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Full text of "Grammaire de la langue d'oïl, ou Grammaire de dialectes français aux XIIe et Xiiie siècles"

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jÊy Xibcis 

Coll. BaïL, ®ïom 

Hvis. 

3*a^ mes livres en tant De lieuï ptestea» 
j£t a pEuseurs aul te6 Revoient rendre, 
©ont a termes est taillis et i)a6ge3» 
Qu'a taire prest ne £>cg lames entenôte. 

ane Désormais nul3 reauetlr n'etiipraiflne ; 
plus ne prestcafi lîvce quOB qui avieii^ne. 



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GRAMMAIRE 
DE LA LANGUE D'OÏL 



ou 



GRAMMAIRE DES DIALECTES FRANÇAIS 

AUX XII" ET Xm* SIÈCLES. 

GLOSSAIRE 

ÉTYMOLOGIQUE 

PAS 

G. F. BURGUY. 






OXFORO. 



TROISIÈME ÉDITION. 
TOME III. 



BERLIN, 1882. 
W. W E B E R, 

PARIS, 

MAISONNEUVE * CU; 



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PREFACE. 



Jin annonçant un Glossaire comme supplément de ma 
Grammaire, je m'étais uniquement proposé de donner la signi- 
fication des mots de l'ancienne langue qui se trouvent dans 
l'ouvrage. Des considérations toutes particulières qu'U serait 
inutile d'exposer ici, m'ont déterminé à modifier ce plan. 
J'offre aujourd'hui au public un Glossaire étymologique. Mes 
lecteurs apprécieront la valeur de ce changement, et ceux qui 
ont mesuré les difficultés d'un pareil travail useront volon- 
tiers d'indulgence envers moi pour le retard qu'a éprouvé sa 
publication. 

Le Glossaire donne les mots par ordre de famille. Cet 
arrangement déplaira sans doute à quelques-uns de mes lec- 
teurs. Us prétendront que chaque mot a droit à être traité 
à la place que lui assigne l'alphabet. D'accord; mais je les 
prie de songer que ce Glossaire ne forme pas un tout indé- 
pendant: n fait partie intégrante de la Grammaire de la 
langue d!oil^ et, si je ne me trompe, la classification des mots 
par familles est du domaine de la grammaire. Au surplus, 
je n'ai pas adopté une systématisation rigoureuse; je me suis 
contenté de grouper les mots dont la vocalisation est sem- 
blable ou à peu près, et j'ai indiqué brièvement leurs affinités. 
Ajoutez à cette considération, que j'avais affaire à une langue 
mobile, dont les formes dialectales varient à l'infini, et que 
j'aurais toujours été obligé de recourir à des renvois pour 
éviter de reproduire souvent jusqu'à quinze fois la même 
explication, ou de tomber dans un défaut commun à presque 
tous nos glossaires du vieux langage, qui attribuent des signi- 



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IV 

fications différentes aux formes dialectales d'un seul et même 
mot. H ne s'agissait donc que de quelques renvois de plus, 
dont les inconvénients sont contre -balancés pour le moins par 
les avantages qu'offre le groupement des mots par ordre de 
racine et de famille. 

Comparé à l'ensemble de la langue d'oïl, ce Glossaire 
paraîtra fort borné; néanmoins il contient un assez grand 
nombre de mots qui n'ont encore été recueillis par personne; 
il en explique d'autres dont on avait ignoré jusqu'à présent 
la vraie signification; il donne enfin l'étymologie ou la déri- 
vation de beaucoup de formes qu'on avait tout à fait mécon- 
nues ou qui étaient restées un problème à mes devanciers. 
Les articles suivants confirmeront entre autres cette assertion : 
acater, assener^ ataïner, blet, hrau, hret, caillou, chaceuol, 
contretenaily enhermi, escaldtrer, falourde, fremillon, garil- 
lant^ gourle, gragant, marer, meslin, mien, par ax, piew (pal), 
pullent, quoi, re, relayer (laier), resprit, rigoler, scancdhier, 
sombre (ombre), spur, stanceneir, etc., etc. 

Le grand nombre de matériaux que j'avais à mettre en 
oeuvre me forçait d'être fort bref. Aussi, comme M. Diez, 
ai-je cru pouvoir me dispenser de rechercher en chaque occa- 
sion l'origine de l'étymologie proposée, et de réfuter toujours 
au long ceUes que je regarde comme fausses. Je me suis 
cependant tenu obligé à faire quelque chose pour la mémoire 
d'un homme qu'on décrie aujourd'hui à l'envi. C'est Ménage. 
J'accorde à ses détracteurs qu'il n'avait pas toutes les qualités 
qui font l'étymologiste; mais c'était un homme d'esprit et 
fort savant. Ses ouvrages sans être bons, rigoureusement 
parlant, contiennent d'excellentes choses, et on lui doit 
l'étymologie d'un très -grand nombre de mots. Que d'autres 
après lui soient parvenus à des résultats identiques par des 
voies plus rationelles, cela ne saurait lui enlever la gloire 
de la découverte. J'ai donc cité le nom de Ménage au sujet 
de tous les points difficiles sur lesquels il s'est prononcé, 
pour prouver à ceux de mes lecteurs qui n'ont pas con- 
naissance de ses ouvrages, assez rares actuellement, que sa 
science n'est pas aussi méprisable que certaines personnes 
le publient par -dessus les toits. H faut, du reste, rendre 



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cette justice à FAlleinagiie qu'elle ne s'est pas associée à ces 
clameurs. Son plus grand linguiste dans le domaine roman, 
M. DiEZ, s'appuie sur l'autorité de Ménage, il ajoute même 
son nom à des mots dont on ignore l'origine. C'est assez 
dire, ce me semble, quel cas il fait du Dictionnaire étymolo- 
gique de la langue françoyse et des Origines de la langue 
italienne, d'où il a extrait maint article et des notices fort 
importantes. 

Je dois réclamer encore en faveur d'un autre de mes 
compatriotes qu'on s'habitue aussi a traiter un peu de haut 
en bas, bien que tous ceux qui ont écrit sur les langues 
romanes aient puisé à pleines mains dans ses ouvrages. On 
voit que je veux parler de Eaynouaed. Nous avons beau 
jeu, nous autres, pour grouper les mots par ordre de famille, 
de racine, d'analogie; nous ouvrons le riche Lexique de la 
langue des troubadours, et quatre-vingt-dix-neuf fois sur 
cent nous y trouvons tout ce qu'il nous faut dans le plus bel 
arrangement du monde. Quelles que soient les erreurs aux- 
quelles son système l'a entraîné, l'oeuvre de Eaynouard n'en 
est pas moins celle d'un homme d'un éminent talent, si l'on 
ne veut pas lui concéder le génie. 

J'ai rappelé ailleurs les droits que M. Diez avait à ma 
gratitude. Le profit que j'ai retiré des nouvelles recherches 
qu'il a consignées dans son Dictionnaire des langues romanes 
les a encore accrus. Je dois aussi des remerciments tout 
particuliers à MM. Pott, Diefenbach, Schwenck, dont les 
savants et consciencieux ti'avaux m'ont souvent guidé dans le 
labyrinthe des étymologies. Us comprendront tout ce que mon 
coeur leur garde, s'ils veulent bien compter les difficultés 
qu'ils m'ont aidé à vaincre. 

Les temps sont passés où l'on criait de toutes parts: 
Mort aux patois! On en recueille aujourd'hui les moindres 
débris. On a reconnu que l'étude des patois est une intro- 
duction nécessaire à la connaissance des radicaux de la langue 
littéraire et que par eux seuls on parvient à s'expliquer dis- 
tinctement le plus grand nombre des étymologies. Toutefois 
les savants de quelques-unes de nos provinces n'ont pas dé- 
ployé assez d'activité pour rendre au jour ces inappréciables 



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VI 

monuments de Part d'exprimer la pensée. L'ancienne princi- 
pauté de Montbéliard, p. ex., dont le patois présente tant de 
particularités remarquables, n'a pas encore son dictionnaire. 
Je serais heureux, ci ces lignes et les citations que j'ai faites 
dans mon Glossaire décidaient un de mes compatriotes à entre- 
prendre cette tâche méritoire. 

J'avais l'intention de joindre à ce Glossaire des remar- 
ques sur la prononciation de la langue d'oïl. Ce travail a 
pris une extension telle, que je suis forcé d'en faire l'objet 
d'ime nouvelle publication. 

Je serais certainement coupable d'ingratitude, si je ter- 
minais cette préface sans offrir le tribut de ma reconnaissance 
à la presse, dont les éloges m'ont encouragé dès le principe 
à poursuivre avec zèle la pénible tâche que je m'étais impo- 
sée. Mes critiques reconnaîtront, je l'espère, que je n'ai rien 
négligé pour me rendre digne de l'intérêt qu'ils ont bien voulu 
m'accorder. Je regrette seulement que les profondes et cu- 
rieuses observations publiées par M. Littré dans le Journal 
des Savants me soient parvenues trop tard pour les utiliser 
dans ce troisième tome. 

Berlin, 4 juiUet 1856. 



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vn 



ADDITIONS 

A LA TABLE J)ES OUVRAGES SCIENTIFIQUES CITÉS DANS LA 
GRAMMAIRE DE LA LANGUE D'OÏL. 



Chbyallet. — Origine et formation de la langue française par À. de €he- 

yallet. Paris 1863. lôre partie. 
DiBFENBÂCH. — Celtica I. II. m. Sprachliche Documente zur Geschichte 

der Kelten; zugleich als Beitrag zur Sprachfonchung ûberbaupt. 

Ton Dr. Lorenz Diefenbaeh. Stuttgart 1889. 
DiEFENBACH. — Vergleichcndes Wôrterbuch der gothischen Sprache von 

Dr. Lorenz Diefenbaeh. Frankfnrt am Main, 1851. n. yoI. 
DiRz. — Etymologisches Worterbuch der romanischen Sprachen von Frie- 

drieh Diez. Bonn, 1863. 
Du Canoë. — Glossarium mediae et infimae latinitatis conditum a Carolo 

Dufresne Domino du Cange, cum supplementis integris mona- 

chorum ordinis S. Benedicti, D. P. Carpenterii, Adelungii, aliorum, 

suisque digessit G« « L« HenseheL Parisiis , Didot frères. 
Grandoaonaob. — Dictionnaire étymologique de la langue Wallonne par 

€h. Grandgagnage. Liège, 1847. 1860. I, Il vol (inachevé). 
HoNMORAT. — Dictionnaire provençal -firançais ou dictionnaire de la langue 

d'oc ancienne et moderne .... par S. J« Honnorat^ docteur en mé- 
decine. Digne, 1847. m vol. 
HuMBOLDT. — Priifung der Untersuchungen der Urbewohner Hispaniens 

vermittelst der Vaskischen Spracbe von Wilhelm TOn Hnmboldt* 

Berlin, 1821. 
ScHWENCK. — Worterbuch der deutschen Sprache in Beziehung auf Ab- 

stammung und Begriffsbildung von Konrad Sehwenek. Frankfurt 

am Main, 1838. 3e Auflage. 
Zeusb. — Grammatioa celtica. E monumentis vetustit tam hibemicae lin- 

guae quam britannicae, dialecti cambricae, comicae, nec non e gal- 

Ucae priscae reliquiis construxit J« €• Zeuss. Lipsiae , 181^3. 



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vm 



TABLE 

DES ABEÉVIATIONS EMPLOYÉES DANS CE GLOSSAIRE. 



absol. 


absolument. 




m. 


masculin 


adj. 


adjectif ou adjectivement. 


Mén. 


Ménage. 


adv. 


adverbe ou 


adverbiale- 


n. 


neutre. 




ment. 




p. 


page. 


ahal. 


ancien haut- 


allemand. 


part. 


participe. 


aUmâ. 


haut- allemand moyen. 


pas. 


passé. 


allmod. 


nouvel haut- 


allemand. 


pers. 


personne. 


ano. franc. 


ancien français. 


pl. 


pluriel. 


ano. nor. 


ancien noroie 


J. 


pl.r. 


pluriel régime. 


c.-à-d. 


c'est-à-dire. 




pl. s. 


pluriel sujet. 


cat. 


catalan. 




port. 


portugais. 


Cfr. 


eonfei'y c.-à-( 


i. comparez, 


prép. 


préposition. 




consultez. 




prés. 


présent. 


oomp. 


composé. 




pron. 


pronom. 


dér. 


dérivation ou 


dérivé. 


propr. 


proprement. 


Dief. 


Diefenbach. 




prov. 


provençal. 


dim. 


diminutif. 




R. ou Rayn. LR. 


Raynouard Lexique 


écoss. 


écossais. 








empl. 


employé. 




r ou rég. 


régime. 


esp. 


espagnol. 




r. dir. 


régime direct. 


f. 


féminin. 




rég. ind. 


régime indirect. 


fig. 


figuré. 




rel. 


relatif. 


gloss. 


glossaire. 




s. 


singulier. 


goth. 


gothique. 




s. e. V. 


sub eodem verbo. 


hoU. 


hollandais. 




s. r. 


singulier régime. 


imp. 


imparfait. 




s. s. 


singulier sujet. 


ind. 


indicatif. 




subj. 


subjonctif. 


inf. 


infinitif. 




subst. 


substantif ou sub- 


irl. 


irlandais. 






stantivement. 


isl. 


islandais. 




s. V. 


sub verbo. 


ital. 


italien 




V. 


voyez. 


Imâ. 


bas latin. 




vb. 


verbe. 



NB. Dans les renvois , le chifire romain indique le tome , le chifire arabe, 
la page de la Grammaire de la langue cCotl. — Quand je n'avais rien à 
ajouter ou à corriger aux explications données dans les t. I et XI , je me suis 
contenté d'y renvoyer, afin de ne pas grossir inutilement le Glossaire. 



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INTRODUCTION. 



J'ai établi dans le premier tome de cet ouvrage que la plu- 
part des mots français qui n'appartiennent pas à la famille latine, 
sont d'origine allemande. Pour compléter mon travail sur la déri- 
vation, j'aurais donc dû indiquer les lois qui ont présidé aux 
permutations que nos aïeux firent subir aux mots allemands en 
les naturalisant dans la lingua romana. Mais, pour marcher en 
toute sûreté, je voulais, avant de me prononcer, examiner encore 
attentivement cette partie du matériel de notre langue, parce 
que dès lors j'avais le pressentiment que certains philologues fai- 
saient une trop grande part à l'allemand aux dépens du celtique, 
tandis que d'autres restreignaient beaucoup trop le domaine de 
l'allemand pour élargir celui du celtique. C'est aujourd'hui une 
certitude pour moi, et j'ose espérer que ceux qui voudront bien 
étudier le présent Glossaire se rangeront à mon opinion. Toute- 
fois, je dois avouer qu'en cherchant à établir ce qui revient de 
droit à l'un ou à l'autre de ces deux éléments constitutifs du 
français, j'ai toujours donné, à raisons égales, la préférence au 
celtique. Les germanomanes en prendront sans doute occasion 
de m'accuser de celtomanie. Peu m'importe, j'ai la conscience 
d'avoir travaillé sans prévention aucune, et je tiens fort ridicules 
toutes les conclusions qu'on tire de ces emprunts fsdts par un 
peuple à la langue d'un autre. Yoici du reste ce qui m'a décidé 
à suivre la voie que j'indique. 

Une langue répandue sur une vaste étendue de pays, quelle 
que soit la culture intellectuelle du peuple qui la parle, ne sau- 
rait disparaître sans laisser d'assez nombreuses traces, surtout 
à l'égard des choses de la vie commune, même lorsque toutes 
les circonstances militent contre elle. Yous prétendez que la con- 
quête romaine et l'invasion des peuplades germaniques ont dé- 



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truit complètement la langue celtique. Cela n'est pas, ne peut 
pas être. Allez dans nos campagnes, aujourd'hui encore où l'in- 
struction est si répandue et l'usage du français littéraire si étendu, 
où les moyens de communication sont si faciles, les rapports avec 
l'extérieur si fréquents, et vous entendrez des mots fort expres- 
sifs qui ne se retrouvent pas même dans les plus vieux monu- 
ments de notre langue; vous en entendrez d'autres qui ont dis- 
paru depuis des centaines d'années de l'usage des villes. Eh bien, 
si les hommes du XTX° siècle montrent une religieuse fidélité à 
conserver ce que leur ont transmis leurs pères , vous m'accorderez 
que ceux des premiers siècles de notre ère ont dû en faire autant, 
pour le moins \ quelles qu'aient été l'habileté et la tyrannie de 
leurs oppresseurs; vous direz avec moi que le celtique s'est de 
toute nécessité conservé dans la lingua romana à un bien plus 
haut degré qu'on ne l'admet ordinairement, parce que l'on sup- 
pose toujours à tort que la disparition du celtique comme langue 
usuelle, au VII^ siècle, implique sa disparition complète de la 
vie sociale. Si nous avions autant de monuments du vieux cel- 
tique que nous en avons de l'ancien allemand, p. ex., ils nous 
fourniraient sans aucun doute la preuve de ce que j'avance ici*. 
Nous y trouverions la vraie source de nombre de ces mots 
patois dont on ignore complètement l'origine, et peut-être même 
celle de bien d'autres qu'on croit pouvoir rattacher en toute 
sûreté à tel ou tel idiome, parce que la racine en question y est 
amplement représentée. Car, à tout prendre, cette dernière cir- 
constance n'est pas une preuve sans réplique. Il y a, p. ex., des 
mots celtiques qui ont fort peu ou point de représentants dans 
les langues néo- celtiques, et si les écrivains grecs et latins ne 
nous avaient pas fait connaître leur origine, nous serions induits, 
faute de documents celtiques anciens, à les rapporter à un autre 
idiome où nous trouverions une racine convenable. 

Un second moment en ma faveur , c'est que l'Allemagne elle- 
même a subi l'influence celtique. On ignore encore, il est vrai, 
la véritable portée de cette influence;^ cependant plusieurs savants 
allemands ont démontré que beaucoup de noms de lieux, de 

(1) On connaît la ténacité des peuples celtiques pour tont ce qni concerne leur 
nationalité. (2) Cfr. ce que j'ai dit t. I, p. 12 et 13 du celtique et de ses rapports 
avec les autres langues. (3) La connaissance de monuments franciques pourrait seule 
fournir une certitude h, cet égard. 



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XI 

rivières, etc., qu'on croyait allemands, étaient celtiques; ils ont 
prouvé que certains mots et quelques formations grammaticales 
de leur langue avaient la même origine. Etait-ce donc être 
partial ou ceîtomane^ si le celtique et Tallemand me fournissaient 
la racine d'un mot, que d'accorder la préférence à l'aînée des 
deux langues dans notre Europe , quand des considérations toutes 
particulières ne parlaient pas pour le contraire? Je ne le pense pas. 

Cette confession faite, je vais donner des explications néces- 
saires à l'intelligence de quelques dénominations dont j'ai fait 
usage dans ce Glossaire, puis je traiterai de la dérivation des 
mots français d'origine allemande. 

La langue du peuple germanique a eu, comme celle de tous 
les peuples, un grand nombre de dialectes. Le plus ancien est 
le gothique (du lY* au YI® siècle), ainsi nommé de la nation 
des Goths. Il nous reste de ce dialecte des fragments assez con- 
sidérables d'une traduction de la Bible faite par l'évêque Ulfilas. 
Nous y voyons la langue dans sa structure originelle, pour ainsi 
dire, et, grâce à ce précieux monument, il nous est donné d'ap- 
profondir chaque formation, chaque mot de la langue actuelle. 
Après le gothique , l'histoire nous prouve la coexistence des dia- 
lectes suivants: JiatU- allemand y anglo- saxon j ancien norois, frison 
et saxon \ 

On distingue trois périodes dans le haut -allemand: la pre- 
mière, qui s'étend du YIP au XI® siècle^, a reçu le nom d'«w- 
cien hav;t' allemand; la seconde, du XII* au XY' siècle, celui de 
havi' allemand 7noyen\ la troisième, du XYI® siècle jusqu'à nos 
jours, celui de nouvel havi- allemand. L'ancien haut -allemand était 
la langue des Francs, des Alamanni et des Bavarois. De là les 
noms des trois dialectes si souvent mentionnés dans l'histoire: 
le francique, Valamannique, le bavarois. Le francique était la langue 
littéraire du royaume carolingien -franc dans la Neustrie et l'Aus- 
trasie. H est donc à regretter pour la linguistique française que, 
parmi les monuments de l'ancien haut -allemand, il ne nous en 
reste aucun en pur francique. Nous y trouverions la solution de 
bien des problèmes qui nous embarrassent fort. Le haut -allemand 
moyen, qui avait cours dans la Souabe,.la Franconie, la Suisse, 

(1) Je ne cite que ceux dont il est fait mention dans le Glossaire. (2) Ces dates 
no sont qu'approxinMitiyes et j'y comprends les époques de transition, 



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xn 

la Bavière et FAutriclie, fat la langue littéraire à dater de la fin 
du xn* siècle. Avec la réformation, commence la 3" période, et 
dès lors le haut-allemand, modifié dans nombre de ses rapports 
phoniques par l'influence du saxon (v. ci -dessous), fut la langue 
de toute la partie éclairée de la population allemande. 

Les Anglo- Saxons, qui étaient établis à l'extrémité occiden- 
tale de la Qermanie, nous ont laissé des monuments d'une haute 
antiquité, en vers et en prose, fort importants pour la linguis- 
tique. Leur dialecte, après s'être assimilé un élément roman, 
a donné naissance à la langue anglaise. 

Ij ancien norois était la langue des peuples du Nord. Il sub- 
siste modifié dans le suédois et le danois; mais il a conservé son 
ancienne forme et sa vigueur première dans l'islandais pour ainsi 
dire jusqu'à nos jours. 

Les habitants de la Frise se tinrent longtemps isolés de leurs 
voisins, aussi le dialecte /r«o» conserva- 1- il à peu près sa forme 
première jusqu'au XIV* siècle. Cette circonstance donne de la 
valeur aux monuments écrits dans cet idiome , bien qu'ils soient 
de date assez récente. La réunion de la Frise à la Hollande rédui- 
sit le dialecte frison à l'état de patois. 

Au Xnr* siècle, un autre dialecte, le néerlandais, prend tout 
à coup rang parmi les langues littéraûes. On ne lui trouve pas 
de passé, aucune charte ne prouve son existence antérieure comme 
idiome particulier. C'est un voile impossible à soulever aussi long- 
temps que l'on n'aura pas retrouvé quelques monuments du fran- 
cique. Le néerlandais continue de fleurir dans le hollandais. 

Abstraction faite des Frisons et des Néerlandais, les peuplades 
qui habitaient entre le Rhin et le "Weser, entre le "Weser et l'Elbe, 
parlaient le dialecte saxon , dout il nous reste un monument consi- 
dérable et important pour la science grammaticale, bien qu'il ne 
date pas des plus anciens temps. Le dialecte saxon fait le fond 
de ce qu'on appelle aujourd'hui bas -allemand. 

DÉRIVATION. 

Les anciennes langues germaniques étant généralement peu 
connues en France, je crois devoir donner avant tout quelques 
renseignements sur les alphabets du gothique et du haut-alle- 
mand. Je les réduis en tableaux pour simplifier le travail et pour 
faciliter les comparaisons. 



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xra 



TABLEAU 

DES VOYELLES, DE LEURS PERMUTATIONS ET DE LEURS 
ALTERATIONS. 





Voyelles 


Permutations 


Altérations 


Gothique 


Ancien 
haut-alle- 
mand 


Haut-al- 
lemand 
moyen 


Nouvel 
haut-alle- 
mand 


Ancien 
haut-alle- 
mand 


Haut-al- 
lemand 
moyen 


Nouvel 
haut-alle- 
mand 


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tu, io, ta, 


tu, te 


eu,ie{z=t) 









(1) M. J. Grimm distingr^^e deux sortes de ai, au, tu: l'mie où Va et Vi jouent le 
principal rôle, et où l'on fait entendre les deux voyelles; l'antre où l'appui de la voix 
se fait sur i et sur u. L'accent indique ici ces différences. Ai et au sont toujours pour 
{ et u qnand nn A ou nn r suit, et ai répond alors à V'é de l'ancien haut - allemand, 
tandis que le gothique di devient e», i, dans l'ancien hant- allemand. 

(2) Le circonflexe indique la quantité. 

(3) Cet 'é avec tréma a été admis par les grammairiens modernes pour le distin- 
gaer graphiquement de l'e qui représente tantôt nne altération de l'a, tantôt r« de 
syllabes inaccentuées non radicales, où il a pris naissance d'une des voyelles a, 'é, i, 
O, u, et d'autres sons. La prononciation de V'é se rapprochait de l't, dont il s'est 
développé: celle de l'e tournait vers l'a; c'est, du moins, ce qu'on suppose. 



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xrv 
TABLEAU 

DES CONSONNES ET DE LEURS PERMUTATIONS. 





Gothique 


Ancien haut- 
allemand 


naut- 

allemand 

moyen 


Nourel haut- 
allemand 


1 
t 

13 


m 
n 
r 


l 

m 
n 

r 


l 

m 
n 

r 


l 

m 
n 

r 


00 

i 


b 
P 

V 

f 


b ou p 

fy Phy pf 

V 


à (p, pp) 

f.Pf 
w 

M/) 


à {Py pp) 
f.Pf 

f ip--f) 


1 

"S 


g 

k 
h 
J 


g OM k {e) 

k ou A, eh 

h 

y, (g) 


17 w 

k, eh 

A, eh^ g 

h 9 


9 

k, eh 

A, eh, g 

J\ 9 


3 


d 

Ib) z 
th 


d ou t 

3> ou a 

», r 

r 

th OVL d 


t 
5 ou z 
», r, seh 

r 

d 


t(th) 
fi et. 

», r, aeh 
r 
d 



(1) Dans les manuscrits de l'ancien haut -allemand on trouve, au lieu de w, tantôt 
uu tantôt tt (quand la voyeUe n suit ou précède, de même gu pour qw^ km). 

(2) Cette lettre répond à tsa (z/), tandis que le « à la valeur de t/. Au commence- 
ment des mots on écrivait toujours z ; au milieu et à la fin des mots on employait sur- 
tout z après les liquides l, n, r (rarement après les voyeUes), et J après les voyelles 
(après les consonnes quand il y a eu contraction). 

Voyelles. 

Les règles que j'ai données touchant les permutations des 
voyelles latines ne peuvent en général être appliquées aux voyelles 
allemandes. A quoi attribuer cette différence? Aux habitudes 
d'organes des conquérants de la Gaule romaine , à la position de 
l'accent dans leur langue et à sa modulation, enfin à la manière 
différente dont ils articulaient les voyelles et les diphthongues. 
Telles sont les causes principales qui influèrent sur la déforma- 
tion des mots allemands. Il y en a d'autres encore, peut-être; 
mais celles-là sont décisives, et il serait inutile de recourir à des 
suppositions. 



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XV 

I. A long. C'est Va du haut-allemand; on voit par le tableau 
des voyelles que le gothique ne le connaît pas et qu'il le 
remplace par e. Cet a long reste en français, s'affeiblit en 
^, ou se diphthongue en te^ ai: wage\ har et hïerey rosse 
et raisse (courant, ruisseau, de l'ancien norois râs, ib., 
anglo-saxon raes), 

A bref, gothique, se maintient, s'affaiblit en ^, ou se diph- 
thongue en ei^ ai, comme Va bref latin, mais seulement 
avant »», n: gage, garir, halle ou haie, régime gram ou 
graim, sujet grains ou greins, 
n. E long. La langue d'oïl ne connaît ni 1'^ long gothique, ni 
Ve long du haut -allemand: le premier se range sous Va long 
du haut -allemand, l'autre répond à l'a* gothique Y. plus bas. 

E bref. Cette lettre manque dans le gothique. D'après ce 
que j'ai dit ci -dessus Tableau des voyelles, note 2), l'an- 
cien haut-allemand a deux espèces d'^; l'un répondant à 
Va bref gothique, dont je viens de parler, l'autre qui s'est 
développé de Vi. Je renvoie donc à cette lettre, 
m. I long du haut -allemand, répondant au gothique ei, reste 
intact: riche, enivet, rider. 

I bref du gothique et du haut- allemand, auquel on doit 
joindre l'a» gothique et Vë du haut -allemand (v. le Tableau 
des voyelles), reste f , se permute en e et quelquefois en 
ie, eiy a: eschify eschirer, fieu — feu — fia, fres — freis, 

f élire — f autre, rené, sen — san, 
lY. long du gothique, de l'ancien norois et de l'anglo-saxon, 
n'éprouve aucun changement, tandis que son correspondant 
de l'ancien haut -allemand uo (plus anciennement ua) pro- 
duit d'abord ue, oe d'où se développe of, uei, uî: croc, 
rostir, orguel — orgoil — orgueil — arguil, faldestuel 

— faudestuetl — faldestoed. 

bref du haut -allemand, répondant au gothique u, au, 
(v. Tableau des' voyelles, note 1) reste o ou se diph- 
thongue comme Vo bref latin: mordre (homicidium), hose 

— huese — hoese — house. Cfr. I, 25. 



(1) Les mots cités sans explication se trouvent dans le Glossaire. Je renvoie an 
t. I, p. 23 et suiv. pour la distinction des foi mes difllectales. On fera Fans peino les 
comparaisons avec la langue fixée. 



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XVI 

V. U long du gothique et de l'ancien haut -allemand, n'éprouve 
aucun changement: brun, brut (beUe- fille), hue, escume. 
U bref et au du gothique, u bref de l'anden haut- alle- 
mand, restent quelquefois, mais ils passent le plus sou- 
vent à Vo: huche y forbir, horde, marne. 
VI. AI, c'est-à-dire dij du gothique, auquel répond Ve% ou 1'^ 
de l'ancien haut -allemand, se présente sous les formes 
aij et, a: ham, gais, hairon, hait — eit, laid — leid. 
Vn. An, c'est-à-dire du gothique, ancien haut-aUemand au, ô, 
et, avant le VUl' siècle, au, aa, devient o (u), au, ai: 
hage, roêel, sape — soupe, choisir, 
Ym. lu (m*), qui, dans l'ancien haut- allemand déjà, est repré- 
senté de diverses manières: iu, ia, io (plus anciennement 
éo), n'a pas de forme constante dans la langue d'oïL II 
y a d'ailleurs peu de mots qui le contiennent Nous avons 
d'abord iuv, iuw, iv: triuve — triuwe — tri^e; puis ai 
(i d'w* syncopé): eroissir. 

Consonnes. 

I. P gothique répond à ph (/) de quelques-uns des plus 

anciens monuments du haut-aUemand, et à pf du haut- 
aUemand moyen et moderne. P gothique initial ne se 
montre guère que dans des mots d'origine étrangère. Il 
en est de même de pf initial, qui tient sa place quand 
l'admission des mots a eu Heu de bonne heure, tandis 
que p reste dans ceux d'admission récente. 

F initial se maintient dans la langue d'oïl: poe. 

F médial et final, ancien haut-allemand pf, /, /, se 
présente sous les quatre formes j», h, «?, /; agra/pevr, eschif 
ou eeJcipi esohiper, estouble^ estofe, eschevin. 

II. B gothique disparaît dans l'ancien haut-allemand propre- 

ment dit, où jp le remplace, tandis que certaines peu- 
plades, p. ex. les Francs, conservent le b. Au lieu de W, 
le haut -allemand moyen et moderne emploient toujours 
pp. n faut remarquer encore que l'anglo-saxon, l'ancien 
norois et le saxon ont souvent / pour b ou p. De là, 
pour le b gothique, les consonnes b, f v (pour b médial), 
p (pour bb)^ dans la langue d'oïl: bande^ brant^ bric, bride^ 



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xvn 

lohe^ rohe^ escrevisae, graver, nafrer — navrer, riper (de 
rippen, rippen, ahalL riban). 

m. F gothique répondant à t? «= f et / du haut -allemand. 
L'allemand moyen fait toujours usage de / à la fin des 
mots, avant les consonnes «, «, t^ dans le corps des mots, 
et comme initiale des mots d'origine étrangère; partout 
ailleurs il emploie ordinairement v, 

F est constant, excepté dans la combinaison If: fah 
destuelj fel^ ga/rol^ Arnol (Amulf). 

IV. V gothique, w du haut -allemand. Selon M. J. Gbimm, le v 
gothique se prononçait comme le w de l'allemand moderne, 
tandis que le w de l'ancien haut -allemand était l'équivalent 
du w anglais. Le v final gothique est voyelle (u) après une 
voyeUe brève, il est consonne (y) après une voyelle longue 
et les consonnes. Médial, il est aussi consonne dans la diph- 
thongue du avant t, ê, ei^ et dans la diphthongue w, avant 
chaque voyelle. Le to final de l'ancien haut -allemand se 
permute partout en « ou en o, et peu à peu même la voyeUe 
disparaît. Dans le nouvel haut- allemand, on emploie b au 
Heu de to après / et r quand il y a une voyelle de syn- 
copée, et w ne peut jamais figurer à la fin des mots ou 
des radicaux. Enfin le w tombe avant une consonne. 

Le V gothique ne se trouve pas dans la langue d'oïl; 
c'est le w de l'ancien haut -allemand qui y figure sous les 
formes gua^ gue, gui^ avec rejet du son u dans quelques 
provinces, tandis que d'autres le maintiennent. Les pro- 
viaces qui furent le plus longtemps soumises à l'influence 
allemande conservèrent le w (cfr. I, 33). On rencontre 
même t?, qui provient de la confusion du v roman et du v 
étranger. Ex. gaagnier — guaigner^ gaarnir — guarnir — 
wamir^ gueredon — geredon — werdon, guùcart^ triuwe — 
trive^ wage (aujourd'hui vague au lieu de gague)^ espervier, 
W se résout en outre en ow, o: ouest, ouaiter poiu* 
waitery Gaudoin (Gotwin); ou se syncope: Itegnalt (Re 
ginwald). 

Enfin, ce que je viens de dire du w final de l'ancien 
haut -allemand explique le mot de hloï^ qui s'est formé 
comme poi de pau. Quant à la forme hlef, que je me 

Burguy, langue d'oïl, Glossaire. U. Éd. b 



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AvUl 

suis expliquée par un féminin hî^ve^ le / repose simple- 
ment sur le w allemand. Iwa (îwa) a également produit if. 
V. M, Le m final de l'ancien haut-allemand et de TaUemand 
moyen se permute quelquefois en n. La langue d'oïl 
connaît aussi cette permutation, mais le plus souvent elle 
apocope le n: estam puis eHar^ Bertran (Bertram). Les 
noms propres en an final prirent de bonne heure un d: and. 

VI. N, Je ne trouve pas d'exemple de la permutation de cette 
liquide en 7 ou en r (cfr. I, 41); notre gonfaUm^ p. ex., 
s'écrivait régulièrement gonfanmi, 
YU. L se permute enr: gaufre. Il se transpose quelquefois: floc 
— foie. Avant une consonne, le l allemand suit la même 
loi d'aplatissement que le / latin: faïde — fatide, Cfr. 1, 42. 
"Vlll. R se permute en /: heîhere et herheri. Le r allemand se 
transpose comme le r latin: esoremir^ humaier^ gretwn — 
gueman. Cfr. I, 42. 

IX. K, Le ^ gothique, qui est remplacé par q avant un v, 
se permute dans l'ancien haut- allemand proprement dit 
en ch quand il est initial, en M dans le corps des mots, 
n se maintient seulement dans les combinaisons sk (= se), 
ik^ rk^ nk. Le gothique kk répond à l'ancien haut -alle- 
mand proprement dit ech^ haut -allemand ordinaire ck. Au 
Xn* siècle, les combinaisons «^, «Ir se transforment en 
8eh, schr. 

Le son k reste avant les voyelles o, t*, avant une 
consomme et à la fin des mots: esoume^ esowrie^ escot^ 
haeon, hlane, foie, (Cfr. I, 35 pour les différences dia- 
lectales du picard). Avant a^ le k prend le son sifffé 
chy comme avant Va latin, et nous avons ici les mêmes 
différences dialectales (cfr. I, 34 et suiv.). Le son ch a 
Heu aussi avant e, f , au contraire des mots dérivant 
du latin (I, 37. 38.), hormis le dialecte picard -flamand. 
Cette différence, dont je n'ai pas su fournir la raison à 
l'égard de l'exception picarde -flamande (I, 38.), pourrait 
peut-être s'expliquer par une supposition de M. Diez 
rapportée I, 35. Du reste, au lieu de cA, on a aussi 
les formes dialectales avec le son ^, et c^, ci, comme 
pour les mots d'origine latine. Ex. Charles — Karles, 



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XIX 

eaehac — eskiee, riche — rtce — rtke, eschancer — esean- 
câTy eschamir — escm-nir — eschemir — eskemier, eschi- 
ver — eahiver^ eschiper — esquiver; de même les féminins 
blanche — hlanque^ franche — franque^ fr esche — fresJce, 
Le k passe au g, comme le c latin: rogue (ancien 
norois hrôh-r)^ ganivet (et cntnet), grape. 

Le i& de la combinaison sk se syncope ou s'apooope 
quelquefois: fre», fresanche^ seneachal, 
X. Q, n n'y a, que je sache, aucun mot de la langue d'oïl 
dérivant de l'allemand qui contienne cette lettre. 

XI. O gothique, ^ ou ^ (c) dans l'ancien haut -allemand, reste 
guttural ou prend le son de j avant toutes les voyelles : 
gueude — gelde^ wage^ jardin — gardin^ gai (et notre 
geai)^ jarle — ga^le^ gigue — gige, large, (Cfr. I, 39 
g latin.) 

On a quelques exemples de la syncope du y, ce qui 
donne lieu à une diphthongaison avec f : esmaier — es- 
motery haie. 

Au lieu de rg^ la langue d'oïl a quelquefois rt: (hel- 
berc) herhert. Ce t est probablement pour e de l'ancien 
haut-allemand, comme dans havhert (hauberc). 

Xn. J initial sonne j dans la langue d'oïl: gehir — jehir. Lors- 
qu'un j médial est précédé de ft, p^ d, t^ ces lettres se syn- 
copent et alors/ a sa prononciation ordinaire ou devient ch: 
loge, crèche, gager. Quant au j des verbes gothiques en 
jan, qui passent dans la langue d'oïl à la 2* conjugaison, 
il se permute en i. Si le j du gothique ou du haut -alle- 
mand est précédé de la nasale n , on écrit ordinairement 
gn, comme dans les mots dérivés du latin (II, 235): 
hraigne, mais aussi bruni avec », gaagnier — guaigner. 
Quelquefois le g adouci repose sur im i final du nomi- 
natif ou sur le / qui se trouve au génitif, etc.: gage. 
Xm. H. Dans l'ancien haut -allemand, on employait toujours h 
où le gothique avait k final, quelquefois oii il avait k 
médial. Dès le IX" siècle, les combinaisons M, hn^ hr^ 
hw perdent l'aspirée. Le haut -allemand moyen se sert 
de 8ch pour se; l'allemand moderne l'emploie aussi avant 
d'autres consonnes pour le simple s (schlagen, schmecken). 



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XX 

H initial allemand reste ordinairement dans la langue 
d'oïl: heàlme (mais aussi eame)^ hauberge (aujourd'hui 
auberge)^ ham^ haltj hanter ^ Hanap, 

La combinaison M perd l'aspirée: los (lot), Zoeis (Hlu- 
dowîc); dans toatlie sa syncope produit un son mouillé. 

La lettre A de la combinaison hr ne se maintient que 
quand on intercale une voyelle: rené — par contre ha- 
rengue, renge. 
XIY. T. Le ^ gothique est représenté dans l'ancien haut-alle- 
mand par z au commencement des mots et dans les 
combinaisons h, nz, rz, et par 5 <ïans le corps des mots 
et comme consonne finale. 

La langue d'oïl conserve ordinairement t: tape, tom- 
ber, torbe, batel, baste, bout. Quelquefois elle le syncope: 
haër, esclier. Le z de l'ancien haut-allemand se trouve 
cependant représenté dans la langue d'oïl par 2, 0, M 
8, 8s, avant toutes les voyelles: blecier — bîeseier, bozon 
botison, eacremsse, grocer, eacîice (à côté de esclft), cham- 
per (mot patois, s. v. tape). 
XY. D, Le (? gothique passa au t dans l'ancien haut-allemand. 
Le d de l'ancien haut -allemand répond à l'aspirée th du 
gothique. On trouve cependant th pour d dans quelques 
monuments de l'ancien haut- allemand, mais ce n'est qu'une 
variante orthographique de d. Quant au th du nouvel 
haut- allemand, il est indicatif de la quantité. 

La langue d'oïl rend le d gothique par d: borde, bande. 
Elle le syncope: lotre, juerre^ gaagnier, braon. Toutefois 
il y a des formes où linfluence du haut- allemand est 
visible: tassely mordre et mtirtre, La combinaison nd 
conserva d'abord la finale, puis elle la perdit: brant — 
branc — bran, 
XVI. 8, Le son s reste: sope, danser (cfi:. î, 34). 8 médial et s 
final qui, le plus souvent, deviennent r dans les autres diar 
lectes, sont représentés par s ou par r dans la langue d'oïl: 
rosel. La combinaison si intercale un c: escUer. (Cfr. H.) 
8m, «w, gp, st restent: esprohon, isnel, eBtache, estai. 



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A. 



Â9 aby ad prép. II, 340 etsuiy.; 
à ee que conj. II, 376. 

A interj. II, 402. 

Âage y. edage. 

Aaiatie y. ate. 

Âaigre y. edage. 

Aaise y. aise. 

Aaiser y. aise. 

Aaisie, aeisie y. aise. 

Aaisier y. aise. 

Aldtir Y. ate. 

Aamer, aimer y. amer. 

Aamplir y. ademplir. 

Aanerer y. ancre. 

Aasmement y. aesmer. 

Aasmer y. aesmer. 

Aate Y. ate. 

Aatie Y. ate. 

Aatine y. ate. 

Aatir y. ate. 

Ab Y. a. 

Abaier II, 362, aboyer; de ad- 
hau ' bari. De là le subst. aboisy propre- 
ment extrémité où est réduit le cerf, 
le sanglier, sur ses fins, lorsque les 
chiens Tentourent en aboyant. 

Abailler y. bail. 

Abaisser y. bas. 

Abaissier y. bas. 

Abandon y. ban. 

Abandoneement y. ban. 

Abandoner y. ban. 

Abatre y. batre. 

Abatut partie, emp. subst. , abatre. 

Abanbir y. baube. 

Abbes Y. abet. 

Abe Y. albe. 

Abeit Y. abet. 

Abolir Y. bel. 



Abesolgne y. soin. 

Abet, abeit 1, 116. II. 269, s. s. ab- 
bes I, 345, abbé; de abbasj propr. père. 

Abet Y. beter. 

Abeter y. beter. 

Abevrer, abeyre y. boiYre. 

Abiter y. habiter. 

Aboenir y. bon. 

Aboiyre y. boiYre. 

Abonder v. onde. 

AboYrer y. boiYre. 

Abrander y. brant. 

Abraser y. brase. 

AbroTier y. bref. 

Abri, abri; ital., esp., port, abrigo, 
proY. abric; abrier, couvrir, mettre 
à Tabri. M. Diez I, 276 dér. abrier de 
l'ahal. birîhan, couvrir, mais ce mot 
n'a pas encore été retrouvé; cepen- 
dant on pourrait le supposer, car on 
a antrî/tan , découvrir. L*a serait Vad 
latin. Je crois qu'il y a une étymo- 
logie plus simple et plus rapprochée: 
c'est le latin aprieusj bien qu'au pre- 
mier abord la signification de ce mot 
paraisse tout à fait contraire à celle du 
roman; mais, en y regardant de 
plus près, on reconnaîtra qu'il n'en 
est rien. En efifet, abri signifia 
dans le principe, et il signifie sur- 
tout encore, un lieu qui protège du 
froid, de la pluie, etc. Or apricus 
loem ou neutre apricum {^haCô/ievov, 
dans les gloses sur Pomp. Fest.) signi- 
fie lieu exposé au soleil, et l'on a dit 
d'abord apricum, abri, par opposition 
à un lieu ombragé; puis, admettant 
une très -petite extension, on a pris 
abri comme contraire de lieu froid 



Burguy, langue d'oïl, Glossaire, m. Éd. 



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ABË 



ACH 



lieu humide, etc. Ctr, Ménage s. t. 
abri et Gaseneure Orig. franc. De 
abrier, nous avons fait abriter ^ en 
intercalant un t euphonique. 

Abriyet, abriyé, rapide, vif, 
prompt, pressé, empressé; part, passé 
d'un verbe que je ne connais pas 
dans la langue d'oïl, mais qui se 
trouve dans le prov. brivar, presser, 
s'empresser; abrivar, ib.; de briu, 
vivacité, force, courage; esp., ital., 
port brio; du celtique: ancien irlandais 
br$ffy valeur, gallois brîçh, force, vie. 

Absolu V. soldre. 

Abstinence I, 230, abstinence; 
aèstiftentia. 

Abaissement v. buisser. 

Abaisser v. buisser. 

Abasion II, 84, abus, erreur, 
tromperie, fraude; d'abuser, àe abuti, 
propr. abusari, 

Acaindre v. ceindre. 

Aearier v. char III. 

Aeaser v. case. 

Aeat V. aoater. 

Aeater, aebater, acheter I, 178. 
II. 39, procurer, acheter, faire un 
échange; ad- capture, Imâ. accaptare, 
accapitare; subst. acat, achat I, 57, 
acquisition, achat; comp. racater^ 
raehater, rechater I, i77. 364, 
racheter, sauver; d'où rachateres, 
rachateor 1,77, rachetear, sauveur; 
rachatement I, 159 rachètement, 
salut; cfr. DC. s. v. accaptare, Mén., 
acheter. En partant d'un autre point 
de vue et d'une autre signification 
de capere, captare, on employa ad-cap- 
tare, aeater, achater dans le 
sens de assembler, amasser; comp. 
racater, raehaterl, 192, rassembler, 
réunir, ramasser. La signification de 
ce mot est restée inconnue jusqu'ici (v. 
entre autres le glossaire de la G. d. R.) ; 
cependant il l'a encore dans quelques 
patois, p. ex. dans celui de Montbéliard. 



Grf. le proverbe: Pierre que rôle (roule) 
v^aieâte pe (pas) de môasa (mousse). 

Aeeide, négligence, indolence, en- 
nui, tristesse. DG. acedia, accedia, 
grec àxriâCtt, 

Aeeorre v. corre. 

Aeereissement v. croistre. 

Aceindre v. ceindre. 

Aceler v. celer. 

Acemeement v. aesmer. 

Acener, achainer, faire signe de 
venir; comp. de a et de cener; subst. 
ital. cenfio, signe. On trouve, dans 
la basse latinité, einnuSy tertio oris, 
einnare, innuere, mots qui dérivent 
peut - être de cineinntu , boucle de 
cheveux; de sorte qu'on aurait donné 
une acception générale à la proprié- 
té qu'ont les boucles de flotter, pour 
ainsi dire de faire signe. Cfr. locher. 
Ne confondez pas avec assener. 

Aeenser v. censé. 

Acer V. acier. 

Acerin v. aciçr. 

Acerter v. cert. 

Acertes v. cert. 

Aeesmeement v. aesmer. 
" Aeesmement v. aesmer. 

Acesmer v. aesmer. 

Aeesser v. cesser. 

Achainer v. acener. 

Achaison v. occasion. 

Achaisonner v. occasion. 

Acharier, charier v. char I. 

Acharier, confronter V. char III. 

Acharoier v. char I. 

Achat V. aeater. 

Achater v. aeater. 

Acheminer v. chemin. 

Acheson v. occasion. 

Acheyer v. chef. 

Achier, apîer v. es, abeille. 

Acliier, acier v. acier. 

Achierer v. char III. 

AchicTcr v. chef. 

Achoison v. occasion. 



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ACH 



3 



ACO 



Âehoisonner t. occasion. 

Aeier, acer, aehier II, 242. soa. 
357, acier; lance; Imâ. aciare, acia- 
nnm, de actes se. ferri, fer dur. 

Âelasse^ être aux abois (au propre), 
râler (?). J'ai rencontré ce mot une 
seule fois, il se trouve cité II, 213. 
Ignorant sa signification précise, car 
on ne peut la déterminer d'après un 
exemple, il est difficile d'indiquer son 
origine. Isidore donne eonelaasare 
pour eonclamare; une forme semblable 
ayec une autre préfixe conviendrait 
peut-être fort bien ici. On pour- 
rait aussi songer à elas , qui , en pro- 
vençal, signifie cri, clameur, glapisse- 
ment; en irlandais, çlaa signifie plainte. 

Aclin V. cliner. 

Aeliner v. cliner. 

Aelore v. clore. 

Aeoardi v. coe. 

Aeoder v. code. 

Aeointanee v. cointe. 

Aeointe v. cointe. 

Aeointement v. cointe. 

Aeointer, aeointier v. cointe. 

Acoiser v. coit. 

Aeoisier v. coit 

Aeolcher v. colcbcr. 

Aeoler v. col. 

Acomblement v. comble. 

Acompaignier v. compain. 

Acomparer v. par, adj. 

Acomplir, aeumplir, I, 210. 267. 
Il, 352, accomplir; de ad-eomplere ; 
aeomplir sa parole I, 334. Cfr. compile. 

Aconduire v. duire et II , 253. 5, 

Aconfermer v. ferm. 

Aeonseiller v. conseil. 

Aeonseure, aeonseyre v. sevré. 

Aeonsieure, aeonsieTre v. sevré. 

AconsieTir, aeonsiyir v. sevré. 

Aconsirre v. sevré. 

AeonsiTre, aeonsiure v. sevré. 

AeonsoiTre, aeonsore v. sevré. 

Aeonsqaes l, 190. 



Aconsnir, aconsuire, aeonsore 

V. sevré. 

Aconter v. conter. 

Aeoragiement v. cuer 

Aeoragier v. cuer. 

Acorber v. rorbe. 

Aeoreier, aeorehier v. cort, adj. 

Acordance v. acorder. 

Aeorde v. acorder. 

Acorder, aeonrder, convenir, ar- 
rêter, accorder; s* acorder à qqch, I, 
196. II, 313, s'a<j(WYfor absol. I, 237, 
faire sa paix; acorder un deabat I, 
380; acourder qqn, à qqn. II, 54, 
mettre la paix entre eux; comp. ra- 
eorder I, 263, faire sa paix, se rappro- 
cher; subst. aeorti, 402, accord, con- 
vention, société, parti; acorde, accor- 
de I, 400. II, 387, accord, concilia- 
tion, traité; acordancc, accord, con- 
vention. Du latin cor, comme discor- 
dare, concordare, recordari. 

Acorer v. cuer. 

Acorre v. corre. 

Acort V. acorder. 

Acost V. costeit. 

Acoster v. costeit. 

Acostume v. costume. 

Acostumeement v. costume. 

Acostumement v. costume. 

Acoton, aucoton, auqaeton, aqae- 
ton, aacton, hoqueton, sorte de ca- 
saque militaire, qui se mettait par 
dessus la chemise: Sor sa chemise 
vest l'auqueton de .ij. plois (Ch. d. S. 
I, 229). Ce mot est un dérivé mé- 
diat de l'arabe al-qéton, à'oti Ton 
a fait coton j en espagnol algodon, co- 
ton et ouate. C'est de alçodon, dans 
le dernier sens , qu'on a dérivé aucoton, 

Acouardi v. coe. 

Acoacer v. colcher. 

Acouder v. code. 

Acoadre v. coudre. 

Acourder v. acorder. 

Acouter v, code. 



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ACQ 



AES 



Àe^nill V. cueillir. 

Aerayanter v. creyer. 

Aerayenter v. crever. 

Aereantement v. creanter. 

Aereanter v. creanter. 

Aereis v. croistre. 

Aereyanter v. crever. 

Aeroire v. croire. 

Aerois v. croistre. 

Acroissement v. croistre. 

Acroistre v. croistre. 

Aeaeil v. cueillir. 

Aeaeillir v. cueillir. 

Aeuel V. cueillir. 

Aeuit V. coit. 

Acalter v. coit. 

Aeulehier v. colcher. 

Aeumplir v. acomplir. 

Aeun, aeune, aeiins v. alcuens et 
I, 169. 

Aeunter v. conter. 

Acuser II, 164, accuser; de aeeu- 
aare, Cfr. cause, encuser. 

Ad prép. V. à. 

Adeeertes v. cett. 

Ademetre v. mètre. 

Ademise v. mètre. 

Ademplir, aamplir, aemplir II, 
82. 146. I, 160. 1, emplir, remplir, 
accomplir ; adimpleré; comp. paraem- 
plir I, 180, accomplir, remplir, exé- 
cuter; raemplir I, 142. 196, remplir, 
accomplir. 

Adenerer v. denier. 

Adens v. dent. 

Adenter v. dent. 

Adenz v. dent. 

Ades, adies II, 267; tôt odes II. 
268; odes . . . adea H, 268. 

Adeser y. aherdre. 

Adestrer v. destre. 

Adeyaneer v. davant. 

Adeyinaille, adeyinal v. devin. 

Adeyinement v. devin. 

Adeyiner v. devin. 

Adies V. ades. 



Adob V. dober. 
Adobe V. dober. 
Adobement v. dober. 
Adober v. dober. 
Adoeier v. dois. 
Adol V. dober. 
Adoleier v. dois. 
Adoleir v. dois. 
Adomagier v. damage. 
Adonc, adonqaes v. donc et II, 283. 
Adons, adont v. donc et II, 283. 
Ados 9 armure v. dober. 
Ados 9 appui V. dos. 
Adoser v. dos. 
Adou V. dober. 
Adoabe v. dober. 
Adoabement v. dober. 
Adoaber v. dober. 
Adoul V. dober. 

Adreeher, adreeier v. drescer. 
Adreseer, adresser v. drescer. 
Adabe v. dober. 
Adubement v. dober. 
Aduber v. dober. 
Adueier v. dois. 
Adoire v. duire. 
Adoleier v. dois. 
Adoleir v. dois. 

Adone, adonkes v. donc et II, 283. 
Adore v. durer. 
Adorer v. durer. 
Adyersarie v. avers. 
Adyersier v. avers. 
Adyersiteit v. avers. 
Adyersitet v. avers. 
A8, âge V. edage. 
A8 inteij. II, 397. 
Aeisier v. aise. 
A8it V. edage. 
ASiz V. edage. 
Aemplir v. ademplir. 
ASrdre v. aherdre. 
Aérien v. air. 
Aesier v. aise. 

Aesmer, aasmer, esmerll» 319, 
estimer, évaluer, croire, présumer, pen- 



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AEU 



5 



AFO 



ser;^ de aeatimare; subst. esme^ estima- 
tion, évaluation, opinion, intention, but, 
calcul, action de viser; à esme, d'avis, 
dans l'espérance, sur le point; d'où 
aasmement II, 14 1, pensée, attente; 
esmance) opinion basée sur des com- 
binaisons, valeur, portée ;/atV« esmatice, 
faire mine de qqch. , ajuster , menacer 
de frapper; — esmee^ estimation. Les 
mêmes formes verbales signifiaient cal- 
culer, dresser, préparer, ajuster, pré- 
senter, faire mine de qqch. ; on a fait 
passer la signification du verbe de la 
pensée à l'action. L'orthographe aas- 
mer semblerait remonter à l'influence 
de ad-iiestimare, azesmar en provençal, 
d'où la langue d'oïl avait fait acesmer 
I, 66. 304, disposer, arranger, ajuster, 
orner, parer; et d'ici acesmement, 
ajustement, parure, atours; du part, 
pas. l'adv. acesmeement, aeemee- 
meilty en grand appareil. 

Aeure de aorer. 

Aezo I, 149. 157. 

AfaMoierlI, 393 pour afoibloier, 
afebloier v. fioible. 

Afaire v. faire. 

Afaite v. afaiter. 

Afaitement v. afaiter. 

Afaiter, afaitier, affaiter II, 254. 
255. 398, orner, parer, préparer, ap- 
prêter, acconmioder, raccommoder, pan- 
ser, apaiser, apprivoiser; de affectare; 
part. pas. afaUtet, afaite, bien élevé; 
s'afatUr, se mettre en état, se dispo- 
ser, se préparer; de là afaitement^ 
ornement, parure, manière, façon, in- 
struction. 

Aiàitier v. afaiter. 

Afàitiet s. v. afaiter. 

Afamer v. faim. 

Afautrer v. feltre. 

Afebleier v. fioible. 

Afebloier v. fioible. 

Afeire v. faire. 

Afeltrer v. feltre. 



Afenir v. fin. 

Aferir v. ferir. 

Afermer v. ferm. 

Afeurer v. fuer. 

Afeutrer v. feltre. 

Aifeetioil I, 126. 227, affection, 
volonté; de affectio. 

Afferir v. ferir. 

Affi Ire pers. s. prés. ind. d'affier. 

Affle V. foit. 

Affler V. foit. 

Afflnite v. fin. 

Afflietion, afflictian v. affiire. 

Afflire II, 269, abattre, accabler, 
affiiger; part, afflit, affiite, I, 50; de 
affligere^ afflictua; afflietion, affli- 
etian I, 371. II, 64, accablement, 
mortification, affliction; afflietio. 

Afflit V. afflire. 

Ai&onter v. front. 

AffuMer v. afubler. 

Affaison II, 126, par attraction 
pour à fuison. 

AffumMer v. afubler. 

Affuster v. fust. 

Afl V. fit. 

Aflaneer v. fiance. 

Afleliey afice v. ficher. 

Aflclieemeiit v. ficher. 

Aficlier, afiehier, aficier v. ficher. 

Afieliiemeiit v. ficher. 

Afle V. foit. 

Afler V. foit. 

Afiler V. fil II. 

Afiner v. fin. 

Afoiblir V. fioible. 

Afolement v. afoler. 

Afoler, I, 60, maltraiter, blesser, 
meurtrir, tuer; d'où afolement 9 dété- 
rioration, dommage, blessure; defoler, 
defnler II, 3. 275, comme afoler. 
Composés du latin /«/tore, verbe qu'on 
peut supposer d'après le substantif 
fullo, ontSj d'où nos mots foule f fouler, 
foulon. 

Afoler 9 devenir fou v. fol. 



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AFR 



6 



AHA 



Afonder y. fond. 

Afondrer y. fond. 

Afranehir y. franc. 

Alterner y. ferm. 

Afrener y. frein. 

Aironter y. front. 

Aimiter y. fruit. 

Aironter y. front. 

Afablail y. afubler. 

Aiablery affubler et ayec m inter- 
calaire, aflùmMerl, 105. 290. II, 6i. 
390, cacher sa tête sons nn yoile, 
couyrir, yôtir, garnir de lafibnla; Imâ. 
affibnlare; afiablail U, 131, manteau, 
(chlamys); proprement manteau ayec 
la fibtda, Jibla dans Apulée; comp. 
desalùbler^ ôter le manteau, désha- 
biller. — On trouye desfubler dans 
le même sens, formé directement com- 
me affubler G. d. V. v. 1129. P. d. 
B. y. 3995 desfublee est en un samit, 
c.-à-d. sans manteau. 

Aftierer y. fuer. 

Afuir y. fuir. 

Agraee^ agrache^ agace, pie; de 
Tahal. agaUtray proy. gâcha, agassa; 
ital. gazza, gazzera. 

Agraeer^ agaeier^ quereller, exci- 
ter à badiner ou à quereller, provo- 
quer, harceler, piquer, irriter, aiguil- 
loner. Ménage dér. agacer de agace, 
parce que les pies sont colères; mais 
il n'j a aucune apparence que ce soit 
juste, et, soit dit en passant, il donne 
une fausse origine au substantif. Aga- 
cer dér. de l'ahal. hazj'an, allmod. hetzen, 
irriter, poursuivre, avec a préposé, ce 
qui permit au ^, devenu médial, de se 
condenser en g, 

Agaehe v. agace. 

Agraeier v. agacer. 

Aigrait y. gaitier. 

Agraiter, agraltier v. gaitier. 

Agarder v. garder. 

Ageneer v. gent. 

A^enoiller, agenoillier v. genol. 



Agrenser v. gent. 

Agresir v. gésir. 

Agriez y. algeir. 

Agrraanter v. creanter. 

Agrafe v. agrappeir. 

Agrappeir I, 131, prendre, saisir, 
accrocher, prendre avec vivacité et 
force; de Tahal. krapfo, aujourd'hui 
krapfj krappent crampon, crochet. A 
la même racine apartiennent4es mots 
grappin f grappe, (Q. L. d. R. I, 115), 
autrefois aussi erapef agrafe, en wallon 
agrap. Pour grappe, cfr. le néerlandais 
grappe, krappe, ib. 

Agréer, agreeir v. gre. 

Agregier v. grief. 

Agrei v. roi II. 

Agreier v. roi II. 

Agret y. roi II. 

Agreyanee v. grief. 

Agrever v. grief. 

Aga, agUel, 106, II, 42, aigu, poin- 
tu, piquant; prov. agut; de aeutus; agroi- 
serl, 397, aiguiser; proprem. aetUiare, 

Aguaiter v. gaitier. 

Ag^e y. agu. 

Agueit y. gaitier. 

Agaeiter v. gaitier. 

Agaet y. gaitier. 

Agaeter v. gaitier. 

Agniley aiguille, aiguille; imâ. 
acucla pour acucula, aeieula; de là 
agiiiloii,agiiiliiii,aigiiillion,awillon 
II, 241. 244. 378, pointe, aiguillon. 
V. Ménge. 

Aguilon, aguilim v. aguile. 

Agniser v. agu. 

Ah inteij. H, 402. 

Ahaise, aheise v. aise. 

Ahan (aan) II, 131, travail forcé, 
peine corporelle, peine, chagrin. Dans 
la basse latinité et dans la langue d'oïl, 
ce mot s'employait souvent en parlant 
du travail des champs: AJianer, en- 
haner (terram ahanare), labourer, cul- 
tiver: Enhanerent il toz les espazes 



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AHA 



AIG 



de cel cortil ki ne furent pas enha- 
neit (Dial. de S. Grég.); ahan, terre 
labourable, champ; ahanable^ propre 
au labourage, ahanieres (rég.àhanor, 
plus tard ahanler R. d'A. p. 469) la- 
boureur, cultivateur; ahanag^O II, 228, 
labourage, récolte, fatigue, peine. Car- 
pentier cite le simple haner, labourer, 
que je n'ai jamais rencontré. S'ahaner 
signifiait se fatiguer, prendre peine (P. 
d. B. Y. 32.). Du Gange dérive ahan 
de rinterjection AaM, que laissent échap- 
per avec une respiration pressée les 
personnes qui font un travail pénible; 
ce serait donc une onomatopée. D'au- 
tres veulent que la racine han soit 
celtique. Owen cite en effet un ^an 
dont la forme est parfaitement con- 
venable pour racine de ahan; cfr. le 
prov. , le port, et Tesp. a/an ; mais la 
signification dispute, trouble, sédition 
ne concorde guère; puis afan ne se 
trouve que dans un seul dialecte et 
peut-être a-t-il été lui-tticme em- 
prunté ou est -il tout à fait étranger 
à notre ahan. M. Pougens parle d'un 
verbe français affaner = ahaner, et 
Baynouard Lex. Kom. en cite un 
exemple s. v. afaner. 

Ahanable v. ahan. 

Ahanage v. ahan. 

Ahaner v. ahan. 

Ahanler, ahanieres v. aban. 

Ahanor v. aban. 

Aherdre, aërdre n, 120-22, pren- 
dre, saisir, empoigner, joindre, s'atta- 
cher, se joindre à un parti, de ad- 
haerere^ c.-à-d. adherere, avec <{ inter- 
calaire; comp. entraherdre II, 121, 
s^entr'attacher , s'entresaisir , s'entre- 
joindre; desaherdre II, 121, détacher, 
disjoindre , débarrasser. Du fréquenta- 
tif (adhaesus), on forma adeser I, 297, 
s'attacher, toucher, attoucher, saisir. 

Ahi inteij. II, 402. 

Abnesse v. asne. 



Ahonir v. honir. 

Ahonter v. honir. 

Ahontir v. honir. 

Ahueher v. hucher. 

Ahunter v. honir. 

Ahuri V. hure. 

Ahurter v. hurter. 

Ahyretement v. hoir. 

Aidahle v. ajude. 

Aide, aidere v. ajude. 

Aider, aidier v. ajude. 

Aidis V. ajude. 

Aïe V. ajude. 

Aiere v. rier. 

Aige V. edage. 

Aighe V. aiguë. 

Aiglent, gratte -cul, dér. aiglen- 
tier B. d. L y. p. 212, églantier; de 
aiguiUe, avec la suffixe ent^ promprem. 
aiguillonné. Gfr. prov. aguilen, aiglen- 
tina. Aiglent était un peu plus hon- 
nête que sa traduction , et , si on l'eût 
conservé, églantier 9 églantine aurai- 
ent au moins un primitif dans la lan- 
gue moderne. 

Aiglentier v. aiglent 

Aignel, aignez, aignians, aigniax 
I, 90. 149, agneau ; de agnelltu; diroin. 
aigneles, aignelait I, 99. 

Aignelait v. aignel. 

Aigneles v. aignel. 

Aignez v. aignel. 

Aigniaos v. aignel. 

Aigniax v. aignel. 

Aigre, eigre, egre I, 184, aigre, 
âpre, rude, avide; aeer\ adv. egre- 
ment I » 82 , aigrement , âprement, 
rudement , vigoureusement ; aigrete^ 
amertume, aigreur; aeritas; comp. 
aigrefin, vinaigre. 

Aigrete v. aigre. 

Aigreyin v. aigre. 

Algue, aighe, aiwe, aive, awe, 
eve, levé, lave, eave, eaue I» 68. 

135. 377. II. 78. 79. 114. 125, etc., 
eau; de aqua, La forme moderne 



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AIG 



8 



Aïs 



dérive immédiatement de evâj diph- 
tbongné levé, lave, eaue puis eau. 
Les formes aiçue et eve nous sont re- 
stées dans aiguade , aîguail, aiguayei, 
aiguière, etc., évier. 

Aigpue^ cavale, jument; de eqî4a 
prov. egua. Pour la forme cfr. le 
mot précédent. 

Aigrnilhon v. aguile. 

AU v. al I. 

Aillors, aillnrs, aillonrs I, 375. 
268. 148, ailleurs; àeaUorsum; comp. 
d'ailleurs. 

AiUonrs v. aillors. 

Aillurs V. aillors. 

Aim V. haim. 

Ain V. haim. 

Aine v. anc. 

Ainchois y. ans. 

Ainçols V. ans. 

Aineores II, 287 et Gloss. ore II. 

Aingrle v. angele. 

Ainkes v. anc. 

Animi interj. II, 402. 

Ainques v. anc 

Ainrme v. anime. 

Ains, ainz v. ans. 

Ainsi 9 ainsine, alnsint v. ensi 
et II, 273. 

Ainsneit, ainsnes, ainsnez v. 
naistre et II, 272. 

Ainsunkes v. ans et II, 273. 

Airl, 83.11, 44, air; aire, natu- 
rel, manière d'être d'une personne, 
dispositions, humeur, origine; aérien 
II, 387, aérien, propr. aeranus. Dans 
ces derniers temps, on a tenté de dé- 
river aire de l'allemand art; c'est une 
de ces étymologies basée sur une 
simple analogie de significations et 
qui montre combien peu on a étuclié 
les lois de la dérivation. Gomment 
art aurait -il produit aire? Air et aire 
sont identiques dans leur origine; le 
premier dérive de a^, le second de 
l'adjectif aerea, Cfr. Tital. aria, Tesp. 



aire. En opposant à celles de notre 
mot les significations du latin apiritus, 
on a, ce me semble, la même marche: 
Air, souffle, ton, bruit, passions, 
d'oîL naturel, humeur, manière d'être 
d'une personne, dispositions. De 
là à origine, il n'y a pas loin. On 
disait de mal aire, de put aire, 
pour de mauvais naturel; de bon 
aire, pour de bon naturel, d'oil l'ad- 
jectif debonaire, debonere II, 231, 
doux, bon, affable; adv. debonaire- 
ment, deboinairement I, 335, avec 
bonté, affabilité, gracieusement; subst. 
debonairete II, 38i, bonté, affabi- 
lité, gracieuseté. 

Aïr V. irer. 

Aïre V. air. 

AYré V. irier. 

AYreement v. irer. 

Aïrement, archenement v. irer. 

Airement, encre v. atrement. 

AYrer v. irer. 

AYrie v. irer. 

AYrier v. irer. 

AYrison v. irer 

Airme v. anime. 

Aïros V. irer. 

Ais, ais; de aœis; dér. aisie B. 
d. 1. y. p. 34, porte; demin. aiselle, 
aisiele, aisil, aiseeau, petit ais à 
couvrir les toits, les livres, etc. (bar- 
deau, dosse); de axicellua (axiculus). 

Aiseeau v. ais. 

Aise, aisse, facilité, occasion, 
aise, plaisir; adj. aise, aisse, II, 170, 
content, joyeux; adverbial, h aise, IL 
364, à l'aise, conmiodément , d'oti le 
sabst. aaise, ahaise Q. L. d. E. I, 
66) facilité, contentement, aisance, 
richesse, secours; vb. aaisier, aai" 
ser, aeisier, aesier, aiser, aisier, 
donner le nécessaire, donner de l'aise, 
mettre à l'aise, soulager, aider, secou- 
rir, servir, prêter, garnir; aaisie, 
aeisie, qui a son aise, riche; de là 



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Aïs 



AL 



aisément) usage, faculté d'user qqch., 
gré, volonté, plaisir; comp. desaise, 
malaise; malaise 9 malaisse II, 170, 
malaise, mésaise; mesaise, mesese 
II, 217. 364. 384, mésaise, malaise; 
mesaisé, mesaisie I, 250, = egenus, 
malaisé, incommode, peu aise, mal 
à l'aise. On a proposé nombre d'éty- 
mologîes pour ce mot: Périon le dér. 
du grec aïaioçy heureux, de bon au- 
gure; convenable; d'où le subst. ce 
qui convient, ce qui est commode; Mé- 
nage remonte à otium; Frisch à l'allem. 
behagen; Schilter, Junius, MM. Grimm 
et Diez y voient la racine allemande 
contenue dans Tadj. goth. azêtSy facile, 
commode, subst. azêti^ agrément; mais, 
en ce dernier cas, il faudrait, pour 
la forme , avoir un subst. azi, qui n*a 
pas encore été trouvé , et je n'ose dé- 
cider si on peut le supposer. Cfr. Rayn. 
II, 41, ais, aize, etc. 

Âiselle V. ais. 

Aisément v. aise. 

Âiser V. aise. 

Aisie V. ais. 

Aisielle v. ais. 

Aisier v. aise. 

Aisil V. ais. 

Aisli II, 407. 

Aisse V. aise. 

Aisselle I, 315, aisselle; àe axilla 
pour ala. 

Aistre^ foyer v. astre. 

AiSVOS II, 407. 

Aït) aYst V. ajude. 

Aitant v. tant et II, 325. 

Aitier v. hait. 

Aïue V. ajude. 

Aïuer V. ajude. 

AYuwe V. ajude. 

Aïuwer v. ajude. 

Aiye v. aiguë. 

Alye, arie^ aïeul; de avus; comp. 
besaiyell, I60, bisaïeul; tresaive, 
trisaïeul. La foi^me moderne est un 




diminutif de avus, aiyel dans l'an- 
cienne langue, Ben. v. 13809. 

Aivel V. aive. 

Aiwe, aide v. ajude. 

Aiwe, eau v. algue. 

Aiwer v. ajude. 

Ajoindre v. joindre. 

Ajoinst de ajoindre. 

Ajornant v. jor. 

Ajomee v. jor. 

Ajorner v. jor. 

Ajostee v. joste. 

Ajostement v. Joste. 

Ajoster v. joste. 

Ajoustee v. joste. 

Ajouster v. joste. 

Ajude, i^ue, aYue, aiie, aide, se- 
cours ; force armée, troupe ; aides, im- 
pôt; vb. ajuer, aïuer, aider, secou- 
rir; du latin adj'utare. Cfr. dans les 
Serments, adjudha. Outre ces formes, 
on trouve aYuwe, aiwe; aYuwer, 
aiwer, où le ta semble indiquer une 
influence du latin adjuvare; et aide, 
eide, aYe, eYe; aider, aidier, eider 
II, 231; comp. entraidier II, I60, 
s'aider mutuellement. Remarquez les 
formules Deua ajude y ajuCy aiie, aïe. 
Dieu aide, siDieus m'ait, m^atst (subj.), 
Voy. Q. L. d. R. II, p. 163, atrai, 
atras; aiust R. d. S. G. v. 1097. De là 
aidis II, 295, aide, auxiliaire ; propr. p. 
prés, aidant II, 361. 394, aide, auxili- 
aire; aidere, auxiliaire; — aîdable, se- 
courable ; adjutabilis; adjutorie, adju- 
toirell, 362, aide, secours ; adjutorium, 

Ajue V. ajude. 

Ajuer V. ajude. 

Ajume V. jor. 

Ajumer v. jor. 

Ajustée v. joste. 

Ajustement v. joste. 

Ajuster v. joste. 

Akuns V, alcuens et I, 169. 

I. A], ail s. s. et p. r. dis, aus, auz 
R.d. S. S. 4175;Ch d. S. II, 143; R. d. 



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ALA 



10 



ALE 



1. V. 2142, Ben. 30800; G. d. V. 1223, 
ail ; alium. Fallot confond al et alie, 
en faisant de alz un simple masc. plnr. 
de alie, qui, selon lui, signifie ail; 
cela n'est pas. V. alie. 

II. Al y d'où au 9 rég. ind. sing. de 
Tart. 1 , 46. 49 ; de à et ille; plur. als, 
d'où as, az, ans I, 46. 54. 55. 

III. Al, el I, 167 pron. indét., d'où 
au, eu I, 168; parler d'un et tTell, 
168; el empl. subst. I, 168; adv. comp. 
alsi, ausi, assi, aussi, ossi n, 269, 
d'où alsiment, auslment II, 269; 
conj. alsi, aussi y eom et que II, 377. 

Alaigre, halaigre A. et A. y. 2847. 
alègre; alaeer. 

Alainne v. anheler. 

Alaiter v. lait. 

Alasse y. las. 

Alas, allas inteij. y. las et II, 401. 

Alasser y. las. 

Aibain, aubain, étranger dans le 
lieu qu'il habite; Imà. albanus. (DC. al- 
bani); de l'adyerbe aUbi, ayec la suf- 
fixe anus; cfr. ancien de ante. De là 
aUèainete, aubanie, aubaine. 

Albe, aube, abe, point du jour; 

de al bus y alba, clair, serein; cfr. al- 
bente coelo, César BC. 1, 168; lux 
albescit, Virgile. Du même adj. , dans 
son sens primitif, dér. albe, aube, 
aube, yêtement pour les prêtres. 

Alches y. alcuens et II, 268. 

Aleon, aleone, alenensy. alcaens 
et I, 169. 

Alcuens, aucnens, aucuns, aleons, 
alquons, aucons, auchuns, acuns, 
akuns, alcun, aucun, aleon, alquon, 
aucon, aeun, auchnn, aleune, 
aucune, acune, auchune I, 168 et 
suiy.; alkcs, alqucs, auques pron. 
indét. I, 171; dim. auquetes I, 171; 
ady., encore ayec les formes, alchcS, 
auehes II, 268; alquant, alkant, 
auquant I, 170; yar. normande as- 
quant I, 171. 



Aleun, aleune y. alcuens et 1, 168. 

Aie pour ele I, 127. 

Alee y. aler. 

Alegier y. legier. 

Aleier y. loi. 

Aleigne y. alesne. 

Aleiion I, 324, dans l'original yar. 
alerion, comme dans P. d. B. 10323: 
Chiute de dum d'alerion; signifiant 
aigle, aiglon. La forme en r médial 
est sans aucun doute la primitiye. Ale- 
rion ne peut se rapporter à aigle, aquila. 
car on ne saurait supposer que le ^ a 
été syncopé, et, cela même accordé, 
la forme alerion serait encore incor- 
recte par rapport à aigle. Alerion 
dér. de l'allem. adelar, adler, comp. de 
adel, noble, et ar, aigle, abal. adalaro, 
ancien norois ari, aigle, goth. ara. 

Aleine y. anheler. 

Aleir y. aler. 

Alemele y. lame. 

Alentir y. lent 

Aleoir y. aler. 

Aleor y. aler. 

Aler, aleir, aller I, 280 et suir. 
aller; d'où alee, galerie, corridor; 
aleor, aleoir, galerie, passage, allée; 
aleure, allure, train, pas, marche; 
grant aleure II, 271, grand train; comp. 
s'entraler I, 290, aller mutuellement; 
mesalerl, 289; paraler I, 290; po- 
raler I, 290; râler I, 289; tresaler 
I, 290, passer, s'en aller, se passer, 
s'évanouir. 

Alerion y. aleiion. 

Alesne, aleigrne, poinçon, alêne; 
d'une forme dériyée de l'ahal; àUiy alansa, 
par transposition alasna^ alêne. Le cor- 
respondant italien de ce mot est lésina, 
qui a pris la signification de épargne 
sordide et raffinée, d'où notre lésine. 
Voici comment Ménage explique ce 
singulier changement de signification. 
Lésine, Lat. Nimia parcimonia. Du 
liyre italien, intitulé Délia famosissi- 



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ALE 



11 



ALO 



ma Compagnia délia Lésina: lequel 
contient divers moyens de ménage. 
L'auteur de ce livre , qui est un nommé 
Yialardi, feint que cette Compagnie fut 
ainsi appellée di certi Taccagnoni, i 
quali, per marcia, miseria, et avarizia, 
si mettevano insino a rattacconar le 
scarpette e le pianelle , con le loro pro- 
prie mani, per non ispendere. E perche 
tal mestier del rattacconare non si puo 
fare senza lésina , anzi è lo stromento 
principale, presono questo nome délia 
Lésina. Dict. EtymoL s. v. lésine et 
Origines Italiennes s. v. lésina. 

Aleu, alleu, alo, aluf I, 166, 
alluef (Bunod II, 605), r. pi. aluefs 
(J.v.H. p. 553), alues (Ch. d. S. II, 95, 
Phil. M. V. 17293) , alloux (Dunod II, 
106), alleu. Toutes ces formes dérivent 
du Imâ. alodis (Loi salique), alodium; 
la lettre / que Ton voit à quelques- 
unes est sans doute due à Tinfluence du 
mot Jief, Selon M. J. Grimm alodium 
est un composé allemand: a/, tout, en 
entier, ôdj propre. Dans le latin du 
moyen-âge on scandait souvent allÔdium, 
à*oÎL les diphthongaisons des formes 
de la langue d'oïl. 

Aleure v. aler. 

Alever v. lever. 

Alfiiiy aufln, ofin, enfin, pièce du 
jeu des échecs, que nous appelons le 
fou; du persan j^i éléphant, avec l'ar- 
ticle arabe al, V. Ducange s. v. alphinus. 

Algreir, algler, agriez, dard. C£r. 
l'ahal. azkêr, jacalum; anglo-saxon àt- 
gâr, genus teli; ancien norois atçeir, 
lancea. 

Algrier v. algeir. 

Alianee v. lier. 

Allé, alise; ailler 9 alisier. Fallot 
reproche avec raison à l'abbé de la Bue 
d'être tombé dans une erreur grossière, 
en traduisant alie par olive; mais il 
en commet une tout aussi grossière en 
donnant exclusivement à alie la signi- 



fication d'ail; car, si jamais il l'a eue, 
ce n'est que par corruption ou confu- 
sion de forme. V. al. On trouve des 
exemples décisifs, pour fixer la signifi- 
cation de ce mot, dans le E. d. S. S. 
p. 75-7. R. d. S. S. d. R. p. 22. 3. Le 
vers suivant, où le nom du fruit est 
mis pour celui de l'arbre, mérite encore 
d'être cité: Un baron prent un grant 
baston à*alie (Roncisv. p. 116). Alie 
est d'origine allemande: elsebeere =* 
baie de l'else, un des noms de Verle, 
anglo-saxon air, aler, anglais aidera 
ahal. élira, erUa. 

Aller V. lier. 

Aller, aller v. aler. 

Alleye de alever. 

Allgrement v. legier. 

Ailler V. alie. 

Alkant v. alcuens et I, 170. 

Alkes V. alcuens et I, 171, II, 268. 

Allaitant v. lait 

AIlou V. aleu. 

Alluef V. aleu. 

AlmalUe, anmalUe, gros bétail, 
surtout boeufs et vaches; collectif et 
individu; de animalia. V. DC. s. v. 
et Ménage s. v. aumaille. 

Aime V. anime. 

Almosne, anmosne 1, 147, II, I60, 
aumône, bonne oeuvre, action louable, 
pitié; de eleemosyna {iXerjfioaévTi); de 
là almosnler, anmosnler I, 210. II, 
184, celui qui fait l'aumône, et chargé 
de distribuer des aumônes; aumos- 
nlère, aumônière, bourse, gibecière. 

Almosnler v. almosne. 

Aine, anne^ aune; du goth. 0/^*^0, 
ahaL elina; mais, selon M. JT. Grimm, 
aleina dérive du latin ulnus. 

Alo V. leu. 

Aloc V. lieu et H, 300. 

Aloe, aloue, aloette I, 189. 310. 
n, 271, alouette; de alauda, mot celti- 
que, d'après le témoignage de Pline 
(II, 371) et de Suétone. On lit dans 



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ALO 



12 



AMA 



Marcellus Empiricus, ch. 29: Avis ga- 
lerîta quae gallice alauda dicîtur. M. J. 
Grimm dérive aloe du kymri uehedi/dd, 
alouette; d'autres, du breton ale*hotie- 
deTf alouette, kymri alata-adar. L'éli- 
sion de Taspirée n'a rien d'extraordi- 
naire ; toutes les langues , sans en ex- 
cepter les sémitiques, ofirent de pa- 
reils exemples. 

Âloette V. aloe. 

Alogrier v. loge. 

Aloié V. lier. 

Aloier v. loi. 

Aloir V. aler. 

Aloser, aloset, alosez v. los. 

Alouè V. aloe. 

Alqaant v. alcuens et I, 170. 

Alques v. alcuens eti, 171. II, 268. 

Alqaon, alqaone, alquons v. al- 
cuens et I, 169. 

Alqant v. I, 171. 

Als, alz V. al I. 

Als art. V. al II. 

Als, els, ois, d'où ans, eus, ous 
I, 121. 131, eux. Lepron.pers.de 
la 3e pers. de la langue d'où n'ayant 
pas, comme en prov., de sing. el, d'où 
le plur. els, il faut dér. als, els, ois 
directement de Ulos, ollos. Cfr. do, dou. 

Alsi V. al III et II, 269. 

Alsiment v. al III et II, 269. 

Alt v. hait. 

Altant V. tant et I, 192. II, 325. 

Alteir v. alter. 

Altel, autel V. alter. 

Altel, pareil v. tel et I, 194. 

Alter, alteir, altel, autel I, 50. 
89. 185. M. d. F. Elid 929, autel; de 
altare, prov. altar. Cfr. hait. 

Alter, altère, auter v. altre. 

Alterquer v. altre. 

Altisme v. hait. 

Altre, autre, alter, altère, atre, 
Otre, outre, I, 171 et suiv., autre; 
altrui, autrui, altroil, 172, autrui, 
d'autrui ; de alterhujus ou altruic ; cfr. 



lui ; altri I, 172, ib., de aUerhie; enfin 
altrei I, 172, ib., n'est qu'une ortho- 
gpraphe normande pour altroi; ce ne 
peut être un féminin comme celei, lei, 
cestei, masc. celui, lui, cestoi; altrui 
comme en ital. n'a pas de fém., cela 
ressort de son emploi absolu et indé- 
terminé; autru pour autri I, 173; 
V autrui, le bien d'autrui I, 172; adv. 
altrement, autrement I, 105. 231. 
2 34 , autrement, d'autre manière ; alter- 
quer, disputer, contester, débattre; 
altercare; comp. altresi, autres!, 
autressi adv. II, 269. 

Altrei v. altre. 

Altrement v. altre. 

Altrer v. hier et II, 269. 

Altresi v. altre et II, 269. 

Altretant v. tant et I, 192. II, 326. 

Altretel v. tel etI, 194. 

Altri V. altre. 

Altrier v. hier et II, 269. 

Altroi V. altre. 

Altrui V. altre. 

Aueher, attirer, inviter, allécher; 
la voyelle u ne permet pas de songer 
au latin lacère , allicere ; la racine se 
retrouve dans le celtique: Uochi; et 
l'allem.: en isl. lokka, ib., anglosazon, 
locce, appel, allèchement. 

Alueher, cultiver; nourrir; de lou- 
chet; selon DC; houe, bêche, Imâ. lo- 
chea, espèce de cuiller; mais d'où ce 
dernier. 

Aluee V. lieu et II, 300. 

Alues V. aleu. 

Alumer v. lumière. 

Am pron. et prép. v. en et I, 175. 
II, 349. 

Amaine v. mener. 

Amaint v. mener. 

Amaladir v. malade. 

Amande v. amender. 

Amander v. amender. 

AmanevisI, 162. 229.amani,ame- 
nîRoq. Suppl., prêt, prompt, empressé, 



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AMA 



13 



AME 



alerte, adroit; part, passé d'un comp. 
amanevir, de manevir; prov. amanoir, 
amanavir, amarvir j de manoir, marvir; 
V. Rajm. L. Rom. IV, 144. 163, qui 
sépare à tort ces formes; selon M. 
Diez (v. Dief._G. W. II, 764, N. 26) du 
goth. fnanvjan^ préparer, apprêter. Cfr. 
prov. marviery prêt, prompt, goth. 
manvua, iroifioç. 

Amani t. amaneyis. 

Amaiirir ▼. menre. 

Amassée v. masse. 

Amasseiz v. masse. 

Amasseor v. masse. 

Amasser y. masse. 

Amasseres y. masse. 

Amatir y. mat. 

AmMui I, 112. 

Ambedoi, ambedui, ambedous, 
ambedens I, 112. 

Ambeleter y. bel. 

Ambes I, 111, composé ayec dui, 
deux, d'où ambedoi, ambedens, 
amedoi, etc. I, 112. 

Amble v. ambler. 

Ambler, anbler, enbler 1, 315. IL 
77, aller l'amble; du latin ambularcy 
qui prit la signification indiquée ici y ers 
la fin du 8e siècle ; subst. amble, amble ; 
de là ambleure II, 356, amble; DC. 
ambulatura. 

Ambler y. embler. 

Ambleure y. ambler. 

Ambore I, 112. lis. 

Ambs I, 112. 

Ambur, ambure I, 112. 113. 

Amdui, amdeus I, 112. 

Ame y. anime. 

Amedoi, amedui, amedous, ame- 
deus I, 112. 

Ameinnent y. mener. 

Aménage, espèce de droit y. mine II. 

Aménage, yoiture y. mener. 

Amendance y.. amender. 

Amendanehe y. amender. 

Amende y. amender. 



Amendement y. amender. 

Amender, amander, réparer, faire 
satisfaction, réformer, rendre meilleur, 
perfectionner; s* amender vers Dieu I, 
217. Amender est une altération fort 
ancienne de emender, proy. emendar, 
ital. emendare; du latin emendare. 
Subst. amende 1, 59, amande, emen- 
de II, 10, réparation satisfaction, cor- 
rection, punition, amende (peine pé- 
cuniaire). De là amendance, amen- 
danehe I, 387, amendement; amen- 
disell, 50. 282,réparation, satisfaction, 
réforme,amélioration, profit, perfection- 
nement; amendement II, su, comme 
amendise. 

Amendise y. amender. 

Amener y. mener. 

Ameni y. amaneyis. 

Amenier y. mener. 

Amenrir y. menre. 

Amenteirre y. monter. 

AmenteYOir y. monter. 

Amentiveir y. menter. 

Amentoiyre y. monter. 

Amenuiser y. menut. 

Amenoissement y. menut. 

Amenusier y. menut. 

Ameor y. amer. 

Amer, ameir I, 277 et suiy., aimer; 
comp. enamer I, 280; desamer I, 
280; mesamer I, 280; entramer, 
entreamerl, 280. 224. 268, s'aimer 
mutuellement, aimer à l'enyi; amcres, 
ami erres, ameor, amant, amoureux, 

ami; amator ; amor, amour; amor; 
amoros, amoureux, amical; yb. de 
amor, enamorer, aimer, chérir, amou- 
racher; — ami, amin, 1, 81, ami, pa- 
rent, proche; amicus; amie, amie, 
amante ; amica; amiable, amianle II, 
360. 361, amiable, capable d'attache- 
ment, aimable, doux, utile; amicabilis, 
ayec mélange d'amabilis pour le sens ; 
ady. amiablement, amiaTlement 
amianlement II, 15. I66, amiable- 



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AME 



14 



AN 



ment, amicalement, avec douceur, à 
Tamiable; amistiet, amisted, aml- 
ste^ amitié, attachement, témoignage 
d'amitié; — enemi^ anemiy anemin^ 
enemie I, 13 1, ennemi, ennemie; ini- 
mieuêy inimiea; les anciens auteurs 
employaient souvent enemi pour dé- 
signer le diable; cir. aversier; anemi- 
able, difficile, pénible, détestable, nui- 
sible; anemiablement II, 194, d'une 
manière nuisible, irréconciliablement; 
enemistiet n, 347, inimitié haine. 

Amer, e 1, 106. II, 14, amer, triste, 
rude; de amarut; adv. amèrement 
I, 220. 352, amèrement; amertume 
I, 153. n, 269, amertume; amaritudo, 
udinisj d'otl amartudne, amartûme, y. 
urne; amertor, amertur, amertume. 

Amercier t. mercit 

Amèrement v. amer, e. 

Ameres, amierres y. amer. 

Amermer y. meure. 

Amertor y. amer. 

Amertume y. amer. 

Amertnr y. amer. 

Amesureement y. mesure. 

Amesurer y. mesure. 

Ametiste, améthyste; amethystus. 

Ami y. amer. 

Amiable y. amer. 

Amiablement y. amer. 

Amiaule y. amer. 

Amiaulement v. amer. 

Amiete y. amit. 

Amie y. amer. 

Amieidrir y. mialdres. 

Amin y. amer. 

Aminagre y. mine II. 

Aministration y. ministrer. 

Aministrer y. ministrer. 

Amirail, amiral, s. s. amiraos, 
amirant, amire II, 370, prince, chef 
des Sarrasins, émir; de Tarbe amir, 
prince, chef. La signification que 
nous donnons à ce root lui a été attri- 
buée par les Génois et les Siciliens. 



Amirai y. amirail. 

Amirant y. «mîrftîl. 

Amiraos y. amirail. 

Amire v. amirail. 

Amis y. amit. 

Amiste y. amer. 

Amisted y. amer. 

Amistiet y. amer. 

Ajuit, amiete, amis, aumusse, yê- 
temcnt qu'on mettait sur la tête, l'un 
des ornements sacerdotaux; espèce d'é- 
toffe, couyerture; de amictus; de là 
amiton, espèce d'étoffe. 

Amitun y. amit. 

Amoine y. mener. 

Amoire I, 163, Le besoin de la 
rime a influé sur la forme de ce mot, 
qui n'est sans doute pas correcte; en 
conséquence on ne peut en fixer la 
signification. 

Amoleier y. moL 

Amolier y. moL 

Amoloier y. mol. 

Amoneie y. mener. 

Amonesteor y. amonester. 

Amonesterll, 308, ayertir, con- 
seiller, admonester; de ad monitare; 
d'oii amonestere, amonesteor, con- 
seiller; comp. desamonester n, m, 
déconseiller, détourner. 

Amonestere y. amonester. 

Amont, amunt II , 270 et gloss. 
mont. 

iimonter y. mont. 

Amor y. amer. 

iimordre y. mordre. 

Amoros y. amer. 

Amors y. mordre. 

Amorter y. mort. 

Amortir y. mort. 

Ample I, 337, ample, large; om- 
plus; amplete II, 63, ampleur. 

Amplete y. ample. 

Amploier y. plier. 

Amprendre y. prendre. 

An, on y. bons. 



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AN 



15 



ANE 



An pron. et prép. I, 175. II, 349 
et gloss. en. 

A1I9 an, année ; annus; dér. anee, an- 
née; ady. comp. autan, entanll, 275; 
oan, ouan, nan, owan, awan, auan 
II, 275; maisoan, mesoan II, 275. 

Anaises, enaises n, 269, environ, 
à peu près, presque. Le latin n'offre 
aucun primitif pour cet adverbe, qui 
ne se rencontre que dans quelques 
ouvrages picards-flamands et dans saint 
Ghrégoire. Ce dernier ayant puisé sou- 
vent dans les dialectes allemands pour 
créer de nouvelles formes, on osera 
peut-être conclure de ces deux circon- 
stances que le mot anaises a une ori- 
gine allemande. Mais quel est le pri- 
mitif allemand? Je ne connais pas de 
forme qui corresponde complètement 
à notre mot. Anaises serait -il de la 
famille du goth. ana => allmod. an, avec 
un 8 suffixe du génitif, et le es final 
serait -il additif? Si cette dernière 
supposition est recevable, il serait per- 
mis peut-être de songer au goth. anaks, 
que Ton connaît dans les significa- 
tions de subitement, tout à coup, à 
rinstant, aussitôt. Anaks tient, selon 
les uns, à ana; selon les autres, au 
goth. anan, exspirare, ancien norois 
andaz (passif); et, dans les deux cas, 
on obtiendrait sans peine la significa- 
tion de anaises. Ou bien anaises est- 
il d'origine celtique ? An privatif et 
un simple nas? Cfr. le gallois annas, 
rareté, annasach, race ; ce qui est rare 
est l'exception, Ta peu près de la règle, 
l'environ de tout. Je crois cependant 
qu'il vaut beaucoup mieux s'en tenir 
à Tallemand. 
Anbmneliier v. embronc 
Ane, aine, elnc, ainkes, ainques 
II, 273;aine que 11,377. y.hui et nuit. 

Aneeis ▼. ans. 
Aneeisor v. ancestre. 
Anceisoier v. ancestre. 



Aneeissor v. ancestre. 

Aneeisor v. ancestre. 

Aneele I» 125. Il, 165, servante, 
épouse; aneilla» 

Aneesserie v. ancestre. 

Aneessor v. ancestre. 

Aneestre, aoneestre 1, 223. 232, 
aneessor, aneeisor, aneeissor, an- 
eeisur, aneissor, aneessour, aneis- 
SOur I, 77. 106. 148, etc., homme du 
temps passé, ancien, ancêtre, aïeul; 
de anteeesaor; de là aneesserie I, 
232, aneeisorie, origine, succession, 
héritage venant des ancêtres. 

Ancliien v. ans. 

Anehois v. ans. 

Aneianor v. ans. 

Aneien v. ans. 

Aneiien v. ans. 

Aneissor v. ancestre. 

Aneissonr v. ancestre. 

Aneoi v. hui et II, 297. 

Ançois V. ans. 

Aneombrier v. comble. 

Aneore II, 287 et gloss. ore II. 

Anelin v. cUner. 

Anere, ancre; anchora, itsl. <, prov. 
esp., port, ancora; d'où aanerer II, 
300, être à l'ancre, ancrer. 

Aneue v. hui et II, 297. 

Aneoi v. hui et II, 297. 

Andementiers II, 283. 

Andex I, 112. 

Andoi, andoi, andoos, andeos 
I, 112. 

Andox I, 112. 

Anee v. an. 

Aneit v. naistre et II, 272. 

Anel I, 128, aniaos, aniax, an- 
neau, cachet; annulua; dim. anelet 
I, 99, petit anneau. 

Anelet v. anel. 

Aneme v. anime. 

Anemi, anemin v. amer. 

Anemiahle, anemiablement v. 
amer. 



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ANP 



16 



AKR 



Ânfant, anfanter v. anfant. 
Anfes V. enfant. 
Angrarde v. ansgarde. 
Angrele, angreles, aingrle, ansrleet 

avec changement de la liquide, angrel, 
65. 223, ange; angélus; angrelos, 
petit ange I, 99; angrelial I, 106, 
ang'elin, angelical, angélique; ady. 
angrclinement I, 221, à la manière 
des anges, d'une manière angéUque. 

Angelêus y. jalons. 

Angelial y. angele. 

Angelical y. angele. 

Angelin y. angele. 

Angrellnement y. angele. 

Angrelos y. angele. 

ÂDgrlgrneor y. engien. 

Angigner v. engien. 

Angigneres y. engien. 

Angle y. angele. 

Angoiseusement y. angoisse. 

Angoisse, anguissel, 209. II, 304, 
angoisse; yb. angoisser, angnisser II, 
326, affliger, rendre triste, causer de la 
douleur, presser fortement ; angoissos, 
angoissas, angnissos, anguissus I, 
1 65. 1 72. 270, pénible , dans les angois- 
ses; anguissable, ib.; ady. anguis- 
sousement,angaissasement,angol- 
seusement, ayec angoisse, amèrement, 
avec instance. Angoisse de angustia. 

Angoisser y. angoisse. 

Angoissos y. angoisse. 

Angoissns y. angoisse. 

Angre y. angele. 

Angreste v. engres. 

Anguissable y. angoisse. 

Anguisse y. angoisse. 

Angnisser y. angoisse. 

Angoissos y. angoisse. 

Anguissousement y. angoisse. 

Angoissas y. angoisse. 

Angroissasement y. angoisse. 

Anheler, haleter, souffler, être hors 
d'haleine, harassé, de anhelare. De an- 
^^^ar^, par transpo sition, aleiner, alai- 



ner, aujourd'hui Aa^^n^r, d'où lesubst. 
aleine, alainne, alaine, haleine. Y. 
Rayn. L. R. II, 84. Enhèl, enhelement 
II, 299. 

Aniable y. anoî. 

Aniaos y. anel. 

Aniax y. anel. 

Anieos y. anoi. 

Anime, anme, ayec ;, aime, ayec 
r, anrme, ainrme, arme, alrme, et, 
comme aujourd'hui, ame,II, 227, âme; 
de anima, 

Anme y. anime. 

Anneit y. naistre et II, 272. 

Annoneier y. noncer. 

Annor y. honor. 

Annoncier y. noncer. 

Anoi, anoi, enoi II, 228. 336. 364, 
ennui, souci, peine, chagrin; d'où 
anoier, anoier, enoierl, 210, II, 3. 
383 (ordinairement» j^«.), ennuyer, fâ- 
cher, fatiguer, attrister; anoios, anoi- 
oos, enaios,anieusII, 163, ennuyeux, 
fâcheux, fatigant; aniable II, 267, fâ- 
cheux, chagrin, ennuiable; anoiance^ 
anoianehe, ennui, chagrin, colère. 
Noxa, noxia, qu'on a proposés pour ra- 
cines de anoi, sont inadmissibles; on 
aurait eu nosee ou noisce. Cabrera dérive 
l'espagnol enoj'o = anoi du latin odium, et 
il a trouvé juste. In odio esse^être en oi, 
d'oil plus tard, en un seul mot, enoi, 

Anoianee y. anoi. 

Anoier v. anoi. 

Anoios y. anoi. 

Anoioos y. anoi. 

Anombrer y. nombre. 

Anonceir y. noncer. 

Anontion y. noncer. 

Anprendre y. prendre. 

Anpres y. près et II, 362. 

Anqoenoit y. nuit et II, 297. 

Anqoi, aujourd'hui y. hui et II. 297. 

Anqoi, enqoi, enki — iqai,iki — 
qoi II, 271, ady. de lieu. 

Anrme v. anime, 



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ANS 



17 



AOV 



Ans, anz, ainz, ains, elnz, eins, 

enz adv. II, 271 et saiv.; ki ains ains 
JI, 272; com ains . . . ains II, 272 ; ains 
de II, 272; prép. II, 345; conj. II, 376; 
ains que, aine com II, 376; al ains que 
II, 376; com ains II, 376; dér. an- 
eien, anciien, anehlen, anchiien 
I, 148. 358. II. 279, vieux, âgé, an- 
cien; propr. antianus; comparatif an- 
eianor I, 103; comp. adv. anzois, 
ançois, anchois, anceis, ainçois, 
ainehois, ençois, enceis II, 271; 
ainçois . . . ainçois II, 272,; conj. II, 376 ; 
anzoisque II, 376; ainsunkesll, 273, 
de ains et unkes. Cfr. avant, davant, anc. 

Ans, dans v. ens et H, 351. 2. 

Ansaigne v. signe. 

Ansanglanter v. sanc. 

Ansdoos I, 112. 

Anseigne s. signe. 

Ansement v. eîs et II, 277. 

Ansgarde, antgarde, angarde, 
engarde, engoarde I, 116. II, 207, 
arant-garde; de ante et garde, comme 
notre forme moderne. Gir. II, 271. 

Ansi V. ensi et II, 273. 
, Ansiment y. eis et II, 277. 

Ansine v. ensi et II, 273. 

Anst6 V. hante. 

Antain v. ante. 

Antan v. an et n, 275. 

Ante, r. antain I, 265, FI. et Bl. 
365, tante; de amita\ prov. amda. Le 
t que nous avons mis devant ce mot 
euphonique, comme dans caffetier, etc.; 
on l'introduisit lorsqu'il ne fut plus 
permis de dire m'ante, t'ante, etc. 

Antéchrist v. Christ. 

Anter v. ente. 

Anterement v. entier. 

Antgarde v. ansgarde. 

Antie v. antif. 

Antier v. entier. 

Antif (antis), antie I, 71. 112. 
401. II, 69. 254, âgé, ancien, antique,- 
vieux; de antiquus» Cfr. eve de aqua. 

Burguy, langue d'oïl Glossaire. El. Éd. 



Antis V. antif. 

Antor,antoar V. torletll, 290. 353. 
Antre v. entre et II, 352. 
Antresque V. entre et II, 372 et suiv. 
Antrues, antmesque v. entre et n, 

289. 382. 

Anuhli V. nue. 

Anoi V. anoi. 

Annianche v. anoi. 

Anuier v. anoi. 

Anuit, annuit v. nuit et II, 297. 

Anoitant v. nuit et cfr. primsoir. 

Anoitement v. nuit. 

Anniter, anoitier v. nuit. 

Annmhrer v. nombre. 

Anuntion v. noncer. 

AnYoiser v. vice. 

Anz, avant v. ans. 

Anz, dans v. ens. 

Anzois V. ans. 

Aocher v. oscher. 

Aoi interj. II, 397. 

Aoire v. awoit. 

Aoisement v. awoit. 

Aomhrement v. ombre. 

Aomhrer t. ombre. 

Aordene v. ordene. 

Aordre v. ordene. 

Aorement v. orer. 

Aorer v. orer. 

Aome, lis. à orne, y. orne. 

Aomement v. aomer. 

Aorner I, 102, disposer, orner; de 
adornare; d'où aomement, ornement, 
parure. 

Aourer v. orer. 

Aonst I, 396, août; augustus, 

Aovert part, de aovrir. 

Aovrir, auvrir, oyrir, ouvrir, 

Olvrir I, 52. 67. 148. 182. 187. 231. 
408, ouvrir, desserrer, mettre à décou- 
vert; pr.ov. obrir, ubrir; ancien catalan 
ubrir. Ces formes prouvent qu'on ne 
peut dériver ouvrir de aperire^ comme 
on le fait ordinairement ; aperire a donné 
aux Italiens apiHre, aux Espagnols et 

2 



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AÏ>A 



18 



APE 



aux Portugais abrir. Il faut absolu- 
ment un radical avec o initial. Eaj- 
nouard L. R. II, 104, c. 1 cite un 
composé adubrir, où le a paraît n'avoir 
aucune signification, si on le compare 
au prov. mod. durbir (v. Honnorat), et 
cet adubrir est sans aucun doute la 
même forme que aovrir^ auvrir. Dans 
le dialecte de Crémone on a darver, 
ouvrir, davert, ouvert, de aperire et 
préfixe de; et Ton pourrait supposer 
que durbir est également dérivé de de 
et operire, d'où adubrir, aovrir, La 
seule difficulté qu'il y ait ici , c'est de 
prouver que, dans le fait, la lettre a 
n'a aucune valeur. Il serait peut-être 
possible de l'expliquer par un mélange 
de la forme adoperire, où les peuples 
romans auraient reg^dé le d comme 
une apocope ordinaire de leur particule 
de. Cela paraîtra en quelque façon 
ridicule, mais il y a dans la forma- 
tion des langues tant de choses sou- 
mises au hasard, que souvent ce qui 
nous semble illogique, a néanmoins 
été la raison déterminante. De là, par 
le part, passé, l'adv. auvertement I, 
215. 334, OTertement I, 124, ouver- 
tement, clairement, manifestement; — 
aoTrement, auTrement I, 250, ex- 
plication, révélation; comp. entre- 
OYTir II, 73, entrouvrir, fendre, 

Apaer p. paier. 

Apaier v. paier. 

Apaisanteir v. pais. 

Apaisier, apaissler v. pais. 

Apanagre v. pain. 

Apandise v. pendre. 

Apaner v. pain. 

Aparail v. pareil. 

Aparailler v. pareil. 

Aparecer v. parece. 

Aparell v. pareil. 

ApareUlement v. pareil. 

Apareiller v. pareil. 

Apareit v. pareil. 



Aparel y. pareil. 

Aparellement v. pareil. 

Aparellier v. pareil. 

Aparier v. par. 

Apariller v. pareil 

AparlemeBt v. parole. 

Aparier v. parole. 

Aparmain II, 275. 

Aparmannes II, 275. 

Aparmemnes n, 275. 

Aparmennes II, 275. 

Aparoil v. pareil. 

AparoiUer, aparolllier v. pareil. 

Aparoir v. paroir. 

Aparoler v. parole. 

Apartenance v. tenir. 

Apartenir v. tenir. 

Apartigncnt de apartenir. 

Aparzoiyre v. percevoir. 

Apeaus v. apeler. 

Apeeier v. pièce. 

Apel V. apeler. 

Apelant apeler. 

Apeler, nommer, crier, faire appro- 
cher, invoquer, prier, accuser qqn., 
offrir le combat singulier, sommer, re- 
quérir, appeler en justice; àeappeUare; 
cfr. reteir; de là apel, apiel, s. s. et 
p. r. apiaus, apeaus, apiax, appel, 
invocation, prière, appel en justice 
(c'est une des formes de ce mot qui 
s'est conservée dans notre appeau); sa- 
voir d^ apel y connaître les lois, les 
usances du combat singulier; sans apel, 
sans appel; apeleur, apelant, celui 
qui apelle en justice, demandeur, 
plaignant; comp. rapeler, rappeler 
I, 232, rappeler. 

Apeleur v. apeler. 

Apendre v. pendre. 

Apenseement v. pois. 

Apensement v. pois. 

Apenser (s') v. pois. 

Apereeyanee v. percevoir. 

Apercevoir v. percevoir. 
AperchCYoir v. percevoir, 



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ARA 



20 



Afttl 



Arager, enrager v. rage. 

Aragnier v. raison. 

Arainiy airain; de aeramen. 

Araire v. arer. 

Araisnier v. raison. 

Araisoner, arraisonner ▼. raison. 

Aramie ▼. aramir. 

Aramir, arramir I, 89, promettre 
en donnant un gage, promettre, at- 
tester, prendre à témoin, assigner, 
défier: aramir bataille, ASBÏgnBtj c.-à-d. 
déterminer le lieu et le moment d'une 
bataille; à champ arami II, 17, etc.; 
de là aramie, combat assigné; v. BC. 
8. V. adramire. Lmâ. adrbamire, ad- 
chramîre, achramîre, etc. M Grimm 
dérive ce mot du latin ad et du goth. 
hramjan, mettre à la croix, crucifier; 
d'où attacher, déterminer, assurer. 
M. Diefenbach G. W. II, 689, par^t 
suspecter cette étymologie. 

Aranier y. raison. 

Arbaleste» arbalète; arcubatlista; 
arbalestierll, 226, arbalétrier; ar- 
cuballiatarius, 

Arbalestier v. arbaleste. 

Arban, corvée, service corporel; 
lmâ. herebannum; de Tabal. heriban, 
convocation de Tarmée. Cfr. ban. 

Arbre, arbre; arbor; d'où arbrier, 
fût de l'arc, manche de l'arbalète; 
arbrer (se dresser debout, comme un 
arbre), se cabrer. On trouve souvent, 
dans les Eomans du moyen-âge, Arbre- 
SeCy Sec-Arbre, pour désigner un 
pays fabuleux, qui, selon Baynouard 
L. R. II, 112, est situé en Afrique, 
selon M. F. Michel R. d. C. d. P. p. 54, 
à l'extrémité orientale de l'Asie. 

Arbrer v. arbre. 

Arbrier v. arbre. 

Are 9 s. s. et p. r. ars II, 32. 223, 
arc; de arctis. Are avait aussi le sens 
de notre arcade, arche, qui est le même 
mot, avec la forme en ch d'un autre 
dialecte, à laquelle on ajouta e^ pro- 



bablement à oanse des dérivés. Vb. 
areher, arquer, courber; dér. ar^n, 
arçon II, 357, arçon; terminaison 
on; arehee, arehie, areliiee, portée 
d'arc; areheer, areheier, arehoier, 
tirer de l'arc, chasser à l'arc; archier, 
I, 324, archer, et faiseur d'arcs/ ar- 
Chiere, carquois, et espèce de fenêtre, 
qui se trouvait près des crénaux, pour 
tirer des flèches aux ennemis. B. d. 
Ren. n, 827. 

ArceTesque v. evesque. 

ArceTesquie v. evesque. 

Arelial, arluil, laiton; de atéri- 
ehaleum, du g^ec dçftj^cdxoç. 

Arclie I, 226. II, 319, coffire, caisse, 
et spécialement l'arche de Noé; de 
arca; dim. arcliet, archete Ben. I, 
p. 513, étui. 

Arehee v. arc. 

Areheer v. arc. 

Areheier v. arc 

Archer v. arc 

Archet 9 archete v. arche. 

Archeyeske v. evesque. 

Areliier v. arc 

Arcliiere v. arc 

Arehoier v. arc 

Arçon, arçon t. arc 

Ard suffîxe qui n'est pas exclusive- 
ment d'origine allemande s. v. liart. 

Ardanmant v. ardoir. 

Ardant v. ardoir. 

Ardeir v. ardoir. 

Ardeor v. ardoir. 

Arder, arderes v. ardoir. 

Ardiz V. hardir. 

Ardoir, arder, ardeir, ardre II, 
115 et suiv., brûler, mettre le feu, 
enflammer, briller, étinceler; sbst. 
ardor, ardeur, flamme; ardor; de là 
arderes, ardeor, incendiaire; (le 
part. prés, ardant empl. sbst. dans le 
même sens G. 1. L. I, 170;) ardore, 
arseore, arsore, brûlure; incendie; 
arson,arsion,arsonll, 69, incendie; 



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ARD 



21 



ARR 



arsin, arsis, ardeur, incendie. Les 
formes en a médial s'expliquent par 
le part. pas. ars, arae. Comp. enar- 
doirl) 342» brûler, enflammer, être 
ardent. Le part. prés, ardant nous est 
resté comme adjectif; c^est de là que 
dér. l'adv. ardanment I, 160. 188, 
avec ardeur, ardemment. 

Ardor y. ardoir. 

Ardure v. ardoir. 

Aree^ labourage y. arer. 

Aree, disposition y. roi II. 

Aregrarder y. garder. 

Areisnier y. raison. 

Areisoner y. raison. 

Arengrier y. renc. 

Arerl, 227, labourer, cultiyer la 
terre; arare; de là aree, labourage, 
terre labourée; — • araire, arere, 
charrue, araire; aratrum, 

Arere y. arer. 

Aresoner y. raison. 

Arestement y. steir. 

Arester y. steir. 

Arestenl y. steir. 

Arestier y. steir. 

Arestisoii y. steir. 

Arestuel y. steir. 

Argrant y. argent. 

Argent, argant» aijant I, 82. 
378, R. d. 1. V. 81, argent; argentum; 
see argent P. d. B. 3124, argent comp- 
tant; argentier, argentier, orfèyre et 
caissier; argentarius ;c(r. DC. argentarii. 

Argentier y. argent. 

Arguer I, 210, faire des reproches, 
blâmer, réprimander, dire des injures. 
Arguer I, 338, R. d. C. d. C. 351, 
signifiait aussi piquer, pointiller, ai- 
guillonner, exciter. De arguere. 

Arier, ariere y. rier. 

Arite y. hoir. 

Arjant y. argent. 

Arkal y. archal. 

Armaire y. arme. 

Armarie y. arme. 



Arme, arme, armoirie; arma; h 
armes j muni d'armes, armé; h Parme, 
aux armes; de là notre alarme^ àtar- 
mer; éP armes y armé; dér. armaire, 
armarie I, 263, armoire, latin arma- 
rium, proprement meuble pour les 
armes; de là armoirie, armoirie; — 
armer (armare), armer; participe 
passé employé subst. pour gens armés, 
hommes d'armes; armure, armeure 
I, 380. 394, armure; comp. désarmer 
I, 284, désarmer; — enarmer, ar- 
morier. Le subst. enarmes I, 226, 
comp. de arme, toujours au pluriel, 
signifiait anses du bouclier, par les- 
quelles on le tenait. V. R. de Rou II, 
p. 275. De là le yerbe renarmer, 
remettre des enarmes aux boucliers. 
Cfr. R. d. 1. V. 87. 

Arme, âme y. anime. 

Armer y. arme. 

Armoirie y. arme. 

Armure y. arme. 

Aroeher y. roche. 

Aroquer y. roche. 

Arpent, arpent; lat arepennis, art- 
penniSf eripennis. Ce mot est d'origine 
gauloise: Galli candetum appellant in 
areis urbanis spatium C pedum; in 
agrestibus autem pedum CL quod ara- 
tores candetum nominant, semijugerum 
quoque arepennem yocant (Columelle 
V, 1). Voy. Dief. Celt I, 11. 

Arrai, arraier y. roi II. 

Arramir y. aramir. 

Arraser y. raire. 

Arrastassent II, 271 de arrester 

Arreer y. roi II. 

Arrei, arreier y. roi II. 

Arrement y. atrement. 

Arrière y. rier. 

Arriyer, ariTer y, riye. 

Arroi, arroier y. roi II. 

Arrosement y. rosée. 

Arroser y. rosée. 

Arrêter, aroter y. rote, 



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ARE 



22 



ASS 



Arrouter, arouter ▼. rote. 

Ars^ arse part. pas. de ardoir. 

Ars, art V. art. 

Ars, arc v. arc. 

Arseyesque ▼. evesque. 

Arsin, arsis t. ardoir. 

Arsion y. ardoir. 

Arson, arçon y. arc. 

Arson, incendie t. ardoir. 

Arsare t. ardoir. 

Art, s. s. et p. r. ars, arz I, 241, 
art, adresse, artifice; de ara (art); de 
là artos» habile, savant; artillos, 
artilleas, fin, rii8«5, adroit; comp. 
enartos II, 149, rusé, entendu; mal- 
artos II, 33, rusé, perfide, fourbe, 
traître. 

Arteil, orteil; de articulus, 

Artilleas t. art. 

Artillos V. art. 

Artos V. art. 

ArToI, arvolt v. volte. 

Arz V. art. 

As I, 325, as, c.-à-d. le nombre un 
sur les dés à jouer (et les cartes); du 
latin as, qui désigne une unité. 

As, az art y. al IL 

Asaier y. essai. 

AsaiUir y. saillir. 

Asalir, asalt y. saillir. 

Asaaeier y. balt. 

AsaToir, assayoir y. savoir. 

AsaTurer v. savor. 

Aseouter v. escolter. 

Aseuter v. escolter. 

Asdenz v. dent. 

Aseiz y. assez. 

Aserer, aserier v. soir. 

Aserir v. soir. 

Aseoier v. seul. 

Aseur v. segur. 

Aseurement v. segur. 

Aseurer v. segur. 

Aset y. assez. 

Asez V. assez. 

Asinier v. signe et assener. 



Asne II, 180, âne; oêinus; àhnesse 
I, 227, ânesse. 

Asoager v. soef. 

Asoidre t. soldre. 

Asotement v. sot. 

Asoter v. sot. 

Asonrder v. sort II. 

Asperiteit v. aspre. 

Aspiration v. esperît. 

Aspirement v. esperit. 

Aspirer v. esperit. 

Aspre, âpre, rude, vaillant; de 
aspeTf avec renversement très-fréquent 
de er; adv. asprement I, 265. 384, 
rudement, vaillamment; asperiteit, 
aspiriteit I, 82 (où le premier t est 
sans doute une faute de lecture), aspre- 
teit Ily 34, âpreté, rudesse, rigueur, 
sévérité, austérité, dureté; aspertêas 
(asperitat); dér. asprece, âpreté, ru- 
desse; comp. enasprie, propr. part, 
pas. d'un verbe enasprier, formé comme 
cxasperare, et signifiant agiter, irriter, 
aigrir. 

Asprece v. aspre. 

Asprement v. aspre. 

Aspreteit v. aspre. 

Asqnant v. alcuens et I, 171. 

Assaeir v. II, 78. 

AssaiUie v. saillir. 

Assaillir v. sallir. 

Assaisoner v. saison. 

Assalt V. saillir. 

AssamMer v. sembler. 

Assanler v. sembler. 

Assasier v. assez. 

Assanre v. soldre. 

Assaut V. saillir. 

AssaTorer v. savor. 

Asseger, asegrer, asejer v. seoir. 

Asseir v. seoir et H, 78. 

Asseiz V. assez. 

Assemblaison v. sembler. 

Assemblée v. sembler. 

Assembleement v. sembler. 

Assemblement v. sembler. 



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ASS 



â3 



ASS 



Assembler y. sembler. 

Assenemeat v. signe. 

Assener, asener, diriger vers, 
adresser, tendre à, viser à, disposer, 
conduire, atteindre, frapper; comp. 
rassener Buteb. n, 240, diriger vers, 
remettre. On rapporte assener à signum, 
seigne, signe, senne, La forme senne 
existe, à la vérité, mais elle n'est pas 
constante; on la voit figurer avec 
d'autres en t radical et n mouillé (gn), 
tandis que assener, avec les singnifica- 
tions indiquées, ne varie jamais dans 
sa forme. Cfr. signifier, signe. Cette 
circonstance permet déjà d'élever quel- 
que doute sur la vérité de l'étymolo- 
gie proposée. Et puis , sans être im- 
possible toutefois, le développement des 
significations diriger vers, adresser, 
etc., de adsignarej me paraît forcé. 
Enfin, l'exemple suivant prouve évi- 
demment que assener et asigner étaient 
considérés comme deux mots différents: 
Aiigne les si e assené , Qu'en pais les 
afaite et ordene. Ben. v. 13351. 2. 
Cfr. BC. assennatio. Je distinguerai 
donc deux assener: l'un avec les va- 
riantes assigner^ asinier, asenier, asin- 
ner, venant de signum (assignare), et 
signifiant assigner , fixer, déterminer, 
établir, placer, destiner, marier ; l'autre 
dér. de l'ahal. sinnan, tendere, ce qui 
le rapproche de sen (v. s. e. v.) Ne 
confondez pas avec acener. 

Assens v. sens. 

Assentement v. sens. 

Assenter, asseoir, placer. Ce mot 
est un composé de senter , que je n'ai 
jamais rencontré dons la langue d'oïl, 
mais qui se trouve dans le prov., l'ital., 
l'esp. et le port.: sentare, sentar. 
Sentar, senter, dérivent de sedens 
(sedere). 

Assentir v. sens. 

Asseoir v. seoir et II, 78. 
V. assez. 



Assez, asez, aset, asseiz, asses 
II, 194. 275, assez; ad satis; assez 
plus, plus assez II, 276, beaucoup 
plus; assez miels II, 276, beaucoup 
mieux; d^ assez, qu'assez 11, 276; as- 
sasier, satisfaire, fournir, rassasier; 
adsatiare; ressazier, rassasier I, 
101, rassasier; read'Satiare, 

Asseur v. segur. 

Assi V. al m, et II, 269. 

Assiantre v. scient. 

Assidaeiement v. assidueil. 

Assidueil, assidue! I, 231. II, 
1 96, assidu, attentif; de assiduus avec 
une terminaison romane; adv. assi- 
daeiement I, 302, assidûment; assi- 
duité ib. 

Assiduité v. assidueil. 

Assieete, assiette, impôt, taille; 
ressort, juridiction, district; assigna- 
tion de fonds, partage ; situation, place 
de ceux qui se doivent asseoir à table, 
comme le démontre Caseneuve dans 
ses origines françaises, d'où enfin la 
signification que nous donnons à as- 
siette (vase); de ad-seetare, adsecta, 
formé de seeare, seetus, et non pas 
de asseoir, comme on l'admet ordi- 
nairement. L'ortbograpbe assiecte 
montre distinctement l'origine, et puis, 
on ne saurait de quelle façon assiette 
est dér. de asseoir. Yoy. DC. assieta 
3, chambre de cabaret, où chacun est 
assis h son écot; et cfr. ital. assettare, 
couper et ordonner, parer. 

Assiéger v. seoir. 

Assiette v. assiecte. 

Assigrne v. signe. 

Assigmement v. signe. 

Assigrner v. signe et assener. 

Assis, assise v. seoir. 

Assoagement v. soef. 

Assoagrer v. soef. 

Assoidre v. soidre. 

Assommer, surcharger v. somme I. 

Assommer, dormir v. somme II, 



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ASS 



24 



ATE 



Assommer ) dominer ▼. som. 

Assommer 9 résumer T. somme s. 
V. som. 

Assoper, assoaper y. soper. 

Assordre v. sordre. 

Assorre t. soldre. 

Assoter v. sot. 

Assouairer, assonsgier y. soef. 

Assnaireir y. soef. 

Asteir y. steîr. 

Astele» estelOy éclat, morceau, 
copeau; de astula, qu'on trouye pour 
asaula, copeau, éclat. Ce mot, qui 
ne s'emploie plus que comme terme 
de chirurgie, s'est conseryé dans plu- 
sieurs patois ayec sa signification pri- 
mitiye; p. ex. ételle, en Franche- 
Comté (Montbéliard). De astele, on 
a fait asteler^ briser, yoler en éclats. 

Asteler y. astele. 

Asteair y. tenir. 

Aster y. haste. 

Astine y. ate. 

Astraindre y. straindre. 

Astre 9 astre, destin, bonheur; 
astrum; de là astru (proy. astruc = 
heureux; au contraire esp. astroso = 
malheureux, équiyalant à l'astrosus 
d'Isidore né sous une mauyaise étoile), 
dans le composé malostru, malheureux, 
malayisé, imprudent, malotru, pour 
ntalattrUf proy. malastruc. C'est aussi 
à astre qu'il faut rapporter désastre, 
mauyaise étoile, malheur, désastre. 
Cfr. Eayn. L. R. II, 138. 9. 

Astre 9 aistrO) foyer, cheminée; 
Imâ. aatrum, aatrus, astrea, y. DC. Mot 
d'origine inconnue, car le s ne permet 
pas de le dériyer à.*atratu8f à* atrium, 
ou à!atrumf comme on l'a proposé. 
Cfr. l'ancien norois astràk, l'ahal. aatrih, 
l'allemand moderne estrich, le Imâ. 
astraeum, astraçus, astroettm, astreea, 
le sicilien astracu, et Dief. 6. W. I, 60. 
Asuager y. soef. 

Asuaiger y. soef. 



ASTOS II, 407. 

Ataeher y. taiche. 

Ataindre y. ateindre. 

Ataïne y. ataïner. 

Atatner 9. chicaner, agacer, inquié- 
ter, chagriner, différer, retarder, tar- 
der; proy. atahinar, atatnar, simple 
tafùnar, taïnar; subst. ataïne^ retard, 
délai, attente, chicane, querelle ; proy. 
atatna. Ce mot ne se montre que sur 
le sot français ; le breton l'a conservé 
dans atahinein , chicaner. Tatn&r dé- 
rive de l'hébreu taan, forme araméenne 
tt^n , qui de la signification imposer, 
charger, passa, dans l'hébreu rabbini- 
que, à celles de appeler, citer, faire 
des objections, disputer, chicaner, etc. 
M. le Dr. M. Sachs, à qui je dois ces 
renseignements, me dit que les Juifs 
allemands emploient encore, dans leur 
patois, tânen (tahnen) avec le sens 
de notre ataïner. Les synagogues 
juives, qui, aux XI*' et XIP siècles, 
florissaient surtout en Provence, nous 
ont légué taïner. 

Ataleater y. talent. 

Atant y. tant et II, 325. 

Atapiner y. tapir. 

Atapir y. tapir. 

Atarder y. tart. 

Atargrer v. tart. 

Atargier y. tart. 

Atarier I, 125, faute d'impr., y. 
tarier. 

Ataijanee y. tart. 

Atarjer y. tart. 

Atarzier y. tart. 

Ate 9 aate, yif, bouillant, agile, 
prompt; aatir, aaitir, I, 263 (où il 
faudrait probablement lire ai-atir, 
comme au yers 1293 du même poème 
ai-atie; ai bourguignon pour a) aga- 
cer, provoquer, quereller, ouyrir des 
hostilités, combattre, lutter; aatle, 
aiatie^ aatine, et ayec s interca- 
laire, par influence de astir, astine. 



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ATE 



25 



AUC 



inimitié, haine, querelle, provocation, 
lutte. De Tancien noroia at, provo- 
cation au combat, att, provoqué, etia, 
provoquer. 

Ateindre, ataindire, atigrnrell, 
286, atteindre, toucher, approcher, 
contester, maltraiter; part, ateinz dans 
le sens de abattu, abasourdi ; attingere. 

Ateirement v. terre. 

Ateirier v. terre. 

Atemprance v. temprer. 

Atemprement v. temprer. 

Atemprer v. temprer. 

Atenant v. tenir. 

Atendanee v. tendre. 

Atendre v. tendre. 

Atendae v. tendre. 

Atenir v. tenir. 

Atennaer II, 53, atténuer; de atte- 
nuare, de tenuis, 

Atentis v. tendre. 

Aterer, aterier, aterrer v. terre. 

Atermer v. termine. 

Atemiilier v. termine. 

Atigrnre v. ateindre. 

Atirer v. tirer. j 

Atibser v. tison. 

Atoeher, atoehier v. tocher. 

AtoiTre v. toivre. 

Ator V. tor I. 

Atomer v. tor I. 

Atot prép. II, 344. 
Atoueer v. tocher. 
Atour V. tor I. 
Atoumer v. tor I. 

Atout prép. n, 844. 

Atraire v. traire. 

Atrait V. traire. 

Atraper v. trape. 

Atrayer v. tref. 

Atre^ autre v. altre. 

Atremeat, arrement, airement 
II, 149. R. d. Ren. III, 118 v. 23000. 
R. d. C, d. P. 35, encre; de atramentum. 

Atret V. traire. 

Atribler v. tribler. 



Atrieyer v. trive. 

Atrlver v. trive. 

Atriwer v. trive. 

AtroTeir, atroTer v. trover. 

Atteler 9 atteler; dételer, dételer. 
Ménage pense que atteler dér. de pro- 
tdlum, protelarey d'où adprotelare, avec 
contraction de pro. Il eût mieux valu 
dire avec changement de la particule 
pro en ad. Cependant on n'aurait eu 
que la signification tirer, et non celle 
d'attacher, atteler. Le Duchat a eu 
recours à telwn. Si l'on regarde, dit-il, 
le timon d'un chariot comme une espèce 
de flèche, on pourra croire qu'atteler a 
été fait deadtelare, de tekm. Cfr. l'ang- 
lais shaft, flèche et limon. Cette dériva- 
tion est d'autant plus probable que, 
dans l'ancienne langue, desteler, Q. 
GuiartI, 287. II, 149 signifiait s'ébran- 
ler, partir, par comparaison au trait. 

Atur, atum v. tor I. 

Atomer v. tor I. 

Atut prép. II, 344. 

Au, aus, art V. al U. 

Au pron. v. al m. 

Auan V. an et II, 275. 

Aubain v. albain. 

Aube V. albe. 

Aubert v. halberc 

Aubespin n, 1 7 2, auj. fem. aubépine; 
prov. ^bespin; de al6a spinus, 

Aubor, aubour, aubier, obier, 
aubour; prov. albom; de albumum, 
de albus, dont nous avons également 
fait notre forme moderne, qui équivaut 
à albarius, prov. albar. 

Aubour V. aubor. 

Auches V. alcuens et II, 268. 

Auehun, auehune, auehuns v. al- 
cuens et I, 169. 

Aueident 1, 323 pour accident, aci- 
dent; de aeeidens, id quod accidit. 

Aueon, aucone, aueons v. alcuens 
et I, 169. 

Aueoton v, acotpn. 




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AUC 



26 



AUV 



Aucton T. acoton. 
Auetoriteit I, 220. 302, autorité; 
aucioritas (auctoritat). Cfr. otrier. 
Aaeaens y. alcuens et I, 168. 
Aaeuii, aneune, aucuns v. alcuens 

et I, 168. 

Aile V. ajude. 

Auferrant v. ferrant. 

Aufln Y. alfio. 

Augue^ colline, bogue, pays mon- 
tueux. Même forme que hogue sans aspi- 
ration? V. hoge. 

Auls de als, ans I, 132. 

Aumaille t. almaille. 

Allmbrer ▼. ombrer. 

Aumosne y. almosne. 

Aumosnier y. almosne. 

Aumosniere y. almosne. 

Alln y. aûner. 

Auneestre y. ancestre. 

Aune y. aine. 

Afinee ▼. aiiner. 

Aflner I, 361. II, 51. 226, assem- 
bler, réunir, rassembler, combiner ; de 
adunare; de là aUnee, ailnie^ assem- 
blée, réunion; aUn^ ensemble : Pensez de 
vos tenir aiin. (Ben. y. 30930.) Cfr. uns. 

Attnie y. aûner. 

Auquant v. alcuens et I, 170. 

Auques y. alcuens et 1, 171. II, 268. 

Auquetes y. alcuens et I, 171. 

Auqueton y. acoton. 

Aur^ or y. or I. 

Attr, ellr, hettr^ sort, chance, heur^ 
bonheur, félicité ; dur eiir 11, 102 ; de 
attgurium, et non de kora (y. ore), comme 
on l'admet ordinairement; les dériyés 
de hora étaient monosyllabes; proy. 
auguri, agur ; ital. augurio ; port, agou- 
ro; yb. attrer, ellrer, hettrer, rendre 
heureux, combler de bonheur; de 
augurarûf d'oil aussi notre augurer; 
proy. ahurar et augurar, agurar; bien 
estes eûree, yous avez un sort heureux ; 
bien aUreit iert eUy celui-là sera comblé 
de bonheur y etc.; le participe atlreit 



s'employait substantiyement, et alors on 
le joignait souvent avec bon, déclinable, 
au lieu de bien; U bons aUreiz; comp. 
bon-attr, mal-attr, honheur, mal- 
heur; Men-attrous, mal-alirous, 
heurevLJi, malA^reux; Men-aUrteit, 
bonAeur, béatitude; Menafirousement 
n, 233, A^reusement, bienA^ureuse- 
ment, mal-attrousement, malheureu- 
sement. Tous ces mots avec les varian- 
tes en e initial. Cfr. Wak. A. L. et ore. 

Aureille v. oreille. 

Aflreit v. aûr. 

Attrer, prier y. orer. 

Allrery rendre heureux v. aiir. 

Ans, eux V. als. 

Aus, auz, ail y. al I. 

Ausan I, 306. Je ne saurais indi- 
quer en ce moment quelle est la véri- 
table signification de ce mot. Si la 
chronique de Pbil. M. était à ma dis- 
position, peut-être la suite du passage 
me mettrait -elle sur la voie. 

Ausement v. II, 269. 

Ausi y. al m et II, 269. 

Ausiment v. al III et II, 269. 

Aussi y. al m et II, 269. 

Autant y. tant et I, 192. II, 315. 

Autel) autel v. alter. 

Autel, tel y. tel et I, 194. 

Autre y. altre. 

Autrement v. altre. 

Autrer v. hier et II, 269. 

Autres!, autressi v. altre et II, 26 9 . 

Autretant v. tant et 1, 192. II, 326. 

Autretel v. tel et I, 194. 

Autrier v. hier et n, 269. 

Autru, autrui v. altre. 

AuTantlI, 366, auvent. On trouve 
ostevent dans quelques auteurs , et Ton 
a pensé que auvent était une contrac- 
tion de ostevent; mais dans Gommines 
p. ex. ostevent signifie lu paravent et 
non un avant-toit. L'ancienne Bible de 
Genève connaît, il est vrai, ost-vent en 
ce dernier sens, mais c'est une crédtion 



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AtJV 



27 



AVI 



des traducteurs. D'autres étymologistes 
ont pensé que auvant était le même 
mot que le prov. amb€m, anvan^ espèce 
d^ayance ou de balcon retranché pour 
protéger l'entrée d'un fort, et quil y 
avait eu renversement de an en au. 
Quant à l'origine de anvan, ce serait 
un composé de ans , an = ante et de 
vannusy quod yanni alti instar suspen- 
datur, dit Du Cange. Le t de la forme 
française aurait donc été ajouté plus 
tard par confusion avec le mot vent. 
AuTee, auTeeqaes, auTeques II, 

344 et gloss. o. 

AuTert part, de auvrir. 

AuTrement y. aoyrir. 

AuTrlr y. aoyrir. 

Ayaine y. avoine. 

Aral y. val. 

Ayaler, ayaller v. val. 

Ayallee y. val. 

Ayaneer v. avant. 

Ayant II, 846, cfr. ci -dessus ans; 
avant aler II, 108; de là ayaneer, 
ayaneir I, 308. 333^ avancer, faire 
faire du progrès, faire réussir, élever, 
approcher, rapprocher ; subst. ayaneer 
I, 255, devancier, prédécesseur; ayan- 
tage I, 279, avantage, profit; vb. 
comp. desayaneer,desayaneirll, 59, 
devancer, prévenir, retarder, empêcher 
Cfr. davant. 

Ayantagre t. avant. 

Ayanture v. venir. 

Ayar, ayer, avare, chiche; avarua; 
ayarisee I, 152, avarice; avaritia. 

Ayarisee v. avar. 

AyeauB v. avel. 

Ayee, ayeques II, 344 et gloss. o. 

Ayeier y. voie. 

Ayeir v. avoir. 

Ayeirer, ayerer v. voir. 

Ayel, s. s. et p. r. ayians, ayeaus, 
bijou; tout ce que l'on veut, sou- 
haite, désire, envie. La première 
signification met sur la voie pour re- 



trouver l'origine d*avel; il dérive de 
lapiUuSj dont on retrancha le l, pen- 
sant que c'était l'article. 

Ayenamment v. venir. 

Ayenandise v. venir. 

Ayenanment v. venir. 

Ayenant v. venir. 

Ayenanment v. venir. 

Avènement v. venir. 

Ayenger II, 55. Ce mot ne peut 
être ici un composé de venger; M. Fr. 
Michel le traduit par venir à bout. 
Supposé que cela soit juste, il reste- 
rait à expliquer la forme. 

Ayengier v. vengier. 

Ayenir v. venir. 

Aventnre y. venir. 

Ayentnrer v. venir. 

Aventures v. venir. 

Ayer, avare v. avar. 

Aver, avoir v. avoir. 

Avers prép. v. vers. 

Avers I, 269, contraire, opposé; 
la cent averse, les païens, propr. la 
gent du diable, comme on disait la gent 
à l'aversier; de advereua; adversier, 
aversier, averser, et adversarie I, 
145 (lisez ainsi au lieu de adversaire); 
adversaire, ennemi, et l'ennemi par 
excellence, c.-à-d. le diable, démon; 
païen G. d. V. 3956; de adversarius; 
adversiteit, adversitet, aversiteit, 
aversite I, 166. 215. 178. 212, adver- 
sité; advef'sitae. Cfr. vers, verser, vertir. 

Averser v. avers. 

Aversier v. avers. 

Aversiteit, aversitet v. avers. 

Avertir v. vertir. 

Avesprant v. vespre. 

Avesprer, avesprir v. vespre. 

Avestir v. vestir. 

Avene II, 344 et gloss. o. 

Aveugler v. oil. 

Aveule v. oil. 

Aveuler, aveuleteit v. oil. 

Aviaus V. avel. 



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AVI 



28 



A2U 



ATie V. aiye. 

ÂTigrorer, aTigorer y. vigor. 

ÂTilanee, aTillanee v. vil. 

ATilement y. yîL 

ÂTiller, ayiler, aTillier y. yîL 

ÂTiltance y. yU. 

ÂTiron, aTironner y. Yirer. 

Ariruner y. Yirer. 

Avis Y. Yeoir. 

Ayiser y. Yeoir. 

Avision Y. Ycoir. 

ATisonkes, ayisiuikes y. onkes et 

II, 311. 

Arirer y. YiYre. 

Ayoc, aToeqaes, aToques II, 344 
et glosa, o. 
At06 y. Yoifl. 

Ayoee, ayoeeh II, 344 et gloss o. 
Ayoement y. yois. 
Avoer y. yo. 
Ayoerie y. yoîs. 
Ayogle Y. oil. 
Ayogrieement y. oil. 
Ayoglement y. oil. 
Ayogler y. oil. 

Ayol interj. II, 397. 

Ayoiement y. Yoie. 

Ayoier y. Yoie. 

Ayoiltire y. aYoltre. 

Ayoine, ayaine I, il 9. II, 92, 
aYoine; de avena; ces deux formes ex- 
pliquent la double orthographe et la 
double prononciation modernes. 

Ayoir, ayer, ayeir I, 246, avoir, 
tenir, posséder; inf. empl. subst. II, 
380. 386, aYoir, richesse, argent, biens 
en général; comp. rayoir I, 237; se 
ravoir I, 257. 

AyoIer y. Yoler. 

Ayoltcre y. avoltre. 

Ayoltierge y. aYoltre. 

Ayoltre^ ayuUtre, ayultre, ayoa- 
trc, ayostre II, 338, illégitime, bâtard, 
adultérin; adultère, amant d'une femme 
mariée; ayoltere, ayoltierge, aynl- 
tere, ayoutere, ayoutire, ayoiltire 



M. s. J. 449, adultère; de adulter, 
adulterium, dont on a rejeté le d, puis 
remplacé cette lettre par v, 

Ayostre y. aYoltre. 

Ayoue y. yoIs. 

Ayoatere y. ayoltre. 

Ayoatire y. ayoltre. 

Ayoutre y. ayoltre. 

Ayuee^ ayueqaes II, 344 et gloss. o. 

Ayuert) e passim; ayuertement 
passim, que portent souvent les textes 
publiés, sont des fautes ; lisez auyert, 
aayertement. Y. aoYrir. 

Ayugler y. oil. 

Ayule Y. oil. 

Ayultere y. aYoltre. 

Aynltre, ayuiltre y. ayoltre. 

Awan Y. an et II, 275. 

Awe Y. aiguë. 

Aweeh II, 344 et gloss. o. 

Awil Y. oU. 

Awillon Y. aguile. 

Awoit II, 34. Cette forme est le 
participe passé du Yorbe aoire, aug- 
menter, accroître, de augere: Qui por 
seue biaute aoirây \ Se paint cum ymage 
marmoire (Reclus de Moliens). Y. Ben. 
s. Y. aoist. Mais auetus aurait dû pro- 
duire aoit, et il faut admettre que le 
io a été intercalé , d'abord pour éviter 
le hiatus et puis par souvenir du g 
radical du verbe: gu:=zw par suite de 
la confusion avec gt* venant de l'alle- 
mand iP. Cfr. prov. augut Un autre 
exemple de awoit, dans les mêmes M. 
s. J. p. 484. On a aotsement dans les 
Dial. de S. Grég. : Li dolors , Pierres, 
cui je sofire cascun jor, et toztens 
par usage est à moi viez, et toztens 
par aoisement noveaz. 

Ax de als I, 132. 

Axordre v. sordre. 

Ayer v. rier. 

Aymi inteij. II, 402. 

Azur II, 243, azur; du persan 
lazûr. Y, Ménage, 



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&AA 



29 



BAH 



B. 



Baailler v. baer. 

Babtizier y. baptisme. 

Bae V. bacin. 

Baecle Y. balasse. 

Baeeler v. bacbeler. 

Bacbele v. baiasBe. 

Bacheler, baehelier, baebiler, 
baeeler II > 285, Imâ. baccalarius, 
possesseur d'un bien rural nommé ba- 
ebelerie, bacoalaria; puis chevalier 
trop pauvre ou trop jeune pour avoir 
une bannière à soi; celui qui aspire 
au rang de chevalier, de prêtre; en 
général, aspirant à quelque chose, 
jeune homme qui n'est pas marié, jeune 
garçon, adolescent, béjaune. On admet 
d'ordinaire que les dernières signifi- 
cations indiquées sont les primitives, 
et Ton s'est cru autorisé à rapporter 
bachelier à la racine baeh, petit (v. 
baiasse). Cela est faux; en poursui- 
vant ce mot dans les chartes ; on voit 
que ses significations se sont dévelop- 
pées dans l'ordre où je les range. H 
ne peut donc être question d'une éty* 
mologie baeh» Borel dérive bachelier 
de baeulus. Sans parler de l'incompa- 
tibilité de forme, je demanderai quel 
rapport il y a entre baculus et bache- 
lier? D^autres ont proposé bas -cheva- 
lier y que la grammaire et l'histoire du 
mot bachelier repoussent également. 
Baxbazan enfin est remonté à baccalia, 
arbrisseau qui porte fruit, racine aussi 
peu en accord que les autres avec la 
signification de notre mot. Quant à 
l'étymologie baccalaureus , c'est un 
remaniement moderne de bachelier. Si 
.l'on me demande mon opinion, je ré- 
pondrai que je n'en ai aucune qui ait 
quelque apparence de vérité. Mieux 
vaut se taire que de proposer, comme 
on le fait trop souvent, des étymolo- 
gies qui pèchent ou contre l'histoire 



des mots ou contre leur forme. — 
Bachelerie prit des significations con- 
formes à celles que développa bachelier, 

Baebelerie v. bacheler. 

Baebelier v. bacheler. 

Baehiler v. bacheler. 

Baehin v. bacin. 

Baehinet v. bacin. 

Baein, baehin, bassin, Imâ. bacca, 
bacinus, bachinum: diminutif baelnet, 
baehinet* Bacin désignait aussi une 
armure de tête. On dérive ordinaire- 
ment bassin de l'allemand becken^ ahal. 
pecchi; cela est impossible, parce que 
la forme picarde aurait été baçuin et 
non baehin, Bacin dérive directement 
de la racine baCf creux, cavité, qui 
se retrouve dans l'allemand (bach, ruis- 
seau, proprement la cavité où l'eau 
coule; becken=baok-en) et le celtique. 
En ce cas, je préfère l'origine celti- 
que, parce que Grégoire de Tours 
parle du mot bacin comme d'un mot 
indigène (v. BC. bacinetum). A la 
même racine se rapportent bae^ autre- 
fois espèce de navire qui servait aux 
transports, aujourd'hui bateau plat 
pour passer les rivières; le diminutif 
bachot, et baquet, 

Baeinet v. bacin. 

Baeon I, 143, flèche de lard, lard, 
jambon, porc tué et salé, chair de 
porc; de l'ahal. bacho^ pacho, ailmsi, 
et allmod. bâche, jambon; dérivant de 
l'ahal. pah, dos, ancien norois bal:, 
anglo-saxon bâc, anglais back, parce 
que le dos du cochon est l'endroit 
où la graisse se jette; puis par exten- 
sion les significations indiquées. Cfir. 
cependant Schwenk B. W. s. v. hache. 

Baer, béer II, 291, ouvrir la bouche, 
attendre, bayer aux comeillles, avoir 
dessein, volonté, se proposer, pré- 
tendre, désirer avidement, aspirer; 



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BAE 



30 



BAI 



rire, se moquer; Imâ. badare, La signi- 
fication primitive de ce mot est celle 
que je donne la première. On a dérivé 
haer du celtique , en se fondant sur le 
breton badaf s'étonner, agir ou parler 
comme un sot; mais bada est un mot 
qui ne peut renier son origine romane. 
Baer a pour racine Tonomatopée ha^ 
qui désigne l'action d'ouvrir la bouche, 
d'où l'on a formé baare. De là baail- 
1er II, 370, bâiller, et souvent avec 
le sens de baer; baerie, air niais, 
itupide. Dans la langue d'oc, on avait 
intercalé un <; à ces formes, d'où hadery 
badalhar, bada, sentinelle, en bada, en 
vain ; intercalation qui se fit aussi sur 
les frontières méridionales de la langue 
d'oïl. Quelques-unes de ces formes 
en d intercalaire pénétrèrent vers le 
nord et se fixèrent dans la langue. Je 
citerai ici, pour la langue d'oïl, la 
forme rare bade, badinerie, plaisan- 
terie; en bades, en vain; badaud; badin, 
badiner, que les leiicograpbes du XYI* 
siècle traduisent encore par ineptus, 
ineptire. Cfr. baïf. 

Baerie v. baer. 

Bagasse ▼. baiasse. 

Bague 9 anneau que l'on porte au 
doigt; de bacea, perle, anneau de 
chaîne. Notre baie (fruit) a la même 
origine. 

Bague, paquet, bagage, équipage 
(hardes, meubles, marchandises, et en 
général tous les effets qu'on peut 
porter); Imâ baga, sac, coffre. Le 
mot bague se retrouve dans le gallois 
bag, le kymri baieh, charge, paquet; 
mais, à côté de ^, le gallois a le 
verbe bae, empêcher, ce qui nous fait 
penser à l'ancien norois baggi, charge, 
baga, empêcher (ahal. baga, interrup- 
tion , hésitation). Cependant les idio- 
mes germaniques modernes ne con- 
naissent que des formes enp initial, 
de sorte qu'il est difficile de décider 



si baggi, baga, ne sont pas des mots 
empruntés, et peut-être est -il mieux 
de s'en tenir ici au celtique. De 
bague, on a fait baguer, plier bagage, 
au part, passé équipé, garni. 

Baguer v. bague. 

Bahaleiyet I, 47, de pers. sing. 
imp. ind. de bahaleir, bêler, de ba- 
lare, avec la flexion eve I, 219. D'où 
provient le ha, ou , ce qui revient au 
même, le redoublement de l'a, car le 
h sert simplement à indiquer que les 
deux a doivent se prononcer ? L'auteur 
a-t-il eu une onomatopée en vue et 
doit -on admettre influence de baare, 
baailler? La forme actuelle se rap- 
porte au latin belàre, ital. belare. 

Bai, de couleur brune, en parlant 
des chevaux; du latin badiua; de là 
iNlille, baiUet, rouge pâle (des che- 
vaux aussi). 

Baiasse, biO^^®» iNigasse, sui- 
vante, femme de chambre, et fille 
publique, femme débauchée; du celti- 
que baehes, petite femme , de baeh, 
petit. Cette dérivation est d'autant 
plus probable que la langue d'oïl avait 
encore les formes baissele, baiehele, 
baehele, baeele, qui signifiaient 
jeune fille , servante ; dim. baissielete 
T. F. M. A. 120. Cfr. les significa- 
tions de fille. 

Baïf Ben. 5325, ébahi, étonné; 
comp. esbahir, esbaXr n, 281. 289, 
ébahir, étonner; d'où esbahiement, 
avec admiration. La racine est l'ono- 
matopée interjective ba (Q. L. d. B. I, 
36). Cfr. baer. 

Baigner v. bain. 

Bail, baile, tutelle, tuteur, cura* 
teur, administrateur; baillir II, 277. 
379, administrer, gouverner, traiter; 
bailler, baller, bailler, bailler II, 
378, donner, prêter; mais aussi, comme 
baillir, gouverner, avoir en sa puis- 
sance, d'où atteindre, joindre, toucher. 



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ËAt 



31 



BAL 



manier, porter; de là faillie II, 379. 
395, administration, garde, soin, pro- 
tection, pouvoir, domination; bail- 
lance» action de donner, de mettre 
qqn. en possession de qqch.; bail- 
liage, tutelle ; comp. abaiUer, attein- 
dre, rejoindre, rattraper; malbaillir, 
maubaillir II, 37, maltraiter, détruire, 
ruiner. — Du latin bajalas, baju- 
lare* A la même racine se rapporte 
balle, baille, lieu fermé de palissa- 
des, première défense d'une ville, et, 
par extension, les pieux qui la forment. 

Balle, baUle y. bail. 

Bailler v. bail. 

Baillance y. bail. 

Baille, baiUet y. bai. 

Bailler y. baU. 

Bailliage y. bail. 

Baillie y. bail. 

BaiUir y. baU. 

Bain II, 77, bain; baigner, bain- 
grner, avec et sans se y II, 326, baigner; 
de bcUneum, avec syncope de /. Se 
baigner s'employait quelquefois pour 
se délecter. 

Balngner y. bain. 

Bairon y. baron. 

Baisement y. baisier. 

Baisier, beisier, baissier (je ^ois, 
rime R. d. 1. V. 67) I, 128. 232. II, 
21. 226, baiser; basiare, debasiumq}!! 
n'a pas passé dans la langue d'oïl, 
prov. bais, ital. bacio, esp. beso; nos 
pères disaient balsement, baiser, bai- 
sement; comp. entrebaisier I, 134. 
II, 370, se baiser mutuellement. 

Baissele y. baiasse. 

Baisser y. bas. 

Baissier, baiser y. baisier. 

Baissier, baisser y. bas. 

Baiyre y. boivre. 

Balain 1, 106, flagellum, du breton 
balaen, balai, de balan «== genêt. Quant 
à balai j balayer y proY. balai, verge, 
qui paraît être la signification primi- 



tive de balai , il doit également avoir 
été introduit du celtique sous cette 
forme, parce que le roman n'a pas de 
suffixe substantive ai. Ou serait-ce 
une altération de balain ? Cfr. encore 
balaony plur. de bala, en kymri, bour- 
geons des arbres , balant^ pousses des 
arbres; et Dief. Celt. I, 190. 

Balance, balance, au figuré incer- 
titude; de bilanx, 

Balbier v. baube. 

Bald, band, baut, s. s. et. p. r. 
balz, bauz, bans II, 285, bardi, 
audacieux, assuré, gaillard, dispos, 
joyeux; adv. baldcmcnt, baudemcnt 
II, 187, avec audace et insolence, 
hardiment, joyeusement; baador,bal- 
derle, banderie, hardiesse, audace, 
joie, allégresse; baudir, se réjouir; 
vb. comp. esbaldir, esbandir, deve- 
nir audacieux, donner du courage, 
avoir du courage , égayer, élever, ré- 
sonner; d'où resbaldir II, 97, rani- 
mer, reprendre courage, devenir auda- 
cieux, insolent, réjouir. Racine: goth. 
baliha^ audax {balthabay franchement, 
loyalement; bàlthei, franchise, con- 
fiance, assurance), ahal. bald^ liber, 
fidens, audax (adverbe baldo; bàldi, 
fiducia, constantia); goth. balthjan, 
oser, ahal. balden, etc. 

Bàldement v. bald. 

Balderie v. bald. 

Baldre v. baldret. 

Baldrei v. baldret. 

Baldret, baldre, baldrei, baudre 
n, 69, baudrier, ceinturon; de l'ahal. 
balderich, balteus. Notre baudrier est 
un dérivé de baudre. Comp. eabaudré 
(subst), le milieu du corps, la partie 
que couvre la ceinture. 

Baler, baller, sauter, danser, se 
réjouir. M. Wackernagel (A. L. p. 236, 
note 1) fait observer que, dans le 
moyen -âge, comme chez les Grecs, le 
jeu de paume était inséparable de la 



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BAL 



32 



fiAÈ 



danse et du chant, et il dérive baUr 
de balle. Cette dérivation me paraît 
fort juste; j'ajouterai seulement que 
balle vient de Tahal. baUa, palla, balle. 
On a souvent pensé au g^ec ndlXa, 
TtdlXëiv, pdU.HV, fictlXCCëiv, comme 
racines de balle et baler; c'est, je crois, 
aller trop loin. De baler dérive peut- 
être baloier^ se remuer de côté et 
d'autre, flotter, voltiger (cfr. ban), et 
certainement le substantif baat, baus^ 
saut, bond. 

Balle V. baler. 

BaUer^ donner v. bail. 

Balier, sauter b. baler. 

Ballier v. bail. 

Baloier v. baler et bande. 

Balois n, 104, ce qui reste après 
que le grain a été vanné ou criblé, 
criblure; blé tombé dans la grange. 
La balle formant la principale partie 
de la criblure, ce mot doit se rappor- 
ter à la même racine, qui est pro- 
bablement celtique; cfr. le kymri bal- 
laeçy peau, glume, gousse; gallois 
baUanf ib. 

Balz V. bald. 

Ban II, 265. 149, vb. banir, ban- 
nir II, 266; oat bannie lî, 32; adv. 
baniement I, 81, par ban; delà 
banier^ celui qui dénonce un ban, 
qui fait une semonce; celui qui est 
obligé de moudre son blé au moulin 
et de cuire au four de son seigneur ; 
adj. banal II, 266; bandon II, 266; 
abandon; d'où abandon II, 266; et 
d'ici abandonner II, 266; adv. aban- 
donnement II, 267. Comp. esbanir, 
convoquer, rassembler; forbanir^ ban- 
nir, reléguer; i. e. par ban; subst. 
forban^ bannissement et banni, pirate 
(for = foras). Cfr. arban, bande. 

Bande, bende n, 181. bande, i. e. 
espèce de ruban, etc., et troupe; du 
goth. bandi {î), lien; allm. dattJ (n.). 
Ce mot est de la même famille que 



ban; cfr. H, 266 et Dief. G. W. I, 
296 et suiv. A ce primitif se rap- 
porte également baniere, prov. ban- 
diera, bannière; cfr. II, 265 le goth. 
bandva, bandvo, sign»; vb. banoier^ 
prov. bandeiar, baneîar, voltiger, flot- 
ter ; significations qu'a aussi le verbe 
baloier (s. v. baler), et peut-être ces 
deux mots sont-ils identiques, par suite 
d'une permutation de la liquide. Cfr. 
rital. balicare = baloier =:banoier, et 
le Imâ. banicare. Banoier signifiait 
encore, comme les composés esbanoier, 
esbanoiier, esbaneier, esbanier I, 
264. II, 356, amuser, se réjouir ; d'où 
esbanois, esbaneis, amusement, dl- 
vertÎBsement. Cfr. ban. 

Bandon v. ban. 

Baniement v. ban. 

Banier v. ban. 

Baniere v. bande. 

Banoier v. bande. 

Bapteiement v. baptisme. 

Bapteier v. baptisme. 

Baptestal I, 402, punition, juge- 
ment sévère, querelle. Ce mot se trouve 
encore dans le même roman v. 2258 ; 
dans le R. d. Ren. I, p. 255 il est 
écrit batestal, prov. baU»tau, Lei> 
est-il intercalé ? Alors on pourrait le 
rapporter à battre ; sinon je ne saurais 
d'où le dériver, car il n'est pas pos- 
sible de songer à la racine de baptisme. 

Baptestire v. baptisme. 

Baptiier v. baptisme. 

Baptisme, batesmeL 212. 216. 
baptême: baptisma; baptizier, bap- 
tiier, bapteier, babtizier, batizer 
I, 69. 305. II, 11, baptiser; baptizare; 
de là bapteiement, baptême; bap- 
testire I, 78. II, 15, vaisseau où 
l'on baptise, et, par extension, bap- 
tême; baptiaterium. 

Bar V. bière. 

Baraigne, brahaigne DC, bre« 
baigne, brehaine, brebange M. s. 



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BAR 



33 



"ÈAU 



J. 477, stérile (des femmes, des ani- 
maux et des choses). Brehaigne pa- 
raît être formé par un rapprochement 
du r à la consonne initiale et le h se- 
rait euphonique. Baraigne dérive de 
l'allemand, selon M. Dicz I, 81, mais 
il ne dit pas comment; selon d'autres, 
du breton bree^han^ stérile (des fem- 
mes). Brei^haii n'a pas de correspon- 
dant dans les autres langues celtiques 
et cela inspire des doutes sur son ori- 
ginalité. Cfr. cependant Dief. Celt. I. 
98. Baraigne peut avoir pour racine 
bar (barus, baro), homme, d'où harana, 
femme homme, femme stérile. Cfr. 
tavça de radçoçj port, tourra de 
touro, prov. torig(a) de taur, esp. ma- 
chorra de macho. 

Baraty barate, barète , fraude, 
tromperie, ruse, fourberie; désordre, 
confusion, embarras; troc; barater, 
baréter^ tromper, friponner, frauder ; 
faire un troc; d'oii barateres, traître, 
trompeur; baretele^ colifichet; comp. 
desbarater, desbareter, tromper, 
réduire à rien, défaire, vaincre; des- 
barateison, desbarateiz, défaite, dé- 
confiture. Le grec nQthxHVy vendre, 
agir, tramer, intriguer, répond assez 
bien, pour le sens, à barat^ barater; 
mais il faut être très-circonspect avec 
les étymologies grecques, et ne les 
admettre que quand il est prouvé que 
le mot nous vient du sud. Tel n'est 
pas le cas ici, je crois, car barat a 
développé plus de formes que dans 
toutes les autres langues romanes. La 
racine de barat se trouve, sans doute, 
dans le breton barad, batrady trahi- 
son, astuce, ruse, bien que ce mot 
paraisse isolé dans les langues celti- 
ques. Cependant il peut être décom- 
posé en bar -ad; or, bar signifiait mer 
et a encore cette signification en irlan- 
dais. De l'idée de mer, on aurait 
passé à celle de faire du commerce, 

Burguy, langu» d'oïl, Glossaire, in. Éd. 



et de celle-ci à tromper, il n'y a 
qu'un petit pas. Cfr. bargaigner, troc, 
troquer. 

Barate v. barat. 

Barater, barateres v. barat. 

Barbe I, 62, barbo; barba; barbet, 
barbé I, 196. II, 278, barbu, et, par 
extension, vieux; barbatua. 

Barbet, barbé v. barbe. 

Barbis v. berbis. 

Bare v. barre. 

Barète v. barat. 

Baretele v. barat. 

Baréter v. barat. 

Bargagne v. bargaine.- 

Bargaigrne v. bargalne. 

Bargaigrner v. bargaine. 

Bargraine, bargagne, bargaigoe 
II, 329, marché, accord, convention; 
action de marchander, hésitation, re- 
tard; afi'aire, mêlée; bargaigner, 
bargeigner, barginer, plus tard bar- 
gainer, barguigner, qui noua est 
resté, marchander, hésiter; Imâ. bar- 
caniare, La forme latine nous montre 
que le g dérive de e, ce qui permet 
de rechercher l'origine de ces mots 
dans barca^ navire qui apporte et em- 
porte des marchandises, d'où l'idée de 
faire du commerce en général. Cette 
dérivation est d'autant plus probable 
que barge II, 226, signifiait barque, 
chaloupe ; (proprement barge = barica 
= prov. barja). Cfr. barat. Quant à 
barca, il dérive sans doute du celti- 
que bare; ib. 

Barge v. bargaine. 

Bargeigner v. bargaine. 

Barginer v. bargaine. 

Bargoiner, barguigner v. bar- 
gaine. 

Barisiel v. barre. 

Barizel v. barre. 

Bamage v. baron. 

Bamaige v. baron. 

Bame, bamet v. baron. 
9 



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BAE 



34 



ËAE 



Bamilement v. baron. 

