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HARVARD COLLEGE
LIBRARY
FROM TH& PUND OF
CHARLES MINOT
CLASS OF tbS
GRAMMAIRE ARMENIENNE
IMPRIME PAR W. DRUGUUN A LEIPZIG
o
GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
•PAR
M. L A U E R
TRADUITE, REVUE ET AUGMENTEE
d;une chrestomaïhie et d'un glossaire
PAR
A. CARRIÈRE
SBCRÉtAIRB DB L*écOLB DBS LANGUES ORIBNTALBS VIVANTES
•HK-
PARIS
MAKONNEUVE ET C'^ LIBRAIRES-ÉDITEURS
25, QUAI VOLTAIRE, 2$
1883
3ab^.3o
^ 3 Ji C {f u . 3-Ô-
d:: in 1905
ri l^^vç^-
4i
i,Vyvo
cL.
k
-^\"
AVANT-PROPOS
Il ne sera peut-être pas inutile de dire en quel-
ques mots comment j'ai été amené à publier une
traduction française de la Grammaire arménienne
du Dr. Lauer, imprimée à Vienne en 1869.
Chargé du cours d'arménien à l'École des langues
orientales vivantes après la mort du regrettable
M. Dulaurier, j'ai dû vite constater que nous ne
possédions en français aucun livre élémentaire à
mettre entre les mains des élèves. Il était impos-
sible d'utiliser la volumineuse et indigeste grammaire
de Chahan de Cirbied (Paris, 1823), et le travail de
M. Patkanoff, traduit par É. Prud'homme (*), si
remarquable à d'autres égards, ne se prêtait guère
davantage à être employé comme livre d'enseigne-
ment. Ce qui manquait, c'était un manuel pour
les commençants, simple, clair, de peu d'étendue,
ne renfermant que le nécessaire, propre à initier
à la fois aux principes de l'arménien ceux qui
veulent étudier cette langue dans un but prati-
que, pour lire les auteurs, et ceux qui, voués aux
recherches de la philologie comparée, s'appliquent
surtout à connaître la structure grammaticale d'un
(ï) Recherclus sur la formation de la langue arménienne;
mémoire traduit du russe par M. Évariste Prud'homme, revu
sur le texte original et annoté par M. É. Dulaurier. Paris,
Maisonneuve, 1871.
VI AVANT-PROPOS
idiome. La Grammaire de l'arménien classique de
M. le Dr. Lauer me semblait réunir ces diverses
conditions, dont quelques-unes sont difficilement
conciliables. Je l'avais traduite il y a déjà quelques
années pour mon instruction personnelle. Je crois
rendre un réel service aux études arméniennes dans
notre pays en livrant aujourd'hui mon manuscrit
à l'impression. Les corrections apportées au texte
primitif ont été faites d'accord avec l'auteur qui a
bien voulu se charger de revoir les épreuves en
même temps que le traducteur.
Le présent volume doit être regardé comme un
manuel pratique à l'usage des commençants; il ne
se donne nullement pour une grammaire complète
et scientifique de la langue arménienne. En y
joignant une courte chrestomathie et un glossaire,
j'ai pensé que ce manuel répondrait mieux
aux besoins de l'enseignement et que l'utilité en
serait plus grande pour ceux qui doivent étudier
seuls et sans maître. Les quatre morceaux qui
composent la Chrestomathie (*) sont d'une difficulté
graduée et choisis de manière à provoquer de la
part du professeur des développements intéressants
sur les premiers temps de l'histoire et de la littérature
de l'Arménie. A. C.
(^ "L ITtstoire de Joseph (Genèse XXXVII, 2—35 ; XXXIX,
I— XLI, 57, d'après l'édition dç la Bible arménienne publiée à
Venise en 1805 par les soins du P. J. Zohrab; II. Ongine des
ArmênUns-, HM; extrait de l'Abrégé de l'histoire d* Arménie du
P. M. TCHAMTCHÉAK, Venise, 181 1; III. Lèvèque Jean (Fauste
de Byzance, Venise, 1832, p. 266—269, et St. Petcrsbourg, 1883,
éd. Patkanoff, p. 225—228); IV. St, Mesrob crée Vicriture
arminienne (Vie de St. Mesrob, par KûRiouN, Venise, 1854»
p. Sr-ii).
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
PREMIÈRE PARTIE: PHONÉTIQUE
Page
1. ALPHABET I
2. VOYELLES 3
3. SEMI- VOYELLES ET DIPHTHONGUES .... 4
4. CONSONNES 5
5. ACCENT 6
6. SIGNES DE PONCTUATION 6
DEUXIÈME PARTIE: MORPHOLOGIE
A. FLEXIONS
/. SUBSTANTIF
1. DÉSIGNATION DES GENRES 7
2. DES THÈMES NOMINAUX EN GÉNÉRAL ... 8
CLASSIFICATION DES DÉCLINAISONS
3. LES THÈMES NOMINAUX EN PARTICULIER . . 9
I. LES THÈMES-VOYELLE FAIBLES ET FORTS Ç
a. Thhnes-vcyeUe en um lO
' b. Thèma-vaydle en n II
c, Thèmes-voydU en h 12
d. ThèmeS'Vcyélle en nt. 13
2. LES THÈMES-CONSONNE FAIBLES ET FORTS ... I3
VIII TABLE DES MATIÈRES
Page
4. FORMATION DES CAS . 16
a. NOMINATIF 16
6, ACCUSATIF 17
C, VOCATIF 18
d, GÉNITIF 18
e. DATIF 20
/ ABLATIF 20
^. INSTRUMENTAL 2 1
TABLEAU DES DÉCLINAISONS 23
A. DÉCLINAISON- VOYELLE 2^
B. DÉCUNAISON-CONSONNB 26
C. DÉCLINAISON IRRÉGUUÈKE 2 y
IL ADJECTIF
1. COMPARATIF . . . . , 30
2. SUPERLATIF 3I
///. NUMÉRAUX
1. NOMBRES CARDINAUX 32
2. NOMBRES ORDINAUX 36
3. NUMÉRAUX MULTIPUCATIFS Z^
4. NUMÉRAUX DISTRIBUTIFS . 38
5. SUBSTANTIFS NUMÉRAUX 39
6. ADVERBES NUMÉRAUX 39
IV, PRONOMS
1. PRONOMS PERSONNELS 39
2. DÉMONSTRATIFS 41
a, PRONOMS DÉMONSTRATIFS 4I
b, PARTICULES DEMONSTRATIVES 44
TABLE DES MATIÈRES IX
Page
3. PRONOMS POSSESSIFS 45
4. PRONOMS INTERROGATIFS 46
5. PRONOM RELATIF 47
6. PRONOM DÉFINI 48
7. PRONOMS INDÉFINIS 48
8. PRONOMS RÉCIPROQUES 49
9. PRONOMS COLLECTIFS 49
10. PRONOMS CORRÉLATIFS 51"
V. VERBE
A. VERBE RÉGULIER
I. DU VERBE RÉGULIER EN GÉNÉRAL
1. DIVISION DES CONJUGAISONS ET FORMATION
DES THÈMES 52
2. TEMPS ET MODES 54
3. 3 COMME LETTRE FORMATIVE POUR L* AORISTE,
LE FUTUR ET LE CONJONCTIF 56
4. DÉSINENCES PERSONNELLES DU VERBE ARMÉNIEN 5 7
II. DES VERBES EN PARTICULIER
I. TEMPS SIMPLES ^58
a. TEMPS SPÉCIAUX 58
Présent 58
Imparfait 59
b, TEMPS GÉNÉRAUX 60
Aoristes en général 60
Aoriste L 62
X TABLE DES MATIÈRES
Pajjc
Aoriste IL ^4
Futurs en général ^^
Futur!, ^^
Futur II, ^^
2. TEMPS COMPOSÉS . 69
3. MODES 70
Qmjonctif 7©
Impératif . 71
Impératif frokibUif 7'
Impératif de Paariste 7^
ImpéraHf du futur 73
Infinitif 74
Participes 74
4. PASSIF 75
TABLEAU DES CONJUGAISONS 7 6
A. TEMPS SPÉCIAUX .... 76
TEMPS GÉNÉRAUX 79
B. VERBES SUBSTANTIFS ^4
C. VERBES IRRÉGULIERS 88
VI. INDÉCLINABLES,
1. ADVERBES .... 89
2. PRÉPOSITIONS 91
3. CONJONCTIONS 95
"4. INTERJECTION 9^
TABLE DES MATIÈRES XI
Page
B. FORMATION DES MOTS
I. FORMATION DES NOMS 96
1. FORMATION DES NOMS PAR SUFFIXES .... 96
2. FORMATION DES NOMS PAR COMPOSITION ICI
a. Composés copulatifs ICI
b. Composés possessifs ICI
c. Composés détemtincUifs I02
d. Composés de dépendance I02
e. Composés collectifs, 103
f. Composés adverbiaux 103
II. FORMATION DES VERÏ3ES - I03
1. VERBES DÉRIVÉS I03
2. VERnRS COMPOSÉS IO4
TROISIÈME PARTIE: SYNTAXE
/. ORDRE DES MOTS,
IL AœORD.
1. ACCORD DE l'attribut AVEC SON SUBSTANTIF I06
2. ACCORD DE L*APPOSITION AVEC LE SUBSTANTIF I08
3. ACCORD DU PRÉDICAT AVEC LE SUJET . . . IO9
( 4. ACCORD DU PRONOM RELATIF AVEC LE NOM
AUQUEL IL SE RAPPORTE IO9
///. EMPLOI DES CAS
1. NOMINATIF IIO
2. ACCUSATIF .III
Xn TABLE DES MATIÈRES
Page
3. GÉNITIF 114
4. DATIF 117
5. ABLATIF 119
6. INSTRUMENTAL 121
. IV. EMPLOI DU VERBE
A. DES TEMPS ET DE LEUR VALEUR 1 24
i. PRÉSENT 124
2. IMPARFAIT I25
3. AORISTES . . 127
4. FUTURS 127
5. TEMPS COMPOSÉS . . . 128
B. DES MODES ET DE LEUR VALEUR I28
1. INDICATIF 128
2. CONJONCTIF 128
3. IMPÉRATIF 130
4. INFINITIF 131
5. PARTICIPES 132
C. PASSIF -ISS
D. RÉGIME DBS VERBES I34
CHRESTOMATHIE 137
GLOSSAIRE 167
INTRODUCTION
La langue arménienne a traversé trois périodes
bien distinctes l'une de Pautre.
La première va jusqu'à Mesrob, au commen-
cement du V*' siècle. D'après les écrivains posté-
rieurs, l'arménien aurait déjà produit à cette époque
un grand nombre de travaux littéraires, la plupart
d'un contenu historique. Il ne reste malheureuse-
ment de ces travaux que quelques fragments, mais
les auteurs de la période suivante les avaient en-
core à leur disposition ('). Il est impossible de
remonter jusqu'à la phonétique particulière à cette
période. La langue possédait alors une plus
grande richesse de formes qu'à l'époque classique.
Beaucoup de ces formes ont disparu dans la
suite, d'autres ne sont restées que dans certaines
expressions, d'autres enfin n'ont été conservées
qu'affaiblies et tronquées. On employait déjà une
écriture nationale, d'après le passage suivant de
Philostrate: , , , et captant guident in PainphyUa
aliqîiaftdo pant/tefam cum torque quent circa collum
gestabat, Aureus autem ille erat armeniisque
inscriptus litteris hoc sensu: rex Arsaccs deo
(>) Cf. Quadro délia storia lUteraria di Armetti estesa da Motts,
riaddo Sukias Somal, Vcnczia, 1829, p. i ss., et: C. F. Neum.inii,
Versuch einer Geschichte der armenischen lÀUràUtr^ Leipzig, 1836,
p. I ss.
XIV INTRODUCTION
Nysaeo. Regnabat ncinpc tcmporibus illis in Armenia
Arsaces ('). Philostrate vivait vers Tan 200 de l*èrc
chrétienne.
La deuxième période s'étend du V* au XII* siècle
et comprend les écrivains classiques de l'Arménie.
Elle commence avec l'indroduction d'un nouvel
alphabet par Mesrob dont l'œuvre, à cette occasion,
fut double: il classa d'abord les sons de sa propre
langue dans^^un ordre emprunté au grec, puis créa,
pour les exprimer, de nouveaux signes (Jitterœ
Mesrobianœ) basés vraisemblablement pour la plu-
part sur ceux qui étaient en usage dans la période
précédente. C'est à exposer la phonétique, les
formes grammaticales et la syntaxe de la langue,
employée pendant cette période que la présente
grammaire est destinée.
La troisième période, qui commence avec le
XII* siècle, se caractérise d'abord par l'addition de
deux nouvelles lettres à Taphabet de Mesrob, o pour
^ et 1^ pour /. La prononciation de certains sons
se trouve modifiée; les formes grammaticales subis-
sent des changements importants. Une écriture
cursive vient s'ajouter à l'ancienne écriture de
Mesrob (').
(ï) vu d^ApoUonius de Tyane, 1. II, ch. 2.
(2) On trouvera cet alphabet cursif dans les ouvrages sui-
vants: Joh. Joachimi Schrœderi Thésaurus lingtue armemcœ.
Ap)stelodami, 1761; Paschal Auc^er, Dictionnaire abrégé amUnien
françms^ Venise, 181 7; J. Ch. Cirbied, Grammaire de la langue
arménienne^ Paris, 1823, etc.
PREMIERE PARTIE
PHONÉTIQUE
I. ALPHABET.
pii, bEn,bien
^ ;.
bj_f étch, yetch
g d«r/6
a bref, yi iniiial
^
A-p-, eth, yeth
^ muet; voyelle
souTde particu-
^n, tho
/;«
«fi, jÈ
J
GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
N
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II
12
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IfUf, wô
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PHONÉTIQUE 'in*
'SJ ■■ i •.< II.
Au lier vac ii-t., rv, on écrit Zl» !'.';](
Les lettrés majuscules ne sont employées . dans
nos éditions imprimées qu'au commencement des
phrases et des noms propres.
On reconnaît facilement l'alphabet grec sous
Talphabet arménien: a, w; ^9 pj Y^ Ç> ^^ t'> ^^ ^*>
o, o; ^, lij; p, p; <r, «; T, m; v, £.; y, ^ et^; jf,^j
if;, — ; 0), o. '>^
Le i/' est donc la seule lettre grecque qui ne ^
soit pas représentée dans Talphabet arménien; le ^,
correspondant au £, se prononce c/iy et le ^ corres-*
pondant au X, est transcrit par gA (voir plus
loin, p. 5).
Les lettres représentant les sons arméniens qui
ne se trouvaient pas exprimés dans Palphabet grec,
semblent y avoir été intercalées au hasard et sans
nucune règle.
Les noms des lettres sont en partie empruntés
au grec, en partie d'origine arménienne.
' . 2. VOYELLES.
Les voyelles fondamentales à, /, ù (') sont repré-
sentées en arménien par w, jt^ nu. \ ,. <
ift n'est une diphthongue qu'en apparence; les
deux lettres rendent seulement le son 2/, dont ' le signe
primitif était ir qui a encore gardé cette valeur danà
la diphthongue njy uL Dans les textes inanusciità
■> ' V. ; ; -^ ■ . . • . ; ■: ■ . • •■ 'î ;><!] J A. .•
'■- (1) ban» boi tiranscrîptioni h représentera totOi)urt le ton ou et'Jàniaii,
lei.toïki de, Vf k aigu rrànçaii.* i .[ i ' ' ' .' • . ' ''t' ■11'.. ' / •". ■ • j ■ )
•(''• !
::.-V.
II'..
\ .
I*
l '
i »
4 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
et imprimés^ n (prononcé' w<? comme lettre initiale
par les Arméniens modernes) représente le d bref.
Pour rendre le â long, on se sert du signe o introduit
dans récriture arménienne depuis le xii siècle^ et pour
transcrire le « des noms propres grecs on emploie «^
(partout ailleurs le ^ garde sa valeur de v.)
Le son e est représenté par deux lettres: k (pro-
noncé yé par les Arméniens modernes^ surtout comme
lettre initiale) pour é, et f^ pour ê.
La motion- voyelle £r, qui répond à peu près au
c^va mobile hébreu^ se prononce rapidement et d'une
manière sourde; elle peut être considérée comme une
réduction à leur forme la plus brève de toutes les
voyelles.
Lorsque deux voyelles se suivent immédiatement^
elles gardent chacune leur valeur alphabétique; seule-
ment le Ir avant tu se fond en quelque sorte dans
celle-ci et prend une prononciation voisine de /*
3. SEMI -VOYELLES ET DIPHTHONGUES.
Les lettres j et i. sont des semi- voyelles. Au
commencement des mots et des syllabes^ elles gardent
leur valeur alphabétique de A et v. A la fin des
mots^ j sert de lettre de prolongation à w et n et
doit encore dans ce cas se prononcer comme un à
non aspiré; mais lorsque j représente le tûta grec
dans des mots étrangers^ ou bien le préfixe '^ avant
une voyelle, il se prononce comme un / consonne (y).
A rintérieur d'un mot, j précédé de w ou de n
forme avec ces voyelles les diphthongues ty et y^
ai et ui, s'il n'est point lettre initiale de la syllabe
PHONÉTIQUE 5
•
suivante (n conserve dans y son ancienne valeur
de u).
Dans les mêmes conditions^ i. précédé de tu^ jt^
h forme les diphthongues wi. «= aUy Jtt. et ki. «» tu
(jtL. et ht. ne se distinguent que par Torthographe,
non par le son). Le k avant ly et uif. se fond
encore avec le m comme nous l'avons vu plus haut.
4. CONSONNES.
Dans ce manuel^ qui est avant tout pratique^ nous
ne pouvons songer à procéder à un classement systé-
matique des consonnes et à étudier leurs fonctions
dans rétymologie. Ce travail serait superflu pour
les élèves et accessible à peu de lecteurs. Il nous«
suffira de faire les remarques suivantes:
^ est une aspirée gutturale^ comme le p hébreu
et le ^ ou plutôt le yL du persan moderne, p. e.
dans v^^wut^, khândan, ^ândan, lire\ ^ rend souvent
le 5^ grec, toujours p. e. dans ^^ypftumnu^ "Kptaroç,
q^ se rapproche étymologiquement de / et de n
Dans Talphabet, il tient la place du X grec qu*il
représente également dans la transcription des noms
propres grecs (c||^ijfain^, IlXaTcov; l^^.^i«ii«^^, 'AXs'
\avlpoç; W^q^tuy 'A^/XX^îî^). Il doit être prononcé
à peu près comme le ^ arabe, et nous le transcri-
vons par ^A,
Entre le £^ et le zT il n*y a qu'une différence
étymologique, mais la prononciation est la même.
Les Arméniens modernes prononcent p, ç, ^
comme /, â, /, et, en revanche, ui^ 4, m comme â, g, d.
^'
GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
5. ACCENT.
Uaccent du mot repose en arménien sur la
syllabe finale. Pour les impératifs^ le ton sur la
dernière syllabe est marqué par le signe de l'accent
aigu grec. Les interjections prennent aussi Taccent
aigu sur la syllabe tonique.
6. SIGNES DE PONCTUATION.
Les signes de ponctuation diffèrent selon les
éditions.
Les pronoms et adverbes interrogatifs sont marqués
du signe*; ex. : «, qui} lyp^ pourquoi}
Une apostrophe placée devant le préfixe ^, ainsi
/^, le distingue de j» voyelle initiale d'un mot.
Le signe ^ placé sur une ou plusieurs lettres
indique une abréviation; ex.: ui& pour tuumnuui&y Dieu.
Les autres signes qui se rencontrent dans les
textes imprimés ont peu d'importance, et la valeur
en sera facilement comprise.
DEUXIEME PARTIE
MORPHOLOGIE
A. FLEXIONS
/. SUBSTANTIF
I. DÉSIGNATION DES GENRES.
UarniiSnien ne possède pas de genre grammatical^
c'est à dire de désignation du sexe des êtres vivants
par une forme ou une terminaison spéciale. Il ne
distingue pas davantage les noms des choses inanimées
en noms masculins^ féminins et neutres^
Ainsi le substantif^ Fadjectif et le participe n*ont
pas de genre grammatical. Il en est de même du
pronom.
Une seule terminaison, ""TjrlTJpT* sert quelquefois à
désigner grammaticalement le sexe féminin; ex.:
^^^^ufïr, Tigrane^ fém. ^j^jt^puAnL^li ; mp^uy^ roi,
tup^unnu^lt^ raine', unupp.^ saint, unanL^Jt^ sainte i de
même, mais très-rarement, les mots ifjnLfumy fille, et
lubnjij doux, suave ^ joints aux noms jiropres; ex.:
Qha.nuib , Tigrane, fem. K^lti^nulbuiq.nL^m *, \| uipi^
Vard, fém. \| tup^jubm^
8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
w
Pour les noms propres qui ont passé des langues
étrangères en arménien^ la terminaison caractéristique
du genre est conservée; ex.: i^n^uXbtu^ Johannes^
O^n^uSlhit^ Jokanna.
Pour marquer expressément le sexe, on préfixe
aux noms des êtres doués de raison mm^ homme (vir),
lorsqu'on veut indiquer le masculin, et ^^î ou ^^,
femme^ lorsqu'on veut indiquer le féminin; s'il s'agit
d'animaux, on emploie m^nu ou npX^ mâie^ et ^^ ou
dmmu»li^ fâmelU'y ex. : Jiunn.^ homme (homo), "up'^pQ-^
homme (vir)', ^Jtbdùipq.^ (t^iHupnJl femme; â/», cheval,
tupmJili^ npXXft^ cheval entier, jur opposition à tit^b%
ifÙÊiaïu^àh^ jument.
2. • LES THÈMES NOMINAUX EN GÉNÉRAL.
CLASSIFICATION DES DÉCLINAISONS.
Les thèmes nominaux arméniens se divisent en
thèmes-voyelle et en thèmes-consonne^ et chacune de ces
deux espèces à son tour en thèmes forts et en thèmes
faibles.
Les thèmes faibles servent à former le nominatif,
l'accusatif et le vocatif du singulier, et presque
toujours le pluriel des mêmes cas. Les thèmes forts
se retrouvent dans les autres cas du singulier et du
pluriel. •
Les thèmes forts varient seuls dans la déclinaison:
ils se terminent soit par une voyelle (thèmes-voyelle
forts), soit par une consonne (thèmes-consonne forts).
Il y a donc à établir une distinction entre la décli-
naison-voyelle et la déclinaison-consonne.
.-.■ A
v..,.
SUBSTANTIF 9
On compte quatre espèces de déclinaisons-voyelle^
d'après les quatre voyelles finales du thème fort lii,
n, Jt^ ni.y et autant de déclinaisons-consonne^ d'après
les quatre voyelles w^ k^ Jê^ hl^ qui précèdent la
consonne finale du thème fort
La pratique seule enseignera quelle est la voyelle
thématique de chaque mot. Les règles qu'il est
possible d'établir à ce sujet seront données dans les
paragraphes suivants.
* '
Les voyelles thématiques n et & sont un aiïaiblissement
de iu qui s'est opéré dans la langue arménienne elle-même,
de sorte que les différences de déclinaison se trouvent basées
sur les trois voyelles fondamentales a, i, u.
Le èr qui précède fréquemment la voyelle thématique w
de la déclinaison voyelle et consonne, et qui se fond avec
uf à la manière d'un y, n'appartient point à la voyelle théma-
tique, mais provient d'un y primitif.
3. LES THEMES NOMINAUX EN PARTICULIER.
Pour éviter toute erreur, nous ferons remarquer
dès l'abord que les thèmes faibles expriment le nomi-
natif, et les thèmes forts, le génitif singulier.
I. LES THÈMES- VOYELLE FAIBLES ET FORTS.
Les thèmes-voyelle faibles se distinguent surtout des
thèmes-voyelle forts en ce que les premiers ont perdu
les voyelles thématiques m, n, ^, ne, qui reparaissent
au contraire dans les seconds comme finales thé-
matiques.
Les thèmes-voyelle faibles en m. ont pris souvent
un ^ comme compensation de la voyelle thématique
4
\
lO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
ni. tombée; mais ce p disparaît de nouveau devant
le ni. au thème fort
^^^ijiifi, Tré/af (Tiridate), thème faible de ^pq.iumiu;
iftupi^^ homme^ thème faible de Jùipqji; ^ui^m^ fortune,
thème faible de puifumlt; f/2u^, mort, thème faible de
iltu^ni.; Jb-qp mtW, thème faible de Jb-i^ni.,
Là chute de la voyelle thématique dans les formes
faibles du thème amène souvent Tintercalation d'une
voyelle auxiliaire^ en particulier d'un ^ ou d'un ni.^
et rend nécessaire l'allongement de ^ en £-, et de m.
en y. Mais la voyelle auxiliaire et l'allongement
disparaissent de nouveau au thème fort; ex.: lij^in,
esprit^ thème faible de dtn\^\ ^nCh^ sommeil^ thème
faible de ^ïn; ^£4, amies ^ thème faible de qfitPL;
qpyg^ discours^ thème faible de qpnLgfi,
Pour un seul et même thème faible^ il existe
souvent deux thèmes forts ^ l'un en n, ^, ou nt.^ le
second en m; ex.: mhqj^^ lieu, thème faiËle de mèrijiLn
et mhtitrtu', Jfim^ esprit, thème faible de dm\i et dmm\
puipipi haut, thème faible de puspÀni. et ptupÀm.
Du thème fort en n, ^i, m. dérivent alors le gé-
nitif et l'ablatif singulier^ du thème en m l'instrumental
du singulier et les cas obliques du pluriel.
a) Thèmes'Voyelïe en m (*).
Les thèmes- voyelle * en m sont tous des- noms
propres. Le A de la terminaison aJ^^ des noms
propres féminins se change en h devant la voyelle
thématique w.
(i) Les règles suivantes reposent sur l'observation. Ce sont les seules
que l'on puisse établir sur les rapports réciproques des thèmes .forts et
faibles. Les exceptions ont été nécessairement laissées de côté.
SUBSTANTIF II
^^^ufiff, TiridatCy thème faible de ^^j^miu;
^O^ui^n/L^/i, thème faible de jO^m^ni-^A-iii.
b) Thèmes-voyelle en n.
Appartiennent aux thèmes- voyelle en m
a) Les noms dont le thème faible (nominatif singu-
lier) est en ^, à t* exception des noms propres en nL^ft
dont il vient d^être parlé. Ce Jt est un y primitif^
qui se change devant n en la semi- voyelle l, homogène
à n, et n*est que très-rarement conservé; ex.: m&^^
lieu, thème faible de mhrqtLn', npii^ft^ fils, thème faible
de niiq.L.n', uftnnL^Jt^ sainte, thème faible de up^nL^n*
Beaucoup de noms à thème faible en /», princi-
palement les thèmes en hl^^ et les participes en ^,
ont à côté du thème fort eh n un second thème fort
en iu. Dans ce cas le A final dû thème faible se
change en // devant tu; ex.: uppnL^ji^ sainte^ thème
faible de up^nL^n et de uppnL^t-iu; ufipèrji^^ devant
aimer, devant être aimé, thème faible de uftpk^n
et uliplrjièrtu ; mhif^^ HeUy thème faible de mh^iM et
P) Les infinitifs en 6r£^^ tu^^ nuj^^ ft^^ et les parti-
cipes aoristes en hut^^ Au thème fort, le ne de ni.^
tombe , le ^ de fti et le hu» de Au^J se changent en
A; ex.: plrphi^y porter, thème faible de phplrgn; u»iju'f_
moudre, thème-, faible de uniutfn* p-nijnLi_^, laisser,
thème faible de p-nijjn; /uoi/^/_, parler, thème faible
de juouk^n ; ujipfr^hriuj^, aimé, thème faible de uftpèykin*
y) Les thèmes faibles dont la consonne finale est
précédée de la voyelle auxiliaire hl, qui tombe au thème
fort; ex.: ^ntp, feu, thème faible de <î^n; unupp, saint,
thème faible de uppn. Plusieurs thèmes faibles ainsi
*
12 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
. formés ont pourtant un thème fort en Ji; ex.: JuhlJji^
troupij thème faible de yd\^^*
S) Les noms qui au thème faible se terminent en ji^
Le ji de la terminaison, se change en a au thème
fort; ex.: ^a/vi., guerre^ thème faible de ^iluch.
e) Les pronoms possessifs; ex.: Jtil^ mon^ thème
faible de ^Jn.
c) Thèmes-voyelle en ji.
Appartiennent aux thèmes- voyelle en fit
a) La plupart des noms qui^ au thème faible^ se
terminent par une gutturale ou une dentale; ex.: ^mjum^
fortune, thème faible de ^uifumft,
p) Les comparatifs en ^gyb. Au thème fort le y
se change en ni.; ex.: Jlr&ut^yb^ plus grand, thème
faible de JBr&m^nùili,
y) Les nombres ordinaux en npq.^ les multiplicatifs
en uiuiinlil^ les substantifs numéraux en tu^ et en inu^,
o) Les noms qui ont un lu au thème faible avant
une consonne finale simple. Au thème fort^ y se
change en ni.; ex.: ^y^^ discours, thème faible de
b) Les noms qui au thème faible se terminent en ty
ou en Arty. Au thème fort, tm se change en £-, ce
qui fait tomber comme inutile le J suivant. Ex.:
wn^uMi^ roi, thème faible de top^unji ; ^tyl^iuqbhuu^
Arménien (descendant de Haïk)^ thème faible de
^uylimqbtf^. — Noter comme exception ^«^, Artné-
nien, thème faible de ^fyn.
C) Zes noms qui au thème faible se terminent en
y et en ni.', ex.: q-^Juy^ reine, thème faible de i^ijs^yj»',
ih^qnLf langue, thème faible de [hqnLft.
SUBSTANTIF 13
d) Thlmes' voyelle en n«..
Aux thèmes- voyelle en nu appartiennent/ outre
ceux qui ne se laissent ramener à aucune règle^ tous
les noms (substantifs et adjectifs) qui, au thème faible^
ont pris ^ en remplacement de la voyelle thématique
n£. tombée; ex.: lA-^, tniel^ thème faible de JIt^l;
lf"^Z»j P^^'^y thème faible de i^n^nu.
En voici d'autres: qop^ armée, thème faible de
qopni.; ^Ib, armes f thème faible de qfitnL,
2, LES TIIÈMES-CONSONNE FAIBLES ET FORTS.
Les thèmes-consonne faibles se distinguent avant
tout des thèmes-consonne forts en ce que les premiers
ont perdu les voyelles thématiques m, A^, /», iîl, pendant
que les seconds gardent toujours ces mêmes voyelles
avant la consonne finale.
La chute de la voyelle thématique rend souvent .
nécessaire Fintercalation^ au thème faible^ d'une voyelle
auxiliaire qui tombe de nouveau au thème fort.
Avant le m du thème fort terminé en luit se trouve
fréquemment un èr qui provient des semi-voyelles et
se fond avec m à la manière d'un y.
Les thèmes-consonne sont les suivants:
a) Tous les noms qui^ au thème faible (nominatif
singulier), se terminent en\^ q^et ^ précédés immédia-
tement d*une consonne. Au thème fort, les voyelles
thématiques w, A-, fi (nu ne se rencontre que dans le
thème o/i, jour), viennent se placer entre îr, ^, ^,
^ et les consonnes qui les précèdent. L'usage apprendra
quelle voyelle thématique appartient à un thème faible
donné. La seule règle que l'on puisse poser est
14 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
celle-ci: les thèmes en ^ et en p ont toujours h
comme voyelle thématique, tandis que les thèmes en
ï prennent tantôt m, tantôt ft; ex.: ul^qpi^ commen-
cement^ thème faible de u^^^lr; nmU^ pied, thème
faible de nm^; unim^ étûi/e, thème faible de uiumlnij
qjuLMinpf fille, thème faible de t^mtp.
Les thèmes faibles en ais conservent u. à la forme
forte ou bien l'adoucissent en p; ex.: ^moï, agneau^
thème faible de ^uhl^-, £htttaii^ montagne^ thème faible
de ihp^.
A côté du thème fort en ^ existe toujours pour
le même thème faible un second thème fort en uA,
qui sert à former l'instrumental du singulier et les cas
obliques du pluriel; ex.: ouA, pied, thème faible de
nmm» et de nmum*
b) Les noms gui se terminent au thème faible en
nCu {^), ftôi^ fti-p^ et où le £., primitivement consonne, s*est,
à la forme faible^ fondu en un son voyelle avec le n et
le fi qui précèdent. Dans nu et ^i.^ n est tantôt radical^
tantôt son auxiliaire, mais ^ est toujours voyelle
auxiliaire. La voyelle thématique des noms en nCu
et ^ùi est m\ celle des noms en ^l^ est h. Au
thème fort, ou bien le u. reste, ou bien il se change
en h^ ou bien il disparaît complètement. Ex. : mLnùi^
nom^ thème faible de wlinuvSh', dlu^^ mort^ pour dm^Cli^
thème faible de 1/111^111.111%; ^««-i, chien^ (sanscrit svari),
thème faible de ^f-'"^) .^^ ^^^u duquel nous avons
2mli\ iJ^Lùf neige, thème faible de iuuiiif au lieu duquel
(i) Si, dans un thème faible en niM^ le ni. est voyelle auxiliaire, le mot
doit 8tre rapporté aux thèmes-voyelle, et le plus souvent aux thèmes en
n; ex. : ^pniJb^ sommeil, thème faible de ^Pun,
SUBSTANTIF Ï5
nous avons ituA; mnùi^ maison (sanscrit àéttnan),
thème faible de uiluA, au lieu' duquel nous avons
muîli ', uiiJtLft^ farine, thème faible de m^p^ au lieu
duquel nous avons w^/ij '"i^t'-Pi /^^^^^^t thème
faible de tuqpâJrp^ au lieu duquel nous avons ui^gi-p»
Cest ici encore qull faut rapporter Punique thème-
consonne en hl, savoir ©/», j'^n^r, pour «w.^, thème
faible de iui.nt.pj avec ses composés; ex.: iffï^opi niidi,
pour J^fuiLp^ thème faible de J^fuiLjtLp.
c) La classe nombreuse des noms abstraits çui^ au
thème faible, se terminent en p-JtLb (*) (grec avvij, védique
tvatta). Le p-ftiHu est toujours précédé de la voyelle
auxiliaire ni., qui reste au thème fort Au thème fort,
un iif s'insère comme voyelle thématique entre i_ et î»,
et le ft de fii. tombe. La terminaison Lmb du thème
fort devient toujours bruMb^ le l. se changeant en b,
Ex.: puiqJhi.0-ltiiy multitude, thème faible de piûqJuL.^
0'Lîuby au lieu duquel nous avons piuqiJnt.p-hu!lt;
<fml£nL^ltùiy approbation, thème faible de ^t^lSn^p-uiùbj
au lieu duquel nous avons ^^tuTSnLp-huMb.
Dans les textes imprimés on rencontre souvent
les abréviations p-ji ti p-b pour p^fiûb et p-hulb.
d) Les noms abstraits qui , au thème faible, se ter-
minent en nuum et en ni^ij^. m et ^ ne sont pas
autre chose que le p- de p-jiti dont nous venons
de parler; fiti est tombé au thème faible, avec
changement du ^ en m après if et en ij. après p;
mais au thème fort nous voyons reparaître irtuls* Le,
PL dans ntjuui et ntpai est voyelle auxiliaire et tombe
toujours au thème fort. Ex. : jtuifunLum^ fuite, thème
(i) F. Bopp, Grammaire comparée (Trad. fr.) t.- IV, p. 136 sv.
l6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
faible de i^uijuumhmb*^ J-ntintlnLpq.^ peuple, thème faible
de J-nanJpi^hmb^
e) Quelques noms qui, au thème faible^ ont une autre
consonne finale que*h^ ^, ^, mais qui^ au thème fort ^
se terminent en mU {truib), de sorte que Ton est obligé
d'admettre que le *b est tombé au thème faible. £x.:
"'^"tu ^^^' thème faible de mlru^buMb] Jwhndi^ enfant^
thème faible de Jmblimbi unjfjt^^ jeune fille ^ thème
faible de uiqt^mb.
n arrive parfois qu'un seul et même thème faible
a pour correspondants un thème -voyelle fort et un
thème-consonne fort. Ex. : ^w/i, pierre, thème faible
de ^iii/i^ et ^uipftb (aussi ^lu^uiï); titu^^ mort, thème
faible de i/ui^ni. et dtu^aL.uIb.
4. FORMATION DES CAS.
L'arménien a les cas suivants^ au singulier et au
pluriel: Nominatif, Accusatif Vocatif Génitif Datif
Ablatif Instrumental,
a, NOMINATIF.
Le nominatif du singulier a toujours la même
forme que le thème faible. L'ancien signe casuel
{s et m) est donc. tombé avec la voyelle thématique.
Le signe du nominatif pluriel est ^, provenant
de s, désinence du même cas en sanscrit Dans les
thèmes- voyelle, le ^ s'ajoute au thème faible (nomi-
natif singulier); dans beaucoup de thèmes^: voyelle en
iif-, principalement dans ceux qui au thème faible ont
pris p en reimplacement de la voyelle thématique
tombée > il s'ajoute au thème fort (génitif singulier).
SUBSTANTIF 17
avec intercalation d'un Ib entre nu et ^; dans les
thèmes- consonne, il s'ajoute tantôt au thème faible,
par exemple dans tous les mots en p-hù/^ tantôt au
thème fort, par exemple dans tous les mots se ter-
minant en ^ et en tût» Ex.: i/u^i^, homine^ tfùip^^;
iufuuty fHd/f uihim^f thtuJ^ hcurc^ tCMpS^ «AufiQvj ^vSbpy
iourdy S-utlsnijb^; ^n^, pM, ipn,gntJb^', ^tu^dnLp-fiùiy
multitude, pw^up-^ùi^; lniiJ»L.p^ corne, lrqt.(ii.p^i
UÈumn^ étoile^ uiumbn^y ibruiiùi^ PlOntùgne, ib'nKb^', iriflff
cerf y hnpb^*
Beaucoup de thèmes faibles en ^ précédé d'une
consonne insèrent par euphonie un m. avant le *b au
nominatif pluriel; ex.: ut^'ïr, œil, m^nùi^; P't^t ^o^y
b, ACCUSATIF.
L'accusatif du singulier est identique au thème
faible ou nominatif singulier.
Le signe casuel de l'accusatif pluriel est u^ le s
de ans, ancien suffixe de l'accusatif. L'accusatif
pluriel est toujours formé avec le même thème que
le nominatif pluriel.
On préfixe un i^ à l'accusatif singulier et pluriel,
toujours lorsqu'il est pris dans un sens déterminé, très-
rarement lorsqu'il est pris dans un sens indéterminé.
Mais lorsque le mot à l'accusatif commence par une
sifflante, on omet souvent le préfixe ^ par raison
d'euphonie.
Bopp(x) regarde ce comme le> du démonstratif sanscrit
iya\ Mûller(2) le rapproche de la particule pehlvi ^Aï«.
(i) Gram, comp» t. II, p. 62 sv.
(2) Millier, Btiiràge sur DecUnaHon des armenischen Nomens» p. 5.
2
1 8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
f/ùf^^, &yf6pomoç; i/ùij^i^, avdpuiirov; qJutpq.^ tov av-
ôfXûfçov; tluiiitiu^ àyfôfximouç; qJtupq-u^ roùç ayfôptaitovç,
Uiumqj àcmijp, luumnj affTSpa; nuiumqj TOV CCOTSpa;
mumèrqUf àoTSpaç; qutumhiiu^ TOVÇ àffTSpcCÇ.
C. VOCATIF.
Le vocatif, au singulier et au pluriel, est sem-
blable au nominatif, mais il est précédé d'une inter-
jection, le plus souvent n^, . o.
d, GÉNITIF.
Le génitif singulier est toujours identique au
thème fort voyelle et consonne; seulement les thèmes-
voyelle forts en w et n prennent en tant que gén.
sing. le j de prolongation.
Le^ dans les génitifs en un et tu est regardé par Bopp(x)
comme le y, par Mûller(2) comme le s de la désinence du
génitif sanscrit sya.
Exemples: ^p^^m^ Tiridate^ ^PV"'""U^ ^^ TiridaU\
Juinn.^ homtnâf iiîunn.nif dâ ihomtnC'y iujum^ fna/f Êuhitnh^
du mai; ql\ armes, q^m.^ des armes; iuÇLf œil^ tu^uA^
de Pœil] uiuinqj étoile^ uiumbqj de P étoile; nmb^ pied,
amj^^ du pied; o^, jour^ lULnc^, du jour.
Les thèmes-voyelle forts en n prennent parfois
en tant que génitifs un ^, qui est le y du sanscrit
sya; ex.: wA-j^^, lieu^ thème fort mèr^LJtj génitif m/ir^ft^;
^pi^ femme, thème fort tjbn^ génitif ^ïn^.
Pour former le génitif pluriel, on ajoute un ^ au
thème fort voyelle et consonne. Lorsque pour un
même thème faible il existe deux thèmes forts, le g
(i) loc. cii., t. I, p. 4x6.
(a) L c„ p. 3.
SUBSTANTIF 19
est suffixe à celui des deux qui sert à former Tinstru-
mental. Les thèmes-voyelle en ne qui forment leur
nominatif pluriel en nûi^^ du thème fort avec inser-
tion de ^, conservent ce îr au génitif pluriel.
Le ^ ne doit pas être expliqué avec M. MûUer (1) par le
X de la désinence sanscrite sâm, mais avec Bopp (2), par le ^
de la désinence sanscrite iyas du datif et de l'ablatif pluriel,
le a arménien représentant toujours le y sanscrit dans les
terminaisons grammaticales.
Exemples: Jiupq.y Iiomme, th. fort: dwpqjt. gén. pi.
Juinn.n^ * tti^m, Pia/j th. fort : uffuin^ , gén. pi. mfumjt^ J
é-uij^ heure^ temps^ th. fort: é-mdhî.^ gén. pi. J-mdhi.g\
qon^ arntéây th. fort: qopnL^ gén., pi. aonnùi^*^ i"»BPr
petit, th. fort: jin^nL^ gén. pi. ifin^nùtg.
wlj^^ ai/, th. fort: w^iub, gén. pi. uii^icî^^* niMmp^
fils, th. fort: ni.um£rp^ gén. pi. nuimb-p^'^ op, jour, th.
fort: uiLHLp, gcn. pi. lULncpif*
m/rij^y /f^f^f th. fort I : mkqi.n, tli. fort II : mhtih-tu,
gén. pi. mh-qhut^'^ u^uittthpuiÊiJ] combot, th. fort I:
iuiuinirpiuqJ^, th. fort II: iuiumhrpiuqjtu, gen. pi. iuium&^
piuqduta'y pmpàp, haut, th. fort I: pmpXnt., th. fort II:
avupXuÈ, gén. pi. (avec insertion de *b) pvupXvùitg*^ i^utiCb,
agneau, th. fort I: tf.tuiL^^ th. fort II : ^tuiLiuL^ gén.
pi. atuiLutb^,
n arrive très-rarement que le génitif pluriel soit
formé avec le thème faible; ex.: ^uAni^, universel,
th. faible de ^uf^Y'n, gén. pi. ^lubnLpg'^ ÎT'-Pi ^^^^ ^'
faible de ^n, gén. pi. ^i-pg (on trouve aussi ^n^).
(i) /. e.» p. 4.
(a) /. c.» t. II, p. 15.
2*
20 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
e. DATIF.
Le datîf, au singulier et au pluriel, est identique
au génitif. £x.: ^pq.ium^ Tiridate^ dat. ^/>^u«>nu>/;
Juipn.^ hamme^ dat. litupo^nj] uhpm^ cctur, dat. upmjij
i/fîi^, MOrff dat. lilu^ni.' tu^^ ai/, dat. lu^uAr^ mumiij
étoile^ dat. uifrinA-j^^* nmb^pied^ dat. oiopr* o^ (pour 1111.^)1
j<ntr^ dat. uti.nLp*
Le génitif en «^ de certains thèmes-voyelle en n
sert également de datif, plusieurs expressions comme
^fi ê^uljT uthi^nf\ m un endroit j mjuu^untj" IJlin^ à une
telle femme^ etc., devant être regardées comme étant
au datif; la désinence nuP dans i^nt.J] u»juuiJltuni.J^
est en effet, comme nous allons le voir, une dési-
nence du datif.
Dans quelques thèmes -voyelle en a on trouve
encore une désinence particulière du datif, m-iT Le
tT est le m du pronom suffixe sanscrit sma; le m. est
employé euphoniquement pour n. Ex.: uy^j autre^
dat. «ffi/ALiA^* uituuÊfiujif tetf dat. uiÊUiul^uni.ir *^ tlmpi^y
honime^ dat. iRupqjiLiT* Jj;^ un^ dat. J^nLiH
Les thèmes avec datif en aL.tr ont également le
datif simple en y.
/. ABLATIF.
L'ablatif singulier est formé du thème nominal fort
au moyen du préfixe '^ ( j avant les voyelles) et de
la désinence casuelle t.
Le £- représente l'ancienne désinence de Pablatif ai; le /
est tombé et par suite le a s'est allongé en £-•
Les thèmes- voyelle en ui et en n fondent leur
voyelle thématique avec ^ en i^ et en j^/ ; les thèmes-
SUBSTANTIF 2 1
voyelle en fi laissent leur ft disparaître complètement
dans le t] les thèmes- voyelle en nt. et tous les thèmes-
consonne ajoutent t ^ leur forme forte. Parfois, mais
rarement, les thèmes -voyelle en ni. laissent tomber
leur ni. avant t* Les thèmes-consonne forts en A-mlb
abrègent leur terminaison en h% devant t ; ceux en pt
perdent le ^,
Exemples: ^^^win, Tiridate^ abl. '^ fi^pq.iumuy'
tRup^^ /lûmme, abl. ^jt if»uiiq;y] pui[um^ fortune^ abl.
^f piu/iftfi^; i/ttf^, mort y abl. ^i dm^n%J^\ mUnCh^ tiom^ abl.
utuuittj étoile^ abl. juiumini^ I ibruiiùi^ montagne^ abl.
'^ l^lûit pour [brpbt'
Il arrive parfois que le ^ du pronom sufïixe san-
scrit j/»a, déjà signalé plus haut, s'introduit à Fablatif
entre le thème et le signe casuel £-, mais seulement
dans les thèmes-voyelle dont la voyelle thématique
disparaît alors devant le i/T Ex:: lufj droite ^ abl.
jui^dt^ à droite; àiuju^ gauche^ abl. ^i ^lu/iij^, à gauche.
Pour les thèmes en n qui forment leur génitif
singulier en «^ avec ^ comme désinence du génitif,
on trouve des ablatifs en n^f-; cette forme provient
alors du génitif très-rare en n^ au lieu de dériver du
thème fort en n. Ex.: ij^lîr, /emtne, gén. l[bn^^ abl.
Uablatif pluriel est toujours identique au génitif
pluriel avec le préfixe '^ (j avant les voyelles).
g. INSTRUMENTAL.
Le signe casuel de Tinstrumental singulier est:
pour les thèmes-voyelle c qui, joint aux voyelles
tliématiques n#, n, /i, donne mt., n^, ^i., et disparaît
2 a GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
complètement dans les thèmes en m.; pour les thèmes-
consonne £1, devant lequel le % final du thème se
change en i/? Beaucoup de thèmes -voyelle en ni.
reçoivent également p (concurremment avec i.) comme
signe de l'instrumental ^ en particulier ceux qui au
thème faible ont pris p en remplacement de la voyelle
ni. I ces derniers insèrent le suffixe déterminatif % (en
le changeant en iT) entre la voyelle thématique et
le signe casuel de Tinstrumental.
Si pour un seul et même thème faible il existe
à côté d'un thème fort en n, ^, ai. et ^^ un autre
thème fort en m (correspondant à n, ^^ ni) ou en
uiU (correspondant à ^), c'est de ce second thème
que l'instrumental sera formé.
Exemples: ^pi^mm^ Tiridate^ ^pq.ÊumÊut.'^ Jùipii.^
hotntnâ^ ilùtpt^il^ auifum^ fbrtunâ^ attiJum^L' Jut^f tnort^
jour, iULJiLpp.
mb§itj li^^^ th. fort I: mkqLn^ th. fort II: mlrqhut^
instr. mlrqhutL.*^ quêuaili^ enfant^ th. fort I: amutul^^
th. fort II: iimuuàlpu^ instr. ^iju^uii.* puipàp^ Jmut^
th. fort I: pmpini^ th« fort II: pmpXm^ instr. piupimjp'^
q.tuajbf agneau^ th. forti: qMULpt^ th. fort II: q.tun.uibf
l^Str. q.uipiuJa,
L'instrumental pluriel se forme pratiquement en
ajoutant un ^ à l'instrumental singulier. On obtient
ainsi, comme désinence de l'instrumental pluriel des
thèmes- voyelle en w, la terminaison uil^^ qui peut se
changer en o^. Au lieu de l'instrumental pluriel
régulier en wJp^ des thèmes-consonne en w, on
trouve parfois iuh^, qui peut également se changer
en o^.
SUBSTANTIF 2$
Etymologîquement i. et p sont identiques et à rapprocher
de l'ancien élément prépositionnel sanscrit i^i, zend 6i, grec, ^i.
Le L*^ et le p^t de Pinstrumental pluriel représentent le sanscrit
Sis, zend âis, de l'instrumental pluriel, (i)
Le narratif et le circumiaH/(^), cités comme cas
par quelques grammairiens, ne peuvent être envisagés
comme des cas proprement dits. Us sont formés de
Tablatif et de Finstrumental avec le préfixe prépo-
sitionnel de l'accusatif ^. Nous traiterons la question
avec plus de détails dans la Syntaxe.
TABLEAU DES DÉCLINAISONS
A. DÉCLINAISON-VOYELLE.
Thèmes en tu (Déclinaison-voyeUe en m).
SINGULIER
PLURIRT,
Nom,
f^pi^imj TiridaU
Spt"""'^^
Accus,
( déterminé
\ indéterminé
^ {J^^min
t. Slft**"'"'
S/»^"""
Spt'"""'
Ghu
JJ^^uimiiy
Sct"""'"â
Dat,
^^^UIWI^
Spt""""'â
AbL
't SCt'^'^'V
^t Spt^'"'"s
Instr,
^pi^uimuiL
Spt"""""^-^^
(i) Bopp, /. c„ t. II, p. 19; Mûller, /. c, p. 8.
(2) Le terme circumlaUf (cf. ablatif) nous semble préférable aux dénomi-
nations de périphérique et de cxrconfirettciêl employés jusqu*à présent par
les grammairiens de langue française.
24 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Thltne en n {Didinaison-voyelie en n).
SINGULIER PLURIEL
Nom, Jtupi^f homme tfiupq^
( déterminé Jj/f^pt qdùipqM
\ indéterminé Jiunit. tflupi^
Gin. 'f^PtV i^"t) Jùapting
Dot, . inupq.mf Juip^t-J] Jtupt^g
AbL 'jt d^pqrV (^"it) 't >f^Pt"3
Instr. tliupq.nil^ tRupqjtij^
Thlme m /# (pidinaison-voydU m /*).
SINGULIER PLURIEL
Nom. ^uA, parole
piult^
C déterminé ^«A
. \ indéterminé ntuÉi
gg.uniu
puibu
Gin, puibji
pulbf^g
Dot, puîbjt
pu^fig
Aôl. '^ pu!lit
^t B"*^ba
Imtr, piulijti.
puibjiL^
Thème en nt. I (i^ Dêdinaison-vaydle en ni).
SINGULIER PLURIEL
Nom, é-tuJl temps J-êud^
( déterminé qé-miT ^tuJu
\ indéterminé J-uiiT J-uitlu
Gin, J-utJnL.^ J-mdnLg
Dai, J-tuifài. ' J-uiJiiL.^
AbL ^ji J-tuiPiLt^li tf-iuiff; *lt ihuiJiu.0
Instr, J-uiJhi. é-utiShi^
SUBSTANTIF .-f -•■ . , 25
Thème en «t. // (2* Dédinéuson-voyelle en nt^Uy
SINGULIER PLURIEL
J^om, irtûbpy lourd irutbmlbj»
( déterminé ^uîlip qirtubnùiu C^
\ indéterminé é-tûbn i-wûbmiu
Gên, iruibnt. é-mbniio
Dai, é-uwnL.^^ é-iuUmia
Abl, '^ ë-mlinii' *h é-tubm^a
Imir, irvubnt.^ S-tubnLtfh. é-uâbat^^
itubntjJaj^
Thème en n et m {Déclinaison-voyelle en n et m),
SINGULIER PLURIEL
Nom, ^"fl^y espril ^"T/**^
r déterminé ^5"^ ^5"'?^''
\ indéterminé ^n^^ ^nf[»u
Gin, ^nq.Liy ^nq.lnu^ ',
Abl, ^fi ^ni^i^ *ft ^nqJrw^
Tlième en^Ji et m (Déclinaison-voyelle en Ji et m),
SINGULIER PLURIEL
Nom, t-piu^f vâne &pÊU^^
( déterminé ^/»«'4 q&piulj^u
\ indéterminé IrntuL bnmbu
Gên, bnutl^ b-piu^tu^
Dai* irnut/^jt Irpui^tu^
"^
26 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Thème en ni. et m {Déciinaison-voyeiie en au et w).
