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ROYAL.
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GRAMMAIIIE
DE LA
LANGUE PERSANE
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GRAMMAIRE
DE LA
LAÎ^GUE PERSANE
PAR
A. CHQD ZKQ
Chargé du cours de langues et littératures d'origine slave au O liège..
de France; Membre correspondant de TAcadéinie des
sciences morales et politiques de l'Université
des Jaguellons, à Cracovie, etc.
OELXIÈME ÉDITION AUGMF.NTÉE DE TEXTKS l'ERSASS INÉDITS
ET d'us glossaire.
PARIS
MAISONNEUVE & De LIBRAIRES ÉDITEURS
25, Quai Voltaire, 25
1883. ^
'rŒ\
Xv soc .RKG . AS.y^
>^ BBITX. /^
Imprimerie de E. J. BRILL, à Leide.
Monsieur HENRY BREWSTER
EN TÉMOIGNAGE DE SYMPATHIE.
PREFACE.
I seek to teach the persian of Persians
not the persian oniy of books.
Mirza Mohammed Ibrahim, Agrammar
of the persian Langiuuje, préface, p. IV.
La date des origines littéraires du persan moderne est
postérieure de trois siècles*) à celle de l'introduction de l'is-
lamisme en Perse ; voici sur quoi est basée cette assertion.
On sait que Mahomet n'a commencé l'œuvre de propa-
gande du verbe de son Dieu (Kelam Allah) qu'à l'âge de
quarante ans révolus, et que depuis lors, pendant les vingt-
trois années que dura encore son existence, ce fut surtout
chez lui , dans le Hegaz sa patrie , qu'il travailla , soit à con-
vertir les Koreïchites et les autres Arabes , soit à réduire les
tribus de Juifs qui s'y trouvaient campées, soit enfin, ce qui
était le principal objet de ses efforts, à élever la ville de la
Mecque , son berceau et la capitale du Hegâz , au rang su-
prême de cité sainte et de métropole (umm ûl-qorâ) du monde
musulman.
Au jour de sa mort (8 Juin 623 A. D.), l'envoyé {reçoul)
d'Allah put se sentir satisfait et convaincu d'avoir fondé
sur des bases solides la durée de ces trois points principaux
de sa mission.
1) Voy. 1. von Hammer, Geschichte des schonen Red. Femiens. Vienne,
1818. pages.
YIII
PREFACK.
La tâche de poursuivre son œuvre incomba à ses succes-
seurs, les Khalifes; tâche bien lourde, sans doute, mais
dans laquelle ils devaient être puissamment aidés par le
prestige qui avait survécu aux succès du Prophète.
Ils eurent d'abord à venger une grave insulte nationale.
Cosroës, souverain de l'Iran et descendant des rois Sassa-
nides, avait dédaigneusement déchiré une lettre par laquelle
le Prophète le conviait à se faire musulman et à se recon-
naître serviteur d'Allah. Jugeant peu prudent d'aller défier
ce puissant monarque les armes à la main , Mahomet riposta
à distance, en proférant cette malédiction : «Que son empire ,
comme ma lettre, soit aussi déchiré et mis en pièces!» -
Or, les menaces fatidiques du Prophète irrité devinrent , peu
après sa mort ., autant de faits accomplis par les Khalifes.
Dans la dix-huitième année de l'hégire , sous le Khalifat
d'Omar, une armée de 150.000 hommes, envoyée par ce
prince , envahit la province persane à'' Iraq ageimj et rem-
porta, sous les murs de la ville de Nehavend, une victoire
décisive sur les troupes de Tezdegird III. A partir de ce
jour, le souverain sassanide traqué comme une bête fauve et
poursuivi jusqu'aux confins orientaux de son empire, périt
misérablement assassiné par un meunier ^).
Les Guèbres, pour honorer sa mémoire, font dater, jus-
qu'à présent, leur ère de la première année de son règne.
On l'appelle Zi^i Yezdeyird , ère de Yezde§ird , et elle cor-
respond, dans notre calendrier, au 16 Juin 632.
Pendant plus de trois "siècles consécutifs après cet effon-
drement de la dynastie des Sassanides , les Arabes régnèrent
1) Mirkhond; LraûJI o>./i35., tome I, i)age 7 (édition de Perse).
XIII
Sâh, diffère peu du farcji de la littérature des Persans mo-
dernes. On est tout étonné de voir combien peu cette langue a
changé depuis et pendant un si long espace de temps , quand
on se rend compte des modifications qu'ont subies les langues
de l'Europe, le français, par exemple, pendant une période de
temps plus restreinte. Comparons le français de la chanson
de Roland, avec le français de Montaigne et avec celui de
Voltaire. Les lecteurs de nos jours qui apprécient, du pre-
mier coup d'oeil . toutes les perfections du style des chefs-
d'œuvre de ce dernier écrivain, auraient besoin d'une étude
préparatoire pour entendre aisément la langue de l'auteur des
Essais et d'études plus spéciales encore pour l'intelligence
des poésies du cycle de Charlemagne ou des sirventes et
ballades des poëtes provençaux des XI'\ XIP et XIII^ siècles.
Or, il n'en est point ainsi avec le persan. Un persianiste un peu
exercé expliquera , avec une égale facilité , l'épopée de Fer-
dôucy (né en Khoraçan, dans la ville de Tous, f vers 1020),
les poèmes romantiques de Nizâmi (f 1180), les moralités de
Séady (f 1291) et les odes ou ghazels de Hafiz (f 1380), ou
bien les qécidès (panégiriques) du McUk ûs-sim^a delà, cour de
Fetx-All Mh, grand-père du Sâh actuellement régnant.
On sait que le plus grand des poëtes persans et l'un des
plus anciens, Ferdôucy (f vers 1020) avait promis de n'em-
ployer aucun mot arabe dans les 60.000 distiques qui com-
posent sa vaste épopée. S'il n'a pas tenu sa promesse, c'est que
la langue persane étant déjà depuis plus de trois siècles
chargée de mots arabes , il n'a pas dépendu de lui de l'en
débarasser entièrement; il s'est, du moins, efforcé d'en em-
ployer le moins possible. Mais il a fait mieux ; soii Livre
des Rois (iwLi «L.ii) est une chronique nationale versifiée de
main de maître. Une telle histoire des dynasties de l'Iran
antérieures à l'islamisme fut une œuvre vraiment nationale.
En réunissant dans un corps d'épopée les récits des Rapso-
des (dastan) , elle réveilla les enthousiasmes patriotiques à
demi-étouffés par la pression arabe. A ce titre, Ferdôucy fut
le grand initiateur d'un mouvement littéraire national qui,
véritable ex oriente lux, partant de la cour du roi Mahmoud,
à Ghazneïn, parcourut toute l'Asie centrale du bassin de
l'Oxus à celui de l'Euphrate et même au delà.
Depuis lors , le persan , à peu près tel que nous le voyons
aujourd'hui, servit de langue officielle aux chancelleries de
l'empire mogol , non seulement en Perse, et sur l'Oxus, mais
encore dans l'Inde, à Dehli et à Lahore. Ce n'est que dans
la première moitié de ce siècle que la langue anglaise a été
substituée au persan . dans les tribunaux indo-britanniques.
A l'heure qu'il est, la langue persane prend une importance
extrême ; elle est en passe de devenir la langue des commu-
nications commerciales entre les peuples de l'Europe et ceux
qui habitent l'immense espace qui s'étend de l'Euphrate
à l'Indus et de l'Océan indien aux déserts du Khârezm. Des
chemins de fer fonctionnent déjà de Calcutta à Péchaver
dans l'Afghanistan; sur le lac d'Aral on a vu dernièrement
une flotille de petits pyroscaphes russes remonter l'Oxus ; la
ville de Merv sert de point central aux communications pos-
tales entre Khiva et le fortin de Krasnovodsk sur la côte Est
de la mer Caspienne, et des capitaux sont proposés pour faire
aboutir ces voies de transport jusqu'à Constantinople. Or,
dans tous les Khanats , à Kokend , à Tachkend , à Bokhara ,
à Balkh, à Hérat, etc., dans tout l'Afghanistan, la langue per-
sane est employée aussi bien dans les relations privées que
pour les affaires publiques. L'étude de cette langue pré-
sente donc un grand intérêt qui ne fera que s'accroître dans
l'avenir. Il importe, par conséquent, d'en fixer d'une manière
claire et certaine non seulement les règles, mais encore et
surtout la véritable prononciation. C'est aux orientalistes
européens qu'incombe cette tâche de faciliter les communi-
cations orales entre les peuples des deux continents de l'an-
cien monde. Pour être compris des étrangers dont on parle
la langue, il faut avant tout prononcer cette langue d'une
manière aussi intelligible et aussi correcte que possible.
C'est pour répondre à cette nécessité et dans le but de fa-
ciliter aux étudiants l'acquisition de la vraie prononciation
persane que nous avions déjà , dans la première édition de
notre grammaire persane , accompagné chaque mot , chaque
phrase et chaque citation de sa prononciation, conformé-
ment aux principes de l'iranien moderne. Cette innovation
avait été accueillie avec faveur par les juges compétents.
Il semble que les maîtres de la science du langage, re-
connaissant l'universalité de l'usage du persan moderne
dans l'Asie centrale, se soient récemment donné le mot
pour étudier la question des origines étymologiques de cette
langue. Aux travaux d'orientalistes justement célèbres,
comme MM. I. A. Viillers ') Spiegel ^) et autres, vient s'ajou-
ter uue très-savante étude de Frédéric Millier ^) qui résume
1) Grammatica lingua Persica cum dialectis antiquioribus persiris et
linrjua Sanscrit a romparatce. Gissse, 1870.
2) Spiegel passa , comme on sait , toute sa vie à étudier les livres sa-
crés des Guèbres et traduisit le Zendavesta.
3) Conjugaison du verbe persan, par Frédéric Miiller, professeur de
philologie à l'Université de Vienne (article lu dans la séance universitaire
du 7 octobre 1881).
et constate les résultats obtenus par ses devanciers. Ce
travail reconstitue et fait fonctionner sous nos yeux, le
paradigme de la conjugaison du persan moderne , après en
avoir réuni et remis à leur place tous les éléments , mem-
bra dîsjecta, qu'on rencontrait jusqu'à présent épars et mé-
connus dans la langue usuelle. «. Il est impossible , dit-il ,
de pénétrer d'une façon approfondie dans la construction
du verbe persan moderne, sans la connaissance préalable
de l'ancien bactrien et de l'ancien perso. Cette langue
ressemble au fruit qui nous rafraîchit et qui nous restaure,
mais qui embarasse les naturalistes toutes les fois qu'ils
n'ont pas la chance de s'en procurer la fleur en même temps.»
C'est en ayant toujours sous les yeux l'archétype de la
conjugaison sanscrite, que F. Miiller reconstruit les fragments
de formations qui ont servi de base à l'ancienne conjugaison,
partage les verbes eu deux conjugaisons, la forte et la faible,
et les classe en deux groupes, comprenant: le l^i', tous les
verbes qui suivent la conjugaison ancienne; le 2^^, les ver-
bes qui se modèlent sur la conjugaison moderne, etc., etc.
Nous ne suivrons pas l'auteur dans ses développements qui
sont du domaine de la philologie comparée. Notre but est plus
humble. Nous n'avons en vue que de contribuer, pour notre
part, à faciliter l'étude raisonnée de la langue persane usuelle
afin de rendre plus commodes , par l'emploi de cette langue,
les communications des Européens avec la Perse et les con-
trées de l'Asie centrale. C'est dans cette intention que nous
avons publié cette nouvelle édition de notre grammaire per-
sane dont la première édition était complètement épuisée.
C'est aussi dans ce même esprit que nous nous sommes at-
taché , comme dans la première édition , à donner les prin-
cipes les plus exacts de la véritable prononciation usuelle
et de l'accent tonique, qui laissent encore beaucoup à dé-
sirer dans l'enseignement des langues orientales, en Europe.
Nous avons également, comme nous l'avions fait précédem-
ment, transcrit la valeur phonétique de tous les mois con-
tenus dans notre ouvrage, persuadé que nous sommes,
qu'avec une pareille base de prononciation et un peu d'atten-
tion, on parviendra vite à prononcer et à accentuer correcte-
ment. Afin de simplifier autant que possible notre système de
transcription et pour éviter les retours si fréquents des grou-
pes de consonnes qui, dans le système ordinaire, représentent
certaines lettres persanes , nous avons adopté quelques
types spéciaux que notre éditeur a fait fondre exp.ès pour
ce livre.
Nous nous étions proposé d'ajouter à notre grammaire une
chrestomathie persane composée principalement de pièces au-
thentiques de correspondance officielle et privée rédigées par
les meilleures plumes connues à la cour de Téhéran '), La
mine à exploiter était riche et nous n'avions que l'embarras
du choix. Des motifs de santé ne nous ont pas permis de don-
ner suite à ce désir et nous avons dû nous borner à offrir au
lecteur huit contes dont sept sont empruntés à la traduction
persane d'un recueil arabe intitulé: aAxcJI Juç .^^Jl et com-
posé principalement d'après les récits de personnages qui
avaient été témoins oculaires de ce qui se passait à Bagdad,
à la cour des Khalifes Abbassides. Nous possédons de cette
traduction un exemplaire manuscrit que nous avons rapporté
de Perse. Pour apporter plus d'exactitude dans l'établisse-
1) Nous avons offert un bon nonabre de ces rédactions authentiques à .
la Bibliothèque Nationale de France, département des manuscrits orientaux.
ment de nos textes , nous les avons fait collationner ; av un
manuscrit du même ouvrage qui se trouve au British Mu-
séum ^). Nous sommes redevable, pour ce travail, à la
bienveillante obligeance du savant conservateur des manus-
crits persans du Musée Britannique, M. le Dr. Rieu, et aux bons
soins de son habile collaborateur, M. le Dr. Hoerning. Notn*
intention n'étant pas d'établir des textes critiques, mais bien
de rendre aussi corrects que possible ceux que nous fournis-
sait notre manuscrit, nous avons cru inutile de donner les va-
riantes assez nombreuses et assez importantes que présente
le manuscrit de Londres. Nous ne terminerons pas sans
remercier également M. Cillière, élève de l'Ecole des Hautes
études qui a bien voulu se charger de rédiger le petit vocabu-
laire persan-français des contes qui terminent notre livre.
Nous ferons remarquer, à ce sujet, que ce vocabulaire a été fait
1) Cf. Catalogue 0/ the Persian Manmcripts in the British Museiwi,
by Charles Rieu, Dr. of Philology, Keeper of the Oriental. MSS. 1881.
London, IIi^ Vol., page 751, dans les addenda, n° 7673, sous le titre:
iJJoiJ' tAxJ _ jSj^ Xi t "^ " . écrit en 1498 (hégire 903), traduit de
l'arabe en persan par Hussein ben Es'ed Dehistany. M. le Dr. Rieu
affirme que cette traduction fut faite sur l'original bien connu de Abou.
Aly, surnommé el-Kazy-ut-Ténoukhy, mort à Basra l'an 334 de l'hégire. Il
est étonnant que la Bibliothèque Nationale de France ne possède que le
texte arabe de cette traduction, tandis que, en outre de Londres, elle se
trouve dans les bibliothèques de Vienne, de St. Pétersbourg, de Miinich
et de Dresde. C'est un ouvrage précieux pour l'étude de l'histoire et surtout
pour l'ethnographie des Arabes de la fin de notre Vin« siècle et de ceux de la
cour du célèbre Khalife Haroun-er-Rechid. Le 8« conte est tiré d'un
r
ouvrage intitulé: jlÀb' w^joLj «politesse et bonnes mœurs des enfants
mineurs., (pages 10 — 17), publié tout récemment (1793 de rhégire = A. D
1879) par Mirza Mii^emmed, fils de Mirza Yo^^tï , mïïnsiij r'ùmûz, a e.%i.
à-dire, rédacteur des dépêches chiffrées au Ministère des Affaires Etran-
gères de Téhéran
XIX
uniquement pour faciliter au lecteur l'intelligence des textes
ann< xés à la grammaire. On ne devra donc pas s'attendre
à y trouver autre chose que les mots contenus dans ces
textes et les sens particuliers que ces mots ont dans les ré-
cits oh ils sont employés.
Nous avons l'espoir qu'ainsi revu et complété, notre
livre contribnera à répandre le goût de cette belle langue
persane qui a produit dans le passé tant de chefs-d'œuvre
littéraires et qui semble appelée, dans l'avenir, à être la
langue universelle de l'Asie centrale.
GRAMMAIRE PERSANE
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE I
DES LETTRES ET DE LEUR PRONOXCL\TION
§ 1. ALPHABET.
1. Les Persans, en adoptant le Koran poui" leur code
religieux, se virent obligés d'en accepter aussi le système
d'écriture, bien qu'il répondît mal aux besoins de leur
langue, issue d'une source étrangère et fondée sur des
principes différents de ceux de l'idiome arabe. Beaucoup
de lettres ko^'aniques représentaient des sons inconnus aux
Iraniens, et il se trouva que les compatriotes du Prophète
ne savaient pas non plus faire sentir quelques articulations
propres à ceux-là. Cependant, la langue du vainqueur em-
piétant de plus en plus sur le terrain de celle des vaincus,
ceux-ci finirent par conserver toutes les lettres de l'alplia-
bet arabe, en y ajoutant quatre autres , ^-j jp, r- c^ ■■: j et
1
3 y, indispensables poui* la représentation des sons indi-
gènes.
2. Cet alphabet mixte compte trente- deux lettres qui,
dans le corps d'écriture, changent de forme, selon qu'elles
s'y trouvent isolées, 1
iées à 1
a précé(
lente lettre, à la sui-
vante ,
ou bien à la précédente et à
la suivante en même
temps.
Les voicf :
CONSONNES.
ORDRE.
XOM.
FiaURE.
^ __^
VALEUR
ISOLLE
FINALE. MÉDIALE
INITIALE.
PHONÉTIQUE 1
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VOYELLES.
Fot/é ou zober _;_
Kesré om zîr | -r-
Zemmé ou pis _>_
i Tenvîni kesré | t"
û I Tenvîni zemmé g
un
1) ii se prononce comme « français dans i«/; « et «doivent se prononcer
•comme on et ow.
2) M , « , o'rt doivent se prononcer res^>ectiveinent comme ou , oii. Sou.
§ 3. PRONONCIATION DES CONSONNES.
3. La septième colonne du tableau alphabétique donne
les valeurs phonétiques des lettres persanes en caractères
français. Il est indispensable d'y ajouter quelques remar-
ques pour ce qui concerne la prononciation, différente
de la nôtre.
4. Le ^ cîm se prononce comme le groupe tch en
français, ou comme le c italien dans les mots dolce, féli-
cita^ etc. Exemples:
lkZ>- èh, chose; !$,L5^UJ Mcârè, infortuné; ,_L3- Me, croix; ^ ,1>
kârc, champignon ^); ^^-wo mac, baiser (en italien, baccio).
^ V ^
5. Le _ gîm se prononce comme le groupe dj en fran-
çais ou comme le g des Italiens dans les mots oggl^ geniOy
etc. Exemples :
»j>-y>- (jûjè, poulet; _u tâï] , couronne; ...•_g.A:> geij/nm, le fleuve
Oxus.
6. Le „ x^y se prononce comme le ch des Allemands
dans les mots Habicht, docJij etc., le % grec, le j es-
pagnol dans Badajoz. Cette lettre n'entre pas dans la
composition des mots d'origine persane; c'est pouiquoi
les Persans illettrés en confondent la prononciation avec
le 8 ^ aspiré. Ce vice de prononciation a été signalé
déjà par un auteur arabe qui voyagea en Perse au XIII^
siècle de notre ère. (Voy, Dictionnaire géographique de
Yaqût, trad. Barbier de Meynard, page 57). Exemples:
lA^ Xtsmd, louange; _>L£* %«</?'_y, pèlerin; LjLjÇ>' e^yàmn, de
temps à autre, etc., mots tirés de l'arabe.
7. Le jr y^^y représente une articulation mixte, qui
1) Ce mot ne se trouve pas dans le meilleur des dictionnaires per-
sans, celui de Fr. Johnson, edit. de 1872, Londres.
unit celle de ^ li et celle de . r en un son imitant le
ronflement d'une personne qui dort. Il n'y a rien de
semblable, que je sache, dans aucune langue d'Europe.
Exemples :
xJu-i- Tuine, maison; ^-^ Tiers, ours; (^.L^. biûidry, clierainée;
_i»_j berhi/, un peu, etc.
8. Le (jii sm, se prononce comme le ch français dans
les mots cheval , chose , etc., Exemples :
»LÀi sdh, roi; *-wj pesé, moucheron.
9. Le c 'ayn est une articulation guttui-ale qu'il est
impossible de rendre par aucun son analogue des langues
européennes, et que Meninski a justement comparée au
cri d'un jeune veau. Dans la bouche des Persans, cette
articulation a moins d'emphase que chez les Arabes. C'est
une espèce d'hiatus i*auque, assez semblable au bruit
j)roduit par un hoquet léger. Cette lettre est propre aux
mots d'origine arabe, et l'aspiration en affecte toutes les
voyelles, 'a, 'e, H^ 'o, 'w, "m, 'û. Exemples:
A.1.C 'î7?«, science ; *JLc 'e/t'?», drapeau; ...«.aLî 7iwl'uu,ma.wà\\,; x_*aj
huqu'-e, mausolée; lA-ou ^c'if/, éloigné, etc.
On trouve quelques mots persans comme ^jÙ Wl, ru-
bis, xj-c 'arehè, char, etc. ayant un p, mais il est pro-
bable qu'on les a orthographiés ainsi postérieurement à
l'introduction de l'islamisme en Perse; la preuve en est
que le c du mot Jjtj ne^el, fer de cheval, se prononce
avec plus d'emphase que le c de Joti.
10. Le c fayp est un / dur dont l'articulation a beaucoup
d'analogie avec l'r grasseyé des Provençaux. Exemples:
(j'j r- yerhul, tamis ; J- * ' leyel, aisselle ; c -. » vezey, grenouille ;
.iw^^^Àc yïuice, touton d'une plante qui commence à bourgeonner, etc.
11. Le iS yiâf se prononce comme le g dur français
dans guérison, goguette , etc. Exemples:
ijii.^lj ydmûs, tuffle; \Jm^ yûs , oreille, etc.
12. Le 3, vâu consonne correspond au v français.
Exemples :
•L! âi;dz,vo\T; im'jJj veyrâii et virun, \vi\\\é ; ^,^4 serv, cyprès, etc.
La conjonction ^ et se prononce ve toutes les fois-
qu'elle commence une sentence. Exemple :
lXj.'lXJ -bu> L*-w^ ve lumâ Jiâiir neddrîd , et vous ne vous le
rappelez pas?
Elle se prononce u toutes les fois qu'elle sert à unir
plusieurs parties du discours ensemble. Exemple:
hiind u derîd u sikest n hebust — yelânrâ ser u stnè u pd u dest
Littéralement: (II) trancha et déchira et trisa et garrotta aux héros
(les) tête et poitrine, et pied et main. (Ferdôucy).
Le 3 indique encore une diphtongue, troisième articula-
tion dont nous parlerons au paragraphe des voyelles.
13. Le » he%j consonne représente une articulation aussi
forte que le li aspiré français dans haine ^ hache. Ex.:
-À^ hîmei, mérite; _g.^ mehr, amour; ila niihr, soleil; ^^ milhr,
cachet, sceau; s', m/5, chemin; »JS yireh, ïiœ.\ià.
14. Des nuances d'articulation qui , en arabe , distin-
guent quelques lettres les unes des autres, disparaissent
dans la boucbe des Persans. Ainsi, les lettres o tey et
h) tây se prononcent indifféremment comme le t français.
Exemples :
_o ^6'è(.'r, hache ; ^.JLb ^e/ei, demande ; (.^^^ ^«/, idole; Soi^berbet,
luth, etc.
15. Les lettres vi» sey , ijt, sin et ^jc sad se pronon-
cent indifféremment comme le s français initial. Exemples :
iAa3 sedyQ.eni; v^Li" siils, uu tiers; *v«yw set/yûm, troisième, etc.
16. Les lettres 3 zal, \ zey , ijo zad et b zûy se
prononcent indifféremment comme le s français entre
deux voyelles, ou comme le z slave dans les mots za-
kon, wozj etc.
17. La combinaison des différentes consonnes et leur
position respective n'influent pas sur la manière de les
articuler. Les Persans prononcent toutes les consonnes
de leurs mots, telles quelles, sauf quelques exceptions,
dont voici les principales :
1° Il ne faut pas confondre le « consonne avec le »
voyelle, bien que ces deux lettres soient identiques en
apparence et, par conséquent, ne pas transcrire iwli^L^i
Sâhnâmeh, au lieu de Sâhnâmè, etc.
La prononciation du » h consonne fortement aspirée
ne subit aucune modification. Le » voyelle, au contraire,
représente des voyelles brèves, soit à, comme dans
sL>yw \]5\ï qaqa sîyâh , un nègre fort noii" ; soit ë, comme
dans s-j herrè, agneau, *Jj-*J niimûnè, échantillon, etc.;
soit f, comme dans »S^ ki , qui, ».:> ëi, quoi, etc.
Dans les substantifs arabes emoloyés en persan, la
consonne finale o ou a se change souvent en » voyelle,
comme dans «.♦K kielhnè., un mot, pour x^K kielimetuny
\.3tJLi qePèy forteresse, pour iCxJis qel'eti'm, etc.
La voyelle » disparaît et s'absorbe dans les cas où, par
nécessité grammaticale, on la fait suivre d'uu élif. Ex.:
^i>_w»xj lisf, qui est-ce, pour vi>.M.Î x_5' H est;
^i>^.Aww^-S> cist, qu'est-ce, pour ^^^.^^ iiS>- ci est;
L^uXÀi Icundehd, les tranclioes, pour L^aïAJo , de scXJLj kende,
tranchée; L£.4.-vv.:>- cehnèliâ, les sources, pour L^iL*./^.:;^ cesmè hd;
l:?,A>J neliirehâ, les petits-fils, pour LPb-xxJ nebîrè Iiâ, etc.
20 Le ,.. suivi du uj se prononce parfois comme »
niîm. Exemples:
jùIjlJÎ emldiie, sac, besace; J^^Jo /emie^, paresseux ; Ô<,jJS yiimôes,
dôme, coupole, pour enhdnè , tenbel, yûnbez , etc.
En résumant , on verra que les 32 lettres de l'alpha-
bet persan, sous le rapport tonique, se réduisent au
nombre de 26, parce que: les consonnes ô, ;, [jp et h
se prononcent comme z slave; les lettres cl», ^J/., (jo, se
prononcent comme s latin , et les lettres cj et Id se pro-
noncent comme t latin, ainsi que nous l'avons observé déjà.
Les nuances de ces articulations qui les caractérisent
dans l'arabe, auquel elles sont empruntées, n'existent point
dans la prononciation des Persans modernes.
§ 3. PRO.^ONCIATION DES VOYELLES ' 5 \_c,.
18. 'Uélif long, 1 a, des Persans, marque une articu-
lation prolongée et emphatique qui ressemble au aô fran-
çais dans le mot Saône. Ils n'ont, dans leur langue,
aucun son identique à celui de notre a. En général,
les Persans se plaisent, en parlant, à faire sentir le son
prolongé de cette voyelle. Les natifs de la province de
Fars, qui passent pour avoir le mieux conservé la tra-
dition de la vraie prononciation des Iraniens, articulent
Vélif long comme û. Aussi prononceront-ils qIj nûn, pain;
Lo heyû^ viens; L^'u) mûhû, nous, que les lettrés de la
cour de Téhéran prononcent nân , hcyâ et mâhâ.
'Uélif long tient souvent lieu de deux élifs , et alors
on lui superpose le ~^ meddè, signe dont il sera parlé
plus loin.
Dans les verbes commençant par un élif, élif pure-
ment de direction, au contact des consonnes, q, * et »_;
préposées , se permute en (^ ; par exemple :
de ■..Oulî' ufiâden, tomber, on fait OLsÂxJ neyuftad, il ii''est pas tombé,
(,i>.àA/0 meyuft , ue tombe pas; de ,..t\^) âmedeyi, venir, Lyo meyd, ne
viens pas; de ,.-Ai»!iAj! eiidâhten , lancer, joter, tirer un coup de fusil,
•JiA>La^ mei/enduz, ne jette pas, ue tire point.
19. Le 3, û ne se prononce jamais comme Vo fran-
çais. Exemple:
Jy~ yîil, démon du désert; j.Lj jidrit rame, etc., excepté ijiij.^
Jios, beau; (j^i> y*« sur Ii'ôs, à demi ivre, toqué.
Au commencement des mots d'origine persane il est
toujours consonne, Exemples:
W.fc oernè, autrement, mais sinon; .'j'-J^ veirun, ruiné.
Dans quelques mots persans et arabes, le ^ représente
la réunion des deux sons ô et u dans une diphthongue,
analogue à celle qu'on obtiendrait en prononçant avec
vitesse les deux premières syllabes des expressions heau
ou laid, ô owblieux! etc. Il est important de le pronon-
cer distinctement , vu que le rhythme et le sens du mot
en dépendent. Exemples:
fcX mû, cheveu et »^ môa, cep de vigne; — ^. ni, visage et^. rou
va, impératif du verbe .-y^, re/?e», aller ; — ^jî dbru, honneur et ^Jl
dbrou, rigole pour Técoalement de Feau; — *^\Xiledû, pour lui, à lui, et
«u\,J bedoa, cours, impératif du verbe ...l>jJ<3 demden, courir; — %^^
ycril, si lui, si elle, et ^jJT yirott, gage, hypothèque; — j^ ^w, ruis-
seau, ».>■ you, de l'orge et *> y il, cherche; — ^mi sev, thème aoriste
10
(lu verbe ...lX>w si'ulen, devenir; »^ sou., impératif du même verbe, et
fcÀ« su, thème aoriste du verbe .«Xw.^ siisten, laver.
Le 3 dans le nom propre de Ferdôucy, célèbre auteur
de l'épopée ^xiU^L^i Sâhnâmè, le Livre royal, se prononce
aussi ou:
U>- — ■• L7 > >
r/tfr *e'«/ se te» peïyembera/i end — lier cend ki M nehiyya hectd'i —
ouçdf M qeçdid u yezelrd — ferdôucy n enver// u se'adi/.
En fait de poésie, nous avons trois prophètes (nonobstant l'aver-
tissement qn il H y aura plus de prophète après moi): pour les récits
épiques, pour les qecidè et pour les yezel: Ferdôucy, Envery et Se'ady.
La plupart des monosyllabes arabes en usage chez les
Persans changent leur ^ u en diphtongue ou. Exemples:
„»jA mduff , flot, vague; ^- zouy , couple; j^ï qoul, parole; \i.
boni, urine, etc.; cependant o^Id, long, se prononce tul et jv^, le démon
du désert, yul.
20. Dans quelques mots d'origine persane, les voyel-
les longues 3 et ;^, et surtout la première, ne se pro-
noncent pas. Exemples:
oLvw.iL-y*! prononcez siirsdt et non ]^a.s siiyursdl, provisions de bouche;
,..L3» /itî»., table; ..iAJL:> liânden, appeler, récitera haute voix, lire;
^L5> Jid/ier, sœur; |Ci.Jti» lus, parent, proche; ^/Lio^i» Msten,
soi-même; ,|y> Mr, ^^ \i> Tuîrezm , noms de deux pa\'s, etc. 1).
1) Il faut distinguer avec soin ^jp> d'avec Li> dans les mots où ces
deux syllabes out une prononciation identique. Rappelons ce quiproquo
d'un philologue allemand au sujet d'un vers de Se'ady, (Zeitschrift der
11
Mais dans tous les mots pris de l'arabe, le 3 suivi
d'un t se prononce. Exemples:
(jN.j|^i» lievânin, pluriel de .-«Li» Mu; .mU-^' eJ'wân, pluriel de
^1 (IJi, frère • .1^3» Jlevdridj, étrangers; pluriel de „ .Li» Mridj , etc.
Les voyelles - i bref et ^ ? long conservent partout
la même prononciation qu'en français. Sous le point de vue
grammatical, elles rendent des services importants, soit
comme formatifs d'un substantif, soit pour établir le rap-
port d'un génitif avec son sujet principal, ou d'un substan-
tif avec sou adjectif, soit en qualité d'article d'unité.
21. Les poètes persans, dans leurs comparaisons, eu
Deutsclien Morgenlandischen Gesellscliaft, vol. VI, page 192). Le poëtedit:
ve zebem n ziri liane pur àh u feyân seved
Le dessus et le dessous de la maison se remplissent de cris de douleur
et de soupirs.
Le traducteur confondant iùLs> .j-, la partie basse d'une maison.
avec im'}-^ jJj, traduit:
Bass und discant, vermischt zu Schrein uud Stôhnen.
En effet, ...'»..>• _:; ^ ^ hem u z'ir Jiân, en terminologie de mu-
sique signifient: Lass und discant ; mais il s'agit en même temps, de XJLi» -i\
zîr Tiâne , ou (j^-*; yJ; sir'zemîn., le sous-sol, les caves, et de ^j lem
pour j»Ij lâm, toit, plateforme; l'orthograplie seule différencie .•.Ls» J; ,
Le traducteur allemand aurait dû avertir ses lecteurs que Se'ady
joue, ici, sur la double signification des mots, figure de rbe'torique
qu'on appelle en persan (j/^Lcs- Ijinâs, ou j*wuL^' ié^nîs, mot à double
sens. Cependant, le double sens n'existe que pour l'oreille, lorsqu'on
entend prononcer ces mots dont l'orthograplie est différente.
12
appellent souvent à la forme extérieure de différentes
lettres de leur alphabet. Suivant eux, le nez droit d'une
jeune beauté et sa taille élancée ressemblent à un 1 élif.
Un calligraphe, occupé jour et nuit à copier des ma-
nuscrits de grand prix, courbé sur un travail pénible,
mais avantageux pour lui, finit par assimiler tous les
membres de son corps à ce qu'il y a de plus contourné
dans les lettres de l'alphabet. La soif du lucre qui le
dévore est au point, dit un poëte satirique, que:
iM*^ ùôS ^jJi-JO _5 *-yO l/^•^■^ 5 i^Lo (jùpS^8LXjt3
yerdenes dâl u seras vdu u tenes yerded nun — dîdees sdd u leles
mîm u dites yerded liûn — yn heme ez behri dnlci zer mji Mhed.
Le cou (du calligraphe) se métamorphose en O ddl, sa tête en »
vdu, son torse en ... nun, son œil en a^ sdd, sa houche en 4, mim;
il sue sang et eau (littéralement, son cœur devient sang, n'est qu''une
mare de sang) et tout cela parce qu'il veut de l'or.
§ 4. DES SIGNES d'kPELLATION.
22. Il y a cinq signes d'écriture destinés à préciser
l'épellation , savoir: trois pour les voyelles et deux pour
les consonnes.
1° Le ^, qui n'est qu'un petit c tronqué, s'appelle
si*^ henizèj piqûre 5 en arabe, il représente une articula-
tion inusitée chez les Persans. Le hemzè indique aussi la
présence d'une voyelle brève omise dans le corps d'écri-
ture, et accompagne Vélif destiné à représenter les vo-
yelles brèves. Exemples :
13
Ofc^Lo \:>-.Lj pcircei mâJtût , un morceau de drap; Lijl èi/i/ii/ut
holà! ô!; l_Ai2j' ei/ze7i, aussi! j»' «■?«?«, mère; Oi^J> pour ^^jjuret,
bravoure, etc
Un élif affecté d'un ^ se nomme éllf hemzè ; il n'ap-
partient qu'aux mots dérivés de l'arabe.
Après le s voyelle d'un substantif persan , le hemzè
remplace \e ^^ y article d'unité et le - î izâfè. Ex.:
&C>-L} ikicei, une patte; s.UL^ »Xw*A)jr yiildestei meniire, la cor-
niche (littéralement le bouquet de fleurs) du minaret.
23. 2° Le "', »Jvx) meâdè, prolongation, ne se place
qu'audessus d'un ' élif pour indiquer qu'il a la valeur de
deux élif s j et que, par conséquent, il faut en prolon-
ger l'articulation. Exemple:
j»tXx), prononcez dmedeni, j'arrivai.
24. 3° Le ~, iJUûj vesle^ jonction, ne se rencontre que
sur Vélif initial de l'article défini des substantifs arabes.
Il indique la suppression de cet élif dans la prononcia-
tion. Exemple:
*A«li!j! yi^ , prononcez Ahul-Qdcim, et non pas Abii-ul-Qâcivi.
25. '1° Le '', *-o:> gezmè^ séparation, césure, que l'on
appelle aussi ^y^*^ silMn, silence, indique que la con-
sonne qui en est affectée n'a pas de voyelle et finit une
syllabe. Exemples :
*Xw«w siistem, je lavai.
26. 5° Le ", L\j>X-Ciô" tesdîd, corroboration, avertit qu'en
prononçant la consonne au dessus de laquelle ce signe se
trouve placé, il faut la redoubler. Exemples:
14
j,.^ hurrem, joyeux; «.' erré, la scie; so ferri?, agneau; «i^yes^oif,
cigale; que les tribus turques du Horaçan appellent aussi ^Jj' ~:>-^
JjerijerdnUi , mot imitatif des cris aigus et saccadés que ces insectes
font entendre.
Les consonnes purement persanes, i_j ^, ^ c, \ j
et o /, ne prennent jamais de tesdîd, excepté ^— ^o
hecëè, enfant ou petit, (pour ne pas confondre avec le
datif x^o beci, à quoi).
CHAPITRE II
EXERCICES DE LECTURE
I.
nebild firïstè ferr'ûh f'ereïduni
ne fut pas l'ange le bienheureux l'éridoun
nehûd sirïstè enbef*^ u mïsk zi
ne fut pas pétri ambre et musc de
nikûy dti ydff dehïs u ieddd
bonne renommée cette il trouva par la donation et par la justice
s-
/"iMy fereïdun kiin duhïs u ddd tu
tues Féridoun fais donation et justice toi
(Ferdôucy)
*) Prononcez ember.
15
II.')
j>jj \:CwJ:^j
r^
lNJLms^J
r^**^-
O^-*^ L5;;j
èiic/ aises (è
Xfi^'ni
bemesnedi
peïyemler
sultiijman râzy
était assis
de Tordre
sur le troue
le prophète
Salomon un jour
Ci'-^AL> j\ •)
OJ' j.^U«
3 lXx»)
.0 ^„JUXx3 -fiiwwJ
desf-i ez ve
^■tfr^/ 5e/«m
tv ««É?f/
</t^r ~e
V// pesH
ia main de et
fit salutation et sortit
en avant faible un moucheron
au xeddij ci ~e^yfi hedm ki tiurnu.de sikvè bdd
lie ce que borne quelle débilite avec cette que témoigna plainte du vent
o'o L/«' lA-ioLj
^jf=
O-J'
ijOL iJ' j^b
êr/r/ emmâ biîsed m'ûteçevver zerery menez bddrâ ki ddrem
le vent mais soit imraaginable dommage moi de au vent que j'ai
,ij
;'/
L> ^y^ *y O^ÎlX^ j^^
Me
f
ddrem feveqq'u yîrem qerar Ijd hic ki yiizdred nemy niera
j'ai l'attente je prenne stabilité' place aucune que ne permet pas me
J^'
lidhed nuj
veut-il
,L<^
^
ÙS.*JM^
ù^, j^
cl bicdre meniez ki piirsîd bdd ez ki
que le malheureux moi de que vous demandiez vent de que
' b" iji-L L:> cr!r*^ J~*" L>b^ ki^.ài' rî"*iAj O .Ai25>
^â 5<« gd Jiemhi tii liok yoft peïyember x^'~'''-'^
jusqu'à ceque reste plane à la même toi bien dit le ])rophète majesté
«(Aa*
bè seved pûrzidè piirnd
(Ajcm-j lXjLj
L\j^b
lyL
bdijed du ci îi ddrend bddrâ
à devient demandé demander il faut tout ce que et on amène le vent
'lX^j oL
AJoLXa
>Mz
cihi jiristddend
trouvée le vent une trace de aussitôt-que on envoya du vent la recherche
l) Extrait du ..-jlXj! '*^^ ^■f:^ •-V.)b", édition Dorn p. 471.
16
yw?» el-X'tl fjj nemdnd iqumet fah-i pesèm siid
disparu un instant dans ne resta ])as de séjour la patienoe au mouclieron devint
ci pesé ez tîi H piirsidend hdd cz %ezTcf sud
(jue moucheron de toi que demandèrent vent au sa majesté devint
«M^ ^-«ry ï< hd merd peiyamber ey ynft l'idlnj my
il n'y a aucune affaire lui avec à moi prophète ô il dit veux-tu
vLj- !;_5' à^^^ /Ui- ^^ •) e5/' L:^ / '^'
;'«i-z «;■« set^w/ »!// zdJiir men ez ecery i/â her emma
la patience à lui devient visible moi de une trace lieu chaque mais
mst de séjour
il n'y a pas iqdmet
I
Pereïdûn, le bien heureux, n'était ni un ange, ni un (homme) pétri
de musc et d'ambre. Par (sa) justice et (sa) générosité , il trouva sa belle
renommée. Toi (aussi) sois juste, sois généreux, et tu seras Fereïdûn»
II
Un jour que le prophète Salomon était assis sur le trône de l'auto-
rité, un moucheron de chétive apparence entra, fit le salut et se plaignit
des vexations du vent. "Faible comme je suis, comment s'imaginer que
je puisse faire quelque tort au vent; mais le vent ne me laisse demeurer
en aucun lieu. Je vous supplie de demander au vent ce qu'il veut de
moi infortuné". Sa majesté le prophète dit: Bien, reste ici même,
jusqu'à ce qu'on m'amène le vent et qu'on l'interroge sur tout ce qu'il
faut demander. On envoya chercher le vent; dès que la pi'ésence de
celui-ci se fit sentir, le moucheron ne pouvant se maintenir (en place)
disparut à l'instant. Sa majesté demanda au vent: "Que veux-tu du
moucheron?" Le vent dit: O prophète, je n'ai point affaire avec lui.
mais partout où se manifeste un signe de moi, il ne peut se maintenir.
DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE I
DES VERBES
28. Je conseillerais de commencer, par les verbes, l'étude
de la langue persane, parce que les verbes persans se
conjuguent sans le concours d'autres parties du discours
et parce que les fractions de ces verbes jouent un rôle
fort important dans la formation, soit des temps, soit des
noms déclinables.
Le trait caractéristique de la conjugaison de cette
langue, c'est que chacun de ses verbes, à fort peu d'ex-
ceptions près, contient en lui les deux thèmes, dont
l'un pour les temps passés et l'autre pour les temps ac-
tuels, je veux dire, pour l'impératif, les présents et les
aoristes. Cette diversité dans l'unité a quelque chose
d'analogue avec la dualité du principe fondamental du
système théologique du Zend-Avesta (lumière et ténèbres).
29. Tous les verbes persans sont réguliers, vu que
la défectuosité de quelques-uns d'entre eux provient des
permutations de lettres en dedans du verbe, comme on verra
plus bas, et n'influe aucunement sur la forme, toujours ina-
liénable, de l'inflexion désinentielle.
2
18
Il n'y a donc en persan moderne que les verbes non
défectueux et les verbes défectueux.
Commençons par les premiers.
CHAPITRE II
DES VERBES NON DÉFECTUEUX
30. Les désinences pronominales du paradigme en ques-
tion sont les mêmes pour tous les temps ainsi que pour
tous les modes. Elles y suivent invariablement le type
désigné pour chaque personne dans ce que nous avons
nommé le verbe normal.
§ 1. VERBE NORMAL.
31. Cette dénomination me paraît devoir appartenir
aux débris d'un temps du vieux verbe auxiliaire prono-
minal que voici:
{ 1. pers. [»i ein ou » em\
Siug \ 3- pers. ^^ iy ou j^ ?/ ou s èï;
( 3. pers. c> d "CJ t OM. ic^^ai) est.
il. i)ers. j^\ im ou j«j im;
Plur. ' 3- pers. iAjJ id ou lXj id;
I 3. pers. lAJ' end ou l\J end.
Ce tronçon verbal, pris isolément, n'a aucune signi-
fication et ne s'emploie jamais tout seul. Mais il s'adjoint
à toutes les parties du discours, soit conjugables, soit
déclinables.
19
32. Ajouté à la fin des deux thèmes d'un verbe (vo-
yez le paragraphe suivant), le verbe normal en devient
partie intégrante et sert à formuler tous les temps sim-
ples. Exemples :
i».Ép>- liârem (thème r^i>- Mr), je mange et je mangerai; ia.»-i>
J'iurii, tu manges et tu mangeras ; 0.yJ> //«r<;r/, il mange et il mangera;
(«J.»r^ Jiitnm, nous mangeons et nous mangerons; l\-j.»p> Mrîd, vous
mangez et vous mangerez; lXJ.»^ liûrend, ils mangent et ils mangeront ;
M^^*y.i> lUlrdem (thème 0.yJ> liûrct), je mangeai; jcji.«,_> Tmrdy , tu
mangeas; <->>y> llûrd, il mangea; Ajp.^i» liûrdîm, nous mangeâmes;
<Aj O.^i» lldrdid, vous mangeâtes ; lAJO.k-P» Mrdetid, ils mangèrent.
33. Ajouté à la fin du participe passé d'un verbe,
le verbe normal s'écrit séparément et sert à former le
prétérit composé. Exemples:
j»' 8i^^Y>" Mrdè em, j'ai mangé; »i3.^r> Mrdei , tu as mangé;
Vi>».A«l •sO.tJ^' Tiûrdè est, il a mangé; *-j' Vi^.»^ Mrdè im, nous avons
mangé; \\^} bO-^s» Mrdè id, vous avez mangé; l\J' '''-^jV^ Mirdè
end, ils ont mangé, etc.
34. Ajouté à la fin des parties du discours non con-
jugables, le verbe normal fait fonction de verbe auxi-
liaire. Exemples:
-woJA^ mezliimem, je suis opprimé; ^j-fl^JHi^ mezlûmy, tu es op-
primé; (,:>_w-'S^JJjw mezlûmest, il est opprimé; A-ysJlIâ^ mezlûmîm, nous
sommes opprimés; ôs^^uoA 7nezîumîd, vous êtes opprimés; . V I j. 1 t^ , j
mezlmnend, ils sont opprimés; — ^ôyAmerdem, je suis homme; i^O^
merdi/,\.M es homme; \,:^^.^M»^^Amerdest, il est homme; A-Jp^-» merdîm
nous sommes hommes; \\^^^ mcrdid, vous êtes hommes; l\J<3-4 mer-
dend, ils sont hommes; — ^t kJj:^ hemise em, je suis toujours; xxiw^
hemfsti, tu es toujours; vi>>.*«t *-«^t^ hemisè est, il est toujours; iiJJ:^^
20
*jl hemîse îm, nous sommes toujours; lXji ^-«^^ hemisè îd, vous êtes
toujours ; iAj5 !>-^'*i^ heniïse end, ils sont toujours.
Le négatif du verbe qiAjI ne s'obtient pas en lui
préfixant la particule négative xi ne , mais en la joignant
au verbe ..JO^ hesten^ et alors, le a h aspiré s'adoucit en
(^ ?; Ex.: *JC-wfcAJ nîstem, pour *iLvk^^ xi wè hestem. Je ne
connais qu'un seul exemple, dans le ».^U^Lw Sâhnâmè,
de la forme vieillie l\j' »3 ne end', c'est une forme
régulière, mais tombée déjà en désuétude:
iA_Ji xJ »oLJ i^ j-^ r^^r^
Jcjl xi noh Slj .lX-j ;' o^"^
bè yûher meyer hem ne zddè ne end — hemân ez peder pdk zâde
ne end.
Ne sont-ils donc pas nés d'une origine (essence) noble?
L'un et l'autre ne sont-ils pas enfants d'un père de race pure?
(Edition Makan, Vol. IV. p. 173.)
(La répétition de xJ ne est un pléonasme)
Comme verbes auxiliaires, J^ em et ,»Xwl estem ser-
vent à former les temps passés.
Kaâny, dans son Perisân, emploie ^^àmOk^o didesty ,
pour £st\jL> dîdèï , ou ^^iAj^ dîdy , Ex.:
iwj'3> (^L:>- _j \^ ^JùwlXjO ^*^
/«c didesty là her yây Jlerdb — hîs ez me^amurè tdhed âfitab
As-tu jamais ijnc) vu que sur les lieux déserts (ruinés) le soleil
flambe plus fort que sur les plages habitées?
Se'ady, dans son rûlistan^ dit ^«XwiA-yLw senîdestemj
pour J auX-yLii senîdè em, j'ai entendu.
21
Kaâny dit, dans son Perîèan, |»-yLwL>U5' (^iAJ-».J' jJ
der kiemendy uftâdestîm se'ab, dans un piège nous
sommes tombés rudement.
D'ailleurs, dans la dérivation des verbes dénominatifs,
leurs formules qOoJ îden ou ^l\j îden, de même que
..yO*^jî îsten ou Q^^' esten^ fonctionnent comme autant
d'auxiliaires.
Ainsi, du substantif J-i» Kerâm, démarche majestueuse,
on forme ^^«_N-yolyj> Kerâtnîden, se pavaner; du substantif
iuS ytriè, pleur, on forme ,^yo*o^ yirîsten^ pleurer.
Quant à la signification, il faut observer que îden
correspond au français devenir (fieri) et que îsten cor-
respond au français exister. L'un et l'autre ne s'emploient
qu'en composition. De JL bâl, stature, aile, dérive qlXJU
balîden, croître, acquérir de la force; de ^_5^ zitj , vie,
subsistance, dérive ^i^J; ztsten , vivre, végéter.
§ 2. PARTICULES PRÉFIXES DES VERBES.
35. Il y a six particules préfixes dont on se sert dans
le paradigme des verbes persans, savoir: trois affirma-
tives et trois négatives.
36. Les particules affirmatives sont v_j ou iu bè et ^jA
my ou (j-«^ hemy.
v_j ou w 6è s'ajoute au commencement de l'aoriste,
de l'impératif et des temps présents. En poésie et dans le
vieux style, on les rencontre aussi devant le prétérit.
^ my est le préfixe caractéristique du présent de
l'indicatif et de l'imparfait.
ç^ hemy , comme le ^ my emphatique , tantôt donne
22
un sens de continuité et tantôt ne fait que remplacer le
préfixe ^ç/j.
37. Les particules négatives sont U nâ , »^ ou. ^^ ne
et iw ou j, mè,
*J ne, non, ne, peut s'adjoindre à tous les temps et au
participe passé. De tous les préfixes du paradigme , xj est
le seul qui puisse s'employer isolément en dehors du verbe.
a. Dans les temps caractérisés par la particule ^ my,
la négation nJi ne précède cette particule. Exemples :
j^k^Lka miy-âyem, je dis; («J*j £-*o 7iem.y yûi/em, je ne dis pas;
— AJCvliAiCyo mîyilzestem, je passais; *Xwi_\-i -.^J nèmi/ yùzestem,
je ne passais pas, etc.
Cependant , l'on trouve en poésie des exemples où *i
ne suit ^.^ m«/, Exemple:
\:^^../*Kjf^ ^jiwX*Xs* v>_o j^/o ^_5 ««jl 'jJv^
(j:X_j^_j> ^»^3;-J Q^^ 3J-5 j o^b j,^
Mhrd dh firû my nebiird %i^»îei^e« cîst — hrni dâred zi firu h'ûrden
perverdei Ms.
L'eau n'engloutit pas l'arbre ; quelle est la raison (philosophie) de cette
énigme? C'est que Teau aurait honte de noyer son propre nourrisson.
(Se'ady).
Ici l'inversion my nebiird, pour nemîhûrd, est une licence
poétique à cause du mètre.
h. Dans les temps précédés de la particule «j, on
remplace cette particule par l'affixe négatif ^: Ex.:
j, K i^.X-^ heydiym, disons; .» * , u jÇj iwyuîym, ne disons pas; —
«AiXÀicNJo beyilzestend, ils ont passé; LXÀilvwLXjsJ neyiizcstend, ils n"ont
pas passé, etc.
c. ijfl ou j, mè est afi'ecté spécialement à l'usage de la
23
seconde personne de l'impératif prohibitif au singulier,
et ne s'emploie nulle part ailleurs. Exemples:
..yS^èekiln, fais; ..yS<.A meki'tti, ne fais pas; ^iy-gJ » ->1 iç.Lj
i^^Jla yary heJier u hehîè mej'unts, achète toi (fais l'acquisition d') un
ami et ne le revends plus pour rien au monde.
Mais dans lXJJCJ neh'ined, qu'il ne fasse pas ; *-AÀ5Ci
nekiinîm, ne faisons pas, et dans d'autres personnes, \/o
doit être remplacé par xi, (En sanscrit et en zend, tnâ,
tn", *"Ç, veut dire non).
cl. La négation Li nâ se met indifféremment , soit avant
le thème aoriste, soit avant le participe passé, soit de-
vant un substantif, et, dans ces trois cas, elle devient
membre intégrant d'un composé déclinable. Exemples :
(w, Li ndres, immaturiis, fruit qui n'est pas mûr encore, de ...uX.a>w.
reeîden, arriver (parvenir à l'époque de maturité); 9i,\jiJi\j nadîdè', ne
voyant pas, participe de ...^\^C> Mden, voir; i^.A^ndmerd, homme sans
cœur, filou; vi^vWji-^iJ nudur'ùst, pervers, mauvais sujet; l\-iu«'1j nd umtd
désespéré; LjLjLj nâ pdki, impur, c. à d. esprit railleur, chicaneur.
§ 3. INFLEXION riNALF. DES VERBES.
38. L'infinitif de tous les verbes persans finit, soit en
^^,o den, soit en ..y ten.
39. En supprimant ^ , dernière lettre de cette termi-
naison , ce qui reste de l'infinitif, dans les verbes non
défectueux , fait la troisième personne du prétérit au sin-
gulier. Exemples :
..O-^Lv^ yHsferdeu, étendre; .J/^lfèd/fen, tisser; C>.J.m*^ yusterd,
il étendit; v^joL hdft, il tissa.
Si l'on ajoute à ce thème verbal les initiales et les
24
désinences que nous connaissons déjà, on sera à même
de former tous les temps passés ; c'est pourquoi nous l'ap-
pellerons le thème prétérit.
40. En supprimant les deux dernières lettres ^o den
ou ..Ji ten, de l'infinitif, ce qui on reste fait la deuxième
personne de l'impératif au singulier. Exemples :
JJ*K^ (a^iiè) yiisier, étends; i^b (*jiè) èaf, lisse.
41. Si l'on ajoute à ce thème les initiales et les dési-
nences que nous connaissons déjà, on sera à même de
former tous les temps présents et aoristes; c'est pour-
quoi nous l'appellerons le théine aoriste. De toutes nos
citations (p. 18), il apperf que la norme du thème
des aoristes se trouve représentée intégralement dans la
2. pers. sing. de l'impératif, et que la norme du thème des
passés se retrouve tout aussi intégralement représentée
dans la 3. pers. sing. du prétérit de chaque verbe, sans
exception.
Le paradigme d'un verbe non défectueux offrira aux
commençants l'occasion d'appliquer toutes ces règles pré-
liminaires. On les trouvera développées et précisées dans
le paragraphe qui suit immédiatement ce paradigme.
§4. PARADIGME DU VERBE NON DÉFECTUEUX ...lAii' ktnden , ARRACHER.
VOIX ACTIVE.
INFINITIF.
(..^XJîy kenden, arracher (thème aoriste .^ ken).
PARTICIPES.
Présent siAÀJL^ kenende arrachant.
Passé bvXà^ kende arraché.
Futur Jj^Xii^ kendeny qui sera arraché, digne d'être arraché.
Sing.
Plur.
25
■ GÉRONDIF PRÉSENT.
..ULS' ketidii en arrachant.
MODE INDICATIF.
AORISTE.
p. *JL5' kenem ou *^^ hehenem j'arrache, j'arracherai,
j'aurai arraché;
'2. p. -jLS' keny ou /^■^ heheny tu arraches, tu arrache-
ras, tu auras arraché;
3. p. JvAi' kened ou JO»Xj belcened il arrache, il arrachera,
il aura arraché ;
1. p. *->J.S^ Icenhn ou *.jy*^ hekenîm nous arrachons, nous ar-
racherons, nous aurons arraché;
2. p. i,\jJS kenîd ou l\>JXj hekenid vous arrachez, vous ar-
racherez, vous aurez arraché ;
3. p. lXjLo kenend ou lXjLàXj hekenend ils ari'achent, ils arra-
cheront, ils auront arraché.
1. p. |*jLXaX mikentm j'arrache;
Sing. \ 2. p. . ^JLXaX mîkeny tu arraches;
3. p. lNJLXa^ mîkened il arrache;
il. p. «.AJLXyC mîkenim nous arrachons;
2. p. iAxÀXa^ mîkenîd vous arrachez ;
3. p. (AààXx/C mikenend ils arrachent.
IMPARFAIT.
[1. p. j»(_^ÀX-yO rmkendem j'arrachais;
Sing. t 2. p. j^^^lX-LX-^/s mîkendi] tu arrachais;
3. p. tX>LX-yo mîkend il arrachait;
1. p. *jiA*Xa.« mikendîm nous arrachions;
Plur. < 2. p. iAjlXaXj^^ mîkendîd vous arrachiez;
3. p. cXJuXjLX.*^ mikendend ils arrachaient.
26
I 1. p. ^lXJLj kendem j'arrachai;
Sing. \ 2. p. (^cXju kendy tu arrachas;
3. p. (_\Jo kend il arracha;
1. p. ^lXàj kendîm nous arrachâmes;
Plur. ^ 3. p. vAjiAJo kendid vous arrachâtes;
1 3. p. l\JiAa5' kendend ils arrachèrent.
PRÉTÉRIT COMPOSÉ.
11. p. ^1 «lN-îj kendè em j'ai arraché;
2. p. (ou s) ^_c' 8uXJL5^ X-É^M^/è y ou kendei tu as arraché;
3. p. ^,i>s.<w! 8lXà5^ X-e?if/è d?*^ il a arraché;
1. p. ^J stXÀj kendè im nous avons arraché;
Plur. • 2. p. lXj' siAÀJ /i-e«f/è «V/ vous avez arraché;
3. p. (Ai' 8l\x5' ^««f/è «?^/ ils ont arraché.
PLUS-QUE-PARFAIT.
il. p. (•0»J -./8 «lXJu kendè niji budem j'avais arraché;
2. p. (C^^ <-'' »*Aàj kendè my hûdy tu avais arraché;
3. p. 0»j _^ B^Aii' kendè mylûd il avait arraché ;
1. p. /«J^-Vj £-* »lXà3 kendè my bâdîm nous avions arraché :
Plur. K 2- P- '-M'-H^ <^ slXxj kendè myhûdîd vous aviez arraché;
3. p. lAJJkj ^/« »i-Xi^ kendè my hkdeml ils avaient arraché;
FUTUR.
l\. p. lXx5 |«^L.?» Mhem kend j'arracherai;
Sing. < 2. p. lXJo ^Li> //«//y /e;»^ tu arracheras;
{3. p. Jc«.5' lA^U^ liàhed kend il arrachera ;
/l. p. tXxJ |«-fc^L3» lld/iîm kend nous arracherons;
Plur. J 2. p Jsjy Ajij^|j3» JîdJnd kend vous arracherez ;!
I 3. p. OsJS iAxPLs> hâhend kend ils arracheront.
27
CONDITIONNEL SIMPLE.
1. p. *LX.ÀXyS mikendem (ou avec Ji t eyer si) j'arracherais
on si j'arrachais;
''lï'g- A 2. p. (^cXÀXjyo mîkendy tu arracherais ou si tu arrachais;
3. p. \\jSuJi mikend il arracherait ou s''il arrachait;
p. ^lXâXx/O mikendim nous arracherions ou si nous arra-
chions;
Plur. <. 2. p. JoiJSjjCi-fl mîketidid vous arracheriez ou si vous arra-
chiez;
3. p. JoJOi^jyfl miketidend ils arracheraient ou s'ils arrachaient.
j:
CONDITIONNEL COMPOSE.
ri. p.
Sing. -
2. p.
t3.p.
1. p.
Plur. i
2. p.
3. p.
*»iilj aiA/i' (^î eyer) kende bâsem si j'avais arraché;
-^Li ïiLX^i' (^î eyer) XvMf/è M«_(/ si tu avais arraché;
uX-vib 8l\aj (^' eyer) kende hâsed s'il avait arraché;
Ajywlj hAàj (^i eyer) kende hasim si nous avions arraché ;
J^A-vvlj BiAÀi' (-5^! eyer) ^ewû?è iaîzr/ si vous aviez arraché;
iA>Lvilj «lX-O {S\ eyer) keudè hdsend s'ils avaient arraché.
On hien encore (ce qui est identique avec le plus-que-parfait):
( 1. p. f^^ <r^ «lAJo kendè my biidem j'aurais arraché;
Sing. c 2. p. (^O^ ç/i 81-XJo kendè mybâdi/ tu aurais arraché;
I 3. p. v3^ . j-^ slXàj kendè niybûd il aurait arraché ;
1. p. (*J'-SJ . c^ SlX^j' kendè my biidim nous aurions arraché ;
Plur. • 2. p. lXj'^ c-^ 8l\aj ^e«</è «ty M^îû? vous auriez arraché ;
3. p. Jui3».J çA Tny<iS ^eHû'è?«,y 5?«a'ew</ ils auraient arraché,
MODE SUBJONCTIF.
Sing. 1. p. *j1Xj }iS ki bekenem ou *jL^ io Xi iewew que j'arrache,
etc. comme l'aoriste.
28
PRKTERIT.
Sing. 1. p. («lXJLXxx «^.wli kâski mîketidem plût a Dieu que j'arra-
etasse, etc. comme le conditioiiual simple.
PRÉTÉRIT COMPOSÉ.
Sing. 1. p. **iu V\\iS (xXilo) &J ki (ou kdskï) kendè lasem, ou
^yt^ slXJo kendè mibudem que j'aie et que j'eusse arraché, etc-
comme le conditionnel composé-
Sinz.
2. p
3. p
1. p
Plur. ^ 3. p
3. p
Sini
2. p
3. p
1. p
Plur. i 2. p
3, p
MODE IMPÉRATIF.
...Xj beken arrache;
(AâXj hekened qu'il arrache;
*-^ÀXj bekenim arrachons;
lXjuLXj beketdd arrachez;
l\à>LNj bekenend qu'ils arrachent.
IMPÉRATIF PROHIBITIF.
..yX/O meken n'arrache pas;
t\ÀXj nekeyied qu'il n'arrache pas ;
l*j^ÀXJ nekenîm n'arrachons pas;
lXm^àXj nekemd n'arrachez pas;
lAÀxXJ nekenend qu'ils n'arrachent pas.
IMPÉRATIF DE CONTINUITÉ.
2. p. l'Y^ t^ hemy beken ou ..^ -? //«hî/ ^tf« con-
c- ; tinue d'arracher;
3. p. lXàXj ^ //e»zy beke7ied ou kXo ^J, ^e»t^ kened
qu'il continue d'arracher;
i. p. *^^ <r^ /<my btkeiiim ou [»tV^ iç^ ^<;»ty Aewm
continuons d'arracher;
! 2. p. lAjfcxJo -î* /?a;»zy bekemd ou lA-yi^ jc^ -''t'wy ^«i2</
continuez d'arracher;
3. p. JoJXj ^ hemy bekenend ow. OJSS ^J? //tfM^/ kenend
qu'ils continuent d'arracher.
29
42. La voix passive se forme et se conjugue au moyen
du participe passé suivi du paradigme du verbe auxiliaire
...^>»à sîlden, devenir. Nous en donnerons un exemple lors-
qu'il s'agira des verbes défectueux.
§ 5. REMARQUES SUR LA FORMATION DES DÉRIVÉS VERBAUX.
a. RÈGLES GÉNÉRALES.
43. Le futur composé, le participe passé, le parti-
cipe futur et tous les temps pétérits d'un verbe persan,
dérivent du thème prétérit de ce verbe.
44. Le participe présent, le gérondif présent, le fu-
tur simple, les temps présents, les aoristes et les impé-
ratifs d'un verbe persan dérivent du thème aoriste de ce
verbe.
Nous avons fait observer déjà que le thème prétérit du
verbe non défectueux est son infinitif, moins la dernière
lettre, et que le thème aoriste en est l'infinitif, moins
les deux dernières lettres.
b. DÉRIVÉS DU THÈME PRÉTÉRIT.
45. Le participe passé s'obtient en ajoutant un »
voyelle à la fin de ce thème. Exemples:
vi>ij. rit//, il a balayé, *^3« nifiè, balayé; i3'l> dad, il a donné
8i>t(3 dddè, donné, etc.
Souvent le participe passé, seul, supplée tous les
temps prétérits. Exemple:
^U ^o «Joji> ^^-^-^ o^r^
30
âtéskiedeh yeste kuh u kdn hem — teftide zemin u âsmdn hem —
muryà'M l:emen Jiezidè der saJi — der reftè cerendân le surdh.
Les monts et les vaux (les creux) devinrent comme un temple d'igni-
coles. La terre et le ciel s'embrasèrent. Les oiseaux de la prairie (ef-
frayés) rampaient sur les branches, les reptiles s'en allaient dans leurs
trous.
46. Le prétérit s'obtient en joignant le thème en
question au verbe normal. Exemples:
..^.'JJMiyJ>- Msfen, vouloir, ^^J^.MiK^à^ /idsrem, je voulus, j^CwL-i»
liâsty, tu voulus, etc.
47. La troisième personne du prétérit au singulier
est toujours le thème prétérit lui-même.
Par pléonasme, on ajoute le préfixe &j hè au prété-
rit. Les exemples en sont nombreux chez les poètes:
suheni Jios ez sine Mn hehilrd — zi dbrûiy llismnâk cîu bebiird.
Une bonne parole enlève la haine du cœur (de la poitrine), elle efface
le pli du sourcil rancuneux.
48. 1j imparfait ne diffère du prétérit que par la pré-
position ^ my, et, dans le vieux style ainsi qu'en poésie,
par la préposition ^-^ hemy.
Dans les œuvres de Ferdôucy et dans celles de ses imi-
tateurs, on rencontre souvent nn i^ y à la fin de la pre-
mière et de la troisième personne du singulier, et à la
troisième personne du pluriel du prétérit imparfait.
Ainsi, on peut indifféremment dire ^O--»-jy0 mîm'Ardem ou çAù.^^-^
mîmûrdemy, je mourrais; iJ..fjyo mîmurd et (CO-*.-y9 mîmurdy, il mour-
rait; l\Ji3~*_jç-« mîmûrdend et ^_clX,Jl>j-«wa.* mîmurdendy, ils mour-
raient, du verbe i-)'3j^ milrden, mourir.
31
49. Cette irrégularité se remarque aussi dans les prété-
rits simples de quelques verbes , mais cela arrive rarement.
La préposition ^ my est quelquefois omise ou bien
remplacée par \j bè. C'est une forme vieillie. Ex.:
f/d?r tevàrVi mestur est ki i)âdûdh-i Taleristân biid ki ^âdetas cendn
budij ki lier sdli 710U ki der dmedi u veqti iftdhl mu'dmelè hûdij u "em-
mdldn le ta%çili lierdy Mstetidy silden der héit-ûl-mdl nezer fermûdy her
ci ez sdli yilzesiè bdqij bûdy 1er Ijemd'-aty ez qahdili Tas ki der dn vilaiet
bûdendxj qismet kerdy u her yekrd ferdhûri %ecel u necibi -il uecîby bedddy.
Il est écrit dans les chroniques qu'il y avait, à Taberistan, un roi
qui, à l'arrivée de chaque nouvel an et à l' époque de la réouverture des
affaires commerciales, lorsque les percepteurs allaient percevoir le Hardy,
regardait dans la caisse du trésor. Le reliquat de l'année écoulée était
aussitôt, par ordre du roi, distribué à un groupe appartenant aux tri-
bus apparentées avec la famille royale et demeurant dans le royaume,
dont chacun recevait une quote part proportionnée au rang (qu'il avait)
et à la provenance (de sa famille).
Au lieu de la particule ^j^ my ^ on rencontre quel-
quefois ç4^ hemy, qui tantôt n'exerce aucune influence
sur la signification du prétérit imparfait, et tantôt lui
donne un sens de continuité, comme on peut le voir
dans ces vers de Ferdôucy:
32
ier ^vt/ii u bederîd qelbi sipâh — demdn ez peci u hemy reft Mh
Il se précipita au cœur même de l'armée et le déchira; le sah, ha-
letant de rage, continuait à le suivre.
eu dmed benezdiki tiellciryâh — tehemten hemy liûrd mey là sipâh
Lorsqu'il fut arrivé près du lieu de chasse, il vit que Tehemten (Riis-
tem) continuait à boire (buvait sans désemparer) du vin avec ses soldats.
direfsi gefâ pîsè efrâcyâb — hemy tdbed ez yerd cûn âfitdb
L'étendard d'Afrasiab, le tyran, continuait à resplendir au travers de
la poussière comme le soleil.
Dans l'exemple suivant , le rôle de ^_^ comme parti-
cule de continuité est distinctement précisé:
iu mirevy u men hestè bâz my mdnem — 'eï/eb ki bîtû bemânem 'eyeb
ki hemy mdnem
Tu pars et moi, rendu de fatigue, je reste en arrière. Chose éton-
nante! comment pourrais-je demeurer sans toi? comment même continue-
rais-] e à exister sans toi?
On y voit que le poëte joue sur le double sens du
verbe -.JôU qui signifie demeurer et aussi exister.
50. Le prétérit composé se forme en mettant le verbe
normal après le participe passé du verbe qu'on veut
conjuguer. Exemples:
..,lXjL5' kenden, arracher; *' «lA-i^ kendè em, j'ai arraché; kiA-O
kendei, ivi as arraché; ■cy-.>*^ TiOjS kendè est, il a arraché; ^} vOjS
kendè îm, nous avons arraché; Jul »iA-i5' kendè U, vous avez arraché;
33
<-XJi slXJo kendè end, ils ont arraclié; — de ..J0*o- yesten, sauter,
Ji \x.«(0» geste em, j'ai sauté, etc.; u\j1 Kkm*^ geste id, vous avez:
sauté, etc.; — de ..->l*wJ> ijusten, chercher, *' isA.wJ> gûstè em, j'ai
«herché, etc.; iAj' XaawJ> y/V*;'^ «/, vous avez cherché, etc.
derelity ki perverdy âmed bèbdr — hem eknun hehimj hères der kenâr —
eyer hâr Hdr-est liûd keste-y — eyer perniydn-est Md riste-y
L'arbre que tu as soigné vient de porter ses fruits. Tu le vois déjà
(maintenant). Prends-en dans ton giron et regardes-y. Si ce n'est qu'épi-
nes et rances, c'est toi qui les a semées. Si c'est (s'il te fait gagner)
or et soie, c'est toi qui l'a tissu.
^iz dil sûy (/du derïcehâ saJitè em — penhdn zi ta hdtû ^esqJid bdftè em
■ Dans mon cœur, j'ai pratiqué des poternes qui donnent dans l'âme et,
caché (à tes yeux), j'ai joué (tramé) avec toi mille espiègleries d'amour.
La particule ^-^ s'adjoint aussi au commencement de
ce temps, mais les exemples s'en présentent rarement.
51. Le plus-que-parfait se forme en faisant suivre le
participe du verbe conjugué, de (.Oj.j bûdem, (^O^ bûdy ,
etc. (prétérit de q^^ biiden, être), avec ou sans le pré-
"fixe j^. Exemples:
...tXxÀijO dusîden, traire, [*->».i ïuXj^^O dilMdè bicdem, j'avais
trait; ^^C>y^ siA— «-vJ^O dûsîdè bâdy , tu avais trait; 0»_J SuX>.^»0
duside bûd, il avait trait; /*J<^J »i-XaX0»O dûsîdè budîm, nous
avions trait; \A_Ji3j.— J siA— x_Ài^O dusîdè bûdîd, vous aviez trait;
3
34
cV-iOfc-3 HiA-A-vlkO di'àidè hidend , ils avaient trait; — de ...lA-oLi
nâliden, se lamenter, *<-\J acN-Ju nâlîde hildem, je m'étais lamenté,
etc.; *J.'-^ «LX^ili ndlidè hûdim, nous nous sommes lamentés, etc.; —
de ,..iA_J,«p-w sûrîden se révolter, f^_y^ ^'•^.)*r^ surîdè lûdem, je
m'étais révolté, etc.; aJi^jJ '*'-\?5V^ hirîdè hûdim, nous nous étions
révoltés, etc.
52. Le futur composé se forme en conservant inva-
riable l'infinitif apocope du verbe conjugué, et en le
faisant précéder de ^S>\^à> Hâheni (aoriste du verbe
.Jûw|^ Kâsten, vouloir). Exemples:
De ...lA-^jIki» Mbidun, dormir, (A-ol^-i- ^1^3- Mhem habid ,
je dormirai; lXjoL_5> çP|j_i» liàhy MMd, tu dormiras; vA^]^_>-
J^jjL^ Mked Jiâhid, il dormira; (Ajo|^j> ^f*2'\yS- MJiim Mbid,
nous dormirons; t\-oL_i- (_\-v_^]^-i> MMd Mbid, vous dormirez;
t\-uL3» JSjL5^U-S> Mhend Mbid, ils dormiront l) ; — de qlX-ajLï
pdyiden, guetter, surveiller, «A-uL f\y^ Mhempdyid, je guetterai, etc.;
OujLj *.x?ty>- Mhim pdyid, nous guetterons; — de ..-Xwj: sisteti
vivre, ii>>~«*o; ^|^^ liâhem zist, je vivrai, etc.; \:y^^**^\ >_x-^3"~?*
Mhim zist , nous vivrons, etc., comme en anglais / will live, thou wilé
live , etc.
53. Le conditionnel simple ne diffère en rien des deux
variantes de l'imparfait. Exemples :
*JCs-it^ L^Ij jj t^ *JC*w.i'iA-yo 'j-i-j' j-J ' fiye?" 2/'*''^ midânistem
keryiz bedngâ nemireftem , si je l'avais su, jamais je n'y serais allé.
Yoici des exemples de la seconde variante de ce
1) Au lieu de iAjoJ^:> f^^-^, "u peut aussi dire j*j|j-^. jJ'^^^V»
miMheiïi beMbem, litéralement: je veux que je dorme; et ainsi de suite
pour toutes les personnes des deux nombres; en conversation, ce dernier
mode est pins usité.
35
conditionnel faisant autant de rimes d'un passage de
L^Jj 3 ^..Juw^J Joseph et ZiileyJia, poëme de Ferdôucy,
dont W. Jones n'a cité que le premier distique :
sehi/ 1er béret yer âçûdemxj — seri felir her âsman sudemy — qelem
der Jcefi tir sikestemi/ — kulah ez seri mâh rubudemy — beqedr ez niihum
cerK beyûzeMemy — bè pexj ferqi yerdun befiiçûrdemij
Pour une seule nuit passée sur ton sein, j'irais heurter à la porte
céleste avec ma tête îvre d'orgueil; je briserais le kalam (roseau, rayon)
qui est dans la main de la planète Mercure; j'arracherais du front de
la lune sa couronne (auréole); ma puissance me ferait planer au-dessus
des hauteurs de la neuvième sphère; avec mon talon, je foulerais la tête
du ciel!
direM eyer mûtexsrrik sudy zi ^ay be^ay — ne gur-i erre kesidy
u ne Ijefdy teber.
Si l'arbre était automobile (d'un endroit à l'autre) jamais il n'eut souf-
fert ni le supplice de la scie, ni la tyrannie de la hache.
Remarque. Quelques fois on cumule la forme condi-
tionnelle en ^ \j final avec les formes io he et ^ my
préposées. Exemple:
-S
36
yer bedânistemy H ferqet-i tu — Jiemcenîn sc'-ab hcTsed u dïsvar —
HZ tu dûry ntmiyustemy yek dem. — ve ez tu yâih nemybudemy yekruz
Si je savais que la séparation d'avec toi serait si pénible et si dure,
je ne chercherais pas à m'éloigner de toi, même un instant, je ne dispa-
raîtrais pas (de tes yeux) même un seul jour!
(Euvâri Suheyly)
54. Le conditionnel composé se conjugue en mettant
f^\i hâhm ou j.^j bûdem devant le participe du verbe
conjugué avec ou sans le préfixe ^^. Exemples:
De ..Ji!s>^t^ duhten, coudre, -v-w^u «JC>5i-> dilhte hdsem, j'aurais
cousu; (C*lj \-A_?>jO dûlltè hasij , tu aurais cousu; lX-À^Ij iS.i>*^ù
dûlitè bdsed , il aurait cousu; (♦^Àilj xX^jO diiJifè bdsîm , nous au-
rions cousu; vAxàvIj bJiâ>y^ diUitè badd , vous auriez cousu; iJ^*^^
lXJLwIu dûMè bdsend, ils auraient cousu. — cXjiJ^-ya xXvi^/ijJ J> '
lX/as^ xX^Lw .li eyer nuestè mibiidid kâr sâhte nemîsild, si vous
restiez assis, l'ouvrage ne serait pas fait.
55. Le prétérit du subjonctif ne diffère pas du con-
ditionnel composé , si ce n'est qu'il doit être accom-
pagné des prépositions isS ki, que, iOCiii^ Mski, plût à
Dieu que, et 'oL^o mehâdâ, à Dieu ne plaise que, étran-
gères au mode conditionnel. Exemples:
De ...y.>5jsî efzûden, augmenter, surfaire, j^\i «Ojjà' nS ki ef-
zûdè bâhm, que j'aie augmenté, surfait; (çCcL 8i3^j' iS ki efziidè
hasy, que tu aies augmenté, surfait, etc.
56. Tous les temps optatifs, exprimant un vœu ou un
regret, ressemblent à ceux du mode subjonctif, avec cette
différence qu'au lieu de »S ^ il faut mettre «-^-ùl^ kâlhi
ah! que, plaise à Dieu que, etc. Exemple:
i^j «vAj'jJ j-J r^ <y^ 'j-^ XiX^O kâski merâ mâder heryiz
nezâide bud, plût à. Dieu que ma mère ne m'eût jamais donné naissance !
37
C. DERIVKS VERBAUX 11U THEME AORISTE.
57. Le 'participe présent se forme en ajoutant à la fin
du thème aoriste la désinence «Jô ndh ou cndè. Ex. :
...(Aj^O deviden, courir, thème aoriste y^dev, participe prés. KL\i»u>
devendè, courant; — ,.yil.5^ puliteîi, bouillir, thème aoriste ij pez,
part. prés. ^\\'y-i_ pezende, celui qui fait bouillir; • — ...kAA^i'j* ierusîden,
raser, thème aoriste (ji-'j' ierds, part. prés. «(AJLw'j' ferâsendè , rasant,
qui rase.
bè Jieled zihendei IdCèzdr'i tu lûdem
Au paradis, j'étais (embellisant) occupé à embellir tes parterres de
tulipes.
Remarque. La seconde personne de l'impératif de ...o'^.)
dâdefij donner, peut s'employer substantivement, comme
par exemple:
^iAj bedehy, donne, il faut que tu donnes, et aussi ^i>o'^« '^cX-J
bedehjji vilayei , les impôts annuels d''un district, ce que ce district doit ])ayer.
58. Le gérondif présent^ que les grammairiens con-
fondent à tort avec le participe présent, bien qu'ils
diffèrent essentiellement l'un de l'autre, se forme en
ajoutant au thème aoriste d'un verbe la désinence ,..î ân^
qui, après les voyelles t, j, ^^, devient ..b îjân. Ex.:
iuLi-.O U (>^\ l')W'*~?"3 t*)-;^ l*) J .•jLXàJ lenydti u nàlân
u yirijdn u yumhâii raffem id derulidiie, en boitant, en poussant des gémisse-
ments, en pleurant, vacillant, je suis allé jusqu'à la cour du prince; —
de ..-Js-AwL—i» lidsfen, se lever, thème aoriste ^A_i» Tiiz, gér. prés.
...ijjj-^» l'dzdn, en se levant; — de ,._ilA*/L_.i- lidsien , vouloir, thème
aoriste »L_j» JiâJi , gér. pre's. .-.L-PL—i- lldhdn, en voulant; — de
,.yCw. riisten, croître, thème aoriste ic». rwj , gér. prés. .mUj. ruydn
38
en croissant; — de .J/^^mJiS yirîsieH, thème aoriste i^S yiriij , ^éT.])Téa.
...bJr yïV^É??», en pleurant; — de,..iAxAv^ Jcesîden, traîner, thème aoriste
ijii—j kes, gér. prés. ...L-Xv—i JceMn, en traînant; — de ..-.X-wj
Jcusten, tuer, tLême aoriste \JiiS kûi, gér. prés. qL-w-j kiisân, en
tuant.
59. Si les nuances de signification, parfois fort déli-
cates, entre les gérondifs, les participes présents et les
adjectifs verbaux persans, ont souvent embarrassé l'ana-,
lyse, c'est qu'il n'y a d'uniformité ni dans leur dériva-
tion, ni dans leur emploi. L'usage seul en fait la loi;
exemples: j^t^. revân ') , en allant, (gérondif de ^^y3. re/"-
ten, thème aoriste 3. rev, aller), signifie aussi: âme, et
l'on s'en sert aujourd'hui moins rarement que de î^ . revâ
permis, licite, ou de io'j. revânè, partant, allant. Le
verbe ^^yi>^\^ tiivânisten n'a pas de gérondif ni de par-
ticipe en 5iA_j , bien qu'il donne naissance aux dérivés
verbaux Ij^jj" ievânâ, puissant, q'vj'Lj nâtevân, impuissant et
j^î^j tilvân , thème aoriste qui, précédé de ^./e, forme les
locutions impersonnelles qL_a_a_x mîtiivâii on peut, et
^LXj^ nemîtiivân, on ne peut pas.
60. Les participes présents, qui sont en même temps
des adjectifs verbaux, terminés en I <î, se rencontrent
moins fréquemment. Exemples:
De ...iAjO dîden, voii', imp. mjo hin, jjart. prés. \^X^^hînâ, voyant;
— de .-J0*O'i3 dânisten, savoir, thème aoriste ,..ii3 ddn, part. prés.
l30 dmiâ, sachant, savant; — de ..-.JLvlîO ddsten, avoir, thème aoriste
1) Employé adverbialement, .«jlj» revdn signifie: aisément, couramment.Ex.:
\\iy*.A L-Jji*- im'î) revdn xerf mîzened, il parle avec beaucoup de faci-
lité; lX^wJ^-^xX l'jlî) ^svan minuviced, il écrit courramment.
39
.'l> ddr , part. prés. '.'l> dard, ayant, riche; — de ,.y>L.w-^
cherclier, thème aoriste *^ gu, part.' prés, y^lj» yuj/â, cherchant;
— de ..y^iÀ^ yoften, parler, thème aoriste j_j yû, part, pre's. yj— S
yuyâ, parlant, disant; — de ...i-Xaxj: ziMden, orner. Loi ztbd, ornant,
qui orne; — de ...lAjiw seziden, convenir, thème aoriste lm4 sez, îi_»«
sezâ, qui convient.
Certains noms donnent lieu à une formation analogue;
ainsi: i-Y-g-r! V^^^^y large et Lj-g-J pehnâ, largeur; ^y^^iJ
rôusetij clair, lucide et \jJj^. rôusenâ, lumière vive, éclat.
Une des femmes d'Alexandre le Grand s'appelait Kôu-
sena, que les Grecs prononçaient Roxana.
61. Le thème aoriste, pris isolément, n'est pas toujours
d'une prononciation identique avec la deuxième personne du
singulier de l'impératif, car dans les verbes qiAj^cJ» devîden,
..-AS. reften, rf>^ bûden, ^^^A-ci siiden, etc., dooû, impératif,
diffère de dev, thème aoriste ; rôou, impératif, diffère pho-
nétiquement de rev, thème aoriste; bas ou bâd, impéra-
tif, diffère de bev, thème aoriste; sôu, impératif, diffère
de sev, thème aoriste, etc. Il importe de bien distinguer
-ces nuances.
Le plus souvent, ce thème n'a pas de sens déterminé, à
moins qu'on ne précise ce sens par des particules posi-
tives ou négatives. Il en est de même pour ce qui con-
cerne les impératifs.
62. L'impératif est précédé de la particule s.i bè ou
A_j bè, ou, par euphonie, ^3 betj avant un i élif vieddé. Ex. :
De ...i3y«jS fermuden, thème aoriste LlS ferma, impér. Le^àj hefermd
ordonne, daigne!; — de ,..l\— jKfc-*« mzânden, incendier, thème aoriste
^';fc_A« sûzàn, impér. qU^_wJ lesûzân, brûle; — de qiA_xi) dmeden
arriver, thème aoriste I d, impér. Lu leyâ, viens, arrive donc; — de
40
. n I y ii l uftâden, tliême aoriste v,i>oi uft, inii)ér. i^^^/Ji^ heyiift , qui;
s'écrit aussi ci*i^ ieyiift, tombe.
Cette particule positive xj &è n'a presque jamais lieu
devant (jilj has et oL 6(^(^, impératifs du verbe auxi-
liaire du verbe q»^ hûden être. On la supprime souvent
en poésie, et aussi en prose dans des verbes composés
avec des parties du discours déclinables et indéclinables.
Exemples :
._X*»*Li>.J herViâsten, se lever, surgir, et ..JCviO^j if «/«î'/ew, soule-
ver, étant composés de la préposition -j 1er, sur, sus, font, à l'impératif,
•aF> j lerMz, lève-toi , ^'oj lerdâr, soulève cela, emporte-le. — Les verbes
,..(A— jUL vâmânden, rester derrière par trop de fatigue, et ...oLiLw-jij
vâijstâden, s'arrêter tout d'un coup, étant composés de la préposition Uj
va, font, à l'impératif, r^*) vdmdn, reste derrière, et o-woij vâyst
ne bouge pas, reste debout; — i'i'-^3 \.:^aj*iO dast zeden, toucher avec la
main (6?t;*0. impér. ,.,p o-s-wO dest bezen, touches-y avec ta main. Dire
ia5>j>J heherUîz, »'iAjjJ hurhedâr , imU".!^ vâbemâii, ^^^f.j*t^^ vâbeist,%^-
rait faire autant de pléonasmes.
63. Ij impératif prohibitif , ou qui défend, se forme
au moyen des prépositions négatives *w< ou * mè, xj ou
... ne, qui peuvent se changer, par euphonie, en ^ tney
et i3 ney. Exemples:
De ..yCi>Lw sâhten, faire, thème aoriste :Lw sâz, impér. ;L<sw..< meçâz
ne fais pas; ou, en langue vulgaire, ;L«*o neçâz; — ql\-uLo mâliden-
frotter, imp. rac. jLo mal, impér. jLi memàl, ou, en langue vulgaire,
jLf nemâl, ne frotte pas; — de iM^^v«y âzmûden , éprouver, thème
aoriste (^wjî âzmây , imp. ^_^uo:Lyo meydzmdy , ou, en langue vulgaire,
içLsjLo neydzmây , n'éprouve pas.