Baron, bairon, s. s. bers I, 71. 

n, 230, Imâ. baroj homme, comme le 
latin vir, mari; de là, par opposition 
à femme, viril, vigoureux, énergique, 
courageux, brave (empereres ber, mult 
par es ber e sage, Ch. d. R). A ces 
significations, on joignit, dès les plus 
anciens temps, celles de homme né 
libre, homme distingué par sa nais- 
sance, grand de Tempire, vassal, il- 
lustre guerrier. Outre le haro de la 
basse latinité et des langues romanes, 
il y en a un dans le latin classique; 
Cicéron p. ex. l'emploie souvent, il se 
trouve aussi dans Perse, TertuUien, 
et toujours avec le sens de sot, stu- 
pide, lourdaud, imbécile ; toutes signi- 
fications fort éloignées de celles de 
notre baron. Le baro classique a sans 
doute une origine fort différente. Un 
commentateur de Perse, à propos du 
passage oti se trouve le mot baro 
(satire V.), fait observer que, dans le 
langage des Gaulois, baro ou varo 
signifie aervua milttumj et Isidore 
(Origenes IX, IV.) traduit à peu près 
de même baro par mereenariua, en le 
dérivant de fiaçùç, forj;, grossier, 
fortis in laboribus. La notice du com- 
mentateur est-elle exacte ? Nous trou- 
vons dans l'ancien gallois bar^ héros^ 
qui répond fort bien à la signification 
de l'ancien français bery vaillant, cou- 
rageux; mais cela n'est guère analo- 
gue au baro du commentateur. Du 
reste, le celtique bar n'aurait jamais 
produit bers, baron; ber serait resté 
partout. Les mots qui appartiennent 
à la même classe que bera dérivent 
tous du latin ou de l'allemand. Mais 
on. sait que les Bomains confondaient 
souvent gaulois et germain, et ceci 
nous ouvre une nouvelle voie. En 
partant de la signification servus mi' 
litum^ valet d© soldat, c'est-à-dire celui 



qui porte les paquets des soldats , on 
aurait la racine gothique bairan, (pé- 
QHV, TTQOçiféQHVf (poQCÎVf paaxK^Hv; 
ahal. berany porter; ancien frison hera^ 
porteur, ancien norois bor, ib.; d'oîi 
ahal. be^'Oy porteur. On aurait donc 
les significations porteur, homme fort, 
homme , vassal , etc. ; cependant cette 
hypothèse est trop problématique. II 
faut chercher une autre étymolog^e; 
ou , du moins , en laissant de côté le 
commentateur, dériver de bairan d'autre 
façon. Barn, autrefois commun à tous 
les idiomes allemands {beam en anglo- 
saxon, bern en frison), signifiait infans, 
proies, un être humain quelconque 
(Ottfried 1, 11, 13); l'anglosaxon beom 
a le sens de homme , un grand ; de 
bairan , beran. Là est l'origine im- 
médiate de notre mot baron; ce qui 
n'empêche pas que le baro de la basse 
latinité, si vraiment il est d'origine 
étrangère, appartienne à la racine bai- 
ran; mais il faut séparer baro et barons 
quant à la signification. Cfr. les ex- 
pressions aujourd'hui perdues: Bar- 
mann, homme obligé à payer un cens; 
ôarschalk, espèce d'homme libre. Dér. 
barnage, barnaige II, 303. 317. 
341, corps ou assemblée de la noblesse, 
naissance illustre, grandeur d'âme, 
vaillance ; barnet, iNime, baronnage, 
baron, corps de nobles; banuiie) ba- 
renie II, 286. 346. 364, mêmes signi- 
fications que barnage ; iMiniilement, 
noblement; embarnir, devenir fort, 
croître, devenir gros; bemage, suite, 
équipage d'un grand seigneur, genre 
de vie d'un grandseigneur. 

Baronie v. baron. 

Barre, bare II, 366, (barre,) re- 
tranchement, clôture; en terme de 
droit, exception, défense, fin de non- 
recevoir ; de là notre barreau, barrière? 
barrer, (barrer,) enfermer, enclore; 
débattre, contester; du celtique: kymri 



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ÊAH 



â5 



ÎÎAS 



barj pi. barau^ branche, etc. Y. Dief. 
Celt I, 184 (279 A). C'est à la même 
racine qu'appartiennent nos mots em- 
barras ^ embarrasser j débarrasser, et 
peut-être barrique, baril, dans l'ancienne 
langue bareil, bariel, deminutif ba- 
risiel, barizel R. d. 1. V. p. 82. 
C£r. le breton baraz = baquet. 

Barrer v. barre. 

Barmier t. berrier. 

Bander v. berner. 

Barunie v. baron. 

Bas 9 basse} large, gros et court 
(trapu), bas; dérivé de bassus, mot de 
la langue populaire, sans aucun doute; 
car il se trouve souvent comme nom 
propre. Isidore, dans son glossaire, 
traduit bassus par crassuSf pinguis; et 
Papias, tout en lui donnant le même 
sens , est le premier que lui attribue 
la signification de humilis. Gfr. Fuchs 
p. 198. La signification primitive est 
donc crassns, pinguis, comme le prou- 
vent encore l'italien bassotto, gros, 
gias, et les significations que bas a 
dans la langue d'oïl. Y. Jubinal N. 
R. II, p. 260 un exemple de basj où 
il ne peut être question de profon- 
deur. On a essayé fort inutilement 
de dériver bas de fidaatov pour fia- 
d-vreçoç; ou du celtique, en se basant 
sur le breton bâz^ peu profond. On 
s'ap^oit au premier coup d'oeil que, 
pour le sens, cette dernière étymolo- 
gie est tout à fait fausse. Bas^ en 
opposition avec sovrain, signifiait les 
choses temporelles, d'ici- bas, sovraifiy 
les choses célestes, étemelles; basse 
ore, soir; cfr. hait; empl. subst. II, 
884; Toler du bas, ruser, faire par 
astuce; adv. bassement, en bas, bas. 
De basy on fit basseee, employé 1. 1, 
p. 55 dans le sens que je viens d'ex- 
pliquer pour bas; baisser, baissier, 
baisser, abaisser, abattre; comp. 
fibaisser, abaissier 1, 128. 337. II, 



162, abaisser, rabaisser, humilier, dé- 
primer; abaisser honor, manquer au 
respect dû à qqn., ou à sa charge. 

Bas V. bc. 

Basme v. bausme. 

Basseee v. bas. 

Bassement v. bas. 

Bastard, bastart, s. s. et p. r. 
bastarz, bastars, 1, 344, bâtard ; Imâ, 
bastardus; bastardon, petit bâtard. 
Bastart est un mot qui ne se montre 
pas avant la seconde moitié du XI* 
siècle, et le premier à qui on l'appli- 
qua fut, selon l'histoire, Guillaume, 
duc de Normandie, conquérant de 
l'Angleterre. On a décomposé bastart 
en bas-tarty parce qu'aux XIII® et 
XIV* siècles, on trouve fUs^JUlede bas, 
pour bastart (enfans de bas Phil. M. 
11610), venir de bas=s ej. illegitimo 
concubitu ; et l'on a cru retrouver son 
origine dans le celtique ^^2»= bas et 
torrf = extraction , ainsi bastart = de 
basse extraction: gallois basdarz, bre- 
ton bastard. Par malheur bas n'est 
qu'une orthographe altérée de bast: 
JUs,Jille de bast, venir de bast, comme 
le prouvent les chartes les plus an- 
ciennes et les plus correctes. Il faut 
donc lire bast -art. D'après cela, l'éty- 
mologie indiquée se réduit à rien, et 
les j^étendues racines celtiques m'ont 
tout l'air d'être empruntées au roman. 
Bastart a une origine allemande. En 
comparant la signification du verbe 
bastir (s. v. baste) à celle de quelques- 
unes de nos expressions populaires 
pour désigner une action dont je dois 
passer ici le nom sous silence, je se- 
rais tenté de dériver bastart de ce 
mot et de la terminaison art, qui 
vient, en général, du gothique hardus, 
ahal. hart, Cfr. liart. [On sait que 
art, ard, se joint aux noms et aux 
verbes; que les mots en ar^ désignent 
des personnes, quelquefois des animaux 
3* 



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BAS 



36 



BAT 



(des choses plas rarement), et que 
leur signification a d'ordinaire quelque 
chose de rabaissant, de dénigrant, en 
général de mauvais.] On s'explique- 
rait facilement ce que c'est qu'n enfant 
baati, par abrévation un bastard. Ce- 
pendant les expressions fils de bast, 
etc., ne permettent guère cette étymo- 
logie. — Le substantif allemand bast 
signifiait proprement cortex , cutis; 
mais il ayait développé un grand 
nombre de significations, parmi les- 
quelles je citerai celles de liber, aubier, 
llg^ature des souliers, de bât, de chose 
de peu de valeur, chose vile. Ce bast 
est peut-être la racine de notre bât, 
anc. franc, bast, Imâ. basta, bastum; 
le nom de la ligature a été trans- 
porté à celui de la cbose même, ou 
bien il ne serait pas impossible que 
les premiers bâts eussent été faits d'au- 
bier, de tresses d^aubier. En Suisse, 
bast signifie encore bât. H y a cepen- 
dant une raison pour ramener bât à 
la famille de baston => bâton, v. ci- 
dessous. Quoi qu'il en soit, bast=h&t 
forme le radical du mot bastard, c.-à-d. 
enfant du bât, expression populaire 
péjorative, qui a sans doute pris nais- 
sance dans le sud, oil il y a beau- 
coup de mulets, d'ânes, et où leurs 
conducteurs avaient l'habitude d'éta- 
blir leur couche sur les bâts. On sait 
assez la vie que ces conducteurs de 
mulets menaient avec les filles d'au- 
berge, pour croire à un grand nombre 
d'enfants conçus sur les bâts, et à une 
généralisation de ce nom. Cfr. du 
reste coitrart s. v. cotre, et l'allemand 
bankart, bankert, filius naturalis, spu- 
rius, de bank, banc ; et dans la langue 
du peuple, von der bank fallen, en 
parlant d'un enfant, signifie avoir une 
naissance illégitime. Si l'on admet 
pour bast l'étymologie allemande, et 
non pas celle qui le rapproche de 



baston, l'explication du mot bastart 
dont j'ai parlé en premier lieu, touche 
de très près, par son origine, à celle 
indiquée plus bas; carbastir de bestan, 
basten, et bast sont de la même famille. 

Baste^ couture grossière, faufilure ; 
vb. hastir, aujourd'hui bâtir, attaclier 
de pièces les unes aux autres en les 
cousant à grands points; de l'alial. 
bestan, raccomoder, rapiécer, du subst. 
bast. 

Bastille v. baston. 

Bastiller t. baston. 

Bastir, bâtir v. baston. Ne con- 
fondez pas avec bastir s. v. baste. 

Baston, hastuii II, 345. 387, bâ- 
ton, toute espèce d'arme offensive et 
défensive ; dim. bastoneel, petit bâton, 
houssine. Le mot qui sert d'origine 
à baston (DC. basto) appartenait sans 
doute à la langue populaire et il est 
de la famille du grec fia&niCsiv, 
porter un fardeau, porter, soutenir. 
En partant de ce point de vue, c.-à-d. 
de l'idée de support, base, couche, 
on peut rapporter ^ à la même ra- 
cine (cfr. bastard), ainsi que les mots 
hastirll, 357. 369, bâtir, établir, 
composer, former; (cfr. plaid); ba- 
stille, tour, château, forteresse; siège 
d'une ville ou d'un château ; bastiller, 
assiéger. 

Bataille, batailler v. batre. 

Batailleur v. batre. 

BataHlier v. batre. 

Bâtant v. batre. 

Bateans v. batel. 

BateiUer v. batre. 

BateUlons v. batre. 

Batel, s. s. et p. r. bateans, ba- 
tians, batens, bateau, Imâ. batus, 
batellus; de l'anglo-saxon bât, petit 
vaisseau. 

Batesme v. baptisme. 

Batestal v. baptestal. 

Bateus v. batel. 



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BAT 



37 



BEC 



Batiaiis v. batel. 

Batizer t. baptisme. 

Batre, battre^ battre; de batuere; 
venir hâtant 11^ 376; ^o^ bâtant, battant, 
tout courant, en toute bâte. De là 
bataille, II, 390, bataille, corps de 
bataille, principal corps d'armée ba- 
taille campelf éhampel, ehampal, campel, 
campai, bataille rangée ; bataille notnee, 
combat dont le sujet et le jour sont 
indiqués ; faire bataille, faire du bruit, 
se plaindre de qqch.; yb. batailler, 
bateiUer, combattre; d'où batailleur, 
bataillier, guerrier, soldat, querel- 
leur; adj. bateillous, belliqueux, 
guerrier , vaillant. Gomp. abatre I, 
82. 233, renverser, abattre, vaincre; 
abolir, supprimer; abatre la vérité U, 
64; part. empL subst. abatut II, 73, 
le tombé, lo mort; rabatre I, 337, 
abattre à son tour, rabattre; — des- 
batre, debatre, débattre, agiter, 
frapper; subst. desbat, débat, débat; 
dér. debateis, action d'agiter; — 
esbatre, amuser, divertir, se réjouir ; 
d'où esbatant propr. part, prés., gai, 
gaillard; esbatement, amusement; — 
eombatre, eonbatre 1, 59. 193, com- 
battre, battre, débattre; subst. com- 
bat, combat, débat; dér. eombateres, 
eombateor, eombateur, combattant, 
assaillant; eombatant propr. part, 
prés., propre au combat; (tous ces 
composés avec les variantes de com ;) 
— embatre, enbatre, anbatre I, 
74. 188. 286, pousser, lancer, enfoncer; 
abattre, renverser; s' embatre II, 140, 
s'élancer sur qqch. , entrer. 

Baube, (balbe),-T)ègue; de balbus; 
ital. balbo; de là balbier II, 386, 
balbutier; abanbir, ebaubier H. d. 
V. p. 235, étonner, surprendre, eflfrayer ; 
ainsi notre ébaubir signifie proprement 
faire bégayer. 

Bançant, banzan, bauehant, 
taché de blanc, couleur de pie, en 



parlant des animaux, en général ta- 
cheté; de balteus, baltitta, bord, bor- 
dure, ceinture. Le simple s'est con- 
servé dans l'itaL balza, 

Bauehant v. bauçant. 

Baud, baudement v. bald. 

Baudequin, étoffe de soie et d'or, 
et, par extension, baldaquin, parce 
qu'on se servait de cette étoffe pour 
faire les dais. Le nom de baudequin 
donné à l'étoffe lui vient de la ville 
d'où on la tira d'abord, Bagdad, eu 
italien Bàldaeeo. Baudequin était aussi 
le nom d'une petite monnaie. Y. DC. 
baldakinus, moneta. 

Bauderie v.bald. 

Baudir v. bald. 

Baudor v. bald. 

Baudre v. baldret. 

Baus, baut subst. v. baler. 

Bausme, basme I, 327. II, 181. 
baume; baUamum; de là embasmer 
II, 181, oindre, embaumer. 

Baut V. bald. 

Baut subj. de bailler I, 245. 

Bauz, baus v. bald. 

Bauzan v. bauçant. 

Be pour De, Dieu II, 403. 

Beals V. bel. 

Bealtet v. bel. 

Beaus v. bel. 

Bec, s. s. et p. r. bes, bec; mot 
d'origine celtique, comme le prouve 
le passage suivant, où il est question 
d'Antonius Primus, général de Yes- 
pasien: Cuî Tolosae nato cognomen 
in pueritia Beeeo fuerat, id valet gal- 
linacei rostrum (Suétone, Vie de Vitel- 
lius XVIII.). Breton bek, gallois beie. 
De là beeliier, becqueter; bechet, 
beequet, brochet (poisson); besche, 
besque R. d. 1. V. 240, avec s inter- 
calaire, bêche; bannir sur la besehe, 
sous peine d'être enfouie; supplice 
pour les femmes qu'il n'était pas d'usa- 
ge alors de pendre; beseher^ bêcher. 



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BEC 



38 



BEB 



Kos mots béquiiief bécaêse, abéquer^ 
ont la même racine. 

Beehet t. bec. 

Bechier v. bec. 

Beeqnet v. bec. 

Béer v. baer. 

Beeste v. beste. 

Beflè, moquerie; 1>eflér, se moquer 
de quelqu'un, le tromper; befller, ibid. 
Notre bafouer n'est qu'une forme allon- 
gée de beffer. De l'allemand baffm, 
boeffûn^ résonner, aboyer? 

Beffer y. befife. 

Beffler v. beffe. 

Befreit v. berfroît. 

Behorder y. horde. 

Behort v- borde. 

Behourder v. borde. 

Behourt v. borde. 

Beisier v. baisier. 

Beivre v. boivre. 

Bel, Mel, Meu, beals, biaus, 
beaus, biau I, 96. loo. 105. 155. 
II, 254, agréable, gentil, joli, cber, 
(bel) beau; beUus; estre bel à qqn, I, 
273; ady. bellement, bielement, 
bêlement I, iso. 137. 223. U, 75, 
bellement agréablement, gentiment, 
doucement, chèrement; de labealteit, 
biautel. 148, beauté; abelir, 1,378. 
II, 313, plaire, être agréable, char- 
mer; ambeleter I, 75 propr. d'un 
diminutif belet, embellir, enjoliver. — 
Beau, dans nos compositions beau- 
père, belle- mère, etc., voy. mère. 

Bêle, belette, peau de belette. Le 
terme moderne est un diminutif de 
bêle. Bêle dériye de bella, beau, belle. 
Cfr. l'anc. anglais fairy, le bavarois 
schonthierlein , le danois kjônne, be- 
lette. On a souvent dérivé ce mot du 
kymri bele^ martre, ou de l'ahal. bilihj 
auj. bille, zizel ; mais il est, je crois, 
inutile d'aller si loin. 

Belefroi v. berfroit. 

Bêlement y. bel. 



Belloi y. loi 
Ben y. bien. 
Beneflee y. faire. 
Bende v. bande. 
Beneiehon y. beneir. 
Beneiçnn v. beneir. 
Beneir I, 320, beneistre, beni- 
strel, 321; beneiçon, beneiehnn 

I, 282. II, 293, bénédiction; bene- 
dietio, Cfr. maleir. 

Beneistre v. beneir. 

Benigrne (m.) I, 78, bénin; benig- 
nuê, prov. bénigne; adv. benigrne- 
ment, ib.; benigniteit, benigrne- 
teit I; 213. 322, bénignité, douceur ; 
benignitas (benignitat). 

Benignement v. bénigne. 

Benigneteit v. bénigne. 

Benigniteit v. bénigne. 

Benistre v. beneir. 

Ber préfixe v. loi. 

Berbis, barbis II, 361. 387, bre- 
bis; de berbex pour vei-vex, Imâ. ber- 
bix; de là bergi^r, bregri^r II, 387, 
R. d. 1. V. p. 79, par le rapproche- 
ment du râla consonne initiale, comme 
dans brebis — berger; bereil, ber- 
gerie, étable à moutons, aujourdlmi 
bercail. 

Bereer, berser, bierser I, 266. 

II, 312, tuer avec un trait ou une 
flèche, chasser à Tare; bereerie XI, 
343, armes de chasse, l'arc et les 
flèches; bersail, berseil, but, auquel 
on vise; bersailler, berseiUer, at- 
teindre. Bacine? L'origine que lui 
donne DC, de bersa, haie, clôture, 
dans lequel Oarpentier retrouve le bre- 
ton, berzy bertfhy empêchement, défense, 
d'oii 3^(7^' =s chasser dans un parc, 
n'est pas du tout soutenable. Bercer 
n'a jamais eu la signification de clore 
d'une haie ou de protéger, et la signi- 
fication de bercer ne se rapporte pas 
seulement à la chasse dans les parcs. 
Ménage, au mot herser et dans ses 



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BER 



39 



BES 



Origines ital., donne à berser une fausse 
origine. 

Bercer v. bers. 

Bereerie v. bercer. 

Bereil v. berbis. 

Berefreit t. berfroit. 

Berele (altération de barele, proT. 
baralhy baralba), dispute, contestation, 
querelle , désordre. Ce mot paraît se 
rapporter à la même famille que baratj 
V. s. e. y.? 

Berflreit v. berfroit. 

Berfroit, berfireit, berefreit, 
belefroi, beflreit, beffroi, c.-à-d. dans 
le principe, espèce de tour roulante, 
en bois, que Ton faisait approcher des 
murs d'une ville assiégée, afin que les 
soldats qui se trouyaient dans cette 
tour pussent, en toute sûreté, lancer 
des projectiles dans la yille. Plus tard 
on donna le nom de befrd à une tour 
située dans l'intérieur d'une yille, et 
dans laquelle se trouvait une cloche. 
La sentinelle placée dans la tour devait 
sonner l'alarme en cas de danger. 
Enfin on nomma èefroi la cloche 
d'alarme elle-même. De l'almâ. bere- 
vrit, bervritf même signification que 
la primitive de notre beffroi; Imâ. 
berfredus, belfredus. 

Bergrter v. berbis. 

Berna^e v. baron. 

Berrier, bermier, bemier, bar- 
mier, baniier II, 336, éclaireur, 
soldat d'ayant -poste, dont la valeur 
était devenue proverbiale. D'après 
M. d. F. I, 54 on donnait aussi ce 
nom à des chasseurs. Primitivement 
berrier a signifié un habitant du Berry, 
puis il est devenu appeliatif. Pour- 
quoi et comment? 

Bermier, bemier v. berrier. 

Bers, baron v. baron. 

Bers, Mers, liere, biereh, ber- 
ceau; dér. berenel, bereol 1, 7i, ib.; 
Imâ. berdolum (v. DC. i. v.); berser. 



bercer, bercer. Ces mots ont-ils quel- 
que affinité avec bercer cité plus haut ? 
Ménage dérive bers de versus, a ver- 
tendo, à cause q'uon le remue pour 
bercer l'enfant. 

Bersail v. bercer. 

Bersailler v. bercer. 

Bersell v. bercer. 

Berseiller v. bercer. 

Berser, chasser v. bercer. 

Berser, bercer v. bers. 

Bertoder» bertauder, bertouder 
I, 266, bretauder (par transposition 
du r), tondre, couper, châtrer, puis, 
par extension, se moquer, tourmenter. 
Ce verbe, hormis la terminaison, nous 
vient tel quel du celtique. On voit 
par l'ancien irlandais que l'infinitif 
était simplement le substantif du verbe 
et qu'on avait des infinitifs dérivés 
avec adf edj id, ud, etc. Or, bertod 
représente la racine celtique berth, 
bertf gallois berth (adj. et subst.), riche, 
beau, parfait, avec ud; de sorte que 
bertoder signifie propr. ôter ce qui 
rend beau, parfait, décompléter une 
personne, si j'ose m'exprimer ainsi. 
On trouve berrthar =^ ionàentur dans 
un manuscrit irlandais du dixième 
siècle. (Wfirzbourg.) 

Bertouder v. bertoder. 

Bes préfixe V. loi. 

Besaiye v. aive. 

Besche v. bec. 

Beslei, besloi v. loi. 

Besognicr v. soin. 

Besognol v. soin. 

Besoig V. soin. 

Besoignable v. soin. 

Besoignal v. soin. 

Besoigne, besoign^r v. soin. 

Besoignens v. soin. 

Besoignos, besoignus v. soin. 

Besoin v. soin. 

Besoing v. soin. 

Besoingnos v. soii^. 



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BES 



40 



BDS 



Besoimos t. bou. 

Besongrne, besongaer r. boûl 

Besoniable t. soin. 

Besque r. bec. 

Bestaneier t. tenser. 

Bestant t. tenser. 

Beste I, 394, bête; bestia; I, 151 
on lit beeste; d'où provient ce redou- 
blement de Ve? cfr. le bas -saxon 
bee»t, bête; bestiole II, 309, bestiole; 
bestiola; bestial 9 bestial; bestialis; 
bestialment n, 233, bestialement. 

Bestene t. tenser. 

Besteneer v. tencer. 

"Besteng v. tenser. 

Bestial 9 bestialment y. beste. 

Bestiole t^ beste. 

Bestordre v. tordre. 

Bestors v. tordre. 

Besuigner y. soin. 

Beté y. beter. 

Beter II, 87, emmuseler, et pour- 
suivre, donner la chasse; de Tanglo- 
saxon baetanj allmâ. heizen, faire mordre 
(dans le frein) et erbeizen^ donner la 
chasse. Comp. abet^ instigation; fin- 
esse, ruse; Iroâ. abettum; abeter, 
tromper, ruser, donner le change, se 
moquer; forbeter, ib. Le part, passé 
beté se trouve souvent employé avec 
le substantif mer, pour désigner une 
mer éloignée (cfr. Rayn. L. R. II, 216, 
betat), et le texte latin de Brandaine 
traduit beté par coagulatum (câ:. sanc 
vermelh betatZy sang vermeil coagulé). 
Ce beté dérive-t-il également de beizent 
et de quelle manière sa signification 
s'est -elle développée? 

Beubanee v. bobance. 

Beubaneier v. bobance. 

Beubant v. bobance. 

Beyeor, bereres v. boivre. 

Beyerie v. boivre. 

Bevre v. boivre. 

Biaus y. bel. 

Biaute y. beU 



Biee y. biche. 

Biehe, biee, bisse n, 212, biche. 
Selon les uns, forme collatérale de 
bique y chèvre; mais bique n'aurait ja- 
mais produit bisee; selon d'autres, 
biche dérive de ibex^ langue d'oïl 
ibiehe, chamois. Pour la forme, il 
n'y aurait rien à dire ; mais le passage 
de la signification de chamois à celle 
de biche n'est guère admissible. 

Bie y. bied. 

Bied, bie 1, 189, lit (d'une rivière); 
de l'anglo-saxon beddy bed, ancien no- 
rois bedr, ahaL betti, allmâ. bette, lit; 
quoique ces roots n'aient pas la signi- 
fication particulière de bied. Cfr. Dief. 
G. W. s. y. Badi I, 254. 

Biel, bielement v. bel. 

Bien, ben I, 223, bien, beaucoup, 
fort; bene; être bien de qqn. Il, 90, 
être en grâce auprès de qqn.; subst. 
bien, richesse, fortune, avantage ; comp. 
maubien, malheur. Cfr. bon. 

Bienafirous, bienafirousement 
y. aur. 

BienaOrteit y. aûr. 

Bienestanee v. steir. 

Bieneiiroas» bieneflros, bieneil- 
rosement v. aiir. 

BieneOrteit v. aiir. 

Bienfait v. faire. 

Bienfet v. faire. 

Bienfetor v. faire. 

BienYeuillant, bienTeuilIanee 
y. voloir. 

BienYoillant, bienyoillanee t. 
voloir. 

Bière, biereh v. bers. 

Bière, bierre I. 407, bière, coffire 
où l'on -enferme un corps mort, cer- 
cueil, et sorte de brancard propre à 
porter un malade, litière. On trouve 
quelquefois bar dans le même sens. 
De l'allemand: ahal. ftl»», civière, bran- 
card; anglo-saxon baery-hire^ ibid.; goth. 
bairan, porter; anglo-saxon boeran, ibid. 



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BIE 



41 



éLA 



Biers t. bers. 

Bierser ▼. berceri. 

Bleu pour Dieu II, 403. 

Bien, beau v. bel. 

Bigot nom. donné aux Normands, 
terme injurieux. On trouve dans DC. 
8. Y. Bigothi : V. Cbron. 8. Hist. Franc, 
de Rollone primo Normannorum Duce : 
„Hic non est dignatus pedem Garoli 
OBCulari, nisi ad os suum leyaret. 
Cumque sui comités illum ammonerent, 
ut pedem Régis in acceptione tanti 
muneris (Neustriae proyinciae) oscu- 
laretur, lingua anglica respondit, Ne 
se bigot, quod interpretatur , Ne per 
Denm. Rex vero et sui illum deri- 
dentes, et sermonem ejus corrupte refe- 
rentes, illum yocayerunt Bigoth, unde 
Kormanni adbuc Bigothi vocantur." 
Cette anecdote, bien que yraisemblable, 
peut ayoir été inventée; mais en tout 
cas, cette origine est meilleure que 
celle donnée par M. Francisque Mi- 
chel, qui dérive très - artificiellement 
bigot de Visigothus, parce que les 
Kormands sont de race allemande. 
!En admettant l'origine citée dans DC, 
comment expliquer le t ? car les Nor- 
mands doivent avoir prononcé god, 
anglo-saxon god, ancien -norois gt*dh, 
et le d ne remonte pas au t, La signi- 
fication que nous donnons à bigot date 
du XVP siècle. Estienne Guichard 
dér. ridiculement bigot de l'hébreu ba- 
gad, transgresser, prévariquer. 

Bis préfixe v. loi. 

Bis, gris cendré, noirâtre, noir; 
bisoll, 252, contrée da nord, nord, 
vent du nord. Cfr. le latin aquilus 
et aquilo. Yossius dér. biê d'un hypo- 
thétique bysaeua, de couleur coton; 
et, outre que les noms des couleurs 
sont sujets à beaucoup de variations, 
il a pour lui la signification du grec 
fivacoç, soie brune du coquillage ap- 
pelé pinna marina. On a aussi songé 



à Tallemand pour l'origine de ce mot; 
ahal. pUa^ bîsa, allma. bise, signi- 
fiaient vent orageux, vent furieux, 
nommé plus tard beiawind. Il s'agi- 
rait de savoir aiptsa est primitif en 
allemand, alors bis pourrait dér. du 
mot qui désigne la contrée des vents 
et des orages, la contrée noire, comme 
on nommait le nord. 

Biselayeret II, 215. Bisclavcret 
ad nun en Bretan, Garwal l'apelent 
li Norman. M. d. F. 1,178. V. Garol. 
Ritson pense que bisclaveret est une 
altération du breton bleiz-garv (garo), 
bleiz=sloup, et garol. Il y a dans le bre- 
ton le même pléonasme qu'en français. 

Bise V. bis. 

Bisse V. biche. 

Bia pour Dieu II , 408. 

Blahmer v. blasme. 

Blâmer v. blasme. 

Blanc, Manque, blanee, blanehe 
II, 226. 373. 381, blanc; de l'ahal. 
planh, blanch, blanc; de là blaneheor, 
blançor, blanehor II, 348, blancheur. 

Blaneheor, blanehor v. blanc. 

Blançor v. blanc. 

Blandir II, 224. 355, flatter, cares- 
ser, gagner par de belles paroles; 
biandiri; de là blandissement II, 19, 
cajolerie, flatterie, caresse; comp. re- 
blandir, flatter, caresser, ménager, 
faire la cour. 

Blandissement v. blandir. 

Blanque v. blanc. 

Blasme, blâme, reproche; blas- 
mer, blahmer, blâmer II, 249, blas- 
phémer, blâmer, faire des reproches; 
— blastenge, blâme, reproche, in- 
jure, outrage; blastenger, blâmer, 
faire des reproches , blasphémer , dire 
des injures, outrager; de fiXdatprifiov, 
fila(ï(prif4,eîv — filaatprifiia. U faut 
remarquer le remplacement curieux du 
/ par t dans blastenge, A cause de la 
racine fiXdnT(Of yij^i?? 



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BLA 



42 



BLI 



Blasmer y. blasme. 

Blason, blazon II, 380, bouclier, 
écu, proprement écu à armoiries; de 
là blasonnier, celui qui fait les écus. 
La signification que nous donnons à 
blason est bien postérieure au XHI*» 
siècle; mais il eut de bonne heure, en 
provençal (blezo^bleso), celle de gloire, 
éclat, comme aujourd'hui en espagnol. 
On dérive blason de Tallemand blasen, 
trompetter, parce que le héraut du 
tournoi trompettait avant de décrire 
les armes d'un chevalier; et Ton se 
fonde sur ce que l'anglais blaze^ de 
l'anglo-saxon blaese, signifie flamme, 
flambeau, étoile à la tête d'un cheval, 
appel. Idieux vaudrait dériver blason 
directement de blaese, de là éclat dans 
l'écu, distinction, gloire. 

Blasonnier v. blason. 

Blastengre v. blasme. 

Blastenger v. blasme. 

Blazon v. blason. 

Ble V. bled. 

Blecier, Mesciet I, 86. 369. II, 
180, blesser, endommager , tailler en 
pièces. Selon M. Diez ce mot dérive 
du norois bUttay souiller; mais ni la 
forme ni le sens ne concordent. Je 
préférerais l'allmâ. bletzen^ rapiécer, 
bletz (pour blez), pièce, d'où blesser ^ 
mettre en pièces, allmâ. ze-bletzen; 
goth, plats, in Cfilri fia; hsLvaroiB pletzen, 
mettre une pièce, rapiécer. 

Bled 9 Mef 9 bleif , ble, s. s. et p. 
r. blez, blés, bieis I, 86, blé, toute 
espèce de grain. On dérive ordinaire- 
ment bled de l'anglo - saxon blaed, bled, 
plante, fruit, bénédiction. Les idio- 
mes allemands nous ont fourni trop 
peu de termes agricoles, pour qu'on 
puisse admettre cette dérivation; peut- 
être même la prétendue racine dé- 
rive -t- elle du roman. L'origine de 
bled doit se trouver dans le latin 
ou le celtique. C'est ce qu'a senti 



M. J. Grrimm, mais le kymri blawd, 
farine, qu'il propose comme racine de 
bledf ne va pas, quant à la forme. 

Blei; blé V. bled. 

Bief, bleu V. bloL 

Bleif y. bled. 

Blets V. bled. 

Bleme v. blesmir. 

Blêmir v. blesmir. 

Bleseier v. blecier. 

Blesme v. blesmir. 

Blesmir, blêmir, frapper, battre, 
froisser, blesser, salir; adj. blesme, 
bleme, blême; de Fane, norois blâmi^ 
couleur bleuâtre, de blâ, bleu. Dans 
ce mot le s est intercalaire et sa signi- 
fication primitive a été celle de faire 
des taches bleues, se. en frappant. 

Blet, adjectif dont on n'emploie 
guère que le fém. blette; il se dit 
des fruits qui sont mous sans être 
gâtés. A Metz on dit poires blosses, 
en Franche -Comté blesses; dans les 
mêmes provinces on appelle belosse, 
blosse, une espèce de prune fort com- 
mune, dont l'arbe s'appele belossier, 
le pelossier de nos dictionnaires. C'est 
le propre de toutes les prunes et 
poires sauvages de n'être mangeables 
que lorsqu'elles sont Hosses, blettes, de 
là le nom de prunier sauvage. Dans 
le Hainaut on dit blétir, devenir mou, 
blet. Ce mot est peut-être d'origine 
allemande; cfr. suéd. blôd, blôt, tendre, 
mou, humide; blota, humecter; dan. 
blôd, tendre, doux, bloden, amollir, 
ramollir. Cependant le breton a aussi 
blôdy mou, tendre, délicat, vb. blôda; 
kymri %<W, plein de sève, mou, 
tendre, et peut-être encore de la même 
famille blodwy, mou, blet, mûr, blodeus, 
mûrir. Je ne connais pas de formes 
en z final. Car. blos. 

Bleu V. bloi. 

Blez T. bled. 

BUaa T, blialt. 



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BLl 



^43 



BOO 



BUalt, bliaut, bUad, s. s. et pi. r. 
blialz, bliaiiz, bliaus, yêtement de 
dessus, en soie et d'ordinaire brodé 
d'or, pour hommes et pour femmes; 
étoffe propre à ce yêtement. Selon 
DG. de la racine celtique bianty fine 
toile de lin? De l'ancien frison bit, 
couleur; adjectif Mi, beau, bon, ayec 
la terminaison ait, aid? 

Blialz T. blialt. 

Bliaus, bliauz t. blialt. 

Bliaut y. blialt. 

Bloeher, beurter, cboper, trébu- 
cher; mot encore en usage dans le 
patois de Montbéliard, sous les formes 
i^uteher, biuteher; de l'allemand blotzetif 
bltUzen, cadere, allidere. 

Bloi, bloie I, 386, blond ardent, 
jaune. JBhi était sjmonyme de blond 
(y. c. mot), comme le prouye l'épi- 
thète de blonde et bloie donnée à Yseult; 
mais, dans le principe , ce mot a signi- 
fié aussi bleu, ainsi qu'on le yoit par 
le passage suivant: E gunfanuns blancs 
e bloia e yermeilz (Gh. d. K. p. 40, cfr. 
p. 70); car on ne saurait guère com- 
ment, dans la mêlée, un gonfanon blond 
se distinguerait d'un blanc. Bloi dé- 
rive de l'ahal. hlao, blaw, flayus et cae- 
ruleus; ancien norois d2tir, ib; ancien 
saxon blâu, gén. blâtoes, anglo-saxon 
bloeVf bleo, G'est dans une forme 
semblable à ces dernières que bief II, 
243, bleu, a son origine; le/ peut 
reposer sur un fém. blaye, bleve, cfr. 
proy. blau. f. blava. Sleu n'est qu'une 
forme distinctive de bloi. Gfr. pau, 
poi, peu. 

Blond, blonde, blond; Imâ. blun- 
dus, blondus; de l'anglo-saxon blonden, 
mélangé, teint, puis gris, fauye; an- 
cien norois blendinn; de sorte que 
blonden-feax (feax:=chevelure) signifie 
à cheyeux mélangés, c.-à-d. gris, de 
là blanc, de couleur claire, blond. 
Les changements de signification que 



les noms des couleurs ont éprouvés 
sont si grands, que celui-ci n'a rien 
d'extraordinaire. De là blondir, user 
d'art pour paraître ou faire paraître 
blond. 

Blondir v. blond. 

Bloque y. bocle. 

Bloqnier y. bocle. 

Bios, blous, dépouillé, privé; 
mot qui se rencontre surtout dans les 
auteurs picards; de l'allmâ. blôz, nu- 
dus, mot dont les origines sont en- 
core à éclaircir; car V&)iol.pl$z, qui 
se montre une seule fois, signifie su- 
perbus; par contre, on a beaucoup 
de formes en t: blott, nudus, en Suisse 
et en Bavière blutt, sur lesquelles se 
fonde l'italien biotto. 

Blostre, blonstre, petite motte de 
terre renversée par le soc en labou- 
rant; de l'allemand bolater; ancien, 
norois bohtr, cumulus ; hollandais bol- 
8ter, coque, gousse; allmod. polster^ 
culcita. Il y a en français rappro- 
chement du / à la consonne initiale. 

Blous y. blos. 

Boban v. bobance. 

Bobanee, boubanee, beubanee, 
pompe, faste, grand appareil, luxe, 
présomption, ostentation, arrogance, 
vanité ; bobaneier, boubaneier, beu- 
baneier, vain, qui fait étalage, fier, 
hautain, fanfaron, orgueilleux, prodi- 
gue ; bobant, beubant, boban, comme 
bobance; de bombus, bourdonnement, 
bruit, bombieusy bruyant, fanfaron. 

Bobaneier v. bobance. 

Bobant v. bobance. 

Bobe y. bobance. 

Bobelin v. boef. 
. Boee, milieu élevé du bouclier; 
bosse, charbon pestilentiel; boçu, bos- 
su; bociet, plein de bosses, infecté 
d'une maladie pestilentielle; boeier, 
bosseler; Imâ. boeia, bosiia, bossa — 
boeiusj etc.; de rallemand butz, l'ex- 



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BOC 



44 



BOGk 



trémîté de qqch., un petit bouton , en 
général quelque chose d'obtus, de 
mousse, de grumeleux, une masse, de 
bôzêny pousser (pousser en dehors, en 
avant.) Cfr. boUt\ Notre but y com- 
posé début y et bute appartiennent à 
la même racine. Bot dans Texpression 
pied bot se rattache également à butz, 

Boeh, boue M. s. J. 450, bouc Ce 
mot se retrouye dans le celtique et 
l'allemand; mais comme M. Grimm 
pense que les Allemands ont emprunté 
ce mot du français, il faut le déri- 
ver du celtique bwûh. Notre mot 
boucher y comme Ta déjà dit Valois, 
dérive de boue y ainsi tueur de boucs, 
dans le principe; de là boucherie. 
Notre bique n'a aucun rapport avec 
bouc; il doit avoir la même racine que 
l'italien *^<vo==bouc. Quelle est -elle? 

Boehe, 1tN>iehe9 bouée, bouehe, 
buehe, beuque I, 66. 145. 194. 356. 
II, 386, bouche ; de bueca, creux, joue, 
plus tard bouche, gueule; bouei, 
boussi, boussin, bouchée, morceau, 
lopin; d'après buecea. A bouche se 
rapportent bouchon et boucher y obturare. 
Le Duchat est tombé sur cette origine, 
mais il a mal conclu. Le bouchon 
est propr. ce qui remplit la bouche, 
spécialement l'ouverture de la bouteille, 
ital. boccone, prov. boco, bocon; d'où, 
par analogie, on fit le vb. boucher. 
Honnorat s. v. bouch a aussi pensé 
à bouche. 

Boeier v. boce. 

Boeiet v. boce. 

Boele, buele, bouele, bloque n, 
237, bosse, centre du bouclier; dér. 
boeler, bueler, bouelier, bloquier, 
bouclier. On a dit aussi eaeut buelcTy 
C- à- dire écu à bosse. Cfr. l'ahal. 
buckeler, écu à bosse. De bueouîay 
joue, à cause de la ressemblance de 
cette bosse avec la joue , comme l'in- 
dique DC. s. V, 



Boeler v. bode. 

Bo^u V. boce. 

Bodne, bonne, bone, borne 1, 

390, M. s. J. 448, borne, limite; Imâ. 
bodina, bodena, bonna. La forme pri- 
mitive est sans doute bodina ^ d'où 
bodne et de celui-ci borne. Ainsi ni 
le grec fiovvôçy colline, ni le breton 
born y qu'on a proposés comme primi- 
tifs de borne y ne peuvent être admis. 
Bacine : goth. bautha (baud), stumpf } 
Cfr. Dief. G. W. I, 300. 

Bodon V. bozon. 

Boe I, 253, boue; peut-être du 
kymri baWy boue; de là boier, bour- 
bier; emboeir I, 134, embouer, em- 
bourber, souiller. Cfr. Dief. Celt. I, 
278. G. W. I, 280. M. Chevalet place 
en face de boue, qu'il dérive cavaliè- 
rement de l'allem. both , l'anglais boç. 
Bog et le lombard boga^ ne peuvent 
avoir le même primitif que boe. 

Boef , bnef , s. s. et p. r. boes, 
bues, bos II, 51, boeuf; de boe (bov); 
de là boYier, bouvier II, 5i. 331» 
bouvier; bobelin I, 253, bouvier, 
vacher; de bubulinue pour bubulcus, 

Boel, s. s. et p. r. boiaius, boyau; 
boele, boiele, buele, buille II, 89i, 
boyaux (collectif); de boteUua (Mar- 
tial 5 , 78) , petite saucisse ; dp là es- 
boeler, esbuiller II, 390, ouvrir le 
ventre, arracher les boyaux. 

Boele V. boel. 

Boen V. bon. 

Boes V. boef. 

Boge, bousre, sac (de cuir); bo- 
grette, bougrette valise; d'où l'ancien 
anglais bogeU, aujourd'hui budget y que 
nous avons emprunté. Latin buigay que 
Festus désigne comme un mot gaulois : 
Bulgas Galli sacculos scorteos appel- 
lant. La racine de ce mot se retrouve 
dans le celtique et l'allemand: ancien 
irlandais bolc; gallois boîg, bmlgy 
ahal. buigay de belgan, pelkan. Bouge 



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BOG 



45 



BOI 



(espèce de chambre) est le même 
niot. 

Bogrette y. boge. 

Bohordeis y. borde. 

Bohorder t. borde. 

Bohort y. borde. 

Bohourdeis y. borde. 

Bohourder y. borde. 

Boboart y. borde. 

BoiauB y. boel. 

Boicbe y. bocbe. 

Boiele y. boel. 

Boier y. boe. 

BoiUant y. bolir. 

Boillir y. bolir. 

Boillon y. bolir. 

Boire y. boivre. 

Bois (je), baise y. baisier. 

Bois, bos n, 228. 301, bois; Imâ. 
bo9cu8j buscus; dim. boiSCtte I» 192, 
menu bois. M. J. Grimm propose de 
rapporter bois à bau^n, par le moyen 
d'un adjectif hypothétique buwisCy buùCf 
matériaux de bâtisse, bois. Dér. boi- 
siere, bois, clairière; boscage, bos- 
eaiire, bosehagre II, 244, forêt; bo- 
sebet, bosquet, petit bois, bosquet; 
comp. debuseber, débusquer; em- 
boseber , embussier I , empusquer, 
mettre en embuscade, d'où embu- 
scbement II, 383, embuscade. Notre 
bouquet appertient à la même racine 
et devrait s'écrire bouquet 'gour bousquet. 
Buscbe, éclat; bûche; d'où buseber, 
abattre du bois; est de la même famille. 

Boisdenr y. boîsie. 

Boisdie y. boisie. 

Boisdif y. boisie. 

BoisdiTement y. boisie. 

Boisel y. boiste. 

Boiseor, boiseour v. boisie. 

Boiser y. boisie. 

Boisette y. bois. 

Boisenr y. boisie. 

Boisie, félonie, fraude, trahison, 
tromperie; Imâ. bausiaj proy. bauza, 



bauzia; boiser, boisier, boissier II, 

294, tromper, duper, donner le change, 
violer sa foi et son serment, commettre 
le crime de félonie; Imâ. bausiare, 
proy. bauzar; boisieres, boiseor, 
boisenr, boiseour, boxeour, faux, 
trompeur, qui manque à son serment, 
qui yiole sa foi. Au lieu de ces for- 
mes, on trouve boisdie =» boisie; bois- 
dif (adjectif); boisdiyement, fraudu- 
leusement; boisdenr =6o»«et<r. he d 
n^est sans doute qu'une imitation de 
celui de voisdie (v. ce mot), parce qu'il 
n'existe pas un adjectif boise ^ qui 
aurait pu produire boisedie, boisdie. 
Les formes de la basse latinité et du 
provençal demandent un au dans la 
racine, d^où s'est dévelloppé oi; cfr. 
savoir p. déf., pau. Quelle est cette 
racine? L'abal. bosi, pôsi, sans force, 
sans prix; dans les compositions, 
mauvais, méchant, nuisible; sot, im- 
bécille; aujourd'hui boese^ conviendrait 
pour le sens; mais la forme ne va 
pas, parce que jusqu'ici on n'a re- 
trouvé aucun radical en au (bausi). 
II est vrai que Vô pourrait équivaloir 
à Vau goth., mais c'est une question 
qui n'a pas encore été éclaircie, bôsi, 
manquant dans le goth. et l'ancien 
norois. Cfr. gallois bos^ abject, vil. 

Boisier y. boisie. 

Boisiere v. bois. 

Boisieres y. boisie. 

Boisine v. buisine. 

Boisse, boissele v. buisson. 

Boissel y. boiste. 

Boissier v. boisie. 

Boiste II, 118, boîte; prov. bostia^ 
boissa. Ce dernier mot dérive de pyxis^ 
par l'intermédiaire du Imâ. buxis; de 
buxida pour pyxida dérivent boiste, 
bostia (celui-ci par transposition de 
IV buxdia). Cfr. DC. s. y. buxis , que 
Rayn, L. R. Il, 233 a eu tort de ne 
pas suivre dans sa dérivation de boisia, 



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BOI 



46 



BOR 



bostia. Le mot bolssel, Iboisel II, 
182, notre boisseau (metare) doit être 
un dériTé de boitte; Imâ. buêteUuê, 

Boiyre, berre, beirre, liaiTre, 
boire, beire II, 122 et suiy., boire; 
proY. benre, itaL beyere, esp., port, 
beber; inf. empl. subst. II, 125; be« 
TereS) beyeor I, 77, bnreur; bibitor; 
delà bOTraigrell, 125, boisson, breu- 
vage; bererie, action de boire, bu- 
yerie; comp. , d'après la 1 re et la 4 me 
conjug., dès les plus anciens temps, 
aboÎTre, aberre, aboTrer et abe- 
Trerll, 12b. i89; emboiyre n, 126; 
forsboiyre, d'après Monet, abreuyer 
(un animal) ayant cbaud ; oItreboiTre, 
s'eniyrer, boire trop; sorbolTre, 
boire outre sa soif, ayec excès. 

Bojon y. bozon. 

Bolengiern, 139, boulanger; se- 
lon DG. s. y. boulengarius, de boule^ 
parce que les pains ayaient la forme 
d'une boule; mais il faudrait déjà 
ayoir un dériyé boulange; et que signi- 
fierait-il? Gfr. Ménage. 

Bolir, boUir, boUlir, bnlir, buU- 
lir I, 323, bouUir, faire bouillir, 
bouillonner, se répandre en bouillon- 
nant, s'agiter fortement; boillant 
part. prés. empl. subst. pour la saison 
chaude, les canicules, y. G. 1. L. I, 
177; comp. esboilir, esbouUr, bouil- 
lir, être très -cbaud, animer; subst. 
dériyé bonllon I, 323 ; bouillon, c.-à-d. 
ayec l'idée de bouillonement; boulon, 
bourbier, parce qu'il s'échappe des 
bulles de la bourbe. Cfr. boule de la 
même racine. 

Bon, boen, boin, buen bon; de 

bonus; bonferoitU, 63; empl. subst. 
par opposition à méchant II, 388; 
subst. bien, yolonté, plaisir, gré, ce 
qu'on désire, ce qui plaît; bonum; 
avoir de ses bons I, 146; consentir ses 
bons (en parlant d'une femme) R. d. 
1. V, 190; voloir le bon de qqn. I, 



386 ; faire ses bons (d'une femme) II, 
60. 68; face de mei tut sun bon II, 
190, faciat quod bonum est conun se; 
ady. bonement, bnenement I, si. 
252. II, 166, conyenablement, fran- 
chement, de son propre mouyement; 
dér. yb. comp. aboenir (s') II, 99, 
s'abonir, s'apaiser, se calmer, se con- 
tenter, s'assujettir; transitif améliorer; 
bonteit, bonté 1, 46, bonté. Cfr. bien. 

Bonafir y. aûr. 

Bondie y. bondir. 

Bondir, bnndir, retentir, sonner, 
corner; bondie, retentissement, rejail- 
lissement, bond; de bombitare, d'après 
la 2 e conj. Cfr. tentir de tinnitare, 
pour le d, coude de cubitus, et DC. 
s. y. bunda, sonus tjmpani. 

Bone y. bodne. 

Bonement y. bon. 

Bonefir y. aur. 

Bonne y. bodne. 

Bonté, bonteit y. bon. 

Boort y. horde. 

Bor n, 276 et gloss. ore II. 

Borbe, bourbe; Imâ. borba, burba; 
borbor; qu'on compare à fiéçfioQoç. 
Cfr. Dief. Celt. I, 199. 

Borbeter, barboter, patauger. Sor- 
beter a-t-il quelque liaison ayec borbe f 
Je ne le pense pas; c'est une simple 
onomatopée. Cfr. le grec fioçfioQijCœ. 

Bore, bonre, bnre, borg, s. s. et 
p. r. bors, yille défendue par une for- 
teresse, par une citadelle, par une 
enceinte de murailles, yille forte, puis 
yille en général, et enfin la significa- 
tion que nous donnons à bot4rg; du 
goth. baurgsy yille; ahal. puruCf alimâ. 
burcj anglo-saxon burg; ancien norois 
borg, etc., de bairgan. Ce mot passa 
dans presque toutes les langues euro- 
péennes; les Romains eux-mêmes en 
firent usage de très -bonne heure sous 
la forme burgus; puis burgum. De là 
borgrois, borjois, bourgois, bur^iS; 



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BOÈ 



47 



BOT 



borzeis n, 310. 324, bourgeois; 
bourgesie, lK>rgoisie, lK>ijoisie, 
boargeoisie, droit seigneurial sur les 
bourgeois d'une ville ; faire borgoiaie^ 
se reconnaître bourgeois de quelqu'un; 
borgnigrnftgrO) ^i^oit que les habitants 
d'un bourg payaient au seigneur du 
lieu. 

Bordaus y. borde. 

Borde 9 petite maison, ferme, mé- 
tairie; d'où bordel, s. s. et pi. r. 
bordians, bordaus, bordeaus; d'ici 
bordelet, petite maison, chaumière, 
bicoque; du goth. haûrd, planche, 
anglo-saxon bord, ib. et domus. Le 
texte des S. d. S B. a hardele, f. Dér. 
bordier, fermier. 

Bordeans y. borde. 

Bordel, bordelet y. borde. 

Border y^ borde. 

Bordiaus v. borde. 

Bordier y. borde. 

Borg Y. bore. 

Borgaigrnage y. bore 

Borgois, borgoisie y. bore 

Boijois, boijoisie y. bore. 

Borne y. bodne. 

Bors Y. bore. 

Borse, bourse, bourse; de byraa 
{fivçaa), peau, cuir; dimin. borselet, 
borset, petite bourse. 

Borselet y. borse. 

Borset y. borse. 

Borzeis y. bore. 

Bos, bois Y. bois. 

Bos, boeuf Y. boef. 

Boseage, boseaige y. bois. 

Bosebage y. bois. 

Bosebet y. bois. 

Bosquet y. bois. 

Bot Y. boter. 

Boteis Y. boter. 

Boter, botter, bouter II, 121. 228. 
241. 355. 371, pousser, heurter, re- 
pousser, frapper, enfoncer, mettre; 
de l'allmâ. àozenf pousser, hei;rter) 



frapper; en Suisse botzen^ en Bavière 
boêzen; d'oîL botemeut, boteis, choc, 
l'action de pousser ; subst. botte, coup, 
heurt; bot, bout, bout; de botf tôt 
de botf de suite, tout do suite; d'oîi 
notre debout f aboutir. Yb. comp. de- 
boter^ débouter, repousser; d'où 
deboutement, action de repousser; 
rebouter II, 245, repousser, remettre. 
Dér. boton, bouton, bouton, bour- 
geon, c'est-à-dire quelque chose de 
saillaut (cfr. boee); botone, garniture 
de boutons; d'où botonner, garnir 
de boutons, former nombre de bou- 
tons; boteron n, 356, petit bout, 
l'extrémité. M. Diefenbach dérive bo- 
ton du kymri bot = any round body. 
Dans l'ancienne langue, le crapaud 
portait le nom de bot, s. s. boz, botte, 
et cette dénomination se rattache éga- 
lement à la racine bêzêtij c.-à-d. que 
le crapaud est un animal poussé, 
gonflé, boursouflé; mais, au lieu de 
bot, on trouve aussi boterel, boute- 
rel, s. s. et p. r. botereaus, bote- 
riaus, ce qui nous reporte à botter. 
c.-à-d. à la même racine sous un autre 
point de vue; le boterel serait l'ani- 
mal qui pousse, qui heurte, qui 
marche par bonds. — Plusieurs pa- 
tois, entre autres celui de Montbéliard, 
font usage de bouter, dans le sens de 
mettre, placer, poser. 

Botereaus v. boter. 

Boterel v. boter. 

Boteriaus v. boter. 

Boteron v. boter. 

Boton, botone v. boter. 

Botonner v. boter. 

Botte, boute, sorte de tonneau, 
hotte; bout, bouteille, pot; dér. bou- 
tille, bouteille, ib., Imâ. butieula; 

bouteillier, boutillier, boutillier, 
échanson; bouteillerle, boutillerie, 

boutillerie, échansonnerie. Notre botte, 
ohausure = tuyau , est le même mot, 



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BOT 



48 



BRA 



Presque toutes les langues ont ces 
formes, p. ex. en grec fivriç, plus tard 
fioifTiç, /9ot)tTf ç => Imâ. buttis, butta, 
buta, bottusy bota, buza, etc., fivrCvriy 
bouteille (à Tarente); en anglo-saxon 
htUte, hyty bytte, tonneau, allni. butte, 
hutte, botte, bottieh, etc.; gallois bot, 
botte, etc. 

Botte 9 coup. y. boter. 

Botter y. boter. 

BoU) bracelet: Ses armilles, qu'om 
bous apele, Ben. t. 7418; Imâ. boga, 
bouga; de Tabal. bouc, anneau, chaîne, 
collier, de biugan , aujourd'hui bieçen, 
fléchir, courber. 

Boubanee t. bobance. 

Boubaneier v. bobnnce. 

Boue T. boch. 

Bouée t. boche. 

Bonehe v. boche. 

Bouel y. boche. 

Boûele y. bode. 

Bouelier y. bocle. 

Bousre, bougrette y. boge. 

Boule, boule, bulle; de buUa, bulle, 
globule qui s'élèye sur Teau, boule, 
etc. Dans Tancienne langue, boule, 
signifiait aussi astuce, tromperie, ce 
qui concorde très- bien ayec Tidée du 
primitif latin. De là bouler, rouler 
comme une boule; user de finesse, 
tromper; enfin aujourd'hui gonfler le 
gésier, en parlant des pigeons; d'où 
B'esbouler, s'ébouler, se précipiter; 
dér. boulon 9 grosse flèche, trait d'ar- 
balète; aujourd'hui espèce de clou à 
grosse tête (bulla = tête de clou, bou- 
ton); et notre billet j ital. bolletta, 
btUleiin. 

Bouler y. boule. 

Boullon y. bolir. 

Boulon y. boule et bolir. 

Bouque y. boche. 

Boure y. bore. 

Bourde y. horde. 

Bourder y. horde. 



Bourgesie y. bore 

Bourgois y. bore. 

Bourse y. borse. 

Bouson y. bozon. 

BoussI y. boche. 

Boussin y. boche. 

Bout, boute y. botte. 

Bouteille y. botte. 

Bouteillerie y. botte. 

Bouteillier y. botte. 

Boutement y. boter. 

Bouter y. boter. 

Bouterel y. boter. 

Boutiile y. botte. 

Boutillerie y. botte. 

Boutillier y. botte. 

Bouton y. boter. 

Bouvier y. boef. 

Bouzon y. bozon. 

BoTier y. boef. 

BoTraige t. boivre. 

Boxeour y. boîsie. 

Boz y. boter. 

Bozon, bouzon, bouson sorte de 
fièche, gros trait d'arbalète, dont l'ex- 
trémitée se terminât par une tête; il 
ressenblait en cela au matras; de 
l'ahal. bolz, polz, allmâ. bolz, une pe- 
tite flèche; anglo-saxan boit, gros trait 
de main; ancien norois boltù Au lieu 
de bozon y on trouye bodon, Agolant 
205, bojon, R. d. Ben. IIl, 85. 

Brae, bras. y. bras. 

Brae, fange y. brai. 

Braee y. bras. 

Braeeier y. bras. 

Braeer y. bras. 

Braeerole y. bras. 

Braehe, braeon, chien de chasse 
qui a les pieds courts, braque; de là 
braeoner, chasser ayec le braeon; 
braeonier, yeneur, notre braoonier. 
On lit dans Grég. de Tours: Adoles- 
cens quidam nomine Brachio, quod 
eorum (scil. Ayemorum) lingua inter- 
pretatur urai catulus. (De yit. patr, 



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BRA 



49 



BRA 



c. 12.) Braeh, en irlandais, signifie 
ours , et io = ua, catulus. On trouye 
encore brag, Brequigny I, 350, Bra- 
goglio == brag, ours, goglio, ruisseau, 
Guér. 2, 262, Breuil, braogilo. Dans 
Gr. d. T. Hist. 5, 2 on voit que le 
nom de Brachio se rapporte à un Thu- 
ringien, et on en a conclu que broche, 
bracon était d'origine allemande: abal. 
braccho. Braecho^ comme faon, a dé- 
signé les petits de tous les animaux, 
et on pourrait le faire dér. de bër, 
ours, comme le celtique brach. Je 
préfère cependant l'étymologie celtique, 
parce que l'origine de braeeho, dér. de 
bër, n'est pas encore prouvée incon- 
testablement; et si bracon parle pour 
l'ahal. braccho, broche est de même 
en faveur du celtique brach. 

Braehe v. bras. 

Braehel, brachele v. bras. 

Braeheiis v. bras. 

Braeboier v. bras. 

Brader v. bras. 

Bracon, braconer v. bracbe. 

Brae v. braîe. 

Braeeh v. bras. 

Bragéua v. brai. 

Brahaigne v. baraigne. 

Brai, bray, brae, fange, limon, 
boue, terre grasse: Imâ. braium, braio- 
tum; de là Tadj. braieus, brayeus, 
boueux, fangeux; plus tard brageus, 
prov. bragos; de la racine allemande 
brach, rejiculum, rebut, qui peut se 
rapporter à breken, iroArw = ausbre- 
cben ; ou prenant b == w, de wraken, 
rejicere; cfr. Bief. G. W. I, 283; 
drockiseh, corruptus; ancien norois 
brâk, oleum rancidum, etc. ; prov. brac, 
ital. broffo. 

Braie v. bras. 

Braidif^ braidi, braidis v. braire. 

Braie, brae (brage, brague), ordi- 
nairement au pluriel, vêtement en usage 
chez nos pères, espèce de haut -de - 

Burguy, langue d'oïl, Glossaire, m. Éd. 



chausse. Nous avons conservé le di- 
minutif brayette, Braie, de bracoy 
bracea, dont Ovide s'est déjà servi 
(Tr. 6, 7, 49). C'est un mot gaulois, 
dit-on. L'ahal. & pruah, proh, l'anglo- 
saxon braec, le hollandais broeck, l'ir- 
landais broages; le breton bragez, et 
nos paysans disent brague pour braie. 
De braie vient braiel, braiol, brai- 
eul, braier II, 393, ceinture placée 
au — dessus des braies. 
Braiel v. braie. 
Braier v. braie. 
Braienl v. braie. 
Braieus v. brai. 
Braieus s. s. et p. r. de braieul. 
Braiol v. braie. 
Braion v. braon. 
Braire II, 19. 229. 339, ciier, 
brailler, se lamenter; résonner; aujour- 
d'hui dans un sens fort restreint; subst. 
brait II, 370, cri, clameur; de ce 
dernier braidif, braidi, braidis, 
hennissant, fougueux, furieux. Cfr, 
Rayn. II, 248. Braire, Imâ. braiare, 
bragire, de la racine brag; anglais 
brag, kymri bragal, faire du bruit. Cfr. 
Schwenk D. W. s. v. prahlen. De 
braire dérive sans doute brailler; cfr. 
criailler de crier. 
Brais, braisse v. bras. 
Brait v. braire. 
Bran, branc v. brant. 
Branee v. branche. 
Branebe, branee, Imâ. branea, 
branche; mot celtique: breton brank, 
branebe; ancien gallois brac, k3rmri 
breich, bas, par suite de la syncope 
du n; de là branehir, avoir des 
branches, partie, branebu. 
Branebir v. branche. 
Branebu v. branche. 
Brandeler v. brant. 
Brander v. brant. 
Brandir v. brant. 
Brandon v. brant. 
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BRA 



50 



BBA 



BraBS T. brant. 
BrantylbnuiefbraBylbnuiZylbnuis, 

I, 96. 97, lame d'épée, de glaive, et 
par extension y Tépée, le glaire; de 
VahaX, prant f brant f incendium, titio; 
ancien norois brandr, ib. et lame d'épée ; 
de là brandir^ brandir, branler, dar- 
der, lancer; d*oii notre brandiUer; dans 
l'ancienne langue brandeler^ remuer, 
s'agiter, forme complète de notre 
branler, pour bram^ler, brandoler; 
comp. ébranler» En partant de la 
signification incendium, on a formé 
biundoilf morceau de bois allumé, 
tison, torche; brander, être en flam- 
mes, brûler; d'oii abrander, s'allu- 
mer, s'enflammer; esbrander, allu- 
mer, mettre le feu. (Cfr. esbraser.) 

Brans ▼. brant 

Braoïi) braion^ renflement de chair, 
morceau de chair, partie charnue du 
corps de l'homme et des animaux, en 
particulier mollet et fesse; de l'ahal. 
brâtOy partie charnue, mollet; de là 
esbraoner^ déchirer, dilacérer, mettre 
en pièces les chairs. 

Bras, braz, brais, bras; de bra- 
ehium. Dans les dialectes de Norman- 
die et de Bourgogne, ce mot a été 
fixé de fort bonue heure à la forme 
iuTariable en < final; mais dans le 
langage picard il se déclinait: s. s. 
et p. r. bras; s. r. et p. s. brae, braech, 
braie. Du pluriel braehiay la langue 
d'oïl avait dérivé brace, braehe, 
brasse, braisse, brase, que nous 
rendrions souvent asses bien par bras- 
sée, c. -à-d. que il le tient entre ta 
brace signifierait il le tient dans sa 
brassée, embrassé. De là nous vient 
l'expression à brace le oorps, que nous 
écrivons aujourd'hui fautivement à 
bras'le^orps, Brœe se trouve cepen- 
dant quelquefois à la rime pour brae. 
A brace levée ^ à bras ouverts. Notre 
brasse, mesure, est le mot qui nous 



occupé; dans Tancienne langue braee, 
braehe, brasse, était une mesure de 
terre, autant qu'un homme peut eu 
labourer à bras dans un jour; d'où 
braeier, brassier, laboureur à bras, 
manouvrier. De brat, braeer, bra- 
der, brasser, embrasser; comp. em- 
braeer, embraeier, embrasser I, 
405, embrasser, saisir; braeeier, 
braehoier, marcher les bras ballants, 
agiter les bras; braeerole, manche, 
vêtement du bras; braehele, braehel, 
(braeheos,) brassard, armure du bras. 
Brase, braise; de l'ancien norois 
braea, souder, broêer^ broê, soudure; 
ferrumen= anglais brass ; suédois brasa, 
flamber; de là embraser, embraser, 
enflammer; d'où embrasement, I, 
191, embrasement; esbraser, mettre 
le feu, allumer, embraser; abraser, 
enflammer, allumer. 
Brase v. bras. 
Brasse, brasser v. bras. 
Brassier v. bras. 
Bran I, 151. U, 402, gâchis, boue, 
fange, ordure. Quoique brou ait la 
même signification que brai, il en 
diffère par la vocalisation. Il a pour 
correspondants l'esp. brea^ le port. 
breo, breUf qui, soit dit en passant, 
ne dérivent pas du français brai^ comme 
on le pense communément. Brou n'est 
non plus l'équivalent du prov. brosam^ 
notre dér. brouet, ital. brodo, broda, 
esp., port, brodio; de l'ahaL brod, 
anglo-saxon brodh, ib. Brau est de 
la famille de l'allem. brei et de son 
affilié et synonyme bràgel, puis, ahal. 
*prîf priOf pria, allmâ. brî, anglo-sa- 
xon brifff et briv, néerlandais brij; de 
brêgen, frigere, cuire; ou, si l'on con- 
sidère prio conmie monosyllabe, de 
l'ahal. prio «= priuwan =■ anglo - saxon 
dreo^ait s=s alhnod. brauen, coquere, 
Bray v. brai. 
Braz V. bras. 



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BKË 



51 



BRI 



Bre préfixe t. loi. 

Brebis v. berbis. 

Bref, brief, (bries) I, lOi, bref, 
court, rapide, de peu de durée; de 
brevis; en brief, bientôt; h brtef, bref, 
enfin; ady. brefment, brief ment, 
briement I, 74. II, 241. 265, bientôt, 
brèvement, rapidement; subst. I, 142. 
346, bref, lettre; dim. brieTet, pe- 
tite lettre; brefte, brieteit, brièyeté; 
brevitas; abreTier I, 101, abréger, 
accourcir; s'abrevier 1, 241, se faire 
petit, s'humilier; abbreviare, 

Brefinent t. bref. 

Bregier y. berbis. 

Brebaigne y. baraigne. 

Brehaine y. baraigne. 

Brebange y. baraigne. 

Bret, broi II, 395, lacet, piège, 
appeau; d'où broion, ib. Notre mot 
bretelle appartient à la même racine; 
proy. bret, esp. brete, ceps. Y. Rayn. 
II, 266. C'est ce bret^ broi qu'on 
trouye dans nos dictionnaires sous la 
forme brai, bray^ piège à prendre les 
oiseaux, et que tous donnent, bien à 
tort, sous brai, résine, ayec lequel il 
n'a rien de commun. Yoy. ci - dessus. 
Bretj broi dér. de Tallemand: anglo- 
saxon bredan, plectere, nectere; ahal. 
prîdan, pretUm, stringere, nectere; 
bas-allemand breijen, tricoter, tresser; 
d'où, la racine immédiate de notre 
mot, anglo-saxon brâd, ancien saxon 
bridy ahal. preit^ dans le principe 
plectus, textus, puis pansus, expan- 
sus, all.-mod. breit. Cfr. bride. 

Breteehe, bretesebe, breteske, 
bretesee, breteeque, tour de bois 
garnie de créneaux, dont on construi- 
sait un grand nombre pour défendre 
les yiUes et châteaux ou pour les at- 
taquer. £n italien berteaca, baltreaea, 
en proyençal bertresea. Racine? M. 
Cheyalet dériye breteche de l'allemand 
brett'tach; c'est par trop ridicule. 



Bretecque y. breteche. 

Bretesee v. breteche. 

Bretesehe v. breteche. 

Breteske v^. breteche. 

Breuil y. bruel. 

Briban y. bribe. 

Bribe, (brife? comme dans le pa- 
tois picard), morceau, reste de pain 
d'un repas; de là briber, brifer, 
manger gloutonnement; mendier; bri> 
beresse, mendiante, coureuse; bri- 
ban, mendiant, gueux; brifand, 
homme vorace, gros mangeur. Le 
breton a brifa = bribe ; brifaod = bri- 
faud et dibri (yieux), rft*rt;f= détruire; 
consumer, manger. Ne pourrait-on pas 
faire remonter ces mots au kymri briw, 
ce qui donnerait l'idée de rompre, bri- 
ser, broyer? Les autres significations 
se lient facilement à celle-là. Cfr. 
encore le gallois briby yétille, chose 
de peu de yaleur. 

Briber y. bribe. 

Briberesse v. bribe. 

Brie (bries et bris), brieon, drôle, 
coquin, scélérat, malotru, impudent, 
imposteur, yantard, malayisé, sot; du 
roman briga, dispute, d'après DC.; 
mais le g ne permet pas cette dériya- 
tion. L'ahal. brecho, yiolateur {hua- 
brechoy pillard), conyient parfaitement 
et pour le sens et pour la forme, si 
l'on compare le participe gothique uf- 
brikanda, scélérat, et l'anglo-saxon 
briea, ib. Cfr. Dief. G. W. I, 318. 
C'est à la même racine que se rapporte 
briqnetoise II, 20, faute, attentat, 
crime, inceste. Mais la terminaison 
oise, est-elle pour ise, itia? Pour la 
forme, cfr. brique, autrefois aussi briche, 
de l'anglo-saxon brice, morceau, frag- 
ment. 

Brieon y. bric. 

Bries y. bric. 

Bride» bride; bridel, bride; ce 
dernier de l'ahal. bi'îtil^ le premier de 
4* 



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BBÎ 



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BttO 



U racine de britil, qu'on trouTe i. t. 
bret. 

Bridel ▼. bride. 

Brief T. bref. 

BriefBieilt t. bref. 

Briememt ▼. bref. 

Bries T. bref. 

Brieteit v. bref. 

BrieTet ▼. bref. 

BrIIkud T. bribe. 

Brifer t. bribe. 

Brigand t. hugne, 

Brigandine y. brigue. 

Bridant t. brigue. 

Brigrne, dispute, querelle, bruit; 
brigand, brigant, infanterie légère, 
puis pillard, voleur, brigand; d'oti 
brigandine, haubergeon, cotte de 
mailles. Brigue, Imâ. brigaf est d'ori- 
gine inconnue, car le briga des lan- 
gues celtiques ne peut avoir aucun 
rapport à notre mot. (V. Humboldt, 
Urbewolmer Hispaniens, p. 142.) 
Quant à brigant (cfr. truand), la forme 
doit nous être venue telle quelle et 
elle se trouve peut-être dans le nom 
de peuple Brigantea; le kymri brigant 
signifie bighlander et pillard, et cette 
dernière signification reporte au kymri 
brig, broussailles, taillis. Cfr. Dief. 
Celt I. 

Briquetoise v. bric. 

Bris v. bric. 

Briser, brisier U, 225 — bmi- 
sier, bmiser, bmser, briser (propre 
et figuré), rompre; brisieres» celui 
qui brise, rompt; briseiz, bmiseiz, 
bris, action de briser. Les formes en 
f pur dér. sans doute de Talmâ. brtzâf 
fragment, éclat; celles en ui radical 
se rapportent peut-être à l'anglo-saxon 
brysan^ d'où l'anglais bruiae. Bruiaer 
peut encore être dérivé de l'ahal. bro- 
chisôfif qui a la même signification, 
ou du celtique, où l'on trouve p. ex. 
en gallois le collectif bruis , fragments, 



éclats, etc. Bruiêer^ briêer ayaient les 
composés e^mbriser, eombraiser 

(a L. d. B. Introd. 118.), traduit par 
défoler, briser, dans d'autres textes; 
d'où eoBbrisement, action de briser; 
eombrissable, facile à briser, à écra- 
ser et debndsier, debmser, debri- 
ser, briser, rompre; d'où debmseiz, 
comme briseie. De briter vient blisee, 
route. Cfr. rottf et Tanc. nor. braut, 
de briotuy frangere, ainsi chemin brisé 
Cfr. Dief. G. W. s. v. 

Brisier, brisieres v. briser. 

Broe, pointe, pique; broebe^ 
broee, broke, broe^iae, lance, pieu 
pointu, fourche; broeber, broieber, 
broeer, piquer, éperonner, presser 
des éperons (et puis aussi broder, 
d'où brocard)', de broehut^ dent sail- 
lante, d'où pointe, fourche. Broehe^ 
brokâf broeque signifiaient aussi ca- 
nelle, tuyau, robinet, et c'est le même 
mot que le précédent, dont nous avons 
étendu la signification dans notre broe, 

Broee v. broc 

Broee, broebe, brosse, menu 
bois, brottsBoilles (dérivé de broee); 
esp. broza, broutilles, débris; brosse; 
prov. brus, bruyère; broost, pâturage, 
chute des feuilles; de là broiister, 
brouter, qui devrait s^écrire avec un 
circonfiexe; prov. brostar; ainsi es de 
brosse = «^; de l'ahal. brustay burst, 
porst; aujourd'hui borete; soie, c.-à-d. 
poil raide d'un animal. Quelques éty- 
mologistes pensent que borste désigna 
primitivement l'idée de surgir, signi- 
fication qui se montre dans l'ancien 
saxon brustian, bourgeonner. Cela 
parle en faveur de la dérivation pro- 
posée. Notre brosse, ustensile propre 
à nettoyer, est le broee ici en question. 
Cfr, verge. Rebours ^ (rebourser) re- 
brousser, propr. aller à contre -poil, 
sont de la même famille; Imâ. rebur- 
sus, hérissé, hirsute. Cfr. brost. 



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BRO 



53 



BRU 



Broeer v. broc. 

Broehe y. broc. 

Brocher y. broc. 

Broeque t. broc. 

Broee» brouee, pluie subite et de 
courte durée, brouillard épais; forme 
participiale d'origine allemande: anglo- 
saxon hrodhj yapeur; allmod. brodem 
ou brod-en, yapeur. C'est à la même 
famille qu^appartient brêuiUard; cîr. 
l'allemand brodely brudel, yapeur qui 
s'élèye. 

Broel y. bruel. 

Broi V. bret. 

Broieher y. broc. 

Broigne y. brun. 

Broil V. bruel. 

Broillet y. bruel. 

Broine y. brun. 

Broion t. bret. 

Broke y. broc 

Bronche 9 buisson, broussailles; de 
même que broche, ayec intercalation 
de n, de broehus qui s'écriyait aussi 
brotwus. De là notre broncher; cfr. 
le proy. abroncar; Tital. cespo, buis- 
son, et cespitare, broncher; Mén. s. 
y. broncher. 

Bronle y. brun. 

Brosse y. broce. 

Brost, hroust, pousse, jet d'arbre; 
de Tahal. prôzy bouton, pousse, bour- 
geon; allmâ. broz, brozze. Le breton 
brous j brostat signifie jet des yégétaux. 
Ces mots auraient-ils eu de l'influence 
sur notre forme brouter? V. broce. 

Brouee y. broee. 

Broust) pâturage y. broce. 

Broust, pousse y; brost. 

Bmell y. bruel, 

Brueille, bmeiUet y. bruel. 

Brael, hrueil, breuil, bmelle, 
bmeille, bruil, braille, broel, 

broil, Imâ. bruffiluSf brogilus, brolium^ 
broiluSf etc., taillis, fourré, bois, forêt; 
(et, comme les mots latins, taillis en- 



fermé d'une barrière, parc ?) — bmel- 
let, broillet, broillet, bmeiUet, 

taillis, buissons, bosquet, petit bois. 
Raynouard place ayec raison sous 
brtéelh, le yerbe brolhar, bourgeonner, 
surgir, pousser; notre yerbe brouiUer 
a sans aucun doute la même origine; 
de là brouillon j dans des diyerses 
acceptions. Cfr. broillot, anc. franc. 
= brueillet, et, patois de Montbéliard 
= brouîUami, mélange confus. Quant 
à l'origine de bruel, on la croit celti- 
que. Le kymri brog signifie gonfler, 
ce qui se rapproche sans peine des 
idées de germer, surgir, etc.; mais 
cette même racine brog, brug se re- 
trouye en allemand. T est-elle primi- 
tiye ou est-elle empruntée des idiomes 
celtiques? Quoi qu'il en soit, les mots 
romans nous sont yenus des idiomes 
allemands, c'est ce que prouye la ter- 
minaison il, 

Bruelle, bruellet y. bruel. 

Bmeroi y. bruiere. 

Bnii, bruit y. bruire. 

Bnii, bru y. brut. 

Bruiere II, 61, dériyé d'un simple 
brug (occitanien), bruyère, proy. bru, 
du kymri brwg, forêt, broussailles, 
breton brûg, bruyère. Cfr. Dief. Celt. 
I, 216. De même brueroi, bruyère; 
broussailles. Lmâ. bruera, bruarium. 

Bmil y. bruel. 

Braille, braillet y. bruel. 

Braine y. brun. 

Braine, gelée blanche, pluie fine 
et froide , parce que cette pluie tombe 
comme le brouillard qui accompagne 
la gelée blanche; proy. bruina; du 
latin pruina, quoique le passage du p 
au b soit un peu extraordinaire en 
français; cependant il y en a d'autres 
exemples: brusler, perustulare, treble, 
triplex, desrube, etc. M. Grandga- 
gnage, s. y. brouhène, rejette cette 
étymologie, la transition logique ue 



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BRU 



54 



BUC 



lui paraissant pas satisfaisante. Elle 
me semble très-satisfaisante , quand on 
a observé la manière dont marche le 
brouillard qui accompagne la gelée 
blanche. 

Brilir II, 257, brûler, rôtir. La 
forme allemande qui se rapproche le 
plus de la nôtre est Talmâ. brUejen, 
néerlandais broet/en, échauffer, brûler 
anglo-saxon breovan^ aUmod. briihen; 
cependant pour la forme occitanienne 
braouzi, il faudrait avoir une forme 
avec long, comme je l'ai dit, et je 
n'en connais pas. Gfr. bruire. 

Bruire n, 257; subst. bruit, bmi 
I, 67. 267, bruit. Après mûre réfle- 
xion et m'appujant sur la comparai- 
son du proY. brugir, ancien catalan 
brogir, j'admets la dérivation donnée 
par Ménage. 

Bmiser, bruisier v. briser. 

Bruit v. bruire. 

Bruman v. brut. 

Brume, le solstice d'hiver, le plus 
court jour de l'année; brouillard; de 
bruma. 

Bran n, 230, brun; de Tahal. brun, 
aujoiird^hui brautty même signification. 
Brun vient de brinnan, brennen, brû- 
ler, et signifie la couleur brûlante, de 
feu, le rougeâtre. Le primitif brinnan 
signifiant aussi briller, on en a dérivé 
brunir, bumir, brunir, polir, briller; 
d'où bumoyer, briller. A la même 
racine brinnan y par le moyen du dé- 
rivé gothique brunjo, ahal. brunja, 
brunna, cuirasse, appartient brunie, 
bronie, broine, broigne, bruine, 
lotte de mailles, cuirasse. De brunir, 
les Allemands ont fait bruniren; ils 
nous empruntent souvent des mots dont 
ils nous ont fourni la racine. M. 
Chevalet renverse le rapport; selon 
ui, brunir dér. de bruniren. 

Brunie v. brun. 

Brunir V. brun, 



Brus V. bmz. 

Bruse, brusque, sombre, noir; 
furieux; notre brusque; contracté de 
l'ahal. bruttisCy sombre, furibond. 

Bruse, espèce de houx; selon Mé- 
nage, de ruseum, avec b préposé, pour 
renforcer la consonne initiale. 

Bruser v. briser. 

Brusler, brûler; prov. bruslar, ital. 
bmstolare; d'un simple inconnu en 
franc., prov. bruzar; ital. brusciare. 
Comme l'a dit Le Duchat, de perustus, 
d'oîi le fréq. perustare , en roman pru- 
starey et avec changement de p en by 
brustarey d'où les simples prov. et itaL, 
et de même de peruatulare, brusler, 
etc. Cfr. prov. usclar, anc. esp. ualar, 
de ustnlare. 

Brut, brui, belle-fille, bru, selon 
DC, aussi jeune mariée (s. v. epitha- 
lamum); Ima bruta; de l'allemand: 
goth. bruthiy belle-fiUe; ahal. briUj 
sponsa, conjux; nurus; allmod. braât; 
anc. saxon, suéd., dan. brûdy etc.; cfr. 
Dief. G. W. I, 329. II, 766. Si la 
signification indiquée par DC. est fon- 
dée , brut dérive de la forme générale 
allemande, et non du gothique bruths, 
qui, en un seul endroit, a la signifi- 
cation de bru. Cfr. bruman, mot en- 
core en usage dans la Normandie et 
la Champagne, pour dire nouveau 
marié, autrefois gendre, beau-fils, de 
l'anc. norois briM-mannry convive des 
noces, bas -allemand brûtmany celui 
qui conduit la fiancée. 

Bruz, brus (Ben. v. 27636 où le 
sic est de trop), en prov. bt^tz, au- 
jourd'hui briiscy poitrine; de l'ahal. 
pruaty brusty goth. brusts, ancien no- 
rois briost, ancien frison briaat , brasty 
bi'ust, poitrine. 

Bu V. bue. 

Bue, bu, s. s. et p. r. bues, bus 

II, 218, buste du corps humain, tronc; 
de l'ahal. bûh, allmâ. buch, ancien 



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BUC 



55 



BTJF 



norois bûkr^ ventre et tronc. M. Che- 
yalet dérive bue de brust, sans s'in- 
quiéter de ce que sont devenus le r, 
le < et le f; c'est fort commode. Cfr* 
bruz. Gomp. de bnc, trabneher^ 
trabucbier, trebuehier, tresbucher 
II, 228, jeter à terre, renverser; s'a- 
battre, tomber à la renverse; détruire, 
ruiner; d'où trabuehet, trebuehet, 
macbine de guerre pour jeter de gros- 
ses pierres; trebachement, trabu- 
cbement I» 82, action de trébucher 
(propre et figuré). 

Baee v. busse. 

Buehe^ boucbe v. bocbe. 

Bucbe^ navire v. busse. 

Bnele v. bocle. 

Bueler v. bocle. 

Bues V. bue. 

Bnee, lessive; bner, laver, net- 
toyer, purifier; faire la lessive; bureaae 
(femme), laveuse. Prov., esp. bugada^ 
buffodar. On a voulu dériver buer, 
de l'allemand bauchen, bàuchen ^^^huer; 
mais il y a impossibilité absolue , car 
le mot allemand ne se montre, au 
plus tôt, que dans le XY^ siècle, et 
il dérive sans doute du roman. Les 
Italiens font remonter leur bucato''= 
buée à buca^ trou, parce qu'on passe 
la lessive par un linge percé de petits 
trous, et l'on prétend que buée y bu- 
goda, dérivent de l'italien. Gomment 
donc ? ^ Il faudrait prouver que les 
Espagnols, les Français et les Proven- 
çaux ont emprunté le procédé des Ita- 
liens, car s'ils ont connu la métbode 
de faire la lessive , ils ont eu un mot 
pour exprimer cette action. Buer doit 
se rapporter à une racine qui exprime 
l'idée de mouiller, tremper, parce que 
l'opération principale en coulant la 
lessive est de tremper le linge, pour 
détremper la saleté; et nous retrou- 
vons cette racine dans le gallois bog^ 
tremper, secouer. jL'o radical, qui, 



au premier abord, semble s'opposer 
à cette dérivation, ne fait aucune dif- 
ficulté, o se trouvant pour m, et ti 
pour 0, dans les idiomes celtiques. 
Le breton buga, fouler, presser avec 
les mains, surtout le linge, est-il-em- 
prunté du roman } Bnresse demande 
un primitif bure^ qu'indique DG. s. v. 
bura. Est-il de la même branche que 
buée? Gfr. Dief. G. W. I, 278. 

Buef V. boef. 

Bnele v. boel. 

Buen, bnenement v. bon. 

Buer V. buée. 

Buer adv. II, 276 et ore II. 

Bues V. boef. 

Bufe, bouffe, soufilet; la partie 
du casque qui couvre les joues; bttfet, 
ib. ; le devant de la tête ; la seuil de 
la porte , table , chambre , cabinet, 
bureau (buffet); vb. bufer, buffer, 
enfler les joues, bouffer^ bottfjir^ donner 
des soufflets; et de la même famille, 
avec p notre pouf^ pouffer. Gomme 
l'a dit Ménage, ces mots sont ono- 
matopéiques. L'idée de coup réunie 
à celle de souffler, enfler, n'a rien que 
de naturel; notre soufflet et souffler 
en sont la preuve. On a voulu dér. 
nos mots de l'allemand pu£f, puffen; 
c'est peine perdue, puffen, etc., ne 
sont pas vieux dans la langue. — 
Reste à expliquer comment bufet, en 
est venu à signifier ce que nous nom- 
mons ainsi. Le bufet était, dans le 
principe, une sorte de table placée près 
de la porte, à laquelle on admettait 
les pèlerins, ménétriers, etc., qui ré- 
clamaient l'hospitalité. Les gens de 
cette espèce étant doués d'un bon appé- 
tit, tout ce qui venait du dote ou grande 
table, passait et disparaissait à l'en- 
droit qu'on nomma bufet par opposition 
au dois, c.-à-d. que bufet fut d'abord 
le lieu à se bouffir, le lieu bouffi, et de 
là peu à peu les significations actuelleift 



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BUF 



66 



BUI 



Bufer y. bufe. 

Bnfet y. bufe. 

Bttgle, boeuf^ boeuf sauyage; bueu- 
lut; de là bugler II, 277 notre 
beugler. 

Bugler y. bugle. 

Bn^e, bane, blligril6 {b^ugne, dans 
Ménage), bouton, tumeur, contusion, 
enflure, bosse. Notre mot bigne^ tu- 
meur au front qui proyient d'un coup 
ou d'une chute, est identique; c'est 
une forme dialectique ayec change- 
ment de M en t. Le patois de Mont- 
béliard a gagne. De là beignet , dans 
plusieurs contrées bignet, A Lyon, 
bugne est le nom d'une espèce de crê- 
pes, roulées et frites à l'huile. De 
l'ancien norois bunga, tumor, verbe 
protuberare? Les langues celtiques 
ont plusieurs mots en p initial, dont 
la signification se rapproche de celle 
de bugne et du primitif norois pro- 
posé bypothétiquement. 

Bnie, entrave, ceps, fers, châine 
Imâ. bota; vb. comp. enbiiier^ mettre 
dans les ceps, dans les fers. Notre 
bouée, autrefois boie^ est le même mot; 
on a donné le nom de l'attache au 
bois qui nage sur l'eau. Boja se trouve 
déjà dans Plante (As. 3. 2, 5) avec 
le sens de carcan, collier de fer; c'est 
la racine de bute. 

Buigne V. bugne. 

Bnille v. boel. 

Buillir y. boUr. 

Boire (bure), rouge brun, brun; de 
burrua, du grec nv^qôç; de là burel^ 
buriauS) grosse étoffe de laine; notre 
bure, bureau, d'où meuble couvert de 
cette étoffe. Cfr. le latin birrua aussi de 
nv^^oç. A la même racine appartien- 
nent encore bluteau, blutoir^ bluter, 
Imâ. buletellum, buletare: neuf cenz 
muis de flur delieement buletee (Q. R. 
d. R. 239); où le l est pour r, comme 
le prouvent buretel dans la Bible Guiot 



2322, le bourguignon burleau, l'itaL 
buratello et le breton buruUl pour 
buratel; de sorte que buretel signi- 
fie propr. un morceau d'étofife (bu- 
reau) propre à tamiser. DC. b. v. 
burallus connaît buretele dans le 
sens de morceau de bureau ^ ou 
bourse. 

Boisine, busine, boisine I, 370, 
espèce de trompette; de bueema; vb. 
bnisiner, sonner de la buisine. 

Buisiner v. buisine. 

Baisse y. buisson. 

Baisser, heurter; comp. abaisser, 
heurter, chopper; d'où abaissement 
II, 195, achoppement, occasion de 
faute, sujet de chute. Buiaaer est 
sans doute de la même branche que 
boter, et les formes allemandes qui 
peuvent entrer ici de plus près en 
ligne sont: allmâ. bûachenj frapper, 
battre; haut- palatin buschen, frapper 
de manière à produire un son sourd ; 
franconien bauschen , frapper, heurter ; 
bas -allemand botaen, bosaen, battre, 
heurter; suisse butz, coup, heurt. La 
famille des mots allemands ici en 
question a un grand nombre de ra- 
meaux assez difficiles à distinguer. 

Boisson II, 219, propr. fourré de 
buis, buisson; dérivé de buis, de btueus, 
La preuve que buisson ne dérive pas 
de bois, comme on l'admet souvent, 
se trouve dans la forme provençale 
boisson, de dots «= buis, tandis que bose 
:== bois, aurait produit boseon. Cfr. DC. 
buissiere, lieu planté de buis, s. v. 
buxera. 'A la même racine, buis qui 
s'orthographiait aussi bois, se rap- 
porte baisse, boisse, boite, propr. de 
buis, puis capsule, enveloppe; d'où 
boissele, petite boîte. Notre bous- 
sole est de la même famille. 

Baletel v. buire. 

Boleter v. buire. 
Bolir Y. bolir. 



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BUN 



67 



CAI 



Bundir t. bondir. 

Bnne t. bugne. 

Bure T. boro. 

Burel T. buire. 

Buresse t. baee. 

Bnretel y. boire. 

Burgreis ▼. bore 

Buriaus y. boire. 

Bamir y. bron. 

Bumoyer y. bron. 

Bnron, petite maison, cabane; dé- 
riyé de bWy qoi est resté dans le nor- 
mand ayec le sens de habitation 
(y. E. Doméril s. y.) ; de l'abal. bûr, 
maison, demeore; anglo-saxon bur, 



allmod bauer, C£r. le kymrî btcrff 
inclosore, intrencbment. 

Bas y. boc. 

Busehe y. bois. 

Buscber y. bois. 

Buse y. bosse. 

Basine y. boisine. 

Busse, buse, buée, buebe, sorte 
de yaisseao oo nayire; Imâ. buday 
buza; de butta, selon DC. Cfr. anglo- 
saxon ^^M- carias, marins, DC. s. y. 
boscarla; holl. buta, buisâf angl. buss, 
dan. bo/se, anc. norois bûssa; et 
Schwenk D. W. s. y. Bose. 

Busuin, Busuingr y. soin. 



c. 



C II, 299 poor qo', qoe. 

Ça, çai, eba, za, zai, II, 278 
ady.; ei, ebi II, 278 ady.; iei, iebi, 
qui s'expliqoent par rapport à ci, chi, 
comme icil, etc., par rapport à cil, 
etc. ; ady. comp. caenz, eaienz, eai- 
ens, ebaiens, eaians, ceanz, eeenz, 
eeienz II, 280. 

Caable y. cadable. 

Caagrnon y. cbaaine. 

Caaignon y. cbaaine. 

Caee y. cbacier. 

Caeeor y. cbacier. 

Caeerie v. cbacier. 

Caebe, poorsoite y. cbacier. 

Caebe, coffre y. catir. 

Caebeor y. cbacier. 

Caeber, eaebier y. cbacier. 

Caebierres y. cbacier. 

Caeier y. cbacier. 

Caeieres y. cbacier. 

Cadable, eaable, ehaable, ma- 
chine de goerre poor lancer des pier- 
res; action d'abattre et de jeter par 
terre; arbre oo branche abattoe par 
le yent oo d'aotre manière; coop; 
Imâ. cabolos, chadabola. Le seol mot 
à ma connaissance aoqoel eadable poor- 



rait se rapporter, est le grecxoTa/9oitoç. 
rj, qoi abat, toe oo renyerse. De là notre 
accaifler; chablis. Cfr. DC. s. y. cabolos. 

Cadbun, ehaum, eheun I, 174. 
5, proy. eada un, port, eada hum, 
ital. cadaunoy doiyent être séparés de 
cbascon, comme je l'ai dit; mais il 
resterait à expliqoer le eada. C'est, 
je crois, one forme eophoniqoe poor 
ead, qoi s'est dégagé de qoîsqoe ad 
onom, comme semble le prooyer l'an- 
cien espagnol quiseadauno. Si cette 
combinaison, deyenoe pronom, parais- 
sait extraordinaire, je ferais obseryer 
qo'Apolée se sert de ad unum omnes 
dans le même sens. 

Caeir y. chaor. 

Caenz y. ça et II, 280. 

Caer y. chaor. 

Cai y. ça. 

Caians y. ça et II, 280. 

Caiens, caienz y. ça et U, 280. 

Caillou, ehaillo, kaillo I, 106, 
eafUau R. d. £. IV, 201, caîlloo; 
proy. calhao ; dans le Berry caille. On 
a dériyé caiUoo de ealeuluSf mais la 
disparition do premier l est inexpli- 
cable et contre la règle. M. Grand- 



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ÇAI 



58 



CAO 



gagnage, s. t. caiewaî, eaie, pense 
au hollandais tuUy keiy caillon. Il 
faat remarquer ayant tout que la 
suffixe otf =r a» pror. ne se ren- 
contre que dans les dénominations 
géographiques, qui, presque toutes, 
sont d'origine celtique , et Ton doit 
se demander d'oti elle Tient ici. 
Cette finale ou est -elle primitive? 
Alors on pourrait y reconnaître l'an- 
cien pluriel gallois en om, plus 
tard m^ aujourd'hui au, p. ex. 
eaioUf munimenta, plur. de eœ^ dans 
les Gloses de Luxembourg. La racine 
celtique eal exprime l'idée de dureté; 
p. ex. dans les mêmes gloses eal-ut, 
durili, breton kal-et^ dur, gallois 
eal-ed; breton eak*hf kale*h: gallois 
<;^A se pierre; testicule. C'est là que 
se trouve Torigine de nos mots: le 
berrichon eailU est le singulier, et 
caillou exactement le pluriel celtique. 
Cfr. gallois eaill, testicule, plur. eeil- 
Uau, breton ealc^h, plur. ealt^hùm. On 
pourrait aussi songer au latin coaçu- 
lare, mais il serait trop hardi et trop 
artificiel d'expliquer l'idée de caillou 
par celle de sable caillé ou pierre 
caillée, et puis la terminaison ou reste- 
rait encore à justifier. 

Çaindre v. ceindre. 

Cainse v. chemise. 

CaiBsil y. chemise. 

Calât V. ceindre. 

Caintnre v. ceindre. 

Cair T. chaor. 

Caistif V. chaitif. 

Caitif V. chaitif. 

CaitiTete v. chaitif. 

CaitiTier v. chaitif. 

Caive v. cave. 

Calamité t. chaume. 

Calenge v. chalonge. 

Calengier v. chalonge. 

Caliee I, 829, calice; ealix, 

Caloir v. chaloir. 



Caloife V. chalonge. 

Cals I, 155 comme chians, eeals, 
ceols, etc. 

Camail) partie supérieure de la 
cotte de mailles, dont on se couTrait 
la tdte; prov. eapmaih; de cap^ tête, 
et malhûy maille , .tissu.. 

Camberier t. chambre. 

Cambre, eamlirete t. chambre. 

Camise t. chemise. 

Camp V. champ. 

Campagne v. ohampaigne. 

Campaigne v. ohampaigne. 

Campel v. champ. 

Campeler v. champ. 

Campion v. champ. 

Caneeler v. cheance. 

Caneelier v. canciel. 

CaBeliieler v. cheance. 

Caneiel, ehaneel I, 235^ clôture, 
balustrade, lieu fermé, chambre de 
l'épouse; de eancdlui; eaneelier, 
ehaBceUer, ehaneeler n, 172, chan- 
celier; caneellariu», 

CançoB V. chanter. 

Cançonnete v. chanter. 

Candélabre v. chandele. 

Candelle v. chandele. 

Cange v. changîer. 

Canger v. changier. 

Cangier v. changier. 

Caniyet v. cnivet. 

Canon, kanon I, 396, canon, 
partie des prières de la messe; les 
lois de l'église; de eanon; eanone, 
kanone I, 387, chanoine; eanonicuSf 
prov. canonge. 

Canone v. canon. 

Cans, champ v. champ. 

Cans, chant v. chanter. 

Cansil V. chemise. 

Cantel t. ohantel. 

Canteor v. chanter. 

Canteres t. chanter. 

Canus, eanut v. channt. 

Caoir V, chaoir. 



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CAP 



59 



CAS 



Cape^ chape, manteau, cape; cou- 
yerture en général, et même au figuré ; 
de eapa qu'on dérire de eaperg, parce 
que la cape enyeloppait l'homme. 
De là ehapel, Capel, guirlande qu'on 
portait en guise dQ chapeau, mais 
aussi déjà bonnet, chapeau (t. II, 135) ; 
dim. chapelet .) petit chapeau, petite 
guirlande; — chapclc, capclc II, 
352, manteau court; chapelle; d'où 
chapelain, eapelain, prêtre, curé; 
— chaperon 9 espèce de capuchon 
que les hommes et femmes de tous 
les rangs portèrent jusqu'au XV*' 
siècle (v. Roquefort s. v.). 

Capel y. chape. 

Capelain v. cape. 

Capele y. cape. 

Capeler v. chapler. 

Capte ▼. chapler. 

Car 9 char y. char I. 

Car, chair v. char II. 

Car, kar, qnar, quer conj. n. 377. 
Au lieu de car, on trouye char sur 
les frontières sud - ouest de la langue 
d'ofl. 

Caraie y. charme. . 

Carbunde II, 116. 252, esoar- 
boucle; oarbuneulus. 

Carche y. char I. 

Carchier y. char I. 

Cardenal y. cardinal. 

Cardinal, chardenal, kardenal, 
cardenal, e«*donal, cardonnal, 
s. s. et p. r. en aus, cardinal; car- 
dinaUt. 

Cardenal t. cardinal. 

Care, caree y. char I. 

Carete y. char I. 

Caretil y. char I. 

Careton y. char I. 

Carge y. char I. 

Cargrier y. char I. 

Carier, caiiere y. char I. 

Cari tel t, earite v. cher. 

Cam y. char. 11, 



Carnail y. char II. 

Cameil y. char II. 

Camel, camelment y. char II. 

Camer y. char II. 

Carnemnent y. char II. 

Cameus y. char II. 

Camier y. char II. 

Carniere, charnière Ii 404, char- 
nière ; ce mot est de la même famille 
que eran^ earnel, erenel (y. s. v.), 
eameUr^ et signifiée proprement join- 
ture, entaille. 

Carofer y. char I. 

Caroigne y. char II. 

Carole, karole, qaeroie^ danse, 
espèce de branle; de là caroler, ka- 
roier II, 354, danser. Pendant qu'on 
dansait ce branle on chantait des chan- 
sonnettes, appelées caroles, chansons 
de carole, à carole. Voy. Wolff^ Ueber 
die Lais, p. 185 et suiy. Ménage a 
dériyé ce mot de chorea; il eût mieux 
yalu dire de ehorut par un diminutif 
ehorulua^ ayec changement de Vo en 
a dans la syllabe inaccentuée. Ménage 
cite le proy. eorola, eorolar^ et le 
breton koroUa, danser, prouye aussi 
une forme en o radical. Quant à la 
dérivation du proy. carrau, eharau, 
carrière, yoie, chemin, de là marche 
circulaire, proposée par Wolflf (l. c), 
elle n'est d'aucune valeur; de carreau 
ssr carrai, jamais on n'aurait pu for- 
mer carole y ni même carole. 

Caroler v. carole, 

Carongne v. char II. 

Carpent v. charpentier. 

Carpenter y. charpentier. 

Carpentier y. charpentier. 

Carme y. char I. 

Cartre v. chartre. 

Cartrier y. chartre. 

I. Cas, qas, quas, yain, vide, 
inutile; de casaus; cassCr, quasscr, 
casser, dans le sens de annuler; de cas- 
sare, Cfr. cas II, et Ménage s. v^ casser. 



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CAS 



60 



CAU 



II. Cas, qas, quas I, 58, brisé, 
cassé, abattu, découragé; fjisser, 
qnasser^ casser, briser, rompre ; battre, 
frapper; de quasms^ quaatare. Gfr. 
cas I, et Mén. s. ▼. casser. 

Cas, cbute, cas t. cbaor. 

Caseun v. chascon. 

Case, ebase, demeure, maison; 
de ca8a; de là la préposition ebies, 
eies, ebiez, eiez, chez, par abré- 
viation de en ehies: Parmi les rues 
le va uns mes nuncier | £t as barons 
par trestout acointier, | Qu'Amis est 
sains revenuz et baitiez , | Or le puet 
on trouver en ehies Gautier. A. et A. 
3373. Cfr. Grimm III, 756 Tancien 
norois hiâ^ apud, juxta, de At, man- 
sio, domus. Autres dérir. easal, eha- 
sal, kasel, bameau, ferme, métairie, 
masure; easer, ebaser, caser, pour- 
voir; part. pas. empl. subst. case, 
ebase, cbasey I, 263, fieffé, celui 
qui tient un fief à titre de casement; 
d'où casement, ebasement, I, 69. 
II, 349, terre, cbâteau tenu en fief 
sous certaines conditions; comp. aca- 
ser, établir. 

Casement t. case. 

Caser v. case. 

Casse, poêlon à queue; de Tabal. 
eJiezif keaaiy ancien norois katij cati- 
nus, cymba, gotb. katiU^ ;^a>lx/oi', all.- 
mod. keêself anglo-saxon eetel^ etc. 
Notre casserole est un dérivé de casse, 
avec r intercalaire; ital. cazzuola, et, 
du franc., casserola, dans la Cbam- 
pagne castrole. 

Casse, chasse, boîte, coffi:e,tout 
objet qui sert à enfermer un autre; 
châsse, reliquaire; de capsa, Kotre 
châsse est le même mot; de là enchâs- 
ser. De l'ancienne forme ctMse = caisse, 
il nous est resté le dimin. cassette. 

Casser, annuler v. cas I. 

Casser, casser v. cas II. 

CastaignC) eastenge y. cbastaigne. 



Caste V. chaste. 

Casteal v. chasteL 

Casteans v. chastel. 

Castel V. chasteL 

Castelet v. chastel. 

Castement v. caste. 

Castial V. chasteL 

Castians v. chasteL 

Castiax v. chasteL 

Castier, castoier v. chastier. 

Castoiement v. chastier. 

Casule, cbaisnble, chasuble; Imâ. 
easulaj diminutif de casa: Quasi minor 
casa eo quod totum hominem tegat, 
dit Isidore. Mais d'où vient le & de la 
seconde forme .^ Cfr. l'italien casupola. 

Cat, Cbat, chat. Catus, en latin, 
se montre fort tard; mais cat est ré- 
pandu dans tous les idiomes celtiques 
et allemands: irlandais eat, gallois 
eathf anglo-saxon cat, anc. norois kdtr, 
suédois kattf etc. Il n'est guère pos- 
sible d'indiquer l'origine de cat, parce 
qu'on ignore laquelle de ces langues 
l'a possédé d'abord et s'il a passé de 
l'une à l'autre. 

Catalane v. chevetalne. 

Cataine v. chevetaine. 

Catel V. chatel. 

Catens v. chatel. 

Catex V. chatel. 

Catir, qnathr, qnaitir, presser, 
serrer fort, (se) blottir, (se) cacher; 
de coactus (cfr. cailler de coagulare). 
A la même racine appartiennent cacbc, 
coffre, cassette, lieu secret; cacher, 
cacher; coactare; cfr. fléchir de flectere, 
delecher de delectare; comp. esca- 
cbier, esqnacbier Chast. XXni, 72, 
écacher. Dérivés de cache: cachet, ca- 
chette, cachot, DC. dér. cacher de sac- 
cus: quasi in sacco se se abscondere; 
cela ne convient ni pour le sens, ni 
pour la forme. — Guyet indentifie 
chacier =a chasser et cacher. 

Cane V. cauch. 



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CAtJ 



61 



CED 



Caueli, eaue, ebaue, eax II, 226, 

chaux; de ealx, ib.; de là cancbie, 
ehaueie^ chaussée, propr. voie faite 
de chaux, ealeiata; eauchier, paver; 
eàleiare, 

Cauehe, ehauee, eauee, chausse ; 
de ealeeui (calx), prov. calsa, caussa, 
ital. calzo, calza, port, calças, esp. 
calza; cauelier, ehaueer, cancer, 
Chaucher, caucier, etc., chausser; 
calcearâf proT. caussar, ital. calzare, 
esp. calzar, proT. calçar; cbaucicr, 
etc., marchand ou faiseur de chausses. 
Notre caleçon est un dérivé. Comp. 
descaus, deschans, déchaux, dé- 
chaussé; Imâ. discalcius pour discal- 
ceatus; dcschaucher, descaueher, 
deschancer, descaleer, descancer, 
descauchier, etc., déchausser; proY. 
descaussar, esp. descalzar, port, des- 
calçar, itaL discalzare. 

Cauchie v. cauch. 

Caachicr, paver v. cauch. 

Cauchier, chausser v. cauche. 

Caucier v. cauche. 

Caudel v. chald. 

Caudiel v. chald. 

Caudiere v. chaudière. 

Caiif, kaiif, caus, cauz II, 22, 
R. d. £. 1759, chauve; de ealvm. 

Canfer v. chaufer. 

€aiip V. colp. 

Cauper v. colp. 

CauS) chaud v. chald. 

CaiiS) coup V. colp. 

Caus I, 165 comme chaus, ceals^ 
ceolz, ceuB 

Caos, cauz, chauve v. cauf. 

Cause, cose, coze II, 382 cause; 
de causa, qui prit de bonne heure le 
sens de notre chose. Les dialectes 
bourg^gnon et normand destinguèrent 
dès les plus anciens temps les deux 
significations par l'orthographe, c.-â.-d. 
que, pour la seconde, ils écrivirent 
chose, comme nous^ tandis que, dans 



le dialecte picard, on trouve souvent 
cose, coze pour chose. De causari, on 
forma choscr, COSer II, 386, blâmer, 
désapprouver, faire des remonstrances, 
faire des réprimandes , gronder , accu- 
ser, quereller ; d'où cbosement, blâme, 
remonstrance. Les mêmes formes choser, 
coser signifiaient encore traiter de cho- 
ses et d'autres, notre causer, et, dans 
ce sens, elles remontent peut-être à 
l'allemand kosen, ahal. ehosôn, parler 
amicalement. 

Cant V. chald. 

Gavage II, 97, capitation, tribut 
imposé sur les personnes et sur les 
têtes, on sur chaque maison; de caput. 

Cave, caivel, I8I, caverne, grotte, 
cage; cavea; eavcr, chavcr, percer, 
creuser, fouiller; cavare; cavcnie I, 
298, caverne, grotte; creux et proba- 
blement cave, car on trouve le dérivé 
eayemier, Aubri p. 158, avec le sens 
de celui qui prend soin de la cave. 
CaTeme de caverna. Notre mot cage 
n'est qu'une forme distinctive de cave, 
Cfr. gaiole. 

CaTCl V. chevel. 

Gaver v. cave. 

Cayeme v. cave. 

Gayemier v. cave. 

Gayeus v. chevel. 

Gavex v. chevel. 

Gayiaus v. chevel. 

Gaviax v. chevel. 

Gax, chaux V. cauch. 

Gax I, 156, forme contracte de cals. 

Gealz I, 150, ceux, ceux-ci; ecce 
Uîe; a pour •; v. als. 

Geanz v. ça et II, 280. 

Geas, eeaz I, 150, ceux, ceux-ci; 
V. cealz. 

Geaus I, 156, comme cealz, ceolz, 
cens, etc. 

Geder, céder; cedere; cession, ces- 
sion, délaissement; cessto; comp. pro- 
céder, procéder, avancer, provenir, 



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CED 



é2 



CEK 



procedere; proees, afanoement, pro- 
grès; procès; proees9U9; procession, 
action de procéder; procession; ras- 
semblement; proceaio; sueceder, suc- 
céder, survenir y réussir; sueeedere; 

sneeessor, snecessiu* II, 361, suc- 
cesseur; suecessar; SUOeesslOB, suite, 
succès, héritage; nteeettio. 

Cèdre I, 66, cèdre; eedruê. 

Ceelz I, 150, ceux, ceux-ci; eeee ilU, 

Ceenz ▼. ça et II, 280. 

Cegne t. ceindre. 

Ceienz t. ça et II, 280. 

€eil y. ciel. 

Ceile, ceUe I, 157. 

Ceindre, çaindre, ebaindre (cign- 
re, cingre) II, 237. I, 388, cingere; 
çaint) ehaiit, ceinture; d'où çaln- 
ture, einturel, 271. 359, nouTelle 
dériration de cingere; eegne, segne, 
soigne 9 ceinture, enceinte, lieu ren- 
fermé entre certaines bornes; proy. 
cenha, itaL cigna; vb. comp. acoindré 
n, 237; deeeindro II, 287; por- 
eeindre Q. L. d. H. 254, enceindre, 
entourer; roceindre, ceindre, encein- 
dre, entourer; enceinte, onsaintol, 
216. II, 30. 37, enceinte; de ineineta^ 
quod est sine cinstu, cfr. Diez I, 22. 
32; cengle, notre sangle, de eingiUa^ 
proT. singla, ital. cingia; vb. ccn- 
gler, sangler, serrer la sangle ; d'où 
recengler I, 314, ressangler. 

Coi I, 149, ce, cet, celui, celui-ci; 
eece iUe. 

Col T. ciel. 

Celé, selle T. selle. 

Celé, celés I, 149, cette, celle, 
celle-ci; ces, celles; eeee Ula, 

Célébrer n, 279, célébrer; eeleàrare. 

Ceiee y. celer. 

Celeement y. celer. 

Celei I, 150, celle, celle-ci; eeee 
illaeey d'après lei y. s. y. 

Celer, cheler I, 61. II, 386, celer, 
cacher; celare; part. pas. empl. subst. 



dans l'espression à celco I, 264, en 
secret, en cachette; d'où eeloement 
II, 229. 249, secrètement, en cachette; 
comp. aceler, cacher, celer: receler 
I, 89. 159. II, 276, cacher, celer, 
receler; te reeeleir I, 215. 220, se 
cacher; h ovl en recelée I, 162, en 
cachette, à couvert; prov. recelada, 
cachette, embûche. 

Céleste y. cieL 

Celestial, celestiel y. ciel. 

Celestien y. cieL 

Celestre v. ciel. 

Celi pour celle I, 153; pour celui 
I, 155. 

Celle 1, 1 53 équivalent picard de celei. 

Celier I, 147. 193, cellier; de eel- 
lariuê pour eeUa. 

Ccloi pur celui I, 156. 

Cols, celz I, 149, ces, ceux, ceux- 
ci; V. cel. 

Cela pour celui I, 154. 

Celui I, 150, celui, celui-ci, eeee 
iUuj'us ou eeee iUuie; cfr. lui. 

Celx I, 157. 

Cembeaus y. cembel. 

Cembel, cenbel, s. s. et p. r. cem- 
beaus, a) appeau, amorce, piège; 
b) réunion où l'on s'amusait, surtout 
à jouter, puis joute, combat; de là 
a) (cembeler,) encembeler, allécher, 
amorcer; 3) cembeler,cenbeler, jou- 
ter, tournoyer, combattre. Cymbakim 
ipC s. V.) signifiait la clochette qui 
appelait les moines à leur repas; de clo- 
chette d'appel à appeau il n'y a qu'un 
petit pas. Le passage aux autres signi- 
fications n'offire pas plus de difficultés. 

Cembeler y. cembel 

Cemin v. chamin. 

Ceminee v. cheminée. 

Ceminer y. cbamin. 

Cenbel y. cembel. 

Cenbeler v. cembel. 

Cendal, s. s. et p. r. eendaus, cen* 
dax II, 385^ espèce d'étoffe précieuse^ 



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CEN 



63 



CEE 



demi-soie. On dérive ordinairementiwi- 
dal de tindon, fine toile de lin. Cette ori- 
gine me semble plus que problématique. 

Cendaus, cendax y. cendal. 

€6ndreII, 257, cendre; cm^(cim8), 
avec d intercalaire; ital. oinere. 

Cenele Ruteb. I, 216, cénelle; con- 
traction de coccineUaf de oœeitta pour 
eoeeum, selon Ménage. M. Cbeyalet avec 
sa virtuosité sans pareille dérive cenele 
de l'allemand sleha; mais, même avec 
les changements qu'il indique, on aurait 
eu sneëlle, et non pas cenele ou senele. 

Cengrle v. ceindre. x 

Cengler^ sangler v. ceindre. 

Cengler^ sanglier v. singler. 

Cens II, 365 pour sens, sans. 

Cens 9 eenz v. cent. 

Censé f. I, 207, cens, redevance que 
le tenancier devait payer au seigneur 
du fief, ou le serf colon au proprié- 
taire de la terre ; de census; de là aeen- 
ser I, 340, donner à cens; Imâ. aeen- 
tare. Pourquoi eensei Cfr. prov. ces, 
ses, m. et sensa, f. 

Cent, eenz, eens 1, 109. m, cent; 
eentutn^ empL subst. I, 117; de là 
centime, eentisme, centième; een- 
taine, eenteine I, 117, centaine; et 
juridiction, domaine, lieu composé de 
cent feux; d'où eenteinier, eente- 
nier, juge d'une centaine. 

Centaine v. cent 

Centeine v. cent. 

Centenier v. cent. 

Centime, eentisme.v. cent. 

Ceo V. iceo. 

Ceolz I, 150, ceux, ceux-ci. Comme 
dans dou (v. s. v.), Vo a sa source 
dans l'ancienne forme olle pour iUe: 
icce oUe. 

Ceos I, 150 V. ceolz. 

Cereelé v. cercle. 

Cereher v. ceroher. 

Cerelier, eerehier, ehereliier, 
cherqnier, eherqner, eerqaer, eer- 



quier, eereier II, 383, examiner avec 
soin, fouiller, cbcrcher, parcourir, aller 
de tous côtés; Imâ. cercare, prov. cer- 
car, ital. cercare. M. Diez I, 37. 214 
dérive cereher de quaerieare pour quae- 
rere, suivant en cela les traces de 
Ferrari. Mais à quoi bon supposer 
un mot, quand la langue latine offre 
une racine toute fuite et en outre beau- 
coup plus convenable pour le sens. 
DC. et Caseneuve l'ont déjà indiquée, 
c'est cireare, dont Properce, Tibulle, 
etc., se sont servis. A l'appui de cette 
dérivation, Ménage cite en outre, dans 
les Gloses d'Isidore, circat = circum- 
venit. Circare produisit Imâ. cirea^ 
langue d'où cerche, cherche, cer- 
que, tournée, ronde, recherche y eir- 
cator, visitator; etc.; v. Mén. s. v. 
chercher. Comp. eneereher, encer« 

ehier, etc. I, 220. II, 199. 216. 278, 
chercher avec attention, scruter, son- 
der, faire enquête, consulter, découvrir; 
encerchenr, espion, plus tard que- 
relleur; eneerchaoie I, 66, qui peut 
être sondé, scruté; escercher, escher- 
eherl, 285, enquérir, scruter, sonder; 
rechercher II, 290, parcourir, exa- 
miner. 

Cerchier v. cereher. 

Cerciele E. d. 1. V. 197, sarcelle; 
de querquedulaf ital. cerceta. 

Cercler v. cereher. 

Cercle, cercle, de circulus (eêreeau, 
de circellus); d'oh cercelé, frisé, 
boucle; comp. recercelé, recoquillé, 
bouclé, frisé. 

Cerf, ehlrf, s. s. et p. r. eers, 

Clersl, 86. II, 181. 269, cerf; eer- 
vus; eerre, biche; eerva» 

Cerqnler, eerqaer v. cereher. 

Cers V. cerf. 

Cert I, 223, certain, assuré, sûr, fi- 
dèle; eertus; adv. eertement II, 281, 
rapporté faussement à certes à la page 
citée; certain II, 380, sûr, assuré, 



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CER 



64 



CHA 



fixe, sincère, certain; propr. ceiianus; 
faire certain I, 137; ds certain^ pour 

certain; — adv. eertalnemeat, eer- 
teinement, ehertainemeat I, 103. 
398. II, 65. 175, certainement, d'une 
manière certaine, stbrement; eertes, 
ehertes II, 280; propr. fém. plur. de 
cert; comp. adeeertes, aeertos II, 
281; — aeerter, assurer, rendre sûr, 
indiquer (Marot emploie le yerbe aeer- 
to»fi^), d'où aeertance, certitude; cer- 
tefiier II, 106, certifier, assurer; eei'^ 
tus faeere. 

Certain, certainement ▼. cert. 

Certefiier ▼. cert. 

Certes v. cert. 

Cerre v. cerf. 

Cerreise v. cervoise. 

Cerrele II, 391, cervelle; de cere- 
èellum. 

Cerroise, eerreise II, il 3, espèce 
de boisson différente de la bière et dont 
on faisait plus de cas ; de là eerroi- 
sier, brasseur de ceryoise. Selon Pline, 
le latin eervisia, cereviaia, est d'origine 
gauloise. Cfr. kymri cwrwf^ ewryf 
etvrtffy bière, et Dief. Celt. I, 123. 

Cerroisier v. cervoise. 

Cerz V. cert. 

Ces V. cez. 

Ces pour cens, cels I, 152. 

Ceseun v. cbascun. 

Cesser, eesseir I, 62. loi. cesser; 
cessare; sans cesser II, 52; comp. 
aeesser, cesser, R. d. 1. V. 66. 

Cest r. sing. masc, eeste s. et r. 
fém. sing. I, 49, ce, cet, celui, celui- 
là; ecce, istCf ista. 

Cesteil, 150, celle, celle-là; ecce 
istaeCf d'après cclei, v. s. v. 

Cesti pour cestie, équivalent picard 
de cestei, I, 154. 

Cestu pour cestui I, 154. 

Cestui I, 150, celui, celui-là; ecce 
isthujm ou ecce istuie. Cfr. celui , lui. 

Cetui, cettni pour cestui I, 157. 



Cen rég. sing. de ceL I, 152. 

Cen, ce V. iceo. 

Ceois I, 157. 

Cens I, 150, ceux, ceux-là. 

Cens, ciel V. ciel. 

Cens pour cels I, 152. 

Cens I, 150 pour ceelz, v. s. e. v. 

Ceràl V. cheval. 

Ceyaieer v. cheval. 

Ceyalehier, ceyaleher v. cheval. 

Ceyancer v. cheval. 

Cevax V. cheval. 

CeTeehe v. chevece. 

Cevel V. chevel. 

Cex I, 157 forme contracte de cela; 
fém. l. c. 

Cez, ces r. plur. masc. et fém., et 
8. plur. fém. I, 149, ces, ceux, ceux- 
là, celles, celles-là; ecce iste. 

Clia V. ça et n, 278. 

Cbaable v. cadable. 

Chaagnon v. chaaine. 

Cliaaigne v. chaaine. 

CliaaignDOn v. chaaine. 

Chaaine,ehaaigne II,1 6 1 , ehaëne, 
puis cliaYne, ehaine, chaîne; de ca- 
tena; dim. ebaancte, eliaenete 1, 99. 
II , 353. De chaaine dér. chaaigmon, 
ebaagrnon, caaignon, caagnon, puis 
chaignon, pour ebaYgnon, notre chi- 
gnon, autrefois aussi chaînon ; vb. comp. 
enchaîner, encalnner I, 400, en^ 
chaîner. V. Ménage s. v. 

Chaair v. ohaor. 

Chace v. chacier. 

Chaceor v. chacier. 

Chaeeres v. chacier. 

Chacerie v. chacier. 

Chaceuol 1, 220, chassieux, troublé ; 
de easeus (ital. cacio, cascio), avec la 
terminaison adject ol, La conserva-^ 
tion de Vu est assez remarquable. Cfr. 
l'allemand augenbutter , augenkâse, 
propr. beurre, fromage exprimé par 
les yeux, i. e. chassie. • Notre chassie 
a sans aucun doute la même origine. 



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CHA 



65 



CHA 



Chache y. chacîer. 

Chaeher v. cbacier. 

Chaeier, eaeler, eaehier, cha- 
eher, chaseier, eaeher, Imâ. eadarey 
n, 241. 276. 307. 313. 351, chasser, 
aller à la chasse, poursiÛTre, expul- 
ser. Des nombreuses étymologîes pro- 
posées pour ce mot, j'adopte celle de 
Ménage, qui le dérive de eaptare, dont 
se servaient déjà les Romains dans le 
sens de chasser. C£r. l'ancien espag- 
nol eabzar. Seulement, au lieu de 
eaptare^ il vaudrait mieux, en présence 
des formes citées, et de l'itaUen cae- 
ciare, admettre eaptiare, du participe 
eaptuSf avec la terminaison tare. De 
là ehaee, eaee, eaehe, ehaehe II, 
274, chasse, poursuite; ehaeerie, 
eaeerie, chasse, droit de chasser; 
ehaeeres, ehasseres, eaeieres, ea- 
ehierres, ehaeeor, eaeheor, eaeeor, 
cheval de chasse, de course Gomp. ; 
desehaeier, deehaeher, deehaeer, 
deseaeier, deeaeher, chasser, faire 
la chasse, poursuivre vivement, ex- 
pulser; enehaeier, enehasser, etc., 
chasser, courir après, poursuivre; es- 
ehaeer II, 31, chasser, éloigner, re- 
ponsser, faire reculer; porehaeer, 
porehaeier, purehaeier, pureaeer 
I, 112. 145. 221. 314, pourchasser, 
efforcer, donner de la peine , tracasser, 
chercher, procurer, amasser, combiner, 
intriguer, remuer; subst. porehaz, 
piirehaz,poiirehas,II,99,soin, travail, 
dessein, plan, poursuite, quête. Ohas- 
soire, ehasseure, fouet des autour- 
siers, appartient sans doute à la même 
racine. Je ferai observer que dans quel- 
ques provinces, en Franche-Comté p. ex. 
on appelle ehaasoire la mèche du fouet 
ou de la cravache. Cette dernière signi- 
fication ne peut guère se rapporter à 
éhasaer. Cfr. l'espagnol ehasco^ mèche 
du fouet, mot qui dérive du basque che- 
ascé, très mince, selon Larramendi. (?) 



Chadalne v. chevetaîne. 

Ohadel V. chevetaine. 

Ohadeler v. chevetaine. 

Ghadet, e v. chald. 

Ohael V. chien. 

Ohaeler v. chevetaine. 

Chaîne v. chaaine. 

Chaënete v. chaaine. 

Chaer v. chaor. 

Chaere v. chaiere. 

Ghaidne v. chesne. 

Ohaiel v. chien. 

Chaiement v. chaor. 

Ohaiens v. ça et II, 280 

Chaier v. chaor. 

Ohaiere,ehaere(chaire)n,75.I,250. 
356, siège en général, chaise; de cathedra, 

Chaigement v. changîer. 

Ohaigiie v. chesne. 

OhaX^on v. chaaine. 

Ohaillo V. caillou. 

Chaindre v. ceindre. 

Chaîne v. chaaine. 

Chaingrier v. changer. 

Chainse v. chemise. 

Chainsil v. chemise. 

Chaint v. ceindre. 

Chfiïr V. chaor. 

Ghaisuhle v. casule. 

Chaitif, eaitif, eaistif , ehetif, 
ketif s. s. et p. r. chaitis, etc. II, 
296. 401. captif, malheureux, cTUHf; 
de captivua; celui qui vit dans la capti- 
vité est malheureux, etc. Cfr. l'alle- 
mand elendj malheureux, de ^ilende, 
pays étranger; celui qui vit à l'étran- 
ger, en exil, est malheureux. De là 
ehaitiTeryehaitiyier, eaitiTier, cap- 
tivité, misère; ehaitiiTeison, capti- 
vité, bassesse, faiblesse, chose sans 
valeur; ehaitiTel (adj.), misérable, de 
peu de valeur , mauvais ; chaitiTete, 
eaitiTete, captivité, faiblesse, bas- 
sesse; de oaptwitaa. 

Chaitis v. chaitif. 

ChaltiTelson v. chaitif. 



Bnrguy, langue d'oïl, Glossaire, m. Éd. 



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CHA 



66 



CHA 



ChaitiTel v. cbaitif. 

ChaitlTer v. chaitif. 

ChaitiTeteit ▼. chaitif. 

ChaitlTier v. chaitif. 

Chald, chalt, ehaad, ehaut, eant, 
s. s. et p. r. ehalz, chaiiz, eaii% chaud ; 
employé aussi subst. dans le sens de 
chaleur; de ealdus; diminutif cliadet^ 
e, tiède; ady. comp. ehalt ou chant 
pas II, 298. I, 266. 307. 370. II, 33, 
promptement, yite, sur-le-champ, à 
l'instant même; de là ehandel, ean- 
delyCandiel, chaudeaa, sorte de bouil- 
lon, bouillie. Chaudel s'employait sou- 
vent au figuré; p. ex. jo tous apreste 
tel caudiel que . . . (R. d. 1. Y. p. 300), 
mau caudiel (Agol. 186, o. 1). Cfr. 
bouillon et Tesp. calda, bouillon de 
viande. Vb. eschander DoL 244, 
échauder; exoàldare, Cfr. chaufer. 

Ohaleir, chaler v. chaloir. 

Chalenge v. chalonge. 

Chaleiiger, ehalengrier v. chalonge. 

Ohaloigrne v. chalonge. 

Chaloir, ealoir, ehaler, ehaleir 
n, 26 et Buiv., importer, soucier; comp. 
nonchaloir I, 173 infin. pris subst., 
nonchaloir, nonchalance; rechaloir, 
chaloir à son tour. Notre nonchalant 
est également un comp. du partie, prés, 
de chaloir, d'où nonchalance, 

Chalonge, chaloigrne, eatonge, 
ehalenge, calenge II, 327, refus, 
réclamation, conteste, dispute; faire 
chalonge j provoquer, attaquer; mettre 
chalonge, contester, disputer; vb. cha- 
longrer, chaiongrier, ehalengrer, eha- 
lengrier, calengrier, chaslalngier I, 

176. 400. 302. II, 84. R. d. 1. V. 272, 
I, 282. etc., demander, contester, pro- 
voquer, attaquer, défendre, refuser, 
prohiber, blâmer; de calomnia, fausse 
accusation, chicane. 

Chalonger,ehalon§rier v.chalonge. 

Chalt, chalt pas v. chald. 

Chalz V. chald. 



Chamhellain v. chambrelene. 
Chamberere, chambericre t. 

chambre. 

Chamberlain v. chambrelene. 

Chamberlin v. chambrelene. 

Chambre, cambre I, 54. 73. II, 
249, chambre ; caméra ; dim. cambrete ; 
de là camberier I, 162, valet de 
chambre; cliambcrere, chambericre 

I, 285. U, 160, femme de chambre. 
Chambrelein v. chambrelene. 
Cliambrelcnc, chambrelein, 

cliamberlain, cliamberlin, cham- 
beliain II, 295, chambellan; de l'ahal. 
chamarlino. 

Chamin, chemin, cliimin, cemin, 
chemin ; Imâ. eammuê ; cheminer, eha- 
miner, ceminer, cheminer; comp. 
acheminer 1, 341, racheminer; d'où 
raeheminer I, 347, acheminer; de 
la racine celtique kam, cam, (v. che- 
minée): kymri cam, pas, eaman, che- 
min. Cfr. Dief. Celt. 1, 109, et Mone 
Gallische Sprache p. 180 s. v. cam. 

Cliamp, camp, s. s. et p. r. chans, 
cans I, 79. II, 93. 357, champ; de 
campiM, (Campus) champ prit les signi- 
fications de place (champ) de la bataille, 
bataille, journée, duel qui se fait en 
champ clos. De là cliampal , cham- 
pel, campel, cliampaus, champeus 

II, 231, rangé; champcicr, campe- 
1er I, 365, combattre, tenir en cam- 
pagne; de campester. De campus, on 
dériva encore de bonne heure campio, 
d'où champion, cliampinn, campion, 
champion, proprem. l'homme du champ 
de bataille. De ea: et de campus (cam- 
pare) on forma cscampcr, cscham- 
per, fuir en toute hâte, s'échapper; 
escamp, escampee, fuite, échappa- 
toire. De là notre décamper, 

Cliampaigrne, campaiirne, cam- 
pagrne, campagne, plaine ; de Campania 
employé comme nom appellatif, Cam- 
paninie H, 277. Y. DC. Campania. 



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CHA 



67 



CHA 



Champal ▼. champ. 

Champaus t. champ. 

Champel, ehampeler t. champ. 

Champestre y. champ. 

Champeus t. champ. 

Champion y. champ. 

Chaneel v. cancîel. 

Chanceler, chancelier, chancelier 
V. canciel. 

Chanceler, chanceler y. cheance. 

Chanche II, 173, lisière, extrasil- 
lon , espace de terre que la charrue ne 
saurait atteindre au hord des champs 
et qu'il faut trayailler à la pioche ou 
à la bêche. Ce mot doit se rapporter 
à la famille de cancer, cancellus, borne, 
limite, barrière. 

Chanchon y. chanter. 

Chançon, chançonete y. chanter. 

Chandclahre y. chandele. 

Chandele, chandelle, candelle, 
ehandoile 1, 342. II, 79. 20i. 341, 
chandelle; candela; d'où chandelier 
II, 201, chandelier; chandclahre, 
eandelahre II , us, chandelier; can' 
delabrum. 

Chandelier y. chandele. 

Chandelle y. chandele. 

Change y. changier. 

Changrier, chaingier, cangrer, 
eangrier II, 813, changer; de cambire, 
qui deyint de bonne heure cambiare; 
ehangre, cangre, change, échange; 
ehaigement I, 152, changement; le n 
a disparu ici par suite de la diphthon- 
gaison bourguignonne ai. 

Chans y. champ. 

Chanson y. chanter. 

Chant, chanteis y. chanter. 

Chantel,cantel II, 348, coin, quar- 
tier, morceau, chanteau ; tmir en chan- 
td, tenir de côté, porter de côté, sur 
le côté; yb. comp. cschantclcr, tail- 
ler, dépecer; enchantclcr, mettre en 
cbantel. Dans le R. d. 1. V. p. 78 on 
lit Jantel pour chantel. Notre canton, 



qui se trouye encore dans Marot ayec 
le sens de coin, angle, est de la même 
famille. On n'a pu encore fixer d'oh 
nous vient cette racine cant; l'allem. 
hante, coin, bord, ahal. eJuinz, anc. no- 
rois kantr, est, dit -on, emprunté au 
roman. Sor cant celtique yoy. Dief. 
Celt. I, 112. Grec xav&àç. 

Chanteor y. chanter. 

Chanter, canter I, 51. II, 133, 
chanter; je chanterai à tun num II, 132, 
nomini tuo cantabo ; chant, cant, s. s. 
et p. r. chanz, canz II, 24 1 . 300, chant; 
de cantare, cantue; chantcrCS, can- 
tercs, chanteor, canteor, chantur 

I, 366, chanteur; fém. chantcrCSSC I, 
366, chanteuse; cantator; chançon, 
cançon, chanson, chanchon I, 162. 
194. 343, R. d. 1. V. 114, chanson; 
cantio; dim. chançonete,can^nnete 

I, 99, chansonnette; dér. chantcis I, 
241, chant, ramage, chant confus; 
comp. enchanter, encanterl, 272. 

II, 254, enchanter; ineantare; enchan- 
tement, encan tement, enchantement; 
incantamentum; cnchantcrcs, encan- 
teres, enchanteor, enchanteenr, 
enchantar,encanteor 1, 56. 77. 151, 
enchanteur, escamoteur; ineantator; 
rechanter, chanter à son tour, répé- 
ter, faire écho. 

Chanteres, chanteresse y. chanter. 

Chantur y. chanter. 

Channt, cannt, chann 1, 265, qne- 
nn R. d. 1. Y. 89, chenu, blanc ; eanu- 
tus; proy. canut, ital. canuto. 

Chaoir y. chaor. 

Chaor, chaoir, cheoir,caoir,caer, 
eaeir, chaer, chaeir, chaair, keir, 
keoir, cair, chair, cheir II, 18 et 
suiy., choir, tomber, abaisser, baisser; 
de là chaiement I, 220, chute; cas, 
qnas, qnaz II, 384, et incorrectement 
quatll, 13, chute, culbute; cas; eaau»; 
tout à un cas, à une chute, en un cas, 
ayec l'idée de pesanteur et d'affaisse- 
5* 



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CHA 



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CHA 



ment ; comp. decheoir II, 25, déchoir, 
rabaisser; deehoiement, chute, ruine, 
revers; eneheoir II, 25. d'oxi ren- 
eheoir; dans Ruteb. I, 15 on trouve 
6CheilS pour eneheus ; escheoir^ échoir, 
tomber en partage, arriver, convenir 
n, 25 ; subst. eschet, redevance an- 
nuelle; butin II, 26 (oil on lit la vari- 
ante esehae dans Toriginal); escance, 
ce qui échoit, tombe en partage II, 
18; meseheoir n, 25; mesehaanee, 
meseheanee* meskeanee I, 24i. II, 
19, malheur, calamité, contre -temps, 
recheoir II, 25. Cfr. cheance. 

Chape V. cape. 

Chapel V. cape. 

Chapelain v. cape. 

Chapele v. cape. 

Chapeler v. chapler. 

Chapelet v. cape. 

Chaperon v. cap. 

Chaple V. chapler. 

Chapleis, ehapleison v. chapler. 

Chaplement v. chapler. 

Chapler, ehapeler, eapler, chap- 
loierl, 377, frapper avec l'épée, com- 
battre ; subst. ehaple, caple II, 70. 142. 
286; dér. chapleis, prov. chapladis, 
action de frapper, massacre, carnage; 
ehapleison, ehaplison, prov. chapla- 
tio, massacre, carnage; ehaplement, 
ib. De <jap«Zf#«, poignée (de répée). Cfr. 
DC. capulare, couper et ci-dessous cha- 
puser. 

Chaplison v. chapler. 

Chaploier v. chapler. 

Chapuiser v. chapuser. 

Chapiiser,eliapaiser, abattre, tail- 
ler, hacher; subst. chapnis, ehapni- 
sear, charpentier, ouvrier en bois (DC 
s. V. chapuisare). De eapus (capo), 
chapon, formé d'après menuiser (v. me- 
nut). La forme correspondante prov. 
estcapuzar, que Rayn. II, 392 range 
dans la même famille que chapler. Cela 
çst possible ; alors chapler devrait être 



rapporté à capus. Ménage rapproche 
aussi chapuiser et chapeler. 
Char pour car, conj. 

I. Char,ear,eareII, 226. 3i9, char, 
chariot ; de carrus; de là earee, eharee 
n, 70, un char plein, une charrée, 
charretée; eharete, earete, earetil, 
eharetll, charrette; eareton, ehare- 
ton, charretier ; earier, eharier, ea- 
roier, eharoier, charrier, transporter 
en voiture ; d'oii aeharoier, aeharier, 
eharier, traîner, placer sur un char; 
eariere, eharire, ehariere, char- 
riere II, 252, chemin (par lequel peut 
passer un char), route, voie (aujourd'hui 
dans d'autres significations); eharme, 
earrue II, 173, charrette, charrue; 
earruea; prov. carruga. De earrus, on 
avait formé de bonne heure le verbe 
earrieare, v. DC, d'oxi eargrter, char^ 
grier, eharehier, ehareher, charger, 
confier; subst. earge, charsre, ehar- 
ehe, earehe, charge ; imposition , re- 
devance; comp. deseargrier, desehar- 
eher, etc., décharger, délivrer (discar- 
ricare dans Ven. Fort., discargare d. la 

L. Sal.); deseargre, desehargre, etc., 
décharge, délivrance ; enehargier, en- 
ehairgfier II, 320, engager, charger 
qqn. de qqch., recommander, ordonner, 
commander; reehargier II, 197, re- 
charger. 

II. Char, ear, eham, eamll, 234. 
261. 269. 474, chair; de earo (nomi- 
natif earnisy Liv. Andron. dans Pris- 
cien). On disait ma ohar^ ta ehar, etc., 
pour mon corps, ma personne, ton corps, 
ta personne, etc. De là eamel, ehar* 
nei, eameil, s. s. et p. r. eameus, 
ehamens, charnel; d'oii charnel- 
ment, ehameument, eamelment, 
ehameilment, eameumentl, 348. 
II, 210, charnellement Charnel ami (I, 
335) signifiait parent qui est de la même 
race, de la même famille; ami intime. 
Homme charnel, propr. homme de chair, 



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CHA 



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CHA 



un mortel. Charnier, camier, saloir, 
vaisseau oil ron conservait les viandes 
salées. Camel, earner, charnier, 
charnier, cimetière. Oamel, le gras 
de la chair, chair. Directement du 
nominatif earoy on avait formé eharoi- 
gne, earoigne,earongneII, 181. 385, 
charogne, cadavre, le corps humain (Q. 
L. d. R. 379). Incarnation I, 57, in- 
carnation; incamatio. Rangez ici in- 
cartier, déehamer, 

III. Char, chère, clilere, visage, 
tête, significations que ce mot conserva 
jusqu'au XVI*» siècle; mais alors il 
avait déjà celle de mine, accueil, d'où 
66 développèrent les divers sens que 
nousdonnonsaujourd'huiexclusivement 
à chère. On dérive chère de xdQri ; mais, 
sans pouvoir proposer une autre éty- 
mologie , je doute que cela soit juste, 
parce que Titalicn, celle de toutes les 
langues romanes qui a la plus de mots 
grecs, ne connaît pas eara. De eJiar dér. 
acharier, aearier, achierer, mettre 
tête à tête , confronter. Notre acariâtre 
est de la même famille. 

Charhon II, 282, charbon; carbo. 

Charche, chareher, v. char I. 

Chardenal v. cardinal. 

Cliardon, cardon, chardon; dér. de 
carduus; comp. escharde, écharde; 
d'où escliarder, carder; eschardeor, 
cardeur. 

Charee v. char I. 

Charete v. char I. 

Charetii v. char I. 

Chareton v. char 1. 

Charge, cliargier v. char I. 

Charier, eliariere v. char l. 

Charire v. char I. 

Charitet v. cher. 

Charme II, 64. 285, paroles ou chan- 
son magique, enchantement, sortilège ; 
charmer, charmer; de là charmc- 
resse, femme qui fait des charmes, 
sorcière. De carmen; Imâ. carminare. 



Au lieu de charmeresse, on trouve 
eliarroieresse (Roq. s. v.), qui répond 
aux formes caraie, charraie, char- 
roîe R. d. 1. V. 204, sorcellerie, sorti- 
lège, billet écrit en caractères magi- 
ques (DC. s. V. caraula) ; d'où enchar- 
rander, ensorceler. Ces formes sont 
pour charmeraie, etc., d'où eftarm^raie, 
puis charraie, etc. 

Charmeresse v. charme. 

Charn v. char II. 

Chameil, charneilment v. char II. 

Charnel, charnelment v. char II. 

Cliameament v. char II. 

Chameus v. char II. 

Charnier v. char II. 

Cliamiere v. carniere. 

Charoier v. char I. 

Cliaroigme v. char II. 

Ciiarpent, cliarpenter v. char- 
pentier. 

Charpentier, carpentier, char- 
pentier , ouvrier en bois ; de carpenta- 
Husj carrossier; mais, dans le moyen- 
âge, carpentarius se disait de tout 
ouvrier en bois. Cfr. l'ital. carpentiere^ 
charpentier et carrossier. Decarpentum, 
voiture à deux roues, on avait dérivé 
charpent,carpent, charpente (propre 
et figuré), carcasse. Charpenter, 
carpenter, frapper comme le charpen- 
tier, frapper à tour de bras. 

Charraie v. charme. 

Charriere v. char I. 

Charroie v. charme. 

Charroieresse v. charme. 

Charrue v. char I. 

Chartre, cartre 1, 401 . II, 249, pri- 
son; lever de chartre I, 51 ; chartricr, 
cartrier, chartre I, 302, prisonnier ; 
geôlier ; de carcer , carcerarius ; de là 
encliartrer, encartrer, incarcérer. 

Chartre, cartre I, 146. II, 274, 
chartre , charte ; de charta. 

Chartrier v. chartre. 

Cliaschun v. chascun. 



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CHA 



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CHA 



Cliaseier t. cbacler. 
Chaseon t. ohascun. 
diaseuD, caseiui, cheseim, elias- 
chan, eesemi, chaaeiui, ehaseon, 

Cheseon I, 173, de quisque unus, gutsc* 
unus; ital. eiascum; prov. caseun. 
Quand à eliasqne, ehesqne, kaske I, 
173, chaque, quiaquet la forme en a 
doit s'être produite sous l'influence de 
chascun, parce que l'i accentué ne de- 
vient pas a; ehesque répond exactement 
au proT. quee = quesc par euphonie. 
(Rayn. L. R. V, 16.) 

Chasement y. case. 

Chaser t. case. 

Chasey v. case. 

Ghaskejomall) 78. quotidien. Cette 
forme composée de deux éléments de la 
langue vulgaire, chaske etjornalf y. jor, 
est fort expressive, et ce n'est sans doute 
pas sans raison que l'auteur des S. d. S. 
B. l'a préférée au mot latin synonyme. 

Chaslaingier t. chalonge. 

Ghasque y. chascun. 

Chasse y. casse. 

Chasseres v. chacier. 

Chasseure v. chacier. 

Chassoire y. chacier. 

Chastaigrne, eastaigne, castenge, 
châtaigne; castanea,' 

Chaste, caste I, 145, pur, chaste; 
castus; adv. chastement, castement, 
chastement; chasteitl, 156, chasteté; 
pour chasteteit, de castUas, comme s'il 
était formé sur chaste. Cfr. sainteit 

Chasteaus, ehasteiaos v. chastel. 

Chasteax y. chastel. 

Chasteit y. caste. 

Chastel,chastiel,ehastial, castel, 
castial, easteal, chasteaus, ehastei- 
ans, chastiaus, casteaus, castiaus, 
ehastiax, chasteax, castiax I, 88. 
89. 92, château; de castellum; dim. 
chastelet, castelet, I, 99, petit 
château, châtelet; de là chastelain, 
castelain I, 103. II, 271, châtelain. 



Chastelain v. chastel. 

Chastelet y. chastel. 

Chastement y. chaste. 

Chasti Y. cbastier. 

Chastial y. chastel. 

Chastians y. chastel. 

Chastiax y. chastel. 

Chastiel y. chastel. 

Chastiement y. chastier. 

Chastier, chastoier, castier, ea- 
Stoier I, 210. 285. Il, 292, 385, re- 
montrer, reprendre, corriger, donner 
des avis, instruire, faire des reproches; 
de eastiçare; subst. chasti, chastoi, 
correction^ leçon, avis; de là chastie- 
ment, chastoiemcnt II, 1 6 , avis, aver- 
tissement, enseignement, correction. 

Chastoiement v. chastier. 

Chastoier v. chastier. 

Chat Y. cat. 

Châtaigne v. chevetaine. 

Châtaine v. chevetaine. 

Chatal Y. chatel. 

Chatel, catel, chatal, chatlel, 
cateus, Catex I, 88 note, biens, sur- 
tout biens mobiliers, revenus en den- 
rées; eapitalis. Le provençal avait 
cabdaly codai qui s'employait aussi ad- 
verbialement dans le sens de principale- 
ment, d'une manière excellente. Rabe- 
lais (III, 15) s'est servi de eabal pour 
capital, bien, et l'on trouve aussi eliaptal 
dans le même sens, d'oil notre cheptel. 

Chanc v. cauch. 

Chance v. cauche. 

Chanchler, chancier, tasser, en- 
tasser; de ealcare. 

Chanchier, chausser v. cauche. 

Chaude v. cauch. 

Chancier, chausser v. cauche. 

Chancier, tasser v. chauchier. 

Chancnn v. chascun. 

Chand v. chald. 

Chandel v. chald. 

Chaudière, caudiere, chaudière; 
Imâ. caldaria; de aUdarium (Yitruve 5, 



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CHA 



71 



CHE 



10), chaudière remplie d'eau chaude. 
Notre chaudron est un diminutif de 
caldaria; l'italien calderone est un aug- 
mentatif. Chaudière appartient, par 
sa racine (caUd), à la même famille 
que chaud. V. chald, 

Chaufer, caufer R. d. 1. Y. 33, 
chauffer; calefacere (calfacere); comp. 
eschaufer, esehaufier, (eschaus- 
fer?) I, U2. U, 121, échauffer; ex- 
calfacere; de là eschaufeté, colère, 
emportement; adv. eschaufement, en 
colère, avec chaleur. Cfr. chald. 

Chauls I, 157. 

Chaum t. cadhun. 

Chaume II, 344, chaume ; de cala- 
mua; d'oii chaumière. C'est aussi de ca- 
lamus que dér. calamité, boussole; prov. 
caramida; esp., port., ital. calamita; 
parce qu'on la mettait dans une paille 
ou un liège. Covarruvîas a déjà indiqué 
cette étjrmologie de calamité, tout en 
se trompant sur la raison qui lui a 
fait donner ce nom. Cfr. Mén. s. y. 

Chauis I, 150 équivalent picard de 
ceas, ceus. 

Chaut y. chald. 

Chauzy. chald. 

ChaTeir, ehayer y. caye. 

Chayelu y. cheyel. 

Chayol y. cheyel. 

ChaTOX V. cheyel. 

Che y. iceo. 

Cheance, chance ; de cheoir, cadere 
par rapport au dé à jouer; dér. ehan- 
eeler, eaneeler, eanehieler II, 18. 
25. 388, chanceler. V. chaor. 

Cheauls I, 157. 

Cheaus I, 150 équivalent picard de 
cealz, ceas. 

Chef, ehief, eief, ehefs, cUes, 
eies I, 85. 86. 155. etc., tête, chef, 
sommet, bout, extrémité (commence- 
ment et fin); de eaput; venir h chef 11, 
358, venir à bout, venir à son but; de 
chef en chef, d'un bout à l'autre ; de 



chef en autre, de point en point; h 
chef, à l'extrémité, au bord, à la fin; 
cfr. l'esp. cabe (cabo) pour a cabe; 
comp. reehef, reehief, rechef, i. e. 
propr. re- commencement; de rechef \, 
348. II, 312. De chef dér. chevir I, 
321, venir à bout de qqch., sortir d'une 
affaire, se tirer d'embarras, accomplir ; 
maîtriser, conduire, gouverner, domp- 
ter ; se comporter ; assurer à qqn. son 
bien; d'où eheyance, utilité, faculté, 
bien, héritage, possession, bonue for- 
tune; ruse; acheyer, achieyer, 1, 104. 
II, 390, achever; cheyage I, 229, tri- 
but imposé par tête , capitation; Imâ. 
cavagium. Cfr. chevetaine. 

Chei y. iceo. 

Cheir v. chaor. 

Chel, ehels, d'oti eheus, chele, 
Cheies, I, 150, équivalents picards de 
cel, cels, celz, celé, celés. 

Cheler v. celer. 

Cheli I, 150, comme celi, celie; 
pour chelui I, 155. 

Chelui I, 150 équivalent picard de 
celui. 

Chemin v. chamin. 

Cheminée, chlmenee, eeminee II, 
281, cheminée; dérivé immédiatement 
Aw. Imâ. caminata, chambre pourvue 
d'un poêle, caminus, du grec xdfiLVoç; 
de là caminata, salle, en italien. Quel- 
ques auteurs ont pensé que cheminée 
désignait le chemin de la fumée , et ils 
ont cru que cJtemin et cheminée étaient 
identiques; mais la signification de 
caminata ne permet pas cette expli- 
cation. On admet avec plus de raison 
que l'idée de chambre a été la primi- 
tive, et M. Diefenbach ramène cami- 
nata à la racine simple kam, courbure, 
incurvation. 

Cheminer v. chamin. 

Chemise, eamise II, 318, tunique, 
chemise; Imâ. camisia, qui se montre 
pour la première fois dans saint Jé- 



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Cfl£ 



72 



CflE 



rome. V. Dacange. On dérive ordi- 
nairement chemise de Tabal. hemihti, 
hetnidiy hamidit indusinm, aujourd'hui 
hetnd. 11 faut alors admettre ayant 
tout que le eh franc, &= A, a passé au 
c dur, car, comme le fait fort judicieu- 
sement observer M. Diefenbach (II, 
526), les formes latines n'ont jamais 
ou, du moins, fort rarement eh. En- 
suite d'où vient la terminaison isia? 
On ne saurait admettre la permutation 
de th en s? On a en outre une forme 
plus simple, qui ne peut être un rac- 
courcissement de eamisia: elktâosej 
eainse, toile de lin ou de chanvre, 
puis vêtement de cette étoffe; d'où 
cludiisil, eainsil, cansil, ib. Chaînée 
se retrouve bien dans le gallois caimis, 
eamisia, kymri (rare) eamae, longue 
robe, breton hampe, aube, ornement du 
prêtre, signification qu'avait déjà ca- 
mieia; mais eaimi» n'a aucune racine 
dans le celtique, et il est sans doute 
emprunté au roman. Isidore dérive 
eamisia de eama, petit lit à terre: ca- 
misias vocamus, quod in bis dormimus 
in camis. D'abord comment expliquer 
isia avec eama ? Il faut absolument une 
racine eamis, Isidore, pour se tirer 
d'affaire, a supposé une chose qui 
n'existait pas, car il est prouvé que 
la coutume de porter des chemises ne 
remonte pas plus haut que les croi- 
sades, et, à l'époque où fut écrit le 
Roman de la Violette, on avait encore 
l'habitude d'ôter sa chemise avant de 
se coucher. Voy. p. 31. 2 de ce ro- 
man. L'usage des chemises et le nom 
de ce vêtement nous viennent de 
l'Orient, et plus spécialement de l'Inde 
par l'intermédiaire des Arabes. Ces 
derniers appellent la chemise kamîsy 
qui dérive sans doute du sanscrit 
ksehumâ (kschaumî), lin, ksehaumas, 
fait de lin; et l'on a donné au vête- 
ment le nom de la matière dont on le 



fabriquait. M. le Dr. M. Sachs prouve 
dans ses Beitrage sur Sprach- und 
Alterthumsforschung, H. 2, p. 38, que 
l'hébreu ktonet a également signifié 
lin, étoffe 4e Un, puis vêtement fait 
de lin, chemise. C'est cette savante 
déduction, je dois le dire, qui m'a mis 
sur la voie que j'ai suivie. Camisole 
est encore un dérivé de eamisia. 

Chen V. chien. 

ChenSLU. =^ ehetial, fém. 1, 49, canal, 
puis gouttière; aujourd'hui encore, 
dans quelques provinces, chemin étroit 
et resserré entre deux collines (espèce de 
canal); de canalis, fém. dans Cat. etVarr., 
comme le chenau de notre exemple, 
genre qui lui est resté parmi le peuple, 
p. ex. dans les environs deMontbéliard. 

Oheoir v. chaor. 

Cher, cMer, cler 1 , 48. 123. 404. 
II, 80. 369, cher, chéri, de haut prix ; 
avoir eher I, 278. II, 3. 109; tenir 
eher I, 278. II, 3; cherisme, super- 
latif, très-cher; earus, earissimus; adv. 
chèrement, ehierement, eierement 
I, 90. 234. II, 93, avec amitié, avec 
tendresse, avec instance, fortement; 
ehertie I, 103, cherté, rareté, disette; 
ehariteit, cariteit 1, 46. 84. n, 240, 
charité, une des vertus théologales; 
ehertie et chariteit de earitas (caritat) ; 
avoir qqn. en cherté^ cierte I, 278, avoir 
cher; vb. chérir, chierir I, 279 II. 
316, chérir. 

Cherche v. cercher. 

Cherchier v. cercher. 

Chère v. char m. 

Chèrement v. cher. 

Chérir v. cher. 

Cherqne v. cercher. 

Cherqner, eherquier v. cercher. 

Chertainement v. cert. 

Chertés v. cert. 

Chertie v. cher. 

Ches 1, 150 équivalent picard de 
cez; ces. 



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CHE 



73 



CHE 



Ohescon t. chascun. 

Chesne, quesne, chaidne (d pour 
8 y cfr. adne pour asne), ehaigrne I, 
187. 244. II, 188. 24, chêne; proy. 
casser; Imâ. casnus; ital. quercia de 
qucrceus, a. De guereinus (quemus), 
avec syncope du r deyant la sifflante, 
d'où qucçnus, quesne, chesne. Y. Diez 
1, 28. n, 275. 

Chesqne y. chascun. 

Chest, eheste, ehestesl, 150 équl- 
yalents picards de cest, ceste, cez. 

Chesti 1, 150, qui s'explique comme 
ccsti. 

Chestai I, 150 équivalent picard 
de cestui. 

Chetif V. chaitif. 

Cheun y. cadhun. 

Cheus Y. chel. 

CheTaeher y. cheval. 

Cheyagre q. chef. 

Cheval, ceral, s. s. et p. r. che- 
Taus, eeTaas, cheyax, eeyax I, 92. 
93, cheval; de cabaUtts {xa^dlXriç); de 
là ehevaleher, eheyalchier, chiyau- 
eher, eheyaehier, eeyalcher, eeyal- 
ehier, ceyalcer, eeyaucer 1, 79. 188. 

1 92. 194. 281. 363. II, 266. 279, R. d. 1. 
Y. 216, aller à cheval, marcher; Imâ. 
cabaUicare; chevaucher un chemin II, 

356; d'oii cheyanchie, cheyanehee, 
etc. I, 54. 163, Yoyage, trajet, course 
faite à cheval; obligation de monter 
à cheval pour servir son seigneur; 
entreprise militaire; — cheyalier, ca- 
valier, chevalier; cfr. Roquefort s. v.; 
cheyalerie, profession de chevalier, 
faits ou sentiments chevaleresques. 

Cheyalcher, cheyalehier v. cheval. 

Cheyalerie v. cheval. 

Cheyalier y. cheval. 

Cheyanee y. chef. 

Cheyauchee v. cheval. 

Gheyauehie,eheyauehiervxh£Yal. 

Cheyaus y. chevaL 

Cheyax y. cheYal. 



Cheyece, cheyesce, eheyesse, ee- 
yeche II, 309, chaperon, collet, la par- 
tie de l'habit qui entoure le cou; ouver- 
ture supérieure de la jupe d'une femme ; 
de capitium. Chevesce était aussi le nom 
d'une partie du harnachement du cheval. 

Oheyeil v. chevel. 

Oheyel, eheyeil, cheyol, eheyoil, 
cheyoei, eeyel,chayol,kayel, cayel, 
cheyous, eheyens, cayiaas, eayeas, 
chayox, cheyex, cayex, cayiaxi, 
90. 92, cheveu; capaïus; cheyela, 
ehayelu II, 22, chevelu; propr. capil- 
lutua; cheyeleure II, 252, chcYelure; 

vb. oomp. eseheyeler, eseayeler, etc., 
éoheveler. 

Cheyeleure y. chevel. 

Cheyela y. chevel. 

Cheyerol v. cheyre. 

Cheyesce y. chevece. 

Cheyesse v. chevece. 

Cheyestre II, 244, chevêtre; capi- 
strum, 

Cheyetalgne y. chavetaine. 

Cheyetaine, eheyetaigrne,ehatai- 
grne, cataigne, cataine, ehadaine II, 
397, chef, capitaine, celui qui est 
chargé en chef de qqch.; de eaput, 
dériyé capitaneus, capitanus. De capi- 
talis (caput), on avait formé ehadel, 
chef, capitaine (cfr. le provençal cap- 
dal, capdel); d'oii ehadeler, et par 
syncope du d, ehaeler, conduire, me- 
ner, guider, commander. Captai pour 
chadelf se trouve dans Moustrelet. C'est 
encore de caput, par l'intermédiaire 
d'un diminutif roman, capitetum, que 
dér. cadet, ainsi propr. petit chef, jeune 
chef. Yoy. Mén. s. y. et DC. Cfr. chef. 

Cheyeus v. chevel. 

Cheycx y. chevel. 

Gheyille II, 391, cheville; de cUwi- 
cula, par dissimilation cavicla, pour 
éviter la réduplication de cl; ital. ca- 
viglia, caviglio, proY. cavilha. Cfr. clef. 

Cheyir y. chef. 



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CHE 



74 



CHL 



CheTOel y. cheveL 

CheTOil V. cheveL 

CheTrax y. cheTreL 

Cheyre, ehieyre, kiefre II, 299. 
344, chèvre; eapra; dim. ehefral, 
cheTrel, cbrerax II, 344, cheYreau; 
propr. caprellus; cheTeroi, eheTToil 
11^ 354, chevreiiil; eapreolus, 

CheTrel v. chèvre. 

CheTTOil V. chèvre. 

Chi Y. ça et n, 278. 

Chials, ehiaus I, 150 équivalents 
picards de cealz, ceolz, etc. 

Chiauls I, 157. 

Chiaiis Y. chials. 

Chiehe II, 244, chiche. Le mot de 
ehiehey dans poU ehichfy venant de 
eieer, prov. cezer, sezer, esp. chi- 
charo, ital. cece, Robert Estienne 
avait pensé que chiehe, avare, avait 
la même origine; mais, comme le 
dit Ménage, cette étymologie ne vaut 
rien. Ce dernier admet la dér. de 
cieeum, membrane d'un gprain de gre- 
nade, bagatelle, d'où les Espagnols 
ont fait aussi leur chico, petit, 
cat. chic; V. Mén. s. v. C'est à la 
même racine que se rapporte ehi- 
çuet, ehieoty vb. chiehoter, autrefois 
aussi ehieoteTf et très - probablement 
chicane, qui, dit- on, a signifié dans le 
principe miette de pain, d'oii les signi- 
fications vaine subtilité, querelle pour 
rien. Si le mot chic, petit morceau, 
parcelle ; finesse, subtilité, chicane, que 
donne Roquefort sans preuve , est vrai- 
ment fondé, il ne resterait aucun doute 
sur cette origine de chicane. 

Chief V. chef. 

Chiel V. cieL 

Chien, chen, eien, kien I, 67. 74. 
II, 117. 269, chien; canis; dim. eha- 
iel, ehael, II, 229, petit chien; ca- 
tulus; prov. cadel; ital. catello; de là 
le collectif ehienaille, kienaille I, 
70. 284, comme qui dirait bande de 



chiens, canaille, épithète souvent donné 
aux païens. 

CUeBAilIe v. chien. 

Clder V. cher. 

Chiere v. char ill. 

Chierement v. cher. 

CUerge v. cire. 

Chierir v. cher. 

Chies, tête Y. chef. 

Chies, ebiez, chez v. case. 

Chiens V. chil. 

Chieyre v. chèvre. 

Chil, ehis, d'où ehias, ehieas I, 
150, ce dernier peut-être par suite de 
l'influence de la forme r. plur. eheus ; 
équivalents picards de cil, cis, ciz. 

Chiie pour chele I, 156. 

Chimenee v. cheminée. 

Chimetiere v. cimetière. 

Chimin v. chamin. 

Chinq v. cinc. 

Chinqaer v. eschancer. 

Chinqulme y. cinc. 

Chirf Y. cerf. 

Chis V. chiL 

Chist 1, 1 50 équivalent picard de cist. 

Chiteain y. citeit. 

Chites Y. citeit. 

Chitet Y. citeit. 

Chiunek v. cinc. 

Chias Y. chil. 

Chiraneher v. cheval. 

ChlazII, 375. Mr. F. Michel traduit 
ce mot par ouragan, tempête. Je ne 
conçois pas comment cet érudit, d'or- 
dinaire si pénétrant et si circonspect, 
a pu se tromper à ce point; il est 
formellement dit dans le passage que 
le temps se remet au beau après une 
tempête de cinq jours. Mais alors que 
signifie chlaz? La nef de Tristan et 
d'Isolde est assez près de la terre (De- 
vant eus près veient la terre) pour que 
l'on puisse supposer qu'ils entendent le 
son des cloches; et, un peu plus loin, 
il est dit que, croyant Isolde morte. 



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CHO 



75 



CIN 



on criait et sonnait les cloches dans 
la ville. Chlaz serait donc pour glas 
y. s. y., proY. clas, cri, ital. chiasso. 
Toutefois cette explication n'est pas 
très-certaine, car dans les vers où se 
trouve chlaz il n'est question que de 
Tétat de la mer et du temps. 

ChO) ehoa y. iceo. 

