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hyGoogle
I
HARVARD
COLLEGE
LIBRARY
I Go*L^lc
f
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hyGoogIc
GRAMMAIRE
DE LA
LANGUE JAPONAISE
PARLÉE
PAR
MAUBICE COURANT
Eltve Dlplûraé de l'Ecole Spéciale des Langues Orientales Viv
Secrétaire-Interprète pour les Langues
C!)iinoise et Japonaise.
PAItlS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
2S me Bonaparte.
1899.
hyGoogle
Vfc
\y
Imprimé à la " Tokyo Tsokiji Tïpk Foundry,"
Tfikyô, Japon.
hyGoogIc
AVERTISSEMENT
Plusieurs auteurs européens ont fait <Io U langue j.ipouaise
l'objet d'études linguistiques et quelques-uns ont donné au public
des travaux de grande valeur : mais je n'ai pas l'intention de
les examiner ici, ni même d'en dresser une liste qui se trouve
déjà dans les biblif^raphies spéciales. Quels que soient et le
nombre et bi qualité des ouvrages grammaticaux auxquels je
fais allusion, il m'a paru cependant qu'en français il y a encore
place au moins pour une grammaire méthoilique et pratique de
la langue parlée,
II n'est pas possible, en effet, d'apprendre à la fois le
japonais écrit et le japonais parlé, ces deux langues diflèmnt
autant que le latin et l'italien ; il semble naturel de eonimoncer
par le japonais parlé qui pi-éparc le débutant à l'étude de la
langue littéraire et lui fournit le moyen de travailler avec ks
indigènes. D'autre part, si l'étudiant désire connaître, si peu que
ce Boit, la vie de ceux-ci, il est indispensable qu'il sache lire:
„wlc
pliis tôt il commencera l'étude des caractères et des syllabaires,
et plus rapidement il se familiarisera avec ces méthotles graphi-
ques si différentes des nôtres. Trouvant dans cette grammaire
les mots écrits en japonaise! aceompagnéad'uDe transcription, il
fera connaissance à la fois avec les mots et les phrases, et avec
leur représentation figurée : de la sorte, il épargnera du temps
et évitera de se trouver jamais dans la situation de ces étrangers
qui, parlant couramment le japonais, sont incapables d'en lire
une ligne.
La langue japonaise est très logique ; presque toute sa syn-
taxe, et la syntaxe y joue un grand rôle, se ramène à un principe.
Je me suis efforcé d'exposer les fiiits grammaticaux dans un
ordre raisonné, de façon qu'ils s'éclairent les uns les autres et
mettent en lumière les principes généraux. Cette méthode m'a
paru {)lus sûre que celle qui consiste à commencer par les choses
les plus simples, c'est-à-dire les plus proches du français, pour
aller aux plus difficiles qui s'en éloignent davantage : un pareil
procédé appliqué au japonais habitue l'esprit à de fausses analo-
gies et lui voile la nature vraie de la langue. L'ordre à suivre
pour un cours d'exercices de traduction ne serait, d'ailleurs,
lias le même que celui de la grammaire : il faudrait graduer
les difficultés, le rapport entre les exercices et les principes serait
facile à établir par des renvois ; ainsi l'étudîiUit, à côté d'exer-
cices gradués, aurait toujours sous les yeux un tableau logique
de la langue et ses connaisances y gagnerment en clarté.
Je ne me suis permis quelques digressions sur l'histoire des
formes que dans le cas où la connaissance de l'ancienne langue
permet d'expliquer plus facilement les règles de la langue
moderne. J'ai tâché, en effet, de donner à cet essai le moindre
volume possible, de formuler les règles d'une façon précise et de
présenter de chacune un petit nombre d'exemples ; car je ne
crois pas que la surabondance des détails sqit favorable au
débutant qui s'en trouve écrasé,
D,gt,,-erihyGOOglC
AVERTISSEMENT
Je n'ai pas prétendu davantage révéler dea nouveautés
linguistiques : la langue courante de Tôkyô, qui est comprise et
parlée à peu près dans tout l'empire, est assez comme pour
qu'il n'y ait plus rien d'imprévu à y trouver, et j'ai dû naturel-
lement répéter ce qu'avaient «lit mes devanciers. Pourtant, je
ne pense pas que la division que j'ai adoptée, ait ét^ appliquée
jusqu'ici à une grammaire de la langue parlée : j'ai einpnnité
ce plan aux auteurs indigènes qui ont étudié la langue écrite,
le trouvant plus conforme que n'importe quel autre à la na-
ture de la langue. Si ma grammaire a quelque valeur, je
suis persuadé que c'est à la clarté de cette méthode qu'elle en
est redevable.
Je dois maintenant expliquer mon système de transcrip-
tion. Tous les mots japonais peuvent s'écrire au moyen d'un
syllabaire ; il suffit donc de donner à chacune des quarante-sept
syllabes japonaises une valeur constante en lettres latines, en
tenant compte des séries naturelles des sons qui sont parfaite-
ment lo^ques, et de mettre sous chaque syllabe du mot la
syllabe latine correspondante ; l'on aura ainsi un calque exact du
mot japonais. Grâce à cette transcription méthodique, l'étudiant
apprcud à la fois à prononcer d'après le texte transcrit et
d'après le texte syllabique japonais ; il peut éhidier les formes
et leurs rapports d'aussi près sous leur déguisement européen
que sous leur vêtement indigène. Au contraire, la transcrip-
tion faite d'après la prononciation usit^ aujourd'hui à TôltyÔ,
s'écarte beaucoup de l'orthographe japonaise, brise les relations
normales des syllabes et rend nécessaires des règles de permuta-
tion compliquées ; elle impose à l'étudiant un assez gros travail
supplémentaire. Je me suis donc arrêté à la transcription
méthodique dont j'ai énoncé tout à l'heure le principe: elle
n'est d'ailleurs pas une nouveauté, ayant été vivement recom-
mandée, il y a quelques années, par les pins compétents comme
japonistes des membres de la Société A.siatique anglaise de
IT AVERTISSEMENT
Tôkyô. Malheureusement les idées nntiscientifiques du Romaji-
kai, asaocîiition qui prétendait remplacer, pour l'usage même
'les Japonais, les caraotères nationaux par une fantaisiste
transcription en lettres latinea, l'ont emporté an moins partielle-
ment; la plupart des Européens ont adopté cette bizarre
orthographe ; il est vrai que les Japonais ont eu la sagesse de
s'en tenir pour eux-mêmes aux caractères et aux syllabes
indigènes.
J'ajouterai que, si les circonstances me le permettent, je
compte mettre tous mes soins à faire suivre cette grammaire
d'un cours d'exercices de langue parlée et d'un cours de langue
écrite moderne ; j'insisterai surtout sur le style officiel et sur le
style des journaux, dont la oonnaissance est néo^ssaire aux
interprètes étrangers dès leur arrivée dans le pays ; mais je ne
négligerai pas la Luigtie de la eorrespoudance privée, ni celle
qui a été en usage dans l'administration jusqu'après 1868 : ces
dernières formes de langage ne pourraient, en efièt, sans
préjudice être ignorées de celui qui vit au Japon, quelle que
soit la nature îles aHkires qu'il a à traiter. Aa contraire, je
laisserai de c6t^ la langue ancienne, pour intéressante qu'elle
soit ; c'est là niiitière d'érudition et non d'étude pratique : or,
le but que jo me propose, aussi bien dans ce volume que dans
ceux que je projette de publier, c'est de rendre quelque*
aux Français qui sont en relations avec des Japonais.
Paris, Septembre 1898.
hyGoogIc
TABLE DES MATIERES.
I"" Partie — Ecbitdre et PHONÉrtquE
I Syllabairee
II Prononciation
III Mutations de lettre»
II* Partie — Du NOM (tni, ^)
I Substantif
II Divereea sortes de substantifs
III I>e3gGnres;nugmentatifsGtdiminutifs...
IV Préfixes honorifiques, etc
V Mots composés avec iMto et mono
VI Nombre
VII Notas de nombre
VIII Particules numérales
IX NooLs de nombres ordinaux, etc.
X Mesures
XI Divers emplois du nom
XII Noms propres
XIII Pronoms personnels 65
XIV Démonstratifs, intem^tife 59
III" Partie — Du verbe (kotoba, ^)
I Deux classes de verbes 64
II Les quatre bases : 67
III a. Radical 69
IV b. Forme indéfinie 70
V c. Participe 73
VI *, Négatif 82
18
16
19
17
27
20
28
21
30
23
31
24
34
25
38
28
41
30
43
32
48
35
52
38
KGtH)^le
n TABLE DES MATIÈRES
S PAGE
Vile, Parfait 83 59
Vm f, Conclusif 84 60
IX Parailigmes 85 61
X Verbes iiréguliera 89 66
XI Temps et mwles:
a. Impératif ... 80 68
XII b. Indéfini, gérondifs 91 68
XIII c. Fréquentatif. 92 69
XIV d. Participes désidératif et vraisemblable. 93 70
XV e. Participes présents et passés ...' ... 94 71
XVI f. Hypothétique et conditionnel 97 72
XVII g, Concessif 98 74
XVÏII Quasi-verbes d'état 100 75
XIX Verbes d'état composés
XX Comparaison
XXI Verbes d'action composés
XXII Verbes auxiliaires:
a, d'état
b, emphatiques
c, de cQode
d, passiià
e* honorifiques
XXIII Voix
a. Potentiels on passifs 130
b. Transitifs et intrnnsitifs 133
c. Causatifs 137
d. Dérivés divers 140
XXIV Divers emplois du verbe 141
XXV De l'iiifirmatioii et de la négation 143
XXVI Expressions honorifiques 144
n ,.-KGtH)^le
lOI
76
102
77
107
78
109
81
110
83
114
85
119
86
124.
86
126
86
129
87
i MATIERES
IV' Partie — Des particules (tetUwolut, ^ =. 7 -")
I Rdle, origine, clasaiËcation 180 100
II Suffixes de cas :
a, GWnitif 162 101
b, Datif, locatif, instrumental 167 104
c, Abktif 183 107
d, Conjonctif, énumératif 166 108
e, Vocatif ... 170 110
f, Accusatif 172 110
III Suffixes du pluriel 173 111
IV Suffixes divers :
a, Conjonctifa et disjonctifs .
b, Interrogatif et dubitatif ..
c, Affirmatifs, négatifs
d, Emphatiques
e, Esclamatifs
r. Limitatifs, etc
g, Adversatifs
h. Simultanés
1, Possibles, vraisemblables..
.J, Déaidératif
V* Partie — Delà syntaxe...
... 174
112
... 184
116
... 186
117
... 191
118
... m
119
... 188
120
... 204
122
... 205
122
... 206
123
... 208
123
... 210
124
hyGoogle
hyGoogIc
V" PARTIE.
ÉCEITtrSE ET FHOH^TiaiTE.
I. — Syllabaires.
1. La langue japonaise s'écrit à l'aide de caractères chinoia
qui ont une valeur idéographique et de mgaes syllabiques dépour-
vus de sens ; le mélange de ces deux sortes de signes n'est soumis
à aucune règle fixe ; on peut dire, à titre d'indication générale,
que les radicaux des mots sout souvent indiqués par un caractère
chinois et que les terminaisons et particules sont souvent rendues
au moyen de signes syllabiques ; il faut se garder de tenir ce
principe pour absolu. D est, d'ailleurs, très rare qu'une phrase
8oit écrite uniquement en caractères chinois, au moins dans le
langage habituel ; il est encore plus rare qu'une phrase ne ren-
ferme que des sylLibes japonaises. H est donc nécessaire, dès
l'abord, de s'habituer à ce double système graphique et de se
mettre en état de reconnaître un mot sous l'une ou l'autre forme.
Cette gramiiudre étant destinée à l'étude de la langue japo-
naise, je n'ai pas à exposer les règles de l'écriture chinoise ; je les
2 ÉCRITURE ET PHONÉTIQUE.
suppose connues, et je me borne à mettre toujours' le caractère
chinois à coté du mot japonais, à l'erapbyer fréquemment dans
les exemples, afin de familiariser avec lui l'œil du lecteur.
Quiint aux syllabes japonaises, on les trouvera répandues
dans les exemples ; il m'arrivera souvent aussi de les remplacer
par leur transcription en lettres latines.
Le syllabaire japonais se compose de 47 syllabes et d'une
lettre supplémentaire ; il se présente sous deux formes : le Kata
kana, )î*^^j et le Sit-a gana, ^'^'^ ', les signes du
dernier, de beaucoup plus usité, offrent de nombreuses variantes.
1*3 syllabes se rangent aussi dans deux ordres diffirenta :
le premier est appelé Irolia, du nom des trois premières
lettres ; dans cet ordre, le syllabaire forme un quatrain, dont
voici la traduction et la transcription :
TEADutrriON.
" La couleur et le parfum s'évanouissent, hélas I
" Dans notre monde, qui peut durer toujours 7
" Dans Lt montagne profonde de l'existence, le jour présent
disparait,
" Vision légère, il n'enivre même pas."
Transcription.
" Tfo lut, ni/tohe to, tiri nuru, tvo !
" Waga yo, tare zo tune naratnu?
" U ivi no Oku yatna, kehu koete,
" Asald yume uiiH, wehi mo sexu."
hyGoogIc
SYLLABAIRES,
Syllabaire dans l'ordre de Ulrolut,
Kata kiuia -j o-'»ji**,,|.f-iJj(_)K9
( "^ ,^ li c a "- ï t. J « S 5r
HiragHnaj VI % i fi (3 4 ■? %- T 2 R
( ni t « n
i ro /m ni lio lie to ti ri nu ru iiio
Kata kaiia 7 ir 3 i^ \^ V y ^ •}■ ^ j.
HiiaganaJ BittJJJtl KaT
( 6 ^ St 3 » i i-
tua ha yo ta re so lu ne na ra mit
Katakana 9 ^ / Af^^Ty^^^
Hiraganaj t »r K ii i. ^i. fit % *!, ^ i^ 1
( H ? 1 ■S ?
u »'i n« o hu ya ma /fe /tu £m( e te
Kata kana r f ^: ^ / î i/st*-fej*
HiragimaJ TêUîd^ife^i:^^^ î
a fit M yu me nii H we hi mo se su
La lettre supplémeijtaire est » finale ; kata kana x ;
hira gana ^,
hyGoogle
4 fiCEITDRE ET PHONÉTIQUE.
2. Le second arrangement du syllabaire japonais est pré-
féré par les grammidrieDa indigènes, comme plus logique ; on
lui donne le nom de go zihu on 3l+^*i les cinquiuite sons.
SïLLABilRE
DANS l'ordre des go ZihU On.
T A f
il ■}• j^ -t f ^ 7
a ha sa
ta na ha ma ya ru wa
>( * ->
f- ^ ^. \ , ? ^
< hi H
il ni hi ml yi ri wi
kii su tu nu hu mu ytt ru ivu
^ -t f ^ '-. jt l^ X.
ke se te ne he me ye re we
o ko so to no ho mo yo ro wo
Ta. lettre supplémentaire n n'a pas plus place dans cet
arrangement que dans l'autre.
Les trois syllabes yi, ye, tvu ne sont pas usitées et sont
supposées pour la symétrie, ce qui réduit à 47 le nombre des
syllabes employées.
II. — Pron onciation.
3. ?| ont le même son qu'en français; i est souvent
muet.
Exemple*:
HIa, T.
hilo, A.
— M se prononce ov, il est souvent muet ; j'emploierai la nota-
tion ï, il pour distinguer les voyelles muettes quand il y aura
PBOSONOIATION. 5
lieu : iDiiîs il &mi se rappeler quo, cUins l'écriture japomdse,
aucun signe n'indicjue Li suppression de la voyelle,
Exnraplcs:
htitatu, "S*, deiii proDoncezi peu près fiais (fàtatii)
watoftiul, m,, je, moi „ ., tcalaxi (waïamMi)
u inital suivi de m, tient souvent la place de 1& syllabe
tnu employée plus correctument : dans ce cas, avec les deux
orthographes, la prononciation est la même, um et muni étant
remplacés par mm. Si la combinaison tim est primitive, alors
«lie ne change pas dans la prononciation.
Exemples :
uma, (muma), JÇ, cheval prononces mma (mùma)
urne, (mume), tVi prune „ mmé (tnûmt)
«mi, », la mer „ «»»
— e se prononce ê ; dans In phonétique japomiîse, e équivaut à
i+a.
— o a le même son qu'en français (p grave et bref depof).
— Dans les diphtongues ai, ae, ao, oi, oe, ei, ui, ue, on doit
«ntendre les deux sons composants; souvent e initial, ou e
précédé d'une voyelle, développe devant lui un son mouillé
4ju'on peut comparer à celui de y.
Eiemplea;
Bdo, iLPt Y6ào prononcez Édo ou Yédo.
AHeru, Dit*'! augmenter „ /ouirou „ foui/â'Oa
"'>*• Kffi fumier „ koi „ koyé
— Au, ou se prononcent 6 ; eu équivaut, d'après la valeur pho-
nétique de e, à, i+a+u, donc à i-t-au ou U, y6.
Exemple»!
dif. S, une salle prononcez dS
don, 1^, le mâme „ lîô
rmt, 1f^, matière „ ryà
— Uu équivaut à ou long.
hyGoogle
) ÉCRITURE ET PHOSeTlQDE.
Exemptes ;
Iiuu, jH,, le vent prononcez
(«n, £, (partioile nttmêi'ale) „
4, A« se prononce ka
— Lorsque kt et ku sont suivis d'un k, les voyelles i et u
tombent dans la prononciation ; si la consonne qui suit est A,
cetle lettre se transforme parfois en p et le fc de kl et kii
devient lui même unjj.
Exemples :
«eltUrou, Sff> dit plftlre prononcez edM
toliakln, Bp^, de l'argent comptant „ tokHne
roftuAo», ^;Ç, sis tigei „ roppon
■aK'uAntu,)^^, chereiix repliés „ ki!£u halaôu
— Les syllabes de cette série sont suaceptibles d'être adoucies
et donnent les sonores correspondantes : ga, gl, gv, ge, go,
qui s'écrivent *', ^*, ^, ir', ^. Le signe de l'adoucissement
11 , s'appelle nigoH, ®, ce qui veut dire impur.
ff«t (7«j go, se prononcent comme ga, gou, go.
ut et ge ont toujours le son dur de gui et gué.
— Dans l'ouest du Japon, le p est franchement la gutturale
sonore; à Tôkyô et dans l'est, il devient un peu nasal (np').
Exemples :
liaae, ^, l'ombrei se prononce kangvi on kaguê
liHtago, ff, IcB jumeaux „ fila ngo oa fila go
S. sa, au, ne, ao se prononcent régulièrement.
— SI n, de même, approximativement, une prononciation
.^hyGooglc
PRONONCIATION. 7
moyenne entre le français si et l'aUemand chi (dans China) ; il
n'est jamais équivalent à l'anglais »hi, dont on se sert souvent
pour le transcrire. Ainsi iai, ^5' la pierre, se prononcera entre
lançais ici et allemand ieki, mais jamais : anglais ièhi, allemand
iechi.
— Avec le nîgori, on a la série sonore xa, zf, *u, ze, xo.
— A Tàkyô, «i et zu se confondent presque avec di et au, qui
appartiennent à la série des dentales ; ainsi on prononcera de
même:
huzt, ^-. le Fnziyama î prononcez /«urfcA/,
JmiH, M' la glycine )
en prenant ek pour le ch alleniand indiqué plus haut et en
l'a
mixn, B-^*. ne paa voir ,
mMu, 3K. de l'eau '■
prononcez m
Maia dans l'Ouest, on feit la distinction de huzi (pron :
fousî) et hiuti (pron : foudeki) de tnizu (pron : miatm) et
midu (pron : midzou),
— Si et zi en se combinant avec les syllabes ya, yu, yo don-
nent Hya, 8lyu, niyo, qui se prononcent cha, chou, cho en
mouillant un peu le ch, et ziya, ziyu, ziyo, qui se pAnonceut
dja, djùu, t^'o en mouillant un peu le t^'.
Exemples :
ba ttya, £$• voiture ntyama, !![,%, emfichi-aitat
atyn (in, ±X> '^ matlre tiytm n^yo, |S^, Ordre, ordonnança
»(lHimiKH,||$|f, un livre wiyobtm, 9$;, prâfsce
— Pour la prononciation des combinaiBons set» et zeu, on n'a
qu'à décomposer « en ses éléments i+a : on trouve Hav, ziati,
qui se prononcent ch6 et djô.
hyGoogle
8 ÉCRITDRE ET PHONÉTIQCR
Exemples :
MU doliM îSK, coDtns-poisoiii prononcez <M doimi.
4. ta, ti, tu, te, to ont uue prouonciatioa im peu
spéciale ; on doit appliquer fortement la langue contre les dents
supérieures, de sorte qu'avec i et u on obtient nn sifflement qui
n'existe pas dans la dentale française. Ainsi :
tuti, jt- terre, se prononce tsotUehi, en donnant è, ehh.
voleur du c^ allemand comnie plus haut.
— Im série sonore da, di, du, de, do se prononce d'après le
même principe. On dira donc :
di nuH, ^i, maître d'une terre: pron. dehi noim
(même valeur pour le ek).
tlu ktn, 0r])i coiffure de femme; pron, di<m kin.
— Les dentales, en se combinant avec les syllabes ya, yu, yo,
donnent tiya, tiyu {tiu), Hyo qui se prononcent (cAa, Icfum,
tcko en mouillant un peu le ch, et aiya, diyu (diu), diyo qui
se prononcent i^a, djon, djo en mouillant un peu le dj.
Exemples :
"Vi 3E> 'li> t'i^ ^^V ttVi "iC^, femme, serranle
**!'"' &i loyauté Myti dai, J:*;, ooniidâmble
ayoktmin, ({|&i fonclion cooféc^ par décret impérial-
— Teu et deu se prononcent comme tiau et diau, c'est-à-dire
ickô, dj6.
Eieniplee :
miffaa teu, ^H, demain malin ; pron : nt^ KkS
deu, m, DD article; pron: djO
— Tu devant une lettre dure s'assimile très fréquemment.
Exemple:
yatupart, ^, BUi«i, de même; pron: yappari
1, Xa, ni, nUf ne, no se prononcent régulièrement.
D,gt,,-erihyGOOgle
paONONCIATION. 9
8. La série labiale est tout à fait spéciale au japonais : les
daie» ha, hi, hu, he, ho reo&rment une forte aspiration
analogue à h allemand ; Au se prononce souvent à peu pràs
ommc fou ; hi est sifflant et ressemble parfois à «*•
— lut après une voyelle et dans quelques autres cas, devient
presque iva;
Ezeiuplea :
lut, IQ, iiGe plume, particale numérale dca oiseauz, ee
prononce vm
Jcaha, )\\, na QeuTet prononres Jhiuia
ha, ^1 (parLÏuule enclitique), pionoucel im
■ h€f après une voyelle se prononce yê.
Exemple :
— Lorsque Ai, Am, ho suivent ime voyelle, l'aspiration dis-
parait et f. M, o se contractent avec la voyelle qui précède ;
par£)is, dans les verbes, les deux voyelles sont prononcées
Ëiemplvs :
ahi, l(S, niDliiellemeot, prononcez nï (dîphtiiongue)
ara»ohii, ^^i^'Bputer „ araaô oa araxioii
oftoM, -^ grand ,, iii
— Notez au^ les mots suivants, dont la prononciation
s'explique Êicilement par la valeur pitonétique de la lettre «.
■™^*'' iti enivrer, prononcei }i6 (eu)
deitu, (, Ipartieule numirak) „ df^ (deiO
n ,,-|..GoO>^lc
10 ÉCRiTUEE ET PHONÉTIQUE.
— Les labiales sonores bu, M, bu, be, bo, se forment k l'aide
du nigorl, et ne donnent lieu à aucune remarque spéciale, non
plus que les nasales ma, mi, mu, me, mo.
— Les labiales ft«, M, etc. sont seules susceptibles de recevoir
le demi-nigori, htm nigoii, ^® > ou obtient ainsi la série :
ji-t f, 7", '<, *"■
P<*'! Ph V**! P'^f P*>'
O. Las'érie ya, ya, yo, se prononce régulièrement: quand
une de ces syllabes est précédée d'un i, il fiiut distinguer les caa
où il subsiste deux syllabes, ce qui arrive dans les mots pure-
ment japonais (miya, §, un palais, pron, roiya,), des cas où
les deux syllabes se confondent, ce qui a lieu dans les mots
d'origine chinoise {tniyalcu, ^, une veine, pron, miaiou) ;
l'orthograplie n'établit aucune diftërence entre ces deux cas.
10. Dans la série ra, ri, »■«, re, ro, la lettre r est pro-
noncée très feiblement du bout de la langue ; elle n'est nullement
aspirée, ni pronoucée de la gorge.
11. wa est prononcé comme ova; il est souvent con-
fondu avec ha dont l'écriture doit le distinguer. Dans les
combinaisons où il est précédé d'un u, tantôt, dans les mots
japonais, il subsiste deux syllabes ; tantôt, dans les mots
chinois d'origine, les deux syllabes se fondent ; dans ce
dernier csis, la prononciation do Tôkyô va jusqu'à supprimer
complètement les lettres u et «,■•
Eiemples :
tca, Ht, uoe roiie, une bague ; pronont^z oaa
Itmia, ^, mflrier ; „ koa oaa
(l'orthographe correcte est Iwifco,)
KtnPd», ^, officiel; prononces hovjm {à Tûkjû: kan)
ffuteat, f\., exlérieiir „ gouaï (i, Tfikyô ! JOÏJ
,ogle
PRONOHCIATION.
— «rf et we se prononcent comme i el e ; cette dernière lettre
développe souvent devant elle le son y, comme e proprement dit.
JB, être, demeurer; piononceE iroa
Itotet, (, nD son ; „ M oa tof/S
La distinction entre i et ufi, e et u-e, n'est plus aujourd'hui
qu'étymologique et la plupart des Japonais n'y font pas
attention.
— tvo se prononce tantôt ouo, tantôt o; il est souvent con-
&ndu avec le véritable o.
Exemples :
teo, ^, (particule) prononcez ouo
""■"•j Si ôtre, demeurer; „ orou
12. H finale a un son intermédiaire entre n sonore et n
nasale française.
Exemple :
lan, 3i tr^^' la prononcialion est entre lane etaon.
— « devant les labiales {b,p, tn) ee prononce m :
fimran hau, fSIH, joumal officiel, prononcez kampô
— n devant les gutturales ilc, g) se prononce ng :
hlnlcan, ^#, Borte d' onnge, prononces kmgkan
13. Il est nécessaire de prononcer nettement les con-
sonnes doubles;
Exemptes :
nnnia, ^W, nn masseur, prononces amniii
i. diatingaer de ama, fg, nne religieuie bouddhlne.
fpotufo, HAi 1* mari- prononcfi oUo
& distinguer de oto, ff-, un son.
n.,i,,-r^hyG00glc
12 ËGRITUBE BT FHONËTIQUE.
— Il ikut aussi séparer diBtmctemeDt les syllabes pour éviter
de confondre dea mots analogue».