Dans le vers suivant, le poëte emploie ces deux va-
riantes de l'impératif prohibitif du verbe q^^S âvurden
41
apporter, thème aoriste ,t âr, et en même temps, il joue
sur la double signification des particules négatives ^
mey (^ y euphonique) , qui veut dire en même temps du
vin . et ^ ney , signifiant aussi une flûte (quoique X-f^-i
neyâr, correctement parlant, soit une faute):
mey 7temiM/iem neyar — itey nemihukem meydr
Je ne veux pas de vin, ne l'apporte pas (c'est-à-dire apporte une flûte).
Je n'aime pas la flûte, ne l'apporte point (c'est-à-dire apporte du vin).
64. Les verbes qui admettent dans leur composition
les parties du discours déclinables et indéclinables con-
servent les particules négatives, mais celles-ci doivent
se placer entre le verbe et la partie du discours en
question. Exemples:
..i_/0 ^i>»uwO dest mezen, n'y touche pas; \.i>«ww«oii^'«'j vdmèîst, ou
vi>>jy*(LjL vâneist , ne t'arrête pas; ^\j^*jVdinemân, ne reste pas en ar-
rière!; ^*^*J lermeJih ou 'r*^'A, hernelnz, ne te lève pas, reste où tu
es assis. (Voyez Jes exemples, pour la langue vulgaire, du n°. 63).
65. Nous verrons plus bas ce que sont les impéra-
tifs optatifs^ et comment ils se forment.
66. Les Persans ont aussi un impératif de continua-
tion qui s'emploie seulement dans un sens affirmatif. Ils
le forment en substituant la particule ^çA my ou j^*^
hemy à la particule lu hè. Ex. :
dâdi yeddi/âii, m'ideh û bedâdi dddMhân mires
Donne toujours aux nécessiteux cette part de tes biens qui leur revient
de droit {ddcl), et empresse-toi d'arriver au cri {ddct) de ceux qui
en appellent à ta justice {cldd).
L'auteur joue ici sur le double sens du mot i.>b dâd
qui signifie justice et cris.
42
O.'A^ (3L* »^ Lj QrV* *^k-^.3^' *^ '^' 3 ^^ *^'*^ '■^^
o^ ïil^L^ Sri^^ t:?J j^ '^
Mra mûhleti se rûz dèh eyer pis ez mufileti an rnebleyra neqd huned
febihd ve illa bè tdzîdnè mizen td ânki mal beyiizdred yd der zîri ëub
helâk seved
Donne lui un terme de trois jours. Si, avant l'expiration du délai, il paie
la somme en espèces, c'est bien; mais sinon, continue à le fouetter jusqu'à
ce qu'il dépose (exhibe) la somme ou qu'il meure sous les verges!
. : ...aXj. ti)l> » y.x.M ^i^^-vw' ..y-ij-X-i. Ou
bddi renyîii est se'ar u lidk renyità zer — hddi renyîn mtfûrus u
hdki renyin mîcitdn
La poésie, c'est un souflB.e du vent enluminé (inspiration), l'or c'est
de la poussière brillante et belle. Continue à vendre ce souffle et à
ramasser cette poussière (terre, métal).
M iîy mizen u beyûzdr td meni meskîn — nezzare mîkunem dn sd'edi
niyarhi rd
Trappe-moi sans relâche , avec la lame de ton glaive , mais laisse-moi
malheureux contempler ce (ton) joli avant-bras.
rd/i ber sert efldki gehdii hdki endâz — mey mlMr u yirdi Imbrâydn
mitdz
Vas-y, et vite, continue à jeter de la cendre sur la cîme (voûte)
des cieux du monde (c. -à-d.: ne fais aucun cas de ce qu'on dira). Continue
à boire du vin et cours-y butiner autour des bien-aimées au beau-visage.
43
L'expression persane y^ j ti)li> MU her ser, la poussière
sur la tête, veut dire: vilipender, couvrir d'opprobre, mépriser.
i^y^ ^^ 1j i^^ iS>'^^ ^ ^-i^-*' 8L>yy t_$^j?
biigûryy fermudè est kl kiesbij my kûn ta kiâhil ne "sevy — û rûzy ez
hildâ midân td kiâfir ne sevy
Uu grand (saint) homme a dit : occupe-toi toujours d'un négoce quel-
conque afin de ne pas rester oisif, et reconnais toujours en Dieu le dis-
pensateur de la ration quotidienne, afin de lui garder ta foi (afin de ne
pas être mécréant).
67. Jjaoriste n'est que le thème aoriste suivi immé-
diatement des désinences personnelles du verbe normal.
Exemples: (VJ; zenem, J,; zeny , Ai; zened^ etc. Il s'em-
ploie très-souvent en poésie et quelquefois en prose,
tantôt comme le présent, tantôt comme le futur anté-
rieur et tantôt comme le futur simple. Dans ce dernier
cas, on lui adjoint la préposition iu &è ou v ^^- Dans
un des gazels de Hafiz, on remarque ce triple emploi
de l'aoriste. Exemple:
uj! wX5>0 ôyi> ij^iaS ;t ijioU-w! iS ^i^o'
j^La.* .ii*.^ ^ ^^^-JLi qI-^^ L-g.-A_j
tîfy ki âsmânes ez Jeyzi liûd dehed âb — tenhâ yehân beyired by
mimieti sipâhy — bdz er ci ydh yâhy ber ser nehed kuldhy — murydni
qdj ddnend âyyni pddMhy
L'épée à laquelle le ciel aura donné de la trempe dans l'eau de ses
faveurs, accomplii'a toute seule la conquête du monde, sans le secours
44
des armées. Bien qu'il arrive parfois qu'un faucon de chasse se couronne
la tête d'un chaperon, il n'y a que les oiseaux du Caucase qui sachent
bien porter les us et coutumes de la royauté.
Dans cet exemple , lA^J» dehed , aoriste et en même
temps futur antérieur de ^o'j) dâden, donner, est em-
ployé au futur; «Xaaj heyîred , aoriste de ^^iji^ yiriften
prendre, s'emparer, est employé au futur; iA_g.-J nehed,
aoriste de ^olp nehâden , au présent subjonctif; et cXiJU
dânend, aoriste de ^X/^^Jb dânisten, savoir, au présent
de l'indicatif.
Voici encore un exemple où l'aoriste est employé
comme futur:
.^>.Lj iç-^. <AiL^ Lx.3 j*.j -wj qx _5 (Xwlj jj^^, fr^^j y^
eu riistem peder bdsed u men pecer — bedilnyâ nemâned yehj tayccr
A un père comme Riistem, donnez un fils comme moi, et il ne res-
tera pas au monde un seul porteur de couronne debout!
68. Le présent indicatif se forme en faisant précéder
l'aoriste de la préposition ^a mtj. Exemples:
..JCw.j,/ yiristen, pleurer, aoriste *.aj^ yiyîyt;»?, prés. ind. *-OjXa^
miyir'iyem, je pleure, _juJCa/9 miyirîy, tu pleures, lA-vJyîCyO >«éV''^^^'^»
il pleure, ^xj.3C^.< miyiriym, nous pleurons, ôs.>^S.^miyinyd, vous
pleurez, lXa.aJJCx/9 mîyfvjend, il? pleurent.
La préposition ^^ my est parfois supprimée en poésie.
Exemple :
zer'-ei umîd-râ ki mîkâry • — ez sexâh kierâmet âh dehed
Pour les cultures que tu ensemences, espérant en Dieu, le nuage de sa misé-
ricorde leur donnera de l'eau, {dehed pour mldehed; le sujet est kierâmef).
69. Le présent subjonctif se forme en faisant précéder
45
l'aoriste des conjonctions \j i>S M bè, que, ou xj aXi;'/
MBl hè, plaise à Dieu que. Exemples:
,.,0^ miirdeii, mourir, aoriste ^j-*r^ mirem, présent subjonctif nS
X4.J Ici bemirem, que je meure, ou »yt^i xjCïilS kuski ôemirem, plaise
h Dieu que je meuve; i^j^. ^ ki hemir}j,o\\ i^^. *-=3-iiû Mski
hemirif, plaise à Dieu que tu meures ').
J.:>î ^l3- lX^ _^' ;_$Lj ^o *-^ J3; o'^ '-^^'^
^ ^ ^^=3^^ (j.-^--'" L5^j-i? \S-^-^ Ci*— w^
Mi- /}-^« r?fej /ti der pdy tu sild Mrl e</el — desti yeytij bezedjj ivyi
7/eld/rem ber ser
Plût à Dieu que le jour où l'e'pine de la mort s'enfonça dans ton pied,
la main du monde eût frappé ma tête avec son glaive mortifère.
Quelquefois la préposition &j hè s'omet , et */ kl seul
accompagne le subjonctif. Exemple:
merâ mery behter ez yn zendeyij — ki sdlâr bâsem kiineni bendeyy
J'aime mieux la mort que cette vie où, tout chef des armées que je
suis, l'on veut que je fasse de l'esclavage.
Dans les locutions interrogatives , il est plus élégant
de supprimer le kJ^ en ne conservant que le \_j du
subjonctif. Ex. :
1) C'est-à-dire: que je meure, que tu meures en bon musulman, pour
aller en Paradis, (comme nous disons: mourir en odeur de sainteté).
*«^<-. ..-^ meit bemirem, que je meure, t^j^». ^i tu bemiry, que tu
meures, ,.y9 'Jj-* meryi meti,yi ^~a meryi tu, expressions familières
usitées dans le sens de: Est-ce vrai? dis franchement!
Le substantif mort est employé ici dans le sens religieux, la mort
d'un fidèle musulman.
46
*.fc^. heMrem, faut-il que je mange? (•J^jJ gp>^yè^ miMhy he-
revîm, veux-tu (que) nous partions? f^%y^^^heyiiijem, dois-je parler?
(•-^j|^^. beMnim, faut-il (que) nous eliantions?
Les optatifs négatifs ne supportent pas le tu hè. Ils
le remplacent par la négation xi ne. Exemple:
<c>-w'' y^ lSSî-^ nerevy hehfer est, il vaut mieux que tu ne partes
pas; ne pars pas, cela serait mieux.
§ 6. DE l'infinitif.
70. L'infinitif, de même que les pai'ticipes, est compté
par les grammairiens orientaux au nombre des noms dé-
clinables.
71. En ajoutant à la fin de l'infinitif un ^ que l'on
appelle ci^^-î^-î t^. yày hjâqet^ ou y de convenance, on
forme le participe futur, qui est en même temps le sub-
stantif de possibilité, comme on peut le voir dans les
exemples suivants :
^iuJj^ murdeny, moriturus, qui mourra, qui peut ou qui doit mourir, de
.•.0-* mûrden, mourir; — (_^i3.^^ Mrdeny, qui sera mangé, mangeable, de
,..0.»p> Mrû^«^, manger; — i3'-^^ âmedeny, qui viendra sous peu, qui
est attendu d'un jour à l'autre, de ,..iA-^î dmeden, venir; — j^iA— .w
mdeny , possible, pouvant avoir lieu, qui sera, de ...l\*w «Kfi?e«, deve-
nir; — i3'-^ri'-^ dîdeny , qui mérite d'être vu, qui sera vu et que l'on
peut voir, de . . .lXjO «?«i5?e«, voir; — -Âaî. refteny, qui doit partir, de
^^yCs. reften, aller.
Ferdôucy dit:
hemè liideny yofû bùdem hè sdh — zi kéwdn u be/irani u Hursîd ii mâk
J'avais dit au roi tout ce qui devait nécessairement arriver, par
47
(l'influence des corps célestes de) Keyvan et de Behram, ainsi que par
celle du soleil et de la lune.
La traduction française des Quatrains de Heyyâm,
ordinairement si exacte, ne l'est point quand elle rend
(page 100) l'hémistiche suivant:
ez budeny ey clûst ci eidri/ tîmâr
par: ami! à quoi bon se préoccuper de l'être?
Le poëte veut dire: A quoi bon te préoccuper de
l'avenir qui est incertain, de ce qui probablement ad-
viendra? Laisse le destin s'accomplir.
CHAPITRE ni
DES VERBES DÉFECTUEUX
72. La défectuosité des verbes persans se rapporte
seulement au thème aoriste. Quant au thème prétérit,
il se forme toujours de la manière régulière indiquée
dans le chapitre précédent.
§ 1. DES THÈMES AORISTES DES VERBES DEFECTUEUX^
a. OBSERVATIONS GÉNÉRALES.
73. Par un caprice inhérent à la nature de l'étymo-
logie persane, il arrive que, dans quelques verbes, le
passage de l'action prétérite à l'état de l'action présente
ou aoriste, fait changer la dernière lettre du thème
prétérit. Des mouvements analogues à celui-là ont lieu
aussi dans le paradigme verbal de la plupart des lan-
48
gués indo-européennes. Bopp (Gram. comp. vol. I, § 109,
trad. Bréal) fait observer que "les grammairiens indiens
divisent les racines sanscrites en dix classes d'après des
particularités qui se rapportent au temps présent , au parti-
cipe présent et à l'imparfait. Ces particularités se retrou-
vent toutes en zend." C'est une question de grammaire com-
parée.
La particularité de la conjugaison des verbes défec-
tueux persans, consiste en ce que la dernière lettre de
ce que j'appelle le thème prétérit se permute nécessai-
rement en une lettre congénère. La permutation n'influe
aucunement sur les désinences personnelles; celles-ci restent
tsoudées à la dernière lettre du thème et se prononcent
conjointement avec elle.
Cette permutation forcée atteint toutes les voyelles
et les quatre consonnes, p., ij^, (ji- et o de l'alphabet
persan.
Les voyelles brèves du thème prétérit se changent
en voyelles longues dans le thème aoriste. Exemples:
...O^bllrdeii, porter, thème aoriste .i ber; — ^^yl*A>.j; zUteti, vivre,
thème aoriste j^: «jy ; — .«X*«..w silsfen, laver, thème aoriste _^ su; —
,..ij>,^ miirden, mourir, thème aoriste -aX mir.
De j long, 16, se change en î long, â. Exemples:
...lWJ nionuden, montrer, thème aoriste L.«j nilmâ; — qO^^J fei--
miulen, ordonner, thème aoriste La.s ferma; cet 1 «s'unit aux de'sinences
personnelles au moyen d'un ^ euphonique — q^^J-^' uçilden, se reposer,
lX.JLjLaa.L>.^ mUçdijend, ils se reposent; qO^_^1 «jM«We«, éprouver.
■AàjLo:Î ^ my âzmuijend, ils éprouvent, etc.
La consonne o /" se change en v_j &è, en ^ t;, ou
•len j ôii. Ex.:
49
..-xSy ydjten, trouver, i-jb yâb ; — ^yCà-Ciî âsuften, se troubler, se ré-
volter, >— J^-*vt dsûh ; — i"T^-^) reften, aller, irapér. ». rou; — ^».w»>^
mvrevem, je m'en vais, Oj -j nercved , qu'il ne s'en aille pas; etc.
Les mutations de la consonne ^ K donnent naissance
au groupe le plus nombreux des verbes défectueux. Elle
se change tantôt en : s, tantôt en ;ji, s, tantôt en (wvs,
tantôt en ^ l, et tantôt en ^ enff. Exemples:
,.-A:>-'iAi' endâMen, lancer, thème aoriste •}i^^ endûz ; — .-^>» s
furuliten, vendre, (ji:.»|-j fur as ; — .-.X-^l *_-ii sindlifau, connaître,
(__y<LÀXCi sinds; — ..-iLsïVw^ yuéUUen, rompre, J».*«.i yûcll ; — ,.Jk^^
seJiten, peser, ,i;sÀA« senïi , etc.
L'intervention de la consonne ,j, comme dans ce der-
nier exemple, est assez fréquente dans d'autres thèmes
aoristes :
,.yXAw.AvO uisesicH, s'asseoir, {^^v^ uism; — ..,l\xI>- cideii, cueillir,
jjN.^ cia; — i'f^'f Ji'erdcn, l'aire, ..Ji lùin , etc.
La permutation de la consonne iji s est non moins
fréquente. Elle se change soit en (j*>-j îs , soit en . r. Ex.:
,.JCiO^ n'ûvisfen, écrire, (j^Oyi nuv'is; — ..yC*«iO ddsfen, avoir, ^0
ddr , etc.
La consonne y^ s se change en y hé aspiré ou en
lXJ end. Exemples:
^yJ^Z^ gesten, sauter, g^ <jefi ; — . J0*o 5d;5z'(^M, lier, lXàj Itnd , etc.
Il n'y a qu'un seul verbe, quX-jO dlden, voir, (-j-aj
i^n, où. la lettre initiale doit être changée.
Ce verbe donne naissance à plusieurs dérivés comme:
lXjOvL) j lXjO dîd u bâzdîdj cérémonie, des visites faites et
rendues, j^aj.»o dûrhîn^ télescope (longue-vue), etc.
Du thème iA_jo dîd^ se forme »o\_j3 dîdè^ œil. Du
thème ^^y^ Mn, se forment LLo Mnâ, le voyant, doué de
•4
50
la faculté de voir. Le plus souvent, dans les composés, cette
dernière formation conserve son thème primitif. Exemples:
(JN.J xiijJsO O^ merdi cleqîqè bin, un homme qui s'attache aux
détails minutieux; (jnj aT: .-^PO zeJmi zerre hhi, esprit qui aperçoit
les moindres atomes, auquel aucun détail n'échappe.
§ 2. CLASS[F[CATION DES RACINES AORISTKS DES VERBES DÉFECTUEUX.
74. Commençons par donner encore quelques exemples
de verbes non défectueux:
INFINITIF. ThIÎME AORISTE.
...O.àfi» lidrdtn, manger, ,^p> J'iûr ;
,..iAJ'k3» }id/idt'7i, appeler, chanter, lire, l'jU-^ Jidii;
,..t\jLs mande II, rester, ressembler, ..La mân ;
,..iAJLu3 tepâiiden, fourrer avec force, iM^r^ tepiln;
^^J-f*t^ yiisterdeti, étendre, .a*w.5 yiisttr.
75. Les verbes dont la formatton. du thème aoriste
s'éloigne le moins de ce type, sont ceux dont les infini-
tifs finissent en qiAj iden ; leur thème aoriste s'obtient
en supprimant les trois lettres de cette finale:
.•.iAaam. reciden, arriver,
...iAjij yeziden, mordre,
...iAJjJ bûrulen, trancher,
.•.lXjj perîden, s'envoler,
...lXjÔ'-j perâniden , faire s'envoler,
...lXjuwj tereîden, avoir peur,
...lAxJLwjj tersdniden, faire peur, effrayer,
...vAjk.^A>- (jumbiden, se mouvoir, vaciller,
.•.iA-oLax>- Ifiiiiibanidat, ébranler.
U-^
res;
/
yez;
y
bilr;
j^
per;
o';^
perdu ;
U"f
lers;
o^f
tersâii :
v^^
(/ùmb;
o^=^
ij'ùmbd/i.
51
La plupart des verbes persans appartiennent à ce
groupe. Nous nous bornons à ce petit nombre d'exem-
ples, vu qu'ils sont presque réguliers. II faut y compter
aussi tous les verbes dont le thème aoriste se forme en
retranchant les trois dernières consonnes de l'infinitif,
comnn? : ...JC^^v zisten, vivre , thème aoriste ^^\ zhj ;
..-XwJo niyeristen, contempler, Jo niyer] ^JCv^'j dânis-
ten, savoir, ,..'j> flân ; ^Xwjj^' tuvânisten, pouvoir, .mJ^j
tUvân; ...oUvwl istâden, stationner, être debout, i^^^^u^^ ist.
76. Viennent ensuite les verbes où, conformément à
la loi de permutation, commune à beaucoup d'autres lan-
gues, la consonne \^ f de l'infinitif se change en ^ bè
dans le thème aoriste.
..-^iki^ kâften, piler, battre,
.wAî». ni f feu, balayer,
..yAsIj' tdfteu, luire, tordre, tisser,
.•JÀtyM âhlften, agiter, troubler,
..yXàj3 fiTÎffen, tromper,
.JsiLs ydjten, trouver,
..JoLiUv sUâfteii, se hâter,
Trois verbes de ce groupe peuvent s'écrire sans 3 ou :
^s^ kuften, ry^\ riiften, ry^i>^ âsuften; et l'on écrit
également ^^y^^ feriften, sans ^ y.
77. Suivent les verbes oîi le thème aoiûste fait chan-
ger la voyelle ^ w de l'infinitif en ' â long, qui, dans
la conjugaison des temps dérivés de ce thème, devient,
par euphonie, (^' âij, excepté la 2^ pers. sing. irapér.
qui finit invariablement en ' â.
vy
/cùù ;
^i»^
riib ;
vLi-
Idb;
V_J^I
éisdb;
^^■f
ferib ;
vU
lldb;
i_jLXvi
sifdh.
52
..O^ suden, frotter, ^i^^ ^<^!l ;
,.,J>».A~t âçuden, se reposer, {^^' açày;
...L>yLw^ sitùden, louanger, ^^jLXaw sitây ;
...i^iî âlûden, souiller, t^"^' ''^'^;
,..<.>^;î âzmûden, essayer, (^Lo;) dzmây ;
...iJVji' efzûdeii^ augmenter, L5 ; ^f~^y'>
...(J».4>J numûden, montrer, t^^-*^ nûmây;
...v^fcj) riibudeii, ravir, L5 •) '"''^^l/-
78. Viennent ensuite les verbes où la voyelle ' il
bref, placée avant la finale de l'infinitif, se change à l'im-
pératif en ^ û long. Exemples:
...lA^ silden, devenir, (impératif »^ Mou), ^m hv;
..JO«w.Àw silsfen, laver, L5*r^ *%>'
..JCm*.:^ ijusten, chercher, <S*f?' i^'V/>
•J^Aw. rûsten, croître, L5î3 ''^'Z-
79. Les seize verbes suivants, au thème aoriste,
changent la consonne ^^ en : :
,.^Xi>iAjl eiiddliten, lancei", tirer, j'cXil endâz ;
..yC:>l.;t efrdl'iten, lever, porter haut, "Jj! efrâz;
..JC^jJt efrûliten, allumer, jîT* efrûz;
.-X:éyCi' diyihten, slimuler, agacer, r*^^ enyîz:
..-Xév.j) âcihten, suspendre, ij») «i'22;;
.•yi^.. rillten, épancher, verser, y. m;
1) La 2e pers. sing. de l'impératif des verbes dont le thème aoriste
finit par un ^_^ se forme en supprimant cette lettre, sauf quelques
exceptions qui se trouvent marquées dans le tableau synoptique.
53
yunlttun, fuir,
.J«Lé?o bîhteu, tamiser,
._Xi>Lj tâhten, galoper à cheval, courir sus,
..JOi-jO dûJiten, coudre,
,.yL5>^j iûfiicn, désirer ardemment,
.■.'JiS>yM sûhteii, brûler,
• »/J>Li îievâhten, caresser,
..yC>ÎOjj perddhten, polir, perfectionner, et, au
figuré, vider, achever,
;_a3>Lj bâiiten, j.erdre au jeu,
.JC>'vA^ yudâHfcn, liquéfier,
80. Les sept verbes suivants changent (ji en .. Ex.:
,.JCCw^ kisten ou ..yCilU Idsteti, semer,
.yCvi'o dâsten, avoir,
._X^lJo niyâsten, écrire, tracer,
.-A^L*jl emhdsten, remplir,
..-A^L«~i' yiiinâsfeu, appointer,
• JCii'Ài^ yuzâsfen, laisser, placer,
,.-X^'l\>o penddsten, présumer,
81. Les quatre verbes suivants éliminent , au thème
aoriste, la pénultième consonne o de l'infinitif.
.•.iA>J>- ciden, cueillir, entasser, ■^■*^ ^^*^!
,..vAjp y'ùzi'leH, choisir, CV'-r y^^^"'>
(jiAjJ) dferiden, créer, CT^:^' âferîn.
qAjo diden^ voir, fait au thème aoriste ^j-o Mn ; c'est le
seul verbe de toute la langue persane dans lequel la première
j^/
yiirîz ;
i^
hîz;
P
tâz;
j^
dûz;
i9
tâz ;
yr
SÛZ;
■)^
nevdz ;
jW.
perddz;
y^
bdz;
■)^
yiiddz.
t (jii en .. E
}^
kdr;
J^
dâr;
,L&
niyâr ;
.^'
emhdr ;
jUi
yiimdr;
JSÎ
y'ùzdr ;
j^'i
penddr.
54
lettre de l'infinitif soit différente de celle du thème aoriste.
82. Enfin, les verbes défectueux dans lesquels le thème
aoriste se forme encore plus irrégulièrement sont:
..JkA«!^3- hdsien, vouloir,
.-XawIj kâden, diminuer, dépérir,
^JLn*J>- ï/eslen, sauter,
..Jkm. restmi, s'affranchir,
.■yXs.LXj fiziruften, recevoir, agréer,
..wXs.i' yiriften, prendre,
qO^ m'àrden, mourir,
Q(3^ zeden, frapper,
^>!A^,^\Àv sikesien, briser,
{^y^*^y-^i psyvesteu, joindre, rattacher,
(^*X»ao hesten, lier, garrotter,
^2*X-wo ye'sten, devenir, tourner,
QiJOiÀijj heryesten, revenir, retourner,
Q-l/iX^ Jnsten, lâcher prise, laisser s'échapper,
^^y^jë^y*tS yuciJiten, se rompre,
..-XSaw sufien, perforer, percer,
,.J*Ji^ nuhuften, celer,
..yCfti yoj'tbu, parler,
sLS' kdk;
8. reh;
-JiAj pezir;
■ •yXÀù siken;
lXj^aJ 2)6)/ vend;
lXàj hend ;
ùS yerd ;
O-j _j heryerd;
J^-wO yùcil;
v_^XA« siimh ;
.•.Lg.j nefnîti;
1; Le thème aoriste «|^i> M/* s'emploie souvent dans le sens de ou,
soif que. Ion gré mal gré. Exemples:
L\viL.i 8[j3> (A^iu 8^^^ Mh haked Jiâh nehdsed, s'il est ou s'il
n'est pas; K\yS^ nSyS> hâh nelidh ou ^y^ kS!^^ ''*''"/ neliâhy,
volens nolens, bon gré mal gré.
O'
ù\A\ âmeden, venir, arriver.
55
..yXÀv^J nilvisteti, écrire, (jaOO niivts ;
..ycw.vUJ visesten, s'asseoir, (JV*^ nishi;
,.-X-wLi» ^■«*z'd??2 ou .. JCwLs>.j JerMf^e», se lever, j*-^î? berhîz ;
..-X^Li piiUten, cuire,
,..i3_j hurden, porter,
,.iOjJ kerden, faire,
,..u>^-w siipurden, livrer, confier,
.•.J.«»M sumUrderi, compter,
...O.ji âciirden, apporter,
,.-Ai»LLC« sinâliten, connaître,
,.->J>-».î fiirûVtten, vendre,
,..l\j^.l> derevîden, moissonner,
j.O darôtt ;
..J*ÀJJm siniiffen o\\ .•xC>yiJMsimiden ou .•.iAx/-w
siniden, entendre, kJLÂw sinev; imi):
^JLw sinéu.
83. Pour venir en aide à la mémoire , voici tous ces
verbes rangés alphabétiquement.
§ 3. TA.HLEAU SYNOPTIQUE DKS VERBES DÉFECTUEUX PERSAXS.
INFINITIF. THEME AOJIISTB.
*..JCAfcC>) 1 d/jfisfen, planter, ficher, _) d^;
..yCwi.l drdsfen on .^JitM A dresien, orner, i^'.) drdy;
..i3yO:! dzmiiden, éprouver, j^Lo;) âzmây ;
,..o'jO,w' istdden ou ...OuO^o' ystâden, être debout, c:a-w' ist ;
j?
pez;
y
1er ;
c/
kuit;
•L».*»'
sipdr;
jU-iv
stittidr,
;
dr ou
âver;
J^^
^ «.IxÀv
sinds ;
U^î/
fur us;
^.L> derev;
imp;
1) Les verbes marqués ici d'une * sont ou vieux ou tombes en désuétude
et l'on ne s'en sert plus dans la conversation.
56
<r
^^^bs!
O'
o
âçûden, se reposer, l3l-*«' àçdi/ ;
(fsié/ifew ou ..-ASfcà' «jw/ïe», se troubler, v-Jk^il </«<i;
inconnu ;
dyisten, pétrir, imp: ..-T iCCisi! dyiUè
kiin ;
ilftâden ou .•.OUCs fitâden ou ...oLXSfci
ûftdden, tomber, viio! «f^^ et ci^
e/;-^AYéw ou *.JCii'jSi e/V^^i/ew, lever, hisser, y,î' efrdz;
efriihfen. allumer, 557^ efrûz;
dferiden, créer, l'^r!?*' dfenn;
e/5«<rt^d?M ou ...Ojji /è2?<a?é??«, augmenter, c^ P' ^f^^ll>
âyenden, emplir, combler,
dlûden, souiller,
âmeden ou *...oLo) dmâden ou *...0yo)
dmuden, venir,
âmûMen, apprendre,
dmiliten, mêler,
emldslen, emplir, emmagasiner,
euddJiten, lancer,
'^^endvdtn, enduire, (ç'iAJ' enddy ;
0^'
dyen;
^^!
âldy;
J
«y;
jr'
dmûz;
^!
dmîz;
J
uO' embdr;
J
iijoi enddz;
1) ]lans l'Envari Siibeïly (Lumsden, page 6) on lit :
'^jT
■c»— ^s^ J>3^XJ' J-J'»-?
nemîseved beyil oulûd
ieJirèï Mrs'id, il est impossible de badigeonner la face du soleil avec de la boue.
Aujourd'hui, dans le langage de la conversation, l'infinitif ,..J>»iAJ'
est moins usité que .-ji^jJ OkLXj' endud kierden.
57
*.JciiUo' enyasten, inférer, s'imaginer.
enyîRten, exister, soulever,
*..JCwLj^' ubdsten, dévorer, couper.
•yC^.fc! âmllten, pendre, suspendre,
3LJàt
enydz
et
.Lio' tinyâr
1;
jA^'
enyiz 2 ;
>^'
ubâr;
i^J
âmz;
1) Le poëte moderne Kaâny, dans son ^Liijj (conte 57^), dit:
0:Lw y^o»^ Oj^:> 0^ jJ ci'-'*'-^
OTt;*?" /l-ie^ (ki ez) hûlï Md viizu sdzed — ez ci drird tehdret enydzed.
Un homme ivre qui se sert de sa propre urine pour faire ses ablu-
tions, par quel motif s'imagine-t-il qu'elle puisse le jmrifier?
Une autorité non moins compétente que cette dernière, a dit:
er^L> jH?V ^Z»' i '%[ of^
L5
Hn ewel u dJilret [âJûri tu) he g'ùz Mkij tmt — enyidr H ber Mki
tiè der Mky.
Puisque, depuis ton commencement jusqu'à ta fin, il n'y a qu'une
poussière (le néant), ravise-toi (considère), vois que tu es encore sur la
terre et_ non pas (enseveli) dans la terre (Heyyâm).
in yerd v, yuhary ki ber enyihfè — bârdn dû sed sdlè ferû m ni-
sâned.
Les tourbillons de poussière et de sable qu'il a soulevés, ne pourront
pas être anéantis (assis) par la pluie de deux cents années consécntives.
*
58
,.yX^U hâliten, perdre au jeu, jouer aux jeux de
hasard, jouer, îU bâz;
•"qi^^Lj pdl4den, exprimer le jus, extraire, *(^'b^Lj pdldy l ;
*Qc\jJb bâlîden o\i^'y^^\^bdluden,cïOiir&, *i^'^Lj bâldy;
..O^ljpâude?t, guetter, observer, tAj^pây"^;
..j/Uiaju ^<?'/,sto2, devoir, (l'impératif n'existe pas), l5W ^'^y>
y^ ^X^_j pûKien, cuire, iJ pez;
*...L>^-CC^. belisuden, pardonner, j^UlX^. beKsdy;
,..iAxA«X^. Je//«û?«î, pardonner, donner gratuitement, i^_y*^- be/is ;
..J6.;Âj pezïr'ûften ou f.Sz^ô\^^pezîriiften, agréer, JiAj /)e;^2r 3;
..^X5>)iJjj perddMen, polir, donner un dernier coup
de main, et, au figuré, achever, 3 Jv V^^^^^^'>
...i3jJ burden, porter, .J ber ;
* .^A^^_j perhilUen, jeûner, s'abstenir, '^•-fS>~i perMz;
..JO«wJ hesfen, lier, lXaJ bend;
.J^\iJ<J<j petidâsfen , opiner, juger par induction, A\,\Xjt penddr;
,..^J buden, être, tjirwj M« et_^ieî';
.^Xjê^ hîJifen, tamiser, jaJ ^îî;
* .-Ajè^ pillten, tordre, ^^^^. P^^ !
1) Ce verbe ne s'emploie plus qu'au participe passé si^^iU pâMdè,
par exemple: >—»•>?*« ^O^Lj pâludei sib, extrait de pomme, breuvage
favori des Persans.
2) L'infinitif ,.«aj*^jLj pâîsten, qui se trouve dans quelq\ies diction-
naires, ne s'emploie plus.
3) Aujourd'hui on se sert de j^^ perJiiz ou q'-M' j^^- P<'''''^~ Icerden
au lieu de ,.JC:^\P_j perMhten, tombé en désuétude.
59
i^y^^jfr^, pej/rdsten, orner, ^vtr?. V^J^^ij ;
^■jbyA^ peijtmulev, mesurer, j^U-o peyrnây;
^>Y■M^y^ peijvesten, joindre, enter, fonder, lAi^^ pexjvend ;
.•yXi'Lj' tâJiten, courir sus, chasser, ;Lj tâz;
..-ilîu /"«/ye/î ou,. JCfij'z'é/ï'eM, luire, tordre, tisser, ^— 'j' tâb;
,'.iAxÂj' ?'CTfrf'«« ou *,..i3jJuVe?2M</eM, filer, amincir, ,.Ji' ten;
^Y.j**S^^ tuvdnisten, pouvoir, l')!^' t'^'^dn;
*,.yX:>ys* iûliten, désirer,
^JÀj*û>- gi'sten. ou ,.yM/,jS>' §itsfeH, sauter,
..J0.vO>- g'ùsfen, chercher,
...^Ax5> ciden, cueillir,
..jXvrfLi» hdsten, se lever,
...lXjU>- Miden ou ,. JCmoI3» Hdîsten, mâcher,
,■ JCft:> lïùften on* ,• ,<Js,j^jU'^^^ /iiispîden, dormir,
■.yX-wjyi- hdsten, vouloir,
...O'o dddeii, donner,
..-Xàc'o ddsfen, avoir,
..yl^.>/jij ddnisfen, savoir, ...Ij dmi;
.•.iJ^j.O derudeii ou ...iAj^.O deremden, moisson-
ner, ^.L> derev'i:\va^:
derôu;
Q>^^30 difhfeti, coudre, :^l> «?m^;
qlXjO diden, voir, /^j i2w;
1) L'infinitif le plus usité aujourd'hui est celui de ,'\^ji •)'-> derou
herden, faire moisson.
60
...>J>^. rubuden ou, 'x'Ji^»)srïlbûden, ravir, l5 -3; '"^^^ o^
^_^b, rubdi/ ;
^JCw. resfen, délivrer, 8^ ?*e/?-
,.yC*w. r'ùsten, croître, (imp. ru) isSi) ^H'
..JCil. risfen, tramer, filer, U*^^ ^^'
^î. reften, aller, (impér. rSu), y^ rev;
. . .iAj » ?7f/e/i et ..yCvwo. mi?<»î, stercorare, ^-i^ rîij ;
.-;c^. ;•«//'«?. ou (V^5 r'àften, balayer, >— j*j ?-«<5;
..-X^.. rlhten, verser, épancher, JJ^ riz;
.,ol; râffoi ou . ..iAjK ^^âï^e-w, douner la vie,
accoucher, naître, i^\ zàij ;
,..0; zeden, frapper, qj -e»;
*^^050; zudddtH, purger, *l5'^ sif%;
.JCav: -i.s•^'e?'^ ou (^JO^Oj zisten , vivre, (^j ~('/;
*..,Oy; zméderi, hennir, hurler, jjj zl'ieo, imp.
.^^■Lw sûTtten, faire, jLa« «a«;
*.-Xi>^>*< s'àpiUUen, stimuler, piquer, Jjv"^ sdpAz;
...0^>Lw M/«V/t'«. ou ..oLXwOTÏâfl'^»;?, glorifier,louer, (^U^ «/a//;
.-iLi^kvrf 5(^///t;« ou,-, LX^-^^JLwsWi^/V/e;/*, peser, A^J^^ sang;
.JXÀyM sïifieu, enfiler, perforer, ^^Lm sùmh;
.-Xi>fc-w sdliten, brûler, jy^ sûz ;
...O^-w sdden, frotter, ^*-**' '^'^V >
.JC^woL/ii À-âM/e;«, convenir, (l'impér. n'existe pas), j^L^ sây ;
..JoLXXi lifâften, se dépêcher, se hâter, k_jU^ À-i/ai;
...A-Ci mden, devenir, (imp. 'sôtC), y*^ *t'î;;
.JC^^ii sàsten, laver, L^J*^ **''^'
61
..~JJmSJm HIcesten, briser,
. .yXw «yî-^» ;
.-AflK^ s'àY'ùfien, être ébahi, s'étonner fort.
Ai>.fl>Cvl sùyuft
.Jc>lj..i:' smâliteti, connaître.
(jaLxàv sinâs ;
...c^^XC siidden ou ,..0^>LCw sinâden, entendre,
(imp. sinâ/t)
_j-Lw sinvv ;
*q0^ac yûiiuden, dormir, sommeiller,
*^xc yilnev;
qOLX«m.5 firistâden, envoyer,
^,li«»>.vj firist ;
...0^/0.5 fermuden, ordonner.
Lo.s ferma;
.■Jc>5J fûrûMen, vendre.
lA»jS fiirûs;
..-xàj j firîffen, tromper.
^j^.S ^«ô;
C)
>Lr yâdtin ou ...iAjIj yâiden, exercer le coït, içLj
V-^
i>ib./>^_bj ■i'««<c'/«, cxciuoi ie cuii, tÇ y^y >
kâsten, décroître, diminuer, *sLr X-a/^ l;
1) Kaâny dans son Perisun (,..Lcio_j), donne les deux thèmes de ce
verbe:
«La : lXPLXxx iCf (mLx5^ f»^ «lXjO
CM?» «j kietdti pirehen kerdi/ hèten — kâst]f cûn mâ/ii ndu zi an pi-
re/zen — dîdè em kietàn ki mikâhed zi màh — lîk kieiâit my ne didem
mu h kâli.
Lorsque tu revêts ton corps d'une chemise de toile, tu y disparais
comme la nouvelle lune, cette chemise en est cause. Maintes fois j'ai
va la toile amoindrie par la lune; mais jamais je ne vis que la toile
puisse amoindrir (faire pâlir) la lune.
(Allusion aux tissus de toile de lin que l'on fait blanchir (amincir) eu
62
..JCawLj kâlfeii., semer,
^Ly' /fâ;-;
..JCsLf kâfteu I, creuser,
^\S kâv;
.JC^'iAi yiUlâhfen, fondre, liquéfier.
;1(Aj yûdâz ;
..-Xv;'i3Jr yûzâsten, poser, 'mettre sur, laisser.
I^Xi yiizdr;
..JcvivÀi yùzesten, passer, dépasser,
.lXJ yw^'e;- ;
..O-T kerden, faire.
..-J Xi«<;
..J«.'.w.j^5 yim/eiî ou .. JCwjJ yinsten, pleurer,
e5jj r'>y'.-
..JCs ji yinften, prendre,
-xi 7«V;
..yLrS^Ji yurîllteii, fuir.
jJ^ riirfc;
^vAjji yuzîden, choisir.
qJ^ 7Mr««;
..JSj'.êJJ' yii-Aden, lâcher un vent.
jy yiiz;
.ylw,wy k'ûcisten, rompre.
^.mS kiicit;
^Ji^j^j^ yûcîKfen, casser, se rompre.
J.Aw.i yuril ;
...Oj./iCJ' kïisdden ou ^oLi^i' kusâden, ouvrir,
(^LavO kusâi/;
..JCwi' yeste/i, circuler, devenir.
i3jJ 7e?Y/;
..^Xài yo/ten, dire.
^_5^•i?■ r«y;
.-.■«'.;■■ L+if y'ùmdste7i, nommer à un emploi, insti-
tuer,
•U^'^ yïtmâr ;
..yCs».5' kilften ou ...lA-o^J kub'ideu, battre,
piler.
\^S kiib;
les exposant à l'action de la rosée de la nuit. liCS orientaux prétendent
que c'est le clair de lune et non pas la rosée qui en produit le blan-
chissage. Quant à l'auteur . de ces exagérations poétiques , il veut dire
que l'éclat de la blancheur du corps de sa bien-aimée fait disparaître,
absorbe la blancheur d'une chemise de toile fine).
1) Aujourd'hui on se sert ordinairement de l'inlinitif qiAj^Lj kâvî-
■den, creuser.
63
L.
o^/
O^J
ynâuistt'H, ressembler,
nnirdt'H, mourir,
iiïsesten, s'asseoir,
niyasten, écrire, dessiner,
niyeristeti, contempler,
Humiiden, montrer,
iiecâMen, moduler, caresser,
iwvtsfcii, rouler, ployer,
n'ûvisfen, écrire,
nehâden, poser, jjlacer sur,
milmften, cacher,
hïsten, laisser, s'échapper,
ijàristen, rendre capable, aider,
i/âftiM, trouver,
o^
maii;
^
mir ;
Oî^
nisîn ;
p
niyâr;
p
niyer;
j^Ui
n'ùmây ;
3^
uevâz ;
^y
never;
u-:?y
tiûvîs;
»j
tie/i ;
'^^
nuhûf:
J^
Ml;
h
yâr;
vL?
yàb.
% PARADIOMES DKS VERBES DÉFECTUEUX.
84. Rappelons-nous ce qui a été déjà dit, que la dé»
fectuosité de ces verbes consiste uniquement en ce que
les thèmes prétérits diffèrent des thèmes aoristes. Quant
aux particules préfixes et aux terminaisons personnelles,
elles restent toujours les mêmes dans tous les verbes, soit
non défectueux, soit défectueux.
85. Les Persans ont deux verbes auxiliaires: ,m^
bûden, être, et --.(-^ Mden, qui tantôt signifie être, et
tantôt, se faire, devenir.
a. PARADIGME DU VEKBE i')>-^ bl'ukn, ÊTRE.
86. C'est le verbe dont le paradigme présente le plus
64
d'irrégularités, vu qu'il y a cinq thèmes qui lui servent
d'autant d'éléments formatifs : _^ bev , (jib oâs , O^ bûd,
oLj bâd et (i>>^! est ou ci'-w^ h es t.
INFINITIF.
(•ji3«_j iwVd^Mj être (thème aoriste ».j ôev et (_^|liiu ^ôs).
PARTICIPES.
Présent »AJ»J hevende, étant (tombé en désuétude);
Passé «ijfcj ^MÉ^è, été;
Futur Jj^SJ bùdeni/, qui sera, qui peut être.
GÉRONDIF (n'existe pas).
MODE INDICATIF.
fl. p. *~àL 6â*e»i ou |»Lj 3ef«w (vieux; je suis et je serai;
Sing. /3. p. , £-^^ ^àsy ou j^^J ^ei'^/ tu es et tu seras;
3. p. lX-wLj based ou C>yi beved il est et il sera;
fl. p. *-*.*iLj bâsîm ou *j«j 5m»i nous sommes et nous serons ;
Plur /S- P- Oo-vlb 6a^«<a? ou JuéJ bevîd vous êtes et vous serez;
3. p. JOLviL bâhnd ou JUM bevend ils sont et ils seront.
'1. p. *-wLaa^ mîbaseni ou a.a.v/.P /;e5/e;« je suis;
Sing. / 2- P- (C-^^^ mibâsy ou ^^x-w/.?* /^esi??/ tu es;
3. p. lAwiL-yS ynibased ou ^,l>^-^vs^ /?ej2; il est;
Y. p. *.a^La-«-^ mibasim ou *jylw^ hestwi nous sommes;
Plur (2. p. lA^Luk-* mîbasîd ou l\-oO**5> ^ej/ïio? vous êtes;
I 3. p. iAjLwLx-».^ mibâsend ou ^A-*J^aw^ hestend ils sont.
C5
I. y l'A H K AIT.
!i. p. ^jj^jyA mibûdi-m j'étais;
2. p. ^^^yK*^ iiuhi'uhi tu étais;
{3. p. i3«-*-^.^ iininiil il était;
j 1. p. j*.Ji.>j-«.x/0 mibâdîm nous étions;
Plur '2. p. ^\ji->»,A>M* mibûdîd vous étiez;
\
I 3. p. '-^^■^^-^:y' mibûdend ils étaient.
PRÉTÉRIT.
p. *0o buderii ie fus ;
Siag /2. p. ^_50fc.J MfA/ tu fus;
3. p. ^j ii'^a' il fut;
1. p. (*J.'-^ biidini nous fûmes;
Plur. / 2. p. iAjOo biidul vous fûtes ;
I 3. p. lAJJ^ bûdend ils furent.
\:
PRLTiillIT COMPOSK.
fl. p. *' ?Si3^ bûdt- CM j'ai été;
Sing. /2. p. (j=' ^Jfcj ^/vV/<? // ou «O^ />«W(?i' tu as été;
3. p. c:,«-Avl "<^J ^«''/<? e'*/' il a été;
(1. p. *_ji »0^ bâdè i/m nous avons été;
Plur. ' 2. p. 0<i} Si3^ iâVt-' ;/d vous avez été;
8. p. iAj' ^>^jJ 6«</è e>/^/ ils ont été.
PLUs-QUE-PARFAiT (n'cxiste pas).
FUTUR.
I 1. p. i^j l*.pLi> Udhembud je serai et j'aurai été;
Sins. ; 2. p. J^ ^L3» //«//y hûd tu seras et tu auras été;
J>»j vAPLi» //«/<■«( bûd il sera et il aura été;
I 3. p.
">-
66
1. p. k>»J (*_«jpLi> lidhîmhiUl nous serons et nous aurons été;
Plur. ( 3. p. OjJ iA-^P|^i» liâliidhûd vous serez et- vous aurez été;
3. p. 0»J kAÀS^L-S» M/'eîif/iwJils seront et ils a\iront été.
CONDITIONNEL.
Siug. 1. p. ^<3»-o^/« mihihktii (ou avec jTt <;y^r, si) je serais ou si j'étais
etc., eonime fiuiparfait.
CONDITIONNEL COMPOSE.
]. p. ,«-wb ^J>yù^{S' eyer) bildè bdsè/ii ou *l>y»-a«< slX^ (t-^'
cyt'r) «/«/i' nnhûdem j'aurais été et si j'avais été;
Sinsr. / 2. ]). ^^1j »l>^ (jJ ' eyé'?-) btidè hâhj ou ^_5L>y-^/0 »tX^ (..i'i
1ey6';') 5/M^ inîbi'ubj tu aurais été et si tu avais été:
3. p. lA^iU 8i3».J (ji'' 6?y(^r) ômWi? i^sef^î ou <-^^>^ siAàv (j-i^'
(?y(;r) sïïdi' mîbûd il aurait été et s'il avait été:
1. p. *^-iiu «'-^•^ (^S^ eycr^bûdèbdsim ou *j^«fAjyO »lX*1 (r--^'
(^yw) */«/(" mîbudim nous aurions été et si nous avions
été;
Plur. ( 3. p. i_\-^Ij »i^J (-i ' liynr) bûde bdsid ou (AJ»J^^.»-y« »lXà« (j-^'
tfyt'?') *««/(? mîbndid vous auriez été et si vous aviez été;
3. p. lXa^'j ^O^J {^' eyer) Mdè bdsend ou iAJL>^-y« SlX-vO (r^'
t-'yt';-) À'/VV/c"' ?/r/i««/t'«('/ ils auraient été et s"ils avaient été.
MODE SUBJONCTIF.
PRÉSENT.
Sing. 1. p. ^\j iS là bdscin ou ^i-j *.i /'/ becem (vieux) que je sois
etc. comme Faoriste.
1) On dit aussi ^^>.*.A »0^ -i"' ayar hi'uU' imbdk'in, etc.; mais les
exemples en sont Lien rares.
67
ing. 1. p. fnJ>yK*^ (ou xSJm^) aS ki (ou kdskï) viibàdem, que je fusse,
etc. comme le fouJitionnel.
que
PKÉTÉKIT COMPOSK.
si us. 1. p. JiJJÙu 8i3»J (ou bSJiÙ^) iS ki (ou kdskï) hnde hâsem,
j'aie été, que j'eusse été, etc. comme le conditionnel composé.
MODE IMPÉRATIF.
[3. p. (jiiLi has sois ;
^' \ 3. p. lA^L lâlcd ou oL hâd ou oIj hâdd ou Oi^ iw«iî^ (vieux)
qu'il soit;
!1. p. *.>-«ib 6<?*m soyons;
2. p. 1-X.x^Ij è«OT(a? soyez;
3. p. iAà^Ij hâsend i]Vi''<\% ou qu'elles soient.
IMPÉRATIF PROHIBITIF.
f3. p- U*'^•^^ mehâl ne sois pas;
^^^'é- \ jj ^ oVioLo neluliid ou oLys »z(;ô«â? ou o]^^-^ mebevdd om IoU^
mebddd, qu'il ne soit pas, à Dieu ne plaise que ;
(i. p. *jw-iiL*.J neoâsim ne. soyons pas;
Plur. (2. p. lXj^wLaJ nebdsid ne soyez pas;
13. p. iA>*-wL>.J nchdhnd qu'ils ou qu'elles ne soient pas.
IMPÉRATIF DE CONTINUITÉ.
Sin". 1 . 1). ijiilj C-? hemy bas, continue à être, sois comme tu es, etc.,
comme l'irapératiL' prohibitif, avec le préfixe ^ henuj devant
chaque personne.
68
87. Il y a deux particularités à remarquer, concer-
nant l'emploi des temps présents de l'indicatif, à savoir :
88. Le préfixe -^ my ne s'adjoint jamais à *;Cv^
hestem dans aucune personne, parce qu'anciennement ce
temps était un prétérit absolu. On le prononçait hestem
ou istem.
89. Dans les phrases interrogatives avec négation, les
temps présents de .-.--^J hûden, être, doivent être rem-
placés par le verbe normal. Exemples :
On ne peut pas dire ^X.CvLa>.^ J\A meyer nemibdsed, i_\>JO*^ ii.i b'
âi/d ne lies fend, etc.; mais il faut dire i^;^.«*>o j^A 7/ie'yer nùt, \\*.JJm^ L'
/itjd nistend, etc., est-ce qu'il nest pas, est-ce quils ne sont pas, etc.
90. Il y a un optatif qui se forme de deux manières :
1" En plaçant un î a avant le J> cl final de la 3e pers.
du sing. de l'aoriste. Par ce moyen, de cXJi' h'dned^ qu'il
fasse , c>y^ seved, qu'il devienne , «APo dehed, qu'il donne ,
etc., on peut faire des optatifs dans lesquels le vœu ex-
primé aura plus d'emphase qu'il n'en a dans les optatifs
et dans les impératifs réguliers. Exemples:
J>Lo OlX/O 1 J » jOLu? tâle''a veijrâ meded kunâd, que son horoscope
lui porte secours! oL-ii iJOiXS'j \^^/CLi>^. helitet heryestè sevâd, que ta
bonne fortune te tourne le dosi i3L^l> iÇV^» ^^J 'iA3» fiûdâ iiird riizjf
dehàd, que Dieu te donne le pain quotidien! etc.
2" En faisant précéder les verbes du mot ^ yâ (2*^
pers. sing. impér, de ryj>-^ yoften\, dis! ou de ^ j^ yû ta,
dis afin que, dis que. Exemples :
*jl\jO i^y^ .-.-w' ,x.;i Uu\i> w\Jo.>-y5 I.L^Lo ,>yw' iS L^5
^AAjyO u ^ » d/i//d là eciri mâliâra mîh'ùrdeud Jiiiddrd xiikr eciri
hûd dîdim u yû td bebîmm
Ceux qui tant de fois avaient traîné les nôtres en captivité, main-
69
tenant, grâce à Dieu, nous les voyons nos prisonniers (dans notre camp).
Puissions nous {yd ta) les voir toujours tels !
c> — ^**~-^J> 1 i * 0.^i>i — y. ^ rr-^'^
dehen yû si nâliûrdenihâ uiUiiist hemy ey là ez kârdenihd besiist (y).
(Hypocrite gorgé de richesses mal acquises!) Toi, dont toute la piété
consiste à te rincer soigneusement la bouche avant tes prières, lave-toi
d'abord l'âme des crimes qui la souillent ! (Littéralement : lave-toi d'a-
bord la bouche des choses non mangeables.)
A PARADIGME DU VEKBE ...(_\-Ci siideu, DEVENIR.
91. Ce verbe, surtout lorsqu'on l'emploie dans le sens
de devenir, se faire, peut être remplacé par son syno-
nyme Q^-isi" yesten, devenir, (thème aoriste J.5' yerd).
,..iA*i suden, devenir, être (thème aoriste »^ "scv).
PARTICIPES.
Présent a^j»,^ "sevende, devenant (tombé en désuétude);
Passé r,ô^ siidè, devenu ;
Futur ^i_X_ii sudenij, qui peut devenir, qui deviendra.
GÉROXDIF (n'existe pas).
MODE INDICATIF.
AORISTE.
Sing. [ 3. p
1- p- j,\J^ sevtm je deviens et je deviendrai;
iv« *^^y tu deviens et tu deviendras;
J. p. ■^k.M seved il devieni et il deviendra;
70
11. p. ii>-r^.y^ sevim nous devenons et nous deviendrons:
Plur. / 2. p. lAj^Ài sevid vous devenez et vous deviendrez;
13. p. iAJj.Ài hvend ils deviennent et ils deviendront.-
(1 p. ^•fAw.xyO mtsevem je deviens;
Sinçr. / 2. p /cvw^kjye misevi/ tu deviens ;
3. p. Ofc-w^yO miseved il devient;
1. p. j«.J».Xw.jc* mîsevîm nous devenons;
Plur. (2. p. iAj4.Xvoya misevîd vous devenez;
'3. p. L\Jj-isx/S mîsevend ils deviennent.
IMPARFAIT.
f] . p. ^(AXv.>wO misiidem je devenais;
Sin^ 2- P (CiA/AsjwO mîsiid// tu devenais;
3. p. ^X«i-yO ttnsiid il devenait;
( 1. p. >.jLXAi.j>./« mîsiidim nous devenions;
Plur 2. p. iAJiA/iv.jt/« mîsiidîd vous deveniez;
1 3. p. i_\JL\/iw.A-« mihidend ils devenaient.
PRETJiRIT.
,l\a« sildem je devins;
i
^cJvÀi *i(^/y tu devins;
C^M sud il devint;
j^\\mJ sildim nous devînmes;
lXjuX^ sudîd vous devîntes;
lAii-X-vw sudend ils devinrent.
71
PIlETliRlï COMPOSE.
(l. p. [»' SkA^i siidè eni je suis deveua;
Sing. '^ ^- P- (^ hlXàv si'u/è- )/ ou SlXàv hi(/ei tu es devenu;
[3. p. vi>.-wi «lX*w î'ar/f' é'*^ il est devenu;
|l- p- *.j' »lX-w ^«f/^ y'« nous sommes devenus;
Plur. i 2. p. ,_XjI )S\\Jm siidè yd vous êtes devenus;
y^- P- lAJ' «lAXw mdè end ils sont devenus.
1.
P-
Sing.
2.
P-
3.
P-
'1.
P-
Plur.
(2.
P-
3.
P-
PLUS-QUE-PARfAIT.
i»L>4.J siA/^ Vùde hudeni j'étais devenu;
^^O^j Sw\.-iv iî(/(^/è hûdy tu étais devenu ;,
OjJ sjAàC/ î«f/è i«V/ il était devenu ;
l*.Jc>jJ »i_Xàw mdè biidim nous étions devenus ;
iAjO».J SvAXv *(Vc/(^ hiidid vous étiez devenus;
iAj^^j »uX^ mdè biideiid ils étaient devenus.
h p.
Smg. /2. p.
(3. p.
Plur.
uX-ii *PL:i> Tiâhem sud je deviendrai et je serai devenu ;
lA-w ^3..> ^'^^ sM tu deviendras et tu seras devenu :
\àO l\^|^:> Mheds'ùd il deviendra et Usera devenu;
1. p. kA^iw i^^^y6>- hdfntn sud nous deviendi'ons et nous serons
devenus ;
2. p. (Aàv (Aj^PL.^ Jiâ/i'id sud vous deviendrez et vous serez de-
venus;
3. p. wVxi lA^^L^i- JidJwiidsïul ils deviendront et ils seront de-
venus ;
CONDITIONNEL.
Sing. 1. p. |»iA.«Xw!i ruisudcm (ou avec ^\ eyer, si) je deviendrais ou si
je devenais, etc. comme l'imparfait.
72
CONDITIONNEL COMPOSL.
Sing. 1. p. *^v »Aà« (.i ' eyw) sadè basem ou ^J'vt'ty ïl\^ (r^
eyer) *Mc/è m'ibûdem, je serais devenu et si j'étais devenu, etc.
Tinverse du conditionnel composé de ,mi->o
MODE SUBJONCTIF,
Sing. 1. p. |»v*^ *"^ ^'^ besevem ou (••rÀi is^^ ^i Isevem, que je devienne,
etc. comme l'aoriste.
Sing. 1. p. j.LX/iXx/<i (ou iOCiil/) *y /iè (ou M*H) mimdem , que je de-
vinsse, etc. comme le conditionnel simple.
PRÉTÉRIT COMPOSÉ.
Sing. 1. p. (•i^«r>^ 8t\.il (ou iSJ^') nS /ri (ou MsH) siidè mîbudam
ou *-wilj aiAAAi *«c/è bâsum, que je fusse devenu, etc. comme
le conditionnel composé.
MODE IMPÉRATIF.
Sin
(3. p. »..ii "sôa deviens;
\3. p. 0»-vv leviid qu'il ou quelle devienne;
Îl. p. *J*tAi ^em/î devenons;
2. p. 1-Xjvw «m<^ devenez;
3. p. LXJj-il sevend qu'ils ou qu'elles deviennent.
IMPÉRATIF PROHUBITIi'.
[2. p. fc.Civa ?«tf«(^« ne deviens pas;
'"°'\ 3. p. L^/io nehved qu'il ou qu'elle ne devienne pas;
73
'1, [I. ^vCio iwlevim ne devenons pas;
Plur. '3. [). tXjyio nesevîd ne devenez pas;
3. p. i_\JkXCO nesactiiul qu'ils on (|U elles ne deviennent pas.
IMPtRATIF DE CONTIXUITÉ (u'cxlste pas).
92. L'impératif avec le préfixe ^_j 6è, j.^ beëôu, ne
s'emploie que dans le guileh^ patois iranien , et alors il
signifie: va, pars; car siklen veut dire dans ce patois,
de même que dans quelques passages de Ferdôucy: s'en
aller , se mettre en route. Exemple :
c« safiân yuzidead gâij iiuhard — zi màder hcs'âd lidb a drdm u kiird.
Dès que les ^âhs belligérants se choisirent leur cliamp de bataille,
sommeil, repos et nourriture s'enluirent (disparurent) loin de la mère
(du soldat au service des sâhs).
e. PARABIGME UU VERBE .•■^\ Zeden, FRAPPER.
VOIX ACTIVE.
...0: zeden, frapper (thème aoriste ...•. zen).
PARTICIPES.
Présent suX^o; zenende, frappant;
Passé sO; zedè, frappé;
Futur ^O; ztdeny, qui sera frappé, qui mérite d'être frappé.
GÉROXUIF.
.•.Lij zendn, en frappant (peu usité).
:moi)e indicatif.
'l. p. aJ- senem je frappe et je frapperai;
Sing. ( 2. p. ^•. zenu tu frappes et tu frapperas;
3. p. lXJ; zened il frappe et il frappera;
il. p. *jij\ zenîm nous frappons et nous frapperons;
3. p. uVci; zenid vous frappez et vous frapperez;
3. p. lXvO; zanctul ils frappent et ils frapperont.
ri. p. (•'■^«V mîzetiem, je frappe;
Sing. { 2. p. ^ijjyo mîzenij tu frappes;
\'è. p. ^j-AX mizened il frappe;
jl. p. >_OrtyO mizenhu nous frappons:
Plur. /2. p. (AaJ;>.x mizenid vous frappez;
Ib. p. uXxJix^ mîzenend ils frappent.
IMPARFAIT.
il. p. (•'-^jîV* nviziidem ou ,r**->3 zedemy je frappais:
2. p. (_5O;jL/0 mizedy tu frappais;
3. p. ^'r>^ mized ou ;^^3 -'-'"^ '' frappait;
['1. p. *Jl>ij<^ mizedim nous frappions;
Plur. ' 2. p. J^jO:a/0 mizedid vous frappiez
•'3. p. iAjO:a/« mizedend ou (CiAJO; zcdendy ils frappaient..
Oj ~tY/fc'?« je frappai;
Sing. / 2. p. ^O; ze.dy tu frappas
\ "• "■■■ ^^J
|3. p. O; zvo
il frappa;
75
I 1. p. *Jp; ~edhn nous frappâmes,-
Plur. 2. p. iAjO: zed'id vous frappâtes;
3. p. (AJu>j zedend ils frappèrent.
jPRETERIT COMPOSE.
r
Sing.p.
V
f
Plur. C 2.
l3.
j»' 81.3; zedi eni j'ai frappé;
). (^1 8l>; zedè y ou «O; zedei tu as fi'appé;
i^>.Avl »!_>• zer/è e^if il a frappé;
). |*.j' »L>; ~^'^<'^ .!/"2 nous avons frappé;
iAjJ 8l>; sedè yd vous avez frappé;
uXJ' 8i3; ï'er/t^ ««c/ ils ont frappé.
PLUS-QUE-PARFAIT.
il. p. (•'-SJ S'-^j ^''^^ budem j'avais frappé;
2. p. (^i-H^ S'-^5 ~sdf' budy tu avais frappé ;
3. p. Ciyi »i->; xedt- biid il avait frappé;
il. p. (♦Jp^J Si-^; •s'^^/''^ bûdîni nous avions frappé;
Plur. (2. p. iAjJ^j »i3; ^ed'è èMûfïa? vous aviez frappé;
|-'î. p. iAJv3^ aO; ^ec?^ bildend ils avaient frajipé.
îinff / 2
P-
2. p.
3. p.
/9, r.
J; ^^^ù>Mhem zed je frapperai et j'aurai frappé;
O; ^^gS>^y>-Jiâ?iy zed tu frapperas et tu auras frappé;
O; O^'^^ M//ed zed il frappera et il aura frappé;
>->; *.A^U3» liâliim zed nous frapperons et nous aurons frappé;
Plur. (2. p. O; \\^^^i> llâl'âd zed vous frapperez et vous aurez frappé:
13. p. J>; LXA^|^3»M/'6%^.ïe(5?i]s frapperont et ils auront frappé.
CONDITIONNEL.
Sing. 1. p. j.O«y« mîzedem fou avec ^1 é-yt^?-, si) je frapperais et si je-
frappais, etc. comme l'imparfait.
76
CONDITIONNEL COMPOSA.
Siug. 1. p. *0^>^ s->; (•- J ' t'ytf?') ::ecUf. mîhûdem ou *-wL sOt (.-i'î
eyer) «er/è i«6'««, j'aurais frappé et si j'avais frappé, etc. comme
les conditionnels de ...lAÀi^ i).
MODE SUBJONCTIF.
Sing. 1. p. ^j^ iS kl bezencm ou *j: .O kl ztutim, que je frappe, etc.
comme l'aoriste.
Siiig. 1. p. (•0;-ya (ou \XàvLj ) ïS kl (ou kcfskï) mizedem, que je frap-
passe, etc. comme le conditionnel composé.
PRÉTÉRIT COMPOSÉ.
Sing. 1. p. *..iiu »Oj (ou sS.X!}S) \5' kl (ou kâski) zede hâsem, que
j'aie frappé, etc. comme le conditionnel composé.
1) Exemple:
^tLo^ ^ J^* ^X>:.w.j! ^i>j«Ls w^r>Lo iAJ»/«..^5^ .b.>w
serddri hûnermend sâxlbl ferdcet âii es/ kl xUin u %o'«ef^è dastè
bâsed u ez ehbdrâti nîk a bud Jierdçân neseced ii ez rwj dâtiik u inçdf
cXi^'li %«?!? nùmuyed.
Le général estimé serait celui qui aurait eu de la douceur et de la
longanimité, insensible aux mauvaises comme aux bonnes nouvelles, fai-
sant triompher la vérité de ce qu'il sait être réellement sage et juste.
Un bien encore:
Sing 1. p. j.»>â.Ajyo »J: (ou ^xxc'l5') iu li (ou Icîskï) zede mibûdem.
que j'eusse frappé, etc. comme la première variante du con-
ditionnel composé.
MODE IMPÉRATIF.
Sinsr.
(2. p. ...y bezfii frappe l);
i3. p. lAjy h<:zentd quil frappe;
il. p, f^-t-^'-^ bezeunn frappons;
Plur. ' 2. p. lXaJ^ hezenîd frappez;
I 3. p. JOoiJ bezenoid c^ViWîi frapjent.
IMP1J.HATIF PROHIBITIF.
f'2 p. iM^ hitzen. ne frappe pas;
Sina:. j Vt .
" \ 3. p. Oop nezeiu'd qi\ ils ne trappe pas;
1. p. |*^P Heseuim ne frappons pas;
Plur / 2 p. tXjoy nezenid ne frappez paz;
3. p. lAxii: iwztnvnd qu'ils ne frappent pas
1) On emploie aussi ^a avec l'impératif de continuité comme dans
cet hémistiche du ^iJJos de Roumv:
vAi. )^ ^^ 3 p ^ ^. / (Jlî;
nhi hcr \jcl' m'i niyer u my dâr pas.
Observe la figure de chacun deux et sois sur tes gardes,
La préuosition ^a mij, dans les verbes composés, peut s'intercaler
entre les deux membres de ces verbes comme dans l'exemple déjà cité à
la page 22, lignes 13 — l(i.
IMPKRATtF DE CONTINUITli.
3ing. 1. [). Qp J$ //e?ni/ bezen, continue à frapper, frappe toujours,
etc. comme l'impératif affirmatif, avec ^ hanuj devant tou-
tes les personnes.
§ 5. VOIX PASSIVE DU VEUBE .JJ^Àj^jS kùsteil, TUER.
93. La voix passive se forme en mettant le participe
passé du verbe que l'on veut conjuguer, avant tous les
temps et les deux nombres du verbe auxiliaire ,.,0>-ii Hiden,
(devenir) être. Ce participe reste toujours invariable.
Les Persans modernes évitent d'employer leurs verbes
au passif. Ainsi ^y>\ dont on vient de voir la voix active ,
n'a point de passif et quelqu'un qui dirait, par exemple:
^tjX^ ^>! TiJ>-. zedè my ëevem, ne serait pas compris. Il n'y a
que l'usage qui décide si tel ou tel verbe peut se conjuguer
passivement, comme par exemple : QiAui ^JOi^ kûstè siiden,
être tué. Ce verbe a sa voix passive au complet. La voici :
...sA^i XaXv.5^ kiiitt' sildeu, être tué.
PARTICIPE PASSE.
nôdii hJJmS lusfè sùclè, ayant été tué.
MODE INDICATIF.
Sing. 1. p. j»^À« \XwJ kûltè siivem, je suis tué et je serai tué,
etc.
comme l'aoriste de ,..vXii sïïden.
Sing. 1. p. ^yCvsA/c *.XXvJ ku.st(' mihvem, je suis tué, etc. comme le
présent de ...vA^ii siiclen.
IMPARFAIT.
Sing. 1. p. ^(A.CIXx/0 aJi.^^ !.'ûsiè mu'ùdem, j'étais tué, etc. comme l'im-
parfait de ,..iAav "sûden.
Sing. 1. p. ^lX^ iwCCvJ kuste. sMem, je fus tué, etc. comme le pré-
térit de ...lAÂi sihlen.
PKÉTÉUIT COMPOSÉ.
Sing. 1. p. 1»' 8cX-vy *JC/w.j kûstè sûclè em, j'ai été tué, etc. comme le
prétérit composé de ...l\U« sue/en.
PLUS-QUE-I'AIIFAIT.
Sing. 1. p. («i-JàrJ «_Xàv NXvi.i /i-iii/è sudè ôûc/em, j'avais été' tué, etc.
comme le plus-que-parfait de ...lA^i s'ùdeu.
Sing. 1. p. ô^Jm *.^uj> s.'ÀmS lilsfè liàhein siid, je serai tué, etc. comme
le futur de ..lAXC iiideti.
tONDlTIO.N'NFXi.
Sing. 1. p. iiA/lv^x/O iJOio (,i ' lycr) kustè mîmdtm, si j'étais tué et je
serais tué, etc. comme le conditionnel de ...\\m s'ùden.
C0-\D1ÏI0NXEL COMPOSÉ.
Siug. 1. p. ^XCu »l)cw \AXC^i {,^^ eyer) kuUès'àdè ldseni,%\ y a\z.iséiéivié
et j'aurais été tué, etc. comme le conditionnel composé de c.iAÀi
mden.
80
]\IODE SUBJONCTIF.
Sing. 1. p. ^Y^ x'ÀJmS hS h kùsfp sevem ou *y^
besevem, que je sois tué, etc. comme le présent du subjonc-
tif de i'ti-^-*« suden.
Sing. 1. p. *lX»w-»..* Ki^ÀùS (ou xXàOlJ ) *j /i (ou Icaskï) huste mî-
sudem, que je fusse tué, etc. comme le prétérit du subjonc-
tif de ...lXàw sud en.
PRÉTÉRIT CO.MPOSÉ.
Sing. 1. p. *.-wLj «uN-vi dJ^mS (ou nJsJiXS^ gS ki (ou Jcâski) kiistè sûd£
hâhm ou *O^jy0 «lA.^ «JCCii^ /•usi'è«u</è»îïÔM«?e»i, que j'aie
été tué ou que j'eusse été tué, etc. comme le prétérit com-
posé du subjonctif de ...iAàv sàden.
MODE IMPÉRATIF.
Sing 2. p.j-ii &x-Ci.S k'usfè son, sois tué, etc. comme Timpératif de
,..i_\àw sud eu.
IMPÉKATIl'' PROHIBITIF.
Sing. 2. p. »-Cis/î aJJJ^ kusfè 7nesdu, ne sois pas tué, etc. comme l'im-
pératif prohibitif de QiAXi sàden.
IMPÉRATIF UE CONTINUITÉ (n"existe pas dans la voix passive).
§ G. RF,MAI!(iUES SUR LA VOIX PASSIVli.
94. Quoique tous les temps de ce paradigme existent
81
selon la grammaire, l'usage les admet rarement. On di-
rait que, dans le génie, de la langue persane, il y a
quelque chose d'antipathique à l'emploi de la voix passive.
Ainsi, au lieu de dire juJm^ 8i3: ze(/è mîseeem ou (»eX-vi 8i3; zedè
Mdem, ou \\Xm j».PL_i» »l>: zedè Mhem sikl, ou (*-vOLi 8i-\_w »(J* _i 5
eyer zedè sildè hdsem, ou *.*v1j siXil Sv^; iiSJ^^ lâskizedèsûdèhdsem,
etc., expressions qu'un Persan illettré aurait de la peine à comprendre,
on dira pl'}s volontiers et, en même temps, plus élégamment :
lAxJi^ '_* merâ mizetiend, on me frappe; iAjO*. '_< merâ zedend, on
m'a frappé; Oj lAx^Ui» !-/0 merâ Mhend zed, on me frappera, ou
bien, ^^.lt^ *^L^ S-'Vv" ^*^^ Hdhem hitrd, je serai battu (littérale-
ment: je mangerai le bâton); iAÀi;jyO ^-a jT ' eyer merâ mîzenend, si
l'on me frappe; LXJu>fc>-»-< »Oj '-« xXiwU kâski merâ zedè miiudetul,
plût à Dieu que je fusse battu! etc.
Les littérateurs du pays reprochent à Zehir-ûd-dîn ,
chroniqueur du Mazenderan, son habitude de se servir
des locutions passives, ce qui, disent-ils, rend le style
peu élégant et lourd. Un critique européen ne serait pas
de leur avis, car le récit simple de sa chronique nous est
bien plus agréable que les métaphores exagérées des his-
toriens plus modernes comme, par exemple, Mirza Mehdy,
auteur du t_5;i->Lj s^o Dilrrèï Nâdiry, et autres.
Yoici quelques échantillons du style de Zehir-ud-dîn :
ciin hè rûstemdâr recîdè sild ânèi vezâif hâd reçdnidè siid
Lorsqu'on fut arrivé à Kustemdar, ce qui restait de la solde fut distri-
bué aux troupes.
hedepy û ^ezmi gezm sildè hemiihâribè âraddè sud
On résolut de le repousser énergiquement et on se prépara à la lutte.
6
82
(Voy. ...LCw-Ja è^J)^* ^^'''^^'' téberistdn, édition Dorn, pp. 508 — 511,
et passim).
95. Il n'en est pas de même pour ce qui concerne
les verbes persans qui ne sont passifs que par leur forme,
mais qui ne marquent pas l'action dirigée sur un objet,
comme ,..t\^ lù^^,^ revânè Mden, s'en aller, partir; (ji^li
...Jcw nâKôs sûden, tomber malade; ^tX-ii aOyoij pejmurdè
Mden, être fané ; q"-^^ ^\^ zâyè'a êiiden, être gâté ; etc.
Cette forme de verbes , dis-je , neutres ou réfléchis, est
d'un usage fréquent sans qu'on cherche à les paraphraser.
96. Voici encore une autre manière de former la voix
passive d'un verbe persan:
Pour obtenir le présent de Vindicatifs on prend un par-
ticipe passé arabe, ou bien quelque mot persan qui re-
présente un de ces participes, et on les conjugue au
moyen du verbe normal. Ex.:
De Jvw»<* mersul, envoyé (arabe), .i.^-*^ heberdâr, averti (persan),
,.,«jjw meyhân, trompé (arabe), soLot âmâdè, prêt, préparé (persan),
S^M sevar, action de monter, et aussi, cavalier (jiersan), etc., on forme
^yM-A mersulem, je suis envoyé, i^.'O— .*->• Jwherddri/, tu es averti,
^jkJ»>jbs meyhimm, nous sommes trompés, lXJ' li^yU)) dmâdè end, Ws sont
prêts ou elles sont prêtes; on dit: également ..l\-w ^yM ). i^ajw' esprâ sevâr
sude7i, monter à cheval, et aussi: \\m }y>M XX»*<.ij y ^iJf*S kesty
yd keîesleè sevdr siid, il monta en vaisseau ou en calèche l).
1) Il faut distinguer M^sJii }yM sevdr sûdem, je montai, de .^y^
iwjikj sevdr budeni , j'étais déjà monté. Dans le premier cas , l'action vient
de s'accomplir; dans le second cas, l'action continue encore.
Pour dire: il monte bien à cheval, on dit: i.ii*-*«' ^'v^ v- J^.'> hiib
83
97. Pour la formation des autres temps et modes, on
conjugue ces pai'ticipes, ou leurs équivalents, avec les
Terbes auxiliaires ^y^j^ bûden, ^iJ^ siiden ou ry^^^
;^esten, indifféremment. Exemples:
(A-à ijt-Mi-A mersûl sud, il fut envoyé; (««jJfcxJ j^'^rt^ lielerddr
nebudîm, nous n'étions pas avertis; fcXi»< ...yjw meybun meséu, ne de-
viens pas trompé, ne te laisse pas tromper; lA-Làb joUÎ dmddè bâsend,
■qu'ils soient prêts, etc.
CHAPITRE IV
DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE VERBES PERSANS
§ 1. DES VERBES DERIVES.
98. Les Persans n'ont qu'une seule espèce de verbes
dérivés qui correspondent aux verha causativa du latin,
et qui se forment en ajoutant ,.,tXi' ânden ou .mlX-ùî
ânîden à la fin du thème aoriste '). Par ce moyen, les
verbes intransitifs se changent en transitifs, et ces der-
niers deviennent doublement transitifs. Exemples:
De ...t\-ç— w. reciden, arriver (thème aoriste, /*. res), on fait,
QiAJUw. reçânden ou qiAxJLw. reçâniden, faire parvenir; de ..(.
sevdr est, ou mieux, xiiî^Li Lo .^^ ^ ^ '« "^ ^l'v*' s^^^'^^i Mbist md
sâllah, c'est un beau cavalier, de par Dieu!
1) Les verbes causatifs ne dérivent jamais d'un thème prétérit, mais tou-
jours du thème aoriste.
84
pudden, couvrir (thème aor. '^y^ pus), on fait ,..cV-Jl_w^_j pusân-
den ou ...lXjOLÙvJ pitsàniden, faire couvrir, cacher; de ...0.^3» Tiûrden,
manger (thème aor. .^^ hûr), ...lA-jL^-i» Hiirânden ou .•.LX-A-J'.t_^
hûrânîdeti, faire manger; de .-y^j resten, être libre (thème aor. s reh)^
...uXJL^j rehdnden ou ...lX-oLP. rehdniden, délivrer, élargir un prison-
nier; de ...LX-oLi> Mbîden, dormir (thème aor. ^^L> Mb), .. ,ô\j\i\^^
hâbdnden ou ,..i_X-ouU— S> Mbdmden, endormir quelqu'un, le faire cou-
cher sur le dos, etc. Il n'y a que .. JCv^-vio «we^z'e», s'asseoir (thème aor.
^^jyûCo nisin), qui forme irrégulièrement son verbe transitif: ...lAjLcio
nisdnden, faire quelqu'un s'asseoir, planter, établir, et non pas «j*?w<f«<<fe«.
La signification des causatifs en îden renforce un peu
celle des causatifs en ûnden\ mais, ordinairement, ces
nuances se confondent et on les prend les uns pour les
autres. Le savant Viillers (verborum ling. pers. radiées,.
p. 22) fait remarquer justement que, parfois, la significa-
tion des verbes causatifs n'est plus rigoureusement ob-
servée; mais je ne serais pas de son avis au sujet de
^^yJi^ôS qu'il considère comme le causatif de ..J-UiÀ^.
Ces deux verbes ont, chacun, leur causatif propre ré-
gulièrement formé de leurs thèmes aoristes respectifs , à
savoir : qlXj'.lXÏ' yilzerânden ou ^^lX^UlAÏ' yiizerânîden y
dérivent du thème aoriste .ôS yiizer, et signifient: faire tra-
verser, aider à passer d'un endroit à l'autre ; tandisque
QA^'Ài )'iizâsten veut dire: laisser, abandonner, poser. Ex.: à
l'impératif, lXj.AJo beyûzeHd, passez, traversez. — lAj.iiÀio
beyiizârîdj laissez de côté, mettez là. Uélif ' â fait ici fonc-
tion de gounâ sanscrit comme dans l>|jj hevâd (voy. page
67, ligne 10) qui dérive de J>yi beved.
99. L'usage seul peut apprendre si tel ou tel autre
verbe persan peut former un dérivé causatif, car il y en
85
a qui en sont incapables, tels que qiAjJ» dîden, voir,
^-JCài' yoftenj parler, r\^_y^^ âzmûden, éprouver, et beau-
coup d'autres. Tous les verbes dérivés se conjuguent
comme les verbes défectueux du deuxième groupe.
§ 2. VERBES COMPOSÉS.
100. La majeure partie des verbes persans appartient
à cette catégorie. Il faut y distinguer trois classes.
l'* Ceux que l'on forme en les faisant précéder d'un
substantif persan ou arabe ; ce sont les verbes nominaux.
Exemples :
..yiU/b^^Àv jt^'j^ seldm sikesten, lever la séance (littéralement: briser
l'audience); ,..l>'l> ijilj-J yusdàden, prêter, donner l'oreille; ...o'i3 -jw
ser dâden, mettre en liberté, laisser s''échapper (littéralement: donner
la tête); ..JCi»'tXi' -o tir emlàhteii, décocher une flèche, et, en par-
lant d'une arme à feu, tirer; cjOj lo' edâ kerden, s'acquitter d'une
dette; i-\^S \<^ diir kerden, faire la porte, c.-à-d. expulser quelqu'un, le
mettre à la porte, le chasser; Exemple:
»-^^ U^)^ ^"''^^ kerdem, je l'ai expulsé.
Nous donnons ailleurs le paradigme de ces verbes.
Ici, remarquons que les substantifs qui les précèdent,
n'en forment jamais partie intégrante, c'est-à-dire, que la
conjugaison non seulement se meut en dehors de ces
substantifs, mais aussi que l'on peut intercaler toute une
phrase entre le verbe et le substantif composant. Ex.:
ta qecem berâxi jpdki X'^-^'^ti mileymdn, ^aletjhi ssulurn nelU'.ry
Avant que tu ne prêtes (mauges; serment sur l'âme pure de Salomon,
que Dieu le bénisse I
86
...L>.ki> *.**^5 forment un verbe composé dont les deux
facteurs occupent ici les deux pôles de la période.
NB. Les Turcs disent, dans leur langue, and ihneky
boire le serment. Il paraît qu'autrefois, avant la presta-
tion, les deux parties se faisaient des incisions au doigt
et buvaient de l'eau mêlée avec quelques gouttes de leur
sang. Les Persans, au contraire, disent ^o^yj> v_jî âh
Jiûrden, manger de l'eau , pour , boire.
On peut aussi remplacer ^■~>S kierden par les verbes;
,..^^fc*j nûniûden, montrer, et q'->^jS fermûden, ordonner,
lesquels perdent alors leur sens primitif et se traduisent
par faire. Ce changement de signification a surtout lieu
dans le style élevé , et lorsqu'on parle de faits accom-
plis par quelques personnages haut placés. Exemple:
lXjoLoÀJ hefermdud, entrez, s'il vous plait, ou, commencez.
2° Les verbes qui ont pour thème un mot arabe et dont
la terminaison et la flexion sont persanes '). Exemples:
Tjes substantifs arabes ivdJ. reqs, danse, i.„JLb tdeh, demande, ^^j^
feJiM, entendement , «do hel'a, acte d'avaler , JaJlÈ yelt, acte de rouler,
culbute, »»Xj nehik, blâme, reproche, Im semm, flair, etc., ont donné
lieu aux formes hybrides ..lAjukaï. reqsiden, danser, ..^\^^jSS:3telehîden.^
demander, ..lAx^^ yi'/?»?&/e?i, comprendre, ...tXiL^^J feJimdnden,iûre,
comprendre, enseigner, ...tXjOtlj bel'aîdeu, avaler, ...iA_» hlr yeltîden,
rouler, ...lA-^P^^ nehiihiden, blâmer, ...cX-<-*-ii semmidai, flairer, etc.
3° Enfin les verbes adverbiaux, qui sont composés soit
des parties du discours indéclinables, soit des préfixes
.O der ou .Jsi' cnder, dedans, y ber, sur, ^b bâz, en
1) On peut à peine dire que ce soient des composés; il serait jlus
exact de les appeler verbes d'une formation bâtarde, hybrides.
87
arrière, -o'' ylr, capture, etc. On forme ainsi (ou .lAj') .O
...lAxit (1er (ou ender) âmeden, entrer, et aussi, sortir, ^^Jcèr.^Lj
herâvîKten, suspendre, planer au-dessus, ^^yjJ.à>ji berHâsten,
se lever de son séant, ^^-Xàijb bâzyoften, répéter, redire,
QiAxiîjjçi jîrâmedenj devenir pris, tomber entre les mains,
etc. Ex.:
yek miiryi Tiiïby yircm dmede bûd oa yir dciirdè bûdem X^/f ^^ ^^
destem der reft , j'avais attrapé un bel oiseau: quel dommage qu'il se
soit échappé de mes maius!
Ci-w.^'» L* Ojj k-« iJ*V. ^"^ U*^:^ P^^ hcyd pes marôu nezdi
rad vdîst , viens en avant, ne recule pas et tiens-toi debout près de nous j
vi^^i^.jt .-.Lio j LisS b ,JJ*iK> d^isii hd qezd bar netuvdn dcîhf,
on ne peut lutter (suspendre la main) avec le destin.
Du verbe " "^.t,^ c>"-_a«l> dest àeîhteti, vient le substantif
ijjLXwiJ dtstdciz, appui, sauvegarde, prétexte auquel on se raccroche.
L'expression ci-dessus ..-X^.») j •^:^,f,M^ dast btr dvihten, suspendre la
main, correspond au français: en venir aux maius.
§ 3. A'ERBES IMPERSONNELS ET VXRBES CAUSATIPS.
101. Les Persans ont trois verbes impersonnels: qAj^w
sezîden, être bienséant, ^.X_wwjLj bâîsten, falloir, être
de nécessité, et ^JCv.oUi sâîsten, convenir, qui tous les
trois régissent le datif. Ces verbes ne s'emploient or-
dinairement qu'à l'infinitif et à la troisième personne du
singulier. Cependant, dans le vieux langage, on trouve
des exemples d'exceptions : *^.l.i; ^^♦J L .1/ ^^ hîè kârirâ
nemy Myem, je ne suis bon à rien; pour ,^;^j^ l^'— ? 3^
*;Cvy-o iCCv.oLi; JS ez herây Me kâr sâïstè nîstem.
88
Il importe de savoir l'emploi et l'application de ces
verbes:
102. ..tXjjw- sezîden, convenir, ne se conjugue qu'à la 3^
personne et se construit avec un datif. Exemples:
turâ, ûrd, mârâ, s'àmârâ , ysânrd misezed ou nemy sezed , il est ou il
n'est pas bienséant à moi, à toi, à lui, à nous, à vous, à eux, à elles;
et ainsi de suite pour tous les temps; k:>- .-<■. L>;.w,i O1.W.J bestzed
nesezed bemen ci, il convient ou il ne convient pas, qu'est-ce que cela
me fait? .l\>wJ XJ C>^ "-^î^ r*^ i._.a»w.o ). , ç-^^^i ddemij rd neceb
le Jiûner bdijed kerd ne bepeder, il faut anoblir {faire cas de) un homme
selon son mérite et non pas selon son père {sa gé^iéalogié); ^la ÎJ' ^j '
eyer /?«•<?' mùzdi hidmet nemîbdyed merd hem J'àdmety bimuzd nemûdijed,
si tu ne veux pas (s'il ne te faut pas) que je te récompense de tes servi-
ces, il ne me convient pas non plus d'accepter des services gratuits.
tXciy o''^3 '*'-^-*-^ "-\i^ Srl>-^•-^'* 'r^ r^
//d^r yî-îVi^ tdâs bdyed gâuri hindustdu kesed — her kird mexJbûb bdyed
kundei zinddii kesed.
