121&S
COLLECTION DE MANUELS POUR L'ÉTUDE DU GREC MODERNf
(N° 3)
GRAMMAIRE j
DU
GREC MODERNE
(SECONDE PARTIE)
PAR
Hubert PERNOT et Camille POLACK
CHARGÉ Dli COURS A LV SORBOiNNF.
AGRl'GK PK LtJNJVERSITÉ
Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions
et Belles-Lettres
PARIS
LIBRAIRIE GARNIER FRÈRES
6. RUE DES SAINTS-PÈRES. 6
GRAMMAIRE
DU
GREC MODERNE
(SECOXDE PARTIE
COLLECTION DE MANUELS POUR L'ETUDE DU GREC MODERNE
<N° 3)
GRAMMAIRE
DU
GREC MODERNE
(SECONDE PARTIE)
l'Ai:
Hubert PERNOT et Camille POLACK
CHÂUGÉ DE COURS A LA SOHBONNE | AGRÉGÉ DE l.'lN [ VEIts [ 1 h
Ouvrage couronné par l'Académie des Inscription*
et Belles Lettres
PARIS
LIBRAIRIE GARNIER FRÈRES
6, h i i. i) ES s a i NT s - i'i:n ES , •)
1921
JiJ L 10 1975
PRÉFACE
La « diglossie » ou dualité de langues est l'obstacle principal
auquel se heurtent, non seulement les étrangers qui s 'initient
au grec moderne, mais aussi les Grecs, dès leurs études pri-
maires.
De très bonne heure, en effet, le petit Hellène doit se fami-
liariser, même pour la désignation des objets les plus usuels,
avec des mots et des formes différents de ceux qu'il emploie
journellement II poursuit cet apprentissage durant toutes ses
années d'école et entre ainsi progressivement en possession
d'un double système lexicologique et grammatical, de deux
idiomes, apparentés sans doute, mais cependant nettement
distincts et dont les éléments interchangeables sont relative-
ment peu nombreux. L'un, basé sur une tradition savante, et
voisin du grec ancien, est celui qu'il écrit; l'autre, issu du
grec ancien par tradition orale, est celui qu'il parle. Il
étudie les règles du premier dans les classes. Du second, il
n'a que la pratique; on ne lui en enseigne pas la grammaire,
et il lui faudrait faire effort pour en dérouvrir les déclinaisons
et les conjugaisons.- Tout récemment encore, l'enfant n'appre-
nait à épeler que dans le premier de ces idiomes. C'est hier
seulement (septembre 1917) que, par une réforme louable et
dont les conséquences peuvent être grandes, on a introduit
dans les écoles primaire* des alphabets et de* ehoix.de lectures
rédigés en grec usuel-
Ce grec usuel est aujourd'hui la langue de la poésie; on
l'emploie également dans des œuvres en prose, appartenant
pour la plu part au genre narratif. Le domaine de son
concurrent, beaucoup plus vaste, embrasse la majeure partie
de ce qui s'imprime et s'écrit, depuis les documents publics
jusqu'à la plus modeste réclame, de l'ouvrag ^scientifique au
journal et à la simple lettre. Faute d'en avoir entrepris
l
6 . PRÉFACE.
V étude, bien des étrangers, parlant couramment le grec, ne
peuvent traduire un article de fond; relui qui fCen possède
l>ns nu moins; les rudiments est dans l'impossibilité de com-
prendre un programme de théâtre, voire même une enseigne
de magasin.
Donc en somme, dira-t-on, langue parlée d'une pari, et de
Vautre, langue écrite. Nullement. Celte langue écrite se parle
aussi : C'est relie de toux les discours, celle des professeurs
dans leur chaire; elle exerce son influence jusque dans la
conversation courante; moins celle-ci est familière, plus cette
influence es/ sensible. Et réciproquement, le grec de Ions 1rs
jours se glisse sous la plume, à dose variable, suivant le sujet
traité et souvent aussi le degré d'instruction de celui qui
rédige. Ainsi s'opposent ou s'entremêlent, sans pourtant
jamais se confondre, ces deux rejetons d'une même souche.
Il est probable qu'il n'en sera pas toujours de même et
qu'une simplification interviendra tôt ou lard. Dans quel sens
se fera-t-elle exactement? C'est là le sujet d'une discussion
qui dure depuis des siècles, et les volumes et articles auxquels
elle a donné naissance formeraient toute une bibliothèque.
A voir ce qui se passe aujourd' hui dans la capitale, on peut
conjecturer que c'est le grec usuel qui finira par remporter,
'unis en s" 1 imprégnant de mots et de formes livresques, dans
une proportion qui reste le secret de l'avenir. Un fait, en tout
cas, n'est pas douteux : l'écart considérable qui existe entre
ces deux aspects du grec moderne constitue, dans le royaume,
une complication pédagogique et, à l'extérieur, un obstacle à
la diffusion de l'hellénisme.
La langue que parle le peuple en Grèce est appelée par lui,
pour des raisons beaucoup plus, historiques que linguistiques,
fMojjwuVxa (xà), « romaïqùe », étymologiquemenl « romain ».
Employée littérairement, elle devient \ 8i)p&T'.x^, « le démo-
tique », « le grec populaire » ; on dit même « le grec vulgaire ».
'Il xafopsiiouffa signifie « la langue épurée », « la langue
savante »; mais ce nom implique bien souvent une critique et
les partisans de cette langue se servent plus volontiers du- mot
PRKFACK.
xaOQ(jL[Xou(xévYi, « langue parlée », 7///, powr wne personne non
avertie, prèle, comme on voit, à confusion. Les termes « langue
épurée » ou *. langue savante.» peuvent être, ce me seynble,
avantageusement remplacés par celui de « langue officielle ».
mis en tête de ce volume. Il est immédiatement compréhen-
sible et parfaitement conforme à la réalité, puisquum loi,
votée en 1911, a en effet donné ce caractère à la langue en
question.
Une grammaire de grec officiel avait sa place d'autant plus
' marquée dans cette .Collection de manuels, qu'il n'existe chez
nous aucune publication similaire. Les inconvénients de cette
lacune m'étaient souvent apparus au cours d'un long enseigne-
ment, et plus d'une fois j'avais songé à la combler, sons
cependant en trouver l'occasion, lorsque M. Polack se montra
disposé a entreprendre cet ouvrage, dont la Librairie Garnier
voulut bien assurer l'édition. Le projet primitif ne comprenait
qu'une grammaire tout élémentaire. Mais en examinant le
manuscrit que M. Polack avait établi dans ce sens, il me
sembla que le livre, tel que nous l'avions conçu jusque-là, avait
le définit d'être trop sommaire et ne donnait de la langue
qu'une idée insuffisamment précise. D'accord avec M. Polack)
je repris moi-niême le travail sur une tout autre hase, en
expliquant ce qui avait besoin de l'être, en entrant dans quel-
ques considérations scientifiques, cl eu essayant de ramener à
des règles un usage souvent flottant. J'assume donc aujour-
d'hui la responsabilité duo volume dont je ne lierais être .au
début que le répondant.
Comme cette grammaire est en premier lieu destinée à des
Français, il importait quelle contînt une analyse aussi com-
plète que possible de la langue envisagée. Les manuels dont
on se sert dans les écoles grecques peuvent passer bien des
faits sous silence, car les élèves, ou bien les sentent d'eux
mêmes, ou bien les décimèrent aisément au cours <lc leurs
lectures quotidiennes. Différente est la situation de celui qui
étudie une langue étrangère. El ici une i/coss,' difficulté appa-
raissait : comment présenter èi un Français, sans qu'il en
éprouvât une impression de chaos, un tableau des formes mul
liples et souvent contradictoires du grec officiel, tel nue
l'emploient les divers auteurs?
8 PRÉFACE.
La nouvelle édition de ma grain/maire de grec parlé m'a
permis d'éviter cet écueil. J'ai donné comme régie les formes
savantes, en indiquant, soit dans les remarques, soit dan* les
notes, ce que le grec officiel emprunte parfois nu romaïque.
Des renvois à ce premier ouvrage, placés entre parentfièses,
permettent en outre une comparaison constante des deux
langues; les deux volumes sont établis de telle sorte qu'ils se
répondent point par point, toutes les fois que cela a été pos-
sible; il sera donc toujours aisé de savoir comment peuvent se
modifier les formes officielles sous l'influence du grec parlé, et
réciproquement. Pour les formes savantes elles-mêmes, j'ai
enregistré l'usage le plus habituel. Le lecteur trouvera cer-
tainement, dans des œuvres rédigées en stgle ti-ès élevé, des
phénomènes grammaticaux qui ne figurent pas dans ce
volume, mais ils seront en nombre minime. Pour qu'aucun ne
manquât, il eût fallu insérer ici toute la grammaire du grec-
ancien; le remède eût été pire que le mal et j'ai préféré
écarter délibérément les faits qui présentaient un caractère
trop particulier.
*
* *
Dans une question nationale et complexe comme celle du
grec officiel, il n'appartient pas à un étranger de formuler
un code. Mais il est clair, qu'une fois posé le principe même
du grec officiel, le besoin de ce code se fait impérieusement
sentir. Ici, comme en romaïque, les auteurs n'ont le plus sou-
vent pour règle que leur fantaisie ; la Grèce ne pourrait que
gagner à ce que chacun d'eux sacrifiât une part de cet indivi-
dualisme excessif.
Si, par sa nature même, le présent volume peut, à certains
égards, être considéré comme un acheminement vers une
œuvre de ce genre, son but principal est cependant tout autre.
On regarde aujourd'hui chez nous le grec ancien comme une
langue morte et, pour plus d'un de nos Igcéens, ce décès
coïncide avec celui de Plutarque, le dernier auteur grec porté
au programme de l'enseignement secondaire. L'erreur est
regrettable au point de vue linguistique ; elle l'est davantage
encore au point de vue historique. Car, si tout Athénien du
PRÉFACE. 9
vingtième siècle ne peut se glorifier d'être issu en ligne directe
d'un Athénien du temps de Périclès, il n'en est pas moins vrai
qu'il existe toujours en Grèce un élément autochtone; que,
depuis l'antiquité, le milieu n'y a guère changé: que la tradi-
tion, ce facteur puissant des nationalités, y est restée hellé-
nique; et qu'un des meilleurs moyens de comprendre les Grecs
anciens est d'étudier leurs représentants d'aujourd'hui. C'est
au^i se priver d'une vue d'ensemble intéressante, que ne pas
jeter un coup d'an! sur l'état actuel d'une langue qui a le pri-
vilège de présenter, depuis bientôt trois mille ans, une succes-
sion de textes ininterrompue, et qui, même sous sa forme
la plus récente, apparaît encore comme remarquablement
conservatrice.
Une étude, tout au moins sommaire, du grec moderne, est
donc indiquée, pour tous ceux qui possèdent des notions de
grec ancien, et en premier lieu pour ceux qui l'enseignent.
C'est en songeant à mes collègues des lycées et collèges que
j'ai rédigé certaines de ces pages. J'ai inséré çà et là, à leur
intention, des observations que pourront d'ailleurs se dispenser
de lire les lecteurs auxquels elles sembleront superflues. On a
dit que, dans une bonne grammaire élémentaire, la linguis-
tique devait être latente. Il ne faut pas qu'elle le soit trop. Je
l'ai donc laissée apparaître sur certains points, dans la convic-
tion que, loin de compliquer les questions, cette méthode les
simplifie singulièrement. L'idée n'est pas noiCvelle; elle a été
exprimée notamment dans la première édition de la Gram-
maire grecque de Chassang. A quoi bon par exemple, donner
à des élèves des listes de contractions, que du reste Us ne savent
jamais, quand on peut, en une leçon, leur exposer la règle,
supprimer ainsi de soi-disant irrégularités de déclinaison,
l'étude laborieuse des verbes contractes, et leur ouvrir en
même temps des horizons sur le mécanisme du langage?
Pour passer du grec ancien au grec moderne, l'effort est
minime. A ceux qui voudraient le tenter, je conseille de com-
mencer par le grec officiel. Le texte mis à la fin de ce volume
leur montrera de quelle nature sont les difficultés qu'ils y ren-
contreront. S'ils désirent aller plus avant dans cette voie, ils
pourront lire le livre qu'a publié Emile Legrand dans la
Bibliothèque de l'Ecole des langues orientales vivantes, et qui
10 PRÉFACE.
est intitulé : Morceaux choisis en grec >;iv;ml du xi\' siècle
(Parût, Leroux, 28, rue Bonaparte, I903, 148 pp., m-8°). >'/'
a« contraire ils veulent aborder alors le grec parlé, dont la
grammakre est plus simple que celle du grec officiel^ ilspour-
ront aisément le /aire, et ils saoul alors vite en étal de suivre
e mouvement intellectuel d'un peuple qui mérite d'être étudié,
non seulement parcequ'il porte un grand nom, mois pour lui-
même:
J'ai uns à profil bien souvent, dans la composilwn de ce
volume, la Grammaire grecque de MM.Croiset et Petitjean, <■/
la Deuxième année de grec île MM. Bi&mann ri Goelzer. I."
Neugriechische Kcnversalions-lirammalik de M Petraris,
1rs LJriterrichtsbrié.fe fur das Selhsl-Sfudium der neugrie-
chischen Sprache de M. Barl/i, m'ont également donné quel-
ques indications, et j'ai puisé plus tfun exemple dans le dic-
tionnaire grec-français de M. Vlachos.
Octobre 1917.
HuBEm PERNOT.
ABRÉVIATIONS
ace, accusât il.
acl. ; actif.
adj., adjectif.
adv., adverbe.
aor., aoriste.
art., article.
util., athénien.
aty., aujourd'hui.
cf. (conter), comparer.
décl., déclinaison.
décl. I, II, III, l re , 2% 3 e déclinaison.
ex., exemple.
fam., familier,
fém., féminin.
/»•., français.
fut., futur.
gén., génitif.
gm., grec moderne.
gr. une, grec ancien.
impér , impératif.
impf., imparfait.
uni., indicatif.
litt., littéralement
masc, masculin.
nent., neutre.
pass., passif.
p. ex., par exemple.
plur., pluriel.
plue. I, 2, 3. 1". i . "■• personne
du pluriel.
pnp., populaire.
pqpf., plus-que-parfait.
prés., présent.
pron , prononcez.
rem., remarque.
sue., savant.
sing., singulier.
sing. I, 2, 3. 1", 2 e , •"* personne
du singulier.
subj., subjonctif.
roc, vocatif.
voy., voyez.
L'abréviation PGr. signifie : Peftnot, Grammaire de grec moderne (lan
gue parlée), troisième édition.
Le signe -j- signifie : archaïque.
L'astérisque devant une forme indique qu'elle n'est pas attesté
historiquement, mais restituée par conjecture.
Le signe *► — - équivaut à : transformé en.
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
CHAPITRE PREMIER
AL
.PHABET
1. L'alph
abet moi
ierne se comp
ose d
es vingt-quatre
lettres de l'î
ilphabet
ancien.
A
a
' àXcpa
pron.
alfa
B
M 1
fjTJxa
vîta
r
y
ÏW a
yâma'
A
8
Se Axa
oêlta
E
e
e *}(.AÔv
epsilon
z
S
K«
zîta
H
*>
r.xa
îta
8
e
9-^xa
Gîta
I
i
iûxa
yôta
K
X
xaTTTta
kâpa
A
X
Aâ|jLJjôa
lâmvSa
M
i*
pu
mi
N
V
vu
ni
L W,
5
R
ksi
[UXpOV
ômikron
n
7t
TCl
P 1
p
P
pâ)
ro
s
- cr; s
a-v/pa
sîyma
T
T
xaù
taf
r
U
u '!/'.Xôv
îpsilon
<i>
?
cpï
fi
X
X
X 1
"ici
»F
*
dû
psi
Cl
(0
(T) piya
omêya .
1. Le si«;ne (3 s'emploie d'habitude au commeneempnt des mnN.
2. Pour tessons marqués en caractères ^rers, \ <>i r s "i.
5. Le si^iM ; ne s'emploie qu'à la fin des mots.
CHAPITRE 11
PRONONCIATION
SECTION I
ACCENT TONIQUE
2. Toute syllabe inarquée d'un accent aigu( ') , grave
(\), ou circonflexe (~) est tonique. Dans la prononcia-
tion on doit traîner sur les syllabes toniques, quand elles
ne sont pas finales. Lorsqu'un mot grec est accentué sur
la finale, c'est, pour un Français, comme s'il était inac-
centué- H suffit alors de veiller à ne pas mettre l'accent
sur l'une des syllabes précédentes (PGr., $ 2-6).
SECTION II
VOYELLES
3. L< v s voyel'lesdu grec moderne sont, avec les voyelles
françaises, dans les rapports suivants (PGr., § 7) :
a — a
e =.. é
n, i,u = i
O, (O =0.
Remarque. Ni Viota souscrit (a, t„ w) ni les esprits (§ 16) ne modifiënl
la prononciation des voyelles.
. SECTION III
DIPHTONGUES
4. Les anciennes diphtongues ont aujourd'hui les va-
leurs suivantes :
PRONONCIATION.
(xi = é
ei, 01 = i
ou = OU
au, eu = af, ef ou av, ev'
n u = if ou iv 1 .
SECTION IV
CONSONNES
5. 3 se prononce comme r '.
y, devant les sons é cl /, se prononce comme y dans
yacht. Devant les sons «, o, ou, et devant les consonnes
autres que y, x, y et £, c'est un g continu qui a quelque
analogie avec IV. parisien (y). Dans les groupes yx, yy el
y; c'est un n guttural (/'/). Dans le groupe yy le premier
y est un n guttural, le second l'équivalent du son <j
français (ng).
o se prononce comme le th anglais de thaï.
se prononce comme le th anglais de thing.
? se prononce comme ;■ devant les consonnes sonores
(3, y, o, Ç, )v, ij., v, p). Partout ailleurs il se prononce
comme s dans son, sa. Le ? entre déiix voyelles ne se
prononce jamais comme :.
y, devant les sons é et i, se prononce à peu jars
comme le ch allemand dans ich (c). Partout ailleurs
il se prononce à peu près comme le ch allemand dans
ach [■/).
Toutes les autres consonnes se prononcent comme en
français.
I. On prononce af, ef, il devanl les consonnes aourdes [8, /, £, it, -, -. ;. /. C
el ai', eu, iv partout ailleurs (PGr., Ss 10 el siiiv.
•2. Pour le détail <!<• la prononciation. des consonnes voir PGr., §§ il el sni\
10 NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
Deu.r consonnes contiguës semblables se prononcent
comme une seule.
SECTION V
QUANTITÉ DES VOYELLES
6. Dans la prononciation grecque moderne, les
voyelles sont longues ou brèves, suivant qu'elles sont
ou non toniques. Mais, comme la quantité, telle qu'elle
existait en grec ancien, joue encore un rôle important
dans l'accentuation, il est indispensable de la connaître.
Au point de vue du grec ancien :
Sont brèves les voyelles e et o.
Sont longues les voyelles r\ et w, ainsi que les diph-
tongues, à l'exception des diphtongues oa et 01, qui sont
brèves quand elles terminent le mot.
Sont communes, c'est-à-dire tantôt longues, tantôt
brèves, les voyelles a, t, u ; mais : et u sont plus souvent
brefs que longs.
CHAPITRE 111
NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACCENT
SIGNES ORTHOGRAPHIQUES
7. Lorsqu'on veut écrire un mot grec, il y a lieu de
se demander :
1° Quelle est la syllabe qui porte l'accent.
2° Quelle sorte d'accent il convient de lui donner.
SECTION I
PLAGE DE L'ACCENT
g 1 er . — Voyelle tonique.
8. C'est surtout par l'usage qu'on apprend quelle est,
dans un mot grec, la voyelle tonique (PGr., ^ 36).
Cependant la voyelle tonique ne peut être que Vune des
trois dernières du mot :
Ex. : <pi.^6<70<poç, philosophe; -omtv^, citoyen;
œwvrç, voix.
Remarque. On distingue à ce point de vue l'ultième ou dernière
syllabe, la pénultième ou avant-dernière, l'antépénultième ou troisième
à partir de la fin.
9. Un mot ne peut avoir une antépénultième tonique
que si sa voyelle finale est brève : Qàvaxoç, mort. Mais il
ne s'ensuit pas que, lorsque la voyelle finale est brève,
l'antépénultième soit tonique : ^wvoypàfoç, phono-
graphe; Tcoxajj.6^, rivière.
IN NOUONS PRÉLIMINAIRES
\ 2, Déplacement de 1 accent.
10. Lorsqu'un mol a pour tonique normale (accent
premier) l'antépénultième (cpiXôatxpoç, philosophe; XilofAou,
je suis délié) et que, dans la déclinaison ou la conju-
gaison, sa finale devient, longue, c'est alors la pénul-
tième qui est tonique : (p'.Àoo-éœou, de philosophe; èXuôjjlv,
i'étais délié (PGr.,§38).
SECTION II
RÉPARTITION DES ACCENTS
§ I er . — Les trois accents.
11. Les voyelles toniques portent toujours l'un des
trois accents suivants : aigu ('), grave Ç), circonflexe ou
périspomène (").
Quand il s'agit d'une diphtongue, l'accent se place
sur la deuxième voyelle : œoûvopiai, je parais.
2 ->
Règles d'accentuation.
12. Lorsqu'on sait quelle est la syllabe qui porte
l'accent, on applique les règles d'orthographe sui-
vantes (PGr., §49) :
I. L'antépénultième ne prend que l'accent aigu :
o/aacyoç, maire.
w 2. La pénultième prend l'accent circonflexe, si sa
voyelle est longue et que la dernière soit brève ( _w ) :
or t |jL&ç, dême. Dans tous les autres cas elle prend
l'accent aigu : 8-7[jlo'J, de dôme; ^[jiepa, jour.
à. L'ultième prend en principe l'accent grave : xaXàç
.sCàoç, bon ami. Mais ici deux modifications sont pos-
sibles : accent aigu devant une ponctuation ou un encli-
tique (^ 14 : tptXoç xàXôç, bon ami; 6 xaXo; toi* cptXoç, son
RÉPARTITION DES ACCENTS 19
bon ami; accent circonflexe, quand celte dernière est une
longue résultant d'une contraction ($ 23 el suiv. : -•.•j/<>
(pour Ttfjiàto), j'honore.
Remarque. On appelle oxytons les mots qui ont l'aceenl aigu sur la
finale, paroxytons ceux qui l'ont sur la pénultième, proparoxytons
ceux qui l'ont sur l'antépénultième.
On appelle périspoménes ceux qui ont l'accent circonflexe sur la
linale. propérispoménes ceux qui l'ont sur la pénultième
3 T> —
Proclitiques.
13. On appelle proclitiques (PGr., ^ 47 > des monosyl
labes étroitement liés au mot suivant. Tel est par
exemple l'article en français. En l'ait un proclitique peu!
commencer aussi bien par une consonne que par une
voyelle, mais le grec ne marque comme proclitiques
que les mots à initiale vocalique. Ces mots portent un
esprit (§ 16), mais aucun accent. Sont proclitiques :
1° Les quatre formes de l'article 6, le; r t , la; ot et
a-., les.