Exemptes :
(re ns», y^, un domestique, à dislinguer de gtn an, ^%,
l'origiDal, le lexte.
ge nin, TA> t'" homnie de basse classe, A dlatiogueT de gît
'«. iSS. la cause-
lea noftu (*a nô] SE8^i recevoir avec plaiflir, à distioguer de
kan 9u ou kan leou (kan 0) j^K, reconnatlre an gerv'iee.
III. — Mutations de lettbes.
14. Dans les mots composés, la consonne sonore remplace
la sourde en tête du second terme.
Exemples :
ktgaht, ^9, changement de TSlemenls; formé dea radicaux
Ici et Jcahe
tama tatna, ^^, de toutes fapODB ; Ibnufl de lama répété
leattral dôme, ^^fi, ou ne pa»e pas; formé de vranrai et du
radical tome
hibati, ifit/^, un brasero ; furaé de M et hatt
Cette loi n'est pas absolue ; ainsi l'on dit :
kaki tome, f^, râcépiseé (d'une lettre recommandée]
Ohotaka ou Ohoxaka, ;^R, Siaka {nom de ville)
— Ou n'aime pas que deux syllables de suite débutent par
une consonne sonore ; ainsi l'on dira kazakanti, fij;, direction
du vent, et jamais kazagami.
— Dans les composés de mots chinois, k labiale A après n, se
transforme en p, et n prend elle-même le son de m.
Exemples '■
tiyun hm, jSSii vent favorable, formé de *lyu» et Au»
prononcez c^ixiinpoA
ftuiesn lutu, 'gfJKi journal officiel, formé de Jfcuwan et An»
prononcez ham^
hyGoo^lc
MUTATIONS DE LETTRES. 13
15, A Tôkyô, oq redouble fréquemment certaines con-
A
,Hlna, ft, tous,
tckurt, «H, un fl«Con,
se redouble en pp.
prononce
mixna
toikari
yohedo.
»€,
beaacoup,
se
dit
— Si l'on écrit de tels mots en caractères syllabîques, le re-
doublement de la nasale se Ëiit au moyen de l'n finale ; celui des
sourdes s'indique à l'aide de la syllabe tu ; ainsi, les mots ci-dessus
s'écriraient :
i >" i" , mlnna
y ^if •} , totukurl
as'*' b*, jfoUtpodo
m. Différentes voyelles se transforment en fl, à la fi»
d'un mot qui est le premier élément d'un composé.
Exemples ;
imakami, AJ^i '" direnlioo du veol, de haie et Jiauit
eakaya, t95i '"^ mbnret, de «aKre et ya
siraga, ÙSt- <^^ cheveux bluocs, de «fro et ke
17. De fréquents changements phonétiques se produisent
dans les mots chinois qui forment des expressions composées ; je
donne d'abord les plus importants, qui affectent les noms de
nombre et les particules numérales.
Eiempled :
«uMn, -ff, une livre,! gg
Ml m Un
tannin, Sfî, troÎB livres,
„ sangin
imkin
™fc«W»,;ftff, 8ii livres,
Ti^in
rotukm
tttukin, -Yfx. dix livre»,
„ mkHa
,,
»hu kin
fll|,ofcHK:in,HR-, cent livres,
„ AiwWm
„
hiyohi Un
«» gi», T/f, raille livres.
tengin
.,
eenkin
' mesure de poids.
hyGoogle
ËRITURCE ET PHONÉTIQUE.
■union, 3K, iroif (Ul«aax)
snntalu, 3S|', troia {Toluniea)
hatutou, /VMi ^K^it Ibaleaui)
«OUOH, -}-|{, dix (bftteaaz)
«mou, ^d, mille (balenuxj
aeniofu, ^j|)', mille (Toliimcs)
tlitali/aliu, —Jî, on pied Bc prononce «AeAo&ril et remplace ii ï^ofet
hatHHyalca,^fi, hnit pieds „ haehehatoâ „ iali siyaka
nUuHpalfu,* -t^R, dix pieds ,, nichehaioâ „ iiAu dyotu
t.
Uuttlet, — 3!. ime gonlte se prooonre l'K&tt et remplace iti tdd
AanKeM, /V8I> hnil gouttes ,, haltéki „ haileki
attu teiit, -Y^, dix gouttes „ zlUiki „ «Au ItU
ituttyau.
—HT, un tchôt Bftpronooce
ittchâ et Ml
nplace ili liyait
„
hatUhâ
„ hoHUsaa
•""""""'
, +ir, dix ichô
A.
proDom
t!t«M
n aSuft'jMU
itupan,
—g-, une minute se
ceippoun et.
remplace ifiAun
a«p0n.
-*, un volume
„
ipm
Mi Aon
= 3-, trois minutes
„
lampoun
son hin
tanbon.
rJtti Iroie Tolumea
lambm
«mfain
rtUmpun,
:^ 9-, six minutes
„
.■oppoun
rvUhin
A*, six volumes
roppon
rohi hoa
i-a-, dix minute»
zippoun
»-Au hun
«llupon.
i-*,dii volumes
„
rippon
lihu hon
Myakutnin
•'SfB'i cent minutes
„
hyappmm
„ hisahi Aun
Mgubupon,
.W*.**"! volumes
„
hsappm
hiyah). Aon
Mnpun,*
7^, mille minutes
„
sempoim
«m hun
=f*, mille Tolumea
»
timbon
fmhm
t mesure de superficie.
hyGoogle
MUTATIONS DE LETTRES.
nmtnof, H^tti trou (reuilles) se prononce tammai et remplace «on mai
lenmai, ^tt, mille (reuill«e) „ Komud „ aen moi
Remarquez que ces mutations ue se produisent qu'avec les
sourdes et avec la nasale m, et aussi qu'elles n'ont pas lieu avec
les autres noms de nombre ; on dit par exemple :
(H moi, — tt> ""S (feuille) "i hun, ^3", <Ieui minute»
aan Ugau, 3ITi trois lollô rofcu aiyakv, ^Jfj SIX pieds
HHteitt, -tff, sept livres rtat hou. A*, linii tiges
tihumai, -f-Ut, dii feuillei kigatiu tatu, ^JH, cent volumes
»en teW, ^jj, mille gnuttes
' — Les chaugements des iiutres mots composés tirés du chinois,
suivent les mêmes règles :
Exemples :
tituJien, ]|tlt> une enquête, m prononce siUcm
naïuH, MIS. revue, „ tam
Ifiiulion, Q;4C> le Japon, „ Nippon et aussi Nihon
hyGoogle
Il; PABTIE.
DU NOK (j^ JfA).
A l'imitation des grammairiens indigèues, je répartis
les mots japonai» en trois classes : 1% mots invariableê ou
noms, na ^\ 2", moU variables ou verbes, kotoba, ^ ; 3°,
particules, tenitvoha, ?" = 7 ■'* .
I.— Substantif.
18. Le uom désigne les personnes, les choses, les idées ;
il est indéclinable et n'a par lui-même ni genre ni nombre.
Exemptes : hUo, Ai homme, veut dire un ou des êtres
appartenant à l'espèce huninine, sans distinction de sexe ni
d'&ge (homme, femme, enfant).
Utna, If, dteval, indique un nombre quelconque de
chevaux, étalons, juments, coursiers, cavales ou poulains.
Quelques mots spéciaux ont, par leur sens même, un
genre:
ototosan, JaSESI, papa okakatnn, t.t't'SA, manuot
«.«H, *t«, ono'« «.060, *t«,ton/«
"ni. Si, frh-e aitti ane, JA, «Eur aînés
oloaio, f&, frire eadeî imouto, Jt^. «nu* eadHle, etc.
kG(.H>i^Ic
II. — Diverses sortes de substantifs.
IV. Beaucoup de noms, surtout des noms d'objets, des
noms indiquant des relations simples de temps, de lieu, de
sodété, sont des racines, ou peuvent, dans l'état actuel de
la langue, être regardés comme des racines.
uni-.
ft, Aeml
tori.
A,o«e,m
fcl.
*, froà
hu,a,
M, h^ .!■
ta.
H, rhi^t
tKt,
8£, ™.wn
ame.
S, p/uH!
A«(,
£, ao'Vc
udl,
Si, famille, efan
*«ni.
H, protdnee, royaua
tokt,
^, lempi
takoro
. a,u^
fht.
±, â(ims
Hta,
f 1 àaeous
SO, Les expressions formées d'un ou deux mots chinois
peuvent aussi être traitées comme des substantife-rnciiies.
wo» nigau, Ï)S, la eaplaJe (p. ex. ie la Corée)
en' tvtti, (RRi <"> diKoan
t oaicii, SCi ^ l'édtcme
21. De même, les expressions mi-chinoises mi-japonaises
sont des substflntiÊ, si la partie chinoise est la seconde, ou si Li
partie japonaise, placée la seconde, est elle-même- un substantif.
Exemples :
diyuH bako, 3S, j«u de Ix^et rcnfronf les unes dam les atifrrfl;
le mot JHpODaia haho est ud BUbslnnlir.
obee tlyau, JEtH "** •""''■^ de noies:
tiifau est un mot chiiioiB.
— Si le mot japonais se trouve le second et est un verbe, l'ex-
pression tout entière rentrera dans la classe des verbes, par ex.
aiaurtif 38-* ^i aimer.
hyGoogle
18 DC HOH.
, 32, Un grand nombre de formes verbales peuvent jouer
le rôle de gubstauti£), comme font en t'rançds les participes : ce
sujet sera traité à propos du verbe et je ne citerai ici que deux
sortes de formes qui, par leur sens et leur rôle, se rapprochent
davantage des véritables substantîfe : elles sont comme aix iu-
déclinablea et dépourvues de genre et de nombre.
Ces formes sont : 1" dea radicaux de verbes d'état, tantôt
pris tels quels, timtôt légèrement modiiîês; 2° des formes
indéfinies de verbes d'action.
p aka, ^, U rouge, vike, ;^, le termillort
tiika, 2i, ]a luaHeur Iake, g, la itoiare, la maître
^T 8(i ^ moalant du retenu, de la dépense
— A la même catégorie, appartiennent 1
formés de racines de verbes d'état: ils ne sont autres -que les
formes indé&iîes de verbes en mu peu usités.
Exemples :
vfanil, j^î , la rougeur, un loupçon de rouge (ï^rbe «(en»™, de ofta)
uiituui<, "H" î , ia doueew, «n soupçon de goût mcrS (verbe utnamti, de «m»)
S3. D'autres substantife sont tirés de racines de verbes
d état, ou d'autres racines, en y agglutinait les tcrminaisous sa,
ka, yakUf etc.
Exemples ;
siroaa, ÙT, le degré de blaiidieur
aldukata, f^, le calme
odaffOlCiita, j^ ta eêiinitë
34. Les noms composa sont très nombreux, ils sont régis
paa- la loi générale du japonais qui veut que le déterminaljf
M..GtH>^le
DIVERSES SORTES DE SUBSTANTIFS. 19
précède le déterminé.
On peut les diviser en plusieurs catégories :
>, GumpniiCa de dens siibatnntKii, aolt coordOBD^'a pttr
>ulJon«tloii on pnr «ppoallloii, aolt BabordoBiiéfl.
Ezemplra :
adjonction :
oni otouto, ^f^ la frira (m. à m. latnê U U eodd)
tuM Ai, BB> ^ i*^V* i.^- ^ "'■ ™'>^ ^ j'^)
oppodtion :
o™ floal, ^é'i'fcv', la qvexion de fmiffliM tCune ehoae (m. 3. m.
are ou ne pat are)
ffotl aai, S VM ^i ^ qnaUli [ta. k ta. Urt bon im Ibt mowaii)
subordination :
tt bnkvro, ïg, un gant (m. à m. «n soc A main)
non ya, ^9i ""e librairie (m. à m. une botUiqve de titra)
b. Composés d'nn anbalantir rt d'un vvrba d'Alat.
Exemples :
subelantif déterminé pai un qURlificatif:
akagaiie, jg, (fu eUi'tTe (m. il m. du ntAoI rouge)
Jatroinbo, SttA. "" n*s>"e (m. il m- un Aomme noip)
verbe il'état pris aubstanti veinent et déterminé par un iiubslantif:
mefturs, "gf, un arengle (m. 1 m. «ïui ju» *»( oisW!- </«
e. Cooipoaéa d'nn anbatantlr et d'PB verbe d'action.
Exemples :
eabatan tir déterminé par un qualiBcalif;
noHiiioiiD, ^K'ëli nne tidùe d pttrfeure (m. i m. un ofi/ef oil
[on nionb!]
yakedo, •}(.%< "ne ('tlWe (m. il m. un mdrait brûlé)
vertie d'aclion pri» eubelantivemeut et déterminé par un anbalanlif:
tHtdHtre, ^^, un tose à eau (m. i m. ce gni eonlienl de Feau)
MUgahi. JEjll. «"t '"iiofùjue (m. à m. felvi ju» al di£irenl iTapHl)
tf. Coinposéa de deux verbes.
Exemples :
verbe d'état et Terbe d'action :
ttaga ikl, JÏ]S, tongènli (m. il m. longue tfe)
rihyGOOglC
deni wrbea d'action :
hihiaaii, 3I(B, un Hrwr (m. î m. w que ton fait sortir en (ironl)
25. Les composés de mots chinois sont soumis à peii prèâ
aux mêmes lois ; il fiiut noter toutefois que, si le composé ren-
ferme un verbe et son complément, le verbe, conformément à la
syntaxe cliinoise, se met le premier.
Eiemplesi
VErl« suivi d'uD Bubstantif cninplément :
hal tan, PSill, fondation cTuiM bonurie (ni. à m. oumr ta wionlagne)
aettt iiufe», -QK, le taicidt (horn hlH) (m. il ra. oarrir le rentre)
Dfuis les composés coordonnée, deux mots de sens contmire
éveillent une idée abstraite plus générale.
Exemples :
en K-in, iSiS, la distance (ju. il m. Imn prt»)
na.1 nitto, 55^, le Kxe (m. i ra- mâ/e fmeSe)
20. Il existe aussi des composa mixtes,
Eieniplcs :
hann gu, âtÂ. '''» cià'U de métal
iabit Hf/au, Kt^i ''^3'^''^ da l'evenu
Lîi première partie du comiwsé est jaixinaise, la seconde est
chinoise (cf. aussi § 21).
III. — Genres. — Augmestatifs et dimintjtifs.
27. Certains préfixes d'origines diverses entrent en com-
position avec les substantife pour former des augmentatifs ou des
diminutifs, et aussi pour indiquer le sexe des animaux, lorsque
cela est nécessaire à la précision de la phrase.
Les préfixes du masculin sont :
hyGoogle
PRÉFIXES HONORIFIQUES ETC.
1VO, ivon f:H; (pour les quaJrapèdes)
tvoau \S^ (jwur les oiseaux)
tvatoko, ^.
Exemples :
un titt, tt^t^i un iuuraiu
«PO» dori, MAi "" «0?
- lies préfixa du féminia sont ;
tito, men (4b (quadrupèdes)
mèau (li|| (oiiseaux)
tvonna, "fC-
Exemples :
ma inu, ft:^,
une (hUrme
— Augmentatif
Exemple i
1 (jranrf, soiiria)
Uiiniiiuti&: fto.
^^
Exemples:
«.«t «o ko qui signifie fepeiii (î'i
/
IV. — Préfixes honobifiques, etc.
as. On emploie de la même fiiçon les préfixes o, on, go,
tni qui correspondent tous au caractère ^ : le sens premier du
mot est impérial, maia il peut se traduire aujourd'hui par hono-
rable ; on applique ce mot à to\is les objets, toutes les actions ou
paroles qui ont rapport à une personne que l'on veut honorer;
par suite de la politesse extrême de la huigue japonaise, un inter-
locuteur use de ce mot pour tout ce qui touche à son interlocuteur.
KCkH)iilc
22 DU NOM.
O peut donc souvent se traduire par voire, mais ce n'est qu'un
sens àéiivê, et il pourra aussi signifier son, ou leur; la modestie
exigfe de celui qui parle, ue permet pas d'employer ce préfixe
pour Lt première personne.
— illï est à peu près Iiors d'usage et ne se trouve guère que
dans des expressions toutes Élites r mikado, ^, F Empereur
(littéralement ®P5, VAugmle Porte.); tniya, ^, vnpa/ais
(littéralement 00, ^a demeure avguete.) ; o mi asi, ® ''■e JE,
vos pieds (remarquer le double préfixe honorifique).
— Dsjis le langage habituel, on emploie o devant les mots
japonais et go devant les mots chinois, po est la pronondation
chinoise du caractère ^ ; mais Li distinction est loin d'être
absolue. On est une ancienne forme de o qui est un peu vieillie.
Exemples :
o hoge de, ^ièT", niBf xotre proteelion
o rutii, îïS^. voire absence
o fnA-H, 9% foIre maison
go eiyanti, 93=^31, Wfre conseaUmant
go ,nci«,e«.o, ^it, tous û,-ra raison
80. O ^ go sont souvent employés d'une manière que
l'on pourrait appeler elliptique, quoiqu'il n'y ait pas d'ellijse en
japonais.
Exemples :
go btiaata, ^JSîtîfc, H'i'. honorable vêgtigmu, ne veut piiB dire
taire iiéglJ||^!nce, mais la négligence q<ie j'ai tnonlrée enrer» coua/ de
go b«rei, 9U@, fi'nfo/i'esse que j'ai eommise enver» vous-
o xiyatna, ffl^BSti l'inttrrajitioa que j'ai faile quand voua
hyGoogle
MOTS COMPOSÉS AVEC koto ET tnono. 23
— On suffixe aiissi le mot poli aanui, ^, avec un sens
analogue.
go kuruu marna, ^^^tii fa pe"»* ?W W^ iv« î»-«e,d'oÙ! merci.
o ici »o rfofrw «™.a, ttiRO VHI> *■«""«'■ î«« f»" ^proui», d'où: /m
tui^ fâché ffmr ttmfl.
aaki, ^£, veut dite tantôt: 'paaseï dttant, tnntSt jiardonnxf-inoi
de pisser devaJil.
— L39 gens de basse classe emploient o, go dans un grand nom-
bre de cas sans intention honorifique bien marquée ; quelques-unes
de ces expressions sont même uait^ chez les gens bien élevés.
Eiemples :
" t'y. VtH, du M
« bon, «a, un plakau
o tera, ÎB#. ""^ bonserie
o tenJii, i9JiiH. l' temps qu'il fait
o yu, ttS. '^ l'eau chaude
go wen, Ï9H, le rqw*
— Dans ce dernier exemple, l'iilée honorifique est présente:
rapprochez ten tau sama, ^]§^> le soleil.
— On trouve aussi le préfixe Jd, ^, noble, dans l'expression
ki koku, ;^@) voire pays.
V.— Mots composas avec koto et mono.
30. Koto, $1 choie, fait, et mono, ^, ehose, objet,
ferment un gnuid nombre d'expressions composées.
Exemples :
•Imi hoto, g I, '^t, ta hkaiéheur, h fait ça'un olgel tel blanc
maiigatuia K'o(o,]S13 Ofi^, lefaitqH'Uy a eaeirear
atul hoto, tM-'H^, 'a eWeur, et aussi dana an sens ex-
clamatif: qnelie chaltur l
hyGoogle .
24 DU NOM.
— Mono forme des mots de seua coucret :
Exemples :
ttrot mono, &\,--ISl, un objet blanc
oJci mono, {BHl. «" <^jt d'étagère
Itemnrqiiei la ilïfférence de cette dernière eiprevion avec oftu
mono, S4^i OÙ les deux mots conserreot chacan leur valeur, et qai
TCUt dire : Cobja qxte fon poie.
Notez anesi la diffîrence entre onoii Icolo, g 124^1 la même choie,
un obja de même nature, et otmit mono, ^ t;fl(, U même objet.
VI, — Nombre.
31. Comme je l'ai déjà dit, le substanLif japonais ne ren-
ferme par lui-même ancune indicatioQ de nombre : hito, /^,
peut ugnifier un homme, des hommes, plusieurs hommes, l'homme.
— Quelques substantifii peuvent former une sorte de pluriel
vague, indiquant Ui généralité, par simple répétition :
Exemples :
Atto blto, A^i ^""^ l*' hommes, timC hvime
M bi, B 4 , (OUI le> jimre, ciagve jour
iro 1rs, -fB, « , toulee noria
3S. Une autre sorte de pluriel se forme à l'aide de suffixes
qui veiUent dire «Mé, collectivité, compagnie ; ce pluriel est surtout
usité pour les mots qui désignent des personnes ; de telles ex-
pressions signifient à proprement parler : la compagnie, la
collectivité de telles personnes. Ces particules sont, dans l'ordre
de politesse croissante :
ra, ^t tltnno, ^> siyu, ^, tati, ^, kata, ^-
Exempl«a:
Immmaya ra, $B ?i ^ traiiuiara de tatriieha
ironna Ooma, -fcV ^, la Brrvanles (de ma maison)
wonna tiyti, A 5'=', If* «enwnfe» ((fouirui)
hyGoogle
NOMS DE NOMBBE.
SA* ■f, 1^ /oneHoanaâ
^Slr*, la miniilTa
— Le mot kodotno ^, veut dire l'enfant ou les enfanta; pour
«n former k pluriel, on ajoute un second suffixe : kodomo ra,
JcodotHO siyu,
33. Le pluriel est parfois mnrqué par un préfixe dans
Aea expressions toutes &ites tirées du chinois:
ban koku, |§BS, tons les paye; aiyo h'un, ^^, Meê-
iieura; au nen, K^, plvsieura années.
VII.— Noms de noubre.
34. Le substantif japonais n'ayaut pas de nombre par
lui-même, le singulier est indiqué par le mot liUotUf — S*, ou
Uif —, quand on veut le marquer nettement ; le pluriel précisé
se forme de même avec les noms de nombre.
Exemples :
Anfto hUotv, tSH^S', vne boite
tan ri kan, ^QPQ, Iroà heures
39. Les noms de nombre, comme les autres noms, sont
invariables ; il en existe deux séries, l'une incomplète, purement
japonaise, l'autre complète et qui est d'origine chinoise.
Cansterea Sorat Japaniia Hoing cbEnoli Sens
— hUom, hUe, M iH, <tu un
^ hutatu, hula, ha n( <jeuz
3 tnUu,ml tan (roi*
£9 IfOlu, jfo tt gvatre
hyGoogle
Carnclirea Nomi Jipooils Sam» chlools 8eiu
A V"tu,ya hall hvU
^ ItokOHolu, Jtdftono ftu neuf
■f- toteo tthu, rttu dix
A partir de ce point la Diiui^ration devient pumnent chinoise.
+-
+H
=+
B+
ilftu M
■Muni
tthusan •
doua
nlHh»
ni *IA» Ut
êantOm
Huthti
vingt
tinglel-^
—'S *t» hiyaka (proil : ippjakll] ttnt
— W "1 MyakK dtal était
H'ff manMydktt (proa: ranibyakn)/r(t!BC«li8
— R «(».«n dtlmine
tt oK'ii ), tadmMiùia
^ (BH (peu UBtté] un Iriliion
Exemples :
SSA + E, •"'• htffaku rolia ifAu go, Iroiieeni toiianle^iing
— ^AWA1*"ti **« "" '""« ft*»nfc« *u *<ftH «iM, mil katl cnt
çuoft-e-tinjrt-rfiir-ftï*
— Ou voit que la formation des noms de nombre est très simple :
1g nom mis devant les dizaines, centaines, et£., multiplie dix, cent,
etc. ; ainsi on dira bien : xihu mt/n, 'i'Mt c^' mille; hiyafm
man, @il|, vn million; sen tnan, ^^, dix millions; "h®,
«tfiM Oku, un billion, etc.
Le nombre plus foible placé après les dizaines, centaines,
milliers, s'ajoute aux dizaines, centaines, milliers.
hyGoo^lc
NOMB DE NOMBRE. 27
— Au dessus de dix, les noms chinois sont seuls usités ; jusque
là, on emploie les noms chinois avec les mots cltinois, les noms
japonais avec les mots japonais ; mais cette règle n'est pas sans
exceptions.
36. Pour les noms de nombre japonais, la forme pleine
{JtUotu) se place après le substantif, ou devant lut, mais en
intercalant alors la particule du génitif, no.
Exemptes:
lutumt mitu, fe S 2 ï* , trol» paqaeli
mitu no (uttintl, =5» Ofl, î , id.
— La forme abr%€e {hUo) s'emploie directement devant le nom,
et surtout avec des noms de mesure et des mots analogues ; elle
forme avec eux, en quelque ^rte, des composés.
Exrmplea :
hiiia ban, ~l^, deux tnti'ti
nUo Itafce, —a, un« botUp^ne
(Comparez hako hUohi, ^ — , une botU)
— La forme courte {Ai, hu) ne s'emploie qu'en comptant une
série d'objets.
S7. Le mot japonais pour vingt, haUtti, s'est conservé
dans le sens de vingt ans d'âge.
— On trouve aussi dans quelques expressions, U, mille et
yorodu, dix mille.
Tl Hma, ^%, lei Va Eourik» {Us miUe lie»)
Torodu ya, jKS, Avx ûii taiile (artides), eDi^igne de bazar.
— On évite souvent le mot quatre sous sa forme cbinoiae, ttl,
parce qu'il a le même son que le caractère JE> »h qui signifie
■iKCtiDi^le
witfunV. On 'lira donc yo ntn, |Î9A> qvaire hommes; ni
gthupoban, IL-\-^^, numéro 24.
— -Yana remplace giti, dont le son, trop voisin de ai, donne lieu
à deB confusions.
— Une heure, — ^, se dit iH xi, hito toki ; tlu toki veut
plulât dire un moment.
VIII. — Particules numëbales.
38. En général, le nom de nombre chinois ne peut ac-
compagner un substantif sans un intermédiaire; il doit être suivi
d'un nom de mesure, ou, lorsqu'il n'est pas question de mesure,
«l'nne particule numérale : ces particules peuvent être comparées
jiux mots têle, feuille, dans les expressions ; deux têtes de bétail, tix
feuilles de pajner.
Exemptes :
Ui ri, -S, UneUetu
«u Un, — /f, «M livre
turaitvlien, #— ff, OU *(«*«» no (oro, — ff©^, une iitn«ri«
•ranna roleu «in, icfi^ OU roJtti nin ne iconnii,/;^©^, àxftmm^
39. Les principiles particules numérales sont les sui-
vantes i
fta, ou ho, IH, Bt, -^ou >,etiiploré pour le8dur&s,leglocBlilé8,el
quand il a'j a pus de particule «pédale ; le premier caractère ect plutôt
téspité aux individus.
tilgahu, 19. (Jambe) pour les cbaiseS) (ables
ken, tf, {bord d'un (oîf) „ lAlinieiUs, maisons
hon, K, {qffiir) „ coupes de Tin
aatu, A-, (lobaat) „ volumes d'un ouTrage
aiyu, tt, {têiei „ pièces de poésie
■OH, ISl, {toile) „ vaisBeaux
hyGoogle
FABTICULES NUMÉRALES
•okH,
JE, (ï^)
dni.