SINGULIER PLURIEL
Nom. y.mpàpf haut ^giiupÀnùt^-
( détênniné f^pip qj^piaùtu
\ indéterminé uutpàp puipXnAu
Gin. atupàni. puipkuibg
Dot, autnXaL. pmpXtubg
Abl, V| atupântlt 'A atupXuibg
Inftr, pmpXiuJgL puipàiuJp^f
pÊupJiiuL^f pmpXo^
B. DÉCLINAISON-CONSONNE.
Voyelle thématique ut (Déclinaison-consonne en m).
SINGULIER PLURIEL
{ ; •
Nom, piupni.p-jiûif bonié awpnLp-hûij^ *
f déterminé qgwpnLp-fiClt ^lupnLp-JtLliu
\ indéterminé piupnL.p-jtA puipai-P-hûiu
Gên, autnnL.P'buMb aiupai.P'b'uAa
DcU, aiupaLp'&ÊiAi autnm.P'IruMbg
Abl, 'h pmpnL.p-lrbt *h auipai^lriuita
Instr, aiupnLP'h'iuJp. auipnL.p-buiJgj^^
pi^ptii-P-lnut^f
aiupai.P'h-oj^
Voyelle thématique b (Déclinaison-consonne en b),
SINGULIER PLURIEL
Nom, mumitj étoile tuumlrn^
( déterminé qutumq_^ ijuiumbqu
'^' \ indétenniné u,um^ wurnlrqu
Gin, luumbn iuumbng
SUBSTANTIF
27
Dût.
Abl
Ittstr,
SINGULIER
iuumba
jmumhaç
WUUI&i
7?
PLURIEL
wumbng
jtuumbrng
Uium&qp^
Voyelle thématique jt et ut (Diclinaison-cons, en jt et m).
Nom,
f déterminé
\ indéterminé utbXh
Gin» . uniXUb
Dot»
Abl.
Insir.
SINGULIER
tubSb^ personne
mi
m
jtuliAbt
mbXiudi.
PLURIEL
qmbêipifu
tubXhbu
wliXmba '
mbXiûlia
itubkmba
Le
Voyelle thématique ni. (Déclinaison-consonne en ni).
Nom.
Acctu.
Gin,
Dot,
Abl
Imtr,
f déterminé
\ indéterminé
SINGULIER
o/t, j'otir
ÊULJtLn
ÊULJIlJt
(jUILML^t) JOpt
ttiL.ni^a.
PLURIEL
qunjntJtu
mt.nt.nu
muiLJt^
mtJïïLnff
Jutt.nLpg
mL.nLpp^
C DÉCLINAISON IRRÉGULIÈRE.
Quelques thèmes s'écartent plus ou moins de la
flexion régulière que nous venons d*exposer. Nous
les donnons ci-dessous^ rangés d'après Tordre des
voyelles thématiques.
28
GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Voydle thématique tu.
SINGULIER
PLURIEL
Nom,
typy homme (vir) {'"[K^
Accus,
( déterminé quyp
\ indéterminé uim
VfP"
utpu
Gin.
ÙêêÙb)
luntuiia
Dat.
UÊiCli
tuptuiia
Abl,
J""W
JOÊpuÊ^hg
Instr,
tuptujg.
tuptutlpi^
SINGUUER
PLURIEL
Nom,
uitpy seigneur
tnb-iup^
qmbiunu
A/TfÂt
( déterminé
\ indétermin
qmtp
yjClJH»
é mtp
mhuinu
Gin.
mIruÊiùi
mlruapgf mbpulbg
Dat.
mbuiiùi
mériup^f mbpuibg
Abl.
*jt mlrtuajbt
^ji mh-iupÊfy '!§ mbnuibg
Instr.
mbnmJa
•
mbnuMilp.^.
»
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
injti^ Jour
UljiL^
ji/VUf
r déterminé
\ indéterminé
0inA<.
authi-u
jnt^iwt.
Smffu
mftLU
Gin.
maùi^uiby miii^mli maAfèruibjy
•
ittLii^^utlig
Dat.
•
«
mnùijbtûlty
ifini^^^'ifiYf^,
mùtfèruîii
' mùifbtuba
Abl.
'f, mnilih'bty 't
^fi mnùi^bmbijy ^h
miii^éftit
miJbfbuHMQ
Instr,
mnAfhuiday
mnii^^utdp^y
uujb^iua/fL
UÊii^UitfJL^
SUBSTANTIF
29
On trouve encore pour le génitif singulier la forme
mnL^^iub dans laquelle, comme pour mùtfhuîli^ le
caractère consonne du t, est certain.
Voyelle tlumatique n et w.
SINGUI.IF.R
PLURIRL
Nom,
^Pfj femme
^u^un^
Accus.
( déterminé
\ indéterminé
éb^
qutuiiwju
l^-u
liuibwiu
Gén,
'Ù'-t
l^mbuib^^ l^mbuta
Dai.
l^n^
^iubmbtf^ fuAui^
AbL
't k^n^
^Jt l^uibuMba
Imtr,
I^ML^ I^UMbutJk
i^uAufi^u^
Voyelle thématique
h.
,
SINGULIER
PLURIEL
Nom,
•
4tn//i, saur
*"/•*
Accus,
( déterminé
\ indéterminé
v^yc*
q^npu
•^W
^npu
Gén,
^ntJrfty ^hiL.
^"tlrpify ^%
Dot,
,ÇinLJr(i^ ^biL.
4^njFpg^ ^Irpg
AbL
't ^^'^
'b'^"^C3y'b'l^h3
Insir,
^%
^Irpf^
Voyelle thématique ft.
SINGULIER PLURIEL
Nom, 'it'-'Lf ^^*-î.> rf^t? •'^'
village
Accus, i ^^*®'^"**"^ iï^*-t> «*c. qn^tf-qu
\ indéterminé ^^t^ a/ri.au
30 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
SINGULIER PLURIEL
Dôi, f^'^f etc. f^qtSi ib^S
TAhm sans voyelle thématique,
(^"yPi P^^' ^My *'^^> ^1^"UCy Jrère.)
SINGULIER PLURIEL
Nom, ^"UPi P^^ ^Uip^
( déterminé l5"UU q^iupu
\ indéterminé ^uyp ^tufÊU
Gén, ^op ^'"PSi ^wptuii^
Dot. ^op ^uipg^ ^mpuHUg
AbL 7r ^opt ^ft ^lup^f *ji ^uipÊub^
Insir, ^wpp ^wpp*^
Décliner sur le même paradigme Juyp et Irq^iyp,
Les noms composés formés avec les noms irréguliers
que nous venons de citer se déclinent comme eux.
//. ADJECTIF
Les adjectifs se déclinent comme les substantifs.
Toutefois un grand nombre d'adjectifs polysyllabiques
principalement, qui ont la forme de thèmes-consonne
faibles, ne prennent aucune flexion et demeurent in-
variables. Nous reviendrons sur ce sujet dans la
Syntaxe, ainsi que sur la place occupée par les
adjectifs par rapport aux substantifs.
ADJECTIF 3 1
I. COMPARATIF.
Le suffixe du comparatif est qjijliy thème fort ^lï^,
qui suit la déclinaison -voyelle en fi. ^nju s'ajoute
toujours au thème faible.
Si Tadjectif se termine par une voyelle, il prend
le sufBxe purement et simplement, à moins toutefois
que la voyelle finale ne soit un ^; auquel cas ^ se
change en h devant qjyb ; ex. ^UÊmbfiy familier^ com-
paratif: nUmmbbr^tnb,
Les adjectifs avec consonne finale insèrent un
m devant q-nju*^ ex.: ^^y grand y noble ^ compar.:
ilhr^utifjuiiy p.tupJiny hauty compar.: pÊunàntu^njb,
Si deux adjectifs ou plus se trouvent réunis et doivent
être pris au sens comparatif, la règle est que le premier
ou le dernier seulement reçoivent le suffixe q.njb. 5f
Certains adverbes forment un comparatif de la
morne manière que Fadjectif; ex.: ^^itwjy au dessus^
compar.: Êlbrptu^njb,
Le français çuâ après le comparatif se rend en
arménien par ^iu% suivi de Taccusatif déterminé de
Fobjet comparé; ex.: Jbr^m^npi ^mli qdutp^y plus
grand que V homme.
Il est s&ns importance, au point de vue de «la grammaire
pratiqué, de rechercher si Wp» est le suffixe comparatif
fyans (grec /wv), ou un substantif iMm (th. fort i^n) joint à
Padjectif à la* manière des composés déterminatifs, ou bien
encore le persan ^^ couleur,(^)
2. SUPERLATIF.
Le superlatif, pour lequel Tarménien . n'a point
de suffixe particulier, est exprimé:
(i) Bopp, Gmm, Cdm^, t. II, p. 306 st.
-\.'
32 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
1° par le comparatif;
2^ par la répétition du positif; ex.: Jtré^ tBri^ ou
encore JlriuiJbr&^ très-grand;
3^ en préfixant au positif ou à un substantif les
mots mdlçlM^ taut^ qbj»^ beaucoup^ Jbr&y grande Irn.^ trois,
avec la voyelle de liaison m* ex.: ^lupuLum^ riche,
tuiBAui^tupnLum^ très-riche; ^p^ plein^ t^&put^p, très-plein*,
Êutinùif nom, renotn, gloire, Jk^mUnùi, très-glorieux; tBr&y
grand, koMitOrS^, très-grand (trois fois grand);
4^ enfin^ en faisant précéder l'adjectif^ mais sans
la voyelle de liaison w, de jy^f-, beaucoup, timp^,
trop et autres mots analogues; ex.: jt^^é- Jb-&, très-
grand, liiupft Sr&, trop grand.
IIL NUMÉRAUX
I. NOMBRES CARDINAUX. (')
ifiï, d^^ ^, i/ni.; &^ I
* ifii^, 4^/»! t^tinLiT (ordinairement ne se
décline pas)
Jfii, Utlji et J/Af, (id.)
Jht., Mpyp^ ilhuP (ordinairement ne se
décline pas).
Zr^, bqijj et bqajp
trpIpnL^, irp^a$., irpij^ ' . . 2
irp^nL. et h-pijptL^, hplim-g
hph^, iriL, irpp 3
irpir^, bpfig
(x) On a ajouté dans la présente table« aux noms de nombre fondamentaux*
les thèmes forts et les cas nécessaires pour faire connaître la flexion.
NUMÉRAUX 33
A-iL, k/Lfi est rare
&PP (seulement en composition)
ITP-^f irP"f -^""^^ • 4
iksy ikS'^ i 6
ItlP^ (ttfi^, fraiL/n^, A^o/Mi), bi.p^m%^^ Injp^htJb^ 7
i^i^l», IftP^f,^ Ifi^lli., et i^L/ïjiA,
ni-P-^ ni-P"^ , , 8
KbnUM^^ KbnÊJiU^ hbiûba
inuiiîby muiuntit^ . • • • 10
muiunùij^^ mmuttît/^y inuiuwtfp^
Jlftmuuwli ....;, II
irnunmiuuuui •##.. I^
b-pb^mmumb ...•.,.... 13
^ph^mmumb I4
^q.&intuuiuii 15
ilhjmuiumb 16
L'es nombres cardinaux de 11 à 16 sont formés
des nombres fondamentaux i — 6 joints à mmumby
sans la copule A.; ils suivent la déclinaison- voyelle en
Aj ex.: Jb-miuuutiij Gén. Jkmuiuulbfiy Instr. JkmiuuËÛbfti.*
3
34 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
ItlPUlmhuA^ ki-P^nuMuiA^ hiJpPbnumuÊUUib^ 17
nLp-lâjnmub^ nLp-numtuûli^ nLP'aiMnuuiuit^ 18
jtltiiùjuutuli^ KlibnuBUiiib^ ^libnLmtuuuili^ . • . IÇ
Les nombres cardinaux 17^ 18 et 19 sont formés
des noms de nombre 7, 8 et 9 réunis à mmub au
moyen de la copule L^ «t.. Les deux éléments
peuvent être déclinés, ou bien on ne décline que
mmub seul.
^umb •••.... 20
^umb^ ^uvûbb^ ^umbht.
Irnlruniii 3®
^miuuuaûi 4^
jliuatii . ^ . 50
^[uiP'unôi ,•.,,...,.,. 60
irt-P'Êubmuaùt « ., 7^
ai-P'uaùi , 80
pÛbuniii , , . , , ... , • . , 90
Les noms de nombre, de 30 à 90, suivent la décli-
naison-voyelle en ^ avec chute de m. dans uniii.
Dans les nombres composés 21, 22, 23 etc., 31,
32 etc. les dizaines précèdent les unités et la copule
L joint les deux éléments; ex.: ^umb A. 4, 21; ^umb
L irplj^nt., 22; irpiruniii L irpir^^ 33. Les deux nombres
sont déclinés, ou seulement le dernier.
^mphun 100
^utpfiLft^ ^mpftLpy et ^mpjtLpjt
irn^nU^iunhLn^ Êrnl^lrnbLM 200
^pfr^^'UftjiL.p 300
^pb^^utpfii-jt , 400
NUMÉRAUX 35
^^i^^uiftfti^ 500
ijlnf^UÊphLJt .......••. 600
iri.p^^wpl9Lp , , , * 700
itL.P'^utnhLn . . • 3oO
lilui^tunliLn , , 900
Dans les nombres 200 — 900 les deux éléments
sont déclinés^ ou seulement le dernier; mais si le
nom d*unité suit le nombre cent^ p. ex. : ^mnftLp ^pbq.^
pour ^Jtbf^uipliLp, les deux éléments se déclinent
toujours. Lorsque les centaines sont suivies de di-
zaines, ou de dizaines et d*unités, — avec ou sans
L — , on ne décline que la dernière partie du nombre.
^luqwp 1000
^ÊUquip^ ^tuguiplt^ ^Êuguuphi.^ ^tuqwptut.
hrpunL. ^lumup . , 2000
Irp/r^ ^mquip^ etc. etC. 30OO
ph^-Pf P^'-P • 10.000
elyy uM^ et'-py ^' /'/"^«^
Jirmtuutuii ^luqiup , , * . II .OOO
^uuw ^luquip 20.000
^tuplti-p ^Êuqtup , 100.000
Four la flexion et la combinaison avec des nombres
inférieurs, mêmes observations que ci-dessus (nombres
200 — 900).
A côté des expressions comme ^uu^ ^«1^^,
20.000, etc. on rencontre une autre forme de com-
position avec pjit.pf 10.000; par exemple, on peut
dire ['["-p^'^p^i^ 50.000, ou bien, en plaçant £^4^1 à
la nn, lrpbnmuiUu!bphL.p^ 1 20.000.
3*
36 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
REMARQUES ÉTYMOLOGIQUES. (>)
iflïr^ J^ sont à rapprocher de /iwoç, fua, et tous deux
peut-être du sanscrit manâÂ, «peu», li^ provient de if'Yr par
la chute de 1», Jat. de Jfji par l'af&iblissement de A en m..
ira vient du sanscrit ^%n.
irp^ai^^ pour ethuç, qui est identique au sanscrit </z«i/
b-nlj^nL. est un ancien duel, dont kp^ est un affaiblissement.
/IriL, irpk^ provient du sanscrit fri, par chute du / et
adoption de Ir comme voyelle prosthétique.
^p^ est une contraction du sanscrit iaivSr; dans ^p^^
le u remplace la terminaison sanscrite m; ^wa. est une trans-
formation arménienne du vàr de éaivâr^ ht étant tombé.
^P^ff sanscrit /d^^oi».
»là^f du sanscrit sas (primitivement Usas); le i^est expli-
qué par le v du zend ihfas,
hi.ffb^ ln.prb^ du sanscrit saptan^ par chute de /, change-
ment de / en i., et aspiration de t en th,
nt-P'f sanscrit os^oh,
fitlty thème fort jtl/Êub^ du sanscrit «r^Mm, avec suppression
de V et addition de la voyelle prosthétique Ji,
miuiiti^ sanscrit dâsan.
Les nombres 20—90 sont des multiplicatifs. Remarquer
l'affaiblissement de lu , conservé dans ^uu!b ^ en ni. dans
irphunùi et les nombres suivants, ainsi que la forme tronquée
de ^p'f devenu j/i ôans jfiunijb,
pJiLp est à rapprocher du grec /ivpnt.
On ne trouve aucun rapprochement à faire pour ^uipftL.p*
2. NOMBRES ORDINAUX.
4
moMtfbbpnpi^
premier
(i) cf. Bopp, Gram, camp.» t. II, p. 209 sv. ; Windiachmann, Dit Grund-
lag9 dêt A$rmeHisck€M im arischen Spr^chsiamme, p. 29 sv.
NUMÉRAUX 37
^pip"Pti ^citp • ^. • • • • • • detpdèrae
^UU"Pty ^ubu troisième
^luiutp^^ If^pp^pi-} ITUtu ' * * * * <iuatriènie
^ptijlJrpnpi^ ........... cinquième
»llrfflrpnpi^ sixièmc
lrL.pthhpnpt^ Septième
nifib-pnp^ huitième
^Uihpnpti. neuvième
miuitbb-pnp^ .......... dixième
Les nombres ordinaux de ii à 19 se forment
en ajoutant bpnpq. aux nombres cardinaux^ ex.:
inplr^intuuuiblrpnpq.^ quatorzième^ ou bien en faisant
suivre Tordinal mmublrpnpii. de la forme ordinale des
unîtes^ ex. : mtuiiblrpnpi^ wnjuiflftrpnpi^-t ^^^ièwâ; muiiiblrpnpn.
^ckp"Uti ^^^^i^^^^' Da^ns le premier cas la dernière
partie du nombre composé est seule déclinée; dans
le second cas les deux parties reçoivent la flexion.
Les nombres ordinaux à partir de 20 se forment
également en ajoutant hpnpq. aux nombres cardinaux^
et alors le m. delà dernière syllabe des nombres 30 — 90
disparaît. Ex.: bpbiihlrpnpq.^ trentième; ^lupjti^bpnp^^
centième; ^aiquMptrpnpn.^ millième,
Quand^ dans les nombres composés^ les dizaines
précèdent les unités^ les deux éléments prennent la
forme ordinale et sont déclinés. D'autres fois les
unités, en tant que dernière partie du nombre com-
posé, prennent seules la forme ordinale et sont seules
déclinées; dans ce cas elles sont réunies aux dizaines
par la copule L,
Les nombres ordinaux suivent la déclinaison-
voyelle en ^, et régulièrement, à Tinstrumental, la
déclinaison-voyelle en m.
33 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
La terminaison caractéristique des nombres ordinaux b-pnpi^
doit être décomposée en Irp et np^' le p est l'ancienne termi-
naison du génitif que nous retrouvons dans le pronom; le ér
est une voyelle de liaison, npq. est» d'après Petermann, (<) le
substantif npqff ^s, ou, d'après Bopp,(2) le sanscrit ar<fa-s
(racine ard*, rtP, croître), moitié, partie, endroit, région. ^Kb^
f^pfp^ signifierait par conséquent «fils de cinq», ou bien
«l'endroit de cinq», «ce qui occupe la cinquième place.»
3. MULTIPLICATIFS.
Les numéraux multiplicatifs sont formés des
nombres cardinaux par l'addition de njuiin^^, qui se
décline comme le apt^. des ordinaux^ ou de ^/i)#, rare
et invariable^ ou bien encore de uiin^md)
Petermann(3) ramène l^fU au grec k/c, p. ex.t TrrpaKtç, et
ittiiiinAi^ à upumirij ervudôpper, entourer.
m
4. DISTRIBUTIFS.
On exprime les numéraux distributifs^ i^ en redou-
blant le nombre cardinal^ ou 2^ en ajoutant hiuL ou jîb
à la forme plurielle du nombre cardinal.
IruAi et pt sont à rapprocher de la racine pronominale na,
celui-ci; de là bpb^bmb^ bpIr^pKb^ ces trois, par trois.
Les formations en IruMh et en pi ont une double
flexion: 1° flexion du nombre cardinal et de Iruîh^ pb^
ce dernier élément suivant la déclinaison-consonne
avec fii. comme voyelle caractéristique; ex. kplr^lrÊub^
bpb^^^ gén. Irpbgnùi^ accus. ^plrulruih\ OU bien
2^ flexion du dernier élément bmby pi seul^ d'après
(i) GrtimtHatica Ungita Armenica. BeroUni, 1837J p. i6a.
(2) /. c. t. II, p. 250.
(3) /. c„ p. 164.
NUMÉRAUX 39
la règle ci-dessus; ex.: Irpir^iruAf gén. IrpÊr^aCb^ dat.
Irph^^nuf^ mstrum. irnb-^nufh»
5. SUBSTANTIFS NUMÉRAUX.
Les substantifs numéraux^ ou noms de nombre
abstraits^ se forment en ajoutant aux nombres car-
dinaux iu^ ou A-iiffi^, terminaison correspondant att
grec aç dans /M)faç, hxâç; ex: J^utij^f unique^ unité;
muiublriuli^ dtzùine»
Ces substantifs suivent la déclinaison-voyelle en
fi^ mais à l'instrumental la déclinaison-voyelle en i».
6. ADVJËRBES NUMÉRAUX.
On emploie comme adverbes numéraux:
1° les nombres cardinaux et ordinaux au nominatif^
au génitif et à l'accusatif;
2** le génitif des substantifs numéraux;
3° des formations particulières obtenues en suf-
fixant aux nombres ordinaux^ avec la voyelle de
liaison m, la syllabe pu^i, qui sert à former des ad-
verbes; ex.: &ppnpq.mpuip^ troisièmement.
IV, PRONOMS
■
I. PRONOMS PERSONNELS.
Première personne:
A-ii, moif je.
SINGULIER
PLURIEL
Nom,
Iru
1A4»
Accus,
qb"
î^l.
Gin,
K
Jkp
Dai,
p.i
•A-2.
Abl,
jpfkl'M^H'i-)
M*L
Instr.
J*^.-
ilh-L^ dlro^
40 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Seconde personne: ^l, toi^ tu.
SINGULIER
PLURIEL
Nom,
^ifi.
^ni^
Aaus.
I^^L
aXh^
Gin,
^n
itp
Dat.
^'"L
itq^
ML
'(.^^l
»^ OM, 't ifrïf*
Instr,
'^
ilL^y Hrmufi^ ilroigi.
Le pronom de la troisième personne^ dont le
thème est ^i^ A., n'est usité qu'au sens réfléchi et aux
cas suivants: Gén. Dat. ^4.^, Abl. j^Lpi/J; Instr. ^cpL.
Une autre forme, avec addition de ïi comme dans
beaucoup de noms abstraits, présente un pluriel
complet:
Sing. Gén. Dat jai^b-mb^ Instr. fiLfkutJ^^ JtLptnui..
Plur. Nom. ^Lplrmi^, Gén. Dat. ftLfbuîbg^ Instr.
On trouve souvent employés, à la place de ^1^,
^es cas obliques de tuïià'b^ âme^ persmitu^ p. ex. jiMipÙ^
m Sût; mbXmbg^ de soi, à soi,
REMARQUES ÉTYMOLOGIQUES SUR LES PRONOMS PERSONNELS. (<)
hu est identique à ahâm; am est tombé et k est passé en
s, ht h de l'accusatif singulier ^u^ qui est du reste conforme
au nominatif singulier, abstraction faite du préfixe ^, doit être
expliqué par le h initial des cas obliques de Iru, Le thème
des autres cas du singulier est jtil^ [!b^ correspondant au sanscrit
ma. Le génitif /iiT est thème pur; le datif pSri est thème + à *
cette dernière lettre est le > de la désinence fyam du datif sanscrit
(i) cf. Bopp, /. c„ t. U, p. 255 sv. ; Wtndischmann, /. c, p. 3a sv.
PRONOMS 41
mâAyam, à moi {mi^. Le t clc l'ablatif (Ir est particule encliti-
que) et le I. de rin8trnmental*(dans A., k est voyelle de liaison)
ont déjà été discutés à propos de la déclinaison du substantif..
Le thème du pluriel de la première personne est lA', évi*
demment identique au thème des cas obliques du singulier. Le
jt du génitif, qui se présente du reste dans le pronom comme
signe du génitif, est suffixe possessif et le même que r en
gothique dans unsa^ra, «notre» (allemand moderne: unstr). A
Pappui de cette explication, on peut citer le hit que, en arménien,
les génitifs des pronoms personnels et démonstratifs sont en
même temps adjectifs possessifs. Le or de Jlrn doit ici encore
être dérivé du sanscrit^; comp. sanscr. asmàSyam^ à nous (nobis),
fl-ni.^ sanscrit tvdm. Le ^ des cas obliques du singulier
est un renforcement du v dans tvàm après la chute du /. Le
X dès cas obliques du pluriel est le sanscrit^, son initial du
pluriel du pronom de la seconde personne. Pour le ^ dans ^trq^
et XA^Qj rapprocher le sanscrit y dans tûByam^ à toi {iibi), et
yuimàSyam^ à vous {^iMs)» Les autres désinences casuelles ont
déjà été expliquées.
Dans ^i^t le ft est suffixe possessif comme dans ^Çy ^^Cr
mais il est singulier de le voir persister à Pablatif et à Pin-
strumentaL ht. est thème pur, identique au thème refléchi
sanscrit stmi, avec chute de s» fi est une simple voyelle pros-
thétique.
2. DÉMONSTRATIFS.
a) PRONOMS DÉMONSTRATIFS.
Il y a en arménien neuf pronoms démonstratifs,
qui se groupent trois par trois d'après l'analogie de
leur formation.
I. um^ ii-m^ îruf ; 2. iiyi/, luy^, uMjhy 3. unjb^ q.iyb^ "bn/b.
Cette j^nalogie ressort encore mieux du tableau
suivant:
U^IU «JL^Uf ii^Ui
Js
u^mlt 'f-'lp' li^yh
4«
GRAMBIAIRS ARBiÉNISNNE
Les formations avec u indiquent Tobjet rapproché
{hic\ celles avec q. l'objet nSoins éloigné (istc\ celles
avec ï l'objet plus éloigné {ilie); mais dans l'usage
il n'est pas toujours tenu compte de cette différence
de signification.
ITMf.
LUI.
riii.
SIN6UIJKR
PLURIEL
Nom,
ifiii, cdui-d (hic)
un^iu (uuy^)
Accus*
^la
qunuuÊ (vÇ'Uf/'')
Gin.
uaniu '
iin^iii (uuijg)
Dot
ifi/ttf (ififrïr)
uujfut (uuijg)
AM,
'^ uSUUt
'h uaguibf;
Insir.
utti^t.
ua^iuL^, un^o^
Nûin.
^111, ce (iste)
f/j»^iii {ituy^)
Accus,
qij^UM
Êitynuui (^[^-'V/'')
Gén,
qjinui
t^gm (qjyg)
Dot,
q-iitu
qngui (qwjg)
Abl
't qJlu%t
^t V3*^^
Imtr,
q.atf%uL.
qa^iUL^ (#^fi^o^)
Nom,
li«,(0 cilui4à (Ule)
%n^ui Q'uiJ.g)
Accus,
qbtu
qbnum ijfffuyu)
Gin.
'Lnpiu
"bngm {%uua)
Dot.
%iltu
%ngiu Çf'uiui)
Abl.
'fi 'bdlAt
'A *bngtuL(;
Insir,
%a^L.
^«L^iHi^, iiï^OL^
(x) uiu avec renclitique *b devient liutfliy gén. *bapui!b^ Plur. nom.
PRONOMS 41
•^"^ "Vt^
uyb.
Nom, '
uyu^ cdui-ce (hic)
uiju^, mjun^ll
Accits,
VU"
quyuu^ qu^unuji^
Gin,
uyup^ Hi/i/n^/f^
'VSf "(/""sti
Dot,
uijttj; uyu^fji
uyujf, wjungf,li
Abl,
juiiujtubir
J'"J"Sf J^WB'^t
Instr,
unuriL^ u^unLfil^
wjun^tL^, uyun^Jp^
Nom,
'ytf ^ (îste)
"Ut^f '^J'f^bk
AcCHS.
vut
vut"i vuv^bk
Gin,
"utVf 'yf'pti
'yt9y '"Jt"Sbk
DaU
"ut^f vfti
"UtSy "WfBti
Abl,
jiujii.iIlu'Lt
J"U13y J'VW"*''t
Imtr,
uyqjti., uyqr'"-ti
uyq^^L,^ "UV^'^EA
Nom,
wjb^ celui-là (ille)
ttfjb^^ mjbn^ll
Acais,
qmjl,
qnyliu^ qwjbnuhi^
Gin,
ujbp, uMjbnpl*ll
Uijbif^ mjbngitli
Dût,
uulid] unbJltfi
"uh^ "{A'WM
Abl,
junbJu^t
J'V^S* J'V^S'"^t
Instr».
uifbnUy unbnt.jti£
wJbn^L^^ tujbn^fii!^
"li^y ty^i
f *w^-
Nom,
unjb^ cdm-d (hic)
un,gfii
Accus,
ViP'
nunufli
Gin,
unnpi
unffniiiy un^nLiig
Dot,
Ulf'b
un^nubf ungniiff
Abl,
(pas (l'exemple)
*h unffntJbg
Instr,
unilfit^ unÊfliifh.
iifr^^f/^Lg., un^nnip^fL
Nom,
qjjjli^ ce (iste)
qji^'b
Accus,
Vt'lP'
qiyau^
44 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Gin. qjtpfit q.ngat3Ê^ i^gnÙMu
AU. (pas d'exemple) 'A i^gmSUg
Nom. '^Ip'y cdui^là (iUe) 'bn.^fb
Aceus. iUflP* AnuKb
Gin. unphli uaaniJi^ unantlta
Dat. Ifif'lr *hn^aÙÊ^ *langnùia
AM, (pas d'exemple) *h 'bn^aûi^
Ins/r. *bn^Kb^ ^ntljiJp. %a.pltJfLp^ ia^aLiip.^
Outre cette flexion de nnyl, ^n;Y», ï^%, on en
trouve encore une autre qui suit la déclinaison-voyelle
en ^, et^ chez les écrivains postérieurs^ une troisième
qui suit la déclinaison- voyelle en m ; dans cette dernière
le y du thème peut devenir ui. Les deux modes
de flexion sont aussi applicables à uijUf uyq.^ m/b.
à) PARTICULES DÉMONSTKATrVES.
Les particules démonstratives if, ^, l, dont la
dernière est le plus fréquemment employée^ s'ajoutent
' comme suffixes aux noms et même aux pronoms.
Dans la langue classique il n'est plus possible d'établir
entre elles une différence de signification.
Primitivement elles étaient destinées à faire ressortir
le mot auquel on les ajoutait^ à montrer que l'objet
signifié était^ soit connu dans un sens général^ soit
déterminé par le contexte; avec le sens affaibli des
démonstratifs Aie, isU, ilky elles tenaient donc lieu
de l'article. Mais déjà dans la langue classique^ et
même chez les meilleurs auteurs^ Moïse de Khorène
PRONOMS 45
par exemple, leur emploi est devenu si fréquent
qu'on ne peut plus leur accorder qu'en général le sens
de particules démonstratives.
Les pronoms ddiuonstratifs uiju^ "{J^t '"U^y '^'"f f**"» ^'"t
de même que les particules démonstratives tr, ^f l sont les
thèmes démonstratifs sa^ da^ Ha, qui, en composition avec le
thème pronominal na, donnent utnlt^ tll^y ^npi*
Outre les désinences ordinaires entrent encore dans la
flexion de ces pronoms:
lo comme pronom affixe, le pronom démonstratif sanscrit
a: ex.: ifff/i«,iii*
29 dans quelques cas de "uu, "Utf "ifi ^^ pronominal
M» t ^^^ voyelle de liaison; ^ est identique au c latin dans
3. PRONOMS POSSESSIFS.
On emploie comme pronoms possessifs de la
première et de la seconde déclinaison, au singulier
et au pluriel:
i^ Les génitifs sing. et plur. des pronoms personnels
correspondants, comme en grec.
2^ Les mêmes génitifs comme adjectifs possessifs
avec une déclinaison propre en irt fiJ] mien; ^y
(pour ^n), /iV»/ i/ftp, nâ/re; à&p^ vôtre; génit. ^i/#i^,
4-Wy '^py* ^Vc/! ^^^^ semblable au génitif et
aussi ftilhul^ 4i"«-«C «i^/""-«C ^^/w»«-«0 ablatif régulier
jl»dnj, ^ft ^yy, etc. et aussi j^i/ïîfî; '^ ^nLiIUty ^'c.
3^ Les adjectifs possessifs formés desdits génitifs:
ftJypt^ mim; ^yp^, tien; Jhpy^^ nôtre; ^Irpypb^
vôtre^ qui sont invariables, et \diy^^ mien^ '^p'yp'f
nôtre^ à&pwjpt^ vôtre, qui suivent la déclinaison-voyelle
en ff t gén. ^iRyby, ou bien avec chute de^ftiliyy, etc.
46 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
On emploie comme pronom possessif de la troi-
sième personne:
a) au sens réfléchi:
i^ Les génitifs ^i^ et JtLplrmtig^ sien.
2^ Le génitif ^i.p comme adjectif possessif avec
déclinaison- voyelle en as pi.p^ sien, gén. ^t-py^ dat.
pLpnijf^ etc.
3° Les formes adjectives ^i-ptypb (invariable),
liLpuypi ei^LpIruâbguij^ déclinées comme ^Jùy^.
b) Au sens non-réfléchi:
1° Les génitifs sing. et plur. des pronoms démon-
stratifs.
2^ Les mêmes génitifs comme adjectifs possessifs
avec déclinaison propre en a. Ceux dont la désinence
est en m peuvent allonger le ni en i^; cet allonge-
ment est nécessaire avant une désinence casuelle
commençant par une voyelle. Ex.: uapm et unpuy^
sien^ gén. unpuyiy* %np^^ gén. inppiy^ etc. etc.
3° Les formes adjectives unpuyp/^ ""S'y 1^9 ^^^*^
gén. uapufjby^ CtC.
En outre les particules démonstratives u^ q.^ %
peuvent avoir, dans Tensemble de la phrase, le sens
de pronoms démonstratifs.
Pour les éléments de formation typb^ IJp^f rapprocher
le suffixe possessif sanscrit fya.
4. PRONOMS INTERROGATIFS.
Le pronom interrogatif le plus usité est 3, n^
SINGULIER PLURIEL
Nû/n. n, n^ yl^
Accus, qn^ qnij VU"
Gin, yp yg
PRONOMS 47
SINGULIER PLURIEL .
Dot, aZtT njg
AbL Jf^Jtf J""^ jiJff
Tmir. (pas d'exemple) (pas d'exemple)
Un second pronom interrogatif J» est rarement
employé et ne se trouve qu'au singulier.
Nom. ^ Gén. Ip Abl. '^ J^
Accus, qji Dat. pJ^ ^^tT Insir, ht.
Un troisième pronom interrogatif pir^ répondant
au latin çuidf ne se rencontre que sous les formes
fpL. et jp,^
Bopp(i) explique Ji par le thème interrogatif sanscrit Ai, n
par le védique Âoya, pL^ par le sanscrit Mn-éii. Le ^ de aJ
n'est qu'une addition euphonique.
5. PRONOM RELATIF.
Le pronom relatif est n^, thème fort npn.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
T
"(^
Accus.
qnp
nnnu
Gin.
npnj
"P"3
Dai.
apHLiP
"e"3
Abl.
J"C^
J"C"3
Instr.
npnii^
"pnil^
D'après Bopp, (2) n dans n^pn est une voyelle prosthétique,
pn le thème relatif ya du sanscrit et du zend. U y a des
exemples en arménien d'un / remplaçant un jf primitif, et le
passage de / en r est très -fréquent dans les langues indo-
européennesi ainsi que l'assourdissement du a sanscrit en n
arménien.
(x) /. c, t. II, p. 381 sv.
(2) /. e., t. II, p. 362.
43 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
6. PRONOM DÉFINI.
Le pronom défini est [îk^, thème fort pb^huib^
et suit la déclinaison-consonne en tu. H répond pour
le sens- au latin t/se et se trouve également, avec la
même signification, ajouté à d'autres pronoms. Ex.:
tu pk^, moi-même; %ut pt^, celui-là même.
On rencontre aussi employé dans le même sens
le mot ttiUly âmCf personne,
pi^ premier élément de p'.gt'f doit être l'amené au thème
démonstratif sanscrit anà, ^ au sanscrit svayâm^ même.(x)
7. PRONOMS INDÉFINIS.
n y a en arménien cinq pronoms indéfinis, qui
sont: 1^, uSê^ avec le sens de qudqt^un (aliquis),
/l^» ^iffi, /lï^., avec le sens de quelque chose (aliquid).
Tous sont employés substantivenient et adjectivement.
n^ et niffi se trouvent souvent joints pléonasti-
quement à d'autres pronoms, surtout aux pronoms
interrogatifsj ex.: S^^ n^^ quif SiL nSt^ y^ aifiub^.
pSt est invariable; p/^^ thème fort gAt^^ suit la
déclinaison- voyelle en jt; les trois autres se déclinent
ainsi :
•
SINGUUER
Nom.
"*
n%
M
Accus.
1"*
qnab
iM
Gin.
UÊJtnLtfL
M-nniMU
ht*
Dot.
nuBr^
auBrSù
H*
Abl.
jnuBr^t
jniJttrSH;
jlfA^k
Instr.
•
manque
niituii^
t^
(x) Bopp, /. c, t. II, p. 293. 345.
PRONOMS 49
a^ et 1^ ne forment pas de pluriel; celui de
nSt est : nilmb^^ qndlubu^ adiAg^ jàiiuibg^ ndùiJk^*
Dans n^ et ^^, n et ft sont le pronom interrogatif; le ^
est le V zend de ava, celui-ci.
On doit également reconnaître le pronom interrogatif dans
le ir et le ^ de iiA et de ^iB; le ilB, thème fort ê/uHê, est
une syllabe formative qui se tronye fréquemment dans les
noms abstraits.
P'L. ^ ^^ expliqué lorsque nous avons parlé du pronom
interrogatif.
3. PRONOMS RÉCIPROQUES.
Les pronoms réciproques J^JtiuL^ et ^pt^pw/f^ l^s
uns les autres^ ne se trouvent qu'aux cas obliques du
pluriel.
Acais, a ilftJbriubu^ q^nlruinu Gin, Dai» i^JAruitig^ hP^P'^ff.
Ablat. *h JftJlnuLg^ jtr^C'S Tnstr, i^Jh-uafp^^ fiplr^
Le premier est un redoublement du numéral d^, le second
également un redoublement du pronom personnel [iLp^ avec
affaiblissement de [t et [it. en ir dans la seconde partie de la
composition. Comparez, en grée, le thème céXXiyXo-, de àXXe-
«XXp-.
9. PRONOMS COLLECTIFS.
1 . uy^^ sanscrit anyà, grec &Woç, latin a/ius, «autre» ;
gén. uyi^^ dat. t^/nio/; abl. juyiJl^] suit régulière-
ment la déclinaison-voyelle en n.
2. liftif, ifto/, de 4 et de /Lu, autre (alter), gén.
Jt^1l\ ^^^«^ ^^ décline comme «^^
4
50 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
3 et 4. irpiui^mhj^t^t ^i^àTspoç, tous les deux y
Vun et Vautre (uterque)^ et ItLpuf^ulii^Lp^ chacun
(unusquisque)^ suivent tous deux la déclinaison- voyelle
en #r.
n ne faut point chercher dans ces mots le substantif uibSu^
lAgiif âmâf personne, (*) mais bien rapprocher .^u'^^ du sanscrit
Âméana, quelqu'un. Irp^ est le numéral; ^1^ est le pronom
personneL
5. uiÉià%l9Lp^ mbgliltLp^ chcMin (unusquisque)^ de
iiffU^, vAm^^ âme^ personne^ ne se décline qu'au pluriel^
sbit en prenant simplement les désinences casnelles
•^1 3^ " (^^^s c^ c^s t*- ^^^^ ^^ changer en b), soit
en suivant la déclinaison-voyelle en n«
6. mi!t\ tout (omnis)^ gén. uiiAï^, dat. uiiïïrLaÊjT,
etc., d'après la déclinaison-voyelle en ^.
7. utJbiuylt^ tout (omnis), de mJ^ et de u^^
régulier au singulier, mdlrbuyLlt etc.
PLURIEL
N(tm. mdtrbunla^^ uidifblr^bujlb^ uiittrblrj»Kb
Accus* quiilirbuybu^ ^dirbbubuib^ qmJIrbbutiL
Gin, Dat, luJvbtupi^^ mJtrbuubbg^ mJirhbanLb^ tuArlâbanùig
Abl, jÊUiltrbuybg^ etc.; comme le génitif avec * préfixe.
Insfr, uidlrbuubftL^^ unHrUh^niJa^,
8. pi/n/i, 0X0^, tout (tOtUs), gén. pn^pl» et ^n^n^nj etc.
A l'instrumental on trouve encore à côté de ^nntnnil
les formes ^inpn^fb et pninpailtJ^f avec addition du
thème pronominal %^ na, mais seulement lorsque le
mot est pris au sens adverbial. Le même % se ren-
(i) Petermann, /. c, p. 182.
PRONOMS 51
contre dans un second pluriel^ usité à côté du pluriel
régulier ^[np^t
. Nom. namptr^bmli^ B'^IHP^'BP'
Accus, qpnntntubruHt^ qgninnhupb
Gin, Dai, aninnbanù»^ anmnbanùta
Insir. pninnbr^nLiia^,
9. ^ÊuJùi^, de sapui et de la syllabe formative
tu^ des noms abstraits; proprement totalité^ puis tout
(totus^ universus); indéclinable.
10. ^uidmpi^ de sama et de mjli^ tout (totus); gén.
^uiJuijbh^ etc.
11. fiiiui.^ tout (totus)^ gén. ipiuu.^^ etc.
10. PRONOMS CORRÉLATIFS.
Les pronoms corrélatifs sont formés des pronoms
démonstratifs wju^ ^y^f ^o*» ^^ ^^ pronom relatif^ en
composition avec les substantifs ujru^ mode, manière^
^ui^f quantité, et ^ji^ mesure*
wjuuiiu et uuuuihulij gen. uuuu^uft et uuuu^lfULjni^
etc., tely de cette manière; n^iuft» et npuiltu^^ quel, de la
manière que.
uuu^iubf gén. unu^tuby, tant, de telle quantité/
np^uA^ combien, de quelle quantité.
"U^ll"tf ^^''^* ^^ ^^^^^ mesure; npiuiijt, combiefi, de
quelle mesure»
De même 'bnjbiutu^ *bnpi^uib^ '^ifl'H^'tf e^^*
4*
53 ORAMMAIRB ÀltIfÉNIENNE
V. VERBE
L DU VERBE EN GÉNÉRAL
I. DIVISION DES €X>NJUGAISONS ET FORMATION DES
TTi bM£S •
Les verbes arméniens sont cités à llnftnitif, dont
la désinence est ^
Il y a en arménien quatre conjugaisons, que l'on
distingue par les voyelles caractéristiques ou de con-
jugaison appartenant au thème, b^ tu^ nu^ Jb* Ex.:
qbptrL^^ prendre; wquii^f moudre; p-niinLi^^ fermettre^
laisser; ^ocr^^, parler.
Les voyelles caractéristiques A*, m, ni-, — qu'elles soient
simplement voyelles caractéristiques, ou en même temps voyelles
radicales et caractéristiques comme p. ex. uiu»L.t àotmer^ sanscrit
da (ce qui n'a aucune importance pour la manière de les traiter)
— correspondent à la voyelle caractéristique a des I^^* et Vie
conjugaisons sanscrites, lorsqu'elles forment, ajoutées seules à la
racinci le thème-présent du verbe; k^ ni. sont dans ce cas un
affaiblissement de a. Le hl. pourrait être également le u ajouté
à la racine dans la Ville conjugaison sanscrite. Cet u est une
mutilation de nu, amenée évidemment par la nasale finale des
radicaux sanscrits qui suivent la VIII* conjugaison; de telle sorte
que la Vin* conjugaison sanscrite ne serait qu'une sous-division
de la V*. Or, le nombre des verbes arméniens en ai. dépassant
de beaucoup celui des ^1/ racines sanscrites qui suivent la VIII «
conjugaison, il en résulte qu'il ne faut point chercher cette con-
jugaison en arménien, mais bien regarder le ni. comme un
affaiblissement de lu,
A côté des thèmes-présent simples/ qui se com-
posent du radical et de la voyelle caractéristique^
d'autres se présentent allongés par des suffixes
d'élargissement qui sont:
VEKBB 53
a) lib^ primitivement %m, sanscrit ma, grec av»,
qui se trouve ordinairement sous la forme mbtr et
n'est que très-rarement ajouté à la racine sans voyelle
copulative. Cette formation correspond à la IX* con-
jugaison sanscrite. Ex.: ^uaftgmLbi^^ c/tercher^ ^'*'PS*
b) ïruf, suffixe des verbes dénominatifs, usité sous
les formes lulriu et Iflnu*- Ex. pMÛiuliiiuji^^ domiti^rf
mùi'^vSbiu*.i\ tUrpÂirbiuty apprOChiK^ AniJAtU'^i^
Il faut bien distinguer entre 'bh et Iw. Les deux
syllabes peuvent aussi être radicales.
c) Ifli^ sanscrit nu de la Y* conjugaisoa^ ajouté
toujours immédiatement à la racine. Ex.: ^mqjgbnL^^
avoir /aim, ^mqjg^ni^^lj^ pb^lfbaLf_, jeter, rejeter^ ^^h^
d) ^ et Y#^, quifcorrespond en partie quant à la
fonne^ mais non quant à la signification, aux
formations grecques en jxco; ajouté à la racine soit
immédiatement, soit au moyen de m comme voyelle
copulative. Ex.: ^<u/u^^, fuir, ^'"t'^ib^Lj *p4^L>
craindre, ^pi^lb^lJ TSu!bm^^, connaître, iSuib^m^^iJ^
Jlrqmli^l_^ pécher, êrq^mU^^i^. Comme le montrent
ces exemples, les formations en ^ et *b^ prennent pour
voyelle caractéristique h et le plus souvent ^.
Dans les formations en 'uh, mbb^ tultm, lAm, %nL,
l^i itf ^lÊ^f "^it* *"lÊ^t UÊ%tlr, les voyelles finales tr^
Êu, fil., ^, sont réputées voyelles caractéristiques de
ces thèmes élargis.
Le Ir qui s'insère entre la racine et la désinence personnelle
au passif de Taor. II de beaucoup de verbes élargis (voyez plus
loin p. 64), est-il un élément radical tombé au thème-présent
élargi, ou bien une intcrcalation euphonique, comme tin j^, p. ev«f
54 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
qui viendrait s'appuyer sur la voyelle suivante m? n ne nous
paraît pas possible de trancher la question.
La IV® conjugaison, avec la voyelle caractéristique
A, doit être considérée en général comme un passif,
bien qu'elle soit suivie par un grand nombre de
verbes neutres et déponents. Elle correspond au
passif sanscrit: le a de la caractéristique du passif
ya est tombé; le y est devenu ^, qui s'ajoute au
thème-présent simple ou élargi en faisant disparaître
les voyelles caractéristiques primitives ir^ tu^ #».;
cependant le m. de la IIP conjugaison persiste assez
souvent^ après l'addition de ^, dans la forme nt-ft.
Le jt caractéristique du passif ne se retrouve qu'au
présent et à la 3® pers. sing. de l'imparfait; il dis-
parait aux autres temps et aux autres personnes de
l'imparfait (voir plus loin, p. 60).
D*après l'exposé qui précède, les conjugaisons II, III, IV,
VIT, VIII du. sanscrit ne sont pas représentées en arménien;
nous retrouverons la X« conjugaison sanscrite dans l'aoriste I
de l'arménien.
2. TEMPS ET MODES.
Le verbe arménien a quatre temps simples: Présent y
Imparfait^ 'Aariste^ Futur.
L'aoriste et le futur ont chacun deux formes, mais
il n'y en a qu'une, la première ou la seconde,
d'employée pour une même racine.
Beaucoup de thèmes -présent simples forment à
côté de l'aoriste I un participe aoriste II, mais, dans
ce cas encore, il n'y. a point de participe aoriste I
pour la même racine.
VERBE 55
L'aoriste II se distingue de l'aoriste I en ce qu^l
est formé immédiatement de la racine^ pendant que
Taoriste I ajoute à la racine un élément formatif ^.
Les futurs sont formés des aoristes par un seul
et même procédé.
Comme les aoristes et les futurs laissent tomber
les suffixes d'élargissement et se forment immédiatement
de la racine^ il n'y a point pour ces temps de variétés
de conjugaison; — il n'y a de différence qu'entre
l'actif et le passif, et seulement dans les voyelles
auxiliaires qui précèdent les désinences personnelles.
Les aoristes et les futurs sont donc nommés temfs
généraux y par opposition au présent et à V imparfait
qui sont appelés temps spéciaux à cause des diffé^
rences dans la conjugaison dues aux voyelles caractéri-
stiques de chacune des quatre classes.
L'noriste I et le futur I, d'après les lois de leur formation
considérées au point de vue pratique, occupent une place
moyenne entre les temps gitUrcuix et les temps spidaux. En
effet la voyelle auxiliaire qui sert à rattacher le g de Taoriste I
à la racine est identique à la voyelle caractéristique /r, m, des
thèmes-présent simples, le plus souvent pour les Verbes de la
1ère conjugaison, toujours pour les verbes de la Ilème conjugaison
(vbyez plus loin p. 63). Toutefois cette voyelle auxiliaire n'est
point la voyelle caractéristique de conjugaison, mais bien le a
de aya dans la X^^e conjugaison sanscrite; on pourrait seule*
ment admettre que le son de la voyelle caractéristique A* de la
première conjugaison a contribué à rafïaiblissement de a en iir
dans cette conjugaison. C'est donc sur cette bifurcation en b
et m de la voyelle auxiliaire sanscrite a de qya, et sur la con-
sonnance ainsi obtenue avec les voyelles caractéristiques des
1ère et II® conjugaisons arméniennes, non pas sur la conservation
des voyelles caractéristiques, que reposent les variétés de con-
jugaison (apparentes par conséquent) à l'aoriste I et au futur I. Fai-
sons encore observer: 10 que ces différences de conjugaison, quand
56 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
même elles seraient réelles, ne se montrent que pour les thèmes-
présent simples de la l^ et de la II« conjugaison; 20 que
l'intercalation d'mie voyelle auxiliaire n'a pas lieu lorsqu'une voyelle
radicale précède la voyelle caractéristique du thème-présent simple,
comme dans ^^usl^ vwre^ Aor. I: ^^-^^hf et non ^husgji]
30 que les verbes simples de la IV« conjugaison prennent à
Vaoriste comme voyelle auxfliaire un Ir au lieu de leur voyelle
caiactéristique pi 40 enfin que les thèmes-présent élargis en
Iwf, — ceux qui le sont en %lr, ^, %^ne forment que l*aoriste
II, — gardent à l'aoriste I la voyelle qui précède liii, laquelle
voyelle n'est point une caractéristique de conjugaison. La con-
clusion qui résulte de ces faits est donc que l'aoriste I et le
futur I doivent être considérés en arménien comme des temps
généraux*
Outre les quatre temps simples, il y a encore en
arménien six temps composés dont nous parlerons
plus loin.
L'arménien a cinq modes:
Hindicati/^ pour tous les temps;
Le conjoncHf^ pour le présent et parfois Tim-
parfait;
, Dimpératify pour le présent, l'aoriste et le futur;
JOinfiniHf, id.
Le participe^ id.
Le verbe arménien a deux nombres, le singulier
et le pluriel, et chaque nombre trois personnes.
3. ^ COMME LETTRE FORMATIVE POUR L* AORISTE,
LE FUTUR ET LE CONJONCTIF.
La lettre g sert à former l'aoriste I, les deux
futurs et le conjonctif.