2° Les prépositions £ ; .ç et ev, dans; èx el îz. hors de.
5° Les conjonctions el, si; wç, comme.
4° La négation où(x), ne pas.
j/ i. Enclitiques.
14. On appelle enclitiques (PGr., $ 48) des monosyl-
labes ou des dissyllabes étroitement liés au mot précé-
dent, et pour cette raison ordinairement inaccentués.
Sont enclitiques :
I" Les pronoms personnels j/.-, pou, fiot, ptoç, ue, tou,
(TOI, (Taç, TOV, TT,V, TOU, TTjÇ, TOUÇ, Ta^, TO)V.
"2 Le pronom indéfini ~'.c à toutes ses tonnes.
3° Les adverbes tcwç, tcou, itoxe.
4° Les particules te, rot, rcep.
20 NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
Règles des enclitiques.
15. Premier cas. Le mot principal est accentué sur
l'antépénultième : cpiXôuoipoç, philosophe. Suivi d'un
enclitique, ce mot prend un second accent aigu sur là
finale, et c'est sur cet accent qu'on insiste dans la pro-
nonciation : tptÀoo-oîpôç Ttç, certain philosophe; tptXôo-cxpoî
Tiveç, certains philosophes.
Deuxième cas. Le mot principal a un accent circon-
flexe sur la pénultième. Même cas que précédemment :
otôpov, présent; Bcopôv ti, certain présent; Swpà riva, cer-
tains présents. Mais ce second accent ne se prononce pas.
Troisième cas. Le mot principal a un accent aigu sur
la pénultième, et l'enclitique est dissyllabique. Cet encli-
tique s'accentue sur la finale : Swpou tivoç, d'un certain
présent; oùpiov tivûv, de certains présents.
Quatrième cas. Le mot principal a l'accent grave sur
la finale. Cet accent devient aigu devant un enclitique
(§ 14) : uoTafjiéç tiç, certaine rivière.
Partout ailleurs, le mot principal garde son accent et
l'enclitique n'en a pas.
Il n'y a donc que quatre exemples à retenir :
<DÙÀ<jo-f6ç Ttç, otôpôv Tt,, ôtopou nvôç, tzoicl^.6^ t 1 ,;.
Remarque I. Quelques enclitiques se joignent parfois dans l'écriture
au mot précédent : Sffxtç, quiconque; wute, de sorte que; oute, ni; etc.
Les deux mots n'en font qu'un; mais au point de vue de l'accent, ils
sont traités comme s'ils étaient séparés : waxs et oûxe ont l'accent
aigu, et ne rentrent pas dans la règle du § 12, 2°.
Remarque II. L'accent d'un enclitique peut passer sur un procli-
tique : eïç ttva iwftiv, dans une certaine ville.
Noter encore le cas, d'ailleurs assez rare, de èàv tîç toits sl'xr,, si
jamais quelqu'un vient à dire. 'Eàv prend l'accent aigu, parce qu'il est
suivi de l'enclitique tiç, et ce dernier est accentué à son tour, parce
qu'il est suivi de l'enclitique note.
SIGNES ORTHOGRAPHIQUES. .1
SECTION III
SIGNES ORTHOGRAPHIQUES
g I er . - Esprits.
16. Toule voyelle ou diphtongue commençant un
mot reçoit un signe nommé esprit (PGr., ^ 50 . Il y a
deux esprits : l'esprit doux ' et l'esprit rude
Onand il s'agit d'une diphtongue, l'esprit se place sur
ia deuxième voyelle : ouBé-, ni.
Si la voyelle porte en même temps un accent, l'esprit
se pince à gauche de l'accent aig-u ou grave, el sous
l'accent circonflexe : s'/î'., il a; av..'., si...: alu.a, sang.
La plupart des voyelles et diphtongues initiales ont
l'esprit doux. Mais Vu initial a l'esprit rude, saut' dans
le nom.de la lettre, u AiXôv. Le p initial prend aussi
l'esprit rude. Deux z qui se suivent à l'intérieur d'un
mol [)euvent prendre, l'un l'esprit doux, l'autre l'esprit
rude : £??'.$£, il a jeté; mais cette habitude orthogra-
phique tombe en désuétude 1 .
Remarque. Devant une voyelle ou diphtongue portant l'esprit rude,
les consonnes x, -, -. se changent en y. », h. qui avaient en grec
ancien valeur d'aspirées :
Ex. : <>'y/ f,TT0V (pour oôx t,xtov), non inoins.
'E?' obov (pour i-\':\ oaov), nussi longtemps que.
\1:0 t,;jlÙ)v (pour u.ex[à] fifiwv), ;uec nous.
l. Voici la liste îles principaux mots commençant par une voyelle autre que u
et qui prennent l esprit rude. On sait qu'un h français, et plus rarement un s,
dans ii ii mol venu du y rec ou apparenté à un mol grec, indiquent la présence d'un
esprit ru«le dans celte langue '.hagiographie, ï"yio;, saint; hémorragie, xfu.a, sang;
ïXa;. sel : i-'/.<vJ;. simple ; :;. six ; ï~- 1. sept : etc.
A
xl, les art. . aXu.x, saut,
2 ; .\)2. sang, iXu.yp6î, amer,
x6po;, délicat, .\ ; .y.<,;. Balkans, ÏXuai;, chaioe,
Syto;, saint, xlpû, je prends, ïixa, dès que,
xyvdc, chaste. xXx;, sel, i\i.xli. voilure,
\ôr,:. llatlc», àXteù;, pêcheur, xu.xptivu, je me trompe,
■//>/'>:. gros, xXtaxo'u.ai, je suis pris, xu.tXXx, rivalité,'
NOTIONS I'HKI.IMINAIHES.
§ -'•
Apostrophe.
17. Une voyelle finale brève peut sélider devant la
voyelle initiale du mot suivant. On indique celte élision
par une apostrophe (PGr., § 51 ) : koct' etoç, par an (pour
y.y~y. ETOç).
L'élision se produit aussi à l'intérieur des mots com-
posés, mais dans ce cas elle n'est marquée par aucun
signe : xxrsyw, posséder (pour xaxà è'yo .
iTtaXoç, mou,
Ï-3.Ç, une fois,
ï-a;, tout,
iitXoûç, simple,
Spjxa, char,
àp|i6woj, je conviens,
ip-itàÇw, je saisis,
iv r .:, abside,
iy'J:. acre.
'E6patoç, Juif,
à'ôpa, siège,
z'Om;, ilote,
Elu.apu.EVr), destin,
EÎpy.xT,, cachot,
sîç, un,
E'xaffxoç', chacun,
Éy.ixEpoç, chacun
deux,
Ixaxdv, cent,
Ixwv, de son plein gré,
£>.'.;, hélice,
É'Xxoç, ulcère,
ÉAv.'Jio, j'attire,
'EXXàç, JGrèce,
' EXXtjv, Grec,
É'Xoç, marais,
ïtzy.y.. i\ cause de,
ïz. six,
scie;, habitude,
ioprfi, fêle,
É'itou.at, je suis,
ÏT.-y.. sept,
É'pxoç, barrière, .
Ëpu.aiov, proie.
■ j-v, .'.- .'M, j t \pliijue,
'Eppvfjç, Hermès,
É'pTtw, je rampe,
ÈOTtépa, soir,
laxta, foyer,
èaxtaxôpiov', resta ura ni
Éxaïpoç, compagnon,
s'xgpoç, autre,
E'xotu.oç, prêt,
EÔptTxw, je trouve.
Il
y,, la (arl.),
•flYOÛjrat, je conduis,
tf|5ovrj, plaisir,
•/,ô'j;, doux,
^xioroc, très peu,
7, a '.y.:' a, âge,
rjXtoç, soleil,
f)U.Etç, nous,
f)u.épa, jour,
des t)U.Epoç, doux,
y, ;j..-j;, demi,
/,via, rêne,
'fjitap, foie,
Tjpuç, héros,
y,7'j/o;. tranquille,
■rçxxov, moins.
1
îSpûfa), je fonde,
ïôpdj;, sueur,
iÉpaï, faucon,
Upoç, sacré,
r/.ivo;, capable,
;-/.£T£'Joj. je supplie,
iXapdç, <;ai,
; .;j.i;, courroie,
îu,âxtov, vêtement,
ïva, afin que,
ïitjeoî, cheval,
';7-a;Aa'.. je tfJe liens
loxopfa, histoire.
ô, le (art.),
oôo;. roule,
oî, les (art.),
oîov, tel que,
ôTiOç, tout entier,
dp.aXôç, uni,
ô[xiç, troupe.
ô'u.T)poç, olage,
op.iXoç, groupe,
opuX<T>, je parle,
oij.:'/ATj, brouillard.
ou-Oioç, pareil,
ÔU.OÛ, ensemble,
ôu.u)ç, cependant,
o-ay,, sabot de bête
ô'ttXov, arme,
ôltotoç, quel,
ôpiÇto, je fixe,
op/.o:, serment,
ôpu,oç, rade,
6{j\).G>, je m'élance,
ô'poç, terme,
ôp'î), je vois,
6';, lequel,
ôirtoç, saint,
070ç, aussi grand.
ôaxiç, quiconque.
ti)OE, ici,
(jpa, heure,
ùpaîoç, beau,
(V)pipo<;, mùr,
toç, comme
SIGNES ORTHOGRAPHIQUES. 2 5
Quand, par suite d'une élision, une des consonnes x,
tc, t devient finale et que la voyelle du mot suivant a un
esprit rude, ces consonnes se changent respectivement
en y, <p, 0.
Ex. : xa9' r.yipav, pour xax(à) r.jjiipav, chaque jour,
uœ' r,[jLcôv, pour utc(o) T|[i.wv, par nous.
g .">. — Grase.
18. Il arrive parfois que la voyelle finale des articles
to et toc se contracte avec la voyelle initiale du mot sui-
vant, de telle sorte que les deux mots n'en forment plus
qu'un. Ce phénomène se nomme crase 1 . Le signe de la
crase est la coronis, qui a la forme d'un esprit.
Ex. : ToÙAiy '.77ov, pour xô ÈÀà^unrov, au moins.
ol TyO'jyovTsç, pour ol -rcco-iyovTeç, les notables.
£ i. — Ponctuation.
19. Le point (.), la virgule (,), le point d'exclamation (!),
les parenthèses ( ), les guillemets (« »), le tréma (") ont la
même valeur qu'en français (PGr. § 52).
Le point en haut (•) correspond tantôt à nos deux points,
tantôt à notre point et virgule.
Le point et virgule (;) sert de point d'interrogation.
§ 5. — Syllabation.
20. On appelle syllabaiion la division d'un mot en syllabes. Celte
question a de l'importance au poinl de vue orthographique, car d'elle
dépend la façon dont on coupe les mois à la lin des lignes.
1° Une consonne intervocalique compte avec la voyelle suivante. Le
cas est le même qu'en ('nuirais.
Ex. : ol-xfa, maison,
û-pot, heure.
2° Deux consonnes intervocaliques comptent avec la voyelle sui
1. Du grec ancien /, xr>5-'.;. le mélange.
24 NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
vante, lorsque le groupe qu'elles forment existe au commencement
d'un mol grec.
Ex. : or/.ov, arme cf. itXoîov, bateau
àpt-iJT£pdî, gauche (Cf. "'//.o;, llollc .
Dan.- le cas contraire, on les sépare.
Ex. : 8p-xoç, serment.
£aiç-<pw 3 Saplio.
Il n'y a pas, en effet, de mois grecs commençant par px ni par ic«p.
On écrit de même ff<i6-6aTov, samedi ; i>,-/,o;, autre.
•">" Trois consonnes intervocaliques comptent avec la voyelle sui-
vante :
a. — Lorsque le groupe qu'elles forment existe au commencement
d'un mot grec :
Ex. : à-sxpov, astre (cf. axpaxôi;, armée).
b. — Lorsqu'on joignant la première à la seconde et la seconde à
la troisième on obtient deux groupes dont chacun existe au commen-
cement d'un mot grec.
Ex. : £-/6po;, ennemi (cf. ypé;, hier, et epôvo:;, trône).
ai-a^poç, honteux (cf. ujreSôv, presque, et ypoma, couleur).
Dans le cas contraire, on les sépare suivant la règle 2.
Ex. : àv-Tpov, antre (cf. xpta, trois).
4" Dans les mots composés on sépare les éléments composants.
Ex. : etff-épxojiiai, j'entre. >
Tpoa-TpÉ/w, je recours à.
Mais, si le composé renferme une élision, il est considéré comme
simple et c'est la règle 1 qu'on applique.
Ex : iia-pe^oj (de iwcpa -f- È'/w), je fournis.
Ces quatre cas en somme se ramènent au principe unique que
voici. La syllabe est un mot phonétique, qui doit présenter, autant que
possible, la structure d'un mot ordinaire. On ne peut pas couper Sovaxô^,
fort, en Suvax-ôç parce qu'il n'y a pas de mot grec finissant par x;
donc la coupe normale pour les Grecs est 8uva-xôç, et, comme consé-
quence, xôvoç, accent, est lui aussi coupé en xô-voç, bien qu'il y ait des
finales en v.
PREMIÈRE PARTIE
ÉLÉMENTS DE PHONÉTIQUE
21. Pour la description des sons du grec moderne et
tout ce qui est relatif à la prononciation, voir PGr.,
§§ 53 et suiv.
Pour la phonétique du grec ancien, voir les gram-
maires de grec ancien. On trouvera plus loin, dans les
différents chapitres, quelques faits phonétiques particu-
liers. Au point de vue du grec officiel quatre phénomènes
surtout méritent d'être mentionnés : Y accommodation des
consonnes ou assimilation, la contraction, l'allongement
compensatoire, et le v euphonique.
SECTION I
ASSIMILATION
22. Le changement français de n en m devant m, l>, p,
(emmêler, embrocher, empiirr), en / devant / (illisible), et
en r devant r (irresponsable), a son équivalent grec dans
des formes comme :
sjjtjjivu), je persiste, pour èv-|xévt»>.
èpiêàXXw, je mets dans, pour h-ëàXko).
ep/rcXsxb), j'implique, pour êv-itXsxto.
rfuXXéyw, je recueille, pour svv-'kèyu>.
o-uppéw, j'afflue, pour ffuv-oéw.
On dit de même : cruy^pâcpw, je compose, pour ffuv-vpàœoj ;
o-jvx'.vo>, j'émeus, pour <juv-xivû> ; o-uy^éw, je confonds, pour
26 ÉLÉMENTS DE PH0NÉ1 IQ1 E.
-jy-yiui. Cette assimilation des consonnes a en grec une
grande extension. C'est au même ordre de phénomènes
qu'appartiennent les types Y£ycay.-;;.ivo-:, part. part', pass.
de ,'pà'f-co; £s-ppV;-;j.ivoç, part. pari', pass. de ^'/.~'" ; ctc -
22(i. On peut y rattacher aussi l'assimilation des aspi-
rées. En grec ancien les consonnes 8, ©, y n'étaient pas
des continues (PGr., § 11) comme en grec moderne,
mais correspondaient à t, -, x suivis d'une aspiration 1 .
Dans le corps d'un mot, les groupes -0 et x0 ont donné
une double aspirée :
è-vt<p-$7)v pour èvwc-ÔYjv, aor. pass. de vwrç-w, je lave.
t-Tzkiy-Hr^ pour è-iOix-ô-riv, aor. pass. de -)ix-oj, je tresse.
SECTION II
CONTRACTION
23. Les règles de contraction (PGr., $ 55) sont, en
grec officiel, les mêmes qu'en grec classique. Leur con-
naissance est indispensable, si l'on veut éviter, dans
l'étude du substantif, de l'adjectif et du verbe, un long
travail de mémoire. Elles demandent une certaine
attention, mais ont l'avantage de substituer des faits
logiques à des faits empiriques. Lorsqu'on les aura
comprises, l'étude des formes se trouvera considérable-
ment simplifiée.
En grec classique, tout au moins à l'époque où se
firent ces contractions :
L'w s'est prononcé comme Vo de corps, \\ à peu près
comme l'ê de tête] c'étaient des voyelles ouvertes et
longues.
1. C'est ce qui explique pourquoi les Lalins ont rendu ces consonnes par th
i>h. rh : thalamus, philosaphus, chorus.
CONTRACTION. '27
L'a était une voyelle tantôt longue, tantôt brève, à
tendance généralement ouverte (analogue au fr. madame
prononcé à la parisienne), mais fermée après un p (fr.
bas); comparer dans la décl. (§§ 36-37) les types Tpà-iceÇa,
gén. TpaTîé^Tjç,- et 7i(xépa, gén. r/jÀyj.;.
L'o et l'e se prononçaient comme Yo parisien de gigot
et Yé parisien de chanté; c'étaient des voyelles fermées et
brèves.
Pour marquer l'o fermé long et Yé fermé long anciens,
tels que seraient l'o de gigot et Yé de chanté, si on les
allongeait, on s'est servi, à un moment donné, des
graphies ou et f. : to-j; (art. \, tôs; TpeTç, trois, très.
Voy. ouvertes brèves : manquent 1 .
Voy. ouvertes longues : oj = 5 n = ë
Voy. fermées brèves : = e = e
Voy. fermées longues : ou — 6 ei = ë
La qualité ouverte ou fermée d'une voyelle constitue
ce qu'on appelle son timbre 2 .
Principe général. — 'Le résultat d'une contraction
quelconque est nécessairement une longue.
Ceci posé, voici quelles sont les règles de contraction :
g |e. _ . Voyelles semblables.
24. La contraction de deux voyelles semblables donne
t. Kxemplcs do ouvert bref : fr. dormir; d'è ouverl bref : fr. erreur.
.'. Bien des lecteurs grecs se montreront peu disposés è accepter celte théorie
des voyelles et continueront sans douteà y voir une application erronée de la
prononciation érasmienne. La question est scientifiquement tranchée depuis
longtemps, mais il n'y a pas lien de l'exposer ici. La linguistique donne a la pro-
nonciation érasmienne raison sur certains points et tort sur d'autres. Partir,
comme "n le fnil encore dans les lyct-cs grecs, des sons modernes pour apprendre
au.x élèves la grammaire ancienne, c'est s'adresser uniquement à leur mémoire,
au détriment de leur raisonnement, leur faire perdre» un temps considérable el
les condamner à ne rien comprendre à celte grammaire
'.'s ÉLÉMENTS DE PHONÉTIQUE.
une voyelle de même nature; le résultai esl un simple
allongement.
oo «►— ; >■ o, oriAÔouev -- ► 07iA0'Ju.ev .
££ S^-> £'. , X'.VScTî »— >• X'.VE'.TS, etc.
2 k ->. Voyelles dissemblables.
25. Première règle. — Si les voyelles sonl dissem-
blables, elles se placent au point de vue de la contrac-
tion, dans Tordre suivant :
o Ht^-> a «»— » e s©— > i".
c'est-à-dire qu'en général un son o lempoiie sur tous
les autres, un son a sur e et /, el un son e sur /. On aura
donc, suivant les ras, un o /on*/, un <> long, ou un e long.
La voyelle ainsi trouvée, reste à savoir quel sera son
timbre, c'est-à-dire si elle sera fermée ou ouverte.
Deuxième règle 7 '. — Si les voyelles sont toutes deux
fermées, la longue contractée ne peut être Ypie fermée :
x'.vsouèv » — > XWÔUU.SV.
Xiveoucn m-^- x'.vo'jt'. '.
Si l'une au moins des deux voyelles est ouverte, la
longue contractée doit èlre ouverte. L'a, comme il a été
dit plus haut, est une voyelle ouverte.
x'.v£(i)u.sv »— > xtvtôasv,
OY.AOtOUcV »— >• Ô'/iÀWJJLâV,
àyx—àtojj.sv s»—* àya-topLiV,
ava7câo ,, Ja , t ss>— >■ x-'x-fÔT'. ',
x'.oéx »-> x'.oo) (§ 63, Rem. Ih.
1. Voir pour ces diverses formes la conjugaison des verbes contractes.
2. La question de l'u ne se pose pas pratiquement.
S. Il n'y a que deux cas exceptionnels, qui- sonl indiqués rem. I et II.
■i. Dans xtvéouai, dryxitâousi, la graphie ou représente un o long fermé.
CONTRACTION.
Remarque I. Lorsqu'un : est précédé d'une ih-~ voyelles fermées ;
ouo.il ne disparaît pas, mais forme diphtongue avec elle :
Sas'.Xs'i g^— y paat^sî (§ 55 .
'./'■■ ~r—> <;/'y- [§ 63).
Mais, si la voyelle précédente esl ',. <•> ou a. le cas de i rentre dans
la règle générale: il disparait 'par contraction et on le souscrit dans
l'écriture : •/ : ./.i [ . p — > ■j'.v.f,. ivOptoTRDÏ & — > àv6pto~u>, f,u.spaï «• — . f,|j.Épa.
Remarque II. Dans le groupe n. le voisinage d'un z a produit une
contraction en r, ' :
I8vcoc s* — > ë8vt,.
Mais, sons l'influence d'un p, consonne après laquelle l'a était
fermé § 23), la contraction s'est faite en un a long fermé :
ipyôpea î* — >■ ipyup» 4 .
ï 3. Voyelles suivies de diphtongues.
26. L'orthographe oj, Ei,ne représentait pas toujours,
en grec ancien, un o cl un e longs fermés: dans certaines
Tonnes, ou, et étaient de véritables diphtongues deux
sons distincts, en une seule syllabe) : ojtoç, celui-ci;
Xûei, il délie. Quant aux groupes oi, ai, aujourd'hui
réduits à de simples voyelles (c, /, § 4), c'étaient
anciennement des diphtongues.
Le résultat de la contraction d'une voyelle et d'une
diphtongue ne peut être qu'une diphtongue.
Remarque. Au point dr vue de la contraction, l't souscrit doit être
considéré comme adscrit : u, -j.. ïj équivalent à <■>■■■ zc, v-, diphtongues.
Première règle. — Dans l'échelle de contraction, la
diphtongue se place avant la voyelle simple prédomi-
nante qui lui correspond : ei l'emporte sur z simple
(y.'.vh', »— > xivêï) ; o'. l'emporte sur o simple ~//>v.
-aoI), etc. On obtient ainsi la gradation :
oi s*— > o »— ► ai »— > a »— > ei »—> e »—> i.
i . X'oir page un. noie i
2. 'Oorà (§48) et /p'j3à (§ 82) ne sont pas des conlracl ionsdedsréa. xp'Jaea, mais
une simple extension analogique du lype ipv.pj.
30 ÉLÉMENTS DE PHONÉTIQUE.
Deuxième règle. — Cette règle est identique à la
deuxième règle du $ 25. Si les deux éléments de la
contraction sont fermés, la diphtongue contractée sera
naturellement fermée.
JCLvési «H- > JCtVcI,
oy,),6î'- m— > oy,).o'..
Si l'un au moins des éléments est ouvert, la diph-
tongue contractée sera ouverte. L'a compte comme
voyelle ouverte.