X, (plalçftTTW)
„ linrikchna, voîlorea
'""■
g, (m™^)
„ zincikchas, oulils, in-
slnimenu
tui.
W, (pair.)
., couples d'objeU
luu.
a, (<n«mWe,(«it
eompUt) „ lettres, documents
athu,
«, fépa.'wur)
„ natteatraesuredoeopet-
fide d'une cliambre)
tou.
S. {'È's)
„ quelqnea quadrupèdes
(chevaux, bestiauï)
ni»,
A, Ihomme)
„ eires Immains
ha.
m. ( Pï''"ie)
„ oiteaui
e prononce souvent ui« ; les
contractions de celle particule avec
wms <le nombre Bont irrégulièrea :
-îî.
«1 »-»
A^, rohnpa (pmn. roppa) 00 roiu l«i
— B,
ni im
■bm. •"* ■»»
2^.
m>« lia fpron- aiinfta) A^, *"" "■«
ESÏ1,
■1 iro
A% *« «o
s.m,
ffO «...
+^. .«« j« (pron. lippa)
h«i.
«. (coup,)
lasseis verres de liqaide
w.
Ht, (T^)
poiaons
Mkt
, E, (unitf, y«M tTflq^) animaiii (sauf les oisenux) et les
(E. iit» qui e^t propre aux piScea
d'étoffe)
bu.
«.(<&««)
eieroplairea d'oiJvniges
/.«fcu, «, {«,
peinrurea roulées (kak^monoii)
""*■
•, m, (F^e)
gorgées de boisson, boufiëea de
tabac, doBPB de médecine
hon.
*, (iis<)
arbres, caones éventails, bouteilles
«lat,
, tt, (/rtw)
papier, pièces de monna-e, plais,
Tèlemen'B, lapis
III «4,
■ *. (nom)
perBonnes
».e»
. H, {mrface)
miroirs, peintnres encadrées
rlya
u^, (litm roue*)
voilnres trainéea pnr dea animaux
l£s particules numérales ci-dessiis, à l'exception rte ha, sont
d'origine chinoise et se joignent aux noms de nombre cliinois.
Mgle
40. Il existe quelques particulea numérales purement
japonaises : elles s'emploient avec la forme abrégée des noms de
nombre japonais (hito, huta) jusqu'à dix et avec les noms
cliinois, sans contraction, au dessus de dix.
huini, S, (eomjMjnie) sériai de personnes oa de clioaes
, ' I "SHi Cx"') mngasinsi dépôts d'objelB
haatra, i^, (colonne) divinilés eintoïstes
">"> RQi (tapaee) t^hambres
iHHne, Ml, (faUed'uitloU) aîleii d'un bAtimeot
tuM, JB, (ligne) corde^ etc.
iirrohe, ^, {aaiorlimeil) objels allant ensemble
— II faut encore citer le vieux mot tari, qui forme les trois mots
composés suivants constamment employés,
hitorl, —\, (quelquefois Ui nin\ un homme, eeoL
hutarl, :Z\, (ou Ht ni»), deux pereonnes
f/Mutart, JS\, (on yo nin), quatre pertoniK»
— Les substantife qui n'ont pas de particule appropriée, se
mettent avec le nom de nombre japouds jusqu'à dix ;
Exemple;
tamaffo hUotu, f^—9, un nu/
IX— Noms de nombre ordinaux, etc.
41. Les nombres ordinaux se tonnent à. l'aide des mots
me, S' ban me, 3Si placés après le nombre eardinal, ou
dai, 1^. placé avant. Le nombre ordinal se place devant le
substantif qu'il détermine, souvent avec la particule du génitifi
HO, entre les deux.
Exemples :
hyGoogle
NOSfS DE NOMBRE OBDINAUX. 31
— Ijb mot me, g, indiquant le mng peut même ec metti'e
Après un substantif précédé d'un nom de nombre ou d'uue inter-
rogation numérique,
Ëiemples:
ystHksnta, E9Q g, fe qualftime jl>ur
ffo do me, £SBi '<> ânqaièait faU
non Ugau mt, ^Rg, la ^iMiitiime diviikn du qwirlûr
— Demi se dit han, ^, lian bun, ^^ ', pour les autn»
nombres fractionnaires, on se sert de bu, (corruption de bun, ^,
partie) ; pour les nombres multiplicatifs, ou emploie bai, fS-
•a« (m HO ni, HS"©;!, deaa tiei'i
•I bM no «J, Q^O-*, un gnarl
bat ou ni bal, f^, HfS^, <Jau(/<
«on bai, 2flf, ('ip/*
42. Ii«marqucz aussi
quent d'elles-mêmes :
ni do oa hula tabt,
ra.
(/eU3 /sis
' ' .a» do ou mt labt.
sa,
(-v«/,>;-
liuKtrl mahe.
=AIÏ,
portione pour dtux
tan ntn mahe.
HAtt,
portiom pour troU
hUoI» dutM,
-s-».
nn d ?o /bù, u« ;^r u»
ni mai duW,
-tt*i£,
rfeux /euitto. à la fok,
daa feailla par ik'a
f^ilk.
dat II «1,
»Eg=,
m qruitriime Heu, 4"
Autatu mtlti.
^ï'Hï',
dmioulroù
,M« (TO roftu »(»,
+ïï.^A,
guinie ou Bât hommes
(fO roftu tlAu ri.
iL^.+a,
eiiu/vanle à wixante lieues
IlAu «1 Halu kn.
-f = AA,
huit ou neaf mr dû
hlut.. okl.
-ï-K*.
miaettaiitv,ndec6të,d'o!X:
un sur deux, alifiiaU/
.gk
m nUt okl.
~ B B *i '«" te» deux jours
-«, 20%
X. — Mesures.
43. Lorsque l'on parle d'années, d
cardinal a souvent le sens ordinal.
i, etc., le nombre
Kxemplei :
Met M ni tUm ha»
H?fi-+A*, h 28" muée ifà <ii
Z.^, le 2« ntoit {Févr'iet)
— Les années sont désignées par leur rang à partir du eommeuce-
ment d'une période nommée nen gau, ^S£ ! ^^ 1*" année du
nen çau, actuel, Mel M, wrreapoud à 1868.
Les mois sont désignés d'après leur rang à partir du com-
mencement de l'année :
aiyau iruicatK, ÎE^i janvier
ni guwalu (OU getu) ~^, ftencT
„ s.n
-f- — ^, novembre
• Les jours du mois sont appelés de la manière suivante.
1", -H:
2, :::a
3, =0
(pron. /ouOoBia)
( „ mUta)
rihyGOOglC
SB,
itHira f
pron. Haâfa)
A8,
-ba,
mutka
tumuka
AB,
ymikit
%B,
Jcoftonofta
1-a,
tDtCOhK
„ OUI
1-a
tthu IH nltl
+-a
>l/i« n< nilt
+3 a
>Uh *a» nlti
+ISB
Ilhti tlft**"
„ *wtt.)
+Ea
*<Au t;« «111
+Aa
slAu roIcH nlll
+-tB
d&u slfl nlll
+AB
rlAu Aael «111
+Aa
dAu )cu «IM
=+B
AiituAa
„ AoCwujta)
=+-a,
«1 dAu Ul nltl
=i-=:b.
ni >lAu ni nlll
m-sa.
«1 Mihu lan ttlH
=i-ffla,
ni *1A« yolnfco f
=+ïB.
ni llAu go nlll
=+SB
«1 ilAn roAu nlll
=+-bB.
«1 dAn «m nlll
=+Aa
ni >1A« Aotl «m
^+AB
ni llAu Au «111
3+B,
mn <lAu nlM
3+-
a,
ta« dAu IH nlll
— Le dernier jour du mois s'appelle aussi tnisoka, B$ H i inaia ce
mot n'est guère usité depuis l'adoption du calendier européen ; le
dernier jour de l'anuée portait le nom de oho ntisoka, izt^ B i
et le 1" janvier se nommait gmvan zitu, 7C H ■ De même,
onappelleËrutrran nai, X^, la 1'" année d'une période.
— Ou déàgne les heures de la feçon suivante :
1 hoire, — Bt, *M »t
i,.Goo>^lc
34 DU NOM.
troia heures vm quart, HIÇ+ï^J, ««» *< »**" ffo l'un
midi (nii viittuU) el demi, "hZlBf^i ><Aw ni tt han
itTiie heure» imnns un gudrf , ~^'— Q't'Jt^tti *M« tit *i itthtt go JMin m
quaii-e hexirti Iroi» gnarli. fS^SS'\rS.ji'i vo ti M tthu go Aim
«pi heura, -t^i •**' «*
44. Four la durée du temps, ou ejnpioie les tournures ci
dessous:
une année,
-¥.
Alto t«t ou iti ne».
-ai¥,
llulca Tien (pron:i<Ua
m. m, (d'ftge>,
-a
itu >a<
trois moi».
BB.
m< t«M ou «on fra treti
qaalrejma-e.
HH,
trotuko
g^ime j<mr->.
+£0,
Mu go nUl
hmi A«u«,
ABtai,
hati ci ftu»
«ne demirheure,
I^WBI,
AoA ci fcan
tm quart ,eke»rt,
+53-,
*lftu go hua
lix heta-ei et demie
:,?îlfflS*.
roku II )»» fta»
45. Les noms de mesure servent de particule numérale
p/tur les substimtiÊ qui les suivent (§ 38).
— lies mesures de bngueur sont les suivantes.
-jt, i(i dlgau Ta'ant dli pieds (3",03030)
— X, *<» fg-kH „ un pied (0">,30303J
Ce pieJ, qui est le plus usîW, s'appelle Myofc» aigalnt, ffiR ; pour
les étoBrB on se sert du huiira Hgalm, j^Ji, qui vaut 0"',37873.
(pouce)
--.!•, i.» «m
= OPi^,l
-JJ-, (M bu
„ 0.01
-Jt «i w»
„ 0,001
-«, iM ff««
,. 0,0001
■«, 'H .1
., 0,00001
-3K, i(« J.-MU
„ 0,000001
-S], itu ken
„ 6 pieds
hyGoogle
MESURES.
;«.|,.«,™
=. 60 fce«
(i09»,09
■S^mn
„ 36 tlyo»
(3927")
de superficie
— $, Uu pu, appelé aussi —)lf, &<to tuba, cnrré d'un titit de
rené, valant 3™i,3058 (36 pieds oarréal
-K, *'« ". Burf«ce de 10 bu (33""i,058)
"SI**" '""' *"'''^^'* ^* ^ *'" ^'"' '^> *?*"' ''°"*^ ^** ''"'
évaluée 9»™,9I74.
—■X, «u tiyini, surface de 60 fce» sur 50, ayant donc 3000 bu,
évaluée 99"",1736
— Mesures de capacité.
— g-, Kl 0aA« valanl litre 1S03
— fl', «M »igiui = 10 onA»
—H-, itu tott =10 »i«a«
— ïî, (H (foftu = 10 «H» (180 lîlres 3907)
-fî, liu fci» = 6018111011108,04 (livre)
= 3Sf.75Bô
-3tBJ
-a, .H.*™»» .
—H, lt< «n uu yen OU une piastre, valant cer
—Et. **« "S" "1 «" {change variable)
"ffi, *** '^'' un m (diilême partie dn «e») ■
XI. — Divers emplois du nom.
4«. Le nom japonais équivaut souvent en français à
d'autres partie» du discours que le substantif: il peut y avoir
hyGoogle
lieu de le traduire par un adjectif, par un adverbe, pur n
préposition ou une conjonction, par un verbe.
— Si le nom équivaut à un adjectif français, il a en japonnia le
rôle d'un génitif, d'un déterminatif par position ou de l'attribut
du participe na, êiceni.
EiemplM i
Irl» jrlyo no AoH ya, jSffO^Si 'o ^^rairU voùint (du Toidnage)
tavltaai no hito, ^0\, un awiea (an homme d'antreroia)
IgéaUir.)
AmerOca xtn, T > 1 A^i •"* Âmineam (un homme d'Amérique)
JTiAon ao, Qj^tS, 1" langue japonaâe
(délerminatif par pneilion.)
xiyau xu na Uiya, Jl^^B^, u» inMenn habik
heta »o ««aie »o, T¥:J-ftftS, «" taiJteur mahdml
(attribut du participe itn (naru), étant)
b.
47. Le nom soit seul, par position, soit accompagné d'une
particule, a souvent le rôle d'im ativerbe françaîu
b«k««{, JîA=,
soltemaii
miru ae, ^T,
«""« *"' BRb.
la plupart dea adverbes de
tempa rentrent dans cette classe
Exemples :
oio d>, nr, mtaae
MW, ai,ehaqiKJour
toMaoki, ^1, delempeenUmp»
r.:"'! +=.«*«"'«
mtyau nilt.
kli/o «e», itp, i'an tfemi'si-
o^fl, ^B,d^U
a™ nen, }ff.if, ctile année
.■«(-«, 3R1^, r«.pw&ime(c
KGtH)^le
DIVEB3 EMPLOIS DU NOM. 37
- Beaucoup d'adverbes de lieu »iiit dans le même cas.
Exemples :
•*'■'> ^i <>> Août tUa, ~f, ea bat
naJta, I)), en dedans maKt, -f/f, devant e(c<,
48, Ces mêmes mots jouent 1g rôle de dos prépositions,
lorsqu'ils suivent un substantif auquel ils sont unis par no.
1A« flo mto, SEOrt, A<ws de la maùon
fteyo no nafts, BÇSOtp, dans la ehamin-e
ki no ttta, ^iO F, sou» {alhrt
Kl no aiAa, ^OH, pit du puits
Ces mots conservent en tout le rôle de véritables substaiitiÊ
d.
49. Employés après un verbe au pari^ieipe, ils deviennent,
au point de vus français, des conjonctions ; dans ce cas, la par-
ticule no n'est pas employée et le participe est le qualificatif du
nom que nous regardons comme la conjonction (cf. |§ 76,77).
Exemples T
fcore vro mnt uH iif, jg * ^ iv ^ = , landia jue je /aig cela
j/oiHu ahida, fK^l^i tandis que je Ktoie
knru toki, SSi/B}, quand if vient
hUovoval<thvtokorolia,\f^7]lij^,qtumt à louer un homme
dem lokoro Ae, W'i'.W'^i guanàfêlavi sur le point dtjxirtir
50. Le substantif /(o^tt, ^, nêeessitë, se traduit souvent
par UJavt, il devrait.
Exemple :
»>»» kurtt hani da, <B '^iRlf^X, U deiirail déjà êù-e iii {être nnit)
Le participe ftum, m. i, m. Tcnanti qualifie le mot nictititè.
ogic
51. Les substantif d'origme chinoise servent à &ire des
verbes.
al mm, ^x jf, aima-
an •*» mm, 3cit>X *', &re (ranjuiffe
XII. — N0M3 PROPBES.
52. Beaucoup de noms géographiques sont des noms
çonipos(ît4 tacUement espliquables en japonais.
Exemples :
Oho kaha, :fcjl|, m. à m. {a grande rii&re
Ko «imo, ^H, ta. à m. la pttiU tk
-E la, iCHi ""■ * ^- '< fhamp du fiemx
53. Les noms do famille sout presque toujours des noms
de localitfo.
Exemples :
Wi no uht, ^?)±, m. à m. OU dem» du puiW
Ta naJto, S't'i ■"' & m. au mitùu du champ
— Les postnoms sont plus difficiles à expliquer à cause de»
allusions littéraires ou historiques qu'ils reiferment; on ren-
contre trùs fréquemment des postnoms du genre dea suivants :
Ta nm, i^^, m. i m. faîne «ofru rau, BW' m. à m. le »vimime
Zt rau, ^0, „ It eada STat» la rmt, ISiM^' elc.
— Les femmes sont désignées comme la femme ou la fille de tel
ou tel ; leurs postnoms sont souvent tirés d'objets gracieux ; on
les fait précéder du mot o, écrit habituellement ^ ou pï, et
suivre du mot aan ; mais gan disparaît dans !e langage Êimiher.
NOMS PROPRES. 89
Exemples :
O haru «an, f^mS- (*""* = JwinifflnjMj
04. San, dont k Ëirme pldne est sama, sert de Butlixe
aux Doma propres par politesse ; il est d'un usage beaucoup plus
ët«ndu que le Monsieur français par lequel ou peut souvent le
traduire.
Satna est très respectueux, san s'emploie entre ^ux,
même dans la conversation familière, et ne disparaît que si l'on
veut témoigner quelque mépris.
Eiemplas :
Katat tama, ittlt. *"> ^^"^ iinttngte
TVn si tama, 3î^tR' rfJmpermT
Xtya tama ou «liffo fin, §Ht, un prince de la mauon Itnpêria/e
It«, «.«, fitS». M. M
KoH ai «m, £%tti ^- I' Màtislre (représentant d'une
puiseance étrangâre)
— En parlant de soi-même, on n'emploie jamais le mot san.
— Les jeunes gens entre eux s'appellent aussi kuti, S, lùnsi :
I ton kun, ^JH^, M. Itô.
— Messieurs se traduit par ntiiut aatna, ^^, ou tdyo kun,
tts.
— Pour dire Madame, Mademaiaelli', la phrase se construit de
la fitçûn suivante :
Ofto (af (on no Dftu soma, :^7)t|OAni Jf™ OAoÙi (respectueux)
Ofco ««■« .«n no o rfj,™ «<»,:fc4#0»atlt, M'" Oho tcra
Mate yo no o kamt «on, ftiSOWJltl!. fa /'emme rfu (atf/ew
(s'emploie pour la classe des petits njarchands etc,,)
rihyGOOglC
— En parlant de leurs maîtrea, les domestiques, les employés
disent : aanna aan, M^^> Monsieur ; oleu san, ^^,
' Madame ; ils empbîent les mêmes mots en s'adressant à leurs
maîtres. — IJe fils de la m^son s'appelle wHtka danna, ^B,^,
(le jeune maure).
XIII. — Prosoms I
9S. Les pronoms personnels rentrent dans la classe du
nom ; lia sont moins usités en japonais qu'en français, d'une part
à cause de la nature impersomielle du verbe, et a\i3si parce que
l'emploi des honorifiques, dont j'ai déjà dit un mot, donne un
moyen très conforme à la politesse japonaise de distinguer les
choses relatives à l'humble personnalité que je suis, de celles qui
touchent la personne auguste de mon interlocuteur.
Mais les honorifiques ne suffisent pas toujours et l'on a re-
cours, quand la clarté l'exige, aux pronoms personnels.
— Le seul vrm pronom personnel de l'ancienne langue qui se
retrouve dans le langage parlé, est ware, ^, moi, assez peu
uMté; son génitif waga, fê;*', de mot, mon, s'entend plus
souvent.
Ore, que l'on écrit -^, est une corruption de ware; il est
vulgaire et la contraction oraa, pour ore va, l'est encore
davantage.
S6. Les mots employés comme pronoms personnels de la
1^" et de la 2' personnes sont les suivants.
V" personne.
teataiivt (teatoM, teaat sont vulgaîreaj, %, je, mai (m. à m. perKn
hyGoogle
PR0N0M8 PERSONNELS. 41
boJm, g|, terâitur (fort employé pal tn jeaD«B gens)
Htfav tel, ^/^, ixidlt
le mahe, ^M, mot très hamble (m. i m. celai qui est decani
3'^ perBoniic.
atutta, tt j, écrit aussi M (contraction de «no kata, ce eâUj tenue
poli, équivalent le plus fréquent de foi on cous,
o moAe «in, S^tB, un peu moins poU
a tnaA«, jlitt- encore moin.1 poli
les lieux eipreœions ci-deesua Bigoifient : vous qui étte haitarablt-
meat detani moi.
»en aei, 5Ë£i aini, maître, employé entre gens insiruits
Jilmi, ^, prince, employé fûmiliërement par les jeunes gêna
— Si l'on veut être très poli ou respectueux, on emploie le titre
de l'întcrbcuteur, en le Ëdsant ou non suivre de san ou sama.
Exemples :
danna, QM, danna >an, B,WHSk'
employé par les domestiques s'adresaaut à leur maître, pnr les
inrérieura qui veulent parler liumblemeDt,
fe{ ha, ftT, un peu moins que Foire Exedlmce
halctt ha, ST. Voire ExeelleiKe
dm ha, glT, Vulre Altefe
bei ha, gT, Vôfie Majeuli
— En laogage de tribunal, on dit aono hau, X^.
Formes hautaiaes :
'1 tama, ft^. dont
Vétymoloxie indique
un mot trSs poli, n'est
plua employé que o
orame terme insultant
envers im inférieur, un
faute.
9 mahe, ^f^, pour :
la 2" personne, «et également impolL
3« peraoune.
)o»n«, darnia .an.
tcHia etc., sont auss
i appropriés pour la 3«
ogie
42 DtT HOU.
personne qae pour la 2* ; oHot*, coofonnémenl à «on éty mologie, est
qnelquefois pria pour la 3" peraocne.
Le» tuolH le^ plus frâqnenU sont lei suivanlB:
ano o hâta, 9,1t^, (po'i)
ono hUc, ttAi (maïculin et l'fminiii}'^
ano wonna, .fiiCi (f^iumia) > (moÏDS poli)
ans icofoko. {ES, (masculiD) J
ans teoi» *an, {tStKi ^poH, d'une peisonne qui «et votre atiife)
hihKoAm, |(Q7> (en adirés et en justire)
are, ft, (impolE)
— Le français on, se rend par l'absence du sujet ou par hitOr
homme, ^.
S7. Les pronoms personnels, plus que tous les autre»
noms, prennent lea marques du pluriel ion emploie l'un ou l'autre
- des suffixes suivant le degré de pollt«ssc qu'implique lui-même le
pronom.
Exemples :
l^re peraoB» i
: tBataJiuH do«,e.
Kl'*
«•are ra.
a?
boku ra.
919
'"" """ """"■
«9
olra,
Ï5 (pour ore ™, U■êfl^■ulgaire)
anata gâta,
a-e*-*"
o mafte (>an) gatu
seneet gâta.
ft4*-*
aanna gâta.
mm
Mmi toH.
1S»i-
MM»»» «iK,
««* +
le mahe taH m.
^#i*'+')
I> perBonnei
Oflo o kata gait,
»«s*-*
ana Mto toH,
ffiA**
artra.
«V
hyGoogle
démoubteatifs, intebeogatifs. 43
— Tous les pronoms pereonnela, étant des nome, suivent exacte-
ment la sj^taxe dea noms.
58. Le pronom réfléchi eat zibun, @^, <
xi sin, §:§■ J par politesse go zi bun, ffllQ^ ; très sonvent
on le fiiit suivre de la postposition de, ?■'.
Exemple:
ai bun de putute kur», ÊJÎ^IÎS' T 9*^, allf-y rOM-mime
— Oiwre, g, , a le même sens, maia est plus rare ; parfiùs il
joue le rôle de pronom de la 2' personne, méprisnnt.
XIV. — Démonstratifs, iNiËKEOGATiFa.
59. Les démonstratif se divisent en trois séries qui cor-
respondent aux trois personnes : comparez le latin bic, i«(e,
llle aux trois racines japonaises ho, m>, a,- ces racines se com-
binent avec 110, particule du génitif, avec yau na, ^^i étant
de telle manière, avec ko, qui veut dire lieu, ti, ^, qui a le
même sens, et avec divers autres suffixes moins explicables, pour
répondre aux différents besoins de la pensée : parmi ces formes,
les unes sont réellement dea noms et en suivent la syntaxe, les
autres se rapprochent des participes.
— La racine interrogative do revêt les mêmes formes que les
démonstratif.
(Voyez le tableau ei-contre).
hyGoogle
s •- i. s ■■-
IxjJJill f
f r f ! f I j_J_
» m; -k ih «^ T
i I I" I 1 I" I 1 I
m I
I J I I J I i I I
î ^
\ ^ ï % « . .2 .1 £ ^ S
I f -g j j li j I
DËM0N9TRATIFB, INTEEKOQATIFS.
Exemples :
ft-«^,
«ci M bim
nmo mono ga U.
%tki>&'i.
ad objet eet bon
honna nedan..
aj'*-*».
un jrii comme eelni-ei
aa thu htto.
Tr£7A-
un Aomme de c«f(e »orle-tà
m, tureba.
J'î^lur»,
en ajÎMoni oina, a/or»
*otMi hdhari,
xn-
à la place dt etla
anOso ni uxrrlmiwi
',mA~m-i^'-
, il demeurt là bas
hofc» mode.
S-'T,
jueju'iri
doUo dent.
mAr^.
oùreateet
doao kurat plft, à pea pria gwtU quaiUUé f
60, Les autres mots mterrogatî&. sont :
— tdure, 'M, qui, quoi
dare, IE, qui
Ces deux mots sont substantiÊ et traités comme tels.
— witii, on nan, Hi quoi, quel
Tantôt nan s'emploie en qualité de substantif et avec les par-
ticules que prennent les substantif ; tantôt il forme des com-
posés: nan Ookl, n^< quelle heure f; nani fcorfo, ^^,
amibien.
— iku, ft, combien
Ce mot se combine avec ra: ikura, quelle quantité f
avec tu: ikutu, quel nombref
et avec les particules numérales — Il peut être rapproché des-
noms de nombre.
— Itii, M^. quand
Même syntaxe que les noms de temps.
— ikaga, SdW- eominent
S'emploie souvent avec la particule Oe.—ll se combine aussi
avec hodo, ig, degré: ikahodo, confient
:■, rihyGOOglC
46 DU NOM.
Ezamplca:
dore ga ftlmoalta, ttJr^T V*. î«i W* WMU/
«an ifMu, f^r^i çu'eri^eT
tlu mawJHmani, fl^ft I -V ;^, ftiond rient-Ut
«an Me», {i?^ guc^ année/
non ri hodo, PiSS' eneiiva eomiien de Uowt f
ifcw ni» MA' conAita rfhommtef
61< Tau, ^, est employé avec certains mote chùiois à la
place d'im démonstratif.
Exemple:
(au ««n, ftipt eeOe aunît-là, Carmie en guatitm
— Hau, "Jj, le côté, précéilé d'un démonstratif, correspond
bien au français ; celui-ci, celui-là :
EzeiDple :
fcoao hau ha U, ^■jfr>jS4 , i^aloibâei gui ett boa
63. Lea interrogatiâ suivis de la particule dubitative iea,
prennent un sens indéfini,
Ëzempin ;
noni Jea, WAi yvdqut chim
*ti ha, 1*1^*1 qndqaefmi
donata ha mUmarUa, jpj]g iS-fS-"* V 9- , quelqu'un eM venu
— Suivis de wio, ou de mo, même, ils correspondent au fian-
çais n'importe qui, n'importe où, quoi que ce eoU.
£E«, gui que te ooil
(pj^j"*, n'iiaptxle quand
iiiT^'^-f^y, Unefaitrien
\:Qoo^\c
DfiMONSTBATIFB, INTERR0GATIF8. 47
— L'un d favire ae rend par dotira ino, riyau hau, pBA'-
hutari, —A j
— L'un V autre, (mviuelhnien£) par tagahi tU, ^j^.