Le ^ de l'aoriste est le y du sanscrit t^a de la X«
conjugaison. (I) La signification et l'emploi de l'aoriste arménien
s'accordent très-bien avec l'origine que nous lui attribuons.
(x) Bopp, /. e., t. L P' 408; Windischmann. l, c, p. 47.
V£RBE 57
On serait tenté de fiûre dériver le g caractéristique du futur
de l'exposant du futur sanscrit x^a, mais cela n'est point admissible
à cause de l'absence du s de sya. Le ^ du futur est identique
au g caractéristique du conjonctif, et tous deux sont le ^ de la
syllabe formative du potentiel sanscrit j^ity racine t, «désirer»; le
conjonctif doit être considéré comme le potentiel du présent, et
le futur comme le potentiel de l'aoriste, oe que confirme la
corrélation de leurs fonctions syntactiques. D'autre part le
conjonctif et le futur sont nettement distingués l'un de l'autre,
grammaticalement par la forme des désinences personnelles,
syntactiquement par la notion de l'avenir que comporte le futur.
Le conjonctif de l'imparfait, qui possède le même ^, est
une formation postérieure.
4. DÉSINENCES PERSONNELLES DU VERBE ARMÉNIEN.
Il faut distinguer^ dans le verbe arménien^ les
désinences personnelles primaires et les désinences
personnelles secondaires. Les premières sont employées
au présent (indicatif et conjonctif); les secondes aux
autres temps et modes.
Les désinences personnelles primitives sont:
Singulier: tniy si^ ti; Pluriel: masi^ tasi^ nti.
Les désinences primaires correspondantes sont en
arménien:
Singulier: iP^ u^ — ; Pluriel: i/T^, ^, ïr.
Le passage de mi, si, nd en i/^ ir, % est dair. Le U pri-
mitif de la 3« personne du singulier est tombé. Dans le iQ»
de la i^r« personne du pluriel, il &ut chercher le primitif mor/,
sanscrit mas, avec passage de s en ^. De même dans le ^ de la
26 pers. du pluriel il faut voir le primitif /tui, avec disparition
du / et passage de s en ^, ou bien ramener le ^ au v du thème
pronominal iva, toujours avec disparition du /. (>) La chute du
/ à la 3« personne du singulier est en partie compensée par
l'allongement en ^ et iif| de A* et de ut qui le précédaient.
(i) Bopp, /. €,» t. III» p. 80.
58 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
De ces désinences primaires se sont formées les
désinences secondaires.
Le tP des premières personnes sing. et plur. est
tombé; il se retrouve encore parfois au futur.
Le II de la 2* pers, sing. s'est conservé au futur,
savoir à Tindicatif et à Vimpératif, mais à cette dernière
forme il s'est déjà changé en ^; il est tout à fait
tombé à l'impératif aoriste des trois premières con-
jugaisons; à l'impératif aoriste I de la IV* conjugaison,
et toujours à l'impératif aoriste n de la même con-
jugaison^ u est déjà passé en p. Le changement en
p se retrouve encore à l'impératif du présent, à
l'imparfait et aux indicatifs des aoristes.
^ et îr des 2* et 3* pers. plur, se sont partout
conservés, A côté du ^ de la 2* pers. plur. se trouve
encore, aux aoristes de la IV* conjugaison, la désinence
personnelle ^m.^. Le ^ de cette terminaison est dési-
nence personnelle, le p est le s du verbe substantif as.
Nous donnerons plus de détails dans les chapitres
suivants.
n. DES VERBES EN PARTICULIER
A: VERBE RÉGULIER
I. TEMPS SIMPLES.
a) TEMPS SPÉCIAUX.
I^ésent,
Le présent se forme en ajoutant les désinences
personnelles primaires Sing. I 1/^ II «^ III, — Plur. I
i(^, II ^, III \ immédiatement au thème verbal,
dont font partie les voyelles caractéristiques de con-
jugaison; ex.: i^lrph^d] Je prends; luqui^J^ je tnouds;
VERBE 59
p-nqni.^^ je laisse^ je permets; [uQu^^iT, je parle;
mbuvSblr^d\ je V(ns\ A^£iuîriif«^ je guêrtSl j^lftibni^d^
je jette; ^mfuij^^j] je fuis; linph^^J] je péris^ etc.
A la 3^ pers. du singulier et à la 2® pers. dU
pluriel^ les voyelles caractéristiques de conjugaison b
et m s'allongent en ^ et vy^ en compensation de la
chute du / primitif; m. et ^ restent sans changement.
Ex.: ^[fti t^pt^f *"ï52/> ^1^'i-*
Imparfaite
Il n'y a en arménien qu'un seul imparfait simple^
celui du verbe substantif hi_^ être^ racine es, primi-
tivement as. Il se conjugue ainsi: ^Jb^ fêtais^ t^p^
h> (^'"4^9 tt^^f tp^*
LMiuparfait de h-t s'explique ëtymologiquement de la manière
suivante: Le t est la voyelle radicale tr fondue avec Faugment
tr (primitivement a). Le 1 de la racine est tombé et ne s'est
conservé qu'à la 3e pers. du singulier, changé en p après la
chute de la désinence personnelle. Les désinences personnelles,
^ à la 2« pers. sing., ^ aux 1ère et 2« pers. plur.,% à la 3« pers.
plur., sont les désittencfs secondaires arm niennes. La voyelle h
à la lire pers. sing. (restée seule après la chute de la désinence
personnelle iT), à la 2« pers. sing. et aux 2e et 3« pers. plur.,
ainsi que la voyelle iv à la 1ère pers. plur., sont des voyelles de
liaison, toutes primitivement iv et altérées dans la suite.
Cet imparfait simple sert à former les autres im-
parfaits arméniens qui peuvent cependant être con-
sidérés comme simples^ les parties composantes s'étant
développées ensemble organiquement.
En juxtaposant le thème-présent aveci^^, etc.^;la.
voyelle caractéristique h de la première conjugaison
est complètement absorbée dans le £- de ^^; 1» de
la deuxième^ en se joignant avec ^^ forme 1^; m. de
60 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
la iroisiimc fait disparaître complètement le t ^t
devient y avant le p de la 3* pers. sing.; ^ de la
quatrième disparaît devant le ^, de sorte que les
imparfaits des première et quatrième conjugaisons sont
identiques.
A la 3* pers. sing. de la IV® conjugaison existe
à côté de tp ^^ forme ^i^i.
Le ^ de ^i-^i est la caractéristique passiye de la çua/rihnc
conjugaison. Le i. est un aflaiblissement de la voyelle radicale
de er, as (évident avec la prononciation de fit^ i^^)i le /> est
le cr de la racine ^, as.{^)
Ex.: firptli, je prenais; mqt^^^je moulais; p-itiini^^
Je laissais, Je permettais^ 3* pers. sing. P-nq^yp; fuoutjt,
Je parlais, 3* piers. sing. fuoutp et fuoulti-p,
A la 3« pers. sing. de Timparfait, le p ne se laisse expliquer
que par le / de la racine /x, as. C'est là une preuve que les
impariiûts sont bien formés comme nous l'avons dit plus haut
b) TEMPS GÉNÉRAUX»
Des Aoristes en Générai.
Les aoristes sont formés de la racine verbale.
Us rejettent donc les voyelles caractéristiques de con-
jugaison des thèmes-présent simples ainsi que toutes
les syllabes formatives des thèmes-présent élargis^
excepté toutefois lorsque ces syllabes appartiennent
à la racine^ comme p. ex. ÊuiniLuibir^^ nommer, verbe
dénominatif de wbmii, thème fort uUbauuMli, nom.
Les aoristes ne présentent donc pas de variétés
de conjugaison^ les voyelles caractéristiques produisant
ces variétés étant tombées. Il ne reste plus de
différence qu'entre l'actif et le passif. Cette différence
existe grammaticalement et doit être maintenue bien
(i) Bopp, /. c.» t. m, p. 407.
VERBE 6t
qu'elle ne soit pas toujours évidente^ puisque un
certain nombre de verbes actifs forment souvent leur
aoriste^ surtout l'aoriste 11^ d'après la conjugaison
passive tout en gardant la signification active. Elle
repose sur les diverses modifications que subit la
voyelle de liaison primitive a, qui sert à joindre lés
désinences personnelles à la forme nue de l'aoriste*
Le tf, comme voyelle de liaison^ se modifie de la
manière suivante à l'aoriste actif: ,
Sing. I. ^; II. iSr; (lU^ tombé avec la désinence
personnelle) ;
Plur. I. m; II. /, et t; IIL ^.
A l'aoriste passif le a de liaison^ rendu par or,
s'est conservé à toutes les personnes; à la i^'* pers.
sing. et à la 2® pers. plur. seulement^ il s'est allongé
en ly.
Les désinences personnelles sont les désinences
seeondaireSy et^ pour l'aoriste actifs les mêmes qu'à
l'imparfait. Comme à l'imparfait également^ le ^ en
tant que voyelle de liaison de la i^'^ pers. sing. tient
lieu de la désinence personnelle^ et à la 3* pers. sing.
la désinence personnelle est tombée avec la voyelle
de liaison.
Pour l'aoriste passif les désinences personnelles
sont les mêmes que pour l'aoriste actifs à l'exception
toutefois de la 3® pers. sing. qui prend l. comme
désinence personnelle. En outre la 2® pers. plur.
possède^ à côté de la désinence ^, une autre désinence
pnt^^ pettt être aussi £., sembleraient être le dernier reste
d*un prétérit de as, et, h/^ qui aurait servi avec là racine verbale
à former des aoristes composés à la manière de l'imparfidt.
02 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Mais les autres désinences personnelles actives et passives ne per«
mettent pas d'admettre une composition avec le verbe substantif.
Des sept formations-aoriste du sanscrit, quatre correspon-
dent à l'aoriste I arménien et trois à l'aoriste II.
La différence entre les deux aoristes n'implique
aucun changement de signification; elle n'est point
syntactique mais purement formelle^ et repose sur
l'admission ou la non-admission du ^ déjà mentionné
comme moyen de formation pour l'aoriste I.
Aoriste I,
Forment Taoriste I: i® la plupart des thèmes-
présent simples en iir et en ^* 2^ tous ceux en w,
excepté «ai^, donner ^ et f «1^, venir; 3** tous ceux en
*bm^ et 4^ beaucoup de ceux en a<..
Le suffixe de formation de Taoriste I est ^, qui
s'ajoute à la racine verbale soit sans voyelle de liai-
son, soit avec une voyelle de liaison. Cette dernière,
primitivement a (le premier a du sanscrit aya^ élément
de formation de la X® conjugaison sanscrite), s'est
dans la suite modifiée de diverses manières.
Le g s'ajoute immédiatement à la racine verbale,
lorsque le thème-présent a une voyelle radicale avant
la voyelle caractéristique de conjugaison; ex. i^^^iu/^,
vivre^ aor. I likgft*^ et aussi lorsque le thème-présent
a été élargi en Im,, — si le verbe forme l'aoriste I,
— que le %m. soit précédé d'une voyelle radicale
ou d'une consonne; ex.: ^Iifrbni-i^^ jeter ^ aor. I
Toutes les autres racines prennent le g au moyen
d'une voyelle de liaison. Cette voyelle, primitivement
VERBE 63
a^ est devenue: 1° & pour les racines non élargies
des thèmes-présent de la I*'* et de la IV* conjugaison^
à l'exception des racines muy ^m et Ijimp de ivirA^,
dir^, ^mbi^^ savoir^ ^œptr^^f fauvoiry qui prennent m,
ex.: aor. I mumg^^ etc.; 2^ m pour les racines des
thèmes-présent de la IP conjugaison; 3® iSr et m pour
les racines dont le thème-présent est élargi en W
précédé déjà d'une de ces voyelles comme voyelle
de liaison. Ex.: ^jirplrij prmdre^ f^P^stf b^^bu
parler f ^oulyh \ wnuÊi^ moudre^ ""1^31' \ Jl^^l} ^'^^^
voi^i jl^sfi] Jt'pih'ïimf^f approcher^ tMrpXbg^*
Les désinences personnelles dont il a été traité ci-
dessus viennent s'adapter à la forme aoriste ainsi
obtenue^ au moyen des voyelles de liaison déjà
connues. A la 3® pers. sing. de l'aoriste actifs qui
a perdu en même temps la désinence personnelle et
la voyelle de liaison^ le b précédant le g caractéristi«
que, qu'il soit voyelle radicale ou voyelle de liaison,
s'allonge en hm et parfois en ^; ex.: j^lifrsby f^U^^i
3« pers. sing. pb^bwg, pb^tg; ftphiff,, /ai pris, 3^
pers. sing. ^plrœg, %^Qtg»
A la 3* pers. sing. aor. I des verbes en Ihl^ qui,
comme nous l'avons vu, ajoutent immédiatement le
^ à la racine, il arrive que si IniL^ suit iinmédiate-
ment une consonne, cette consonne se trouve en
contact immédiat avec le g (non suivi d'une voyelle).
Dans ce cas on insère entre les deux consonnes une
voyelle auxiliaire euphonique ^, et à la forme ainsi
obtenue, si elle est monosyllabique, on ajoute encore
l'augment syllabique h (primitivement a) ; ex. : ^nc^,
remplir, i*'« pers. sing. aor. I uf,, 3* pers. ^^, k^g.
64 GRAMMAIRE ARl^fÉNIENNB
Aoriste II.
Forment l'aoriste II: i^ beaucoup de thèmes-présent
simples en iir et en ^; 2® de ceux en ur, seulement
"""L» ^^^"^^j ^^ ^""Z.» ^^^^Z 3** tous ceux en m.;
4** tous ceux en U^ ^ *L^ et 5** beaucoup de thèmes
élargis en 'bni..
Uaoriste II ajoute immédiatement à la racine les
mêmes désinences personnelles que Taoriste I^ avec
les mêmes voyelles de liaison. Ex.: ^ml/r^, lever y
aor. Il ^uÎlIb^ ^iAlrp^ ^«t^^ ^o'^'^.lt» ^«"Ï/l^ et ^tubt^f
^mbpM\ au passif: "^êAu^^ ^wlimp^ ^iuLuêl etc.
La 3* pers. sing. ayant perdu la désinence per-
sonnelle et la voyelle de liaison^ il peut arriver qu'elle
se termine par deux consonnes radicales. Dans ce
cas la voyelle auxiliaire Jt vient s'insérer entre les
deux consonnes, et si la forme ainsi obtenue est
monosyllabique, on lui préfixe & comme augment
syllabique; ex.: i^miubiri^^ trouver^ aor. H, i*'« pers.
t^b* 3^ P^^' ^^^S* Ir^m.
On trouve souvent à l'aoriste II passif, avant la
voyelle de liaison w, un Ir qui pourrait appartenir à
la racine et avoir disparu aux autres temps, ou bien
qui serait purement euphonique. Le cas se présente
surtout pour les verbes dont le thème-présent a été
élargi en ^, l^, ïa£., *blr\ ex.: TCiuitm^j^, connaître^
aor. n passif iulLbay) 't"'L"ltLf /^^^9 ^wlutnyl
Irp^ibUi craindre^ kp^kuy; .g.uiqjfbnLi^, avoir faim^
'^""UB^'iJf J^'^^L^ ^^ iever, jtttaJruy*
n est assez singulier que dans les formations de cette espèce
la voyelle de liaison lu, devenue pourtant tout à £ût inutile,
éoit conservée. Elle tombe parfois devant la terminaison pat^
VERBE 65
de la 2« pers. plur.; ex.; Èrpf^ÈrpnL^^ de A^'p»^/^, craindre,
au lieu de b-pl^irwpnL^.
Les seules racines verbales qui^ se terminant par
une voyelle, forment Taoriste II, sont: mut^, donner;
V"U ^^''^^> ^^ 't^'^U P^^^^'' (renforcé en i^, la racine
sanscrite est (fâ). Les voyelles radicales finales de
ces verbes tiennent lieu des voyelles de liaison avant
les désinences personnelles de Faoriste IL Dans
i^iii^, aor. II irrégulier bliji^ et i^iA^, aor. Il ^ij^, la
voyelle radicale a prend aux diverses personnes la
forme et le son que doit y avoir la voyelle de liaison
et devient ainsi par affaiblissement: ^ à la i*" pers.
sing., aux 2* et 3* pers. plur., A- à la 2* pers. sing.,
uf à la i*'* pers. plur. Ex. A^^^, ^k^d ^^ (3* pers.
sing., toujours avec l'enclitique ^), h^w^^ ^kt-^^ ^it^l
^thy ^t^P* ^^» ^^"'^y ^tt^y ^1^'
Au verbe «lui^, donner^ la voyelle radicale tu se
change en nt., tombe à la 3* personne du singulier,
et prend après elle, à la i*"^* personne du pluriel, la
voyelle auxiliaire w. Ex. IrmnL^ hmni.p^ hm^ mnLw^^
hmni^Py Irtnnii* passif: utnt-tujj mnL.wp^ mni-tUL. etC.
L'augment syllabique que nous avons rencontré
jusqu'à présent est un a primitif affaibli en ér. Si
Ton excepte la 3* pers. sing. de Taoriste I et l'impar-
fait i/i, il ne paraît qu'à l'aoriste II, et, à toutes les
personnes, seulement dans les trois aoristes huint.^ bl^fi
et iïi^(^); il n'est employé ailleurs qu'à la 3* pers. sing.,
lorsque cette personne, sans l'augment, serait monosyl-
labique. Devant w et o, le fr s'allonge en f ; ex.:
iuS^lr^^ porter^ aor. II m^\t^ 3* pers. sing. f m^; oirmhk^^
(i) A Texception toutefois de la \^^^ pers. plur. de annnLy qui est
wnLiu^,
66 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
oindre^ aor. Il o^^, 3® pers. sing. ^o^. Cet allonge-
ment de Ir en ^ se trouve aussi parfois devant les
consonnes. Uaugment tr tombe devant h^ et passe
en t devant ft] ex.: Ifl^^^i^, descendre ^ aor. II ^^,
3* pers. sing. ^^. C)
Des Futurs en général.
Les futurs s'obtiennent en ajoutant un ^ à la
forme nue des aoristes^ c'est-à-dire aux aoristes dé-
pouillés de leurs désinences personnelles et des voyelles
de liaison.
Le ^ est, comme nous l'avons dit, identique au y du suffixe
de formation ^'i du potentiel sanscrit.
Les désinences personnelles des futurs sont les
désinences secondaires. Elles sont tombées aux i^*^® et
3^ pers. du singulier; la voyelle de liaison a également
disparu à la i^'* personne^ mais elle s'est maintenue
à la 3% savoir h allongé en f pour l'actif et en ^
pour le passif. Les autres désinences personnelles
sont: u pour la 2* pers. sing., ^ pour les i*'® et 2*
pers. plur., i pour la 3® pers. plur., à l'actif comme
au passif.
La voyelle de liaison qui unit les désinences
personnelles à la forme nue du futur est le a à^yâ.
Cet a s'affaiblit, à l'actif, en h (3* pers. sing. en t),
i^'e pers. plur. en m., 2® pers. plur. en ^; au passif,
en Je, I*" pers. plur. en ai..
Futur I,
Le futur I s'obtient en ajoutant ^ à la forme nue
de l'aoriste I.
(i) Bopp, /. e., t. III, p. 205 et 206.
VERBE 67
Comme la désinence personnelle est tombée à la
1*'* pers. sing. ainsi que la voyelle de liaison^ il
arrive donc que deux g se trouvent immédiatement
i\ côté l'un de Tautre et sans être suivis d'une voyelle;
on insère alors entre les deux ^ une voyelle auxiliaire^
qui est Jt à l'actif et wj au passif. Ex.: f/ApA-^,
praidre; aor. I ^^/'^^^^ forme nue de Faor. I ^h^b^ — ^
futur I^ actif i^lrphgjtg et passif ^bpbgtujg (au lieu de
Aux autres personnes^ où le second^ est toujours
suivi d'une voyelle^ la voyelle euphonique disparaît,
mais alors le premier des deux ^ se trouve, par raison
d'euphonie, changé en u^ tandis que le second, à la
2® pers. plur. se change également en ^ avant la
terminaison ft^. Ex.:
{^hhb3y 'i^p^"S^Uf ^^^"3^9 ^^C^^S"^f
abn/ruf^^f i^bnhuglïïb,
uf niif^/ro . Uiiuuuglru ^ lunniuat f UinuiuanL^^
Passif t'^^^W^f youhuiiftu^ juouhui^ft^ jtouhutfitL^^^
Les verbes qui au thème -présent simple ont une
voyelle radicale avant la voyelle caractéristique de
conjugaison, comme ^^m^, vivre^ laissent subsister
les deux g à côté l'un de l'autre aussitôt qu'il
y a des désinences personnelles, et se bprnent à
changer le second ^ en £^ avant le ^^ de la 2* pers.
plur. Même règle pour les verbes qui, à la forme
nue du futur I, présentent une consonne avant le
premier ^, nommément les verbes élargis en ^bnt. dont
le 'bni. est immédiatement précédé d'une consonne,
p. ex. AnLi^ remplir. ^
5*
Adif
68 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
4^tti^, futur I: 4A;g,/jg,, 4%^"» 4%^» — i^ît^»
/*""^L» ^^^^ ^- LSh> LS3^"^ LBSt, LSa^^-i^y
Futur IL
Le futur II ajoute la caractéristique du futur ^
à la racine, verbale pure qui sert à former Taoriste II.
De même que le futur I, il prend comme voyelles
de liaison pour joindre ^ à la racine, à la i*" pers.
du singulier, ft à l'actif et mj au passif.
Les désinences personnelles et les voyelles auxi-
liaires sont également les mêmes que pour le futur L
Au futur II le ^ demeure sans changement et ne
passe en £^ que devant le ^^ de la 2* pers. du pluriel.
Ex.: ^uAA^, lever ^ aor. Il actif: ^mbf»^ futur II ^uîbfifi^
^rnltghu^ ^utligfr^ ^tubgnL^fL, ^tub^t^f ^uibfflrb^ paSSif:
^uàbu^^ ^uîLgfiu^ ^u^Sty ^*^3"'-*^i ^"^îb^i ^u/li^pt*
La voyelle auxiliaire Jt se trouve parfois conservée
encore à d'autres personnes; ex. /[npb^^^^ périr, futur II
l"d'S» 3* pers. sing. ^n/i/i^t, pour ^n^gt.
Le h qui est inséré à l'aoriste II passif entre la
racine et uy (p. 64), se retrouve également à la i*"^*
pers. sîng. du futur II passif; ex.: jwn^hi^^ se lever ^
aoriste II 'passif juiaJrutj, ^ futur II passif juin.hiujg\
mais il devient fi aux autres personnes qui ont des
désinences personnelles et où le uy tombe; ex.:
Certains verbes présentent à la i^" pers. sing. du
futur II une désinence primaire complète, iT avec la
voyelle de liaison t donnant la forme htT Dans ce
VERBE 69
cas le g du futur I est toujours précédé de la voyelle
de liaison ^. Ainsi^ à côté de Siûblruy^^ futur II de
^iubtu^l^^ connaître^ nous trouvons une autre forme
S^iûbli^fnT^ é^ÊU%[i^irUf etc. ; à côté de hpP-uyg^ futur II
de IrpP-mi^^ aller, une autre forme bpP-lighJl IrpP-ft^
uhu etc.
Cette désinence primaire du futur II rappelle ce que nous
avons dit plus haut sur Pidentité d'origine du futur et du con-
jonctif (p. 57).
2. TEMPS COMPOSÉS.
Les six temps composés de Tarménien sont formés
des participes de Taoriste et du futur, avec le présent,
l'imparfait et le futur du verbe substantif fr^; ils ont
une double signification, active et passive.
1. Des participes de Taoriste et des temps ci-
dessus énumérés de /r^ proviennent
a. Le Parfait: ^h^hghmi_^lid\ fai prisy fai été pris^
^uSbhmi^ hd\ fai levê^ fat été levé;
b. Le Plus-que-parfait: ^frphi^lnui^ ttt fovais pris^
f avais été pris ^
<tuIhlruÊi^ tff, /avais levé,
/avais été levé;
c. Le Futur antérieur: ^hph^lnui^/nit^y /aurai prisy
/aurai été pris y
^lubhiui^ trqtSy /^^^^^^ ^^^\
/aurai été levé.
2. Des participes du futur et des mêmes temps
de hf^ sont formés les temps inchoatifs, c'est à dire
indiquant une action prochaine; le latin, avec ses
combinaisons analogues, peut seul en rendre toute la
valeur. Ce sont:
70 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
a. Le Présent inchoatif : i^hph^g bJ\ ulrplr^b ^^^^
capturus^ capimdus sutn;
b. Le Passé inchoatif: ^Irphing tj»y f^p^ib tl'y
£apturus^ capiendus eram\
c. Le Futur inchoatif: ^hpb-^nj f^qtg, q^p^^it ^qt^f
^apturus, capimdus âro.
3. MODES.
Conjonctif*
n n'y a de conjonctif que pour le présent, par-
fois aussi pour Timparfait.
Le Q qui sert à former le conjonctif est, comme
nous Tavons déjà vu (p. 57), le ^^ de la syllabe
formative du potentiel sanscrit yà.
Au présent, le g s'ajoute à la voyelle caractéristi-
que de conjugaison des thèmes -présent simples et
élargis; seulement, la voyelle caractéristique de la
I*'* conjug. devient alors ^, et m de la II* conjug.
devient mj.
Les désinences personnelles sont les mêmes qu'à
l'indicatif présent. La voyelle de liaison qui les
rattache à la forme nue du conjonctif est primitive-
ment a (le a du sanscrit yd)^ qui s'est affaibli en h
aux I* et IP conjug*., en «t. à la IIP, et en ^ à la
IV*. A la 3* pers. du sing. le h des I*'® et IP con-
jug. s'allonge en £-. Ex.:
I. qJrpliglrJ] t^trpftglru^ t^ptsti ^tc*
II. mqu^gtrJ^ mqUÈjglru^ '"1"U3^* ^^^*
m. P'nqnL.^nLif^ p-nqnt^nLu^ p-nnnL^ni.^ etC.
IV. l^oujigjiJ*^ /"^"/l^^") b'^^tst^ ^^^*
VERBE 7 1
Le conjonctif de Timparfait se présente rarement.
Il est formé à la manière de Fimparfait de Findicatif,
c'est à dire en ajoutant l'imparfait simple tf^ à la
forme nue du conjonctif présent, ^Irpts^tf», t^ply*
itp, etc.
i. f^ptsH* t^ubattpy fhtshf thbdt^4^j
II. WqUijgtty •"I^US^bCy «tC.
lU. p-nqnL^tjf^ etC.
IV. luoultgtl»y etc.
Impératif.
L'arménien a trois impératifs:
1° Un impératif prohibitif;
2° Un impératif de l'aoriste, qui tient lieu de
l'impératif du présent, disparu en arménien;
3° Un impératif du futur.
Ces deux derniers existent sous une double forme,
comme les indicatifs correspondants (aoristes I et II,
futurs I et II).
Civipératif prohibitif.
L'impératif prohibitif n'existe qu'aux 2*' pers. sing. ,
et plur., et ne se présente jamais sans ctre joint à la
particule prohibitive iJp, ne. Les désinences person-
nelles sont les désinences secondaires^ p pour le
singulier, ^ pour le pluriel. Elles s'ajoutent aux
voyelles caractéristiques de conjugaison du thème-
présent, et alors A- et m s'allongent devant ^ en t,
un, Ex.: J^ q^hphp^ i!^ f^pt^g.] «Jp luiltup^ ilfi wquij^'
72 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
t
L'impératif prohibitif, d'après son origine, n'est autre chose
que rimparfait, et même l'imparfait simple qui ne se trouve
plus avec toutes les personnes qu'au verbe substantif. Nous
pouvons faire valoir en faveur de cette explication:
a. La réiinion constante de la négation ifr avec cette forme
de l'impératif. L'idée qui préside à cette réunion est celle-ci:
ce qui est défendu arrive si peu que déjà on le considère
comme n'étant pas arrivé; ex. lijf ffrplrp^ ne porte pas^ c. à d.
tu ne portais pas.
b. L'usage fréquent de l'imparfait sanscrit avec la négation
ma pour l'impératif prohibitif du présent.
r. Le n secondaire de la 2« pers. sing, tandis que le présent
de l'indicatif a la désinence primaire v.
V impératif aoriste.
L'impératif aoriste I et II de Tactif et du passif
ne se rencontre qu'à la 2* personne du singulier et du
pluriel^ et porte l'accent aigu sur la dernière syllabe.
La 2* pers. sing. de l'impératif aoriste I n'a point
de désinence personnelle; elle a perdu également le
^ caractéristique de l'aoriste I avec la voyelle de
liaison qui le suit^ mais la voyelle b^ radicale ou
auxiliaire^ précédant le g s'est allongée en hm (rare-
ment en l)\ e.\.: ^Ifitlri^^ prendre y aor. I ^Ifitltijlt,
2* pers. sing. impér. ^/rp/ru!, ^Apf ; g^^lrLai^^ jeter,
aor. I phlibgl,^ 2* pers. sing. impér. ^^huS; iuqiui_^
moudre^ aor. I uiqtu^^^ 2® pers. sing. impér. uinus.
Le g ne disparaît cependant pas toujours; on le
retrouve d'une manière constante aux impératifs aor. I
monosyllabiques; ex.: piiâruf^, oui'rir, aor. I aiugL
2« p. sing. impér. ^uSg.
Ceux des impératifs aor. I de la III* conjugaison
qui se trouveraient n'avoir plus que deux consonnes,
sans voyelle, insèrent entre ces deux consonnes la
VBRBB 73'
a
voyelle auxiliaire ^; ex.: ^nL,i_y remplir , aor. I i^g^^
2^ perSé sing. imp« ^^«
La 2® pers. sing. impér* de Taoriste I passif peut
prendre trois formes:
a. La désinence personnelle tombe ainsi que la
voyelle de liaison^ et le ^ qui précède le g s'allonge,
en bu» ; ex. : ^ou\^i_y parUr^ aon I fuou&gwj^ 2® p. sing.
impér. hioub-mg.
b. La désinence personnelle^ la voyelle de liaison
et le g caractéristique de Faoriste I tombent; le h.
précédant le ^ s'allonge alors en bm (rarement en
^-); ex. fuoubiu^ fuouÇ,
c. Une désinence personnelle^ ^, vient s'ajouter
à la forme nue de Faoriste I au moyen de la voyelle
de liaison ft; ex.: fuoubgjtp.
La 2* pers. sing. de Timpératif aoriste II actif
est identique à la racine verbale pure; la 2* pers.
sing. de Timpératif aoriste II passif se forme égale-
ment de la racine pure avec la désinence personnelle
/yi; ex.: ^ii#l/r^, iofer^ aor. II ^iif7#/f, 2® pers. sing.
impér. aor. II actif ^tù^^ passif ^wifp.
La 2^ pers. plur. impér. des aoristes I et II actifs
prend la forme en t^ de la personne correspondante
de l'indicatif; ex.: ^bpb^t^^ ^«Afcg.
La 2® pers. plur. impér. des aoristes I et II passifs
prend les formes en uy^ et utpnL^^ de la personne
correspondante de l'indicatif; ex. : fyoub^iuj^ et fueub^
^iii£ini^y ^uibtt^^ et ^lubuipnL^»
U impératif du futur.
L'impératif des futurs I et II actif et passif se
rencontre à toutes les personnes excepté à la i*'* du
74 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
singulier^ prend Faccent aigu sur la dernière syllabe,
et est^ à toutes les personnes, identique aux personnes
correspondantes de l'indicatif des futurs I et II actif
et passif.
Il existe encore pour la 2® pers. sing. de ces
impératifs une forme particulière avec désinence
personnelle en pp (ft est voyelle de liaison), qui
amène le changement en ^ du ^ caractéristique du
futur; ex. t^bplruffp^ ^mbj^p^ aussi ^uAr^^/f/i avec
intercalation d'une voyelle auxiliaire ^.
Infinitif,
Le signe de l'infinitif est ^ qui vient s'ajouter à
la voyelle caractéristique de conjugaison du thème-
présent
Ce ^ est une dégradation de », de sorte que l'infinitif
arménien répond à Pinfinitif allemand en en. Il faut rapprocher
ce n du sanscrit ana qui sert à former les neutres.
L'infinitif suit la déclinaison-voyelle en n.
Participes,
il y a deux participes présents. Le premier se
forme en ajoutant nn^ oq_ au thème-présent dépouillé
de la voyelle caractéristique de conjugaison, le second
en ajoutant la même syllabe à la forme nue de
l'aoriste. Tous deux sont le plus souvent employés
comme adjectifs verbaux. Ex.:
^^/■"t» 'i^C^'L* P^"ïr'Lj P^^VL} t'^'""l_y [uùuoq^
^plrgnq_, firptr30q_; usqui^nq^^ wqtu^oq_; lJgaq_^ LS^t,
D'après Bopp le q^ serait une dégradation de / ou r, et
devrait être rapproché du sanscrit /a et m, àans éapa-la^, «trem-
blant,» dipra-s, «éclairant»
VERBE 75
Le participe de V aoriste y qui a la double signi-
fication active et passive^ est un composé du participe
lïïwi^ du verbe substantif avec la forme nue de Faoriste
(participe aoriste I)^ ou avec la racine verbale (participe
aoriste II). Ex.: i^nhgbvui^ wanut^lrvai^ US^'^^y
Itiouh^gb-wjl^^ ^iu%&iu^ n suit la déclinaison- voyelle
en If, avec chute de m.
Etymologiquement i^iu£_ répond tout à fait à ^mv, pour iauv,
du dialecte homérique, sanscrit asanf» Le / de la racine es, as,
est tombé comme h Timparfait irl'y et le n de la terminaison
sanscrite ûftt s*est changé en |_ après la chute du /.
he participe du futur f qui a également une signification
active et passive^ s'obtient en ajoutant à Finfinitif les
terminaisons ng et ^ ; aux deux formes de ce participe
le ni. de la terminaison infinitive AL^tombe^ et le fi
de fit se change en tr, Ex. : Ê^lrphut^^ t^P^lb > *'"l^l'^3%
fiiniif/^J P'nqjjn^y p-nni^h* ftioulrin^^ fitoahi^»
Le participe en ji correspond etymologiquement au participe-
futur passif sanscrit en ya, dont le y s*est transformé en voyelle
/r|(i) mais dans la traduction arménienne de la Bible il est
également employé pour le participe présent actif. (2)
Le ^ de la syllabe n^ peut aussi être ramené à la même
terminaison sanscrite en ya, à moins que ng ne soit une syllabe
formative très-fréquente des noms concrets, et qui, elle aussi,
dérive d'un y sanscrit.
4. PASSIF.
A côté de la conjugaison passive (IV* conjugaison)^
il existe encore un second passif composé des par-
ticipes aor. I et n pris au sens passif et du verbe
auxiliaire £p'/'L« ^^^^"''* ^^^ ^^ trouve pour tous les
(1) Bopp, /. c, t. IV, p. 222.
(2) Petermann, /. c:.» p. 193.
76 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
verbes et il est fréquemment employé, surtout avec
les verbes des 11^ et IIP conjugaisons. Ex.: i^hphij
prendre^ ^pbghmj^ zf^fe.» ^^^^ ^^^* B^O^Ut fortcr^
pA'^A'iff^ l^hij ^^^ forte.
■
TABLEAU DES CONJUGAISONS
Shi^.
JHur.
*^«^\.^^/«'«#H
TEMPS SPÉCIAUX.
PRÉSENT.
#
P^ Conjugaison*
INDICATIF CONJONCTIP
Sing. I ^hpbrJT- ^0 i J: i V, "t^^hplt^lnr
2 i^tphu 2^ptB^"
3 ftplrli ^pjtglrb.
Infinitif. ^h^L
Participe. t^fp^'U th^q_
Participe futur, flrph^ni^^ ^h^à
//' Conjugaisori
r. .
I
iuquitP" Vit^^lC"-^' '^^-^
^l^jffffJ^
2
wnuiu
tui£uy^lru
3
mqmj
utquijgt
I
tunuitÇp
""HW^'Cj^
2
""LfU'à
"'Vfuat^
3
iuqutu
USI^tf/A
VERBE 77
Imper, prohib. i ^, «?
Infinitif. tunmL.
Participe. manque
Participe futur, un^u^nif^ m^^.
///^ Conjugaison*
Sing, I ^nt^LjP- taA/l'iJi^ p-aqnLjfnur
2 p-nnnLM p-nnnLanLu
3 p'nqnL. p-nnnLatiL.
Plur. I p-nnnLtl^ p'nnnL^nLi[g_
2 p-nnni^ p-anni^ni^
3 p-nnni!b p-nnni^nËjb,
Imper, prohib. [ ^^^^^ ^ ^^^^
Infinitif. p-nqni^
Participe. P''"i"lj P'nqoii^
Participe futur, p-nqing^ P'nquft.
/P Conjugaison,
Sing, I /uoii^iT^/i^ t'^-*^ [uoujigliir
2 \^oujtu Uiouhghu
3 litoujt ["^"tst
3 jiioupi juoufiglib
Imper, prohib. | ^^^ ^, ^^^^^^
Infinitif. ["^"['L
Participe. juounn^ hiouon -
Participe futur, fuoulr^n^^ fuoutr^t.
yS GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
IMPARFAIT.
y^'**' Conjugaison.
INDICATIF CONJONCTIF
Sing, I t^^k\» f^Ctstt
3 firptb'^ ^^cbâ^b"^'
IP Conjugaison,
Siitg. I m^o^^ l^n^M'vb^i^M^b
2 uiqufjlp / '"qu'JiffybP* \ '"HfUStbP
3 luquyp j ui'luuiftiUPf ^1!Wh'
'"TIWHjb^i "'Vwtb'^
3 luquujîli \»'VfllB"ub'''J ""UHJstb'^'
IIP Conjugaison.
Sing, I P'anniJÊ P'nnaLanLh
2 p-ntËOiJtn P'nnnL^nL/in
3 P-nqfjJp ' P^^TH^IIP
3 p-nnnL.Kb P'annLuniJib,
IV^ Conjugaison.
Sing. I juoufrlt b'^''b3^b
2 fuouthn b'^"bs^bP
3 ^outp luoujt^tp
Plur, I mquifui^
2 '"^^bi
o
VERBE 79
Plur. I fuouçtuj» houhaf^ut^
3 fuDuirp' fuoujig^ltb
Les thèmes-présent élargis se conjuguent de la
même manière; ex.: luiunUr^j mêler; ^m^gmbbty
demander; ^mmbmbm^^ se familiariser; JbrpXb'bmÊ^
approcher; ^utiugbnL^^ avoir faim; ^^blbni.^^ jeter;
7£mbut^l_y eonnailre; iUrqmli^^^ pécher^ etc.
TEMPS GÉNÉRAUX.
Aoriste I actif.
1. AVEC LA VOYELLE AUXILIAIRE b AVANT LE^ CARACTÉRISTIQUE.
La plupart des thèmes-présent simples en hr ; ex. :
^/rp/r£^^ prendre, uftphj^^ aimer y — à l'exception de wifA^
dire^ i^f^mb^y savoir, ^lupk^^ pouvoir, qui prennent la
voyelle auxiliaire «i; — les verbes élargis en ïm,
lorsque ^i», au thème-présent^ est déjà précédé de &
(affaiblissement de m); ex.: JUrpXItbwi^^ approcher,
Indic. Sing, I l^ph^jt
Plur. I qbphrgiu^ ■
2 ^hphglt^, ^bpbgt^ IHur. qJrphgf^^
3 fbplr^lfb
Participe. t^P^S^*"! Part, prisent, qhpbQnti_^
t^pbgotj^
2. AVEC LA VOYELLE AUXILIAIRE lll AVANT LE^ CARACTÉRISTIQUE.
Tous les thèmes-présent simples en m, excepté
iniii^, donner, et ^«m^, venir^ qui ne forment que
Sq GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Taoriste II; tous les verbes élargis en ïm, dont la
syllabe d'élargissement est déjà précédée de w au
thème-présent; ex.: tuqui£_^ moudre^ i^mpXputbua^^
i élever^ monter,
Indic, Sing^ I *-f^g^
2 mqmalfp Jmplr, ^^g* tuqus
3 .wqnf'S
Plur, I tuqiii^iu^
2 tumugj»^^ ""Iju^t^ P/ur. uiqw^^^
3 iuquigpii
Pttrtidpe, mnmgbmt Part, présent, wiimgnqj
iuiiiuaon»
3. SANS VOYELLE AUXIUAIRE AVANT LE ^ CARACTÉRISTIQUE.
a. Les verbes qui ont pour dernière lettre radicale
un £r; ainsi, a) le verbe ^Irtuf^^ vivre ^ et p) les
thèmes-présent en ^hai. dont la syllabe d'élargissement
est précédée d'unp voyelle radicale, comme gAiij^irbni^^
jeter ^ font à l'aoriste I li^gf^y ^k^sl^^ ^^ suivent la
flexion du paradigme ^ A/iA^/« etc.
b. Des verbes avec consonne radicale finale, ainsi
les verbes élargis en *lmL^ lorsqu'ils forment un aoriste I
et que le *bni. est précédé d'une consonne, comme
lf»'*i-Ê^ remplir,
htdic, Sing, I u^
2 i_ghf Impèr, Sing, #Agf
Plur, I Uftu^
Participe Llf^^'L. Partie, prisent. inf"li IS^I*
VERBE 8l
Aoriste I passif ,
Uaoriste I passif se distingue des trois sortes
d'aoriste I actif énumérées ci-dessus par les désinences
personnelles passives et la voyelle de liaison passive m^
Indu, Sift^, I 'l^p^'^^'y
2 Ê^hphuuin Impér, Sing, qbnbvin ^ ah^
3 iJtIrphgtuL. pfrw^ 7^/>f >
2 ^hphguij^^ Mur. ffrp^^wj^y
q.6rp6raiupnL^ anrpèraïunnL^
3 i^/rp/rgutit
Participe ^h-pfrulriut Partie, présent qA-phgnq^
fbpk^go^
Se conjugue de même Taoriste I des thèmes-présent
simples en ^; fuoufti^^ fuouk^uMj etc.; autres exemples:
Aoriste II actif,
Indic, Sitig, I ^îuli^
2 ^uibbp Tmpir, Sing. ^uTb
Ptttr, I ^uMhm^
3 <;iu1&^1Sr.
Participe Çub&w^ Partie, présent <îiiA#f^,
Aoriste II passif ..
Indic, Sing. I ^lutinij
2 ^uibtup Impér, Sing, ^wb^p
3 ^ttibUML.
6
82 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
IHur, I ^tubuij^
2 ^uibun^, Plttr. ^tuhêuj^^
3 ^Uihuîb
ParHcipe ^mUbm^__ Partie, prisent ^uAn^, ^iiAo^
Futur I actif,
I. AVEC CHANGEMENT DU PREMIER ^ EN !/•
Les futurs des aoristes I numérotés i^ 2, 3 a p,
Indic, Sing, I f^p^^l»^
2 ah'nlruahu Impér, Sing, ahuhuaUu^
3 i^hfibuifl; ^lfgtlru^(^
Plur, I i^h^bugnu^ Plur, i^bnbugnL^
2 q.bpbu2t.g. ^pbuff^
3 i^nbugim abnbualrb
De même tuqmaha^ tunmuabu etC.^ PH'V'^sbSi pf'k^"'^
gbu etc.
2. SANS CHANGEMENT DU PREMIER ^ EN !/•
Les futurs des aoristes numérotés 3 <? a et 3 ^.
Indic. Smg. 1 /^^/»^
2 LSalru Impér, Sing, [^ggbu, l^g^p
Pinr, I /^^ni^ L^"^
De même libg^g^ k^aa^r» c^^*
VERBE §3
Futur I passif,
Indic. Sing, I t^P^g**U3
2 ^trQbugjtu Implr, Smg, ^h-plru^fu^
Plur, I t^bahugni^ Mur, t^bplrugnL^
2 ^irpb'u2b^ t^hplru^^
3 i^hpbugpb ij^irph-u^Sit
De même htou&atuja^ ""I^S'HISi IP'HJB ^^^*
Fu/ur II actif,
Indic, Sing, I ^un/ltu
2 ^uili^bu Implr, Sing. ^mbglru^ ^uib^jtp
Mur. I ^wbi^ttL^ Mur, ^mbgnt.^
3 ^uwalïïb ^uwalrb
Futur II passif,
Indic, Sing, I ^iûbuntf
2 ^umIê^Jiu Implr, Sing, ^wltgfuy ^utlt^t'p
3 ^lulylt ^lu'hffp
Mur, I ^uibanug. ^uîltgnt.^
2 ^lub^^ ^utb^b'^.
3 ^Êubgfib ^uÎLgpt
84 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
B. VERBES SUBSTANTIFS.
L'arménien a quatre verbes substantifs: Zr^, ^n^^
être, ifi'lii_f ^q!^l»i_, devenir ^ fieri.
^L ^^ iP'bL ^^ ^^^^ ^^ ^^^ verbes auxiliaires^
pendant que ^ ii^ et lrqtuLlti_ expriment^ Tun la notion
d'un état (l'espagnol es/ar par opposition à ser), l'autre
ridée d'un devenir (ytyv6<r6ai). tiiutbli£^ est cependant
employé . aussi comme . simple verbe auxiliaire à
l'aoriste et au futur, oii il remplace les temps man-
quants de A-^
I.
Ir^
PRÉSBNT.
Ifidic, Smg,
I kiP
Conjonctif ^^^^
•
2 bu
ta^"
3 t
. ht
Plur.
I kt^
3 Aï ,
Tntpér. Sin^.
%/.i r
Infinitif
^L
But,
f*. *p"'t*
Partie, futur Jrtna
b^i^e.
df/»
»*-f
IMPARFAIT.
Indic, Sing,
a ttp
3 tp
Conjonctif
batb
batbp
,bate
Phir,
I t-^
.
/j^tui^
m
3 tfi-
batb^
batb^
VERBE
«S
n.
^"L
PRÉSENT.
Indic. Sinç.
Plur.
Ittfiftiiif
Indic. Sing.
Plur,
I q-mP
Conjondif
qnLffhiT
2 ^.rifi
qnLvhu
3 ^y
q^Lgt
I q-nJ^
qjtuiflrtl^
2 'ly^
t'"^t^
3 '/"^
qnLnIïïb
Ï'VL
Participe
IMPARFAIT.
ty"i.y ty*!.
^ f 7/^
ConjoncHf
Manque
2 ^^^^
3 ^yc
I ^n,iii^
2 i/iy/i.!»
5 typ'
III. ^^/y-
PRÉSENT.
Indic. Sing,
I ^b^J
ConjoncUf
[t^sK
2 ifiihu
itH'd'"
3 ibl't
if^ht
Mur.
I ^.7f i[^
àH'sl"^
•
2 ib'^t^
ilftab-^
3 #^ï
ijfbs^
Impér. Sing,
1^ /Z»^/»/»
Plur,
Jfi iPi^^
Participe
iflmq^^ ifitoq^
Infinitif
itHi , //''^
hi Partie, futm
' ifi»^i"ni ifi'h
S6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
IMPARFAIT.
liu^, Shtg. I i&itt ConjoncHf Manque
2 ^k^Q
3 i&'tQ
3 iptt'l'
AORISTE.
//;*//r. 5*«f. i^p Participe [buii^, [t^^'L
FUTUR.
2 ^^/^« ImpéraUf [bi^p, [^tî^Py
3 ^^A ùai
Mur, I //r^ni.^ /Z»^"^
3 ibal^ ibal^
IV. IrquAffl^
PRÉSENT.
/miic. Sing, I hq^bl^tr Conjonctif irqiublijliJ
2 lrquilt[iu lniiuL[i^liu
3 trumbft hiimhligli
Hur, I irquthltJ!^ ^1!^bat^
3 kquilipi btltulifig^
VERBB 87
PRÉSENT.
Impir, Sing. lip bqîubftp Infinitif IrqiubhÊ^
Hnr, Jf hijmbji^ Partit, futur irquilt/rinif^
bntublri^
IMPARFAIT.
Indic, Siftg, I bqmbi^lt Conjonctif Manque
2
hniubt[tp
3
fnjutbf^n
riur.
• I
Intutlil^tuj^
2
frqtulitli^
3
tr§juib(^[îb
AORISTE.
Sing,
I
A^^, hquij
2
bqbp Impér. Sing,
brq^p
3
IniL
•
Piur.
I
trtjui^y irithriu^
2
^'[t^^ ^IJ^J^ ^"*''
Iri^nni^
3
h,^%
Participe
Arijliriu^
FUTUR.
//uiic, Sing, I ^'[t/f^ bn^gliJ^
bq^ÊftnP Impér, Sing, ^^'itlt'l't
3 ^^qtit tribat
Plur, I bi^gni^ bt^gnL.^
3 ^nkal^ ^qbaP'
88 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
C. VERBES IRRÉGULIERS.
Il n'y a ^ qu'un petit nombre de verbes qui, dans
la formation des temps et des modes, s'écartent des
règles générales tt particulières que nous venons
d'exposer. Ceux-là seulement peuvent être considérés
comme vtrâes irr^uliers. En voici la liste:
I**. De la première conjugaison.
tunitir£^^ /aire, aoriste tupuiplt^ impér. sing. mpuî, plur.
ttipuipff^^ futur UÊftmpjig^ mniuuijhu etc., avec
changement du second p en u.
jutiùibi^^ se lever y aor. jmnJru^^ impér. sing. m^^, plur.
"V/'"^ et Jlup&pilL^,
TSuibuÊ^^^ connaître^ aor. S-uîliArtuj,
[ulr^^ attendre^ aor. ^i.ui/, impér. sing, /fli./f, plur.
[nLMtjj^ et j^LtupnL.^^ futur [ni-uijg et ing.jtjlFJl\
forme aussi régulièrement l'aor. [ulrgh,
^mplj^ttibhi^^ frapper^ aor. ^mph* ,r
ni.mbijf manger^ emprunte ses temps généraux à une
racine l^bp] aor. ^/r^/r, futur litrphg et 4^*%/^»
aussi libpft^bj:
p^tl_^, àoire^ aor. utppl», futur mppjiij] forme aussi
un aoriste régulier pJù^b^l,,
2**. £>e la seconde conjugaison,
fuif_, Zfeniry aor. Ir^fi\ u»tu£_^ donner, aor. kmnt.] voyez
le paragraphe sur l'aor. Il, page 64 et sv.
puiiLùtuL., lever, aor. puip^ft] t^iunUsiuj^^ revenir, aor.'
tlMipXiuj\ de même les composés de ces
deux verbes, ex.: uiJpiun^iu^^ élever, aor.
iuifptupih»
VERBE 89
/rpP-iu^^ al/er, aor. infiy et ip^wj (d'une racine inf),
impér. ifpP-^ futur irpP-iy^ et IrpPf^&j:.
3°. Z?^ ./tz troisième conjugaison,
hpijLbnt^, jurer, aor. Irpq^nLJuy^ impér. kii^nL^p^ futur
tuiùinLi^^ recevoir f prendre^ aor. ui/iA.
Peut-être Timpér. aor. ijf^w^, ^w, ^n^f^, â^iV^^r, et
rimpér. futur t^nt^gHu et ^n^^^.
4". Z>tf /rt quatrième conjugaison,
mulbjti^^ conduire y aor. mwpuij ^ impér. mm^, futur
uiiunuua^ miun^hu etC.
"^^tu ^^^^-^j emprunte ses temps généraux à une
racine ^"'Lî ^^"^^ i'"IlVy ™P^^' 4"'Z_ ^^ 4"*»
futur l^iu^iujgy k"'L9by ^^^* -^^ même les
composés de ce verbe, ex. : ^ii^ni^fii^y recevoir^
. aor. i^^uiiutj avec chute du ^ devant ^ui^uj^
VL INDÉCLINABLES
I. ADVERBES.
La langue arménienne n'a qu'un très-petit nombre
d'adverbes primitifs, comme n^ (^ préfixé au mot
qui suit), non, ne pas', wjn, oui.
Nous trouvons en arménien des adverbes formés
1° Avec des pronoms {^) (adverbes de lieu):
a. Formations avec ^, qui devient m après u\
ex.: iif7ff^^ là, de utjl»*^ uium^ ici, de tuju\
(i) Bopp, l, c, t. II, p. 407 sv.