077£(j> m-+ 0T7W.
-rcAÔco »— > t:À(J),
àyaîcàr, 8»— > àya— à,
àya-nàsi ©—> àyoncqî 1 ,
XIVE7) »— >• x'.vrj.
Remarque I. En grec classique, eai se contracte régulièremenl (§ 25.
Rem. II) en tq, devenu si en attique : Xûe[<x]ai ®— > /w, »— > Xûei, tu [es
délié.
Mais, sous l'influence d'un p, la contraction de zxi se fait en une
diphtongue ai fermée : - \
àpyupéaj s» — >. àpyupaî*.
Remarque II. Au subjonctif présent du type ôr./.ôw (§ 204. Hem. . la
contraction de or, se fait comme si l'on avait oei : St^ôtqç »-> ôv.o",-.
SECTION III
ALLONGEMENT COMPENSATOIRE
27. A une époque ancienne du grec, le v a disparu
devant un ç. Lorsque la voyelle précédente était brève,
1. Comparer àet'ôw n > aôw, je chante. Pour ao'. s» — >• t.>, on a àoiSifj *» — > ùysr],
ode.
2. Xpuuaî (§ 82; n'est pas une contraction de /pjîsai mais une simple extension
analogique du type àpyupat. Il en est de même de 5i7cXot? (anciennement BtitXoat) '
la contraction de -oat serait -m.
ALLONGEMENT COMPENSATOIRE. 51
il en est résulté un allongement, qu'on appelle compen-
satoire. Ce phénomène joue un rôle important dans la
déclinaison.
A l'ace, sing. masc. de l'article, tov (aveco fermé bref),
correspondait un ace. plur. tov-ç. Le v a disparu et Yo
fermé bref est devenu un o fermé long qu'on a écrit ou
£ 23 : -roue.
Le radical du. numéral un est ev- (gén. év-ôç, ace. êv-a,
dat. év-t). Son nom. masc. a d'abord été ev-ç; d'où, par
disparition de v devant ç et allongement compensatoire,
eïç 1 . La graphie et représente ici un e fermé long.
En pareil cas ~, ï, u deviennent a, ï, û; mais â, •., û ne
subissent aucun changement.
SECTION IV
v EUPHONIQUE
28. Certaines formes terminées par s ou par •., troi-
sièmes personnes de verbes ou datifs pluriels, peuvent
prendre, aiin d'éviter l'hiatus avec un mot suivant, un
v final qu'on appelle v euphonique. Ce v n'était pas obli-
gatoire en grec ancien et ne l'est pas non plus aujour-
d'hui.
Ex. : il ewcs(v) 6 xôpro;; qu'a dit ce monsieur?
\iy0\j7w oti, ils disent que.
1. L'accenlu; lion régulière devrai! être v.;. Le circonflexe esl vraisembla-
blemenl dû à l'influence de to:î;.
DEUXIÈME PARTIE
MORPHOLOGIE
I. - DÉCLINAISON
CHAPITRE PREMIER
L'ARTICLE
29. Le grec officiel possède :
Trois genres : masculin, féminin, neutre;
Deux nombres : singulier, pluriel;
Cinq cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif.
§ 1 er . — Article défini.
30. L'article défini, le, lu, se décline de la manière
suivante (PGr., g 93) :
SINGULIER •
MASCULIN FÉMININ
NEUTRE
Nom.
6
i
-h
Ace.
TOI*
TT,V
-.h
G EN.
toj
•"iç
-ryj
Dat.
TW
PLURIEL
~ï
TW.
Nom.
oi
ou
Ta
Ace.
TO'JÇ
Ta
Ta
G EN
TCOV
TtOV
T(I)V
Ace.
TO^
Ta^Ç
70 IÇ.
L'ARTICLE. 53
g 2. - Article indéfini.
31. Pour indiquer qu'un substantif est indéfini, la
langue officielle peut, comme le grec ancien, employer
ce substantif sans article : fikëXiov, un livre; ou se servir
du pronom indéfini t'.ç (S 143) : avOpwïrôç xiq, un homme.
Mais sous l'influence de la langue parlée (PGr., § 95 .
elle emploie souvent un article qui est l'adjectif numé-
ral un.
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
s '•>
'j.'.y.
i
£V
Ace.
vrj.
'j.'.y.y
i
îV
G EN .
;vôç
|UÔç
svô?
Dat.
(ivl)
[m)
Évl).
Remarque I. Le datif appartenant au stylo élevé (§ 34>. il s'ensuit
qu'il ne peut être employé à l'article indéfini.
Remarque II. Observations sur l'emploi de l'article. §§ 343-349.
CHANTRE II
LE NOM
SECTION 1
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
2 1 er . — Classification des déclinaisons.
32. Le système de déclinaison est le même en grec
ofliciel qu'en grec ancien. La différence avec le grec
parlé (PGr., §§ 102 et suiv.) est donc ici radicale. On se
trouve bien en présence de trois déclinaisons, comme
en grec parlé, mais le genre n'en est qu'un élément
secondaire.
Les deux premières déclinaisons sont dites parisylla-
biques, parce que le nominatif et le génitif y ont le
même nombre de syllabes : ^[iipa, gén. rij/ipaç; avOpunco;,
gén. àvQpwTzoj. La troisième est dite imparisyllabique :
ïipwç, gén. yJgojoç.
\ 2. — Ordre des mots
33. L'ordre des mots du grec officiel offre de grandes
analogies avec celui du grec parlé (PGr., § 100). Le
complément déterminatif ne s'intercale pas nécessaire-
ment entre l'article et le substantif : le livre de Pierre,
■zb (â'.êAïov toù né-rpou. La tournure ancienne to toù fléxpou
(JiêXtov appartient au style relevé; comparer $ 361.
g 3. - Emploi des cas.
34. On met au nominatif le sujet et l'attribut du sujet
^PGr.J 101).
PKEMIÉIŒ DÉCLINAISON. 35
On met au vocatif le nom de la personne ou de la
chose à laquelle on adresse la parole.
On met à l'accusatif le complément direct du verbe.
On met au génitif Le complément du nom et souvent
aussi le complément indirect du verbe, quand ce complé-
ment est un pronom personnel :
Ex. : 11 m'a dit, [xoû zl-t.
Le datif est le vrai cas du complément indirect du
verbe (il m'a dit, |xol swee), mais-son emploi constant est
l'indice d'un style très officiel ou prétentieux. On le
remplace couramment, soit par le génitif, s'il s'agit d'un
pronom personnel, soil par la préposition elç dans, ai
suivie de l'accusatif (§ 370 .
Ex. : 11 a donné à ses amis, sStoxev s ; .ç toùç spîXouç tou.
SECTION II
PREMIÈRE DÉCLINAISON
35. La première déclinaison se compose : l u de noms
féminins en -oc el en -n : '2" de noms masculins en -oc^ ei
en -nç
2 I e '. — Noms féminins.
A. ■ — Noms en -oc.
1" — Type : f] rj^époc, le jour.
36. Caractéristique. — Ce type comprend des noms donl l'a est pré-
cédé d'une voyelle ou d'un p et qu'on appelle noms en a pur (PGr.,
§ H7).
SINGULIER PLURIEL
N < ) M . 7| "h [->■ £ ? y - ï '. yj pipa '.
VoC. -'r/j.iyj. rjuipai
A ce. ttjv r.pipav tv.ç rj|xéoaç
GÉN. t^ç 7)uipa<; 7(>>v Yjuepôv
Dat. ~r, '^uîépqc ~y.\; ^Liépaiç.
7,6 LE NOM.
Sur 't :>.ïyj. on décline : f, olxia, In maison; y, (âao-tXsîa, la
royauté; f, -.osa, l'idée; r, T/.'.à, l'ombre; tj àvejj/tà, la nièce;
in z<<>/.iy., lo nid; ri -bj:a, le pont; 7 Ôûoa; lu porte;
y, jxoïpa, le sort; r, cppoupà, la garde; etc.
Remarque. Le mot tj 'AOtjvôï. Minerve, se décline sur '<::■■■' el esl
périspomène à ton- les cas.
2° - Type : f] TpâTTEÇoc. /'/ table.
37. Caractéristique. — Ce type comprend des noms dont I'* esl pré-
cédé d'une consonne nuire que le p el qu'on appelle noms en a non
pur. Le type TpàiusÇa ne diffère du précédent que par le gén. sinfr. qui
est en -7}ç et par le dat. sing. qui esl en -7j (PGr., § 117).
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
T. TpairsCa
a 1 , -zy.-i^'j.'.
Voc.
-zy.-t^y.
TpàlCsÇflW
Ace.
ty,v Tcà'ite&xy
Tac Toarrs^ac
Gén.
tf.ç TpaTcéÇiiç
TtoV Tpa— îvCOV
Dat.
t?, Tpa-s^r)
Talc Toa-i^a'.ç
Sur Tpà-ssa on décline : r, ÔàXaora-a, la mer; 7, y).o>7Ta,
la langue; / ( ;^où(7a, la muse; y, ooea, la gloire; tj oi'}a, la
soif; r, Tîetva,' la faim; t, pua, la racine: etc.
B. — .Xoms en -r).
Type : f) vûcr), la victoire.
38. Caractéristique. — Même déclinaison que r.uisa, sauf qu'au sin-
gulier -x esl remplacé par -tj (PGr., ;• 120 .
SINGULIER
l'LURIEL
Nom.
T, V'ixr)
a', vixai
Voc.
vlxT)
vtxat
Ace.
77,7 VIX7JV
Tac vvxaç
Gén.
77, ç vutr,ç
TWV V'.XÔJV
Dat.
TTj vlxr-,
TaJ.ç vlxa'.ç.
PREMIÈRE DÉCLINAISON. T >7
Sur vixïj on décline : y, èra.crrrçu.7), la science; r\ ~i-/yr t .
l'art ; y, Çéor/), la chaleur; f, àyà-r,, l'amour; y, xscpaÀT), la
tête; 7] àos)-.<pî, la sœur; f, t/o/V/), l'école; y, otpetrj, la
vertu; r, àcrcpaTOrç, l'éclair; y, fâpovrrç, le tonnerre; etc.
j< 2. — Noms masculins.
A. — Noms en -ocy
Type : ô toc^locç, le caissier.
39. Caractéristique. — Même déclinaison que r^ivi, sauf -ç au
non), sing. et -ou au gén. sing. L'article est naturellement masculin
(PGr.. Sî 103 et 113. Rem. IIIj.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
ô
Tau.i« s
fj'<. Tauiat,
Voc.
Tauîa
~y.' { j.'.y.'.
Ace.
70V
tau'lav
touç Tatxtaç
Gén.
70 'J
7atj.iou
7(07 77.U'. tôv
Dat.
tu
T7JJ.-4
70 te Ta a 'la'.;.
Sur -rajji'la; on décline : 6 veavtaç, le jeune homme; ô
Àb'/'laç, le sergent; 6 xap^apîaç, le requin; 6 xoy/.'laç,
l'escargot; 6 riauo-aviaç, Pausanias; 6 'Avopéaç, André; etc.
Remarque I. Ont le gén. sing. en -oc. au lieu de -ou, tous les muas
dans lesquels la désinence -«; n'est pas précédée d'une voyelle : ô
'Eicctjjisi'vw^aç, Kpaminondas ; ô 'Awîêaç, Hannibal; ô ToWat;, Romas:
ô l'aaÔJTTa:, Gambetla; ô Taxîva:, Racine; '<> XeÇtlr/jpaç, le chercheur
(litt. le chasseur) de mots; 6 6(,j;xâ;, Thomas; ô poppâç, le vent du nord
(Rorée); ô r x V -' déjà chez Cratinus), le glouton; 6 napx;, le
para ; etc.
Remarque IL Les noms communs en i; font leur plur. en-iSeç, à la
façon <lu grec parlë(PGr., ? 105 ) : tpotyàSeî, napâSsç.
B. — ; N.orns en -nç.
Type : ô TcoAi/tric;, le citoyen.
40. Caractéristique. — Même déclinaison ipie v(xti, sauf -ç au nom.
sing., -ou au gén. sing. et -a bief au voc. sing. (PGr., §g 108 et 113 k
3
LE
NOM.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
Ô TtOAtTTJÇ
Ot TtoXÏTai
Voc.
TCokll fX
7C0AÎTat
Ace.
TOV ItOMTTJV
toÙç 7taXCxaç
Gén.
-roû r.ojJ'ov
TCOV 7Ï0A'.TÔ>V
Dat.
7(ô TJj)X~l\
TO*.s WoXCtCUÇ.
Sur -oàvty.ç on décline : 6 7tAav>)irr)ç, la planète; 6 vojxàp-
vyiç, le préfet; 6 yopao-iàp^ç, le proviseur, le principal;
6 ;j.a9rix/is, l'élève; 6 tcoi.Tjt/.ç, le poète; etc.
Remarque I. Les noms en -Trçç (paroxytons ou oxytons) et <n
-ipyriq font leur voc. sing. en -a. Tous les autres (à quelques excep-
tions près, qui du reste ne se présentent pour ainsi dire jamai-)
le font en -r\ : 6 '.U'.rcs'»^, Aristide, voc. 'Ap-.TrstoT, ; ô 'AvcwvtiSr.ç,
Antoniadis, voc. 'AvTwviâôï) ; etc.
Remarque IL '0 SeoTcôtïjç, l'évêque de rite grec, fait au vor. sing.
Bécntoxa.
Remarque III. En grec parlé (PGr.,-g 108)les nomsen-^ ont le gén.
sing. en -r\. Il s'ensuit que les noms propres modernes comme Zatjj/r,;.
Tpixoû-rciy;, gardent ce même gén. en grec officiel : Zaî;x^, TpcxoiSm), Les
noms communs d'origine étrangère et d'importation récente comme
ô xaS-îjç, le cadi; ô x aT M«i I e pèlerin, gardent au plur. les formes
parlées : nom. ace. xocS^Ssç, yjxTÇrfiss; gén. xaSVjSwv, /axÇfiôwv (PGr..
§ 109).
§ 3. — Accentuation.
41. L'a, au sing. du type ■fiaépa, est le plus souvent long, mais il y a
d'assez nombreuses exceptions : yécpupa, pont; itpwpa, proue; fioîpa,
sort; a?0pa, marteau; aœaîpa, balle; à^Beia, vérité; 'A^eÇàvopsta, Alexan-
drie; etc. Cette différence de longueur est importante au point de vue
1° de la voyelle tonique (§ 9); 2° de la répartition des accents : ûpa,
mais upwpa (§ 12, '2°).
L'a au sing. du type xpâ-rcsÇa est bref.
L'a du voc. iro)âxa est bref. Ainsi s'explique l'accent circonflexe de
cette forme (§ 12, 2°).
A l'ace, plur. de tous les noms de la décl. I, il y a eu allongement
compensatoire (§ 27) : xpâraÇavç »-> xparasÇa;. L'a y est donc toujours
long.
Tous les noms de la décl. I ont le gén. plur. pénspomène : tijiepôv,
xpaiceÇwv, vtxwv, Tajiiwv, ito^txwv.
Dans une déclinaison quelle qu'elle soit, lorsqu'au gén. ou au dat.
sing. ou plur. l'accent est sur la finale et que celle-ci contient une
DEUXIÈME DÉCLINAISON. 39
voyelle longue ou une diphtongue, cet accent est périspomène : clécl. I ,
tpuAeSç, tpuAsî, cpw^ewv, cpwÀsaî?- ixa8r|X0Û. u.at6n.Tr,, (utâ-nrûv, uaOr,-^"; —
décl. II, xotaixoC, -KOTXjJLw, hqtxjjlôjv, itOtajJW)tç — décl. 111. rf/oû;, r,/oî,
SECTION III
DEUXIÈME DÉCLINAISON
42. La deuxième déclinaison comprend : 1° des noms
masculins et féminins en -oç, 2° des noms neutres en
-ov, 5° des noms contractes, 4° un type irrégulier.
§ 1 er . — Noms masculins.
Type : ô avôpGcmoç, l'homme.
43
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
6 àvOotOTCOÇ
0', àvQowTco».
Voc.
avGptOTîs
avOpWTTOt
Ace.
xov àvOptoTO»
-roue àv8pa)7rouç
Gén.
TOÛ àv6pu)7rou
TWV àv9pa)~ojv
Dat.
TW àvQpwTtW
TOtç àvOooiîtou.
Sur avGpwTtoç (PGr., § 111) on décline : 6 TciXsjxoç, la
guerre; 6 xtvouvoç, le péril; 6 Àoyoç, la parole, le discours;
6 wtïcoç, le cheval; 6 £évo;, l'étranger; 6 Xûxo;, le loup;
o Çùôoç, la bière; 6 xrj-o;, le jardin; 6 itOTajxé^, la rivière,
le fleuve; 6 o'.p()aX[j.éç, l'œil; etc 1 .
£ 2. Noms féminins.
Type : f) a^iTreXoq, {a y/^nc.
44. Cararléristique. — Môme déclinaison que la précédente; L'article
seul diffère (PGr., § 121).
1. 'Dans la deuxième déclinaison masc. et neutres) noter les noms propérispo
minus : Yptito;, senne, drague; YP'<poç, énigme; yûpoi;. tour; u.09oî, fable; irtXo;,
chapeau; itpîvoç. chêne nain; ctïto;, blé ; (ttûXo;, pilier; uOxov, figue: aylvo;
lentisque ; xCupoç, typhus ; tpûXov, sexe ; KOpo;, Cyrus ; EGpOs, Syrien.
in
LE
NOM.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
T, à|/.T:£Àoç
ai 7.'j.-e).o'.
Voc.
kn///.
Ace.
T7|V XlATïcAoV
T7.; àu.-£),OUÇ
Gén.
TYjÇ àp.7C6AO'J
XWV àuTCSÀttV
Dat.
xr. auraÂti)
xa/.ç àuiréAolç.
Sur apiTTsAo; on décline : r, ôiàXsxxo*, le dialecte; f, ui-
Oooo;, la méthode; rj 'Hratpoç, PËpire; ï| neA07c6wTi<roç, le
Péloponèse; r\ pà(55oç, le bâton; 7| ^'fo^s ^ a v °i x (aux
élections); y, vôto;, la maladie; i\ v^toc, l'île; vj Xioç,
Ghio; rj MriXo;, Milo; etc.
§ 5. — Noms neutres.
Type : tô npôBoctov, le mouton.
45. Caractéristique. — Les noms neutres, quels qu'ils soient, ont
trois cas semblables : nom., voc. et ace. Au pluriel, ces trois cas sont en
a, sauf modifications pour cause de contraction.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
XO TtpOoVïOV
T«
7tpooaxa
Voc.
irp 6 ëaxov
upôêaxa
Ace.
xô TîoôêaTov
Ta
— oôëaxa
Gén.
XoC» TtOoëàxO'J
xiov upoSàïtov
Dat.
TCO TîooêaTw
TCÙ
; 7ïooëàxot.ç
Sur TtpôëaTov (PGr., § 129) on décline : xô Ttpôtnoitov, le
visage; -ro oîxxuov, le filet; xô xpo jjljjluov , l'oignon; xô fioù-
xupov, 'le beurre; xô yjuivàa-'.ov, le lycée, le collège; xô
çuAov, le bois; xô a-ùxov, la figue; xô pôùov, la rose; xô
TcAoIov, le navire; xô Çuyov, le joug; xô spuxôv, la plante; xô
4>6v, l'œuf; xô tcoo-qv, la somme; etc.
Remarque I. Substantifs neutres en -i.ji.ov, i 61, Rem.
Remarque IL Le grec parlé (PGr., §128) possède une foule de sub-
stantifs en -i provenant d'anciens diminutifs en -iov et ayant valeur de
DEUXIÈME DÉCLINAISON. 41
simples : itôSt pied, pour -ooiov, anciennement ■ pelit pied ■•. En grec
officiel, les anciens diminutifs en -wv ayant valeur de simples sont
relativement rares : tô (îtêXîov, le livre; tô itacSîov, l'enfant (à côté de
ô iratç); -à roTfjpiQv, le verre; etc.
Remarque III. Les mots d'origine étrangère lerminés par -: en grec
parlé peuvent être en -wv en grec officiel : tô tou-.?sxiov, le fusil; tô
■/x-ijyi. le khan ; etc. Mais nombre d'auteurs leur gardent la forme
usuelle. Tojfiy.'., /iv:, ce qui est en effet préférable.
§ 4. — Noms contractes.
46. Garac 1er it tique. — Ces noms sonl contractes parce que la
voyelle de leur désinence s'est trouvée en contacl avec un radical
terminé par une voyelle. Ils sont réguliers au poinl de vue morpho-
logique. Pour les décliner, il suffit de partir des types îvBpwiro
et -poSa-ov, et d'appliquer les règles de contraction données aux
S3 23 et suiv.
47. A. — Typ e •' ô Tt£pi.TrXouc;, le périple.
SINGULIER PLURIEL
N. 6 (TZîp'.lzko-Oç) TÎ^GVJrAO'J,?» 01 (T.ZZ'.Tz'kO-O'.) TZZZ'-J.O'.
\ . (~ £0'/7tA0-î) —cO'ItiAO'J (.— cOUT AO-Ol) ~ ZO'.-'jSj'.
A. "6v (itepîitXo-ov) TteptTîXouv tctjç (TrspwtXô-ouç) TtspiitXouç
(i. TOÙ {llZO'.TZ/.Q-rj'j) ÏTSpVJtXo'J 1 7107 (-SO'.TTÀÔ-OJV TTSOtirXtOV
D. T(ô (7C£pwtX6-ij)) t^g'ItAgj . ~o\^ (ttso'.tcXÔ-o'.çi -£oir/.0'.ç.
Sur TtepMtXouç on décline : 6 o-.à-Aojç, le Irajel par mer;
6 -Aoù;, le voyage par mer; 6 xarcàppou;, le catarrhe syn.
y, xa-rappo-/], le rhume de cerveau); 6 voûç, l'esprit; ô poûç,
le cours, le courant; ainsi que le nom étranger ô Iy.o-ûjç,
Jésus (PGr., $112).
Remarque. Le pluriel de ces noms est, soil rare, suit même inusité.
On peut noter, en outre, que certains d'entre eu* tendent actuelle
ment à suivre la déclinaison de poû? (§ 66).
I. L'accent est ici analogique, puisque nspiitXôou devrait aboutir à 'iccptitAoû
Il en va de même an dat. sing. et aux ace, gèn. et dat. plur,
42
LE NOM.
48-
Nom.
Voc.
Ace.
Gén.
Dat.
B. — Type : tô ôcjtoûv, Vos.
SINGULIER
TO (oOTÉ-OV) 0<TTOÙv
(otts-ov) oaxoùv
TO ( otfriov) ot-çoGv
TOÙ (offTl-Ou) 6<7TOÙ
to) (oaré-G)) oaro)
Ta
PLURIEL
OTTa
OTT7.
Ta ott5.
TOJV (oTTé-tov) OOTtoV
TOtç (oiTTÉ-otç) oaToIç.