Quiconque veut avoir un paon, doit se donner la peine d'aller aux In-
des; qui veut avoir une amie, doit se résoudre à traîner le boulet des
cachots {r esclavage) ').
1) »l\à^ kmidè, grosse bûche qu'on attache aux pieds d'un forçat en
guise de chaîne (en russe, kandalhj).
89
kdrîki he ^eql her neydyed — dioâneyi der û bebdyed.
Dans une affaire où la raison échoue, il faut recourir à la folie.
Le forme hebdyed est tombe'e en désuétude.-
yoftdry hy hier dur cii direhti by bâr y Hz suHteu rd nesdyed
La parole sans action, comme l'arbre sans fruits, n'est bonne qu'à
jeter au feu (m marque le datif).
103. On peut paraphraser, et cela est plus élégant,
en substituant au verbe ^^JO*oU; Mïsten, les noms J^'j*- se-
zâvâr ou / 'dji lâïq , convenable, ou o^^L^i leyâqet, con-
venance, et dire:
OJlXj '.L4-W ^i>oLo u>-^>) i"r'.' J/'* ^^^'^ leydqeti siimdrd tiedâred,
cet habillement ne vous sied point, n'est pas convenable à votre rang
ou à votre âge; O^xj U^ O*^.*^ ou ^'j'jaw '^P* l'T"' ^'^ %<?»•/' *e-
sdvdri ou Idiqi- silmd nebud, cette parole ne vous convenait pas ; un homme
comme vous devrait parler autrement.
104. ^A.w.j>j hâtsten se conjugue aussi, mais à la 3e
personne seulement. Exemples:
*J.A4>J ^-\?Lj l^ hemè bdyed bemîAm, tous (nous) devons mourir;
OjA4>J c^^-^^L*^ mibdîst bemired, il lui a fallu mourir, qu'il mourût !
105. Pour donner une idée de la construction de ^^ylAwjLi
hâîsten avec les pronoms personnels conjonctifs, je trans-
cris ici, volontiers, l'exemple suivant de la grammaire
de Mirza Ibrahim, dont la rédaction persane est toujoui'S
élégante et correcte:
j*JO*oLAx/fl mîbdîsfern, il m'a fallu ; ^^C^w^jL-iye mibdhty ou i^;^j1awjL.x/9
mîbâistet, il t'a fallu; , . .L»JC-w>-jL*— a— ^ mibâîstimân , il nous a fallu;
,..LXx/**Mjy>-y4 mibàhtitàn, il vous a fallu; ,..L.CC«J^AMwjLA-y5 mlbàistisdn,
il leur a fallu.
90
106. Dans le style familier, au lieu de uXoL bâyed, il faut,
et OcjLô nebâyed, il ne faut pas, on dit impersonnelle-
ment (A^l^ ^gA my Kâhed, on (le) veut, et iA^|^ ^_^
nemy Mâhed, on (ne le) veut pas. Exemples :
l».tOJ '.L^ (ji;fcj"^Lj nS tX-oLcjà-yo Lj5 âyâ mifermâi/'id ki bâ-
lâpûsi siimârâ berdârem , ordonuez-vous que j'emporte votre manteau? —
(A^|*-^oç4J nemiliàhed, il ne faut pas.
qedry b'ister [rcHy mt/id/ied, il faut renforcer un peu les couleurs de ce
tableau,
<?6rM beîn shjâhij vesmè nemy hdJied — hh bcîn naztkif yillberg nemy
Mhtd 1).
Pour des sourcils aussi noirs que les tiens il ne faut pas (du cosméti-
que) de vesmé; à côté de lèvres aussi délicates et vermeilles il ne faut
pas de feuilles de rose, etc. {Cliatison des rues de Téhéran).
107. .JC**oUi ne s'emploie qu'à l'infinitif et aux troisiè-
mes personnes. Exemples :
Joi3 ..JCawoL» -XjJ .JOaoUv sâhten d'iyer u Idisten dîyer,
autre chose est convenir et autre chose falloir, (locution proverbiale).
1) Le poëte joue ici sur la double signification du verbe ^yLwî^i-
Hâster. qui s'emploie ordinairement dans le sens de vouloir; mais, dans
le présent exemple, ce verbe signifie falloir et, pour cette raison, ses
régimes directs ^J\ abrû et wJ leh , ne sont pas suivis du '. râ de
l'accusatif: il en est de même pouri(>^A«5 i-e^w^, dans l'exemple précédent.
91
ânëi sâx<^insrâ mibâyed heclèrà nemy sâijed ii zenrâ nemisezed, ce qui
devient obligatoire pour un homme mûr (littéralement: au maître de la.
barbe), ne convient pas à un enfant et est malséant pour une femme.
108. Dans les locutions ironiques ou dubitatives, lAjUi
l&yed répond aux expressions françaises : eh ! qui le sait ?
mais peut-être? je le crois bien, il peut se faire, il est
possible. Ex.:
J».Lj (AjL.w vi^vw' jj' |j^ hevà ehr est Mi/ed hehâred, le temps
est couvert, il pleuvra peut-être.
lAjLà — ^^ù.»—à> L^-o l_jt__àr K*S> qjI _^_j v:>i.jw^oLi-.
nâduriist tu yn hemè serdbrâ tenliâ hûrdy — sâyed, coquin, tu as donc
bu tout ce vin à toi seul! — Il se peut bien.
(APu-^l »Lvi '.vo iAjLà« LX.iib j:o\j^ f^-t:**'' f^sps'n %â«irôajfeâf
iâyed merâ sâ/i htliâhed, que mon cheval soit prêt, car il peut se faire
que le roi me demande (littéralement, me veuille), etc. 1)
Nos expressions personnelles, on dit ^ on fait^ etc., se
rendent par un verbe au pluriel. Exemples :
«AÂjki ^A my yuyend, ils disent, pour: on dit; OoJ: '-« miféi
zedend, ils m'ont battu, pour: on m'a battu.
jjeyi meslexet me^lis drâstend — nisesfend ii yoftend u ber lidsiend
(Ferdôucy).
1) Il y a des cas oii le verbe ..-Xiii^i dâsten, posséder, avoir, em-
ployé impersonnellement, fait fonction d'un verbe substantif comme, par
exemple:
<3.'lX_J ^_*_a_c 'eyhy nedâred, il n'y a pas de mal, c'est bon; »^
O.'o *— *^ ^* ^^y^ dârtd, quel mal y aurait-il? O.'jô «jUj- cari
ntdâred, il n'y a pas de remède, etc.
92
Pour une affaire imi)ortante , on organisa une séance. On s'assit, oa
parla et on se leva (littéralement: ils s'assirent, ils dirent et ils se le-
vèrent).
kielîmi behti Mecy rd ki hàftend siyàh sejîd kierdenes ez ^iiml^
mexàlât est
Lorsqu'on a tissé en noir le tapis du bonheur de quelqu'un, le faire
blanchir est d* toute impossibilité (littér. fait partie intégrante de la
somme des impossibilités).
TROISIEME PARTIE
CHAPITRE I
DBS NOMS SUBSTANTIFS
109. Ce qu'on appelle dans nos grammaires les genres^
soit des substantifs, soit des adjectifs, soit des pronoms^
n'existe pas dans la langue persane.
110. Les noms des choses inanimées, ainsi que les
noms des choses intellectuelles , comme :
\^Jt^yS' hus, intelligence, *^3" Mred, raison, ...us- ^a«, âme, i«jLi»
hâh, sommeil, ^_>.Ai seb, nuit, «Jui- hânè, maison, «Li :». mzyâr, sort,
^ tir, flèche, (j-v'o dâs, serpe, cdI^^ sôukàt, cadeau, A^ kelem,.
choux, ;,jjé felîz, jardin potager, etc.
s'emploient indifféremment sans qu'on y attache aucune
idée de sexe ou de genre.
111. Le sexe des êtres doués de vie est désigné de
deux manières en persan:
1** En appelant les individus mâles d'une espèce autre-
ment que les individus femelles. Exemples :
„fcC 7««c, hélier et (jii-ya mis, hrehis: 0.^0 merci, homme et ...y
stii, femme; ^^<-> dii/Uer, fille et _vwj piicer, garçon; ^^lc yulâm,
94
serviteur et T-*r*~^ kenh, servante; y*j_^ hûrus, coq et qLa5'w«
mâJcyân ou ê -* mury, poule; v_j»./i«t esp ou i-iV.jJ neryâti,, étalon et
j.,IjoL/« màchjân, jument; _53^^ verzôu, bœuf et jLi yàv, vache (et
aussi bœuf); ^XjJuu (j*o. m *e/?^/, (barbre blanche) vieillard et (j*>jç^
lA^à-w yzs sefid, (chevelure blanche) vieille femme ; jP»^ 5(?«^er, époux et
,,..» zen ou r-v ^^^'^ ^"^ &JL> Hàiiè (littéralement, maison), épouse, etc.
2° En ajoutant aux substantifs du genre masculin le
mot J wer, mâle, et à ceux du genre féminin le mot soi*
mâdèj femelle. Exemples:
-j iii,.A^ ydinûsi ner, buffle et sOU i>w.«<lj yâmusi màdè, fe-
melle du buffle; jJ j.A-*« «2r wer ou «yw'r^ nerèUr, lion et «oL ^jl^
5m »nâ6?è ou H^ vjLo màdè sir, lionne; _j _*-J iein wer, tigre et
«oLc _o èé'ôrj màdè, tigresse; -) ti_S yurâzi ner, sanglier et jjoLo :'j'
■ywrâ^!» mâdè, truie; _j ...t^-j yevezni ner, cerf etaoLc ....fc-j yevezni
mâdè (ou imj^-j jLj 7<fî'î yevezn), Sîi femelle; _i J^.??- cî7i ner (ou
Jj^ (jrfvjji- hûruci èil), le mâle d'une perdrix grise, et «olo J»^ ^7î
mâdè (ou J*^ c j.» milryi èiP), sa femelle; _j \^^M!f^'^ Idlpiisti tier,
tortue mâle et soLo vi>>..Ci.jj ^ Idkpusti mâdè, tortue femelle, etc.
112. Les participes masculins et féminins arabes pris
substantivement, conservent, en passant dans la langue
persane, les désinences qui caractérisent leurs genres
respectifs en arabe. Exemples:
«
..— » \^yt^ mexmhï men, mou ami, .._/« XJ^-c^ meypuhè'i men,
mon amie; *^s>--fl mer^um, le défunt, &Xk:>--« »2er%M»2^, la défunte, etc.
Les mêmes participes pris adjectivement s'emploient
toujours au masculin:
(JmJJ.^ r***ri l'^ceri meqhûl, joli garçon, et aussi Jv*^ t'"^^ dûhteri
meqbul (pour meqbitlè), jolie fille; v^-oiXs v«^*jw' ^i^'*' ^^^/î ""^ cheval
95
faible et oî-x-xaO ...LjoLo mdchjâni zdf (pour zeifè), une jument sans
force, etc.
113. Par exception, quelques substantifs persans, peu
nombreux, deviennent féminins moyennant la finale 5 û. Ex.:
U ydr, ami, et ».Lj yârû, amie; ...b 3a«, gardien, (mot qui ne
s'emploie plus que dans les noms composés), et »ju hânu, gardienne des
femmes d'un seigneur, première dame d'un harem.
Le substantif *JL==" Kânum, madame, est le fém. de Q^i-
Mn^ seigneur; et »S^ kemînè, la plus petite, pris sub-
stantivement , est le féminin de ry^.f^ kemferîn , superlatif
de |*y kem, peu.
Une femme, en écrivant à ses supérieurs, surtout dans
les suppliques, au lieu de dire mol, dit kiemînè.
DES CAS.
114. Les cas des noms persans sont au nombre de
six. On les forme en ajoutant des particules, tantôt avant
et tantôt après le nominatif singulier.
115. Les Persans n'ont pas de génitif proprement dit,
car c'est au nom qui régit et non pas au régime qu'ils
ajoutent le signe caractéristique de ce cas.
116. Pour traduire un génitif absolu, comme terrœ,
Jiominis, etc. on fait précéder les nominatifs singuliers
{^,^\ zemîn, terre, ^\ âdeni, homme, etc., du mot JLo
mal, propriété, auquel on ajoute un i dans la pronon-
ciation. Exemples :
^jyc: (jLc mdli zemîn, de la terre; ^Ol jLo niâli âdem, de l'homme;
tX*wL*_yfl sS jLo «Jj-b ..-Ji yn tâle mâli hi mibdsed, à qui est ce
chien de chasse? «O^i^Ui jLo mdli MJizddè, au prince, (du prince);
96
vii/v-wAjki' liXJiÀk) ..— jj jiAj pederi yn tifek Mst, qui est le père de ce
petit enfant? viiA.*"' (•)*^'t? ^ ^^^^ berdderem est, il est à mon frère
(de mon fi'ère), etc.
117. Cet i copulatif, qui sert ainsi à établir le rap-
port du génitif, est appelé par les grammairiens orientaux
«^sL^Î ^L yây izâfè , Vy d'annexion , ou tout simplement
Kb\joS izâfè, jonction, annexe. Nous l'appellerons izâfet.
118. Dans les génitifs qui ne sont pas absolus, on
supprime jLo en lui substituant le nom qui régit et en
affectant ce nom d'un izâfet. Exemples:
.U,-w i_j»..-w( espi serdâr, le cheval du généralissime; ;../j_wt w>,li'
hdrdi âsptz, le couteau du cuisinier; jjs _j pari qôu, la plume du
cygne, etc.
Toutes les fois que le nom qui régit se trouve ter-
miné en ' â, 3 lî et 8 quiescent, l'izâfet, pour des
raisons d'euphonie, se montre sous la forme d'un ,^ y
ou d'un s èï. Exemples :
Les substantifs Laûc "eçâ, bâton, ^jLj jjârâ, rame, *_>^jLc yii/icè,
bouton, mis en rapport du génitif avec {^,-o ptry, vieillesse, ^_j no/t,
barque, aJ^ lâlt, coquelicot, doivent s'écrire et se prononcer, (cLA^i:
le^f-t/tiçdi/ piri/, le bâton de la vieillesse, ^j jCj-U pârtti/ mu, la rame
de la barque, *J^ 5L>U.C yi'wcè'i lâlè , le bouton du coquelicot.
Mais si la lettre finale du nom qui régit est un ^ ?/,
les izâfets du génitif ne s'écrivent pas dans le corps
d'écriture et on les fait seulement sentir dans la pro-
nonciation, de même que nous l'avons déjà vu dans les
noms terminés par une consonne. Exemples :
CjLj'j-i* g-A meiji Uvrâhât, le vin de la taverne, ...'j.i» ^ù
97
dèyi hezân, le plus long mois de l'automne; ^Jyo ^5^,Olj nddûrMîi
merdum , la perversité des hommes.
119. Le datif se forme de trois manières:
1° D'abord , et c'est la formation la plus usitée aujour-
d'hui, en mettant devant les nominatifs singuliers la pré-
position v_j &è, à, au, aux. Exemples:
lXx) xjL^. hehdne dmed, il arriva à la maison; Oj' (J^r^ aLwJ>Lo
hepâdûdK 'erz l-erd, il parla respectueusement au roi; j«Jsaif'»|j iew y o/zf^wî,
je lui ai dit; lXju>^ j ^_ hemen fermâdend , ils m'ordonnèrent, etc.
Parfois, cette préposition xj èè, se traduit par : pour, en
échange de, moyennant. Le poëte Heyyâm ne craint pas
de dire à ses coreligionnaires: ^, f-tA^y' ^^4^ 5 jLawvO
destâr 11 kitâhânrâ ferûUm bè met/, pour avoir du vin,
vendons le Koran et les livres (de piété).
2" En mettant le signe |^ râ après le nominatif sin-
gulier. Ex.:
>^J (.^^^ |j^L.wOLj pddisdhrd yiilâm;/ bûd, le roi avait un ser-
viteur; y Lj ;^'Jc> (j*L^ _5 \Xj^S!- x^^d M «M« Hudây pâkrâ,
louanges et actions de grâce (soient rendues) au Dieu pur, immaculé, etc.
^Voici un distique composé par Fet/ 'Ali Sâh, dontle
(jûL^* teKelliis, ou surnom poétique, est Hâqân, le souverain:
/■eJeiJ 5er J^^ri bdlmi men U 7ny dyi — leyeïri mery devd nist derdi
Docteur, pourquoi viens-tu auprès de mon chevet? Outre la mort, il
n'y a point de remède à la douleur du Hâqân (c. à. d. à ma douleur).
Ce datif est plus élégant et s'emploie dans un style
élevé, mais le datif avec uj le remplace dans la con-
versation et dans les locutions familières.
98
La même particule postpositive \. râ s'emploie aussi
pour désigner les accusatifs , les datifs et les vocatifs.
La raison d'être étymologique de ce K râ est inconnue.
Un à un, deux à deux, etc., se rendent pas ^iV-o ti)»j
yek bè yek, *,\Xi ^o dû bè dû, etc.
sirret heviè dandy felek m'u/âmd — ku mihj be mih/ u rey bè tey
middned — yirem H berisq lieltp-â befenhj — bâ an ci kuny ki yek
bè yek midâned.
Tous les secrets sont connus par le Savant céleste, qui les sait cheveu
par cheveu, veine par veine. J'admets qu'avec de l'hypocrisie tu trom-
peras les hommes; mais que feras-tu (avec) devant Lui, qui connaît tous
les détails un à un?
3*^ Enfin, en mettant la particule jX mer avant, et,
en même temps, '. après le nominatif singulier d'un nom,
ce qui n'a lieu que dans le vieux style et en poésie.
Exemples :
\—yi^-f^^\^~A mernehtMrvdnrâ, au chasseur , '. ."^L*»-* mersdldrrd,
au chef de l'armée, etc.
120. Jj accusatif ne diffère point des deux dernières
formes du datif, et il n'y a que le sens du passage qui
puisse en faire voir la différence. Exemples :
saqyïd imrûz mey nusîm ferddrd ki did
O échanson! Aujourd'hui allons boire du vin, car quel est celui qui
aura vu le lendemain? (le lendemain ne peut être vu qu'en pensée).
iJoOt ijiij') l.ioLi» Uditèrd âtes zedend, ils ont incendié la maison ;
OUkX'OrfX^' .'i3 '.sAx^-iyw< -* mer sipehbiidrâ dâr kesîdend, ils ont pendu
ie chef de l'armée; O; ^"^s. '^LiioLj jiâdimhrd ytildrny zed, an
serviteur frappa le roi; uXxÀi' ^ UA;> i^j^^-*^ ^ \\.^S!- x^md
u sipâci Mdârâ nemy k'mieud, ils ne louent ni prient Dieu.
Les verbes qJ>: (ji^'î àtes zeden, incendier, ^Ax^i/ .ij
-(ïdr kesîden, pendre , qJ>\ zeden , frapper , et q^j^ kei'-
den, faire, régissant l'accusatif, les substantifs *._JL3-,
4Aa^>ja« , sLi^oLi et 'A3-, sont suivis de leur '. qui ne
peut représenter ici que le régime direct de ces verbes.
121. Mais ce en quoi l'accusatif diffère essentielle-
ment du datif, c'est que le signe L râ, caractéristique du da-
tif, ne peut être supprimé dans aucune construction , tandis
que les meilleurs auteurs font souvent disparaître le t. râ
de l'accusatif. Ainsi, dans le quatrain suivant de Se'ady,
on rencontre quatre suppressions de ce genre :
gehan eij barâder nemâued bekes dil (pour dilra) eiidtr gehân âferin
hend u les mekûn tekie (pour ttkïèra) her viulki dûnyd u piisâ (pour
pusird) ki becyâr kes (pour kesrd) cûn tu perverd u kiist.
Frère ! Le monde ne restera à personne. Attache uniquement ton cœur
au créateur du monde, cela suffit. Ne t'adosse et ne t'accoude point
contre (le rempart) des biens terrestres, car il (ce perfide appui s'écroule
et) a déjà tué beaucoup d'hommes comme toi, après les avoir élevés
«t protégés.
100
En général, les Persans se plaisent dans les expres-
sions plus ou moins vagues , et, par conséquent, ne font
pas volontiers usage de '. râ, qui, pour ainsi dire, fixe
et arrête le sens d'un régime. Nous en reparlerons plus
d'une fois aux chapitres respectifs de diverses parties du
discours où le i. de l'accusatif n'est pas obligatoire. En
attendant , un distique emprunté à Xâfiz sufiBra pour dé-
velopper la règle dont il s'agit ici:
Xedis (pour ^e^&r») es mûtrib u mey yu u rdzi dehr (pour dehrrâ)
kemter gii ki kes nekûMd u nekusdyed hexikmet yn mu'emmarâ (accu-
satif).
Trêve de ces légendes sur les mystères de la prédestination! Parle-moi
musique ou viu; [ma légende à moi n'est qu'une chanson à boire]. Quant
au fatalisme, c'est une énigme dont aucun théologien n'a su et ne
saura jamais le mot. (Littéralement: Dis la légende du musicien et du
vin , et cherche moins le secret du siècle , car personne , avec de la théo-
logie, n'a ouvert et n'ouvrira cette énigme.)
Dans le premier hémistiche, Xâfiz supprime le I. de
vi^.tA:> légende , ainsi que le K de ^o jL secret du siècle,
parce qu'il généralise, sans nous dire positivement de quel
musicien et de quel vin nommément il veut qu'on l'en-
tretienne , ni sans qualifier non plus le mystère en dis-
cussion dont il ne veut plus entendre parler. Remarquons
aussi que l'absence de la particule afiîrmative «j devant
les impératifs j.i et j^ , et que le comparatif J^Ui^ moins,
contribuent à augmenter le vague dans le vœu du poëte.
Mais, dans le second hémistiche, le t. devient obligatoire
101
après le régime j^^-^jw l'énigme, car ce nom est précédé
du démonstratif ^î, qui en détermine et en qualifie
le sens.
122, Le vocatif. Il y a trois manières de former ce cas:
1° La plus usitée est celle qui consiste à mettre devant
le nominatif une des exclamations suivantes: ,^1 ey , ô!
L t/(î, ah! ô! LJ eyâ, ohé! dis donc!, Lg.;?' eyyilhâ, ô!
ohé! holà!. Exemples:
*^^ L5 "U f'^^^f^' ô ciel!; |J,Lw \j} eyâ sâqy, dis donc, échanson!;
^l-*->-l— O u yâ sâxibuit., ah! messieurs; ..J.LX.pULi' n*^-S Lgj'
eyyuhâ yerûhi yundhkârân, 6 cohue des pécheurs! etc.
2" On ajoute un I élif long à la fin du nominatif.
Exemples :
L^LcioL pddiWtâ, ô souveraiu!; Lj't\i> .Lj hâri hiidâyd, seigneur
Dieu!; ^X^i^.^^perverdiydrâ, o Providence!
Un musulman, amateur des vins rouges, s'écrie:
|.lX^ ^yf ^Jjl j^ xjU ^o q^ ^^ ^jy^
âzdde rilfeqdni mena men cûn hemirem es sûrMerîui hdde behind teni
men, der sdyei rez ender yûry bekienîdem.
O mes {mena, vocatif rarement usité) compagnons, libres (penseurs)!
Quand je serai de'cédé, lavez mon corps avec un vin des plus rouges.
A l'ombre d'un vignoble {rez^ creusez une tombe pour moi. (Heyyâm).
3" Enfin , la formation la moins usitée du vocatif con-
siste à faire suivre le nominatif singulier de L Exemples :
dil mîreved zidestem sâxihdildn fiilddrd (ô Dieu, vocatif) derdd (ô dou-
leur, vocatif) ki rdzi piinkun Mhed sild âskârd (pour âskâr).
102
On me ravit mon cœur (littéralement: le cœur s'en va de ma main).
O vous dont le cœur est encore à votre disposition , gare à vous ! O
Dieu! ô douleur! le mystère que j'y ai caché avec autant de soin de-
viendra public et notoire ! (Xâfiz).
123. Jj ablatif se forme en mettant :i ez, de, avant
le nominatif. Exemples:
ez piiiti hâm iûjj ôfdq ujfdd a ez penr/erè der rejt, du haut de la ter-
rasse il est tombé dans la chambre et il s'est écliappé par la fenêtre.
124. Lumsden, et ceux d'entre les grammairiens qui
l'ont suivi, comptent au nombre des variantes de l'abla-
tif LLoaï qezârâ, par hasard, tyiLàjt ittifâqrâ, fortuitement,
et quelques autres substantifs suivis du I. des cas obli-
ques. En effet, on peut les rendre par des ablatifs ré-
guliers persans: Uai \\ ez qezâ, ^Làjl ji ez ittifâq, etc.;,
mais ils n'en sont pas moins de véritables accusatifs tra-
duisant ceux obtenus par le formatif arabe ' , qu'on ap-
pelle \;<vXs |^-_jyJLJ' tenvtni fetxè, vu qu'en arabe on dit
LjsUji ittifâqen et ëL*i3Ï qezâen dans le même sens.
L'ablatif \.^JiiiJ, rastîrâ, en vérité, en effet, s'em-
ploie aussi adverbialement. Exemple:
J>^ J^ûc (^jL?» i. <;->^N rastirâ Jieldji ^aql heved , en vérité,,
ce serait contraire à la raison. (Kaâny, Perisdn).
Dans l'Envâri siiheïly, on lit:
lXjLj ...) y Lis ùS '. giiJoJi <éô>Ji\ endekiferselij râyerdijenâ
es An berâyed, sous peu (à la première petite occasion) il n'en restera
que la poussière du néant (littér. la poussière du néant s'en exhalera).
DES NOMBRES.
125. La déclinaison des substantifs persans a trois
103
nombres, savoir: le singulier, le pluriel et le duel; ce
dernier appartenant exclusivement à des noms empruntés
à la langue arabe.
126. Pour former le pluriel persan, on ajoute à la der.-
nière lettre du nominatif singulier, une des trois termi-
naisons L^ Ad, ..t an, ou oi ât.
§ 1. DES PLURIELS EN Lp.
127. Dans la langue moderne, soit parlée, soit écrite,
la terminaison LP est la plus usitée. Elle s'applique éga-
lement à toute espèce de noms substantifs, animés ou
inanimés, arabes ou persans, sans exception. Exemples:
L^o! âdemhd, les hommes, L.^i; zenhâ, les femmes, ig^^l espkâ,
les chevaux, l^-* miiryhâ, les oiseaux, \S>iiJC^ lâsèhd, les cadavres
de bêtfs mortes, L^JuCo» genyelhâ, les forêts, LfJU^ &»2e»M, les
prairies, LP^J^S fikrhâ, les pensées, L^X»JU neamethâ, les bienfaits, etc.
§ 2. DES PLURIELS EN ...I an.
128. Il paraît qu'anciennement ^ an formait le plu-
riel des substantifs doués de vie, et KS> hâ le pluriel des
êtres inanimés seulement. Aujourd'hui l'application de
cette règle n'a plus lieu, et il n'y a que l'usage qui
décide laquelle des deux désinences doit être préférée
dans un cas donné. Il n'en est pourtant pas moins vrai
que les meilleurs auteurs de l'âge d'or de la littérature
persane, et que ceux de nos temps qui écrivent avec
élégance, se servent plus volontiers de la terminaison
q' an toutes les fois qu'il s'agit des êtres animés et sur-
104
tout des êtres humains, comme QijXci.i le^kerîân, les sol-
dats , qL^L^ Mhân , les souverains , jjL.^\j J^ tûpëîân , les
artilleurs, QLiUUi-Ji mûçûlmânân^ les musulmans, etc.
Se'ady donne la terminaison ^t an même aux choses inani-
mées , comme qLxj».o direKtân , les arbres , pour les en-
noblir en quelque sorte, et on la trouve aussi à la fin
du substantif ;. rez^ cep de vigne, dans le distique suivant:
^^ur 0^"=* y" of^ obj> 05^ cr
men Mni rezân (fr. raisin) Mrem tu Muni leçân iusâf bedeh kùddm
yehy MunUârterim.
Je bois du sang des ceps de vigne et toi du sang des hommes; soi»
juste et décide qui d'entre nous deux est plus sanguinaire?
L'origine de la désinence plurielle ^. j! paraît être la répéti-
tion du pronom démonstratif ^I ân^ celui-là, an an, littéra-
lement, celui-là et celui-là, c'est-à-dire, plus d'un seul:
ânâni ki mux^ti fuzl u âdâb sildend
Ceux (ces hommes-là) qui sont devenus l'océan de perfection et de moralité.
En sanscrit, le mot répété indique la pluralité des
objets désignés par le nominatif; donc, on peut inférer de
ce qui précède que ^i an est un pronom démonstratif.
129. L'euphonie et la loi de permutation des lettres
exigent que :
1*^ La terminaison ^ an, mise en contact avec les
voyelles longues ' ou j, soit précédée d'un ,^ long eupho-
nique. Ex.:
!:_ya mirzd, homme de plume, savant, ^Jjii^à> Kosni, un homme
SU! beau visage, une femme belie, ont le pluriel ...u'j.xx, ...y«_si»j>.
105
2^ Après 8 hè quiescent, qI se change en ^lif" y an. Ex.:
...Lji-XiÀj bendeydn, les serviteurs, ...LiuXjp dîdeydu, les yeux,
,•.13 ;k« rniijeyân, les cils, sont autant de pluriels de siAij bendè, 8jsj<^
rfiV/i?, s;^* OTKji? (s quiescent, qui n'est ici qu'un h légèrement aspiré, dis-
paraît, étant absorbé par le \£ de la finale).
mekUri siteni ber zîrdestâtt ki isân éun tic x<^99>'^ (datif) bendeyânend
X^àt tiz dâd M dehih gûif ki uiVsîrvan ii )(^âferii zindtyânend
N'exerces pas de l'oppression sur tes subordonnés, car eux aussi, de
même que toi, sont serviteurs du Dieu de justice. Cherche-toi une vie
(immortelle) par la loyauté et par des dons, car, par ce moyen, Nûsîr-
vân et Xâtem vivent (éternellement). ( ..'.Jsj-Lo .ïsJ,lj')
§ 3. DES PLURIELS EiV o' ât.
130. La terminaison ot ât est d'origine arabe, quoi-
qu'on la trouve aussi à la fin des substantifs persans.
Exemples :
Cjlj]^-ç>- xéivândt (arabe), les animaux, o'-wjs» ;^t^«er<fi!' (arabe),
les insectes, o'u*jp déimdt (arabe), les champs qui n'ont pas besoin
d'être arrosés artificiellement, auxquels la rosée et la pluie suffisent,
v::^'— "ï-w.wOpi' yermecirât (persan), les campements d'hiver, KLi^—t^^^
serdenrât (persan), les campements d'été, etc.
131. Après s hè quiescent, la terminaison o( ât se
change en ob* (jât et quelquefois aussi en ol^ hât^ mais
les exemples de cette dernière permutation sont peu fré-
quents. Exemples:
106
oL^JLwî-* mûrdcilegât 1) ou oL^^a-w^ nûmstegât, les écrits, les
lettres, oL^^Vjtlï qet^agât , les forteresses, C^L>^Jî» '/^evâlegât, les re-
ports, les transferts, djl^.yii surekdt, les marais salants, sables blaochis
d'efflorescences du sel et du kali; — sont formés des singuliers m*«'->b ou
iOCwfcij iJtiï, <îO|^;> et 8.^^. Les substantifs CjLc^jwJb heqsûmât, les
biscuits et oLw^-^jw sursât, les comestibles, ne s'emploient qu'au pluriel.
132. Le substantif Joj y?, tribu nomade, forme son
pluriel irrégulièrement en ob ijât , ^LJb' ^/?^<î^, les tri-
bus nomades.
133. Par un pléonasme, la terminaison o' ât se trouve
quelquefois annexée à d'autres pluriels , et par ce moyen,
donne lieu à des pluriels doubles, ou pluriels de pluriels.
Exemples :
CjLjjo yilâiiât, les marais, nom d'une province marécageuse sur le
littoral Caspien, n'est qu'un pluriel de imJ^ yildti, lequel, à son tour,
est pluriel du singulier J^i yil, boue, crotte. De même, oL->LJLj
henâilirât, les ports de mer, oL-oL:^ '■e^dibât, les merveilles, oL^-^fi
u'iiiiljât, les défauts, etc., dérivent des pluriels arabes .oULj, w^L^
et ^v^.
§ 4. DES PLURIELS ARABES.
134. Le mode de formation de ces pluriels est du
ressort de la grammaire arabe; on les trouve indiqués
dans tous les bons dictionnaires de cette langue. Nous
n'en constatons ici l'existence que pour avertir les com-
mençants qu'en Perse, dans la conversation, on s'en
1) L'usage seul peut appi-endre si les terminaisons \:d^s>- et ,•«1— i'
sont ou ne sont pas admissibles pour tel ou tel autre nom. Là où ellee
ne le sont pas on se sert de la finale Lî" /id.
107
Bert rarement. Il n'y a que les mollas arabisants et ceux
qui visent à un langage savant, qui fardent leurs écrits
et leurs discours de pluriels arabes; aujourd'hui le bon.
goût les répudie ou en use sobrement.
135. Quant aux duels arabes, comme j^-Jj-j .-.LLiJLjw
^-^ ^ sûUâni herréïn ou bexreïn, le souverain des
deux continents et des deux mers, (J^JJi^' »3 zûl-qerneïn,
maître de deux siècles, ou maître de deux cornes, épi-
thète d'Alexandre-le-Grand , jj\-;-w.=> xeceneïn , Hassan et
Hussein , les deux fils d'Ali, etc., on ne s'en sert guère
que dans le langage des chroniques, celui du clergé et
des diplômes gouvernementaux.
136. Les pluriels, de même que les singuliers arabes
employés en persan, se déclinent comme les noms d'éty-
mologie persane.
§ 5. DE LA DKCLINAISOX.
137. Les Persans modernes n'ont qu'une seule formule
pour leur déclinaison, au singulier, et nous savons déjà
quelles en sont les désinences au pluriel.
1°. — SINGULIER,
Nom. l'T?" layen, le bourbier;
Gén. .'r?" O^ mail leyen, du bourbier;
J)at. l'r-r ^ if' legen, au bourbier;
Ace. 1, ^^y>-' leè/enrd , le bourbier;
Voc. i-T^ 15' ^.y l^gen, ô bourbier!;
Abl. rr?" '} ^^ legen, du bourbier.
1) Le 1 des cas obliques peut s'écrire séparément ou bien se lier au'
mot qui le précède.
108
PLURIEL.
Nom. Lg.L^ legenhâ les bourbiers;
Gén. l-^<*>^ JL* radli legcnlid des bourbiers;
Dat. L^-*^ *J ^1? legenhâ aux bourbiers;
Ace. '.Lg-i;>- legenJidrâ les bourbiers;
Voc. i g*'^- (^' ey legenhâ ô bourbiers !;
Abl. 1 1}^'^ y ez legenhâ des bourbiers.
3". SINGUUEK.
Nom.
(3^ yei
le héros;
Gén.
Jj Oto mâli yel
du héros;
Dat.
Jo W iè yel
au héros;
Ace.
'Jb yelrâ
le héros;
Voc.
J^. c?' ^^ ^'^'
ô héros !;
Abl.
Jj j' ez yel
PLURIEL.
du héros.
Nom.
, .jXj ye^a^
les héros:
Gén.
... jLj (JLo »!«/« ye^^«/«
des héros;
Dat.
.•.^_ »j iè ye/ff»
aux héros;
Ace.
'yj^j yelànrâ
les héros;
Voc.
qjIj (^' é'y 3/e^(^M
ô héros 1 ;
Abl.
j^jLj -S ez yelâri
3". SI.VGULIEii
des héros.
Nom.
»>.> rfe//
le village;
Gén.
»L> JLo mâli deh
du village ;
Dat.
SiAj iè </«/<
au village;
Ace.
LPJ> r/e/;r«
le village;
Voc.
aO (^' <?y deh
ô village!;
Abl.
vO '^ ez deh
du village.
109
PLURIEL.
Nom.
oL^O dehât
les villages;
Gén.
oL^c> ijLc mâli dehdt
des villages;
Dat.
oLî>(-Xj hè dehdt
aux villages
Ace.
LjL^J» dehdtrâ
les villages;
Voc.
oL^L> ^ ey dehât
ô villages!;
Abl.
cyL^O :' ez dehdt
des villages.
CHAPITRE II
DES NOMS ADJECTIFS.
138. Les noms adjectifs persans, pris isolément, sont
indéclinables et ne prennent point la marque du pluriel.
Ils ne manifestent, pour ainsi dire, des signes de vie gram-
maticale, que lorsqu'ils sont unis à leurs substantifs.
139. Dans une construction, la place obligée d'un adjec-
tif est toujours la seconde, c'est-à-dire, immédiatement après
son substantif, et ils s'accordent l'un avec l'autre au moyen
d'un izafet, tout à fait de la même façon que lorsqu'il
s'agit de l'accord du génitif. Exemples:
iJoÀaw »jO divi sefîd, le démon blanc, sLyw j_^y*^Ai y^yÇ'^i)
siijdh, la chevelure (de femme) noire, —'Lo (^Uo derydy mevvdg, la
mer houleuse, C>ySi ioLp-O^. ràdlidiiei ydud, le fleuve profond.
140. Partout où, en français, un temps du verbe auxi-
liaire être peut se placer entre un adjectif et un sub-
stantif, les Persans suppriment l'izafet de l'adjectif. Ex.:
vi>.Awl j,Ji iji^J'^ ^ ^f*» éNJ !/e^i s^''^ « '^^^^ yerm. est, la glace
110
■est froide et le feu est chaud; .LKS''w»..i j^! \i>.*«' ,» -_\.-^ 'uX-S»
Mûdâ kerîm est ddtm yuaâhkàr, t)ieu est miséricordieux , l'homme enclin
au péché (litt. ouvrier du péché).
141. Toutes les fois qu'un substantif, uni à son ad-
jectif, se décline, le substantif renvoie le signe î. des
cas obliques à la fin de l'adjectif, et en même temps il
retient auprès de lui les prépositions et la finale du plu-
riel. Exemples :
Nom. 53)Tî^ l533. ^^-'y' piirzi'lr, le hras vigoureux;
Gén. ■\i\rr\. (^5*5? u*^ mâli hdzihj pûrzûr du bras vigoureux;
Dat. » j^ l55)^ ^■^ ^'' ^"■^"''1 P^^-'''^ ^'1 ^'■^s vigoureux ;
Ace. '553')-:^ (..55). ^'^■^''.y P'iirznrrâ le bras vigoureux;
Voc. \%\v?. L3i'h l5^ *^^ hâzûij pûrzûr ô bras vigoureux!;
Abl. 553-J l533^ 5' ^'^ hâzuy imrzwr du bras vigoureux.
Nom. jîit:^ l5^55. *^~'*^'^.'/ pHrzur les bras vigoureux;
Gén. )33ni L$^J3^ '^ '"''^' bâzûhdi/ pûrzûr- des bras vigoureux;
Dat. )5)tJ t5^5j^ **^ ^'^ hàzûhây pûrzûr aux bras vigoureux;
Ace. K)i3r^ ^5^.53^^ bâzûhâij piirzûrrâ les bras vigoureux;
"Voc. jij-J (cL^îjL is' ey bâzûkây pûrzûr ô bras vigoureux!;
Abl. \^\r-'. l5^53^ 3' ^'^ hdzûhây jmrzur des bras vigoureux.
142. Quelquefois on peut intervertir l'ordre de la con-
struction dont on vient de parler, c'est-à-dire, placer
l'adjectif avant le substantif et en supprimer l'izafet. Ex.:
vi>^..Wi^LwOLj V'*r^ ^'^^^ pâdisdMst, c'est un bon roi ; i_5j^ V"^
L^tJuI v>.to "^egeb hevdy û?<?r«^^«^^, l'air est ici d'une étonnante (pureté).
111
in deyil clusidn ki mîbîny — mtyeçânetid yirdi nriity.
Tous ces prétendus (postiches) amis que tu vois, ne sont qu'autant
de mouches autour d'une confiture.
On verra plus tard beaucoup de substantifs formés de
cette manière, comme:
», (j*fc^ fios ru, beau, pour (jii^5> (Ç^j riiy Mos, le visage beau;
o'oJs-J beâzâf, méchant, pour iAj o'o zâti hecl, le naturel mauvais; lAJJb
sLjs-jL^ biilend ^âyyâh, élevé en dignité, l'homme haut placé, pour
lAjJb »IjCjL>- gdjiyâ/ii biilend, endi'oit élevé, dignité haute, etc.
Toutes les fois que les pronoms conjonctifs ou isolés
doivent s'unir à un substantif accolé à son adjectif, ils
suivent l'adjectif. Exemples:
(jiii»iu3» «JLc vi^ojfc vilayeti yellè Mzeh, son pays où les blés abon-
dent (se lèvent); ^.^^/Jmjm trtr'*'^ ^W *'"''^«'*'^''> ton cheval rétif (littér.
qui retire sa tête); , . .L*-o-oiaj iC^yJ' dbrûy bije^ibimd7i, notre honneur
sans défaut; *j' JoLsj j5_*j néukieri vejâdâritii, ton fidèle serviteur.
Il en est do même pour l'accord du génitif. Ex.:
(jiijLj }is.t^>^ cekmèï payes, la botte de son pied ; (jiii *^'L«J3 \xJLw
silmbei tepdnèèï es, la baguette de son pistolet; L^-vi bLvwOLj \jl3- s.lSj
naqqdrè-M'ièï pddisdhi siimd, l'orchestre militaire de noire roi.
CHAPITRE III
UE UARTICLE.
143. Avant de passer à d'autres espèces de noms,
arrêtons-nous un moment pour faire connaissance avec
l'article indéfini, que les grammairiens persans appellent
112
oAs»5 i^b yây vexdet, Vy d'unité, que l'on place à la fin d'un
nom (comme dans l'expression française quelqu^v^, une) et
qui correspond à l'article français," «n, mie. Exemples:
_/0oS âdemy, un homme, ^'. zeny, une femme, c-«*j ^^cy, quel-
qu'un, JCw seyy, un chien, ^1^ kdhy, un brin de paille , ^^u 7<f%,
parfois , etc.
menyû fermûd eknun mibdyed ki heJiordçdn betdzîd u dti vildyet rd
iendn hesuzdnid H Jieldly der dti^d nemâned.
Mangû ordonna: Maintenant partez, il faut que vous dévastiez le
Horaçan et faîtes incendier cette contrée jusqu'à ce qu'il n'y reste pas
de quoi faire un seul cure-dents.
(Le mot arabe JjLi» Jieldl , pi. Xl>i ehellet, qui signifie, ici, un
cure-dents, a, en arabe, plusieurs autres significations.)
Le ^_5 ya d'unité est le seul et unique article qui existe
dans la langue persane.
144. Dans les noms terminés en » quiescent, l'article
d'unité est représenté par un hemzé. Exemples:
» * .% «
SmJlAs^- celpdceï, un lézard, XjjT yiirhei, un chat, aj»t ôulei, un
campement de nomades, KÙj^ t^-^ ^iyeryésèï, un enfant chéri, (litt.
un coin du foie), iw>-.yO murèei, une petite fourmi, ^jwO bdcèï, un baiser.
145. Le signe 1. des cas obliques doit se placer im-
médiatement après cet article d'unité. Ainsi le veut la
syntaxe, mais l'usage s'y oppose, et le plus souvent on
le supprime:
Ainsi il est plus élégant de dire lAjlXSji i^^j^ diizdy yiriftend, on
a pris un voleur; «Xwj \^y^ mdry kiisfem, j'ai tué un serpent;
j»l\_j— s> ctV*' ^W fi-endem, j'ai acheté un cheval; A-siA-A-ij- ,ç-^
113
yiily cîdîm, nous avons cueilli une flear, que de dire Kiç^jO duzdlrâ,
L <— y.«' esplrd, ou i. -JLi yillîrd, etc.
Il n'y a que dans les locutions où la suppression de
la particule L rendrait le sens obscur qu'elle ne peut
avoir lieu.
Par exemple, pour traduire: il envoya quelqu'un, il faut dire t, -vw.i'
obiMrJ Tcecijrâ firvitâd, car oLx.wJ iç^ kecij Jîrisidd sigmûerBiit :
quelqu'un a envoyé, etc.
146. Dans l'accord du substantif avec son adjectif,
l'article d'unité ,^ , ou ^^ , se met ordinairement à la suite
de l'adjectif. Ex.:
. £jy> 1»^) ddemy Mby , un homme doux, beau ou bon, ^_»-.^>-
JCàv.l> xerfi d'ùnlsty , une parole dure, &Xm.oLw .LsS. reftâri sdistei,
une conduite convenable , _*^ ijj>- ^jwa.^^ hJtsi ciz fehny, une
personne intelligente (qui ne manque pas d'esprit).
147. Il arrive quelquefois de rencontrer, même dans
de bons auteurs, des constructions comme \jy^ ,c^^^
et ^«^^ (^^'î "^^^^ (i'Q^i une déviation de la règle
générale. Les auteurs persans contemporains placent or-
dinairement le ^ d'unité après le substantif seulement,
de même que dans le yûUstân. Ex.:
jO 1^.3 xJ^ ob ,L5oy> Sijs\i !.s.L^..-o ^_5JA>.«! i^jx.*'
e»2ery fCïVy Mcdrè rd beJiellâdi liimkdr ddd M véirâ der beïyulè bajall
reçd/ied (Se'ady)
Un prince livra un malheureux captif à un bourreau sanguinaire poar
le tuer en quelque recoin (en cachette).
Les substantifs précédés de J> her, ou précédant .v/
ki, prennent ordinairement le ^ d'unité. Ex.:
114
der lier diUj nures peidâst u lier serij ez sures hïdd
Dans chaque cœur, sa lumière (le feu sacré) se manifeste et chaque
tête (intelligence) se sent trouhlée {siir) devant l'idée de son immensité.
148. Si le substantif uni à son adjectif se met au
pluriel, l'article indéfini accompagne ce dernier, Ex.:
O.'O c^*r~^ ...LoO,-^ C^J iJ^ ,"»r!' .'/w vilâyet merdumniii Jiiibi/
ddred, il y a de bonnes gens dans ce pays.
Dans une proposition négative , le ^ doit se traduire
par: nul, aucun. Ex.:
^aqli îMn be ydy nemîrecul
Leur raison n'aboutissait à aucune place. Ils ne savaient qu'aviser (ils
ne savaient où donner de la tête.)
lXÀX^^^J (,i>..w-!- ^.t.h\.j>- imIjLo ...' .L> der dn hidhdn Ijdne-
veryi zist nemiknned , dans ce désert, pas un animal ne peut vivre.
(j*S kies, quelqu'un, et , q^*^ kiecij , personne, nul.
J,]^^. *JLi> gboo 3 i-yÇj^j oLft;ciî ^y^ 3 J,Lo J^Ls-
gdny lendny u kiecy iltifât nemîkierd u metd'i Jidiiè lelidni mîjurûll-
tend u kiecji nemihend
Pour un pain on vendrait son âme sans que personne ne s'y intéressât;
pour un repas (une table servie) on vendrait ses meubles, mais personne
ne les achèterait.
(j«.J hes, assez, avec le ^c ( ^m*.^ becfi), veut dire: beaucoup.
c^-ami i-\->-a- A w sl—t-Aw u>A.-Àw ...I-jL:
der ndûmidy becy um'ul est — pdi/uju seii sidh sefid est
Dans la désespérance, il y a beaucoup d'espoir. Les extrémités de la
nuit noire sont blanches (cre'puscules du matin et du soir).
115-
Ce qui paraîtrait illogique, c'est que, parfois, l'article
d'uuité suit les pluriels et les substantifs précédés de
nombres cardinaux. Ex. :
*JoLj (CiA-Ji-i^ O dit kelidji ydftem, j'ai trouvé deux clefs,
aAà^Lxaa) ^^>**S x:>- L^' aa//d ci keçâii'i my Icismid , qui sont-ils
«es hommes là? ._* ;t io i.^LaO lAJ^'iA^-» sA-Cj L g . jL^
lAJ^ ...LwvJ mâlhâ vt'-ade mîdâdend kieçmiy râ ki ez men nisun hereud,
on promettait maintes ricliesses à ceux qui se signaleraient
Le ^ accompagnant un collectif, met le verbe au
pluriel. Ex.:
(_\j J^-«-Lya (__coLi; lXJO^j ^7^-r^ C)' f^ ^ c^'^r^
merdiimt/ ki der âii gezirè bûdend sddij mînûmûdend
Quelques hommes qui se trouvaient dans cette île se livraient à la joie.
149. Enfin, sous le point de vue étymologique, les
patois persans nous apprennent que le ^ en question
n'est autre chose que le numératif é^_ ijek ou i3o ?/e/,
un, dont le k ou le y a disparu. Exemple, une chan-
son en patois taliche dit:
Kâlyûnem. kiok okerdi/ Y (pour yek) teniô; dilem sutè kebâby Y (pour
YKk) teniô; asmdnem ômye hefttô meldikè hemesmi silgdè bestè Y (pour
tek) teniô. Tu as rempli ma pipe (kalian) pour une personne seule-
ment. Mon cœur brûle comme un rôti grillé au feu, pour uxe personne
seulement. Dans mon ciel, arrivèrent soixante et dix anges et se proster-
nèrent devant un seul.
La même chose a lieu en patois guilek, où l'on em-
ploie toujours (^ pour ii)o:
r (pour yek) ta bucè fadeh , donne un baiser ; Ber sery y (pour yek)
Jceftè Ijenyy dû Idzy, pour posséder une seule colombe, deux faucons
sont en gueri-e, etc.
116
Pour l'analyse de ces exemples, voyez mes Spécimens
of the popular poetry of Persia, p. 559 et passim.
CHAPITRE IV
DEGRÉS DE COMPARAISON
150. Il n'y a qu'une règle pour la formation de
chaque degré de comparaison en persan, savoir:
a. En ajoutant j_j ter à la fin d'un adjectif, on en
forme le degré comparatif.
b. En ajoutant, à la fin d'un adjectif, la particule ^^J
tèfîny on en forme le degré superlatif. Exemples:
Positif. Comparatif. Superlatif,
iu be/i, bon; JH^ htihter, meilleur; .._J JC^J hehterin, le
meilleur.
\^yà» Jiilb, bon; Jo^3- Mi^er, meilleur; ..^_^»S> hubterîn, le
meilleur,
liu^ 7«w, bon, beau ; J^XI^j^:^ hosfer, riit\\\e,Vir- .yiJi.^^^ îiôstei-in , le
meilleur.
J nîkéter , meil
leur;
2i\y>^bedter, pire;
kXxJ nikû, bon ;
lXj heci, mauvais ;
xIj' ebleh, stupide ;
<y-
JCiJlj! ebleJder, plus
stupide;
J'O. ; zerdter, plus
jaune;
(AJo tiind, rapide ; J'^À j tiiudter, plus
rapide ;
O. ; zurd, jaune;
mkuterîn, le
meilleur,
j JilXj hedterm, le
pire.
.-jjXgJb' ^ifc/;/m«, le
plus stupide.
..-JpJO, j zerdteriii, le
plus jaune.
._]J]cXjO tùmlteriti, le
plus rapide.
151. Le que placé à la suite du comparatif français
se rend en persan par •} ez^ de. Exemples:
117
èiikferi/ ez beryi yiil ndzikterij, tu es plus leste qu'une péri , plus tendre
qu'une feuille de fleur; c>"^' ^^ '} f'^ ^■*-^ J^ '"~" ^^'"'^
^efi?/^r ez yunâh est, votre excuse est pire que le péché (que vous avez
commis).
152. Si l'adverbe beaucoup ou bien précède le com-
paratif français, on rend ce premier par j_^i*i> Ueïhj,
(littéral, une troupe). Exemple:
hûlter est, Leila est beaucoup, ou, bien plus jolie que Zohra.
153. Le positif «.j beh^ bien, s'emploie quelquefois dans
le sens de son comparatif yC^ behter. Exemple:
^-A^l • -1 \j .Ij »«« fe-^ ez zer est, le pain vaut mieux que l'or.
beved ez siMli xaqq nasinâçân,, la queue d'un chien vaut mieux que. la
moustache d'un ingrat (traître).
Ki beh s'emploie dans le sens optatif.
leskeri led ^eJul perukiende beh — raJuè yari m'ùlk serdfkiendè heh
Une armée infidèle (à ses devoirs), puisse-t-elle être licenciée (dispersée).
L'homme qui cherche à nuire (déchirer) au pays {m'dlk), puisse-t-il
avoir la tête coupée.
Dans le style élevé, au lieu de «j beh^ on emploie
aussi le comparatif arabe ,^^' ûla, le meilleur.
-5) 03î^ «lXX-^/o y JasL;> ^_sJ*Jm -xj ■]r\»r^
Ci?» ^ir siidr/ %d^z ez me'ikedeh hîrûn rôu mistij u ternidq;/ der ^ehdi
iehâh ûla
Xâfiz, puisque tu es devenu vieux, sors du ^cabaret. L'ivrognerie con-
vient mieux à la saison de la jeunesse.
118
154. L'accord du superlatif se fait de la même ma-
nière que celui du comparatif, avec cette différence que
:! est remplacé par l'izafet du génitif. Exemple :
v;>>.A«' ...IpLwOLj ..-JjA^j )iA3» Mdâ behter'ini j)ddisâhdn est^
Dieu est le meilleur de tous les souverains.
On peut aussi, pour plus d'énergie, déplacer le pre-
mier terme de comparaison et le mettre immédiatement
avant le verbe. Ex.:
\^;^/^ôy^ ...L^LvioLj ..-jJi^j belifenni pddisdhân Jiiidâst, le meil-
leur des rois, c'est Dieu.
Le superlatif précède toujours son substantif. Ex.:
(♦JLw.^ ij)^*^:"* O'^-fj -y^ ^'^ T"^;^ o'^^^
yiimdn biirdem ki tuodnyerterini merdumdn Jiestem
Je me croyais être le plus riche des hommes.
Dans l'hémistiche souvent cité:
jj —iji V r^ ^^^^-^^•^>-?" (•'^^ eyyâmi gevânist serdh ûla ter.
Dans la saison (les jours) de la jeunesse , le vin vaut mieux.
Le poëte ne devait pas mettre J' Ur parce que ^^
ûla est un comparatif en arabe.
155. Dans le style familier, l'adverbe ;Lj hâz^ dere-
chef, encore, placé avant le positif, lui donne la valeur
d'un superlatif. Ex.:
dûst sîrîn ^umr sinnter và emmd vtteii bâz sîrîn est, l'ami (est) doux,
la vie (est) plus douce, mais la patrie est encore (plus) douce.
Régulièrement parlant, il faudrait dire:
^ii^AvLg.i) X*P ..-jJCo-^ l'T^i veten smntermi hemei dnhd^t ^
la patrie est la plus douce deutre tous ceux-là.
119
156. Lorsqu'il s'agit d'une comparaison entre plusieurs
personnes ou plusieurs choses, on met, entre le super-
latif relatif et le second terme de comparaison , x^^ hemè,
tout, (pour: tous, toutes). Exemples:
OjJ L*X>- X*^ .-jJCjlîLc ...^iJjii' eflâtûn \îqilturîni humei xH-
ktnid bdd, Platon fut le plus intelligent d'entre tous les Sages; *-Jy-<
(A^iL-ys L^; »^ ..-JjXÀ/«'iAj tj maryem pâkdumentermi hemei zcnhâ
mihâsed , Marie est la plus vertueuse de toutes les femmes, (mot à mot:
a les basques les plus pures;.
Les Persans aiment à amplifier leurs degrés de com-
paraison par les tournures suivantes: \:^^^jj^ j'^jj^ o' i' *^
hi ez an huziiryter nîst ou c^-^r^J f^ ,•,' \\ g.f ki ez
an kemter nîst, le plus grand ou le plus petit qui existe,
etc. Ex.:
//er yuiidk ki ez d-i bilzùryfcr uisf az men der viujiid dmedè
J'ai commis les plus grands crimes que l'on puisse s'imaginer.
Plus et plus , se rendent ainsi :
ijJjJi^ iJ^S^f;^ L^lii'-^ J-f"-*-^ ij^'^'f:-' 1^3) 3' ';»^ c^^a:^
so%betl Mhrâ ez riii/ qi/âs kemcd derijdiji hikeràne sluds ki hecenin
le%ri pur ez RouJ u lieter her ki nezdîkter perimufer.
La raison te fait comparer l'amitié (lassociatiou) d'un prince à une mer
sans rivage. Sache que, dans cette mer pleine d'eiïroi et de danger, plus
on avance et plus on s'y perd et s'égare (littéral, plus [on est] distrait).
120
CPAPITBE V
DES NOMS COMPOSÉS ET DE LEUR DÉRIVATION
157. La facilité avec laquelle la lexicologie persane
se prête à la formation des noms composés est surpre-
nante. Pour peu qu'on soit familiarisé avec le génie de
la langue, chacun peut les former lui-même; car verbes
et débris de verbes , substantifs et adjectifs , adverbes
et prépositions, préfixes et suffixes, tout y obéit au pre-
mier appel de la pensée, et vient aussitôt la traduire
au gré du penseur. C'est, sans contredit, une des plus
riches et des plus belles ressources de la phraséologie
persane. Aussi, chaque écrivain peut former des mots
à lui et il sera compris par ses lecteurs, pourvu qu'il se
conforme au génie de la langue. Ainsi, par exemple,
dans ce distique d'Envery:
.li y^ *j'<-> t\-,À_J f'y*-^ ^^*M/S .0 ,..L*uwl
dsmdn cler litstyi ^iimrem kiined daim du Icdr — veqti Iddy hâdbdny
yâlâ enduit lenyery (fr. l'ancrage).
Le ciel, clans le navire de ma vie, fait toujours (une des) deux cho-
ses; au moment de la joie je vogue à pleines voiles et dans la saison
d'angoisse, je jette l'ancre.
Le poëte convertit deux substantifs en deux noms
d'action , au moyen de Vy relatif et le charme, ainsi que
la hardiesse des expressions, seront facilement com-
pris bien que J,Li^1j et \^S^ ne se trouvent interprétés,
nulle part ailleurs, dans le sens qu'Envery leur a donné ici.
158. Sous le point de vue étymologique, on pourrait
121
grouper tous les noms composés persans en deux sec-
tions: ceux qui se forment au moyen d'une seule dési-
nence, souvent vide de sens, ajoutée à la fin d'un nom,
et ceux dans la formation desquels entrent deux ou plu-
sieurs parties du discours, d'une dérivation connue. Nous
appellerons ceux-là monogènes, et ceux-ci polygènes.
Les noms composés étant fort nombreux et pouvant
se multiplier selon le désir de celui qui s'en sert, nous
nous bornons à indiquer les manières de formation les
plus usitées.
SECTION PREMIÈRE.
NOMS COMPOSÉS MONOGKNES.
159. Les désinences formatives de ces noms sont ou des
parties du discours d'une dérivation connue, ou bien,
ce qui arrive plus souvent, ne sont que des formes
grammaticales qui règlent l'usage grammatical du nom
qu'elles suivent.
§ 1. (^ ,'/. RELATIF 1)
160. Le formatif ,^ y donne lieu à la classe la plus
nombreuse et la plus usitée des monogènes.
1) Ce jc formatif est nommé, par les grammairiens orientaux, jcb
. -jk-wj ya// neshy , ou l'y relatif, parce qu'il marque toujours un rap-
port de relation quelconque entre le nom primitif et son dérivé. Eu arabe, ce
jc est pourvu d'un tesdîd et au nominatif singulier, se prononce yïun pour les
noms masculins et //(? pour les féminins. Ex.: ,^^^ nehjiuîi, le prophète,
i,:i«Jiàjo kieififiet, manière d'être, qualité.
122
Par euphonie, ,^ se change en ^ yy toutes les
fois que la finale du mot auquel il s'adjoint est un »
voyelle. Ex.:
XjLjO d'ivâiiè, un fou, ^JoL-O dîvâneyy, folie, etc.
161. Le (3 relatif ajouté à la fin d'une fraction de
vei'be, d'un participe passé, d'un adjectif, d'un substan-
tif ou des parties du discours indéclinables, les trans-
forme en autant de substantifs. Ex.:
ne \^^,w^ //est. il est, i,:>„w,»-o nîsf, il n'est pas, *JCwXà« sikestè,
brisé, ii;J»lw.>.j ^er^t «i'è, convexe, en relief, lXJJLj Uilend, liaut, (^^««wj
pest, bas, .Ly^o bca/dr, beaucoup, .\ ^ kem, peu, kJ-j^>\>m sdhtè, fait,
»iA-j: zindè, vivant, •Li bdz, thème aor. de .^Xi»u bâhten, jouer, j'j— S'
efrds, thème aor. de .JÀi^^^\ efrdMen, lever, etc., se forment: ^Iw.^
hesty, essence, existence, J0*\>.j uîsty, néant, -Js_Xav^.X_w sikesteyij,
fracture, ^jCCwJj-.j bergesteyij, relief, turaeui-, ^^iAaAj bulendy, hau-
teur, _iLM^ pesty, dépression, bassesse, (C.Lx.w.^J becyârtj, abondance,
^,4j kemy, petitesse, manque, ^3Cc>L-w sdllteyy, contrefaçon, pos-
tiche, ^i^iAJ- ziiuhyy, vie, (CvL bdzy, jeu, iÇ'J tî5 efrdzy, élévation, etc.
ij— J j«._j'iA_i L.g.xjlj i_X_<JJ^ i_j" /*J|^-^ (^'^'*^3 C.r'-^*'^
bûlendy u pesty neJidnem tûrd, mûqeyyed heinhâ nedânem tilrd
Je ne t'appellerai ni hauteur ni abîme, car ni l'nn ni l'autre ne sau-
raient contenir (enchaîner) ton immensité. (Le poète parle de Dieu).
iJG! jt ^^_> ^ ^^^^ jviLi Jw^i Jj.A jî
e^ mizd^i ehli '■âlem merdiimy kiem yuy ez dnki — hery'iz ez kâsârièt
kieryez humây ber ne Hast
Dans le naturel des gens du (attachés au) monde, ne cherche pas (cherche
peu) des sentiments d'humanité, parceque jamais des ])hénix ne prennent
leur essor du nid des oiseaux de proie.
(Haqâny).
123
Dans le vers suivant:
kkrîmyi kierem est, O Seigneur Pieu! tu es miséricordieux et la misé-
corde, c'est de la clémence — Taccent tonique des deux mots —«.JJ
détermine et précise la nuance de leurs significations.
162. Ajouté aux noms de lieu, ^ les change en noms
patronymiques, et aux noms d'un prophète, (^ désigne
ses sectateurs. Exemples:
De (mU.' yrân. Perse, ii^M^\Ji ferdneè, France, 3oJ /erfôzy, Europe,
*j leh, Pologne, (j«j_Jjs_j' enddus, Espagne, f- r t^ misr, Egypte,
LôiA-^.iC.Jo yevyidunyâ (de yenyy, en turc oriental, nouveau, et d'ûnyâ,
monde), Amérique, m*.^ y ça, Jésus, .ç*^^A muça. Moïse, c>^^J> . ;
zerciust, Zoroastre, lAJiLs^/O ?k«/'//«/«»2(^^, Maliomet, — on forme ^ï_j^
yrdny. Persan, ^^.*^^i) j ferâncevy l). Français, Jo j ferenyy. Euro-
péen, ^3 lehy. Polonais, _A«j.iL\j! endeluey. Espagnol, ^I^lX-Osju
yeriyidiinydy 2), Américain, isyM^^c '■ycevy, chrétien, (Ç».a«»^ mûcevy.
1) Le » qui précède (C dans les mots ferâncevy, ycevy et mûcevy
est un formatif arabe.
2) Tous ces noms de nations sont aussi autant de noms des langues
de ces nations. Ainsi, (^ib_Avoi._s ferâncevy, veut dire: Fi-ançais, et en
même temps, la langue française, _/*i.jJl^î iiiyUcy, Anglais et la langue
anglaise, etc. Cependant, ^rJ' ]/râny, se dit seulement d'un natif de
Perse, homme, femme ou animal, et ^-m^Xs fârcy, seulement de la langue
persane. ^Xii-ya ^7^^ (""^ ^i'jCwjuXÀ^) i^J<jS> hindy (ou Jmidûs-
tâny) xerf 7ni zened, veut dire: il parle la langue de l'Inde, et aussi, il bre-
douille, il ne prononce pas bien le persan, — parce que les Hindous qui ont ap-
pris le persan aux Indes ont un accent fort désagréable à l'oreille d'un Persan.
vAJ;jwsi v_;.^> cr^^ kitâhy %erf mîzened, veut dire: il parle comme
124
sectateur de Moïse, jiC^O. •. "crdusty, sectateur de Zoroastre, (CiAX^
muxamraedy, maliométan.
163. Ajouté à la fin des substantifs persans, ce ^s
les transforme en substantifs de qualité ou en adjectifs.
Exemples :
De i3_x merd, homme, j»(3.— /o merdilm, les hommes eu général, du
monde, ...|j« zehdn, langue, i^^^a^wO dest, main, Juh sefer, voyage, xjL>
Mnè, maison, i3«_j pill, monnaie, etc., on forme ^_cO--<i merdy, virilité,
hravoure, _/oO_^ merdûmy, mansuétude, humanité, ^\ zehâny, oral,
ce qui se transmet de vive voix, JùwO desty, portatif, et aussi ce
qu'on donne ou fait de sa projire main, (C.ft*« sefery, ce qui est des-
tiné à un voyage, _XJL:> llâneyy, ce qui est de la maison, appri-
voisé, ^^_ puly, ce qui s'acquiert avec de l'argent, âme vénale, etc.
merdy u merdumy ez her dû èendn muntesirend — Ici sii-â^a ez meh
u reny ez yul -a huy ez ^ûdest. {Envery).
La hravoure et l'hnmanité émanent aussi naturellement de ces deux
(jeunes princes), que les rayons émanent de la lune, les couleurs de la
fleur et le parfum de l'aloès.
un livre, il n'a pas l'usage du langage de la conversation ;^^isj ...LàvoIj ^3lJt
zehdny hnsân beyû, dis-leur de vive voix, oralement, c.-à-d. ne leur écris pas;
l\aXx/3 _X*3tJ /c.i_\-j^i»- xeydery ne^amety mîkûned ou lA^k-îCAwC
miyûyed, il est partial, litt..- il fait ou il parle tantôt pour Xeyder et
tantôt pour Is'éaraet, (allusion aux deux chefs des différentes sectes qui
divisent les Sunnis et les Chyites). Si je multiplie ces exemples, c'est
qu'ils donnent l'idée des différenies nuances que le (C formatif fait suhir
à la signification pi'imitive des mots.
125
164. Les substantifs arabes en Xj iyet, usités en persan^
comme iCIjLwjl insântyet, humanité, KJÇàjj' heyfîyet, qualitéy
ii>Jj./ol etnnîyet, tranquillité, etc., légulièrement formés de
...LJ*^jî, homme, ^^ , comment, ^^î, repos, donnent lieu à
des formations bâtardes, comme u>ô^ Kerîyet, bêtise, (de
ji> lier, subst. pers. âne); o*4^ seyîyet, méchanceté (de
(3Cw se-/, subst. pers. chien), etc., qui sont autant de maca-
ronismes. Heyyâm le sceptique a laissé un quatrain (Cf. p.
36, édition Nicolas) où le substantif persan j, \*^j> dûzeliy
dans le premier vers, signifie: l'enfer, et, dans le troisième
vers, veut dire: le pécheur condamné à subir un châ-
timent aux enfers. L'accent tonique indique le vrai sens.
yûijend meru ki clûzèky hâsecl û Jiest — qôalijst lielâf dil der il ne-
tuvdn btist — yer Utsiq te mest duzeJi}/ hâhed bûd — ferdd bdsed behist
kemcûn kiefi dest.
On me dit qu'il y aurait, qu'il y a même îdi enfer. C'est une asser-
tion erronée {heldf) dont nos cœurs ne doivent pas s'émouvoir; car, si
réellement chaque amoureux et chaque ivrogne allaient aux enfers, le
paradis serait dès demain aussi vide que la paume (le creux) de ma main.
La traduction de Nicolas, qui a rendu parfaitement bien
le sens du premier ^^i>\^^:> dûzèKy ^ n'a pas tenu compte
du déplacement de l'accetit tonique qui doit tomber sur la
dernière syllabe du second ^i>\y:> dûzeliy ; Voilà pourquoi
ce dernier doit être traduit non pas par un enfer, mais
126
par infernal^ synonime de l'expression familière et fort
eu usage , j*lg^ *;>^ heïzilmi yehennûm, du bois à brûler
aux enfers. D'ailleurs, traduire, comme le fait le livre en
question, O^ lA^'^i» ^i>;»o i.:^.^^ ^ / ixiLc J', par: s'il
existait un enfer pour les amoureux et pour les ivro-
gnes, — est une impossibilité , un contresens dans l'accep-
tion grammaticale du terme.
165. Tous les infinitifs des verbes persans pouvant
être employés substantivement, on peut les faire suivre
d'un (^ formatif. Les dérivés qui en résultent nous sont
déjà connus.
§ 2. » É VOYELLE.
166. Cette désinence formative ajoutée à la fin d'un
primitif, spécialise ce qu'il y avait de trop général ou
de trop vague dans la signification de celui-ci, et la
restreint dans des limites mieux déterminées. Par ce
moyen :
a. Les thèmes aoristes lX*o bencl, de .Jowo besteu, lier, (jLo mal, de
,..lX-Jw mâlîden, frotter, ^^^ yiriy , de .JC*w.j,i yirîstdn, pleurer,
(JLj 7idl, de ...lN-aJu nâliden, se lamenter, v_Î4fXv; sukuf, de .._XSj>-il
hihwften, fleurir, lXjO did, thème prétérit de ,..lXjO diden, voir, etc.,
se transforment en substantifs: »(AÀJ bendè, esclave, *jL«o mdlè, truelle,
KiS yiryè, action de pleurer, ajLj ndlè, plainte, iO^XÀv sakûfè, bourgeon
d'une plante, blXjO dîdè, œil, etc.
b. Les adjectifs v_j'-i=» llerâb, ruiné, cXaA.w sefid, blanc, kL*^ siyâh,
noir, .yii sûr, salé, _^;; jîv ou vÇ> gw, qui, en sanscrit et en slave,
veut dire: vivant, ^Âj ;)e«^, cinq, etc., deviennent les substantifs : \_ji._5»
Tierâbe, décembre, siAxÀaw sefidè, blancheur, (^y«o sLXjçàAw sefidei siibx,
l'aube du jour), iiPLçAw siyd/iè, un point noir, brouillon d'un manus-
127
crit, registre, facture, s^ sïirè, salpêtre, n^': j'û-è ou 8^-Ç> yw-è, vif-
argent, mercure, «-^Uj pemje, main avec ses cinq doigts, poignet, etc.
c. Les substantifs i»^3i3 dïimh, queue, îtj! (^<;(fe, son, voix quelconque,
\^»^ .L^ (pour \^^^ car Mb, quatre bâtons, v'uy yernidb, eau
chaude, •. ». r/fe, jour, etc. se changent en «^c> diimbè, excroissance grasse
de la queue des moutons, sti^S âvdzè, bonne ou mauvaise voix pour le
chant, bonne ou mauvaise réputation, Kiy:>-\^ Mrhibe, cadre, (de j^-^-
quatre et VV^ bâton), «jLcJT yermdbè, baignoire remplie d"eau chaude,
et aussi, eaux minérales chaudes, s;^. rûzè, pain quotidien et jeûne, etc.
167. La voyelle » sert aussi à former les diminutifs,
et elle change les primitifs en autant de termes, soit
de tendresse, soit de mépris. Exemples:
]3e ^^ .A merdek, homme petit de taille, lékj; zeneh, petite femme,
Jli>(^ diUiter, fille, _wj pilcer, fils, sj^ Mh. montagne, qU«-S âstdii,
seuil, liULs felek, ciel, ...Lcio nisân, signe, ^i^ bec ou ^i^ biïj, qui
anciennement signifiait, proge'niture (comme en slave vicz), etc., dérivent
i^O.^ merdekè, petiot, homme méprisable, capon, sSl-. zenekc, pauvre
femme et virago, 8,;C^0> duTitere , fille petite, mignonne, is.^ji' W/zè, bosse
d'un chameau, XJUCwi dstàne, seuil sacré, mausolée d'un santon, X-xJj
/(?Mè ou is-J'l^-S feldkè, instrument de supplice auquel on attache les
pieds d'un homme pour le fouetter, et aussi, bastonnade, (serait-ce: pe-
tite admonition envoyée par le cielpl) ijUco nisdnè, cible, petit point
1) Les puristes persans orthographient ce mot «.i-jLï felâlie, mot
arabe qui veut dire: fronde. Cependant, je ne l'ai jamais entendu pro-
noncer autrement que fddke. Le substantif arabe 'i^^ feldket, infor-
tune, adversité, s'accorde mieux avec le sens de bastonnade, que, fronde.
Ce n'est probablement qu'un mot mogol datant de la conquête de la Perse par
Tuhenguiz, de même que le mot /?-«oe</ (de ^jzoz?,«w/, fouet ayant, an bout, un
nœud de plomb) est un souvenir de la domination des Normands en Russie.
128
tlanc ou noir pour s'exercer aa tir, i-^o becè l), enfant, petit d'un
animal.
J'ignore l'étymologie des diminutifs »j berrè, agneau, •iJ'
kilrrè, poulain, -âS kierè, beurre frais, *.>j^ ^^^^j poulet, et
*elle de ^^^ sepè, avalanche et de i^ij-j hûnèj propriété meuble.
Tous ces diminutifs en 3 sont d'un usage moins fré-
quent que ceux du paragraphe suivant.
§ 3. \z>- ce, 'ê k.
168. Ces finales sont destinées à la formation des
substantifs diminutifs. Exemples:
«-« mdr, fourmi, iVLb ictq, arcade, imUj kerndn, arc, .O (.kr, porte,
,.,•.»._*« silzen, aiguille, ,^>_]l_j talli, amer, .•. ztr, de l'oi-, f^'r'-^ mer-
dum, hommes, jy-î-J; zembûr, guêpe, 0^— ^ f"'^' pièce de monnaie, Ow_j'
end, quantité unité, chaque chiffre depuis 1 jusqu'à 9 inclusivement,
etc., font de'river: »s>-\»^ mtircè, petite fourmi, \_^oLJj tdqcè, niche,
is.^oU.S' kemd7iie, violon, (parce que l'archet du violon persan a la
forme d'un petit arc), x._.^s_j.O> deficè ((^ euphonique), petite porte,
vasistas, iiVj-»,A« sàze?wk, petite aiguille et gonorrhée, ^^^^^Xî teUiek, tant
soit peu amer, >i).' ré;;-e/(', poudre d"or, i:*v«Oj.« merdûmek, prunelle des yeux
(parce qu'on y voit le reflet des hommes en petit), ^i)s_jj_j piilek, pail-
lette, t£),É— *.J: zeinburek, petit canon ajusté au pommeau de la selle du
chameau, (c'est par une semblable analogie qu'en français coulevrine
dérive de cotileuvre), (iJiAJ' endek, un peu, une petite quantité, etc.
1) Le " tesdid qu'on trouve quelquefois au-dessus de ce mot ne
se fait pas sentir dans la prononciation. On ne l'y met que pour avertir qu'il
ne faut pas confondre ce mot avec le datif is.^u beci, à quoi?; de même
qu'on écrit » } '\ prononcez niUihum, neuvième, pour le distinguer de *.^
nehum, je place, etc.
129
c —
hemdn mùryekï men. Mrâki mollâhâ bûd — hemdn césmeki muryekem,
âînei ^erilshâ btid
Cette poulette même que j'avais et que j'aimais tant, devint la proie
des mollas. Les yeux tout petits de ma poulette étaient si brillants, que
les fiancés venaient s'y mirer comme dans une glace. {Chanson des rues
de Téhéran ^
169. Pour rapetisser encorp ce qu'il y a de menu dans
le sens d'un diminutif, on y ajoute l'article d'unité ^^ y.
Ainsi Envery, en parlant de lui-même, dit, avec une
modestie peu commune chez les poëtes persans :
6^-^ Cr^.' l5^^j'^ •} ^X-^-:^ ti^5 ti^^«-^ i^.y^
yûyend H cîsf X'^cili tu — ey M^dcil zi zendeydnji — yuyem Hetteky
u heyteky èend — ez dôulethdy yn ^ehdny.
On me demande: Quel est donc ton appoint (littéral., ta récolte),
dans les bonnes choses de la vie. toi qui n'en jouis jamais? Je réponds:
Un peu d'écriture (c'est-à-dire, une jolie écriture), et quelques jolis petits
vers, voilà tout ce que je tiens en fait de richesses de ce monde im-
§ 4. (MLi-w stân, .'•. zâr , .ww o»/ , ...i
170. La finale qUa«, qui me paraît être dérivée du verbe
...oUCw' istâden^ stationner, et que le savant auteur du com-
mentaire sur le Yaçna a retrouvée dans le zend, s'ajoute
aux substantifs dans le sens de : localité , demeure , lieu
d'abondance. Exemples :
130
...LXas/jaÏ qelrisiân, cimetière, lieu de tomlieaux {qebr), ...LXwJli'
yulistdn, parlerre de fleurs {yuï), ...Laav^P^ lïdwstân, pays de mon-
tagnes (kuK), ...UawîIj lâyestdii, pays de jardins ihuy), ...UavoixJ
hysidân, pays des Lezguiens ileyzy) du Caucase, ^LXmsîGjS ferenyistdn,
pays d'Européens {fereity) , Europe, etc.
171. Quelques érudits persans m'ont assuré qu'ancien-
nement le formatif du pluriel, qI, donnait aux mots pri-
mitifs le même sens géographique que leur donne stân'^
ce qui est très probable; car an veut dire aussi: pro-
priété de, appartenant à; Oj3» ^J\ •} ez an Md, de son
propre ai'oir, de ce qui lui appartient. Exemples:
...'tX^ hemeddn, nom d'une ville, .m'!^^^^,! drdelàn, nom d'une pro-
vince, ...^50 yildn, nom d'une province, ..}.ij>3-]^mdzenderâ)i, de même,
,..L^\.>J,i3! âzerh'iljdn, de même, im'^jL^ vi>^*i<-> deïti Jidoerdn, le dé-
sert de Hâverân, — doivent, suivant ces érudits, être traduits: les Hemeds,
les Ardels, les marais {y il), la contrée dans laquelle (ender) il y a
beaucoup de grands {mdz) arbres ou des chênes {mdzu) , les adorateurs ou
les enfants {htg= hece) du feu (dzer), les déserts de l'Occident {Jiâoer), etc.
172. La finale formative .'; zâr s'annexe aussi pour
donner le sens de multiplicité. Exemples:
Jj.l^ l-drzdr, combat, lieu de beaucoup de faits (Icdr) et d'efforts,
•i^àJlE ^elefzâr, pâturage où l'herbe i^elef) abonde, etc.
173. La finale .L*« sàr donne le même sens:
,L/*oCaw senysdr, enseveli sous un tas de pierres {seny), lapidé,
.Lw.S^kj lûhçdr, pays de montagnes, .Lw»4-«.a« sîmsdr, officier préposé à
veiller sur le bon aloi de l'or et de l'argent («?«), essayeur. Dans
.Lmi«joCo nîyûnsdr, précipité de haut en bas, tombé, ruiné, sdr est ex-
plétif; on dit aussi: ...,^3vi-jw sermyiui, la tête en bas, les pieds en l'air.
Dans d'autres mots, .Lw sâr répond au mot se^nhlable,
comme :
131
.Lvw^L^ mhçâr, semblable à un sâh, etc.
Dans le substantif ^L*^^ ruKsâr, la finale en question
3ie modifie aucunement le sens du primitif: visage, joue,
{rilK).
§ 5. c.'o dau.
174. Cette finale formative, qu'il ne faut pas con-
fondre avec ^b dân, thème aoriste de ^;*^ib dânisten,
savoir, répond aux mots: étui, boîte. Exemples:
Q)t\.*is qelemdâii, boîte d'écrivain, contenant son encrier, ses ciseaux,
son canif et ses roseaux {qelem) à écrire, (^tiAi'l^- Mkdân, boîte à
poussière {fiâk), globe terrestre, ^CkLki^ senyddn, jabot oJi l'oiseau
■conserve des graines et des cailloux {stny), ^b\xàif tf/?/(?f/(f«, tabatière,
ieup, tabac à priser, qu'il ne faut pas confondre «vp^ j<;«j temheku,
tabac à fumer).
§ 6. L-w sa, Lwl âçâ, *Li fâm, pij ves, ...Lo mâii.
175. Toutes ces finales ou afiixes servent à former
des substantifs de similitude. Exemples:
LvLftJ! elifâçd, droit comme un t élif . LwL<JLs feMâçâ, élevé comme
le ciel ifelek), j.LiLJLA.-o mindfdm, imitant l'émail {mitia), (jij_PL_^
mâlives, semblable à la lune {mâh), Lw-aÀc 'embersâ, musqué comme
l'ambre (ember').
Dans les inscriptions achéméno-persanes de Behistoun,
Cyrus s'appelle Hurûs; c'est sans doute le moderne u^j^vs»
Jiûrves, semblable au soleil (Kûr)-, Darius y est appelé
Darivus; c'est peut-être le moderne ^j^^Uo deryâves, sem-
blable à l'Océan {deryâ). Le nom d'Amti-deryâ que les
habitants des rives de l'Oxus donnent à cette rivière,
rappelle le sanscrit samiidra (Cf. Dictionnaire sanscrit-
français de Burnouf suh verbo).
132
176. ,.,L« mân , de même que sa variante lXàjLxi mâ-
nend, sont des dérivés verbaux de ^^ylAvoL* mânisten^
ressembler. Ex.:
,..L«.£-«-w sipeJirmdn, semblable à la sphère céleste {sipeJir), lAxjLo-yvi.
sirmdnend, comme un lion Çsir).
§ 7. Ô\Xa mend, lilij nâk , vi)) dk.
177. La désinence t>J>5 mew(Z correspond aux finales
françaises ihle^ eux, ahle. Exemples:
iAx/«>3«^M mdmend, profitable {sud, profit), kAÀ.<0.3» liiredmendy
raisonnable, doué de sagacité {Mred), etc.
178. L'aflBxe Sj> nâk sert à former les adjectifs de
qualité , et d)! âk les substantifs seulement. Exemples :
Te ^c 7^»?, tristesse, O.O derd, douleur, L_J^i> Muf, peur, Jii»
lœfer, danger, etc., on forme ii)LU£ yemndk, triste, lillJO.O derdnâk,
douloureux, id)L»ifc.i» Jioafnâk, périlleux, dljJai» lleterndk, dangereux,
etc.; liiLwjj pusâk, habillement, (de {,Ji^J"'<h thème aoriste de ...lA-^ÀOj-j-
pusîden, habiller), ii]5.tS> Z'«m/{-, nourriture,(de ...i» Mr, thème aoriste de
...O.fc:> Tmrden, manger), etc..
§ 8. xi' âne, ..-J yn, ^;aj yne.
179. La finale iJi âne dérive, ce me semble, du sub-
stantif ,..î ««, propriété, suivi d'un » formatif, parce
qu'elle donne lieu aux exemples:
i^.jl.^Lw sâhàne, ce qui est propre à un sâh, en vrai roi, royal,
io'o^Lv; sdyirdâne, ce qu'un élève Çsdyird) doit à son professeur,
argent qui revient pour étude, xjlPuj. riibdhdnè, conduite propre aux
renards (^rûhâJi), en vrai renard, xJLS^Oi.» miijdeydnè, ce qui revient de
droit à celui qui apporte une heureuse nouvelle (miljde), un pour-boire.
133
XJb'Jo yedàyâne, en vrai mendiant {yedâ) et ce qui appartient à un
pauvre, xJlj; zenâtie, gynécée, appartement de femmes, et A,Jlj; («U^
Xemmâmi zmânè, bains réservés à l'usage spécial des femmes, *->|^p
■dwânè, possédé par un démon {dio), maniaque, fou, etc.
180. ^J yn devient »J<j. y ne par un procédé sem-
blable. Ex.:
De .• zer, de l'or, ^^ji^pesm, laine, o^*^J i^*A peau, etc., on
forme .-•J,; zdri/t, doré, en or, etiJj.- zerînè, drap d"or, ^j^^tS^pes-
nnu, laineux, et xJu^/io pesmî/iè, manteau en laine tissée, froc de céno-
bite raahoinétan, f.fJl*M^2}iistm ou iJLxJCA*^ pustînè, pelisse, etc.
§ 9. ...u bâu, (-.'^ vâti.
181. ^Ij &(în et sa variante q'^ t^aw, ne sont qu'un
substantif tombé en désuétude et qui signifiait: gardien,
maître, et qu'on peut encore retrouver dans oIj bânû,
épithète que les Persans donnent à la plus respectable
femme de leurs harems et ban que les Croates donnent
à leur chef. Aujourd'hui, l'un et l'autre suflBxe servent à
former beaucoup de substantifs. Exemples:
■ •«Lj^/S merzeùân, gardien des frontières de mer et de terre, ...LaaxLj
fdshdii, gardien (litt.: préposé à la patrouille {pas),) qIjJC^ s'dtûrbân ou
...LJCù s'ùtûrvân, gardien des chameaux {sutiir), iMUrg-* mehrehân, fidèle
à l'amour (mehr), (mLacL) hâyhân, jardinier, gardien du jardin {hây), etc.
§ 10. .Li ydr , S yer, S âr.
182. Les deux premières finales, .li' yar et son abré-
viation Jr ye/*, correspondent aux mots: faiseur, ouvrier.
Exemples :
.LJ^O'. j-j peroerdeydr. Providence, épithète de Dieu, (littéralement :
134
faisant éducation), j^)»)\ rûzyâr, sort, lieur et malheur, (litte'ralement;^
faisant jours (heureux ou malheureux),) ^j-'*' sdzydr, effectif, qui im-
pressionne, .^O'O dâdyer, équitable, faisant justice, .5^1^ kdryer, syno-
nyme de .liJ'tLw sdzyâr, Joî^jO devdtyer, fabricant d'encriers {çlevdt),.
^.\ zeryer, ouvrier en métaux précieux, JfL^^ K?«2«7er, alchimiste,
chercheur de la pierre philosophale, etc.