90 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
»
b. Formations avec mfi] ex.: uâfm^, de là-, UÊuml»,
dUci', HLumfi^ d^où (du pronom interrogatif n), nLuia[i^
sous la forme ncifui, entre dans la composition d'autres
adverbes pour exprimer la provenance; ex.: tuumnL.um,
d ici'y un§h.nLum^ unbnLuuiy dc là, 7> atuanLum^ de lotn,
jiujÊnLum^ d ailleurs', jbnlîUnLum^ du ciel\ wnmiu^nLMiny
du dehors \ *^ ^^nuam^ d^en haut y tic;
c. Formations avec px hl^^ au; mht^n^ là; unup,
d. Formations avec ^tt Sût ni.pk^^ ncplrSù^ quel-
que fart; tppt^, hp^bSL^ quelque part^ et aussi
quelquefois; nLumlr^^ nt-uinhilù^ ici, là, d^ici, de là.
Les éléments formatifs ici employés, y., m, ^i, .^»,
ijffi, sont d'origine pronominale.
2** Avec des proîioms eti composition avec des sub-
stantifs \ ex.: mjà-d\ pour iajué-md\ viaintetuint , en ce
temps ; jnpt^iuJ^ quand, en quel temps; iujuiqt", de cette
manière; jnniutu ^ de quelle manière; uyiuit" , d!*une
autre manière, autrement; âuju^iji^ tant, autant, etc.
3° Avec différents cas du substantif; ex.: [iw^/i,
bien, gén.-dat. de pmp^ force; quipqjiu, maintenant,
accus, de fii/i«^^, présent; Y# dmuhk, eti partie, abl. de
dùiiâh, partie; iuJIrhLl»J^^ tout-àfait, instrumental de
tuJlFbiujb^ tout,
4" Au moyen de syllabes formatives adverbiales parti-
culières : ptup^ "^t "U^, buib^ etc., qui sont en partie
les mêmes que les syllabes formatives adjectives; ex.:
^h^mmptup^ avec plaisir, de ^tr^m ; utulnuuni^^ brièvement,
de uuiiput-; ^nJr^buijb^ ^aJrglnub^ secrètement, de in-tt,
atun doit être rapproché de ^bnlrt^ porter; le «- de n«-*P,
de l'instrumental jl, p.; ^, ainsi que le *b de uub^ hulb^ sont
d'origine pronominale.
INDÉCLINABLES 9I
2. PRÉPOSITIONS.
Les prépositions se divisent en trois classes: i°
les prépositions inséparables; 2° les préfixes, et 3°
les prépositions proprement dites.
1. Les prépositions inséparables n'expriment plus
qu'une notion avec les noms ou les verbes auxquels
elles sont juxtaposées. Beaucoup d'entre elles sont
employées aussi comme prépositions au sens propre
(3* classe).
En voici la liste ('):
vub privatif (lat. /'«-), devant les labiales u»d\ rare-
ment iiiYr, employé surtout au commencement des
composés possessifs et déterminatifs ; ex.: lu^iui/i, non
mariée, sans mari', wb^uup^ orphelin, sans père; utJl,
puipjt^f injuste', uibtf.f^m^ ignorant,
luiq et uiuiui^ lat. abf grec àno; muitu^np&^ inoccupé;
iiiii^fiff/iiyc/, impatient', mif^irL^ , stupide.
uiputy au dehors y lat. extra*, m^mmum^dlub^ banniy
cJuxssé du territoire {uwu^Jùîb^ frontière^ limites)', mpmui^
F^/^^L? ^^P^^'l^^ (^^ dehors).
f^vuî^y ensemble^ lat. cum-, ^uniuikuijb^ unanime (iuu/by
voix, son); piut^q.plri_^^ composer, mettre ensemble»
pu^, deliors , loin', j^iu^m^mJiMnLp-\tùi ^ désaccord,
dissonance', ^im^uf^uf^r^^^, s^ éloigner, s^en retourner,
'/V> ^'^ haut, sur y aussi très, beaucoup*, /^Apifif^m^,
très-renommé', ^hiHUÊ^piri_^^ élever,
'l^^l'i ^ ^^ //<i^<f de (lat. pro, vice^ loco) ; i^h^mltnLlty
pronom', puis àvr/', contre, i^trptu^fiutnnuy Antichrist:
lïïbp-y SOUS', trbp-uiinLJibbwuj^ sublunaire, qui est sous
la lune', MfPimniif^^ souscrire, signer.
(i) F. Windischmann, /. c, p. 39, sv.; Cirbied, Grammaire de la langue
arménienne, p. 124, sv.
92 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
^Ay devant les labiales pj^ dans y m, év; ^mmUfiy
u qui est dans la maison, domestique; ^fiq^'i_%
plonger»
£uut^ selon, conformément à', pumuîbXLff^^ prendre
sur soiy endosser [uIuXl^ personne); pumJiuuiib-uy, selon
la part, en partie.
^111^, contre^ contra^ àvr/'; ^uifiiuii.gtuL.pitût^ opposition;
^lu/^tuifiupmj adversaire; ^tuij^iUf^pXji^y se tourner contre,
iopposer,
^uêJ^ avec, cuni, criv; ^uiJitij^iuJ^ qui a la même
volonté, qui est d'accord; ^uiJiu^inu^, vivre ensemble;
^mdlhitiùi^ du même nom, homofiyme,
"^^^Mj^ sanscr. «prâ», avant, en avant; ^piuinuj/f£_,
commander,
iftufi, sur; tltu/iuiéXji^ cavalier, celui (jiii est sur le
cheval (m^^); tHu^tui^pir^, inscrire (écrire sur).
jilriii, derrière, après; jbin^pm.p-l9Lb, postscriptum;
jtrmui^iuph-^, repousser,
%tulu, avant; *liUi^m7SlmnML.p-jiùi^ prédiction; *huihiut^
Up, dans, dedans; UpJuipSùnLb^ incarnation; %lrp^
S-ui&i^b't, enterrer,
^S^j^jJ^wf , sanscrit «nis»^ /lors, dehors; *i*iiilr^, %J^q.lr^,
banni,
"*1>j«.saïiscr. «ni», en bas; *hum[i^, s* asseoir, s^ établir^ du
sanscrit «sad», sedere,
2UÊp^ avec, ensemble; i^p^^ipiri^j mettre ensemble,
composer,
ujbàm, sanscrit «prati», contre; upuml^hp^ image, prp-
prementN( contre- façon» .
upup^ sanscr. «pari», gr. itBpi, autour; uitupuit^mhi^,
regarder autour de soi.
INDÉCLINABLES 93
ilfwp^ sur, dans, puis de nouveau, comme le re latin
dans revertere\ ^^vn^nd^j^Lii^ suscription] ilhpm^b-pltj^,
5^ élever \ il&pui^n^i^^ rappeler.
mptuiT^ comme dia dans diamètre; mittuJiu^i^^
diamètre,
f^utt^^ avec, <rvv; i^w^'ùnùi^ synonyme,
i^njuj au delà, à la place de, lat. trans et vice, proy
loco; Êpnftiiu^lrpuih-i^^^ transformer, changer; i^nfutuphplr^^^
transporter; ^n^iu^^iMi, vice-roi; i^n^vup^utjmA^^^ vice-
reine.
En recherchant Vorigine de ces prépositions, nous trouvons
qu'elles correspondent en partie aux prépositions du sanscrit.
On peut même dire que toutes les prépositions empruntées
comme telles par Tarménien au sanscrit ont pris la forme et la
signification de particules inséparables. Les autres prépositions
dites inséparables sont des noms primitifs, dont les uns sont
encore employés, bien que rarement, comme tels, et les autres
réduits à Tétat de particules inséparables.
2. Les préfixes servent à former certains cas ou
à en préciser davantage la signification. Ce sont ^
et '^ (j avant une voyelle).
3. Les prépositions proprement dites sont des ad-
verbes qui s'ajoutent aux cas des noms et des pronoms
pour en préciser le sens, ou pour exprimer plus
clairement qu'il ne pourrait Têtre par le cas seul le
rapport entre la notion du verbe et celle du régime.
Il ressort de cette conception des prépositions au
sens propre, qu'elles ne régissent point le cas et ne
sont point régies par lui, mais que cas et prépor
sition tout ensemble expriment quant au sens une
notion unique. Cela revient à dire qu'une seule et
même préposition peut être construite avec des cas
différents.
94 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
A Texception de *[i (j devant une voyelle), dans,
sur, et de ^, à, vers^ ces prépositions sont des noms
primitifs devenus adverbes, les uns encore en usage
comme substantifs, les autres n'étant plus que d'un
emploi adverbial comme prépositions.
Les premiers, qui n*ont pas encore perdu leur
valeur de substantif, se construisent avec le génitif
lorsqu'ils sont employés comme prépositions, à moins
toutefois que la notion inhérente à la préposition ne
trouve son expression plus constante et plus précise
dans un autre cas; p. ex. ^iubq.lrnJi, proprement vête-
mmt, comme préposition avec, se construit avec
rinstrumental qui rend mieux Tidée à exprimer. Les
formes prises par les noms en devenant prépositions
sont très-diverses et fixées par Tusage.
Voici quelques-uns des noms employés comme
prépositions:
ilutub, à cause de, concernant, dinfuuMÙ^ iftnfumhtuli^
à la place de, pour; ^hp^y^ sous, au dessous de\ ^ji
4ÈfC^ *b 'H'^CUt 7' 41' ['Vf ^^^^» ^^ dessus de; *[§ i/t^,
*t 'iipt ^l^^y ^^ milieu de-, q^tm^ ^[t^ apres^ à la
suite de; 'ji XhoLb^ par^ au moyen de; tui^uifuiL^ jiuqut^u^
à cause de; wa-tuf^^ devant, en présence de^ etc.
Les noms qui comme tels ont disparu de l'usage
et ne se trouvent plus employés que comme prépo-
sitions, sont en petit nombre. Plus fréquemment que
ceux dont no'us venons de parler ils se construisent
avec différents cas, et par conséquent leur signification
ne peut être déterminée a priori d'une manière exacte.
C'est la pratique de la langue qui seule pourra ren-
seigner sur leur valeur exacte et les cas avec lesquels
ils sont ordinairement construits.
INDÉCLINABLES 95
Voici les plus usités:
uirt., avec le génitif-datif, pour y auprès^ jusqtià\
avec l'accusatif, virs\ avec Tablatif, </<, loin de\ avec
l'instrumental employé dans le sens locatif et temporel,
mil. sert à répondre à la question ubiy quatido.
pUq^^ avec tous les cas, à cause de, dans, avec,
contrcy par y verSy sous, etc.
pumy avec gén., dat., accus., sur, après, selon,
dt^lp.^ avec gén., dat, accus., jusqtià.
3. CONJONCTIONS.
Les conjonctions servent à relier ensemble deux
ou plusieurs mots, deux ou plusieurs propositions
ou phrases, en exprimant le rapport qui les unit.
Les conjonctions arméniennes sont les unes primitives,
les autres dérivées, d'autres encore formées par com-
position. Voici les plus usitées:
/l, ct\ L — Al, et — ci*, »i^ill"iijt' — «(/L^> ''^^ seulement
— mais encore; l^mj^ ou; l^uiiP^t^mJ^ soit — soit; uni.
puygy mais; utu^uijb^ cependant; /T-^, que, ôt/, souvent
pléonastique, sert aussi à reprendre et à remplacer une
conjonction précédente; ^, car; kpuÊ%lf /^f, [i^t /^t, /
/i^/ii., n^, ©2^, ///// à Dieu que, utinam; ^ui^^, ['Jr""
êIuêuL^j parce que; nLuml», pour quoi, pour laquelle
cause; IrP-ty si; J^uyb /^^, pourvu que; ^, ^n^, ^fif^ «*^ ''^ A
que; qb^, t"^3^y ^ /«^r que^ ne; ^p^, fUT^y comme;
p-tu^im^ quoique; lunju^wb^ ^i^tL, avant que; ^m,
après que; gnp^u!b^ ^i^i^n., tant que; J^iL^ aussi
longtemps que; ^, ib^pti po^i'Ç^oi, etc.
g6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
4. INTERJECTION.
Les interjections sont des cris naturels qui expri-
ment Tadmiration^ la plainte^ la joie^ le désir^ le
mépris, rhorreur, la menace, l'encouragement. Voici
les plus usitées:
Exprimant le désir: m/^, o^; — l'admiration: n,
"'Lj £""^^> 'l^ZJ — ^^ plainte : n n , «^ n^, «^ i?^,
«* '> 'I^t *" '"f uiAunUy utq^m^ iULtur/y bqnt.L * — — la
joie: ^'^, «S „S; — le mépris: ^^S, «S, jf^,
^£5c.» *^'> t'î — '* menace et l'horreur: u»j\ ntl_^^
l'Z^f '"jff "frî — l'encouragement: tûqt, ^uiu^iu^
o^, ^ju, etc.
MORPHOLOGIE
B. FORMATION DES MOTS
I. FORMATION DES NOMS.
Abstraction faite des nombreux mots arméniens
qui ne se distinguent en rien de la racine, ou ne
s'en distinguent que par des voyelles auxiliaires
euphoniques, p. ex. les interjections, les adverbes
priniitifs, les noms de nombre, les pronoms, les
prépositions et les conjonctions, beaucoup d'adjectifs
et de substantifs, — la formation des noms a lieu,
en arménien, de deux manières: 1° par suffixes y ou
2** par composition»
I. FORMATION DES NOMS PAR SUFFIXES.
La formation des noms par suffixes s'opère d'une
double manière: elle t,%\. primaire lorsque -l'addition
de suffixes (suffixes primaires) à la racine produit
FORMATION DES NOMS 97
des thèmes nominaux; secondaire ^ lorsque Faddition
de suffixes {suffixes secondaires) aux thèmes nominaux
produit de nouveaux vocables.
Les suffixes primaires et secondaires se confon-.
. dent souvent, et il est impossible de les distinguer
rigoureusement les uns des autres.
Comme suffixes primaires nous pouvons citer:
les racines pronominales a, ta, ya, ka, na, etc., aux-
quelles il faut joindre m, ^, 4, ^, ^, «Wi, ^^, ^^jp'^
"-^fpt^ él<$ments d'origine pronominale que nous avons
déjà étudiés occasionnellement comme servant à la
formation des pronoms; ly., m^, ^, ^, iffi, de la même
origine, comme servant à la formation des adverbes;
^, nq_^ ori_^ n^, [t^ A^"*^, comme éléments de formation
de rinfinitif et des participes; ^, comme élément de
formation de Taoriste I, du futur et du conjonctif.
Quant aux suffixes secondaires, nous avons' déjà
parlé du suffixe du comparatif, de ceux qui servent
à former avec la racine numérale les différents noms
de nombre, et de quelques suffixes adverbiaux.
Les autres suffixes primaires et secondaires peu-
vent être répartis dans les classes suivantes:
i**. Suffixes qui servent à marquer la provenance
et la descendance, l'appartenance, la qualité de
memljres de sectes, d'écoles, de partis, etc.: /mi^, IntHi^
/', ^/'» «"4. 'z/'j "«^4» -^« "u^^i t-^y «'^'-p» 4"*» "''^*
Ex.: ^^lufiirP^hruy ^ le Japhéiite\ ^ujl^buMb^ V Arménien;
^lurm-h^utali ^ le Chaldeen\ ouM^tmjpjul^mb ^ le citculin;
dtùh^t^hg^^ le manichéen; jnùitutiwb^ g^^^y tuu[iuilj^wb^
asiatique, etc.
Le suffixe ^ft se rencontre le plus souvent précédé
de la voyelle de liaison m, sous la forme w^^. Les
7 •
çS GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
formations en gjt font au génitif ^L.nj et suivent la
déclinaison-voyelle en n.
D'autres suffixes appartenant à la même classe
s'ajoutent aux noms propres pour en former de
nouveaux; ainsi ^&%^ ^t\ /j^irb^ ^/J^, tP^^ [i^y t^i
niJrÊ etc.
2. Suffixes' servant à former les noms d'endroits
où certaines personnes se réunissent ou vivent réunies,
de localités où certaines choses se passent: umtub^
na^ uibng^ ahngy iMtb^ '"'A» pitt^f Uâb^ hiub^ lub^ butiiy
hy ni-Utf nLpi^'^ ex.: ^^unuÊumuiby Arménie', ^hLÊubii.tubng^
hôpital) \t^Lj»ub^ auberge; iluêpi^tRiji ^ jardin planté de
rosiers \ ^uytub^ l^uybuib^ séjour; op-uibng^ op-hiu/^^
op-ln-tulij oPirtljub^ oP-iuptub^ logis, etc.
3. Suffixes qui, ajoutés aux noms de fruits ou de
fleurs, donnent les noms correspondants d'arbres ou
de plantes : Irb^ et ji ; ex. tljup^^ rose, ^pt^lrb^^ rosier;
&lipmb^ abricot, <puîblrbji ^ abricotier; l^mufii^ gland,
iuii^ltf cÂene, etc.
4. Suffixes pour former des noms (substantifs et
adjectifs) qualificatifs :
a. D'une valeur générale et n'exprimant point une
notion déterminée: uy^ h-ty^ jtb^ "ut*^» '"kt tit "^k*
^ufb^ iub^ q-uif>^, ^tty /», IJt "S "*"> "'"A» "*-'"> *-*"^»
fr^, ^ibi ^/'> "^tf ^"^h ^t* "^ti "^f ^* "'^9
w^nj, mirni-, nuui&y nuui&nj^ "'-pti ^"'f> '"'-"Pyi/ Ctc;
ex. : »uumnL.ui&^ Dieu, u»umnL.m&%uj^^ divin ; ZjHiky Halk,
^uyl^buib, Haikanien, Arménien; wp^uy, f^oi, uin^nÙMJt^
royal; hdtuum^ intelligence, j»dtuumnùi^ ftdtuuwUmutn^
(x) iULnn correspond au persan n\^ de ^<^J9*.
FORMATION DES NOMS 99
intelligent^ sage-, ifitun.^ gloire, ^mnjunjtft^ glorieux', S^mlk^^
rivage (de la mer), &nilhr^pli^ riverain, etc.
b. Sufïïxes donnant les adjectifs des noms de matière:
Ifiii'b et ^1; ex: tRupilIfii^ corps, daîp\9tlrt^t^ corporel-,
milili^ or, militnipi^ (Vor) ifmikt ^^^y tRu^htit'l'i de
cuir] uift&iuP^^ argent, w^t^uiP^ji^ d^argent,
c. Les suffixes zCuA, «Afrm, é-nm^ ^m forment des
adjectifs exprimant une passion pour quelque chose;
ex.: iJ^A, la femme, l^buÊl^tubj qui aime les femmes',
uijuuiy vice, luIuiniutZ-tin ^ vicieux ; ^njtLjt^^ disputer,
itnjnL-tUfhnm^ dtSputeur', unuiLîùhhi^ baiser, uimtijjnm^ çui
aime les baisers,
d. Les suffixes m^^ et 2b donnent des adjectifs
qui expriment la forme et la figure; ex.: ^dtunÊj.^
en forme de pierre, i^Ji>*MÈ2ht allongé, de ^d\ pierre, et
^iyîr#, long.
e. Les suffixes truij^ butb^ k^^y "ifi* "(fiti 1^9
"UP'i /'» ty iji ypiy "pjif nftjib^ "p^'^i npfilruij Servent
à former des adjectifs exprimant une idée de temps;
ex.: tlji^pbrtuj^ de midi, qui a lieu à midi; f/^^/»"/^^,.
nocturne', ^ltbq.tuilbiub^ de cinq ans', ^Qb^oftlnuj , de
quatre Jours-, kplr^nj^ ^p^i"Up'ty ^^ ^^^^^ ^^^'
f Suffixes donnant des diminutifs: wij, njt^^ mJi^
/fij, jili^ /riMiJ; ex.: Ïtiul, navire, ^im-uii^, nacelle', wjp^
homme, tujftnLlj^^ petit homme', ii.iuiCb^ agneau^ q.usnit^^.
agnelet, etc.
g. Les suffixes miir, ni.^, Êi.ui(t^ é-tm sont privatifs;
ex.; ^iif//>y tête, &îujpuam^ sans tête', u^p^ homme (vix),
uMjftntj^^ non viril', fnjUy lumière, ^nLuwqiupy privé de
lumière^ aveuglé', /u/»/^, esprit^ julr^tuJ-tmf sans esprit.
7*
lOO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
•
5. Suffixes pour former des noms d^ action abstraits.
Les plus usités sont: P/u.^ (toujours avec la voyelle
de liaison ««., ainsi nt-P-Jiùf), qui devient m en s'ajou-
tant aux racines dont la dernière lettre est u, et se
change en ^ après les racines qui se terminent par
% et ^, mais en gardant toujours hl, ayant «, ^, p^
comme voyelle de liaison ; mu, Sù^ m&^ nnuS^ nL.m&nj^
w\ nùi^ njP^^ oP^, «if «4, «/^, nLtf^ o^, ^, //.^, etc.; ex.:
a.tuqJhL.p-jii%^ multitude^ ^uiinLum^ arrivée, ff-nnni/nLnn.^
réunion^ assemblée; ^ml&um^ louange) fitRuum^ intelligence-,
h-pi^jn-îRÊ^ serment; ^^hlO^^ plainte; hpLyP-^ appari-
tion^ etc.
6. Suffixes pour former des twms d^ action concrets:
l'Ly n'^L* "'4» ^'"iy hky ""^k* 4"*^» 4"*> k^U^ •"^'» ^'*lh
ui&^ lrpjiJ\ npi£.^ uiLnp^ V»MiiJ; ex.: «/*^/"«/'^, haptiseur;
"""-fo-j ^^^^^^^> *t"P^l'Li l^l^l^^^'y ""«-"'•^'^» envoyeur;
lrpq.»u[i^ chanteur; ^^uiïr, souverain; tluipnptg.^ travailleur;
•llrqmLnp^ pécheur; juoubut^^ médiateiéry etc.
7. Suffixes qui donnent des noms d'action d'in-
strument: ny, /i^, o/ii/^, ^ /i^, /'^, 4/', 4/'.^, «^, «i"/««4»
iiL^^ii^; ex.: ^/i/i^, '/rf'^. ///////^ (i\ écrire); f^ii/rJ^/f,
^npir^i^^ outil; %nL.uMqjupiub^ Uvrc de chant; tutumpnLiu/tj
voilcy masque; etc.
8. Le suffixe le plus employé pour former d'un
nom de chose un nom concret, comme jardinier^
portier y est upuli\ ex.: upupmiii^^ jardin^ upupw[ui»piùu^
jardinier; qjntJLb^ porte, tijCbiuapuli^ portier; uyqL vi-
gnoble, uMji^bupub^ vigneron; dtupq^, frontière ^ marche,
JiupqupÊib^ gardien des frontièresy marquis^ etc.
FORMATION DES NOMS TOI
2. FORMATION DES NOMS PAR COMPOSITION.
On retrouve en arménien les six classes de mots
composés du sanscrit. (')
a) Composés copulatifs.
Les composés de cette classe présentent deux
substantifs, en coordination Tun avec Tautre et réunis
par II ou ni.\ ex.: tumnL.k\i^ homme et cheval, cavalier \
lTiLdhi.m^ sortie et entrée y dépense et recette-, h-tLif^
montée et descente.
Les superlatifs formés par redoublement du positif
sont des composés du même genre: Jb-&tuJb-&^ très-
grand; 4iy'li^'L} t^ès'vite.
b) Composés possessifs.
Cette classe comprend des adjectifs ou des appel-
latifs désignant celui auquel appartient ce qui: est
exprimé par les différents termes du composé. Il faut
toujours sous-entendre l'idée d'appartenance.
Le second terme du composé est toujours un
substantif ou un adjectif pris substantivement; toutes
les parties du discours, excepté le verbe, la conjonction
et l'interjection, peuvent former le premier terme.
Ex.: i/ui^^uii^^^iu, ayant Jorme d^ homme; ^pq^uiii.ijb^
ayant coulmr de rose; ^wl^yy", ayant ferme espérance;
^uiuatiu^iuanL^^ ayant le bras solide; h^l^mj^^ ayant deux
maris; U^limtf^imul^^ regardant par deux ouvertures.
(i) cf. Bopp, Gram^ comp,» t. IV, p. 344, sv.
102 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
uynjuiL^ ayant une autre forme \ wjlt^i^^ ayant cette
mesure \ *hnJbXu»Jb^ ayant la même voix,
tubiu^^ sans peur\ utb^uijp, sans père, orphelin \
uiuiui^pir^ ft ayant pas de travail^ inoccupé) mupué-njé-^
n* ayant pas de patience^ impatient.
Aux composés possessifs dont le premier terme
est un nom de nombre, il faut joindre tous les ad-
jectifs de temps dont le premier terme est uii nom
de nombre et le second un adjectif formé de wd^
année, ou de o^, Jour: iuJInuj^ tuJhrutb^ ^C^"Uf ^*^-
Ex.: ^[l'bq.tuJIruy^ de cinq ans] ^pb^ophuif^ de quatre
jours, etc.
c) Composés dêterminatifs.
Dans les composés de cette classe, le terme final
est un substantif ou un adjectif qui est déterminé ou
décrit par le premier terme; celui-ci peut être un
substantif, un adjectif, un nom de nombre, un pronom
ou une particule inséparable. Ex.: lpM^u»mu»fR»^ dent
de lait-, ^ItuuMtnup^^ demi-homme^ semivir; ^ppnpq.utuitrui^
tétrarque; mtuubuiu^tuty décemvir; Jkpiuqhlnuj^ de notre
nation; iubq.tiny ignorant.
d) Composés de dépendance.
Cette classe forme des composés dont le premier
membre dépend du second ou est régi par lui, de
sorte que le premier exprime toujours une relation
de cas oblique. Ex.: Jtupq.unnu^^ homicide; tu^mtup^
u'ilP'nL.p-liLb^ construction d^une tour.
FORMATION DES VERBES IO3
e) Composés collectifs.
Le second membre de ces composés est un sub-
stantif et le premier un nom de nombre qui le déter-
mine, comme en latin biennium^ trinociiutn^ etc. Ex.:
hpliiud^^ deux ans, biennium; ^uin.lrtud\ quatre ans y
quadriennium, etc.
/) Composés adverbiaux.
Le premier terme est une particule, le second un
substantif; tous deux ensemble forment un adverbe.
Ex.: *^i £!iii^, dehors y loin \ ^^[i^ après; ^pq.[tu^ main-
tetiant etc.
IL FORMATION DES VERBES
La formation des verbes a lieu, comme celle des
substantifs, par dérivation et par composition,
I. VERBES DÉRIVÉS.
En arménien il n'y a lieu de considérer comme
verbes dérivés, quant à la forme et à la signification,
que les verbes dénominatifs. Ceux-ci se forment des
noms (substantifs et adjectifs) par addition de la dési-
nence infinitive précédée, soit des voyelles caractéristi-
ques de conjugaison w, h y ^, (jamais ht), soit de la
syllabe mhm^ affaiblie en Ubui^ qui sert tout palrti-
culièrement à former les dénominatifs. Il faut bien
remarquer cependant que tous les verbes élargis au
présent en luViiii, /Am, ne sont pas dénominatifs.
104 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Dans beaucoup de verbes de cette forme, ^m, *hb sont le
fta de la IX« conjugaison sanscrite, tout à fait comme le Vint,
d'une partie djcs verbes de la III« conjugaison arménienne
correspond au nu de la V« conjugaison sanscrite.
Ex.: irtuqp^ le rirCy &mqpbi^^ rire; S^pà^ proche^
JtrnXIrbuiiy S approcher; junnjum^ hautain, funnluanu^^
être hautain; ^m%ùl>\%, appartenant à la famille , ^imm^
%u!bmi__, devenir membre de la famille ; S^un^^ pointe,
^iuahi^ devenir aigu, apparaître, ressortir, etc.
Les thèmes-présent élargis en ^, Ib^ ne peuvent
être que par la forme, non par la signification, regardés
comme des verbes dérivés, savoir comme des verbes
désidératifs répondant aux verbes grecs en /(7/cco; en
comparant ^«u^^/^, f^^^^t ^vec fiuluntMm^ fuite;
^^L'^L^'ll'Ly ^^^''^^''^» ^vec ifiifilni^, ^'/»4/"-'^, crainte, on
verra qu'il ne s'agit point de verbes désidératifs.
2. VERBES COMPOSÉS.
L'arménien nous présente des verbes composés
de trois manières différentes.
1. Un grand nombre de verbes s'adjoignent comme
préfixes des prépositions inséparables, et les deux
mots réunis -n'expriment plus qu'une seule notion.
Nous avons donné beaucoup d'exemples de cette
formation au chapitre des prépositions (p. 91 sv.).
2. Les verbes intransitifs deviennent transitifs,
et les verbes transitifs deviennent causatifs par com-
position avec gnLgmbln_^ montrer, déclarer, représenter,
La composition a lieu selon le mode suivant:
gnLgiulih-^ s'ajoute tantôt à la forme nue de l'aoriste I
et le premier ^ se confond avec le ^ de l'aoriste.
FORMATION DES VERBES I05
tantôt à Taor. II, c. à d. à la racine pure du verbe,
et alors le premier g^ de ^«rL^ui^A^ tombe. Ex.: iwfl
ptubtu^^ être fort y se fortifier^ aor. I utdpuig^ mJpw^
ifntijtubffi_^ rendre fort y fortifier \ [ulri^y entendre^ aor. I
^i/j^, fulr^nt^Êu!ilr£^^ faire entendre^ P'»ufil»i_y se cculier^
aor. II /?-iii^, PuÈq^nLgiubirf^^ cacher.
Si la dernière lettre radicale de Taor. II est un
^, le deuxième ^ de gnL.ifuiblTi__ se change en ^; ex.
bouillir ^^ sortir, aor. II A^, h^i.^ubhi__^ faire sortir.
/infîh*lii_y Jftriry aor. II iji^i, composé avec jjuLtfuîtÊ/r^^
donne la forme l^nginLuui'b/r^^ perdre^ ruifiery détruire)
et iltnitîlilri_^ entrer, aor. II Jm^ donne Jht.Stublrf_y faire
entrer y introduire.
gnLi^utbbf^ et ses composés forment à Taor. II:
^"«^A, ^"SSf^/'» a"J3 ^*^> ^IT'-lby f^U^'-qb^y linpniMJty
finpnLulip^ iluL^liy tl$ii.Sl»ft^ etc. A rimpératif de Paor.
II, le ^, ainsi que ses représentants #^ et «i, tombe
avec le i_ qui précède; ex.: ^n, mJjttu^n^ i"C"'t «/"«-^^
fait à rimpératif JnL^y et b^nLt^^ h^L^ui
Le futur II se forme régulièrement, ifnL^[tify irn/I
[iiuiftiL^ft^ ^ etc.; avec l'adjonction des désinences
personnelles, la voyelle auxiliaire jt tombe et le *
premier des deux ^ se change en o.
3. Il arrive souvent que deux verbes, réunis par
la conjonction /l, n'expriment plus qu'une seule notion
et forment ainsi des verbes composés par coordination,
à la manière des noms composés copulatifs; ex.:
b-pP-lt/rf^/rg^^ aller et vetiir.
r
TROISIEME PARTIE
SYNTAXE
/. ORDRE DES MOTS
Le substantif et Tattribut^ le sujet et le prédicat^
le verbe et le nom qu'il régit, aussi bien que Tadverbe
qui raccompagne, n'occupent point nécessairement
dans la phrase une place déterminée par rapport
Tun à l'autre.
Les prépositions sont placées ordinairement avant
le nom, et les conjonctions au commencement de la
proposition subordonnée.
Les appositions et propositions relatives suivent,
immédiatement ou non, le mot qu'elles doivent éclaircir
ou préciser, mais peuvent également le précéder.
// ACCORD
I. ACCORD DE l'attribut AVEC SON SUBSTANTIF.
L'attribut, placé avant ou après le substantif,
s'accorde avec lui en cas et en nombre, ou en cas
seulement (ce qui est rare); d'autres fois il ne prend
aucune flexion et garde la forme du nominatif singu-
SYNTAXE 107
lier. Ex.: wumnt.w&ujbn^ ^"r^"'3y ^ grâces divines
(gratiarum divinan|m); é-wJulbm^o^ umJ^wlJil^^ [user]
ife temps infinis) S^S^ua. uiwft^Lo^, avec de grands
présents) qirÊjInili^p^^ t'^"iC1h ^^^^^ ^^^^^ question (pulchrœ
quaîstionis); qftp^ miLui^i^ /ivre premier
Si deux ou plusieurs attributs sont placés tous
avant ou tous après le substantif^ ou bien en partie
avant et en partie après, il peut arriver i®) qu^ils
s'accordent tous en genre et en nombre avec le
substantif, 2**) qu'aucun ne s'accorde, ou bien, 3**) qu'un
ou plusieurs s'accordent et non les autres. £x»: tua.
Ir^t^iuflitubutnltL J^in^^ ^puiJp^ au pied d'une montagne
à large base; *jt q-ui^mfi iSfinLAr ifin^niL^ dans une petite
plaine) hÈn^tul^yhint.J^bmb ^n iIjuil. Il ^pp^^^y [l'étin-
celle] de ta sagesse brillante et ardente) JtJh^ ^luif
iuliinp€fiu^tu^ ^ [cher] à mes goûts véritables) u/^uyli^
iifVf^«fi.Vi, /ifo^iif^ /i. nL.Jtnt.ti^mtg ^ [une multitude] de
géants immenses y furieux et robustes) iubXbtuq.h-Êmj L
niufutiilrintîlt lunpt iinnnÊjuiuuAnj à. ^Uib^iunh-np^ [Va-
larsace], ce héros d'aune belle prestance ^ habile tireur
(farcy éloquent j judicieux (génitif absolu).
Si l'attribut prend la flexion de manière qu'il ne
puisse régner aucun doute sur le cas et le nombre du
substantif, celui-ci reste parfois sans flexion aux cas
obliques, surtout s'il s'agit d'un nom propre.
Les numéraux doivent être considérés comme les
attributs des substantifs qu'ils déterminent, et présen-
tent les mêmes particularités.
Il y a pourtant à signaler, pour les nombres
cardinaux à partir de deitx, les deux exceptions sui-
vantes qui se rencontrent assez souvent:
I08 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
i* Après le nombre cardinal le nom de Tobjet
dénombré se met volontiers à l|kiblatif pluriel (voir
plus loin au paragraphe de l'ablatif)^ quand bien
même il ne s'agit point d'une partie déterminée des
objets en question^ mais de leur totalité; ex.: unpiu
tp^ni.^ jiupiuàiiuqpni.p-t^u!liif^ d€ lui provUnnent deux
colonnes, c. à d. les deux colonnes dont il est question.
2^ Le nom de Fobjet dénombré se met au pluriel^
mais souvent aussi au singulier; ex. : jbm ^p-unûi
Êtti^^ soixante ans après', muitnmntuq. ^wnjtt-n ^■«hiE"'/"?/»
un présent de cent talents.
2. ACCORD DE l'aPPOSITION AVEC LE SUBSTANTIF.
Uappositîon, c. à d. le substantif qualificatif d'un
autre substantif^ sans copule ni particule comparative^
s'accorde en cas avec le substantif qualifié; ex.: anuj
\iiu^Jlrun nnrLLiu hf-ptUf H donne à Cadmus^ son fils . . .
Si le substantif qualifié est à l'accusatif avec le
signe déterminatif ^, l'apposition ne prend pas
ordinairement le ^; ex.: ^uiqtu^ musj ^l^lf^pp'^ il
lui donne la ville de Medsbin (Nisibe) ; ^mt.m^ HHVti"
htp L. P'nnjtijbu mpu j^uifu II uinbnlituL.npu P'nLntf__
jiyé- 'bm.uiqntbu^ il rassemble ses fils et ses petit s fils,
hommes vaillants et bons archers y mais m très-petit
nombre,
La préposition qui précède le substantif n'est point
répétée avant l'apposition; ex.: p^m^qP- \\ mquspituij^tuj
lettre de Valarsace^ roi d* Arménie, à Arsace le Grand,
roi des Perses,
SYNTAXE 109
^apposition introduite par np t, c^^st à dire (quod
est), s*accorde en cas avec le substantif; ex.: '^ qjtp&n^
Jirpn^ np t jt^opt'linL.p-bmh^^ [il nous délivrera] dé nos
peines, à est à dire, des iniçuités.
3. ACCORD DU PRÉDICAT AVEC LE SUJET.
Si le prédicat est un verbe, il s'accorde en nombre
avec le sujet. Le verbe se met au pluriel après un
collectif au singulier, ainsi qu'après le pronom relatif
np au singulier lorsqu'il se rapporte à un pluriel.
Si le sujet est un pluriel et le prédicat un des verbes
auxiliaires, A^, iP^tLy ^"I1"H'U t'"'"^tu ^^^^ ^^ ^^'
jectif ou un participe aoriste au sens actif ou passif,
le verbe auxiliaire s'accorde toujours en nombre avec
le sujet, mais l'adjectif et le participe peuvent prendre
ou ne pas prendre la marque du pluriel ; ex. : 7i tlmlt
'^"Wlff yV we suis mis dans P esprit de savoir quels
sont ceux qui ont régné sur le pays des Arméniens-
Au lieu de ui[iphut^ on aurait pu tout aussi bien
écrire wjip&iuijL,
4. ACCORD DU PRONOM RELATIF AVEC LE NOM AUQUEL
IL SE RAPPORTE.
Le pronom relatif s'accorde en nombre avec le
nom auquel il se rapporte; quant au cas, il est
déterminé par la construction de la proposition que
le pronom introduit.
Toutefois les cas suivants se présentent assez
fréquemment:
IIO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
t
I®. Le pronom relatif se rapportant à un pluriel
ne prend pas la marque du pluriel, surtout au nomi-
natif et à Faccusatif.
2**. Le nom auquel se rapporte le pronom relatif
se trouve transporté dans la proposition relative, sans
être remplacé dans la proposition principale par un
démonstratif.
3**. L'attraction, si fréquente en grec, se rencontre
également en arménien. Elle consiste en ceci: le
pronom démonstratif qui, d'après la construction de
la phrase, devrait être à un cas oblique, est omis,
et le pronom relatif, qui devrait être à l'accusatif,
prend le cas du démonstratif; ex.: n^ llb^ J^U^S
[uap^tp Wpi^l ^ui^^tp, Arsace ne cachait rien de ce
quHl pensait', pour n^ ^i^ */# unifuih^^ npu ....
///. EMPLOI DES CAS
I. NOMINATIF.
1. Le nominatif est le cas du sujet et du prédicat,
lorsque celui-ci est un nom ou un participe.
Le nom et^le participe formant le prédicat avec
un verbe auxiliaire pu un verbe passif dont l'actif
régit un double accusatif (ex. : être nommé, être choisi,
être fait quelque chose, etc.), se mettent au nominatif,
quand bien même le verbe auquel ils sont réunis se
présente sous la forme d'un infinitif h, un autre cas;
ex.: iun. ^Ji iplth-inj f^w^^, /(?«r devenir inventeurs
(ut fiant in ven tores).
2. Le nominatif se trouve souvent placé au com-
mencement d'une phrase comme nominatif absolu.
SYNTAXE III
pendant que la construction demanderait un autre cas
qui alors Nest parfois marqué par un pronom; ex.:
uubtiifiubtu^ 'A ^'"^ "[""""'^l'iftf ceux qui . -. . comme
notre blâme s^appliqturait bicti à de telles gens.
3. Les propositions accessoires, qui en latin sont
rattachées à la proposition principale par la con-
struction de Tablatif absolu, et en grec par celle du
génitif absolu, peuvent être mises en arménien au
nominatif absolu; le verbe, qui est alors au participe,
s^accorde en cas (nominatif), mais pas toujours en
nombre; ex.: L i^bt^ uyu it^ n^ luupJtuu^fi hp^t^
Jjitujb jh^b^uÊ^ qunumJîut^jipu ^ que personne ne soit
étonné si, bien quHl y ait des écrivains de beaucoup de
nations^ nous ti avons cité que des historiens grecs; Il
iUr^ *// Jilt^ iltyP^ que ces récits soient faux ou véridi-
ques^ peu nous importe.
2. ACCUSATIF.
L'accusatif est le cas de Fobjet direct. Lorsqu'il
est déterminé, il est ordinairement précédé du signe
de l'accusatif i^
Le.^se met également devant les adjectifs et les
génitifs qui déterminent un accusatif, s'ils le précèdent
(parfois aussi s'ils le suivent); et cela, même lorsque
l'accusatif comme nomen regens du génitif est omis
et n'est pas remplacé par un pronom. Nous donnerons
pluâ loin des exemples de cette construction en parlant
du génitif.
112 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Lorsque plusieurs accusatifs sont coordonnés^ tous
prennent le ^ ou seulement un d'entre eux.
Des phrases entières^ qui sont objet direct d'un
verbe, prennent aussi le ^ devant le premier mot;
ex.: ^mnguîbjt qn^gt bu^ Oft lui demande: où es-tu? qnp
ulijtq^ [fitbf^ uiumg^ quod initium fieri dixit.
L'accusatif indéterminé, même lorsqu'il est accom-
pagné de li^ et de njK, l'accusatif du prédicat dans
les constructions avec double accusatif, les accusatifs
qui joints au verbe n'expriment qu'une seule notion,
ainsi que les accusatifs déterminés par une préposition,
ne prennent pas le q_] ex.: érUgjt "[tq-l», ^ile enfantera
un fils \ 2f^'t ^ ït'-'U ^^ ^^^^ ^^ village', Irgnjg qhiu
^nil^L^ il fit de lui un berger \ ^un. uifùtbj^^ commencer
(faire le commencement).
Il peut cependant arriver que le « soit préfixé î\
l'accusatif indéterminé et omis à l'accusatif déterminé,
parfois aussi qu'il soit omis devant l'accusatif et
préfixé seulement aux mots qui servent à le déterminer.
2. Le double accusatif est gouverné par les verbes
«faire [de quelqu'un] quelque chose», «élire», «nommer»
(donner un nom), etc.; ex.: A^o/fy qbm ^m/^i-, il fit
de lui un berger, Ln^uahu qutibntJb 'bapiu ^\lrunt-u^
tu lui donneras le nom de Jésus \ O^pnLuîb qj^biF ^n^blb,
ils donnent à Sem le nom de Zerouan,
3. Les verbes de sentiment et d'expression veulent
la proposition suivante, qui commence en français
par quey à l'accusatif avec l'infinitif ou à l'accusatif
avec le participe; ex.: npnLiP n^ qn^ ^^i^ifiubtu^
Luin^bJ] à quoi je pense que personne ne i opposera-,
tuulrh qX^iLnbnu *'y^bppniip- ibui^^ Hs disent que Kronos
est JVebroth*, mnjuffii hLpbiubg Juipi^ tbtut qt^Jibauinu
SYNTAXE 113
L q.mu§^ ^piy uiulrb^ iis dismt que H^hestos est leur
premier /tomme et P inventeur du feu,
4. L'accusatif sert à exprimer les notions de
temps, d'espace et de durée; ex.; jin^m 1011111%, pendant
dix 5<ires\y) "yti^unT lihnlrmËmdù hnl^wnhun II bphumhi
ybiÊÎltli ^CP", Adam^ après avoir vécu deux cent trente
ans, engendre Seth* Lorsqu'il s'agij d'indiquer l'âge,
on peut ne pas employer de mot correspondant à
notre expression 4f^' //<?; ex.: Ij^kjr mdù ^mp\iLji» h*huMb\»
^^^ifttu^uiup-^ Semy âgé de cent ans, engendre Arphaxath,
5. L'accusatif, comme cas topique, exprime la
direction vers laquelle une action s'accomplit, mais
seulement lorsqu'il est joint à une des prépositions
ï» 3^ ^^^> ^> /L*""» J^t^ ""*•» ^^-^j contre, '{&^^»
^^ 3 y JH^Ç^^y jusçu^à, etc.; ex.: jhm Yiiut.lf£rjj
^\\ultunL.p-filfutj ^ft •!,"»/«, après la navigation de Xisu-
t/trus vers P Arménie', luul; ^mt^ il lui dit*, uin.iu^t
iiifL V^2f"4 '^P p-uiq.tui.np pmLijP-y il envoie une lettre
à ftotre roi Arsace.
L'accusatif est rarement employé avec la prépo-
sition '^ à la question uâi,
6. L'accusatif avec la préposition *^ est employé
dans le sens de l'accusatif latin avec inter après un
superlatif formel ou logique; ex: f^q^gli/i '^ ^uibiyu^
la plus belle entre les femmes; lunMtJ- ^^p ^ji quiqmbu^
le lion est le plus fort des animaux.
7. Comme cas temporel l'accusatif avec la prépo-
sition ^ft répond à la question «quand»; mais on ne
trouve guère avec cette construction que des infinitifs
employés substantivement et qui, d'après le sens
(i) Le sarer=une période de 3600 ans.
8
114 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
général de la phrase^ rendent l'idée du présent ou
du parfait; ex.: ^i ^iuJ-uibtf^*bnffus mlikiilrftu^ lûrsqiiils
se partagèrent P univers*, ^ft ^iuuiniumlri_ m^mmblnûb
i^tnvj Qp'ttu^iuuinnLP'liùi ht-n tuajuj^t • • • » lorsque
le Titan Bel a affermi son empire^ il envoie ....
8. L'accusatif de comparaison.
Les comparatifs formels ainsi que les mots à
signification comparative prennent l'objet comparé à
l'accusatif avec ^; le français «que» (latin quam)
est alors rendu par ^vuU. Les conjonctions com-
paratives, comme /i£^^., demandent aussi l'objet com-
paré à l'accusatif, mais sans j^mU. Ex.: $lt&iuq.nps
^uîli qj^u^ plus grand que moi; jmn.ui^ ^mb q^q^^
avant nous y plus tôt que nous] n^ muitu^l^'b nqjt ma.uiLjrf_
^utb q/iitpiuf^nLp II iHuqJI^ ^iuIs q^niliqlrpi ^ Pâme
fi est -elle pas plus que la nourriture et le corps plus
que le vêtement? jnpd-tutT i"u^t^ J'^lsP'"* '^ ^j^tniu^
fuou^ lfi»l»^ l^ppà. q^bp-mUau^ lorsque VOUS prieZy ne
soyez pas bavards comme les payens,
3. GÉNITIF.
1. Le génitif sert à déterminer le rapport de deux
noms et des notions qu'ils expriment.
2. Le nomen r^ens, s'il peut être suppléé d'après
ce qui précède, est omis avant son génitif sans être
remplacé par un pronom; ex.: j^^^ij npy wbXh L
lUiuuitlrn nnuitu II ^ hut tfirn uiumntjuirntty Arsace
dont Pâme et la figure sont comme celles-mêmes de nos
dieux.
Si le nomen regens est un accusatif et qu'il soit
omis et sous-entendu, il sera remplacé par le ^
SYNTAXE 115
caractéristique de l'accusatif placé avant le génitif;
ex.: Wii U. nÊuanLiPiuna^ ^naïuatub n^ il^unb V^P
njtLtubiua **{II"II '''V^"'ff P'iuaiULJinwia II q^^tiitha
J^"U]^U ^^^^^^^P ^^ personnes ont pris soin de traduire
non setiiemetit les archives des rois des autres peuples et
celles des temples ^ etc.; 1\/'7'''f "/"I/ p^'h"" ^ uiUMmui^
^niMu 'A ^p ^uha qwtttrbunït P'tut^uitjnpwia^ Arsacc^
dont la fortune et la destinée sont au dessus de celles de
tous les rois.
Le mot n^ii^^ fils y peut ne pas être exprimé,
surtout dans les listes généalogiques, lorsque le nom
du père suit au génitif.
3. Le génitif peut être placé tout aussi bien après
qu'avant le nomen regens et même en être séparé par
d'autres mots; ordinairement cependant il le précède
et prend également le q_ caractéristique de l'accusatif,
si le nomen rcgcns est à l'accusatif déterminé: la
dépendance intime de l'accusatif et du génitif étant
ainsi exprimée, le peut être omis devant l'accusatif.
Si le nomen regens est accompagné d'un attribut,
le génitif se place volontiers entre les deux ; dans ce
cas, si le nometi regens est à l'accusatif déterminé, le
^ se place avant le mot qui précède le génitif.
les écrits des archives des rois des autres peuples;
fai appris à connaître les mouvements de V esprit sur tes
pensées \ Ç^^'^'-l/'^- fi'i***/^'"/ o^iubop-nLp-hi^ ^ ayant
appris à connaître ton esprit] qiubi^L.£_ ^ni^unjb ^jt ^Jh^wj
^n jiJtugniMiirÊia 2^tpJ-Jhilby &UMbbtui^ J ai appris à
connaître les mouvements continuels de V esprit sur tes
pensées,
8*
Il6 GRAMMAIRE ARMÉNfENNE
4. Le génitif est:
a) actif ou subjectif^ passif ou objectif, comme en
latin et en grec; ex.: ^u^p npqj.y^ U père du fils-,
u^uJtpir^nt.P'ItÛM jtJmumnLp-hiub^ aversion pour la
sagesse;
b) génitif d'auteur; ex.: unpm kp^at.^ jtupXuthm^
^pnLp-lrÊulig^ de lui provienfient les deux colonnes \
c) génitif explicatif; ex.: uhinùi npq^nj^ le nom de
fils\ hplj^p \upu^bjj^^ le pays d Israël;
d) génitif de pays, pour indiquer la situation d'un
endroit; ex.: ^hj^tih^kd" ^^pf^iumniu^^, Béthlê-
hem en Judée,
e) génitif de qualité; ex.: juijatbt np pr^ tp *^
'bapunù ^pnLp-lfiub uptajib^ il révèle ce qui était
dans son mauvais cœur^ propr.: «dans son coeur
de méchanceté»; ^^ Jlrir é^&Jpnj, une grande
fosse à soufre,
5. Le génitif absolu en arménien correspond à
l'ablatif absolu en latin et au génitif absolu en grec.
Le sujet d'une proposition secondaire se met au génitif,
le verbe au participe mais ordinairement sans prendre
le génitif. Le sujet ainsi mis au génitif d'une pro-
position secondaire, exprimée par le génitif absolu,
peut également et en même temps être le sujet de
la phrase principale, ce qui n'a pas lieu dans les
constructions grecques et latines correspondantes.
Ex.: unptu qutp^lrutt qpjpiubnLp-ItLb ht.p tUrèruiiutu II
^utuintuinlnuiqp-iuqMtLnpaLP'hiM htp ùiutrh'iiÙL ahm/fi, . .
celui-ci ayant organisé puissamment son pouvoir et affermi
sa domination, la volonté [lui\ vint de savoir , . . .;
Jlàik ne voulant pas obéir à Bel^ va . . .; lunLqhiU£_
• SYNTAXE 117
un nui quiJtrbtuib ilmmlruibu i^muibiry celui-ciy ayant
examiné tous Us livres^ trouve ... ; jhm npy n^
auilijt />%> wumniMiiruMjbnj ù. n^ juuÊtwaLp-Intm fl^f
hithinj 'A wuipiuunt-uuMbu II juntjnLJinLP'ltiJ> wqq^
tliuftq/iuib ^uimlriuj^ ^fiili^ comme après ce fait [le meurtre
d' Abel] il n^y a plus ni parole divine ni révélation^ le
genre humain est livré au doute et au désespoir.
6. Le génitif se construit avec des prépositions^
mais avec celles-là seules qui sont primitivement et
à proprement parler des substantifs^ comme fuiniu^fi,
ffiYiiif/ifii., i/iiiiiVi, pour y à cause de^ ^i Xbtùi^ par le moyen
de, uiiLuiliif^ sans^ tlin[uiu*ltiu/iy pour^ à la place de^ etc.
Parmi les prépositions de cette origine, celles-là surtout
qui ont une signification de lieu pu de temps, comme
iufLiu^f devant, aidant, jtrm^ jbmnj^ q^htn, vfP't^ ofrès,
derrière, #/A^, ^hpuy^ *[, ^^, '[, 4trpuy, '/r tlhpnj, sur,
Vf '[uiip) sous, wnuuu,pni^ hors de, ^ibno^nj^ dans, à
/intérieur de, etc., se construisent avec le génitif, bien
que les notions de temps et de lieu soient ordinaire-
ment exprimées par Taccusatif et le datif; ce qui
nous explique pourquoi lesdites prépositions se trouvent
parfois construites avec le datif.
4. DATIF.
Le datif est employé dans des acceptions assez
différentes, mais dérivant toutes des notions concrètes
de lieu (avec • ou sans mouvement) et de temps.
. I. Le datif de l'objet éloigné, avec les verbes
transitifs, marque le terme médiat entre Tagent et
l'objet immédiat; ex.: mutf_ ^m^^ k'y^d donner le
tribut à César,
Il8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE *
Ce datif est parfois employé avec un caractère
subjectif, renfermant Tidée d'avantage, de désavan-
tage, d'intérêt, etc.; ex.: iupJ-wbiuL.anlrt Jùint^ nSù
unuaipunLiT {^fP^l'y ^^^^^ ^^ hotnme digne tCune telle
faveur \ kp^ftpaituq.utlstp' ^'i^, i^^ baisaient la terre en
son honneur^ c. à d. ils se prosternaient devant lui.
