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Full text of "Grammaire de la langue japonaise parlée"

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I 




HARVARD 
COLLEGE 
LIBRARY 



I Go*L^lc 



f 



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hyGoogIc 



GRAMMAIRE 

DE LA 

LANGUE JAPONAISE 
PARLÉE 

PAR 
MAUBICE COURANT 



Eltve Dlplûraé de l'Ecole Spéciale des Langues Orientales Viv 
Secrétaire-Interprète pour les Langues 
C!)iinoise et Japonaise. 



PAItlS 

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

2S me Bonaparte. 



1899. 



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Vfc 



\y 



Imprimé à la " Tokyo Tsokiji Tïpk Foundry," 
Tfikyô, Japon. 




hyGoogIc 



AVERTISSEMENT 



Plusieurs auteurs européens ont fait <Io U langue j.ipouaise 
l'objet d'études linguistiques et quelques-uns ont donné au public 
des travaux de grande valeur : mais je n'ai pas l'intention de 
les examiner ici, ni même d'en dresser une liste qui se trouve 
déjà dans les biblif^raphies spéciales. Quels que soient et le 
nombre et bi qualité des ouvrages grammaticaux auxquels je 
fais allusion, il m'a paru cependant qu'en français il y a encore 
place au moins pour une grammaire méthoilique et pratique de 
la langue parlée, 

II n'est pas possible, en effet, d'apprendre à la fois le 
japonais écrit et le japonais parlé, ces deux langues diflèmnt 
autant que le latin et l'italien ; il semble naturel de eonimoncer 
par le japonais parlé qui pi-éparc le débutant à l'étude de la 
langue littéraire et lui fournit le moyen de travailler avec ks 
indigènes. D'autre part, si l'étudiant désire connaître, si peu que 
ce Boit, la vie de ceux-ci, il est indispensable qu'il sache lire: 



„wlc 



pliis tôt il commencera l'étude des caractères et des syllabaires, 
et plus rapidement il se familiarisera avec ces méthotles graphi- 
ques si différentes des nôtres. Trouvant dans cette grammaire 
les mots écrits en japonaise! aceompagnéad'uDe transcription, il 
fera connaissance à la fois avec les mots et les phrases, et avec 
leur représentation figurée : de la sorte, il épargnera du temps 
et évitera de se trouver jamais dans la situation de ces étrangers 
qui, parlant couramment le japonais, sont incapables d'en lire 
une ligne. 

La langue japonaise est très logique ; presque toute sa syn- 
taxe, et la syntaxe y joue un grand rôle, se ramène à un principe. 
Je me suis efforcé d'exposer les fiiits grammaticaux dans un 
ordre raisonné, de façon qu'ils s'éclairent les uns les autres et 
mettent en lumière les principes généraux. Cette méthode m'a 
paru {)lus sûre que celle qui consiste à commencer par les choses 
les plus simples, c'est-à-dire les plus proches du français, pour 
aller aux plus difficiles qui s'en éloignent davantage : un pareil 
procédé appliqué au japonais habitue l'esprit à de fausses analo- 
gies et lui voile la nature vraie de la langue. L'ordre à suivre 
pour un cours d'exercices de traduction ne serait, d'ailleurs, 
lias le même que celui de la grammaire : il faudrait graduer 
les difficultés, le rapport entre les exercices et les principes serait 
facile à établir par des renvois ; ainsi l'étudîiUit, à côté d'exer- 
cices gradués, aurait toujours sous les yeux un tableau logique 
de la langue et ses connaisances y gagnerment en clarté. 

Je ne me suis permis quelques digressions sur l'histoire des 
formes que dans le cas où la connaissance de l'ancienne langue 
permet d'expliquer plus facilement les règles de la langue 
moderne. J'ai tâché, en effet, de donner à cet essai le moindre 
volume possible, de formuler les règles d'une façon précise et de 
présenter de chacune un petit nombre d'exemples ; car je ne 
crois pas que la surabondance des détails sqit favorable au 
débutant qui s'en trouve écrasé, 

D,gt,,-erihyGOOglC 



AVERTISSEMENT 



Je n'ai pas prétendu davantage révéler dea nouveautés 
linguistiques : la langue courante de Tôkyô, qui est comprise et 
parlée à peu près dans tout l'empire, est assez comme pour 
qu'il n'y ait plus rien d'imprévu à y trouver, et j'ai dû naturel- 
lement répéter ce qu'avaient «lit mes devanciers. Pourtant, je 
ne pense pas que la division que j'ai adoptée, ait ét^ appliquée 
jusqu'ici à une grammaire de la langue parlée : j'ai einpnnité 
ce plan aux auteurs indigènes qui ont étudié la langue écrite, 
le trouvant plus conforme que n'importe quel autre à la na- 
ture de la langue. Si ma grammaire a quelque valeur, je 
suis persuadé que c'est à la clarté de cette méthode qu'elle en 
est redevable. 

Je dois maintenant expliquer mon système de transcrip- 
tion. Tous les mots japonais peuvent s'écrire au moyen d'un 
syllabaire ; il suffit donc de donner à chacune des quarante-sept 
syllabes japonaises une valeur constante en lettres latines, en 
tenant compte des séries naturelles des sons qui sont parfaite- 
ment lo^ques, et de mettre sous chaque syllabe du mot la 
syllabe latine correspondante ; l'on aura ainsi un calque exact du 
mot japonais. Grâce à cette transcription méthodique, l'étudiant 
apprcud à la fois à prononcer d'après le texte transcrit et 
d'après le texte syllabique japonais ; il peut éhidier les formes 
et leurs rapports d'aussi près sous leur déguisement européen 
que sous leur vêtement indigène. Au contraire, la transcrip- 
tion faite d'après la prononciation usit^ aujourd'hui à TôltyÔ, 
s'écarte beaucoup de l'orthographe japonaise, brise les relations 
normales des syllabes et rend nécessaires des règles de permuta- 
tion compliquées ; elle impose à l'étudiant un assez gros travail 
supplémentaire. Je me suis donc arrêté à la transcription 
méthodique dont j'ai énoncé tout à l'heure le principe: elle 
n'est d'ailleurs pas une nouveauté, ayant été vivement recom- 
mandée, il y a quelques années, par les pins compétents comme 
japonistes des membres de la Société A.siatique anglaise de 



IT AVERTISSEMENT 

Tôkyô. Malheureusement les idées nntiscientifiques du Romaji- 
kai, asaocîiition qui prétendait remplacer, pour l'usage même 
'les Japonais, les caraotères nationaux par une fantaisiste 
transcription en lettres latinea, l'ont emporté an moins partielle- 
ment; la plupart des Européens ont adopté cette bizarre 
orthographe ; il est vrai que les Japonais ont eu la sagesse de 
s'en tenir pour eux-mêmes aux caractères et aux syllabes 
indigènes. 

J'ajouterai que, si les circonstances me le permettent, je 
compte mettre tous mes soins à faire suivre cette grammaire 
d'un cours d'exercices de langue parlée et d'un cours de langue 
écrite moderne ; j'insisterai surtout sur le style officiel et sur le 
style des journaux, dont la oonnaissance est néo^ssaire aux 
interprètes étrangers dès leur arrivée dans le pays ; mais je ne 
négligerai pas la Luigtie de la eorrespoudance privée, ni celle 
qui a été en usage dans l'administration jusqu'après 1868 : ces 
dernières formes de langage ne pourraient, en efièt, sans 
préjudice être ignorées de celui qui vit au Japon, quelle que 
soit la nature îles aHkires qu'il a à traiter. Aa contraire, je 
laisserai de c6t^ la langue ancienne, pour intéressante qu'elle 
soit ; c'est là niiitière d'érudition et non d'étude pratique : or, 
le but que jo me propose, aussi bien dans ce volume que dans 
ceux que je projette de publier, c'est de rendre quelque* 
aux Français qui sont en relations avec des Japonais. 



Paris, Septembre 1898. 



hyGoogIc 



TABLE DES MATIERES. 

I"" Partie — Ecbitdre et PHONÉrtquE 

I Syllabairee 

II Prononciation 

III Mutations de lettre» 

II* Partie — Du NOM (tni, ^) 

I Substantif 

II Divereea sortes de substantifs 

III I>e3gGnres;nugmentatifsGtdiminutifs... 

IV Préfixes honorifiques, etc 

V Mots composés avec iMto et mono 
VI Nombre 

VII Notas de nombre 

VIII Particules numérales 

IX NooLs de nombres ordinaux, etc. 

X Mesures 

XI Divers emplois du nom 

XII Noms propres 

XIII Pronoms personnels 65 

XIV Démonstratifs, intem^tife 59 

III" Partie — Du verbe (kotoba, ^) 

I Deux classes de verbes 64 

II Les quatre bases : 67 

III a. Radical 69 

IV b. Forme indéfinie 70 

V c. Participe 73 

VI *, Négatif 82 



18 


16 


19 


17 


27 


20 


28 


21 


30 


23 


31 


24 


34 


25 


38 


28 


41 


30 


43 


32 


48 


35 


52 


38 



KGtH)^le 



n TABLE DES MATIÈRES 

S PAGE 

Vile, Parfait 83 59 

Vm f, Conclusif 84 60 

IX Parailigmes 85 61 

X Verbes iiréguliera 89 66 

XI Temps et mwles: 

a. Impératif ... 80 68 

XII b. Indéfini, gérondifs 91 68 

XIII c. Fréquentatif. 92 69 

XIV d. Participes désidératif et vraisemblable. 93 70 
XV e. Participes présents et passés ...' ... 94 71 

XVI f. Hypothétique et conditionnel 97 72 

XVII g, Concessif 98 74 

XVÏII Quasi-verbes d'état 100 75 

XIX Verbes d'état composés 

XX Comparaison 

XXI Verbes d'action composés 

XXII Verbes auxiliaires: 

a, d'état 

b, emphatiques 

c, de cQode 

d, passiià 

e* honorifiques 

XXIII Voix 

a. Potentiels on passifs 130 

b. Transitifs et intrnnsitifs 133 

c. Causatifs 137 

d. Dérivés divers 140 

XXIV Divers emplois du verbe 141 

XXV De l'iiifirmatioii et de la négation 143 

XXVI Expressions honorifiques 144 

n ,.-KGtH)^le 



lOI 


76 


102 


77 


107 


78 


109 


81 


110 


83 


114 


85 


119 


86 


124. 


86 


126 


86 


129 


87 



i MATIERES 



IV' Partie — Des particules (tetUwolut, ^ =. 7 -") 

I Rdle, origine, clasaiËcation 180 100 

II Suffixes de cas : 

a, GWnitif 162 101 

b, Datif, locatif, instrumental 167 104 

c, Abktif 183 107 

d, Conjonctif, énumératif 166 108 

e, Vocatif ... 170 110 

f, Accusatif 172 110 

III Suffixes du pluriel 173 111 

IV Suffixes divers : 

a, Conjonctifa et disjonctifs . 

b, Interrogatif et dubitatif .. 

c, Affirmatifs, négatifs 

d, Emphatiques 

e, Esclamatifs 

r. Limitatifs, etc 

g, Adversatifs 

h. Simultanés 

1, Possibles, vraisemblables.. 
.J, Déaidératif 



V* Partie — Delà syntaxe... 



... 174 


112 


... 184 


116 


... 186 


117 


... 191 


118 


... m 


119 


... 188 


120 


... 204 


122 


... 205 


122 


... 206 


123 


... 208 


123 


... 210 


124 



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hyGoogIc 



V" PARTIE. 
ÉCEITtrSE ET FHOH^TiaiTE. 



I. — Syllabaires. 

1. La langue japonaise s'écrit à l'aide de caractères chinoia 
qui ont une valeur idéographique et de mgaes syllabiques dépour- 
vus de sens ; le mélange de ces deux sortes de signes n'est soumis 
à aucune règle fixe ; on peut dire, à titre d'indication générale, 
que les radicaux des mots sout souvent indiqués par un caractère 
chinois et que les terminaisons et particules sont souvent rendues 
au moyen de signes syllabiques ; il faut se garder de tenir ce 
principe pour absolu. D est, d'ailleurs, très rare qu'une phrase 
8oit écrite uniquement en caractères chinois, au moins dans le 
langage habituel ; il est encore plus rare qu'une phrase ne ren- 
ferme que des sylLibes japonaises. H est donc nécessaire, dès 
l'abord, de s'habituer à ce double système graphique et de se 
mettre en état de reconnaître un mot sous l'une ou l'autre forme. 

Cette gramiiudre étant destinée à l'étude de la langue japo- 
naise, je n'ai pas à exposer les règles de l'écriture chinoise ; je les 



2 ÉCRITURE ET PHONÉTIQUE. 

suppose connues, et je me borne à mettre toujours' le caractère 
chinois à coté du mot japonais, à l'erapbyer fréquemment dans 
les exemples, afin de familiariser avec lui l'œil du lecteur. 

Quiint aux syllabes japonaises, on les trouvera répandues 
dans les exemples ; il m'arrivera souvent aussi de les remplacer 
par leur transcription en lettres latines. 



Le syllabaire japonais se compose de 47 syllabes et d'une 
lettre supplémentaire ; il se présente sous deux formes : le Kata 
kana, )î*^^j et le Sit-a gana, ^'^'^ ', les signes du 
dernier, de beaucoup plus usité, offrent de nombreuses variantes. 

1*3 syllabes se rangent aussi dans deux ordres diffirenta : 
le premier est appelé Irolia, du nom des trois premières 
lettres ; dans cet ordre, le syllabaire forme un quatrain, dont 
voici la traduction et la transcription : 

TEADutrriON. 

" La couleur et le parfum s'évanouissent, hélas I 

" Dans notre monde, qui peut durer toujours 7 

" Dans Lt montagne profonde de l'existence, le jour présent 

disparait, 
" Vision légère, il n'enivre même pas." 

Transcription. 

" Tfo lut, ni/tohe to, tiri nuru, tvo ! 
" Waga yo, tare zo tune naratnu? 
" U ivi no Oku yatna, kehu koete, 
" Asald yume uiiH, wehi mo sexu." 



hyGoogIc 



SYLLABAIRES, 

Syllabaire dans l'ordre de Ulrolut, 
Kata kiuia -j o-'»ji**,,|.f-iJj(_)K9 

( "^ ,^ li c a "- ï t. J « S 5r 

HiragHnaj VI % i fi (3 4 ■? %- T 2 R 

( ni t « n 

i ro /m ni lio lie to ti ri nu ru iiio 
Kata kaiia 7 ir 3 i^ \^ V y ^ •}■ ^ j. 

HiiaganaJ BittJJJtl KaT 

( 6 ^ St 3 » i i- 

tua ha yo ta re so lu ne na ra mit 

Katakana 9 ^ / Af^^Ty^^^ 

Hiraganaj t »r K ii i. ^i. fit % *!, ^ i^ 1 

( H ? 1 ■S ? 

u »'i n« o hu ya ma /fe /tu £m( e te 



Kata kana r f ^: ^ / î i/st*-fej* 

HiragimaJ TêUîd^ife^i:^^^ î 

a fit M yu me nii H we hi mo se su 

La lettre supplémeijtaire est » finale ; kata kana x ; 
hira gana ^, 



hyGoogle 



4 fiCEITDRE ET PHONÉTIQUE. 

2. Le second arrangement du syllabaire japonais est pré- 
féré par les grammidrieDa indigènes, comme plus logique ; on 
lui donne le nom de go zihu on 3l+^*i les cinquiuite sons. 



SïLLABilRE 


DANS l'ordre des go ZihU On. 


T A f 


il ■}• j^ -t f ^ 7 


a ha sa 


ta na ha ma ya ru wa 


>( * -> 


f- ^ ^. \ , ? ^ 


< hi H 


il ni hi ml yi ri wi 



kii su tu nu hu mu ytt ru ivu 

^ -t f ^ '-. jt l^ X. 

ke se te ne he me ye re we 



o ko so to no ho mo yo ro wo 

Ta. lettre supplémentaire n n'a pas plus place dans cet 
arrangement que dans l'autre. 

Les trois syllabes yi, ye, tvu ne sont pas usitées et sont 
supposées pour la symétrie, ce qui réduit à 47 le nombre des 
syllabes employées. 

II. — Pron onciation. 

3. ?| ont le même son qu'en français; i est souvent 
muet. 

Exemple*: 

HIa, T. 

hilo, A. 

— M se prononce ov, il est souvent muet ; j'emploierai la nota- 
tion ï, il pour distinguer les voyelles muettes quand il y aura 



PBOSONOIATION. 5 

lieu : iDiiîs il &mi se rappeler quo, cUins l'écriture japomdse, 
aucun signe n'indicjue Li suppression de la voyelle, 
Exnraplcs: 

htitatu, "S*, deiii proDoncezi peu près fiais (fàtatii) 
watoftiul, m,, je, moi „ ., tcalaxi (waïamMi) 

u inital suivi de m, tient souvent la place de 1& syllabe 
tnu employée plus correctument : dans ce cas, avec les deux 
orthographes, la prononciation est la même, um et muni étant 
remplacés par mm. Si la combinaison tim est primitive, alors 
«lie ne change pas dans la prononciation. 
Exemples : 

uma, (muma), JÇ, cheval prononces mma (mùma) 
urne, (mume), tVi prune „ mmé (tnûmt) 

«mi, », la mer „ «»» 

— e se prononce ê ; dans In phonétique japomiîse, e équivaut à 
i+a. 

— o a le même son qu'en français (p grave et bref depof). 

— Dans les diphtongues ai, ae, ao, oi, oe, ei, ui, ue, on doit 
«ntendre les deux sons composants; souvent e initial, ou e 
précédé d'une voyelle, développe devant lui un son mouillé 
4ju'on peut comparer à celui de y. 

Eiemplea; 

Bdo, iLPt Y6ào prononcez Édo ou Yédo. 

AHeru, Dit*'! augmenter „ /ouirou „ foui/â'Oa 

"'>*• Kffi fumier „ koi „ koyé 

— Au, ou se prononcent 6 ; eu équivaut, d'après la valeur pho- 
nétique de e, à, i+a+u, donc à i-t-au ou U, y6. 

Exemple»! 

dif. S, une salle prononcez dS 
don, 1^, le mâme „ lîô 

rmt, 1f^, matière „ ryà 

— Uu équivaut à ou long. 



hyGoogle 



) ÉCRITURE ET PHOSeTlQDE. 

Exemptes ; 

Iiuu, jH,, le vent prononcez 

(«n, £, (partioile nttmêi'ale) „ 

4, A« se prononce ka 



— Lorsque kt et ku sont suivis d'un k, les voyelles i et u 

tombent dans la prononciation ; si la consonne qui suit est A, 
cetle lettre se transforme parfois en p et le fc de kl et kii 
devient lui même unjj. 

Exemples : 

«eltUrou, Sff> dit plftlre prononcez edM 

toliakln, Bp^, de l'argent comptant „ tokHne 

roftuAo», ^;Ç, sis tigei „ roppon 

■aK'uAntu,)^^, chereiix repliés „ ki!£u halaôu 

— Les syllabes de cette série sont suaceptibles d'être adoucies 
et donnent les sonores correspondantes : ga, gl, gv, ge, go, 
qui s'écrivent *', ^*, ^, ir', ^. Le signe de l'adoucissement 
11 , s'appelle nigoH, ®, ce qui veut dire impur. 

ff«t (7«j go, se prononcent comme ga, gou, go. 
ut et ge ont toujours le son dur de gui et gué. 

— Dans l'ouest du Japon, le p est franchement la gutturale 
sonore; à Tôkyô et dans l'est, il devient un peu nasal (np'). 

Exemples : 

liaae, ^, l'ombrei se prononce kangvi on kaguê 
liHtago, ff, IcB jumeaux „ fila ngo oa fila go 

S. sa, au, ne, ao se prononcent régulièrement. 

— SI n, de même, approximativement, une prononciation 



.^hyGooglc 



PRONONCIATION. 7 

moyenne entre le français si et l'aUemand chi (dans China) ; il 
n'est jamais équivalent à l'anglais »hi, dont on se sert souvent 
pour le transcrire. Ainsi iai, ^5' la pierre, se prononcera entre 
lançais ici et allemand ieki, mais jamais : anglais ièhi, allemand 
iechi. 

— Avec le nîgori, on a la série sonore xa, zf, *u, ze, xo. 

— A Tàkyô, «i et zu se confondent presque avec di et au, qui 
appartiennent à la série des dentales ; ainsi on prononcera de 

même: 

huzt, ^-. le Fnziyama î prononcez /«urfcA/, 

JmiH, M' la glycine ) 
en prenant ek pour le ch alleniand indiqué plus haut et en 
l'a 



mixn, B-^*. ne paa voir , 
mMu, 3K. de l'eau '■ 



prononcez m 



Maia dans l'Ouest, on feit la distinction de huzi (pron : 
fousî) et hiuti (pron : foudeki) de tnizu (pron : miatm) et 
midu (pron : midzou), 

— Si et zi en se combinant avec les syllabes ya, yu, yo don- 
nent Hya, 8lyu, niyo, qui se prononcent cha, chou, cho en 
mouillant un peu le ch, et ziya, ziyu, ziyo, qui se pAnonceut 
dja, djùu, t^'o en mouillant un peu le t^'. 

Exemples : 

ba ttya, £$• voiture ntyama, !![,%, emfichi-aitat 

atyn (in, ±X> '^ matlre tiytm n^yo, |S^, Ordre, ordonnança 
»(lHimiKH,||$|f, un livre wiyobtm, 9$;, prâfsce 

— Pour la prononciation des combinaiBons set» et zeu, on n'a 
qu'à décomposer « en ses éléments i+a : on trouve Hav, ziati, 

qui se prononcent ch6 et djô. 



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8 ÉCRITDRE ET PHONÉTIQCR 

Exemples : 

MU doliM îSK, coDtns-poisoiii prononcez <M doimi. 

4. ta, ti, tu, te, to ont uue prouonciatioa im peu 
spéciale ; on doit appliquer fortement la langue contre les dents 
supérieures, de sorte qu'avec i et u on obtient nn sifflement qui 
n'existe pas dans la dentale française. Ainsi : 

tuti, jt- terre, se prononce tsotUehi, en donnant è, ehh. 
voleur du c^ allemand comnie plus haut. 

— Im série sonore da, di, du, de, do se prononce d'après le 
même principe. On dira donc : 

di nuH, ^i, maître d'une terre: pron. dehi noim 
(même valeur pour le ek). 

tlu ktn, 0r])i coiffure de femme; pron, di<m kin. 

— Les dentales, en se combinant avec les syllabes ya, yu, yo, 
donnent tiya, tiyu {tiu), Hyo qui se prononcent (cAa, Icfum, 
tcko en mouillant un peu le ch, et aiya, diyu (diu), diyo qui 
se prononcent i^a, djon, djo en mouillant un peu le dj. 

Exemples : 

"Vi 3E> 'li> t'i^ ^^V ttVi "iC^, femme, serranle 

**!'"' &i loyauté Myti dai, J:*;, ooniidâmble 

ayoktmin, ({|&i fonclion cooféc^ par décret impérial- 

— Teu et deu se prononcent comme tiau et diau, c'est-à-dire 
ickô, dj6. 

Eieniplee : 

miffaa teu, ^H, demain malin ; pron : nt^ KkS 
deu, m, DD article; pron: djO 

— Tu devant une lettre dure s'assimile très fréquemment. 
Exemple: 

yatupart, ^, BUi«i, de même; pron: yappari 

1, Xa, ni, nUf ne, no se prononcent régulièrement. 

D,gt,,-erihyGOOgle 



paONONCIATION. 9 

8. La série labiale est tout à fait spéciale au japonais : les 
daie» ha, hi, hu, he, ho reo&rment une forte aspiration 
analogue à h allemand ; Au se prononce souvent à peu pràs 
ommc fou ; hi est sifflant et ressemble parfois à «*• 

— lut après une voyelle et dans quelques autres cas, devient 
presque iva; 

Ezeiuplea : 

lut, IQ, iiGe plume, particale numérale dca oiseauz, ee 

prononce vm 
Jcaha, )\\, na QeuTet prononres Jhiuia 
ha, ^1 (parLÏuule enclitique), pionoucel im 



■ h€f après une voyelle se prononce yê. 



Exemple : 



— Lorsque Ai, Am, ho suivent ime voyelle, l'aspiration dis- 
parait et f. M, o se contractent avec la voyelle qui précède ; 
par£)is, dans les verbes, les deux voyelles sont prononcées 



Ëiemplvs : 

ahi, l(S, niDliiellemeot, prononcez nï (dîphtiiongue) 

ara»ohii, ^^i^'Bputer „ araaô oa araxioii 

oftoM, -^ grand ,, iii 

— Notez au^ les mots suivants, dont la prononciation 

s'explique Êicilement par la valeur pitonétique de la lettre «. 

■™^*'' iti enivrer, prononcei }i6 (eu) 

deitu, (, Ipartieule numirak) „ df^ (deiO 

n ,,-|..GoO>^lc 



10 ÉCRiTUEE ET PHONÉTIQUE. 

— Les labiales sonores bu, M, bu, be, bo, se forment k l'aide 
du nigorl, et ne donnent lieu à aucune remarque spéciale, non 
plus que les nasales ma, mi, mu, me, mo. 

— Les labiales ft«, M, etc. sont seules susceptibles de recevoir 
le demi-nigori, htm nigoii, ^® > ou obtient ainsi la série : 

ji-t f, 7", '<, *"■ 

P<*'! Ph V**! P'^f P*>' 

O. Las'érie ya, ya, yo, se prononce régulièrement: quand 
une de ces syllabes est précédée d'un i, il fiiut distinguer les caa 
où il subsiste deux syllabes, ce qui arrive dans les mots pure- 
ment japonais (miya, §, un palais, pron, roiya,), des cas où 
les deux syllabes se confondent, ce qui a lieu dans les mots 
d'origine chinoise {tniyalcu, ^, une veine, pron, miaiou) ; 
l'orthograplie n'établit aucune diftërence entre ces deux cas. 

10. Dans la série ra, ri, »■«, re, ro, la lettre r est pro- 
noncée très feiblement du bout de la langue ; elle n'est nullement 
aspirée, ni pronoucée de la gorge. 

11. wa est prononcé comme ova; il est souvent con- 
fondu avec ha dont l'écriture doit le distinguer. Dans les 
combinaisons où il est précédé d'un u, tantôt, dans les mots 
japonais, il subsiste deux syllabes ; tantôt, dans les mots 
chinois d'origine, les deux syllabes se fondent ; dans ce 
dernier csis, la prononciation do Tôkyô va jusqu'à supprimer 
complètement les lettres u et «,■• 

Eiemples : 

tca, Ht, uoe roiie, une bague ; pronont^z oaa 

Itmia, ^, mflrier ; „ koa oaa 

(l'orthographe correcte est Iwifco,) 
KtnPd», ^, officiel; prononces hovjm {à Tûkjû: kan) 
ffuteat, f\., exlérieiir „ gouaï (i, Tfikyô ! JOÏJ 

,ogle 



PRONOHCIATION. 



— «rf et we se prononcent comme i el e ; cette dernière lettre 
développe souvent devant elle le son y, comme e proprement dit. 



JB, être, demeurer; piononceE iroa 
Itotet, (, nD son ; „ M oa tof/S 

La distinction entre i et ufi, e et u-e, n'est plus aujourd'hui 
qu'étymologique et la plupart des Japonais n'y font pas 

attention. 

— tvo se prononce tantôt ouo, tantôt o; il est souvent con- 
&ndu avec le véritable o. 

Exemples : 

teo, ^, (particule) prononcez ouo 

""■"•j Si ôtre, demeurer; „ orou 

12. H finale a un son intermédiaire entre n sonore et n 
nasale française. 

Exemple : 

lan, 3i tr^^' la prononcialion est entre lane etaon. 

— « devant les labiales {b,p, tn) ee prononce m : 

fimran hau, fSIH, joumal officiel, prononcez kampô 

— n devant les gutturales ilc, g) se prononce ng : 

hlnlcan, ^#, Borte d' onnge, prononces kmgkan 

13. Il est nécessaire de prononcer nettement les con- 
sonnes doubles; 

Exemptes : 

nnnia, ^W, nn masseur, prononces amniii 

i. diatingaer de ama, fg, nne religieuie bouddhlne. 
fpotufo, HAi 1* mari- prononcfi oUo 
& distinguer de oto, ff-, un son. 

n.,i,,-r^hyG00glc 



12 ËGRITUBE BT FHONËTIQUE. 