183. Quant au formatif .', on le rencontre le plus
souvent à la fin des thèmes prétérits. Exemples:
De c^àï' yoft, il dit, ov S. reft, il est parti, ^z^^iX yirift, il a pris,
Jsj3. Tiend, il acheta, iAj^ f/îs^/, il vit, — dérivent .LXfti yoftdr, parole,
.LXs, reftdr, marche, conduite, .'lAjyi- lieriddr, chaland, acheteur,
.!J^jO diddr, vue.
8^.xi! ^L^v qL^jI ^y^ ^'-^ 'ii^ li
yw if «y yd servistdti bereftdr âmede — yd melek der sdret'i insdn bè
reftâr l) dmedè
Est-ce bien toi ou, toute une forêt de cyprès qui se pavane et marche?
ou peut-être un ange qui, revêtu de formes humaines, s'avance vers nous r
§ 11. ^ji, is ET (jii>.J Vs.
184. Des thèmes aoristes et prétérits, suivis de ces
formatifs, donnent lieu à des noms d'action tels que:
(jii0.ii^ yerdis, rotation, ^ji>..iij^ ï/usis, ébuUition, (jiioLo^) dzmdû,.
1) Aujourd'hui, .bl5. refidr, s'emploie plutôt dans le sens de: con-
duite morale d'un individu. On dit: 0.'i3 ^jr^.y^ »^ (-^^ ^^P^^
rdhi (et non pas reftdri) Hâby ddred, mon cheval a un bon pas, une
bonne allure, ou ci^*«î »'; U*^^ lidsrdhest , littér: est de bon chemin,
ou bien j'j»S rdhvdr.
135
épreuve, (jii-J.M drdû, ornement, (jùj,^ verzis, gymnastique, etc., de
...lX-OjT yerdîden, tourner, ,..iA>^Àv^> <jusuhn, bouillir, im>.>v<j^
dzmdclen, éprouver, .JCw^U drâsten, orner, ...lXj;.^ verzicleu, s'exercer
à faire de la gymnastique, et labourer, etc.
SECTION II.
NOMS COMPOSAS POLYGKNES.
185. La lexicologie persane permet de puiser dans
toutes les parties du discours, indifféremiuent, pour ob-
tenir la formation de ces noms. Aussi les diviserons- nous
selon la nature de l'étymologie de leurs formatifs.
§ 1. DEUX SUBSTANTIFS.
186. Pour former un composé de cette espèce :
a. On supprime ou bien on conserve l'izafet qui de-
vrait les unir l'un à l'autre dans une sentence régulière.
Exemples :
,.,^.^Wi sebMn ou seU Mu, nuit de sang, une attaque nocturne
oîi l'ennemi est passé au fil de l'épée, ^,;;,A_^.ioLJ j)difeJit ou i^:y^^\-^
pdteht, ville capitale, chef-lieu, (littéralement: le pied du trône), ^lJ^'->
lieribdr ou ilerbdr (littér : la porte du seigneur {Idr),) ou *.ju>.0, que
l'on prononce der'ùJidne pour deri Hdnè (littéralement: la porte de la
maison), signifiant l'un et l'autre: cour princière, palais d'un seigneur,
audience, (de même qu'en turc ».jL5 qdpd, porte, Sublime Porte l), etc.
1) Les noms de lieu composés, qu'anciennement on faisait suivre du
substantif oJT ylrd, ville, se forment aujourd'hui en remplaçant celui-ci
par l'adjectif o\Ji dhdd, construit, peuplé. Ex.: O JLw"^ Idsyird, ville de
Las, O.XjL'o ddrdbyird, ville de Dârâb, C>^C>-^_ yezdyird, ville de
Yézid, etc, sont des formations anciennes, tandis que OuL^Lwi sdhdbdd^
136
sûturpeikery riisfè zi ti bdl u per — ve liketi ne zipurende ne hdrher
(Le gi'iffon) avait la figure d'un chameau; on voyait croître sur lui
des plumes et des ailes, et, cependant, ce n'était ni un oiseau ni une
liête de somme, (Littér. ni des volatiles, ni portant fardeau).
6. On forme un adjectif en intervertissant l'ordre gram-
matical. Exemples :
.LjC^I bellUjâr, littéralement: l'ami (,y«r) ou maître du bonheur,
heureux, .Lx-ii^S^ husijâr, intelligent, éveillé, pour yârl J/iis, l'ami ou le
maître de l'intelligeuce, jL>^-' allalnjar, aimé et protégé de Dieu.
c. On supprime le pronom et le verbe d'une sentence.
Exemples :
.Lx^LkJr y'ûnâhkur, pécheur, »LLo'iA.>\x meydttpenâh, glorieux,
i_^;w.iAj pei'erscy , ignoble, etc., — dont la construction régulière sei'ait :
^l>-«.vfcf .I3 »L/.5^ yunâh kâri tisf, le péché est son affaire; 0>A.:>^ «Làj
uX^LojX 5^ Oji .0 pend/ù megdef der nezdi û mîbdsed, c'est auprès
de lui que la gloire trouve abri et protection; (i>».Aw.X-w •,' )^-\/
pederi û seyest, son père est un chien, etc.
Ces inversions et ces ellipses sont fort en usage toutes
les fois qu'il s'agit de louer ou de blâmer quelqu'un. Ex.:
melikzddèist vi'âtendcib-ul-e^azd sd%ïhdôid(it'ist firïsiecimd, c'est un fils
du roi, aux formes élégantes et bien proportionnées; c''est un seigneur
fortuné, dont tous les membres sont moulés sur le modèle de ceux d'un
ange, etc. {Tdrilii Keger).
bâti par le ?âh, oLLiU^i" ï/ekdndbdd, construit par le prince Gehân,
o'uLjLIiJlaw suUdndbdd, peuplé par le sultan, etc. sont de formation plus
moderne, et l'usage en prévaut aujourd'hui.
137
d. On intercale entre les deux substantifs un ' élif,
et quelquefois la conjonction ^ u, et. Exemples:
De (3o. rmy, couleur, j ber, poitrine, q^ yiin, espèce, .m> sur,
tête, ié^-i yek, un, ^Juo *e/, rang, JLo ?«<?/, propriété, etc., on forme
les adjectifs i3o%LkJ. renydreny, bigarré, de différentes couleurs, ^jLj
hcrdber, ensemble, vis-à-vis, ^y Lj^ yûnâyûu, varié, de différentes
espèces, mSm, ferâcer, d'un bout à l'autre, Lj'yw serâpâ, de la tête
aux pieds, ki^^jbCj yekdueJc, un à un, depuis le premier jusqu'au der-
nier, ^.à^Lsao sejdccf, en lignes droites, peloton par peloton l), oLo"^L«
)ddldmâl , . tout plein , très-abondant , ^^^ idrumâr (littéralement :
trame et serpent), synonyme de ,i;N-oL^^ plMpîc et de •^_j^;5' kejnv'ij,
confusion, embarras, sens dessus dessous, o'^A^j^ O'O dddi) u hiddd
le verbe haut, incrimination, plainte (litt. cri et injustice), etc.
§ 2. ADJECTIF ET SUBSTANTIl'.
187. Pour former ces composés, on détruit l'accord
du substantif avec son adjectif, soit en supprimant les
izafets, soit en plaçant l'adjectif avant son substantif;
dans ce dernier cas, l'izafet disparaît également. Exem-
ples:
1) C'est ici qu'il faudrait aussi ranger les mots de commandement
militaire qui datent de l'introduction de l'infanterie régulière en Perse,
en 1806, comme (3L*_à.^jO dusfeny, arme sur l'épaule, (abi'égé de
(ji-jAj L5CÀàj tiifeny, fusil, bedus, sur l'épaule), i^S^S^^^^^.pisfeHy,
présentez armes ! (abrégé de L^^isJ' ij*i^ F* tiifeny, littéralement : en
avant fusil), jiii-o aijO neyzè pis, à la baïonnette! littéralement: la
baïonnette {neyze) en avant {fis), etc.
2) Il ne faut pas confondre o'i.> ddd, justice, avec OÎk> ddd, cri, ap-
pel au secours; c'est dans ce dernier sens que o'o s'emploie ici.
138
De ijiX_J. 7'îs, tarbe, et iA_a«S— ui sefid, blanc , de ^ se>; tête, et
...fciÇô nvYun, renverse, les pieds en l'air, de L rrf (pour -Ij hdx),
ouvert, et ...'. rdn, cuisse, de ^sS kei, de travers et \J?X:>- Jiùlq, ca-
ractère, de aoL-Aw sédè, simple, uni, et — .êpJ loux, planche, de ii!L_j
2)dk , pur, et vi^Àjys ttnet, argile, terre dont Dieu créa l'homme, etc.,
on forme iAxÀ.sa^/^. rtssefici, chef de famille, .•.•jCô-iw serniyûn, pré-
cipité de haut en bas, *>J!y5 vdrdnè ou ^-i»,'» vdrûnè, toui'né la face
en bas (litt.: les cuisses à découvert); oS iô».'» .'^yiiJ._i 'r^^j i-^J
_y» reJifrd nemit'ûvân vdnmè kerd, cet habit ne peut se retourner;
OU^.^\3 JceMûlq, irascible, ç-^^y î'OLv^ ^air/è lôuxy, sincérité, ca-
ractère franc et ouvert, mot à mot : table rase ; -Xaj^JûS'Lj ydkthiety,
conscience pure, etc. (Pour le (^ des deux derniers exemples, voyez 163).
§ 3. DEUX FRACTIONS DE VERBE.
188. Les verbes, comme nous l'avons dit, fournissent
aussi leur contingent à la formation des noms composés,
et alors les débris verbaux s'unissent l'un à l'autre par
la conjonction *^ u, et. Exemples :
lAXwjO'iJ» ddducited^), transactions commerciales, littéralement: il
donna et il prit , ^^i^\i^ Jiet'idnjurus, trafic, commerce, littérale-
ment: il acheta et vend, lAxjyls. reftudmed, (littéralement: il s'en alla
et il arriva), synonyme de lAxij tX/«t dmed u lud, (littéralement : il
arriva et il devint), voies de communication, circulation, vi^:>b^ OjJ
hilrd u bâlit, jeux de hasard, (littéralement : il gagna et il perdit),
_^5^Aà^ yojtuyû, (littéralement: il dit et dis), synonyme de lA^jL^v^Xài'
yoft H sinid, (littéralement: il dit et il entendit), conversation, entre-
tien; l'on se sert aussi, dans ce dernier sens, de deux prétérits arabes.
1) Du verbe défectueux ...oUCw aUdden, ou siteden, thème aor. i*)>-^
sitdii, prendre, saisir, omis dans le tableau synoptique.
139
en mettant Fun à la voix ^lassive et l'autre à la voix active:
qîlûqdl {qilè, il est dit, u, et, qdlè, il a dit), ^^t^^jXi beyîrube/cil^,
(littéralement : prends et tue), synonyme de jjjj,_^Jo btyîrubezen, (litté-
ralement : prends et frappe), tumulte confus, coups de main échangés de
part et d'autre, brouille, jJy«3 ^''-> «^ ^'<^^ ^^«■^ « meriz, conduite
cauteleuse, juste milieu, litt : tiens penché {hvc dur) et ne verse pas
(meriz), nie'taphore empruntée au liquide prêt à se répandre, synonyme
de l'arabe Lgli^wj' i^**"^' -fr^ ^"^^'' '^^'^''^'"' dacetufid, ce qu'il y a de
mieux dans les choses, c'est leur centre (lat. medio tatissimus ibis).
189. Remarquons que beaucoup de thèmes aoristes
et prétérits des verbes persans s'emploient isolément en
guise de substantifs. Exemples :
c>«-wAj yiizesf, pardon, grâce, ^,i>.-àjj ^mi ^t^r ««m/, adresse d'une
lettre, et aussi, prédestination, décrets divins qti'un ange du ciel de Ma-
homet inscrit sur le rôle appelé -Id^À^U _ y loux^ '«^''Xjûz, tablettes-
commémoratives, {mexfûz) oii tous les actes de chaque homme se trouvent
consignés et prédits avant qu'il vienne au monde, v_j^^^i dsûb, révolte,
.LaJI emhdr, magasin, dépôt, i,:>_:^b. rUit, moule, forme primitive, etc.
190. C'est ici qu'on doit placer aussi les formes em-
phatiques lorsque, pour donner plus d'expression à ce
qu'on veut faire entendre, on répète la même fraction
d'un verbe. Exemples:
...Liiy ...Uiy kesdn kesâti (deux gérondifs), en se tiraillant Tun
l'autre, .mI^ O^iv (*)^^^ U**^) "'*" ^"''^"''^ ^'^V kendn, voies de fait,
(littéralement: en s'arrachant la barbe, en s'arrachant les boucles de
cheveux, deux gérondifs), ^'■^tp' o'^' ''''^^"'"' ^"'^^''* ^'^'^"^ gérondifs),
clopin dopant, (littéralement: en tombant, en se relevant), xXSj ^Ol^,^^Xw
mstè rii/tè (deux participes passés), élégance, propreté, (littéralement :^
lavé, balayé), &Xs. ikAS, reftè reftè, allant petit à petit, doucement.
140
S 4. SUBSTANTIF ET THEME AORISTE.
191. C'est le groupe le plus nombreux d'entre les
noms composés polygènes. Pour l'analyse des dérivés des
verbes défectueux dans les exemples ci-dessous, voyez le
tableau synoptique. Exemples:
Des thèmes aoristes unis aux substantifs *OÎ âdem, homme, *^L.c
^âleni, moude, \»f^ lœsver, contrée, .oLo mdder, mère, j. ni, visage,
i_,A-Cv seb, nuit, .z^i*' sexer, matin, de bonne heure, Jw^-w seijl, torrent
de montagnes, .aj tir, flèche, tir, coup de feu, iAXS Med, ruade, (ji,î
as, potage, w^J tel), fièvre, Jj dil, cœur, .J^ s'ùJ'wn, discours, ^^j!^
dâiiïs, science, savoir, auLo pine, haillon, .aJLc 'ember, ambre, iti^.Cw>x
misk, inuâc, v_ji^i- Mb, sommeil, KaÂi nùqti, point, question difficile
à résoudre, problème, v_jIawO %m/é, compte, >(cX.£Li qa^'ide, règle, loi,
us et coutumes, etc., se forment .k-r^UJiî ddemliilr, anthropophage, !.U(c
^âlemârâ, qui fait l'ornement du monde, Uw^-^/i^jr kasotrkusâ, syno-
nyme de _oC)L.g^ (jehuiiyîi , conquérant du monde {Jjehâii), '3<'->w«
mâderzd, qualité ou défaut qu'on apporte avec soi en venant au monde,
Lf». râniimd, cadeau de la première nuit de noces que l'époux doit of-
frir à sa nouvelle mariée lorsqu'elle se dévoile devant lui (littéralement :
le visage montré), ^«^aw.j$^à« scbMsp, dormeuse de nuit, (nom que les
habitants des côtes méridionales de la mer Caspienne donnent aux plan-
tes mimosas, comme la, Gleditzia caspica , etc.), ixi».iS~ sexer/ih,ma,tina.\,
qui se lève matin, i^.^^Luw seylliiz, crue subite d'un torrent de mon-
tagnes, :'iA_il._jfc_j tirendâz, tireur d'arc ou d'arme à feu, uj^_5 lAxi
lekedkûb, qui est foulé à coups de talons, maltraité; v_j^(AxJ w. aS t'X^
vi;.^.wJLjJ> ffci/i hemè ritz lakedhAbi Jwijâlest, tous les jours notre âme
reçoit des ruades de notre imagination (lloumy); ^-w' d\pez, cuisinier,
;-Lj teblerz, fièvre intermittente, xCi>^ dildver, homme de cœur, coura-
geux, .^JJs^ sûJieiidver, éloquent, .^Xv.i'o dânisver {ver pour âver), sa-
141
vant, '.«OiisÂ-o pmèdiiz, ravaudeuse de vieux chiffons, u^Jî') »>>£ ^embur
dyin, (Jn-j Lxci-^ miskuyîn, plein d'ambre, plein de musc, OkiLL^»
hdbdlud, littéralement: souillé de sommeil, somnolent, comme dans,^l g ♦. «'<>'*■•>•
(jiO»J' v_jL3» cesmhdjf Mbâlûdes, ses yeux moitié endormis, yeux
languissants, (marque de beauté) , ...OiLbfiJ nuqteddn, homme habile à
discuter, gentilhomme parfait, ...'LXjLw^r> xeçdbdân, bon arithméticien,
...)0 «tAcLs qd^ïdè ddn, homme versé dans toutes les minuties des
mœurs d''uu pays, .L^^jj yâuJierbdr, plein de pierres précieuses {ySu-
lier), ,*.J<J«) riidbdr, abondant en ruisseaux, (littéralement: oii il pleut
des pierres précieuses et des ruisseaux).
melik ftïlipds du selii serejrdz berdi/ sikeuder eu siid didè bdz
Lorsque le roi Philippe, ce souverain magnanime (littéralement: qui
porte haut la tête), ouvrit ses yeux (littéralement: devint l'œil ouvert)
pour contempler attentivement la figure d'Alexandre, son fils.
§ 5. SUBSTANTIF ET GÉRONDIF.
192. Ici, comme on l'a vu dans le paragraphe ci-
dessus, le dérivé verbal doit suivre le substantif. Ex.:
De xjLj ndle, plainte, kX mil, cheveu, Oj bery, feuille d'une plante,
vi>otlb> Twl-et, robe d'honneur, ^_jî db. eau, etc. se forment imU^ iJLi
nâlè kumîit, plaintif, gémissant, ...UL5_yS muke7idii, désespoir extrême, et
aussi, deuil, (où la douleur fait verser les larmes et s'arracher les che-
veux), ,.Ji_j_^_j beryrîzdn, chute des feuilles, automne, ...Lwk>JC3KJL>
hel'^et piiMn, la solennité où le roi distribue les robes d'honneur, et
aussi, le lieu où elle se passe, ...ip-j) dbrizdn, (littéralement: averse),
fête nationale qui date du temps de Zoroastre et que les Persans musul-
mans ont conservée encore, espèce de carnaval où il est permis de jeter
des seaux d'eau sur les passants, dans l'espoir d'attirer la pluie.
142
§ 6. SUBSTANTIF ET PARTICIPE PASSE.
193. Les composés de cette espèce abondent en per-
san. Ex.:
De La.3^ d'ânyd, monde, i.l>*-*^ ze%meé, peine, ^O dûm ou u-a-^i3
du7nb, queue, ti^j^i^ hâtel\ punition, .iAj peder, père, (iiA.xj«aa/S mû-
cîhet, mallieur, (ja(j_S> ll'àriis, coq, on forme SuXjp L/tiL> dumjd didè,
homme qui a l'usage du monde, »lXjcXv«5' c:^***; ^exmet kesîdè, qui
a souffert et travaillé beaucoup, (littér. qui a traîné la peine), 8iAj^a/0<3
dûmbïïridc, écourté, fin matois, (littéralement : la queue tronquée), i^ïji
aL>.»f>- hittelc Ihirdè, châtié, puni, (littéralement: qui a mangé la puni-
tion), \X5>>A« .t\j feder sûJitè, vaurien, (littéralement: celui dont le
père fut brûlé), aO; ci^-y^*^'* mïïcibet zede, accablé (frappé) d'infor-
tune, (j-vjfi* \Xi»î alite Jlunîs, chapon, (littér. coq extrait, châtré), etc.
194. Les exemples des noms composés d'un prétérit
sont assez rares , et c'est le verbe ^j'->''-> dâclen, donner,
qui en fait le plus souvent les frais. Exemples:
De .^JJ qerdr, repos, stabilité, iiAs» Ji'àdd, Dieu, etc., on forme
i.>!oJ^Ï qerârddd, institution, établissement, règle, mesure, i^^^OÎA-i-
U'ùddddd, Dieudonné, arrivé fortuitement, etc., \:y^wCK^ ^ seryùzelt,
accident, aventure, \,i>«.w.jfcjj*« sernilvîst, ce qui fut écrit dès l'origine {ser)
décret céleste, prédestination, \::^i^\c> oL ydd ddU, (litt., il eut mémoire),
mémorandum, souvenir, <:>..i;lo a--^^ cesm ddst, (litt., il avait les
yeux tournés vers), attente, espoir.
A la même classe appartiennent aussi les composés, jçO»-*-gJ he/ibîidy,
bien-être , prospérité, i->L.g.J (jii.^ pis nehdd, (il posa devant), un plan
déjà conçu, projet, but, (A/o!.vw serdmed, (il devint tête), ce qui prime,
perfection, coryphée, l\jl>;Lj bdzdîd, une visite rendue, (ne pas con-
fondre avec ;Lj»l\ji3 didè bdz, celui qui a les yeux ouverts), ^^^Mt-f^\
^enparest, adorateur des femmes, de ,..l\xXa«jJ peresiîden, idolâtrer.
Ajoutons-y i^^A^vU-i» ;Lj bds Mst, punition due, châtiment mérité.
143
v:>.SLJ ;Lj hâz ydft, une quittance, un récépissé, (litt., retrouvaille),
0^\ (jii>«o pîsreff, progrès, amélioration, (littér., en avaut marche).
§ 7. ADJECTIF ET THKME AORISTE.
195. Le dérivé verbal, ici comme presque partout
ailleurs, suit le nom. Exemples :
De iAj.u bcînk, fin, délicat, lAÀj' tihid, rapide, ^jiwt:> hos, beau,
cj.L> durûy, mensonge, \:^,^M^. râst, vrai, .^O dur, lointain, »L^*«
siydh, noir, et (Axftjw se fui, blanc, etc., on forme (JNJ t^J%Lj hdnk
Mu, doué d'une vue d'aigle, comme i^j té)^JxLj »i-Xj^-> «?^èë Mr2^ ô««,
les yeux voyant les choses les plus délicates, v_jblw lAJu tûnd litdh,
qui court, qui vole très-vite, (j«.jfcÀ»ii^i> hohiuvîs, calligraphe, _^XCj .0
dûrûyyd, menteur, _^Xaa«*L rdstyu, véridique, (ji^^S^Lyw syd/ipiis ou
(Jùyi'^jSjM sefid pus, vêtu de noir ou vêtu de blanc, ^;;>J^^'-> durUti,
longue-vue, lunette d'approclie, ^jivLj._50 durhds, bâton des domestiques
à pied qui écartent les promeneurs pour laisser passer le harem, (littér.,
éloigne-toi).
§ 8. COMPOSÉS DE PARTICULES INDÉCLINABLES.
.Lxj Li tid bekdr, bon à rien, vaurien, .iAj .O der beder,raGuài&n\,
(littér. allant d'une porte à l'autre), (ji^joL^^ kiemdbzê, plus ou moins,
à peu près.
Le nombre de ces composés est, comparativement,
peu considérable, et, comme tous les adjectifs précités
s'emploient aussi substantivement, on peut les considérer
comme appartenant au § 4 (191).
144
CHAPITRE VI
DES NUMERATIFS
§ 1. NUMERATIFS CARDINAUX.
196. Les numératifs cardinaux persans sont:
j^Vo tjtk (pour (^1 i//, tombé en
désuétude), un;
J
ijiMN ses, SIX;
i^iiAÀ^ heft, sept;
v;i*.AiXP fiest, huit ;
»jj Huh ou \j >eu//, neuf;
vC> (hh, dix.
»;3 ^/««, deux;
Xvw *^, trois;
14^ cehâr, quatre ;
^s-iiJ y7^«^, ou ^v-o joe>2^, cinq ; ]
197. Les dizaines se forment en mettant les unités
avant l'ablatif {^ô -S ez deh) de dix, et alors, pour éviter
l'hiatus :
a. ^^1 iy, un, se change en qL rjân, 5O dû, deux, en
...Lo devân, d^m se, trois, en (j^-w sîn, .^saj peng, cinq,.
■en qIj ^aw, et ^JiJCii seè, six, en ^Ui Mti.
b. ;' e^ est remplacé par son abréviation : z.
c. Après «Lg-?;- cehâr , quatre, on supprime 3I ez.
d. Après i^s.»^ heft, sept, i^^-ixP ^eJ^, huit, et 8j.j
nuh, neuf, la même suppression a lieu et les consonnes
finales cj disparaissent en même temps:
v^^-A\j,j/dnzdehovi'ii^-\jydzileJi, onze-, »L>j>Ly,« sinzdeh ou aO^jw sîsdeh,.
BOjJUO devdnzdeh ou 8l>j'»i3 devdz- treize 1);
<■/<;//, douze; »J Lg.5> èefidrdeh, quatorze;
Ij Les Persans, croyant que le chiffre treize: porte malheur à ceux qui
le prononcent, an lieu de dire sOJLxjw sinzdeh, disent ^'•^ hic, rien,
ou bien «oLi: ziddr., beaucoup trop; c'est de Teuphémisme.
145
V<^-^jt pdnzdeJi, quinze; «Oii^jj nevduzdeh, ■tiô'SJi navitzcleh,
»L>ijLvi sânzdek, seize ; ou, ce qui est le plus usité,
«cXâP liifdeh, dix-sej^t; ^'^jV >''i^^(^^^h dix-neuf.
«lXav^ hisdeh, dix-huit;
198. Depuis vingt, les dizaines se forment irrégu-
lièrement :
si^»-wwO b'ist, vingt;
-M sij, trente;
J>.^:>- ce//il, quarante;
8L,^\Àj penljâh, cinquante ;
c:,*jk^-w sest 1, soixante;
oLXà?' heftâd, soixante et dix;
oLiUiiP hestdd, quatre-vingts ;
i3»j neved, quatre-vingt-dix.
199. Les centaines se forment à l'instar des dizaines,
avec cette différence que l'ablatif n'y a plus lieu, que
les trois dernières dizaines conservent leurs finales, et
enfin que i,i>-**o^j> dûvîst, deux cents, prend la même
désinence formative que ci^-^-o hîst, vingt:
lA-o sed, cent;
i^;,>s.w.j»0 dûvisf, deux cents;
(Aa2*a« sîced, trois cents;
Ooo.Liï=- cehârsed, quatre cents;
iAaojLj pâfised, cinq cents;
200. yS' hezâr. mille, est le seul des nombres cardinaux
qui s'emploie au pluriel: qUj^ hezârân, les mille h.
vJm sessed, six cents;
lAxaXâS' Jieffsed, sept cents;
iAaoa/IvkP kesised, huit cents;
(AasP^ niViced, neuf cents.
1) Dans 'c^/^iXiJ sest et uXjo j^f/, la lettre ^jo est employée pour
(w, afin de ne pas confondre le premier mot avec c>-'>'^ sest, perche,
jDOUce, et le second avec O^mi sedd, barrière, borne.
2) Kaany dit, dans son Perîsdti:
u ,u y^l^
10
146
,1^5^ chUezdr, deux raille, ^-^ Km se Jiezdr, trois mille;
Et ainsi de suite, en conservant l'ordre numérique,
comme chez nous. Exemple:
vi>ww<i 8.^^ vi^A^C^Pj c>J*^^j 0-***J3'-^3 ;'t^ u^ ^^''"^ /it;^«r m
hestsed u pengâh u dû tdriJii mecixj/yè mûtdbiqi sali hezâr u démst u
sest u Jiest liujrè est. L'année 1852, datant de la venue du ISIessie, cor-
respond à Tannée 1368 de l'he'gire.
La conjonction ^ u, et, est de rigueur. Elle doit
toujours séparer les unités des dizaines, les dizaines des
centaines, etc.
201. Les dénominations spéciales des chiffres persans
s'arrêtent à cinq cent mille, somme qu'on appelle .3, j' iii5o ijek
hurûr^ un kurùr. Pour exprimer un, deux, trois millions,
etc., les Persans font la multiplication, et disent yt^S ^o
dû Jcûrûr, deux kurùrs (un million), ,^S km se kilrûr^
trois kurûrs (un million cinq cent mille), .^S Xj^ h-
hâr kilrûr, quatre kurûrs (deux millions), etc. ')
202. Dans une phrase, les nombres cardinaux ne
ce7idn leyzendè Jidk ez yeli là mûry — hezâràn hâr leyzîdy heher qedem.
Le terrain (poussière'; est devenu, à cause de la pluie, tellement
glissant qu'une fourmi, a chaque pas, y glissait mille {Jiezârdtî) fois.
C'est une licence poétique que ces milles. Ordinairement, on dit au
singulier JiP hezdr.
2) Par exemple, après la dernière guerre entre la Russie et la Perse, cette
dernière s'engagea à payer une indemnité de vingt kurûrs c.-ù-d. dix millions
de francs. Dans l'Inde, un kûrur de roupies équivaut à un million de livres
sterling et un lak de roupies = 10.000 liv. sterl.
147
prennent jamais d'izafet; les noms qui s'accordent avec
ces numératifs restent au nominatif singulier, et le verbe
seul se met au pluriel. Exemples :
lX-JJ^»— 3 ^-à-J uX-Ai-wwÂi L\;ciiLj paiised sessed nefer lûdend, ils
étaient (au nombre de) cinq ou six cents individus, ^Li2ft-j' y lXju
<3^ 'l>' i.»!^.:^^' ry^ &^L< ,jii>..à o^-^ be'ad ez inqkây mûh-
leti sehnâhe fûlâii teuMhrd adâ numâd ou O^J (^jLw.O kârsâzy kerd,
après l'expiration du terme de six mois, il s'acquitta de telle et telle
somme.
203. Les substantifs que l'on veut compter dans une
sentence, sont ordinairement accompagnés d'autres sub-
stantifs qui en spécialisent la qualité, de même qu'on
dit en français : tant de têtes de bétail , tant de pièces
de cent sous, etc. En persan -àj nefer ^ individu, appar.
tient exclusivement aux hommes et aux chameaux; y*.'.
reeSi tête, aux quadrupèdes en général; —^\ zôudj, couple,
aux bœufs de labour et aux pendants d'oreilles ; wLb
tâqè, série, aux châles seulement; sJ>l"c 'errâdè, baliste,
aux canons sur leurs affûts ; oVi^ j fervend (pour tAJo_j
perhend), pourvu d'ailes, de voiles, aux navires; OiAc
''eded, nombre, à des pièces de monnaie quelconque, et
en général, aux choses inanimées; rfr^^\ zengîr, chaîne,
ou Jajys merbet, train, aux éléphants; aj»^ qellâdè, col-
lier, aux chiens; vo.*wO dest, main, aux faucons; .LJaJs
qefâr, suite, aux mulets, etc. Le mot Ij ta, fois, est ap-
plicable à tout indifféremment. Tous ces mots, précédés
des numératifs ordinaux , ne prennent pas l'izafet , ni la
désinence L de cas obliques, ni celles du pluriel non
plus. Exemple :
148
yob>3 "^Jr^r-^ ;^^"* ;-«-^ i^^ ^_c*^■^ î'*—^" ^3; ^^^3 l5)^
^>L;> t^r'iJiJ^ '->i^ii ^^^ ;^-f-^3 tjv^lioi ioLi>jl^ *.^l>ixj
0~w^.j^j ^ j»^^jo'j Vr'^-J* si-^iJ^-^ i5^'' ij^-*"^^^ k^'^-^^y^
</er ^emdref ti fevilei û peny rees esp u se nefer sûtûr u devânzdeh qellâdè
tdzy u du zôug yâvi "suJimy u dû nefer meliter môugûd u %dzir dîdîm ve
ez dnf/d lirun dmedè ddhili zirzemines sïïdim esbdb u egnâci mufeferriqè
benezer dmed ez dngûmlè iend td kicei ser bemûhr u nûh qebzè semsîti
gôiûierddr u yànzdeh tâqe sdli rizdy huteddr u dû lenyè âqd hânûy cesmi
lulbiil u cehdr deste fingdnu ne^albelèï kdrlidnei inylis u celiàr sed 'eded
bûlydrgi xdgi terlhiny u muTimeli frenyy sdnzdeh tûp u ebrisîmi keg
bist ferdè u yeyre u yeyre ez qerdri siyàhti mufessitëi zeyl Jiemè perâ-
kende u biçd%ih
Dans son rliâteau et son écurie, nous vîmes présents et devant nous cinq
(têtes de) chevaux, trois (individus de) chameaux, douze (colliers de) lévriers,
deux (couples de) lœufs de labour, deux (personnes de) garçons d'écurie.
Sortis de là, nous entrâmes dans les caves de sa maison; beaacoup
d'objets et d'effets épars et en désordre s'y présentèrent à nos regards,
et nommément quelques (pièces de) sacs d'argent cachetés, neuf (poignées
de) sabres damasquinés, onze châles de reine {bânû) grandes palmes, deux
colis (lenyè) de mousseline (dqd bdtiû) mouchetée (litt., yeux de ros-
signol), quatre services de thé (litt., tasse et soucoupe), de fabrique
anglaise, quatre cents pièces (chiffres) de cuir (billydry) d'Astrakhan,
149
seize pièces (rouleaux de) velours d'Europe, vingt ballots [ferdè) de
soie écrue de qualité inférieure (/î'ey), et bien d'autres cboses, détaillées
dans une note marginale, tout cela jeté pêle-mêle, et sans maître l).
§ 2. NUMÉBATIFS ORDLXAUS.
204. Les numératifs ordinaux persans se forment des
cardinaux en ajoutant à la finale de ceux-ci *.! iim ^).
Les savants se servent aussi des ordinaux de la langue
arabe :
j«.\j ijekilm ou viiA.M*»:?o u'ûh'ùsf ou J^l evvdl, (arabe), premier.
,^0 dûvvûm ou («v^j^ dûijjiûm ou ^.J^iO dîiyniim ou |_iu sdtii/,
(arabe), second.
fr*;'M seyyâm ou *.X>w seyyuin ou vï>.. j sâlls, (ar.), troisième.
l»\L^:;j- cehârihn ou ,^j', rabe^a, (ar.). quatrième.
/«.J^Vxj i)en(/um ou ,»*>./« L3> Jiâmis, (ar.), cinquième.
l«./ii..ii *e*u»ï ou (jaOww 5«.(/w, (ar.), sixième.
*JCàP heffilm ou /^J'-*« sâbi'-a, (ar.), septième.
j^Xm^ hestùm ou q-»'j sdmin, (ar.), huitième.
aJ|j nuhhum ou t-wU fâcn^a, (ar.), neuvième.
*P3 dehum ou _vi(c V/«>, (ar.), dixième.
205. Les numératifs ordinaux arabes en 1' ew s'em-
ploient aussi en persan pour rendre les adverbes français:
Premièrement, "iLi evvthn.
Secondement, Ll*iL) sdnïen, etc.
1) Extrait d'un inventaire de biens trouvés après un décès.
3) Le substantif collectif ^Ji merdilm, humanité, se forme de Ù~A
mtrd en jjrenant le même formatif *. àm. C'est le seul exemple où um
3oit employé ailleurs que dans les numératifs ordinaux.
150
206. Les ordinaux persans peuvent prendre le forma-
tif ,.•> în, que nous connaissons déjà:
yOUvwè^ nïïJiïïstm, premier.
i.jv.i«»j5(3 duyyûmin, deuxième, etc.
/.j^^.LaJ?- ceJiârumin, quatrième, etc.
207. Lorsqu'il y a plus d'un chiffre, il n'y a que le
dernier qui prenne le forraatif ordinal. Exemple:
^•-Ajw» «L^^Jfc iAAr> sed II pai.gdli u seijyum, cent cinquante-
troisième, *«kV^3i <A/o vL^^r?" ieliâr sed u svj'jûm, quatre ceni tren»
tième, etc.
208. Sous l'influence d'un verbe qui régit l'accusatif,
les numératifs ordinaux prennent quelquefois le signe L
des cas obliques, ce qui n'arrive presque jamais aux
cardinaux ; ainsi, on peut très-bien demander et répondre :
. c^Jsj ^K^^ ^\*r^. f»''-^^ Jfuddm yelnrd mîJiâhy beyiri/. Le-
quel voulez-vous prendre? !-4.XlXXi sesûmrd, !.4.Xà^ heftihnrâ, i-tJCw^
hestumrd, Li """.'.' hîstumrâ, 'r4-^J5 i»Vo sad a nilliJnimrâ, etc.; le six-
ième, le septième, le huitième, le vingtième, le cent neuvième, etc.
Mais il faut supprimer le L du régime toutes les fois
que celui-ci se trouve accompagné des numératifs car-
dinaux employés soit substantivement, soit adjectivement.
Exemples :
(_XJoLf gA ,i>jy".lj .iCsJo* deroilâyâûi ferenyistân mûrâbix^ sàhjâne
{râ supprimé) es tenlmhi eshj sed u penyi (râ suppr.) hàzyàft my nii-
raàyend. En Europe, on perçoit les cinq pour cent de la somme prêtée
(litt. primitive) pour un an; u ^jO^ ié\_A_j iiwJ>L> sZ^/sJ**^ 33r^
jt^'^S XS^ iÙ,L^J>- inu'ûz hest dânè kehk (râ supprime) m dit ta-.
151
heryiis {râ supprimé) sikâr kerdîni, A la chasse d'aujourd'hui, nous
avons pris huit perdreaux rouges et deux lièvres; ^-ii s^oL^ ;»,
rzfeî inûxàcirei kerniân Vùtf '■aWiàni zeiid ses nefer sevâre (râ supprime')
bâ desti Jiud lû'êt. Au jour du siège de la ville de Kerman, Liitf Aly hân,
de la tribu Zend, tua cinq cavaliers de sa propre main , etc.
§ 3. DES NUMKRATirS DISTKIBUTIFS ET MULTIPLICATIFS.
209. Pour former les distributifs persans, on répète,
comme en français, le même nombre. Exemples:
L.^_LXj ijekâyeh ou bien ti^ liVj ye.k ytk, un à un; kJo 5O
dû hedû, deux à deux; jL.^.S> ^Lg-^ï" èt^^'àr ctihâr, ou bien, ce qui est
une forme vieillie, ,..i.LiS> ,..'.Li:> îtliàrân èeJiârdn, quatre à quatre,
Xw» \aw se il Si', trois à trois; aucieunemeut on disait .m'-Xj i-)'>-^
■i/eyâii ytiyàn, un à un, etc.
Il n'y a que l'usage qui rende telle ou telle de ces
formations applicable à tel ou tel numératif.
210. Les multiplicatifs se rendent le plus souvent
au moyen de s quiescent ajouté au substantif qui précise
leur quotité. Exemples:
iàyt ju) L5^J^^' tûfeuyi du liilè, ou bien \J».j »i3 du lûlèï, le
fusil double (à deux canons), Xi». )>-*:> cS-».^ senyl ceJuîr rdi/è ou
iJtj-* mûrrebba'^è, la pierre à quatre faces (quadrilatérale), (cLfvw ij^ji
iOCiJCft^ qoacl semây heftrenye, l'arc-en-ciel de sept couleurs, etc.
Ou bien, on paraphrase la locution:
.(-XîLLjJ s.Ij lXjo i^:> Tiïidà sed bârè yn qeder (ou .tXJïÀj' u lXxj) .
(APiAj L*./iÀj (sed ta ytiqeder) be silmâ bedehed. Dieu vous le rende au
centuple.
211. Les expressions françaises, deux fois deux ^ etc.
se rendent comme il suit:
152
(^^^A«l l J^-*'
f- y
J> du bcr se ses est, deux fois trois font
six; si>>.*xl ^^^ \::,Jm^ .J ,^j peut/ her hest hhil est, cinq fois
huit font quarante, (littér. deux sur trois, cinq sur huit), etc.
§ 4. DES FIGURES NUMÉRIQUES.
212. La finance et le commerce en Perse, se servent
des chiffres appelés ^e^j^\ V^-^-^^ xeçâbi ruqûmy ') qui
s'écrivent de droite à gauche. On les nomme aussi v_^Laa«
seyâq.
213. Les figures numériques empruntées aux Arabes
et leurs équivalents en lettres de l'alphabet arabe, sont :
t
1
1
a
1.
60
u*
s
^
2
^
h
V.
70
c
'a
f
3
4
9
d
A.
1.
80
90
f
s
ô
5
»
h
!..
100
o
9.
1
6
^
II
\..
200
J
r
V
7
j
z
r..
300
u^
é
A
8
z
X
f..
400
o
t
i
9
h
t
0..
500
c:j
s
!.
10
l5
y
1.,
600
t
H
^
20
dl
k
V..
700
ô
z
r.
30
à
i
A..
800
u^
z
f.
40
r
m
1..
900
b
z
0.
50
o
n
1...
1000
t
if
1) Ils ont beaucoup de rapport avec les chiffres nommés par Jean de
Nimègue (Bronchorst), nombres chaldéens. (Voy. son ouvrage De nime-
ris, Paris, 1539.)
153
Le zéro, J>.*o sifr, pi. ar. jJusi^ esfâr^ est représenté
par un point-, et le système de numération ne diffère
pas du nôtre.
214. Les Persans modernes se servent des figures nu-
mériques arabes seulement pour les dates, les livres
d'arithmétique et la pagination. On les écrit de gauche
à droite. Exemple :
ùyJJ^ ^-^JoL-o ii^X;^A,wv<! ;;'-!.;''-' i*)'-^ ^'^^^ ^^ t^^j' T'ê^
hex^ssâbi teqvhni ^osmânlu sali hezâr u diivîst u sest u Jiestum hïtjre
der riizi bist u heftumi mâhi oktohri seuei Tiezâr « hestsed u penjjâh u
yek mutdbiqi tânlii ^ycev]jye mubteda u fy yôumi celidrdumi svhri okto-
br'i senei hezâr u hestsed u, jpemjâh u dû kemân târî/ii mecixyyè mûnieha,
mueved ienânki der sexifei ses sed u dit zikr siidè vereqi seijyum
D'après le oalrul du calendrier des Turcs de Constantinople, l'année
1268 de l'hégire commence le 27 octobre 1851 de l'ère chrétienne, et
finit le 14 octobre 1852 de la même ère, comme il en a été fait men-
tion à la page 602, feuillet 3.
Le premier jour de chaque mois s'appelle a.c jim'è,
orgueil, et le dernier, ^a« silJi, dépouille^). On ne les
chiffre jamais ni l'un ni l'autre.
1; Ce qui a donné naissance à cette locution proverbiable : O— = sLo
iA>-w, ;L,^JlAw.J sîè •.' md/n Himret ez yiirrè bè silh rend, tu vas mou-
rir bientôt, litt.: le mois de ta vie (en partant) du premier, arriva au
dernier (de ses jours).
154
215. Quant aux lettres-chiffres, l'usage en est encore
moins fréquent. Les poètes et les orateurs y ont quel-
quefois recours pour désigner le millésime d'un événe-
ment. C'est un tour de force qui consiste à arranger
une phrase de manière à ce que la valeur numérique
de toutes les lettres de cette phrase corresponde à l'année
de l'hégire où l'événement en question a eu lieu '),
216. Il y a d'autres manières de compter par les
lettres, mais celle qu'on vient de lire est la plus usitée.
Afin de faciliter le moyen de s'en souvenir, les Orient-
aux ont groupé toutes les lettres-chiffres en huit mots
vides de sens :
«iâ/to lX:S^ c>^^ jÏ ijâàxAv ^-y*-^ cf^^'^^ j*^ Aj^' ^)
1) Dans lin des manuscrits des Œuvres complètes d'Envery que pos-
sède la Bibliothèque nationale de Paris, le copiste, poëte lui-même, ajoute
à la fin du livre, un poème de sa propre composition, qu'il termine par
ce distique:
eyer ez tu pursaul târîUl sâl — beyâ sa^arhâi) %6'/7»zii envarij
Si quelqu'un te demande la date de l'année , dis-lui : d'Euvery le sage.
Or, en faisant l'addition de la valeur numérique de toutes les lettres
comprises dans beyu seUirMy xeJnml etn-ery, on obtient la somme de
959, correspondant à l'année de 1 hégire ofi le copiste a aclievé son
manuscrit.
Pour les quatre lettres que les Persans ont ajoutées à l'alphabet arabe,
*_j a la valeur de ^_j, ^, celle de ^, -i, celle de : et enfin (JS,
la valeur de '^ ,
2) La comptabilité se sert d'un système de chiffres que j'ai fait ins-
crire dans uu ouvrage de feu M. Pihan, ancien prote à l'Imprimerie na-
tionale, à Paris, sur Les signes de numération usités citez les Orientaux,
Paris, 1S60. (Voyez pages 115—226 de cet ouvrage").
155
CHAPITRE VII
DES PRONOMS
§ 1. DES PRONOilS PERSONNELS.
217. La déclinaison des pronoms personnels persans
fait à l'instar de celle des substantifs, avec cette dif-
ence que, dans les cas obliques, il y a élimination
5 lettres ^ n et ^ te, comme on peut le voir dans
semple de déclinaison ci-dessous.
218. Ces pronoms sont ou isolés '), c'est-à-dire qu'ils
ivent être employés et déclinés abstraction faite du
tn qu'ils représentent, ou conjonctifs, c'est-à-dire qu'ils
•nt pas d'existence isolée, et ne peuvent figurer dans
e sentence que conjointement avec ce nom.
.) Le pronom absolu de la 1'' pers. du sing. .yfl 7nen, moi, est le
1 de tous les pronoms personnels persans qui, employé substantive-
ttt, puisse s'accorder avec un adjectif. Exemple:
•tldxi l'àr Icu^d î( meni herdb kilï/â — M71 fefdvûfi reh kez kïïgdst
kugâ
Moi, ruiné (par ti'op d"amour") que je suis, comment pourrais-je y
lédier? Jette un regard sur l'immensité de la distance ('itt.: la diffé-
ce des routes) à parcourir, vois où en est le point de départ et où.
le terme.
156
DECLINAISON DES PRONOMS PERSONNELS.
PRONOMS ISOLÉS.
PREMIÈRE PERSONNE.
Q^ meii, moi;
(^ jLo mâli men, de moi (le mien);
, ^_ hemen ou !_« merâ, à moi;
L/« »îer<? ou ^ é;?«, moi (me);
Q^ jl (?« OTé!«, de moi.
Lo ?Hc? 1), nous;
U (Jwo ;w«^j OT^, de nous (le nôtre) ;
L<". hemâ ou t.Lo w«m;
I .Lo mârâ, nous;
Lo y e^ fnâ, de nous.
3^ PERSONNE.
»j' ^'«, toi;
_jj* JU) mdll tu, de toi (le tien);
_j^ ôez"?* ou I j' tûrâ ;
Ijj' ^«ïr^, toi (te);
_jJ \' c;z i^M, de toi.
l-4-vl siimâ, vous 2);
L*..iv ijU ?«â/2 sûmâ, de vous (le vôtre) ;
L*./i^j bes'âmd ou ).L*»vi sûmârâ, à vous ;
'.L4«w silmdrâ, vous;
l.«.Àw y e^ siimd, de vous.
1) Dans la conversation familière, on dit L^Lo mdM et LoU-w iûmâkâ
pour Lo »ta et U..vi «wwïâ; ce sont des pluriels doubles.
1) Il y a un pluriel ^^ plus régulier; mais il appartient auxprouoma
conjonctifs.
'Nom
Ge'n.
Sing. '
Dat.
Ace.
Abl.
Nom.
Ge'n.
Plur. ',
Dat.
Ace.
Abl.
Nom.
Gén.
Sing.(
Dat.
Ace.
Abl.
Nom.
Gén.
Plur. /
Dat.
Ace.
Abl.
157
3« PEiîSONNE.
Sinsr.
Nom.
Gén.
Dat.
Ace.
Abl.
Nom.
fct û, lui, elle;
5' jLo niàli û, de lui, d'elle (le sien);
»|j heu ou '.»' tira, à lui, à elle;
>'
ûrâ\
fcî ;! e« ««, de lui, d'elle;
Plur. (
O
LiCol y*««, eux, elles;
Gén. ...Uvo! ^3^ "^'^^^ y««M, d'eux, d'elles (leur);
Dat. ...L-Ciolj leifsân ou iJuvo' ysdnrd, à eux, à elles
Ace. t-jLCvjî ysdnrâ, les;
Abl. ..L/ioJ ;' ez ijsân, d'eux, d'elles 1).
PROXOMS COXJOKCTIFS.
PREMIERE PERSONNE.
Sing.
Plur.
Nom.
Gén.
Dat.
Ace.
Abl.
Nom.
Gén.
Dat.
Ace.
Abl.
I» em, mon, ma;
Jt em, de mon;
)_ho enirâ, ou* etyi avec *j bè avant le nom;
'-<! emra ou I» em, mon;
., em avec •.! es avant le nom.
r J
...Le imân, mes;
...U iwa^z avec l'izafet du génitif;
i_jLo imânrd ou avec iu fé avant le nom;
y
:Lc
imanra ;
...Lo 2?«â« avec •.* ez avant le nom.
1) Cf. en lithuanien , es pour la seconde et aussi pour la troisième
personne.
158
2e PERSONNE.
ÎNom. O et, ton, ta;
Gén. O et, de ton;
^. , Dat. 'j' é^r<f ou O et avec *J 5è avant le nom;
I Ace. Ij etrâ ou O «^^, ton;
j Abl. O t^i! avec ;' ez, devant le nom.
Nom. ...U itdn, tes;
Gén. .•«u ïYâw avec l'izafet du génitif;
Plur. / Dat. IJIj iV««râ ou qIj" «"âw avec xj hi avant le nom;
Ace. ijju' itdnrâ, tes;
Abl. .•jU itân avec •.' e« avant le nom.
3e PERSONNE.
Sing. '
Nom. (ji e*, son, sa;
Gén. [Jm es;
Dat. l_vi ^^ra ou ^Jil t-^ avec XJ iè avant le nom;
Ace. i-vi e«ra ou (ji <^«;
Abl. (jii e* avec -.t e« avant le nom.
Nom. ry**' i^dn, ses;
Gén. l'V-^ isân, avec l'izafet du génitif;
O
Plur.'' Dat. UUi ïsànrd ou ,mLw w<f/i avec w iè avant le nom;
Ace. 'JLw ïsànrd, ses;
Abl. (m'-^ ^^fl'* ^vec •.' avant le nom.
Le pronom conjonctif ^ el de la 3^ personne ne s'emploie
jamais isolément au singulier; on le retrouve isolé dans
des langues modernes congénères, par exemple, en anglais
s7ie, elle. En lithuanien, ce pronom a conservé sa forme
pleinière, soit au singulier, soit au pluriel: az vieyou,
je souffle, tû viey , tu souffles, ji^ vieja, il ou elle souffle,
159
mias vieyam, nous soufflons, jus vieyat^ vous soufflez,
jej vieya, ils soufflent.
REMARQUES SUR l'eMPLOI DES PRONOMS PERSOXXELS.
219. Les pronoms personnels absolus ou isolés font
fonction de pronoms conjonctifs, qui ne sont que l'abrégé
de ceux là. Ou dit indifl"éremment :
..-A _wj puceri men, »j' ^Jui» Tiânei tu, »' ^M-JiS frefsi û,
M \:j,fS^^ vilàyeti ma, L*a« -^aPu-V»^ mezhehi siimâ, ...L/iXj' iM^-?"
^^?/i ysân , ou bien ^-n^pixcercm, mon fils, o'*JlJ> Mnht, ta mai-
son (et aussi, ta fename), iwCisàj k-efseè, sa pantoufle, ..X^*Si)^ vild-
yetimân, notre pays, ...LO^iÂ^ mezhehitân, votre religion, (littérale-
ment, ta religion à toi et aux tiens), ..L/iX-oL^ tjântsdii, leur âme.
Les six premières locutions appartiennent à un style
plus soigné, mais les six dernières sont préférées dans
la conversation et dans le style familier.
220. Tous ces exemples font voir que l'accord des
pronoms personnels se fait comme celui du génitif, au
moyen de l'izafet. Cependant il faut remarquer que
l'izafet disparaît devant les pronoms conjonctifs des
trois personnes au singulier. Sa présence est indispen-
sable au plui'iel de ces conjonctifs.
221. Les datifs des pronoms conjonctifs au singulier
et au pluriel se rendent, ou par la finale '., ou, ce qui
arrive plus souvent, par la préposition ^j te. Exemples :
Q-» -J_5-»J benoidcri men ou * J\jO benSiderem, à mon domestique,
_jj" ;_>«OCj be yusi tu ou s:^^Jj:,^i^ beyuset, à ton oreille, ...LajLPJCXCo
lemtur/iâîtdn, à tes chameaux (pour nôakeri merâ, yûM turâ, siitur-
hàitànnî), etc.
160
222. Les ablatifs se rendent comme il suit:
...LUj ••' ez piîlimân ou bien Lo i\j ;' ez idli ma, de notre ar-
gent, ,..LaÀPi3 ••' ez dehenitàn ou L^^ f?^'-^ j ^~ deheni sumâ. de
votre bouche, etc.
223. Dans une phrase continue où le nominatif est
suivi de plusieurs génitifs et adjectifs, le pronom per-
sonnel qui s'y rapporte ne paraît qu'à la suite du der-
nier des noms incidents. Ex.:
^Ij^:^ jl yAj ^.'Jw«5 ^^«i y^ jJ ^L-^î uhi/âti par
serr îi siir ii medâïxi hedter ez heyvitân. Tes poésies pleines de malice
et (d'allusions) insidieuses, et tes louanges pires que la satire elle-même, etc.
En d'autres termes, dans une sentence persane directe
et composée des éléments précités, la première place est
réservée au sujet, la deuxième à l'objet, la troisième à
l'adjectif, la quatrième au pronom personnel et la der-
nière au verbe, exprimé ou sous- entendu.
224. Si ce verbe régit un accusatif, le L du régime
doit sui\re le pronom personel. Exemple:
— ^
lAAAîJi '.^1 y. .LS c'^îj .^.^^ «Jl>.»Js qurJlânei diismen ii
âlâti Idrzdri ûrâ yiriftend, Ils ont pris le train d'artillerie de l'en-
nemi ainsi que tous ses appareils de guerre.
225. La présence des pronoms conjonctifs à la suite
d'an régime direct permet quelquefois d'omettre le '. de
l'accusatif. Exemple :
èûbem zed u seuyes zedem fe'û%sem dâd u pecés dâdeni. Il m'asséna un
coup de bâton et je l'ai frappé avec une pierre; il m'a dit des gros-
sièretés que je lui ai dûment rendues; OJT (»0 derem kerd, il m'a
mis à la porte, etc.
161
226. Dans le vieux style et en poésie, on dit ^^^\ û'j
et (^5 vey pour ^^ û, lui, et au datif de ce pronom,
' élif change en o d euphonique. C'est pourquoi on compte
sept variantes du datif du pronom personnel de la 3e pers.
sing., savoir: Aj beû ou »iAj bedû^ ou (^3lXj hedûij ^ ou
'.^1 ûrâ^ ou K^'^ merûrâ , ou ^»j hevetj , ou ij^ veijrâ,
à lui. Exemple:
meyer selir u dilliter bemâned bedûy — nebdsed dlyer ber seres bâji uy
Peut-être aura-t-il et la ville et la tille en même temps, et il ne
sera pas dorénavant obligé de lui payer le tribut (vLj bcîj , „lj 6«y)
promis (Ferdôucy).
227. En persan, jj'^ q-» men u tu, moi et toi, à nous
deux , est une expression familière et pleine de charme.
Elle veut dire , une amitié à la vie à la mort , et aussi,
un attachement à toute épreuve. Les auteurs des chan-
sons populaires s'en servent souvent. Exemple :
beyâ berevim ez yn veldyef. men u (u — tu destl merd beyîr men dd-
meni tu,
Viens, partons de ce pays, à nous deux (pour la vie et pour la mort!)
Tu me prendras la main, toi, et moi je te suivrai en me tenant au
pan de ton manteau (litt. toi, prends ma main, moi, ton pan).
228. En s'adressant à Dieu, ou se sert du pronom
personnel de la 2^ pers. du sing. Exemple:
-.'uNJ jj' y ^xij f^»\x.A\ jjr»x>^ ^ l^'^A^ ^ hdri liûddyd
tu mibîiiy ûmîdy beyeir ez ta neddrem , Seigneur (bar) Dieu, tu vois, je
n'ai pas d'autre espoir que toi !
11
162
229. Les derviches et les poètes tiennent le même
langage en parlant au sâh. Cependant les diplomates et
les courtisans, en s'adressant à lui, remplacent le pro-
nom personnel par un des titres honorifiques de sa ma-
jesté, comme aUi Mh^ souverain, J(c LJl.>.î qiblèï 'âlem,
l'oratoire du monde, cy22C> xezret, majesté, (littér, pré-
sence), etc., et alors le temps du verbe qui y corres-
pond se met à la 3e pars. plur. Exemples:
*
{^^JM^ i^^aJ^JUix (J^^ LXÀjLojftxX ^(c iJLjJS X-S»-^ her ëi qiblei
"âlem mifermâyend '■eyni meslextt est , Tout oe que vous (litt. l'oratoire
du monde) dites (littér. ils ordonnent) est juste (littér. est la source des
mesures les plus prudentes); l\Jl>^J (^j'^iai-X^ sL^i k::/^,^ »!. ît
ez rdlii merxemei sâh hendenevâzy fermudend. Par un mouvement de
bonté (litt. par la voie de la miséricorde) vous (le sâh) me comblez de
vos faveurs (litt. ils ont ordonné, ou ont daigné faire l'acte de favoriser
son esclave).
Dans le dernier exemple, le substantif sô^i bendè^
esclave, remplace le pronom moi. En effet, ce serait
une grande impolitesse que de dire , moi , je , en par-
lant à un supérieur. Il faut y substituer blXJo hendè^
(votre) esclave, ou ^_>aJLs^ mûKlis, (votre) dévoué, ou
i^i^ (jo^:>i iKlâs Jcîè , le très-dévoué , ou q^V^ kem-
terîn , le plus petit (d'entre vos serviteurs), etc., et mettre
le temps du verbe correspondant à la 1. pers. sing. Les
femmes disent i^À-ç*i^ kemînè, la plus petite, ou bien
jjyi' kenîz, la servante, ou «Jsjo betidè, etc. Ex.:
Js-wJ ^^L> f.îSiAJLj iM^^ IJ*^-^' ftrmdisi Mn benderâ (datif)
Xâli nesûd. Je n'ai pas bien compris ce que vous (/idn) venez de dire,
(litt., l'ordre du hân ne devint pas compre'liensible pour l'esclave);
163
•
rem ve emmd vezîr sefqet nedârend. Mes sentiments sont pour vous
(vizir), mais vous me retirez votre bienveillance (litt. l'esclave (moi) je
suis le dévoue du vizir, mais le vizir n'a pas de bienveillance).
230. Le roi, en parlant de lui-même, dit L« md,
nous, ou tout de bon, «L^ M/j, le roi, avec la 3« pers.
siug. du verbe correspondant. Exemples :
C>*~*.«iA-U.J bLav «.JLb tâle^'i mh biilend est. L'horoscope du sâh
est bien baut, c'est-à-dire, j'ai du bonheur; \:y^.iM<ù L -.%. «t v l •':.
~>\ i^^l ^jiw-^.Lx^ ^sâh emrûz hd desti mubârekek âhûy zed, Aujour-
hui le 8âh, avec sa main sacrée, a tué une gazelle, c'est-à-dire, je viens
de tuer une gazelle.
231. Enfin, les personnes d'un rang égal , en s'adres-
sant l'une à l'autre, se servent de Ux: M?nâ, vous,
comme en français, et les amis se tutoient comme par-
tout ailleurs. Exemples:
^A ^m seri men (je le jure par) ma tête; ^ \J*-i'.\ ''^^ ^«
(je le jure par) ta barbe; ^a JS'./o meryi men ou bien^" -^ -a
meryi tu, par ma mort, par ta mort; (^-^. jj tu hemiry , ^^^ç^ .^
men herrârem, que tu meures, que je meure, c'est-à-dire, aussi vrai que
je voudrais mourir en odeur de sainteté, ou bien, comme je te souhaite
de mourir en vrai musulman; c:j.a**.j .«jL^ hegâni pûceret, par (le
salut de) l'âme de ton fils; lt\i> [^»ii tuy Jiûdâ (avec (C euphonique)
pour )l\>j _j.j , toi et Dieu, c'est-à-dire, est-ce aussi vrai que ton amour
pour Dieu? etc.
L'usage des pronoms personnels conjonctifs est d'une
occurrence fréquente chez les meilleurs auteurs persans.
Exemples :
(^w.j. 1^\>.M ^^J>\a i^jA.^ jv. k.j tu hemelâmet meJcimem sinè fis ,
164
toi, ne fais pas blesser ma poitrine par des reproches. Ici le m marque
le datif; j^»i ^^^ '^' ^^ [S^ (•'^ bedtm yofty efdk ellah
nîku yofty , tu as dit que je suis méchant; Dieu te bénisse, tu as bien
dit (Xâfiz); _>^l£ J...;oIj5> &_:^ O'^;^ '^^- f*"''*^ '} ^^^--^
J^jLo i'\%P^ ^^ p (•"T^ serisk ez cehii piiki kerden ci %âcil ""elâgy
heki'm kiez (ki es) dilem Jiun iieijd^jed (Xâfiz) , A. quoi bon essuyer les
larmes de mes yeux? Trouve un remède pour étancher le sang de mon
cœur; \uMê (>S\^. iAa«, ,0 (*-^5 ry^ ^^"' egalem dcr reced bè
Jidkim sipâr, quand ma mort sera venue, ensevelis-moi.
ijlm kiez e^emdl nisdiîtes uist — klâlbiidy bâsed 4 (/dnîes nisi
(Envâry Siiheyly).
La science qui ne fournit aucune preuve (signe) de son savoir est uri.
mannequin qui n"a pas d'âme {J/uny-es datif).
.'<?^i hurmûzem, (accusatif) ne did u by sûHen sed lutf kierd — sdhi
yezdeni (accusatif) did u medx^s yoftem u Mëem (datif) ueddd
(Xâfiz).
Le sâh de Hormûz ne m'a pas vu et, sans dire mot, il m''a fait cent
faveurs; le sâh de Yezd m'a vu, j'ai dit un panégyrique en son hon-
neur et il ne m'a rien donné.
On voit, par ces exemples, puisés aux meilleures
sources, que le pronom conjonctif peut s'employer, dans
tous ces cas, sans le secours de la postposition K râ.
§ 2. PRONOMS POSSESSIFS.
232. Il est remarquable qu'une nation comme celle
165
d'Iran, où depuis les temps les plus anciens le droit de
propriété n'était rien moins que respecté , n'ait dans sa
langue ni des finales pour le génitif, ni des pronoms
possessifs proprement dits. Pour former un pronom pos-
sessif, il faut avoir recours à des paraphrases, qui se
font de différentes manières:
a. Moyennan;- le nominatif des pronoms personnels
soit absolus, soit conjonctifs, ajoutés à la suite du nom
qui désigne la propriété. Exemples:
^K j>j ii)L-ii»J pilsâ/i- n Mrâkum, mon habillement et ma nour-
ritui-e, »j' ^t^.puli tu, ton argent, (jiJwO mâles, sa propriété, oL5>0
U^ dehâti sumâ, vos villages, ^Uli-tiAxi meduMlitdn, votre revenu,
..Uj>. i> Jwrgimdn, notre dépense, qL^o^ Q^"^^ qoMni (inrc) ysdn,
leur armée , etc.
h. Moyennant l'ablatif d'un pronom personnel. Ex.:
LX.ii't>-yo 3I ;l *Jj U-ii 3' ^i O^U= ^y.' Pt 'emâret ne az
sïanâ u ne ez il mihâsed, ce bâtiment n'est ni à vous ni à lui non plus.
c. Moyennant le substantif JLo que nous connaissons
déjà, suivi d'un pronom personnel, d'un génitif ou d'un
pronom réfléchi. Exemples :
^i^^Aw^ji^ tJ-0 iç-.u .~i\ yn tâzi mâli kîst, à qui est ce lévrier? jw
.y« mâli men, ou U..ii JLc mâli s'ûmd, ou i,-A-s*oL/ioJ jLo màli ysdn
at, il est à moi, ou à vous, ou à eux; .O iS OjJ «J {.S^ CJ^'
.0_j IJsAj^j '^\jj^ ,.,«jS».a« yn espij ki hud ki der séuquni sâhij bey-
deqrd biird, à qui était ce cheval qui a remporté le grand prix (litt.
emporté le drapeau) de la course royale des chevaux? qL>- O^^ oLo
mdli dxmed lidii, à Ahmed Hâu.
166
jeij i^^rè H yilryân miberend mis — siyàh zulfet %<;Mâ?7 kim beyS
pîk — eyer mdder ez tu ex'-^dl heyîred — heyil mâli liudà hûd dâdam
ledervis
Dans une nuit ténébreuse, lorsque les loups ravissent les brebis, fais
flotter en écbarpe ta chevelure noire et viens auprès de moi. Si ta mère
te demande des nouvelles, dis lui: ce qui était à Dieu, je Tai donne
à un pauvre. {Chanson des bouviers guilanais.)
233- Quoique le substantif JU, qui aide à former
les génitifs et les pronoms possessifs, veuille dire en
arabe , richesse , propriété , il paraît qu'il existait de tout
temps dans la langue persane, car on le rencontre sou-
vent dans les chants du peuple iranais, qui n'abondent
pas en mots arabes , comme dans cet exemple :
yilli rûi/ tu dâred MU becyâr — bebûced her ki dâred mâli becydr —
raeni bîMz ki mdly neddrem — dili piirderd ddrem dâyi becyâr
Ton visage fleuri est parsemé de beaucoup de grains de beauté. Que
celui qui a beaucoup de richesses les baise un à un ! Quant à moi, je
ne possède rien autre qu'un cœur débordé par l'angoisse et meurtri des
stigmates d'une passion non assouvie. {Chanson des montagnards deïlemites.)
Ce qui viendrait à l'appui de cette opinion , c'est que
^\yA\ emvâl, pluriel arabe du substantif JU, ne s'emploie
guère que dans le style élevé.
234. Dans le vieux style, jLo est quelquefois rem-
placé par ..!: zân ou qM ezân, ablatif singulier du pro-
167
nom démonstratif ..), qui s'emploie substantivement dans
le sens de: propriété, chose possédée. Exemples:
(JsJl>,»Î-J ,'y$vi I"}''} c5»^ yôvi/ ezâni berehmen berdvilrdend ,
On amena un bœuf appartenant à un brahmane. (Journ. asiat., 1844,
cahier d'août). kS lA-j' (JN.JCw.^ _5j .v3 a^ \}^^*^ 8js-C>j3
vi;A.jw.LiJ) .,';' (mU'^Î 0»XLfl ferliende keçdmj ki der riix mesHtiend
kl melkuti âsmân ezâni ânhâst. Heureux les pauvres d'esprit, car le ro-
yaume du ciel est leur propriété, etc.
Le vers suivant de Ferdôucy prouverait que le nomi-
natif ,..1 ân^ s'employait jadis dans le même sens que
son ablatif en question:
j*é Ki
o o^ — -^ o'
seri ery'ùmenddn u jjâu âni fust ■ — 7W sultan ki dit bûni u herr zdni ûst
Les têtes et les âmes de tous les héros sont ta propriété à toi, mais
non pas au sultan qui compte au nombre de ses possessions tons ces
pays et continents.
Zebir-uddîn, auteur de la chronique du Taberistan (édit.
Dorn, page 177), joue aussi sur le double sens de q! an.
%^S' dS d^AJ o'iL<,-. O^ '-^ly^ >'' o' j" ^^ ^*^ (^.'
m Jtemè miilk ez diii tii Tiâhnd hûd hemukdjati nîk ki kierdeï émir
tas ez d)i Jiosdil yest
Tout ce royaume fera partie de tes propriétés {âri) en récompense
du bien que tu as fait. L'émir Tâs s'est réjoui de cela (««).
§ 3. DES PRONOMS RÉFLÉCHIS.
235, Les Persans ont trois pronoms réfléchis: \J^.<f>
168
Jlîs, ^X/i:oy> Jni-ten et o^ Md (eu grec: àvroç) qui
marquent le rapport de l'être à lui-même , et , toutes les
fois qu'on les emploie en qualité de pronom , correspon-
dent au latin siius, sua, suum ou ipse^ ipsa, ijysum.
II est important de bien préciser les nuances qui distin-
guent ces trois pronoms l'un de l'autre.
236. Sous le rapport étymologique , tous les trois dé-
rivent du substantif persan _j.=> Hû ') ou ^^i> Uûy, le
naturel, (au figuré, la sueur), la manière d'être d'une
créature vivante, ses sensations intimes qui émanent de
son moral et de son physique, comme la sueur émane
de la peau. Les Persans en font dériver leur substantif
'>Ai> Jiadû, Dieu, ou être par excellence qui n'est pas
né, mais qui vient (i â racine du verbe qlX^T âmeden^
venir) de lui-même (o^ Hûd).
237. Le premier, ij^J^> Ms (abréviation de Jiûyeè)
est un mot composé de _^_i> et du pronom personnel
conjonctif, troisième personne singulier, ^ii eê , précédé
d'un ^ y euphonique. Littéralement, il veut dire, le
naturel à lui, sa nature.
238. Employé en qualité de pronom réfléchi, il n'a
pas d'existence isolée en persan moderne, et ne peut
avoir lieu dans une sentence que conjointement avec
son substantif. Exemples:
1) Le major Rawlinson, faisant Taualyse du texte cunéiforme de Be-
histoun, dit: The pronoun iwa, self, is the équivalent of the sanscrit
swa , slavonian swoi/ , swa, sive , greek irov , latin suus , zend ///<? or //,
pehlevi //, and persian j,i» lia m Oj.z> Ttud, ■;ioy> liîs.
169
l>iXjÉ.:> (•)'-> ^<^'" J'^s, son âme, i^v>" U"* mâll Ms, son avoir,
^Ù^tJ>■ .^ ^ûmri Ms, sa vie, ...'». z*.^ I^^-Jv-.^- c>~^-^^ — .jLo
lXaJÎO sêlâxi memleketi lits llosrevân dânend , Ties souverains savent ce
qui profite à leur empire.
eyer sâh âtjed hemehnâni Tas bei/âyed liurâindu sây Mni Ms
Si le Pùh daigne bien accepter l'hospitalité de son hôte, qu'il entre
en se pavanant comme dans une maison appartenant à lui-même (au sâh).
Remarquoiis que le J^.»^ du premier hémistiche
}30ui'rait être remplacé par un pronom personnel, parce
que jj^J».i> o'-*^ (litt., son convive du propriétaire), est
identique avec j' n'-*r^ meJiniâni w, ou ^jioL*^ meh-
mânes. Mais, dans le second hémistische, ,jixjfci> est sy-
nonyme de J^j-à> ; le propriétaire fait un compliment
en disant qu'il ne regarde sa maison que comme une
chose qui appartient de droit au sâh lui-même. Cette
dernière signification est la vraie signification du ^cXj4.=>,
qui est pronom réfléchi , pronom personnel , pronom pos-
sessif et adjectif en même temps. En résumé, ^ji.j>i>
His, peut servir pour, mien propre, sien propre, selon
le sujet de la phrase, ou plutôt selon la personne dé-
signée par le verbe.
239. Employé substantivement, (jii.jy> veut dire, pa-
i-ent, proche. Dans ce cas,, il prend le formatif du plu-
riel et se décline comme les substantifs. Exemples :
^^>.>w.U , cL:«_> i>^ii^ ('yj' .'/'' st-Zis Msi musi, cet individu est
notre parent, (A-o'u-w-j ^*h ,-.L< ...bOw^O» ,..Uio>^. heMldn îi
(Mstâni mâll seldm hereçâmd , tr.ites mes compliments à nos parents et
170
à nos amis, ^ys, (jii.jy> Ms h qoimi, tous les individus d'une famille
ou d'une tribu, y compris les domestiques.
240. Le pronom (^JC^j^i- MMen est composé de ;jii,j>3»
Ms et du substantif ^ ten, corps. C'est l'inversion de
(jixjy> ^^ teni Hîè , litt,, son corps même. En effet,
^2jX^y> marque un rapport qui s'adresse plus particu-
lièrement au physique qu'au moral d'un individu. Ex.:
c>-«^ '_ÀAAv«Ji.^ llîstenru kmt, il, elle se suicida, y LÀA-Ci.Jv>
O-wO'j i.3CL> liistenrâ ez ^jeny vâdâst, il, elle s'abstint d'aller au
combat, iA^LX-y« iiiibj'.) i-ÀA^vo^^» Mstenrâ âraû midehed, il, elle
se pare, i,i^A«l .«j-çil ..J«Lvioi.i> ,mL> Li>i^<<t>) âdemizddrâ t/dni
Msten sirm est, litt., aux enfants d'Adam l'âme de leur corps est douce,
— Simm cuique, etc.
Mais en parlant d'une chose immatérielle , comme par
exemple :
*"^"*^^ ^^ ■i^t^ >,!>-*.£ \^X^ùy>- lKàJj ^b ndm u mnyi
liûdésrâ ^ebes ^ebes zây'-è nemîlcûned, il- n'aime pas à ruiner en pure perte
sa bonne réputation, i3».i> _JL^ Itùneri liild, sou mérite, etc., — il est
plus correct de se servir de o^ Hua,
241. Ces exemples font voir que, contrairement à
(^ciuy>, le pronom réfléchi ,.JC>i:o^ Msten peut s'employer
isolément en qualité de pronom absolu. Aussi faut-il
bien se garder de les confondre, car, par exemple, en
disant .c^-^ii^ 'jXi.j^i> Msrâ (pour MUenrâ) kilU, on ferait
entendre qu'il a tué un de ses parents , et non pas lui-
même.
242. ^;ci^_Ép» fait aussi fonction d'un pronom con-
jonctif et en même temps d'un adjectif, mais c'est une
forme vieillie déjà. Dans aucun cas il ne prend le plu-
riel. Exemple :
171
tennl dûst mîdâred, chacun aime ses propres enfants.
Aujourd'hui, on dirait plutôt \J::jC>y>' Si^^ ôulâcli Uûdeh'â,
243. M. Viillers a été le premier à s'apercevoir que
le C>y>- Jiûd persan correspond au sanscrit liut, de lui-
même, (ablatif de Jiii sanscr.). Ce n'est donc qu'un dé-
rivé formé de la même manière que qM ou ^L
244. En qualité de pronom réfléchi, Oj.:> peut s'em-
ployer:
a. Isolément, comme un pronom absolu, en guise du
nom qu'il représente. Exemple:
Mirkhond, parlant de la mort d'Alexandre le Grand, ajoute: j>
sO-o iqL*s>- i3«t.^ L) - 7 'i *,i>^A«L> ^U2 desti tillnj bd liûd cîzy ne-
bûrdè, excepté les mains vides, il n'a rien emporté avec lui (dans le
tombeau).
ehiûn H tu bd llûdy nedânisty Me — ferdâ ki zi llûd revy ci liâhy
dânist
Si maintenant que tu es avec (en possession de) toi-même tu ne sais
rien, que sauras-tu demain quand tu seras (mort) sorti de ce toi-même.
(Quatrain 4.9e de Heyyâra, édition de J. B. Nicolas, p. 28).
C'est une idée analogue à celle que la tradition des
populations slaves a sur leur dûx , l'esprit , qui diffère
de duha , l'âme. Quant au rapport de permutation de ces
deux mots, il est identique au rapport de la même na-
ture qui existe entre le 33 . rûz persan et \ejour français.
L'expression persane ^j'à> Ij, je suis en possession de
moi-même, correspond à l'expression anglaise, notv I am
my oivn man.
172
h. Ou bien il s'emploie uni avec un pronom person-
nel, soit conjonctif. Exemples:
^yt 0»-5> Mdi men ou *Oj-> Mdem, moi-même, jj" i^i> Jiudi
tu ou CJ0»3» liâdet, toi-même, »' "-^-^ ^"''^* *'• °^' ^^' l'^^ ^'^^^^
mieux, (jiOj-i* Mdes, lui-même, Lo ^^y^ ^'^«'^ "^^ «^ mieux, Oj3>
...Lo Jiudi mdn, nous-mêmes, U-CO "-^J-^ '"^'^^ *uw<f ou mieux, Oj3-
,..1j Tiâdi iân, vous-mêmes, ...L/*Oi.>^:=> Mdijsân, eux-mêmes.
Et ainsi de suite, eu le déclinant aux cas obliques.
C'est la manière de s'exprimer la plus usitée aujourd'hui
et, en conversation, la seule et unique dont se servent
les Persans.
245. Pour donner plus d'emphase à ce qu'il y a de
personnel dans le sens de C>^ Md^ on le fait suivre
d'une locution arabe, (j*>.àÂilj binnefs , en personne, per-
sonnellement, ou \Av^j binefsihi, en sa propre personne.
Exemples :
, wÂ*.Jlj ('^y^ liûdem hinnefs, moi-même personnellemeut , \.X^C>yi>
^(AxJL^* *lXjJ> (-^.ÀaJL Mdesrâ binuefs dîdem u sinidem , j'ai vu et
j'ai euteudu lui-même en personne.
246. Comme pronom absolu, O^ Md ne prend ja-
mais la terminaison du pluriel, à moins qu'elle ne soit
précédée d'un pronom conjonctif.
247. En langage mystique, le dérivé ^c>y^ hîKûdy
ou (^o^j c>JL> xàleti bîHûdy, état d'anéantissement,
extase, ravissement, marque le dernier degré de per-
fection religieuse, que l'on acquiert à force de veilles,
de jeûnes et de prières, ou l'âme quitte pour un moment
son enveloppe terrestre, et n'y revient qu'après avoir
visité le monde des esprits. C'est de là que viennent
173
les expi-essions jjlXx; Oj^>j lîMd sildeit, devenir sans
soi-même, c'est-à-dire, s'évanouir, perdre connaissance,
...Js-w J>y^. o^i> Md beJiûd silden, se produire sans aucune
assistance étrans;ère, comme les plantes des champs qui
croissent d'elles-mêmes, sans qu'on les sème ni les cul-
tive. Ex.:
emri dismîryst Md he Md ez Hlhdèes nemitùminem 1er dijem, c'est une
question ardue, tout seul je ne puis pas en venir à bout.
i,-Avw_30ji> Uûdperest désigne un homme qui s'idolâtre
lui-même, entiché de ses qualités fausses ou réelles;
^i>c>yà> KûdUû ou (jsLo».^» Mûdrây ou ywOj,r> Mdser, un.
homme qui n'aime pas le contrôle, qui n'obéit qu'à son
naturel (M), à son opinion (rây), à sa tête (ser); ^X^ji^^=>
Kûdpecend, qui se complaît dans soi-même, égoïste; ^vOà,i»
Jiûdru, plante sauvage, qui pousse naturellement, etc.
2 ±8. Dans les cas où o^5> Miid s'emploie adjective-
ment pour exprimer que telle chose appartient à tel in-
dividu, on en précise le sens aa moyen des pronoms
conjonctifs. Exemples :
^OfcU> ^.jL^ /idnèï /iitdem ma propre maison, O0»_>- .oL_:>-
cddiri Mdtt, ta tente à toi , (ji«.vi> uS^w seyi hûdes, son propre chien ,
...LpO i-V> J>>*xD tijti Jhîdi mdii, notre propre enfant, iX_^ .L_a_s.
...Ij rejlâri Mdi tdti, votre conduite personnelle, ...UioOj.3- (^L^_:>
Xtirfhây liiidTsdii, leurs propres paroles, etc.
En supprimant les pronoms conjontifs , la diction se-
rait également correcte , mais moins précise. C'est pour-
quoi c>yz>, dans l'exemple du n'' 244, a beaucoup de
charme, vu qu'il se rapporte à un homme mort, qui
ne possède plus rien.
174
§ 4. PRONOMS DÉMONSTRATIFS.
^®1:249. Les Persans ont deux pronoms démonstratifs,
jj yn, celui-ci, pour les objets rapprochés, et ,..t ân^
tu 3lui-là, pour les objets plus ou moins éloignés. Voici
jrieur déclinaison:
Sinar.
Plur./
a. DEMONSTRATIT DES OBJETS RAPPROCHES.
,.^1 ijn, celui-ci, celle-ci, ceci;
..-ji jLo mdli yn, de celui-ci, de celle-ci, de ceci;
..-ju heyii ou l-ui ynrâ, à celui-ci, à celle-ci, à ceci;
)_Àjl ynrâ, celui-ci, celle-ci, ceci;
..-j' y ez yn, de celui-ci, de celle-ci, de ceci;
LiJoi ynJiâ, ceux-ci, celles-ci;
LgjLj' (jLo mâli yiihâ, de ceux-ci, de celles-ci;
LgJulj leynhâ, ou ')LiÀJl ynJiârâ, à ceux-ci, à celles-ci;
i.LiJu' ynhârd, ceux-ci, celles-ci;
LiÀj' ;' ez ynJid, de ceux-ci, de celles-ci.
h. DÉMONSTRATIF DES OBJETS ÉLOIGNES.
...1 d)i, celui-là, celle-là;
...î jU mdli an, de celui-là, de celle-là;
...L) bè an ou ',J) dni-d, à celui-là, à celle-là;
i_3) dnrd, celui-là, celle-là;
,..) y ez du, de celui-là, de celle-là;
Lgil dnJiâ, ceux-là, celles-là;
Lg.J) \j^ mdli duJid, de ceux-là, de celles-là;
LgJU bednhâ ou sWJ' duJidrd, à ceux-là, à celles-là
LLaiS dnhdrd, ceux-là, celles-là;
Liiî -J ez dnhâ, de ceux-là, de celles-là.
175
Voici des exemples de l'emploi de ces pronoms: vns
o-^-r^ tr"^ j'^r-^ ^-"'' cr^-^ lè
mzw, e,si! yerddri {kerdâr?) èerHi herrin — yehj yn ber du u yehj ù.
beftii.
Telle est l'évolution de la roue de là-haut (le ciel en rotation, selon
le système des astronomes anciens), tantôt ceci est sur cela et tantôt
cela sur ceci.
j;^\ ^ji^ ^\ ^^ v' o^^^ o'
dn iûfdni db biid in tûfâni dtes
celui-là était un déluge d'eau, celui-ci (sera) un déluge de feu. (Paro-
les du poëte Kaany qui prédit que les hommes de son époque seront
punis par le feu, cliâtiment plus terrible que le déluge de Noé.)
dnci dilam Mst ne an mîseved — lier ci Mdâ Jidst cenân mûeved
11 n'en sera pas ce que mon eœur a voulu, tout ce que Dieu veut,
cela adviendra.
Voici que^ se rend par ^ c;^wv^j' ynest ki. Ex.:
*Jl\>uw. Lo ^-^JLaw! j^jj ^( », j^ .'Oj-oLcJ fermdnberddr
sôti ve illa ynest ki md recîdim, exécute nos ordres, car sinon, voici que
nous arrivons. — L'action du prétérit reddim devient ici présente à l'in-
verse du futur antérieur de la conjugaison française.
250. Une forme plus ancienne du pronom démonstra-
tif ^jl yn était J im. Elle se trouve encore employée
isolément dans les textes cunéiformes expliqués par M,
Rawlinson. Les adverbes de temps composés ^^-^î imrûz,
aujourd'hui, ^_>./ii.xl imseb , cette nuit-ci, JLv^xi' inisâl j
176
l'année actuelle, nous en donnent trois exemples plus
modernes.
251. Les pluriels L^î ânhâ et L^àj' ynliâ se trouvent
quelquefois remplacés par ...Ijt ânân et ^mLâj' ynân, va-
riantes qui se rencontrent souvent dans le Fulistâii ^
mais qui ont vieilli. Exemple:
cXjOfcJ -./O «xï y jsixi \XaJu) âaân'dï qebl tz hià iiuj buckail,
ceux qui vivaient (avaient existé) avant nous.
252. Le pluriel de ces deux pronoms démonstratifs ,
dans une construction, ne peut avoir lieu que lorsqu'ils
se trouvent placés immédiatement devant un adjectif,
parce que, dans ce cas, le démonstratif représente des
substantifs sous-entendus qu'il indique et dont il prend
la finale du pluriel en même temps. Exemples :
lAÀ^Lyw LgJ|^ ùs^fSUH LiÀji ynliâ, sefîil u ânhâ siydhend, ceux-ci
sont blancs et cenx-là sont noirs, ^La.wO I g ^ 'J w o'o («Ixi' LiiLi
heânhâ en''ânii dâd ti htinhâ dûhiâm, à ceux-là il donna une récom-
pense, à ceux-ci, une injure.
Une analyse raisonnée prouvera que toutes ces dési-
nences du pluriel n'appartiennent qu'aux substantifs sous-
entendus, dont la signification s'absorbe, pour ainsi dire,
dans leurs représentants démonstratifs.
253. Aussi, le contraire arrive- t-il en présence des
substantifs employés au pluriel , car alors il faut que le
pronom démonstratif qui s'y rapporte reste au singulier.
Exemple :
oVyXJ .y ^^ cLe^ ,iA>^ (^L^+jyJ ._j' >/,i ye'.imhdii Mpcder
li mâderrâ âzdr nek'àrnd, ne faites pas de peine à ces orphelins sans
père ni mère.
177
254. Dans une sentence , la place régulière des pro-
[noms démonstratifs est immédiatement avant le substan-
tif dont ils relèvent. Cependant, si l'on veut diriger une
attention plus particulière sur l'objet démontré , on peut
renvoyer ces pronoms jusqu'à la fin de la sentence, im-
médiatement avant le verbe. Ex.:
i.i>v.w,Àj! *>->»-J 9<\mv }yMi \5 ertr**' ^^Py ^'* se'^^>' ^"^è h'idem
rjiitst, le flieval que j'avais luouté est celui-ci (le voici), \i^-*f.jJS ^o'
âdem finest, ecce homo, l'homme (qui est digne de s'appeler homme),
le vuici, i^>^.w.^>oJ ^L^/O .XS> liibier vAUdlnj ijnest, veux-tu savoir ce
que c'est qu'une véritable vertu r La voici.
255. Il y a encore un moyen de mieux préciser le
sens des pronoms démonstratifs , c'est de les faire pré-
céder de la conjonction ;? hem. Exemples :
*->».j sOj )5-r.'-^ *-^ c>-««*^-^> O'"^ hemin xerfht ki dirdz
zedè hndtm, voici les (mêmes) paroles que j'ai prononcées (litt. frappées)
hier, y,i:^Av-j^wi ..\^ fi^Man yâctsi, c'est Lien la même (litt. celle-là)
vache, o-w>l. iM^i, hemân. râhest, c'est précisément le chemin dont il
s'agit, ^-yt^ 0'^-""^'*"^3 O^ lA^ r^ %£?ré'/-«/'é's hemân u snlien-
hâ'jts hemin, tels sont ses mouvements (sa cond'iite) et telles sont ses
paroles, c^^î (') •♦ )'^ '^''' ^'^ndn veqt, en même temps, à la même
heure précisément, («J-^jJ *«.^ i*t^''-* ^^*^ L* ma hem'ûe Iiemânîm
In ItUlîm, nous sommes toujours ce que nons avons été.