2. Datif de l'objet av€c les verbes intransitifs; ex.:
unanuiuibwÊ^ iMMjuuihunt-iP tîifbnL.p-huib i^Liuhtuq^hn^^
des archivistes occupés d'un tel travail'^ jjiubi^ui^ liUtu^
le (ou la) désirer; mftplri_ mfibqbpm^^ dominer Punivers.
3. Le datif de finalité, déterminé ordinairement
par la préposition mn. ^ft ; ex. : miuj f^yp ^nt-P-btub^
il donne sa sœur en mariage^ J^iiub lun. *[§ ffi*bfy
futtul^^^ ils s'efforcent de devenir inventeurs \ mjirbuijli
"p ^*yt *t kP' """' ^b S^'^'i^'lSJ ^'^'y çiiiconque
regarde une fetnme pour la désirer,
4. Le datif suit les adjectifs «semblable», «pareil»,
«digne», «affamé de», «altéré de», etc.; ex.: muf ^Ju
*hnpm 'y^plti.t^lfhnu ^tub^mb uy/njfl'^ Abydénos dit de
celui-ci la même chose que les autres,) ^nJbufltunLd* 2!'"V^b
iupj-uibjt, digne de la même faveur; ^wq^jjbiu^ L
SriupuÊt-h iuptuupni-P'huth^ affamé et altéré de justice,
5. Le datif est employé comme cas locatif à la
question «où»; ex.: Jlu^nu L p-iu^JikA ^iuulrut£_^ arrivé
à la mort et au tombeau,
6. Il est employé comme cas temporel à la question
«quand»; ex.: ^^^/t/i, (^ nuit.
7. Le datif employé comme cas locatif et temporel
a ordinairement sa signification précisée par les pré-
positions: '/^, dans, à, mu., £4/^, pUp-lrp^ lufL/Ap^lrp,
chez, près de, ^hla^, altpX^ près de, etc., auxquelles est
attachée la notion de repos quant au temps et au
SYNTAXE 119
lieu; ^i/J i^q.^J^ ^1^, contre, à Pencontre de^ li^tr^A.,
^'Ù- 3 y 'i^lP- ""^1 jusqueyjusqiiàj etc.^ qui marquent
au contraire une direction. Ex. : '^ Sr^nuP m^tup^^
dans notre pays 'y ^jt djinLiP luutLfttf^ un jour; mn. Jk^j
chez flous ] pb^i^id" j^wp/*^^^^, contre Babylone,
5. ABLATIF.
Uablatif exprime avant tout la notion de sépara-
tion. Il est par conséquent employé:
1 . Avec tous les mots ou expressions qui contien-
nent ridée d'une séparation réelle ou logique, comme
«délivrer de», «être séparé de», etc. La préposition
num est parfois jointe à cet ablatif.
2. Comme terminus a quo à la question unde^
pour désigner le point de départ local ou temporel.
On ajoute parfois à cet ablatif la préposition ma,*
Ex. ^XxtULJiP- ybiUL ^||nr^%nf^ ^i ^"^^ (l'-/'/"'c/>
David engendra Salomon de la femme d* C/rie; '^ q.fttufu^
01^*0 II juiiitnnL.Snj uinmiuuai^Jwltlnui^ banni du paradis
et de la présence de Dieu\ ipppnp^ ^ft ^li^j/t, ^ quatrième
à partir de JVbé; ^ft u^pqpu/bt J^iL uin. dlrq^^ depuis
le commencement jusqu*à nous; jx^ntluhjiuy J-iuJiubui^tf
depuis le temps de Joseph,
3. Avec les verbes dans lesquels il faut chercher
ridée de séparation dans celle de causalité, en particulier
avec les verbes passifs, pour désigner la cause agis-
sante : ex. : juiLaibi^i.p-lfbfr ^tuulnuj^ arrivé par la
tradition] pbmu^h^njl^ '^umnLé-in jnnnj.nab Y* a.iutlùn
*!» ^tunwqntml^i l'i-nj^ uanulnufilt J^l^f^ptf ^^ pluS
familier avec Dieu des fils d^Adam est tué par son
propre frire.
I20 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
4. Pour désigner la matière dont un objet est
fabriqué; ex.: (Jm/5iiâr)«£-» nûbif^i ^utlu^pX '[i umLy
aLqmai.^ Jean avait un habit fait de poil de chameau,
5. Pour désigner un tout, un ensemble^ dont une
partie est séparée; en latin de^ ex avec Tablatif, au
lieu du génitif partitif; ex. : mbuhmi^ qpuainLilù *^
uw2JiL^lyi.nffb L ^Jt i^tupliuhffLiyfi^ Voyant beaucoup de
Sadducéens et de Pharisiens; nbmiubbi^ylib j^pq-'-n^,
le plus familier des fils.
Cet ablatif est parfois employé sans le mot dési-
gnant la partie^ à la manière de l'article partitif français;
ex.: '^ zf^^^iof^ L '^ ifin£%, du vrai et du faux,
6. En apparence comme ablatif de lieu à la
question ubi\ mais cet ablatif doit être logiquement
regardé comme un ablatif de séparation; ex.: %
^lupwLJtj ^nqJmbt, du côté du sud\ jut^'^, à droite;
*l> JiutluJi etjiu^lr^t, à gauche, — Les prépositions
pht^ et uiiL, avec le sens de chez^ donnent à cet ab-
latif la valeur d'un réel ablatif de lieu.
7. Comme cas narratiji^) avec la préposition ^,
dans le sens de Fablatîf latin avec la préposition
dCy après les verbes dire^ parler^ raconter y etc.; ex.:
papnj^ <^«|1 ulpibm^ TCiunJfugnL^^ desquels [peuples]
nous parlerons en commençant (de quibus incipientes
loquemur); dlambwb tjS^uhuaL^pbuu II qi^pi^nj^ Ibnpiu^
le livre sur Xisuthrus et ses fils; ^Jwht p*"^.^, P<^roles
à son sujet; qnpJ^ lP"'L '""^^ ^^ ^^ ^^^ qtiilest;
^nilrm^ q^lTqb^l^nL.p-b%ti ayant entendu parler de sa beauté,
8. L'ablatif avec ^ se trouve encore, mais très-
rarement, pris dans le sens du cas circumlatif dont
nous parlerons plus loin à propos de l'instrumental;
(i) cf. p. 23.
SYNTAXE f 2 I
ex. : lij^uiyïr amuip qunuiahuun tttré- hnç nai.nit ^uialimbbi^
tu as été trouvé seul [capable] de mettre la main à
une aussi grande chose.
6. INSTRUMENTAL.
L'instrumental est le cas qui indique le moyen
dont Fagent se sert, Tinstrument, et aussi le rap-
prochement. Ces deux notions sont très- voisines Tune
de l'autre.
I. L'instrumental du moyen et de l'instrument
exprime :
<i) L'instrument avec lequel une action est accomplie,
au sens large et au sens restreint; ex.: JHntmlr^^n^^Jtfaftiser
d^eau\ wlsnLJuiih jnnfnnf&t^ appeler d un nom) tubnLMiJp.
ilbr&tuiibi^^ honorer d^un nom*, ^^bqtrqun^ Ùîtu ^^^^^^^^
par l'inondation; n^ ^uiijUl. djinnti kf'33^ dùtftq. «y^
niJtrlitnjb mulilii. nn irimbf; 'A nbnmlin 1^ i/iniiL.é'ijf ,
r homme ne vivra pas seulement de pain^ mais de toute
parole qui sort de la bouche, de Dieu,
b) Le motif et la cause d'un état. Cet instiiimental
peut être regardé avant tout comme un cas détermi-
natif de l'idée contenue dans le verbe ou le mot qui
l'accompagne; ex.: ^pnLp-biuiQi m^Êup^ ayant peu de
forccy propr. faible en force; auq^uiL. il\uipP-L^ Farthe
de nation \ dlùbnL^ mjtn^^ (tun âge peu avancé^ P^^P'*
enfant par l'âge; tltupJ-bui^ jjfti^unjjUÈjnL^buidi^^ versé
dans la philosophie.
2. L'instrumental de rapprochement sert à désigner:
a) Plusieurs personnes ou plusieurs choses qui se
trouvent rapprochées d'une personne principale ou
d'une chose principale; ex.: ^tuppiui» bpbunii nLumbpo^
122 GRAMMAIRB ARMÉNIENNE
't ^^pt'^ pliut^t • • • i Tarâau, s^ étant séparé de son
pire avec traite Jils, quinze filles et leurs maris ^
habite • • • > jn^'^S ^"^ ^TfW t*'P '"p^'^'^h py^uyht-^
^ifi, il renvoya à son frire avec des présents convenables.
Pour exprimer encore plus clairement l'idée d'ac-
compagnement^ on peut joindre à l'instrumental la
préposition ^uAr^^i* ex.: C^'yk f^"U J^pkbP^
L npq.LM^ nftij^il^^ Hàik vient dans le pays (FArarad
avec ses fils et ses filles et les fils de ses fils,
b) Les circonstances qui accompagnent une action,
la manière dont elle s'accomplit; ex.: Jlr&uii.
ipfJmaL.P'iruiifa ^nuiifuijlr tutLiufj^ tunislrt IbJui qtj^hi.tub^
il ordonne avec grand plaisir de lui montrer les archives \
th'uitluuiniunnL.P'lnuJa^ vivre Cfl paix\ ul^uuuu tuiJrinpn.
^mJiuphintjquipmmjflinmÊ hn[fnnnn.trtuêiijuuiuh£u^ estimant
superflu (m. à m.: dans l'estimer superflu) de répéter
les fables des payens^je commencerai ... La préposition
lun. vient parfois s'adjoindre à l'instrumental lorsqu'il
a cette signification; ex.: uat, tujun^jtL^ dans cette
circonstance y ma. npmlj dans laquelle circonstance. —
C'est ici encore qu'il faut mentionner quelques ad-
verbes avec désinence instrumentale, comme uipt^iro^,
uipi^^ peut-être, TJ^^fiL^ exactement,
c) Les propriétés et qualités d'une chose; ex.:
dlumbuib ^Ir^l^ W'Lj ^^ ^^^^ ^^^^ ^ lettres grec-
ques] ^/'til/i'iu/ t*'*Z!!^t ^"-^"^ nlrmna lAn. iltf *hnpui
mlsgmbbintl^ q.mq.uiptf arrivé à une petite plaine, à
travers laquelle coulaient des rivières^ il ^arrête (q.kmn^
iuÊi^mb&^ni/^ indique une qualité, une propriété de
^Ui^mpji ^uiuiubt jItqP irn^UÊ^ '%'U "PII '"it ^'
SYNTAXE 123
ZT'-P'fi i/uiïifFfJ^ir atjblrtnil^ Xbnùtu j^^buib^ il arriva
au bord d'un lac dont les eaux sont salées et
qui contient de petits poissons {nùtbintl_ indique une
propriété de S^nÊ/ju/ffi et logiquement doit se coordonner
avec la proposition relative qui, elle aussi, exprime
une des propriétés du lac).
d) Le lieu et le temps dans lesquels quelque
chose arrive ou se trouve; mn. est dans ce cas or-
dinairement joint à rinstrumental ; ex.: ma. £&pmd^pi
»î""/^» j/zr une montagne; ma. t^hmnJl^^ pris d'un fleuve)
ma. bqhpii^ sur la rivc, ma. Jlfi^^ parmi nous, de
notre temps', ma. *li'y/»«-, ^^' temps de Noé; mn. npnil_^
'bmlubjth Jb-p ^tyl, ^^'^^ lequel y au temps duquel vivait
notre ancêtre Baïk, Outre la préposition ma. on
emploie encore, pour préciser davantage cet in-
strumental, d'autres prépositions avec signification
locative ou temporelle, comme n)#^, num^ entre, parmi,
et ^^, jusqiià,
3. L'instrumental avec la préposition ^ forme une
sorte de cas circumlatifi^) et désigne l'endroit autour
duquel se passe quelque chose, dans la direction
duquel il s'accomplit quelque chose; ex.: fumquy
qonnLp-trmiIu. ajinndmJn^ \* unpbumÊuÙh ^ il S OVance
avec son armée, en contournant les régions de V Assyrie",
qJmmi.^ i^ipjt.mJp mé^ir^^ ^ prendre à cœur, penser ày
porter au poing, ^mhtihmU mu9Lpu Jtb^ qui&qiro^y Hs
se reposèrent quelques jours autour de ces lieux; typ
qmpmtlp. h^mbi^pt m^tphi^^ On se levait liomme contre
/tomme (m. à m. homme autour d%omme) pour arriver
au pouvoir; q<,mpmL.nil_^ l'i!^'"Ly ^^^^^^^^^ ^^^ ^^ ^^^>
l^iMtjlun ^inqtjmiip^gi, yy^ln^Au^uiaby il contourne les ré"
(I) cf. p. 23.
124 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
gions des Mèdes\ ^i-pL, autour de soi. On peut
joindre à cet instrumental la préposition 2!}H*tj
autour de. .
L'emploi de l'instrumental avec ^ lorsqu'il s'agit
du temps est très-rare; ex.: quyLni. J-uMtftubiu^tuL^ vers
ce temps-là.
IV, EMPLOI DU VERBE
A. DES TEMPS ET DE LEUR VALEUR.
Il est impossible de donner, sur l'emploi des
divers temps, des règles qui s'appliquent à tous les
cas particuliers et qui soient également observées par
tous les écrivains arméniens.
Nous n'allons donc formuler que les règles fon-
damentales, qui découlent de la notion même des
différents temps et dont l'application est assez con-
stante; et même en nous bornant à celles-là, nous
devons, constater que sûr plus d'un point il reste
dans l'usage quelque chose de flottant et d'incertain,
surtout lorsqu'il s'agit de traductions faites sur le grec.
I. LE PRÉSENT.
Le présent s'emploie pour désigner:
1. Une action qui dure encore au moment où
l'on parle; ex.: ^luiiT, je travaille) ^pbtP, f écris ^
c. à d. je suis actuellement occupé à travailler, à écrire,
en anglais: / am laJ>ouringy I atn ivriting,
2. Une action accomplie au moment même où
on dit qu'elle a lieu; ex.: wuhii^ je dis; ^ptuifiyln^
/ordonne, en anglais: / sqy, I command.
SYNTAXE 125
3. Le verbe se met au présent dans les phrases
d'un caractère général et qui s'appliquent à tous les
temps; ex.: tfjuub ^lUÈbft Jh-^ n^iuinf^bn Y umni-é-nj tif^^
par la raison tious sommes Hmage de Dieu,
4. Le présent employé dans un récit exprime.
Faction complètement et depuis longtemps achevée.
C'est alors le présent historique, que nous retrouvons
en latin, en grec, en allemand, en français, et qui
peut alterner dans la même phrase avec Taoriste, le
temps historique proprement dit. Ex.: y^aji^mU l^ghuti^
luilù ^uiphcn II tcP-iubuiunLli &bîubh ç\y*''"l^*ltttj
Kàinafiy âgé de cent soixante-dix ans, engettdre Malaliel\
i\ tuJhr^ Lbghwi umiÏu ^wnhun nL^'un^b à. aLp" ^tuU
Ttt ^ utbnL.UMbbruin quîbnLb *linpiu li''/, Lamechy âge
de cent quatre-vingt huit ans, engendre un fils et lui
donna le nom de Noé,
r f
2. IMPARFAIT.
I
L'imparfait exprime:
I. Dans la proposition principale:
a) une action ou un état ayant eu une certaine
durée dans le passé; ex.: n^ ^mirp qbui d^^k.
ybiuL. qn^iii-li, il ne la connut pas (propr.: con-
naissait) jusqu'à ce qtielle eut enfante le fils;
b) une action achevée et accomplie au moment où
Ton parle; il n'y a pas dé différence quant au
sens entre cet imparfait et le* présent ou l'aoriste
historiques; ex.: ^^/vA. t^wg^i 'bn^iu tuhmfi ui^i»
^^^^uiij^ Irnù-tp 7* mbuihuib ^nilubdjhL. Il luu^n^
lorsquUls s^en furent allés , un ange apparut (propr.:
126 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
apparaissait) m songe à Joseph et lui dit (propr. :
disait).
2. Dans les phrases incidentes Timparfait exprime
des actions contemporaines de celles dont il est
question dans la proposition principale^ les circon-
stances qui accompagnent Faction mentionnée dans la
proposition principale ou qui peuvent servir à la
préciser davantage; ex. ^i^{ j^t^t^^dml^mg mXhhgnùi
nn^ tuJaatnMiujhh aXhiiHh i^iuiulfuihi *h tlffpufj uiJbrhtujh
uliuijftifb^ Hàik s^opposa à tous ceux qui levaient la
main pour dominer sur tous les géants) hpPirtui pbiuLt
ji itrnubnmjtb i/jinLiT *h iLiuJwmilunnft jnnnLiT uêuduil^
*li Jtupq.^tuht pluu^tjîb^ arrivé, il s^ établit au pied d*une
montagne, dans une plaine oii demeuraient un petit
nombre (P hommes \ (^mluln^ ^tultsqp uipq.uip tp à. n^
qiuj^p uin^ml^b^ ^ui^ funp^h^iui. inJrikmpM uipXuihhi
quui II djui^q-linL uiu Quyu m&i^p qJmutL. ui^iu ^phymutù
bpLbjjtuL. *bjtu L iuutp, comme Joseph était juste et
quHl ne voulait pas V exposer au blâme, il songea à la
renvoyer secrètement; et comme il pensait à cela, un
ange lui apparut et lui dit (disait) ; ^«y ^ lupn[uinuigL-uii_
iuJpuipi f^Xb/Cb phi^l^J^ pnLltiuLnpnL.p buUîb l^tf/uu 7'
*/t^ puiqilùil^iyin u^iuj^t^ .m'h^nûb [uo^uê^ L itLihuii-npuitf
^utbqp uîbq. ifh£b^%biU£_ uijp fiLpiu^uib^Lp unLp 'h
apumiu^Jnùt^ Y' t^^i ^/^^4"/"^ ^^U^Jt -^dik, menaçant,
arma son bras contre la tyrannie de Bel, au milieu de
la multitude des géants immenses y furieux et robustes,
car (description de la situation:) chaque homme, poussé
par la frénésie cherchait à dominer en enfonçant un
glaive dans le flanc de son compagnon, pendant que
(action contemporain^ :) la fortune favorisait Bel,
SYNTAXE 127
3. AORISTES.
Les deux aoristes ont absolument la même valeur *
quant à la signification.
1. Dans les propositions principales et incidentes^
Faoriste sert à marquer le passée à exprimer le fait
accompli; c'est le temps historique par excellence.
On en trouvera de nombreux exemples dans les pages
précédentes.
2. Dans la proposition incidente, Taoriste désigne
Faction déjà achevée dans le passé; c'est notre plus-
que-parfait; ex.: l^pi'à. ^/Luii. wnégLUfi ^Irpitilff-tu
lunnifib^tuL^ lorsque le roi Hérode eut entendu cela^ il
eut peur,
4. FUTURS.
Comme les deux aoristes^ les deux futurs ont la
même signification.
1. Le futur désigne Faction à venir au sens
général dans les propositions principales et incidentes.
2. Il tient lieu de Foptatif grec ou du conjonctif
potentiel latin; ex.: L. "H^f^gh^ niuLmi^uib ib^^ tuutrt
uiiu^^^ et qi^il soit suffisant de le dire ainsi.
3. Il est employé après la particule de finalité
^, afin que^ qt 4s ^^^ f^^ — ^^ P^^> ^^ P^^ 9^^y
concurremment avec le conjonctif; ex.: lubgmbèriT
fitn- abvuùi g^ liilutughu cruin. ^kq luiunquiiImnLp-ht^
[tJng fann^nqjngu^ je passerai tout en revue [dans cet
ouvrage] afin que tu connaisses la sincérité .de mes dis-
positions à ton égard; ^nh^iu^uig liLnng unuatatJtnbiut
128 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
i^ irppt^ ^fp^^u "tJ^^ph antàê ^n, // (i dontU des
ordres à ses anges à ton sujets et ils te porteront dans
leurs mainSf afin que tu ne heurtes pas ton pied contre
quelque pierre.
4. Enfin le futur est employé pour Timpératif
positif et négatif; ex.: vann. uuu ilp n^ qtuniliuu^ft^
que personne ne ^en étonne; kn^ah k&p aulti lujiA uun
L n^ n^, que votre parole soit oui^ ouiy non^ non,
5. TEMPS COMPOSÉS.
La valeur des temps composés est donnée par
celle des éléments qui entrent dans leur composition.
B. DES MODES ET DE LEUR VALEUR.
I. INDICATIF.
1. L'indicatif est le mode qui exprime la réalité
de l'action^ quand bien même cette réalité ne serait
que supposée.
2. L'indicatif présent est parfois employé pour
l'impératif ou l'optatif; ex. : ui^m^d^tj^n m^j^nL^^ùêt^
^puiilîyiru piubiU£^^ je prie ta Majesté ^ordonner (littér.
tu ordonnes) d^ouvrir,
3. L'indicatif du futur est souvent employé pour
le conjonctif potentiel et l'impératif (voyez plus haut^
Futur, 2 et 4).
2. CONJONCTIF.
Le conjonctif est employé:
I. Comme conjonctif potentiel, dans les pro-
positions principales et incidentes, pour atténuer
SYNTAXE 129
l'expression d'une affirmation; ex.: mn. uyun^L^ L
telles circonstances^ nous demanderions vohtttiers la sa-
gesse de ces hommes; mu^gk "^ tupt^o^^ qtulqtiun
dirait peut-être,
2. Après ilp, pour Timpératif négatif; ex.: Jf n^
niltubu^ que personne ne menne^ nous tenant pour ignorant^
nous condamner comme étant sans instruction; Jlj^
HWUO"'^"'^ //^ croyez pas pouvoir dire en vous
mêmes: nous avons Abraham pour père; Jfj èrp^nLgnLu
uniAn^ ne jure pas faussement.
3. Après la particule de finalité ^, afin que^ que;
ex.: uiuuf ^ ^lupftb^ ''(J""»^i ^'"B [P'tsP'y ^^^ ^^^
ces pierres deviennent du pain.
4. Après quelques conjonctions comme p^f-» ^Pt,
siy jnpJ-iuJ] quandy Jj^b^^ jusqJà ce quCy etc., . à la
suite desquelles on trouve également l'indicatif.
5. Dans les phrases interrogatives :
a) dans les questions de doute^ après les particules
interrogatives i%p-ti P'tj etc.; ex.: wn. uyuimf
à cela je dirai seulement: aurai-je peut-être un
livre à ma portée?
b) à la question indirecte; ex.: funp^nL^i^ '^ Jmfi
[f^èrli mftpbmi^^ fai conçu le dessein d'apprendre
quels sont ceux qui ont régné avant moi; l^mfP b^L
nùift^ft iiutérq^^ le déstr lui vint de savoir s'il
9
130 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
occupait la place <f hommes vaillants ou c^ hommes
sans vertu*
c) à la question directe; ex.: ^(.4» t^ mq^kp^p^^
uiunu p't mnlb mb^mJ^ ni. jwqtgh, VOUS êtes le
sel de la terrCy mais si le sel s^ affadit^ avec quoi le
salera-t'On^
La question directe et la question indirecte peu-
vent aussi être exprimées par l'indicatif; ce mode
est même usité le plus ordinairement à la question
directe.
Si maintenant, et d'après les principales règles que nous
avons pu formuler, nous comparons ensemble le futur et le
conjonctif au point de vue de leurs fonctions, nous les trouve-
rons concurremment employés pour exprimer l'affirmation
atténuée, pour tenir lieu'Yle l'impératif et pour suivre la particule
de finalité. Syntadtiquement il n'est pas possible d'établir entre
eux une séparation bien nette. Il faut chercher la raison de
ce fait dans l'identité étymologique que nous avons démontrée
plus haut.(i)
C'est pour plus de clarté et parce que la grammaire distingue
formellement entre le futur et le conjonctif, que nous avons été
obligé de traiter séparément de l'un et de l'autre.
3. IMPÉRATIF.
1. L'impératif du présent n'est employé qu'au
sens négatif et précédé de la particule de négation
ii{f. Ceci trouve probablement son explication dans
le fait que^ étymologiquement^ l'impératif du présent
doit être considéré comme un imparfait.
2. Les impératifs de l'aoriste et du futur sont
employés tout aussi bien au sens positif qu'au sens
négatif avec la particule lif*
(x) cf. p. 57.
SYNTAXE 131
3. Il n'est pas possible d'établir une difTérence de
signification bien tranchée entre ces trois impératifs;
cependant lorsque l'impératif du futur suit l'impératif
du présent et de l'aoriste^ il indique alors une suc-
cession • chronologique des actions; ex.: wp/t' mn.
l/^tlt^f ^^^^h pr^uis Penfant et sa mère^ fuis en
Egypte et demeure là\ ^uyêrul^ L qjppdmgftp^ considère
et sois étonné.
4. INFINITIF.
L'infinitif est autant substantif que verbe et^ dans
certains cas donnés, se trouve avoir à la fois, comme
le nom verbal arabe et le participe présent anglais,
un régime comme substantif et un régime comme
verbe; ex.: npa^t" 4"^/^ fiJuitiJi^ qti entend-on par
appeler^ ^ub fjflJT[nj "/"p-"^, parce que les fils
massacraimty littér. à. cause du massacrer (sens actif)
des fils; uîb^ipj- [fit^i^ p-tuq.tuiJipnLp-htu\ V affermisse-
ment de V empire^ littér. le devenir ferme; fj;^i_^ qtui^u^
le massacre des nations (sens passif); ^ûb fl^^iv^
n^H-t-n^ quii^u^ parcc çuc Ics fils massacraient Us
nations; '^ i^tuJ-tûblri^ un^iu mftbqbftu^ lorsque ceux-ci
se partagèrent V univers; ^diu^hvui^ trtP fJirpâ /J^brjh
'hnftui Y» uinilb^ fai appris qîiil approchait de la maison.
Lorsque l'infinitif se trouve, comme substantif, à
un cas oblique, le nom qui lui sert de prédicat se
met toujours au nominatif; ex.: ^n^y^^ Ith jtuqiui^u
^tubjîb uin. 'A J"UUJ3^ iP'^i'U ^"""ir^y ^^ soht louoblcs
à cause de leurs efforts pour découvrir [être inventeurs
de] quelque diose pour autrui.
Le sujet de la proposition infinitive qui, dans la
construction infinitive devrait être un génitif dépendant
9*
13 a ORAMMAIKE ARMÉNIENNE
de l'infinitif devenu nom régent^ reste aussi quelquefois
au nominatif; ex.: êIuêuIs a^ [fi'^isj ^tc* ^ ^^^^ ^^
Pabsmce du livre^ pour ^ub n^ l&'^UJj fCJ*
2. L'infinitif se rencontre assez souvent dans le
sens d'un prétérit^ surtout à côté des temps historiques^
avec la préposition 'jt pour exprimer la notion de
temps; ex.: *h ^luumuiw/r^ l^^ll'U iP'''*f"'-''p'"'P'l"^
fiLp iuiLm^ir "*«■ -l^'yjf hrsque Bel eut affermi son
empire, il envoya vers Jlàik,
3. Uinfinitif est souvent employé comme verbe
fini; ex.: ^puiiliujt à. ^i^p^ij *^ commande et dispose.
5. PARTICIPES.
I. Le participe du présent en n^, o^^, ainsi que
le participe présent formé de l'aoriste avec la même
terminaison^ doivent être généralement considérés
comme des adjectifs verbaux.
a. Le participe des aoristes donne lieu aux ob-
servations suivantes:
a) Il a en même temps une signification active
et une signification passive; ex.: mumgbtui^ ayant dit
et dit.
b) Il indique une action précédant l'action énoncée
dans la proposition principale ou contemporaine de
celle-ci; ex.: ^pi^»^i_qopu fiLp mufr, ayant appdé son
armie^ il dit; iuSmuiuÊfilrui£^ ^wLiu^t^ il rassemble à la
hâte (littér. se hâtant); [V^^n^i^^i/ jnpXuib lfb^utuum[i^
puij^ quiiL 'A 4l!UP ^^I^^L 't'"-P''yP ^uiuutbbri. Bel
se pressait d* arriver^ comme un torrent impétueux qui
descend d'une hauteur»
SYNTAXE 133
c* Le participe aoriste est souvent employé comme
verbe fini^ même après le pronom relatif et les con-
jonctions. Il n'y a point lieu d'admettre que le verbe
substantif est sous-entendu dans ces constructions
participiales^ car /^w^^ est lui-même usité comme
verbe fini. Ex.: p-wi^uiLnp^ mlntJbttia nn pb* hilui^,
umniJP'buMb ifb fuîb^ 't'IlP' Ju'f'^P' ^utiuUi uiuubiLlri
iXnijbuMg jérm quinjiiïtjui hi-nbuiba tiuniluipirtui bp^y
ies rois des Gréa eurent grand soin^ îorsqtiils eurent
réglé leurs affaires intérieures^ de transmettre aux Grées
tous ies travaux de la sagesse^ dùimlAI» ufjti^ l^^L
îuiil^ q^Ojinutub^ le commeficemefit du livre^ dit-il^ traite
de Zerwan.
3. Le participe du futur a une signification de
futur ^ ex.: uiZTiifcuui/iZrui ^"p^hi "p A^> V^p^^l"S ^"f
hâte-toi de songer à ce que tu feras,
4. Les participes de l'aoriste et du futur servent
à former les temps composés avec le verbe substantif
(voir p. 69). Le participe du l'aoriste^ avec i^^ij
forme le passif.
5. Les locutions «on dit que»^ «on trouve que»^
et d'autres analogues sont exprimées par une con-
struction personnelle^ soit active avec l'accusatif et
rinfinitif ou le participe^ soit passive avec le nom
et le participe; ex.: mM» ^im Jhi il'^L% ou bien
u»uf% Jlrér ^lu/^, (fn dit qtiil est grand; ^muabplb qbm
Jirér [irttii^ OU kj^^ OU bien ^^OTMfïr^ êÛt^ lt*"U ^
trouve çuHl est grand,
C. PASSIF.
La IV® conjugaison peut être généralement regardée
comme un passif.
134 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE
Il est rare que les verbes de la 11^ et de la
ni* conjugaison forment leur passif d'après la IV*;
mais tous les verbes, et en particulier ceux de la
n* et de la III* conjugaison peuvent le former au
moyen du participe de l'aoriste et du verbe auxiliaire
Ml
Au lieu de //ï^j^ on se sert encore de ir^^ ^IH^bu
^muîlifii^^ être, devenir, être trouvé.
Il est assez commun qu'un verbe de forme active
ait une signification passive, ou qu'il ait à la fois
les deux significations active et passive.
D. RÉGIME DES VERBES.
Les verbes transitifs prennent l'objet direct à
l'accusatif et l'objet indirect au datif. L'accusatif est
ou n'est pas accompagné de la lettre ^ d'après les
règles déjà données plus haut. Des propositions
entières sont mises à l'accusatif comme objet direct
d'un verbe transitif, avec le verbe à l'infinitif ou au
participe; d'autres fois elles sont construites comme
propositions indépendantes, et précédées de la marque
de l'accusatif ^ ou d'une conjonction.
2. Les verbes qui renferment l'idée d'une supériorité
morale ou physique prennent souvent leur objet au
génitif (cas de dépendance) ou au datif (datif d'avantage
et de désavantage); d'autres fois ils se rattachent à
l'objet par une préposition dont le sens répond à
l'idée contenue dans le verbe.
3. Lés verbes qui régissent un double accusatif
(double nominatif au passif) sont généralement les
mêmes que dans les langues classiques.
SYNTAXE 135
4. Dans les verbes passifs la cause efficiente est
exprimée par l'ablatif.
5. Les compléments des verbes transitifs qui ne
rentrent point dans les catégories ci-dessus^ ainsi que
ceux des verbes intransitifs^ sont exprimés tantôt par
un cas simple ou par un cas déterminé par une
préposition, selon la nature du rapport entre l'objet
et le verbe, tantôt par une proposition entière où
la nature de ce rapport est marquée par la particule
initiale de la proposition.
CHRESTOMATHIE
I. HISTOIRE DE JOSEPH
{\'"h't'h trt-P^nLjnuiuïtuiJlruij f^n , <^"> luntué'frp
irnpiuna^pïi ^ulii^nA futu^j^u. Il f^n qpmutrp nbn.
nnithub iKiu/ijuj^ II. pf"h- npn.huït () irt^un buibtuba
^o/v ftLpnjt 1^1. plrptpb ^luf/jpufc. ^p Q{\"'ll!^'t"U
iMiL l»«/»"i/i/^ ^«y/A [tLpirtu'ly t * \\uiiif yupuytl^ uliptp
n^Xnihii^ih tuiLiuiJri J^tub qmJirbmib npnhub ht-p, .Bi^'^lb
npnjt S-lrpitLpiruw 'bnpui tpt II utptup utfùt upumdhtJSuMU
&uinjilruiit l^ppL. mirupb érqgLiup^DJb inpoi fp'ç "bpt
qbui ^uupb j»uib quiJlrbunb npn.jtu htpy uimlraKb oîrui*
Il n* uwptpb hiouéri A''> Ppt ^*^ biiuquinnLp-iriuJht
l^L bmbu irpuMo (Xfil^t't^ b. upumJhruMa irnp.uipa
h^pno» Il jmiJriQb Ilu tuinlrt Q^*" < l^'- tuuç aïsnutu»
inLwpiii^ qbrpuMub qnp mhuh t p'nLf^p IrP't "P^U
l^uiuttui^ 'A i^ui^ipjt dJinLiPt II Ipubi^lrifUML npunb jtil^
bliui^ nLnqnpn., Il n.uipktub npun^A ilrpf Ùl muMi^b
bphlip ItiIhuT npunnpt t 1 ikC ÙMulfb abui bng.mpj»b h^p»
[Genèse, XXXVII, a— 7]
138 CHRESTOMATHIE
t^P'i' P'tui^ËUunnirintl^ P'iuq.iuLJin&ualrS 'A 4^P*HI '^Pi
LêmP uthnlfÊtti^ mjtnirunktt Jlrq» Il juiLhtpb itu tumlft
ubm ^mulâ hnuimtùb unniu* L. ^wub auibli^ *bnpm x
l^c Irmbu Sruu Lju hnma* L. uiiumJlriua ^0/1 ttLanuT
Il irq^p^ t'-VS ' ^ tuut* iif^itf mlrurnlif^h J^uu Lm
"Ui hntunt nniul^u P^t uipérami^n. L. inLuKl^ L. J^mtuuuili
wurnÈrq^ bp^hp ttuuauuM^pb KbX i Xlmumbiua Ibtiiu
^uiinb liLp II wut* vfi'^ h bnmab qan mérulrn t u»nq.
^U'I^ii^^u'jgb'iCgi bu L. ditnn ^n^ ù. bqpuin^ ^n, L. ^P^PP
wiuq.ttUihgbi[p •B.^V* 1/^ IbmUiuIbXbuuab Pua. 'hilui
l^i. ^uiahb bn^iuna %nnu$ tunm&bi aptui^pliu
^op'b jiLpbiuLg 'ft |]/i£^(:ir * \^L mut Y^P^U^L
Sii^'l^^'t' "l- uiLiifUii& bimiupo on uipw&lrb qpiu^pbub
^t Wt^"^^*^ ^k ""'-'KfL^^A^ 94^9 ""i^ *bnuuit L.
iuut ubiu, iU^tuLiuuhù bu» luut S^tu l^"/"^^/* ^pP"
mtfu bp-fr nqf_^ ^3^ bq^p^ ^n b. jyui^fi'^, b. pbp
hlik iwinn I l^i. utiLUi^biun iîhtu Tr &np&npnpt ^i\b'npiihb*
b^ Y' Wt'^t'f** b. bqhm uhut unp li^ iinntpbwi
Y' o-ui^utlSb t b^utpa aitui unpt' b. luu^. 9A^> h^çpbu t
b. liui utuç* ubn^uipiili btP hâbi^pbin iuiumJbiu Kbk
ULp mpm&hnlrbt b. uiut z/^"' "'f/P'^* puipApt tuumh,
b. [ni-uu qp wutKb^ ^pPl'J"^^ 'A 'U''^^'''l/'t/^< ^
tfbmjj {X^llft'll q^bm bnpiup^ l"-P"3' ^ bqjim ijUnum
*b ^\^'"lP'''Ut'^' * 5%^"/'^ Vp*" btmuip^ jutiLÊU^u'qtyb
^h ^biLUiumuiiâtf «^^^ ^b. i/our bf^buij tp utn. 'bnuui,
[Genèse, XXXVII, 8—18]
CHRESTOMATHIE 139
hinn^ni-ni^ ifuim *h Jt? *'"*-fi' uiuufbiuiséri Atu i 1 iii.
Êuuirb ht-nvu^uib^un ^tfnj^uijn Pi-p» tu^tu antuammlrûb
V»ii* ^^i"//*^ uuitultifnt^ qhui^ Il nhlilru^ni^ *h JJi
Y> VP^lf uiuinh^ Il tuutuugni.o hp-ç tLiumuit 4Uin irf^h'n
ahui» Il wlfu^nL^ tl^L. L^^l'3^ bnwu^pt ^Lnntut
\*^nnL inL.iui. ^^-knni^y l^nnqbwa qhu» *jt âlrtnua 'bnuui^
Il luut^ J^ S"'/'^"^^ qq.ui Jf^h* ii- iuuf;- Anutu
[l^np^^. lij' ^IrqgnL^ iujtftùj* tuj^ lup^i^^ qryui ^ft
Q-ni-u 1^ juthuiuiuitnjt tuuin. Il XbnJ» J^ tuplnub^j^ Vi
'buMi C) /i P'Uiih/inf^ ubtu 7« ^lrn.wa 'bnaiu^ Il ^tuuniMUt*.
"l»gt t!"" ""*- ^"UP t^P * \?^ ^ifh hnnlL aruU
\\"4H^*b '"''' bnpiuni/b hLpf JhnbtugKb qmtumJhL.7Smltb
*bnntu &utiijilTtUi *h ^bdlùb^ i II wnJib fi'Ùbaltb qbiu
*J9 qjiLi^ t II ij^nLiib niXtinb ^n^ Il 9ni-n n^ VUU
'[, 7ii/?iii
l-^i. uumuàb m.mbi qytuAt O lu/cf /i ilbn ntun^
kbtui mbujîb^ Il ui^im TSmbtuunun^nnihj» b*'*^HI"I^3b»P^
iftufKb. 7f CKmrfuiiiifij^, Il nLiuno %naiu i^ d^fUi jubl^n^^
uuitujpiiuJh. Il n.binbhL, Il bnp-ujjhu b2"t-g*Abij\^qhui^
uinus liki. Êuuç ^\nLii.ÊU ijbn^uinub pLp» VP*^ o^niLUi
t bp-^ uuimbuibltifbJ^ qbn^unnb Jbn, Il P-w^nt.gui^
*hltabiljf quinbtjb hnnui, ^i"U»P- 4^*^*'^'*-^"g^'-JÊ. Ty*"
TiuJiujbnunLngb, Il Xbn^ Jbn J^ ^ipufubughb 7r iJiu,
vb ^nB^^UP ^ dùtnJ^ Jbn ^ : Il tnLiA ItJui bng.uin,gjb
[tLn t 1 iii. iMib^iJbl^Kh U'/'.P dlun^htuhtuab^ i^^wn.iu^Êut/^ t
l^x. êiihbuKb ^uihlib 'j(\''*lj't'h *h tPII tubutby II i/(v*-
[Genèse, XXXVII, 19—28]
I40 CHRESTOMATHIE
utmmiunJruMg a^u!biL.bnXu hep. Il tuunXtut. iuil
kqpufiub ^Lj^ Il mut. uiiumuSblnuipt ^ uUltÊ^y II bu
\^i~ UittJruti^ qiuuiutifaLSuXlt {\"4lf^t'H/ Jf^p'
"H^ "U^^'''39 ^ p-uiP-iULb^pls umuimJaLJ&uXb juipiruXht
Il uinju^irgpi ^unumifnLlSuXb S^utnl^buti mulbbi^ juil
^ufjpb jtLpIruibgy II uiuérit, 9j"J^ arnui^. é-uiifip trp'ç
"P'H'V •^'U bS^ u^uiiatihLSuîln^ bP't "U * \f^ ^'"'^
libutL qbu»^ Il mut» UiuimalhLSu!bu nnq^.ni fj^J k»
q.ÊUqtuit ^p bl^bp i^iiu, q.utipub juiiji^utlji^lftu^ ^\"'Lr
u^^i 1^1. upumutaJrui^ q^uîbnlrnJiu hi-n^ Il ^nLpX
^qJr^tuL. *jt 'iP^P'tU 'ifnj t'-PIJ' ^ unLJ^ aùiirp 'p
4bpuy npi^juyti (fLpiy uiLULnu amqnulù x * |^i- thnqnilb^
ffuni mJtrbuiJii nuumbn^ *banui^ Il utiUrbuipi q-umbp^
ïn^uf, Il b^jtb iTtifiP-uipb^ ^'"f ^ "^ l^uiJ^p i/^u/r^
P-mpb^^ uiut^ ^ l»2bs ^^ "HÊlfii uq-mf^ iuil "fflf; f^*^
^ ij^il'nluu. Il b£Ui^ qbm ^unnb [iLpt . • • •
qbui i^bmuMi^pf;u ^Itbp^^fi ihuipuii-nhh qju^ZlkUÊU^bm^
unp bi^hupnutgfi 'A XbiLmg IxuJtujbnu^Ln^» n^^
l'ia^l*^ ^m mbi^px * l^/L Lp ^tp pl»'t- {^nifub^u^.
Il tp unp ui^nqtu^ t II bnL. 'It muilt mbiuojb J^^piy
jl^^upnnut [^ET^ ^"""3 uitpb *hapui^ p-t ^tp
[Genèse, XXXVH, 29—35 ; XXXIX, 1—3]
CHRESTOMATHIfi 14I
n^n. 'bjui t» Il quiJirbtujb vj^l__ ^ iuiùif^p^ S^P
Jtu^nqkp Y' ^Irnji ^npiu t * à. h-q-fim {^"^ut^ ^np^u
lUiLiuf^ mhuiiù» ["-PIJ* lk ^^^y tp ^bdtu t |^£.
k'"d'U3 'l!"" 7' 'UfP"U """^ t'-PlI' ^ muJtrlniyb Jtb^
nn jiLp tp^ ^"^ 7' ^^"■'^ \i'"ljf^i''U ' ^ Irqà. jlfut
^tugnL.^uibù^linj ijhui ^fi 'l^'P^U """^ t''P'y ^ ^t 'ltp"0
tuJirbunb fiph^ np [tb^ tfi tiaptu t * à. op^hriu^ 8^P
mnnûi irajtupniunLnjb ifuiub î\"'l^^'t'*U * ^ ^1^
op^nLPjtût ^tuiiA ^fi il^poy tuJhrbiyb pp^Q Ibnpui
7i OTiiiïf II JuîbiUt t II IrP-ni^ qtuJhrbuijb np ^l_ ['^ tp
^h kbiLU (\"4l?ff'p"U } à. n^ ^lOt^p qiuJlrbuyb np
pi^ Ifuiip ^h iniub JtLpnLil^ P'HW 'i"!!^ V^"*^ ^P
nunl^pt InkX. ^p {\"'ljft'^ luqï/jtL irpéruo^^ Il l^lfl^f^'i
inéruihrtuJp jy^ *
^ Ka. Iriik. jlim pMhJtiiu tyun^ji/^^ Il iiipl^ l^fth
mirtunlb hi-py V^'l'' /'<-/' 7' *IJfD^ ^nifjilrtfiuu. Il êuuç
ijlnu ^nùtltui pbiL hu t l^i. *biu n^ IttuJkgiUL t II uiuç
^^pt inlrtutùt l"-py* ob ^P't '"tp l^'f* "l__ ^uibm^
P»^ 'A miub hLpnLiT ^mub hdl II quiJtrbtujb A7#^ Irm
^h kirnju hdl II fb»pi P't. ^t """^ Uium np Jlr& (^
^utb qt"* ^ l^»^ l'f'l__ quiutlnui jl'l't'b puig *ji ^(^
i/ijup II. qJlrS- , Il JlriimL^^bd* luiuuf^ J^^umnLérm t
IjkX. bqÙL hppà- [uoutp pbii- {^'"ll'^'t'y ^P EU"" ^U^^
Il n^ tubuunp onùibi fiin. 'bilih^ Il n^ ^"^1*1 ifi'^U
Il hnJL op jîli* tîuhtujtuh, Jiitlruu ^\nilu(;iji *fi uinùlb
[Genèse, XXXIX, 4--11]
143 CHRKSTOMATHIE
a.aniiri qq.nné- A^/^ t^P* ^ "L. "^ '/* ""'2' jfi"^'*'^^'"^
mbmh Tr b&pjs^u, ant.nJi Ir^mn qknpitm 'itatiui II mul^^
VbPbui fiiQ- hu* à. *hnntu P'nnhutÊ qknnku hi-p *ji
Xtnuu *bnpui^ Il ihiuhilnuL. irt mnmm^u t
* 1>f. IrqlL hppà. bmlru IrP't tP'Pq qkapku ÊtLp
7r XbiLU unpiu II ^aupihtUL bi tupmiu^pu* un^lrmu
q^muibjtu muXb II uiuf;* m&uff^^ q^ uiS" tRrq S-Uiosuj
bppuulrahf lumq iutùiiri 9^1* bdnLm utiL ku II luuf;^
libfbiû pf»f^ hu» Il ira luquiquiuir^h h Autut piupipt
Il hppb. inLutL. p-f; iffr^iuaiuppuitt. UinmnmLbali* bp-an
qknpAu pLp lufL bu II ÊhuijubuiL. bt uipmut.pu t l^i.
bq. qXnpXJb tun. ht-p^ t^b^L. blijb m(;pb Vi mnti t'~C'
Il juoubawL. fi"U udiu puui piuithgu tliunulib^ Il uiuç*
bilhi-m lUfL j»u &»un.unb bpptujbgh qnp tu&bp Jbq^ ["""l
tuiùtbf^ qpu* Il utu^ st"^ ^thfbiu pbq. hù : * hul^^ tPP^
utLMUL. P-ç piupXniugnLgb qpiupptun. hiP II luqtuqui^bgh.
bp-nq^ qXnpiu jiLn jhu^ Il ihuilubiuL. bt uipmiuj»u: l^f.
bqb. pppb. tnLuiL. in^pb *bnput qpuîbu ^nfb l'^py qpP
ftioub^iUL ^tL ^iRu II uiutf P-(; uuuiutu utptup phq.
jtu é-iuiLUipt ^n^ piupuwatuL. upinJutm.pb»udpt l^i.
ma, mçnb {Xi'l'fbijiutj^ ^pi 'iP'" *t • P'"^'"* 'A '"bqt
ni-p quiiuutuiLnp^ph Uip^nt^ih Inuuibmt q^ul'^ Y' pu^iutjiht
|^£. tp S^P !Ù"t H'^Lf^'t'^^ ^ *"pi qjfi^i-
nnnpilhLPIiiJs^ Il bm *bdtu ^^np^n utiLtuf^ ptulimtuuîbmpl» x
Il bm pitUsmmutbmb q^ulbinb '/i XbuM (X'i^bAmiy
Il qutiU^iupt Ltunubmi.npJb np f;Kla 'A ptuhmb mbq.,
[Genèse, XXXIX, 12—22]
CHRESTOMATHIE j^,
L qu.Jlr%ayi. „p p.^ ^pH^I, uAq., *«. kp „p ^pi^p ,
tp é^ -bJà.. L qnp p.^ ^„pH,p W ^1.^ J«.£»2|p
uihm lup^wjp trf^iHinuigcng, L iHumai^wpiup mbma:^
-bngu. mp^wjp lffl,uima.gcng, * |^l p«.piu.jfmi. ^«,_
pu,i^% '/' #/«V irpingnii, Up^%lru.%gt. Pp„g. L '/»
#/.«y mmliu,a.m„ikmp b. '/, ^puy JÙ,mmlp»pmpP x
* Ù. Irq. ^auu. 'j, p„,l„^ ^^ ^«,^2fa,.,frm/4. jwjbj^
p«A»^ u./f^l^ „^p Qa^k-p- iuyp, * L jw-bil u.pu.p
(bnum q.a^}iu.uibm-b (Jn^»^^»,. L \u,jp'bngw 'f, uapuun,.,
L tp> WLHLpu p^ >f, pa'limh oiW»
\fi. ml,„p, lfp„„^ kp/^n.pp,. ^,Lpw.pui,j^Lp lrp,uq_
/• Jtnijr r/i^r^/i, mlrul,i_ Irpmqaj mu,lpaaM,uiha,p L
Jra,mu/p„p„,pp, „j, (.p „,^^,yp kjl,«iw.ugu.j, Jp,^
tp- 7» piiAm/, u.'bq., * \fJhLM, ma. "hnum (Jn^o^^
p,^ wajULowi. L Irmhu ^nuw' L tp- ^n."#«./*.
* ^^'"03 a^^P^H-^ ^wpwLj.'bl, np kp> ppt liiTm
'!> pulbu,!, mbq. mn. mirwai "bnpu,^ L mut. I^qlp
mpmnuJ^ kl tptu^g, Xkp ^j„„p , * |^^ i„^„ „„^^
. ^W. bpmj^ mlrum^, L n^ „^ ^g^ -p JtÇ^gt qb».,
Il mut gbnum (Jn^f^f „^ mapu.^t'l' 't ^taj,
llumnanj ^gfr Jtp,n..^pû. Ibugm. opumAg^^. fbi t
\fu ^mmJtmg mmlpuajuuilrm'b qlrpmqh (.tp {)'»luh^mj'
[Genèse, XXXIX, 23— XL, 9]
144 CHRESTOMATHIE
Il mut* P'f'^p P*^ *t '"^"/^'"^ ftdnt-iT^ npP- li^
uiaju^ ftiPt II JfpP^ ^p^^ "'-"^^ l^uibm^ JV^'
à. nLltf;p irpjiu "ihy^ ^utulrui^ "ih-yL t""'L!!1fÂJ*
* à. puié-uilfii iJt^UMniULnbl» ^jt Xbn^ fiÊlhuTi miÙÊnL-j»
if^iunnqbf II ^Jitl» '^ puiif-iuÇlt fj^iupuiLnbl»^ Il <niii|^
qpmJ-iupi ^fi ilriLu H^uipuiLnblt t |^i. mut ff^*"
\\'"Lf^t* "U" ^ albr^nLPftLÏs 'bnpmt bplr^ ulil^^
Irnb^ mLULn^ Irbi iiim Iuu bplr^ mLULp^j II jfflp-ugç
(hmnmLnb ^^iifïrn«.^ALÏ ^n, à. UiLn.fih *h Yu^ mmlpu^
njuuilrmnLP'lruMb ^hliP ùmanLuat f-^f* b. mtujlru
q^mé-mltb ^mpmijnbh ^h XhiiM itaum* nu m mn.mybni
j»2b"'^''*^buib ^n^ upu^t" à. tl'P mmlpuiLmuiJTm x 1 Vj/
lt" jbz!f"îi*P J"P^'"'^ P'^l'l' tl'^'lyl' •^^"L ^^ mpmutjllu
KbX nnnnJnLp-jii^* Il jf^lp-uglfu q^u mn.mf^ ^mpui^
Lubh, Il ^mhalru ft" *h auiltmf; mumh juMjuilutbt- i
q^ tLnnmhmintl^ Œnnmguilt qj^u jbpqpf^ bapuubaLna,
Il mum^ A^/ "/ ^p*"pb* b. mpLpb qfiu *h muLb qpntu
tqiunnhq t
* \^BP^ Irmlru iltumm^umuiult j^t "^i/t'l Jb'//ltlrmtf^
mut 3Î\"4j't't* ^ ^^ utbuuibtlt J^P""lt » P''"-tp
Kbk P^t b-phu juuiltu %m^L.nÊ nt^tl^ *t tHH^'b' t'^^-'^'
* ù. *ji tlhnbaLiT hiuibltb jiuJlrbuMjbt qnp ULwtp '"/'•£''//
(hfifiiitti.nïr qnnS- iluimiuuuipwpuia. Il P'IL^Ùê^ nLmtjiii^
ohm 'A jumht ujibmh^ np tp *h 'l^P'HJ ^lP"U t'^ *
(llfifioiiiffAifiîifA Irm {\'"l!ft'4'^ b. mut Aw* unu t
Jh'ptnLP'hi^ %npm t bpbja httûb^U bpb^ mLnLp^ Ith x
[Qenèse, XL» lo — 18]
CHRSSTOMATHIE I45
fjfUipiUÊLnitp^ L. tunittp "i-pm^ni.p-pLb iuJUisiujb é-utnjuiha
jtLpng % II. jf^l^^^g ^^itf^ni.p-^iJSr miutuiit.wiuirmKh^ ù.
qlty^iuÉtnLp-pût iltumiuiji^uintuppt *p Jtf ^'lun.unha hi-pnat
ji^nnuT à. bm qpmé-uil^b *Ja A&êUê d^iuntULnith t * Ù.
qJSumiuljpuntupit ijpululnug q^unêai-f nnmf^tt L. AÇbênuA
* l^L. bqL. jbm bpl^nt.^ luJSug tui.ni.po , bmlru
fj^mpmulb bpmqj p-nt^p fi-^ i'ygt' J^^ f.kmnj t
* ù. Mf^itf npiutu P'ir *p i^htnnj mbmft hnubf^Kb Zri.p%
irpjtbf^ ^bab^Jt^ mbuuibb^nÊ^^ A. fitmfip^ JuipStnÊ/jf
b. tuptu&bfi' Y' Jutuqt UiliiL.i l>i. iu«/ bjt bg-^b
bpltbf^ biwbtpi jbm %ngiu ^ft ^mni uAinjt» £<tf^A^
mbumhbintl_^ b. ^^'"^L dmp^n^ b. Êuptué^bp* ""*-
'"II- bfiifnjjpt ttffL bqbp qb^tnajbt li^f. ni.tnbp' bi,p^
bplàff^ f^obp^ mbuibuiilgL ' b. i^b"^ dmpSLn^^^
Ê/bt-P^i bpfilipt fbnb^lif£u mbu^biuilp b. ^^mfiput
O tupP'biuL. (l)iiiiiiiM.fiSEr, A. tiAq.pi^ *!$ ^ntjb bjhun t
b. btnbu bpiuq bplntnptt.» b. ui^iif bL^b ^tuu^ b^mbtpi
'^ J^nuT ipb^t^ /jAwi^^^ L fbqbjjjil^t * I^JL ii#^
bi-P^ lUM ^ivtf^.g up^ b. luap^/j^tu^tup^ bj^tpt
[Genèse, XL, 18— XLI, 6].