— Il ikut aussi séparer diBtmctemeDt les syllabes pour éviter 
de confondre dea mots analogue». 

Exemptes : 

(re ns», y^, un domestique, à dislinguer de gtn an, ^%, 

l'origiDal, le lexte. 
ge nin, TA> t'" homnie de basse classe, A dlatiogueT de gît 

'«. iSS. la cause- 
lea noftu (*a nô] SE8^i recevoir avec plaiflir, à distioguer de 

kan 9u ou kan leou (kan 0) j^K, reconnatlre an gerv'iee. 

III. — Mutations de lettbes. 

14. Dans les mots composés, la consonne sonore remplace 
la sourde en tête du second terme. 

Exemples : 
ktgaht, ^9, changement de TSlemenls; formé dea radicaux 

Ici et Jcahe 
tama tatna, ^^, de toutes fapODB ; Ibnufl de lama répété 
leattral dôme, ^^fi, ou ne pa»e pas; formé de vranrai et du 

radical tome 
hibati, ifit/^, un brasero ; furaé de M et hatt 

Cette loi n'est pas absolue ; ainsi l'on dit : 
kaki tome, f^, râcépiseé (d'une lettre recommandée] 

Ohotaka ou Ohoxaka, ;^R, Siaka {nom de ville) 

— Ou n'aime pas que deux syllables de suite débutent par 
une consonne sonore ; ainsi l'on dira kazakanti, fij;, direction 

du vent, et jamais kazagami. 

— Dans les composés de mots chinois, k labiale A après n, se 
transforme en p, et n prend elle-même le son de m. 

Exemples '■ 

tiyun hm, jSSii vent favorable, formé de *lyu» et Au» 

prononcez c^ixiinpoA 
ftuiesn lutu, 'gfJKi journal officiel, formé de Jfcuwan et An» 

prononcez ham^ 



hyGoo^lc 



MUTATIONS DE LETTRES. 13 

15, A Tôkyô, oq redouble fréquemment certaines con- 



A 


,Hlna, ft, tous, 
tckurt, «H, un fl«Con, 

se redouble en pp. 




prononce 


mixna 
toikari 




yohedo. 


»€, 


beaacoup, 


se 


dit 





— Si l'on écrit de tels mots en caractères syllabîques, le re- 
doublement de la nasale se Ëiit au moyen de l'n finale ; celui des 
sourdes s'indique à l'aide de la syllabe tu ; ainsi, les mots ci-dessus 
s'écriraient : 

i >" i" , mlnna 

y ^if •} , totukurl 

as'*' b*, jfoUtpodo 

m. Différentes voyelles se transforment en fl, à la fi» 
d'un mot qui est le premier élément d'un composé. 

Exemples ; 

imakami, AJ^i '" direnlioo du veol, de haie et Jiauit 

eakaya, t95i '"^ mbnret, de «aKre et ya 

siraga, ÙSt- <^^ cheveux bluocs, de «fro et ke 

17. De fréquents changements phonétiques se produisent 
dans les mots chinois qui forment des expressions composées ; je 
donne d'abord les plus importants, qui affectent les noms de 
nombre et les particules numérales. 

Eiempled : 



«uMn, -ff, une livre,! gg 




Ml m Un 


tannin, Sfî, troÎB livres, 


„ sangin 




imkin 


™fc«W»,;ftff, 8ii livres, 


Ti^in 




rotukm 


tttukin, -Yfx. dix livre», 


„ mkHa 


,, 


»hu kin 


fll|,ofcHK:in,HR-, cent livres, 


„ AiwWm 


„ 


hiyohi Un 


«» gi», T/f, raille livres. 


tengin 


., 


eenkin 


' mesure de poids. 









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ËRITURCE ET PHONÉTIQUE. 



■union, 3K, iroif (Ul«aax) 
snntalu, 3S|', troia {Toluniea) 

hatutou, /VMi ^K^it Ibaleaui) 
«OUOH, -}-|{, dix (bftteaaz) 
«mou, ^d, mille (balenuxj 
aeniofu, ^j|)', mille (Toliimcs) 



tlitali/aliu, —Jî, on pied Bc prononce «AeAo&ril et remplace ii ï^ofet 

hatHHyalca,^fi, hnit pieds „ haehehatoâ „ iali siyaka 

nUuHpalfu,* -t^R, dix pieds ,, nichehaioâ „ iiAu dyotu 

t. 

Uuttlet, — 3!. ime gonlte se prooonre l'K&tt et remplace iti tdd 

AanKeM, /V8I> hnil gouttes ,, haltéki „ haileki 

attu teiit, -Y^, dix gouttes „ zlUiki „ «Au ItU 



ituttyau. 


—HT, un tchôt Bftpronooce 


ittchâ et Ml 


nplace ili liyait 




„ 


hatUhâ 


„ hoHUsaa 


•""""""' 


, +ir, dix ichô 


A. 

proDom 


t!t«M 


n aSuft'jMU 


itupan, 


—g-, une minute se 


ceippoun et. 


remplace ifiAun 


a«p0n. 


-*, un volume 


„ 


ipm 


Mi Aon 




= 3-, trois minutes 


„ 


lampoun 


son hin 


tanbon. 


rJtti Iroie Tolumea 




lambm 


«mfain 


rtUmpun, 


:^ 9-, six minutes 


„ 


.■oppoun 


rvUhin 




A*, six volumes 




roppon 


rohi hoa 




i-a-, dix minute» 




zippoun 


»-Au hun 


«llupon. 


i-*,dii volumes 


„ 


rippon 


lihu hon 


Myakutnin 


•'SfB'i cent minutes 


„ 


hyappmm 


„ hisahi Aun 


Mgubupon, 


.W*.**"! volumes 


„ 


hsappm 


hiyah). Aon 


Mnpun,* 


7^, mille minutes 


„ 


sempoim 


«m hun 




=f*, mille Tolumea 


» 


timbon 


fmhm 



t mesure de superficie. 



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MUTATIONS DE LETTRES. 



nmtnof, H^tti trou (reuilles) se prononce tammai et remplace «on mai 
lenmai, ^tt, mille (reuill«e) „ Komud „ aen moi 

Remarquez que ces mutations ue se produisent qu'avec les 
sourdes et avec la nasale m, et aussi qu'elles n'ont pas lieu avec 
les autres noms de nombre ; on dit par exemple : 
(H moi, — tt> ""S (feuille) "i hun, ^3", <Ieui minute» 

aan Ugau, 3ITi trois lollô rofcu aiyakv, ^Jfj SIX pieds 

HHteitt, -tff, sept livres rtat hou. A*, linii tiges 

tihumai, -f-Ut, dii feuillei kigatiu tatu, ^JH, cent volumes 

»en teW, ^jj, mille gnuttes 

' — Les chaugements des iiutres mots composés tirés du chinois, 
suivent les mêmes règles : 

Exemples : 

tituJien, ]|tlt> une enquête, m prononce siUcm 

naïuH, MIS. revue, „ tam 

Ifiiulion, Q;4C> le Japon, „ Nippon et aussi Nihon 



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Il; PABTIE. 

DU NOK (j^ JfA). 



A l'imitation des grammairiens indigèues, je répartis 
les mots japonai» en trois classes : 1% mots invariableê ou 
noms, na ^\ 2", moU variables ou verbes, kotoba, ^ ; 3°, 
particules, tenitvoha, ?" = 7 ■'* . 

I.— Substantif. 

18. Le uom désigne les personnes, les choses, les idées ; 
il est indéclinable et n'a par lui-même ni genre ni nombre. 

Exemptes : hUo, Ai homme, veut dire un ou des êtres 
appartenant à l'espèce huninine, sans distinction de sexe ni 
d'&ge (homme, femme, enfant). 

Utna, If, dteval, indique un nombre quelconque de 
chevaux, étalons, juments, coursiers, cavales ou poulains. 

Quelques mots spéciaux ont, par leur sens même, un 
genre: 

ototosan, JaSESI, papa okakatnn, t.t't'SA, manuot 

«.«H, *t«, ono'« «.060, *t«,ton/« 

"ni. Si, frh-e aitti ane, JA, «Eur aînés 

oloaio, f&, frire eadeî imouto, Jt^. «nu* eadHle, etc. 



kG(.H>i^Ic 



II. — Diverses sortes de substantifs. 

IV. Beaucoup de noms, surtout des noms d'objets, des 
noms indiquant des relations simples de temps, de lieu, de 
sodété, sont des racines, ou peuvent, dans l'état actuel de 
la langue, être regardés comme des racines. 



uni-. 


ft, Aeml 


tori. 


A,o«e,m 


fcl. 


*, froà 


hu,a, 


M, h^ .!■ 


ta. 


H, rhi^t 


tKt, 


8£, ™.wn 


ame. 


S, p/uH! 


A«(, 


£, ao'Vc 


udl, 


Si, famille, efan 


*«ni. 


H, protdnee, royaua 


tokt, 


^, lempi 


takoro 


. a,u^ 


fht. 


±, â(ims 


Hta, 


f 1 àaeous 



SO, Les expressions formées d'un ou deux mots chinois 
peuvent aussi être traitées comme des substantife-rnciiies. 



wo» nigau, Ï)S, la eaplaJe (p. ex. ie la Corée) 
en' tvtti, (RRi <"> diKoan 

t oaicii, SCi ^ l'édtcme 

21. De même, les expressions mi-chinoises mi-japonaises 
sont des substflntiÊ, si la partie chinoise est la seconde, ou si Li 
partie japonaise, placée la seconde, est elle-même- un substantif. 

Exemples : 

diyuH bako, 3S, j«u de Ix^et rcnfronf les unes dam les atifrrfl; 

le mot JHpODaia haho est ud BUbslnnlir. 
obee tlyau, JEtH "** •""''■^ de noies: 

tiifau est un mot chiiioiB. 

— Si le mot japonais se trouve le second et est un verbe, l'ex- 
pression tout entière rentrera dans la classe des verbes, par ex. 
aiaurtif 38-* ^i aimer. 



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18 DC HOH. 

, 32, Un grand nombre de formes verbales peuvent jouer 
le rôle de gubstauti£), comme font en t'rançds les participes : ce 
sujet sera traité à propos du verbe et je ne citerai ici que deux 
sortes de formes qui, par leur sens et leur rôle, se rapprochent 
davantage des véritables substantîfe : elles sont comme aix iu- 
déclinablea et dépourvues de genre et de nombre. 

Ces formes sont : 1" dea radicaux de verbes d'état, tantôt 
pris tels quels, timtôt légèrement modiiîês; 2° des formes 
indéfinies de verbes d'action. 

p aka, ^, U rouge, vike, ;^, le termillort 

tiika, 2i, ]a luaHeur Iake, g, la itoiare, la maître 
^T 8(i ^ moalant du retenu, de la dépense 



— A la même catégorie, appartiennent 1 

formés de racines de verbes d'état: ils ne sont autres -que les 

formes indé&iîes de verbes en mu peu usités. 

Exemples : 
vfanil, j^î , la rougeur, un loupçon de rouge (ï^rbe «(en»™, de ofta) 
uiituui<, "H" î , ia doueew, «n soupçon de goût mcrS (verbe utnamti, de «m») 

S3. D'autres substantife sont tirés de racines de verbes 
d état, ou d'autres racines, en y agglutinait les tcrminaisous sa, 
ka, yakUf etc. 

Exemples ; 

siroaa, ÙT, le degré de blaiidieur 

aldukata, f^, le calme 

odaffOlCiita, j^ ta eêiinitë 

34. Les noms composa sont très nombreux, ils sont régis 
paa- la loi générale du japonais qui veut que le déterminaljf 

M..GtH>^le 



DIVERSES SORTES DE SUBSTANTIFS. 19 

précède le déterminé. 

On peut les diviser en plusieurs catégories : 

>, GumpniiCa de dens siibatnntKii, aolt coordOBD^'a pttr 
>ulJon«tloii on pnr «ppoallloii, aolt BabordoBiiéfl. 

Ezemplra : 
adjonction : 

oni otouto, ^f^ la frira (m. à m. latnê U U eodd) 
tuM Ai, BB> ^ i*^V* i.^- ^ "'■ ™'>^ ^ j'^) 

oppodtion : 

o™ floal, ^é'i'fcv', la qvexion de fmiffliM tCune ehoae (m. 3. m. 
are ou ne pat are) 

ffotl aai, S VM ^i ^ qnaUli [ta. k ta. Urt bon im Ibt mowaii) 
subordination : 

tt bnkvro, ïg, un gant (m. à m. «n soc A main) 

non ya, ^9i ""e librairie (m. à m. une botUiqve de titra) 

b. Composés d'nn anbalantir rt d'un vvrba d'Alat. 

Exemples : 

subelantif déterminé pai un qURlificatif: 

akagaiie, jg, (fu eUi'tTe (m. il m. du ntAoI rouge) 
Jatroinbo, SttA. "" n*s>"e (m. il m- un Aomme noip) 

verbe il'état pris aubstanti veinent et déterminé par un iiubslantif: 

mefturs, "gf, un arengle (m. 1 m. «ïui ju» *»( oisW!- </« 

e. Cooipoaéa d'nn anbatantlr et d'PB verbe d'action. 

Exemples : 
eabatan tir déterminé par un qualiBcalif; 

noHiiioiiD, ^K'ëli nne tidùe d pttrfeure (m. i m. un ofi/ef oil 

[on nionb!] 
yakedo, •}(.%< "ne ('tlWe (m. il m. un mdrait brûlé) 

vertie d'aclion pri» eubelantivemeut et déterminé par un anbalanlif: 
tHtdHtre, ^^, un tose à eau (m. i m. ce gni eonlienl de Feau) 
MUgahi. JEjll. «"t '"iiofùjue (m. à m. felvi ju» al di£irenl iTapHl) 

tf. Coinposéa de deux verbes. 

Exemples : 
verbe d'état et Terbe d'action : 

ttaga ikl, JÏ]S, tongènli (m. il m. longue tfe) 



rihyGOOglC 



deni wrbea d'action : 

hihiaaii, 3I(B, un Hrwr (m. î m. w que ton fait sortir en (ironl) 

25. Les composés de mots chinois sont soumis à peii prèâ 
aux mêmes lois ; il fiiut noter toutefois que, si le composé ren- 
ferme un verbe et son complément, le verbe, conformément à la 
syntaxe cliinoise, se met le premier. 

Eiemplesi 
VErl« suivi d'uD Bubstantif cninplément : 

hal tan, PSill, fondation cTuiM bonurie (ni. à m. oumr ta wionlagne) 
aettt iiufe», -QK, le taicidt (horn hlH) (m. il ra. oarrir le rentre) 

Dfuis les composés coordonnée, deux mots de sens contmire 
éveillent une idée abstraite plus générale. 
Exemples : 

en K-in, iSiS, la distance (ju. il m. Imn prt») 
na.1 nitto, 55^, le Kxe (m. i ra- mâ/e fmeSe) 

20. Il existe aussi des composa mixtes, 
Eieniplcs : 

hann gu, âtÂ. '''» cià'U de métal 
iabit Hf/au, Kt^i ''^3'^''^ da l'evenu 

Lîi première partie du comiwsé est jaixinaise, la seconde est 
chinoise (cf. aussi § 21). 

III. — Genres. — Augmestatifs et dimintjtifs. 

27. Certains préfixes d'origines diverses entrent en com- 
position avec les substantife pour former des augmentatifs ou des 
diminutifs, et aussi pour indiquer le sexe des animaux, lorsque 
cela est nécessaire à la précision de la phrase. 

Les préfixes du masculin sont : 



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PRÉFIXES HONORIFIQUES ETC. 

1VO, ivon f:H; (pour les quaJrapèdes) 

tvoau \S^ (jwur les oiseaux) 

tvatoko, ^. 
Exemples : 

un titt, tt^t^i un iuuraiu 

«PO» dori, MAi "" «0? 

- lies préfixa du féminia sont ; 

tito, men (4b (quadrupèdes) 
mèau (li|| (oiiseaux) 

tvonna, "fC- 
Exemples : 



ma inu, ft:^, 


une (hUrme 


— Augmentatif 
Exemple i 




1 (jranrf, soiiria) 


Uiiniiiuti&: fto. 


^^ 




Exemples: 


«.«t «o ko qui signifie fepeiii (î'i 



/ 



IV. — Préfixes honobifiques, etc. 

as. On emploie de la même fiiçon les préfixes o, on, go, 
tni qui correspondent tous au caractère ^ : le sens premier du 
mot est impérial, maia il peut se traduire aujourd'hui par hono- 
rable ; on applique ce mot à to\is les objets, toutes les actions ou 
paroles qui ont rapport à une personne que l'on veut honorer; 
par suite de la politesse extrême de la huigue japonaise, un inter- 
locuteur use de ce mot pour tout ce qui touche à son interlocuteur. 



KCkH)iilc 



22 DU NOM. 

O peut donc souvent se traduire par voire, mais ce n'est qu'un 
sens àéiivê, et il pourra aussi signifier son, ou leur; la modestie 
exigfe de celui qui parle, ue permet pas d'employer ce préfixe 
pour Lt première personne. 

— illï est à peu près Iiors d'usage et ne se trouve guère que 
dans des expressions toutes Élites r mikado, ^, F Empereur 
(littéralement ®P5, VAugmle Porte.); tniya, ^, vnpa/ais 
(littéralement 00, ^a demeure avguete.) ; o mi asi, ® ''■e JE, 
vos pieds (remarquer le double préfixe honorifique). 



— Dsjis le langage habituel, on emploie o devant les mots 
japonais et go devant les mots chinois, po est la pronondation 
chinoise du caractère ^ ; mais Li distinction est loin d'être 
absolue. On est une ancienne forme de o qui est un peu vieillie. 
Exemples : 

o hoge de, ^ièT", niBf xotre proteelion 

o rutii, îïS^. voire absence 

o fnA-H, 9% foIre maison 

go eiyanti, 93=^31, Wfre conseaUmant 

go ,nci«,e«.o, ^it, tous û,-ra raison 

80. O ^ go sont souvent employés d'une manière que 
l'on pourrait appeler elliptique, quoiqu'il n'y ait pas d'ellijse en 
japonais. 

Exemples : 

go btiaata, ^JSîtîfc, H'i'. honorable vêgtigmu, ne veut piiB dire 
taire iiéglJ||^!nce, mais la négligence q<ie j'ai tnonlrée enrer» coua/ de 

go b«rei, 9U@, fi'nfo/i'esse que j'ai eommise enver» vous- 
o xiyatna, ffl^BSti l'inttrrajitioa que j'ai faile quand voua 



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MOTS COMPOSÉS AVEC koto ET tnono. 23 

— On suffixe aiissi le mot poli aanui, ^, avec un sens 
analogue. 

go kuruu marna, ^^^tii fa pe"»* ?W W^ iv« î»-«e,d'oÙ! merci. 

o ici »o rfofrw «™.a, ttiRO VHI> *■«""«'■ î«« f»" ^proui», d'où: /m 
tui^ fâché ffmr ttmfl. 

aaki, ^£, veut dite tantôt: 'paaseï dttant, tnntSt jiardonnxf-inoi 
de pisser devaJil. 

— L39 gens de basse classe emploient o, go dans un grand nom- 
bre de cas sans intention honorifique bien marquée ; quelques-unes 
de ces expressions sont même uait^ chez les gens bien élevés. 

Eiemples : 

" t'y. VtH, du M 

« bon, «a, un plakau 

o tera, ÎB#. ""^ bonserie 

o tenJii, i9JiiH. l' temps qu'il fait 

o yu, ttS. '^ l'eau chaude 

go wen, Ï9H, le rqw* 

— Dans ce dernier exemple, l'iilée honorifique est présente: 
rapprochez ten tau sama, ^]§^> le soleil. 

— On trouve aussi le préfixe Jd, ^, noble, dans l'expression 
ki koku, ;^@) voire pays. 

V.— Mots composas avec koto et mono. 

30. Koto, $1 choie, fait, et mono, ^, ehose, objet, 
ferment un gnuid nombre d'expressions composées. 

Exemples : 

•Imi hoto, g I, '^t, ta hkaiéheur, h fait ça'un olgel tel blanc 

maiigatuia K'o(o,]S13 Ofi^, lefaitqH'Uy a eaeirear 
atul hoto, tM-'H^, 'a eWeur, et aussi dana an sens ex- 

clamatif: qnelie chaltur l 



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24 DU NOM. 

— Mono forme des mots de seua coucret : 

Exemples : 

ttrot mono, &\,--ISl, un objet blanc 
oJci mono, {BHl. «" <^jt d'étagère 
Itemnrqiiei la ilïfférence de cette dernière eiprevion avec oftu 
mono, S4^i OÙ les deux mots conserreot chacan leur valeur, et qai 
TCUt dire : Cobja qxte fon poie. 

Notez anesi la diffîrence entre onoii Icolo, g 124^1 la même choie, 
un obja de même nature, et otmit mono, ^ t;fl(, U même objet. 

VI, — Nombre. 

31. Comme je l'ai déjà dit, le substanLif japonais ne ren- 
ferme par lui-même ancune indicatioQ de nombre : hito, /^, 
peut ugnifier un homme, des hommes, plusieurs hommes, l'homme. 

— Quelques substantifii peuvent former une sorte de pluriel 
vague, indiquant Ui généralité, par simple répétition : 

Exemples : 

Atto blto, A^i ^""^ l*' hommes, timC hvime 

M bi, B 4 , (OUI le> jimre, ciagve jour 

iro 1rs, -fB, « , toulee noria 

3S. Une autre sorte de pluriel se forme à l'aide de suffixes 
qui veiUent dire «Mé, collectivité, compagnie ; ce pluriel est surtout 
usité pour les mots qui désignent des personnes ; de telles ex- 
pressions signifient à proprement parler : la compagnie, la 
collectivité de telles personnes. Ces particules sont, dans l'ordre 
de politesse croissante : 

ra, ^t tltnno, ^> siyu, ^, tati, ^, kata, ^- 
Exempl«a: 

Immmaya ra, $B ?i ^ traiiuiara de tatriieha 
ironna Ooma, -fcV ^, la Brrvanles (de ma maison) 

wonna tiyti, A 5'=', If* «enwnfe» ((fouirui) 



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NOMS DE NOMBBE. 



SA* ■f, 1^ /oneHoanaâ 
^Slr*, la miniilTa 



— Le mot kodotno ^, veut dire l'enfant ou les enfanta; pour 
«n former k pluriel, on ajoute un second suffixe : kodomo ra, 
JcodotHO siyu, 

33. Le pluriel est parfois mnrqué par un préfixe dans 
Aea expressions toutes &ites tirées du chinois: 

ban koku, |§BS, tons les paye; aiyo h'un, ^^, Meê- 
iieura; au nen, K^, plvsieura années. 



VII.— Noms de noubre. 

34. Le substantif japonais n'ayaut pas de nombre par 
lui-même, le singulier est indiqué par le mot liUotUf — S*, ou 
Uif —, quand on veut le marquer nettement ; le pluriel précisé 
se forme de même avec les noms de nombre. 

Exemples : 

Anfto hUotv, tSH^S', vne boite 

tan ri kan, ^QPQ, Iroà heures 

39. Les noms de nombre, comme les autres noms, sont 
invariables ; il en existe deux séries, l'une incomplète, purement 
japonaise, l'autre complète et qui est d'origine chinoise. 

Cansterea Sorat Japaniia Hoing cbEnoli Sens 

— hUom, hUe, M iH, <tu un 

^ hutatu, hula, ha n( <jeuz 

3 tnUu,ml tan (roi* 

£9 IfOlu, jfo tt gvatre 



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Carnclirea Nomi Jipooils Sam» chlools 8eiu 

A V"tu,ya hall hvU 

^ ItokOHolu, Jtdftono ftu neuf 

■f- toteo tthu, rttu dix 
A partir de ce point la Diiui^ration devient pumnent chinoise. 

+- 

+H 



=+ 

B+ 



ilftu M 
■Muni 
tthusan • 


doua 


nlHh» 
ni *IA» Ut 

êantOm 
Huthti 


vingt 
tinglel-^ 



—'S *t» hiyaka (proil : ippjakll] ttnt 

— W "1 MyakK dtal était 

H'ff manMydktt (proa: ranibyakn)/r(t!BC«li8 



— R «(».«n dtlmine 

tt oK'ii ), tadmMiùia 

^ (BH (peu UBtté] un Iriliion 

Exemples : 

SSA + E, •"'• htffaku rolia ifAu go, Iroiieeni toiianle^iing 
— ^AWA1*"ti **« "" '""« ft*»nfc« *u *<ftH «iM, mil katl cnt 
çuoft-e-tinjrt-rfiir-ftï* 

— Ou voit que la formation des noms de nombre est très simple : 
1g nom mis devant les dizaines, centaines, et£., multiplie dix, cent, 
etc. ; ainsi on dira bien : xihu mt/n, 'i'Mt c^' mille; hiyafm 
man, @il|, vn million; sen tnan, ^^, dix millions; "h®, 
«tfiM Oku, un billion, etc. 

Le nombre plus foible placé après les dizaines, centaines, 
milliers, s'ajoute aux dizaines, centaines, milliers. 



hyGoo^lc 



NOMB DE NOMBRE. 27 

— Au dessus de dix, les noms chinois sont seuls usités ; jusque 
là, on emploie les noms chinois avec les mots cltinois, les noms 
japonais avec les mots japonais ; mais cette règle n'est pas sans 
exceptions. 

36. Pour les noms de nombre japonais, la forme pleine 
{JtUotu) se place après le substantif, ou devant lut, mais en 
intercalant alors la particule du génitif, no. 
Exemptes: 

lutumt mitu, fe S 2 ï* , trol» paqaeli 
mitu no (uttintl, =5» Ofl, î , id. 

— La forme abr%€e {hUo) s'emploie directement devant le nom, 
et surtout avec des noms de mesure et des mots analogues ; elle 
forme avec eux, en quelque ^rte, des composés. 

Exrmplea : 

hiiia ban, ~l^, deux tnti'ti 

nUo Itafce, —a, un« botUp^ne 

(Comparez hako hUohi, ^ — , une botU) 

— La forme courte {Ai, hu) ne s'emploie qu'en comptant une 
série d'objets. 

S7. Le mot japonais pour vingt, haUtti, s'est conservé 
dans le sens de vingt ans d'âge. 

— On trouve aussi dans quelques expressions, U, mille et 
yorodu, dix mille. 

Tl Hma, ^%, lei Va Eourik» {Us miUe lie») 

Torodu ya, jKS, Avx ûii taiile (artides), eDi^igne de bazar. 

— On évite souvent le mot quatre sous sa forme cbinoiae, ttl, 
parce qu'il a le même son que le caractère JE> »h qui signifie 



■iKCtiDi^le 



witfunV. On 'lira donc yo ntn, |Î9A> qvaire hommes; ni 
gthupoban, IL-\-^^, numéro 24. 

— -Yana remplace giti, dont le son, trop voisin de ai, donne lieu 
à deB confusions. 



— Une heure, — ^, se dit iH xi, hito toki ; tlu toki veut 
plulât dire un moment. 

VIII. — Particules numëbales. 

38. En général, le nom de nombre chinois ne peut ac- 
compagner un substantif sans un intermédiaire; il doit être suivi 
d'un nom de mesure, ou, lorsqu'il n'est pas question de mesure, 
«l'nne particule numérale : ces particules peuvent être comparées 
jiux mots têle, feuille, dans les expressions ; deux têtes de bétail, tix 
feuilles de pajner. 

Exemptes : 
Ui ri, -S, UneUetu 

«u Un, — /f, «M livre 

turaitvlien, #— ff, OU *(«*«» no (oro, — ff©^, une iitn«ri« 

•ranna roleu «in, icfi^ OU roJtti nin ne iconnii,/;^©^, àxftmm^ 

39. Les principiles particules numérales sont les sui- 
vantes i 

fta, ou ho, IH, Bt, -^ou >,etiiploré pour le8dur&s,leglocBlilé8,el 
quand il a'j a pus de particule «pédale ; le premier caractère ect plutôt 
téspité aux individus. 

tilgahu, 19. (Jambe) pour les cbaiseS) (ables 

ken, tf, {bord d'un (oîf) „ lAlinieiUs, maisons 

hon, K, {qffiir) „ coupes de Tin 

aatu, A-, (lobaat) „ volumes d'un ouTrage 

aiyu, tt, {têiei „ pièces de poésie 

■OH, ISl, {toile) „ vaisBeaux 



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FABTICULES NUMÉRALES 



•okH, 


JE, (ï^) 




dni. 