Eiemple»;
WtfOH hou liyoluto kaBit« ItndattÊi, fg^^ ^ S^ tStVfT ^ ■{ <
vemlles me prêler Fvn €l f otUre
faooAi ni tantlet a/in, S^flS-fr?, te tecourir fun l'autre
— Ttyus se rend par mina, ^ , ou nokorazu, ^g|) "lis "près
le nom.
Exemple:
kano tegatat ha, miaa Anm^k-a ht yuftu no du, ft^^/^^T
J* 1 *'-ÎTl'^^i toufea ces fcflree aoni your /"jlméctgue
63. Lee prouoina relatif n'existent pas en japonids, leur
place est tenue par les participes (§§ 76— 79J.
Exemples :
«iru hUo, ^K, <"> homme qai «otl m. A m. cacAanf)
teakaranat hUo, 3" 7 + -i A" "* A""""* Î<1' tsfliwe {ra. & m. igna-
— Le mot tokoro, 0f, //eu remplace parfois notre relatif,
maia c'est une construction d'origine chinoise, et qui n'ajoute
rien à la clarté de la phrase, elle n'est pas très employée.
Exemples :
^ j } la femme qaiivnl
hyGoogle
Iir PARTIE.
DIT VERBE {■$■ KOTOBA).
I.— Deux classes de verbes.
64. Le verbe est un mot varinble qui à l'aide d'il
du radical et d'adjonction de suffixes, exprime les diflërentes cir-
constances d'une action ou d'un état ; ces inflexions et ces suffixes
forment des temps, des modes, des voix, qui pour no pas correa-
{X)ndre exactement aux temps, modes et voix du verbe grec ou
latin par exemple, sont des variations de sens d'une nature
analogue.
Mais le verbe japonais, et en ceci il diflïrç totalement du
verbe des langues indo-européen nea, est presque toujours imper-
sonnel : l'action est considérée comme se faisant, l'état comme
existant par rapport à une personne ou une chose, et ce n'est pas
In personne ou la chose que l'on regarde comme agissant d'une
certaine façon, existant dans un certain état. Le français dit :
je lit; le japonais dit ; «i ce gui me eoneeme, lecture, ou encore
hyGoogle
DEUX CLASSES DE VERBES. 49
lecture de moi. Le verbe japonais n'a donc généralement pas
de sujet ; le feit apparaîtra clairement dans l'étude <hi verbe et
dans celle des particules.
45. La première classe de verbes, verbes d'état, correspond
ù peii près à nos adjectiÊ ; les verbes de la seconde classe, verbes
d'adimt, répondent à nos verbes. Les premiers renferment
toujours l'affirmation de la qualité qu'ils expriment, sans le
secours d'aucun mot analogue au verbe être du français : ce ne
sont donc pas de simples adjectifs. Les seconds peuvent toujours
être mis devant des substantifs et les qualifier, comme font nos
participes et nos aJjectifs.
Exemples :
rcrb« <l<«lst jfnma ga takal, (Ilft'X't , la moalaffne «s! haute
tiikai yamtt, X 't Uli i"*^ hmUe montagne
i^? " A> vn homme ig'mxini...
'f A**®"' "i l'homme ignore....
— De pluj?, les formes des deux classes "de verbes, bien que dif-
férentes, sont rigoureusement pandlèles. Enfin bien des mot»
qui sont pour nous des adjectiÊ, rentrent dans la classe des
verbes d'action, et réciproquement.
Il m'a donc semblé préférable d'imiter les grammairiens
japonms et de traiter des deux classes do verbes ensemble.
06. I>;s! radicaux des verbes de la 1* classe sont presque
toujours terminé» i>ar une des voyelles a, i, u, o.^
Ceux des verbes de la 2* classe sont terminés soit par une
consonne (1*'' conjugaison), soit par une des voyelles e ou i (2"
conjugaison).
• A l'exception del'ndjfctif &••*, pf *, yot«-oir, dti-oir, dont ie radical
est Se, et de igiielque» aatres moins unités.
hyGoogle
50
DU VERBE.
Exempifft;
frr ciMa
CI
-*-. »,
radie»! de -»™f,
«-t.
f (n rou^c
»««., aï,
„
ï-»™!!,
- »<.
«™h, m.
„
«HMHl,
m4.
ârv/niU
.Jro, Û,
"
.f«i.
&i.
&re blanc
(up
(M(fK,
mr,
eataidre
i^ccMtr, être toaxt«iif
dw
,,
tdUH,
a^.
fcireiwiir, tirtr
but
„
but».
s>.
frappa
>l»
„
.(««r».
W^*'
, mourir
om«A,
omehH.
«7,
pewr
y«roh<6
..
»"»^<*".»?-.
fljï joj/ttu
{(«IHH,
jfcA.
nor
««r».
«*-,
deeenir
1
(r«.
«*',
tlivr de Fai-c
•
„
ern.
»*'.
obUnû-
II. — Les tiUATRE BASES.
A7- Daus l'état actuel de In langue parlée, le verbe se
présente sous quatre formes primitives ou bases, qui sont des
variations du radical, au même titre que a^no, ama, amem ilans
la l*" conjugaison Ititiiie : par là, le verbe japonais est un mot
à inflexions, mais là aussi se borne le rôle de li'nflexion. En
eflèt, toutes les nuances de la conjugaison qui ne sont pas expri-
mées par ces formes, le sont au moyen de suffixes indépendants
du radical ; Ils ne se fondent avec lui qu'il quelques temps de
certains verbes de la 1*" conjugaison, et cela seulement dans la
langue parlée, qui marque ainsi une tendance à se rapprocher
des langues infléchies.
hyGoo^lc
i «QUATRE BASES.
1
iîlil
J
1 1 ~. 11
l
1
1
1
uni
llîll
Jî-i|
Îîlt
1 Jll
J. a!i»|
1-
. è « 1
*
ï ..s
1
1
1 '
1 ^
1
1
1
un
ilil
1 1 1 1
lllî
lin
, 1 = %
i -È -G ■;
un
un
ilil
ilil
■« g B V
1
1 ! J J
1. ft a ^
hyGoogle
III. — Radical.
00. Le radicnl des verbes d'action n'est <|u'uiie forme
supposée, qui ne se rencontre i»is. Celni des verbes «l'état se
trouve quelquefois isolé ; il sert surtout en composition.
EiempIïB;
ilro, g, 6(qiic )
aknaant, îf}, du ciû%Te (m. A m. mila! rauge)
yoniglru, Jffifiil', lyop bon (m. il m. fli^aianl en boiili}
IV. — Forme ikdëfinie.
70. La forme indéfinie se met ù lîi lin d'une pTOpositiou
qui ne termine pas la phra^, elle indique donc que le seus n'est
pas complet ; elle n'implique par elle-même aucune id£« de temps
ni de mode et doit, pour la traduction, se mettre aux t«mps et
mode de la première fonne verbale suivante ; sa présent indique
luie jwiuse correspontlnnt à une virgule ou à un point et virgule.
Cette construction est rarement suirie d'une fii<jon rigou-
reuse dans la langue courante, qui remplace presi[ue toujoui-s la
iiirme indéfinie i>ar le gérondif; souvent, elle est ouvertement
violée.
£xemplee:
ASKâ> -i • If* moiifagnea sont hantei, le ilimai tit froid tt Its Milit-
tkm» tont rttres-
MOrOBii gamui, SSjK'l ^-f i P°'"' "^roaihtt snmiij, i3fi7%-{>
effioyablement froid
Ittda gono tatutoJii teo laluiobl, llaslIiOkt tto haxikomi, (woru
51% »iS<^ *'^IKï'j """S îi'ntoîii qu'à honoier leur grandeur,
Topecler loir majesfé et craindi-e Itar pouioir
Celle ptinuie est réJigée dans im titvle éifvé, voj^i | 91 la forme
qu'elle prendrnit dana la largue de tuiis les jours.
rihyGOOglC
FORME INDEFINIE, 53
71. Quelmu's applications <hi priucipe qui r^le l'emploi
<Ie l'iniiéfiiii, sout restées très fréquentes lîaiis la laugue usuelle :
(lans les verbes compost-s, qui sont trtîs nombreux, le premier
verbe est toujours à cette forme ; un verbe d'état dépendant d'un
antre verbe se met â la fonne indéfinie et, comme dans ce cas le
verbe d'état corrcfjwnd souvent en fmnçais à un adverbe de
manière, on a souvent donné à la forme indéfinie le nom de
forme adverbiale.
Eseiiiples :
«r( mmn, :g ') -f ^ . 'ï B a
fttri Icorotit, tt] >| lEt^i tuer atte un coiilearx, vu lalre
UOku aeklta, JS 9 0\X.» , àieii Téusei
ft«I,.*« fc«r«, ^?*«', «BiV rite
— La forme abrégée en u se trouve surtout avec gosni mttsti,
être, il y a.
Exemple :
«no )/«,»« h», t«J,«« «««Um-w», tS|lJ/^B1>a■^^^^ -TX, !«/(-■
moïdagtie eut hatiie.
Ijsi forme en frtt serait correetc ici, mais on l'entend l'ai'cment.
78. L'indéfini de^ vei'bes de la 2* classe est souvent
pris subsUuitivement (§22) : il forme alors soit un nom d'objet,
soit un nom verbal qui se construit avec des compléments.
L'indéfini des verbes d'état est plus rarement pris comme
nom, il se trouve cependant.
Exemples :
horl, «. un eaïuil
mon» .™ fc«fti Ht it>il.t »•«*(!«, ftf Rt =.nWi/ii,je .-ni' alU
pour aciula- de» objels
hurnlm gor(, "S 9 S t , depaie Ut temps ancîene
— Ln même forme sei't d tiniuer des composés avec mono (§30).
D,gt,,-erihyGOOgle
V. — Participe.
73. Le participe a deux emploi» trî-s distincts : tniitût il
se ruct devant le nom pour le qualifier, tantôt il se place à la fin
de lit pix>]x>silion piincipale, qui e»t toujours la dernière de la
phrase : il est alors prfe^é souvent de propositions dont le verbe
est à l'indéfini ou au gérondif (§70), il «>rrC8pond à l'indicatif
de la phrase française et marque une pause importante, telle que
celle marquée par un point.
On i)eut d'ailteui'g toujours le consiilérer comme étant au
présent.
Té, Employé comme qualificatif, le i)artit;ii)e de» verl)e*
d'état répond à notre adjectif.
Exemples :
mtmHl liatf, i^,{ JJJ, un rtiil froid
— La foi-me primitive et chissique est en kl, mais elle ne s'est
conservée dans la langue [jarlée que pour un i>etit nombre de
mots, ffotohi, iO^r s^nblable; behi, "PT^, possible, pouroti;
— Mis à In fin de la phrase, ce partlcîiic se traduit presque tori-
jours par egt avec l'adjectif.
R»rap]e« :
jfmna ga tiikni, lllJr'Sj-f • ^ monloffnt est kmite
IsHte ha fomtii, ■,'>¥'(' le ititt est froid
niais tme analyse jdus attentive nous montre que le sens du
participe n'a pas varié, que ga est nne marque du génitif et /(«
une particule disjonctive, que ces plirni^cs veulent donc dire ex-
actement :
hyGoogle
— la hauteur de la montagne, le froid par rapport au vent.
Pour l'esprit du Japonais, le simple énoncé de la qualité
But&t, et l'affirmation, que nous rendons par est, semble chose
7S. La même remarque s'applique au participe du verbe
d'action.
Exemples :
IfHl-l ga huru, ^Ifl^tr , la neige lomlie
Mto ha Mku, X'*Blf > Vhomme leoitU
Ces phrases signifient exactement :
— la tombée de la neige, le &it d'écouter par raj^H à
Fkomme.
70. Le participe pi-ésent mis devant le nom comme
qualificatif et «iriservant cependant sa nature verbale et ses
compléments, remplace Li proposition relative <les liuigues
européennes. Les autres participes que nous verrons plus bas,
ont le même emploi.
Exemples :
huru ft«o, JKiI'Aii fktmme qui tient
hita ha», jR|i A> ''AoniniE gui eU venu
IrfflBftH ItUa hUo, B^QJtfJ'Ai ^ homme ijut «M imu hiei-
tlnaJiuiii/a uaratt Imlo, jj* j't+rtî>-<t, «lie ekou néceasjîrt
(m. à m. une ehaee gu'Jt ne timvieiU pas de m pa» faire uu une
chtae qut n4 pat faire ne toimienl pas,)
«.« «™ „i aftV m«*«a «■* ft« r«, JBKl=ab -r |- Jr*^ ». te
maUMi marges (m. î m. ^ui' oyit reneontri le iiat^rage)
oraat ta thu mono. jHL^K?^, ce yw Von app^c typhon (m. i
m. la (hoee qui ett dite lyphon)
BepitbaraH *tn »ei no koMraheta aite», t^-f A ? ^jË^O|S>'«iI
^'Ai te dlelionnaire que M. Hepbwn a fait
— Il y a peut être quelque ambiguïté dans cet emploi du par-
ticipe qui doit être pris tantôt dans un sens actif, tintôt diuis un
hyGoogle
fieos passif. Ainsi :
alranai htto, fy^ "i" A Ai
— peut vouloir dire, soit : «ne personne qui ne mit pas, soit ;
itnepertonne qui n'est pa^ conmie.
Mais dans lii majorité des cas le contexte ne laisse aucune
place au doute,
g- 7 :^ .( <t, t(n< cAose qui n'<ri pm eomprUe
r. iHono,^ = ]$ ^ y g <». tt/o6î'ei qui <gt tenu dana ta maîa
'tt7±tt, ktUatni Voa habite
"'''' Htv i'^, It momeni oà fort eaf <Britf
77. Par suite de l'emploi du participe nu lieu d'un pro-
îioQi relatif, les prépositions qui accompagnent ce mot en français,
ne sont pas représentées en japonais.
Kz^inpl^s :
toM no hm-uHit natwlit hon, S'OSP^ES'^*. le txiTime dont la
réUw-e fxt rldlU (m. i ta. le vohme detoai xieux de telivré)
riaiierge où tnmi élei dépendu (m. A m. f auberge faite talion de
Remarquez qu'ici encore £ra n la valeur d'une particule de
génitif comme dans les exemples des § 74 et 76.
De la même façon, tvarui rikutu, |g^ SJIBi pourra,
siguilier : utie mauvaiêe raUon, luais aussi bien, en donnant à
waà'ulsa. valeur verbale, la raison pour laqtielle telle chose est
3naumke.
78. Si plusieurs propositions relatives sont rattachées à
uu seul substantif, une seule de ces propositions se met au par-
ticipe et les nuti-es sont à l'indéfini ou an gérondif. Le substantif
aujet de la proposition devient uu génitif; les substantif complê-
hyGoo^lc
PARTICIPE.
mentâ du verbe relatif, conservent le rôle qu'ils aurjiieut dans
ime auti* proposition.
■*î'î'SST^> e't"' 'aubtrije où v.» ée ma amix est detetnda
Pim (femier et dont il a été Ws coiiftn*.
— On emploie aussi d'autres twurnures,
Elzemples :
M, .(,» . n,™.^ „. j„« „,. ,» ;..., flaSPEOit»»', '•
inai«Son(i de turioliUs dont voan ni'ora parié taidre jour
tBOMlhiH pu l'ofeoftotH» MO tii lUiu han he laiiom€ matUani,
atira hara ttke atiUt yakati ran»Ua boi dem, ïtir'fltS'!'—
•r;»., e'efi «ra i/omest^u« ^ue /ui eu m mWieswnl au 71" 20 <l
FbiaAanui d ffd m'a fU garanti là
79. A l'imitatiaii du ohiiioîs, ou iusère ]ïnrfi)is tokoro
HO, ^Oi dans les phrases relatives ; mais au point de vue japo-
nais, ce mot est un pléonasme (§63). Kuiu tokoro no hito,
3ft/*'0ÎOAf ^'Ao'nwie Çiti vient, équivaut exactement à ftttrtf
hUo, 3}£^A-
8*. Il arrive souvent que le participe d'un verbe d'action
corresponde à un ailjectif français. Ainsi :
ntieru, ^^>^, apparaùsant, visible, — mietit itwno, ^
^A%7 wn obja visible.
hiUotuta,^f ^ , engraissé, gras,— hutotuta hito, f^ -if f
_\, MM homme gras.
dekinai, ffi 3jS ^ A , ne réussismnt pas, impomble, —
ilekinai koto, HJ3|£-^ -ï 0, une ekose impomble.
rihyGOOglC
68 DU VERBE.
Maiâ lii unture réelle dea mots mietii, hutotufa, etc. ne
doit pas être oubliée, si In phrase change de tourmire. Si l'on a
(lit, pnr exemple,
kotto Mto ga htttotiita, jlfc^ A'flE S' ^ >
Ije sens sera : cet homme a eiigrai»^; et pour dire : cet ketmne
est çrof, il fiiiit prendre une périphrase :
koiio Mto ga hutottite ivoni, fisA **E 5* ^ S^-
— Il Êiut iàire également attention à l'analyse exacte d'une ex-
pression complexe qui se traduit en français par uu seiil adjectif
tumi »H> «CM Mto, ^O^A'Ai
Signifie: «n kmnvie criminel ; In particule du génitif, »«>, sert
ici à marquer In relation ilvm substantiË t»umi et Mtof si la
construction (.'Image, la relation des deux, substniitife n'étant
plus la même, no sera remplacé par une autre particule.
Ainsi :
lono Mto hif, tumi ga. «cm |lbA-"5l**W^f "^ *<""■
me ed criminel
kono hito lia, tumi tttnte.... 9ciK-'^^M "^ f ' «'^
homme étant criminel ....
tue »o lihai hito. B^ffl^A' "n "•S^P*
h»na hito lia, me o" HA-nj, Jt\-n B iViS-l > t^ hotame ot nij/ojw
hono hUohtt,ntt ga Hkau Qoi,almn»,., g^\^^ir&9 a-^-f t^.id.
Hgau dtkt nu hito, JEËt^.\< "" honii&e homme
tono hiHt ga alyDn dikt da, IkWJE^ 9^, <Xt homme «et fwmnlle
hoHo hltoha, ttifmi diJif •><— .A A*'* JElCi ^^ homme étant hoimiU-..
Pour les trois derniers exemples cf. § 100.
SI. Le participe, souvent pris substantivement dans la
langue classique, l'est beaucoup plus rai'ement dans hi langue
KGtH)^le
PARFAIT. 59
parlée. On aime mieux dii'e kaau koto, jjt-^ Vi le prêt, ou
kamtmono,^^(i^, Fobjetpr&ê,qaekttsu, ft.^ ',—i/oikoto,
J?-1 $, la boidè, ou yol HUo, jï-f Af Vkomme bon, que j/oi,
HA
— Toutefois, s'il n'y n pas cmiute d'uni phibologie, on pfut em-
ployer le participe seul. En pnrlniit de deux objets, l'un rouge,
l'autre bleu, on dira
akal mo atvoi mo, #-ï ^fi^'t =« 1;^ ^^ g, j^ 1,1^^
àkai hau mo awoi
htm mo, ffîM ^ * W'I S **]
— . Les deux tournures sont équivalentes.
tove deux...
VI. — Négatif.
S3. La base négative ne forme jamais un mot par elle-
même; elle sert seulement A attacher les suffixes du futur, de la
voix négative, etc.. Sou sens est plutôt tnceriain que néjKrity.-
elle exprime que l'action du verbe n'a pas encore eu lieu ; aiusi
s'explique qu'elle serve à la fois pour la voix négative et pour le
futur qui est incertain par essence.
— Dnns les verbes d'état, le négatif se confond avec k forme
indéfinie.
VII.— PAEFAiT.
83. Le pai-fait, aous In foi-mc simple de la base, n'est em-
ployé que dans la langue littéraire: dans la langue parlée,
il ne sert plus qu'à attncber des suDixes. 8on sens est celui
d'une action accomplie.
Le parlait des verbes de la 1'™ classe n'est peut-être qu'une
contraction irrégulière de l'indéfini avec le pariait de arit,
^, itre.
hyGoogle
« DU VERBE.
Exemple :
HinJlH
De uiûiue, celui des verbes île la 2' classe est une contrac-
tion <]e l'iiulffini avec aru, ^, lui-même.
Exemple :
ftffce pour klht »»> (d'où fcifce.-.., fcn,-ï)
VIII. — COSCU-8IF.
84. La langue clnssi<iue a une cinquième base, dite con-
clnsive, pirce qu'elle joue l'mi des rôles dévolus au participe dans
la langue parlûe : elle se place à la fin de la proposition princi-
pale, donc, â la fin de la phrase, et en marque la conclusion ;
comme la forme indéfinie, elle n'est d'aucun temps.
On la trouve encore dans quelques cas :
best, ïj y, on peut, on doit ; i/o»i, ^, est bon ; tutsi, ^ S',
n'eitpiM;
et aussi dans des locutions emphatiques comme :
smimsa lia, saumai, ^S ■'-^^> pouTjaireJroid, ilfaU
Jroid
— Le couclusif de quelques verbes de la 2" conjugaison fonne
avec mai le présent incertain négatif, et des composés avec beki,
Bf ^ ; mais il peut aussi ôtre remplneé pur l'indéfini
Exemples :
(ofrfl «ml, tc--v( )
mange }ieul-élre pa$
. !l.— _ ^ } passible d lemsir
Formes de In bnse concliialve t
V" classe : lûcaai, yorosi, aantur^i, êi>'o»i
Ri le radical finit en ai ou zl, la forme condusive n'ajoute pas
«l afin "l'éviter une répétition désagréable de sons.
rihyGOOglC
PAKADIGMES.
' classe :
' 1*" conjugaison ; ktk», tugu, dasu, butu, ninu, omohn,
yorohobu, yamu, nniit
2" conjugaiison : irti, u
IX. — PAR4D1GMES.
85. Pour nommer les verbes, on emploie le partEciije :
akat, à<t»u, «cm, comme noua disons : aimer, finir.
8*. Le verbe japonais a une voix négative formée ù l'aide
du suffixe nu, ^, qui ii lui-même des bases con-esiix>ndniU à
celles des verbes i
1 Indéfini zu 2 participe nu 3 négatif sn
4 parfoit ne 5 eonclusif zn
La voix négative se foime aussi ù l'aide du verbe d'état nni,
JS-f {ndku, nai (n^kV, n€tku, nakei-e, naai); ce dernier
mode de formation est soid usité pour les verbes d'état,
— Les verbes aru, ^A', être, et nai, |[|-^ , n'êtrepaa, n'ont
[MIS la voix native; ou trouve toutefois pour le premier les
formes afozu, ^ ? X, et aimmai, ^A" -^ A ■
— Il ya seulement deux conjugaisons négatives, l'une en nu,
l'autre en nai
— Pour la voix affirmative, outre mi paradigme de la V"
classe, et un de chaque conjugaison de la 2' classe, je donne ci-
dessous les fonnea des verbes irréguliere Icuru, 3^, venir, suru,
^, faire, &.masti, "^ ^, verbe honorifique (anciennement Uré).
:n-.:Qoo^i:
DU VERBE.
87, A. Voix
lUdial
Impératif
«m-, «
rf«, A
dan-
Gérondif
Gérondif empliatique
FréqueDtatif
IWicipepMsécerUiD
„ incertain
ConcMsir passa
dasUr
dasa«r«bai
datUara {
datUat
on minr ocrMln
«.„..,
daMH
S SégtMT
Participe présent ou
Ailnr incertnin
......^.r...
4 Pitrnilt
Coiiceasif présent
hyGoogle
FARAntOMES
AFFIRMATIVE,
{tabeiaralHi)
Itabrtara j
{(abeivdnmol
tuhered9 J
:{:;3
[mittan I
ikUarabai
ftiitaredotti o
HUaredo
hitan na
[fco]
(»MHlCaH(IlllHsl
\tiia»Uarcdo j
i
« (dialectal)) „.„„„
hyGoogle
1)U VERBE.
87, B. Voix
1 IndéSBl
Participe présent ou futur)
incertain (2« oonj.) (
Participe désidératif
3 Participe
Im|iératif
Pariicipe présent on futur)
incertain (!'" conj.) i\
..,„.„„,. .^,„.
3 SéfntU
Forme indéfinie
Qurondif
Gérondif emphatique
Participe présent ou futnrl
certain f
2* gérondif
Participe passé certain
Participe paseé incertain
Hjpothétiqne passé
Coiicessif passé
Participe présent ou futur)
incertain rverbes en nul) J
Conditionnel présent
Concetsif présent
(quelques verbes de 1 a 2« eoiùO
aaaaiu tiihav
iHatanu tabcHti, J.omi\^
(seiiK, maaeuH j
dn» «ion (f «ri tiibniaUdarl elC
aatmieba, tabeneba
<daaa»tlU»HO KtAiMAlonto)
hyGoogle
PARADIOMES.
lahute, talieHiibvte
^^^\daaaMfilitUijf<tf tir
...datanat de, tabeuii
.^^d/aamTtfatiitiir(f ti
...dataHal.-alKtmitw, tnhtnntuautarau
idaaanttkatutat'oha, tabenakttttUftrabni
diuandkatutaraf tftbeutiieatutora j
!damanàk€itutaredomo, liibtnakatt*taredùmo\
datanakatularedo, laitnafeattitarMto f
hyGoogle
icipe présent .
Gérondif.
Hlku
ItUtn
tuaH
twUe
hHt»
butuf
slHHru
tlHde
.™^-
;»«<««(. ,Tôkyô)
tlD DU VERBE.
88. DaDS les verbes de la 1*" coiijugnison, la rencontre
<le la syllabe finale de la forme indéfinie avec Li tenninaison te du
gérondif et celles qui en dérivent (gérondif emphatique U^i
fréquentatif tari, participe? pas^ ta et taitui, hypothétique
yim^ tiiMibu, tai-a, crtnce^if passé taralOHio, (rnvrlo) amène
wiuvent des modifications phonétiques qu'il fiuit connaître.
i^rondif eniphRtii|iie.
billion
iHtHya
{oinottUtffa
omohuitffa
yandlffa
X.— VEHBE3 IRRÉGULIEB8.
8S> Outre tcutu, surit, nuisit, dont les paradigmes ont
éb6 donnéa, il n'exiate pns de verbes vraiment irr^uliers.