256. Dans la poésie mystique, le pronom ,..! an veut
dire : perfection selon Dieu, beauté morale. C'est un sub-
stantif qui peut prendre , soit un izafet , soit un article
d'unité. Ex.:
178
Mhid yn nist Ici dâred lieifi sebz u lebi k'el — sd/iid an est ki yn
ddred u ânij dâred
Etre beau n'est pas seulement avoir le duvet tendre de la jeunesse
sur les joues et une lèvre de rubis. Est beau celui qui possède ceci et
en même temps cela (c'est-à-dire, le beau idéal, la beauté selon Dieu,
litt.: ce grand un là) 1).
— c
bendei tûFeti an hdi H âny ddred
Fais-toi l'esclave de celui-lÀ qui possède ÂNY (c.-à-d. qui est en pos»
session du plus grand des biens des deux mondes).
On sait qu'en arabe, y9 hûve^ Lui, signifie aussi, Dieu.
257. Parfois le pronom relatif ».i^ M qui doit suivre
ordinairement le démonstratif ^i an , en est séparé par
toute une proposition incidente. Ex.:
an mûyesser seved bè kusis ti gehd — ki qazâ behsed u qeder Mlied
Des efforts assidus et de la persévérance nous facilitent (font obtenir)
ce (an) que le sort donne gratuitement et que veut (exige) le Destin.
258. Dans le style familier, qjJ yn et q! an don-
nent quelquefois lieu à des expressions telles que:
LX.ii ...îj ..-jj i^i>s.>.iîP soxbeti yn u an s'tid, on parlait de diffé-
rentes choses (litt. de ceci et cela), ...! «.j», ..-jj XJ ne yn u ne an.
1) Lumsden, qui cite ces beaux vers de Hélaly, en trouve la traduc-
tion difficile: A cannot easily translate thèse verses." (Gramm. t. II, p. 88)
Le (C final de ...! dans les deux exemples, est une espèce d'article
d'unité emphatique, qu'on appelle *xIiJtJ' i^^, ll^y te'azhn, )' d'agran-
dissement. Nous en avons déjà cité un exemple.
179
ni l'un ni l'autre, Lp .•J^ LrS? .••j' pi kiiljâ u an kilt/u, litt., oà
«st neci et où est cela, c'est-à-dire, ces choses n'ont rien de commun
entre elles.
§ 5. DES PRONOMS INTERROGATIFS.
259. Les Persans ont trois pronoms interrogatifs :
^'lAS' hildâni^ sS ki et ss^ èi.
260. L'interrogatif ^^JsS kîidâin, lequel, laquelle, se
décline régulièrement. Exemple:
(Nom. JOS k'ùddni 1), lequel? laquelle?
Gén. |»'A5 JLo mdli l-'àdâm, duquel? de laquelle?
"i"5. \ Uat. j,'AXj (5e^w/«OT ou îj^l as' H^/«»2r^, auquel? à laquelle?
Ace. twflîuXj lùddmrd, lequel? laquelle?
. Abl. j»'iAj ;' ez kuddm 1), duquel? de laquelle?
Au pluriel, Jv^y kûdâm ne change pas. Exemples:
L^AJjJj |»IiAj k/ïddm veld'jethd, quels pays?
ug-J: j»I>Aj kûddm zenhd, quelles femmes? etc.
Pour mieux préciser la demande, on fait suivre jAi'
kîldâm de ^. yeki (numératif lik.j yek, avec un (^ ?/ , ar-
ticle d'unité). Exemple:
<^:^mj,jS.j j»'A3 k'ûddm ijekht, qui est-il? lequel, laquelle est-ce?
1) Puisque les textes perse'politains prouvent que l'ancienne forme du
pronom démonstratif ^) yn, celui-ci, était IM, celle du pronom dé-
monstr. ^ <?w, celui-là, doit nécessairement avoir été ./i/. 11 en résulte que
le pronom interrogatif ^liA^ k&dâm, lequel? serait un composé de ».5' ku, où?
et de dm, celui-là (litt. ubi ille?), avec O d, euphonique qui remplace
ici un j , de même qu'il remplace un i dans ^ Jo bedti pour Ja leu,
^'^ij> fv-rudd pour \^^ furûâ, descends, qJJo hedîn pour .-jjj hein,
etc. On écrit encore j^j-^i i^r^^, cejour, et iwv..CCsXi' irtikeh, cette nuit.
180
(littéralement: lequel un est-il?); \^^j^^».S> ...LÏ^JCj JCsS Fûdârrc
ijehiMn Jiûbest, lequel d'entre eux est bon? on répond: i^'^ -liAS^ «^Vî^
^XaJ'OlXj Mi Jc'ùddm hemè bedzdtend, aucun, tous sont méchants.
261. ^ô^ kudâm s'adresse indifféremment aux êtres
animés et inanimés. On lui annexe quelquefois la finale
..-j yn , formatif que nous connaissons déjà, et l'emploi
de ..-x^'lX5 kiidâmîn ne diffère pas de celui de JjKf
kudâm. Ni l'un ni l'autre ne prennent jamais d'izafet.
262. La déclinaison du pronom interrogatif a^ ki ,
qui? lequel? laquelle ? a cela d'irrégulier qu'on en sup-
prime le 8 / bref devant le ', des cas obliques. Ex.:
Nom. »S kl, qui?
Gén. io jLo mâlï ki, de qui?
Sine./ Dat. iOCj beki ou \^ kirâ, à qui?
tAcc. 1-5^ kirâ, qui?
Abl. \5' •} ez kl, de qui?
263. Aujourd'hui les pluriels ^X*^ kiyân et Lg-^ kîM
ne s'emploient que dans le style familier.
264. Toutes les fois que le pronom interrogatif »S
ki précède immédiatement le verbe , il y a trois choses
à observer:
a. Le 8 quiescent de »S^ kl se change en ^ y long
devant toutes les personnes du verbe normal. Ex.:
A^A^^ ..yA men kij}iem , moi, qui suis-je ? ç*S _jj" tu kvj, toi,
(jui es tu? j^XjS bc ma kîi/m, nous, qui somtnes-nous ? lXa^j L^ÀO siimd
l.hjd, vous, qui êtes-vous ? uXaax5^ ..\.m,^ i/sân kîyend, eus, qui sont-ils?
h. Le » i bref de \5' kl fait disparaître le » h as-
piré de («jIavv^^ liestem, etc. ou, pour mieux dire, l'un et
l'autre se changent en un ,^ ^ long. Exemples :
181
*JCav.>j Hstem , qui suis-je? (TO^ou kîstij, qui es-tu? ^^^mm-^xj
kist i), qui est-il? . * v^_^ ^ Hstim, qui sommes-uous? lA-x-i^'^x.i'
Mstîd, qui êtes-vous? iAàaaw^j kistend, qui sont ils?
c. Ces deux cas exceptés, le » / bref de icT ki se
conserve devant les initiales, soit consonnes, soit voyel-
les, de toutes les autres parties du discours. Exemples:
viiA./i.5> »S i.L^-.lj tâzihârâ ki hiht (<jS Joj veyl kerd est
plus usité) qui est-ce qui a lancé les lévriex's? i^>jw' aol Vi *«' «—3
kl istâdè esf , qui est-ce qui est debout? i^>_A«xbi »,-S^ ki ebleh est,
qui est-ce qui est stupide? ôy)\\ sS i.L5>O.L> qj' pt derdhârâ ki
4zmûd, qui est-ce qui a éprouvé ces douleurs? ^sx^ »S ^^^/Jo yoft
kl hic, il a dit: rien.
265. L'expression fort en usage c^a.^*^ Li iS ki hâ
Mst (littéralement: qui est avec qui?), se rend en fran-
çais par : sens dessus dessous, désarroi , désordre, chaos.
Exemple :
meyer xerfemrâ qabul kerdend isteyfer allah ki hâ kîsl, Croyez-voiis
qu'ils aient agréé ma parole ? Dieu leur pardonne, tout y est dans un
désordre épouvantable.
266. On ne se sert pas aussi souvent du pronom in-
terrogatif »c^ que de isS , et, en général, on ne l'applique
qu'à des choses inanimées ou celles qu'on veut avilir.
Exemples :
JjLjé^ »S \,J,^^>M^^'JlS *J>- ci kitâbisf ki miMuy ou bien ._ji
^i>-vxx:> (_i,L.S^ \5 1 iLx5' //« kitâbi ki mifidnii cîsf, quel est ce
livi-e que ta lis? lAi.'t^ ij-î^* ^^"-^ ^^ X''''fi ddrend, qu'ont-ils à dire?
1) En patois guilek et kurde, on dit: s*S kiije, qui est-il'
182
t\JuyiiJ.j *J^L> rA« ^ vi>«>*w _Xa« iC^ fcl « ci seyist ki seri ba-
Idjiem (pour bâlây serem) bè 7iismed, qui est-il donc (littéral, quel
chien est-il) pour s'asseoir plus haut que moi (littéralement: au haut
bout de moi)? viiA.£;>- \5^ •.) ez ci ^ehet, pour quelle raison? rç'-J
iO>- lerây ci, à quoi bon? pourquoi cela? etc.
L'exemple suivant du poëte établit la différence qui
existe entre tS ki et ^cs- U:
sS _^ S*-^ ^^^M*.s> i!^^.J> id^\ ô^ Jôd' çS J,b
^/a«?/ kierem kïïdam bûd âidi lier ci hest bedehy befier ki hest û tie-
Hâhy gezây Ms
Sais-tu quelle est la vraie libéralité? Tout ce que tu as, donne-le à
tout ce qui existe et n'en demande aucune rétribution pour toi-même.
Cependant , dans certains cas , i^ ël s'emploie avec
des objets animés :
sdh pûrsid ki yn ci âdemhâ my basend
Le roi demanda: quels sont (seraient) ces hommes?
On peut dire aussi: Js,;j0^xi' oty02> q.j' tjn xëzerât
kîstend, ces messieurs qui sont-ils ?
«y signifie aussi, tel que, à tel point que. Ex.:
diirdi 'esq kiesîdè em ki mepûrs — eehri kigr cesidè em, ki mep'ùrs.
J'ai bu le breuvage de l'amour jusqu'à la lie; Ahl ne m'en parlez plus.
J'ai goûté du poison de la séparation; Ahl ne m'en demandez rien!
267. Ce qui a été dit de la déclinaison de »S^ ki se
rapporte également à celle de ^s^-, avec cette diffé-
rence que:
183
a. Le datif |yç- cira ne s'emploie guère qu'en qualité
de conjonction causative ou interrogative : pourquoi?
h. L'accusatif n'existe pas. On le remplace ou par
l'accusatif K(»^'-^i kildâmrâ, ou bien en tournant autre-
ment la locution. Exemples :
j^^AJ'law. j»L^Li '..li ♦'Aj _^io OOj.5> Mdei beyû Ididdm
kdrrâ beengdin, reçândy , Dis toi-même, avoue, y a-t-il une (quelle est 1')
affaire que tu aies achevée? ou bien (C^iLw. *L^L )^ 0».J icJi' \>
ci kdrji bnd là been^dm reçdndtj (même sens).
268. Ordinairement on fait accompagner ^j:^ de quelque
complément qui en détermine le sens, comme ;-ç=^ ciz^
chose, qI an pronom démonstratif, .§> her, tout, chaque,
et autres. Exemples :
O.AwijÇ;j- k:^ »1 u ci cîzesf, qui est-il donc? qu'est-ce que cela?
(littéralement ; quelle cliosp est-il), j^j,s>^jS> *jia^ li^s>- Le ma ci cî-
xim Mcîm, que (quelle chose) sommes-nous donc? — Kien, (littéralement:
rien nous sommes).
269. Le pronom relatif n^ peut être remplacé par
ses dérivés et synonymes «Jjii:^- ciyûnè, lequel, laquelle,
(de ic> ëi, quel, et iOj.ir yûnè, manière, façon), et ..y^
ëûn, lequel, laquelle, (de »s^ ci et ...I an pronom dé-
monstratif). Exemples :
i.i:/«wi . -^O) *J^jC:>- ciyu/iè ddemi/ ist, quel (comment) est-il cet
homme? Jj^S- U-o _jj j^k*,jm^C> hS' L« ma hemè dûstîm tu bimâ
èûny, nous nous aimons tous, toi, loin de nous, aimes-tu aussi? (litté-
ralement: toi, sans nous, quel es-tu?).
270. Les expressions suivantes sont d'un usage gé-
néral en conversation:
}<C^ .._;■. bè men ci, qu'est-ce que cela me fait? iu:>- ^xj beùî ci.
184
qu'est-ce que cela te fait à toi ? et ainsi de suite , avec les
trois personnes du pronom personnel; S-:??- »._J ^i>._ft_^ yoft H èi,
qu'avait-il à dire là-dessus? (littéralement, il dit que quoi?,), iiwS?- (j^X-J
jjt^anij ëi, est-ce possible? (littéralement, c'est-à-dire quoi?).
§ 6. DES PRONOMS RELATIFS.
271. Il y a en persan deux pronoms relatifs: aS kl, qui,
quel, quelle, et \:?>- ci, même sens. Bien que le premier
soit spécialement affecté à l'usage des substantifs animés
et le deuxième à celui des inanimés, il arrive quelquefois
qu'ils s'emploient l'un pour l'autre, comme on le verra
dans la suite. Ils ne prennent pas les finales du pluriel ').
]j Les pluriels ,-X^ kïyân, Lixi' kihâ et Lgjj^ «'//a appartiennent
plutôt au pronom interrogatif et sont des exceptions trop rares pour en
faire ici une mention spe'ciale.
heniytr ki cihd mikitisud ez UUemi qeddûr
Vois les peines que le monde pervers lui t'ait endurer.
bcjjdn nûmâ kiijâii end yn xilréin A %«fa«
Explique-moi qui sont ces Xiicein et ces Xaçan?
Gâmy dit:
si>\A«oiXs' Lj^^ _j..j ^ .o '-^ ^y
ki merâ der yemi la cihd ûjiddast (pour ilj'tddè est)
Car j'ai trouvé maintes peines dans ton amour.
euyiiséi text^yiùr bur dendân yirijt a der fikr a heijâl hi'id ki îMii ez
k'àijâ hediii mekdii dmedend u kidnend.
11 mit le doigt de la stupeur sur ses dents et demeura dans la ré-
flexion et l'imagination pour deviner d'où ils venaient et (pii ils étaient.
185
272. Les Persans n'aiment pas à décliner leur pronom
relatif, aussi ont-ils recours à différents expédients pour
l'isoler et le dégager des particules des cas obliques
nécessités par la syntaxe dans une phrase relative.
273. Il est indispensable de bien connaître ces diffé-
rents moyens d'accorder les pronoms relatifs. Commen-
çons par le pronom relatif \5^ ^•/, à cause de son im-
portance.
Il peut, à lui seul, représenter tous les cas obliques
sans être accompagné des particules qui servent à les
former. Ex.:
Nominatif: tX^A-ijXi ^^i \5 1^3''-^ ydvi/ kl pour »' kS ki u)
4-iV»îw&//«/, une vache qui iloniip du lait; 0.0 .m «O ^ 0"'<^J.)l-* ^■*r^
XÎlè mdrist kd (pour ki il) dû ser ddrcd. L'astuce est une vipère qui
a deux têtes.
Datif: (^lA^ J»^''-^ ^ »jL> Rânei ki (pour jL io ki bè u)
ddhil siidy, une maison où (^dans laquelle) tu es entré.
Accusatif: *.jiAjp nS -*a.i^ sehcy ki (pour L»S sS ki lird) d'idim,
une personne que nous avons vue
cirâyjl rd ki (pour ki drd) tizid berefruzed — herâiikles puf kilued
rues hesiîzed
Celui qui souffle (littér., fait pdf) sur un flambeau allumé par Dieu,
ne manquera point de se brûler la barbe (littér. sa barbe brûlera).
Locatif: jj^yisi çA »S (^l-> (jdij ki (pour ^'.O !>S kiden'C)my
idUn;/, l'endroit où (dans lequel) tu es assis; O.L->-x-xi XJ (^LP;^.
ruzfiây ki (pour Lgj) .O kS ki der ânhd) mibdred, les joui"S où (dans
lesquels) il pleut.
186
Instrumental : ^^5^3 XJl-w^ «.i' S.Jj.15 yiiltUèï ki (pour ^\ [i iS
H hâ il) nïsâiiè zeclif, la balle avec laquelle tu as atteint la cible, etc.
274. Mais cette construction n'est ni aussi élégante,
ni aussi souvent en usage que celle qui consiste à pla-
cer en premier lieu le sujet, puis le pronom relatif »S
et ensuite le régime, en renvoyant à la fin de ce der-
nier le pronom possessif et la finale du cas oblique qui,
dans une construction directe, devraient suivre le sujet
et son pronom relatif. Par ce moyen, \J établit le rap-
port de relation entre deux ou plusieurs membres d'une
sentence, sans être obligé de s'adjoindre les particules
qui forment les cas obliques. Dans la prose ou la poésie,
la conversation ou la rédaction," le style élevé ou fa-
milier, partout, rien de plus fréquent que la rencontre
des expressions suivantes :
SIXGULIF.U.
Nominatif: O», -X sK \Xx^o! âdemîki (au pour ^1 \J hï ti)
rail m'i reved, l'homme qui marche (littéralement, Jiomo qui ifer per-
sequitar).
Génitif: C>S j.sU.*J ij^^ ^ Lr•^;^^•^ tfbîby ki x^bljes {^j^ »S
ki xebhes pour »,! CU;> »S ki xebhi il) himdrem kerd, le médecin dont
la pilule me rendit malade (littéralement, en mauvais latin, medicns qui
pilula ej'us cegruTn me reddidif).
Datif: (*AftJ (ji«.LX>.J «AJjawj peceriki bopederes (^.(Axj »J ki
bepederes pour »1 )>-^>:? ^ ^^ bepederi it) yoftem, le fils au père du-
quel j'ai dit (littéralement, filins qui patri ejus diu-i).
Accusatif: *jJoO !-vi; ^jjp \^^; ::enîki d/'r/izdrâ (L^w^^yP ^-J
ki dîriizèsrd pour 35-jO 1,^' »^ ki ûrd dîruz) didim, la femme que
nous avons vue hier (littéralement, fœmina qn(e heri eam vidimus).
187
Ablatif: *.j,^.:é^ ».$ ijio' ;' »S ^^-^ ^«% ^"^ ez d&ds {^J^\ :! id
H es tiôes poui' 5^ i«jt j^ ».S^ /•/ e« «é» u) hemè mîMrini, le puits dont
nous buvons tous l'eau (littéralement, pufeus qui ex aqiuî ejus omties
haurimus (manducamus).
Nominatif: JJ-i^-yO ^_s./ii./0 sXoiiLvw serbâzdniki (a^ pour »__3
.•.Lwj! M ysdn) mesq mikuneiid, les soldats (infanterie régulière) qui
font l'exercice (littéralement, legionctrii qui in armis exercent ur).
Génitif: \i>.^! i"T*^5) im'-^A"'-:^ *^ (^l^.lXvw sitdrehdij H per-
tôuisdn rôiisenest, les étoiles dont le rayon est lumineux (littéralement,
sidéra quce radius eorum lacens est).
Datif: lX^XoL-a/O j^^ c^-ljO J^'ù iM^'-^j' *>^j^ aOCxJ' ^i .1^
kdryiizerduîki bete^riibei ysdn devdmi doalet milxevvel mîbdsed, les hom-
mes d'état à Texpérience desquels la durée de l'empire est confiée (lit-
téralement, viri rerum pablicarum periti qui experientice eorum stabilitas
imperii covimendatur).
Accusatif: *J^ aUxaS^ ! jLiXxiLLo .ù 3_5rJ'-> i^^CjL^.Lo mdrJidiki di-
rdz der biy dbdnisdtir d (t Ji.Xi»oLiLo .0 »S ki der biydbdnisdnrd [tour dS
...LLxJ .0 iJlXioi kiyldnrdder biydbdii) kiistè bûdtm, les serpents que nous
avons tués bier dans le de'sert (littéralement, serpentes qui heri eos in deserto
interfecimus); ^^i^oi^J i.aJ? \:^/JmiC> xJCxjL^aw' esbdbîki ddst hemerd
fiirûUt, il vendit tous les effets qu'il avait (littér. res quas habuit omnes
vendidit).
Ablatif: tX«yw< ijlj wv^ L?^^'^' o'-*^.' ic^^.-'.' )' *^ K^^y?}
yliydty kl ez ylhyi ysdn esphdy negib behem mîrecend, les tribus noma-
des dans le haras desquelles on trouve des chevaux nobles (littéralement,
Scytce qui in {ex) armento eorum equi nohiles reperiuntur) .
275. Le ;^ y que nous voyons dans tous ces exem-
188
pies avant x_5^ ki est une espèce d'izafet qui unit le
pronom reUtif à son précédent. On peut l'écrire con-
jointement avec xS ou séparément, ou bien le suppri-
mer, à volonté. Nous l'appellerons Vij pronominal.
276. Les expressions -^V.^ '^•i' *-îsy'->' âdemîki ûrâ
dîdem, l'homme que j'ai vu, o.b (ï^' 3L1 si^Aai-^ seJisîkî
heû te'allilq dâred, l'individu auquel appartient, «-JCj^Lc
O^A/o (^\.=> s.*^==- 31' 3' yârîkl ez û èesrnèï gâry mîseved,
la caverne d'où une source découle, — quoique plus régu-
lières sont considérées comme autant de pléonasmes.
277. Le ^ pronominal se supprime toutes les fois
que les pronoms démonstratifs ^^} yn, ^\ an, mis au
singulier, précèdent immédiatement iS. C'est alors aussi
que ce dernier prend le L final des cas obliques. Ex.:
^^^^ ôj:>[i ci-^-jw^j-^V» ij*^-^ '-^ ry?} il"- '^'*'"'* "'*^''* miHast bd
laid yirift, il a pris ce (litt. celui que son cœur a voulu) qui lui plai-
sait le mieux ; lAx^^y ^_c.lj 0^3^- K^ q' ''" f^'^'''' ^'^^^ ll"'ni nemUu-
ned, celui auquel le bonheur ne fait pas (ne prête aucun) secours, etc.
Cependant, les pluriels de ces mêmes pronoms dé-
monstratifs qIjÎ ânân, Lfj! ânhâ , L^>oi ynhâ, placés avant
^, sont susceptibles d'un y pronominal. Exemples:
Les expressions \.}CjLp! dnhuikl ou \-X_olj) diidmki ou S»X_jL.pj(
ynhdîki, ceux qui, celles qui, sont tout aussi correctes que *0 L^î
énhdki, xXJb) dndnki et ^^LgJLj' ijnhdki, etc.
278. Il y a encore un moyen de décliner *i' , c'est-
à-dire, en mettant les particules des cas obliques à la
suite d'un nom qui précède ce pronom relatif. Exemples :
^yu ■} éu »S>- ui'*.>wL\.i>Lj _,0 \5 ^ J^i kestîrd ki
{pour i.fcl iS ijS-^5' kcU;i kl iirâ) nux ndhiiddst ci hdk ez tuf an,
pourquoi craindrait-il le déluge, un vaisseau dont Noé est le capitaine?
189
A-J^j-J ^'j—S> x_3 '..y ; 4..^ Ijbmhûrrd H lierâb lerdend (pour
vAjJ>.j V" 7"^ )5 *'^^!;^•S••*■-?' ^jemliunH ilrd lierdh kenlend), h\ ré-
publique qu'ils ont ruinée, etc.
279. Toutes les fois que ^ lier précède immédiate-
ment le pronom relatif ^.S^ , \e y pronominal ne peut pas
avoir lieu. Ex.:
_^jCj (^Ajy.w. sS -ij be//er ki recid;/ beyû, dis à chacun que tu
auras rencontré, .•♦X/O ,^1) (^fc.-L-i.^ iS ..'^ •} ez lerki misinevii
hdoer mekiin, si tu l'eiitentls de quelqu'un n"v ajoute pas foi, etc.
Toutes ces constructions relèvent plutôt du pronom
composé ^.5'^ herki , quiconque, que du pronom rela-
tif ».^ ki').
1) _^ kit pour ji »S ki u, et (ji^S' kies pour ^^! iS ki ûrd, sont
des formes abre'gées, et ne s'emploient guère qu'en style vieux et en
poésie. Se'ady dit: j_o.aj J>j- lAp .^sl^ ^*^ CY^l) ]3) J^ ccê^^
c'.:^ .0 <A.vlL*J (•T^3; ^-r*"*^ \J^ eblehy kû ruzi rôusen sem'di kd~
fui- uehed zûd biny kies beseb rôuyen nebdsed der cirdy. Le sot qui, en
plein jour, se fait éclairer par (litt. place) de la bougie, tu le verras
bientôt manquer d'huile pour sa lampe de nuit. — Je ne traduis pas
.«il^ )C«-vv bougie parfumée, parce qu'en persan moderne ^.t^'^ y.».w
chandelle de camphre, se dit indifféremment de toute espèce de chan-
delle blanche, soit de cire, soit de stéarine, par opposition à )t-*.J piy
graisse, suif, et à i-yÉj, roufea, graisse (litt. beurre fondu) que les pau-
vres brûlent dans leurs lampes (cirdy'). Ce n'est pas le parfum, mais
la blancheur du camphi'e que les Persans aiment à voir dans une bougie.
L'odeur du camphre leur est d'autant plus désagréable, qu'elle rappelle
un usage commun à tous les peuples islamiques, qui font mettre des
morceaux de camphre sous l'aisselle de leurs cadavres. (Voyez à ce sujet uuc
note de M. Quatremère, dans son Histoire des Mongols, t. L p. 396 et 397).
190
Le pronom coîijonctif ».-q=- ci ne s'emploie guère que
précédé de —? her, chacun, ^\ an, celui-là, et d'au-
tres compléments qui en déterminent la signification et
l'emploi. Ex.:
vi>>.iWkJ' jLo . cCsJT *~?=-^ //erci yirifty niàii tûst, tout ce que
tu auras pris, t'appartient de droit; r»^v*~J U*V-^-' f^ r J^ *^^'
dnci heryiz der fikres nebûdem, chose à laquelle je n'ai jamais pensé;
OkJ .•iLo iM^"^ J»î ;-w i^Z>-S' Iwrci sezâvâri Fetii mdn h Ad, tout ce
qui fut bienséant à notre rang et état; j«-w^r> ^Ly^o ^_^ciJj).èp> ;' ^^-^^l
■iAjÎ _/0 «/ic< ez llardenés heçidr llosem mil di/ed, tout ce dont je me
plais beaucoup à manger; q! jV^'^î ^^' )' *--vj-^ ^ "^^-^r*
cXJ;Lw *!c JJCi lXjÎ i.i>s.A«LXj c>^^^ fermiid H herci ez ilnâs u
zuMri du vildijet le dest dijed getli 'dynni sdzend, Il ordonna de tuer
sans merci tout ce qui tomberait sous la main en fait d'habitants des
deux sexes dans ce pays.
280. L'analyse de ces exemples fait voir qu'excepté
\q ^ y pronominal, qui ne s'adjoint jamais à f^ ëi,
la présence des deux pronoms relatifs en question donne
lieu à des constructions semblables les unes aux autres.
Cependant ils faut remarquer que l'emploi de ss>- ci est
bien moins en usage que celui de iiS ki.
§ 7. PRONOMS INDÉFINIS.
28L La langue persane n'ayant pas de mots ni de
terminaisons spécialement affectés à la formation des pro-
noms indéfinis, on siipplée à ce défaut, soit au moyen
de Tarticle d'unité, soit par d'autres suppléants persans
ou arabes. Ex,:
Aucun, personne, se rendent par ^jf^-S r^^-*-^ Mè kes ou (^A.>-'
• Xedij (litt., un un). Qui que ce soit, tXcilj io 3> lier ki hased.
191
Quelqu'un, 1^1 udem, homme, ^^ yeki (litt., un un), (wJ^ kes, in-
dividu, \jai>i' hhs, personnage, avec ou sans l'article d'unité'.
Tel, un tel, ry^ fuldn.
Autre, Jop cliyer, -lui yéir; [le bien d'autrui, jxé JLo niuli yeïr.'j
L'un l'autre, JCjiAXj yekdîyer.
Tous, tout, totalité, universalité, X^ //t7«A &l4.:>- yiimlt; ^f^^Si^ yek-
ser, Ji /{-«Y/, Jj^ femdtn, Je ^dmm, tout.
Chaque, chacun, (au sing. et au plur.) J> her, li)^ ^ lier yek, S>
l^'iAi lier kudâm.
Tout le monde, ijt^S -J> her kes, ^j^^J' S^ hemc kts, ...Lwj! *.i?
hemn ymn, ^^j^ hemeyy, ^d-^js- giimlè, qL^j' »JU> yiimlei ysdn.
Quiconque, quelconque, nJi^^v-f J> her kecîki, iS^M*^ n^ hemè
keciki, iwXJ) ^ her dnki.
Plusieurs, (^.Lyw^J becydry, ^jjT yerûhy.
La plupart d'eux, d'elles, ...UwoJîyi ekserysdu.
Quelque (peu de) chose ^^--fS^ cizy, » 73 zerrei, atome, ^i « ^ liV ^
î/e^ ;7er^ M%, fort peu, (litt., un brin de paille).
Ledit, susdit, précité, j^-Jj^ mezhûr, .k^^iA-* mezkûr, K-k2^ S-Jj:^^^
miisdr yle'ih, XxJ' c^^ inuma yltïh.
1) \^ ne change pas au pluriel. Quelquefois il met au génitif le mot qui lui
sert de complément, mais le plus souvent il ne prend pas d'izafet. Je conseil-
lerais de retenir les locutions suivantes: L\ÀJ>JCyo \T f^^ merdûm hemè
miyihjend, tout le monde dit; lAi' *Xj \ir ()ijL.^>-wi esphdyes hemè
tekè end, tous ces chevaux sont de la race Téké; ,..LX_2.-Jfc f'i)^-' ^
\:^^m}^ hemè d'àruy u huhtdn est, tout est mensonge et calomnie; Jj) y
*j^j .'lX>.j \.,^Jm ^^ ^y-^^ ^ !» '^~ '"^l'^'H .sdm ta sûèx hemè
seb biddr bildîm, depuis le commencement du soir jusqu'au matin, toute
la nuit, nous veillions.
192
282. Le mot ^-^ Me, nul, rien, néant, dans les phrases
interrogatives, se rend en français par: est-ce que ? Ex :
JjIjlX .u" ►^^-^^ Mè tdr mheni/, jouez-vous de la (litt. quelque)
. ^ "t t
guitave? *-ikA_A>.j i.^' J>fcÀv.>^< »^Vr^ Me miseved itr a be^^lmm, y z\i.\a.\i-\\
quelque possibilité de le voir? ^^Sij^ l5^3^ '^'^ ^'^^ dAzdy mikuny,
t'arrive-t-il quelque (fois) de faire un vol ?
283. Il faut distinguer ^à ^ yeky dlyer, un autre
individu, quelqu'un d'autre, de .^j>\jCj tjekdr/er, l'un
l'autre.
«• ;-J^^ ^J^. yel'ij dîyer est un pronom relatif qui
désigne la différence ou la distinction. Exemple:
lXx' jKjJ) ^JiJ vi>.ï^ »S ..wjl >/fi ki reft yehj dîyer dmed,
celui-ei étant parti, un autre arriva.
Ici le nuraératif lik-j yek, suivi de l'article d'unité
i__c ?/, s'emploie substantivement, et on peut le rem-
placer par d'autres substantifs, comme :
,)C->> . t^j rtiiiyy cityer, une autre couleur, Jsjj> /ç;jJ> rîzy
dîyer, une autre chose, etc.
h. JsjAXj yekdîyer, marque toujours et seulement la
réciprocité. Les deux mots iiLi yek, un, et Jjô dîyer ^
autre, qui composent ces pronoms, ne s'écrivent jamais
séparément, car ils ne forment qu'un seul composé. Il
se décline régulièrement, mais ne prend jamais les fina-
les du pluriel. Exemples:
*jJi_X.>..« ,,i>A.A«»iJ' i.jCjlXXj yekdlyerrâ dikt mîdarîm, nous nous
aimons l'un Tantre; lAJAxJCyo I.JvJiAXj ti^.y ,•,1^5' ...Lci.5' kesu.i
késdii rfsi yekdîyerrd mîkendtnd, en se tiraillant, ils s'arrachaient mu-
tuellement la barbe: iAjJVx-w. jCjiAXaj heyekdîyer recîdend, ils arri-
vèrent rnn à Tautre.
QUATRIÈME PARTIE
CHAPITRE I
DES PARTICULES.
284. Le plus grand nombre de ce que nous appelons
les particules et que les grammairiens persans nomment
op- xerf, mot, ne sont, comme on le verra tout à l'heure,
qu'autant de substantifs ou d'adjectifs pouvant se décliner
et prendre l'article d'unité.
§ 1. ADVERBES.
285. M. Viillers a judicieusement remarqué que les
adverbes persans sont, pour la plupart, des cas obliques
des substantifs ou bien des adjectifs pris adverbialement.
Il aurait dû ajouter qu'il faut y compter aussi des
thèmes de verbes et des phrases entières qui font fonc-
tion d'adverbe.
a. Adverbes de temps.
•fc-fl' imriiz, aujourd'hui, >_a_Àw_x' imseh, ce soir, cette nuit, i§^
dey pour j^jO diruz, hier, 'oJ ferdd, demain, 'e>_5 u*^ /** ferdâ,
après-demain , \ù—i> \^*>*^, fecin ferdâ, quatrième jour, u. jk-jL*i.w
13
194
sebdnè niz, espace de vingt-quatre heures, .KjO Kj^k^^yekJieftei dîyer,
dans une semaine, d''aujourd''hui en huit, ^~~>^ -hO^jJum sefidei suix>^ l'auhe
du jour, o'i-XxL) hdmddd ou ,f^^^ *«^%, le matin, _g^ zûhr, à midi,
(Cj«2£ '■esry ou k^^Àw ^ seri seb, le soir, à la hrune, i„^ _ÀAaJ
nisfi seb, à minuit, jLav-*' imsdl, cette année, jLw.Lj pdrsdl, l'année
dernière, (jL-w.LxJ pîrdmdl, l'avaut-dernière année i), JLw («LaJLw
sdlhdy sdl, depuis plusieurs années, (^Vjv Tuzy, journellement, par jour,
j;yw seby, par nuit, \XàP heftei, par semaine , ^^Lw i«/y, par an, Jjjj
qerny, il y ii un siècle, c.-à-d., quarante ans L..^qern, en persan', si-
gnifie seulement quarante ans, litt., wwé^ cor«e, ou une génération, ar.), ^
•. ». her ritz ou 'j. x? ^e»?^ riiz, tous les jours, JV: sitd, vite, de
bonne heure, O^; Ojt «2<rf ««</, très-vite, promptement, (M>:*j' c^^j-b
turfet-ill-'-tyn, dans un clin d'oeil, xXaw^! dhestè ou ,L! «rwH, lente-
ment, doucement, _jO r/w- ou i^^^Ïj-jO dirvegt, très-tard, 'j)\.s> %dld ou
..•'^! eldn, à présent, lAxJ be^ad ou .._ji •.) (j*o lies ez yii, après,
^-P heryiz, jamais, ^Xi«A^ hem'isè ou iOL^^o peyvestè, toujours, ^UT
y«/<y ou LlJÎj UJ) ««é» •« dnen ou L^jLaS»! exydnen, quelquefois, de
temps à autre, JC^ ^ j-'*'-^^) zudter u behter, plus c'est vite et mieux
c'est, ^ key ou ^.;>JS5 iC>- ^i fiJj'^, quand? j_^ Ij ta bekey, jusqu'à
quand ? ,i»L beuhir = J>-) dhïr, finalement. Ex.:
^ \J-y \J • } •
•Ù\—Ùj '_> lA_^î 'r-^ Ij' |*.-J'A.i
hedhir ydni sîrin ziu Ijûdd sud — neddnem ta lira dmed iird sied
Enfin, l'âme douce se sépara de lui! J'ignore pourquoi y était-elle venue
et pourquoi elle s'en est allée. — Le verle ...lX^ ^«V/^w, devenir, signifie
dans le patois guUek, aller, partir, et il a le même sens dans le substantif
1) Eu sanscrit, pardri signifie: dans l'antépénultième année.
195
O^— ÀwjiA— '«î dmed u sild, le commerce, litt. il arriva et il partit,
communications de négoce.
b. Adverbes de lieu.
i3ji nezd ou (i^i3ij nesdik, près, .^O dur ou c>\*wl>.^l> dûrdest
ou »'. /Jvj> //c/z/i râh ou iAaxj be^aîd, loin, i/i-^j /)z* ou ». iiii.-o
pîsi ni, avant, » j ». ni benî ou j'j berdber, vis-à-vis, (j«wJ ^f* ou
i,^;a— -Cio pilst ou k_^v_JLc 'ey^ô, derrière, vii*-w^» '"'«^ ou i^jaww'. v^^^wO
f/e.?^i r«j^, à droite (droit), v_X> ('efi ou v.,*.^ (^:^^wO f/e«/'j &/i, à
gauche (gauche), L^ÂjJ yngd, ici, L^JLi^ hemingd, ici, à l'endroit
même, «AjLcp) un^dyki ou *j L^L« hemdn^jâ ki, là où, i_5_i3jL-ji
1/nteref, de ce côté-ci, ^.j-iijl dnteref, de ce côté-là, LrS? ^ Iwr kii^â
ou \XjL>^ herjjuijki, partout où , L> *.S^ //é;;«è gd, partout, i^ kd, ou
-^ kilgd, où? Or^ *'t-Xj kilddm terej ou v.i>^^w *'^\^ kùddm semt,
de quel côté? Lrp u fdkiigd, jusqu'où ? i^^ajI )/^^«^ (pour i^^ .^jl pi yeh, en
voici un) ou >,i>.amjL*S' Jieminest, le voici, ^J*^ •••«J' y» menem, me voici,
,i;^.AwJ) dncsf, ^i>.AwjL^ hemdnest, le voilà, JCji-> l5L:> ^«y diyer ou
-aC (^^ i''^!/ y^"^'''. ailleurs, _jj ifii ou (jli-Jy tdyes ou im^,*^ f/enm
(pour ...S .J> </er <?"«) ou ...^.(A-jt endenin, dedans, dans l), ...»_^_}
htrûn, dehors, jb i«/a ou Ju ^ *eri 6a/« ou "îiL i^^s-m*^ â?t^«;'i 5«7« ou
_:: zeber. sur, dessus, .•»Ji-J jO(%» ou .••jLj ^ seri pdyn ou j- «zr ou
,:;,*jwO -i; ^îV </(;s?', sous, en dessous , Jl^ pehlû, à côte', \jS kendr.
1) c:^-w 1^^^' (ik_|J> _^5^ O^^^' oy.^
^^^ L5^^ 03j^ J Al-i> Q5^0 id"
soxbeti eblehdn eu dîki tiihyst — ki deruii Mly u birdn silhyst.
La conversation des sots est comme une casserole vidée, dont l'intérieur
est creux et Texte'rieur noir, {^^^ suJnj pour la rime, licence poétique,
au lieu de iC^M siijeh, ou sLxax sydJi , noir).
196
décote, ôtez-vous en, ^.j ber/iem, confusément, ou -i-^ j- ^iruzeber, sen»
dessus dessous, '.» verd, en deçà, etc.
c. Adverbes de quantité 1).
ôJcif èand (pour lAJ' iC^ ci erid, quelle quantité?) ou .lAÏ »Cfi-
CÏ qeder , combien? ...'c\À^ cendân, autant, ..Ji»\ji,:>- J^j nèhenddn,
pas autant, pas grandchose, X^*n^i hecyâr ou JLij3» //Vî/^i ou i^i^^lÂj
beydyet ou (,i:/o'LAJ nehdjct ou im';'^ Jerâodn ou jL t;<?^r, beaucoup,
tro^î, ^i>oLgJ |il i/« uchdyet ou v il.,*o 5 Cx^ST^J ^HX^dd u x^Ç^^,
(litt., sans limite ni compte), excessivement, beaucoup, *,5 kem ou ii)wX.jl
e^M^é^^ (diminutif de lAi' ew6?, petite quantité) ou ^-♦i' ^ew)/ ou ^J«xxi
qelîly, un peu, »^ _;w *i\j ytf^- ^sen w//, (litt., un bout de cheveu), m iiXj
...^5>lj yelc seri ndliûn, (litt., un bout d"ongle), ou j«j (J**'^ //É^y/j ^«^w,
fort peu, une idée, *_5 *_5^ kem kem, peu à peu, (V*j fcs ou Lw-J
èef<? (vocatif) ou tA^u Idsed (aoriste de im'-S.J hudeu), assez, il suffit,
jLo'iiLo mdldmdl, tout plein, _^ ^ y(^«y ./i^>î<Î^, ^^h foule, tumultueuse-
ment, L^IXj yekgâ ou Ll^U-" temdmen ou X? //ew/è ou .,w.Xj yekser ou
jU kicUen, tous, d'accord, etc.
f/. Adverbes de qualité.
^_jê_s»- ^'«i ou sj^L; pdkîzè (vulg.) bien, bon, *— j^^ )^'^ becydr
Hûb ou v_jfc_i>- jj^>.3» //é;yfo' Mi, très-bien, «J io ô<^// *<?//, c'est parfait,
ah! que c'est bon! JCfJ .«.î «» beliter, tant mieux, ^.\j fcfl^, mal, (i~iô»
l\j deyli bed ou i_\j jL^-*^ becydr bed, très-mal, Ji'iAj ..j) du bedter,
tant pis, XJLyo miydnè ou i^.vks 2'(^«?'y ou (MV^-rf^^ hemienîn, médio-
1) Le pluriel équivaut parfois à un adverbe de quantité. Ex.:
nezrhd my kerd n ^ahdhd minû/mûd
Plusieurs fois il fit des vœux et prit maints engagements; ♦JCài' LP.Lr
bdrhd yoftcm. Je l'ai dit maintes fois.
197
crement, comme ça, ci*>i>^ seht, fort, très, *j^ nmlâym, doucement,
tout beau, |*_w^o heiekm, (litt.. par l'œil), ou .-.'l^- %. Jo •! ez dil u
Jitin, (litt., de cœur et d'âme) ou ^}yè^ (A3- -t ee hiidâ inihâhem,
(litt., je le demande à Dieu) ou ^Ji^S^^ ci*Xo minnet mUehm, (litt.,
je traînerai l'obligation), ces quatre exjiressions signifient : volontiers, je
ne demande pas mieux; -j .5: zûrehj ou l^àÀc ilgJ5 qeliren '■ûnfen,
par dépit, forcément, sLili nâydh ou Llilàc fefleten, inopinément,
•tAjiâï qesden ou 'iX^ 'emden, exprès, de propos délibère', t> x _'^ l._ji3
dîvdnevâr, étourdiment, ,••*■<; »*« ^^'^ 2e»î2« ou .••a^; i^^.rûii zemiu,
par terre, Lj mi seri pd ou «oLo piydde, à pied, v_>ww' .*« jeri e.?/? ou
8,1^^ sevdrè, à cheval, |jrO;i3 diizdeyy ou *JCwj .*« j<?r ie^i'è ou
çà^ mehfji ou )i*« sirr&n, secrètement, clandestinement, f.ljCii! dskdrd
(ou bien .iXiiî dskdr) ou (ji-li _/«*, ouvertement, i^^aÀ^ ww/i;, gratuite-
ment, ,«j'jJ yirdn, chèrement, lourdement, .L^i^ f/i&<fr ou i,i>,.^
*^AV ou J>Xiis^ mûskil, difficilement, ...Lwi «^fw» ou >,i;^s.>-t JL^y Li
bd kemdlï rdxet ou Là*^ l'Tï^ j^ ^^'' '^y*^* ^^fd, facilement, bien aisé-
ment, à merveille, (litt, dans la source du plaisir), etc.
e. Adverbes de comparaison.
JI/^w-aJ hikter ou ^Ji-Jy: ziyddfer, plus, davantage, oL: iù » ^i^ XJ
',iè kem u ne ziydd, ni plus ni moins, jiUj kemter ou jxa/**j pestter,
moins, plus bas, r* /a^m, aussi, également, .••jçS* /?e»îew ou .-jL^ h^mdu
ou i)VT^ »îeÂ"^, seulement, pas plus, »j^ hi, ou l'iC^ 'l:dri ou ,.,LjL^>
^^M<f» ou ...UL^sy hemvundn ou i3~^/0 wm/, comme, ainsi, pareillement,
iiiXJ) jLs»' j t'e ;t«^ ^wAi, d'autant plus que, à plus forte raison que, etc.
f. Adverbes d'interrogation.
^yf»- iird ou iCS?- \^y^ herdij ci ou »Sr^ LtM^%^ vdcei ëi (vulg.) pour-
quoi? .fciD ie^ èi iSur ou »!. \:>- •! e^^ èi ruh ou «JfcJsis» Uyûne,
par quel moyen, comment? ^ key ou oOj XJ>- ^J veqt, quand?
A^ (.5**J. ,?/«'«»« ii, (litt., jc'est -à-dire quoi?) ou ^_5fcJo _^' tuneyuy.
198
(litt., ne le dis-tu pas?) serait-ce possible? ou ^_5yA<-. yî ùibemirij, (\itt.,
puisses-tu mourii' bien!) ou ,à^\ rdsty, vraiment? ou ^i-X:>- Ijuddy^
sérieusement? jC/o meyer, est-ce que 1)? peut-être, sinon, etc.
y. Adverbes d'atiirmation et de négation.
(C ! dry ou Aj bel//, oui, K^jJJk*.^ hîsûhhè ou liKÀv jL-vJ Ml a se kl
ou xX^i' dlheff? on (j';^fiJ i/eqîu ou (J.j j__c' ey ^6^^'/ ou ^Jo ^jvJ 5e^^ ie^j/^
mais sans doute, certainement, indubitablement, ..-ji ^^.^verdtj yn, bie»
autrement, d'ailleurs, .aS> Iwijr, non pas, ou _(3> \j ?i(^ //Vyr ou ».i ne, non.
286. Potir rendre: ma foi, foi cV honnête hommes
on se sert des expressions suivantes :
j«JLXA.f (J^T^ F if^ ^ Cf* '^^* ^^ dûruy "arz nemîkûneni, quant
à moi, je n'ai jamais l'honneur de dire des mensonges, ou bien, ce qui
signifie la même chose, -»,>C/A^-o _^5 »J^é qissè yu n'îstem, je ne suis
pas un diseur de contes, ou *J.^ ci (..NaÂ^ *j q-» mai kl (je-
feny nemy yûycm, je ne dis pas de balivernes, ou (*Jj>;-f u.^^'* ''—'j**
%e?^ »«àyi! nemizenem, je ne dis point (litt. je ne frappe pas) des pa-
roles vaines (gratuites), ou ^.3; ^-f >>— îr^> vj>-*.£ vi:/>>^ 'c^é^'î ^^bss
X^ff nemy zenem, je ne parle pas en vain.
Mais le plus souvent, pour affirmer, on jure sur un
objet qui est précieux, soit pour soi-même, soit pour
celui à qui l'on s'adresse. Exemples:
i,iiAi jL-«--< ,.v^J heceri iidlbdrt'ket, par ta tête sacrée! ^\^'^. rriy^
1) Ou verra plus bas que -^ meyer est aussi un adverbe de doute.
C'est le seul exemple que je connaisse oii la négation XA mP, non, s'em-
ploie ailleurs qu'à la 3*^ pers. sing. des impératifs prohibitifs et dans
les optatifs, comme oL*..* mebdd, qu'il ne soit pas, etc. La négation fran-
çaise, sinon, reproduit fidèlement .K^ {ka viP, non, S yer , si).
199
hè ervdxi pederem, par les mânes de mon père!,.. Le ..x.+-i-«j.j — .«-ib
beqebri peijyemberi mdn, par la tombe de notre prophète! '"'■''I ? ■'■'■ ■»
^yKM*o- |»Lo' htihehddeti imam xuceyn, par le martyre d"Imam H usscyn !
(JjwC >wA^. hexeqqi ^ely, par le mérite d'Ali! (par les droits qu'il avait
de succéder au prophète), L^-vi (I*^tJ benU siimiî, par votre harbe!
I»ij"^jl ^ ,f. b(' meryi Siildclem, i)ar la mort de mes enfants! etc.
287. L'étiquette persane défend l'usage des adverbes
de négation isolés, surtout lorsqu'on s'adresse à une per-
sonne qui a quelques droits à votre affection ou à vos
égards. Ainsi, au lieu de dire tout simplement y^j^ ou iwi, il
est plus poli de répondre, au moyen d'un euphémisme:
lîl .-ç> Jieir dqd^), non, maître, ou ^i>- iS Mv' ^L/ii.ji hiM
allâh ki Heïr, Dieu veuille que non, ou iAjJO .Lyj>' ilithjdr ddrîd,
vous avez le libre, arbitre; c'est-à-dire: dites et faites ce que bon vous
semble, mais il en est autrement, etc.
Ou bien en intercalant la conjonction explétive xi',
et, en même temps, quelque autre mot qui modifie la né-
gation. Ex.:
.jç:> kS '^L;> X''^'^ ^'* ^'>^^>'^ V^^ pour le moment, (^'3»; ry^\*
-<J> \J he;i7i. eûdy Ici Iwir , pas aussi promptement, ou -jJ>- *.J 3*^
hervûz là lit'ir, jusqu''à présent non, pas encore, pas si tôt, etc.
Quelques savants persans m'ont assuré que si l'on se
sert de préférence du mot ~^ au lieu de »._i, c'est
parce que -^ veut dire en arabe: bon, et, par consé-
quent, modifie ce qu'il y a de désagréable dans une né-
gation absolue-, c'est pour la même raison qu'on dit boU
zijadè , plus , pour , »Oj-U« sînzdeh , treize.
288. L'adverbe li^ herjiZj jamais, employé négati-
1) I5) dqd, maître, ne pas confondre avec Lcî dyd, eunuque.
200
vement, se paraphrase souvenl au moyen des expressions
koraniques xiiLi J^jiJ ne'ûzil billah, Dieu nous en pré-
serve! ^' JlxXj^^ esteyfir ullah. Dieu me pardonne! etc.
289. Dans une réponse négative où il s'agit d'établir
la différence entre deux choses qui ne souffrent pas de
comparaison, d^J> heryiz, jamais, se remplace par 'J^Jfii
«A*«-^ beyerdes nemtreced, il n'arrive pas à sa poussière ^),
ou bien par c>>-«.' !>^ <^^ ^^yj ^^ ^^^ (littéralement, à
qui est ce chien?), jamais au grand jamais, quelle com-
paraison! Exemples:
v^^Awt JCiXo *-âP ••' (àJ^^ S^ meyer hibwrek ez hiinerem
Usfer est, O^*»^ ^•^^ ^^ rtP" *^ "^ ^^^'^ ^^ ieyerdet mmîre-
ced, est-ce que son mérite est supérieur au mien? — Jamais, maître, quelle
idée : c;,^^! jX^ Q^ ;' \J^^^\ 30àj U dyâ tiifeny zedenes esr^
1) Métaphore empruntée aux courses de chevaux: un cheval de race
court si vite, que les chevaux ordinaires qui le suivent, ne sont pas même
capahles d'arriver au tourbillon de poussière {yerd) qu'il laisse s'élever
après lui. — Si l'on ignore cette métaphore, on ne saurait comprendre
le sens exagéré du dystique suivant:
*jywJ (^0-« ij-»'^ ^f^ "^y^ ^ *-^
ki ma hud beyerdi ddmeni merd'i nerenm — sdied ki yerdi dâmeni
merdy hemd reced
Puisque le fait est que nous-mêmes n'arrivons pas à la poussière qui couvre
le manteau de la vertu des braves (du pan de la vertu virile), il peut se faire
que la poussière du pan de la vertu arrive jusqu'à nous, c'est-à-dire, ne
pouvant briller par notre propre me'ritc, nous brillons parfois par ré-
fraction du mérite d'autrui.
201
men hehter est, Peut -il tirer le fusil mieux que moi? ^Jf^ <^_y^, »-^
^i>^Jw<î sS kii^â Md, (littéralement, où était-il?), sey}j H est. Quelle
idée! entre vous et ce chien il n'y a pas de comparaison à établir.
Ces expressions sont fort en usage dans le langage de
la conversation.
h. Adverbes de doute.
JfiA meyer ou \i\ âyâ, sinon, ou bien, *-X.-Lj belKe ou lAjL-ii
Mycd, peut être, ou i^^».*».' bIÏ" yâh est, (litt., il y a lieu), ou L>^^iÂA^ «J$-
H miseved (littéralement, eh! que serait-il?), ou y^-^ yayâ ou »Zjà^
mesennè, probablement, c'est possible; *j'A-yO ^^^w-^wv* muskil intdânem,
c'est douteux, (littéralement, je le sais difficile).
§ 2. PRÉPOSITIONS.
290. Les Persans n'ont, dans leur langue, que neuf
prépositions proprement dites, c'est-à-dire, qui sont in-
déclinables, à savoir: ^ hem, avec, ensemble, ^3 hij,
sans, Ij hâ, arec, Ij" ta, jusqu'à, avant que, ^ gilz, en
outre, excepté, »j ou «-j &è, à, au, en, par,j^ ez (latin ex),
de, du, par, de par, ^o der ou ^Jcjl ender, dans, en de-
dans, et j ber, sur ^).
1) O der et J ber ont plus d'un emploi : 1° comme substantifs, yj
der signifie; porte, et J ber, partie protubérante d'un objet quelconque,
poitrine, fruit (pour .L bar): on dit qu\.3|^ y j' ez ber Kâiulen, réciter (de
poitrine) par cœur, ^. ^ J^ ez ber refien, s'arracher des bras de quel-
qu'un, ,..iA.ii .Jo jO der beder silden, aller d'une porte à l'autre,
être sans pain ni asile, au point d'aller en chercher à la porte {der) d'autrui,
etc. 2° comme prépositions, .O et y sont indéclinables et précèdent, soit
un verbe, en hii donnant une signification qui diffère ess' ntiellement de
la primitive, soit un nom. On dit q'->^3' j^ ^t<^'^ («'TO>«fe«, exhiber, pro-
202
Toutes les autres prépositions persanes sont autant de
noms ou de thèmes de verbes. Elles se construisent avec
un nom, d'après les règles indiquées pour l'accord du
génitif. Ex.:
^ji^^. helis (thème aoriste de qAj^,w^.) ou ^ J«/«r,(littéralement,
lot) ou (^'jJ herdy (composé de v_j le et de j^i rdij, raison), ou k*m*^
duire, qi-^jJ i-Xj' jJ her dviird Icerden, inférer, tirer conséquence, sup-
puter, ..yXAv'Ojj berdcCsieti ou .^aàwIv^.j verdâsten, soulever, enlever,
ôter, (M>-^j-f oJy r^ der yâft numuden, faire une découverte, saisir
avec intelligence, comprendre, 0,».i>-j l^sJLwaj /••jI-J pdjjem leceny her-
Hiird, mon pied heurta contre une pieri'c, »lj " "y-j ^ —.mi \^r-^'
l»0.y>-J emnlz seri kiice beii herhurdern, aujourd'hui je le rencontrai
dans une rue. Chez les poètes, surtout chez Ferdôucy, les prépositions
^j .O et .lAJÎ sont souvent explétives. Cette dernière, .«Ai' ender,
s''emploie quelquefois avec le verbe normal dans le sens de ,..^.v.Xir
enderûn, l'intérieur, le dedans. Ex.:
refty u hemcundn beJieyâli men endery
Te voilà parti, et cependant tu es, pour ainsi dire, au dedans de mon
imagination.
Lorsque la préposition .lAJ' etider suit le nom qu'elle régit, on pré-
fixe XJ bè au dit nom. Ex.:
v_jtj^. \jLc; *-Cioï- «-J (_5;-J i->j-i> iJJ^JoS ^J^ Jo -ir'
c>^A«f .Ai'
eyer bed kûiiy kieiferes hûd bery ne ëesmi zemânè beliâb ender est
Si tù fais mal, tu en souffriras toi-même la conséquence {kieifer, ré-
compense). Non, les yeux du siècle (la justice) ne sommeillent jamais I
203
vdcè (vulgairement), pour, Ju bdld, dessus, J; zir, 'dessous, ^ji^-^Jf
pis, avant, (j*o J5<^«. après, _jJU_» pehlû, à côté, j'-J berdber, (littérale-
ment, poitrine à poitrine), avec, _j ^ey, après, ,. t^j^ bîriin, (littérale-
ment, l'extérieur), en dehors de, .f.^.iAJ' endermi oujli iî'., (littérale-
ment, intérienr), dedans, e;A.f>*' semt, (littéralement, côté), vers, ^— J
nezd, (littéralement, proximité), près, auprès, .mLx/* miydii, (littérale-
ment, milieu), ou ,-r:^ bei/ii, entre, etc., s'accordent ainsi : L*^ {J*'^'
behsi siimd, pour vous, K'si -2J beÂri fiiqerd, quote part des pauvres, (^Lj
...LXawo; berdi/ zemistdn, pour l'hiver, Syi ».>wL vdcei nôuker, pour le
domestique, ^i>3>.L> (3*^^ iuluy direJif, sur Tarbre, >-j) jj; ~ïri «6,
sous l'eau, ^. , w_-<-j /)m n/, devant le ^^sage, en face, «O— J (j*^
peci perde, derrière le rideau, j^oX^pekl-âyem^ à mes côtés, ».J' j-J'jJ
herdberi iû, devant toi, ôùJi»^ L^: _j />(?y zenhd mîyerded, il court
après (la piste) les femmes, _2^ iM^TtV^ ^?r««i *é;//r, hors la ville, ...^.iAj'
sLs?- enderuni cdJi ou aL;»- i_5y>' ^«y ^'<''^. dans le puits, jL*Àv 'sz^-ç*'
semti semai, vers le nord, «.y Oij ^ze^^'^i y«r«, auprès de l'amie, /•x'-tV*
...Llvoi mïyâiii ysdn, entre eux, etc.
291. Au lieu de ^, on se sert aujourd'liui plus fré-
quemment de ^. rw, surface, ou de ja« ser, extrémité,,
dans le sens de sur. Exemples:
uXxiLil'^AS ijyo ^ I.L^La^J losqdbhdrâ seri (pour *<?;•) ?«fe
yuzastend, ils ont mis les assiettes sur la table 1), (^.fcrS^.L.:^ v_jLa^'
oLas' (jil^ iÇjj (••ry«) <3t'j ^*^'^** cdyMry riiy (pour id?r) ce»z/«
>7«y /t;/-^ «/i!'«f/, le service de thé tomba par terre, sur le tapis, (ji^J.Vj
lXx! rdyes dmed, il lui courut sus.
1) i-yo inîz, que le dictionnaire de F. Johuson traduit: a stranger, a guest,
pris isolément, signifie aujourd'hui: table à écrire ou à manger, et ne s'emploie
plus, avec le sens donné par cet excellent lexicographe, que dans les noms
composés, comme ...U^-yO mizebdn, hospitalier, etc.
204
292. Pour mieux préciser le sens de la préposition
L bâ, avec, on lui adjoint son synonyme ^ hem. Ex.:
c>«*LaÏ u' j**lu _jj' j^^i (a^j j«.jiAà^^ A.-oyCj^ j»_oL^/iiwO l^L
lâhem henisînim u heyuim u leliendim u dod^yui/ tu bdsem ta qcyâmet.
Asseyons-nous ensemble, causons, rions, et je ferai des vœux pour ton
salut jusqu'au jour du jugement dernier. {Bidon populaire).
§ 3. CONJONCTIONS.
293. Les conjonctions persanes sont 3 ve, m, et, ifS
hi, qui , is^ U^ que , io Je, à, au , L» 6a, avec , Lj: zîrâ.,
car, lAJ Mis, aussi, yT /«e?* ou ^1 e/m^, si, JLo meyier,
sinon, malgré, i^'6 kâS ou (^-ii'^ kâèhj, ah que! utinam,
b" ^^, afin que, utinam. Voici quelques exemples de leur
emploi:
La conjonction ^ se rend quelquefois, dans nos lan-
gues qui se servent de signes de ponctuation, par une
virgule, dont cette conjonction porte la forme. Exemples:
Vef/i, vidi, vici, ^xau^Xàù » j»'-^J^^ 5 *L\.«t dmedem u (,) d'idem
u (,) sikestem, (littéralement: je vins et je vis et je brisai).
294. Les pronoms relatifs x.5^ hi et »s^ H correspon-
dent aux conjonctions *y hi et x:ç- ^/, que, afin, car,
et il est parfois difficile de les distinguer les uns des
autres. Ex.:
vXJo -^i» aJ iw-^S) *-S^ ^'' '■<(/'' ^* /if^f^?" kûned, qui est-ce qui
est allé pour annoncer, (littéralement, pour qu'il annonce), ^J^J *"-??■
.^uVo tj*^ x:^J5 1 (fi beywjein, eyerëi yus bedehy, que dirais-je, lors
même que vous seriez disposé à m'écouter? (lit., à y donner l'oreille).
Lorsque la préposition conjonctive *.j hè n'est qu'une
abréviation de L hâ, elle s'emploie dans le sens de: par,
moyennant. Ex.:
205
^^J^ .^'•Awj iè (pour bd) se'-ay men, par mes soins, q^ -\àj i^
(pour hiî') iikri men, grâce à une idée que j'ai eue, QL..i^_j' Jj ^ -X v
bè (pour ^tf) tevessiiti y$dn, par leur entremise, etc.
295. La conjonction pléonastique i^ tient lieu quel-
quefois du signe des deux points (:). Exemples:
v^^Avf (C^-ê-ii ^-^î" i-tJ' *^ '-\v*"î:^ piirdd (H) yn ëi sefirij est,
il demanda (:) qnelle est cette ville?
296. Ailleurs, »:^ n'est pas tout à fait explétif, car
il donne plus d'emphase à la sentence, sans qu'on puisse
toujours préciser s'il représente la conjonction ou bien
le pronom relatif. Cela arrive fort souvent dans le langage
de la conversation. Exemples:
J>jjsj L».XCo xi l3%^ zerery kl bè sùmd neddred, ceci ne sau-
rait vous porter aucun préjudice, ^J^^ V^J^ _^-' r»^'' ^ CT* "^^'^
ki murdetn tu ndybi meuy, après ma mort (littéralement, moi que je
mourus), toi tu seras mon lieutenant, j,yii-yo y_^**' *J (j-* »^^'» ki
sevdr mûevem, eh bien, quant à moi, je monte à cheval (tout à l'heure), etc.
L'expression f-*^^ *^ ^ niâ ki reftîm , dans la bouche
d'un individu dangereusement malade ou qui part pour
un voyage lointain sans espoir de revenir, correspond à :
Ne me comptez plus au nombre des vivants, ou, nous
voilà partis. Ce fut la dernière parole que le roi Fet;ir
'Aly sâh prononça quelques moments avant sa mort.
297. Dans quelques locutions */ signifie: mais. Ex.:
0_x »Ji Ji u ki murd, mais il est mort, L^i tXLlLc »S yA
j> < ^L,i> Sj \a (jTJij »^ yi i5*-*"^ ^'^ ^"* indnendi dnhd nisty
tu ki yeqtn merd ydd Hdhy kerd, mais toi qui ne leur ressembles guère,^
tu te souviendras de moi assurément, <A.ii »3>^ ^ Ci^'^J' \^
ibn-ûl'veqt ki fiehdliy Md, mais tu ne changeras pas selon les circon-
stances (littéralement : tu ne deviendras pas fils du temps), etc.
206
298. La conjonction ' j; ztrâ ^ répond à ëirâ, parce
que, et s'emploie dans une phrase qui suit une autx-e
phrase où se trouve '^^ ëirâ, pourquoi?. Exemples:
jvA^'iAJ u^-J *— J 'j-Jj — O^ôJ^ J>U~^ ÎJL/ii.jt 'j-r?"
cira ymnrd mehndny nekerdid — zîrâ H pîil ne ddstem, Pourquoi ne
les as-tu pas invités à manger chez toi ? — Parce que je n'avais point
d'argent.
299. Les conjonctions »S et if^ servent à la forma-
tion de composés tels que les suivants:
xXJilXJ.:^ cenddnJciy autant que , S.J iAÀs=- ^ lier cendki, bien que,
quoique, «_^_i) -_K— /O meyer dnki, si ce n'est que, K.i sljsj) ik^
2)es diiydhi ki , or lorsque , après que , iiXJLÀs^ Send/i /ci, ainsi que ,
•i^XjLjL^^S' hemcendiiki , de la même manière que, \XÀjk^ hemviki ou
■iiS>}k$ hemânki ou iouL^ hemdnd ki, aussitôt que, i^_:>- i ! eyerëi ,
tien que, quoique, alors même que, x.5^oLl:^ cendnci ou !)^6[j^\$
hemîendnii , ainsi que, quoique, \\Ji y yd dnki ou Xj^oî y ^« «mct,
ou bien que.
7m?/ j fef/ der tehyïety ki nisest — nereved gilz beveqti mery ez desf
Un mauvais naturel, une fois qu'il a pris possession de l'âme (du
•caractère humain) de quelqu'un, ne s'en ira (littér., ne s'émancipe) qu'au
moment de la mort.
1) Je crois que c'est une abréviation de s .•■«•j' V' ez y?) m, par cette
raison. S'il en est ainsi, ce composé dérive de la même source que la
préposition (^'jJ berdy.
207
"ddeti dunyây deny dnest H lier sûdesrd liesrdny-st u lier kiemdlesra
noqsdny
Une habitude déplorable de ce monde ignoble est (consiste en ce) que
chaque gain y ait son déchet et chaque perfection son défaut.
On trouve quelquefois, en poésie, la conjonction q^^S-
lûn remplacée par n^ U^ qui se prononce alors M. Ex.:
i.iiA.A«î SUS ic^J^J \:^JJ^ô\^i »j>- ,-^AO
selr II zefer dû dustdnl qedimend — sebr hl {ciiti) beyuzesi noubeti
zej'er est
La patience et la victoire sont deux vieilles alliées (amies) inséparables;
la patience aussitôt passée (épuisée), la victoire lui succède à son tour
{noubef) de rôle.
La conjonction b" ta a divers emplois que voici:
a. Elle signifie, avant que. Ex.:
^« yi/Y nerûyed bulbiil siiJien neyûyed m if« 5e/i' nebdled qumry nendled
Avant que la rose croisse, le rossignol ne dit mot; avant que le cy-
près grandisse, la tourterelle ne gémit point.
h. L) ta a le sens de aussi longtemps que. Ex.:
(jiJiân ta beved millkies dbddbdd
Puissent ses états prospéi'er aussi longtemps que le monde existe!
c. ».f Lj' ta ki, signifie aussi longtemps que. Ex.:
JcJ'uX_^/o [«'j-^^ K 15—* J~-^ Oj_i>
Vmd eu mey ru xerum mîddned — nelmred ta ki 'aql 11 Mses hest
Quiconque sait par lui-même que le vin est interdit (dans le Qoràn)
n'en boit pas, aussi longtemps qu'il possède sa raison et son intelligence.
208
d. Ji ta signifie pour ne pas, afin que. Ex.:
kitm. hûr ta Uûd ne rengy u kiem ywj td dîyerân ne ren^âny
Mange peu pour ne pas te nuire à toi-même (te rendre malade), parle
peu pour ne pas faire de la peine à autrui.
e. »S Lj ta ki signifie aussitôt que, au moment
même où. Ainsi la légende du sceau officiel du roi
actuel de Perse, Nâcir-eddîn Sâh, porte:
td ki desti ndcir-ûd-din Mttmij sdki/ yirift — sitï {sâutï) ddd u
me'-ddelet ez mdh td mdhif yirift.
Dès le moment où la main de Nacir-ed-din eut pris le sceau de la souve-
raineté, la voix (l'écho) de sa justice et de son équité retentit (prit)
depuis la Lune jusqu'au Poisson (sur le dos duquel repose la terre, se-
lon les traditions cosmogoniques des musulmans).
Voici encore un exemple emprunté à Hâfiz où le pre-
mier iS ki, signifie car, parceque, et le second kS ki
représente seulement nos deux points (:)
u>ÀX.i; ^ Q^r^ cT^:" '^. CT^' y^ *^ c^ t^ j^
siêè;ijï dem muryi cemen bd yuli nôu Hastè yoft — ndz kiem kun ki
der %H bdy beci cibi tu silkiift — yûl behciidid ki ez rdst neren^tm veltf
— hih '■dsiq sûHeni seht be me^asûqè ne yoft
Un beau matin, l'oiseau de la pelouse causait avec une rose nouvel-
lement épanonie (levée): Fais moins de minauderies (ndz), car (kï) dans
ce jardin, il y a beaucoup de floraisons qui valent la tienne. — La rose.
209
<en souriant, (répondit que): Jamais {Me) uu amoureux ne proféra des
paroles si dures en parlant à sa bien-aimée.
§ 4. PARTICULES INTEUROGATn'ES.
300. En persan, les questions peuvent se faire sans
altérer l'ordre normal d'une sentence , c'est-à-dire , que
l'intonation et le geste de celui qui parle déterminent
s'il demande ou bien s'il répond. C'est la manière la
plus usitée. Exemples:
Si en disant lAxl imL^ /ian âmed, on appuie la vois sur amed, cela
voudra dire: le Kâu est-il arrivé? Si au contraire, l'intonation s'arrête
sur Hdn, l'interlocuteur ne fait qu'annoncer que, le liân est arrivé. La
phrase vi><»»*J»j ,.-j' yn pitlesf, voici l'argent, se change en: Est-ce
hien tout V argent que vous m'apportez? Osez-vous appeler argent une
somme aussi minime? si l'intonation, d'une voix ironique, tombe sur
piil, etc.
301. Cependant, il y a des mots spécialement des-
tinés à l'usage du demandeur lorsqu'il s'agit d'une in-
terrogation. En premier lieu, il faut y comprendre les
prépositions interrogatives proprement dites: Li âyâ ou
b yâ^ est-ce? ^ keij, quand? et _^ M, L^ kilgâ, où?
302. La particule L!, latin an, se rencontre seule-
ment au commencement d'une sentence interrogative ; L
signifie est-ce ? et en même temps représente la conjonc-
tion alternative, ou, ou hien. Dans une interrogation
double, Lj doit suivre W, ou bien se répéter. Exemples:
XJ y (9_Xji3 ...Ui3vl> ^/iivÇ?- u y) di/d hd ëesmi Jiûditdn didy yd ne,
as-tu vu de tes propres yeux, oui ou non? o^~^" _5>^ y iMSt-î^ ^
j»jj-wj* b -jyiX^-w [) ^iiA.j*»«o Idr bîrun ez du ^dl nîst yd semsîr
yd teslîm, une de ces deux choses, décide-toi: ou l'épée (la mort), ou
14
210
la soumission (l'islamisme); v^^i-iasXj /*^.^r^ \i (•rîjj^ berevîm yâ nere-
vîm yeJcest, autant vaut y aller que ne pas y aller (litt. allons-y ou n'y
allons pas, c'est un).
303. L'interrogatif ^ kû, où ? s'emploie principale-
ment en poésie et dans le langage familier , par exemple :
fci' Jt' i^U^ *^ i*^'^- ^^^^^^ ^^ ^evânyem ht, où est mon bon-
heur, où est ma jeunesse? _j_J i^p/JL—bjù» kJm^S \,Ji—i-û ..y-,»-wO'
duhnen. sef ârâstè douteleb ku, l'ennemi s'est rangé en ligne de bataille,.
où sont les hommes de bonne volonté qui s'offriraient à engager le combat
(Ktt. ceux qui demandent à courir sus, où?)
Cependant sa forme composée, \^ kugâ^ pour L> JôS
kiidâm ^â, abrégée en L> jS^ kû ^â, oh est l'endroit?
quel endroit ? est bien plus en usage. Ex. :
jaea lcu])â liûhes gdni ])dn — Jiâli yerdenés Hsvè herdenés — ebmyr
Ttemânes turrei ëdwydnes — cesmi mestdnei le'ali dilsitâties — pes men
ëî kZnem ^jâni ^ân
Où est donc (le beau) le charme de sa personne , âme de mon âme ? Est-ce
ce grain de beauté sur son cou , ou bien ses œillades agaçantes ? ses sour-
cils arqués? les fossettes (bilboquets) de ses boucles creuses? ses yeux
ivres (d'amour)? serait-ce son rubis (c'est-à-dire sa bouche) qui ravit les
coeurs? Que ferai-je, que devenir, âme de mon âme ? {Chanson des Jiarems.)
304. L'interrogatif ks^ H , que ? quoi ?, est d'un usage
fort répandu. Exemples :
211
iu \qedri db cl dâny hi cler Icendri ferdty
Que sais-tu ce que vaut l'eau (litt. la valeur de l'eau), toi qui es sur
la rive de l'Euphrate? (c.-à-d. le riche ne comprend pas les souffrances
du pauvre).
*e6î 'dsiqdni hîdil èi seèi/ dîrâz hâsed — tu heyâ kes (pour A ^\
evvel deri sûbx bdz hdsed
La nuit des amoureux sans cœur (c'est-à-dire, dont le cœur est ravi),
que c'est une nuit longue! Arrive, ami, et, de prime abord, les portes
du matin s'ouvriront d'elles-mêmes (c'est-à-dire, quand nous serons en-
semble il ne fera plus nuit).
Dans les exemples qui suivent, l'interrogatif iw=- peut se .
traduire par combien, de même qu'en français on dit:
j*jOsJ «Aju L*.^ .iAs iiS^ ci qeder besilmd bâyed beyuyem, que
de fois faut-il donc que je vous dise? \^J>^^ kù^iu^ ^i>^ LP_iP ic?s-
lXjlX^ U kïïnerJid "ebes "ebes telef s'ûdend, que de hautes capacités se
sont anéanties en pure perte ! siAjU i^ êi fdidè, à quoi bon ? (litt.
quel profit?) Oj*ay« »s>- ëi mesref, quelle utilité? que veux -tu faire
de cela? etc.
305. On rencontre souvent ac^, soit précédé, soit
suivi des substantifs qui en expliquent ou précisent lé
sens interrogatif , comme , par exemple :
j.*.3- XJ>- ci Reber, comment l'osez-vous? (littér., qu'y a-t-il de nou-
veau?) ,Jo KSf ëi tour, de quelle façon? io^x??- ëiyûnè, de quelle ma-
nière? comment? g^ ij*^- ^^^** ^^ ou *^ r^ be/iri ci, à propos
de quoi? pour quelle cause? g^- ^\^ A ez ôer^ë «fj, à propos de quoi ?
Il est possible que l'interrogatif S^, pourquoi? que
212
tous les grammairiens considèrent comme datif de &:;>,
ne soit qu'un nominatif sing. du substantif f. râ ou (^L rây,
raison, parce qu'il est synonyme de i^ ^_cLj bpj-ât/ éi,
ou n^ (^'j y ez herây U.
306. Dans une sentence continue, »s^ redoublé cor-
respond au français , soit .... soit , ou ... ou bien , on
a beau .... Ex. :
i.i^ O &5i- » _2.Ai .J> iC>- ci der sehr v ci der se^rd, soit en ville,
soit dans les champs; b^, .O ac^j v!>^ )^ ^■^ ^* '^^'* ^'^^ " '^'
iifej* rûayd, ou pendant le sommeil, ou bien lorsqu'on a des visions; vi>lji i^.:;^
.^3 ii^5 ci îÏM^iJ «< ci zûkur, (du sexe) soit féminin, soit masculin;
^e?« M //er ci mikerdam ecery ne heKsid, j'ai eu beau dire et faire, mes
efforts ont été stériles d'effet (litt., cela n'a été gratifié d'aucune impression).
307. L'adverbe de quantité \Xk:^ ëend, combien? (pour
lAji *.:>-, quelle quantité?) et sa forme emphatique 1j
JOLsr- ta cend, jusqu'à combien? de même que ^-Z key,
quand? ^ 1j ta bekey , jusqu'à quand? ^n-a.^ M6 (an-
<îiennement ^} yë), sont d'un usage journalier dans les
interrogations. Ex.:
/(«c (pour eyer) mAdanisty ki men der hârei tu lihâ yoftem
Si tu savais? que de choses n'ai-je pas dites sur ton compte?
,i;s^.P interrogatif se traduit quelquefois par: si jamais,
si ... .
Eemarquez aussi l'usage de ^ kiey dans ces idio-
tismes persans:
"sïïmâ kiey yoftid ki men ynrâ nekerdè bâsem
213
Si je ne Tai point fait, c'est que vous ne me l'avez jamais dit, (lit-
téralement: Quand me l'avez vous dit que je ne l'eusse point fait?).
pederes pulrâ kiey dîd ki peceres bè bîned
Quand le père eut-il vu de l'argent pour que le fils en eût?
ce qui veut dire: c'est un gueux qui n'a pas un liard
à lui.
§ 5. PARTICULES NÉGATIVES.
308. Il a été déjà (37) question des particules néga-
tives ; nous allons en développer ici et en préciser l'emploi :
a. xJ ne isolé, en poésie, J, ney^ non, ne, ni, s'emploie
indifféremment devant les parties du discours, soit conju-
gables, soit déclinables. Quelquefois en poésie, on lui sub-
stitue J, neijj comme on voit dans l'exemple suivant:
7iey tdhi vesl dârem ney fâqeti gûddy
Je n'ai ni assez de patience (lorsque nous sommes) réunis ni assez
d'énergie pour endurer le chagrin de la séparation.
(^iAji3 ylvi Mtur dîdy , as-tu vu le chameau ? — »J
wè, non. (Proverbe expliqué dans le Fûlistân).
Par euphémisme, on ajoute quelque petit mot à la
négation, comme: j*p>- aJ ne Keïr {KeïVy en arabe, sig-
nifie, hien)j («Jl-> »Ji ne ^ânem, non, mon ami.
Quelquefois «j ne signifie : \j^J3 «j ne tenhâ, non seu-
lement. Ainsi Se'ady, en parlant de Dieu loué par-
toutes les créatures, dit:
214
ne billèul her yiiles tesbîx Ji^n est — H lier Mry bè tesbixés zébân est.
Perché sur sa rose, le rossignol n'est pas le seul à chanter les lou-
anges 1) (réciter son chapelet) car ijeï) chaque épine (du rosier) n'est
qu'une langue pour te louer.
h. La négation conjonctive q ne ne s'emploie guère
que devant les temps d'un verbe et les participes.
c. L3 nâ précède seulement les noms , les thèmes
aoristes et les participes passés. Exemples:
(tJÛ^ ndfehm, qui ne comprend rien, imhécile , (««.Ij «(?r^*, qui n'est
par mûr, vert, .L?^ Ij nâ Mr, synonyme de 8.L^>w^J bîoârè, privé de
toute ressource, incapable de se suffire à soi-même, (wLLàlJ IlXj>
Mdd nasinds, athée, ne connaissant pas Dieu, sans religion, 8(A-Ui«. li nd re-
cîdè, n'étant pas arrivé, et aussi, avant d'arriver, »l\jO Li nd didè, ne
voyant pas, n'ayant pas vu, avant d'avoir vu, »lX.*.* 1 h Ij ^ L t- g ^
mehnâni nd telebide, convive non invité, intrus, etc.
d. La négation » me ne s'emploie aujourd'hui que
dans trois cas seulement : devant la 2^ pers. sing. à l'im-
pératif prohibitif, devant '^ yer (pour ^\ eyer) , donnant
lieu à la particule exceptive ^ meyer ^ sinon, excepté,
outre , si ce n'est que , et enfin devant la 3^ pers. sing.
de quelques optatifs. Exemples:
^A {3iiJ>^ ^efeny meyu, ne dis pas de sottises, qI/B lXâaj 'w5j>-
Xerfi hùlend mezen, parle plus bas, tu as le verbe haut et inconvenant,
JsjJouLwJ J\A meyer nesinidîd, n'avez-vous donc pas entendu? jCo
1) Le substantif tesbix, action de louer Dieu, chapelet, rosaire, est
un abrégé des paroles coraniques *J Ll:5îV*-««J' aJj' ^vm«' ucebbi%ii
allalm tesbixen lelm,]^ loue Allah avec les louanges (à Lui) qui lui sont dues,
paroles que doit prononcer tout bon musulman au moment du danger.
215
1^ meyer èi, est-ce possible? quoi donc? on dit aussi X—s^ i^\-*_j
ye'-any éi, littéralement: c'est-à-dire: quoi? iA_ i*. JLn lAj! lAJ, \$
kerriè rind end meyer zeyd, ils sont tous vauriens, excepté Ze'id, ^-itot,
xXj) JCo j»fcXvwçf rdzy nemîsevem meyer dnki, je ne consentirais pas,
à moins que , \o\.j<a melddâ, qu'il ne soit pas ! à Uieu ne plaise ! etc.
§ 6. INTERJECTIONS.
L'interjection, d'après la théorie des Occidentaux,
n'est qu'une des prépositions n'exprimant, pour ainsi
dire , qu'un seul son , oh ! ah ! Mais il ressort de la na-
ture des idiomes de l'Orient que cette interjection, comme
élément linguistique, a une forme et une influence pré-
pondérante sur plusieurs parties de la parole. L'inter-
jection , dans les langues orientales (et il me paraît
qu'il en est ainsi dans celles d'Occident) , est une es-
pèce de note musicale qui donne le ton à toute une
phrase, la rehausse ou l'abaissé, la rend par conséquent
sublime ou ironique , triste ou gaie. C'est la seule par-
tie du discours qui soit en même temps la note mu-
sicale de la parole, un mot qui touche de plus près à
la musique. Il est donc de la plus grande importance
pour celui qui veut communiquer une parole vivante,
qui veut converser avec les hommes vivants (je parle
des Orientaux), de saisir les différents sens de l'inter-
jection, lesquels déterminent le sens des phrases, et,
par conséquent, du discours. Il est bon de savoir que
les Orientaux, en général avares de paroles, n'expriment,
la plupart du temps , leurs idées et , pour mieux dire, ne
les formulent que par les interjections.
L'interjection est une formule de sentiment, de pen-
216
sée, d'idée. Il y a donc une infinité de phrases reli-
gieuses, politiques, domestiques, qui se rattachent à
une interjection. Nous conseillons d'étudier beaucoup
cette partie du discours, qui est le germe générateur
d'un grand nombre de phrases et de tours de phrases
du langage oriental.
309. On a déjà vu (122) les particules exclamati-
ves du vocatif persan, ainsi que l'élif t final qui, par
sa destination et sa forme, ressemble à notre signe (!). Il
faut y ajouter ce qui suit:
a. L'élif ' final d'exclamation ne s'emploie qu'au sin-
gulier; Les vocatifs pi. n'ont jamais de sufiîxe. Ex.:
ï>3,t> derdâ , ô douleur! Lij)'-^ denyd ou Law^jwJi efsoûçâ, ali! que
je regrette ! yiiJL^. Lwjj> liosd hexdles, est-il heureux ! LftjL»> x^yfâ,
quel dommage ! L*.^>y* m.er%ehd (pour L,a:>--< merxeien), bravo ! u'kAi»
hildâyd ou L^Jt ilaM, Dieu! LiLwjO dûstd, ami! Ljs-Lao sdhibd, (en
s' adressant à un Européen) Monsieur! et beaucoup d'autres.
h. Dans LgiJ eyyiihâj la finale LP n'a rien de com-
mun avec celle des pluriels persans. C'est une forme
arabe.
Les exclamations de joie qLp hân, ^xP Mn, appar-
tiennent à l'idiome des Persans.
Heyyâm dit:
Aj-ç> b j' j^L^Ls* X..+.P j! Qîr-^
ey MReberdn 'isvèï dûnyd meHerid — cûn ez hemè xâlhdyi il bd He^
217
igrici — ve m 'ûmri "-ezizi Ms medekid bebdcl — hdn ydr teleb kûiiid a
hin bddè Mrid
O hommes ignorants! n'achetez pas (au prix de votre saint) les sé-
ductions (œillades) du monde. Puisque vous en connaissez tous les capri-
ces (états), ne jetez pas au vent vos précieuses vies! sus {hdn), faites appeler
votre bien-aimée! O lié! là bas, vite {hm), buvez du vin généreux.
c. i^' etfj L! eyâ, ^^•^ vây, tibjlj vâveylâ, LP ^^
beyîr M (attrape !) ou ^^L^ Mn ou ^ hân Mn , ^\S> hây
ou j.^ (^IP Mij hû ou ^_^\ zehy , ne sont que des cris de
grande émotion , ô ! ah ! hélas ! , et précèdent les voca-
tifs, soit au singulier, soit au pluriel, ou bien s'em.
ploient tous seuls.
On sait que, à en croire les Persans, la poésie eroti-
que de Hâfiz, en général, et ses gazels en particulier,
cachent un sens mystique. De même qu'ils cherchent
à prédire l'avenir en ouvrant au hasard le Qoran, ils
consultent aussi les gazels. A cet effet, on se sert de
la formule sacramentelle suivante , en tenant , à la main ,
un recueil {divan) des gazels de ce poëte :
eyd xdjizi sirdzij tu kidsifi lier rdzy ber ma beyd u yek fdly mûndcib-
vl'xdl beyendâzy
O toi, Hâfiz de Sirâz! Toi révélateur de chaque mystère! viens sur
nous' et prononce (lance) un oracle conforme à l'occasion.
En achevant les dernières paroles de la formule,
on ferme les yeux, on ouvre le volume au hasard, et
puis, après avoir posé le doigt sur les vers d'un dis-
tique, on les lit et on les commente. Cela s'appelle;
218
iirer au sort, fâl kiesîden. Ces consultations se font
tout aussi souvent en Pei'se que, chez nous, celles dea
tables parlantes.
CHAPITRE II
LOCUTIONS EXCLAMATIVES
Par un respect sincèrement profond pour la divinité,
les Persans n'accusent jamais Dieu de ce qui leur arrive
de malheureux. Le destin (.Jcs qeder ou rJuXiÏJ teqdîr ^)
est aussi une chose sacrée; mais on s'en plaint parfois,
tout en reconnaissant qu'il est irrévocable et préexistant
antérieurement à la naissance de ceux qu'il frappe.
Les auteurs de toutes les misères de l'humanité sont:
(éUà felek, ciel, et LoO dûnyâ, monde, que les 'Per-
sans appellent aussi ^l»-. zemân , temps , ou \jL«: zemânè ,
époque , et ^C> dehr , siècle , tous êtres mystérieux.
Autant Dieu est bon et juste , autant ces démons , en-
nemis implacables de l'homme, sont, et de tous les
temps ont été, méchants, vindicatifs sans qu'on sache
pourquoi, astucieux et avides de s'abreuver des larmes
et du sang des mortels. Zemân perse = Xpovog grec.
Zemânè est parfois représentée comme une femme laide
et édentée, aJL^-wJ^i'j ^yj* *33 "j^ P^^^ ^^^^ fertût u kohen-
çâU, vieille femme, décrépite, et âgée comme le monde,
mais immortelle en même temps.