Chois y. choisir. 

Choisir, coisir 1, 106. 125. 226. II, 
317. 381, apercevoir de loin, découvrir, 
voir, discerner, choisir; prov. causir; 
subst. chois, cois, I, 214. 294. II, 
49, choix; akr à chois , cois, avoir la 
faculté de choisir; du goth. kauajany 
examiner, scruter. 

Chol, col, s. s. et p. r. chous, 
chou; de cauUs, cOlis, 

Chose V. cause. 

Choser y. cause. 

Chous y. chol. 

Chrestieiiiier y. Christ. 

Chrestientct y. Christ. 

Christ, crist. Christ; do ChrUtuSj 
XçiûTÔÇy oint, traduction d'un mot 
hébreu signifiant messie; de là chri- 
stien, cristiaiii, cristien, crcstien, 
crestiain, crestiien I, loo. 185. 21 7. 
380. II, 51, chrétien; christianus; d*oxl 
chrestienner, crestiienner, cre- 
stiener n, 140. 162, baptiser, faire 
chrétien, convertir au christianisme; 
cristientet, chrestientct, cresti- 
ante, crestUentc 1, 84. 269. II, 60. 88, 
baptême, cérémonies du baptême; chri- 
stianisme; religion chrétienne; chréti- 
enté; comp. antccrist 1, 25 1 , antechrist. 

Christien v. Christ. 

Choinc y. cinc. 

Ci y. ça. 

Cials forme picarde sans h pour 
chials. 

Ciaus, ciel v. ciel. 

Ciaas de cials. 

Ciax I, 156, forme contracte de 
chials, cials. 



Cief y. chef. 

Ciei, chiel, cel, ceil, ciez, ceus, 
ciaus, cious, cius, ciex, cix I, 90. 

92, ciel, firmament; coelutn; ccicste 
et, avec r intercalaire, ccicstrc I» 
230. 267, céleste; coelesti»; cclcstial, 
cclestielll, I88, céleste; celcsticn 
II, 138, du ciel, de la vie à venir, 
par opposition à terrestre, dans l'an- 
cienne langue terien, y. terre. 

Cien y. chien. 

Cier y. cher. 

Cierement v. cher. 

Ciersre y. cire. 

Ciers y. cerf. 

Cierte y. cher. 

Cies, tête y. chef. 

Cics, chez y. case. 

Cieus 1, 166, comme chiens, cis, ciz. 

Cieus, cius, Ciuz II, 392, aveugle; 
caecus, 

Ciex, ciel y. ciel. 

Ciexl, 156 forme contracte de cils, 
avec diphthongaison picarde. 

Ciez, ciel y. ciel. 

Ciez, chez y. case. 

Cigne, Cisne, «intercalaire, cygne; 
de cf/gnua, cyonus. Si le 8 n'est pas 
intercalaire, il vaut mieux dér. du Imâ. 
cecinu8f ancien ital. cecino, dans les 
gloses cico, de cicer, à causa du ren- 
flement du bec de l'oiseau , ital. oeoe. 
Cfr. chche. 

Cil, cil; ctlium; sorcil, sorciox 
I, 107. II, 230, sourcil; auperciUum. 

Cil s. sing. et plur. masc. I, 149, 
ce, cet, celui, celui-ci; ces, ceux, ceux- 
ci; ecce ille, 

Cilec I, 299. 

Cimetière, chimetiere, cimetière, 
l'enceinte devant une église; de coe- 
meterium, du grec xoifirin^Qtov, lieu 
pour dormir {xeifÂUc, jacere). 

Cinc, chinq, chuinc, chiunck, 
eink, cinquel, 108. 109, cinq; quin- 
qtêc; de là cinquimc, chinquime, cîn- 



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CIN 



76 



CLA 



quième; quint, qninz, quinte 1, 114, 
cinquième, quint; quintus; quinse, 
quinze, kuinse I, 108. 109, quinze; 
qmndeeim; de là qulnzime, I, 115, 
quinzième; quinzaine, quinsalne, 
qinsainel,ii7, quinzaine; cinquante, 
chuinquante,einquauntel, 109, cin- 
quante; quinquaginta; de là einquan- 
time ly 115, cinquantième. 

Oink Y. cinc. 

Cinquante, Oinquantime y. cinc. 

Oinquaunte y. cinc 

Oinquime y. cinc. 

Cinture y. ceindre. 

Oious Y. ciel. 

Cire, cire, cachet II, 197, bougie 
Ben. I, p. 57 ; de eera; cierge, cirge, 
sierge, eliierge II, 201. 24 1, bougie; 
cereus. Cierge, dit Roquefort (M. d. F. 
I, 63), était Texpression consacrée pour 
désigner des bougies. Ce dernier mot se 
irouYc employé pour la première fois 
d ans une ordonnance de Philippe-le-Bel, 
CQ 1312, concernant les épiciers; il leur 
défend de mêler du suif dans les bougies. 

Cirge Y. cire. 

Cis Y. citeit. 

Cist s. plar. m. I, 149, ce, cet, ce- 
lui, celui-là; ces, ceux, ceux-là; eceeiste. 

Ciste pour ceste I, 156. 

Oisteme II, 355, citerne; cistema. 

Cit Y. citeit. 

Citaain, citain y. citeit. 

Citare, proY. cidra, ital. cetera, du 
lutin eithara, instrument semblable à 
la harpe, avec 6, 9, 12 et même 24 
cordes. Il y avait des cithares trian- 
gulaires, ce qui les a fait confondre 
avec le psaltérion, y. s. e. y. Cfr. citole. 

Cite Y. citeit. 

Citeain y. citeit. 

Cited Y. citeit. 

Citeein y. citeit 

Citeit, eitet, cited, chitet, cite, 
s. s. et p. r. citeiz, citez, cliites, 
cites, et une forme probablement abré- 



gée de citet, quand le t eut disparu, 
cit, s. s. eis, cité, Yille; de eivitas; de 
làciteain, citaain,eiteein, ehiteain, 
citain, eitien adj. et subst. II, 227. 
240, citoyen, bourgeois, citadin, 

Citeiz Y. citeit. 

Citer, citer; eitare; comp. encitcr, 
I, 239, exciter, provoquer; ineitare. 

Cites Y. citeit. 

Citet Y. citeit. 

Citez Y. citeit 

Citien y. citeit. 

Citole, proY. cithola, dér. du latin 
eithara; c'était un instrument plus al- 
longé que la guitare, se rapprochant du 
cistre par les contours du corps sonore 
qui ne sont pas aussi accusés que dans 
la guitare proprement dite. Y. guitare 
et citare. 

Cius I, 155, comme chius, ciz, cis. 

Cius, ciuz, aveugle v. cieus. 

Cius, ciel Y. cieL 

Cix, ciel Y. ciel. 

Cix de ciel I, 156. 

Claeiele v. clef. 

Claim Y. clamer. 

Claimer v. clamer. 

Claimor v. clamer. 

Clain Y. clamer. 

Clair, cler, cleir I, 88. 118. H, 
373, clair, pur, brillant, gai; elarus; 

dim. claret, clairet I, 357, clair, 
serein; subst m. I, 171. II, 124, sorte 
de boisson, composée de vin et de 
miel, selon Le Grand d^Aussay; adv. 
clairement, clerement, clair, clai- 
rement, distinctement; clartet, clarté 
1, 57, II, 355, clarté, lumière, éclat; 
claritaa (claritat); CSClairicr, CSClai- 
rer I, 49. U, 115. 230, rendre clair, 
briller, éclaircir, examiner, dévoiler, 
dissiper, soulager, réjouir, venger; 
cxelarare; CSClairier I, 347 inf. pris 
subst., lueur, point du jour, matin; 
esclarcir, esclarzirll, 116, éclaircir, 
éclairer, faire jour; simple prov. clar- 



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CLA 



77 



CLO 



zir, clarescere; eselarei s. m., Taube du 
jour; reclarzir II, 200, éclairer, blan- 
chir ; I, 231 on trouve le futur eselaret- 
sùraty qui est irrégulier. Clarifier 1, 67, 
éclaircir,manifester,glorifier,£;^r^(;0r«. 

Clairement v. clair. 

Clairet y. clair. 

Clam y. clamer. 

Clamer, elaimer, eleimer II, 252, 
nommer, appeler, proclamer, crier, ré- 
clamer, prétendre, accuser, se plaindre ; 
de damare; de là clam, claim, clain, 
demande juridique pour réclamer qqcb., 
réclamation, cri, poursuite; clamor, 
Clamnr, claimor, cri, plainte, récla- 
mation; de elamor; comp. réclamer, 
reclaimer, recleimer, appeler, im- 
plorer, déclarer, réclamer, accuser ; de 
là reclam, reclaim, réclamation, ac- 
cusation. — Esclamasse, cri, bruit; 
de exdamare. 

Clamor, clamur t. clamer. 

Claret v. clair. 

Clarifier v. clair. 

Clarté, elartet v. clair. 

Clau V. clo. 

Clanfiehier v. clofichier. 

ClaTCte V. clef. 

Clayier v. clef. 

Clef, des, Cleis I, 86, clef; clavis; 
dim. claeiele II, 57, petite clef; le c 
transposé pour remplacer le v latin 
de davicula? clarete ds. Ben. 12492; 
dér. clavier, porte-clefs, portier, tré- 
sorier; claviger. 

Cleie V. oloie. 

Cleimer v. clamer. 

Cleir V. clair. 

Cleis ▼. clef. 

Clenque, clinche (loquet d'une porte, 
mot fort usité , quoique l'Académie ne 
le mentionne pas); anc. norois, suéd. 
klinka, loquet; boU. kltnk, loquet 
et soufflet; allmod. klinke. 

Cler, clair V. clair. 

Cler, clerc V. clerc. 



Clerc, cler, clerc, lettré, savant; 
de elercus pour elericus; dim. clcijoil, 
clerzuii, clerçon I, 99. II, 62, petit 
clerc, enfant de choeur; dergie, cler- 
gé, science, littérature; et aussi clerc, 
lettré, ecclésiastique; propr. clericia. 

Clerçon v. clerc. 

Clerement v. clair. 

Clergrie v. clerc. 

Cleijoil V. clerc. 

Cles V. clef. 

Clin V. cliner. 

Cliner, clinner, incliner, courber, 
baisser, saluer; aujourd'hui cligner; 
subst. clin, dans rexpression/at>^<;^m, 
s'incliner; de clinare; clingier, ib., de 
elinicare; comp. aclin II, 94, soumis, 
attaché, partisan; acelinia; acliner II, 
366, incliner, rendre hommage, s'atta- 
cher; aeclinare; décliner, raconter 
d'un bout à l'autre, achever, incliner, 
baisser, abaisser; deelinare; dcclinl, 
88, déclin; enclin, anclin II, 370, 
courbé, soumis, incliné, abattu, triste ; 
inelinis; cnclincrl, 298. II, 268, sa- 
luer respectueusement, courber, baisser; 
inclinare; subst. enclin, dans l'expres- 
sion /atr^ eneUn II, 287, saluer. 

Clingier v. cliner. 

Cliqnet, cliquette, assemblage de 
plusieurs petites plaques mobiles , te- 
nant par leur extrémité inférieure à un 
manche, à l'aide duquel on leur impri- 
mait une secousse, qui leur faisait pro- 
duire, en s'entre - choquant, un certain 
cliquetis. Cliquet^ cliquer, onomatopées. 

Clo, clou, clau, clox 1, 94, 333. II, 
403, clou; de clavus; vb. clocr, 
clouer, clouer; comp. enclocr, atta- 
cher ou fermer avec des clous, se bles- 
ser avec des clous ; d'oil enclocure II, 
130, chose louche, mauvaise difficulté, 
empêchement, obstacle, restriction. Cfr. 
aujourd'hui anicroche. 

Cloce, clocette v. cloche. 

Clocer V. cloche. 



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CLO 



78 



COC 



Cloche, eloee, eloqne II, 277. 324, 
cloche; prov. cloca, clocha; dira, clo- 
chette, doeette, doquette Aubry 
p. 183, clochette; clocher, sonner la 
cloche. A cause de sa ressemblance 
avec une cloche, on avait donné le nom 
de doehe à un manteau; y. DC. s. y. 
Cloca, cololium ; et Ton trouve le dim. 
dans le même sens R. d. C. d. C. y. 690. 
Le Imâ. disait, clocca^ cloca; l'anglo- 
saxon a clucge, l'islandais klttcka, klukka, 
Tahal. clocca, glocca, V aXlmod. glocke, 
l'irlandais cloff. Dans quelle langue ce 
mot est -il primitif? On a dérivé tour 
à tour cloche, de clocher, boiter, en 
Picardie cloquer, prov. clopchar, de 
cloppieare , de cloppus , v. clop , ou de 
claudicare, par rapport à son mouve- 
ment; — de l'anglo-saxon cloccan, 
glocire, bas -saxon klukken, anglais 
cluck; mais de glousser au son do la 
cloche, il y a loin; — de i'ahal. klo- 
chon, chlochôn, battre, pour lequel on 
dit dans l'allem. mod. klopfen, bas-sa- 
xon kloppen, d'oîi l'on aurait cloppi- 
eare. Cette dernière étymologie s'ap- 
puie sur ce que le battant, que les 
Allemands nomment aujourd'hui klœp- 
pel, s'appelait autrefois clechel, et que 
les Yalaques disent clopot, cloche. 

Clocher v. cloche. 

Cloer V. clo. 

Clofichier, daufichier II, 2i4, 
clouer, attacher avec des clous, cruci- 
fier; de clo, clou, et du fréquentatif hypo- 
thétique ^tVartf T^oxafigere. Cfr. ficher. 

Cloie, Cleie n, 365, claie; Imâ. 
cleta, cleda, cleia; de l'ancien irlandais 
cliath, crates, gallois clivyd (gallois 
wy = irl. ta = ?), comouaillais cluid, 
cluit, breton kloued. 

Cloison y. clore. 

Cloistre v. clore. 

Clopl, 112, boiteux; subst. clopin, 
Clopinel, ib.; Imâ. cloppus, de fort 
bonne heure. Selon Ménage , de ^o- 



Xo(novç, On a proposé la composi- 
tion daudipes pour racine, mais la 
première étymologie me paraît préfé- 
rable , parce que claudipes est un mot 
inconnu. Les verbes sont doper, clo- 
piner, écloper. Cfr. cloche. 

Clopin, clopine! v. clop. 

Cloqne, cloqnette v. cloche. 

Clore II, 126, fermer, enfermer, en- 
vironner, cacher; comp. aclorc II, 127 ; 
d'où raclore; desclore II, 127; en- 
clore II, 127, enclore, enfermer, fer- 
mer; endos II, 129; et avec la même 
signification rcclos I, 299; esdore 
n, 128; forsdore II, 128; redore 
II, 127; reclns II, 327, moine, her- 
mite; et enclos, hermitage; reclusus, 
recluaum; dér. (clos) doison II, 248, 
enceinte d'une ville ou d'un château ; 
cloison; — doistrc I, 223, cloître; 
claustrum; encloistrc, barrière, lien, 
frein, enclos; inelaustrum. 

Clou y. clo. 

Clouer y. clo. 

Clox y. clo. 

CniTct, caniTet,keni?et,graniTet^ 
dim. de canif, couteau à lame droite; 
de l'anc. norois knîfr, anglo-saxon enîf, 
suéd. knif, dan. kniv, bas-saxon knief, 
allem. mod. kneif, couteau court. 

Ço, cou y. iceo. 

Coard v. coe. 

Coarder v. coe. 

Coardie v. coe. 

Coardise v. coe. 

Goars, coarz v. coe. 

Coart y. coe. 

Cohrer v. recovrer. 

CoC, s. s. et p. r. COS Ph. M. 10746, 
M. d. F. fab. p. 241, dans le principe 
COCSMarb. 130, Ren. 20007, coq; ono- 
matopée prise de chant de l'oiseau. 31. 
Chevalet a l'habileté de retrouver eoe 
dans l'irl. coileach, gall. ceUiawy, écoss. 
coileach; mots celtiques auxquels il ad- 
joint en même ligne le breton koki 



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coc 



79 



COI 



De là coeart, qnoquart, vain, et noa 
mots eoquetf cocarde. Cfr. gai. Je pro- 
fite de cette occasion pour réfuter ceux 
qui font de coquelicot un mot celtique. 
Selon M. Grimra (Marcell. Burg c. 20 
et p. 436), coquelicot ce retrouve dans 
Vîihinà, codlainean y pavot, et celui-ci 
représente le calocatanoê de Marcellus, 
qu'il faut changer en catocalanoa. Maïs, 
comme Ta déjà fait observer M. Mone, 
G. S. p. 92, il est question d'une autre 
plante dans le passage indiqué, et cod- 
lainean n'a rien de commun avec calo- 
catanos. Coquelicot enfin ne se rapporte 
ni à l'un ni à l'autre de ces mots; c^est 
également une onomatopée du cri du 
coq. On entend souvent, dans nos pro- 
vinces, donner au coq le nom de eoque- 
ricoCf coquericot, coquelicot , et la fleur 
appelée coqttelicot rappelant par sa 
forme et sa couleur la crête du coque- 
licot, on lui a donné le nom de l'oiseau. 
Cfr. le prov. cacaraca, chant du coq 
et un des noms du coquelicot; Hon- 
norat s. v. cacaraca. 

Coehier v. colchier. 

Code, eoade, conte II, 371, coude ; 
de cubitus; ital. cubito, esp. cobdo, 
codo, port, covado, coto; acoder, 
acoater U, 356, se mettre, se placer, 
accouder; aecubitare dans Sedul. 

Coe, qnene, qeue I, 159. 327. II, 
338. 332. 356, queue; de cauda; de là 
eseoer, eseoner, écourter, en parlant 
d'un animal. Du même mot cauda pris 
au sens dérivé de partie de derrière 
d'une chose, d'oxl queue, arrière-garde, 
etc., on forma coart, coard, cnard, 
eouart, s. s. et p. r. eoarz, eoars, 
fém. eoarde, couarde II, 232, lâche, 

poltron, parce que le couart reste en 
arrière; d'oîL coardise^ cuardise^ 
coardie, couardie, cuardie II, 250. 
382, couardise; coarder^ cuarder, 
couarder, agir en lâche, en poltron; 
se coardcTy cuarder, se conduire pol- 



tronnement, se cacher, trembler; aco- 
ardi, acouardi I, 266, lâche, timide, 
sans coeur, sans courage. Coart est le 
nom du lièvre dans les anciennes fables. 

Coens V. cuens. 

Coer V. cuer. 

Coea V. cuire. 

Cofe, COfire, coffre; cofill, panier, 
corbeille; de cophinus (xôipivoç). 

Cofin V. oofe. 

Gofre V, cofe. 

Oogrnitiim v. conostre. 

Cognoistre v. conostre. 

Coi, paisible v. coit. 

Coi pron. rel. v. qui. 

Coie V. coit. 

Coiement v. coit. 

Coigrnie v. coin. 

Coillir V. cueillir. 

Coin, coin; de euneus; wallon con- 
niè; de là coigrnie, coigrnee, cogrnee 
n, 228. 365, cognée. 

Cointe: a) instruit, cultivé, graci- 
eux, agréable, aimable, affable; b) ajus- 
té, paré; de comptua, comtuê, selon 
DC; de eultuê, selon Ménage. L'opi- 
nion de Ménage me semble tout à fait 
fausse; celle de DC. n'est vraie qu'en 
partie. Il faut distinguer deux cointe. 
Cointe dans la signification a) dérive 
de cognitue; dans la signification b) de 
con^tus. Adv. cointemcBt I, 405, 
agréablement, gracieusement, prudem- 
ment; — proprement. De là a) coin- 
tise, discernement, politesse, courtoi- 
sie, ruse ; b) cointise, immédiatement 
du substantif eomptua, ajustement, pa- 
rure — b) cointoier, orner, parer, 
ajuster; ac cointoier , se complaire à ce 
qu'on fait, s'écouter, être affecté; — 
a) acointer, acointier, avertir, don- 
ner avis, faire connaissance, rencontrer, 
aborder, traiter; a* acointer à qqn, II, 
288, se lier avec lui (Imâ. adeognitare) ; 
'a* acointer de qqch. II, 316, s'arranger 
de qqch., s'en contenter; acolntance^ 



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COI 



80 



COL 



familiarité , alliance , arrangement, 
promesse; aeointement, rencontre; 
aeointe snbst., familier. 

Cointement t. cointe. 

Cointise t. cointe. 

Colntoier t. cointe. 

Coire v. cuire. 

Coirie v. cuir. 

Cois V. choisir. 

Coiser, eoisier t. coit. 

Coisir V. choisir. 

Coispel V. colp. 

Coit, coi, qaoit, qaei, f. eoie, 
qneie II, 233. 352. 386, paisible, tran- 
quille; de quieUts; ady. eoiemont, 
quoiement, qneiement I, 76, 328. 
II, 23. 355, paisiblement, tranquille- 
ment, de là reeoi, repos, tranquillité, 
cachette; en, à reçois en secret, en ca- 
chette, tranquillement ; on trouve aussi 
a; quoi dans le même sens; eoiser, eoi- 
sier, qoiser (se) II, 287, apaiser, 
se taire; cfr. hausser de altus; comp. 
aeoiser,aeoisier9aqiiiser9aqaoiser, 
apaiser, rendre coi. Coiser est encore 
en usage dans plusieurs patois. Du subst. 
quiea, on avait formé quioto, repos, 
qui n'est pas fort commun. A la même 
racine qtdetus, dans la signification de 
libre, qu'il avait prise an moyen- âge, 
on doit rapporter euite, qaito, quitte, 
exempt, absous, absolu, entier; pour 
ainsi dire quitus; adv. quitement, 
Cuitement I, 130. 295, entièrement, 
librement; qoiter, quitier, euitier, 
donner quittance, renvoyer quitte, te- 
nir quitte, exempter, céder, donner, 
abandonner, se désister, délivrer, dé- 
laisser, rendre; quitOO, eoitoe, tran- 
quillité, repos ; quitement, ib. ; qui- 
tanee, abandon, don, cession, conces- 
sion; en quitance, sans retour, sans con- 
dition, en pur don; comp. aquit, 
acoit I, 358, acquit; aquiter, aqoi- 
tier, acuiter, acquitter, s'acquitter, 
remplir, donner, céder, abandonner, dé- 



livrer, purger; aquitance, comme 
quitance. Tous ces mots en qu* s'écri- 
vaient aussi sans u. Cfr. Eayn. L. K. 
V, 22 et suiv. 

Coite V. coiter. 

Coiter, eoitier, euiter, presser, 
pousser, hâter, dépêcher, exciter, aiguil- 
lonner. On a proposé de dériver coiter 
de pereuiere, eoexcitare, eoaetarey mais 
on s'aperçoit de prime acord qu'aucun 
de ces verbes n^aurait pu produire la 
forme coiter. Le latin coquere avait 
entre autres sens celui d'inquiéter (brû- 
ler , pour ainsi dire), et, en partant de 
cette signification , on a formé avec le 
participe un verbe coctare, d'oii notre 
coiter; cfr. eoisier de quietus. Adjectif 
eoitns, agile, rapide, bouillant; — 
coite, coite (cuinte), dans l'expres- 
sion h coite éP espérons II, 324, répon- 
dant à notre à toute bride. 

Coitier v. coiter. 

Coitrart v. cotre. 

Coitre v. cotre. 

Coitus V. coiter. 

Col I, 86, eox T, 92, cou; de col- 
lum; vb. comp. acolcr I, 133. 288. 
II, 332, embrasser, enfermer; conte- 
nir; prov. acolar, simple colar, d'oii 
S'entraeoler, I, 112, s'entre-embras- 
ser; dccoler I, 195, décoller; dér. 
COlee II, 369, coup sur le cou, acco- 
lade qui se donnait au nouveau che- 
valier; coup, gourmade. 

Col, chou V. chol. 

Col, coup V. colp. 

Colche V. colcher. 

Colcher, eolehier, eouchier, eul- 
cher, eulchier, euchier, coehier, 
eoucer, COuker, indifféremment avec 
et sans se II, 357, coucher, se cou- 
cher ; colche, colche, eooche, couche ; 
de collocare, mettre, placer, poser, 
étendre; comp. acolchcr, acolchier, 
acoocer (s') II, 289, se coucher, s'aliter, 

Colchier v. colcher. 



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COL 



81 



COM 



Colee T. col. 

Coler, ooaler II, 279. 369, couler, 
glisser, s'écouler; de eolare employé 
factitÎTement. De là nos mots coulis, 
coulisse. 

Coliref. I, 252, collyre; ecUlyrium; 
proT. colliri m. 

CoUeete y. cueillir. 

Colombis v. colons. 

Colons I, 397, colombe, pigeon; 
eolumàus; colomblli, de pigeon, de 
colombe, eolumUnus. 

Color, eolnr, eolonr II, 240, cou- 
leur ; colorer, colorier I, 89, colorer; 
oolor, colorare; part, passé qui a de 
belles couleurs, embelli. 

Colorer, coloria t. color. 

ColoHr y. color. 

Colp, eolps I, 86, col, cols I, 86^ 
cop, cops I, 86, eos I, 86, coup, 
cous, caup, cAus I, 91, eox I, 93, 
coup; colper, coper, c<^eir,^coaper 
II, 397, couper, abattre; comp. deoo- 
per I, 380, blesser ayeo une arme tran- 
chante, couper, décbirer. De Tadj. 
beau et de eotdp , on forma Tady. beau- 
coup, c.-à-d. que beau a été pris dans 
le sens de grand ; du reste , on trouye 
dans rancienne langue çrant colp pour 
multum. M. Cheyalet dér. colp, colper. 
de Tallemand klopfen; c'est un des ces 
tours d'adresse qui n'a d'autre fonde- 
ment qu*uiie ressemblance de signifi- 
cation entre colper et klopfen. L'an- 
cien allemand cholpo, kolpo, kolbo, 
aujourd'hui kolben, ou le kymri eolp, 
désignant des instruments propres à 
percer ou à frapper , pourraient seuls 
servir de racine à notre mot; mais je 
préfère Tétymologie indiquée par DC, 
c.-à-d. colaphuty coup de poing. On 
sait que le ph se chçnge souyent en 
17,.et de très -bonne heure ou confondit 
en latin ph et p. De colper , couper 
dér. eolpe, coupe, action de couper, 
d'où notre. (;o;?^«M, qui, par son man- 

Burguy, langue d'oïl Glossaire, m. Éd, 



que de », s'il est fondé, se distingue 
de cospel, COispel, dans l'ancienne 
langue, épine, copeau, partie de la 
gaine d'un couteau, dériyé du latin 
cuspia. Copeau, dans la langue d'oïl, 
ayait le sens de rigole , coupure , por- 
tion d'eau tirée d'une riyière. 
Colpable y. colpe. 
Colpe, culpe 1, 125. 129, et ayeo 
changement de la liquide, corpe R. d. 
Ren. 1, 327. III, 39, faute, délit, coulpe ; 
eulpa; colper, accuser, inculper, blâ- 
mer ; culpare; comp. encolper, accu- 
ser, inculper, se plaindre; descolpcr, 
disculper; colpaMc, culpablcl, 296, 
coupable; eulpaàilia. 
Colpe y. colp. 
Colper, couper y. colp. 
Colper, accuser y, colpe. 
Colps y. colp. 
Cols, coup y. colp. 
Cols s. s. et p. r. de col. 
Coltel, cttltel, eoutel, eutel, ayeo 
8 intercalaire coustel II, 79, s. s. et 
p. r. cuteaus, coutiaus, cutiaxll, 
41. Charl. 180. Ben. 7846. 7838, R. d. 
Ren. I, 149. R. d. R. 7571, couteau; 
euUellus, 

Celui pour celui, se trouye dans des 
textes mélangés du sud -ouest; de eeeu 
illuiCy ital. colui. 

Columpne I, 66, colonne ; eolumna; 
proy. colompna, colonna; p interca- 
laire, pour renforcer la combinaison 
m», comme en proy.; cfr. dampneir. 
Colur y. color. 

Com, cum, cou, corne, comme, 
conme, coume, cun II, 28i; d'où 
coment, cnment, conment, com- 
ment, COUment II, 281; com que, 
cornent que II, 378; comp. combien, 
i.e. com bien, combien que, conj.11,378. 
Comanablement I, 147. Si l'on 
pensait que cette forme est pour cornu- 
nalmentj on ne saurait absolument pas 
comment expliquer les irrégularité» 
6 



il 



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COM 



82 



COM 



qu'elle présente. La phrase com- 
plète est: (Deus) Ciel et terre, et 
ewe et vent, { Trestuz comanablemekt, | 
Saut al ton comandement | £t toutes 
choses eusement, | Fors sul en terre 
maie gent. Oserait-on songer à eoman^ 
dablemâfitf aTec syncope àvL df 

Comandant t. mander. 

Comandement t. mander. 

Comander t. mander. 

Comanderes t. mander. 

Combatement t. batre. 

Combateor t. batre. 

Combateres v. batre. 

Combateur v. batre. 

Combatre t. batre. 

Combe, eumbe Ch. d. S. I, 198, 
yallée enfermée entre deux montagnes, 
dénomination encore fort usitée en 
France, quoique TAcadémie n'en fasse 
pas mention dans son Dictionnaire. 
Ce mot se retrourc dans le nom d'un 
grand nombre de yilles, p. ex.: Cotns, 
autrefois Comum, CombreSyComba-la-ville 
(Guer. 2, 181), Cumba locua (Bréq. I, 
136). Cotnbe est d'origine celtique: 
eom, eomb «» rallée à penchants con- 
caves ; gallois eu>m = chaque chose ar- 
rondie; yallée, etc.; breton kombant = 
yallée. Comb manque à l'irlandais, ce 
qui a fait douter de la justesse de 
l'interprétation proposée ; et beaucoup 
de lexicographes ont préféré la déri- 
yation de DC: cymba (xi;/i/3i}), bar- 
que ; mais le passage de l'idée de bar- 
que à celle de notre mot n'est pas 
admissible. 

Combien y. com. 

Comble, eumble, tas, excédent, 
surcroît; de cumulus; à comble I, 293, 
comble; combler I, 268, combler, 
cumulare; comp. acombler, combler; 
augmenter; d'où acomblement 1, 878, 
augmentation, surcroît. Dans la signi- 
fication de faîte, sommet, comble rap- 
pelle le latin culmen. De cumulus^ 



par le changement de / en r, Imâ. 
eomhruSf on dér. eombrer, empoigner, 
prendre ayec force , c.-à-d. mettre em- 
pêchement, arrêter; comp. eneombrer^ 
eneombrier, encumbrerl, 178, n, 
280, embarrasser, mettre obstacle, em- 
pêcher, souiller; d'où enconbrement, 
enseombrement, embarras, empêche- 
ment, encombrement; — eneombrier, 
eneombrer,aneombrier, eneombre 
II, 297, difficulté embarras, empê- 
chement, encombrement; adj. eneom- 
bros, eneombreus, embarrassant, es- 
carpé, impraticable. T. Il, p. 402 on 
lit eseunbrier ayec la signification de 
eneombrier, quoique, d'après la préfixe, 
il dflt signifier le contraire, et il faut 
sans doute orthographier enseunbrier. 
Notre décombres appartient à cette 
famille. 

Combler y. comble. 

Combrer y. comble. 

Combriser y. briser. 

Combmlser y. briser. 

Come, cheyelure, crinière; coma; 
eomé R. d. 1. y. 279, cheyelu, à 
longue crinière; comatus; proy. comat, 
ital. comato. 

Come, eomme, eoment,eomment, 
y. com et II, 281. 

Comeneer, eomeneier,eumeneer, 
cumencher, eomenchier, eonmen- 
chier, eonmenehier, eonmaneier, 
commencer, ns^tre ; de com — iniùiare; 
comp. encomeneer, encomeneler, 
etc., commencer; d'où eneomence- 
ment, commencement; recomencer, 
recomeneier II, 86, recommencer. 
Toutes ces formes ayec un double m. 

Comenchier y. comeneer. 

Comencier y. comeneer. 

Comforter y. fort. 

Commane,eommaneh i. p. s. prés, 
ind. de commander I, 216. 

Commandeires y. mander. 

Commalideor y. mander. 



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COM 



83 



COK 



Commander y. mander. 

Commant t. mander. 

Commotion t. movoir. 

CommoToir ▼. movoir. 

Commun I, 19. II, 269, commun 
en général, de la communauté; eom- 
munis; empl. subst. I, 257, commu- 
nauté, commune; commune; ady. eom- 
munement I, 148. 196, également, 
en commun, ensemble; de là eomunal, 
eonmunal, communal, eumunei 
1, 388. II, 198,.commun, public, ouvert 
à tous, égal, ordinaire, à'wa. même 
accord, en commun ; empl. subst. 1, 157, 
communauté, commune; adv. COmmu- 
nalment, eommunaument 1, 388. II, 
86, communalment, également, en com- 
mun, ensemble; eommuniteit II, 81, 
communauté; eommunttas; commu- 
nion, communion ; «ommMftto; commu- 
nier I, 322, communier; communi- 
eare; comp. escommunion, excommu- 
nication ; escommcnicr, escomcnier, 
escumenier, escuminier 1, 189. 227. 
II, 149. 204, excommunier, réprouver; 
exeommunieare ; part. pas. empl. subst. 
escommeniet, II, 204, l'excommunié ; 

de là escommuniement, escomme- 
niement, escumengement, excom- 
munication. 

Communal, eommunalx v. com- 
mun. 

Communalment v. commun. 

Communaument t. commun. 

Communément v. commun. 

Communier v. commun. 

Communion v. commun. 

Compagner v. pain. 

Compaigne y. pain. 

Compaigner y. pain. 

Compaignesse v. pain. 

Compaignie,compaignieie v.pain. 

Compaignon y. pain. 

Compain, compaing v. pain. 

Compainnie v. pain. 

Compainon v. pain. 



Companage y. pain. 

Compangne v. pain. 

Companion y. pain. 

Comparer, comparer y. par, adj. 

Comparer, comperer, cumperer 
I, 173. 194. 232. 362, acheter, payer, 
être puni de qqch.; de eomparare. 

Compas y. pas. 

Compasser v. pas. 

Compasseres v. pas. 

Compassion v. patience. 

Compeignie v. pain. 

Comperer v. comparer. 

Complaignement v. plaindre. 

Complaindre v. plaindre. 

Complaint, complainte v.plaindre. 

Compile I, 232, complies, soir; 
prov. compléta; du part, eùmpletw^ a, 
Cfr. acomplir. 

Comprendable v. prendre. 

Comprendre v. prendre. 

Comprins, compris v. prendre. 

Comprometre p. mètre. 

Compromis v. mètre. 

Comsacliable v. savoir. 

Comunai y. commun. 

Con y. com. et II, 281. 

Conbatre v. batre. 

Conception y. concevoir. 

Conceyable v. concevoir. 

Conceyeir, conccTcr v. concevoir. 

ConccTCment v. concevoir. 

ConccToir, conccYcr, conceyeir, 
conchCYCir, conzoiTre, conclioiYre, 
COnclYOirlI, 12 et suiv., concevoir; 
eoneipere: de là COnCCTCment, COn- 
ciYCment, conception; conccTable, 
concevable ; — conception, idée, pro- 
jet; de eoneepHo. 

ConchCYolr y. concevoir. 

ConcholYre v. concevoir. 

Concile, concilie, et avec change- 
ment de la liquide COncire I, 49. 146, 
conseil, assemblée; concile; de con- 
eilium. 
Concire y. concile. 



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CON 



84 



COK 



CoiieiTemeiit t. oonoeroir. 

ConeiYOir y. oonoevoir. 

Coneorde t. concorder. 

ConeorAer Ily 52. 293, accorder, 
concorder; eoneordel, 279, concorde; 
efmcordtu^e (concors, cor). Gfr. aoorder, 
discorder. 

Coneorre t. corre. 

Coneroire y. croire. 

Coneaeillir y. cueillir. 

Condamner y. damage. 

Condemner y. damage. 

Condnlre y. duire. 

Cpndnlt y. duire. 

Conestable, emiesliiblel, 54, 309, 

connétable; eomêê ataàuH, Gfr. Rayn. 
L. B. m, 212, DG. 8. y. Cornes. 

GonCuion y. gonfanon. 

Confarmeir y. ferm, 

Confenoier y. gonfanon. 

ConfenoB y. gonfanon. 

Confenner y, ferm. 

Confes I, 235, confès, ayoné; ean- 
festuB (confiteor); ae faire eonfes, con- 
fesser; de là eonfesse, eonflesse I, 
387. 395, confesse; II, 100. 265, con- 
fession; d'où confesser 9 confesser, 
ayouer; eonfesaion I, 283, confession; 
confeaiio; oonfessor, confesseur; con- 
f essor; comp. deseonifes^non-confessé. 

Confessa y. confes. 

Confesser y. confes. 

Confession y. confes. 

Confesser y. confes. 

Confiesse y. confes. 

Cpilfire I, 185, confire, apprêter, 
confectionner; de eonjieere; le part, 
pas. est souyent employé adj. et subst. 
pour mets, ragoût; au fig. dans G. 
Guiart I, p. 162; comp. deseonflre, 

deseunflrel, 125. 134. II, 31, décon- 
fire, détruire, ruiner; descoofitire I, 
54, déconfiture. 

Confondre y. fondre. 

Confors v. fort. 

Confort y. fort. 



Confortement y. fort 

Conforter y. fort 

Confiremer y. ferm. 

Conftindre y. fondre. 

Confusion y. fondre. 

Congeer y. congiet. 

Congreier y. congiet. 

Confie y. congiet. 

Congrier y. congiet 

Congriet, eongrie, eungre I, i88, 
congé, permission; avoir congiet I, 56. 
142; prendre conçiet h.qqn, II, 196; 
h Dieu eonçie II, 342; yb. congrier, 
eongeer, eongreier, enngeer n, 326, 
congédier, renyojer, cbasser, bannir; 
de eofnmeatuê. Notre congédier yient 
de TitaL eongedo^ qui dériye lui-même 
de Tancien français congiet, conget. 

Congrnoistre y. conostre. 

ConyoYr y. joïr. 

Congrresration I, 302, congréga- 
tion; eongregatio. 

Conixanee y. conostre. 

Coi^oindre II, 288. 

Couloir y. joïr, 

Conjuraison y. jurer. 

Conjurer y. jurer. 

Conmandement y. mander. 

Conmeneliier y. comencer. 

Conment y. com et II, 281. 

Conmnnal y. commun. 

Connoissanee, eonoisanee y. co- 
nostre. 

Conoistre y. conostre. 

Conostre, ennustre, oonoistre, 
eunuistre, eonnistre, eonnstre, 
cognoistre, eongnoistre, oongnoi- 
stre, quenoistre II, 129 et suiy., con- 
naître, prendre connaissance, recon- 
naître, ayouer, communiquer, faire con- 
naître; faire conaissant II, 134; de là 
eonixanee, eon^issanelie, eonnois- 
sanee, eunuissanee I, 46. II, 86. 35. 
353, connaissance, sayoir, ayis, person- 
nes attachées (connues); connoissanee, 
eonoisanee I, 181, bannière, pennoui 



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CON 



85 



CON 



armoiries, v. DC. eogniUonêê; togld' 
Hun II, 180, comudasance; eognUio; 
oomp. reeonoistre, reconnaître, pa- 
yer de retonr; reconoissement, re- 
connaisBance; desconoistre II, 184; 
deseonneue^manyais traitement; des- 
eonolssanee, ingratitude, ignorance, 
et comme connotuanee; meseonoifltrey 
méconnaître II, 134. 

Conpassion I, 220 y. compassion 
s. y. patience. 

Conqiieremeiit y. querre. 

Conquerre y. qnerre. 

Conquest, conqueste y. querre. 

CoBquestw y. querre. 

Conqnister y. querre. 

Conraer y. roi U. 

CoBTid y roi II. 

Coure! y. roi II. 

CoBreier y. roi II. 

Conroi y. roi II. 

Conroier y. roi II. 

OoBS y. cuens. 

Consaehaule y. sayoir. 

Consail y. conseil. 

Consal V. oonsoiL 

Consaus, consax y. conseil. 

Consaut subj. de conseiller I, 245. 

Conseienee y. scient. 

Conseal t. conseil. 

Conseil y. conseil. 

Conseillemeiit y. consoil. 

Conseilleor y. conseil. 

Conseiller y. conseil. 

CimseiUeres y. oonsoiL 

Consel y. consoil. 

Conseller y. conseil. 

Consentement y. sens. 

Consentir y. sens. 

Consentn II, 149 part. pas. de con- 
sentir. 

Consens y. consoil. 

Consent subj. de conseiller I, 245. 

ConsoTre y. seyre. 

Conslllier v. conseil. 

Consireé t. consirtr. 



Consirerl^ 340. 11,46, considérer; 
se eansir&r, se consoler, se passer de 
qqch., être séparé de qqob., se conso- 
ler de l'absence, désirer; oontiderare; 
de là eonsiree^ désir ^ souci, pensée» 

Conseil, eonseil, eonsel, eonsol, 
eonseal, eonsal, eonsail, eonsous, 
consens, consans, eonsox, eonsax 
I, 88. 92. II, 221, conseil, projet, des- 
sein, permission, assemblée délibérante, 
secret; eontiHum; à eonaeil^ à part, 

en secret; consillier, eonseller, eon* 

seiller I, 99. 162. 168. 805. conseil- 
ler, consulter, faire confidence; conaù 
liare; de là eonseiUeres, eonseilleor, 
I, 77, conseiller; eonseillement, con- 
seil, ayis; comp. aconseiller, conseil- 
ler, ayiser; desoonseiller, mal con- 
seiller, décourager; part. pas. empl. 
subst. II, 98, qui ne sait à qui ayoir 
recours, abandonné, qui ne sait à qui 
demander conseil, infortuné. 

Consol y. consoil. 

Consens y. consoil. 

Consent subj. de conseiller I, 245. 

Consox y. consoil. 

Constance y. steir. 

Construire y. enstruire. 

Contans part, de conter. 

Contans y. contendre. 

Conte, comte y. cuens. 

Conte, c^nte et compte y. conter. 

Contée y. cuens. 

Conteie y. cuens. 

Conteit y. cuens. 

Contemplatif y. temple I. 

Contemplation y. temple I. 

Contemple y. tens. 

Contenance y. tenir. 

Contençon y. contendre. 

Contendrel,! 70,contester,di8puter, 
quereller, combattre; eontmdere; subst. 
content, s. s. et p. r. contans, eon- 
tenz I, 400. II, 195. 350, contestation, 
dispute, querelle, procès, guerre ; con- 
ten^nly 221. II, 31, 123, contesta- 



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] 



CON 



86 



CON 



tion, dispute, querelle, eontenHo, Gfr. 
tendre. 
Gontenemeiit t. tenir. 
Contenir v. tenir. 
Content v. contendre. 
Contenz v. contendre. 
Conter, conter 1, 65. 212. U, 405, 
compter et conter ; estre eantans I, 96 ; 
de eomputare^ aujourd'hui formant deux 
mots pour l'orthographe; de la eon- 
teres, eonteor I, 75. 77, conteur; 
comp. aeonter, acunter I, 173. II, 
46. 55, compter et raconter, narrer; 
d'où raconter, raconter, recunter, 
reeonter I, 49. 167. 251. II, 96. 252. 
recompter et raconter, dire une histoire, 
un fait, exposer les motifs; rccon- 
teres, reconteor, conteur, raconteur, 
historien; mcseonter II , 52, mécon- 
ter, tromper, diminuer par fraude; 
oublier de compter , ne pas compter; 
subst. conte, conte I, 69. II, 313, 
compte et conte ; eomputus, C£r. Tahal. 
zeljan, compter et narrer. 

Contesse v. cuens. 

Contet y. cuens. 

Contiençoe II, 5, contigu; de eon- 
tiguus. 

Continent II, 60, continent; con- 
tinem. 

Continae9 suivant; âèyre continue; 
continuus; contlnocll, continocl, 
continuel; propr. continualis; adv. 
continoellement II, 104, d'une ma- 
nière continue, sans cesse, continuelle^ 
ment; vb. contlnocr, continuer; eonti- 
nuare; au part, passé continu, continuel. 

Continocl, continoellement ▼. 
continue. 

Continoer v. continu. 

Contraire adj. et subst. v. contre. 

Contraire, contracter v. traire. 

Contrait v. traire. 

Contralie v. contre. 

Contralier v. contre. 

Contralios, contralio9 v. contre. 



Contralision ▼. contre. 

Contre, contre II, 346 ; d'où ayec 
la suffixe ata, contrcic, contrée, con- 
trée; prov. contrada; cfr. l'allemand 
gegend, contrée, de gegen, contre; vb. 
comp. entrecontrer R. d. C. d. C. 2562, 
rencontrer; comp. encontre, cncoB- 
treU, 346, subst. I, 329; d'où en- 
contrer I, 21 6. 222. II, 38. 93, ren- 
contrer, attaquer; Cncontrcc, rencon- 
tre, combat ; encontrement,rencontre, 
choc; — contraire II, 2, contraire; 
avoir euer contraire à I, 305, avoir 
des sentiments opposés, n'être pas dis- 
posé à; de eontrarius; empl. subst. I, 
225. II, 342. 397, contrariété, ennui, 
adversité — et adversaire, ennemi; 
— également de eontraritta, avec chan- 
gement de la liquide, contralios, con- 
tralios II, 242, contraire, contrariant, 
adversaire; vb. contralicrl, 135. II, 
293, contrarier, ne pas être du même 
avis; d'où contralie, contralision, 
contradiction. 

Contredire v. dire. 

Contredisement v. dire. 

Contredit v. dire. 

Contrefaire v. faire. 

Contrcic v. contre. 

Contremont II, 270 et gloss. mont. 

Contreparler v. parole. 

Contrester v. steir. 

Contret v. traire. 

Contretenail I, 298. Cette ex- 
pression qu'il m'est impossible de rendre 
dans toute sa force, est composée de 
contre et temil. Tcnail est dérivé 
de tenaeulum ^^ forceps, dans Terentius 
Maurus, de tenox, et par conséquent 
le même mot que notre tenaille, du pi. 
tenaeula. D'après cela, on pourra se 
faire une idée de la signification de 
contretenail. 

Contretenir v. tenir. 

ContrcTal v. val. 

ContrcTaloir v. valoir. 



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CON 



87 



COR 



ContreToloir v. voloir. 

Contriebletde contribler s. y. tribler. 

Conuistre t. conostre. 

Conustre t. conostre. 

ConYei v. voie. 

Conyeier v. voie. 

ConYenable v. venir. 

ConTenanoe v. venir. 

CoiiYenaneier v. venir. 

CouYenaiit v. venir. 

ConTenaale v. venir. 

ConTenir v. venir. 

ConTent v. venir. 

Conyeiiter v. venir. 

CoilTers V. converser. 

CoiiTersatioii v. converser. 

Converser I, 297. II, 13. 61, de- 
meurer, habiter, séjourner, fréquenter, 
avoir commerce avec , se trouver ordi- 
nairement; eonversari; subst. convers^ 
lieu habité , partie habitée d'un pays ; 
repaire, retraite des bêtes féroces; de 
là GOllTersiOll) fréquentation, habitude, 
liaison, familiarité; — conversation 
1, 231, II, 2 demeure, séjour, habitation, 
fréquentation, vie, société ; eanversatio. 

ConYOrsion, liaison v. converser. 

ConYOrsion, conversion v. veitir. 

Convertir v. vertir. 

ConYi V. convivie. 

Convier v. convivie. 

Conviertir v. vertir. 

Convif V. convivie. 

Convive v, convivie. 

Convivie, convivie, eonviveI,i89. 
II, 15. 78, festin, repas, banquet, so- 
ciété de table; de eonvivium. Quant 
à la forme COnvi, repas, festin, in- 
vitation, prov. eonvity eovity c'est un 
dérivé du verbe COnvicr II, 305, prov., 
esp., port, convidar, ital, convitare, 
formé sur invitare avec changement 
de la préfixe et sous l'influence de 
eonvivium, La forme COnvif, qu'on 
trouve dans Amyot, représente eonvi, 
rapproché de eonvivium^ d'où le/ final. 



Convoi V. voie. 

Convoiant {en) v. voie. 

Convoiement v. voie. 

Convoier v. voie. 

Convoitise v. covoitous. 

Cop V. colp. 

Cope, coupe, cupe, coupe; de eup' 
pa, eûpa; de làcoupicr, grande coupe, 
coupe. De eupa dérivent aussi les for- 
mes où la voyelle latine est conservée : 
cuve, ib.; d'où cuvicr, ib.; cuvaigc, 
cellier; cuvel,cuveau; cuvcllicr, fai- 
seur de cuves, tonnelier; cuvclcttc, 
petite cuve ; et notre gobelet , Imâ. gu- 
bellus. En se représentant une eottpe 
renversée, on a rapporté à la même 
racine: COpC, CUpC, COUpC, COpcI, 
signifiant la cime d'une montagne, 
cime en général; d'où nos mots coU' 
pôle y coupeau. 

Copeau V. colp. 

Copeir v. colp. 

Copel V. cope. 

Coper V. colp. 

Copie, couple; copula; vb. comp. de 
copulare, descoplcr II, 329, décou- 
pler, désaccoupler. 'S otre couplet, propr. 
accouplement de vers, est de la même 
source. 

Cops V. colp. 

Coque, espèce de bateau ou vais- 
seau; notre coc?ie (bateau); d'où co- 
quet, caque, petit baril, et petit ba- 
teau en forme de coquille; de eoneha, 
ital. cocca, esp. coca. Notre mot coque 
(d'oeuf, de noix) a la même ori- 
gine. J'ai donné coche (bateau), parce 
que coche, espèce de carrosse, nous 
vient de l'ital. cocehio, qui peut avoir 
la même origine, c.-à-d. de conchula, 
quoique l'opinion générale soit de le 
dériver du hongrois X;oto2^, valaque code. 

Coquemar, coquemar; de cucuma, 
ital. cogoma. Y. Ménage. 

Coquet V. coque. 

Cor, coeur V, cuer. 



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COR 



COR 



\ 



Cor 9 cor T. oonu 

Coragre t. cuer. 

Coragros ▼. ouer. 

Coraigre t. cuer. 

Coraille v. cuer. 

Corant v. corre. 

Oorb M. à.F. II, 105. R. d. S. S. 4848, 
corbeau; fém. corbe, eourbe R. d. s. 
B. 4835, 8, femelle du corbeau ; de eor^ 
vua; de làcorbel, corMel, carbeal, s. 
s. et p. r. eorbiaus, corbeax, corbeau. 

Gorbe v. corb. 

Corbe, courbe; eurvus; eorber, 
euryerl, 239, courber, plier, pro- 
sterner; eurvare; comp. acorbery 
courber, baisser. 

Corbeal v. corb. 

Corbeax t. corb. 

Corbely eorbiei v. corb. 

Corber v. corbe. 

Corbiaus t. corb. 

Corde II, 202, corde; ehorda; d'où 

eordelle, cordon, cordelette; cordeis, 
treillis de cordes, de sangles. 

Cordeis y. corde. 

Cordelle y. corde. 

Cordoan, eorduanll, 107, espèce 
de cuir qui vient de Cordoue, cor- 
douan; de là notre cordonnier y autre- 
fois eordoanier, celui qui prépare ou 
emploie ce cuir. 

Cordoanier y. cordoan. 

Corduan y. cordoan. 

Coreeier y. corros. 

Corée y. cuer. 

Corine y. corros. 

Corn, eome, eor II, 277, corne; 
extrémité de quelque chose qui finit en 
pointe, angle; cor, espèce de trom- 
pette; de cornu; dim. comet, petite 
corne; espèce de cor; oomul, 106, 
cornu, anguleux; cornutus, proy. cor- 
nut, ital. cornuto; vb. eomer, sonner 
de la trompette; corner, en parlant 
des oreilles I, 267. 

Corne, cornet y. com. 



Corner v. oom. 

Comn y. corn. 

Coroçus y. corros. 

Corone, couronne; tonsure; orne- 
ment de tête; corona; COroner 1, 153. 
2 1 2,couronner, tonsurer ; coronarê;'p9it, 
pas. empl. subst. clerc, tonsuré; d'où 
eoronement, couronnement. Cfr. DC. 
corona. 

Coronement y. corone. 

Coroner y. corone. 

Corons y. corros 

Corpe y. colpe. 

Corporel, eorporelement y. cors. 

Corporiien y. cors. 

Corps y. cors. 

Corre, eonrre, enrre, enre I, 324 
etsuiy., courir, semouyoir, poursuivre; 
currere; COrs, Cnrs, eonrs I, 387, 
cours, course; eursua; eorant part, 
prés. empl. subst. II, 29, courant; dér. 
eorreres, correor I, 77, coureur, 
éclaireur; eorse, course; COrsor adj. 
dans l'expression laz eoraor, coulant; 
ewsoriua; corsler, coureur, coursier; 
eorsiere, galerie, chemin couvert, che- 
min de ronde; eorsable, qui a cours; 
adv. e<n*sablement, communément, 
ordinairement ; comp. aceore,aeeorre, 
accourir, secourir; eoneorre, concou- 
rir; eoncurrere; decorre I, 129. 327, 
couler, découler, passer, ruisseler; de- 
currere; decorsl, 141, décroissance, 
décours; dlscorre I, 327, diêcurrere; 
eneorre, confisquer, encourir; ineur- 
rere; d'où eneorrement, confiscation; 
reeorre I, 327, recurrere; recors II, 
141, recours, refuge ; recurstés; secorre, 
soseorre, snenrre, soneonrre, etc. I, 
153. 231. 242. 256 et les exemples sur 
correy secourir, porter secours ; suceur- 
r^«;secors,socors,sncnrs,etc. 1, 270. 
331. II, 305, secours, aide; treseorre 
I, 153, parcourir, passer rapidement; 
transeurrere ; entreeorre (s') II, 245, 
courir l'un sur l'autre, l'un contre l'autrt. 



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COR 



89 



CÔE 



Côrrecer y, corros. 

€on*ee]ii^, eorteder t. corros. 

Correor v. oorre. 

Correres t. corre. 

Corroie t. cuir. 

Corrompable v. rompre. 

Corrompement t. rompre. 

Corrompre v. rompre. 

Corrompu v. rompre. 

Corros, eorrotts^eoronsyCourouS) 
eourOUC) cams I, 327. II, 209. cha- 
grin, courroux; de choiera^ bile. Corros, 
eouroua sont pour eoUro», eoleroua^ d'où 
eolroSf colrous, puis, dans le premier, 
par assimilation de l, corros, dans le 
second, par affaiblissement de cette 
même lettre, eourous. De là eoroças, 
euruçus, courroucé; correeer, eor- 
reeier, eorecier, eoureeier, eoa- 
roaeier, eorreehier, eoureehier I, 
80, attrister, courroucer, irriter. A la 
racine choiera se rapporte aussi eo* 
rine, eueriiLe = propr. cholerine, mau- 
vaise humeur, dépit, colère, pique, res- 
sentiment vif et tenace. Notre colère et 
ses dériyés sont de la même famille. 

Corrous v. corros. 

Corruption y. rompre. 

Corsl, 95, invariable, dans EuL 
seulement eoips, corps, de corpus; mon 
eorSf ton cors, etc., pour moi-même, 
toi-même, etc. I, 136; adj. eorporiien 

I, 56, corporel, du corps, matériel, 
charnel; formé comme terrien, cele- 
stien, etc.; COrporely corporel; cor- 

poraUs; adv. eorporelement II, 70, 
corporellement; de là corsage , taille 
du corps d'un homme; adj. eorsuS, 
robuste; et le dim. eorselet, corset 

II, 243, petit corps, aujourd'hui dans 
un tout autre sens. 

Cors, cours V. corre. 
Corsable v. corre. 
Corsablement v, corre. 
Corsage v. cors. 
Corse T* corre. 



Corset T. cors. 

Corsier, eorsiere v. corre. 

Corsor v. corre. 

Corsas y. cors. 

Cort, curt, cur, cour, cour, tri- 
bunal, juridiction; de ehors, ehortis, 
basse-cour. De cort, dans le sens de 
cour principière , on dériva: cortols, 
Curteis, courtois II, 309, 382, cour- 
tois, galant, affable, gracieux, agréa- 
ble, courtisan; d'où cortoiscment, 
curteisement^courtoisementl, 383, 
gracieusement, honnêtement, d'une ma- 
nière affable; cortoisie, corteisie, 
coortesie (curteisseî), courtoisie, 
galanterie, affabilité, faveur, doo; et 
notre courtisan, courtiser; — COrtoicr, 
corteier, courtoier, tenir cour, cour- 
tiser, faire la cour , se montrer galant. 
— Rangez enfin ici notre cortège. ■ 

Cort, court, curt, corte, court, 
bref; curtus; de là p. ainsi dire ad-^ 
excurtiare, acorcicr, acorcliier, ac- 

courcir, abréger; escorcicr, CSCOUr- 
cier, escorchier, éoourter, retrousser, 
relever ; le subst. escorz S. d. S. B. 550, 
escors, giron, sein, est de la même 
racine; v. Roquefort; s'eucorccr Ben. 
36470, se raccourcir, devenir court. 

Cortine, eurtine, courtine II, 369, 
Imâ. cortina s» petite cour, mur entre 
les bastions, rideau d'autel, etc., signi- 
fiait ordinairement rideau , tapisserie, 
draperie; du latin classique eortina, 
cercle, rondeur; de là COrtiner, cur- 
tiuer, eourtiner, dont la significa- 
tion est la même que celle du comp. 
encortiner, encurtiner, encourti- 
ner j tapisser, couvrir de tapis, tendre 
des draperies. f^ 

Cortiner v. cortine. [j 

Cortoier v. cort. 

Cortois, cortoisement v. cort. 

Cortoisie v. cort. 

Corree, corvée, traivail et service 
dû gratuitémeut au seigneur; Imâ. 




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cos 



90 



COT 



corvada, corrogata, prov. courvada, 
courroc. Selon Ménage de eurvatus, 
parce que c'est avec le corps courbé 
qu'on trayaille aux corvées , interpré- 
tation ridicule. Corvée dérive de eor- 
rogata, avec syncope de Vo radical, 
qui se maintint dans le prov. courroc. 
Corvée a donc signifié primitivement 
appel, ordre. Cfr. rover. 

Cos V. colp. 

Cose V. cause. 

Coser V. cause. 

Cosln, eonsin, eusin, cousin, pa- 
rent; contracté de eonsobrinusy Imâ. co- 
sinus; y. DG. s. T.; esp. sobrino; eoem 
fraireur, cousin germain; mais aussi 
déjà cette dernière expression; cosin 
en autre ou seeont y cousin issu de ger- 
main; cosin en tiers, cousin au troi- 
sième degré; dériv. COSinagre, CUSi- 
HagrOy acte de cousin, de parent. 

Cosinage v. cosin. 

Cospel y. colp. 

Cost v. coster. 

Cost I, 150; de eeeu iste, 

Coste, épice y. coster. 

Coste, côte y. costeit. 

Costed y. costeit. 

Costeer v. costeit. 

Costeit, eostet, eosted, eoste s. s. 
et p. r. eosteiz, eostez, costes, côté, 
dérivé de COSte, de coeta, côte, p. ainsi 
dire costata. De la même racine: eo- 
steer, qui est du même sang, de la 
même famille; côtoyer, être au long 
de qqch.; acoster, arranger, placer 
côte à côte, tenir par le côté, appro- 
cher, accointer; côtoyer; subst. aeost 
1, 163, accointement, voisinage, hospi- 
talité; eneoste prép. II, 356; den- 
coste II, 357; costero, eostiere, 
côté ; côte. Notre mot coteau se range 
encore ici et proprement on devrait 
récrire coteau; l'ancienne langue se ser- 
vait, entre autres,de COStiz^dans ce sens . 

Costeiz y, costeit. 



Costenge v. coster. 

Coster, eonsterl, 303. Il, 325, 
coûter; de eonêtare; de là eoste, es' 
pèce d^épice, parce que les épices étaient 
coûteuses, propr. dépense; eosteilgre, 
dépense, frais, coût, luxe. Pour la suf- 
fixe cfr. laidenge, losenge, etc. Etire 
à eost, eust Q. L. d. B. II, 195, cau- 
ser de la dépense, des frais; à grand 
eost R. d. B. 11249, à grand frais, à 
grande dépense. 

Costere v. costeit 

Costes, eostez v. costeit. 

Costet y. costeit. 

Costiere y. costeit. 

Costiz y. costeit. 

Costume, eoustnme, enstume, 
eustome II, 246, coutume, moeurs, 
usage, droit, redevance; mot dont le 
primitif est eonsuetudo, iniSf v. urne; 
c*est de eoetumCy il est de coutume, telle 
est la coutume; de là eostimiier II, 
284, coutumier, qui a la coutume, l'ha- 
bitude de, qui est sujet au droit de 
costume; cfr. encore DO. s. v. consne- 
tudo ; eostumet, costumé U, 338, qui 
et dans l'usage commun; d'oil COSta- 
meement, selon la coutume et l'usage; 
comp. acostume {eatre) avoir coutume, 
être dans les habitudes; acostumee- 
ment, de coutume, d'ordinaire; acosta-* 
moment, coutume, usage, façon d'agir. 

Costumeement v. costume. 

Costumet, costumé v. costume. 

Costumier v. costume. 

Cote, cotte n, 225, long habit de 
dessus, tunique; mot qui aujourd'hui 
a une significatio|i fort différente ; cote 
à armer (II, 135); de là COtcle, CO- 
teiet, petite cotte, et notre cotillon; 
soreot, soureot, sureot, sorquot, 
surcot. On a dérivé cote de l'ahal. 
chozzay chozo, aujourd'hui kotze^ cou- 
verture, couverture velue; — ou de 
l'anglo-saxon cote, anglais cot, cabane, 
d'oti enveloppe. Les formes que qous 



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COT 



91 



COV 



avons ici se rencontrent encore dans 
d'autres langues, p. ex. en bohémien, 
kozig est un habit fourré, kuze, kuza, 
la peau (cutis). Prenant encore pour 
terme de comparaison l'anglais eoat^ 
habit, poil, fourrure, peau; on serait 
tenté de dériver cote directement du 
latin eutisy parce que la cote y comme 
la peau , enveloppe le corps. De cutis 
on aurait fait cota. Il 7 a cependant 
une forte objection contre cette déri- 
vation, c'est que cota aurait régulière- 
ment fait coe. 

Cotre, COitre, matelas, lit de plume ; 
de culeitra. C'est à la même racine 
que se.rapporte notre coite qu'on ortho- 
graphie ordinairement comité, dans 
l^ancienne langue COute^kieute^kiatef 
keute, quieute, queute n, 367, «»- 
telas , lit de plume ; de culeita. Coûte, 
kieutCf etc., se joignaient au mot potft^^, 
d'où eoutepointe, kieutepointe, etc., 
grande couverture, espèce de tapisse- 
rie. Du diminutif culcitinum (culoita) 
dér. cou88in, — De coitre on a formé, 
comme dénomination injurieuse, eoi- 
trart, bâtard. Y. bastart. Il ne faut 
pas confondre coiirart et coestronj bâ- 
tard, DC. quaestuarius. 

Cotte V. cote. 

Çou V. iceo. 

Couarder v. coe. 

Conardie v. coe. 

Couart V. coe. 

Couche V. colcher. 

CouchJer v. colcher. 

Coudre, keudre II, 134. 5; de là 
eouture, couture; d'où, soit dit en 
passant, notre o^^cou/r^r/comp. aeoudre 
II, 135, deseoudre II, i35. 

Cougnoistre v. conostre. 

Couire, euoTre, cuivre, carquois; 
de l'ahal. kokhar, ib. 

Couker v. colcher. 

Couler V. coler. 

Coumander t. CQmencer, 



Coume, coument v. com et II, 281. 

Coumenchier v. oomencer. 

Connissanche v. conostre. 

Coup V. colp. 

Coupe, coupe V. cope. 

Coupe, action de couper v. colp. 

Coupe, faute V. colpe. 

Coupler V. cope. 

Cour V. cort. 

Courage v. cuer. 

Courbe v. corb. 

Courechler, courecler v. corros. 

Courouc V. corros. 

Courouder v. corros. 

Courous V. corros. 

Courre v. corre. 

Cours V. corre. 

Court, e V. cort adj. 

Courtesle v. cort. 

Courtine v. cortine. 

Courtlner v. cortine. 

Courtoler v. cort. 

Courtois V. cort. 

Courtoisement v. cort. 

Cous, ceux I, 156. 

Cous, coup V. colp. 

Cous, cou V. col. 

Cousin V. cosin. 

Coustel V. coltel. 

Couster v. coster. 

Coustume v. costume. 

Coûte, coude V. code. 

Coûte, matelas v. cotre. 

Coutel V. coltel. 

Coutiaus V. coltel. 

Couture v. coudre. 

Couyalne v. venir. 

CouTcnir v. venir. 

CouYCnt V. venir. 

CouTCr V. cover. 

CouTlgnable v. venir. 

CoTaine v. venir. 

Covelter v. covoitous. 

CoTcitise v. covoitous. 

CoTCitos V. covoitous. 

COTCnable v. venir. 



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cov 



92 



CRE 



r 



1 



CoTenir t. Tenir. 

CoTent T. Tenir. 

CoTer, eoayer, euTer, couTer; de 
eubare aTec le sens de ineubare^ proT. 
coar; ital. coTare. 

CoTert) coyerte t. coTrir. 

CoTertement v. coTrir. 

CoTei*toir t. coTrir. 

CoTerture t. coTrir. 

CoYine t. Tenir. 

CoYoiter t. coToitous. 

CoTOitise t. coToitous. 

CoToitns, coTeitos, cayeitus II, 

165, conToiteux, qui désire ardemment; 
eOTOitlse, et déjà aTec n irrégulier, 
eonYoitise, eoTeitise, euyeitise, con- 
voitise, désir ardent; eoTOiter, eOTei- 
ter, CUTeiter 1, 221, convoiter, désirer. 
Covoitous, de eupidua. De la même 
racine latine euperâf dérive le verbe 
euvir, inconnu dans la langue d^o'û, 
mais conserTé en provençal sous la 
forme eabiry auquel se rapporte le subst. 
CUYise I, 263, convoitise, désir; comp. 
encoyir» eneuTir II, 16 1, conToiter, 
désirer. 

Covri T. coTrir. 

CoTrir, eoaTrir, cuTirir 1, 407, 149, 
de cooperire, part. pas. COTert, CUTert^ 
à la rime I, 79 eOTTÎ) couvrir, cacher, 
garantir; subst. I, 363 lieu couTcrt, 
secret, toit; en eoverty en coverU, en 
cachette, en secret; adT. eoTertement 
II, 282, en cachette, secrètement; de 
là coyerte 9 couTcrture; coYerture, 
lieu secret, couTerture; — COYertoir^ 
couverture, àecoopertorium; comp. des- 
coYTir, deseouYorir I, 36i. II, 90, 
découTrir, faire conniutre, déceler; d'oti 
deseoYreor, déceleur; deseoYerture, 
découTcrte; eneOYrir I, 361, mettre à 
couTert, à Tabri; reeOYrlr^ recouvrir. 
Cfr. aovrir. 

Cox, coup Y. colp. 

€0X9 cou T. coL 

C0X9 ceux I, 156. 



Coyser y. coït. 

Coze T. cause. 

Craanter t. oreanter. 

Cnunme, eresme, creisme, chrê- 
me; juridiction ecclésiastique , son di- 
strict; de ehristna (xçlafia), unctio; 
de là eresmeler^ oindre de chrême, 
confirmer; cresmal^ espèce de bonnet 
qu'on mettait sur la tête des catéchu- 
mènes après leur baptême; cresmier^ 
Tase où l'on conserTO le chrême. 

Crainpi, eranpi, recourbé, replié; 
part, passé d'un Tcrbe crampir^ qui 
s'est conserTé dans plusieurs prOTinces 
pour cramponner; de l'ahal. eramphf 
recourbé; d'où l'allmod. kratnph, A U 
même racine appartiennent nos mots 
erampey ahaL orampfo, chrampfo; cram- 
pon, d'où cramponner, 

OranequiBy instrument dont on se 
serTait pour bander les arbalètes; du 
néerlandais kraeneke, gi^®» ^ oanse de 
la forme de l'instrument. Yoy. BG. 
Crenkinarii. 

Cranter t. creanter. 

Crape t. agrappeir. 

Cras, gras U, 354, gras; eroêtiu; 
empl. subst II, 244; dim. eraset, 
grasset, grasset, grassouillet; de là 
graisse, gresse, graisse, embonpoint; 
Tb. engraisser, engraissier^ engres- 
ser II, 126. 236, engraisser, oindre 
de graisse. 

Craset t. cras. 

Orastre t. croistre. 

Crayanter t. creTcr. 

Crayenter t. oreTer. 

Crayeure t. creTcr. 

Créance t* croire. 

Créant part. prés, de croire et subst 

Créant v. creanter. 

Creanter, ereanteiri, 148, craan- 
ter, et monosyllabe cranter, oaution- 
ner; d'où le subst créant^ promesse, 
garantie, cautionnement; du part. prés. 
créant, credene, p. ainsi dire ereaentare. 



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CîiË 



93 



CRE 



Au lieu Au e initial, on trouve ç: g^a- 
anter, srraantier, grranteir, grau* 
ter, gramiter 1, 172. 221. 171. 236. 
358. 862. II, 349; comp. acreanter 
B. d. 1. Y. 292, agrraanter I, 88, pro- 
mettre, assurer; d'oii acreantemeiit, 
promesse, assurance. Ofr. croire. 

Création v. créer. 

Creator, ereatoor t. créer. 

Créature v. créer. 

Creaule v. croire. 

Crebe,DC.g:raccia,greche,creche, 
crèche; étable; de l'ahal. ehrippa, 
krippa, kHppea^ allmâ. et raod. krippe, 
anglo-saxon erf/bàj ancien saxon eribhia. 

Crèche v. crebe. 

Créer v. croire. 

Créer, créer; ereare; créer es, cricr- 
res, Creator, criator, ereatoor I, 
75, créateur; ereator; créature 1, 169. 
362, créi^ture; ereatura; création II, 
42, création; ereatio, 

Creeres t. créer. 

Creindre, eremir, cremer, cre- 
meir, eremmoir, criembre, crim- 
bre, crindre, crendre, criendrell, 
345 et suIt., de tremere, qui s'emplo- 
yait activement, à cause du cr, plutôt 
que de timere, qu'on a aussi proposé: 
craindre, redouter, appréhender; part. 
eremu, crient (tremitus); d'oùcriente 
1, 74, crainte, appréhension, inquiétude; 
erimor,cremor 1, 240. II, 38i, crainte, 
appréhension , inquiétude ; tremor ; 
la forme cricmc I, 85 est faite sur 
le radical crem; comp. soscrcindrc, 
soupçonner, craindre. 

Croire t. croire. 

Crois y. croistre. 

Creisme y. cramme. 

Croissant y. croistre. 

Croistre v. croistre. 

Cremer, cremeir y. creindre. 

Cremir y. creindre. 

Cremmoir y. creindre. 
. Cremor y. creindre. 



Crendre y. creindre. 

Crenel, kernel II, 392, r. p. ker- 
neals Q. L. d. R. II, 199, kemeaus 
Ben. 18698, croniaus I, 71, créneau; 
proy. et aussi langue d'oïl camcl; àé- 
nTédeeran, D^otyieni cran? On trouve 
dans Pline crena=crB.n, qui a sans doute 
la même origine; mais ce mot ne se ren- 
contre que là. Cfr. Dief. Celt. I, 106. 

Creniaus v. crenel. 

Crenu v. crin. 

Crépon v. croupe. 

Croquet, criquet (insecte); ono- 
matopée. 

Crere v. croire. 

Cresmal v. cramme. 

Cresme, chrême v. cramme. 

Cresme, crème; Imâ. crema, de 
eremoTy suc solide extrait de matières 
végétales. Ne confondez pas ce mot 
avec eresmCj creisme, sous cramme; dans 
cresme =:CTemoTf le s est intercalaire. 
Cresme expliqué ici se trouve entre 
autres I, 327 dans un exemple extrait 
de FI. et Bl. Quelques vers plus haut, 
il est question d'un arbre appelé cres- 
mior; néanmoins je ne fais aucune 
difficulté d'admettre cresme = crème, 
parce que ce prétendu arbre dont la 
„cresmes caoit" n'est qu'une invention 
du poète, pour avoir un pendant à 
balsamier, dont le „basmes decouroit.^ 

Cresmeier v. cramme. 

Cresmier v. cramme et cfr. cresme. 

Crostiain v. Christ. 

Crestiante v. Christ. 

Crestien v. Christ. 

Crestiener v. Christ. 

Crestientet v. Christ. 

Crestiien v. Christ. 

Crestiienner v. Christ. 

Crestiiente v. Christ. 

Crestre v. croistre. 

CroTantor v. crever. 

CrOYOr H, 369, crever, percer; de 
crepare. On disait: Vai*be est crevée f 



It 



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CRI 



94 



CRO 



pour le jour point, le jour à com- 
mencé. De erêvert on forma le oomp. 
esereTef) creyer, se rompre; d'où 
rescreyer R. d. 1. V. 146, se recreyer, 
se rouvrir. Le subst. eraTeure, ré- 
pondant à rital. erepatura et au prov. 
erebadura, crevasse, ouverture, est em- 
ployé au figuré II, 55, et on pourrait 
peut-être lui donner le sens de obscu- 
rité douteuse (= latin ereper), si Ton ne 
préfère conserver le sens primitif pour 
faire image. De eroffeurây on avait le 
comp. escraTeure* Le participe pré- 
sent erepans servit à former: eraTan- 
ter, erayenter, ereyanter, à*oîi 
aerayenter^aerayanter^aereyanter 
I, 344, briser, renverser, abattre, acca- 
bler, et eserayenter, escreventer, 
abattre, renverser, briser. 

Criator v. créer. 

Criée v. crier. 

Criembre v. craindre. 

Crime v. creindre. 

Criendre v. creindre. 

Criente v. creindre. 

Crier^ crier, ital. gridare; esp., port, 
gritar; comp. eserier, écrier, crier, 
appeler, attaquer, poursuivre avec des 
cris; eaerier d qqn. I, 299; vers qqn, I, 
380; eaorier h vois I, 251; subst. erit, 
s. s. et p. r. eriZy criSy cri, exclamation, 
adj. eriouS) criard, bruyant; eriee^ 
criée, publication; erferes, orieor, 
crieur public; erierie^ oriaillerie, tin- 
tamarre. Yossius, Raynouard, M. Diez, 
etc., revendiquent avec raison une ori- 
gine latine pour cette famille de mots, 
et la racine qtUritare qu'ils proposent, 
convient à tous égards. Rien de plus 
facile que les permutations suivantes: 
kritare (l'i de la syllabe qui étant bref), 
eritare, puis pour les autres idiomes 
romans changement de c en g^ et pour 
l'italien adoucissement du t en d^ Ni le 
gothique gretan, greitan^ pleurer, ni le 
hollandais ArrvV^, plorare, ejulare, cre- 



pare, ni le bas -allemand kriten, cla- 
mare (rixantes infantes); qu'on a eus en 
vue pour Tétymolog^e de notre mot, 
ne satisfont à toutes les formes des 
langues romanes. Le composé escrier a 
fait penser aussi à l'ahaL scrian, mais 
cette ét3nnologie est encore plus fautive 
que les autres. 

Crieor v. crier. 

Crieres v. crier. 

Crierie v. crier. 

Crierres v. créer. 

Criet 3. p. s. prés. subj. de crever, 

Crigrne, erigrnel v. crin. 

Crigrnete v. crin. 

Crimbre v. creindre. 

Crimor v. creindre. 

Crin 1, 386, cheveu, chevelure, crin, 
crinière; erinis; de là erine^ érigée, 
II, 22, crinière, chevelure; d'oïl eri- 
ipiete, crinière; — crignel^ cheveux, 
crins; — erenal,72,àcrinière,chevelu; 
erinitus; prov. crinut, ital., esp. crinito. 

Crindre v. creindre. 

Crine v. crin. 

Crious^ e v. crier. 

Cris V. crier. 

Crist V. Christ. 

Cristal II , 116, cristal, verre; de 
erpstaUum, 

Cristiain v. Christ. 

Cristiante v. Christ. 

Cristien v. Christ. 

Cristientet v. Christ. 

Crit V. crier. 

Criz V. crier. 

Croc, croc, crochet; de là crochet, 
chrochu, accrocher; dans l'ancienne lan- 
gue eneroer, encrouer 1, 2i2, pendre 
au croc, accrocher; Imâ. incrocare v. 
DC. ; mot qui se retrouve dans les lan- 
gues allemandes et celtiques: ancien 
norois krôkr; hollandais kroke, krooke; 
suédois krok; kyrari crôg, etc. 

Croire, erere, croire, créer II, 
135 et suiv. 261, croire, II, 139 R* d, 



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CRO 



95 



CRO 



1. V. 121 vendre ou donner à crédit, 
prêter; part. prés, créant 1, 268, empl. 
Bubst. II, 191, croyant; d'où ereanter 
y. s. y.; ereanee I, 831. Il, 349, cro- 
yance, créance, crédit, emprunt, qu'on 
rapporta plus tard au latin en lui don- 
nant la forme erédenee: adj. ereaule I, 
386, croyable; comp. aerolre II, 139; 
coneroireII„i39;de8eroireII, uo; 
meseroire II. 139; part. prés. empl. 
subst. mesereant I, 253, mécréant; 
d'oii mesereanee n, 364, mécréance, 
incrédulité; part, passé empl. subst. 
meserefl I, 406. II, 140, mécréant; 
reeroire n, 140, dont il est difficile 
de s'expliquer le déyeloppement des 
significations: être rebuté, cesser, aban- 
donner, se regarder comme vaincu (v. 
DC. se recredere); d'où le part. prés. 
recréant a reçu les significations de 
homme lâcbe, sans courage; d'ici re« 
creantise, recreandise, action de 
s'avouer vaincu dans un combat, re« 
ereantie^ renonciation, cessation, etc. 
Crois, cruix, emiz, eruz, croaiz, 
eroizT, 52.269.395.R. d. Ren.IV, 183. 
Rrn. 111,481. H.d. M. 197.Ruteb.I,316, 
croix, signe de la croix, croisade; mar- 
que de monnaie ; espèce de poignée en 
forme de croix; ertix; crucier I» 152, 
tourmenter, torturer, mortifier; eru- 
eiare; d'où eruclement I, 129, tour- 
ment, mortification; de eroia dér. Crol- 
sille, petite croix; d'où croisiller, 
semer de croisettes , R. d. 1. V 42 — 
croiser II, 279. I, 235, croiser, se 
croiser, d'où croisement 9 croisade i. 
e. action de se croiser pour faire le vo- 
yage de la terre sainte et combattre les 
infidèles ; croiscc, croisade; prov. cro- 
zada, esp. cruzada, ital. crociata. Croisée 
ss: fenêtre, eroiaettef sont de la même 
racine. — Crucifier, cmcefler 1, 252. 
II, 52, crucifier; de crucifigere; part, 
pass. empl. subst. cmcificd, le crucifié 
11,68; delà crucifiement, crucifiement. 



Crois, crue v. croistre. 

Crois, craquement v. croissir. 

Croisée v. crois. 

Croisement v. crois. 

Croiser v. crois. 

Croisille v. crois. 

Croisiller v. crois. 

Croisir v. croissir. 

Croissance v. croistre. 

Croissant v. croistre. 

Croisseis v. croissir. 

Croissement v. croistre. 

Croissir, croisir, cruisir, craquer, 
faire du bruit, casser, rompre, briser. 
DC. s. V. cruseire, cite une forme qui 
rapporte ce verbe à la 4m e conj.: croi- 
stre; en italien son correspondant est 
de le Ire: eroseiare. Dérivé du f^o- 
tbique ^*f«fti«, tqC^hv. De là crois, 
croisseis, craquement, bris; vent qui 
sort du corps par derrière avec bruit; 
cfr. gothique kruêtSf ^Qvyfiôç; comp. 
escrois, fracas, bruit éclatant. 

Croist V. croistre. 

Croistre, creistre, crestre, cras- 
tre II, 141-3, croître, accroître, aug- 
menter; part. prés. empl. subst. crois* 
sant, croissant, croissant; du vb. le 
subst. crois, croist, creis, crue, crois- 
sance, augmentation (de prix) ; et crois- 
sement,accroissement,croissance,amé- 
lioration ; Croissance, croissance, aug- 
mentation; de ereeeentia; comp. acroi* 
stre II, 142 ; d'où acroissement, ac- 
creissement II, 111, accroissement, 
augmentation ; acrois, acrcis, accrois- 
sement, augmentation; era<T0t9,deplus, 
en outre; dccroistrcll, 142, décroître, 
diminuer, abaisser; décrois, donner au 
décrois f donner au rabais; encroistrc, 
accroître, augmenter; employé comme 
verbe impersonnel: Artur les voit, mult 
li eneroist Brut. 13329, c.-à-d. il lui 
fâche beaucoup, proprem. la chose dé- 
passe les bornes pour . . . , devient dé- 
sagréable, etc.: de là cncroissemeuty 



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CRO 



96 



CUE 



augmentation; escroistre II, 142; 
pareroistre II, 143; soreroistre, 

augmenter sans mesure, accroître au- 
delà des bornes: Par grant estude doit 
Tom trenchier fors les sorcreissanz 
penses. M. s. J. 484 ; sorerois, surcroît. 

Croiz V. croîs. 

Croler v. roe. 

CroIIe V. roe. 

Crolleis v. roe. 

Croller v. roe. 

Crosler v. roe. 

Crote^ emte, grotte, cayerne, sou- 
terrain, cave, primitÎY de notre grotte; 
de crgpta {xQvnTrj), Plusieurs patois 
ont conservé un yerbe composé, dérivé 
de ce mot: encroûter ^ dans la Franche - 
Comté, eneroter, en Bourgogne, etc., 
c.-à-d. mettre en terre, enfouir, enter- 
rer. DC. s. V. crotum, cite erot = creux, 
fossé. 

Croniz v. crois. 

Crouler v. roe. 

Croupe 9 erupe (erope) II, 366, 
croupe; eroupir (cropir), être ac- 
croupi; aujourd'hui dans un autre sens. 
De là eroupiony accroupir. Au lieu de 
la forme en o, on en trouve une dégé- 
nérée, crep<m, erespon II, 356, crou- 
pion. La racine de ce mot a dû ex- 
primer quelque chose d'agglomérée, de 
relevé; on la retrouve dans Tahal.Arro^, 
bulle, l'islandais kryppaj bosse, le sué- 
dois Aropi^û^, ib. ; ahal. crupely aujour- 
d'hui kruppel, homme estropié, rabou- 
gri ; mais aussi dans le celtique : crupL 
= allem. kriippel ; gallois crup^ rétrécir, 
contracter, kymri£r<îp«= allem. Ar^îp/", 
élévation arrondie, gésier, bosse. A 
quoi se décider ? D'après ce qu'on vient 
de lire, on supposera facilement une 
identité d'origine entre croupe et notre 
mot groupe y supposition appuyée par 
les formes italiennes ^ro^o= groupe, 
groppa = croupe. 

Croupir v. croupe. 



Crueefiier v. crois. 

CrueiemeBt v. croîs. 

Cmcier v. crois. 

Crudfler v. crois. 

Crud^erUyeruxII, 256, cru; entêue. 

Cruel, erueuxl, 231.II, l6l,orael, 
féroce, dur; de erudelit; et avec diph- 
thongaison après la syncope du d 
(v. la dérivation) et changement de la 
liquide eruyer, eruyer© II, 160; 
employé subst. I, 216; cruelte, cru- 
auté; erudeUtoê. 

Cruelle v. cruel. 

Crueux v. cruel. 

Cruisir v. croissir. 

Cruix V. crois. 

Cruiz V. crois. 

Crupe V. croupe. 

Crute V. crote. 

Cruyer, eruyere v. cruel. 

CruZy cru V. orud. 

Cruz^ croix V. crois. 

Cuard v. coe. 

Cuarder v. coe. 

Cuardie v. coe. 

Cuardise v. coe. 

Cuehier v. colchier. 

Cue I» 51, espèce de tonneau ou de 
cuve à mettre du vin; que Monnet 
écrit ctteucy aujourd'hui queue; ce qui 
rend très probable son identité avec le 
mot coe, quene; prov. coa, catalan 
coa, cua. 

Cueillir, euellir,quellir,euillir, 
eoillir 1 , 327, cueillir, recueillir, ra- 
masser, récolter, rassembler, plier, en- 
lever, prendre la résolution, entre- 
prendre, toucher, recevoir, admettre; 
cueillir en Mine, en ^, en kailr I, 329, 
cueillir en ire, en amor I, 329, cueillir 
volonté I, 328, entrer sans la disposi- 
tion, cueiUir corroz 1 , 329, se mettre 
en colère, etc., part. pas. empl. subst,- 
euilUe^euelIie, euilleite, etc., ré- 
colte, moisson, collecte; de collecta; 
comp. acueiliir, accueillir, rassembler, 



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CUÉ 



91 



cm 



amasser; accepter, acquiescer; enga- 
ger des domestiques, des gens de mé- 
tier; associer à qqch.; se mettre à la 
poursuite, poursuivre; entreprendre, 
exciter, susciter; accueillir la voie, terre, 
le sentier, lajornee, la fuite, le voiage, 
etc., se mettre en chemin, prendre un 
chemin, prendre la fuite, etc.; gagner 
un endroit; subst. acael^ acueil, ac- 
quill, etc. Il, 161, accueil, réception; 
eoneuelllir 1, 328; eseueillfr 1, 328, 
cfir. II, 153. 154, recueillir; apercevoir, 
remarquer; prendre son élan, donner 
Télan, Tessor, brandir; subst. eseueil^ 
eseuel) esquel, etc., accueil, inten- 
tion, manière; reeuelllir, recueillir, 
récolter, accueillir, donner l'hospitalité, 
recevoir; recueil 9 accueil, réception. 

Cuellie v. cueillir. 

Caellir v. cueillir. 

Oaens, qaens, cens, quons, eoens, 
conte, cumte, eimte 1, 68. 69, comte ; 
de eomee , compagnon du prince , puis 
employé supérieur ,magi8trat, juge d'une 
province, etc. De là contcsse, CUIl" 
tesse, comtesse; contor, eantiir, 
comte ; en ce sens, ce mot ne se trouve 
qu'à la rime, comme le fait observer 
Roquefort. Raynouard, Lex. Rom. II, 
453, qui compare «wtor'avec le pro- 
vençal comtor, dit de ce dernier, qua- 
lité après celle de vicomte; ce qui 
correspond à Texplication de DC. s. v. 
eontomeriae, conseiller, assemblée de 
conseillers ou juges. Conteit, con- 
tet, eonteie, cuntet, contée, comté, 
autrefois féminin. 

Cuer, coer, cor, quor, quer 1, 66. 
145. 193. 352. II, 234. 368, coeur, vo- 
lonté, courage; cor de roi, expression 
de tendresse; de euer, volontairement; 
8or cuer, en souci, inquiet; tenir cuer, 
soutenir; de cor, cordis, avec rejet du 
d; de là adj. corai, cordial, sincère; 

corage, coraigre, curage, couraigre 

I, 188. 193. 223. II, 77, 319, coeur, 
Burguy, langue d'oïl, Glossaire. IQ. 



Sentiment, volonté, intention, dessein ; 
d'où acoragier, enhardir, rendre fa- 
vorable; et d'ici le comp. desacora- 
gier, rendre contraire, faire perdre 
l'affection, ainsi que du part. pass. l'adv. 
acoragiement, hardiment; adj. cora« 
gOS, qui a du coeur, de la volonté; -^ 
Corée, curée, poitrine, intestins, en- 
trailles, ventre ; d'oii coraillc, curaille 
I, 95, intestins, entrailles, boyaux, 
ventre; — vb. acorcr, ôter le coeur, 
percer le coeur, affliger, fâcher. Cfr. 
acorder, concorder, recorder. 

Cuerine v. corros. 

Cueyre, carquois v. couire. 

Cuevre, cuevreut, de covrir. 

Cuevrechief I, 827, tout ce qui sert 
à couvrir la tête, bonnet, voile, cha- 
peau, etc.; de covrir I, 407 et chef, 

CueuTrefeu II, 195, plus exacte- 
ment cueyrefeu, couvre-feu, signal de 
la retraite; cloche qui sonnait pour 
avertir les habitants de se retirer chez 
eux et de couvrir leurs feux: de covrir 

I, 407 et feu, 
Cui V. cui. 

Cuic 1 repers.8ing.prés.ind.de cuider» 
Guider, cuidier, quider, kuidier 

II, 393. penser, croire, présumer; de 
cogitare; au mien cuidier ^ selon moi, 
selon mon avis; comp. oltrecuidcr, 
outrecuidier, outrequidier, ul- 
trequider 0. d. D. 1508, avoir de la 
présomption, de l'arrogance, faire l'a- 
vantageux, être téméraire, insolent, sor- 
tir des bornes de la modération; d'oil ol« 
trecuidance, présomption, arrogance, 
témérité; — porcuidicr, songer, pré- 
parer, faire des préparatifs; (sorouider, 
sorcuidant), d'oiisorcuidancell, 276, 
présomption, arrogance, témérité. 

Cuidier v. cuider. 
Cuilleite v. cueillir. 
Cnillie v. cueillir. 
Ouillir V. cueillir. 
CuilTCrt V, culvert. 
Éd. 7 



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CUÎ 



98 



CUL 



Cnillte T. coiter. 

Cuir, quir I, 177, cuir, peau; eo- 
rium; de là coirie, eoirie, quiree I, 

407 , sorte d'habillement militaire fait 
du ooir d'un buffle; collet de cuir, 
pourpoint sans manches; — eorroie^ 
courroie, cordon, ceinture; eorriçia. 
Cuirasse est encore un dérifé de cuir, 
propr. ooriacea. 

Cuire^ quire, eoire II, 256, cuire, 
brûler, causer une douleur piquante; 
proY. cozer; ital. ouocere; eoeii^ qaeu^ 
keii, qeu, s. s. et p. r. kex I, 98. 94, 

cuisinier; eoquus; Cttlsine, quesiliell, 
853, cuisine; de eopiina pour culina; 
ital. cuoina, esp. cocina; d'ici qnlsi- 
nier II, 261, cuisinier; du vb., par 
rintermédiaire d'un hypothétique eu- 
senee, proy. cosenza, propr. coquentia; 
dér. ensenzon I, 105. 288, cuisson, 
douleur, peine; — ernssony cuisson; de 
eoctio; quistroii, cuistron L. d'H. 832, 
marmiton; proy. coguastrô, Imâ. co- 
cistro; propr. coquastro, coquistro, 
comme cuistre de coquaster pour ainsi 
dire; cfr. mitron. Outre le comp. re« 
euire, recuire; on a deeuire, absor- 
ber par la cuisson, consumer, ronger, 
déyorer: Estre dequit de grief dolor 
del cuer (Dial. de S. Grég. I.); deeuire 
de decoquerty dont il ne faut pas con- 
fondre le part, passé ayeo deseuit, 
signifiant non cuit, cru. 

Cuirle y. cuir. 

Cuisse 9 quisse II, 350, cuisse; 
cosm; proy. cueissa, port, coxa, ital. 
coscia; la signification du mot latin a 
été changée, comme on yoit; de là 
euissot, cuissard, armure des cuisses; 
aujourd'hui dans une autre significa- 
tion; esp. quixote. 

Cuite 9 quitte v. coit. 

Cuite y. coiter. 

Cuitee y. coit. 

Cuitement y. coit. 

Cuiter^ presser y. coiter. 



Cuitier^ donner quittance y. coit. 
Cuirert y. culyert. 
CuiTre y. couire. 
Cuiyre^eoiTreR.d.l. V. 25,ctQyre; 

proy. coire, esp. cobre; de euprum. 
Dans l'anglo-normand on trouye quiver, 
ayec transposition ordinaire du r; mais 
la forme guipée I, 387 est certainement 
fautiye, à moins qu'elle ne signifie 
autre chose. 

Culelie y. colcher. 

Culelier, enleliier y. colcher. 

Culpable y. colpe. 

Cuipe y. colpe. 

Cuitel y. coltel. 

Cultiyage y. cultiyer. 

Cultirement y. cultiyer. 

Cultirer, eustiver, oii le ; a été 
remplacé par s comme dans ascons 
pour alcons, I, 207. II, 97. 388, cul- 
tiver, yénérer, honorer, adorer; de eut- 
tus; de là eultiTOr^ eoultiTUr, cul- 
tivateur; colon qui était serf de la 
glèbe — adorateur; eultiyag'e, la- 
bourage, culture; eultiTemeilty culte 
rendu à Dieu , aux saints. Culture^ 
culture; de eultura. 

CultiTOr, CultiTur V. cultiyer. 

Culture y. cultiver. 

Culyert, euilTert^euirert, eurert 
I, 128. 256. 286, serviteur (esclave), 
infâme, perfide, pervers, traître, yilain, 
lâche; or euvert par apposition à or 
tnasseiz Q. L. d. R. 250; de là eulrer» 
tagrell, 280, asservissement, esclayage ; 
Culyertise, servage, asservissement. 
Selon Ménage, de eoUibertus, nom don- 
né en France à un serviteur qui se 
rapprochait plus de l'esclave que de 
l'homme libre, et qui pouvait être ven- 
du ou donné par son maître. Y. DC. s. v. 
culverta. De là le verbe acuiTertir, 
asservir: Mors fait de franc home cui- 
vert. Mors acuivertist roi et pape. Y. 
s. 1. M. XXX. On yoit ici cuivert dans 
sa signification primitive. 



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CUL 



99 



CITÉ 



OulTertagre v. culvert. 

CulTertise v. culvert. 

Cnm y. com et II, 281. 

Camandement v. mander. 

Cumander y. mander. 

Cumbatre y. batre. 

Combe y. combe. 

Cumble y. comble. 

Cumencer y. comencer. 

Cumeneher y. comencer. 

Cument y. com et II. 281. 

Camforter y. fort. 

Cumpagner y. pain. 

Cumpaigne y. pain. 

Cnmpaln y. pain. 

Cumpaiiiie y. pain. 

Cumpaniuii y. pain. 

Cumperer y. comparer. 

Comte y. cuens. 

Cumunel y. commun. 

Cuii y. com et II, 281. 

Cane II, 231, berceau, naissance, 
enfance: de eunae. L'art, del de notre 
exemple et picard, et ne doit pas in- 
duire à penser que ce mot soit masculin. 

Cuuestable y. conestable. 

Canfanan y. gonfanon. 

Confort y. fort. 

Conforter y. fort. 

Confasian y. fondre. 

Congre ▼. congiet. 

Congeer y. congiet. 

Coi\)oreison y. jurer. 

Conoisance y. conostre. 

Conreer y. roi II. 

Conrei y. roi II. 

Coente y. cuens. 

Contemple y. tens. 

Conter y. conter. 

Contesse y. cuens. 

Contet y. cuens. 

Contrée y. contre. 

Contremont II, 270 et gloss. mont. 

ControTal y. yal. 

Contar y. cueus. 

Conoissanee y. conostre. 



Conoistre v. conostre. 
Conostre y. conostre. 
ConTiyie y. conyiyie. 
Cope y. cope. 
Cor y. cort. 
Corage y. cuer. 

CoraUle y. cuer. 

Core I, 163. 251. 300. 397. H, 3, 
soin, sollicitude; souci; charge; cure, 
médicament; cura; eorer^ soucier, 
soigner, avoir soin de qqch.; guérir; 
proy. curar, aussi nettoyer; comp. 
eseorer == excurare , assurer, ôter de 
défiance; — nettoyer, dégraisser; et 
non pas de l'allemand acheuern, comme 
le dit M. Diez I, 298; — eorios, eo- 
rios Q. L. d. R. I, 29, soigneux, sou- 
cieux, inqaiet, triste; eurioaus; ady. 
coriosementy soigneusement, avec 
inquiétude; — procorer^ prendre soin, 
recevoir qqn. chef soi et le traiter; 
procurare; proeoreres, proeoreor, 
proeoreor II, 53, procureur, procu- 
rateur; procurator. Nos mots curé, ital, 
curato , i. e. chargé du soin des âmes 
courtier j pour coratier = curatarius, de 
curatus, se rapportent encore à la 
racine cura. 

Core, eorre v. corre. 

Corée v. cuer. 

Corer v. cure. 

Corios, eorios v. cure. 

Coriosement v. cure. 

Corre I, 228. 390. II, 75, chariot; 
eurrus. V. corre. 

Cors y. corre. 

Cort, cour y. cort. 

Cort, e y. cort adj. 

Corteler v. cort. 

Cortels y. cort. 

Corteisement v. cort. 

Corteisse? v. cort. 

Corteisie v. cort. 

Cortine v. cortine. 

Cortiner y. cortine. 

Coroços y. corros. 
7' 



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CtTR 



100 



DAM 



Curus V. corros. 
Curver v. corbe. 
Cusenzon v. cuire. 
Cusin T. cosin. 
Cusinagrc y. cosin. 
Custiver v. cultiver. 
Custome, eustume v. costume. 
Cuteaus v. coltel. 
Cutel V. coltel. 
Cutiax V. coltel. 
CuTaigre v. cope. 
CuTC V. cope. 
CuTeiter v. covoitous. 
CuTeitise V. covoitouB. 
CuTeitus T. covoitous. 
CuTel V. cope. 
Cnyelette v. cope. 



Cayellier v. cope. 

CuTenir v. venir. 

Cuver V. cover. 

Caverez I, 149 fut. de covrir, ou- 
vrir. V. I, 246. 

Ouvert V. culvert. 

Cuvertagre v. culvert. 

Cuvertise v. culvert. 

Cuvier v. cope. 

Cuvise V. covoitous. 

Ouvrir v. covrir. 

Ouy V. qui. 

Oykevos n, 286. 

Oyrografe II, 172, signature, acte 
sous seing privé, obligation par écrit; 
chirographum , ehiroçraphua , X^^Q^ 
ya(pov. 



D. 



Baaraln, daarainement v. rier. 

Baiere v. rier. 

Daigner v. digne. 

Bail 9 faux, fer de la faux; de là 
dailler, frapper, escrimer; — s'en- 
tredailler, «'entredalier, débattre, 
se disputer. Racine? Cfr. Dief. G. W. 
II, 610. 11. 

Bailler v. dail. 

Baim II, 39. daim; de damtis, formé 
sur dama. 

Bais V. dois. 

Bairien v. rier. 

Baies V. lez et U, 356, 

Bam V. damage. 

Bamage, damaige, domage 1. 145. 
103, tort, dommage, dégât, action de 
nuire, perte; de damnum; adj. dama- 
ges , damajos, nuisible; damagier, 
domagierll, 53. 9 1. 349. faire tort, 
causer du dommage, endommager; adv. 
domagement II, 99, d'une manière 
dommageable, nuisible; comp. adoma- 
gier I, 49, faire souffrir du dommage, 
endommager. Le dér. simple de dam- 
num^ dam^ dommage, détriment, prov. 



dam. dan, a été aussi en usage dans 
l'ancien français. Bamner, et, avec p 
intercalaire, dampneiri, 207. II, 204» 
damner, condamner; damnare', prov, 
dampnar; cfr. columpne; dampnation 
1. 49, damnation, condamnation; damp- 
natio; comp. eondamner^ eondamp- 
ner, eondemner II, 865, condamner; 
condemnare; et , avec une signification 
déterminée par damnum, endommager, 
gâter, blesser, qu'a le simple esp. da- 
nar, et qu'on trouve dans la Loi sali- 
que : Si quis terram alienam condem- 
naverit. Ex Super lis piez ne poth 
ester, Qui toz los at il condemnets 
(Leod. 28, éd. Diez). — Cfr. danger. 

Bamagier v. damage. 

Bamagos v. damage. 

Bami^os v. damage. 

Bame v. danz. 

Bameiseaus v. danz. 

Bameiseils v. danz. 

Bameisele, dameiseler v. danz. 

Bameseaus v. danz. 

Bamiseas, damiseaus v. danz. 

Bamisel^ damisele v, danz. 



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DAxAf 



101 



DAN 



Bamie v. danz. 

Damner v. damage. 

Damnes y. danz. 

Damoiseaus v. danz. 

Damoiselydamoisele, damoiseler 
y. danz. 

Damoisians v. danz. 

Damoisiel y. danz. 

Dampnation y. damage. 

Dampne y. danz. 

Dampner y. damage. 

Danee, daneer y. danser. 

Daneele y. danz. 

Danger y. dangier. 

Dangier, danger. Droit absolu et 
obligatoire du suzerain par rapport aux 
possessions de ses yassaux; droit de 
confiscation sur les biens dont les 
charges ne sont point acquittées ; terre 
en défens, terre domaniale. P. ex. fief 
dit danger ^ fief soumis à de nombreu- 
ses conditions, qui pouyait être retiré 
ou confisqué facilement; Hre en dangier 
de qqn,f être son redeyable ou obligé. 
Dangier prit les significations de bon 
plaisir, yiolence, puissance, possession, 
opposition, contestation, difficulté, re- 
tard, manque, défaut, absence. Se 
mettre en dangier de qqn.j se soumettre 
au bon plaisir de qqn.; faire dangier, 
retarder, refuser; sans dangier, sans 
retard, immédiatement^ yolontiers. Dan- 
gier dériye de damnum, par Tintermé* 
diaire de damniarium, d'oii damnier^ 
prononcé danier, danjer, enfin danjier^ 
V. DC. s. y. dangerium, domigerium, 
damDum, et ci -dessus damage. 

Bannes y. danz. 

Banre y. danz. 

Bans, dans y. ens et II, 352. 

Bans 9 seigneur y. danz. 

Banser, daneer II, 354, danser; 
subst. danee, danse II, 20, danse. 
L'allemand moderne tanz , danse , bas- 
saxon danz, ainsi que le gallois danns, 
dakm, kymri daums, bretoji dans, dér. 



des langues romanes , qui avaient em- 
prunté leurs formes de Tahal. fhns6n 
dinsan, trahere, goth. thinsan; de lorte 
que danse signifierait une chaîne, uao 
file qui se tire, ou simplement mou- 
yement; cfr. allmâ ge-denze, mouve- 
ment. Pour les noms des diflorontea 
danses en usage autrefois, y. DC. b, v. 
chorea. 

Dant, seigneur y. danz. 
Dant, dent y. dent. 
Danz 9 dans, danti, 79. 80, do m, 
seigneur; maître, chef, homme élevé 
au-dessus des antres par son nu'ritej 
ou par son pouvoir et par ses ri {:h es- 
ses; — damnes, dannes, dtime, 
damle, dampne, danre, etc., ait es- 
tions de dame, pour dame lel, 80, en 
composition avec le- mot Dieu, seigiiuiir 
Dieu; dame, femme mariée, mah do 
distinction; la femme du chevalier por- 
tait encore ce titre; celle du bache- 
lier , quoique noble , avait celui àa da^ 
moiseîle — ; de dominus, domina, qui 
se trouvent déjà contractés en domnux. 
domna, sur les inscriptions , d'oi], dès 
les premiers temps du moyen- âge, 
donnus, donna Mais à quelle infiutuoe 
est dil le a pour o, qui s'est maîntenu 
dans les autres langues romanes et 
dans plusieurs dérivés de la langue 
d'oïl? Cfr. danter de domitarc. Di- 
minutifs: s. s. et p. r. donzels, da- 
moiselz, dameiseils, damokeaiiB, 
damîseans, damoisians, daincl- 
seans, dameseans, danziaus, dan- 
zeaus, danzeas, damiseas, r. s. et p. p. 
damoisel, damoisiel, damisel, dan- 
zel, danncel, etc. I, 90, jeune gf^îitil' 
homme, jeune homme de noble ex- 
traction qui n'était pas encore re^u 
chevalier; écuyer. Ce nom, dit Ro- 
quefort, à qui j'emprunte ces clctaile, 
ce nom se donnait même à l'héritkr 
présomptif de la couronne; — duine!- 
sele; damoisele, damisele^ dau^elCf 



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DAN 



102 



D£B 



danoele, etc., fille de noble extraction, 
gentilfemme qui, n'ayant pai le titre de 
damê^ était épouse d'an damoisel on 
d'un écuyer; de la damoiseler, da- 
meiseler, etc., faire la damoiselle, 
fréquenter les damoiselles , traiter une 
personne de damoiselle. A la même 
famille appartiennent encore : donoier^ 
dosnoier^ caresser une femme, cour- 
tiser, faireramour, galantiser, s'ébattre ; 
subst donoi, dosnoiy dauioi, amour, 
plaisir, flatterie, galanterie, faveur; 
d'où douoiement, dosnoiement^cour- 
toisie, manière de faire l'amour. Gfr. 
le provençal domneiar, domnei, dom- 
neyamen, Raynouard Lex. rom. III, 69. 

DanZ) dans y. ens et II, 352. 

Banzeas, danzeaus y. danz. 

Danzel, danzele t. dauz. 

Banziaus y. danz. 

Bar^ dart dans l'expression en dar, 
m dart, pour signifier en yain, d'une 
manière gratuite; répondant à l'italien 
indamo, que M. J. Grimm III, 107 à la 
note , dérive du slave darmo, darom =s 
dono, gratis. Comme nous n'avons 
rien emprunté au slave, nous devons 
avoir reçu en dar de l'italien, si tou- 
tefois il y a quelque liaison entre m- 
darno et en dar. 

Dard v. dart. 

Bardeians v. dart. 

Barraien v. rier. 

Barrain, darrainement v. rier. 

Barrainetet, darraynete v. rier. 

BarreiB v. rier. 

Barrenier v. rier. 

Barrien v. rier. 

Bart, dard^ dar, dard, javelot; 
de l'anglo-saxon darodh, ahal. tart, 
ancien norois darradthr, même signi- 
fication; V. Dief. G. W. II, 681. De là 
dardeiaus, dard. 

Bart (en) v. dar. 

Ban 9 dans art, v. I, 49. 

Qaaneel v. danz. 



Baunoi v. danz. 

Barant, devant n, 346, cfr. ans, 
avant ; comp. dedarant, dedeyant n, 
.346; devant que, devant ee que, par 
devant ee que conj. Il, 380; — de là 
derantir, deyaneer, précéder, de- 
vancer; vb. comp. adeyaaeer II, 396, 
devancer, prévenir; deyantraiii, de- 
Tantrieii, deyentrien I, 50. ii6. 
160 s== de ab ante anus, ancien, précé- 
dent, passé, antérieur, supérieur; dans 
le style mystique ce mot est employé 
par rapport aux choses de la vie fu- 
ture, et l'on en forma, avec ce dernier 
sens, le subst. deyentraineteit, de- 
yantrainetet. Z^eraM^atn empl. subst. 
signifiait devancier. Beyantrier I. 
224 ss de ab ante anus, devancier. Le 
r des formes devantram, devantrien, 
etc., est intercalaire; il a peut-être sa 
cause dans l'imitation des dérivés de 
de rétro. Cfr. rier. 

Be altération de la forme dex, voy. 
Deus. 

Be prép., du latin de, avait le sens 
exact ou approximatif des prépositions 
à, avec, à cause de, a l'effet de, contre, 
depuis, durant, pendant, en, dans, entre, 
parmi, par, pour, afin de, sur, touchant; 
— de pour que, après le comparatif I, 
107 — deei, des!, à, en, que prép. 
II, 370; de ee, de ee est que conj. 
II, 379; deei que, deei adont que, 
deei atant qae conj. II, 379. 

Beable v. diable. 

Bebat v. batre. 

Bebateis v. batre. 

Bebatre v. batre. 

Beboinairement v. air. 

Bebonafre, debonairement v. air. 

Bebonairete v. air. 

Bebonere v. air. 

Beboter v. boter. 

Beboutemeut v. boter. 

Bebonter v. boter. 

Bebriser v. briser. 



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DEB 



103 



DEF 



Bebmiser y. briser. 
Bebmseiz v. biiser. 
Pebmser v. briser. 
Pebuscher v. bois. 
Peeacher y. chacier. 
Peçaindre y. ceindre. 
Peceindre y. ceindre. 
Peeembre y. dix. 
Peces, deebies I, 57. 360, décès; 

deeesaus. 

Peceu part, de deoeyoir. 

Peceyable y. deceyoir. 

Deceyer, deccTelr y. deceyoir. 

Deceveres, deeereor y. deceyoir. 

PeeeToir, deeerer, deceTeir, de- 
eheToir, dezoiyre, dechoivre^ de- 
ciTOlr n, 12 et suiy., deceyoir, trom- 
per, séduire; deoipere; de là decCTe- 
res, deeeyeor, trompeur; deeiye- 
mentll, 163, tromperie, perfidie, sé- 
duction; adj. deeeyablel, 395, trom- 
peur, perfide. 

Peehacer, deehaeher y. chacier. 

Peeheoir y. chaor. 

Peeheyolr y. deceyoir. 

Beehies y. deces. 

Pechoiement y. chaor. 

Peehoiyre y. deceyoir. 

Pecî y. de. 

Pecieme y. dix. 

Peeiple y. disciple. 

Peeipline y. disciple. 

Peeiyement y. deceyoir. 

Peelyoir y. deceyoir. 

Beclin y. cliner. 

Décliner y. cliner. 

Peeoler y. col. 

Peeoper y. colp. 

Beeorre y. corre. 

Beeors y. corre. 

Décret II, 203, décret, ordonnance, 
principe; deeretum, 

Becrois y. oroistre. 

Becroistre y. croistre. 

Bedans^ dedanz y. ens et II, 352. 

Bayant y, dayant, 



Bedelez y. lez et II, 356. 

Bedens^ dedenz y. eus et II, 352. 

Bederain y. rier. 

Bedesus y. sus. 

Bedesuz y. soa et cir. II, 367. 

Bedeyant y. dayant. 

Bedeyers y. yers. 

Bedier I, 321. II, 33, dédier, con- 
sacrer; dedieare, 

Bedire y. dire. 

Beduire y. duire. 

Beduit y. duire. 

Beerrain y. rier. 

Befaute y. faute. 

Befeis y. défendre. 

Befendement y. défendre. 

Bef endeor, def enderes y. défendre. 

Befendre, deffendre, desfendrel, 
150. 163. 170. 398. II, 51, défendre, 
garantir, faire défense, interdire, se 
refuser; defendere; de là defenderes, 
def endeor 1, 77, défenseur, protecteur; 
defendement II, 51, défense, secours, 
protection ; def ens, desf cns, deffense, 
desfense 1, 185. 192. 398, et defols, 
defeis, lieu en défens, d'où défense, 
interdiction; Imâ. defensa, defensum; 
mettre en def ois f défendre, interdire, pro- 
scire ; sana défais, saus retard, sans refus ; 
— defenslon II, 95. 266, défense, ré- 
sistance, forteresse, protection, prohi- 
bition; de defensio, 

Befens y. défendre. 

Befension y. défendre. 

Beffaire y. faire. 

Beffaute y. faute. 

Beffendre y. défendre. 

Beffense y. défendre. 

Beflb*emer y. ferm. 

Befier, déifier v. foit. 

Befigurer, deffigrorer y. figure. 

Befin y. fin. 

Befinement y. fin. 

Beflner y. fin. 

Befois y. défendre. 

Befoler y. afoler. 



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BEF 



104 



DEL 



Beforftin, defondneteit t. fors. 

Deforien v. fors. 

Befors t. fors. 

Befroi y. froisser. 

Défroisser t. froisser. 

Defuir y. falr. 

Befuler y. afoler. 

Begraster y. gaster. 

Begrerplr y. guerpir. 

Besreter y. geter. 

Begreuner v. geuner. 

Begieter y. geter. 

Begriter y. geter. 

Begrner y. digne. 

Begoler y. gole. 

Begot y. gote. 

Begroter y. gote. 

Begras n, 8 7 . Faire ses defffaa singi- 
flait se décharger le yentre, et la basse 
latinité rendait cette expression par 
degravare, Legroa, de degrayare, a donc 
propr. le sens de décharge, d'où fig. 
crapule, bombance, comme dans notre 
exemple. Dans le R. d. Ben. III , 30 
on lit cwoir ses desgraz ayec la signi- 
fication primitiye, c.-à-d. ayoir sa dé- 
charge, sa charge, le ventre plein. 
Laissant degrayare de côté, on pour- 
rait dér. degras de erassusy gras, et 
l'on aurait l'idée primitive de dégros- 
sir, dégraisser, enlever l'ordure. 

Begrret, degré I. 177, degré; pour 
^^^=gradus, forméde deçradaref afin de 
le distinguer de ^«*=gratum, v. gre. 

Begmaster y. gaster. 

Beguiser v. guise. 

Behaigner y. mahain. 

Behait v. hait 

Behaiter, dehaltier v. hait. 

Beheit, deheiter v. hait. 

Behims I, 76. L'éditeur des V. s. I. 
M. pense que ce mot est mis pour la 
rime au lieu de dehait. Je crois aussi 
la forme incorrecte; mais le passage 
de dehuns à dehait est trop fort, et 
dehuns s'explique très-bien comme dér. 



de honte y c.-à-d. qu'il signifie humilia- 
tion. V. honir. 

Itebnrter hurter. 

Bel, deux y. doL 

Beigner y. digne. 

Beis y. dois. 

Beit y. doit 

Beite y. Deus. 

Beiz y. doit 

Bejeter v. jeter. 

BejoindreU, 288. 

Bejoste y. joste. 

Bejonste v. joste. 

Bejugrier y. juger. 

Bejus (au) y. jus et II, 302. 

Bejoste v. joste. 

Bel rég. ind. del'art. I, 46, 47; d'où 
deul, 48; de illo; plur. dels, desl, 54. 

Bêlai I, 289, délai, retard; de dOor 
tutn; de là delaier, différer, causer 
ou donner du délai, retarder; sans de- 
laier I, 391, sans différer, sans tarder; 
delaiemeilty délai, retardement 

Belaiement y. délai. 

Belaier v. délai. 

Beleelier, deleeliier v. lécher. 

Baled v. lez et n, 356. 

Beleit y. deleîter. 

Beleitanee v- deleiter. 

Beleitaule v. deleiter. 

Beleitement v. deleiter. 

Beleiter, déliter 1, 214. 221. 240. 
366. II, 193, charmer, avoir du plai- 
sir, de la joie, se divertir, se délecter; 
delectare; part. prés. empl. adj. déli- 
tant II, 128, charmant; délicieux; 
subst. deleit, delejt, délit 1, 82. 126. 
169, joie, délice, plaisir, volupté; de- 
leltanle, delitable I, 69. II, 52, 
agréable, délicieux, charmant, plai- 
sant, joyeux; delectabilis; deleltOS, 
delitus I, 268, délicieux, joyeux, 
agréable; formé d'après le subst.; adv. 
delltosement^ delitousementn, 69, 
avec charmes, avec délices, agréable- 
ment; du verbe dér. deleitementi joie, 



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BEL 



105 



DEM 



plaisir, volupté ; par le part, prés.delei- 
tance^ volupté, délices, plaisir. Au lieu 
de deleiter, déliter^ on trouve deleeher 
(8e)f se délecter, se réjouir, qui est éga- 
lement dér. de deleetare; mais ici on a 
syncopé le t et conservé le son guttural, 
tandis que dans deleUsT^ le ^ a été syn- 
copé et il y a eu diphthongaison de Ve: et. 

Deleitos v. deleiter. 

Deleyt v. deleiter. 

Bêlez V. lez et II, 356. 

Belgre V. délié. 

Belgie V. délié. 

Deliéydelgreydelgle^deiigriel, 106, 
^déliéf fin, menu, délicat; de delicatus. 
Cfr. deleiter. 

Délire v. lire. 

Délit V. deleiter. 

DelitaMe v. deleiter. 

Déliter v. deleiter. 

Delitosement v. deleiter. 

Delitousement v. deleiter. 

Délitas v. deleiter. 

Deliverer v. livrer. 

DeliTranee v. livrer. 

Délivre, deliyremeiit v. livrer. 

Délivrer v. livrer. 

Delreier, delrier v. rier. 

Dels, deux V. doi. 

Dels, des V. del. 

Demsiii, demein v. main II. 

Demaine, demenie, demeine, de- 
moine, domaine, domaine, propriété, 
état, pouvoir, possession; de dotninium. 
Domaine, etc. II, lOO signifiait en 
outre seigneur de fief, grand vassal. H 
se prenait adject. dans les deux ac- 
ceptions, propre, apartenant en propre, 
sujet; souverain, principal, fils aîné ; v. 
I, 357. 399. Il, 343. En demaine, mê- 
me, en personne; adv. domeinoment, 
demainement, dommeinement II, 
11 4, même, en propre; souverainement. 

Demainement v. demaine. 

Demanbrer v. membre. 

Demandement v. mander. 



Demander v. mander. 

Demaneis v. mânes et II, 304. 

Démanger v. manger. 

Demanois v. mânes et II, 304. 

Demeine,demeinementv.demaine. 

Démembrer v. membre. 

Démener v. mener. 

Demenie v. demaine. 

Démonter v. monter. 

Dementiers II, 283 et dementre. 

Dementre,dementres,demettres, 
endementre — dementiers, ende- 
mentiers II, 283, pendant ce temps- 
là, dans l'intervalle, sur ces entrefaites; 
dementresque f etc. II, 380. 

Demotro v. mètre. 

DomottrOS II , 283 et dementre. 

Domoino v. demaine. 

Demor v. demorer. 

Demoraneo v. demorer. 

Demore, demoree v. demorer. 

Demorer, demorer, demeurer I, 
53. 56. 128. 180. 194. 207, verbe fort 
dans le principe, mais qui prit de bonne 
heure le renversement de «*, en ew, d*oîi 
la forme moderne; demeurer, séjour- 
ner, rester, durer, tarder, retarder; 
demorari; demorer desous qqn. I, 236, 
être sous sa juridiction; Inf. empl. subst. 
dans le sens de repos , ne demorer rien 
I, 289, ne demeurer pas longtemps, ne 
tarder pas ; subst. demor, demore, demeu- 
re, séjour, délai, retard; sans demore 1, 
326, sans demeure, sans délai; faire 
demore II, 4, faire séjour, faire une 
pause; de là domoroo, demnroo II, 
304, demeure, séjour, délai, retard; 
du part, prés.: domoraneo, demou- 
ranehe I, 136. II, 304. 365, séjour 
délai, retard, retardement; résidence; 
bien vacant par mort. 

Demorgre I, 224 forme subj. de 
demorer. 

Demonstranee v. mostrer. 

Demostrement v. mostrer. 

Demostrer v. mostrer. 



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DEM 



106 



DER 



Bemoaranelie t. demorer. 
Bemoarer ▼. demorer. 
Bemoustranelie ▼. mostrer. 
Bemuer, demuerent, demiiert, 

de demorer. 

Bemuree v. demorer. 

Bemustremait v. mostrer. 

Bemustrer v. mostrer. 

Bencoste t. costeit et n, 357. 

Beneier y. non. 

Bengner ▼. digne. 

Benier I, 119. Il» m, denier; ar- 
gent monnayé, espèces; de detumum, 
monnaie romaine d'argent, dont la ya- 
leur yaria beaucoup an moyen -âge, y. 
DC. moneta. Li deniers saint Fiere II, 
284. De là denrée, denrée, dans le 
principe ce qu'on achetait pour un 
denier, somme ou yaleur d'un denier; 
proy. denairada; cfr. Rayn. L. B. III, 
24, DC. denariata; adenerer, réali- 
ser, conyertir en espèces. 

Benoier y. non. 

Bens, denz y. ens et II, 352. 

Bent, dantl, 128. II, 30, dent; 
de dens (dent); d'oil adeilZ, adens, 
asdenz I, 347, propr. h dents, sur les 
dents, la face contre terre, prosterné; 
souyent réuni* à enyers II, 20; de là 
adenter 1, IIO, appuyer le yisage 
contre qqch., renyerser, coucher. On 
trouve endenter dans le même sens, 
E. b. C. d. C. 8090. 

Beuuer y. nud. 

Beol y. doloir. 

Bepaner y. pan. 

Bepartie y. part. 

Bepartiment y. part. 

Bepartir y. part. 

Bepeeler y. pièce. 

Beperti I, 255 pour départi. 

Bepesehement y. depescher. 

Bepeseher, détacher, dégager; U, 
9, ayec la signification de briser, cas- 
ser, confregit dans la yersiou latine; 
DC. connaît; le dérivé depeschement 



dans le sens de division, partage, (s. 
y. feudum); empeseher, empeeseher 
II, 30, embarrasser, mettre obetade, 
arrêter, déférer en justice, accuser; d'où 
empesehement, obstacle, accusation; 
proy., esp., port, empachar; proT. en- 
core empaytar, subst. empaig; ital. 
impacciare. On dériye ordinairement 
empêcher de impedieare; mais il 
n'existe pas de forme empeçtter, empeker, 
empeskeTf ce qui prouye contre cette 
é^rmologie. En admettant un chan- 
gement de préfixe pour depeseher, on 
trouverait Tétymologie de empeaeher et 
depeseher dans le fréquentatif hypo- 
thétique impaotiare, impaetare, de ûw- 
pingere, pousser, lancer yers, contre, 
heurter, — imputer qqch. à qqn., l'im- 
portuner, le gêner. Significations et 
formes de tous les idiomes romans 
seryent d'appui à cette supposition. 

Bepondre y. espondre. 

Beport, déporter y. porter. 

Beposer y. pause. 

Bepreindre v. preindre. 

Beprlement de depreindre. 

Beprlendre y. preindre. 

Beprlenst, deprient de depreindre. 

Beprler y. prier. 

Beprlsier y. preis. 

Beproler v. prier. 

Bequire y. cuire. 

Beraine y. raison. 

Bendner y. raison. 

Beraisnement y. raison. 

Beraisnier y. raison. 

Beresne v. raison. 

Beresnier y. raison. 

Berlere y. rier. 

Beriyer v. riu. 

Berompre y. rompre. 

BerraiB, derrainement v. rier. 

Berreain y. rier. 

Bereineteit v. rier. 

Berrenier v. rier. 

Berroi y. roi II. 



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DER 



107 



D£Ô 



Berroier ▼. roi II. 

Dembe y. desrabe. 

Derrer v. desyer. 

Berverie t. desTer. 

~Bes rég. ind. plur. de l'art v. del. 

î>es, dois prép. II, 348; desei, 
deschi, à^ en, que prép. Il, 870; 
des que conj. II, 380; dessi que, 
desei que conj. II, 379. 

Pesaeher, dessécher y. sec. 

Besaeher, tirer v. sac. 

Besaeoragrier y. ^cuer. 

Besaerdre y. aherdre. 

Besafabler y. afubler. 

Besafautrer y. feltre. 

Besagrreer y. gre. 

Besaherdre y. aherdre. 

Besaise y. aise. 

Besaisir y. saisir. 

Besamonester y. amonester. 

Besaprendre y. prendre. 

Besariteir y. hoir. 

Besarmer y. arme. 

Besartir y. dessartir. 

Besayaneer y. ayant. 

BesaTancir y. ayant. 

Besayeuant y. yenir. 

Besareiiir y. yenir. 

Beslmrateison y. barat. 

Besbarateiz y. barat. 

Besbarater, desbareter y. barat. 

Besbat y. batre. 

Besbatre y. batre. 

Beseaeier y. cachier. 

Besealeer y. cauche. 

Besealehier y. enchalcer. 

Besearge y. ohar I. 

Beseargrier y. char I. 

Beseauehier y. cauche. 

Beseaueier y. cauche. 

Beseans y. cauche. 

Beseendement y. descendre. 

Beseendrel, 136. 316, descendre, 
abaisser; absol. pour descendre de 
cheyal, inf. empl. subst. I, 326; des- 
eendere ; de là deseeildement, descente, 



succession , héritage en ligne directe ; 
deseendue I, 48 comme descendement, 
etadyersité, trayerse ; propr. part, passé. 

Beseendue y. descendre. 

Besehaeier y. chacier. 

Besehargrer y. char I. 

Beseharge y. char I. 

Besehauehier, desehaueier y. 
cauche. 

Besehaus y. cauche. 

Besehl y. des prép. 

Besehirer y. eschirer. 

Besel y. des prép. 

Beselore y. clore. 

Beseolper y. colp. 

Beseonfes y. confes. 

Beseonfire y. confire. 

Bcseonfitnre y. confire. 

Beseonfort, deseonforter y. fort 

Besconneue y. conostre. 

Beseonnoissanee y. conostre. 

Beseonnoistre y. conostre. 

Beseonseille, deseonseiller y. 

consoil. 
Beseonyenable y. yenir. 
BeseonTenant y. yenir. 
Beseonyenae y. yenir. 
Beseopler y. copie. 
Beseordable y. discorder. 
Beseorde y. discorder. 
Beseorder y. discorder. 
Bescort y. discorder. 
Beseoudre y. coudre. 
BeseouTerir, deseorerir y. coyrir. 
Beseorerture v. covrir. 
Beseoyreor y. coyrir. 
Beserire y. escrire. 
BeseriTre y. escrire. 
Beseroire y. croire. 
Beseuit y. cuire. 
Beseonfire y. confire. 
Besdaigrner y. digne. 
Besdaing y. digne. 
Besdegnanee y. digne. 
Besdegner, desdeigner y. digne. 
Besdeig y. di^ne, 



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BES 



108 



DES 



Besdei^anee t. digne. 

Besdein v. digne. 

Besdire v. dire. 

Besdit V. dire. 

Besdnire v. duire. 

Besdoit V. duire. 

Besecber v. sec 

Beseier y. desier. 

Beseneuser v. encuser. 

Besenseigmer v. signe. 

Beserltance y. hoir. 

Beserltement v. hoir. 

Beseriter y. hoir. 

Besert, dezerti, 48. 54, désert; 
deaertum; desert^ abandonné, dépour- 
vu, dépouillé, ruiné, frustré, de ses 
biens; de desertus^ d'où encore dé- 
serter =desertare II, 97, détruire,rui- 
ner, gâter, ravager; delà desertation, 
abandonnement, délaissement; deser* 
tine II, 143, désert, solitude. Massil- 
lon s'est encore servie de déserter dans 
Taoception active: La force de ses 
discours (de saint Bernard), qui pensa 
déserter la France et T Allemagne, en in- 
spirant aux peuples le désir de se croi- 
ser, passa pour indiscrétion et faux zèle. 

Besertation v. désert. 

Beserte y. servir. 

Beserter y. désert. 

Besertine v. désert. 

Beserrance v. serf. 

Beseryir v. serf. 

Besesperance y. espérer. 

Besestriyer y. estref. 

Beseuree v. sevrer. 

BeseTrer, deseverer v. sevrer. 

Besfacian, desfactiim v. faire. 

Besfaire v. faire. 

Besfendre v. défendre. 

Besfens, desfense v. défendre. 

Besfermer v. fenn. 

Besfianeer y. fiance. 

Besfler v. foit. 

Besfremer v. ferm. 

Besfabler v. afubier. 



Besgreiiner y. geuner. 

Besgruiser y. guise. 

Beshait, deshaiter v. hait. 

Beshaa1>er8rier y. halbero. 

Besheit, desheter v. hait. 

Besherltement y. hoir. 

Beshireter y. hoir. 

Beshoneur y. honor. 

Beshonnoorer y. honor. 

Beshonor y. honor. 

Beshonoranee y. honor. 

Beshonorer v. honor. 

Beshounourer v. honor. 

Besi y. de. 

Besier, désir I, 148. 31 1, désir, 
volonté; de deaiderium, avec syncope 
de d dans la Ire forme, de de dans la 
2e; prov. et ital. désire; prov. dezir; 
désirer, desirrer, desirier I, 188. 

189. 238. 240. 316. II, 262. 267, dé- 
sirer; inf. empl. subst. I, 271. 333; 
deseier I, 53. II, 269, désir, amour; 
du part. prés. dér. desiranee II. 161, 
désir, amour; — adj. desiros, dési- 
reux, ambitieux. 

Besigal v. ewer. • 

Besiganee y. ewer. 

Besir v. desier. 

Besirance v. desier. 

Besirer, déchirer v. eschirer. 

Besirer, desirier, désirer y. desier. 

Besiros v. desier. 

Besjeimer v. geuner. 

Besjoindre v. joindre et II , 238. 

Besjugier v. juger. 

Beslaeer, deslaeier v. lac. 

Beslai v. loi. 

Besleal v. loial. 

Beslealted y. loial. 

Besleaument v. loial. 

Besleaus, desleaute v. loial. 

Besleel v. loial. 

Beslei v. loi. 

Besleial v. loial. 

Besleiaate v. loial. 

Besleie, desleier v. loi. 



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DES 



109 



DES 



Besller v. lier. 

Besloer y. loer. 

Deslogrer y. loge. 

Beslol y. loi. 

Besloiai, desloialment y. loial. 

Beslolalteit y. loial. 

Besloiaument y. loial. 

Besloiaus, desloiaate y. loial. 

Besloie y. loi. 

Besloier^ sortir de la loi y. loi. 

Besloier, délier y. lier. 

Beslojer y. loge. 

Beslouer y. loer. 

Besloz y. loer. 

Besmaeler, desmaelier y. maille I. 

Besmailer, desmailler, desmail- 
lier yoy. maille I. 

Besmembrer y. membre. 

Besmentement y. mentir. 

Besmenter y. menter. 

Besmentir y. mentir. 

Besmesure, desmesurer y. mesure. 

Besmonder y. monde I. 

Desonor y. bonor. 

Besonoranee y. bonor. 

Besordineement y. ordene. 

Besnuer y. nud. 

Besoseher y. oseber. 

Besoz y. soz. 

Bespartir y. part. 

Bespeitaule y. despire. 

Bespeiter y. despire. 

Bespeitiet y. dispire. 

Bespencier y. despendre. 

Bespendere, despenderes y. des- 
pendre. 

Bespendre I. 172. II, 17. 83, dé- 
penser, distribuer; despensll, 198, dé- 
pense, coût; despense 1, 332, dépense, 
ce qui est nécessaire pour la dépense, 
pour rentretien; de diapendere, dispen- 
8m; de là despenderes II, 139, dé- 
pensier, dissipateur; despensier, des" 
peneier I, 152« II, 56, dépensier, 
maître d'bôtel; dépensier, dissipateur; 
et le yerbe dépen$er; — dispensation 



II, 53, administration, économie, con- 
duite, permission, licence; dispensatio. 
Cfr. pois. 

Bespengre I, 243 forme subjonctiye 
de despendre. 

Bespens, despense y. despendre. 

Bespensier y. despendre. 

Besperaeion y. espérer. 

Besperanee y. espérer. 

Besperer y. espérer. 

Bespieler y. pièce. 

Bespire, mépriser, dédaigner; de 
despicet'e; despit I, 215, dédain, mé- 
pris, mauyaise bumeur, mécbanceté, 
de despeetuSf mépris; avoir qqeK en 
despit I, 178. 358; adj. despit II, 76, 
dédaigneux , méprisable ; du part, des- 
pectus, Bespiter, despeiter, part. 
despeitietydespitiet 1, 152. 3.U,360, 
mépriser, faire peu de cas, bonnir; de 
despeetare; despeitaule I, 213, mé- 
prisable, de peu de yaleur. 

Bespit y. despire. 

Bespiter y. despire. 

Bespitiet y. despire. 

Besplaindre y. plaindre. 

Besplaisanee y. plaisir. 

Besplaislr y. plaisir. 

Besploier y. plier. 

Bespoille, despuille, dépouille, bu- 
tin; yêtements, simple Imâ. spolia^ de 
spolium; yb. despoiller, despuiller, 
dépouiller. 

Bespoiller y. despoille. 

Bespondre I, 326, exposer, expli* 
quer, signaler; de disponere ayec d in- 
tercalaire, cfr. pondre; espondre I, 
78, exposer, expliquer; exposer, laisser, 
abandonner, renoncer; exponere; éga- 
lement ayec ^intercalaire. Cfr. rebondre. 

Bespondre 9 promettre y. espondre. 

Besporvoir y. yeoir. 

Besposseir y. posseir. 

Besprendre y. prendre. 

Besprisement y. preis. 

Besprisier v. preis, 



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DES 



110 



DES 



I>e8piiille9 despuiller y. despoille. 

]>espateirn, 114,dispater, disca- 
ter; diêputare; desputeison I, 868, 
dispute, discussion; dUputatio, 

Desputeison y. despateir. 

Desque y. dosqae. 

Besquirer y. eschirer. 

Besraer y. roi II. 

Besrai, desnder y. roi II. 

Besndnemeiit y. raison. 

Besraison y. raison. 

Besramer y. raim. 

Besrei, desreier y. roi II. 

Besrenger, desrengrier y. renc. 

Besresnier y. raison. 

Besreson y. raison. 

Besroeher y. roche. 

Besroiy desroier y. roi II. 

Besrompre y. rompre. 

Besrot, desFOut p. pas. de des- 
Tompre. 

Besrubant y. desrube. 

Besmbe, dembe, desmbant II, 

285. 809. 839, rayin, précipice; de 
rupes. Cfr. le yerbe italien dirupare^ 
tomber d'un rocher. 

Besmnt 8e p. s. prés. ind. de des- 
rompre, desrumpre. 

Bessaisir y. saisir. 

Bessaisoner y. saison. 

Bessartir, desartir 1, 187. II, 18. 
G. d. Y. 1615. G. I.L. 173, défaire, en- 
leyer les morceaux, les pièces; comp. 
de sareire, ayec influence de sartum 
pour le t. Le simple se trouye dans le 
passage suivant du R. de Ren. III, 109 : 
Toz est ses yisages «arft'e, Et la bouche 
ot lede et mau fête ; c.-à-d. tout son vi- 
sage est recousu, p. ainsi dire resarcL 

Besseir y. seoir et II, 79. 

Besseoir y. seoir et II, 79. 

Besserrer y. serrer. 

Besserte y. serf. 

Besserrir y. serf. 

Besseu y. sayoir. 

BesseTranoe y. sevrer. 



Besseyree y. sevrer. 

Beseyreison y. sevrer. 

Besseyrer y. sevrer. 

Bessi y. des prép. 

Bessiere v. desserrer. 

Bessiet y. deeseoir. 

Bessirer y. eschirer. 

Bestamprer, destemprer y. tem- 
prer. 

Besteindre v. esteindre et II, 237. 

Besteler y. atteler. 

Bestendiller y. tendre. 

Bestendre y. tendre. 

Bestenir y. tenir. 

Bestin (je) de destiner. 

Bestinee y. destiner. 

Bestinerl, 82, destiner, prédire, 
conseiller; destinare; destinée I, 264. 
II, 317, destinée, malheur, mauvaise 
action; forme participiale de destiner, 
prov. destinada, ital. destinata. 

BestoUr y. toldre et II, 222. 

Bestoper y. estope. 

Bestorbement y. torbe. 

Bestorber, destorbier y. torbe. 

Bestordre y. tordre. 

Bestorser y. torser. ^ 

Bestortre y. tordre. 

Bestourbier y. torbe. 

Bestraigmement v. straindre. 

Bestraindre y. straindre. 

Bestraint y. straindre. 

Bestrayer, libérer, rendre libre, dé- 
livrer, s'éloigner ; verbe composé d'un 
simple hypothétique traver^ prov. tra- 
yar, de trabs, poutre. De là aussi 
notre composé entraver et le substan- 
tif entraves. Cfr. tref. 

Bestre, diestre 1, 49, droite (main) ; 
h destre, à diestre ^ à droite; de dese- 
tera^ dextra, A la même racine appar- 
tient destrer, destrier, cheval de 
distinction, cheyal de bataille, Imâ. 
dextrariusy parce que Técujer menait 
ce cheyal à la droite du sien ayant 
que le cheyalier le montât. V, DC, 



; 



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DES 



111 



BEIT 



dextrarii. De là aussi adest^r, être 
à la droite, accompagner^ guider. 

Pestf eche y. destroit. 

Pestf^it T. destroit. 

Pestreitement y. destroit. 

Bestreiz y. destroit. 

Bestrenehement y. trancher. 

Bestreneher, destrenehier y. 
trencher. 

Destrent I, lOl sans diphthongai- 
son, de destraindre. 

Destrenzon y. straindre. 

]>estrer y. destre. 

Pestresse y. destroit. 

Pestrier y. destre. 

Pestroit, destreit, s. s. et p. r. 
destFOiZy destreiZf formé directement 
du latin destrietus, tandis que la forme 
de 1% langue d'oïl est destraintf de de- 
straindre, destringere (y. s. y.). Détroit 
signifiait resserré, opressé, contraint, 
inquiet, chagrin, abattu, tourmenté» 
maltraité; à destroitj étroitement; estre 
destroit l y 145; ady. destroitement, 
destreitement II, 114, étroitement, 
exactement; d'une manière accablante, 
yiolente, embarrassante, malhereuse. 
Subst. destroit n, 254 signifiait con- 
trainte, yiolence, nécessité, force, em- 
barras, trouble, malheur, angoisse, dé- 
tresse; aofrir destroitz If 177. Dans le 
sens de défilé, détroit, c'est le même 
mot. Quant à destrece, destreehe, 
destresse II, 377, contrainte, misère, 
tourment, angoisse, pour l'expliquer, 
il faut supposer un yerbe deetrecier, 
d'où sa forme. Cfr. estreeierf estreee 
sous estroit, 

Pestroiz y. destroit. 

Pestroitement y. destroit. 

Pestmetlon y. enstruire. 

Pestmiement y. enstruire. 

Pestmire y. enstruire. 

Pesturber, desturbier y. torbe. 

Pesus y. sus. 

Pesuz y. soz et II, 864; cfr. 367. 



PesYeier y. yoîe. 

Pesyer, et ayec changement de li- 
quide, derrer II, 137. 237. mettre en 
mouyement, en désordre, agiter, cha- 
griner, fâcher, rendre fou ; deSTet part, 
pas. empl. subst. II, 60, fou, chagrin; 
se desver, perdre sa raison, extraya- 
guer, s'égarer, se fâcher, se chagriner; 
subst. desyerie, derveriell, 345, fo- 
lie, extrayagance, chagrin, jalousie. 
Desver de dissipare, Kotre yerbe en- 
dêver a pour simple desver, dont le s 
a été syncopé. 

PesYergroigner y. yergogne. 

PesYergonder y. yergogne. 

PesTerie y. desyer. 

PesTet part. pas. de desyer empl. 
subst. 

PesYÎder y. yuit. 

PesYoiement y. yoie. 

PesToier y. yoie. 

PesYoloir y. yoloir. 

PesYuidier y. yuit. 

Pet, dé (à jouer); proy. dat; comme 
le dit Ménage, de dare, dans le sens de 
jeter, pousser. V. DC. s. v. decius, d'au- 
tres étymologies qui n'ont rien de solide. 

Pete y. devoir. 

Petenir y. tenir. 

Petermlner y. terminer. 

Peteur y. devoir. 

Petraetion y. traire. 

Petraior y. traire. 

Petraire y. traire. 

Petraieres y. traire. 

Petres, detries y. très et II, 370. 

Petrier, detriier II, 166, différer, 
prolonger, retarder, empêcher, refuser ; 
proy. destrigary comp. de trigar; de 
trieari, faire des difficultés. Ici se range 
notre trigaud. 

Peu de del, du I, 46 et suiy. 

Peu y. Deus. 

Peudroient II, 326 cond. de doloir. 

Peugie y. délie. 

Peiu^y deux y. doi. 



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DEU 



112 



DEX 



Beus, deu, dieus, dieu, diu, dex, 
diex, dix I, 94, deo I, 19, Dieu; 
Deuê; M de y les dieux I, 271; h Dieu 
ioyez II, 342; deite I, 351. déité, di- 
vinité; deUas; diyiii, deriii, e I, 220, 
306, divin; subst. théologien; divinue; 
diTinite R. d. 1. V. 296. Rutb. 1, 174, 
divinité; théologie; dwmitas. Cfr. DG. 
divinus. 

DeoS) deux V. doi. 

BeTaler v. val. 

DcTaneer v. davant. 

DeTant v. davant. 

BeTantir v. davant. 

BeTantrain, deTantrainetet v. 
davant. 

BeTantrien, deTentrien v. davant. 

BeTantrier v. davant. 

Beyeep v. veer. 

Beyeir, dever v. devoir. 

BeTenir v. venir. 

BeTenres v. venredi et di. 

Beyers v. vers. 

Beyestir v. vestir. 

Beyîer, deyiier v, vivre, 

Beyiers v. vers. 

Beyin, e v. Deus. 

Beyin, devin, conteur, historien; de 
divimie; cfr. prov. devin , devin, qui a 
développé la signification de calomnia- 
teur; deyiner II, 74, deviner, faire 
connaître, dire, parler, raconter; divi- 
narcy deyineres, deyineor, deyinur 
I, 56. 77, devineur, devin, sorcier; di- 
vinator; du verbe, deyinement I, 377, 
prophétie, divination, chose annoncée 
par un devin; deylnaille, explication, 
action de deviner, mot d'une énigme; 
comp. adeyiner II, 324, deviner, con- 
jecturer, soupçonner; adeyinement, 
chose obscure, prophétie, chose annon- 
cée par un devin, médisance; adeyi- 
naille, adeyinal, comme adeyine- 
ment. Cfr. DC. divinus, 

Beyinaille v. devin. 

Beyinement v. devin. 



Beyineor v. devin. 

Beyiner, deyineres v. devin. 

Beyins (à) v. devis. 

BoyisII, 253,roarque,divi8é,8tipulé, 
établi; subst avis, volonté, gré, plai- 
sir, souhait; h .. . devis II, 89. I, 232, 
avec ft, à . . . devins I, 94; c&. ami, 
amin; deyise I, 260. 364. II, 172, di- 
vision, partage, exception, borne, li- 
mite, projet, délibération, décision, en- 
tretien; ordre, perfection, condition; 
volonté, gré, plaisir, service; h devise, 
à ordre, à gré, compte fait; par devise 
I, 321, par décision; faire sa devise^ 
faire son testament, propr. la division, 
de ses biens ; vb. deyiscr, deyisier I, 
96. 181. 239. 263. II, 63, partager, 
séparer, ranger, discerner, distinguer; 
stipuler, convenir par écrit, disgpser 
par testament, proposer, dicter; s'en- 
tretenir, converser, discourir, parler, 
causer; d'oti deyisement , division, 
partage. Dér. de dividere, prov. devire, 
fréquentatif devisar, ital. divisare, — 
Beyision, stipulation, trûté; divisio^ 

Beyise, deyisement v. devis. 

Beyiser, deyisier v. devis. 

Beyision v. devis. 

Beyoir, doyoir, deyer, deyeir II, 
1 et suiv., devoir; que ee doit, ce que 
cela signifie; inf. empL subst. devoir, 
obligation, justice, revedance; comp. 
redeyoirll, il; dete, dette: du plur. 
débita; prov. deute, depte; de là s'en- 
deterll, 205, s'endetter; deteUT, dé- 
biteur, plus tard, en remontant au 
latin, debteur; debitor. 

Beyorer, deyurer I, 54. II, 299, 
dévorer, ronger, manger; au fig. in- 
sulter, maudiere, P. d. B. 977U R. d. 1. 
V. 64; devorare. 

Beyot, deyotement v. vo. 

Beyotion y. vo. 

Beyurep v. de?orer. 

Beyrerpir v. guerpir. 

Bex, Dieu V. Deus, 



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DEX 



113 



DIG 



BeX) deux y. doi. 

Pex, dix y. dix. 

Bezert y. désert 

Bezime y. dix. 

DezolTTC y. décevoir. 

Pi y. dis. 

BiaMe, deable, dianle I, 55. 353. 
366, diable, démon; diaboîus; de là 
diaUiel, 409, diablerie, oeuvre dia- 
bolique; diabler, décrier qqn., dire 
le diable de lui. 

Biabler y. diable. 

Biablie y. diable. 

Dial y. doloir. 

Diapré y. diaspre. 

Biaspre, diapré 1, 291, jaspe; sorte 
d*étoffe précieuse à couleurs variées ; de 
Jaspis (di=j); Imâ. diasprus et diaspra. 
De là notre adjectif diapré. 

Dianle y. diable. 

Diaus, deuil y. doloir. 

Diaus, deux y. doi. 

Diax y. doloir. 

Dibler y. doble. 

Dietie, dietier y. ditier. 

Die y. dis. 

Diegner y. digne. 

Diel y. doloir. 

Diemenee y. diemenche. 

Diemenehe (di-e-men-che), die- 
menee, diemenge II, 253, A. et A. 
2797 (prov. dimenge), diemoine, di- 
moingre, etc., dimanche; de dies domi- 
meus. Le patois de Montbéliard a con- 
servé la forme diemoine^ prononcée aussi 
duemoinCf probablement par rapport au 
mot Dieu, qu'on prononce Due. Cfr. dis. 

Diemenge v. diemenche. 

Diemoine v. diemenche. 

Diesme y. dix. 

Biestre y. destre. 

Bien, dieus y. Deus. 

Biex y. Deus. 

Bignation y. digne. 

Bigne I, 52. II, 15, digne; dignus; 
&dv. dignement I, 291, dignement; 
Burgny, langue d'oïl, Glossaire, ni. É 



degner, dengner, deigner, daigner, 
diegner, doigner I, 153. 225. 226. 
229. 281. n, 259, daigner, approu- 
ver, accueillir; dignari; digniteit, 
dignité I, 376. II, 205, dignité, mé- 
rite; digniUu; dignationi, 83. 376, 
action déjuger digne, estime, honneur; 
dignatio; comp. desdegner, desdai- 
gner,desdiegner,desdeignerll, 326. 
388, dédaigner, mépriser, repousser, 
rejeter; se desdaigner II, 60. 145, s'in- 
digner, être irrité; dedignari; subst. 
desdaing, desdein, desdeig 1, 82. n. 
239, dédain; dér. desdeignanee, des- 
degnanee 11^ 9, dédain; mépris. 

Dignement v. digne. 

Digner, disner, disgner II, 124. 
362, avec et sans m, dîner, repaître; 
Imâ. disnare; prov. disnar, dimar, di- 
nar, ital. desinare, disînare. On a dér. 
digner de âsinveiv, faire le repas prin- 
cipal; mais, pour que cette dérivation 
fût admissible, il faudrait reconnaître 
que les Provençaux nous ont transmis 
le mot, et cela n'est g^ère probable. 
Selon d'autres, digner vient de dignare 
domine f qui est le commencement d'une 
prière. M. Pott enfin propose eoenare 
comme racine de digner, c'est-à-dire de- 
coenare avec reculement de l'accent sur 
la première syllabe; et cette dérivation 
paraît d'autant plus juste, qu'on a le 
vb. reeiner, goûter, faire collation. 
Cfr. DC. reticinium, et Mén. s. v. diner. 
Ces étymologies restent cependant dou- 
teuses, à cause du s des formes disner, 
desinare , disnar : s'il est intercalaire, 
il n'y a aucune objection à élever; 
mais s'il est primitif, elles sont tout 
à fait fautives. Cette question est dif- 
ficile à décider; les plus anciens monu- 
ments du Imâ. orthographient disnare, 
tandis que notre vieille traduction des 
livres des Rois donne digner, comme 
on le voit par les exemples cités. 

Dignete v. digne. 



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ma 



114 



i)l6 



Bigrniteit ▼. digne. 

Diliantrement t. diligent. 

Diligence v. diligent. 

Diligent, 8oigneax,diligent,prompt; 
diUgens; ad y. dlllgentement, et d'a- 
près <&7^^^^;dlllantrement II, 279, 
arec soin, diligence, promptement; dl* 
llgence I, 875, soin, diligence, prom- 
titude; dHigentia, 

Dlligentement ▼. diligent. 

Dlmoinge t. diemenche. 

Dloes ▼. joesdi. 

Dlol y. doloir. 

Dlons V. doloir. 

Dire II, 143 et suiy.; subst. dit I» 
59, 162, mot, parole, discours, le dire; 
dietum. Dire et dit y à l'égard de la poé- 
sie, s'employaient tantôt dans le sens 
simple de dire, c.-à-d. raconter, réci- 
ter, tantôt dans celui de chanter et 
dire en môme temps; voy. Wolflf, Ueber 
die Lais, 234. A dire^ être^ avoir à dire 
II, 147 ; dire joint à qtte et à un nom II, 
168; ne dire^ ne çone quoily 159; dire 
devant. Q. L. d. R. II, 144, prédire. De 
là dlslerres, dlseor, diseur 1, 77, di- 
seur , raconteur, chanteur. Comp. benlr 
V. S.V.; eontredlrell, 149; part. empL 
adj. la contredite gentUf 149; subst. 
contredit 1, 48, contradiction; eontra- 
dietum; de là COntrcdlsement, con- 
tradiction; desdire II, 149, dédire II, 
84, dédire, contredire, contester; subst. 
desdit, dédit, contradiction, contesta- 
tion; entredire II, 149; entredit, 
interdit; interdieere, interdietum; s'en- 
tredlre II; 149; esdlre II, U9; In- 
dire II, 149; maldirell, 149, maleir, 
malir I, 322, 323; maUdieere; malc- 
dlcencc, médisance; màledieentia; mcs- 
dire n, 149; part. prés. empl. subst* I, 
170; redire, redire; pardlrell, 151; 
sordire II, i5i. 

Dis, die, dl II, 31. Ben. 19232. jour; 
die»; cfr. Rayn. L. R. III, 41, s. v. dia, 
et ci-dessous jor. Tos dis II, 328; cfr. 



tandis II, 328. Ce mot di nous est resté 
dans les noms des différents jours de 
la semaine. Ainsi qu'en prorençal, le 
di se plaça d'abord, dans l'ancienne 
langue, à la tête de la composition, 
oh, il est resté dans dimanche; on disait 
donc : dikm, dimars, detnart^ J. y. H. 637, 
dimererCf dijout, divenrcê, devenres; 
mais de très-bonne heure on renyersa 
la composition. Y. Roq. Suppl. Ealen- 
dier. Di s'est encore conseryé dansmel- 
di, mledi, I, 120, midi, médius diesj 
meridies. Cfr. meie I. 

Dis, dix y. dix. 

Dlsain y. dix. 

Disciple, deciple I, I88, 220, dis- 
ciple, qui est attaché à qqn.; dise^u- 
lus; de là dlsclpnlage, école, noyi- 
ciat; — discipline, declpllne, en- 
seignement, punition, peine; disei' 
plina. 

Discipline y. disciple. 

Discipulagre y. disciple. 

Discorde y. discorder. 

Discorder,descorderII, 305,n'ôtre 
point d'accord, être d'un autre ayis 
disputer, quereller; diseordare (discors, 
cor); discort, deseorti, 169. 224. II, 
196, querelle, différend, démêlé, con- 
trariété de sentiments; diseors, discor^ 
dis; discorde, desoordell, 104, désu- 
nion; mésintelligence, querelle, dispute ; 
discordia; dcscordable, en désaccord, 
discordant; discordabilis. Cfr. acorder, 
concorder. 

Discorre y. corre. 

Discort y. discorder. 

Discret, discret; diseretus; dlscre« 
tlon I, 53. 153, discernement, juge- 
ment, bon sens, équité; diseretio; comp. 
indiscrétion II, 346, indiscrétion, 
manque d'équité, de jugement. 

Discrétion y. discret. 

Discussion n, 883, discussion; diê^ 
cussio. 

Diseor, diseur y. dire. 



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DtS 



116 



i)06 



Hisete^ disette; de détecta; chose 
coupée, retranchée, état où tout est 
coupé; selon Ménage de deeita^ mais 
ce mot aurait produit desoite, desite, 
ou deste; disetel^ paurre, indigent, 
qui est dans la disette. 
Disetel y. disete. 
Disinier ▼. digner. 
BMerres y. dire. 
Disiemes t. dix. 
Disme, dismer y. dix. 
Bisner y. digner. 
Disparoir y. paroir. 
Dispensation y. despendre. 
Disposer y. pause. 
Disposition y. pause. 
Dissemblant y. sembler. 
Dissolu Y. soldre. 
Dit Y. dire. 
Dite, ditie y. ditier. 
Ditier(dictier),compo8er un ouYrage 
composer, dire, prononcer; de dictare; 
ditie (dictie), dite, composition, écrit, 
oeuYre d'imagination (en Yers), espèce 
de poésie; de dietattêm; d'où enditier 
II, 255, indiquer, informer, instruire; 
de là enditement, indication, conseil, 
Cfr. Eayn. L. E. III, 45 s. y. dictar. 
Diu Y. Deus. 
DiTa interj. II, 400. 
DiTOrs^changeant, inconstant, bizar- 
re, désagréable, contraire, fôoheux, dur, 
cruel, rude; diveraue; adY. diverse- 
ment II, 87, d'une manière différente, 
changeante, Yariable; Yerbe diverser, 
Yarier, changer; contrarier, maltraiter, 
injurier; propr. divereare; diTOrslte, 
intempérie de l'air, mauYais temps; 
diversifier, diyiser, partager, séparer. 
Cfr. Yerser, Yers, aYers, Yertir. 
Dirersement y. divers. 
Direrser y. divers. 
Diversifier y. divers. 
Diversité v. diYers. 
Divin, e y. Deus. 
Divinité v. Deus. 



Diwes Y. joesdi. 

Dix, dis, dex, deix, dois, diz, des 

I, 108. 109, dix; deeem; disme, dix- 
me, diesme, dizeime, disimes, de- 
zime, deeieme I, il 5, dixième; deei- 
mue; empl. subst m., et f. du lat. déci- 
ma, dîme; d'où dismer, dîmer, déci- 
mer; deeimare; comp. rodisme, le di- 
xième du dixième; redismer, lever ce 
droit. V. 1, 119; — disain I, 116; — 
deeembre, décembre; deeember; — 
doyen, doyen, huissier, sergent; deea" 
nue; ital. decano, proY. dega. 

Dix, Dieu Y. Deus. 

Dixme y. dix. 

Dizeime y. dix. 

Do, don rég. ind. de l'art. I, 46. 
J'ai dit I, 48 que ces formes sont com- 
posées de de loj de km; c'est une er- 
reur, car jamais de lo, de lou n'au- 
raient produit do, dou, Jkm est pour 
dolf et Vo a sa source dans l'ancienne 
forme olle ou dhte du pron. dém. ille. 
C'est un des restes de l'ancien latin 
qui, ayec tant d'autres, s'était conserYé 
dans les Gaules. Do n'est qu'une Ya- 
riante de dou. L'o s'expliquerait aussi 
sans ollus, on le trouYC pour i, a, e; 
et de iUo pourrait aussi bien fournir 
dol que del. Néanmoins je préfère la 
première explication. 

Doaire y. doer. 

Doairiere v. doer. 

Dober, douher, armer; comp. ado- 
ber, aduber, adouber, et aYeo bb II, 
824, armer chevalier, garnir, orner Q. 
L. d. R. 250; adobe, adube, chevalier 
adoubé; adob, adou, adol, adonl, 
ados (aYeo syncope de la consonne), 
armes, armure, hamois équipage; ado- 
bement, adubement, armure, orne- 
ment. BobeTf adober, dér. de l'anglo- 
saxon dubbofif ancien norois et suéd. 
dubbay donner un coup. Il s'est d'a- 
bord dit du coup dont on frappait le 
nouYeau chevalier, puis il a signifié 



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BO^ 



116 



DOL 



la cérëmonîe qui accompagnait l'arme- 
ment, et enfin l'armement même. Y. 
DC. adobare. 

Boble, double, doTule I, il 7, 
double; duplex; de là doblier, dou- 
blier, dibler I» 329, serviette, petite 
nappe; assiette; sorte de vêtement; 
besace, sac, bissac; adj. p. ex. haubert 
dùubliery double, doublé; cfr. DC. dupla- 
rium, doublerium, dibler ; — dobler, 
doubler I* 86, doubler, redoubler; 
jeter par terre; DC. doblare; duplieare. 

Dobler, dobller v. doble. 

Boce, doeement v. dois. 

Doctrine 1, 339, science, instruction, 
enseignement, châtiment, correction; 
doetrina; yb. doctrinerll, 135, in- 
struire, enseigner, châtier, corriger; 
comp. endoctriner II, 7, enseigner, 
endoctriner; d'où endoctrinement, 
enseignement, éducation, doctrine. 

Dectrlner v. doctrine. 

Dodeliner y. dormir. 

Doel y. doloir. 

Doer» douer, douer, récompenser^ 
doter; de dotare; d'où doalrc, dou- 
aire, douaire, récompense, dot, dota- 
tion, don; Imâ. dotarium; doairlerc, 
douairière. 

Does y, doi. 

Doi, doigt y. doit. 

Dol, dui, don, dons, does, deus, 
dus, del, dlaus, deuls, duez, doux, 
dels, dex I, 108. 109. IIO, deux; dm; 
doze, douze, duze, dusze 1, 108, 109. 
douze; duodeeim; douzlme, dudzime, 
duzlme, dousleme, douzième; dm- 
deeimm; de là dozalne, douzaine. 

Dolgrner v. digne. 

Dolgrnon y. donjon. 

Dois, conduit y. duit 

Dois, doigt V. doit. 

Dois prép. V. dès. 

Dois, dels I, 300, dais Trist. II, 
101, table à manger, de discus. La 
forme dais nous est restée dans daisy 



espèce de baldaquin , etc. Nos pères 
avaient l'habitude de tendre un drap 
au-dessus de leurs tables à manger, 
afin que rien n^ tombât du plafond, 
de là la signification moderne. Il ne 
faut pas confondre dois, toujours inva- 
riable , avec le s. s. et p. r. dois de la 
forme picarde de doit, digitus, ni deis 
avec deiz = deits, s. s. et p. r. de deit, 
également de digitus. Y. des exemples 
de dois P. d. R. 1602. G. d. Y. 977. Q. 
L. d. R. III, 228. 315; de doit Ch. d. S. 
II, 86. R. d. 1. M. 1615. Ch. d. S. II, 16. 
a L. d. R. II, 204. Ben. I, 2095. 

Doit, doit, dol, s. s. et p. r. doiz, 
deiz, dois I, 128. 283, doigt; diffituê. 
Cfr. dois. 

Dolz y. doit. 

Dol y. doloir. 

Dolant y. doloir. 

Dolee, dolcement y. dois. 

Doiçor y. dois. 

Dolelr y. doloir. 

Dolente, dolentet v. doloir. 

Doleros, dolerosement v. doloir 

Doleur v. doloir. 

Doleure II, 71, copeaux, propr. 
faits avec une doloire, celui-ci pour 
ainsi dire doloria, de dolare. 

Doloir, dolelr, doulolr II, 112, 
souffrir, faire soufiFrir, éprouver de la 
douleur, plaindre, gémir, attrister, sela- 
menter; part. prés. empl. subst. dolant, 
dolent II, 306, misérable, malheureui; 
d'où dolentet, dolente, misère, chose 
misérable, souffirance ; — dolor, dolur, 
doleur I, 55. 106. 162, douleur, peine, 
souffrance; dolor; doloros, doleros, 
dolouros,douloureux,affligé,souffrant, 
infirme ; dolor osus; adv.doloroscment, 
dolerosement II, 69. 265, doulou- 
reusement; — duel, doel, dlol, dlel, 
dial, dol, du], duil, deol, dues, dl- 
ous, dlaus, dons, diax I, 87. 90. 9i. 
144. deuil, douleur, peine, affiietion, 
souffrance ; de dolium, qu'on a en com- 



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DOL 



117 



DOR 



posé dans cordoliwn; — vb. dér. do- 
loser, doluser, dolouser I, 220. II, 
265. 346, se plaindre, soufeir, s'affli- 
ger, lamenter ; prov. doloirar, pour ainsi 
dire dolorarey avec permutation de la 
liquide; d'où doloison, douleur, souf- 
france; doloasementy douleur, af- 
fliction, souffrance. 

Doloison Y. doloir. 

I>olor V. doloir. 

Boloros, dolorosement y. doloir. 

Boloser y. doloir. 

Bolousement v. doloir. 

Dolouser y. doloir. 

Dois, doas, doaz, doz, doue 1, 162. 
II, 241. 341, fém. dolce, duleo, duee, 

douce II, 57, 1. 351, etc., doux; àedul- 
eis; ady. dolcement,duleement9 dou- 
cement, douchement, docement, 
ducementi, 52. 130. 174. 330 II, I66, 
doucement; subst. dolçor, dulçor, 
dOUÇOr I, 352, douceur; didcor; de là 
adolcier, adulcîer, adoeier, adu- 
cier, et d'après la 2e conj. adolcir, 
adulcir, adoucir I> 135, adoucir, sou- 
lager, tempérer, calmer. 