— Aru, ^/v, être, on plutôt y avoir, se combine avec la post-
position de, ?■*, Hatd ; le verbe ainsi obtenu correspond exacte-
ment à Cire dans son emploi le plus habituel eu français. On
twuve pour ce verbe composé les formes de participes suivantes :
Prêtent certain dn (pour dnrii) PasH^ certain Oniuta
l'r^nt incertain darau Pnwté incertiùn dniuiitpaiê
Qositm, ^M^, forme [xilie de «»•«, laisse souvent
tomber la lettre i* à In forme indéfinie ; ainsi :
gozalumsu pour ffoztiri tnaai
hyGoo^lc
VKRKES IRREGULIERS. t
Le même fiiit se passe jwiir les formes polies suivantes :
IratUHiytirn, {[jour ûtueitirei-u), aller, venir,
indéfini : ir<Mii«fv«< ("»"•") impératif; Iralmtyal et trntutlifara
ktultMaru (pour kwUinni-erti), donner.
indéfini: fcK<Ja»nj («(«»«) impératif; kiiilatiii et hiiaiwire
otHslffani (pour ofiu»eixii-eèii), dire.
indéfini: «e«»(i/n( (im<i*m) impératif: atml/futeltuiuli/are
tmaaru (pour tuimfeiii), daigner.
inilélîni : notât i'hhkh) itnpéRttlf : ««»«* et mw««
Xiu'et'M, donner (moins poli que hndaaaftt).
impératif: hurel (jionr Iture go) et kure ro
— Ou trouve aussi les fçéiimdiis :
— Dans le lungiige fiiniilier, gozuimaan se coutnicte de
tliflëreiites £içous : aozaati, aaa»t, f/estu
PréeAlé ilc <fc, ?', étant, il doiiue l'éiiiiivaleiit poli des
titriiies da, (Uu-au iudiquées plus haut :
Présent certain ietu Paaiié certain <le«I(«
Présent incertain •leaCgitit Pawié incertain detUnratt
— ITukn, Xf^ , aller, pTOiioucé lAii à Tokyô, forme son
gf'i'ondif irrégulièrement :
IfHtitte et Itute.
Les foniies qui en dépendent suivent l'analogie,
— ShiHi-u, JE^ fl^, mourir, se eonjugue eounue si le parti*
cîj>e Oinit ahtti (nlni, kiwi, itltte) ; il |x>ssède aus^ un piirfiût
hyGoogle
os ]>□ TERBE.
XI. — Temps et utODES. a. iMpéralIf.
90. L'impératif des verbes d'état n'est usité que dans
qiH-lijiies expressions toutes iiiites (1) :
Exemple : osolot- e AotfaJrnre, jJlAw^iv, WifïU fard
Comme tous les temps des verbes (le eette elasse qui se
ratlacbent aux bases indéfinie et négative, sont fonnés de h\
base eu Ait et <l'uu des temps de aiit, ctre, de même l'impératif
est une contraction de la forme en kit et de l'impératif «j-e.
-rDans les verbes d'action, l'impératif se rattache plutôt ù la
racine qu'à aucune base : la 2' conjugiûson emploie la. racine
même, suivie d'une interjection ; la 1'" ajout« e à la racine.
D'fLÎlleiirs ce mode est peu usité, et t«mi pour insuiîlsamment
poli, infime en parlant à des inférieurs ; on le remplace par
l'une dea nombreuses formes honorifiques qui seront indiquées
plus loin.
— L'impératif pluriel 1'" persoane du français correspond
bien à la locution suivante :
ftMi ttyim dlya nai ka, -a 9 ;/ > ç ^ l-jm T, /aisoiis ainsi
{mot à mot, /aimiU ainii, n'esl-ce fim t)
XII. — Temfs et modes. I>. Indéflui, gérondife.
01. J'ai déjà parlé de la forme indéfinie et de son premier
emploi qui n'est plus très fréquent (§ 70). Dans la langue
parlée, le gérondif la remplace presque toujours dans ce rôle, sans
diffërence appréciable de sens ; le second exemple du § 70
pourrait être mis, dans un style plus simple, sous la forme
suivante :
(1) L«s lemaiiiues sur l'emploi des formas s'appliquent égnleraent il
l'affirmatif et au négatif.
hyGoogle
TEMPS ET MODES. 69
(«rfn tana tntntoi tokoro tBO tarutonite, aoiio «yaui/aalt lokoro ipo
«ifmniitHte, aono onoreru rofcors teo otOT^rit yfiri, holia ha mil,
f'ilH , «MM ii'awfw qu'à honorer Uar grandeur, rfpfcler leur nmjesU,
et enâiiiht leur poiimir
— Le géi'ondif emphatique dana sa. forme contract^Je (tit/a)
est&milier; In forme pleine (telut) a Absolument le m(!me
aeiis : ha nppuic sur le giromllf qu'il suit.
L'emploi du gérondif est trfe fi-&iueiit.
Exemples :
tlrafete kudnaul, ftlîtTT*-)' J^tiiKe! me dire
tuMu «a tuotute kol, ■^9-^9 THH, oppale de Ceau
HHlttUtt/a n«,nnat moiio,^ j» ^ +^7 ^ ^ ^,mcbjdiadiape!aable
(m. i. 111. qii'U nW pan poSiUle de ne paa aïoir.)
IjC gérondif a parfois le sens iustnimeiital ; souvent on
peut le traduire par : tellement que.
ExempIeH :
Beatnh» •«<> .i(e, }.t.ra»l ,ro taKett .rorf mi.tu, Stffl^-y?*?
^4*7^4 "^ ^t ^ gagne sa vU en Uantldasant du linge
hnt gn ohBJiute «lef.ire mo^eii, H|«*^{r T)ffi9 v-ï* i', il y <l
tiinl de mouckel qu'on ne peut dormir
ft«r"fc«(e «,!<, w«ici., |g[jr TS.ft-** v, i' /ail »i mi.- ga'oa n'y
toit pas
Remarquez que le gérondif est formé de la forme indéfinie
et de te, ? ; cette syllabe est elle-même la forme indéfinie d'une
particule variable, qui se trouve clans l'ancienne langue et
qui indique l'achèvement do l'action.
XIII. — Temps et modes, c. Fréqneuiatif.
03. Cettti forme résulte de la contraction du gérondif et
de arl, conclusif du verbe être ; les fréquentatife s'emploient
KGtH>'^le
presque toujours par pairea et joints à aioti, Jaire, en qualité
cVnilverbc ; le concliisif i-épété joue quelquefois num le i-ûle d'un
nd verbe.
Kxemple!^ :
Morw oforH, StivSiii', m tremblaitl
kHart liouakatuHirt il ui.iau, 1^)1 mtii- * V * 1 &t X, laitlif
il eitni lantôl U ni xient pa»
«o((«W ictimlulari, Hf i * t K? H V , {.leui-ant el riant
XIV. Tehfs ET MODES. 4. UésiflérnUr TrafseiublaMc.
93. Ces parti(.'ii>es provionuent tous ileiix de lit £*iiue
indéfinie à laquelle ou ajoute le suffixe Uii, ^ ^ , qui se conjugue
comme uu verbe d'étut (tttkii ou tfi», taki ou Ut4, Uikn ou
tmi, tnkere) pour le premier ; et pour le second, tmuna, jfe'^,
participe qui se rattnelie ù une série tle formes dont je pitrlerai
au § 100. Le participe vraisemblalile des verbes de la 1'"
classe se forme de la racine mémo. liC sens de ces «Icux
participes ii 'offrir pîis de difficulté.
EietnpleJ';
»»<> H.«»o iro wiiai. Stt?■RJ(^ , je <'&■'■« voù- tft cbjtl
arlrav uii fcofo, ^ t tB ^ $< "«* cAmc rraUeiitbloik
artfiiu m« nui kola, :^ <i IfS "^ + 1 V' ^"'^ <^0'« î"' "'«^ mî'ite pas
mviemblalile
uritatau mt tuouo, -ff^f Ç + « / , tm olritl jui fiaraîl sucré
Parfois le mot s*in, ]fg, apparence, reste indépendant et le
verbe piécédeut se met an participe ; le sens de cette locution
est voisin de celui du participe vraiseinblable.
Exemple:
lal tau ni U ■»» «Te».., ^V fïF'l tir 7 , i' M Iril prob'ibU jas
hyGoogle
TEMPS ET MODES. 71
XY. Temps £t modes, e. Parllvipes préaeiitsct passés.
94, J'ai déjà parié du participe présent certniu (Ijase
paiticîpe) aux §§ 73-81 et j'ai montré ie double rôle que, comme
les autres participes, il joue dans la phrase, étnut tantôt un
quidîfîcatif ou relatif, tantôt proprement un verbe qui conclut lîi
proposition piincipnle. 11 faut reimirquer seulement que le rdlc
de qualificatif est plus rarement donné aux participes incertains
qu'aux participes certains,
lie participe présent ou fiitur incertain dépend de la base
négative : îl indique, en efiêt, une action non eticore aceomplte ou
peut-être non encore accomplie. Le sutlixe « {dasa w) de la 1*™
conjugaimii est la vocalisation d'une ancienne n, représentant
elle-même la syllabe mu, plus ancienue encore; mm était une
particule verbale ayant les cinq bases, comme fiiisait aussi le
f* du gérondif.
— Ije participe passé certain résulte de la contraction du
gérondif avec le verbe arti, avec chute de la finale n*.- la
disparition de la syllabe ne se présente souvent dans des cas de
Aran du passé incertain est lormé régulièrement de atii :
tltisUarait est pour tlasite arav, comme tlasiUt {xiur dtruite
~1j!1 2" conjugaison n, dans certains diaiecteri, un présent
incertain formé par simple adjouction de Ji, par suite de la vociili-
sation de la lettre n employée dans la limgne écrite pour les deux
conjugaisons. Mais à TQkyÔ, ces formes régulièi'es sont rem-
placées par des formes en i/att ou you imitées à tort du an de
la 1*" conjugaison,
99. "La diflëreuce de sens entre liasii et tlusan n'est pas
celle du présent au futur, tous deux ont égidement ces deux
valeurs : mois le premier affirme le jàit et le second le pose comme
pnibiible. Le fiitur étnut en génériil incertain, souvent ^aaau
(■oiivieiwlra mieux au fiitur,
Eif mples :
M «tiuu ka, m-rx^, twidra-trilf
kl tnatat b», atE"*^ V^, paun-muM ju'if vKtmef
kl moa* mai, JtE'«' ^"^ A } j* '"e pente JNU ju'if vienne
•ilki lit miiau, Stf!"*^) ^ oa iWr tout de mite
I*i jiariicipe incertain indique aussi une possibilité logique.
Ainsi : «oit oiiiohn mono tirtiu ga, y S'IB^^^? ^
if, Il peut y avoir des gens quipensent ainsi, mais
99. La diflërencu entre les tieux participes pstssés est exac-
tement In même qu'entre les deux participes présents-futurs.
L'usage respectif du présent et du passé n'est pas tout à fiiit le
même qu'en français : l'imparfiiit correspond plutôt au présent
japonais; \m préseut français qui indique qu'une action est
achevée, se traduit souvent par le passé.
Kxomplei :
natakuil ha, .Imerika ni kotu iihtda, |/;.»;b i^ *J «' = €«-131.
jtnnrf j'AafiiMis en Améfiqite
deki Hiii*lltt. fflaK-T «• jr , e'ett prit
hou •Mn Art» ff« »ofcor««, a Çg^ ^gjcjj* •} -p , rma Jeiet biea
défaire aimi (m. il m. tZ peut être bien si txnn ava fait aimt).
Le participe ptssé s'eniiiloie avec hoto, $> ausM bien que
le présent.
Exemples :
miru koto, ^iC^, U fait de roir
iiiM.t lioto, fi^:'$^, le fait (ToroiV tu
XVI. — TEMPSËTM0DE3. r.HrpolbétlquccoHmiioimcl.
07. Dans la langue écrite, ces deux modes ont chacun un
pi'ésent et un passé, mais il ne reste dans In langue parlée que le
conditionnel présent et l'hypothétique passé.
hyGoogle
TEMPS ET MODES. 73
Le coiitlitioiiiiel présent est formé du pariait suivi de ha,
Httoucissemeiit de la disjonctive ha; tlaaeàa se traduirait litté-
ralement : tpiant au fait que j'ai tire; d'où : comme j'ai tiré,
puisque j'ai tiré, quand j'ai tiré.
L'hypothétique pr&ient est Oasaba, où nous trouvons ba
suffixe à tlasa, qui semble être pour le futur classique (laaan ; le
sens littéral ferait: quant au fait que je tirerai peut-être ; d'oil :
gije tire.
Les passés sont foi-més de la même £i$on du participe
dtt^itnrdta hypothétique passé
<Uu«itaff4ba conditionnel jïassé
— Actuellemeut, le sens de l'hypothétique s'est rapproclié de
celui du conditionnel et les deux fnmies qui ont survécu ne
diffèrent guère que par le temps.
haherebu, (J u ?< , qaand il reniitra, s'il rentre, gutoid U sera renlré
de!iliarH,motuliilillektidtf^H, {HSîJt 7^»" 93tS ?T t ^ , «"«(o
tel prêt, tm-Hlez Papfcrttr
IfHkl ga tfofrtKiMrt™. ^fti'iïAS' * J, a'itfaUbeaitoii s'il faiaait
areba, yoié goxutmttau ga, ^i/ jtjfçrf-jh'^-*^ #■■--, ti Mi'aiV
boa qu'il y en eàt
Littéralement, cette dernière phrase veut dire : s'il y en a
c'est bien, maie Ln suspension sur ga, qui peut se traduire
par mais, laisse supposer qu'il n'y eu a pas, d'où résulte l'idée de
doute rendue eu français piw le conditionnel ; ce t«mps correspond
souvent à une suspension sur //«, ni, no ni, mono ii^o (c£ §§
154, 156, 172.)
ExËinple :
..... a9S*'h»iS''*--.,
» d'agir ainsi
hyGoogIc
74 DU VERBE.
— Quand correspoiiil «cuvent nu roiiditîoimel, mais îl se reiid
ti-èa souvent aussi pjir tokl, f^, temp», avec ud participe quali-
fînnt toki.
Exemple ;
IfiiftK iaki, îj f !Ç, giiand il y m
— Quelijues eonditiuiinels présents ont (-té oonser%'(?s dnns la
langue usnelie, tels que W*aft«,^>» ^',pwirainndire;narabaf
conditionnel <Ie nam, être, qui équivnitt aujourd'hui à »i.
>i vaut ta avei baaia, teuilln tom m sptoV
— Lo gérondif con-e^ipoiiil souvent à comme : on voit que la
disparition de deux temps, n'a i»aM sensiblement diminué la
variété d'expression de la langue.
— Dans la forme naJeeifba, coin lit ion uel île nat, qui sert de
suffixe à nombre de &inditioniiels négntiË, la lettre « est souvent
élidée entre ti et k; on dit, }>ar exemple, tlnaau Ixr^tt au
lieu de (JfignitakeitiMt ; de même, au concessif, on dit ibfsan
finynloum pour tlftaanakei-edoiito. Notez aussi que la finale
ba disparait ti-ès souvent: tiftrft pour tuitttha; cf. | 87.
XVII. — Tkmfs et modes, g. Concesslf.
98. Ce mode correspond aux phrases où nous mettons
quoique, même amime ; la forme simple du paradigme est souvent
remplacée par le particiiie présent ou passé suivi du suffixe
heretlomo, ou de to Ita ihedmno, to Uteflomo, Dans toutes
ces formes, mo est souvent supprimé ; dans les ibiTiea composées
avec ttmkeredtnuo, la letti'e a est souvent élidée.
.^hyGooglc
QUASI-VEBRra d'état.
H ktrtdo, ne ffa tnkat, ff^ ^ ^ i^ f g_lf^ i , e'eit bon, maïs f'esf
sagaHM Itertaoïiut, tlr« niaten. ft&'*>vKvfe|i'~*^>'i 6l'<n
gve j'ak rf«rei^ je n'ai p« eavoir
Dans kereftattio, kei-e se rattache au vieux âtiffixe variable
kern, qui est peut-être un pariait de Iciirit, venir.
Pour d'autres tiirmes <le conccssif, d'un sens différeiit, voir
§§ 183 et 204.
09. Toutes IcK remarques faites sur le ^iis et l'emploi des
temps et des mt>des, s'appliquent également à la voix affirmative
et à lîi voix négative.
Les formes de cette dernière sont £tcilement analj-sables : la
plupart se ramènent à la base négative et aux suffixes un ou
nal ; maaende est sans doute pour iiMsenn <lf-, analogue à
nai de {Uaaanai de) : la particule de, Uani, sert de postposition
aux substantilà, et par suite aux participes. Xandfi, du participe
passé, est inexpliqué jusqu'à présent. Pour nia! et na, cf.
§§ 187 et 208.
XVIII. — Ql'A31-verbë3 d'état.
100' Un assez gnmd nombre de nibts qui sont des sub-
stnntiÊ, forment des expressions analogues aux A'erbes de la 1*"
classe à l'aide du suffixe na, abréviation de naru, étant. J'en ai
cité quelques uns au § 46 ; les formes verbales en aau na (§93)
reuti-eut dans cette classe. Enfin certains verbes d'état propre-
ment dits sont susceptibles de prendre cette forme.
Exemple» :
«imif, fj*(, OH «te» H«, >J»*, ■petit
vholitl, :fiSf i , ou oftofcl ii«, :k^t, grand
yiiharakat, f^i ^ , Ou j/ahatiilia na, fdll t, déiical
hyGoogle
Msaii ua, JS » * 9 + , improbable
> formes irii^gii libres
Cepurticipe en na ne sert que l'IequnliScntif ; à la iîn il'uue
pn)po!>îtîoii, nn of«t remplacé pur <le, étant, ou par ni, qui a le
niènie sens : ces deux formes répondent à la foi'nie en kit des
verbes d'état. A la fin de la phrase, »ia cède la place à dn, tlesu
ou 3l l'un lies tcmjis de ces verbes.
KxeinpU"i :
Jielulcou Hit finir, tS9t'*'&t "i o^î^ eharmaM
IcetHljoH da, tfifll^i ^'"1 cAarmaitl
uno HioneThii, kelukou de,.. . îftft ^gfllr--, ce( o^*! e«f (damant
«(
*idMl;ii lia tolioro, ]^^3, un eidroil IranquilU
hatto tokoro tMnhn «( tlie, ittBl)?=V?r ^ endroil étant b'Oit-
XIX. — Verbes d'état composés,
loi. Les verbes (l'éhit coniix>sés sont nombreux ; il y en
a de diverses sortes.
n. Coni|M»aé> <I« denz verbca d'etnt:
«(« al.al, JRîÈ^ , VOttffc elair
h. Composas d'an v«rk« ■l'M«>l«n el d<an serb» d'état ■
mf kiirHttt, a,tï^ . pfnibU à IW
e. (.'oinpoaéa d'un anbatanUr et d*un verbe d'élat :
d. Composés d'nn verbe fI'n«llou et d'une piirtlcnlevBrlnblei
l/«l,iliii, |tK< I diairant aller
«Jh»i (.efci, ftvfBl*, (/tijn* i^a/oi (cf. JS 207 et 209)
e. Cotniioeeii d'nn uom et d'une pnrllcttle t
hyGoo^lc
COMPARAISON. 7(
XX, — <J0M PARAiaON.
lOS. La comparaison est ti-ès Eouvent implicite ; si l'on
demande, de l'Asama et du Fuzi, lequel eai le plm havf, on ré-
pondra gimxtlement :
Butt ga takal, ^:Zie%'i, le Fim est haut
ou Huti no haaga tak«i,:^~/')iV%^> m. i m: UeiiéduFuà
On dira do même, pour : lequel eé le meilleur maTché ? :
dottra an ynaul, 101+ ^ V^^ , leqtid e»t bon mardiit
103. La comparaison complète se rend à l'aide de yoi%
depuis, si elle est affirmative, de hotlo, jg, degré, si elle est
négative.
Eiempkn :
Aaama yori Buii ga ialiai, ,
Jb S i 3 i| ^ZLV^A I '« ■R'=t «** î^ *««'
Agama j/ori, JOiizl no han ga lakai, l que PAsama.
Aaaavn ha, Muit hodo takakn nai, Jb 3 î '' 7^^K ^ ^ -f i
VÂMama n'est pas ausai haut que le Furf
Ces plirases s'expliquent facilement : à partir de l'Asama, le
Fuzi est encwe liant; l'Asama n'est pa8 haut au degré du Fud.
—La locution; pliis .phie se rend aussi à l'aide de
tioOo, ^.
Eiemple :
mire*-., mirt< hodo rttttp-' de,a, JLi^ .^JLfrSiKr ^, P*"* je
regat'dt, jrfua «Al m« forait btaa
104. Le superlatif relatif se rend par iti ban, ^U, eii
premier,
êore ho, itl b<m yoroghii, ^'^— #fi^, cda aile -plu» tmrtivtUe
.^hyGooglc
78 nu VERBE.
Il se rcnil encore par Ift tom-nure suivante
A6j<fs fui poroU Ai meilteiir
xUion fflffM HO tTHH al, Q^ift^HJ;, U pituibrate da Japon
105. Encore, avec le comi>îiratîf, w rend par niotiUo,
^ -y t, ou uaJio, f^,
Kieniple»;
»i«/Hfo (oXalTH tiaauilffau «lade Hol>ori inoseti, ■& S* > jS j> Ig il
iJSH ( ^ -fe ç , ;'e inon(o™ encore p/w havl, juagu'av, sommet
kona ftflK lia, n«Ao yoroMinrnu, ftlS " ftfi * 5 9 , rfe eOtt Ja^on,
ce ma eneme mieux
109. Le !4upcrlatif iibM)lu ^ tr.uliiit jKtr hattaliada,
^if-, ItnttUe, %9f', taisauni, ^g=. ; takit mii,
Exemple :
Il existe aussi une tournure avec le génmJif du verbe
d'état :
Exemple :
aaïUHliMe, al uau ga nat, 0$9 f itVH^ t A , ii faii eiirimemtra
froid (litL U fait ti froid qu'il n'y a pax moyenj
— Pas tris se rend par auiarl, f^ ^ (ÏOkj'ô : amimifi) ou
yolœl id, fôSJ-— , avec le négatif
Exemple:
atuari oinettroka Hut, |J; i| ^g ^ t i , et n'etl pac (rit amusant
XXI. — Verbes d'action composés.
107. Il existe tivis classes intéressantes de verbes
d'action composés.
hyGoogle
VERBES d'action COMPOSÉS. 79
n. l'aM|rai«« d'an Bom «t d'un v»rb« d'notlon.
Exemple :
ni turu, It^ *-, aimer fof. ^ 115)
n«iliikeri4, l^tti'*'' nommer
b. Cotnrnm6% de deux vcrkea d'actlou. — Cuttii cUl^e est
trèa nombreuse ; le premier terme cotnposiiiit est toujours à la
forme imléfiiik, le second seul étant varinble {§ 71). Le sens
flu composé r&iulte souvent île celui îles éléments; tlaus
d'autres cîis, le sens ilu composé serait difficile à découvrir sans
le secours du dictionnaire ; il y a aussi certains composants dont
le sens s'efface complètement.
Exemples :
iobt agani, JUJi*" il-, mon)er m mlanl
^n^k* iittiherH, j^^^jt', donner en portajf
Hke nhii, ^^7, garatUir
•»"'■■'"■* t*nfc". mir?, ai/ei-
e. Cuiu|Nis4(a d'un r«rl»e d'ëlttt et d'an verbe d'aetlvn,
Exemple:
108. CertîùuM verbes sont pris fréquemment comme
seconds comjKisants et gardent toujours à peu près la même
valeur dans les expressions où ils entrent ; les principaux sont
les suivants.
nami, HJ ^, indique l'idée de tirer hors, eommeticer.
Kxeinples :
HiiJit ibinii, IIjIîA;^, eoimatnetr à erîtr
hyGoogIc
80 DU VERBE.
Kakarti, flt^» iiieliqiie que l'action est sur le point de
commencer ou est accidentelle.
Exemples ;
noftoW liaharu, ^^tf, fommatcer à H remettre
lotmrt kalmrtt, fUBtlf, pataer par htaard
Kakeni, ^fl^, signifie que l'iictiou commencée a été
iibtindonnée.
P^xemple ;
luinait Jmkefu, 3(S«', «"['n/erromfre (en parlant)
Klru, ^fl', indique la totalité.
Exemple :
Jcahi Jtifu, HOCt "<*«'<'' «omplètemeiil
Komu, jî^A, veut dire entrer, pénétrer.
Exemple :
tebl hom-M, JRvJÏA, pénilrer en KiuiuTi/, en volonl
Rarement trois verbes sont composés ensemble ; on peut
trouver : mauai âge /sanrru, ^ Jilfc/»', hésiter à dire (res-
pectueux) ,
Diuis les verbes composés, le dernier élément peut prendre
toutea les mêmes formes que les verbes simples.
XXII. — Verbes auxiliaires,
10». L'emploi des verbes auxiliaires est essentiel en japo-
imis : l'analyse que j'ai donnée des principales formes a montré,
dans le rôle d'auxiliaires et plus ou moins fondus avec le verbe
principal, des particules variables de la même nature que le verbe
(te, Uti, na pour naru, kere, u du présent incertain, mai, lui
del'impératif prohibitif, «m) et même des verbes encore usités
K.Google
VERBES AnXtLIACRES. 81
comme verbes {aru, nai]. Le processus psir lequel s'est formée la
conjugaison, est le même suivant lequel sont employés aujourd'hui
plusieurs jiuxîliaîres, qui sont tantôt auxiliaires et tantôt indépen-
dants.
A la diKrence des verbes composés où le premier verbe est
toujours à l'indéfini, les auxiliaires veulent le verbe principal les
uns à une forme, les autres à une autre.
A. Auxiliaires d'état.
110. Aru, ^A', être, construit avec e gérondif^ donne
un sens intrniisitif; gozarti, ^^A'y être (poli) a le même
emploi.
EzempluH :
mudukaatlcu kaUe itiv, /ifïl'S-f T'-Hf A*! «''" «^ ^'^ '^"'■^
êerilur» dl^^
nahOTl maatm ffoxarv. Igt -rf^ t)S. il; H >^ guéri
KemaMjiiez que le sens n'est pas passif: cela existe étant écrit,
et non pa.'^ ou VéerU; il y a état, non action subie. Cette
tournure est étymologiquement l'équivalent du passé kaita (pour
kaite arii), mais le sens est différent.
111. L'emploi le plus fréquent des expresàons de ce genre
est avec Li particule de, éiatU (ancien gérondif d'un verbe être :
ntté) ; les périphrases de aru, de gozaru, de goxaH ntasu et
leurs contractions da, desti sont l'un des équivalents les plus
frèjueots du verbe être (§ 89) ; il fiiut bien noter, en eflèt, que
ant, gozarii, signifient presque toujours: il y a, il exitàe;
da, desu, correspondent à la simple copule : eit. Ainsi ;
tukum ffa arl mas», (Il A'^ ? -^ ^, il y a des table».
kore ha, ttûiuwe deat, ^-•■•^Jl:?*.^! eeeied une table.
112. Ifl particule de, ainsi que les composés da, des»,
s'emploie aussi bien après les partiicipes qu'après les noms. On
pourrait donc dire :
hyGoogIc
iMi-egayoï-osiitl&iM, ^if'^'i T ^ , ceci ea bien ;
OH ilit plus généralement :
/.ftitt (frt j/oi-ohIh ffoxaimtutn, ^ **S tf WM 'î ''■-=* .
qui il le même sens et le même degré de politesse. Maia on dit
très fréqiienuiieul :
/iittinlai-au, ^JÇA'^? ff , {(viendra
Icm-u OeHt/au, 3jÇ^?*S/+ ?, il viendra (poli)
konat «lai-aii, ^i'-i ^ ? !? , Une viendra pat
Ces expressions sont si fréquentes qu'on pourrait les cou-
âdércr comme un futur composé.