X, (plalçftTTW) 


„ linrikchna, voîlorea 


'""■ 


g, (m™^) 


„ zincikchas, oulils, in- 
slnimenu 


tui. 


W, (pair.) 


., couples d'objeU 


luu. 


a, (<n«mWe,(«it 


eompUt) „ lettres, documents 


athu, 


«, fépa.'wur) 


„ natteatraesuredoeopet- 
fide d'une cliambre) 


tou. 


S. {'È's) 


„ quelqnea quadrupèdes 
(chevaux, bestiauï) 


ni», 


A, Ihomme) 


„ eires Immains 


ha. 


m. ( Pï''"ie) 


„ oiteaui 


e prononce souvent ui« ; les 


contractions de celle particule avec 


wms <le nombre Bont irrégulièrea : 


-îî. 


«1 »-» 


A^, rohnpa (pmn. roppa) 00 roiu l«i 


— B, 


ni im 


■bm. •"* ■»» 


2^. 


m>« lia fpron- aiinfta) A^, *"" "■« 


ESÏ1, 


■1 iro 


A% *« «o 


s.m, 


ffO «... 


+^. .«« j« (pron. lippa) 


h«i. 


«. (coup,) 


lasseis verres de liqaide 


w. 


Ht, (T^) 


poiaons 


Mkt 


, E, (unitf, y«M tTflq^) animaiii (sauf les oisenux) et les 












(E. iit» qui e^t propre aux piScea 






d'étoffe) 


bu. 


«.(<&««) 


eieroplairea d'oiJvniges 


/.«fcu, «, {«, 


peinrurea roulées (kak^monoii) 


""*■ 


•, m, (F^e) 


gorgées de boisson, boufiëea de 
tabac, doBPB de médecine 


hon. 


*, (iis<) 


arbres, caones éventails, bouteilles 


«lat, 


, tt, (/rtw) 


papier, pièces de monna-e, plais, 
Tèlemen'B, lapis 


III «4, 


■ *. (nom) 


perBonnes 


».e» 


. H, {mrface) 


miroirs, peintnres encadrées 


rlya 


u^, (litm roue*) 


voilnres trainéea pnr dea animaux 



l£s particules numérales ci-dessiis, à l'exception rte ha, sont 
d'origine chinoise et se joignent aux noms de nombre cliinois. 

Mgle 



40. Il existe quelques particulea numérales purement 
japonaises : elles s'emploient avec la forme abrégée des noms de 
nombre japonais (hito, huta) jusqu'à dix et avec les noms 
cliinois, sans contraction, au dessus de dix. 

huini, S, (eomjMjnie) sériai de personnes oa de clioaes 

, ' I "SHi Cx"') mngasinsi dépôts d'objelB 

haatra, i^, (colonne) divinilés eintoïstes 

">"> RQi (tapaee) t^hambres 

iHHne, Ml, (faUed'uitloU) aîleii d'un bAtimeot 

tuM, JB, (ligne) corde^ etc. 

iirrohe, ^, {aaiorlimeil) objels allant ensemble 

— II faut encore citer le vieux mot tari, qui forme les trois mots 
composés suivants constamment employés, 

hitorl, —\, (quelquefois Ui nin\ un homme, eeoL 
hutarl, :Z\, (ou Ht ni»), deux pereonnes 

f/Mutart, JS\, (on yo nin), quatre pertoniK» 

— Les substantife qui n'ont pas de particule appropriée, se 
mettent avec le nom de nombre japouds jusqu'à dix ; 

Exemple; 

tamaffo hUotu, f^—9, un nu/ 

IX— Noms de nombre ordinaux, etc. 

41. Les nombres ordinaux se tonnent à. l'aide des mots 
me, S' ban me, 3Si placés après le nombre eardinal, ou 
dai, 1^. placé avant. Le nombre ordinal se place devant le 
substantif qu'il détermine, souvent avec la particule du génitifi 
HO, entre les deux. 

Exemples : 



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NOSfS DE NOMBRE OBDINAUX. 31 

— Ijb mot me, g, indiquant le mng peut même ec metti'e 
Après un substantif précédé d'un nom de nombre ou d'uue inter- 
rogation numérique, 

Ëiemples: 

ystHksnta, E9Q g, fe qualftime jl>ur 

ffo do me, £SBi '<> ânqaièait faU 

non Ugau mt, ^Rg, la ^iMiitiime diviikn du qwirlûr 

— Demi se dit han, ^, lian bun, ^^ ', pour les autn» 
nombres fractionnaires, on se sert de bu, (corruption de bun, ^, 
partie) ; pour les nombres multiplicatifs, ou emploie bai, fS- 

•a« (m HO ni, HS"©;!, deaa tiei'i 
•I bM no «J, Q^O-*, un gnarl 
bat ou ni bal, f^, HfS^, <Jau(/< 
«on bai, 2flf, ('ip/* 



42. Ii«marqucz aussi 




quent d'elles-mêmes : 






ni do oa hula tabt, 


ra. 


(/eU3 /sis 


' ' .a» do ou mt labt. 


sa, 


(-v«/,>;- 


liuKtrl mahe. 


=AIÏ, 


portione pour dtux 


tan ntn mahe. 


HAtt, 


portiom pour troU 


hUoI» dutM, 


-s-». 


nn d ?o /bù, u« ;^r u» 


ni mai duW, 


-tt*i£, 


rfeux /euitto. à la fok, 
daa feailla par ik'a 
f^ilk. 


dat II «1, 


»Eg=, 


m qruitriime Heu, 4" 


Autatu mtlti. 


^ï'Hï', 


dmioulroù 


,M« (TO roftu »(», 


+ïï.^A, 


guinie ou Bât hommes 


(fO roftu tlAu ri. 


iL^.+a, 


eiiu/vanle à wixante lieues 


IlAu «1 Halu kn. 


-f = AA, 


huit ou neaf mr dû 


hlut.. okl. 


-ï-K*. 


miaettaiitv,ndec6të,d'o!X: 
un sur deux, alifiiaU/ 



.gk 



m nUt okl. 



~ B B *i '«" te» deux jours 

-«, 20% 



X. — Mesures. 

43. Lorsque l'on parle d'années, d 
cardinal a souvent le sens ordinal. 



i, etc., le nombre 



Kxemplei : 

Met M ni tUm ha» 



H?fi-+A*, h 28" muée ifà <ii 
Z.^, le 2« ntoit {Févr'iet) 



— Les années sont désignées par leur rang à partir du eommeuce- 
ment d'une période nommée nen gau, ^S£ ! ^^ 1*" année du 
nen çau, actuel, Mel M, wrreapoud à 1868. 

Les mois sont désignés d'après leur rang à partir du com- 
mencement de l'année : 

aiyau iruicatK, ÎE^i janvier 

ni guwalu (OU getu) ~^, ftencT 

„ s.n 



-f- — ^, novembre 



• Les jours du mois sont appelés de la manière suivante. 



1", -H: 

2, :::a 

3, =0 



(pron. /ouOoBia) 
( „ mUta) 



rihyGOOglC 



SB, 




itHira f 


pron. Haâfa) 


A8, 

-ba, 


mutka 
tumuka 




AB, 


ymikit 




%B, 


Jcoftonofta 




1-a, 


tDtCOhK 


„ OUI 


1-a 


tthu IH nltl 




+-a 




>l/i« n< nilt 




+3 a 




>Uh *a» nlti 




+ISB 




Ilhti tlft**" 


„ *wtt.) 


+Ea 




*<Au t;« «111 




+Aa 




slAu roIcH nlll 




+-tB 




d&u slfl nlll 




+AB 




rlAu Aael «111 




+Aa 




dAu )cu «IM 




=+B 




AiituAa 


„ AoCwujta) 


=+-a, 


«1 dAu Ul nltl 




=i-=:b. 


ni >lAu ni nlll 




m-sa. 


«1 Mihu lan ttlH 




=i-ffla, 


ni *1A« yolnfco f 




=+ïB. 


ni llAu go nlll 




=+SB 


«1 ilAn roAu nlll 




=+-bB. 


«1 dAn «m nlll 




=+Aa 


ni >1A« Aotl «m 




^+AB 


ni llAu Au «111 




3+B, 


mn <lAu nlM 




3+- 


a, 


ta« dAu IH nlll 





— Le dernier jour du mois s'appelle aussi tnisoka, B$ H i inaia ce 
mot n'est guère usité depuis l'adoption du calendier européen ; le 
dernier jour de l'anuée portait le nom de oho ntisoka, izt^ B i 
et le 1" janvier se nommait gmvan zitu, 7C H ■ De même, 
onappelleËrutrran nai, X^, la 1'" année d'une période. 

— Ou déàgne les heures de la feçon suivante : 
1 hoire, — Bt, *M »t 



i,.Goo>^lc 



34 DU NOM. 

troia heures vm quart, HIÇ+ï^J, ««» *< »**" ffo l'un 
midi (nii viittuU) el demi, "hZlBf^i ><Aw ni tt han 

itTiie heure» imnns un gudrf , ~^'— Q't'Jt^tti *M« tit *i itthtt go JMin m 
quaii-e hexirti Iroi» gnarli. fS^SS'\rS.ji'i vo ti M tthu go Aim 
«pi heura, -t^i •**' «* 



44. Four la durée du temps, ou ejnpioie les tournures ci 
dessous: 



une année, 


-¥. 


Alto t«t ou iti ne». 




-ai¥, 


llulca Tien (pron:i<Ua 


m. m, (d'ftge>, 


-a 


itu >a< 


trois moi». 


BB. 


m< t«M ou «on fra treti 


qaalrejma-e. 


HH, 


trotuko 


g^ime j<mr->. 


+£0, 


Mu go nUl 


hmi A«u«, 


ABtai, 


hati ci ftu» 


«ne demirheure, 


I^WBI, 


AoA ci fcan 


tm quart ,eke»rt, 


+53-, 


*lftu go hua 


lix heta-ei et demie 


:,?îlfflS*. 


roku II )»» fta» 



45. Les noms de mesure servent de particule numérale 

p/tur les substimtiÊ qui les suivent (§ 38). 

— lies mesures de bngueur sont les suivantes. 

-jt, i(i dlgau Ta'ant dli pieds (3",03030) 
— X, *<» fg-kH „ un pied (0">,30303J 
Ce pieJ, qui est le plus usîW, s'appelle Myofc» aigalnt, ffiR ; pour 
les étoBrB on se sert du huiira Hgalm, j^Ji, qui vaut 0"',37873. 

(pouce) 



--.!•, i.» «m 


= OPi^,l 


-JJ-, (M bu 


„ 0.01 


-Jt «i w» 


„ 0,001 


-«, iM ff«« 


,. 0,0001 


■«, 'H .1 


., 0,00001 


-3K, i(« J.-MU 


„ 0,000001 


-S], itu ken 


„ 6 pieds 



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MESURES. 




;«.|,.«,™ 


=. 60 fce« 


(i09»,09 


■S^mn 


„ 36 tlyo» 


(3927") 



de superficie 

— $, Uu pu, appelé aussi —)lf, &<to tuba, cnrré d'un titit de 
rené, valant 3™i,3058 (36 pieds oarréal 
-K, *'« ". Burf«ce de 10 bu (33""i,058) 

"SI**" '""' *"'''^^'* ^* ^ *'" ^'"' '^> *?*"' ''°"*^ ^** ''"' 
évaluée 9»™,9I74. 

—■X, «u tiyini, surface de 60 fce» sur 50, ayant donc 3000 bu, 
évaluée 99"",1736 

— Mesures de capacité. 

— g-, Kl 0aA« valanl litre 1S03 

— fl', «M »igiui = 10 onA» 

—H-, itu tott =10 »i«a« 

— ïî, (H (foftu = 10 «H» (180 lîlres 3907) 



-fî, liu fci» = 6018111011108,04 (livre) 



= 3Sf.75Bô 



-3tBJ 

-a, .H.*™»» . 



—H, lt< «n uu yen OU une piastre, valant cer 

—Et. **« "S" "1 «" {change variable) 

"ffi, *** '^'' un m (diilême partie dn «e») ■ 



XI. — Divers emplois du nom. 

4«. Le nom japonais équivaut souvent en français à 
d'autres partie» du discours que le substantif: il peut y avoir 



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lieu de le traduire par un adjectif, par un adverbe, pur n 
préposition ou une conjonction, par un verbe. 



— Si le nom équivaut à un adjectif français, il a en japonnia le 
rôle d'un génitif, d'un déterminatif par position ou de l'attribut 
du participe na, êiceni. 

EiemplM i 

Irl» jrlyo no AoH ya, jSffO^Si 'o ^^rairU voùint (du Toidnage) 

tavltaai no hito, ^0\, un awiea (an homme d'antreroia) 

IgéaUir.) 
AmerOca xtn, T > 1 A^i •"* Âmineam (un homme d'Amérique) 
JTiAon ao, Qj^tS, 1" langue japonaâe 

(délerminatif par pneilion.) 
xiyau xu na Uiya, Jl^^B^, u» inMenn habik 
heta »o ««aie »o, T¥:J-ftftS, «" taiJteur mahdml 

(attribut du participe itn (naru), étant) 

b. 

47. Le nom soit seul, par position, soit accompagné d'une 
particule, a souvent le rôle d'im ativerbe françaîu 



b«k««{, JîA=, 


soltemaii 


miru ae, ^T, 




«""« *"' BRb. 




la plupart dea adverbes de 


tempa rentrent dans cette classe 


Exemples : 










oio d>, nr, mtaae 


MW, ai,ehaqiKJour 


toMaoki, ^1, delempeenUmp» 


r.:"'! +=.«*«"'« 




mtyau nilt. 


kli/o «e», itp, i'an tfemi'si- 


o^fl, ^B,d^U 


a™ nen, }ff.if, ctile année 




.■«(-«, 3R1^, r«.pw&ime(c 



KGtH)^le 



DIVEB3 EMPLOIS DU NOM. 37 

- Beaucoup d'adverbes de lieu »iiit dans le même cas. 

Exemples : 

•*'■'> ^i <>> Août tUa, ~f, ea bat 

naJta, I)), en dedans maKt, -f/f, devant e(c<, 



48, Ces mêmes mots jouent 1g rôle de dos prépositions, 
lorsqu'ils suivent un substantif auquel ils sont unis par no. 

1A« flo mto, SEOrt, A<ws de la maùon 

fteyo no nafts, BÇSOtp, dans la ehamin-e 

ki no ttta, ^iO F, sou» {alhrt 

Kl no aiAa, ^OH, pit du puits 

Ces mots conservent en tout le rôle de véritables substaiitiÊ 

d. 

49. Employés après un verbe au pari^ieipe, ils deviennent, 
au point de vus français, des conjonctions ; dans ce cas, la par- 
ticule no n'est pas employée et le participe est le qualificatif du 
nom que nous regardons comme la conjonction (cf. |§ 76,77). 

Exemples T 
fcore vro mnt uH iif, jg * ^ iv ^ = , landia jue je /aig cela 
j/oiHu ahida, fK^l^i tandis que je Ktoie 

knru toki, SSi/B}, quand if vient 

hUovoval<thvtokorolia,\f^7]lij^,qtumt à louer un homme 
dem lokoro Ae, W'i'.W'^i guanàfêlavi sur le point dtjxirtir 



50. Le substantif /(o^tt, ^, nêeessitë, se traduit souvent 
par UJavt, il devrait. 

Exemple : 
»>»» kurtt hani da, <B '^iRlf^X, U deiirail déjà êù-e iii {être nnit) 
Le participe ftum, m. i, m. Tcnanti qualifie le mot nictititè. 



ogic 



51. Les substantif d'origme chinoise servent à &ire des 

verbes. 



al mm, ^x jf, aima- 

an •*» mm, 3cit>X *', &re (ranjuiffe 

XII. — N0M3 PROPBES. 

52. Beaucoup de noms géographiques sont des noms 
çonipos(ît4 tacUement espliquables en japonais. 

Exemples : 

Oho kaha, :fcjl|, m. à m. {a grande rii&re 

Ko «imo, ^H, ta. à m. la pttiU tk 

-E la, iCHi ""■ * ^- '< fhamp du fiemx 

53. Les noms do famille sout presque toujours des noms 
de localitfo. 

Exemples : 

Wi no uht, ^?)±, m. à m. OU dem» du puiW 
Ta naJto, S't'i ■"' & m. au mitùu du champ 

— Les postnoms sont plus difficiles à expliquer à cause de» 
allusions littéraires ou historiques qu'ils reiferment; on ren- 
contre trùs fréquemment des postnoms du genre dea suivants : 

Ta nm, i^^, m. i m. faîne «ofru rau, BW' m. à m. le »vimime 
Zt rau, ^0, „ It eada STat» la rmt, ISiM^' elc. 

— Les femmes sont désignées comme la femme ou la fille de tel 
ou tel ; leurs postnoms sont souvent tirés d'objets gracieux ; on 
les fait précéder du mot o, écrit habituellement ^ ou pï, et 
suivre du mot aan ; mais gan disparaît dans !e langage Êimiher. 



NOMS PROPRES. 89 

Exemples : 

O haru «an, f^mS- (*""* = JwinifflnjMj 

04. San, dont k Ëirme pldne est sama, sert de Butlixe 
aux Doma propres par politesse ; il est d'un usage beaucoup plus 
ët«ndu que le Monsieur français par lequel ou peut souvent le 
traduire. 

Satna est très respectueux, san s'emploie entre ^ux, 
même dans la conversation familière, et ne disparaît que si l'on 
veut témoigner quelque mépris. 

Eiemplas : 

Katat tama, ittlt. *"> ^^"^ iinttngte 

TVn si tama, 3î^tR' rfJmpermT 

Xtya tama ou «liffo fin, §Ht, un prince de la mauon Itnpêria/e 
It«, «.«, fitS». M. M 

KoH ai «m, £%tti ^- I' Màtislre (représentant d'une 

puiseance étrangâre) 

— En parlant de soi-même, on n'emploie jamais le mot san. 

— Les jeunes gens entre eux s'appellent aussi kuti, S, lùnsi : 
I ton kun, ^JH^, M. Itô. 

— Messieurs se traduit par ntiiut aatna, ^^, ou tdyo kun, 

tts. 

— Pour dire Madame, Mademaiaelli', la phrase se construit de 
la fitçûn suivante : 

Ofto (af (on no Dftu soma, :^7)t|OAni Jf™ OAoÙi (respectueux) 
Ofco ««■« .«n no o rfj,™ «<»,:fc4#0»atlt, M'" Oho tcra 
Mate yo no o kamt «on, ftiSOWJltl!. fa /'emme rfu (atf/ew 
(s'emploie pour la classe des petits njarchands etc,,) 



rihyGOOglC 



— En parlant de leurs maîtrea, les domestiques, les employés 
disent : aanna aan, M^^> Monsieur ; oleu san, ^^, 
' Madame ; ils empbîent les mêmes mots en s'adressant à leurs 
maîtres. — IJe fils de la m^son s'appelle wHtka danna, ^B,^, 
(le jeune maure). 



XIII. — Prosoms I 

9S. Les pronoms personnels rentrent dans la classe du 
nom ; lia sont moins usités en japonais qu'en français, d'une part 
à cause de la nature impersomielle du verbe, et a\i3si parce que 
l'emploi des honorifiques, dont j'ai déjà dit un mot, donne un 
moyen très conforme à la politesse japonaise de distinguer les 
choses relatives à l'humble personnalité que je suis, de celles qui 
touchent la personne auguste de mon interlocuteur. 

Mais les honorifiques ne suffisent pas toujours et l'on a re- 
cours, quand la clarté l'exige, aux pronoms personnels. 

— Le seul vrm pronom personnel de l'ancienne langue qui se 
retrouve dans le langage parlé, est ware, ^, moi, assez peu 
uMté; son génitif waga, fê;*', de mot, mon, s'entend plus 
souvent. 

Ore, que l'on écrit -^, est une corruption de ware; il est 
vulgaire et la contraction oraa, pour ore va, l'est encore 
davantage. 

S6. Les mots employés comme pronoms personnels de la 

1^" et de la 2' personnes sont les suivants. 

V" personne. 

teataiivt (teatoM, teaat sont vulgaîreaj, %, je, mai (m. à m. perKn 



hyGoogle 



PR0N0M8 PERSONNELS. 41 

boJm, g|, terâitur (fort employé pal tn jeaD«B gens) 

Htfav tel, ^/^, ixidlt 

le mahe, ^M, mot très hamble (m. i m. celai qui est decani 

3'^ perBoniic. 
atutta, tt j, écrit aussi M (contraction de «no kata, ce eâUj tenue 

poli, équivalent le plus fréquent de foi on cous, 
o moAe «in, S^tB, un peu moins poU 
a tnaA«, jlitt- encore moin.1 poli 

les lieux eipreœions ci-deesua Bigoifient : vous qui étte haitarablt- 

meat detani moi. 
»en aei, 5Ë£i aini, maître, employé entre gens insiruits 
Jilmi, ^, prince, employé fûmiliërement par les jeunes gêna 

— Si l'on veut être très poli ou respectueux, on emploie le titre 
de l'întcrbcuteur, en le Ëdsant ou non suivre de san ou sama. 

Exemples : 

danna, QM, danna >an, B,WHSk' 

employé par les domestiques s'adresaaut à leur maître, pnr les 

inrérieura qui veulent parler liumblemeDt, 
fe{ ha, ftT, un peu moins que Foire Exedlmce 
halctt ha, ST. Voire ExeelleiKe 
dm ha, glT, Vulre Altefe 
bei ha, gT, Vôfie Majeuli 

— En laogage de tribunal, on dit aono hau, X^. 



Formes hautaiaes : 






'1 tama, ft^. dont 


Vétymoloxie indique 


un mot trSs poli, n'est 


plua employé que o 


orame terme insultant 


envers im inférieur, un 




faute. 




9 mahe, ^f^, pour : 


la 2" personne, «et également impolL 




3« peraoune. 




)o»n«, darnia .an. 


tcHia etc., sont auss 


i appropriés pour la 3« 



ogie 



42 DtT HOU. 

personne qae pour la 2* ; oHot*, coofonnémenl à «on éty mologie, est 

qnelquefois pria pour la 3" peraocne. 

Le» tuolH le^ plus frâqnenU sont lei suivanlB: 
ano o hâta, 9,1t^, (po'i) 
ono hUc, ttAi (maïculin et l'fminiii}'^ 

ano wonna, .fiiCi (f^iumia) > (moÏDS poli) 

ans icofoko. {ES, (masculiD) J 

ans teoi» *an, {tStKi ^poH, d'une peisonne qui «et votre atiife) 
hihKoAm, |(Q7> (en adirés et en justire) 

are, ft, (impolE) 

— Le français on, se rend par l'absence du sujet ou par hitOr 
homme, ^. 

S7. Les pronoms personnels, plus que tous les autre» 
noms, prennent lea marques du pluriel ion emploie l'un ou l'autre 
- des suffixes suivant le degré de pollt«ssc qu'implique lui-même le 
pronom. 
Exemples : 



l^re peraoB» i 


: tBataJiuH do«,e. 


Kl'* 




«•are ra. 


a? 




boku ra. 


919 




'"" """ """"■ 


«9 




olra, 


Ï5 (pour ore ™, U■êfl^■ulgaire) 




anata gâta, 


a-e*-*" 




o mafte (>an) gatu 






seneet gâta. 


ft4*-* 




aanna gâta. 


mm 




Mmi toH. 


1S»i- 




MM»»» «iK, 


««* + 




le mahe taH m. 


^#i*'+') 


I> perBonnei 


Oflo o kata gait, 


»«s*-* 




ana Mto toH, 


ffiA** 




artra. 


«V 



hyGoogle 



démoubteatifs, intebeogatifs. 43 

— Tous les pronoms pereonnela, étant des nome, suivent exacte- 
ment la sj^taxe dea noms. 



58. Le pronom réfléchi eat zibun, @^, < 
xi sin, §:§■ J par politesse go zi bun, ffllQ^ ; très sonvent 
on le fiiit suivre de la postposition de, ?■'. 

Exemple: 

ai bun de putute kur», ÊJÎ^IÎS' T 9*^, allf-y rOM-mime 

— Oiwre, g, , a le même sens, maia est plus rare ; parfiùs il 
joue le rôle de pronom de la 2' personne, méprisnnt. 

XIV. — Démonstratifs, iNiËKEOGATiFa. 

59. Les démonstratif se divisent en trois séries qui cor- 
respondent aux trois personnes : comparez le latin bic, i«(e, 
llle aux trois racines japonaises ho, m>, a,- ces racines se com- 
binent avec 110, particule du génitif, avec yau na, ^^i étant 
de telle manière, avec ko, qui veut dire lieu, ti, ^, qui a le 
même sens, et avec divers autres suffixes moins explicables, pour 
répondre aux différents besoins de la pensée : parmi ces formes, 
les unes sont réellement dea noms et en suivent la syntaxe, les 
autres se rapprochent des participes. 

— La racine interrogative do revêt les mêmes formes que les 

démonstratif. 



(Voyez le tableau ei-contre). 



hyGoogle 



s •- i. s ■■- 



IxjJJill f 






f r f ! f I j_J_ 

» m; -k ih «^ T 

i I I" I 1 I" I 1 I 



m I 



I J I I J I i I I 



î ^ 



\ ^ ï % « . .2 .1 £ ^ S 

I f -g j j li j I 



DËM0N9TRATIFB, INTEEKOQATIFS. 



Exemples : 








ft-«^, 


«ci M bim 


nmo mono ga U. 


%tki>&'i. 


ad objet eet bon 


honna nedan.. 


aj'*-*». 


un jrii comme eelni-ei 


aa thu htto. 


Tr£7A- 


un Aomme de c«f(e »orle-tà 


m, tureba. 


J'î^lur», 


en ajÎMoni oina, a/or» 


*otMi hdhari, 


xn- 


à la place dt etla 


anOso ni uxrrlmiwi 


',mA~m-i^'- 


, il demeurt là bas 


hofc» mode. 


S-'T, 


jueju'iri 


doUo dent. 


mAr^. 


oùreateet 



doao kurat plft, à pea pria gwtU quaiUUé f 

60, Les autres mots mterrogatî&. sont : 

— tdure, 'M, qui, quoi 
dare, IE, qui 

Ces deux mots sont substantiÊ et traités comme tels. 

— witii, on nan, Hi quoi, quel 

Tantôt nan s'emploie en qualité de substantif et avec les par- 
ticules que prennent les substantif ; tantôt il forme des com- 
posés: nan Ookl, n^< quelle heure f; nani fcorfo, ^^, 
amibien. 

— iku, ft, combien 

Ce mot se combine avec ra: ikura, quelle quantité f 
avec tu: ikutu, quel nombref 
et avec les particules numérales — Il peut être rapproché des- 
noms de nombre. 

— Itii, M^. quand 
Même syntaxe que les noms de temps. 

— ikaga, SdW- eominent 

S'emploie souvent avec la particule Oe.—ll se combine aussi 
avec hodo, ig, degré: ikahodo, confient 

:■, rihyGOOglC 



46 DU NOM. 

Ezamplca: 

dore ga ftlmoalta, ttJr^T V*. î«i W* WMU/ 

«an ifMu, f^r^i çu'eri^eT 

tlu mawJHmani, fl^ft I -V ;^, ftiond rient-Ut 

«an Me», {i?^ guc^ année/ 

non ri hodo, PiSS' eneiiva eomiien de Uowt f 

ifcw ni» MA' conAita rfhommtef 

61< Tau, ^, est employé avec certains mote chùiois à la 
place d'im démonstratif. 

Exemple: 

(au ««n, ftipt eeOe aunît-là, Carmie en guatitm 

— Hau, "Jj, le côté, précéilé d'un démonstratif, correspond 
bien au français ; celui-ci, celui-là : 

EzeiDple : 
fcoao hau ha U, ^■jfr>jS4 , i^aloibâei gui ett boa 



63. Lea interrogatiâ suivis de la particule dubitative iea, 
prennent un sens indéfini, 

Ëzempin ; 

noni Jea, WAi yvdqut chim 

*ti ha, 1*1^*1 qndqaefmi 

donata ha mUmarUa, jpj]g iS-fS-"* V 9- , quelqu'un eM venu 

— Suivis de wio, ou de mo, même, ils correspondent au fian- 
çais n'importe qui, n'importe où, quoi que ce eoU. 