Dolur V. doloir. 

Doluser y. doloir. 

Domage y. damage. 

Domagement y. damage. 

Domagier y. damage. 

Domaine y. domaine. 

Dommeinement y. demaine. 

Don, dun I, 48. 58. 378, don, pré- 
sent; sorte de tribut; donum; du plur. 
dona, donne II, 271 ; yb. doner, du- 
ner, dunner, donier, donner I, 290 
et suiy., donner, accorder, liyrer, cé- 
der, frapper; donare; comp. s^entrc* 
doner 1, 295. Poit. 51 ; redoner, don- 
ner à son tour; pardon I, 218, pardon 
rémission, indulgence, absolution; en 
pardon, gratuitement; pardoner, par* 
doneir, parduner 1, 128. 207, par- 
donner, gracier, remettre, épargner; de 
là pardonance, pardon, indulgence. 



absolution; pardonement, pardon; 
pardonneres, qui pardonne, indulgent; 
pardonable,miséricordieux. Fardoner^ 
propr. perdonarâf formé comme condo- 
nare. 

Don ady. et pron. reL II, 285. I^ 162, 
glos. ont. 

Donc, d'où, ady. et pron. rel. II, 285. 
I, 162, glos. ont. 

Donc, donkes, donques, dons, 
dont, dune, dunkes, dunehes, dun, 
dum ady. II, 283; dès donc lly 284; 
donc — donCf donc — ore II, 284; comp. 
adone, adune, adonques, adunques, 
adont; idone, idonques II, 283. 

Doner y. don. 

Dongun y. donjon. 

Donier y. don. 

Donjon, dongun, doignoni, 67. II, 
69. 266, donjon, forteresse, tour, l'en- 
droit le plus éleyé d'une yille ou d'une 
maison. Du celtique dûn^ ôrmus, fortis ; 
irlandais dûn, lieu fortifié. Donjon = 
dun - ion. On a dériyé donjon de dont- 
nus, qui ne conyient pas au sens; de 
domicilium, domua Caeaaria, domua j'u- 
gi; toutes suppositions plus absurdes 
l'une que l'autre. 

Donkes, donques y. donc et II, 

283. 

Donne y. don. 

Donoi, donoiement y. danz. 

Donoier y. danz. 

Dons ady. y. donc et II, 283. 

Dont, d'où, ady. et pron. rel. II, 285. 
I, 162, glos. ont. 

Dont, alors, donc, ady. II, 283 et 
glos. donc. 

Donzels y. danz. 

Dore II, 123, 1. p. s. prés. ind. de 
dormir. 

Dormant y. dormir. 

Dormeor y. dormir. 

Dormicion y. dormir. 

Dormieres v. dormir. 

Dormiller v. dormir, 



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DOE 



118 



BOV 



Boilldr ly 101. S16 aTeo ou sans le 
pron. M, dormir; dartmrê; part préi. 
domuuit empl. rabtt. pour sommeil 
II, 72; dormeur H, 818; de là dor- 
miller^ sommeiller; doimolr) dortoir ; 
— dormleres, dormeor I, 77, dor- 
meur; de dormiior; dormleiOB^ enyie 
de dormir, sommeil; de darmitio; eomp. 
eBdormir I» 85. II, 48, endormir, en- 
gourdir. Le mot enfantin dodo est une 
réduplication de la Ire syllabe de dor- 
mir, et, comme l'indique déjà Boque- 
fort, c'est de ce dodo qu'on a fait do- 
ddmorf bercer pour endormir, remuer 
doucement, branler, aujourd'hui dodiner, 

Dormoir y. dormir. 

Borraiy dorrole fut et coud, de 
donner I, 245. 

Dos 1, 407. n, 279, dos; de dorêum; 
mètre arrth'e doa U, 248, se défaire, 
mettre de côté; de là dossalll, 369, 
dossier ; manteau très-riche d'ornements 
qui n'était porté que par les gens de 
haute condition ; dortaliê pour dorsua- 
lis; adosser 9 adoser, mettre derrière 
le dos; mépriser, laisser, abandonner; 
ados II, 80, appui, soutien, protection. 

Bosnoi, dosnolement y. danz. 

Dosnoler y. danz. 

Doster y. ester. 

Dotanee y. doter. 

Bote y. doter. 

Doter, dater, douter 1 , 66. 102. 
160.356. II, 10. 189, douter, ayoir peur, 
craindre, redouter; dans le sens de ayoir 
peur, souyent ayeo le pron. se; duH- 
tare; subst. dote, date II, 184, doute; 
crainte, peur; tenzduteU, 212, abs- 
que dubio, dans le texte latin; de là 
par le part prés, dotanee, datanee, 
I, 58. 229. 265, doute, crainte, peur; 
adj. dotOS, dotas, douteux, incertain» 
craintif, peureux; ady. dotosement, 
ayec frayeur, crainte; adj.dotiyll, 807, 
dans le doute , dans la crainte ; comp. 
redoter, redoaterl, 72. 137, redou- 



ter. Plus tard on introduisit bovL p 
dans tous ces mots. 

Dotif , dotis y. doter. 

Dotos, dotas y. doter. 

Dotosement y. doter. 

Doa, du y. do. 

Doa, deux y. doL 

Doaaire y. doer. 

Doaber y. dober. 

DoaMe, doaUer y. dobK 

Doablier y. doble. 

Doae, doaee y. dois. 

Doaçor y. dois. 

Doaelle y. doye. 

Doahe y. doye. 

Doulolr y. doloir. 

Doaner y. don. 

Dons, doux y. dois. 

Doos, deuil y. doloir. 

Dons, deux y. doL 

Doasieme y. doi. 

Doater y. doter. 

Doare y. doye. 

Doaz y. dois. 

Doaze, douzime y. doL 

Dore, doayell, 289, réseryoir. puis 
fossé, bord ou parement d'un fossé, 
bord d'un yaisseau quelconque ou douye ; 
telles sont les significations successiyes 
de ce mot. Lmâ. doga, doa, dova, douva. 
Le i; de la forme dove est intercalaire: 
doe après la syncope du ^, d'où dope. 
Ceux qui, comme M. Cheyalét, ont dé- 
riyé dove de l'allemand daube =zdoxLYe, 
ahal. duba, hollandais duiçe, bas-saxon 
deue, ont méconnu la signification pri- 
mitiye de ce mot; sans compter qae 
daube paraît dériyé du roman, car il 
n'a pas de racine dans les idiomes alle- 
mands. DC. a trouyé la yéritable ori- 
gine de dove dans le latin doça , yais- 
seau, yase, du grec âoxv* léseryoir. La 
forme doaelIe= douye, est un dériyé 
de dove; DC. s. y. doSla; s. y. doa, 
doha, il donne doaherr canal. 

DoToir y. deyoir. 



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DOV 



119 



DRO 



Bovule Y. doble. 

Doyen y. dix. 

Doz y. dois. 

Dosalne y. doi. 

Doze y. doL 

Bragon, dragniii I, 112, dragon, 
et espèce de bannière; de draeo, Yoy. 
DC. s. y. draoo. C'est également à 
draeoy ayec le sens de draeunculuSf que 
se rapporte targon^ tarehoUf ancien nom 
de Veètragon^ 

Brasme, drasehe, marc de l'orge 
qui a été employée pour faire de la 
bière ; de Tanc. norois dregg, suéd. darâgg^ 
anglais éreg^ faex. Cfr. Dief. O. W. Il, 
645. Les habitants de l'Ile-de-France 
appelaient, par dérison, drasehlers, 
ceux du duché de Normandie (R. d. R. 
y. 9940). 

Dragun y. dragon. 

Drap, s. s. et p. r. dras II, sod, ha- 
bit, ling^^ étoffe; Hre aux drat ou des 
dro8 de qqn,, être à son service; — de 
là drapel) drapeau, chiffon, morceau 
de linge; d'où drapelet, bâillon. Les 
Espagnols et les Portugais écriyent 
ce mot ayec un t initial: trapo. Quelle 
est l'origine de drap? M. Diez pense à 
l'ancien norois draàbay lacerare, de sorte 
que la signiflcation primitive serait 
morceau, lambeau, etc. ; mais il est plus 
probable que drap a désigné d'abord 
une étoffe. Partant de ce point de yue, 
Frisoh a dér. drap de l'allemand trap- 
pettf marcher lourdement, c'est-à-dire 
que drap signifierait étoffe tissue d'une 
manière très-serrée. Cette supposition 
me paraît sans fondement. 

Brapel, drapelet y. drap. 

Ihras y. drap. 

Brasehe y. drague. 

Brasche) gousse, coque qui envelop- 
pe le grain; de l'ahal. dresean, battre le 
grain ; ainsi ce qu'on rejette en battant ? 

Brasehler y. drague. 

Preeeoir v. drescer« 



Breehiei* v. drescer. 

Breeie, dreeier y. drescer. 

Breit) dreitement y. droit. 

Breitnre, dreitnrier y. droit. 

Breiz v. droit. 

Breseer, drezeer, dresser, dre- 
eier, dreehierll, 848, dresser, élever, 
diriger, redresser, lever; de direetua, 
d'oïl l'on fit direeHare; se dreeeier en 
piezj se mettre debout, se leyer; drea- 
êier en la eroia, en parlant de J.-C, 
pendre à la croix ; de là dreeie, yoîe, 
chemin, direction; dreeeoir H, 261, 
dressoir; comp. adreseer, adresser, 
adreeier, adreehler, faire droit, ren- 
dre justice, rendre droit, remettre en 
son état, rétablir, faire réussir, dispo- 
ser, mettre en ordre, diriger; ^sdres- 
ser, dresser, relever, tirer; redreseer, 
redreeier, rederehier I, 50. 804. II, 
25. 160, redresser, relever, rendre droit. 
Cfr. droit. 

Bresser y. drescer. 

Breturier y. droit. 

Brezeer y. drescer. 

Brineant y. drinquer. 

Brinker, drinkerie y. drinquer. 

Brinquer, drlnker, part. prés. 
drineailt»drillka]lt,ete.,boire ensem- 
ble; de là notre trinquer; drinkerie, 
bacchanale, partie de débauche; de l'al- 
lemand trinken, goth. drigkan, ahal., 
anglo-saxon drincan, etc., boire. 

Brois y. droit. 

Broit, dreit, s. s. et p. r. droiz, 
drois, dreiz, droit, direct, bon, juste, 
équitable, yrai, et adverbialement; sub- 
stantif droit, justice, équité ; de direetus ; 
directum pour jua. Avoir droit opposé 
à avoir tort I, 70. 136; mais aussi déjà 
avoir tort ou raison I, 277; sera (ert) 
le tort et le droit 1, 176; à droit, ju- 
stement, à droit; faire droit et Justice I, 
iS2] faire droit à qqn, I, 288; tenir 
droit à qqn. , respecter ses droits , les 
maintenir. Adv, droitement, dreite* 



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I 

ll< 



DRO 



120 



DUL 



fiiéiit l» 322, droitement, justement,) 
^qutublement. Delàdroltiire,drei- 
tiirc^ droit, justice; ce qui est dû à 
qqn., redeyance; droltorier, dreitu- 
rier, dreturier I, 338. 350, ëqui- 
Ui bl is j liste, droit, sincère ; seigneur droi- 
iitrkry vni et légitime. Comp. endroit^ 
endreit prép. et adv. II, 350; de là 
le eubstantif endroit. Cfr. drescer. 

Broitement v. droit. 

Droiture, droiturier v. droit. 

Proiz y. droit. 

IhrUy dmd y. drut. 

I>rue, druerie y. drut. 

Drugrun v. drut. 

Bruion, dmiun y. drut. 

Prurie v. drut. 

Drut^ dmd, dru, s. s. et p. r. dmz, 
druSj ami, homme de confiance, amant; 
5ub^t. fém. dme II, 232, amie, amante, 
maîtresse ; de là dmion, dmiun, dm- 
gun, c;onfident; dmerle, dmrie, ami- 
tié, Attachement, amour, passion. De 
Tabal. trût, drût aujourd'hui trauty di- 
lectuft; subst. amicus; seryus. Cette 
raciino se retrouye aussi dans le celti- 
<1UQ, p. ex. gallois druth^ meretrix, mais 
t'onmio drut, etc. n'exprimait d'abord 
que ridée d'amitié pure et fidèle, qui 
était une des plus belles qualités de 
la nation germanique, je crois être tout 
vi fait autorisé à m^en tenir à l'allemand. 
Uutro ce mot, on trouve l'adjectif ho- 
monyme dm, qui nous est resté, fort, 
robuste, yigoureux, serré, luxuriant, — 
et voluptueux; d'oti endmir, devenir 
fort et robuste, serrer, rendre compacte, 
don^e. Les significations de cet adjectif 
110 uii reportent au celtique: gallois 
dmth, gaillard, fringant; kymri drud^ 
robuste, brave, courageux. Cfr. Dief. 
Cdt. 246, G. W. n, 679. 

Due, duch, ducs, dus, dux I, 85. 

S6. 95, duc; de dux; de là ducesse, 

dui^4>ise, duehoise, dueeise, duchei- 
se, duchesse; dueheit,ducliiet,ducee 



(fém.), duché; dUChete (fém.), duché; 
Imâ. ducatuB, prov. ducat, itaL ducato; 
ducheaume n, 4, ducheame, duché, 
forme rare composée sur le modèle de 
roialme, roiaume = regalimen^ de reçaiis. 

Buee y. dois. 

Dueee y. duc. 

Dueeise y. duc. 

Dueement y. dois. 

Dueesse y. duc. 

Duch y. duc. 

Ducheame, dueheaume t. duc. 

Dueheise y. duc 

Dueheit y. duc. 

Duehete y. duc. 

Duehiet y. duc 

Duehoise y. duc 

Dueoise y. duc. 

Ducs y. duc. 

Dudzime v. doi. 

Duel y. doloir. 

Dues y. doloir. 

Duez, deux y. doi. 

Dui y. doi. 

Duire n, 252; part, duit, habile, 
exercé, expérimenté ; comp. aduire II, 
252, addueere; conduire II, 252, eon- 
dueere, d'oti aconduire II, 253; con- 
duit I, 308. II, 213, conduite, direction, 
sauf-conduit ; conduotm; déduire, des- 
duire II, 253, deducere, qui, dans la 
basse latinité, prit le sens de s'amuser; 
déduit, desduit I, 253. 366, plaisir, 
déduit; deductus; enduire II, 253; en- 

treduire,entroduireII, 253. R.d.S. 

G. 22. 36, introducere; CSduirelI, 253; 

sosduire, souduire II, 253. 1. 272; 
surduire II, 253; réduire II, 253. 

Duit, habile y. duire. 

Duit subst. masc, conduit, trad. par 
aquoeduetusQ, L. d. R. IV, 408; de due- 
tus; dois subst. fém., conduit, canal: 
Quant les poissons fait en la dois mu- 
cier (G. 1. L. I, 264); de ductio. Cfr. 
duire. 

Dul y. doloir. 



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DUL 



121 



EDA 



Bulce, dnlcement y. dois. 

Bulçor y. dois. 

BnluTelI, 130, déluge; diluvium, 
La forme déluge s'est formée comme 
sage, etc. 

BuiD, s. s. dunS) duyet; (cfr. aleiion;) 
dumet dans Rabelais 1, 13, dans le pa- 
tois normand deumet; Imâ. duma; de 
Tanc. norois dûn^ duyet. Ikwet est- 
il le même mot que dumet, et d'où 
yient le v? 

Pum y. donc et II, 285. 

Don 1. p. s. prés. ind. de duner. 

Duilf don y. don. 

Dan, dano, dund, d'où, ady. et 
pron. rel. II, 285. I, 162, glos ont. 

Don y. donc et II, 283. 

Dunches y. donc et II, 283. 

Paner, danner y. don. 

Dankes y. donc et II, 283. 

Dans y. dum. 

Dons adv. y. donc et II; 283. 

Dant adv. et pron. rel. II, 286. I, 
162, glos. ont. 

Dar, dure II, 55. 259, dur; de du- 
rus; ady. dorement I, 90. 173. 210. 
215. II, 71, fortement, extrêmement, 
beaucoup, ayec excès; dartet, durte 
II, 202. 221, dureté, peine, affliction; 
duritas; doresce I, 220, dureté; en- 
darement I, 152, endurcissement. 
Verbe proy. endurar, indurare, endur- 
cir, deyenir dur. Cfr. durer. 

Dorable, durablement y. durer. 

Darablete y. durer. 

Darement y. dur. 



Durer II, 27. 63. 118. durer, s'éten- 
dre, supporter, yiyre; de durare; comp. 
endurer, endurer, souffrir, supporter, 
adurer, ordinairement au part, passé 
adureie, adure I, 373. 79. II, 283, 
supporter, endurer, endurcir; de obdu- 
rare y ayec changement de la préfixe. 
Aduré est une épithète fréquente des 
héros : Tôndurci, l'infatigable, le braye. 
Durable, durable, éternel; durabilis; 
ady. durablement, éternellement; da- 
rablete, durée; durabilUaa; comp.' 
perdurable, pardurable 1, 232, éter- 
nel; perdurablement, pardurable- 
ment, éternellement; perdurablete, 
longue durée, éternité. Cfr. dur. 

Duresee y. dur. 

Durfeuz II, 142, malheureux, misé- 
rable, pauvre, besogneux; mot d'ori- 
gine allemande: ancien norois thurfiy 
besogneux; allmod. diirftig; yb. goth. 
thaurban, être nécessiteux, dans le be- 
soin; ahal. dur/tm, dur/en; allmod. 
durfen. 

Durte, durtet y. dur. 

Dus, duc. y. duc. 

Dus, deux y. doi. 

Dusc' pour dusque. 

Dusque, desque, juske, jusque, 
jeske,jesque,gresque,josque,Jusebe 

prép. II, 371 ; comp. enjoske, II, 372 ; 

conj. II, 380;enjosk'atant quell, 381. 
Dutanee y. doter. 
Dute, duter y. doter. 
Dux y. duc. 
Duzlme y. doi. 



E. 



E conj. II, 382. 

Eagre y. edage. 

Eame y. healme. 

Eas de als I, 132. 

Eaue y. aiguë. 

Eauis, eaus, eaux de als I, 132. 

Eaye y. aiguë. 



Eax de als I, 132. 
Ebaubir y. baube. 
Eeelesial y. église. 
Eebe, esehe, mèche, amorce; de 
esca. 

Edagre, eage; aage, aaigre, aigre; 
eded, eët, eë, aëit (aëlz) aë II, lO. 



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£D£ 



122 



£LL 



Sn 



i 




l, 106. 407. 208. 263. 266. 240. 812, 
etc., la durée de la vie, yie^ âge; de 
aeias. La suffixe açe s^explique par 
ane forme latine a$taHeu$; aëit, ededy 
etc. dérivent directement de aetas (aetat). 
Dans la forme moderne, il n'est resté 
que la terminaison: a-age; le circon- 
tlexe tient ici lien da radical. La forme 
ftiffâ prouve que la contraction s'est 
Talte de bonne heure. 

Eded y. edage. 

Edefiement, ediflement v. édifier. 

Edifier 1, 225.866,bfitir, construire, 
édifier; aedifieare; de là iDdlfiement, 
^efiement, édifice, bâtisse. 

ES) eSt V. edage. 

Effaeell, 181. Cestleseul exemple 
que j'aie de ce mot inconnu à tous les 
Glossaires. Il paraît signifier vestiges 
indiqués par des dégâts, des ravages, 
ai alors il pourrait être rapporté à 
face, effacer, v. s. e. v. 

Effanehe v. enfant. 

Effant V. enfant. 

Effonder v. fond. 

Effondrer, effdndrer v. fond. 

Effiraer v. froior. 

Effiraier r. froior. 

Effraindre v. fraindre. 

Effireer v. froior. 

Effirei v. froior. 

Effireison v. froior. 

Efliroi V. froior. 

Effronteiement v. front. 

Effronteit v. front 

Egal V. ewer. 

Eglise, iglise, par aphérèse glise, 
ft>rme rhinitique englise, eynglise I, 
be. 126. 166. 238. II, 172, église; ec- 
tUwi: prov. gleiza, glieyza, esp. igle- 
bIa, ital. chiesa; eeelesial II, 191, 
d'église , ecclésiastique. 

Egrre, egrement v. aigre. 

Eide y. ajude. 

Eïe V. ajude. 

Eigre V, aigre. 



Eikeros n, 286. 

Elle, eille pour elle I, 128. 

Eine v. anc. 

Eineor II, 287 et Glosa, ore II. 

Eins, einZy avant y. ans. 

Einsi, einsine v. ensi et U, 273. 

Eir T. hoir. 

Eis, es, mot qui entre dans la com- 
position de beaucoup d'autres, surtout 
des adverbes; de^^^, iptum, prov. êps, 
eia; esement, essiment, ensement, 
ansement, ansiment II, 277. 

Eissi T. ensi et II , 274. 

Eissil, essil, exil, exill 1, 62. 126. 
183. 286. 327. II, 307, exil; ndne^ ra- 
vage, destruction, dévastation ; exUium; 
vb. eissillier, essiler, eseillier I, 
88. 287. 303. 309. II, 338, exiler, ban- 
nir, détruire, ravager, extirper, mal- 
traiter, tourmenter, accabler de maux; 
d'où eissillor, dissipateur. 

Eissiller, eissillier v. eissil. 

Eissillor v. eissil. 

Eissir v. issir. 

Eissis, ainsi les I, 185. 

EiSTOS n, 286. 

Eit V. hait. 

Elz V. es, abeille. 

EkeTOS II, 286. 

El pour al I, 50; contraction àeenU 
I, 50; eu pour el I, 51; plur. els, elSy 
d'où es I, 54. 55 ; ens pour en les 1, 55. 

El pron. indét. v. al IIL 

El pour ele I, 127. 

Ele II, 178. 302, aile; «Oa. 

Ele, eles, el, els pron. pers. fém. 
3e pers. elle, elles; iUa. 

Eleedon v. lire. 

Eleeeer v. liet 

Elément I, 75. 82, élément; eU- 
tnentum. 

Elin, de naissance distinguée, noble, 
gentilhome; Imâ. adelingus, edelingus. 
Elin est une contraction de l'ahaL ada- 
Une, ediling, même signification, 

Elle, elle X, 128, 



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VJJt 



123 



EMP 



EUerer t. lerer. 

EUeros U, 886. 

Ellieut T. lire. 

EUieye de eUiever y. leyer. 

Ellire T. lire. 

Elut T. lire. 

Ehne y. healme. 

Eloquence, eloquenehel, 867. II, 
816, éloquence; eloquenUa, 

ElSy eux y. als. 

Els pour eles I, 187. . 

ElSy elz article y. el. 

Eluec y. lieu et H, 800. 

Em<y. en pron. et prép., et I, 175. 
n, 349. 

EmlMunlr y. baron. 

Embatre y. batre. 

Emlwsmer y. bausme. 

Embedeus, embedui I, lia. 

EmMer,ambler,enblerI, 78.178. 
II, 51, ôter, enleyer, prendre, yoler, 
dérober; s'embler II, 187, s'échapper, 
s'esquiyer, se soustraire, fuir, éyiter; 
8*en emblery ib. Part. pas. empl. subst. 
dans l'expression ady. en emblée, clan- 
destinement. Embler yient , comme le 
dit Ménage, de tiivotor^ 3=yolutarapere, 
Imft. imbulare, imbolare, Cfr. yoler.H. 
Cheyalet dériye le part. pas. embUt. L. 
d. G. 85 de aèkUus ayec m intercalaire. 
Tout cela est bel et bon, mais Tinfi- 
nitif embler, que M. Cheyalet passe sa- 
gement sous silence, ne peut yenir de 
ablatus; et admettant même une nou- 
yelle formation ablatare, toujours ayec 
M intercalaire, on n'aurait jamais obtenu 
qu'ambleter, dont le part, serait am- 
bleté et non emblé. 

EmbolTTe y. boiyre. 

Embraeer, embraeler y. bras. 

Embrasement y. brase. 

Embraser y. brase. 

Embrasser y. bras. 

Embron y. embronc. 

Embrone, embron, embronc, em- 
bmn, et ayec n enbronc, etc.,II, 854, 



baissé, en bas, la tête basse; puis pen- 
sif, soucieux, chagrin, colère; yb. em* 
broncber, embruncber, anbrun* 
cbler, baisser, plier, s'afiÎEdsser, deye* 
nir sombre. Baoine? Ce qu'on a dit 
jusqu'ici de Torigine de ces mots ne 
yaut pas la peine qu'on y songe; y. 
L. Duchat et Noels bourguignons s. y. 
ambruncher. Embronc signifiait aussi 
couyert, affublé, enyeloppé, comme em- 
broneher, couyrir, cacher, enyelopper, 
affubler. Est-ce le même mot dans 
cette signification? 

Embroncher y. embronc. 

Embnin» embronc y. embronc. 

Embroncber y. embronc. 

Embolssier y. bois. 

Emboschement y. bois. 

Emboscher y. bois. 

Emende y. amender. 

Emlnagre y. mine II. 

Emlne y. mine II. 

Empaloer y. palu. 

Emparcher, emparchler y. paro. 

Emparement y. parer. 

Emparenter y. parent. 

Emparer y. parer. 

Emparler, emparller y. parole. 

Empeescber y. depesoher. 

Empeirer y. pis. 

Empereis y. empire. 

Empereor, empereoor y. empire. 

Empereres y. empire. 

Empereris y. empire. 

Emportai y. empire. 

Empeschement y. depescher. 

Empescher y. depescher. 

Empestrer y. paistre. 

Empiranee y. pis. 

Empire, empire, pouyoir, comman- 
dement, juridiction; imperium; em* 
pereres, empereor, empereoor I, 
78. 174. 5, chef, {commandant, em- 
pereur; mperator; empcrcris, cm^ 
pereis I, 894, impératrice; impera* 
trix; emperial, impérial; imperiaUs; 



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EMP 



124 



ENC 



drap impérial j drap qui servait de 
pavesade. 

Empirement v. pis. 

Empirer, empirier v. pis. 

Emplastre II, 118, emplâtre; em- 
pîaatrum {ïfxnXttaxov), Emplastre, 
emplaistre signifiaient aussi emplace- 
ment, lieu vide; que Ton aphérésa en 
piastre, plaistre, emplacement, sol 
aplani, plancher, d'où plastron. Dans 
ces significations ces mots ont la même 
origine : écusson , d'où les significations 
plaque, plancher. Notre plâtre est égal 
à piastre. V. DC. amplastrum, plastrum. 

Empleite y. plier. 

Emploier y. plier. 

Emploite, emploiter y. plier. 

EmploToir v. plovoir. 

Emporter v. porter. 

Emprains y. prains. 

Empreingmer y. prains. 

Emprendre v. prendre. 

Empres, empries y. près et U, 362. 

Empresser y. presse. 

Emprinse y. prendre. 

Emprise y. prendre. 

Emprunter, enprunterl, 172. II, 
139 , emprunter; part, passé déjà aussi 
embarrassé; sbst. emprunt, emprunt; 
ital. improntare, qui, dit-on , a été pris 
du français, valaque, inprumuta, prêter 
et emprunter. On dérive ordinairement 
emprunter de promere ou plutôt de 
promptarey y. Mén. s. y. ; mais cette éty- 
mologie aura toujours quelque chose 
de forcé dans la signification de rece- 
voir de l'argent, et le valaque inpru- 
muta s'oppose pour la forme. Denina 
a pensé à petere inutuum ; en eflfet mu- 
tuum est en jeu, dans la composition 
promutuum. Quiconque a voyagé dans 
nos provinces, a entendu plus d'une 
ioiB prunier au lieu de prêter, et, si 
toutefois ce n'est pas une formation 
postérieure sur emprunter, elle servira 
d'appui à l'étymologie de promutuus, 



avancé, on promutuum, prêt, d'oîipro- 
mutuare, inpromutuarey étymologie pour 
laquelle la forme valaque est une preuve 
irréfragable. H y a cependant une 
chose à remarquer dans la forme fran- 
çaise, c'est la voyelle w, tandis qu'on 
aurait dû avoir o, comme dans l'ancien 
béarnais empront. Dans Agolant, G. 
d. V. p. 193, c. 2 et 172, c. 1, on lit 
empmté pour emprunté; le trait ordi- 
naire d'abréviation du n a-t-il échappé 
à l'éditeur? 

En, on y. hons* 

En, an, em, am prép. II, 349; 
comp. enmel, enmi II, 359; en ee 
que conj. II, 375. 

En, ent, end, int, an, em pron. 
I, 175. 176, en, de là, d'ici. 

Enaises v. anaises. 

Enamorer y. amer. 

Enardoir v. ardoir. 

Enarmer v, arme. 

Enarmes v. arme. 

Enartos v. art. 

Enasprie v. aspre. 

Enbatre v. batre. 

Enbler, aller l'amble v. ambler. 

Enbier, ôter y. embler. 

Enboeir v. boe. 

Enbrone y. embronc 

Enbuier v. buie. 

EneaYnner y. chaaine. 

Enealeer v. enchalcer. 

Encantement v. chanter. 

Eneanteor v. chanter. 

Eneanter, mettre à l'enchère v. 
quant I. 

Eneanter v. chanter. 

Eneanteres v. chanter. 

Eneartrer v. chartre. 

Eneaueer v. enchalcer. 

Eneaueher y. enchalcer. 

Eneaus v. enchalcer. 

Eneaynner y. chaaine. 

Enceinte v. ceindre. 

Enceis y. ans. 



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ENC 



125 



ENC 



Eneeml>eler v. cembel. 

EneensI, 56, encens; proy. encens, 
«nées; ital. incenso; de ineensum 
pour thus; d'où vb. encenser, encen- 
ser; encensier, encensoir. 

Encenser y. encens. 

Encensier y. encens. 

Encerehanle y. cercber. 

Encercher y. cercber. 

Encerehenr y. cercber. 

Encerchier y. cercber. 

Encercler 9 encerquier y. cercber. 

Enchacier y. cbacier. 

Enchaîner y. cbaaine. 

Enchalceanment y. encbalcer. 

Enehalcer, enchaucer, enchan- 
eher, encaucher, encalcer, encau- 
eer, enchancier, etc. 1, 135. 336. n, 
212. 244, poursuiyre, pourcbasser, 
propr. être aux talons de qqn. ; de ealx; 
sbst. enchalz^enchauz, encans 1, 256, 
poursuite, cbasse; proy. encaussar, en- 
cans; ital. incalzare, incàlciare; anc. 
esp. encalzo; ady. enchalceanment I, 
342, ayec poursuite, d'une manière 
poursuiyie, ayec feu. Rayn. L. R.in, 
351 confond encaussar et encassar=: 
encbaucer et enchacier, et il rapporte 
à tort le premier à cassa, cbasse ; Ro- 
quefort commet la même faute , tout en 
dériyant, je ne sais comment, de quas- 
sare. Gfr. caucbe. Et ayec la préfixe es : 
esehaucler, escanchier 1, 149, être 
hors d'haleine, s'amatir, être à bout, 
n'en pouyoir plus; propr. être déta- 
lonné; avec des: dcscalchierll, 362, 
chasser, poursuiyre. De forts caleare, 
yient forschauchcr, forchancher I, 
54, fouler aux pieds, abaisser, oppri- 
mer, écraser, déshonorer, outrager. Du 
simple cancher, cancer, canqner, 
presser, de caleare y et de l'allemand 
mar, mahr, anglo-saxon, islandais »wara, 
incube, cauchemar, bas ^ saxon maar, 
moory nous ayons fait cauchemar. (Jn 
rerbe qui tient à la même racine est 



eschaldrer II, 268, ruer, regimber, 
se montrer récalicitrant; propr. ex-cal- 
ciirare. Quelque lourde que paraisse 
cette forme inônitive , elle est exacte ; 
on ne saurait obtenir la forme eschal- 
cirrouent d'autre façon. Les M. s. J. 
ont, pour ce yerbe, scancelhier, y. s. v. 

Enchalz y. encbalcer. 

Enchanteenr y. chanter. 

Enchanteler y. chantel. 

Enchantement y. chanter. 

Enchanteor y. cbanter. 

Enchanter, enchanteresy.chanter. 

Enchanter, mettre à l'enchère y. 
quant I. 

Enchantur y. chanter. 

Enchapt II, 254, y. eschaper ad fin. 

Encharger, enchairgrler y. cbar I. 

Encharrander y. charme. 

Enchartrer y. chartre. 

Enchâsser y. cbacier. 

Enchaneer, enchancier y. en- 
cbalcer. 

Enchaucher y. encbalcer. 

Enchanz y. encbalcer. 

Enche, enqne, encre; abrégé de 
encaustum, encre de couleur pourpre 
à l'usage des empereurs d'Orient; ital. 
inchîostro, anglais ink. 

Encheolr y. cbaor. 

Encherchler y. cercber. 

Encherqner , encherqnler y. cer- 
cber, 

Enclter y. citer. 

Enclin, encllner y. cliner. 

Encloer y. clo. 

Encloenre y. clo. 

Enclolstre y. clore. 

Enclore y. clore. 

Enclume, englnme II, 385, en- 
clume; proy. encluget, enclutge; ital. 
incudine, incude ; esp. jninque; cat. en- 
clusa; de incus, incudis; comme l'a dit 
Ménage. 
Enclns y. clore. 
Encoi y. hui et II, 297, 



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ENÇ 



126 



ENÏ» 



En^is ▼. ans. 

Eneolper t. oolpe. 

Eneombre, eneombrement t. 
comble. 

Eneombrer t. comble. 

Eneombreiui t. comble. 

Eneombrier t. comble. 

Eneombros ▼. comble. 

Eneomeneement ▼. comencer. 

Eneomeneer, eneomeneier t. co- 
mencer. 

Eneontre, eneontree t. contre. 

Eneontremeat ▼. contre. 

Eneontrer ▼. contre. 

Eneontrester t. steir. 

EneonTeat^poor en conyent t. Tenir. 

EneonTerdr t. yertir. 

Eneoreer y. cort. 

Eneorre, eneorrement t. corre. 

Eneortiner y. cortine. 

Eneoste y. costeit et II , 356. 

Eneourtiner y. cortine. 

EneoTir y. coyoitous. 

Encorrir y. coyrir. 

Eneroer y. croc. 

Eneroissement y. croistre. 

Eneroistre y. croistre. 

Encroiier y. croc. 

Encroûter y. engrot 

Eneambrer y. comble. 

Eneuntre y. contre. 

Encurtiiier y. cortine. 

Enensement y. encoser. 

Eneuserll, 84 1, accuser; à* oh en- 
eusementll, 98, accusation; de inew 
iore (incausa); comp.deseneusery dis- 
culper; escii8er,eschiiJ3erly 864. 889. 
402, excuser, dispenser, absoudre; de 
exeusare; d'où escns, excuse. Ofîr. 
cause, acuser. 

EneuTir y. coyoitous. 

EneUTizII, 161. C'est ainsi que porte 
le texte édité par M. Le Boux de Lincy, 
mais il faut lire ouencuyiez ouencuyeix. 
Se p. pi. imp. on prés. ind. de encuyir. 

End y. en et I, 175. 



Endemftln y. main IL 

Endementiers n, 283 et démontre. 

Endementres n, 283 et dementre. 

Endemetre y. mètre. 

Endeater y. dent 

Endeter (s*) y. deyoir. 

Enditement y. ditier. 

Enditier y. ditier. 

Endoctrinement y. doctrine. 

Endoctriner y. doctrine. 

Endormir y. dormir. 

Endroit y. droit. 

Endroit y. droit. 

Endmir y. dmt. 

Endni I, 112. 

Enduire y. duire. 

Endurement y. dur. 

Endurer y. durer. 

Encmi y. amer. 

EneidepaSylis. en es le pas, y. n, 298. 

EnCuice, y. enfant 

Enfanccfnon y. enfant 

Enfjftn^n y. enfant 

Enliuiçunet y. enfant 

En&nt, anfant, et par assimilation 
effiant, s. s. enfes, anfes I, 7i. 72. H, 
80, enfant; noble; titre d'honneur qu'on 
a donné aux fils des rois, princes et 
grands seigneurs; esp. infeuite; de w- 
fatu; dim. cnlànton, enfànçon, en- 
fancegnon^enfançunetl, 99. 11,184, 
petit enfant; yb. cnliMiter, anfanter 
1, 106, enfanter; d'où enliMltement I, 
190, enfantement; cnfanture^ nais- 
sance;— enfance, cffianclie 1,85. 251f 
enfance, enfantillage, folie; inftmtia; 
enfantil I, 280, enfantin; ittfantHit. 

Enfantement y. enfant 

Enfanter y. enfant 

Enfantil y. enfant. 

Enfantosmer y. fantosme. 

Eniàrmeteit y. infermete. 

Enfer, enfem, inflerL 230. n, 65. 
800. 812, enfer; mfemum; infernal, 
enfemal 1, 69. n, 28, infemaus gen. 
com I, 102, infernal, infemaHê, Lf 



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ENI» 



127 



ENG 



proT. et l'esp. ont formé le yb. infer- 
nar, enfernar, damner. 

Enfermer y. ferm. 

Enfermete, enfermetet y. In- 
fermete. 

Enfem y. enfer. 

Enfemal y. enfer. 

Enferte y. infermete. 

Enfes y. enfant. 

Enfiler y. fil II. 

Enflammer y. flame. 

Enflamer, enflammer y. flame. 

Enfler I, 129. 361, enfler, grossir, 
enorgiieillir; inflare. 

Enfotr, enfonXr y. foîr. 

Enforeer, enforeier y. fort. 

Enforeis y. fort. 

Enfonoi» enfonoit part, de enfoïr. 

Enfraindre y. fraîndre. 

Enf^ner y. frein. 

Enfirom^enfron Y. s. 1. M. 38, gour- 
mand, insatiable, ayare, dur, rude; de 
in e\.frt4meny gorge, ainsi dans la gorge, 
propr. en frum, 

Enfiron y. enirum. 

Engragrer y. gage. 

Enganer, enganner II, 202. L. dl. 
p. 28. L. d. M. p. 54, tromper, abuser; 
ital. ingannare, proy. enganar, esp. en- 
gafiar ; langues qui ont en outre le subst. 
qui semble manquer en français, proy. 
engan, ital. inganno, esp. engaflo; Imâ. 
gannum, La lettre radicale a ne per- 
met pas de dériyer ces formes de inge- 
nium (cfr. engien), comme on le fait 
ordinairement; ni, ayeo M. Diez, de 
TaliaL geinôn^ ouvrir la bouche, bâiller, 
sans compter qu'ici la signification ne 
correspond pas. On a songé au celti- 
que; le gallois et Tirlandais gang-oià 
signifie en effet tromperie, perfidie, mais 
gang n'aurrait pas produit les formes 
citées, n existe dans l'allemand un 
radical gam, gom, signifiant delectatio, 
ludus, dont l'on a entre autres: ancien 
norois ^m« =• gams, delusio, anglo-sa- 



xon gamenj badinage, dérision, moque- 
rie, et d'ici par contraction ^amtt, d'oii 
gann, gan, radical de nos formes. Le 
nom du fameux traître Oanea, Ganelon, 
appartient à cette famille. 

Enganner y. enganer. 

Engarde y. ansgarde. 

Engeignier y. engien. 

Engendreor y. genre. 

Engendrer, engendreresy.genre. 

Engendreore y. gène. 

Engenier y. engien. 

Engenoiller y. genol. 

Engenrer y. genre. 

Engenreure y. genre. 

Engenni y. genre. 

Enger, emplanter, d'oii multiplier, 
pulluler, remplir, embarrasser. Les sig- 
nifications de ce verbe se sont dévelop- 
pées dans l'ordre que j'indique, et, au 
XYl*^ siècle, il n'exprimait encore 
aucune idée péjorative. Nicot, parlant 
de la nicotiane, dit dans son Trésor: 
„ espèce d'herbe, de vertu admirable '% 
qu*il(Nicot) „enyojaenFrance en 1660, 
dont toutes les provinces ont été engées 
et peuplées". Il est probable que l'herbe 
miraculeuse de Nicot a été pour qqch. 
dans la signification qu'on attribua plus 
tard exclusivement à enger. Ménage 
dér. enger, d'oti engeanee, dUngignere, 
et, quoique la contraction soit un peu 
forte, il ne se trouve aucune étymolo- 
gie plus convenable. Le port a engar, 
tourmenter, presser, qui, pour la forme, 
peut être comparé à notre enger, mais 
non pour le sens primitif, à moins toute- 
fois que engar n'ait suivi la même 
marche que enger pour en venir à sa 
signification actuelle. Si, dès le prin- 
cipe, engar a signifié tourmenter, on 
peut le dér. de eneeare^ martyriser, et 
il n'a rien de commun avec enger. Dans 
le pays de Bray, anger signifie encore 
procurer, fournir, et ange, espèce,graine ; 
p. ex. : donnez-moi de l'ange de vos pois. 



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ENG 



128 



ENH 



Engrieii, engrin, engriengr, enging 

I, 84. 162. 169. 279. II, 99. 251. 361. 
R. d. S. G. 2127, esprit, esprit inventif 
invention, art, industrie; machine de 
guerre ; ruse, finesse, 8ubtilité,fourberie, 
machinerie, tromperie; de inçenium; 
d'où engrigrnier, engringmer, engi- 
gmer, enginner, engenler, engei- 

grillerI,293.II,16.74.836.Brut.9790. 
Ben. 1, 1633, inventer, imaginer, trou- 
ver quelque moyen, machiner, tromper, 
duper, surprendre, séduire. La Fon- 
taine (fab. rv, 11) s'est encore servi de 
ce verbe très -expressif et son exemple 
aurait dû engager nos écrivains moder- 
nes à le faire revivre. Engigneres^ 
engigneor, angigneor, engigneur 
1,77. 110, ingénieur; machiniste, amor- 
ceur, allécheur ; engignos, engingnos 

II, 33, ingénieux, industrieux, adroit, 
habile, rusé, trompeur; ingeniosus; et 
par aphérèse, comme le provençal ^»n- 
ïu>8, grig^OSP. d. B. 5434, avec la même 
signification. Notre verbe s'ingénier ^ le 
subst. ingénieur y se rangent ici; génie 
vient de geniua. 

Engieng v. engien. 

Engigneor v. engien. 

Engigner v. engien. 

Engigneres v. engien. 

Engigneur v. engien. 

Engignier v. engien. 

Engignos v. engien. 

Engin, enging v. engien. 

Engingner v. engien. 

Engingnos v. engien. 

Enginner v. engien. 

Engint 3e p. s. près. subj. de 
enginner. 

Englise v. église. 

Engiume v. enclume. 

Engoint I, 255 pour enjoint v. 
joindre. 

Engoler v. gole. 

Engraigner v. grant. 

Engrainer v. grant. 



Engrais v. engres. 

Engraisser v. cras. 

Engrande v. engrant. 

Engrant, engramde, désireux, 
acharné, avide. Racine ? car ce mot n'a 
aucune communauté avec ^ram<,^ratf}«, 
comme l'admet Raynouard L. R. III, 
494 , ni avec engrea ainsi que d'autres 
étymologistes l'ont avancé. 

Engregier v. grief. 

Engres, engriesll, 213. 347, en- 
grois, engrais, f. engressell, loo. 
293, empl. aussi subst., violent, impé- 
tueux, passionné, opiniâtre entêté, dé- 
sireux, acharné, adv. engressement 
M. s. J. 472 ; engreste, angreste, vio- 
lence, impétuosité, courage, férocité; 
engrresser (s), s'opiniâtrer, s'acharner, 
se passionner; engresserie M. s. J. 
472. Selon M. Villemarqué, engres rien- 
drait du breton enkrez, inkrez, chagrin, 
agitation; mais je préfère une autre 
étymologie, sur la voie de laquelle met 
M. Le Roux de Lincj en proposant, 
quoique bien à tort, de lire agreste j^oxa 
angreste Brut. II, 198. D'après cela, en- 
gres dériverait de agrestis^ grossier, 
sauvage, féroce. Gfr.engrot, deaegrotus. 

Engresse v. engres. 

Engresser, engraisser v. cras. 

Engrosser, s'opiniâtrer v. engres. 

Engresserie v. engres. 

Engrreste v. engres. 

Engries v. engres. 

Engrois v* engres. 

Engrot, malade ; engrotier,engro« 
ter n, 16, engruter R. d. R. I, 371. 
enerouter P. d. B. 1087, tomber ma- 
lade, être malade; part. pas. employé 
^ubst ; de aegrotus; aegrotare, avec n 
intercalaire. Cfr. heingre. 

Engroter v. engrot. 

Engmter v. engrot. 

Enguardes v. ansgarde. 

Enlialeer v. hait. 

Enlianer v. ahan. 



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ENH 



129 



ENS 



Enhanter v. hante. 
Enhardir v. hardir. 
Enhaueer y. hait. 
Eii]iel(curs)n, 299etglo8. anheler. 
Enhelder v. helt. 
Enheldir v. helt. 
Enhelement n, 2 9 9 et glos. anheler. 
Enherber v. herhe. 
Enherdiry hérisser , dresser: si en- 
herdirent li poil de ma char, M. s. J. 
483; de hirtua. 

Enhermi, ie, tranquille, solitaire; 
part, pas d'un verhe enhermiry qui m'est 
inconnu ; de Tahal. hirmjan, quiescere. 
Enheuder v. helt. 
Enheudeure, enheudure y- helt. 
Enliort Y. enhorter. 
Eiiliortement v. enhorter. 
Enhorter, exhorter, engager, exci- 
ter; inhw'tari; d'où subst. enhort, 
enortR.d 1. V. 242, exhortation, con- 
seil, suggestion; enhortement II, 13, 
exhortation, instance, instigation, in- 
citation. 

Enhonder y. helt. 

Enlyrer y. iyre. 

Ei^oindré II, 238 y. joindre. 

Ei^oske y. dusque. 

Enki y. anqui et H, 271. 

Enlacer y. lac 

Enlaceure y. lac. 

Enlaeier y. lac. 

Enleeeier y. liet. 

EnleTer v. leyer. 

Enlire y. lire. 

Enlomineiet de enluminer. 

Enluminer y. lumière. 

Enmaladir y. malade. 

Enmanantir y. manoir. 

Enmei, enmi y. en prép. et II, 359. 

Enmener y. mener. 

Enmeu part. pas. de enmoyoir. 

EnmoToir y. moyoir. 

Enne II, 287. 

Eunemént II, 288. 

Enoindre y. oindre. 

Burguy, langue d'oïl, Glossaire, m. 



Enoint y. oindre. 
Enomhrer y. ombre. 
Enor y. honor. 
Encrer y. honor. 
Enorgmellir y. orgoil. 
Enort y. enhorter. 
Enpenser y. pois I. 
Enplaider y. plait. 
Enporter y. porter. 
Enprendre y. prendre. 
Enpres y. près et II, 362. 
Enpries y. près et II, 362. 
Enpruef y. prop. et II, 361. 
Enprnnter y. emprunter. 
Enquant, enqnanter y. quant I. 
Enque y. enche. 
Enquerement v. querre. 
Enqnerrer y. querre. 
Enqni y. hui et II, 297. 

Enqni v. anqui et H, 271. 

Enquoi y. hui et H, 297. 

Enraciner y. raïs. 

Enragier y. rage. 

Enrichir y. riche. 

Enroer y. roe. 

Ens, en les y. el. et I, 65. 

Ens, enz, ans, anz ady. et prép.n, 
288. 351 ; comp. dens, dcnz, danz, 
dans n, 352; d'où dedenz, dedans, 
etc. n, 352. 

Ensaigrne, ensaigner y. signe. 

Ensaigrnier y. signe. 

Ensainte y. ceindre. 

Ensanble II, 352. 

Ensanglanter y. sang. 

Ensanle n, 352. 

Enscomhrement y. comble. 

Enseigne y, signe. 

Enseigner, enseignier y. signe. 

Enseignorir y. sendra. 

Enseiner y. signe. 

Enseir y. seoir et H, 80. 

Enseller y. selle. 

Ensemble, ensemle, ensenle, en- 
sanle, ensanble n, 352, d'où en- 
semblement n, 352. 
Éd. 9 



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£NS 



130 



ENT 



Ensemblement n, 352. 

Ensement ▼. eis. 

Ensemle II, 852. 

Ensengre, ensengrer y. signe. 

Ensengrne, ensengrner t. signe. 

Ensenle n, 352. 

Enâeoir t. seoir et II , 80. 

Ensepoutorer v. leveUr. 

Ensepulturer r. sevelir. 

Enserrer v. serrer. 

Enseure, enseTre ▼. sevré. 

Enseyelir pour lequel on trouve 
aussi ensepelir, v. sevelir. 

Ensi, ansi, einsi, ainsi, insi, en- 
sine, ensimques, ansine, einsine, 
ainsine, ainsint, einsint — eissi, is- 
si, isi, issiques, issine, issintn, 273. 
274, ensi que, eissi que, conj.II, 377. 

Ensiet n , 80. 

Ensigner ▼. signe. 

Ensine, ensinques v. ensi et II, 2 7 3 . 

Ensoignier v. soin. 

Ensongement v. songe. 

Ensongier v. songe. 

Ensonier v. soin. 

£nsorqaetot,ensorqnetoiitII,22 8. 

Ensounier v. soin. 

Ensprendre v. prendre. 

Enssengrnicr v. signe. 

Enstraire,estmireII, 253. 1,169; 
de instruere; estmment I, 181.401, 
instrument, outil; instrument de musi- 
que; de instrutnentum ; estmire II, 
253, édifier; extruere; construire II, 
253; construere; destmire deatf^uere; 
de là destmiement II , 14 , 102 , des- 
truction, ruine , — destruction II, 1 99, 
destruction,ruine, de destrueiio; — par- 
destrtiire II, 253. 

Ensurehetut n, 288. 

Ensurketut II, 288. 

Ent V. en et I, 175. 

Entaille v. taUle. 

Entailler v. taille 

Entalmaseher, entalemascliier 
V. mascher. 



Entalenter v. talent. 

Entamer 1,69, entamer, trancher, 
blesser, léser, enlever Tintég^ité; prov. 
entamenar. Selon M. Dief. Celt. 1, 142 
de m et du celtique : kymri tam^ mor- 
ceau , gall. taman , soucbe , etc. ; selon 
d'autres du grec ^rr^^yeir; enfin selon 
M. Diez I, 39 de attaminaret avec chan- 
gement de préfixe, ce qui n'est pas sans 
exemple. Je préfère cette dernière éty- 
mologio, et pour la forme et pour le sens. 

Entan v. an et II, 275. 

Ente II, 142, greffe, plante, arbre à 
fruit; enter, anter, greffer, enter, 
réduire en état de culture; du grec 
^fi(fVT0V, ^ft<pvT€v€iv. On trouve déjà 
dans la Loi salique itnpôtus, greffe, 
composé selon quelques - uns de tu et 
néerlandais poo^, patte, et sujet (à gref- 
fer), d'oïl Tahal. impiton, etc., enter 
pour empter, Cfr. Dief. G. W. I, 416. 
n, 472 (add.). Le déplacement de Tac- 
cent sur la particule rend cette dériva- 
tion très -peu probable. M. Pott(flall. 
Ltz.N.207. 1845.) rapporte enter^im- 
putare, inciser, entailler, qui convien- 
drait parfaitement, si ces significations 
pouvaient être prouvées d'une manière 
certaine. Cfr. Mén, s. v. 

Enteehier v. taicbe. 

Enteehier, exciter v. enticher. 

Enteeier v. taicbe. 

Enteneion v. entendre. 

Entendable v. entendre. 

Entendant v. entendre. 

Entendement v. entendre. 

Entendible v. entendre. 

Entendre I, 185. II, 170, entendre, 
écouter, comprendre; entendre envers 
qqn. I, 7 1 ; avoir à coeur , prétendre, 
s'appliquer, s'affectionner, donner son 
attention, s'occuper, viser (v. Il, 170, 
s'entendre à faire qqch., I, 281, en- 
tendre à qqch., I, 66. 386. etc.); de 
intendere; faire entendant , faire enten- 
dre, donnera entendre; être entendant. 



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ent 



131 



ËNt 



être attentif, regarder; de là euten- 
daMe 1 , 207, qui mérite d'être enten- 
du, digne de confiance, de foi; intelli- 
gent ; facile à entendre, compréhensible; 
entendible, facile à entendre, intelli- 
gible; entendement I, 88, 117. 128, 
entendement, intelligence, explication, 
interprétation; intention; entente I, 
388. n, 4. 143, attention, intention, 
attente, but, dessein; livrer entente, 
donner de la besogne ; ententif 9 Te 
I, 160. ententins I, 195, attentif, 
affectionné ; être ententis h qqeh. Il, 53, 
y appliquer son esprit, y mettre ses 
soins; adv. ententiyement, enten- 
tiement II, 174, attentivement, avec 
application d'esprit, soigneusement, in- 
stammant, avec instance; — enten- 
Cion, entention 1, 83. 180. 240, in- 
tention, affection, attention, dessein, 
application ; intentio. 

Entente v. entendre. 

Ententiement v. entendre. 

Ententif, Te v. entendre. 

Entention v. entendre. 

Ententius v. entendre. 

EntentiTement v. entendre. 

Enter v. ente. 

Entercier, entercer II, 30i , re- 
connaître; du lat. moy.-â. intertiare, 
mettre en main tierce, en séquestre. 
Voy. dans DC. s. v. intertiare l'origine 
de ce mot, par laquelle on verra pour- 
quoi mettre en séquestre devint sjmo- 
nyme de reconnaître. 

Enterin v. entier. 

Enterinanee v. entier. 

Enterment v. terre. 

Enterrai, enterroie fut. et cond. 
d'entrer I, 244. 

Enterrement v. terre. 

Enterrer v. terre. 

Entenrer v. rover. 

Entieer v. enticher. 

Enticher, entieer, entieier, en- 
techier R. d. 1. V. 25, exciter, susciter, 



suggérer, pousser k; de l'anglo-saxon 
stieian, etiean, piquer, poindre, stimu- 
ler ; ahal. stehkan , stechan , ib. C'est 
à la même racine que se rapporte notre 
enticher, en parlant d'un fruit qui com- 
mence à se gâter, allm. ansteeken. H 
ne faut pas confondre enticher avec 
entechier, s. v. taiche. 

Entieier v. enticher. 

Entier, antier, entir, à la rime, 
intègre , irréprochable, sincère ; de in- 
teger; adv. entièrement, antere- 
ment 1, 48. 345, intègrement, entière- 
ment; de là enterin, comme entier 
adv. entérinement, entièrement, par- 
faitement ; entériner, accomplir, exé- 
cuter, achever, cautionner; mot qui 
s'est conservé au palais; d'oii ente- 
rinanee, caution, sûreté. 

Entièrement v. entier. 

Entierer v. terre. 

Entir v. entier. 

Entoelier, entoeliier v. tocher. 

Entoier v. toie. 

Entor,entour V. torletll, 290. 353. 

Entomèrent (s') II, 38, lis. s'en 
tornèreut v. tor I. 

Entort V. tort II. 

Entoselie v. toxiche. 

Entoscher v. toxiche. 

Entraeoler v. col. 

Entrafler v. foit. 

Entralierdre v. aherdre. 

Entraidier v. ajude. 

Entraire v. traire. 

Entrait v. traire. 

Entraiter, entraitier v. traiter. 

Entraler v. aler. 

Entramer v. amer. 

Entrant v. entrer. 

Entraproeier v. proche. 

Entrasalir v. saillir. 

Entrasenrer v. segur. 

Entratirer v. tirer. 

Entre, antre II, 352. 3, conjoin- 
tement, ensemble, à la fois; inte^-; 



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ENT 



132 



ENV 



comp. entremi) an milieu de; cfr. 
parmi; entre ei que, entre si que, 
entresque, antresque II, 3 72 et suîv. ; 
antre ei à I, 235, d'ici à; entrues 
ady. II, 289; entruesque, entreus- 
qae conj. II , 382. 

Entreamer t. amer. 

Entreasenbler v. sembler. 

Entrebaisier v. baisier. 

Entreeonsentir y. sens. 

Entreeontrer v. contre. 

Entrecorre v. corre. 

Entredailler,entredaillierY.dail. 

Entredire v. dire. 

Entredit v. dire. 

Entredoner v. doner. 

Entreduire y. duire. 

Entrée v. entrer. 

EntrefaiUir v. faillir. 

Entreferir v. ferir. 

Entrelaehier v. lac. 

Entrelaissier v. laissier. 

Entreluire, entreluisir v. luire. 

Entremeller y. mesler. 

Entrement v. entrer. 

Entremente II, 283. 

Entrementiers 11,283. 

Entremetre, entremestre y. 
mètre. 

Entremi y. entre. 

Entreocire y. occire. 

Entroil y. oil. 

EntreorgrUler y. orguel. 

Entreoselier y. oscber. 

Entrée vrir y. aoyrir. 

Entrepooir y. pooir. 

Entreprendre y. prendre 

Entreprinse y. prendre. 

Entreprise -v. prendre. 

Entrer I, 60. 179, entrer, commen- 
cer; intrare; inf. empl. subst. entrée, 
commencement; part. prés. empl. subst. 
entrant I, 342, entrée; ingrédient, 
ce qui entre dans la préparation d'une 
médecine; — de là entrée I, 48 , en- 
trée, action d'entrer, commencement; 



prOY. intrada, ital. entrata ; entrement 
II, 49, action d'entrer, entrée, amé- 
nage, arrivage; comp. rentrer, ren- 
trer, recommencer; rentrement I, 
257 même signification que le simple. 

Entresait, entressait II, 288. 289. 

Entreseit, entreset II, 288. 289. 

Entresque y. entre et II, 372. 

Entretant y. tant et II, 325. 

Entretenir y. tenir. 

Entretolir y. tolir. 

EntretrOYer y. trover. 

Entreus que y. entre et II, 382. 

EntreTenir y. yenir. 

Entreyeoir y. yeoir. 

Entrues, entruesque y. entre et 

II, 289. 382. 

Entur Y. tor I, et II, 290. 353. 

Enui, enuier y. anoi. 

Enuing^dre y. oindre. 

Enuint v. oindre. 

Enuius y. anoi. 

Enur, enurer y. bonor. 

EuTaer y. yoie. 

EuTaïe y. enyaïr. 

EuTaïr II, 281 , assaillir, attaquer, 
charger, entamer; notre envahir; subst. 
eUTaïe, attaque, cboc, assaut; prov. 
enyazir; enyaïda. Du latin invadere, 
avec syncope de rf, et, dans la langue 
moderne, intercalation de h. 

EnTei y. yoie. 

EuTeier y. yoie. 

EuTeillir y. yiel. 

EuTeise, enreisement y. yice. 

EnTeiser y. yice. 

EuTeisie, enyeisîet y. yice. 

EuTeisure y. yice. 

Enyelimer v. yenim. 

Enyenimer y. yenim. 

EuTermeillir y. yerm. 

EnTermillir y. yerm. 

Enyers y. yerser. 

EuTers prép. y. yers. 

EuTerser y. yerser. 

Enyiaille v. yoie. 



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ENV 



133 



ERR 



EnTial v. voie. 

EnTiaas v. voie. 

EnTie I, 107. II, 387, envie, désir; 
àeinvidia; eitTios, envieux, désireux, 
jaloux; imidiosus; eilTir I, 304, en- 
vier, désirer; invidere. Notre locution 
adverbiale à Venvi s'écrivait aatrefois 
h V envie y à l'envie de qqn.; on en a 
retranché Ve final après le XVP siècle. 

EnyieUir v. viel. 

Envier v. envie. 

Enyiers v. vers et verser, 

Enyiezier v. vice. 

EnTilanir v. vile. 

EiiTillenir v. vile. 

Ebt]os v. envie. 

EnYiron v. II, 290 et virer. 

Environner v. virer. 

Environ v. H, 290 et virer. 

Enviruner v. virer. 

Envis, enviz, à envis II, 289. 

Envoi V. voie. 

Envoier v. voie. 

Envoisement v. vice. 

Envoiser, envoiserie v. vice. 

Envoisenre, envoisure v. vice. 

Envoisie v. vice. 

Envoleper v. envoluper. 

Envoler v. voler. 

Envoluper II, 85. Ch. d. R. p. 17, 
enTOleper I,407, envelopper, couvrir; 
desvolepery ôter l'enveloppe , décou- 
vrir, débarasser; comp. de voluper, 
voleper; prov.envolopar, volopar, revo- 
lopir Rayn. L. R. On a dérivé voluper 
de twlvergj vdutare ; mais ni l'un ni 
l'autre de ces verbes ne convient pour 
la forme. Je ne connais qu'an seul 
mot latin qui, pour la forme, puisse 
servir de racine, c'est volup, volupe^ et il 
s'agirait de prouver que l'idée primitive 
de voluper a été celle de commodité, 
de^confort, d'oil se tenir chaudement. 

Enyvrer v. ivre. 

£nZ) avant v. ans. 

Enzy dans v. eus. 



Eo Serm. je, v. 1, 123. 

Epars V. esparcir. 

Er V. hier et II, 269. 

Erbe v. herbe. 

Erboie v. herbe. 

Erbu V. herbe. 

Ereinery éreinter ; de ren. Le t de 
la forme actuelle est intercalaire. 

Eriçon v. heriçon. 

Erier, eriere v. rier. 

Eriter v. hoir. 

Eritet v. hoir. 

Erme v. herme. 

Ermenie v. ermine. 

Ermin v. ermine. 

Ermine, hermine II, 25 , hermine ; 
de armemusj parce que la peau de cet 
animal, qui habite le nord de l'Asie, 
était tirée de l'Arménie, Ermenie, 
en langue d'oïl. 

Ermite v. herme. 

Ermoise 1, 55, armoise, appelée vul- 
gairement herbe de la St. Jean; cor- 
ruption de artemisia; prov. artemezia, 
arsemisa, ital. artemisia; de là ermoi- 
sié, V. s. 1. M,, préparé avec de l'armoise. 

Erramment v. erre. 

Erranment v. erre. 

Errant v. erre. 

Erranment v. erre. 

Erre, oire I, 306. n, 212. 368, vo- 
yage, chemin, marche, tout ce qui est 
nécessaire pour un voyage; dessein, 
projet, entreprise; errer, oirer, oir- 
rer 1, 154. 172. 196. II, 93; esrer I, 
303 , marcher, voyager, agir, se con- 
duire; d'où errement, voyage, con- 
duite , ordre , manière ; comp. meser- 
rer, mal agir, se conduire mal; adv. 
errant, erranment, erramment, 
erranment, erroment I, 146, 226. 
II, 211, incontinent, sur-le-champ. 
Dans la vie de St. Léger, on trouve 
edrar (Strop. 12 edrat, que M. £. Du 
Méril prend pour erat, avec d interca- 
laire!), qui nous reporte au latin iterj 



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iterare, ainsi que Tavait d'éjà pensé 
Ménage , et non pas de errare. En sui- 
vant cette dérivation, on traduira che- 
valier, juif errant , par chevalier, juif 
marchant, voyageant, ce qui est plus 
plausible et plus en accord avec l'idée 
qu'on attribuait II ces expressions, que 
si Ton songeait à allant çà et là, à 
l'aventure. 
Errement v. erre. 

Errer v. erre. 
Erroment v. erre. 

Error, ermr I, 255. 265, erreur, 
faute, trouble, peine; error, 

Erseir v. hier et II, 269. 

Ersoir v. hier et II, 269. 

Es adv. n, 287. 

Es de ipse, v. eis. 

Es en les v. el. 

Es, eiz I, 191. M. d. F. fal. p. 243, 
abeille; pour eps, de apis ou apes; 
cfr. es de ipsum; dim. ewette Ben. 
V. 335, où \q p syncopé dans ea^ re- 
paraît sous la forme v, w^ normand 
avette, La forme moderne abeille vient 
directement du latin apieula, Achier, 
ruche, apier; de apiarium, 

Esbahiement v. baïf. 

EsbaUr, esbaïr v. baïf. 

Esbaldlr v. bald. 

Esbaisi II,281, lis. esbahi. 

Esbaneier v. bande. 

Esbaneis v. bande. 

Esbanier v. bande. 

Esbanir v. ban. 

Esbanoier, esbanoiier v. bande. 

Esbanois v. bande. 

Esbatamt v. batre. 

Esbatement v. batrc 

Esbatre v. batre. 

Esbaudir v. bald. 

Esbaudré v. baldret. 

Esbloir II, 338, éblouir; selon M. 
Grandgagnage, et avec raison, de l'alle- 
mand: ahal. blôdij plodi, hebes, infir- 
mus, timidus; ancien norois blaudhr; 



vb. j;tô(iSii»t (transitif ) , debilitare, infir- 
mare, goth. gaplauthian^ forme qui ex- 
plique le prov. (es, em) blauzir. Cfr. 
l'allemand moderne blôdsichtig, ocu- 
lis hebes. 

Esboeler v. boel. 

Esboilir v. bolir. 

Esbouler v. boule. 

Esboulir v. bolir. 

Esbrander v. brant. 

Esbraoner v. braon. 

Esbraser v. brase. 

Esbuiller v. boel. 

Escaehier v. catir. 

Escafaut, esehafautll, 25, écha- 
faud. La forme primitive de ce mot a 
été escadafalt (DC. s. v. escadafault), 
italien catafalco , prov. cadafalc. Esca- 
faut est une forme hybride , composée 
de cata , eada et de fcdeo , fale. Le c 
final s'est permuté en t dans la langue 
d'oil. Cata dérive de eatar, voir, de 
eaptare^ épier, (Rayn. Lex. R. 111,416), 
verbe que la langue d'oïl n'a pas ad- 
mis, à ce qu'il semble; fale est l'ahal. 
palkOf palhOf poutre. Le p a passé au 
phf puis au/. Eaeafaut signifie donc 
proprement poutre d'où l'on voit. Nous 
n'aurions pas eu besoin d'emprunter 
notre catafalque à l'italien catafalco , qui 
n'a pas d'autre signification que eeeafaut. 

Eseaile v. escale. 

Eseailiere v. escale. 

Escale, escaile, écaille; dim. esea- 
lete. Nous avons conservé les deux 
formes écale et écaille j dans un sens 
différent. Escale dérive de l'allemand 
schalCj tout ce qui est en lames; ahal. 
scalay tegimen, gluma, testa, coucha, 
etc. Le gothique skalj'a se trouve avec 
la signification tuile; mais M. Diefen- 
bach, G. W. II, 233, prétend que ce 
n'était pas la seule. Esealle signifiait 
encore ardoise; escaiiliere, ardoi- 
sière. Cfr. le hollandais schalie, ardoise. 

Escalete v. escale. 



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^sealgruaite y. eschargaite. 

Escame , eseamei , esehame, 
esehamel II, 342, escabelle , petit banc 
(le bois; de scamellum, EscabeaUy esca- 
belle, vient de scabellum. Cfr. M. Grand- 
gagnage, Dict. wal. s. v, hamaù 

Eseamei t. escame. 

Eseamp, eseampee t. champ. 

Eseamper v. champ. 

Eseanee v. chaor. 

Eseaneer t. escbancer. 

Eseançon y. escbancer. 

Eseandele v. scandele. 

Eseandelisier y. scandele. 

Eseandle y. scandele. 

Eseandre y. scandele. 

Eseanle v. scandele. 

Eseap, eseapement v. escbaper. 

Eseaper y. escbaper. 

Eseapin y. escarpin. 

Esear y. escbamir. 

Esearîr y. escbele. 

Esearlate. Dans l'ancienne langue, 
ce mot désignait une étoffe et non une 
couleur. Il y avait des escarlates 
blanches, sanguines, vermeilles, etc. 
V. E. d. 1. V. p. 169, note 2 et Ben. III, 
p. 801 s. Y. escarlate. Escarlate dérive, 
dit-on, du persan scarlat; turc iskerlet 

Eseam v. escharnir. 

Eseamir v. esebarnir. 

Esearnlssement v. escharnir. 

Esearpin, eseapin, esehapin, 
espèce de soulier, escarpin , pantoufle. 
Dérivés dont le simple se trouve dans 
l'italien acarpa, soulier (à talon pointu). 
Nos mots escarpe, ^^arp^ paraissent 
être de la même famille ; italien scarpa. 
Quelle est Torigine de ces mots? 
L'ancien norois skarpr, abal. scarf, 
&u}0\iià''h.m scharf? V. SchwenkD.W. 
B. Y. scharf, 

Esears v. eschars. 

Esearteler v. quart. 

Esearter, écarter; de earta (cbarta), 
comme le dit Nicot , mot d'abord em- 



ployé au jeu de cartes, puis par mé- 
taphore dans le sens général de mettre 
de côté. Les cartes remontent au 
moins au XIY^ siècle. 

Eseauehier v. enchalcer. 

EseaTeler v. chevel. 

Eseayi, eseheyi I, 216, svelte (de 
corps), élancé,' dégagé; de Tahal. seqf- 
j'an, former, ordonner. Il faut sous- 
entendre bien, comme on disait formé 
pour bien formé v. former, mole pour 
bien mole, p. ex.: Aubris fu biaus, 
eschevis o moles (G. 1. L. I, 86). Esche- 
wid, Ch. d. R. str. 279, que M. E. Mi- 
chel ne comprend pas , est notre mot. 
Prov. escafit, mal traduit par Ray- 
nouard L. R. III, 143. 

Eseereher v. cercher, 

Eseerpe v. escharpe. 

I. Eseliae, esehee^ eskieeFl. et 
Bl. Y. 131 , s. s. et p. r., esehas, esehes, 
eskies, butin; deTahal. schâh, butin. 

II. Esehae^ esehee, eskiee, s. s. et 
p. r. esehas, esehes, eskies, jeu des 
échecs. On dérive esehac du persan 
sehach, roi, parce que le roi est la 
pièce principale. De eschae, on forma 
esehakier, eseheqnier, eskiekier 
R. d. 1. V. 77, etc. , échiquier; nom par 
lequel on désignait aussi une cour de 
justice de la Normandie et TAngle- 
terre , ainsi que le trésor royal (Q. L. 
d. R. p. 238) ; — esehaquer, esehe- 
quer, esehekier, répartir également ; 
— esehaquete, eskiekete, etc., notre 
êchiqueté. V. DC. scacci, scacarium; 
et cfr. M. Sachs , Beitrâge zur Sprach- 
und Alterthumsforschung, lete Liefer., 
S. 98. 

Esehaeer, esehaeier v. chacer. 
Esehafaut v. escafaut. 
Esehakier v. esehac U. 
Esehaleirer v. enchalcer, vers la fin. 
Esehame, esehamel v. escame. 
Eseliampe, esehampee, même sig- 
nification que escamp, eseampee. 



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Esehamper, fuir en toute Mte y. 
cbamp. 

Esehancer, eseaneer, verser à 
boire; esehançon, escaiiçon,écban- 

son; deTabal. seenhan^ scanejany anglo- 
saxon aeencany aujourd'hui achenken, 
verre à boire, donner; substantif seenhOf 
seeneho, scanej'Oy Imâ. -scancio. Chin- 
quer, boire beaucoup , boire à la santé, 
dérive également de tchenhen, 

Esehançon v. esehancer. 

Eschandele v. scandele. 

Esehandre v. scandele. 

Esehanteler v. chantel. 

Esehap, eschapement v.escbaper. 

Echaper 1, 175, 18 1. II, 151 , etc., 
eseaper I, 83. i37. 171, exaper I, 
341, échapper, se sauver; ne pas eseha- 
per pied I, £00, phrase qui signifie 
ne pas échapper un seul. On a sou- 
vent dérivé eschaper de esehamper (v. 
s. V. champ) ; mais, comme l'a déjà fait 
observer M. Grundgagnage (s. v. haper), 
ce sont deux mots d'origine différente, 
bien qu'il ne sache pas s'expliquer la 
racine de esekaper. La lettre m ne dis- 
paraît pas devant le p. Rechaper dé- 
rive du roman eappa, manteau, ainsi 
exeappare, sortir du manteau, parce 
qu'il gêne dans la fuite. L'étymologie 
hybride proposée par M. Diez I, 288. 
II, 349, ex et champf, ancien norois 
kappy combat, n'a aucun fondement. 
M. Diez a en outre le tort, comme Ca- 
seneuve et Ménage, de confondre M(;^f»- 
per et eschaper. De eschaper vient 
esehap^ eseap, échappatoire; eseha- 
pement, escapement^ échappement, 
fuite; moyen d'échapper. T. II, p. 254 
on lit enchapt, qu'il ne faut pas con- 
fondre avec l'italien incappare, tomber 
dans, de in et cappa; c'est le même 
en que dans enfuir, et l'auteur à con- 
sidéré chaper, de eschaper, comme le 
radical d'un verbe composé. Il eût 
mieux valu écrire en cbapt. 



Eschapin v. escarpin. 

Esehaquer v. eschac II. 

Esebaquete v. eschac II. 

Esehar v. eschamir. 

Eseharcer v. eschars. 

Eschareete v. eschars. 

Esehardey écharde V. chardon. 

Escharde, brèche; échalas, pieu; 
vb. escharder, diminuer, fendre ; dé- 
pouiller; de Vaha}. seartt , ancien no- 
rois skard, incisura; ahal. skertan, an- 
cien norois skarda, faire des brèches, 
des coupures, diminuer. 

Eseharder, carder v. chardon. 

Eseharder, fendre v. eschardc 

Esehargraite, escalguaite, guet, 
sentinelle ; d'où eschargraiter, esehil- 
g:uaitierll, 297, faire le guet, épier; 
de l'allemand sehaartoacht ^ guet que 
chaque citoyen devait faire à son tour. 
Nous disons aujourd'hui éschauguette, 
Cfr. gaiter pour les variantes de gai te. 

Eseharie v. eschele. 

Escharir v. eschele. 

Eseham v. escharnir. 

Eseharnir, eseamir, eschemir, 
eskemir, blâmer, railler, se moquer, 
honnir, mépriser, outrager ; escham, 
eskam, eschem, eskem, dérision, 
moquerie, mépris, outrage, honte ; de 
l'ahal. skernônj se moquer; skërn^ mo- 
querie. Le n final de la forme sub- 
stantive se perdit de fort bonne heure 
et l'on eut eseliar, eskar^ esker, n, 
290, que Roquefort confond avec 
eschars; à esehar, en dérision. De 
là escharnissement^ esehemisse- 
ment, eskemissement, escarnisse- 
ment) raillerie, moquerie, insulte, in- 
jure, outrage; eschemisseor^ eseher- 
nisseur, (eschernisseres ,) railleur, 
moqueur. 

Escharnissement v. escbamier. 

Escharpe^ eseherpe, esehierpe, 
escerpe^ écharpe, et poche suspendue 
au cou, comme le prouve le vers sui- 



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vant : Puis mist main à Tescharpe, s'en 
traist le carrenon (Ch. d. S II, p. 128). 
Pour retrouver Torigine de ce mot, il 
faudrait avant tout savoir laquelle de 
ces deux significations a été la primi- 
tive ; mais , en tout cas , eaeharpe dé- 
rive de l'allemand. Cfr. Tahal. seiherbe, 
poche; anglo-saxon aeearfan, couper; 
Tall. mod. ac/iarben ou scMrbefiy cou- 
per. — Voy. Roquefort, s. v. escherpe. 
Esehars, escars, ménager, économe, 
chicbe, mesquin, avare; heschars, en 
petite quantité; dulmâ. acarpaua, excar- 
pus, part, de exearpere pour excerpere 
(DC. s. V.), réduire en petit. De là 
escharsement, avec ménage, en éparg- 
nant ; esehareete, économie, épargne, 
ménage ; escharcer, diminuer, afi'aiblir. 

Eseharsement v. eschars. 

Esehas v. eschac. 

Esehaueier v. enchalcer. 

Esehauder v. chalt. 

Esehaufement v. chaufer. 

Esehaufer^ eschaufier v. chaufer. 

Esehaufeté v. chaufer. 

Esehansfer v. chaufer. 

Esehe v. eche. 

Eschee v. eschac. 

Eseheiteur v. sevré. 

Eschekier v. eschac II. 

I. Eschele, esehiele, escadron, ba- 
taillon, rang, colonne, corps de troupes. 
Au lieu de eachiele on trouve quelque- 
fois eschiere, prov. esqueira; et il 
s'agirait de savoir si ces deux mots 
sont identiques dans leur origine, c'est- 
à-dire s'il y a eu changement de r en 
/ ou de ^ en r. Dans le premier cas, 
eschiele i. e. eschiere dériverait de l'alle- 
mand aeara^ aujoud'hui scJuir, division, 
corps, dans l'allmâ. aussi rang, ligne; 
dans le secoud cas nous aurions la dé- 
rivation du latin seala. Cependant le 
verbe qui répond à ce substantif a tou- 
jours un r radical et cela pourrait faire 
pencher la balance pour la racine alle- 



mande, si l'on n'était en droit d'ad- 
mettre deux radicaux différents : esehiele 
= scala et eschiere = scara, qui fut rem- 
placé par le premier, tandis qu'on con- 
serva le verbe d'origine germanique: 
escharir, escarir^ eselierir^ dépar- 
tir, diviser, partager, séparer, aban- 
donner, ordonner, désigner, enseigner, 
suggérer; de là l'expression fréquente 
ad maisnie escliarie I, 287, avec une 
troupe peu nombreuse (choisie?); 
escherie) eskerie, sort, destinée, con- 
dition; de l'ahal. scarjan^ soerjanj 
ordonner, partager, 
n. Esehele^ esehiele, 1, 66, échelle ; 

de scala, 

Esehelle, esehellette v. esehiele. 

Eseheoir v. chaor. 

Esehequer v. eschac II. 

Esehequier v. eschac II. 

Esehereher v. cercher. 

Eseherie v. eschele. 

Eseherir v. eschele. 

Esehern, esehemir v. escharnir. 

Esehemissement v. escharnir. 

Esehemisseor, esehernisseur v. 
escharnir. 

Eseherpe v. escharpe. 

Esches V. eschac. 

Eschet V. chaor. 

Escheveler v. cbevel. 

EscheTl V. escavi. 

EscheTln, eskeTin, esquieyin, 
échevin ; de l'ahal. seefjino, sceffen; an- 
cien saxon scepeno; ail. mod. schofe, 
schoppe, scheffen; de schaffeny régler, 
arranger, ordonner. Lmâ. scabinus, 
scabinius. 

Esehewid v. escavi. 

Eschi V. eschiver. 

Esehiele 9 escadron v. eschele I. 

Esehiele, échelle v. eschele II. 

Esehiele, esehelle, esehille, son- 
nette, clochette; dimin. eschelette, 
esehilette, etc. ; de l'ahal. scella, skeUa, 
skilla, aujourd'hui schelle, clochette. 



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Dans le latin du moyen - âge Untinna- 
btUum signifiait souvent une espèce 
dlnstrument composé de plusieurs clo- 
chettes de divers calibres suspendues 
en file à une barre de bois ou de fer 
et donnant des sons différents quand on 
les frappait l'une après l'autre en ca- 
dence. Ce tintinnabidum paraît avoir 
été traduit par eschelettes. 

Esehiere v. eschele. 

Esehierpe v. escharpe. 

Esehif, eskipy esquif, embarcation; 
esehiper, esquiper, équiper et s'em- 
barquer; escMpre, eskipre, marinier, 
marin, et non pas esquif, comme le 
dit M. F. Michel dans ses Glossaires de 
Trist. et de la Ch. d. R. Hschif du goth. 
skip, ahal. skif, seef, ancien norois skip, 
vaisseau; ainsi/ et i? final, comme dans 
la langue d'o'û ; pour eaehiper cfr. an- 
cien norois akipa, ordinare, constituere, 
eaehipre de l'anglo - saxon aeiper, anc. 
norois skipari, ichiffer^ dans l'allemand 
moderne. 

Esehilgruaitier v. eschargaite. 

Eschille, esehilette v. eschiele. 

Esehine, eschinee 1, 274, échine; 
prov. esquina, esquena, esp, esquena, 
ital. schiena. On dérive ordinairement 
eschine de apina, mais le p fait quel- 
que difficulté pour le eh; je préfère 
l'ahal. aktnay aiguille, pointe, épine. 
Spina a également la signification de 
épine et échine. 

Eschinee v. eschine. 

Esehiper v. eschif. 

Eschlpre v. eschif. 

Esehirer, esquirer, escirer, dé- 
chirer, écorcher, égratigner; de l'ahal. 
akërraftf acerran^ gratter, etc. De là 
avec la prép. de^ le composé descM- 
rer, desquirer, deseirer, dessirer, 

désirer I, U2. 407. II, 38, déchirer, 
écorcher, faire une plaie. 

Eschis V. eschiver. 

Eschiu V. eschiver. 



EsehiTer, eskirer, escheyeir I, 

225, éviter, fuir, eaquiver; de l'ahal. 
aeiu?ian, akiu/tan, aujourd'hui ëcheuen, 

fuir, éviter. Esehlu, eskia, esqni, 
esehi (altération de eachiu), poltron, 
sans coeur, farouche, dur; de l'adj. 
aehèUy fuyant par crainte , par répug- 
nance ou par peur. T. II, 321 on lit 
esehiwid, dans la signification primi- 
tive du mot eschiver, c'est-à-dire évi- 
ter par crainte , craindre , cavere dans 
le texte latin; mais ici ce verbe se 
rapporte à la 2e ou à la 4e conj. J'ad- 
mets le dernier cas : eacMwre = eaeMure, 
en Normandie, pour eachiver des autres 
dialectes. On trouve en outre eschis 
(en a final), dans la signification de 
banni exilé, proscrit, chassé, privé, 
séparé, étranger; et alors il faut le 
dériver de ezciaua. Enfin, au lieu de 
cet eachta , on a , dans le même sens, 
eskai, eseu I, 236, qui ne peuvent 
guère appartenir à une des deux racines 
indiquées, si toutefois l'orthographe est 
exacte; ou bien ui est -il un simple 
renversement de tu et u représeute-t- 
il une forme normande non-diph- 
thonguée ? 

Escldwid V. eschiver. 

Eschuser v. encuser. 

Eschut V. escolter. 

Escient v. scient. 

Esci entre v. scient. 

Escillier v. eissil. 

Eseintele v. stencele. 

Escirer v. eschirer. 

Esclairer, esclairier v. clair. 

Esclamasse v. clamer. 

Esclarcir v. clair. 

Esdarcistrat v. clair. 

Esclarzir v. clair. 

Esclas V. esclier. 

Esclat V. esclier. 

Esclate R. d. C. d. P. 33, race, 
famille, rejetons; de l'ahal. slak- 
ta, ib. 



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Esclenehe, eselenque, gauche ; de 
Tahal. slinCf gauche; holl. slink; allem. 
mod. link. 

Esclenque v. esclenehe. 

Escliee, esclieer v. esclier. 

Esclier, esclieer II, 241, fendre, 
rompre, briser, voler en éclats; de 
Tahal. altzan^ sleizan (sclîzan), aujourd', 
hui schleissen, anglo-saxon slitan, bri- 
ser, déchirer. De là eselit, esclice, 
éclat, et eselat^ (eselaz, eselas), ibld ; 
vb. esclater^ éclater, yoler en éclats. 

Escliste V. esclistre. 

Eselistre, eselistell, 44, éclair. 
Ce mot est d'origine allemande ; l'an- 
cien norois glitta, le suédois glittray 
Tanglais çlister, glittery signifient bril- 
ler. Cfr.Dief.G.W.II,413. L'ancienne 
langue se servait aussi de eapart pour 
exprimer la même idée. Eclair vient 
de éclaiser, exclarare. On trouve dans 
nos patois : champenois lumer, faire des 
éclairs, de lumen ; ancienne principauté 
de Montbéliard éluzetf éclair, de eslui- 
sir, ex lucere ; Lorraine, alaude^ éclair. 

Eselit V. esclier. 

Eselo, trace des pieds, vestige ; prov. 
esdau, bruit du pied du cheval, et trace; 
de l'ahal. alag^ alact coup, transposé 
en sclOf allmâ. slac, coup et trace. Cfr. 
R. d. 1. V. p. 208. 

Esclore v. clore. 

Eseoer ▼. coe. 

Eseole II, 393, école; achola (Ox^lii 
loisir). 

Eseolre v. escorre. 

Eseolter, eseulter, aseouter, as- 
euter, eseuter, eseoter, eseouter 
11,268. 317. 326. écouter, attendre; 
de auaeultare; cfr. Ben. s. v. escutoent 
et M. d. F. II, 360; de là eseot, es- 
ent, esehut, eseout, puis avec ^, es- 
eoate I, 293, II, 138, espion, guet; 
faire eseout, eatre en eacout, écouter 
attentivement, épier; donner eseout y 
donner audience. 



Eseomenier^ eseommenier v. 

commun. 

Eseommeniement v. commun. 

Eseommuiiion v. commun. 

Escommuniement v. commun. 

Escoiidire, eseundire 1, 11 7, 237. 
292, excuser, disculper, justifier, pré- 
texter des excuses, contester, contredire, 
refuser, repousser, empêcher, défendre ; 
et avec le pronom se ; subst. eseondit 
II, 29, excuse, justification, échappa- 
toire , refus , opposition. Du lat. m.-â. 
exeondicere, V. des détails Rayn. Lex. 
R. 111, 162 s. V. escondire. 

Eseondit v. escondire. 

Eseondre v. esconser. 

Eseons v. esconser. 

Eseonser, eseunser 1,88, cacher, 
se cacher ; soleil eseonsant , soleil cou- 
chant; part. pas. eseonsé et eseons, 
à la rime; de absconeusy avec syncope 
du b et puis permutation do l'a en e ; 
ital. ascondere. De même qu'en prov., 
on trouve à la fin du XIIP siècle la 
forme eseondre, qui dérive de l'infi- 
nitif latin; esp., port, esconder. T. I, 
235 esconser dans le sens de aombrer, 
V. 8. V. Comp. reseonser, reseunser 
II, 297, cacher, se cacher, se retirer; 
soleil r eseonsé y soleil couché. Quant à 
la forme seonser II, 44, ce n'est que 
esconser avec aphérèse de la voyelle e, 

Eseopir, eseupir, cracher; prov. 
escopir, escupir; port., esp. escupir. 
Raynouard dérive escopir de spuere, 
mais cette étymologie est absurde quant 
à la forme; il aurait fallu, au moins, 
di^mQiiieexspuere = ecspuere, d'oîï, avec 
renversement, on aurait pu obtenir es- 
eupere ; mais une pareille transformation 
est contre les usages de la langue d'oïl 
et du prov., l'espagnol seul la connaît. 
Ce mot seupir (Rayn. L. R. III, 156) est 
très-répandu ; il s'est conservé dans le 
wallon scuipuy dans le valaque scuipire; 
I le patois de Montbéliard a cuper (pro- 



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noncez c pour ainsi dire tiu , en tirant 
e t vers le q), sbst. eupet, cuperetj cra- 
chat; le gallois côp^ cuip signifie écume 
(de la bouche) , etc. , v. Dief. G. W. II, 
296 ; de sorte qu'on a le droit de cher- 
cher une origine particulière à seupir, 
<supiry qui se trouve sans doute dans 
le celti(iue. 

Eseorce, escorchell, 241, écorce; 
prov. escorsa; decortexy avec influence 
du verbe suivant pour le es; vb. escor- 
cer, escorchier, escourchier II, 229, 
écorcer, et écorcher; de excorticare. 
Caseneuve dér. eseorce de acortum, cuir, 
scorteuSf ècorteaj de cuir; en effet la 
peau et Técorce sont regardées comme 
semblables , ainsi que le prouve le verbe ; 
néanmoins je préfère la dér. de cortex , 
parce que les langues romanes offrent 
encore d'autres formes de cette famille : 
ital. corteccia, esp. corteza, port, cor- 
tiça, qui ne peuvent venir que de Tad- 
ject. corticeus, corticea. V. Mén. s.v. 
écorcher. 
Escorcer v. eseorce. 
Eseorehe v. eseorce. 
Eseorehier, écorcher v. eseorce. 
Escorchier, écourter V. cort adj. 
Escorcier, écourter v. cort adj. 
Eseomofle. On lit dans Ben. v. 
15362: Cuit m'a li reis del eseornofle^ 
servi m'a d'estrange gastel. Ce mot 
que M. Fr. Michel ne sait s'expliquer, 
me semble fabriqué d'abord pour rimer 
avec sojle^ qui si trouve au vers précé- 
dent, et ensuite pour maintenir la com- 
paraison avec gastel. Eseomofle a son 
radical dans escorner, humilier, outra- 
ger, honnir, couvrir de honte, c'est- 
à-dire proprement enlever les cornes à 
quelqu'un ; de cornu, Cfr. de la même 
source écornifler. 
Escorre, escurre, eseoure, es- 

COlre II, 151 et suiv. ; escorre la proie 

II, 152, note ; esC0SSe,esC0U8Se,ébran- 

emcnt, sccousee (excusaus), excussa; 



comp. reseorre, reseurre, rescoure, 
reseeure, reseolre U, i5i etsuir.; 
reseosse, resciisse,reseoasse, action 
de délivrer, de secourir, secours. Sur 
eacouer et secouer (succutere) v. II, 154. 

Eseors, eszeorz v. cort adj. 

Escosse V. escorre. 

Escot, espion y. escolter. 

Escot II, 196, écot; Imâ. seotum, a 
d'abord signifié taxe, cens, redevance; 
DC. s. V. scot, et cfr. Ruteb. 1, 448; vb. 
escoter, payer l'écot, être victime. 
De l'allemand : ancien frison skot^ sué- 
dois skottf anglais scot, ail. mod. schoss, 
impôt. La racine de l'homonjrme éeot 
signifiant éclat de bois qui reste sur 
une branche mal coupée, est aussi alle- 
mande: ahal. scuz. 

Eseote , écoute , corde attachée au 
coin inférieur de la voile ; du suédois 
skot, ib., ail. mod. schote, anglais sheat, 
sheet, 

Escoter v. escot. 

Escouer, écourter v. coe. 

Escouer, secouer y. escorre. 

EscoarcMer v. eseorce. 

Eseoureier y. cort adj. 

Eseoure v. escorre. 

Escousse V. escorre. 

Escout, eseoute v. escolter. 

Escouter v. escolter. 

Escrafe v. escraper. 

Eseran , écran ; de Tahal. seranna, 
banc, selon les uns; de sehragen, tré- 
teau à pieds croisés, selon d'autres. 
M. Chevalet fait venir eseran de skimit 
tout ce qui protège, garantit, mais il 
ne dit pas comment cela est possible. 

Escraper, enlever en raclant; du 
néerlandais schrapen, ib., allmâ. sehra- 
fen. De la même racine vient eserafc, 
escrefe, nageoire , encore sans e pré- 
posé dans les M. s. J., scrafe H, 114. 

Eseraser, écraser; de l'ancien no- 
rois krassa, briser, broyer. 

EscraTcnter y. crever. 



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Escraveure v. crever. 

Escrefe v. escraper. 

Eseregrne v. escrin. 

Eseremie v. escremir. 

Eseremir, eskermir 1, 387, escri- 
mer, faire des armes, se battre, se dé- 
fendre; eseremie, eskermie, fait 
d'armes , jeu de l'épée, joute ; de Tabal. 
scirnij »A:tr«i,»^^rm,bouclier,protection ; 
skirman, allmâ. achirmeny escrimer, 
combattre. Nos mots escrime^ escrimer 
sont de cette source. 

Escreture v. escrire. 

Escreventer v. crever. 

Eseriyisse, écrevisse, et sorte d'ar- 
mure, cuirasse faite en façon d'écaillés; 
de Tabal. krebiz^ aujourd'hui krebs, 
écrevisse. 

Eseriegrne v. escrin. 

Eserienne v. escrin. 

Escrier v. crier. 

Eserigrnet v. escrin. 

Eserin Q. L. d. E. 22, coffre, cassette, 
écrin; dimin. eserinet, eserigrnet, de 
smHnium. Au même scrinium, par le 
moyen de screuna, chambre du bas 
étage, qui se trouve dans la loi Salique, 
on rapporte esereg^ne, eserienne, 
eseriegrne, petite maison, lieu oil 
s'assemblent les femmes pour la veil- 
lée. Bans les derniers temps, on a 
élevé des doutes sur cette étymologie, 
sans toutefois la renverser par des rai- 
sons déterminantes. 

Eserinet v. escrin. 

Escripture v. escrire. 

Eserire, escrlTre II, 155, écrire, 
inscrire, graver; eserit I, 196. 316, 
écrit, ordonnance; saHptum; eseri- 
ture, esereture, eseripture 1, 187. 
251, écriture, écrit; Ecriture sainte; 
comp. deserire,deseriTreII, 156, dé- 
crire, raconter, faire l'histoire de, descri- 
bere; soserire, souscrire; subseribei'e. 

Eseriture v. escrire. 

Ëseriyre v, escrire. 



Eserois v. croissir. 

Eseroistre v. croistre. 

Escroler v. roe. 

Escu V. eschiver. 

Eseueil, eseueillir v. cueillir. 

Eseuel v. cueillir. 

Eseuele II, 297, écuelle; de acu- 
teUa; prov. escudela, ital. scodella. 

Eseuier v. escut. 

Eseolter v. escolter. 

Eseume, écume; de l'ahal. scûm^ 
anglais aeumy suédois skutnm, bas -saxon 
schuunij etc. ; de là eseumer, écumer. 
Voy. DC. les mots sous Escumator. 

Eseumengement v. commun. 

Eseumenier v. commun. 

Eseumer v. eseume. 

Eseuminier v. commun. 

Eseunbrier v. comble. 

Eseundire v. escondire. 

Eseunser v. esconser. 

Eseupir v. escopir. 
Eseiirel,eseureil,eseariel, eseu- 
rol, eseuroil , s. s. et p. r. esenreas, 

eseuros, eseurous, écureuil; mantel 
éPeseurelj manteau fourré ou garni de 
peaux d'écureuil; — de sciuruSy dimi- 
nutif sciîtrulits. 

Eseureil v. escurel. 

Eseurer v. cure. 

Eseureus v. escurel. 

Eseurie, écurie; deTahal. scûraySll- 
msL.schiure, allmod. scheuer, Imâ.scuria. 

Eseuriel v. escurel. 

Eseuroil, esenrol v. escurel. 

Eseuros v. escurel. 

Eseurous v. escurel. 

Eseurre v. escorre. 

EseilS V. encuser. 

Eseuser v. encuser. 

Eseusson v. escut. 

Eseut, espion v. escolter. 

Eseut, s. s. et p. r. eseuz , eseus I, 
83. 97, bouclier; au figuré combattant ; 
de scutum; escu de qttartier 1, 182, écu 
posé sur le côté ; de là eseuier, es- 



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142 



£SL 



qaier I, 325. II, 328. 343, écuyer, 
titre que les jeunes gens prenaient à 
rage de quatorze ans, et qui leur accor- 
dait le port de Tépée (v. Roq. s. v.); 
eseosson, écusson pour les armoiries. 

Eseuter y. escolter. 

Escuz T. escut. 

Esdemetre y. mètre. 

EsdeTenir y. yenir. 

Esdire y. dire. 

Esdit part, de esdire. 

Esdresser v. drescer. 

Esduire y. duire. 

Esement y. eis et II, 277. 

Esficher y. ficher. 

Esfoidre y. foldre. 

Esforbir y. forbir. 

Esforeement y. fort. 

Esforeer y. fort. 

Esforchier y. fort. 

Esforeier, esforcis y. fort. 

Esfors, esfort y. fort. 

Esforz y. fort. 

Esfraindre y. fraindre. 

Esfreer ▼. froior. 

Esfrei, esfreîer y. froior. 

Esfreissement y. froior. 

Esfreur y. froior. 

Esfroi, esfroier y. froior. 

Esfandrer y. fond. 

Esgraiement y. gai. 

Esgaier y. gai. 

Esgard, esgrarde, esgardement y. 
garder. 

Esgardeor y. garder. 

Esgarder, esgardeir y. garder. 

Esgarderes y. garder. 

Esgarer y. garer. 

Esgart y. garder. 

Esgoïr y. joïr. 

Esgouter y. gote. 

Esgrafer y. grafe. 

Esgrrafigner y. grafe. 

Esgmgrnier y. esgrumer. 

Esgrumer, esgrimer,esgragiiier, 
esgruniery réduire en fragments, rom- 



pre ptur petits morceaux, enleyer on 
morceau, réduire en pondre; duholL 
kruimej allmod. hrume^ bas-saxon Arom^, 
anglo-saxon erumây petit morceau pro- 
duit par brojement. 

Esgrmner, esgrnmier y. esgrumer 

Esgroarder y. garder. 

Esgruarer y. garer. 

Eshaleer, eshaleier y. hait. 

Eshaueer, eshaueier y. hait. 

Esinent (est) I, 48, est resté non 
rempli, non accompli, non acquitté, 
pendant. Gainent est un mot rare, qui 
tient à ainere^ si toutefois j'en ai bien 
saisi la signification. 

Esjoïance y. joïr. 

Esjoie subj. de esjoïr. 

EsjoYr y. joïr. 

Esker y. eschamir. 

Eskerie y. eschele. 

Eskermie y. escremir. 

Eskermir y. escremir. 

Eskem, eskemir y. eschamir. 

Eskemissement y. eschamir. 

Eskevin y. escheyin. 

Eskiec y. eschac. 

Eskiekete y. eschac n. 

Eskiekier y. eschac II. 

Eskies y. eschac. 

Eskip y. eschif. 

Eskipre y. eschif. 

Eskin y. echiyrer. 

Eskiyer y. eschiyer. 

Eskui y. eschiyer. 

Eslais subst. y. laier. 

Eslaisser y. laier. 

Esleetion y. lire. 

Esleeeement y. liet. 

Esleeehier y. liet. 

Esleecier y. liet. 

Esleger, eslegier y. esligier. 

Esleicier y. liet. 

Esleire y. lire. 

Esleit y. lire. 

Ësleue part, de esleire. 

Esles subst. y. laier. 



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ESL 



143 



ESN 



Eslesser y. laier. 

Esleyer v. lever. 

Eslider, glisser, affleurer; de l'an- 
glo-saxon slîdan, ib. 

EsHeeer v. liet. 

Eslier v. lier. 

Esligrer v. esligier. 

Esligrier, eslegier, esligrer, esle- 
gerll,67. Ben. 1,1462. Fl.etB1.1294, 
compenser, payer. La forme de ce mot 
repousse toute liaison avec lier, et le 
sens même ne permettrait pas de Vj 
réunir; il faudrait admettre l'idée d'en- 
gagement, et de là on ne saurait passer 
à compenser. On pourrait songer à 
legiery ligier, mais ici encore le sens 
ne concorde pas avec notre verbe. 
Eaîegier a son origine dans la famille 
du gotb. ligan, abal. liggany leggen, etc. ; 
je prends pour point de départ la signi- 
fication fixer, établir, qui se retrouve 
entre autres dans Tancien frison laga, 
et, à tous égards, on y peut rapporter 
l'idée exprimée par notre mot. Pour 
la forme, il n'y a aucune difficulté. 

Eslire v. lire. 

Esllt V. lire. 

Eslitore v. lire. 

Esloeher v. locher. 

Eslocier v. locher. 

Esmaer v. esmaier. 

Esmai t. esmaier. 

Esmaiable v. esmaier. 

Esmaianee v. esmaier. 

Esmaiement v. esmaier. 

Esmaier, esmoier, esmaer II, 248, 
327. 337, faire perdre courage, inquié- 
ter, émouvoir, troubler, épouvanter; 
se troubler, être en peine , en inquié- 
tude; subst. esmai, esmei, esmoi II, 
312. 337, notre émoi, le seul mot de 
cette famille qui nous est resté; es- 
maianee, émoi, frayeur ; esmaiement, 
émoi, frayeur; esmaiaMe, propre à 
faire perdre le courage , qui n'est pas 
de nature à iesmam\ Mot hybride, 



de es privatif latin et du goth. magan, 
âvvaad-UL, ia^veiv — subst. mahtSy 

ÔVVaflLÇ, îa/VÇ, XQCCTOÇ. 

Esmail v. esmal. 

Esmal, esmail, s. s. et p. r. esmaus, 
émail; de l'ahal. smaltjan, smelzan, 
B,ng\o'Sa,xon8meltan, à]lmoà.8chmelzen, 
fondre; Imâ smaltum, esmalctm, encau- 
stum, liquati coloratique metalli pig- 
mentum. La langue d'oïl a apocope 
le t final; italien amalto, espagnol et 
portugais esmalte, provençal esmattt. 

Esmance v. aesmer. 

Esmarir, esmarrir v. marir. 

Esmaus v. esmal. 

Esme, casque v. healme. 

Esme, estimation y. aesmer. 

Esmee v. aesmer. 

Esmei v. esmaier. 

Esmer v. aesmer. 

Esmeralde, esmeraude, émeraude ; 
de amaragdua, avec changement de g 
en l, comme le prouvent les formes 
maragde, maracda^ du provençal, es- 
meracda de l'ancien espagnol. 

Esmeraude v. esmeralde. 

Esmerer v. mer I. 

Esmerillon, émérillon, oiseau de 
proie; dérivé par renforcement de me- 
rulu8, meriUa. L'ahal. amirl, l'allmod. 
schmerl, achmirl, merly mirle émérillon, 
ont la même origine ; mais esmerillon 
ne dérive pas de là, comme on l'a 
avancé. 

Esmerreiller v. merveille. 

Esmervillement v. merveille. 

Esmerriller v. merveille. 

Esmier v. mie. 

Esmoi, esmoier v. esmaier. 

Esmonder v. monde I. 

Esmo?ement v. movoir. 

EsmoToir v. movoir. 

Esneke, esneque, sorte de navire ; 
de l'anc. norois bneekia, ahal. snaga 
allmâ. snecke, ib.; selon M. Grimm III 
437 B.fSlié h schnecke f Umax, concha. 



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ESN 



144 



ESP 



Cfr. Schwenk D. W. s. v. schnake, DC. 
B. V naca, 

Esneque v. esneke. 

Esnuer t. nud. 

Esoigrne ▼. soin. 

Espace II, 205, espace, interyalle; 
spatium, 

Espaenter, espoenter I, 373. II, 
174. Ch. d, R. str. 123, épouvanter, ef- 
frayer; de expavena, de expavere. Notre 
forme actuelle a un t? intercalaire : espo- 
venter y espotwanter. Quant à espoenter, 
il s'est formé par l'affaiblissement du v 
pTÏmitiî en u : espauenter, espoenter. De 
là espoentement II, 37, espoeutei- 
SOn, crainte, épouvante ; espoentaule 
1, 126, qui cause de TépouYante, efeo- 
yable; espoentus, peureux, ombrageux. 

Espairgme v. eepargner. 

EspairnaMe v. espargner. 

Espaimanee v. espargner. 

Espairne v. espargne. 

Espalde, espaule II, 363. 373. 
épaule; prov. espatla, espalla; de spa: 
<A«^(spatula),dimin. de spatha. Notre 
mot espalier a la même origine; c'est 
bien à tort et sans la moindre néces- 
sité qu'on l'a dérivé de palus ou de 
l'italien spaUa. 

Espan, espane II, 255, empan, me- 
sure de la main étendue; de l'abal. 
spanney aujourd'hui spanne, même 
signification, de spannan, spannen^ 
étendre. Pour la forme sans e final 
on peut cfr. l'allmâ. span. 

Espandre II, 366, épandre, répan- 
dre , s'étendre , se répandre , se disper- 
ser; se lancer, se hasarder; de expan- 
dere; d'où respandre 1, 285, répandre, 
disperser. Du même radical et comme 
forme collatérale de espandre, on avait 
fait espanir, pour espandir, signifiant 
étendre, développer, épanouir. C'est 
de cet espanir que nous avons fait 
épanouir, par extension de forme. 

Espane v. espan. 



Espaneir v. pan. 

Espanir, étendre v. espandre. 

Espanir, expier v. pan. 

Espanoir v. pan. 

Esparcir II, 44, éclairer, faire des 
éclairs; de spargere; esp. esparcir, 
port, espargir, ital. spargere, prov. 
esparger, esparser, dans les S.d.S.B. 
espar jer avec le sens de répandre, dis- 
siper. Espars, epars II, 220. 253, 
épars, dispersé; de sparsus. 

Esparsrner, espargmier, espar- 

nier II, 304. 306, épargner: s'espar- 
gnier, se modérer, se t«nir sur la ré- 
serve, se ménager; esparn, espair- 
grue, esperne, espairne, espair- 
nance, action d'épargner, quartier; 
espamaMe, espaimable, qui mé- 
nage, économe; miséricordieux. Quelle 
est la racine de ces mots? Il est ridi- 
cule de penser au latin parcere, quoi- 
qu'il y ait sans doute af&nité entre es- 
pargner et parcere. M. Schwenk con- 
fronte espargner avec sparen, épargner, 
ahal. sparan, islandais spara; mais il 
est difficile de s'expliquer comment 
espargner s'est formé de sparan, sur- 
tout quand on a égard à l'ital. spa- 
ragnare, sparmiare, risparmiare, et au 
bourguignon reparmer. 

Espargrnier v. espargner. 

Espam V. espargner. 

EspamaMe v. espargner. 

Espamier v. espargnier. 

Esparpeiller, éparpiller. Ce mot 
est un dérivé du latin papilio , qui as- 
ymi papalio en cz.iBJLsin.y patpaglioM &i 
italien, parpaillo en provençal; d'oii le 
verbe sparpagliare, esparpalhar, en pro- 
vençal moderne esfarfalhar de farfaUa, 
papillon (v. Honorât s. v.). Je ne con- 
nais pas, il est vrai , parpaillo ou par- 
peille dans la langue d'oïl; mais il doit 
avoir existé , car plusieurs de nos pa- 
tois en font usage , p. ex. en Franche- 
Comté , dans les environs de Montbé- 



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ESÎ> 



145 



ESP 



liard, les enfants font la chasse aux 
parpaillots, Cfr. Rabelais I, 11, Mén. 
8. y. parpaillaut et ci-dessous paveillon. 

Espars t. esparcir. 

Espartir ▼. part. 

Espasmiz t. pasmison. 

Espeaut y. espeler. 

I. Espeee, espeze I, 185. 220, 
espèce; «p^o^s; especial II. 93, parti- 
culier, spécial ; speeiaUa; ady. especial- 
ment,espeeiaument, spécialement 
1, 252, spécialement; par ««;9tf<}M[/II, 375, 
spécialement, principalement, surtout. 

II. Espèce, espesee, espisce II, 
118 P. d. B. 4585,épice; pro?. especia, 
ital. spezie; de apeciesy qui ayait pris 
cette signification après Tâge classique. 
Cfr. espèce I, et Mén. s, y. épices. 

Espeche^épeiche; derahal. «p<'A,pic. 

Especial, espeeialment v. espèce I. 

Especiaumeut y. espèce I. 

Espee y. spede. 

Espeie, espeier v. spede,, 

Espeir y. eaperer. 

Espeis, espeisse y. espois. 

Espeisser y. espois. 

Espeler, l re pers. s. pr. ind. espel, 
espeaut 3 e p. s. Ib., dire, signifier, 
expliquer; aujourd'hui épeler ; dugoth. 
spillôrty raconter, annoncer ; abal. ipel- 
Ion, La forme primitiye, sans e préposé, 
se trouye encore dans les Q. L. d. R. 
II, 162: Que ipelt que tu es si dehai- 
tezesîenmegriz? Que signifie que, etc. 

Espenir y. pan. 

Espérance, esperanehey. espérer. 

Esperdre y. perdre. 

Espérer I, 220, espérer, attendre, 
appréhender, craindre; de sperare; la 
1 re pers. sing. prés. ind. qui ayait la 
diphthongaison ot, et: espoir, espeir, 
nous a fourni le subst. homonyme II, 
175 :se8poir , attente, appréhension, le- 
quel paraît s'être employé d'abord ayec 
les pronoms mon, ton, son; cfr. yoil: 
cette 1 re pers. s'empl. aussi adv. II, 

Bnr^uy, lan^e d'oïl Glossaire. UI. Éd. 



291; à* espérer dér. par le part. prés. 
sperance, espérance, esperanche 
1, 191.374. 11,293, espérance, crainte ; 
comp. despererl, 122, désespérer; 
d'où desperanee, désespérance II, 
19. 345, désespoir, chagrin yiolent 
desperacion I, 220, désespoir. 

Esperir, éveiller, exciter; s^cspc- 
rir, s'éyeiUer ; de expergere^ peut-être 
ayec influence de expergisoere. Le ^ a été 
syncopé. Rcspcrir, ranimer, réveiller. 

Esperit, espirit, espir I, 47, 145. 
228. 251, esprit, âme; la troisième 
personne de la Trinité; esprits bons 
ou mauvais; de spiritus; espirital, 
esperital (espiritaus), esperitel, 

spirituel I, 183. II, 133, spirituel; 
immatériel ; »p»n^ua/««, spintalis; adv. 
spiriiueilment, espiritelment, es- 
peritelmenti, 122. II, 176. 211, spi- 
rituellement, en esprit; dér. CSpcritC 
I, 117, le Saint-Esprit; cspcritable 
I, 145, spirituel, céleste; comp. es« 
pirer, inspirer, souffler, animer; es- 
pire, souffle; aspirer, inspirer, ani- 
mer; â»/7/rar^;d'oiiaspiremeut, souf- 
fle; — aspirationi, 215, aspiration, 
inspiration; de aspiratio; — sospircr, 
sopirer, snspirer, sonspirer 1, 134. 
315. II, 10. 112, soupirer, pleurer, 
regretter; suspirare; SOSpir, SUSpir, 
SOaspir I, 345. II, 249, soupir; sus- 

pirium\ souspiremcnt, ib.; sospi- 
ros, langoureux, gémissant. 

EsperitaMe v. esperit. 

Esperital, esperitaos v. esperit. 

Esperite y. esperit. 

Esperitel, esperitelementv. espe- 
rit. 

Espermenter I, 371, reconnaître 
par l'épreuve, par l'expérience ; de ex- 
perimentum; propr. experimentare. 

Espeme v. espargner. 

Esperon v. esporon. 

Esperonner v. esporon. 

Espert V. apert. 

10 



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À 



ESP 



146 



ESP 



Esperrier, esperrer, esprerier 

II,253.337.épemer; Imâ. sparvariut; 
de Tabal. êparwâri^ aujourd'hui tper^ 
beTf même signification. Sparva, en 
goth., signifie moineau; et aparwâri 
signifie, dit -on, aperlingfalkey (sper- 
/iny= moineau; /fl/Ar^= faucon). V. 
Schwenk D. W. s. v. 

Espes y. espois. 

Espesee ▼. espèce II. 

Espessement y. espois. 

Espeyr I, 225 pour espeir. 

Espeze ▼. espèce I. 

Espiee ▼. espèce II. 

Espie, espiement ▼. espier. 

Espiell, 182, espiolP. d. B. 2995. 
3063. 22U,espiexR. d. M. 1768, épieu, 
sorte d^arme, lance; de spiculum. On 
confond sans cesse ce mot arec espiet 
(y. ci-dessous), et on regarde ce dernier 
comme le primitif de espiea II, 194, 
notre épieu, tandis qu'il faut admettre 
espiew^apiel, u^=sl; et de eapiet n'au- 
rait jamais pu produire eu de etpieu. 

Esplerl, 72. 296. II, 72, épier, dé- 
couyrir; de Tahal. spehôn, êpiohon, 
allmod. spâhefif épier. Espie fém. I, 
212. 306. 394, espion; de V ahài speha. 
Notre forme masculine est de date bien 
postérieure; italien epioney d'où les 
Allemands on tiré leur apùm. De là 
espiement R. d. 1. Y. 63, action d'épier, 
embuscade. 

Espies y. espiet. 

Espiet I, 291, li espiez Ch. d. S. 
I. 255, del espiet Ch. d. R. 52 ; od 
les trencbanz espiez Ben. II, 504 ; par 
nos espies R. d.M. p. 66; espie l, 74, 
épieu, lance. Il faut bien distinguer 
ce mot de espiel (y. p. b.), dont il se 
sépare par la finale et l'étymologie. 
De l'ahal. apioz, épiez , speoz, épieu; 
anglo-saxon apitu; àllmâ. «pf>2,aujourd'- 
hui apiesSf pique, épieu. 

Espieu y. espiel. 

Espiex y. espiel. 



Espiez y. espiet. 

Espine II, II8. 257, épine; aube- 
pin; apina; espinos, espinas I» 106, 
épineux: apinoauê, 

Espinoehe, épinard; comme l'ita- 
lien apinaee^ ce moit doit dériyer dHine 
forme latine barbare apinaeeua, tandis 
que épinard yient de apina (à cause 
des feuilles écbancrées). Diyers patois 
ont conseryé eapinoehe^ entres celui 
de Montbéliard : épinoiehe. 

Espinos, espinos y. espine. 

Espiol y. espiel. 

Espir y. esperit. 

Espire, espirer y. esperit. 

Espirit y. esperit. 

Espirital, espiritaus y. esperit. 

Espiritelment y. esperit. 

Espisee y. espèce n. 

Espleit y. plier. 

Espleiter y. plier. 

Esploier y. plier. 

Esploit y. plier. 

Esploiter y. plier. 

Espoentanle y. espaenter. 

Espoenteison y. espaenter. 

Espoentement y. espaenter. 

Espoenter y. espaenter. 

Espoentns y. espaenter. 

Espoigrne n, 113 subj. prés, du 
yerbe espondre, s. v. despondre. 

Espoir, y. espérer. 

Espois, espeis, espes n. 850. 373, 

épais; de apiaaua; de là espessement 
I, 3 64, d'une manière épaisse, en grande 
foule; espoisser, espeisser n, 242, 
deyenir épais, grossir, s'épaissir; 68- 
poisse, espoise, espeisse, épaisseur, 
fourré. 

Espoise y. espois. 

Espoisse, espoisser y. espois. 

Esponde, bois de lit, bord du lit, 
leyée, cbausée, digue; aponda. 

Espondre, exposer y. despondre. 

Espondre, promettre; apondere; 
esponse, caution; aponaua; espOS^ 6S« 



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MP 



147 



ËSS 



poosir, 379, financé, époux; spouse, 
espousel, 126. 314, financée, épouse; 
aponsua, iponaa; esposer^ espuser, 

espouserI,73. 170. 296.11,161, épou- 
ser, marier; sponsare ; de là espouserie^ 
épousailles; espousaig^, épousailles, 
célébration de mariage ; — despondre, 
depondre, promettre, ratifier; deapon* 
dere; respondre I, 132, responre I, 
207 ayec d syncopé , répondre , cau- 
tionner; reapondere; responS) res- 
puns I, 131, réponse; r&aponaum, 

Esponse y. espondre. 

Esporon, esperon I, 55. 83, épe- 
ron; de l'abal. apo9% ib., aujourd'hui 
apom; — échapper par eaperonll, 215, 
échapper à force d'éperons, en piquant 
des deux; à eaperona^ à toute bride, 
bride abattue; yb. esporoBBer, espoa- 
Tonner, esperonner I, 337. II, 43. 
858, éperonner, stimuler. 

Esporonner y. esporon. 

Esposer y. espondre. 

Espourounner y. esporon. 

Espous y. espondre. 

Espousaigres y. espondre. 

Esponse y. espondre. 

Espouser, espouserie y. espondre. 

Espreker, esprequer, poindre, pi- 
quer; du néerlandais prikkenj ib. 

Esprendre y. prendre. 

Esprequer y. espreker. 

EsprOTler y. espervier. 

EspriBgrale y. espringer. 

Espringror, espringrler, esprin- 
gVL^Tj danser en sautant, en trépignant, 
sauter ; d'où espringale, espringerie, 
cette e gpèce de danse ; de l'ahal aprin- 
gan, même signification. Eapringale 
signifiait aussi machine propre à lancer 
de grosses pierres, plus tard un moyen 
canon, et il est d'autant plus probable 
que ce mot est identique ayec l'autre, 
que apringan est affilié par sa racine 
à aprikanj rompre, briser. V. R. d. 1. 
V. 306. 



Espringrorie y. espringer. 

Esprlnfier y. espringer. 

Esprlngraer y. espringer. 

Esproher, asperger; de l'ahal. 
apruejen, apiilheHy mouiller, asperger. 

Esprohon, étoumeau; de rahal.«pra, 
ib., oiseau qui, dans l'ail, moderne est 
connu sous les différents noms aprehe, 
apreehe, apretae, apreWj aprinne, 

EsproTanee y. proyer. 

EsproTO, esproTer y. proyer. 

EspruTor v. proyer. 

Espaehier ?. puiz. 

Espuiser y. puiz. 

Espurgrement y. purger. 

Espurgrier y. purger. 

Espuser^ épouser y. espondre. 

Espusier^ épuiser y. puiz. 

Esquaehier y. quat. 

Esquarteler y. quart. 

Esquarterer y. quart. 

Esquel y. cueillir. 

Esquerre y. querre. 

Esqaier y. escut. 

Esquieyin y. escheyin. 

Esquiper y. eschif. 

Esquirer y. eschirer. 

Esraeer y. raïs. 

Esraehier y. raïs. 

Esragrer, esragrter, enrager y. rage. 

Esragrer^esragrier, arracher y. raïs. 

Esragriement y. rage. 

Esrer y. erre. 

Essain, 94.313.R.d.Ren.iy,249, 
essai, petite portion de qqcb. qui sert 
à juger du reste; essaler, asaier I, 

222. 336. n, 14. 51, examiner, juger 
de quelque chose, essayer. La forme de 
ce mot ne permet pas qu'on le dériye 
de aapor ou eapere, comme on l'a pro- 
posé. Il yient de exagiumj l'action de 
peser, d'où examen, etc. (Muratori.) 

Essaier y. essai. 

Essaleer y. hait. 

Essalir y. saillir. 

Essample y. exemple. 
10» 



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£88 



148 



EST 



Essarty terre défrichée, essariemeni, 
destruction, carnage; essarter Ch. d. 
£. n, 114, détruire, rtyager; de ex- 
êorritumf exêorritare. 

Essaueement ▼. hait. 

Essaueier ▼. hait. 

Essaut ▼. saillir. 

Esseketenr v. seyre. 

Essemple ▼. exemple. 

Essealer ▼. seul. 

Essientos ▼. scient. 

EssU ▼. eissil. 

EssUler v. eissil. 

Essiment ▼. eis et II, 277. 

Esslr ▼. issir. 

Essoigrne, essoi^er y. soin. 

Essoine, essoinement v. soin. 

Essoiner ▼. soin. 

Essoinleres y. soin. 

Essombre y. ombre. 

Essone y. soin. 

Essonier y. soId. 

Essorber y. orbe. 

Essoreiller y. oreille. 

Essai 9 essuier y. suc. 

Essai on y. suc. 

Est II, 252, écrit quelquefois eycc h 
dans les Q. L. d. R., est; de l'anglo-saxon 
^<f*/,oriens. Cfr.Dief.G. W.T,108.109. 

Estable« estaable I, 815, étable; 
itabulum; yb. establer^ mettre à l'étable. 

Estable adj. y. steir. 

Establer y. estable. 

Establie y. steir. 

Establir y. steir. 

Establlssement y. steir. 

Estaehe, estaee, estaqae II, 57, 
pieu, poteau, colonne; Imâ. staca, sta- 
cha, etteeha^ etc. ; de l'anglo-saxon staca^ 
pieu, etc.; suédois «toAra; ancien frison 
8take, De là estacliier, estaqaier, 
attacher à un pieu; estaeheis, combat, 
surtout auprès des palissades d'une 
YÎÎle ou d'un château. Cfir. l'allemand 
moderne stacket, fermeture de palissa- 
des ou de lattes. 



Estaeheis y. estaehe. 

Estaehier y. estaehe. 

Estagre y. steir. 

Esta^er y. steir. 

Estaisre y. steir. 

Estaindre y. estelndre. 

EstalII, 99. 163, place, séjour, po- 
sition, arrêt, action de s'arrêter. Rendre^ 
livrer estai, s'arrêter pour combattre, 
pour se défendre; prendre estalf pren- 
dre position, se placer, s'arrêter; à 
eetal, en place, en repos, fixement. 
De Tahal. etal^ station, lieu, séjour, 
demeure, écurie. De là estàler, s'ar- 
rêter, résister, combattre. Plusieurs de 
nos patois, p. ex. dans la principauté 
de Montbéliard , ont conservé le mot 
étals (estale), écurie ; d'oii estalon R. 
d.l. y. 28 (note), étalon (equus ad stal- 
lum). L'ancienne langue connaissait 
déjà les significations dériYées que nous 
donnons à étal, étaler, 

Estale Y. estai. 

Estaler y. estai. 

Estalon y. estai. 

Estane y. estancher. 

Estanee y. steir. 

Estaneer y. estancher. 

Estaneher,estanehier, estaneer, 
estansrehier I, 354. Il, 213. arrêter, 
étaneher, rassasier; harasser, exténuer; 
se dérober, faire retraite ; restaneher, 
restainehier II, 123, étaneher; de 
stagnarCf arrêter, empêcher ; Imâ. atan- 
eare. Cfr. Dief. G. W. II, 311. 324, et 
pour estane, p. 325. De là estanehe, 
vivier. De staçnum, estan^, estane, 
lent, mat, adjectif formé de la même 
manière que le substantif homonyme. 

Estaneliier y. estancher. 

Estangr ▼• estancher. 

Estangrcliier y. estancher. 

Estant Y. steir. 

Estaqaier v. estaehe. 

Estaable v. estable. 

Estaablir y. steir. 



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EST 



149 



EST 



Estanle) chaume y. esteuble. 

Estaule, stable v. steir. 

Estaulir v. steir. 

EstaToir v. estovoir. 

Estel, 51. 220, été; aettas; esti- 
Tal d'été, de la saison d'été; aeativàlia, 

Estee V. steir. 

Estelle ▼. estoile. 

Estelndre, estalndre, estlgnre 
II, 236. 7; desteindre II, 237. 

Estelr V. steir. 

Estele V. astele. 

Estelé y. estoile. 

EsteleTOs n, 286. 

Estendart y. tendre. 

£stendeiller,estendlllerY. tendre. 

Estendre y. tendre. 

Ester y. steir. 

Esterman y. estruman. 

Estermlnal II, 116, pierre pré- 
cieuse, mais laquelle? 

Esterminatlon y. termine. 

Esterminer y. termine. 

EstesleTos II, 286. 

EstesTOS II, 286. 

Esteole, estaole, chaume; d'où 
estenler, ramasser les eatetdea; de sti- 
pula. Cfr. estouble. 

Estenler y. esteule. 

EsteTOlr v. estoyoir. 

EsteTOs II, 286. 

Estlers y. estre II. 

Estlgrnre y. esteindre. 

Estlneele y. stencele. 

Estlyal y. este. 

EstlTOS II, 286. 

Estoe^ estoehy espèce d'épée qui ne 
seryait qu'à percer; pieu, poteau, tronc 
d'arbre ; de l'ahal. stoeh, stoc, aujourd'- 
hui, atoeky ib., de sHean, percer. De 
là estoeer, estoehler) frapper de 
l'estoc, frapper de pointe. D'une forme 
augmentatiye de êttea/n^ les Allemands 
ont fait 8toeken, s'arrêter, s'accrocher, 
se boucher, d'où estoquer^ boucher, 
fermer, mot qui s'est conseryé dans 



quelques patois ayec le sens de étouf- 
fer. Notre mot étau est sans doute 
de la même famille: les Allemands 
disent sehraubstoek pour étau ; dans la 
Picardie étau a la signification de arbre 
coupé à quelque distance de la terre, 
chaume qui reste quand les céréales 
sont sciées; eitauquey aitauquej en Lor- 
raine, correspond à notre étau, autre 
orthographe de éto après la disparition 
du e final. 

Estofe^ ce qui est mis en oeu?re 
par les artisans, garniture, ornement 
— puis étoffe; estofer, estoffer I, 

357, fournir ce qui est nécessaire, 
équiper, approyisionner, garnir, orner ; 
de l'ancien norois atofn, principium, 
fundamentum; atqfna, apparare; gotb. 
8taà8f matière, première, élément; all- 
mod. stof, matière, étoffe, forme qui 
a épronyé l'influence romane; stajtren, 
équiper, etc. 

Estofer y. estofe. 

Estoi, estoler y. estui. 

Estelle, estoUle, estelle 1, 56. 220. 

253, étoile; «^/to; cfr.jornal s. y.jor; 
dim. estollete I, 154, petite étoile; 
estollé,estel]é,estelé,étoilé;«ef/fo^«. 

Estollete y. estoile. 

Estolre^proyisions de voyage; flotte, 
armée nayale; \mêi.8torium, àeatéliov. 
Cfr. Imâ. 8tolu8 de orrdAoç, armement, 
expédition militaire, flotte; pioyençal 
e8tol, flotte. Voy. DC. 8tolt4a» Dans le 
mot de la langue d'oïl il y a eu chan- 
gement de l en r, cfr. nayile et nayirie. 

Estolre y. historié. 

Estoner B. d. 1. Y. 302, étourdir, 
faire perdre connaissance ; perdre con- 
naissance; de attonarey cbangé ou plu- 
tôt renforcé en extonare, de toftm. 

Estope, estoupe, estape 1,383, 
étoupe; de 8tuppa; de là notre étou- 
piny dans l'ancienne langue aussi esto- 
plllon, bouchon; estoper, estuper, 
estouperl, 149. 256, étouper, rem- 



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EST 



150 



EST 



bonrreryboacher, fermer, bloquer; d'où 
destoper^ déboucher, ouTrir. On trouTe 
aussi qudquefoifl estoper aTOC Tao- 
oeption de dsêtopêr; c'est une innova- 
tion de la fin du XIII* siècle. 

Efitoper ▼. estope. 

EstopUlon T. estope. 

Estoquer ▼. estoc. 

Estor, estoar, estnrl, 193. 263. 
II, 232, tumulte, choc, combat, mêlée; 
estomir, estarmir, estoarmir I, 
72, se mettre en mouvement, s'assem- 
bler, s'attrouper, donner l'alarme, éveil- 
ler, escarmoucher, combattre; estor- 
mie^ estourmiey comme eêi&r. Estom 
en provençal, que Baynouard ramène 
à tort à tomer; stormo, en italien, 
verbe stormire. Dérivés de l'allemand : 
ahal. tturm, anglo - saxon Horm; 
aujourd'hui êturm, agitation violente^ 
etc. 

Estordre v. tordre. 

Estore v. histoire. 

Estorer, créer, fonder, établir, meu- 
bler, garnir; de êntttmrare, 

Estormie v. ester. 

Estormir v. ester. 

Estors, estort de estordre. 

Estorser v. torser. 

Estortre v. tordre. 

Estot V. estout 

Estotoier, estoteier v. estout. 

Estoublage v. estouble. 

Estonble, chaume; d'oh estou- 
blag'e, Imâ estoblagiumy droit qu l'on 
paie au seigneur pour faire paître les 
chaumes aux moutons; del'ahal. atup- 
fia. Les Italiens disent êtoppia, Cfr. 
esteule. 

Estoupe, estouper v. estope. 

Estonr v. ester. 

Estourdirl, 185, étourdir, faire per- 
dre connaissance; estonrdissement, 
étourdissement. Koquefort après avoir 
eu le courage de dériver eUor de ex- 
turàatio, ajoute : „d'oti vient, ditBorel, 



le mot estourdir,"' Peu importe le 
comment On a pensé, pour la racine 
de notre mot, à l'allemand atûrzen; mais 
la forme espagnole aturéUr (a=ad)i 
prouve que les ea est le ex latin et que 
t est la lettre initiale du radical, ce 
qui rend cette dérivation impossible. 
Wachter propose de dériver ettourdir, 
italien stordire, du kymiitwrddf bruit, 
tonnerre. Cette étymologie acquiert un 
haut degré de vraisemblance si l'on 
compare estouréUr et estonner de tonus. 

Estonrdissement v. estourdir. 

Estourmle v. ester. 

Estoarmir v. estor. 

Estout, estot, fougueux, hardi, im- 
prudent, étourdi; puis furieux, insensé, 
stupide, méchant; prov. estot, estout. 
On a dérivé ces mots de ttoliduê, êUd- 
tuêf mais leur signification primitive ne 
le permet pas; il faut les rapporter 
àrallem. atolz^ bas -saxon atolt, hol- 
landais atoHt, ici avec la signification 
de hardi, imprudent, etc. De là esto- 
tie, estutie, estoutie, témérité, fu- 
reur, folie; qui se trouve écrit estai" 
tie dans la Ch. d. K., peut-être à cause 
d'un rapprochement à atuUitia; esto- 
teier, estouteier, estuteier, estoa- 
toier, estotoier, maltraiter. T. II, 
220, on trouve dans un exemple de 
Yilleh. le subst. estot, qui se rap- 
porte à la même racine et signifie 
coup, affaire, entreprise audacieuse. 

Estoat de ester. 

Estoateier, estoatoier v. estout. 

EstouTOir V. estovoir. 

EstOTeir, estover v. estovoir. 

EstoToir, estOTOir, estoTor, esto- 
Teir,estaTer, estoaToir, estayoir II, 
56. 57; l'infinitif s'empl. subst. I, 377. 
II, 148 et signifiait provisions, néces- 
saire, nécessité, besoin, devoir. 

Estrabot, estribot, sorte de poésie ; 
esp. estribo, refrain. Le refrain est 
une espèce d'appui, une chose sur la- 



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EST 



151 



EST 



quelle on revient, et cela paraît ra- 
mener eàtribot à la même famille que 
estref. Cfr. Rayn. L. K. III, 231; 
F. Michel, Glos de Ben. s. v. 

Estraee ▼. traire. 

Estraeion y. traire. 

Estraïer, errer, aller çàet là, ex- 
travagner; prov. estraguar; de extra- 
vagare. 

Estraigney étrenne y. estrene. 

Estraigne, étranger Y. estre II. 

Estraim, s. s. estralns, puis par- 
tout estrain II, 344, paille, chaume; 
de stramm. Ce mot est resté dans la 
plupart des patois : étrain. 

Estrain y. estraim. 

Estraindre y. straindre. 

Estraine y. estrene. 

Estraint part. pas. d'estraindre. 

Estraire y. traire. 

Estralt Y. traire. 

Estrange y. estre II. 

Estranger, estrangler y. estre II. 

Estrangemcnt y. estre II. 

Estraper y. estreper. 

I. Estre, iestre I, 258 et suIy.; 
il ne fiCest gaires^ il ne me touche 
point, je m'en soucie peu, il m'est 
égal ; inf. empl. subst. 1, 103. 107. 117. 
346, être, Yie, constitution, conduite, 
moeurs, manière de vivre, nature, ca- 
ractère ; état, condition, sort, arrange- 
ment; lieu où Ton se tient, place, de- 
meure, maison, chambre. L'on voit 
que ester a eu de Tinfluence dans le 
développement de ces significations, 
comme il a servi à former divers temps 
de estre. Cfr. steir. 

II. Estre prép. n, 353. 4. I, 365 
— ; estrange, estraigne 1, 326. 365. 
II, 100. L. d. T. Y. 5. étranger, absent, 
éloigné , opposé , extraordinaire , con- 
traire, étrange; et estrangier, étran- 
ger ; de extrcmeus ; adv. estrangement 
I, 352, singulièrement, extraordinaire- 
ment, considérablement; delàestran- 



ger, estrangier, mettre dehors, alié- 
ner, quitter, chasser, écarter, s'éloigner, 
se priver. — Estiers II, 144 parti- 
cule signifiant propr. hors, outre, puis 
excepté, à la réserve. Ainsi notre 
exemple signifie je ne serai hors de 
ce, c. -à-d. je ne me refuserai pas. 
•Estiers mon gret, hors de ma volonté, 
sans ma volonté, etc. Estiers dér. de 
exteriuSf avec transposition de la vo- 
yelle i. 

Estrece v. estroit. 

Estreeer v. estroit. 

Estreeliier, estreeier v. estroit. 

Estree, dans les Q. L. d. B. II, 209 
si cume la boe de la Strae les defu- 
lerai: voie pavée, g^rand chemin, che- 
min public, de strata, chemin couvert 
de pierres. 

Estref II, 22, estrief, d'oii estreo, 
estrio, estrier (d'où r final?) I, 72, 
étrier (pour monter à cheval); en es- 
pagnol estribo ; de l'ahal. streban, sou- 
tenir. L'étrier est un soutien pour le 
cavalier. De là desestriTer II, 366, 
faire sortir des étriers, ce qui semble 
supposer im verbe estriver^ dans le 
sens du provençal estribar ; mais je n'en 
ai trouvé aucune trace. Ne confondez 
j>as avec esh^ver cité plus bas. 

Estreit v. estroit. 

Estrene, estraine, estraigne II, 
177, étrenne, présent, don, gratifica- 
tion; de strena; d'où estrainer, 
estrener, étrenner, gratifier. 

Estrepement v. estreper. 

Estreper II, 309, arracher, détruire, 
ravager; de exstirpare; d'où estre- 
pement, dégât, ravaga, saccagement. 
A côté de cette forme, on trouve estra- 
per, couper le chaume, d'où estrape, 
étrape (longue serpe qui sert à couper 
le chaume), qui peut-être a une autre 
origine. Cfr. le suisse strapen, stra- 
fenj tailler un arbre; le bavarois strctf- 
fen, tailler, rogner, é brancher. 



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EST 



152 



ETE 



Estret V. traire. 

Estreu y. estref. 

Estri V. estrif. 

Estribot v. estrabot. 

Estrief T. estref. 

Estrier v. estref. 

Estril^ estri, s s. et p. r. estris I, 
193.11,60. 85. 350, querelle, dispute, 
combat, bataille ; peine contrainte. La 
forme primitive de ce mot paraît avoir 
été eatrit: Un compte i oth, près en 
VettrU (St. Léger. X.); le * a été rem- 
placé par/, par suite de Tinfluence du 
V intercalaire du verbe estrwer. Cfr. 
Biez I, 321, note 2. A estrif , à eatri, 
à l'envi, avec vitesse, empressement. 
Dérivé de Tahal. ttrit^ même signifi- 
cation. EstriTer I, 224. II, 97. 212, 
quereller, disputer, débattre, s'efforcer, 
soutenir, lutter, combattre; de Tabal. 
ah'ttan, ancien norois atrîda; allmod. 
atreitetif quereller, etc. De là estri- 
Tementy querelle, dispute. 

Estrique v. trique. 

Estriqaet v. tricoter. 

Estris V. estrif. 

Estria V. estref. 

EstriTement v. estrif. 

EstriTer v. estrif. 

Estroer v. trau. 

Estroit, estreit, étroit, serré, de 
atrictuay encore stroit dans les M. s. 
J.494,' de là, par Tintermédiaire d'une 
forme atrictiare, estreeer, estrecier, 
estreehier Q. L. d. R. Il, 209, étré- 
cir, mettre à Tétroit, serrer, déprimer; 
d'où estreee I, 183,étroites8e. Cfr. 
destroit, straindre. 

Estront) étron; hM-BiOiOTi atrunt, 
ib., bollandais atront, ordure, fumier; 
ital. airomo, allmod. atrunzen, mor- 
ceau coupé, ainsi propr. copeau, dé- 
bris; rebut. Cfr. ital. stronzare, cou- 
per, rogner. 

Estros, estrus, estrous (à) IT, 
291; de là estroseement, estrou- 



sementll, 291; It la parestrnsse 
II, 291. Cfr. estre IL 

Etroseement y. estros. 

Estrous V. estros. 

Estrousement v. estros. 

Estmire v. enstruire. 

Estmmant y. esturman. 

Estrament v. enstruire. 

Estrus V. estros. 

Estrusser v. torser. 

Estude, estudie v. estudler. 

Estudier I, 129. II, 155, étudier, 
exercer, s'appliquer, mettre ses soins; 
atudere; estuide, estudie, estudel, 

153. II, 177. 216, étude, application, 
soin; atudittm. 

Estui, estoi, étui; d'après Ade- 
luDg, de Tallmâ. atûohe, étui pour 
le bras, espèce de moufle, et aussi 
voile. De là estuler, estoier, 
mettre dans l'étui, serrer, garder, 
réserver. 

Estuide v. estudier. 

Estuier v. estui. 

Estultie V. estout. 

Estupe, estuper v. estope. 

Estur V. estor. 

Esturman , esterman , estm- 
mant (atiereaman dans G. Gaimar), 
pilote; du boll. atuurman^ anglo- 
saxon ateérman, anglais ateeraman, 
allmod. ateuermatmy ib., de ateuer, 
ateor, etc., gouvernail, et tnartf 
homme. 

Esturmir v. estor. 

Estuteier v. estout. 

EstuTer v. estovoir. 

EsTeilIer v. veiller. 

EsTertuer v. vertut. 

EsTeudier v. vuit. 

EsToilher v. veiller. 

ESTOS U, 286. 

Eswardeir v. garder. 
Eswart v. garder. 
Et, e, conj. II, 382. 
Etemaus v. étemel. 



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ETE 



153 



FAB 



Eternel, etemaas II, 184, étemel; 

aeterncUis; comp. COetemauS II, 184, 
coéternel; coaeternalia, comme le co- 
aeternus de TertuUien. 

EthymolOgrie 1,3 1 2, étymologie; ety- 
tnologia; d'où ethymologrier, étymo- 
logîser. 

Ethymologrier v. ethymologie. 

En de el, art. y. el. 

Eu pour el, pron. indét. v. al III. 

Eule, eulle pour elle I, 128. 

Euls, enlz, enlx I, 131, de els. 

Eals Y. oes. 

Ettr y. aûr. 

Eure y. ore II. 

Ettrer y* aiir. 

Eflret y. aûr. 

Eus, eux y. als. 

Eas y. oes. 

Ere, eyet, terminaison de Timpar- 
fait I, 218 et suiy. 

Eye y. aiguë. 

ETesehe y. eyesque. 

Eveschie y. eyesque. 

Eyeske y. evesque. 

Eyesque, eyeske, evesehe, et, avec 
aphérèse, Tesque, Teske,TeseheI, 54. 
143. 271. II, 27, éyêque; de epiaeopua; 
eyesquiet, evesquie, eyeschie (cette 
forme en eh nous est restée à côté 
d'évêque), éyêché; episêopatus ; com^. 
areheTesque,areeTesque,arseveske 
I, 156. 321. II, 50, archevêque; arehi- 
epiaeopua; areheyeskiet , areeres- 
quie 11,336, archevêché. 

Eresquie, evesquiet v. evesque. 

Exempler y. exemple. 



Ewal, ewalement y. ewer. 

Ewer 1 , 56 , égaler, comparer ; de 
aequare; prov. equar, eguar; ewal, 
iwel, lyel, égal, igal, igaus 1 , 279. 
361.11,96. etc., égal, pareil, semhlahle : 
de aequaiù; adv. ewalement, igau- 

ment, iyelment 1, 188. 260. 383, éga- 
lement ; de là igance , égalité ; comp. 
desigal, inégal ; desigance, inégalité ; 
parigal, égal. Pour la forme cfr. algue. 

Ewette y. es. 

Ex I, 131 de els. 

Ex V. oil. 

Examplaire y. exemple. 

Example y. exemple. 

Exaper v. eschaper. 

Excellence I, 272, excellence, mé- 
rite; exeeUenUa. 

Exécuter v. seyre. 

Exécuter, exécuteur v. sevré. 

Exemple, example, essemple, 
essamplel, i05. i6i. 307. II, 193, 
exemple, moralité; exemplum; de là 
s'exempler, prendre exem pie ; cssem- 
plaire, examplaire, II, 364, exemple, 
modèle; exetnplariuntf exemplarc, 

Exempler v. exemple. 

Exil, exill v. eissil. 

Exiller v. eissil. 

Expresseir 1, 95, exprimer, énoncer, 
représenter; de (exprimere) expreaaua. 

Extermination y. termine. 

Exterminer v. termine. 

Eyngllse v. église. 

Ez, ezle, ezles adv. II, 287. 

Ezyos II, 286. 




F. 



Fable I, 75, fable, mensonge, inven- 
tion; de fabula; diminutif fab]el,fab- 
liaus, petit récit, espèce de poésie; vb. 
fabler, fabloier II, 291, conter des 
fables, raconter, mentir, dire, parler; 
en espagnol hablar, d*oîi notre hablery 



qui ne nous était pas nécessaire, puis- 
que nous ayions notre bon vieux mot ; 
àefabuiari; fablcrrcs , fablcor I, 75, 
fabuliste, conteur, hâbleur; — de/a- 
bella dérive faTCle 1 , 301 , discours, 
bavardage, flatterie, cajolerie; vb. fa- 



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FAB 



154 



FAI 



Teler, fayieler, R. d. L V. 238, parler, 
s'entretenir, flatter, dire des douceurs ; 
également de fabulari, La lettre / de 
fable , fablel est quelquefois transposée : 

flabe, flabeL 

Fablel v. fable. 

Fableor t. fable. 

Fabler, Dablerres ▼. fable 

Fabliaus v. fable. 

Fabloler ▼. fable. 

Faee I, 89, face, visage; àefaeies; 
vb. comp. efacer, propr. changer la face, 
rendre méconnaissable. 

Faeeon y. faire. 

Faehon y. faire. 

Fadel[, 170, déplaisant, désagréa- 
ble, dégoûtant; '/atotf«. 

Fadestuel ▼. faldestuel. 

Fae, feie, fee II, 147. 165 , espèce 
de démon; femme à qui Ton attribuait 
un pouvoir surnaturel ; de/oto, àefatum, 
Cfr. fatui dansPétrone. De là f aer, f eer, 
enchanter, douer, part.Ciietffeeitffae) 
fee, doué dcTertus surnaturelles ; de là 
faerfe^ enchantemant. Y. Schwenk. 

Faer ▼. fae. 

Faerie y. fae. 

Faet y. fae. 

Fage y. feu U. 

Fagne y. feu II. 

Faihs y. fais. 

FailleBen. 1,1 1 81, torche, flambeau ; 
àe faeillaf àe fax; proy. falha, falia. 

Faillir, falir, fallir I, I3i et suiy., 
manquer, faire une faute, faire défaut, 
faire faute, perdre ou laisser échapper 
l'occasion, ne pas réussir; de là faille 
II, 111, faute, erreur, fausseté, trom- 
perie; sans faille I, 170, sans faute, 
sûrement; à f aille j en vain; faire faille 
vers qqn, II, 23 , lui fausser qqch. , lui 
manquer de parole; du part. prés, fail- 
lanee, faillanelie, faute, manquement, 
erreur; sans faillance II, 313, comme 
sans faille; part. pass. empl. subst-failli, 
homme sans coeur ni honneur; comp. 



défaillir, défEULllir,manquer,commettre 
une faute, cesser, expirer; part. prés. I, 
189 avec l'acception de périsable; estre 
defaillana I, 190, manquer; d'ici de- 
filillanee, défaillance, défaut; du vb. 
defaillement 1,332, défaillance, man- 
que, défaut, cessation; — entrefaillir 
Ben.20705, entrefaillir. Alafin du X1II« 
siècle, on trouve l'infinitif faudre formé 
sur le futur avec d intercalaire. D'un 
réitératif roman àefallere,falliU»re, que 
les Italiens ont dans faltare, les Espa- 
gnols et les Portugais dans faltar, on 
forma le subst faite, faute, faute, 
manquement, lacune; d'où defliaute, 
defaute II, 243 fém., omission, man- 
quement, défaut (aujourd'hui masc). 

Faim, s. s. fains 1, 79 , fein 1, 283, 
faim; prov. fam; àe famés; de là fa- 
mine II, 219, famine; afameir, afa- 
mer 1, 265. II, 57, afiamer ; fameilios, 
familleus, afifamé; àefameUeus; d'où 
le verbe familier H, 174, avoir faim, 
être a£famé. 

Fain v. foen, 

Faindre v. feindre. 

Faine, aujourd'hui, avec ou radical, 
fouine; du goth. /atA, varius; anglo- 
saxon /oA, varius, pictus, discolor, 
rutilans, fâg, versicolor, variabilis, 
fâffiaitj vanare, rutilare ; ancien norois 
fâf ornare, pingere, polire. 

Faîne, faîne v. feu II. 

Fains v. faim. 

Faintise v. feindre. 

Faire, fare, fere, feire II, 156 et 
suiy. On s'est étonné qu'en parlant de 
ce verbe, je n'aie pas distingué /atr« 
signifiant direy àe faire =^facere. C'est 
que je n'admets pas, comme on le fait 
ordinairement, un y erhe faire dérivé de 
/art. Faire = dire est pour/a^r« verba ; 
et, s'il restait quelque doute à ce sujet, 
voici un exemple qui prouvera l'identité 
de faire dans toutes ses acceptations : 
Ceste prendra la grue au ciel, | Fesoient 



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FAI 



165 



FAI 



il, par ataïne. Buteb. Il, 165. Comme 
feaoient est et ne peut être que Timpar- 
fait àe/aire =faeere, de même fait^JU, 
en pareil cas, sont le présent et le parf. 
défini de ce verbe. — Faire à cum in- 
finit. II, 167; faire que suivi d'un nom 
n, 168; si fait, corn fait H, 292; 
etssi, issiy end, si faitement, eom 
f!aitemeHt,flaiterementII,292. Subst. 
fait, s. s. et p. r. faiz, fais 1, 70. 220. 
II, 379, fait, action, wi\A\faetum. Fa- 
eiende, affaires; plur. de faeiendum, 
Faiteor I, 228 , créateur ; faetor, Adj. 
dér. faitis,faitisse,faitiee9 beau,bien 
fait, agréable. Faeeon^fazoDyfaehon 
I, 153. 340. II, 378. R. d. 1. V. 262, 
forme, figure, image, face, visage; fa- 
çon; àefaetio, le faire, ce qui est fait, 
créé; cfr. Kayn. L. R. III, 267, faisso. 
Faitnre, façon, tournure, ouvrage, 
crétkiionifaetura. Comp.afaire,afeire 
I, 335. 345. 358, affaire, état, condition ; 
composé comme avenir, pourboire, etc. ; 
il resta masc. jusqu'au XVII® siècle ; — 
bienfait, bienfet, bienfait; benefa- 
ctum; bienfetor, bienfaiteur; benefa- 
elor; bénéfice II, 360, bienfait, avan- 
tage, bénéfice; benefieium; — contre- 
faire n, 169; (eètre) contrefait, dif- 
forme, monstrueux; dont on trouve un 
curieux exemple dans un commentaire 
sur le Talmud (Gholin fol. 77), fait par 
le rabbin Salomon Ben Isaac, contem- 
porain de Godefroy de Bouillon, et qui 
vivait à Troyes; desfàire, deffàire, 
défaire II, 1 70 ; défaire pour dejieere, 
manquer, faire défaut, ne pas compa- 
raître; V. DG. defectus; desfactinn, 
desfaeiiin, desfaçun II, 35. 1 78. Q. L. 
d. R. 262, destruction, mutilation ; mètre 
à deafaeHon, perdre, détruire ; — f ors- 
faire, forfaire II, 169, forisfœere; 
forfait, excès, délit punissable, amende, 
peine ;fot^8faetum; forfait Ben. 7309, 
malfaiteur, coapable ; foriafactus; for- 
faiture » tort, faute, amende, saisie. 



confiscation ; — malfaire , maufaire 

II, 170, malefacere; malfait, malfet, 
manfet, méfait, méchanceté; maU" 
faetum; malfait, malfet, manfet, 
manfe II, 366, diable, monstre, bête 
féroce: Maufety ditDG., dicuntur scrip- 
toribus vemaculis mediiaevi, quasi ma- 
lefici, vel potius malcfacti, quodturpi 
et putida ut plurimum figura donentur, 
unde efficta postmodum etiam bodie in 
usu vox Mauvais, qua res quaepiam mala 
denotatur; — mesfaire, meifaire II, 
170, méfaire, offenser, devenir ou rendre 
criminel; mesfait, mesfet, meffàit I, 
377. 379. II, 130. 208. 365, méfait, of- 
fense, crime, — parfaire II, 171 ;par- 
feit, parfit I, 58, parfait; perfeetue; 
adv. parfeitement, parfitement I, 
208. 263, d'une manière parfaite, ac- 
complie, achevée, complètement; per- 
fection I, 332, perfection; petfecHo; 
imperfection II, 8, imperfection; — 
refaire II,1 7 1 ; — sorfait, hautain, ar- 
rogant, exagéré; subst. excès, arrogance. 

Fais V. faire. 

Fais, faihs, fes 1, 305. 313. II, 143, 
botte, faisceau, charge, fardeau, poids, 
force, embarras, travail; semetrehfaie, 
prendre à tâche, se charger de qqch.; h 
faisll, 19. 23, pesamment, lourdement; 
à un fais t en un monceau, en masse. 
Dérivé àefaseis. De là les mots fait- 
ceau, fascine, affaisser. 

Faisan, I, 19 1, faisan; phasianus, 

Faisier v. faisser. 

Faisser, faissier, faisier, bander, 
panser une plaie; àefaeeio, àefaseia; 
prov. faissa, ital. fascia. Ge mot s'em- 
ployait aussi en terme de blason, fascé, 
R. d. G. d. G. p. 38. 

Faissier v. faisser. 

Faïste, feïste, puis feiste, faiste, 
feste, faîte; fastigium. 

Fait V. faire. 

Fait {si, eom) v. faire et II, 292. 

Faîte V. faiste. 



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FAI 



156 



FAR 



Faitement (n, eom) y. faire et 11,292. 

Faiteor t. faire. 

Falterement t. faire et II, 292. 

Faitice t. faire. 

FaitiSy faitisse, t. faire. 

Faiture y. faire. 

Faiz y. faire. 

Faleheison y. faos. 

Falcon, faiieoii, falean I, 90. U, 
253, faucon ; àefaleo (Sery. ad Yirg. Ae. 
10, 146), de/oto, faux, à cause des pieds 
fortement recourbés de l'oiseau; de là 
fauconier 1,396, fauconnier, etc. Aussi 
sous la forme fane Ben. I, 2070. II, 
9559. 21401, faux s. s. Agolant p. 61. 

Falcmi y. falcon. 

Falde Q. d. R. 1, 93, faiide parc ou 
lieu fermé de claies , principalement à 
Tusage des brebis, bergerie; voy. DC. 
s. y. falda; de Tanglo-saxon/a/^f, angl. 
fold, ib. 

Faldestoed y. faldestuel. 

Faldestuel, faudestueil, fade- 
stuel 1, 321, faldestoed, faudestiief 
0. d. D. 4856, fauteuil; de Tabal. valt- 
atuolffaltsttiolj siège pliant, fauteuil de 
faltan, plier, et aùuolf siège. Le fauteuil 
était un siège pliant, garni de sangles, 
et recouyert d^étoffe, ayant un dossier 
composé de même et des accotoirs ; ce 
siège était spécialement destiné aux 
cérémonies publiques. 

Falorde,faloiirdeR. d. Ren. III, 30, 
conte fait à plaisir; falorder, falonr- 
der, tromper, duper; se falorder, se 
moquer. Falourde signifie aujourd'hui 
gros fagot de bois à brûler, et yient, 
selon Nicot, àe faix lourd, hefalorde ici 
en question est identique pour la forme, 
mais, supposé la yèrité de l'opinion 
de Nicot, je doute qu'il soit identique 
dans son origine, parce que les anciennes 
orthographes de faix se montreraient 
quelque part. Le premier membre de la 
composition dans balourd et dans son 
synonyme badaud est ba^ du yerbe baevj 



et Ton pourrait dérirerfalorder àtfare 
et lord, c'est-à-dire faire lourd, rendre 
sot, duper. Cfr. le breton lourder, de 
lourd, être idiot. 

Falorder y. falorde. 

Palourde y. falorde. 

Falonrder y. falorde. 

Fais, fax, faus, false, fause 1, 62. 

100. Il, 376, faux, trompeur; falsus; 

ady. falsement, fausement, injuste- 
ment, ayec fausseté ; falsetel t, f ausete, 
fausseté I, 313. 314. II, 97. 121, faus- 
seté, perfidie ;/a/«cca«; falser, fauser 
1, 263.385. 11,16. 52, tromper, manquer 
à sa parole, déclarer faux , appeler de 
qqch. ; plier, rompre ; àefalaare (falsus). 

False, falsement y. fais. 

Falser y. fais. 

Falseteit y. fais. 

Faite y. faillir. 

Falue I, 396, conte fait à plaisir, 
tromperie. Ce mot étant à la rime , il 
est difficile de dire si c'est là sa véritable 
forme ; mais en tout cas il tient kf al- 
tère j tromper. 

Famé, famme y. feme. 

FameUlos y. faim. 

Famete y. feme. 

Familier y. famille. 

Famille, famille -jamUia; familier 
I, 147, qui est attaché au service de 
qqn.; ami, conseiller; /amt/mm. 

Familier y. faim. 

Famine y. faim. 

Fandre y. fendre. 

Fanon, ornement d'autel , tapis, ri- 
deau, bandelette au bras du prêtre ; DC. 
fano ; de l'ahaL/aMo, linteum, yexillum, 
goth. /atM, ^dxoç, (Sovâdçiov. 

Fantosme, chose extraordinaire, 

conte, fable, chimère; àe fantasma; de 

^à enfantosmer, ensorceler, enchanter. 

FaOn, faOner y. feon. 

Faouner y. feôn. 

Fard, fard; farder, farder. Mot 
d'origine allemande; il tient au yerbe 



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FAK 



157 



PEA 



ahal./an^an, teindre, colorer, par l'in- 
termédiaire da participe (à cause du d 
final) gifarwit (gi=ge de Tallmod.) 

Farder y. fard. 

Fare t. faire. 

Farine, ferine I, 403. II, 54, fa- 
rine; farina, 

Fauboorgr* Je place ce mot à part 
et 8ou!i sa forme actuelle, parce qu'il a 
donné lieu à de nombreuses discussions. 
M. Génin, qui décide tout d'un trait de 
plume, prétend que faubourg esifaux^ 
YU qu'il n'y a rien de/af^a:dansun bourg. 
£t ^owTffxoi faux- bourg ne pourrait-il 
pas s'expliquer par /0/«t<«-3«r^«, c'est- 
à-dire le bourg impropre, ce qui n'est 
pas proprement la ville, comme on dit 
une fausse clef, du faux bois? On a dit 
autrefois, prétendez-yous, fora-bourçy 
?ior a-bourg^ c.-k-à. forù-hurguêf ce qui 
est situé hors du bourg, et yous en 
concluez de suite que notre/0M est pour 
forSf et que ,,les gens qui écrivent, abu- 
sés par leur oreille „et leur ignorance'* 
(!), ont commis la bévue de prendre 
l'un pour l'autre." Oui, on a écrit 
quelquefois fors-bore, et les Picards di- 
sent encore for bourg ; mais les Wallons 
leurs voisins ùisentf âbor,fâbour (fâ = 
faux), et fora n'aurait jamais produit 
/lî dans leur dialecte; de plus, il n'y 
avait aucune raison euphonique pour 
changer /ort en /a ou enfau. Les deux 
explications étant fort logiques, quoi 
qu'en dise M. Génin, et la forme ne 
permettant pas d'admettre /a«a;=/or«, 
au moins pour qui n'est pas habitué 
à faire des tours de passe -passe dans 
l'étymologie, il faut en conclure que 
faubourg équivaut à falaua burgua et 
qu'on a perdu /or« bourg. 
Fane V. falcon. 
Fanehaison v. faus. 
Fauehart v. faus. 
Faueheor v. faus. 
f auehier, fauchierres v. faus. 



Fauehon v. faus. 

Faaeon, faueonier v. falcon. 

Faude v. falde. 

Faudestuef v. faldestuel. 

Faadestueil v. faldestuel, 

Faukier v. faus. 

Faus, fou V. fol. 

Fans, fause, faux v. fais. 

Faus, fauz II, 45, faux; /a/x; de U 
fauehier, faukier, faucier 1, 89. Il, 
272, faucher; d'où fauchierres, fan - 
cheor 1, 77, faucheur; falclieisoii,fan » 
ehaison, récolte des foin^. C'est égal li- 
ment de/a/^que dérivent fauehon, fau- 
ehart ou faussart, espèce d'épée eu 
formedefaux;cfr.DC.falca8trum,fauohi> 
etRoq. s. v. FatteiUe de/0;tftf/a(falcilla). 

Fausement v. fais. 

Fauser v. fais. 

Fausete, fausseté v. fais. 

Faussart v. faus. 

Faute V. faillir. 

Fautre v. feltre. 

Fauve, de couleur fauve; fauyel T, 
242, ibid.; surtout en parlant des ani- 
maux. V. Roquef. s. v. fauvel; Rom. d. 
Ren. IV, p. 169, note. De l'ahal. fah, 
gen.falewea, (Les adjectifs qui, sans la 
désinence, se terminent par une autre 
voyelle que t, prennent un w devant la 
désinence, dans l'ahal. et l'allmâ.) 

Fauyel v. fauve. 

Faux V. falcon. 

Fauz V. faus. 

Fayele v. fable. 

Fayeler, fayieler v. fable. 

Fayine v. feu ir. 

Fax, fou V. fol. 

Fax, faux V. fais. 

Fazon v. faire. 

Féal, fealment v. fedeil. 

Fealte v. fedeil. 

Feaul, feaules v, fedeil. 

Feaument v. fedeiL 

Feaus v. fedeil. 

Feaute v. fedeil. 



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FED 



i&d 



ML 



Fedeil, feeU, feel, feil, féal, 
feanl, fetanl, foial, s. s. et p. r. fe- 
easy feanB, feiaiu, feus, fidèle, lojal, 
Trai; Atfidelis. T. I, p. 100, on trouTe 
le 8. 8. maso, feailles* Employé subst., 
il signifiait vassal, snjet, féal. De là 
feelment,fetaiimeiit,feeiimeiit, fe- 
almeiit,feaiiiiieiit,feolmeiitI, 223. 
404. II, 15, fidèlement, loyalement. 
Feelteit, feelte, fealte, feaate, fêt- 
ante U, 870, fidélité, loyauté, deyoir 
du Tassai envers son snserain; àejide- 
Utat. Cfr. Jianee, fit, foit, 

Fee T. fae. 

Feeil t. fedeil. 

Feeit y. fae. 

Fee! 9 feelment y. fedeil. 

Feelte, feelteit v. fedeil. 

Feer t. fae. 

Feemnent t. fedeil. 

Feeus v. fedeil. 

Fei, foit y. foit. 

Fel, y. t. n, p. 298. 

Feiaul v. fedeil. 

Fetaument y. fedeil. 

Feiaus y. fedeiL 

Fêlante y. fedeil. 

Feid y. foit. 

Feie, fée y. fae. 

Feie y. t. Il, p. 293 et Glos. s. y. yoie. 

Feiee y. t. n, p. 293 et Glos. s. 
y, yoie. 

Feignant y. feindre. 

Feil y. fedeil. 

Feimenti y. foit. 

Fein, foin y. foen. 

Fein, faim y. faim. 

Feindre, faindrell, 237. hésiter, 
dissimuler, déguiser, feindre, tromper ; 
avec le pron. u : se faire passer pour, 
se cacher, se ménager, trayaiUer non- 
chalamment ; le part pas. s'empl. dans 
Tacoeptionde se feindre, pour négligent, 
paresseux: Son chaceor forment somont^ 
I Etdeyerge etd'esporon, | Et nel troya 
faint ne félon (P. d.B. 686-8); et c'est 



delà même source que nousyient le mot 
populaire feignant (part, prés.), homme 
paresseux, mais qui a encore la pudeur 
de ne youloir pas laisser aperceyoir son 
yice et qui êe feint detrayailler ; autre- 
fois fftignant signifiait un homme ti- 
mide, un homme qui hésite, sans tou- 
tefois être lâche. De là feinte, feintle, 
feinte, dissimulation, déguisement, faux- 
semblant, tromperie; feintise^ Cain- 
tise, fointise I, lOl. 160. 326, dissi- 
mulation, déguisement, tromperie, mé- 
nagement, nonchalance. 

Feinte y. feindre. 

Feintie y. feindre. 

Feintise y. feindre. 

Feire, faire y. faire. 

Feire, foire y. foire. 

FeTste y. faîste. 

Feiz, foi y. foit. 

Feiz y. yoie et II, 293. 