Ottoùv est le seul substantif de ce type, mais on trou-
vera plus loin des adjectifs qui se déclinent de la même
fa<;on.
g 5. — Noms irréguliers.
49. Quelques substantifs, appartenant à ce qu'on
appelle la déclinaison attique, peuvent être classés
comme irréguliers.
Caractéristique. — On les décline sur àvQpwitoç, en observant les
règles suivantes : 1° Le voc. sing. est pareil au nom. sing. '2° Quand
la désinence de àv6pwTto<; a une voyelle ou une diphtongue fermées
(§ 23), elles sont remplacées par la voyelle ouverte correspondante
— qui en l'espèce est partout w. 3° L'accent reste le même dans
toute la flexion.
Type : q ànôicpecoc;, le carnaval.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
y, aTcôxpetoç
al àirôxpec})
Voc.
aTiCixpsoj^
à.Tcoxpecj)
Ace
T/iv àrcôxpstov
Taç ànôxoeoiç
Gén.
ty,ç àrcôxpsoj
TOJ / aTïôxpsojv
Dat.
Tr t à-oxpsw
Tais aiTOXpeij>ç
Le substantif àuôxpewç s'emploie au singulier et au
1. Voir page 29, note 2.
TROISIÈME DÉCLINAISON. 43
pluriel : xatà tà,v iicôxaewv ou xatà Ta; oucoxpeco;, au temps
du carnaval.
Sur àuôxpetoçon décline les noms propres : r\ Ksojç, Céos;
y, Tito;, Téos; t| K(ô;, Kos; 6 "A6a>;, le mont Athos.
SECTION IV
TROISIÈME DÉCLINAISON
50. La troisième déclinaison comprend des noms
masculins, féminins et neutres. Elle est caractérisée par
l'existence, au gén. sing., d'une désinence -oç; cette
désinence a subi, dans certains types, quelques modifi-
cations.
§ 1 er . — Phénomènes phonétiques.
51. Des phénomènes phonétiques ont introduit dans la décl. III une
grande diversité de formes. Voici les laits qu'il importe surtout de
retenir et sans la connaissance desquels celle déclinaison apparaît
comme des plus compliquées.
I- Disparition des dentales en fin de mot. Un mot grec ne peut se
terminer par t. 6, 0. Quand ces consonnes (dentales se sont trouvées
à la fin d'un mot, elles ont disparu : *ao>;jLaT& — > sûpia, corps.
2° Disparition des dentales devant n. Ces mêmes consonnes oui
également disparu devant a : *"kéo^-a'.m — • *Xe*ov<ji, aux lions; *'EXXt,-
v:ô-t: »— > 'KXVfjvîffi, aux Grecques: *3pvi8-<n m— > fyvim, aux poules.
5° Disparition de v devant - et allongement compensatoire. Ce phé-
nomène a été expliqué au fi 27.
•4° Disparition du - intervocalique. A une époque reculée, le a inter-
vocalique a disparu en grec. Les exemples les plus typiques de ce
phénomène sont : *yê i K3-oçwt— >y£veoî, d'où par contraction yévouç (cf.
lat. *gen-'es-iswh~>-9^neris i ), de la race, et *f,[jtepà-<Twv m— > -fiuepauv (che?
Homère; cf. lat. -arum), d'où par contraction rjUEpfi»**.
52. On peut répartir les noms de la troisième décli-
naison en trois classes" :
i. lîn latin l'a intervocalique s'est changé en r en passant par*
2. C'est ce qui explique le périspomène ;'i la finale.
".. Voir le résume, page 56.
LE NOM.
I" Ceux dont le nominatif sing. esl sigmatique c.-à-d.
terminé par ç, £, <l);
2° Ceux dont le nominatif sing. est asigmalique:
3° Les irréguliers.
§ 2
Noms qui ont un nominatif sigmatique
53. 1" — Type : ô fipcDç, le héros.
SINGULIER
PLU R 111
N OM .
6 •
Ïjp(i)-Ç
01
7jpW-£Ç
Von.
r|pw-ç
•^00)-£^
ÀCC.
TOV
rjpw-oc
to'j:
/iptô-aç
( IÉN.
TO'J
rîpw-oç
TtdV
7|pU>- WV
Dat.
TCO
7]pfa)-ï
70 ^
7)pto-0l.
Remarque I. Radicaux terminés par une gutturale. Quand le
radical (qu'on obtient en retranchant la désinence -o; du gén. sing.)
esi terminé par une gutturale (-/.. y, y), celle-ci jointe au ; du nom..
donne un ; : toô xôpax-oç, ô xôpaE, le corbeau: to'j x<SXotx-o;, ô xôXai-, le
flatteur; toC tpûXax-oç, 6 ©ûXa!;, le gardien; rr; xXîjxax-oç, t, ù";u;.
l'escalier; tf.ç [xicTty-o;, r, fiâoriÊ, le fouet: •:?,: sâXirtyy-oç, r si/.-'.-;;, le
clairon; t?,; ydXayy-oç, r, oâXay£, la phalange; -■(,; Stwpuy-oç, f, SiwpuE, le
canal; etc. Il en est de même au dat. plur. : *Ap%%i, xôXdjt, oôXaij'.
■/CAi'ij.aç'., uiari;'., aaXiriyli, •fi/'.ayç*., Siwgu!;:.
Remarque II. Radicaux terminés par une dentale. Quand le radical
est terminé par une dentale (t, 8,8), cette dentale disparaît devant le z
(§ 51,2*) : Tf,; -x/ùzr,-^:. y, -x/j-zr,: la rapidité; toû ysXwtoç, 5 ysXwÇj le
rire; -r,; r EXXr,v;8o;, r, '1"aXt é v!;. la Grecque: t?,; r.x-zoioo;. f, ira-cpt?, la
patrie; tfjî 'EXXdoo;, f, f EXXâ;, la Grèce; rr,r èp'.ooç, r, ëpiç, la dispute; toô
ouyâSoç, o ipuyâç, le fuyard; t-?,; Spviôoç, r, Spvtç, la poule; etc. De même
au dat. plur.
Le v esl une dentale nasale. De là vient que, lui aussi, disparaît
devant ç, mais il offre la particularité de l'allongement compensatoire
(«3 27) : ho;, et;, un.
Dans les noms du type toû ôoovt-o; il y a eu disparition, d'abord
du t devant ;. * ôSôvtç »— > o8wç, puis du v devant ç. et enfin allonge-
ment compensatoire, ôôouç, dent. De même au dat. pluriel : ôSoûsi. Au
type ôôoôç appartiennent : xoû yîyavuoç, 6 yiyaç, le géant; toû ÈXéçowTôe,
ô ÈXâ»a;, l'éléphant: xoO àvSptàvxoç, ô àvSpiâç, la statue d'homme; toû
àoà[A2vto;, o àoâaa;, le diamant: etc.
t. PGr., SS103«-t 114.
TROISIÈME DECLINAISON. 45
1 .es noms qui, comme &3oûç, sonl accentués sur la finale onl le voc.
pareil au nom. : dôoûç; les autres <mt au voc. le simple radical : yîyav
(pour ^'iyavT. § 51, I").
Au gén. vuxt-ôç correspondait un nom. *vûxtç. Ici encore le t a
disparu; d'où le nom. i, -rj'î. la nuit.
Remarque III. Radicaux terminés par une labiale. Quand le radical
est terminé par une labiale!-, jî, tp), celle-ci, jointe au ; du nominatif,
donne un ■]/ : xoû xwvwtioî, ô îcwvanj/, le moustique; toO KôxXwito;, ô
KJxAi.r^, le Cyciope; t'/j yihjo'j,, '<> /-i/.yl. l'acier; toû "Apaêo;, 5 "Apa'-J'.
l'Arabe; etc. Pas d'exemples avec ». De même au dat. plur.
Remarque IV. Accent des monosyllabes. Les noms de la troisième
déclinaison qui sont monosyllabiques au nom. sing. (oaî^) ont l'accenl
sur la finale aux gén. et dat. <\v> deux nombres :
Ex. : f, fkéty, la veine: oXs'j/, z.'/A6z. o^eêôç, o^efii — ;/.io:;. .;,;Ôï;.
f| sipï, la chair; râpç, ziy/.x. trapxôî, ïapxi — :ioz::, -j.y/.y.;.
trapxûv, ~ao';i.
Par exception ô -rat;, toO -a;ôo;, l'enfant, et ô oi;. toC wtôî, l'oreille,
font au gén. plur. xûv TtatScov et x<î>v ûxuv. Il en esl de même du imm
neutre xô ows, tou bcotô?, la lumière; gén. plur. xûv rpwxiov. | PGr., ? 131.
Rem. I)-
Remarque V. Le mol 7j OpîÇ, le poil, le cheveu, ne prend un '> que
dans les formes qui ont ; : 6p{;, tpr/a, tg./o;, xpiyj — "?■/:;. tpEya?.
xpi/wv, Opu; (page 107, noie I).
no
Type : tô TÉpocç, /<' monstre
54. Caractéristique. — Radical -iç*--. Même llexion que dans le
paradigme précédent, avec cette seule réserve que Tipa;. étanl un
neutre, a trois cas semblables et que le pluriel est en -a ;> 45 el
PGr., § 127).
SINGULIER
Nom.
TO
«pa*
Voc.
Tipa;
Ace.
TO
Tsoac
Gén.
TO'J
-épaxoç
Dat.
TO>
T£0aT'.
P
LURIEL
Ta
rioata
TipaTa
Ta
'iz'JL-y.
T(ôv
TSoàTWV
T0'.Ç
xiôa^t
Sur Ti^a,- on décline : tô xépaç, la corne; tô xpéx;, la
viande; tô Sàocç, le sel ; tô itépaç, le terme ; et tô ~m; 5$ 53.
Hem. IV), la lumière.
W LE NOM.
Remarque I. T6 Y^P«Ç, I" vieillesse, Tait au gén. toC y/jpw«, et moine
lu m tov y^ipaxoç.
Remarque II. T6 aé6aç, le respect, est irrégulier et défectif: Bing. tô
ïéêaç, plur. xà re'6t); on dit -i oiê-r) [iou, mes respects tsvn. oJ ireêafffiof
jj.0'j. toùç aeêaau.oû<; ;j.ov).
3° — Type : ô ftaaiAEuç, le roi.
55. Caractéristique. — Double radical : flasiXeû- aux nom. sing., voc.
sing. i'i dat. plur., px<sùd- partout ailleurs. Singulier : voc. i-ans s;
gén. -ioç. Pluriel : nom. -voc. contractes; ace. pareil au nomin. Tous
les noms de ce type sont oxytons (PGr., §§ 105 et 115).
PLURIEL
oî (pa<nXé-eç) ^ao-tXeïç 1
(j3a<nAÉ-eç) (3a<T'.AeIç
toÙç Pao-tXeîç 5
Ttôv (3aaiAi-a>v
Dat. tw (oao-'.Ae-ï) ^aa-iXei 1 toi; [3aa , iXeû-a , b.
Sur (iaa-tXeû; on décline : 6 o-uyypacoeûç, l'écrivain; 6
Lspeûç, le prêlre; 6 Bieppiv'sûç, l'interprète; 6 xoupèûç, le
coiffeur; 6 ittttsÛç, le cavalier; oi yovsîç, les parents.
Remarque. '0 Iletpaceûç, le Pirée, fait à l'ace. Ileipaia et au gén.
Ik.oanôç (dat. régulier Ileipaieî).
4° Type : ô IxBûç, le poisson.
56. Caractéristique. — Flexion de %wç avec deux variations
1° L'ace, sing. est en -v (au lieu de -a). 2° Les nom., voc. et ace. plur.
sont semblables et en -Oç.
SINGULIER
Nom.
ô
(îaT'.Xeu-ç
Voc.
j3a<r'.Xe'j
Ace.
TOV
(âowiXé-a
Gén.
TOÙ
Saa-iXé-crtç
1. Voir § 25, Rem. I.
2. Voir § 24.
5. L'ace, plur. PaatÀeî; ne vient pas de paatXéot;, car sa se contracte en tj, et
jamais en El. C'est la désinence du nominatif qui s'est étendue à l'accusatif, p;ir
suite d'une tendance à garder la même voyelle dans toute la flexion. Cette ten-
dance n'a fait que s'accentuer avec te temps; voir par exemple PGr., § 98, G*, et
comparer à (SaaiXEîç les types Ex^û;, irôXsi;, xpi^peiç, §§ 56-58.
TROISIEME DÉCLINAISON.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
6 iyOy;
oi ly 8 ûc;
Voc.
lyHùy)
L x ec<;
Ace.
-rôv '.yOuv
xôùç '//Jiiûç
Gén.
toG lyOyoç
Tcôv '.yfjûtov
Dat.
tw ly Qui
TOl^ îvOÛffl 1
Sur iyGû^on décline : r, «r^ti*, la force; y, Spûç, le chêne;
ô Tfàyu;, l'épi ; etc.
Remarque I. Le vocatif ancien était r/8û; le voc. moderne est
ybj;.
Remarque II. A côté du plur. : ./QC; on emploie aussi les formes :
nom. voc. î/6û;-, ace. ly'rJ*;.
Remarque III. Les noms 6 itsXexoç, la hache, ô ~ï,yy;. le pique
i mesure de longueur), ô îtpécêuç, l'ambassadeur (PGr., g 115. Rem.;
syn. ô irpeageuxTjî), se déclinent aux nom., voc. ace. sing. sur r/fliiç :
ô irpsaêuç, r.péa&u, xov mpégêuv, et à tous les autres cas sur le type -o/..;
ci-dessous.
Remarque IV. Le substantif ô p.xoxoç, le témoin, se décline sur
îr,7a;o (§ CO) à partir de l'ace sing.. u.âpxupot, et à l'exception du dat.
plur. qui est [lipzvz:.
5° — Type : f\ ttôXiç, la ville.
57. Caractéristique. — Double radical : m$Xi- aux nom., voc. et ace.
sing., izéle- partout ailleurs. Ace. sing. en -v. Gén. sing. en -toç. Les
substantifs de ce type ont l 'i bref et reculent l'accent le plus loin
possible. Remarquer l'irrégularité d'accentuation aux gén. sing. et
plur. 2 (PGr.,§§ 120 et 124).
1. Singulier atiique : iy.'tl-, foÛO, r/Bûv. On explique ordinairement le plur. en
5; par l'ace, qui aurait été 't'/'JOv ; g» — > r/BOç, et aurait entraîné analogiquement
un nom plur. fx'^î (pour ï/fj-j-;;): cf. rcôXeiç. Mais colle extension au nominatif
d'une désinence d'accusatif esl anormale: il est il*- règle que le phénomène se
produise en sens contraire, c'est à-dire du nominatif à l'accusatif. I><- sorte qu'on
peut se demander si le nom. plur. i/Oôs; ne s'est pas contracte en ''/«O;; d'où par
extension (comme dans itdXetç, paartXsts), un ace. plur. r/Oûç.
2. Le yen. plur. TtdXewv a été influencé par le gén. sing. ndXsJOç, qui vient lui-
même de itoXiqo;, par ce qu'on appelle une mélathèse <ic quantité, On suppose que
le mol a gardé son accent premier, parce que eto était prononce en une syllabe
Le terme de métalhèsè de quantité n'esl pas rigoureusement exact : un o allonge
devient ou et non w. La métalhrsede timbre b joué ici un rôle, peut être prépon-
dérant.
LE NOM.
SINGULIER
No. M.
T,
TlÔXlÇ
Voc.
ttoXi(ç)
Arc.
-}•
/
7t6XlV
Gén.
~' V ,
;
7COÀ6 OiC
Dat.
T 'C<
[TlÔlî
7tÔXst
PLURIEL
ai (rcôXeeç) TcôXeiç
(itôXeeç) r.ô'/.i'.;
Ta; — ô> ti-
TCÔV TîÔXeWV
Tatç icéXeai.
Sur -6À'.: on décline : tj àxpÔTcoXiç, l'acropole; f xuêép-
vTjaiç, le gouvernement; f, 7tou,<T'.ç, la poésie; r, èÇaipeai ,
l'exception; y, Sûvajuç, la force; etc.
Remarque I. Le vocatif ancien élail -o/.i, le voc. moderne esl
TtÔÀlç.
Remarque IL Le mot fj xdpiç, la grâce, fait au voc. /dp ■-;. à l'ace
/ii:v: à tous les autres cas il se décline avec un radieal //*/•-- ■
yiG'.TO;, yiy.-:, ^àpiTSÇ, etc.
6" — Type : r) Tpir]pr|ç, /a tri rems.
58. Caractéristique. — Radical Tpîïjpes-. Se décline sur rpo;. mais le
s intervocalique est tombé (g 51, 4°; et il y a eu des contractions.
Changement de timbre au nominatif. Ace. plur. comme dans r/ù.:-.
SINGULIER PLURIEL
Nom. y) tptr.pTiÇ al (ToiYvosTcrta:) Tpaioeiç
Tpwjpsç 1 - (Tp'//ip£[<x]sç) rpnfipetç
Voc. TO'.fo:;'
Ace. ir.v (Tptvjpsfcrja) tv."/^/, xàç Tpirjpeiç
Gén. rrj; (TptTÎpe[cr]o;) ~pi7]pouç .wv rptyjowv*
DAT. 77, (TpiT)ps[(7]t.) 7ptT,p£f Ta'!; TpiTipSCTl'i
Sur Tpt7jpT,ç, on décline : 6 'ApurToçâvriç, Aristophane
(plur. -ai, § 40 i; 6 Ar^oo-Oiw,;, Démosthène (plur. -ai et
-£•.;); 6 StoxpaTr,?, Socrate (plur. -ai).
1 L'accent normal sérail tpîïjpsî. Mais Tp'.r,pr ( ; est un adjectif employé substan-
tivement (votûç TptT^pT,:, navire trirème). Il suit donc la règle des adjectifs de ce
type ( §85, Rem.).
2. L'accent indique tfhe forme refaite sur ses voisines, car xpwipé[s]«i>v aboulil
à TpiTjpwv, qui existe également en grec ancien.
5, Dans les datifs de ce genre la présence du a s 51. P) est due à une influence
analogique.
TROISIÈME DÉCLINAISON. 49
Remarque. Los noms propres en -xXrjç (pour v.Aij -|«"^), comme
So<poxX%, ont subi une deuxième série de contractions :
SINGULIER
Nom. ô (ZofOY.\érfi) SosoxXf,;
Vue. (SojpoxXéeî) SoçoxXst; (rare)
A<:<;. tôv SoçoxXÉx 1
Gén. xoù SoJpoxXéoix; 3
Dat. tw SosoxXéel) Zo^OxXeî.
7° — type : tô ëBvoq, ?a nation.
59. Caractéristique. — Radical s8vs<j-. Se décline sur ispa;. mais le -
ntervocalique est tombé (§ 51, 4°) et il y a eu des contractions. Change-
ment de voyelle au nominatif et par conséquent, puisque c'est un
nom neutre, au voc. et à l'ace.
SINGULIER
Nom. 7Ô s'Ovo;
Voc. l'Ovo;
Ace. 70 è'Ovo;
Gén. toû (s'Qvefffjo'î) s'Ovou;
Dat. tw (è'6ve[<x]t) sOvsv
Sur è'tîvo; on décline : 70 ysvoç, la race; to oôjo.;, la forêt;
-b t ( Ooç, le caractère; to jmtoç, la haine; tô -v:/o-, le rem-
part; 70 4"^7 & ^' I e froid; to pîyo*, le frisson; tô tIXoç, la
fin ; 7Ô ji5à6oç, la profondeur ; etc.
Remarque. Sous une influence analogique, to xvOo;, la Heur, to Spoç,
la montagne 9 ~ r > JCsîao;, la lèvre, font au gén. plur. àv8éa>v, opéwv.
xetXéwv.
2 r>. Noms qui ont un nominatif asigmatique.
I" — Type : ° prjTcop, l'orateur.
60. Caractéristique. — Radical ôf-o^-. Même flexion que "iipwç. Chan-
gement de timbre au nom. sing. (PGr., ?'? 103 et 114t.
PLURIEL
7a
EÔVTj
7a
ÈÔV7)
7CJV
(eôvé[cT]u>v)
È9vÔ)V
70I;
lH'm\
1. Cet ace est analogique : |3a<nXeî ■. EotpoxAei ^j-f/,h : So^poxXèa.
•j. Ce gén. est analogique : influence «te xXtiou; (?), gén. de to %\éo;.
50
II
ï NOM.
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
6
pr.TCOp
'>'\ p^xopeç
Voc.
pY.TOO
p/,T0p£;
Ace.
70V
pyJTopa
to'j; prjTOpaç
Gén.
TOÛ
pr,Topoç
TOT/ pyjTÔpojv
Dm.
TO)
éïixopi
TO~.^ p^TOpT'..
Sur pr t 'o)o on décline : 6 stùxoxpàxcop, l'empereur: 6
-pâxT(op, l'agent; ô à'/jo, -épo?, l'air; 6 ys'lttov, -ovoç, le
voisin; oyiyëjxwv, -ovo;, le souverain; r, eixtov, -ôvo;, l'image:
y, oLTf|8wv, -ovoç, le rossignol; 6 irotpTjv, -évo;, le berger; o
A'.[jLrjv, -svo;, le port; etc.
Remarque I. Les noms de ce type qui ont déjà une voyelie ouverte
au radical ne présentent naturellement pas la variation de timbre de.~
précédents : b xat^o, --Tipoi;, l'huissier; ô xpatVjp, -^oo;, le cralère: 6
vtTtxrip, -f|poç, le lavabo; ô àyûv, -âvoç, la lutte; ô yeiiiûv, -ûvoç, l'hiver;
ô "E/.at,v, -Tjvoç, le Grec; ô <s<x>~k(\v, -'^voç, le tuyau; ô [xtjv, [i^vd;, le mois; etc.
De même : ô Bûpwv, -wvoç, Byron; ô rXâSffxwv, -wvo;, Gladstone; ô Basiy-
xx(i>v, -ûvoç, Washington.
Remarque II. Les dat. plur. jrêijiûji, "ËAAïi<n (pour yeijjiûvai, "EX^Tjvai)
sont réguliers phonétiquement. Le type à voyelle fermée brève garde
cette voyelle au dat. plur. yctxos:, iroiuist. Ces formes ne sauraient
provenir de ysîxovjt, tto'.jjlsvsi; elles ont été refaites analogiquement sui-
tes précédentes.
Remarque III. Quand les mots du type p^fjxwp sont oxytons, leur
vocatif est pareil au nominatif : encan», àr}ô*û>v, 7:01^7, etc. Exception :
ô otwtt)p, f,po?, voc. awxep, sauveur, comme au type îraxôp, § 64.
Remarque IV. Au type p'rixup peut être rattaché le type yépwv,
YÉpovxor, vieillard, parfaitement régulier (PGr., §§ 103 ,et 111, Rem. I .
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
'j yépiov
oî yipovxEç
Voc.
yépov
yspovxsç
Ace.
xàv yépovxa
xoù; ylpovxa;
GÉN.
xov yépovxo;
Ttov ycpôvxwv
Dat.
xû) yépovxi
xoï; yspoiisj'..