Dti/a, ^*-r, est à KyMo l'équivulent du rfa de TôkyO.
C'est par application de la même l'ègle que l'on forme les
gérondifs ma^erule, dasaïuti île (§ 99) et les quiisî-verbes d'état
(§ 100)^ (Ml est, dans ce dernier cas, une contraction du ni de
nlte (voir § 111) et de «j'w, avec chute de la finale ru.
113. lUi'u 011 iforn, ^fl^, signifie proprement ; Iiabiter,
et de lit : être dam un eiidroU.
Exemple^ :
Toukanu ni itorn, ^JEs^A', haiyittr à Tokyo
litbeya «1 vntrt inatu, MSSS^JSl '▼-^i *^ ^^ <'o'>^ I" ehan^r*
il cimther
Ce verbe, construit avec le gérondif, indique que l'action
est en voie de se Ëtire.
Exemple» :
hohI teo »tu tfi uiiMH ka, ff 9 ^ 7^*^ ^ ili 1«^Oi-ii O ira»*
dt/aiivf
aaktte «■«■( uinaen, ffi^T^V T*»', « n'ai pal prêt
ttUa tnarl tuaru, jK^JSl ^^i '' M ici [ra. à m. il tH UaTit vtm,
il ttt «nu H il eil tneort iti.)
hyGoogle
VERlSËlj AUXILIAIRES. 83
Souvent ou contnicte le f!;érondit avec le verbe tHru i pour
fMitewiru, ^^ ^fl^, être occupé à écrire ou dira kaitertt ion
eaisit ici sur le Êiit Lt Éirmation d'un nouveau terni» "^'^ '"
conjugaisou.
H. Auxiliaires emphatlqnes.
114. Le négatif de «(rif, ^/*^, celui de iUinii, S;-*,
faire {alual, Uamiiiai) avec la fonne indéfinie d'un verbe et
lii postpositiou ftn (Ëimilier ya), ou avec mn r6iiété, foiiue un
éfjuivalent emphatique de la voix négative.
Exemples :
mau kl {,» Unit i.i'UKii, 'B f *+ fl[ S' ■» ■* i^, e4.ie» il ne cUnt plua
ml m» tiani, hlkl ...o tUai, %%Vi-A, M *«;/*■ -t , /c n'ai
rita va et rien enleiulii
Cette phrase pourrait fie mettre également soui* les deux
iitnnes sTiivautcs :
ml mo slnaktrebir, klkl mo ihtal, Ji^^t '^V' r'^^ '^S^' ■<
ml uio M», klhl MD ,l»al, Jt,=E8:C|H|*«S+^
115. S»ru est très usité pour ti-austi^rmer en verbes des
noms d'origine chinoise (§ 107.)
al .Mr«, Jt'-lf' "i'O^
a» «1» «urv, $.CiX jl/, drA tranguUle
Si le nom préfixé est monosyllabique, suru est parfois
traité, dans la langue vulgaire, comme lui verbe de la 1*"
conjugaison ; ainsi, xisanal, Hf'^^-i 'w pas rejuser, au
lieu de xiuttMi, ^i^i'^i ■
8i le monosyllabe préfixé finit en », aurtt se transfôi^ne
correctement en ztu-u ou xlru, cette demlère forme, Iwaucoup
jilua employée se conjugue régulièrement sur la 2* conjugaison.
I : KCi(.H)'^le
Si
Eiempla:
nmttrià, |fe^ A-, digcuUr (rvnzl, rmtttirf, mzf. rtttirt)
asntJni, K|7 * , niiù- un damnagt (a*nil, tiHttim, amtial, ■«ultv)
114. Suru se rompose parfoù aussi avec des mots
japouaU.
ngfifW ta^aH ntru, J; 1 T t ^ *", monfer e( detcotiie
hPtHa,trt, gt? ;( •-, (ffuVer (da vteaz mot AoH)
korpnilm. Ht?*') «^WTaer (de feorwl, |B^ ï^)
Dans tous les composés cî^lessus, suru est susceptible Je
preiulre toutes les formes soit de sa conjugaisou propre, soit de
lii 2* conjtig-aisoii régulière, et les verbes qu'il fomie, out exacte-
ment la même syutaxe que les verbes onliuiiires.
117. Suni employé seul a parfois le sens de itre, il y a,
ota ga «ii-u, ff**^ iw, Uy a du bntit
ihituu ga «(ru, gK^jT ::^ «/, anair mai à la Iflt (m. 3, m. il y a
mal à la Ult)
Notez aussi l'idiotisme suivant :
ihau (o lUe, fît *? >Sr. «tr la point d'alla-
Jiuftate Jiura no hcto ut »iyau, Ry T A 9 ^ V= *' +"!' i j«
laiiterai eàa ptau' mon reftnir (lill. fm ferai nne duae iTaprèi
mon reUmr)
118. Yaru,ji^A', donner, avec le gérondif fl'uii verbe
ti-ausitif, a comme aura une valeur emphatique.
dvtltt j/arH, Al'^JS*'i lorlir, mtllrt ddtori
bH(Ht* yoH moHHf ^S^T^I '*'^9ij» lui donntrai un* voM
ogie
VEKBES AUXILIAIRES. S5
C Auxiliaires de mode.
119. Kuru, ^A', venir, avec le gérondif, ajoute à l'idée
de cdui-ci celle d'iui nioiivement de translation pour accomplir
l'acte.
Exemples ;
miute«>o h«tHte M i»o««., tlJ^?-Hï> T«-ï -fe », firai aduHer
de* ibiAra
Uw ICO tnotiaer,t«iasenb<f, 3E ^ }$ S" y * ■» ^ >/ * , ne taJ-i; jjos
ap)ioiia' le thé f
ISO. JUlru, ^, voir, avec le géroinliÇ veut dire esmyer,
à peu prfe comme le français voir dans la phrase : je verrai à
faire eela.
Exemples :
yoticfe ml Htaaen, Ml» T A"* * 9, j"? terrai, S maarai
fclUe mirw ga II, fjg^ TSL-flfffi, H faadraii voir à ivua'eii
it^onaer
131. Kaiieru, jDi/^, avec la forme indéfinie, exprime
l'im possibilité ; ce verbe appartient surtout à ia langue écrite.
Exemple :
ftmi««i ».»«(, JE = *at-» -y * ir* ^ -*»Rî'T t ^ -<■ 6-, <»
vérité, foee à peine tout le demanda-, vaUUei me pr&er un piraphàe.
133. Oku, ^^, poser, avec le géronditj indique ijue
l'action est complètement achevée.
Kxeniples :
jHinaahfte oite J^udatal, ^-^ ^flU TT* ■< . teuiUe» ei:aininer
aturaheU olin, a''î'■^ *>j'ai fout niU en O'ili-e
133. Shiullin, ^^ 7 , finir, avec le gérondif, exprime
raclièvemeut de l'action ; il est souvent familier.
hyGoogle
86 I>V VERBE.
Exemples :
Inde itmnlHtn, ffx^tbH^ '. H iH »ni"< et bien mort
<«(ya wnnn ni nniHie ttmaht maalia, B4Ht - A ^ 7 tttt ^
•^ Vf I il a fiai par se faire mÉdeàn
n. Anxlllalres itasslfe.
134. lHoraliv, ^7 , recevoir, vtiUnUtli», ^^,tnellra
tiir la taie, receroir avec retpeet, forment «leux locutions, l'une
onlinaiiT, l'antre Itouoriiîque, dont le sens et la foimation se
rapprochent <Ui pn».--îf (§130) ; elles * renilent bien en françaU
par se faire.
Eiennile» :
.(«fc.™ .r- vont, «.o™*,.. «M»ax?-Jt?, Itfmelirtle»
./oumoux
tifa nayatiit okotilt tuerahUai, Wi^ 9 ^'J f'W.'^ * ^i > )* <lê*ire
me faire éreilkr ih biiuiir heure le matin
K. AaxlIlmlrcH boiiorlHqncs.
135. Mttsu, qui i^iirnitîait primitivement itre, n/e .suffire à
la Tonne indéfinie <le tous les verbes : cette tournure, d'abonl
hunoriiiquc, n'est plus maintenant que la marque d'un langage
poli ; elle s'emploie même en parlant i des infêrieui's et on ne la
néglige guère qu'avec des tonlis ou des domestiques que l'on
emploie.
Ainsi, ponroi'M, ^;»',i7y a, on dirawWwwiatt, ^ V "^-^,
on a déjà vu de nombreux exemples de l'emploi de ce verbe
1311. GozarUf f^^Jt^, étjuivalent Iionorifîquo de oni^
ne s'emploie qu'avec des égaux ou des supârietirs ; ou le fiiit
presque toujours suivre de »HW«t*,' il a la même syntaxe que
m-H (cf. §§ 89, 110-112). Mis api*s l'indéfini des verbe»
d'état, il leur sert de forme polie.
hyGoogle
VOIX. 87
Exemples :
Iforotiti goiaitnntH, ^g;-^ î^-^ ^ ■* ^, t'eut Wm (Aiuivalenl poli
de „OTO,H, a i )
Jtono yamn ha, tOkan i/otaimntH, itilll •" X ï )f S 'f "^^i "^l"^
moitlagar e»l Ékvle (éqili«llent de taJtat, J^^ )
187. Maustt, ^^, suffise à l'indéfini du verbe,
avec o, ^, placé devant le verte, forme une locution
Immble, que l'on emploie naturellement pour la l'" personne.
Saaaru, ffi^A', ou ni »Hrn, —^A, employé de même,
paiement avec o, ^, est honorifique et s'applique ù la 2* ou à la
la 3' personne.
Exemple» :
o tnnotnl tnavu, W/^l igLT., jt demande
Naturellement, on peut surajouter l'iionorifique mas».
;, . ' ^WM âeatavd'z "u il demande-
12S. Ageru, J;^"^, avec le gérondif, indique que, rnùi,
personne humble, je feis quelque chose pour mon interlocuteur ;
pour dire que mon interlocuteur, oh qu'une personne auguste veut
bien fiiire quelque chose pour moi, j'emploierai iUidnkii, IR^ ,
recevoir, avec la même constniction.
Exemples ;
kiUv âge tnaaau, RI^J:*''' * V , je nî infoimtrai }.Oai- vom
prie de vmihir bien vaut ù^ormer pour moi
XXIII.— Voix.
129. Outre l'affirmation et la négation, le verbe est
capable d'ejcprimer d'autres modalités de l'action, telles que la
possibilité, le passage de l'action sur un objet, la transmission à
hyGoogle
l'objet par un intermédiaire ; ces divei-ses modalité pour ne pas
être semblables à celles que rendent les voix active, moyenne,
positive, ilii grec ou du latin, n'en sont pas moins de nature ana-
logue. Ces voix ae forment par l'agglutination de certains
auxiliaires; mais, tandis que les auxiliaires étudiés jusqu'ici
restent en général séparés, nous voyons, dans les voix, ces auxili-
aires se fondre ft\-ec le verbe principal, pas assez cepeudant pour
qu'ils ne soient encore reconnaissables.
Seuls, les verbes de la 2' classe possèdent les voix qui
suivent (§ 130-139)
A, Potentiels ou passifs.
130. Cette voix se forme en ajoutant areru au radical
verbal ; dans la 1'" conjugaison oil ce rai^cal finit par uno
consonne, l'adjonction se feit tout naturellement ; dans la 2° con-
jugaison, on insère, entre la voyelle du raflical et la terminaison
at'eru, la lettre r, soit à l'imitation de 1' r qui se trouve au
participe des mêmes verbes, soit par attraction des deux r de la
terminaison même.
Exemples :
hOiu, Hjr, potenliel: kUiarert,, mm*', (radical fclft)
<™, «*-, „ ir«««., KStH', ( „ < )
Ces formes correspondent il kllH arl eru, i ari et'u, c'est à
dire : pouvoir ou obtenir étant entendant ; pouvoir ou obtenir étant
tirant de Tare. De là, résulte le sens: pouvoir entmuïre, pouvoir
tirer ; et aussi : obtenir h fait d'entendre, de tirer, ou : recevoir le
fait d'enlendre, de tirer.
Le premier sens est proprement potentiel ; le second
se rapproche des expressions que j'ai citées au § 124, c'est
une sorte de passif, mais un passif impersonnel comme tout
verbe japonais : le feit de recevoir l'action n'est pas subi par une
personne ou une chose, il se passe par rapport à une personne ou à
une chose et ce rapport n'est qu'une circonstance secondaire qui
hyGoogle
VOIX. 89
paît fort bien n'être p&B notés; donc, même les verbes intransitië
de nature, t«ls que j/ukn, /{j ^ , aller, sont ausceptibles d'être mis
au passif; de même, on trouve en latin des formes telles que
iras, que l'on traduit par on va. D'autre part, rien n'empêcha
logiquement que l'actioTi, considérée comme reçue, se trausmett« à
un régime direct, là où le sens du radical le permet ; la composi-
tion du passif indique deux éléments acti&, ktki et eru, ces deux
éléments conservent leur activité : on trouve en effet, des verbes
au potentiel-passif construits avec un régime direct.
Exemples :
hHrareni, ^ f v *- , rKeiair la ptme (passif de Auru. ^ if, pfeutoù')
go .l«p» ««« «J A», ,«A-« «or««, «aK« = .^i|H'«7l.',
M. i-^rc pire étant mort fpnssif de «oftu aaru, tt^0.f,
dàparaitre)
tiubt «DO haum-areta, "ff^-M^ ^'V » , U, a ai la tête tmfle
tfOM n( mo homtrart maau, J|s=g1IjI ■J \"t P<. , il et Umé fOi-
tout k monde
u«o htto «I /.«, «.fc» fco «om««™«i, aA= •»»'>»-■ >^^4,
cet homme ne itut boire de laM
HiaiBlrare mas», ^Jv^^, on paU y aller
On voit par l'un de ces exemples qu'aprèa un passif, le
mot français par se traduit par ut.
131. La conjugaison du i>otentiel est identique à celle de
son dernier composant, eru (2* conjugaison)
itemarquez les pot«ntiels irréguliers suivants :
■>■•; * 7 i- *
de fc«i-«, jRii/, t«nir
<■», ft 7 1- *-
„ ."r«,ft*-,/air«
- Si' 1",
„ .«ru, «*,,/««, est régulier)
^u, «^l'*',
„ tlniiru, f^jt»/, mourir (ndicaXtiH)
Xfasu n'a pas de potentiel.
D,gt,,-erihyGOOgle
90 DU VERBE.
1S3> L'idée du jKiteiitiel th^t souvent rendue, dans la
langue parife, au moyen de tiekii-u, tUîjSy*', poiimir.
Exemple ;
tralalluH ha, a/rar» keto f/a éttH titatnt L'ara..., g»_tyjl-y
«■(H^-w-fes-» 5.-, eommtje ve pua aller tout wir
B. TransItiAi et liitrmisltlfb.
133. Le ni^me verbe e>ni, ^/>', pouvoir, obtenir, qui sert
à U fonuatioD du potentiel, sert au^i, mats d'une fiiçon beaucoup
moins régulîèii', et iivec des caprices de sen»i peu explicables, à
tirer d'uQ verbe traiwitif un verbe intrausitif ou pronominal, ou
d'un verbe iutrausitif un verbe transitif.
Exemples :
ktijtn, yS0, écrire kvhrrH, H»*, éécrire
klru, -y «/, graur kIrerH, -Qw fr, M ffrnivi'
«kern, U**', omrir »ku, R jr , Ore outtrl
Mraku, H 7, civUiaei' hirakrru, Iflyif, M thUaer
■urmii, Jfii'i brixi' icartru, ^W »f, m briur
ttroherti, Jfi'^ i^ (i^œ-fir soroku, H?, étit aa»ai-ti
talern, JJryjl', élerei- ttita, jt*, «re dtboat
VkH, a#, bl-ÛUr vaktrn, «*■*-,« ft.lito-
«nfrii, jlit'i iiJiV •»*«■«, f^^i-if, ilre tiaU/le
''^'"i N ' I fittaiire kikoeru, H z A* , iïi'e jmivejMble
134. Un eeitain nombre d'inti-amiitif» se terminent en
orti, ee qui est naturel, puisque «rw, ^A', être, indique un
état.
Les transitife correspondants aont en ertt,
iilzeniples :
«raiatnaru, ^^ii/, m réformer aratiHHûru, tX.À */, téfarma-
kakaru, S n/, être tuifendu kalteru, ^irV uu 9 if , >m»peadre
aadamaru, JE ■* l*' 1 éii« fixé aadamtru, JE > rt'i fi'*''
((uu/fsru, milr s-, are «ou/ (««iilfer», JUi- 4., smiwj'
hyGoogle
13B. Un grand nombre «le Iransitifs ont la tenninaison
rti, que l'on peut i-approchei- de stfrv, faire.
fie™, IEji, rendre
kHêH, H^, tacher
kttKUrmtt H^i W tfofAT
.*«.», #x, étendre
«oWr«, MiiC, ï'Senrfre
M», e^- Aw7fc^
o*-<™, firt-, (TAwi/er
136. n Ëiut remarquer la tlilfërence entre le pnmî. Vin-
transitif et le traiifitif d'un niénic radicnl.
Exemples :
nafi» iFo liUuta, IHf^^ «, iV a toupé la corde
naAc ga kirtta, Hf-U) v » , la ea'de tel coupée OU ^al eoupie
naha ga Mrartta. g^lTfli ^ u 9 , li torde a itë toupie
iA-FTH, fy^ */, pouDoiV a)ter {parce que le dieniin eat Ion, o» tel
autre motif: possîbilllé physique)
Ocarav, fjj k-i»-, poueoiV aJfei' fpnrce que ce n'est pas interdit;
possibilité morale)
137. Le Cflusatif se forme du mdical verbal, auquel ou
ajoute aaeiit, qui est peut-être pour arlsuru ou ari ai et-u, nvec
ebute <le la dernière syllabe de ari. Dans la 1*'" conjugaison, la
terminaison s'ajoute directement au radical; dans la 2", on
insère un a, peut-être par attraction de la lettre » qui suit.
Il existe dans la lang:ue écrite uue autre forme, que l'on
entend parfois employer par les gens cultivés ; ou l'obtient en
ajoutant au radical les terminaisons inexpliquées a»imerttet
Exemple»
causât if:
J,(/.-««r«, M*-k* [•^la*-] (radical hlk)
fr«fa^m«-«, H * î, j< *, ( „ )
l.«*!ri., Sit-te*- [■$■»*«•] (radical * j
(1) BeiiKirqnez la lettre • decestemiiiinlsonH;ilnipprobherde*urH.
D,gt,,-erihyGOOgle
13S. Les cuiisatiË suivent i%ulièrement la 2* conju-
gaison, dont ib sont susceptibles de revêtir toutes les formes ; ils
ont même des potentiels.
Exemple ;
mais ces formes compliqu&s sont rares.
Il n'existe pas de causatif du potentiel.
— Masn n'a pas de causatif; kwnt, venir, &it koêo^ei-u;
aiintt/aii-e, &ît saaeru; atnuru, mojtrir, fait ainasefu,
139. L'idée exprimée par le causatif est que l'action,
accomplie par une personne, est décidée par une autre ; la nature
de cette décision n'est pas exprimée: atraseru signitîem aussi
bien ; faire savoir, que : laissa" sawtr.
L'agent qui accomplit l'action est marqué par la postposi-
tion ni ; l'objet de l'action, si c'est mi régime direct, prend too.
Exemples ;
Jflfc« «™ ».«fc(ff« ni u,rt»a»ite fc«rffl«.(, «? tt*a=^*iyT
■jf ^ , teuUIn faire ■panier dn ehrysantkèma par U jardinitr
faii oUendre ït mextager
Eemarqnez la forme unsite, employée vulgairement pour
naaete,
D. Dérivés divers.
140. Les verbes d'état forment, du radical verbal et du
suffixe gat-u, des dérivés que l'on peut assimiler & une voix
hyGoogle
DIVERS EMPLOIS. 93
spéciale ; ils eont de la 1'" conjugaison et en peuvent prendre
toutes les formes, y compris le potentiel et le causatif.
Exemples :
kohai, iSifS-t, Ci-aiTilif
tioliagaru, ^^JT*', être tffrayé
hehagariueru, ^^ftS if , faire en soiie ipte qaetqu'ua Soit effrayé
med-uratii, ^ ,j , fb-ange
meduraHgara, ^fjf, Iromer étrange
mtduraaigararerv. ^JT 5 1^ A-» semÈfo- frange
Il existe aussi des dérivés en imi qui sont inusités, mais
dont la forme indéfinie est employée substantivement (§ 22).
Exemples :
akal, If ^ , are rcuge
akamti, jÇ t. , devenir roagt
ai-ami, ^i , un saupçm de Tougt, la rovgeur
XXIV. — Divers emplois du verbe,
141. Le verbe, en japonais, joue souvent le rôle du nom :
voyez les §§ 69, 72, 81, 112. Plus d'une postpositioii n'est
qu'une ancienne forme verbale: aîasi yot-i (§163), de(tiite
% 161), matute (| 162), na (§§ 186, 187), baJeaH (§ 199),
ni (§§ 157, 160)
D'autre part, le verbe, tout eu conser\-ant sa natui-e
verbale, correspond souvent à un adjectif français (§ 80). Voyez
aussi tout ce qui concerne le verbe d'état.
141*. Eufiu, bien des formes verbales doivent être
traduites par des adverbes (§ 71).
Exemples :
amart, ^ f trop îndéfiiii de amaru, axider
l'irl, q 1 , jtMju'd la fia „ „ w™, «m^MT
nolrorani, ;^SI, eompHtenient iadét. négat. „ noKor», êtrt «n mrplu»
14 I>U VERBR.
hnaluteir, )££, ifaioiti gérondif de fmiliHiru, tmantiiea-
kaketutf, i$, au amtmlrt „ „ ImAcrit, H «> , refoumer
iHb»lr, Jt, totalement „ „ «uImi-k, H «/ , ncwnii^
•nysHHitr», ;Ëtl^ 'i aurccwri (liltëralemenl ; puate^-U en ^iv aintï)
otl Hiim F^t piiur Hnra^, hypothétique présent d'un ancien verbe
Hrt
fntoAeb», H-^ >t, pnr (xem^f, conditionnel pr^nl de taltihtrtt
comparer
friiAecH (r^i«sH, t'*3iir'~'t, d (fiwws repiiia', iiMioiiblement du
coiR'ln-àf (le kahttn, S^. rendre (cf. J 92.)
XXV. — De i.*affir>iatios et de la négation.
143. Il n'existe pas de mots corresponilant eKactement à
oui et non. lie, ^, indique toujours que l'on repousse violem-
ment la supposition de l'interlocuteur; iha ui nio, ^Pï^>
(lîtt. : cil quelque fnamh^e que ce eoit, aucunemenl) est peu usité
aujourd'hui ; liai, ^, hel, P{Ë, he n'est qu'une interjection dont
l'auditeur ponctue In phmge qui lui est adressée : elle indique
eeulement qu'il a compris et n'implique pas son assentiment.
Pour dire oui, le Japonais dit : il en est ainsi, aou tia,
sou tlenu, sa yau tle gozainuant, ^^ ?■' ^^■^ ■» ^
Pour tion, on met ces phrases au négatif: aou dlya nat,
sa j/OM de ffozaintagen, iÈ^?"' ^^A "» * V
Très fréquemment on répète le vérité de la question.
Exemples :
tcakart ni narl mntlut ka, Jpfl- f =.)ft f ■* y * A, OWS-WtW
tompria t
«oJcorf inasila, jj- ^ -r V f , fai COmpri», oui.
traliart mmen, ^ 1 -^ -^ >■, je ne eomprmdê pas, IWn.
Au lieu d'uue réponse négative, on ixjse souvent une
autre question.
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EXPRESSIONS iI0N0RlFH(UE3. 95
Exemples:
kakert taaiUa A-.., ||t -r -y ^ ji, e*a rfe i*tour?
a«ff« de oot«i«.™. k«, joi^irrzfi'^ ^7.ij, jene 'ait (m.
3i m : comment fit-œ f)
Remarquez comment l'on i-éj^nil ù une question négative :
kl mase» kii, If^-t^fij, eti-Ce ijn'il ne vient pat f
K. 1 ™ „«» de ir«r»im™», M»T=f V -1 ^=t, non (mi. ^ m: cW
fiiVii tomme voiu dites)
2 he, r-, non (iii6me eijilicalion)
a fci mnten, J(£.-i: -fe y, noit {U ne vieiil pa')
4 kl ■«,«„, 3tS^ ?!,,«, (,7 wnJ)
5 kl «irt»« lo .«o, 3R-»jiK'e,maw. »i (mi cerki il rûnl) (ef. ^l^)
XXVI. — Expressions honorifiques.
144. La politesse jajioiiaise exige <iue l'on exalte la
personne à qui l'on parle et tout ce qui la touche, et aussi les
personnes dont on parle, si celui qui parle, par courtoisie ou pour
tout autre motif, les considère comme <l'iine i-anj; supérieur au
sien propre. On comprend (jue cette coutume permette d'user
avec beaucoup de modération des pronoms personnels ; mais
elle ne suffit pas toujours (§55), et aussi l'on peut douter si
l'honorifique correspond à ht 2* ou à la 3» personne (§28).
J'ai déjà parlé des préfixes et suffixes honorifiques (§28, 29,
63, 54) et des auxiliaires honorifiques (§125-128); il existe
d'autres tournures qui dérivent de lii même idée mais n'ont pu
trouver place aux §§ indiqués. Ainsi l'action de la personne
que l'on veut honorer sera exprimée par le potentiel ; on trouve
plus poli de dire que vous pouvez faire une chose, plutôt que de
déclarer crûment que vous la fiiites.
Triml ha ohuneim-eta, jeT-^SW*. VE,iipfreur a dit
rihyGOOglC
96 DU TERBE.
149. Les verbes les plus usuels ont trois expressions, l'une
onlinaire, donnée en tétfi dnna la liatfi ci-desaous, l'autre honori-
fique, et la troisiëme humble, ces deux dernières signalées res-
jiectiveinent pur h et H.
ahu, it7 rencoTOrfr, voir
a. « «ft* n«.«™, ftfrb#•tJ»-
thu, 07, dfrï
B. oHwluaru, ffSf î/ + *- ; ofitwerajwn, fp k 9 f «'
H. >n<i<»l aoeru, ^JiA-
tûceni, 5] reeeixiir
H. o«lfe «««ru, «a^ + f*-
ftarfru, fl*', emprunta'
H. o fcarl «a*n>-«, «^ 1 ^ » J^
*<*«, PQ If , enltnilre
H. <rMen<i*am,Q||U7-* f */ ; f™<Hrt»an(, J^ y J» yV*/
M. m««r«, «»«.; ™o6,««, a|3(
H. .«r»,S^
tabertt, f(*', manger
Jf. iladatiu, |g{r ; (Jyaurlal (hpii, ]SK^'t'
inlseru, fl,-k j»-, mimû"»"
a. «,uu, "«.«™, «la^tJ-Tit-
hyGoogle
EXPRESSIONS HONORIFIQUES 97
yoTH, iB*-, dormtr
H. ktidatani, T't'*' ; kuttru, Ç^«v (moins polï)
R. «Iftru, J:*-*/ ; Hntiyau nni, ^X^ »■
yvlitt, ff 9 , aUtr
n. o Me n>unn>, A A T ^ 1 1' ; inUH»tyaru, ^JW^'*'
H. tuateiru, ^j». ; agoni, JlJC*' ; "lofcntTi, ||«'
(cfru OU worti, g, habiltr
H. o <.(e ««.mm, mOirtt*-, iraltulgam, ^^Vy^-f
H. ,vlru, .™-«,Sfl-
146. LUmpératif demaDde une mention spéciale ; celui
lies verbes honorifiques est employé sous sa forme normale ; tous
les autres impératiÊ sont regardés comme grossiers, ils ne
servent que dans les commandements militaires, et à l'égard
des coulis, des domestiques que l'on emploie. Dans la plupart
des cas, on les remplace par des tournures comme celles qui
suivent :
o lialit JiudMat, ^
On emploie aussi, mais rarement, l'auxiliaire de la langue
écrite, tamah», ^ 7 ; ainsi :
Envers les gens que celui qui parle a à son service, envers
les domestiques d'une auberge ou les petits marchands, on se
sert du gCrondif avec leureru, ^A', donner.