Fel, s. s. feul, fensi, 1,67.74.293. 
338. 352. U, 235. 278, cruel, impi- 
toyable, peryer s, perfide, furieux; subst. 
scélérat, parjure, traître, rebelle. Ordi- 
nairement /«/ se déclinait de la manière 
suiyante: s. s. fels, s. r. et p. s. felon, 
p. T. félons ; cependant on se seryit, mais 
abusiyement, de félon au s. s. ou àefel 
à tous les cas. Defel^felony on ayait 
le féminin felonesse, et plus souyent 
felenes8ell,i9. Ady.feloness^nemt, 
felenessement 1, 197. II, 3, mécham- 
ment, cruellement, ayec trahison, ayec 
outrance, ayec fureur, injustement; ayec 
yiguenr.fortement. Fellonie,felonnie, 
feUonie, félonie, felnnie, felounle 

I, 46. 227. 296. 355. II, 872, félonie, 
trahison; colère, cruauté, yigueur. On 
a dériyé ce mot de l'anglo-saxon fell, 
méchant, cruel; mais, à ma connais- 
sance,/?// ne se trouye nulle part dans 
les anciens textes. L'ahal.a.;8M«ii,écor- 
cher, battre; il a probablement eu un 
substantif correspondant ^/o, fiagella- 
teur, etc., qui serait la racine de notre 



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ML 



159 



FER 



fel. Yoy. d'autres mots de la même 
famille dans Dief. G. W. I, 377. 

Felenesse t. fel. 

Felenessement y. fel. 

Felenie v. fel. 

Fellon, feilonie y. fel. 

Félon, félonie y. fel. 

Felenessement y. fel. 

Felounie, felnnie y. fel. 

Feltre, feutre, fautre, feutre, ta- 
pis, partie de la selle; \m^,fiitrwfn ; de 
rahal.^,anglo-saxoii/«/^, ayec r ad- 
ditif ; de là afeltrer, afeutrer, afau- 
trer II, 324, équiper, harnacher, s'ap- 
puyer, se joindre; d'où desafautrer 
n, 388, dëhamacher, mettre hors de 
selle, perdre la selle. 

Fembrler y. femier. 

Feme, femme, Dame, famme I, 
46. 101. 124, femme ;/^mfUi; dim.fa- 
mete I, 99, petite femme. 

Femier I, 250, fembrier, fumier ; 
de fmus. Dans la forme moderne Vu 
a remplacé Ve^ qui était plus correct. 
Cfr. fumelle pour femelle. 

Femme y. feme. 

Fendre, fandre II, 244. 266, fendre^ 
creyer ; ^ndere; comp. porfendre II, 
102, pourfendre. 

Fenestragre y. fenestre. 

Fenestre, feniestre 1, 160. 329.11. 
127, ouyerture, fenêtre; boutique, parce 
que , dit Roq., les boutiques n'étaient 
point ouyertes comme à présent, on yen- 
dait au trayers des fenêtres, et le cha- 
land restait dans la rue ; armoire, taber- 
nacle d'autel; /m^^a; dimin. fene- 
strele I, 99 ; fenestrer, pouryoir de 
fenêtres; faire le galant sous les fenêtres 
de sa maîtresse; part. pas. souyent aussi 
taillé, découpé, en parlant des habits ; 
fmestrare; de là fenestragre, droit 
d'étalage pour les marchandises ; expo- 
sition des armes ayant les tournois, 
afin de connaître les combattants et 
d'empêcher de toumoier ceux qui se se- 



raient rendus indignes de cet honneur. 
Cfr. DC. fenestrare, fenestragîum. 

Fenestrele y. fenestre. 

Fenestrer y. fenestre. 

Feniestre y. fenestre. 

Fenir v. fin. 

Feolment y. fedeil. 

Fe9n, par changement de 1'^ en a, 
faSn, faon, mais, dans l'ancienne lan- 
gue, on donnait ce nom à tous les petits 
des animaux; feoner, faoner, fàon- 
ner, mettre bas, faire des petits, pro- 
duire, engendrer, croître. Defetua, avec 
la terminaison dériyatlye on; dissyllabe 
à cause de la syncope du t. 

FeOner y. feon. 

Feor y. fuer. 

I. Fer, flerl, 106. H, 212. 308, fa- 
rouche, sauyage, vigoureux, fort cruel, 
féroce ;/i?r««; ady. fièrement I, 288. 
327, d'une manière farouche, sauvage, 
cruelle, vigoureusement, fortement ; de 
là ferain, farouche, dur, cruel; fere, 
bête sauyage, féroce; fera; fierté, 
ferte I, 25 5. 369, naturelfarouche, hu- 
meur sauyage, cruauté, barbarie, sévé- 
rité; fierté, faste, pompe ; /prtYa*. No- 
tre verbe efarer est dérivé d'une nou- 
velle formation de férus, et non à*efe- 
rare; cfr. farouche de ferox pour Va 
radical, et le prov. esferar. 

II. Fer, fier I, 62. 86. II, 249, fer, 
arme; /<wr«f»; de là ferrer, ferrer; 
frète, contraction de ferete^. anneau, 
bande de fer; d'oil frété, entouré de 
bandes , bardé , croisé , entrelacé , ga- 
lonné, y. ferrant et vestir. 

Ferain y. fer I. 
Fere, bête féroce v. fer 1. 
Fere, foire v, foire. 
Fere, faire v. faire. 
Fereis y. ferir. 
Ferer v. foire. 
Ferine v. farine. 
Ferir, ferre, I, 336 et suiv., frap- 
per, combattre; se ferir; s'élancer, se 



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PER 



160 



FEtT 



jeter arec inpétuositë; de là ferreis, 
fereis, coup, raotion de frapper, choc, 
combat; comp. referir I» 336, firapper 
à son tour, de nouveau; entreferlr I, 
336, entrefrapper, entrechoquer; afe- 
rir, afferir I, 386; d'où raferir. 

Ferm II, 160, ferme ; àejirmua ; adr. 
fermement I, 177. 282, fermement; 
de là ferme, subst. ferme, fermage, 
demeure; fermait, fremail boucle, 
agrafe, crochet qui re<;oit le yerron; 
fermatlle, flremaille n, 162, en- 
jeu, promesse, traité, aecordaille; fer- 
metet, fermeté, flrmete 1, 149. 372. 
II, 195, assurance, forteresse ; souvent 
contracté enferte (cfr.infermete),lmà. 
firmitas. De firmare, fermer, fremer 
II, 262. 348, promettre, assurer avec 
serment, conclure ; affermir, fixer, at- 
tacher; fermer, fortifier une yille, un 
château ; d'oii refermer, refremer n, 
32, 381, refaire, rebâtir, reconstruire; 
refermer; comp. afermer, afremerl, 
66. 155. II, 204. 295, affermir, conso- 
lider, rendre ferme et stable, affirmer ; 
lat. a/trfnar^;eonfermer,eonfiirmeir 
I, 191. 128. 386, confirmer, affermir, 
établir; lat. eonfirmare; d'otl acoilfer- 
mer 11,52, confirmer; — desfermer, 
desfremer, deifremer 1, 403. R. d. 1. 
V. 93, ouvrir, ébranler; enfermer I, 
358, enfermer. . 

Fermait, fermatlle v. ferm. 

Ferme, fermer v. ferm. 

Fermement v. ferm. 

Fermeté, fermetet v. ferm. 

Fermillon v. frémir. 

Ferrant, anf errant, gris (des hom- 
mes et des chevaux), gris de fer; che- 
val blanc ou gris ; plus tard cbeval de 
bataille. DC. dérive ferrant de Tarabe 
faraa^ equus generosus (s. v. farius, cfr. 
ferrandus), d'où (pdçaç, dans la basse 
grécité, et avec l'article arabe al/araa : 
ferrant y auf enfant ; on dériva l'adjectif 
de la couleur de ces chevaux. La forme 



repousse cette dérivation, et le sens ne 
8*7 prête guère. Raynouard, Lex.R.yi, 
24 place avec raison ferrenc^ferrmt 
à l'article fer, ferrum (cfr. Die» 11,306. 
7); mais il a eu tort d'en séparer ai/e- 
raflai, bS^=^auferrantf où a/ est simple- 
ment une apocope de a/&=albus, comme 
on trouve blanc ferrant. 

Ferre v. ferir. 

Ferreis v. ferir. 

Ferrer v. fer. 

Ferte, cruauté T. fer. I. 

Ferte, assurance v. ferm. 

FertereIT, 1 58, châsse, reliquaire; 
feretrum ((féçerçov), 

Ferrestir v. vestir. 

Ferrer 1, 1 5 1 , ferveur, nràevaifervor. 

Fes V. fais. 

Feste, faîte V. faïste. 

Feste 1, 69, cour, assamblée, festin, 
fête; foire, marché privilégié: /<p»/m»i; 
dim. festelete 1 1, 1 6 1 , jeu ; vb. fester, 
festter I, 406, festoyer, régaler, faire 
fête, jouter; ne rien faire ; festlietet, 
festirete, solennité, fête, réjouissance; 
feativitaa; festif, festive, qui a rap- 
port aux solennités, aux granda^ours; 
— festival, festiraus 1, 102. n, 196 
de fête, solennel; nouvelle formatioD 
adject. sur le radical feativ. 

Festelete v. feste. 

Fester, festier v. feste. 

Festif V. feste. 

Festival v. feste. 

Festiyaas v. feste. 

Festiye v. feste. 

FestiTete v. feste. 

Festu n, 147. 249, fétu, paille; de 
featueus Imâ. ^omx featuea, prov. festuc; 
ital. festuco; — rompre le festu, quit- 
ter, abandonner qqch. , se brouiller, rom- 
pre une alliance. 

I. Feu, fu, fou I, 25. 142. II, 34, 
feu, foyer; foem; de làfeuage, fOU" 
âge, droit que le seigneur levait sur 
chaque feu (maison); ^xo^x,foeagium; 



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î'ÉtJ 



161 



Jj'lE 



fouler, foyer; prov. foguier, foguairo ; 
propr. foearium; foaee^fouace, fouace; 
propr. focaeia; fouee, chauffage, fagot, 
bourrée; propr. /o^a^a.i FusU^ morceau 
d'acier servant à faire du feu, quand on 
le bat avec un caillou, puis arme à feu, 
se rapporte également à focus, ital. fo- 
cile; fuisias s. s., où le second m=^, 
P. d. B. 5066. Voy. DC. fugillus. 

II. Feu, fo R. d. 1. V. 66. Bert. 48, 
bêtre; de fagus; fagre, fs^n^^ lieu 
planté de hêtres; à^fageua (adj.); fa- 
Tine, faîne, faine; de faginua (adj.). 
Outre faine, il nous est resté de cette 
famille le nom vulgaire du hêtre, dé- 
rivé foyard. 

III. Fea, feu, défunt. Ménage, dans 
sesObser vations sur laLangue françoise, 
2 part. 57 chap., a traité longuement de 
Torigine de ce mot et combattu ceux qui 
le dér. de fuit, II prétend que feu vient 
de felix. Le Duchat a déjà prouvé que 
Ménage se trompait, en faisant la sim- 
ple remarque que „les notaires de quel- 
ques provinces disent encore au pluriel 
furent, en parlant de deux personnes 
conjointes et décédées.'' Cet usage de 
furent est ordinaire dans Tancienne 
langue. 

Feu, fief V. fieu. 

Feuasre v. feu. 

Feuille V. feuil. 

Feul V. fel. 

Feur V. fiier. 

Feus, cruel v. fel. 

Feus, fidèle v. fedeil. 

Feutre v. feltre. 

Fevre, fièvre v. fièvre. 

Feyre, ouvrier, artisan, forgeron, 
taillandier ,maréchal,8errurier; àefaèer; 
fevreaforj'anz Q.L. d. R. 1, 44, faber fer- 
rarius. Ce mot s^est conservé dans orfè- 
vre =»aurifaber. Forgre, qui signifiait 
fabrique, construction, dérive àefabrieay 
o=av^au; forgrier, furgrier,II, 76, 

fabriquer, forger; de fabricare, 
Burguy, langae d'oïl, Glossaire, m. 



Fevros v. ficvre. 

Fi V. fit. 

Fiance II, BSB, serment de fidélité 
que le vassal doit h i^on seigneur, pro- 
messe de mariage, fûi^ confiancfi, gage, 
promesse, engagement^ certitude; de 
fdentia; de làHtmcOj^, plein de cuii^ 
fiance, certain ; Sauver, Ûaueliier 1 1, 
338, promettre, giirantir, engager sa foi, 
prendre des gages; d'oil aflâiictîr H, 
228, confirmer pur sa foi, par uoe pro- 
messe, rassurer; desfiancer (**?) II j 
312, sotirde l'obéLasauct!, oissiâer d'être 
vassal. Cfr./«V, /;, fedi-il. Ftavee est 
le simple de notre mot coft^neâ. 

Fiancer, â;iii€hler v. fiancse. 

Fiances v. û^ïica. 

Ficher, fichier, flcîerll, aïB. 3i3, 
placer, fixer, arrêter, attacher, clouer, 
enfoncer, applLf]uer \Jichm' en tene, en- 
terrer; comp. aûeher, aflehier, uli- 
Cier, publier, eiiaeîg-aer hautement. aJ- 
firmer, certifier; fixer^ ficher, anrGter, 
poser, affermir ; a'fl;îi?A<îr, s'appuyer, a» 
fixer, s'obstiner^ s'etforuçr; delàaflehe, 
afice, boucle, agrafe, ornement; aJl- 

cheement, aflchiement., afiirmative- 

ment, sans réserve; tiiement; esûclier 
I, 52, fixer, poser, aiFermir^ \mà.fi^ir^^ 
af/ixire. Nos jnots sont des dérivée de 
fgerey qfjigere, par l'iatermédiaire d'un 
fréquentatif ^pt'iïr^, qu'il faut suppo- 
ser pour la forme. Cfr- vellieare de 
vellere, et crucifier s v* K^ioia. 

Fichier, flcîer v. ficher. 

Fie, fief V. fiou. 

Fie v.t.II, p. 292. 3 etGloa. a. v, voie. 

Fied V. fieu. 

Fiede v. t. II, p. 2^:^ et Glas. s. V. voie. 

Fieev.t.II,p. gaSetOlos. a. v. voie. 

Fief, flefe v. fieu. 
Fiefer v. fieu. 

Fieie v. t. H, p, 20a et Gloa. *. v, 
voie. 
Fiement v. Ht. 
Fi en v. foeu, 



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JPtE 



162 



FIK 



Fiens II, 219. 389, feins Q.L. d. R. 
379, fiente, fumier; prov. fem; àejimuê. 
A côté de ce Jiengy on trouve fiente I, 
357. II, 358, fiente, excrément; proy. 
fenta, fenda; catal. fempta; anc. esp. 
hienda; qui, comme cela devrait être 
pour la forme, ne peut guère venir de 
Jknitui^owcfmëtum^ car régulièrement 
on aurait en fimaie ou femaie. 

Fiente v. fiens. 

Fier, fier v. foit. 

Fier, farouche v. fer I. 

Fier, fer v. fer. 

Fieree, fierge Ben. U, p. 5i5, à la 
note, dame, reine, la seconde pièce des 
échecs; Imâ. fercia; du persan /ifrs, 
général. De fierge on fit, par corrup- 
tion, vierge, d'où dame, puis reine. 

Fièrement v. fer I. 

Fierge v. fierce. 

Fierté v. fer 1. 

Fies V. fieu. 

Fieu 1, 172, feu II, 96, fin I, 221, 
formes d'ont Vu se permuta en/, d'où 
fief (fies), fied (fiez) I, 97, par l'in- 
fiuencede/eo^ftfm v. plus-bas, fiel, 124, 
fief, hommage ; d'où fiever, fiefer P. d. 
B. 463, donner en fief^ inféodor, rece- 
voir comme vassal; fieire, fiefe, pos- 
sesseur d'un fief, contrat, bail d'héri- 
tage en fief; fieTet (fierez) I, 49, feu- 
dataire. Ces mots se retrouvent exacte- 
ment à l'état de composé dans le lom- 
hB.Tàfader-JiOy bien, héritage paternel ; 
goth./at'ÂM, biens, richesses, effets, etc. ; 
ahal.^AM, ib. (rare), bétail ; ancien saxon 
fehu, ib. ; etc. Voy. Diefenbach G. W. I, 
360. Ainsi l'idée primitive de notre mot 
est richesse. Quant ^feodum,fetidum de 
la basse latinité, dont on a formé les 
mois féodal, féodalité, etc., M. Diefenbach 
trou ve avec raison que la dérivation de 
fihu-od{pà. == propriété) est forcée. Feu- 
dum est simplement /(?2< latinisé, feuutn 
avec d intercalaire. Il est bon de remar- 
quer que, dans la racine, Vu était ter- 



minaison; mais les peuples romans ne 
le considéraient plus comme tel. 

FieTe, fiefer v. fieu. 

Fievet, fievez v. fieu. 

Fièvre, fevrell, 116, fièvre;/?^»; 

adj. febrOS, fievrOS H, 16, fiévreux. 

Fieyros v. fièvre. 
Fiex V. fil I. 

Fiez V. voie et t. II, p. 293. 

Fiez V. fieu. 

Fige II, 345, figue; >?«». 

Figure I, 263, forme, aspect, visage; 
figure, symbole ; figura; figurer I, 66, 
figurer, représenter; figurare; comp. 
défigurer, deffigurer II, 195. 198, 
défigurer, déformer, changer de figure. 

Figurer v. figure. 

I. Fil, s. s. et p. r. fils, fins, fix,fiex 
I, 92, fils, enfant; ^fM«; dim. fillolU, 
140, fiUeul; fiUolus; fille, fille; fUa; 
dim. fillole, filleule; filiola; fiUastre 
P. d.B. 299y beau-fils, fils d'un autrèlit, 
gendre , bru ; cfr. Roq. et Diez I, 13 
filiaater, 

II. Fi! n, 228, fil; filum ; dim. filet 
I, 134, petit fil, filet; vb. filer U, 135, 
filer; comp. afiler, se former en fil on 
filet; affiler; enfiler II, 136, enfiler; par- 
filer, porfiler,parôler. Le subst/f^ f. 
est de la même racine; vb.,;î^, comp. 
défiler, d'où le subst. défilé, chemin étroit. 

Filer V. fil II. 

Filet V. fil II. 

FiUastre v. fil I. 

FiUe V. fil I. 

Fillol, fillole V. fil I. 

Fils V. fil I. 

Fin I, 50. 177, fin, borne, limite, con- 
clusion, paix, accord;^»»»; finer, fe- 
nir 1, 3 3 9, le premier de finare, nouvelle 
dérivation romane de fims, l'autre de 
finire, ûmi, terminer, achever, cesser, 
mourir; et, toujours avec la forme de 
lalre conj ., financer, payer 1, 340,c.-à-d. 
finir, conclure une affaire; delàfinance^ 
fin, convention, conclusion; — paîment, 



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FIN 



163 



FLA 



amende, argent; finement^ fin; — fin^ 
e I, 130. II, 243, pur, parfait, fidèle, 
sincère, sûr, fin ; abrégé de Jinitusy ac- 
compli, parfait; et non paa de Tallem. 
fein, comme on Ta avancé, tandis qu'il 
auraitfalludirele contraire; cfr.Schwenk 
D. W. s. y. fein; le latin et le grec per- 
fectus, réXêioç; — comp. afiner9afe- 
nir, approcher de la fin, achever, ter- 
minex, mourir — ; et, toujours avec la 
forme de la Ire conj., arrêter, apurer 
un compte — épurer, affiner — tromper 
avec finesse (d'où notre raffiner) — af- 
finité II, 352, affinité, et avec le sens 
de affinis, pays limitrophe ; c^JinUas; 

— definer I, 340. II, 82, d'où defl- 
nement I» 252, fin, terme, achèvement; 

— defin, fin; — parfin, fin, parfin; 
à la parfin I, 284. 300. II, 315, à la 
fin, pour la conclusion. 

Finance v. fin. 

Finement v. fin. 

Finer v. fin. 

Firmete v. fer m. 

Fis V. fit. 

Fisieien v. Fisique. 

Fisique II, 60, science et art de la 
médecine; phyaiea; fisieien^ médecin; 
ipto^r.phyiiàanus; cfr. Roq. s. v. fisieien; 
prov. phizician, anglais pbysician. 

Fit, fi (flz, fis) I, 245. certain, as- 
suré, plein de confiance, convaincu ; fle- 
ment S. d. S. B. 548, Ruteh. U, 257, 
avec confiance; de Jidus; de JU^ de jiy 
certainement, en toute certitude, en toute 
sûreté; comp. afi II, 225, confiance, 
conviction. Cfr. /otV, fedeH^ JUmee, 

Fin V. fieu. 

Fins V. fil I. 

Ffat V. fil I. 

Fiz V. fit. 

Flael,flaiaII, 268. 39i, fouet, fléau, 
tourment; de fiagellutn; U, 293 on lit le 
r. p. flaieaz ; flaeler, flageller, fouetter, 
tourmenter, faire souffirir; ^^e^r^; 
de là fiaielement, fléaux, fiagellation. 



Flalelt II, 9 de fiaeler v. fiael. 

Flaeler v. fiael. 

Flaiai v. fiael. 

Flaieaz v. fiael. 

Fiaielement v. fiael. 

Flair v. flairer. 

Flairer W. A. L. p. 22, rendre une 
odeur, fleurer; flair, odeur; dér. flai- 
rer, odeur, parfum; àefragrare, r per- 
muté en l, i. e.Jlagrare. Voy. DC. s. v. 
fragrare. 

Flaistre, flestre, flétri, sans cou- 
leur; de flaccaster. De fiaietre^ vient 
flaistrir 1, 392, flestrir, flétrir (prop. 
et fig.). 

Flaistrir v. flabtre. 

Flambe v. flame. 

Flamber v. flame. 

Flambier, flamboier v. flame. 

Flamble v. flame. 

Flame, flammel, 143. II, 116. 387, 
flamme; àejkmma; flamble, flambe 
II, 116. Ben. 42084, flamme; de^m- 
muktt avec^intercalaire^«»^^, Jiamàe; 
vh. flamer, enflammer, brûler, lancer 
des flammes; enflamer, enflammer I, 
145. II, 209,enflammer;flamber,flam- 
bier, flamboier II, 220, brûler, jeter 
des flammes ; flamboyer, étinoeler, flot- 
ter; enflamber, enflammer. Ces deux 
formes flame, flambe expliquent les 
àéT\Yéi& flammeehe ^ /lameron, flamiehe 
(espèce de galette cuite à la flamme), 
/lamàard, flambeau, etc. 

Flamer, flammer v. flame. 

Flamme v. flame. 

Flâne, s. s. etp. r. flans II 289, flanc ; 
d'où flanehiere, sorte d'armure qui 
couvrait tout le corps. On dérive ordi- 
nairement ce mot de l'ahal. laneha^hlan- 
ca, flanc. Cette étymologie ne me paraît 
pas admissible. Sans me faire une raison 
de ce que la forme aspirée hlanea, qu'il 
faut pour obtenir le/, est fort douteuse, 
car on ne la trouve qu'une oivdeux fois, 
je dirai que les combinaisons A», hr d^ 



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fLA 



164 



FLI 



TahaL restent dans la langue d'o'û 
(l'ancien norois hr est de?enn plus 
tard/r), et il n'est pas probable que 
M ait suivi une autre loi ; puis que les 
fém. allem. en a conservent leur genre 
dans les langues romanes. Quelle est 
donc Torigine de Jlane, iisX. Jianeo? 
Les Allemands appellent cette partie 
du corps weiehCf propr. partie molle; 
et ils nous ont emprunté flanc, qu'ils 
font féminin, flanke. 

Flanchiere v. flanc. 

Flans V. flanc. 

Fiat 9 coup, tape; flatir^ abattre, 
jeter par terre, précipiter, enfoncer, 
plonger; de l'anc. norois >to/, ahal..^, 
plat, aplati. Ainsi ^ft'r = aplati par 
terre. Ce mot nous est resté en ter- 
mes de monnayeur, pour signifier apla- 
tir une pièce de monnaie avec lejlatoir. 

Flater, flatter; flateres I, 104, s. 
r. et p. s. flateor, flatteur; de l'anc. 
norois ^^, plat, aplati. Cette dériva- 
tion s'explique très-facilement dans les 
différentes significations du mot: ca- 
resser, etc. Cfr. flat. 

Flateor v. flater. 

Flateres t. flater. 

Flatir v. flat. 

Flattste V. flaiite. 

Flaflte, flattste, fleflste R. d. 1. Y. 
101, flûte; vb. flaflter, fleflster, jouer 
de la flûte; flaflteur, joueur de flûte. 
Selon Barbazan,^t^f dérive àejlatua; 
il eût mieux valu prendre le verbe 
comme ayant précédé le subst, et le 
dériver de JUttuSf souffle, que les an- 
ciens employaient à l'égard du jeu de 
la flûte; d'oîi Jlatuer et avec transpo- 
sition de l'u, Jhiiter et de là Jhilte. 
Dim. àeflaUte^ propr. flauHolua, fll^ol, 

fli^el, flageol, flagiel, et toujours 
avec rejet du t^ mais conservation de 
Vu : flayel, d'oîi un nouveau dim. fla- 
Jolet* Sous la dénomination àajlajol^ 
pn comprenait autrefois, non seulement 



des espèces de flûtes différentes, mais 
des variations de la même famille, 
comme on le voit par ce passage de 
Guillaume de Mâchant: Etdeflajos plus 
de X paires, c'est-à-dire de xx maniè- 
res , tant de fortes comme des légères. 

Flftuter V. flaiite. 

Fleehet 1, 82, forme gallo -latine, 
de fléchir. 

Fleehir II, 361, fléchir; àieJUetere. 

Flestre v. flaistre. 

Flestrir v. flaistre. 

Fleur V. flor. 

Flettste V. flaûte. 

FI0C9 floehe, flocon, houppe; Jloc- 
eut; dimin. flœel, floehel, flocon, 
petit flocon; et d'ici floceler I, 62, 
friser, être ou tomber en flocons. Le 
mot firoe, froc, ne diffère de floc que 
par la liquide, et il a la même racine : 
cfir. prov. flocy flocon et froc; et DC. 
floquetus. 

Floc 9 troupe v. foie. 

Flocel V. floc. 

Fioceler v. floc 

Fliehe, quartier de porc salé, mor- 
ceau de lard; Imâ. fliches, flichia. Fli- 
ehe nous est resté sous la forme Jfèehe, 
dans l'expression ./T^Atf de lardy et Ro- 
quefort dit que ce morceau enlevé sur 
l'un des côtés d'un cochon, depuis 
l'épaule jusqu'à la cuisse, a été appelé 
ainsi à cause de sa longueur qui le 
fait ressembler à un trait, à une flèche. 
Cette étymologie ne serait pas telle- 
ment ridicule qu'on a bien voulu le 
dire; car nous voyons haste signifier 
aussi une pièce de chair (R. d. 1. Y. 
p. 300. 1). Toutefois l'origine du mot 
Jliehe est autre; il dérive de l'ahal. 
Jliecij perna (Haupt, Zeitschr. f. D. A. 
p. 197, Ire col.); anglo - saxon ./fûrce, 
anglais fiitehy islandais /fy<;A:f, fièche; 
suéd.^^A:, un demi -cochon. Tous ces 
mots affiliés à flecky flick^ morceau, 
pièce. V. Schwenk D. W. fieisch. 



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FLO 



165 



FOI 



Floible M. 8. J. 503, 1. 11 d'en bas, 
foible II, 22, débile, languissant, fai- 
ble; àeJUbUia; de là floibeteit T, 82. 
148. Il, 240, foiblete, débilité, lan- 
gueur, faiblesse; afolblir, afebloier, 
afebleier I, 155. 297. 382, affaiblir, 
diminuer de force, décourager. On voit 
que, par euphonie, tantôt le premier, 
tantôt le second / a été retranché. 

Flor, flur, flour, fleur 1, 255. 328. 

329, fleur; fha, (flor); Tb. florir, flu- 
rir I, 62. 407. 408. II, 17. 191, fleu- 
rir, briller; en parlant des cheveux 
et de la barbe, il se traduit par blanc; 
(II, 240, viex florisj) /hrere; de là 
flore) fleuré, bordé de fleurs; floroil^ 
fleuron; florin, sorte de monnaie d'or, 
florin; voy. DC. Floreni et moneta. 

Flore v. flor. 

Florir v. flor. 

Floron v. flor. 

Flot V. flote. 

Flote (f.), troupe, rassemblement, 
réunion, foule, train, soit de person- 
nes, soit de choses; flot (m.), flux; 
de fluctua. D'ordinaire on dérive notre 
moi Jlotte, deTallemand: ancien norois 
Jlotij anglo-saxon /bto, hollandais vloot^ 
suédois ^o^to, toussa flotte, excepté 
Tanglo - saxon /o<a, qui a quelquefois 
la signification particulière de navire. 
Cependant à considérer la signification 
du Jlote de la langue d'oïl, il me sem- 
ble que, quant à la forme, il est inu- 
tile de quitter le domaine roman; pour 
le sens, au contraire, il faut admettre 
l'infiuence germanique, mais elle est 
postérieure à la première période de 
la langue et ne peut remonter qu'au 
suédois ou au hollandais. Partout, 
dans l'ancienne langue, la signification 
primitive de Jlote est la seule admis- 
sible; p. ex: Od le montant en Jlote 
sont, I Et od le retraiant s'en Tont 
(P. d. B. V. 7585. 6.); en Jlote = en 
troupe, groupés, rassemblés. Flotte^' 



dérivé de fluctuai c, MM. Diez I, 280 
et Diefenbach I, 387 ont une autre 
opinion. 

Flou V. foie. 

Flour V. flor. 

Fluet II, 229 signifle petit fleuve, 
rivière, tandis qu'en d^autrcs passages 
des mêmes dialogues, II, 311, il est 
synonyme de fluctus et signifie fiot, 
inondation, débordement. 11 faut donc 
le rapporter k Jluctus. V. flot. 

Fluie V. flum. 

Fluive V. flum. 

Flum, s. s. et p. r.fluns 1, 78, fleuve 
TÏvihreiJlumen; I, 257 on voit la forme 
p. s. flume, qui est anglo- normande ; 
— fluie, flulye I, 78, fleuve; de fluvius, 
la première forme avec syncope du v. 

Flume V. flum. 

Fluns V. flum. 

Flur V. flor. 

Flurir v. flor. 

Fo V. feu II. 

Foace v. ftu. 

Foee v. t. II, p. 293 et Glos. s. v. voie. 

Foen, fain, fein, flen I, 392. Il, 
311. S. d. S. B. 540, foin; fenum 
(foenum). 

Foer, foers v. fors. 

Foi V. foit. 

Foial V. fedeil. 

Foible V. floible. 

Foiblete v. floible. 

Foie V. t. II, p. 292. 3 et Glos. s. v. 
voie. 

Foie I, 118, foie; italien fegato; du 
Imà, Jicatum se. jecur, foie d'oie en- 
graissée de figues, puis foie en généraL 
M. Diez I, 30. 37 compare le grec 
moderne aixori, foie, de avxoyrovrinaç, 

Foille V. fueil. 

Foiller v. fueil. 

Foilliee v. fueil. 

Foillir V. fueil. 

Foillns V. fueil. 

Foimenti v. foit. 



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FOI 



166 



FOL 



Fointise v. feindre. 

Foir, fuir y. fuir. 

FoTr, fouTr, yerbefort, qui conser- 
va Vu de la diphthongaison à certains 
temps dans quelques contrées, poor le 
distinguer de Torthograpbe foir de 
fuir 1 , 342 et dont la conjugaison se 
troubla de bonne beure; il signifiait 
fouir, fouiller, bêcber; creuser la terre; 
àefodâre; fossel, 347. II, 337, fosse, 
prison, cachot; foesa; fosset, fossé; 
fosaatum; fossion I, 374, action de 
fouir, fouille; fossio; comp. enfoTF) 
enfouir I, 842 , enfouir, enterrer. 

Foire, feire, ferel, 234, foire; de 
feriae^ plus tard/ms, au singulier, 
selon Festus. Foire signifie donc pro- 
prement jour de fête, parce que les 
foires se tenaient aux jours des fStes 
de l'église. De là foiriet, foirie, 
jour de fête, jour de la foire ; foirier, 
foirer, ferer, fêter, cbômer. Ainsi 
le véritable terme français devrait être 
foirié au lieu de férié^ puisque nous 
avons conservé foire. 

Foirer v. foire. 

Foirie, foirier v. foire. 

Foiriet v. foire. 

Fois, foi V. foit. 

Fois V. t. II, p. 292. 3 et Glos. 
s. V. voie. 

Foison V. fondre. 

Foisonner v. fondre. 

Foid, feid, foi, fei, s. s. et p r. 
foiz, fois, feiz II, 271. 388, foi, fran- 
chise, croyance religieuse; de fides; 
mètre sur foi, mettre sur la foi, sur la 
parole ; par ma, ta, etc., /bt, ib. ; non- 
foi, nonfei II, 378, nonfoi, incrédu- 
lité. De foi et du participe passé de 
mentir, on forma folmenti, feimenti, 
qui a trahi sa foi, parjure, déloyal; 
car on disait mentir sa foi II, 84 pour 
trahir sa foi, manquer à sa parole, se 
parjurer. De fidea, on forma encore 
le verbe fier, fier, confier, promettre. 



engager sa foi, garantir; esp. et port, 
fiar, ital. fidare, prov. fizar, fiar; se 
fitr en qqn. I, 162; 8e fier à qqn. I, 
222; ee fier en qqn. de qqeh. I, 271; 
comp. afier, afflerll, 313. 336, pro- 
mettre, assurer, affirmer, garantir; le 
participe afie, nffte, s'employait sou- 
I vent substantivement pour qui a fait 
une promesse, juré, allié ; s'entrafier 
I, 263, s'afier mutuellement; desfier, 
defler, deffier I, 255. 349. U, 32, 

proprem. renier sa foi (0. d. D. v. 3059), 
retirer sa confiance, puis défier. Cfr. 
fedeil, fiance, fit 

Foiz, foi V. foit. 

Foiz V. t. II, p. 262. 3 et Glos. s. v. 
voie. 

Fol, fols, fons, fos, fox, fans, fax 
I, 93. II, 218, subst. et adj. fou; adv. 
folement I, 179. 272, folement; vb. 
foler, errer çà et là, marcher de côté 
et d'autre (II, 62), s'écarter, flotter 
(P. d. B. 5764); au figuré, sous les 
formes, foler, folier, foleier, fo- 
loier II, 270. 339, extravagucr, faire 
des folies, ag^r en fou, se tromper, 
s'égarer, railler, moquer, dire des in- 
jures, errer, mener une vie de débau- 
che; comp. afoler (ne confondez pas 
avec afoler = maltraiter), devenir fou, 
perdre l'esprit faire, enrager quelqu'un, 
tromper; s'afoler, devenir fou d'amour, 
se passionner, vivre licencieusement 
avec des femmes; dér. folie, folie, sot- 
tise, radotage; folage, folaige, folie, 
sottise; folor, folor, sottise, folie, 
étourderie; folestet, foletet II, 313, 
folie, étourderie; folet, foleit, badi- 
nage, moquerie ; folieuse, femme dé- 
bauchée. Tous ces mots appartiennent 
à une même racine, folere, se remuer 
çà et là, follia, soufflet à souffler le feu, 
s=> soufflet de forge, c'est-à-dire quel- 
que chose qui se remue çà et là, signi- 
fication fondamentale qui se retrouve 
dans tous les dérivés et qui s'est con- 



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FOL 



167 



FOR 



servée dans notre mot follet (feu). 
Fol dérive directement de foUU, 

Folagre, folaigre y. fol. 

Foie, Me, foue, floe, flou Q. L. d. 

R. 1 , 97 , troupeau de bétail, troupe, 
multitude, assemblée ; de Tahal. vole, 
folcy populus, agmen, acies ; anc. no- 
rois fôVc; et pour fioe, flou; anglo- 
saxon floe; anc. norois flœkry ag- 
men, cohors; anglais //o<>A;, troupe, 
troupeau. 

Foldre, foudre n, 24, foudre; de 
ftilffuryAvec <f intercalaire: foire, foldre ; 
quelquefois renforcé en esfoldre (Que 
li esfoldres du ciel le puîst abatre. 0. 
d. D. 3522); foudroier U, 44, faire 
des éclairs, foudroyer, épouvanter 
effrayer; fulgurare. 

Foleier t. fol. 

Folement y. fol. 

Foler V. fol. 

Folestet y. fol. 

Folet, foleit v. fol. 

Foletet Y. fol. 

Folie, folier y. fol. 

Folieuse y. fol. 

Fololer y. fol. 

Folor, folur y. fol. 

Fols Y. fol. 

Fond, font, foiis,fîuidn, 199, fond, 
base; proY. fons; àefundtts; vb. fon- 
der, avoir fond, fonder, établir; de là 
fonde, fondement, fondation, établis- 
sement, assurance; fondement, fon- 
dement; comp. afonder, couler à fond, 
enfoncer, plonger, enfoncer dansTeau; 
effonder, enfoncer, couler à fond, pré- 
cipiter, renverser, éventrer, rompre; 
et à côté de ces formes, une autre en 
r avec les mêmes significations : afon- 
drer, effondrer, effondrer II, 122 ; 
s'esfondrer I, 381, s'enfoncer. D'où 
provient ce r? Profond, parfond, 
parfnnt 1,257. 299. II, 199, profond, 
vaste; profundua; prov. preon, ital. 

profondo ; subst. proftendeee,parfan- 



deee, parfondesee I, 66. 86. 226 
profondeur. 

Fonde,/row<fc (avec r intercalaire), 
corde qui chasse le trait; — et maga- 
sin public, bourse ; de funda. Ménage 
dit: Il n'y a guère plus de 80 ans 
qu'on prononçait fonde. Le Duchat 
fait remarquer que le dictionnaire de 
Monet, imprimé en 1636, ne connaît 
pas encore fronde. 

Fonde, fondement v. fond. 

Fondement v. fond. 

Fondre, fundrel, 193. 233. II, 97, 
261, fondre, confondre, détruire, rui- 
ner, crouler; fundere; fnson, foison, 
fulsoni, 60. II, 126, foison, abon- 
dance, force, résistance; fusio; d'oîi 
foisonner 1, 101, foisonner; comp. 
confondre, confondre I, 59. 268. 
146. II, 361, confondre, détruire, rui- 
ner; eonfundere, confaslon,confosion 
I, 363. n, 208. 326, confusion, dé- 
sordre, honte, embarras; confuaio. 

Fons, eau v. font. 

Fons, fond Y. fond. 

Font, font, s. s. et p. r. fonz, fons, 
fonz, eau, source, fontaine; fonts 
baptismaux; de fons. Une dérivation 
fort ancienne àe fons, est fontana^ d'où: 
fontane, fontainne, fontaine 1, 68. 
149. 188, fontaine, source, ruisselet; 
d'où le diminutif fontenil, fontanelle, 
fontenelle, etc. 

Font, fond v. fond. 

Fontaine v. font. 

Fontane, fontanelle v. font. 

Fontenelle v. font. 

Fontenil v. font 

Fonz Y. font. 

For, forgr, foorgr II, I66. 1 82, four ; 

prov. forn, ital. fomo; àefurnus; for- 
nier II, 387, houHunger; furnarius. 
Le g de forg s'explique sans doute 
par une forme forn, fomg, d'où forg. 
Cfr. venir t. I, p. 385. 

Forain v, fors, 



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FOR 



168 



FOR 



Forlmn t. ban. 

Forbanir t. ban. 

Forbeter t. bcter. 

Forblr, fnrbir I, 380, II, 145. M. 
s. J. 449, fourbir, polir, nettoyer, 
orner; comp. esforbir, fourbir; de 
Tahal. fttrban^ furbjan, même signifi- 
cation. Notre substantif /ot<r^ déri?e 
également de là et non du latin fur, 
comme fripon de friper. 

Forée, fourche v. forche. 

Forée II, 272, ci8eau(x); àeforpex. 

Force, force t. fort. 

Foreele v. forche. 

Foreenerie t. sen. 

Forcer ▼. fort. 

Foreeure y. forche. 

Forehaiieher ▼. enchnlctr. 

Forche, fourche, forque, forche, 

force I, 162. 166. 365, fourche, four- 
ches patibulaires, colonne, poteau; de 
furea; de là fourccl (m.), forCClc, 

fooreelle, ftircele (f.j, fourcelle, le 
haut fourché du sternum , poitrine ; for- 
cheure, forceare,fiireheare, en- 
fourchure; furgrier, fourgonner, re- 
muer aTOC une fourche, une perche; 
port, forcer, ital. frugare. Ajoutez 
ici fourehetUyfourehon, enfoureher^ bi- 
furquer, etc. 

Forche, force y. fort. 

Forcher y. fort. 

Forcheure y. fort. 

Forchier y. fort. 

Forcier, forcer v. fort. 

Forcier, violateur V. laron. 

Forelores y. frelore. 

Forer I, 54, forer, percer; /orar«; 
comp. treiforer I, 213, percer, faire 
un trou, transpercer; tranaforare, 

Forest, foriest, fourest (fores)!, 

188. 312. 869. II, 304, forêt, bois; 
Imâ. fùreatia , fareste , fweatui , fare- 
6tum y forctstum y for esta, foraata, DC. 
s. y. foresta, mots qui ne désignaient 
pns seulement un bois, mais aussi un 



étang, un yivier oh l'on entretenait du 
poisson. Forestas, dit DC, yeropis- 
cium yiyaria appellasseyidentur nostri, 
quod majoribus illis sylvis adjuncta 
essent et yiyaria. On a dériyé fwesi 
de l'allemand forât , mais aujourd'hui 
les philologues allemands dérivent au 
contraire /or «/ àe forest, tout en don- 
nant à ce dernier une origine alle- 
mande : foreftahi, forêt de pins, c'est- 
à-dire fore et la suffixe est, ast. On 
pourrait accorder cela, bien que la 
disparition complète du h présente 
quelque difficulté; mais comment ex- 
pliquer de cette manière le verbe /or«- 
stare dans le sens de bannir et l'ad- 
jectif /(wvi*/ic«»=étranger (y.DC), qui 
sont certainement de la même famille? 
Il faut chercher une autre origine, et 
elle se trouve dans le latin forts, fo- 
ras, d'où les formes en est, ast. Cepen- 
dant ce n'est pas, comme l'ont dit 
quelques étymologistes, quod/om *f«i< 
(DC. 8. y. foresta) , que nemus a été 
appelé /&r«^; la chose s'explique de la 
manière suivante. Dans le principe, 
forest signifiait bois soumis au droit 
de chasse, mais non enclos: Foresta 
est ubi sunt ferae non inclusae; par- 
eus, locus ubi sunt ferao inclusae (DC). 
On vient de voir que forasticus, i. e. 
foras et terminaison tieus, signifiait de 
l'extérieur, étranger; de ce forastieus 
on dériva forastis, etc., c'est-à-dire ce 
qui est à l'extérieur, ce qui est hors 
de l'usage, ce qui est excepté, prohibé, 
ainsi lieu défendu. Cfr. Ménage s. t. 
forest et Rayn. L. R. III, 372. 3. De 
làforestier II, 368, forestier. Cfr. fors. 

Forfaire y. faire. 

Forfait, forfaiture v. faire. 

Forgr y. for. 

Forge y. fevre. 

Forgier v. fevre. 

Forgttgier pour forjugier v. juger- 

Foriest v. forest. 



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FOR 



169 



FOR 



Forjugier v. juger. 

Fortifier y. lip. 

Fonuttge v. forme. 

Forme, fourme, ifurme I, 86. 147, 
forme, manière, façon ; forma; former, 
fourmer, former I, 151. 226, for- 
mer, façonner, créer; part. pas. formé, 
pour bien formé, bien fait: Et aycnant 
et des membres formé, Aub. p. 174; 
tresformer M. s. J. 493, transformer. 
Dér. de/(97iw«, propr./<»*maft'<w«, for- 
mage, fnrmaige, fromache n, 268. 
M. d. F. II, 106, notre fromage, avec 
transposition postérieure du r; ainsi 
nommé parce qu'on place le lait caillé 
dans une forme pour s'égoutter et se 
consolider; prov. formatge, fromatge; 
ital. formaggio. V. Ménage s. y. fro- 
mage. 

Forment, beaucoup y. fort. 

Forment, froment y. froment. 

Former y. forme. 

Formi, formiz II, 390, fourmi; 
fermier, fourmiller; àe formica, for- 
micare ; (fourmiller=formiculare.). Ni- 
cot dans son Trésor, Ronsard, Belleau 
ont fait le mot fournit masculin, et le 
peuple de quelques provinces lui donne 
encore ce genre. 

Formier y. forml. 

Fomier y. for. 

Fomîr, fumiri, 104. 251. 264. 
269, remplir, accomplir, satisfaire, exé- 
cuter, venir à bout, fournir; en prov. 
fomir, formir, frumir, fromir; del'ahal. 
frumjan, frumman, agerc, exercere, ur- 
gere, mittere, etc.; ainsi permutation 
de la consonne m en n et éloignement 
de la lettre r de la consonne initiale. 

Forque y. forche. 

Forragrier v. fuerre. 

Forre v. fuerre. 

Forreau v. fuerre. 

Forreial, forreiau v. fuer. 

Forrer v. fuerre. 
Forrier v. fuerre. 



Fors, foers, foer, fur, hors prép. 
et adv. II. 354. 355; forain, étran- 
ger, qui est du dehors; possesseur 
d'héritage qui ne réside pas dans son 
bien, mais qui y laisse un fondé de 
pouvoir ;/or«M«« pour /oraM^«; comp, 
defors II, 355, deforaa (Inscript.), 
deforain, étranger qui possède des 
terres ou des maisons dans une com- 
mune, et qui ^participe aux cbarges; 
deforien M. s. J. 446, extérieur, du 
dehors; chose deforiene, d'ici-bas, par 
opposition à céleste, éternelle; defo- 
raineteit II, 376, extériorité, mon- 
danité; formis II, 355. Cfr. forest. 

Fors, fort V. fort. 

Forsboivre v. boivre. 

Forscliaueher v. enchalcer. 

Forsclore v. clore. 

Forsenement,forsennementv.sen. 

Forsener, forsenner v. sen. 

Forsenerie, forsennerie v. sen. 

Forsfaire v. faire. 

Forsfait, forsfaitnre v. faire. 

Forsjugier v. juger. 

Forsli^er y. lin. 

Forsioigrner y. long. 

Forsmis v. fors et II, 355. 

Forspartir Y. part. 

Forstraire v. traire. 

Forsveier v. voie. 

Forsvoier v. voie. 

Fort (forz, fors), fort; àefortis; 

de là forment, fortment, forte- 
ment!, 112. 161. 264. 342, fort, beau- 
coup , fortement. De fortis, par le 
dérivé fort ancien forcia, fortia, force, 
forclie I, 88. 193. II, 240, force, vio- 
lence, vigueur; vb. forcer, forcier, 
forcher, forchier, forcer, contraindre, 
pendre de force, faire violence; comp. 
comforter, cumforter, conforter, 
conforter (confortare) I, 126. 154. 
263. 402.11, 254. 387, conforter, en- 
courager, consoler, rassurer, soulager, 
I afifermir; confort (conforz, confors) 



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FOR 



170 



FRA 



ly 860. 364, consolation, soulagement, 
encouragement, secours; delàeonfor- 
teres, eonforteor I, 77, consolateur, 
confortateor; eonfortement II, 95, 
soulagement, consolation, encourage- 
ment ; d'où des^onforter, décourager, 
ôter l'espérance, craindre, désoler, af- 
fliger; deseonfort I, 151, décourage- 
ment, tristesse, douleur, accident fâ- 
cheux; reconforter I, 209, encoura- 
ger, rassurer, redonner de Tespérance; 
— enforeer, enforeier I, I9i. 238. 
II, 74, renforcer, rendre plus fort, for- 
tifier; devenir plus fort, augmenter; 
d'oii renforeier n, 26, renforcer, re- 
fortifier; s^enforeer I, 153, s'effor- 
cer, pour wf/br<w«=esforcer; enfor- 
eis I, 166, faisant effort, fort, en for- 
ce; — esforeer, esforeUer I, 52. 
168. 806. II, 109, fortifier, renforcer, 
valoir plus, efforcer, faire effort, ex- 
citer, exhorter; esfort, (esforz, es- 
fors) I, 81. 356. II, 62, force effort, 
troupe, nombre, armée; esforcement, 
effort; esforcis, avec effort, fort, en 
force. — Enfin, je rappellerai encore 
ici fort, château, fort; fortelesee, et 
avec r=if forteresee, fortreee I, 
60. 142. 183, fort, forteresse, châ- 
teau ; du Imâ. fwttUitium = munitio, 
arx, castrum; prov. fortalessa, forta- 
ressa; esp. fortalesa. 

Fortelesee v. fort. 

Fortement v. fort. 

Forteresee v. fort. 

Fortment v. fort. 

Fortreee v. fort. 

Forveier v. voie. 

Forvoier v. voie. 

Forz V. fort. 

Fos V. fols. 

Fosse V. foïr. 

Fosset V. foïr. 

Fessier v. laron. 

Fossion V. foïr. 

Fott V. feu. 



Fouaee v. feu. 

Fouage v. feu. 

Foue V. foie. 

Foudre v. foldre. 

Foudroier v. foldre. 

Fouee v. feu. 

Fouir, fuir v. fuir. 

Fouir, fouir v. foïr. 

Fonrage v. fuerre. 

Foureel, foureelle v. forche. 

Fonrehe v. forohe. 

Fonre v. fuerre. 

Fonrest v. forest. 

Fourg V. for. 

Fouijagier v. juger. 

Fonrme, fonrmer v. forme. 

Fourragier v. fuerre. 

Fourrer v. fuerre. 

Fourrier v. fuerre. 

Fonrsener v. sen. 

Fous V. fol. 

Fox V. fol. 

Frados, f^radous, misérable, im- 
pie, scélérat; prov. fradel; de l'abaL 
freidocj frêdie^ profugus, apostata. Cfr. 
Dief. G. W. I, 405. 7. A la même fa- 
mille, de l'ahal. freidari^ appartient 
firarin, firairin II, 287, misérable, 
indigent, infortuné. 

Fradous v. frados. 

Fragiliteit v. fraindre. 

Frain v. frein. 

Fraindre, freindre II, 237 ; fraite, 
freite I, 285, ouverture, brèche, fente; 
fig. sortie, éclat, esclandre; fraiture 
II, 857, brisure, rupture; fractura; 
comp. esfraindreyeflfraindrelIySS?; 
enfraindre II, 287; infringere; re^ 
fraindre II, 237, d'où refrain, re- 
frain, fanfare; prov. refranh, esp. re- 
fran. Cfr. Rayn. L. R. III, 388; — 
fragile, fragile; fragilis; fragiliteit 
II, 386, fragilité ;/ra^7iftw. 

Frairin v. frados. 
Fraisne, fresne, frêne; àefraxi- 
nu8. Le bois de frêne était, avec ce- 



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FRA 



171 



FRE 



lui dç pommier, celui qu'on préférait 
pour faire les lances; de là la signi- 
fication de bois d'une lanee qu'on don- 
nait au moi fraime, 

Fraissangue y. fresanche. 

Frait I, 154, dépens, aujourd'hui 
plur. frais; \mdk, fredum^ mot qui dé- 
signait primitivement l'amende à la- 
quelle était condamné le coupable pour 
avoir troublé la paix publique; T. DC. 
Fredum; Roquefort Frede. Fredum 
vient, dit-on, del'ahal. fridu^ aujourd'- 
hui /rwfo, paix. Verbe défrayer. 

F^ite V. freindre. 

Fraiture v. fraindre. 

Frane, fém. fraaee, Cranehe, s. s. 
et p. r. firans I, 262. II. 85. 87. 231- 
337, libre, noble; loyal, sincère, géné- 
reux. Franc dérive du nom de peuple 
Franeuêf qui désignait en même temps 
Thomme libre, alità.Franeo. Mais d^où 
ce nom } quelle était sa signiûcation ? 
De quel appellatif dérive- 1- il? Cet 
appellatif est -il d'orgine celtique ou 
allemande? se demande M. Diefenbach 
(I, 403). Sans préciser quel peut avoir 
été cet appellatif, M. Diefenbach arrive 
au résultat qu'il est mieux représenté 
dans les idiomes celtiques que dans 
ceux de la Germanie, quoique là aussi 
il se trouve passablement isolé. La 
forme rappelle au profond et ingé- 
nieux philologue plutôt freeh, ahal. 
frehf avarus, avidus, que /m, ancien 
norois /r», libre. D'autres ont trouvé 
cet appellatif dans franca^ diminutif de 
framea, sorte de javeline; et M. J, 
Grimm voit dans ce mot un adjectif 
primitif de la racine gothique freis, 
iXévâ'êçoÇf aujourd'hui freif dont dé- 
riva d'abord le nom de peuple et de 
ce dernier celui de l'arme. — De franc 
ou plutôt du Imâ. Franeia et de l'alle- 
mand Franco, dérivent: françois, 
franeeis, franchois» fém. françoise, 
fnuiehoise, francesche, français; 



francor, ordinairement avec le mot 
geste, histoire des Francs ; franchir, 
francir II, 230, affranchir, rendre 
libre, anoblir; comp. afranchier I, 
218, ib.; fi*aiichise, francise I, 300. 
305. 352. II, 231, loi des nobles, pri- 
vilège, noblesse; lieu privilégié; fran- 
chise, sincérité; fi*ancement, fran- 
chement I, 358. II, 50, librement-, 
franchement, sincèrement; — et plu- 
sieurs autres dérivés ou composés qui 
ne se trouvent pas dans mes citations, 
mais qu^il sera facile de classer si on 
les rencontre. Les seules différences 
dialectales du nom de notre patrie 
étaient: France, franche. Nos plus 
anciens poètes aiment à lui donner 
Tépithète de douce. 

France 9 Franeeis v. franc. 

Francement v. franc. 

Francesche v. franc. 

Franche, franchement v. franc 

Franchir v. franc. 

Franchise v. franc. 

Franchois, franehoise v. franc. 

Francir v. franc. 

Francise v. franc. 

François, françoise v. franc. 

Francor v. franc 

Frange II, 226, frange; selon Mé- 
nage de frimbia pour fmbria, d'oïl 
fringe, frenge^ frange. Ce qui prouve 
que la forme primitive a été fringe, 
c'est que les Anglais disent fringe ; et 
en Sicile on a aussi frinza, dans la 
Valachie frimbie. 

Frarin v. frados. 

Fratre v. freire. 

Freid v. froit. 

Freer v. froier. 

Freier v. froier. 

Frein, frain, froin I, 162. 388. 
II, 124. 309, frein, bride, mor8;/r^- 
num; vb. comp. afrcncr II, 237, note; 
enfrener I, 394, mettre un frein ou 
mors, brider, dompter; tnfrenare; 



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FEE 



172 



FRE 



refréner II, 287, note. Je oe corn- 
nais pas le simple frener , prov. fre- 
iiar, ital. frenare. 

Freindre v. fraindre. 

Freir v. frire. 

Freire, frère I, 49, frère; reli- 
gieux , frère d'un couvent; /ro/n*; I, 
82 l'auteur a conservé à dessein la 
forme latine fratre, parce qu'il est 
question de dignitaires de l'église. 

Freis v. fres. 

Freit v. froit. 

Freite v. fraindre. 

Frelore^ perdu, gâté; de l'allem. 
verhren, perdu (verlicren, perdre); fo- 
relores, perdu, inutile, vain; de la 
même racine, avec la forme anglo- 
saxonne forloren, 

Fremail, fremaille y. ferm. 

Fremer y. ferm. 

Fremillon v. frémir. 

Frémir, fremoier I, 68. 309. 323. 
II, 68, frémir, murmurer, bruire, re- 
tentir, ondoyer (avec l'idée de bruis- 
sement) , hennir; f réméré; fremor, 
fremur, frémissement, bruit; /r^mor; 
friente, frinte I, 371. II, 368. Ben. 
19666, bruit, tumulte, trouble; hen- 
nissement; fremiitis, T. II, 41 on lit 
haubero fremillon, dans un passage 
de G. d. Y.; la même expression se 
retrouve au vers 1577, tandis que dans 
Aubri p. 161, o 2 il y a fermilion, 
ce qui, au premier abord, pourrait in- 
duire à rapporter ce mot h fer; mais 
la transposition du r est chose trop 
ordinaire pour qu'on y puisse attri- 
buer quelque importance; et puis que 
signifierait fer tnillon ? Fremillon se 
rattache à frémir et signifie frémissant, 
bruissant, se. par suite du frottement, 
du mouYement. Rajm. L. B. III, 394, 
sans s'expliquer sur l'origine de fre- 
millo, pour fremillon, dans Gér. de 
Roussillon, en fait un substantif, qu'il 
traduit par cotte de mailles. Son er- 



reur vient d'une fausse ponctuation*. 
Ac vestit un ausberc, gran fremilo; 
il faut lire: Ao Ycstit un aubère, gran, 
fremilo. Du reste, cette expression de 
hauberc fremillon peut tenir à une 
construction particulière des hauberts, 
c'est-à-dire celle à petits anneaox en- 
chevauchés l'un dans l'autre; lorsqu'on 
les remuait, ils produisaient un brois- 
sement. 

Fremoier v. frémir. 

Fremor, fremur y. frémir. 

Freor v. froior. 

Frère y. freire. 

Fres, freis, plus tard incorrecte- 
ment frais, fém. freselie, freske II, 
118, frais, jeune, nouveau, récent, lu- 
stré; de l'ahal. fntc, recens, crudus; 
ancien norois /W«A:r, noYUS, recens, etc. 

Fresaneiie, fresange, fraissan- 
g^e, jeune, porc, et droit qui était dû 
par les fermiers de la glandée; de 
l'ahaL friaking, frueeinga^ Yictima, 
porcellus ; allmod.yW«<;A^'ft^, jeune ani- 
mal, marcassin; selon M. Grimm de 
friseh^ frais, jeune. 

Fresange y. fresanche. 

Freselie y. fres. 

FreslLO y. fres. 

Fresne v. fraisne. 

Freste, sommet, faîte, extrémité 
supérieure d'un bâtiment; de l'ahal 
firat, ib. 

Frestele, et plus ordinairement 
frestel, flûte de Pan, comme le prouve 
le passage suiYantde Philippe de Vitry : 
La s'assist Pan le dux des bestes Et 
tint un frestel de rosiaux. Si chelemoit 
li danziaux. On a cependant préten- 
du que par frestel, il fallait entendre 
le galoubet; cela peut être vrai aussi, 
car, comme flajol, pipe, etr., ce root 
a sans doute serYi à désigner diffé- 
rentes Yariétés du genre de la flûte. 
Dans les Q. L. d. R. II, 139 il est mis 
pour sistre ; mais la manière dont les 



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t'RE 



173 



FRO 



traducteurs de la Bible ont rendu les 
noms des instruments qui 7 sont cités, 
est si diverse, et je dirai même si peu 
en accord avec le texte primitif, qu'il 
n*7 a pas le moindre fond à faire sur 
leurs données. Du reste I, 33 du même 
texte tiàia est traduit par frestel. Fre^ 
8tel dérive de Jistella pour Jistula, avec 
r intercalaire; vb. fi*estel6r9 jouer de 
la frestele. 

Fresteler ?. frestele. 

Frète t. fer. 

Friente ▼. frémir. 

Prier V. froier. 

Fringuer, sautiller en dansant, dan- 
ser. Selon la plupart des étymolog^stes 
du breton fi-inga^ sauter, gambader, 
fringuer; se divertir; sans affilié rap- 
proché dans les autres langues celtiques. 
Le grand développement des significa- 
tions de ce mot pourrait faire croire à 
une origine autochthone; mais si Ton 
compare /'Wn^o/(breton), fredonnement; 
battement de gosier, qui est de la même 
racine, à notre vieux dérivé f ringoter, 
chanter, gazouiller: le pinson fringote 
au lever du matin (Belleau)^ ital. frin- 
gottare, on sera plutôt porté à dériver 
fringuer et le breton fringa d'une racine 
commune fring, qui se retrouve dans 
fringut%re,fringiUa: une personne gaie, 
qui fredonne, s^agite, sautille. Compa- 
rez encore kymri freg^ ramage, babil- 
lage, à la forme frigutire et à frigulare. 
Le dernier éditeur duDict. de Ménage a 
déjà pensé à cette famille de mots. 

Frinte v fremer. 

Frire, dans Ben. v.4398 freir, fré- 
mir, frissonner de peur; de frigëre. 
Notre frire^ faire cuire quelque chose 
dans une poêle avec du beurre roux, 
etc., vient de frigëre. Selon DC. notre 
frisson se rapporte à frigëre par Tin- 
termédiaire de frigitio, contracté en 
frietio, friçon. 

Froe ▼. floc. 



Froehier v. fruit. 

Frogier v. fruit. 

Froier, freier, freer, frier Aubri 
154. P. d. B. 2995. R.d.R.II, p. 341, 
frotter, frôler; notre frayer; prov. fre- 
gar, ital. fregare; de fricare. De là 
notre frai, autrefois fra^e. Par l'inter- 
médiaire de frietum, on doit également 
rapporter ici froter II, 291 , frotter, 
frôler ; ital. frettare, prov. fretar, que 
M. Diez I, 323 dérive à tort de l'alle- 
mand: ancien frison frotha; Vo est pour 
oi. Frôler est une forme diminutive 
de froter et équivaut à frotler. Cfr. 
Rayn. L. R. IIl, 393. 

Froin v. froin. 

Froior, freor 1, 6 7 ,frayeur, crainte ; 
esfroi, esfrei, effroi, eflirei 1, 84, 1 ci . 
Il, 78. 387, efi&oi, frayeur, crainte; 
esfreor, efiroi, frayeur, et efbreison 
avec la même signification; esfreisse- 
ment, action d'effirayer; esfreer, ef- 
freer, effiraer, eiÊreier, effiroier, 
effnder I, il8. 287. 8. II, 11. 248, 
effrayer; prov. esfreidar , esfreyar;de 
frigidus, à cause du frissonnement causé 
par la peur. Cfr. froit. 

Froisseiz v. froisser. 

Froisser, fruisserl, 58, écraser, 
froisser, briser; de fressus^ à^f renaître; 
de là froisseiz, froissement, brisure; 
comp. desfroisser, défroisser, rom- 
pre, briser, défaire, enlever en frois- 
sant. Cfr. ancien esp. fresar, murmurer, 
grogner, gronder. Dans Aubri p. 159, 
on trouve le subst. defroi, querelle, 
rupture, qui pourrait aussi se rappor- 
ter àfroier, frotter. Cfr. l'esp. refriega, 
dispute, de fricare. 

Froit, freid, freiti, 177. 263.864, 

froid; frigidus; vb. froidir, freidir, 
froidier, froidir, refroidir ; d'où re- 
froidir, refroidier l , 46. 287 , re- 
froidir. Cfr. froior. 

Fromeiit,foniieiit,fknimeiitI,i 19. 
166. 251, froment; frtmentum. 



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PRO 



174 



PtJl 



Frone ▼. front 

Fronee, froncer v. front 

Froaeete t. front 

Fronehe v. front 

Fronehier v. front 

Front, frone, fmnt 1,323. 407. U, 
167, front, aussi en termes de guerre; 
defrons; de là Arontiere, façade, 
frt>utîspice ; premier rang — ornement 
du front; affronter, afronter,afhin- 
ter, aboutir par la partie supérieure, 
confiner ; confronter ; attaquer de front; 
affronter: assommer; d^oùle subst af- 
front. Eflironteit, effronté; de efrons, 
qui se trouve dans Y opiscus ; ady. ef- 
fronteiementl,! 71,effrontément:Ega- 
Icmeut de frons, parce que l'action prin- 
cipale du front est de faire des plis : 
froneer, fronehier, fnineher, se ri- 
der, faire ou avoir des plis; froncer, 
être mécontent; et I, 70 ronfler, parce 
qu'en ronflant les muscles du front se 
contractent (?); d'où Aronce, fronehe, 
fk*anehe, ride, pli; diminutif fton- 

eete* 

Frontière t. front. 

Fréter v. froier. 

Fmetiflier v. fruit. 

Fmi ▼. fruit 

Fruit, ftniti, 67.83. 271.328, fruit, 
produit, rapport, jouïssance ; fructus ; 
de là Tb. fridter II, 304, prospérer, 
multiplier, croître, grandir, se dévelop- 
per; comp. afmiter, fructifier, pros- 
pérer, profiter; propr. adfrtwtare ; trO' 
eliier, frogier, prospérer, profiter; 
de frttetua part, de frui, p. a. dire />•««- 
tiare, prov. fruchar; fnietifler IF, 17, 
fructifier; fruetificctre. 

Fruiter v. fruit 

Fmment v. froment. 

Fmnelie t. front 

Fnmeliier v. front. 

Frnnt v. front. 

Fu, feu V. feu. 

Fa, fut V. estre. 



Faeil,fuel,Alil(ro.), feuillet, feuille; 
faeiile,faelle, feuille, foille, fuile, 

feuille; de folium et folia (cfr. arme); 
de là foiller, foillir U, 142, pousser 
des feuilles, se feuiller; foilliee, foil- 
lie, fuillee I, 315. II, 380. Brut V. 
3371, cabane ; cfr. loge ; f oUlus^ foil- 
lOB II, 133, feuillu; /o/to«2/«. 

Fueille v. fueiL 

Fuel, fuelle y. friell. 

Fuer, fuor, feor, feur II, 293. 4; 
de là afuerer, afeurer, etc., mettre 
le fuer à qqc, denrée, taxer. 

Fuere v. fuerre. 

Fuerre, fuere, forre, fonre, for- 
rerll, fourreau, gaine; du gotbique/^/r , 
fourreau, ahal./9tor,/oa^ar,allmâ.rfM>- 
ter, fotery ancien norois fôdry fourrure, 
doublure; Imâ fodorus, futrua^fetitrum, 
etc. De làforreiftl, forreiau, forreau 
I, 407, fourreau; ferrer, fourrer, 
doubler ,/oMrr^*(dans ses diverses signi- 
fications). Les mêmes formes fuerre, 
forre, plus tard foarre, aujourd'hui 
feurrcy signifiaient paille, fourrage; me- 
ner en fuerel, 136; cfr. plus bas ferrer; 
Imâ. fodirvmy ahal. /Kotor, allmâ. moter^ 
nourriture, ce qui sert à la nourriture, 
ancien norois fôdr, ib., goth. fodjan, 
nourrir, élever, /o<f^ii«, nourriture. On 
voit que les formes germaniques se mé- 
langent comme les nôtres; il en était 
de même de celles du Imâ., et peut- 
être les a - 1 - on toutes confondues sa 
point de les considérer comme identi- 
ques. Cependant, pour le sens, il faut 
absolument les distinguer. Du dernier 
ftterre dérivent : ferrer, fourrer,four- 
rager, aller au fourrage; forrier, 
fourrier I, 136. 302, fourrageur, pil- 
lard; forragier, fourragier, four- 
rager, piller, et subst. comme forrier; 
fourage, fourrage, pillage. 
Fuie V. fuir. 
Fuil, fpJle V. fueil. 
Fuillie V. fueil. 



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PUl 



175 



OAA 



Fuir, foir, fouir 1, 340, fuir, éviter ; 
se fuir y se réfugier; subst. fuiel, 172, 
fuite; fuga; de là faite I, 329. 
fuite; propr. fugita, prov.^fugida, ital. 
fuggita; fuitif II, 38. 369, fugitif, 
fuyard; de fuptivus; comp. afuir I, 
341; defuir I, 341 ; refuir, réfugier, 
mettre en sûreté ; donner asile, — fuir, 
éviter, abhorrer; refugere; reftii I, 
268, refuge, asile, appui; détour, sub- 
terfuge; subtilité; refugium. 

Foisil, fuisius v. feu. 

Foison V. fondre. 

Fuite V. fnir. 

Fuitif V. fuir. 

Fuie V. foie. 

Fum, s. s. fans, fumée ; fumua ; fu- 
mer I, 325, fumer; au fig. en parlant 
de l'orgueil, de la colère ; d'où se fumer y 
s*irriter, se mettre en colère; fumare; 
de là fumée, fumeie II, 388, fumée, 
colère; fumiere, fumée, vapeur; fû- 
mes, fumeux ; sujet à la colère ; fumosus. 

Fumée, fumeie v. fum. 

Fumer v. fum. 

Fumiere v. fum. 

FumoB V. fum. - 

Fund V. fond. 

Fundre v. fondre. 

Funs V. fum. 

Funt, eau v. font. 

Funt, fond V. fond. 

Funtaine v. font. 



Funz V. font. 
Fuor V. fuei\ 

.Fur V. fora. 

Furbir v. Jbrbir, 

Fureele v. forche. 

Furebe, fa relie ure v, fori^LB. 

Furfaire, rurlUIt, formas norman- 
des pour forfiiirG, furfaît. 

Furgier, fabriquer \r, feyxo. 

Furgier, fourgonner v* forche. 

Furmaige v, forme. 

Furme, fui-mcr v. forma. 

Fumir v- fornir. 

Furrer v. fuerro. 

Fusil V. feu. 

FuSOn V. fondre. 

Fust, fuz I, 85. II, 'A'i, 281, bols, 
arbre, bâton, fût, pdlisade; de fust^ta^ 
qui prît, dan&lQl)Ji»â^olii.tûiité^ les aigu i- 
fications arbrs, bois; de \k fuâte, pr>u- 
tre, soliveau; et espèae de bâtiment (v. 
les Dictionnaires): fus ter 1, B5, fuBti- 
ger; piller, vakr. FuBtier, charpen- 
tier; fustaiiUl'^r^ tonnelier, faifieur dt^ 
futailles, sont de lia mumë famille. 
Affût y affûter Bonf dea compostas ile 
fust. L'ancien Ne langue avait liffUB- 
ter dans le sens de présenter un 
bâton ou una arme cootre qqn. 

Fuste V. faut. 

Fuster v. fust. 

Fuz V. fuaU 



0. 



Oaasrnable v. gaagnier. 
Oaa^nagre v. gaagnier. 
Oaagrnier, gaaignier, gaainnier, 
gaegrnier,guaigner, gaigrnier,gain- 

ner I, 88.172. 216. II, 186. 266. 316, 
cultiver, labourer, faire valoir, gagner y 
profiter; de làgaagnagre, gaaignage, 
gruaignagre, guaaignerie, etc., terre 
labourée et ensemencée, produit de cette 
terre; gain, profit, utilité; gaignerie, 



guaignerie, f^rme, métaîTie; gaal- 
gnerres, gaaigueor, ^alntir I, 173, 

cultivateur, laboureur, t^olon; qui cher- 
che à ^o^er; gïia^iUhblo, terre labou- 
rable; gaaigne^ guulug,giialD,gaa]g 
(gaainz), gua1%waiiig ï, im, 2ic, 
11,266.27 1.344 . 860, travail des champs^ 
revenu, gavn^ profit : butin, m qu'on a, 
gagné ou pris sur Tcnnemi; regaa- 
gnier 1,329, regagner, reconquérir, ïtj* 



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J 



GAA 



176 



GAÎ 



parer. La signification primitive des ces 
mots est celle que j'indique en première 
ligne. Ital. guadagnareyguadagno;proy. 
gazanhar, gazanh; esp.(subst.)gaadaila. 
etc. En comparant ces formes, on verra 
de suite querétymologicallemandeimi- 
nen, vaincre^ proposée dans ces derniers 
temps, est tout à fait fausse. Gaagnier 
dérive cependant de l'allemand: weidân, 
weidanjan, chasser; ou de weida^unda, 
pâture, chasse avec la suffixe (t^tty an. 
De l'idée de chasse, pâture, on a passé 
à celle de labourage, d'oà celle de re- 
venu , puis de g^n en généraL 

Oaaig ▼• gaagnier. 

Gaaignage v. gaagnier. 

CUudgriie V. gaagnier. 

Chiaigneor v. gaagnier. 

Gaaignerres v. gaagnier. 

Gaaignier v. gaagnier. 

Oaain, graaing v. gaagnier. 

Oaainnier v. gaagnier. 

Gaainz v. gaagnier. 

Gab,8rASl,58. 293. 371, plaisanterie, 
raillerie, moquerie, dérision, dissimula- 
tion; vb.gaWl, 113.366. 376, railler, 
plaisanter, se moquer ; de là gabois, 
gabeis II, 73. I, 370, raillerie, plai- 
santerie, dérision, tromperie, jactance ; 
gaberes, gabieres, gabeor 1, 7 7, rail- 
leur, moqueur, présomptueux ;gaberie9 
dérision, moquerie. L'ancien norois et 
le suédois ffoèbf signifie moquerie,^a^&i, 
se moquer; mais cette racine est assez 
isolée dans les idiomes germaniques, 
tandis qu'elle a un grand nombre de 
représentants en celtique; ce qui doit 
faire pencher la balance vers la dernière 
origine. V. Diefenbach I, 169, § b. 

Gabeis v. gab. 

Gaber, gaberes v. gab. 

Gabeor v. gab. 

Gaberie v. gab. 

Gabieres v. gab. 

Gabois v. gab. 

Gaegnier v. gaagnier. 



Gage,wagre II, 1 6, 93,gage,caution, 
garantie, engagement, assurance ; ga- 
ger, gagier, wager II, 397, gager, 
prendre des gages, engager sa foi, pro- 
mettre, aliéner; de là gagier, gageur, 
garant, caution; gagiere, gageriel, 
157, engagement, gage, uantissement, 
promesse, aliénation, bien engagé; ga- 
geure II, 68, gage, enjeu; appelerqqn. 
de gageure; vb. comp. engager 1, 243. 
II, 157, engager. Lmà.fMM^, vadium^ 
guadium, etc., invadiare, di8vadiare= 
dégager, désengager^ etc. Dér. du goth. 
vadif gage; ahal. taettif weddi^ pignus, 
foenus, stipulatio, vadimonium; ancien 
Mson wedf caution, gage, promesse, 
amende en argent; goth. gawadfon^ ùq- 
fiô^nvy etc. Vadi doit dériver derùto», 
lier; Graff pense que ce mot est em- 
prunté au latin vas. 

Gager, gagerie v. gage. 

Gageure v. gage. 

Gagier, gagiere v. gage. 

Gai I, 100, gai, vif; alert, diversi- 
colore, bigarré; derahal.^âAt, prompt, 
vigoureux; de là gaieté, gaîté, con- 
tentement, allégresse; vb. comp. es- 
gaier, égayer, plaisanter, réjouir; d'où 
esgaiement II, 25 1, action d'égayer, 
plaisanterie, réjouissance. Le nomd'oi- 
seau^^at, autrefois gai R. d. C. p. 234, 
est le même mot, c.-à-d. l'oiseau bigarré. 

Gaiant 1, 102. 401. II, 228, géant; 
prov. jayan ; de giga$ (gigant). Si l'é- 
diteur des Remarques sur le Patois, 
suivies du vocabulaire Latin-Français 
de Guillaume Briton , eût connu notre 
ancienne langue, il n'aurait pas dit 
que le Oayan de Douai est une locu- 
tion espagnole. 

Gaide V. waide. 

Chlignerie v. gaagnier. 

Gaignier v. gaaignier. 

Chiignon, waignon 11, 362. Boi 
Guill. 99, cbion, dogue; l'orthographe 
en w reporte à l'allemand etgaignon W 



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GAI 



177 



GAI4 



rattache au verbe ahal. geinon^ ouvrir, 
ouvrir la bouche, anglo-saxon ganan^ 
Gaillard, gaillart v. gale. 
Gaillardement v. gale. 
Gaimenter v. guaî. 
Gaïn, waïn, simple de notre r^^otn^ 
dont il a 'la signification, puis saison 
du gain, c.-à-d. automne: en italien 
guaime; de Tahal. iveida, nourriture, 
herbe, avec la suffixe ime, dont le m 
s'est changé en n dans la langue d'oïl. 
Au lieu de toaïn on trouve Tuin^TOin; 
— décomposition du iv et retranche- 
ment euphonique de Va? 
Gainner v. gaaignier. 
Gainur v. gaagnier. 
Gaiole, Jaiole, gaole, Jeoille I^ 
187. II, 224, cage, prison {geôle); di- 
min. eaveday Imâ. gabiola, gayola, de 
eaveay dans l'ancienne langue caive^ cage 
y. s. V. C'est à la même racine qu'appar<* 
tiennent nos verbes cajoler ^ — enjôler ^ 
traiter comme un oiseau en cage, flatter 
par des paroles — attirer dans la cage, 
Gaires, waires, guaires, guan- 
res, guires^^gnieres, gères, gueres 
II. 294. 5. I, 225. U, 233 ; n'a gaires 
n, 295, naguères ; n'eatre gaires de II, 
296; n'estre à gaires II, 185 avec le 
même sens que n'estre gaires de, en 
latin curare; dusqu'à ne gaires, tantôt, 
peu s'en faut, presque. 
Gairet v. garait. 
Gaisde v. waide, 
Gaite v. gaitier. 
, €Uliter v. gaitier. 
Gaitier, gaiter, gueiter II, 284. 
325. 362, guetter, veiller, prendre 
garde, faire attention; subst. gaite, 
gaeite, guaite, guete, waite (f.)II, 
167. 195. 279. 387, celui qui fait le 
guet, sentinelle, garde ; de l'ahal. wah- 
tên, wahtan, faire la garde, subst. wah- 
^a, allmod. wachtj goth. vakan, vahtvô. 
De là agaitier, agaiter, agueiter 
II, 51. 198, épier, tendre des pièges; 



li aguaitant visée II, 194; ag^ait, 
agueit I, 196. 328. II, 329. 344, sur- 
prise, artifice, aguet, embûche* agait, 
porpense, appense, guet-apens ; eontre- 
gaitier Q. L. d. R. IV, 366. 

Gal,gausO. d. D. 7605, coq; gai- 
lus; geline I, 190, poule; gaUina; 
gelinier, poulailler; gallinarium. La 
plupart des patois ont conservé geline, 
et la langue fixée a les dim, gelinette, 
gelinotte; lemasc. gai, se retrouve dans 
le champenois gau; le lorrain et le 
normand /««. Cfr. polie. 

Gale, magnificence, faste, parure, 
grâce, réjouissance, fête, bonne chère, 
banquet; vb.galer, faire de la dépense, 
être libéral, se réjouir, s'amuser, faire 
fête, sauter; de là galois, aimable, 
gentil, galant, gaillard, joyeux, amou^ 
reux; et notr^gàlon (ornement), galant^ 
qui avait autrefois une signification 
assez rapprochée de celle que nous 
donnons à gaillard. Quant àgaillard, 
gaillart Gh. d. K. str. 204. 223. 225. 
FI. etBl. V. 1929, généreux, vigoureux, 
hardi, gaillard; adv. gaillardement 
Ch, d. R. str. 209, richement, avec 
pompe; il est de la même famille; 
mais il se sépare de gale par le l qui 
est mouiUé: ital. gagliardo, port, gai» 
hardo, esp. gallardo, prov. gaillart, 
galhart. 6^0/^ de l'ahal. ^«»7,luxurians, 
petulans, eflrenatus, etc. ; subst, geili, 
superbia, petulantia,fastus; pour gail- 
lard cfr. anglo-saxon gagol^ geagle, 
geaglisc, petulans, lascivus ; ahal. gogel, 
V. Dief. G. W. II, 380 et suiv. 
Galer v. gale. 

Galerie, réjouissance, divertisse- 
ment — et galerie c.-à-d. soit un bâti- 
ment mignon, soit un lieu fermé, une 
cour même. Frisch et bien d'autres 
après lui ont dérivé galerie de l'allem. 
walleUf mais ni la forme, ni la signi- 
fication ne conviennent. Dans ses deux 
premiers sens galerie vient sans le 



Burguy, langue d'olil, Glossaire, m. Éd. 



12 



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GAL 



178 



GAN 



moindre doute de gale (t. plus haut) 
et l'on pourrait) je crois, admettre 
que, de cette signification abstraite, 
on est passé à la concrète, salle de 
plaisir, etc. Cfr. gloriete. 

Galeme I, 387, Tent nord-ouest. 
Le breton fftvalarn, nord-ouest, est-il 
la racine de ce mot? Je ne le pense 
pas; ertuty em« est une suffixe, fréquente 
dans le provençal surtout, et çal est le 
radical qui se retrouve dans l'irlandais 
çal, souffie (de vent). Ainsi mot d'ori- 
gine celtique, avec terminaison romane. 

Galle II) 164, navire long à bords 
plats et à rames; gallot, ib.; bâti- 
ment de pirate, — pirate, corsaire; 
lm&. çalea, galeida^ gaiedeUua, etc. Chi- 
lion, galeaase, sont de la même souche. 
Les formes romanes ont toutes été ad- 
mises dans l'allemand, au lieu de dé- 
river de ces dernières, comme on l'a 
dit. Dans l'ancienne langue, Jalle^ 
jalale, sig^fie une espèce de vaisseau, 
un sceau; le Imâ. galida a la même 
signification. OaÛre répond, pour la 
forme, au latin galerum ou galera. Ces 
comparaisons porteraient à croire que 
le primitif degalie, etc., se trouve dans 
le latin galea, casque, dimin. galeola, 
espèce de vaisseau, i. e. casque ren- 
versé; mais il s'agirait d'expliquer les 
terminaisons. 

Gallot V. galie. 

Galols V. gale. 

Galop V. galoper. 

Galoper, galoper; galop, s. s. et p. 
r. galOS II, 164, galop; les galoa, au 
galop; prov. galaupar, galopar; du 
gothique hlaupan, s'élancer, avec la 
préfixe ga=ge; ahal. hlaufan, ancien 
saxon hlôpan, anglo-saxon Meapan. 
M. Diefenbach G. W. I, 1 8 1 rejette cette 
dérivation sans s'expliquer sur le pour- 
quoi. De la même racine dérive galo- 
pin, nom donué, dans la fable, au 
lièvre employé comme messager. Cfr. 



ahal. hloufo. Ce mot signifia aussi 
marmiton, domestique, bas valet. 

Galopin v. galoper. 

Galos V. galoper. 

Gamaehe v. jambe. 

Gambais, wambais, d'où gambe- 
son, wanbison, espèce de vêtement 
contrepointé , long et pendant sur les 
cuisses, sur lequel on endossait la cotte 
de mailles; de l'ahal. wamba, Yentre, 
goth. vamba, aUmod. wamms^ espèce 
de vêtement, en Suisse, pance. Cfr. 
cependant Schmeller I, 885. 

Gambe v. jambe. 

Gambeson v. gambais. 

Chunbet v. jambe. 

Ganbe v. jambe. 

Ganehir, gruenehfr, gnencir I, 
393. n, 122, se détourner, esquiver, 
éviter avec adresse, manquer, glisser; 
tourner, faire un tour pour revenir à 
la cbarge, retourner, se diriger d'un 
côté; le part prés, guenchissant, 
a souvent le sens de adroit, agile, 
souple ; subst. gaenehe,dans la phrase 
faire guenehe ou laguenehe, action de 
guenchir, abandonner. Ganehir de 
l'ahal. wankj'anj wenkjan, céder, se re- 
tirer, subst. îffank. C'est de ce verbe 
ganehir qu'on fait ordinairement déri- 
ver notre mot gattehe. Deux fortes 
raisons parlent contre cette étymolo- 
gie : les adjectifs ne dérivent pas im- 
médiatement des verbes, et puis l'eu- 
phonie ne réclamait pas du tout le 
changement de an en au. J'ajouterai 
à cela que l'ancien anglais avait çatik 
= gauche, et qu'aujourd'hui encore on 
trouve dans les patois anglais gaulic, 
ce qui permet sans doute de supposer 
un primitif français gale. D'après une 
donnée de M. Dief. Celt. I, 139 quirap- 
pelle l'esp. zurdo, gauche, zurda, la 
main gauche, propr. la sourde , et en 
comparant l'ital. stanca, propr. la fati- 
guée, on pourrait dériver gauche de 



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GAN 



179 



ÙAU 



l'ahal. welk, la faible, par rapporta 
la droite, la forte. Cfr. Dief. G. W. II, 
325, § b. 

Gandiller v. gandir. 

OundiTf se sauver, échapper, se ré- 
fugier, trouver refuge ; d'où gandlUer^ 
se détourner, se sauver; du gotb. vand- 
j'an^ tourner, faire tourner, détourner; 
ahal. ivantjan, îcentfan; anglo-saxon 
vendan, vertere, ire; allmod. wenden. 

Oangle, gangler v. jangler. 

ChudTOt V. cnivet. 

€hint, wantl, 222. 242, gant, 
gage; Imâ. wantus, guanius, eUi, ; mot 
d'origine allemande, mais qui manque 
au haut-allemand et à l'anglo-saxon ; 
ancien norois vôttr (m.)«st;<m^, danois 
vanle. Y. Grimm III, 451, haut de 
la page. 

Oante, gaunte, oie sauvage; mot 
allemand comme le prouve le passage 
suivant de Pline 10, 22, 27: (Anseres) 
e Germania laudatissimi. Gandidi ibi, 
yerum minores, gantae (al. ganzae) 
Toeantur. Gante dérive directement de 
ganta. AhaL ganazzo^ jars, allmod. 
ganty oie; bas-saxon gante^ jars, gaua^ 
oie. Ce rejet du n a lieu dans plu- 
sieurs dialectes. Cfr. Diefenbach Celt. 
200, Schwenk s. v. Gans. 

Oante I, 186, jante. Ce mot appar- 
tient sans doute à la même racine que 
jambe (v. s. e. v.), car la dérivation de 
eanthua, que l'on indique ordinairement, 
ne convient ni pour le sens, ni pour 
la forme. 

Oaole V. gaiole. 

Garait, garet, gairet, gnaret I, 
134. II, 370, guéret, champ dépouillé 
de ses fruits; prov. garag, varah; de 
vervaetumy avec changement du v ini- 
tial en g; ital. barbecho. 

Oarandir v. garant. 
Garant, groarant, warant, gue- 
rent I, 80. 236. n, 93. 329, garant, 
protecteur, chef, seigneur, maître ; juge, 



arbitre; garantie, etc., garantie, pro** 
tection; garantir, garentir, garan- 
dir, gnarantir, warantir I, 197. 
336. II, 102, garantir; assurer, proté- 
ger; de là gnarantisun II, 237, pro- 
tection, garantie, Imâ. guarandus, 
warens , etc. , prov. guiren=sgarant; 
de l'ahal. werên, exécuter, garantir. 
Cfr. I, 342 , Diefenbach G. W.I, 202, 
Grimm Rechtsalterth. 603. 

Garantie v. garant 

Garantir v. garant. 

Garbe, Jarbe, gerbe; de l'ahal. . 
garba, ib. 

Garce v. gars. 

Garçon, garçonner v. gars. 

Garçonniser v. gars. 

Gardain, gardaine v. garder. 

Garde, gardein v. garder. 

Gardeor v. garder. 

Garder, guarder, warder I, 57. 

144. 147. 162. 294. 309. II, 67. 347, 
regarder, observer, faire le guet, gar- 
der, préserver, protéger; de l'ahal. 
wartên^ ancien saxon wardon, vigilare, 
curam habere, anglo-saxon veardian; 
tueri. Gnarde, warde, garde 1, 129. 
292, garde, — protecteur, tuteur, — 
obligation qu'a un vassal de faire le 
guet, de garder le château de son sei- 
gneur, — crainte; bailler en garde I, 
54 — prendre warde I, 237 — ahal. 
warto (m.), custos, tvarta (f.j, allmâ. 
wartej custos, goth. varda (f.), garde. 
Se prendre garde h qqn. I, 301, l'ob- 
server, y faire attention. De là gar- 
dein, gardain, gardeor, garde, gar- 
dien; gardaine, garde, gardienne. 
Comp. agarder n, 102, regarder, 
chercher des yeux, choisir; esgarder, 
eswardeir, esgardeir, esguarder 

I, 67. 89. 163.174. 182.222. 232,con- 
sidérer, examiner, juger après examen, 
conseiller, être d'avis ; d'oti esgarde- 
ment I, 50, manière de voir, opinion, 
examen, décision, égard; subst. es- 
12» 



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i 



6AR 



180 



GAR 



irard, esfart^esriuird) eswart I, 

75. 217. n, 214, 329, examen, con- 
seil, réflexion, jugement, sentence, dé- 
cision, conTcntion, arbitrage ; esgarde, 
égard, attention; esgarderes, esgar- 
deor, juge, arbitre; qui regarde, specta- 
teur; regarder, rernarder, rewar- 
der, resgarder I, 129. 282. 809. II, 
36.68, regarder, considérer, examiner, 
reconnaître, choisir, fixer, jug^r, déci- 
der ;»ereçarder II, 2 26, regarder autour 
de soi, se retourner; sbst. regart, re- 
wart, regard, attention, défiance, 
crainte ; Tolonté, jugement, a?is, accord, 
traité ; ronde (de gens de guerre), in- 
specteur, administrateur, mi^tre juré 
d'un métier; de là regardeure, aspect, 
regard; aregarder, regarder 

Churdin t. jardin. 

Chirentir t. garant. 

Ckurer, guarer, observer, pendre 
garde, garantir, garder; comp. esga- 
rer, esgnarerl, 212. II, 62. 401, per- 
dre de vue, égarer ; part, égaré, troublé ; 
derabal.trarÔ7t, prendre soin, protéger. 

Chiresnn t. garir. 

Chiret T. garait. 

Chirgate, gosier, gorge : La gargate 
li onttranciee, Brut. 2219; cô:. Roq. 
s. T.; port, et esp. garganta, avec n 
intercalaire; prov. mod. gargata et 
garganta; de gurgea ayec la suffixe att 
et sous rinfiuence de l'onomatopée gar- 
garizare, ya^açC^a, Cfr. Honorât s. 
T. garg. Notre gargouiUe, esp. gargola, 
se rapporte à la même racine, cfr. prov. 
mod. gargalhol, gargolhol; bourgui- 
gnon garguiUÔ, gorge, gosier. La 
forme gargamellây gosier, prov. gar- 
gamela, en Lorraineyar^«f»*/fe,boucbe, 
est un composé de la racine garg et, 
dit- on, du gascon gatno, goître; cfr. 
Oberlin s. v. A cette racine garg^ se 
rapporte encore: jargon, gargon, 
Jargun I, 223, jargon; ital. gergo, 
gergone; vb. Jargoner,' gargoner, 



jargonner, parler du gosier, avoir l'ac- 
cent étranger; parler d'une maniera 
désagréable et incompréhensible. 

Gargon, gargoner v. gargate. 

Ckuillaiit II, 162, terrûn maréca- 
geux, bourbeux? cfr. prov. mod. ga- 
rUhoêy bourbier. 

Gariment v. garir. 

Garir, guarir» warir, gaurir, 
guavrir I, 842. n, 350, préserver, 
racheter, sauver, échapper, garantir, 
se garantir, être ou mettre en sftreté, 
guérir. Quoique l'étymologie indiquée 
I, 342 ne soit pas fausse, en tant 
qu'elle repose sur la racine primitive 
vaTf j'ai eu tort d'admettre une double 
origine pour ce verbe. C'est du go- 
thique varjan; ahal. werjan^ warjan^ 
anglo-saxon varjan; allmod. ioekren^ 
défendre ; qu'il faut dériver garir, Ga^ 
rer dérive de warôn (v. ce mot.) De 
là garison, guarison, garisim, sra- 
resan, warison I, 225. 245. 350. II, 
215, sûreté, sauveté, provision, tout 
ce qui est nécessaire ; guérison ; grari* 
ment, salut, refuge, action de se ga- 
rantir; garite, refuge, retraite; gué- 
rite^ i. e. lieu sûr pour veiller, défendre. 
Pour la suffixe ite de ce dernier mot, 
cfr. réussite. 

Garison, goarisun v. garir. 

Garite v. garir. 

C^amaehe v. garnir. 

Garnement v. garnir. 

Gamiment v. garnir. 

Garnir, gnamir, wamir I, 125. 
169. II, 160, avertir, prémunir, in- 
struire, munir, garnir, fortifier; de 
l'ahal. wamôn^ anglo-saxon vamiàn^ 
avoir soin, garder, allmod. wamen, Y. 
t. I, 342 à la note. Se garnir^ se 
mettre en sûreté. De là garnison, 
gnamison II, 228, vivres, provision, 
tout ce qui est nécessaire (cfr. gari- 
son), renfort; doublure, fourrure; 
garnement, gamiment, guame* 



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GAB 



181 



6AS 



ment 1, 232. 407. Il, 265, habit long, 
habit en général, agrès, garniture, 
fourrure, harnais, armure; garnaehe) 
habit long, manteau. Tous ces mots 
ayec les formes en gu, w. 

Garnison y. garnir. 

Oarol,garal,garoul, garoujgar^ 
wal dans M. d. F. I, 178 (l^^P) g<^rou, 
homme qui a la faculté de se changer 
en loup. On lit dans DC. s. v. Gerul- 
phus: Yidimus fréquenter in Anglia 
per lunationes homines in lupos mu- 
tari, quod hominum genus Gerulphos 
Galll nominant, Angli vero Werewolf 
dicunt (Gervasius Tillib.) Ce verewolf 
anglo-saxon, i. e. homo lupus, devenu 
dans le latin gerulphua^ produisit les 
formes citées. Lorsqu'on eut entière- 
ment oublié l'origine de garou^ on y 
joignit /ouf», faisant ainsi un pléonasme. 

Oaron, garoni v. garol. 

Oarret n, 256, jarret; Imâ. gareo- 
tum ; dér. du celtique : "kjmjïgâry cuisse, 
bret. gar^ os de la jambe, jambe. Gfr. 
kjmri eâmezgâr, pli du jarret, et Dief. 
Celt. I, 129. 130. Garrot appartient 
à la même racine. 

Gars, grnars, grarson, gar^n I, 

71, garçon (puer); mais employé le 
plus souvent dans le sens de valet, 
manouvrier, goujat, fripon, vaurien, 
homme déhanché, homme de néant; 
— garée I, 325, jeune fille, servante, 
mot qui ne se prenait jamais en mau- 
vaise part. Gars (ital. garzone, esp. 
garzon, prov. gartz, guartz) ne peut 
pas dériver de l'allemand, comme on 
l'a dit, parce que l'italien ne manque- 
rait pas d'écrire gu. Cette dernière 
orthographe en ancien français et en 
provençal est exoeptionelle et irrégu- 
lière. M. Pott II, 347 a cherché à 
rapporter gars au breton gwer'ehy vir- 
ginal; mais la raison que je viens de 
donner repousse également cette éty- 
mologie. Cfr. Dief. Celt. p. 130. 193. 



Le gallois garsan dérive du français. 
Quelle est donc l'origine de ce mot? 
Degars dérive garçonner, garçonni- 
ser, appeler qqn. garçon^ c'est-à-dire 
fripon, débauché, vaurien. 

Garson v. gars. 

Garni V. garol. 

Garwal v. garol. 

Gas y. gab. 

Gasehie v. gaschier. 

Gasehier, wasehier, tacher, souil- 
ler; subst. gasehie, waseliie, tache, 
souillure; gasehis, wasehis, endroit 
sale, cloaque; del'ahal. tpa8kjan,waskan, 
laver; aujourd'hui wasehen; anglo- 
saxon vâscan, anglais wash^ ib. et tein- 
dre, peindre ; subst. gâchis. C'est notre 
gâcher f gâche, M. Grimm se demande 
si wasehen suppose un verbe fort wi- 
sehefiy ce qui expliquerait mieux les 
significations modernes de nos mots. 
Cfr. Dief G. W. I, 249. Ne confon- 
dez pas avec gaucher, fouler (les 
draps); de l'ahal. v^alchan, allmod. 
v^alken, ib. 

Gasehis v. gaschier. 

Oaser, Jaser, jaser, babiller, ga- 
zouiller; de l'anc. norois gassi, jars, 
propr. oaqueteur; de là gasiller, ga- 
ziUer, babiller, s'entretenir, discourir, 
gazouiller; probablement le primitif 
de cette dernière forme moderne. Le 
mot de jars a peut-être la même ori- 
gine, mais sans doute avec influence 
du latin garrire, car on le trouve écrit 
sans s; Ménage parle en outre d'un 
verbe champenois Jargauder^ crier 
comme le jars quand il coupe l'oie. 
Les Picards disent gars^ les Bretons 
garz. Cfr. le vb. anglais jar^ qui per- 
met de supposer un vb. français Jarir, 

Gasiller v. gaser. 

Gaspiller ?. guespiUer. 

Gast, gaste v. gaster. 

Gastel, gastial (gastiax) 11,256, 
gâteau; del'allm.traiïWâ, genus, panis, 



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6AS 



182 



GEL 



affilié à wistf dans l'ahal^ sabstantia, 
cibus. Gfir. Orimm II, 26. 

Oaster^ grnaster II, 285. 392, pil- 
ler, ravager, dévaster, détruire, con- 
sommer; de vastare; comp. degastery 
degruaster n, 189. 304, gâter, déva- 
ster, détruire, ravager; devastare; adj. 
g«ste,8ruaste,8rast,inculte, solitaire, 
gâté, en mauvais état; vas tus; gBStj 
guasty dévastation, ravage. Les for- 
mes en gu (ital. guastare, anc. esp., 
port., prov. guastar) ont fait penser 
que ces mots avaient une racine alle- 
mande ; mais Tadj. caste et le composé 
degaster se retrouvant dans le latin, 
on ne peut faire remonter gaster à 
l'allemand. Le gu pour v latin a été 
expliqué 1 , 33. Cependant on trouve 
dans Ben. v. 4987 la forme gastir, 
qui, pour sa conjugaison, doit dériver 
de Tahal. wastj'an, dévaster (subst. 
wastjo); d'où gastine (II, 143), gua- 
Stine, désert, solitude, terre inculte; 
adj. gastin (Ch. d. S. I, 209), désert, 
solitaire, dévasté. 

Gastin, gastine v. gaster. 

Oastir v. gaster. 

Oaaeher v. gaschier. 

Gaufre, goffre, gaufre; Imêi. gaf- 
rum; de Tallemand waffelj ib. Cfr. 
Dief. G. W. I, 148. 

Gauge, dans l'expression nais gauge^ 
noix étrangère, exotique; de Tahal. 
walah (prononce ensuite sans doute 
u)ale\ étranger, exotique; anglo-saxon 
vealhf ancien norois va/. Les Allemands 
ont conservé toallnuss (nuss=noix); 
ancien norois walhnoty islandais walh- 
nitj bas -saxon uxdlnut, 

Gaunte v. gante. 

Gaurir v. garir. 

Gaus V. gai. 

Gant, gualt, bols, forêt, bocage, 
terre couverte débroussailles; de l'alle- 
mand t<70^, bois, forêt ; de la gaUdine, 
bois, etc. Cfr. Dief. G. W. I, 186. 



GaTelot, javelot; ce mot ne peut 
dériver de jaculutn, à cause de son 
g initial. Selon M. Grimm III, 443 il 
a son origine dans l'ancien anglais ge^- 
lôky anglo-saxon gaflâcy composébjpo* 
thétiquement de^a/'ettô<;,jen. M.Fott 
le rapporte à l'irland. gabhla, lancea, 
jaculum. Cfr. Dief. Celt. 1, 137. G. W. 
11,402. OnlitdansBmt.v.6412:En- 
voîer gaverlos et dars ; oil le r ne pa- 
raîtra pas peut-être d'une grande im- 
portance ; cependant le Dict. de Lille 
portant la contraction garlot, je crois 
que ces formes on droit à être prises 
en considération. 

Ge, je V. ju et I, 122. 

Ge terminaison du subjonctif 1,243. 

G^hir, Jehir I, 845, avouer, con- 
fesser ; de l'ahal. iehan, gehan^ dicere, 
affirmare, fateri; goth.aikan, Cfr. Dief. 
G. W. I, 18. Le prov. gequir, lais- 
ser, abandonner, que Rayn. L. R. III, 
463 dérive de vacuare, est le même 
mot, car celui qui accorde, abondonne. 
La forme Jeichir rappelle l'ital.aggec- 
chirsi, se soumettre, composé de gec- 
cbire (inconnu) , qui est de la même 
source. Comp. regehir, rejehir II, 
345, avouer, reconnaître, confesser; 
d'otiregehissement, aveu, confession. 

Geindre v. gémir et II, 250. 

Gelde, geade, gueude n, 328, so- 
ciété; troupe, compagnie, particulière- 
ment d'infanterie; Imâ. geldaf giida; 
anglo-saxon gildj allmod. gildef dérivé 
de geldeny payer. De là geldon, gea- 
don, compagnon, porte -lance. 

Geldon v. gelde. 

Gelée v. geler. 

Geler, geler; gelare; gelée I, 62, 
gelée, froid; propr. gelata, prov, ge- 
lada, itaL gelata; — le proy. gel, ital. 
gelo, esp., port, yelo, de gelu; comp. 
franc, dégel. 

Geline v. gai. 

Gelinier v. gai. 



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GEM 



183 



GES 



Oemer y. gemîr et II, 250. 

Gémir, gemer, geindre II, 250. 
376, gémir, plaindre, déplorer. 

Geneer v. gent. 

Génération y. genre. 

Gengleour y. jangler. 

Genicel,278, géDlsse; dejunixQvi- 
nie). Uu inaccentué s'est affaibli en e. 

Genillons (à) y. genol. 

Genoil, grenoiller y. genol. 

Genoillons (à) y. genol. 

Genol, genoil, genuil, genoui, 
genou ; de ffenueidunij pour ffeniculum, 
diminutifs de genu, (DC. s. y. genucu- 
lum.) De là la locution adyerbiale à 
genoillons, etc., à genoux II, p. 268, 
cfr. p. 263; genolliere, genouillère, 
armure des genoux; yb. genoiller, 
genoler, etc., se mettre à genoux; 
comp.agenoiller,agenoillierl, 146. 

325, s'agenouiller; engenoiUerl, 400, 
s'agenouiller. 

Genoler y. genoL 

Genolliere y. geuoL 

Genoui y. genol. 

Genre, genie;genu8; engendrer, 
engenrer I, 232. 264, engendrer, pro- 
créer, produire; ingenerare; simple 
proy. generar, ital. generare; de là 
engendreres, engendreor, créateur, 
procréateur, producteur, père; engen- 
dreore, engenreore, progéniture, 
production, naissance; génération I, 
56. 167, génération, production, gé- 
néalogie, extraction, race; régénérer 
I, 72. 212, régénérer; regenerare. Cfr. 
gent. Je rappellerai ici le latinisme 
engenui, engendra, entre autres dans 
les S. d. S. B. 258. 

GenSj giens, point y. U, 334, 7mo. 

Genser y. gent. 

Gent, gente y. gent. 

Gent I, 105, gent, nation, peuple, 
famille, homme, personne ; gentclergie 
et gent laie I, 244 ; de gens^ gent (is) ; 
gent, gente n, 328, poli, gracieux, 



beau; de façon gentille, bien; de ge- 
nitui, i. e. homo genitus, homme de 
naissance, un noble, d'où les significa- 
tions indiquées; ady. gentementl,l53. 
194. 321, joliment, agréablement, poli- 
ment, gracieusement ; de là le yb. gen- 
ser, geneer, orner, parer, embellir; 
comp. agenser, agencer, embellir, 
plaire; gentill, 101. (gentis,Jantis) 
269, noble, poli, gracieux, qui a les 
manières nobles; de gentilis (gentem 
habere) ; de là gentiUece, gentilise, 
et ayec changement de l en r, gente- 
risc 11,161. 204. 231, gentillesse, nob- 
lesse, douceur, priyilége, titre des nob- 
les, foi de gentilhomme. — OentU- 
hommCy gentilfemme. Cfr. Rayn. L. R. 
m, 460. 

Gentelise y. gent. 

Genterise y. gent. 

Gentil, gentilise y. gent. 

GentiUece y. gent. 

Gentis v. gent. 

Genoil y. genol. 

Geredon, geredonier y. guerredon. 

Gères y. gaires et II, 295. 

Germain I, 144, germain ; germa- 
nus. Cfr. cosin. 

Gemier y. grain. 

Geron, geroner y. giron. 

Gerpir y. guerpir. 

Gerre y. guerre. 

Gerredon,gerredonery.guerredon. 

Gerrier yerb. et subst. y. guerre. 

Gerriere y. guerre. 

Gerrive y. guerre. 

Gesine y. gésir. 

Gésir, Jesir, gisir, giesir, girel, 
345 et Buiy., être couché, reposer, être 
enterré; connaître charnellement; être 
en couches, accoucher; proy. jazer,ja- 
cer; ital. giacere; esp. yacer; port, ja- 
zer; de là gesinC I, 349, couches, ac- 
couchement; comp. agesir I, 349. IF, 
30; porgesiri, .349; regesiri, 349; 
— sosgeit, sozgeiti, 49. II, 198, su- 



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0£S 



184 



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jet, BMhoTàonné; êuàjeetuê; sabjeetion 
I, 83, sujétioii, soumissioD; suèjeetio, 

G«sque v. duaque. 

Geste s. f., de gesta, s'employa au 
singulier, dans le moyen-âge, pour dé- 
signer les actions d'one famille illustre, 
les exploits chevaleresques, ensuite le 
récit de ces actions, la chronique, Thi- 
stoire, enfin les personnes elles-mêmes, 
la lignée, la race. V. DC. s. v. geata. 
Chanson de cette II, 33, poème qui 
rappelait les exploits chevaleresques; 
traire h la geste II, 228. 

Oet V. geter. 

Geter, grieter, griter. Jeter 1, 173. 
365. 125, jeter, lancer, pousser, tirer, 
chasser; get, griet, jet; lien, attache, 
courroie avec laquelle on jette Toiseau 
après le gihier; v. BO.jaetue ; de j'ae- 
tare; cfr. ejectare; — comp. degeter, 
degieter, degriter, dejeter, rejeter, 
renverser, renvoyer, chasser; agiter, 
tourmenter ; se de jeter II, 21, faire des 
contorsions ; de dejectare (Mettius dans 
Gellius20,9); tresgeter, tresgieter, 
tresjeter (le plus souvent au part, 
passé), barioler, entremêler; dans Brut. 
V. 15082 on pourrait lui donner le 
sens de mouler; tresgiteor, charla- 
tan, jongleur. 

Oeu V. jeu. 

Geude v. gelde. 

Geudon v. gelde. 

Geim, genne v. geuner. 

Geuner, Jeûner, Junerl, 70. 153. 
361. 220. II, 239, jeûner, faire absti- 
nence; port.jejuar,ital. giunare; prov. 
jeonar,junar; legeunerl, 210; dejeju- 
»ar^; geune, Jeune I, 62.11,271.336. 
jeune, abstinence; mot dont le genre 
fém. est assez remarquable, ainsi pro- 
jpiem.jejtma i^oxa jej'tmium, prov. de- 
juni, dejun ; geun, jeun S. d. S. B. 560, 
(qui est à) }e\m;jejunus; prov. dejun. 
Gomp.desgeuner,degeuner, cesser de 
jeûner, se nourrir, déjeûner; cfr. anglais 



breakfast; différant ainsi du prov. de- 
junar, jeûner, ital. digiunare, ib. 

Geurle, Jsrle, espèce de corbeilleou 
vaisseau en bois à deux oreilles trouées 
servant à transporter qqch.; àegendus, 
porteur, qui porte, portant. 

Gibier, giber, dans rexpressioa 
aller en gibier^ chasser aux oiseaux, 
chasser en général; vb. gibeer, gi- 
boier, ib.; gibelet, gibier. Racine? 
Notre gibecière se range encore ici. 

Gie V. ju et I, 122. 

Giens v. gens. 

Gieres n, 383. 

Gierre v. guerre. 

Giers ïl, 383. 

Gieser, dard, pique; mot qui paraît 
dérivé de gese, bas latin gesa^ du pri- 
mitif ^<w««f», espèce de jai?elot, de lance, 
dont l'usage était particulier aux Gau- 
lois. Ancien gallois ^a«. Cfr. guisarme. 

Giesir V. gésir. 

Giet, gieter v. geter. 

Gieu V. jeu. 

Gige V. gigue. 

Gignos V. engien. 

Gigue, gige sorte d'instromeDt à 
vent, selon Roquefort, qui prétend que 
le Dante en fait mention dans sa Di- 
vine comédie. Cette dernière assertion 
est vraie, mais il paraît que Roquefort 
n'a point lu le passage dont il parle, 
sinon il aurait vu que l'instrument cité 
par le Dante était un instrument à 
cordes (Par. cant. XIV). La gigue en 
effet était un instrument à cordes de la 
famille des vielles (violes). Qigue dér. 
de l'allmâ. gîge, allmod. geige ; vb. gi- 
gen, geigen; giguer, jouer de la gigue. 
A cause de la forme de cet instrument, 
on avait donné à la cuisse le nom de 
gigue^ d'où giguer^ jouer des gigues, 
sauter, courir; dim. gigot, gigot. Cfr. 
rote, viele, rebec. 

Gimple, gimpler v. guimple. 

Gippon V. jupe. 



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GIE 



185 



GLO 



Oire T. gésir. 

Olrer v. gires. 

Gires (plur.), douleurs de Tenfante- 
ment; cfir. l'allemand kreissen^ être en 
douleurs d'enfantement, et Schwenk D. 
W. s. e. V.; (sing.) prov. gir, ital. giro, 
tournoiement, cercle; de gprus; yb. 
grirer, tourner, virer; gyrare.Oirandey 
çiratuMej girouette (^ovLT giroette, giro- 
tette?) sont de cette famille. 

Giron, geron, contracté en gron 
dans Tex. suiv.: Trancha .i. pan del 
gron devant R. d. C. d.P. 14, partie de 
l'habillement qui est à la ceinture, côté, 
sein, pan d'habit ou de robe, coin ou 
triangle, en termes de blason; de l'ahal. 
çêro, allmâ. çêre, ib., selon M. Grimm 
de ffêr, épieu, lance, à cause de la 
forme du pan d'habit ou du chanteau 
qui était à la ceinture ; ital. gherone ; 
esp. giron; de là gironer, geroner 
II, 224 seulement au part, pas., à larges 
pans; gironné, en termes de blason. 

Gironer v. giron. 

Gisarme v. guisarme. 

Gisir y. gésir. 

Giter v. geter. 

Giu V, jeu. 

Girre v. voivre. 

Glaeell, 287, glace; glaciesy glaeia 
dans les gloses anciennes; delàglacer, 
g^lacier, glachier, glaieier S. d. S. B. 
568. II, 363, glisser, faire un faux pas, 
détourner un coup ; eeglaeier^ s^élancer ; 
ainsi propr. courir comme la glace. 
On a pensé que de glaieier nous avions 
formé glisêer, autrefois aassiglinser (DC. 
s. V. clidare), par changement de ai en 
f, comme de chaignonona fait chignon, 
etc.; mais on ne rencontre guère ce 
changement de ai en i que devant gn 
et ly et l'on doit préférer pour glisser 
la dér. de l'allemand glitsen, glitsehen, 
déjà indiquée dans Ménage. 

Glaeer v. glace. 

Glachler v. glace. 



Glacier v. glace. 

Glai, glaie, glaïeul, plante; de 
gladiu»; cfir. glaive. 

Glaieier v. glace. 

GlaiTe, glaye, gleiye II, 16. 342, 
glaive; lance, demi -pique; et homme 
d'armes, cavalier armé de lance; de 
gladiuSf avec transposition de l'i, et v 
pour <^ syncopé; prov. glavi; dans St. 
Léger encore gladi {Et a gladi es per- 
outan. Str. 28, éd. Diez). Ce mot si- 
gnifie en outre une grande frayeur, 
douleur, carnage. On a regardé la fra- 
yeur comme un glaive perçant, et pris 
l'effet pour la cause dans les deux autres 
significations. Gfr. le provençal glai, 
glayss glaive, frayeur; Rayn. L. R. s. v. 

Glas 9 glazy sonnerie des cloches, 
volée de cloches; de elassieumy signal 
de trompette, mais de fort bonne heure 
avec la signification romane. Aujourd'- 
hui ce mot aune signification restreinte. 

Glat V. glatir. 

Glatir^ aboyer, crier confusément, 
notre olatir; sbst. glat, aboiement, 
cris confus; dér. glatissemeilt5 aboie- 
ment, cri; onomatopée. Cîr.xXdCêiV, 
yldCétv; allemand: bavarois klattem, 
jaser, klittem, raconter; haut-allemand 
klatschon, produire un son bruyant, 
jaser. 

Glatissement v. glatir. 

Gleiye v. glaive. 

Glene, glane, glane; glener, gla- 
ner, glaner; selon Leibnitz du celti- 
que: kymri glain, glân, propre; glan- 
han, nettoyer. 

Gleton,gletteron, glouteron, bar- 
dane; de l'allemand Â;^M«,ib.,proprem. 
quelque chose qui s'accroche. 

Gletteron v. gleton. 

Glinser v. glace. 

Glise V. église. 

Glisser v. glace. 

Gloire, glorie, glore I, 75. 193. 
250, gloire, le ciel; gloria; glorios. 



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I 



GLO 



186 



GOB 



glorions, glorieus, gloriex I, 123. 

145. 402, glorieux; ghriotus; adv. 
gloriosementf glorieusement; glo- 
rier, glorifier; gloHari; glorifier 
1, 123. glorifier; glorificare. Un dimi- 
nutif de gloire, est gloriete P. d. B. 
V. 6910, petite chambre fort ornée, qui 
prit peu à peu la signification de bel- 
védère, petit bâtiment, loge de verdure. 
Cfr. DC. glorieta et Ménage s. v. 

Olore V. gloire. 

Crlorie, glorier v. gloire. 

Crloriete v. gloire. 

Crlorieus v. gloire. 

Olorifler v. gloire. 

Olorios, gloriosement y. gloire. 

Olorioas v. gloire. 

Crloton V. gloz. 

Olous y. gloz. 

Olout» gloutement y. gloz. 

Glouton v. gloz. 

Oloz, grlous, gloz, gloton, glou- 
ton, glutun; adj. f. et subst gloute 
I, 69. 70, glouton, gourmand; yicieux, 
débauché; avide, pillard, brigand; de 
glûto ou plutôt gUUto; de là gloute- 
ment, goulûment. De la même source, 
c.-à-d. de gluttirft vient le verbe en- 
gloutir, 

01ut,s.s.etp.r.gliizS.d.S.B.562. 
glu; provençal glut; comme le dit Mé- 
nage de glus, glutis, qu'on trouve dans 
Ausone, et non de gluten, 

Olutmi y. gloz. 

Oluz, glu y. glut. 

Gluz, glouton V. gloz. 

Onuns y. I, 183. 

Gnus y. I, 183. 

Ooffre y. gaufre. 

Goie y. joïr. 

Goïr y. joïr. 

Goitron, gorge, gosier, (goître); de 
gutter pour guUur, avec ^renversement 
de er. 

Crole, goule I, 286 notre gueule, 
gorge, gosier, bouche; gula; de là vb. 



comp. engoler, engloutir, avaler; 4e- 
goler^ couper la gorge, décoller. 

€rone y. jonc 

CrOne, gune^ robe, robe de moine; 
dim. gonelle^ gunele, robe, casaque, 
tunique, cotillon; ital. gonna, robe de 
femme ou plutôt jupe, anc. esp. gona; 
prov. gona. Le latin n'offi:^ aucune 
étymologie pour œ mot, et le grec 
moyen -âge yoifva, qu'on a proposé 
comme racine, est emprunté au roman, 
n ne reste donc que le kymri gum, 
anglais goum, à indiquer comme l'ori- 
gine de ce mot; mais il faudrait prou- 
ver que gwn est bien celtique. 

Cronelle y. gone. 

Gonfanon, gonfaniuiy gmifanon, 
confanon, eonfenon, emifaniiii II, 
344. 351, étendard, bannière à trois 
ou quatre pendants; banderoUe ou 
flamme, qui se mettait au-dessous du 
fer de la lance, différente ànpennon; 
de là gonfanoier, gunfanunery gon- 
fanonier, confenoier, celui qui porte 
le gonfanon. Dé Tahal. gund-, kund- 
ou ehund'fano=gund, kund^ combat, 
et fanOf drap, drapeau. On voit que 
les deux orthographes en ^ et en 
initial ont leur source dans l'allemand. 
Ancien norois gunnfam, labarum, ve- 
xiUum. 

Gonfanoier v. gonfanon. 

Gonfanonier v. gonfanon. 

Gorc, gort, gour, gouff^re; gorge 
II, 243, gorge; canal, conduit d'eau; 
de gurgee; dimin. gorgete II, 373, 
petite ou belle gorge; vb. gorger, 
gorgoier, gorgeier, railler, se mo- 
quer, insulter. Le prov. gorgolh, dér. 
de gurgulio, d'où plusieurs patois ont 
aussi gorgoillotf gorge, entre autres ce- 
lui de Montbéliard. Vb. ancien français 
gorgoier, murmurer, parler entre ses 
dents ; ital. gorgoliare, etc. Cfr. gargate. 

Gorge y. gorc. 

Gorgeier v. gorc. 



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GOR 



187 



GBA 



Oorgrer v. gorc. 

Oorgrete v. gorc. 

Crorgroier v. gorc. 

Oorle, gourle II, 25, bourse ou 
sac de cuir, de cuUeus avec permuta- 
tion de la liquide. Il faut rapporter 
ici grorlet, cité par Roquefort, et Tan- 
cien français -wallon g^orreau, gor- 
riaii, collier de cheval, gorlier, gour- 
lier^ bourrelier. 

Oorlet ▼. gorle. 

Crorlier v. gorle. 

Crorpil y. goupiL 

Goupiller y. goupil. 

Gorre, truie; gorron, cochon; 
gorreaUf petit cochon, aujourd'hui 
gwet; en Franche-Comté gouri^ signi- 
fie en général cochon, et en qqes. en- 
droits porc mâle, esp. gorrin. Aurait- 
on tiré le nom de cet animal de ses 
habitudes sales ? la racine gor se re- 
trouve dans Tahal. et le celtique avec 
ridée de limon, boue, fumier, saleté, 
pus. Soit dit en passant^ c'est sans 
doute à cette même racine gor que se 
rapportent nos mots gourme et gowr- 
mand; cfr. ancien norois gormr, limon, 
de gor, kymri gorm, quantité, surplus. 

Gorreau, gorriau y. gorle. 

€U>rt y. gorc. 

Goster, gnster II, 114. 124, goû- 
ter; gustare. 

Gote, gate,goute, gouste, goutte; 
gutta; empl. pour renforcer la négation 
II, 334.338. 64. I, 233. etc.; — la 
maladie appelée goûte I, 348, a la 
même origine, parce qu'on l'attribuait 
à certaines gouttes tombant du cer- 
veau. V. DC. s. V. et R. d 1. V. p. 3. 
De là goter, couler goutte à goutte, 
être dégouttant; comp. degoter, dé- 
goutter, d'oti degot I, 348, gouttière; 
esgoter, es^outerl, 278, s'égoutter, 
se dessécher. 

Goter y. gote. 

Goule y. gole. 



Goupil, gorpil, gourpil, et quel- 
quefois fém. goupille, gourpille, re- 
nard; dim. gourpillon I, 99; yb. dér. 
goupiller, gorpiller, se cacher comme 
le renard, se montrer lâche. Du latin 
vulpeeula (vulpes). Pour le changement 
au V en g yoy. I, 33. Notre mot^oM- 
piUon est un dérivé de la même racine. 
Aussi gottpille ? qui ne peut dér., comme 
on l'admet ordinairement, de cuspicula, 
dim. de cuspis. 

Goupille, goupiller v. goupil. 

Crourle y. gorle. 

Gourpil, gourpllle v. goupil. 

Gourpillon v. goupil. 

Gouste y. gote. . 

Goûte y. gote. 

GOTOme v. govemeir. 

GouYemeir, guTomer I, 220. II, 
65, gouverner, guider, diriger; ^guber- 
nare; de là goYeme, gOYemement 
II, 42, gouvernement, administration, 
direction ; — goYemeres,goYemeor, 
gouverneur; de gubernator, 

GoYemement v. govemer. 

GoYOrneor v. govemer. 

GoYemeres v. govemer. 

Graal, greal, grasal, (graax, 
gréas, greaux) vase, plat, bassin 
large et un peu profond, de bois, de 
terre ou de métal; \mL gradalis, gra- 
dàle, grasala; prov. grazal; saint graal, 
vase fameux dans la chevalerie. (Pour 
la légende du St. Graal, voy. Roquefort 
GI0S8. s. y. graal; Fr. Michel, Notice 
du Roman du Saint-Graal.) La légende 
du saint graal a donné lieu à l'éty- 
mologie sang rogal, mais la forme prov. 
grazal prouve sa fausseté, en ce que 
le 2 y est organique, puisque le bas 
latin le rend régulièrement par d: gra- 
dalis. Borel dérive graal de grais, 
parce que „ces vaisseaux sont faits de 
grès cuit;" mais la forme repousse 
cette interprétation, car le s radical 
n'aurait pas disparu. Prenant la forme 



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GRA 



188 



6BA 



BDjttiqae pour la primitiTe, ce qui 
n'est pas, quelques auteurs ont songé 
à groUatit^ de çroUa, sainte scène, 
dans le bas latin; ici encore la forme 
çraal s'oppose à la dériration. Boque- 
fort me paraît avoir trouvé juste en 
dérivant graal de eraUr, Imâ. cratuê 
quelquefois, d'où eratmlis, graztU^ graal, 

Onumter t. oreanter. 

Ormaatler t. creanter. 

Onwx T. graal. 

Grmee, gralee, rnusee 1, 50. 120. 
178, grâce, remercîment, faveur, indul- 
gence, pardon; gratta, 

Ormelier v. graïle. 

0raer v. gre. 

Orafe, graffe, gndfe, grefe II, 
96. 155. 118, burin, stylet à écrire; 
de graphium{yQatpCov) ; grafl6r,graf- 
fler, écritoire, étui oii Ton mettait 
les stylets pour écrire; graphiarwm; 
esgraf er, esgraflèr, gratter, ratisser, 
égratigner; esgraflgner, lire peu li- 
siblement, égratigner (égraffigner). 
Aujourd'hui, nous avons deux mots 
grefe: 1) lieu d'un tribunal où l'on 
conserve les minutes des jugements, 
etc.; 2) petit bout de branche inséré 
dans une autre. Le premier est une 
extension de signification donnée à 
grafe^ comme bureau, p. ex., espèce 
d'étoffe, puis meuble couvert de cette 
étoffe. Le second peut être aussi le 
même mot, car le grafe est quelque 
chose de pointu et de l'idée de pointe 
à celle de scion, etc., il n'y a pas loin. 
Quant au genre différent, cela ne fait 
rien, les neutres produisent souvent 
des féminins, et, dans l'ancienne lan- 
gue, grafe était masculin et féminin. 
(D'une grafe FI. et BL v. 1050.) Cfr. 
Dief. G. W. U, 422. 

Gratté v. grafe. 

Graffier t. grafe. 

Gragan I, 86 1 paraît signifier restes 
mesquins, débris, bribes. 



Graif e v. grâce. 

Graidre v. grant. 

Graife v. grafe. 

Gndgne v. gram. 

Graignor, gralgnur v. grant. 

Grau V. graïle. 

Graïle, graXl, grille, gril; de «^o- 
ticula; vb. graaillier, graelier I, 
811, griller, propr. rôtir sur le griL 

Graile, corneille noire; Imfi. gra- 
cula; à»graeUlu9; de là grailer, crier 
comme la corneille. 

Gndle, graille, graisle, greille, 
grelle, gresle I, 400, mince, menu, 
svelte, délicat; de graeUù; de là subst., 
instrument de musique qui produisait 
un son aigu, comme de clair nous 
avons fait clairon. 

Graim v. gram. 

Grain, grain, aspérité de la peau, 
morceau, fragment; de granum; itaL 
esp. grano, prov. gran, port. grSo; 
de là aussi graine I, 880, graine; 
et écarlate, garance; cfr. xoxxoç, graÎD, 
graine, kermès, écarlate; dér. grenier, 
gemier 11, 182, granarium; prov. 
grenier, esp. granero, itaL granaio; 
grange, grange, propr. lieu à serrer 
les grains; de l'adj. granea; l'ancien 
franc, disait aussi granee, granehe 
V. Roq. s. T. qui vient d'une autre forme 
Imâ. graniea. Ajoutez ici grener, prov. 
granar, ital. granare, et composés. 
G*est encore 'de granum que dér. grai' 
gnây greigney dont on fit plus tard 
grignefi'otLgraignon,greigtkm, aujourd'- 
hui grignon, vb. grignoter. 

Graindes v. grant. 

Graindre, graindres v. grant 

Graine v. grain. 

Grains v. gram. 

Gndsle v. graile. 

Graisse v. cras. 

Gram, graim, s. s. et p. r. graias, 
greins II, 65, fâché, triste, chagrin, 
morne, peiné; graigne, colère, souci, 



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GBA 



189 



GRE 



chagrin, affliction; grramoier, grre- 
moier, grremier, affliger, attrister, 
gémir; de Tahal. çrotn^ fâché, mécon- 
tent; gramjamy irritare, ezacerbare; 

Oramaire, grramere, grammairien ; 
de grammaticariua pour grammaticus. 
Le mot moderne est une dériration 
postérieure de Tanc. franc. 

Oramenter v. guai. 

Oramment y. grant. 

Crramoier v. gram. 

Granee ▼. grain. 

Oranehe y. grain. 

Grandeee y. grant. 

Grandeime y. grant. 

Grandesee y. grant. 

Grandime y. grant. 

Grandir y. grant. 

Grandite t. grant. 

Grandor, grrandar y. grant. 

Grandres y. grant. 

Grange y. grain. 

Granment y. grant. 

Grans, grranz de grant. 

Grant I, lOl, grand, grande; gran- 
dis; empl. adY, II, 315; comparatif 
s. s. grandres, graindres, graindre, 
graidre^graindes; r.graignor,gri- 
gnoar, greignor, greingneur, gri- 
gnear, graignur, greignur, grei- 
nnr I, 102. 103, plus grand, plus 
âgé; graindre I. IO8 aYcc significa- 
tion superlative; superlatif grandî- 
mes, grandime, grandeime 1, 106. 
Q. L. d. B. 360, très-grand, très-gros; 
grant employé adverb. II, 315 pour 
beaucoup; grant empl. subst. pour 
grandeur; adY. grantment, gran- 
ment, gramment, graument B. d. 
1. y. 16 9 , grandement, longtemps, beau- 
coup; — grandite I, 187, grandeur; 
granéUtas; — de là grandor, gran- 
dnr II, 63, grandeur; grandesee, 
grandeee n, 246, grandeur, étendue, 
énormité, puissance, arrogance; Yb. 



grandir, augmenter, croître, grandir ; 
grandire; engraigner, engrainerl, 
102, note. II, 207. croître, augmenter, 
grandir, agrandir. 

Grantment y. grant. 

Granteir, granter y. creanter. 

Grape y. agrapeir. 

Gras, grasset y. cras. 

Grasal y. graal. 

Grasee y. grâce. 

Grater, gratter, gratter, égrati- 
gner; de Tahal. ehrazôn suéd. kratta, 
holland. kratsen^ krassen, etc. De là 
nos mots gratin, égratigner, et, dans 
l'ancienne langue, gratuser, râper, 
gratter. Cfr. le subst. dauphinois 
gratusiy râpe. 

Gratoser y. grater. 

Graomen y. grant. 

Grannter y. creanter. 

Grayeir, greyer y. grief, 

Grayele y. grève. 

Grayer, graver, de l'allemand gra^ 
hen, goth., ahal. graban, axdTnnv, 
holl. grâven, anglo- saxon ^ra/an; tan- 
dis que le bas latin grafare, scribere, 
pingere vient du yçdtpeiv» Si, comme 
on le dit d'ordinaire, yçdtpHV était 
la racine de notre mot, on aurait eu 
graffer, Cfr. grafe. 

Grarerens v. grief. 

GraTier v. grève. 

Grayir, monter, gravir; ital. gra- 
dire; de gradua: gradire, graïr, puis 
avec V intercalaire,gravir, selonMénage. 

GraToi y. grève. 

Gre, greit, gret, gred 1, 84, vou- 
loir, volonté, grâce, récompense: de 
gratum^ chose dont on a de l'obliga- 
tion. A gre, à volonté, selon volonté ; 
rendra gre y remercier, rendre grâces 
savoir gre. Corop. maigre, maugre, 
blâme, reproche, mauvais gré; prép. 
II, 357; maigre mien y tien^ êien, etc. 
II, 357 ; maigre en aie je, en aies ^, etc. 
II, 357. Verbe gréer, graer, agréer. 



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OHE 



190 



GRI 



convenir, plaire, avoir pour agpréable, 
approuver, gratifier, remercier; comp. 
agrreer, agrreeir, agréer (de à gré), 

d'où desagrreer il, 167, être desa- 
gréable, déplaire, causer du désagré- 
ment, de la peine. 

Greal v. graal. 

Gréas v. graal. 

Greaux t. graal. 

Greche v. crebe. 

Greâ v. gre. 

Gréer ▼. gre. 

Gref T. grief. 

Grefe v. grafe. 

Grefiaent y. grief. 

Grege t. grief. 

Greger, gregier v. grief. 

Gregos v. grief. 

Greignor, greignur v. grant. 

Greille v. graile. 

Greingneur t. grant. 

Greins t. gram. 

Greinar v. grant. 

Greit v. gre. 

Grejanee v. grief. 

Grejcr v. grief. 

Grejos t. grief. 

Grelle v. graile. 

Gremier v. gram. 

Gremoier v. gram. 

Grenat II, 345, grenade; granatum. 

Grenier v. grain. 

Grenon,gaemon, grignon n, 254. 
R. d. 1. V. p. 73, moustache et barbe au 
menton; Imâ. (granus) grani, granones, 
grenones, etc. ; ahal. (pi.) gratiîf barbe ; 
allmâ. cran, ancien norois grôn, allmod. 
granne, Voy. Dief. G. W. I, 317. 18. 
1 r, 427. Far mes grenons II, 149, ma- 
nière de jurer. 

GreS) pénible v. grief. 

GreS) grès V. gresle. 

Grésil v. gresle. 

Gresle^ mince T. graile. 

Gresle II, 257, grêle; gresler, 
grêler; prov. greza; de grès, pierre 



dure et grise, qui se réduit aisé- 
ment en poudre; et gret de Tabal. 
grioZf griez, anglo-saxon greot^ allmôd. 
grieif ce qui a la forme de dragées, 
ce qui est brisé, écrasé; gravier, g^mau. 
Un diminutif de gresle, est grésil 
Ch. d. R. str. 109, verbe grésiller. 
Gfr. le suisse grusel, gravier et débris 
de pierres. Ghres ne peut venir du 
celtique erag^ comme le prétend M. Che- 
valet, à cause de son t organique. 
Cfr. groe. 

Gresler v. gresle. 

Gresse v. cras. 

Gret V. gre. 

GreTanee v. grief. 

Grere R. d. 1. V. 138, gravier, 
sable; grève; prov. grava; g^ravier 

I, 328. II, 73, rivage, gravier, sable; 
gravoi II, 355, grève, gravier, sable; 
grayele R. d. 1. V. 15, gravier, sable. 
L'orig^e de ce mot n'a pas encore été 
découverte, car il ne peut guère dé- 
river du celtique eraig^ erau, Gfr. groe, 
dont les bretons ont peut-être em- 
prunté leur krae, krôa. 

Greye, greyer v. grief. 

Greyos, greTus, grerons v. grief. 

Grief, gref, s. s. et p. r. giies, 
grès, féminin grieTe, greye II, 295, 
pénible, difScile, sérieux, dangereux, 
grave; de gravis. De là se sont dé- 
veloppés trois groupes de formes; 
a) grayeir, grever (gravare) II, 268. 
385, grever, peiner, fatiguer, être ho- 
stile, faire du tort; agreyer, acca- 
bler, abattre, faire tort ou de la peine ; 
grevus, grèves, greyoHs, pénible, 
désagréable, grief, grave; grevanee 

II, 353. 384, peine chagrin, difficulté, 
tort ; grayerens, charges : asrreyanee, 
peine, chagrin qui aggrave et acca- 
ble; — b) greger, gregier, grejer, 
faire tort, causer du dommage ou de 
la peine, maltraiter, devenir plus grave, 
plus meurtrier; agregier, s'appesan- 



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GRI 



191 



GITA 



tir sur qqch., accabler, attaquer vire- 
ment; engregierj faire tort, dommage, 
aggraver, d'où notre rengrcger; grc- 

gos, grrejos, grrege II, 328, difficile, 

pénible, qni fait du tort; g^rejanee, 
peine; — c) adv. grriefmeiit, grrie- 
ment, grrefment I, 122, grièvement, 
difficilement, péniblement, dangereuse- 
ment , grieste, griete, difficulté, peine, 
chagrin, g^rief, dommage, ou en par- 
lant d'une griève et dangereuse mala- 
die. — Chrief nous est resté dans le 
substantif homonjrme. 

Oriefment v. grief et II, 264. 

Oriement v. grief et II, 264. 

Crries v. grief. 

CrrieTC v. gref. 

Orifaigne v. grifon. 

Crrîfe, griffe, griffe; grifer, grif- 
fer; de Tabal. grtfan, allmâ. grî/ertf 
allmod. grtifen, saisir, prendre; allmâ. 
grif^ serre. Notre verbe gripper est 
de la même famille, il se rapporte au 
gothique greipan, ancien saxon grîpan 
= ahal. gi-tfan. Cfr. Dief. G. W. II, 
430. Langue d'oïl subst. grippe^ ra- 
pine, injustice. 

Oriffàine v. grifon. 

Orifon, griffon, griffon; de gry- 
phuê, A la même racine appartient 
griffaine, grifaigne I, lis, qui a 
un aspect, un regard, sauvage méchant, 
un air menaçant, rébarbatif; rude, 
escarpé. 

Grigneur v. grant. 

Grigrnon v. grenon. 

Grineer, grincher, grincer; de 
rahal.^remûo»,^rti»tzon, stridere den- 
tibus. M. Chevalet s. v. grincer range 
dans la même famille grimizôn et 
knirschen!! 

Grippe v. grife. 

Gris II, 360 adj., gris; subst., 
sorte de fourrure; Imâ. griseus. V.DC. 
Griseum. De l'ancien saxon gria^ gris ; 
allmâ. yrîtf, aujourd'hui greia. 



Groeer P. d. B. 8418, groueer ib. 
8251, groueher, groueier, grou- 
ellier (grcuz I, 278, ire pers. s. prés, 
ind.), murmurer, se plaindre, parler 
entre ses dents, gronder; groueement, 
plainte; de l'abal. grunzen, avec syn- 
cope du n. 

Groe, groi, pierre dure, roc; du 
celtique erag, rocher; irlandais et gal- 
lois ereig, eraig. Cfr. g^eve. 

Grogner, groigner, murmurer, se 
plaindre, gronder; ^9 grunnire, prov. 
gronhir, ital. grugnire et grugnare. 
De là groing, groin, groin. De la 
forme gruncUre pour grutmire (voy. 
Freund L. W.) , l'ancien français avait 
grondre, grondir, murmurer, gro- 
gner, résonner, d'oïl notre gronder; 
dér. grondiller, gronder, murmurer, 
criailler. 

Groi V. groe. 

Groigner v. grogner. 

Groin, groing v. grogner. 

Gron V. giron. 

Grondiller v. grogner. 

Grondir v. grogner. 

Grondre v. grogner. 

Groueement v. groeer. 

Groueer v. groeer. 

Groueher, groneliier v. groeer. 

Groueier v. groeer. 

Gruel, gruan; Imâ. grutum, gru- 
tellum, gruellum; ainsi ^rw^/ pour gru- 
tel ; de l'anglo - saxon gruty bas - saxon 
grutt, ahal.^ffizl, allmod. ^ritte^, gruau. 
La forme moderne est contractée de 
grtteal^ grueau. 

Gnaaignerie v. gaagnier. 

Guai, wai interj. II, 401, mal- 
heur!; de g%Mi et de menterf pris de 
lamenter^ on forma gnaimenter, gai- 
menter, waimenter (ae) II, 227. 39 ] , 
se plaindre, se lamenter, sWfliger, 
gémir, se donner des soins. Outre 
ces formes, on trouve, absolument avec 
la même signification, guermenter et 



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GtTA 



192 



GUE 



grameater, qui, dans leur première 
syllabe, rappellent le celtique: gallois 
çairm, breton garmiy pousser des cris; 
et l'allemand ^am, chagrin. De reste, 
TU la facile transposition du r, il est 
difficile de décider si guermenter et 
gramenter n'ont pas une origine com- 
mune. Gfr. gram. 

GuaiirnASre ▼. gaagnier. 
Ouaiirner, griudgrnerie t. gaagnier, 
Guain T. gaagnier. 
Ouaite, giudter ▼. galter. 
Onarant t. garant. 
Gnarantlr ▼. garant 
Gnarantisiiii t. garant. 
Ouarde, siuurder t. garder. 
Guarer t. garer. 
Guaret t. garait. 
Gaarir t. garir. 
Ouarisoii t. garir. 
Guamement t. garnir. 
Guamir t. garnir. 
Guaniisoii t. garnir. 
Guars y. gars. 

Guast, guaste, guaster t. gaster. 
GuastlBe t. gaster. 
Gnaures y. gaires et II, 295. 
Guaurlr t. garir. 
Gueer ▼. guet. 
Gneiseillier t. wessail. 
Gueite, gneiter t. gaitier. 
Guenehe t. gauchir. 
Guenehir ▼. gauchir. 
Gueneir t. gauchir. 
Gueredon, gueredoner, guere- 
dun yoy. guerredon. 
Gaerent t. garant. 
Gueres t. gaires et II, 295. 
Guermenter ▼. guai. 
Guemon t. grenon. 
Guerpir, gerplr, werplr I, 208. 
89. 125. n, 377. céder, abandonner, 
quitter, laisser, délaiser; comp. dé- 
guerpir, dewerpir I, 228. II, 49, 
céder, abandonner, lâcher, quitter, dé- 
laisser, du goth. vairpaftf jeter; ahal. 



werphan, wetfatt, ancien saxon werpan. 
Cfr. Grimm, Rechtsalt. 123. 

Guerre, werre, gerre, guerre 
I, 48, guerre; de l'ahaL tcerra, riie, 
dissension, dispute; g^uerrer, guer- 
reer, guerreiern, 90, guerroier 
I, 131, gerrier, werreier, faire U 
guerre; ahal. tr^rra», almâ. werrenf 
mêler, mettre en désordre, etc. Cfr. 
Schwenk D. W. s. v. wirren. Dér. 
guerrier, gerrier, gerriere, guer- 
rière a d*abord signifié ennemi (e), 
adversaire, puis guerrier, combattant. 
Cfr. Rayn. L. R. III, 517. On trouve 
encore gerrire, guerrière, et guer- 
reiur, guerreur, homme de guerre. 
Guerredon, gueredon,graereda]i, 
gerredon, geredon, iferdou,wei> 

redon II, 282. 303. 376, récompense, 
salaire; vb. guerredoner, guere- 
doner , gerredoner , geredoiier, 
geredonier II, 313, récompenser, 
rémunérer; à' oh reguerredoDer, 
rewerdoner, récompenser , rému- 
nérer; et d'ici rewerdoneres U, 
113, rémunérateur; pro?. guaiardon, 
guazardoner; ital. guida(e)rdone, gui- 
da(e)rdonare; esp. galardon, galar- 
douar; port, galardâo; galardoar;bnâ. 
iciderdonum. Widerdonum dérive de 
l'ahal. widarlôn (= widar=iPidery piép. 
et lôn) récompense. La dernière par- 
tie de la composition a sans doute été 
corrompue dans sa vocalisation par 
suite de l'influence du latin donum. 

Guerredoner v. guerredon, 

Guerreer, guerreier v. guerre. 

Guerreiur v. guerre. 

Guerrer v. guerre. 

Guerreur v. guerre. 

Guerrier, guerrière v. guerre. 

Guerroier v. guerre. 

Guersai v. wessail. 

Guersoi v. wessail. 

Gués V. guet. 

Guesde v. waide. 



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OUE 



193 



GUÎ 



Guespe , wespe II , 1 8 1 , guêpe ; 
de vespa; ahal. wesfa. Four gu, te, 
V. I, 33. 

Guespiller, fir^spiller, gaspiller; 
de l'anglo-saxon çespiUan, ahaL gaspU- 
dan, consommer, dépenser. 

Guet 9 weit, gue, s. s. et p. r. 
iraez, weiz, gaes, gné; de Tuhal. 
ivat , gué; ancien norois vadry vad; 
gueer, weier, guéer, laver (d'un 
fleuve) ; de Tahal. tvatan, aujourd'hui 
waten, 

Guete V. gaitier. 

Guetter v. gaitier. 

Gueude v. gelde. 

Guez V. guet. 

Goiche, gnige, lien^ courroie, anse 
de l'écu, courroie par laquelle on sus- 
pendait l'écu autour du cou ; de l'ahal. 
wicka, allmâ. wicke, lien. Mais com- 
ment expliquer la forme guige? existe- 
t - il une forme allemande wiekja, ou 
est-ce simplement une permutation 
dialectale du g en ehl 

Guieor v. guier. 

Guier^ guider, conduire, mener,gou- 
vemer ; subst. s. s. gulerres, r. guieor, 
guide, conducteur, chef, général; du 
gothique vitan, observer, garder avec 
syncope du /. (Cfr. haïr.) Ital. guidare, 
prov. guidar, avec changement du t 
en d, que le français moderne a admis. 
C'est à la même racine qu'iil faut rap- 
porter guidon y guidonnery etc. 

Guieres v. gaires et II, 295. 

Guierres v. guier. 

Guige V. guiche. 

Guigner I, 90, faire signe, obser- 
ver de côté, regarder, lorgner, épier ; 
ital. ghignare, sourire; esp. guiQar, 
prov. guinhar, comme en français ; de 
l'ahal. Hnan, adridere, peut-être avec 
mélange de l'ahal. ginôn, geinôn, an- 
glo-saxon ginan, béer, d'oii observer. 
Cfr. encore ancien norois gônay inten- 
tus spectare. On dérire ordinairement 



guigner de l'ahal. winkjan, mais la 
forme italienne ne peut comporter gh 
pour to et de plus il faudrait admettre 
la syncope du k, Cfr. du reste dans 
M. Duméril le normand guineher, lan- 
cer des oeillades , de tcinkjan, et non 
guigner; puis guenchivy de ujenkjan^ 
qui prouvent que la forme française 
ne peut absolument pas se rapporter 
à winkjan, 

Guile, guille, supercherie, men- 
songe, moquerie, fourberie; guiler, 
guiller, tromper, attraper, fourber, 
se moquer; prov. guil, guila, guilar; 
de l'anglo-saxon vile^ astutia. 

Guimple, gimple R. d. 1. Y. 216, 
guimpe, morceau d'étoffe dont les fem- 
mes surtout se couvraient la tête, et 
dont elles se servaient quelquefois 
comme aujourd'hui des voiles (Roi 
Guillaume p. 140); on le trouve aussi 
employé pour les hommes et M. P. Pa- 
ris le traduit par turban (Ch. d'An- 
tioche 34), sans s'expliquer davantage ; 
enfin cornette d'étoffe attachée à la 
lance; srnimpler, gimpler, orner sa 
tête d'une guimple, orner sa tête ; de 
l'ahal. u?tmj9a/,theristrum; allmâ. wiin- 
pely ib.; péplum; allmod. loimpeU 
Guimpler v. guimple. 
Guires u. gaires et II, 295. 
Guisarme, gisarme, Jusarme, 
wisarme, yisarme I, 193, espèce 
d'arme tranchante, mais dont il est 
difficile de préciser la forme; selon 
les uns glaive, selon les autres hache, 
hache à deux tranchants (DC. gisar- 
ma). On a confondu guisarme avec 
gese (v. gieser); mais sans dire com- 
ment on s'y est pris. Pour rappro- 
cher ces deux mots, il faudrait ad- 
mettre une composition de gaesum et 
arnuif ce qui est bien lourd, et il n'y 
a aucun précédent d'un pareil emploi 
de arma. Quelle est donc l'origine de 
guisarfnâf prov. gasarma ? cari il n'est 



Burjpuy, langue d'oïl, Glossairo. UI, Éd. 



19 



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GUI 



194 



HAl 



non pins possible de le rapporter, 
avec DC, à gu%$are, 

Guiseart, giiiscliart, sagace, fin, 
rusé, adroit, pradent; de l'ancien no- 
rois w*Ar-r, sagax. Cfr. Dief. G. W. I, 
219. De là aussi, comme en proT., 
g^uiseos II, 312, avec la même signi- 
fication que g^scart. 

Guischart t. guiscart. 

Guisehet v. wiket 

Guiscos V. guiscart. 

Guise n, 292. 350. 398, guise, 
manière, façon, sorte; de Tahal. maa^ 
marche de qqch., mode, manière, etc., 
de wUan^ montrer, etc. ; cfr. Dief. G. 
W. 1, 220 ; h guiêc de^ à (la) manière 
de. L*espagnol a le verbe guiaar; nous 
n'avons que le composé degrnisery 
desgriliser; u deiçuiser de armure 
Q. L. d. R. III, 338, mutare babitum 
suum; ee déguiser de êa veeture I, 127, 
commutare habitum ; ainsi propr. chan- 
ger de manière, de façon, sortir de la 
guise, transformer. 



Guitare, dans les plus anciens tex- 
tes guiterre ou gruiteme, du grec 
xid-dçtt. Le corps sonore de la gui- 
tare était plat et uni en dessus et en 
dessous, ce qui la différenciait du luth. 
La guitare avait en outre des échan- 
crures, que n'a pas le luth, et son 
manche était presque toujours droit 
ou bien légèrement recourbé en dedans 
à l'endroit où sont fixées les chevilles. 
Les cordes de la guitare étaient d'a- 
bord ordinairement de quatre ou 
moins. Les rangs des cordes étaient 
presque toujours doubles à l'exception 
du premier, commençant par en haut. 
Cfr. liut 

GuiTere v. voivre. 

Guivre v. voivre. 

Gune, grunéle v. gone. 

Gunfluion v. gonfanon. 

Gunfanun, grunCuiuner v. gon- 
fanon. 

Guster v. goster. 

Gute V. gote. 

Guvemer v. govemeir. 



H. 



Habert v. halberc 

Habitacle v. habiter. 

Habiteor, hablteur v. habiter. 

Habiter, abiter I, 95. 223. habi- 
ter, demeurer ; habit are; esp. , port., 
prov. habitar, ital. abitare ; habiteor, 
Iiabiteur, habitant; kabitator ; habi- 
tacle II, 379, maison, logement, ha- 
bitation ; le corps comme demeure de 
l'âme; habitaculum, 

Hable v. hafhe. 

Habondance v. onde. 

Habondeir, habonder v. onde. 

Hache I, 193, hache; allmod. hacke^ 
mot qui ne se trouve pas dans l'an- 
cienne langue; mais on a le verbe 
anglo-saxon haeean et le subst. Tmcco 
(m.), crochet. Cfr. l'anglais to haek 



et le suédois haeka. — Haehe de Crt- 
qui. Danoise, Norr&ise, sortes d'armes. 
DC. hacheta, hostis (?), secnres dani- 
cae, norrissa. 

Hacllie v. haschiere. 

Hacie v. haschiere. 

Haftie, bayene, havle, hable, 
havre , port ; de l'anglo - saxon hafenf 
dan havn, ancien norois hofn, port. 

Hai interj. II, 402. 

Haie, clôture en général, haie ; Imâ. 
haça, haia; haier, enclore, chasser 
dans un enclos; Imâ. haiare; du bas- 
allemand haeghey enclos; ahal. hag, fille; 
ahal. hagan, allmod. hàgen ou hegm, 
enclore, bavarois haigen, haien. 

Haier v. haie. 

HaUas interj. v. las et 11^ 401, 



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fiAt 



195 



«aL 



Halm Bol. p. 182, aim, ain, ha- 
meçon; de hatnu8. 

Haimi interj. Il , 402. 

Haïne y. baïr. 

Haingrre v. heingre. 

Hatnos y. haïr. 

Haïor V. haïr. 

Haîrl, 349. Je me suis mal expliqué 
en donnant la dérivation de ce verbe; 
il faut faire remonter hatr directement 
à hatan, hatj'ati, et non pas à la forme 
de l'ahal. hazôn; anglo-saxon hatian, 
ancien saxon hetian ; comme le prouvent 
les formes hadit Ch. d. S. A., hedz Q. L. 
d.R.lI, p. 191 (t. I, p. 278). Subst. hé, 
haine ; du goth. hatia^ ancien saxon A^ft', 
ancien norois Jiatr; d'où haïor, haor, 
haine, et haine, I, 156^ib., haYnosI, 
131, odieux, fâcheux^ haineux. 

Haire, haire, rendant aaectts dans 
le manuscrit de y alenciennes ; de Tahal. 
hara^ tapis de crin, de poil. 

Hairon, héron; de Tahal. heigroy 
heigir; prov. aigron; ital. aghirone; 
— de là notre aigrette, diminutif avec 
rejet de la lettre h. 

Hait, eit n, 398. 1, 1 53 ; vb. haiter, 
haitier, aitier n, 398.51 ; de làhai- 
tement II, 398; comp. dehait, dehelt, 
deshait, deshet n, 398. 148. I, 70. 
295. 304; dehaiter, dehaitier, des- 
haiter, desheiterll, 398.1,167.271, 
affliger, chagriner, rendre triste, abat- 
tre ; part, passé : chagrin, triste, abattu, 
découragé, malade, défait, peiné ; re- 
haiter, rehaitier, reheiter II, 398. 
53, ranimer, réjouir, refaire; sosliai- 
tier, sohaidier, soushaidier II, 65. 
73, désirer, souhaiter. 

Haitement v. hait et II , 398. 

Haiter, haitier v. hait et II, 398. 

Halaigre v. alaigre. 

Halas inteij. v. las et II , 401. 

Halbere, liaubere, hobere, hau- 
bert, aubert, hobert, et par cor- 
ruption, habert — osbere I, 85. 86. 



97. 407, cotte de mailles. Lmâ. hàU- 
berga, de l'ahal. halsbere (= halê, cou, 
bere, de bergen, couvrir, protéger, dé- 
fendre). Les formes les plus ordinai- 
res ne contiennent pas le a du radical 
allemand ; il est devenu muet, puis on 
l'a retranché. On le voit dans oabere (cfr. 
ital. usbergo); mais alors le / manque. 
Dér. hauberger, mettre le haubert; 
comp.deshauberger, ôter le haubert; 
hauberiroii,haubeijon, petit haubert; 
Iiaubergier, celui qui fait les hauberts. 

Halberes s. s. et p. r. de halbere. 

Haie V. haUe II. 

I. Halle, hâle, air chaud; du hol- 
landais haely sec. DC. donne aussi 
harle, dans le même sens, où le r est 
une permutation du. If 

II. Halle, haie, hôtel de ville, 
grande salle où l'on met les marchan- 
dises; marché, halle; de l'ahal. ^/a, 
temple ; ancien saxon iMlla, anglo-saxon 
heallf heal; ancien norois holl, etc. 
Cfr. Dief. G. W. n, 620. 

Halme v. healme. 

I. Hait, liaut, sans l'aspirée ait I, 
62. 66. 347, haut, élevé, solennel; com- 
paratif haltor, haltur, hautor, haa- 
çor, plus haut, pris ordinairement 
comme superlatif: très-haut ; superlatif 
altisme, Iiaatisme I, 106, employé 
substantivement, le Très-haut I, 79.11, 
11 ; haut et do», tout à fait, absolument, 
sans exception; haute ore, haute veapre, 
tard ; cfr. bas ; empl. subst. II, 384 ; adv. 
haitement, iiautement 1, 396,11, 65, 
en lieu haut, hautement, grandement, 
noblement; — du latin a/^«; prov. ait, 
aut;— vb. haaeier,haaeliler,liaaeer 
I, 48. 127, hausser, exhausser; propr. 
aitiare; subst. halteee, haateee,hau- 
teur, élévation, lieu haut I, 65. 55. II, 
21 ; comp. enlialeer, eniianeier, éle- 
ver, rehausser; eshaleer, eshaueier, 
essaleer, essaueier, asaueierl, 128. 
215. 367. 11,46. 351, élever, exhausser, 
13* 



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haï. 



196 



HAfi 



faire grandir, rendre plus fort; exalter, 
louer; d'où essaueement, exhausse- 
ment, augmentation, prospérité. Les 
deux formes eshaueier et easaueier sont 
restées dans la langue moderne avec des 
significations différentes: exhausser et 
exaucer; car exaucer une prière, p. ex., 
ne signifie rien autre chose qu'élever, 
exhausser une prière, la favoriser, la 
rendre prospère. Le prov. esalsar, eis- 
sausar signifie également exhausser et 
exaucer. C'est donc à tort qu'on a re- 
cherché l'origine de exaucer dans le 
latin exaudircy qui, d'ailleurs, ne con- 
viendrait pas pour la forme; il fau- 
drait admettre exausare, 

II. Hait (m.), séjour, demeure ; de 
l'allemand hait, fermeté, stahilité, ap- 
pui assuré. Nous avons de la même 
racine (haldan) la halte, 
Halteee v. hait I. 
Haltement v. hait I. 
Haltor, haltnr v. hait I. 
Haill^ d'où hameau y hameau; du 
goth.Aatm», village, hameau, ahal.M'm. 
demeure. Cfr. hanter. 

Hanapy henap, s. s. et p. r. hanas^ 
henas T, 82, coupe, vase avec anses et 
pied; de l'ahal. AnajtT^anglo-saxon Attap, 
hnâppy ih., aUmod.fiojD/', islandais, has- 
saxon nap. Cfr. Roq. s. v. 
Hanas v. hanap. 
Hanche II, 35 1 , hanche ; port., ital., 
esp. anca ; selon Ménage, de Hyxri ; selon 
Wachter, de l'ahal. ancha, aujourd'hui 
ankcy la nuque, dont la signification 
primitive a été celle de courbure. Cfr. 
Dief. G. W. 1, 3. Quant a notre anehe^ 
ildérivesansaucundoute derahal.an<;Aa, 
dans sa signification de tibia, Cfr. DC. 
ancus,etleport. anco, coude, A%&yxoç, 
l'esp. ancon, baie, rade, de êiyx(ov, 
Haner, labourer v. ahan. 
Hanir v. hennir. 
HansaeSy couteau, coutelas ; de Tan- 
^lo-saxon hand-seaXy propr. couteau 



(seax) de main (haud) , ahal. sah, 
couteau. 

Hanste v. hante. 
Hant, hante v. hante. 
Hante, han8te,anstel,2i2.n,357, 
bois de lance; de âmes, itis, selon Mé- 
nage, et non de hasta, qui a produit 
haste (v. s. v.) ; vb. comp. enhanter, 
pourvoir d'une hante; d'oùrenhanter. 
Hanter, l'idée primitive de ce ?erbe 
a été celle d'avoir une grande inclina- 
tion, un penchant bien déterminé pour 
qqch.; intransitif habiter, demeurer, 
fréquenter; subst. hant, hante, habi- 
tude, fréquentation, commerce intime ; 
de l'ancien norois heimta, attrahere, 
recuperare ; exigere; suéd. Aamto, dan. 
hente, arcessere; colligere, chercher; 
tous de heitn, demeure. Cfr. ci-dessus 
ham et Dief. U^ 500. La signification 
primitive de ce motn'ayant pas encore 
été bien fixe, voici des exemples qui 
prouveront la justesse de ce que j'a- 
vance ; £ ti pères ad mult guerre han^ 
teey e ne demurrad pas od ses cum- 
paignnns: sed et pater tuus vir bella- 
tor est, nec morabitur cum populo 
Q. L. d. R. II, 1 82. £ hantad les ordeei 
que sis pères out hantez: servi vitque 
immunditiis,quibu8 servierat paterejus. 
Ib. IV,422. On voit ici «erf>»r« rendu par 
hanter y ce qui ne permet pas de pren- 
dre hanteràsoiB sa signification moderne. 
Après avoir fait la description des si- 
rènes, Wace ajoute: Vers ocident en 
la mer hantent R. d. Brut v. 739, c.-à-d. 
demeurent, comme le prouve le vers 
733: Les seraines ont trespassees. 

Haor V. haïr. 

Hape, espèce de hache ? DC. ; haper 
1, 187, saisir, attraper, rafler, happer; 
de Tahal. happa, faucille, allmod. hop- 
pen, happer. 

Haper v. hape. 

Hardel v. hart. 

Hardement v. hardir. 



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HAR 



197 



HAR 



Hardi t. hardir. 

Hardiement t. hardir. 

Hardier v. hardir. 

Hardir, yerbe que je suppose d'après 
le composé enhardir, pror. ardir^ en- 
hardir, dont le part, passé s'est conservé 
dans hardi II y 64. 232, courageux, 
audacieux; ady. hardiemant I, 148. 
n, 24. 53. courageuseinent,ayec audace; 
de l'ahal. hartjan, indunare, ârmare. 
Cfr. Dief. G. W. H, 641. Subst. harde- 
ment I, 371, hardiesse, courage, au- 
dace ; prov. ardimen. A la même ra- 
cine se rapporte hardier, provoquer, 
harceler, escarmoucher. Dans Ben. y. 
28336 on trouye, à la rime, le subst. 
ardiZj hardiesse, proy. ardit. 

Harele, hareler y. haro. 

Harer, harier y. haro. 

Hareu y. haro. 

Harigoter y. harligoter. 

Harle v. halle I. 

Harligote, pièce, morceau; harli- 
goter, harigoter, mettre en pièces, 
en morceaux, déchirer. Racine? 

Harligoter y. harligote. 

Harnas, harnois, hemois II, 73, 
armure, habillement d'un homme de 
guerre, équipage de guerre, de tournoi, 
de chasse, puis vêtement en général; 
p5ur une citation de laCh. d.S.,I,391, 
où hemois signifierait troupe, suite, 
gens de guerre, il y a les variantes: 
à lor . . . , à molt riches conrois ; — vb. 
hamaseher,hamaeher, garnir, équi- 
per ; — prov. amas, amassar, amescar ; 
ital. arnese; esp. arnes. Ce mot ne dé- 
rive pas de l'allemand harnisehy ainsi 
que le prétend M. Chevalet; c'est le 
contraire qu'il eût fallu- admettre. Com- 
me le dit M. Diefenbach Celt. I, 25, 
harnas dér. du celtique: kymri Aaiarti, 
anc. breton Ao«arM, irlandais tara»}, fer. 
M.Diez admet la dérivation de l'ancien 
norois iârny j'ârny fer, mais ce mot 
aurait produit une autre forme dans 



la langue d'o'û. Peut-être notre mot 
est-il, du reste, un dérivé qui a son 
représentant complet dans le celtique; 
cfr. kymri haiamaez, ustensile de fer, 
haiamaidd, ferreus, etc.; v. encore 
Dief. G. W. I, 15, JS. b. e. 

Harnois v. harnas. 

Haro, harou, haren, hari inteij. 
II, 400; haroder II, 400, crier haro; 
harer, harier II, 400,agacer, harceler, 
défier, provoquer au combat; encore de 
la même source, ou directement àeharo, 
harele, cri, proclamation, sédition; 
d'oti hareler, tourmenter, tirailler. 

Haroder v. haro. 

Harou v. haro. 

Harpe 1,401, harpe; vb. liarperll, 
301, jouer de la harpe; de là harpe- 
res, harpeor I, 77, joueur de harpe; 

— de l'ahal. harpha, ancien norois 
harpay&UmoA.hatfef islandais /ca^r^ ; 
car cet instrument était spécialement 
en usage chez les peuples du Nord. 
YenanceFortunat ditRoraanusque lyra, 
plaudattibibarbarusharpa(Carm.VlL). 

— Sola saepe bombicans barbares leu- 
dos harpa relidebat (Epist. I.). Le 
nombre des cordes de la harpe variait 
de six à vingt- cinq. Dans les textes 
des XII« et XIII« siècles, surtout dans 
les traductions de la Bible, harpe ré- 
pond ordinairement à eithara, et har- 
per à psallere. Le cithara, des versions 
latines est le plus souvent mis pour 
psaUérionj kinnor ou cynira^ exprimés 
en hébreu aux endroits correspondants. ^ 
Ce mot interprété ainsi dans le sens le 
plus moderne de eitJiara fit donner à 
tous les instruments à cordes auxquels 
on l'appliquait le caractère de la ci- 
thare du Nord ou harpe. Il en résulta 
peu à peu la conviction que l'instrument 
favori de David n'était autre que celui- 
là, et on substitua, dans les mains du 
chantre sacré, la harpe au psaltérioriy 
ou kinnor, — C'est par suite de la 



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HAE 



198 



H£I 



forme de la harpe^ qu'on donna à Aor- 
pon, harpm, harpeau, et à harpêTf Mar- 
pigner, harp%U$r^ la signification qu'on 
leur connidt; hwrpe est leur primitii 
On a proposé, à la vérité, de les dériver 
du grec &Qnti, faucille, ou du latin 
harpago; mais la première étymologie 
ne s'appuie sur rien, et la seconde 
ne serait admissible que si l'on pouvait 
prouver une forme harpaon ou htsrptcn, 
Cfr.SchwenkD.W.s. v.harfe, harpun. 