Sur yépwv on décline : ô aéo>v, le lion; 6 NaTtoXscjv, Napoléon; 6 ôpixtuv.
le dragon; ô OepàTtwv, le serviteur; ô Sjvo-fûv, -ûvxo;, Xénophon; et le»
participes comme aûiov, Xûovxoç, déliant, qu'on verra plus loin.
Remarque V. Un substantif cumule au nom. le changement de
TROISIÈME DÉCLINAISON. 51
timbre et la désinence -ç. C'est i\ àXwTrrjÇ. zrfi ï/.m-îxo;, le renard
(PGr., § 122).
Remarque VI. Parmi les noms réguliers du type pjjxup, il n'y a qu'un
seul neutre en p : xô itûp, le feu, iiupôç, icupf.
2° — Type : tô aô^oc, le corps.
61. Caractéristique. — Radical <rôJ|iax-. Disparition de la dental-' en
finale («5 51, 1°) et devant a (§ 51, l 2°). Tout à fait régulier. Les noms
de ce type ont l'a bref et reculent l'accent le plus loin possible
(PGr., § 126).
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
TO
7Wp.
7a
trâmaxa
Voc.
Tcôma
t
TU>|jiaTa
Ace.
TO
<ra)ua
Ta
uiôuaTa
G EN.
7<yj
(j(l)^XT.'ZO^
TCOV
toj uaTcov
Dat.
70)
TCUUaTt
TO!
'.ç
70)1/. 7.7',.
Sur <7wpi.a on décline : tô jjLà8r l( ua, la leçon; to ôvo^a, le
nom; tô -oîr.jxa, le poème; xô ^wjxa, le sol; tô Spâjxa, le
drame; tô repày^a, la chose; tô yptôua, la couleur; xô xûua,
le Ilot; tô péXi, le miel ; etc.
Remarque. Pour les neutres en -i[iov, gén. -iya-oî (xô ypâ^fiov; l'écri-
ture), nombreux en grec parlé et dont quelques-uns sont parfois
employés en grec savant, voir PGr., § 130.
3" — Type : tô aaTU, la cité.
62. Caractéristique. — Même type que mSXiç, mais au genre neutre
SINGULIER PLURIEL
Nom. tô àorru -h. (àarea) àa-TV)
Voc. à-TTL* (aarsa) aTTr,
Acc. TO àa-7'j (agréa) à<TT7|
GÉN. TOÙ aTTc(').; TMV arTeojv
Dat. to) (aTTeï) à<77£'. to'.^ a7T£T'..
"At;u est le seul substantif de ce type, mais on trou-
vera plus loin des adjectifs qui se déclinent de fuç,on
analogue.
53 LE NOM
i Noms irréguliers
\ u Type : r] rjX ^ l'écho.
63. Caractéristique. - Radical ',//'-■ Changement de limbrc •■m nom.
-mil:. Régularité de contraction aux gén. suit.'.. daL, sing. e1 gén. plur
Irrégularité à l'ace, sing., où l'on attendrait Ày.o* m~> '','/_•'•> '•
PLURIEL
al V/OÎ
inusité
Ta; À./oJ;
TWV (7f/Ôa)V f ,'/'<>•>
Ta'.,- V/olç.
Sur r ( y(.) on décline : r, /.sycô, l'accouchée; /, tciGw, la
persuasion: r, /VrjTw, Latone; y, KaAu^tâ, Calypso; etc.
Remarque I. Le voc. de t,/w était en grec ancien K/y- morphologi-
quement irrégulier. Kjlyj/ù fera donc KaXu^oî dans le style élevé, H
j il n s couramment Kctkutym (PGr., § 121 .
Remarque IL Le mol f, xloù;. la pudeur, se décline : rljv xl3û pour
aiôôa, accent régulier), gén. t% aîooô:. ace. tt, xiôoï.
SINGULIER
Nom,
7) ''i'/W
Voc
inusité.
Ace.
tt.v Y.yoj
Gén
ttjç [iyoo^) i/ f yj;
Dat.
rr, (yj'/oï) y é /o t .
9°
Type : ô Tratrjp, ?e pè/V.
64. Caractéristique. — Pratiquement -a-:'r,p a deux radicaux : iraTÉp-,
et (aux gén. sing., dat. sing. et dat. plur.) t.xzo-. Recul d'accent au
voc sing. nixsp; finale en -ai: au dat. plur. (PGr., ;s 103 1.
SINGULIER
PLURIEL
Nom,
Tcarrça
o'. -aTîOî;
Voc.
refcsp
TKXTÉpgÇ
Ace.
70V
îtatépa
to'j; —a.Tiaa;
Gén.
70 'J
TcaTpô;
Toiv ïtaxéotov
Dat.
-Ci
rraToi
toi; 7:7.70 XT'..
1. Les nom., ace. et dat. plur. ont été refaits d'après le gén. plur. sur le mo-
dèle 'les noms de la décl. IL tels que iÔîXçoî, i'jiWyW. etc. (§ 43i:"ils sont les
précurseurs des pluriels modernes ysitovoi, Ysrto'vtdv, yuzmoM^ (PGr., § 44).
TROISIÈME DÉCLINAISON. 55
Sur TOXTrip on décline : T) p^^p» la mère; r, OjyàxTip, la
fille ; r\ yaorvip, le ventre.
Remarque I. 'O àvrjp, l'homme, se décline comme -axr,p, avec inter-
calation d'un o entre v et p (comparer lat. gêner nm, fr. gendre) : ô àvïjp,
i'vep, tôv avSpa, xoù àvopô;, xi7> àvSpî — o'. âvops;, 4v5psî, xoù; xvSpaç, xwv
àvSpwv,- xoïç àvSpdiri 1 .
Remarque II. 'H At|u,4jti)p, Déméter, Gérés, mot composé (Ai)-juf) < ci)p),
se décline : ^ Atju.T|Xï)p, AVjjJUTQxep, t-^v A/)ar,xpa, x% AVjjJiTjXpo;, x7| A/iu.'rçxp:.
5° — ô "Aprjç, Mars.
65. La déclinaison de "Apviç est : 6 "Apyjç, "Apec, tôv
"Ap7)v s , toù "Aoetoç, tù "Apei.
• 4° — ô ftoûç, le bœuf.
66. Caractéristique — Radical $or~-. avec un F (digamma ou wau,
prononcé comme ou dans oui) qui a disparu entre voyelles 3 .
SINGULIER
PLURIEL
Nom.
6 fâoûç
ol $6eç
Voc.
• poG
(3
Ace.
TOV [3oÙV
toÙç [36as
Gén.
toù j3o6ç
TtOV j3oû)V
Dat.
TÙ [îiot
toïç ^ouai
On décline ordinairement sur (âoù; (voir § 47) : 6 voûç,
l'esprit, tôv voùv, toG voô;, plur. oi. vôeç, tou; voaç, mais tûv
v6mv. De même 6 -kâoùç, le voyage par mer. Les noms
suivants peuvent faire au plur. -osç, -ôtov : rcepiTCÀoyç, 8tà-
1. La différence au gén. plur. (àvôpûv, Ttatépwv) provient de ce que Traxépwves
analogique de iraxépa; (iiaTpûv chez Homère).
2. Gr. anc. "Apo (pour "Apso) et "Apinv, ce dernier analogique du type itoXixT); .
7toX£T7)V.
3. L'irrégularité de ce mol vient de ce que des actions analogiques se sn-i
ajoutées aux actions phonétiques.
54 LE NOM.
5" — f] yuvr), la femme.
67. Radical yuvatx-, d'où le voc. yuvai, par disparition
<lu x final. A part le nom. yuyï), toute la flexion est régu-
lièrement formée sur le radical. Accent analogique aux
gén. et dat. des deux nombres : yi»^, yûvat, yûvawex,
yuvatxéç, yuvaixi yuvaxxsç, yuvatxatç, yuvaixûv, yuvxiÇî
(PGr., § 117).
0" — ô Zeuç, Jupiter.
68. Pratiquement deux radicaux : Zsù- pour le nom. et
le voc.; Ai- pour les autres cas. A part cela, Zeùç est
parfaitement régulier : Ze-jç, Zeû, Aia, A-.ô;, Au.
7" - - ô kûcùv, /<' chien.
69. Il en est de même de xûtov, qui se décline : xûwv,
xjov, xtiva, xuvôç, xuvî — xûveç. xuvsç, xûvaç, xuvwv, xu-ri.
Syn. : 6 axyXoç, xoy oxûXou.
•
8° — Type : xô Oôop, F eau.
70. A cette classe de substantifs à radical pratique-
ment double se rattachent encore les neutres que voici :
tô uSiop, l'eau; to rptap, le l'oie; to cppeap, le puits; to yovy,
le genou; to oôpy,- la lance; gén. toû uSotoç; toû 7Îtoxtoç,
toù copéaToç, toG yovaTOç, toG oôpaTo;. On décline régulière-
ment : 'jocoo, uSatoç, ySaxt, u8a-a, uSàxwv, uSaa-t.
9° — r) \e îp, /a main.
71. Les seules particularités de ce mot sont : voc.
sing. yeîp; dat. plur., '/}^'-- Le reste est régulier : ^eîp,
yelp, ysTpa, ^eipôç, x«P'- — X e H»««' X"P e *' X ç H> a «' X? l P ôv '
yspo-î.
RÉSUMÉ DE LA DÉCLINAISON.
SECTION V
NOMS INDÉCLINABLES
72. Ont toujours été indéclinables les noms comme
7Ô llàaya, Pâques; ô A.8àa, Adam; o 'Iwê, Job; etc.. Mais
on a vu, dans les types précédents, que certains noms
étrangers modernes se déclinent : o r Paxivaç, -a, Racine:
ô \a-0A£<ov, -ovtoç: 6 Buptov, -wvo^. On dit de même 6 Koo-
vr,Xioç, Corneille: 6 'EâouàpSoç, Edouard; 6 'Eppïxoç, Henri:
o Toësp-roç. Robert. Les dictionnaires indiquent, ou sont
censés indiquer, quel est l'usage pour chaque mot. La
tendance actuelle est de gréciser les prénoms, mais de
laisser invariables les noms de famille : 6 Oùyxû, Hugo;
ô Taîv, Taine; o BcoSeXaip, Beaudelaire: 6 MtcetôSev, Beetho-
ven; o SîAÀsp, Schiller; 6 rxavre, Goethe; etc. Fréquem-
ment, d'ailleurs, on écrit ces noms en lettres latines, el
il est désirable que cet usage se généralise.
SECTION VI
RÉSUMÉ DE LA DÉCLINAISON DES NOMS
73. I. PREMIÈRE DÉCLINAISON
I. Féminins. 1° vifiipa, rjfxspaç; — 2° rpàraÇa, xpcaceÇr^;
— 3° vîxr,, vtXTjÇ.
'2. Masculins». 1" Tajjitaç, tocjuou; — 2° TtoÀtxyjç, À>Aitou.
74. IL DEUXIÈME DÉCLINAISON
1. Masculins. xvOpwïro;, ivôpwuou;
2. Féminins. à|X7tçAoç, àa-iv.ou.
"). Neutres, repôêarov, Tcp^êàTou.
4. (Contractes. 1" (rapMtAoo;) 7repÎ7tAou*, (-jtepnîÀoow) rceoC-
tiàou: — "2" (ooréov) ooroûv.
5. Irréguliers. à-oxpêt.^, àiroxpetu.
LE NOM.
75. III. TROISIÈME DÉCLINAISON
1. Nominatif sigmatique. Jipcoç, *ipo>o.;; — 2° répa?,
xspa-oç; — 5° jjaa-'.Asû^, (âamAéioç; — 4" '.yOJ,".
v/0'joç; — 5" tiûA'.;, rcÔAetoç.
Contractes. 6° Tpt^pTjç, (Tpmipeoç) Tpv^pbu*; —
7° é'Ovoç, (eOveoç) IGvouç.
2. Nominatif asigmatiquc. 1° pixwp, pTjTopoç;
Contractes. 3°*acru>, àoreioç.
76. IV. NOMS IRRÉGULIERS
1. 1° yj'//'>, ^oûç; — 2" 7iaT-/,p, Tca-rpôç; — 3° *Apv:«
"Apew;; — 4" [Boù^, poôç; — 5" yuvrj, y^vcuxôç; —
6° Zeûs, At.ôç'; — 7° x'jwv, xuvéç; — 8° ilStop, SSaxoç;
9° /£tp, yeiaoc.
77. V. NOMS INDÉCLINABLES
Où^xio, Taîv, etc.
CHAPITRE III
L'ADJECTIF
78. Il y a trois classes d'adjectifs :
1° Ceux dont les formes appartiennent à la première
et à la deuxième déclinaison ;
2° Ceux dont les formes appartiennent à la troisième
déclinaison;
5° Ceux dont le masculin et le neutre appartiennent à
la troisième déclinaison et le féminin à la première.
SECTION I
PREMIÈRE CLASSE
79. La première classe comprend des adjectifs non
contractes et des adjectifs contractes.
§ l«'\ — Adjectifs non contractes.
80 Caractéristique: — Le masculin se décline sur xvBpuicoî, le neutre
sur Ttpdêatov. Si la désinence masculine -oç est précédée d'une voyelle
ou d'un p, le féminin est en -5 (type ï,'M?z, s' 36): partout ailleurs
il esl en -r, (type vi/r,. g 38). Par une tendance qui s'est beaucoup
accentuée en grec parlé (PGr., g 144), l'accent de ces adjectifs reste
à la même place dans toute la flexion, à moins (pie la quantité de la
voyelle finale (JS 10) n'oblige à le déplacer. Le féminin de icXodstoç scia
donc au nom. sing. itXoujîi, au nom. plùr. TtXoûsiaï, au gén. plur
itÀ/justwv (et non itXouçiwv comme f\|i.epfflv); iW même X(8ivoîJ) X'.Ôivti
XKkvotl, X'.Bîviov.
1° - Type : TtAoûaioç, TrAouaLa, ttAouctiov, riche.
SINGULIER
MASCULIN FÉMININ NEUTRE
Nom. tXo'Jît'.o; itAouT'la nXoûfftov
ADJECTIFS.
Voc.
TtXoûfflfi
ïtXoiKTWt
itXouffio '
Ace
ïtXocWtOV
-/.oj-i'/v
jtXouctov
Gén.
rcXouTÎoy
jeXoutÎoc;
-/ J9LOU
Dat.
-//jj -'.(•>
PU
TCÀOima
RIEL
TcAooatïj).
Nom.
-/ oiWioi
-t/yjzvj:.
T./ /jJT.'J.
Voc.
TT/.OJT'.O'.
~> 'yjivv.
-/.oô-7'.a
Ac< .
TJ.ryjzv/j;
TckouvicLç
-//jj-7'.'J
Gén.
TAO'JTKOV
7tXoU?'l(OV
rcXouffUov
Dat.
TcXoiXTlOl^
-AO'JT'.V.'.:
-/ ouatatç.
Sur -/.oj^-'.oç on décline : wpaïo;, beau: U[xt<K, hono-
rable; Bixatoç, juste ; Syioç, saint; -a/.a'.ç/ç, ancien; [Aixfôç,
petit; xaôapôç, pur; awypô*;, honteux; Xajxicpôç, brillant,
magnifique; etc. (PGr., ^ 146 el 147 1-
Remarque I. L'adjectif numéral 6'yôoo;, huitième, pour oySofo;. fait
■ ni fém. ôySÔTj.
Remarque II. Sur les adjectifs dérivés en -Xioç, -v.o; (et peioç), voir
§ 81. Rem. II.
-" — Type : ÀiSivoç, Xl0lvt| , XlÔlvov, de pierre.
81.
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
Xt8ivoç
A-.O'vn
XîOlVOV
Voc.
'/J.hwz
XtÔtVT)
Xtôivov
A ce.
XtQtvov
XiSiv/jv
ÀÔO'.VOV
Gén.
XiÔivou
XlOtVYJÎ
A '.G i VOL»
Dat.
*
X^tvcp
A'.Givr,
PLURIEL
Xi6Lv<j>.
Nom.
XtOivo».
XtQivai
A'19tva
Voc.
Xifkvo'.
ÀîOiva'.
Xî8tva
Ace.
Xtôlvouç
À'.Gîva^
Xifkva
Gén.
Xtôtvtov
A'.fKvtoV
XiOivcov
Dat.
XiOîvoiç
XiGivatç
Xi8(vaiç.
ADJECTIFS. '•'»
Sur Xtfhvoç on décline : xaAôç, bon; xaxoç, méchant;
Tcpiyjçcéç, serré; Xeuxoç, blanc; BeiXôc, timide; SXaç, tout
entier; aôvoç, seul; ijuXivoç, de bois; etc. (PGr., § 147 .
Remarque I. Les adjectifs composés en -oç 1" ont tous le féminin
pareil au masculin (PGr., § 147, Hem.) : àOâvaxoî, o;, ov, immortel;
àôpaxo;, o;, ov, invisible; îV>o!-oî, oî, ov, glorieux; SûtxoXoç, oç, ov, difli-
cile ; zujjLoppoî, oç, ov, joli; yùiioyupoç, oç, ov, avare; etc.; et 2° reculent
l'accent le plus loin possible : ôpa-crf;, visible; aWpaccoç, invisible.
Remarque II. Il en est de même des adjectifs simples suivants :
pivatuooç, grossier, x£6St)Xo<;, falsifié.
jîdpêapo;, barbare, Xàêpo;, impétueux, violent,
pàdxavoî, fascinateur, XàXoî, babillard,
f\w,epoç, doux. XoîSopoç, injurieux.
•r.psu.oç, calme, cpXûapoç, bavard,
t,tu/o;, tranquille, x^P ff0i »j inculte,
et des adjectifs dérivés en -Xior, -ptoî (et -psio;), -:uo; : yap ■•V- •''-:-
nuptial; ôpaon^ptoç, actif; [ïôpê'.o:, septentrional; &piu,o;, mùr; àpéXtu.9;,
utile; etc.
§ 2. — Adjectifs contractes.
Type : dtpyupoûç, àpyupâ, àpyupouv, d'argent.
82. Caractéristique. — 'ApyupoOî, àpyupâ, àpyupouv est pour àpyûpeoç, ipyv-
oii (§ 25, Rem. II), àpyùps-ov 1 . La seule irrégularité flexionnelle de ce
type est son voc. inasc. sing., identique au nominatif. Le masculin se
décline sur -mplizlou; (§ 45): le féminin, par suite de ses contractions,
est devenu vocaliquement (mais non au point de vue de l'accent) iden-
tique à •f,(Alpa(§ 36); le neutre se décline sur ôutoCv (§ 48).
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
àpyupoù; (eoç)
àpyupâ (éa)
àpyupouv (sov j
Voc.
àpyupoù;
àpyupâ (sa)
àpyupouv (eov)
Ace.
àpyupouv (eov)
àpyupâv (éav)
àpyupouv (eov)
Gén.
àpyupoù (sou)
àpyupâç (iaç)
àpyupoù (éoV
Dat.
àpyupù ïui i
àpyupà (sa)
àpyupw (éw)
1. L'aboutissant phonétique de la forme non contracte ipyûpîo;, ipyupd
ipyûpsov, est 'apyùpou;, ipyupâ, "àpyupouv. L'accent s'est porté sur la finale
dans toute la tlexion, par influence des formes comme àpyupoù ((Sou), ipyuo<;> (:<•>
ipyupâ (éa), etc. C'est là un exemple de plus de la tendance signalée S 80.
60 ADJECTIFS.
PLURIEL
Nom. apyupoï (eoi) àpyypcù (eat) ipyupâ (ea)
Voc. àpyupot (-eot) àpyupa! (eat) ^pyupà' (ea)
Ace jJpvupoùç (eouç) àpyupà; (iaç) àpyupâ (co)
Gî:n. àpyt/ptôv (î<ov) àpyucûv (Iojv) àpyupwv (stov)
Dat. àpyupolç(éoiî) àpyupaîç (éatç) àpyupoîç (éotç .
Sur apyup.où*; on décline : itopwupoûç, de pourpre; crtoV
poyç, de fer'. -
Remarque I. Les adjectifs de ce type qui, comme xP U(I( >ûÇi d'or
vPGr., § 147, Hem. II), ont le radical terminé par une consonne autre
que p, contractent ea en t\ (§ 25, Rem. II) et suivent par conséquent
vocaliquement la déclinaison de v£xt|(| 38) : -/pua-ii, yp-jaf.v, etc. Mais on
a vu (page '29, note '2) qu'au nom. ace. plur. neutre, ils ont subi l'influence
il u type àpyupo'Jî, d'où jjpuaS.
Sur -^puaoûç on décline : xuavoGç,[d'un bleu foncé; -/aXxoûç, de cuivre:
et les adjectifs en -tXoû; comme ii&oOç, simple: SiicXouç, double;
TptitXo0ç ; triple; etc.*.
Remarque II. Les adjectifs composés appartenant aux types àpyupoô«
ou ypuffoôç ayant été. avant leur contraction, des adjectifs composés
en -oç, rentrent dans la règle du S 81, Rem. I : ils ont le féminin
pareil au masculin : euvooç (masc et fém.) m—> euvouç, eùvoov
m—> eûvouv, bienveillant 3 .
Les adjectifs de cette catégorie qui ont passé du grec ancien
en grec officiel sont composés des mots voû; (esprit), taoC;
(navigation), itvoCç (souffle) et xP°'-^ (couleur) : eDvouç, - bienveillant ;
jtpu<J/fvouç, dissimnlé ànvouç, inanimé; àypouç, incolore; xpîypouç, trico-
ore; etc.
En grec ancien ces mots se déclinent sur àpyopoûç, sauf que leur
nom., voc, ace. plur. neutre est en -oa. En grec officiel, cette forme
non contracte s'est étendue à toutes les formes du pluriel eùvooi,
euvoouç, etc.. et certains auteurs emploient même sûvoeç, eùvoaç.
Remarque III. Pour les adjectifs en -itouç, voir § 84, Rem. II.
1. Grec parlé : àar l |jivto;,'~ûf.:fvpÉvioç, oxôepêvioç.
2. 'AitXoû; étant pour drçXrioç, on devrait avoir, au féminin et au neutre, i-'/.oj
» — >■ 'arXio. Il y a eu ici influence du type /puo-f,.
5. A l'inverse de àpyupoC<; et de /puaoûç, ces adjectifs sont paroxytons dans
toute la flexion. Si le type s'était conservé intact, on devrait avoir eûvoo; a» — >
euvouç, sùvoou wt — > 'sôvoû, etc. Mais des analogies se sont exercées, comme dans
ipyupoûç ipage 59, note 1). Leur action s'est produite au détriment du périspo-
mène (eîivo'j, au lieu de "eôvoû), parce qu'il s'agissait d'adjectifs composés icf. opa
T«Sç et dopaTo;, p. 43, Rem. I).
ADJECTIFS. 61
Remarque IV. L'adjectif VXeooç, favorable, se décline au masc.
et au fém. sur àirdxpîw; (§ 49); le neutre est ÏXswv, plur. 'ÎAeot. Il en est
de même de ÉMKÎjjpewç, obligé, forcé.