Exemple :
Hffa «■-> metHte klte kure, i^f^S' TifcySfc". apportet du M
On peut dire aussi ftttrei, pour /.i(»« yo; souvent ftMrc
est sous-entendu et la phrase se termine par le gérondif.
Une forme un peu plus polie est la suivante : o hure
tuisai, W$i^'f"9' ^ , prononcé souvent; o ftiiw nasai,
hyGoogle
it ^ i^ ')"9' -^ I Mai^ Mtte Simn^ niëiue :Teratt j
l'éganl irait letirv, >riiii c»iiimeiraDt, (l'un petit employé de
I4T. DOM zo et flou kti s»Dt iMiiTent traduiU par:
fil ivin plail; t-v a'e^t qu'une tipprosioiation, les boDorifiqiies
tiennent iiiupl^neot lieu île celte ftmiule francise. Le sens
propre «le ce< ileux espre^'^i-jn* e^t : d'une façoti gue/coiique
(S 62).
Kiemple : •
ffiHi kn^ trrff4XrH«t tia ^tF4M ir« tiilo jr* rntuei mite fiH r r r ebtMf
» v rfiS/SB^A**»**?? i' t^f'S'tlf
Jt mtuiaiUrai» q»t, de numi^ « iC'ml.v, il y tàl des geif pour
acjfujwi' mvn 'i^in''>ii, inoit
Ariffalau, ^ y Ht^, qui é<|uivaut à nierei, est beaucoup
moiuï ufité que ce 'lemïer mot- A'on merci se traduit bien
par: iforiuUt, S-i ; i/oitmiu ffozaiuttum, ^if "^"^A "^ ^t
litt ; t'eet bien, e'eel ai$ez ; ou ywt» utatteti, jh i' "* * ? , ^e
pente m'arrfter.
14S. (Jertaius âubstantiË ont une lôrme honorifique et
une forme ordinaire ; ainsi ; atnmti, 0, la tUe, et o tumui-i,
^^^j£, votre tête. Cest surtout pour les uoms des relations de
parenté que ces doubles fbiTacs sout usitées. Dans la li;ite cî-
(lesanis, h ilésigne la forme honorifique. H, la forme humble,
tui, ît, pfre
H. ffo .IH pu, «H», g« M» jm. ««£, ff» «» ri», f^^J^
votre père ; o fo«o «in, *■ f h ^ s*, cod'e papa
H. aymll, JlîC, nmn jiire
hnha, 4, ni^
II. a fr>iA-n iif», tm:|t, t»lr< min, totre nuuna*
J/. *uft-., S, o A«fcu«, Ma (Tulgaire), ^m mir«
hyGoogle
lEOSS HOXOUIFIQL'ES 99
""', Hj/rîie aîné
V, a aitt aaiitii, SD^Qti 0" ■<"* '"h j^^JZ» ffolit fiire atté
IL uni, Jfj, mon frère aîné
otoato, JU, frire eadel
H. ffo liya lel, {9^|$, mtre frère «idd
.™'«'", HA. "•««"
H. ffo *ei aiyii, ffll^^, «o »(«« «*», W^A. ''o'^e "W^'
K i,<-rf», SEM, .(«" rt", ±A. "«- ^, *<""•' ^ "">" '"«"■, ('»'
emploie aiisn le postnoir)
tnm.,. m. f<mm»
a. h..mi s«n, ait» (basse dn**), (/« .(« ^nu, «gAli
(tltsue mciienne), sal fr»», SS ('^li's'ie moyenne), ofrn
••""». *» f'l=-'-«' ««ï-?rie.ire), wXtï /m.««
M. ffO tigoku, Sl^^ tolre fils
H. ,eo^re. ^, ■mon Jil>
H. I/o ;.(«..« „.«,»aia|,tO(,«Jîi/e
H. »um,n,e, 1». ma ^
149. Quelques pai-souiies einploîeut, à riiuîtatîon du
langage écrit, des partieiilea humblea, qui sont toutes tirées <Ui
cliiiiois ; on peut citer : f/ii, ^, stupide ; l'Ci, If, vii; «rfH, ^,
ignorant ; so jffi, grossier. Cette habitude est i)eu répandue et
l'humilité de celui qui parle s'exprime siiflàsaniinent à l'aide
des verbes et substantif humbles et des honorifiques de diverses
mrtoj qui sont à sa disposition.
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IV! PARTIE I
DES PAKUCULEB (^ - ? ^. , TENJWOHA)
L— KÔLE, ORIGINE, CLAsaiFICATION.
150* Les partifuJos un poâtpositions jouent & l'égard des
noms* le même rôle que nos prépositions, c'est-à-dire qu'elles
renipliiceiit la déclinaison et inai'quent les relations des mots
entre eux ; elles tiennent lieu de nos conjonctions de coordina-
tion ; enfin, on a vu qu'elles ser^'ent dans la conjugaison, forment
différents modes et corresiX)ndent à diverses conjonctions de
subortUnation.
Les postposilioDs sont d'origines divei'ses, anciens substantifs
ou formes verbales usées ; tel mot est encore employé tantôt
comme particule, tantôt comme verbe; tel autre se retrouve
dans la langue écrite, avec son rôle primitif, aujourd'hui oublié ;
pour d'autres enfin, la transformation était déjà achevée dans
la langue ancienne et on n'en peut saisir la trace. J'indi-
querai brièvement ces origines, qui éclaircissent le sens et
l'emploi des particules.
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SUFFIXES DE CAS 101
151. Parmi les pai-ticiilea, lea unes sont invariables, les
autres sont variable^ et ont des bases à la façon des verbes :
ces deniiOres ne se suffixent qu'aux verbes ; leur sens varie
souvent avec l'esp^oe du mot auquel elles sont jointes, et même,
avec la forme du verbe à laquelle elles sont attachées. Il faut
noter que les postpositions peuvent se suffixer les unes aux
autres : tantôt clincune consei-ve sou sens as.'^ez distinct, tantôt
le sens résultant est difficile à analyser.
Je diviserai les postpositiops en suffixes de cas, suffises du
pluriel, suffixes divei-s.
II. — Suffixes de cas. a. Oéiiltlf.
152. La véritable particule du génitif, dans la langue
parlée, est no, ^-j ga a, originairement presque le même sens,
il l'a conservé dans les noms géographiques et dan.si certains
emplois particuliers.
L'origine de (/m eut inconnue; peut-être «o [wurrait-il
être pour tut, qui serait le participe présent du vieux verbe
&re que l'on retrouve dans ni (§ 157) et dans tle {nlte, g 161).
Kieiuples :
H»™».» ..o hUo. J,^^t-'A. «n Fraiirai't
tiin no ha, Jt-'H, ""e dent de dilai
Hoat ga leoha, Jl.lfH, nom g^graphi<]ue (ni. il m. Qilline det
EtoUt»)
anke ga klrahl, ïBlr|Kti, n'oinwni pM le an (m. A m. 'iW-
tmaiear de vin)
— Ga peut se traduire fi-équeminent par le nominatif.
Exemple :
luiKu aa «al, Th^ftl't < iln'ga pa^tPeaa (m. Im, Feaun'e^ pat)
Mais nal étant un participe {§ 74), cette phrase vent dire
cxiwtement : l'absence de l'eau; et ici encore, ga marque eu
réalité un génitif,
D,gt,,-erihyGOOgle
102 DES PARTICULES
La méuic tendance ù passer du sens génitif nu sens noiiii-
uatif, teudance qui tieut à la nature «lu verbe japonais, s'observe
aiis.-'i pour no.
Kxemple :
tiUiya HO tvtàkaii tnnt tokt, n^/Jtff ' <t'B|> a" mameat où
It train patte.
193. A'o se met entre deux subi^tantifi^- qiiî seraient, en
latin en apposition ; le français fait souvent pomme le jajwnais,
et emploie le mot de.
KiPmplcs ;
l'immalro tio A-uii I, {I|)£ ^ Bi ^ prveÎTtce de Yamatiro
hrrat no Tiidanort, SEA/ÎEffli Todattori, ton Itniteai-
m mnl no ftduil, — tt^gt Une feuiUe <k fapt^r
No correspond donc presque partout au de français entre
deux substantifs ; il e.^t a<lmis qu'il est seul à pouvoir marquer
la relation enti'e <1eiiK noms, il se substitue ou il se surajoute il
la particule traduisant la préposition dont l'emploi nous
panûti'nit logique.
teuyahu no ilaapan, tEKit^-' SKMi '^^ liisevgxions im tajet du truite
kofem liluiiu no yiAinu, JJtSltt^'' SSESi ItS rattare» ^êcenlktt
contre le choléra
Slhon Ttttm lut tegiital, mf.1i 7 ,/ ^Jft, une lettre du Japon
ko» «m maûe «o lioniUffim, •^fliS.'BlS. '« comfU àeejour
— No, après un participe de vérité «l'état, lui donne Li
valeur d'un substantif; de même api^i* un participe de verbe
d'action,
Eiceraples ;
lOiat no, %}■, le rouge (l'objet rouge)
oKsJit lut no, %Hi- ^, It grand (l'objet grand)
lioHHt no 'diirau, J(J*- ^ y ?" ? ijr , je pense qu'il B« tietulra pat
{m. Il m. il tera U yioii-vaiaiil ; il rnp|)roclier du J 112)
m-H no fcB, :^«,y^, j, oi a-l-llf (m. il m. le fait qu'il y en at)
.^hyGooglc
SUFFIXES DE CAS 103
II preiiii alors après lui les particules fie la iléciiimison et
autres.
Exemples ;
n'y en a-i-it jxu de meUleart f
limt ihu HO «no, liudaaatute ktav, a 9^7 / tf -f V r 9 l^,
rtailki m'tn lioimer aiati ik la »orU
*,'(i?"0*S'* ^ s^HSJH^Kv;^, pourquoi ai-oir diangS
l'ordre, puisque rela allait bien Sabord! (littéralement: au f ail
étant bien de la manOre prin^ve, pourquoi avoir dumgê Pordnt)
154. Cette coinbinaiison no ni, à la fin d'une phrase,
qui reâte inachevée, a un emploi spécial.
kou aiireba, dekiru no ni , -a P ^ \i'r<^i)illi' / —, kum
réuisirlez, *i rou» voué y preniez oiiai.
ÏA suspension, et le doute qui en résulte, amënent eu
français à l'idée du conditionnel (cf. § 97) ; de plus, no ni, qui
équivaut à : ou Heu de, marque qu'on ne s'y prend pas comme
on devrait ; la phnise pourrait se construire avec ni seulemeut,
et «erait alors un peu moins forte (cf. §§ 160 et aussi 172).
155. JVb, seul à la fin d'une phrase, a une valeur excla-
mative et emphatique.
Exemples :
toit de Hto, Uule tuUat (o of«*Iyu( matita Ne, ^r-efr^TA
S^^l^■»*'^'^-rî'i'.', tUedH-. "JfcîBje vrm le voir foui
de même I "
— Dans la locution mono no, tfy/ , à la fin d'uu racnihre
de phrase, on peut admettre que »m» est pour naonra, ^, tel
quel, en même Umpg.
hyGoogIc
104 DES PABnCCLES
Exemples:
rOtmlm rf« *■. JIh Un ksi» mm, HimiU MM, ««Aorfo ««iIiifttMl^
CHr'>a«s7«li/]nii^||eAK4,I)nu- htàéorie, «fa «a
(û*, Moù e* praliqiu ét^ (rit dt/kHe
ItMk Ca à la fin 'J'une piopodtion a lute valeur d'opposi-
tion qui peut être tradoite en mettant maû au commencement
fie la plira^ suivante; cette oppoâtiou est parfÎHS trës peu
marquée ; ffa, employé ainsi, peut être répété à la fin de plu-
àems nienibres de phrase ; U ne peut ee trouver à la fiu d'une
phrase que par ellipse de la piopoâtîon prindpale, et il en
résulte souveDt un sens conditionnel (§ 97j.
Exemples :
■iHii Mm, iwmdH gnamt maan |r*> Herfao *■> tBkntt (lanl oui*»,
bout, naît iU mmt civi
btfltnJtH JL^etJbdH ^s flrvH pA, tMi»' ^B «F««r f^a j j?IS&$ir
:S7 VlC^lf^^ 9lr il p«K y woir wi (frotf tiiIerKtfwnoi,
l'f pu/ ]( nrotr (im (foubvi cAoMi, moù
«n*«, ff<w gotnt mom ya , ;|f ir M |ff « ^ If ^ t^ JT, S
tcrall boa jtt't'I y en eSl
— On entend auvent au commenœment d'une pbmse da-
ga, ^ #*, signifiant : il e» egt ainti, mai» ; oui, tnaig
b. I>mtlf, locatif, InstruBieiiUil.
157. Xi, forme indéfinie d'un ancien verbe être (e£
§§ 152, 161, 100) signifie dans, à, avec ou sans mouvement.
Exemples :
hlle ni bine trs i/i""»' A— ^^3''i •^M'Mr de Parvint â
Chonaiu
rokohataa ut Hwii, ff3E = S*'i dtatstirtr à Yoiobaïaa
rokoltauta «1 ffiOat, tSSsffc oBer à YolxAama
I. Google
158. He, un ancien noui «gnifiant U eôlé, la partie
(fteya, AJ^, une chambre), indique la direction vers, miiia sans
spécifier si le but est ou n'est pas atteint.
Exemples ;
mtnmnt he yiikit, ^•^fr^i oifcj- lecs /e and
frnftieA'oii he yiAii, 9tS'^fT7< <»'^ â ^f^enit
ISO. Mfule, J5, qu'on peut rapprocher de mode ou
inaiule, gp, racine verbale qui signifie o/fcr à, wsiter, veut
dire jiMju'à ; on l'emploie pour le temps comme pour l'espjtce.
Ejetnpies :
iloko m-xte?, IPÏJjliË, Jttïju'oà ?
Kiu«f A-Hitmn mnde, &fiËMJ& à la Ligalùm, jiaqtià la Légation
tlh» a» «Ut mm/e, -t"! Q ÎÈ, ./u^'au 15
^f^tde, et surtout nutde tU, équivant à vers, appliqué au
temps.
Exemples:
luui II ffuie ni, Aiffiï= '■«■a hûl htttret
lAO. A'j a plusieurs emplois qui se nittachent, de plus ou
moins près, il son sens premier et étymologique. Avec tuiru,
rit/"» devenir, il ne se traduit pas ; to est employé dans le
même sens (cf. § 166).
Exemples :
kuiu »l fuini, ^ = tt'''i ^^'^l'ii' d* l'argent
yaian to uui-ii, |I| > A ** ^iveiiir Ujie moiilagne
— Il a parfois une force adversative (§ 154); dans une
énuniération, il veut dire : eti outre, et (cf. g 167) ; il termine
parfois la phrase par suite d'une ellipse (§ 154),
Exemples:
*57»jlï--t:<=1t+'l*»-î'Ty l'V, > n'ni i<anais donné
de tel eomil, et cependant on agU ai
te mol Kxia pUié («f, marque
du (Intif suffixée au participe nn»
, marque aussi une certaine
opposition)
hyGoogle
106 DB8 PARTICULES
■ono Mlo in) tMiih! »1 v"ri »i'»i> ti4, fuie p" Ai-H diatta, %\
yflttiBl^^=7 Hftt'^llis' ji, (onirae /aiwjya/s re* homme
en eomniiaion, wilà gue la pluie a amuntiué
da ai^, dt» Tiliet, du Ihê feront Pilaire.
— yi s'emploie pour l'instrumental aveu les passifs et les
causatife (§§ 130, 139).
ExempleK :
lia ni toMoreni, l^—Stf " •'> ^''e fi'pU jar '«» monelîquei
tmtf ynnl «oïia^ru, Kjgsft V * «/, /ûi'r«/air« par leta-donnier
— Avec l'indéfini du vei be, ni prend le sens de ; afin de,
pour ; suffixe au pîirtioipe, il garde son sens habituel.
Exemples :
taTmra leo mi ni ytiku, M^S>^fî^i i""'' ï"™'' ">'"' le> cerieUri
m«d«»eru«( /.a, ft«y»(, *rle«- = '■|l^, il frt eneoi-e l6l poar
« cotieher
161. La inarr^ue la plus habituelle' de l'iDstriunental est
€le (pour nite, géronilîf du verbe être, cf. § 157).
Exemples :
tiaïaml de Miv, j^y-'^A', eoupei- avec lea ci'sMnu
a-(ft™ oo rfe, H*H)^. eajapoimi»
MMu de yoreeU, —3'TS.4< "" «"^ «^' ('^«s' l'»" (''"")
— De garde très Houveut son sens primitif: élanl {§§ 100,
111, 112).
Exemples ;
>»» >i haa de gotaimoBU. 3 tt* r ^ 1f -i T 5^, '' ««( (^«(8
A«ures ef demû
«HO fc«o A«, d»xla«ku de, yOB »' (o<o««(, SA'-ttarffl = i
^ + ^ , M iomme «i( pureswui:, fi h'é* io» li rien
37 et de, servent aussi dans un grand nombre de locutions
qui con-espondcnt à îles adverbes (§§ 47, 100).
rihyGOOglC
SUFFIXES DE CAS 107
163. Motute, ^-y ^ , plus souvent JSl, gérondif de
wotn, tenir, marque l' instrumental dans la liingue écrite ; il se
construit avec l'accusatif; mais on l'emploie peu de cette fiiçon
dans le langage parlé. On l'entend surtout aprtfs de, dont il
redouble le seiis : parfois il est simplement explétif r l'usage de
ntotiite marque toujours un peu de pé<laDtisnie.
Exemples :
liiiHiiiHHln nioiHif, X j<'£t, eilTéatemeiil (iiifme i^^na que ImuninutH)
*t«ft« «le tiioiitif, Hf&i, nu mojfeii de conirs
c. Ablatif.
163. L'idée de l'ablatif se rend à peu près iiirliflerem-
ment par liuà-tt, A ? , et par yori, 3 ]J , qui s'écrivent eu
camctères : g , ^, ^ ; mais les caractères ci-contre sont des
préixisitioiis, comme ^ que l'on met parfois pour ni, tandis
que les particules japonaises doivent toujours être lues aprfe le
mot qu'elles gouvernent.
Kat-a est sans doute un vieux substantif signifiant caute
ou origine; yorl est l'indéfini du verbe j/oi-u, encoi'e usité
dans un grfind nombre de sens (/approcher, s'appuyer, etc.)
ïjiem|iles :
koko kam, g* 9, cï parlii- aici
h«ml oHtii yori, flÉ_h3f> àepuia KyôUi
»nku *Uh yorl, 0^ Q a 1 , dqnus tuer
»n» ffo «en m» karii, ê33E*FW> depuis quatre OU eiiiq a«i
— ÏM'l a de plus un emploi spécial dans les comparaisons
de supériorité, oA il corresjionil au que français (§ 103).
Kxenip]e :
*™«o v«m« hu, »»<. ;«.« i,«-i MM, ttiU''«K>!J36<. «"«
moii(agne-ci eX jÀv» haute ipie tdMà
164. Km-it, aprôs un participe conserve sou ancien sens :
cavi-e, parce que; api'Ss lui gérondif, après quelques pronoms, il
pi'cnil le sens de : apris, après qiie.
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108 DES TARTICULES
On lui suffixe quelque fois lU, =, ulte, ;§?', sans- que
son sena soit modifié.
Exemples :
tore fcnra ttte, ^* 9 t. ?, enasilt
tfnltite Iiara, fiy ? * 7, oprêt y ai« o^M
frutuMi^a Jf..™, Hl^ l' > i 5 , pan* ^m je «di» /crfiju
il. Conjoiictl r, éiinniëratir.
ISS. ïb signifie; e',avec; on le trouve souvent répète,
comme le lutin que
Exemples :
tmiatmghi to yviliii, iSMï^i <^kr avec moi
Xlhim to SlHlmk» (a, B^> ÎRH > ■ If ■^Opon el Ut Chine
kore fa ha, Uffiihl f.nw.i, ^f -"361= -vl, «'«•l ^gèrent de ceci
— On le trouve, avec le sens de quand, après gue, en outre,
dnns des phrases telles que :
nitru U> aagu «i, g «. H i, auteilét test
■ou *in-i( to, -9- 9 fi ^ h I ayaM fait eda, faifant cela
— Il sert à former des adverbes, soit en restent particule
séparée, soit en se fondant dans le mot (§ 47).
al «hoae lo, ft-fr>, JJfl.' boiûtear
A-«» (D, ftSC, eertaiiiemeiit
pataiit lo, rf il y }•, (oiiunintopée] bniit (Tun Corpi qui iyinbe,
— A la fin d'une phrase, U est emphatique et affirmatif
Exemple r
art «Hwu fc-«— «r(m««h. <:•,, 1^ ^ t:* AO«1 ■*Jl>*, J( «i
n^'^i/ — Oui, certes, il y t» a
186. Le sens primitif de to, ^, semble être; ce^, ai'm;
il se rattacherait au ito de «o«'e, ^ ; il a servi d'nbard à
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SUFFIXES DE CA3 109
introduire daus la phrase un nicrabi'e un peu séparé. Ainsi,
SI tûiase to «tte, ft^ h Jî^ > ^'^ut dire littéralement : élant
cela : à savoir eliance. De même, le to répété d'un des exemples
précédents intnxiuit côte à côte les deux noms de paya et appelle
l'attention sur eux ; d'oi\ résulte le sens de et, avec.
Zb a la même valeur, il sei-t ù introduire un mot, un
membre de piirase, une cibition, dans les exemples suivants ;
dans ce sens, il peut se mettre api-ùs n'importe quel mot capable
de terminer une phrase.
Exemples :
MiB to »f(e, A 1" S T , «<"il homme (m. il m. ilanl c^a : un homme)
yiima la narit, Oxy fRif, rfewiiij- Une moniagne (cf. | 160)
wiaiM to Ihu *!l, (£ b Ë 7 jIc, Carbie appelé pin
luin (o titu, fq>K7, quel nom* (m. S m. a^*'^: quoif)
tiso da to ihi iiiatH, ij^S 1*' > 5 E ■* Ti, il dit <ela être memoage,
c'eat à dire : il dit qtie ifeit uit iiifiD^itge
Parfois l'expression tit llit$ mono fm, bS''4Sf''*> ^
raccourcit en to lut, > j>.
Eiemple :
ffo ntyiia to hti, 3î.j(t > ^, ce qu'an appelle ta cinq wtia,
on, ttTpreêtioa ; go ttj/iia (la cinq verbt»)
1«7. NI sert aussi parfois <le conjonctif (g 160),
Exemple :
bffni nt hudau aij/u ni Ictupioi niUtu tio tnotule htte, 9{B =
VSiB=^flE<É4(?-^?r%''j appona œ la bière, du «in et de
l'eaa de lelU
\%S. I>ano, **/, composé de da, être, et de no,
miirque du génitif, sert aussi aux énumérations : mais ce mot
implique l'existence d'autres objets que ceux qui sont dt^, il
pai-ticîpe un peu d'une marque du pluriel, tandis que ni et to
sont purement conjonetils.
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110 DES PARTICUI,ER
du l'iii, de* giilertia, du poitam, etc.
190. Si, V, mis À la fîn d'iittc un phisieiiri^ proposition?,
apiès le pnrtîçipe final, a une valeur ëiuimérative ; il iiiarr|ue
une sorte de jmuse. I! ne peut se trouver à la fin de la phrase
que jMir suite d'une ellipse,
Exemple :
o. Vocatif.
170. La particule f/a, ^, qui indique le vocatif, est peu
employée dans la conversation ; on s'en sert quami on appelle
quelqu'un.
Exemple ;
171. Quelquefois cette [wrlicule est conjonctive ou clis-
jonctive (et, ou).
Exemple :
iHH te* ««*■» »« ttat ««fc* rfeSH, ^ y SB *• Xff \ T^, il '^ grand
amalew dt diitii» tt de ehals
T- Accinittir.
178. L'accusatif est marqué par w<i, ^ une ancienne
interjection qui sert à attirer l'attention sur le mot qu'elle suit ;
dans la langue parlée, elle conserve quelquefois son ancienne
valeur, mais il en est rarement ainsi ; elle n'est pas d'ailleurs
indispensable pour le l'Orne direct et se trouve parfois
supprimée.
hyGoogIc
SUFFIXES DU PLURIEI- 111
Exemples :
iiikH tco UOxrrv, A^A^'t na'ise'' <'« la viande
meti htihti MH, t!tft7l$, m diiiant (au moment de manger le rit]
hVHuakH titnr, fgff^ If, faire Une tradiMion
La rôle d'interjection de wo est surtout marqué daiis la.
locution iiHWW tvo terminant !a phrase : la suspension qui en
résulte, amène à l'idfe du conditionnel ; la phrase temiinfe par
mmio wo contient toujours une idfe de regret ou de reproche,
encore plus marquée que celle qui finit en tio tii (cf. §§ 97,
154, 160).
Escniple :
koii siireba, rfcAJi-ii mono ivo -aV ;^u-,t tDjfE it.^ ^ , roas réussiriez
bUa, »i TOUS tPOtts y preniet ain^l
— Remarquez que la particule lui, suifixce à uv, devient bii,
par euphonie.
t'est de Chaile qui a laehi mon têlemeal
III. — Suffixes du fluri^t,.
173. liCs sutlixes tti, doitio, siyu, tati, ffiiUi ont été
cités et expliqués au § 32, Ba entre dans la composition des
adverbes de lieu (§ 59), il leur donne une nuance de vague ;
ainsi ftoff, ^ f-, veut dire ici, hotira, a ^ ?, signifie par
ici, de ee côté.
Les préfixes chinois tu, Jjfc, et sii/o ^, déjà cit^és (§ 33)
ne s'emploient qu'avec les mots chinois.