Harpeor v. harpe. 

Harper, harperes v. harpe. 

Hart f. et m., hart, lien; d'où har- 
del) hart, lien; botte, paquet. Ra- 
cine? M. Dief. G. W. II, 536 serait 
tenté de le rapporter à la même ra- 
cine que horde (v. s. v.). 

Hasehee v. hasohiere. 

Hasehie v. haschiere. 

Hasehiere, espèce de punition ou 
supplice, toute espèce de peine; de là, 
selon DC, par abrériation, hasehie, 
hasehee, haskie, haehie, haeie II, 
859, peine, supplice, tourment, souf- 
france ;v. DG. harmiscara, hascaria; de 
l'ahal. hartMoara, même signification. 

Haskie v. haschiere. 

I. Haste, lance, pique; broche, et, 
par extension, pièce cuite à la bro- 
che; de /Mi«/a. Gfr. flîche. 

II. Haste, hâte, promptitude; m 
haitê I, 372; haster, aster I, 124. 
339. 390, hâter, dépêcher, presser, 
avancer ;adject. liastif, liastiull, 194, 

. hâtif, prompt, vite ; prov. astiu ; adv. de 
hasté;ha8teemeilt, avec hâte, prompte- 
ment, vivement, précipitamment, adv. de 
hastif: hastiyement, liastiument I, 
132. 241, avec même signification; de 
hastif vient hastivel, espèce de poire 
très-hâtive. De l'allemand: anc. frison 
hâstf allmod. haatf anc. norois Aa«fr, 
festinatio; anc. norois hasta, allmâ. 
haaten, incitare, festinare. 

Hasteement v. haste II. 



Haster v. haste II. 

Hasterel, liaterel, liasterol, le 
derrière du cou, la nuque; de l'ahal. 
halêodara, allmâ. halsader. 

Hasterol v. hastereL 

Hastif V. haste II. 

Hastiu, hastiament v. haste n. 

HastiTel v. haste II. 

Hastiyement v. haste n. 

Haterel v. hasterel. 

Haubere v. halberc. 

Haul^erge v. helberc. 

Hanl^rger v. halberc 

Haubergier, héberger v. helberc. 

Haubergier v. halberc 

Haubergon v. halberc 

Haubeijon v. halberc. 

Haubert v. halberc 

Haueer v. hait I. 

Haueliler v. hait I. 

Haueier v. hait I. 

Hauçor v. hait I. 

Haume v. healme. 

Haut V. hait I. 

Hauteee v. hait I. 

Hautement v. hait I. 

Hautor v. hait I. 

Harene v. hafne. 

Hayet, croc, crochet; de l'allem. 
haft, crochet, agrafe; Ye est venu 
d'une imitation de la suffixe et. 

Havle V. hafhe. 

Hé V. haïr. 

Healme, heaume, hiaume, hal« 
me, haume, eame, elme, esme n, 
363. 373, heaume, casque; ahal. helm, 
goth. hilma^ ancien norois hitUmr, islan- 
dais hialmur, Helm vient de helenf 
protéger, couvrir. 

Heaume v. bealme. 

Héberge, hébergement v. helberc 

Hel^eiigerie v. helberc 

Hebergier v. helberc 

Hebregier v. helberc 

Heingre, haingre, amaigri, dé- 
charné, exténué, grêle; de o^^, avec 



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H£I 



199 



H£B 



n intercalaire; de là le composé ma- 
Ungre. Cfr. engrot. Quant à la déri- 
vation de Tahal. hungar, famés, don- 
née par M. Chevalet, on voit au pre- 
mier coup d'oeil ce qu'elle vaut : htm- 
gar — heingrel 

Heir y. hoir. 

Helbereyherbert (m.) etherberge, 
héberge, hauberge (f.) 1, 383, tente, 
baraque, campement, demeure, logis, 
maison, (notre auberge); yb. herber- 
gier, hierbergier, hebregier, he- 
bergler, haubergier I, 76. 154. 391. 
II, 99. 362. 387, héberger, loger, habi- 
ter; hebergerie, herbergeriell, 1 95, 
campement, demeure; droit de gîte; 
herbergement, hébergement, mai- 
son, logement, campement; ital. albergo, 
albergare; proy. alberc(m.), alberga (f.), 
albergnar; port albergue(m.), albergar; 
esp. albergue(m.), albergar; de l'ahal. 
Jieriberga (t) et ancien norois herbergi 
(neutre), d'où le double genre dans le 
roman; yb. heribergôn, comp. de l'ahal. 
A^f,anc. norois A^, multitudo, agmen, 
et bergan, cayere, seryare. Le genre 
du mot heri est aussi variable dans 
les différents dialectes. 

Heltyheut, s. s. et p.r. beuz, puis 
sans t, par corruption, heu, beus, 
heux II, 244, garde de l'épée, et non 
pas le haut, comme l'explique M. Le- 
roux de Lincy (Brut 4219). DG. a eu 
tort aussi de dire que ce mot est pour 
hent. Helt dérive de l'ahal. helza^ poi- 
gnée de l'épée. De là enbeldir, en- 
helder,eiibeuder,eiihouderlI, 240. 
R. d. S. S. 2417, munir d'une poignée, 
emmancher;eiiheadiire,eiibeudeiire, 
poignée d'épée. 

Hemi inteij., 402. 

Henap, henas v. hanap. 

HeBdé y. hendeure. 

flendeure, hendure, poignée de 
l'épée; hendé, muni d'une poignée; 
de l'ancien norciis henda, prehendere. 



apprehendere. Cfr. Diefenbach G. W. 
U, 553. 

Henir v. hennir. 

Hennir, henir, hanir I, 828. 367. 
369 , hennir; Mfmire, 

Henor, henorer v. honor. 

ner y. hier. 

Heralt, herant, hiraut II, 270, 
héraut; Imâ. heraldus, haralàua; ital. 
araldo; mot d'origine allemande, mais 
qui n'a pas de correspondant dans l'an- 
cienne langue; selon M. Schwenk D. W. 
s. y.Herold, il aurait pour origine haren, 
clamare (cfr. haro) ; mais je crois qu'il 
yaut mieux le rapporter à ^rt, Am, 
armée, de sorte que héraut signifierait 
employé de l'armée, heriwalt. Cfir. les 
noms propres: ancien norois Earaldr, 
ancien saxon Sàriolt. 

Héraut v. heralt. 

Herbe,ierbe,erbe,herbe; àeherba; 
d'ouherbu,erba,herbeux, garni d'her- 
bes (herbosus) ; herboie, erboie, lieu 
herbeux, prairie. La signification du 
mot herbe était dégénérée au point qu'il 
avait pris la signification de poison, et 
c'est dans ce sens qu'on trouve berbé, 
philtre fait avec du jus d'herbes, d'oii 
herber, préparer avec du jus d'herbes ; 
enberber, empoisonner. Cfr. poison. 

Herbe v. herbe. 

Herber v. herbe. 

Herberge, berbergement v. hel- 
berc. 

Herbergerie v. helberc 

Herbergier v. helberc 

Herbert v. helberc 

Herboie v. herbe. 

Herbu v. herbe. 

Herde,herteII,37 7,harde,troupe de 
bêtes fauves ; troupeau, en général; d'où 
herdier, berger; herdeier, chasser 
aux bêtes fauves ; de l'ahal. herta, herda, 
troupeau, goth. hairêa, allmod. heerde, 

Herdeier v. herde. 

Hereditable v. hoir. 



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H£E 



200 



HOG 



HereditanUement t. hoir. 

Heregre v. yrezie. 

Herese v. yrezie. 

Heretier v. hoir. 

Heriçon, erlçon, ireçon, hérisson ; 
de erieius; prov. erisson, ital. riccio, 
esp. erizo ; — par extension, ce mot 
avait pris, dans la langue militaire, la 
signifioationdedéfensequ'onmettaitaux 
passages pour seryir de barrières, cheval 
de Frise; cfr. César. Bel. C. 3, 67. 6; 
— de là heriçoner II, 303, hérisser. 

Heriçoner v. hériçon. 

HeritaUe, heritablement v. hoir. 

Héritage, heritaige v. hoir. 

Heritaulement v. hoir. 

Hérite, hériter v. hoir. 

Héritier v. hoir. 

Herme, erme, (adj.) solitaire; 
(subst.) solitude, désert; de l^^oç, 
Imâ. hermus, ermus. A la même ra- 
cine, de êQr}fj,(Tf)Çf ermite, iermite, 
hermite, hermite. 

Hermine v. ermine. 

Hermite v. herme. 

Hernois v. harnas. 

Herseir v. hier et II, 269. 

Hersoir v. hier et II, 269. 

Herte v. herde. 

Herupe v. hurepe. 

Hesser,agacer, exciter, stimuler, en- 
courager, surtout en parlant des chiens; 
correspondant à l'allemand ^^^sen, hol- 
landais hitzen, ibid. Cfr. Schwenk D. 
W. hetzen, Dief. G. W. II, 611. 547. 

Hest V. est. 

Heu V. helt. 

Heu interj. II, 402. 

Henneur v. honor. 

HeOr, hetirer v. aiir. 

Heus V. helt. 

Heut V. helt. 

Heux, heuz v. helt. 

Hiaume v. healme. 

Hide, hisde II, 402, frayeur, épou- 
vante, efifroi ; liidor, hisdor, hisdur 



II, 374, ib.; hidos, hisdos, hidusll, 
23, Ilideas I, 234, effrayant, épouvan- 
table, hideux. La lettre s de ces^mots 
paraissant être une intercalation posté- 
rieure, on ne peut les dériver, comme 
on Ta fait, de hiapidus, hispidoms. 
D'ailleurs il est assez rare de voir un 
substantif {hide) se former par accoor- 
cissement d'un adjectif. Racine ? 

Hideus v. hide. 

Hidor V. hide. 

Hidos, Udus v. hide. 

Hie, force, énergie, vigueur; du 
hollandais hijgeriy s'efforcer, être hors 
d'haleine ; anglo - saxon hyge , ardeur. 

Hier, her, ier, er adv. n, 269; 
adv. comp. altrier, autrier, altrer, 
autrer II, 269; hersoir, ersoir, 
herseir, iersoir, erseir II, 269. 

Hierre, ierre, yerre, lierre; de 
hedera; dans la forme moderne, l'ar- 
ticle s'est agglutiné au mot; pro?. 
edra, esp. yedra, port, era, ital. edera. 

Hiraut v. heralt. 

Hirete v. hoir. 

Hisde V. hide. 

Hisdor v. hide. 

Hisdos V. hide. 

Hisdur v. hide. 

Histoire,hystoire,e8toire,estore 

I, 72. 104. 283. II, 211, histoire; hi- 
storia; de là Ilistorier, raconter, com- 
poser une histoire. 

Historier v. histoire. 

Hober v. obier. 

Hobere v. halberc 

Hobert v. halbrec. 

Hocer v. o&cher. 

Hoeher v. oscher. 

Hoese, hoeser v. hose. 

Hoge, hogue, colline, tertre (sur 
une fosse); de l'ancien norois haugr^ 
coUis , acervus, tumulus mortuorum; 
allmâ. houe (génitif bouges) ; suédois 
h'ôg, coUis, acer?us, hoga, mettre en 
monceau, amonceler. 



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HOG 



201 



HON 



Hogue V. hoge. 

Hoi V. hui et II, 296. 

Hoir, oir, heir, eir I, 48. 107. 
131. 335, hoir, héritier, successeur au 
fief; here$; hirete, hérite, eritet, 
arite I, 144. 333. II, 221. 282, héri- 
tage, succession, bien propre, posses- 
sion; hereditaa, avee syncope de d et 
de e ou i; hériter, eriter, ireter, 
recevoir un héritage, faire héritier, 
mettre en possession, faire jouir; 
prendre domicile, s'établir ; sur le ra- 
dical hered; d'où héritier, heretier, 
iretier I, 292. Il, I6I, héritier, suc- 
cesseur; héritage, heritaigre, eri- 
tag:e, eritaige, iretaigre 1, 106.293. 
118. 147. 177. II, 219, succession, 
héritage, patrimoine, fief; adj. heri- 
table, hereditahle, héréditaire; nou- 
velle formation pour hereditarius ; adv. 
hereditanhlement, heritablement, 
heritaulement I, 254, héréditaire- 
ment, par droit d'héritage et de succes- 
sion; comp. qui suppose un verbe 
aJiei'iter, ahyretement I, 154, héri- 
tance, héritage ; deseriter, deshlre- 
ter, desariteir I, 190. 210. 852. II, 
288, déshériter, déposséder, dépouiller 
d'un héritage; d'oii deseritanee, ex- 
hérédation; deseritement, desheri- 
tement, dépouillement, exhérédation. 

Hole, houle, maison de débauche; 
holier, houlier, débauché, libertin; 
holerie, libertinage; de l'ahal. holiy 
ancien norois hola^ anglo-saxon hole, 
haie, dan. huU, allmod. kôhlCy caverne^ 
etc. M. Chevalet, sans s'inquiéter de 
hole, et prenant bravement un dérivé 
pour un primitif, dérive holier de huo- 
rarif libertin! 

Holerie v. hole. 

Holier v. hole. 

Hom V. bons. 

Homage, homaige v. bons. 

Home V. bons. 

Homeee v. bons. 




Homenage v. hons. 

Hommanage v. hons. 

Homme v. bons. 

Hon V. bons. 

Honeison v. honîr. 

Honeste, honestement v. honor. 

Honestre v. honor. 

Honeur v. honor. 

Honir, honnir, hounir, hanirll, 
244. 401, honnir, déshonorer, couvrir 
de honte ; du goth. hauftj'an, ahal. hôn- 
Jan, allmod. hohnen, tourner en déri- 
sion, bafouer; comp. ahonir, désho- 
norer, faire bonté, couvrir de honte; 
dér. honeison, huneisun, honte, hu- 
miliation. Subst. honte,hante, honte ; 
de l'ahal. hônida, ancien saxon hônda, 
allmâ. hoendCf opprobre; d'oïl hon- 
toier, hunteier, déshonorer, couvrir 
de honte; pronominalement, avoir 
honte; ahonter, ahontir, ahnnter 
II, 402. FI. et Bl. 299, déshonorer, 
couvrir de honte, avilir; hontage, 
hontaige, hnntage, honte; — hon- 
tes, huntos, hontous, hontens, hon- 
teux, déshonorant; timide, modeste; 
souvent employé substantivement; de- 
honte, dehnnte, honteux, confus, 
embarrassé, humilié. 

Honnieste v. honor. 

Honnir v. honir. 

Honor, henor, honnor, honnour, 
honeur, hunur, honur, heuneur, 
onor, onnor, ounor, onnour, enor, 
annor, enuri, 50. 80. 1O6. Ii7..iâ2. 

148. 155. 163. 174. 179. 196. 221. 
307. 852. 358, honneur, avantage, do- 
maine, fief, dignité, bénéfice, droits 
honorifiques; Aottor; honorer, heno- 
rer, honurer, hunurer, hounourer, 
honourer, onorer, enorer, enurer, 
etc. I, 135. 181. 227. 265. H, 10, ho- 
norer, gratifier, payer; honorare; de 
là par le part. pas. adv. honoreement, 
unureement I, 388. II, 35, d'une 
manière honorable, avec honneur, no- 



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HON 



202 



HQfi 



blement; honorement I, 67, action 
d'honorer ; honragr^y seigneurie, grand 
fief; — honraule I, 67, honorable; 
de hùnorabiiU; adv. honorablement, 
honurablement I, 239^ honorable- 
ment; — comp. deshonor, desho- 
ueur, etc. I, 242. 352, déshonneur, 
opprobre; déshonorer, deshonnon- 
rer, deshonnourer, etc. I, 265. Il, 
32, déshonorer, outrager; d'oildesho- 
noranee, desonoranee, déshonneur, 
opprobre ; — honeste, honieste, ho- 
nestre, onniestre I, 394. II, 7, con- 
venable, respectable, vertueux, poli; 
honestua; adv. honestement n, 188, 
convenablement, respectablement, ver- 
tueusement, poliment. 

Honorablement v. honor. 

Honoreement v. honor. 

Honorement v. honor. 

Honorer v. honor. 

Honourer v. honor. 

Honrage v. honor. 

Honraule v. honor. 

Hons, huns, hnens s. s., home, 
homme, hume I, 79, homme) du la- 
tin homo. De la forme s. s. vient le 
pronom hom, hons, om, hon, on, en, 
an, hum, huns, hnem, hnen, um, 
nn I, 176. on. Dér. homagre, ho- 
maige, honmage, omage, home- 
nage, hommanage, hommage, enga- 
gement que Ton prend envers son sei- 
gneur de le servir en chaque occasion, 
de combattre pour lui, de le défendre 
de son propre corps, etc.; fie£ La 
racine homo est prise ici dans son sens 
de la basse latinité, vassal^ qui se re- 
trouve souvent dans Tancien français. 
Un autre dérivé de home^ est homece, 
virilité, courage. — Humain, umain 
I, 210. U, 22, humain; hufnanus; 
humanitelt I, 213, humanité, charité, 
douceur; humanitaa; avoir humanité^ 
être en vie. Humanité signifiait aussi 
le sexe. 



Hontage, hontaige v. honir. 

Honte, honteus v. honir. 

Hontoier v. honir. 

Hontes, hontous v. honir. 

Honnr, honorer v. honor. 

Hoper II, 22, sauter, action de sau- 
ter vite en haut; de l'anglo-saxon hop- 
pan, anglais hop, bas -saxon huppen, 
allmod. hOp/en, ib. 

Horde, honrde, hordeis, hour- 
deis, hordois, palissade, barrière. 
Hordâis, comme le Ima. hourdum, qui 
se montre dans la langue d'où sous 
la forme honrt, signifiait en oatre 
échafaud, siège, signification qui ex- 
plique le nom donné au jeu dont il 
va être question. (Voy. R. d. C. d. C. 
V. 1288. 96. 1341.) De là horder, 
hourder, fortifier, garnir de palissa- 
des, renforcer; comp. rehorder, re- 
honrder I, 160. II, 328, fortifier de 
nouveau, rétablir les fortifications d'un 
lieu. Racine ahal. hurt, hurd, ancien 
norois hurdj allmâ. hUrde^ claie, toute 
espèce de clôture. Dér. hohordeis, 
bohoardeis,hohort,hohoiirt,boort, 
behort, behourtll, 273, joute, com- 
bat simulé, course de lances, et Tanne 
propre à ce jeu; d'oti hehorder, be- 
hourder, bohorder, hohourder, 
faire cet exercice, et, par extension, 
s'amuser, folâtrer. Far contraction, 
bohorder donna naissance à border^ 
bonrder II, 41, plaisanter, s'amuser, 
dire des sornettes, des contes, mentir: 
subst. bourde, plaisanterie, raillerie, 
moquerie, farce, sornette. C'est éga- 
lement de bohort que les Anglais ont 
fait leur boord^ gallois bûrd^ breton 
bourd. Cfr. Rayn. Lex. r. II, 211, 
c. 2, DO. s. V. quintana. Resterait à 
expliquer la préfixe do, ce qui ne se- 
rait pas difficile si l'on savait quelle 
a été la signification primitive de bo- 
hordeis: le jeu ou l'arme. Dans le 
dernier cas, nous aurions bot, bo, de 



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HOR 



203 



HUR 



boter (t. ce mot), et bohordeis aurait 
d'abord signifié arme à frapper. On 
a cherché à dériver bohorder^ de l'alle- 
mand hurten, heurter, mais cela est 
impossible, car hurten a produit hur- 
ter et non horder, malgré que la loi 
salique porte hortare^ ortare^^hurUr, 

Hordels y. horde. 

Horder y. horde. 

Hordois Y. horde. 

Hore Y. ore II. 

Horloge y. ore n. 

Horrible, horriblete y. horror. 

Horror, horreur, horreur, effiroi; 
horror; horrible, orible I, 252. 227. 
II, 102, horrible, affreux, qui fait hor- 
reur, qui répugne; horribilù; de là 
ad Y. oriblement II, 21, horriblement, 
afreusement; horriblete, chose hor- 
rible, qui fait horreur, qui répugne. 
Cfr. ord. 

Hors Y. fors. 

Hose, hnese, hoese, house, d'où 
housel, housiausl, 142. 325, guêtre, 
botte, brodequin; de làhoser, haeser, 
hoeser, botter; proY. osa, ital. uosa; 
Imâ. hosa, osa; de l'ahal. hosa, caliga, 
allmod. hôte. 

Hoser y. hose. 

Hospital Y. hoste. 

Host Y. ost. 

Hostage, hospitalité y. hoste. 

Hostage, caution y. ostage. 

Hostager y. ostage. 

Hoste, oste, hôte (celui qui reçoit 
et celui qui est reçu), hôtelier; de 
hoapeê [hos(pi)t]; d'où hostage, OS- 
tage, écot, hospitalité, mot qu'il ne 
faut pas confondre avec son homonjrme 
signifiant caution. De hotte dérive 
encore hostel, ostel, s. s. et p. r. os- 
teus, hosteus, hôtel, logis, demeure, 
maison, famille; prendre hoatelj se lo- 
ger, et, en parlant de J.-C, s'incarner 
dans le sein de la Vierge; avoir hostel, 
être logé; d'où hostelain, ostelain, 



ostolain, hôtelier, aubergiste (y. DO. 
hostolenses) et étranger, puis ennemi, 
peut-être avec influence de ost, quoi- 
que l'on s'explique fort bien ces der- 
nières significations sans l'admettre; 
hosteler, OSteler, héberger, loger, 
demeurer, ; hostelage, OStelage, loyer 
de quelque logis, frais de logement 
pour chevaux. Directement de hospi- 
talis, Yient hospital, OSpltal, hôpital, 
sans contraction du radical. 

Hostel Y. hoste. 

Hostelage y. hoste. 

Hosteler y. hoste. 

Hosteus Y. hoste. 

Honehe v. housse. 

Houle Y. hole. 

Houlier y. hole. 

Houmage y. bons. 

Hounir y. honir. 

Honnor y. honor. 

Hounour, hounourer y. honor. 

Hourde y. horde. 

Hourdels y. horde. 

Hourder y. horde. 

Heure y. ore II. 

Hourt Y. horde. 

House, housel, houser v. hose. 

Housiaux y. hose. 

Housse, houehe, couverture dont 
on se servait en guise de manteau, 
sorte de casaque ; Imâ. hukiaj htUeitum; 
de l'ahal. htdstf hulft, housse. 

Hu interj. II, 402. 3; hu, s. s. huz 
n, 132, huée, cri pour se moquer ou 
épouvanter; huer I, 252. II, 77, huer, 
crier; d'où huée II , 280, huée, cri. 
Racine v. Il, p. 403. M. Dief. G. W. 
II, 535 a tort de rapporter cette famille 
de mots à l'ahal. huah, etc., irrisio. 

Huehe, huge, coffre, armoire, 
caisse à différents usages; aujourd'hui 
restreint au sens de cofifre à pétrir et 
à renfermer le pain; Imâ. hutieay hu- 
cha. Racine dans l'allemand hiitte^ 
petite demeure, se rapportant à huty 



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HUC 



204 



HUR 



ce qui couvre, protège. Cfr. anglo- 
saxon huaeea, cofire, anglais huteh. 

Haeher, haehier, hneier I, 210. 
II, 27. 308, appeler à haute yolx, 
crier; prov. ucar; subst. ite; dérivé 
du latin hue; comp. ahueber^ appe- 
ler. Cfr. DC. hucciare. 

Hae II, 297. 

Huee V. hu. 

Hnem y. bons. 

Huemais H, 297. 

Huen V. hons. 

Hnens t. bons. 

Hues V. buis. 

Huese, hueser y. bose. 

Huge y. hucbe. 

Hui, hoi, hue, ui, oi II, 296; 
eest jor de hui, aljor de hui II, 296 ; 
en hui II, 296; hui matin II, 297; 

comp. huimais, maishui, uimes, 
meshni, huemais II, 297; aneui, 
eneui, ancoi, eneoi, anqui, enquoi, 
aneue II, 297. 

Huimais, huimes II, 297. 

Huis, uis, ois, hues, huix, hus, 
us, wuis I, 72. 193. 223. 298. 896, 
porte, entrée; de ostium; dim. uisset 
I, 99, petite porte; — huissier, uis- 
sier, oissier, hussier, ussier, gar- 
dien d'une porte, portier; de ostiariua. 
Huissier, etc. signifiait en outre un 
navire propre à transporter les cbe- 
vaux, et alors il dérive directement 
de huis (v. DC. s. v. huissarius). Dans 
ce dernier sens, on lui trouve encore 
les formes Tuissier, vîssier II, 272. 
De huis vient encore huisserie, ois- 
serïey uisserie, l'ouverture de la 
porte, entrée, la garniture de la porte. 

Huisserie v. buis. 

Huissier v. buis. 

Huit V. oit. 

Huitante v. oit. 

Huitisme v. oit. 

Huler y. burler. 

Hulotte y. hurler. 



Hum, hume v. bons. 

Humain v. bons. 

Humaniteit v. bons. 

Humele v. bumle. 

Humelianee v. humle. 

Humelier v. humle. 

Humer I, 162, humer. Eacine? 
Onomatopée? 

Humilement v. bumle. 

Humillanee v. bumle. 

HumiUer v. bumle. 

Humiliment t. bumle. 

Humiliteit v. humle. 

Humle, humele I, U3. I6i. Ch. 
d. R. str. 89, soumis, modeste, doux, 
aflfable, indulgent; plus tard avec * 
intercalaire; de hutnilis; adv. humie- 
ment, humiliment, humilement I, 
161. 220. Il, 142. 246, humblement, 
avec douceur, indulgence; — humili- 
teit ï, 53. 129, soumission, modestie, 
indulgence, bonté, clémence, pitié; 
humiUtas; humilier, humelier, ume- 
lierl, 107. 129, abaisser, être mo- 
deste, soumis, obéir; »'Aw«it7«T signi- 
fie aussi incliner la tête et le corps 
en signe de respect; humiliare; d'oïl 
humillanee, humelianee II, 358, 
humiliation. 

Humlement v. humle. 

Huneisun v. bonir. 
Hunir v. bonir. 
Huns V. bons. 
Hnntage v. honir. 
Hunte V. bonir. 
Hunteier v. honir. 
Huntos V. bonir. 
Hunur, hunurer v. honor. 
Hure, partie chevelue, chevelure, 
cheveux ou poils hérissés; tête d'un 
loup, d'un lion, etc.; de là ahuri, 
chevelu, au poil hérissé, effroyable. 
Racine? 

Hnrepe, herupe, qui a les che- 
veux hérissés; velu. Racine? M.Diez 
I, 314 dérive hurepe de rupfenj tirer, 



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HtJR 



205 



ICH 



plumer y abal. hroupôn, rapere. La 
forme hroupôn n'aurait pas produit 
notre mot On a dérivé hurepe de 
horripilare (▼. DC. s. y.), mais cela est 
tout aussi impossible. Hurepe aurait - 
il quelque affinité avec hure, y. s. e. y. 

Hurleis v. hurler. 

Hurler, husler, huler, usler hur- 
ler; ital. urlare; àeululare; d'oil hur- 
leis, hurlement, et de la forme sans r 
(huler), hulotte (oiseau). Huler pour 
hurler représente-t-il la forme husler 
avec syncope du «, ou bien y a-t-il 
eu influence de l'allemand heulen, crier, 
hurler ? 

Hurt, hurtee v. hurter. 

Hurteis, hurteiz v. hurter. 

Hurter II, 92, heurter, frapper, 
battre, renverser l'ennemi, le mettre 
en déroute; comp. ahurter II, 50, 
choquer, blesser; dehurter M. s. J. 
487. I, 101, heurter, pousser rude- 



ment, renverser; subst. hurt, choc, 
coup; hurteiz, hnrteis, hurtee, 

action de heurter, coup, choc, batterie. 
Ces mots se retrouvent dans l'allmâ. 
hurten^ horten, hurt, anglais hurt; mais 
comme ceux-ci sont inconnus à tous 
les anciens dialectes allemands, il faut 
admettre qu'ils sont empruntés au ro- 
man, comme termes des tournois. Hurt 
est celtique et se retrouve dans le 
kymri hurdh, coup, choc, bélier ; hyrdhu^ 
frapper, heurter. 

Hus V. huis. 

Husler v. hurler. 

Hussier v. huis. 

HuTet, ornement de tête ou coiffure 
de femme; houppe; de l'ahal. hûba, 
ib., mitra, tiara; ancien norois hûfa, 
ancien frison houwe. 

Huz y. hu. 

Hystoire v. histoire. 



I. 



lauls, iaux de als I, 132. 

laye v. aiguë. 

lax de als I, 132. 

leel, ieele, ieels, ieeles, comme 
cel, celé, cels, celés, ou le dit; de 
eece ille, Vi est égal à « et le premier 
c a été syncopé. Le prov. a aicel, 
c-à-d. que 1'^ a été changé en a et 
que, par suite de la syncope du <;, on 
a diphthongué avec t; il paraît que 
fort anciennement on a eu la même forme 
dans la langue d'oïl, c'est ce que sem- 
ble prouver aezo, dans Eul, pour iço, 

leelei, ieelui, ieheli, iehelul 
comme celei, celui, cheli, chelui; v. 
icel, iceo. 

leeo, iço, eeo, eeon, ço, çou, 
ehou, ee, ehe, iehe, iehon, ieho, 
ieeou I, 149. 160. 157, ce; eece hoc. 
Les formes en ou s'expliquent par un 
ftssourdissemeQt de celles en o pur; 



mais il y en a encore une en Bour- 
gogne; ceu I, 149. etc., qui est fort 
ancienne et ne peu par conséquent 
s'expliquer par le moyen de ce. Elle 
dér. cependant de la même source que 
les autres, mais d'autre façon, c.-à-d. 
que Vo de hoc a été diphthongué en 
eu: ecc'hoc, ceu. Cfr. I, 26. II, 319 
note 1, et icel. 

Iceon y. iceo. 

leest, ieeste, ieez, ices comme 
cest, ceste, cez, ces; ecceiste; v. icel, 
iceo. 

leestei, ieestui, iehesti, ichestui 
comme cestei, cestui, chesti, chestui ; 
V. icel, iceo. 

leeus comme cens. 

Iehe y. iceo. 

lehel, iehels, ieheus, iehele, 
ieheles comme chel, chels, cheus, 
chele, cheles; v. icel, iceo. 



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ICH 



206 



IKÔ 



lehest, ieheste, iehes, ieliestes 

comme chest, cheste, ches; y.icel, iceo. 

lehl T. ça et U, 278. 

lehil, iehisyiehius, iehieiis comme 
chil, chis, chius, cliieas; t. ioel, iceo. 

lehist comme chiBt; ▼. icel, iceo. 

leho, iehon ▼. iceo. 

lel T. ça et II, 278. 

lell^ ieiZy ieis comme cil, cîc, cis ; 
▼. ieel, iceo. 

leist comme cist; t. icel, iceo. 

Iço T. iceo. 

Idonc, idonqnes ?. donc et II, 283. 

Idone, idunkes t. donc et II, 283. 

1er ▼. hier et II, 269. 

lerbe v. herbe. 

Ienilit« V. herme. 

lerre t. hierre. 

lersoir ▼. hier et II, 269. 

lestre v. estre I. 

leTe V. sàgue. 

lex V. oil. 

Igal y. ewer. 

Igpanee y. ewer. 

Iganment y. ewer. 

Igrlise y. église. 

Igrnel, igrnele y. isnel. 

Ignelement y. isnel. 

Iki ady. de lieu y. anqui et II, 271. 

II (ils) pr. pers. I, 121. 127, il, 
ils; il'le, 

II, ile pour el, ele I, 128. 

Ha y. la II. et II, 279. 

nau II, 299. 

liée, ileqnes IT, 299. 

Ille y. isle. 

Dlier Ben. III, 515. R. d.Ren. IV, 
71, côté, flanc; dér. de ilia, ibid. 

Uoe, iloques II, 299. 

Uoee, iloeques II, 299. 

Hue, iluqnes II, 299. 

Ilaee, ilueqnes II, 299. 

Imagre, ymagre et imagene, yma- 

gene I, 152. 284. II, 158, image, 
tableau, figure, statue; de imago, et 
imaym (is), d'après la première décli- 



naison; proy. image et ymagena, 
emagena. 

Imasrene y. image. 

Ime, isme, notre terminaison ihne 
dans les noms de nombre. On admet 
ordinairement que ce ihne yient de 
eiinms^' mais dans le principe, la forme 
tème a eu une double origine: ismu8=: 
ime et esimus^^iême; plus tard on a, 
il est yrai, admis partout iesme, d'o& 
tèmef par analogie. Yoy. I, 114. 115 
septime, onzime, trezime, etc. 

Impaseienee y. patience. 

Impatieuee y. patience. 

Imperfeetion y. faire. 

Ineamation y. char n. 

Inde adj. II, 243, bleu sombre, yio- 
let; proy. subst. indi, endi, indigo, 
adj. yiolet; de indieum, indigo; de là 
indoier, indeier, yerbe intraduisible 
sans une périphrase qui en affaiblirait 
la signification; il attribue à la chose 
indoyante une inde gracieuse qui fait 
image, qui ondule, qui semble se ba- 
lancer, se mouyoir de ci et de là pour 
le plaisir de la yue. 

Indeier y. inde. 

Indire y. dire. 

Indiseretion y. discret. 

Indoier y. inde. 

Inel, inele y. isnel. 

Infermete, enfermetet, enfer- 
mete, enfarmeteit, contracté enferte 

II, 142. 227. 378. II, 22. 369, infir- 
mité, maladie; de infirmitas, Gfr. ferm. 

Infernal y. enfer. 

Infemaus y. enfer. 

Infler y. enfer. 

Ingremanee, magie, nigromancle; 
corruption de nigremance, proy. nigro- 
mancia; niger, fiavreCa, 

Iniquiteit, iniqnited I, 355, ini- 
quité, injustice; iniquitas. Qti. ewal. 

Innoeenee y. nuire. 

Innoeent y. nuire. 

Inol^edient y. obéir. 



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J 



ma 



207 



IVE 



Inqaant, inquanter ?. quant I. 

Insi V. ensi et II, 273. 

Int y. en et I, 175. 

lo Serra., je v. I, 123. 

Iqui V. anqui et II, 271. 

Iraistre n, 184, prov. irascer, 
iraisser; subst. Irance, colère, em- 
portement, chagrin; prov. iraissensa. 
Cfr. irer. 

Iranee t. iraistre. 

Ire, iret v. irer. 

Ireçon v. heriçon. 

Ireement v. irer. 

Irer, irierll, 186. 1,40, irriter, fâ- 
cher ; ttHrer^ a* en irer, s'irriter, se fâcher ; 
iret, ire, iriet, irie, fâché, irrité, 
chagriné; ady. ireement, iriement 
II, 268, avec colère, furieusement, 
tristement; ire I, 68, colère, fureur, 
tristesse, chagrin; de ira; dér. iror, 
imr I, 151, rancune, fureur, empor- 
tement, tristesse, chagrin; iros, irous, 
ireus, furieux, courroucé, colère, fâché, 
triste; li irous I, 104, l'homme colé- 
rique; ady. irosement, ironsement, 
ireusemeht, ayec colère, furieuse- 
ment, tristement, comp. aYrer, aYrier, 
ord. pronom. II, 96, se courroucer, 
se fâcher; proy. azirar, iBUnadirare; 
aTret, aYre, aïriet, aïrie, co- 
lère, emporté, ardent, acharné; subst. 
aYr 1,369, violence, impétuosité, force, 
haine; «Tatr, violemment, avec force; 
par atrUy 215; prov. azire, azir; dér. 
aïrison, colère; aïrement, acharne- 
ment, dépit, chagrin; aïros, colère, 
emporté, ardent, violent; prov. aziros ; 
adv. aîreement, avec impétuosité, 
vigueur, courageusement. Cfr. iraistre. 

Iretagre, iretaige v. hoir. 

Ireter y. hoir. 

Iretier v. hoir. 

Irensement v. irer. 

Me, irier y. irer. 

Iriet y. irer. 

Iror y. irer. 



Iros, irosement v. irer. 

Irons, irousement v. irer. 

Irur y. irer. 

Isi y. ensi et II, 274. 

Isle, ille I, 255. n, 35, ae; in- 
sula; prov. isla, illa, port, ilha, esp. 
isla, ital. isola. 

Isnel, isniel II, 298. I, 315 — 
adverbial. I, 273; — isnelement, 
isnielement, ignelement H, 298; 
— imel y inel ou ignel le pas, isnele 
pas, inele pas y igneU pas, imel pas 
II, 298. 

Isnelement v. isnel. 

Isniel, isnielement v. isnel. 

Isser y. issir. 

Issi, issine, issint v. ensi et II, 274. 

Issiqnes v. ensi et II, 274. 
Issir, essir, eissir, isser^, istre, 
USSir, oissir I, 353-9, sortir, se re- 
tirer, s'en aller, partir; oom. risslr, 
reissir, ressir, sortir à son tour, se reti- 
rer ; sorissir, sornssir, sortir, jaUlir en 
abondance; subst. issne, olssne, issue, 
sortie qu'on fait d'une place assiégée. 
Issir dérive de exire, comme je Pai 
dit t. I, 353; mais les formes ussir^ 
oissir ne peuvent avoir la même ori- 
gine, elles indiquent un mélange du 
subst. us, ois (y. huis), de même que 
l'italien useire, à côté de escire, re- 
porte au subst. useio. Ce mélange 
s'explique, du reste, facilement: la 
porte est avant tout considérée comme 
moyen de sortie. Notre verbe réussir 
est un composé de ussir, il signifie 
sortir bien, heureusement, réussir. 
Eissir foi's I, 302, issir contre II, 
86, etc. 

Issue y. issir. 

Ist Serm. I, 19, ce, est, celui-ci; 
de iste; prov. est, ital. esto. Cfr. cist. 

Istre y. issir. 

Itant y. tant et I, 192. II, 325. 

Itel y. tel et I, 195. 

iTel, iyelment v. ewer. 



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IVE 



208 



JAN 



I?er, y ver I, 235, hiver; il est 
i/vei'8 entresy ITiiver a commencé; et 
ainsi des autres saisons; de hibemus; 
prov. ivern, ital., port, inyerno, esp. 
inviemo. 

Ivoire I, 72, ivoire; prov. evori, 
avori; itaL avorio; (\eeboreu8, à cause 
de la forme, et non, comme on l'ad- 
met, de ebur ou d'un cas quelconque 
de ce substantif. 

lyre, yrre n, 123. 126, rassasié, 
rempli, ivre; ebrius; irret^ JTretj 
enivrer, se prendre de liqueurs fermen- 



tées; ebriare; eniyrcr, enyTrerI,69. 

II, 123. 126, enivrer ;tf}^^r«ar^. Le latin 
ebriâeu8f qu'on trouve dans Konnius, 
a donné au prov. ebrioCj dans le Berry 
ebria, ebriat = ivre ; c'est de là que 
vient aussi ivraie, prov. abriaga, parce 
que cette plante a une vertu enivrante. 
Robert Estienne a déjà songé à ebrie- 
tas, qui ne convient pas pour la forme. 

Ivrer v. ivre. 

Iwel V. ewer. 

Ix V. oil. 



J. 



Ja,jaill, 300 ; comp. jadis II, 300 ; 
jamais n, 300; ja soit ee que, ja 
soit qne conj. II, 383. 

Jade V. joe. 

Jadeau v. joe. 

Jadis V. ja. 

Jai V. ja et II, 300. 

Jaiole V. gaiole. 

Jalaie v. galie. 

Jalle V. galie. 

Jalne, jaune, jaune; de gaUnnus. 

Jalous 1,1 07, jaloux; zelosus^ Cv^oç*, 
ital. geloso; prov. gelos, gilos; jalou- 
sie I, 348, jalousie; propr. zelosia, Cfr. 
pour la forme ^vysiv et jungere. De 
là comp. engrelos, angreleus II, 244, 
jaloux, soupçonneux. 

Jalousie v. jalons. 

Jamais v. ja et II, 300. 

Jambe, gambe, jamell, 270.342. 
371, jambe; ancien esp. cama, camba, 
prov. camba. Selon M. Diez I, 31, ce 
mot dériverait de l'allemand hamma, 
jarret, cuisse; mais il se trompe. La 
forme primitive est celle en e initial, 
et la signification primitive a été cour- 
bure, (pli du) jarret. Cambe,gambe est- 
il une forme où le d a été intercalé, 
ou bien le b est -il tombé dans cama, 
Jame? Je me décide pour la dernière 



alternative, parce que je rapporte ^am^ 
à la racine celtique cam, camm, curvus 
qui a un primitif camb, La racine eam 
se montre aussi en latin, p. ex. ea- 
merOf voûte; eamerare, voûter, cambrer; 
mais les mots de ce genre sont en 
partie rares, en partie non-classiques, 
tandis que la racine eam est très- 
étendue dans le celtique. De j'amàe, 
dérive jambet, gambet, crcm enjambe ; 
jambeer, donner le j'ambet, donner le 
croc en jambe; tromper adroitement; 
jamboier, marcher, se démener; gti." 
maehe, sorte de chaussure; et nos 
mots jambon, gambade, etc. Cfr. Dief. 
Celt. I, 108. 

Jambeer v. jambe. 

Jambet v. jambe. 

Jamboier v. jambe. 

Jame v. jambe. 

Jangle v. jangler. 

Jaugleor v. gangler. 

Jangler,grangler 1,76, bavarder,ba- 
biller, railler, moquer; jaugle,grailgrle 
1, 76 ; janglerresy ganglerres, janç- 
leor, gengleour. T. I, 76 j'ai dérivé 
trop à la légère de cmctUator: la forme 
ne ise prête pas à cette étymologie, et, 
si l'on voulait admettre une analogie, 
il vaudrait mieux rempnter à gannicu- 



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JAK 



âÔ9 



ÎOfi 



lare, de gannire ; cependant gannieulare 
aurait régulièrement produit janiller, 
gantUer. Il faut donc chercher une 
autre origine kjanglery et elle se trouve 
sans doute dans le hollandais jangelen, 
j'anken, criailler, piailler, glapir, crier 
comme un chien que l'on hat. Cette 
dernière signification se retrouve dans 
le prov. moderne jtmglar, et l'on dit 
aussi j'anglar defredf grelotter, à cause 
du bruit que l'on fait avec la bouche 
quand on a froid. 

Jangrlerres v. jangler. 

Jantis V. gent. 

Jarbe v. garbe. 

Jardin, gardin II, 2 79, jardin, ver- 
ger; Imâ. gardinumj gardinus, etc., dé- 
rivé del'ahal. ^ar^(gard, kart), cyclus, 
orbis, septum, etc. ; goth. gards^ de- 
meure, maison. Cette racine se re- 
trouve aussi dans le celtique: kymri 
gardd f., hortus; gallois gart. 

Jargon, jargun v. gargate. 

Jargoner v. gargate. 

Jarle v. geurle. 

Jaser v. gaser. 

Jaserant, jazerant, jazerene, ja- 
ser ois, rime I, 407, cotte de petites 
mailles. Ce mot fut d'abord adjectif, 
p. ex. un haubert jaserant I, 194, puis 
on l'employa comme substantif. Le 
Duchat àéxvfQJazerant de l'allem. ganz- 
1-inCj sans s'inquiéter que ce mot n'exi- 
ste pas ; le baron de Reiffenberg (Chev. 
au Cygne 71), de jaque acerin, qui ne 
convient pas pour la forme , et puis 
jazerant est plus ancien que jaque. 
JazarinOj en espagnol, signifie d'Alger, 
algérien, de l'arabe gazâîr, Alger. Ce 
mot serait-il contenu dans le nôtre, ou 
bien Jazerant serait-il le nom d'une 
autre ville arabe, ce qui conviendrait 
parfaitement à sa signification? 

Jaserois v. jaserant. 

Jate V. joe. 

Jaune v. jalne. 



Jazerant v. jaserant. 

Jazerene v. jaserant. 

Je V. ju. 

Jehir v. gehir. 

Jeichir v. gehir. 

Jel, je le I, 134. 

Jenz II, 331 pour genz v. gent. 

Jeo V. ju. 

Jeoille V. gaiole. 

Jes, je les I, 134. 

Jesir V. gésir. 

Jeske V. dusque. 

Jesqne v. dusque. 

Jeter v. geter. 

Jen, je V. ju I, 122. 

Jeu, je le I, 136. 

Jen, gen, grien, gin, ja I, 298. 
II, 281. 316. N. R. F. etC.lI, 286. Ch. 
d.S.Il, 20.P.d. B.87. Brut 4444. 63. 
10804. R. d. C. 64, jeuryocw/prov. 
joc, juec ; esp. juego; ital. gioco ; /eu 
partiy alternative ; v. DC. jocus partitus ; 
aller h jeu, errer çà et là, être en li- 
berté ; — joer,]ner, jeuer I, I8i. II, 
281, jouer, folâtrer, s'amuser; joeare ; 
jogleres,]ngIeres, jongleres, jo- 
gIeor,]ngleor,]ongleor, jongleor l, 
7 5 ,iong\Q\ix',jocuiator; jogler, jngler, 
jongler, tromper adroitement; joeulari; 
de là joglerie, troupe de jongleurs ; 
tromperie; jogleis, jugleis, forfante- 
rie, vanité. 

Jeudi V. joesdi. 

Jener v. jeu. 

Jeune, jeûner v. geuner. 

Jo V. ju. 

Joe, joue; prov. gauta, ital. gota; 
d'oùjoee, soufflet; prov. gautada. La 
forme provençale en au radical, qui 
est sans aucun doute la primitive, rend 
très - probable la dér. du latin gabata, 
écuelle, proposée par M. Diez I, 148, 
note ; on a d'autres exemples d'une con- 
ception semblable des parties du corps. 
Le breton gaved, javed, maxilla, mala, 
vient aussi à l'appui de cette étymo- 



Burguy, langae d'oO, Glossaire, m. Éd, 



14 



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JOE 



210 



JON 



logle, si toutefois il a la même ori- 
gine que joe^ ce qui semble assez cer- 
tain, les autres langues celtiques ne 
possédant pas de forme analogue. Cfr. 
encore anglais yau?, wallon yotir^, bou- 
che, face. Ainsi yo« dérive de la même 
source que jatte^ autrefois jade^ jate^ 
d'où jadeau, plat, jatte, écuelle, sé- 
bille de bois ; cfr. Roquef. jadau ; nor- 
mand gade, esp. gabata, ital. gayetta. 
Pour Joe , on a les transformations : 
gabata, gavata, gauta, gaue, goe, joe; 
pour j'adâj syncope de ba, 

Joël T. joïr. 

Joer V. jeu. 

Joesdi, juesdi, jendi II, 312. 358. 
jeudi; Jovis aies; cfr. dis. On trouve 
dans J. V. H. p. 476 diwes, dioes, 
que M. Willems traduit faussement 
par mercredi. 

Jofne V. juefhe. 

Jogleis V. jeu. 

Jogleor V. jeu. 

Jogler, jogleres v. jeu. 

Joians, joiant v. joïr. 

Joiaus V. joïr. 

Joiax V. joïr. 

Joie, joîel v. joïr. 

Joiens v. joïr. 

Joindre, Joindre II. 237 ; comp. 
ajoindre II, 238. 1, 145. 153 (lisez 
ainsi au lieu de adjoindre), joindre, 
unir, réunir, adjoindre ; q/ointe» ensem- 
ble 1,162; eo^joindre, des^oindre, 
enjoindre II, 238. 62;— jog, jug 
1, 159, joug, esclavage, asservissement ; 
jugum (iCvyov) ; prov. jo , esp. yugo, 
port, jugo, ital. giogo. Le même mot 
est juf II, 163, où /remplace g final. 

Joios, joiosement v. joïr. 

Joious V. joïr. 

Joïr, goïr, jouïr,jouir, se réjouir, 
s'amuser, faire fête ; de gaudere ; prov. 
gauzir, jauzir, ital. gaudire, godere, 
gioire; comp. esjoïr, esgOÏr I, 147. 
192, 366, réjouir, amuser, féliciter, 



applaudir; d'où esjoianee, joie; et 
resjoYr, réjouir, amuser; eo^JoYr, 
eongoTr I, 279, fêter, affectionner; 
subst. joie, groie, joie; de gaudium; 
dér. joiel, joel, jonel, s. s. et p. r. 
joieas, joiaus, jouiaus, joiax II, 
264, bijou, joyau; adj. joios, joious, 
joins, gai, enjoué, joyeux, amusant, 
content; joiant (gaudens) II, 311.317, 
joyeux, plein de joie; adv. joiose- 
ment I, 331, joyeusement. 

Joids V. joïr. 

Jol pour je le I, 134. 

Joli, jouli, pour/o/t/, par suite de 
la disparition de la finale /, fém. jo- 
liye, jooliTe, joyeux, content, satis- 
fait, galant; dér. joliTer (Jolier), s'a- 
muser, aimer le plaisir, s'abandonner 
à la joie, à la débauche; joliTete, 
joie, plaisir, agrément; amour des plai- 
sirs. De l'ancien norois /o/ (ou jôl?), 
convivium solenne; svLéàoiajul,juldagf 
danois JuUdagy Noël; suéd. j'iUa, fêter 
Noël. 

Jolier V. joli. 

Joliye, joliver v. joli. 

Joliyete v. joli. 

Jone, gone, jnne, jonc; Juncus; 
de là jonehier, joneier, jonquier, 
jnneher, joncher, répandre des joncs 
ou des herbes, des fleurs, etc.; jon- 
elliere II, 278, lieu marécageux où 
il croit du jonc ; puis lieu couvert de 
broussailles. Le mot de joncy dit Mé- 
nage, s'appliquant à une grande fa- 
mille de plantes, fut employé pour dé- 
signer les fleurs et les feuilles qu'on 
semait sur le passage des personnes 
qu'on voulait honorer; eijonchier sig- 
nifia d'abord jeter du jonc, des herbes ; 
puis, par extension, joncher de fleurs, 
et figurément joncher de morts. 

Joneliier v. jonc. 

Joneliiere v. jonc. 

Joneier v. jonc. 

Jone ▼. juefhe. 



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JON 



211 



JITE 



Jonet, Jonete v. jueftie. 

Jongrleor v. jeu. 

Jongrleres v. jeu. 

Jonquier y. jonc. 

Jor, jur^ jour^ jour, clarté, lumière ; 
de diurnus; plus j'or I, 852, plus lon- 
guement, plus longtemps ; en ai peu de 
jour II, 314; par Jor^ tout le jour; 
Jornal I, 253, journal, du jour, du 
matin, absol. dansW. A.L. p. 70 étoile 
du jour; diumalis; Jomal, jomaus, 
jour, journée, bataille, combat, travail, 
peine; de là jornee^jumee) journée, 
Tespace du matin au soir, espace de 
chemin parcouru dans un jour ; prov. 
jomada ; de j'ornee dér. jomeer, jor- 
DOier, Yoyager, faire de grandes jour- 
nées; trayailler à la journée; comp. 
ajomer, ajumer^ I, loo, commencer 
à faire jour; infinitif empl. subst. pour 
la pointe du jour; participe prés. empl. 
subst. ajomant 1,3 15, point du jour; 
^Jomee, ajumee I, 120, commence- 
ment de la journée, point du jour; 
isejor, sejuT) séjour, retard, délai, re- 
pos, délassement; avoireejory avoir du 
repos; h sejor, en repos, en sûreté; 
saneeejorl^ 377, aussitôt, incontinent, 
sans cesse; sejorner, sejumer, su- 
jomer, sojorner, sonjoiimer, sur- 
jumer, séjourner 1,60. 154. 270.293. 
355. II, 33. 100. 881, séjourner, repo- 
ser, délasser; faire reposer, soulager; 
cheval aejoméj cheval reposé, frais. 

Jornal v. jor. 

Jomaus V. jor. 

Jomee v. jor. 

J0S9 je les I, 134. 

Josne V. juefne. 

Josque V. dusque. 

Joste,jOUSte, juste, proche de, près 
de, le long de; comp. dejoste, deju- 
ste, dejouste n, 355. 6. — De là: 
verbe joster, juster, jouster I, 66. 
II, 267. 284, ajuster, assembler, ras- 
sembler, réunir, s'assembler, jouter, 



combattre, livrer combat; eejoster h 
qqn, I, 270; subst. joste, jUSte, JOU- 
ste, joute, assaut; d'où josteor, jos« 
tenr, jousteor, justeur (josteres, 
justeres), jouteur, combattant, adver- 
saire ; comp. i^oster, ajuster, j^ou* 
ster I, 306, assembler, unir, ranger, 
joindre, ajouter, se rejoindre, rejoindre 
pour combattre (notre ajouter et ajus^ 
ter); subst. j^ostee, ajoustee, trus- 
tée, assemblée, rencontre; j^oste- 
ment, ajustement, ajustement, union, 
assemblage, compagnie. 

Josteor V. joste. 

Joster, josteres v. joste. 

Josteur V. joste. 

Jou V. ju. 

Jouel y. joïr. 

Jouene v. juefne. 

Jougleor y. jeu. 

Jougleres v. jeu. 

Jouiaus y. joïr. 

Jouir y. joïr. 

Jouli y. joli. 

JoulÎTe y. joli. 

Jour y. jor. 

Jous, je y. I, 122. 

Jouste y. joste, prép. et subst. 

Jousteor v. joste. 

Jouster y. joste. 

JoTant, jovent v. juefne. 

JoTante, joTonte v. juefne. 

JoTeneel, JoToneelle v. juefne. 

JoTene y. juefne. 

Ju, jeu y. jeu. 

Ju, jo, jou, jeu, jeo, je, ge, gie 

I, 121 et suiv., pron. pers. 1. p. s. m. 
et f. je, moi; ego', prov. eu, ieu, port, 
eu, esp. yo, ital. io. 

Judnez v. voisin. 

Juefhe, juene, juesne, jofhe, jo- 
Tene, jouene, jone, josne 1, 52. 60. 
196. 226. 265. II, 100, 279. etc., jeune, 
aimable; gracieux; yfH'^n»; ital. gio- 
vine, giovane, prov. jove, esp. joven; 
comparatif juTonor, juTenur I, 103, 
X4* 



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JXIE 



212 



TCP 



plus jeune; puîné, cadet; dimin. jonet 
II, 280, jeunet; d'où JaTenerie, Ju- 
yeignerie) partage du puîné ; — jo- 
yeneel^joTeneelle II, 6i, jouyenceau, 
jouyencelle; fuvenculus, jmeneula, di- 
min. dejuvenaia; JOT61lt, JOTant m. 
n, 95, jeunesse; amabilité, grâce ;>«• 
vmtua; JOYente, jOTante I, 381, jeu- 
nesse ; jeunes gemijuventa; yb.comp. 
n^OTenir, rajoenir, rj^onenir, ra- 
jeunir. Laformejonete II, 219, jeu- 
nesse, est une création nouvelle de la 
langue d'oU d'après l'adjectif /on^. 

Jnene y. juefhe. 

Juer y. jeu. 

Jnesdi y. joesdi. 

Jnesne y. juefhe. 

Juf y. joindre. 

ing y. joindre. 

Juge y. juger. 

Jugement y. juger. 

Jogeor y. juger. 

Juger, jugier, juger, condamner; 
judieare; dér. jugierres, jugerres, 
Jugeor, jugeur 1, 75, juge ;jugement 

I, 82, jugement, le jugement dernier; 
comp. defijugier, dejugier 1, 178. n, 
144, juger, terminer un différend; mal 
juger; forsjugier, foijugier, fou^ 
jugler,forgugler 1,268. 35i.II, 168, 
dénier justice à qqn., mal juger, juger 
à tort, renyoyer sans jugement. Juise 

II, 209, jugement, épreuye par le feu; 
proy. judizi, juzizi, juzi ; dér. àejudi- 
dum. Quant à Juge I, 358, juge, il 
dériye immédiatement de juger ^ car 
judex aurait produit /m», ital. giudice^ 
forme qu'on a sans doute youlu éyiter 
à cause de juii, juif. 

Jugerres y. juger. 
Jugeur y. juger. 
Jngier y. juger. 
Jugierres y. juger. 
Jugleis y. jeu. 
Jugleor y. jeu. 
Jugler, jugleres y. jeu. 



Jugnet y. juinet. 

Juignet y. jugnet. 

Juindre y. joindre. 

Juinet, Juignet^JugnetyJunignet 

Ruteb. I, 30, le 7e mois de l'année 
juillet. Ce mois portait aussi le nom 
de Julie, fulius, et c'est pourquoi l'on 
changea plus tard Jumet en JttUlety 
pour le rapprocher du nom. latin. Jui- 
net est un dérivé de juin^ avec ter- 
minaison diminutiye et Mais d'où 
yient cette forme diminutiye ? Serait- 
ce une imitation de l'allemand? H. 
Grimm II, 860 fait remarquer que les 
Allemands donnaient le même nom à 
deux mois qui se suiyaient et les dis- 
tinguaient par un adjectif préposé, p. 
ex. en anglo-saxon aerra lîdha=juin, 
aftera lîdha>=juillet (le 1 er et le 2 e 
mois doux). D'après cela, juinet se- 
rait le petit, le jeune, le second juin, 
et il faudrait admettre que cette forme 
nous est yenue des Anglo-Normands. 
Je me souyiens d'ayoîr entendu quel- 
quesyillageois prononcer encore/u^^ft^f . 

Juint, Juinte part. pas. de joindre. 

Jnne y. jonc. 

Juneher y. jonc. 

Juner y. geuner. 

Jupe, casaque, pourpoint, souque- 
nille; d*oùJupel,ib.; Jupon, ^ppon, 
ib. Cette dernière forme en t pur ra- 
dical, qui s'est conservée dans certains 
patois, p. ex. dans celui deMontbéliard, 
se retrouye dans le milanais gippa, et 
le dialecte de Crémone ghibba. Les 
correspondants des autres langues ro- 
manes sont : ital. giubbuy giuppa, proy. 
jupa, esp. al-juba, proy. jupéUo, ital. 
giubbone, ^toy, jupon, jupio, esp. jubon, 
port, jubào, gibâo. L'esp. al-juba mon- 
tre que l'origine de ce mot est arabe, 
et elle se retrouve dans td-gubbah, ha- 
bit de dessous d'étoffe de coton. On 
a souyent dériyé jupe de l'allemand 
J^^i {j^PP^y 9*PP^i Ç*^^)f ™ftÎ8 <5**8* '• 



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JUP 



213 



EIL 



contraire qu'il fallait dire; schaubCf 
espèce de manteau, autrefois aehuba, 
est le mot allemand qui a, en ligne 
directe, la même origine que le fran- 
çais jt4pef etc. Cfr. Schwenk D. W. s. 
y. schaube; Schmeller HE, 307. 

Jupel V. jupe. 

Jht V. jor. 

Juré V. jurer. 

Jurer, jurer, promettre, fiancer, 
prêter serment; part, passé empl. subst. 
juré, lié par serment, feudataire, Tassai ; 
confédéré, allié ; éobeyin et bourgeois 
d'une ville; àe /urare ; jurer s9r saine 

I, 148, sur un eserit I, 196^ sur Vame 

II, 65, jwrer qçn. I, 857. etc. ; comp. 
conjurer II, 85. 144, conjurer, sup- 
plier; cunjureisun II, 44. 285, conju- 
ration; formule cabalistique; peijurer, 
parjurer I, 272.11, 35. lOe, parjurer; 
perjurare; paijur, parjure; perjurus. 

Jumee v. jor. 

Jus II, 347, jus, ïïfOiQ'JusJuris (J^voç), 
Jus ady. II, 301; comp là jUS, ça 
jus II, 302; au dCIJUS II, 302. 



Jusarme y. guisarme. 

Jusche y. dusque. 

Juske y. dusque. 

Jusque y. dusque. 

Just, s. s. et p. r. juszl, 100, juste, 
équitable; empl. subst. juste II, 9 ; /u- 
«ftM; justice, justiehejustisell, 197, 
justice ; juge, chef de la justice, justi- 
cier; Justitia; d'où justicier, justi- 
Sier, justiser 1,80.82. II, 78, rendre 
la justice, punir, gouverner, admini- 
strer, conduire; égaliser, accorder; 
rendre justice, traiter une chose comme 
elle doit l'être; et d'ici justicieres, 
justicier, juge. 

Juste y. joste prép. et subst. 

Juster, justeres y. joste. 

Justeur y. joste. 

Justice, jnstiche y. just. 

Justicier, justicieres y. just. 

Justise, justiser, justisier y. 
just. 

Jttsz y. just. 

JuTcnerie y. juefhe. 

JuTcnor, juTcnur y. juefhe. 



E. 



Kai y. qui. 

Kaillo y. caillou. 

Kanke y. quant I. 

Kanon y. canon. 

Kanone y. canon. 

Kanques y. quant I. 

Kar y. car, conj. 

Kardenal y. cardinal. 

Karole, karoler y. carole. 

Kaske y. ohascun. 

Katorse y. quatre. 

Katre y. quatre. 

Kauf y. cauf. 

Kayel y. cheyel. 

Ke y. qui. 

Kei y. qui. 

Keir y. chaor. 

Kel y. quel et I^ 165 et luiy. 



KenlTet y. cniyet. 
Keoir y. chaor. 
Kemeals y. creneL 
Kemeaus v. crenel. 
Kernel y. crenel. 
Ketif y. chaitif. 
Eeu y. cuire. 
Eeudre y. coudre. 
Keute y. cotre. 
Eex y. cuire. 
Kl y. qui. 
Kien y. chien. 
KienaiUe y. chien. 
Kieute y. cotre. 
Kieutepointe y. cotre. 
SiieTre y. cheyre. 
Kil, qui le I, 135. 



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Kin 



214 



LAI 



Ki onkes, ki unkes, Idki onkes 

1, 190. 
Kinte y. ootre. 



Koi T. qui. 
Kuidier v. cuider. 
Kuinse t. oinc. 



L. 



I. La^ lai art. I, 58; pron. pers. 
I, 128; pron. dém. I, 58; il-la, 

II. La, lai ady. II, 278; Ua II, 
279; ady. comp.lan II, 279; laiens, 
laenz, laians, leanz, leenz, leienz, 
leinz II, 280. 

Lal»or, labonr, labur I, 184. II, 
155. 195, labeur, trayail, peine, fati- 
gue; /a^or;laborer,labiirer,lalH>u- 
rer I, 152. il, 113, trayaiUer, se pei- 
ner, faire; cultiyer; se dit en outre 
de tout ce qui peut chagriner et faire 
de la peine; laborar»; de là laboreres, 
lal^orcor^trayailleur, laboureur; labo- 
rage, tout espèce de trayail, labourage. 

Li^borage y. labor. 

Lal^oreor y. labor. 

Laborer, lalM>reres y. labor. 

Labour 9 labonrer y. labor. 

Labur, laborer y. labor. 

I. Lae, las, lais, laz I, 55. II, 346, 
lacet, cordon^ lien; de laqtteus; yb. 
lacer, laeier, laehier 1, 407.II, 227, 
lacer, lier, serrer; se lacer ^ se lier par 
serment; oomp. deslacer, deslaeier 
11,240, délacer, délier, détacher; en- 
lacer, enlaeier I, 152. n, 87. 336, 
enlacer, entrelacer, lier, embrasser; d'où 
enlaceure, enlacement, entrelacement, 
treillis;eiltrelaeliier I,401 , entrelacer. 

II. Lae, s. s. lais II, 24, lac ; laeu». 

Lacer v. lac I. 
Laehier y. lac I. 
Laeier y. lac I. 

Ladre,ladre; Ital. lazzaro, mendiant; 
dont la forme primitiye a sans doute 
été lazer, lazre ; du nom Lazare^ dans 
la parabole du maayais riche et de 
Lazare, Eyang. s. S. Luc. 16, 19, Y. 
Roquef. s. e. y. et s. y. ladrerie. 



Laenz y. la n. et II, 280. 

Lai art, pron., ady. y. la I. II. 

Lai y. loL 

Lai, laie I, 244, lai, laïque; an 
figuré ignorant; proy. laie, itaL hûco; 
laeiua {Xaixôç). 

Laians y. la II. et II, 280. 

Laid, leid, led, lait, s. s. et p. r. 
lais, laiz, leiz, fém. laide, leide, 
lede II, 247. 384, préjudiciable, nui- 
sible, désastreux, funeste, fatal, outra- 
geant, injurieux; maltraité, outragé, 
injurié, conspué; de l'ahal. leid^ haï, 
ancien norois leidhr, anglo-saxon ladh, 
etc. Cfr. Dief.G.W.II, 182 Laid, M 
était aussi substantif et signifiait mal, 
tort, préjudice, ofiense, outrage, injure, 
affront; faire laidU, 7 ; cfr. l'ahaL leit 
tuon; faire par lait y malgré soi, à 
contre -coeur. Ady. laidement II, 
10. 22. 70. 371, d'une manière funeste, 
outrageante, fatalement, d'one manière 
préjudiciable, nuisible; laidement. Vb. 
laider, d'où laidoier,laideier, bles- 
ser, injurier, honnir, humilier, faire 
tort, faire dommage, outrager, maltrai- 
ter; de l'ahal. leidôn; laidir II, 37, 
leidir II, 92, outrager, injurier, faire 
tort, faire, dommage, maltraiter, blâ- 
mer ; de l'ahal. laidjan, Dér. laidang^ 
laidenge, injure, outrage, mépris, op- 
probre, affront ; cfr. ahal. leidunga, ac- 
cusation; yb. laidanger I, 7i. lis, 
laidengier I, 306, comme laider et 
laidir; — laidurc I, 216, injure, 
outrage, mauyais traitement, blessure; 
— laidesce II, 70, chose honteuse, 
ayilissante, déshonorante. 

Laidange, laidanger y. laid. 

Laide, laideier y. laid. 



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LAI 



215 



LAI 



Laidement t. laid. 

Laidenge, laidengier t. laid. 

Laider v. laid. 

Laidesee t. laid. 

Laidir t. laid. 

Laidoier y. laid. 

Laidure t. laid. 

JLaie, laïque y. lai, 

Laie^ large chemin au milieu d'un 
bois ; Imâ lada, leda ; de l'anglo-saxon 
îâd, iter, ancien norois leid^ suéd. lêd^ 
iter, via. Cfr. Dief. G. W. II, 132. 
(St. Germain en) laye, 

Laiens, laienz y. la II. et II, 280. 

Laier, leier, lazsier, laissier, 
laisier, lesser, lessier, leisseir I, 
303 et suiy., laisser, délaisser, quitter, 
transmettre, léguer, permettre, consen- 
tir, cesser, s'abstenir. Les explications 
que j'ai données 1. c. ne sont pas 
exemptes de reproche, car les formes 
en 88f ne peuvent être identiques, dans 
leur origine, avec laier ^ leier, Laier 
peut dériver de l'allemand: ancien 
saxon tôton,gothj^^0;i, leitariy à(piévai, 
etc., ancien norois lâta, sinere, relin- 
quere, permittere, etc., par la syncope 
du t; ou bien du latin Ugare, J'ad- 
mets la première dérivation, parce que 
la signification de legare est exclusive 
en égard à celle du primitif germani- 
que et du mot de la langue d'oïl, et 
que le radical a passé de Va à 1'^, non 
pas de Ye à l'a. Cfr. M. Grandg^gnage 
s. y. leii. De laisser dér. lais, laisse 
I, 360, legs, testament; faire lais, ac- 
corder, abandonner; — laissor II, 
328, faculté, moyen, liberté, loisir; 
que je range ici à cause de sa voca- 
lisation, malgré le prov. lezor. Comp. 
entrelaissier I, 401 , interrompre, 
mettre de côté, oublier; eslaisser (««), 
eslesser, etc. II, 238. 356, se préci- 
piter, s'élancer, se laisser aller, lâcher 
la bride, s'étendre; eslais, esles, élan, 
saut, action de se précipiter, choc; à 



eslaiSj de toutes ses forces, avec pré- 
cipitation, rapidement; relaisser, re- 
mettre, faire grâce ; relais^ reles II, 
332, relâche, disoontinuation, relâche- 
ment ; faire à qqn, reles de qqch, P. d. 
B. 8217, faire abandonner, faire perdre ; 
— rémission, indulgence dont on use 
envers une personne en se relâchant 
du droit que l'on a sur quelque chose 
qu'elle doit. A la même racine, de 
laxîis (L e. lascus) : lasehe, lasque, 
lâche, large, mou, négligent; d'où la- 
scheement, lasehetement, lasehei- 
tement, d'une manière lâche, négli- 
gemment; laseher, lasquer II, 237, 
lâcher, relâcher. — On rangera facile- 
ment autour de ces mots les compo- 
sés et dérivés qui ne se trouvent pas 
dans mes citations. On a déjà beau- 
coup discuté l'origine de notre relayer^ 
relais, DC. le dérive de laie (v. plus 
haut) leej releer, canes venaticos in 
planiciem reducere, e alios sumere. 
Cette dérivation est tout à fait arbi- 
traire. Frisch pense, sans plus de 
raison, à l'anglais lay, mettre, poser. 
D'autres ont songé à r^/»^ar^, attacher, 
et détacher; mais il faudrait alors ad- 
mettre changement de * en a, et prou- 
ver les termes intermédiaires loier, 
leier (v. lier), puis que le s de relais 
est paragogique.iZ«2a^^ est simplement 
la forme laier avec la particule re, et 
il ^ignifie relâcher, faire relâche, tandis 
que le subst. relais est absolument ce- 
lui que l'on a vu plus haut. On a cher- 
ché bienloin ce qu'on avait sous lamain. 

Xaigne, lange v. lange. 

Laigne, bois v. leîgne. 

Laigner, se plaindre, murmurer, 
gronder ; prov. lanhar, ital. lagnarsi ; 
subst. prov. lanha, ital. lagna; de la- 
niare se prae dolore, selon Muratori. 
De laniaritcs (a laniandis avibus), on 
a fait lanier, lenier I, 195, dans le 
principe, espèce de faucon, faucon- 



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LAI 



216 



LAR 



lanier, et par allusion, lâche, poltron, 
couard, paresseux, lent Cfr. R. d. C. 
d. P. p. 15, note. 

Laine II, 61, laine; lana. 

Laingrne ▼. leigne. 

Lairechin ▼. laron. 

Lairme t. larme. 

Lairon y. laron. 

Lais 9 préjudiciable y. laid. 

Lais, legs y. laier. 

Lais, lac y. lac II. 

Lais, lacet y. lac I. 

Laisier y. laier. 

Laisser y. laier. 

Lait y. laid. 

Lait II, 226, lait; de kie (lact); 
laitant I, 227, enfant à la mamelle, 
nourrisson; laetam; yerbe comp. alai- 
ter 1, 114. II, 364, téter, sayourer; 
alaiter; allaitant, comme laitant. 

Laitant y. lait. 

Laiz y. laid. 

Lame, tombe; de lamina; de là aïe- 
mêle, de Valemele pour la lemeU, 
mot dont nous ayons fait, par corrup- 
tion, altnnelle; mais la forme primi- 
tiye aletnele s'est conseryée dans les 
patois. Alemele signifiait tout instru- 
ment de fer qui est tranchant. 

Lanee, lanche I, 182. II, 313, 
lance; combattant ayec la lance; du 
latin laneeUf mot espagnol selon les 
uns, germain ou gaulois selon les 
autres. V. DC. s. v. lancea, Dief. Celt. 
I, 62. Verbe laneer, laneliir II, 62. 
248, jouter, frapper ayec une lance, 
darder, lancer; lanceis, action de lan- 
cer. De là yiennent nos composés 
élancer f élan pour ealans; proy. lans, 
jet, élan. 

Laneer y. lance. 

Lanche y. lance. 

Laneliier y. lance. 

Lande, s. f., qui aujourd'hui ne sert 
qu'à désigner une terre inculte, une 
plaine^ s'employait aussi autrefois pour 



le latin saîttiSy p. ex.Q. L. d.B.I,48. 
86 ; de là Texpression ordinaire lande 
fueillie. On a l'habitude de dériver 
lande du gothique land (n), X^^^ 
tkctqCç, àyQÔç; mais la signification 
de notre mot le rapproche dayantage 
du breton lann^ arbre épineux, au plor. 
lannou, landes ; lann reposant sur une 
ancienne forme land. 11 faut prendre 
en outre en considération le genre neutre 
du gothique land. 

Langagre y. langue. 

Langragrer, langagier y. langue. 

Lange, laigne, notre /oM^e, autre- 
fois étoffe, habit de laine; chemise (?) 
Rutb. I, 7; de laneua. 

Lange, langue y. langue. 

Langer y. languir. 

Langue, lange I, 48. 309, langue, 
parole, langage, idiome, peuple, na- 
tion; banderole en forme de langue; 
lingua; de là langage II, 66, langage, 
langue ; peuple, nation ; propr. Icmga- 
ffium, ital. linguaggio, esp. lenguaje; 
et d'ici langager, parler, haranguer; 
d'où langagier, babillard, grand 
parleur. 

Languir I, 345, languir, gémir, 
souffrir; languere; langor, langur I, 
265. 345, peine, souffrance; languor. 

Langur y. languir. 

Lanier y. laigner. 

Lant y. lent. 

Lanterne I^ 151. lanterne, lampe; 
lat. lanterna ou laterna; ital., esp., 
proy., port, lanterna. 

Lapider II, 229, lapider; lapidan. 

Larcin y. laron. 

Larencin y. laron. 

Large I, 105. 305, large; géné- 
reux, libéral; largus; ady. largement, 
larghement I, 291. 294. 323. II, 21, 
241, largement, généreusement, libé- 
ralement ; largir I, 308, donner, ac- 
corder; faire des largesses; élargir, 
étendre; largire; de là largesse, lar- 



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LAR 



217 



LEO 



grnesee I, 360, largeur; libéralité, 
abondance; propr. largitia; largor^ 
largeur; propr. largor ; esp. prov. 
largor. 

Largement y. large. 

Largesse v. large. 

Larghement v. large. 

Largirv. large. 

Largor v. large. 

Larguesee y. large. 

Larme, lairme, lerme II, 326, 
larme; de laci'ima; larmier 9 verser 
des larmes; Uterimare. 

Larmier t. larme. 

Laron, laraii,Iairoii, larron, s. s. 
leres, lerres, lieres 1, 73. 4, larron; 
de latro; à larron, clandestinement, à 
la dérobée; larron fo88ier,foroier, vio- 
lateur de tombeaux, violateur; cfr. 
larron qui enble par fosse II, 11 et 
Rayn. L. R. III, 375 forsaire; larcin, 
larencin, laireeUnl, 1^9. 240. 262. 
II, 202, larcin; de latrocinitun; en 
larcin^ comme à larron; adv. larre- 
eenousement M. s. J. 469, larroei- 
neusement, en larron, en voleur. 

Larreeenousement v. laron. 

Larris II, 370, Imâ. larridum, lar- 
riseum, etc., terre qui n'est pas culti- 
vée, terrain inégal. Eiliaen rapporte 
larria au hollandais laer, ib. ; M. Dief. 
G. W. II, 129 dit Iaridu8=aridu8? 
enrappelant aridium, terra arida, sabu- 
lum. 

Larroeineusement v. laron. 

Larron y. laron. 

Las Y. lac I. 

Las, là les I, 136. 

Las, lasse n. 401. 1, 177. n, 80. 

202; empL subst. 282; d'où lasser, 
lasser, fatiguer; comp. hailas, halas, 
alas, hélas ; alasser, tomber de lassi- 
tude, tomber en défaillance: E cest 
vin, que ces en beivent, Id si alasae- 
runt (traduisant deâcere), par aventure, 
al désert (Q. L. d. R. II, 178). T. II, 



213 on lit alaase, que M. F. Michel 
traduit par malheureux; il faudrait 
alors admettre que ce mot est fait fé- 
minin à cause de la rime. Je préfère 
y voir le participe à.* alasser, comme 
plus expressif et plus convenable à la 
sigpiification du vers suivant; mais en 
ce cas aussi il faut reconnaître une 
licence poétique pour la rime avec 
aelasse. De las dérive encore le subst. 
laste, lassitude, chagrin. 

Lasche v. laier. 

Laseheement v. laier. 

Lascheitement v. laier. 

Lascher v. laier. 

Lasque, lasquer y. laier. 

Lasse, lasser v. las. 

Laste V. las. 

Latin I, 225, latin, langage, langue 
étrangère ; latinus. Jusqu'à la Renais- 
sance le latin demeura la langue par 
excellence. De là latinier, savant; 
interprète. 

Latinier v. latin. 

Lan V. la II. et II, 279. 

Laiir v. let adj. 

Larer I, 85. 153. 226. II, 10, laver; 
lavarc. 

Laz V. lac I. 

Lazsier v. laier. 

Le V. lo. 

Le picard pour la I, 56. 

Lé, joyeux V. liet. 

Lé, large v. let adj. 

Leal, lealment v. loial. 

Leaited v. loial. 

Leanz y. la II. et II, 280. 

Leaument v. loial. 

Leaus y. loial. 

Leaute v. loial. 

Lecheor v. lécher. 

Lécher, lechier, liehier, lécher, 
faire lippée; de l'ahal. lecchôn, lechôn, 
ancien saxon leccôn, liecôn, anglo-saxon 
lieeian, allmod. leeken, bas -saxon /t>A:^n; 

de làlecherie,lieheriel, 173. gour- 



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LEC 



218 



LKN- 



mandise, friandise, débauche, liberti- 
nage, licence, luxure, tromperie, bouf- 
fonnerie; lechierres, liehierres, le- 
eieres, leeheor, licheor, leeeor I, 

73, gourmand, glouton, qui aime la 
bonne chère, celui qui s'adonne aux 
plaisirs de la table ou de Tamour, 
galant, galant d'une femme mariée, 
libertin, débauché, parasite ; comp.de- 
leehier R. d. Ren. I, 37, lécher. Le 
peuple de certaines prorinces emploie 
encore îécheur dans le sens de friand. 

Leeherie y. lécher. 

Leehierres v. lécher. 

Led T. lez. 

Led, lede y. laid. 

Lee 9 large y. let adj. 

Leeee v. liet. 

Leel Y. loial. 

Leelted y. loial. 

Leenz y. la II. et II , 280. 

Leeus y. loial. 

Léger y. legier. 

Légèrement y. legier. 

Legerie y. legier. 

Legier, ligier, léger II, 230, lé- 
ger, prompt, alerte, facile, aisé; dé- 
riyé de levta par l'intermédiaire d'une 
forme léviariua; cfr. italien lieye, de 
levis, etleggiero: proY. leuetleugier; 
ady. legierement, ligierement I, 
217. II, 14. 49, aisément, facilement, 
sans peine; de legier I, 333, légère- 
ment, facilement; sans peine, à la lé- 
gère. C'est sous l'influence de legiery 
qu'on a formé lege^ terme de marine, 
à yide, sans charge, au lieu du simple 
lie/ qui aurait été le dériyé direct de 
levis. Dérivé legerie, légèreté, friyo- 
lité, folie ; de legerie, comme de legier, 
Vb. comp. alegier I, 127. II, I5i, 
alléger, soulager, décharger d'accusa- 
tion; simple proY. leujar = leyiare 
pour levare; aligement I, 297, al- 
légement, soulagement; — soulegier, 
suzlegier Ben. 1873, soulager, allé- 



ger; propr. subleyiare; soolege, al- 
lège ; ainsi dans la forme moderne IV 
est passé à l'a, ce qui est rare. 

Legierement y. legier. 

Legan, par syncope leiim, lelhi 
II, 189, graine, légume; legumen. 

Lei V. loi. 

Leil, 121. 128, elle; ^QU-loeoM 
il'laee pour ilU, 

Leial, leialment y. loiaL 

Leialted y. loial. 

Leias y. loial. 

Leiaument y. loial. 

Leiaus y. loial. 

Leiaute y. loial. 

Leid, leide y. laid. 

Leidir y. laid. 

Leienz y. la II et II, 280. 

Leier, laisser y. laier. 

Leier, lier y. lier. 

Leigne, leingne, leine, iaigne, 
laingne I, 289, bois; proY. legna, 
leigna, lenha, esp. le&a, lenha, ital. 
legna; ligna; h, côte de lin, espèce de 
navire; proY. ling, lenh, bois, espèce 
de nayire; esp. leîlo, port, lenho, itaL 
legno, de lignum, 

Leine y. leigne. 

Leingne y. leigne. 

Leinz y. la U. et II, 280. 

lieire, être permis y. loire II. 

Leîre, lire y. lire. 

Leis y. lez. 

Leisir y. loire II. 

Leisse, lice, chienne; àelyeiaee (Ig- 
cisca), 

Leissier y. laier. 

Leitre y. letre. 

Leiz, nuisible y. laid. 

LeiZ) côté, et prép. y. lez. 

Lend, leit R. d. R. IV, 72, lente; 
proY. lende, port, lendea; lenSf lenâi*. 
On se sert encore de cette forme lent 
(m.) dans plusieurs proyinces. 

Lendemain pour l'endemain v- 
main II. ^ 



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LEN 



219 



LEU 



Lenier y. laigner. 

Lent) lanty lent, parresseux; len- 
ius; de là ady. lentement I, 384, 
lentement; alentir II, 250. 300, ra- 
lentir, retarder. Molière s'est encore 
servi à^cUentir dans l'Etourdi III, 4. 

Lentement y. lent. 

Lentille 9 lentille; lentieula; ien- 
tUloSy marqué de taches, couvert de 
rousseurs. 

Lentilles y. lentille. 

Léon, lion, iiun I, 49. 50. il 8, 
lion; leo (leon); àimjeuneell, 99, lion- 
ceau; leonculua, 

Leopart, leupart, ]iapart,lupart 
II, 328. 390, léopard; leopardua. 

Lepe, lippe, lippe; grosse lèvre, 
lèyre avancée; du bas allemand lippe, 
lèvre. 

Lèpre, liepre I, 228, lèpre ; lepra 
(kénça)) lepros, leprus, iepreus II, 
392, lépreux; leprosus, 

Lepreus v. lèpre. 

Lepros, leprus v. lèpre. 

Lere v. loire II. 

Leres v. laron. 

Lerme v. larme. 

Lerres v. laron. 

Les, large v. let adj. 

Les, côté, et prép. v. lez. 

Les art. rég. dir. pi. m. et f., suj. 
pi. f. I, 46. 63, les. Le prov. et Tesp. 
ont pour le plur. m. ha, de ih-Uay et 
pour le plur. f. ^, de U-las; et ce 
los prov. s'affaiblit en les comme lo 
du prov. et de la langue d'oïl s'affaibli- 
rent en le; ce qui pourrait donner lieu 
à supposer que notre les r. pi. m., 
vient de il'loa, tandis que le fém. a 
son origine dans U-las, cependant cette 
distinction est tout à fait inutile; — 
Us pron. pers. rég. dir. I, 121. 131. 

Lesir v. loire II. 

Lesser, lessier v. laier. 

Leste, babile; ital. lesto, habile, 
adroit, prudent, rusé; port, lesto, esp. 



listo; du goth. listeiga, ahal. lisHCy 
ingénieux, avec rejet de la suffixe, 
comme le dit M. Diez I, 276» et non 
pas, ainsi que le prétend M. Chevalet, 
de lihtj d'où n'auraient jamais pu se 
développer les formes indiquées. 
Let, le, fém. lee, s. s. et pi. r. lez, 

les I, 146. 191. 324. 391, large, plat, 
qui n'est pas pointu, étendu; latua. 
C'est ici que je rapporte le subst. 
laiir II, 63, largeur, formé de latua, 
propr. lator^ avec syncope du t comme 
largor de largus. On pourrait le faire 
dériver de largor avec syncope de rg\ 
mais je crois que cette transformation 
est contre les usages de la langue d'oïl. 

Let y. lez. 

Leteril, literil, letri, letrin II, 
135, tribune où on lisait les psaumes, 
jubé où l'on faisait les harangues, lutrin, 
pupitre à l'usage des églises pour po- 
ser les livres qui servent à chanter 
les offices; pour ainsi dire lectorile. 
Cfr. DC. lectorinum. 

Letre, leitre, lettre, caractère de 
l'alphabet; littérature; épître, missive, 
ordre; littera; letré, écrit, couvert de 
lettres; — lettré; Utteratua; letrettre, 
littérature, connaissance des belles- 
lettres; Utteratura. 

Letrettre v. letre. 

Letri, letrin v. leteril. 

Len, loup y. lou. 

Len, lieu y. lieu. 

Leilde, droit sur les marchandises, 
droit de péage, et toute espèce de 
droits; selon DC. de Tallem. leudis, 
amende payée pour un homme tué; 
mais le sens et la forme repoussent 
cette étymologie. Il vient de (levitus) 
levita, participe des bas temps, de 
levare, comme on a vocitus pour vo- 
catus, et autres. Leude, prov. leuda, 
ledda, leida, lesda, ancien esp. lezda, sig- 
nifie donc simplement levée. Cfr. lever. 

Lettm, lettn v. legun. 



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LEtJ 



220 



LIE 



Lenncel v. leon. 
Leur v. lor. 

Lever, liever, lever, relever, faire 
lever, se lever, se relever; panûtre, 
apparaître, en parlant des astres, d'une 
maladie cutanée II, 131 ; soulever, en- 
lever, emporter, emmener; s'élever; 
Uver bruit, faire parler de soi, pousser 
des cris; lever un tesmoin, le récuser; 
liever fora I, 151, tirer, retirer; faire 
hait lever I, 153, faire mettre debout; 
lever sus I, 240, se lever, se mettre 
en marche; comp. aleyer I, 272, éle- 
ver, placer dans un haut rang ; com- 
mencer, établir: esierer, ellerer I, 
62. 65. 82, élever, exalter, lever; part, 
empl. subst. I, 54, les grands; enle- 
ver, enlever, emporter; relever, ré- 
tablir; exempter, délivrer; se relever, 
ib., se soulager, se consoler; subst 
relief I, 362, relief, reste; propr. re- 
levium, prov. releu. 

Lèvre II, 30, lèvre; du plur. laàra 
(labrum). Cfr. arme. 

Levrer v. lévrier. 

Lévrier, levrer 1, 400, s. m. lévrier ; 
levriere II, 188, s. f. levrette; de 
leporarius. 

Levriere v. lévrier. 

Ley V. lez. 

Lez, large v. let adj. 

Les (Letj led), ley, les, leiz, leis 
I, 216. 365, côté, flanc, le plat d'une 
arme blanche; latus; prép. les, lez, 
leis, leiz II, 356; = adv. lez à lez, 
ou lez et lez II, 356; — prép. comp. 
deled, delez, dales, dedelez, par 
delez I, 288. II, 356. 

Li, pron. pers. rég. ind. I, 121. 
128, lui, à lui; de il -lu 

Li, lis, P art. I, 46. 53. 54, le, 
la, les ; il4ic pour ille, et non de illi, 
à cause du singulier. 

Liarde v. liart. 

Liart, liarde, gris, gris-pommelé; 
ital. leardo, prov. lear, liar; du celti- 



que; kymri liai, gris foncé, avec la suf- 
fixe ard. Cette étymologie paraîtra 
fausse à ceux qui font de ard une suf- 
fixe exclusivement allemande, dér. de 
l'adjectif Aor^, gotli.hardus, dur. Mais 
ard appartient au celtique aussi bien 
qu'aux idiomes germaniques, et M. Mone 
a prouvé que, pour Tallemand même, 
la raison de l'emploi de la suffixe ard 
doit souvent être recherchée dans le 
celtique. La signification de ard celti- 
que se fixe d'après le gallois hardd, 
aimable; irlandais art, noble, grand, 
ard, puissant, auguste. Cfr. Moue, 
Die Oallische Sprache, § 99 et p. 176 
s. V. ard. 

Libraire v. livre I. 

Liée, liehe, s. f., barrière, retran- 
chement, clôture, palissade, palissade 
extérieure; lieu où l'on combattait; 
joute, course, combat simulé, qui se 
fait dans un champ clos de pieux; du 
latin lieium, dont on fit un féminin, 
bien que la signification ceinture dans 
une acception toute particulière (per 
lancem et lieium furta concipere) s^ac- 
corde assez difficilement avec celle de 
lice, ital. liccia, esp. liza, prov. lissa. 

Liehe v. lice. 

Lieheor v. lécher. 

Lieherie v. lécher. 

Lieherres v. lécher. 

Liehier v. lécher. 

Lie I, 121. 128, elle; comme lei, 
mais avec diphthongaison picarde, de 
il-lae ou il-laee pour illi. 

Lie, liement v. liet. 

Lie subst. f., Imâ. „liam L e. faeces 
vini" Jo. de Garl. ap. DC; de levare. 
Cfr. Dief. Celt.. I, 63; et levain, Imâ. 
levanum également de levare; l'alle- 
mand ?iefe de heben, lever. 

Liëmier, loiemier II, 78, limier; 
de ligamen, corde avec laquelle on atta- 
chait les chiens, en les conduisant 
après les chasseurs. La forme repousse 



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LIE 



221 



LIG 



les étymologies limarius, pour rima- 
rius, de limari=rimari, scrutari, inve- 
stigare; et liminariuSf parce que le li- 
mier ouvre la chasse. Cfr. prov. lia- 
mar, lier, attacher. 

Lief 1. pers. s. prés. ind. de 
lever. 

Liepre v. lèpre. 

Lier, leier, loîer I, 156. 297. II, 
53, lier, attacher; refuser de remettre 
les péchés; de ligare; liien, ioien II, 
177, lien; de ligamen; liaz Q. L. d. R. 

I, 115, hotte, ligature; de ligatus} — 
comp. aller 9 allier; aUigare; part, 
empl. suhst. aUe» aloie II, 394, allié; 
d'où alianee^ alliance, union, société; 
alianee Deu I, 81 ; ralier II, 240, ral- 
lier; — obliger, obliger, engager, 
lier; obligare; d'où obligance, obli- 
gation, engagement; — eslier, dé- 
lier, détacher; d'où deslier I, 46. II, 
161, délier, délacer, détacher; remettre 
les péchés. Cfr. liè'mier. 

Lieres v. laron. 

Liesse v. liet. 

Liet, lie, le, s. s. liez I, 66. 186, 
313. II, 285, gai, joyeux, content; de 
laeiu^, liement I, 315. II, 312, gaî- 
ment, joyeusement. Lie s* est conservé 
dans faire chère lie^ Liesse, leeee 

II, 38. 381, joie, gaîté, plaisir, allé- 
gresse; laetitia; vb. comp. enleeeer 
M. s. J. 493, se réjouir; esleeeier, es- 
leeehier,eslieeer,esleieier,eleeeier 

I, 98. II, 350. 387, réjouir, rendre 
content; se réjouir, être bien-aise; de 
laetieeere^ ou plutôt d'une nouvelle for- 
mation laetitiare; d'où esleecement, 
joie, contentement; se resleeeier, R. 
d. C. d. 0. 251, se réjouir. 

Lieu, leu, lin, lou I^ 15 1. 153. 
179. 187. 268, lieu, place endroit, oc- 
casion, moment opportun, situation; 
loeuê; nul lieu, nulle part; luee, aloe, 
alliée, eluee II, 300; — lues II, 
302; — lues ftue II, 384; — de 



meiCy mi et de lieu, on forma le suhst. 
milieu; cfr. meie. 

Lieue, Hue, lieue; dim. lieuete, 
liuete II, 53; de leucay mille, chez 
les Gaulois, renversé en légua avec 
diphthongaison de Ve, Mensuras via- 
rum nos millaria dicimus, Graeci sta- 
dia, Galli leucas (Isidore XVI). Aeéyr} 
fxixQov Ti raldraiç (Hesychius). Cfr. 
Dief. Celt. I, 65; Ammien Marcellin 
XV, etc. Lieue signifiait aussi l'espace 
d'une lieue, surtout par rapport au 
temps que l'on employait à le par- 
courir; mais d'ordinaire, dans cette 
acception, il paraît sous les formes 
liuee I, 163, loee P. d. B. 10089, louée 
I, 242. 

Lieuete v. lieue. 

Lierer v. lever. 

Liez V. liet. 

Liganee v. lige. 

Lige 1, 124. 147. L'homme lige était 
celui qui s'était obligé, par serment, 
d*aider et de servir son seigneur envers 
et contre tous. Le seigneur jurait, de 
son côté, de protéger et de défendre 
son vassal contre quiconque l'attaque- 
rait, et il était appelé seigneur lige. 
Lige signifiait encore ce qui est à qqn. 
sans réserve ; continu, sans interruption. 
Adv. Ugement I, 142, sans réserve, 
sans exception; subst. ligeell, 3, ser- 
ment de fidélité qui lie le vassal à son 
seigneur; liganee II, 232, hommage 
lige, engagement. On dérive ordinaire- 
ment lige de ligatus, mais on voit de 
prime abord que cette étymologie ne 
convient ni pour la forme ital. ligio^ 
Imâ. ligiuSf ni pour le sens; car, 
comme le fait fort bien observer M. 
Grandgagnage (s. v. lige), l'hommage 
lige signifiait un hommage dégagé do 
toute restriction au profit d'un tiers et 
par là absolu. Lige, de l'allemand le- 
dig, libre, dégagé (Grandgagnage)? 

Ligee v. lige. 



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LIO 



222 



LIXT 



Ligr^ment y. lige. 

Ligier v. legier. 

Ligierement y. legier. 

Lign, lignage y. lin. 

Lignée y. lin. 

Lignie y. lin. 

Liien y. lier. 

Lin, lign 1, 7 9, lignée, race, descen- 
dance; de Itnum, fil, tr^^sse; lignée 
I, 225, lignie I, 143. 184, lignée, race, 
descendance; de linea; tb. comp. fors- 
ligner, foriignier f, 183, dégénérer 
de la yaleur de ses ancêtres, démentir 
sa race, son origine; sortir de la droite 
ligne ; propr./om lineare; dér. linage 

I, 265, lignage I, 77, famille, parents, 
lignée, race. De la signification propre 
iuitey dériye facilement la figurée. 

Linage y. lin. 

Linge adj., de ilin, Q. L. d. R. II, 
141, aujourd'hui subst.; de Uneus. 

Lion y. leon. 

Lippe y. lepe. 

Lig[ear II, 14, liquide; liçuor. 

Lire, leire II, 1 7 1 et suiy., lire, étu- 
dier; comp. délire, deslire G. Ouiart 

II, 115, compter, faire l'appel; eslire, 
esleire, ellire, enlire II, 171. 2, 
élire, choisir, distinguer; entendre, 
concevoir; de eligere; esleit, ellit, 
eslit, ellieut I, 212. n, 213. 360, 
élu; qui mérite d'être distingué; eUe- 
tua; de là eslitore II, 104, élection; 
— esleetion, élection 1, 62. II, 104. 
132, élection, choix; de electio. 

Lire, lyre, du latin lyra, instrument 
qui ne rappelait nullement la lyre an- 
tique: il avait, dans le principe, une 
forme conique à peu près serobable à 
celle de la mandoline, et était monté 
d'une seule corde que l'un faisait vibrer 
avec un archet; plus tard on lui donna 
plusieurs cordes. 11 paraît cependant 
que, dans une certaine période du mo- 
yen-âge, le mot de lyre désigna tantôt 
des instruments à cordes pinces avec 



les doigts ou mis en jeu avec le plec- 
tre, tantôt des instruments à cordes 
dont on tirait le son avec un archet; 
et, dans ce dernier cas, il devenait sy- 
nonyme d'un autre terme collectif: vielle^ 
V. s. e. V. Vb. lirer, jouer de la lyre. 

Lis, lit V. lit. 

Lis y. l'art, li. 

Lis II, 118. 348, liz; d'une forme 
hypothétique lilius pour lUium; prov. 
lili de lilium, et avec changement de 
la seconde liquide liri, enfin, comme en 
franc, lis; en ital. giglio, avec change- 
ment du premier leng; esp., portlirio. 

Liste, bande, bord, bordure; de là 
listeit, listet, listed, liste {Usteîz, 
listez, liâtes) I, 212. II, 63, bordé, 
qui a une lisière, veiné; de l'abal. 
ItstUf bande, allmod. leiste, bordure. 
Le subst. lisûre est de la même famille, 
il est pour listiere. 

Listed y. liste. 

Listeit, listeiz v. liste. 

Listes, listet v. liste. 

Listez y. liste. 

Lit, s. s. et p. r. liz, lis I, 84, 
lit; leetum; prov. leit, leich, ital. letto, 
esp. lecho, port, leito. 

Literil v. leteril. 

Liu V. lieu. 

Liue, liuee v. lieue. 

Liuete v. lieue. 

Liun y. leon. 

Liût, leût, lut, lue, luth; ital. 
liuto, lento, esp, laud, port, alaude, 
prov.laut, allemand laute, turc el-e'oud 
ou e'oud. Cet instrument tire son ori- 
gine et son nom de l'Orient, arabe 
d'û, utensile de terre, et avec l'article 
al' ûd. Une des formes turques et le 
port, ont conservé l'article complet. 
Le luth était convexe du côté du dos, 
où il était façonné à pans ou à côtes. 
Au milieu de la table de résonnance il 
y avait une ouïe qui s'appelait rose ou 
rosette. Les cordes étaient de boyau 



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LIV 



223 



LOE 



et distribuées sur plusieurs rangs, les 
unes simples, c.-à-d. composées d'une 
seule corde, les autres doubles, c.-à-d. 
comprenant deux cordes accordées à 
l'unisson. Le nombre des cordes a ?arié 
suivant les dimensions des lutbs et les 
perfectionnements que ces instruments 
subirent. On ne jouait pas toujours 
du luth en pinçant les cordes; on se 
servait quelquefois du plectre. 

LiYraison v. livre II. 

I. LlYre I, 182, livre; liber; prov. 
libre, ital., esp. libro, port, livro ; li- 
brairie 9 bibliothèque; librmHa; ital. 
libreria, port, livraria, prov. libraria. 

n. Livre II, 220, livre, poids et 
sorte de monnaie de compte; libra; 
prov. libra, liura, esp., port, libra, ital. 
libbra, lira; de là livrée I, 111, terre 
qui rapporte une livre de rente, espèce 
de mesure d'étendue; — liyraison, 
liTreison, livreisun, liTroison, 11- 
yrisoil) paiement en nature que rece- 
vaient les officiers des grandes maisons, 
fourniture, don en argent, habits ou 
autres choses, ration; Ubratio, 

LiTree^ don d'habits v. livrer. 

Livrée, espèce de mesure v. livre II. 

Livreison, livreisan v. livre II. 

Livrer 9 livrer, délivrer, accorder; 
de liberare, délivrer, d'oil mettre en 
main de qqn. C'est de là que vient 
lifree, Imâ. liberata, libération, don 
d^habits que le maître fait à ses do- 
mestiques, propr. chose livrée; autre- 
fois ce mot s'appliquait aussi à la nour- 
riture. Comp. de liber, libre, prov., 
port, livre, dellYre, délivré, libre, privé ; 
prompt, diligent, alerte; à délivre ^ li- 
brement, promptement; adv. dellyre- 
ment I, 375. II, 279, librement, sans 
empêchement , promptement. Comp. 
àe livrer f délivrer, deliyerer II, 98. 
126. délivrer, rendre, remettre; se dé- 
livrer d^un enfant II, 157, accoucher; 
de là delirranee^ relèvement , déli- 



vrance; deliTrement II, 227, déli- 
vrance, libération. 

Livrison v. li?re II. 

LiTroison v, livre II. 

Liz V. lit. 

Lo 1. p. s. prés. ind. de loer. 

Lo, I0U9 lu, le art. m. s., r. dir. I, 
46. 52, le. La forme lo qui, dans la 
langue d'oïl, ne sert que pour le rég. 
dir., se trouve employée comme sujet 
dans l'ital., le prov.; elle dér. de il-lo 
ou iUtim^ de là, avec assourdissement 
de To, lou; lu en Normandie; enfin, 
par affaiblissement de Vo en e, on eut 
le; — pron. pers. rég. dir. m. I, 121. 
128; — fe pron. dém. I, 57. 58. 

Lobe, discours flatteur, artificieux ; 
séduction, tromperie, supercherie, per- 
fidie, mensonge; lober, séduire par 
des paroles flatteuses et artificieuses, 
tromper, duper; loberres, lobeor, 
trompeur, séducteur; de l'ahal. lob^ 
faveur, éloge; allmod. lob.y ib, verbe 
loben, 

Lobeor v. lobe. 

Lober, loberres v. lobe. 

Loe, d'où notre mot loqttet, loquet, 
fermoir, serrure; de l'anglo-saxon loc, 
verrou; goth. ga-lukan^ ua-lukan, fer- 
mer, ouvrir (à clef). 

Loeher, loeier, branler, ébranler, 
secouer; esleeher, esloeier, ébranler, 
déplacer, arracher en secouant; réfléchi ; 
s'ébranler, se mettre en mouvement, se 
déplacer; de l'ahal. loe^ boucle (des 
cheveux), islandais tocArr, allmod. locke^ 
par analogie au mouvement que font 
les boucles. Cfr. Grandgagnage s. v. 

Loeier v. loeher. 

Loee V. lieue. 

Loemant v. loer. 

Loemement v. loer. 

Loement v* loer. 

Loenge v. loer* 

Loer, louer (prés. ind. 1. p. je /o, je 
lou)\lf 371. 382^ conseiller, approuver, 



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LOE 



224 



Lot 



persuader, vanter; de laudare. De cette 
même racine, avec la signification in- 
diquée, on forma laudimia^ laudemia. 
Tachât du los (v. ce mot), d'où loenge^ 
louengre II, 364, consentement, per- 
missio, approbation, d'abord terme de 
jurisprudence, ^fuis employé générale- 
ment. Louange a formé des dérivés: 
louanger, louangeur, etc., et il faut 
bien se garder de confondre ces mots 
avec losange, loeangier, etc., ce qui 
pourrait arriver, si l'on supposait une 
syncope du ». A la même branche ap- 
partient encore loement (laudamen- 
tum) I, 144, loemantll, 138, conseil, 
avis, insinuation, suggestion, prière, 
louange. T. II, p. 162 on lit loeme- 
ment pour lœment, Comp. desloer, 
deslouer, dissuader, déconseiller, blâ- 
mer, déprécier; desloz blâme, désap- 
probation. 

Loer, prendre en location v. loier. 

Lof, côté que le navire présente au 
vent; de l'ancien anglais loof (plur. 
looves), vola manus, metacarpus inte- 
rior; ancien norois tô/S, dan. lue, gotb. 
/o/a, la main étendue. 

Loge I, 266, loîgell, 162. 368. 380, 
tente, cabane, loge; Imâ. laubiay de 
l'abal. latibey laubja, aMmod. laube, de 
laub, feuillage. Cfr. foillie. Dér. lo- 
ger, logier I, 61. 2, loger, demeurer, 
établir; logis, demeure; logement, 
ib.; comp. alogier (s') II, 362. 392, 
s'établir, se loger; deslogier, deslo- 
jerll, 117, déloger, changer de place. 

Logement v. loge. 

Loger, logier v. loge. 

Logis V. loge. 

Logne, longe (p. ex. de veau); de 
liimbeay de lumbus. 

Loi, lei, lai, loi, justice, droit ; loi 
sainte; de lex; à loiy cpmme à guise 
de; de là aloier, aleier, gouverner 
selon la loi et la justice; desloi, des- 
lel, deslai (=idis-lex) II, 287. 378, 



tort, injustice, excès, crime ; d'où des- 
loier, desleier, (et quelquefois incor- 
rectement deslier), sortir de la loi, 
c.-à-d. ne pas tenir sa foi, sortir de la 
loyauté; d'où desleie,desloie, homme 
hors loi, c.'-à-d. sans foi, déloyal. Au 
lieu de la préfixe des, on trouve bes: 
besloi, beslei, et, par assimilation, 
belloin, 110, proprement loi injuste, 
fausse, perverse; tort, injustice; mètre 
à beeloi, écarter de la loi, de ce qui 
est juste. La préfixe bes^ qui paraît 
encore sous les formes ber, bre, bar, 
bis, bi (bi-ais, bi-seau), donne au mot 
la signification de quelque chose d'in- 
convenant, de défectueux, de faux, d'in- 
terverti, de pervers, de déraisonnable, 
d'injuste. Quelle est l'origine de bee^ 
Le latin bis? Cfr. loial. 

Loial, leal, leial, leel, s. s. et p. r. 
loiaus, leaus, leias, leiaus, leeus, 
loyal, qui agit conformément à la loi, 
à sa parole, à ses engagements; de 
legcUis; de là loialment, loiaument, 
lealment,Ieaument, leialment, lei- 
anment I, 164. 270. 272. 279. 327. 
II, 93, loyalement, avec vérité; loial- 
teit, loiaute, lealted, leialted,leel- 
ted, leiaute, leaute, loyauté; comp. 
desloial, desleal, desleial, desleel 

(dealùiaua, deeleaus, etc.), déloyal, qui 
agit contre la loi, contre sa parole; 
d'où desloialment, desloiaument, 
desleaument, etc., déloyalement ; des- 
loialteit, desloiaute, desleal ted, 
desleaute II, 233. 348, déloyauté. 
Cfr. loi. 

Loialment v. loial. 

Loialteit v. loial. 

Loiaument v. loyal. 

Loiaus V. loial. 

Loiaute v. loial. 

Loier, salaire v. loier. 

Loier, lier V. lier. 

Loier, iuer, loer, louer, louier 
I, 148, louer, donner ou prendre en 



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LOÎ 



225 



tOR 



location, à gages ; locare; proY. logar, 
anc. ital. locare; loier^ luer, louer 
I, 49. 103. 291. II, 365, prix, salaire, 
payement, récompense, présent; loeo' 
riim dans Yarron LL. 5, 2, § 15; 
proT. loguier ; vb. comp. aloier, aloer, 
aluer, prendre à gages, allouer, as- 
signer, placer; proy. alogar. 

Loigp Y. long. 

Loige V. loge. 

Loignler y. long. 

Loin, loingr v. long. 

Loingrtaiii v. long. 

Loinx Y. los. 

Loinz Y. long. 

I. Loire^oirre, leurre, appât, terme 
de fituconnerie (morceau de cuir ou de 
yiande pour faire retourner le faucon) ; 
proY. loire, anglais lure; Yb. loirer, 
loirier, leurrer, dresser ou attirer au 
leurre : Li aucuns faucons Yont loirier, 
R. d. C. d. G. 481 ; de Vallmâ. luoder, 
ludir, même signification. 

n. Loire, 1ère, leire, loisir, le- 
sir, leisirll, 173-4, être permis, être 
licite; inf. empL subst. loisir, leisir 
1, 132. n, 53. 233, permission, loisir ; 
îoiat à savoir II, 174. 

Loirier y. loire I. 

Loisir y. loire II. 

Lombart adj., usuraire; du nom de 
peuple Lombart, nom sous lequel on 
comprenait en général les Italiens com- 
mer<;ant en Franco. 

Lone Y. long et H, 364. 

Long, loing, lung, longe, lunge, 
longue I, 281. n, 4. 101, long, pour 
l'étendue et la durée; différé; longue; 
longes, longrnes, longhesll, 55.57. 
62. 64, longtemps, de longtemps; proY. 
longas; adY. long, ione, loing, loig. 
Ions, lonz, loinz, luing, loinz, Inign, 
loin, loin ; longum; en loinz II, 74, au 
loin; de lonc en loncl, 254, d'un bout 
à l'autre, en entier ; pour ces différen- 
tes formes Yoy. I, 152. 298. 387. 327. 

Purguy, langue d'oQ, Qlossaiie. m. 



328. II, 51. 74. 275. etc. ; le a (z) est 
le 8 paragogique si commun dans les 
adyerbes ; adY. longement, longlie- 
ment, longuement I, 88. 142. 220. 
316. 348, longuement, longtemps; prép. 
long, lone, lune II, 364, d'où le comp. 
selone, selune, solone, solune, su- 
lune, solum, solom, sulon, sulun, 
selum, selume, som, son, sun II, 
364; loc. conj. selon que 1, 130; — 
dér. loignier, longierl, 333, éloi- 
gner, renYoyer, écarter, s'éloigner, sé- 
parer; longor I, 102, longueur; lon- 
gement, longuement, longueur, dé- 
lai, retardement; lointain II, 1 9 1 , loin- 
tain; pio^T. longitanus; empl. subst. II, 
249 par opposition à Yoisin; comp. 
aloignierll, 78, éloigner, allonger, 
retarder; àlonger, alongier I, 187. 
341, allonger, prolonger, retarder, dif- 
férer, éloigner; d'où ralonger II, 48, 
rallonger, prolonger, retarder; alonge, 
alongement, allongement, délai, re- 
tardement ; faire alonge, chercher des 
délais (notre longe (corde) est le subst. 
alonge, Valonge, puis Va a passé à l'ar- 
ticle la longe); eslongier I, 127. II, 
10. 99, éloigner, écarter, prolonger, 
allonger, étendre; sans eslongier, es- 
longe, sans aucun délai; esloigniery 
éloigner; esîoigner qqn. 1, 405, s'éloi- 
gner de qqn., le fuir; forsloigner, 
éloigner; porloignier, purloignier 
n, 253, retarder, apporter du délai; 
d'où porloignement II, 346, retard, 
délai. 

Longe, longes y. long. 

Longement y. long. 

Longhement y. long. 

Longhes y. long. 

Longier y. long. 

Longor y. long. 

Longue, longues y. long. 

Longuement y. long. 

Lons, lonz y. long. 

Lor, lur, lour, leur 1, 121. 131. 

Éd. 15 



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ton 



226 



LVÎ 



li2, leur; de il-lcrum; lor rég. des 
prépos. I, 188 pour eux. 

Loret, lorall, SIS et Glosi.«reII. 

Lorler II, 3 13^ laurier ; pr«pr.lauf< 
T^rii^s; de Uutrus. 

L Los II, 296 indécUnaibl«»lax<Gh. 
d« S. II,.S), ]qiix au uovd de la Bout* 
g^gine «t en Fri^he^yoméé, quelque* 
fois .nêmâ lou^- et euoore iacpnecter' 
meut I0U1X9 du latiu .2mm, signifiait 
consentement, apfuro^atioay lomDge, 
mérite, renommée, gloire, conseil, ayio. 
Zm s'employait dans le style judiciaire 
pour signifier le droit du seigneur dans 
les mutations, des Meas, et il norus est 
resté dans la formule los (lo^s) et ven- 
tes (DG. s. T. laudes, sous laudare). 
De lo8f en partant de l'idée absolue 
que laudes (hymne) avait dans l'église, 
on forma aloser {lê8«r dans le patois 
breton, y« Duttéril), louer, vanter; être 
loué. Le participe alosé II, 265 se 
trouve souvent comme épithète dçMi hé- 
ros, loué, vanté, fameux. Gfir. loer, 
losenge. 

II. Los M. d. F. I, 418, part, lot, 
8ort;y^^0r toi, tiner au sort; de l'aile- 
mfwd: go^h. Uautty xXî^pç, ancien no- 
rois hlutrj lutTy sors, ahal. hka, JHuz, 
^r, allmod. /om, ancien «axon hlotf 
ancien nocois hlutt àhUi, pars, portio. 
Ofr. Diaf. G. W. n, 568 et DC. sors. 

IiOS»i9e4oseB^e,louai]^e,flatterie, 
perfidicj intrigue, tromperie, raillerie; 
losengeriell, 187, m^e^ignifieation; 
losanger, losaiigier,losengier, flat- 
ter, louer, enjôler, tromper, cailler; 
losangier, losangieres, losmigeor, 
losengeory flatteur, eujdleur^ quiabuse 
par des paroles. Losange 'a|)partient 
à la famille latine îam (laudar«), qui 
avait pris dans la langue d'oïl la, lorme 
invariable loa, auqiwl.onajouita la suf- 
fixe ange^ enge; cfr. laidrflnge. V.Los 
et loenge. . ... ; 

i rlosanf eonm losaoi:^.! a t . h», t 



Losanger v. losange. 

Loianiri^^ylosategieresv.losange. 

Losonge^ losengeor v. lesange. 

Losengerle v. losange. 

Losengi^ v. losange. 

Los, lo«aftge y. los. 

Lou, le», s. s. et p. r., contr. Jwt ï, 
49. 270, loup; li^us; pror. lup, lop, 
ital. lupo, esp., port lobo. ' 

Lon, lieu v. lieu. . 

Lou V. lo. < i 

Lon 1. p. s. prés. ind. de biier. 

Louée v. lieue. 

Louenge v. loer. 

Louer, louer v. loer. 

Louer, prendre à gages et sàlairo 
v. loier. 

hMder V. loier. 

Lé«r V. lor. 

Louseignol v. rosegniol. 

Lousigncd y. rosegnioi. 

Loux T. los. 

Lox, loup V. lou.. 

Lox, approbation v. los. ' 

Lu V. lo. 

Luee y. lieu et II , 800. 

Lner, prendre à gages et salaire 
V. loier. 

Lues V. lieu et II, 302, lues^ue 
n, 384. 

LneuS pour lues n, 808^ - ' 

Lui I, 121. 128 , lui ; de ilktjus oa 
de ilktie, 

Luign V. long. 

Luing V; long. 

Lufaiz T» long. - 

Luire, luislrH, 262 ; subst. iuorll, 
240, clartéj lumière, éclat; prov.lugôr; 

comp.entrekdreHj 2&2,tresluirell, 
262, r^uire n, 25a. Cfr. esdistw. 

Loisir T. luire. 

Loiteyliite, lotte 1^295. n, 88î, 
lutte, e&oTt; lueta; luiter, luitier, 
loitier, lutter, résister, s'effbrcer; lite- 
tari; luiteres, luiteor I, 77, adver- 
saire, lutteur; luciatôr; prov. ludm, 



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hxm 



m 



UAÙ 



loît&i luohar, loitar^ luch^dor^ loitedor ; 
ital. lutta, iQtta, lottmre,iottatorje; ^p. 
Uicha, lujcjiar, luchador; poït. luta, lu,- 
tar,. lutador, 

, iMOh^^n. ©tp,r.lansII,878,l?ou9, 
iangç, linjoa; de lmu$?. uaais alors 
pourquw, u pour i? U fout «an« doute 
se reporter à Tiuflueupe du greqAi^jtii;, 
XV/Lia. . . , 

Lumière I, .50, lumière ; proy. lum- 
neira, lumeira; dér, deJti^n^,yf[oy. 
lum; luminaire, lumière; lun^n^re; 
lumiuos, luuiineux; lumnostisi; mlw 
mer ^, 36$. 386, allumer, çnfl^îipier, 
passionner; ^clt^rer; recouvrer la lu- 
mière; s'allumer; propr, .,^;ffi«^ffor^, 
proy. alumç^ar,. ^umnar; ^nlmoiner 
,1, 66. 220. 227, ^claifer, illuminer, 
enluminer; proy. enlumeuar. 

Xumlufiire y. lumière. 



Lumiuos y. lumière. 

liunatooA y. lune, 

LuHA Vi- long, . 

JjQJoM y. lune, 
.. Jl!lII^ I.Jfî; lune;, ^ef»<if; lunaison, 
Iwpjy^oil 1, 1^18, lunaison; piropr. /«f- 
n(ffi0; lunÔl.I^ 17^, iu??^i;, lun(^^ çl,m; 

cfr. di^J.,..,, ^. ..,,;.. .^,.M. .r 

Luiig^ Imgje y. lopg. 
LuHQtoon.y. bine. 

, Lune y.,lHîu.,..,., ^. ...,„,., ,,, ,.,,.. 

liUOr y- luire, 

I^uj^art y, leopart, , , 

liUr y. lor. 

IiU8el,ln9e^ ceroiueil» toral^eaQ.; 
4e loicelfua, cassette, boîte. X)Q. lu- 
çeUus. , , - . X 

Lute y, luite, ;, 

. Lûtes I, 22^6 pa^t pi^. de li^e. 
: Lipaixel,l,6?i^^,luxure;/f«:i#ria. 



M. 



Maaille y. maille II, . 

Mace, maehe ÎI, ,40, n^asse^ ^rte 
d'arme dçjçtl^boi^t était fort.giros; 
de «20^,, simple inconnu de mat^ola 
Plin. 17, 18, 19, qui se retrouye dans 
le proyençal roassola; de là maçue, 

maehue, massi^er J^ ^42. a37. n, 46, 
massue. 

Maph 1. perfl.s. prés.ind. de wtr.e, 
matre I, 216. 
Maçhe y, mace. . i 

Maehuç y. mace. , . , 
Maçon, maçun, maçon; ImKm^dOi 
mattioj maçh^o. Selo^ M.piez I, 3lJ5de 
l'ahaL mëzzoy ptfimo^y de fnetzfln,^eizzaff, 
scindere, goth.matto», xànjuv, ce qui 
permet de suppo^e^ unsuj^f* maita^ 
tailleur (de pierres, etc.). Ni maita, ni 
twiztf, n'auraient produit le bas latin 
machio, La dériyatipn de «narcM«, indi- 
quée dansDÇ., n^e paraît la meilleure: 
de marms est yenu marcio, celui qui 
gouyerne le mai^eau^ un oi^y^jl^ en 



pierres, puis jpar synçqpe du r, mofi^Of 
maçon, etc.. , , 

Maçue y. mace- ^ ^ 

MaQjUi y. maçon. 
JflUideliu y. madjfe. , 

Maderin y. madré., , ^^ 

Madrell, ipo,^i?MUBrç Ti?^t. ij^ 24. 

espace de bois, qu'on n'a pu sp^clfiçr 
jusqu'ici; adj. mazelin (Trist. Glos. 
mazre); madeliii) piftfLçrin, y£^9fieau 

à boire; de Tahal. tnazar, noeud (dans 
le bois), allmod. maser, bois yeiné, suéd. 
masur. Notre madré est de la^ même 
source. . ., 

Maeifieut v. magne et ,n, ^9^. 
Magnan, maigrnen^maig^er^etc. , 

chaudronnier; aujourd'hui, enFranche- 
Comté^ m(;^»n^chaudronnie^ ambulant, 
en I^ormandie, magnan^ dsius le Berry, 
mignan; ital. magnane, serrurier; de 
machina (mach'na) ? Mai^ certainement 
pas de breton manouner, comme le dit 
M, Cheyalet, car ce mot est emprunté 

xô*' 



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MAG 



228 



MAI 



au français, et encore moins de l'écos- 
sais nmhadan qui ne va. g^ère de pair 
avec mafionner. Ménage et Ferrari dér. 
de aera$neny aeraminianus, minianus. 

Magrne, mairiies, maine, maiiiiie 
1, 179. n, 158, grand j'ma^fttM/maire, 
maires, major, mi^onr, majeur, 
maior,maioiir,maieiir,mailrIy 103, 
plus grandyplus con8idérable,principal; 
major; suOst. encore arec les formes 
meour, maour, mahonr I, 71. I3d, 
chef, chef d'nn corps d'artisans on de 
confrérie, administrateur, régisseur; 
aujourd'hui premier fonctionnaire mu- 
nicipal d^une Tille. Selon M. J. Grimm 
n, 463 maçtUf dans le nom propre 
Charlemagne, ne dérive pas de magnut, 
mais de Tallem. man, et ce n^est que 
tard qu'on rapporta magne à magnus ; 
Charlemagne, dans la langue franque, 
KarokMnan, MaismemeiltII,305, dont 
la diphthong^e ai s'affaiblit aussi en ei, 
meiëmementi, 161. II, 2i, ce que 
j'ai omis de rappeler en disant qu'il 
ne fallait pas confondre ce maismement 
arec meimnement de meitme, signifiant 
pareillement, également. LesMor. s.J. 
fournissent la forme contracte mae- 
ment II, 305. 

Magnifier 1, 144. 160, glorifier, ho- 
norer, exalter, louer, vanter; magni- 
Jieare, 

Magre, maigre I, 177. n, 243, 
maigre; maeer; de là maigresse, 
megreee, maigreur; proT., esp., port 
magreza, ital. magrezza. 

Maliaigner ▼. mahaîn. 

Mabain, mehain, mehaing, im- 
perfection, défaut corporel, blessure, 
tourment; ital. magagna; vb. mahal- 
gner,mehaigner,mehaingner,bles- 
ser, mutiler, estropier, tourmenter, dé- 
truire, perdre; ital. magagnare, proT. 
maganhar. Muratori dér. magagna de 
manganum^ mangonneau, ce qui est 
contre le sens, et l'opinion de DG., 



que notre mot est emprunté à l'italien 
n'a aucune valeur. Les autres étymo- 
logies indiquées par ce dernier s. v. 
mahanium sont aussi peu soutenables. 
n faut en outre remarquer dehaigner 
n, 386, maltraiter, ravaler, qui, s'il 
est primitif, et non une création nou- 
velle tdi\AfPiamehaignery donnerait une 
tout autre direction à l'étymologie de 
mahain. Je ne saurais rien proposer. 

Mabonr v. magne. 

Mai, moi V. me. 

Mai, pétrin v. maie. 

Mai 1,48, mai; dem^^W/prov.mai, 
may, esp. mayo, ital. maggio. 

Maidnee v. mansion. 

Maie, mai, malt, met, pétrin; 
itaL madia; aujourd'hui dans le Jura 
maid, en Picardie maUy en Normandie 
met^ en Franche-Comté md2; de fnagiê^ 
magidiê. 

Maienr v. magne. 

Maignee v. manoir. 

Maigre v. magre. 

Maigresse v. magre. 

Mail, mail; dim. maillet v. Roq. s. 
e. V.; de maUeut; maiUer, frapper 
d'un maillet ou d'une massue, marte- 
ler, battre; de maUeare (part, seul 
connu); de là maille, massue, masse 
d'armes, signification qu'a aussi mail; 
mailleis, action de frapper avec des 
mailè ou maillet, 

I. Maille, maille, tissu; de macula; 
de là mailler, maillier, mailler, 
ouvrer, garnir de mailles; comp. des- 
mailler, desmailer, desmaiUièr, 
desmaeler, desmaelier, démailler, 
rompre les mailles. 

n. Maille, maaille, maille, sorte 
de petite monnaie qui valait la moi- 
tié d'un denier, et qui équivalait à 
l'obole; Imâ. maiïlia, contracté de 
medallia, DC. s. v. Gfr. Boquef. 
s. V. maille. 

Maille, massue r. mail. 



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MAI 



229 



MAI 



Maillegre y. malade. 
Màilleis y. mail. 
Mailler 9 marteler t. mail. 
Mailler 9 mailler y. maille I. 
Maillet Y. mail. 
MaiUier y. maille I. 

I. Maiiiy main; de manua; prendre 
en main 11, 198, prendre en main, se 
faire fort de qqch., se charger de qqch.; 
main à main, aussitôt, à l'instant; de 
là manier I, 93, manier, préparer, 
arranger; maniable, exercé; ~ ma- 
nier 9^ manoier y ce qu'on porte à la 
main, ce qui se manie, habituel, ha- 
bitué à, prompt; de manariua pour ma- 
nuarùu, et de ce même adject. latin le 
subst. manière, meniere II, 132.204. 
208, manière, façon, guise, coutume, 
sorte, espèce. 

II. Main II, 296, matin; proY. man, 
ital. mane; àemane; de la demain, 
demein subst. et adY. Il, 7. 296, de- 
main ; comp. lendemain , lendemain, 
pour le en demain, aujourd'hui l'article 
est redoublé; — matin, matin; proY. 
mati, ital. mattino, dér. de maiutinum, 
par matin I, 403, tout au matin; de 
là matinée I,300, matinée; matines, 
matinnes I, 281, dimin. matinet, 
matinnet I, 40i. n, 1O6, petit ma- 
tin, point du jour, aurore. 

Mainbomie v. mainbour. 

Mainbomir y. mainbour. 

Mainbour, mainboorg, mam- 
bourg, protecteur, administrateur, 
tuteur; mainbomir, mainbomir, 
mainboomir, protéger, gouYemer, 
administrer; d'où mainbomie, main- 
boumie, mainbomie, protection, 
garde, tutelle ; Imâ. mundiburdus, mun- 
burdus, etc., derahal.mtm^^o, anglo- 
saxon mimdbora, allmod. (Yieilli)moM^- 
har, tutor, patronus; selon M. Grimm 
de munt, main, et beran, porter. Gfir. 
ahal. munt, munda, palma, cubitus; 
anglo-saxon mufx^ffttm^ manus, palma, 



etc., et Dief. G. W.II, 87. 766, No. 64. 
Main est une interprétation romane de 
munt. 

Mainboorgr y. mainbour. 

Mainboomle y. mainbour. 

Mainboomir y. mainbour. 

Mainbomir y. mainbour. 

Maindre y. manoir. 

Maine, mainne y. magne. 

Maingier y. mangier. 

Mains y. menre. 

Mainsneit y. naistre. 

MaintI, 1 78. J'ai admis ayecM. Diez 
et la plupart des étymologistes la dé- 
riYation du gotli,manage, mais la forme 
ne se prête pas, il faudrait aYoir un 
neutre ahal. managat, L'ahaL a le 
substantif mafto^o^f, i»en^o^t,multitude, 
qu'on pourrait rappeler ici, cependant 
ces mots auraient difficilement produit 
la forme maint, et je crois dcYoir adop- 
ter l'opinion de M. Diefenbach, G. W. 
II, 34. 5, qui recherche l'origine de 
maint dans le celtique. Le kymrimatW, 
multitude, quantité, extension, ne laisse 
rien à désirer pour la forme, et Ton a 
des exemples d'un subst. employé ad- 
jectiYement, p. ex. troppo, en italien, 
de troppus. Comp. tamaint I, 179. 

Maint y. mener. 

Maintenance y. tenir. 

Maintenant n, 304, de maintenant, 
tôt maintenant II, 305. I, 838. 355. 
J'ai dit et je maintiens que maintenant 
était une composition à part de in 
manu tenene, et non pas le participe 
présent de maintenir, dont l'idée ne 
concorde pas aYec celle de l'adYerbe ; 
ital. immantinenta. 

Maintenement y. tenir. 

Maintenir y. tenir. 

Maior, maioor y. magne. 

Maire, naYre y. marer. 

Maire, maires, plus grand, chef y. 
magne. 

Mairien y. martiere. 



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MAÏ 



S3Ô 



ItAL 



'ÈHis, mes àdv. II, SOS; ne mais — 
que lï, 305 ; n'en pour mais II, S04 ; 
mais, meiSf mes y mex conj. II, 384; 
^nais que lî, 384. 

Maissrnee v. nianolt: ' 

Malsliiil n, 29T. 

Maisiele y. malsgeïè. 

Maismement r. magné et n, 305. 

Maisiiee v- manoir. 

Maisnie, niaisiiiee t. manoit. 

Maisoan, maisouan v. an et II, 275. 

Maison^ maisonetè y. manoit. 

maissalg^C v. manoir. 

Itaissele,massele,iiiai6ielel,227. 
àil5. R. d. 1. V. 98, joue, mâchoire; de 
maxilXa. 

Maïâtelt V. majesteit. 

HaYstre II, 269 qnî, par suite du 
^équent emploi, devint de bonne heure 
maistre, d'où les orthographes mels** 
tire, mestre, maître, savant, expert 
dans un art, docteur, chef, seigneur, 
titre attaché à certaines dignités, à cer* 
tains emplois; du latin m«^^*f^. Mais- 
tre ou maistresse signifiait aussi 
gouvernante, nourrice, femme âgée 
chargée de la surveillance des jeunes 
fttles; V. P. d. B. V. 33'4., B. 1. d. V^ 
lî.2'i. MàUtre s'employait comme ad- 
jectif au sens de principal , 'J)remier, 
grand , supérieur , suprême. De là 
maistrie, meistrie^ mestrié, maî- 
trise, suprématie, doctrine, science; 
l'art de guérir les plaies, les maladies ; 
habileté, artifice; arrogance, hauteur, 
fierté ; maf strientent, tutelle, autorité 
d'un maître; maistrlfiej mestris^^ 
arrogance, hauteur, supériorité qu^on 
a ou qu'on s'arroge; art, industrie; 
maistrisié, expert, hâbllé; vh. mâis- 
tr'er (magistrare), maistrief, mais- 
troler,itialstre]e^9tneâtr6^r, mes- 
treier, maâtrler I, 24i. IT, é54, 
dominer, gouverner, conditôref, maîtri- 
ser, travailler en maître, exceller; être 
maître de qqn. — Notre liôm de Vent, 



m»«^raZ,est aussi Un dérivé deeèttëwcKie. 
Rabelais (IV, 18) écrit encore mtiêthl, 
en italien maestrale, prOv.' maesf^e. 

Maistre, taifliisti*elet 'v'. mUfj^re. 

Maistrer v. maïstre. < •• ■ ^ 

Maistrie,iiial«trieméiilt. maSétre. 

Malstrfei^ v. maïstre. ' 

Mafsttise v: malistrè. 

Maiisrtrisié v. maïstre. 

Maisttoier t. maïstre. 

Maismi V. manoir. 
'Malt V. maie. if 

Maltiê V. meie. ■ " 

Maître r. mètre. 

Ml^éSte T. majesteit. 

Majesteit, majestet, mi^este, 

contracté maillitéit, s. s. et (). ir. ma- 
jesteiz, majefiAesl, «8. 83. 394, ma- 
jesté, puissance, autorité; majestas. 
Cfr. maïstre, magne. 

MÀ]t$6tes, majestefz y. majesteit. 

Majeur y. magne. 

Major, màjottr v. bagne. 

Mal, mau, maie adj., empl. snbsL 
n, 368, mal, méclrant^ pernicieux, tiiaa- 
vais, malin; malus; u^^r. mail, 12Î, 
mal; mttle; mal soit de Veure I, 394; 

malemeiit I, 74. 251. 2«3. H, 74, 

mal; mëlîcieusement, àmauyaid^ësse^, 
méchamment; de là mauté II, ^. 
378, méchanceté;— mal, maul, 
227. II, 60. 72. 3 60 ; mal, douleur, 
souffrance; malum. 

Malade^ malaifle; malade, iÀfirbie; 
maladie,nalaidie, maladie, infiRBfît^ 
dé inàle aptus; en proT. malAptia, ma- 
îautia Rayn. (L. R. II> ICH'); dans là 
passion de ^>C. , sobre màlàbdes (str. 
116), avec adouoisseméiit der d^ui 
consonnes , dont une seule nbns est 
restée. De là malaâer^ maladler, 
être malade; comp amaladlr, deve- 
nir malade, souffiir; enmala^II,270, 
devenir malade, rendre malade; malagO 
R. d. l. V. p. 166, maiilege, mauvaise 
santé, langueur, souftranoe, maladie. 



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n^h 



23i 



;man 



Maladie 9 maladier v. walade* 

Malage y. malade, 

maUdde^ malaidle y. malade. 

Mailaisse, malalsse ?> aîsa. 

Malafftos^ BMJw*taiis ¥* w^, 

HidftUr Y. «iir. 
, MlbMbroiiay malAttroiusenieiit y. 
aâr. 

Mfabaillir y. baiL 

Maldire y. dire. 

Maie fém. de mal* 

Maie A. et A. 2655, malW, oalase ; 
ital., eap., ptoy., port mala; gallois 
mâla, bag, piu*8e;«hal. malaiaytiêMa; 
cfr. Dief. a W. I, 2n, h 

Maledieenee y. dire. 

Maldr y. dire. 

'Malement y. mal. 

Malelolte y. tollir. 

MaleUr y. a^« 

Maleflrosi maletfroiisl, S8i y» aiir» 

Malefirosemeiit y. aur. 

MalerolUanee y. yoloir. 

Malfaire y. faire. 

Malfait y. faire. 

Malfet y. fftire. 

Malgnre y. gre et XI, 357* 

Maliee^ mallsee m. etLl, 96. 220. 
227. U, 51. 157, m^hanoeté, malignité, 
trompârie, fraude; de maliiia; mali- 
eios, méchant, malin, trompeur; ma- 
îitiosus; ady. maUeiosemeBt H, 924, 
méchamment, malignement, fcandnleu- 
a«ment. Cfr. mal. 

Malieios y. maUoe. 

Malieiosement y* malioeu 

Malieiouseineiit y* malice» . 

Maligne m. et f. I, 47. 228, mali- 
cienz, peryers, perfide, malfaisant; 
nuUiçnus, Cfr. mal. 

Malir y. dire. 

Malisee y. malice. 

Malle y. masole. 

Mahnener y. menevi 

Malmetre t. maire. 



Malofitm y. aetre. 

Maltalent^ maltaleiiti v^ tatont. 

Maltolu y. toldire. 

Maltraire y. tMire. 

Maltraiter y. teaiter. 

Maltais^ manTiil%BialTelfii|iiiaa- 
Tes n, 296. 38^, mauyi^, mâchant, 
dangereux» enclin à f ûre W,mM{ au 
figuré, lediable ; nalTaiseteit l, 37S> 
laal^ai^et) uaiTalstie 1, 144.207» 
ses^inalwestiet I, 358, malice, mé* 
chanceté. MM. Grimm et Dies font de 
malvais un mot hybride, en I0 xei^or- 
tant à un adjectif gothi^u6^Ki^a«#nf, 
supposé d'après le substantif &t^tuHVset, 
méchanceté, Kox^af d'où baùm^, qui 
aurait été interprété en mal (=male) 
voie, ou simplement traduit Cfr. Pief. 
G. W. I, 272. 

MalTaiseteit y. malyaia. 
MalYaistie,nialYaisetiety.malyai8. 

Malyels y. malyais. 

MalTestiet.y. malyais. 

MalvoUlant y. yoloir. 

MalToisdle y. yice. 

MalTOisiii y. yoisin. 

MamlK>lirg y. mainbour. 

Mamele, mamiele H, 37 l,maméUe; 
mamillaj proy. mamiUa, mamella, esp. 
mamila« itaL mammilla, mammella, 
port, marna, manuna. 

Mamiele y. mamele, 

MaBaeer y* menace. 

Manaejier y. menace. 

Manage y. manoir. 

Maiiaide y« manaider. 

Manaider, manaier, maiipier» 
manier^ protéger, ménagep:, épargner ; 
ayoir en son pouyoir ; subst. manaide^ 

m^iaide, manaie il, i75, luemilei 
manoiey protection, ménagement, mer- 
ci, miséricorde, grâce, pouyoir, discré- 
tion; de manu adjutare. 

Mttaaie y^ manaider. 

Maïuder y. manaidcii:, 

Manaige y* manoir. 



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HAN 



232 



MAK 



T. mânes et II, 304. 
Manftiidle t. manoir. 
Manait t. manoir. 
Manantie ▼. manoir. 
Manbré, manbfer t. membrer. 
llaiiee, maneele t. manche. 
Maneelon t. manche. 
Ifaneliey manee f. n. 135, manche 

(f.) ; de manica; de là nuuieele) man- 

eliele» manchon; maneeloB, manelie- 
I01I9 manchette. Le mot manelie m. 
n, 371 est de la même racine. 

Mancliele t. manche. 

Manebelon t. manche. 

Mandement t. mander. 

Mander 1, 65. n, 55, mander, com- 
mander, recommander, faire saToir, 
instruire parmessage; mofkftirtf; subst. 
mant) ordre, message, commandement; 
de là mandement) mandement, ordre, 
commandement ; district, ressort, terri- 
toire, domaine; appartement principal 
du château; R. d. LY. p. 151 etDC. 
mandamentum; comp. remander II, 
164, remander, mander à son tour; 
eommander I, 162, commander, or- 
donner; confier, recommander, mettre 
sous la garde et protection d'un autre, 
eommendare; part. prés. empl. subst. 
eomandant I, 122, commanditaire; 
d'où eommandeires, eomanderes, 
eommandeor I, 49. 77, commandant, 
qui commande, commandeur; eon« 
mandement,enmandement,eoman- 
dement I, 59. n, 82. 137, comman- 
dement, ordre, recommandation; — 
eommanti, 6 9, commandement, ordre; 
— demander 9 demander, réclamer; 
blâmer, accuser, reprocher; d^où de- 
mandementy demande, réclamation; 
redemander II, IO6, redemander. 

Maneir, maner t. manoir. 

Maneis t. mânes et n, 304. 

Mânes, manois, maneis, manais, 
menois,demanois, demanels n, 304; 
conj. mânes que II, 384. Cfr. mainll. 



Mangrer, maingier, mangler, 
mengier, mei4ier,meiiigierl, 187. 
II, 236, manger, déTorer; de mandu- 
eare, qui s'employa de bonne heure 
dans le sens roman; et, avec rejet du 
Cy manuer, répondant à TitaL manu- 
care, manicare ; puis arec renyersement 
de manducare enmandcuare, ma^Jner, 
proT. manjuiar. Inf. employé subst 
I, 96, etc. Démanger est un composé 
de manger. 

Mangon,manganII,9. 144. Sorte 
de monnaie ; il fidllait deuxbesants pour 
faire un mangon. Yoy. DC. mancusa. 

Mangoneal t. mangonne. 

Mangoneans t. mangonne. 

Mangonians t. mangonne. 

Mangonne II, 107, sans doute pour 
mangonnel, comme le demande la 
rime, et c'est aussi la forme ordinaire, 
mangoneal, mangoneans, mango- 
nians, machine à lancer des pierres; 
dér. de fidyyavoVj ib. ; ital. mangano, 
fronde, d'où manganello, arbalète; proT. 
manganel. Câr.DC.manganum. L'alle- 
mand a aussi adopté ce mot: mange, 
mangel, calandre ; ahaL mango, allmâ. 
mang, machine. 

Mangponnel v. mangonne. 

Manie v. manoir. 

Manier, protéger y. manaider. 

Manier, manier y. main I. 

Manière t. main I. 

Manifeste, manifeste, évident; ma- 
nifestua; manifester, découvrir, mon- 
trer, publier; manifeetare. 

Manifester v. manifeste. 

Manir v. manoir. 

Maijuer v. manger. 

Manne I, 156, manne; manm, 

Mannier v. molin. 

Manoie v. manaider« 

Manoier, protéger v. manaider. 

Manoier, ce qui se manie, y. main I. 

Manoir, maner, maneir, men- 
noir, manir, maindre, moindre II, 



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JtfAN 



233 



MAQ 



d4etsidy., demeurer, rester; comp. 
remanoir II, 34, demeurer, rester, 
cesser, laisser, en rester là, n'en pou- 
Toir plus; rémunère; — permanoir, 
parmatndre U, 40; permanere; en 
pertnanant I, 234 , sans discontinuité, 
à jamais, éternellement, sans yariation ; 
permanable, parmanable n, 243, 
éternel, durable, permanent ; adv.per- 
maBablement, permanaulement I, 
95. 256, à perpétuité^ à jamais, éter- 
nellement, sans yariation; permana- 
Meteit, permanauleteit II, 284, 
éternité, demeure continuelle. — Éga- 
lement de manere, dériyent manoir, 
maneir, maner II, 339, maison, ha- 
oitation, yillage, hameau; manage, 
manaige^aison, habitation, demeure; 
manant (habitant, yilain), adj., riche, 
qui est à son aise, puissant, et pris 
subst, propr. part prés. Imâ. manena, 
colonus, proy. manent, manen ; et d'ici 
manantie, menantle, manandie, 
menandie, richesse, bien reyenu, meu- 
bles précieux; c£r. DC. managium; 
d'où enmanantiri, 268, enrichir; — 
de même propr. part. prés, du comp. re- 
manoir, remanant^remainant 1, 343, 
restant, reste, surplus; h remanant , de re- 
manant, de remennant I, 309, de reste, 
dont il reste quelque chose, qui dure ; 
et d'ici remananee, remanenee, de- 
meure, résidence. — De maneio, dér. 
mansion, mansiiin,inantion 1, 218. 
II, 351. 363, demeure, habitation, sé- 
jour; maison, maison, melson II, 
232. 395. maison, habitation; maison 
Dieu, hôpital; dimin. malsonete, 
mesonete, maisonette ; dér. maisnee, 
maisnie, meisnie, meisnee, mais- 
nie, maisgnee, mesgnee,maignee, 
meignee, mesne, dans les Q. L. d. R. 
ayeo d normand pour a, maidneo, 
dans 6. d. Y. manie 1, 196. 214. 299. 
372. II, 21, etc., famille, maison, tous 
ceux qui la composent, suite, troupe; 



propr. mantionata, d'où Ton dériya à 
son tour mastin I, 348, dogue, gros 
et grand chiens dans le principe, mem- 
bre de la maison ou domestique, cfr. 
6. 1. L. 1, 154, moBtin de la euitine. — 
De maneue ou manaum, formes subst 
du Imâ. dérivées de manere, on forma 
mas, mes, mez, mex, meix, pièce 
déterre, métairie, héritage des person- 
nes de basse condition, de paysans, 
hutte, habitation ; cfr. manoir part. pas. 
n, 40, Roq. s. y. mas, et le latin de 
la Loi salique in cujus pago manet 
(parce que les colons habitaient la pro- 
priété); mase, métairie; Imâ. mansa; 
dér. maissaisre, masage, massaige, 
hameau. 

Manois y. mânes et II, 304. 

Manre y. menre. 

Mansion, mansinn y. manoir. 

Mansuetudine n, 240, douceur, 
mansuétude; manmetudo, inia; man- 
snetome II, 241, ib. Cfr. ume, ter- 
minaison. 

Mansuetume y. mansuetudine. 

Mant y. mander. 

MantellI, 299. 360, manteau; de 
manteUum, Mante est une apocope du 
même mot. 

Mantion y. manoir. 

Manuer y. manger. 

Maoïir y. magne. 

Maqueriau, maquereau, homme qui 
fait le métier de débaucher les filles ; 
du bas -saxon maker, négociateur, de 
maken, négocier, allmod. màkeln; cfr. 
ahal. mahhari de mal^hôn, machinari, 
huor-mahhariyhuormae?Mri, maquereau; 
BMéA^maka, concerter une chose. Selon 
R. Estienne , le mot maquereau dérive 
du latin macula, tache, parce que les 
maquereaux des comédies romaines 
avaient un manteau tacheté, bariolé. 
Pour soutenir cette étymologie, il fau- 
drait avant tout prouver que les peuples 
de la Gaule avaient conservé le souvenir 



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MAE 



iH 



UAM 



ie eefl iiiaq[U«eattx romaing, oe qui 
n'est pas trop probable* L'opinion de 
B* Sstienne ramènerait à la même 
sororoe le maquereau dont il vient d'êtee 
question, et son homonyme désignant 
un poisson, car on dérive oe dernier 
de moeuHa, d'oii maclereau^ puis ma^ 
quereauj i cause des taebes qu'il a sw 
le dos* Les Allemands ont fait de ma' 
queremu, Imâ. maquerellus, leur makrelef 
norvégien, hollandais màkreel^ an^^s 
maoktrélf dan. makrel. H, Chevalet se 
trompe en prétendant le contraire. 

Mar, mare II, 276 et Gloss. orell. 

Marastre v. mère. 

Karbve 1, 313. JI^28B, marbre; mar- 
w<»";prov. marme, ital. marmo^ esp, 
marmél, port, marmore; iB«r]^|*f]|, 
marbrine I, 69^ 177. de marbre; 
propr. mtrmorinus. 

Marbria, marbriae v. marbre. 

Mare 9 marée v. marche. 

Marée v. marche. 

Mareeant v. marchât. 

Mareh v. mars. 

Marehaandie v. marcbet. 

Mia*ehaiider v. marchât 

Marehandise v. marehet. 

Marchant v. marchet. 

Marehe,mareel,369, Umiie^fH)n- 
tière, confins ; province frontière ; pays, 
contrée entre deux états ou deux pro- 
vinces ; Usière d'un bois ; Imâ. marca, 
marcha, marehia; marc^ Biere^liierell 
(mer»)m., signe, trace; mare (mars) 
11,353, marc, poids; Imâ. marca, mar- 
ctts; marehir, marcir, confiner, être 
sur les frontières d'un pays, limi> 
trophe; marelik^ mareis, marlds I, 
232. II, 242, marquis, primitivement 
gouverneur d'un pays frontière ; voisin ; 
proche; Ima. marchio, marcheus, etc.; 

fém. marebise II, 202; marcher 
(BC), mark^ merker^ merehier, 
merqaier^ marquer, désigner. Tous 
CCS mots dérivent dugoth. fM4rA:a,ahalà 



mareha, anglo-saxon meate, mërejton^ 
tière, allmâ. mark (neutre), signe^.«M. 
marehon, «naii^ot, limiter, désigner, etc. 
CÙL. Dief. a W. II, (^2 et suiv^ A la 
même fSunille appartient notre Visrb^ 
mareheTi d'où l'on fit plus tard le subat. 
marehe. On a cherché à dériver mar* 
cher de l'aUenu imra^f obe^a^ oudu 
celtique mareh, ib^; mais marcher n'est 
pas un die nos p^ vieux. JB^ota, «til 
ne peut par conséquent être rapporté 
ni à l.'aUemand ni au celtique. Il y a 
deux manièftes de a'epipUquer mmeh^rt 
1) il a signifié^ dans le principe^ aller 
de mmrobe en marche (Buteb. I, 433)^ 
c.-à-d. voyager d'un pays àrautxe>Qa 
çiUer dans la marche (v. plus haut 
marche), ou quelque chose de sem* 
blable ; 2) il peut se rapporter à pmr^f 
signe, trace, d'où l'on aurait la signi- 
fication faire des pas. Cette supposi- 
tion est soutenue par l'imp. mareoii 
(P. d. B. V. 1083^)^ q^ suppose. un 
verbe marcer, si, comme il le. paraît» 
moâremt signifie fouler. Mareer est une 
forme de l'Ile-de-Fraaee ^mMmarcher, 
M.Chevaletdérivefnart^rdel'ancienal- 
\çviAï\Àim*^biere»i Le^savantaphilolo- 
guesderAUemagnelui seront sansdoute 
très ^reconnaissants de la découverte 
dece primitif allemand, car il avait jus- 
qu'ici ^ohappéàtou^^sleursreeherches. 

Mareheander v. marchât. 

Marobeant v. marchet^. 

Mareber v. marche. 

Marebet,i«arUet9mai?eble,mar- 

eie I, 124. 235. 294« H, &7, marché, 
convention de prix d'une ohotte, com- 
merce, marchandises, vivr^; faire 
grant nmrche d« qqe,, la. donner «a 
abondance ;de mereatm; «lareheaii^ 
mareeaMt l, 84 et contracté var" 
ebant) markaiit9 marehaud; part 
prés, de mereatare; mapebeandisey 
marebaandie, marebimdise 1, 14$, 
II, 88 j marchandise; marcbefuidery 



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MAE' 



285 



MAE 



ÛSteftaiider II, 299i Odmmeroer, AUvt 
nmrblié; conclsr» un marché. 

-Mârchie v. marohet. 

Marehtr T. mairohtt. 
' HsTohis, màrehise t. marche. 

Marele y. marc^et. 

Marcir y. marche. 

Marcis y. marche. 

MaHl y. miM; 

Mare^ amas d^eau, étang; en oon- 
coràanoe ayisc le néerlandais mêary 
dont la signification est la même. Dér. 
de maar, tnarawk, ihaerache, inersche^ 
anglo-saxon merse, danois murtk, d'oà 
liotre ancien fbdiçaîs maresqs, marais, 
dimi;n.maresqael9petitmarais. Qnant 
àwaroisl, 290, mareis II, 1^7, ma- 
rais, il peut également être formé de 
pivtniBâh^ qnoiqne la dériyation du latin 
mare, dans sa signification du mo- 
yen-âge (y. DO, s. V.) soit aussi possible. 
Cfr. Dief. G. W. II, 44. 45. Mai^- 
eage, mairécage; maresebat, iniures- 
6at marais, lieu marécageux, appar- 
ticmnent à la même racine. 

Mareid y. mare. 

Marelle y. matras. 

HvPtfmeKt y. roarrir. 

Marenne y. ner II. 

Marer. Je statue cet infinitif sur 
les 9. pers. s. prés. ind. maire (ayeo 
diphOiongaison), merre R. d. C. d. 0. 
2544. Ben. y. 30196, les seules à ma 
connaissance. La racine de ce yerbe 
se trouye dans le latin mas^ mâle. Selon 
Isidore (12, 1, It), ma« se disait, en 
Bspagne, du bélier ou du bonc; de là 
les mots, esp. marron, cat. marra, ocoi- 
tanien marra ou marmouton, bélier; 
d'oii port. #k»yar, frapper ayec les 
conies (en parlant des boucs). Marra, 
en esp. et en port., signifie également 
marteau, et, dans ce sens, il a la même 
origine. Gftr. esp. macho, honnme et 
marteau. En pattant de ces points de 
yue, on s'expliquer afaeilemont lei signi- 



fications qu'a développées notre mater: 
nayrer, attrister, égarer, troubler, tour- 
menter — maîtriser^ domines^ réprimer. 
Ainsi dans l'exemple: Quant plus me 
maire s'amours «t point (Roniit. 899), 
on yoit deux maiiières dont l'amour 
fait sentir sa peine*, il maire, e.i^'à, 
£i*appe «omme-ayec on martaau, f^it 
une large et forte (mâU) blessure» et 
il point, c.-à-d. il piqto^ il; enfonce 
profondément son aigtiiHoo. 

Mareseal y. maresohal. 

Mareseauehie y. mareschal. 

Maresehal) mareseal, maréohal,^ 
mot ayec deux significations usuelles, 
mais n'ayant qu'une seule signification, 
étymologique, celle de serviteur des 
chevaux. En effet, le maretdM ne fut 
d'abord qu'un simple domestique de Itk 
maison de nos premiers rois» auquel 
était confié le soin d'un certain nombre 
de chevaux; plus tard il fut chargé 
de ranger la cavalerie en bataille soua 
les ordores du toneatable. Depuis, l'of- 
fice de maréchal a toujours été en aug-* 
mentant d'importance (y. DC. Mareseal- 
eus). Mareachàl dérive de l'ahal. marah, 
oheyal, nemlc (goth. skalks), serviteur. 
De là maresehauehie, mareseau- 
ehie, écurie, forge à'f errer les ohavoux. 

Maresebauobie v. mareschaL 

Maresqs v. mare. 

Mares^el v. mare. 

Mari, marid v. marit. 

Mariage, marialfe y. maiit. 

Marien v. matière. 

Marier v. marit. 

Mariment v. manir. 

Marin, marine v. mer IL 

Marhieaus v. mer II. 

Marinel v. mer II4 

Marir y. marrir. 

Marit, marid, mari 1, 46* II, I98. 
319, mari, homme marié; marUus; 
marier I, 107, marier; maritmre; de 
là mariagie, marfaige 1, 108. 163 



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HAE 



236 



MAS 



mariage; rompre mariage^ manquer à 
la foi conjugale. 

Markant v* marchet. 

Mmrker t. marche. 

Markiet t. marchet. 

Harkis t. marche. 

Marois v. mare. 

Maronier» maroimier t. mer n. 

Marrement t. marrir. 

Marriment t. marrir. 

Marrir, marir II, 347, s'égarer, 
s'abuser, se méprendre; attrister, faire 
de la peine, maltraiter, se chagriner, 
s'affliger, se ficher, se brouiller, être 
abattu; du goth. mar^'an^ fâcher, se 
tromper, tromper; ahal. marr/cm, im- 
pedire, scandalizare, irritum lacère. 
Dér. mariment I, 381, marriment, 
marement II, 209. 343, tristesse, af- 
fliction, douleur, chagrin. Quoique le 
passage de Vi à V» n'ait rien que de 
fort naturel, je demanderai s'il ne se- 
rait pas plus conrenable de rapporter 
marement à marer. Comp. esmarrir, 
esmarir, affliger, attrister, troubler, 
gémir; pronom, s'étonner, être surpris, 
appréhender, s^égarer. 

Mars s. s. et p. r. de marc, poids, 
T. marche. 

Mars, mareh I, m, mars (mois); 
Mars^ fis; mardi I, 119, mardi; Mor- 
tes dies, Cfr. dis. 

Marte] II, 385, marteau; de mar^ 

tult48. 

Martir, martire t. martyr. 

Martirie, martirier v. martyr. 

Martre I, 83, marte, martre; de 
martes Martial 10, 37, 18; esp., port, 
marta, prov. mart, ital., se réunissant 
à la forme française avec r, martora, 
allemand marder. 

Martre, martyr y. martyr. 

Martresse v. martyr. 

Martre, martir, martre I, 190. 
212. 265, martyr; martyr (fidçrvQ); 
fém. martresse Enf. Haymon 808; 



martyre, martire, martirie 1, 169. 
216. 409, martyre, tourment, supplice, 
carnage; martpritm {jidçivvQiov) ; de 
là miurtyrer, martirier, faire mou- 
rir, condamner au supplice, martyriser. 

Martyre t. martyr. 

Mas T. manoir. 

Masage t. manoir. 

Maseber, masquer II, 123, mâ- 
cher; de mastieare. La forme masquer 
rappelle celle de notre substantif mas- 
que y Imâ, masca, sorcière et mas- 
que; que M. J. Grimm, Mythologie 
p. 1036, rapporte également à masH- 
eare^ parce que les sorcières mangent 
les enfants. Cfr. manducus^ grand 
mangeur, dans Plante, masque hideux. 
On a dériyé aussi masque de l'ahaL 
maseâf réseau, allmod. masche^ maille, 
et ce masca vient, dit -on, de moM, 
tache, marque. Quoiqu'on ait pour 
soutenir cette dérivation le passage de 
Pline XII, 24: persona adjicitur capiti 
desusye reticnlus; elle me paraît bien 
moins significative que la première. 
Un composé de masca, est talamasea: 
delusio imag^inaria talemasca Vêtus 
Oloss, M8.; nec larvasdaemonum,quas 
vulgo talamascas dicunt; talamascae 
litterae, pro occultis; v. DG. s. y. On 
regarde ce composé comme étant d'ori- 
gine allemande; alors le premier mem- 
bre de la composition doit être dal^ 
talf enfoncement, creux; mais le celti- 
que a aussi un to/, qui signifie front, 
et je ne sais si l'on ne doit pas donner 
la préférence à ce dernier. La preuve 
qu'on fournit de l'origine allemande de 
talamasca,c.-à-d.qu'il se montre d'abord 
en Allemagne, n'est pas une raison pé- 
remptoire, puisque, même dans les mots 
allemands, toi n'est pas-toujours alle- 
mand. Cfr. Mone, gallische Sprache 
p. 104, s. V. N'importe, de talamasea 
dér .l'ancien français talemasebe, tal- 
masehe, masque, déguisement; vb. 



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MAS 



237 



MAT 



entalemaschier, entalmaseber, dé- 
figurer, altérer. — A considérer les 
formes ital. maschera, esp. port., mas- 
cara, piemontaîs mascra, masque (de 
maaea, avec r intercalaire pour renfor- 
cer la forme, mascra, puis, par exten- 
sion, intercalation de a ou e; cfr. ital. 
tartaruga de tartuga), et port mascara, 
tache noire, yb. mascarar, noircir, ta- 
cher, souiller, prov. mascarar ; on devra, 
avec Baynouard, rapporter à la même 
racine ces dernières formes et notre 
tnâehurert autrefois masehurer^ mas- 
Curer 9 tacher, souiller: Car il estoit 
d'une herbe noircis et mascures (Ch. 
d'Antiocbe I, 42, v. 570). — TcUamasea 
a donné lieu à M. Sachs (Beitrage zur 
Sprach- und Alterthumsfor8chungI,64) 
de dériver, en rejetant le radical, masea 
de teleamaf par Tintermédiaire d'une 
nouvelle formation talasmiea ou TsXsa- 
fÂtxtx; puis pour les formes ital., esp., 
port., piem., il admet une extension 
des tnasca, fiaaxaçifjLata, Quel que 
soit mon respect pour les profondes 
recherches de ce savant, je ne saurais 
admettre deux procédés si différents, 
je dirai même si violents, que ceux in- 
diqués, pour la formation d'un seul et 
même mot. Mais M. Sachs a raison de 
rejeter l'origine que donne Saumaise à 
masea, c.-à-d. fidaxa. 

Maseburer t. mascher. 

Masele,lliasle, et, par assimilation, 
malle I, 354, mâle; masculin; maS" 
culus; meslin II, 27, mâle, viril, 
courageux, brave, vaillant, intrépide; 
fnaseuUnuê, Pour la forme cfr. mesler. 
De mâlâf dér. nudart, mâle des canes 
sauvages. 

Masearer v. mascher. 

Mase y. manoir. 

Masle y. mascle. 

Masque y. mascher. 

Masqner v. mascher. 

Massaigre v. manoir. 



Masse I, 290. n, 228, masse, quan- 
tité; de massa; de là amasser I, 327, 
amasser, ramasser, rassembler, réunir; 
amassée 1, 240, rassemblement ; amas- 
seiz, amas; amasseres, amasseor, 
celui qui amasse des richesses, avare ; 
comp. ramasser. 

Massele v. maissele. 

Mast, maz, mât; de l'ahal. mast, 
ancien norois fiMstr, anglo-saxon mastf 
anglais, suédois, danois, mast. 

Mastin v. manoir. 

Mastrier v. maïstre. 

Mat, triste, abattu, faible; abrévia- 
tion de la formule du jeu des échecs : 
eel^ee et mat, du persan seJiaeh mat, 
le roi est mort. De là mater, matlr, 
affaiblir, fatiguer, abattre, vaincre, 
dompter, réduire à l'extrémité, tuer, 
humilier, causer du chagrin; être mat, 
aux échecs; prov., port., esp. matar, 
ital. mattare; amatir, mêmes signifi- 
cations que mater; mais je ne connais 
pas d'exemples oil amatir se rapporte 
à la première conjugaison. 

Mater v. mat. 

Materas y. matras. 

Matere v. matière. 

Matière, matere, matiré I, 250. 
n, 173. 390, matière, sujet; matériaux 
pour bâtir; materia; mairien^ marien 
Q. L. d. R. IV, 366 , merrain, bois de 
charpente; materiamenf lat. materia, 
y. DC. s. V., prov. mairam. 

Matin, matinée v. main II. 

Matines, matinnes v. main II. 

Matinet, matinnet v. main II. 

Matir v. mat. 

Matire v. matière. 

Matras, materas, trait, javelot; 
matrasser, écraser, meurtrir, assom- 
mer; du latin des Gaules matara, ma 
taris ou materis^ qui, d'après tous les 
rapports, sont d'origine celtique, mais 
dont on n'a pu jusquHci retrouver la 
racine. Cette racine exprimait l'idée 



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HAT 



ne 



Mei 



de lancer (efr.ranoîen galloi» methred, 
jaculator), et c'est avec raison qn^on 
hii rapporte le jeu de marelle, me- 
Telle Ch. d. s. n, 141, dans la bssse 
kthiité wmdrêUumf mmdrellay pour mm- 
terulumf matêrula, nuUereUa; quoique 
Ton n'ait pas appuyé «ette Uaison sur 
ridée de lancer, mais sur des hypo- 
thèses sans fond. Y. Ménage o. r> ma- 
relle. Une nouvelle preuve de la ju- 
stesse de cette dérivation, c'est que 
merellây aussi meresle, signifiait en 
même temps coup de poing. Le me- 
rel, d'où niM^aas, mereausllr 230. 
est l'espèce de pion ou jeton dont on 
se sert au jeu de la marelle. La ma- 
féUe des «nfftnts, où ils marchent à 
cloche - pied, et poussent, laneent^ une 
espèce de palet avec le pied, donne 
encore de la consistance à ce que je 
viens de dire et prouve l'ancienneté 
de la marelle; .car l'origine de presque 
tous les jeux de l'enfance se perd dans 
la nuit des temps. M. Dîef. Celt. I, 76 
admet l'idée primitive de tranchant, 
blessure. 

Matrasser v. matras. 

Mattre v. mètre. 

Mau V. mal. 

Maubaillir v. bail. 

Manhlen v. bien. 

Maudire v. dire. 

Maudre v. moldre. 

Maufafre v. faire. 

Maufey maufet v. faire. 

Maugre v. gre et II, ^57. 

Maumenet v. mener. 

Haumetre v. mètre. 

Mattr, plus grand v. magne. 