SECTION II
DEUXIÈME CLASSE
83. La deuxième classe comprend, comme la pre-
mière, des adjectifs non contractes et des adjectifs con-
tractes.
'£ I er . -- Adjectifs non contractes.
Type : EÛÔaLjiCûv, euôcu^iov, heureux.
84. Caractéristique. — Radical sSSaijjiov-. Même type de flexion que
yEttwv, autrement dit que pWjtwp (§ 60).
SINGULIER
MASCULIN ET FEMININ
NEUTRE
Nom.
euôa'luuov
£uSaiu.ov
Voc.
éuSaiiJ.ov
i
euSaïuiov
Ace.
euSatuLOva
eûôatuiov
Gen.
suoa'laoo
£'joa'ltji.ovo;
Dat.
EUoai{xovt.
PLURIEL
euSaïuov»,..
i
Nom.
s'josiaovs^
euSa'luova
Voc.
îuoa'ljj.ovcÇ
euoaîàova
Ace.
euoaiaovixç
suSaîuova
< i É N .
£iioatu.6vo)v
suSaiaévcov
t
Dat.
îuùaîuLOTti
sùox'lu.O'j'.
Sur îJoa'jAOJv on décline : eÙYvtûuwv, reconnaissait :
iA:ri;j.u)v, miséricordieux; vo^wv, sensé; rcapàcppwv,
fou; etc.
Remarque I. A ce type de flexion appàrtiennenl aussi sucXxctç (masc.
62 ADJECTIFS.
el l'Mi. , eueXîrt (neutre), gén. eôiXmSoî, plein* d'espoir, qui donne
de l'espoir; <piX<$icaTpiç, piX6icaTpi, gén. fi\oitixpiSo<i, patriote; ï/ry.%,
ï/ïvi, gén. à/iptio;, disgracieux ; ^tyctamc, jifcjawiei, gén. pt<|/iaici8o<;, déser-
teur, lâche. On décline ces adjectifs sur 'K/./.v'-;- autrement <iii sur
».oi.<:. Voc. sing. d'ailleurs rare :5aXm, snXditaxpi, -///->. . p^<|/a9iu. H -/'"■'•
tôv EôsXidSwv, l'École < 1*- s cadets.
Remarque II. Les adjectifs terminés en ttouç. comme tpaydirou;,
xpaydiiouv, aux pieds <!•' bouc, peuvent se décliner au sing. sur eôvouî
§ 82, Rem. Il): mais, sous l'influence de -oô;, «o8<S; {.§ 53). ils font aussi
â l'ace. xpayÔTtsSa, au gén. ■cpaycSicoSoç, et leur pluriel est formé comme
<-«- 1 tii de £^ôai;jL'.)v : tpxyî^oSsç, TpayÔT:ooa.
3 2.
Adjectifs contractes
Type : auvr)8r)ç, aûvnSEç, 'habituel.
85. Caractéri8lique t — Radical : Ts/rfiza-. Le masc.-fém. se décline
comme xpi/jp-n; (§ 58) ; le neutre, à partir du iréu. sirit^. comme Ê8vo«
(§ 59). Au génitif pluriel, l'accent est sur la même syllabe qu'au nomi-
natif pluriel.
SINGULIER
MASCULIN ET FEMININ NEUTRE
Nom. t-jv/jOy,; o-ûvr.ôeç
Voc. t'jvt/Jï; 7'jw/Js;
Ace. <7yvr,97) (ea) a-yv^ôeç
Gén. T'jvrîQou; (eoç) a-uv/jôo'jç (eoç)
Dat. suvrçÔet -(et) o-uvTÎOst (et).
PLURIEL
Nom. a-yvrîôe'.; (esç) o-'jvijQq (ea)
Voc. t7yvr,Ôe^ (eeç) uuvijG*/) (-ea)
Ace. t'jvt^Js'.; [eeç] a-jv/Br, (ea)
Gén. 3-jvrîôtov ?uyy)8(o
Dat. <7uvTj6e(j!, o-uyrîOsirt.
Sur <tuv^9t ( ; on décline : àXrjQvjç, vrai; è-rctueÀTfïç, appli-
qué; ejTuyr,;, heureux; ouTT'jyr,ç, malheureux; eùvevijç,
noble, poli; sùraiS-fc, obéissant; atrvaXifc, sûr; ào-eê^ç.
impie; etc.
Remarque. Les adjectifs en -7)p7)ç,, -oâBTjç. -wX^ç sont propérispo-
ADJECTIFS. 63
mènes au nom.- ace. sinir. neutre: aovr'.p-r,;. [lovtjpeç, solitaire; sùwoij;,
eàûSsç, odorant ; £;wXtj:, è|ûaeç, dépravé.
SECTION III
TROISIÈME CLASSE
86. La troisième classe comprend comme les précé-
dentes, des adjectifs non contractes, des adjectifs con-
tractes, et en plus delta? adjectifs irréguliers.
I I'
Adjectifs non contractes.
Type : ^éXccç, (iÉXaiva, ^éXocv, noir.
87. Caractéristique. — Radical ar/.av-. Le masculin appartient au type
■-•>'3t: (§ 53 Rem. II), le féminin au type tpatiteÇoc; le neutre se décline
comme le masculin, avec les particularités habituelles au genre neutre.
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
péXas
utiXaiva
uiXav
Voc.
uiXav
utiXaiva
i
uiXav
Ace.
uiXava
uiAaivav
uiXav
Gén.
uiXavo^
ueXaîvT,?
uiXavoç
Dat.
uiXavt,
LieXaivip
PLURIEL
uiXavi
Nom.
uiXaveç
uiXaivat,
uiXava
i
Voc.
uiXavec
jj.eXat.vat,
uiXava
i
Ace.
uiXava;
uteXaivaç
uiXava
•
Gén.
aeXàvwv
LteXa'ivov
uîXàvcov
Dat.
uiXaat
i
LtsXaCvaiç
uiXaai.
Sur p;éXa; on décline : tâXaç, malheureux, et -ni;, nôo-a.
wàv, tout, dont le radical est icàvr- el <|iii par conséquent
ésl identique à ytvaç.
Remarque. Au type pé'f&t se rattache /.«pfsiî, /*y.z-m, yioùv. p ra .
64 ADJECTIFS.
cieux; radical yapûv-c-, en observant que le voc. masc. moderne (de
nature analogique) est pareil au nom. el que le dat. plur. est yiv.::: 1 .
g 2- Adjectifs contractes.
Type : ftocBûç, ftccôeîa, 3a8û, profond.
88. Caractéristique. — Double radical, [Îa9i3-, pa8«-, comme dans la
flexion de ic^Xexoî ($ 56, Rem. III). Le masculin appartient au type
-éasxui; (mais au gén. sing. iceXéftsuc, [Sa6éo<;; cette forme pa^o; est
restée non contracte pour des raisons analogiques). Le fém. appar-
tient au type rifxépa (§ 36). Le neutre appartient au type cîtvj (mais
au gén. sing. adrew;, [iaOioî) et son pluriel n'est pas contracte : [îaOfa.
Tous les adjectifs de ce type ont l'accent sur la finale (PGr.
§ 148).
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
(3a8ùç
PaGsèa
^aôû
Voc.
3aQÛ
(SaGe-a
paGû
Ace.
$*Uv
(jafk^.av
^a6û
Gén.
fiaBioç
paGeîaç
paGio;
Dat.
[iiaOsI
fi.)
paGeia
Pafeï (f,
l'LURIEL
,
Nom.
Pafleïç
(M
^aGcIa 1 .
PaOéa
Voc.
(âaO^
fis;)
paGsw.
£a6éa
Ace.
. foMU
(M
PaGc-la;
|3a9éa
Gén.
^aOéwv
jâaGstwv
(IjaGswv
Dat.
Pafe
(SaGeMi^
riaOécr-..
Sur j^aOù; on décline : y\jxù$, doux; raviSç, rapide;
Tpayj;, rude; [J.aaSûç, lent; rrayû;, gras; euptiç, large ;.o;J;.
aiffu; etc.
1. Xapieiç pour '/jxp'.vrt; rentre dans un cas connu (§ 27) . On attendrait au
dat. plur. masc. et neutre 'y/xpuivi et au fém. "/apiscra. Cette anomalie s'explique
par une particularité phonétique de date très ancienne : remarquer /apf-Sfft,
/apt-saaa (-eai et -esaa précédés d'une voyelle), mais XuB-sîst, Xu8-Eîffa (§ 186, -î'.st
et -stca précédés d'une consonne).
ADJECTIFS.
«sr>
Remarque. L'adjectif irpaûç, irpaeîa, irpaû, doux de caractère, a pris.
sous l'influence de son contraire aypio*<; (itpâ-ïoç »— > irpâoç), une forme
zpâoç, iroaeîa, irpiov, qui existe concurremment avec la précédente 1 .
S "•
Adjectifs irréguliers.
1° ^léyaç, UEyâXr|, r>Éya, grand.
89. Caractéristique. — Les seules formes à retenir -sont : masr.
nom. iis-faç, ace. uiyav, neutre nom. -ace. u-éya. Le reste se décline
comme si cet adjectif était luyaXoî, [leydto), u.Eyâ>.ov (PGr.. •? 147)-.
SINGULIER
MASCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
uiya;
piya
Voc.
p.eyà/.s
[AeyàATj
uiya
Àcc.
Fï* v
u.evàAr,v
uiya
Gén.
u.£vàXou
[AeyàXr,;;
u.eyàXou
Dat.
ULcvàXw
p.eyàXr,
PLURIEL
asvàXtj)
Nom.
u.eyàXo'.
asvàAa'.
ueyàXa
Voc.
fxeyàAo'.
asvàXat,
jxsyàXa
Acc.
y.£y 'à), ou ;
jxeyàXa?
u.£vàXa
Gén.
usyàXtov
LtevàXtiiV
1 1
jjLeyâXtov
Dat.
LievàXotç
asvàXal;
aevàXatç
k J" — TtoXûç, TroXXr], noXu, beaucoup.
90. Caractéristique. — Mêmes observations que pour u-iya; : masc.
nom. -rcoXôç, acc. itoaûv, neutre nom.-acc. rcoXu; le reste se décline
comme si cet adjectif était TroXAdç, tcoXXYj, icoXkâv, formes qui. du reste,
existaient en dialecte ionien PGr., S 149 .
1. C'est, exactement le même cas que le grec parlé yX^xôç, yXuxià, yXuxd (PGr .
§ U8, Rem. III), qui existe à côté de YXuxûç, yXuxià, yXuxû, et qu'on attribue à
une influen'ce de ittxpdf. On peut remarquer que. dans itpqtoç comme dans yXuxdç,
le masculin et le neutre seuls subissent celte influence; le féminin reste intact
•2. I. 'irrégularité «le jj.;--a; s'explique probablement de façon analogue à celle
de itp$oç (S 88, Hem.).
ADJECTIFS.
SINGULIER
MASCULIN
l ÉMININ
NKI 1 RE
\o\V
~o'/:j;
TC0AA7)
TCOAti
Voc.
îtoXu
TZO/J.f,
TCO AU
\<:< .
TCO AU V
-oA/./jv
TCOAÛ
Gén.
koaXoû
-o).AY,;
TCOAAoÛ
Dat.
rtOÂAw
-O/.AY,
PLURIEL
TCOAAfe)
MASCULIN
IÉMININ
NEUTRE
Nom.
-oAAoî
— OAAxÊ
T.o'Ù.à.
Voc.
TîOAAO'l
TCOAAai
noXkà
Ace.
rcoAAoliç
TCOAAÔlÇ
-oAÀâ
Gén.
tcoXawv
TCOAAWV
TCOAAtoV
Dat.
TCOAAols
TCOAAO '.;
TC0AAOIÇ
SECTION IV
REMARQUES SUR L ADJECTIF
g 1'
Place de l'adjectit
91. En grec officiel, comme en grec parlé, la place
normale de l'adjectif est avant le substantif, mais lors-
qu'on veut le mettre en relief on peut le placer après
celui-ci (PGr.,§152).
xaAoç av6pa)7coç, un homme bon.
àvfopto-o; xaAÔç, un homme qui est bon.
6 xaAo; àvQpw-o.;, l'homme bon.
6 avGpwTtoç 6 xocaôç, l'homme qui est bon.
g 2. Adjectifs pris adverbialement.
92. La langue officielle emploie généralement des
ADJECTIFS. t>T
formes en -toc (voir § 267 en regard des pluriels neutres
adverbiaux du grec parlé (PGr., § 153 1.
Pour le comparatif el le superlatif de ces adverbes,
voir $ 101.
93 En revanche, cette langue possède des adjectifs
mis au singulier neutre avec sens adverbial.
Ex. : oAÎyoc, peu; oÀîyov, un peu.
[xôvoç, seul; jjiôvov, seulement.
■jtoaûç, nombreux; tcoXû, beaucoup.
xôaoc, too-oùtoç, aussi errand : tô<tov, too-oGtov, telle-
ment.
oaoç, si grand que; ocrov, autant que.
Tiptôxoç, premier; TrpwTov, premièrement.
i? .". Substantifs-adjectifs.
94. Aux adjectifs français qui indiquent le pays d'une
j>ersonne correspondent des substantifs grecs (PGr. y § 153) .
Ex. : Les marchands grecs, ol "EXATjveç è'u-opo'..
Les marins français, ol fàAAoi vaÛTai.
SECTION V
DEGRÉS DE SIGNIFICATION
95. En grec, comme en français, les adjectifs ont
trois degrés de signification : le positif, le comparatif et
le superlatif; ce dernier comprenant un superlatif relatif
et un superlatif absolu.
Ex. : positif. riche, reXotiatoç;
comparatif. plus riche. icXoimtorepoç ;
superlatif relatif, le plus riche, otcaoucuototoç;
superlatif absolu, très riche, rcAoyaiw'arcoç.
6X ADJECTIFS.
Remarque. — Sous l'influence «le la languie parlée, on emploi»; fn
quemmenl comme superlatif relatif le type ô ïtAovatÛTepoî.
Ces comparatifs el ces superlatifs se déclinent conun
les adj. en -o; (§§ 80-81 : TiXouffuï>T£pos, nkouawoTèpct, -//>■
frUDrepov: KXoyffwÔTaTOç, icXouctWTàxTi , t:/.ojt'.(I)-:7tov. Pourl
commodité de l'exposition on réunira ici sous une seul
rubrique le comparatif et le superlatif.
\ I ". — Comparatifs et superlatifs à suffixes.
96. Première règle. — Dans les adjectifs de la pn
mière classe (irXoy<noç, etc.), le comparatif et le superlal
se forment mécaniqueYnent en remplaçant -oq tantôt p?
-wTepoç, -wtoctoc;, tantôt par -orepoç, -ôtccto^ PGr., fc 1 58
On remplace -o; par -wreppç, -<dto.to<;, quand -o; est pn
cédé dune syllabe brève, et par -ôxepoç, -ôtoktoç, quand -'
est précédé d'une syllabe longue, c'est-à-dire d'une sy
labe contenant une voyelle longue, ou une diphtongm
ou bien une voyelle brève suivie de deux consonnes 1 :
-aoJt'.oç, riche. irXoua-wbxepo;, -Xo'ja-'.coTaToç :
sûxoXoç, facile, euxoX<J>Tepoç, euxoXiÔTaTOç;
.mais :
a<ry7)U,o^, laid, y. / 7-/r l 'J.6-iz r jÇ, à7yr,;j.OT7.To; :
wpaioç, beau. wpaukspOs, wpatôraxoç;
[xixpéç, petit, [xtxpÔTepoç, p^xpÔTaxoç.
Remarque I. Pour savoir quelle est la quantité des voyelles x, i,
les commençants auront souvent besoin de recourir à un dictionnai
de grec ancien, car les dictionnaires de grec moderne passent malhe
reusement ces formations sous silence. Comme règle générale, <
1. Dans un mot comme Xrnrxdç l'e était bref, comme toujours, mais il y av
entre les deux consonnes un court arrêt, qui donnait à la syllabe la valeur d'u
longue. Celte rè^le de l'w dans les comparalifs provient du besoin d'éviter da
un mot la succession d'un trop grand nombre de syllabes brèves. On la relrou
dans les dérivés en -offùvT, : xotX&xrûvï), bonté: ■CK'TCEivoffûvTj, humilité.
ADJECTIFS. 69
retiendra que ces voyelles sont ordinairement brèves à la pénul-
tième; exceptions : ivxîuoç, honorable, ivripÔTepoc, Êvxijx.ô'xaxoî ; lz-/Zy,:.
fort, tay_upôxspoç, îd^upÔTaTOç ; îtpôfrUfioç, empressé, 7tpo6u[i.o'xepo;, irpo8usJ.o-
Remàrque II. Les. adjectifs xevôç, vide, ffxsvd;, étroit, font xsvdxepoç,
xe/oTaTûç, axsvÔTspoç, 5T£vô-:x-:o:, conformément à l'usage ancien el
parce que -oçy était autrefois précédé île deux consonnes.
97. Deuxième règle. — Dans les adjectifs de la
deuxième et de la troisième classes ({3a9ûç, etc.), on
ajoute -Tspo?, -toctoç au nom. sing. neutre (PGr., ^ 159 1 -
i
(n)V7j97)ç, habituel, ^jy-r/li-r-zzo^, Tuv^s-j-ry-oç:
ira<pjç, clair, a-a'iic-Tsoo^, TasiT-rato; :
[ISaOûç, profond, ^àOÛTepoç, ^aôÛTaxoç.
98. Le type a-uw^icj—ooç T'jv7 ( 0i7T7-o; ainsi obtenu a été
ensuite séparé en <rovr|9- éoteoo^, T-jw/j-éoTa-ro^, et ces
nouveaux suffixes se sont introduits dans ya.pUiq, dans
les adjectifs en -vouç, dans iit^quç et dans quelques autres
formes :
■/oloU'.ï, gracieux. '^aptiffTspoç, ^apiiaraToç;
£'joai'j.(ov, heureux, EÙSamoysorspoç 1 , sj^'y.'.y.ovÉTTaTOç;
îuvo'jc, bienveillant, îjvojo-tîoo;", rjvo'j—v-o.;:
àiîXoûç, simple, à-AûjaT^o; 2 , àitÀoûaraTOç ;
7tÀ7,a-'los, proche, 7iA7 t a-'.ia":£poç, -).r l 7<.i'j-y-oç.
Remarque I. La formation ancienne *,8ti<;, suave ; comp. -rçSfwv, superl.
r.c'.^To:. n'est plus guère usitée que dans le style élevé ou clan< les
comparatifs et superlatifs irréguliers; f,8o<; lui-même peut faire au
comparatif ^Sûxspoç el au superlatif -fiSikatoç. Le comparatif neutre de
jîpa8ùç s'emploie dans l'expression Ôaxxov ?, PpâSiov, tôt ou tard.
Remarque IL L'adjectif CyT,/,ô; a doux superlatifs : û4»r,Xôxaxoî cl
Lyi^To:. ce dernier d'une langue plus relevé'.'. Noter )^r'/.'j-x-z. Votre
Altesse et '<, 'T^kttoç, le Très-Haut.
1 . Voir page 70, note 2.
2. Kûvo'Jax£f.o;, i-rAO'Jcxspo; sont pour EiivQ-éffXEpoî, iltXo-écxspo<
70
ADJECTIFS.
g 2. Comparatifs et superlatifs périphrastiques
99. Les participes, et certains adjectifs verbaux en -~o.-.
oe forment pas leur comparatif et leur superlatif au
moyen de-, suffixes vus précédemment, mais au moyen
des adverbes rcXéov (ou ptâXXov), plus; tcoXù (ou Xûcv), très.
Ex. : ^Xmwwdvoç, ftgé; nXéav (ou [xïXXov ^Xutuujxéveç,
plus âgé; 7coXù (ou Xiav) f,Xixi.w|xévoç, très âgé.
ào'.àxp'/ros, indiscret; irXiav (ou fiâXXov) i&u&xpiTQç,
plus indiscret; rcoXù (ou Xiav) iStàxpwo;, très
indiscret.
Remarque. Le grec ne fait pas la distinction entre <• 1res « et
« trop ». L'un et l'autre se traduisent par itoM> (ou Xîav); mais
« trop » ne saurait se traduire par un superlatif : trop profond. tcoVj
(ou Xtav) (3x60.
§ 3. — Comparatifs et superlatifs irréguliers.
100. Voici les comparatifs et superlatifs irréguliers
les plus usités. Ceux en -wv et -wroç appartiennent au
style élevé.
POSITIF COMPARATIF
xaxôç, méchant, ^eipwv
xaXoç (ou àya&éç), bon, (^Axitov
piéyaç, grand, ^.èt^wv
p.s).a^, noir, y.sAavwTspo;
lAix^iç, petit, sXàacriov
SUPERLATIF
[ASyLCTTOÇ 3 ;
u.aX.avw'caTQç* ;
èXé^urcoc*-;
1. Superl. plus rare, jtàxtqreç. Grec parlé /apcJTîpo:, miïb naaro;, PGr.. §160,
Rem.
2. Superl* dcptcTTOç, dans le sens de « excellent ». Grec parlé xx"/.6T£po;. uokù
xaXo;, PGr., § 159. Orthographes fautives : xa^TEpo; et xaXXitepoç. Ces compara-
tifs en -'Jxepo; proviennent du type PaBùç, et xxXùxcpo; offre exactement le même
phénomène que sùôaiiJLOvéffTepo; (§ 98).
3. Grec parlé u,eYaXoxepo;, ttoXù jjLeyiXo;, PGr., § 159.
' i. En grec ancien, [AeXàvcspo;, u,eXàvtaTOç.
5. Aussi puxpotaxo;. Grec parlé, u.'.xpotspo.;, -koX'j puxpd;.
ADJECTIFS 71
•>)ivoç, peu nombreux, pieûov qaïvwtoç 1 ;
noAÛç, nombreux. tcasuov * tiasûttoç 8 ;
-oiÔTo-, premier, -^(ot'.tto;:
TsXeuTaloç, dernier, sVyxro;;
œiXoç, ami, cher, s'iA-ra-ro; 7 '.
•
Remarque I. A côtéde ces superlatifs en -kttoç, on trouve aussi des
formes périphrastiques en Xîav (Xîav *aXôç, Xîav itaxé?). Celles en -■--,-.,
sont les plus énergiques; comparer note i.
Remarque II. Le grec ancien a formé sur des mots invariables des
adjectifs au comparatif e! au superlatif :
ïyw, en haut, kvwtsoo?, supérieur, ô âvû-ro-roç, le plus haut;
[dt-ïto, loin de], àiKÔTepoç, plus éloigné. 6 à-nw-uatoç, le plus éloigné:
svSov, dedans, èvSôxapo;, plus intérieur, ô svooTaxo;, le plus intime : etc.
Ces formes s'emploient encore en grec officiel, soit avec le superl.
relatif ci-dessus, soil avec le superl. relatif habituel, 6 ivjixepo;,
'<> àîTwTs&oî, ô èvSÔTîpoç (§ 95, Rem.).