£E«, gui que te ooil 

(pj^j"*, n'iiaptxle quand 

iiiT^'^-f^y, Unefaitrien 



\:Qoo^\c 



DfiMONSTBATIFB, INTERR0GATIF8. 47 

— L'un d favire ae rend par dotira ino, riyau hau, pBA'- 
hutari, —A j 

— L'un V autre, (mviuelhnien£) par tagahi tU, ^j^. 

Eiemple»; 
WtfOH hou liyoluto kaBit« ItndattÊi, fg^^ ^ S^ tStVfT ^ ■{ < 

vemlles me prêler Fvn €l f otUre 
faooAi ni tantlet a/in, S^flS-fr?, te tecourir fun l'autre 

— Ttyus se rend par mina, ^ , ou nokorazu, ^g|) "lis "près 
le nom. 

Exemple: 

kano tegatat ha, miaa Anm^k-a ht yuftu no du, ft^^/^^T 
J* 1 *'-ÎTl'^^i toufea ces fcflree aoni your /"jlméctgue 



63. Lee prouoina relatif n'existent pas en japonids, leur 
place est tenue par les participes (§§ 76— 79J. 

Exemples : 
«iru hUo, ^K, <"> homme qai «otl m. A m. cacAanf) 

teakaranat hUo, 3" 7 + -i A" "* A""""* Î<1' tsfliwe {ra. & m. igna- 



— Le mot tokoro, 0f, //eu remplace parfois notre relatif, 
maia c'est une construction d'origine chinoise, et qui n'ajoute 
rien à la clarté de la phrase, elle n'est pas très employée. 

Exemples : 

^ j } la femme qaiivnl 



hyGoogle 



Iir PARTIE. 

DIT VERBE {■$■ KOTOBA). 



I.— Deux classes de verbes. 

64. Le verbe est un mot varinble qui à l'aide d'il 
du radical et d'adjonction de suffixes, exprime les diflërentes cir- 
constances d'une action ou d'un état ; ces inflexions et ces suffixes 
forment des temps, des modes, des voix, qui pour no pas correa- 
{X)ndre exactement aux temps, modes et voix du verbe grec ou 
latin par exemple, sont des variations de sens d'une nature 
analogue. 

Mais le verbe japonais, et en ceci il diflïrç totalement du 
verbe des langues indo-européen nea, est presque toujours imper- 
sonnel : l'action est considérée comme se faisant, l'état comme 
existant par rapport à une personne ou une chose, et ce n'est pas 
In personne ou la chose que l'on regarde comme agissant d'une 
certaine façon, existant dans un certain état. Le français dit : 
je lit; le japonais dit ; «i ce gui me eoneeme, lecture, ou encore 



hyGoogle 



DEUX CLASSES DE VERBES. 49 

lecture de moi. Le verbe japonais n'a donc généralement pas 
de sujet ; le feit apparaîtra clairement dans l'étude <hi verbe et 
dans celle des particules. 

45. La première classe de verbes, verbes d'état, correspond 
ù peii près à nos adjectiÊ ; les verbes de la seconde classe, verbes 
d'adimt, répondent à nos verbes. Les premiers renferment 
toujours l'affirmation de la qualité qu'ils expriment, sans le 
secours d'aucun mot analogue au verbe être du français : ce ne 
sont donc pas de simples adjectifs. Les seconds peuvent toujours 
être mis devant des substantifs et les qualifier, comme font nos 
participes et nos aJjectifs. 
Exemples : 

rcrb« <l<«lst jfnma ga takal, (Ilft'X't , la moalaffne «s! haute 
tiikai yamtt, X 't Uli i"*^ hmUe montagne 

i^? " A> vn homme ig'mxini... 
'f A**®"' "i l'homme ignore.... 

— De pluj?, les formes des deux classes "de verbes, bien que dif- 
férentes, sont rigoureusement pandlèles. Enfin bien des mot» 
qui sont pour nous des adjectiÊ, rentrent dans la classe des 
verbes d'action, et réciproquement. 

Il m'a donc semblé préférable d'imiter les grammairiens 
japonms et de traiter des deux classes do verbes ensemble. 

06. I>;s! radicaux des verbes de la 1* classe sont presque 
toujours terminé» i>ar une des voyelles a, i, u, o.^ 

Ceux des verbes de la 2* classe sont terminés soit par une 
consonne (1*'' conjugaison), soit par une des voyelles e ou i (2" 
conjugaison). 

• A l'exception del'ndjfctif &••*, pf *, yot«-oir, dti-oir, dont ie radical 
est Se, et de igiielque» aatres moins unités. 



hyGoogle 



50 




DU VERBE. 




Exempifft; 




frr ciMa 


CI 




-*-. », 


radie»! de -»™f, 


«-t. 


f (n rou^c 


»««., aï, 


„ 


ï-»™!!, 


- »<. 




«™h, m. 


„ 


«HMHl, 


m4. 


ârv/niU 


.Jro, Û, 


" 


.f«i. 


&i. 


&re blanc 












(up 




(M(fK, 


mr, 


eataidre 

i^ccMtr, être toaxt«iif 


dw 


,, 


tdUH, 


a^. 


fcireiwiir, tirtr 


but 


„ 


but». 


s>. 


frappa 


>l» 


„ 


.(««r». 


W^*' 


, mourir 


om«A, 




omehH. 


«7, 


pewr 


y«roh<6 


.. 


»"»^<*".»?-. 


fljï joj/ttu 






{(«IHH, 


jfcA. 




nor 




««r». 


«*-, 


deeenir 












1 




(r«. 


«*', 


tlivr de Fai-c 


• 


„ 


ern. 


»*'. 


obUnû- 



II. — Les tiUATRE BASES. 

A7- Daus l'état actuel de In langue parlée, le verbe se 
présente sous quatre formes primitives ou bases, qui sont des 
variations du radical, au même titre que a^no, ama, amem ilans 
la l*" conjugaison Ititiiie : par là, le verbe japonais est un mot 
à inflexions, mais là aussi se borne le rôle de li'nflexion. En 
eflèt, toutes les nuances de la conjugaison qui ne sont pas expri- 
mées par ces formes, le sont au moyen de suffixes indépendants 
du radical ; Ils ne se fondent avec lui qu'il quelques temps de 
certains verbes de la 1*" conjugaison, et cela seulement dans la 
langue parlée, qui marque ainsi une tendance à se rapprocher 
des langues infléchies. 



hyGoo^lc 



i «QUATRE BASES. 



1 


iîlil 


J 


1 1 ~. 11 


l 

1 

1 

1 


uni 
llîll 


Jî-i| 


Îîlt 




1 Jll 


J. a!i»| 



1- 


. è « 1 


* 




ï ..s 


1 
1 

1 ' 

1 ^ 
1 

1 
1 


un 

ilil 
1 1 1 1 

lllî 

lin 

, 1 = % 

i -È -G ■; 

un 
un 
ilil 

ilil 


■« g B V 


1 

1 ! J J 

1. ft a ^ 



hyGoogle 



III. — Radical. 

00. Le radicnl des verbes d'action n'est <|u'uiie forme 
supposée, qui ne se rencontre i»is. Celni des verbes «l'état se 
trouve quelquefois isolé ; il sert surtout en composition. 
EiempIïB; 

ilro, g, 6(qiic ) 

aknaant, îf}, du ciû%Te (m. A m. mila! rauge) 

yoniglru, Jffifiil', lyop bon (m. il m. fli^aianl en boiili} 

IV. — Forme ikdëfinie. 

70. La forme indéfinie se met ù lîi lin d'une pTOpositiou 
qui ne termine pas la phra^, elle indique donc que le seus n'est 
pas complet ; elle n'implique par elle-même aucune id£« de temps 
ni de mode et doit, pour la traduction, se mettre aux t«mps et 
mode de la première fonne verbale suivante ; sa présent indique 
luie jwiuse correspontlnnt à une virgule ou à un point et virgule. 

Cette construction est rarement suirie d'une fii<jon rigou- 
reuse dans la langue courante, qui remplace presi[ue toujoui-s la 
iiirme indéfinie i>ar le gérondif; souvent, elle est ouvertement 
violée. 

£xemplee: 

ASKâ> -i • If* moiifagnea sont hantei, le ilimai tit froid tt Its Milit- 

tkm» tont rttres- 
MOrOBii gamui, SSjK'l ^-f i P°'"' "^roaihtt snmiij, i3fi7%-{> 

effioyablement froid 
Ittda gono tatutoJii teo laluiobl, llaslIiOkt tto haxikomi, (woru 

51% »iS<^ *'^IKï'j """S îi'ntoîii qu'à honoier leur grandeur, 
Topecler loir majesfé et craindi-e Itar pouioir 
Celle ptinuie est réJigée dans im titvle éifvé, voj^i | 91 la forme 
qu'elle prendrnit dana la largue de tuiis les jours. 



rihyGOOglC 



FORME INDEFINIE, 53 

71. Quelmu's applications <hi priucipe qui r^le l'emploi 
<Ie l'iniiéfiiii, sout restées très fréquentes lîaiis la laugue usuelle : 
(lans les verbes compost-s, qui sont trtîs nombreux, le premier 
verbe est toujours à cette forme ; un verbe d'état dépendant d'un 
antre verbe se met â la fonne indéfinie et, comme dans ce cas le 
verbe d'état corrcfjwnd souvent en fmnçais à un adverbe de 
manière, on a souvent donné à la forme indéfinie le nom de 
forme adverbiale. 
Eseiiiples : 

«r( mmn, :g ') -f ^ . 'ï B a 

fttri Icorotit, tt] >| lEt^i tuer atte un coiilearx, vu lalre 

UOku aeklta, JS 9 0\X.» , àieii Téusei 

ft«I,.*« fc«r«, ^?*«', «BiV rite 

— La forme abrégée en u se trouve surtout avec gosni mttsti, 
être, il y a. 
Exemple : 

«no )/«,»« h», t«J,«« «««Um-w», tS|lJ/^B1>a■^^^^ -TX, !«/(-■ 
moïdagtie eut hatiie. 
Ijsi forme en frtt serait correetc ici, mais on l'entend l'ai'cment. 



78. L'indéfini de^ vei'bes de la 2* classe est souvent 
pris subsUuitivement (§22) : il forme alors soit un nom d'objet, 
soit un nom verbal qui se construit avec des compléments. 

L'indéfini des verbes d'état est plus rarement pris comme 
nom, il se trouve cependant. 
Exemples : 

horl, «. un eaïuil 

mon» .™ fc«fti Ht it>il.t »•«*(!«, ftf Rt =.nWi/ii,je .-ni' alU 
pour aciula- de» objels 

hurnlm gor(, "S 9 S t , depaie Ut temps ancîene 

— Ln même forme sei't d tiniuer des composés avec mono (§30). 

D,gt,,-erihyGOOgle 



V. — Participe. 

73. Le participe a deux emploi» trî-s distincts : tniitût il 
se ruct devant le nom pour le qualifier, tantôt il se place à la fin 
de lit pix>]x>silion piincipale, qui e»t toujours la dernière de la 
phrase : il est alors prfe^é souvent de propositions dont le verbe 
est à l'indéfini ou au gérondif (§70), il «>rrC8pond à l'indicatif 
de la phrase française et marque une pause importante, telle que 
celle marquée par un point. 

On i)eut d'ailteui'g toujours le consiilérer comme étant au 
présent. 

Té, Employé comme qualificatif, le i)artit;ii)e de» verl)e* 
d'état répond à notre adjectif. 
Exemples : 

mtmHl liatf, i^,{ JJJ, un rtiil froid 

— La foi-me primitive et chissique est en kl, mais elle ne s'est 
conservée dans la langue [jarlée que pour un i>etit nombre de 
mots, ffotohi, iO^r s^nblable; behi, "PT^, possible, pouroti; 

— Mis à In fin de la phrase, ce partlcîiic se traduit presque tori- 
jours par egt avec l'adjectif. 

R»rap]e« : 

jfmna ga tiikni, lllJr'Sj-f • ^ monloffnt est kmite 
IsHte ha fomtii, ■,'>¥'(' le ititt est froid 

niais tme analyse jdus attentive nous montre que le sens du 
participe n'a pas varié, que ga est nne marque du génitif et /(« 
une particule disjonctive, que ces plirni^cs veulent donc dire ex- 
actement : 



hyGoogle 



— la hauteur de la montagne, le froid par rapport au vent. 

Pour l'esprit du Japonais, le simple énoncé de la qualité 
But&t, et l'affirmation, que nous rendons par est, semble chose 



7S. La même remarque s'applique au participe du verbe 
d'action. 
Exemples : 

IfHl-l ga huru, ^Ifl^tr , la neige lomlie 

Mto ha Mku, X'*Blf > Vhomme leoitU 
Ces phrases signifient exactement : 
— la tombée de la neige, le &it d'écouter par raj^H à 
Fkomme. 



70. Le participe pi-ésent mis devant le nom comme 
qualificatif et «iriservant cependant sa nature verbale et ses 
compléments, remplace Li proposition relative <les liuigues 
européennes. Les autres participes que nous verrons plus bas, 
ont le même emploi. 
Exemples : 
huru ft«o, JKiI'Aii fktmme qui tient 
hita ha», jR|i A> ''AoniniE gui eU venu 
IrfflBftH ItUa hUo, B^QJtfJ'Ai ^ homme ijut «M imu hiei- 
tlnaJiuiii/a uaratt Imlo, jj* j't+rtî>-<t, «lie ekou néceasjîrt 
(m. à m. une ehaee gu'Jt ne timvieiU pas de m pa» faire uu une 
chtae qut n4 pat faire ne toimienl pas,) 
«.« «™ „i aftV m«*«a «■* ft« r«, JBKl=ab -r |- Jr*^ ». te 

maUMi marges (m. î m. ^ui' oyit reneontri le iiat^rage) 
oraat ta thu mono. jHL^K?^, ce yw Von app^c typhon (m. i 

m. la (hoee qui ett dite lyphon) 
BepitbaraH *tn »ei no koMraheta aite», t^-f A ? ^jË^O|S>'«iI 
^'Ai te dlelionnaire que M. Hepbwn a fait 

— Il y a peut être quelque ambiguïté dans cet emploi du par- 
ticipe qui doit être pris tantôt dans un sens actif, tintôt diuis un 



hyGoogle 



fieos passif. Ainsi : 

alranai htto, fy^ "i" A Ai 

— peut vouloir dire, soit : «ne personne qui ne mit pas, soit ; 
itnepertonne qui n'est pa^ conmie. 

Mais dans lii majorité des cas le contexte ne laisse aucune 
place au doute, 

g- 7 :^ .( <t, t(n< cAose qui n'<ri pm eomprUe 

r. iHono,^ = ]$ ^ y g <». tt/o6î'ei qui <gt tenu dana ta maîa 

'tt7±tt, ktUatni Voa habite 

"'''' Htv i'^, It momeni oà fort eaf <Britf 



77. Par suite de l'emploi du participe nu lieu d'un pro- 
îioQi relatif, les prépositions qui accompagnent ce mot en français, 
ne sont pas représentées en japonais. 

Kz^inpl^s : 

toM no hm-uHit natwlit hon, S'OSP^ES'^*. le txiTime dont la 
réUw-e fxt rldlU (m. i ta. le vohme detoai xieux de telivré) 

riaiierge où tnmi élei dépendu (m. A m. f auberge faite talion de 

Remarquez qu'ici encore £ra n la valeur d'une particule de 
génitif comme dans les exemples des § 74 et 76. 

De la même façon, tvarui rikutu, |g^ SJIBi pourra, 

siguilier : utie mauvaiêe raUon, luais aussi bien, en donnant à 
waà'ulsa. valeur verbale, la raison pour laqtielle telle chose est 
3naumke. 

78. Si plusieurs propositions relatives sont rattachées à 
uu seul substantif, une seule de ces propositions se met au par- 
ticipe et les nuti-es sont à l'indéfini ou an gérondif. Le substantif 
aujet de la proposition devient uu génitif; les substantif complê- 



hyGoo^lc 



PARTICIPE. 



mentâ du verbe relatif, conservent le rôle qu'ils aurjiieut dans 
ime auti* proposition. 



■*î'î'SST^> e't"' 'aubtrije où v.» ée ma amix est detetnda 
Pim (femier et dont il a été Ws coiiftn*. 

— On emploie aussi d'autres twurnures, 

Elzemples : 
M, .(,» . n,™.^ „. j„« „,. ,» ;..., flaSPEOit»»', '• 

inai«Son(i de turioliUs dont voan ni'ora parié taidre jour 
tBOMlhiH pu l'ofeoftotH» MO tii lUiu han he laiiom€ matUani, 
atira hara ttke atiUt yakati ran»Ua boi dem, ïtir'fltS'!'— 

•r;»., e'efi «ra i/omest^u« ^ue /ui eu m mWieswnl au 71" 20 <l 
FbiaAanui d ffd m'a fU garanti là 

79. A l'imitatiaii du ohiiioîs, ou iusère ]ïnrfi)is tokoro 
HO, ^Oi dans les phrases relatives ; mais au point de vue japo- 
nais, ce mot est un pléonasme (§63). Kuiu tokoro no hito, 
3ft/*'0ÎOAf ^'Ao'nwie Çiti vient, équivaut exactement à ftttrtf 
hUo, 3}£^A- 

8*. Il arrive souvent que le participe d'un verbe d'action 
corresponde à un ailjectif français. Ainsi : 

ntieru, ^^>^, apparaùsant, visible, — mietit itwno, ^ 
^A%7 wn obja visible. 

hiUotuta,^f ^ , engraissé, gras,— hutotuta hito, f^ -if f 
_\, MM homme gras. 

dekinai, ffi 3jS ^ A , ne réussismnt pas, impomble, — 
ilekinai koto, HJ3|£-^ -ï 0, une ekose impomble. 



rihyGOOglC 



68 DU VERBE. 

Maiâ lii unture réelle dea mots mietii, hutotufa, etc. ne 
doit pas être oubliée, si In phrase change de tourmire. Si l'on a 
(lit, pnr exemple, 

kotto Mto ga htttotiita, jlfc^ A'flE S' ^ > 

Ije sens sera : cet homme a eiigrai»^; et pour dire : cet ketmne 
est çrof, il fiiiit prendre une périphrase : 

koiio Mto ga hutottite ivoni, fisA **E 5* ^ S^- 

— Il Êiut iàire également attention à l'analyse exacte d'une ex- 
pression complexe qui se traduit en français par uu seiil adjectif 

tumi »H> «CM Mto, ^O^A'Ai 

Signifie: «n kmnvie criminel ; In particule du génitif, »«>, sert 
ici à marquer In relation ilvm substantiË t»umi et Mtof si la 
construction (.'Image, la relation des deux, substniitife n'étant 
plus la même, no sera remplacé par une autre particule. 

Ainsi : 

lono Mto hif, tumi ga. «cm |lbA-"5l**W^f "^ *<""■ 
me ed criminel 

kono hito lia, tumi tttnte.... 9ciK-'^^M "^ f ' «'^ 
homme étant criminel .... 

tue »o lihai hito. B^ffl^A' "n "•S^P* 

h»na hito lia, me o" HA-nj, Jt\-n B iViS-l > t^ hotame ot nij/ojw 
hono hUohtt,ntt ga Hkau Qoi,almn»,., g^\^^ir&9 a-^-f t^.id. 
Hgau dtkt nu hito, JEËt^.\< "" honii&e homme 

tono hiHt ga alyDn dikt da, IkWJE^ 9^, <Xt homme «et fwmnlle 
hoHo hltoha, ttifmi diJif •><— .A A*'* JElCi ^^ homme étant hoimiU-.. 

Pour les trois derniers exemples cf. § 100. 



SI. Le participe, souvent pris substantivement dans la 
langue classique, l'est beaucoup plus rai'ement dans hi langue 



KGtH)^le 



PARFAIT. 59 

parlée. On aime mieux dii'e kaau koto, jjt-^ Vi le prêt, ou 
kamtmono,^^(i^, Fobjetpr&ê,qaekttsu, ft.^ ',—i/oikoto, 
J?-1 $, la boidè, ou yol HUo, jï-f Af Vkomme bon, que j/oi, 
HA 

— Toutefois, s'il n'y n pas cmiute d'uni phibologie, on pfut em- 
ployer le participe seul. En pnrlniit de deux objets, l'un rouge, 
l'autre bleu, on dira 

akal mo atvoi mo, #-ï ^fi^'t =« 1;^ ^^ g, j^ 1,1^^ 

àkai hau mo awoi 



htm mo, ffîM ^ * W'I S **] 

— . Les deux tournures sont équivalentes. 



tove deux... 



VI. — Négatif. 

S3. La base négative ne forme jamais un mot par elle- 
même; elle sert seulement A attacher les suffixes du futur, de la 
voix négative, etc.. Sou sens est plutôt tnceriain que néjKrity.- 
elle exprime que l'action du verbe n'a pas encore eu lieu ; aiusi 
s'explique qu'elle serve à la fois pour la voix négative et pour le 
futur qui est incertain par essence. 

— Dnns les verbes d'état, le négatif se confond avec k forme 
indéfinie. 



VII.— PAEFAiT. 

83. Le pai-fait, aous In foi-mc simple de la base, n'est em- 
ployé que dans la langue littéraire: dans la langue parlée, 
il ne sert plus qu'à attncber des suDixes. 8on sens est celui 
d'une action accomplie. 

Le parlait des verbes de la 1'™ classe n'est peut-être qu'une 
contraction irrégulière de l'indéfini avec le pariait de arit, 
^, itre. 



hyGoogle 



« DU VERBE. 

Exemple : 






HinJlH 



De uiûiue, celui des verbes île la 2' classe est une contrac- 
tion <]e l'iiulffini avec aru, ^, lui-même. 
Exemple : 

ftffce pour klht »»> (d'où fcifce.-.., fcn,-ï) 

VIII. — COSCU-8IF. 

84. La langue clnssi<iue a une cinquième base, dite con- 
clnsive, pirce qu'elle joue l'mi des rôles dévolus au participe dans 
la langue parlûe : elle se place à la fin de la proposition princi- 
pale, donc, â la fin de la phrase, et en marque la conclusion ; 
comme la forme indéfinie, elle n'est d'aucun temps. 
On la trouve encore dans quelques cas : 
best, ïj y, on peut, on doit ; i/o»i, ^, est bon ; tutsi, ^ S', 
n'eitpiM; 

et aussi dans des locutions emphatiques comme : 
smimsa lia, saumai, ^S ■'-^^> pouTjaireJroid, ilfaU 
Jroid 

— Le couclusif de quelques verbes de la 2" conjugaison fonne 
avec mai le présent incertain négatif, et des composés avec beki, 
Bf ^ ; mais il peut aussi ôtre remplneé pur l'indéfini 
Exemples : 
(ofrfl «ml, tc--v( ) 



mange }ieul-élre pa$ 



. !l.— _ ^ } passible d lemsir 

Formes de In bnse concliialve t 

V" classe : lûcaai, yorosi, aantur^i, êi>'o»i 

Ri le radical finit en ai ou zl, la forme condusive n'ajoute pas 
«l afin "l'éviter une répétition désagréable de sons. 



rihyGOOglC 



PAKADIGMES. 



' classe : 



' 1*" conjugaison ; ktk», tugu, dasu, butu, ninu, omohn, 
yorohobu, yamu, nniit 
2" conjugaiison : irti, u 



IX. — PAR4D1GMES. 

85. Pour nommer les verbes, on emploie le partEciije : 
akat, à<t»u, «cm, comme noua disons : aimer, finir. 

8*. Le verbe japonais a une voix négative formée ù l'aide 
du suffixe nu, ^, qui ii lui-même des bases con-esiix>ndniU à 
celles des verbes i 

1 Indéfini zu 2 participe nu 3 négatif sn 

4 parfoit ne 5 eonclusif zn 

La voix négative se foime aussi ù l'aide du verbe d'état nni, 
JS-f {ndku, nai (n^kV, n€tku, nakei-e, naai); ce dernier 
mode de formation est soid usité pour les verbes d'état, 

— Les verbes aru, ^A', être, et nai, |[|-^ , n'êtrepaa, n'ont 
[MIS la voix native; ou trouve toutefois pour le premier les 
formes afozu, ^ ? X, et aimmai, ^A" -^ A ■ 

— Il ya seulement deux conjugaisons négatives, l'une en nu, 
l'autre en nai 

— Pour la voix affirmative, outre mi paradigme de la V" 
classe, et un de chaque conjugaison de la 2' classe, je donne ci- 
dessous les fonnea des verbes irréguliere Icuru, 3^, venir, suru, 
^, faire, &.masti, "^ ^, verbe honorifique (anciennement Uré). 



:n-.:Qoo^i: 



DU VERBE. 



87, A. Voix 



lUdial 
Impératif 


«m-, « 


rf«, A 




dan- 


Gérondif 

Gérondif empliatique 
FréqueDtatif 
IWicipepMsécerUiD 
„ incertain 

ConcMsir passa 




dasUr 

dasa«r«bai 
datUara { 

datUat 


on minr ocrMln 


«.„.., 


daMH 


S SégtMT 

Participe présent ou 
Ailnr incertnin 


......^.r... 




4 Pitrnilt 

Coiiceasif présent 





hyGoogle 



FARAntOMES 



AFFIRMATIVE, 






{tabeiaralHi) 
Itabrtara j 



{(abeivdnmol 
tuhered9 J 



:{:;3 



[mittan I 



ikUarabai 

ftiitaredotti o 
HUaredo 

hitan na 



[fco] 



(»MHlCaH(IlllHsl 

\tiia»Uarcdo j 

i 



« (dialectal)) „.„„„ 






hyGoogle 



1)U VERBE. 



87, B. Voix 



1 IndéSBl 

Participe présent ou futur) 
incertain (2« oonj.) ( 

Participe désidératif 






3 Participe 

Im|iératif 

Pariicipe présent on futur) 

incertain (!'" conj.) i\ 


..,„.„„,. .^,„. 


3 SéfntU 

Forme indéfinie 

Qurondif 

Gérondif emphatique 

Participe présent ou futnrl 

certain f 

2* gérondif 

Participe passé certain 
Participe paseé incertain 
Hjpothétiqne passé 
Coiicessif passé 
Participe présent ou futur) 
incertain rverbes en nul) J 
Conditionnel présent 
Concetsif présent 

(quelques verbes de 1 a 2« eoiùO 


aaaaiu tiihav 

iHatanu tabcHti, J.omi\^ 
(seiiK, maaeuH j 

dn» «ion (f «ri tiibniaUdarl elC 

aatmieba, tabeneba 
<daaa»tlU»HO KtAiMAlonto) 



hyGoogle 



PARADIOMES. 



lahute, talieHiibvte 



^^^\daaaMfilitUijf<tf tir 

...datanat de, tabeuii 
.^^d/aamTtfatiitiir(f ti 



...dataHal.-alKtmitw, tnhtnntuautarau 

idaaanttkatutat'oha, tabenakttttUftrabni 
diuandkatutaraf tftbeutiieatutora j 
!damanàk€itutaredomo, liibtnakatt*taredùmo\ 
datanakatularedo, laitnafeattitarMto f 






hyGoogle 



icipe présent . 


Gérondif. 


Hlku 


ItUtn 


tuaH 


twUe 


hHt» 


butuf 


slHHru 


tlHde 


.™^- 


;»«<««(. ,Tôkyô) 



tlD DU VERBE. 

88. DaDS les verbes de la 1*" coiijugnison, la rencontre 
<le la syllabe finale de la forme indéfinie avec Li tenninaison te du 
gérondif et celles qui en dérivent (gérondif emphatique U^i 
fréquentatif tari, participe? pas^ ta et taitui, hypothétique 
yim^ tiiMibu, tai-a, crtnce^if passé taralOHio, (rnvrlo) amène 
wiuvent des modifications phonétiques qu'il fiuit connaître. 

i^rondif eniphRtii|iie. 
billion 
iHtHya 

{oinottUtffa 
omohuitffa 

yandlffa 



X.— VEHBE3 IRRÉGULIEB8. 

8S> Outre tcutu, surit, nuisit, dont les paradigmes ont 
éb6 donnéa, il n'exiate pns de verbes vraiment irr^uliers. 