10
146 CHRESTOMATHIE
• _
luanyuilfUi^iun^ qjnJP^ ^^ul^tib^ q^mjinu L. ifuimn^u t
O ÊupP-briUL, (|)iifii«fi.fî^, L. tp. b-putqj
* 1>f. Irnà. mttJUiL.om^ L. ^iLmlh^giuL. UMh& Yinpiux
1>i. ÊUOM^kiua i^lh-Êua qutJIfbuijh irntuum^utbu "y^qjtu^^
tnnuft ^ L. quiJirbuub JiJuMumaijbu inpiUf L. UftumJirtug
ij^mntuunli qtrpmab /'Wtt L- n^ n^ f;n an Jirl^tp
qhniuqb fj^wnmiMbht 1>£. luoulramL, miuuuuLJumlrmb
iunjufp iJ^iupuiLjiiifi L. mut* qjuîbguibu JttPjli^anLgmbinr
ÊÊUuopt iKiun^mgiUL <|) iif£iiif i_iî^ ^iviLiUf/r^ tH!"'S* ^
kn. qJlrq ^j» nuSbmJt \*ft tatuL lUU^T^mmlrmKb^ q^u L.
qjùimuimunutnb t L. mtruui^ bnunj^Kb bpiuq *h i^nLiP
qhl^pP b" ^ *""* ^ jtiMuaja^tib^un num irniuqnj
lnjtnuT mbuuShf^iu^i |^i. I^p uîbiL ubti. dira upumuHlÊJt
J^ JùibitL.!^ bpputllrgjt^ é-uiOMn tuu^T^UiutlrmKh* L. lutum^
albraiu^ %ifui t /l ittripthtua dira qbntuqub tRrn, miùi
num hi^iU^uHli^Lp irpiuqnj Jhllblrmgt L. irqà. npu^i^u
JirEbbuiab Jirqj umuiqtu L. upumm^huig^ KbX quif
^utuuibbi^jfi^^uSbnijp-jiùi, b. %Jtu btulubi q^f»9imi; x
* J^^nju^biug (pmpiutjîb b. llf^lbuMg ^^'"llf^t * ^
^Êul^it, qbiu *ft niAmt- uâltmh* b. ^".^ba^ q^bpu
%nptu^ b. ipnjubgjtït qunumJhijSmb Ibnpui» b. blib uitLiuf^
fjfiupmtjnltlt t 1^£. êuut (ptupuiLob Jf(\''*ljftft bpmq
mbup b. ^^ n^ np Jbpi^ ifliiu^ P"U3 ^^ IT^"!]
q4^jPtf iuulrb bp^t [ubu qbpuiqu^ JbKbbu x * ^uâmmu^uilÊJi
bm {^"'Ijfti'^ b. iuufr gi^iupiULA t tuojuibg }^jumaL.^y
[Genèse, XLI, 6—16].
CHRESTOMATHIE 1 4 7
n^ifith uiuimuiukiuibh Apùni^iru^ fhiupiULjnïth t l\fOÙ&<^
^uiL fffiuniULjîb ^q. (^\''illf^'t''U^ ^ wut* P'Hi^n ^jt
P-^ 'A alrinni utbmh Irnubtp' irL.pi trn^f^ fi"''tp^
Jmn3ttnifj^ Il f^njfjlhi mbuuwhÊn^^ L. iunm^^fit *h
hiiun^ ijubn.x l^c fif^ur lu// Ilu b-cP^ ^pp'f*^ hnub^fit
ajlfth *hnaiu 'A ahruinj utbmft» itjJ-pbiuu^^ L. guiçtp^
mhuuMbbinil_jnjJ-y L. 4^t'"*P' '^P^'^^JÊ^* npuihuh n<
tnlnih jiuJKbiinit ffltil[pl»i' f'^'/l'"l'""y-"lf iiui^ui^ybu ^uSti
i/hnuiiit '''1'^'- "LUi^Jth irtfFb /rppt^,^ ifuiltm^ Il l^lbp*^
iib-tj^ &plibfub_ quttLiufpbu if^JrnhghuJb II qQpmppu t
Il Jmuib^Kli J''P'"l!Hfl' ^"3"'$ ^ "l_ h-plL^pi, Il
bplruj» Yinaiu Qjuqtp^ tPP^ inunMiffitbt O^iupP-iruujy
Il lUupkInuiVbfhaji x * Il miruutbth i^Luiub^iuiP jlrptuq^ t
nftu^f^u Pt Itl0^ ^îuuli t^wbfrjfli 'p JlfinLÊT jtpiifk^ [t^g.
Il l^l^shll* * 1^ '"Ji Ift-P^ ^ufff^ uiu^tul^uiblrut^^
tuatut/ntija II hinpjuilfiu^iup^p^ britub^pb i/oin iuil unuua t
* Il luîub^Kb IrLprb ^mul^^ luquit^ùi^ L. funp^Uf*'
Imi^tupj^ qtrLP^ ^uiuLu Ç^t-^n^gpi" b. quimn^u > l^c-
tummJIruh hpiuquM^mbmab^ Il n^ n^ ^p np tttrÇbi-p pbJi t
Lnbh Jli ^. nnp jtliy l^ifinncuii- iuiLblr^ng f- brifnf^
ij^uipuiLnbji t * Ij^l/J-Ît Irplfifi^j^ ^^l^sti^^ hrLp^ êuêT
Irb, Il IfL^rlt ^luuffb f^lj^^l'^^g^ ArLp-'b luiT Irb x Irptuqii
î\ywptuLn%l9 JIj tx * Il IrL^llt bfaftb^^iia mi^lrq^ Il
iluthm,^ np hiuilit^jib q^lrm %ttgw^ IrLpth luiT Arîr, A.
[Genèse, XU, 17—27].
148 CHRESTOMATHIK
iifiT unJ\ amÛ» qnn mumah ^Uêunuiijîbp uuli l»
qan KL^ |^ifiiiii£.iM^ uiiûtkin^ tf ^3118 iP'tpwLnliji t
* P^w tuifp Êtê^P^ ir^h-uairb oMuqai.irt^nifi'irulb jtuJtlltunb
irifH ÊUtT "it^a^f L. dlhajuug^ ^i^ULp-hMi juiJtrbunb
h-pùhnu hajiiumuigLng^ L. utunuLtrua^ un^ i^PitP *
Il a* itulijtglt Êyni.p-f»iXb jirnirutua ua^njb an f^'Êigt
jlrm yylanpt^* ^»»ii^ umumltli^ [Pést JV^* * IVC
tjmub ip0'^Mt irniuqnjb (hi«fittM.nU ^pkts" tûbauttH
q^ iÇydêupItm t aiulut tun. jï* umni-é^m^ L. dtaLf^mugh
P ifMiiiJiié- uêiûtir£^ qbtut l^i. w/i^^ in/ri». fi!bq.phuM
nnp J^ Itjmumnii L. Ittnp^pn.m^uili fhiupiuuùtji* à.
huianLMghu V^^o* 'A iP^P"!! ^pipt" Att/iiuiffiif0i.na 1
* 1>£. utpiuuaf^^ à. ùuignt-uat anp&ui^uiiu ^UipuiL.âhf»
*t 4!^P''y ^/'f/'/"'* ^ ^pÊairpapairuglrÊi. i^pilmjtu
^Pipt" ^9/")""''^'-''^ qh'Lpi luifuiub Ê^nL.p-lrmbt II
J-aqnt^ugirii qm^rbuMJIi l^bptul^itLpu qbrLp^ UiJmtjlt
niupinug bl^lr^gt II J-annifbuap gnpbuib fr^O- HriLiUilp.
<biuflf«L/ro/i« Ùl LtrpuiLnLp^ 7f ^luqui^u mm^buaphi
\yL bqhg^ ^h-ptui^uLp,Djb upu^buii h-pLphu jh^Lp^
iuju un^npi np ffiJigP' J^pkpt" ^lb'H''"^3^''3* b. if
uuiUÊÊul^buap bplibpu *k un i/ai t
b uiiLiu^t uiJirbuipi é^ÊuaMnÊig hLpnat * b mut (1)'*'*-
ptuLoii gUMtVbuiili é^uiajuiu JiLp* '^P't iimml^gbd^
[Genèse, XLI, 28—38].
CHRESTOMATHIE 149
unn unbuihuR nn "'^pPp Vit V """"-^IJ- jut^p»
hiMitudix 1>c. muf;^ ^uintuLMb S^X^^Juti* nnn^hmL.
jttftuumbiu^nib II funn^p/Ëjuij^iuh ^uilt V^Jrat n.nu [b^h"
itsb ""^^'9/^ é'nnnifniJitL. hJl pf^lff '^'''/^ tuP-no-niju
*t ilfClJ ^1^3 ^^ •^'"^ JJ^2J 1v^^ mut l^wpWLiîb
4!fP'HJ ^Pipl'" ^^''l''""3'-''3 * \f^ ^uliiirÊUt <|>iif«.
niULnbh gJùimtubjtlt JtLp 'A i&iLUÊbt b'-pdÇ ^^ 'A
Xhn^ iXnifutrdiun* L. IHe^HIIH *^dm mmmdhtJ&mb
ph^hruhmt^ L. wnb diubbtub nu^h *h ununuAtna Itnnw t
à. ir^wb qbtu jbp^pnnn. buiiLu ^Ln» b. SM'P'^Q
Zuf/ifLitfi/i uinMtfp *bnnuit II l'^^lÊff t)^*" '/^ 4È!^P'HJ
hnintfii bi^upaui^Ln^ i 1>f. uiu^ ^lunuMuib glX**^
uf^ijt, lu^uiuuuji^ bu (l)iii#iiifc.nïr. wnjuSbg ^h «r^ n^
^luJhiunJiat qXbiLu bun b. qnmu AjLn *b 4bnun
uiifirbunb b-nlmfiu kt^uimuigun^ t l^c ^flff^'g <|^<<'«.
ntuunb ambuLb (\'"ljfbihutj^- fhuniit^p-nMutltt t L. hm
%ifùi q\* uu^tP' njtLump ii\bmuii^nbuii .gp^t \\pb^
^'uipu^ ffttnLp-biûb I
* 1^£. tj^ xi'"Lft^ J^P^"'"3 (puipoiLi^p i * Il tp
fXnifutih iujtua bpbtSbfia jnpJ-uuT pb&uiibauiL iuajufb
^uipuBLuhft mp^unftb b^fiunnuM^LUg t bi {\'"l!ft'^
jbpbuuiu ^wpuiLubft^ L. 209^3""- pf"t ""^^f^A \ftb^
luutnu t 1^1. utpwp bplAiph j^Lplt luifù i^nLp-tuXb
[Genèse, XLI, 39—47].
150 CHRESTOM ATHIE
UÊpiLJiêUbu t * A. J-mnii^lnua muJirbunli thnml^nLpu tuilta^i
l»Lp-ui%g ^ jipu tp tti>i.p-Jtt!iîb J^pipP^ ir^liuitniugt.n^ t
L. ^ludpiunh-iug LirnuiLnunu ^ft autaw^u, . qfih-puiJ^itLp
nju^utiug JSJuqiu^pi an >f^9 Antluig.* L. ^luifptu^
ntrmg *^ %Jm t * L. é-nqa^htuff {\''4''t'^ qgnpbuilÊ
l^ppà. quiLUt^ ^nifaL. pus^LiTjyJ; <^%^ "^ l^'upip
^luJuipirj^ ^lûbqj^ n^ q.iyp P'jiL.i * \^i- irq^*!» {J"lt
uh-Ê^ai. h-pij^ag. "/>^^ '¥^i^ iP- ^f^*"/^ tp IfLPrb
tuiRugb uni/ài, I^P" ^uii. %iiui \*utubtP' t^nt-ump
ijfinttiUÊppiny ^pi^ Wp^I^ ^lunw^t L. ^"1^"'^
{\''4^tf qtubntii mbn.puMULu»Ùi Vj^tubuMu^* q^ mu^
P't dnnjuignm jtbÀ T* umuLUiS- atutUrLuipt qJtlJfu /"^T
à. quiJlrbuub il^^u ^op [idnjt A. quil»ni!li bplipnpq^jili
^fi^iif^ \ffpbJ^ q^ luuf; P^t "'^^Slig f/" "Y^umm-wir
\>L. tiîbgpb lri.prb tuj^ i^nL.p-lrtûlili ^ np irqb'h
""'LlP'* nptqtu iuuiug {Xn^ut^^ |^<- trnL. unil_
jiuJirbuijb bpqppb* q^ jmJIAusjb bpLpfib lrqhunamng.ng
"t- q'^u^tp ^"^ < A. untlfrgutL. utiUrbuiib irpl^pb
bqjiuptuuat-aa t L. mqmnutLlnua tutBrbtuJb J-nqni^Lp^
iiiiL ^iupuii.nb ^êUiila ^'"nh < A. tuuf^ ^uaptuLob
amJirbuipt irqhiuintughitb^ irpP'iÛLp ma. (\'"lj't^f A.
qnp pb^ iuujigl;- iirq_ wputvff^t I^l. tp *""l_
quiSrbunb ^bjiupiubu gnpirbty* II. tluiHkiugLf^p mtttrbuub
[Genèse, XU, 48—56].
CHRESTOMATHIE 1 5 1
IL ORIGINE DES ARMÉNIENS. — IIAÏK.
^f^iffi/^ nbmulruiÊj^ jtujpiiun^ \\niuniumun^ utrntratMib
"Pf-^f^lf J'^P'^h"» ^ puiqJuliftuh ulhij^ JIJ^* y*unu lUiLÉnua
Vlù-Jùn V^Plp" ^^ ^iJruig ^q. lupùulhunu ^jtLultunj^
amuMbba ftLp mstuùnLp-liijb* Il ^uiubtuiiun. hnLunbwhhum
[^P""fh h 'P^T'P ^ P^t "P 9^^'" ""'^l'^tp^ n.iunjuntraiUL
lUR. airmn^ êui^uu hnl^ni.^ à. ajAruinV iuil "I"*^
^fiUfiiif., in^tua jUMÙnùi hiLp llA'A^ ^^ ^^J^ ^pitP ''"^'-^'*'i
dlinLiP 'A LnmutrniuiLnjb npnjLnu Aw"^! npnuP uibnùi
^P S^VP"^* ruupktUL. tubijLpHïi juipL.iriu ^uipuit-iu
nLJumjt hilirwtb f^p^ i^mutbbi 9"!Ji 1^" upum^uiSuiLjnp
mlrn^ uu/n^ npnjLng hi-pna t \^u^ Ciiiiiniiiïr Smtunlfuii
tutiiL. ^uAifèrpâ nLâimtrnojs, A. n.uutlrpojBi U. auptujp^
lingltb^ ^"ibrutg q^utLJUiLb QU'A jtulanA ftLp ^u»pnli^
L. tuj^tup^ ùn^b-auiLjhrmnj ^atpnLpùrpusït t i\uiJ-»ttbh-tug
miuiu OpPI-h" t^P J''Ui^''Ui_ ^^nb" "{r'P fMitJUgi.p,
J'tpdl;^ II. aiht^ utpi l^n^ijmL. Wp^^ "yl^^^ ^paLitLOu
tiuiP aui€f-iubnLUU*
152 CHRESTOMATHIE
quui^JSuboj^ mnlijjmhg. II. npq^,git Çi'upfrP'h quiu^Jiubo^
ibnKÙi 11'^fififA'iuff, II. ËuSrbtuJlmb ungm f^p i(^ l^V-
II J^ aiunauiiLf L. nniutu ^tULtubiulutb P-nLp uub tp
[t'vnL. -Zj^J^S* 1/^ ^biUL. ^XuiplrP- qiUmJirp* L.
iVkÊUittrp fhiuL. ffi^i'pq.nj^ ù. q\* ii^uAuiy > Ùl f^^ap^mT
pum umnL^mau!bnL.p-bu!li Ibjuihiuùp ^"Upti* "9/"/'%^^
^ittJL^t O ittfii irq.lnui^ JlumhanL^ V» ^lumuoiiffii wiiiin»
lihifi'liijb Jirp ul^ubuMi *lt ^unl^unt
^"Ul "Ptt V^'^pt'*'^^^ "Pt"^ i'UuiilirpI^ npq,uy
(^fphp-h uib^putbij^uâlib \^§yR ""L llrbqjtt!bni.p-h-iuilp
bnptu pbtuLIriui *jt ^uuiuumnib^ apmll^u II uuhf^ wi-
^wumpwjt^ hppà. IrnL. / mdmg^ LtutT pum boP'utbmJbhg
TS^mJmg^ *!§ ptuihuiL^I^^ Atuliitug bp^f!b L. *p IP^L
ungm ^uutq.bpJi apiLgjitjj^ b. utahilii^ ftLpbuibg juipm^
paumbutb ut^^imp^ J^pktP^ yXliliuitup ^h J^y^h^ui^mu^
pb^ bji ^ut^ An. Ibauiu,
frira. *h T^ba %naiu qwjuiuipiuljpt '/r fVmaAymr, b.
*ji juuiniiiufjtj^ ^i^uujf^ L ^ji mfipbf^ f^^'ZlV ï' 'UfP^V
mJirbbffaLltj b. *h ^mbûbbi *bnput qîJibnLj(;- ^mnaii^f
^V^S ^"^T J''lfl""'ti (["qipuhu mnjuibXKb tauiJh. HL-pnJ
quiju n^ uui^tUL. pbi^ ji^uibnLP'btutfp *bnpKb l^tt^'N*
CHRBSTOMATHIE 153
l^ittiif n* tui LuÊtliriP^ ^iutuUÊUi^^i/ Pf"^ ihr/LUufh
|\^/fiif^ iunJruii ^P^l'" ^ qJP'nn-nùiu ^Lpf "png Ip'f»^
qmiÊjÊUianLd*tubXlttiu nnjfjuipbatub Vf *bm^ t'iitu^tun^çu
^malrinbfi ^mbn.irni tuiXrbuub UinpihL^, Il ^unnug
*ji l^nt^ ^fiLujtunj i^u»l^jlrplibp^ "^jiuiniUÊnwt* Il Ir^hruij^
*p q.iu^iu^iujp lip 2^ut^lrtfUiL % ttnimmjtb i^nurt
i\\infnui mbt^ ^'Y/^'i/ IJ^Q'}'-^ dùiniLfi^ "P'B. JfuiLJU^
^lu^nyïr uipnJrtut q.iui^tup(;pt junh mbit^u^ L. htou^fib
*b da^V' \t'U'*U^ ^'uju'^l^gyg abnuiu pf»iL [tLpbut
l^i. 0^ f»Ln uiuluifh i&gnL tp '^"^"(fl'^ *h if^RT'- ^"3'"
JJtiujwpèrgiULt "l^L 2^^*"/ uîiii^jf^ qiiJuumtulfLrpittu^ bm
^1 J-uiimlbiLnLip-ftUi p-nn-Jib jtLpnLiP Xyu/ijIBnin npiLLiu
l^L ^l^gf" 'HII'^'L ""[b't'^ fuiuquitf juinbjJhLjmu
^Lufiunj» L. bl^huii pbuil^bgUML *p ^pXnuiUuîbiLtub
tLOi^iph i^nLil^ b. uibnuiAbuia auHinùt. mbitLiub ^^"'PJS.f
utLuUitLbt tuiinrtn^ jbmbna h'-P"^ jhzfjL ^^ tubiL
tnuiLiuffiib nbutl^bamb ^uin^ "iP'P '"ÇV-P "bnbuii^ 'A
muib(r |d«n/iani/mf t 1^ unu hy^llM "^^ ijt''P *'""'*^
ËULJUib^ b. ^''ibiuif *un^iU2tlb, b. "P^gL d^uêb^iuiT
^iuij^btu£^ i^pb Yf ^iuntuLJulinnSù unbp n.U9^jt^ b. puin
%iultiiu^pb£njq. ffiou^pt *h %njbu!b tbnnL^ Tin^ui bit ■
'f^l'^iuf^uiiT Çinuqutbti^yiutt 'bjiut
154 CHRESTOM ATHIE
Êunjutjfbuta tua. utu qA nm J'^p'h'^S l'H^^B ^^iMimuiphiP
uiniuJhj» ç-uit *h ^liUiquîbqjnL^jiùi t 1 V// 'mJHik juumaL*,
P-btuJh. UHumÊUuhiiulth-iUinjupinj^jh'âau qanuinq.uu/iULani^:
i\iunuuiauiL. pLa mju f^^/. ^ qonmé'nnnif__ l^mi^ bijh
jkpllbfi' ^wiytwf* i/oMi 7^ uiu^iliubu 'UtutLiUrtUÊ p-niLltlt
ùnniut 1^1. hiifAiMii ftu^ji ^lunb-iui jhnlruma %nnui
aïo-ui^lfiua iupu AnLp-iubuiqh mn. *uijl^^ Il é^mbnia
qfi^ùiiiu%g^ ^ q^iAtùf_ qwj *l» 4^puy ^n JVf^ pui^
ilaLp-lnuJp ^ui^ui^ L. ^«'^'Y/A^* ^ ^" l'PP^ ft"""3p
P't JBrnXbguiL. ^ji utu^Jiubu hif^ uitLÊUj»^lrah S^usbnLMu^h-t
^Zry q^iutaLum unniu. Il wpf^ AnLp-mufpp lunp^h-t)
u^hnut ^uiiL q^tmuihltu h^p% b. blîb tua. ^utiL
. muiiutuiunuL t
l^uL fV^/ ijumuM^utalTÊUi *h puiqJnLP'hLÏi uipuibub^
npj^ fiiq. %tltu^ Il ^Jt qopnLp-jtLh jiLp^ tPP^ qjnpAuiisu
uuiuuilt^ ^ki^wj^ i^ULp-unp ^uiuutlt&i ^kuilLUito^ 7i
uui^Jmbu ôbtuiji^nLP'hftuÙs *uijlfUij t 1^ jt mpmi * ii»/^
uiHkiuiuuipIrmi^ ^auLiu^lrwa V'^PQ-h^ ^ qP'aiLaùiU hup
tupu ^utfu II ^qopUf ^uiumuipiuqnLliu L. Lapn^u^ Il
0iiff/ii IlÙ npjp tP' P^t ^^"-""Ip t''P'"C. '>"B'^"»Bfi'
utnbrnbutLnpo p-^^uttutlL P-ULUif^ utuùuiL^* L. Ir^Uiu
jtrqp é-rnliu^ 't'Uf "PII tP'-p»^ tp^ ""jt ^ Xl^aihi^
dlmbp, tuib ^ \| mtuui é-ni^j Y^^Q- utu^iuL ^ qmh-tj^
uioJruiÊ ^lufuttb-pb-uia qapu pba. JtLp tP'f ^ mut» ^b
CHRESTOMATHIE 155
^lu^uimnL. *bnpiu ulm ji^t ^«' /%L^^ I^^Zl ^ qjui^nqnLp-jitJb
Jlumiûba Anna anLnhwi ^utngni^p gbiu^ Il anniJruanL^p
uP/iftlÊUtiutu^u *hnnut* L. Jhn Arq^ah jmn^nLP'hA*
tuiuiu p-ir '*>J'*'fi'*1^ugjt Aq^ t/b-itnnLJS, jsjuifnt^huiifh^
Ll iuiffrbtujL P*^ Jb'p *h &tunjunni^liLb }\thVI uuuiuat' t
likf. luuÊUi uibalnut jtun.ui9 *h JfiÊUuph^ trl^fii 'A
*^Î"B" it-w^iug II thniubg. Il ^mbiLuanmbaKb lubn.
7i awnÀnwLiubn.iuL^ i^nLif* "PIJ J'^f'lt lunutltis
9"Lp^t ,T*uinh ^utibraortut mhupb *h ^hn.nLUin q^ p^^'ly
JnLp-jitii^ qopua^ I^^Zi^ tPP^ l^Ck'^U'U'L ""^^
PfuupunKb nhJIrtUi %*HlP' Juwn.nLqu itupiiÊuqiiùiJa t
1^£- pi,^ I^^A J^'Q^"h't u^inh JëLpi^ quiinnLalnui
pbutfip tupmJaj^ ^uiutub^^n ^jt ninLpb^ np QUUp *h ^'"^vJ^cV''/
*fi XuêIuJ^ ÎH'^UB* ^ wbinh hfjnut jy'l'HJP 7' 4fFP*HI
IrpqwP'p quipnjt mJihinJ *h qmqtu^mb^ Il mwhimtuq
UÊiAâjt 'A i^P^U l^^ft'ig à. Phliuitta* L. iuiu^upiiïtwq
opui^g ^ft aiuqnLÙu A. ^jt atupAu nmhg, qomp fAq.
J^ff El unLp ^pi^Uph J'^V't^P h'-pnLiT Uqmq tUfé-
juif àlrnJîb^ Il ilai^iub ^h Aiupfni* jbrpunL^ qnndtubg
linptu Ilu i[tuijiuiqiuLnp^ à. Uqwl^uiunp^ ^UiJ^x
iiub m hruhrtui ^unlj^un^ i^nL^iugtUL L. ^u§pq.iriug
fui£j{r [i^Jk qy^tBrbiu^ kp^nL h^q^uipp^^ L. ^ji imfudk
ht-pd^; q\\miuïhu^ Il V^ni hpl^nL nptUtu jtLp /^Q- ^^diu»
'ib t^ 'bn^iu wp^ ^^/V^t à. jpir^lr miLiufli^ Il ^nyi»
q(fi»lt iriuuli^ltùtlt JtSt XLn^ |^i. IrqU. (ippli- upuuiiu*.
156 CHRBSTOMATHIK
^hgulli il^Jirudtg Jj^nnipuù^ irplj^a^A^ t'Wlb'^ t
l^irîr. à Jmnmb Stunp mbtuiupmir^p t
O wjuuihuh aAiuifbmMrt^ htu uHruinut ^tfjy
qtun^aLpbrgiuL. ffiiiU% Awv* iL^ÊU^uSb^b-autjiriau funp^çp
à. i^ni.P'unp ir^tubirn^ *h piaLpb J''lfl'^ uLum^ ^^tu^b
tp, npiuiru q^ usbi^ hap jwpu^n^ milpuiginu^
uiuiuuiruat q-uiium/nult an^uibti.uit oopitùt^ «/"/"Q^ uut^
^tumbuiib tp\ ù. jSi,^ i^t-uuiba.uur^uiifium jiupnjoplrugt t
|V«y^ ^uifps ^uy^uy ftjutgbmi^ quyu jii#ilii#£^
iluipbruig tj^mliXb^ L. pbJ^UMgmL. *h tl^puy lâupui, A.
^uip^bui^ fUiqbip^ iuj^i^ i^hriug A. p-iung t^Ulfutb
irpir^P'lLh'iub *h %iu nLjJ-tùituù^, à. *bbinb utbgbuii fi*^
mtuiêih mmhimiuq^ xP^^/r^^ ^/ fi"t ^î P'M'^fi b-
ÊtibLmL, J^pihp* b. f^ti uhiihçli l^np^mhbuii b
P-iUiMÊibuit lArfLiifi. *h ^auuuitlt bpb^^uipjtLp iutfiug*
b UiJpnjJb^ np nbi^ %tim mbubiut 9''iJ'"'ll"'h ui^m^Kli
^npé- ^tufniP-builîb -I "f/{«*f/t gpoiJraïub mbmb b
i^uifubtùb I
Tkif^ ^uii^ iuiLbiut quÊLtup ulb^bta^^ b Ij^uSi^buit
iifVio^ï qt^mumuÊl^bpu^ in^iug qmbn^ upumbpmqXb
b qmbqpt HLp tubuuiL. (^^/ îubnuuMhbwia iïxbpbqJuUb^ t
^^^wiliujbiug iuupù wiuinb^ t^V^'lf^ nfi* l^^HfU» ^
iauiubi 'Jt ^m'up^f b P'mqbi 'A pmpkpmuiûbtLuiL mbq^f
CHRESTOMATHIE 157
piuqnLiT libj^jiuL.wpt- uibmft^ Llm Ll lunu ^iroiiir, luiiiin*.
nLJtpinua ^êIêu ^wê h mba^ ht^n t \yt~ Kbjb njunX
wniuninut ^jt s^uip^ ^Êuuun^ ^mumbma jiUJÇiutn^h
lubtL. i^wuiirÊniu^tuu h^piubnLfrhtJi hiJtntJm iuqq.lt t
|| liiifZr ufjup f'P^IJ^ I^P ^np&buig ^"uif i"étk ^"^
\] wpi^mb '^ ^tulyounLp-trbf; 11 ^^'AP^^T^V/ ut^baLtu
((tuuainLiuS-tiylib ^lunju^ %iuluu^tÀiulubn.hpy>, q^ ff<
iuiujU9èrtnil_ tuuf^ qunumuirnb t^ti^t ummutubma QJ»w
han qutmutflinpn. if^iLUiiuuÊ^innLp-trmb t
i^uin Vy^uinliauiuun '^pbnnb ll'^n^^ir lunnlAuiajib
t"^ 'r>-"f/X 'tt^^^^ ^irqiuunum^iuTÇf jg>iufuiq.untq.nLn^
luunutuiljjb , mbXbçtUi ^ ^tuumuiaiuaniJi , ^mummnhiib^
^nnnilutÀhq.^ nL^qj fun^htT II. *^'*'9j 1>^ kwvb
jjtpmL.nAu ^ q^ num 'V/^^^^A^ ^uAqtuJiubtua lubÀjib
nuSrbttnIfh ^îu^lP-^iÙiu iftiuflriuL^ IrpLji tupftu uiju
* lUfA. JùibmLJubiL h jtuqP'tuliiUuh-t unnui Jh&pb
unb t^tnqjf ^ 'A 'bnt.mlÇbi nbq. f^'-pà. ^^ijf *
Wlfl' "'" c/^'" ptuqnuP tuphtuLwb qnp&ng II.
^luqui^uiùu/b ùiupqw^^ L. lu^tup^ jfitnLP'h-aiÏÊa^ Il
^Aiu^iTL^A^ ^mbq^uftg^ nptqf^u qpf; ^V^pf^qf^P Jiuqjtumpnu^
II. ^nil^mb btup-ntjt^l^nu^ ^b^btui luilù ff< uiuùiUL.
ilbiLuiL. ^luLqumbuidh. jfti-pnLtT lu^gtuip^h ^ jtûltXb
iuniibtnil_^ ^ntUrbut^un "P'^^y hi-pauT quiq^ l^*-p
aniluwn.uiqt
158 CHRESTOMATHIE
m. UÉVÊQUE JliAN.
^Xmauiau mla^tiXbnL. tmftuLnumuh ^ A. tl^ÊnaL^
^finiif, A. uibJmnLp-buXb Ll ^uiinu^nLm juouji^
Il aanS-n^f L. 'b^tubuÊifli^ nn jT^umatjtm *h
^M-niuf %nnuâ hq^,
}^^l_ {Jn^iwi» buifiu^nuinu^ "P'tt <|)""«^^'*{/ ^"U^
h-Êujtuùniunu t 1 >i. tp uut unn ^bn^im.nn^ h. êrplL&^uL^uibtp
/r^VJEr qu^Xii ht-p dlupiL.LuMb uiUi^na Lu lunnt^iu^uusn.èrnXu,
Jj^i 0/1 liy^u tuÊiq-miTit^ m^iifïrf-n, "Ni uiuJuiiùi ^kuftnil^
lutuaitp^ Il qkJInùi Lhdh^ l^i. jutq.iu^ni-P'lruA u»n.mbg
«iiiJrny f^p ^èrqbiutj ù- n^ ^tuptp utwt quiam^aLP'hii
iubwnj-iuliu' A. ^un-utmuiÊ^u i^npé-tpi
C) /# (^n hpnhm vliuiinui 7' TÇuibiuunun^h nLitliuUy
qP *bumtn 'bw ^h q.piuuainL. '[bputi ù. ^"SJP* ^^
t^uihgmi. uJitt oiniif/f unumuâbh 1^ ui^jpiup^mùtuu ^b^buii
*t ^t* ""'-"bp iniq. J^fj P'nLp qq.OÊnLnif mqbnbmlnuiumplSk
Va^ÎT^* /«M-iif^Aiii/ tf^A/iif liLn oSbiui tttrpXbuiij ifuip^
uitt^iU£^ bqJruai *jt ^/fli7u Am*» b. oa./i^ ainLbuiÊqniMat^^
/iLJi. b q^unn q^uîbuiiutup^u h'-l'* Pbpbu jublui^
quaqnt.p-b%ir i l"»"^ X^^ jnpttLir^b&bua^ ilbir ^muuibtuL.^
Zl i^p ^mlliuiLJîn^ ^itugnnj djfbj^ qb V* F^'st mbuuMb^n
biqhuqniunins fXn^niii Q^fi'i Jb^tuiul^u qmpjwabm^
CHRESTOMATHIE I59
iuiibiftun-nm ifi»tpt Y^ unu f^^pit- ^Çf» dlrnXbguii. ^hS^hiUib
i/oin 'A ^m tttïroji, uiiuttf uunuuiriut mXn^u^^aL ani.iùi
^wnùuibtp qhnmuuibuibuig Jihinb^ Il mutp» ^'^f T-*"-
ifuiqijuiÊUu^ ^jt , ^ptU "y'^i ob P*"^*^ ^ A^ pH^t
.g/fQJ W^t "UP"* ^^-J.' "éL ^*- vb" Ê^imlruy II. n^
hu il^Jrqj ^[P'I^ '^sfl' put^-g. f^^^t V"P ^"^ iÙ"t t"
hpt'u fuouirtni s XÏ^uAiuluAi^ qb "Êjfi' UÊpahmà Llù
nJtmlramL.y L. juim jmdlunJrtug unnU hfuAiri ^ji khnjbt
l^iuiu niùimtLwmhtUÊi ifluu mln^iub^ bîUlS 7' ^blJ
mbmh* L. uni. muÊniUL. tfbtu ilirunL.ujt ^h '^mbmanup^f;^ x
y^L. tuiùtb Jttnhutp^bi ^pmdùnf^n II utu^p» ^^ érnjt^
ani.P'Irmb êibiLb nUriT 'A 'I^P"!! 'B-"* I^^X ^''' ""c//*
ÊUUÊmÊUujuunih uuwXbçb^ li'P't "UP utLmqwù uuimbnn
yuntui^npir II fumiCbtuij^uig /Aiu/ 'A iJiublj^nLp-Irbir hililtj
bu nf Klif biT mpj-utbh unn.wltul9 hp^g, b- unJ-iT
iLbiL *h 'ùdjib q.npé- ^uiiTt l^i. ^m ^jt i/t^ b^bmi
jUiilutiLtp "UP^f ^ "*" A.tf tuip ^Uib abiut Piuui
nniiwpÊup qqJrmLbutB V^fiff 'H'tp ^Xn^mb akbn^
bi-p^ Uinjbbi qbui bpl^g» Il juipnLabwi ^puiJun^p
inLiruibbi q^uMUttUiau AljbngKb ^ Il mpquiubt ujùi
tunwannnut liki. mu^p, \m^pP' 7^ ^^^1 ^"f ^ ikièC
iLUL uibiL bpirn qbn£l^ aLumli but l^i. uibaunT ff<
q[imtp qtyp'i' P^t jnpJt qJrqiÀ l»gt* ^^ (Jw^uA
JututitLabuii pnuùi ^ui/i^uA^/i 9^/'f>/^) b- muf^p, l^f
^bX f[Olti»§L ipSp'i ifinfumbiuli^ qb ^pt^ wpuipjt l^tJJ
1-ftCfA "v/fAr jÊuJùinJruii V' 'l^P"!! ^tlfl' l^^^lip J^^
mtun uiiuui aiùiuiauip J^jîf' ^uSbbiui 9^p*9 b.
l6o CHRESTOMATHIE
lUtjM wpiui^h-wg t 1>i- unu iuJIrliUipi hp^u ^mub
jmqoP-u ^uid^ i !>£. %n^ui utulrb* Yj^^lb" 't"''* t^''
aiJtbtta ^tupiUL. 'A •f^^fj 1^"^ ^''' mut, Wpt-§^ buêiQ^
jmqoP'u^ ^uiuii q^ ^pt/f ^^ T^^Y ^''^''' l'uptUugA'ui^j
JIrpP- iJ^^tp't lOrpP- é-jiS-Uii^lili. 4^<^ ptuqnt-iP
mbamj* jmJîuÊÈJrÊUi^^ uêêuêu atpirmB ^mtjùblramb i*"/
jmqoP'u plif^ *hilùi t l^i^"* uiut Ifj^ài gunpl' ^t-p» f|>*
hP' \\i2^sy8> à" jbéu ^ "l *» jtànt vu'i
luuiri fiiu: qjtu kn^g uiptun^ U. Q^ffl' utubÀuiL /T'uii/^iui.
UiiL Zl uSbat 1>t. Uiulrli g"!]!^ ^^"^t'd^ tH^'
iXwphgà'u tAn.pf^ lâiuufftru utu. buihuunuinûi»^ L.
muuiugbu* IJ'^Afiin^ui/ fih^ vb utpiunlrn a^u Êrpt^x
Ktf A Aoniif iUipnLairuÊt iibÊuahmi ma. buâjjtuLnaniA^ tuut
abui* 1>tf tTbpmhuiÊ 1^^$ ^ mptunirp q^u bpf;gx
I^L. ufff^ mXn^tub* lliif^iMiff^ ^n^ Î'^'-P P^pt^*
"Î^L Uiulrust qfjtipb tuipù 99-tb"'4- ^"l""* ^ mut*
y^p^SL uyli ^Xn^inli uibguAtp tua. "f/q^^tgL
nLpniAtti* L. çp J-utdlulituub 9*9/9^/"'" J'^'^^'^l'U *
V* lËUiqui^irp uin-lbui uup t^ Jl'Uf'-'ifl'f à. Uiuf^* Ç\p^bu»^
mtp buij^u^auiaUf 1^1 ^ ^jHJft'"'' W"^ {Jn^afïr.
CHRESÏOMATHIE l6l
(|)ni.7 II intuuttuu^ anLu^ht l^if^ "UP^* ^\^ Jtuni^n
j^n anLuah 4''^'-? ^ mmmïuuL^ Anhiiubml^ qjt mmpw^
ununinnLa uabhiriubbu Q^ifJ 1^<- ùiitmu2uiu^jVumnL.é-m»
i/li hl'pà. ^aiuL kuijtulmuinuli ^jt ifuAu hi-n^ ^u»uKb
^UÊpnLwS-^ h 'l^P^'U 't'npiUy ui^uêul. pf»n- UiJtrbiUib
lubt^tudu Juipuutn unpui npiul^u q^ni-^ S^'p^u^^tJ 1'^'-
Jb-é^wiutu ^tutub-iut uibl^biui *h utuAfu/bu *wpw^pu
^mptiL-mi^ng^ Il 'A lA'é' uiw^iuuih Ùuup uiLHLpu autaiiLiTt
II"/'" Jll^^'3 k"ll^*''3 '"'^ ^^ ^*U^"P'^i uiqw^nuu
f/7fiu ut luth i *!§ 'l^P^'U ^nput tunoP-u^ ir/r 'hpffl^fgh ^<c
y# guiL.n^ t }^pji"P'P' fufrp, Y^^i ^" "4 ^^ ib
^tupbd* on^ opÇb&t IJi^uitT uîbh&uiblri^ P''*! P't 9"!JP
buihul^nmnu» \^"H "*^ anM%uqju»mt^p Q^tui junbé-uid]
*^lP- J^'^tp "Uf'C't^ i"UP J'^I^P'" ^ tuufrp, S^tp
V ifiniff-iii^y n.nL njiuilru ii^ bu uup JbnutLup biP II
uîbuipé-iub^ n^ alimbiP uutnJnLuu inpnLiP pJanJbbaunu,
n.nL ihpltbui ii^u JUU" Y> l^pt"} 'ib ^uulni p-f: V^'Êip
buihuunupiu nUL. tùbh^bp^ Il wubV ^n aunihi. bnL.t
^^Jd [uiL tp P»^ ilùi^» ^uîba^ ^q-^mbiP OUNU^ qnp
lL. vfi't^ utulrb t 1 >£. vunu uiuuigbuii mbn.çb ail-^JlbgtuL
buihuunupiubj II uuuuml iuidh*buipi Jiupuunmi JinLJU 'A
ptug p-utAbi. Il tp hpP^ Vt'"'?-. ly'"'"*B' ^mn^JunmLlt
ju/pitLobuti nnfuiguiL jutjuuif^lbt
Wlfi (\n^f^ bu/ltu^nuinu npnJt ^uinJ^un jnpé-wd
bpP'unp ustL p-uiqtULtifii ^"i/"^) luiuquiqiuututq ififtp
%naui, npuil^u fuuinuitnijb iimbXb jiLp qpP'tp Juiq.W'^
^nt^buili^ npnuF iruipuiLbun u^mu^hmf '^''''t^'^^C*
II
/
102 CHRESTOMATHIE
jnmu II 'Ji ihaju uaqtp uinju^ P'uiaiuLanui^^ Il
qni-nmnL oAunb ui&f^n uuia.iufh'tnJy 9^pi^ ni-nmni.
mjbêuf^u Aiupir^ailj f^^^ ùtuiLm^ns atiuui ^ i^ nmb
hiiuiJiirtttJ ataJitp 'h êituui ùêuoMi^tnps^ iuuirtni£^ Ptr
nunm hJ^ nunm h-J^ Il ^^P-I^*^lb Vj^HU nmnJiUiJl
l^uù 0-maLtuiMnjSb qJhtJt^iubu Q^h'-H^'ff uêuëP qui^ut^
nuibu»^ ^nirmt II ÇU^bmi^ t^tKb *ji ilppÊy nq^ub
^n^mUbnL Anhituisuiù pf'1' Jb'nuia jtLnb'uusg» Il jt
P'UÊq.uiLnnuiuii «l.'Y/'W umutatUL jtLp alrLqu L. uiampiu^u
ù. auAXu jni-nuw l&'kinj b. q^nu aiuaJbiutnj ^in
^mh^Ê^ t J^^aufltufi (;p «<//>» ^Xn^uibu ^unqlrua^jfin.J-i^nL^
P'buib II juiq.ui^nLP'kiuli quiJIrbiujb tuLnLnu ^ùuwg
• _
an *tp UinJ-uiu t
IV. S. MESROB CRÉE L'ÉCRITURE ARMÉNIENNE ET
TRADUIT LA BIBLE.
C) Uiu^mbmutrmb mq^fii II' q^J^tujmumuili iu^Ciuip^u
qutumnLtu&tumnLp j^np^u^ 95hPlfl' fA'-^") ^ qilutpqju»,
udrinnLP'Irtulsb iuiupq.kL *h mlnunit^ maLbutij p-f; jnpnuT
J-tUilluliUi^h L. nniqjiult mpiuilk ntLuunjtn ilutnqjuÊqlfuniL^
P-Iruiîiji. unumJBru^tti^ ^^9% ^ ^"pH^ ^Ir^at^ut^pob
4uipu ÊUiLÊU.pKbnLprlr»ûb x
'CHRESTOMATHIE lÔJ
frbuib iuuuihuu ^tupé-hiUÊ ^t'tii^watjta n^iunnt^htudulb^
L. hl^bnii *!§ qjnuùi J^ p^u^l^mJblruÊ^ p-mqautjnpma ^unng^
l^îu^lruii jUÊp^nÊjbaïuum njitjuwpb^ ifi'tp uupuuiuutp
tup^iinuÊUtnLp ^piudhîlipli X |>l ^dhum h-qtrtui mj^iup^
^uilihui^ i^mnaLg ^jt qptnuipmlnub ùwpau ù. juinjut^
^ui^^iT^ L. ujtpbri^ tp ÈuJtrhIrgnùi Jk^miBrirtuo L.
tjin^nûtjjy hdiuumnL^IruXb Uin.iu^npq.hiui jhptULnÊJbu
lUilhnbuub* •
JtupiLUiujtph n.iupAèriut. Jlrpiji^uutunp jpb^irbf^ quiJhrbuifb
qpMunJnLJtu^ L. uulAtiui qpwAf Pj"" unJrmtuptubuiutaib
^puiJlubltb èrtu^f^p oflf'h tuJhrbtuli^tranig fuiu^injh
^i^phuainuh t 1>l ' ^tuTÇlntu qyptujtulima . iuiinjtub^ 'A
hw^tliftp antitiùt vOn^fffuinii^ tu^ui/^irpmiuA lutunith»
II. iffipoliii JfituliAuilin juîliXli uialAiii/ luiL^in fipobuiLJip^p t
lULlrmmpuMbfii Iwtp* ^ miBrbunb If^pP-ni^lnûb ^i^un-,
pwn^ quibXit mniJnuÊ IntôbiuiJtp^p *J9 ^uiqg L. '^
é-iupuML.^ *jt gnLpm L. *h JXrpl^nLP'hùt* /unmiupni-m
biibuMÊy luutpÊuqbiuqtLÙruui L. alrimimm»upiu& uniunnuo^*
L. q^uibajtum Jtf^ll tbz^PII J'"'"'WLjnp m,0bnL.frtruiJh.
*t P'oP'uifb't lu^iub i/^iuptp pfuqnuT mUt^tutH L.
(I) L'édition de Venise, 1854, a ici ilppui^ni.p-fiùi^
sympaihU^ annpassion ; il faut lire évidemment ilzffHu^lrifnLp-jtùi^
peineSf misères^ épreuves,
II*
104 CHRESTOMATHIE
quny miùtf^p n^ iiuf^iui. J-iuJmliiu^u, ^i. q.winut
qad&ûbu qamummutnu JP^L^ J^P^^S'^^^^tp > lujua^
Ltrnmbi uJfb unJrmmpmbwliiûb unobiULJipnL.p-lruXb % \>*~
mJtriMUipi AnnXni-P-buÊbg 'A i^P^U ^u»uir»ng LuiJùntuLmh
^mfniJp-lnuJk mtunirmt^ à. ua^d^ tniMiui.nnhiui II
lUtujé^waMiainui h ^uibiL^u 7(abtuutniuuiub ^luZfnf
1 ^ fiiff «if-^if# A. Jiuni^l^iult IfninJftuft
VA.£riit/ tti!iinL.^bmbL. bnmbbiijnb quijutbbpmbtuiub
hi-n^ bpP-Uijn *h iVkanP^, npmjP pUiL. iUiLiuf tpttp
hjÇiuMt ^ mJhhfr^ b. "hnai/^ pbn.nthif;p npuitu q&tufL.un
J^jtmni.&ni piupipbnn, b. ampbiuiu^mnLp-biuJa muiuê^
utui-npbp puui ut^tuùbpmtuuuib ^tut-Uimnab ^h ^i\nhumttuz
l-fttfA bpuabbiLJub uwnjf^ tluintjuiqut^h qJuipnjuuibintuf^iuli
^np^u *h Jt9_ u»nJruai_^ nLunL.^um(;p qj^uil^h^u ^utnat^jib
b. atuL-ÊUiLhlM^ iji^iuiiuti. jt2jpvub^ ilùimiuùtuptupnLP'buiJat
i) t tp P'f *h ^«"iu *h ^bP'iûbnuwLtuli unalnpntfibuAait^
qnpu q.mpJiaL^tuÊiirp *ji q-pinnifi^Lli TÇ^iiiupmnLp-btub^
b quttttrbbubuêb tntMiuLnnlp yunp^uia amhhLitx (\nptn
*h Abait tiïrS-mJbS- u^iuti^^^^ bpbbmij nbLiua^ i^P'H
b iCH Iv^^l'^'L. f^'Q^^V^i putpàbtut jÊuJXrbbanÙÊ
£ubt^u ^*b^niMuwbp" q^iunu&uibu hL.pbtûba^ UMliLut--^
IS^*L 7' hnqJuîbtt 11^iif|ifif^ t il tuub nptn wn.uii.bi
nLMptq-jip t^tlib ÊU^juLbpmbuii^t ^aabùpoL ihupn.iu^
tubmpli^ ifuiub ^uiLiumiia b 'Ij^pn'-lf "P unifui uii.u!br^buutL.
'A uitLnp S^PH JbpÀtuLJtpiua ^f^/iAumnif/r apnJjL upaniLg.t
{^"US lt "L ^P ^bC ^"U^P^ l^fP^"^ pêuanuP
iuuiuuiuai.p-hti ÊQ^ip "^jdiupmnLP'buib iULMibnJtab lua.