1) Lé fatum des anciens, chez les mystiques chrétiens j Vastrak, l'es-
prit du grand monde {spiritus mundi majoris), l'esprit de la terre.
219
Felek, ciel, personnification du système planétaire, ou^*^
yîlmbezj voûte mobile , est un espèce de mouvement
perpétuel que nous voyons étend au-dessus de nos têtes.
Il tourne sur lui-même, et impr^^ae son mouvement ro-
tatoire à tous les astres. C'est pourquoi on le nomme aussi
...^o^ yerdûn, ce qui est en rotation, tourniquet, ou bien
^j>- hi'K, roue, poulie. Les étoiles qui président à nos
destinées, et dont l'influence décide de tout ce qui doit
nous arriver, dépendent elles-mêmes de Feleîc.
Aucun théologien musulman n'a cherché à excuser les
méfaits de Zemânè ni de Felek: on dirait deux divinités
payennes. Libre à qui veut de les accabler des malédictions
et des invectives les plus injurieuses. Les prosateurs et les
poètes persans s'y livrent de gaieté de cœur, et surtout les
auteurs des drames religieux (v^" te^aziye) que l'on donne
annuellement en l'honneur des martyrs Hassan et Husseyn.
En voici quelques exemples que j'emprunte à mon
manuscrit intitulé: o>iLg.ii 3^;L> gilnyi hhâdet, le Can-
tique du martyre ou Répertoire des drames religieux.
(3^Jj-J JCjiA^j; t.jj.^/*s> ^ ^J^^i (_5'
^ji\j^^ ^jA^ *™c «woLi mIdj ^^
ey felek sert xiieeïnrd zi yekdiyer Imndy — ey zemdne ndraei '■umrem
heyeTtdir/tr pîUdy
O Ciel, tu as tranché la tête de Husseyn, en la se'parant de ses
épaules! O Époque, tu as froissé, ployé l'une dans l'autre les pages
du livre de ma vie!
Jf>i y*^'^ ^è^ j ^/^ k3^^
220
ey èerhi ndbeMr zi bmehny tu dâd — kerdy y&nh u Mkes yârem ez
'■'dâd — kerdy lekerheld ez ^efâyem zalîl u Mr — dvurdei es medînè
ey ierhy ndbekdr — efsuçd u âh âh zidûnyày hîvefd
Sphère tournoyante, vaurien! je gémis de ton manque d'amour. Tu as
jeté mon ami en exil, il est seul et délaissé par suite de ta tyrannie.
Je suis par ton injustice humilié et avili à Kerbéla. Tu m'y as amené
de Médine, ô toi vil tourniquet. J'en appelle à Dieu de ton injustice,
ô monde de mauvaise foi !
ey cerR ez gejd u sitem vâjyûn sevy — ddrem umid her seri dJ-lem
myicn sevy — reftend yârâni %Mc?eî!w ez beri xiicéïn — besikest ez yefd
dili yemperveri ;^«ee2«
Girouette infernale! ta tyrannie et ton injustice puissent-elles te pré-
cipiter dans un abîme! J'ai l'espoir qu'enfin tu feras une culbute pour
tomber d'en haut, et t'écraser contre la terre. Ils ont disparu, les
amis de Husseyn, leur tête ne repose plus sur la poitrine de Husseyn.
Par tes méfaits , son cœur , navré d'angoisse , se brisa !
310. Il faut aussi compter au nombre des phrases
exclamatives les expressions suivantes, d'un usage fort
répandu en Perse:
Termes de tendresse.
j»i3jNj ^--'îS'^ dâaret heyerdem , que je marche autour de toi l), .o
1) Expression biblique: Et circumdabo altare tuum, Domine. (Ps. xxv, 6.)
221
,» t '•• "y- nuri cehnem , lumière de mes yeux , ff^^^S^ Oiu tidzct heke-
hm, que je te comtle de caresses, ^S>-^^ JJL* »S yi tu H misli
ruxv , toi qui ressembles à un esprit, *JL> ^ânem, mon âme, ydi^
dilem, mon cœur, [•?—*« p-" tdgi serem, couronne de ma tête, imI— >•
l*JL> gdiii gdnem, âme de mon ânie,_^' ..-x'iAj ..^a ,,:>.avO desti
men bedâmeni tu, je feu supplie (litt., ma main sur le pan de ta robe), etc.
Malédictions et jurements.
i3-0 'jj' ^iJm 8v3-/0 miirdè mr tûrd hébered, que le laveur des ca-
davres t'emporte (puisses-tu crever!), *ji3,-^ ij' '^r*^ '.vii*-*v^
nefecetrd heyired ey merdekè, que le diable t'emporte, homme de rien!
(litt. qu'il te coupe la respiration!), iùLi sJ.i'lj ^^j^Xi _j (j^.
»J\j^.^As>- ys^ risi jnlr sipu nd kerdè sdnè eu ^ârubMnè , barbe remplie
de vermine, que le peigne n'a. jamais touchée, comme un balai de la
basse-cour, i01s>»^w .lXj peder sûHte, fils d'un père qu'on a brûlé,
(j*,LLwJ ïiesnds, orang-outang, U3>Aj^ veledeznd (pour veledi zind), en-
fant de prostitution, X-Xi^aJ; zenqaxhè, époux d'une putain, ^J*^-3
»JoiAÂi> oô; Mici zenet hendidè, rima uxoris tuse subridens (souriant),
i:ii.M^ ..S .O der leûni peceret , in podice filii tui, etc.
et beaucoup d'autres allusions au déshonneur d'une
mère ou d'un père, etc., ce que les Persans appellent
^l\j3 .oLo (jics^ feûxsi mûder u peder, injures de père
et mère, et que nous abrégeons ici par l'espect pour la
décence.
Termes et expressions de bienvenue.
lXjJs^Î 0*"^^ ^'^^ ainedid) vous êtes le bienvenu, iAjJi.j! \Juo
sefd âvitrdîd, vous avez apporté la jouissance, v^jj/ïi^ muserre f o\i ^^yhA
muzeyyen ou JuOyO j yè^làx mufeJiher fermtidîd, vous m'avez (litt ,
vous avez ordonné) ennobli , ou , embelli , ou , enorgueilli , jU iuL>-
222
i^i>>.vw' sOy^w Rânè mâli serkar est, la maison est au seigneur (à vous), ou
L^ÀM o'J<A menzili sûmd, votre demeure, votre étape, ou iûu> P«*v)
Oiww<L»iw dspezMnei silmâst ou i.;,i*-»wj'j*vi^i> ^^tJoA metbehi Kûditdnest ,
notre maison serait heureuse, si vous la convertissiez en votre cuisine,
auludem. yuldm-hecei siimd u Mnèem kenîzi mmd u Tiûdem hendei iii-
raaiym, mes enfants (sont) ceux de votre domestique, ma femme (litt.
ma maison), votre servante, et moi-même, votre esclave (nous sommes),
^z^f^tM^ ioL> XJLi» xi' ^'-^Jr'3 ^ »S Jcerem iiiimd u filnidd {\)Q\],r
fiirûâ, le d est euphonique) H Mnè Uânei tust , gratifie-nous du bonheur
de ta présence (litt. montre de la libéralité) et descends, car la maison
est ta maison à toi, etc. — Au lieu de ... : zen, femme, il est plus poli de dire
xjLx> Tiànè, maison, ou —^^ hwt, tente.
Poiir demandei' des nouvelles de quelqu'un, il serait fort
impoli de s'enquérir de celles de sa femme, dont on ne parle
jamais nominalement, autant que possible. Il faut dire :
k^>.A«' i«j».i» L*^ ijL.5>' e%v«/i «<?M(f//«ie.s/', vos circonstances sont-
elles bonnes? iAj.'lXJ Xj ^„w^J>lj nâliôhj H nedârid, vous n'avez
aucune indisposition, n'est-ce pas (kï)'^ i^LwJÎ ^^^^^^ '^^-^^ \.*Jn cLo
iXJi demdyi i) s'ûma My est insd allah, votre cerveau est-il bien por-
1) cLcO demdy s'emploie plus souvent dans le sens de <-*jO bÎ7iy,
nez, odorat, ainsi: imv.^ cLoO demdyi gdn, le nez de l'âme, c'est-à-
dire, nos facultés olfactives, '^\»r^ ^iUtXj (^^ ^é)o yek My bede-
mdyeni Tmrd, je sens une odeur (litt. une odeur heurta mon nez),
vi>c^.. iiii.£U^ 'S iMV> ^'^'^ ^^ demdy es riJit, il a saigné du nez,
i3.lo t^ \'ri cwcO demdyi buzûryi ddred, il a le nez gi-and, t..c>
O; àîLsiAj derrd bedemdyem zed, il me ferma la porte au nez, etc.
En turc oriental, demdy veut aussi dire, nez, synonyme de ki-^j burnu.
223
tant? Dieu le veuille! ^^^MtSyi L*»ii •^mfi-^ ^^Ufi sumâ kieukest y.
votre comfort est-il parfait (litt. accordé)? A cela, on répond: ■A»'^^
jJLi elxemdû lïllali , gloire à Dieu! L*XO vi^Jiaxi y ez sefeqqeti sûma^
grâce à votre bienveillance, L«^ i^ii^.}^i^ y ez douleti siimd, grâce à
votre fortune, iAjJlXJ XXaX*J>.^ :i ez mer^emetiki nedârîd , litt..
par la miséricorde que vous n'avez pas, c'est-à-dire, je me porte bien,^
mais vous m'oubliez, vous ne venez plus me voir.
311. Les expressions françaises, merci ^ Men obligé y
se rendent de la manière suivante:
L>*A*o *j L*-w *oLw sdyèï silnid kem tieseved, que votre ombre
ne diminue jamais! (l'ombre d'un jeune homme est plus haute que celle
d'un vieillard).
métaphore née sous le ciel des tropiques où l'ombre est
si bienvenue. Hâfiz dit quelque part :
eu ma der sdyei eltafi u iym. — cira v, sdye ez ma yirijt
Puisque nous nous trouvons à l'ombre (sous l'égide) de ses bienfaits,
pourquoi nous la retire-t-il (nous a-t-il pris) cette ombre ?
^•y^/ yiriften , prendre , est. ici, synonime d'éclipser,
car, selon la tradition iranienne, le démon des ténèbres
ravit le soleil et, alors, il y a éclipse.
oLj; U-i; -^ '^iimri siimd ziydd, votre vie (puisse-t-elle durer)
beaucoup , iAj.'<3 os^Ss--^ mer^emet ddnd, vous avez de la misé-
ricorde, oJl> »JsJ LU-vi '(Ap- Jiudd lûmdrd niyeh ddred , Dieu
vous conserve! OjaXJ pjP Lo jAw ;l ',L*^ ^.L*i !lX.5» liàdd sdyei
'kûmdrd ez seri md heryiz neyîred, que Dieu ne retire jamais votre ombre
de dessus notre tête ! j^-^^L-yo L«,aw sLâj Ji .O der zilli peiidM
224
suma mîbdsim, nous sommes à l'ombre de votre protection! ^^
OHJb 'i-*-w tdle'âï silmd biilend, que votre horoscope hausse!
Pour dire , de temps en temps , 'parfois , on dit : «Ls
ç^Ù' yâh yâhy, »bo »l^ yâh beyâh ou »1^ «..^ yeh yâh,
comme dans ce quatrain du sceptique Heyyâm:
(iiAjw! f^cJfé^y ^_^.l *jLaj Jâ— 5> »o
qordii ki mehîni kielâm hdnend ûrâ — yeh yàh riè ber devdm Hdnend
ura — der Jietti piydlè dtjetij rSuseny est — Jcender heme gd meddm
Hdnend urd
Le Qoran. que Ton appelle la Grande Parole, se récite de temps en
temps, et non pas d'une manière permanente; mais tout autour du bord
de la coupe, il y a une surate enluminée (rdiisen), lecture, dont on aime
à s'abbreuver partout et toujours, (c'est-à-dire: les versets d'une surate
sont les perles d'un vin mousseux qni environnent les bords d'un verre ou
d'une coupe; ces perles s'appellent, en persan, l'écriture d'un «>erre« ôoîVe).
Pour dire: je me porte à merveille , je suis content,
on dit :
0./.W' Vy^ irS***^ (*"'^!>*'' ^Xvdlem lecydr hûhest, mes affaires
sont fort bonnes, ,.0 cUîO demdy ddrem, j'ai mon nez, ou, mon cerveau
à moi, (ii*»A«' jLw *.ftjkJ keyfem sdz est, mon comfort est en accord.
Souvent , le cri d'admiration n'est que la seconde per-
sonne sing. des verbes persans ou arabes. Ainsi, pour
exalter l'adresse d'un héros qui tue lestement ses enne-
mis, le poëte s'écrie:
Li2Ï
225
feUh yoft e%centa (arabe) -u meh yoft zeli — qezâ yoft yir u qeder
yoft deh
Le ciel dit: tu as fait tien! La lune dit: tu as gaa;né! Le sort dit:
tiens! et le destin dit: donne!
Les impératifs des verbes ^^Ax^ zehîden, gagner au jeu, ^^y^y^
yiriften, prendre, .-tt^'o ddden, flonner, que nous venons de traduire
ici selon leur sens primitif, ne sont qu'autant d'exclamations signifiant:
bravo! à la bonne heure! etc. — CT^-T^^ dferm (litt. crée!), L*-^»j.^
merxehd, à la bonne heure ! (litt. largement), et plusieurs autres appar-
tiennent à la même catégorie.
312. Enfin, pour en finir avec des locutions aussi
différentes des nôtres , nous donnons ici les principales,
à côté de leurs équivalents en français.
Fi! le vilain! — ip^ o^L^ Uegâlet hekes, litt., traîne la honte,
i,i>s.AkO;^5>- S-J^^ ÎT^Î -^î '^^i''' ^^^ ^"'^ iîzist, enfin, la pudeur
est une bonne chose, _^ *i>o»jjî âbrûyet kû, ta pudeur, où (est-elle ?) ,
^aA.*«î — ^=^ 'eijb est, fi donc! (litt. c'est le tort), lXjI ^^^ O^l
dret nemy di/ed, n'as-tu pas honte! (litt. la honte ne te ^dent-elle pas?),
sLyw oaJ». ruyet siydli, ta figure est noire, c'est-à-dire, tu es couvert
d'opprobre, i5^5*p* «V '^^'^^ Mrdy, tu as mangé de la fiente, etc.
Fi! le tyran! - *j c>-**"^ j' n^' emdn ez desti tu, sauve qui
peut, (litt. capitulation) de ta main, ^^^|j^/0 KS^ q-» qL:> j'
ez ^dni men H mîMhy , que veux-tu de mon âme? jj (^Là:>- :' Oo
àdd ez lefày tu, (je pousse un) cri contre tes persécutions, etc.
J'avoue ma faute! - »~>*i J ^i)Li> XS^ ci hâk 1er serem, quelle
est (cette) poussière (qui s'est répandue) sur ma tête?8Low j^jj. ruyem
siyâh, mon visage est noir, ^S c>-)^ yellet herdem, j'ai fait une
étourderie, *0.^5> «^ (j^ men. yioh Mrdem, j'ai mangé de la fiente,
(expression qui n'est pas plus impolie qu'en français: il a fait une ca-
15
226
cade) , Jo^i.^^ îN'P (Hynr bebeÏÏsîd , cette fois-ci, pardonnez-moi,
t>^ ji^\yS^ rJ^P diyer 7iè Râhcm kerd, je ne le ferai plus, etc.
Je te le jure par Dieu. - ^ô^. hè Mdâ, de par Dieu, _«.4À*j / a^.
iexeqqi peyyember, par le droit du Prophète, .«i^jSji ^^ hemeryi
éuMdem, par la mort de mes enfants, |»j>-^ pederem ou ^j*^ ^S^^
mâderem bemîred, que mon père, ou, ma mère meure! (en odeur de
sainteté'), OjJjC ,«,1:^ begd7ii ^ezizety par ton âme chérie, vi>>._*_^c\-»J
htfmezkebet , par ta religion, iJlJÎj vâllah ou iJlJu billah ou ^JULj t/il-
lah, pour iJJÎ ^XLxJ, par Dieu, etc.
Laisse-moi tranquille. — ^^^ 3' c>-wO dest us yenbânam ou
,^v>.tj ^'\-èv. ;' ^-î yeJièem verdâr, ôte (ta) main de mon collet, /*-»>§.>
»_j Jjelitnniim berou, va-t-en dans l'enfer, (•JtAJ CIJ.Lj kdret tuidârem,
je n'ai aucune affaire avec toi, ^^ja —^j ^ j LJj^^ ^^''^ ^^'" '« /^«^
mezen, trêve de paroles futiles ! (litt. ne frappe pas des paroles plumeuses et
creuses), »^ *j 7m?» s6a, disparais, va-t-en! (litt. sois perdu), etc.
A la bonne heure! - y>-^ dlHr ou ^^^ r>^ dhir-iil-emr , à la En
de la chose, enfin, _^Xj .._yL5^>^ Jb j^t ey belij Iiemcenin beytc,
mais oui, parle-moi comme ça, JtUM.:> x^Ç^h c'est juste, et pour cause (litt.
comptable) , iJCjJl .1^ «JCaJI albettè kezâr aJhettè, sans doute, mille fois
sans doute, c^J^S imVj^ '-^'*^ '^^*^ liezdrdn dferîn, cent mille bravos,
ijs,.iju^ vi>^5\ ri«yeif sefid, ton visage est blanc, c'est-à-dire, ta t'es
distingué, etc.
Une bagatelle ! un rien !- i3^ c5^tV^ ^^*^ ?«<^Mû?, ce n'était
rien, »isA^ "^^^ ^"^* ^"^' ^^^^ '^^ ^^^"' O.lcXJ v:>.-JjLï qdbiliyet tie-
ddmd, c'est peu de chose, (litt., cela n'a pas de capacité), ci^-wi ij-^
seJil est, n'importe, Ot.i ^ \S^'ii *^ -cx^sùj tiè my erztd, cela
ne vaut pas la peine (qu'on se donnerait pour robtenir)i
J'y retiens part. — *X3-à ,.— « men "senkem, (litt., je suis (ton)
associé), sJcJ ÎjXlX-w recedemrâ bedeh, donne-moi ma quote part,
c'est-à-dire, c'est une bonne affaire, il y a à gagner.
227
Clierclier des prétextes. - ^^y^ 'y=î- •, n»-??- ^«« «« "W yoften,
■ittér., dire le comment et le pourquoi.
L'affaire est embrouillée. - c^«-a«' ^^-i^ ^^-^ gissèï yelh est,
(littér., l'historiette est épaisse), on n'y voit pas clair.
Il n'a offensé personne. - «^^Lo ^_5^o jl oy^ V'^/' ^^^
Me merdîrd Mu ez lîny neyàvurd, (littér.: il n'a fait .«saigner le nez d'au-
cun homme); c'est un homme paisible, tranquille.
Prévenons, assurons-nous d'arance. - -j yiwuj xseïtj ^^
iJOt3 l\ju c lyS» '■elayi vâqe'-a pis ez lAiqiCû hâi/ed dîd, il faut trou-
ver un moyen de remédier au mal avant que le mal n'arrive.
Cela arrive fort souvent. -.Lamj ou bien lAXst ^ ^'i-âj' Lvo
.3»-w ^ heçd ittifdq my ilfted ou bien leçydr my seved.
Yolens, nolens. - ^^|j^* 31^ ^^^^"J ^^ Mliy, veux-tu, ne veux-tu
pas? équivaut à l'arabe \^S Lé»x) tu^en kierJien, obéissant ou non,
bon gré, malgré.
Parfois, l'interrogatif »^ ci se rend par nonobstant^
que in'importe! Ex.:
emind se%ery ki mirem ez melimûry — mey Titiliem u me^asuqè ci
dûzeli ci iehïst
mais le matin (du jour) oii je devrai mourir du déboire
(i\"resse de la veille) je me ferai donner du vin et une bonne amie, car
qae m'importent l'enfer ou le paradis?
L'interjection qLP hân se rend par: abstiens-toi!
gare ! ne le fais pas ! Ex.:
228
/<(?>* Z"^ nenehj ber teni Uâd yussè u derd — id (jerrC-e Ic'àny sirai sefyd
■u zeri zerd — zdn (pour ez dri) pis ki yerded nefeci yermi tu serd —
bd dûst beliur ki dusmetwt Tiâlied iHird
Ah! garde-toi bien d'attirer (de ne jîas mettre) sur toi {ten, corjjs,
individu), du chagrin et de la douleur, afin d'amasser de l'argent blanc
et de i'or jaune. Avant que ton tiède souffle ne devienne froid, bois,
mange avec l'ami, car ton ennemi en boira et mangera certainement.
Supposons que, admettons que: j.-J' yirem , au pluriel, *jj^
yînm, (littér.-. apprenons).
yirem ki bekiâmi dil hemâny sed sdl — sed sali diyer bemdndè yir
âhir ci
J'admets que tu continues pendant cent ans à vivre au gré des désirs
de ton cœur. Suppose, toi aussi, que tu vivras encore une autre cen-
taine d'années; mais, après cela, quoi?
^^^0 qU;^ é^A d^à> _jj' sS *_^
yirem ki tu Tiûd mulki siileyman ddry — yen^inei q^drûn u hûrâçan
ddry — si hâden u nd buden an ^dcïl cîst — cûn beyilzery u yiimlè
begd beyûsdry
J'admets qu'à toi seul tu possèdes le royaume de Salomou; que les trésors
de Qârûn et la terre du soleil (le Horâçân) t'appartiennent aussi. Quel
sera le résultat (la moisson) de ces être ou n'être pas? Quand tu auras
229
vécu (passé), il te faudra laisser tout cela à sa place (oii tu l'as trouvé)!
Au voleur! - O-.J ^J»,^^! vàveyld diizd ou Juiî Oy2> dûzd umed,
hélas, voleur! ou, le voleur est veuu, o'o (^( ey dâd, ô justice! etc.
Au secours !- L^Joa ^^ ey meded, o secours! .oU ,^! ey mdder
ô ma mère, J »Jt \j ^_5' ey ne ne dm, ô maman! qIjUIm,^ (^1 ey
miiçiilmânuH, b musulmans! ^ôyo itlSlj, ^Oyo ^JA men mïïrdem vâllah
murdem, je suis mort, par Dieu, je suis mort! (jC^Jo bekiimekem ou
iXiywJ (OLjâj beferyâdem berecid, arrivez à mes cris, ou, à mon se-
cours, etc.
Faites place! - cX^lXj b=- gd bedeMd, donnez place, ^y Jj^
kendr berôu, ôte-toi, va de ce côté, tXx^L ^^O f/û/ bâsU, éloignez-
vous, etc.
Arrête! — ^i>|-'*o^ L^U^i-^P Jwmingd vdîst, ici même tiens-toi de-
bout, w^À;^ L-> 3' ez Jjd meljmnl ou bien ^a vii^i^:> xerelcet
mekàn, ne bouge pas de la place, ou bien, ne fais pas de mouve-
ment, etc.
G-are la tête! - ,L^ zinhdr, gare! (Jilj J'^y^ Jieberddr bas,
sois avisé, Jj> \XJ ^J*jA« seretrd niyeh dur, gare à la tête! etc.
Hé bien! et quand même? - vy^ ''"'*' ^^™' ^*^ *^ " ^"'^ °^
lA^i; \=5- JLfl »î6'7er ^2 ««</, C[u''est-il donc arrive? qjLj \J qU~«»)
«lX/iLo dsrmn ki liâm neydmede, le ciel n'est pas descendu (sur la
terre j .
Écoutez donc !- q5' u*;^ yds kûn, écoute, sAj [Jny^ ywï
4efM, donne (prête) l'oreille, [Jilt H^J^ muteve^yih bifs , sois at-
tentif, etc.
Adieu, portez-vous bien, bon voyage! - U;i Jà5'w> Sc>y.i^ Hùdd
Xdfizi sûmd. Dieu (soit) votre protecteur, «L*.^ iLXj> /«if/« liemrdh.
Dieu (soit votre) compagnon de voyage, *jO-i.aw 'i-^-^^ beMdd sûpur-
230
Mm, nous (vous) avons confié a Dieu, ^j-ii^J Jo^ seferi hUeter,
voyage sans péril, etc.
Au revoir! - oLs^^ v_î.^j leserefi mulâkât ou lXjO ;Ij bas
did, à l'honneur de la rencontre, ou, de nous revoir, iJ.3i ^^^J^\
^,j,MJ ^ i.*^ 0*.^L\i^ inm allah liedr^aii "sumà mî recîm, Dieu
aidant, nous arriverons encore à votre service, j^_yJ^.*-A (j^=_s>j^
7tiureMes misevim, permettez que nous nous en allions, lXj-O oLj '^U
mârd yâd kûnid, souvenez-vous de nous,_^ Î^Lo ^^ j^^-^ y
JUjLc^ ez Hevdtiri "-dly mârd mexv nefermdîd, daignez ne pas nous
effacer de votre esprit élevé, faites nous l'honneur de ne pas nous oublier, etc.
Je me pâme d'aise!- ^y:^ OoVJ lezzet mîberem, litt., je porte le
plaisir, -l>,«J> oÂi lezzeÉ liurdem, litt., j'ai mangé du plaisir, n^ *j,
,^^,,j.M~itp>- XJ>- heh heh ëi Mbest, litt., bon, bon, ah! que c'est bon!
y^,.„,.^^jy:x^j btihistîst, c'est un paradis! ^tJ^ j-o fir sevy , puisses-tu
parvenir à l'âge de vieillesse ! (litt., deviens vieillard !) , J>.0 c>«-^'^'->
tXijG destet dard nekûned, que ta main ne te fasse mal, c'est-à-dire, sois
toujours habile et heureux. — Cette dernière expression s'adresse aux in-
dividus qui excellent dans quelque art manuel, à un peintre qui vous
fait voir son tableau réussi, à un bon tireur de fusil qui vous donne une
preuve de son habileté, etc.
Le moi répété, de même qu'en sanscrit, marque la
quantité ou l'affluence extraordinaire:
merdum ^dug gâuq u fôu]j jôa§ a yirûh yirûk nezdi lî my dmedend
Des hommes par groupes, par bataillons, par foules venaient auprès
de lui, les uns après les autres.
Quelquefois, pour donner plus d'emphase cà l'idée
d'éloignement , on répète plusieurs fois le mot loin. Ex^
231
lAJ.'o J LP'->--r! J—^ 0^--ii *Jjt/0
^-3 j^ ^^ _/ <^j j
me'^dlûm. seved M perdèhâ herdârend — kiez kmj tu dur dur dur
ûftddend
On apprendra, aussitôt le rideau levé, qu'ils (les mondains) sont tous
retombés loin, loin, loin de ton chemin (qui conduit) à la Foi (à Dieu).
CIITQUIÈME PARTIE
RESUME
OBSERVATIONS CONCERKANT l'ÉTYMOLOOIE ET LA SYNTAXE
PERSANES. — ACCENT. PRONONCIATION.
La langue persane, très-libre dans ses allures, est
en même temps très-simple quant aux éléments consti-
tutifs de son mécanisme grammatical. Il n'y a qu'une
seule formule pour les inflexions du paradigme, c'est
ce que nous avons appelé le verbe normal ; une seule
terminaison commune à tous les cas obliques, c'est le signe
I. , et, enfin, une seule annexion pour subvenir aux divers
besoins de rapport d'un nom à un autre , c'est l'izafet.
Maintenant que ni la déclinaison ni la conjugaison
ne nous embarrassent plus , nous pouvons nous occuper
plus exclusivement dés principales règles de syntaxe et
de construction , et , sous ce point de vue , considérer
d'abord les noms, puis les verbes, et ensuite l'emploi
des noms et des verbes à la fois dans le corps d'une
construction grammaticale.
233
CHAPITRE PREMIER
DES IZAFETS ET DES CAS OBLIQUES
I. IZAFETS.
818. Les Persans ont quatre espèces d'izafet, savoir:
celui du génitif (117) celui de Vadjectif (139) , celui du
pronom relatif (275) , et celui àHntitulations (324).
§ 1. IZAPET DU GÉNITIF.
814. L'izafet y.xT i^ox'-îv , par excellence, sur le
modèle duquel se forment tous les autres, est l'izafet
du génitif
Le génitif s'emploie pour caractériser les noms qui
servent de complément à d'autres noms ou à des préposi
tiens. Ce caractère autoriserait à désigner ce cas sous
le nom de cas complémentaire.
Cette définition du feu baron de Sacy s'accorde par-
faitement avec l'idée que les Persans se sont faite sur
le cas en question. Leur génitif doit être toujours ac-
compagné d'un complément , et , alors même que ce
complément reste sous-entendu, ils le font remplacer par
les substantifs JLo 7nâl (116) ou qK zân pour ^î ;! ez an
(234), propriété, possession, qui, dans cette circonstance,
perdent leur sens primitif et ne sont, pour ainsi dire, que
des lieutenants muets d'autres substantifs, car rj^\ 3^ mâli
zernm, (^r+^rJ q') ^"^'^^ lerhemen, veulent dire tout simple-
ment, de la terre, et, du brahmane.
234
315. Le sens mêifie de ces deux substantifs: propriété,
possession, est non moins logique ^) que leur rôle de
suppléant. Ce sens indique la nature complémentaire des
rapports établis par le génitif. En effet, bien que la
détermination exprimée par le génitif puisse être fondée
sur une infinité de rapports différents les uns des autres ,
on voit que tous ces rapports se ressemblent toujours,
en ce que l'objet nommé par le précédent appartient
d'une façon quelconque à l'objet nommé par le consé-
quent d'un génitif. Ainsi, en analysant ces deux exemples:
sLir _^ (Ai \Asi> (J^y> *~f^ L_iL>- .0 J«5
yûl der lti%dfi yiincè lias liujtè b'âd saxer yâh — hâdi sthd ber u
hd'itd eyyûhd tlmuzemmel
La rose dormait doucement emmaillotée dans son lange de bouton; de
grand matin, le vent du midi (en soufflant) sur elle, l'appela: Sus donc,
la paresseuse!
Le dernier mot du texte ^-^a milzemmel, signifie lit-
téralement, emmailloté, enveloppé. La tradition musul-
1) Ce qui parait illogique, c'est de faire annexer le signe d'izafet non pas
au supplément du génitif, mais au mot qui le précède immédiatement et qui
devrait rester au nominatif. Du reste, ceci n'est qu'une question d'ortho-
graphe, une faute consacrée par l'usage. On pourrait la réparer en annexant
le {^ d'izafet au commencement des mots auxquels il appartient de droit,
comme les Persans le font à l'inverse, avec leur pronom relatif, et de même
que les Arabes forment leur aoriste par l'addition de la consonne préfixe L^.
Les Hébreux ont aussi un génitif semblable.
235
mane dit que l'ange Gabriel ayant trouvé le prophète
Mohammed endormi sur les sables du désert et enveloppé
dans les plis de son manteau, le réveilla en lui criant
dans l'oreille : EytjUhâ el-muzemmel , ô toi , l'emmailloté !
Tel est le mot initial de la révélation arabe et il sert
de titre à une surate du Qoran. Encore un exemple :
^y9 vV^ ^ ^'Z' jr^ CT^J ^i^H^ 3>^j' î;'*^ ^ «A;^5
j[jsi=> ;j:li^' ,^ 'j'-b^ UV^' tr^ ^ J—^^^-^3 u>>.-^^
Oyi> jt ^txyCjî j^_^ j.^ ji>\^^ ^o r,^x^y=>5 ^=>îjùî
yoftund^ Jcl mdru ez dû gehtt refteni hsehri htrât nâ scvdb my nû-
mâyed evvel diiki ma merdumi sexrdtdsùnm M/ièï ma Mnei sîu est u
Xeçdri ma iifi âheniii hâdrâ dar itnyhây xeçdr enddhten u MUenrd
der zevâyây cdrdivâr efkenden ez Mred dur est u ez ferzdneyy mehijûr
dûvviim dtiki (>nj,LXJÎ c>*-^.3)«
Ils ont dit: Pour deux raisons il ne nous paraît pas prudent d'aller
nous interner dans la ville de Hérat. Premièrement, parce que nous
sommes un peuple nomade (litt. hommes assis dans le désert), nos maisons
à nous sont les arçons {hdne) de notre selle '), et le fer de nos épées nous
sert de rempart. Nous jeter dans les clos étroits d'une cii-convallatiou
et nous cloîtrer dans les recoins de quatre parois, serait (une mesure)
que le bon sens n'admet pas^ et que la prudence répudie. Secondement,,
c'est que .... etc.
1) L'auteur, Mirza Abd-iil-Kerim, joue sur le mot i(jU>, qui a un
double sens: maison, et, eu parlant d'une selle, arçon.
236
Dans ^2;^-/i. jL.5^>o ^^^ , hommes assis dans le désert ,
l'izafet indique le rapport de l'agent à l'objet;
Dans Lo .L^as*, notre rempart, et Lo ^L>, notre mai-
son, le rapport de la chose possédée au possesseur;
Dans j^; ^Li>, arçon de la selle, ^-^^J._£ oL>-,
couverture (litt., drap de lit) en bouton de fleur, et
^^A^T i-o, épée en fer, le rapport de la forme à la
matière ;
Enfin, dans .Ua:^ j^^L^XÀJ', les clos étroits du rem-
part, et ^^J^ X^ L^t^'^i)» ^^^ recoins de quatre parois,
le rapport de la partie au tout.
316. Dans une sentence parfaitement régulière, l'izafet
ne se supprime jamais.
317. Il ne se supprime que dans les composés poly-
gènes , lorsque deux substantifs mis au génitif s'unissent
l'un à l'autre pour former un seul mot (186), Exemples:
(jVA.A«^j_»j5 qehdpûsfîn, manteau doublé d'une fourrure, «_jUj_w<
sermdjjè , fonds, capital, i iL.w.>- ^ ser xeçâh, bon arithméticien,
homme qui est toujours sur ses gardes, éveillé, prudent, *,^.À«..-w ser-
7-ïste, ordre, méthode, s^ft-w i_^.^»LAû sâ%ib sûfrè ou ,..u i,j.a_5>Lo
sdxifi ndn, homme hospitalier, qui tient table {sûfrè, litt.: nappe)
ouverte, qui donne à manger (du pain ndti) chez lui, sJU> '..^v^^-LaO
sdxib Jidnè, maître de maison.
Tous les izafets qui ont disparu ici reparaissent dans
une construction où chacun de ces mots composants s'ac-
corderait isolément. Exemples:
çjLy;<wj.J (^LjJs :' ^i>.Aw! JCJy.-w O^L« t_5L>j5 qebdi/ mdJiût
snbiikterest ez qabdy piistiny , un manteau en drap est plus léger qu'un
manteau en fourrure, (ji,!\jLo ->w^ lX_».J _>j 8_a3>3 jLw -P
(Aj'iîI -A is--tf>- her sdl zeMrè my kuned li seri mdyèes Kzy mij efzâyed.
237
tous les ans il fait des économies (provisions), en ajoutant quelque chose au ca-
pital qu'il possède , |*jiA>îLxJ ...UjL^s> ^ -S 3> Jieryiz seri xeçdbhnàn
nei/ Mnedim, jamais nous ne pouvions venir à bout de notre compte, nos comptes
ne s'accordaient pas, ^,i>^.A^^Xà a.Xàw..am seri risfè sikest , le bout du macaroni
{ristë) s'est brisé, vJuh i_,Ai;>Lo ^ i,i>.*wJjX^o i_/.>-L^ ijioç.O
dervts sdxihi kecJaUest ne sdxïbi sufre, le derviche ne possède qu'une
écuelle, il n'a point de nappe, léLfj ^ w<.>-Lo ^^ eif sâxihi nân
Il ncmelc , ô toi qui as du pain et du sel (qui es libéral j! %S^i> i_^:>Ljo
C>yi *J.j ...Uvjl sâ%ïbi Mnei ifsdn yiirbèï Md , le maître de leur
maison était un chat.
318. Lorsqu'il s'agit do désigner le rapport de la
forme à la matière, l'izafet du génitif fait fonction d'un
^ relatif (160). Ex.:
jLJb vi:a-cL^ sii'eti telâ (pour /çji.ia), une montre en or, &a«1^
«Jij hâcei 7iuqrè , une soucoupe en argent, (wvLi! \a:>- giqqei elmâs,
une aigrette en diamants, L^ «JJi O^Àilî», JLiCÀ:^ cenyàl u qâsïiqi
iiùqrè nilnid, la fourchette et la cuiller argentées, ou en métal imitant
l'argent, i-J-a« XjJli yïdulM siirb, une balle de plomb, etc.
319. La même chose a lieu lorsqu'il s'agit d'établir
le rapport de production au producteur. Exemple:
(AJjLoO i--*.A-w5 jjyj i^»Xs. ^-i\ é\j> «j-^'Ij L-^-awO ;!
LXÂÀiu-yj I— >yJ3W vi:Ajl.^J5 v_jy;./i) v.;>.jlij
<,'« mivehâ u estnerei Mki yrdn yuliitj tehrîz u sibi demâvend u yïddb'iy
netens u endri sâvè u pestei ielidr oymdq u behi isfehân u Jierb'àzei
neMMvdn u, enyuri sirdz u ett^îri yildn u liindûvdn'è'i nîMpûr beydyet
meryub u nehdyet metlub miMsend
En fait de fruits et de produits du sol de la Perse, la pêche de
Tauris, la pomme de Demâvend, la poire de Netens, la grenade de
238
Sava, la pistache dii pays des Quatre Oïmaks, le coing d"Ispalian, le
melon de Naliicévan , le raisin de Siraz , la iigue du rilan et la pastèque
de Nisapour ont un goût exquis et sont fort recherchés.
320. Par extension, le génitif s'emploie quelquefois
pour former les noms patronymiques (162) et les sur-
noms. Exemples :
_.w««-E *Jw< meryemi ^yicà, Marie (mère) de Jésus, \i>^ \—i%Sixj.^
ye'^aquhi It'is , Jacob (fils) de Leith , t S'x ^♦I^lj fàiimei zohrâ. Fatime
(fille) de Zohra. -iJC*-vw» ij^^ kâiici vesemyzr , Kaous l'oiseleur, lit.:
preneur de cailles (vesem), Lâj »L-w /wULe ^abbâs sâhi hennâ, Abhas sâh le
maçon, aimant à bâtir, *J>-U.i> ^'^AJ Behrâmi Jiâgc, Berhâm Teunuque.
§ 2. IZAFET d'adjectif.
321. L'izafet du génitif approprie, l'izafet de l'ad-
jectif qualifie, et la manière de les accorder, en per-
san, ne diffère point. Dans un exemple ci-dessus (315),
nous avons exprès confondu les adjectifs de (jvvLP! r^^
gladius ferreus, et de ^2;^— cio'.^^ ["-^r^' peuple nomade,
avec d'autres substantifs mis au génitif, pour faire voir
combien ces deux rapports se ressemblent quelquefois;
car en remplaçant i^v^î, ferré, par ^^! âhen, fer, et
en employant substantivement l'adjectif ^xXioL^, homme
vivant dans le désert, on substitue l'accord du génitif
a celui de l'adjectif, sans altérer aucunement l'ordre gram-
matical.
322. L'izafet ne fait accorder les adjectifs avec un
substantif que lorsque ces adjectifs servent d'épitbète et
font avec leur substantif logiquement un seul sujet, Ex.:
JOULj s»y ^'^^'*'" iule7id, une montagne haute, «iJi'j % .c> deret pert-
yâh, un ravin escarpé, U4J u^^-^iO desti pehnâ, une plaine étendue.
239
323. Mais l'izafet disparaît au moment où un adjec-
tif cesse d'être épithète. Exemples:
,^i^Mi\ (AÀJb riyS K^ c^^'W^ *— *^ '^y^^ '"^^t ^'* ^'>'*'^' billend
est, il n'y a rien d'étonnant si une montagne est hante, oay JC5 '
J».>i^ s^T^ ^f^ <i^'seri ôuqdt derè parfydh mtseved, pour la plupart du
temps, un ravin est escarpé, siiA.*^' im'-^^ ^-^H ui*-^>-^ '^^^^Sj-oX^
Mcyytti dtist peJiud sudeu est, le propre des plaines est de s'étendre, etc.
Ici les adjectifs JOLL, slio-j, U^. ne soumettent pas
leurs substantifs à l'annexion d'izafet, parce qu'ils ne
sont plus épithètes, mais jugements portés sur sj/, »^0
et vijA-vOO.
yestè ziân tenyy yihàmj tenydil — yilrisnè nàlân u drân senydil.
Cette détresse angoissait tout un monde. L'affamé gémissait (gémissant);
les rassasiés (les satisfaits) se taisaient (se taisant) avec un cœur de roche.
Il faut lire yilrisnè nâlâ/i et drdu senydil et non pas yûris>ièï nalàn
et sîrâni senydil.
324. La suppression des izafets d'adjectif a déjà été
remarquée (187). Elle a lieu dans les noms composés.
§ 3. IZAFET PRONOMINAL.
n serait superflu de revenir ici aux règles déjà don-
nées (271—278) concernant l'izafet des pronoms relatifs.
§ 4. IZAFET DES INTITOLATIONS.
L'étiquette orientale, considérée au point de vue lit-
téraire , mériterait d'être traitée à part. La position liiérar-
eMque d'un personnage et, par conséquent, les titres plus
240
ou moins honorifiques qui lui appartiennent, influent beau-
coup sur le style du discours ou de l'écrit qu'on lui adresse.
Laissant de côté tout ce qui regarde le style proprement
dit, il y a, sous le rapport grammatical, des remarques
à faire sur les formules dont la connaissance est indis-
pensable dans la correspondance ordinaire et même dans
la conversation.
325. L'épithète honorifique se place la première et
au nominatif, qui prend l'izafet de son complément,
c'est-à-dire, du nom propre de la personne à laquelle on
s'adresse et du degré hiérarchique de cette personne.
Exemple :
...'jjj (»Li2.J jJ L/A»£ (•LaJ -yo! ("1^^ <-X-!h^ Cj'JL> t/euâbi
moxammed lidtii émir nisdmi '^eçdkiri nizâmi yràn, S. E. Mohammed,
haii , généralissime {amir nizâni) des troupes régulières {nizâin) de Perse.
Le substantif <— j^-^ (litt., puissance) correspond à notre
titre d'excellence, c'est une épithète qui donne lieu à
l'annexion de tous les izafets consécutifs , que nous avons
compris sous la dénomination spéciale ^Hzafet cVintitula-
tions, parce qu'on y rencontre des constructions qu'on
ne voit nulle part ailleurs.
326. Une seule épithète, surtout en style d'admini-
stration, ne suflSt pas. Plus un dignitaire a de droits
à votre considération, et plus il faut la lui prouver en
prodiguant des épithètes. Exemples :
Le Sâh de Perse , en écrivant à un puissant monarque de la chrétienté,
commencerait sa lettre ainsi:
^j^^ l5^^' U*^y «jy >ii^!>^' ^^J^i qU^T J^jz^ s^jLii
241
{^Jj o^^i-^j •.^y^ tiUL^» i^LcjâJUjS ^^'AJL^3 ciUlaLw
«-.jèj, 8-^3 Q^s ti5JUx (»iic' . Jai^l
ie^wti xuzûri e'alaxezreti pddïsâhi felek destyàhi hurMd siikuhi seh-
ryiâri âsmdii bâryâ/d sevdbit yuruhi ârdû efzdy éurenyi saltanet «
^ehânddrxj fermdnfermdy memdliki Muket u déulet yâry e^azem selâtîni
milleti medxiyy^i^ epiemi fievdqmi déuleti i7nperiei imperafûri e'azemi
memâliki fûldn u yeyreh u yeyrek.
Au festin joyeux de la présence de la plus sublime majesté du Sou-
verain splendide comme le ciel, majestueux comme l'astre du jour, mo-
narque d%ine cour céleste, qui gouverne autant de nations qu'il y a
d'étoiles fixes, dont la personne ajoute à l'éclat du trône du pouvoir et
de la souveraineté, qui fait émaner et mettre à exécution ses ordres,
auxquels obéissent des contrées glorieuses et favorisées par la fortune;
le plus grand d'entre les potentats de la religion du Messie, le plus
puissant des autocrates {Mqdn) des puissances impériales, le très-élevé
empereur des états (tels et tels), etc., etc.
L'héritier présomptif du Sâh commence ainsi sa lettre au même em-
pereur :
vi^Jj^ Lùaï O.lXï ^yJi 0-Aii:$\JLcl -yU r**^ XajÎ ~j
JCmO vii*-Ji-Vjt^ j"rS^ jfr )y^^ U**-^- jV^**-^ Kl "i. I <S)\ .*!♦.
her ainei zemîri mumri e'alaxszreti qeder qûdreti qezâ séuketi sdhen-
sdlii kesver heHU kéheryiri sekriydri m^adelet yûsteri me'azirei jpeziri
irnperdiuri e^azemi 'emmi ekremi fuldn ndm mûrieqqel u muteressem
mibdsed
Que (ce que j'écris) se reflète et se grave sur le miroir de l'esprit
16
242
enluminé de la plus sublime majesté, puissant comme la prédestination,
majestueux et irrésistible comme l'astrale, le roi des rois qui fait don des
empires, qui conquiert les empires, souverain propageant la justice, par-
donnant à ceux qui lui demandent grâce, empereur grand, mon oncle
magnanime, etc.
Le Sâh, écrivant au ministre des affaires étrangères d'une cour impé-
riale de la chrétienté, lui donne les qualifications suivantes:
(«jLjwJoI ^.i:acLl«5 io>-*L5^ Vw)La.i oA:^^ Ot\:5^ V^-'*-?'
o^ ^"^ W.l^ ^i^.^^ y>^ ^ y^5 jyt^
ge)iâbi megdet n negdet niçabi felidmet u mend^et intîçâbi ^elâlet
M nebâlet ihtiçdbi nizdm dmûzi umûri revdlj efzdy mehdmi gemkdri
veziri by neziri mûsîri sdîb tedbîri fûldn
Excellence, issu d'une origine illustre et glorieuse, apparenté avec la
magnanimité et la puissance, instructeur et coordonateur des affaires
d'état, infaillible garant du bon aloi des transactions internationales entre
les peuples de Tunivers, ministre sans pareil, conseiller avisé et intègre,
(suivent le nom et le rang dont il jouit en Europe).
327. Il y a deux espèces d'izafets d'intitulation à
distinguer: ceux dont l'omission ne peut pas avoir lieu
sans nuire à la clarté du sens , et ceux qui ne sont
ajoutés qu'euphoniquement , pour éviter le concours de
plusieurs consonnes au commencement d'un mot. Nous
les avons indiqués dans la transcription figurée. On
peut les prononcer comme nous l'avons fait, ce qui est
la manière la plus usitée , les omettre , ou bien les rem-
placer par la conjonction 3 w , à volonté.
328. Les izafets continus en question sont fort en
usage dans les intitulations des chapitres et épisodes des
ouvrages en prose ou en vers. Exemple:
243
si^ri megmelîy be^azî;/ veqâye'^di %Mte»îé^^i milâ^mi/è it serxl fezaili
ievery u me'anevzy fuzelây meitçlnn
Mention succincte des événements du règne de Moavia, et description
des vertus ^Aysiques et morales de ses contemporains les plus distingués.
329. C'est dans cette espèce d'intitulations qu'on ren-
contre souvent les exemples de la double influence syn-
taxique de l'infinitif persan. Ce mot, tout seul et dans
un même temps , peut s'adjoindre l'izafet , les préposi-
tions et les terminaisons propres à sa nature substantive
et il peut aussi avoir ses régimes directs et indirects
propres à sa nature verbale. Exemples:
v_iu«^. isi^OiJ ifcJ K*^.^<-> LjSfyV .-jv.^LxAwJ firistâd&ii zuleyHâ
ddyèrâ bè nezdîki yiiçuf, ZuléïHâ (femme de Putiphar) envoie sa nour-
rice auprès de Joseplî, jL*^ ...Li ijyO ,'\^S JOto^» ...>\-y, w^-îi
(AjU u>yJ^^ o'^-' J 1»'*-^ *J Ij" s-S-*^. *J |/^A^ sebred-
deni ti ^erzè kerdeni kenîzeyâu gemâli Msrd bè ytiç'ûf ta bè kuddm ez
jl^sàn rwybet numâyed , La nuit arrive; les servantes font étaler leurs
charmes devant Joseph, afin ;de savoir) laquelle d'entre elles deviendrait
l'objet de son choix, S-Jlc y_à,A«^ XJ j^ax j-Jj-C ...iAajw. i_.^— il
l55 O^.y ^^^ QA^b QLflj_5 qO^jÏ 0-5r^5 t^^^
•ùy^ xXviuXi' U^VJjs *^^ recideni ^ezîzi misr bè j/uçufi ''dléihi es-selâm
M bînm dvûrden upenhàn ddsteni ânci der raiydni vey u zuleyRâ yiizestè bud.
Pendant la nuit, le gouverneur {'eztz) d'Egypte, vient chez Joseph, qui partiel-
lement avoue et partiellement cache ce qui s'était passé entre lui et Zuléïhâ,
^^ îi ^^J0.«|^3- 0;L>l ;î vAxj «oLo ,;so lu rrt*^ ^v^^
refttni megnûn bè X'^ÙS pi-yàdè be^ad ez igdzet fidsten ez leyly , Megnûn
•fait à pied un pèlerinage, après en avoir demandé la permission à
Xeyla , etc.
244
II. DATIF.
330. L'emploi des deux formes du datif (119) de la
déclinaison persane n'est pas identique. Voyons ce qu'el-
les ont de différent et de commun entre elles.
a. Datif avec la terminaison !..
331. Le datif (. est obligatoire pour les régimes in-
directs du verbe qi->jJ bûden^ lorsque celui-ci signifie
posséder , avoir. Exemples :
vi^jwf **^;^ y^ r?^"*^ 3 ^^ mdl u yen^rd mdr u ren^ esi , chaque-
richesse a son souci, et chaque_ trésor a son serpent, mjv.^j^ r^r^ ')^
«OfcAJ i^i-*^ mdrâ heryiz êenm yûmdny nebûdè , nous n'' avions jamais.
un pareil soupçon, etc.
Dans aucune de ces locutions, le datif au ne peut
remplacer t., mais on peut lui substftuer un pronom
conjonctif. Ex. :
\ii^M»-o *_bL3» Mfirem mst ou vi>s,.u«jô *Oy k^-j^^ hih yâclem
nîst, je ne m'en rappelle rien, je n'en ai aucune souvenance, OOb
«JCwLi yddet hd!ked, rappelle-toi-le , souviens-t'en, vi;A-Jwf <MuOy ip^-ir^
Mi ydditdn est , vous en rappelez vous quelque chose ? iAjLwc ^ji^l^^-
Mbek mîâyed, il veut dormir (litt.: le sommeil vient à lui), etc.
332. Le régime indirect des verbes impersonnels se
met toujours au datif L
b. Datif avec la préposition w.
333. On ne peut pas substituer le datif î^ au datif
Ki, toutes les fois que le régime indirect marque un rap-
port de localité. Ex.:
245
ajAjuww. Ofcxaftc. bemeqsÉd recîdîm , nous arrivâmes à notre but,
0*ji\ »jL^. heMiiè âmed, il est venu à la maison, LiiA^tjo t-jli'j U
pd berikâb yuzdst , il mit le pied à l'étrier, ...y _c JiAj ^«/«/z 'owter
J^^e», frappe Omar au cœur, vi>wwt .^^Cà^^ Loaxflj (jiiJ«Lwi3 «fe^^ei
ieqebzèï semsîr est, sa main est sur (à) la garde de son épée, etc.
Dans aucun de ces exemples , «j ne saurait être rem-
placé par S parce que le datif est ici en quelque sorte
synonyme du locatif. Pour la plupart du temps , iu ne
marque que le mouvement d'un endroit à un autre. Ex. :
l*jO-iyw li-X:^. beh'ùdd siipilrdîm, nous avons confié à Dieu, f^Sui
oLX»«,s iuL^S^UJ^X.» iu tifly bè mektebMiiè firistâd, il envoya un en-
fant à l'école, ;i;A.>L ^L ^J^ (Aas sed ésrefy beû bâlit, il perdit
cent ducats en jouant avec lui, etc.
334. Le régime indirect des verbes ^JCài' /o/'^ew , dire ,
et qO'o dâden , donner , peut être mis à un des deux
datifs indifféremment. Exemples :
■ •jUiolj beymn ou *.^ft^ i_jLCw.jJ ysânrâ yoftem, je leur ai dit,
^ (__5jjç:^ Mzy beû ou -OiO '.«• ^--tS?»- Mzy ûrâ dddem, je lui ai
donné quelque chose, etc.
335. Puisqu'il est question du datif iu, remarquons
que la préposition *j a plusieurs significations en dehors
de ce cas.
a. Nous l'avons déjà vue précéder les verbes (62 et
€9) et faisant les fonctions de la conjonction L 6<î,
avec, (295);*
h. Elle s'emploie dans le sens de par , poitr, danSj
■en, selon, au gré de. Exemples:
yXi _jj sjLij Silj tdzè betdze nôu benâu, en renouvelant, (litt., de
frais en frais, de neuf en neuf),_»i^ *^ J^ '"'■'^ ^^ ^^> à un cheveu près,
246
(litt.: cheveu par cheveu), Ja.àij Joai lefz belefz, mot par mot,
o'J<-.^ O'ixj bekerrdt u bemerrdt , à plusieurs reprises, maintes fois,
'tXi> -bL^. behdtiri hilclâ, pour l'amour de Dieu, *ÎJo L^J (i)^bG
lAXS' , ç^ Igklek behevd beddm nemy iifted, la cigogne en l'air ne tombe pas
dans le piège (proverbe), oL ^^ îxj *Ljt ^ bdqîy eyyâm, b^izz u kdm
hdd, que le restant de (vos) jours se passe en honneur et au gré de
votre bon plaisir, etc.
«j hè signifie aussi a raison de, au prix de. Ex.:
Hâfîz dit:
LU 0-=s^ ^_5l-o>o ^i:^-*«5i3 »-=>-J^^
eyerci dûst belizy nemîhered. mdrd — be'dlemy 7iefilriisîm muyi ez
seri dûst
Bien que l'ami se refuse à nous acheter même pour rien, (fait peu de
cas de nous), nous ne vendrions pas un seul cheveu de sa tête d'ami
pour tout un monde.
c. Les prépositions iu hè , pour , à , au , et ,0 der ,
dans, se suppriment devant les noms de lieu et les noms
de temps , surtout en style familier. Exemples :
(jVwjiJj »j\.à> ^wo ^L> (bè) gdy nierôu {der) Mne benisîn, ne va
nulle part, reste assis (dans) la maison, |»lX-<! ,- J gv-> (Jje) teherân dme-
dem, je suis venu (à) Téhéran , ^jjJo i3]^«s>' ^jiJj-o jjj beréu (der)
menziles exvdl beyir, va (dans) sa maison pour demander des nouvelles,
kX>.JsjyO \^ (,i>.«M*jJ «-^ {(ler) xuyre nist {der) sexrd mîyerded ,
il n'est pas (dans) la boutique, il rôde (dans) les champs, v>.xi ^ '^^
l»jL\-fcA«. «jLi-O». {der) 'esry {bè) leby rudhanëi reddim, (à) la tombée
de la nuit, nous arrivâmes (sur) le rivage d'un fleuve, iAjL^S^ '^35)
(J>*-i^/« ^i t g -" ^-^^ {cler) rûzhâ miMbed {der) sebJid {bè) meAmdny
mîreved, (dans) la journée, il dort, (dans) la nuit, il va (pour) faire
247
des visites, c^Js» iC?> {der) ci veqt, ou bien XfJ^ "-^iLi ciA.cLAv »^
*J*J {der) ci sê-et lâyed (he) sikdr berevim , (en) quel temps , ou bien,
(à) quelle heure faut-il que nous allions à la chasse?
III. ACCUSATIF.
OÙ faut-il conserver et où faut-il supprimer la terminaison
du régime direct, L râ ? Tel est le problème que se sont
souvent proposé les orientalistes, sans pouvoir trouver
une solution satisfaisante. Les Persans n'ont pas besoin
de règles là-dessus. Ils portent en eux-mêmes le senti-
ment, infaillible critérium^ de ce qui est conforme ou
contraire au génie de leur langue. Un étranger peut
aussi acquérir à un certain degré ce sens exquis à force
d'attention et d'usage. Nous croyons même possible de
poser quelques règles générales pouvant servir d'intro-
duction à cette sorte d'étude.
336. Le signe K de l'accusatif se supprime toujours
après un nom qui entre dans la formation des verbes
composés (100), qui abondent en persan.
337. Il se supprime pour la plupart du temps:
a. Après un nom précédé de numératifs cardinaux (208) ;
h. Après les noms d'un sens vague et indéterminé (121) ;
c. Après les noms pourvus de l'article d'unité;
d. Après les noms de lieu et les noms de temps,
338. Il faut conserver le signe 1^ du régime direct
toutes les fois que la suppression donnerait lieu à un
double sens, ou qu'elle se ferait au détriment de la pré-
cision voulue,
339. On conserve L ordinairement:
248
a. Après les régimes directs précédés d'un pronom
démonstratif (249) ;
b. Après les noms suivis d'un pronom conjonctif (225) ;
c. Après le régime direct d'un impératif ou des ver-
bes causatifs.
d. Après les numératifs cardinaux , la terminaison îi
du régime direct auquel ils se trouvent soumis par un
verbe, n'est obligatoire que lorsqu'ils s'emploient isolé-
ment, c'est-à-dire en qualité de substantifs. Ceci est
une exception à la règle générale (203 et 208) et an'ive
surtout dans le langage de l'arithmétique, dont je vais
donner ici quelques échantillons d'autant plus volontiers
qu'on en trouve peu dans les dictionnaires. Exemple :
.^h ^S Î..L^:ç- /*-««^ *^^ ^-JÎ s»^'^ ^'j-ï ^jL-^J O^jLrtvPj
fz..^^ ^,t 1^.^^ ^^- j^^ rxf ^^ ^} l;^L^
> j
der Hlmi Jdndiiçè beï/eheti ^em'-a u iefrig u zéro u feqsîm u mûçâvdt
nïsdnhâ qerdr dâdè nd se gem'-'i iehâr rd yn tour minuvicend pen§ te-
frîqi se rd yn fSur se zerhi iehdr rd yn tour u iehdr teqsimi hest rdyn
tour tt yn niMn deldlet ber mûçdvdt ddred . . , , bdyed dûrd bd se ^em'a
numud u iehdr rd ez dn tefnq kerd u bdqy râ bedu zerb nûmûdè xdeUi
249
^umlè rd hecè teqé,m kiimd ve dnii kuçûr est du Mmsi iekâr
tûç'a râ ierân my niivieend u heft silmn u dû siidsr^ "min
Dans la science de l'arithmétique, on est convenu de se servir de signes
figuratifs de l'addition, de la soustraction, de la multiplication, de la
division et de l'équation; trois plus quatre s'écrit ainsi : 3 -f- 4; cinq
moins trois, ainsi: 5 — 3j trois fois qttatre, ainsi: 3X4:; quatre dam
huit , ainsi : 4 -H- 8 ; quant au signe = , il désigne l'équation Il
faut additionner 2 et 3 et en soustraire 4. Après avoir multiplié le
restant par 2, divisez le résultat obtenu par 3 l) Quant aux frac-
tions, on écrit deux cinquièmes de (q^ min arabe, pour :i persan) g'wa^rtf
neuvièmes, ainsi : f de y, sept huitièmes et deux sixièmes, ainsi: J et J.
IV. VOCATIF.
Le vocatif persan se forme de deux manières , soit
en faisant précéder les substantifs d'une interjection ,
soit en les faisant suivre d'un élif i exclamatoire : ,^'
\\>J> etj Jiiklâ , 6 Dieu ! = LiJl\3» Kiidâyâ. En poésie ,
cet élif et cette interjection se trouvent, quelquefois,
remplacés par L ra, désinence du cas oblique. Ces deux
dernières formations n'ont jamais lieu au pluiûel.
V, ABLATIF.
340. L'ablatif (123) conserve toujours ;' ez , sa pré*
position caractéristique. Exemples:
1) Extrait du i_j't.*M.>- v-jlxS' kitdbi xeçâh, livre de mathématiques,
par Mirza Djéafer, ingénieur en chef Lg**^ (J"'-^-^-* muhetidis bâsy),
ouvrage lithographie par l'ordre du Sâh à Téhéran, en 1262 (1844 de
J. C), in-8* de 341 pages. Cest la première arithmétique persane, digne
de ce nom.
250
^liTt ^yj ^^^ ^io ^y«5 j( jj-
yer benâled zi teyi Mh yeky mûry ze'^âif — tu ez esrdri diles inûy
lemûy âyâhy — hy rizây tu yeky hery (pour yek heryî) nAufted zi
direUt — ki tuvâned hemûlki tu kuned yûmrâhy
Si quelque pauvre fourmi se plaint, même du fond d'un puits, tu
(Dieu) connais tous les secrets de son coeur, tous (litt.: à un cheveu
près). Sans ton consentement, il ne tombe pas de l'arbre une seule
feuille qui pourrait, en s'égarant, porter du trouble dans l'harmonie de
ton royaume. (Le dernier hémistiche peut se traduire aussi: Quel être
BOUS ton empire peut se dévoyer?)
lier ci ez dSunân bè minnet Msty — der ten efzudy ez gân kâsty
Chaque obligation que tu auras demandée aux gens bas et ignobles,
ajoute au malaise de ton corps et ôte de la force à ton âme (litt.: dans
le corps tu augmentas, de l'âme tu ôtas).
i3^ ^-« 1^. vi>s.ww^L>- ^ s.L^saj oui(c
ez peridenhdy reny u ez tepîdenhây dil — '^asiqi bîëdrè her gâ hest
rusvâ my seved
Partout où se trouve un amoureux infortuné, il se compromet {rïisvâ,
déshonoré; par les disparitions de la couleur (les pâleurs subites de ses
joues) ainsi que par les battements de (son) cœur.
251
341. Quelquefois :t de l'ablatif doit se traduire par
au travers , par , à F endroit de. Exemples :
*j>Xàv Oy aôLiO». ;! ee riidhânè redd sudîm, nous passâmes
(à gué) la rivière, iAJ;Aj.J y^^ Li »JAS J^l^ -î I ww-aw fert^Jre?
t« kdkul yiHftè là henger buridend , l'ayant saisi par le toupet, on lui
- 3
trancha la tête avec un poignard, ^ iJvï^ '} ^^ tûfetjU û, ou bien
^ JwtàiiJ bet'ûfeyli u, par ses bons soins, grâce à sa protection, sous
ses auspices {tûfeyl, litt. curatelle, protection d'un enfant, tijl^
342. La préposition -S donne lieu à quelques locutions
élégantes qu'il est utile de retenir. Exemples :
jj o>^j îj*v ..-j' :f ez yn sera reKt b'ûrd ou ^i>s..wjj berbest,
il emporta de cette maison (ce monde) ses vêtements (son enveloppe),
ou bien il plia ses bagages (pour: il mourut), .JCam^ imI->* j' c^*-*"'^'
dest ez gân siisten, renoncer à la vie (litt.: de son âme se laver les
mains), .yLvl^Ai -AAafiJ" y ez feqsir yûzesten, passer par-dessus une
faute, la pardonner.
dies ez geyerem yirift.
Le feu a pris à mon cœur (foie)j
...lX— /c) .ù L_j :* ez pd der dineden, être fatigué au point de
ne pouvoir plus marcher, perdre l'usage de ses jambes {pd), _vw \lxs> ..— j{
îO; Q-» :! yn lietâ ser ez men zedè , (littér.: la tête de cette faute
vient de moi, j'en suis le principal coupable).
(jiJJC> vi^cèUv ^_gLgjL <y ^ vi>w*sAv uXi ,g,.c ;' ,AXJ
M/«y /ij *e^^ M siisii gehdn her tu beyiizered — beyûzer ez "-ehdy s'ûst
u s'ûKenhây sehti Ms
Veux-tu être à l'abri des faiblesses et des duretés du monde? Re»-
252
.nonce toi-même à ta faiblesse dans le maintien de la foi jurée et à la
dureté dans tes propos. (Hâfiz.)
CHAPITRE II
DES TEMPS DU VERBE.
Ceux d'entre les temps du paradigme persan qui ne
se trouveront pas détaillés dans la nomenclature ci-des-
sous , auront été déjà suflBsamment expliqués plus haut,
ou bien n'ont rien de remarquable dans leur emploi.
§ 1. INFINITIF APOCOPE.
343. L'infinitif plein que les auteurs anciens employaient
pour la formation du futur (52) est aujourd'hui toujours
remplacé par l'infinitif apocope.
344. L'infinitif apocope se met ordinairement après
les impersonnels. Exemples :
J-=> )j a i^ f^.5 '^^^. ol>^ ei» L^ LT?^ g^
Mi yengy by ren^ netuvân ydft u Me yilly hy âzâri Hâr tietûvân ëîd
On ne saurait trouver aucun trésor sans peine, ni cueillir aucune
rose sans essuyer la piqûre de l'épine. (^Envdri Sûheïly.)
345. Dans la langue moderne, après les trois verbes
impersonnels (101), l'infinitif apocope est préférable à l'in-
finitif plein. Ce n'est que dans un style prétentieux et
qui vise à l'imitation des anciens que l'on fait encore
usage d'expressions comme les suivantes:
253
Jy^Lio .•yiâi rr^ l55 3"-^ 'r* mer^ der veij silHen yoften
l, il ne me sied pas de parler de lui, QiAj-i» ^^y> *^-
H Râhy Ueriden , que veui-tu acheter ? .Lxi L^ ! .O q^j-^ "^V*;^
lefermûd kerden der âri^â myâr, il ordonna d'y faire des peintures ^
etc. (Extraits du Yûlistdn cités par M. Viillers, Inst. II, p. 85).
§ 2. PARTICIPE PRÉSENT
346. Tous les participes présents (57 , 60) en siAi
endè et \ â ne sont guère que des adjectifs verbaux,
qui s'emploient aussi en guise de substantifs , et se dé-
clinent comme tels, avec cette différence que le parti-
cipe en îS(Aj peut se mettre au pluriel, et que les par-
ticipes en I (î ne s'emploient ordinairement qu'au singulier.
§ 3. PARTICIPE PASSÉ.
347. Les Turcs Osmanlis ont un participe passé en
v-jj ub, qui correspond à celui des Persans en 8.3 de, ou
iu tè. On connaît l'usage immodéré qu'en font les chro-
niques turques, où l'on rencontre des périodes d'une
longueur excessive, dont les membres sont unis les uns
aux autres au moyen de ces participes, occupant quel-
quefois des pages entières , en fatigant les yeux et l'at-
tention du lecteur. La bureaucratie de Perse , ayant mal-
heureusement suivi ce mauvais exemple , se plaît aussi
à charger de participes passés le style des firmans et
autres pièces ofiScielles, ce dont on trouve peu d'exemples
dans les bons prosateurs de la Perse. Cependant l'usage^
du participe passé est fort varié et permis lorsqu'il
s'agit de l'emploi des temps composés dont le participe
254
passé fait partie intégrante, comme on va le voir tout
à l'heure.
348. Le participe passé remplace le prétérit composé
de l'indicatif. Exemple:
..-«j is.j l-«r> f*^3 '^'-^-^ Om.^-' lAi-il 3i' xLeLi OjtXàj (^u
ferrâsi hâdi sebdrâ yofte (est) td fersi zûrnurrudy beyûsterdned u
dâyei ebri hehârrà fermudè (est) ta henàti aehâtrd der mehedi zerriîn bè
jperverâned direhtdnrd behel^ati nôurûzy qehdy sebzi vereg der ber kerdè
{est) u etfdli sdRrd beqûdûmi mducimi reèî'a kïddhi sûkufh ber ser tie-
hddè {est) u '■eçdrèï nây 1) beqûdreti kâmilei û sefidi fdiq siidè (est) u
tuHmi Kûrmâ bè yûmni terbyeteh neRli bâciq yéstè {est)
(^Dieu a) ordonné au maître tapissier du vent d'Est de déployer ses tapis
d'émeraude. Il (a) ordonné à la nourrice du nuage printanier d'élever
(allaiter) les jeunes filles des végétaux dans leur berceau de terre. Ayant
revêtu les poitrines des arbres de manteaux en feuillage verdoyant,
- 1) Au lieu de (^li, mon manuscrit -à Ji\i, leçon que les littérateurs
persans croient préférable, dlj" tâk, veut dire, branche, et . J^\i tâky ,
cep de vigne. Il ne s'agit pas ici du vin, mais de («jLjifcO désâb, en
persan, 14XJ pekmez, en turc osmanli et rj^oO dibs , en arabe: suc du
raisin épaissi par la coction. Les Persans s'en servent beaucoup, et le
préfèrent au sucre; il est blanchâtre, et en tout semblable^ au sehdi
fdiq, auquel Se'ady le compare.
255
comme d'autant de robes d'honneur (dont un souverain gratifie ses su-
jets au jour) de l'équinoxe vernal, il (a) mis des couronnes en boutons
de fleurs sur la tête des petits (jeunes pousses) des rameaux, et il les (a)
coifi'és pour fêter l'arrivée du mois de mai. Par un effet de son omnipotence
parfaite, le. jus d'un roseau (est) devenu du miel le plus pur, et le noyau
d'une datte, grâce à sa sollicitude providentielle, s'est transformé en un
palmier élancé. {Tulistdn).
349. Parfois , après le participe passé , sont omis
^b, ,c-^'-?j 6^^-) c'est-à-dire, qu'il s'emploie en guise
de prétérit composé subjonctif et de conditionnel com-
posé. Exemple:
^^ xS *LXx>Lxio jij^ c:aa«' ^_jb3î «/ i^y> q-^^-^
bedîti Uuby ki àfitW'est Jieryiz nesinîdem ki keey rira dûst yiriffè {bd-
sed) u 'asg dmrdè (hdsecC)
Malgré cette beauté que le soleil possède, je n'ai jamais ouï dire que
quelqu'un (l'eût) choisi pour ami, ou s'en (fût) épris d'amour. {l'ilUsidn).
Souvent, le participe passé marque l'état où se trouve
le sujet de la phrase. Exemple:
du se 7iefer dervtsrd rts kendè u gdme ez ten lîrun kendè u Mb zedè
der zenddn kerdend
Ils ont fait jeter en prison deux ou trois derviches, tous ayant leurs
barbes arrachées, leurs corps dépouillés de vêtements et roués de coups
de bâton.
350. Enfin , le participe passé peut représenter à lui
seul le plus-que-parfait. Exemple:
256
dtdemes ddmeni yul u sûmbûl u reyx^^ ^ zemîrân behem dviirdè (bûd)
qesdi iehr ierdè (hud)
Je vis qu'il (avait) déjà rempli le pan de son vêtement avec des ro-
ses, des jacinthes et des basilics, et (s'était) dirigé vers la ville. (xJilisfdii).
351. Partout ailleurs le participe passé, pris isolé-
ment, doit se rendre par ayant fait, ou après avoir
accompli (telle ou telle action désignée par le verbe
dont ce participe dérive). Exemple:
i ^ 5 «'^•^ J^jij) (^Z 3 ^/- J5 «^/ ^^ ';Vr^ 5
âdemy béd H menâzili herr u 6e%r peymiide u eqâlîmi ierq u '^erh
rû tey Jderdè u serd u yermyi râzyâr dMè u telh u Mnnyi eyyam beçyâr
ieUdè bûd
C'était un homme qui ayant franchi (mesuré avec ses pas) des étapes
du Continent et de l'Océan, et traversé {tey) des contrées (climats) de
l'orient et de l'occident, et essuyé (vu) des froideurs et des chaleurs du
sort, avait {btid) goûté beaucoup d'amertumes et de douceurs d'ici-bas
(des jours).
La place obligée du verbe persan , dans une sentence ,
étant à la fin de la période, tous les participes passés de la
période ci-dessus se rapportent au dernier verbe O^ hûd.
Ce cumul des participes qui rendent le même ser-
vice que , chez nous , les virgules , se rencontre chez
les meilleurs auteurs persans et il est considéré comme
de bon aloi.
257
§ 4. AORISTE.
352. Il y a deux aoristes, indicatif et subjonctif, et
tous les deux peuvent désigner l'action, soit présente,
soit future, soit conditionnelle. L'usage en est si fré-
quent et l'application si indispensable qu'aux exemples
poétiques déjà donnés (67) nous croyons nécessaire d'en
ajouter de nouveaux en prose.
353. L'aoriste est employé comme présent de l'indi-
catif. Ex. :
t ^L^ oL_l> O^ÏlXJ' J.JV.J o^IrS? >»jUîÎ »S ^O ^ j^
■^'"^^ Li^ ^T^ c>^^ j' JpqSj [*^^^5 ^X-Ci^. t_5;,0
der lier dihj ki âfitâhi mu%ihhet purtôu enddzed ^ehdni ^ân rd nârij
halùed u '^dleini revdnrd ez zulmeti hesery mij perdâzed
Dans chaque cœur où le soleil de la charité jette un de ses rayons, ils
y répandent du jour sur le monde spirituel ,n et le vident des ténèbres
des erreurs humaines. (sLw _*J i ^^0 ^
354. L'aoriste est employé comme futur. Exemple:
^»at'i' l.^Lsî ^-<aC> v^L^v^jS U*')^. OV?" '-^-^■'-^rV' ,y^^-tr^
yo/iî H der 'irdqi 'areb u lietti heydàd cendîn hezâr ez tûrlci qipcdqy siikna
dâreiûl ki r'ùçûm u "^ddeti qipcdqiydnrâ nîhi mîddnen.d cûn yurih ((ji.fcj,
en turc oriental: attaque, assaut), qipcdq hosrou dfâqrd tesmîmi liâtir
est eyer ruliset fermâyîd berevew, u ysdnrâ mûgteme'-d sdlite hederilbdri
17
258
sipehrmedâr âverem, ta der 'x^ni nuhzeti humâijûn leskeri meyMunrd qe-
rdûl (turc oriental : sentinelle , guet) u pïsrû bâsend
Il dit: Dans l'Irak d'Arabie et dans la circonscription de Baydâd,
habitent plusieurs milliers de Turks , natifs des déserts du Kapcak. Ils
connaissent bien les mœurs et les habitudes des gens du Kapcak. Or
comme le souverain du monde se propose d'attaquer la contrée de
Kapc&kj si vous daignez bien me favoriser d'une permission, je m'j'
rendrai, et, après les avoir réunis, je les amènerai à votre cour cé-
leste, afin que, pendant toute la durée de Fexpédition de V. M., ils
servent de vedettes à votre armée victorieuse et en forment l'avant-garde.
355. L'aoriste est employé comme conditionnel. Ex.:
yoftè bud ki ez an ruzi ki ez dâr us-sultanet birûn reved td ruzy ki
bdz dijed d^r her sehr u velayet ânci Mned beteriqi rûzndmiè sebt nû-
II lui avait dit qu'à partir du jour 011 il quitterait Hérat, capitale
du royaume, jusqu'au moment de son retour, il écrirait, en forme de
journal, tout ce qu'il aurait vu dans chaque ville et dans chaque province.
(M. Quatremère, Notice sur le .-jiAjuwJI tLox).
S 5. PKÉSENT.
356. La particule prépositive ^a placée devant l'aoriste
avertit que ce temps est employé au présent; c'est la
seule dififérence qui existe entre le présent proprement
dit et l'aoriste.
259
357. Cependant il arrive quelquefois de voir le pré.
sent faisant fonction de futur. Exemples:
^ ,p. ^A j^^^i (^^i^l-t^ '^■*^ o'^** ^^f ^^''^^^ melimdni
stimâ mîbdsîm u kdku my Hûrîm, demain nous serons vos convives, et
nous y mangerons de la salade de laitue {kâhu), j^î ^_f y ^^^ ^^ _^XJ
èeyîi mtj ây y a ne my dy , dis-donc, viendras-tu, ou ne viendras-tu
pas? etc.
Dans sa traduction des quatrains de Heyyâm (page
114), Nicolas a raison d'affirmer qu'en persan on em-
ploie presque toujours le passé pour le présent et le
présent pour le futur:
Aj^ils. Lo ma reftîm, nous partîmes, pour, *J.»^ fc^ ^ '"^^ mîre-
vim , nous partons , }iS qLxoIj j^vX^_5 ^jj, j^ j-i tu my revy
M my yûy he ysdn Jci . . ., tu vas et tu leur dis que..., pour, ^|^3" yi
»S Q^ioL c>Ài ^1^ *) c;a2. tu Jidhy reft u Vidhj yoft bey-
sân /ci , etc.
§ 6. IMPARFAIT.
358. L'imparfait des Persans, de même que le nôtre,
exprime l'action comme déjà passée et à la fois comme
s'étant faite simultanément avec une autre. Exemple:
3 (^j* d^-^ «^^:?. j^^ Jf ^^^ ^^' e^-' c^ y
der sexni yn fezd cend hezdr gdueoeri perendè misli qiimry ti hehûter
u zây miveJid u rizehd là uftddè Md miUdend u ez ddemy nemy re-
midend u yMnrâ kecy mûzâxim ne my siid
Sur l'esplanade de cette surface, quelques milliers d'oiseaux, tels que
tourterelles, pigeons et pies, ramassaient les fruits et les miettes qu'on
260
avait laissé tomber. Ils ne s'effaroucliaieiit point de la vue des hommes,
et personne ne songeait à les incommoder.
359. La particule -*, caractéristique de l'imparfait
peut être supprimée , et alors , pour le distinguer du
prétérit, on se sert de la variante propre au condition-
nel et à l'imparfait, que nous connaissons déjà (51). Ex.:
.L>5 [C^ *1^ t^bljCyO»! (^J^X!,î ffU-Av <i)yO LP.L iS^fJi^
seih hurhâ beterki semâ'^a fermûdy u môu'^azehâij heliy yofty u der
sem'^aï qebâli men neydmedè biid
Maintes fois le seïH m'ordonnait de cesser d'écouter (les chansons), et
il prêchait des sermons éloquents là-dessus ; mais il avait prêché à un
^ourd (litt. cela n'avait pas d'entrée dans l'oreille de mon consentement).
(Se'ady.)
360. A la place de la particule ^^a de l'imparfait,
on substitue quelquefois la particule ^j. Exemple:
veqthâ zemzemè helcerdendxj u heyti mu%eqqeqâne bvHândendy
De temps à autre ils récitaient des prières à voix basse (zemzemè),
ou bien ils chantaient des poésies divinement mystiques. (Se'ady.)
§ 7. PRÉTÉRIT.
361. Ce temps, dont les Persans se servent bien plus
souvent que les Français ne le font de leur prétérit,
désigne une action qui s'est accomplie dans un temps
donné et sans avoir égard aux circonstances qui l'auraient
précédée ou suivie. Il faudrait l'appeler temps de nar-
ration, car il est d'un usage fort général dans les ré-
cits d'un événement passé. Exemple :
261
AJ>->'j (jiiî L»)' q'jj v3ytxi ^J^o! io Oj.Ai2.S> qLxc'j O^'
^iAj QLiXj' ^_5l^ i\iJ>j5' ijj}Ss^ 0*^1-^ ^Ls' lP.j^" ^'^j
M» fiolâku Mil râ teUti saltanet ber felitèï tabût tehdil sud u es
heymèri sehriijâry le dehmei Mksdry fexvH uûmûd erkân u e'-arjâm xez-
ret he dî>ini moyul revâni ûrd as ((jiî, littéralement : potage), rfâ<;feMrf
■u der tefvizi kdri Jiânyyet kenkds (mot mongol) kerdend rây yhm hedin
qerdr yirift ki Mtemi gehmidâry heenymti âbâqâ ki piieeri me/iter u ez
sSinni herdderân hehter hud numâyend.
Lorsque Holaku Hân eut échangé le trône du sultanat contre la
planche d'un cercueil (c'est-à-dire : après sa mort), et qu'il eut déménagé
de la tente de la souveraineté dans un caveau de cendres, les principaux
(litt. les colonnes) et les ministres de Sa Majesté, selon la coutume
mongole , donnèrent à (en l'honnear de) son âme un festin (funéraire). Ils se
réunirent en assemblée {kenkds) pour délibérer à qui revenait de droit la
dignité de hân. La résolution qu'ils y prirent fut celle de faire passer
le sceau de l'empire du monde au doigt d'Abaqa, qui était le fils aîné
du défunt, et surpassait en mérite ses autres frères. (>sjj|^i ij^.*-^).
Le prétérit est quelquefois employé dans le sens du
présent. Exemples :
c>ww|^J q! •} ,.1<J> q^'l> .0 X^ ^Û j?î eyer yofti ci der
ddmeu ddrem ez â,iï tiist. Si tu dis (devines) ce que j'ai dans le pan, cela t'ap^
partiendra; &^>>rt;^ ^Cxi?. '.U^ 3 (^i ^ ^ '"'^ ^* reftîm, u
sûmdrd hehudd s'àpiirdîm. Nous voilà partis et nous vous avons recom-
mandé à Dieu.
262
362. La 3^ pers. sing. du prétérit du verbe ^^iS
YÎriffen, prendre, se construit avec un infinitif plein,
dans le sens de: il se mit à, il commença. Exemples:
u>.5jj ,.-A,»*oJi yinsten. yirift , il se mit à pleurer; oJsjV 'O^
c>JjJ ...iAj .b berf u ieyery hdriden yirift , il commença à tomber
de la neige et de la grêle, etc. — La Fontaine a dit: Le roi se prit
à rire; prit est la traduction littérale de yirift.
§ 8. PLUS-QUE-PARFAIT.
863. Ce temps, chez les Persans comme ailleurs,
marque une action antérieure à une autre déjà passée
elle-même. Ex. :
y\^\ ^^i ^^^^ .X^iO |j ritzi seyyum ki ve'adè her du qerâr i/dftè
bud meliki buzîtieydii hâ leskeri Jiud lésehr dmed (Ax.g^w >UJÎ). Le sur-
lendemain, d'après la promesse qui avait été faite, le roi des singes
vint dans la ville avec son armée; »S {'\3y^ i^ c5'^*^ ^ f\"^ "-^li
AJcJkj «JCs. *_^Ài 1/dd ddrem. M sehj der kdrevdn hemè seb refte bûdim,
je me rappelle qu'une nuit , moi et la caravane nous avions voyagé de-
puis le soir jusqu'au matin (toute la nuit).
§ 9. l'UTUK.
364. Nous avons dit (52, note) que le futur, que
l'on forme de l'aoriste du verbe ^^^|^:> et de l'infini-
tif du verbe en conjugaison, peut se paraphraser en
mettant le premier verbe au présent de l'indicatif et le
second au présent du subjonctif. Ex. :
■sl>.S. ^U^ MJiem reft on j»^ j ^L^/O mîMkem berevem, je par-
tirai, lAjp ^|j-> fiàhij did ou ^c»a>j ^j^3^ mîMhy behiny , tu
veux voir, v,iiA_^._i . V OL '-^ Mhcd yiirîlit q\x. Oi-J—N-J tX-^L.;*^
263
miMhed leyûnzecl , il fuira, *A_jl_X_>w ^ \-^|^— s> Mhim sitdnd ou
j-aJIa-w.) *jlPλ.:s=V« rniMMm hesitânim, nous prendrons, etc.
365. Cependant les locutions auxquelles donnent lieu
ces deux formes ne sont pas tout à fait synonymes. La
première est une espèce de futur énergique qui corres-
pond au futur des Anglais I will, etc., je partirai sans
faute , tu verras certainement , etc. ; tandis que l'action
désignée par ^3,^ *^!^jS^ mîUâhem berevem, je veux
partir, mais j'ignore si je le ferai, [«-U>-? (^\^^^ *^*'
KâJiem bebînem, je verrai si je le puis, etc., jette quel-
que chose d'incertain et de vague sur la volonté de
l'interlocuteur, et correspond au futur des Anglais, I
shall, etc. La môme différence a lieu entre le futur
proprement dit et le futur aoriste. Ex.:
<^^=> o^ ^ "^ o^T^^ ^-^; cr^" cH' j^"^
«.LLciLJ <Ji->- •, j;^4Jt^^'LS Jyj.b i<JsL y^^-j _» lX-^L
eyer yn suUen râst btruti âijed ne hemin heyânet hdsed ti les helke
deUli Icâ finie" amety u xaqq nasindcy MJied hûd (jJ.a^a« jV -^*
Si ces paroles se vérifient {if it shall, etc.), elles serviront, non-seu-
lement comme une preuve de trahison et rien d'autre, mais aussi elles
témoigneront {it will, etc.) d'une perversité et d'une ingratitude atroces.
De même qu'en anglais le verbe to will , le verbe
.JCvs*-|j3-, employé pour former le futur, perd le sens de
vouloir. Lorsqu'il le garde, il veut, après lui, le sub-
jonctif. Ex. :
i3ii L<' i-^r? u>vwji»j^V« miJiust bezened emmd nezed, il voulait
frapper, mais il ne frappa pas, iOjx^ .Aslo' tAJuX-yï^ K yi-3j,yo
J^M ^_> LX^'fc^^lyO \jS ^ c>^vw' sûretés rd Jcesîdefid yn qeder
264
sehîhest ki yûyà miliâhed %erf bezeued , oa lit son poi'trait; il était si
ressemblant qu'on aurait dit qu'il voulait parler, O^-aJCj <^:^.*J>^:è^A
lX-w-j mîliâsf heyîred ties'âd, il voulut prendre, mais cela ne lui réussit pas.
CHAPITRE III
DES P E (3 P O S I ï I O N S.
366. Règle oénérale. Daus une sentence persane,
régulièrement énoncée , le sujet doit occuper la première
place, le régime direct la seconde, le régime indirect,
avec les propositions indirectes, la troisième et, enfin,
vient le verbe qui est toujours le dernier mot de la
phrase. Exemples:
ye'aqub yucefrd bister ez heniei forzeiidâiii KM diist m>iddst, Jacob
aimait Joseph plus que tous ses autres enfants.
wiAjtA/O OjlX-^- -^ '. QL^is^-i^-S ^^\^h> Jlvj JCÏÀj (AjLi
iA_À— S't\_J 81. ,.,'__J* liii S>'. bdifed îeskieri s^ir'i tevaifi fcrcHyi/âii-
râ ez %MûMfi?i mutt'-elliqei le liâki îrdn râli nedeheiid , Il faut qu'ils ne
laissent point (ne donnent pas chemin) les diÔereutes populations de
l'Europe traverser les frontières qui appartiennent au territoire ii-anien.
367. Lorsque le sujet est un pronom, il n'est exprimé que
par l'inflexion que l'on donne au verbe. Ainsi, en disant
(«^L^ioLj pâdisâhem, ^_5.!o-a« serdâry ^ "^r*:^^ feqîrand, le
verbe normal, devenu partie intégrante du sujet, ne fait
avec lui qu'un seul mot persan, qui, en latin, se rend
par deux et , en français , par trois mots : rex sum , je
265
suis roi, dux es, tu es chef, pauperes sunt, ils sont
pauvres, et ainsi de suite pour tous les verbes persans.