— Aru, ^/v, être, on plutôt y avoir, se combine avec la post- 
position de, ?■*, Hatd ; le verbe ainsi obtenu correspond exacte- 
ment à Cire dans son emploi le plus habituel eu français. On 
twuve pour ce verbe composé les formes de participes suivantes : 

Prêtent certain dn (pour dnrii) PasH^ certain Oniuta 
l'r^nt incertain darau Pnwté incertiùn dniuiitpaiê 

 Qositm, ^M^, forme [xilie de «»•«, laisse souvent 
tomber la lettre i* à In forme indéfinie ; ainsi : 

gozalumsu pour ffoztiri tnaai 



hyGoo^lc 



VKRKES IRREGULIERS. t 

Le même fiiit se passe jwiir les formes polies suivantes : 
IratUHiytirn, {[jour ûtueitirei-u), aller, venir, 

indéfini : ir<Mii«fv«< ("»"•") impératif; Iralmtyal et trntutlifara 

ktultMaru (pour kwUinni-erti), donner. 

indéfini: fcK<Ja»nj («(«»«) impératif; kiiilatiii et hiiaiwire 
otHslffani (pour ofiu»eixii-eèii), dire. 

indéfini: «e«»(i/n( (im<i*m) impératif: atml/futeltuiuli/are 
tmaaru (pour tuimfeiii), daigner. 

inilélîni : notât i'hhkh) itnpéRttlf : ««»«* et mw«« 

Xiu'et'M, donner (moins poli que hndaaaftt). 

impératif: hurel (jionr Iture go) et kure ro 

— Ou trouve aussi les fçéiimdiis : 



— Dans le lungiige fiiniilier, gozuimaan se coutnicte de 
tliflëreiites £içous : aozaati, aaa»t, f/estu 

PréeAlé ilc <fc, ?', étant, il doiiue l'éiiiiivaleiit poli des 
titriiies da, (Uu-au iudiquées plus haut : 

Présent certain ietu Paaiié certain <le«I(« 

Présent incertain •leaCgitit Pawié incertain detUnratt 

— ITukn, Xf^ , aller, pTOiioucé lAii à Tokyô, forme son 
gf'i'ondif irrégulièrement : 

IfHtitte et Itute. 
Les foniies qui en dépendent suivent l'analogie, 

— ShiHi-u, JE^ fl^, mourir, se eonjugue eounue si le parti* 
cîj>e Oinit ahtti (nlni, kiwi, itltte) ; il |x>ssède aus^ un piirfiût 



hyGoogle 



os ]>□ TERBE. 

XI. — Temps et utODES. a. iMpéralIf. 

90. L'impératif des verbes d'état n'est usité que dans 
qiH-lijiies expressions toutes iiiites (1) : 

Exemple : osolot- e AotfaJrnre, jJlAw^iv, WifïU fard 

Comme tous les temps des verbes (le eette elasse qui se 
ratlacbent aux bases indéfinie et négative, sont fonnés de h\ 
base eu Ait et <l'uu des temps de aiit, ctre, de même l'impératif 
est une contraction de la forme en kit et de l'impératif «j-e. 
-rDans les verbes d'action, l'impératif se rattache plutôt ù la 
racine qu'à aucune base : la 2' conjugiûson emploie la. racine 
même, suivie d'une interjection ; la 1'" ajout« e à la racine. 
D'fLÎlleiirs ce mode est peu usité, et t«mi pour insuiîlsamment 
poli, infime en parlant à des inférieurs ; on le remplace par 
l'une dea nombreuses formes honorifiques qui seront indiquées 
plus loin. 

— L'impératif pluriel 1'" persoane du français correspond 
bien à la locution suivante : 

ftMi ttyim dlya nai ka, -a 9 ;/ > ç ^ l-jm T, /aisoiis ainsi 

{mot à mot, /aimiU ainii, n'esl-ce fim t) 

XII. — Temfs et modes. I>. Indéflui, gérondife. 

01. J'ai déjà parlé de la forme indéfinie et de son premier 
emploi qui n'est plus très fréquent (§ 70). Dans la langue 
parlée, le gérondif la remplace presque toujours dans ce rôle, sans 
diffërence appréciable de sens ; le second exemple du § 70 
pourrait être mis, dans un style plus simple, sous la forme 
suivante : 

(1) L«s lemaiiiues sur l'emploi des formas s'appliquent égnleraent il 
l'affirmatif et au négatif. 



hyGoogle 



TEMPS ET MODES. 69 

(«rfn tana tntntoi tokoro tBO tarutonite, aoiio «yaui/aalt lokoro ipo 
«ifmniitHte, aono onoreru rofcors teo otOT^rit yfiri, holia ha mil, 

f'ilH , «MM ii'awfw qu'à honorer Uar grandeur, rfpfcler leur nmjesU, 
et enâiiiht leur poiimir 

— Le géi'ondif emphatique dana sa. forme contract^Je (tit/a) 
est&milier; In forme pleine (telut) a Absolument le m(!me 
aeiis : ha nppuic sur le giromllf qu'il suit. 
L'emploi du gérondif est trfe fi-&iueiit. 
Exemples : 

tlrafete kudnaul, ftlîtTT*-)' J^tiiKe! me dire 
tuMu «a tuotute kol, ■^9-^9 THH, oppale de Ceau 
HHlttUtt/a n«,nnat moiio,^ j» ^ +^7 ^ ^ ^,mcbjdiadiape!aable 
(m. i. 111. qii'U nW pan poSiUle de ne paa aïoir.) 

IjC gérondif a parfois le sens iustnimeiital ; souvent on 
peut le traduire par : tellement que. 
ExempIeH : 

Beatnh» •«<> .i(e, }.t.ra»l ,ro taKett .rorf mi.tu, Stffl^-y?*? 

^4*7^4 "^ ^t ^ gagne sa vU en Uantldasant du linge 
hnt gn ohBJiute «lef.ire mo^eii, H|«*^{r T)ffi9 v-ï* i', il y <l 

tiinl de mouckel qu'on ne peut dormir 
ft«r"fc«(e «,!<, w«ici., |g[jr TS.ft-** v, i' /ail »i mi.- ga'oa n'y 
toit pas 

Remarquez que le gérondif est formé de la forme indéfinie 
et de te, ? ; cette syllabe est elle-même la forme indéfinie d'une 
particule variable, qui se trouve clans l'ancienne langue et 
qui indique l'achèvement do l'action. 

XIII. — Temps et modes, c. Fréqneuiatif. 

03. Cettti forme résulte de la contraction du gérondif et 
de arl, conclusif du verbe être ; les fréquentatife s'emploient 



KGtH>'^le 



presque toujours par pairea et joints à aioti, Jaire, en qualité 
cVnilverbc ; le concliisif i-épété joue quelquefois num le i-ûle d'un 
nd verbe. 
Kxemple!^ : 

Morw oforH, StivSiii', m tremblaitl 

kHart liouakatuHirt il ui.iau, 1^)1 mtii- * V * 1 &t X, laitlif 

il eitni lantôl U ni xient pa» 
«o((«W ictimlulari, Hf i * t K? H V , {.leui-ant el riant 



XIV. Tehfs ET MODES. 4. UésiflérnUr TrafseiublaMc. 

93. Ces parti(.'ii>es provionuent tous ileiix de lit £*iiue 
indéfinie à laquelle ou ajoute le suffixe Uii, ^ ^ , qui se conjugue 
comme uu verbe d'étut (tttkii ou tfi», taki ou Ut4, Uikn ou 
tmi, tnkere) pour le premier ; et pour le second, tmuna, jfe'^, 
participe qui se rattnelie ù une série tle formes dont je pitrlerai 
au § 100. Le participe vraisemblalile des verbes de la 1'" 
classe se forme de la racine mémo. liC sens de ces «Icux 
participes ii 'offrir pîis de difficulté. 

EietnpleJ'; 
»»<> H.«»o iro wiiai. Stt?■RJ(^ , je <'&■'■« voù- tft cbjtl 
arlrav uii fcofo, ^ t tB ^ $< "«* cAmc rraUeiitbloik 
artfiiu m« nui kola, :^ <i IfS "^ + 1 V' ^"'^ <^0'« î"' "'«^ mî'ite pas 

mviemblalile 
uritatau mt tuouo, -ff^f Ç + « / , tm olritl jui fiaraîl sucré 

Parfois le mot s*in, ]fg, apparence, reste indépendant et le 
verbe piécédeut se met an participe ; le sens de cette locution 
est voisin de celui du participe vraiseinblable. 

Exemple: 

lal tau ni U ■»» «Te».., ^V fïF'l tir 7 , i' M Iril prob'ibU jas 



hyGoogle 



TEMPS ET MODES. 71 

XY. Temps £t modes, e. Parllvipes préaeiitsct passés. 

94, J'ai déjà parié du participe présent certniu (Ijase 
paiticîpe) aux §§ 73-81 et j'ai montré ie double rôle que, comme 
les autres participes, il joue dans la phrase, étnut tantôt un 
quidîfîcatif ou relatif, tantôt proprement un verbe qui conclut lîi 
proposition piincipnle. 11 faut reimirquer seulement que le rdlc 
de qualificatif est plus rarement donné aux participes incertains 
qu'aux participes certains, 

lie participe présent ou fiitur incertain dépend de la base 
négative : îl indique, en efiêt, une action non eticore aceomplte ou 
peut-être non encore accomplie. Le sutlixe « {dasa w) de la 1*™ 
conjugaimii est la vocalisation d'une ancienne n, représentant 
elle-même la syllabe mu, plus ancienue encore; mm était une 
particule verbale ayant les cinq bases, comme fiiisait aussi le 
f* du gérondif. 

— Ije participe passé certain résulte de la contraction du 
gérondif avec le verbe arti, avec chute de la finale n*.- la 
disparition de la syllabe ne se présente souvent dans des cas de 

Aran du passé incertain est lormé régulièrement de atii : 
tltisUarait est pour tlasite arav, comme tlasiUt {xiur dtruite 

~1j!1 2" conjugaison n, dans certains diaiecteri, un présent 
incertain formé par simple adjouction de Ji, par suite de la vociili- 
sation de la lettre n employée dans la limgne écrite pour les deux 
conjugaisons. Mais à TQkyÔ, ces formes régulièi'es sont rem- 
placées par des formes en i/att ou you imitées à tort du an de 
la 1*" conjugaison, 

99. "La diflëreuce de sens entre liasii et tlusan n'est pas 
celle du présent au futur, tous deux ont égidement ces deux 
valeurs : mois le premier affirme le jàit et le second le pose comme 



pnibiible. Le fiitur étnut en génériil incertain, souvent ^aaau 

(■oiivieiwlra mieux au fiitur, 
Eif mples : 

M «tiuu ka, m-rx^, twidra-trilf 
kl tnatat b», atE"*^ V^, paun-muM ju'if vKtmef 
kl moa* mai, JtE'«' ^"^ A } j* '"e pente JNU ju'if vienne 
•ilki lit miiau, Stf!"*^) ^ oa iWr tout de mite 

I*i jiariicipe incertain indique aussi une possibilité logique. 
Ainsi : «oit oiiiohn mono tirtiu ga, y S'IB^^^? ^ 

if, Il peut y avoir des gens quipensent ainsi, mais 

99. La diflërencu entre les tieux participes pstssés est exac- 
tement In même qu'entre les deux participes présents-futurs. 
L'usage respectif du présent et du passé n'est pas tout à fiiit le 
même qu'en français : l'imparfiiit correspond plutôt au présent 
japonais; \m préseut français qui indique qu'une action est 
achevée, se traduit souvent par le passé. 
Kxomplei : 

natakuil ha, .Imerika ni kotu iihtda, |/;.»;b i^ *J «' = €«-131. 

jtnnrf j'AafiiMis en Améfiqite 
deki Hiii*lltt. fflaK-T «• jr , e'ett prit 

hou •Mn Art» ff« »ofcor««, a Çg^ ^gjcjj* •} -p , rma Jeiet biea 
défaire aimi (m. il m. tZ peut être bien si txnn ava fait aimt). 

Le participe ptssé s'eniiiloie avec hoto, $> ausM bien que 
le présent. 
Exemples : 

miru koto, ^iC^, U fait de roir 
iiiM.t lioto, fi^:'$^, le fait (ToroiV tu 

XVI. — TEMPSËTM0DE3. r.HrpolbétlquccoHmiioimcl. 

07. Dans la langue écrite, ces deux modes ont chacun un 
pi'ésent et un passé, mais il ne reste dans In langue parlée que le 
conditionnel présent et l'hypothétique passé. 



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TEMPS ET MODES. 73 

Le coiitlitioiiiiel présent est formé du pariait suivi de ha, 
Httoucissemeiit de la disjonctive ha; tlaaeàa se traduirait litté- 
ralement : tpiant au fait que j'ai tire; d'où : comme j'ai tiré, 
puisque j'ai tiré, quand j'ai tiré. 

L'hypothétique pr&ient est Oasaba, où nous trouvons ba 
suffixe à tlasa, qui semble être pour le futur classique (laaan ; le 
sens littéral ferait: quant au fait que je tirerai peut-être ; d'oil : 
gije tire. 

Les passés sont foi-més de la même £i$on du participe 

dtt^itnrdta hypothétique passé 
<Uu«itaff4ba conditionnel jïassé 

— Actuellemeut, le sens de l'hypothétique s'est rapproclié de 
celui du conditionnel et les deux fnmies qui ont survécu ne 
diffèrent guère que par le temps. 



haherebu, (J u ?< , qaand il reniitra, s'il rentre, gutoid U sera renlré 
de!iliarH,motuliilillektidtf^H, {HSîJt 7^»" 93tS ?T t ^ , «"«(o 

tel prêt, tm-Hlez Papfcrttr 
IfHkl ga tfofrtKiMrt™. ^fti'iïAS' * J, a'itfaUbeaitoii s'il faiaait 

areba, yoié goxutmttau ga, ^i/ jtjfçrf-jh'^-*^ #■■--, ti Mi'aiV 

boa qu'il y en eàt 

Littéralement, cette dernière phrase veut dire : s'il y en a 

c'est bien, maie Ln suspension sur ga, qui peut se traduire 

par mais, laisse supposer qu'il n'y eu a pas, d'où résulte l'idée de 
doute rendue eu français piw le conditionnel ; ce t«mps correspond 
souvent à une suspension sur //«, ni, no ni, mono ii^o (c£ §§ 
154, 156, 172.) 
ExËinple : 

..... a9S*'h»iS''*--., 

» d'agir ainsi 



hyGoogIc 



74 DU VERBE. 

— Quand correspoiiil «cuvent nu roiiditîoimel, mais îl se reiid 
ti-èa souvent aussi pjir tokl, f^, temp», avec ud participe quali- 
fînnt toki. 

Exemple ; 

IfiiftK iaki, îj f !Ç, giiand il y m 

— Quelijues eonditiuiinels présents ont (-té oonser%'(?s dnns la 
langue usnelie, tels que W*aft«,^>» ^',pwirainndire;narabaf 
conditionnel <Ie nam, être, qui équivnitt aujourd'hui à »i. 



>i vaut ta avei baaia, teuilln tom m sptoV 

— Lo gérondif con-e^ipoiiil souvent à comme : on voit que la 
disparition de deux temps, n'a i»aM sensiblement diminué la 
variété d'expression de la langue. 

— Dans la forme naJeeifba, coin lit ion uel île nat, qui sert de 
suffixe à nombre de &inditioniiels négntiË, la lettre « est souvent 
élidée entre ti et k; on dit, }>ar exemple, tlnaau Ixr^tt au 
lieu de (JfignitakeitiMt ; de même, au concessif, on dit ibfsan 
finynloum pour tlftaanakei-edoiito. Notez aussi que la finale 
ba disparait ti-ès souvent: tiftrft pour tuitttha; cf. | 87. 

XVII. — Tkmfs et modes, g. Concesslf. 

98. Ce mode correspond aux phrases où nous mettons 
quoique, même amime ; la forme simple du paradigme est souvent 
remplacée par le particiiie présent ou passé suivi du suffixe 
heretlomo, ou de to Ita ihedmno, to Uteflomo, Dans toutes 
ces formes, mo est souvent supprimé ; dans les ibiTiea composées 
avec ttmkeredtnuo, la letti'e a est souvent élidée. 



.^hyGooglc 



QUASI-VEBRra d'état. 



H ktrtdo, ne ffa tnkat, ff^ ^ ^ i^ f g_lf^ i , e'eit bon, maïs f'esf 

sagaHM Itertaoïiut, tlr« niaten. ft&'*>vKvfe|i'~*^>'i 6l'<n 
gve j'ak rf«rei^ je n'ai p« eavoir 

Dans kereftattio, kei-e se rattache au vieux âtiffixe variable 
kern, qui est peut-être un pariait de Iciirit, venir. 

Pour d'autres tiirmes <le conccssif, d'un sens différeiit, voir 
§§ 183 et 204. 

09. Toutes IcK remarques faites sur le ^iis et l'emploi des 
temps et des mt>des, s'appliquent également à la voix affirmative 
et à lîi voix négative. 

Les formes de cette dernière sont £tcilement analj-sables : la 
plupart se ramènent à la base négative et aux suffixes un ou 
nal ; maaende est sans doute pour iiMsenn <lf-, analogue à 
nai de {Uaaanai de) : la particule de, Uani, sert de postposition 
aux substantilà, et par suite aux participes. Xandfi, du participe 
passé, est inexpliqué jusqu'à présent. Pour nia! et na, cf. 
§§ 187 et 208. 

XVIII. — Ql'A31-verbë3 d'état. 

100' Un assez gnmd nombre de nibts qui sont des sub- 
stnntiÊ, forment des expressions analogues aux A'erbes de la 1*" 
classe à l'aide du suffixe na, abréviation de naru, étant. J'en ai 
cité quelques uns au § 46 ; les formes verbales en aau na (§93) 

reuti-eut dans cette classe. Enfin certains verbes d'état propre- 
ment dits sont susceptibles de prendre cette forme. 

Exemple» : 

«imif, fj*(, OH «te» H«, >J»*, ■petit 
vholitl, :fiSf i , ou oftofcl ii«, :k^t, grand 
yiiharakat, f^i ^ , Ou j/ahatiilia na, fdll t, déiical 



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Msaii ua, JS » * 9 + , improbable 



> formes irii^gii libres 



Cepurticipe en na ne sert que l'IequnliScntif ; à la iîn il'uue 
pn)po!>îtîoii, nn of«t remplacé pur <le, étant, ou par ni, qui a le 
niènie sens : ces deux formes répondent à la foi'nie en kit des 
verbes d'état. A la fin de la phrase, »ia cède la place à dn, tlesu 
ou 3l l'un lies tcmjis de ces verbes. 
KxeinpU"i : 

Jielulcou Hit finir, tS9t'*'&t "i o^î^ eharmaM 

IcetHljoH da, tfifll^i ^'"1 cAarmaitl 

uno HioneThii, kelukou de,.. . îftft ^gfllr--, ce( o^*! e«f (damant 
«( 

*idMl;ii lia tolioro, ]^^3, un eidroil IranquilU 

hatto tokoro tMnhn «( tlie, ittBl)?=V?r ^ endroil étant b'Oit- 



XIX. — Verbes d'état composés, 

loi. Les verbes (l'éhit coniix>sés sont nombreux ; il y en 
a de diverses sortes. 

n. Coni|M»aé> <I« denz verbca d'etnt: 

«(« al.al, JRîÈ^ , VOttffc elair 
h. Composas d'an v«rk« ■l'M«>l«n el d<an serb» d'état ■ 

mf kiirHttt, a,tï^ . pfnibU à IW 
e. (.'oinpoaéa d'un anbatanUr et d*un verbe d'élat : 

d. Composés d'nn verbe fI'n«llou et d'une piirtlcnlevBrlnblei 

l/«l,iliii, |tK< I diairant aller 

«Jh»i (.efci, ftvfBl*, (/tijn* i^a/oi (cf. JS 207 et 209) 

e. Cotniioeeii d'nn uom et d'une pnrllcttle t 



hyGoo^lc 



COMPARAISON. 7( 

XX, — <J0M PARAiaON. 

lOS. La comparaison est ti-ès Eouvent implicite ; si l'on 
demande, de l'Asama et du Fuzi, lequel eai le plm havf, on ré- 
pondra gimxtlement : 

Butt ga takal, ^:Zie%'i, le Fim est haut 
ou Huti no haaga tak«i,:^~/')iV%^> m. i m: UeiiéduFuà 

On dira do même, pour : lequel eé le meilleur maTché ? : 

dottra an ynaul, 101+ ^ V^^ , leqtid e»t bon mardiit 

103. La comparaison complète se rend à l'aide de yoi% 
depuis, si elle est affirmative, de hotlo, jg, degré, si elle est 
négative. 

Eiempkn : 

Aaama yori Buii ga ialiai, , 

Jb S i 3 i| ^ZLV^A I '« ■R'=t «** î^ *««' 

Agama j/ori, JOiizl no han ga lakai, l que PAsama. 

Aaaavn ha, Muit hodo takakn nai, Jb 3 î '' 7^^K ^ ^ -f i 
VÂMama n'est pas ausai haut que le Furf 

Ces plirases s'expliquent facilement : à partir de l'Asama, le 
Fuzi est encwe liant; l'Asama n'est pa8 haut au degré du Fud. 

—La locution; pliis .phie se rend aussi à l'aide de 

tioOo, ^. 
Eiemple : 

mire*-., mirt< hodo rttttp-' de,a, JLi^ .^JLfrSiKr ^, P*"* je 
regat'dt, jrfua «Al m« forait btaa 

104. Le superlatif relatif se rend par iti ban, ^U, eii 
premier, 

êore ho, itl b<m yoroghii, ^'^— #fi^, cda aile -plu» tmrtivtUe 



.^hyGooglc 



78 nu VERBE. 

Il se rcnil encore par Ift tom-nure suivante 

A6j<fs fui poroU Ai meilteiir 
xUion fflffM HO tTHH al, Q^ift^HJ;, U pituibrate da Japon 

105. Encore, avec le comi>îiratîf, w rend par niotiUo, 
^ -y t, ou uaJio, f^, 
Kieniple»; 

»i«/Hfo (oXalTH tiaauilffau «lade Hol>ori inoseti, ■& S* > jS j> Ig il 

iJSH ( ^ -fe ç , ;'e inon(o™ encore p/w havl, juagu'av, sommet 
kona ftflK lia, n«Ao yoroMinrnu, ftlS " ftfi * 5 9 , rfe eOtt Ja^on, 
ce ma eneme mieux 

109. Le !4upcrlatif iibM)lu ^ tr.uliiit jKtr hattaliada, 
^if-, ItnttUe, %9f', taisauni, ^g=. ; takit mii, 

Exemple : 

Il existe aussi une tournure avec le génmJif du verbe 
d'état : 
Exemple : 

aaïUHliMe, al uau ga nat, 0$9 f itVH^ t A , ii faii eiirimemtra 
froid (litL U fait ti froid qu'il n'y a pax moyenj 

— Pas tris se rend par auiarl, f^ ^ (ÏOkj'ô : amimifi) ou 
yolœl id, fôSJ-— , avec le négatif 
Exemple: 
atuari oinettroka Hut, |J; i| ^g ^ t i , et n'etl pac (rit amusant 

XXI. — Verbes d'action composés. 

107. Il existe tivis classes intéressantes de verbes 
d'action composés. 



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VERBES d'action COMPOSÉS. 79 

n. l'aM|rai«« d'an Bom «t d'un v»rb« d'notlon. 

Exemple : 

ni turu, It^ *-, aimer fof. ^ 115) 
n«iliikeri4, l^tti'*'' nommer 

b. Cotnrnm6% de deux vcrkea d'actlou. — Cuttii cUl^e est 

trèa nombreuse ; le premier terme cotnposiiiit est toujours à la 
forme imléfiiik, le second seul étant varinble {§ 71). Le sens 
flu composé r&iulte souvent île celui îles éléments; tlaus 
d'autres cîis, le sens ilu composé serait difficile à découvrir sans 
le secours du dictionnaire ; il y a aussi certains composants dont 
le sens s'efface complètement. 
Exemples : 

iobt agani, JUJi*" il-, mon)er m mlanl 

^n^k* iittiherH, j^^^jt', donner en portajf 

Hke nhii, ^^7, garatUir 

•»"'■■'"■* t*nfc". mir?, ai/ei- 

e. Cuiu|Nis4(a d'un r«rl»e d'ëlttt et d'an verbe d'aetlvn, 

Exemple: 



108. CertîùuM verbes sont pris fréquemment comme 
seconds comjKisants et gardent toujours à peu près la même 
valeur dans les expressions où ils entrent ; les principaux sont 
les suivants. 

nami, HJ ^, indique l'idée de tirer hors, eommeticer. 

Kxeinples : 

HiiJit ibinii, IIjIîA;^, eoimatnetr à erîtr 



hyGoogIc 



80 DU VERBE. 

Kakarti, flt^» iiieliqiie que l'action est sur le point de 
commencer ou est accidentelle. 
Exemples ; 

noftoW liaharu, ^^tf, fommatcer à H remettre 
lotmrt kalmrtt, fUBtlf, pataer par htaard 

Kakeni, ^fl^, signifie que l'iictiou commencée a été 
iibtindonnée. 
P^xemple ; 
luinait Jmkefu, 3(S«', «"['n/erromfre (en parlant) 

Klru, ^fl', indique la totalité. 
Exemple : 

Jcahi Jtifu, HOCt "<*«'<'' «omplètemeiil 

Komu, jî^A, veut dire entrer, pénétrer. 
Exemple : 
tebl hom-M, JRvJÏA, pénilrer en KiuiuTi/, en volonl 

Rarement trois verbes sont composés ensemble ; on peut 
trouver : mauai âge /sanrru, ^ Jilfc/»', hésiter à dire (res- 
pectueux) , 

Diuis les verbes composés, le dernier élément peut prendre 
toutea les mêmes formes que les verbes simples. 

XXII. — Verbes auxiliaires, 

10». L'emploi des verbes auxiliaires est essentiel en japo- 
imis : l'analyse que j'ai donnée des principales formes a montré, 
dans le rôle d'auxiliaires et plus ou moins fondus avec le verbe 
principal, des particules variables de la même nature que le verbe 
(te, Uti, na pour naru, kere, u du présent incertain, mai, lui 
del'impératif prohibitif, «m) et même des verbes encore usités 



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VERBES AnXtLIACRES. 81 

comme verbes {aru, nai]. Le processus psir lequel s'est formée la 
conjugaison, est le même suivant lequel sont employés aujourd'hui 
plusieurs jiuxîliaîres, qui sont tantôt auxiliaires et tantôt indépen- 
dants. 

A la diKrence des verbes composés où le premier verbe est 
toujours à l'indéfini, les auxiliaires veulent le verbe principal les 
uns à une forme, les autres à une autre. 

A. Auxiliaires d'état. 

110. Aru, ^A', être, construit avec e gérondif^ donne 
un sens intrniisitif; gozarti, ^^A'y être (poli) a le même 
emploi. 

EzempluH : 

mudukaatlcu kaUe itiv, /ifïl'S-f T'-Hf A*! «''" «^ ^'^ '^"'■^ 

êerilur» dl^^ 
nahOTl maatm ffoxarv. Igt -rf^ t)S. il; H >^ guéri 

KemaMjiiez que le sens n'est pas passif: cela existe étant écrit, 
et non pa.'^ ou VéerU; il y a état, non action subie. Cette 
tournure est étymologiquement l'équivalent du passé kaita (pour 
kaite arii), mais le sens est différent. 

111. L'emploi le plus fréquent des expresàons de ce genre 
est avec Li particule de, éiatU (ancien gérondif d'un verbe être : 
ntté) ; les périphrases de aru, de gozaru, de goxaH ntasu et 
leurs contractions da, desti sont l'un des équivalents les plus 
frèjueots du verbe être (§ 89) ; il fiiut bien noter, en eflèt, que 
ant, gozarii, signifient presque toujours: il y a, il exitàe; 
da, desu, correspondent à la simple copule : eit. Ainsi ; 

tukum ffa arl mas», (Il A'^ ? -^ ^, il y a des table». 
kore ha, ttûiuwe deat, ^-•■•^Jl:?*.^! eeeied une table. 