CHRESTOMATHIE 1 6 5
tuJUiùèrpmlruÊiuïi, huL brnwbhi^ ^mnrLtuuibmb miupw^
l^nLubrutÊ ^jt lunn^nLp^-f ht-P^ wn. T* umnuuS- muiUiL^tp^
nn Inunnnb ^ jmJlrbuijbji^ unLnuibbÊ Qj^hp i^U lAranthu^
nnml %mjmqnLP'ltûtb imELmtJrini.fi- jtùt aunaç 9P*"lj
l^L. jwnnLgbtui nnbitL.^lrmÙL ^tuuiiîbirp iuil. unLppli
llifi^fifA ^uiipmtiibrtnb s^""]"^ juiquiau ^ninu2uustuq.ntu^»
fraltm ^tu tuit-iui-h-t Lju diuiditu^nti unbiPi \yi- J^"*
atuanLiP fu^lta II iuwitumni-P'èru^ig II n^ A^A. ^'f'^LSJy
rLtunkbiui lUiqoP'u munuLpbbin^ #1^ umniÂtu hihnntjA
linnuT auitifiitijlib t I^l JXrltblruMt Vf tlfiittruilta^ L.
iuîbSb tuiLbuii upiumtuiihbnnLp-liiJb^ TSl^^Kb utiLmUri
^mb ouiiLiULÂiu t
"Î^Libin "[f^phi iruibnLnbuit Ê^çn *b p-wa.iuLjipf-^
\| iLtuiQuiut^tn^ np à. %m iMiiUiT'btufuutbXiMnntq bnbiu»^
mtLM,^b*lt 'lYirbupnifp, uipubbputo^i ^uîbn.bpi 'A
Vï^bftuqbinu X^unpLnat !>*- bpfrbtui unpui lunLqj^p
iiLp ni^pb^ jfifiuuinmiihpHfa ^tuifatuij^p qjtinnLp-hii ;
IjkL ^UibiUinibiui ^VkUtbltti^ itLifbSù biiibulnttiinuh
^ unpLng uiiLiuj^KbLnj^ np luuwa ^tRu gnLgmbbi qpjut^
'buiqbpu npnLiP auibùuupbt I^l. jbin piuqnLiT iu^jpui^
mnLp-buîïta b.jljluinLf3-builia b.nLudùiha ttib2Ui^ uuiuabwi,
qlt n^ B^P^U 9^""*-" b. ngMtbu tuiAmpbmm^ pum
^uiibpçb ibuniJtu t
iXiÊilbé-WiT ^uiLtumnif^ muil. Y^umniMii- mupuLpbji^ b.
iUÊiofë'u U9pmiuunLiuipau tutL J^timnL.tua duimnLguîbçp^
^ ^"U3^P J'f'f^bani^a mbwnjbçb 9<fA'- b. V^lbp
anLouibbi u^fuiditu^bipi ujuuituqpiug t |^i. mbuuwçp
l66 CHERSTOMATHIB
n^ *h ^mii irpwq L. a^ jÊupP^ULp-huib mlrujti^ ui/i
7^ upmnu ann&iunuusfi irnluiL^UÊaifUii ^nautps »u^a
'h Xbtuli 4ÈPi^ ^i'Kb ni^tp ^uinli^ L. n* Jfiuifb
Irpùjii.P'tu^wL^ uut à- ^mb^mJuili^ mJIrbunbhâh^ npiutu
jtUÊlmUJi *fi J^mu %npu§ ^êULiu^&giuLt 1><. jiupnL^ùuii
Jfif^PI^^ htiUilrqS- ^^ïriu^/mif Jlrp ^utbttbpX iV^ni^
i^piauliL. m^Lbpmfti. l^whi^ultinL^ np *h XïuiJhu f^p
J^ttipituuhui^. LbpmuikhiJruti VRj'fi' /riim ^ptuduiLb
Ty^lrupnifpuu ^ttipaaiiuirinhlb II lfpi^lriL.nj, 't''l^""iP^l^4^
num ^untrpf^ pum lubuuMjP-tu^nLp-lruA ''l"I!!P*'Ul'3
<fbijtfbuÊgLng.
I^i. f^u^lfl* *f> P'mp^JùIhnLp-jii^u ÀbaJbiupf£h iuê
lunp^pq.iunwp uLuuMbbÊn^jV^ iL.u»bu»a bJmuÊitbnÎL linon*
Jnbh^ anilmbiL.tuLbtUÊ q^uuîb L. bpLnL^ juâiinbjiuL^
o^^Ir finifiAuiniiiirffZr J^'W'-lJh ^Hl f""^' 1>'- lu^uiùbpm^
*bnpui {Jni/f>iiA A. m\nLJi(^i^ *h 'bnjbu ^u^iuum tfittrpt*,
1>i. qmpniJbum q.p4nLP'bruXli nusniMutbl^p JtAftuianib
m^Lbpmmg ;
. GLOSSAIRE
U
ufauf^y /i, uiLy d, avare.
tuif.u»^nL.p-ltL!by s. avarice.
uiq-tuLfii^^ jtiPy luqMy, V. L s'habiller, se chausser.
uMq-tupuili^^ jty wi.y s. village^ champ.
tHfimjjtiîli/rj^y InP^ qntjjjty V, t habiller, vêtir.
uiinuanCby a, sec^ desséché.
'"Z?» /'» "'*•» ^' î^ation, peuple, famille; genre, espèce;
*"'L!tb '"Ï3ti ^^ ^^^^ genre.
uioryp^ n-kp^ Q-^Pfif ^' hanche, cuisse.
uiqiiy Êifiij quiJky S, nation, peuple, race.
mqbfit.^ 'bnLJtj 'biiLMiL^ a» noble, distingué.
iup-niLy y^ nilj S. siége, trône.
mÊthutulrinj*^ uiuia^ ifio^, S, alphabet*
lufutn^ hy Hlj s, mal, maladie.
uié^ir^y bJ] lu^y V. t. amener, porter, produire.
uimjy tulniiby UiLuidh^ pl* vabnùi^^ X* œil.
ml^l^mn.njgy a, qui ûxe ses regards sur, qui a les
yeux attachés sur.
111^, ,/i, /il, j. crainte, épouvante; ^m^ ^ui^^u/Zr/r^, être
frappé d'épouvante.
jà6S GLOSSAIRE
m^ttf, adv. voici.
ui^tuqpt^ a. terrible, effroyable.
ui^iuottur^^, adv. voici.
usqus^nqihi^ fi^ uml.^ S. palHum, manteau d'ecclésiastique.
suitiua.^ ^* ""-* ^' ^^^^^9 cause, V. juiouÊ^u,
tunuiqui^^ ^, ttfi., S, cri, clameur, voix.
uiqtuiitulilfÊ^ V, i» crier.
wquijM^^^ bj] hgft^ V, /. prier, supplier.
^ tuqbnbutliuiiquifiTSk^ jt\ ftL^ S, carquois.
wqki^HULnp^ ^, lUL^ S, archer, homme habile à tirer
de l'arc.
tun^UÊniiob^ V. mqmtunqnb»
^ itfo^, tuniju^ ûm sale.
iuq^y ^, ^i., S. bagages, biens.
luqjht.^^ iP^Jê^ i/^iui., s. trouble, situation embrouillée.
"'q^P'^i Pts> P'b^^ ^' prières.
tuTSkUMunuphi^ bJ^ ^sti ^* '* ^^ hâter.
uî^bi^y bd] bg»y% V, i, croître, augmenter, grandir.
uiTÇb^nLguiÉilr^j inP^ 3"^3t9 ^* ^* ^^^^^ Croître, agrandir.
uij^ fty iuLf s. année.
«wii/SiAr, n«, Ai;^ OU ^, iiic^ J. VaSe.
uidtuniy nuâUy nuada^ pi. Uidmnnubo^^ S, été.
uijpnfu^ A, ^i., j*. troupe.
uiJir%ui^bgy^f a. qui vivifie, qui sauve tout le monde.
uiMsuf/hf ^, ^1., /r. r^//. tout, tous [50].
uiSrblr^lruili^ mJBblr^îla^ pr, COÎL et S, tOUS, tOUS les
hommes; pi. irr. de mXhu^ [50].
> uii^u^ tiunj^ n^y S. mois.
^iUf/Stf, ni nil_^ S, nuée.
iuJptubÊut^ iuj^ put^uiÊy V, /. se fortifier.
GLOSSAIRE 169
"Uft^ ^cni, ^h-ÊULj s. vigne.
"U^^Ct^ tf ""'* ^* v^neron.
"(JT-i "UtP^ "Uf^i ^'^' [<*3] /''• ^^^' ^^» celui-là, cela.
tyrf.uiliuJ9^ uLjfjj ufriuL^ pr. corr, tel, pareil [51].
MjâiT (pour iiyif «fiiiiT), adv. maintenant [90].
lin/ , cû/t/\ mais.
iui/Zliiii/ ) a. divers.
"U^y ^, fig et ufj^l^y ^^-y% ^t*^i ^A-iiiy, j. chèvre.
iiijïi^ tiyttpy tnjl'd] etc. [43] pr, dém, ce, celui-là, cela.
iuJbnL.^lrmhi.^ adv. ensuite, après cela.
"U^ia^'ti ^^' ^^^^' ^^^» ^^ *^^^^ mesure; ût^z/. telle-
ment [51].
uijbtutuy <^v. ainsi, de cette façon.
lujbu^u^^ uLOif uh-iuLy a, tely pareil.
uijuy lujup^ "n"'^ etc. [43] /r. dem, ce, celui-ci, ceci.
"Ifnpi.^iy adv. savoir, c'est à dire [48].
wjuuiliu^ adv. ainsi, de cette manière.
tujuuijtujt^ uLoij ulruiL^ a. tel, de telle manière.
lyuofiy advi aujourd'hui.
iiiyin^, adv. de là [90].
iiif/iy oiilÏt, mnuidky "'p.Bi ^' hommc, mari [28].
uibuillbnùilri^^ a. inopiné, inattendu.
u^iiautuiuif h y UiLf S. désCrt.
liîitlupj-uitij /#, jiL.^ a. indigne.
tubt^uij^ adv. fois, coup; encore, même; piuqnLjT mb^
fuiJ^ souvent, à mainte reprise.
iubi^y j»y hi.y S. champ, campagne.
OÊbn.^ adv. là [89].
uibq.tutf^ ly^ rtil^^ S. membre, partie.
uîl»^t% adv. là; aussitôt.
tubr^p^ adv. là [90].
I70 ^ GLOSSAIRE
aûbq.pÊulsli^f 'L^ft et %^u!lsf ^f iul, S. et a. aîné, premier-né.
• mbii.pt'b^ adv, de nouveau, une lautre fois.
uibir^^ ^Ljy^ a. d'Ani (y^), .viHe capitale de TArménie
sous la dynastie des Bagratides.
t mhlt&mbbi^^ inT, ^^, t'. /. maudire.
uib^uib^^f jtj^ mls^tuj^ V. L tomber, s'échapper, s'enfuir.
iuHliûif ^huibf l^bmJa^ S. angle, coin.
uA^anjpt^ gén. pi. iflin^f 'îf'bs ^^ ^""Si ^' ^^^) COUChc.
«lUÏ, à[îb^ XmJ^^ s. âme, personne; souvent employé
comme pronom défini^ lui-même, soi-même, etc. [48];
i^aàUCli^^ au sujet de sa propre personne; jmbXb
iuiLÊi&l^^ recommander, confier.
mltibbu^^ 'litft^ 'ittfii-y a. fort, aux membres vigoureux.
uibilmnLp-ftihi^ s. folie, sottisc, insanité.
luï^^, /i, /ic, a. inutile; qui ne gagne rien, qui
n'obtient pas de résultat.
uibnLiuli&i_f Ifii^ Ir^lif V. /. nommer.
ii^nûi^ %niM^f IbntMitihj S. nom [l4J*
iubu^uipmlr^ti ^* invincible, indécis (en parlant d'un
combat).
uêb^uÊinh^^ hJ] bgfiy V. t séparer.
iMsbuiu^^ uaj\ uwifl»i ^' i* écouter, consentir, obéir.
tubuiyP-ui^nLp^jiiit^ S. rectitude, fermeté, infaillibilité.
uibmlt^ adv. de là [90].
uib^uîblri^^ inl^ uêb^jt^ V, t, passer, marcher, s'en aller.
iu^^bpm^ ^, iui., s. disciple, sectateur.
m^ui^irpmiu^uiÊi ^ a. de disciple, qui convient à un
disciple.
ui2»u^&pmlï£_^ trj] ir^f V. t avoir pour disciple, in-
struire; IV. être disciple de quelqu'un, le suivre.
m2j^ium^l^^ jtd] Irgmj^ V. t. fatiguer, travailler.
uiib'wmnLp-ItLb^ S, fatigue, travail, labeur.
GLOSSAIRE / 171
"'zb""p^i /r, iUL^ S. monde, terre, contrée, pays.
ui^iif^^mf 111^, ^, lui., a, qui appartient au monde, laïque^
iif^iu^^iiti^A-iif^, a. séculier, temporel, civil.
yiimiiiiifiiMi^, ji^ uii., s, tour.
ui|<^, ifi4iiftf, lu^^^ s, les yeux.
u/wui, <z^2/. puis, ensuite.
iuui^tu^iuU^^^ hd] hgfiy V. t corrompre, gâter.
tuuiœ^nif^^ fiy fii.y a, sûr, assuré; jutufiu^nil^^ adv, en
sûreté, à l'abri.
liii^ujui, s, habitation, lieu habité.
^wu^uiL.pif»i_^^ ftif^ Irgty^ V, i. se confier à, recourir à.
iuu^ui^f^^ conj, certes, sans doute; n^ muiiu^f^y n'est-
ce pas?
""HZbu t*^ zts'^jy ^* '• ^^^^ étourdi, surpris, stupéfait.
uMu^2^^nL^mbhi_^ biP^ ^"1.^/1, V, t étourdîr, surprendre,
frapper de stupeur.
uw^nL^^ a, hors de sens, stupide, hébété, surpris [91].
'"£.> 1)) "4. [^']» ^* ^' ^' droit; droite, main droite;
jw^iîti ^ droite.
'"ir'LL"i* l'y '"^t ^' ^^^^^^9 propice, prospère (aussi
luiLj prêp, à, vers, pour, accus, \ chez, près de,^/;^., instr.\
durant, pendant, instrr, lun. '^, de, d'auprès de,
de la part de. ,
MifLui^, ^i, lai-, s, proverbe.
tuiLutUlAy a, particulier, singulier, isolé.
uinjuhg^ prép, sans, excepté, gén,
uin.tuf^ lu^ s, front, tête, devant; ^q. œtuuf^ au
devant; v. ju»n.mf^ jiuiLui2^ii.yit,
tutuu^tt prép, devant, ghu; adv, en avant.
wiLw^ltl'j fpiy^ ^"4^} ^' premier, primitif, antérieur;
V. itwiLm^ftîb,
172 GLOSSAIRE
mtuufbnpq.^ jt^ nie., a. et S. auteur, créateur, chef.
utojÊuj^npi^^f btP^ lyjt^ V. ti, diriger, conduire^ com-
mander.
uiOMat-bi^ adv. plus, davantage; moMitJirt otuit autaju^
tJr^u^ de plus en plus.
uiajuttJir^aLp-^LÙf S. accroissement, abondance.
MULMiLooii AL, 01., S. matiu; /|î^9> luiiMiLOÊiêf \g matin.
mituu^lr£^f IrJ^ hg^^ V. /. envoyer, mander.
miLUi^^ft^ Ibuy^ %£riULf a. vaillant, vertueux.
uêiLtu^fitaLp^liùi^ s. valeur, vertu.
miilï, gén. de lum.
miùtb^^ h-J^ iupiup^y ,v. /. faire [88].
m§ùinL.i^^ ulJ^ um-fi^ V. t prendre^ accueillir, recevoir,
occuper; juiùXi nmlrAc.^, prendre sur soi^ s'adonner
à; ^iCbnLi^juiiàXb^ refuser; *l» i/f-^ luniim.^^ mettre
en avant, proposer, présenter; funp^ttLpq. ^jt J^f
iuiûtai.£^f concevoir une pensée.
Y^uiutitp-^ n. pr. Assaneth, femme de Joseph.
tuuAr^f hJ^ mutu^^y V, t dire, promettre [63].
y^uaphy pL.yt P^-"ij ^' Syrien.
uiifin, adv. ici, ici-bas, dans ce monde [89].
uiuin^, adv. ici, d'ici [90].
utumfi^y mbiugy S, le monde, les choses mondaines.
luumq^y mbij^y mh-qp.^ S. étoile [26].
y*umnLJU&y maL.&niy aij_y S, Dieu.
luumaLJUiirunpi^ tuiboi^ n^, ,a, divin.
uiumatMiS-uimnLpy mpiji lapai/^^ a, donné par Dieu.
Y^u^mbtuqj ft. pT, Askanaz, fils de Gomer.
uiu^ittlttuqlrui%^ a. Askanazien, de la race d' Askanaz,
un des noms du peuple arménien.
uMmtri^y bJ^ bgjiy V, t haïr, détester.
mmn^y Jt^ aie, a. plein, gras.
GLOSSAIRE 173
lufiuii^h^^ tril^ trglt^ v- /. mener paître, garder (les
troupeaux); IV. v. i> paître.
"^nuintuuty uii^ ft. pr, Ararat.
tupiupiumlnub^ a. d' Ararat; arménien.
uipiupl»^ i^ p. aor. II de tuiLb&£^
lunafriut^ t^UJJj '*'/_} ^* ivre.
uinpjt^ aor. II de pj^hj^
uiftÊ^^ adv* maintenant.
tupuJJltùi^y qjruhig^ qJiruidpji^y S* produits» récoltes.
lu^/r^j /'» Z»*-) ^' soleil; [^^A^^ ^mqui^^ ville du soleil,
Héliopolis.
lunhrÊj^iuffliy S, et uiniL^ «il, iil^ S, Soleil.
tupLfr^j^^ l^g^ it^t ^' oçient^v'levant.
uinlLtfnLjn^y Jùifi^y JmltL^^ S. occident, couchant.
MupP^m.p-fiLby S, veille.
lupP-nLùy p-^njy nt[j a, éveillé, qui ne dort pas.
tupé-uîity jty [il y a. digne, convenable; mpé-tub t^ il
convient, il est permis.
uiné-mbh^ *in.niy *bbuiLy d, digne.
iff/»/f y pL tupR^y imp. de juinjbhi^
'"cty P'-y* p^""-9 ^* yiT^îh vaillant.
tuphtulnuby /r, uii., V. uêpfi*
tuphùiy pbuab^ ptrtujpy S» sang.
wpliiuhlri^y ArJ^ uip^ft^ 3* p. ^m/ii^, V. t. jeter, mettre
(un vêtement).
{wpAïu^kj^y htFy k^fty V, /. délier, renvoyer, congédier.
y^iJlr^iu^^ ly^ n. pr. Arménak.
uîpdm\»^y mkmgy mbo^y S. fruits, produits de la terre.
IV2Î"4» ^* ^^' Arsace. Y^l!fi'"^t'^i Utug^ les
Arsacides.
utpntJrumy /v, ftu OU Ufc, S* art.
uipinuiunL.uii^gy a, plein de larmes, éploré.
174 GLOSSAIRE
uapmmuaL^^ ung^ lo^, S. larmes, pleurs.
uipmui^u^ cutv, dehors.
uip^nymmuLp^ a, donné par le roi, royal.
tup^nùiji^ a, royal.
uMJif^fui^, Jt^ iiff., s. voleur, brigand.
tuLMuqui^ttLp-jitii^ s. brigandage.
iULMiù^ [tf uic, s. bourgade, village.
uêljûùii.^ fty jtL.^ s. dépôt, tradition^ transmission.
Êuijutbqjt£^^ trj] bgji^ V, t. déposer, transmettre, recom-
mander.
uiLiiiif^fi^ (pour nf<^iifujf)«^ii^), at/v, voilà.
ufiji^i, ^, ufL, s. butin, dépouille.
uii.bmiupuMby A, uiL, S» Evangile.
iuiJrmiuniuiiiuùiuit^ A, lui., a. évangélique.
uiiMLn^ gén. de o/r.
|\iiipA^ïr, ^, /#!., /i. /r. Babylone.
'putqJutbuti_^ luJ^ UÊgutj^ V. t, se multiplier, croître en
nombre.
pwqJht-P-litii^ S, multitude.
piu^i^y qtji^ qkj^t-f s* bras.
puiqntJ^ qj^^ qJùiL^ a, plusieurs, beaucoup.
piuJ-uii^, b uiL^ s, coupe.
puiJ-uibbi^^ biT^ b^fi^ V. t partager, diviser, répartir;
IV. se séparer.
puiJ-mbaiM^ %Juîli^'bilmJp^ j. partage, division, séparation.
ns
|\iii^itif, uy, n. /r.'^l(à',l esclave de Rachel.
puyj, conj. mais. -;,^ s.v .^*'---_^
P™^. ^, f<-, f. mot, teritift^jWlé^.chose [34].
j,u.ï.m, ^, /,L, J. prison. *%'•'. -'^'éi^
(irutiiniuif/r», /l, uii., S. geôlier. \4bt,,-!)i
((iHd., /i, ^i_, J. mot, terme. Vnj
{fuin.%>ii^, (ui^ p"p^t' ^' '■' cilcvei, il
porter; partir (= lever la tente). ;
fui^fimn., ly, m/^, j. parole, voix, langaj
pm/i/rajui^oLp-liùi, S. piété, religion.
P"'i't' C-yt C^""-t "■ bon; mieux.
fiufi^iubuif^, uiil^ Higiy, V. t. s'irriter, se mettre en colère.
t-pupi, ^, ^L, s. coussin; pi"p^^, if^g et papi^ ""^3,
cuisses, jambes.
pupipy (tnc, iaijp^ a. haut [26].
fmpXpaignijfu!blii_, hj] g-Lg^, V. t. lever, élever.
jiiiifiAjiuiLiuVu^ iit{, /i, (Ut, j. liaiiteiir, colline; d. haut,
élevé.
piapifilrui£^, l'inj, «•!_, à. Très-liaut.
[f»w]; P"5, P"3 'b> P^'P- excepté, hormis, abL '^
piag, odv. loin; 'fi uiug^, de loin.
pfr'Jfrj^, aj, n^, S. byssus, fin Un.
pt'^qhuy, a. de byssus, de fin lin,
l^i/r^Uffa, ly, m^, J. boUche.
P^C^L' ^'^' P^l^t B^P^"'Lt ^' '■ porte •'i apporter,
rapporter.
)\t^, pti^, 1- pf"- Bel, souverain mythologique de
la Babylonie.
p'f-^f'l_, kiT, hgji, V. t. guérir.
/'L'"^f. tf",/. tf"^, ^- colline.
pW^^, ^(Ç ^Irgiy, 'V- <■ habiter, séjourner.
fm^p%, p^uil, S. sommet de la tète, crâne; cime,
sommet.
^mqmbi ^, nu., S. bête sauvage, animal.
fu.i_, uij; i^, 3= p. A{i, imp. tf{; fut n, m^,
tl^kagtu, b/^tugt, etc. [65], V. I. Venir (dans tous
les sens).
^laLiau, fumiuSi,' mlmijp, S. venue, arrivée [15].
()>w^[iuuif , n. pr. Galaad.
l\,m&p, ^, a. pr. Gomer (ra/isp).
t fot^uMYi, f /><{/, "^t ^- frisé,
^^ïyiu^, /. frisure,
foiïii, BL et ^, s. trésor.
fun.11111., ^, uu., j. région, contrée.
flrq_, y, "^ /• beauté,
ffrijuijiuu^uif, ^, ^L, a. beau, bien fait.
çfrui, "î/i "4-1 '• ^Sive, rivière,
^^«/•ï, uAn^, «ïn^, j. terre, sol.
' , a. étendu par terre.
GLOSSAIRE 177
de lieu.
l^'-'Ly f^ll-y tb'-lh^y ê^"* P'- tb'-lks ^^ ft^TH'B
[29] s, village.
/^^^, ^^/r, ftL.^ s. ligne, raie.
tbzÈ^d "h "i~ ^^ ty """> ^' nuit.
'lltut/r^^ bJ] uiiugjt^ V. /. savoir, connaître [6^, 79].
^ftmnLp-JtLb^ s. savoir, connaissance.
'd'Py tVUi "'Lf ^' lettre, caractère, écriture, livre. —
7/w» livre, les Ecritures.
y/iLjn, /i, /il., S. invention, découverte.
tlH'-L"» tà'y, 1!b"i_, -f- tête.
ipMuii_^ tuj] tugjt^ V, i, aller, marcher.
't^'^U ^'^ ^sby ^' ^' acheter.
't"U "'^ ^' ^^^^^- ^t^^> exister [85].
iLnmuhuii^ tutP^ tumin^ V» /. VOler.
^Y'^t^^^ n,p, Goghthen, nom d'un canton d'Arménie.
fin/b, ^nù/nj^ nil_^ S. COUleur.
^"V^j Vf "'Li ^' ouvrage, œuvre, travail.
a.nnértubtui^ ft^ uil.^ S. offîcier, commîâsaire.
annS-iuniub^ ft^ iul.^ S. instrument, organe.
^"C^^U ^'^f ^sti ^* '• ^^*^^» travailler.
y.ni.£f, /^pjj# et t^pjiy qpn*l__f ^* fosse, citerne.
il.ntîtuLnp^ ^, iiii., a, coloré, de plusieurs couleurs, vif.
'^^ q-nilbr^y ^l^i ^^^**'*-| ^» trOUpe.
Hutuîbbi^^ irJ^ q^uift, 3* p. k^ltui, V, t, trouvcr, ren-
contrer [64].
" qnmum^ ni.^ hl^ S* bête de somme, rosse.
^Vl!tt"Pi '^' P^' Grégoire.
12
178 GLOSSAIRE
yrf'i» fPlJtt tf'S ^' écrivain.
fPir'-P1f*^9 X. écriture.
ttoin/f, w^l/f mlrtuu^ S, ceinturc.
q.^ particule démonstrative [44].
^iji, f^n^ui, ij-i/ui, q.niluiu^ CtC. [42], /r<?«. ^<^//. ce,
celui-ci.
q.uiqjupki^^ bJ] b^l», V. t. et /. arrêter, rester.* —
IV. s'arrêter, demeurer.
q.tt»^lrliiA^ ^, «M-, S, denier, drachme.
q-tti^fiTii, ^2f^, ^2ftt«L, s. bourreau, exécuteur.
n.ui^^uiuilnn^ ^, uil, j. chef des bourreaux^ des exé-
cuteurs.
'^^iiA^f^^, /», /il-, «. /r. Daniel.
t^Z^i tt t^ ^^ *"*"» "^^ ^^^™P» campagne.
nju^uMu^uup^ ^, UM-, X. plaine.
^iiffL^iiu^, iiM^ i^pXmj^ V. i, se tourner, retourner;
qjupXhtui^Vitjbjjli, je me rendormis [88].
n.tuumui^bpm^ j»^ uiu^ S» construction, maison, village.
t^pi, tt hf ^' ^^^^> retour; — uiiùibi^, retourner.
n.u»piuii^ aor. II de i^uiiùiui^^
q.iupkni,^uhilri_^ bj] m^jt^ V. t. renvoyer, faire revenir,
convertir.
t^'L* If 9 "i-f ^' drogue, épices; upumb^ t^l^i^*
embaumer.
^ZriL, adv, encore.
^Zl, ^/>^/'i tt'^'-f ^' divinité (païenne); de là démon,
diable.
't^^t tt'^S} tt'^'P-* ^' visage, front, face.
n-tui^f tb**VSi tb'H?'^^ ^' rencontre.
GLOSSAIRE 179
tl.fFbij.iuli^ et q.J-^i^iui^^ ft^ ttii-f a. méchant, désagréable.
if-é-nlu^ a. dur, rude.
^<f "^.g, ^n^, t""L?-9 ^* dfcr, séjour des morts, tombeau.
ll'y "Jy "'L9 ^' cadavre.
#^i/l&^, hJ^ ir^[t^ V, i. courir, se lancer, se jeter sur.
contrer, se trouver, arriver.
q^L.uib^ ^, iiii_, S. chancellerie, archives.
nJ'L^aïuqu^ qpi^ nutdh.y S. llérOS.
'//'#> iwip' pl« de i^Jr/r^
qiit/r^f bJ] hti-ft^ V. t, poser, placer, mettre.
i^^mlP-iujItif^ «. pr, Dothaïm.
/r. pers. tu, toi.
i^nt-iLb^ q.piub^ tp^tf^y ^» portc; cour (d'un roi).
n.nLUUin^ numlrp^ num&na^ S, fîUe.
Vltl'y "tf/'» "H"'"-) '^' lecteur, écolier, écrivain.
igMlpai-P-fiti^ s, lettres, littérature.
h
hP'y^Bt» 3^y> 3'-"'L ^' lïébreu.
In^ljuimuMgl,^ gi.nj^ Z?.*-"^, ^; égyptien.
\^ib^"'""y by t^t ^' ^^' ^&yp*e*
Irtiftin^ 3® p. s. aor. II de q.miub/rf^
/i-^, ^^, ^rF) "^^ l^o*^^> rive.
^P't, ^(^j* si, que; bj^k — b^t "^, si — ou non.
A^^, A^i/^ V. subst, être [84].
friiûhlri^^ iriP^ h^ ^ V, L sortir, monter; — ^4*/»,
suivre, ^-i^.
12*
l8o GLOSSAIRE
^Z#' ÙS> it^ ^' ^^^^^^> sortie, issue, évéDement.
^it ^i'V'^t ^it> ^^l ^V""Li ^^^"8^^ impér., aor. II,
I^art. et fut. de fm^
Ar^irp, 3® p. S. aor. n de mjnb^
triimblti^^ fiil^ bqt^ ^« suàst être, devenir, arriver [^6\,
trqgmjii^ pop, puipp, ^' frère [30].
hJhum^ 3^ P* s. aor. Il de Jmutblr^
Inujiu^nupiUf jt, uil, S, évèque.
"l^uihihuiltnu, inL^ H. pr, Epiphane.
A-iL, nutn. trois.
hn.vîl»li\tLh^ llbmb, ^iruiJp^ S. triangle.
triLmbliftôtli, 'l^Ljy^ Uuii., a, triangulaire.
^"f /"^ P'^i ït", jp't'i', p'à-, pl. ifi:^, ïf*-^, etc.
[39], pr. pers. je, moi.
irumhqi-^ 3® p. S. aor. II de umln^iultlr^^
/fin, 3'' p. S. aor. II de miu^ [^Sl-
[A^i», pour ^&m, trace; vestige], jirm, pr^. après,
depuis, ^1^.; ji&rinn^^ adu. depuis, ensuite; jA-mv,
adv., en arrière. — Yoyezjinnpt,
hpuio^ oê^ ff^y S. songe.
hpmqui^Êult, fi, lUL., S. interprète de songes.
hpuiommlru, /v, nii. S» SOngeur.
tptu^uy, ft, fit., S. catéchumène.
hpuilib^, £Ljy, l^uiL, a. heureux, bienheureux.
h-ptuuÊi^tu^^ /r, ufc, S, bride.
bpplrSù^ adv, quelque part, quelquefois, une fois, un
jour [90].
bpbunùi, iililt^OM iMhftg, ub^i- OU lA/ii-^, Hum. trente [34].
bphu^y uwg, uo^, S. face, visage, jhphum^, de devant,
à cause de. ,
hpLJrgai.guMbh^, InP, gniaffi, V. /. faire paraître, montrer.
^pN^L* b^i '^B'Vt ^' ^* P^i^^ître, apparaître, se manifester.
GLOSSAIRE i8i
&pLni^ui%j^l_, uiJ] iu^uu^ ^' ^- apparaître, se présenter.
h^-^y^ptSi ^^' t'^oîs. ArpAr^^uip^L^^ trois cents [34].
^p^^P'àtrui'ït^ a> qui a trois ailes.
V^Z?» rA^r"*-! obd^'^Bi ^' ancien, prêtre.
/'/'^'"L» "«0 conj. irpP^iujg/nr ou hpPl^glrd) împér.
^/'^; ^^t- ^r^'VZ? ou irpP^l^^hd) aor. II, ^„^,^
ou in^tuj; V. L aller, partir [89].
A^p/rî/£^, A/r'ïi^, £n^, j. jeune vache, génisse.
hpfigni.P'fiub^ S. sacerdoce, prêtrise.
Irplpup-^ nj^ n^j S, fer.
frp/iuiP^li^ P-Lnj, P^kiuL^ a. de fer [99].
hpfiuijlt^ [t^ JtL^ a. long, étendu.
Irplimjbiu'bltum^ a. étendu; — ^biunl^ montagne à
large base.
trpliJtb^^ ^ftg^ l^ffi^^ S. ciel.
^pitP* ipt* ip""-y ^' ^^rr^f pays.
^"Pil'lf"} ^^^^' ^^"^ ^Ois. — mliquiiF^ id.
frpfiliLq^, /'» /'S ^' P^^r, crainte.
/rp^ni, et bp^nt^^ ^pi"^f num. deux.
Irplin^p^huib OU irp^n^^i^ k'*3"'^'i HUM, distr, tOUS les
deux, chacun des deux [38].
^pi''"UPL'f ^' ^ ^^^^ tranchants.
^pip"Pt9 bi '"^9 ^' ^^^* second, deuxième [37].
^^PP"Ptf t* ""-> ^' '^^^- troisième.
/rt., ^^;//'. et; /c. Lu^ L — /lu, et aussi, et encore.
bL.p^uib^^ num. sept [^^^
ht.p-%^ A, ^L, et p^iub^ P'w'fpf ftum, sept [^^%
bi-P-tinLjniuuli^ num. dix-sept [34].
bi p-lbnLmtuubuiiIlruy^ a, âgé de dix-scpt ans [99].
/ri_i#, conj, aussi, encore.
\f''tp^'^9 «. /r. Ephraïra.
l82 GLOSSAIRE
\
b-oP-uAmunùt^ ^ ult^g ^ S. les Septante, traducteurs
grecs de l'Ancien Testament.
q_i /r<2(>. prifisoe-y marque l'accusatif déterminé [17];
avec l'ablatif, le cas narratif [120]; avec l'ablatif
ou l'instrumental, le circutnlatif [120, 123].
lU^îtpi qp*»3 ou ^bSi ^* malpropre, sale, dégoûtant
Comparatif qmqpuÊq.njb,
qui^fi^ V. i«<J.
quitLmffCh^ cuhf. premièrement, d'abord.
qtum^ a. séparé, isolé.
qutmu!bhi_^^ kd] mfi OU qiumh^^ Irii^ b^ji^ V» t. séparer,
isoler, distraire.
quimaLguiblr^^ btf^ mOL^h^ V, t. séparer.
V^Pti "S "S ^'' of^ement.
quêpPrùni.^^ nui/^ p-Irmj [64], V. L sc réveiller.
qwpJlubui^ iuJ] uf^tt»/, ^* ^ admirer, s'émerveiller,
être étonné.
qpMq^t.Sù^ qJuSb^ ilaùt^^ dtuÉta^ S. occupation, distraction.
^tuum^ ^, /^L, a. vigilant, sage, honnête.
q^utumuiufrpy "hphi P'"'-j ^* bonnête, modéré, prudent.
q^ir%aL£^^ nul^ flrgut/j V. t. revêtîr, cndosser.
qq^hum^ nu^ m.^ S, habit, vêtement.
q^&mltir£_^ bJ] Irgjt V, t terrasser, jeter par terre.
t^qJ^Ênli^^ adv, à terre ; v. ^kmpb.
qqjrgni^utbb^^ bj^ gaL-^ft^ V. /. faire revêtir, habiller.
^\biius^ uy^ n. pr. Zelpha, esclave de Léa.
q^ni^^ HLii^ l^, V, /. immoler, tuer.
GLOSSAIRE 183
^-%, afifitL^ S, armes.
^, cûftj. que, afin que, car, comme; est parfois expie-
tif et sert à introduire le discours direct ^ comme ? en
syriaque et ot/ en grec,
^, pr. interr. [47] et adv, quoi? quelle chose?
pourquoi ? •
i^p^^ adv. comment.
qpbnLnp^ A, me, S. SOldat.
qpbnLnntu^uîb^ ^, iifc, a, militaire.
'iP'Li ^^' ifiterr, que? quoi? [47].
llù'ty P^^P* après, derrière, gèn. — adv, en arrière,
derrière; v. 1^^.
q^&m^ V. ^A-ifi.
^«"^j ^^f cuirasse.
ÏPIJSy P"^ti P'"^""^^ ^* ^scours, récit, réponse [12].
^o^, ni., nL. et uiL, S. armée, gens de guerre.
yo^fiii</nr^ii/_, s. celui qui lève une armée; — lfi*^Ly
lever des troupes.
i^opiuliui^^ ifji/^ <"4^"[/9 ^* ^* prédominer, régner, croître.
ilopnL.p^fiÊ^^ s, puissance, force, vertu.
I
t, 3* p. s. indic. prés, de Zr^
imJ-, 3* p. s. aor. II de w^^^
^uifL, 3^ P* s. aor. Il de uiiùtnLM»
H'^ t/r^, etc. [84], imparf. de A^
t!_^ 3* P' s. aor. Il et 2* p. impér. de ^IjAhi^
tl^^ tibs^ tit*-^, J- descente.
l84 GLOSSAIRE
^i/^ÏA^, iri/^ A^^, z'. /. prendre, tenir, saisir; IV.
• être pris, enlacé.
nl'ty /r^. pour, ^m.; à, vers, contre, dans, parmi,
avec, accus,; avec, daf.; sous, instrum,
mtn.uwh^ V. muaunsh*
C!"ttpt ^^^* pourquoi?
^it^é-^ et ^mair^^ fïift^ ^uff., tf. domestique (=»né
dans la maison).
£%^ilr^j^, ^i/^ ^f[ui£uy^ V. t, recevoir, accueillir.
^p-u!bui^^ iuJ^ p-UÊ^uy^ V. I. courir, marcher.
^irJ-fu/A^, Zri/J A^^i, z'. /. offrir, présenter; IV. se
présenter, être présenté.
phliJirbnL.^^ nuf^ ^/r^fiy V- t, jeter.
nbmmhh^ 'i»i-njy ^Zriui., X. domestique.
l^m/ifi^ mpy^ mpng^ a, élu, choisi, excellent; j. choix.
£iiin, /^^. selon, après, dat accus, ablaL\ on num
opt^ chaque jour.
P^utq.^ /i, ^1., J. couronne.
P'iuq.uit-np^ h^ iul.^ S, TOI,
p-ÊUii^iui.npir£^^ bJ] hgjt^ V. I. régner.
p-utp-^ ^^ /^L, s, poignet, main.
p-iup-uH-bg^ trj] bgft^ V, /. plonger, tremper.
P'""l^U ^^ ^sti ^' '• c'^*^""^'"» ensevelir.
GLOSSAIRE 185
p-mpi^iltuL^ Ji^ ufi., S, traducteur.
p-tunif.Jlubni.P'l»!^^ S. traduction.
P^wLuiihi^^ biPy bgfi^ V, /. rouler; IV. se rouler.
P^iuifthi^^ bj:; bgf,^ V. /. ôter, délivrer.
p-ut^nL£_^ ni.J^ ^bwj^ V. I. se cacher.
p-ui^nLgut%bi^y bJ] nL^I»^ V. t. Cacher.
P^bl^^ p-fi^w'l'^ S' dos, épaule.
p-bpLu^ adv. peut-être.
P^/l, i-n;, i-ni/^, S, aile.
/3i-, conj, que, si; est parfois explétif et introduit^
comme ^, le discours direct-, p-fr A., conj. quand
même, quoique.
P^tuitw et P^tuitwb.^ ^onj, quoique.
/^M^, V. ^bljh.
P^ft^uiuiiu^^ ^, lui.^ s. garde du corps.
p-fiL^ P^nLiy^ P^ntLinj^^ S. nombre.
Pl»uiMqlîli, a. sombre.
ftfni^, impér. de Pntini.i_^ laisse, allons ; adv, excepté,
oiftre; Pnq^ pt^ à plus forte raison.
P^"'V!'-U "'■'^ ^"^ï ^* '• ^^'sser, remettre.
PniCb^ iLpi OU n-iiiïr, n.ni!b^^ S. pCtit-fils.
[S^np^nd] uij^ «•/''• Thorgom, fils de Gomer.
P^ni.bi_^^ bd] bgl», V. /. compter; IV. p-nt^^ P"'-tpy
Pncb^uiL, il semble, il semblait, il parut.
PnL[iiui^ ^' temps sombre, brume.
PnL.p^ Ppnj^ Ppni^y s> poignard.
PiLntifidbbi^^ bj; njtLgf,^ V. /. faire voler.
Pn.^ùi^ ibnj^ ^nif^^ J. oiseaU.
P^offiii.^^/_, biP, bijl»^ V. t. faire tomber en secouant,
secouer, cligner (de l'œil).
l86 GLOSSAIRE
éuii/^ ni^^ ni., S. heure, temps.
J-iuJiulsiu^^ ^, iUL^ X. temps, époque.
J-iunMtbq.^ ji^ uM-, X. héritier, possesseur.
fhmÊiMÎLiyiL.p^ftLb^ s, héritage, possession.
é-aqn^l^^ bJ^ Ir^ft^ V, /. réunir, rassembler; IV. se
réunir, se rassembler; être réuni, rassemblé.
é-ntin^i-Qi^^ ^i^tûb^ Êlpq.inujp^ S. peuple [15]*
% P^^' dans, à, sur, accus, et da/, ; préfixe de rablati/\
devient § quand il est préfixé à un mot commençant
par une voyelle,
r» ^/"j ^'^' t^^J» ^' interr. quoi? quelle chose? v. ^.
^Pf» /^^' comme; adv, environ, à peu près.
^p^A., prép, comme, accus, ; conj\ quand, lorsque, aor,
ou imparf,
^d\ gén. de bu.
t*^ "Ji "^ "*L% P^' P^^^* mon, mien [45].
f»Jmlim^^ uij\ uufuy^ V, t. Comprendre, s'apercevoir de.
ftiluÊum^ Jt^ fiL^ s, sens, esprit, intelligence.
jitliuuuituulrpj "l^ppy ujipiUL.^ s. philosophe, savant.
IttlùtumaLp-fiùi^ s. sagesse, sens, raison.
fti/ùiumnùt^ mhni^ mba»l_^ a. savant, sage.
^iJfK, pr, indéf, un, quelque chose [48].
piX^ dat. de bu.
P'Li Ùtt^ P^' indéfi et s, un, quelque, quelque chose
[48]; fl£ — J^u^^ rien.
^i3-% éUftbSy lÙ'l^'^y ^' ^î^^S) richesses.
GLOSSAIRE 187
l/b^^ pi^bmb^ pr. dé/, lui-même; ku pi^t^ moi-
même [48].
pi^iu/^iuif^ adv, spontanément, de soi-même, volon-
tairement.
^2^mby //, lUL, J. prince, seigneur, chef.
li^tubaLp^ftii^ s. souveraineté, domination, gouverne-
ment; place, poste, office.
^^uAA^, hrJ^ Jt^by 3* P' t2_y V. /. descendre [66, 73].
ft2ni-guiblrf_^ kiPy fj'^tj ^* ^* descendre, faire des-
cendre.
jiUj ace. s. de &u,
jiu^^ conj, mais, cependant.
t"ilP'y ^//z/. aussitôt, bientôt.
^fii/ui/Ayuf^/r, g^iUy ^'-"^9 ^* Ismaélite.
]^f/^iay^^, «. /r. Israël.
^r» /'j ""-» ^' ^'^ose, fait.
/i^iiifi., X. justice; a. juste.
llItutLjnùt^y tsubtf^ S. justice, droit; jjtniuuitiuj juste-
ment, à bon droit, à juste titre.
lf[tfrpi"gy (^c. qtptruMftu^ /r. récipr, les uns les autres [49].
\;ghrd] bru etc, conjonctif de A^
hi-P-tub^^ V. Ar^P-uib^,
t'-Pi utn^'^i t'-C^} ^^^'> ^^^' » î^^strum. s. du pron.
pers. de la 3® p., thème inus. /ri., L [40].
liL^y [iL^yj [iLpnLj^ l"-C"'L} P^' P^^^* ^^^^ ^^^^ t^S]'
[iLpiu^iubi^Lfty njy #1^, /r. colL chaque, (chacun; res-
pectif [50].
[iLpAriuby &wiJp. OU Auii., gén. et instrum. s. du pron.
pers. de la 3^ p.; pi. jiLpAruili^^ jtt^ftlnûbg^ jt^phr^
uiJp^ [40].
t^t tct'^y ®'^' [4^î> P^' iWi^. quelque chose.
l88 GLOSSAIRE
[^U ""^ H^sty 3* P^' ^L^^y ^' '• ^* ^ pleurer.
Iju^f^j J^ffi Z?«^> "^^ poitrine.
^i., ^, WL, a. bon, meilleur.
[truiÊ^ part. aor. de ifltl^i»
tiriuiùt^ [h-ppi^ ili^pwifij S' montagne [i4]>
itrqnt.^ /r, mu^ S. langue, langage.
ibraHUamb^ S. pied d'une montagne.
1^1 IJi "4.9 ^' plein, comble, chargé de, instrum.
ifitlt/^ ou ifi»tri_^ Jitf^ Z^"»Lt lÉ'St'^ ^' ^^^^^' devenir,
être [85].
itnLp^Jiii^ S. plénitude, abondance.
inuiSimu^ iutf^ UÊifli^ V, û, laver.
tntjuj^ ï* P* s. aor. II de /uA-^
iniAuilihri^^ brj\ /«i-^/r, V, /. délier.
^ttLMiULap^ jt^ ufi., a, éclairé, illustre.
£nLMiuijtpAr^^ briT^ irgfi^ V. /. illuminer, éclairer.
tnLMjîb^ ûlini OU ilbli^ Jbn^ OU «i^/vi-, S, lune.
/?'-/'> /??/> ll'"'Ly ^' *v^s> nouvelle.
^A^, Ai^ inLUfj, vJ. et I. entendre, écouter, comprendre.
lulrib^ ^* Qui entend, qui peut être entendu.
U^^lt'^1 ^' ®^^^» oreille.
1"
fumq^^ /»> ^*-j '^- ^v®> ^o""^ ^'u*^ fleuve.
Juiuq^ ttL^ nt.^ S. jeu, jouet; fuiuq^ uaiùitri_^ 9f<#) ^^
moquer de quelqu'un.
Iuuiqui£_^ mj] lu^ft^ V, t. jouer, plaisanter, se divertir;
aller, marcher.
GLOSSAIRE 189
[uuiqiu^iumîu^j ^, fui., a. et S. bouffon^ qui provoque
la raillerie, la moquerie.
Iuiuqusq_^ a. pacîfîque, calme, tranquille.
luiuquiqnLp-liLb^ S, paix, Calme, tranquillité.
hwqnn^ niy ni^ S, raisin.
]uuijm^ /r, ^L, a, de diverses couleurs.
[wymuiÇb^ a. aux yeux brillants.
Juiub^ />9 t'^j ^* corbeille, plateau.
^""2?'> zfi'j ^'^1 ^' troupeau.
fuui^^p^ a. qui porte la croix,
/iiui^^, hrJ] /rgft^ V. /. crucifier.
[uiuiLbuiifbÊÊijy ^, /rc, a. licencieux, libertin.
juiunliu^Ari^^ brJ^ Ar^fi^ V. t mêler, confondre; IV. se
mêler, se confondre, être confondu.
[uiuiùiAr^^ bJ^ Argli^fv. /.mêler, mélanger; IV. se mêler,
se joindre.
hitumuqhy li^ /ii., S, Cllice.
fuuijttuqbmqqJrum^ ^, ^i., a, qui portC UU cilice.
Iiijiuin^ luuinjt^ iiic, a. dur, raide.
[ubq-p^lj trJ^ bgl^y V- t. chercher, demander.
^11^, /r, /ri-, a. prudent.
[un^bd] /r, /r*., a. prudcut, sensé.
[unbiup^^ Jt^ iiM., a, bas, inférieur, humble.
lunbiup^lr£_^ltJ] ^bgty^ V, t, s'humilier, s'abaisser, s'incliner.
]^in/L, ft. pr, Khor.
^fim, nj^ nil_^^ S, herbe^ plante.
[tinmiu^nLui^ a. qui se nourrit d'herbe.
{unpi^^ ty^ nil_^^ S, cilice, haire.
[unpi^^uiitt^bpA^ a, vêtu d'un cilice, d'une haire.
\%3"pt\ «. pr, Khorène, bourg du canton de Taron,
patrie de l'historien Moïse de Khorène.
1 90 GLOSSAIRE
juapttiuigli^ gi-y^ O' de Khorène.
juap^k^ou [uap^i^^ /ri/J ^^^*V) ^' '* P^^^cr, songer.
[unp^uLp^ ^p^y^ i"l_f ou ^i^Êiêb^ ^tj^auJkj S. pensée,
idée [15].
^ap^pi^pn^^ ^^' judicieusement; mystérieusement.
^np^pt^lpÊâb^ /r, «M-, ^* sage^ prudent.
Iuttp2m\^ /r, uM., s. grande chaleur, vent brûlant.
[uap^iu^ui^p^ a. brûlé, desséché par. un vent brûlant.
Junt^l^^ bJl A-^/r, V. /. chercher, explorer.
futtij^uiu^^ ^, MM., s, hâte, diligence.
luntJCiuuiir£_^ trd] tr^fÊ^ V. t. hâter, précipiter; IV. se
hâter^ s'empresser.
juaiH^ jAIfl^y^ n^y S. encens.
juiLatl^f^y fitfl ilhgiuiy V, t. se troubler, être agité.
JuumiuJpirpaLp-ltùiy S* austérité.
^ummjp-fit!!liy S. dureté, raideur.
luouhr^ et [uoujt^y l»tf^ trguy^ V. i, dire, parler.
fuou^^ ujigy ufiL.^^ s. langage, paroles.
é^iuq^Jbruy^ a. fleuri, omé de fleurs brodées.
S-uîblnujj i^ p' S. aor. n de TSuàLiu^i.
^uîbaLguslthr£_y irJ^ ^ai^Jt^ V, /. faire connaître, avertir,
annoncer.
Suinjyy JÊy /ri., S. serviteur, esclave.
Siunjujnt,p^ltLii^s. servitude, esclavage, captivité; service.
é-iupiui.^ njy n»l^^ S, SOif.
&uiputtJii_y jttf^ Urgun^ V. t. avoir soif.
é^irp^ a. et s. vieux; vieillard.
é^irpni.p^l»Lity s, vieillesse.
GLOSSAIRE igi
^b^""lbL^ M 'és'^Jy ^- *• "re, se moquer.
i^uAft^^ ^iT, Aitf^, V. t et /. enfanter, engendrer.
^n^, WL, #11., j. mer, lac.
é^n^l^^ f,^ uiL^ S, petite mer, lac [99].
é^np&np^ y^ n^, S, Vallée.
l|ui^.i/»fr, lA-iu/, «. pr, Kadmos.
/liuP^nLqtinu^ ^, uii., S. Catholicos, titre du chef de
TEglise arménienne.
i'^Ly 4'"*^ 4"#j H'"Sj ^- ^- rester, demeurer, se tenir.
i"*l^i I* p. s. aor. II de «liA^
^iuiftuliiULnp^ ft^ uiL^ s. prisonnier.
liu»imb^y ^m^, îio^, s. emprisonnement, prison.
4"'Ml» ^'^ ^St, ^' '• pendrç; IV. se pendre, être
pendu.
I^tud] ù)nj\ ou.
4""% e*^ litutRyml^mb^ /i, «il^ ^r. volontaire.
l^tuiHui.^ adv. volontairement, volontiers.
4""^/L °^ 4""îfcL> /"^ '%'^j ^- '• vouloir.
^iiii(^, i/uj^, i/o^, j. volonté, gré.
^uiïruf^, tf. vert, verdoyant.
lut'b^hi^^ hnq Ugl,^ V. t lever, dresser, bâtir; IV. se
lever, se dresser.
ll^tiu^m^'S^^ /r^, S, carquois.
Il^^l^l^y ^«^ ^^^, V, /. lier, enchaîner.
lltun.uM^I_^ InP^ Arg/tj V. i. crier, jeter des cris.
f[UiiL.ni^uiL^^j ^il^ njit-gt^y V, /. élever, construire, fixer,
arrêter.
k'"'^ltu t*^ "■^*?/> ^' ^' s'arrêter, se fixer.
192
GLOSSAIRE
^uffL^, n-uig^ n.o^^ S. char, chariot.
liumiuL /i, «#4-, s. plaisanterie, facétie; a, plaisant,
bouffon.
f «f/i^, ^, «#1-, s. ordre, rang, arrangement, institution.
iwpf/ri^^ brj; brgli^ V. U ranger, placer.
Iimçt^mi_^ md\ 1»^^, V. I. Crier, appeler à grands cris,
proclamer.
Iiuaplri_^ hJ] utgl»^ V. L pouvoir, être capable de [63].
^111^^, adv. très, fort, beaucoup.
\uipnq_^ l>j tuL^ a- puissant.
îimgnL^mbbi^^ ltd\ gai^JÊ^ V. t. établir, rétablir.
\lrmi_^ iuj; \lrgfÊ^ V. t. vivre [80].
\lrq&^ ^, /ti., a. faux, dissimulé.
\ln^uiLjtp^ [i^ «!£., a. hypocrite.
4^*^ 'î/j "'Ly ^' espèce de corde faite avec de l'herbe.
\ebr^ui%lt^ liuif, 'lihruiL^ a. vivant.
\lrbq.mbnLP^litl^ S. vie.
{&piu^at.p^ ^pnj^ 4^0^, S. nourriture, vivres, sub-
sistances.
i}A^/; et ^irpuy^ hr^irp] i^pl'jt] aor. II et fut. II de
4V'/» /'> ^'-» ^* ^^™^» figure; f^^i^ '/^ ^^/ii^ ^^/'/_»
prendre diverses formes.
^irnuiuiàLh^^ A-i/J Ay^, f. A former, figurer, donner
une forme convenable.
llbgnLgiJbhi_^ bJ"^ gnLg^^ V. t faire vivre, sauver.
k^y 4^''£.» 4*"*"- ^^ ^iu%tutf^^ i^^'tJ'P.} 4'"^"'^Z^> i*"*^
iuii/^, j. irr. femme [29].
4^^«|i> j. trace, marque du pied.