Remarque III. Sur 1rs adjectifs en question de nouveaux adverbes
ont été formés : ivwrépto, plus haut; avwT3ct«, très haut; â-irwcépto, plus
loin: izàitaxa, très loin; êvSÔTepov, plus à l'intérieur: ÈvSdxjtMt, très à
l'intérieur: etc.
g 4. — Comparatifs et superlatifs des adjectifs
pris adverbialement.
101. Les adverbes tirés d'adjectifs forment leurs degrés
de comparaison (PGr., § 164) sur le modèle des adjectifs
eux-mêmes et de la façon suivante :
sotoûSç, sagement; docptjTspov, plus sagement; ^o^ù-v-j .
très sagement.
xaA(7>;, bien; xaÀUTspov, mieux; xàAA-.TTa, très bien':
xaxâiç, mal; '^e'-pÔTepov, pis; xàxiara, très mal.
I. Grec parlé, dXiYÙTepo?, TtoXù <3Xtyoç.
.'. Grec parlé, TceptccrôTepoç, itàpa TtoXûî, PGr., s 160, item, et 163. -1'
3. Le voc. ^iÀTaTs, au commencement d'aine lettre, esl l'équivalent «lu tïancaU
clicr ami •.
i. Aussi Xiav /ï>.'"i; et Sptcra, avec la nuance indiquée s 100, Rem. 1. i es i
72 ADJECTIFS.
Remarque. En grec ancien, \>j'i.-x •• tout à fait, 1res faisait au
comparatif (t X^ov ■ plus, davantage el au superlatif |xi> -->
• le plus, principalemenl . Aujourd'hui, le positif de cet adverbe esl
inusité; jiâMov a le sens de •■ davantage, plutôt el ■!,'/■--.-/. celui rie
■ principalement, surtout, oui ».
§ 5. - Que, après les comparatifs
102. Après un comparatif, le que français PGr., §165)
se traduit en grec par le génitif :
Ex. : Il est plus grand que moi, elvai jÔy, Xôrspoç vy/j.
Je suis plus petit que Pierre, sl|xai [uxpÔTspoç toû
Iléxpou.
Remarque I. La tournure eîvai û^XÔTèpoî -r, èyti, EÏjiai (inipôrspoî f,
o IUtoo; esl beaucoup moins employée que la précédente, mais on <<■
sert de la conjonction ■?, (§ 319) dans des phrases comme :
Aujourd'hui il a mangé phis qu'hier, zi,\)-.w> tyctys 7repiati<kepov <,
Plutôt la mort que l'esclavage, (iSXXov Bâva-roi; <, SotAèîa.
Remarque II. Noter aussi les tournures suivantes, en comparanl
PGr., §§ 166-167 :
Il est plus riche que je ne suis, moi, s:v3r. TtXouji<oxepo<; i-' a -: i-.-j-j.-.
Il vaut mieux que j'y aille que d'écrire, xaXûxepov vfr ôifixyw, r*-,* va
Le plus riche île tous, 6 -aoo-.'otx-o: irâvToùv.
g G. — Grand comme..., aussi grand que
103. Avec un comparatif d'égalité, comme se traduit
par to;. simple conjonction (§ 338), dont la présence
n'influe pas sur le cas, à la différence du grec parlé uètv
(PGr., §168, 2°).
On notera en outre que les tournures ci-dessus sont
moins fréquentes en grec qu'en français. « Il est grand
données dans les écoles sont : u,7jôsv, nul; xaxûç, mal: [iSTpîwç, passable: xaXw;,
bien (fr. assez bien); ).iav xaXûç, 1res bien (fr. bien); Spnrra, parfaitement bien
tfr. très bien .
ADJECTIFS. 73
comme moi « se traduit mieux par ivxihy. il to-ou v&T\koi
c< nous sommes également grands », que par elvai lo;
iyiù U'i/7jXoç.
Remarque. Plus... plus se rend par 8scj>... TOffoiko)... avec des coinpa-
ratifs.
Ex. : Plus je la vois, plus je l'aime, oaw suyvdxepov tt,v j&éirw, toto-jtu
ireptffffotspov tt,v iya—io.
Plus il devint puissant, plus il se montra noble, orna îo/u
pôxspoç i-;iv:To. TOffoÔTto [j.eya^t)S)povË5"tspoî àvc5sîy87|.
g 7. — Moins grand que.
104. Moins grand que... se traduit le plus couramment
par plus petit que.
Ex. : Il est moins grand que moi, elvat fuxpÔTspoi; è{xoû.
CJ1AP1TRK IV
NOMS DE NOMBRE
;, I-. -
- Tableau d
105.
Noms de i ili
rc cardinaux.
1
ny
2
O'JO
3
*t P L«
4
*T£(T(7apa
5
Ttiv:;
6
«TV
s;
7
s— xâ.
8
OXTlô
9
èvvsa
1U
Séxa
11
êvSexa
12
ô(oo sx a
15
*8éxa TO-la
14
* or/.a Teccrapa
15
oéxa TcévTs
16
osxa SÇ
17
oéxa STTTa
18
osxa oxTO)
19
Séxa èvvsa
N o ta tio n
Noms de nombre
grecque *.
ordinaux.
a'
tcoÔ)to;
0'
OS'JTÎOOÇ
y'
TGLTOÇ
o'
i
l'
t:sut:to:
c
EXTO?
Y'
sTjooy.oç
V
ô'yooo;
6'
É'vvaTOç
i.
oixaTOç
'.a'
évosxaTO;
oojoixa.TOç •
•v
osxa.TOç to'Itoç
10 '
BéxoiTOÇ TSTaOTOÇ
Le'
osxa-roç itéuLTCco^
iÇ'
oÉxa.70,; sxtoç
BéxaToç sJjooij.oç
17) '
oixa.TOç c/vooo;
$'
osxa.Toç evvaTOç
1. Les noms de nombre marqués d'un astérisque sont ceux qui se déclinent. ( >n
les met toujours au neutre, quand on énumère la suite des nombres.
2. Dans la numération écrite, on se sert d'ordinaire des chiffres arabes; cepen-
dant on rencontre quelquefois, dans les éditions, la notation par lettres, surtout
pour les préfaces et la notation des chapitres. On voit que l'alphabet employé
clans ce cas contient plusieurs lettres qui ont disparu de l'alphabet ordinaire
r équivalent de F, digamma ou wau) = 6; U' (koppa) = 90; 7$,' (sampi) = 900.
NOMS DE NOMBRE.
20
etxo<n
X
î'.xotto;
21
eixoct Êv
xa'
£'..XO<7TÔç —OCOTO^
22
etxô<n oùo
x3'
S'.XOO-TÔ^ 0£'JT£OOÇ
50
ToiàxovTa
X'
Tp'-aXOTTOÇ
40
T£<T<TapàxovTa
a'
Tôa-a-apoxoa-TÔ?
50
TCEVT/jXOVta
V
-£VTr,XOTTÔç
60
s;^y.ov7a
^y.xoa-To;
70
lêoop.7]XOVTa
o'
s^oo^xoo-tÔç
80
oyoo^xovta
-'
0"'OOr,XOTTÔ^
90
EV£V7]xovTa
L '
£V£V7 | X0C776ç
100
IxaTOv
o'
t
ÉxaTOTTÔç
101
Ixorcov *ev
ÉxaToarôs "coto:
102
éxaTov oùo
pp'
l
120
Ixatèv sûeoa'i
px
Éxa-roa-TOç î'.xottoç
121
sxarov eixotrt * é'v
pxa'
ÉxaTO-JTÔ; e'.xoTTo;
TZOCÔTOC
1
200
* § taxée* ta
g*
o'.axoa-t.oarTÔ;
300
*Tptaxo<7ta
t'
TO'.axo7'.03":ô;
400
* TExpaxéorta
u'
T£TpaX0'7'.0T':6,-
500
*7tevTax6a , ta
C5
— ^VTaXOG-'.OTTOÇ
600
*lçaxé<Tta
'/.'
EÇaXOT'.OTTÔç
700
* lutraxoina
•y
£— TaXOT'.OITOÇ
800
*0XTax0T'.a
(.)'
oxTaxOT',ocr-rôç
900
* Èvveaxôtfia 1
#
£vvv£axoo-'.07':ôç
1000
* y tXta
a
•/'.A'.OTTÔ;
2 000
* StarvtXta
>
o'.oy './.'.ottÔ;
3000
*Tpto"/iXt,a î
/ i
Tp'-Ty.A'.Os-TQ-
10000
Oîxax'.Ty f/.'.a"
>.
pLUplOOTOÇ. Etc.
100 000
exarôv ytXtàSEç
200000
o taxtaia '. y '. A '. âo ; ç
1000 000
* £7 ÉxaTOU.U.ÛptOV
i ooaooo ooo
*ev o'.T^xa-ro'j.u'jo'.ov,
1. En gr. anc. tvocxoa'.s.
J. Et ainsi de suite, en ajoutant au mol /i/.'.ï 1rs adverbes TïtàdtXlÇ, RgVfixiS,
àÇ&xiCi é~TixK, ôxtdixi;, êvaxiç, ÈvSexàxiç, etc., trois fois, quatre l'ois, etc. Mais Les
tonnes 6ùo /tÂiiôEs- Tp3î; fciXwtèjç, Ti«f«afJ8< giXtâSc;, etc., comme en grec parle.
sont également employées.
3. Ou "u-ûpti.
Nom.
ïpeïç
Ace.
tpelç
Gén.
Dat.
TO'.O-'l
7« NOMS DE NOMBRE.
ji 2. Déclinaison des noms de nombre
106.
1° Eîç, uioc, ilv, « un », a été décliné S 31.
2° Tpeïç, rpia, « trois » (PGr., § 171, 2°).
MASCULIN ET FÉMININ NEUTRE
Tpia
-via
TOWl.
I t
3° Téooapeç, téooocooc, « quatre » (PGr., § 171, 3°).
MASCULIN ET FEMININ NEUTRE
Nom. Ti-TTaoîç ■zïii'j.oy.
Acc. TSffuapaç Tsa-aapa
GÉN. TSffiràpow xsaa-àpwv
Dat. Téa , o , apa , i Téo , a , apo , i.
4° Aiaxooioi, ôiaxooiai, ôiocxoma, c< deux cents » (PGr.,
^ 171, 4°) se décline sur tcaouo-ioç (§ 80). Il en est de
même des noms de centaines jusqu'à « mille » inclusi-
vement.
5° Les mots ^iXiaôeç (plur. de r, yj.h.y.q l ) , êxaTO{À|ji.ûpt.ov,
o',o-£xaTO^[j.'jp'.ov sont de véritables substantifs. En grec
officiel ils sont suivis du génitif complément détermi-
natif et non d'une apposition comme en grec parlé
(PGr., § 172) :
ouo y.Maoe^ àvOpcÔTitov,
1. Comme f, [xovâi;, l'unité ; t^ xpiâç, la trinité; tf) osxi;, la dizaine; i\ ôwôcni;, la
douzaine ; etc.
NOMS DE NOMBRE. 77
j< 5. — Observations complémentaires sur les
noms de nombre.
FRACTIONS
107. La moitié, tq ^juox»; le tiers, 70 tprçov; le quart,
-o TÉTapTov; le cinquième, to -fy.-Tov, etc.
« Demi, e » se traduit par rjjjiwus, ■'(^v.iv.y.. ^{/.wj et se
décline sur jiaSûç (§ 88; .
Ex. : Une demi-heure, T|[û<ma ûp&.
Une drachme et demie, fûa opayu./, xal -^.-/ma.
NOMBRES MULTIPLICATIFS
108. « Simple », « double », «triple», etc., se traduisent
par aTcAoûç, o-.-àoGç, tpvrcAouç, -ueTpaicXoûiç, ïîevTairAouç, etc.
(PGr., § 175).
Remarque. A côté de ces formes on trouve, en grec officiel comme
en grec parlé, SiitXdcrioi;, TptitXàsio;, TSTpaitî^ffioç, etc., qui traduisent
aussi le français « double, triple, quadruple, etc. » Les adjectifs en
-TtXoGî indiquent de combien de parties se compose un objet; ceux en
--AâsicK indiquent combien de fois un objet est plus grand qu'un
autre.
HEURES
109. On compte les heures de la même façon qu'en
grec parlé (PGr., § 176), avec les seules restrictions que
voici :
A une heure, xy-à 1 xi\v u.tav.
A une heure et demie, xoctà tr,v [xiav xal f,fxta-eiav.
« Midi >■> se dit SwSexa ou y, jjtsa-yjjxêpia; à midi; xarà
ràç SwSexa ou xa-à ;A3T/,u.6Vlav. A deux heures du matin.
y.y.~b. xàç 3uo 7tpo pLe<T7){jt.ëpta;, et en abréviation : -. u. A
trois heures de l'après-midi, xaxà -y.; -pil; pierà ;j.:ty,;j.-
êpîav, et par abréviation : u. ;x.
I Sous l'influence du grec parfé, Katà est souvent remplacé par g{ç,
78 noms DE NOMBRE.
" Minuit » se dit SûSexoc ou ~b jxecovûxTtov ; à minuit;
xaxàt Ta; S(t)8exa ou xa?à xb ixeo'ovûxTtov.
Mois ET ANNÉES
110. Le premier, le quinze du mois, y, reparr^, y, SexotT/;
n£p,ivn) toû [xvjvéç I*< il., §178).
Au vingt-trois avril, ttjv elxo<rr/^ Tpînrjv 'Attpûiou
(§356).
Au début d'une lettre : Athènes, 5 janvier 1017, ? Ev
'AG^vatç ty, 5' 'Iavouapîou 1017, ce qui se lit : ev 'AO^vaiç
ty, -sjj.TrrTj 'Iavouapfou yiXia èvveaxô<na Séxa éircà.
En 450 avant J.-C, tù (ou xarà to) 450 -. X., ce qui
se lit : tw (ou xa-rôc to) Terpaxéma 7revr/ , ixovrâ itpo Xokttoû. En
Tan '230 après J.-C, èv eret 230 y.. X., ce qui se lit : sv
STS'. O!.7.X07'.Q!7T(O TOta/OTTG) M.STa Xp',7707.
Kocto -rà 450 -. X., signifie « vers 450 av. J.-C. ».
Remarque. Dans cet ordre d'idées quelques abréviations utiles
à connaître sont : è. ë. (svsttwtoç Itou;), de la présente année; t. a.
(Tpéyovxoç pjvôç), du mois courant; t. ï. (■jrapeWtàvroi; è'tovç), de l'an der-
nier; )>. u.. (À-Z^avTo; [ifivôç), du mois dernier; -. \. (notXctià -f, assouvis).
vieux style 1 ; v. f,. (vé« T,ucpo[rr,v{a), nouveau style.
DISTRIBUTION
111. L'idée de distribution s'exprime de différentes
manières (PGr., § 179).
Ex. : Us avaient chacun douze drachmes, excotto*
ûciixwv $ ; .y s oo'jôV/.a opayuâç.
11 a donné un morceau de pain à chacun, êScoxe
Tsp.ayt.ov apTO'j Ixàcrro), ou eêioxe etç ajToùç àvà iv
TEu.ay.ov àpTOv.
Ils allaient deux à deux, ÈêââiÇav kyk'Bûo.
Il les a sortis un à un, tovç êljiëaXe eva itpàç evx.
A droite par quatre! èm osç-.à xaTa TSTpàoxç!
1. C'est-à-dire suivant le calendrier julien, qui est encore en usage en Grèce, et
retarde de 13 jours sur le calendrier grégorien. Au lieu de it. tj. et de v. r,.. on
trouve aussi ir. ë. (irofcatôv Itoç), v. S. (véov- êtoç).
CHAPITRE V
PRONOMS-ADJECTIFS PRONOMINAUX
SECTION I
PRONOMS PERSONNELS
112. En grec officiel comme en grec parlé les pro-
noms personnels comprennent des formes longues et des
formes courtes PGr., 181 et suiv.).
g 1 er . — Première personne.
113.
SINGULIER PLURIEL
7|pôtç, ai;
Tjuâiv, 'Jiàc
7,'j. îv, 'xy.ç
Nom.
h 'ùi
Ace.
lyk, pè
Gén.
È{XOÛ, |Xffl)
Dat.
S'j.0'1, mol
1 2-
— Deuxie
114.
Nom.
TJ
Ace.
7î
Gén.
(TOO
Dat.
<xol
ULMdV, 77.Ç
•j ;/•>/, a-àç.
1. La forme raïs est très usitec, parce que 7, ;/£:-: el >j::; se confondent dans le
prononciation.
80 PRONOMS ADJECTIFS PRONOMINAUX.
Troisième personne
115.
SINGULIER
M VSCULIN
FÉMININ
NEUTRE
Nom.
v.jto:
(XÙtï)
«Ùt6
Ace.
butov, tov '
auTï|v, t/,v
7.J70, TÔ
Gén.
ptvTOÙ, toj
kÙt^ç, ty,,-
auxoG, TOÛ
Dm.
y.j-OK ~oy
aUT«, 77,
'/'JTW. TCO.
PLURIEL
Nom. auxoi xutoû aura
Ace. auTotiç, to'jç auxàç, 7aç aoxà, ta
Gén. auTWv, tgjv auTWv, twv auxwv, twv
Dat. ajTol;, toÎç aùxatç, Tau aùioïç, to 7 .;.
Remarque I. Formes longues et formes courtes. — Les pronoms
régimes d'une préposition prennent la forme dissyllabique. toutes les
ïv\> que celle-ci existe (PGr., § 186. Rem. VI).
Ex. : A'.' f,;jâ;, pour nous; Si' 'Juâ;, pour vous; Si' gùxoiiï,
pour eux.
A'.' È[i£, pour moi; <v.à jî, pour toi; 8i' aôtov, pour lui.
En dehors de ce cas, la forme longue est d'un style plus relevé
que la forme courte correspondante :
Ex. : Le soleil nous réchauffe, ô v.'.o; ôspixadvei t,u.5;; plus cou-
ramment : o t,A'.o; [aï? 6Ep;j.aiv£'..
Il l'a vu, eïSs xûxôv; plus couramment : tôv eToï.
Remarque IL Emploi des cas. — Le datif, ici comme toujours esl
un peu recherché. Dans les formes simples, il est remplacé couram-
ment par \i.oû, aoû, toC, t?,; — u-«ç. <J«ç, twv :
Ex. : Il m'a dit, [xoû eT-s. Il t'a dit, uoû sl-c. Il lui a dit, toO
(x%) eIicé. Il nous a dit, p.5- zItzz. Il vous a dit, tï; s!-:.
Il leur a dit, twv eIti.
1. Ces formes écourtées remontent à dtxdv, ixr,v, etc. (pour aôxov, aôxiqv, etc). L;i
disparition de l'u dans les formes de ce genre est attestée à Athènes dès le pre-
mier siècle avant J.-C.
PRONOMS REFLÉCHIS. SI
§ \. — Place des pronoms personnels,
116. Formes longues. Les formes longues se placent
ordinairement après le verbe :
Ex. : Quand je la vois, oxav Vaé-w suit^y.
On ne -les trouve avant le verbe que lorsqu'on veut
mettre le pronom en relief :
Ex. : C'est moi que vous cherchez? ty.ï "v-tl-z:
Formes courtes. Les formes courtes se placent en
général comme en français (PGr., § 188). Elles sont,
soit proclitiques (§ 13), soit enclitiques § 14 :
Ex. : Ouand je la vois, ctaxv t/jv V/.ï-^..
Il m'a donné, uoG (ou ]xo\) eSwxs.
Donne-moi, Boç \xo\t (ou \j.o\ .
On notera encore qu'en grec officiel, comme en grec
parlé (PGr., § 488), on place ces formes courtes entre
Bèv; ;j.y,, 8à, va, aç et le verbe, et que, dans le cas où il y a
deux de ces formes pronominales côte à cote, le complé-
ment indirect se place avant le complément (tirée/ :
Ex. : Il ne m'a pas vu, Sèv u.ï slos.
Je le lui dirai, 6à toû to î ; .'-w.
SECTION II
PRONOMS RÉFLÉCHIS
117. Les pronoms réfléchis (PGr., $ 190) rendent le
français moi-même, toi-même, lui-même, renvoyant au
sujet :
Ex. : ïïepl èp.awToû «■xércro^ai, je pense à moi-même.
lv.-£ xaO' éauTÔv, il se dit en lui-même.
x'2 PRONOMS. — ADJECTIFS PRONOMINAUX.
| t ". Première personne
118.
SINGULIER
PLURIEL
Àcc.
suauTÔv, -///
Y,|JL7.; XUTOÛç,
-?•»
Gén.
iuauTOU, -v,;
Dat.
euaUTtj), -r,
r.ulv ajTO'.;.
--/•.;
§ 2. — Deuxième personne.
119.
SINGULIER
PLURIEL
Ace.
TiCOTOV, -7]V
jy.àç y.'j-O'jç,
-àç
Gén.
■7£7.'JT0C, -Y^Ç
im&v ocvtwv
Dat.
TEa'JTW, -7,
uu.lv y.'j-ol;.
-al.
2 5. — Troisième personne.
120.
SINGULIER
PLURIEL
Ace.
éauTov, -VjV, -6
la'jTO'Jç, -àç. -à
Gén.
éa'jTO'j, -y,;, -o'j
ÉaUTWV
Dat.
lauTto., r ( , à>
ia'jTOiç, -oûç, -ou'.
Remarque I. En grec ancien, ces pronoms réfléchis s'employaient
aussi comme possessifs et, dans ce cas. se plaçaient entre l'article et
le substantif. On peut dire de même aujourd'hui : jj-ovov rapt toû iautoS
xjijupspovToç wpovTÎÇsi, il ne s'occupe que de son propre intérêt (litt. que
de l'intérêt de lui-même). Mais, du grec ancien au grec moderne,
l'usage du "réfléchi-possessif est allé se restreignant; les construc-
tions comme àyaizi. tôv 7ta-ipa aùxoG (ou tou) sont beaucoup plus fré-
quentes que la précédente.
Remarque II. Certains auteurs écrivent iya-a tov TraxÉpa otÛToii, en
songeant à l'attique côtoù pour iauroj. C'est là une conception erronée
et une faute d'orthographe.
1. Les formes tov Éa'jTov ]j.oj, tccj, to'j, etc., moi-même, toi-même, lui-même, etc..
toû èa'jTOû |j.ou, aou, t&'j, etc., de moi-même, de toi-même, de lui-même. etc.. sont
dues à une influence de la langue parlée (PGr.. § -190;.
PRONOMS RÉCIPROQUES. 85
SECTION III
PRONOMS RÉCIPROQUES
121. L'idée de réciprocité se rend par le pronom
àXXnXouç, àXXnXocç, aXXnXa, qui se décline régulièrement :
Ace. à).Â7JA0'Js, àXX^Aa;, xAÀ7,Âa
Gén. àXXvjXwv aux trois genres
Dat. àXXv)Xotç, yjjJ'/sj.'.;, iXX./iXot.ç 1 .