112. Ifl particule de, ainsi que les composés da, des», 
s'emploie aussi bien après les partiicipes qu'après les noms. On 
pourrait donc dire : 



hyGoogIc 



iMi-egayoï-osiitl&iM, ^if'^'i T ^ , ceci ea bien ; 
OH ilit plus généralement : 

/.ftitt (frt j/oi-ohIh ffoxaimtutn, ^ **S tf WM 'î ''■-=* . 
qui il le même sens et le même degré de politesse. Maia on dit 
très fréqiienuiieul : 

/iittinlai-au, ^JÇA'^? ff , {(viendra 

Icm-u OeHt/au, 3jÇ^?*S/+ ?, il viendra (poli) 

konat «lai-aii, ^i'-i ^ ? !? , Une viendra pat 

Ces expressions sont si fréquentes qu'on pourrait les cou- 
âdércr comme un futur composé. 

Dti/a, ^*-r, est à KyMo l'équivulent du rfa de TôkyO. 

C'est par application de la même l'ègle que l'on forme les 
gérondifs ma^erule, dasaïuti île (§ 99) et les quiisî-verbes d'état 
(§ 100)^ (Ml est, dans ce dernier cas, une contraction du ni de 
nlte (voir § 111) et de «j'w, avec chute de la finale ru. 

113. lUi'u 011 iforn, ^fl^, signifie proprement ; Iiabiter, 

et de lit : être dam un eiidroU. 
Exemple^ : 

Toukanu ni itorn, ^JEs^A', haiyittr à Tokyo 
litbeya «1 vntrt inatu, MSSS^JSl '▼-^i *^ ^^ <'o'>^ I" ehan^r* 
il cimther 

Ce verbe, construit avec le gérondif, indique que l'action 
est en voie de se Ëtire. 
Exemple» : 

hohI teo »tu tfi uiiMH ka, ff 9 ^ 7^*^ ^ ili 1«^Oi-ii O ira»* 

dt/aiivf 
aaktte «■«■( uinaen, ffi^T^V T*»', « n'ai pal prêt 
ttUa tnarl tuaru, jK^JSl ^^i '' M ici [ra. à m. il tH UaTit vtm, 
il ttt «nu H il eil tneort iti.) 



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VERlSËlj AUXILIAIRES. 83 

Souvent ou contnicte le f!;érondit avec le verbe tHru i pour 
fMitewiru, ^^ ^fl^, être occupé à écrire ou dira kaitertt ion 

eaisit ici sur le Êiit Lt Éirmation d'un nouveau terni» "^'^ '" 
conjugaisou. 

H. Auxiliaires emphatlqnes. 

114. Le négatif de «(rif, ^/*^, celui de iUinii, S;-*, 
faire {alual, Uamiiiai) avec la fonne indéfinie d'un verbe et 
lii postpositiou ftn (Ëimilier ya), ou avec mn r6iiété, foiiue un 
éfjuivalent emphatique de la voix négative. 

Exemples : 
mau kl {,» Unit i.i'UKii, 'B f *+ fl[ S' ■» ■* i^, e4.ie» il ne cUnt plua 
ml m» tiani, hlkl ...o tUai, %%Vi-A, M *«;/*■ -t , /c n'ai 
rita va et rien enleiulii 

Cette phrase pourrait fie mettre également soui* les deux 
iitnnes sTiivautcs : 

ml mo slnaktrebir, klkl mo ihtal, Ji^^t '^V' r'^^ '^S^' ■< 
ml uio M», klhl MD ,l»al, Jt,=E8:C|H|*«S+^ 

115. S»ru est très usité pour ti-austi^rmer en verbes des 
noms d'origine chinoise (§ 107.) 

al .Mr«, Jt'-lf' "i'O^ 

a» «1» «urv, $.CiX jl/, drA tranguUle 

Si le nom préfixé est monosyllabique, suru est parfois 
traité, dans la langue vulgaire, comme lui verbe de la 1*" 
conjugaison ; ainsi, xisanal, Hf'^^-i 'w pas rejuser, au 
lieu de xiuttMi, ^i^i'^i ■ 

8i le monosyllabe préfixé finit en », aurtt se transfôi^ne 
correctement en ztu-u ou xlru, cette demlère forme, Iwaucoup 
jilua employée se conjugue régulièrement sur la 2* conjugaison. 

I : KCi(.H)'^le 



Si 

Eiempla: 

nmttrià, |fe^ A-, digcuUr (rvnzl, rmtttirf, mzf. rtttirt) 
asntJni, K|7 * , niiù- un damnagt (a*nil, tiHttim, amtial, ■«ultv) 

114. Suru se rompose parfoù aussi avec des mots 
japouaU. 

ngfifW ta^aH ntru, J; 1 T t ^ *", monfer e( detcotiie 
hPtHa,trt, gt? ;( •-, (ffuVer (da vteaz mot AoH) 
korpnilm. Ht?*') «^WTaer (de feorwl, |B^ ï^) 

Dans tous les composés cî^lessus, suru est susceptible Je 
preiulre toutes les formes soit de sa conjugaisou propre, soit de 
lii 2* conjtig-aisoii régulière, et les verbes qu'il fomie, out exacte- 
ment la même syutaxe que les verbes onliuiiires. 

117. Suni employé seul a parfois le sens de itre, il y a, 

ota ga «ii-u, ff**^ iw, Uy a du bntit 

ihituu ga «(ru, gK^jT ::^ «/, anair mai à la Iflt (m. 3, m. il y a 
mal à la Ult) 

Notez aussi l'idiotisme suivant : 

ihau (o lUe, fît *? >Sr. «tr la point d'alla- 

Jiuftate Jiura no hcto ut »iyau, Ry T A 9 ^ V= *' +"!' i j« 

laiiterai eàa ptau' mon reftnir (lill. fm ferai nne duae iTaprèi 
mon reUmr) 

118. Yaru,ji^A', donner, avec le gérondif fl'uii verbe 
ti-ausitif, a comme aura une valeur emphatique. 

dvtltt j/arH, Al'^JS*'i lorlir, mtllrt ddtori 

bH(Ht* yoH moHHf ^S^T^I '*'^9ij» lui donntrai un* voM 



ogie 



VEKBES AUXILIAIRES. S5 

C Auxiliaires de mode. 

119. Kuru, ^A', venir, avec le gérondif, ajoute à l'idée 
de cdui-ci celle d'iui nioiivement de translation pour accomplir 
l'acte. 

Exemples ; 
miute«>o h«tHte M i»o««., tlJ^?-Hï> T«-ï -fe », firai aduHer 

de* ibiAra 
Uw ICO tnotiaer,t«iasenb<f, 3E ^ }$ S" y * ■» ^ >/ * , ne taJ-i; jjos 
ap)ioiia' le thé f 

ISO. JUlru, ^, voir, avec le géroinliÇ veut dire esmyer, 
à peu prfe comme le français voir dans la phrase : je verrai à 
faire eela. 
Exemples : 

yoticfe ml Htaaen, Ml» T A"* * 9, j"? terrai, S maarai 
fclUe mirw ga II, fjg^ TSL-flfffi, H faadraii voir à ivua'eii 
it^onaer 

131. Kaiieru, jDi/^, avec la forme indéfinie, exprime 
l'im possibilité ; ce verbe appartient surtout à ia langue écrite. 
Exemple : 

ftmi««i ».»«(, JE = *at-» -y * ir* ^ -*»Rî'T t ^ -<■ 6-, <» 

vérité, foee à peine tout le demanda-, vaUUei me pr&er un piraphàe. 

133. Oku, ^^, poser, avec le géronditj indique ijue 
l'action est complètement achevée. 
Kxeniples : 

jHinaahfte oite J^udatal, ^-^ ^flU TT* ■< . teuiUe» ei:aininer 
aturaheU olin, a''î'■^ *>j'ai fout niU en O'ili-e 

133. Shiullin, ^^ 7 , finir, avec le gérondif, exprime 
raclièvemeut de l'action ; il est souvent familier. 



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86 I>V VERBE. 

Exemples : 

Inde itmnlHtn, ffx^tbH^ '. H iH »ni"< et bien mort 
<«(ya wnnn ni nniHie ttmaht maalia, B4Ht - A ^ 7 tttt ^ 
•^ Vf I il a fiai par se faire mÉdeàn 

n. Anxlllalres itasslfe. 

134. lHoraliv, ^7 , recevoir, vtiUnUtli», ^^,tnellra 
tiir la taie, receroir avec retpeet, forment «leux locutions, l'une 
onlinaiiT, l'antre Itouoriiîque, dont le sens et la foimation se 
rapprochent <Ui pn».--îf (§130) ; elles * renilent bien en françaU 
par se faire. 

Eiennile» : 

.(«fc.™ .r- vont, «.o™*,.. «M»ax?-Jt?, Itfmelirtle» 

./oumoux 
tifa nayatiit okotilt tuerahUai, Wi^ 9 ^'J f'W.'^ * ^i > )* <lê*ire 
me faire éreilkr ih biiuiir heure le matin 

K. AaxlIlmlrcH boiiorlHqncs. 

135. Mttsu, qui i^iirnitîait primitivement itre, n/e .suffire à 
la Tonne indéfinie <le tous les verbes : cette tournure, d'abonl 
hunoriiiquc, n'est plus maintenant que la marque d'un langage 
poli ; elle s'emploie même en parlant i des infêrieui's et on ne la 
néglige guère qu'avec des tonlis ou des domestiques que l'on 
emploie. 

Ainsi, ponroi'M, ^;»',i7y a, on dirawWwwiatt, ^ V "^-^, 
on a déjà vu de nombreux exemples de l'emploi de ce verbe 

1311. GozarUf f^^Jt^, étjuivalent Iionorifîquo de oni^ 
ne s'emploie qu'avec des égaux ou des supârietirs ; ou le fiiit 
presque toujours suivre de »HW«t*,' il a la même syntaxe que 
m-H (cf. §§ 89, 110-112). Mis api*s l'indéfini des verbe» 
d'état, il leur sert de forme polie. 



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VOIX. 87 

Exemples : 

Iforotiti goiaitnntH, ^g;-^ î^-^ ^ ■* ^, t'eut Wm (Aiuivalenl poli 

de „OTO,H, a i ) 
Jtono yamn ha, tOkan i/otaimntH, itilll •" X ï )f S 'f "^^i "^l"^ 

moitlagar e»l Ékvle (éqili«llent de taJtat, J^^ ) 

187. Maustt, ^^, suffise à l'indéfini du verbe, 
avec o, ^, placé devant le verte, forme une locution 
Immble, que l'on emploie naturellement pour la l'" personne. 
Saaaru, ffi^A', ou ni »Hrn, —^A, employé de même, 
paiement avec o, ^, est honorifique et s'applique ù la 2* ou à la 
la 3' personne. 
Exemple» : 

o tnnotnl tnavu, W/^l igLT., jt demande 

Naturellement, on peut surajouter l'iionorifique mas». 



;, . ' ^WM âeatavd'z "u il demande- 



12S. Ageru, J;^"^, avec le gérondif, indique que, rnùi, 
personne humble, je feis quelque chose pour mon interlocuteur ; 
pour dire que mon interlocuteur, oh qu'une personne auguste veut 
bien fiiire quelque chose pour moi, j'emploierai iUidnkii, IR^ , 
recevoir, avec la même constniction. 
Exemples ; 

kiUv âge tnaaau, RI^J:*''' * V , je nî infoimtrai }.Oai- vom 

prie de vmihir bien vaut ù^ormer pour moi 

XXIII.— Voix. 

129. Outre l'affirmation et la négation, le verbe est 
capable d'ejcprimer d'autres modalités de l'action, telles que la 
possibilité, le passage de l'action sur un objet, la transmission à 



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l'objet par un intermédiaire ; ces divei-ses modalité pour ne pas 
être semblables à celles que rendent les voix active, moyenne, 
positive, ilii grec ou du latin, n'en sont pas moins de nature ana- 
logue. Ces voix ae forment par l'agglutination de certains 
auxiliaires; mais, tandis que les auxiliaires étudiés jusqu'ici 
restent en général séparés, nous voyons, dans les voix, ces auxili- 
aires se fondre ft\-ec le verbe principal, pas assez cepeudant pour 
qu'ils ne soient encore reconnaissables. 

Seuls, les verbes de la 2' classe possèdent les voix qui 
suivent (§ 130-139) 

A, Potentiels ou passifs. 
130. Cette voix se forme en ajoutant areru au radical 
verbal ; dans la 1'" conjugaison oil ce rai^cal finit par uno 

consonne, l'adjonction se feit tout naturellement ; dans la 2° con- 
jugaison, on insère, entre la voyelle du raflical et la terminaison 
at'eru, la lettre r, soit à l'imitation de 1' r qui se trouve au 
participe des mêmes verbes, soit par attraction des deux r de la 
terminaison même. 
Exemples : 
hOiu, Hjr, potenliel: kUiarert,, mm*', (radical fclft) 
<™, «*-, „ ir«««., KStH', ( „ < ) 

Ces formes correspondent il kllH arl eru, i ari et'u, c'est à 
dire : pouvoir ou obtenir étant entendant ; pouvoir ou obtenir étant 
tirant de Tare. De là, résulte le sens: pouvoir entmuïre, pouvoir 
tirer ; et aussi : obtenir h fait d'entendre, de tirer, ou : recevoir le 
fait d'enlendre, de tirer. 

Le premier sens est proprement potentiel ; le second 
se rapproche des expressions que j'ai citées au § 124, c'est 
une sorte de passif, mais un passif impersonnel comme tout 
verbe japonais : le feit de recevoir l'action n'est pas subi par une 
personne ou une chose, il se passe par rapport à une personne ou à 
une chose et ce rapport n'est qu'une circonstance secondaire qui 



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VOIX. 89 

paît fort bien n'être p&B notés; donc, même les verbes intransitië 
de nature, t«ls que j/ukn, /{j ^ , aller, sont ausceptibles d'être mis 
au passif; de même, on trouve en latin des formes telles que 
iras, que l'on traduit par on va. D'autre part, rien n'empêcha 
logiquement que l'actioTi, considérée comme reçue, se trausmett« à 
un régime direct, là où le sens du radical le permet ; la composi- 
tion du passif indique deux éléments acti&, ktki et eru, ces deux 
éléments conservent leur activité : on trouve en effet, des verbes 
au potentiel-passif construits avec un régime direct. 

Exemples : 
hHrareni, ^ f v *- , rKeiair la ptme (passif de Auru. ^ if, pfeutoù') 
go .l«p» ««« «J A», ,«A-« «or««, «aK« = .^i|H'«7l.', 

M. i-^rc pire étant mort fpnssif de «oftu aaru, tt^0.f, 

dàparaitre) 
tiubt «DO haum-areta, "ff^-M^ ^'V » , U, a ai la tête tmfle 
tfOM n( mo homtrart maau, J|s=g1IjI ■J \"t P<. , il et Umé fOi- 

tout k monde 
u«o htto «I /.«, «.fc» fco «om««™«i, aA= •»»'>»-■ >^^4, 

cet homme ne itut boire de laM 
HiaiBlrare mas», ^Jv^^, on paU y aller 

On voit par l'un de ces exemples qu'aprèa un passif, le 
mot français par se traduit par ut. 

131. La conjugaison du i>otentiel est identique à celle de 
son dernier composant, eru (2* conjugaison) 

itemarquez les pot«ntiels irréguliers suivants : 



■>■•; * 7 i- * 


de fc«i-«, jRii/, t«nir 


<■», ft 7 1- *- 


„ ."r«,ft*-,/air« 


- Si' 1", 


„ .«ru, «*,,/««, est régulier) 


^u, «^l'*', 


„ tlniiru, f^jt»/, mourir (ndicaXtiH) 



Xfasu n'a pas de potentiel. 

D,gt,,-erihyGOOgle 



90 DU VERBE. 

1S3> L'idée du jKiteiitiel th^t souvent rendue, dans la 
langue parife, au moyen de tiekii-u, tUîjSy*', poiimir. 
Exemple ; 

tralalluH ha, a/rar» keto f/a éttH titatnt L'ara..., g»_tyjl-y 
«■(H^-w-fes-» 5.-, eommtje ve pua aller tout wir 

B. TransItiAi et liitrmisltlfb. 

133. Le ni^me verbe e>ni, ^/>', pouvoir, obtenir, qui sert 
à U fonuatioD du potentiel, sert au^i, mats d'une fiiçon beaucoup 
moins régulîèii', et iivec des caprices de sen»i peu explicables, à 
tirer d'uQ verbe traiwitif un verbe intrausitif ou pronominal, ou 
d'un verbe iutrausitif un verbe transitif. 

Exemples : 

ktijtn, yS0, écrire kvhrrH, H»*, éécrire 

klru, -y «/, graur kIrerH, -Qw fr, M ffrnivi' 

«kern, U**', omrir »ku, R jr , Ore outtrl 

Mraku, H 7, civUiaei' hirakrru, Iflyif, M thUaer 

■urmii, Jfii'i brixi' icartru, ^W »f, m briur 

ttroherti, Jfi'^ i^ (i^œ-fir soroku, H?, étit aa»ai-ti 
talern, JJryjl', élerei- ttita, jt*, «re dtboat 

VkH, a#, bl-ÛUr vaktrn, «*■*-,« ft.lito- 

«nfrii, jlit'i iiJiV •»*«■«, f^^i-if, ilre tiaU/le 

''^'"i N ' I fittaiire kikoeru, H z A* , iïi'e jmivejMble 

134. Un eeitain nombre d'inti-amiitif» se terminent en 
orti, ee qui est naturel, puisque «rw, ^A', être, indique un 
état. 

Les transitife correspondants aont en ertt, 
iilzeniples : 

«raiatnaru, ^^ii/, m réformer aratiHHûru, tX.À */, téfarma- 
kakaru, S n/, être tuifendu kalteru, ^irV uu 9 if , >m»peadre 

aadamaru, JE ■* l*' 1 éii« fixé aadamtru, JE > rt'i fi'*'' 

((uu/fsru, milr s-, are «ou/ (««iilfer», JUi- 4., smiwj' 



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13B. Un grand nombre «le Iransitifs ont la tenninaison 
rti, que l'on peut i-approchei- de stfrv, faire. 



fie™, IEji, rendre 




kHêH, H^, tacher 


kttKUrmtt H^i W tfofAT 


.*«.», #x, étendre 


«oWr«, MiiC, ï'Senrfre 


M», e^- Aw7fc^ 


o*-<™, firt-, (TAwi/er 



136. n Ëiut remarquer la tlilfërence entre le pnmî. Vin- 
transitif et le traiifitif d'un niénic radicnl. 

Exemples : 

nafi» iFo liUuta, IHf^^ «, iV a toupé la corde 

naAc ga kirtta, Hf-U) v » , la ea'de tel coupée OU ^al eoupie 

naha ga Mrartta. g^lTfli ^ u 9 , li torde a itë toupie 

iA-FTH, fy^ */, pouDoiV a)ter {parce que le dieniin eat Ion, o» tel 

autre motif: possîbilllé physique) 
Ocarav, fjj k-i»-, poueoiV aJfei' fpnrce que ce n'est pas interdit; 

possibilité morale) 

137. Le Cflusatif se forme du mdical verbal, auquel ou 
ajoute aaeiit, qui est peut-être pour arlsuru ou ari ai et-u, nvec 
ebute <le la dernière syllabe de ari. Dans la 1*'" conjugaison, la 
terminaison s'ajoute directement au radical; dans la 2", on 
insère un a, peut-être par attraction de la lettre » qui suit. 

Il existe dans la lang:ue écrite uue autre forme, que l'on 
entend parfois employer par les gens cultivés ; ou l'obtient en 
ajoutant au radical les terminaisons inexpliquées a»imerttet 

Exemple» 



causât if: 



J,(/.-««r«, M*-k* [•^la*-] (radical hlk) 
fr«fa^m«-«, H * î, j< *, ( „ ) 

l.«*!ri., Sit-te*- [■$■»*«•] (radical * j 



(1) BeiiKirqnez la lettre • decestemiiiinlsonH;ilnipprobherde*urH. 

D,gt,,-erihyGOOgle 



13S. Les cuiisatiË suivent i%ulièrement la 2* conju- 
gaison, dont ib sont susceptibles de revêtir toutes les formes ; ils 
ont même des potentiels. 
Exemple ; 



mais ces formes compliqu&s sont rares. 

Il n'existe pas de causatif du potentiel. 

— Masn n'a pas de causatif; kwnt, venir, &it koêo^ei-u; 
aiintt/aii-e, &ît saaeru; atnuru, mojtrir, fait ainasefu, 

139. L'idée exprimée par le causatif est que l'action, 
accomplie par une personne, est décidée par une autre ; la nature 
de cette décision n'est pas exprimée: atraseru signitîem aussi 
bien ; faire savoir, que : laissa" sawtr. 

L'agent qui accomplit l'action est marqué par la postposi- 
tion ni ; l'objet de l'action, si c'est mi régime direct, prend too. 
Exemples ; 

Jflfc« «™ ».«fc(ff« ni u,rt»a»ite fc«rffl«.(, «? tt*a=^*iyT 
■jf ^ , teuUIn faire ■panier dn ehrysantkèma par U jardinitr 

faii oUendre ït mextager 

Eemarqnez la forme unsite, employée vulgairement pour 
naaete, 

D. Dérivés divers. 

140. Les verbes d'état forment, du radical verbal et du 
suffixe gat-u, des dérivés que l'on peut assimiler & une voix 



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DIVERS EMPLOIS. 93 

spéciale ; ils eont de la 1'" conjugaison et en peuvent prendre 
toutes les formes, y compris le potentiel et le causatif. 
Exemples : 

kohai, iSifS-t, Ci-aiTilif 
tioliagaru, ^^JT*', être tffrayé 
hehagariueru, ^^ftS if , faire en soiie ipte qaetqu'ua Soit effrayé 

med-uratii, ^ ,j , fb-ange 
meduraHgara, ^fjf, Iromer étrange 
mtduraaigararerv. ^JT 5 1^ A-» semÈfo- frange 

Il existe aussi des dérivés en imi qui sont inusités, mais 
dont la forme indéfinie est employée substantivement (§ 22). 
Exemples : 

akal, If ^ , are rcuge 

akamti, jÇ t. , devenir roagt 

ai-ami, ^i , un saupçm de Tougt, la rovgeur 

XXIV. — Divers emplois du verbe, 

141. Le verbe, en japonais, joue souvent le rôle du nom : 
voyez les §§ 69, 72, 81, 112. Plus d'une postpositioii n'est 
qu'une ancienne forme verbale: aîasi yot-i (§163), de(tiite 
% 161), matute (| 162), na (§§ 186, 187), baJeaH (§ 199), 
ni (§§ 157, 160) 

D'autre part, le verbe, tout eu conser\-ant sa natui-e 
verbale, correspond souvent à un adjectif français (§ 80). Voyez 
aussi tout ce qui concerne le verbe d'état. 

141*. Eufiu, bien des formes verbales doivent être 
traduites par des adverbes (§ 71). 
Exemples : 

amart, ^ f trop îndéfiiii de amaru, axider 

l'irl, q 1 , jtMju'd la fia „ „ w™, «m^MT 

nolrorani, ;^SI, eompHtenient iadét. négat. „ noKor», êtrt «n mrplu» 



14 I>U VERBR. 

hnaluteir, )££, ifaioiti gérondif de fmiliHiru, tmantiiea- 

kaketutf, i$, au amtmlrt „ „ ImAcrit, H «> , refoumer 

iHb»lr, Jt, totalement „ „ «uImi-k, H «/ , ncwnii^ 

•nysHHitr», ;Ëtl^ 'i aurccwri (liltëralemenl ; puate^-U en ^iv aintï) 

otl Hiim F^t piiur Hnra^, hypothétique présent d'un ancien verbe 

Hrt 
fntoAeb», H-^ >t, pnr (xem^f, conditionnel pr^nl de taltihtrtt 

comparer 
friiAecH (r^i«sH, t'*3iir'~'t, d (fiwws repiiia', iiMioiiblement du 
coiR'ln-àf (le kahttn, S^. rendre (cf. J 92.) 



XXV. — De i.*affir>iatios et de la négation. 

143. Il n'existe pas de mots corresponilant eKactement à 
oui et non. lie, ^, indique toujours que l'on repousse violem- 
ment la supposition de l'interlocuteur; iha ui nio, ^Pï^> 
(lîtt. : cil quelque fnamh^e que ce eoit, aucunemenl) est peu usité 
aujourd'hui ; liai, ^, hel, P{Ë, he n'est qu'une interjection dont 
l'auditeur ponctue In phmge qui lui est adressée : elle indique 
eeulement qu'il a compris et n'implique pas son assentiment. 

Pour dire oui, le Japonais dit : il en est ainsi, aou tia, 
sou tlenu, sa yau tle gozainuant, ^^ ?■' ^^■^ ■» ^ 

Pour tion, on met ces phrases au négatif: aou dlya nat, 
sa j/OM de ffozaintagen, iÈ^?"' ^^A "» * V 

Très fréquemment on répète le vérité de la question. 
Exemples : 

tcakart ni narl mntlut ka, Jpfl- f =.)ft f ■* y * A, OWS-WtW 
tompria t 

«oJcorf inasila, jj- ^ -r V f , fai COmpri», oui. 

traliart mmen, ^ 1 -^ -^ >■, je ne eomprmdê pas, IWn. 

Au lieu d'uue réponse négative, on ixjse souvent une 
autre question. 



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EXPRESSIONS iI0N0RlFH(UE3. 95 



Exemples: 

kakert taaiUa A-.., ||t -r -y ^ ji, e*a rfe i*tour? 
a«ff« de oot«i«.™. k«, joi^irrzfi'^ ^7.ij, jene 'ait (m. 
3i m : comment fit-œ f) 

Remarquez comment l'on i-éj^nil ù une question négative : 

kl mase» kii, If^-t^fij, eti-Ce ijn'il ne vient pat f 
K. 1 ™ „«» de ir«r»im™», M»T=f V -1 ^=t, non (mi. ^ m: cW 
fiiVii tomme voiu dites) 
2 he, r-, non (iii6me eijilicalion) 
a fci mnten, J(£.-i: -fe y, noit {U ne vieiil pa') 

4 kl ■«,«„, 3tS^ ?!,,«, (,7 wnJ) 

5 kl «irt»« lo .«o, 3R-»jiK'e,maw. »i (mi cerki il rûnl) (ef. ^l^) 



XXVI. — Expressions honorifiques. 

144. La politesse jajioiiaise exige <iue l'on exalte la 
personne à qui l'on parle et tout ce qui la touche, et aussi les 
personnes dont on parle, si celui qui parle, par courtoisie ou pour 
tout autre motif, les considère comme <l'iine i-anj; supérieur au 
sien propre. On comprend (jue cette coutume permette d'user 
avec beaucoup de modération des pronoms personnels ; mais 
elle ne suffit pas toujours (§55), et aussi l'on peut douter si 
l'honorifique correspond à ht 2* ou à la 3» personne (§28). 

J'ai déjà parlé des préfixes et suffixes honorifiques (§28, 29, 
63, 54) et des auxiliaires honorifiques (§125-128); il existe 
d'autres tournures qui dérivent de lii même idée mais n'ont pu 
trouver place aux §§ indiqués. Ainsi l'action de la personne 
que l'on veut honorer sera exprimée par le potentiel ; on trouve 
plus poli de dire que vous pouvez faire une chose, plutôt que de 
déclarer crûment que vous la fiiites. 