368. Les verbes persans, comme nous l'avons vu dans
leurs paradigmes, se conjuguent sans l'intervention des
pronoms personnels , excepté dans quelques locutions em-
phatiques oii il s'agit de fixer une attention particulière
sur le sujet. Exemples:
v^^A«<î ic'lXs» fcî A-fcikJLè^ Lo ma meMuqîm û hilcldist /*jdjxj ,^u),
nous ne sommes que des créatures, lui est un Dieu grand et puissant;
^Jo jV-^Jo ry\ iÇ^-^T^ c>-JLa^ »j' tu Keijânet kerchj men delîl dâ-
rem, tu as commis une trahison, toi; j'en ai la preuve, moi, etc.
369. Si dans la forme accidentelle de l'attribut, ou
dans la manière dont l'attribut est coordonné par rap-
port au sujet, il y a un signe suflSsant de cette exis-
tence et de cette relation, on peut, en persan, de même
qu'en latin , supprimer le verbe et n'exprimer que le
sujet et l'attribut. Exemples:
sJOLs ryt o';! ^j tu âzdd men bendè, tu liber, ego servus.
370. La suppression du verbe substantif, assez fré-
quente chez les Persans, est désignée:
a. Soit par le sens même de la proposition. Ex.:
_^ "^^l *]i 1) jjl.Ci.J^S'J» c>wA«Jo ^O^ ok)3f^ xû,riyâ)i qedex
bedest zikrimn la ileha, illa M, Les houris, une coupe à la main,
(chantent) leur refrain: Il n'y a pas de Dieu autre que lui.
!lX-^j !^$ jJj O^'^ f»~J»— ^ *— * j'
es kemè kes bij niyâz a ber heme miisfiq {est) — ez kemè dlem uekân
u ber kemè peydâ {est)
(Dieu) n'a besoin de personne et (il est) miséricordieux envers tous.
Caché à tout le monde, (il est) trouvable dans tout et pour tous.
266
b. Soit moyennant le parallélisme , c'est-à-dire que
le verbe substantif est suprimé à l'endroit même où
deux ou plusieurs membres d'une proposition riment l'un
avec l'autre. Exemples:
JC^J c>*~«^J r'^ ci^,oLjb &:>- j^ !>3 ne lier ci beqdmei me/t-
ter {est) heqeijmet beliter (est). On ne juge pas du mérite par la taille;
hezinè beyti mâli meçàkm {est) ne te^amei elivdni hi/dim {est). Le trésor
putlic est la maison servant de dépôt à la richesse des pauvres, mais
non pas la curée pour l'engeance (frères) des diables (pour les intrigants).
/çL^ jî; i^:>«..>\/0 5 i^i^uA (j^aX/« j__çLc^ ^h jX^Cv iwA.Àvw«'
I mwma£ l3*^ emseb seker hy yôuyây meyes est u so%het hy hây-hûy
"■eces, cette nuit, le sucre est sans bourdonnement des moucL.es et la
conversation sans remontrances (cris confus) des mouchards de la police;
(^>\Av>.Ai iu .-«jj W »j iAj) v^^<wiAj ,•.) suhen Jci ez dehân, u tîry
ki ez kiemân hîrim âmed ne dn bedest âyed u ne yn bè sest , la parole
une fois partie (qui sort) de la bouche et une flèche décochée de l'arc
(ne rebroussent pas chemin); ni celle-là ne se laisse plus empoigner avec
la main, ni celle-ci ne vient sous le pouce fde l'archer).
371. Dans tous les verbes persans autres que les
verbes abstraits , un seul mot exprime l'attribut et l'exis-
tence intellectuelle du sujet avec sa relation à cet at-
tribut. Exemples :
*.i...^^v««a mîMrem, (je) mange, *_Îs_âJLa-/« milenyem, (je) boite,
j,0^k:è^ mîRendem, (je) ris, etc.
DE l'oedre des membres d'une proposition.
372. Nous avons dit déjà qu'en persan, dans une
267
proposition régulière , le sujet doit occuper la première
place, l'attribut la deuxième, et le verbe la dernière. Ex.:
C>S >.5>. ..L».J_c _i ^i,lJ^J \J?S>- X^ÇÇi ta'-âla 1er yenhânrexm
kerd. Le Dieu très-haut a montré sa miséricorde envers les étrangers.
373. Les pi'opositions incidentes se mettent ordinaire-
ment entre le sujet et le régime indirect. Exemples :
J>b ^LiLo l\-a.Sï- r-^]y^ rj-=>- f-^ 3' ^ly^Mi siiMn ez
hîmi g an yevdliiri hiid beiâybdn dâd. Le sultan, craignant pour sa
vie, donna quelques bijoux au jardinier, Jjcs '\ iA.s.^ (*)>->■ j'-^J.V
iC>{j^. K'^^Hi v_,*.AaÂ^3 ùJ!^ ^SCéJC^J j_5j3j*« T^f*' f- '^'^ )y^
vi^s-vilo {jo'^LA ..^tXiî (JU^ hdidu Mn be'-ad ez qetli '■emûzdde 1er
senri servery mûtemekkin sud u mensehi vezâretrd befiâ^è §emdl eddîit
mufevvez ddst, Baïdu Hân, après le meurtre du fils de son oncle, s'établit
sur le trône de la souveraineté, et conféra le rang de son grand-vizir au
vénérable seigneur Gemâl-eddîn.
Les désinences L soit d'un datif, soit d'un accusatif,
peuvent en être séparées par toute une proposition in-
cidente. Ex.:
fermûd ki ^jdyi mûte'-elliqeï hè îrdnrd bedn doulet bedekend. Il ordonna
qu'une localité appartenant à la Perse fût donnée à cet empire.
374. Si les propositions incidentes contiennent un verbe,
il se met avant celui de la proposition générale. Ex.:
émir yn qef'oèrd ki zddei teb^di h'ùmdyûnes bud der ndmeï Ms mun-
deri^ ti irsâli deriibâri Kosrevy numud
L'émir inséra dans sa lettre ce couplet de vers qui venaient de naître
de son auguste génie, et les envoya à la cour du souverain.
268
375. Le verbe devant se mettre à la fin de la pro-
position, on y rencontre quelquefois deux verbes à la
fois, placés l'un à côté de l'autre. Dans ce cas, le pre-
mier verbe appartient à une proposition incidente, et le
dernier à la proposition générale. Ex.:
he'-ad es qeVdi mefdoiz u teyi meçdlik bevelârjeti sistâni ki evvelîni
menzili istirâxet hûd recid
Après avoir traversé les déserts, et avoir franchi les distances, il ar-
riva dans la province de Sistan, première étape où il pouvait enfin
prendre du repos.
BiAxio lA^L *.;ciiîo> J^i- JU^5>Î »S ^J^ u^?*^'' ^bUc
Hlqelâ miiie'errezi kânj ki a<x,timâli Mater daste hased ne hldè end u
Mredmendun silrii'-u der rnukimmi/ ki imkâni fitnè der û m'dtecevver
iûde nenuiiiddend
Les hommes raisonnables ne s'exposent pas à (subir les conséquences
d') une affaire qui leur paraîtrait dangereuse. Les hommes avise's n'en-
treprennent aucune besogne où ils soupçonneraient la possibilité de l'exis-
tence d'un guet-apens.
aJCs. ^Ojj 8vAj^„i> 3I ji J.às »^ JLàï é^oy JL> ^<3
der %dl nezdiki quffàli ki qûfl es u her'idè hudem reftem , A l'instant
même je suis allé auprès du serrurier chez qui j'avais acheté la
serrure.
Ce concours de deux verbes sans intermédiaire n'a
lieu que dans une proposition complexe.
269
376. Cependant les Persans usent de beaucoup de li-
berté dans l'arrangement des membres d'une proposition,
et ne se conforment souvent pas aux règles en question
(372—373):
377. Les membres incidents se placent avant le sujet
d'une proposition. Exemple:
beendek veqtij leslceri ferdodn der zilU re'di/eti zefer âyet mugteme^a,
yerdâidd
Dans peu de temps, il réunit une armée nombreuse sous l'ombre de
son drapeau victorieux.
378. Le régime indirect précède le régime dii-ect. Ex.:
émir mûzefferrd serpenljei %uhli veten yeribânyiri dil yestè heterefi
yezd rej't
L'émir Mozaffer, ne pouvant plus résister au désir de revoir sa patrie
(litt. la main de l'amour de la patrie ayant saisi le collet de son cœur),
partit pour Yezd.
379. Le verbe étant à l'impératif peut régulièrement
commencer une proposition. Exemple :
çCC«3- 5 v^JiLiJb .o'^ tç' »io leyû ey berâder heVàtf u Jiohj ,
parle, ô frère, avec douceur et bienveillance.
380. Par une licence poétique , le verbe se met irré-
gulièrement avant son sujet. Exemples :
JiiC jvj^j lA^ qLco5,0 iJiAj i^^C^à> C>yt, o,y> ^ J,lj (*xi
nim nâiiy yer Tiured mardi ÏÏiuldij hezli dervisdn kilned nimi dîyer , Si
l'homme de Dieu mange la moitié d'un pain, il en distribue aussitôt
270
Tautre moitié aux pauvres; (*X:>- vi-Xi' ^jii^iU lX^L-J iS iiJ I\i li^o
siimmûii b'ûkmun beh là nehâsed zebânes ender xù^cm. Celui qui ne sait
pas gouverner sa propre langue, puisse-t-il plutôt être sourd et muet, etc.
381. Le yerbe étant obligé de clore la sentence, il
faut le clierclier quelquefois bien loin à travers un grand
nombre de termes incidents , tous renfermés dans le cadre
d'une période qui commence par un nominatif, et finit
par ce verbe. Ex.:
J.U 3 l^^xx ^î;^ ^Llàc ^\^o\f\J^ ^Lvxsî ^^o/ ,^lj-Li>
./remarquez l'usage de l'accus. 1.).
Hdqdni yerdûn iqtiddr sâhzddeyâni ^ûzzàmi behrâm mirzâ u sâm mîr-
zdrâ be mûrdfiqeti qdzyi ^ehd^i veziri e'-azem u sàiri ûmerdij dâuleti se-
"■ddet tevàmrâ be'istiqbdli an mehnàni muxterem me'amilr J'ermud
Le souverain, fort comme la coupole céleste, envoya à la rencontre
du vénérable hôte les grands princes du sang, Behram Mirza et Sam
Mirza, accompagnés par le grand vizir Qazy Gehan et par d'autres
dignitaires de l'empire fortuné (litt. jumeau du bonheur).
uAjJaj ...Lcioj oLjts'^ji
rdizdni mezmdri beldyet u fdriçdni meyddni fcçdxet e'-any muverriJnni
tevdnhi selef necebi cenyiz Tidnrd ez qerdry ki der tilvi ex^dli seldtini
tûrkestdn be^Suni melilc'ul-mûste'dn reqemzedi lidmei meslcin Tietdme liâhed
271
salit u bezikri sddirât u vaqe^dd ymii bctenqi iktiçdr cler yn làtâhi
mustddb Jidhed perddht he ydfes ihn nû% ^aleyhi esseïâm reçdnîdè end
Les dompteurs des clievaux de Thippodrome de l'éloquence et les
écuyers de l'arène de la faconde, c'est-à-dire, les auteurs des chroniques
anciennes, font remonter la généalogie de Cenyiz Hân à Japhet, fils de
Noé, ce que (notre) plume trempée dans le (noir) musc, en traçant
ci-dessous les fastes des souverains du Turkestan, aura l'occasion de
noter, si Dieu, ce roi que nous sollicitons toujours, daigne bien nous
aider, lorsqu'il s'agira de faire mention des événements et des faits qui
concernent ces souverains , et que nous décrirons en abrégé dans ce bon
et utile livre. (>\J,^^' vi>.Àj:)
DE LA CONCORDANCE DE NOMBRE.
Comme le genre des mots persans n'est jamais désigné
par aucunes terminaisons (93), et puisqu'il a déjà été question
des irrégularités de la concordance de personne, il ne
nous reste guère qu'à ajouter quelques observations sur
la concordance de nombre.
382. Le verbe est assujetti à concorder avec son sujet
en nombre, toutes les fois que ce sujet est un être
animé. Exemple :
Hh bd berdderdn u esxdbi Mû ez bddiyè ru besehr neliddend u esphây
muxammed mervdnrâ M der an xevâly bûd tecerruf nmiudè piyadei ki
dâstend vdridi liârigi sehr sûdend .
Sîb, avec ses frères et ses adhérents, quitta le désert pour marcher
vers la ville. Après qu'ils se furent emparés des chevaux appartenant à
272
Mohammed Mervan, qui se trouvaient {se trouvait) dans les environs,
leur infanterie arriva {arrivèrent) jusqu'aux faubourgs de ladite ville.
Les mots en italique du dernier exemple se rappor-
tent à deux exceptions de la règle en question, savoir:
383. Les pluriels des noms des êtres animés, mais
qui n'appartiennent pas à l'espèce humaine, s'accordent
quelquefois avec le singulier du verbe. Exemple:
becebehi semûm Mh gdtwveràn (1er an sexrà ^dy ne yiriftij , A cause du
sémoum (vent pestilentiel), aucun animal ne pouvait habiter (prendre plan
dans) ce désert {^^^M^ jj^^ , éd. de Caleutta, p. 105.)
384. Le nom collectif ^c>.a merdum, toujours, et d'autres
noms collectifs, presque toujours, mettent leur verbe au
pluriel. Exemples :
LXJu»iC».'a *0.^ merdûrn miyûijeitd, on dit, tout le monde parle;
iAJiA.w <-♦.:> «^ fiemè gem'-a siid&id, ils se sont réunis tous;
^i^M^jo ^^j^f^ «i-^J^ *, ob."5i (pour (j>dL>^Î) \ja^ C7^^
keçân'iki murcerâ der zehni Md benddzèï fil tecevvùr kilnend èenîn
selis {esMs) Idïqi u zihendei serdâry nisù {tiîstend)
Ceux qui, dans leur esprit, se représentent qu'un uiouclierou a les di-
mensions d'un élépliant, celui-là (ceux-là) n'est (ne sont) ni digne, ni
qualifié d'exercer les pouvoirs d'un cbef d'armée.
Ici ,.1.^M.5', au pluriel, se trouve en relation gramma-
ticale avec le substantif collectif \ja^ ■, au singulier.
Pour dire: les indigènes de la province do Fars, on
dit: y/^.li ^yA merdûmi fars.
273
385. Sauf quelques exceptions peu nombreuses , les
pluriels des substantifs inanimés mettent leur verbe au
singulier. Ex.:
v^^Aw' /jA»J».j 5 direlithâjj Myi /lemsai/è pur ez yiliîs u dliièè u zer-
dâlâ u hâdàm u Jîûnùs est , Les arbres du jardin du voisin sont chargés
(est plein) de cerises, de mirabelles, d'abricots, d'amandes et de nèfles ,
o>-w' (♦■À-ç.> (»7*^ î^^"" " niifûci emmdrè u %eced u yerez u kine u
fikrhâij serrendîs heijzûmi ye/iennem est, La colère, les appétits char-
nels, la jalousie et les malveillantes arrière-pensées ne sont {est) que
du bois dont on chauffe l'enfer, (A-ii (3«f>' ^Jiu^^Xi.s^ *.^5- i.:^Lc \\
es yâijetl liism cehnJidi/es e%?r^ sild , Par un excès de colère ses yeux
sont devenus (est devoiu?) louches (c'est-à-dire, il regardait de travers).
386. Dans une proposition où, à côté des noms des
choses inanimées, il y a des noms d'êtres animés, le verbe
se met ordinairement au singulier. Ex.:
ijii xelalijet delîl est ber dnH qesr n ^ihdd u doulet n viixnet u 'emel
u 'ezl H liik u hed home dddi hdr (370) heyedd ic yelid v, kusïs u
lesb viuteUilliq nist (pour mstend)
Ce conte sert de preuve à ce que: château et serviteurs, heur et
malheur, emploi et destitution, bien et mal, tous (étant un) don de
Dieu ne dépendent {dépend) aucunement ni de nos efforts et de nos soins,
ni de notre adresse commerciale non plus.
387. Les substantifs persans ol^j hiUûkât ou éy^
bulûk, districts, cjU^>*sJij beqsûmâl^ biscuits, oLa^j^-aa*
18
274
(prononcez sûrsât) , provisions de bouche, qui n'ont pas
de singulier, mettent leur verbe au singulier.
388. Les locutions françaises précédées du pronom
indéfini on et où .le verbe se met au singulier, doivent
être traduites en persan par le pluriel d'un verbe. Ex.:
iAÀm\\a/s .L>- ffur mïkesend , ou proclame à haute voix, / i«»«.'sl5
lA-Oix^ Hclqns mizenend, on fait sonner les cloches, l\-a_J;-a-Xi V ^.h
febl mîzenend , on bat le tambour , etc.
CHAPITRE IV
DE L'ACCENT
389. Tous les mots de la langue persane, soit étran-
gers, soit d'origine iranienne, sont assujettis aux mêmes
règles , en ce qui concerne l'accent tonique.
390. L'accent de tous ces mots ne relève aucune-
ment de la valeur rhythmique des syllabes. Exemples :
l^J/^peU' (v^6)) moucheron, ^U^^ vieryzdr (-L), pré, champs,
j»JL>u bâiitem (i._), j'ai perdu au jeu, v-m^^ piicerè {^^^), petit
garçon, .AaLw sâlârân ( i.), les chefs, etc.)
391. La place obligée de l'ictus de l'accent persan,
sauf un petit nombre d'exceptions, tombe sur la pénul-
tième ou sur la dernière syllabe du mot.
392. Dans ce que j'appellerai hs prlviilifs , l'accent
tombe toujours sur la dernière.
393. Les priinilit'.s verbaux sont: lc8 deux thèmes du
275
verbe, c'est-à-dire, le thème prétérit représenté par la
3*^ personne sing. du prétérit et le thème aoriste repré-
senté par la 2^ pers. sing. de l'impératif. Exemples:
Joj herddr (_±), ôte, soulève, i,;>«.*ili> _j herdast (_^), il ôta,
*xXÀ«luX«yflJ hermidasiîm ( — — ), nous ôtions, cXjLXàai1v3^ herd&tend
(_1_), ils ôt('reut, »y*^*-A imsevem (_^i.), je deviens, ^tX-Ài sudem
(vl/— )) je ilevius , »_Cv,<« mesôu {^L), ne deviens pas.
394. Les pi'imitifs nominaux sont: pour les déclina-
bles, y compris tous les participes, leur nominatif au
singulier et leur nominatif au pluriel ; pour les indécli-
nables, ce sont ces mots mêmes à leur é'at normal. Ex.:
...tL>lj hadsen (_1), éventail, iÙ^Sj>i.**.0 destkes (—L), gant,
\ôs^^ kietJiûdii (_^1), chef d'un village, {kiet pour \\JJi Jciend,
village), ..UvA-.iXj' kietMdâ]iiai (_^_J:), les chefs des villages,
L^..i^Xi;>wJi desikesJi(î ( 1), les gants, •.»jS> henûz {^^1), encoi-e; aJoI^
hn-ninc (_i.^^), toutefois, absolument, porte exeeptionellemeut son
accent sur l'antépénultième syllahe, etc.
§ 1. ACCENT DES VERBES.
395, Toutes les personnes des temps dérivés du thème
aoriste ont l'accent sur la dernière syllabe de ce thème
et l'ictus se maintient toujours sur cette syllabe, même
après l'addition de préfixes ou de suffixes. Exemple:
_ i_ \_
(*5) [ Ç^ L5^^'^ ^' ^'^ ti^yâti nernij revem, tant que tu ne parleras
pas, je n'irai pas; ._j Ti\^ siAJLwoy 3 8u\_À_jlj3» •^ Jù lAÀ:^
lAxJ^j^. /^jlïj L^-w (3'jJ 5 L\>Lw.jyo \j *j.liAjyo cend nefer vz
L — ^ y, ^ L — ^ L __i._ — L — L L
Mnendè u nïivtcendè hem.rdh ber midanni kl benuviçend u herâ\j siimd
J. — —
vefjd//e^a belidnend. Nous nous ferons accompagner dans notre voyngt' par
276
quelques leoteurs et écrivains, a(iu qu'ils écrivent et qu'ils vous lisent
ce qui pourrait nous advenir.
396. Cette règle n'a qu'une seule exception: dans les
impératifs prohibitifs, pour donner plus d'énergie à la
prohibition, on fait tomber l'accent sur la première syl-
labe. Exemples :
•JtAJLys ineijendâz (^ ), ne jette pas, ne tire pas, lAJj-J nereoend
(^^_), qu'ils ne s'en aillent pas, lAii^y^' nehâiiend (^ ), qu'ils ne
chantent pas, etc.
397. Tous les temps dérivés du thème prétérit ont
leur accent tonique sur la pénultième , excepté la 3« pers.
sing. du prétérit, qui est identique avec le thème lui-
même. Exemple:
*.jjs.j^^* siyu.xety mîkerdend (_i._) n rûznâ'inëi my nuoistend (^ )
ve emniâ sureû veqâtje'arâ neMndim (^ 1 _), Ils voyageaient et ont tenu un
journal, mais nous n'avons pas lu le récit de ce qui leur est arrivé.
398. Il est remarquable que l'infinitif-verbe , en sa
qualité de dérivé du thème prétérit, prend l'accent sur
la pénultième, et que l'infinitif-nom , en sa qualité do
nominatif (68), prend l'accent sur la dernière syllabe.
Exemples :
^^l\-xj|^.J> ^ ^^A_/L./«L.i;! ^ 0"^y^ M'«&?î (1_) u (ÎUmîden
(^ ^_) «f HdMden (^ _i._), veulent dire: mauger, Loire et dor-
mir; tandis que ^^y»f> Mrden (_l), signitie: le manger, qlXx^L^)
asdmUen ( J.), le boire, et ^O^^^yZ> Jidbîddii {_ ^ l), le dormir.
§ 3. ACCENT DES NOMS DiiCLINABLES ET INDÉCLINABLES.
399. Les nominatifs des noms au sing. et au pi. con-
277
servent l'accent sur leur dernière syllabe. Elle en reste
affectée alors même que les terminaisons des cas obli-
ques et les izafets s'y adjoignent pour subvenir aux be-
soins de la déclinaison. Exemples :
{3^JJ>->M serheny (--), colonel, ...Us^yw serhenyân ( -), co-
lonels, *JCài ^JJJ>.M serhenyrâ (---) yoftem, je dis au colonel,
«LuM ..jL^5>.A« serheny dïii ( -) sipdk, les colonels de l'armée, etc.
400. Tous les participes et gérondifs ou adjectifs ver-
baux sont également accentués sur leur dernière syl-
labe. Exemples :
aJIL^yMt mlUe (-^), brûlé, 8AJ;^a« mzendè ( 6), brûlant,
. ..I:^<w suzân ( - - ) , en brûlant , qui brûle , ^^^Jià>yM sûMemj ( _ ^ 1 ),
digne d'être brûlé, ^^^J^J^y^i sâhteyânrâ {-^--), à ceux qui ont
été brûlés, etc.
401. Dans la formation des adjectifs de comparaison,
l'accent tonique passe sur la dernière des désinences for-
matives. Exemples :
..-j,-. ^errÎM (--), enor, compai-atif, j^ÀJ.: zernnter ( sL), super-
latif, ..-jjXJu.: zerrhilerin ( ^— ). ^^c.
402. Dans la formation des noms composés , soit mo-
nogènes, soit polygènes, l'accent doit toujours s'arrêter
sur la dernière syllabe,
403. L'accent ne tombe jamais sur le ^ de l'article
d'unité, mais il tombe toujours et invariablement sur le
^_5 relatif. L'observation de cette règle est de la plus
grande importance pour ceux qui veulent se faire entendre
en parlant persan. Exemples :
(_^^jC ^erûcy (v^l-), une liancée, et (_5vwj-c ^erûcy (w--), les
278
fiançailles, la noce, ^^Jom sefery (^^-), un voyage, et {cJu» sefery
(^v^-), individu qui doit partir prochainement; meuble ou chose por-
tative, propre au voyageur, ^<^> genyy ( - - ), un combat, et çXÂ,>
yenyy (^-), homme de guerre, qui aime à combattre, belliqueux, Jjb:
zebâny {^L—), une langue, et ^U zebdny (^_1). oralement, de vive
voix (164), etc.
404. L'accent tonique des noms indéclinables tombe sur
leur dernière syllabe. Il faut en excepter seulement:
Loî emmâ (--) ou i-^^J lilcen (--) ou ^i.^ vely (w-), mais,
cependant, lC«*J ye^any (v^w-) ou jd^c' e^any (v^v_/— ), c'est-à-dire,
savoir; ^Jj iely (w-) ou ^^^ âry (--), oui, ii5C_JL_jt ynek (--),
voici, .^ lelhey (— — ), (idiotisme des Siraziens), comment? qu'est-ce
que c'est? iç^^J herdy (<^ — ^), pour, à, au, \_xJLj hellcè {— w), est-ce
que? peut-être, plutôt.
405. Les pronoms conjonctifs ne prennent pas d'accent.
Or, comme ils doivent (219) faire partie intégrante des
mots auxquels ils s'adjoignent, l'accent de ceux-ci ré-
trograde d'une syllabe si ceux-là sont au singulier, et
de deux syllabes s'ils sont au pluriel. Exemples :
i^_5> *.J'; .' erzânem Rend (— — — w— ), il m'acheta bon marché,
ijiiJt .1 erzenel (— -L—), son millet, x.^y^J.Mt.^^'p-stdnet (_ — — ), ta mamelle,
V£>.>wi ...LXwaJ hecitdn est, (^^^ A _) cela te suffit, tu en as assez, (...u est, ici,
un datif), ...LiO) âdemimdn (— 0/v^— ), notre homme, ...LxLjw sebïlitân
(v^-.^±), ta moustache, ...L-w-ikJLwLs? me%dcumdn (w-v^ ), leur
barbe (litt. leurs poils autour de la lèvre supérieure et de la lèvre in-
férieure), etc.
279
CPAPITRE V
DE LA PRONONCIATION
406. La prononciation et l'accent figurés, que j'ai don-
nés à la suite de chaque mot persan dans ce livre, sont
conformes à la véritable prononciation des Persans de
nos jours, autant qu'il m'a été possible de les exprimer
par les sons français.
Dans la bouche d'un Persan, les voyelles brèves,
mises en contact avec les consonnes j^, è et ^, pren-
nent un son emphatique, dur et impossible à représen-
ter avec des lettres de l'alphabet latin. £", après cha-
cune de ces trois consonnes, devient une articulation
fortement aspirée qui tieut le milieu entre e ouvert et
a français; partout ailleurs, il a le son de Ve italien.
La voyelle il, unie à ces consonnes, s'articule comme
les Parisiens prononcent leur u, en disant, un homme, et
.comme les Turcs Osmanlis prononcent leur 3 dans le
mot ^■^|^'■^-i hiitiln. La voyelle i, placée dans les mêmes
conditions, a beaucoup d'analogie avec 1'^*/ slave dans
ttj, my, imj , etc., et avec Vy dur des français dans: vas-y,
je m'y rends. Les consonnes persanes *i) et lif affectées
d'un t â long, sont mouillées par l'intervention très- sen-
sible de la voyelle i bref, et se fondent dans une seule
articulation: j'i", infidèle, J^^ , buffle, se prononcent
à peu près hiâfir , yiâmûs; je dis à peu près, car il n'y
a pas de son français capable de les reproduire exacte-
ment. L'« avant l mouillé, dans les mots travailler, ba-
taille, s'en rapproche beaucoup plus.
La prononciation que j'ai proposée diffèx-e beaucoup,
280
je le sais, de celle de la majorité de nos orientalistes,
de ceux surtout qui, n'ayant pas eu l'occasion de séjourner
en Perse, ont adopté la transcription des grammairiens
anglais et allemands, ou se sont basés sur les indications
données par les dictionnaires persans, sans avoir entendu
la prononciation de leurs auteurs.
Par exemple, le dictionnaire *;_L3 c>-a-^ ^^ft qelzimj
t. VII, p. 33, indique la manièi-e de prononcer ^^a et
^i", que M. VuUers et autres, sur l'autorité de Lums-
den, ont transcrits tnê et hamê. A moins d'avoir entendu
prononcer l'auteur persan du dictionnaire susdit, il est im-
possible de savoir comment il le faisait; mais très-cer-
tainement sa prononciation se rapprocherait plutôt de
celle des Persans modernes, qui disent tout de bon ^^
my et ^^^ hemy.
Il y a une autre circonstance à remarquer concer-
nant le (^.Is de l'école des philologues indo-britanniques.
Jones, Gladwin et Lumsden, dont les ouvrages ont servi
de base à toutes les gratomaires ') publiées depuis en
Europe, avaient appris le persan aux Indes. Ils com-
prenaient et traduisaient bien les chefs-d'œuvre de la
littérature de l'Iran, mais ils parlaient et ils écrivaient
un dialecte persan qui n'est guère en usage que dans
la péninsule indienne. Cette langue-là n'est pas celle des
Persans de l'Iran. C'est un dialecte qui fut importé dans
l'Inde par les Mongols et adopté plus tard comme la
langue des lettres et des tribunaux, et dont jusqu'à
1) Excepté celle de Mirza Ibrahim, dont la devise se trouve en tête
de ce volume.
281
présent se servent les musulmans indigènes et la no-
blesse lettrée de l'Hindoustan. Un ouvrage antérieur à
la grammaire de Lumsden, les dialogues du Moonshee
de Gladwin, quoique rédigés par un musulman, sont
déjà entachés de locutions propres à cet idiome. Séparée
depuis tant de siècles de la souche indigène, la branche
iranienne des Indes a dû subir des influences locales.
Un grand nombre d'expressions en coui-s à Calcutta,
Bombay, Delhi, sonneraient d'une manière étrange aux
oreilles d'un natif de Siraz , d'Ispahan ou de Téhéran.
Par exemple, tXii (jiivi>'j y«o |»ob ;n>Ajî K*-\j;, I ad-
monished Zyde and therefore he became angry '), (Lums-
den, Graimnar, t. II, p. 483), signifierait aujourd'hui
en persan de Perse : j'ai donné un conseil 9. Zeïd, après
quoi il tomba malade. Aucun habitant de Siraz ou d'Is-
pahan ne comprendrait que l'expression i3^i> ;' L\jL_
.5>
*^i>|j>,j veut réellement dire, I emptied , or disengaged
the house from myself, (ibid. t. II, p. 360); ou bien
Q^Ls ;l ^LXiKyo! lXjp K(J'--) I made such a man teach
Zyde knowledge, (ibid.)-, ou bien lAxi'yCA^".^ ijû-j JJ K'^.U
Zyde caused Bekr to spread carpe^ (ibid. t. II, p. 357);
ou bien *;C.wj.i A'é il, I wrote witli a pen, (ibid.); ou
bien encore c:^^' q^s ^^.3) ^f' cr* ^5 I owe such a
man a thousand roupees, (ibid. t. II, p. 468). Fr. John-
son même , ailleurs si correct , a parfois puisé à cette
source impure. Ex.: *jî SLN-ii '^Axj L (mO-* iu.^ U ma hemè
1) He became angry, ils s'en est offensé, se rend par l\^) (jinAj
becles âmed ou l\-w oOijS^L^O kecRûlq sud ou bien OjJ ..g '^ qehr
kerd, etc.
282
murden râ peïdâ (sic) Mdè îm, we were ail born to die.
(Cf. son Dictionary persian, arable and english, page
602, sub voce L), etc.
Tout cela est intolérable dans une grammaire persane
de la Perse du xix^ siècle. Il me serait facile de multiplier
de pareils échantillons de prononciation et de rédaction
hindoue-persane de Lumsden, non, certes, pour le plaisir
de critiquer l'auteur, d'ailleurs fort recommandable et
qui a fourni tout ce qui était possible dans le temps
et les circonstances où il s'est trouvé , mais pour signa-
ler des erreurs qui n'ont pas été jusqu'à présent relevées.
J'avais fait cette observation à quelques-uns de nos
persianistes qui n'ont pas eu l'occasion d'habiter la Perse ;
ils persistent à se retrancher derrière l'allégation que c'est
la langue savante (?). Pour ce qui concerne la pronon-
ciation figurée, c'est pis encore. Il faut tâcher cependant
de la maintenir aussi vraie que possible, car le persan va
devenir la langue vivante des relations journalières entre
l'Europe et l'Asie centrale.
Nous finirons comme finit le Gulistan:
(j*o_5 lA^u j.Laj rj^*^\ jJ L/*^ 'si:^^) lA^^ '-\?^:^-^ ^
ma necixet hegây liûd kerdîm — rûzyâry der yn becer bûrdîm — yer
neydyed beyusi riiybeti Ices — ber reçulân peyâm bdsed u bes
Nous avons donné des conseils en leur lieu (opportun), fruits de
maintes journées consumées (en pratique). Si ces conseils ne trouvent
pas d'accès à l'oreille du goût de quelqu'un, soit: les messagers ne sont
tenus qu'à accomplir leur message.
TEXTES
CONTES PERSANS
UN VIRTUOSE A LA COUR DU KHALIFE HARUN
ER-RESID
o w
,» ,X— w'iA— i jL-^J » (J^.^ U^-5 U^"v J"* ** )5 ^vXvi 3''-^
^_j 1. .'Aaj * iC5"'^^ 3 >i>*".V'-^-*« A-LÀK^ qL^I* ^-Ljr
280
jj v^ JÏjj» L) t»5s.J Jo^iiftj (^3^ ji ^-i'' A/Ù,Li *—:=;- j^aJo 3
,Ai5^^ 3' cr»b ^L> j^o *./* ^^[5 j,J>.^ u^*^' j-^ ^:^A«o (j/»
,j\iiJLj I. Oj.Aô ^j'j j'À^j L^j' 3' 33;-^' *•■^:^^— ^ (*-^*^ 5
287
L. AÀç^ 5 J^U'a^j ^Ujp ^ij^ ^_A« O^a:) q'Aj *._i t^^^i"
ovJio" ytJ^ 3 A^ ^yi^ Ij' ^^/ j^A "^^ "^^^T ^>^ ^ ^
o'jJb »)'3;«-V 'r^ (^LjCxi 3 j.O^i' o'u>^ lX»^ Uf^! J^3
^.,_^=^ ^' 45ji ^^ p'J^ ^05 ^JLo L^! xXjj p^ U?
;ji^3 S^-=^ l3;^-^ 5 ^^}-^' l^*-*^ (*^-^ ;J=L\:S^/*^-0 ^^
Js^Av./! (j^l ^)sPl t3L:> *>^^J (*Aib" J^i> L x-^A^y c:/-^) 5
1j ^ôyi >.^.L> ^,L:? 3 ^o^'c\JLj jU uy ~i^P jU 0O3
5I 3 «oLaavoI i^l j J 3S ^LliXjl ^J> j,lX.jO j^+^î ^l<-\is-y» jU
j_Ç,jyi ^_^^Oy« JJ" *w5' (^'lAÂj ^j;^ U^^^i" 3 J>;3Î Qt*"- ^*>) 3
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288
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lA— JO.jLo ,_5<-*->^ oi-A-Ij-J iJCxLi- 3 VV^-^5 ij^-»*^i j,Js._.w
,-oJu" 3 ...L-A^Ls y^î X-S' ^,i>^^' X«xli> (^'t^ *•- ^ j*X,vs^'0
^^^\.:S^ U*^^=?^ o' y 'y J'^ j^Xw^/i^-o Q.,:^ j'lXj (^L> J-âji-
L\,it *.A-w./iui L>^! r!^-?" ^ "^"^ («^^^^^î \A^y r»>-^j^ yv'-^
289
^L5^ yXXi ^Jà ^y?. 5 ^jj o^-^T^- <^^^^ 3 sJj-Ul^
,.oL> qÎ ^ vi:/i/ ^«i' Oj/e qI jÎ ^" c>^|; l5;^ c>oi"
j^ù ^_jvJy 1j '^j' *; ^y qIj <-^'«^ 0-5;^ !;'^ ^-"^ fàVs>
3' cr^ y ;*^ j-^ ^^ cr g' j' ^^-^ -î' ^■^-*-^ ^^*
jLwj cjy-i ^^^^ ^ y^7^ -^^ *^ r'^^' !; ^y" '■^'^
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(é)utjvij} (*^r^ O**^ ''^''^' «'^.'-^■**^ '-^j O^ ^-^ |•'^^-^
b^jxA^ oyo ,_^ J^t Oj-o ^L? i^.^b c:,^-^; ^L-y*^ 'jj*
^-uxt j-^3 r^J^ L^-*-^' *-^^"^ '^^ !;-^ vXJL^ ^]^.
a-^3 ^ r-r^" ^3 ^i:^'-^ ;^ s ^y v^^' o'^ ^ j'
^l^j L«5 iXJAxCo qLw|^ O^ *5^ Lrp *>-^ j«^A-'*o'AJ
292
L'AIGLE SAUVEUR
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293
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y^<ft? 3 ^1^' jXiJ ^^ dJjJj (jiijOLo ^j.> ^' 3 oyCi tiU>
i,|^ .J 3 iX«T vj[ y« ^ JL> ^J> _5 "^^ »>-i3j^ <->V!*^
ftjL-ilt 5 cX.3j»^ sWr*^ o'^^ '^^ C?'-*-^:? j^ V^ 3 ^)^ O
t>^ li^^ liljyi' qÎ JsU ^v^ v^Ls^ 3 l\/9Î <^3jî c^^ih"
jjô ^^x> 5 iXJLXi-Uj c>>-vl'^ t"^^' j'-?^^ v-jL-S-c «-/
294
^^_j^ ^ ^_^ LJ^^ L:F^ -^U y o^-^^^ •; ^>-^-^ ^
ajCjL:^- Jovjy ^t (joU^ V^--^ 5 O'^l^ V^?>^ ,3<A*ai ^Jj
^^ Juaï ) v^ j"^ *^>^ O^ O*^^ *JoL> O^yô ^' j>
LE CADAVRE D'UNE BAYADÈRE DÉCAPITÉE
295
^^J jAJ Q^ 1*08/ lAjcy jL ^t nS" ijdj (jiyiL> ^ ^^ cv-fti'
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298
INTELLIGENCE DES ÉLÉPHANTS
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301
LES ABABES DE BAGDAD AU IXe SIECLE
DE NOTRE ÈRE
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303
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304
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306
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313
MORT DU KHALIFE MOUÇA EL-HÂDI ET
INAUGURATION DE SON FRÈRE HÂRUN-ER-
RESID (A.D. 786)
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314
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POURQUOI SODOME A ÉTÉ DÉTRUITE
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L'IDEAL DU BONHEUR D'UN PORTEUR D'EAU
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L'ÉDUCATION D'UNE JEUNE FILLE PERSANE
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322
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325
jj^y ^ nS iXà v-*.^! Lj v-j^ f^^ (*^^ "^^jy*" J^
VOCABULAIRE
PERSAN-FRANCAIS
AVERTISSEMENT.
Les verbes composés avec une particule (adverbe, préposition) qui ne
se trouveront pas aux verbes simples devront être cherchés sous la par-
ticule. Les verbes composés au moyen d'un substantif doivent se cher-
cher à ce substantif lui-même.
Les mots arabes terminés par un s ont été écrits tantôt par un CJ
et tantôt par un » selon l'usage le plus fréquent. Si l'on ne trouvait
pas un mot à la première de ces deux lettres , c'est donc à la seconde
qu'on devrait le chercher et vice versa.
Pour faciliter la traduction aux personnes qui ne connaissent pas
l'arabe, nous avons traduit et donné au commencement du Vocabulaire
toutes les citations qui sont faites dans cette langue.
Quand le même mot est répété nous le remplaçons par un trait.
328
ABRÉVIATIONS.
A. Arabe.
AP. Arabe persan.
c.-à-d. C'eBt-à-dire.
F. Formule,
ïd. Idem.
Imp. Impératif.
Litt. Littéralement.
N. P. Nom propre.
P
Persan.
PA. Persan-Arabe.
P.e. Par exemple.
P. ext. Par extension.
PL Pluriel.
Pre'p. Pre'position.
S. Substantif,
T. Turc.
TP. Turc-Persan.
V. Verbe.
LOCUTIONS ET FORMULES ARABES.
«Ug ^S jLJo! ^j.J^^\ ^-x_.'t ii)L_ft_j ^3Ll^l, iilS é^i
M^ezzcke-nâkU ue étale beqâke emîrel-muminîn eidle-llâhû heqâhû. -=•
Que Dieu te rende puissant et qu'il prolonge ta vie. L'émir des croyants,
qiie Dieu prolonge sa vie, etc.
»L^U-< ^«uXa3J! es-sidqii men^âtun. La véracité est un moyen
de se sauver.
wA.J'LIji d-knfib. L'écrivain.
..tjt>-l% «.xjl Ljt^ *)J Ljl imiâ lillâhi ue innâ ileylii rd^i'^Hna.
Certes nous sommes à Dieu et nous retournerons à lui. Coran, II. 131,
siJf f^k^wj! InM-lWi. Si Dieu le veut.
»w«JLaS»B innem(7,-l-Jicmr iw-l-mtyserii ûe-l-ensdhn lie-l-czlâtnu ri^sun min
329
' emeli-skeytâni fe-^tenihufm. Le vin, les jeux de hasard, les lots, et
les flèches avec lesquelles on tire au sort sont des impuretés de Satan.
Donc, détournez vous en. Coran, V. 92.
c
( y»'J'j UJh*^'J iil-eyn 4er-râs. Par mon œil et par ma tête. For-
mule employée pour les serments.
^\ju fe^âla. Qui est élevé, le Très-Haut. Formule arahe qui se
met après le nom de Dieu.
^J>- ^elle. Qui est grand.
<wbL> Jc>- ^dk geldl'ùhu. Dont la puissance est grande. F. A.
qui se met après le nom de Dieu.
kûllàliû fjj thalàthin ue giHla miftdxeh'à-l-Remrii. Le mal est tout
entier placé en trois choses et le vin en est la clef.
(w.LàJ' jjLw sdîr-un-nâs. Tout le reste des hommes.
KcLIs 5 ljt.fw sera" en ûe tâ'-eten. Entendre c'est obéir.
&î! ^ *t^^ *JJ' 1,^-^ sella-lldhû ^eleyhi ûe dlihi. Que Dieu le
bénisse ainsi que sa famille.
J^ j jc "ezze ûe gelle. Il est puissant et grand.
KçJ\ jÊ e&ze ismïïhû. Dont le nom est puissant. Ces deux formules
suivent souvent le nom de Dieu.
[^^—i—A '->^y-S feuerede mends. Et le salut est arrivé = délivrance.
,^X*vlj^ii ^_53 ^^ w<-çWt ^îc■!^ A Ebu-t-Tîb, de la part de Zu-
r-Riyâsateyn.
\-L^Ij "^i tf>i-^j' SX^ *— A.S?. "^ ^ yexiqqu-l-mekru-s-seiiyiyû
illd bi ehlihi. La ruse méchante ne convient que pour les méchants
(Proverbe arabe).
'»>• Lo ma fjerd. Ce qui s'est passé.
330
v»;Lj'^' ;5 ^ '"^^ fy-l-eliâb. Ce qui est dans les cœurs,
lXj ^ U ma M bûdde. Ce qui est indispensable.
—LjC^ Le ma 1/ux^^^u. Ce qui est nécessaire.
(£>
ûeqe'-e fihi. Celui qui creuse une fosse pour son frère y tombera lui-même
(Proverbe arabe.)
idUb <3*JtJ ne^uzû billâh. Nous nous réfugions en Dieu. A Dieu ne plaise.
a,
xLSfc velMIii. Par Dieu, Je vous affirme.
(^Lxc U L yd Ebd "-Ebbds. ô Ebû 'Bbbâs 1
jAxj ye'^ny. C'est-à-dire.
VOCABULAIRE PERSAN.
p. ujî àb. Eau. Larme.
^O^fc> — Tremper.
P. \i\ ehd. Potage.
P. i^^\ji^ âhâdy. Culture. Civilisa-
tion.
P. j^^.l dbliûr. Abreuvoir.
P. jjjl ehru. Sourcil.
P. îu-fcXjî dbyvie. Miroir.
— :i Orné de miroirs (Salon).
jJL> ^ ^^} lin Ehj-Hâltid. N. P.
J-ol:> ^jf. Voy. ^L> ^ J***vwt.
>^\hyi} Ebû IdM. i\. P.
^l\J> ^^ i_c:V=^- cj^^^ Ehû'Aly
Ye-xyn ibn Mled. N. P. Vizir de
Hârûn er Rcsid et le deuxième
de la famille des Barmécides.
Q-a:t ^i H^^ j«JLc _j.j1 iîÏM ya-
tiim Hvrsemè ibtt Ryen. N. P.
Fameux général des 'Jbbdsidds.
Ql-vy»"^ {^' E y tâlehiyyân. Les
lyifes, sectateurs d'Jli ben Ebû
Tâltb, gendre de Mahomet.
A. cLaJ'I etbâ\ Sectateurs, j^arti-
sans. PI. de ej|j' tâbi\
P. (jio) âtes. Feu.
,-jO: .O — Incendier.
A. vJ>Là-j' ittifâq. Hasard.
ISLàJÎ ittifdqen. Par hasard.
A. |»Li"') itmdm. Achèvement.
...lX^Iaw. *Lrlj be-itmâm reçd-
widen. Mener a bien, accomplir.
A. .u1 dsdr. Traces. PL du suivant.
A. -SI eser. Trace.
A, \.jS^ esiiâ. Milieu.
uLil .«3 der esnd. Au milieu , pen-
dant.
A. viiAjy:^»' il/dbet. Action d'agréer
et d'accepter. Réponse favorable.
^^y^J4 ou r\^S — • Consentir.
Obéir. Exaucer.
A. 0;U>-1 ii/dzet. Permission.
A. 0->l il^ret. Salaire.
A. ^LyC^-i ix^yd^- Besoin. Indi-
gence.
A. o'j^=-i <-'%>'4/'- Bords, rives.
PI. de i-Jy> X^^rf.
A. Ql.«*.:>i Ixsdn. Bienfaisance ,
bienfait.
332
i_\j: .yi J».^t Exmed henZeyd. N.P.
A. \^y^ e%vâl. Affaires. Evéne-
ments. PI. de ^3^ "X.^^-
A, jLî-.>' dJibâr, pi. de ^^3» Jieber.
Nouvelles.
A. (joLa>J>i iJitisâs. Intimité.
A. ,S>\ âhir. Fin.
.â>^ u 1J5' y e« ei'z;^/ ta âhir.
Depuis le commencement jus-
qu'à la fin.
A. oL>-',.i='' thrâjjât. Dépenses.
A. i—jO' edeb. Politesse, éducation.
»wi<3' lj bd edeb. Bien élevé.
v_ju>^ (Js lî edeb. Mal élevé.
...'-.^Aj.ol âzerhuy^jdri. Pro-
vince de la Perse située au
fud-ouest de la mer Cas-
jiienne et dont la capitale est
Tebrîz.
A. ,',L>'> izn. Permission.
A. \i>o3i ezi'iet. Tourment.
...Oj — Tourmenter.
P. ..yC-w'.) drâstmi. Préparer. Or-
ner. Imp. i^y.
P. iJCw.'.! drâsiè. Orné, paré, dis-
posé, préparé.
A. v—jLiJ erhâh. (PI. de O. rebh').
Possesseurs, de là, gensde. \_jtj.l
•■^-^ erbdbi ziixd. Les gens de
bonne vie.
A. olc-âj. ï iriifd'df. lîécoltes. PI.
de pl-àjj' irtifdK
A. (•»>->.' «ria^Mw». Province du Jour-
dain.
P. ii>Kj' erzdfiy. Digne.
a
A.iili3 — Accorder, assigner.
Litt. Juger digne de.
A. •-^*)^ erodx- Ames, existences.
PI. de _.. rux-
P. ^_c.t dry Oui, certes.
P. '} ez. De. De la part de. Par.
Par suite de. Que (^avec un com-
paratif) Depuis.
P. oM âzdd. Libre.
a
fjS — Affranchir.
A -A izdr Habit, robe.
iS><y^ ejdehâ. Dragon, animal
fabuleux.
...Lm.) âsdii. Facile.
v_jLxjw^ esbdb. Moyens, causes.
Ustensiles, meubles. PI. de >-»*-*.>»*»
sebeb.
v_.«.*«) esp. Cheval.
.. J«;.«<w/io _i ,„>.«*,1j be-esp ber
nisesten. Monter à cheval.
oLX>wv! iistdd. Maître.
io'olXw' ûstdddiiè. Magistrale-
ment
,.,>->Laa«' isfddcn. Voir au mot
,oU^jt.
dsitdn. Seuil.
...L*..^^' istixsda. Louange ,
approbation.
..,'j_à^ùv' ùstiUidii. Os.
JÀmA ester. Mulet.
vi>jL*Xwl isttdiiet. Action de
demander secours.
333
.'.Oj' c^jL«^^' Demander se- {
cours.
A. i^'jotA**' isti'-dàd,. Préparation. \
.•^S — Se préparer.
A. jLJiX**' is/iqbâl. Action d'aller
au devant, de recevoir qqn.
A. cL^Xwi isfimâ\ Audition.
A. j'y^**' ustiivâr. Ferme, solide.
Affermir , enfoncer
O^ -
solidement.
A. bL«X*.l islîlâ. Action de s'em-
parer. _
P. ..^^Atal âsïtin. Manche d'habit;
c'est là que les Orientaux met-
tent leur argent.
beu Ibrâl ira el Môaslhj. N.P. Cé-
lèbre musicien.
A. o-i'V»' is'-âf. Action d'accorder
qq. ch.
A. Aixw' ism Nom.
o
Ismcfijl buii garni'- es-SeJimy Cé-
lèbre chanteur ai'abe originaire
de la Mekke II fut en faveur
à la cour à! El-Mehrhi, A'El-Hddy
et surtout de llârun er Resîd
Il mourut vers l'an ISlàeV Hé-
gire, 803 de J. C. une année
après son rival Ibrahim el Moic-
sihj. _
P. ..^Cty^) âsûden. Se reposer. Imp.
LamI di
P. 8l>^-w) dsiidè. Reposé.
P. v»*~iuw) âsib. Mauvais traitement
^Lw) dAay.
A. s.Lvi' isdrè. Indication. Signe.
,..i3^ J ou iM^j^ B.Liiî Faire
signe de, ordonner. Dire. In-
diquer, montrer.
P. JkSn^ ïcstiir. Chameau.
.A.. j.iÀi' esydl. Occupations, af-
faires. PI. de J»i.w siiyl.
P. uLÀlil âsinâ. Ami, connaissance.
...^ j — Mettre en rapports
avec, faire faire connaissance.
P. xiL^Î dhijânè. Nid.
A. vi>J.joi içdbet. Justesse.
A. cU...^/oi lithid". Action de faire
du bien.
A. u^lyo' tsodt. Airs , chansons.
FI. de O^-o salit.
A. (jvoî usai (pi. de ^^AO) esl).
Principes.
A. v_jiyLi>toi iztirâh. Agitation.
O'
y - S'ag
iter.
A. o>Ji^' ez'ilf. Le double. Pi.
de \,^xJo ze'-f.
A. 1^'--^' etrdf. Côtés. Directions.
Ke'gions. PI. de o-^ teref.
A. i-^eJa' ef-imè. Mets. Plats. PI. de
i,Lxl3 tenant.
A. JUI^Î etfâl. Enfants. PL de
i^JÙs tifl.
A. ^LiJi?' izhdr. Action de montrer,
de découvrir.
A. Skie' i'-ddè. Action de répéter.
...Jijj — Répéter.
334
A. O^^' iHîrâf. Aveu.
...OJ' — Avouer.
A. kiUJic' iHimdd. Confiance.
A. UuOii i^iinâ. Attention.
...^N < — faire attention, don-
ner ses soins à, prendre garde à.
A. jLv^' i-sâr. Pauvreté, détresse.
A. (."lilc' iHàm. Annonce.
,'\àS — Annoncer.
A. ^^\ e'-mâl. Provinces. PI. de
^^ "emel.
A. iM^' e'yàn. Chefs, notables.
PI. de y^s. 'eyu.
P. :Lcî âydz. Commencement.
'J
O'
y
Commencer.
Riches. PI. de
A. lty>-é' eynyâ
P. (ji'tjcS dyus. Sein. Partie du sein
sur laquelle la mère tient l'en-
fant embrassé.
A. O^lJl ifddei. Profit.
...Ov^jS — Faire profiter de.
P. ^JlJlS\ âjitâl. Soleil.
ûftâden. Tomber. Ar-
river, se produire.
P. .JUS'^^i^ efruMen. Allumer.
— j Idem.
P. .,^5jsî efzuden. Augmenter.
Paire plus, ajouter. Imp. (^'js'.
— .O Ajouter.
P.^oJ3
P. Jj'wiXs! efsdny. Action de.,'ré-
pandre, de divulguer. ^fl
P. ...JciXi' efkenden. Jeter. Eten-
dre. Laisser là, abandonner.
A. iJL^ïl iihdl. Bonheur. Prospe'rité.
A. ^Si^ iqddm. Action de s'atta-
quer à, d'aborder qq. chose.
A. Jjs' iqrdr. Aveu.
,-i,^S — Avouer.
A. jUaï' eqtdr. Pays. Environs. PL
de .la qetr.
A. js'sî eqeïl. La plus petite partie,
la moindre chose.
A. J^^ ekdbir. Les plus grands, les
notables. PI. de yS^ ekher.
A. a't^' ikrdm. Bon traitement,
honneur.
A. J^' ekl. Action de manger.
P. ,^^Y^^ ekiiûn. Maintenant.
P.^S eyer. Si.
P. iC^S^ eyerU. Quoique. Quand
même.
P. ^^\ dyehy. Information, con-
naissance.
A. J! dl. Famille.
A. "^^S illd. Si ce n'est, sinon.
\<iî "^t ïllddn-ke. Si ce n'est que.
A. i^£ji Mette. Certainement. Ex-
pressément.
A. c>-5' "-l^^- Instrument, ustensile.
A. \j^\ lltigd. Action d'avoir re-
cours, de se réfugier.
335
,..i3.5^ — Se réfugier.
A. («'f^' iltizdm. Action de s'en-
gager à.
A. (wUjJI iltimds. Demande.prière.
.•K\>S — Demander, prier.
A' -!».i~^' Hx^X- Insistance.
...i3j — Insister.
A. \-i^^ elxân Chants. PI. de
A. *'J^ ilzdm. Action d'arguer,
d'employer un argument. j»'jjlj
i^>>_.>^>- le-ilzdmi %MJ>^e/. Par
l'emploi d'une preuve convain-
cante.
A. v_iLLijî eltdf. Grâces, bienfaits.
PL de v,^ lûtf.
A, JsLaj' eljâz. Paroles. PI. de
Jià5 lefz.
A. »)lîi allâh. Dieu. «iJtj Par Dieu !
H^ c>d]'j II est très vrai que.
A. >à' elem. Douleur, souffrance.
A. (m'%^' elvân. Sortes, espèces. PI.
de
a
é
iSun.
A. Uô» emmâ. Mais, cependant.
A. OjL«' emâret. Marque, signe.
A. cUa.*' imtmâ'. Refus, désir de
s'abstenir.
A, 3^^ emsdl. PI. de JJue otw/.
Semblables, pareils.
P. ...(Xflî âmeden. Venir. Imp.
,.i(-X»*! .!.> fl'er âmeden. Entrer.
Voyez aussi icLi.
— >^ t5 ferud dmeden. Descen-
dre, s'abattre.
— lii-j^ jns dmeden. Venir au
devant, s'avancer.
— jJ Se lever, monter, s'élever.
Survenir, s'écouler, passer
(temps).
ciné.
— .uXJl Entrer.
Le verbe ...vA/s! s'emploie aussi
comme auxiliaire, p. e. p. 295:
lXj! "iù^ ,0 Ls? oà la
fosse sera-t-elle creusée?
A. jXÎ «ffïA Affaire, chose.
P. jjy*' imruz. Aujourd'hui (com-
posé de .-jj et de t^.).
P. u^w^vai imseb. Cette nuit (com-
posé de ,.-j! et de (_.A«vi.)
A. ...Lx^i imkdn. Possibilité.
.«A*vli3 — Etre possible.
A. ,.y«l emn. Sécurité.
P. lX-iu*' ûmul. Espoir.
A. jjy«' emîr. Chef. Gouverneur.
.wyL^Yl' -y8' emîr ûl-muminîn
commandeur des croyants, khalife.
P. ...t dn. Celui-là, celle-là. S'at-
tache qqf. aux mots suivants,
comme dans <^Ti\ dnmerd, cet
homme.
336
y^i y ez âni, avec Vizâfet, si-
gnifie.- appartenant à, composé
par.
AiXj) ânlà. Celui qui. Ceci que.
A. .L£iXji intizdr. Attente.
A. tiLsAJ! iutiqâl. Transport.
Q—J — Transfe'rer.
P. L^) dngâ et — O. Là.
P. [»l-^' enjjâm.. Fin.
P. ..lA^L^l engâmîden. Finir.
Aboutir.
"• *^'"^' <f«ci. Ce qui, ce que.
P. ^Ai»iAJt enddhteu. Jeter. Imp.
;'^\j' viiddz.
P. (»'tXii endâni. Corps.
P. i*i[5)i-^-^' enderûn. Intérieur.
— .O Dans.
P. >i)Aiî wirfe/t. Peu.
P. sjiAJ' cndâfi. Douleur, tristesse.
P. ..^JCPjJo' tndûhy'm. Triste.
P. ikÀioiAi' endîsè. Souci.
A. j,L*JÎ eu'-dm. Bienfait, grâce.
P. BUot âiiyâ/i. Alors.
i)S »LxJ) j Jusqu'à ce que.
bS sLiot Alors que.
P. vii*-«»sKJ' enyûst. Doigt.
P. «Jsjî dnyeh. "Voir «LxJl.
P. ..JC^\Xj' enyiMen. Se pro-
duire. Susciter. Imp. ;-Joi enyîz.
— -j Susciter.
A. c'fcjl f^/^f«?'. Espèces, sortes. PI.
de c Y^ «ôV.
P. y») dodz Bruit. Voix. Parole,
mot.
...o'o — Appeler. Crier.
A, .lj^) ôutdr. Cordes d'instrument
de musique. PI. de jj veter.
A. „») éug. Sommet, apoge'e.
P. iM^5*) dvurden. Apporter. Ame-
ner. Rapporter dans un livre.
O.j) *-Cv.:> \^ v"' ^^* larmes
lui vinrent aux ye.ix.
A. (Jji tivvel. Premier. Commen-
cement.
A. S^^ ôalâd. Entants. PI. de
(Ajj veled.
P. ..~X;è7.j) doîliten. Suspendre, at-
tacher. Se suspendre. Imp. ij»t
dviz. ^
P. *Jc^.^î doihtè. Accroché, sus-
pendu.
P. *JCa*^P) dhestè. Doucement.
...O; i^J>- \>Lw.^î. (.'auser à
Toi.'i basse.
A. ^\ eJil. Gens.
jL-^cj J^I La famille.
P. LX*^Î d/ieuy. Accord d'un in-
strument. Ton.
P. (__çt uy. ô. Particule du vocatif.
A. (^oL' ei/ddi/. Bienfaits. PL de (Aj
i/ed.
A. |,LjÏ eyydrii. Jours. PI. de
yéiim.
r^
337
P. ...OUL»*«>-j' îstdden. Se tenir de-
bout. Tenir dans un endroit.
S'arrêter.
P. QU'io' isân. Eux. Elles.
P. .-j' ifi. Ceci, ce, cet, cette.
P. L.^\ajI tiigd. Ici.
P. A. .lAiLo' «i^'ôûfer. Cette quantité.
Voyez .tXJS.
Ojj' îzed. I
P, xot éîijnè. Miroir.
P. Ojj' îzed. Dieu
P. t_J he. Préposit, s'attachant aux
mots et pouvant s'en séparer
sous la forme xj: A , vers , avec
en , par , pour. Place'e devant le
uarfait, elle n'en modifie pas le
sens. Voir ;Aj et j.
P. L— J bd. Avec, à. Placée devant un
substantif, cette particule forme
des adjectifs. Ex. J-^y, perfec-
tion ; JUy L , parfait. — i->j^ Ij
en soi-même; mais aussi, avec
soi-même. Voir encore >e.>'..
A, v_A-J bâb. Chapitre. Branche
(d'art ou de métier).
— .O der bâb. Au sujet de.
P. .L bdr. Fardeau.
\i bâ bdr. Chargé.
îr. Fois.
— iiXj yek bdr. Une fois.
(.L hdrfi. Fois.
— JV.'-^ '^^^ autre fois.
P. \» bdr. Fois.
A. ^^^y bàry. Dieu, ie créateur.
P. :Lj bâz. Ue nouveau ij*o — bas
pes. Derrière, •^«aamu — bdzfedn
Qui vient en dernier, dernier.
..JCCio — hdz yéhten. S'en
retourner.
• ••Ax) — bâzdmeden. Revenir.
^—JLJJ^O — bdz ddêten. Em-
pêcher.
(^Oj—S — bdz kerdun. Ouvrir.
Découvrir.
,o'o — bdz dâden. Rendre.
visite.
diden. Rendre
P. .';lj bdzdr. Bazar.
P. iM^iHlj bdzdryân. Négociant.
P. (__ç.Li bdzij. Jeu.
.•jOj — bdzy kerden. Jouer.
A. LP_«<L_j (composé de v_J, de
^ et de iP) tout entier, tout
entière, d'un bout à l'autre.
A. ^tb bdqy. Le reste.
P. 'é\j bdk. Peur, Crainte.
\.i>«.Aw-ô , £j u II n'y a rien à
craindre, cela ne fait rien.
P.A. 3-^ lj *« kemdl. Parfait.
P, % bâlâ. Sommet.
— :' ez hdlâ. D''en haut.
P. ^^i-X>wlj bdlîden. Pousser, croître,
repousser.
P. |»lj bdm. Toit, terrasse.
P. L>lw\^lj bâmddd. Matin, point
du jour. Adv. Au matin.
22
338
P. {^î\t hdyiy. Voix. Cri.
gronder, sonner.
P. «y Juli hâyed H. Il faut que
..,^. — èd/iy zeden. Crier après ,
Du verbe
..yl.,VW.Jlj
L.
P. ._X_-w*..jlj bâijs/en. Falloir, être
nécessaire.
P. iL^o beB. Enfant.
P. ,.,Js-yi>^ behUden. Donner en
cadeau.
P. iAj for/.Prép. qui se met à la place
de v_j devant un mot commen-
çant par une voyelle.
P. l\j bed. Mauvais, méchant. Mal.
- bed-endû. Qui pense
à faire le mal.
c;.».^^ — bed-behf. Malheureux.
Litt. dont le sort est mauvais.
-iiL> — bed-Kàlqy. Mauvais
caractère. ...Oj3 — bed-Jiulqy
kerden. Faire le méchant.
»1y> — hed-lidh. Méchant.
Litt. qui de'sire le mal.
P. Ji ber. Sur. Auprès de.
P. jj ber. Fruit.
P. j'jJ berdber. En face.
— L> der herâber. Vis à vis de.
P. .oLj berdder. Frère.
»i3': — berdder zâdè.Yûs de frère,
cousin. Terme d'amitié.
A. \.X^'_J berdmikè. Barmécides.
Célèbre famille de vizirs qui joua
un rôle important sous les pre-
miers khalifes abbassides Voyez:
Mled , Tex'je, Fezl, ï/a'-fer. PI.
de ^X/«.J bermefcy.
P. t^y berdi/. Pour.
A. JoJ J berbût. Luth.
P.
O^-J-
bûrden. Porter. Mener.
Amener. Imp j ber.
— ^ji féru biirden. Faire des-
cendre. Renverser. Avaler.
A. (iiO jj bereJcet. Bénédiction.
,'f^S — bereket kerden. Bénir.
P. xiPj berehne. Nu.
..O^ — berehnè kerden. Mettre
à nu, dépouiller.
P. ;AJL*5-J berûmend. Fertile. Pro-
ductif.
P. ...lAj J buriden. Couper.
P. ^;jJ buzury. Grand, notable.
P. çi'.jJ buzuryy. Grandeur.
P. ., A.,v.-_^ besten. Fermer. Imp.
iAàj bend.
A. i^>iiwjôe62;e^. Ampleur, étendue.
P. çM*^_ besy. Beaucoup, très.
*wj bisyâr. Beaucoup, très.
Considérable.
A. »,.CO.j beserè. Visage, face.
A. 0,L>aJ besâret. Entente, ha-
bileté.
A. «jAûJ besrè. Bassorah (ville).
P.^L,
339
A. tAJU he'-d. Ai)rè3. :l — idem.
A. lX*j iii'^d. Distance, éloignement.
A.P. ^iOastJ è<^'sy- Quelques, quel-
ques uns.
P. o' J^ij baydâd. Capitale des kha-
lifes abbassides.
A. bLj hild. Sans.
A. ^J belâ. Malheur.
A.P. &_X_1.J helkh. Au contraire.
Bien plus.
P. JCJb h'ùlend. Elevé.
— -.Î.Lj bt} âcdzi hûlcitd. A hante
voix.
A. Lâj bind. Construction.
P. sJvÀJ betuiè. Serviteur.
p. -i Js.>o bendtiy]}. Service.
A. J«jJ bevdr. Perte, ruine.
A. vi>.c^J biivâh. Impulsions, mo-
tifs. ii>^cL M'is, cause, raison.
P. ...Oj.-J ÔMd'e». Etre. Imp. (J«Lj
ôoS. — LXiib »c>- èi bdsed. Que
ce serait agre'able !
P. H-tMK^ bûsè. Baiser.
..o'o — bûsedddun. Embrasser.
P. . ,cX._A».x«»J buédeu. Embrasser,
donner un baiser.
P. .,J^aJ4.j ô«yir/e«. Sentir, flairer.
P. iu bè. Voyez i— j.
P. LaJ éi-V?<?. Prix, cherté.
P. «jLiJ behdnè. Prétexte.
A. ii>'_:p..gJ beh^et. Contentement.
P. ^ bji. Sans. S'attache parfais
au mot suivant.
iS ,..î j^ Sans que.
P. (^ pour v_j, se met devant les
verbes commençant par une vo-
yelle.
A. (mLxJ beifâii. Explication.
(•\^S — ba'idii. kerden. Expli-
que:-, démontrer.
P. ,i\-0 btli. Racine.
C"'
P. )^<AxJ b'iddr. Eveillé.
...iAà« — bîddr s'âden. S'éveiller.
.•.Ojj — bîdâr kerden. Eveiller.
05j7^
..jlJ bîrun. Dehors.
:>
\ — En dehors de, au delà
de, plus de.
...vA^) — hirûn âmeden. Sortir.
..^0>^^ — Retirer, sortir.
...O.jl — binin âviirden Faire
sortir, produire, exhiber. Reti-
rer. jmOjS^ — id.
P. \ii/^j*>.*.i btst. Vingt.
P. i;i>.AJ hîs Plus. Davantage.
P. j^OiXxi bîster. Plus. La majeure
partie. Adv. Pour la plus grande
partie, en grande partie.
P. iUi~o bîsè. Porêt.
A. ci*-*-^ be'u/et. Prestation du ser-
ment. Investiture d'un souverain.
P. »L\aj bjj-kâr. Sans emploi.
P. A.JO Mm. Crainte,
P. lçÂaJ bmij. Nez.
340
p. (jwfc.ignt-J Mhuh. Privé de sen-
timent, évanoui.
P. sLiloLj pddisdh. Roi. Mo-
narque.
P. »jLj fârè. Morceau. Certains,
quelques.
,..0 J b.Lj «.Li Couper en pe-
tits morceaux.
P. .•jL-«— wLj pdsbân. Gardien de
nuit, pâtre.
P. S^^ pdk. Propre, pur, chaste.
.. .OjS' — pdk Icerden. Nettoyer.
P. 8 jj Lj pdkizè. Propre, net.
P. , £J Lj pdki/. Pureté, propreté.
P, ^Lj pdt/. Pied.
Qi^LiLwo' (^Lj jJ ier pdy istâ-
den. Rester debout.
dmeden. Tomber.
P. ^iAj peder. Père.
P. lXjiAj pedîd. Evident. Apparent
,-.lX— *• • — Se manifester, se
montrer.
P. ..-Xs-jiAj pezireften. Accepter.
Employé qqf. comme auxiliaire
au sens de subir.
P. yj per. Plume (d'oiseau, de flèche).
P. im'"^ perrdn. Volant.
P- .L-j pûrldr. Chargé. Litt. plein
de fardeau. ,..iA_a_j'>3__S —
Charger (une bête de somme).
P. (V^'*-^ perddhten. Achever.
Imp. ;'^>jJ perddz.
P. »<->;-J perde. Rideau, portière.
Mode^(en musique).
.•.0,5! Qj^x-i — y Produire
au jour, manifester.
P. .>.vA>.AM.j pilrsîden. Demander,
s'informer.
P, (CjJ pari/. Péri , fée.
P. ...Uio„j pe.nsdn. Troublé, dé-
sordonné, dispersé, pris au ha-
sard.
P, iy».J pes. Arrière, derrière. Donc,
ensuite.
•J ■ — ■ pes ez. Après, après que.
— .L> der pes. Derrière. Voyez
aussi :|j.
P. y^*^, piiser. Fils. Garçon, jeune
homme.
P. .•.lA.jiA.-iL/Mi-j pesendiden. Ap-
prouver. Agréer Trouver bon.
P. slXj AJL«*o Agréable. Recherché,
à la mode.
P. .^AM«^ pesîn. Qui vient le der-
nier. Voir -.U
P. «.:^^w^wo jnist. Dos.
...iAxJ*i3 o — Tourner le dos.
P. J.J piil. Pont.
P. sL^aj peti^dh. Cinquante.
P. ..JkAv'iAi-J penddsfen. Croire.
P. ...LgJLj pùnhdn. Caché.
, . .iAaw — pmi/idn siiden.Se cacher.
P. ci^'*«%J pitsf. Peau.
341
P. a-X-»A«^ pusîdè. Gâté, corrom-
pu, pourri.
,iikj pûsîden. Revêtir.
— .s> Revêtir, cacher.
P. ^..lA-o^ fuijîden. Courir.
P. JL.2_j jt)t;AM. Côté, à côté de.
P. ,-.J^JLj_j pehlavân. Guerrier.
P. LL^ pvfinâ. liive, bord.
P. ^ pei/. Pied, i* ^j 'pey-hem.
Rapidement.
P. soLxJ phjddè. Piéton.
...lX-vJ — Mettre pied à terre.
P. »iAa^\jo pîêîdè. Entortillé, en-
veloppé.
P. Ljo peydâ. Visible. Manifeste.
...Jc^t — Se manifester, se pro-
duire.
.•jlX-vv — Apparaître.
P. ..-P'-o pîrdhtn. Chemise.
P. ijiwo pis. Avant, devant. Chez.
— .à Devant, près de.
P. ■••LXaj peykdn. Pointe de flèche.
P. ..-JL.VVJ. >>_j peyvesten. Joindre,
Rejoindre.
..JCwv^jwJ s.JL>' \y^. Arriver
dans le voisinage de Dieu,
c'est à dire, mourir.
P. XJCww^xJ peijvestè. Continuelle-
ment.
P. j^ ^j pey-hem. Vite, rapide-
ment. L'un après l'autre.
O
P. O Pronom aÉBxe de la deuxième
personne. o^J») rûyet, ton vi-
sage.
P, Ij ta. Pour que , afin que, jus-
qu'à ce que, au point que, en
sorte que, que. S'emjiloie aussi
dans le sens de: voyons ce que,
p. ex., p. 289, 1. 1, et de: pour
voir, p 307.
aj AXJllj Jusqu'au moment où.
A. J>-lJ tâ^ir. Négociant.
P. ..-Xi»lj tâJiten. Se hâter, aller
en toute hâte.
A. jX>Lj te'-eUr. Retard.
toire des vizirs. Ouvrage de
Maxcmmed bun "^Ebdiis.
P. »;lj tdzè. Nouveau, frais.
...O^J — iâze kerden Renouveler.
P. *^Lj;1j fàzyâvè. Bastonnade.
A. v^.»^Lj te^essuf. Regret.
,..0.^>- — te'-essûf hiirden. Re-
gretter.
A. J^-J te^emmill. Action de con-
sidérer, de regarder.
...0.5^ — Regarder.
A. i*.'^!^ tebessiim. Sourire, s.
O^/
- Sourire, v.
A. ..yKM*^ tex-nn- Approbation.
A. »SL^ tûxfè ('adeau.
A. kJ° a p .f^ t^Xin- Vérification.
Preuve.
342
...L>jJ — Vérifier. Prouver.
A. JkJih-^ texemmiil. AetioQ de
supporter.
.•.i3jj — Supporter.
P. (.:;a^' tehf . Trône. Lit. Canapé.
A. iuIi:S^' tehtiyè. Action de blâ-
mer, iitt. de taxer d'erreur.
.'^S — Désaprouver, trou-
ver mauvais.
A. Jû^tJ^ tthlit. Action de s'im-
miscer
s immiscer.
P. J* ter. Particule qui s'ajoute aux
adjectifs pour former le compa-
ratif.
A. !t>^_j terâgû"-. Action de re-
culer.
.yO.JiAj — Rétrograder, re-
culer
P. isj' J terânè. Modulation, chant-
A. vi>>-iLjJ> terhiyet. Education.
— jS kem-terhiyet. Mal élevé,
Iitt. de peu d'éducation.
A. L-'y.J—J ferlïh. Ordre, classe-
ment. ^^^JJ3Jj dans un certain
ordre, successivement.
,'^S — Procurer. Se procurer
A. u-A-ij^- jJ terxih. Action de sou-
haiter la bienvenue.
,..i3jj — Souhaiter la bienvenue.
P. ..Lm^ fersdn. Craignant. Trem-
blant.
P. ...iAa^ J' terstden. Craindre.
P. (j*y fiirs. Aigre.
...i3 J' L^jJ" i^;i) ^^1/ ''*'■* ^'5'^-
den Faire la mine, bouder, Iitt.
faire_^un visage aigre.
A. -li^tereqqy. Avancement, pro-
grès.
A. liJjIi terk. Abandon.
,.,0^ — Renoncer à, aban-
donner.
A. (tej j" ferennûm. Chant.
...ijfc.4.3 — Chanter.
A. *.xJLwJ> teslim. Action de livrer.
O^
Livrer, donner.
A. ^jS.m!>3 tesnt. Action de faire
honte.
O^j
Faire honte.
A. ^Jii,;;yiij' tesvîs Peine, fatigue.
A. )t>-«^iio tes'ji'-. Action d'accom-
pagner, de reconduire.
A. y ^-> '' tesdvvur. Imagination,
supposition.
A. v^JLcLiaj tezâ'ûf. Redoublement.
Augmentation.
A. cIaûj teserrû'-. Humilité, hu-
miliation.
0..i' — Se faire humble, sup-
plier.
A. i»^y>i2j tezrib. Action de jeter
le désordre.
...<3^ — Jeter le désordre.
A. Jt^Jai tezellum Action de de-
mander justice.
..-Xvv'l> — Demander justice.
A' Xxjm te'^biyè. Action de ranger.
343
qO— i' — Kanger, placer en
ordre.
A. i»_»s..>'ou tc^cgy'àb. Etonnement.
A. JwÇ^JÙ' tu'-yil. Promptitude.
^}.A.;^\jtio. Ea toute hâte.
A. («^JlXju' te'-zib. Punition, châ-
timent.
Qi-^^ — Punir.
A. J.Ajij te'ellill. Prétexte.
A. rA^où* te^yîr. Blâme. Insulte.
A. -i»Làj tefâh'àr. Orgueil.
A. / iLiSjil tefârtq. Portions.
/ û,j.LâAJ En détail.
A. OjLàJ' iefâc'àt. Différence. Va-
riante.
A. iii^AA^j teftïs. Enquête.
...Oj5 — Explorer.
A. Jsn£t°y tefezzill. Faveur.
A. ÀàJ' tefakkàr. Réflexion.
A. AiJ^XJ' iekiè. Poussée.
.•tO; — Pousser.
A. f-rV^J'J ielqîn. Enseignement.
l'v^S — Enseigner.
P. «Li L^L*.J ttmdsdyâh. Lieu de
promenade. Théâtre.
A. *L«J temdm. Fin, complément.
Totalité. :►. *UJ- Tout le jour.
Complet parfait, absolu. im-^jJ —
Finir, compléter. i-.i-X-ii —
Etre fini.
A. i^i>«^Uj" temâmet. Totalité.
A. i^^^M^^ femessùk. Action de s'at-
tacher.
..,Ov«J — S'attacher à. Frayer
O
^y — Réfléchir.
A. *jAfiJ teqdim. Offre Préémi-
nence. Préférence. *_jl\— ii_A.J
..v.XJi.*«. Faire de préférence,
Faire avant tout.
A. jJjiiJ leqrîr. Rapport, exposi-
tion.
,••3.3 — Raconter, exposer.
A. i^*i^ teqva. Piété.
A. woAXj' tekzib. Démenti.
...OJ^ — Donner un démenti.
A. v^àJiXj tekellûf. Cérémonies.
. v»^JUj temeltûq. Belles paro-
les, comijliments.
ij^" temiz. Propre, nettoyé.
,-.0^ — Nettoyer.
P. (^:a.»J' ttmtztj. Propreté.
.,Ji ten. Corps. P. ext., per-
sonne, individu.
i_JLj tenbth. Avertissement,
A.
P. *J tu. Pronom de la deuxième
P.
appel à l'attention.
personne du singulier. Tu. Toi.
lj tuvâittsten. v. Pou-
voir.
.i?^Ajfcj tôiMh Reproche.
X^yi feve^yù". Action de de
plorer. ,..i.>^j Ij — Déplorer.
%it^ teveqqii^ Retard,
344
jtikJ ci Sans retard.
A. \,^fii^ teveqqwj. Halte, séjour.
...v3y5' — S'arrêter. Attendre.
A. ^y-^ ieveqqy. Action de se
garder de.
.•.J^^4J — Se garder de.
A. 1^-^y^ tôuqi\ Sceau royal.
P. ^.g.j tehy. Vide. Privé de.
P. jxJ' ûr. Flèche.
P. i*j tiy. Épée.
A. i.l:^LS sdhit. Ferme, solidement
établi.
A, i^ltUjî sills. Tiers.
A. iM^ili sillsân. Deux tiers.
A. 8-éi semerè. Fruit.
A. *i-j'»i «é^y*^^. Récompense d'une
oeuvre pie.
A. »— 'L^i .s«<?i- Vêtements, pi. de
5:
P. L> ^^. Place. Voyez ^L>.
P. i«^L> gdmè. Vêtement.
v_jL3«- i^iwL>- Lit, couche.
p. ,')L> ^àti. Ame. Vie.
A. i»^L>" ^âtbih. Côte', direction.
Région.
— '.t I)e ia part de, au nom de.
P. »L> gâh. Rang, dignité.
P. (^l-> My. Place. Voir L->
...O.jt ^cL^ — Exécuter, ac-
complir.
,..o'^ — Faire asseoir.
..-Xî_i — Prendre place.
P. AJCsL> gâyye Place, lieu.
P. 'lX> ^udâ. Séparé.
...lA-Ai — Se sé])arer.
,..0_5 — Séparer.
A. o'j> ^'àret. Audace.
r
(jerâxet. Blessure.
A. |»j> (jirm. Crime.
P, j> giiz. Excepté, si ce n'est,
sauf.
A. c ■S>- ^eze". Douleur, chagrin.
P. ..-JC*wJ>- ^esten. Sauter. Echap-
per. Imp. ao» ^eh.
— _i Sauter.
A. y»*^ i'**'"- l'ont.
JCo.
j5^
ge'ferihu lax^'atl-Bernitiky . L'un
des plus illustres des liarméci-
des. 11 fut vizir de Hârûn et
succéda à son frère Fezl, après
la disgrâce de celui-ci. Mais,
disj^râcié à son tour, il fut tué
sur Tordre de Hârûn en Tannée
80'i de notre ère
A. L«Jl>- ï/iilesâ Compagnons, a-
mis. PL de ,»ujX>- ^clis.
A. vi>JbL>- gelâlet. Puissance,
splendeur.
345
A. v,^ ri t -^ ^emâ''et. Réunion,
société, assemblée, troupe.
A. >t-«>> qem". Réunion, troupe.
^^S — Réunir. qvXw —
se réunir.
A. \ii,iSjnS>- gem^iyyet. Assemblée.
A.P. ^xJUj>- Ijàmleyy. Totalité.
A. iJL*i»- gumtè. Totalité.
— y Du nombre.
A. r.*»'>- geimt. Totalité.
t>0-A — Tous les hommes.
A. 8:iJL> geudzè. Cercueil, bière.
Re-
muer, déplacer.
A. .•.y!j>- genûii. Folie.
A. w«.aÀ>- ^mnb. Cheval qu'on
mène par la bride, tout en étant
monté sur un autre.
A. v-j'fc:>- ^evâb. Réponse.
jl^ — Répondre.
A. . V>- gevâr. Voisinage.
A. (»^|^ jevditib. Côtés. PI. de
w^il:> ^dnib.
— y De plusieurs côtés.
P. u>.-4..iU-:>- gâvdnmerd. Homme
généreux.
P. qI-^ ï/ehdn. Monde.
A. vi^-^JS» ïfihet. Cause, côté.
'i:.-î'f^] à cause, pour.
jOU>- iddir. Voile. Linceul.
a.L:^ ikàrè. Moyen. Remède.
S^ r^yf "^
crî'j'r^
\ii^^.f*t^. Il n'y a pas moyen
de se dispenser de l'ordre que
^"31 donné.
5y>- cird. Pourquoi?
C.T^ «Voy. Flambeau, lampe.
i^jAj j^ cerkm. Sale, malpropre.
*->i^ cesm. Œil. Individu.
A.Mw>->o En personne.
*JjX:;>- c'iyûne. De quelle façon?
..tlÀ:^ iûndn. Ainsi, x^ <1 : -^
comme, ainsi que.
. kXÀ:^ &wa?. Quelques. Combien?
— -S* Combien que.
, ..-J(Aàs> cendiii. Autant, tant,
tellement, plusieurs.
,^^ M. Pour iM^^ Lorsque.
, ii-^*^ iiîb. Bâton.
•jfc-J^ ^«. Lorsque, comme,
puisque.
li^^s»- MnH. Puisque, lorsque.
»J>- ëi. Quel? Quelle? Car. Quoi?
Comment? — OsJJdt \:>- Que ce
serait agréable!
X^^ ée/idr. Quatre.
346
P. (^Lj }^^ cchâr-pdy. Quadru-
pède.
P. *>l-g^ îelidrilm. Quatrième.
P. ..A^^^Sfr cîden. Cueillir. Imp.
P. i-kS»- ciz. Quelque chose. Rien
(avec la négation). ^cj_a«:>-
Quelque chose.
P. i-r^^ cîn. Pli.
Qi3..) j J^ .^ i*r^ Froncer
les sourcils.
c
A. vi:/.>Ls=- xdjjet. Besoin. Chose
qu'on désire.
A. i^'jL_>- xâdisè. Événement.
Malheur.
A. ,^joL>- p^c/isi/. Re'sultat, moisson.
O'
ilXÀv
Résulter, parvenir à
obtenir finalement.
A. .iAj>- xdzir. Présent, adj.
...«Ajo'oJT — Faire venir, man-
der.
A. i3L>- xàl. Situation. État. Af-
faire, ce dont il s'agit.
— .O et — j:> ^ Aussi-
tôt, sur le champ.
— >^ t g ' En tout cas , en tout
état de cause.
A-j1j(^— < — Ij jusqu'au mo-
ment où il faudra.
A. "%.■>- x^li^- Maintenant.
A. ^i>sJLs» x^l^i- Manière d'être.
État, situation.
A. it!L/oL:>- %^»îi7è. Enceinte.
A. \j*->p>- %i^is. Prison.
A. ■^- ^^ "^ x'HJQ'^^- Argument,
Preuve.
A. 8_^\>- xu^rè. Cabinet.
A. ôo- %^cW. Limite. Point.
i^ ^cJLs^ à tel point que.
A. *-Jj>- X>^^^ Guerre.
Z^
Xere^' Embarras, gêne.
^y^' — Parler.
A.P.
->*-
Xerf-sd/iôit. Obéis-
sant. Litt qui écoute cj qu'on
lui dit.
A. vi>>.-Sj-^=- ou \-îj-S=- Xif/''^ Ott
Xirfè. Art, métier.
A. ^Si~:>- x*'^'^^"'^- Mouvements,
actions, procédés. Pi. de y^^O j^
X^iTcket.
A. »—:>■ %'*'■«'«■ Appartement des
temmes, harem.
A. \::/^»S>- ^ttrOTti*. Respect, con-
sidération.
or
Xïizn- Chagrin.
A. ^- -^ %m«. Mélancolique,
triste.
A. .-_«*->■ %uw8. Bonté. J.«S —
Bonne action.
347
Sekl, N.P. Vizir de Ma^cmûn.
A. J«,Aa>- ;^«s«<^.Arrivée Obtention.
A. O .a'<t>- x^~^<^f- Présence. Altes-
se, Majesté, titre des khalifes.
A. (jiax>ca>- %«2.î. Fond. Dernier
degré. Oppose' à „^t «f«^.
A. jLàs»- X'^ff^''- Fossoyeur.
A. v.jL>- %(^/7y. Droit. Dieu.
,v.> en faveur de
l'earard de.
pour, a
A.
Xàquq. Droits. PI. de
A. ^i^JijJU^ x>^W>^t Vérité, re'alité.
A. c;/uLX:>;;ji^-^<^/ Histoire, conte.
O'
.OJ'
Raconter.
A. *S>S>- ^ii/î-wi. Ordre, décision.
A. ^j'^^l j»^> Xekem. el-Wdclfi .
I>ioni d'un célèbre poète.
A. *-ilX:>- %eKOT. Sage.
A. OU.>- %e^. Gosier, gorge.
A. ijtJL:>- X'^l'lè. Anneau pour frap-
per à la porte.
A. jLéJs- X'^"t'nâl. Portefaix , por-
teur.
A. vi>o%4.s>- x^'^^y^t- Protection.
A. J^>» x^ml Action de porter.
...O.J — Porter.
A. cX;y*.^>- xàmnyd. N.P.
A. ^ii}^:»- %tftY?5/. Domestiques.
PI. deik,A^Ls> ;c«î«^.
A. ^i.U^" %é4'a/y. Environs. Voisi-
nage
A. La>- X^^y^- Honte.
Lk.^Uj iy-%«y0. Impudent , ef-
fronté.