\l»ui»lri_^ inTj liib^ V. t absorber, dévorer.
^b'^y 4^-^Vi "'^j ^' cachet, sceau.
GLOSSAIRE 1 93
Çbni-Pfiût^ S. mariage.
^•^^L» ^'^ ^sb^ ^* '• cacheter, sceller.
^nqSù^ Jwb^ tltuJ^^ s. côté, région.
linfiéruMbbri_^ bJ^ bgft^ V. t renvcrscr, abattre; IV. se
renverser, tomber.
linpn^Xjt^, a. bon tireur (d'arc).
tinpn»!^^ ijijy^ i/^iiii., a, adroit (au tir), vigoureux,
robuste.
f^ntJt^^^ l[iL.na^ Itiutif^^ S. idole.
Int-p^^, ip^^jt "^9 ^'' poitrine.
l^^n-uiuitu^maLp-bùi^ S. idolâtrie.
^iniuùj Jt ÊULj s» testament.
^mtu^iupiu%j ji^ iULy S. Testament; ^pt II *bnn — ^,
rÀncien et le Nouveau Testament.
^^A^, brJ^^ h^ft^ V. /. porter, supporter.
kvf^^'U ^'^9 ^sbi ^* '• ^^^''cer, dresser, former;
quibib ftLft lipP-bf^ '^, s'appliquer à, s'adonner à;
IV. s'exercer, s'instruire.
^pP-nup-fiii^ S. exercice, discipline.
ku^^U ^* '• ^o^l^^^*'» répéter.
fipmubp^ nj^ ntl^^ a. puîné, cadet; comparatif t^êmubptu^hjb.
Iipoituit-np^ ft^ lUL^ s. moine, religieux.
flpobuiLnp[t£_^ fiJ] ftbgtuj^ V, t. prendre l'habit, se faire
moine, vivre en religieux.
llpobuaLnpni.p^liilb^ S, vie monastique.
îpob^^ ijt^^ 'bjtL^^ s, loi, mœurs, conduite, reh'gion,
foi, règle, ordre religieux.
fio^tij 4®z4/'î zk"'^} ^' chaussure; /^. pourboire, ré-
compense.
ï3
194 GLOSSAIRE
^mnu&Êub^^ *l»w^^ ^<^#) ^' poursuite, expulsion.
^tutiuS^irt, hJ] bgft^ V. /. poursuivre, chasser.
^iiiîTA/ , ltd\ hrg^y V. /. plaire, satisfaire.
^ui^Tni, a, agréable, plaisant.
^iiiiT KoA devant une dentale), en compos.^ avec [92].
^fui/tti^, A/, 1^ X. compte, calcul.
^uitfutpti_^ InP^ brg^^ V. /. compter, calculer.
<;iifi/^ufiL3biii£, «11/^ ^p^j ^- ^- l^ver, élever.
^uiJ^iuphi_^ bJ] tgfiyV, /. faire provision, emmagasiner,
amasser.
^nii/^uii-, 17/, ni/_, s. bruit, rapport, renom.
<;iiii/£iiiiLfr/^, kJ] Iffflt^ V. t. célébrer, divulguer, faire
connaître; IV. être renommé, devenir célèbre.
A*^> 11/, n^, a. arménien ; ^ty^^ jaj^ les Arméniens,
la nation arménienne; Arménie.
.^uijuiumiub^ ^, uw-, n, pr. Arménie.
<^mihnl^^ a, arménien.
^«ï/k ®' ^"U^U /"^ h*^^^ ^- *• ï^^garder.
-^"^4» k*"Jy ^' ^^' Haïk, père des Arméniens.
Z^mjliêui^, n. pr. HaYkachèn (c. à d. village de Haïk).
^mjp^ ^0/1, ^«»/»p, s, père [30].
^unniuui&m^ f»^ tuu^ S. patriarche.
^"UPti^ ^' petit père, papa [99].
^"Ua^U ^'^ ^St^ ^* '• demander.
^u!bfiutlu!b^^ tm^, to^, s, nature, qualités, parti-
cularités.
^uâbÊthum^ ^umh OU q^umktult^ S, repOS.
^us%^y^^ fn^ty ^S ^' ^^^^' nœud.
^tu^fi^Ly M f^"Uy ^' *• ^^ reposer.
GLOSSAIRE
195
^iu%q.uiftm^ a. paisible, calme.
^tubi^tuputAri^^ hJ] hgfi^ V. L sc poser, s*arrêter, se poster.
<fUÎbi^lTpX\ s. vêtement; /r/fi. avec, instrum, [94].
^iif^ii^-^if^, prép. devant, vis à vis ; '/r ^ui%^uiy^ devant,
devant soi.
^tti>/^fif, ^"^ï th ^' solennité, pompe, hauts faits,
pratiques.
<^wbq^u^l_y [ij^ uihgtuj^ V. L rencontrer.
^iiAA^, brJ^ ^uA^i V. t tirer, lever, ôter, enlever,
élever, faire monter [64].
<^mini.hrij^ hrd\ hr^^^ V. t. Compter, Calculer, estimer,
'^lufiuif, ^, lui., s. âge; taille.
^ututubAr£_^ irJ^ ^muft^ V, t. arriver, parvenir; mûrir.
^luutupiu^^ jt ^ tut.^ a. commun; utn. ^mutuntuL^ en
commun, ensemble.
^iiji#^, /r, ^L, s. épi.
^Hiiint.^^uîlih^^ hJ] unL^ftj V, t, faire parvenir, renvoyer,
^ifffffff, /i, /il., a. fort, dur, ferme.
^uifriniupiii^L^, a, qui a le^ bras forts, puissants.
^luumtuq&t^^ a, qui a un arc solide.
^iuuuilr£_^ inf^ hgfi^ V. /. établir, affermir.
^iupiuquim^ fi, tuL^ a, véritable, authentique [////^. fils
du père, de ^uypy père, et i^m (cf. pers. «Jl)), fils].
^tuniuL^ nj^ nJ. S* midi, sud.
^ui^uitMil^aq^^ Ju!b^ JiuJ^^ S. sud, côté du sud.
*^pti ^^' ^'"P'HJi ^or. de ^tupLuAirt,
^uipJtLf^ y et ^, uum. cent.
^uip^ui%lri^^ bJ] ^tupfi^ V, t battre, frapper, toucher,
piquer; picn^ ^wpi^wbh^, empoigner, saisir, mettre
la main sur, à [121]; IV. ^fupliwbfii^^ ^mpuy^ être
frappé; — jn^, s'attacher à quelqu'un.
^iiifinLitf^^, ^n^, i^ni[^j S. coup, châtiment.
13*
igÔ GLOSSAIRE
mander, interroger.
^iiY^^, n. pr. Harq (pL de ^lu//»).
^uf^A^i^iif^, »./r. Hatsékats, village du pays de Taron.
^luijiâMif^iiiïr, ^y uM., tf. probable^ vraisemblable.
^fULuiïr^^ ^i/^ Uguy^ V. f. être persuadé, consentir.
^ufiottfOy ij^, A^, f. foi, croyance; ^uiim^, même sens.
^iutMimiu£^^ l^jy^ [h^usi^ a. croyable.
^ÊULMtmmpjitl^ pif^ piliuLy a, fidèle, sûr.
^uitMi^k^^ kJ^ lyl», V- t rassembler, réunir.
^b^uâbnu^ ^, Mif^ S, païen.
^p-mbauiu^iA^ a, païen.
^£iirltusgli^ jfuyj s, et a, Hellène, Grec.
^lr&uSlihri_^ trj^ ^iruy^ V, t. monter (sur une bête).
^ArqArq^^ jt^ tut^ S, inondation^ débordement.
^IU'i-.i nti/^ ^qtj V, /. verser, répandre; v. L (aor.
^'VHjDi se répandre, tomber.
^^A^, a, lointain.
^bajutummb^ fi^ mt^ S. lieu, pays éloigné; *p ^ombu^
muilit^ de loin.
^iLmjum^ *ji ^ka-atMin^ odv. loin, au loin, de loin.
^A-ifi(, y^ A^, S. longue bande. de toile destinée à
envelopper les jambes.
^m, aj^ 0^, s. trace, vestige; qfjrm^prlp. après,^^iV. [94].
^hrmlLMuli^^ /i, iifc, a, et s. qui va à pied, fantassin.
^Ap, ly, A^, j. cheveu, poil.
^ï?Ui ti "'^9 ^* ^^^^f robuste.
^uAïui^^ uiil^ ^-ifu^j v» i» s'étonner, être stupéfié.
^ui^nLguililri_^ irj^ gni^fij V. /. étonner, stupéfier.
^Mi^Ai^^^, S, celui qui étonne, qui stupéfie.
$^^, ^11% "'Li^' vieux, ancien.
GLOSSAIRE
197
^l!bun-nLpgy a. vieux, vieillard (iraXa/o^ yjfAspîav, Dan.
VII, 9).
4/»^/^, ^7^> fth ^^^* ^^^^*
^P"t^l'"Pt) /'> «'S ^^'^* <'''^* cinquième.
^/f%^/i^#i^^A^, i^i/^ A;gi»^i, z/. /. prélever le cinquième
(des fruits, des récoltes).
^jiLuftu^ y^ nif^y S. nord.
^^iMty iHnJtj lUL^ a. versé, instruit, entendu.
^uiqmbii.^ jt^ jti_^ a. obéissant, docile.
^nuqutliqJri^^ hd] Irjflt^ V. t assujettir, soumettre; IV.
obéir, se soumettre.
^mtimbq.hgnL^mbbi_^ IrJ^ ^ni^l>^ V. t, assujettir, sou-
mettre.
^lu^mbi^nL-P-ftiHb^ S. obéissance, soumission.
^utfuounLp-ftùt^ S, archéologie.
^lÈ^U ^'^ ^âty ^* '• sonner, résonner.
^'llr^nLjjiiilih^^ V, t faire sonner, faire résonner.
^ri^^i^o%, ^, ^L, a. spirituel.
^n^lrL.nft^ ji^ iol, a. spirituel, pieux.
^"ïl'y V-y'i "'Lj ^' ^^^1 esprit.
^""^Lt ^*^ ^stj ^' *• couler.
^ni-i^j adv. près, proche; ^huh^ ^IrA^^ approcher.
^li^ufinuff , jtj lUL^ s. sujet, vassal.
^ii^iifiniifi^/r^, /ri/^ ^^^,, 7/. t. assujettir, soumettre; IV.
se soumettre.
^ul^uy^ ji^ Jii.^ s. géant.
^liuiiltiy/r£_^ brtl^ Arg[t^ V. i. Commander, ordonner.
^ptuJùiYi^ jij lui.^ s. commandement, ordre; mim ^nm^
Jiurtft^ selon les instructions.
^pfr^iu^^ Ji^ tuL^ s, ange, messager.
^phr^uiÊu/^uif^iob^ ^, ^l, a. angélique, menant la vie
d'un ange.
198 GLOSSAIRE
'à
Xui^y y et ni., nu^ S. gauche; ^ft XmluJ^^ à gauche [21].
^"iP'i t^ b^j ^* voix.
^^Li ^'^ ^M'} ^' ^' ^^^^' retirer, ôter.
â^^, dat. et ace. pi. de n.ai..
klnùi^ XlrnJpb^ Xbn.uiJk^ S, main.
kbtùiiuftlilri_^ bJ^ brg^^ V. /. mettre la main à quelque
chose, entreprendre.
Xbrp^ gén. pi. de qjti^
XL^ ifjj ail_^ s, forme, figure.
^ti Vi ""Li ^' cheval.
Àjt^f s. tir, action de tirer; a. tendu, étendu.
â/ii!^, iirtu%^ s. neige [14].
ÀittraJU^ Anuib^ puiif^^ pnùi^^ S, hiver.
XapX^ y^ nil^ S, vêtement, manteau.
Ani-Ij^^ âfuî^, Huitfp^ Af^nût^^ S, poisson.
7\'
sTiuffifin, Ai^ 01-, s. front, front d'une armée.
Zfuiïruf^^, iril^ Suibh-iuj^ fut. II ériubbiuw^ &mlijiahu^ etc.
[68], V. a. connaître, reconnaître î^^"].
"^mbumpup^^ ^, lui^ S, chemin, route.
SuîbtuuiuÊp^api^^ s^ voyageur.
iC^uiutp^ /i, ufi., s. celui qui lutte, ermite, anachorète.
"^Ê^mt-apmlimb^ a, laborieux, ascétique.
^flibi^y bd] bgfi^ v. /. fatiguer; IV. se fatiguer, se
mortifier, mener une vie ascétique.
^fifl/j ^fuslt^ utaig^ pi. iC^nûi^^ S. effort, travail, lutte.
GLOSSAIRK 199
^'Q^Li ^*^ ^sti ^' '• ^*^^^^^» presser.
^^Jiupltm^ pmff^ puifti-j a- vrai, sûr, certain.
TSldluftmnLp-fiCb^ S. vérité.
H'
ifluithumnnu^ S. maître, chef, prince; surnom d^un
écrivain arménien. [Du latin magister (equiium^
militiœ\ par l'intermédiaire du grec [layt'arpoç],
tltunJiuîbiuah^ a. Madianite.
tRu^ Jh^nLJub^ ^ni-iifi/^, S. mort [14]*
tHujp^ i/o/i, lAui/ip, s. mère [30].
YTwbiuutj «• P^' Manassé.
lyiubtuuuq^ n. /r. Manavaz.
tRJbwuubq.^ adv, surtout.
iRMnu/i^ hlll*^ A^i{fiii-, s. collier.
Jiuh^uiti.nj\ a, covipar, plus jeune, moins âgé.
dlùbiind^^Lh^ S. enfance, jeunesse.
iliJhnJi^ îiifiuY^, 'b^tuJ^^ s. enfant, garçon.
i/mA^, "iini-, ifii-, a. menu, petit.
IPiiiii/ni, u/ruij^ n, pr. Massis, Ararat.
iltumtuf^tuputp^ /i, lui-, s. maître d'hôtel.
Jiuinui/iiuftiupnLP^ltLÏi ^ S. administration, dispensation.
i!iumiuliL 'li'-nj^ Yr^uic, S. anueau, bague.
iftumb^ infab^ intutfp^ S* doigt.
JtumnLguIbhi_^ hd] mnLgp^ V. /. approcher, avancer,
présenter, offrir.
Juitnitij /'«/^ "»^*^^ ^« *• s'approcher, aborder.
diupq.^ î/j "'L'i ^' homme.
Jtupt^iuutpj "tcti uftpiui.^ a. aniii des, hommes, bon.
^Pttki Qri'"^} ti"'^^ ^' ^^^^' hommes, gens.
200 GLOSSAIRE
l]"i«/,/ipiiiii, «y, »• /''• Mar-Ibas, autrement Mar Abas
Katina, historien syrien dont Moïse de Khorène
reproduit des extraits.
inupt%\ SLaj^ «^, s. corps, chair.
Juipm^ ^ ^H ^- ba^a^^^^» combat.
Àq, dat. pi. de hu.
Jk^^ ^, lui-, tf. grand.
JkSwpiupfiiun., a. et âk/z/. haut, bruyant; qui parle haut.
Jk&ÊuJIf^, superl. de i/lr^ [32I; A&iuJhr&^^ &wg^ &o^,
s. les grands, la noblesse.
Jb&wuit"^ adv. grandement, beaucoup.
JOrt^hlj, K hh^ ^' ^' séparer, expliquer.
Aljbng^ ^, ufjL, ^. manteau.
Jk/finuP^liii^ s. explication.
JlflniMli^ adv. à récart.
Jkquii.np^ ^, «11-, J- pécheur.
«flr7#, ^^, ^#v^- péché.
ipi^if/in^, lY/, «• /^- Mesrob.
«A^inuiuoâr, ^, ^s num. onze [33]-
«^/», gén- P^- ^^ bu. . ^
JkpP^, adv. quelquefois; JlrpP^—JlrpP^, tantôt— tantôt.
êtlrpL nj^ ntl_^ a. nu.
Jkpius^nu^, K Ht ^' W-J. ^•^- ^^ '• '^ déshabiller,
déshabiller, dépouiller, ôter (un vêtement).
JkiJini.p-liÙi^ S. nudité, dénuement
./Zr«a, //-é>- PJ^^s, auprès.
J^„a««.n^, ^ «is «• P^'^^^^^' ''°^'^''' rapproché de.
Jfc^pàttm^, «iiT, ^A^«/, ^. ^•. approcher, s'ap-
procher.
GLOSSAIRE 20I
*^U^bLy t'^ dlrpXInui^^ V, i, être près, être rapproché;
en parlant des cheveux^ être bien arrangé.
Jh^^ nom. pi. de hu,
'^l'Li *^Î5li "'Li ^' milieu, reins.
ii[i, adv, prohibitif, ne, ne pas [71].
iJfj iJfn^ et ij^n£^, JtnuJ^ ■j^"^, num. un.
't 'tt 'ty 'tVi dl»nt.ir i^ntJ] a. chacun, un à un.
^liiyuMpAr^^ trJ] Irgft^ V. /. unir, joindre; IV. s*unir, se
joindre, adopter.
i{^iiiy^, a. seul^ unique; adv. seulement.
JftwJÎÊUilifrmg^ htf[t^ hgtui.^ S, et a. Solitaire, anachorète.
Jftuili^tuJ] adv, une fois; n^^ illitubq.tutf^ quiconque,
tous ceux qui.
Jjiuib^'b^ àjib^ Xwjy.^ s. moine.
JliuiuiArmiu^tub^ jt^ lui.^ a, monarchique.
7i Jfiiiiuh'lt^ adv. ensemble.
JtPty adv. est-ce que?
Jji^iubtu^^ s. bouffonnerie.
iHiJhrtuïig^ pr. récip,y l'un l'autre, les uns les autres [49].
J^^^ adv. quand, lorsque, jusque;' lifî/^ ^, jusque
là que, de sorte que.
^t. t!^i ^^^^' avant que.
Jt'blpL, adv. jusqu'à ce que, au point que, pendant
que; prcp. jusqu'à.
\Vtî!"^^'"'S^i iniii^, mo^^ n. pr. Mésopotamie.
^ÎTS^ t^ ""-} ^' "^^^^^"» intervalle, entre-deux.
fi|^in^, tlmui^^ Jîho^^ S. esprit, jugement, raison.
i/j^i.11, iftLMty^ ntjJ] pr. coll. autre [49].
éfiL-utulmiud] adv. une autre fois, de nouveau.
tflultP^tup^ a. et i. consolateur.
ir/"/'^"*/*» *Vï ^* ^^' Mekhitar.
202 GLOSSAIRE
iTlu^P^mpki^^ IrJ] Irgl»^ V. t. consoler; IV. être con-
solé, se consoler.
dlipmbi^^ irif^ irgft^ V. /. baptiser.
iBitf/ , utJ] lugji^ V, i. rester, demeurer.
*%&.» b^^ ^ff'Vi ^' *• perdre le sens, divaguer.
^l^etu t*^ P^S'Vi ^' '• ^^^^* s'égarer.
ily^^ i!aLf^^ ttff., s. chaussure, soulier.
JhtLuiLiUi^ iuj^ AJif^iuf, V» /. oublier.
JaajugnLfftuhlr^, V, /. faire Oublier.
fl^if^f 1/, ^, n. pr. Moïse.
Jhum^ Jù»Jê^ JinftL^ S, entrée.
JuLn^ iRnjj '^"'Lj ^' encre.
i!nLp^\j ^, «IL, s. brevet, diplôme.
JmmLlri^^ biTy dmli^ 3* p. bJhLm, V. I. entrer.
tipp^^y ^i^> pi'"^i ^' tempête.
'^ck"U'U'Li ^* ^^**^ P*' ^* tempête, violemment agité.
ilom^ adv. auprès ; prép. près, accus, avec '^.
({iiip^P^, . ^P^, «. /r. Japhet.
juintufu^ prép. touchant, au sujet de, génit.\ v. iuqun^.
jtuiiP-iJLiu^bi_^ bJ] bgjt^ V. i. triompher, remporter la
victoire.
j^lP-bi_^ bJ^ bgfi, V. t. vaincre.
juiqp-nLp^JÊi.'b^ s. victoire.
jiuilùiiLb^^ bJ] bgft^ V. L s'opiniâtrer, refuser.
juybJ^iuJ^ adv. alors.
juyuJlultt^ abl. sing. de uyu,
ju^m^ /»» ^S ^' connu, évident, notoire.
juninLh^ a. évident, manifeste, connu, authentique.
ittibnnL.ab^ a. téméraire, audacieux.
GLOSSAIRE 203
jtubguib&£_^ bJ] glruij^ V. ù transgresser, commettre
une faute^ faillir.
jva^gvùbjj^ S. transgression, faute.
.j"'lpq^l_i ffJ] ^ffl^y ^' t- ^aire prospérer, favoriser;
IV. être heureux, réussir. »
jtufnqnLp-fiût^ S» dextérité, adresse, bonheur, réussite.
juifLuif^^ adv, avant, devant, en avant.
juirLUM^uii^nib^ q.ni^h^ q.nijbjti.^ ct, et adv. antérieur ;
d'abord, auparavant.
jiun.ui^uq.itf^ a, avancé, très-instruit.
jtuniib-£^^ Irtf^ jiup^tujy imp. w/'/f, V, I. se lever.
juiin&£^^ Ird] lrif[ij V. t. tailler.
jwptuiphrj_y hd] kgji^ V. /. ranger, mettre en ordre.
juiiêir^j hiT, kgft^ V. U joindre; IV. se joindre, suivre.
itunhgni.^uiglri^ même sens.
ju/p^ui^^^^ jiJ] libgtaj) V. L assaillir, attaquer.
jm^tXni\m.îfti^ l^in^Iïi^ \iRutrp^ S. assaut, attaque.
juipnLguîblff^^ V, /. lever, relever, aider à se lever.
ju"-hr^Li_^ HLd] juiJr^^ V. t ajouter, augmenter, re-
doubler, continuer.
jtuL^ut^ adv, toujours, à toujours, continuellement.
j^i2^tutlilri_^ bJ] A^/i, V. t ravir, enlever.
jbrinL£_^ itijJ^ jbii^^ V, t. traduire.
jbitt jlnnnj^ jirmu^ V. Irin»
jlrwpi^ iniy^ uthml^j a. dernier, qui vient après les
autres; jbmbft^^ postérité.
jptii^y abl. sing. de //«.
Jbzl'^U ^'^ ^sti ^' ^' ^^ souvenir de, se rappeler.
jtz^3"'^"'^^Li A^i/J ^niL^^, V, /. faire souvenir, rappeler
à la mémoire.
Jll'^U ^'^y ^dt'i ^' ^' ^ï^voyer.
j«, adv* où?
204 GLOSSAIRE
Jt/Ï.» J'"-îti ^' trouble, agitation.
jnjé-^ adif. très, fort, beaucoup.
ii"»tftij ^i"(j ou ir^uL^n. pr, Joseph; qx]'"l!f^t"Ui
au sujet de Joseph, narrai. [120].
jnmliuiutn^ V. amuibmi.nn,
jnpJ-iuJ^ adu, quand, lorsque.
jnpÂtuli^j ^"'ifl'» ^"'#) "^' torrent.
/Jnu^w, ;i. /r. Juda.
ïi, particule dimonstrative [44].
^ui, Tfn^ui, ^i/ui, %niltut^ pr, dém. .celui-là [42].
^Mj^, a. premier; adv. premièrement, auparavant.
%iuluiufpiri_^ V, /. écrire auparavant.
'hiujuuiiÀ^ ni.^ /11., s, envie, jalousie.
'LmfuuiLklii^^ JtJ^ irguyj V, i. envier, jalouser.
%iuluiuUiulu%q^ip^ q.pli^ qfiuL^ O- et S. zélé, plein de
zèle pour.
'buifuuhiXuynjq^^ a, même sens.
'biufuitlt^ 'huy *lilnui^ a, premier, ancien.
'bm^uht^l^^ ird^ tgjtj V. t. retirer; IV. se retirer.
^«•e^^j tSiJ ^* 2L^Î/» "^j ^' ^^^^ ^® farine.
Win, ^, ^i-, s, flèche.
[i^^^], *^ 'bk/Kgu^ adv, dedans, à l'intérieur.
Up^ifi^ ^£^, Wiiii-, J. eunuque.
^^ï.'"4> A» ""-> ^- ^*^^^> pique.
'l[tqui^iuLnpf ^, lUL., J. lancier, piquier.
'(ipini^t, ^, ^'^j «• /^- Ninive.
GLOSSAIRE 205
*biJtu^ dat. s. de ^Lêu.
'^î!fU ^'^ ^sty ^' ^' dormir, coucher.
'ïi^mb, ji^ iUL^ s, signe, miracle.
"iiiuibiu^lip^ ^PJê^ qpuiL, X.. caractère, lettre, signe; — ^^
ÏL""3» silphabet.
îr^iwiiii^A^, hrJ^ b^li^ V. t. signifier.
^liV» \ ^^ '"Ji /"■> '^- /^- Noé.
'bnjlnu'h^ a» de Noé.
Yinyïrj Ibnpjtb^ ïi{^1&, /r. dem. celui-là [44].
'linjbuif^u^ adv. de même, de cette manière, ainsi.
"impuiy gén. s. de %iu» •
'itniftujb et 'finiftypi^ ty^ ml^^ a, poss. le leur, la leur [45].
^nuMin^l^^ liif^ t-auii V. L diminuer.
'lint.ui^i-P-ltLÏt^ S. diminution, manque, dénuement.
%nLJu^hri_^ irtf^ b^ft^ V. t assujettir, soumettre.
'itn^iUy ijbnutu^ 'bngui^ nom.,- aCCUS., gén. pi. de *bîu,
'liujtuuui^ ^, /i<-, s. aide, assistance; Ibuiiuaui [flt/ri^ aider.
^lumfii^^ jtJ^ %uinuijy V. L s'asseoîr, être assis, demeurer.
2Ui<,^ ni.^ nt.^ S. profit, gain, utilité.
^oii^/uA-^, ird^ /^^^, V, t. souiller.
ijuqui^nLjnj a, impudent, éhonté.
j[" uii/pItP^^ //. /r. Chambith.
^tfi, adv. fort, beaucoup.
l^if iPity "'h ^' ^^ couleur fauve, rougeâtre.
2^i, 2^1» ou i^itL^ s. construction, habitation, village.
2^4^^L» b*^} '^^S'Vy ^' ^* rougir de honte, de confusion.
ifli^i^^ irJ] hgj»^ V. /. bâtir.
^'LnLp-[iLb^ S, construction; /^. édification, prospérité,
bonne organisation.
2o6 GLOSSAIRE
2i»f ^, ^^, ^o^, X. grâce.
ZT'-CL^ /r<^. autour de, instrum,
Z^'^'tbu t'^ ^B"U^ ^' '• ^ hâter, se presser.
^mirJtupwit^ ft^ uii^ s. magasin.
ZPÎ^U ^'^ ^sti ^' '• ^^'''""^^> retourner; IV. circuler,
parcourir.
(I
"iti f^> f*-"^» ^* esprit, âme, souffle; ^mplimbbi_
qn^ jnqji^ ôter la vie à quelqu'un.
i'qkyq_, ^pL^j n^et i}ni^, ^i-t X. grappe, grappe
de raisin.
niflfy nS^^ Tff"^» ^* dos.
nqnpi!^ a. misérable.
nqaptfhi^jiilb^ S. compassion, miséricorde.
"ï?-» IJt "4^^^ ""^9 ^' vivant, en bonne santé.
nqpuLui^^ tuif^ fuigmj^ V. L guérir, recouvrer la santé.
iiiffi, aLpntSL^ nifùiifp, pr. itidéf. un, quelqu'un [48].
«y«f, nL.J-nj^ ni/^, S. force, vigueur.
n^, adv. non, ne — pas. nt. /li/, ne plus, ne pas encore.
"L "-^y ^' aucun, personne.
nu^ï, a. maigre, atrophié.
"'/-> Wi /^* ^^'^^* Q"i»* quel? [46].
niiîïr, «n/r^, mufi/p, nin^, X. pied [l4J*
amuiiiuuift et nuSbmunp^ ^, uif., <7. qui a des pieds, qui
va à pied, qui se tient debout; adv, sur pied,
debout.
«/», n/in/, npmjP^ J"/"^? T"^! "/'•^j ^^^' f^?]» P^* ^'^^'
qui, que.
"/"ï/i A» ^S ^- gerbe.
^' GLOSSAIRE 207
T^ï "Jy "4-, ^' vigne.
"C"'ÙHJ^i by As ^' ventre.
npnil^hruiL, coiîj. puisque, attendu que.
npu^u^ adv. comme, de la manière que; lorsque; —
^f, afin que [51].
"P'nhti "'-y 9 u^ui^y pr, corr. tel que, quel [51].
nué-ipiuilil,^ a. fort, vigoureux; adv. forteniient, vigou-
reusement.
ni^, njL, S. chevreau.
"'-it'Lf "'-'laiy* "'Ly ^' droit, direct; adv. justement.
"^IH^Cti /s «*»S ^' ^* ^^^' <iroit, direct.
nLjjm^ tiL^ s. chameau. .
nuUrîfù^ dat* de nSîi»
nûiuyb^ ft^ jti.^ a. vide.
ntHr£_ et fùijif^^ ItJ] liuiijuj^ V. t et ù avoir [89].
nùil^^ l^iJb^ limdji^ S, Oreille.
nil^qjip^ a, qui prête l'oreille, auditeur; — /f^^/,
prêter Toreille, écouter,
«j»^, ^, j. intelligence, esprit, sens.
"'-ZÈ^'Ly âf. sage, judicieux.
nuoL^ nj^ nij^^ S. sarment.
ntji^ nj^ m[^^ S, épaule.
nLMnL.3ii^ utHùb^ uilmdji^ S, étude, enseignement.
iiLMiiL.ifutblr£^^ InP^ unLMjft^ V, /. enseigner, instruire.
nuitnf»^ adv, d*où [90].
nLMinn^ inhn^ mlFpa^ S. fils*
nunlri_, bj] aor. II ijA^^ et libpiuj^ 3* p. Irlibp^ V. t.
manger, dévorer [^i\,
HLp^ adv. oh; m^ "'i'^^y partout où [90].
nL.piulu, a, joyeux.
2o8 GLOSSAIRE
nLpuilunifil»iii, S. réjouissance, fête; — wiLlEr/r^, donner
un banquet.
nLpirXî^ adv. quelque part; ofuj, donc; mi^iu nL^irSù^
enfin, finalement [90].
ttL^ir^, adv* quelque part [90].
ntJinijSù^ gén s. de nSù,
n^, ttLjtnL^^ etc. [48], pr. indéf. quelque, quelqu'un, un.
^Z") ^> '"S ^* mauvais, méchant; x.- mal.
^puti^pi, Je, uii^ S. malfaisant, malfaiteur, criminel.
^piu^p, a, très-mauvais, atroce, cruel [32].
H^t} IJy "4,9 ^' mesure.
>fc£, ^^^» ^^^' ^^ ^*y * P^s, il n'existe pas (^ et le
pr. indéf. ^^).
IPVUf aor. de &pP-iU£^
1!}C4-* Ptff* Pt'^» ^^^' ^^^^re [33].
IT'-f Vf "i-f J. départ, marche.
IT^Li ^* ^* P^^*^'"' "^archer.
uiiuauibirt, IriTy «f'f^, ^* ^« baiser; irp^ip upu^mbb^^
se prosterner, adorer, datif.
uimliuiubi^, bJ\ Irgjt, V. /. manquer.
utuiiuiuai-P-htii^ S, manque, défaut, imperfection.
li^m^A^, iriT^ b^JÊ^ V. t garder, observer; jeûner.
iuui^inulb et i^iu^ufi^ifâr, jt^ iul, S. et a. gardien [100].
iuiu^iuiultiu^, fi^ iifi-, s. armure, armes défensives.
iuuiiéutiL, a. clair, resplendissant, illustre.
GLOSSAIRE
209
u^tuj&mn.nhiHti^^ miP^ tugiuj^ 7K /. resplendir, briller,
s'illustrer.
'. \
r
u^iyifiuli^ fiy. utt.^ S. condition, stipulation»
iÊiui2inir£_^ htP^ Iriifi^ V. /. adorer, servir. y \
M/»Mi/4>/i/^, /»//,' ^/'//««J/, 7'» ^« avoir grande soif, mourir
de soif. .'
w^tmmu^hi^^ ItiÏ\ hg^ et uiiumÊu^ft^^ [iif^ ^S'I/y ^^* ^* arriver,
advenir; se rencontrer, en venir aux mains.
uiiutnuMhji^ 'liL.nj^ 'bktuu^ S, jeune homme.
iiliuintubhtu^^ ir/jj/^ /f^tui.^ j. jeune garçon, enfant.
uiiuinuin.^ y^ n^, S. morceau, pièce.
uiuimuinJrj^^ htP, hgfi^ V. t, briser, déchirer^
uiiuinutu[inubk£_y IfJ] ^^[9^ ZK t. répondre.
tt^MmuiuJtiuiblt ^ 'iii-nj , lifriUL^ S. réponse; u^iumutujutubfi
miu£_^ répondre.
u^iumqjuJ'^ ji^ tuL.y S* parole, message.
tn^Êuint^iuiFiiLnp^ ji^ uiL.^ s, messager, .ambassadeur.
uiiuinlr^^ hiP^ /f^^, 7A t entourer, envelopper; IV.
s*envelopper, s'entortiller, être entouré.
lifiuinfrptuiiir^ ^f, iifi_y S, bataille, combat.
if/iuiny/r/i, /i, luf-, S» image.
uitumdlr^^ hîP^ k^gft^ 7J> t raconter.
ufiuinJng.p-jtAj S. histoire.
HlîumtIhijSimb, ^, iul., S, robe, mauteauj tunique.
iiimtn^tit^f a, convenable.
tutuin^u'liîiuLnn^ jt^ ëul.^ a. convcnablc.
uiiuwnL4rpy s, ordre, commandement;
u^iumnL^plri_^ htP^ hgjt^ V, A ordonner, commander.
ttnunîubnu^ jt^ iul^ S, COU.
tmiipq.iL et uituniL/i^^ ^'"/f» ^'-^»^y ^' ^^^i favCUr.
Uiiun^ttîlin^ ^""/f» ^'®.£) ^* gloîre.
upupinfrn^^ hiP^ hijjt^ V* /. Vaincre.
14
2IO GLOSSAIRE
m^m^ ^ w, S. chef, maître
^1».^., ^mj^ jr. /r. Putiphar.
[^., j. numière. goise]; t. i^n^«, -EyH^"» ^^'
mfi^ tf- dur, fort; adr, avec force.
f f|ii, if^«7, HL. '• enivre, airain.
tf^^j itjj^y ^^^ii^ '• <1^ enivre, d'airain.
f^, ^, ^ s. effort, étnde.
fr^l*!.. h -S *■ déloge-
mkmpt^ MÎk^, "*^» ^- résine, gomme (pTjrfifi).
m^il.aÊt.p^ÊX ou jt.^«i.fl^£.ï, J. parcimonie.
f|^«|i£ïy /r. /r. Ruben.
^l^u^%mm^ ^, ^L, If. /r. Roufinos (Rufin).
Il
«»y partiaile dêmonsfraiive [44].
«w, ifflr^M, ifi^, etc. [42], /r. ^//v: ce, celui-ci.
mml^mpÊ^ cûnj\ mais, cependant, du reste.
iiMi^flML, fM., a. peu nombreux, modique, restreint,
exigu; oih». peu.
IIm^m^, h. pr. Sahak (=Isaac).
ifiv^ylMÂ, ^, «M., s. frontière, limites, province^
district.
umuimi-mpm^ ^, ^i., J. Casque.
GLOSSAIRE 211
WiuJitu, n. pr. Samos (l'île de), ou plutôt [p. 166]
Samosate (la ville de).
1/uyP^iii.gA^j hd\ frgji^ V» L manquer, faillir.
"'"H'i /') /"-' ^* tranchant.
utubA^ li^ uiL, s. bride.
utuuui/rf_^ lrJ\ hrgli^ V. /. réprimander, reprendre, dat
uutumlili^ a, violent, extrême; adv. violemment, avec
force.
uiuutn^us%iu^^ uid] litugmj^ V. t. devenir fort, augmenter.
utummlifrf^^ InP^ Ir^ji^ V. /. tuer, détruire; IV, périr.
uuii^np^ lUy ni[_^j S. cruche.
y^Ubiuiup^ n, pr. de pays^ Sennaar.
"^cbu t'^ ^&^Jy^' ^' ^^^ ^ssu, descendre; se pro-
pager.
uh-ftnùit^.^ ptit^wb OU pl"i-niy S, postérité^ descendants.
\]tj; 11^<%» «• /''• Sem.
"^/S "It'U* "*/-» ^* awiour.
"l"L!!i^"U9 ty tSy ^* syllabe.
11/"^ //. pr, Sim.
ujib^ ulinjy .^< vide.
"bv^l^y Zf-7/) [^""^t ^- ^ii^é, aimable,
ff/i^ui, tf/iui^, ffL.^ s. cœur, esprit.
Wt^t*^} ^* P^' Sichem.
i/i^ifuâr^^, /fi/^ "/[""{jf ^' ^* commencer.
""ihu b'^i itd^iJy ^* ^* ramper, se traîner.
|Jiî#^i/n^, /r, n. pr, Salomon.
i/jyîr, unpptj uilffù^ untl^^ ctc. [43], pr, dém, ce,
celui-ci.
uybuitu^ adv. ainsi, de même.
""'Lt 11 y "'Li ^' famine.
""iku b^y 'UfS^Uy ^' ^* souffrir de la famine.
14*
212 GLOSSAIRE
uitêlnp^ à. accoutumé.
ua^pnt^Pjiùi^ S. habitude, coutume.
iiifi-f, "y^/i "ijt ^' deuiL
unt-uirp^ ^«, êul. OU ulrpp^ s, épée, sabre.
iffvi^, upnj^ fl^, s. épée.
untMOL^ "ppijt '*4_t ^' saint.
uunultrniihtj hj^ uuputhli^ V. t. tuer. .
uupulimi^^ [iy lui., S, meurtrier, assassin.
uuiiuaJf^^ bif^ lrif[i^ V. t, épuiser, consumer, ruiner.
uêuniu^ tiLy uL.^ s, service.
uuiiuutuL.np^ ft^ uit-^ S, serviteur^ officier, ministre.
uupuutttLnphi^^ hj\ h^fi^ V. i, servir, assister.
uuputttbi_^ irifl ififlty uupuulruii^ V, I. attendre, liaL
uimtubiu^y uiif^ miu^ijiujj V, t. acquérir, gagner.
iimw^7f, ^fb^ [uutîlp^ S, myrrhe.
umbq&uîbhi^ Irtf^ um/fq^ji^ 3* p. trum/raS-^ V. d. Créer,
former.
"""Ufi »""«'-tti ^s ^* c^r^^i^i véritable.
uumLj^mpmbui.p-jii^^ S. étymologie.
upmiimnt-P-jiLlt, S, indignation^ colère.
uijiiLlr^^ IrJ] Ifffl»^ V. /. répandre; IV. se répandre.
u^uhi^l^^ £t-y^ [iruu-^ a. merveilleux, miraculeux; —
^, s, miracles, prodiges.
ilut^wlt^ /#, iiiL, X. bouclier.
iluiiiuifiuiLnp^ /s «"S ^* ^pée> poignard; soldat armé
d'une épée, d'un poignard.
iluiÊiifuiqui^jt^ adv. de suite, tout à l'heure, bientôt.
i^m&majuIpuU^ h^ êul^ a. tts. marchand.
GLOSSAIRE 213
iluiiSma.hf^^ bJ] biflj^ V, /. Vendre.
l] «A, ty^ n, pr. Van.
'Ijub^^ %uitf et %Jtîf^ V"'*|i) '^- monastère, demeure.
i/ufiflb, prép, à cause 4e, ^«^z.
tlmm^ ft^ ÊUL^ a. mauvais, méchant.
'b^P'ty /'» /'*-» "^^ rose.
l| wnttjub^ tLu^iuu^ /i. ^z*. Vardan. >. , v..« i.
tjuimfuiuiltui^ /f, uiil, J". doCteur.
iliuitÊ^tuu^Innmltuîb^ U^ uil^ a, de. doctrine^ doctoral.,..
iluipil.tuuilrmnLp^JiLb^ S, doctrine (chrétienne).
*b'V^'U ^"^ %/'> ^' '• pousser, diriger, faire aller. ..
»luiitJ-/ri_^ bd] h^lt, V. t pratiquer, cultiver. ...
ilaipuwLiut^ /i, iUL^ .S* bandeau. ., .•..^.
i/uf^»^, pnLtf^ pnL^, S, vie, conduite, mœurs, usages.
blkl') ■^* ^^^^']y *t itCi ^^^* en .hautj.yi i[bpuij^ p^ép,
sur, au dessus de, ^én, ; *[§ tUrp'fjy prip* et cuiv, au
dessus de, au dessus; '/i ^^/liv/ '^^ H^^'L^ ^^
dessus de toi [94]. ' • ......
'U'I'f^) V^lji p^nLiT^ iîbnil_^ a, supérieur, qui est au dessus.
'l^L'îd^i x. frange, découpure, bordure.
'It'h ittby "'S ^' dispute; '^ ^4^^ t^U disputer, être
en débat. ....
tltJ] 4i'iy «"S ^- pierre.
*lkZ!Pi Ù^l'y '"'-y ^* peine, douleur, tourment.
^lu^A^, bJ] kgfi^ V. /. finir, achever.
ilzmm^biu^y b^jt^ bgtuL.^ a, misérable, qui vit'daiis la
peine. ,, .
tljutuilib^nL-P^lii^^ S. peines, misères, épreuve^. .^ . ,
i| iLuiiQuiuinL^y "l^lh ^^'P^* VramchapQuh. (en persan:
Behram Chahpour), roi d'Arménie, vassal du roi
de Perse lezdedjerd.
214 GLOSSAIRE
tfjÊmm^mbmi^^ mi/^ ^mgty^ V, I. se confier,
ilmmpmbfjri^^ êrj^ Ir^ff^ V» I. se révolter
y«i^ttr, ^w^, Mii., maigre^ décharné.
m^ préfixe négatif, v. w^^, m.^ùi^
miuqhmui^^ Jê^ iui., X. hâte, angoîsse, tournient; mm^hm^
i^uiL., à la hâte.
Mw^, itfi^ Irmni^^ 3® p. ^m, 2^. /. donner, abandonner,
mettre à même de [65].
«Mif^witffy ^, MIL., X. plaque, cuirasse.
MiiffiiiiL, fi^ uiL^ X. baril, fût
mui^miLmiulnn^ h^ tUL^ S. ' échansbn.
mm^mn.muilrmni.j0-liùi^ S. charge, office d'échanson.
mmhirjl^ et mu^jiji_^^ ftj] muipuy^ V. t et t. porter, sup'
porter, conduire [89].
mmb^mlt^^ %mg^ 'bo^^' s: tourment, souffrance,
miuifiu^, a, tombé par terre; — J^pitp i"p^'^*l*i_t
être renversé, tomber.
mtuupuijfi^^ bJ\ bgjt^ V. t. renverser.
ifiMiiLiiiifHiï^, ïiif^y ïo*^, X. détresse, peiné, misère.
mmmmuli^ Jê^ uil, X. chardon.
UÊUipuii'^ Jt^ ttii., a. étendu, déployé.
muipiu^Êyu^ ^pt-uft^ X. doute, embarras.
mmpuiJ^aLMJii^^ jêiT^ irguy^ V. /. douter, être embarrassé,
hésiter.
mmpuy^ aor. Il de muSblrn^
muipuiupupm^ a. vain, inutile.
mmpuiupÊÊpmm.g^ odv* indûment, sans raison.
Çtmpuiùi^ V. f^mpiib*
i^mppmb^ n. pr. Tarban.
GLOSSAIRE
215
i^»ipn%^ n. />-. Taron, canton de l'Arménie dans la
province de Touroubéran.
""l^*L.y IJy ""-t ^* laid,
mhrqty qj^y et ^„^, ^,ul.^ s. HcU [io, i8].
mlrumbb^^^ btl] mlni[t^ Irmlm, mlru^ mbuhtuf^^ V* /. yoir.
'"^"tLf "Z^'"^, "il'""^, ^' vue, vi$ion [16]. ■,.
mtiiy mkiunit^ mbpuiif^^ S. seigneur, maître; .le
Seigneur [28]. ; . / ■ ■ j.
"^tkP'y mfipihf^^ mftÇbuiifp^ S. reine, princesse, dame.
'"h^U K %/', ^^ '• dominer, règnen , , ' .| *,
tnJtL^ mni.pb^iùb^ etC. [28], X. jOUr. .
mndnujl^^ part. aor. de mwi,
mntiêy mtu%^ imiii/{f, S. maison [15].
^rai./mL.p/r^iii%, ft.pr, Touroubéran, province d'Arménie.
mnmnLiT a. triste.
m^ifr^ et m^ftj^^ jij^ %lrgtuj^ V, i, veiller.
m,^ltni.p^^ùi^ S, veille. ,.
V r
a
♦ 1
3y /r<^. préfixe, à, vers, âr^^/j.; ^W, à lui.
jii»b^ùi£^^ iuJ^ tuguy^ V, i, désirer.
tfiuL.^ nj^ ntf^^ S, douleur, souffrance.
gnplrtùb^ hitnj^ ifi/_, j. froment, blé.
gnupm^ ^ptnnj^ n^ , S, froid.
3'"-3'^'^U ^'^ a^^aby 3*" P- ^ays^ V' A montrer, indi,
querj faire connaître [104].
^pni-b^^y htT^ hgfi^ V, /. disperser. ,
gpnLÏÏù^ gitifiuby ifiuifgL (on trOUVC aUSsi gpnuti^)y J.
dispersion.
^{^0%, n. pr, de lieUy Tsrôn.
gpoli^^ %Jê^^ 'liJtL^^ S, dispersion.
2 1 6 GLOSSAIRE
4>
fwjuiti^^ ^if^ fuiruy^ V, L fuir, s'enfuîr.
t^uÊÊUty A, JtLf s* bois, arbre^ >,
<|>iiia.^l, tLpÉnujf ». /r. Pharên.
t^utn^f '■ luufff «LOLii, X. gloire. . '
ipmpiuuÙÊ, ^, n, pr. Pharaon.
fuMpki^f hJ] hfffff V, t embrasser, . prendre, i
^ui^m^bji_y inf^ Irgfi^ V, ù désirer ardemment, envier,
vouloir. • ;: «» «^^ '
^ut^uÊ^lriby [Ljyj ihuiL^ <7. désirable, souhaitable. > ^
't''t'i y* "^L* ^' prêt, emprunt. ,• >
^n^iiii^^/r^, V.' t emprunter, trahsposer." \ ^ , ^
\l^n^vSbmliy prip, à la pldce de, au lieu de,' pour prix
de; — ^j parceque, puisque; — '^^y-, à la place
de, gén, * • ' .\v*\ r. ^.
^npXIrj^^ bJ] h^^f V. t essayer^ éprouver, tenter.
^npXmJp^fiùi^ s. tentation.
t^nt-P^nij^^ iuaf^ tuguy, V* i, se hâfer.
ÊfÊiÊLP^iubiul^, adv. promptement.
ÊjÊni^j^^ Êfbj^ et i^/^ltf s. tige.
* thn.ppj ^ni-y a. petit.
f^n^ç^iji yd\ hg^y V. t raser, couper les cheveux.
ipunÊlfP-ainiitubtt «• P^- ^Vovôoixijtavy^y nom égyptien
donné à Joseph.
ici^U ^'^ ^ffl'f ^* '• sauver, délivrer.
ipp^nup-ltût^ s. rédemption, salut.
GLOSSAIRE
217
^uir^Êu^^ ^, im., s. ville.
^fif^^iifijiiiïr, a. civil, civique, politique.
^""I9y WL, fil., j. faim.
'^(>iin/^ «%, «. /r. Cham.
^oA, /ar//V. compar,, [plus] que, ar«^^. [31].
^mbtfj^^ conj\ parceque, car.
4»iii^, ^, «"S ^- brave, vaillant, excellent.
^ui^ui^uib^nLp^ a, aux cheveux bien frisés.
^"il^l^plri_^ Irj; hgf,^ V. /. encourager.
^uf^ifL^^ilr, ^. bravoure, vaillance, vertu; acte de
.. bravoure.
.gi«/i, ^, iiff/p et ^t., s, pierre.
'P^VÛU ^^y ^ah ^- ^- *^'*«r à soi, bander (un arc).
^wpnq_y jt^ j,i_^ S, héraut.
^l^^ppn'b^ ^, ;/. pr, Hébron.
.^^j^^, dat. et ace. sing. de i^hl.
*t -^t^y ^b^' sing. de qj,L,
^l/ir^ s, examen, recherche.
4»WiA^, hj; hgf,^ V, /. examiner, rechercher.
^%nLff-ltùt^ s, examen, recherche.
4Lif, gén. sing. de qj,L.
-^"y -^"J* 4^'"-«^ ^^"J^'U /''• poss, ton, tien.
^fîtlr, ^îriî/, ^nil^^ S. sommeîl. .
^nilbhf_^ htP^ hgfi^ V. I. dormir, coucher.
-gni.pX^ ^iy^ ànil_y S. sac, vêtement d'étoffe grossière.
^nipi/; ^Jji^ ^tfutu^ s, prêtre (païen);
,^utulî^ ^, num, vingt.
^l^pftumnuy ^, ^t., n. pr. Christ.
2l8 GLOSSAIRE
()
* •
0^111.10, o^in^, S. utilitéi profit, avantage.
ofmir£^^ tif^ bg^^ V. I. profiter, être profitable, utile.
^^Mt ^' P^^^ ^^ mouton.
o&uilihi^^ bd^ oi^, V, /. oindre.
oiniiMr, ^, uii., il. étranger, autre.
op^ tuLjtLM^ joptf etc. [3719 s, jour.
o|i^l, o^^lEr^ ;•■ optrif^, ^pp""St ^' ^^^> manière d'être.
op^bi^, bJ] bg^^ V. /. bénir.
op^nt^ftLlt^ s. bénédiction.
. t
ADDITIONS ET CORRECTIONS
GRAMMAIRE
Page Ligne
3 8 Au Iku de ^, lire /l. .
45 3 Ajout€ri Les particules démonstratives «, ^, %
sont parfois employées dans un sens pro-
nominal, de telle sorte que u correspond
à la première personne, ^ à la seconde,
ti*U à la troisième. '
45 22 Ajouter: A côté de la déclinaison ^n^,
'^'Ul) ^'^ ' ^^ trouve également ^n, ^i»/,
54 Ajouter à la dernière ligne: Quelques verbes
cependant forment à la fois un participe
aor. I et un part. aor. Il; ex. ^n^A^^, iouer^
aor. I q^nilh^jil part. aor. I q.n^gbuii^tt
part. aor. II amlprutt. :. f,
6^ II Au lieu ^^JtlJugJi^JbfiXlrgjt^ Mrejqutguy^gnrpàlrgtuj*
74 14 Ajouter: Les verbes de la IV« conjugaison
forment souvent leur infinitif en i^; ex,
fuoujtg^ et fitouh^
ADDtTtONS^ET CORRECTtOMS
to
AiiUeodej«ai,^,
^"'j-r^il-
13
-t»-*.
— "i«j-
«
• — î"«*.
- t"«*-
3
*-*"rfj».
- *"*.^i*Ji.
26el
„, ,t..ip, M
- ,..441 «
,, ,i..S*
,-.î*.
ÇHRÉSTOMATHIE
"S
AulieudeiJli
lire IJl.
'4
. ,.— , ù-e^. .
- jl»^..
7:.
,; r— .*s*i,
-i^tt,
...a.
^? »i>-W.
. - .iHf V
■7
■5
,: ,--ài^*.^
- .iW^*.
16
.-. -^. ïf*l^»i,
- fl^l.4.i.
s
— . et.
-tV
: 9
. —; h'tP:
— •;™fp,.
7
—r.^^'t.
- """f-
9
l."-"ik"f J,
- p,ii..^i.fj.
II
— -■ lAn/t
— tAfiA-
8
— «"ji,
-•«W.
'S
— ,.^,
- p,.»i.
■159
N.B. Les chiffres qui accoinpogaent certains mots
,y dans le glossaire renvoient aux pages de là grammaire
pour l'explication des formes grammaticales.
f. DrntuliD il Ldpiii.
book is a preservaticm ]dioCoop|yy.
It was pioduced cm Hammennill Luer Print natunl ^i4iite,
a 60 # book weight acid-firee archivai pqier
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