Triml ha ohuneim-eta, jeT-^SW*. VE,iipfreur a dit 



rihyGOOglC 



96 DU TERBE. 

149. Les verbes les plus usuels ont trois expressions, l'une 
onlinaire, donnée en tétfi dnna la liatfi ci-desaous, l'autre honori- 
fique, et la troisiëme humble, ces deux dernières signalées res- 
jiectiveinent pur h et H. 

ahu, it7 rencoTOrfr, voir 

a. « «ft* n«.«™, ftfrb#•tJ»- 
thu, 07, dfrï 

B. oHwluaru, ffSf î/ + *- ; ofitwerajwn, fp k 9 f «' 

H. >n<i<»l aoeru, ^JiA- 

tûceni, 5] reeeixiir 

H. o«lfe «««ru, «a^ + f*- 

ftarfru, fl*', emprunta' 
H. o fcarl «a*n>-«, «^ 1 ^ » J^ 

*<*«, PQ If , enltnilre 

H. <rMen<i*am,Q||U7-* f */ ; f™<Hrt»an(, J^ y J» yV*/ 

M. m««r«, «»«.; ™o6,««, a|3( 
H. .«r»,S^ 

tabertt, f(*', manger 

Jf. iladatiu, |g{r ; (Jyaurlal (hpii, ]SK^'t' 
inlseru, fl,-k j»-, mimû"»" 

a. «,uu, "«.«™, «la^tJ-Tit- 



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EXPRESSIONS HONORIFIQUES 97 

yoTH, iB*-, dormtr 
H. ktidatani, T't'*' ; kuttru, Ç^«v (moins polï) 
R. «Iftru, J:*-*/ ; Hntiyau nni, ^X^ »■ 

yvlitt, ff 9 , aUtr 
n. o Me n>unn>, A A T ^ 1 1' ; inUH»tyaru, ^JW^'*' 
H. tuateiru, ^j». ; agoni, JlJC*' ; "lofcntTi, ||«' 

(cfru OU worti, g, habiltr 
H. o <.(e ««.mm, mOirtt*-, iraltulgam, ^^Vy^-f 
H. ,vlru, .™-«,Sfl- 

146. LUmpératif demaDde une mention spéciale ; celui 
lies verbes honorifiques est employé sous sa forme normale ; tous 
les autres impératiÊ sont regardés comme grossiers, ils ne 
servent que dans les commandements militaires, et à l'égard 
des coulis, des domestiques que l'on emploie. Dans la plupart 
des cas, on les remplace par des tournures comme celles qui 
suivent : 



o lialit JiudMat, ^ 






On emploie aussi, mais rarement, l'auxiliaire de la langue 
écrite, tamah», ^ 7 ; ainsi : 

Envers les gens que celui qui parle a à son service, envers 
les domestiques d'une auberge ou les petits marchands, on se 
sert du gCrondif avec leureru, ^A', donner. 
Exemple : 

Hffa «■-> metHte klte kure, i^f^S' TifcySfc". apportet du M 

On peut dire aussi ftttrei, pour /.i(»« yo; souvent ftMrc 
est sous-entendu et la phrase se termine par le gérondif. 

Une forme un peu plus polie est la suivante : o hure 
tuisai, W$i^'f"9' ^ , prononcé souvent; o ftiiw nasai, 



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it ^ i^ ')"9' -^ I Mai^ Mtte Simn^ niëiue :Teratt j 
l'éganl irait letirv, >riiii c»iiimeiraDt, (l'un petit employé de 

I4T. DOM zo et flou kti s»Dt iMiiTent traduiU par: 
fil ivin plail; t-v a'e^t qu'une tipprosioiation, les boDorifiqiies 
tiennent iiiupl^neot lieu île celte ftmiule francise. Le sens 
propre «le ce< ileux espre^'^i-jn* e^t : d'une façoti gue/coiique 
(S 62). 

Kiemple : • 

ffiHi kn^ trrff4XrH«t tia ^tF4M ir« tiilo jr* rntuei mite fiH r r r ebtMf 

» v rfiS/SB^A**»**?? i' t^f'S'tlf 

Jt mtuiaiUrai» q»t, de numi^ « iC'ml.v, il y tàl des geif pour 
acjfujwi' mvn 'i^in''>ii, inoit 

Ariffalau, ^ y Ht^, qui é<|uivaut à nierei, est beaucoup 
moiuï ufité que ce 'lemïer mot- A'on merci se traduit bien 
par: iforiuUt, S-i ; i/oitmiu ffozaiuttum, ^if "^"^A "^ ^t 
litt ; t'eet bien, e'eel ai$ez ; ou ywt» utatteti, jh i' "* * ? , ^e 
pente m'arrfter. 

14S. (Jertaius âubstantiË ont une lôrme honorifique et 
une forme ordinaire ; ainsi ; atnmti, 0, la tUe, et o tumui-i, 
^^^j£, votre tête. Cest surtout pour les uoms des relations de 
parenté que ces doubles fbiTacs sout usitées. Dans la li;ite cî- 
(lesanis, h ilésigne la forme honorifique. H, la forme humble, 

tui, ît, pfre 
H. ffo .IH pu, «H», g« M» jm. ««£, ff» «» ri», f^^J^ 

votre père ; o fo«o «in, *■ f h ^ s*, cod'e papa 
H. aymll, JlîC, nmn jiire 

hnha, 4, ni^ 
II. a fr>iA-n iif», tm:|t, t»lr< min, totre nuuna* 
J/. *uft-., S, o A«fcu«, Ma (Tulgaire), ^m mir« 



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lEOSS HOXOUIFIQL'ES 99 

""', Hj/rîie aîné 
V, a aitt aaiitii, SD^Qti 0" ■<"* '"h j^^JZ» ffolit fiire atté 
IL uni, Jfj, mon frère aîné 

otoato, JU, frire eadel 
H. ffo liya lel, {9^|$, mtre frère «idd 

.™'«'", HA. "•««" 
H. ffo *ei aiyii, ffll^^, «o »(«« «*», W^A. ''o'^e "W^' 

K i,<-rf», SEM, .(«" rt", ±A. "«- ^, *<""•' ^ "">" '"«"■, ('»' 
emploie aiisn le postnoir) 
tnm.,. m. f<mm» 

a. h..mi s«n, ait» (basse dn**), (/« .(« ^nu, «gAli 
(tltsue mciienne), sal fr»», SS ('^li's'ie moyenne), ofrn 
••""». *» f'l=-'-«' ««ï-?rie.ire), wXtï /m.«« 

M. ffO tigoku, Sl^^ tolre fils 
H. ,eo^re. ^, ■mon Jil> 

H. I/o ;.(«..« „.«,»aia|,tO(,«Jîi/e 
H. »um,n,e, 1». ma ^ 

149. Quelques pai-souiies einploîeut, à riiuîtatîon du 
langage écrit, des partieiilea humblea, qui sont toutes tirées <Ui 
cliiiiois ; on peut citer : f/ii, ^, stupide ; l'Ci, If, vii; «rfH, ^, 
ignorant ; so jffi, grossier. Cette habitude est i)eu répandue et 
l'humilité de celui qui parle s'exprime siiflàsaniinent à l'aide 
des verbes et substantif humbles et des honorifiques de diverses 
mrtoj qui sont à sa disposition. 



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IV! PARTIE I 

DES PAKUCULEB (^ - ? ^. , TENJWOHA) 



L— KÔLE, ORIGINE, CLAsaiFICATION. 

150* Les partifuJos un poâtpositions jouent & l'égard des 
noms* le même rôle que nos prépositions, c'est-à-dire qu'elles 
renipliiceiit la déclinaison et inai'quent les relations des mots 
entre eux ; elles tiennent lieu de nos conjonctions de coordina- 
tion ; enfin, on a vu qu'elles ser^'ent dans la conjugaison, forment 
différents modes et corresiX)ndent à diverses conjonctions de 
subortUnation. 

Les postposilioDs sont d'origines divei'ses, anciens substantifs 
ou formes verbales usées ; tel mot est encore employé tantôt 
comme particule, tantôt comme verbe; tel autre se retrouve 
dans la langue écrite, avec son rôle primitif, aujourd'hui oublié ; 
pour d'autres enfin, la transformation était déjà achevée dans 
la langue ancienne et on n'en peut saisir la trace. J'indi- 
querai brièvement ces origines, qui éclaircissent le sens et 
l'emploi des particules. 



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SUFFIXES DE CAS 101 

151. Parmi les pai-ticiilea, lea unes sont invariables, les 
autres sont variable^ et ont des bases à la façon des verbes : 
ces deniiOres ne se suffixent qu'aux verbes ; leur sens varie 
souvent avec l'esp^oe du mot auquel elles sont jointes, et même, 
avec la forme du verbe à laquelle elles sont attachées. Il faut 
noter que les postpositions peuvent se suffixer les unes aux 
autres : tantôt clincune consei-ve sou sens as.'^ez distinct, tantôt 
le sens résultant est difficile à analyser. 

Je diviserai les postpositiops en suffixes de cas, suffises du 
pluriel, suffixes divei-s. 

II. — Suffixes de cas. a. Oéiiltlf. 

152. La véritable particule du génitif, dans la langue 
parlée, est no, ^-j ga a, originairement presque le même sens, 
il l'a conservé dans les noms géographiques et dan.si certains 
emplois particuliers. 

L'origine de (/m eut inconnue; peut-être «o [wurrait-il 
être pour tut, qui serait le participe présent du vieux verbe 
&re que l'on retrouve dans ni (§ 157) et dans tle {nlte, g 161). 
Kieiuples : 

H»™».» ..o hUo. J,^^t-'A. «n Fraiirai't 

tiin no ha, Jt-'H, ""e dent de dilai 

Hoat ga leoha, Jl.lfH, nom g^graphi<]ue (ni. il m. Qilline det 

EtoUt») 

anke ga klrahl, ïBlr|Kti, n'oinwni pM le an (m. A m. 'iW- 
tmaiear de vin) 

— Ga peut se traduire fi-équeminent par le nominatif. 
Exemple : 
luiKu aa «al, Th^ftl't < iln'ga pa^tPeaa (m. Im, Feaun'e^ pat) 

Mais nal étant un participe {§ 74), cette phrase vent dire 
cxiwtement : l'absence de l'eau; et ici encore, ga marque eu 
réalité un génitif, 

D,gt,,-erihyGOOgle 



102 DES PARTICULES 

La méuic tendance ù passer du sens génitif nu sens noiiii- 
uatif, teudance qui tieut à la nature «lu verbe japonais, s'observe 
aiis.-'i pour no. 
Kxemple : 

tiUiya HO tvtàkaii tnnt tokt, n^/Jtff ' <t'B|> a" mameat où 
It train patte. 

193. A'o se met entre deux subi^tantifi^- qiiî seraient, en 
latin en apposition ; le français fait souvent pomme le jajwnais, 
et emploie le mot de. 

KiPmplcs ; 

l'immalro tio A-uii I, {I|)£ ^ Bi ^ prveÎTtce de Yamatiro 
hrrat no Tiidanort, SEA/ÎEffli Todattori, ton Itniteai- 
m mnl no ftduil, — tt^gt Une feuiUe <k fapt^r 

No correspond donc presque partout au de français entre 
deux substantifs ; il e.^t a<lmis qu'il est seul à pouvoir marquer 
la relation enti'e <1eiiK noms, il se substitue ou il se surajoute il 
la particule traduisant la préposition dont l'emploi nous 
panûti'nit logique. 

teuyahu no ilaapan, tEKit^-' SKMi '^^ liisevgxions im tajet du truite 
kofem liluiiu no yiAinu, JJtSltt^'' SSESi ItS rattare» ^êcenlktt 

contre le choléra 
Slhon Ttttm lut tegiital, mf.1i 7 ,/ ^Jft, une lettre du Japon 
ko» «m maûe «o lioniUffim, •^fliS.'BlS. '« comfU àeejour 

— No, après un participe de vérité «l'état, lui donne Li 
valeur d'un substantif; de même api^i* un participe de verbe 
d'action, 
Eiceraples ; 
lOiat no, %}■, le rouge (l'objet rouge) 
oKsJit lut no, %Hi- ^, It grand (l'objet grand) 
lioHHt no 'diirau, J(J*- ^ y ?" ? ijr , je pense qu'il B« tietulra pat 

{m. Il m. il tera U yioii-vaiaiil ; il rnp|)roclier du J 112) 
m-H no fcB, :^«,y^, j, oi a-l-llf (m. il m. le fait qu'il y en at) 



.^hyGooglc 



SUFFIXES DE CAS 103 

II preiiii alors après lui les particules fie la iléciiimison et 
autres. 

Exemples ; 

n'y en a-i-it jxu de meUleart f 
limt ihu HO «no, liudaaatute ktav, a 9^7 / tf -f V r 9 l^, 

rtailki m'tn lioimer aiati ik la »orU 

*,'(i?"0*S'* ^ s^HSJH^Kv;^, pourquoi ai-oir diangS 
l'ordre, puisque rela allait bien Sabord! (littéralement: au f ail 
étant bien de la manOre prin^ve, pourquoi avoir dumgê Pordnt) 

154. Cette coinbinaiison no ni, à la fin d'une phrase, 
qui reâte inachevée, a un emploi spécial. 



kou aiireba, dekiru no ni , -a P ^ \i'r<^i)illi' / —, kum 

réuisirlez, *i rou» voué y preniez oiiai. 

ÏA suspension, et le doute qui en résulte, amënent eu 
français à l'idée du conditionnel (cf. § 97) ; de plus, no ni, qui 
équivaut à : ou Heu de, marque qu'on ne s'y prend pas comme 
on devrait ; la phnise pourrait se construire avec ni seulemeut, 
et «erait alors un peu moins forte (cf. §§ 160 et aussi 172). 

155. JVb, seul à la fin d'une phrase, a une valeur excla- 
mative et emphatique. 

Exemples : 

toit de Hto, Uule tuUat (o of«*Iyu( matita Ne, ^r-efr^TA 
S^^l^■»*'^'^-rî'i'.', tUedH-. "JfcîBje vrm le voir foui 
de même I " 

— Dans la locution mono no, tfy/ , à la fin d'uu racnihre 
de phrase, on peut admettre que »m» est pour naonra, ^, tel 
quel, en même Umpg. 



hyGoogIc 



104 DES PABnCCLES 

Exemples: 

rOtmlm rf« *■. JIh Un ksi» mm, HimiU MM, ««Aorfo ««iIiifttMl^ 
CHr'>a«s7«li/]nii^||eAK4,I)nu- htàéorie, «fa «a 
(û*, Moù e* praliqiu ét^ (rit dt/kHe 

ItMk Ca à la fin 'J'une piopodtion a lute valeur d'opposi- 
tion qui peut être tradoite en mettant maû au commencement 
fie la plira^ suivante; cette oppoâtiou est parfÎHS trës peu 
marquée ; ffa, employé ainsi, peut être répété à la fin de plu- 
àems nienibres de phrase ; U ne peut ee trouver à la fiu d'une 
phrase que par ellipse de la piopoâtîon prindpale, et il en 
résulte souveDt un sens conditionnel (§ 97j. 
Exemples : 

■iHii Mm, iwmdH gnamt maan |r*> Herfao *■> tBkntt (lanl oui*», 

bout, naît iU mmt civi 
btfltnJtH JL^etJbdH ^s flrvH pA, tMi»' ^B «F««r f^a j j?IS&$ir 

:S7 VlC^lf^^ 9lr il p«K y woir wi (frotf tiiIerKtfwnoi, 

l'f pu/ ]( nrotr (im (foubvi cAoMi, moù 

«n*«, ff<w gotnt mom ya , ;|f ir M |ff « ^ If ^ t^ JT, S 

tcrall boa jtt't'I y en eSl 

— On entend auvent au commenœment d'une pbmse da- 
ga, ^ #*, signifiant : il e» egt ainti, mai» ; oui, tnaig 

b. I>mtlf, locatif, InstruBieiiUil. 

157. Xi, forme indéfinie d'un ancien verbe être (e£ 
§§ 152, 161, 100) signifie dans, à, avec ou sans mouvement. 
Exemples : 

hlle ni bine trs i/i""»' A— ^^3''i •^M'Mr de Parvint â 

Chonaiu 
rokohataa ut Hwii, ff3E = S*'i dtatstirtr à Yoiobaïaa 
rokoltauta «1 ffiOat, tSSsffc oBer à YolxAama 



I. Google 



158. He, un ancien noui «gnifiant U eôlé, la partie 
(fteya, AJ^, une chambre), indique la direction vers, miiia sans 
spécifier si le but est ou n'est pas atteint. 
Exemples ; 

mtnmnt he yiikit, ^•^fr^i oifcj- lecs /e and 

frnftieA'oii he yiAii, 9tS'^fT7< <»'^ â ^f^enit 

ISO. Mfule, J5, qu'on peut rapprocher de mode ou 
inaiule, gp, racine verbale qui signifie o/fcr à, wsiter, veut 
dire jiMju'à ; on l'emploie pour le temps comme pour l'espjtce. 
Ejetnpies : 

iloko m-xte?, IPÏJjliË, Jttïju'oà ? 

Kiu«f A-Hitmn mnde, &fiËMJ& à la Ligalùm, jiaqtià la Légation 

tlh» a» «Ut mm/e, -t"! Q ÎÈ, ./u^'au 15 

^f^tde, et surtout nutde tU, équivant à vers, appliqué au 
temps. 

Exemples: 
luui II ffuie ni, Aiffiï= '■«■a hûl htttret 

lAO. A'j a plusieurs emplois qui se nittachent, de plus ou 
moins près, il son sens premier et étymologique. Avec tuiru, 
rit/"» devenir, il ne se traduit pas ; to est employé dans le 
même sens (cf. § 166). 
Exemples : 

kuiu »l fuini, ^ = tt'''i ^^'^l'ii' d* l'argent 

yaian to uui-ii, |I| > A ** ^iveiiir Ujie moiilagne 

— Il a parfois une force adversative (§ 154); dans une 
énuniération, il veut dire : eti outre, et (cf. g 167) ; il termine 
parfois la phrase par suite d'une ellipse (§ 154), 
Exemples: 

*57»jlï--t:<=1t+'l*»-î'Ty l'V, > n'ni i<anais donné 



de tel eomil, et cependant on agU ai 


te mol Kxia pUié («f, marque 


du (Intif suffixée au participe nn» 


, marque aussi une certaine 


opposition) 





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106 DB8 PARTICULES 

■ono Mlo in) tMiih! »1 v"ri »i'»i> ti4, fuie p" Ai-H diatta, %\ 
yflttiBl^^=7 Hftt'^llis' ji, (onirae /aiwjya/s re* homme 
en eomniiaion, wilà gue la pluie a amuntiué 

da ai^, dt» Tiliet, du Ihê feront Pilaire. 

— yi s'emploie pour l'instrumental aveu les passifs et les 
causatife (§§ 130, 139). 
ExempleK : 
lia ni toMoreni, l^—Stf " •'> ^''e fi'pU jar '«» monelîquei 
tmtf ynnl «oïia^ru, Kjgsft V * «/, /ûi'r«/air« par leta-donnier 

— Avec l'indéfini du vei be, ni prend le sens de ; afin de, 
pour ; suffixe au pîirtioipe, il garde son sens habituel. 
Exemples : 
taTmra leo mi ni ytiku, M^S>^fî^i i""'' ï"™'' ">'"' le> cerieUri 
m«d«»eru«( /.a, ft«y»(, *rle«- = '■|l^, il frt eneoi-e l6l poar 

« cotieher 

161. La inarr^ue la plus habituelle' de l'iDstriunental est 
€le (pour nite, géronilîf du verbe être, cf. § 157). 
Exemples : 

tiaïaml de Miv, j^y-'^A', eoupei- avec lea ci'sMnu 

a-(ft™ oo rfe, H*H)^. eajapoimi» 

MMu de yoreeU, —3'TS.4< "" «"^ «^' ('^«s' l'»" (''"") 

— De garde très Houveut son sens primitif: élanl {§§ 100, 
111, 112). 
Exemples ; 

>»» >i haa de gotaimoBU. 3 tt* r ^ 1f -i T 5^, '' ««( (^«(8 

A«ures ef demû 
«HO fc«o A«, d»xla«ku de, yOB »' (o<o««(, SA'-ttarffl = i 
^ + ^ , M iomme «i( pureswui:, fi h'é* io» li rien 

37 et de, servent aussi dans un grand nombre de locutions 
qui con-espondcnt à îles adverbes (§§ 47, 100). 



rihyGOOglC 



SUFFIXES DE CAS 107 

163. Motute, ^-y ^ , plus souvent JSl, gérondif de 
wotn, tenir, marque l' instrumental dans la liingue écrite ; il se 
construit avec l'accusatif; mais on l'emploie peu de cette fiiçon 
dans le langage parlé. On l'entend surtout aprtfs de, dont il 
redouble le seiis : parfois il est simplement explétif r l'usage de 
ntotiite marque toujours un peu de pé<laDtisnie. 

Exemples : 
liiiHiiiHHln nioiHif, X j<'£t, eilTéatemeiil (iiifme i^^na que ImuninutH) 
*t«ft« «le tiioiitif, Hf&i, nu mojfeii de conirs 

c. Ablatif. 
163. L'idée de l'ablatif se rend à peu près iiirliflerem- 
ment par liuà-tt, A ? , et par yori, 3 ]J , qui s'écrivent eu 

camctères : g , ^, ^ ; mais les caractères ci-contre sont des 
préixisitioiis, comme ^ que l'on met parfois pour ni, tandis 
que les particules japonaises doivent toujours être lues aprfe le 
mot qu'elles gouvernent. 

Kat-a est sans doute un vieux substantif signifiant caute 
ou origine; yorl est l'indéfini du verbe j/oi-u, encoi'e usité 
dans un grfind nombre de sens (/approcher, s'appuyer, etc.) 
ïjiem|iles : 

koko kam, g* 9, cï parlii- aici 

h«ml oHtii yori, flÉ_h3f> àepuia KyôUi 

»nku *Uh yorl, 0^ Q a 1 , dqnus tuer 

»n» ffo «en m» karii, ê33E*FW> depuis quatre OU eiiiq a«i 

— ÏM'l a de plus un emploi spécial dans les comparaisons 
de supériorité, oA il corresjionil au que français (§ 103). 
Kxenip]e : 

*™«o v«m« hu, »»<. ;«.« i,«-i MM, ttiU''«K>!J36<. «"« 
moii(agne-ci eX jÀv» haute ipie tdMà 

164. Km-it, aprôs un participe conserve sou ancien sens : 
cavi-e, parce que; api'Ss lui gérondif, après quelques pronoms, il 
pi'cnil le sens de : apris, après qiie. 



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108 DES TARTICULES 

On lui suffixe quelque fois lU, =, ulte, ;§?', sans- que 

son sena soit modifié. 
Exemples : 

tore fcnra ttte, ^* 9 t. ?, enasilt 

tfnltite Iiara, fiy ? * 7, oprêt y ai« o^M 

frutuMi^a Jf..™, Hl^ l' > i 5 , pan* ^m je «di» /crfiju 

il. Conjoiictl r, éiinniëratir. 

ISS. ïb signifie; e',avec; on le trouve souvent répète, 
comme le lutin que 
Exemples : 

tmiatmghi to yviliii, iSMï^i <^kr avec moi 

Xlhim to SlHlmk» (a, B^> ÎRH > ■ If ■^Opon el Ut Chine 

kore fa ha, Uffiihl f.nw.i, ^f -"361= -vl, «'«•l ^gèrent de ceci 

— On le trouve, avec le sens de quand, après gue, en outre, 
dnns des phrases telles que : 

nitru U> aagu «i, g «. H i, auteilét test 

■ou *in-i( to, -9- 9 fi ^ h I ayaM fait eda, faifant cela 

— Il sert à former des adverbes, soit en restent particule 
séparée, soit en se fondant dans le mot (§ 47). 

al «hoae lo, ft-fr>, JJfl.' boiûtear 

A-«» (D, ftSC, eertaiiiemeiit 

pataiit lo, rf il y }•, (oiiunintopée] bniit (Tun Corpi qui iyinbe, 

— A la fin d'une phrase, U est emphatique et affirmatif 

Exemple r 

art «Hwu fc-«— «r(m««h. <:•,, 1^ ^ t:* AO«1 ■*Jl>*, J( «i 

n^'^i/ — Oui, certes, il y t» a 

186. Le sens primitif de to, ^, semble être; ce^, ai'm; 
il se rattacherait au ito de «o«'e, ^ ; il a servi d'nbard à 



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SUFFIXES DE CA3 109 

introduire daus la phrase un nicrabi'e un peu séparé. Ainsi, 
SI tûiase to «tte, ft^ h Jî^ > ^'^ut dire littéralement : élant 
cela : à savoir eliance. De même, le to répété d'un des exemples 
précédents intnxiuit côte à côte les deux noms de paya et appelle 
l'attention sur eux ; d'oi\ résulte le sens de et, avec. 

Zb a la même valeur, il sei-t ù introduire un mot, un 
membre de piirase, une cibition, dans les exemples suivants ; 
dans ce sens, il peut se mettre api-ùs n'importe quel mot capable 
de terminer une phrase. 
Exemples : 
MiB to »f(e, A 1" S T , «<"il homme (m. il m. ilanl c^a : un homme) 
yiima la narit, Oxy fRif, rfewiiij- Une moniagne (cf. | 160) 
wiaiM to Ihu *!l, (£ b Ë 7 jIc, Carbie appelé pin 
luin (o titu, fq>K7, quel nom* (m. S m. a^*'^: quoif) 
tiso da to ihi iiiatH, ij^S 1*' > 5 E ■* Ti, il dit <ela être memoage, 
c'eat à dire : il dit qtie ifeit uit iiifiD^itge 

Parfois l'expression tit llit$ mono fm, bS''4Sf''*> ^ 
raccourcit en to lut, > j>. 

Eiemple : 
ffo ntyiia to hti, 3î.j(t > ^, ce qu'an appelle ta cinq wtia, 
on, ttTpreêtioa ; go ttj/iia (la cinq verbt») 

1«7. NI sert aussi parfois <le conjonctif (g 160), 
Exemple : 

bffni nt hudau aij/u ni Ictupioi niUtu tio tnotule htte, 9{B = 

VSiB=^flE<É4(?-^?r%''j appona œ la bière, du «in et de 
l'eaa de lelU 

\%S. I>ano, **/, composé de da, être, et de no, 

miirque du génitif, sert aussi aux énumérations : mais ce mot 
implique l'existence d'autres objets que ceux qui sont dt^, il 
pai-ticîpe un peu d'une marque du pluriel, tandis que ni et to 
sont purement conjonetils. 



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110 DES PARTICUI,ER 

du l'iii, de* giilertia, du poitam, etc. 

190. Si, V, mis À la fîn d'iittc un phisieiiri^ proposition?, 
apiès le pnrtîçipe final, a une valeur ëiuimérative ; il iiiarr|ue 
une sorte de jmuse. I! ne peut se trouver à la fin de la phrase 
que jMir suite d'une ellipse, 
Exemple : 



o. Vocatif. 

170. La particule f/a, ^, qui indique le vocatif, est peu 
employée dans la conversation ; on s'en sert quami on appelle 
quelqu'un. 

Exemple ; 

171. Quelquefois cette [wrlicule est conjonctive ou clis- 
jonctive (et, ou). 

Exemple : 

iHH te* ««*■» »« ttat ««fc* rfeSH, ^ y SB *• Xff \ T^, il '^ grand 
amalew dt diitii» tt de ehals 

T- Accinittir. 

178. L'accusatif est marqué par w<i, ^ une ancienne 
interjection qui sert à attirer l'attention sur le mot qu'elle suit ; 
dans la langue parlée, elle conserve quelquefois son ancienne 
valeur, mais il en est rarement ainsi ; elle n'est pas d'ailleurs 
indispensable pour le l'Orne direct et se trouve parfois 
supprimée. 



hyGoogIc 



SUFFIXES DU PLURIEI- 111 

Exemples : 

iiikH tco UOxrrv, A^A^'t na'ise'' <'« la viande 

meti htihti MH, t!tft7l$, m diiiant (au moment de manger le rit] 

hVHuakH titnr, fgff^ If, faire Une tradiMion 

La rôle d'interjection de wo est surtout marqué daiis la. 
locution iiHWW tvo terminant !a phrase : la suspension qui en 
résulte, amène à l'idfe du conditionnel ; la phrase temiinfe par 
mmio wo contient toujours une idfe de regret ou de reproche, 
encore plus marquée que celle qui finit en tio tii (cf. §§ 97, 
154, 160). 

Escniple : 
koii siireba, rfcAJi-ii mono ivo -aV ;^u-,t tDjfE it.^ ^ , roas réussiriez 
bUa, »i TOUS tPOtts y preniet ain^l 
— Remarquez que la particule lui, suifixce à uv, devient bii, 
par euphonie. 

t'est de Chaile qui a laehi mon têlemeal 
III. — Suffixes du fluri^t,. 

173. liCs sutlixes tti, doitio, siyu, tati, ffiiUi ont été 
cités et expliqués au § 32, Ba entre dans la composition des 
adverbes de lieu (§ 59), il leur donne une nuance de vague ; 
ainsi ftoff, ^ f-, veut dire ici, hotira, a ^ ?, signifie par 
ici, de ee côté. 