..S-f^^- x^H^^"'- Stupéfait, at-
il'i y '•^ x^y^^t. stupéfaction ,
%iye^. Ruses. PI. de
c
hâtimet. Fin, conclu-
sion. Issue.
^L> hàdem. Esclave, serviteur,
eunuque.
,1 > Kdr. Caresse amoureuse.
y
..JS-^^^ — se prostituer, se
livrer,, en parlant d'une femme.
.ywwL3- liàtten. Se lever. Imp.
— j , même sens.
.XjL.^- Uatir. Esprit.
ij)L> Mk. Poussière, terre.
j^Lï» M('/. Vide.
...lA-o'oJs — Faire évacuer.
..Jcii — Se vider, devenir vide.
ipjyÀ.i- Jiâmûs. Silencieux.
lA— ii — Se taire. (jiL-J —
O
O
Tais-toi.
ljôL> Mnedân. Famille.
348
P. *jL> Miiuni. Dame. Demoiselle.
P. xil> Miis. Maison, palais.
A. v.À--:L> ^ijf- Craintif, crai-
gnant.
,..«3jJ — Craindre.
A. - '^ Ktber. Nouvelle, avis,
connaissance.
,.,^-î' — Informer.
P. I»A3» Mdd. Dieu.
A. *^JL> Mddâm. Serviteurs. PI.
de
hâdim.
P. JcJ5lAi> hàdâveud. Maître.
IjOfc'jci» HûdâveTulâ. b Dieu!
P. (3'vA=>. Voir. lAi».
A. vi>-«-X->- hidmet. Service.
...v3_^ — Servir, se mettre à
la dis|)0.<(ition , exécuter un
ordre. Rendre ses devoirs.
P. -S» h<;r. Ane.
P. i^j' 5» Herdb. En ruines, de'-
truit.
,.,«3.^ — Ruiner, détruire.
P. Oji» Mrrf. Petit.
qOJ' t>^ ^ 0.i> Broyer en
petits morceaux.
A. *fc_b_3» Hiirtum. Trompe d'é-
O*"
le'phant.
P. Jo.
Mrrem. Gai, joyeux.
fitirîd. Achat.
•ws> Mspîden. Dormir.
A. u-*.-vi>.5> hdseb. Bois.
P. _VwX> Jiaskt/. Terre ferme.
Litt. sécheresse.
P. JtJi>^ hism. Colère.
A. i^>>.-Jfc_'ii'-> Rilsuiief. Aspérité,
rugosité.
A. v^>^/akAa> hûsumet. Dispute.
..Oj^ — Se disputer.
A. Ja—i» liett. Ligne d'écriture.
Ecriture.
P. ..-_A_fti> Mflen. Dormir. Imp.
Mi.
O'
,^j^
Ikndeii. Acheter.
P. aJCài» //«yVi?. Endormi.
A. (jaà3» Mfz. Aisance.
A. (j^^i» ^V7^. Délivrance. Piété
sincère.
A. \>o^5L> Mûlâse. Bref, en con-
clusion.
A. iiw3bL-> h'.ldfè. Le khalifat, di-
gnité de khalift.
A. vi>otJL3- //i7v^. Vêtement de
gala.
A. s-SJ^^ ^'''^- Caractère. Voyez
A. JJ^ /'■''^«^ Brèche.
A. xà-Jli- AV/?/'è. Khalife, chef
suprême des Musulmans.
A. -♦.> Hemr. Vin.
-vO: ft -«3» Jitmir û ztmr , Dé-
hanche. Litt. Vin et chants.
P. 8i>JL> hendè. Rire.
349
P.
P.
P.
P.
P.
A.
P.
OOj ny\Xj> Un rire trop fort.
.-.lXj^à^ Htndiclen. Rire, v.
v^jLi- hdb. Sommeil.
...Ojj \^y^Ki Endormir.
O
P^\
Mbtden. Dormir.
P.
p.
P.
P.
P,
iC>^Li> lidljè. Maître.
._X.jww'v-> ^àsten. Demander,
désirer, exiger. Imp. 8'^3- Mh.
(jbL_3» hevâss. Familiers, fa-
voris. PI. de *jÔL>- Mssè.
,.,JoL:> Miiden. Mander, ap-
peler. Nommer. Lire. Chanter.
— _j Lire d'un bout à l'autre.
v_j»3- Mh. Bon. Beau.
^^3» ////%. Bonté'.
0»3» JiM- Indique l'action ré-
fléchie. — u en soi-même; mais
aussi, avec soi.
v\jLa*o ^%.> Md-pesend. Con-
tent de soi.
B^.3- ^> Hiid-Mh. Egoïste.
.fci> %?/r. Convenance.
— O Eu rapport avec, digne de.
Jv^ fc_5>- Situation convenable.
Bon état.
,..L>jfc> Mrden. Manger. Boire.
Eprouver, goûter.
lA^yil.^i» MrUd. Soleil.
^Li> i-Xx^.Y> Mademoiselle
ÎHirsîd. N.P.
P, (jij3» ^0*. Bon.
..ttX>«î — Plaire, être agréable.
P. JL5^uwjJ> hos-xdl. Content , de
bonne humeur.
P. A. / aJLi» cj«^^ }ios-Mlq qui
a bon caractère.
P. jA.w^3» Hos-dil. Content.
P.
tillesse.
//o«y. Amabilité, gen-
^Ji,y^ jUy L avec une ama-
bilité parfaite.
A. *wJv> hâuf. Crainte.
P. Q«r> M/i. Sang.
P. i)ia^> ^2Î. Soi-même. Proche.
Parent.
P. ,.-_>LwOv> Msfen. Soi-même.
Litt. son propre corps.
P. ^^ Jieijr. Bien, bonheur.
P. ...K^> heijzûrd/i. N.P. nom de
la mère des khalifes El-Hâdy
et Hârûn.
'Ç.yfS> Mv. Salive.
P. iM'-^'»^ dûden. Donner. Imp.
8l> de.
— -Ij Redonner. Rendre.
A. Jo dâr. Maison, demeure.
»-ïbL:S^! Jl> ou K}ykJ> ^^
Palais des khalifes.
i^mt .î;^ ddr el-mulk. Capitale.
550
P. ._X-iil>^ dasten. Avoir. Imp.
jO dâr.
-y. Voir ^yUjJ.^
A. ^^dét-ij. Héraut, 7Ss>t:^'v^
Le héraut, de Dieu, l'ange de
la mort.
P. i-r^'^ ddmen. Pan de la robe.
P. .«.a/ao!^ ddnisfen. Savoir, con-
naître, reconnaître. Juger de
telle ou telle façon.
A. iL-L- >J diglè. Nom que les
Orientaux donnent au fleuve du
Tigre.
P. jA^k> diiliter. Fille.
P. .i3 der. Dans, en, sur.
P. .O der. Porte.
P. (ji^ «nO dirâz-yui. Ane.
Litt. qui a de longues oreilles.
P. KS'yy^ dirâzy. Longueur.
A. ^Lc'.O dird^è. Habit.
A. iw>-.c> dere^e. Rang, dignité.
P. i^'sy^ derzy. Tailleur.
P. ftl—i .i3 der-ydh. Cour d'un
prince. Palais d'un grand.
P. *.0 direm. Monnaie d'argent.
P. 83^3 A<-> dervazè. Grande porte
de la ville.
P. c j .0 deruy. Mensonge.
..wAfti — Mentir.
P. ijii.J«.0 dervû. Pauvre. Reli-
gieux musulman qui a fait vœu
P. ci^.A«-0 dest: Main. Pied de de-
vant d'un animal.
Q>.>jj ,0 — Plonger la main
dans. ^
[^^-A^ vi>-A«cX-J Se procurer,
obtenir.
O destâr. Turban.
y
.•.L>L«M^ destdn. Cordes d'in-
strument.
, ^.X.ÀJCCvwL> deU-tmiyy. Indi-
gence. Litt. avoir la main étroite.
.fc>LwO des'ûr. Permission.
vA-vib ^.ylA«3 Est-il permis?
P. ..-4.^i_> diismen. Ennemi.
P. |,IJLw<3 diisiiâm. Injures.
.•tu>)i3 — Dire des injures.
A. IcO dii'-d. Vœu, prière.
,.yCàj — Faire des vœux pour,
prier Dieu pour.
...OjJ iAJ|^!cJ Souhaiter mal-
heur.
A, 0fc£0 de^evet. Invitation.
.•.v>_3 — Inviter, engager.
A. !•*-<-> defii. Action d'ensevelir.
mO>
O'
>/-
Enterrer.
A. WÏaÏ^ deqiqè. Minute, instant.
P. Jo ^/i/. Cœur.
P. jJ^'ifl-^ dil-dcîz. Séduisant, attra-
yant. Litt. qui accroche le cœur.
P. ^^>-JCJO dil-tenyy. Tristesse.
Litt. Étroitresse de cœur.
P. oL.i- ^ dil-sdd. Content. Litt.
au cœur gai.
351
A
P.
P.
A.
P.
P.
P.
P.
P.
A.
P.
lyiSS^ dil-kes. Ravissant. Litt.
qui attire le cœur.
j^ dûm. Queue.
L«0 dimd. PI. de ^ dem sang.
...3vy*0 demiden. Souffler.
(31*30 dûmidl. Queue, derrière.
...L\_J<3 dendân. Dent. Dé-
fense.
LkiiJ dûnyd. Monde.
.fcO dur. Loin.
qJ>.5' — Eloigner.
...Ofc—J — Etre loin, "se tenir
loin de.
, .»(3 dôur. Tour. Autour.
...Oj5^ — Tournoyer.
(.i^s-wfcO dûat. Ami.
..J«Liilo — Aimer.
uir»0 dus. Epaule.
(jijO dus. Hier soir.
. o^î>-^ dôidut. Bonheur. Pou-
voir.
, (.^O duvviim.. Second.
, ..iAj»0 devîden. Courir.
, 8,3 deh. Dix.
, sO dih. Village.
...IPO dehân. Bouche.
(^^^...i^O deKset. Stu2)eur, em-
barras, effroi.
...iAjO </2i!/e«. Voir. Regarder.
Eprouver. Imp. ._o Ô2w.
— :1j Rendre visite.
P. j^rî*-^ dîruz. Hier.
P. »-JC-Jl> d'eyer. Autre. — Voy.
)
U3.
-X-jJ
u-^r^J^
j^.y>. Je reçus de chacun
un nouveau (litt. autre) coup.
Adverbialtnneut JoO se rend
par: une autre fois, dore'na-
vant.
P. jLàjO dîiiâr. Monnaie d'or.
P. iM^Jp dioâii. Bureau, adminis-
tration.
A. »jjJ>i3 zeMrè. Provision.
A. .-xAAwb.JI f^ù zi-r-riyâseteyn.
L'homme ■ aux deux pouvoirs,
surnom de Ftzl ibn Sekl, vizir
du khalife Meemûn.
J
A. ^^'^ rdgi'. Qui revient, qui
s'en retourne. Qui retombe sur.
Cela retomba sur lui.
P. y. r^^. Secret.
P. v;>jwi. r<&^. Droit. Juste. Vrai.
A. .çJ^K râz>j. Content, satisfait.
P. ..J. rdn. Cuisse, hanche.
P. imOu'. rdnden. Pousser.
352
P. al. râh. Route.
O'
ob
Admettre.
A. ^_5^ rdif. Avis.
A. tfJi-J) rebbâny. Du maître,
divin.
— ...1 *_j Ordre divin, pa-
role de Dieu.
A. ^NJj TibXy fiain, profit.
P. iM<->^. rebudeti. Ravir, enlever.
— %0. Idem.
A. vi>sj»ac>. rûliset . Permission.
A. v;>jLw. risâltit. Message.
P. .••■A^Ux. resâiiîden. Faire ar-
river, faire atteindre, faire par-
venir. Faire se produire. Cau-
sât! f de jj^AJw.
P. .JJ^jM^ resten. Ltie délivre'.
P. '*jw«, riisvd. Déshonoré.
A. <Sy*'\ ^eml- Envoyé, émissaire.
P. ,..kA-*-w. resîden. Arriver. Se
produire.
A. Lris. rizd. Agrément. Permis-
A. ,i>Ç>.Cj reiyyef. Sujet. Homme
du peuple.
P, ,LJo. reftdr. Conduite, tenue,
manières.
P. i-y^) reften. Aller, marcher,
couler. Se produire. Voyez. ...U
^^y^\ .(-Xjl. Entrer.
A. v.-AJ> rifq. Douceur.
Ois^ Doucement.
...O-j — User de douceur.
A. »Ai
Sj riiq^è Lettre, billet.
A. V''^) rikdb. Étrier.
,.,Ju»0 v_j!^. .O Courir à côté
de l'étrier.
A. c*^*^5 rik'et. Inclination.
J
L«j — les inclinations rituel-
les des musulmans.
P. ksÔ) renj. Peine qu'on se donne.
^Ù,^J^\^, reng-hts. Qui se donne
du mal.
P, ...iAjÇ^VJ. ren^îden. Se fâcher,
s''irriter.
P. l'j'jr revdn. Qui va. L'âme.
..yCiXS^ — Aller, marcher.
A. viiAj'j. r'wdyef. Tradition.
.••OjJ — Raconter.
P. ù»». r^fi^. Rivière, fleuve.
P. jj. r«2:. Jour.
P. .LS^jj. rûzyâr. Epoque, temps,
vie. Fortune.
P. ^_535» rdzy. Pain quotidien.
P. -jLJUv». rômendji Lumière.
P. :^. ^^J^ rumiyyi râz. Le Grec
du jour, c'est à dire, le jour
353
blanc comme un Grec. Opposé
P» c55; '■%• Visage. — jt. Par,
en vertu de.
,•.0.5! et i'\<-^^ — Se tour-
ner vers, faire face.
iMiJ>^ — Se produire, se ma-
nifester, avoir lieu.
qOL^ — Se tourner vers, se
diriger vers.
P. a. rc'Â. Route. Pour s', rd//.
P. IP, re/iâ. Lâché, délivré.
...lVwI — Echapper.
...L>jj — Laisser, lâcher.
P. ...l\juLP. rehdniden. Délivrer.
P. «lXN^» rehyuzer. Lieu par où
l'on passe, passage.
P. i^i rehj. Prisonnier.
P. (^. rey. N.P. de ville.
P. ,.J>^.. rîhten. Verser. Déposer.
Répandre. Imp. p. riz.
J
P. : ze. De. S'emploie dans le style
poétique au lieu de :) ez.
P._^h zâim. Genou.
c^*.wwwJj k_jO) iCkj'jj hezânui
ecLh heuisest. Il s'assit sur le
genou de la politesse. C'e.st-
à-dire , il s'assit avec politesse.
Les Persans s'assoient à terre
les jambes repliées sous eux,
en sorte que les genoux tou-
chent terre.
P. .mIjj ztibuii. Langue.
QiAiL — jj. Prononcer, par-
ler. Litt. pousser sur la langue.
^2jAJj — ji. Sortir de la bou-
che, être prononce'. Litt. pas-
ser sur la langue.
QOLwy — Dire, parler. Litt
délier la langue.
A. i^;/^; ze%viet. Peine, ennui.
P. (•-->3 selim. Coup , mauvais trai-
tement, blessure. sO.fc-J» —
Blessé. Litt. qui a goûté une
blessure. .-^ôS — Blesser.
P. Kk^>\ zeRmè. Son, archet.
P. Qv3t zeden. Frapper. Toucher
d'un instrument de musique,
jouer. Couper (la tête). Lancer
(une flèche).^
— yO (jiij'). Incendier, mettre
le feu.
— U^**} T^* ^^^^^ ^ terre.
P. ^^y^\ Frotter, nettoyer en
frottant.
A. imW; zemdii. Temps.
A. yo: zemr. Chaut.
— 5 j-*-^ Débauche. Litt. Vin
et chants.
P. ^;jy3 zemm. Terre.
P. ,.t; zen. Femme.
P. .•j'lXj; ziiulân. Prison.
P. CNJ; zeny. Rouille.
P. (fij^j zenyy. Éthiopien. Méta-
phoriquement i_^*w iç^\ ^'•^'
thiopien de la nuit , la nuit noire
23
354
comme un Éthiopien, opposé à
jyj ^j. le Grec du jour, le
jour blanc comme un Grec.
P. vi^t zùd. Vite. Bientôt.
A, tXPj zuM. Continence.
P, j^t zehr. Poison.
P. 8jP: zehre. Audace, hardiesse.
P. »oU zyâdè. Plus, davantage.
...J^ — . S'accroître.
P, _i; B'i^- Sous, dessous.
— y Id.
P. >i)_i; zirek. Perspicace, intelli-
gent.
A. ci^r?3 zinet. Ornement. Décor
d''un édifice.
A. wbUw Antériorité, priorité. On
dit, p. e. i^^ajl^w _5^_5 y ^Ly
(.j^Av' >sO_^ ^j6-suo.As-tu connu
cette personne autrefois? On
dit encore «lX-c^ *\.ft.jL*« (3
(c'est ainsi qu'il faut lire p.
312): sans promesse antérieure.
A. ().=>l*w sâ'X^il. Rive, bord.
P. .y:i»Lw sàMen. Faire, fabri-
quer. Composer. Accorder un
instrument de musique sur tel
ou tel mode.
A. Jai>lM< sâUit. Irrité, en colère.
P. -.Lw sâz. Harmonie, accord. Son.
A. vi>.cIa« stet. Heure. Moment.
P. (3La« m. Année.
jjLw 5(?j/r. Tout le reste.
, i_^ouw sebel. Cause. Moyen.
^,^K*~n*.i. A cause de, pour. Au
moyen de.
^.M sehû. Cruche, vase.
sLxAw sipâh. Armée.
^L«.vw sipdhy. Soldat.
."^^La-sA-ow sipehsâldr. Chef, gé-
néral.
O'
A.
A.
A.
P.
P.
A.
P.
,l>LCa« sitdden. Prendre, re-
cevoir. Imp. ,..bl.w sitàn.
i)ii.jbLw siiâyïs. Louange, com-
pliments.
f^tM sitem. Injustice, violence.
si-X-Ji> — Qui a été victime
d'une injustice. Litt. qui a vu
l'injustice.
\^\j^ se%db. Nuage.
^i* se%er. Aurore.
L^^w seM. Libéralité.
C>«.:é^*« seM. Port, dur, violent.
,.-,:^A« sulie^i. Parole. Aifaire.
.JCfti' — Parler, et subst., Pa-
role, conversation.
,Juw sûdilm. Sodome.
r^
ser. Tête. Extrémité. Com-
mencement. Surface. Intention.
S'emploie dans des locutions
comme j»»,. ^^-Xài i^j-^^a^ju
(p. 290) «que je recommence à
chanter", litt., que j'aille h, l'in-
tention de chanter de nouveau.
— ^hy ser. Décapité.
355
A.
P.
P.
P.
A.
P.
P.
A
P.
A.
A.
P.
A.
A,
A
— j ber ser. Auprès de.
— :5 ez ser. D'autour de,
t^ sirr. Secret.
t_-w sera et j^l— .*« serdy. Pa-
lais. Corps de logis. Chambre.
^ f*M sur h. Rouge.
,wiXJj.*« serzenis. Blâme, répri-
mande.
i,;>i^jAv surjet. Vitesse, rapidité.
(C.lîjjw serlcdrl. Altesse.
•LwJfcXJjAw serniyunsdr. Qui a
la tête en bas. ^^ô—S —
mettre qq. un la tête en bas.
t>»jA« sûrûd. Chant, air.
..-.Xà5 — Chanter.
.k ,w silntr. Gaieté, joie.
lNà^j^w serheny. Officier.
, (éX-à-A« sefk. Effusion, action de
faire couler.
, \,Jùà.M seqf. Tablier d'un pont.
(_Xjw sey. Chien.
l»^*« seldm. Salutation, salut.
...v3j5' ou ...i^'c^ — Saluer.
(jii.-j^Ji -"^-Aw Sellâm El-ehres.
N.P.
vi>>.wobl.Aw stldmet. Délivrance,
salut, bon état. ki>./OjL.*A».-J en
bon état, sain et sauf.
cl.fw simd\ Chant.
..>3
O
>/-
Chanter.
P. ...La,*mJCàa« senyistdn. Lieu ro-
cailleux.
A. ^j-«.« s«l Mal. vi>>^'L> — Issue
A.
désastreuse.
t>L*w sevdd. Terre, champ.
^Lji3 q'^^I^ Terres de l'État.
.ifcM' sûvdr. Cavalier.
o^-^
^lX_JL./.w et ji,tX_x_Aia sendely.
Chaise.
( — Monter à cheval.
suvdre. Id.
JlfcAv 5w<f/. Demande.
...L>J' — Demander.
,.-as>^ suJiteu. Brûler. Imp.
LJfcAw SMf/. Gain, profit.
,..iîfcA« sûzdn. Brûlant.
\\jSjMi souyend. Serment.
...i^ic> — Jurer. Adjurer.
i^Y^ suy. Côté. (^fc.AwO Du
côté de , vers.
iu« se. Trois.
(cw «y. Trente.
î$Luw 5y<?/^. Noir.
KkfMi smè. Sein.
i»kAAM seyi/ilm. Troisième.
P. (ji «. Pronom affixe de la troi-
sième personne.
P. -^Lvi sdh. Branche.
P. oui s«(r/. Joyeux.
356
O^
P. ...'<jI^ sdddn. Joyeux
P. ,-,Lo*^L«<' sâdmdn. Id
A.
P.
P.
P.
c .Là sari'-. Grande rue.
*L-w Mm. Soir.
P.
P.
A.
A.
A.
Ju'ww Myed. Peut-être.
..-.iL«*«— jI^ sdyisten. Etre con
venatle.
aJC^woLvl sdyistè. Convenable.
i_^ seb. Nuit.
a.^ se^erè. Arbre.
^ji^ -cv .•!•. se/w. Personne, indi
vidu.
ç*a^\Xù seKsy. Quelqu'un.
O^i-X— à sidâd. Forts, pi
vAJtXà sedid.
OjLii siddet. Violence.
Lojj — La grande chaleur.
...Jui Mden. Aller. Devenir.
Verbe auxiliaire.
de
J^
w serr. Me'chanceté. Mal.
ll-w
serdb. Vin.
vi^o-wi serbet. Boisson. Sorbet.
_,-ii 5er%. Exposition. Expli-
cation.
...o'o — Exposer, expliquer.
Js-iO ser^!. Condition.
Jsj-w suret. Agents de police.
— ._. ~a. l x/^. Commissaire de
police,
vjjjà *6''5'' Orient.
vi>y_w sirket. Association.
*t;rȔ. Honte.
«<r/«'. Commencement.
,..Oj5' — Commencer.
ii\.j_vl «m^. Associé.
..-JC-wA.^ sûsten. Laver. Imp.
iJiJ>» ses. Six.
.L*^ 5i'«r. Marque distinctive.
jtM si'r. Poésie, vers.
\iM/ siifl. Occupation. Affaire.
c>.cLà.à sefd'ei. Intercession.
,'x<^S — Intercéder.
A. X^JtM sefî\ Intercesseur.
...Jj.j! — Demander l'interces-
sion de.
A. (A.VV seii-. Doute.
...Ojj — Douter.
P. .LXw siMr. Chasse, i-ji-^j-i —
Chasser.
A. ii>uLX.vw liledijet. Plainte.
...OJ' — Se plaindre.
A. jCà luhr. Remerciement, action
de grâces.
P. ..JC*>Xw UJcesien. Briser. Imp.
...Xà Mkeii.
P. \X.M.»Xiv sikestè. Brisé.
,3o — Qui a le cœur brisé.
P. ft^-J» Ukem. Ventre.
P« L».w silmâ. Vous.
P. - .■> t '" sûmûrden. Compter.
Considérer comme.
357
P. ..JkS>\JJm sindkte». Connaître,
savoir. Reconnaître. Imp. ^U^w
Unds.
P. ...i^Àaw seniidnu et ...lA-jtÀ^
seniden. Entendre. Entendre dire.
Imp. »jLw senSu.
A. OOL^ sehâdet. Profession de
foi musulmane.
A.P. ç^yw sâmi. Etat d'être né-
faste, sinistre.
P. -a-iCr lë/^r. Ville.
P. »)'>^ — x-vi sîrMre. Litt. qui
suce le lait. Enfant à la mamelle.
— é^^ Id.
P, |^^_x»w sînmj. Bonbons, su-
creries.
A, \iyJ^a.(JN seytenet. Diablerie.
,..Oj-5 — Faire le diable à
quatre, faire beaucoup de bruit.
A. *Jt>yw hfè. Secte, principale-
ment la secte des sy'-ites, dont
'Ali est le chef.
P. »^.w sîvè. Manière. Art.
A. w>.-5>lAO sdxib. Maître, posses-
.bjAw — Chef du guet, com-
missaire de police.
A. iP't^ siibx- Matin, aurore.
Adv. , au matin.
A. jj^^o sebr. Patience.
...L>j^ — Attendre.
A. o»..* ^P silxbet. Compagnie,
société'. Conversation.
a^y
Causer avec.
A. L^ sexrd. Plaine. Désert.
A. .iA;o sedr. Commencement d'une
lettre.
A. K^—>o serf. Emploi, dépense.
qOj^ — Employer.
A. i^^>jua se'-eh. Violent, fort.
A. K$\àjo sefxe- Face, surface.
A. _,^Uo5e;Z«(jc. Droiture, bonne vie.
O
— ^\ Honnêtes gens.
A. ^duo sile. Don, présent. Rap-
ports, relations.
A. ,i>^Luo et \,iy,xi.to senâ^et et
sen'-et. Métier, art.
A. v-jyo sâub. Côté, direction.
A. OkAO saut. Voix. Morceau de
chant.
A. O.yo suret. Façon, manière.
— ..-jl .0. Dans ce cas.
jL;> — . L'état de l'affaire.
A. i^LjLo seyydd. Chasseur.
A. »^^*^ seyxè. Cri.
A. lXjuo seyd. Chasse.
A. ^Atja seyqel. Polisseur de mé-
taux, armurier. P. 291, le ma-
tin est comparé à un armurier
qui efTace la rouille de la nuit.
A. V— »vi5 zerb. Coup meurtrissure.
A. y,_A_>_^ zeribè. Contribution,
apport quotidien de l'esclave.
358
A, j^4-to zemîr. Esprit. |
A. pL/Jo ztâ". Propriétés à la cam-
pagne, domaines. PI. de iotjyto
zei/'^è.
A. ^Lb tdhir N.P.
A. (J^Awis- ^^^^ ^^ Tâhir ïbn el-
Hûseyn. N.P. Célèbre général
de khalife Méemûn.
A. Jo'J^ tdyl. Utilité.
P.A. /ç-aI^ teberij. Originaire du
Teberistân, province de la Perse.
A. <-jyb tereb Joie.
;.xJs-Jt — Réjouissant. Litt.
qui excite la joie.
A. LJJ^ teref. Côté. Bout, extré-
mité. Région.
— O^i — C5~^^ ^ ^^ ^^^^
et d'autre.
A. oij_b terîq. Chemin. Moyen.
A, JàI? tifl. Enfant.
A. v^^JJa ^efei. Action de mander,
de chercher.
..•Oji' — Mander. Chercher.
A. Pj-J^ tûlu'-. Lever, apparition,
p. e. des astres.
A. «-«Ja teme\ Désir.
A. .^^ ^o?«A Manière, façon.
A. 0^ ("(^m/. Longueur.
A. i.**.*!^ z'«6. Parfum.
A. (jJ5*-^k> z'eyj. Inconstance, infi-
délité. Prostitution.
,.ii3j5^ — Se prostituer.
A. yèuj ««/««. Mauvais, méchant,
tyran.
A. j^Lb zdhir. Evident, manifeste.
A, *JLb zûîm. Injustice, tyrannie.
A. ^Ic ^dgiz. Impuissant a.
A. 0>>(c ^âdct. Coutume, habitude.
,'\ùS — Avoir coutume.
A. vi>«^!c 'dtjibet. Fin, résultat.
A. J^c ^dqil. Intelligent. Est qqf.
pris substantivement pour: homme
intelligent.
A. ^Xlc ^dln- Haut, élevé.
A. ...L^Uc ^ebbdsijdn. Les 'Abbas-
sides.
A. &)Ji Jy.c 'Abd'VUah. N.P.
A. (^»._:^V.£ 'e^(;ô. Etonnement.
^^.iw'o — s'étonner.
A. -^ 'e^z. Insuffisance. Pénurie.
A. )<À-c ''uzr. Excuse. im^\5' —
s'excuser.
A. (j^yC ^erz. Largeur.
A. KhO^ '■erze. Action de présen-
ter, d'offrir, d'exposer, de ra-
conter.
359
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A.
A;
A.
A.
A.
A.
...O-j ou ..JCiilo — Présen-
ter, offrir, exposer, raconter.
,P, (i)ww5_c "-erusek. Poupée. Litt.
la petite fiancée.
, uiaJjC "eriz. Large. Important.
, Oyic 'ezdzet. Grandeur.
*ic ^ezm. Dessein, projet.
vit«-«'_iC "ezîmet. Id.
/ û.X«Xc '2%. Amour.
vi^v-^Iiic '■ezemet. Grandeur.
,»_* 'hc ^ez'im. Grand. Grave.
oLâi 'efdf. Abstinence.
— i3*Pi Gens de mœurs austères,
(«juic ^ûqqdb. Aigle, particuliè-
rement aigle noir.
v.»«JiE 'eqeb. Suite.
— ,v>. A la suite de , après.
v^ÀXc '^elef. Fourrage, herbe.
*A£ "-ilm. Science.
^^ ^elè. prép. Sur.
iuçXc ^eleyhi. Sur lui.
i^'ub^^l ^! J^c ^Ely ïbn Mû
Taieb. N.P. du quatrième khalife,
reconnu comme chef par les
lyifes.
CJ.L*.c ^hnâret. Edifice.
jLï-c 'ummdl. Agents politiques,
préfets. PI. de Jsx(c "ânùl.
—p '■iimr. Vie.
XJt-o. ^ii^ ^^yi .^ ' Ûmer ibn
Eby Behtè. N.P. Célèbre poète.
^Ji.^ 'ilmq. Profondeur.
A. \jè.*^ ^emîq. Profond.
A. qI^À£ '■ûnvàn. Titre, en-tête.
P. O
bi^
^éuret. Femme.
A. oLa£ Hydl. Famille (femmes,
enfants et domesticité).
A. {if~{^ ''eys. Vie.
A. (jAjLc ydris. Celui qui plante,
qui a planté.
A. i^Lc ydfil. Inoccupé, oisif.
A. i_.-s.jLc ydlib. Vainqueur.
Q^A^) ou r^^y^^Ht — S'emparer
de, triompher de.
A. ci^jLc ydyet. Extrémité. Excès.
Le plus fort de.
k.;;/juu. Extrêmement.
A. 'iXi: yezd. Kepas.
A. IjjC yilrebd. Etrangers. PI. de
\_.aj_È yerib.
A. (jiSrÈ yerez. But, intention.
A. (V^ yerq. Action de se noyer.
...L>J' — Noyer.
A. i«*.Jji yerîb. Etranger.
A. Jy*ȣ yesul. Tout ce qui sert
à laper les mains.
A. nj^aà yussè. Chagrin, angoisse.
A. O^^ yelldt. Grains, céréales.
PI. de *JLc ydlè.
A. JbbL-é yilâz. Forts, épais. PI. de
JjiaJLc yeliz.
360
A. j»jl£ yûlâm. Serviteur, esclave.
A. Jalc yelet. Erreur.
P. ...lAxiaXc yeltîden. Se rouler.
A. ,..L*.Lc yilmân. Esclaves. Pages.
Corps de Pages formant une
troupe distincte. PI. de *^L_c
yulâm.
A. Is. yemm. Chagrin.
P. liiLUi yémndk. Affligé.
A, LlÈ yind. Chant.
A. c>A-4.jy-E yenîmef. Butin, bonne
fortune.
A. ^jo^ youiè. Plongeon.
QO.y> — Plonger. Litt. boire
un plongeon.
A. y*jL yeyr. Antre. :! — En de-
hors de, en outre de, autre-
ment que.
A, O-aC yeyret. Jalousie.
A. .iuJ3 fitiiè. Discorde, trouble,
sédition,
A. \^Jhi^ fex^- Sottises, injures.
QO't3 — injurier.
A. (ji;.s>b fâ%is. Affreux , abomi-
nable.
A. 'p^ fâriy. Vide, vacant. Qui
a terminé.
;' ql\_,w — Terminer.
A. sj^jjs fdydè. Utilité.
<3^-X»i — fî^rS^ Cela n'a-
vança à rien.
A. \JcJ^ fdyz. Abondant. Qui ex-
celle, qui surpasse.
P. j^oLaS fitdden. Tomber.
A. ^;Cs fetx. N.P.
A. î(A-s fidâ. Rachat, rançon.
Puissé-je te sacrifier ma vie!
P. J-S fird. Vers, du côté de.
Derrière.
}"^.i CJ^f.3 U*^:^5 \J^H —
En avant, en arrière, à droite
et à gauche.
\^y^s — Aller vers, s'appro-
cher.
.••aSjJ — Accepter.
P. ;ji^:^jij ferdpû. En présence,
devant.
(^y^y — Prendre avec soi.
P. jLs ferdz. Vers.
Q.*Sj — S'approcher.
Qi^jj — Allonger, tendre vers.
A . (jAr'Js ferrds. Esclave qui e'tend
les tapis.
A. i^Âvl'j ferrdsîn. PI. de (jit'JS,
P. {J*iyi^.i ferdmus. Oubli.
qiAàv — Sortir de l'esprit,
être oublié.
A. —^ feredj. Délivrance.
P. ^^jÀ ferzend. Fils.
P. qOIXw-S firistdden. Envoyer.
P. f^S'J^JM^ ferseiiy. Parasange.
A. (jijS ferl. Tapis. Lit.
P. ^/Imi^ firistè. Ange.
361
P, cjUj fermdn. Ordre.
. JC^S^-J — exécuter un ordre.
JjLj. — Ordre divin, paroles
de Dieu , p. e. dans le Coran.
P, ...i.>«p.*jj fermuden. Ordonner.
Dire. Terme poli pour dire:
Faire quelque chose, se rendre
quelque part. Employé qqf.
comme auxiliaire à la place de
O'
>/■
P, »i3 fûrû. En bas. q*^j-J —
Renverser.
...lA^vl ou ^^Y^^ — Descendre,
V. n.
..-Aî-i — Descendre, v. trans.
Saisir, tirer à soi. Occuper,
s'emparer de.
P. c>^3>5.S ferûUt. Vente.
P. .-Xi»^^ /erw/itoî. Vendre. Imp.
P. i^jj ferûd. Dessous, en bas.
...lXxÎ — Descendre, v. n.
..Ojfct — Descendre, v. trans
P. u>^*«'->5t' ferûdest. Subalterne.
Litt. qui est sous la main.
P. L>lj j farydd. Cri.
A, c j5 feze^- Peur. Crainte.
A. JsAûS fesl. Article, chapitre,
section.
A. J^A:as fezl. N.P. Fils de Yexye
ïbn Mkd le Barmécide. Il fut,
ainsi que son frère Ijefer , vizir
de Hârim er ReMd.
A. K^ij ^^yi J»*i25 N.P. Fezl ben
Rebî'. N.P. Vizir de Hârûn er
Relui.
A. Jw^ ^J J>.*J25 Fezl ben Sehl.
N.P. Vizir de 3Ie''emun.
A. Jyia» /««w^. Bavard. Indiscret.
A. c^'.^S^ia* fezi%et. Honte.
^vX.*_jiu>_^ — Couvrir de
honte.
A. J*3is /'^. Action, acte.
A. ,ft» feqr. Pauvreté.
A. ,Xs fikr. Pensée.
P. ^^^Ls fUdn. Tel, telle. Un tel.
P. lékJii /t^foA. Ciel.
A. o'kJ /eya^. Perte, anéantisse-
ment.
A. lXjI^ fevâyd. Utilités. PI. de
«LXijli fdydè.
P. |}^ /«/. Eléphant.
A. *jls (7^ym. Debout, solide.
j^uX-^i- — Se lever. Surgir.
A. (jiSAS Ç'e*^'- Action de prendre.
■j^/-
O
Recevoir.
A. (i*,-*-* qebul. Acceptation. Con-
sentement.
. O j' — Accepter.
A. i^0i qettâl. Assassin, meurtrier.
A. J.AÏ qetl. Meurtre.
..J)Y — Tuer, mettre à mort.
A. J^aXS qetU. Tue', assassiné.
362
A. .t-\_j> ([edr. Quantité. (^.t\— ï
qedrî. Un peu.
\^S .lAiiJÎ dnqedr ki Autant que.
A. .t jï qerdr. Stipulation. Condition.
A. iM^j-ï qvr^dn. Coran.
A. u>-?r* qurbet. Familiarié , accès
auprès de quelqu'un.
A. iXaûÏ qesd. Dessein. But.
,..Oj^ — Se diriger.
— ,i; Sans dessein.
A. -»û5 qesr. Palais.
A. *J2î5 qissè. Histoire, conte.
A. L12Ï qezd. Jugement. Action d'ac-
complir, de s'acquitter de. (^LoaS
_*«< Condamnation à mort.
O^/ "" L5-
.JL> Faire droit
à qq. un.
A. -it^Iaï qitmyr. Menu morceau.
Voy. ^i.
A. jLi qe'r. Fond.
A. Ki^^Xi qillet. Peu.
JLo — Pauvreté'.
A. aJLï çefeîw. Plume à e'crire.
...O.fcS — ,0. Concher par écrit.
A. -bUj qimdt. Langes.
A. ùSy-i quvvâd. Chefs. PI. de
A. Ofc-Ï î^wi^. Nourriture.
A. (Wj i7(5^«/. Parole, récit. Air.
Chant.
A. *fcï 5'o«<7?ï. Gens.
A. |,LJ5 ç-yaOT. Action de s'occu-
per de.
...O^ — s'appliquer à, s'oc-
cuper de.
A. \ii/.^^ qeymet. Prix.
A.P. (^C.*xï qeymety. Précieux.
A. v.^'1^ Mi'ïè. Secrétaire.
P. .li^ kâr. Affaire, travail.
A. lXcI^ kâyez. Papier. Lettre.
A. il^ kâfir. Infidèle.
P. .«ilÀ^ .1^ kârkûnàn. Travailleurs.
P. JT.K kâryer. Efficace.
^\a\ —
cacement.
A. \j^ kâiiill. Parfait.
A. v_jLaj kitdh. Livre.
A. \,jCJ^ kttf. Epaule.
A. CJJlS' kesret. Abondance, grand
nombre.
P. L_^V.5^ kuyd. Où? comment?
quand ?
— J> et — 7^ j>^ Partout où.
P. jSS kûddm. Quel?
A. ""S kùrr. Mesure valant 1880
Menn.
P. -_i' kiirr. Rivière de l'Azer-
bey^ân.
A. c^-^'î^ kerdhet. Re'pugnance.
...wwv' — Faire effet, agiretti-
S63
A. .^j/^^S herdhyet. Répugnance,
dégoût
A. *j'r ^^^"■y^- Louage.
A. kJ^S kerret. Fois.
P. iMi^j-^ Jcerden. Faire. Mettre,
placer. — ci\_;wO. Porter la
main.
A. »S ktirem. Générosité.
A. ^S kurh. Mauvaise volonté.
A. f»>J>-^ kenm. Généreux. Pris
substantivement, l'homme géné-
reux.
P. ^Jh^S kes. Quelqu'un. Personne.
— t^i^S'. Personne.
— K^. Tout le monde.
P. ...oLav.5' kusdden. Ouvrir. Dé-
couvrir.
P. ^yiwS kuêten. Tuer.
P. ^/^.j kïïUè. Tué, assassiné.
Cadavre.
P. lOJ^ kestif. Bateau, barque.
P. ..^\j^S keUden. Tirer. Qqf.
s'attirer, et, de là, éprouver.
— <»jL Porter de l'eau. —
jr?
Tirer.
A. viiAjla5' kifâiiet. Capacité.
■ A. .. y àJ kefen. Linceul. Drap
mortuaire.
A. «.«Ji kclimè. Parole, mot, phrase.
P. aJ kem. Peu.
P. A. kij*-u J" jS kem-terhiet. Mal
élevé.
A. oUy kemâl. Perfection.
— y ez kemâl. Par suite de
l'excès de.
P. imUj kemâ7i. Arc.
P. XiS keiidr. Bord d'un fleuve.
Giron, côté.
P. QiAÀJ ktinden. Creuser. Imp.
..^ ken.
P. ljJS kenîz. Fille esclave.
P. "è-jt^ kenizek. Id.
P. f-gjjj kûtehy. Petitesse. Briè-
veté.
P. ii^*S kûèè. Rue.
P. ^OjS' kûdek. Petit enfant.
P. 8;^J kuzè. Cruche.
P. iiî\,wjj kûsk. Pavillon. Kiosque.
P. ...lX^àC^ kusîden. S'efforcer.
P. »Ci£yi kûfte. Frappé, brisé.
—JaL—i» — , L'esprit frappé,
triste.
P. ii.Sji' kûfè. Nom de ville.
A. iwA.5_^j kôukeb. Etoile.
*jLr> — Mademoiselle KSukeb.
P. X^ ki. Que, qui, lequel, la-
quelle. Où, dont, auquel. Parce
que. Pour que. Car. Se met après
le verbe i-y^Sj pour annoncer
le discours direct. Parfois même
le verbe ,.yCài est omis, p. e.
dans cette phrase iM^y^o *oL>
iOsi>Lw »S Jys ^} nS \\Â
i<i:/-wi «Un domestique sortit en
disant : « Qui a composé cet air ?"
364
P. ^ key. Quand?
P. i^M*^ Use. Bourse.
P. «LiT yak. Eudroit — ^- Par-
tout. Chaque fois que.
P. ^^ yébr. Guèbre. Adorateur
du feu.
P. ...i3.IlX5 yûzârdeti. Accomplir,
s'acquitter de.
— -X^ S'acquitter de remer-
ciements.
P. ..-Xw'iÂj yuzdsten. Laisser.
— :|j Abandonner, laisser.
P. .lXj yiïzer. Passage.
(•\^S — Traverser.
P. ...lAjLJl.iÂi yuzbrâniden. Faire
passer, faire partir. Enfoncer.
Passer (son temps). Transitif de
..-îCvii^i yazesten.
P. ..^XÀiiÂi yuzestan. Passer.
P. ji yer. Si, pour S\ eyer.
P. i3jJ 'i3_5 yirddyird. Autour,
tout autour.
P. ...(,\xJ'L>-i yerddnîden. Tour-
ner. Rendre, faire devenir.
P. l'K^S yerden. Cou.
P. ...lXjoJT yerdîden. Tourner.
— -Ij S'en revenir, s'en re-
tourner, s'en aller.
P. ».Â*«ji yuriisiiè. Affamé.
P. .•j>ijJ yiriften. Prendre. Com-
mencer, se mettre à.
— —i Enlever, soulever, rele-
ver, porter, prendre. Emmener.
— .O Prendre sur qq. un,
faire impression.
— k _j. Descendre qq. ch. ou
qq. un.
— (jix-iuj Prélever. Prendre
avec soi.
— t j Accepter.
P. \a'^ yermd. Chaleur.
P. ..^J'L.^.j-i yûnliten. S'enfuir.
Imp. iJji yunz.
P. io.J yiryè. Pleurs.
...OJ' — Pleurer.
P. .-X^ yesten. Aller, s'en al-
ler. Passer. Devenir.
— 'Li Revenir , s'en retourner.
j Revenir. Etre en désarroi.
P. .-XâJ^ yûfteu. Dire. Réciter.
Chanter. Imp. (^v^ 7%-
— tb Répéter.
P. Jo yil. Boue.
P.j.]L^ yeliî. Gorge, gosier.
P. »Jo y elle. Troupe, troupeau.
P. iJi' yilè- Plainte.
. ^ < — Se plaindre.
P. %\^ yevdhy. Preuve. Témoi-
gnage.
P. .i^ yur. Fosse, tombeau.
365
P. ^y^ \Y yur-lcen. Fossoyeur.
P. {Ji/tS yus. Oreille.
..tOfo — Écouter.
P. c^'-ivj.i yiist. Viande.
P. »Ji^^ yiiêè. Coin.
P. XJfcj yûnè. Façon, manière.
A. oij^ l^^l/q- Digne, convenable.
A. (K-UJ libâs. Vêtement.
A. D-j^^ lii^i/è. Abîme.
A. JSi>- lexd- Fosse.
A. »]à>- lexzè. Moment. Litt.: Clin
d'œil.
A. i«5-:>^ lexn. Mélodie. '
P. »:.J lerzè. Tremblement.
P. jX/iJ lesker. Armée.
A. •_p ^ ^ liltf. Grâce, faveur.
Bonté.
...Oj5^ — Faire une faveur.
A. *-».IaJ letmè. Soufflet. Coup.
A. \.Jl«jLJ ItiUf. Beau, gracieux.
A. oJjiJ le^enet. Malédiction.
P. * em. Pronom affixe de la pre-
mière personne du singulier.
Lo md. Nous.
!.>Lo ma ^erd. Locution arabe.
Ce qui s'est passé. Evénement.
P. «oLo mâder. Mère.
A. «olc mdddè. Matière. Fonds.
P. .Lfl mdr. Serpent.
A. (jUo mdl. Fortune, richesse, ar-
gent.
A. CVj j U md Id hûdd. L'indis-
pensable l'inévitable.
P. ...lXjJLo mdlîden. Frotter.
A. iM^-*^ Me^emdit. N.P. Célèbre
khalife 'Abbâside.
P. imi-^^ mdnden. Rester. Etre
hors d'état de, être en détresse.
— fcj Manquer de.
«vAJU mândè. Fatigué.
KJLo mdui\ Qui empêche.
...A/«î — Empêcher, venir em-
pêcher.
aLo md/i. Lune.
^Lo mdhir. Habile.
^Lo mdhy. Poisson.
svXjLo mdydè. Table dressée.
iu'v» mdi/è. Capital. Fonds.
(^oLa-^ mehddij. Commence -
raents. PL de !iAjw« melde"-.
A.
«Jlxx mebley. Somme d'argent.
^J^J./0 mehny. Bâti, construit.
:"I^iV/0 niiitexerriz. Qui se tient
sur ses gardes.
,..Oyi — Se garder de, être
sur la réserve,
jl^ûfl mûtejcjsyyir. Etonné, stu-
péfait.
366
A. (vijX^ mûierennim. Qui chante.
...lXaw — Chanter.
A. oIaûa/O mûteserrif. Agent.
A. |3>jw2Ay« miUtesil. Joint.
...lX-o'oJT — Joindre.
A. JàxA.* mûtfe'iz. Qui se laisse
exhorter.
..jlX^ — Ecouter les exhor-
tations.
A. iV^X/O muteferriq. Séparé, di-
vise'.
.••lXam — Se disperser.
A. ^JCAa mufefekkir. Pensif.
,..i3^ — Re'fléchir.
A. JJfcftXvO mûttqebbil. Qui accepte.
...lX^ — Accepter. Consentir.
A. (Jv*^-* mûtemevvil. Enrichi.
A. KjJ^'àa miitenehbiJt. Attentif à.
,..iA-w — Prêter attention.
A. JàiSJiA miitenezzir. Qui attend.
Qui espère.
A. rJ'U'^'' mûtevdtir. Qui se succède
sans interruption, successif.
.-X/ii.5 — Se suivre à la file.
A. e^UX'* mutevàlij. Consécutif.
Cr"
s^
Se succéder.
A. ^jitS'yKA mutevexxis. Effarou-
ché, dépaysé.
A. ..-fi^JC/O miifeijeqqin. Certain, as-
suré.
A. (3L_i-.4 misai. Ilessemhlauce.
Décret, acte oflBciel.
jLi.<yJ Comme, semblable à.
A. (jl^ me^dl. Pouvoir, faculté.
A. i-^M-X^ mû^tenib. Qui se tient
à récart.
,..i3â.j — Se tenir à l'e'cart.
A, ^*)-^ me^rÉx- Blessé.
mO
O'
>/-
Blesser.
A. (jwwL^ meglis. Salon, salle.
A. [jNtJ^ megus. Mage , adorateur
du feu.
A. '^- " -<^ mexebhet. Affection,
amour.
A. (j*«la.^ mû%Ms. Emprisonné.
^'\à^ — Emprisonner.
A. —LXrs? muxta§. Qui a besoin.
A. ; ,x;^ miixteriz. Qui se garde de.
,..L>4j — Etre sur ses gardes.
A. ^^i^ mu%terem. Honoré.
A. i<c>Z^ muxerriz. Qui excite à,
qui pousse à, excitant.
A. [»55^ mexrum. Déçu, malheu-
reux. Privé de.
A. \àjs? mixejfè. Litière.
A. v_iLJL-j^ muxeqqeq. Vérifie',
prouvé.
..-A/io — Etre prouvé, ve'rifié.
A. (J^^ mexell- Lieu. S'emploie
dans des locutions comme \Ji
tXiJÎAi oUilcî J^.2^. On ne
t'accordera pas de confiance,
litt. On ne reconnaîtra pas en
toi le lieu de la confiance.
367
A. {^^ tX5^ Mûxemmed Emin.
N.P. d'un khalife 'Abbâside.
A. fjn^\\j^ ^^ ôCi^ Muxemmed
ibn "-ebdus. N.P. Auteur de l'his-
toire des Vizirs.
A, c*-^ mixcn- Epreuves, souf-
frances. PI. de vi:/J,^ mi%net.
A. i^j/J^ ini%net. Epreuve, mal-
heur, adversité'.
A. u^L^ mehdlib. Serres, griffes.
PI. de i_^^ m'Méb.
A. o*Ju^ mûlltelif. Divers, n'al-
lant pas ensemble.
A, (}•— :^ mûJiill. Qui gâte, qui
abîme. Qui empêche.
A. (,-JLs^ miJileb. Serre, griffe.
A. c Jl:^ rneUM'-. De'posé (Roi).
A. — î-^ ynuHemmer. Gravé dans
l'esprit. Litt. fermente'.
A. — 'iX* medddx- Panégyriste.
A. oL'lX»^ muddvdt. Action de
soigner, traitement.
A. Oi-A/O mûddat. Laps de temps.
^l\_/« mùddety. Pendant un
temps.
L^J'lX.* miuldefha. Quelque
temps.
A. -,tX-« medx. Eloge, flatterie.
A. ^Jifc^cX-/0 medhus. Stupéfait,
consterne'.
A. *JLiiA/0 medînè. Ville. Médine
(la ville par excellence).
,bUiJ' Vi^JUlAX!
A. \:^\\.ji mezellet. Abjection,
abaissement.
A. vi>*Jt>'j^ murd^e'-et. Retour.
A. vi^ALw'yS murâselet. Correspon-
dance. Message.
...Oj5' — Envoyer un message,
correspondre.
A. }^jA mertehè. Rang, dignité.
A. «ÀJ.^ murtefi-. Elevé.
P. u>-« merd. Homme.
P. C>-A miird. Petit morceau. Voyee
P. j^.A merdum. Les hommes.
P. ^•\^y> mûrden. Mourir. Imp.
wy« mir.
P. «O,.* mur de. Homme mort, ca-
davre.
A. i-^y* merzy. Agréable.
P. c -x mûry. Oiseau.
A. *j-* mûreffeh. Qui est dans le
bien être , aisé.
P. ^ ~A mery. Mort.
A, \.^ Ji merkeb. Monture. Cheval.
P. j,/0 Merv. N.P. de ville. Capi-
tale du Khorâsân.
A. O^-^ murûvvet. Rang d'homme
de la bonne société.
— ^«jL*-w1 Les moyens de tenir
son rang.
A. v_jL^UwO mûstmjâb. Exaucé.
A. \ / ° 1'^^^ mûsteqim. Afiermi,
placé solidement.
368
A. lX-^^-aw.— vo tnes^id. Mosquée.
Oratoire.
A. 0"^/« meserret. Joie.
A. .K~M>.^ mesrur. Joyeux.
A. .. jCwvvC mesken. Demeure, séjour.
A. ..yx^Asva meskin. Indigent.
A.P.,..UJLw./«OTîaM^ff2(f;ï.Musulman.
A. (.Xi-w.^ musned. Trône.
A. e .Uivc meMn"-. Routes , pas-
sages. Chemins qui conduisent
les troupeaux à l'abreuvoir. PI.
de c -Civo mesre\
A. vi^iS' j^~wX'' mûsâreket. Associa-
tion. Rapports, relations avec
qq. un.
..,olo — Associer.
A. «tX^Lwi»* muMkedè. Action de
...obis' — apparaître , être ma-
nifeste. ,'\<^S — Voir.
P, i^i^Mi^A mitsi. Coup de poing.
A. (^jAXi»« mûstery. La planète
Jupiter.
*jLi> — Madame Mûsterij.
A. c -vivfl niesm'. Chemin condui-
sant à Tahreuvoir.
A. (joi./i^ me^yûl. Occupé.
A. \ii^S.M!^A meseqqet. Ennui. Mal-
heur.
A. J.L«i« mesdlix- Avantages. PL
de i,i>>»:^\JL«2.« mesIeXi^t.
A. ,ii/,^'Xj.iXA Affaire. Avantage. Ce
qu'il est convenable de faire.
i\c> — Juger bon.
^JUa* »tîaeW«. Tapis de prière.
li^juùiA mutuW-e. Action d'ob-
server et d'examiner.
...ij>j' — Regarder.
v_)J2<< mutrih. Musicien. Chan-
teur.
^«JUi^ mezlum. Traité injuste-
ment,
i^sj.ljw me'-ârif. Gens connus,
notables. PI. de Oj»**.
tjiiLjt^ me^âs. Moyens d'exis-
tence.
JiXs^ mu'-âsir. Ami , convive ,
courtisan.
JjLjw me'-dny. Sens, significa-
tions. PI. de yÇ>XA me'-ny.
(^^/jfcL*^ mii^dvenet. Aide.
,..0^<^ — Aider.
j_xJC.x^ viù'teber. Honorable,
respectable.
0s.4jJla niiiHemed. Personne eu
qui ou a confiance.
l\*/« mu'-edd. Préparé.
li^OJt/fl me'-rifef. Connaissance.
Oj^Jt^o me^ruf. Connu.
k^>.xAjjw me^syet. Péché.
J- l-^*^'' mu'-ettel. Oisif,
j,«Jiji^ meHmn.. Connu, su.
,..i-\— vi — Arriver au su de
qq. un.
,..0j5 — Préparer.
369
A. >W^^ me'milr. Habité.
A. f^3L^ me^any. Sens. Sentence.
Idée.
A. vj^<-.w. _ ik-jt_^ meHset, Moyens
d'existence.
A. ^giJLA mûyenny. Chanteur.
A. [jictÂA mûfevvez. Confié.
Qi3jj — Confier.
A. Jk>Ao meqbul. Agréé. Favori.
A. j»\AA« muqeddem. Supérieur.
A. V*/^ milqerreb. Courtisan ad-
mis dans l'intimité du prince
(litt. rapproché). PI. ...|j';:JW.
A. jjfi«« mùqerrer. Affermi. Etabli.
i(A*w — Etre bien
G
établi. S'affermir.
A, ».tA2fl/0 meqsurè. Chambre ré-
servée.
A. (^.lx« ynûkâry. Qui loue, p. e.
des chameaux Chamelier.
A. olilXo rnûkàfât. Rétribution,
récompense.
A. w«iA\/Q mekteb. Ecole.
A.P. iJLc* — Ecole.
A. «Jx* mûkerrer. Répété.
^^O j — Répéter.
A. ',_*>. ,w.A/i mek'kûf. Découvert,
divulgué, expliqué.
A. ijCo mekkl. N.P. de ville. La
Mecque, l'une des deux villes
saintes des Musulmans.
P. -X/i meyer. Peut-être que.
A. j^^ mûMzim. Attaché, com-
mis au service de.
A. \^iAJ«ykA miiîdzemet. Action de
suivre quelqu'un comme servi-
teur. Assiduité.
ry^^ — Se mettre au service
de qq. un, le suivre comme
serviteur. Se montrer assidu
auprès de qq. un.
A. vii*i^jL.* melâmet. Blâme, re-
proche.
^^\^y — Blâmer.
A. (jM.«JCLo mûltemis. Qui prie, qui
demande.
^^yOiîi^ — Demander.
A, iAi^\JLe miil%id. Impie. Héré-
tique.
A. (éXLc millk. Propriété, posses-
sion.
A. (iîLJU muliék. Rois. PI. de (é)JU
melik.
A. "JL metnerr. Lieu de passage.
^À^. — Id.
A. ol^ memerrât. Lieux de pas-
sage. PI. de ti memerr.
P. ..yo men. Moi.
— qI âni men. Celui de moi,
c.-à-d. de ma composition.
A. ^yD menn. Mesure de blé.
A, oLs^Lài* mûnâ^ât. Prières, in-
vocations.
A. i«»\.*wUi/0 munâsïb. Qui a du
rapport avec. Qui convient à,
convenable.
A. vijAji^ minnet. Faveur, grâce,
bienfait. Louange.
3i
370
...t^LfJ ou ..->ww'l> o*"*-*' Con-
sentir, faire la grâce de. Faire
une grâce. Obliger.
A. —w-A-î.-'O milnfesir. Répandu,
divulgué,
A. .-£iX>L^ mwitezir. Qui attend,
qui s'' attend à.
A. (JaXJL* muntezïm. Arrangé. Mis
en ordre. Dont les affaires sont
rétablies.
A. JuXJL* mendil. Etoffe.
A. (3jAX menzil. Maison, demeure,
station,
A. «»r^iÀx menzûr. Qui est vu d'un
bon œil, considéré.
A. jkJLx men". Défense. Opposition.
...OJ' — Ecarter, empêcher.
A. oLftJO* mïmqdd. Obéissant.
^ô^jiô^ — Obéir.
A. Xa^a miiiqâr. Bec.
A. jiifc/9 muesdr. Qui fait impres-
O
A^
Etre fini.
A. -JCLx) mmiker. Iniquité.
A. iC>j_^-À./0 menkûxe. Femme,
épouse.
A. (»j^>*^ miiiihezim. Mis en fuite.
Etre mis en fuite.
A. 'J^'i\yA muvdfiq. Conforme.
A. c^î^|>^ mûvâfeqet. Conformité.
...tiJ' — Faire la même chose,
f agir à l'unisson.
A. 0<J}yA mevdyd. Tables dressées.
PL de 8u\-~iLo mdy>
i_„«j>yO mû^ib. Cause.
d'un khalife 'Abbâside.
gS.KMyA musyqy. Musique.
KjHOyA mâuzi'. Lieu, endroit.
\^^SubyA muvezzef. Imposé.
«JSk^ môitqi'-. Situation auprès
de qq. un.
\,JiiiyA môuqif. Lieu, endroit.
— .J locut. prép., à, dans.
i^A^yO mâukib. Troupe. Escorte.
,^;^yO mûnet. Ennui, souci,
peine.
t^tJO Tiûy. Un cheveu.
O5U-0 mehdret. Habileté.
^lX,.^ Mekdy. N.P. d'un kha-
life 'Abbâside.
,..lj_gx mehrebdn. Aimable.
^3lJ^/o mehrebdny. Bienveillance.
Amabilité. Bonté.
vi>^JL^ mûhlet. Répit, délai.
Z_g.xi mûhimm. Affaire impor-
tante.
,iL4..f^ meJimdny. Hospitalité.
.-Xs, ,i>^'^. Aller en visite.
, ^t^^^x mehmûm,. Soucieux.
_/0 my. Particule persane qui,
ajoutée à l'aoriste des verbes,
donne à ce temps la signification
du présent, et ajoutée au pré-
térit, lui donne la valeur de
l'imparfait.
371
P. ,..L«5çwfl miyân. Milieu. Prép.
Entre.
— .ï3 Au milieu, parmi, entre.
P. ^^ t*)*^ mii/dn-tûhy . Creux,
sans consistance. Litt. au milieu
vide.
A. j^tv* mïïyesser. Facile, possible.
A. \^-*r^ mei/l. Inclination, pen-
chant
,p^ù^ — Avoir envie.
P. 5^/5 mivè. Fruit.
P, ... m. Placé devant les verbes
est la marque de la négation.
P. 13 uâ. Négation formant des com-
posés, p. e. H'JL^y.JM u non
brillé.
A. «j»-o'j ndsj/è. Front.
P. «Urij ndyâh. Tout à coup.
P. &î'j nâïè. Plainte.
P. *lj nàm. Nom. Ce mot placé
après un substantif équivant au
latin nomine. Jj (^^^ i^f"^^
nommée madame Mustenj.
P. KA^ ndmè. Lettre, billet.
P. ,..lj nân. Pain.
P. ^^L.j nebdty. Doux. Litt. : sucré-
A. (ji3AJ nehez. Pouls.
A. {_5t~A-J tiebevy. Du prophète,
prophétique.
A. oL^" neydt. Délivrance.
A. (^Y^ ne^va. Entretien à voix
basse. /m<->t^ — S'entretenir à
voix basse, cliuchotter.
A. ^ii*»fl'i_X.J neddmei. Repentir.
A. .lÂ-J nezr. Vœu. ,..v>_j —
Faire le vœu de.
nerm. Mou.
y^-
Amollir. Broyer.
P. Ojj nezd. Auprès. Près.
— p Id.
— 'S. D'auprès de.
P. tiX.JOiJ nezdîk. Auprès. Près.
iAaaw. — Le moment approcha.
,..LXjJ>j.J n!szdil<dn. Ceux qui
sont près.
..-.JjaXjPjJ nezdîMerin. Le plus
proche.
P. (^Jpji nezdihy. Voisinage. Ad'
verbialement , dans le voisinage.
A. (Jj jj nilzul. 1° Descente. ^-s^S —
Descendre (chez qq. un) 2° Repas
qu'on offre à qq. un en voyage.
A. ^sMt,i nesll. Ecriture.
A. JsLio nesdt. Joie. Aise.
P. ...OcjUiô nisdnden. Faire as-
seoir. Placer, implanter. V. tran-
sitif de ...Xm'.CCo.
P. ...lA-oLcio niMnîden. Id.
P. ..-AAw.A«Ài nïkesten. S'asseoir.
— _i Monter à cheval.
A. ^_jlA^ iiisf. Moitié.
LiJLJI — nisf-un-nehdr . Milieu
X
du jour, midi.
372
A. ■_-L ^y^' nesîb. Part, portion,
lot, tâche, emploi.
A. ^'' nezer. Regard. Coup d'œil.
Examen.
A. jjtù nezm. Poésie.
A. ii:A-i^ ni'-met. Fortune. Bien-
être.
A. X4JU neymè. Son. Chant, air.
A. ÂJ ne fer. Personne, individu.
A. C^ÀJ nefret. Aversion.
...<3Îi^ — Inspirer de l'aversion
pour quelqu'un. Engager à se
détourner de lui.
P. .•«Jjàj Tiefnn. Malédiction.
A. y*sij nefs. Ame.
. wwÀJLj. En personne
i3fc3» — Soi-même.
A. ijwÂi nefes. Souffle. Pointe.
^^sj..hO - — Aube du jour.
A. *JiàJ nefeqè. Dépense pour la
nourriture. ^C>S — Dépenser
pour son entretien.
A. .«ÀJ nefér. Qui se détourne,
qui fuit.
.JjJÙ^ — Fuir, se détourner de.
A. JJiJ neql. Action de déplacer,
de transporter.
A. Afti negir. Menu morceau.
. t^^ •^ j «^S^ Par le menu,
en détail,
A. iuJC-J nûktè. Bon mot, trait
d'esprit.
P. slio niydh. Garde. Regard.
^Jcii^J — Garder.
P. ..JCw JsJ nvyensten. Regarder.
P. tlf nemâz. Prière. Dévotion.
..-juwXaj — Tvemdz-i-pûîïi. Prière
de midi.
Sjt^ — iiemâz-i-diyer. Prière
du soir.
.Ssià> — nemdz-i-hufien. Prière
qu'on récite avant de dormir.
A- !i»4J^ nemnemè. Sornettes. Chan-
son qu'on chante pour endormir
les enfants.
P. iMi3».f nûmuden. Paraître. Mon-
trer. Employé comme auxiliaire
à la place de qO^J'. Imp. Lf
nemd.
— î j comme .mi3^.
A. ^«..AjLi nevdyh. Vicissitudes. PI.
de &>-JU nâyle.
A. c^jy nôulet. Fois. Tour de rôle.
P. ..yCvifci nivisten. Ecrire.
P. cX-ySfcJ numid. Sans espoir.
P. i')'.>l-^J nehdden. Placer, de là,
appliquer, employer. Imp. aj neh.
— tb Remettre, placer.
A. .L^ nehdr. Jour.
A, JLaJ nihâl. Plante, jeune arbre.
A, viiA— ;Lg-J nehdyet. Extrémité.
Comble.
A. I— »-ftJ nehh. Action de ravir.
P. jAj nîz. Aussi, à son tour, en-
core, en outre, de plus.
373
P. lé^ nîk. Bien (adverbe). Bon.
JcJfc — \j En bien ou en
mal.
P.^XaJ niku. Bon. Adv. Bien.
P. ^j^XjO nikûyi. Bonté , faveur .
bienfait.
P. |«jô nim. Moitié.
P. x«jj niniè. Id.
P. j M , t'è. Conj. Et.
A. xL*«|^ î;(2'.sîÏ^. Moyen (subst.)
A. J'j y^/??*- Abondant, nombreux
A. «Jtï'j vdqi'-è. Evénement.
A. slNjIj vdlidè. Mère.
A. ^i.L i;<^/^. Gouverneur.
A. «-Vr'î vu^ûd Existence. — L
Malgré. Nonobstant.
A. 8j.>5 vïCgûh. 1° PI. du mot sui-
vant. 2° Notables , grands person-
nages.
A. ^^3 vegh. Moyen, sorte.
— .O En vue de; dans le cas où.
A. vi>woLi»^ veMmet. Mauvaiseté.
K^^/^\c — Le mauvais résultat.
A. O.kj vezdret. Vizirat, dignité
de vizir.
A. -i\^ vezir. Ministre, vizir.
A. JoL«^ vesâyl. Moyens. Inter-
médiaires. PI. de xLywj vedïè.
A. ^jf^ym^ vesvâs. Tentation, sug-
gestion de Satan.
A. &L05 vesU. Liaison, amitié.
A. ci*^^5 vesiijyet. Dernière vo-
lonté. Recommandation.
A. -S^î vûz4. Ablutions.
A. «lX*» ve'edè. Promesse.
A. olàj vejdt. Mort.
A, vi^^ïj ^^Qt- Temps, moment.
j^OSj Une fois.
A. P. ifJ^^-fJXJi^ veqtîki. Lorsque,
au moment oii.
A. oL^j vilâijât. PL du mot sui-
vant.
A. \ii/Si)»^ vilâyet. Pays. Contrée.
P. aJjJj velvelè. Cri, hurlement.
A. LXgx ^^ ou O^^x^^ vely'ehd.
Héritier présomptif.
A. ^\S> hâyl. Terrible, effrayant.
P. ^ her. Chaque.
Ls^ — herkuijâ. Partout oil.
}^ — herki. Quiconque.
«UT — herydh. S'il arrive que.
Chaque fois que. Partout.
ii)^j — herynk. Chacun.
JsjLs>- — Iwrcend. Combien que,
quelque quantité que.
^^ herii. Tout ce que.
_:C>!Uj — Tout ce qu'il y a
de plus parfait.
A. ^ * "y <^ hersemè. N.P. Voir
i^u. ^t.
374
P.
A.
P.
P.
P.
P.
;iyP hery
iz. Jamais.
05
S' Hârîln. N.P. du fameux
khalife surnommé Er-ReUd.
\^ I/c^ar. Mille.
obCwXP héstâd. Quatre-vingts.
lAAûXXii^ hestsed. Huit cents.
li)^^ Mdk. Mort. Perte.
QiAil — Pe'rir.
...lX.-J!<3j-j — Faire pe'rir.
P. S* hem. Aussi. Même.
— [i Ensemble.
JLs> .O — Aussitôt.
P. imL-S' hemàn. Même, celui-là
même, ce même.
P. ...LjL^\^ hemcundn. De cette
façon.
io — Ainsi que, de même que.
P. ^^ hemrehy. Compagnie de
route.
.•.OjS" — Accompagner.
P. ^_yC? hemeyxj. Totalité'.
P. }i$ /ie:nè. Tout.
yj. — Toute la journée.
(jaO — Tout le monde.
P. ^MKf^ fiemisè. Toujours.
P. .'«-^ hemin. Ce même.
i^a>- — Au même moment.
P. .L^UP /^e??<i^<fr. Mouvement vers.
...v>lu> — Emporter vers.
..-iUviO — Se diriger vers.
A. ^XkS> îiind. Inde.
lXj^>w 5 iXàP //««r/ usind. C'est
ainsi que les Orientaux dé-
signent l'Hindoustan.
P. JJ> Muer. Mérite. Talent.
P. 0<X^JS> Imnermend. Homme de
mérite.
P. içiAx^JL^ hunermendy. Mérite.
Talent, bravoure.
P. \*^ henûz. Encore.
P. (cJoUP hevâdâry. Amour, af-
fection.
P. (jilv^ Ml. Jugement. Intelli-
gence.
— L bâ-ltûs. Intelligent.
(jin_2.xj hi-hés. Ayant perdu ses
sens , évanoui. Stupide.
A. oi.Ax^ heylet. Crainte mêlée
de respect à l'égard des supé-
rieurs.
P. ^i^A^^ IM. Rien. Devant un sub-
stantif: aucun. Pris adverbiale-
ment: aucunement. Interr. Est
ce que?
P. , y*S^\jS' hic-kes. Personne.
U*"
L^
P. \jyâ. Ou bien. Jl L f \^
Soit que .... soit que.
P. ûb ydd. Souvenir.
.••(Ax! — Revenir à la mé-
moire.
...o'o — Rappeler qqch. à qqun.
.. JksJs — Apprendre par cœur.
^,
iito — Se
375
P. .•J'IïLj yâften. Trouver. Obtenir.
Imp. v_jy ydb.
hâqdn. N.P.
A. LXJLi> — Yexye ben hdied.
N.P. Voir ^c j.jt.
A. »Lw.»J yesâr. Côté gauche, main
gauche. Abondance, bien.
A. /CJtJ ye'eny.' C'est-à-dire.
A. c*:^. yeqin. Certain.
..ylji>U..i; — Tenir pour certain.
P. tiLi yek. Un. Un seul.
P. té^J é^ .y«^^ y^'t- Un à un.
P. .L*.^J yekbdr. Une fois.
jLXx-J D'une seule fois , en
un coup.
P. jCjiAXj yekdîysr. L'un l'autre.
— -J L''un sur Tautre.
— L Ensemble.
P. \*)S^. yekrug. Voir iik_i et \^y
P. A. «Jx^U^ yehle%zè. Un mo-
ment. Voir tikj et Mâ^.
P. (^j ye/î^y. Un. Quelqu'un.
A. .••*<■ ynniin. Droite, main droite.
ma main droite étant devenue
vide de bien, c'est à dire,
ayant dépensé tout ce que je
possédais. Il y a là un jeu
de mots sur ,La«.J qui signi-
fie encore main gauche, en
sorte qu'on peut traduire: ma
main droite ayant été privée
du secours de ma main gauche.
ADDITIONS ET CORRECTIONS.
6 ,
, 15
9 ,
. 13
31 ,
, 10
30 .
2
33 .
5
43 -
. 10
Ibid. n
11
43 „
3
50 ,
54 ,
, 17
56
3,
Page 5, ligne 30, au lieu de htqu'-e , lisez buqii'e.
„ biirîd, .1 bûrîd.
Jios , '/ hos.
„ sali, lisez Mh.
80 «iw>j^ lisez sLi ,jç>>,^.
Ibid. ., Ibid.
•I racines aoristes, lisez thèmes aoristes.
// ..yL.CisP lisez ._A.Ci>^.
3, rétablir cette ligne comme il suit:
* .yûijit âyisf.en, pétrir inconnu-,
imp.: ^.S i^iJtt ^
dyïktè Imn.
15, au lieu de § lisez § 4.
„ MMd, lisez Mhîd.
.-Xil'uXi^ lisez ..-il^'iÂi .
sir ■• sîri.
quiescent // e quiescent.
./ bepddisdh « bepâdilâh.
„ mernelltcirvâtird , lisez merneliMrvânrâ.
O*^ lisez qL^>.
63,
ligne
15,
75
»
23
84
"
18
%id.
„
Ibid.
90
«
8
94
„
11
96
15
97
„
8
98
"
21
99
„
18
377
Page 102, ligne 8, au lieu de uftâd, lisez uftdd.
103
" 7 ,
après L
? ajoutez Jid.
105
„ 10,
au lieu
de nvMrvan '.
isez nusirvdn
106
6
»
lisez oLw.yLAv.
107
. 6
„
ou
// u.
120
. 26
"
^^
. ^pi-
122
„ 13
"
o^'/'
.. ^i>
130
. 10
"
ez an Rûd
Il ez dni Jiud.
140
„ 26
n
Ukedhubi
„ lekedMbi.
147
„ 30
"
^JLjJ?
.1 kj^K
148
8
n
siAÀi'Lj
.1 «JOTtj^.
Ihid.
. 14
„
sali
-, sali.
Ibid.
„ 15
.,
Uri^ânu
Il fin^dn u.
151
4
■■
après miixâcireï ajoutez sehri.
169
„ 13
„
mehmâni ,
lisez mehmâni.
Ibid.
» 27
„
seKs
H sehs.
184
„ 25
'
ii>«»iXji
„ u:-A-ik}o5.
198
5
.
^
,. :ib.
203
„ 22
„
yuziistoid
,/ y'ùzastend.
223
„ 20
"
o^/
■ o^/-. . , .
224
4
"
bIXj »!^, »
^ ^ lisez «ijo »L5 , ^s^
226
. 29
L«cXa« lisez îyccXw..
228
„ 10,
12 ,
C^ .
■ ¥\.
242
-, 12
"
ffemMri
Il gemhûri.
248
„ 24
„
nd
>i end.
249
1
„
ve
,1 emmd.
256
„ 15
„
ru
n râ.
259
„ 13
"
L^y^
" L5y^'°5-
Ibid.
' 15
,/
}iâhy
1, Jidhy.
289
9
"
r^
., ^.
305
2 et 13 -,
^^
" J^;
307
. 13
"
k^^î;
" ^^V^^-^5;«
312
.. 11
„
stAc », sÀ
jLw lisez siAc*. XJùLx.
378
Page 313, ligne 16, au lieu de (C^aJ lisez _jj.XaJ.
// 336, col. 2, ligne 6, au lieu de XtJt lisez «liVÎ.
337 „ 3
341 „ 1
"
17
15
1^
345 „ 1
346 » l
„
3
29
"
gem'- „
^em\
1 — Ij lisez «i'
-lï
349, col. 1,
lignes 16,
19,
21,
au lieu de Md lisez Md.
Ibid. „ 1
„
30i
au
lieu de MrMd 1
isez MrMd.
358 « 1
„
29
„
tôid
„ m.
TABLE DES MATIÈRES.
PREMIÈRE PARTIE.
CHAPITRE I. Des lettres et de leur prononciation.
§ 1. Alphabet 1
§ 2. Prononciation des consonnes ^
§ 3. Prononciation des voyelles î 3 (^ ^
j 4. Des signes d'épellation ■'■'"
CHAPITRE II. Exercices de lecture 14
DEUXIÈME PARTIE.
CHAPITRE I. Des verbes l'î'
CHAPITRE II. Des verbes non défectueux.
§ 1. Verbe normal 1^
§ 2. Particules préfixes des verbes 31
§ 3. Inflexion finale des verbes 33
§ 4. Paradigme du verbe non défectueux qlXJ.j kundeuy
arracher 34
§ B. Remarques sur la formation des dérivés verbaux . . 29
§ 6. De l'infinitif 46
CHAPITRE III Des verbes défectueux.
§ 1. Des thèmes aoristes des verbes défectueux .... 47
§ 2. Classification des thèmes aoristes des verbes défectueux 50
§ 3. Tableau synoptique des verbes défectueux persans . . BB
380
§ 4. Paradigmes des verbes défectueux 63
§ 5. Voix passive du verbe •JÙCii' kiisten, tuer .... 78
§ 6. Remarques sur la voix passive 80
CHAPITRE IV. Des différentes espèces de verbes persans.
J 1. Des verbes dérivés 83
§ 2. Verbes composés 85
§ 3. Verbes impersonnels et verbes causatifs 87
TROISIÈME PARTIE.
CHAPITRE I. Des noms substantifs 93
Des cas , 95
Des nombres 102
§ I. Des pluriels en \S> hâ 108
§ 2. Des pluriels en ..^ an 103
$ 3. Des pluriels en oi «f/^ 105
§ 4. Des pluriels arabes 106
§ 5. De la déclinaison 107
CHAPITRE II. Des noms adjectifs 109
CHAPITRE III. De l'article 111
CHAPITRE IV. Degrés de comparaison 116
CHAPITRE V. Dés noms composés et de leur dérivation . . .120
Section Première. Noms composés monogènes.
§ 1. ^ y relatif 121
§ 2. 8 É voyelle 126
^ i. »C^ éè, é k 128
§ 4. ...Lx>w stân, .i. zdr, \m sdr , ^ â7i , 129
§ 5. (^b ddn 131
§ 6. '^■^ ^^> l-*wi dçâ, ^b fdm, (jij ves, qU i)id>i . . . 131
i 7. (A-Lo mend, é\j ndk , é\ d& 132
§ 8. »jt dnfi, ._j t/n, iJj ynè 132
381
Pages
§ 9. ^^Ij hdn, Q^j vdn 133
$10. .1^ yâr ^ yer, S âr 133
$ 11. (jii is et (j*>J w 134
Section II. Noms composés polygènes.
§ 1. Deux substantifs 135
§ 2. Adjectif et substantif 137
§ 3. Deux fractions de verbe 138
§ 4. Substantif et thème aoriste 1 40
§ 5. Substantif et gérondif 141
§ 6. Substantif et participe passé 142
$ 7. Adjectif et thème aoriste 143
§ 8. Composé de particules indéclinables 143
CHAPITRE VI. Des numératifs.
$ 1. Numératifs cardinaux 144
§ 2. Numératifs ordinaux 149
5 3. Des numératifs distributife et multiplicatifs .... 151
§ 4. Des figures numériques 152
CHAPITRE VII. Des pronoms.
§ 1. Des pronoms personnels ,.155
Remarques sur Temploi des pronoms personnels . . .159
§ 2. Pronoms possessifs 164
§ 3. Des pronoms refléchis 167
$ 4. Pronoms démonstratifs 174
§ 5. Des pronoms interrogatife 179
§ 6. Pronoms indéfinis 190
QUATRIÈME PARTIE.
CHAPITRE I. Des particules.
§ 1. Adverbes 193
§ 2. Prépositions 201
§ 3. Conjonctions 204
382
Pages
§ 4, Particules interrogatives 209
§ 5. Particules négatives ... 213
§ 6. Interjections 215
■ CHAPITRE II. Locutions exclamatives 218
CINQUIÈME PARTIE.
RÉSUMÉ.
Observations concernant l'étymologie et la syntaxe persanes. —
Accent. Prononciation 232
CHAPITRE PREMIER. Des izafets et des cas obliques.
I. Izafets. § 1. Izafet du génitif 233
§ 2. Izafet d'adjectif 238
§ 3. Izafet pronominal 239
§ 4. Izafet des intitulations .239
II. Datif 24.4
III. Accusatif 247
IV. Vocatif 249
V. Ablatif 249
CHAPITRE II. Des temps du verbe.
§ 1. Infinitif apocope 252
§ 2. Participe présent 253
§ 3. Participe passé 253
§ 4. Aoriste 257
§ 5. Présent 258
§ 6. Imparfait 259
§ 7. Prétérit 260
§ 8. Plus-que-parfait 362
§ 9. Futur 262
CHAPITRE III. Des propositions 264
De l'ordre des membres d'une proposition 266
De la concordance de nombre 271
CHAPITRE IV. De l'accent 274
383
Pages
$ 1. Accent des verbes 375
§ 4. Accent des noms déclinables et indéclinables .- . . . 376
CHAPITRE V. De la prononciation 379
TEXTES PERSANS.
Un virtuose à la cour du KhaKfe Harun er-BeM(l ...... 385
L'aigle sauveur 393
Le cadavre d'une bayadère décapitée 294
Intelligence des éléphants 398
Les Arabes de Bagdad an IXe siècle de notre ère 301
Mort du Khalife Mouça el-Hâdi et inauguration de son frère
Eârun er-ReUd (A. D. 786) 313
Pourquoi Sodome a été détruite 318
L'idéal du bonheur d'un porteur d'eau 330
L'éducation d'une jeune fille persane 331
VOCABULjkIRE PERSAN-FRANÇAIS. . 327
ADDITIONS & CORRECTIONS 376
1881. N"3
.rf'MKWSf /<- ,s"('.T^/„ .., ;iQ
KO
L'ENSEIUNE
D'UN BOUCHER SENTIMENTAL EN PERSE,
Nous reproduisons ici les formes et les dimensions exactes
d'une inscription en caractères arabes, dits (.(terkiby> '), dé-
coupée à jour dans une tablette de fer. Elle fut présentée,
en 1878, pour l'Exposition Internationale de Paris, par la
maison Goupil , au célèbre archéologue , alors président de
la commission d'admission , M. de Longpérier. Il s'agit d'un
appareil composé d'une chaîne supportant la dite tablette ,
sur les extrémités pointues de laquelle on accrochait, a-t-
on dit, des têtes de cuppliciés. Aussi, M. Goupil y avait-il
fait fixer deux têtes de carton peint, dont les faces basa-
nées , l'oeil hagard et la physionomie farouche intriguaient
plus d'un visiteur. L'appareil acheté à Constantinople ou
à Smyrne, y avait été, prétendait on, apporté d'une contrée
1) Cette sorte d'écriture est employée dans les diplômes officiels. Le
'■highra; ou signature du souverain est en caractères "terlcïb» ainsi que
maintes inscriptions des mosquées, mausolées, etc. Terkib veut dire "mé"
lange, composition, forme»; car il n'y a pas de règles précises pour
l'arrangement du texte choisi par les écrivains; ils en groupeni, les mots
et les lettres comme bon leur semble, pourvu que le mélange plaise aux
yeux.
musulmane , où il ornait le portail de l'habitation d'un Na-
çaqëi-Bâsi, ou chef de bourreaux, de quelque despote asi-
atique. J'ai réussi à savoir à quoi il fallait s'en tenir.
Voici la lettre que M. de Longpérier m'a fait l'honneur
de m'adresser à ce sujet:
Paris, le 29 mars 1878.
Cher Monsieur — Je vous remercie de l'empressement
avec lequel vous avez bien voulu me donner un renseigne-
ment sur le support de fer destiné à notre Exposition du
Trocadero. On me l'avait présenté comme offrant une ins-
cription arabe. Dès que j'eus reconnu du persan, je pensai
que personne ne pouvait mieux que vous deviner le sens
de ces caractères enchevêtrés. La forme brève du catalogue
de l'exposition ne nous permettra pas de donner de grands
détails. Nous ne pourrons insérer que le texte tout juste
avec la traduction, sans fac-similé. Mais vous aurez peut-
être l'occasion d'en parler plus au long ailleurs. Sur le fer
original, la distinction des caractères est difficile. Mais
après en avoir fait une empreinte, j'ai teinté les lettres
pour les séparer des arabesques destinées à les relier , puis-
que tout est découpé à jour. De cette façon là on pouvait
lire; mais pour traduire, c'était autre chose; et il fallait
votre parfaite connaissance de la littérature persane, pour
retrouver dans ces mots en (.aterkibit la portion d'un qua-
train. Il faillait aussi toute votre obligeance, qui égale
votre Gcience , ce qui n'est pas peu dire. Si donc vous vou-
lez bien me donner le texte du distique, vous m'aurez
rendu un véritable service. — Veuillez, cher monsieur,
croire à mes sentiments les plus dévoués. — Long'périer.
Voici maintenant ma transcriptioa de l'empreinte don-
née par M. de Longpérier et, grâce à lui, dégagée de tou-
tes les fioritures et arabesques qui l'enchevêtraient, et de-
venue parfaitement intelligible pour quiconque s'est tant
soit peu exercé à la solution de cette sorte de cassetêtes.
C'est un distique emprunté à un agazely (ou ode d'a-
mour) , fort populaire en Perse , attribué au poète Hafiz.
En caractères ordinaires, le distique s'écrirait ainsi:
bènâziky èesmet merdilmi vâr qessâb
zédé û her dilha û kierdé qénnâré mîljegân.
qessâb vâr merdûmi ëesmet bè nâziky mûjegân qénnâré kierdé
û dilha ber û zédé.
Ce qui veut dire :
Le petit homme (que l'on voit reflété dans la prunelle de tes
yeux quand on s'y regarde) est comme un boucher ; il s'est
servi de la finesse acérée de tes cils, qu'il a transformés en
tringle, pour y accrocher les cœurs (des soupirants).
Le poète joue sur le mot merdilm «homme», dont le di-
minutif merdûmek «homunculus» signifie aussi «la prunelle
des yeux»; qénnâré veut dire (i.crochetsi> ce qui à Paris, en
termes de boucherie, se nomme (utringlesy ou verge en fer
munie de crocs afin d'y suspendre les viandes préparées pour
la vente. — Tout cela dépoétise le merveilleux de la signi-
fication du distique en question. Le boucher, ou ce qui est
encore moins poétique, le tripier, ne voit dans les cils de
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sa maîtresse d'autre ressemblance que celle qu'ils ont avec
les crocs de sa boutique , où sont fichés les morceaux de
viande, et les abats d'animaux et de volaille.
Dans l'exemplaire des œuvres complètes de Hafiz, qui
se trouve à la Bibliothèque Nationale de Paris, je n'ai pas
pu rencontrer ce «gazel». Cependant des littérateurs per-
sans du pays le savent par cœur et l'attribuent tous à Ha-
fiz. Je me rappelle que le premier distique du «gazel» dit:
an Kâli mûskini ki niyârem bè rû zédé minneti Kudâïrâ
M nîkuter her nîku zédé.
Ce grain de beauté couleur de musc que ma belle s'est mis
sur la joue, est, f en jure de par Dieu, un charme superposé
à un charme plus grand encore.
Les complaintes dans les poésies erotiques des poètes
européens aussi, depuis le moyen-âge jusqu'à la moitié de
notre siècle, parlent de vievimes, de cœure immolés, d'œil-
lades assassines , etc. ... le poète persan n'a fait que pous-
ser l'image un peu plus loin ! suum cuique,
Paris, 23 avril 1881.
A. Chodzko.
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