Matlr, mettr^ mûr; sage, prudent, 
consommé ; maturua; mattrteit^mailr- 
ted, meilrtet I, 392, maturité; réfle- 
xion, sagesse; maturita», 

Maure, maurre v. moldre. 

Maiirted, mattrteit v. maûr. 

Mautalent^ matttalenti v. talent. 



Ma«tétT..'mài.. , . < 

Mautelant v. talent, 

Mamtolu v. toldre. 

Maatralter v. traiter. 

Maayais, MiauTes v. malvais. 

Maayeisin v. voisin. 

MauYoillaiit v. voloir. 

Mas V. mast. 

Maselin v. madré. 

Mazre v. madre^ 

Me pron. posa, fénu, picard pour ma, 
V. mes III. 

Me proBw pets.rég. 1, 121. 123, me, 
moi; de mtf; d'où encore, avQC diph- 
thongaison» moi, mei, mai I, 121. 
123-6, moi. 

Meaadres v. mialdres. 

MeauS v. mialdïes. 

MeiA V. mialdres. 

Mee 1. p. s. prés. ii^d. de mètre 
I, 216. 

MeeMne v. meie IL 

Medeciner v. meiè U. 

Medieine, medieiner v. meie IL 

Méditation 1, 142, méditation ;m«- 
ditatio, 

Medlee v. mesler. / 

Medler v. mesler. 

Medniee v. manoir. 

Meesme v. meîsme. 

Megreee v. magre. 

Mebaingner v. mahain. 

Mehain, meliaiiig v* mi&haiju 

MehaigBOr v. oii^ain.. . 

Mei, moi V. me. / , 

Mei pron. pos. pi. g. m.,, t. mes III. 

Meidi v. dis et cfr. meie L 

Meidnee v. manoir. 

M^dre v. mialdres. 

I. Meie, mie, mi (v. I, 118. II, 
359 en composition avec /wr. et «j», où 
il faut lire l'adjectif meif mi,.sm Heu 
de : le substantif mei, mi), mi,< demi, 
au milieu, mitoyen; de 'iméii^i ,'Dér. 
moien, moyen, meien, mo/eo^ mi- 
toyen, médiateur^ entremeUextrf de 



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MET 



289 



M£I 



medifimu^; d'oà moieiiner^ maien- 
neor, moyennenr, médiateur; moi» 
tiet, meited, moitié, maitld^tnioltié ; 

de medietaa; yb. moitier,; porte^er 
par moitié; d'où ]ii4dtoier9 melteler, 

moitaier, notre métayer,. c^-àr^L qui 
partage les fruits à moitié avec le pos- 
sesseur; associé; de là notre métairie. 
Selon M. Génin, «nt^est par abrâria- 
tion, lOUy comme parlent les gens doctes, 
par apocope pour milieu ''. Je puis 
dtmQec.à M« iGénia Jftipleipe certiinde 
qa^ilae trompe; les gens doctes disent: 
milieu est un composé 4e mis= médius 
et de Ueut=f9lo&ue» 

n. Mde, mie I, 49. 2;69, médAcin; 
de medicus. A côté de ces formes, on 
trouve mire I, d45. II, 912 dans le 
même sens, d'où ley^rbe mirer^ trai- 
ter, donner des remèdes, gnéôr» Mire 
dérive de medicariu»^ extenâon 4©JCQe- 
dicua : meire^ puiif»tirtf,«omm6leprpuve 
la forme suivante: Mais neis enla grant 
enfermeted ne volt nostre Beignur re- 
querre, mais aa miries se tin^ e ep els 
out fiance (Q. L-d* E.III, 3iQ4). Me- 
di^ne, mezine, mecldne, Hdedne 
I, 163. 167. 378. II, 383, médecine, 
remède; art de la médicine; m^W^; 
4foù me4ieiiier, medeeinerJ, 234. 
II,37S, médeciner, médLcamenter,p{^- 
ser^ traiter, guérir. 

III. Meie, moie, notoe» mieue, 
jBliLe If t^d. 140, mienuA. La forme 
mteMtf s'explique très^facile«iei»t«ovux^ 
formée du masc. latin meus^ avec diph- 
thongaison régulière de Ve [pr^KV, içieus 
(m.), mieua (f.)], et mme n'^i^est 
qu'une variante. La dilEérenoei ,qi^'il y 
a entre (mieus) mief4e et mesy m^ (prov. 
mieus, mia, et masy ma), reposa sur la 
place de Taccent: dans le premiei? cas 
méuBj méa; daQ9 l^.a^fiond meÛ9y ft^d. 
Maisiil n'icstpas avisai ais^ de se xmdvfi 
Qompte de meie, moie. En a4m^(tfmt 
moi€im4nia=*méaj il s'e^Uqiierait. Ce- 



pendant meiSy qu'on ne peut séparer 
de moie^ ne saurait avoir la même ori- 
gine, à moins d'admettre i^ne incor'- 
rection^ Il y a une dérivation plus 
sûre de meie, moiey c*est de les rap- 
porter aux masc. mei, mi plur. suj^ 
Dans les subst. et lâa.adj.y. le sujet 
plur. représente toujours le radies^ pur ; 
le 8 de mes, mis faisant obstacle .pour 
former un fém., on regarda en rce^cas 
le plur. sujet comme r^résentfUït aussi 
le radical. Meie bourguignon est.ex$^te- 
ment le fém. de mei; quant .an .pômrd 
moie, Vi picard passant facilement à 
l'o», et l'analogie de mi, moi pron.pers. 
aidant, on forma le fém. m(H0 4'un 
masc. hypothétique moi, : , 

Meie 9 meule v. moie. 

Meien v. meie I. , 

Meienuit v. nuit et cfz4.meie I. 

Meignee v. manoir. 

Meilhor v. mialdres, 

Melllee jï, mesler. 

JHeiUer ir. meskr. . 

Meilleur V. mialdres. 

Meillor^ meillur v. mialdres. 

Meillorer v, mialdres. 

Meilz V. mialdres., , 

Meime v. meïsme. 

Meindre, demeurer v. vifupM>ir« 

Meindref moindre v. mtenire. 

Mc^Uffier V. ,mja^ger. , . 

Moins V. menre. 

Meinsnet v. naistre. 

Meint I, 178 ^t s, t, nwiçit, . , 

Meintenir v. tenir. 

Meir v, mw H. 

MJeirO; V. mère. 

Mois V. mois. 

Mois conj. V. mais. 

Meïsme, misme^mime, moieme, 
meime, meesme, menune I, 179 et 

awv,, n^ême. Suivant M. Génin (Var. 
p. 103), meisme vient. -det.ritlU.. mi^der 
aim<K C'est une mftniène £ostleon^»o4^ 
de se tirer d'affaire, paxce qu'un phi- 



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M£î 



240 



MËK 



lologue français n'est pas obligé à re- 
chercher les origines des mots d'une 
autre langue. Par malheur meùme ne 
vient pas plus de medeêimo^ que mede- 
8imo de iMùme; mais tous deux ont 
une origine commune indiquée I, 179. 

Meismement t. magne. 

Meisnee t. manoir. 

Melsnie t. manoir. 

Mcison T. manoir. 

Meistre v. maïstre. 

Meistrie ▼. mustre. 

Meited t. meie. 

Meiteier v. meie. 

Meix T. manoir. 

Hel T. mieL 

Meliorer v. mialdres. 

Mellee v. meslee. 

MeUer y. mesler. 

Melesme y. mialdres. 

Mellour r. mialdres. 

Melx, melz t. mialdres. 

Membre 1, 190, membre; membnm; 
yb. comp. demenbrer, démembrer, 
desmenbrer, desmembrer I, 107. 
180, démembrer, écarteler, mettre en 
pièces, démolir; d'où par le part. prés, 
desmembranceydémembrementjaction 
de démembrer, écarteler, couper. 

Membre y. membrer. 

Membreit y. membrer. 

Membrer, menbrer, manbrer, 
rappeler à sa mémoire, se ressouyenir ; 
de memorare; de là aussi Tadjectif 
membreit, membre, menbré, man- 
bré I, 166. 333, prudent, bien ayisé, 
renommé; 8ubst.membranee,souyenir, 
souyenance; remembrer, remenbrer, 
ramembrerl, 124. 181, remémorer, 
se rappeler, se souvenir, se ressouvenir; 
remembranee II, 2, ramembranee 
I, 75y méneire, souvenance, commémo- 
ration, ressouyenir; remembrament, 
remembrement, ressouvenir. Me- 
morie,memoire,memore, mimoire 
I, 104. II, 166. 173, mémoire (propr. 



et %.); sentiment, sens, esprit, de 
memoria. 

Memme v. meisme. 

Mémoire v. membrer. 

Memore v. membrer. 

Memorie v. membrer. 

Men r. s. du pron. pos. mis, v. 
mes in. 

Men (le), mien; forme men, mon, 
employée avec l'article. V. mes m. 
et mien. 

Menaee, menaebe, manaebe, me- 
nace; de minaeiae (dans Plante) pour 
mime; de là menaeer, menasierl, 
232, menaelder, manaeer I, 344, 
manaeber n, 262, menacer, goor- 
mander. 

Menaeer v. menace. 

Menaebe v. menace. 

Menaelder v. menace. 

Menaide v. manaider. 

Menaie v. manaider. 

Menandie v. manoir. 

Menantie v. manoir. 

Menasier v. menace. 

Menbré, menbrer v. membrer. 

Mené l. p. s. prés. ind. de mentir, 
I, 216. 

Mençonge v. mentir. 

Mendie, d'abord s. s. et p. r. men- 
dis, puis forme constante : mendiant, 
pauvre, mi8érable,yil, trompeur, fourbe; 
prov. mendie, ital. mendico, esp., port 
mendigo; de mendieus; mendistiet, 
mendisted I, 191, mendicité; meruU' 
citas. 

Mendis v. mendie. 

Mendisted v. mendie. 

Mendistiet v. mendie. 

Mendre v. menre. 

Meneor v. mener. 

Mener I, 70, 3. pers. s. prés. ind. 
maint 136, moinet I, 183, puis 
maine II, 371, 3. pers. pi. mainent, 
moinent, I, 366, prés. subj. moigne 
I, 284, maine II ^ 339, conduire, 



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MEN 



241 



MEir 



mener, emmener; régir, gouverner; de 
minaref Btimuler par des menaces ou 
d'autres moyens, puis arec le sens de 
ducere, deducere, au lieu du latin classi- 
que minari (DC. s. y. mînare). N^estre 
pas mené à qqe. II, 93, n'être pas réduit 
au point de ... ; mener à pis^ mener son 
ençiny mener joief dolor,etG, Subst.me- 
nereS) meneor, meneur, conducteur. 
Cfr.Ra7n.L.R.menaire.Comp.|amener9 
amenierl, 176. 135, amener, guider, 
conduire(f ormes amaint, amainej amoine, 
ameinnent I, 175. 177. H, 64. 106; 
amoneie part. pas. II, 71) ; subst. ame- 
née) action de conduire, entrée solen- 
nelle ; de là amenagre, voiture, action 
d'amener, sorte de service dû au seig- 
neur par le vassal ; ramener, reme- 
ner I, 160. II, 84. 304, ramener, re- 
mener, reconduire; — enmener II, 
288 ; mais il se trouve le plus souvent 
séparé: en . . , mener I, 268, en, con- 
servant sa signiâcation adverbiale pri- 
mitive; — démener I, 309. n, 316. 
mener, conduire, guider , agiter, se- 
couer, produire, manifester, faire écla- 
ter, tenir, traiter, en user, tourmenter; 
se démener II, 22; — malmener, 
maumener, maltraiter, tourmenter, 
conduire mal, insulter, injurier; per- 
mener I, 332, mener, conduire. Notre 
substantif i»tn«, air, manière^ est de la 
même racine, et il s'est sans doute dît 
d'abord de la tenue extérieure. Cir. pro v. 
mena, manière,façon, qualité;vb. menar. 

Meneres v, mener. 

Menestler v. mestier. 

Menestrales v. mestier. 
' Ménestrel v. mestier. 

Menestreus v. mestier. 

Menestrier v. mestier. 

Meneur v. menre. 

Mengrler v. manger. 

Me^jier v. manger. 

Mei^nst de menjuer, manger. 

Mennlere v. main. | 

Burgny, langae d'oïl, Glossaire, m. Éd, 



Mennoir v. manoir. 
Menoie v. monoie. 
Menois v. mânes et II, 304. 
Mener, meneur v. meure. 
Menre, manre,mendre, meindre, 
mener, meneur, meneur, menuri, 
104 et suiv., moindre, plus petit, infé- 
rieur; minor ; meindre d^aage, mineur ; de 
là amanrir, amenrir 1, 53, amoindrir, 
diminuer; cfr. dans le Dig. minoro; 
moens, meins, mains, moins II, 
306; à tôt le mains ÎI y 306, tout au 
moins; mermel, 106, petit, moindre; 
pour la forme cfr. arme de anima ; de 
là mermer I, 106, diminuer, décroî- 
tre, amoindrir ; comp. amermer, di- 
minuer, affaiblir. Cfr. Rayn. L. R. IV, 
198. 9 et ajoutez aux formes citées 
Tesp. merma, diminution, ital. mar- 
maglia, gens de rien, français mar- 
maille; dans le patois de Côme mar- 
mêl, petit doigt. 
Mensonge v. mentir. 
Menteires v. mentir. 
Menteirre v. monter. 
Menteor v. mentir. 
Menter, faire ressouvenir ; de mens. 
On trouve t. Il, p. 15, 1. 5 un exemple 
de ce verbe. C'est par erreur qu'il a 
été placé là; je prie le lecteur de vou- 
loir bien le retrancher. Comp. demen- 
ter, desmenter, plaindre, lamenter, 
gémir, se démener comme un insensé, 
tourmenter; il s'employait ordinaire- 
ment comme verbe réfléchi. De mente 
habere, ad mentem habere, on forma 
mentevoir, mentolvre, menteirre, 
amentevoir, amentiveir, amen- 
teivre, amentoivre d'oii ramente- 
TOir, etc., t. II, p. 12 et suiv., rap- 
peler à la mémoire, faire ressouvenir ; 
de là ramenterres, ramenteor, 
celui qui donne un avis, qui fait ressou- 
venir. Cfr. Rayn.L. R. I V,203 mentaure. 
MenteTOir v. menter. 
Mentierres v. mentir. 



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MEK 



242 



MSR 



Mention I, 48, mention; menUo, 
Cfr. menter. 

Mentir, mentir, faillir, manquer; 
subst. mentierres, menteires, men- 
teor I, 77, menteur; de mentiri. Ne 
mentir de mot II, 146. Menzong^e I, 
390, mensonge, meneunge, men- 
çongre,mençongrnen,269. 286. 382, 
mensonge; de mentitio (en prov. men- 
tizoRayn. L.R.IV, 205), avec une ter- 
minaison formée d'après le synonyme 
chalonge, comme le dit M. DIez2, 245. 
Ce mot était autrefois fém., v. Dol. 
p. 273, 274, Chast. HI, 145, M.d.F. 
fabl. p. 262, etc. Comp. desmentir, 
démentir, donner un démenti, contre- 
dire,fausser; desmentement, démenti. 

Mentoivre y. menter. 

Menton, mentun I, 128. 194. IT, 
121, menton; prOY. menton, mento, 
ital. mento; de mentum. 

Mena y. menut. 

Menuement y. menut. 

Menuisier y. menut. 

Mennit y. menut. 

Menor y. meure. 

Menusier y. menut. 

Menât, menuit,menull, 230. 366, 
menu, petit, mince, fin; souvent em- 
ployé dans la locution menut et souvent 
I, 387 pour ajouter à l'idée de quan- 
tité, rapidité, fréquence; du reste, me- 
nut à lui seul a quelquefois cette si- 
gnification; menuement, en menu, 
souvent. Menut de minutus, d*où me- 
nusier,menuisier(=minutiare),amo- 
îndrir, diminuer, subdiviser, couper; 
eomp.amenuiser,amenaisierII, 361, 
amoindrir, diminuer, morceler, réduire; 
8^ amenuiser, se faire petit, s'amoindrir, 
se rabaisser; d'oti amenuissementll, 
360, diminution, réduction, amoindris- 
sement. Notre subst. menuisier vient 
de menuisier, amoindrir. 

Menzonge v. mentir. 

Meour v. magne. 



I. Mer, mier II, 240, pur, vrai,fin; 
ordinairement en composition avec or: 
ormier, ormerl, 291, i. e. or pur. 
Dér. de merus. De là esmerer (==ei- 
merare), affiner, épurer, polir. 

II.Mer,meir,mierI, 263. n, 142. 
382, mer; mare; marine, mer, bord 
de la mer, plage; v. DC. marina; ma- 
rin, de mer, marin; marinus; d'où 
marinel, s. s. et p. r. marineans, 
marin, marinier ; — maronier, ma- 
ronnier II, 387. A. et A. 2625. 7, ma- 
rinier, matelot, batelier; pirate, cor- 
saire, pour marinier avec le change- 
ment fréquent de 1'» en o? prov. ma- 
rinier, ital. mariniero; ou bien dér. 
directement de mare par l'intermédiaire 
du subst. maron ? qui doit avoir eu une 
signification autre que celle indiquée 
par Roquefort sans preuve aucune. Ma- 
renne, terre sur le bord de la mer; 
de maritima. Comp. oitremer 1, 153, 
outre-mer ; oitremarin, outre-marin, 
d'outre-mer. Variantes d'oltre v. s. t. 

Mère v. marche. 

Mereli v. marche. 

Merehi v. mercit. 

Merehiable, merehiablement v. 
mercit. 

Merehier, marquer Y. marche. 

Mereliier, crier merci v. mercit. 

Merei v. mercit. 

Mereiable, mereiablement v. 
mercit. 

Mereiaule v. mercit. 

Mercier v. mercit. 

Mercit, merci, mercM n, 234. 
345. 355, merci, grâce, miséricorde, 
pardon, pitié, conipassion; àernerees, 
qui dès les premiers temps du moyen- 
âge avait pris la signification indiquée ; 
rendre mercif remercier, rendre grâces; 
erier, prier merei, demander grâce, par- 
don, implorer miséricorde, s'avouer 
vaincu, coupable ; trouver merdy trou- 
ver grâce; la vostre merci ^ sauf votre 



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MER 



243 



MEU 



grâce ou votre respect, révérence parler . 
Delà mercier, merehier, crier merci, 
supplier, rendre grâces, remercier, re- 
cevoir à merci, faire grâce ; de là re- 
mercier; amercier, remercier, rendre 
grâces. MerciaMe,mercliiable, mer- 
Ciaule, bon, miséricordieux, compa- 
ti8sant;mericablement^ercliiaMe- 
ment I, 292, avec pitié, compassion, 
sensibilité^ en suppliant. 

Mère, meire, mierell, 167, mère ; 
prov. maire, ital. , esp. , port, madré ; 
mater; marastrc II, 239, marâtre, 
belle-mère; matraster. Les mots avec 
cette terminaison aster: parastre, JUia- 
être , frer astre , sorastre , qui , dans le 
principe, ne désignaient que la parenté, 
l'alliance, prirent peu à peu une signi- 
fication péjorative, et par opposition à 
la méchante marâtre, on donna hypo- 
coristiquement à la bonne marâtre le 
nom de belle mère, c.-à-d. dans le sens 
primitif de bellus, cher, chère mère, 
et ainsi des autres. 
Mereau, mereaus v. matras. 
Merci, merelle v. matras. 
Meresle v. matras. 
Meriaus v. matras. 
Merir I, 74, reconnaître, payer, ré- 
compenser de, rendre la pareille ; de 
mereriy merere (v. DC. s. v.). Bietce le 
vos mire. Dieu vous le rende, vous en 
récompense. Proprement il faudrait 
miere, dans cette formule (cfr. subj. 
fiere 1, 337), mais l'usage fréquent qu'on 
en faisait aura occasionné la suppres- 
sion de la diphthongue. Merir, comme 
de très-bonne heure dans le latin, gou- 
verne le datif de la personne et l'accu- 
satif de la chose : Si lor mirerai cest 
travail, Ben. v. 9713. Gentilz Dame, 
Dieux le vos mire, R. d. C.d.C.v.6749. 
Mérite I, 103. 124. II, 131.205.365. 
mérite, récompense, bienfait, bonté, 
grâce; meritum. Mérite, prov. merit, 
mérite, esp., ital., port, merito, était 



plus souvent du genre féminin que mas- 
culin. De meritare, vient mériter, mé- 
riter, récompenser, rendre un bienfait. 
Mérite, mériter v. merir. 
Mericer v. marche. 
Merme, mermer v. menre. 
Merquier v. marche. 
Merre v. marer. 

Mers s. s. et p. r.de merc, v. marche. 
Meryaumeiit v. merveille. 
MerYCillaMe v. merveille. 
Merreillance v. merveille. 
Merreille, merroille, merrille, 
merveille ; du pluriel mirabUia, choses 
merveilleuses. ilf<?ri;ft7^ s'employait ab- 
solument dans le sens de à merveille, 
d'une manière merveilleuse I, 331. 59. 
83, quoiqu'on trouve aussi à merveille 
I, 265. II, 71; et, dans les deux cas, 
merveille est, pour l'ordinaire, au plu- 
riel. Se donner ou avoir merveilles, 
s'étonner, être surpris ; estre merveille 
I, 155. 215, ih.; faire merveilles I, 59, 
ib. De la mcrYciller, merYoiller, 
merreilher, merriUer II, 337. 888. 
surprendre, étonner, être surpris; ad- 
mirer, émerveiller, éblouir; comp. es- 
merreiller, esmerriller 1, 193. 196. 
366, émerveiller, être surpris, admirer ; 
d'oii esmerrillemeiit 1, 213. M. s. J. 
478, action de s'émerveiller, admira- 
tion; merreillos, merrilhos, mer- 
Yilions, merYcillos, merYcilIous, 
merYoillos, merYCilleus II, 319, 
étonné, surpris, merveilleux; hautain, 
fier, insolent ; estre mervUlous de qqch, 
1,267; adv. merYillosement, mcr- 
Yeillosemeiit,merYaument,merveil- 
leusement, d'une manière merveilleuse; 
— merYeillaMe,merYoil1aMe, éton- 
nant, surprenant, admirable. Cfr. mirer. 
MerYCilIer, merYcilher v. mer- 
veille. 

MerYCilleus v. merveille. 
MerYCillos, merYCilloscmciit v. 
merveille. 

10* 



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MÊR 



iu 



MÊ& 



Merreillons r. merreille. 
Merreillas v. maryellle. 
Merrilhos r. merveille. 
Merriller y. merveille. 
MerYillous t. merveille. 
MerYOillable v. merveille. 
MerToilie^merToiller t. merveille. 
Merroillos y. merveille. 
I. Mesl, 96. II, 303, forme invariable, 
mets, plat; ital. tneaso; de missum; 
comp. entremes I, 163, entremets. 
L'orthographe constante mesy très-rare- 
ment mas à la rime, et pins encore 
l'italien mesêo , prouvent que M. Diez 
et ceux qui Tout imité, ont eu tort 
de rapporter mes au goth. matSy abal. 
maz, aliment. Le t de la forme mo- 
derne a été introduit plus tard, sans 
doute pour rapprocher mes du verbe 
mettre f lorsque Ton ne comprit plus 
Tancienne orthographe fort correcte. 
Cfr. mettre part, passé. 

n. Mes 9 messager; demissus (mit- 
tere); d'où mesage, message, me- 
saige, message et messager G. d.Y. 76. 
1283.1155.3411. 0.d.D.3548;etdlci 
messagier, mesaigler, mesagier, 
messager, qui, dès le milieu du XIII® 
siècle, avait fini par remplacer presque 
exclusivement mesage dans sa 2® signi- 
fication; messagerie 9 message, mis- 
sion, commission. Cfr. mètre part, passé, 
m. Mes 1, 139 pron. pos. 1. pers. suj. 
s., rég. pi. m., s. et r. f. pi. mon, mes; 
ainsi de9nw«etpour meos, meas; mon 
r. s. m., mon; meum; ma^ mai 9 s. et 
r. f. s., ma; mea; mei s. pi. m., mes; 
met; quant à moi, c'est sans doute 
une forme faite d'après le latin tui, 
sui; mei ne permettant aucune autre 
forme que mei en Bourgogne^ et sui, 
tui y étant en usage. L*e muet picard 
valant l'a primitif bourguignon et non 
pas notre e muet, partout où e est 
primitif en Bourgogne, il est remplacé, 
dans le picard, par t (I, 123); de là 



les formes picardes mis 9 me 9 équiva- 
lentes de mesj ma; et mi pour meij 
avec une forte contraction, men de 
meum arec rejet de Vu; u pour en 
Normandie, d'où mon pour mon, aoglo- 
normand mouil. 

Mes adv. et conj., v. venir. 

Mes V. manoir. 

Mes 9 me les I, 134. 

Mesage 9 mesagier v. mes II. 

Mesaige9 mesaigier v. mes II. 

Mesaise v. aise. 

Mesaisie v. aise. 

Mesaler v. aler. 

Mesavenir v. venir. 

Mesaventiire v. venir. 

Meseaver v. meschief. 

Mesebaanee v. chaor. 

Mesebeanee v. chaor. 

Meselieoir v. chaor. 

Meseberer v. meschief. 

Mesebief 9 meseief 9 s. s. et p. r. 
meseliies9 meseies9 de la particule 
mes et de ehief^=seaput , ainsi propre- 
ment issue malheureuse : malhear, mé- 
saventure ; vb. mesebeyer9 meseaver, 
essuyer un malheur, échouer dans un 
projet, perdre, avoir de la mauvaise 
fortune: Mais no crestientes durement 
meaeava (Ch. d'Ant. I, p. 40). Dans 
une note sur ce vers, M. P. Paris con- 
fond, comme cela est arrivé le plus 
souvent , meseheoir et mesehaveTf qu'il 
rapporte bien fautivement avec DC à 
la 3® conj. mesa^voir, mesehevoir, DC. 
s. V. mescadere. 

Mesehies v. meschief. 

Meseliieii9 meskin, mesein (mes- 
qilill)9 pauvre, misérable, chétif; fai- 
ble, délicat; de l'arabe meslnn^ pauvre, 
misérable, comme l'indique Raynouard, 
qui écrit mezquin, au lieu de meskîn. 
De la signification faible, délicat, on 
dériva le substantif meseliin9 me8eiD9 
mes]dn9 jeune homme; mesebine, 
meseiney meskine II, 191, 352.369, 



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MES 



245 



MES 



jeue fille, demoiselle. Meschin et m«- 
sehine dévoloppèrent aussi les signi- 
fications yalety servante, domestique, 
maîtresse, concubine; tnesehine de me- 
aHer, comme femme de meatier, fille 
publique. Enfin mesehine se prit pour 
enfant du sexe féminin. De là mes* 
einagre, mesehinagre , fleryice, con- 
dition de celui qui sert. 

Meschinage t. meschin. 

Mesçhine t. mescliin. 

Meseief , mescies t. meschief. 

Mesein, meseinagre v. mescMn. 

Meseine v. meschin. 

Meseonoistre t. conostre. 

Mesconter y. conter. 

Mesereanee v. croire. 

Mesereant part. prés, demescroire. 

Meserea, mesereuz y. croire. 

Meseroire v. croire. 

Mesdire y. dire. 

Mesdisant y. dire. 

Meseaus v. mesel. 

Mesel(meseaus9mesiaas)II, 170, 
fém. mesele, lépreux, ladre; mesei- 
lerie^ léproserie et lèpre (y. Roq. s. 
y.); de miseUus. DC. miselli. 

Mesele v. meseL 

Mesellerie v. meseL 

Meserrer y. erre. 

Mesestanee y. steir. 

Mesfait, mesfet v. faire. 

Mesgnee v. manoir. 

Meshoi n, 297. 

Mesiaus y. mesel. 

Mesire y. sendra. 

Meskeanee y. chaor. 

McskJiiy meskine v. mescbin. 

Meslee y. mesler. 

Mesler, iiiedler,metler, meiUer, 

mellerl, 264. 268. U, ei. dl9, mêler, 
brouiller, mettre en confusion, mettre 
mal ensemble, se disputer, en yenir 
aux maius; Imâ. miseulare, de miscere; 
tôt mesle mesle II, 257, tout pêle- 
mêle ; dans Ben. II, 4433 on lit mesle 



pesie; subst. meslee, medlee, meil- 

166, m6lle6 I, 79. 136. Il, 242, foule, 
troupe, multitude, querelle, dispute, 
combat; dér. m6sli6US, querelleur, 
brouillon; et entre autres encore notre 
mélange, qui resta longtemps féminin, 
ayeo la même suffixe que louangCy etc. ; 
comp.eiltr6m6ller II, 384, entremêler . 

M6sli6iis y. mesler. 

Meslin y. mascle. 

Mesn6 y. manoir. 

Mesoaiiymesouaii v. an et II, 275. 

Mesonete v. manoir. 

M6sparler y. parole. 

M6Sprendr6 y. prendre. 

Mesprisement y. preis. 

Mesprisier v. preis. 

Mesprison y. prendre. 

Mesprisnre v. prendre. 

Mesproison v. prendre. 

Message y. mes II. 

Messagerie y. mes II. 

Messagier v. mes II. 

Messe^ messe ; de missa est se. con- 
cio. V. DC. s. y. missa. 

Messerrir y. serf. 

Messire y. sendra. 

Mestier, menestier, mestir II, 
59. 335, métier, office, emploi, mini- 
stère, besoin, service, usage, utilité; 
proy. menestier, mestier; de miniete" 
rium, y. DC. s. y. ; eetre et avoir mestier 
1, 258, b, et d'autres exemples I, 112. 
195. 215. 232. 238.242. 250.253. 258. 
263. 271. 286. 327. 380. 397, etc.; n*i 
a mestier, il est inutile, il ne sert 
de rien; le mestier Dieu ou le saint 
mestier I, 375, service de Dieu, saint 
ministère, messe, cérémonie; — delà 
ménestrel, menestreus II, 1 08, plus 
tard menestrier, Imâ. ministerialis,bom- 
me attaché au service de qqn. , servi- 
teur de la maison , puis ouvrier, arti- 
san, chanteur, joueur d'instruments: 
Dous demeiseles menestrales vindrent 
devant le rei Salomun, Q. L. d. E. ni^ 



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MES 



246 



MIA 



285 (tune Yenemnt duae mulieres me^ 
retriees ad regem . . .). 

Mestir v. mestier. 

Mestraire v. traire. 

Mestre^ mettre y. mètre. 

Mestre, maître v. maïstre. 

Mestreier t. maïstre. 

Mestrie y. maïstre. 

Mestrise v. maïstre. 

Mestroier v. maïstre. 

Mesurel, 73.194. 293,mesure, mo- 
dération, raison, sagesse, règle; de 
mensura; mesurer, mesurier 1, 293, 
II, 42, mesurer, régler, comp. ame- 
Surer n, 268, régler avec mesure, 
proportionner, être plein de mesure, 
être prudent , adoucir ; du part, passé 
Tady. amesureement , raisonnable- 
ment, modérément, convenablement; 

— desmesure, excès, désordre, ou- 
trance, injustice ; desmesurerll, ii7, 
désordonner, excéder, dérégler, débau- 
cher; part, passé peu sage, inconsi- 
déré, excessif, outré, prodigue, libertin ; 

— moison, mesure, forme ; de mensio. 
Mesurer, mesurier v. mesure. 
MesTOir v. veoir. 

Met V. maie. 

Mètre, mattre, maître, mestre 
II, 174etsuiy., mettre, poser, placer, 
déposer, établir, employer; traduire; 
mettre Jus U, 178. R. d. 1. V. 78, met- 
tre bas de cbeval; mettre Jus V or exile 
II, 178 ; mettre sua ou surU, 178. 175. 
130. 1, 109 ; mètre en ne II, 179; mètre 
à «w II, 179; comp. demetre II, 179. 
1, 117, d'où ademetre II, 179; subst. 
ademise R. d. LY. 139, exception, dé- 
lai, retard;esdemetren,i80; enmetre 
II, 180; entremetre II, 180; mal- 
metre, maumetre II, 180; prome- 
tre, prametre II, I8i ; subst. pro- 
messe, pramessell, 132, promesse; 
promittere, promissus; prommission 
terre de) II, 380, terre promise, pro- 
missio ; eomprometre, compromettre. 



engager ; eompromis I, 241, compro- 
mis ; compromittere, eompromissum ; tra- 
metre I, 289. II, 129. 140, trans- 
mettre, envoyer; ménager; au part, 
passé souvent affaiblissement de Va en e, 
d'où la forme tremis ; transmittere ; re- 
mission I, 125, rémission; remissio, 

Meudre v. mlaldres. 

Metir v. maûr. 

Meure v. more. 

Meurier v. more. 

Meiirtet v. maiir. 

Meus, meuz v. maildres. 

Meute V. movoir. 

Mouture v. moldre. 

Mex, mieux v. mlaldres. 

Mex, métairie v. manoir. 

Mex conj. V. mais et II, 384. 

Mez V. manoir. 

Mezine v. mêle II. 

Mi, demi v. meie I. 

Mi pron. pers. rég. ind. et des prép. 
1, 121. 123, moi; de mi pour mihi; rég. 
dir. en Picardie I, 123. 124, me, moi. 

Mi s. pi. m du pron. pos. mis, v.mes 

Miadres v. mialdres. [III. 

Mialdres, mioldres, mieldres, 
mildre, miaudres, miadres, miou- 
dres,mieudres,meidre, meaudres, 
meudre, meillor, meiihor, meil- 
leur, millor, milleur,meillur, mel- 
lour 1, 103. 104. 107 adj. comparatif, 
meilleur ; melior; avoir du meilleur , avoir 
le dessus, être le plus fort; de làvb. 
comp.amieldrirl, 104,rendre meilleur, 
améliorer; — de meliorare dér. melio- 
rer,meillorer, améliorer, rendre meil- 
leur, comp. améliorer; — adv. miels, 
mielz, miez, mieus, mieuz, miex 
{mieior); melz, mouz, meus, mex 
(meix); meilz; mils, mius, mis, 
mix {milx); miols, mious, mios, 
miox; mials, miaz, miaus, miaoz, 
miax; muelz, muez; meaus,meax, 
II, 305. 6, mieux; melius; — super- 
latif mellesme I, 106. 



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MIA 



247 



MIL 



Mials y. mialdres. 

Miaadres v. mialdres. 

Miaus, miauz v. mialdres. 

MiaXy miaz y. mialdres. 

Miehe y. mie. 

Mie, mi y. meie I. 

Mie 9 médecin y. meie II. 

Mie I, 286, mie, miette; mica; ital., 
proy. mica, miga; seryant à renforcer 
la négûtionll, 333, 3°; yb. dér.comp. 
esmier Q. L. d. R. 388.406, mettre en 
miettes, briser, écraser. De mica dér. 
aussi miche 9 miche, y. DC. s. y. 

Mieeine y. meie II. 

Miedi y. dis et c£r. meie I. 

Miel, mell, 149, miel; mel; esp. 
miel, proy., port, mel, ital. mêle. Cfr, 
miez. 

Mieldres y. mialdres. 

Miels y. mialdres. 

Mielx, mielz y. mialdres. 

Mien I, 139. 140. Ce pronom dér. 
de meum avec une dipbtbongaison fort 
régulière, ou mieux l'on a d'abord eu 
men dont Ton a dixihtbongué Ve ayec t, 
ce qui permettrait de supposer que 
mien a été créé en Picardie. La forme 
picarde men (y. mes), et l'emploi de 
men^ mun ayec Tarticle, pour le mien, 
donnent la plus grande yraisemblance 
à cette opinion. On pourrait aussi dér. 
mien de mi avec la suffixe en=sanus, 
et comparer ancien, deyantrain, etc. 
Cependant je rejette cette dernière éty- 
mologie, parce que: l) ayec un ad- 
jectif en anus , on aurait eu , comme 
partout, une forme féminine, etle man- 
que de féminin est bien constant dans 
le principe : le souvenir de Torigine de 
mien fit sans doute rejeter ce féminin; 
2) mi et anus n'auraient jamais pu 
produire le normand men, correspon- 
dant du mien picard -bourguignon ; 3) 
tuen, suen, dérivent sans aucun doute 
et fort régulièrement de tuum, suum^ 
et cette analogie parle en faveur de 



mien=men dipbtbongué. Cfr. en outre 
meie UI., seie, teie, ot l'on voit des 
procédés semblables à celui que je 
viens d'expliquer. 

Mienuit v. nuit et cfr. meie I. 

Mier, pur v. mer I. 

Mier, mer v. mer II. 

Miere v. mère. 

Mieudres y. mialdres. 

Mieue y. meie III. 

Mieurre v. moldre. 

Mieus, mieuz v. mialdres. 

Miex y. mialdres. 

Miez, mies, hydromel ; Imâ. mezium^ 
traduit par DC. hypocras et sorte de 
bière; ahal. medo^ meto, metu; holl. 
mede, mêe; anglo-saxon medo^ meodo, 
V. Dief. G. W. II, 72, § 6. Cfr. mieL 

Miez y. mialdres. 

Mignot R. d. 1. V. I, 130, mignon, 
joli, délicat, agréable ; adv. mignote- 
ment II, 201, mignonnement, joliment, 
agréablement; de là mignoter ; même 
famille que miynon, mignard, etc.; du 
gallois min, petit, joli , ou de l'ahal. 
minnia, amour; suéd. minna, aimer? 
Gn semble parler en fuveur de la se- 
conde ét3rmologie. 

Mil, mile, mille 1, 111, mille, mil ; 
miUe; millesme, millième ; subst. mil- 
lésime; miUesimus; milliaire I, 120. 
millésime; millième année; milliarius. 

Mildre y. mialdres. 

Mile y. mil. 

Mille y. mil. 

Millesme v. mil. 

Milleur v. mialdres. 

Milliaire v. mil. 

Millor y. mialdres. 

Mils y. mialdres. 

Milsodor, milsoudor, missoudor, 
misodor, coursier de prix, cheval de 
bataille ; proy. milsoldor; àe mille so- 
lidorum, se. caballus. 

Milsoudor v. milsodor. 

Milx y. mialdres. 



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MIM 



248 



MIS 



Mime y. meisme. 

Mimoire t. membrer. 

I. Mine, mine, minière; en proY. 
mina et mena; enital., esp. et port, 
mina; miner 9 miner, creuser; de là 
mineur II, 177, mineur; minière; mi- 
néralj minerai. On a fait remonter 
cette famille de mots au latin mmor^ 
(DG.)i en roman menare; mais pour 
établir cette dériYation, il faut partir 
du sens figuré. Ainsi minare coneiUum, 
dans la basse latinité, signifiait pré- 
parer un coup, d'où l'on aurait 4fttit«=s 
dessein secret, complot, conduit secret 
pour miner les murailles d'un lieu fort, 
mine (excaYation souterraine pour tirer 
le minéral). Cela serait très-artificiel 
et la conservation de Vi radical, au 
lieu de 1'^ roman , ne s'explique guère 
plus plausiblement, c'est-à-dire que l't 
aurait été maintenu pour difiérencier 
miner de mener, M. Dief. Gelt. I, 71, 
e.y après avoir fait observer que les 
Celtes ont connu de bonne heure l'ex- 
ploitation des mines, dérive mina du 
celtique. De tontes les formes celti- 
ques qu'on peut citer pour appuyer 
cette dérivation, il n'y a que le gallois 
m^n qui soit admissible; mais, afin 
d'arriver à une certitude, il faudrait 
fixer en quel rapport méin se trouve 
avec l'anglais et le roman mine, mina. 

II.Mine, mine, mesure de capacité; 
mina; emine, hémine, mesure de ca- 
pacité et de superficie; cfr. DC. he- 
mina ; hemina {^fitva); d'où eminag'e, 
amina^e^amenagrel, 222, droit sur 
les grains mesurés à Thémine , et par 
extension lieu où l'on mesurait les 
grainSyballe auxgrains,signification qui 
s'est conservée dans quelques provinces. 

Miner v. mine. 

Mineur y. mine. 

Ministre v. ministrer. 

Ministrer, administrer, servir, se- 
courir; ministre II, 93, ministre, ser- 



viteur ; de mimstrare^ mmiiter ; comp. 
aministrer n, 69, administrer, aider, 
fournir; aministration I, I8O, admi- 
nistration, gestion. Cfr. mestîer. 

Mioldres v. mialdres. 

Miols V. mialdres. 

Mios y. mialdres. 

Mioudres v. mialdres. 

Mious V. mialdres. 

Miox V. mialdres. 

Mirabilous v. mirer. 

Mirable v. mirer. 

Miraele v. mirer. 

Mire v. merir. 

Mire 9 médecin v. meie IL 

Mireor v. mirer. 

Mirer, guérir v. meie II. 

Mirer II, 390, prov. mirar, contem- 
pler, admirer, voir, mirer; mirari; 
comp. remirer n, 381, regarder, ad- 
mirer,contempler; subt. remire 11,145, 
relâche, répit; mirable Ben. 14958, 
admirable, merveilleux; mtradt/i«;comp. 
remirable» admirable; mirabilous II, 
356, merveilleux; cfr. merveille; mi- 
reor, miroir, propr. miratorium, a 
verbo mirari, quia in eo miramur no- 
stram effigiem; — miraele U, 42, 
miracle, merveille; ndraeukm, 

Mirie v. meie II. 

Mis pron. pos. picard v. mes III. 

Mis V. mialdres. 

Mise 1, 104.11, 147, arbitrage, sen- 
tence d'arbitres ; enjeu, gageure ; Imâ. 
misa V. DC. s. v. ; misieres, misères, 
miseorl. 77, celui qu'on a chargé 
de suivre et exécuter une affaire, ar- 
bitre, juge, expert. Cfr. mètre, mes. 

Miseor v. mise. 

Miseratibn v. misère. 

Misère I, IO6, misère, malheur; 
miaeria; miserin I, 177, malheureux, 
misérable; propr. mieerinus; misera- 
tion I, 83. 278, commisération ; mû^- 
ra/to;miserieors, miséricordieux; mi- 
eerioora (misereo-i^or); miséricorde 



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MIS 



249 



MOI 



1, 125, miséricorde, pitié, compassion; 
sorte de poigpnard; misericordiaf v. DO, 
a. V. et Roq. 

Misères v. mise. 

Miserieorde v. misère. 

Miserieors y. misère. 

Miserin y. misère. 

Miesieres v. mise. 

Mlsme y. meisme. 

Misodor, missoudor y. milsodor. 

Mitan, moite, milieu; mot qui exi- 
ste encore dans presque tous les patois, 
en Franche-Comté moitan, wallon mi- 
tan, etc. M. Grandgagnage s. y. dérive 
mitan de Tahal. mittamo (médius). De 
là mitaniery métayer, fermier. Cfr. 
moitoier s. y. meie. Notre mitaine ap- 
partiendrait-il à cette famille } Mitaine 
est un gant oti il n'y a qu'une sépa- 
ration, pour ainsi dire gant séparé en 
deux moitiés. 

Mitanier y. mitan. 

Mite^ chat; onomatopée; d'où les 
dér. mitou^ matou; et le comp. chatte- 
mite; cfr. ital. micio, micia, esp. micho, 
miza, allem. miez, mutz. Remarquez 
l'ancien proverbe : Se l'une est chate, 
l'autre est mite, R. d. Ren. I, 6 y. 144, 
pour exprimer une égalité de senti- 
ments, de caractère. 

Mine y. meie III. 

Mius y. mialdres. 

Mix y. mialdres. 

'Modre y. moldre. 

Moe y. meie III. 

Moens y. menre. 

Moensnet y. naistre. 

M0I9 ™^^ '^' ™^* 

Mol pron. y. me. 

Moie^ mienne y. meie III. 

Moiey mêle, meule, monceau; de 
meta; mollon, muillon Ben. 22064, 
meule (de foin); dér. de metula* Mais 
outre ce moilon^ encore en usage dans 
plusieurs provinces, on trouve fitf«/ot» II, 
31 1, lat. moyen- âge mulîo (Ordéric Vi- 



tal), et quelques patois ont conservé 
mule etmuhn. Ce mule ==^knotie meule, 
d'oîi mulon, n'est qu'une autre dériva- 
tion de metula: meule, comme seule, 
reule et rule, neule , de aaeculum, ré- 
gula, nebula; et les dialectes qui ai- 
maient les formes grêles, comme le 
normand, ont employé mule pour meule. 
C'est précisément en Normandie et sur 
les confins de cette province qu'on 
rencontre muUo, mule, mulon, mulot. 
Meule ne saurait dériver, pour l'idée, 
ni de molee ni de mola, comme on l'a 
proposé. 

Moieme v. meisme. 

Moien v. meie I. 

Moienneor y. meie I. 

MoienneFes v. meie I. 

MoieUy moyeu; de modiolus, dim. 
de modiue, prov. muiol. 

Moigne^ moine v. monstier. 

Moigne v. mener. 

Moignon 1, 183, main ou bras mutilé, 
ce qui reste d'un membre coupé. Ce 
mot est probablement celtique, on le 
trouve sous la forme simple mon,mou9i, 
dans le breton; toutefois les autres 
langues celtiques ne le connaissent pas. 

Mollier, moiliier, muilliery mul- 
1er, mouiller I, 130. 214. 254. 264. 
369, femme, épouse; mulier. 

Mollller, mouiller y. mol. 

MolUler, femme y. moilier. 

Mollon, meule y. moie. 

Mollon II, 226, moellon; dér. de 
mutilus; répondant à l'esp. mojon, sard. 
muUone, borne, amas, prov. molon, 
amas, tas. On trouve mutuU. dans la 
Loi des Rip. pour signifier les mon- 
ceaux de terre servant de bornes. Sau- 
maise dér. moilon de moelle, medulla, 
parce que, dit -il, le moellon sert de 
remplissage dans un mur, comme la 
moelle au milieu des os. Tout cela est 
bel et bon, mais autrefois moeUon ré- 
pondait à peu près, à ce que nous ap- 



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MOI 



250 



MOL 



pelons pierre de taille (brute), et au- 
jourd'hui encore il a ce sens en cer- 
tains endroits. Ainsi moellon a d*abord 
signifié pierre coupée, sans façon, mu- 
tilée, tronquée, d'où Tidée de borne 
en espagnol. Cfr. Tallem. bruchstein. 

Moinaos v. moisson I. 

M oine^ moine t. monstier. 

Moinent y. mener. 

Moinet y. mener. 

Moins Y. menre. 

Mois, mois I, 48, mois; menais; 
des mois, de longtemps. 

Moisnel y. moisson I. 

Moison Y. mesure. 

I. Moisson I, 306, moissiin,mois- 
nely moinaos, moineau; dériYé, selon 
les uns, de moine, c.-à-d. petit moine, 
parce qu'il est appelé solitarius dans 
la Bible; selon les autres, de l'ahal. 
mez, moineau ; mais ces étymologies ne 
satisfont pas à la forme. Cfr. le Yal- 
lon mohon. Moisson^ d'oti moissonel 
et contracté moisnel, dériYO du latin 
musca, Cfr.rallem. musch,musche, mu- 
scbel, noms de plusieurs petits oiseaux, 
affiliés à moucheron. Cfr. encore dans 
Koq. les formes mousson, muskeron, 
Grandgagnage mohon, et Grimm III, 
362. 

II. Moisson, moisson; moissonoT 
I, 329, moissoner; de messio, 

Moissoner y. moisson II. 

Moissnn y. moisson I. 

Moitaier y. meie I. 

Moitié, moitiet y. meie I. 

Moitoier y. meie I. 

Mol, mou I, 129, f. mole II, 44, 
mou, tendre, souple; subst. le gras de 
la jambe, d'où notre mollet; de mollis; 
d'ici moillier, moller, mollier,miiil- 
1er, mouiller I, 397, mouiller; pro- 
prem. molliare; comp. amolier, amO" 
loier, amoleier II, 268, adoucir» 
amollir; ital. moUare, céder; amoUarc, 
mouiller; mollere, terrain maréca- 



geux, — moleee I, 82, mollesse, 
souplesse; de moUitia. 

Moldre, moire, morre, more, 
maurre, maure, modre, maudre, 
mourre, mleurre II, I8i et suiv., 
moudre, émoudre, aiguiser, broyer, bri- 
ser; molere; proY. moire, esp. moler, 
comp. esmoldre II, 182, émoudre, 
affiler, aiguiser; molture, mouture 
I, 253, propr. molitura; molin I, 51, 
moulin; de tnoUna pour mola, y. DG. 
s. Y. et les Dict. lat. ; de là molnler, 
molinler, mannler I, 298. n, 272, 
meunier; Yb. mollner, tournoyer; 
comp. remollner, se tourner en cer- 
cle, tournoyer. 

Mole Y. mol. 

Mole, moule ; proY. molle, ital. mo- 
dano, esp., port., aYcc renYersement 
du /, molde; de modulus; Yb. moler, 
moller FI. et Bl. y. 574, mouler, for- 
mer, cfr. escaYi; estre mole à . . . , être 
fait pour . . . 

Moleee y. mol. 

Moler Y. mol. 

Moleste I, 409. II, 162, embarras, 
empêchement, opposition, tourment, 
inquiétude; molestia, 

Molière y. mol. 

Molin Y. moldre. 

Mollner y. moldre. 

Molinler y. moldre. 

Moller, mouler y. mole. 

Moller, mouiller y. mol. 

Molnier y. moldre. 

Moire Y. moldre. 

Molt Y. mult. 

Molteploier y. mult. 

Molton, multun, mouton, ma- 
ton, mutun, moton I, 174. II, 299, 
mouton; en picard monton, ital. mon- 
tone, à Venise moltone, cat. molto, 
proY. molto, mouto, moto. Toutes 
les langues romanes donnent à ces mots 
la signification que nous donnons à 
tnoutpn, et les gloses de Schelestadt 



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i 



MOL 



251 



MON 



disent déjà mulUmea et vervecet. Wi- 
deri (moutons) p. 358, 34. Cependant 
les Q. L. d. B. traduisent souvent ariea 
par muUun; p. ex. dans l'exemple cité 
I, 174, le texte latin porte borem suum 
et arietem; au livre III, p. 141, Tum 
sacrifiout un buef e un tnultun^ immo- 
labat bovem et arietem. Les langues 
celtiques ont mois dans un dictionnaire 
cornouaîllais du XJIe siècle conservé 
au Musée britannique; anc. irlandais 
tnoltf gallois mitlt, breton maout; mais 
on ne trouve dans le celtique aucune 
racine probable à ces mots. Le latin 
du moyen-âge multo date du Ville ou 
IXe siècle. De toutes les étymologies 
proposées jusqu'ici, et malgré la tra- 
duction des Q. L. d. B., celle que Ca- 
seneuve indique d'une manière douteuse 
me paraît le plus juste: il dérive mol~ 
ton de mutilua. Il faut alors admettre 
transposition du l et permutation de 
cette lettre en n dans le picard et 
l'italien ; cfr. le nouveau provençal mou^, 
mutilé. Ainsi molt aurait été, dans le 
principe, un adjectif dont on aurait 
dérivé le substantif molton. Cfr. l'alle- 
mand bammel, mouton, de hammeln, 
mutiler. — Molton était une machine de 
guerre qui a été appelée depuis bélier. 

Molture v. moldre. 

Mon pron. pos. rég. s. v. mes in. 

Mon adv. II. 306 et suiv. 

Moneeaus v. mont. 

Moneel v. mont. 

Moneiaus v. mont. 

I. Monde, mnnde I, 264, pur, net, 
propre ; mundus ; monder, mnnder II, 
33, purifier, nettoyer; tnundare; mon- 
difier, purifier, nettoyer; desmonder, 
salir, souiller, contaminer ; esmonder, 
purifier, purger; emimdare) remon- 
der, repurifier. 

II. Monde, mnnde, mont, mnnd, 
mnnt, s. s. et p. r. monz, mons, munz 
I, 72. 73, monde, univers, terre, nature; 



le siècle; mundus; mondain, mnn* 

dain I, 291, mondain, du monde; mun- 
dantts; justice mondaine, juridiction 
laïque; oevre mondaine^ oeuvre merce- 
naire, travail d'artisan. Cfr. DC. s. v. 
mundalis. 

Monder v. mode I. 

Mondifier v. monde L 

Moneer v. monoie. 

Moneie v. monoie. 

Moniage v. monstier. 

Montai V. monstier. 

Moniaus v. monstier. 

Monjoie, moqjoi, petite montagne, 
colline; — sommet, perfection; — cri 
de guerre des rois de France. V. DC. 
Mons gaudii, 2e diss. sur Join ville; 
Bayn. Gram. comp. p. XTTl ; Cb. d. B. 
s. V. 

Monneste v. amonester. 

Monoie, moneie, menoie II, 318, 
monnaie; demo^e<a;ital. moneta, prov., 
esp. moneda; d'où moneer II, 177, 
monnayer, fabriquer, frapper monnaie ; 
propr. monetare. 

Mons, monde v. monde U. 

Mons, mont v. mont. 

Monsigneur v. sendra. 

Monstier, mostier, mnstier, 
mouster, musterl, 50. 196. 221. 290. 
304. II, église, cloître; àemonasterium; 
môtie encore aujourd'hui fort en usage 
dans le patois de Montbéliard, môté 
en Lorraine ; prov. monestier ; moine, 
moigne I, 51. 292. II, 102, moine; 
prov., esp., port, monge, fiôvioÇy ital. 
monacho, lat. monachus ; monial, mo- 
niaus adj. c. g. I, 101, monastique; 
moniage II, 57, 221, vie monastique, 
profession monastique. 

Monstre II, 66, monstre; mons/rum. 

Monstrer v. mostrer. 

Mont, monde v. monde II. 

Mont, mnnt, s. s. et p. r. monz, 
mons, munz I, 82, cfr. I, 73, mont, 
montagne; amas, monceau; mons (mont); 



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MON 



252 



MOE 



monter, mnnter 1, 82. 180. 190. 282. 
II, 110. 262. 898. monter, s'éleyer; 
saillir, sauter; absolument monter à 
cheval; se porter, s'ayancer; concer- 
ner, toucher, appartenir, avoir de llm- 
portance, importer; propr. tnontare; 
dér. montaigrne, montagrne, mmi- 
taine I, 55. II, 70. 73, montagne; 
propr. mofitanea; montaiice) valeur, 
prix, estimation; monte) monte I, 
210, montant, somme, valeur, prix, 
importance, estimation, augmentation, 
accroissement, quantité ; intérêt, usure; 
montée, montée, ascendance; aug- 
mentation de prix; cfr. DG. montare; 
monteor, montoir, escalier, embar- 
cadère; vb. comp. amonter, rehaus- 
ser, accroître; remonter I, 84, re- 
monter; sormonter, sormonter I, 
53. 187, surmonter, surpasser, domi- 
ner, vaincre; subst. sormonte, dans 
l'expression ^ar sortnonte II, 384, par 
surcroît; — dimin. moneel, mon- 
eiaos, moneeaos, amas, tas, mon- 
ceau, assemblage, troupe; de monti- 
cellus; — adv. amont, amont II, 
270; eontremont II, 270. 

Montanee v. mont. 

Monte, montée v. mont. 

Monteor v. mont. 

Monter v. mont. 

Monoment I, 226. II, 380, monu- 
ment, témoignage, tombeau; monu- 
mentum, 

Monz, monde v. monde II. 

Monz, mont v. mont. 

Moqoer n, 259, se moquer de qqn., 
railler; prov. mochar; du grec ^(ux^r, 
ib. Selon M. Dief. Celt. I, 81 du celti- 
que: kymri tnodaw. 

Mor, noir, noir-brun, de môrus; 
de là morel, moriaos, noir; et notre 
moreUây espèce de plante. 

Mor V. mur. 

Morant v. mort. 

Moreel y. mors I. 



Morehel v. mors 1. 

Mordre, mordre; àemordere; part, 
passé mors; comp. amordre, mordre; 
goûter; amorcer, attacher; part. passé 
amors, adonné, acharné; remordre 
I, 355. Il, 166, martyriser, déchirer, 
bourrelier, part, remors, aujourd'hni 
substantif. 

Mordre, mordre, mortre, meur- 
tre; mordiir, mordrir I, 60. II, 100. 
371, commettre unmeurtre, assassiner; 
mordrissor I, 264, meutrier; de 
Tanglo- saxon mordhoTj homicidlum. 
goth.i»a«r/Ar, allmod. mord; vb.goth. 
maurthrjany (poveéeiv, ahal. mudrjan. 
Notre verbe meurtrir appartient à cette 
famille. 

Mordrir v. mordre. 

Moral V. mors II. 

Moralité v. mors n. 

More, moudre v. moldre. 

More, moore, meore, mûre; mo- 
rumy mor a; sorte de boisson composées 
de raisins et de mûres fermentées, Imâ. 
moratum, v. R. d. 1. V. 168; morier, 
morer, moorier, meorier, mûrier; 
morua. 

Morel V. mor. 

Morer v. more. 

Moriaos v. mor. 

Morier v. more. 

Morir v. mort. 

Morne II, 284, mome; prov. morn; 
d'un adj. gothique ou ahal. inconnu, 
de la famille du vb. goth. maurnanj 
être soucieux, ahaL momêrij moerere, 
anglo-saxon murnan, anglais morn, 
lugere. 

Morre v. moldre. 

I. Mors, morsure; de morsus; de 
là morsel, moreel, morehel, mor- 
siaos I, 286. II, 112, morceau. Le « a 
été tout à fait remplacé par c, Comp. 
amorce^ d'oîi amorcer. 

n. Mors, mors, moors n, 204, 
268. 362, pi. moeurs^ naturel, humeur; 



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MOR 



253 



MOÏ 



mores; moral, moral; moralis; 
ralite n, 155, moralité; moralitaa. 

MorSy mort y. mort. 

MorS) part, de mordre, y. mordre. 

Morsel v. mors I. 

Morsiaus v. mors I. 

Mort, mors, morz, mort, trépas; 
mors (mort); morir, murir, marrir 
I, 359 et suiv., mourir, tuer, faire mou- 
rir, détruire; inf. empl. subst. II, 248; 
part, passé empl. subst. 1, 181, le mort; 
part. prés. empl. subst. I, 209. 348 al 
mariant, al morant, à la mort; 
comp. remorir R. d. S. S. 502, mourir 
à son tour; — mortal, mortel, 
morteil, s. s. et p. r. mortels, mor- 
tes, mortans I, 92. lOi. 235, adj. 
gen. corn, mortel, qui a mérité la mort, 
condamné à mort; mortalis; mortal- 
meiit,mortelmeiit, morteument II, 
370, mortellement; mortalité, mor- 
talité, massacre; mot'talitas ; morti- 
fier, mortifier, faire mourir; mortifi- 
eare; mortifleatioil I, 374, mortifi- 
cation, mort; mortifieatio; yb. dér. comp. 
amortir, et d'après la 1. conj. amor- 
ter, amortir, éteindre, étouffer, abattre. 

Mortal y. mort. 

Mortalité y. mort. 

Mortalment y. mort. 

Mortans y. mort. 

Morteil y. mort. 

Mortels y. mort. 

Mortel, mortelment y. mort. 

Mortes y. mort. 

Mortenment y. mort. 

Mortification y. mort. 

Mortifier y. mort. 

Morz y. mort. 

Mos Y. mot. 

Moselie,moaselie,monske,mons- 
qae, mouche; de là mosehet, mons- 
ket, monské, émouchet (à cause des 
points qui couyrent la poitrine de 
cet oiseau); mosehete, monsehete, 
mouskete^ bnâ muscheta, espèce de 



trait lancé par les machines de guerre; 
espèce d'arbalète; notre mousqttet. G. 
Guiart II, 333 emploie mouche dans 
le même sens que mosehete, A. mosehe 
se rapporte encore notre moueheter, 
Guyet ayait déjà pensé à la dériyation 
indiquée ici, Ménage Tadopta, puis la 
rejeta à tort. 

Mosehet, mosehete y. mosehe. 

Mostier y. monstier. 

Mostranee y. mostrer. 

Mostrement y. mostrer. 

Mostrer, mnstrer, monstrer, 
monstrer I, 105. 125. 143. 177, mon- 
trer, indiquer, faire yoir, enseigner, 
apprendre; de monstrare^ ayec syncope 
du n, rétabli plus tard; subst. mostre, 
plus tard monstre, apparence, exposi- 
tion; de là mostrement, montre, re- 
montrance, preuye; du part, présent 
mostranee I, 288, démonstration, 
action de montrer, remontrance; comp. 
demostrer,demnstrer I, 53. II, 123. 
147, montrer, démontrer, désigner, re- 
présenter, enseigner; demostrement 
I, 191, preuye, démonstration, présen- 
tation, manifestation; demostranee, 
demnstranee, demoustranehe I, 
237.11, 137. 319, représentation, dé- 
monstration, indication, exhibition. 

Mot (mos, mOZ I, 82), mot; de 
mutire, muttire, d'où le Imâ. muttum ; 
mot de prise U, 78, son, accord; n» 
parler mot II, 217; ne soner mot I, 
118; ne tinter mo^ II, 360; mot h ou 
et mot, ayec tous les détails, sans 
omettre une seule circonstance ; de là 
motir, déclarer, ayertir, indiquer, 
spécifier. 

Mote n, 251. 385, tertre, colline, 
château bâti sur une éminence — le- 
yée, digue, — motte. Ayant de recher- 
cher l'origine de ce mot, il est bon 
d'indiquer les significations qu'il a 
aujourd'hui dans les diyerses langues : 
ital. motta^ terre éboulée par suite do 



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MOT 



254 



MOV 



pluies, etc.; esp., port, fnota, levée de 
terre; esp. mota, petit noeud qui reste 
au drap; franc, moderne motte, petit 
morceau de terre, bute, petite masse 
faite avec le tan. Larramendi ddr. 
Tesp. mota, noeud, du basque motea, 
petit bouton; mais on trouve aussi 
moet=môt, dans le hollandais, signi- 
fiant petite, élévation, tache, faute, qui, 
avec le bavarois mott , terre maréca- 
geuse amoncelée, hollandais mof, débris 
de tourbe, et le néerlandais mîte, miijt, 
tas, amas, digue, semblent nous repor- 
ter à une origine allemande. L'écos- 
sais et l'irlandais mota, mont, mon- 
tagne, sont des mots empruntés; les 
formes menit, myniddy menez sont les 
autochthones pour mons. On trouve 
dans le Iraâ. meta^ mita, mota; et, en 
présence des significations indiquées, 
Ton est en droit de se poser la ques- 
tion: Ne faut -il pas réconnaître une 
double origine à mote dans ses diffé- 
rentes acceptions? Mote, tertre, châ- 
teau fort bâti sur une éminence, se 
rapporte toujours, comme on peut s'en 
convaincre en voyageant dans nos pro- 
vinces, à une hauteur en cône isolée. 
Ne pourrait- on pas admettre, en ce 
cas, mota=meta, avec aplatissement fort 
commun de Vê en o f Pour les autres 
significations, l'origine allemande sa- 
tisfait mieux à l'idée primitive. 

Motir V. mot. 

Moton V. molton. 

Mou V. mol. 

Mouiller, mouiller v. mol. 

Mouiller, femme v. moilier. 

Moult V. mult. 

Moure v. more. 

Mourler v. more. 

Mourre, moudre v. moldre. 

MourrOf museau, grouin; prov. 
mor, morr, morre; esp. morro, tout 
corps rond, rocher, caillou arrondi; 
bouche proéminente, signification que 



mourre a conservée en Franche-Comté. 
Ces mots sont sans doute d'origine 
basque: mttrua, colline, tas, murrutu, 
accumuler, entasser, d'où l'esp. moron, 
colline. Cfr. Moron, nom propre de 
ville, qui vient de la même source, 
W.v.Humboldt, uber dieUrb.H.p.49. 

Mours V. mors II. 

Mousehe v. mosche. 

Mouske, mousket, monskete ?. 
mosche. 

Mouster v. monstier. 

Moustrer v. mostrer. 

Mout V. mult. 

Mouteplier v. mult. 

Mouton V. molton. 

Mouver v. movoir. 

Movable v. movoir. 

Movelr, moyer v. mo?oir. 

MoYement v. movoir. 

Moyfr V. movoir. 

MoToir^mouTolr, mo?er, moTeir, 
mouTer,moTlr, mueyre IT,30 et sui?., 
mouvoir, agiter, remuer, ébranler, le- 
ver, commencer, se mettre en mouve- 
ment, en marche (pour combattre); 
venir prendre naissance, causer, exci- 
ter; être mouvant; relever; de là mo- 
TOment I, lOl, mouvement, impul- 
sion; adj.mOTable, mobile, mouvable; 
du part. Imâ. mÔvita" (movitus) dér. 
muete, meute, soulèvement, levée 
pour la guerre, entreprise militaire, 
sédition, meute (cfr. émettte à^esmomr)\ 
d'où mutin, mutiner, dans lesquels Vu 
représente une contraction do tte, eu; — 
comp. remoTolr n, 33 ; eommoToir 
II, 33, eommotlon II, 127, commo- 
tion, agitation; commotio ; enmOTOir 
II, 33 aussi simplement avec le sens 
de emovoir II, 165; esmOTOir n, 33, 
d'où esmOTement, agitation, remue- 
ment; promOTOir, promouvoir; pro' 
movere. Comme l'a fort bien dit Mé- 
nage, notre trémousser est un verbe 
formé du participe transmotus detrttns' 



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MOX 



255 



MUN 



moverâf propr. transmotiare ; la parti- 
cale indique la grandeur, Texcès, comme 
dans tressallîr. 

Mox n, 268 contraction de mois, 
V. mol. 

Moyen v. mêle I. 

Moyenneur v. meie I. 

Moz y. mot. 

Muable v. muer. 

Maanee v. muer. 

Mace y. mucer. 

Maeeement y. mucer. 

Mneer, mucier, mnehierymuscer, 
museier Q. L. d. K. 338, mnsser, mas- 
SÎer I, 167. n, 27. 177. 365, cacher; 
muee, maehe, cache, cachette, lieu, 
36cret; muceement^ en cachette, 
secrètement; yallon muchî. Racine 
l'ahal. muzjarij dolose agere? Cfr. 
Grandgagnage s. y. muchî. 

Mâche y. mucer. 

Maeliier y. mucer. 

Mneier v. mucer. 

Muelz y. minldres. 

Mnement y. muer. 

Mner I, 66. 220. n, 33, 48, chan- 
ger, transformer, transporter, déplacer ; 
maer; de mutare; ne poùir muer ne, 
ne pouvoir ne pas ; ne pooir muer que 
ne, ih.; mae, lieu de retraite, prison, 
cage; muier et muiez, muez I, 90, 
qui a passé la mue; muement et 
muanee I, 170. Il, 47, changement, 
mutation; muablell* 274, changeant; 
mutabUis; comp. remuer I, 56. 169. 
28 7, remuer, changer, houger, éloigner, 
tourmenter; se remuer H, 32, s'éloi- 
gner, changer de sentiment , renoncer 
à qqch., reculer; h remuiers I, 292, 
de rechange (mutatorius); par re- 
muiers, tour à tour, réciproquement. 

Muete y. movoir. 

Mueyre y. moyoir. 

Muez 9 qui a passé la mue, y. 
muer. 

Muez 9 mieux y. mialdres. 



Mui pron. pos. pi. s. m., y. mes III. 

Mui r. I, 235, muis s. I, 51, moi, 
muid; de modius, 

Muier y. muer. 

Muiez y. muer. 

Muile y. mule. 

Muiller y. mol. 

MuilUer v. moilier. 

Muillon y. mule. 

Muis y. mui. 

Muisart y. musel. 

Mui I, 71. 177, et ayec change- 
ment de la liquide, mur, mulet; mu- 
lus; mule I, 315, mule; mula. 

Mule y. mui. 

Mulger Q. L. d. R. I, 66, traire; 
mulgere. 

Mulier y. moilier. 

Mulon y. mole. 

Mult, molt, mont, mut, moult 
pron. 1, 181, ady. n, 308. 9; multi- 
plier, mnlteplier, mouteplier, mol- 
teploier, mnltepleier I, 293, aug- 
menter, propager, multiplier ; cfr. plier ; 
d'où multipliement n, m, augmen- 
tation, multiplication; — mnltitu- 
dîne II, 60, multitude; multitude 
(multitudin). 

Multe, amende; multa; multer, 
condamner à l'amende, la faire payer, 

Mnlteplier y. mult. 

Multer y. multe. 

Multipliement y. mult. 

Multiplier y. mult. 

Multitndine y. mult. 

Multnn y. molton. 

Mnlz s. s. etp.r. de mult I, 181. 

Mun pron. pos. rég. s., y. mes IIL 

Mun (le) mien, indentique ayec mun, 
mon, y. mes III. et mien. 

Mnnd y. monde n. 

Mnndain y. monde II. 

Munde, pur y. monde I. 

Mnnde, monde y. monde II. 

Munder y. monde I. 

Munt, monde y. monde n, 



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MtTN 



2S6 



ÎîaC 



Mont 9 mont y. mont. 

MnntOy nmiitee y. mont. 

Mimter t. mont 

MiinZy monde ▼. monde H. 

M1UIZ9 mont Y. mont 

Mur, mor I, 66. FI. et Bl. 454, 
mur, muraille; muruê; mnimil) mu- 
rauZy muraille^ murs. 

Mur, mulet Y. mul. 

Marail y. mur. 

Muraiiz y. mur. 

Mordre y. mordre. 

Mnrdrir y. mordre. 

Murdrissiir y. mordre. 

Mure, muire, saumure; de nmria; 
qui s*est conserYé comme terme tech- 
nique, puis dans le comp. taumure, de 
iol et muria, cfr. âlfivçiç et dans plu- 
sieurs patois, où il désigne cette eau 
épaissie qni se trouYe dans les ruis- 
seaux ou le découlement des fumiers. 

Mariant y. mort. 

Mnrir, murrir y. mort. 

Murmarement y. murmurer. 

Murmiirer I, 82, n, 199, mur- 
murer ,marmotter, gronder, se plaindre ; 
tnurmurare; d'où murmiiremeilt, 
murmure, plainte, bruit qui court et 
qui se dit à Toreille; murmnros, 
grondeur, querelleur. 

Murmnros y. murmurer. 

Murs Y. mors n. 

Martre y. mordre. 

Musacro Y. musel. 

Musarder, musarderle y. musel. 

Musardie y. musel. 

Musart y. musel. 

Museer y. mucer. 

Muse Y. musel. 

Museaus y. musel. 



Musel, museaus, mlsiaiis, face, 
figure,museau. Les proYcnçaux disaient, 
mus et mursel, mnrsol, Rajn. L. R. lY, 
294. Ces dernières formes pronyent 
que dans nos mots il 7 a eu syncope 
du r; ainsi le simple proY. et franc, 
serait murs, qui peut se rapporter à 
morsttê, ce ayeo quoi on mord, ce qui 
mord. Yerbe muser n, 284. 379, 
regarder fixement comme un sot, atten- 
dre Yainement, s'amuser à des baga- 
telles; comp. amuser, retarder, amu- 
ser. De là muse, Yaine attente, niaise- 
rie, retard; d*oùmusagre,Yaine attente, 
retard, lenteur, inaction, oislYeté, sot- 
tise; — musart, muisart II, 247. 
385, fainéant, paresseux, lâche, sot, 
nigaud; d'où musardie, paresse, fai- 
néantise, sottise, imbécillité; mu8i]> 
der, s'amuser à des bagatelles, fai- 
néantiser, dont l'on fit musarderle 
I, 178. n, 350^ paresse y fùnéantîse, 
sottise, libertinage. 

Muser y. musel. 

Musguet, muguet; proY. mugne; 
de muêetta; musc, parfum; nois mut' 
guette, muscade; de là notre muguet^ 
homme parfumé. 

Musiaus Y. museL 

Musser, mussler y. mucer. 

Muster y. monstder. 

Mustier y. monstier. 

Mustrer y. mostrer. 

Mut, mu, s. 8. et p. r. mus, miu If 
297. II, 17. 76, 160, muet; inkAm; 
la forme actuelle est proprem. un di- 
minutif mutetus. 

Mut pron., adY. y. mult 

Muton, mutun y. molton. 

Muz 8. 8. et p. r. de mult I, 181. 



N. 



Naeatre, naquaire, naquere, in- 
strument de percussion sémisphérique, 
que nous appelons timbales; proY. ne- 



carî. Notre naere^ ital. nàcchera, esp. 
nacara, nacar, est le même mot; il a 
une origine orientale, nakdra, chei les 



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kact 



257 



NAÏ 



Kourdes, nacarieh dans d'autres pro- 
vinces. Cfr. DC. Diss. sur Joinville. 
M. Cheyalet dérive nacre de Tallemand 
sneeco, Aui.sehnecke, dont le correspon- 
dant anglais est snail, snag^ et non 
pas naker, soit dît en passant; puis 
il ajoute : „I1 n'est pas étonnant que 
la langue germanique nous ait fourni 
le mot nacre y puisque nous lui devons 
également celui de perle,^^ V. ci-des- 
sous perle. C'est là un des plus beaux 
tours de force de M. Chevalet: « dis- 
paraît au lieu de se renforcer par e 
préposé, final devient a ou ^, on 
ajoute r , puis enfin la terminaison a, 
e en italien , en espagnol et en fran- 
çais. La permutation n'est pas plus 
difficile que cela. 

Naehe v. nage. 

Nafrer, naffrer, nainrerl, 197. 
313.11, 244. 353, percer, blesser, 
navrer; de l'ahal. nabager^ nabiger, 
anglo-saxon f>^(?^ar (gar=ger, speer), 
allmod. na^^r,perçoir; part, empl.subst. 
nafret, nayreit II, 142, navret I, 
181, blessé; de lànavreure, blessure. 

Nafret v. nafrer. 

Nage, naehe, fesse; Imâ. natica, 
de natis. 

Nagre, nagrer v. neif. 

Nagrier v. neif. 

Naie v. non. 

Naienz v. néant. 

Naïf V. naistre. 

Nain I, 135, nain; nanua; prov. 
nan, ital. nano. 

Naiscanee v. naistre. 

Naissance v. naistre. 

Naissement v. naistre. 

Naistre^ neistre, nestre(nastre, 
nasere, naxre) U, 183 et suiv., 
naître ; d'où naissement, neissement, 
naissance; venir à naissement I, 394, 
naître; — naiscanee, naissance, 
neissaneel, 83. 355, naissance; nas- 
eentia; — corop. du part, passé de 



naistre; anneit, ainsneit, einzned, 
s. s. et p. r. ainsnes, ainsnez, aîné II, 
272.3; mainsneit, moensnet,meins- 
net n, 273; — naïf, f. naïve, na- 
tif, naturel, brut ; sot, simple ; nativus; 
— naïtet I, 271, lieu de naissance, 
pays natal; natJTiteit I, 101, nati-, 
vite; nativitas; — nascion, nation, 
naissance, origine, nation ; natio ; na- 
tal, jour solennel; prov. nadal, Noël, 
de natàlis, d'oîi également la forme 
Noël, ainsi pouriVa^/, par euphonie; 
cfr. Ménage s. v. Nouël ; — nature H, 
165, nature, penchant, habitude, cara- 
ctère, espèce, sorte; fia/2«ra; natural, 
naturel I, 394, naturel, conforme à 
l'ordre, qui est dans la nature, propre, 
légitime, direct, vrai, véritable, natu- 
reUis; naturelment , naturellement. 

Naïtet V. naistre. 

NaÏTC V. naistre. 

Nam, nan, gage, meuble ; Imà. na- 
mium, nammium; de là nantir^ de 
l'ancien norois nâm^ occupatio, appre- 
hensio; danois nam, commodum, pos- 
sessio; allmâ. nâm, praeda; de nintan^ 
prendre, recevoir. Cfr. esp. prenda^ 
gage, de prender, prendre. 

Namporoe II, 386 et glos. o. 

Namporquant v. quanti, et II, 385, 

Nan V. nam. 

Nanal v. non. 

Nape I, 329. II, 339, nappe; de 
mappa , avec changement de m en n, 

Nargruer, moquer, mépriser; Imâ. 
naricare, de nares-. subst. narg^ue, 
dérision, moquerie, mépris, dér. nar- 
quois, fourbe, trompeur; et argot, 
langage des gueux. Cfr. clerquois, 
langage des savants, le latin. 

Narquois v. narguer. 

Naseion v. naistre. 

Nascre v. naistre. 

Nastre v. naistre. 

Nat V. net. 

Natal V. naistre. 



Burguy, langue d'oïl, Glossaire, m. Éd. 



17 



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KAT 



258 



NEN 



Nate, natte ; de vtaUa, avec chan- 
gement de m en n. 

Nateët r. net. 

Nateït V. net. 

Nation v. naUtre. 

NatiYiteit ▼. naistre. 

Natural y. naistre. 

Nature, naturel r. naistre. 

Nayeiz t. neif. 

NaTie v. neif. 

Navile v. neif. 

Nayilie t. neif. 

KaTille ▼. neif. 

Nayfrie ▼. neif. 

Navreît t. nafrer. 

Kayrer v. nafrer. 

Kayret v. nafrer. 

Navreure ▼. nafrer. 

Kaxre ▼. naistre. 

Ne V. non. 

Néant, nelant, neent, nent, ni- 
ant, nient, noiant, noians, naienz 
n, 334; de là vb. comp. anaienter, 
anienter, anoianter, etc., anéantir, 
rendre nul, réduire au néant, à rien. 

Necessaire,necessere, nécessaire, 
indispensable; neeessarius; neeessi- 
teit, neeessited I, 215, nécessité; 
nécessitas. 

Neeessere v. nécessaire. 

Neeessited, neeessiteit ▼. néces- 
saire. 

Neel V. niel. 

Neeler v. nieL 

Neelure v. niel. 

Neent v. néant. 

Nef V. neif. 

Negrer v. neif. 

Negrligrenee v. négligent. 

Negrii^ront, négligent, indifférent; 
n^Iigenee II, 176, négligence, indif- 
férence; negligenSf negligentia, 

Negoee, negosee, I, 183, affaire, 
négoce; prov. negoci, negossi, esp., 
port, negocio, ital. negozio; de ne» 
^otium. 



Negrun t. nns et I, 182. 

Neiant v. néant. 

Neier, noyer v. noier. 

Neier, nier v. non. 

Neif, nef, s. s. et p. r. neis, nés 
I, 85. 89. 134, nef, navire, yaisseau; 
qu'on trouve ensuite, au XVI* siècle 
surtout, sous la forme ftatff, 9iat«, comme 
en prov. ; de navis; naTie, naTeiz I, 
336. II, 283, flotte; navia; aider qqn. 
par terre et par navie I, 399 ; navile, 
nayilie, nayilie, nayirie I, 254. n, 
53, navire, flotte de guerre ou mar- 
chande, équipement d'une flotte; de 
naviUsj formé de navis; nagrier, na- 
ger, n^er, naviguer, conduire un 
vaisseau, ramer, passer dans un ba- 
teau; navigare; subst. nage, naviga- 
tion; à nage, en naviguant, en navire, 
en bateau; cfr. noer, qu'on employait 
pour notre nager; noton I, 367, no- 
cher, marin; dér. à^nauta. Quanta 
notre mot nocher, prov. naucler, nau- 
chier, esp. nauclero, autrefois naochero, 
itaL nocchiere, que Ménage dér. faus- 
sement de naviearius, il vient, comme 
l'indique Kaynouard, de nauelerus 
(vttvxXriQoç), qui se trouve dans Plante 
MgL 4, 3. 16. 

Neif, neige v. noif. 

Neige v. noif. 

Neir, neirement v. noir. 

Neis, navire v. neif. 

Neis, nés, nis adv. Il, 309; — 
nés que conj. II, 385; — nesun, 
nisun pron. I, 181. 2. 

Neissanee v. naistre. 

Neissement v. naistre. 

Neistre v. naistre. 

Nekedent conj. II, 385. 

Nel, ne le I, 134. 

Nelui V. nul. 

Nen V. non. 

Nenal v. non. 

Nenil V. non. 

Nent V. néant. 



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NEP 



259 



NOB 



Keporhuee n, 386 et glos. o. 

Neporoe n, 386 et glos. o. 

Neporquant v. quant I., et II, 385. 

Nepuroc II, 386 et glos. o. 

Neqaedent conj. II, 385. 

Ner V. noir. 

Nercir v. noir. 

Nerf, s. s. et p. r. ners II, 342, 
nerf; nervuê. 

Ners V. nerf. 

Nés, ne les I, 134. 

Nés ady. v. neis. 

Nés, nezl, 86. 194, nez; msus ; 
de là yb. comp. esnaser, couper le 
nez. 

NeSj navire y. neif. 

Nestre v. naistre. 

Nesnn y. neis et I, 181. 

Net, nat, f. nete, nette, net, pro- 
pre, pur; de nittdus; nateït, nateët, 
netteitll, 387, pureté, propreté, net- 
teté; de nitiditaa, 

Nete, nette y. net. 

Nen, ne le I^ 134. 

Neu, noeud y. nod. 

Neud y. nief. 

Nenle, nienle II, 394, brouillard 
épais, yapeur, brume, nuée; nebula, 

NeuTisme y. nuef II. 

Neyen y. nief. 

Neyod, neyo y. nief. 

Newyme y. nuef II. 

Ngenoiller aphérèse pour enge- 
noiller ou angenoiller s. y. genol. 

Ni Trist. II, 105, 1. pers. s. prés, 
ind. de nier. 

Ni y. non. 

Niant y. néant. 

Niée y. scient. 

Nieeté y. scient. 

Niche V. scient. 

Niehier v. nigier. 

Nief 9 neige y. noif. 

Nief, nies, niez I, 86, neyeu; proy. 
neps. nebs; de nepos; neyod, neyo, 
neyeu, neud I, 136. Il, 108, neyeu; 



du rad. nepot, proy. nebot, ital. ne- 
pote; cfr. Mén. s. y. neyeu. 

Niel, neel, noel, nielle, émaille, 
Imâ. nigellum; a neely niellé; nieler, 

neeler, noeieir, noeler I, 212, niel- 
ler, peindre en noir sur Tor et sur 
l'argent, émailler, ciseler, Imâ. nigel- 
lare; du latin nigellus (niger); de là 

nielure, neelnrell, 230, niellurc, 
émaillure. Nielle, plante et maladie des 
grains, a la même origine. V. Ménage. 

Nieier y. niel. 

Nielure y. niel. 

Nient y. néant. 

Nier y. noier. 

Nies, niez y. nief. 

Nieule y. neule. 

Niger y. nigier. 

Nigier, niger, niebier, nicher; de 
nidijicare. 

Nis y. neis. 

Nisun y. neis et I, 181. 

No y. non. 

No, ne le I, 135. 

No, noeud y. nod. 

No, nous, notre y. nos. 

Noals,noaus, noanz,nuaIzn, 3 70, 
pire, moins; nueillos, mauvais, mi- 
sérable, nuisible; de nugalie. 

Noaus, noauz y. noals. 

Nobile, noble II, 106, noble, illus- 
tre, distingué, renommé; nobilie; no- 
bilement, noblement I, 405, noble- 
ment, avec distinction ; nobilitet, no- 
bilite, noblete II, 230, noblesse, gran- 
deur; nobiutas; nobIeee,nobleebeII, 
161. 306, chose qui convient à un 
homme noble, distinction, grandeur, 
magnificence; nobiliter, anoblir; no- 
bilUare; noblier, nobloier, briller, 
éclater. 

Nobilement v. nobile. 

Nobilite, nobilitet v. nobile. 

Nobiliter v. nobile. 

Noble y. nobile. 

Nobleee, nobleclie v. nobile. 
X7* 



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»ofi 



260 



mu 



Noblement t. nobUe. 
Koblete t. nobile. 
Koblier t. nobile. 
Nobloier t. nobile. 
Koçailles t. noces. 
Noeeiement t. noces. 
Noeeier t. noces. 
Neees, noehes, niieehesll, 312. 
R. d. 1. V. 306, noces; nuptiae; yb. 
noeeler, noeier,noçoier, noehoier 
n, 162, époaser, se marier, célébrer 
des noces; propr. nupUarây dans Ter- 
tuU. nuptare; noçailles, noces; propr. 
nuptiaiia; noceiement, noces. 
Koeher y. neif . 
Noebes t. noces. 
Noeboier ▼. noces. 
Noeier t. noces. 
Noçoier t. noces. 
Noetnmal t. nuit. 
Noetumeil, noetumeiz t. nuit. 
Nod, no, no, nen P. d. B. n. 2260, 
noeud; nodus; noer, niier, nouer, 
attacber par des noeuds; nodare, 
Noe T. nuit. 
Noef T. nuef II. 
Noël (fête de) t. naistre. 
Noel V. niel. 
Noeler, noeleir v. niel. 
Noëlle T. nois. 
Noer, nouer t. nod. 
Noer II, 255, nager ; de ttatare, avec 
affaiblissement de Va eno; y. nager, 
qui s'employait dans un autre sens; 
comp. tresnoer 0. d. D. 809 1 traver- 
ser à la nage; tranmatare, 
Noeylme t. nuef II. 
Nof V. nuef II. 
Nofime T. nuef II. 
Nofme T. nuef II. 
Noi T. nos. 
Noial T. nois. 
Noians, notant v. néant. 
Nolel, noielé t. nois. 
Noient t. néant. 
Noler, nier y. non. 



Noter, noter, nier 1, 308. 383. H, 
976, noyer, se noyer; proy. negar; 
de neeare; cfr. Mén. noier et noyer. 
Notf, neil^nief I, 62.11, 226. 348. 
neige; de nix (niyis); proy. neu, nieu; 
neige, de niveus, niyea. 

Notr,noire,neir,nern, 121.213. 
noir, sombre, obscur; niger; ady. noi- 
rement, neirement n, 147, noire- 
ment, mécbamment; notretr, nerèir 
II, 121. 362, noircir^ devenir noir; 
nigreseere; proy. negrezir, esp. negrecer. 

Noircir y. noir. 

Noire y. nuire. 

Noirement y. noir. 

Nois, noix; nux; notai, noiol, 
nnell, nnal I, 62, bouton, noeud, ce 
qui sert à attacber; notre noyau; de 
nuealie ; proy. nogalh, cerneau ;not6lé, 
noellé, nneiUos, noueux, plein de 
noeuds. 

Noisable y. nuire. 

Noisanee y. nuire. 

Noise, nose I, 75. 193, noise, que- 
relle, dispute, bruit ; proy. nausa, anc. 
esp. nosa, noxa; selon Scaliger, Mé- 
nage, Rayn. L. R. lY, 329 de noxot 
noxia, mais la forme provençale de- 
mande au, et cela nous reporte à nau- 
sea, dégoût, malaise, d'où mauvaise, 
bumeur; de là notser, noser, noi- 
sier, noster n, 250, avoir noise, con- 
tester, quereller, faire du bruit; inf. 
empl. subst. I, 396; adj. notsos, BOi- 
seux, querelleur; prov. nausos. 

Notsement v. nuire. 

Notser, notster ▼. noise. 

Noiseox, notsos v. noise. 

Noisir t. nuire. 

Nott y. nuit. 

Nolut y. nul. 

Nom, nnm, noon, nonne, niui, 
s. s. et p. r. nons, nums I, 78. 50, 
nom; nomen; avoir nom, avoir à nom, 
avoir nom; nomer, nommer, na- 
mer, noomer 1,57, nommer, appeler. 



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NOM 



261 



NOR 



dângfner; tiùtninare; de là noiDlDeC" 
ment^nmiimeemeiitll, 338, nommé- 
ment, eu particulier; nommée, dé- 
nombrement , déclaration faite au sei- 
gneur dominant de tous les fiefÎB, droits 
et héritages, qu'on reconnaît tenir de 
lui ; comp. renom, renom, réputation ; 
ronommee, renumee I, 166. 368, 
renommée, récit; proY. renomada, ital. 
rinomata; renomer, renumerl, 386, 
renommer, célébrer, réputer; sornom, 
senrnom, snmnm, surnom. 

Nombre, nonlbre, nombre I, 73, 

nombre ; dénombrement; tas, amas de 
choses de même espèce; numerus; 
nombrer, nonbrer, nnmbrer I, 72. 
178, compter, énumérer; numerare ; 
comp. anombrer, annmbrerl, 81, 
énumérer, faire le dénombrement, pas- 
ser en revue. 

Nombrer y. nombre. 

Nomer, nommer y. nom. 

Nommée, nommeement y. nom. 

Nomporoc II, 386 et glos. o. 

Non, nun, nu, no — nen — naie 
n, 123 — nenil, nenal, nanal — ne 
— ni II, 332 et suiy.; ne que oonj. 
II, 385 — noier, neier, nierl, 210. 
400. n, 3, naier Komy. 570, 30, nier, 
contester y refuser; negare; la forme 
naier est sans doute due à l'influence 
de naie; comp. denoier, deneier II, 
51. dénier, refuser, assurer le contraire, 
renier; denegare; renoier, reneier I, 
226, nier, renier, désavouer, renoncer; 
part. pas. empl. subst. renoié, reneié 
I, 155, renégat, perfide, sans foi; de 
là renoiement, reneiement, action 
de renier, perfidie, trahison; renoit, 
renois I, I6I, reneit I, 307, perfide, 
traître, renégat; propr. adj. empl. sou- 
vent subst. 

Non, nons, nom v. nom. 

Nonante v. nuef II, 
Nonbre, nonbrer v. nombre. 



Noneer, noneier, nonehier, nmi- 
eer, noneier, nunzerl, 71. 134.190. 
283, annoncer, faire savoir, apprendre, 
indiquer, marquer; de nuneiare; non- 
tiationl, 106, annonciation, nouvelle; 
comp. annoncier, annoncier, anon- 
eeir I, 196. Il, 58, annoncer, rap- 
porter; annuntiare; de là anontion, 
anontion II, 184. 196, annonoiatîon, 
pour le latin annuneiatio; renoncer, 
rapporter, annoncer; renoncer; renun- 
eiare ; prononccir, prononcier, pro- 
nontier I, 239, annoncer d'avance, 
prédire, prononcer, décider, blâmer. 

Noncbaioir v. chaloir. 

Noncliier v. noneer. 

Noneier v. noneer. 

None, la 9^ heure du jour, v. nuef II. 

None, nonne v. nonne. 

Nonfei v. foit. 

Nonnain v. nonne. 

Nonne, la 9® heure du jour, v. 
nuef n. 

Nonne, none, nonne, religieuse, et 
nonnain, d'abord forme de régime, 
mais qui s'employa de très-bonne heure 
comme sujet; de nonna (nonnus), ex- 
pression de respect. Y. DC. s. v. non- 
nus et Mén. s. v. nonnain. 

Nonporboec U, 386 et glos. o. 

Nonporqoant v. quant et II, 385. 

Nonportant v. tant et II , 385. 

Nonproec II, 386 et glos. 0. 

Nonqoes v. onkes et II, 311. 

Nonsacbance v. savoir. 

Nonsacbant v. savoir. 

Nonsavoir v. savoir. 

Nontiation v. noneer. 

Nord, nort, nortb I, 252. II, 365, 
nord; de l'anglo-saxon norâh, anglais 
northj island. nord, ib.; cfr. Schwenk 
D.W.Nord; nord-est lîy 252. Cfr. est. 

Nore,bru; de nura, féminin formé 
de nurus. 

Noretore v. norir. 

Noriçon v, norir. 



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KOR 



NTJ 



Xorlr, norrlr, nurir I, 226, etc., 
nourrir, alimenter, entretenir du néces- 
flaire, éleyer ; nutrire; norrit, nnrrit^ 
nourri, s. s. et p. r. norris, norriz, 
nnrriz II, 371, familier, coortiflan, 
domestique ; nutritus ; noriçon, nor- 
riçoil) nourriture, éducation, instruc- 
tion; nutritio pour nutrietUio; nor- 
rissement, nourriture, aliment; nori- 
ture, norritare, norretnre II, 228, 
nourriture, bétail qu'on nourrit et 
élève ; maison, famille, éducation. Notre 
mot nourrain est pour nourrin, proy. 
noirim, de nutrimen, 

Noriture v. norir. 

Norois, norvégien; fier, hautain, 
orgueilleux, par extension, idée prise 
du caractère des peuples du Nord; 
de Norvegvy Norvège. 

Norretnre v. norir. 

Norriçon v. norir. 

Norrir v. norir. 

Norris, norrit, norriz v. norir. 

Norissement v. norir. 

Norritnre v. norir. 

Nort, nortli v. nord. 

Nos I, 136, ne vous. 

Nos, nns, nons s. et r., en Picardie 
s. no, noi, non, r. nos, nons pron. 
pers. 1. pers. plur. m. et f. 1, 121. 125, 
nous; no8\ ital. noi; nostre I, 141 
pron. pos. 1. pers. m. et f., notre, nos; 
avec l'article le nôtre, les nôtres; no- 
tter, noatra; on apocopa d'abord ce 
pronom en nott (ofr. II, 405 vostre), 
puis en nos, et dans les dialectes bour- 
guignon et normand où ta était repré- 
senté par Zy on en fit autant pour le 
8t, afin d'indiquer la suppression du t, 
et non pas seulement, comme je le dis 
I, 125, afin d'avoir un moyen de 
distinction entre nos, nous et noz, notre. 
La Picardie ne connaissant pas cet 
usage du «, écrivit avec s; mais, par 
contre, elle distingua le s. s. et p. r. 
m. qui faisaient nos, d'où nous, du s. 



r. et p. 8. m. qui faisaient no y d'oil 
nou. Le sing. s. f. avait no8 dno. 
Noz, noSf etc., avaient le même sens 
que nostre, et ils prenaient l'artide, 
V. I, 141. La forme picarde nos est 
celle que nous avons admise dans la 
langue fixée. 

Noselie, nnsehe, noehe, nouelie, 
boucle, fermoir, bracelet; Imâ. nusea, 
de l'ahal. nusea, boucle, d'où nuskU^ 
ib., allmâ. niisehel, allmod. nuseh. 

Nose V. noise. 

Noser, nosier v. noise. 

Nostre v. nos. 

Note II, 280, note, marque; air, 
chant; nota; noteir, noter I, 160, 
noter, dénoter, indiquer, remarquer, 
regarder, faire des observations; chan- 
ter, fredonner; notare, 

Noteir, noter v. note. 

Noton V. neif. 

Non I, 135, ne le. 

Non V. nos. 

Nonmer v. nom. 

Nonn, nonne v. nom. 

Nonrrain v. norir. 

Nonrri v. norir, 

Nons V. nos. 

NoYain v. nuef II. 

NOYOal V. nuef I. 

Novel, noYoIe v. nuef I. 
NoTeler v. nuef I. 
NoToIerie v. nuef I. 
NoTOlier v. nuef I. 
NoTeliteit v. nuef I. 
Noveme v. nuef II. 
Novice V. nuef I. 
NoTiel V. nuef I. 
NOYiex V. nuef I. 
Novime v. nuef II. 
NoTise V. nuef I. 
Noz V. nos. 
Nn, dépouillé v. nud. 
Nn, noeud v. nod. 
Nû V. non. 
Nn I, 135, ne le. 



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NUA 



263 



NUI 



"Suàï T. nois. 

Nualz y. noals. 

Nud, nu I, 346. II, 256. 371; nu, 
dépouillé; simple, sans expérience ; de 
fttM;tt«;denuer,desnuerII, 139.371, 
dénuder, dépouiller, dépourYoir,mettre 
à nu, dénuer; esnaer II» 228, dé- 
pouiller. 

Nue I, 50, nue; nuàea; anabli I, 
354, couvert de nuages, sombre ; dér. de 
tmbilu8;àe nueYÏeninuer ; d* oh nuance. 

Nueches t. noces. 

I. Kuef , s. s. et p. r. nues, neuf, 
nouveau , qui n'a point encore servi ; 
novua; nOYise^nOTieelI, 3 19, novice; 

novieius; noTel, noTlel, noYcal, no- 

Tiex, nUTOl I, 62. lOO. 184, neuf, 
nouveau; novellus; denovelîy 233, de 
nouveau; nOTOle, nUYOle I, 48. 50. 
184, nouvelle, bruit, rumeur; novella\ 
nOYelerie, guerre, querelle; nOTell- 
teit I, 272, nouveauté; innovation; 
trouble dans la possession de qqob. ; 
noveiiitm; noTeler, noTelier, nuTe- 
1er 9 entendre ou apprendre des nou- 
velles, raconter; changer, aimer le 
changement; novellare; comp. reno* 
veler, renUTeler I, 350. 289, renou- 
veler, recommencer, rajeunir ; avertir, 
faire part de qqch.; nOTelier, nove- 
ler^ nouveau, qui respire lanouveauté; 
inexpérimenté, timide; propr. novel- 
larius, 

II. Nuef, nof, noef I, 108. 109, 
neuf; novem; noTeme, nneTime, 
noeTlme, nnoTisme, neuTisme, 
nnefkne, notee, noflme, newyme, 
nOYime^ nneme I, 115, neuvième; 
avec la terminaison me, calquée sur 
septîme, etc.; nOTainI, 11 6, neuvième. 
— Kone, nonne I, il 9, la 9* heure 
du jour dans les cloîtres, ainsi trois 
heures après-midi , à prendre le lever 
du soleil à six heures du matin; de 
nona, None signifiait aussi région, 
peut-être servait-il à désigner le cou- 



chant. Ce mot s'est conservé dans 
plusieurs patois, p. ex. en Franche- 
Comté noûne, avec le sens de l'heure 
du goûter, le goûter même, d'où le 
verbe noûner, — Nonante I, 109, 
nouante; nonaginta. 

Knefme v. nuef II. 

Nneil t. nois. 

NnelUos, mauvais v. noals. 

NneilloSy noueux v. nois. 

Kneme v. nuef II. 

Nner, nouer T. nod. 

Kner y. nue. 

Nues s. s. et p. r. de nuef I. 

NneYime, nueYisme v. nuef II. 

Nuire, nure, nuisir, noisir, noire 
II, 251-2, nuire, dommager, préjudi- 
cier; prov. nozer, ital. nuocere, anc. 
esp. uocii ; de là noisement, nuise- 
ment II, 86, tort, préjudice, dommage, 
perte; amende pour le dommage qu'on 
a fait; nuiseor, nuiseur, qui nuit, 
ennemi, adversaire; nuisaMe^ noi- 
sable, nuisible; — noisanee, nui- 
sance II, 239, disposition à nuire, 
action de nuire, préjudice; de noeen- 
tia; — innocent I, 262, innocent; 
innoema ,* innocence I, 89, innocence; 
innoeentia. 

Nuis V. nuit. 

Nuisable v. nuire. 

Nuisance v. nuire. 

Nuisement v. nuire. 

Nuiseor, nuiseur y. nuire. 

Nuisir V. nuire. 

Nuit, noit, s. s. et p. r. nuiz, nuis 
I, 83. 290, forme des bas temps noe, 
nuit; veille, le jour qui précède une 
fête; le couchant; prov. noit, noich, 
esp. noche, itaL notte, port, noite; 
nox^ noetis; mcic nuit, mie nuit I, 
118. 120, minuit; adv. comp. anuit, 
annuit, ennuit n, 297; anquenuit, 
enquenuit II, 297 ; vb. nuiter, nui- 
tier, presque toujours sous la forme 

df composé anuiter 9 anultier li^ 



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NUI 



264 



OBL 



276, anoiter, faire nuit; itaL nottare, 
annottare, proy. anuchir ;inf. , et part, 
prés, anuitont I, 119 , empl. subet. ; 
anuitemeiit R. d. L Y. 283 , tombée 
de la nuit; noetamal, noetumeil, 
s. 8. et p. r. noetnmeiz n, ii3. 370, 
nocturne, de nuit; noeturnalis (Sid.); 
BUitammeilty de nuit, nuitamment; 
de noctante mente; nuitantre, de nuit, 
par nuit, nuitamment; Imâ. noctanter, 
qu'on forma sur le modèle de cunctan- 
ter, sans aucun doute d'après la forme 
française; car noetanter n'est pas néces- 
saire pour rétymologie de nuitantre; 
celui-ci peut fort bien dériver de l'abla- 
tif ito^^aft^^ , comme soyentre, soentre 
dér. de sequente. 

Nuitamment y. nuit. 

Nuitantre y. nuit. 

Noiter^ noitier y. nuit. 

Nuiz y. nuit. 

Nul, nule, s. s. et p. r. nuls, nuz, 
nus, grnus I, 182. 3, nul; nuUu9 (ne- 
ulj ni'Ul y. I, 183 à la note, et Fr. d. 



Yalenciennes 55 un autre exemple); 
nului, nullui, nuIli,noIui — nelni 

I, 183. 4. 
Nuili y. nul. 
Nului, nullui y. nul. 
Num, nums y. nom. 
Numbre, numlbrer y. nombre. 
Numer y. nom. 
Nummeement y. nom. 
Nun y. non. 
Nun, nom y. nom. 
Nuneer, nuneier y. noncer. 
Kunlz y. I, 182. 
Kuns y. uns et I, 182. 
Nunzer y. noncer. 
Nure y. nuire. 
Nurir y. norir. 
Nurrit, nurriz y. norir. 
Nus y. nos. 
Nus, nul y. nul. 
NuYel, nuYele y. nuef I. 
Nuveler y. nuef I. 
Nuz, nul y. nul. 



0. 



inteij. n, 402. 

pour au, y. I, 51. 

0, oe pron. Serm. etll, 318, ce, 
cela; comp. prép. et ady. aYOe, aYOee, 
OYoc, etc. II, 344 ; ady. poroe, poruee, 
pruee, etc. Il, 318; conj. nepoTOc, 
nepuroe, namporoe, etc. II, 386; 
senoe, senuee, sonoee, etc. II, 324. 

prép. y. od. 

ady. où, y. II, 286. 

Gai y. oil. 

Oan y. an et II, 275. 

Obedienee v. obéir. 

Obedient y. obéir. 

Obéir 1, 67. 222, obéir, se soumettre, 
s'engager; obedire; proy. obedir, obe- 
zir, ital. obedire, esp., port, obedecer ; 
obedient I, 82. 163, obéissant, sou- 
mis ;od^(^t>ti«; obedieneel, 389, obéis- 



sance, soumission; obedienHa; comp. 
inobedient I, 74, désobéissant, in- 
soumis. 

Ober y. obier. 

Obier, bober, ober, se mettre en 
mouvement, quitter sa place, s'en al- 
ler, sortir; mot celtique: kymri oby le 
sortir, la sortie. 

ObIation,oblatiunI, 52,oblation; 

oblatio, 

Obli y. oblier. 

Obliement y. oblier. 

Oblier, oublier II, 330, oublier, ne 
plus penser, ne pas se rappeler; t* oblier 
II, 46, s'oublier; fréquentatif de obti- 
vtsci, oblitua; de là obliement II, 280, 
action d'oublier, oubli. Quant à la 
forme olblie (Et il enprent moult grant 
foliC; I Qui por les chiens le roi olblie. 



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Ô3L 



265 



0£V 



P.d.B. V. 619. 20), elle rappelle Fespa- 
gnol et le portugais olvidar, où le l 
est transposé ; mais il est double dans 
le français, et peut-être olbUer est -il 
retravaillé sur une forme où le o s'é- 
tait déjà affaibli en ott, Subst. obli^ 
oubli, olbll I, 392; obllos, obllous, 
oublieux. 

Obllos, Obllous y. oblier. 

Obscur, oseur I, 89. 220. n, 252, 
obscur; od«îMrM»; obscurer, obscurcir, 
devenir obscur; od«0Mrartf; obscurtelt, 
oseurted I, 75. 212. II, 394, obscu- 
rité; obseuritat, 

Obseurer v. obscur. 

Obseurteit t. obscur. 

Obstination I, 220, obstination; 
obstinatio. 

Oc V. o pron. 

Occasion, ockcson, oklson,oc]ioi- 
son, achoison, achaison, acheson I, 

49.124.163.216.240.314. 11,31.35, 
occasion, cause, prétexte, motif, faute, 
manquement, difficulté, accusation,que- 
relle; de oceasioy proy. oceasio, ocaizo, 
ochaizo; vb. ocoisonncr, acboison- 
ncr, achalsonncr, accuser, reprocher, 
vexer, tourmenter. 

Occident 1, 189, occident; oeeidem, 

Ocdr V. occire. 

Occire, oclre, ochlre, ochlrre, 
ocierre, occir, osclre II. 186 et suiv. 
293, tuer, faire mourir; comp. roclrc 
II, 188; entreoclre II, 188; paro- 

dre II, 188; occise II, 390, tuerie, 
massacre ; — OCOision,OClslun,oclils- 
Sion I, 59. II, 279, tuerie, massacre, 
meurtre; <M;mfd; occlsercs, OCClseor, 
et avec ehj meurtrier, homicide ; oeci- 
Bw. Molière a encore fait usage de 
oeeiseur dans L'Etourdi III, 5. 

Occise V. occire. 

Ocdseor, occlsercs v. occire. 

Occlsion V. occire. 

Océan U, 76, océan; oceantu, 

Ocbe, ocber v. oscher. 



Ochlre, odiirre v. occire. 
Ochlsslon V. occire. 
Ochoison v. occasion. 
Ocierre v. occire. 
Oclre V. occire. 
Odsiun V. occire. 
Ockcson y. occasion. 
Ocoisonner v. occasion. 
Octante v. oit. 
Octobre v. oit. 

Od, Ot, prép. II, 343. 

OdU y. où. 

Odor, odour I, 185. 217, odeur, 
senteur ; odor ; odoros, odorant ; odorus. 

Odoros y. odor. 

Odour y. odor. 

Oe, oue, oie; prov. auca; selon 
Ménage de auca^ contracté de avùxiy 
dér. de avis. C'est dans le sens de 
cette étymologie que les glos. de Phi- 
loxène portent auca, nrrpfov. L'oie 
étant l'oiseau domestique le plus utile 
de cette classe, a reçu ce nom géné- 
rique, comme on a vu plus haut les 
boeufs et les vaches porter surtout 
le nom d'animal (v. almaille). Dim. 
oiion, Cfr. oisel. 

Oef, ouef, uei; s. s. et p. r. oes, 
ues, eues I, 96, oeuf; de ovum. 

Oeil y. oil. 

Oel y. oil. 

Oels, besoin v. oes. 

Oens, e*ux I, 132. 

Oeor V. oïr. 

Oerres v. oïr. 

Oes y. oef. 

Oes, ues, eus, wes, eues, us, os, 
cuis, oels I, 95. 96, besoin, usage, 
service, profit; ital. uopo, anc. esp. 
huevos, de opm, 

Oes, eux I, 133. 

Oevre, oyrre, ueyre, ovre I, 48. 
170.1 75, oeuvre,ouyrage,chose, action, 
affaire: opéra y laisser oevre, cesser; 
OTrer, uvrer, oTcrer, uverer I, 79. 
210.11, 346.364, faire, ouvrager, agir. 




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OFF 



26Ô 



OIN 



trayailler; operari; OTraigrn^y OTe- 
raigrne, uTeraine 1, 330. 352. II, 62, 
oeuvre, ouyrsge; oTerier^ o'vricrll, 
364, ouvrier, artisan, manoeavre ; ope- 
rariua; OTTee, oeuvre, ouvrage, autant 
de vigne que peut en labourer un homme 
dans un jour; Imâ. operata. Cfir. oes. 

OlTeildu T. offendre. 

Offendre^ offenser, outrager, blesser; 
contrevenir, pécher contre les lois et 
les coutumes; ofendere; part, passé 
offendu empL subst., coupable, cou- 
pable d'offense; offension^ offense, 
outrage; offensio. 

Offension y. offendre. 

OlTerende v. offrir. 

OlTerre v. offrir. 

Offiee II, 34. 234, office, état, pro- 
fession, emploi; cérémonie religieuse ; 
officialité, cour ecclésiastique; officium. 

OfErande y. o&ir. 

Offrer v. offrir. 

Offrir, offrer, afferre I, 408. 9. 
ofirir, présenter; aller à l'offrande; 
oferre; offerende, offrande I, 387. 
400, offrande; du bas-latin oferenda; 
vb. comp. poroffrir Ch. d. S. II, 145. 
R. d. 1. V. 292, offrir, présenter. 

Offrois V. orfrois. 

Ofln V. alfin. 

Ob, Ohi interj. II, 402. 

Oi V. hui et n, 296. 

Oidme v. oit. 

Oie y. oïl. 

Oignement y. oindre. 

Oigrnre y. oindre. 

011, oal, ouail, ol, odil, awil, 
oie 11,309. 10. 407 et suiv., oui. Qu'on 
se range à mon opinion sur l'origine 
de cet adverbe, ou qu'on la rejette, il 
n'en est pas moins vrai que celle de 
Le Duchat, admise par Raynouard et 
M. Diez, est tout à fait fausse. Le 
manque complet d'une forme diphthon- 
guée est une raison sans réplique con- 
tre la dérivation de hoc* Si l'on m'ob- 



jectait que, par suite de sa fréquence, 
cet adverbe a pris de très-bonne heure 
une forme invariable en o pur, je ré- 
pondrais en montrant d'autres dérivés 
de hoe qui étaient d'un usage tout aussi 
fréquent et qui néanmoins ont été diph- 
thongués. Ensuite, je le répète, com- 
ment expliquer aïoïl par hoc illud? 
Raynouard et M. Diez ont tout à fût 
négligé cette forme, bien qu'elle ne 
puisse guère leur avoir échappé. M. 
Grandgagnage décompose le wallon 
atooiy oui, en woi = o\n. et a préposé 
pour donner de l'appui à la voix. £u 
comparant aïoil et awoi, le sayant et 
consciencieux auteur du dictionnaire 
de la langue wallone se conyaincra 
sans doute que ce n'est pas là une 
explication admissible. 

Oil, oyl, oel, uel, oeil, ueil 1, 89. 
90, iex, ix, ex I, 92 (pour les autres 
variantes voyez les pages indiquées), 
oeil; oeulus; comp. entroll, entr'oeil, 
espace qui sépare les yeux; ayogle, 
areille, amie 1,126. II, 190, ayeugle; 
yb. aYogler, ayeuler, ayeugler, 
araglerl, 68. 178. n, 13.69. 277, 
aveugler; d'oti adv. aTOgleement, 
aveuglement ; subst. aTOgrlement 1, 82, 
aveuglement ; aTeuleteitlI, 277, aveu- 
glement; de ab-oculus, ital. avoeolo, 
quoique cette dérivation soit un peu 
douteuse quant au sens, puisque ab- 
oculus signifie sans yeux. 

Oile, oille, oie 1, 251. 327. n, 207, 
huile; oleum; olire I, 174. II, 366, 
olivier et olive; oliva; oliver II, 221, 
dans le texte latin olwetum (olivaie), 
ainsi, supposé la traduction littérale, 
lieu planté d'oliviers, oUvarium; sinon 
olivier, olwarius. 

Oindre, oignre, uingdre II, 236; 
au commencement duXIVe siècle aussi 
d'après la Ire conj. ongier; de là 
oignement, ninnement, onghement 
II; 118. 241^ action d'oindre, onguent, 



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OIM 



267 



OLT 



Uniment, parfum; oomp. enoindre^ 
enuingrdre II, 236, part. pas. enoint, 
enuint n, 145, empl. subst. avec le 
sens que nous donnons à oint; pu- 
roindre, oindre, imbiber; — onetlon, 
unetiOIl I, 215. 234, onction; unetio, 

Oime V. oit. 

Oir V. hoir. 

OÎT^ OVÏr I, 366-72, ouïr, entendre 
écouter ; audire ; prov. auzir , ital. udire; 
oerres, oeor I, 77, oïant. écoutant; 
auditor; comp. tresoïr, entendre dis- 
tinctement. Notre mot audience, au- 
dientia, s'employait souyent autrefois 
dans le sens de assemblée qui écoute 
pour auditoire, et de action d'écouter. 
V MoHère, D. G. d. N. II, 1. 

(Mrc T. erre. 

Oirer, oirrer v. erre. 

Ois V. huis. 

Oiseals y. oisel. 

Oiseaus y. oisel. 

Oisel, olslel, oysel, olsiaus, oise- 
als, oiseaus, olseusl, 90, oiseau; ital. 
uccello, augello, proY. auzel; deaueella, 
aueilla contracté de avicella; Imâ. aYec 
changement de genre avieellusj aucellus, 
gloses ùTQovd-CoVfY. Ménage s.y. oiseau; 
vb. Olseler 11, 312, chasser aux 
oiseaux, fauconner; — sauter comme 
nn oiseau, tressaillir de joie ; plus tard 
siffler qqn., se moquer de lui; dim. 

oiselet, olselon, oisllon I, 90, oise- 
let, oisillon; proY. auzelet, auzelo. 
Cfr. oe. 

Olseler y. oisel. 

Oiselet Y. oiseL 

Olselon Y. oisel. 

Olsens Y. oisel. 

Olsevie v. oisos. 

Olslaus Y. oisel. 

Olsiel Y. oisel. 

Oisllon Y. oiseL 

Olsme Y. oit. 

Oisos, oisons, oysons I, 83. II, 
352, oiseux, inutile; oitosm; oisose- 



ment, oysousement I, 46, oiseuse- 
ment inutilement, sans but; olsOTle, 
paresse, lâcheté; dérÎYé de otium, com- 
me notre oisif, 

Oisosement y. oisos. 

Oisons, oisonsement y. oisos. 

Oisserie y. huis. 

Olssier y. huis. 

Olsslr Y. issir. 

Oissne y. issir. 

Olst Y. OSt. 

Oit, wlet, wieht, wit, vit, huit 

I, 108. 109, huit; oeto; oytlsme, hul- 

tlsme, wltisme, ultisme, ultime, 
uitme, oitme, oidme, oisme, oime, 
nime, utime, utisme I, 114, hui- 
tième; oltaln,uitalnI, 116, huitième; 
oitaure, huitième ; octavua; pr oy. octau ; 
octobre, octobre; october; oitante, 
octante, Yitante, buitante I, 109, 
quatre -Yingt; oetoginta, 

Oitaln Y. oit. 

Oitante y. oit. 

OitauTO V. oit. 

Oitme Y. oit. 

Okison Y. occasion. 

01 V. oïl. 

Olbli, Olblier y. oblier. 

Ole Y. oile. 

Olifant, oliphant II, 378, éléphant ; 
iYoire; trompette, clairon; de elephan- 
tu8\ mais d'oîi le grand changement 
déforme? Cfr. Dief. G. W. I, 110, 
Grimm, Kolandslied 233. 

Oliphant y. olifant. 

Olive, ollyer y. oile. 

Ololr II , 118, sentir, exhaler de 
l'odeur, odorer; olere; olor, olur, 
odeur; ohr, 

Olor, olur y. oloir. 

Ois, eux Y. als. 

Oltrage y. oltre. 

Oltre, ultre, outre, utre, otre, 

OUltre II, 357. 8. 48. I, 363. 387, 
outre, au delà, à traYers; ultra; oltre 
plus, en outre, de plus; outreement 



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OLT 



268 



ONCJ 



I, 340. n, 145, sans garder de me- 
sure, absolument, tout à fait; de là 
oitrer, ultrer, outrer, passer le but, 
les limites, mettre à bout, hors de 
combat, excéder de fatigue, achever, 
finir, ruiner, tailler en pièces; passer, 
mourir ; part, passé empl. subst. mort, 
trépassé; pour ainsi dire ultrare; ol- 
tragre, outragre n, 4i. 163, outrage, 
excès, yiolence, action outre mesure, 
prodigalité; tUtragium; outrageas I, 
400, outrageux, violent, qui passe les 
bornes. 

OltrelboiTre v. boivre. 

Oltrecuidanee v. cuider. 

Oltreeuider v. cuider. 

Oltremarin v. mer II. 

Oltremer v. mer II. 

Oitrer v. oltre. 

Olvert part, de olvrir pour ouvrir. 

Om V. bons. 

Omage v. bons. 

Ombrag'e v. ombre. 

Ombre, umbre II, 225. 269, ombre, 
ombrage; umbra; vb. ombrer, um- 
brer, umbrier,ombreier,ombroier, 
donner de Tombre, ombrager, couvrir; 
pronom, se mettre à Tombre, se repo- 
ser, se cacher; de là ombrei, um- 
breî, obscurité, ténèbres ; — ombrage, 
umbraige, ombragé, sombre, obcsur, 
couvert; de umbraticua; — comp. aom- 
brer, attmbrerl, 226, ombrager, cou- 
vrir de son ombre, couvrir; et pronom., 
en parlant de J.-C, devenir homme, se. 
dans le sein de la Vierge; adumbrare; 
de là aombrement Rutb. II, 142 dans 
le dernier sens du verbe; euumbrier, 
enombrer, obscurcir, cacher; et avec 
le sens mystique de aombrer S. d. S. 
B.530; inumbrare. C'est au mot omdr^, 
que se rapporte notre adj. sombre^ com- 
me le dit déjà Ménage, mais le « n'est 
pas simplement préposé, ainsi qu'il 
Tadmet. A considérer le prov, sotzom- 
braTf l'esp. sombra^ ombre, d'un verbe 



hypothétique sombrar pour «oombrar=: 
subumbrare, on pourrait supposer que 
le 8 de sombre est un reste de tous^ 
orthographié souvent souj ao; ainsi 
sombre^^ioombre. Cependant ce soombre 
manque. Je crois que notre sombre est 
égal à essombre, avec aphérèse de es. 
Je ne connais pas d'exemple d'un verbe 
essombrer, qui devrait signifier pro- 
jeter de l'ombre, mais il existe un subst. 
quile suppose : essombre Rom*, de Ben. 
II, p. 100, signifiant ce qu'on appelle 
en terme de peinture, ombre portée; 
dans Ruteb. II, 40 le même mot a un 
sens concret, il veut dire lieu sombre, 
recoin ténébreux. Ainsi sombre signi- 
fierait qui projette de l'ombre. Cfr., 
pour la forme, dans l'ancienne langue, 
especial, esperitel, aujourd'hui spé- 
cial, spirituel, etc., à côté de espèce, 
esprit. 

Ombrei, ombreier v. ombre. 

Ombrer v. ombre. 

Ombroier v. ombre. 

On V. bons. 

One V. onkes. 

Oneor, oneore II, 287 et glos. orell. 

Onetion v. oindre. 

Onde, unde I, 55. II, 54, onde, flot, 
vague, eau; unda; delà ondoier, on- 
deier, undeierll, 68, ondoyer; so- 
ronder I, 278, suronder, regorger, 
déborder; — habondeir, habonder, 
abonder I, 46. 220. 359, augmenter, 
enfler, exagérer, regorger, avoir en 
quantité, profiter; habondeir en son sen 
1, 50, s'opiniâtrer à sa manière de voir ; 
de ab'undare; habondanee, abon- 
danee II, 388, abondance, profit, avan- 
tage ; abundantia ; SOrhabondeir 1,2 20, 
surabonder. 

Ondeier v. onde. 

Ondoier v. onde. 

Onfln V. alfin. 

Onghement v. oindre. 

Ongier v. oindre. 



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ÔN1K 



269 



OÈD 



Oiikesy unkes, onques, unques, 
mielies, one, une adr. n, 311 ; non- 
ques n, 311; ayisonkes n, 3ii. 

Onniestre v. honor. 

Onnor y. honor. 

Onor Y. bonor. 

Onorer v. honor. 

Onqor^onquorll, 287etglos. orell. 

Onques v. onkes. 

Ont, ont adv. II, 285; comp. dont^ 
don, donc, dund, dont, dun, dune, 
ady. n, 285; pron. relatif I, 162. 3. 

Onze, unze I, 108, onze; undeeim; 
onzime, unzime I, 115, onzième; 
undeeimus, 

Onzime v. onze. 

Or ady. n, 311 et glos. ore II. 

I. Or, quelquefois aur I, 82, or; 
aurutn; orer, dorer, part, passé oret, 
ored, oré, oriet, orié I, 208, doré, 
d'or; aurarâf auratus; aurin, qui est 
d'or, doré. D'oti nous yient le d dans 
dorer? On yoi^ que l'ancienne langue 
disait orer, et cette circonstance a fait 
penser à quelques étymologistes que 
â^or, aureus, ayait seryià former dorer. 
Cependant le proy. ayant daurar, Tesp. 
dorar, l'ital. dorare, le port, dourar, 
de deawrare Sen. E. 76, et bien que 
je ne puisse fixer l'époque oïl dorer 
remplaça tout à fait orer^ je pense que 
notre dorer dér. aussi de deaurare. Quant 
à „la consonne euphonique (d) qu'on 
aura plus tard oublié de reprendre**, 
dont parle M. Grénin (Var. 341) ; cela 
est au-dessous de la critique. 

n. Or, ur, bord; de ora^ qu'on fit 
probablement masc. dans la langue 
d'oïl, pour le distinguer de ore, ure = 
hora; dim. orle, orlle S. d. S. B. 562, 
bord, ourle; esp. orla, orilla; yb.orler, 
ourler, border; orée, lisière, bord; 
propr. orata ; oriere H, 356, lisière, 
bord. 

Ora^e y. ore I. 

0rains9orainzn,3i3etglo8.oreII. 



Orans, oranz II, 313 et glos. ore II. 

Orbe, ayeugle, sombre, obscur FI. et 
Bl. 493, qu'on ne peut distinguer; de 
orbusy qui ne prit que tard .la signi- 
fication romane, proy. orb, ital. orbo, 
yb. comp. essorlber, ayeugler, ôter la 
lumière, perdre la yue; proy. eissor- 
bar, simple proy. orbar, ital. orbare, 
du latin orbare. 

Ord, ort, f. orde, s. s. et p. r. ors, 
orz 1, 70. 284. II, 87, impur, immonde, 
sale, malpropre, plein d'ordures, dés- 
honnête, yilain, puant; dehorridus; de 
là ordoier, ordeier, profaner, salir, 
couyrir ou remplir d'ordure, souiller; 
ordoiet I^ 314, subst., sale, impur, 
infecté d'ordure; ordure I, 253, saleté, 
immondice, souillure, Impureté, aussi 
femme débauchée. Au lieu de ord, l'an- 
cien français et le proyençal ayaient 
encore la forme orre Ben. y. 26027, 
fém. proy. orreza^^orreda, qui prouve 
indubitablement que ord dérîye de hor- 
ridus. Cfr. Rayn. L.R.III, 543, et horror. 

Orde y. ord. 

Ordeier y. ord. 

Ordenanee y. ordene. 

Ordene, ordine II, 34. 60, ordre, ar- 
rangement, commandement; rang; gra- 
des de la hiérarchie ecclésiastique; 
choeurs de la hiérarchie des anges; 
congrégation religieuse, et sa règle; 
de ordo (ordin); du nom. ordo avec 
r intercalaire ordre , avec les mêmes 
significations, prov. ordre ; par ordre I, 
70, ib., par rang; ordener, ordoner 
11,85. 159, mettre en ordre, ordonner, 
régler, établir, instituer, conférer les 
ordres religieux ; administrer les der- 
niers sacrements ; ordinare; ordenanee 
I, 193, ordonnance, ordre, disposition, 
arrêté, décret; volonté, fantaisie; or- 
denement, ordre, disposition, ordon- 
nance, règlement; ordoneres^ orde- 
neres, ordonator I, 75, ordonnateur, 
administrateur; adv. ordeneement,par 



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ORD 



270 



ORE 



ordre, régulièrement; mourir ordinee- 
mentf mourir muni des sacrements et 
après avoir fait son testament ; comp. 
desordineement II, 34, irrégulière- 
ment, hors de Tordre; aordene, ordre, 
ordonnance, disposition; aordre (s'), 
se régler, se conformer, prendre pour 
modèle. 

Ordeneement v. ordene. 

Ordenement t. ordene. 

Ordener v. ordene. 

Ordeneres y. ordene. 

Ordière^ ornière; pour ainsi dire 
orbitaria de orbita. C'est notre mot 
ornière, avec changement fort rare du 
d en n. Ménage, qui rapporte aussi 
cwwm-e à orbita^ suppose orbitanaria, 
orbilnaria, puis ornaria, mais la forme 
ordiere repousse cette contraction. Les 
Wallons disent ourbî, ourbîre, orbîre. 

Ordine v. ordene. 

Ordoier v. ord. 

Ordoiet v. ord. 

Ordonator v. ordene. 

Ordoner v. ordene. 

Ordoneres v. ordene. 

Ordre v. ordene. 

Ordure y. ord. 

I. Ore f„ vent doux, vent, souffle; 
de aura; ital. aura, ora, esp., prov., 
port. aura; dér. ored^oret, orél, 100, 
266. II, 297, vent, souffle; prov. aurat; 
orag'e, vent, air, souffle; bel orage, 
bon vent, vent favorable ; grant orage^ 
vent fort, tempête, etc., signification 
qu'a prise notre orage moderne. Notre 
oîiragan, esp. huracan, ital. uracano, 
est d'origine assez moderne et ne tient 
en rien aux mots cités ici; il vient, dit- 
on, de la langue caraïbe. Y. Ménage s. v. 

II. Ore, enre, are, hore, heure 

I, 106. 119. 129. 187. 216. 244, heure; 
hora; en petit ou en po et à po ^ore 

II, 313; d^orea en ou à altrea II, 312; 
en ei8 Vote II, 299; Jtf ou e« bme ore, 
^e ou en mole ore I, 254, II, 55, à la 



bonne ou à la mauvaise heure, pour 
le ou par bonheur et pour le ou par 
malheur (cfr. aur), d'od bor, buer, 
mar, mare n, 276; — ore, ores, 
or adv. n, 311; comp. à ore, main- 
tenant, actuellement, présentement, tan- 
tôt; ad horam; prov. aora, aoras, ado- 
ras, esp. ahora; lores, lors H, 312, 
d'où alors, ad iUam horam; dès ore 
II, 312, dès ore mais II, 312, ore mais 
II, 312, d'ore en ayant n, 312, dès 
ore en ayant n, 312 ; orains, oranz, 
orans, orainz II, 313; orendroit, 
orendroites, c'est-à-dire or en droit 
maintenant en droit (directement) H, 
313; — aneore, aineores, eineor, 
nneore, uneor, unquore, encore, 
oneor, onqnor, onqor n, 287. — 
Horloge I, 332, horloge; horologium 
(c&^oAoytor.) 

Oré, vent V. ore I. 

Oré, doré V. or I. 

Ored, vent V. ore I, 

Ored, doré V. or I. 

Orée v. or II. 

Orée fém. de oret, oré v. or I. 

Oreille, oreille, orille, anreille I, 
267, oreille; de aurieula; doner oreille, 
prêter l'oreille, écouter; oreil]er,oroil« 
1er, oriller, oreller, couper les oreQ- 
les, sorte de supplice; être attentif, 
s'appliquer, être aux écoutes; comp. 
essoreiller, essoriller, etc. La der- 
nière forme citée nous est restée, tan- 
dis que le mot oreille nous est venu 
d'un autre dialecte, ce qui fait ano- 
malie dans la langue moderne. 

Oreiller v. oreille. 

Oreison v. orer. 

Oreller v. oreille. 

Ore mais n, 312 et glos. ore II. 

Orendroit, orendroites n, 313 et 
glos. ore n. 

Orer, dorer v. or I. 

Orer I, 221, prier, intercéder, sup- 
plier; orare; orelson, oreson^ orisoD^ 



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ORE 



271 



ORt 



nreisnnl, 214. 339. 365. 374, oraison, 
discours, prière ; oratio; vb. comp. ao- 
rer, aourer, ailrcri, 222. 232. 280. 
II, 338, prier, invoquer, adorer; d'où 
aorementy adoration, culte. 

Ores T. ore II. 

Orés V. ore I. 

Oreson y. orer. 

Oret, yent y. ore I. 

Oret, doré y. or I. 

Orfe II, 39, orphelin; èçipôç, proy. 
et cat. orfe, lat. orbus ; forme remar- 
quable à côté de orfenCy orphelin, de 
orpÂantés, esp. huerfano, ital. orfano; 
orfenin, orphenin, orfelin I, I81, 
adj. et subst., privé, dépourvu, orphe- 
lin ; propr. orphaninut de orphanus, et 
non pas, comme on le dit d'ordinaire, 
directement de orphanu8 qui a produit 
orfene, 

Orfelin y. orfe. 

Orfene y. orfe. 

Drfenin y. orfe. 

Ormer y. mer I. 

Ormier y. mer I. 

Orfrais, orfl*ois, orfreis, olTrois 
II, 78, étoffe brochée d'or, broderie 
en or, frange d'or; orfraser, garnir 
d'orfroi; dîmin. orfroisel, orfrisel, 
d'où orfroiseler; Imâ. auriphrigium, 
corrompu de aurifresiumy c'est-à-dire 
frisé d'or; àe frisa, fresa, Frison, de 
frisle, boucle, et de or. 

Orfreis y. orfrais. 

Orfrois y. orfrais. 

Orgrailhous, orgailhonsement y. 
orgueL 

Organ, orgene, orgues, et même 
ogrre, orgue; vb. orgmener, orgrener, 
jouer de l'orgue; du grec Ôçyavov, 
l'instrument par excellence. Cfr. l'alle- 
mand instrument pour forte-piano. 

Orge 1, 251, orge ; àehordeum (hord- 
jum), proy. ordi, ital. orzo. 

Orgrellox y. orguel. 

Orgillir y. orgueL 



Org^îl y. orguel. 

Orgoillir y. orguel. 

Orgueil, orgueilllr y. orguel 

Orgrueiz y. orguel. 

Orguel (orguez), orgoil, orgueil 
(orgueiz), orguil (orguiz), orgueil, 
faste, vanité, insolence, arrogance; or- 
guelleus, orguillos, orguillous,or- 
guilloux, orgailhous 1, 173, orgel- 
loxll, 291 , orgueilleux, fastueux, vain, 
insolent, arrogant; et les adverbes en 
ment avec les mêmes formes, I, 197, 
etc. ; orguellir^orgoillir^orgueillir, 
orguillir, orgilllr I, 229. S. d. S. B. 
523, être vain, fier, présomptueux, in- 
solent, enorgueillir, et pronom. ; comp. 
S^enorguellir I, 329, s'enorgueillir; 
S^entrorglller II, 326, s'enorgueillir 
mutuellement, s'inspirer de l'orgueil 
l'un à l'autre. Orçuel dérive de l'ahal. 
urguoly insignis, ou plutôt d'un subst. 
inconnu urgtwlîj qu'on peut supposer. 
V. Dief. G. W. n, 382. 

Orguelleus, orguelleusement y. 
orguel. 

Orguellir v. orguel. 

Orguez y. orguel. 

Orguil y. orguel. 

Orguillir v. orguel. 

Orguillous, orguillousement v. 
orguel. 

OrguiUos, orguillosement y. or- 
guel. 

Orguiz y. orguel. 

Orible, oriblement v. horror. 

Orié y. or I. 

Orient, orianti, 189, orient; orietts. 

Oriet V. or I. 

Oriere v. or II. 

Orieus v. oriol. 

Oriflambell, 63, orieflambe,ori« 
flan, oriflamme, et l'étendart principal 
de l'armée; àe aurum et Jlamtna. Que 
signifie la forme oriflor, oriflour, 
qu'on trouve dans le même sens, proy. 
aurifior? 



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Ofil 



m 



ôst 



OrUUn T. oriflambe. 

Oriflor, oriflonr t. oriflambe. 

Orille, oriller t. oreille. 

Oriol, 8. 8. orions, orieiis O. d. D. 
12496, loriot; de aureolus, ]^ mot 
moderne loriot s'est adjoint l'article 
comme lettre radicale. 

Orious y. oriol. 

Orison t. orer. 

Orlc, orlle, orler t. or n. 

Ormer, ormier t. mer I. 

Ome^ oume, dans l'expression ad- 
verbiale à omâf sans exception, propr. 
tous et obacnn en particulier; de ad 
ordinem=ej. ordine, T.Ben, s.t. aome. 
Cfir. ordene. 

OroiUe, orofller t. oreille. 

OrpheniB y. orfe. 

Orrible y. horror. 

Ors, impur y. ord. 

Ors, ors, ours; ursua; dim. urse- 
tel I, 99, petit ours. 

Ort y. ord. 

Orz y. ord. 

Os, année y. ost. 

Os, besoin y. oes. 

Os I, 263, os; proy. 08, ital. osso, 
esp.hueso; oê (oêsum); OSSement I, 59, 
ossement. 

Osbere, osbercs y. halberc. 

Osehe y. oscber. 

Oseher, oeher, ébrécber, entailler, 
briser; proy. oscar; comp. entre- 
oscher; aoeher, pour traduire oppri- 
mère Q.L. d.R. 236 ; desoseher, déga- 
ger, détacber. Le substantif osche, 
oehe, signifie cocbe, entaille; le pi- 
card oeherf secouer; les Proyençaux 
disent ayec h, bousca, bouesca; DC. y. 
occare, connaît aussi une forme ho- 
seher; circonstances qui semblent 
prouver que oehe et notre hoehe^ oeher 
et notre hocher sont identiques. L'ar- 
bitraire qui régnait dans l'emploi du 
A explique cette différence, et l'aspi- 
ration moderne ne fournit aucune rai- 



son. Oehe, hoehe seraient peut-être l'al- 
lemand hoek, pli du jarret, jarret, d'où 
oeher^ etc. Il faudrait alors séparer les 
composés réunis ici et rapporter p. ex. 
desoseher à hoeher, boeer K. d. 1. y. 
36, remuer, secouer. Cependant la fré- 
quence de l'ortbographe sans h dans 
les plus anciens monuments me porte 
à croire que notre hoehe et hoeher ont 
pris plus tard l'aspiration (cfr. haut 
de altus) et qu'il faut cbercber d'autres 
étymologies que celles indiquées ici 
pour hoehe et hocher. Quelles sont- 
elles? On ne saurait admettre aveo 
M. Grandgagnage le bollandais hutaen 
(botsen), bocber, secouer (D. W. s. t. 
hosî). Cfr. Ménage. 

Oseire y. occire. 

Oseiir, oseurted y. obscur. 

Oser, osser, ouser I, 134. i5i. I^ 
288, oser, s'enbardir; ausare pour au" 
dere (audere, ausus, ausare); uns che- 
valiers osez I, 79, cbeyalier bardi, cou- 
rageux, entreprenant, audacieux. 

OsmeP.d.B.915, odeur, objet qui 
exbale de l'odeur; osmer, sentir, flai- 
rer; du grec èOfiiq. 

Osmer y. osme. 

Ospital y. boste. 

Ossement y. os. 

Osser y. oser. 

Ossi y. al m. et II, 269. 

Ossire, ossis pour occire, occis. 

Ost, quelquefois host, s. s. et p. r. 
OSZ, OZ, OS, Oist I, 81. 84. 154. 354, 
armée, expédition militaire, camp; du 
latin hosHsy qui dès les premiers temps 
du moyen-âge prit la signification d'ar- 
mée, service militaire (v. DC. s. y.). Ost 
était ordinairement du genre féminin, 
cependant on a des exemples du mas- 
culin. De là ostoler, osteier, osteer 
I, 191. 254. n, 377, faire la guerre, 
guerroyer, mener ost, attaquer son 
ennemi; ostoierres, ostoior, guer- 
rier, soldat. 



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OST 



273 



OUT 



Ost T. oster. 

Ostag^e, hostagre^ otage, caution, 
garantie; Imâ. hostagium, hoataticum 
(aussi sans h), italien statico (voy. DC. 
s. V.); mètre ostage, donner caution. 
Gomme Vont expliqué Vossius et M. 
Grimm , ce mot est contracté de obai- 
daticum, de obsidatuSf cautionnement 
par otage, de la racine obses. Verbe 
ostagrer^ostagrieryliostager, donner 
gage et caution, donner en otage à la 
place de qqn., déliyrer. 

Ostager y. ostage. 

Ostagrier v. ostage. 

Oste V. hoste. 

Osteer v. ost. 

Osteier v. ost. 

Ostel V. hoste. 

Ostelage v. hoste. 

Osteier v. hoste. 

Oster I, 46. 125. 305, ôter; desser- 
vir une table; de haustare, fréquent 
de kaurire, selon Ménage ; comp. dos- 
ter^ ôter, enlever; dans le limousin 
doustar (Honnorat). 

Osteus y. hoste. 

Ostoier, ostoierres v. ost. 

Ostoior y. ost. 

Ostoir y. ostor, 

Ostolain y. hoste. 

Ostor, ostoir, ostour II, 253, au- 
tour (oiseau); de aeeeptor pour aeeipi- 
ter (Lucil.). 

Osz y, ost. 

Ot prép. y. od. 

Otel, ottel y. tel et I, 194. 

Otre, outre y. oltre. 

Otre, autre y. altre. 

Otrcer y. otrier, 

Otrei y. otrier, 

Otreianee y. otrier. 

Otreiement y. otrier. 

Otreier y. otrier. 

Otret y. otrier, 

Otriance y. otrier, 

Burguy, langue d'oÛ, aiosstire. m. Éd. 



Otrier, otroler, otreer, otreier, 
ottreier ( l . pers. sing. prés. ind. otroi, 
otrei) II, 301. 305. 326. 329, oetroyery 
accorder, donner, permettre, assurer; 
de attctoricare pour auotorare; esp. 
otorgar, proy. autorgar et autreiar; 
de là otroi, otrei, otret, permission, 
con8entement,concession,aocord, congé, 
chose octroyée; otroiement, Otreie- 
ment, concession, permission, accord; 
otroianee, otrianee, otreianee, con- 
cession , accord. 

Otroi y. otrier. 

Otroianee y. otrier. 

Otroiement y. otrier. 

Otroier y. otrier. 

Ottreier y. otrier. 

Où, ù, 6 ady. II, 2Sô;oùquell, 286. 

Ou pour au, y. I, 51« 

On prép. n, 343. 

Ouail y. oïl. 

Ouaille y. oue. 

Oaan y. an et II, 275, 

Oubli, oublier y. oblier. 

Oue, oie y. oe, 

Oue pour oye, 

Oue, brebis; de ovis; dimin., du 
reste sans signification diminutiye, ou- 
aille, oueille, OUTaiUe, ouaille, bre- 
bis; ovieula, 

Ouef y, oef. 

Oueille y. oue. 

Oues, oeuf y. oef. 

Oues, besoin y. oes. 

Ouïr y. oïr. 

Ouïs de ois I, 131, 

Oultre y. oltre, 

Ounor, ounour y. honor, 

Oume y. orne. 

Ous, eux y, als. 

Ouser y. oser. 

Outrage, outrageus y. oltre. 

Outre, outre y. oltre. 

Outre, autre y. altre. 

Outreeuidier y. ouider. 

Outreement y. oltre. 
19 



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OITT 

Outrequidier ▼. ouider. 

Outrer v. oltre. 

OuTaUlo y. oue. 

OuTeraifne v. oeyro. 

OuTert part, de ouTiir. 

Ourrir v. aoyrir. 

Oux de ois I, 131. 

Ove, OTeoe II, 344 et glog. o. 

Oreque II > 344 et glos. o. 

OTendgne v. œvre. 

OTerer t. oeyre. 

OTert, OTertement t. aovrir. 

Orerier v. oeyre. 

OyOC n, 844 et glos. o. 



274 ^^ 

OToee n, 344 et glos. o. 

Croques 11^ 344 et glos. •. 

Oyraigrne y. oeyre. 

Orre, OYree y. oeyre. 

Ovrier y. oeyre. 

Orrir y. aovrir. 

Owan y. an et II, 275. 

Ox de ois I, 131. 

OyI y. oil. 

Oysel y. oisel. 

OysouS) oysousement y. olsos. 

Oytisme y. oit. 

Oyrre y. oeyre. 

Oz y. ost. 



PaWe, p»We I, 287. Dol. 243, 
poêle ; de patiUa, 

PaSn, PaCnie y. païen. 

PaSnor y. païen. 

Paer y. paier. 

PaCsIe y. paSle. 

Palan y. païen. 

Paie, paiement y. paier. 

PaXen,paTan,paënII, 232, païen; 
àepaganus. Cfr. pais. Depuis le règne 
de Constantin le Grand, on nomma ainsi 
les adhérents de l'ancien culte, parce 
qu'ils furent forcés de se retirer dans 
les campagnes. Cfr. Rayn. L. R. IV, 469. 
Dér. paXenor,paIennr, paënor 1, 47. 
161, païen, des païens; proy. payanor; 
paSnie, pYaenie, pays habité par des 
païens, paganisme. 

Palenie y. païen. 

Palenor, paXenur y. païen. 

Paier, payer, paer, apaiser, cal- 
mer; payer, satisfaire, acquitter; de 
paeare, mettre en paix; subst. paie I, 
396, paie, paiement; d'oil paiement 
I, 163, paiement, rétribution. Fttier. 
dans sa signification primitiye, fut rem- 
placé de bonne heure par le composé 
apaier, apaer I, 145. 265. II, 349. 
384, apaiser, calmer, accorder, paci- 
fier , puis engager. Cfr. pais. 



Paile, paille n, 344. 354, pûlle; 
de palea; paillart, paillard, c.-à-d. 
qui aime la couche. Cfr. proy. pail- 
lola, couche. 

PaOe, tenture y. palle. 

Paillart y. paile. 

Paille, paille y. paile. 

Paille, tenture y. palle. 

Pain, pein 1, 60. 210. n, 85, pain; 
panis; pour les noms des différentes 
espèces de pain y. DC. panis, laborare, 
etc., ettre au pain et an vin oji au tel 
de qqn.f être à son service; estre en 
pain, se dit d'un fils qui est en puis- 
sance paternelle ; estre mis hors depain, 
être émancipé ; yb. comp. apaner,nour- 
rir, entretenir; proy. apanar, simple 
panar ; d'où apanage, portion d'héri- 
tage donnée aux puînés ou aux filles; 
y. DC. apanare, Ménage, appanage; 
dér. panetier I, 67, panetier, boulan- 
ger; comp. eompain, eumpain, eom- 
paing, compagnon, associé, mari; et 
eompainon, eompanion, enmpa^ 
niun, eompaignon II, 312, îb.; d'où 
eompaigne, eumpaigne et eompai« 
gnie, eompaignieie, eompeignie, 
eumpainie, eompainnie, compagnie, 
association ; eompangne,eiimpaigne 
I, 161. 254, eompaignesse I, 142, 



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PAI 



275 



PAt 



cgmpagne, qui accompagne; compai- 
grner, eompagrner, eampagrner, être 
en commerce ou familiarité avec qqn., 
soutenir le parti de qqn., accompagner, 
faire cortège ; aeompaignier, associer 
à qqch., faire pariage avec qqn., être 
en compagnie de, s'accompagner. Les 
yariantes de eom et l'emploi du ft, ng, 
ngn étant connus, il serait inutile de 
répéter ici les nombreuses formes de 
ces mots. Cum et panis, étymologie 
donnée par DC, Caseneuve, Ménage, 
etc., à eompain, eompainonf Iroâ. cum- 
panium, société, est la seule vraie 
entre toutes celles qu'on a proposées; 
le mot companagây c.-à-d. ce qu'on 
donne dans un repas au delà du pain 
et du vin, proy. companatge (compa- 
naticum), ne laisse aucun doute sur 
l'exactitude de cette dérivation. Je 
ferai remarquer en passant que panier 
se rattache aussi à pain; il dér. de 
panarium, comme grenier de granarium. 
Ce mot ne s'entendait dans le principe 
que des corbeilles qui servaient à por- 
ter le pain. Cfr. Mén. s. v. panier. 
Paine, painne, painnes v. poene. 
Painer v. poene. 
Pair, paire v. par. 
Pairler v. parole. 
Pais passage et négation, v. pas et 
n, 33S. 

Pais, paix, paiz, pes, pax 1, 57. 
94. 95. 122. 232, paix, tranquillité, sû- 
reté; àepax; pais à sainte iglise, sû- 
reté qu'offrait l'Eglise aux coupables 
qui venaient chercher un refuge aux 
pieds des autels; puis immunité accor- 
dée par les rois à l'église de donner 
asile aux criminels poursuivis par la 
justice; paie le roi, sûreté, tranquillité 
résultant de la protection exercée par 
l'autorité royale, puis protection du 
roi, lois, ordonnances qui mainte- 
naient l'ordre, la tranquillité ; paie si- 
gnifiait enfin baiser, Aubri 159, c. 2. 



V. DC. pax, pax ecclesiae, pax régis, 
osculum pacis. De là paisible, pai« 
siule 1,293. 50. 67, paisible, tran- 
quille, calme ; ad v. paisiblement, pai- 
Siolement I, 76. II, 233. 367, tran- 
quillement, en paix, avec calme, mo- 
dérément; V. comp. apaisier, apais- 
sier I, 173. II, 195, apaiser, calmer, 
pacifier, réconcilier ; d'où par le part, 
prés, apaisanteir II, 60, calmer, sa- 
tisfaire; d'ici rapaisanter II, 320, 
calmer. Cfir. paier. 

Pals, pays; de pagus; proprem. 
équivalent à pagense; ital. paese; prov. 
pays, paes; eaintpaïa, Palestine; de 
là palsant II, 62, paissant, habitant 
du pays; villain, viUageois. 

Palsant, paissant v. païs. 

Paisible, paisiblement v. pais. 

Paisiole, paisiulement v. pais. 

Paistre, pastre , peistre , pestre 
II, 188 et suiv., la force paistle pré 
II, 5. 289, proverbe exprimant la folie 
qu'il y aurait à ne pas se soumettre 
à la nécessité ; comp. repaistre I, 329, 
repaître, donner à manger ; past, paist, 
pâture, nourriture; paetus; pastres, 
paistres, pastor 1, 245. II, 184, pa- 
steur, berger, guide, conducteur ;pastor; 
pastore, pastonre, bergère; dim. pa- 
Storele I, 315, bergère, pastourelle; 
sorte de poésie; pastore II, 344, pâ- 
ture, nourriture, éàacAiion ; pastura; 
vb. pasturer I, 221, pâturer. Dans 
l'ancienne langue, posture signifiait en- 
core la corde avec laquelle on attache 
le cheval par le paturon; pasture^ de 
pastoriusy Imâ. pastorium; d'où notre 
paturon. De cepasture, on forma aussi 
le vb. comp. empastorer, c-à-d. atta- 
cher avec IsLpasture, fig. s'embarras- 
ser dans un obstacle, piège, gêner, se 
laisser prendre , qui se trouve encore 
dans le patois normand empaturer, dont 
M. E. Duménl a fort bien saisi l'ori- 
gine. Empasturer prit les orthographe^ 
19* 



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PAÎ 



276 



VAL 



empaisturer, empeisturer, empes- 
turer^ d'où, par rejet de Vu, empes- 
trer^ notre empêtrer. De même d^- 
trer. Cfr. ital. impastojare = empêtrer 
de pastoja = anc. franc, pasture. En 
dérivant empêtrer de impetrare, c.-à-d. 
de in et petra, on n'a pas eu égard 
à la forme , qui demande un s médial 
daos la racine. 

Paix Y. pais. 

Paiz Y. pals. 

Pal, pel, peal, peel, piel 1, 397. n, 
78. 68. CharL 328, s. s. et p. r. pea 
Phil. M. 7273, Ben. 18551, paos ib. 
32586, pex 1, 106, piexK.d.E. 4956, 
pix G. d. V. 1736, bâton, piquet, pieu. 
Fal est la forme primitive , dérivant de 
palus; de là, avec affaiblissement de l'a 
en e, pel, d'où avec diphthongai^on pi- 
carde ^t^Z, et enfin, avec aplatissement 
du l, notre pieu. Pour les autres for- 
mes Yoy. les subst en elj al^ etc. De 
^à paliz, palis, pieu, palissade; palet, 
pieu, levier, gros bâton; escarmouche, 
surtout celle qui se fait aux palissades 
d'une ville ou d'un château; paleter 
I, 265, escarmoncher, combattre; pa- 
leteis, paletis, escarmouche. 

Palaïn v. palais. 

Palais, paleis, pales Trist.ll, 29, 
Gharl. 355, palois P. d.B. 1848. 4143, 
paleez.R. d. R, 8242, grande salle voû- 
tée, qui souvent formait à elle seule 
un bâtiment; de palatium. C'est parce 
que ces salles étaient voûtées qu'on a 
donné le nom de palais à la partie 
supérieure du dedans de la bouche, 
car la forme palais, en ce sens, ne 
peut dériver de palatum ; ainsi palais 
signifie proprement la voûte de la bou- 
che. Delàpalasin, palaïn 1, 400, offi- 
cier du palais, paladin, grand seigneur. 

Palasin v. palais. 

Pale, palle, plus tard paslell, 348, 
pâle, blême; pallidus; palor, pallor, 
pâleur j paUor, 



Paleez v. palais. 

Palefreid v. palefroi. 

Palefroi, Palefreid U, 4, cheval 
de parade, de cérémonie, cheval à l'u- 
sage des dames ; Imâ. palafredus, para- 
firedus; de paraveredus, cheval pour 
courses extraordinaires avec les postes, 
composé de Tiagd et veredus = veho- 
rheda. L'allemand p/erd a la même 
racine. C'est de notre mot que vient 
palefrenier, Imâ. parafrenarius. 

Paleis V. palais. 

Pales V. palais. 

Palet V. pal. 

Paleteis v. pal. 

Paleter v. paL 

Paletis V. paL 

Pâlie V. palle. 

Palis, paliz v. pal. 

Palle, pâle V. pale. 

Pâlie, paile 1, 264, paille 1, 196, 
pâlie II, 76, 85, étoffe de soie ou de 
coton, proprem. manteau, tenture, dais; 
de pallittm. Ainsi le nom d'un habil- 
lement est devenu celui de l'étoffe dont 
on se servait pour le faire. 

Palier v. parole. 

I. Palme, pamne I, 107, paume, 
plat de la main, main; palma; eheoir 
h paume, tomber sur les mains, en pâ- 
moison, en défaillance; de là paumer 
I, 347, ordinairement au part, passé, 
avec la même signification. Quoique 
le développement des signifi.cations de 
paumer soit fort naturel , ce mot n'est 
peut-être dans le fond qu'une ortho- 
graphe fautive àepasmer (v. plus bas), 
que le peuple rapporta à l'idée plus 
matérielle de paume. 

II. Palme, paume, palme, branche 
ou feuille de palmier, et, par exten- 
sion, d'après le dérivé suivant, pèle- 
rinage; dér. palmier, paumier I, 
395, pèlerin, qui a fait le voyage de 
la terre sainte, et qui pour preuve en 
rapporte des palmes; de palma, GIr. 



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PAL 



277 



PAR 



BC. s. T. palma, palmani, et Mén. s. y. 
paumier. 

Palmier t. palme n. 

Palois y. palais. 

Palor, pallor v. pale. 

Paltonier, paatonier 1, 7i,homme 
sans profession ni demeure fixe ; homme 
de manyaise yie, méchant, hautain, 
misérable, gueux, coquin; fém. palto- 
niere, pantoniere, femme méprisable, 
liyrée à la débauche; eh. £oq. s. y. 
pautonier. FàUonier est un dérivé, 
dont le simple se trouye dans Tital. 
paltonê, ^roY, paltom , pautom, qui, à 
ma connaissance, ne se rencontre dans 
aucun monument de la langue d'oïl. 
Fakone, paltom peuyent dériyer de pâli" 
tari, errer souyent çà et là, dont se 
sert Plante. M. Schwenk , D. W. s. y. 
Lump, fait remonter paltone , paltonier 
au bas -allemand paît y lambeau. Le 
Duchat, je ne sais comment , identifie 
paltonicr et pontonnier. 

Paltoniere v. paltonier. 

Pain B. d. 1. Y. 51, marais, mare; 
palus; de là «'empaluer 1,373, se 
salir, s'embourber. 

Pan I, 189. R. d. 1. V. 292, étoflfe, 
linge, lambeau, pièce, morceau, partie ; 
partie de l'armure qui couyrait le côté ; 
pan; paroi; gage, nantissement; pan- 
nus; de là paner, paneir, saisir, pren- 
dre des gages; y. Rayn. L. R. IV, 409 
panar; comp. espanlr, espenir, es- 
paneir, espanoir II, 49. 93, expier, 
payer, punir; depaner M. s. J. 446, 
déchirer, mettre en pièces , disjoindre, 
détruire. 

Panée, panehe, yentre, gros yentre ; 
de pantex; paneeil, en rime ayec le 
même sens, Ben. 37322. De panée, 
dériye paneire, panehire, la partie 
de l'armure qui couyre la panse ou le 
yentre. Cfr. Mén. s. y. 

Paneeil y. pance. 

Panehe y. panoe. 



Panehire y. panoe. 

Paneire y. pance. 

Pandre y. pendre. 

Paneir, paner y. pan. 

Panier y. pain. 

Panre y. prendre. 

Panser y. pois I. 

Pansif y. pois 1. 

Panteiser, pantuiser, s'agiter, 
panteler, haleter; proy. pantaysar, pan- 
tayar, panteyar; subst. pantais, es- 
soufflement, souci, tourment ; du kymri 
pantu, presser, fouler, pant, pression; 
anglais pant, haleter. Not mots pan- 
tais, pantoiement , panteler, sont de la 
même famille. 

Pantuiser y. panteiser. 

Paon, poon 1, 191, paon; depavo, 

PaOr, pâlir, paonr, peor, poor, 

pOOOr, pour I, 65. 79. lOl. 254. II, 
142. 309, peur; de pavor, 

Paonr y. paor. 

Par, pair, per II, 157, peer, pair, 
pareil, égal, semblable, du latin ^ar. 
L'orthographe la plus fréquente de ce 
mot est per. Fer s'employait en par- 
lant des seigneurs d'ane noblesse égale 
sorte de dignité; quelquefois il était 
synonyme de baron ou grand seigneur. 
Le nom de per se donnait particulière- 
ment aux membres de la prétendue 
cour instituée par Charlemagne. Le 
mot de per avait encore les significa- 
tions de compagnon, époux (1, 292), 
compagne , épouse (I, 254), camarade, 
toujours avec l'idée d'égalité , de con- 
dition semblable. Cfr. Mén. s. y. pairs. 
Enfin , il signifiait écheyin , conseiller 
de ville. Vivre per 1, 263 ; bon per, 
bon compagnon; per à per, homme à 
homme, en nombre égal. Paire, père, 
paire; propr. paria; cfr. arme. — De 
là parrie, égalité; pairie, dignité de 
pair; échevinage, conseil de ville; — 
parier, associer, joindre, unir, d'où le 
comp. aparier, apparier, unir, joindre 



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TAE 



278 



PAE 



accoupler; — eomparer, comparer, 
égaler; eomparare; d'où aeomparer, 
mettre en parallèle. Voy. pareil, pa- 
rage. Notre i?ari«'= gager, depariare 
(par), rendre égal, ainsi propr. mettre 
une chose contre une autre semblable. 

Par, per prép. II, 358 ; par moi, toi, 
80i, etc. II, 358; par de II, 358; de 
par II, 359; par ady. II, 314; comp. 
parmei, parmi II, 359; par ce qae 
oonj.n, 388 ; par ee, par qnoin, 388. 

Paradis, parais, parets I, 126. 
189, paradis; àeparadims. C'est de 
la forme parats , qu'on fit ensuite , avec 
l'intercalation ordinaire de v, le mot 
(paravis, pareyis) parvis; cfir. Mén. 
s. e, T. 

Paraemplir y. ademplir. 

Parage, paraige I, 252. 65. 362. 
II, 819, rang, extraction, noblesse, 
naissance illustre, respect dû au rang ; 
de par, ainsi proprement égalité. Gfr. 
par, adj. 

Paraige t. parage. 

Parail, parailler y. pareil. 

Parais t. paradis. 

Paraler y. aler. 

Paranteit v. parent. 

Parastre v. père. 

Parax (lo) v. pares. 

Pare, parc; bergerie; espace clos 
dans lequel ayait lieu le tournois; 
Imâ. parcus, parricus, proy. parc, par- 
gue , ital. parco , bargo ; esp. , port, 
parque; yb. comp. empareher, em- 
parehier, enfermer dans un parc. De 
parc, vient notre parquel, yb. parquer, 
y. Ménage. Dans les anciennes lois 
bayaroises, pare signifie magasin à 
grains. Tare , en abal. pfarrieh , pfer- 
rieh, vMLm.pfereh, anglo-saxon jpwwTMc, 
pearroe, en gallois j^atrc, hieion park, 
kymri pare, parwg. On a dériyé pare 
de l'allemand, où la forme se rattache, 
dit -on, à bergen, prétérit bar g, y. 
Schmitthenner et Scbwenk D.W. ; mais 



la consonne initiale pf fait empêche- 
ment. D'autres ont regardé les formes 
celtiques comme les primitives , et M. 
Diefenbach remonte au kjmrî parâu; 
y. G. W. 1, 265, Celtica I, 167. 

Pareamin, pareemin, parkemin, 
parehemin, parqaemin I, 92, 99, 
parchemin, rôle; àe pergamenum , per- 
gamena charta , à cause de la ville de 
Pergame , où il a été inventé. Y. Mén. 
Diet. s. y. et Origines de la langue itaL 
s. V. pergamena. Le passage du ^ au « 
qu'on remarque ici est fort rare. 

Pareemin v. pareamin. 

Parehemin v. pareamin. 

Parehier v. percer. 

Pareion v. part 

Parçoiyre v. percevoir. 

Parçonnier v. part. 

Pareroistre v. croistre. 

Parçnnere v. part. 

Pardestmire v. enstruire et II, 2 53. 

Pardire v. dire. 

Pardon v. don. 

Pardonable v. don. 

Pardonanee v. don. 

Pardoneir, pardoner v. don. 

Pardonement v. don. 

Pardoneres v. don. 

Pardoner v. don. 

Pardnrable, pardnrablement v. 
durer. 

Pïireee I, 229, pereee II, 50, pe- 

reehe, paresse; de pigritia; delà pa« 
reeos, pereeheus, paresseux, négli- 
gent; adv. pereeensement I, 384, 
paresseusement, négligemment; pare- 
eer, pereeer,pereeher, paresser, être 
paresseux; comp. apareeer, apere- 
eerll, 150, devenir paresseux, lent 
s'aff'aiblir. 

Pareeer y. parece. 

Pareeos v. parece. 

Pareil, parel, pareil, parail, fém. 
pareille H» 72, etc., pareil, semblable, 
comparable; hnêi.parieulm, diminutif. 



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PAE 



279 



PAR 



de par. Subst. pareil 9 proT. parelh, 
signifie propr. paire, eomine on le voit 
encore dans notre composé appareiller. 
De pareil dér. parelller, pareller, 
parolller, parelller, apparier, assor- 
tir, appareiller, construire; d'où le 
comp. aparelller {apareit^ subjonctif), 
aparlller I, 143, aparailler l, 174, 
aparoUler,!, 182, aparolUier 1, 284, 
aparelller^appareillerjchoisir, prépa- 
rer, faire des préparatifs, disposer, ar- 
ranger, orner, vêtir d'habits de céré- 
monie; — subst. aparell, aparoll, 
aparel, aparall, appareil, apprêt, pré- 
paratif ; de là apareUlement) apa- 
rellement) appareil, apprêt, ajuste- 
ment; raparelUer, raparllher n, 
382, rappareiller. Cfr. par, adj. 

Pareille, pareiller t. pareil. 

Parelr t. paroir. 

Parelt v. paroit. 

Parels t. paradis. 

Parel, pareller y. pareil 

Parement y. parer. 

Parent I, 263, parent, égal, pa- 
reil; i^ar^fM (parent); parentelt, pa- 
rantelt, parente 1. 84. 263. 278. liai- 
son par le sang, parenté, parent, allié ; 
PC. et après lui Roquefort disent que 
ce mot était autrefois masc. , c'est une 
erreur, il arait les deux genres, comme 
le prouvent nos exemples; parentele, 
parenté; parenUHa; yb. comp. empa- 
renier, apparenter. Y. Mén. s. y. 
parent. 

Parente, parentelt y. parent. 

Parentele y. parent. 

Parer, paridtre y. paroir. 

Parer, préparer, disposer, orner; 
parement, habit armorié; — parer, 
défendre, garantir, qui est resté dans 
les composés parapet y parasol, etc.; 
parement, mur, rempart, fortification; 
comp. du dernier yerbe emparer, rem- 
parer, fortifier; d'où emparement, 
rempart, fortification; et d'ici rem- 



parer, rempar, aujourd'hui avec t 
finaL Notre s^emparer est de la même 
famille, proy. emparar, amparar, saisir, 
prendre. Farer^ dans ses diverses signi- 
fications, dérive de parare; Ménage l'a- 
vait déjà supposé. Pour ce qui est 
des premières, il n'y a aucune diffi- 
culté ; quant aux autres, en partant de 
ridée préparer, on a eu 1) tenir prêt» 
proy. parar présenter, tendre; 2) rete- 
nir, garder, protéger. Raynouard a 
aussi reconnu en partie cette étymo- 
logie. 