Les préfixes chinois tu, Jjfc, et sii/o ^, déjà cit^és (§ 33) 
ne s'emploient qu'avec les mots chinois. 

— Xftdo, IP ou ^, (chinois tmt, ^) sert à conclure ou à 
remplacer une énumération ; il correspond bien à el cœtera. 
Exemple : 

h^.ne „» «d.-* y.. ^^ImoJcu «aOo, ikWSMmMif, U rù, le tin, 
le hçi' de eonelni^ioii, et rœl^ii 



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112 DES PARTICULES 

IV.— Suffixes divers, a. Con.lonctlfo et tllsjonctlfk 

174. Ha, ^, est un ancien substantif signifiant chose, 
et (le là : ce jut, celui qui, lui. Il n'est plus usité que comme 
particule disjouctive, appelant l'attention sur le mot, sur la 
proposition qui précède, les sépanmt, les mettant en relief dans 
la plira'se. Seul, il correspond nu fmnçais quant à ; répété, il 
équivaut au grec fiiv et âè ; souvent, il n'y a pas lieu de le 
traduire expressément, mais seulement par la tournure de la 

Kxemples : 

hoi-e A(», tigaht miitii, Jg''iSb ■*^,' ceci diffère (impliquant que 

cila oe diflère pn^) 
b*ida»»i^u iro gukonl ntitUttuetei biirii lur, wono mnma de yotvtit, 

lin ; qaanl à la bière elle etl bien comme cela 
Ima ha, -^^j mois miiialenaiû (opposé à touï à rheurt) 
labH^o ha, noml matfii JSÇ^tf; 3 T -fe s-, flu tabac, je n'enfume 

jf&kii ha, tonal ma»eii, jg- Jf ^^ i? T * ^, je we nais pas IrSe bien 
tilrl ha, Xiitl, JtUa ha, Ttilt«ba de ootatmiua, Efl^X^, ft" 

flCfty^t'-i -t X, à remeM, <^«1 le Bai, au 'nord te Shiiwba 
fil» ha, ^«i et te ehkn* 

175. On voit par ces exemples que fut indique le nomi- 
nîitif, l'accusatif, le datif, qu'il se suffixe à l'adverbe, qu'il rem- 
place un interrogatif; en réalité, il sépare du contexte le mot 
qui le précède et n'indique nullement son rôle dans la phrase ; 
c'est pour cela qu'il peut fitrc ti-aduit différemment dans chaque 
cas. 

Il est tout à fiiit fiiux de le regarder conmie particule du 
nominatif; avec cette idée on arriverait sans cesse â un contre- 
sens ou à un non-sens : dans la pliiiise : anata ha, keUHi deau 
hfi, ^;3^-"5Si^?*-^*. traduisez ha par le nominatif, et 

D,gt,,-erihyGOO^Ie 



I 



SUFFIXES DIVERS 113 

TOUS avez: êtes-vout une course de chevaux? Le sens eat : «( )»««, 
eet-ce aux courses Çque voué allez) f 

La nature impersonnelle du verbe japonais a déjà été 
expliquée (§§ 64, 74, 130, 152) : le uoniinatif, le sujet agissant 
ou subissant n'exifite presque jamais eu japou^s et il n'existe 
aucune particule spéciale pour l'indiquer ; l'action $e passe 
par rapport à une personne (An) ; elle est le fait d'une personne 
(pw) ; tel objet étant posé, tel fait a lieu {de) ; ce sont ces trois 
séries de locutions qui correspondent te plus souvent au sujet 
français. 

176. Comparez les phrases suivantes : 

WKMl ga, mie maaUa, JÊ4 V'^l^ T -y * , f^tit k ItUrt qai tii venu 
tenni ha, «Ht mrartto, Jfet"A1ï-'-y*. ^ fe(M esl imu 
kore ga U, J( Jr^ 1 , e'atf ceci gvi est bon. 
hon ha U, S"» ^ , etâeabon 
lore de U, ^fff^ , ^eit bon 

Dans la première comme dans la ti^oisième, le mot impor- 
tant, c'est : le lettre, c'est ; eeci ; si par exemple vous attendez 
le tailleur, et qu'on frappe à la porte, le domestique voua dira : 
c'est le lettre qui est venu. 

Dans la deuxième et la quatrième phrase, le verbe est le 
mot important, puisque littéralement elles signifient ; la venue 
par rapport au lettré, la bonté par rapport à ceci ; si le lettré a 
éi^rit qu'il ne viendrait pas et qu'il se présente, ou vous dira : 
le lettré est venu, et on appuiera sur le mot venu. 

Pour la cinquième phrase, elle signifie : étant donné ceci, 
c'est bon, ou c'est bi^i ainsi; c'est assez. 
Autres ezemples: 

koUthaHite sfti maêUa, Rf <)• T ■ ^ -^ i^ ^ i j'ai ref^ 

hatehatvte ha, «ftl marlta ga M^'^-^B ^T S"^ ir, j'ai bien 

T^alê, moû 



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114 1)E8 PARTICULES 

fHt.-»Al fin, Air- ff«, (««»(» ft«, fri fc« .iii«l, ft t ^ « » *• 3t 

il n'a pa* para 

177. Ifft se trouve jMirfoU à la fin il'iine plirase avec un 
Kens OUI pliât ique et exclanifttif. 



178. Suffixe à la forme indéfinie du verbe, au gérondif, 
aux piirticiire?, Im conserve. i^ji valeur habituelle (§ 91). 

179. Suffixe à In base négative, mus la forme adoucie 
ba, il donne rhypolh6li(|ue ; bfi, avec le parfait, forme le con- 
ditionnel (§ 97) 

filuaiil aa/ait gw je put" aller, 



fuhtb", fi*-j«, 



Igaaiil au /ait que je sut 
lau BOi irii je laii allé, 
jjuand je mû, 
(cDtntiM Je tuit^ allé 



180. Olyn, ft, est une contniction familière et parti- 
culière à TokyS des deux particules fte lut, qui dans un langage 
plus châtié, restent diatinctes ; lui a ici son rûle habituel d'ap- 
puyer sur ce qui précède. 
Exetnjiies : 
.»™ Ma» (ou rf« fc..} nui hH, ^r y {y.») *. ^ t, n'eM-et:im 
eeei t (presque Aiiiivalant graramatic.ilement à ; aorc d« t>a( ha i 
mais cetl« dernîËre phrase est peu usitée) 
■«« dlya nai, ^ V Y ^ * i , WMf, M «'(■( pat ctia 

D,gt,,-erihyGOOgle 



SUFFIXES DIVERS 115 

181, Mo, *, e<t l'opposé de ha ; il iudiqiie que le nom 
ou la proiK>sition qui précMe, fait partie d'une ssérie doat il ne 
doit pas être distrait ; il correspond aiasi à: avsd, viênte; ou, 

répéta, à et .ei , Ht ni (avec un verbe «la voix 

négative). 
Exeinpleu : 

ifntnkial tno iiitrirh-l miuiu, ifiLï^iJ t^, .j'irai avili 

fr™ »... «omi .,.» (-*.««.. «■on «™.,,,a«ft^}filigï ^;(, 
U y a el da uiowtviwii et des fûtes en grande quanlilé 

an me dekt tiiwien, H^OH^^ -v ^y , cela non plu» n'tl pal 

»e*-» «.. .««-«fc" «<- H-i. m>^m9^m-i, « "'«-« >■' **« "> 

nuiunnûi 
t/om iforl Hmaltiikt »<i,^B i| ^ii^t, eiicoit p/if grand gm ceci 

1S3. Mo, après un interrogatif, lui ilonne ua sens iudé- 
fini ; de tno, opposé à (le ha, a, le même effet (§ 62). 
Exemples : 
tItHv mo, m^, même guif d'où: n'importe gui 
Itii dt mo, {i^l^y %T même q^iandf ii'mporle quand, toujoiir» 

Mo se met parfois aprùs /en et conserve son sens, mais il 
n'est guère trailuîsible, 
Kieiiiple : 

i/, je ne put! gaèr« aatoir fit viendra de iiouvrou Ta» pro^in- 

1S3. 3fo, suftixé au gérondif, a Ies3nsde: quand même, 
même ni. 
Exemple : 

lr»rC,i»l.;ae mo, tari »..«», fêî + ffyS^»-»^, cela mffira 
même êi je n'empranle pas 

To tno après un i»articipe a, à ptu pi'ès, li; même sens. 
Exemple : 
yHJ«(HH to uto, ff A x h <«, luftne ii'ï /^aiil pae 



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116 DES PARTICULfS 

— Vonio (ndoucîasemeut tie to nto) souvent abrégé ' en <to, 
se suffixe iiu pnrfnit pour former le concessif (§ 98) ; dans ce 
mwle, le radical verbal au parfliit exprime un fait qui a eu 
lieu, <]iii ent donc certain : de lu, vient Li distinction de seu» 
entre le concessif et les locutions indiquées ci-dessus. 

okeito, ^^ \t , bim jue je poM {m.îlm; nii;in< êlavf doitvé le 

fait: j'ai fo«ë) 
olinretio, g_^ > U f , bien qve ftik pofé 

— To MO à la fia d'une phrase est une affii-mation énergique 
(§ "3). 

I». Interrogatlf et dubitatif. 
18*. Art, ^, n'a d'autre correspondant eu fmnçaiis que 
le )X)int d'interrogation ; à la fin de la phrase, il la rend interro- 

gative sans aucun changement de construction. Si la phrase 
contient un mot interrogatif, h-a est habituellement supprimé, il 
peut ce])endant être maintenu. 
£xempIeH : 

arl miau, :^ 1 -v p^, U y ta a 
art masu fc«. ;ff | x A 4 , 1/ 8(1 (l-l-il t 
f./„«rfe™, mr^ iguieSlàf 

Idnre diwu fro, ^T^^> 
«m mono ha, ^il-ft?, y a-t-H ^vetçue chose de Mnbbbkf (litt. 
ICI o^et eii$lanl7). 

ISS. Ka, donne au mot qu'il suit une nuance de dont» 
il sert ainsi à former des pronoms indéfinis (§ 62). 
Exemples : 

(fiire fc«. Hli, quelqu'un 

liuri tuaaeu In omoht maau, ff ^ ^^D YIS.^ -r JX,, je j:eHêe qu'it 

pleuvra 
ft«W «io»™ halo oHtoAt ».«™, PI ,1 ■* * 7 * >St-*Ji, je pense 
qu'il foarrak bien plemoir 



hyGoogIc 



SUFFIXES DIVERS 



—Ka répété correspond à : ou oi 

Exempte : 



«e«, tSi *■l^ i^f ■**>', > M ta» 



c. Attlrmatift, iiégatlA. 

18V. ^'«, abréviation lIw verbe classique unrii, être 
(peulrêtre pour lU attt ; cf. §g 100, 157, 161) sert à former les 
quasi-verbes d'état (§ 100), il affirme la qiuilîté énoncée \tar ie 
mot prêc61ent. 

— Cette particule tui sa fait suivre de tut ix)ur indiquer que 
le participe est pria substantivement (§ 153). 
Exemple : 

heta na no, T^^ Z > ""l maladroit 

La locution ntt jm>, abrégée eu tuièi, se rencontre dans <les 
cas où sa pi-éeence semble inexplicable ; ain«i : 

hore detlgtut A-of— <«., ton ««« riesa, fe^Vl'î' *OT t ^i^*- 
i-Tx, Eit-oe rxidf — Oui, c'at bien eéa 

Peut-être ce »wm est-il une survivance de l'affiriinitive tuiit 
(futur de «m, § 152, 157, 161) du style classique, ré<iuivalent 
du ne que l'on entend si souvent à Tôkyô (§ 192). 

187. AVf, base négative <le »i (§§ 152, 157, 161) suffixe 
au pailicipe présent, donne l'impératif négatif (§ 87) ; on con- 
sidère aussi ce suffixe comme une abréviation de nnTairr, ^, 
impératif du verbe d'état tmi, ^A , n'être pa». 

1S8. Xn est le suffixe variable qui sert à former Li voix 

négative (cf. 86). 



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IIH DES PAETICULES 

ISV, De, suffixe à In base négative, forme un géronclif 
négîitif qui n'est uûxè que pour quelques verbes ; eette sj'llabe 
semble contmi-tée ici de xtt (indéfini lie wif) et te qui sert à 
former le gérondif. 
Exemple : 
tirtidr, Jb7T"i 7ie eoHiiaîteaiil pat, mut comuâliv. 

190. Ke OU M.-e est un suffixe fiimilier qui indique de la 
part lie celui qui i«irle, une conviction ferme, mais difficile à 
pi&iser. 

£Teni|>le : 

atHtàke, ^9 M ^, i^ynimil il y en atmt 
tiuiah-f. sa" * *■, je $uisi pertuadé g^i'il Fa dît 

d. £mphatl«ine8. 

191. Koao, 3 y , renforce le mot ou Iii phrase qui pi-écède, 
un peii à la fa^n de ft", mais l^enucoup plus énergiquement. 

Dseniple : 

nrg iBO KOM Aubin «i ol>otimeallf, ^Va i* TUtltSS (."C, 

ayant pUié prétûémeul de cela 

103. Ne (TôkyÔ), tut ou no (provincial) doit peut-être se 
rattacher à la vieille racine ijî, être (§ 186); cette particule 
pouctue le discours et attire l'attention sur ce qui précède, un 
peu comme ha et Jmso, 
Exemples : 

Jiore ha ne, ^{tf, gua>it à (Va 

«91» tie, S^, th bUix ! 

193, .Mri ou tma, qui s'emploie soit nu commencement, 
soit à la fin da la phi-nse, est toujours vulgaire. 



rihyGOOglC 



SUFFIXES DIVERS llîk 

E:iemple3 : 

liora kitra yuftx ne ma, Jttl' ^ff ( 'D'V'7, vllona nininteamtt t 
ma, o ide ttamai, if#||BTfll S V', tntrtî, aitm I 
ta yau ma, £W 1 1 ^"" ^xienâa I 

194. lo >i à peu prt>3 lit même valeur et est moioa 
vulgaire. 
Exemples : 

ari «iiifen yo, ^1) Îi£/j3, jion, |7 n'y ea a fia 
«fnmai yo, ftl'B, garel 

Ce mot sert à former l'impératif île la 2* conjugaison 
<S85)- 

lOS. ijo paraît être une corruption du précédent; il 
sert à former des impératifs très employés à T0ky5 (§ 85). 

IDA. Zo, quelquefois xe, est une particule de style écrit : 
on Ift met parfois, dans la langue parlée, à la fin d'une phrase 
pour lui donner de la force. 
Exemple : 

n f,n»n*l lia me, jlï^SS^^, n>'>là W^bonne hi^ovv, 

e. Esdamatlf^ 

107. AiUt, T A ^, cii de doideur, de aa, T T,et du 
radical itfi 0, doulourerix. 

— I>oi( wo, K? *, exprime difficulté, espoir, regret. 
Exemple : 
ilou mo itekinal, Y 4 'sS3|E//k', t'est malhtoreiKeauiitt l'ntjMw'Ue 

—DotHkoisli/o, y y zt A i^ m (vulgaire) exprime Li satis- 

&ction d'avoir nclievé une chose difficile, d'avoir soulevé un 

fardeau. 

— Dou ka, Vp Si ; tltnizo, K 9 y', expriment lui vœu, une 

demande (cf. § 147) 



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120 DES PARTICULES 

— <H, i( -i , pour appeler ; mausl, ^ même sens, mais 
plus poli. 

imurqueot l'étonneinent (surtout eni* 
ployéa par les femmes)- 

r. Umltatlfii, etc. 

108. J>t(fi(, Ig) veut (lire : à laJoU; il s'emploie avec 
les noms de uombre (§ 42). 
Exemple : 
■a» mal liiitii, 3.^^^i Iroi* feuiUa à la foi», troU fenillet pai- trois 
ftuillet 

199. Bakttri, f)-, <)ui se rattache à haharu, ^, peser, 
veut dire seulement, environ. 
Exemples ; 

*1A« M» baknrt. -Yfrt\, enoiron dU livra 
tukotl baltarl, 'J></}fi leulemtnl, un peu 

— Dttke, ^ limiie, quantité, a un sens très voisin. 
Exemple : 
Inre dakc, J££, »eiiiemt:d ctei, pat daoanloga 

— Hodo, ig, degré, a un sens anal<^ue ; il a aussi un etnpld 
<lniis les comparatifs d'infériorité (§ 103), 
Exemples : 
«eiw hwto, ^^, tevlemaa ceci, dim$ Mie dmiu/^ 
liiaabirfrn hoda. jQïlg^i^ «/g, au paini ^Sre fotigui, o-««i pour- &re 
fiàiguê 

aOO. NonU, Hgg,, et tada, ^, signifient aeidement; le 

seroiid a une place indépendante dans la phrase et n'est pna 
une vraie particule, le premier se postpose. 

n,,N,-.^iiyGoo>^le ■ 



SUFFIXES DIVERS 121 

£xeuiple« : 

It no ICO nemi faru,]^ ^^*^îfltrt', n« p'endiv qtie la bmiA. 
inda ni do lia tatt rfo de gotaimaau, H— SE *HSy='1f W ■* 

;» , c'est «eirfement dewi oit Iroi» foU 

— Sika correspond ii st m «'c8( et s'emploie avec le négatif 
Exemples : 

httf/rt aOta Myataai ga tiat, — A î' * JlsB *" *■ ^ , iï «'u îtt'im 
fiiiv (ra. i m. 8( ce n'e«( «n, lu frireu ne mnl paa.) 

201. Danio et (i«r»£ sont usit^ respeotiTem^it ftvec ]e 
complément direct et le complément indirect ; on trouve aussi 
damo avec le complément indirect. 
Exemples : 

^iffu,«la» ni rf«.«o UHlutrl teo ihn ««, «Ri ^ TlBS? 57 t , 

ne dite» pag de iiiennonge ni&iw en plaisant aiU 
al wo damo oforeiiu. fif X m^ UT, Il ne craliU fin «iê''ie 

ta ^M,-t 

y«i«e ni ttnnl iiUnat, y= jTs^^^, m^wie jxw m en «onge 

S03> Sm/*«, -J"-^, veut dire seulemefU; il s'emploie 
surtout avec le conditionnel. 
Eïemples ; 

kiiukau «nfte areba, ^îrU''»-fi'>"'j ""'^ "''<«' «eufemeni (fe ta 

<fe axAe mo, 7*'<f'^«, mfme (emphatique) 

fnHtaiHO de «oAe «lo imifcm-I ihw», TR^'**'- 'SJÎ f f ^,^'ime 
an eii/aiU eomprenii ^n 

— Sura, ^, a le même sens que sa/ie et, comme lui, s'em- 
ploie iivec le sujet. 
Exemples : 
liluttu aura ko too altiinnaii, ftR;^ ïT^X^'^^i in^H^ les 
hSe-< niiHoit leui-t petUs 



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122 DES PARTICULES 

S03. Kli-t, -g], indéfini île khii, ^/v, couper (cf. 
^ tOS), indique totalité. 
Eiemple : 

tly» ha, ken, glrt itew Un, ^'•g^rx A, tH-a lu ImU <X ^U 
y adeMt 

g. AdTerMittiH. 

304. Gif, à la fin d'une propwittoii l'opposa ù celle qui 
suit ; il peut souvent se traduire par viaûi {% 156). 

— Z\> mo, après un partieiiw, a un sens analogue, uiiiis plus 
marqué (§ 183), 

— Iïrf«. h ^ , est une abréviation île to Itiite, b S S* ^ > *** 
omotiife, f- S 5' ^ . *» hiite, b M'i ^ ! vulgairement on le 
remplace par tiUe, S» 7" (prononcez fté) et il est alors sufiîxé à 
la fin d'une phrase, sui-tout par les femmes et les gens de bas% 
cbsse; il signifie, dans ce cas: toVUmumt, l-S'^'^-^j 

to (M mttMta, bS t ■*■ i'^, il dit, il a dit que Dana 

son emploi habituel, il marque une opiwsitîon : mtppoeê mêjne 

que 

Exemple : 

Ikiira gtOiHmon alla tôle, J| 1*PP1 S** f ?, qutiqut* Huda JtM 

VOUS aya faktt, apeiidaiit (cf. l 183) 

— Tote WM> a le seos de : n^me si, qui résulte de aa composi- 
tion ; devant un verbe négatif, il se prend dans le sens de : 
aucunement. 
Exemple : 
lott MO ilenat, y f ^^fr + ^ , ceia ne imitât pa* du (otrf {lîtt, 
d« çw/jiM /ofort gue m *«(, tda -ne toavienl pa») 

11. Slmnltaué. 
805. Xagai-a, ^, s'emploie après la forme indéfinie 
pour indiquer simultanéité d'action ; après un nom, il signifie 
que l'objet est pria tel quel, sans modification. 



rihyGOOglC 



SUFFIXES DIVERS 123 

E:cemp1e : 

AhIuH nagnra, ^\^, tout dtai Ida ^el«, (eue deux eiOeoMe 
bnrtattH nt tu>ri nagm-a, f/omi wiami, $ = 3R < '^Si 'V -k f , 

I. Possibles, vraisemblables. 
206. .S'«t( HM, }^^, d'apparence, avec le radical des 
verbes de la 1*" cliisee, avec l'indétiai de ceux de la 2*, foriue 
un quaai-verbe d'état indiquant la vifiisemblnnce (§ 93). 

a07. Bekti, pf ^ , beki, pf ^ , besi, nf 'y, sufiixé à In 
forme coneliisîve (1'" et 2' coiij. de la 2" claBse), ou à l'indëfini 

(2* conj. de In 2* classe) exprime les idées de possibilité, obliga- 
tion, nêeemié, futur ; dans certains dialectes, bel, forme vul- 
gaire de beki, sert habitueUemenl à fjiire le futur (|§ 84, 101). 
Exemple : 
■M btht koto, SpI*^ une dvm gne Fou doil faire 

308. I>e contraire de beki est exprimé en langue écrite 
"par mnzikttf tiiaxikif itioxi qui se construit comme beki; on 
n'entend plus aujourd'hui que la forme abrégée uuit qui sert à 
foraier le présent incertain u^atif (§§ 84, 101), 

J. nésldératir. 

309. Iï(A«, H^.outoii, ^p, ttiki, ^^, ouUU, 
^-i , suffixe à la forme uidétinie fomio le verbe désidératif 
(§ 83). 



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Vî PARTIE 
DE LA SYNTAXE. 



210, Jja, pi'iiicipiile, on pourrait dire l'unique règle <le In 
syntaxe japonaise peut être formulée comme il suit : 

li» détenu Inatif, le mot dépendant précède 
toqlonrs le luot déteriuiné, le mot dont 11 
dépend. 

Tous les exemples (•it& dans cette grammaire mettent en 
lumière quelque iipplicattou de cette règle ; je me bornerai donc 
à noter ici les conséquences pratiques les plus importantes ilu 
principe gCuéral. 

a. Le qualificatif :^ met devant le nom qualifié, giuis 
distinguer si ce qualificatif est lui-môme un nom, un démonstratif 
ou interrogatif, un partieijie, 

■»• Lepossessif on gé'iiitif se met devant le mot dont il 
dépend. 

c. Le nom se met devant la particule qui marque son 
rôle dans la phrase, — Cette application de le règle générale se 
justifie facilement, si l'on songe : 1" que la particule établit la 



hyGoogIc 



DE LA SVNTAXK 125 

rdatîou entre un eomplémeiit pL'icé d'nbonl et un mot complété 
qui le suit ; la particule ne peut ilonc Être qu'entre les deux ; 
2° que toutes les particules dont nous connaissons l'étymologie, 
sont ou des noms d'un sens très général (^eôtê, cause, personne 
ou chose'), ou des verbes, ou des interjections marquant une 
pause : dws les trois cas, la particiile doit être une postposition. 

d. lies Goniplésnents prennent place ayant le verbe ; leur 
ordre est fixé par leur importance relative. Si plusieurs noms 
sont coordonnés et Jouent le même rôle par rapport à un verbe, 
la pttstposition n'est exprimée qu'api-î'îi le deniîer, 

e. La proposition rebitive a toujours [«ur verbe un 
participe, qui se met, précédé de ses compléments, devant le 
nom qu'il explique. 

f. Les propositions secondaire'* sont exprimées d'abord, la 
proposition principale conclut la phrase. — Il n'y a d'exception à 
cette régie que par l'ellipse, assez fréquente, du verbe principal, 
i^iuind il est aisé à suppléer (p. ex. «/e»«) ; ou par l'inversion 
des pi-opositions, qui se présente assez souvent dans la conver- 
sation, si celui qui parle veut ajouter une circonstance secondaire 
qu'il a oubliée. 

g. Les propositions subordonnées se terminent toujoura 
par une particule indiquant La nature de leur dépendance à 
l'égîinl de la proposition }>rincipale ; le verbe de la proposition 
coordonnée joue par rapport à sa particule le même rôle que le 
nom par rapimrt à sa postposition. Les propositions subor- 
données ont souvent pour équivalent un nom de temps, de lieu, 
de nécessité expliqué par un pariicijje et ses compléments. . 

11. Les propositions coordoimées se mettent simplement à 
la suite les unes des autres, les premiiïi-es sont au gérondif ou à i:i 
forme indéfinie, la dernière est seule au temps et au mode exigés 

D,gt,,-erihyGOOgle 



126 DE lA SYNTAXE 

par son rûlc daus In phnise; le gdroiidifet l'indéfini repré- 
eenteat seulement le temps et le mode du premier verbe à un 
mode dtflfrent qui suit, 

1. La propusiltiou princi{>:ile, qui, dniis le style écrit, est nu 
conclusif, prend dans la langue parlée, la f<)rme d'un participe. 

Il résulte de ce principe une conséquence importajite : la 
proposition principale n'est pas l'affirmation d'un fait con?id^ré 
comme existant ; elle n'est que l'énoncé d'un fait, dont l'ex- 
istence, pour être impliquée, ii'e!-t pas exprimée. Il n'y a pas 
d'action, ni par suite de sujet ; il y a seulement un fait qui se 
j>as.-«! par rapiwrt ù une iwi-sonne ou à une chose, ou encore un 
fait qui, en ne piLssant, est la. propriété d'une personne ou d'une 
chose. 

Même avec le conclusif, l'action alors affirmée explicite- 
ment comme étant fuite, est encore conçue comme la propriété 
d'une personne ou d'une chose, ou pensée par rapport à une 
personne ou à une chose. 

Le verbe est impersonnel ; et par suite, le sujet n'existe 
pas ; le mot qui en tient la phtce, est une sorte de complément, 
un déterminatif: il se place tlevant le verbe et, en raison de 
son importance, il précède la plupart des autres compléments. 

J. Deux négations se détruisent. — On a souvent recours à 
ce princi|>e pour exprimer foi tement une affirmation ou une 

obligation (voir des exemples anx §§ 76, 91). 

k. En princi|)e, la citation est directe; \es pnroles citées 
sont répétées telles quelles et suivies de fo, f ; toutefois les 
honorifiques empbyés en me parlant, ne sauraient être répétés 
par moi : si l'on m'a dit : Oldeu»xnl,^^'ÇTi'^ ii-*, veuillez 
entrer, je dirai : kal to UU moulût, JjSl,' £^C^ i L/tti H 
m'a dii de oenir. — On a parfois i-ecours & une citation indirect^ 



hyGoogIc 



DE LA SYNTAXE 127 

à l'aide de l'expression y<iii ni, ^\T., de ta façon ; ainsi : kurti 
yatt tU UU timsita, Î^S^I^SC^i Lft» ^^ '"'''' <^'' ^^ 
venir. — La citation est souvent annonce par les mots: 
kotoba ni, '^\Z, d'après (seê) paroles ; Vuikii lui, ^(i ( (J, 
quant li (son) dire; omofuikH lut, ,Sti ( (i. quant à (ma) 



I. L'interrogation n'est paa annoncée par la construction, 
maia senlemeut par la présence d'un mot interrogatif. 

■n. Ënfîn le japonais a une tendance très marquée à 
mettre dans une seule phrase, comprenant une proposition 
principale et des propasitiona secondaires aussi nombreuses qu'il 
est nécessaire, toutes les circonstances et le développement 
complet d'une action. Les phrases sont souvent très longues 
et le style haché n'existe pjis. 



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