— Xftdo, IP ou ^, (chinois tmt, ^) sert à conclure ou à
remplacer une énumération ; il correspond bien à el cœtera.
Exemple :
h^.ne „» «d.-* y.. ^^ImoJcu «aOo, ikWSMmMif, U rù, le tin,
le hçi' de eonelni^ioii, et rœl^ii
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112 DES PARTICULES
IV.— Suffixes divers, a. Con.lonctlfo et tllsjonctlfk
174. Ha, ^, est un ancien substantif signifiant chose,
et (le là : ce jut, celui qui, lui. Il n'est plus usité que comme
particule disjouctive, appelant l'attention sur le mot, sur la
proposition qui précède, les sépanmt, les mettant en relief dans
la plira'se. Seul, il correspond nu fmnçais quant à ; répété, il
équivaut au grec fiiv et âè ; souvent, il n'y a pas lieu de le
traduire expressément, mais seulement par la tournure de la
Kxemples :
hoi-e A(», tigaht miitii, Jg''iSb ■*^,' ceci diffère (impliquant que
cila oe diflère pn^)
b*ida»»i^u iro gukonl ntitUttuetei biirii lur, wono mnma de yotvtit,
lin ; qaanl à la bière elle etl bien comme cela
Ima ha, -^^j mois miiialenaiû (opposé à touï à rheurt)
labH^o ha, noml matfii JSÇ^tf; 3 T -fe s-, flu tabac, je n'enfume
jf&kii ha, tonal ma»eii, jg- Jf ^^ i? T * ^, je we nais pas IrSe bien
tilrl ha, Xiitl, JtUa ha, Ttilt«ba de ootatmiua, Efl^X^, ft"
flCfty^t'-i -t X, à remeM, <^«1 le Bai, au 'nord te Shiiwba
fil» ha, ^«i et te ehkn*
175. On voit par ces exemples que fut indique le nomi-
nîitif, l'accusatif, le datif, qu'il se suffixe à l'adverbe, qu'il rem-
place un interrogatif; en réalité, il sépare du contexte le mot
qui le précède et n'indique nullement son rôle dans la phrase ;
c'est pour cela qu'il peut fitrc ti-aduit différemment dans chaque
cas.
Il est tout à fiiit fiiux de le regarder conmie particule du
nominatif; avec cette idée on arriverait sans cesse â un contre-
sens ou à un non-sens : dans la pliiiise : anata ha, keUHi deau
hfi, ^;3^-"5Si^?*-^*. traduisez ha par le nominatif, et
D,gt,,-erihyGOO^Ie
I
SUFFIXES DIVERS 113
TOUS avez: êtes-vout une course de chevaux? Le sens eat : «( )»««,
eet-ce aux courses Çque voué allez) f
La nature impersonnelle du verbe japonais a déjà été
expliquée (§§ 64, 74, 130, 152) : le uoniinatif, le sujet agissant
ou subissant n'exifite presque jamais eu japou^s et il n'existe
aucune particule spéciale pour l'indiquer ; l'action $e passe
par rapport à une personne (An) ; elle est le fait d'une personne
(pw) ; tel objet étant posé, tel fait a lieu {de) ; ce sont ces trois
séries de locutions qui correspondent te plus souvent au sujet
français.
176. Comparez les phrases suivantes :
WKMl ga, mie maaUa, JÊ4 V'^l^ T -y * , f^tit k ItUrt qai tii venu
tenni ha, «Ht mrartto, Jfet"A1ï-'-y*. ^ fe(M esl imu
kore ga U, J( Jr^ 1 , e'atf ceci gvi est bon.
hon ha U, S"» ^ , etâeabon
lore de U, ^fff^ , ^eit bon
Dans la première comme dans la ti^oisième, le mot impor-
tant, c'est : le lettre, c'est ; eeci ; si par exemple vous attendez
le tailleur, et qu'on frappe à la porte, le domestique voua dira :
c'est le lettre qui est venu.
Dans la deuxième et la quatrième phrase, le verbe est le
mot important, puisque littéralement elles signifient ; la venue
par rapport au lettré, la bonté par rapport à ceci ; si le lettré a
éi^rit qu'il ne viendrait pas et qu'il se présente, ou vous dira :
le lettré est venu, et on appuiera sur le mot venu.
Pour la cinquième phrase, elle signifie : étant donné ceci,
c'est bon, ou c'est bi^i ainsi; c'est assez.
Autres ezemples:
koUthaHite sfti maêUa, Rf <)• T ■ ^ -^ i^ ^ i j'ai ref^
hatehatvte ha, «ftl marlta ga M^'^-^B ^T S"^ ir, j'ai bien
T^alê, moû
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114 1)E8 PARTICULES
fHt.-»Al fin, Air- ff«, (««»(» ft«, fri fc« .iii«l, ft t ^ « » *• 3t
il n'a pa* para
177. Ifft se trouve jMirfoU à la fin il'iine plirase avec un
Kens OUI pliât ique et exclanifttif.
178. Suffixe à la forme indéfinie du verbe, au gérondif,
aux piirticiire?, Im conserve. i^ji valeur habituelle (§ 91).
179. Suffixe à In base négative, mus la forme adoucie
ba, il donne rhypolh6li(|ue ; bfi, avec le parfait, forme le con-
ditionnel (§ 97)
filuaiil aa/ait gw je put" aller,
fuhtb", fi*-j«,
Igaaiil au /ait que je sut
lau BOi irii je laii allé,
jjuand je mû,
(cDtntiM Je tuit^ allé
180. Olyn, ft, est une contniction familière et parti-
culière à TokyS des deux particules fte lut, qui dans un langage
plus châtié, restent diatinctes ; lui a ici son rûle habituel d'ap-
puyer sur ce qui précède.
Exetnjiies :
.»™ Ma» (ou rf« fc..} nui hH, ^r y {y.») *. ^ t, n'eM-et:im
eeei t (presque Aiiiivalant graramatic.ilement à ; aorc d« t>a( ha i
mais cetl« dernîËre phrase est peu usitée)
■«« dlya nai, ^ V Y ^ * i , WMf, M «'(■( pat ctia
D,gt,,-erihyGOOgle
SUFFIXES DIVERS 115
181, Mo, *, e<t l'opposé de ha ; il iudiqiie que le nom
ou la proiK>sition qui précMe, fait partie d'une ssérie doat il ne
doit pas être distrait ; il correspond aiasi à: avsd, viênte; ou,
répéta, à et .ei , Ht ni (avec un verbe «la voix
négative).
Exeinpleu :
ifntnkial tno iiitrirh-l miuiu, ifiLï^iJ t^, .j'irai avili
fr™ »... «omi .,.» (-*.««.. «■on «™.,,,a«ft^}filigï ^;(,
U y a el da uiowtviwii et des fûtes en grande quanlilé
an me dekt tiiwien, H^OH^^ -v ^y , cela non plu» n'tl pal
»e*-» «.. .««-«fc" «<- H-i. m>^m9^m-i, « "'«-« >■' **« ">
nuiunnûi
t/om iforl Hmaltiikt »<i,^B i| ^ii^t, eiicoit p/if grand gm ceci
1S3. Mo, après un interrogatif, lui ilonne ua sens iudé-
fini ; de tno, opposé à (le ha, a, le même effet (§ 62).
Exemples :
tItHv mo, m^, même guif d'où: n'importe gui
Itii dt mo, {i^l^y %T même q^iandf ii'mporle quand, toujoiir»
Mo se met parfois aprùs /en et conserve son sens, mais il
n'est guère trailuîsible,
Kieiiiple :
i/, je ne put! gaèr« aatoir fit viendra de iiouvrou Ta» pro^in-
1S3. 3fo, suftixé au gérondif, a Ies3nsde: quand même,
même ni.
Exemple :
lr»rC,i»l.;ae mo, tari »..«», fêî + ffyS^»-»^, cela mffira
même êi je n'empranle pas
To tno après un i»articipe a, à ptu pi'ès, li; même sens.
Exemple :
yHJ«(HH to uto, ff A x h <«, luftne ii'ï /^aiil pae
hyGoogle
116 DES PARTICULfS
— Vonio (ndoucîasemeut tie to nto) souvent abrégé ' en <to,
se suffixe iiu pnrfnit pour former le concessif (§ 98) ; dans ce
mwle, le radical verbal au parfliit exprime un fait qui a eu
lieu, <]iii ent donc certain : de lu, vient Li distinction de seu»
entre le concessif et les locutions indiquées ci-dessus.
okeito, ^^ \t , bim jue je poM {m.îlm; nii;in< êlavf doitvé le
fait: j'ai fo«ë)
olinretio, g_^ > U f , bien qve ftik pofé
— To MO à la fia d'une phrase est une affii-mation énergique
(§ "3).
I». Interrogatlf et dubitatif.
18*. Art, ^, n'a d'autre correspondant eu fmnçaiis que
le )X)int d'interrogation ; à la fin de la phrase, il la rend interro-
gative sans aucun changement de construction. Si la phrase
contient un mot interrogatif, h-a est habituellement supprimé, il
peut ce])endant être maintenu.
£xempIeH :
arl miau, :^ 1 -v p^, U y ta a
art masu fc«. ;ff | x A 4 , 1/ 8(1 (l-l-il t
f./„«rfe™, mr^ iguieSlàf
Idnre diwu fro, ^T^^>
«m mono ha, ^il-ft?, y a-t-H ^vetçue chose de Mnbbbkf (litt.
ICI o^et eii$lanl7).
ISS. Ka, donne au mot qu'il suit une nuance de dont»
il sert ainsi à former des pronoms indéfinis (§ 62).
Exemples :
(fiire fc«. Hli, quelqu'un
liuri tuaaeu In omoht maau, ff ^ ^^D YIS.^ -r JX,, je j:eHêe qu'it
pleuvra
ft«W «io»™ halo oHtoAt ».«™, PI ,1 ■* * 7 * >St-*Ji, je pense
qu'il foarrak bien plemoir
hyGoogIc
SUFFIXES DIVERS
—Ka répété correspond à : ou oi
Exempte :
«e«, tSi *■l^ i^f ■**>', > M ta»
c. Attlrmatift, iiégatlA.
18V. ^'«, abréviation lIw verbe classique unrii, être
(peulrêtre pour lU attt ; cf. §g 100, 157, 161) sert à former les
quasi-verbes d'état (§ 100), il affirme la qiuilîté énoncée \tar ie
mot prêc61ent.
— Cette particule tui sa fait suivre de tut ix)ur indiquer que
le participe est pria substantivement (§ 153).
Exemple :
heta na no, T^^ Z > ""l maladroit
La locution ntt jm>, abrégée eu tuièi, se rencontre dans <les
cas où sa pi-éeence semble inexplicable ; ain«i :
hore detlgtut A-of— <«., ton ««« riesa, fe^Vl'î' *OT t ^i^*-
i-Tx, Eit-oe rxidf — Oui, c'at bien eéa
Peut-être ce »wm est-il une survivance de l'affiriinitive tuiit
(futur de «m, § 152, 157, 161) du style classique, ré<iuivalent
du ne que l'on entend si souvent à Tôkyô (§ 192).
187. AVf, base négative <le »i (§§ 152, 157, 161) suffixe
au pailicipe présent, donne l'impératif négatif (§ 87) ; on con-
sidère aussi ce suffixe comme une abréviation de nnTairr, ^,
impératif du verbe d'état tmi, ^A , n'être pa».
1S8. Xn est le suffixe variable qui sert à former Li voix
négative (cf. 86).
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IIH DES PAETICULES
ISV, De, suffixe à In base négative, forme un géronclif
négîitif qui n'est uûxè que pour quelques verbes ; eette sj'llabe
semble contmi-tée ici de xtt (indéfini lie wif) et te qui sert à
former le gérondif.
Exemple :
tirtidr, Jb7T"i 7ie eoHiiaîteaiil pat, mut comuâliv.
190. Ke OU M.-e est un suffixe fiimilier qui indique de la
part lie celui qui i«irle, une conviction ferme, mais difficile à
pi&iser.
£Teni|>le :
atHtàke, ^9 M ^, i^ynimil il y en atmt
tiuiah-f. sa" * *■, je $uisi pertuadé g^i'il Fa dît
d. £mphatl«ine8.
191. Koao, 3 y , renforce le mot ou Iii phrase qui pi-écède,
un peii à la fa^n de ft", mais l^enucoup plus énergiquement.
Dseniple :
nrg iBO KOM Aubin «i ol>otimeallf, ^Va i* TUtltSS (."C,
ayant pUié prétûémeul de cela
103. Ne (TôkyÔ), tut ou no (provincial) doit peut-être se
rattacher à la vieille racine ijî, être (§ 186); cette particule
pouctue le discours et attire l'attention sur ce qui précède, un
peu comme ha et Jmso,
Exemples :
Jiore ha ne, ^{tf, gua>it à (Va
«91» tie, S^, th bUix !
193, .Mri ou tma, qui s'emploie soit nu commencement,
soit à la fin da la phi-nse, est toujours vulgaire.
rihyGOOglC
SUFFIXES DIVERS llîk
E:iemple3 :
liora kitra yuftx ne ma, Jttl' ^ff ( 'D'V'7, vllona nininteamtt t
ma, o ide ttamai, if#||BTfll S V', tntrtî, aitm I
ta yau ma, £W 1 1 ^"" ^xienâa I
194. lo >i à peu prt>3 lit même valeur et est moioa
vulgaire.
Exemples :
ari «iiifen yo, ^1) Îi£/j3, jion, |7 n'y ea a fia
«fnmai yo, ftl'B, garel
Ce mot sert à former l'impératif île la 2* conjugaison
<S85)-
lOS. ijo paraît être une corruption du précédent; il
sert à former des impératifs très employés à T0ky5 (§ 85).
IDA. Zo, quelquefois xe, est une particule de style écrit :
on Ift met parfois, dans la langue parlée, à la fin d'une phrase
pour lui donner de la force.
Exemple :
n f,n»n*l lia me, jlï^SS^^, n>'>là W^bonne hi^ovv,
e. Esdamatlf^
107. AiUt, T A ^, cii de doideur, de aa, T T,et du
radical itfi 0, doulourerix.
— I>oi( wo, K? *, exprime difficulté, espoir, regret.
Exemple :
ilou mo itekinal, Y 4 'sS3|E//k', t'est malhtoreiKeauiitt l'ntjMw'Ue
—DotHkoisli/o, y y zt A i^ m (vulgaire) exprime Li satis-
&ction d'avoir nclievé une chose difficile, d'avoir soulevé un
fardeau.
— Dou ka, Vp Si ; tltnizo, K 9 y', expriment lui vœu, une
demande (cf. § 147)
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120 DES PARTICULES
— <H, i( -i , pour appeler ; mausl, ^ même sens, mais
plus poli.
imurqueot l'étonneinent (surtout eni*
ployéa par les femmes)-
r. Umltatlfii, etc.
108. J>t(fi(, Ig) veut (lire : à laJoU; il s'emploie avec
les noms de uombre (§ 42).
Exemple :
■a» mal liiitii, 3.^^^i Iroi* feuiUa à la foi», troU fenillet pai- trois
ftuillet
199. Bakttri, f)-, <)ui se rattache à haharu, ^, peser,
veut dire seulement, environ.
Exemples ;
*1A« M» baknrt. -Yfrt\, enoiron dU livra
tukotl baltarl, 'J></}fi leulemtnl, un peu
— Dttke, ^ limiie, quantité, a un sens très voisin.
Exemple :
Inre dakc, J££, »eiiiemt:d ctei, pat daoanloga
— Hodo, ig, degré, a un sens anal<^ue ; il a aussi un etnpld
<lniis les comparatifs d'infériorité (§ 103),
Exemples :
«eiw hwto, ^^, tevlemaa ceci, dim$ Mie dmiu/^
liiaabirfrn hoda. jQïlg^i^ «/g, au paini ^Sre fotigui, o-««i pour- &re
fiàiguê
aOO. NonU, Hgg,, et tada, ^, signifient aeidement; le
seroiid a une place indépendante dans la phrase et n'est pna
une vraie particule, le premier se postpose.
n,,N,-.^iiyGoo>^le ■
SUFFIXES DIVERS 121
£xeuiple« :
It no ICO nemi faru,]^ ^^*^îfltrt', n« p'endiv qtie la bmiA.
inda ni do lia tatt rfo de gotaimaau, H— SE *HSy='1f W ■*
;» , c'est «eirfement dewi oit Iroi» foU
— Sika correspond ii st m «'c8( et s'emploie avec le négatif
Exemples :
httf/rt aOta Myataai ga tiat, — A î' * JlsB *" *■ ^ , iï «'u îtt'im
fiiiv (ra. i m. 8( ce n'e«( «n, lu frireu ne mnl paa.)
201. Danio et (i«r»£ sont usit^ respeotiTem^it ftvec ]e
complément direct et le complément indirect ; on trouve aussi
damo avec le complément indirect.
Exemples :
^iffu,«la» ni rf«.«o UHlutrl teo ihn ««, «Ri ^ TlBS? 57 t ,
ne dite» pag de iiiennonge ni&iw en plaisant aiU
al wo damo oforeiiu. fif X m^ UT, Il ne craliU fin «iê''ie
ta ^M,-t
y«i«e ni ttnnl iiUnat, y= jTs^^^, m^wie jxw m en «onge
S03> Sm/*«, -J"-^, veut dire seulemefU; il s'emploie
surtout avec le conditionnel.
Eïemples ;
kiiukau «nfte areba, ^îrU''»-fi'>"'j ""'^ "''<«' «eufemeni (fe ta
<fe axAe mo, 7*'<f'^«, mfme (emphatique)
fnHtaiHO de «oAe «lo imifcm-I ihw», TR^'**'- 'SJÎ f f ^,^'ime
an eii/aiU eomprenii ^n
— Sura, ^, a le même sens que sa/ie et, comme lui, s'em-
ploie iivec le sujet.
Exemples :
liluttu aura ko too altiinnaii, ftR;^ ïT^X^'^^i in^H^ les
hSe-< niiHoit leui-t petUs
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122 DES PARTICULES
S03. Kli-t, -g], indéfini île khii, ^/v, couper (cf.
^ tOS), indique totalité.
Eiemple :
tly» ha, ken, glrt itew Un, ^'•g^rx A, tH-a lu ImU <X ^U
y adeMt
g. AdTerMittiH.
304. Gif, à la fin d'une propwittoii l'opposa ù celle qui
suit ; il peut souvent se traduire par viaûi {% 156).
— Z\> mo, après un partieiiw, a un sens analogue, uiiiis plus
marqué (§ 183),
— Iïrf«. h ^ , est une abréviation île to Itiite, b S S* ^ > ***
omotiife, f- S 5' ^ . *» hiite, b M'i ^ ! vulgairement on le
remplace par tiUe, S» 7" (prononcez fté) et il est alors sufiîxé à
la fin d'une phrase, sui-tout par les femmes et les gens de bas%
cbsse; il signifie, dans ce cas: toVUmumt, l-S'^'^-^j
to (M mttMta, bS t ■*■ i'^, il dit, il a dit que Dana
son emploi habituel, il marque une opiwsitîon : mtppoeê mêjne
que
Exemple :
Ikiira gtOiHmon alla tôle, J| 1*PP1 S** f ?, qutiqut* Huda JtM
VOUS aya faktt, apeiidaiit (cf. l 183)
— Tote WM> a le seos de : n^me si, qui résulte de aa composi-
tion ; devant un verbe négatif, il se prend dans le sens de :
aucunement.
Exemple :
lott MO ilenat, y f ^^fr + ^ , ceia ne imitât pa* du (otrf {lîtt,
d« çw/jiM /ofort gue m *«(, tda -ne toavienl pa»)
11. Slmnltaué.
805. Xagai-a, ^, s'emploie après la forme indéfinie
pour indiquer simultanéité d'action ; après un nom, il signifie
que l'objet est pria tel quel, sans modification.
rihyGOOglC
SUFFIXES DIVERS 123
E:cemp1e :
AhIuH nagnra, ^\^, tout dtai Ida ^el«, (eue deux eiOeoMe
bnrtattH nt tu>ri nagm-a, f/omi wiami, $ = 3R < '^Si 'V -k f ,
I. Possibles, vraisemblables.
206. .S'«t( HM, }^^, d'apparence, avec le radical des
verbes de la 1*" cliisee, avec l'indétiai de ceux de la 2*, foriue
un quaai-verbe d'état indiquant la vifiisemblnnce (§ 93).
a07. Bekti, pf ^ , beki, pf ^ , besi, nf 'y, sufiixé à In
forme coneliisîve (1'" et 2' coiij. de la 2" claBse), ou à l'indëfini
(2* conj. de In 2* classe) exprime les idées de possibilité, obliga-
tion, nêeemié, futur ; dans certains dialectes, bel, forme vul-
gaire de beki, sert habitueUemenl à fjiire le futur (|§ 84, 101).
Exemple :
■M btht koto, SpI*^ une dvm gne Fou doil faire
308. I>e contraire de beki est exprimé en langue écrite
"par mnzikttf tiiaxikif itioxi qui se construit comme beki; on
n'entend plus aujourd'hui que la forme abrégée uuit qui sert à
foraier le présent incertain u^atif (§§ 84, 101),
J. nésldératir.
309. Iï(A«, H^.outoii, ^p, ttiki, ^^, ouUU,
^-i , suffixe à la forme uidétinie fomio le verbe désidératif
(§ 83).
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Vî PARTIE
DE LA SYNTAXE.
210, Jja, pi'iiicipiile, on pourrait dire l'unique règle <le In
syntaxe japonaise peut être formulée comme il suit :
li» détenu Inatif, le mot dépendant précède
toqlonrs le luot déteriuiné, le mot dont 11
dépend.
Tous les exemples (•it& dans cette grammaire mettent en
lumière quelque iipplicattou de cette règle ; je me bornerai donc
à noter ici les conséquences pratiques les plus importantes ilu
principe gCuéral.
a. Le qualificatif :^ met devant le nom qualifié, giuis
distinguer si ce qualificatif est lui-môme un nom, un démonstratif
ou interrogatif, un partieijie,
■»• Lepossessif on gé'iiitif se met devant le mot dont il
dépend.
c. Le nom se met devant la particule qui marque son
rôle dans la phrase, — Cette application de le règle générale se
justifie facilement, si l'on songe : 1" que la particule établit la
hyGoogIc
DE LA SVNTAXK 125
rdatîou entre un eomplémeiit pL'icé d'nbonl et un mot complété
qui le suit ; la particule ne peut ilonc Être qu'entre les deux ;
2° que toutes les particules dont nous connaissons l'étymologie,
sont ou des noms d'un sens très général (^eôtê, cause, personne
ou chose'), ou des verbes, ou des interjections marquant une
pause : dws les trois cas, la particiile doit être une postposition.
d. lies Goniplésnents prennent place ayant le verbe ; leur
ordre est fixé par leur importance relative. Si plusieurs noms
sont coordonnés et Jouent le même rôle par rapport à un verbe,
la pttstposition n'est exprimée qu'api-î'îi le deniîer,
e. La proposition rebitive a toujours [«ur verbe un
participe, qui se met, précédé de ses compléments, devant le
nom qu'il explique.
f. Les propositions secondaire'* sont exprimées d'abord, la
proposition principale conclut la phrase. — Il n'y a d'exception à
cette régie que par l'ellipse, assez fréquente, du verbe principal,
i^iuind il est aisé à suppléer (p. ex. «/e»«) ; ou par l'inversion
des pi-opositions, qui se présente assez souvent dans la conver-
sation, si celui qui parle veut ajouter une circonstance secondaire
qu'il a oubliée.
g. Les propositions subordonnées se terminent toujoura
par une particule indiquant La nature de leur dépendance à
l'égîinl de la proposition }>rincipale ; le verbe de la proposition
coordonnée joue par rapport à sa particule le même rôle que le
nom par rapimrt à sa postposition. Les propositions subor-
données ont souvent pour équivalent un nom de temps, de lieu,
de nécessité expliqué par un pariicijje et ses compléments. .
11. Les propositions coordoimées se mettent simplement à
la suite les unes des autres, les premiiïi-es sont au gérondif ou à i:i
forme indéfinie, la dernière est seule au temps et au mode exigés
D,gt,,-erihyGOOgle
126 DE lA SYNTAXE
par son rûlc daus In phnise; le gdroiidifet l'indéfini repré-
eenteat seulement le temps et le mode du premier verbe à un
mode dtflfrent qui suit,
1. La propusiltiou princi{>:ile, qui, dniis le style écrit, est nu
conclusif, prend dans la langue parlée, la f<)rme d'un participe.
Il résulte de ce principe une conséquence importajite : la
proposition principale n'est pas l'affirmation d'un fait con?id^ré
comme existant ; elle n'est que l'énoncé d'un fait, dont l'ex-
istence, pour être impliquée, ii'e!-t pas exprimée. Il n'y a pas
d'action, ni par suite de sujet ; il y a seulement un fait qui se
j>as.-«! par rapiwrt ù une iwi-sonne ou à une chose, ou encore un
fait qui, en ne piLssant, est la. propriété d'une personne ou d'une
chose.
Même avec le conclusif, l'action alors affirmée explicite-
ment comme étant fuite, est encore conçue comme la propriété
d'une personne ou d'une chose, ou pensée par rapport à une
personne ou à une chose.
Le verbe est impersonnel ; et par suite, le sujet n'existe
pas ; le mot qui en tient la phtce, est une sorte de complément,
un déterminatif: il se place tlevant le verbe et, en raison de
son importance, il précède la plupart des autres compléments.
J. Deux négations se détruisent. — On a souvent recours à
ce princi|>e pour exprimer foi tement une affirmation ou une
obligation (voir des exemples anx §§ 76, 91).
k. En princi|)e, la citation est directe; \es pnroles citées
sont répétées telles quelles et suivies de fo, f ; toutefois les
honorifiques empbyés en me parlant, ne sauraient être répétés
par moi : si l'on m'a dit : Oldeu»xnl,^^'ÇTi'^ ii-*, veuillez
entrer, je dirai : kal to UU moulût, JjSl,' £^C^ i L/tti H
m'a dii de oenir. — On a parfois i-ecours & une citation indirect^
hyGoogIc
DE LA SYNTAXE 127
à l'aide de l'expression y<iii ni, ^\T., de ta façon ; ainsi : kurti
yatt tU UU timsita, Î^S^I^SC^i Lft» ^^ '"'''' <^'' ^^
venir. — La citation est souvent annonce par les mots:
kotoba ni, '^\Z, d'après (seê) paroles ; Vuikii lui, ^(i ( (J,
quant li (son) dire; omofuikH lut, ,Sti ( (i. quant à (ma)
I. L'interrogation n'est paa annoncée par la construction,
maia senlemeut par la présence d'un mot interrogatif.
■n. Ënfîn le japonais a une tendance très marquée à
mettre dans une seule phrase, comprenant une proposition
principale et des propasitiona secondaires aussi nombreuses qu'il
est nécessaire, toutes les circonstances et le développement
complet d'une action. Les phrases sont souvent très longues
et le style haché n'existe pjis.
hyGoogle
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(f. AS
PB-t5196-SB
75-35T
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I
riihyGOOgIC
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