Pares (lo) M. s. J. 452, avec une 
forme moins congruente dans les S. d. 
S. B. lo parax I, 324, mot qui ne se 
trouve guère que dans ces auteurs, et 
dont la signification était incontinent, 
sur-le-champ; de per ipaum se. tem- 
pus. Cfr. ades, par. 

Parester v. steir. 

Parestmsse (à la) v. estros. 

Parfaire v. faire. 

Parfeit, parfeitement v. faire. 

Parfiler v. fil. 

Parfln v. fin. 

Parfit, parflz v. faire. 

Parfitement v. faire. 

Parfond v. fond. 

Parfondesee v. fond. 

Parfundeee v. fond. 

Parfont v. fond. 

Parier v. par, adj. 

Parigal v. ewer. 

Parlr v, paroir. 

Paijar v. jurer. 

Paijurer v. jurer. 

Parlage v. parole. 

Parlement v. parole. 

Parleor v. parole. 

Parler v. parole. 

Parleure v. parole. 

Parller v. parole. 

Parlieres v. parole. 

Parmaindre y. manoir. 



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PAR 



280 



PAÏl 



Parmanable, parmanablaKent 

Y. manoir. 

Parmei v. par prép. 

Parmi v. par prép. 

Parocire t. occire. 

Paroil, paroiller y. pareil. 

Parolr, parir, parer, pareierll, 
40-43, paraître, apparaître, être visi- 
ble , se montrer, sembler; comp. apa« 
roir, apparoir, apparaître, paraître, 
se montrer; disparoir, disparaître; 
reparoir, paraître à son tonr, aussi, 
de même. 

Paroit, pareit, paret, s. s. et p. r. 
paroiz, pareiz, parois I, 145, paroi, 
mur^ muraille; prov. paret, ital.parete, 
esp. pared, port, parede; de paries, 
pariet (is) ; la langue moderne a retran- 
ché à tort le t, 

Paroiz v. paroit. 

Parole I, 49, 220, parole, discours; 
loi, ordre; prov. paraula; dtparabola; 
cfr. Rayn. L. E. IV, 418 ; verbe paro- 
1er, parler, pairler, palier I,309-io. 
184, parler, dire, discourir j parler éCun 
et cPeil, 168, de là parlieres, par- 
leor I, 77, parleur, avocat, bavard; 
adj.parlier, parlierel, 78, parleur, 
parleuse; employé subst., comme par- 
lieres; parleure, langage, manière ou 
faculté de parler; parlagre, parlage, 
bavardage; parlement I, 82, entre- 
tien, conférence, pourparler, entrevue, 
assemblée solennelle pour délibérer sur 
qqcb.; comp. aparler, aparoler I, 
310. II, 398, ajoutez la signification 
traiter d'une affaire; aparlement II, 
11, parole, conversation; emparlerl, 
310 ; emparlier, avocat, R. d. 1. Y. 38 ; 
mesparler I, 3io. II, 164; porpar- 
1er I, 310, comploter; porparle- 
ment, abouchement, pourparler, com- 
plot; eontreparler I, 310, contre- 
dire. 

Paroler v. parole. 

Parost II, 377 Bubj. de paroler. 



Paront I, 309. 

Parpenser v. pois I. 

Parquemin v. parcamîn. 

Parrie v. par, adj. 

Parsenre, parseTre v. sevré. 

Parsomme v. som. 

Parsonnier v. part. 

Part, part, portion, certaine, quan* 
tité d'un tout , les premiers piincipes 
d'une science, côté, direction; déport 
(part); de part II, 359; de la mit 
part I, 401, de ma part; avoir part 
éPune femme I, 252, la conni^tre char- 
nellement; partir I, 92. 172.254. 256. 
268. 271. 286. 311. 339.11,9. 33. 56. 
360. 384, etc. , partager, départir, ré- 
partir, prendre part, séparer, diviser, 
éloigner, ôter, quitter, partir, s'en al- 
ler ; de partiri. Dans le sens de par- 
tir, s'en aller, ce verbe se conjugua 
toujours, dans le principe, avec le pro- 
nom se, et cela était bien fondé: se 
partiri , se partager , se séparer , s'en 
aller; mais, au XIII® siède déjà, on 
le trouve indifféremment avec et sans 
ce pronom, comme le prouvent les 
exemples cités. S>en partir et se par- 
tir avaient la même signification. Be- 
marquez partissent au prés, de l'ind. 
dans la Ch. d. R. str. 257. Partiel, 
55. II, 305, part, partie, portion, sé- 
paration, partage, côté ; partiUm, par- 
tita. De là paroion, parzon, par^nii 
II, 189, part, portion, séparation ; d'où 
parçonnier, parçunere, parsoBnier 
II, 201, copartageant, copropriétaire, 
participant , qui prend part à qqCb. ; 
partissement, partage; partisseres, 
partisseor, partageur, copartageant; 
partisoil,division,partage,séparation ; 
àepartitio; — comp. partener I, 268, 
'p&TticipsaïtyBociéi&iTe^artemaire; proT. 
partender; — départir, despartir I, 

4^. 123. 152. 172. 304. 305.343.396. 
etc., séparer, diviser, partager, fendre, 
distribuer /finir, quitter, abandonner, 



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PAE 



281 



PAS 



partir ; a? eo se comme le simple dans 
le sens de par^; inf. empl. subst. I, 
210, départ, action de quitter un lieu; 
de là departimenty séparation; — 
départie 9 séparation; empêchement; 
— espartir, disperser, éparpiller; 
part, espartiy isolé; forspartir II, 
213, séparer, excepter. 

Partant v. tant et n, 325. 

Pairtener v. part. 

Partenir v. tenir. 

Partir t. part. 

Partison y. part. 

Partissement ▼. part. 

Partisseor, partisseres v. part. 

Parrenir v. venir. 

Parrertir v. vertir. 

Parvoir v. yeoir. 

ParzoiYre v. percevoir. 

Parzon y. part. 

Pas, paisn, 92, pas, passage dan- 
gereux et étroit , gorge de montagne, 
détroit , marche ; de passus ; passer, 
passeir, paser, parcourir à pas,pas8er, 
traverser, faire le voyage de la terre 
sainte, dépasser, outrepa8ser,8urpa8ser, 
se comporter. Aller le pas, marcher, 
avancer au pas ; aller plus que le pas, 
aller très-vite, s'enfuir; enmi le pas, 
en avançant, en route, avant d'arriver ; 
passer le tens II, 19, se sustenter, vivre 
De là passage, passaige, passage, dé- 
troit, traversée d'un fleuve, et, dans un 
sensre8treint,voyaged'outremer,Y07age 
de la terre sainte ; passagier, passager. 
Tas servant àrenforcer lanégationII,33 3 
etsuiy.; adv. oomp. ehalt pas II, 298; 
eneslepasll, 298; isnel le paslL, 298. 
Gomp. eompas (cum-pasBU8),pas égal, 
marche, ordre, mesure ; à compas, avec 
ordre, mesure; par eompas, par mesure, 
dans les règles , comme il faut : Et li 
Sarrasin tout le pas, | Les encauçoient 
par compas, Phil. M. 6108 ; d'otl eom- 
passer, aller le même pas, tenir le 
pasy ordonner, disposer , mesurer; et 



d'ici eompasseres, eompasseor, or- 
donnateur, qui dispose. Ce n'est que 
plus tard que le mot de eompas a pris 
la signification actuelle. Respas, gué- 
rison; respasseir, respasser, res- 
paser, guérir, revenir en santé, se re- 
mettre, redonner la santé ; — trespas 
II, 384, crime, délit, violation; pas- 
sage dangereux et étroit, gorge de mon- 
tagne; droit de passage, tribut; trépas; 
trespasser, trespesserll, 345. 356. 
360. 388. passer outre, à côté, dépasser, 
passer, surpasser, contrevenir, violer, 
traverser, parcourir, mourir, au part, 
pas. pour ce qui est passé (depuis long- 
temps) ce qui est terminé; de làtres- 
passant, passant, voyageur; trespas- 
sement,c6 qui passe les bornes, félonie. 

Pasehe v. pasque. 

Paseor v. pasque. 

Paser v. pas. 

Paslterez v. pasque. 

Pasle V. pale. 

Pasmeisun v. pasmison. 

Pasmer v. pasmison. 

Pasmeson y. pasmison. 

Pasmison, pasmeson, pasmeisan 
I, 72. 104. II, 391, pâmoison; vb. 
pasmer, avec et sans se, I, 361. II, 
357. 388. pâmer; de spasmus {anaa- 
fiôç); prov. espasme, esp. espasmo, 
pasmo, ital. spasimo; vb. prov. plas- 
mar , esplasmar , espalmar, esp. espas- 
mar, pasmar, ital. spasimare. D'où 
yient que le s est tombé devant le p, 
ce qui n'est pas ordinaire ? Aurait-on 
regardé la forme primitive en es ini- 
tial comme un composé de ex et pas- 
mus, et alors pasmus comme le simple ? 
y. espasmiz Ben. 2228. 18865. 

Pasqae, Pasehe II, 347, Pâques; 
de l'hébreu pesaeh, passage; dér. pas- 
eor, paskerez, temps de Pâques, prin- 
temps; cfr. prov. nadalor, temps de 
Noël, de nadal. Rayn.L. R. IV, 301. 

Passage, passaige v. pas, 



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PAS 



282 



PEC 



Passelr, passer y. pas. 

Passion y. patience. 

Past subj. de passer. 

Patenostre ?. père. 

Paterne y. père. 

Patemeil, patemelz v. père. 

Paternité y. père. 

Patemostre y. père. 

Patibler II, 250, propr. se déme- 
ner comme quelqu'un qu'on met à la 
potence, gesticuler aYeo Yiolence; de 
paUbttlua, 

Patienee,paeieneel, 126, patience, 
tranquillité d'âme; patierUia; impa- 
tience, impaseienee I, i5i. Il, 241, 
impatience; mpatUntia; passion 1, 
162, passion, souffirance, plus particu- 
lièrement en parlant de J.-C. ; mouve- 
ment charnel ; paasio de patior ; com- 
passion, compassion, douleur, souf- 
france , affliction ; eompauio, 

Patriarclie I, 105, patriarche; di- 
gnité ecclésiastique; patriareha {na- 

Pan Y. poc. 

Pane 9 pouce y. polce. 

Panme, palme y. palme II. 

Panme, paume y. palme I. 

Panmez y. palme I. 

Panmier y. palme II. 

Pattr Y. paôr. 

Pans Y. pal. 

Pause, pose, pause, repos;. de 
pau8a; adY. II, 317; posat II, 317; 
pansée pose, repos; panser, poser, 
placer, mettre, poser, reposer; prendre 
du repos, fixer, convenir; de pauaare. 
Les deux orthographes difiérentes de 
ce verbe ont été admises plus tard 
avec un sens différent. Gomp. repo- 
ser II, 312, prendre du repos, se dé- 
lasser ; reposer, arrêter ; subst. repOS, 
repans I, 221. 298. II, 376, repos, 
calme; repansee, reposée, lieu ou 
temps de repos ; à reposées, à différen- 
tes reprises; à loisir; déposer, dé- 



poser; au ehief déposé B. d. LY. 60, la 
tête baissée; disposer, disposer, pro- 
jeter, arrêter; disposition I, 218, dis- 
position, projet, décision, ordre; dis- 
posiHo; proposer, pnrposer I, 380. 
267. II, 278, résoudre, prendre la ré- 
solution, proposer, se proposer; pro- 
pos ly 390, projet, dessein, ce qu'on 
se propose de faire ; et dér. du vb. avec 
la même signification proposement* 

Pansée v. pause. 

Panser v. pause. 

Pantonier, pantoniere v. palto- 
nier. 

Panvre v. povre. 

PanTrete v. povre. 

Paveillon, paveillnn y. pavillon. 

PaToment, paTomenter v. paver. 

Paver I, 344, paver, daller; depa- 
virej avec changement de conjugaison; 
payement II, 44. 278, pavé, dallage; 
pavitnentum; d'où payementer, paver, 
daller. Gfr. Ménage s. y. pavé. 

Pavillon I, 58. II, 365, paveillon 
I, 185. II. 295, pavillon, tente; de 
papiUo; v. DC. et Mén. s. v. Fa/veillon 
se trouve encore dans la langue d'oH 
avec le sens de papillon : Des flors sali 
un paveillon , | Des eles feri mon men- 
ton. I DelpaveiUon tel paor oi, | Que 
m'escriai plus tost que poi (FI. et BL 
Y. 2351-4). 

Pax Y. pais. 

Payer v. paier. 

Peal Y. paL 

Peans y. peL 

Pee, fém. peeqne, sot, stuplde, 
niais, borné; de peeus, que le latin 
classique employait déjà en ce sens. 
Molière emploie encore le fém. peeque, 
et Le Duchat, à cette occasion, donne 
la dérivation indiquée, en faisant ob- 
server que pecque a la même signifi- 
cation que pécore. 

Peeeliier, peehier, peeier, pekier 
I^ 125. 194, pécher, failier, désobéir^ 



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PEC 



283 



I>EN 



peeeare; peehieres, peehierres, pe- 
cheor, peeheeur I, 74. II, 107, pé- 
cheur, délinquant, coupable ; peecator; 
peehiet, peeiet I^ 84. 226. n, 36, 
péché, faute, désobéissance; peeeatum. 

Peeheeur t. peohier. 

Peeheor t. pecchier. 

FeeMer, pécher y. pechier. 

Peehier^ espèce de vase y. pichier. 

Peehieres, peehierres y. pecchier. 

Peehlet y. pecchier. 

Peehoier y. pièce. 

Peeier^ pécher y. pecchier. 

Peeler, briser y. pièce. 

Peeierres y. poisson. 

Peclet y. pecchier. 

Perler y. pièce. 

Peeol y. piet. 

Peeque y. pec. 

Peeune I, 159, argent, pécune; 
peeunia, 

Ped y. piet. 

Pedaille y. piet. 

Peel y. pal. 

Peer y. par, adj. 

Peil y. poil. 

Peiler y. poil. 

Pein y. pain. 

Peine, peiner y. poene. 

Peire y. père. 

Peis, poids y. pois I. 

Peis, légume y. pois II. 

Peiser y. pois I 

Peisson, peisun y. poisson. 

Peit y. pois I. 

Peitie y. pius. 

Peitrine y. piz. 

Peiyre y. poiyre. 

Peix y. pis. 

Peiz y. poix. 

Pejor, pejour y. pis. 

Pejur y. pis. 

Pelder y. pecchier. 

Pel, pieu y. pal. 

Pel, piel) pianl, peaus I, 290. II, 
118. 255, peau, cuir; pelU9\ peliee. 



pelliee, yêtement garni de peaux ou 
de fourrures; àepeUieiu8,a; d'oùpeli- 
çon, pelliçon, pelisse, robe fourrée, 
yêtemcntde dessus; dimin. peliçonet; 
à la même racine (pellis) se rattache 
le yb. pelieer, tirtdller, tirer de l'ar- 
gent, dépouiller, plumer; proprem. 
arracher la peau. 

Pel, poil y. poil. 

Pelé, et avec s intercalaire, pesle, 
pelle; pala; proy., ital., esp. pala. 

Peler y. poil. 

Pèlerin n, 299, yoyageur, étranger, 
pèlerin; à.e peregrinua ; proy. pelegrin, 
ItaL pellegrino, esp. peregrino; de là 
pèlerinage II, 345, pèlerinage. Pour 
le yerhe pelegriner, la langue moderne a 
repris la forme latine en r; pérégriner. 

Pèlerinage y. pèlerin. 

Pelfre, butin; pelfrer, piller, sac- 
cager; anglais |?tf(/', l'ayoir. Racine? 
M. Duméril D. K. au mot peufe, dit 
qu'il dériye de l'islandais p«^, dépouil- 
les; mais ce mot islandais n'est autre 
que l'anglais pelf, dont on ignore 
l'origine. 

Pelfrer y. pelfre. 

Peliee, pelieer y. peL 

Peliçon, peliçonet y. pel. 

Pelliee, pelliçon y. pel. 

Penanee, penanehe y. poene. 

Penant y. poene. 

Peneher, peneliier, pencher; de 
pendiearey de pendere; cfr. pendre. 

Peneliier y. pencher. 

Pendant y. pendre. 

Pendre, pandre 1, 1 1 2. 1 54, pendre, 
suspendre, pencher, incliner ; appendre ; 
àepender$; subst. pente, pente; ainsi 
pour pende; cfr. tente, yente, tonte; 
pendu n, 19 patt. passé empl. subst. 
le pendu; de là pendant, hauteur, 
colline, penchant; comp. apendre I, 
302. II, 337, dépendre, être soumis, 
obéir, se rapporter, être du ressort de, 
de la charge de, etc. ; pendre, attacher, 



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PEN 



284 



PEP 



appendre; appendiee, apandlse I, 
166, dépendance; despendre, des- 
pendere I, 237. Il, 19, dépendre, 
ôter ce qui est pendu; saspeudre I, 
170, suspendre. Cfr. pencher. 

Pendn t. pendre. 

Peneanee v. poene. 

Peneant y. poene. 

Pêne, plume, panne y. penne I. 

Pêne» crête V. penne II. 

Pêne, peine, pener t. pœne. 

Peneor t. poene. 

Penenos t. poene. 

Pénible t. poene. 

Penitanehe v. poene. 

Peuitenee y. poene. 

I. Penne, pêne, plume: de pmna; 
de là pennon, penon, étendard, en- 
seigne, espèce de bannière à longue 
queue que le cheyalier attachait à sa 
lance ou à son enseigne, banderole; 
dim. penoneel, penonehel; cfr.Roq. 
s. V. pennon, penen; DC. s. y. penno- 
nés. Je dériye pennon de penne (penna), 
et non de pannua^ comme on le fait 
ordinairement parce que toutes les 
langues romanes ont un e radical, ital. 
pennone, esp. pendon (d intercalaire), 
proy. peno, penon^ et quelles n'ayaient 
aucune raison d'affaiblir Va en ^, si 
pennone, pendon, etc., dériyaient de 
pannus^ On a comparé la banderole 
à Tondulation d'une plume agitée par 
le yent. Fenne, pêne signifie encore 
panne, espèce de fourrure, et, dans ce 
sens, il dériye également de penna, 
proy. penna, pena, et non de pannus, 
ainsi qu'on l'admet; pannus a produit 
pan en franc, et en prov. Kayn. L. R. 
IV, 409. Mais d'où yient ce nom de 
penne pour une fourrure? La disposi- 
tion de pièces de la fourrure rappelait- 
elle, dans le principe, les barbes de la 
penne } Cfr, pêne à esehiechiers P. d. B. 
y. 4896. Ou bien était-elle floculeuse ? 
Hais alors il faudrait admettre influence 



de l'allemand, ohfedâre (allmâ.) signi-* 
fiait plume et penne. Ponr pennon, on 
disait aussi/H^fto», àepmna, y. penne II. 

II. Penne, pêne I, 382, éminence, 
hauteur; bord supérieur, crête; de 
pinna, le haut de la muraille, créneau. 
De là encore pigrnon, partie la plus 
éleyée d'un bâtiment; pennon (y, peene 
I.), parce que la bannière était en haut 
de la lance: Escuot et lanche et pignon 
(R. d. L Y. p. 130); dimin. pignoneel; 
pingmonehieL Pinacle àepinnacukm. 

Pennon, penon y. penne I, 

Penoneel, penonehel y, penne I. 

Penre y. pendre. 

Pens y. pois I. 

Pensaige y. pois I, 

Pense y. pois I. 

Penseir y. pois I. 

Pensement y. pois I. 

Penser y. pois I. 

Pensif, pensls y. pois I. 

Pensin y. pois I. 

Pente y. pendre. 

Pentecoste II, 349, Pentecôte; 
penteeoste, TrevrtixoùTTJ , sous-entendu 
'^fÂ^éça, le cinquantième jour après la 
Pâque. 

Pentir y. poene. 

Peon, peonier y. piet. 

Pe5r y. paor. 

Pépie, pépie; selon Mén. depitinta, 
qui se transforma en piyita, d'oii pi- 
pita; ital. pipita, esp. pepita, port 
peyide, proy. pepida. 

Pépin y. pepon. 

Pepion y. pepon. 

Pepon, melon, de pèpo. On a dit 
aussi pepion, qu'on trouye ayec la 
signification de pépin, et, selon Le Du- 
chat, ce dernier mot n'est qu'une cor- 
ruption de pepion, qu'il dériye de pap- 
pinm, Frisch admet idenlié entre 
pepon et pépin, et dér. pepon de pepo, 
parce que, s^on lui, pepon n'a d'abord 
signifié que grain du melon, de la 



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PER 



285 



PÈR 



concombre. Cfr. encore Mén. s. v. pépin. 
Fepin^ dans l'ancienne langue, signifiait 
jardinier qui cultive des pépinières. 

Per, pair V. par, adj. 

Per, par T. par, prép. 

Percer I, 95, perser I, 226, per- 
ehier E. d. 1. Y. p. 34, parehier I, S54, 
percer, déchirer; subst. perçoir, per- 
choir E. d. 1. V. p. 34, perçoir; comp. 
trespercier I^ 152. Dol. 173, percer, 
transpercer. De pertuisery v. ce mot, 
pertuis (Ménage). 

Perceyeir, perceTcr ?. percevoir. 

PerccToir, percever, perceveir, 
perchcYoir, perzoiyre, perchoivre, 
percivoir, et par au lieu de per: 
parzoiTre, etc. II, 12 et suiv., aper- 
cevoir, distinguer, remarquer, com- 
prendre, recevoir; pereipere; comp. 
aperecToir, ararzoiyre, etc., aper- 
cevoir, aviser, distinguer, reconnaître; 
prendre, recevoir; d'oïl, par le part, 
prés., aperce vanee 9 action, air de 
s'apercevoir. 

Perche 9 perche; de pertica; d'où 
perchot) perche longue et ferrée, croc. 

Percheyoir v, percevoir. 

Perchier v. percer. 

Perchoir v. percer, 

Perchoivre v. percevoir. 

Perchot v. perche. 

Percivoir v. percevoir. 

Perçoir v. percer. 

Perde v. perdre. 

Perdicion t. perdre. 

Perdre, pierdre I, 51. n, 93, 
perdre iperdere; subst. perde, picrdc 
et avec t pour d^ perte I, 252, 329. 
II, 16, perte, dommage; proprem. per- 
dita; perdicion I, 49. II, 3, perdi- 
tion; perdUio; comp. apcrdrc I, 306, 
perdre; CSperdre II, 241, égarer, 
étonner, décourager, troubler; reper- 
dre I, 217, reperdre. 

Perdorable, perdurablement v. 
durer* 



Perdorabletet v. durer. 

Perre, pierre V. piere. 

Père, paire V. par. 

Père, peire, piere, père; pater] 
parastre II, 59, beau-père, mari d'uue 
femme qui a des enfants d'un autre 
lit; patratter; cfr. marastre s. v.mere; 
paterne I, 344, Père, le Créateur, 
Dieu le père; patemua, a, v. DC. s. e. 
V.; paternité I, 375, paternité; pa- 
ternitaa; patcmeil I, 391, paternel; 
patemalia pour patemus. Notre par- 
rain, du Imâ. patrinus; esp. padrino, 
prov. pairi, pairin, ital. patrino, s'écri- 
vait plus correctement /7amn. Pater- 
nostre, patenostre II, 288, pate- 
nôtre; paUr nostre. 

Perece, perecer v. parece. 

Perecens, pereceosement v. pa- 
rece. 

Pereche, perecher t. parece. 

Perecheos v. parece. 

Perellos v. péril. 

Perier v. piere. 

Péril I, 149, péril, danger; periew 
lutn; periler, periller 1, 171, mettre 
en péril, exposer à périr, être en dan- 
ger, être perdu, périr, péricliter, se 
gâter, se corrompre; perieuîari (Cat. 
d.Fest.); perillos, pcrillouB, perel- 
los I, 281. II, 312, périlleux, dange- 
reux; perieulosus. 

Periler, periller v. péril. 

Perillos, periilons v. péril. 

Perin v. piere. 

Périr I, 227. II, 147, tuer, détruire, 
mourir, périr; perire. 

Peristeront fut. de périr. 

Peijiirer v. jurer. 

Perle, perle; ital., esp., prov. 
perla; port, perola^ perla; Imâ. perula, 
perlât L'ahal. a perala, berala, et l'on 
a dérivé perle de là. Berala, supposé 
qu'il soit allemand, serait pour ieer, 
bacca; mais il y a plutôt lieu de croire 
que ce mot est emprunté, car le gothi- 



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PER 



286 



PET 



que ne conni^t pas de forme basUif 
de basi, baoca, et XJlphilas traduit 
fiaQyaçlxaiç^ViX markreitum, Cfr.Dief. 
G. W. n, 53. 54. Quant à une origine 
latine, on a songé à: 1) pirulay de 
pira: et comparé bacca, baie et perle 
gemma, bouton et pierre précieuse; 
2) piluia, avec permutation de l en 
r; 3) pertMj espèce de coquillage, 
dérivation qui a pour elle le napoli- 
tain pema — perla; cfr. DC. s. t.; 
4) enfin penUa pour sphenila. 

Permaiiidre y. manoir. 

Pennaïuible, permanablement t. 
manoir. 

Permanableteit v. manoir. 

Permanant (en) v. manoir. 

Penuanaulemeiit y. manoir. 

Permanaaleteit y. manoir. 

Permanoir y. manoir. 

Permener v. mener. 

Perpétuai y. perpétuel. 

Perpetnamnent v. perpétuel. 

Perpétuel, perpétuai, perpétuel; 
perpetuàiia; adv. perpetuaumeut I, 
222, perpétuellement. 

Perquerre v. querre. 

Perrctte y. piere. 

Perrîn y. piere. 

Perron y. piere. 

Pers, perse I, 407, bleu foncé, 
bleu sombre; y. DC. s. y. Imâ. persus, 
Color, ad caeruleum, yel ad persicae 
mail colorem accedens. 

Persécution y. seyre. 

Perser y. percer. 

Persevereier I, 207, persévérer; 
peraeverare; perseYOranee, persévé- 
rance: perseverantia. 

Persoldre v. soldre. 

Persone, personne I, 174, per- 
sonne ; curé ; persona; personnement 
n, 74 adv., peut-être mal lu pour per- 
sonnelment, personnellement, en per- 
sonne^ de personnel, peraonalis, quoi- 
que la formation ne soit pas impossible. 



Personnel v. persone. 

Personnement v. persone. 

Perte v. perdre. 

Pertris I, 191. E. d. 1. V. p. 82, per- 
drix; de perdix, en prov, perdiz. 

Pertuihs, pertuis v. pertuiser. 

Pertuiser, pertuser, pertnsier, 
percer, forer; subst. pertuls, pertus, 
pertuihs 1, 227, trou, ouverture, porte; 
de pertustare, pertmium de (pertun- 
dere) pertuaut. V. percer. 

Perturber I, 332, troubler, agiter, 
émouvoir; perturbare. 

Pertus, pertuser, pertnsier v. 
pertuiser. 

Pervers v. vertir. 

Perzoivre v. percevoir. 

Pes, poids y. pois I. 

Pes, paix y. pais. 

Pesanee v. pois I. 

Pesanços v. pois I. 

Pesant v. pois I. 

Pescer v. poisson. 

Peseheor, pescheur v. poisson. 

Pescher, pesehier v. poisson. 

Peseheres, peseliieres v. poisson. 

Pesehur v. poisson. 

Peseion v* poisson. 

Peser v. pois I. 

Pesle y. pelé. 

Pesme v. pis et I, 106. 

Pesoier v. pièce. 

Pestilence 1, 268. II, 254, peste, 
maladie épidémique et contagieuse; 
peattlentia. 

Pestril y. pestir. 

Pestrin, pestrine v. pestrir. 

Pestrir, pétrir; àe piatura (pinBo)^ 
dî'oii Ton forma piaturire; pestril, 
pestrin, pestrine, lieu q\i Ton pétrit 
le pain; piatrilla, piatrina. 

Petit I, 100. 263. 389. II, 108. 315 
et suiv., adj. petit, faible; empl. subst. 
I, 127; adv. peu; par un petit II, 314, 
peu s'en faut, à peu de cbose près, 
presque ; à petit, peu s'en faut; eatr$ 



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PET 



287 



PÎE 



petit de qqeh., s'inquiéter peu de qqch. ; 
dimin. petitet II, 315, adj. petit^ tout 
petit, jeune; ady. un peu, fort peu, 
très-peu, légèrement; cfir. poc; de là 
apetiser^ diminuer, rapetisser. 

Petitet V. petit et II, 316. 

Penle y. pople. 

Peus V. pal. 

Pex V. pal. 

Pez T. pîet. 

Philosophe 1, 220, philosophe ; phi- 
îoeophus, 

Piaul T. pel. 

Pie 9 pic (oiseau); pic, pioche, lieu 
éleyé, coup de tranchant d'un instru- 
ment ; proY. pic, esp. pico, ital. picco, 
pointe, picchio, pic (oiseau) , piccone, 
pioche; plque^ pique, sorte d'arme; 
prov. piqua, esp,, ital., port, pica; vb. 
piquer 9 piquer, frapper; pleot, pl- 
eols, piquols, plkois, pic ; yb. pleo- 
ter. On dérive ordinairement pie^ pi- 
oche, ses affiliés et correspondants, de 
l'allem. pieken, ptke; mais l'identité 
de forme entre ce mot et pie^ oiseau, 
en esp. également pico, en prov. pic, 
dans les deux cas, prouve que pie^ 
pioche, comme pie^ oiseau, dér. du 
latin pietie : le pie est un instrument 
arec lequel on pique, comme l'oiseau 
appelé pie fait avec son bec. 

Plça Y. II, 316 note 1. 

Pleher y. pichier. 

Plehler, peehler, pleher Q. L. d. 
R. p. 256, pleler il, 124, vase à met- 
tre des liqueurs, vase à différentes usa- 
ges; certaine mesure; ital. bicchiere, 
vase à boire et pecchero , coupe. On 
a proposé différentes étymologies pour 
ce mot, la plus plausible est celle qui 
dérive piehier de /9/xoç, vase en terre. 
V. DC. Bioarium. 

Pieler v. pichier. 

Pleols, picot Y. pic. 

Pie n, 67, pie, agace; pica; itaL 
pica y prov. piga. 



Pie, pied v. piet. 

Pie Y. pius. 

Pleça Y. pièce. 

Pièce II, 316, pièce, morceau, lam- 
beau; prov. pessa, ital. pezza, esp. 
pieza ; port peça ; pleça, plccha II, 
316; h pièce y en pièce; de pièce, de 
piça; à chef de pièce II, 317; verbe 
pecler, peçoier, pecholer, pesoler 
II, 44. 82. 342, briser, mettre en pièces, 
rompre, mutiler, détruire, ruiner, sac- 
cager; comp. depeclery despicler I, 
105. 134. 825. II, 261, déchirer, dépe- 
cer, rompre, mettre en pièces, briser, 
détruire, saccager; apecler, aplcecr, 
réunir ensemble plusieurs pièces, d'où 



Pleeha v. pièce. 

Plel, pieu Y. pal. 

Plelf peau Y. pel. 

Plement v. pius. 

Plerde v. perdre. 

Plerdre v. perdre. 

Plere, pierre, père 1, 8i. loi. II, 
80, pierre; pierrerie; sorte de poids 
et de mesure (le poids variait de 8 à 
15 livres); petra; dim. perrette II, 
227, Pierrette; der. plerrler, joaillier, 
bijoutier; — plerrlere, pierrler, 
perler, sorte de machine servant à 
jeter des pierres à l'ennemi ; perrelz, 
action de lancer des pierres ; plerrlere, 
carrière; pierrln, perrln perin II, 
227. 270. 356, de pierre j subst. le gra- 
vier; perron I, 347, petits escaliers 
en pierre, placés aux portes des villes, 
des châteaux et sur les routes, de di- 
stance en distance, pour que les voya- 
geurs pussent monter à cheval ; espèce 
de balcon; vb. comp. empierrer, dur- 
cir, pétrifier. 

Plere, père v. père. 

Pierre v. piere. 

Pierrler, plerrlere y. plere. 

Plerrln v. piere. 

Plesa Y. pièce et U, 316, 



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VïÈ 



288 



VIZ 



Piet, ped, pie, s. s. et p. r. piez, 

pies, pez I, 83. 49, de pes, pied; fig. 
homme, dans les expressions n'en aUer, 
n'en esehapper pastmpiet, etc. II, 220; 
lever le piet, se rérolter; dér, piétaille, 
pedaille n, 214, Infanterie ; populace ; 
peon, piéton, fantassin; pion, au jeu 
des échecs ; propr. peâo (pes) , prov. 
pezo, ital. pedone ; h pecn^ à la façon 
des piétons, à pied ; c'est de ce peon, 
notre pion, que dérive peonier, piéton 
notre ^eonm'^, ainsi dans le principe 
homme de pied, dim. peeol II, 101, 
de pediculusy pied de fauteuil, que- 
nouille, colonne de lit, queue de fruit. 
Je ferai remarquer ici que notre mot 
piéton suppose une forme latine pedito 
(de pedites), sur laquelle on peut con- 
siilter Mén. s. v. pion; que péage, 
c.-à-d. ce que paient les passants, et 
piètre, comme Ta dit Ménage, dér. éga- 
lement de pea , de façon qu'on devrait 
écrire piètre, pe(de)8tris; enfin, que 
piège vient de pedica (pes). 

Piétaille v. piet. 

Pieteît V. pius. 

Pieur V. pis. 

Piex V. pal. 

Piez V. piet. 

Pigrmeiit I, 78, piment, pinment 
I, 214, liqueur faite de vin, de miel 
et de différentes épices ; de pigmentum 
(v. DC. s. V. pigmentum). De là aussi 
notre piment. 

Pigrnon, pigrnoneel v. penne n. 

Pilcois V. pic. 

Piment v. pigment. 

Pin T, 71, pin; pinus; dim. pinian, 
pineau I, 99. 394, petit pin. 

Pineau v. pin. 

Ping^noneMel v. penne II. 

Piniau v. pin. 

Pior V. pis. 

Pios V. pius. 

Piour V. pis. 

Pique, piquer v. pic. 



Piquois V. pic. 

Pire V. pis. 

Pis, poitrine v. piz. 

Pis, peix I, 167, pis; pejua; adv. 
II, 317; le pie l, 233; pejor, pejur, 
pejour, pior, piour, pieur, puire, 
peor, pinr, poior, pirel, 104, pire, 
plus mauvais, détestable ; j?<;or ; avoir 
du pire, du pejor, avoir du dessous, 
empl. suhst. I, 195; empirer, empi- 
rier, empeirer n, 15. 24. 361, em- 
pirer, devenir plus mauvais, se dété- 
riorer, endommager, nuire, décrier, 
décréditer; in-pejorare; d'oii empl- 
ranee et empirement, corruption, 
détérioration, perte, dommage^ mal qui 
va croissant; — pesme I, 106, très- 
mauvais; cruel, fâcheux; peaeimue. 

Pited V. pius. 

Piteit V. pius. 

Pitié, pitiet v. pius. 

Pitos V, pius. 

Pitusement v. pius. 

Piu V. pius. 

Plument v. pigment. 

Piur V. pis. 

Plus, pios, piu 1, 130. 195. 321, f. 
pie I, 333, pieux, miséricordieux, bien- 
veillant, clément ;jt?»t«; d'oîi (|h^) l*adv. 
piementll, 166, mlséricordieusement, 
avec bienveillance, avec clémence; — 
pieteiti, 53, piété; piteit, peilie, 
pitiet, pited, pitié 1, 132. II, 198. 
199. 202, pitié, compassion, miséri- 
corde, commisération^ tous deux de 
pietas; — pltoS, miséricordieux, com- 
patissant; adv. pitosement, pituse- 
ment II, 241, d'une manière à faire 
pitié, pitoyablement. 

Pix V. pal. 

Piz, pis, poitrine, mot invariable, 
aujourd'hui dans le sens restreint de 
mamelle des vaches, etc.; de pectus. 
Un dérivé de la même racine est poi- 
trine II, 25, poitrine, poitrine, pro- 
pr ém. pectorina* 



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PI^ 



289 



PLA 



Piza y. n, 316 note 1. 

Plaee, plaehel, 283, place; lieu 
où s'assemblent ceux d'une même pro- 
fession pour parler de leurs affaires ; 
tenir place y maintenir la place, tenir 
pied; vb. placer, placher» placer; de 
platea {nkarsTa), Lampridius est le 
premier qui ait donné à platea la si- 
gnification de large place dans la mai- 
son, cour. V. les Dict. latins. 

Placer y. place. 

Plache, placher y. place. 

Plagrne y. plaîn. 

Plagrnier y. plein. 

Plaid, plaider y. plait. 

Plaidier y. plait. 

Plaldoier y. plait. 

Plaidoieur y. plait. 

Plaie I, 82. 220, plaie, blessure; 
de plaça; plaier, blesser, meurtrir; 
aplaier II, 28. blesser, meurtrir; ca- 
lomnier, injurier. 

Plaier y. plaie. 

Plain, plein y. plein. 

Plain, plein II, 342. 355, uni, 
aplani ; de planus; empl. subst. leplain, 
plein n, 355, plaine, rase campagne; 
fém. plaine, plagnel, 303, plaine, 
pays plat; plana; planece, surface 
-plme ;planitia; Yb. planier II, 113, 
aplanir, unir, polir, effacer; comp. 
aplanier II, 113, aplagrnier, aplanir, 
unir, niyeler, combler; caresser du 
plat de la main. 

Plaindren,238 ; plaint m., plainte, 
gémissement; planctua; delà plainte 

I, 265, plainte, lamentation, gémisse- 
ment; comp. complaindrcl, 131. 364. 

II, 238; complainte II, 163, com- 
plainte, plainte; complaignement, 
ib.; eoniplaint,ib.; desplaindre II, 
238. M. s. J. 452. 

Plaine y. plain. 
Plainement y. plein. 
Plaingnier y. plein. 
Plainier y. plein. 

^urguy, langue d'o'û, Glossaire, m. 



Plaint, plainte y. plaindre. 

Plaire y. plaisir. 

Plaisance y. plaisir. 

Plaisier y. plaissier II. 

Plaisir, plwsir, pleisir, plesir, 
plaire, pleire, plere II, 191 etsuly., 
plaire, s'accorder; infin, employé subst. 
et qui nous est resté; venir à plaisir 
II, 102; comp. dcsplaisir II, 192, 
déplaire, ennuyer; replaisirll, 253, 
plaire à son tour; dér. du p. prés. 
plaisance, plaisir, agrément, Yolupté ; 
desplaisance, déplaisance, ennui. 

Plaisseiz y. plaissier I. 

Plaissie y. plaissier I. 

I. Plaissier, plaisier, plessier, 
entourer de haies, palissader ; partie, 
empl. subst. plaissic, plessic II, 52, 
clos, parc fermé de baies; plaisseiz, 
plesseis, ib. ; de plexus f entrelacé ; cfr. 
proY. plais, haie, taillis. 

n. Plaissier, plessier, plassier, 
plaisier I, 254.337, plier, courber; 
dompter, maltraiter; de plexus, plec- 
tere. 

Plaistre, piastre y. emplastre. 

Plait, plaid, plet, ploit (plaiz, 
pies) I, 59. 82. 274. II, 162, procès, 
différend, querelle, dispute; assemblée 
oil l'on juge les procès et oh l'on 
exige les droits seigneuriaux; traité, 
conyention; demande, sollicitation; des- 
sein, projet, résolution; affaire; tenir 
plaity parler, discourir, badiner; trover 
plait y être accueilli; hastir un plait, 
faire un plait, se proposer qqch., pren- 
dre une résolution, conclure une con- 
yention; plaider, plaidier, plaidoier, 
tenir les plaids; plaider, disputer, que- 
reller,contester,tourmenter,poursuiyre; 
s'accorder, traiter, badiner, plaisanter, 
s'amuser, se diyertir, railler, se mo- 
quer, vouloir en faire accroire; de là 
plaidoienr,querelleur,chicaneur.P^f- 
dier s'employait subst. dans le sens de 
dispute, querelle, chicane. Comp. cm- 
Éd. 19 



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PLA 



290 



PLE 



plaider, enplaiderl, 125, mettre en 
cause, traduire en justice, poursuiyre 
devant les tribunaux, accuser. Fiait 
dérive de plaeitum (plactum). V. DC. 
s. V. 

Plaiz V. plait. 

Planebe, plante 11,829, planche, 
soHvean; de planca; d'où planeber, 
planehier, planker l, 297. n, 267, 
sailHe, avance faite de planches (ta- 
bulatum), plancher; chambre haute; 
planehier, faire toute espèce de plan- 
cher. 

Planeher, planehier v. planche. 

Planehon y. plante. 

Plançon v. plante. 

Planeee v. plain. 

Planier v. plain. 

Planke, planker v. planche. 

Plante II, 256, plante; plante des 
pieds ; planta; planter, planter, arrê- 
ter, fixer, garnir, remplir; plantare; 
planteson I, 153, plantation ; plan- 
çon, planehon, dim. plançonnet, 
branche, tige, rejeton, arbrisseau; — 
sorte de pique ou bâton de défense; 
sorplanter I, 152, arrêter, remplir, 
dominer. — La plante nommée plan- 
tain dér. de planta, pour donner à 
entendre que c'était la plante par ex- 
cellence, à cause de sa grande vertu. 

Planteis v. plein. 

Planteit v. plein. 

Planter v. plante. 

Planteson v. plante. 

Plantenonse v. plein. 

PlantlToment v. plein. 

Plasir v. plaisir. 

Plassier v. plaissier n. 

Plat, plat; subst. plat, plat; dim. 
platel, plat, assiette; d'où platelet, 
petit plat, etc. Plate, lame d'or, d'ar- 
gent, de fer, etc.; d'où gant fait de 
lames de fer, cuirasse de fer; dér. pla- 
taine, plateine, platine 1, 348, 404, 
gant ou cuirasse de fer; plaque de 



métal; pierre de tombeau. Ce mot se 
retrouve dans plusieurs langues: suéd. 
platt, fi(U, dan. fiad, ahal. ptz, grec 
TTiUm-t^ç, ancien latin plautus, pied 
plat, etc. 

Plataine v. plat. 

Plate V. plat. 

Plateine v. plat. 

Platel, platelet v. plat 

Platine v. plat. 

Plege V. plevir. 

Pleier v. plier. 

Pleigre v. plevir. 

Plein, uni V. plain. 

Plein, plain n, 247. 270, plein, 
rempli; plain pie ou pas I, 106, l'éten- 
due d'un pied, d'un pas; avoir son plein 
I, 233, être satisfait, avoir ce qui re- 
vient pour égaler deux choses; adv. 
plainement,plainnementl,i09.373. 
n, 388, pleinement, sans réserve; de 
pienus; plenier, pieinier, plainier, 
plagnier, plaingiiier I, lOi. 269.11, 
113. 301, plénier, entier, accompli, 
granà.; plenarius ; adv. plenierement 
11,82, entièrement, complétement,d'une 
manière accomplie, grande ; de là plan- 
teit, plentet 1, 50. n, 208. 390, quan- 
tité , abondance , plénitude ; à grand 
planteitl, 193 ; pleinteii^ pleinteiie, 
plentif, plentnis, planteis n, 228. 
388, plantureux, gras, fertile, abon- 
dant, regorgeant, riche ; adv. planti- 
yement I, 314, abondamment, riche- 
ment; plantenonse I, 231, plenti- 
TOSe, plantureuse, fertile; vb. comp. 
dér. replenir I, 268. 368, remplir, 
être dans l'abondance. 

Pleinier v. plein. 

Pleinteif , pleintelye v. plein. 

Pleisir v. plaisir. 

Pleit V. pUer. 

Plenier , plenierement v. plein. 

Plentet v. plein. 

PlentiTement v. plein. 

PlentiTOse v. plein. 



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VLÊ 



2Ô1 



I>LO 



Plentuis v. plein. 
Plere t. plaisir. 
Pies V. plait. 
Plesir T. plaisir. 
Piesseis y. plaissier I. 
Plessie v. plaissier I. 
Plessier t. plaissier I. et II. 
Plet, procès V. plait. 
Plet, pli V. plier. 
Pleur, pleurer v. plorer. 
Pievine v. plevir. 
Plevlr I, 806. 379. II, 336, pro- 
mettre avec serment ou en justice, 
garantir, assurer ; prov. plevir, plivir ; 
plege, pleige, répondant, caution; 
l'obligation de celui qui porte cau- 
tion; responsabilité du répondant; cfr. 
DC. plegius; proy. plevi, pliu; ple- 
TÎne, promesse faite en justice, ga- 
rantie, serment. Ménage, et après lui 
M. Diez, dér. ces mots de praea, prae- 
diSy praedium; mais, d'un côté, le pré- 
sent provençal pliu repousse cette éty- 
znologie, il demande un t; ou d radi- 
cal ; de l'autre , comment accorder le 
sens de praedium avec celui àQplege? 
Inutile de s^arrêter à Tétjrmologie pla- 
eitum, plaeere, forme et signification 
s'y opposent (v. plait). On a pensé 
enfin à Tahal. pjlegan, gérer, admi- 
nistrer, mais non cautionner, comme 
on l'a dit, et cette signification ne 
permet pas de dériver plevir de là. 
Quelle est donc l'origine de p/mr, 
pleçe ? 

Plier, ploier, pleier I, 52. Il, 
298, plier, ployer, recourber, passer, 
mettre; p. ex. ploier le bras au eoly pas- 
ser le bras autour du cou; plier le 
gant au poing, mettre le gant; ae plier , 
s'appliquer; subst. ploit, pleit, plet, 
pli, espèce d'ornement; de plicare, 
pUeatum. Les formes dialectales plier j 
ploier, qu'on retrouve dans tous les 
verbes de cette espèce , ont été admi- 
ses dans la langue fixée avec une signi- 



fication différente. Comp. desploier 
I, 226. n, 172. 284, déplier, déployer, 
montrer, étaler, délier; composé de de 
et explieare, esploier, éployer, éten- 
dre ; de explidtum dér. esploit, espleit 

I, 238. II, 69, revenu, profit, produit, 
jouissance; force, vigueur, rapidité, 
hâte, presse; h esploit, rapidement, 
avec ardeur, largement; vb. esploiter, 
espleiter I, 280. n, 378, se servir, 
user , posséder , profiter, marcher , se 
hâter, travailler, réussir ; d'où resploi- 
ter, terminer par jugement, décider 
une affaire ; — emploier, amploier 

II, 95, employer, proprem. mettre en 
qqch., implieare, subst. emploi. C'est 
à implieare, avec le sens qu'on lui 
donnait dans la langue d'oïl, que se 
rapporte encore , par le part, impliei- 
tua, le mot emploite, emplette, que 
nous écrivons aujourd'hui emplette; 
vb. emploi ter, acheter des marchan- 
dises, ses provisions, de implieitare, 
Soplier, sopleier, soploier, sou- 
ploier I, 362, supplier; plier, céder 
à la volonté de qqn., s'appliquer; aup- 
plieare. Notre vb. pliaaer est une forme 
dér. du i^Bxt.plieitua,plieHua (plictiare) ; 
l'adj. souple vient de supplez, 

Ploier V. plier. 

Ploit, procès V. plait. 

Ploit, pli V. plier. 

I. Plom, plum, plombus; plom- 
mer, plomber, garnir de plomb ; plom- 
mée, petite boucle de fer ou de plomb ; 
espèce de massue; plumbata. Outre 
plommer, on trouve dans le dialecte 
picard plonkier, plonehier, p. ex. R. 
d.C. d.C. 1181 dans le sens de plom- 
ber , souder ; qui est formé au moyen 
de la suffixe ie, plumbicare, C^est cette 
{orme plonehier, ploncher, qui nous est 
restée, avec le g bourguignon, dans 
plonger (cfr. venger, vindicare), à cause 
du plomb avec lequel on sonde la pro- 
fondeur de l'eau, Pictet rapporte p^- 
X9* 



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ThO 



292 



tOA 



ger à son synonyme breton/>/ufiûi, kymri 
phmÇf mais il est inutile d'aller si 
loin;laformei)A>ft0Aa^= plongeai, 826, 
l'ancien picard pUmkUr = plonger , pi- 
card moderne plonquer , plonger, mar- 
cher avec brait , en appuyant fort du 
talon, prouvent suffisament l'identité 
de plonger et plancher. Ménage qui 
dér. venger de vindicare, adopte à tort, 
je ne sais pourquoi, plonger de plum' 
biaref g-=zj^i, 

n. Flom, plome v. L. d'H.p. 15, 
vase de cuisine, espèce de grand bas- 
sin ou cbauderon. Selon M. Dies I, 
IbBplom serait pour pHon, de pUum^ 
esp. pilon , auge à broyer, La signi- 
fication qu'a oe mot dans les passages 
cités ne concorde pas avec cette déri- 
vation; car il est visible qu'on se ser- 
vait aussi àeB plome pour faire bouil- 
lir de l'eau. Flom n'est peut être dans 
le principe que le nom du métal (v. 
plus baut) donné à un vase destiné à 
mettre de l'eau, puis on en étendit 
l'emploi à tout vase étamé. 

Plommee v. plom I. 

Plommer v. plom I. 

Ploneher, plonehier v. plom I. 

Plonger v. plom I. 

Plonkier v. plom I. 

Plor V. plorer. 

Plorement v. plorer. 

Plorer, pi oreir, plorer, plonrer, 
pleurer 1, 89. 125. 170. 182. 210, pleu- 
rer, gémir, lamenter; plorare; plnr, 
plor, pleur m. I, 868. II, 221, pleur, 
gémissement, larme ; formé du radical 
du verbe avec la forme du présent et 
la signification de l'infinitif; cfr. es- 
poir; dér. plorement I, 58. 282, af- 
fliction, désolation; ploros, plnros, 
pleureur. 

Ploros V. plorer. 

Plosor, plosour v. plus. 

Plonrer v. plorer. 

PlouToir V. plovoir. 



PloToir, pluver, pluveir, plOTeir, 
ploUTOir n, 43 et Buiv., pleuToir; 
comp. aploToir II, 44; emploToir 
n, 45 ; replovoir II, 44, pleuvoir à 
son tour, repleuvoir ; — pluios Et, 44, 
pluvieux ; phwitta /pluie, pluie ; phwia. 

Pluie V. plovoir, 

Pluios V. plovoir. 

Pluis V. plus. 

Pluiseur v. plus. 

Pluisor, pluisour v. plus. 

Plum V. plom. 

Plume, plumme I, 348. n, 302, 

plume; pluma, 

Plurer v. plorer. 

Pluros V. plorer. 

Plus, pluis n, 318, plus, davan- 
tage ; plue; servant à former le comp. 
et le sup. 1 , 102 ; comp. au lien du 
sup. n, 264 ; plue sup. II, 265 ; le plue 
pour la plupart, la majeure partie I, 
186 ; plue adv. de quant, suivi de de 
I, 107; plue pour le plus II, 318; 
eaneplue II, 318; n'i a plue ne moine 
n, 32, il n'y a ni plus ni moins. 
Au lieu de dériver, comme je l'ai fait 
d'après Ménage, le pron. ind. plusor= 
plures, du Imâ. pluriores, je crois qu'il 
vaut mieux en faire, avec Baynouard, 
une dérivation nouvelle de plue, et le 
ranger icL Les principales variantes 
de plusor étaient pluisor, pluxour, 
plosor, plusur, pluisour, pluiseur, 
pluseur, plusiour, plousouri, 184 
et suiv. , plusieurs , avec l'article , la 
plupart. Comp. sorplus, seureplos 
I, 334. n, 29, surplus, reste. 

Pluseur V. plus. 

Plusiour V. plus. 

Plusor, plusur v. plus. 

Pluveir, pluver v. plovoir. 

Pluxour V. plus. 

Po V. poc. 

Poanee v. pooir. 

Poant V. pooir. 



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POO 



293 



POI 



Poe, poie adj. n, 314; poc, pao, 
poi, po, pou, pOUCy peu adv. n, 814 ; 
h pot, par pot, etc. II, 314; en ai peu 
de jour II, 314; eom peu que aoit II, 
315. 

PodeFf tailler, couper ;putare; proy. 
podar; à la même racine podet, fau- 
cille, serpe; po9n, pofln, ib.; esp. 
podon. Y. DC. podadoira, et BayxL L. 
R. IV, 682. 

Podet V. poder. 

Podnee, podnei y. posnee. 

Poe 9 patte; de Tallemaiid: bas- 
saxon pote , patte ; lioU. poote^ allmod. 
pfote, 

Poeir, poer y. pooir. 

Poene, poine, peine, paine, 
painne, pêne I, 127. 241. II, 165. 
312, peine, tourment, chagrin, châti- 
ment, amende; poena; ady. comp. à 
paine, painnes, etc., I, 84. 3i5, à 
peine, propr. ayec peine; poener, 
peiner, painer, pener 1, 168. 265. 
II, 281, peiner, tourmenter, chagriner, 
affliger, pnnir ; se donner de la peine, 
s^efforcer, s'appliquer, se fatiguer à; 
d'où peneor, souffirant, malheureux; 
penenos 1, 281, pénible, douloureux; 
esp., ital., port penoso, proy. penos; 
pénible, dur à la peine, infatigable; 
— pentir, repentir; poenitere; ital. 
pentire, pentere, proy. pentir; peni- 
tenee, penitanehe, I, 82. 2i6. II, 
365 , pénitence, repentir, mortification, 
punition, affliction; àepoenitentia; pe« 
néant, penant I, 374, pénitent; 
pœnitens; peneanee, penanee, pe- 
nanehe I, 227. II, 131 même signi- 
fication que pénitence; comp. repen- 
tir I, 66, 132. 135. II, 76, repentir, 
se repentir, expier, faire pénitence; 
sans repentir y sans changement; sans 
réserye; repentanee I, 327. II, 138, 
repentance; repentement , repentir, 
regret; repentaille, repentailles, 
dédit, peine stipulée dans un marché 



ou un contrat, contre celui des con- 
tractants qui youdrait le rompre ; sans 
repentaille, sans youloir s'en dédire, 
sans changer d'ayis; od repentaille^ 
ayec regret, malgré soi. 

Poent y. puir. 

Poeste, poested y. pooir. 

Poesteis, poesteit y. pooir. 

Poestif, poestis y. pooir. 

Poi, poie y. poc. 

Poi, colline y. puL 

Poier y. pui. 

Poig ▼• poin. 

Poigrn, poignée y. poin. 

Poigrneor y. poin. 

Poigneres v. poin. 

Poil, peil, pel, poil, cheyeux; 
pilua poiler, peiler, peler, ôter les 
poils ou les plumes, peler; pilare, A 
la même racine pUus se rattachent, 
par l'intermédiaire de TitaL peluccio, 
notre peiuehe, et directement , comme 
l'a fort bien dit Ménage, pelouse. 

Poiler y. poil. 

Poin, poin, puigrn, puing, poign 
1, 80. 82. 143. 208. 288, poing; de^m- 
gnus; de là poignée, proy. ponhada, 
poignée ; yb. eomp. apoigner, apni- 
gnier, R. d. 1. V. 192, empoigner; — 
poigneres, poignieres, poinneres, 
poigneor, poineor 1, 77, combattant, 
guerrier, cayalier, cheyalier; pugnator. 

Poindre II, 238, infiji. pris subst. 
choc, attaque, galop ; point, pnint I, 
235. II, 206. 313, point, instant, mo- 
ment, limite, borne, état, position, 
situation; punetum; estre point , être 
temps, à propos, être à point, être 
en mesure; garder son point , saisir le 
moment ; mener à point, acheyer, exé- 
cuter; mettre à point ou à son point, 
mettre à son aise ; point ady. II, 333 
et suiy.; comp. apoindre II , 238; 
apointer n, 371, préparer, arranger, 
appuyer, poser; propr. appunctare; 
espoindre G. 1. L. Il, 165 subst., car- 



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POI 



294 



POI 



rière ; repeindre) repoindre ; — eon- 
ponetion , eomponeion 1, 66. n, 80, 
componction ; eomptmctio; — porpoint^ 
pourpoint; la^, perpunctum ; parce que 
le pourpoint était arrière-pointe ; proy. 
perponb, esp. perpunte. Touchant por 
pouri»^, y. les prépositions. 

Poine T. poene. 

Point y. poindre. 

Poior y. pis. 

Poir y. pooir. 

Poire n, 845 , poire ; pirtm. 

I. a) Pois 9 peis, pes, poids (la 
forme moderne implique confusion ayec 
pondus) ; peine , chagrin, répugnance ; 
b) penS) pensée, réflexion, tristesse; 
àe pensum f proy. pens, pes; sor mon 
poiê, k mon déplaisir; sor mon gret 
et sor mon pois y que cela me soit 
agréable ou non. Verbes a) peser, 
peiser {poise, peise 8 p. s. pr. ind., 
poistfpeist et irrégulièrement |7«»^, poit 
8. p. s. pr. subj.) II, 272, peser, acca- 
bler, être pénible, fôcher, chagriner, 
déplaire, sou&ir; d) penser, panser, 
(pens, l.p. s. pr. ind.) II, 297, penser, 
réfléchir, songer, croire; de pensare; 
se penser de qqeh,, en ayoir du souci, 
du chagrin; ou simplement penser; 
penser de c. inf. Il, 262 , être sur le 
point de; se JDieus n* en pense y si Dieu 
n'y pourvoit , ne s'en souyient. De là 
pesanee II, 8X9, souci, peine, chagrin ; 
d'où pesanços, triste, malheureux» 
chagrin; — pense, proy. pensa, pen- 
sée, idée; pensement, pensée, peine, 
tourment; — pensaigre, pensée, ma- 
nière de penser; adj. pensif, pansif 
(pensis , pensiu) f pensif, réfléchi, triste, 
rêveur, inquiet. — Le participe de 
peser, pesant s'employait en parlant 
des rênes ^ du mors d'un cheval, pour 
dire flottant, tombant, sans être retenu 
par le cavalier ; au figuré , en parlant 
des biens, etc., d'une gprande impor- 
tance, de grande valeur. L'infinitif 



penser, penseiri, 129 s'employait sub- 
stantivement, comme aujourd'hui, le 
penser. — Gomp. apenser (s'), penser, 
réfléchir, imaginer, rêver, préméditer; 
apensement, réflexion, méditation; 
n, 277 adv. apenseement, avec ré- 
flexion; — enpenser, penser, penser 
mûrement, réfléchir; porpenser,piir- 
penser, parpenser I, 210. n, 18, 
pourpenser, méditer, réfléchir, pen- 
ser, imaginer; porpens, méditation, 
pensée, volonté réfléchie; — repenser 
n, 389, repenser, réfléchir; snspels 
(estre) II, 134, être en suspens, doute, 
peine; trespenser II, 279, s'inquié- 
ter, être triste. — J'ajouterai ici que 
notre Yerbe panser n'est probablement 
qu'une des différences orthographiques 
de penser; car quand on panse qqn., 
on pense, réfléchit, satisfait; cfr. dans 
Calp. pensare sitim. Y. Rayn. L. R. 
IV, 404. 

II. Pois, peis II, 218. 400, pois; 
pisum. 

Pois, poix y. poix. 

Pois, poiz adv. et oonj. v. pues. 

Poisant v. pooir. 

Poise y. pois I. 

Poison, poisson V. poisson. 

Poison, puison 1, 155, pniidoB II, 
124, potion, poison; de potio, Cfr. 
Ben. gloss. s. v. puison. Ce mot resta 
longtemps féminin, et aujourd'hui en- 
core le peuple lui donne ce genre. De 
là poisonner, pnisonner, donner une 
potion, empoisonner. 

Poisonner v. poison. 

Poisson, poison, peseion, pels- 
son, peisnni, 60. 843. II, 114. 124. 
Fragm. deValenciennes, poisson; dé- 
rivé de ptscis; dimin. poissonet, petit 
poisson ; peseher, pesehier, peseer 
II, 297, pêcher; piseari; pescheres, 

pesehierres, peseierres, peseheor, 
pesehenr, pesehur I, 76, pêcheur; 
piseator. 



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POI 



295 



POO 



Poist Y. pois I. 

Poit y. pois I. 

Poitriiie v. pi». 

PoiTre, peiTre E. d. L V. 106, poi- 
vre; piper. 

Poix, pois, pdz II, 181. 240, poix ; 
pix, 

Poixanee v. pooir. 

Polain ▼. polie. 

Polze, pouzl, 102, pouce; poUex; 
ital, pollice, cat. polse, proy. polce, 
poze, pous. La forme paac II, 241 
est picarde -flamande. 

Poldre, pnldre, poudre I, 46, 
poudre , poussière ; de puivis (pulyer), 
ainsi poire, puis d intercalé; de là 
poidrer, poudrer, couvrir, joncher 
de qqch.; poldrier, puidrier, pui- 
drer, porriere, purrierel, 53. 126. 
250, poussière; tourbillon, nuage de 
poussière, Notre poussière est -il le 
même mot que ce porriere, par chan- 
gement de la liquide rens? Je le crois. 

Poldrer v. poldre. 

Poldriere v. poldre. 

Polie II, 385, jeune fille; de pul- 
lus, jeune, et terme de flatterie àTégard 
des hommes (Suét.). Ce mot ne nous 
a été conservé que dans le Lai de Ste. 
Eulalie; il a été remplacé par le di- 
minutif puieelle, pueele, pueiele, 
pueelle, puclielle, puehiele 11,353, 
pncelle, jeune fille, jeune femme^ femme 
de chambre; Imâ. pulieeUa, puleella; 
d'où le nouveau diminutif pueelete 
I, 99y puelielete* Dans plusieurs pa- 
tois, on a conservé le masculin ^om^^ 
pour désigner un petit garçon ou un 
jeune garçon, p. ex. dans Tancienne 
principauté de Montbéliard. Fouht j 
signifie aussi coq. 'Également de pullus 
dérive polain R. d. 1. Y. 28, poulain; 
pullanus. Remarquez encore poussin 
de puUieenus, 

Polment II, 256 , purée , bouillie; 



Polmon, poumon 1, 118. 197, pou- 
mon; pulmo, 

Pom, puns r. pL n, 345, pomme; 
prov. pom ; àepofnum; de poma, pome, 
pume I, 252^ pomme; cfir. arme; po* 
mier, pumier II, 322. K. d. 1. Y. 132, 
pommier, bois de pommier; pomarius 
cfr. firaisne; pomel, pomme, boule, 
pommeau. 

Pome y. pom. 

Pomel y. pom. 

Pomier v. pom. 

Poneel v. pont. 

Ponee v. posnee. 

Pont, punt I, 59. 316, pont; plan 
incliné composé de planches pour mon- 
ter à la salle ; planche du navire pour 
l'embarquement; àepons; pont de Ves- 
pee I, 208, poignée del'épée; dimin. 
pontel, petit pont; pontage, droit 
qu'on paye sur et sous les ponts ; Imà. 
pontaHeum. 

Pontage v. pont. 

Pontel y. pont. 

Pooir, poor, poer, puer, poeir, 
poir, poueir, poToir II, 45 et suiv., 
pouvoir, avoir la puissance , la force ; 
inf. empL subst. I, 142. 156. 217. 345. 
II, 350, pouvoir, puissance, autorité, 
juridiction ; l'idée adverbiale que nous 
exprimons par peut-être est une phrase 
raccourcie, composée, dans le principe, 
de la 3me pers. sing. prés. ind. àe pou- 
voir, du pronom démonstratif eel, ce 
et de estre, d'oh les formes, dans l'an- 
cienne langue, puet eel estre, pot eel 
estre, puet e* estre II, 178. 217. Ben. 
35439, etc.; au lieu de^N^ on trouve 
quelquefois fautivement pt*es I, 152; 
part. prés. poantU, 254, puissant; tôt 
poant, tout-puissant; nonpoant,io&ime, 
perclus; d'icipoance 1,282, puissance, 
pouvoir; — poesteit, poested, poes- 
tet, poeste, poosteit I, 56. 83. 134. 
170. n, 20. 387, pouvoir, puissance; 
autorité, juridiction, domination, sei- 



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POO 



296 



POR 






gneurie; potestas; poestif^ poestls, 
poesteis II, 60. 362, puissant; maître; 

— poisant I, 117, puissant; /^omm^; 
d'où poixanee, puissance, poxanee 
I, 66. 382. II, 42^ puissance, pouvoir; 

— yb. comp. entrepooir II, 66, tou- 
jours suivi d'un autre verbe, auquel 
proprement appartient entre; repooir 
n, 56 , pouvoir à son tour^ repouvoir. 

Poon, serpe v. poder. 

P001I9 paon V. paon. 

Poor, pouvoir V. pooir. 

Poor, peur V. paôr. 

Poosteit, poosteiz v. pooir. 

Poonr V. paôr. 

Pople 9 pueple , peuie , paie 1, 53 . 
119. 162. 172. 306, peuple, foule, mul- 
titude; popuiua; vb. popler, pupieer 

I, 177. 273, peupler, s'établir. 
Popler V. pople. 

Por, pour, pnr prép. II, 360: por 
ee que conj. II, 388 ; por ee, por quoi 

II, 388. 

Por, puer particule qui s'employait 
avec certains verbes, tels que geter, 
traire, et signifiait hors, dehors, de 
côté, loin; deporro; prov. por, porre, 
Baju. L. E. IV, 600. 

Poraier v. aler. 

Pore, s. s. et p. r. pors I, 331, 
porc; poreus; dim. poreel, porcliel, 
porehiei II, 83. 84, petit porc, co- 
chon de lait. Notre pore^épie est une 
corruption de pore-espi, provençal mo- 
derne porc ou pouerc espin; ital. porco 
spino, porco spinoso ; esp. puerco es- 
pîno ; allemand stachelschwein. Y. Mén. 
s, V. 

Poreeindre v. ceindre. 
Porcel V. porc. 

Porehaeer, porehaeier v. chacier. 
Poreliaz v. chacier. 
Porelie v. porte. 
Porehei, poreliiel v. porc. 
Poreoidier v. cuider. 
Poreue II, 3i8 et glos. 0. 



Porfendre v. fendre. 

Porfller v. fil. 

Porflt V. profit. 

Porgesir t. gésir. 

Porir, porrir, purir I, 189. II, 
163. 181, pourrir ;i?M^r^«;porretlire, 
purreture II, 306. 336, pourriture; 
prov. poirir, poiridura. 

Porioignement v. long. 

Porioignier v. long. 

Poroe 11,318 et glos. 0. 

Porol&rir v. offrir. 

Porpariement v. parole. 

Porpaier v. parole. 

Porpens, porpenser v. pois. 

Porprendre v. prendre. 

Porpris, porprise v. prendre. 

Porquant v. quant I., et II, 385. 

Porquerre v. querre. 

Porreture v. porir. 

Perrière v. poldre. 

Porrîr v. porir. 

Pors, port V. port. 

Pors, porc V. porc. 

Porseir v. seoir et II, 80. 

Porseoir v. seoir et II, 80. 

Porseor v. sevré. 

Porseueres v. sevré. 

Porseuor v. sevré. 

Porseure, porsevre v. sevré. 

Port I^ 88, s. s. et p. r. porz, pors, 
port; portue. On donnait aussi le nom 
de port II, 348 aux gorges de monta- 
gnes, aux défilés, principalement des 
Pyrénées, esp. puerto. 

Portai, portail v. porte. 

Portant v. tant et n, 386. 

Portaster v. taster. 

Portaus V. porte. 

Porte I, 228, porte; porta; por- 
tai, portail, s. s. et p. r. portaus I, 
106, portail;— porehe 1, 266, porche; 
de portieus. 

Portement v. porter. 

Portendre v. tendre. 

Porteor v. porter. 



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POB 



297 



POV 



Porter I, 46. 60. 187. 255. II, 19. 
186, porter, transporter, supporter; 
emporter, remporter; apporter; pro- 
duire, engendrer ; de portare ; se por- 
ter, se comporter; de là porteres, 
porteor 1, 77, porteur; portement, 
coutume, habitude, façon; porteure 
n, 64 , enfant qu'une femme porte dans 
son sein (grossesse); progéniture; fa- 
culté de conceyoir et de porter un en- 
fant; vb. comp. aporterll, 55, ap- 
porter, porter, induire, exciter à ; d'od 
raporter I, 230, rapporter; raport 
II, 215, rapport; cession, transport, 
abandon ; — déporter, dissuader, em- 
pêcher, donner du délai, divertir, amu- 
ser; se déporter, se diyertir, se réjouir; 
se séparer, renoncer à qqch., I, 298. 
n, 10. 31. 57. 97; subst. déport I, 
217. 340, amusement, passe -temps, 
divertissement, badinage; — empor- 
ter, énporter I, 50. 226, emporter, 
enlever, vaincre, surpasser; — sor- 
porter I, 239, supporter, et empor- 
ter, entraîner P. d. B. 4833. 

Porteres v. porter. 

Porteure v. porter. 

Portraire v. traire. 

Portrait v. traire. 

Portraiture r. traire. 

Portret v. traire. 

Pomee n, 318 et glos. o. 

Porvec n, 318 et glos. o. 

Porroir v. veoir. 

Porz V. port. 

Posât II, 317. 

Pose V. pause. 

Poser V. pause. 

Posnee, ponee, podnee, podnei 
{d pour s y V. ramposner), potlmei, 
arrogance, insolence, pompe. Racine? 

Posseir M. s. J. 495. 6, 8. p. s. pr. 
ind.|»OMitf*(possi(d)et), posséder, jouir ; 
possidere; prov. possedir, possezir, 
esp. posseer, port, possuir; plus tard 
on trouve un verbe formé d'après le 



subst. possession, possessier 1269. 
Th. N. An. I, 1125; possession, pos- 
session, propriété ; possessio ; estre en 
possession de I, 224, avoir le pouvoir, 
la faculté de ; vb. comp. desposseir, 
déposséder, dépouiller. 

Possession v. posseir. 

Possiet V. posseir. 

Postel V. postit. 

Posterle, posteme 1, 354. II, 355, 
poterne, fausse porte, porte de derrière, 
petite porte; àe postenda, sentier de 
traverse. /if*^t^ 

Postis V. postits. 

Postits, postis 1, 337, jambage de 
porte, porte; de postis. De la même 
racine postel, poteau ^ pieu, jambage 
de porte. 

Pot cel estre v. pooir. 

Pothnei v. posnee. 

Pou, poue V. poc. 

Poueh déf. de pooir. 

Poudre, poudrer v. poldre. 

Poueir v. pooir. 

Poumon V. polmon. 

Polin V. poder. 

Pour V. por prép. 

Pour, peur V. paôr. 

Pourelias v. chacier. 

Poure, pourement v. povre. 

Pourete v. povre. 

Pourfit, pourfitable v. profit. 

Pouroe II, 318 et glos. o. 

Pourpenser v. pois. 

Pourpris V. prendre. 

Pourtaster v. taster. 

Pourtendre v. tendre. 

Pouz V. polce. 

Povere v. povre. 

Po verte, poverteit v. povre. 

PoTOir V. pooir. 

Povre, poure, poverel, 6i. 162. 
II, 203, très-rarement pauvre, pauvre, 
indigent , nécessiteux ; de pauper avec 
transposition du r ; prov . paubre, paure, 
ital. povero, esp., port, pobre; i^omt^ 



tn^, /; '^W 



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POV 



298 



PEE 



homme j homme da peuple, du commun; 
adv. poTrement, pourement, pauvre- 
ment, misérablement; pOTrete, pou- 
rete, poverteit, poTerte, rarement 
paUTrete I, 213. 257. Berte 53 
pauvreté, indigence; paupertas (pau- 
pertat) ; vb. dér. comp. apOTrir 1, 379, 
appauvrir, ruiner, réduire à la misère. 

PoFrement v. povre. 

Povrete v. povre. 

Poxanee v. pooir. 

Praaigre v. prat. 

Prael v. prat. 

Praer, preer, preier, proier, vo- 
ler, piller, enlever, faire du butin ; de 
praedari; de là praie, proie, preie 
II, 344. 353, butin, proie ; bétail, trou- 
peau de bêtes; de praeda; predêur, 
ravisseur, pillard. 

Praerie v. prat. 

Praie v. praer. 

Praiel v. prat. 

Praierie v. prat. 

Prains, grosse, enceinte, pleine; 
de praegnas (praegnans) ; prov. prenb, 
preing, îtal. pregno, esp. prenhe; vb. 
comp. empreingrner, part emprains 
FI. et Bl. 159, engrosser, devenir en- 
ceinte, concevoir; sans vb. latin corre- 
spondant, simple port, prenhar. Yoj. 
encore Rayn. L. R. IV, 636. 

Pramesse v. mètre. 

Prametre v. mètre. 

Prandre v. prendre. 

Pranre v. prendre. 

Prat, preit, pré, s. s. et p. r. preiz 
I, 52. 89, 233, s. m. pTé;pratum; et 
à côté une forme fém. pree I, 86, 362, 
pré , prairie ; dér. du plur. prata; prov. 
prat et prada; dim. prael, praiel, 
petit pré, pelouse; préau; pratellum; 
ital. pratello; dér. praerie, praierie 
n, 195. 353. R. d. 1. V. 219, prairie; 
propr. prataria; prov. pradarîa, ital. 
prateria; praaige I, 362, prairie. 

Pré V. prat. 



Preeeps r. pL n, 169, ordonnance, 
règle; de praeeeptum, dont le t est 
tombé devant le s de flexion; pré- 
ceptorat, commanderie, bénéfice des 
ordres de chevalerie; v. DC. s. v. prae- 
ceptor. 

Prêcher, prechier, preeeer 1,220. 
287, prêcher, réprimander, publier, an- 
noncer ;praedieare; prcchcrcs, prces- 
chierres, prêcher 1, 76, prédicateur, 
prêcheur; praedicator ; prédication 
n, 234, prédication; praedieatio. 

Precheres, prêcher v. prêcher. 

Precieus v. preis. 

Precios, préciosité v. preis. 

Precins v. preis. 

Predeur v. praer. 

Prédication v. prêcher. 

Pree v. prat. 

Preeeer, v. prêcher. 

Preer, voler v. praer. 

Preer, prier V. prier. 

Preere v. prier. 

Preeschierres v. prêcher. 

Pref V. prop et II, 361. 

Preie v. praer. 

Preier, voler v. praer. 

Preier, prier v, prier. 

Preindre, priendre (cfr. craindre 
II, 245), comprimer, serrer, opprimer, 
accabler; ^epremere; comp. aprcin- 
dre, apriendre I, 331, opprimer, 
comprimer, rabaisser; deprcindrc, 
depriendre II, 3, abaisser, humilier, 
écraser, détruire, deprimere. 

Preis, preix, pris I, 159. 188. II, 
103, prix, valeur, récompense; mérite, 
qualité, vertu, valeur; p7-etium; pri- 
sier, preisier, preiser, proisier I, 
72. 257. 365. II, 49 (1. pers. s. prés, 
ind. pris) , priser, apprécier, estimer, 
évaluer, avoir du prix, considérer; 
équivalant à pretiare; du part, prés, 
on forma prisanticr II, 270, qui se 
prise, présomptueux; — prCCiOS, 

precins, precieus 1, 101. 268. 402. 



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PRE 



299 



PRB 



n, 80, précieux, excellent; pretioêus; 
preeiositéy yaleur, grand prix, excel- 
lence ;/>rfft'onto«; — comp. deprisier, 
deprider I, 61. 293, déprécier, 
mépriser, bafouer; depretiare; d'où 
desprisement, dépréciation, mépris; 
mesprisier) mépriser, dédaigner ; d'où 
mesprisementy mépris, dédain. 

Preiser ▼. preis. 

Preisier t. preis. 

Preit V. prat. 

Preix V. preis. 

Preiz T. prat. 

Prélat, prelait, s. s. et p. r. pre- 
laz, prelaiz I, 82, prélat, supérieur; 
prae-latiu, 

Premer, premerement v. prim. 

Premendn t. prim. 

Premièrement v. prim. 

Prendre, prandre, penre, panre, 
prenre, pranre II, 192 et suiv.; se 
prendre I, 377, prendre une tournure; 
part, passé employé subst. pris et 
prise , prise de ville ; prise de vivres 
sur les sujets pour l'usage du roi ou 
d'un seigneur dans leurs voyages; droit 
d'arrêter qqn. ; prise du gibier; prisie 
I, 49 avec le second sens de prise, — 
Prison, prisnn, prisone I, 227, pri- 
son; de prenhensio, prensio. Frison, 
prisun I, 54. 324. 295 signifiaient aussi 
prisonnier, comme l'esp. prîsion et l'ital. 
prigione. L*on trouve le part. pas. de 
prendre y pris, dans le même sens: Je 
me rantpm clameiz, G. d. V. v. 776. — 
Comp. aprendre XI, 61, apprendre, 
connaître, s'instruire, éclairer; part, 
pas. empl. subst. apprise, apprentis- 
sage; et, dans le sens du primitif latin, 
entreprise, aventure ; d'où desappren- 
dre, désapprendre, oublier; — apri- 
SOn, apprentissage, habitude; appre- 
hensio; — comprendre, comprendre, 
concevoir — admettre, se soumettre; 
part. pas. empl. subst. eomprîns, com- 
pris, enceinte; eomprendable 1, 408, 



compréhensible; — desprendre II, 
200; — ensprendre (ens = intus), 
eçprendre (es==ex), emprendre (en 
= in) , enprendre, amprandre II, 
200. 1. I, 173. 238; part. pas. empl. 
subst. emprinse, emprise 1, 179. 272. 
II, 24, entreprise, projet; — entre- 
prendre n, 202; part. pas. empl. 
subst.entreprinse, entreprise, entre- 
prise; — mesprendre II, 202; subst. 
mesprison, mesproison I, 284. 351. 
II, 4, faute, délit, méprise, erreur; 
mesprisnre, méprise, erreur; — por- 
prendre, parprendre, purprendre 

II, 203. 1, 182. 387, prov. perprendre; 
part. pas. empl. subst. porpris, pour- 
pris, porpris ou porprise, proprîse 
I, 393, enceinte, enclos, lieu; mot que 
nos poètes modernes out tort d'aban- 
donner ; — reprendre II, 23, repren- 
dre, ressaisir; relever un fief en en ren- 
dant l'hommage , ou en en payant le 
droit de relief, pour en être mis en 
possession par le seigneur dominant; 
blâmer; part. pas. empl. subst. re- 
prinse, reprise, droit de relief; — 
sorprendre, sosprendre,soprendre, 
sonprendre, sanprendre, suspren- 

dre I, 136. 146. 153. n, 203; sur- 
pris de maladie 1, 225 ; part. pas. empL 
subst. sorprinse, sorprise, soprise, 
surprise , soumission ; et du part. pas. 
l'adv. soprisement n, 164, par sur- 
prise; — tresprendre Ch. d. R. 9i, 
s'emparer de. 

Prenre v. prendre. 

Près, pries adv. et prép. n, 361 ; 
près que H, 362; près de II, 362; 
comp. après, apries adv. et prép. II, 
362; en après II y 362; enpres, em- 
pres, auprès adv. et prép. II, 362. 

Près, prêt v. prest. 

Présence v. présent. 

Présent, présent; praesens (prae- 
sent) : estre enpresent I, 294, être pré- 
sent; adv. présentement 1, 386, pré- 



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PEE 



300 



PRI 



sentement; présent, presant 1,281, 

présent, cadeau, don; la signification 
de ce mot est très-ancienne (y. dans 
Rajn. L. B. YI, 17 un exemple de 
Kambaud d'Orange; le synonyme Imâ. 
praesentia remonte au 9me siècle) , et 
se rattache à celle du yb. présenter 
I, 60. 369, présenter, offirir; praeaen- 
tare; presentanle, présent; propr. 
praesentabilis; dans le God. Just. prae- 
sentalis; adv. presentaniement I, 
160 dans le temps présent, i e. d'alors; 
— présence, présence ; praesentia. 

Presentanle, presentaniement y. 
présent. 

Presentede p. pas. f. de présenter. 

Présentement y. présent. 

Présenter y. présent. 

Presignier y. signe. 

Presse I, 48. 193, presse, foule, 
oppression, tourment; de près sus; 
presser, presser; pressure; presseor, 
presse! I,81, pressoir; pressorius; 
vb. comp. apresser 1, 83. 207. H, 355, 
presser, comprimer, accabler, tourmen- 
ter, serrer deprès, poursuivre; d'oiira- 
presseir I, 215, réprimer, refouler, 
poursuivre, reprendre ; — empresser, 
presser, serrer de près. Gfr. preindre. 

Presseor y. presse. 

Presser y. presse. 

Presse! v. presse. 

Prest, prêt subst. y. prester. 

PrestI, 292, s. s. et p. r. prez I, 
266, presl, 232, fém. preste II, 107, 
prêt, disposé; de praestus, DG. s. y.; 
ady. prestement II, 390, prestement; 
yb. comp. aprester I, 94, 181, ap- 
prêter, préparer, disposer. 

Preste y. prest. 

Prestement y. prest. 

Presteor y. prester. 

Prester I, 62. II, 384, prêter; 
prest subst. I, 358, prêt; faire prest, 
prêter ; presterres, presteor, prêteur. 
De praestare, V. DC, s. y. 



Presterres y. prester. 

Prestre I, 288, prêtre; de preshy- 
ter. Au lieu de prestre, on trouve 
proToire, pronToire, pruTeire I, 
228, proy. preyeire, preire, à côté de 
prestre, comme dans la langue d'oïL 
Ges formes dérivent immédiatement da 
grec nQBafivTSQoç. 

Pren y. prod I. et II. 

Pren, proche y. prop et U, 361. 

Preudons, prendonme v. prod II. 

Prenf y. prop et II, 361. 

PreTarieat!on n, 277, prévarica- 
tion; praevarieatio. 

PreTOS y. prevost. 

Prévost, proTOst (provosyprevos^ 
provoz) 1,84, préposé, prévôt; àeprae- 
positus. 

Prez y. prest. 

Priement 3. p. pL prés. ind. de 
preindre. 

Prlendre v. preindre. 

Prienst, prient de preindre. 

Prier, prMer, preer, preier, 

prl!er I, 70. 78. 99. 177. II, 36. 303, 
prier, supplier, adresser des prières; 
preeari; prier à qqn. I, 174, H, 27; 
prière, proiere, preere 1, 130. 186. 
II, 254, prière, supplication; propr. 
preearia, prov. pregaira; preg^ûera, 
ital. pregaria, pregueria; comp. de- 
prier, deproier 1, 74. 173, prier avec 
instance, supplier. Gfir. pHer. 

Pries y. près. 

Prieu y. prod n. 

Priier v. prier. 

Prim, prin m. prime m. et f. I, 
113, cfr. II, 405, premier; primus; 
subst. I, 119 le temps où l'on chante 
l'office d'église nommé prime, prima, 
c'est-à-dire six heures du matin; vb. 
primer, primer, dominer; adv. prime, 
primes, d'abord, premièrement; dont 
à primes, alors seulement; dès primes 
que, du premier moment que; conj. 
prime que, avant que; primier, pri« 



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PHI 



301 



PEO 



mer, premer I, 113, premier; pri' 
mariut; de là primerement, pre- 
Biierement, premerementl, 70. II, 
62. 255, premièrement, en premier lieu, 
pour la première fois; primerailly 
premerain, premierain 1, 113, pre- 
mier; cfr. derrain, davant; etprimie- 
remes I, lld dans le même sens, forme 
qui semble attester l'infinence de Tadv. 
en ment; subst. ancien, deyancier, pré- 
décessenr; ady. primeraiiis, d'abord, 
premièrement; — prior, prieur ;i?rwr; 
prioraigre I, 329, prieuré. 

Prime V. prim. 

Primer v. prim. 

Primerain, primerains t. prim. 

Primerement t. prim. 

Primes T. prim. 

Primevère v. ver. 

Primier v. prim. 

Primieremes v. prim. 

Primseigrner v. signe. 

Primsoir y. soir et cfr. prim. ' 

Primson ▼. somme II. et cfir. prim. 

Prin y. prim. 

Prinee, prinehe, seigneur de la 
cour, premier, principal; par aphérèse de 
prineeps, proy. princep; de là prineee, 
prineie, principauté, dignité de prince. 

Prineee y. prince. 

Prinehe y. prince. 

PrineUer y. princier. 

Prineie y. prince. 

Prineier, prinebier, homme de la 
cour, grand seigneur; de pfimieeriuB 

Prinsaittier y. saillir. 

Prinsault, prinsaultier y. saillir, 
et cfr. prim. 

Prinsaut, prinsautier y. saillir 
et cfr. prim. 

Prinseigrnor y. signe. 

Prinsoir y. soir et cfr. prim. 

Prinsome y. somme U. et cfr. prim. 

Prier, prioraige y. prim. 

Pris y. prendre. 

Pris, prix y. preis. 



Prisantier y. preis. 
Prisie y. prendre. 
Prisier y. preis. 
Prison y. prendre. 
Prisun, prisune y. prendre. 
Privé y. priver. 
Priveement v. priver. 

Priver I, 222, priyer; privare; 
privé I, 144. 130, adj. secret, parti- 
culier, intime; subst. familier, ami; 
privatm; estre à 8(m privée à son par- 
ticulier; ayec ses amis intimes; parler 
à privé, parler en particulier; ady. 
priveement I, 99. lOl, particulière- ^ 
ment, secrètement, sans être aperçu; 
privée f. R. d. Ben. II, 279, privé, la- 
trine; prov. privada, itaL privata; pri- 
vetet, priveté n, 17^ habitude, fami- 
liarité. 

Privet, privetet, priveté v. priver. 

Privilège I, 330, privUége; privi- 
legium. 

Pro y. prod I. 

Proaiee v. prod II. 

Pro<^in y. proche. 

Proce y. proche. 

Proeliain, proeliainement v. 
proche. 

Proehainete v. proche. 

Proehe, proee, proche; àepropiua; 
de là prochain, proçaini, 263. 271, 
proche, prochain, allié; d'où pro- 
ehainete, proximité, voisinage, al- 
liance, parenté; adv. proeliainement, 
proeheinement I, iss. 357, ib.; vb. 
comp. aproeliier, aproeheir, aproi- 
eliier, aproucher, aproeier, apros- 
eier, apreeer I, 58. 135. 184. 227. 
391. II, 127. 365, approcher, donner 
une marque d'amitié, attoucher; accu- 
ser; participe, qui approche de sa con- 
clusion; lat. appropxare de propiare; 
entrapoeier II, 59, entrapprocher; 
reproeher,reproueher,reproeIiier, 
répliquer, s'opposer, contredire, re- 
procher ; subst reproehe, reproneliey 



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PRO 



302 



MO 



I, 856, reproche; de repropiare, i. e. 
approcher à différentes reprises, mettre 
près, mettre devant Gfr. reprovier 
s. y. proYer. 

Procheinement y. proche. 

Procurer y. cnrer. 

Procureur y. cnrer. 

I. Prod, prout, pro, pru, prou, 
preu II, 320 et sniy., profit, bénéfice, 
avantage, gain; prod, pro, pru, prou 
n, 320 et Buiy., asses, suffisamment, 
beaucoup, abondamment. 

n. Prod, prot, prud, proz, pruz, 
pros, prou, preu, prieu, f. prode, 
prude II, 820 et sui?., prudent, sensé, 
capable y brave, généreux, vaillant; 
f. sage; vertueuse, pudique; dér. 
proece, proeche, proaice,proeis8e, 
proesce I, 72. 162. 181. II, 14. 80. 
234, prouesse, valeur; cfir. largesse; 
comp. prodoBS, prodome, prozduem, 
pruzdum, preudons, proudoume, 
preudoume 1, 79, prud'homme, homme 
de bien. 

Prode y. prod IL 

Prodome v. prod n. 

Prodons v. prod n. 

Proec n, 318 et. glos. o. 

Proece, proeche v. prod n. 

Proef y. prop et H, 361. 

Profecie v. prophète 

Profeitier v. prophète. 

Profete v. prophète. 

Profit, porfit, pourfit 1, 381, pro- 
fit; profeetusj tu; proy. profieg, ital. 
profitto; profitable, pourfitable I, 
375, profitable. 

Profondeee v. fond. 

Proie y. praer. 

Proier, voler v. praer. 

Proier, prier y. prier. 

Proîere v. prier. 

Proisier v. preis. 

Prolsme I, 227, prochain, proche 
parent, allié; ùeproximus; enpro'isme, 
prochainement; vb. comp. aproYsmer, 



i^roismier, aprismer I, 60, apri- 

mer, approcher, accuser; propr. ap- 
proximare. 

Promesse v. mètre. 

Prometre v. mètre. 

Promission v. mètre. 

PromoToir v. movoir. 

Prononceir, prononcier v. noncer. 

Pronuntier v. noncer. 

Prop, prof^ proef, pruef, prouf, 
preuf , pref , preu adv. et prép. n, 
361; comp. aprop, apruef, apref, 
etc. n, 361; eupruef II, 361. 

Prophecier v. prophète. 

Prophète, profete I, 65. 7, m. et 
f., prophète; propheta (TtQOiprjTiiç); 
profeitier, prophetizer, prophecier 
I, 213. 348. 360, prophétiser, prédire; 
propheUzare; profecie 1, 160, prophé- 
tie; prophetia. 

Prophetizer v. prophète. 

Propice I, 399. II, 124, propice; 
prqpitius. 

Propos V. pause. 

Proposement v. pause. 

Proposer v. pause. 

Propre I, 166. 250, propre; pro- 
priua; propre pour même I, 180. 1; 
adv. proprement, propprement l, 
174.11, 96. 272, proprement, en propre. 

Proprement, propprement t. 
propre. 

Proprise v. prendre. 

Pros, proz v. prod IL 

Prosperiteit, prosprete I, 55, 
196, prospérité, bonheur; prosperitas; 
prosprement Q. L. d. B. 336 , ad?, 
d'une manière prospère, heureusement, 
pour prospère. 

Prosprement y. prosperiteit. 

Prosprete v. prosperiteit 

Prot V. prod IL 

Prou V. prod I. et II. 

Proudoume v. prod n. 

Prouf y. prop et II, 361. 

Prout V. prod I, et II, 



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PRO 



303 



PUl 



Prourer v. proyer. 

ProuToire v. prestre, 

ProTance, proTanelie t. prover. 

Prore v. prover. 

ProYer, pniTer, prouver I, 77. 
215. 253. Uf 102, prourer, démontrer; 
éprouver, constater, convaincre; se 
pt'over, se montrer, être éprouvé; pro- 
bore; de là proTance, proYanclie, 
preuve; prOYC, preuve; proba; comp. 

esproYer, espraYer, esprouYer I, 

288. 406. Il, 39. 87, éprouver, véri- 
fier, connaître, reconnaître, affliger, 
avoir des épreuves; esprOYanee I, 
126, épreuve; dans l'ancienne langue, 
un esproveur de triacle était un opé- 
rateur, un marchand d'orviétan; es- 
proYe n, 148, épreuve; — rerproYcr 
I, 262. II, 20, reprocher, hlâmer; inf. 
empl. suhst. reproYer, reproYier, 
reproche, blâme, puis proverbe, parce 
que le proverbe est proprement un 
reproche. Cfr. resprit Le prov. dit 
reprovier et reprochiery proverbe, ce 
qui pourrait faire penser que notre 
repraver, reprovier doit être rangé sous 
proche, repropiare car les deux formes 
provençales peuvent s'expliquer par là, 
et elles en dérivent en effet; mais la 
langue d'oïl n'offrant pas reproehier = 
proverbe, à ma connaisance du moins, 
et la famille de reprocher ne mon- 
trant nulle part un i;, je range r^>ro- 
ver, reprovier ici, ce qui, du reste, re- 
vient au même en égard à la signi- 
fication. 

PrOYOirc v. prestre. 

ProYOS, proYOSt v. prevost. 

ProYOZ V. prevost. 

Prozdaem v. prod II. 

Pm V. prod. 

Prud, pmde v. prod II. 

Praee, pmeeli II, 3i8 et glos. o. 

Pruef V. prop et n, 361. 
Prune 9 prune; prunum; prunier, 
prunier ; propr. prunariue; prunelle. 



pumelle, prunelle, fruit du prunellier ; 
et I, 90 , prunelle du yeux , à cause de 
sa ressemblance à une prune sauvage ; 
prunella. 

PruYeîre v. prestre. 

PruYer v. prover. 

Pruz V. prod II. 

Pmzdum v. prod II. 

Psalterie v. psalterion. 

Psalterion, salterion, psalterie 
I, 401, psaltere, saltere, sautier, 
de psalterium ^ instrument qui, selon 
Isidore, diffère de la cithare, en ce que 
la cavité qui forme le corps sonore était 
à la partie supérieure, tandis que c'était 
tout le contraire dans le cithare. Il 
7 avait des psaltérions carrés et des 
psaltérions triangulaires. Les premiers 
se composaient d'un cadre ou châssis, 
dans l'intérieur duquel étaient disposées 
un certain nombre de cordes tendues 
verticalement du sommet à la base; 
ces cordes se touchaient avec les doigts 
ou avec un plectre. Les psaltérions 
triangulaires étaient en forme de A 
comme une des espèces de cithare, 
cithara anglica, mais avec la différence 
que dans celle-ci le delta était renversé 
V- Cfr. salme. 

Pue V. puiz. 

Pueele, pueelete v. polie. 

Puell V. puiz. 

Puehelete v. polie. 

Puebelle v. polie. 

Puebiele v. polie. 

Pueiele v. polie. 

Pueple V. pople. 

Puer particule v. por. 

Puer V. pooir. 

Pues, puis, polz, pois adv. II, 
319; pues que, conj. n, 387. 

Puet cel estre v. pooir. 

Pui, poi {puy) 11,78, colline, mon- 
tagne, lieu élevé, hauteur, sommet; 
puiot, appui, bâton, béquilles (cfr. 
esp. poyo, banc); de podium; vb. 



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PTJI 



â04 



PUfi 



paler, puljer, poier I, 71, monter, 
éleyer; comp. apai 1, 163, appui, sou- 
tien; apuier, apoier I, 66, appuyer, 
soutenir; s^apuier à un conseil 1, 178; 
n^apuier, ne car ne euer à la luxure 
II, 121. 

Puler V. pui. 

Paigrn V. poin. 

Paigrnant de puindre, poindre. 

Puiser V. pui. 

Pain, puingr ▼. poin. 

Puinneres y. poin. 

Point y. poindre. 

Puiot y. pui. 

Pair I, 341. II, 389, puer, ayoir 
mauyaise odeur; putere; proy. pudir, 
ital. putire; poent I, 335, puanteur, 
ordure ; que je range ici , quoique Vo 
soit assez extraordinaire; put 9 pute 
I, 104. n, 216. 403, yil, bas, dégoû- 
tant, repoussant, détestable; de^M^t- 
dua; les païens sont souyent appelés 
pute cent; put, s'est conseryé dans 
plusieurs patois, pour dire laid, p. ex. 
dans celui de Metz; dans celui de 
Montbéliard on ptononce peut , peute. 
De put dériye panais^ punais, puant; 
proy. putnais; d'où punaise , cimex. 
Mén., qui indique cette dériyation, dit 
que Vergy, s'appuyant sur la signifi- 
cation que Ton donne aujourd'hui à 
punais f le décomposait en puer et nez; 
si cela est faux dans le fond, il ne 
serait pas impossible que l'on eût fait 
cette fausse décomposition, en attri- 
buant à punais la signification qu'il a 
actuellement; toutefois il ne faut pas 
négliger d'obseryer que le son de ai 
est différent de celui de e. Ajoutons 
ici que le putois a aussi son nom de 
sa puanteur, et que, dans la fable, on 
l'appelait Putnais, Pusnais. 

Puire y. pis. 

Puis ady. et conj. y. pues. 

Puis 9 puits y. puiz. 

Puiser y. puiz. 



Puision y. poison. 

Puison y. poison. 

Puisonner y. poison. 

Puissance y. pooir. 

Puiz, puis 1,193. 383. II, 28, puits; 
de puteus: de là puiser I^ 68, puiser; 
comp.espuiser, espusier, espueliier 
II, 46. 385, épuiser, puiser. Au lieu 
de puiz, on trouye pue, puch II, 182. 
P. d. B. 9882, forme surtout en usage 
dans l'expression pueh dHnfer; ce pue^ 
pueh yient du Imâ. putheus pour pa- 
teus; y. DC. 

Pulee II, 212, puce; pul^x; ital 
pulce. Nous ayons rejeté le l, 

Puldre, puldrer y. poldre. 

Puleele y. polie. 

Pule y. pople. 

Pullent, pulent I, 6I, dégoûtant, 
puant y infâme, abject, méprisable; de 
purulentus , ayec assimilation de la li- 
quide r, purlentus, puUentus. 

Pume y. pom. 

Pumier y. pom. 

Punais y. puir. 

Puns y. pom. 

Punt y. pont. 

Pupleer y. pople. 

Pur, pure 1, 151. 355, pur, simple, 
unique; purus; purteit, purte I, 75, 
pureté, yérité, plus tard on remonta 
au latin et écriyit purité; puritas. 

Pur y. por. 

Pureaeer y. chacier. 

Pureliaeier y. cbacier. 

Purehaz y. chacier. 

Parce y. purger. 

Purgrer, purgier, purger, purifier, 
nettoyer ; justifier ; purum (purum ago) ; 
subst. purgre, justification; comp. es- 
purgier I, 207, purger, purifier; ex- 
purgare; d'oïl espurgement, action 
de se purger d'une accusation. 

Purir y. porir. 

Purloignier y. long. 

Pumelle y. prune» 



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PUU 



305 



axTA 



Puroe II, 318 et glos. o. 
Puroindre r. oindre. 
Porpenser v. pois. 
Purposer y. pause. 
Parprendre v. prendre. 
Pnrpris v. prendre. 
Pnrreture v. porir. 
Parriere v. poldre. 
Pnrsoldre r. soldre. 
Purteit ▼. pnr. 
Purtendre y. tendre. 
Pusnais v. pnir. 
Put, pâte V. puir. 
Patage v. pute. 
Putain y. pute. 
Pâte 9 vil V. puir. 
Pâte I, 60, fille ou femme débau- 
chée. DC. donne à ce mot la signi- 



fication de jeune fille, comme putta 
en ital., qui signifie jeune fille et pro- 
stituée; mMcxùm puttOf jeune garçon. 
Fute, de puta, féminin de puiusy jeune 
garçon, dim. putillus (Plante.) Dér. 
patain 1, 60, putain, prostituée. Mais 
-goxaqvioiputaine, comme le dit le peuple 
dans plusieurs provinces, et comme en 
ital. puttana, ano. cat. putafia, proY. 
putana ? Futain aurait-il signifié, dans 
le principe, homme livré à la débauche 
des femmes (y. DC. puta 2), et aurait- 
on donné ensuite ce nom à la femme 
prostituée? Putage, paterie, dé- 
bauche avec les femmes ; vie déréglée, 
prostitution. Cfr. Ménage s. v. putain. 

Puterie v, pute. 

Payxerez pour puiserez, de puiser. 



Qarre v. quarre. 

QaS) vain V. cas I. 

QaSy brisé V. cas II. 

Qant V. quant II. 

Qe V. qui. 

Qei V. qui. 

Qeu y. cuire. 

Ql V. qui. 

Qinsaiiie v. cinc. 

Qon, qui le I, 186. 

Qaai v. quL 

Qaairtaige v. quart. 

Qnaitir v. catir. 

Qnaneonqnes v. quant I. 

Qnand v. quant II. 

Quanke v. quant I. 

Qnanqne, qaanqnes v. quant I. 

I. (Quant) qnanz , qnantes 1, 186, 
combien, en quel nombre; quantus; 
dér.quantqne, quanqne, qnanques, 
quanke, kanke, kanques 1, 186, tout 
ce que^ tout, autant que, tant que ; — 
quaneonques 1, 187 comp. de quan- 
que et de oneques, qtMntuseumque ; — 
porquant conj. 11,385; neporquant, 

^urgny, langue d'oïl, Glossaire, m. 



nonporquant) namporquant conj. 
n, 885 ; — comp., de tfi quantttmf in- 
quant, enquant, encan; vb. inquan- 
ter, enquanter, eneanter, mettre à 
Tenchère; prov. enquant, encant, in- 
quantar, enquantar; itaL incanto, in- 
cantare; anc. esp. encante, enoantar; 
cfr. Ménage s. v. et Hayn. L. B. Y, 4. 
On trouve quelquefois enelianter, en- 
chantement, au lieu de enquanter, 
enquantement, c'est une simple vari- 
ante orthographique du e, qui s'écrivait 
pour q, qu. 

II. Quant, qant, quand adv. II, 
828, quand; qtmnt pour quonîam, quia 
U, 328. 

Quantes v. quant I. 

Quantque v. quant I. 

Quanz v. quant I. 

Quar conj. V. car. 

Quaramme v. quarante. 

Quarante, quaraunte 1, 109, qua- 
rante ; quadraçinta ; dér. quarantime I, 
1 1 5, quarantième ; quarentaine 1,1 1 7, 
quarantaine, nombre de quarante; — 
Éd. 20 



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auA 



306 



QXTE 



qaarresme, quaramme 1, 118. 217, 
carême; ital. quaresima; de quadrage- 
êinuty à cause des 40 jours de jeûne 
qui précèdent la fête de Pâques. Cfr. 
Ménage s. y. caresme. 

Quarantime ▼. quarante. 

Quaraonte y. quarante. 

Quareaus y. quarre. 

Qaarefor, qnarefort, carrefour; 
composé de çuadrifureum, propr. qua- 
druple fourche. 

Qnareiaiis t. quarre. 

Qnarel y. quarre. 

Quarentaine y. quarante. 

Qaareour v. quarre, 

Qaareus v. quarre. 

Qaariere y. quarre. 

Quarre, qarre, coin, carré; de 
quadrum, A la même racine appar- 
tiennent: qiiarel,qiiarrel, quareaufi, 
quariaufi, qoareufi II, 10. 31. 367, 
grosse pierre carrée , pierre de taille ; 
carreau ; carreau, trait d'arbalète ; cous- 
sin, matelas; quariere, qnareonr, 
carrière (où Ton extrait des pierres); 
et nos mots carrer (quadrare), compo- 
sés (ezquadrare) équerre, escadron y es- 
cadre , escouade, espagnol esquadra, 
squadrone. 

Quarrel y. quarre. 

Quarresme y. quarante. 

Quarriaus y. quarre. 

Quart) quarte, qnarz I, 114, 
quatrième, quart; sorte de mesure; 
quartus; dér. quartier I, 118, quart, 
quartier; terme de blason {escu de quar- 
tier II, 237) ; propr. quartarius ; qnar- 
talj quartauxl, 11 9, quartaut, sorte 
de mesure; quartage, quairtaige I, 
119 , mesurage des grains en général; 
mais plus souYent droit en Yertu du- 
quel les seigneurs féodaux prenaient 
sur leurs emphytéotes la quatrième 
partie de leurs blés , raisins ou autres 
fruits; Imâ. quartagium; quartrau- 
^e I; 119; le quart du quartaut; 



oomp. de quart et de tranche; vb. 
comp. dér. esquarteler, esquartie- 
1er, esquarterer R. d. L V. 96, écar- 
teler, briser, faire Yoler en éclats. 

Quartaige y. quart. 

Quartal y. quart. 

Quartaux y. quart. 

Quarte y. quart. 

Quartier y. quart, 

Quartrauehe y. quart 

Quarz y. quart. 

Quas, Yain y. cas I. 

Quas, brisé y. cas II. 

Quas, chute Y. chaor. 

Quasser, casser y. cas I. 

Quasser, briser y. cas U. 

Quat Y. chaor. 

Quater y. quatre. 

Quatir y. catir. 

Quatorze y. quatre. 

Quatorzime y. quatre. 

Quatre, quater, katre I, los. 109, 
quatre; quatuor; quatorze, katorse 
I, 109, quatorze; quatuordecim ; qua- 
torzime, quatorzième; quatuordecimm, 

Quau, quaus, quel, quelle, quels, 
quelles I, 165. 

Quaz Y. chaor. 

Que Y. qui. 

Que que, pendant que II, 391. 

Que — que conj. Il, 390. 

Queconlces, queeuuques 1, 190. 

Quoi, tranquille y. coit. 

Quoi, quoi Y. que. 

Queie, queiement y. coit. 

Queil, queile 1, 165 et glos. quel. 

Queis Y. quel et I, 165. 

Quel, que le I, 135. 

Quel, kel, queil, quil, quele, 
quelle, quile, s. s. et p. r. quels, 
queUs, quils, queufi, queis, ques, 
quieufi 1, 165 et suiY. pron. relatif; 
I, 167 pron. interrogatif; comp. quel 
onquesque, quel que onques, quel- 
eonque, quelcunque pron. 1, 187; 
quel que, quelque . . . que 1, 188. 



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auE 



307 



QUI 



Qaeleonqne , quelcmiqiie y. quel 
et I, 187. 

Qaellir v. cueillir. 

Quenoille, quenouille ; îtal. conoo- 
chia; du Imâ. conueuîa pour coluetdaj 
de eolus, comme Tout dit Yossius et 
Ménage. 

Quens v. ouens. 

Quena v. chanut. 

Qner v. cuer. 

Quer conj. v. car. 

Quer ele U, 3 2 , plainte, lamentation, 
grief, sujet de plainte , procès ; querela; 
vb. qaereler, chagriner, plaindre, 
porter plainte; d*où quereleres^ plai- 
deur, chicaneur. 

Querer v. querre. 

Quérir v. querre. 

Querole v. carole. 

Querre, quierre, quire, qnirre, 
qnerer I, 372 et suiv., quérir, cher- 
cher, rechercher; faire une enquête, 
demander, requérir; subst. queste I, 
321, quête, recherche, demande; — 
question I, 368, question, procès, 
différend; quaestio; — comp. aquerre 
1,381 , acquérir jpréparer, entreprendre ; 
part, aquis, conquis, vaincu, rendu, 
réduit à rextrémité; aquest I, 386, 
acquit, acquisition, acquêt; aequisitum; 
eonquerre I, 380; d*où eonquere- 
ment) conquête; — conquest m. I, 
329, conquête, acquisition ; profit, avan- 
tage; conquisiunn; fém. eonqaeste I, 
52, ib.; de là coiiquestef, conqui- 
ster I, 380, conquérir, acquérir, ga- 
gner; — enqaerre, enquérir, solli- 
citer, demander; inquirere; d'où en- 
querement, recherche; esquerre I, 
381; exquirere; porquerre, per- 
querre I, 381. G. 1. L. II, 3; re- 
querrez requérir, réclamer, attaquer ; 
requirere; requerre qqch. vers qqn. II, 
54 ; d'où requerement 1, 252. II, 157, 
requête, action de requérir; requeste 



I, 155. II, 163. requête, demande; 
sorquerre I, 381. 

Ques, quel, quels v. quel et 1, 165. 

Ques, qui les I, 135. 

Quesine v. cuire. 

Quesne v. chesne. 

Queste v. querre. 

Question v. querre. 

Queu V. cuire. 

Queue v. coe. 

Queue ou mieux queux 9 pierre à 
aiguiser, de eos^ cotis (Ménage) ; prov. 
cot. 

Quens, queue v. quel et I, 165. 

Queute v. cotre. 

Queutepointe v. cotre. 

Qui adv. de lieu v. anqui et II, 271. 

Qui, ki, Ice, que, qi, qe 1, 159 
et suiv., ehi pour qui, dans le picard- 
flamand, et sur les frontières ouest 
de la langue d*oc, qui, que; prov. qui, 
que, ital. chi, che; cui, Cuy 1, 159, 
que, qui (avec une prép.); coi, qnoi, 
kai II, 277. 363, Icoi, Icei, quoi, 
qei, quai I, 159. 163, quoi. Pour 
les différents emplois de ces mots y. 
la Gram. 1. c. Q^^ dér. de quis; que, 
comme je l'ai dit II, 389, dér. pro- 
bablement de quidy et, je crois devoir 
ajouter ici que la conj. que = quam^ 
est identique avec que de quid; une 
double origine est d'autant plus in- 
vraisemblable, que le que^ dans ses 
diverses acceptions, est soumis aux 
mêmes règles et aies mêmes fonctions. 
Quant à oui, je ne vois aucune raison 
pour le dér. avec M. Diez de et^'us; 
c'est la forme latine cui transportée 
simplement dans le franc. , le prov. et 
rital. Reste à expliquer quoi. En 
comparant moi, mei, mai de me, comme 
me, on pourrait penser que qim est 
une extension de forme de que, et, de 
cette manière, l'on se rendrait fort 
bien compte des formes picarde, nor- 
m^de et tourangelle; mais le kai 



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QUI 



308 



BAB 



bourguignon des S. d. S. 6. reste inex- 
plicable. En effet, admettant que Ve 
de ke a été traité comme e long , on 
aurait eu koe. Supposer que Ve de 
ke a été diphthongué ayec t, comme 
moyen de distinction, puis que IV a 
été permuté en a pour donner plus de 
valeur intrinsèque à la forme; cela 
serait trop artificiel. L'esp. et le port, 
ont admis l'accusatif quem dans leur 
quieUf quem; pourquoi le franc, n'au- 
rait-il pas eu recours à un autre cas 
du relatif latin pour se créer une forme 
distinctive ? Et ici se présente le la- 
tin qua (peut-être, dans le principe, se. 
ratione), qui répond parfaitement à 
toutes les exigences. De qua découle 
naturellement le kai bourguignon , en 
Picardie ki, ke ou koif ou mieux kiy 
ke, d'où koi (cfîf. 1, 123), en Norman- 
die d'abord ke et par l'influence des 
dialectes mixtes quei. Kai bourgui- 
gnon fut remplacé de bonne heure par 
le eoi picard, Cfr. le ralaque ca=ut. 

— Qui — qui I, 164. — Qui, si 
l'on I, 164. — Qui retranché 1, 166. 

— Qui, ce qui 1, 164. — • Que, quoi, 
ce que, à ce que I, 164. — Que conj, 
n, 389, 390. — Qui, que, quoi pron. 
interrogatifs I, 167. — Qui qui; qui 
que; que que; quoi que; qui qui 
oneques; qui oneques qui, quieon- 
ques,queeoiiques,aeonsques I,i88- 
89. — Que que conj. n, 391. — Coi 
que conj. II, 391. — De eoi conj. 

n, 379. 

Quie 1. p. s. prés. ind. de quider. 
Quieonques, quieunques 1, 189. 
Quider v. cuider. 
Quierre t. querre. 
Quies, qui les I, 136. 



Quiète v. coit. 

Quieus V. quel et I, 165. 

Quieute y. cotre. 

Quiex de quiels I, 165. 

Quil, qui le I, 136. 

Quil, quile I, 165 et glos. quel. 

Qui'n U, 254, qui en. 

Quinsaiue y. cinc 

Quinse y. cinc 

Quinsime y. cinc. 

Quint, quinte y. cinc. 

Quintaine, quitaine I, 228, sorte 
de mannequin figurant un homme armé, 
le bouclier d'une main,répée de l'autre; 
jeu militaire consistant à frapper ce 
mannequin ; proY., ital. quintana. L'ori- 
gine de ce mot est encore inconnue; 
ce qu'en ont dit Ménage, Du Gange, 
Ferrari, etc., n^est pas admissible. 

Quinz, quinzaine, quinze r.cinc. 

Quir Y. cuir, 

Quire, cuire y. cuire. 

Quire, quérir y. querre. 

Quiree y. cuir. 

Quis, qui les I, 136, 

Quiser y. coit. 

Quistron y. cuire. 

Quitaine y. quintaine. 

Quitance y. coit. 

Quite, quitee y. coit 

Quitement y. coit. 

Quiter, quitier y. coit. 

QuiTee y. cuiYre. 

Quivrep, éveiller; de l'anglais qm- 
ver, alerte, actif; quiver, trembler. 

Quoi, tranquille y. coit. 

Quoi, quoi Y. qui. 

Quoiement y. coit. 

Quons Y. cuens. 

Quor Y. cuer. 

QuOS, que Yous I, 136. 



B. 



Baançon, raianson , raenehon, 1 Rabait 3. p. s. prés. ind. de rabatte. 
I, 253. 373, rançon; de redemptio, I Babine y. ravir. 



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RAB 



309 



RAI 



Babinos ▼. ravir. 

Babinosement y. rayîr. 

Rabis, rabit t. rage. 

Bacater^ rassembler v. acater. 

Baeater^ racheter v. acater. 

Bachatement t. acater. 

Baehateor v. acater. 

Baebater^ racheter y. acater. 

Baehater, rassembler y. acater. 

Bachateres y. acater. 

Baebeminer y. chamin. 

Bacber, cracher ayec bruit et avec 
effort; de l'ancien norois hraekiaj cra- 
cher; hrâkij saliye. Notre verbe cra- 
cher est-il le même mot avec c préposé 
pour renforcer la syllabe initiale? 

Bacbine y. raïs. 

Baeine y. raïs. 

Baclore y. clore. 

Baeonter y. conter. 

Baeorder v. acorder. 

Baeunter v. conter. 

Baemplir y. ademplir. 

Baenebon y. raançon. 

Bade II, 322 note, 271, impétueux, 
fougueux, ardent, yif, alerte; rabidua; 
avec une autre vocalisation que dans 
rabit; ctr. rage ; de là ady. radement 
I, 338, impétueusement, ayec violence, 
avec raideur; et radei, courant, fou- 
gue, impétuosité, rapidité. 

Badei v. rade. 

Badement v. rade. 

Baer y. rait. 

Baferir y. ferir. 

Bagre, raige I, 133. II, 37, rage; 
radies; rager, ragier, être de mau- 
yaise humeur, se fâcher, être furieux, 
faire rage ; propr. rabiare de rabiea et 
non de rabere; rabit, rabi II, 109, 
furieux, enragé; rabidua; comp. ara- 
ger, enragierl, 174. H, 403, enra- 
ger, être furieux; esrager , esragier II, 
265, enrager, être furieux ; du part. pas. 
esragiement II, 393, comme un en- 
ragé, comme un fou furieux. Cfr. rade. 



Bager^ ragier, faire rage y. rage. 

Bagier y. raïs. 

Bai, rayon y. rait. 

Bai, ordre y. roi II. 

Bai, roi y. roi I. 

Baianson y. raançon. 

Baie y. rait. 

Baier v. rait. 

Raige v. rage. 

Baignauble y. raison. 

Baibnable y. raison. 

Baiier y. rait. 

Baim {raina) I, 78, rameau; de ra- 
mua; de làrameell, 187, ramée, as- 
semblage de rameaux; rameit, ramé 

I, 58. II, 133, qui a beaucoup de bran- 
ches; ramu I, 162, touffu; desra- 
mer, mettre en pièces, déchirer; de 
dia et ramua. C'est également de ra- 
mus, que Yient ramorif à* ot ramoner y 
comme Va fort bien dit Ménage. Le 
patois de Montbéliard a ramaaaCy rai- 
tnaiaae, ital. ramazza, balai, c.-à-d. 
faisceau de petits rameaux, qui se rap- 
porte à la même racine. Cfr. Ben. v. 
28744 rameissiaus, petit rameaux, 
petites branches. 

Bain, bord, lisière; de TahaL ram, 
bord; allmod. rain^ rein, lisière d'un 
champ, etc. 

Bain, rein v. rein. 

Baïne, y. roi I. 

Baine, rainer y. règne. 

Bains y. raim. 

Baire, rerell, 224, retrancher, 
ôter, couper, raser, racler, effacer, 
tourmenter; radere; part. pas. res 1, 
296; prép. res, ras II, 363, rez, à 
fleur de terre; rea à rea, joignant, 
tout près, entièrement, tout à fait; 
fréquentatif de radere, raaare, d'où ra- 
ser II, 394, raser; comp. arraser, 
raser, combler, niyeler; rasor, rasoir 

II, 224, rasoir; raaorium; raisore, 
action de raser, rature; raaura. — Le 
subst. rascbe, raisebe, gale, teigne. 



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RAI 



310 



RAL 



mot qui s'est conservé dans plusieurs 
patois, a pour yb. correspondant esp., 
proY. rasoar, pour rasieare, de rasus, 
radere. Baseler, racler, propr. rasi- 
culare, radieulare, également de radere, 
ainsi que le dit Ménage. Je ferai en- 
core obserrer avec ce dernier que le 
ras, espèce d'étoffe, dér. de rasus, rasé. 
Le patois de Montbéliard a reusure 
pour gratin, ou bouillie attachée autour 
et au fond de la marmite; à Metz on 
dit resin; ces deux mots représentent 
Tun propr. rasinusy l'autre réwwr^, parce 
que, pour avoir le gratin, il faut le 
raser, racler. 

Bais V. rait. 

Raïs 9 raïz II, racine, de radix; 
dér. raeine, raehiue I, 391. Il, 64. 

363, racine, propr. radicina; vb. en- 
raciner I, 66, enraciner; — esra- 
grer, esragrier, esraeer, esraehier, 
arracher, emporter avec effort; exra- 
dicare; arragier, aragrer, araeer, 
arachier, arracher, déraciner; formé 
sur le modèle de exradicare avec chan- 
gement de préfixe, abradicare, selon 
Ménage; mais peut-être tout simple- 
ment de eradieare, Cfr. DC. s. v. racha, 
ragier, p. ex. celui qui arrache les sou- 
ches des arbres abattus. 

Baisdon v. randir. 

Baise, reise, rese, expédition mi- 
litaire, incursion sur une terre enne- 
mie; de l'ahal. reisa, ib. 

Baise v. rase. 

Baisnable, raisnablement v. 
raison. 

Baisner v. raison. 

Baison, reson II, 49. 134, raison, 
sens, avis, opportunité, raisonnement, 
propos, parole, compte; de ratio; adj. 
raisonable, raisnable, raihnable, 
raigfnauble I, 226. II, 388, raison- 
nable, équitable, juste; rationabilis; 
ad V. raisnablement, raisonnablement, 
d'une manière équitable; vb. raisner. 



raisonner , expliquer , parler , plaider, 
défendre en justice; comp. araisoner, 
araisnier, areisoner, aresoner, 
areisnier, aranier, aragrnier I, 71. 

281. II, 167. 305, parler à qqn., in- 
terpeller ; raisonner, discourir, deman- 
der, faire rendre compte, citer en ju- 
stice; s'^araisoner, s'exprimer; desrai- 
SOn, desreson I, 314. 368, tort, in- 
justice, insulte, mauvaise action, ma- 
lice, folie; derainer, deraisnier, de- 
resnier, desresnier I, 207. II, 130. 
348, établir une accusation contre qqn. 
par des raisons et des preuves , justi- 
fier du droit que l'on a sur une chose 
contestée, prouver un fait; subst. de- 
raine, deresne I, 40i, action, discus- 
sion, plaidoyer, défense, preuve d'in- 
nocence; du vb. deraisnement, des- 
rainement, défense, preuve de vérité, 
d'innocence, combat judiciaire. Notre 
ra/îow= portion, prov. ratio, raxio, est 
le même mot que raison. 

Baisonable v. raison. 

Bait, rai, s. s. et p. r. rais, raiz 
I, 60. 357. 186, rayon, trait de lu- 
mière; rayon, bâton d'une roue; jet, 
fil, filet; courant des ruisseaux et des 
rivières; de radium, ainsi que notre 
rayon; et le féminin raie, roie I, 48, 
rayon , éclat , raie. Il ne faut pas con- 
fondre ce roie avec roie, sillon, prov. 
rega; celui-ci vient de rigare, Baier, 
raiier,raer, reer, roiierll, 252. 
355, rayonner, projeter des rayons, 
briller; couler; à^radiare; roié, rayé, 
qui a des bandes de différentes cou- 
leurs; radiatus, 

Baiz V. rait. 

Baïz V. raïs. 

Bajoenir v. juefne. 

Bajoyenir v. juefne. 

Bajaenir v. juefne. 

Baler V. aler. 

Balier v. lier. 

Balongrer v. long. 



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RAM 



311 



BAS 



Bamé, ramee ▼. raim. 

Bameisseaus y. raîm. 

Bameit ▼. raim. 

Bamembraiiee y. membrer. 

Bamembrer y. membrer. 

Bamener y. mener. 

Bamenteiyre y. menter. 

Bamenteroir y. menter. 

Bamentoiyre y. menter. 

Bamoinet de ramener. 

Bampodne, rampodner y. ram- 
posner. 

Bampone^ramponer y. ramposner. 

Bamposne y. ramposner. 

Bamposner, ramponer, rampod- 
Ber (dans les textes normands, oïl d 
est pour 8 j p. ex. adne pour asne) et, 
ayec r, ramprosner, remprosner, 
tirailler, blâmer, faire des reproches, 
railler, se moquer de quelqu'un; subst. 
ramposne, rompone, rampodne II, 
386, raillerie, mot piquant, moquerie, 
dérision. Les Italiens disent rampo- 
gnare, que Muratori dériye de rampone, 
oroc, àe rampOf croc. Ces mots doi- 
yent dériyer de l'allemand: bas-saxon 
rapen, rappen, suéd. rappa, bayarois 
rampfen, haut-allem. raffen^ ahal. ref- 
fan^ arracher, enleyer, saisir; et notre 
ramposner j dont la signification primi- 
tiye est tirailler (y. le 2me exemple 
dans Boq. s. y.) , a la même origine, 
n est donc de la famille de raJUr, et, 
si Ton considère que ramper a d'abord 
signifié grimper, on sera tenté de le 
rapporter également à rappen; car la 
dériyation de repère est impossible. 

Bamprosner y. ramposner. 

Bamu y. raim. 

Baneor, raneaer, raneur n, 241, 
haine cachée et inyétérée qu'on garde 
dans le coeur; de raneor, ranoidité, 
rancune; de là raneuTOs, ranconiâ, 
raneums II, 200, qui sent la haine 
et la colère, en colère; rancure^ 
raneore^ haine, mauyaU youloir, ran- 



cune; raneone I, 800, rancune; et 
d'ici ranenner I, 217, rancuner, gar- 
der de la rancune. 

Baneore y. rancor. 

Baneorus y. rancor. 

Baneaer y. rancor. 

Baneuney raneoner y. rancor. 

Baneore y. rancor. 

BanenroS) raneums y. rancor. 

Bandir U, 324, s'approcher, s'a- 
yancer ayec impétuosité, presser yi- 
yement; racine y. Il, 323; randon 
II, 323; raisdon B. d. 1. V. 142, force, 
yiolence, impétuosité; de et à randon 
n, 324, ayec force et yiolence, impé- 
tueusement, rapidement, soudainement; 
de et à grand randon II , 324; de tel 
randon II, 324; de merveilloua randon 
n, 30; randoner II, 323, courir, 
s'empresser, aller ayec impétuosité, 
prendre un violent élan sur qqch., 
pousser yiyement; randoneell, 70. 
324, impétuosité; tôt ^une randonée, 
d'une yolée, sans cesser. 

Bandon, randonee y. randir. 

Bandoner y. randir. 

Bangier y. renc. 

Bapaisanter y. pais. 

BapareUIer, raparilher y. pareil. 

Bapeier y. apeler. 

Baport, raporter y. porter. 

Bapresser y. presse. 

Basehe, raisehe y. raire. 

Baseler y. raire. 

Base, raise, fossé, canal; de l'an- 
cien norois râs, ib. 

Baseger y. seoir. 

Baser y. raire.. 

Basoager y. soef. 

Basoir, rasor y. raire. 

Basper, râper; de l'ahal. raspôn, 
ramasser, ratisser, subst. raspe, râpe 
(instrument et partie de la tige des 
épis, des gn^appes). 

Bassener y. assener. 

Basseoir y. seoir. 



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RAS 



312 



B£B 



Rastel, râteau; de rastélluty dîm. de 
rastrum, ital. rastro. Cfr.Mén. s.T.rateau. 

Bastraindre y. stramdre. 

Bastrendement y. straindre. 

Basuagrement y. soef. 

Basnre y. raire. 

Rate 9 rate; selon Frisch du néer- 
landais rate y rayon de miel, à cause 
de la construction cellulaire de ce Yis- 
oère; autrefois on disait aussi ratcle^ 
râtelle, d'où dire sa râtelée de qqeh., 
dire ce qu'on en pense , décharger sa 
ratele; comp. dératé. A la même 
racine se rapporte le mot Yieilli raton, 
pièce de pâtisserie faît« aYec du fro- 
mage mou en forme de tarte. 

Batomer v. tor I. 

Bareir, rarer y. avoir. 

Barestir y. Yestîr. 

BaTine y. ravir. 

Bayir 1, 167. 9. n, 59, ravir, pren- 
dre, saisir, enlever; râper e; rayine, 
ardeur, rapidité, impétuosité. Nos mots 
ramn, ravage se rangent encore ici. 
Outre cette forme en v médial , on en 
trouve une en b, p. ex. dans Ben. 390. 
5271 rabine, course, impétuosité, ra- 
pidité; adj. rabinos, rapide, ardent, 
impétueux ;adY.rabillOSement. Doit- 
on admettre ici changement simple du 
penb (cfr. rebondre) ou bien influence 
du latin rabidus? Je penche pour la 
première supposition. C£r. prov. ra- 
bina, rabinaire, etc., que Bayn. L. B. 
V, 43 range aussi sous rapar, ravir. 

BaTiser v. veoir. 

BaTirer v. vivre. 

Baroir v. avoir. 

Be, ree, bûcher; on trouve souvent 
les expressions ardoir dedans ou en re 
Trîst. I, 44, P. d. B. 857; esprendre un 
re FI. et Bl. 2924, allumner un bûcher. 
Ardoir dedans ou en re semblerait prou- 
ver que le re était une construction 
vide à l'intérieur, et peut-être pour- 
rait-on rapporter ce mot à ret (v. plus 



bas) , en supposant que , dans le prin- 
cipe, le re était fait de claies. Cette 
supposition se trouve confiimée par 
l'exemple suivant, où ret dâiigne un 
four à chaux , non pas sans doute con- 
struit à la manière de nos grandes 
tuileries , mais tel qu'on en voit encore 
dans les campagnes, c.-à-d. une espèce 
de grand tonneau fait de claies , garai 
de terre intérieurement: Pren donc 
ovriers e fai ovrer, | £ les fundemenz 
délivrer , | E la perre taillier e traire, 
I £ les granz rez à la chaaz faire 
(Ben. V. 26064-7). Quant à l'anglo- 
saxon hreac, bûcher, qu'on a proposé 
pour racine de re, sa forme s'oppose 
à la dérivation. 

Beal, reaime v. roi. 

Beaume v. roi. 

Beauté v. roi. 

Bebee, dans E. Deschamps etleB. 
de la Bose rebebe, dans G. de Mâ- 
chant (Li tems pastour) rubebe, dans 
Jean Molinet rebelle; espèce de vielle, 
selon les uns, rendant un son plus 
grave que la vielle; selon les autres, 
ayant des sons aigus qui imitaient la 
voix de femme; ce qui a fait supposer 
que la rubebe et le rebee n'étaient pas, 
dans le principe , des instruments tout 
à fait identiques, mais deux variétés 
de l'espèce. Il est certain que le rebee 
était plus petit que la vielle; au XIII* 
siècle il avait une forme trapézoïde, 
plus tard elle est oblongue et rectan- 
gulaire. Le nombre des cordes du 
rebee a varié de deux à quatre. Cet 
instrument pariut avoir joué son rôle 
dans les fêtes bourgeoises, populaires 
et champêtres; mais Boquefort a eu 
tort d'en faire un violon bâtard ou 
champêtre, puisqu^on l'employait ail- 
leurs que dans les campagnes. Son 
erreur vient de ce que le rebee fut, à 
une époque récente, exclusivement at- 
tribué aux apprentis ménétriers ^ aux 



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REB 



313 



REC 



musiciens de foire, de village, de guin- 
guette , à qui des ordonnances de po- 
lice, rendues auXTIP siècle, avaient 
interdit Tusage des basses, etc. dont 
les maîtres de corporation avaient seuls 
le droit de se servir. Rebebe dérive, 
dit-on, de l'arabe rad4^, espèce d'usten- 
sile de terre de la même forme que l'in- 
strument, et rebee serait une corrup- 
tion de rebebe. L'expression visage de 
rebee fait allusion aux têtes sculptées 
à l'extrémité du mancbe du rebee, quoi- 
que ces figures ne fîissent pas toujours 
ridicules et grotesques. JEtre bon Joueur 
de rebee, être un homme habile, entendu. 

Beblandir v. blandir. 

Beboet v. rebondre. 

Bebois, reboihs adj., lourd, em- 
pêché, obtus, émoussé: A la fois quant 
li corages ki haltes choses entent, soi 
ellievet en orguilh , si devient pesanz 
et reboiha , es basses et es vis choses, 
M. s. J. 503; reboissement I, 128, 
lourdeur, empêchement, état de ce qui 
est émoussé, obtus, stupidité, énerve- 
ment. La racine du simple de ces mots 
se trouve encore dans la grande fa- 
mille allemande à laquelle se rapporte 
botter, buisaer; cfr. l'ancien norois bu- 
saUgr, lourd, pesant, obtus, grossier; 
buai, couteau émoussé; branche secon- 
daire des formes en t: bas -allemand 
butt, dan. ^^, lourd, pesant, obtus; 
hollandais bot, ib. et sot. 

Reboissement v. rebois. 

Rebondre, rebonre, repondre, 
reponre, repnnrel, 75. 231. II, 351. 
cacher, mettre qqc. en lieu secret, en- 
terrer; de reponere, le d est interca- 
laire; part rebost, reboz, rebost I, 
266, répons, repus I, loi. H, u. 

302, caché; à reboct, à rebost, à et 
en repost, en cachette, en secret; dér. 
rebostail, repostail, respostaille I, 
381. Il, 344, retraite, cachette. Cfr. 
despondre. 



Rebonre v. rebondre. 

Rebost, rebostail v. rebondre. 

Rebouter v. boter. 

Reboz V. rebondre. 

Reaaigner, v. recaner. 

Reçaindre v. ceindre. 

Reeaner, reeaigrnor, crier comme 
râne, braire, crier, clabauder, grincer 
des dents ; notre ricaner, avec une si- 
gnification restreinte ; cfr.Nicot. Vergy 
dér. ricaner de ridere et cachinnare; 
cachinnare aurait suffi, re - cachinnare ; 
mais il est possible que le changement 
de re en ri se soit fait sous l'influence 
du verbe rire. 

Recelée v. celer. 

Receler v. celer. 

Recengler v. ceindre. 

Recepteir v. recevoir. 

Réception v. recevoir. 

Recereele v. cercle. 

Recercer v. cercher. 

Recercher v. cercher. 

Reeet, receter v. recevoir. 

Recereir, recever v. recevoir. 

ReeeTcment v. recevoir. 

ReccToir, recever, recereir, re- 
chcToir, rechoiTre, recivoir, rezoi- 
rre II, 1 2 et suiv., recevoir, accepter, 
admettre qqn. chez soi, en sa société, 
souflfrir, endurer; concevoir, devenir 
enceinte; recipere; de là receTCment, 
réception ; — réception, communion, 
action de recevoir la sainte Euchari- 
stie ; de receptio; rcccpteir, rccetcr 
II, 66, recevoir qqn. chez soi pour le 
cacher, donner refuge, cacher, receler ; 
receptare; subst. rccet II, 289, lieu 
de défense et de retraite, château, 
place forte, tour, refuge, asile. 

Recbaloir v. chaloir. 

Rechanter v. chanter. 

Recbargrier v. char. 

Rechater v. acater. 

Reche v. resche. 

Reehef v. chef. 



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REC 



314 



REF 



Beeheoir ▼. cbaor 
BeeheToir t. recevoir. 
Reehief y. chef. 
Reehigrner v. resche. 
Reebin, reehiner y. resche. 
ReeholTre v. recevoir. 
BeeÎTOir v. recevoir. 
Reelaim, reelaimer v. clamer. 
Beelam, reclamer v. clamer. 
Beelarzir v. clair. 
Becleimer v. damer. 
Beelore v. clore. 

Reclus V. clore. 

Recoi V. coit. 

Recomeneer v. comencer. 

Réconforter v. fort 

Reconoissement v. conostre. 

Reconoistre v. conostre. 

Reconstn, 297, lis. rescomt^ subj., 
de resconser. 

Reconteor v. conter. 

Reeonter, reconteres v. conter. 

Recordance v. recorder. 

Recorder I, 82. II, 239, rappeler, 
se souvenir, répéter, conter, enregis- 
trer; reeordari; subst. recort I, 671, 
mémoire, renommée; jugement sans 
appel; de là rccordancc^ commémo- 
ration. Cfr. DC. recordum, reeordari. 

Recorre v. corre. 

Recors v. corre. 

Recort v. recorder. 

Recoumancier v. comencer. 

RecouTrement v. recovrer. 

Recouyrer v. recovrer. 

Recovré, recovrement v. recovrer. 

RecoTrer, recuvrer, recouTrer 
I, 232. II, 55, recouvrer, trouver; re- 
venir à soi, se relever, revenir à la 
charge, reprendre sa position; subst. 
recovrier, recovrer, recoyré I, I9i. 
209, ressource, secours, action de re- 
prendre; de reeuperare; de la rcco- 
Trement, recouTrement I, 52 , res- 
source, recouvrement. L'ancienne lan- 
gue avait aussi le simple cobrer ou 



plutôt un dérivé de reeuperare, dont 
on avait retranché la préfixe, peut- 
être pour éviter l'idée de réitération; 
eobrer signifiait prendre, saisir, s'em- 
parer, récupérer P. d. B. 8672. 7612, 
et Rayn. L. R. s. v. cobrar II, 422. 

Recovrier v. recovrer. 

Recovrir v. covrir. 

Recreandise v. croire. 

Recréant part. prés, de recroire. 

Recreantie v. croire. 

Recreantlse v. croire. 

Recroire v. croire. 

Recueil, recueillir v. cueillir. 

Recnnter v. conter. 

Recurrer v. recovrer. 

Redemander v. mander. 

Rederchier v. drescer. 

Redevoir v. devoir. 

Redire v. dire. 

Redisme, redismer v. dix. 

Redois I, 149, fatigué, outré. Ce 
mot a été changé dans sa forme pour 
la rime; peut-être de redditus. Cfr. 
notre rendu. 

Rcdoner v. doner. 

Redoter, radoter; dn néerlandais 
dotefif dutten, radoter. 

Redoter, redouter v. doter. 

Redouter v. doter. 

Redrecier v. drescer. 

Redrescier v. drescer. 

Réduire v. duire. 

Ree V. re. 

Rcer V. rait. 

Refaire v. faire. 

Refermer v. ferm. 

Refrain v. fraindre. 

Refraindre v. fraindre. 

Refremer v. ferm. 

Refréner v. frein. 

Refroidier v. froit. 

Refui, refuir v. fuir. 

Refuser, et avec n intercalaire reii- 
fuserl, 49. 101. 122. 177. II, 341, 
repousser, réprimer, refuser, dédai- 



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BEG 



315 



REM 



gner; de reeusare, avec mélange de 
refutare; cfr. plus pas reuser; ren- 
fuseit I; 66. II, 155, refusé, par op- 
position à l'élu; recusatua. 

Begraagnier v. gaagnier. 

Begarder t. garder. 

Begardeure r. garder. 

Regart y. garder. 

BegeMr t. gehir. 

Regehissement v. gehir. 

Régénérer v. genre. 

Regesir v. gésir. 

Regrion^ royaume t. règne. 

Règne, reigne, raine I, 52. 114. 
179. Il, 39. 140, règne, royaume, pays, 
contrée; regnim; régner, resgner, 
resnier, rener, rainer I, 50. 315. 
n, 234. 279, régner, dominer; regnare; 
regneres, regneor, celui qui règne; 
regnator; regned, regnet, règne I, 
113, royaume, pays; propr. regnatum, 
prov. régnât, esp. reinado; région, 
roion I, 399. II, 370. 373, royaume, 
pays, état, région, contrée; regio. 

Règne, rêne v. retenir s. y. tenir. 

Régné, regned v. règne. 

Regneor t. règne. 

Régner, regneres v. règne. 

Regnet v. règne. 

Regret v. regreter. 

Regreter II, 181, invoquer, récla- 
mer, plaindre amèrement, regretter; 
regret I, 371, chagrin, plainte, re- 
gret; de queritari, requintari, Cfr. DC. 
regreta. 

Regnarder v. garder. 

Reguart v. garder. 

Regnerredoner v. guerrodon. 

Rehaiter, rehaitier v. hait. 

Reheiter v. hait. 

Rehorder y. borde. 

Rehonrder y. horde. 

Rei, ordre y. roi H. 

Rei, roi V. roi I. 

Reial, reialte y. roi I. 

Reianme ▼. roi I. 



Reianfi y. roi I. 

Reiante y. roi I. 

Reigne y. règne. 

Rein, raini, 388, rein; ren, renis; 
de la même racine rognon, propr. reno, 

Reïne y. roi l. 

Reinser, rincer ; de l'ancien norois 
hreinaay suéd. rensa, anglais rinse, mnn- 
dare, expiare, etc.; goth. hrains, xa- 
d'açéçy hrainjan, xa&açCCeiv, 

Reise y. raise. 

Reissir y. issir. 

Reit y. ret. 

Rejeliir y. gehir. 

Relais, relaisser y. laier. 

Relenqnir y. rellnquir. 

Relever y. lever. 

Relief v. lever. 

Religion I, 240, religion; maison 
religieuse; religio, 

Relinqnir, relenqnir I, 353. II, 
362, délaisser, quitter, abandonner; 
reîinquere; reliqne I, 148, relique, 
reste; reliquiae, 

Reliqne v. relinquir. 

Relnir, relnisir v. luire. 

Remainant v. manoir. 

Remaindre v. manoir. 

Remaint de ramener, v. mener. 

Remanance, remanence v. manoir. 

Remanant v. manoir. 

Remander v. mander. 

Remanoir v. manoir. 

Remembrament v. membrer. 

Remembranee v. membrer. 

Remembrement v. membrer. 

Remembrer, remenbrer v. mem- 
brer. 

Remennant v. manoir. 

Remirable v. mirer. 

Remire, remirer v. mirer. 

Rémission v. mètre. 

Remoiiner v. moldre. 

Remonder v- monde I. 

Remonter v. mont. 

Remordre ▼. mordre. 



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EEM 



316 



EEP 



Bemors v. mordre. 

Remort y. mordre. 

BemOToir v. moroir. 

Rempar^ remparer v. parer. 

Remprosner v. ramposner. 

Remuer v. muer. 

Remuiers y. muer. 

Ren ▼. rien. 

Renard) renard ; renardie, finesse, 
astuce, fausseté; de TahaL Beginhartj 
Reinhart^ nom du renard dans la fable, 
qui devint appellatif et remplaça de 
bonne heure le mot roman ^otfp^, y. 
s. e. V. 

Renardie v. renard. 

Renarmer y. arme. 

René 9 s. s. et p. r. renz, rens II, 
179, rang, file; de Tahal. hring^ cercle, 
cercle de personnes dans un but dé- 
terminé, signification qui paraît clai- 
rement dans l'expression faire renc 
autour soi, faire ranger autour de soi; 
mais plus tard Vidée de cercle devint 
secondaire; rangier, renger I, 402. 
II, 162, ranger, aligner, mettre en 
ordre de bataille; ahal. hringôn. Le 
mot rang a repassé dans Tallem. , le 
suédois; il a pénétré en Angleterre 
rank, il se retrouve dans le kymri 
rhenge , le breton refik, Técossais ranc. 
Comp. arengrier, mettre en rang, ran- 
ger, aligner; desrengpier I, 288, dé- 
ranger, troubler, sortir du rang, s'ébran- 
ler, se mettre en mouvement, avancer, 
renverser, licencier. Notre mot haran- 
gue, autrefois aussi harengrue^ dérive 
de la même racine, prov. arengua, vb. 
arcnguar, ranger et haranguer; hring 
signifiant cercle, assemblée, théâtre 
d'une action, champ de bataUle, etc., 
on en a étendu la signification à ce 
qu'on dit devant une assemblée. Cfr. 
DC. arenga: Arenga est apta et con- 
cors verborum sententia , quae ponitur 
post salutationem in privUegiis arduo- 
rum negotiorum (Breviloquus) ; areu- 



guérie, Imâ. arengaria, lieu d'assem- 
blée tumultueuse. 

Reneheoir v. chaor. 

Renelus v. clore. 

Rendre^ rendre, produire, rappor- 
ter, exécuter, suppléer, accomplir, dé- 
clarer, prononcer; le part, rendu^ 
rendae^ s'empl. subst. au sens de 
convers, converse (frère, moine, none) ; 
reddere, Imâ. rendere; rente I, 57, 
rente, revenu; propr. rendita pour red- 
dita; dér. rendement, arrentement. 

Reneiement v. non. 

Reneier v. non. 

Reneit v. non. 

Rener v. règne. 

Renforeier v. fort. 

Renfoseit v. refuser. 

Renfuser v. refuser. 

Rengre forme subjonctive de rendre, 
I, 243. 

Rengre, ceinture dans l'anneau de 
laquelle était passée l'épée ; de l'ahaL 
hringa , boucle , crochet , ainsi que l'a 
dit M. Paris (G. 1. L. II, 94). 

Renhanter v. hante. 

Rendement v. non. 

Renoier v. non. 

Renois, renoit v. non. 

Renom, renommée v. nom. 

Renomer v. nom. 

Renoneer v. noncer. 

RenoToIer v. nuef. 

Rens V. renc. 

Rente v. rendre. 

Rentrement v. entrer. 

Renumee, renumer v. nom. 

Rennreler v. nuef. 

Renz V. renc 

ReSnd, reSnde v. roond. 

Reorte v. riorte. 

Repaire, repairer v. repairier. 

Repairier, repairer, repeirier, 
reperier l, 65. 124. 148. n, 204, 
retourner , revenir , se retirer, rentrer, 
demeurer; comme le soupçonne le Du- 



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REP 



317 



EES 



chat, de repatriare; prov. repairar, 
ital. ripatriare ; rapairer artère II, 156 ; 
8ubst. repairler, repaire, repère I, 
257. II, 108. 363, retour, retraite, asyle, 
séjour, demeure ; aujourd'hui dans un 
sens très-restreint ; se mettre au repaire. 

Repaistre v. paistre. 

Beparoir v. paroir. 

Bepausy repausee t. pause. 

Repeirier t. repairier. 

Repenser y. pois. 

RepentailleyrepeiitailIesT.poene. 

Repentanee t. poene. 

Repentement y. poene. 

Repentir r. poene. 

Reperdre t. perdre. 

Repère, reperier ▼. repairier. 

Replaire v. plaisir. 

Replaisir t. plaisir. 

Replenir t. plein. 

RepioToir t. plovoir. 

Repondre y. rebondre. 

Reponre t. rebondre. 

Repooir t. pooir. 

Reporroir v. veoir. 

Repos, reposée t. pause. 

Reposer t. pause. 

Repost y. rebondre. 

Repostail, repostailley. rebondre. 

Reprendre y. prendre. 

Reprinse y. prendre. 

Reprise y. prendre. 

Reproelie, reproclier v. proche. 

Reproeliier y. proche. 

Reprouehe, reproneher y. proche. 

ReproTier, proyerbe y. proyer. 

ReproTer, reproyier, reprocher 
y. proyer. 

Repunre y. rebondre. 

Répons y. rebondre. 

Repns y. rebondre. 

Reqnerement, reqaerrement y. 
querre. 

Reqnerre y. querre. 

Reqneste y. querre. 

Rere y. raire. 



Res y. raire et II, 363. 

Resaillir y. saillir. 

ResaToir y. sayoir. 

Resbaldir y. bald. 

Reseeure y. escorre. 

Resehe, reehe, rude, âpre, dur; 
mot qui existe encore dans plusieurs 
patois, p. ex. à Montbéliard riechey à 
Metz raclie; d'où reseliin, reehin, ib., 
rébarbatif; vb. resehigner, reehi- 
grner, reehiner n, 164. 362, rendre 
un son rude et désagréable, grogner, 
grincer, gronder; de Tallemand resehe, 
dur, rugueux, rude, cassant. 

Reseliigner y. resehe. 

Reschln y. resehe. 

Reseolre y. escorre. 

Resconser, resennser y. esconser. 

Rescorre y. escorre. 

Reseosse, reseousse y. escorre. 

Besconre y. escorre. 

Bescrerer y. crever. 

Rosenre y. escorre. 

Resensse y. escorre. 

Rese y. raise. 

Reseant, reseantise y. seoir. 

Reserver n, 217, réseryer, garder, 
conserver; reservare, 

Resgarder y. garder. 

Resgne y. retenir s. v. tenir. 

Resgner v. règne. 

Besgoïr y. joïr. 

Resjoïr y. joïr. 

Besleeeier y. liet. 

Besne v. retenir s. v. tenir. 

Besnier v. règne. 

Besoigner, resoignier v. soin. 

Beson v. raison. 

Besongner y. soin. 

Besorce v. sordre. 

Besordre v. sordre. 

Besort, resortir y. sortir. 

Bespandre y. espandre. 

Bespas, respaser y. pas« 

Bespasseir, respasser y. pas. 

Besperir v. esperir. 



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EES 



318 



HÊT 



Respity proTerbe y. resprit. 

Bespit, terme y. respiter. 

Bespiter, respitier I, 62. 288. Il, 
881, différer, donner du répit, du dé- 
lai; sauver; respit, terme, délai; sans 
respit II, 117 ; de respectare^ respeetus; 
considération, d*otl indulgence, rémis- 
sion; y. DC. s. y. et Ménage respi. 

Respitier y. respiter. 
Resplendir y. splendor. 
Resplendissanee y. splendor. 
Resploitier y. plier. 
Respondre y. éspondre. 
Responenty responez de responre 
pour respondre. 

Responre y. éspondre. 

Respons y. éspondre. 

Resprit 1, 178, proverbe, sentence. 
Le s de ce mot est-il intercalaire } Si 
oui, on devrait le rattacher à repren- 
dre; cfr, reprovier, en prov. aussi re- 
procbier. Mais, outre que la forme se- 
rait inexplicable de cette façon, on a 
respit Q. L. d. R. I, 96, Agol. p. 170, 
qui est sans aucun doute la forme pri- 
mitive ; c'est le r qui est intercalaire 
dans resprit. Respit vient de respeetum^ 
dans l'expression respectum habere; 
Ton a dit d'abord avoir respit à qqch.y 
avoir égard à qqch. par la pensée et 
les sentiments, en le jugeant digne de 
son attention; puis on fit de respit un 
substantif. Cfr. respiter. 

Repuns v. éspondre. 

Ressazier v. assez. 

Ressir v. issir. 

Ressnier v. suc. 

Restainehier v. estancher. 

Resteir v. steir. 

Rester v. reter. 

Rester, restorement v. restorer. 

Restorer I, 233. II, 24. 326, res- 
taurer, rétablir, réparer, dédommager; 
restaurare; sans restorer I, 267, irré- 
parable; sb. rester, dédommagement. 



récompense; de là restorement, re- 
stauration, réparation. 

Restraindre v. straindre. 

Restrendement v. straindre. 

Restrois, restroiz y. straindre. 

Resaer v. suc 

Resuseiter v. sus. 

ReSTe, délire; rêve; reSTOr, déli- 
rer, rêver; prendre ses ébats, s'ébattre. 
Cette forme, quoique ordinaire, ne 
peut être la primitive; on doit avoir 
dit rave, raive, comme le prouvent le 
dér. bourguignon rava8ser=Bno\xe rê- 
vasser, l'anglais rave, délirer, rêver; 
le hollandais raveîen, revelen, reven^ 
îb., et l'allmâ. reben, ib. ; car ces for- 
mes dérivent du français et non pas 
au contraire, comme le prétend M. Che- 
valet. En partant de là, on ne pour- 
rait que remonter au latin rabies, et 
raive serait une forme dialectale et 
collatérale de raiçe, race; cfr. cave et 
cage, de cavea. La signification pri- 
mitive de rêver se rapprochant de celle 
de desver, on aura orthographié en es 
par analogie. Périon a dérivé rêver 
de ^éfJLpHVt Ménage de repuerare. 

Resrer v. resve. 

ResTortner y. vertut. 

Ret, reit, rets ; de rete; dim. reseol, 
réseau ; proprem, reticellum, Cfr. re,ree. 

Retaeonner v. taiche. 

Retailler v. taille. 

Retenir v. tenir. 

Retentir v. tentlr. 

Reter I, 401. n, 51, imputer, ac- 
cuser, blâmer, reprocher, appeler en 
justice; prov. et ancien esp. reptar; 
de reputare, comme l'indique Raynou- 
ard (L. R. s. v. V, 87), et non, ainsi 
qu'on l'admet le plus souvent, de ree- 
tare, traduire en justice, qui n'aurait 
jamais produit reptar. On trouve quel- 
quefois l'orthographe rester, qui est 
des bas temps. Cfr. apeler. 

Retirer v. tirer. 



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HÉT 



319 



RIË 



Betolir v. toldre et II, 222. 

Betor Y. tor I. 

Betomer ▼. tor I. 

Retour t. tor I. 

Retourner v. tor I. 

Retraire y. traire. 

Retrait t. traire. 

Retrenelier y. trencher. 

Retret y. traire. 

Retur y. tor I. 

Retumer y. tor I. 

Reuber y. robe. 

Reii1>eiir y. robe. 

Renie, rinle, riegrie I, 194. 351, 
règle , précepte , principe , statut d'un 
ordre religieux; régula; melelt, riu- 
let I, 212, propr. part, du yerbe rue- 
leir, riuler, régler, régulariser, reçU' 
lare, s'employait le plus ordinairement 
en parlant des ordres religieux ayec 
le sens de régulier. 

Reflser, reculer, céder, se retirer, 
être repoussé. Ce mot est sans aucun 
doute le même que refuser, dont le/ 
a été syncopé, ainsi que le prouyent 
les formes esp. refusar, rehusar, proy. 
rehusar, reusar; et ce refusar dériye 
de reeusare, ayec mélange de refutare, 
comme Tindiquent les formes collaté- 
rales ital. rifutare, proy. refudar. Y. 
les dict. pour les points de contact 
entre recusare et refutare. EeUsêr se 
contracta de bonne heure en mser II, 
293 , qui prit aussi la signification de 
faire des détours pour faire perdre la 
trace; d'où le subst. ruse, finesse, etc. 
V. refuser. 

RoTeans y. reyeler. 

Rereit I, 256. Comme dans le 
texte publié par M. F. Michel, j'ai 
placé après ce mot un point d'inter- 
rogation. L'éditeur pense qu'il faut 
lire reneiU Iteveit est exact, et la forme 
normande mélangée de rOTOit, qu'on 
trouye comme adjectif dans le R. deRen. 
II, 273: il signifie conyaincu^ ayéré; 



subst. criminel ayéré. Revoit dériye de 
revoeatus (reyoc'tus). DC. donne estre 
revois, être conyaincu, après un mûr 
examen, du crime dont on est accusé; 
cette forme sans t est picarde, la finale 
est tombée deyant le s de fiexion. Il 
existe un autre revois répondant à 
notre revêehe, et comme ce dernier, 
ainsi que revers, il yient alors de re- 
versus, port., esp. reyes, ital. riyescio, 
adj. port, reyesso. 

Rerel y. reyeler. 

RoTelation y. yoile. 

Reyeler y. yoile. 

Reyeler (se) I, 125. n, 390, (se) 
réyolter, (se) rebeller, (se) souleyer; 
de rebeUare; de là rerel, rOYlel, ri- 
Tol, reyeans, reyianfi 1, 279, agita- 
tion, désordre, querelle; joie, amour 
du plaisir, badinage, plaisanterie, ré- 
jouissance. 

Rerengler y. yengier. 

Reyenir y. yenir. 

Rereniie y. yenir. 

Reyerenee, rererenehe y.reyerer. 

Reyerer, référer, honorer, respec- 
ter; reverere; reyerenee, rererenehe 
I, 196. II, 9. 94, réyérence , honneur, 
respect; reverentia, 

Rerertir y. yertir. 

Rerians y. reyeler. 

Reriel r. reyeler. 

Rerirre y. yiyre. 

Reroir y. yeoir. 

Rerois y. reyeit. 

Reroloir y. voloir. 

Rewarder y. garder. 

Rewart y. garder. 

Rewerdoner, reyrerdoneres y. 
guerredon. 

Rezolrre y. recevoir. 

Ribald, riband, ribant U, 387, 
soldat d'ayant-garde, enfant perdu de 
l'armée, bandit, pillard, débauché, li- 
bertin, homme qui soutient les femmes 
de mauvaise yie. En suivant les tra- 



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RIB 



320 



BIE 



ces de ce mot dans les textes da moyen- 
âge (y. DC. Eibaldus), on remarque que 
sa signification a changé, et il paraît 
qu'elle a été en empirant. Cette cir- 
constance rend assez difficile le dé- 
brouillement de son étymologie. A-t-on 
d'abord donné le nom de ribauda à des sol- 
dats d'ayant- garde, hommes intrépides, 
mais peut-être indisciplinés, qui se 
liyrèrent à de tels excès que leur nom 
devint une injure? Ou bien l'idée de 
débauche, etc., est-elle la primitive ? 
Dans le premier cas , il faudrait sui- 
vre la voie de M. J. Grimm, qui rap- 
porte ribatid à regimbaldy homme cou- 
rageux, intrépide; seulement r^^m^M 
n'aurait jamais pu produire ribald, et 
on aurait à trouver une autre racine 
représentant la même notion. Dans le 
second cas, on est en droit de recou- 
rir avec M. Diez (2, 309) à l'ahal. 
hrîbaf hrîpay almâ. rîbe^ prostituta, 
d'où, avec la terminaison cUdy ribaîd. 
Cfr. Dief. G. W. H, 588. 

Bibaud, ribaut v. ribald. 

Rico 9 lieeee v. riche. 

Biche, riee n^ 393, noble , puis- 
sant, fort, illustre; riche; de grand 
prix, magnifique; de l'ahal. riJihi, rîehi, 
goth. reikSf ancien norois tikTf allmod. 
reieh, Cfr. Rayn. L. R. I, xxxn et suiv. 
V, 93. De là ricor, ricoiir, puis- 
sance, noblesse, richesse; rieheteit 
I, 84, richete, puissance, noblesse, 
richesse; rieoise, ricece II, 32, ri- 
Chesce II, 63, puissance, richesse, 
biens ; ricies, riches II, 8, bien, état, 
empire, dignité; cfr. goth. reikif àç/i]. 
De là encore le verbe simple prov. 
riquir , et notre composé enrichir II, 
142 , enrichir, grandir, devenir puis- 
sant, enorgueillir. 

Biches, richesce y. riche. 

Bichete v. riche. 

Bicheteit v. riche. 

Bicies v. riche. 



Bicoise v. riche. 

Bicor, ricour v. riche. 

Bider, froncer, plisser à petits plis ; 
efr. R. d. 1. V. 170; signification primi- 
tive de notre rider, ride ; de l'anglo- 
saxon vridhan, torquere, ligare ; anglais 
writhe (ahal. garidan^ 2SÙmk,r%deny tor- 
quere). 

Biegle v. renie. 

Bien, ren n, 318 , f. et m., chose, 
quelque chose, rien; de l'accusatif rem ; 
avec la négation II, 334 et suiv., nulle 
chose, un peu, tant soit peu. 

Bier, riere II, 363 ; comp. arier, 
ariere, ayer, aiere, erièr, eriere, 
ad rétro f adv. et prép. 11^ 277. ^3 ; de- 
riere, daiere, de rétro, adv. et prép. 
II, 277. 363; de là derrain=<fe-r^ro- 
anuSf dernier, derrière; au figuré les 
dernières années ; avec les nombreuses 
formes, d'après daiere, darrain, dar- 
rein, darrien, dairien S. d. S. B. 566, 
J. V.H.408. 441. 530, darraicn Yilleh. 
490; et d'après derrière, derrcain Ch. 
d. S. II, 144; puis des formes où les 
voyelles 0, e sont redoublées , daarain, 
deerrain, 1, 1 1 6, qui s'expliquent peut- 
être par la syncope du d dans les 
composés de la manière suivante: de- 
derainBen. 29240; cfr. dedavant, de- 
devers, etc.; au darrien, an daar- 
rain II, 99. 102, à la fin, en dernier 
lieu. De derrain, etc. dér. dcrrenier 
=propr. deri-ainiersaade - rétro - an{uêy 
ariuSf darrcnicr R. d. 1. Rose 1434. 
dernier; avec les variantes derrer Ben. 
26221, et par permutation de la liquide 
delrier,delreier, Derrer, delrier,Bont 
formés directement de rier, c.-à-d. qu'ils 
équivalent à de-retro-ariM. De derrain^ 
on a l'adverbe derraincment I, 70, 
darrainement J.v. H. 537, daaraine- 
ment Brut. 5896. 7; et le subst. dérivé 
darrainete» darraynete, derreine- 
tet I, 255, extrémité, fin, bout, limite, 
derniers moments, rang de dernier. 



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ME 



321 



EÎO 



Riere y. rier. 

Biffer^ arracher; da bas -allemand 
rifen=raufenf aracher; riffler,rifler 
Q, L. d. B. m, 317, égratigner, écor- 
cher; rifle 9 baguette; escarre; de 
TahaL rif/il, riffXa, scie; vb. rifjihn, 
riffeîn, Cfr. Schwenk D. W. 8. v. riffe, 
riflfel. 

Bifle, rifler y. riffer. 

Bigole , canal , conduit pour Técou- 
lement des eaux; aujourd'hui encore 
dans plusieurs pronnces lit d'une petite 
rivière et la ri?ière elle-même ; du celti- 
que: kymri rhig, entaille, coupure; 
rhigolj sillon, fossé. 

Bigroler^ danser, propr. danser en 
rond, Yoltiger; de Tahal. rîga, ligne, 
ligne circulaire, allmâ. rîhey allmod. 
reihe; reihen, reigen, chanson, espèce 
de danse; de là aussi Tital. rigoletto 
B=reigen. Higoler développa les signi- 
fications plaisanter, railler, se moquer, 
d'où rigolenr, plaisant, moqueur. 
Bigrolet^ repas du jour ou du lende- 
main de noces, se range également ici. 

Bigolet y. rigoler. 

Bigoleur y. rigoler. 

Bihote, riote n, 267, débat, con- 
testation, dispute^ querelle ; de là ri- 
hoter, rioter^ contester, disputer. 
Ménage dér. ce mot de rixota^ de rixa^ 
mais rixota n'aurait pas produit riote. 
Je n'ai aucune supposition à proposer 
touchant l'origine de rihote; seulement 
je ferai observer que cette forme en h 
médial prouve qu'on prononçait ri-ote, 
et qu'il y a une consonne de syncopée. 
Le hollandais a un mot qui se rap- 
proche du nôtre, c^est ravot, revot, débat. 

Bime, vers, poésie rimée; puis 
rime; esp., ital., port, rima; prov. rim 
et rima; vb. rimer, rimeier H, 155. 
233. 379, faire des vers, rimer. Il se- 
rait hors de propos de faire ici une 
histoire de la rime , mais il sera bon 
de faire observer que nous ne devons 



la rime ni aux Arabes, ni aux Alle- 
mands, etc.; l'invention de la rime 
appartient à tous les peuples. Y. sur- , 
tout Fuchs, Die Bom. Sprach., etc., 
p. 238-295; Wolff, Ueber die Lais, 
p. 14. 15 et note 9 , p. 161. Quant à 
l'origine du mot rime, on Ta tour à 
tour dérivé de rhythmtM^ de rima^ de 
l'allem. rim, Ehythmus n'a jamais en 
la signification de cùfuonnanee et, en 
italien surtout , rhythmus n'aurait pu 
produire rima. Le latin rima, fente, 
ne saurait être posé comme racine de 
rime y qu'en ayant recours à des subti- 
lités , et puis rima s'est conservé avec 
sa signification propre dans quelques 
langues romanes. Beste donc l'allem. 
rCm, nombre, mais la même forme se 
retrouve dans le celtique: ancien ir- 
landais rîm, nombre, kymri rJ^^^^^rîm, 
d'où eyfriff numération , riuaw, nume- 
rare, riueéU, numerus, etc. Il reste 
donc à se décider entre ces deux ori- 
gines, car les Celtes ont connu la rime 
d'aussi bonne heure que les Allemands. 
De là n