Ex. : Aimez-vous les uns les autres, àyoscâhre àXX^Xoi>ç.
Les éclairs se succédaient, a', ie-ùpaual SieSsyovTO
à),X7 ( ).aç.
Remarque I. La forme passive du verbe peut, elle aussi, marquer
la réciprocité. Elle correspond alors au verbe pronominal français.
Ex. : Ils se sont aimés. ■f i y<>nzrfit\c;ctv.
Ils se jettent dans les bras les uns des autres, ^îirTovrat Et;
xà; àyxà^a; àAAVJAwv.
Remarque II. Le pronom xaav.oj; entre également dans des verbes
ou des substantifs composés : àXk-t\ko*A.xQvoûv, ils s'entre-tuent; £aXt,-
aoïOovo'jv ou àAA-^XoïiOowJ^xL. ils se jalousent entre eux; «XX-^XoëÀs-
icvitou, ils se voient entre eux; r, iWr t \o-fpxzix, la correspondance; r
àAAV.o6or'iG£ia, le secours mutuel.
SECTION IV
PRONOMS ET ADJECTIFS POSSESSIFS
122. Les adjectifs mon, Ion, .son, etc., se traduisent le
plus souvent, comme en grec parlé (PGr.. $ 192), par le
génitif des pronoms personnels :
Mon père, 6 Tcornfy ;xoj Notre père, 6 ramip ;/.aç
t. Sous l'influence du grec parlé (PGr., § 191> on emploie aussi la tournure
;jlet:xE'J [j.aç, ja;, twv, correspondant ta français n catee nous, ross, eui
84 PRONOMS. — ADJECTIFS PRONOMINAUX.
Ton père, i -y.~i^ g-ou Votre père, ô nar/ ( p tï-
(ou i»p.u>v
Son père, o --j-i^ tou - Leur père, 6 rca-nta T(,>v
(ou kÙtoû) ou kÙtwv).
Dans un style plus relevé on se serl aussi de êuoç, n,
ôv, où»;, on, oôv, nutTtoo^, a, ov, ûfiÉTepôç, oc, ov. Il n'y
a pas de forme correspondante pour la troisième per-
sonne.
Mon père, 6 ephç TtaT^p Noire père, o 7,^^:0; -o:
Ton père, 6 <rbq -ar^c Votre père, 6 ùpixepoç r.-j-i^.
A la fin d'une lettre : oàcoç u|xéTepoç, bien vôtre.
123. Les pronoms le mien, le tien, le sien, etc., se tra-
duisent par ces mêmes génitifs précédés de la forme ô
îôixo^, n ïôixrj, to îôixôv :
Ex. : Leur maison est plus grande que la nôtre, /, owewi
xtov eivai ueyaXuTÉpa ty,ç Ioix7Jç uuxç.
Remarque. Le pronom ô îôtxdç (iou, sous ses différentes formes,
s'emploie aussi comme adjectif dons un sens emphatique (PGr.,
§ 193, Rem. II) :
Ex. : Mon couteau, à moi, ne coupe pas, i, io:x/, p-'ou p.iyjxipa Sèv
XùTTTei.
SECTION V
PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS
124. Les pronoms-adjectifs démonstratifs sont au
nombre de trois : outoç, >.jtoç, èxelvoç. Ils s'emploient
pour désigner, le premier un objet rapproché, le troi-
sième un objet éloigné, le second (avec une réserve
indiquée au § 126) un objet dont il n'y a lieu de marquer
ni le rapprochement, ni l'éloignement.
PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS. 85
§ 1"'. — Ouxoq.
125. Pronom : outoç, w:r,, to'J-ô, celui-c*, celle-ci.
Adjectif : outo^ 6 xupioç, ce monsieur-c/.
(PGr.,§195).
Régies pour décliner outoç. — 1° La syllabe finale est constituée
par l'article, sauf dans ou-to;, a : J-Tr„ otMcot, 3'j-ti:. 2° La première syl-
labe commence tantôt par une voyelle, tantôt par une consonne, sur
le modèle de l'article. 3° Cette première syllabe est en' ou, toutes les
fois que l'article a un o ou un w; partout ailleurs elle est en au.
SINGULIER
masculin
FEMININ
NEUTRE
Nom.
O'JTOÇ
ay-rj
70Ù70
Ace.
■ TO'JTOV
77.'J7Y,V
70J70
Gén.
TO'JTO'J
7a'J77,Ç
70'J70'J
Dat.
70 Û 7(0
77.'J7r,
PLURIEL'
70'J7(i>.
Nom.
OUTOl
a'J7a'.
-%j-y.
Ace.
70 J 70 y;
7ay77.;
~y.j-y.
Gén.
70'J7WV
70U7C0V
TOUTtoV
Dat.
70'J70'.;
77.J7a'.;
70'J70'.^.
g 2. — Autôç.
126. Pronom : aù-ô?, xùr/î, aù-ro, celui-ci, celle-ci.
Adjectif : zùxo; 6 xJr.o;, ce monsieur.
(PGr., § 196).
Cette forme a été déclinée au $ 115. C'était, en grec
ancien, un pronom personnel correspondant au français
même, dans moi-même, toi-même, lui-même, etc.; voir la
Rem. C'est donc sous l'influencé de la langue parlée qu'on
s'en sert comme démonstratif. Auto? est, dans celle-ci,
m l'KoNOMS. - AH.IU III - PRONOMINAUX.
le démonstratif le plus fréquenl PGr., S 194 . En grec
officiel, au contraire, <>n lui préfère qutoç
Remarque. a>',;, s'emploie en outre dans le sens de m^nn- [rnoi-mt me,
loi-même, etc. . Précédé de l'article, il correspond au français le même
(gr. parlé 6 ïôioç, PGr., § 200 :
Ex. : J/,'" xùxôi, moi-même.
(i -xiz'j; ffxpouciwTT,ç, le même soldat,
§ 5. - - 'EkeÎvoç.
127. Pronom : exeivoç, Exetwj, Èxeîvo, <-elui-/à. elle-/'/.
Adjectif : èx-lvo; 6 xJv.oç, ce monsieur-/;).
PGr.J 197 .
SINGULIER
MASCULIN FÉMININ NEUTRE
Èxewo
SXcfcVO
'Èxsîvou
EXctVtp.
Nom.
ÈXSIVOÇ
ÈxstvY)
A cr..
Èxeîvoy
SXSÎ"Î*7|V
Gén.
EXStVOU
ÈXEÎVYJÇ
Dat.
SXSLVM
ÈxeLvifi
PLURIEL
Nom.
exsIvm
èxelvat
Ace.
EXEIVOU?
Èx.îîva;
Géx.
SXSIVtoV
EXEIVWV
Dat.
EXELVOtÇ
Èxsivai^
S 4. -
- Article
avec le de
iv.zvrj.
Èxeïva
èxeîvcov
Èxetvoiç.
128. Le substantif, accompagné d'un adjectif démons-
tratif, doit prendre V article.
Ex. : Ce chemin-ci, wrrt\ y, oôoç.
On dit aussi, mais en joignant toujours l'article au
substantif : tj ooô; aii-nr,, ce chemin-ci: to oax.Tj/.'lo-.ov
eWïvo, cette bague-là.
PRONOMS ET ADJECTIFS RELATIFS. 81
Remarque. Avec un adjectif on peut avoir les constructions sui-
vantes : Cette belle Ville, *Hvr\ r, &.pmlg ttôa::, ou f) (opaia vitt) icôXlç. OU
•f, ('jcxia TtôXlç a'jxf].
§ 5. — Toloûtoç, Toaoûxoç, xôaoç.
129. Toioûtoç, Toiocurn, toioôtov, lel, telle, pareil, pa-
reille (PGr., § 199), se décline sur ofooç (§ 125).
Ex. : De pareil vin, to-.ojto^ olvoç.
Il en est de même de toooOtoc;, tooociitii, toooûtov, qui
signifie aussi grand, aussi nombreux, et dont un syno-
nyme plus courant est toooç, Toon, tooov :
Ex. : Il a tant de soucis, l-/v. Too-aç (ou Toa-auTaç)
œpovTiSaç.
Remarque I. Noter les tournures :
Tel père, tel fils, olo; ô Ttaf/jp, toioûtoç xii ô utâç,
Autant d'hommes que de femmes, Suoi àvSpeç, xôsai (ou Touaûxai)
vuvaïxeç.
A un tel degré que .... si; toioôtov ji^uôv, S><jxe....
Ils étaient si nombreux que..., f,aav xôaoi (ou to<toOto:), ôcrxe.
SECTION VI
PRONOMS ET ADJECTIFS RELATIFS
g 1 er . — 'O ÔTTOLOq, OÇ, OOTIÇ, ÔTTEp.
130. Au français qui, que, lequel, laquelle corres-
pondent en grec officiel quatre relatifs : 6 qtwhoç, o;,
SffTtç et 6'-ep (PGr., §201).
Le plus courant est ô oWïoç, r, ô-noly., -b ô-oloy, qui se
décline sur 7tAoô'nos (§ 80). On peut s'en servir à l'exclu-
sion des trois autres.
Ex. : L'homme qui est venu, 6 xv&pdi-o; o^ôizolos r t \Hz.
L'homme que j'ai vu, 6 àvOpwrcoç tov swoiov sISov.
89 PRONOMS. - ADJECTIFS PRONOMINAUX..
Le boulanger chez qui j'ai acheté le- pain, ô ipxo-
TTwXrjî -v.'.'j. toû ôicoiou (litt. duquel) rjvéaoffa tôv
apTOv.
Remarque I. "Oç, 7J, o se décline régulièrement, sur Swïvo; par
exemple, en gardant partout son initiale vocalique. Ce pronom appar
tient au style élevé. On l'emploie moins que les deux suivants, saut
après les prépositions, cas où ceux-ci sont inusités :
Kx. : L'affaire dont il est question, y, ûitrfOevic icept ?,; itpdxeiTai.
Le livre dont il s'agit, tô (îtfiXfov itepl ofi ô Xdyoç.
Après quoi, (xeO' o.
(La chose) pour laquelle, c'est pourquoi, St' 8.
Remarque II. "Oœtiç était à l'origine un pronom indéfini et s'emploie
encore comme tel. On s'en sert de plus maintenant comme relalil
défini, mais seulement à certaines formes :
SINGULIER PLURIEL
Nom. oct'.; f,T'.; oîtivec aïitve? Sxiva
Ace. — — — ïtiva
GÉN. O'jtivoî — outivoî — — Sxiva.
Ex. : L'homme qui est venu, ô ïvSpwico; oartç ï\X8e.
Remarque III. "Ouep est plus défectif encore et ne se . trouve
qu'aux nom. -ace. neutres sing. et plur. Sirep, Sitep. Il a encore son sens
ancien dans toS8' 8itsp, ce cm (ou ce (/ue) précisément, mais s'emploie
sans cette nuance dans une phrase comme tô &?\xx Bits? r= tô ôtto'ov
r,y.o'jïa, la chanson que j'ai entendue.
§ 2. — c 'OaTiç, ÔTtoîoç, otoç.
131. "Qcmy outre le sens indiqué au paragraphe pré-
cédent, peut avoir aussi celui de quiconque, qui que ce
soit qui (PGr., §203).
Ex. : Quiconque se trouvera présent, o<mç rjyr, -apiôv.
L'adjectif correspondant est ôttoïo^, qui se construit
alors avec xa-. av, locution conjonctive par laquelle il
prend le caractère d'un indéfini.
Kx. : Ouelle^que soit votre intention, oitolqy trxoitov xai
av è'y/.TS.
PRONOMS ET ADJECTIFS RELATIFS. 89
Remarque. 'Orano; est également limité dans des phrases comme
celles-ci, où il a pour synonyme otoç :
1 x. : Tel que vous me voyez. tocoGtoî diîoïov (oîovj [ii ^é-ksts (cf.
§ 129, Rem. I).
Quel malheur! ôiroîa (o\'a) Bu<ttuxi'<x! (cf. PGr.,§ 213, Rem. III.
S •»•
'OaTiaôrjTtOTE, ÔTrotoaôr)TTOT£, oîoaôn.TTOTE.
132. Les formes données ci-dessus accentuent encore
leur caractère indéfini par l'adjonction de or-p-t,
Ex. : Quiconque viendra, ott'.tô^-ots (p-oloTor-o-t.
N'importe lequel, 07:010 tov^ots (oToaûTyrtoTe).
Quels que soient ses défauts, ô-oIaor'-oTî lolaôV,-
tcote) xal av elva'. Ta U,y~~oyj.y~y. toi>.
g 4. — "O ti.
133. "O ti, neutre de ôWiç; s'écrit en deux mots (quel-
quefois séparés par une virgule : o, tl) et se distingue
ainsi de la conjonction oti « que ». Ce pronom, comparé
au français, a un double sens, défini et indéfini.
Ex. : Ce que (la chose que) je crains par-dessus tout,
o -\ ~oh 7tàvTW.v ccoêoûixau
1 I t
Prends ce que (n'importe quoi) tu voudras, Xàês
o t-. 8é>etç.
Remarque : « Dis-moi ce que tu veux » se traduit par « dis-moi
quelle chose tu veux : ; .~: [tou xi 8éXei<; (§ 380K
§ 5. — "Oaoq.
134. "Oooç, ôorj, ooov signifie si grand que, si nombreux
que, autant que (PGr., § 205.
Ex. : Tous, tant que nous sommes, oaot eijxeôa:
Autant que possible, oc-ov tè Suvaxôv.
m PRONOMS. ADJECTIFS PRONOMINAUX.
Dans la mesure où cela est permis, lç' Sow btci-
II s autant de politesse que de bonté. oVr,v sùyé-
vetav sye'., 7077,7 Eyei xal xaAwaruv-ïjV.
Remarque I. lue phrasé comme ■• Il m- comprenait pas toul ce
qu'elles disaient » se traduil ordinairement par Sêv sw<Set Kz-j. Fkeyov,
mars efift trotive aussi Slv èw8fei o/,a 8&& &Xeyov.
Remarque II. Certains auteurs emploient parfois 8«o< dans un sens
I rès voisin de 6 ô-'y.o; :
Ex. : Elles racontent âûx autres les merveilles qu'elles ont vue-
là, StTJYOÛvxai îi; Ta; à/.Aa; xà 6au|xà<7ia, 67a îloov £•/.::.
Il charmait par sa llùte les paysannes qui venaient laver à la
rivière. è'xîp-s ô:à xr,; 'fÀO-'ioa; ' xà; /i.iv.y.i;, Stfctl f.v/'jvT'j vi
w'Xùvwaw s'.; xov zoxajxôv.
SECTION VII
PRONOMS ET ADJECTIFS INTERROGATIFS
g 1 er . — flOLOÇ, TÎ.Ç.
135. Iloïoc;, ttoioc, Tioïov, qui? lequel? se décline sur
t:àou7io; (<§ 80, cf. PGr., § 209).
Tiç, ti, #wf? quel? quoi? se décline ainsi (PGr.,
§ 210) :
SINGULIER PLURIEL
MASC.-FÉM. NEUTRE MASC.-FEM. NEUTRE
Nom. Ttç xi xiveç xiva
Ace. 7'lva xi xivaç xiva
GÉN. XVVOÇ XLVOÇ XlVtOV X'IviOV
DAT. TtVt XlVl TWt Tlfft.
§ 2-
Emploi de ttoloç et de tlç.
136. Ilolo; et %Lq sont souvent synonymes et, dans ce
1. Forme empruntée au grec parlé; grec officiel, d aJXo;.
PRONOMS ET AD.IKT.TIFS INTEKR* HiATIF'S. «Jl
cas, ils s'emploient de préférence, le premier aux cas
directs, le second aux cas obliques :
Ex. : Oui l'a dil?ralag xb eatcs; Oui as-tu vu? imIov zVji;;
Qui sont-ils? -o T .o». elvai;
A qui est cette maison? xï/o^ elvai f, oùcîa xutt,;
De quelle manière? t(vi tootuo:
137. Lorsqu'on établit une différence entre eux, et tel
est toujours le cas au nom. -ace. sing. neutre (PGr.,
§ 211-212). les formes de xiç ont le sens de quelle sorte
de? et celles de tuoIoç celui de lequel d'entre plusieurs? Le
neutre xi peut alors s'employer adjectivement, même
avec un masc. ou un fém.
Ex. : Quel livre (quelle sorte de livre) voulez-vous?
!Et jkêXbv Hikexz;
Lequel des livres voulez-vous? tio-.ov (iiê)iov BéXets ;
Quel homme (quelle sorte d'homme) est-ce là?
xi àvOpwrcoç s '.va». ;
Remarque I. Tî; interrogatil' esL accentué sur l'initiale aux formes
dissyllabiques et prend toujours l'accent aigu aux formes monosylla-
bique tÉî et tï, par exception à ce qui a êtë dit $12, 3°.
Remarque II. L'expreersion tt<; ri est empruntée au grec ancien cl
signifie qui vive:'
§ 7>. nôaoq.
138. rioaoc;, noon, ttooov, combien.' se décline sur
XWivoç ! (§81, cf. PGr., $231).
Ex. : Le coml)ien du mois sommes-nous? -oTaç xoù
IJiYivà; lyo;;.:v isous-ent. Y,;;.ipa-) :
Combien d'habitants a la ville? -otojç xasaixou^
è'ys». y, -oa'.ç :
Dites-moi combien ils sont? z\-zxz ut.au -oto», eïva'..
02 PRONOMS. — ADJECTIFS PRONOMINAl \.
SECTION VIII
PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉFINIS
g I er . - Eî.ç.
139. Mlç, jji'la, ev a été décliné $ 31. Le grec officiel
comme le grec parlé, et à la différence du grec ancien,
peut employer ce numéral comme pronom ou adjectif
indéfini.
Ex. : Une femme est venue, qui..., rçXGe w.y. yuv>î, r,
6-0 'la. ; ..
L'un dit, ewtev elç.
L'un d'entre eux, elç se ocutûv.
Vous l'apprendrez un jour. Gà to <xà.H-r-i [xtav
7|uspav.
§ 2. — OOÔeîç, ^rjÔËtc;, icavEiç.
140. Oùôdç, oùôepia, ooôév, j.irjôeiç, \\r\ht\i\rx, \xr\hi\,
xaveiç, xaj.ua, xavev, personne, aucun, aucune, se déclinent
sur elç dont ils ne sont que des composés. Les deux pre-
miers sont d'un style plus élevé que le troisième, qui est
dû à une influence de la langue parlée (PGr., § 215-217).
141. Oockiç contient la négation où, ne pas, et est
donc négatif par lui-même.
Ex. : Je ne connais personne de plus honnête que lui,
oùôéva yva>p[Ç(o Ti|jiuÔTspov auToy.
11 en est de même de u-rjôeu;, dont l'emploi par rapport
à oùSelç est semblable à celui de utr, par rapport à Sev
(§ 273).
Ex. : Afin que personne ne s'en aille, "va pjSelç sûyiji.
PRONOMS ET ADJECTIFS INDEFINIS. 93
142. Kccvdç est compose d'un préfixe indéfini xav
(pour xal av) et de eïç. C'était donc, à l'origine, une
affirmation, comme le français « personne, aucun », et
ce mot est susceptible de prendre la négation.
Ex. : Personne ne l'a dit, oàv to e,tra xaveîç.
Je n'ai aucun espoir, Ssv v/to xapiav sXictôa.
Remarque I. Ravel; garde son sens affirmatif dans une phrase
comme T,X6e xavîîç; « est-il venu quelqu'un? » C'est alors un équiva-
lent de l'indéfini xij (§ 143). Il a le sens négatif dans la réponse :
xavst'ç, « personne ».
Remarque II. Ofôexipp;, a, ov, [rrçSéxepoç, a, ov, signifient « aucun des
deux ».
§ 3. -- Tlç.
143. T'.^, xf., quelqu'un, quelque chose, quelque, un certain
(PGr., 218), se décline comme l'interrogatif ïiç (§ 135),
mais en diffère sur deux points : 1° il est généralement
inaccentué (§ 14); 2° lorsque ses formes dissyllabiques
sont accentuées (§ 15, 5°), elles le sont sur la finale. *
Ex. : J'attends quelqu'un, àvauivo T'.và.
Quelques amis, cplXot uvéç.
Quelques-uns disent que, Asyoua-î uveç Sti.
Il a quelque chose d'inexprimable, è'yet Tt, àvsx-
œpaercov.
Remarque I. Les formes dissyllabiques de xi; peuvent maintenant,
contrairement à l'usage ancien, se placer avant le mot sur lequel
elles portent, en prenant un accent sur la finale
Ex. : Quelques élèves, xivè; ïx xûv p.a8^xûv (ou- (laB^xai xtvs;).
Remarque II. Tt? se joint à nombre de pronoms pour leur donner
un sens indéfini : b'ffxi; (§ 131), -5; xi;, un chacun, etc.
Remarque III. Pour xavsU synonyme de xiç, voir s 142, Hem. I.
Remarque IV. Dans le style élevé quelques se rend aussi par fvtot.
ou. a.
Ex. : Quelques-uns de ses articles, Èvcai x(ôv Siaxp'.Sûv a&xoO.
M PRONOMS. - OBJECTIFS PRONOMINAL \.
§4. 'ApKExàq.
144. L'adjectif îxpxeTÔç, /, 6v [synonyme du gr. parié
xàprco<xoç, PCr., £ 221 1. dont ]<• sens propre est « suffi-
sant », traduit le français oseaz nombreux, ma&z grand :
Ex.. : Ils étaient assez etombreux, Jjrow àpceToL
Il n'a pas une fortune assez grande, Brv :■/£•.
àpxeTTiv rcep louo-îav.
§ 5. — "Ekocotoc;, EicàTEpoç.
145. ."Exc<oto^, èxocoTn, 1 : xocotov signifie chacun, chaque,
et èxaTepoç, éxocTEpa, éxcxtejoov, chacun des deux, chaque
(en parlant de deux) fP'Gr.j § 222).
Kx. : Chaque peuple, hatstyc, /.-/o; ; chaque pays, i%vsvt\
7}'>? y -
La maison se compose de trois étages, dont
chacun a quatre chambres, r\ olxta owcoTeÀeÏTai
îx tquûv îtaTWixàTWV, exaarcov twv otcoIwv evei tst-
<rapa oioij.y-'.y..
Chacun des deux a ses qualités, ëxaTept>ç lyei ta
ftperce p r^ ; j. y.T â to j .
Remarque I. Un synonyme de ixàieepa$ esi i|upoce(jûi, a;, a, /ohj rfoua •.
Ex. .- Ils ont tons doux taure qnnlités. xpçônsepot ëj^owv Ta wpwrcp^jJCBrca
tuv.
Remarque II. Pour -5; synonyme de aJerarroç, voir § 148.
§ 6. — c O ÔEÎva, ô xâSs.
146. Le pronom-adjectif ô v\, to) ôeîva, i#î te/, une-
telle, est, d'ordinaire, indéclinable comme son synonyme
6 n. to) Taôe.
PRONOMS ET ADJECTIFS INDEFINIS. 95
Lorsqu'on le décline, sa flexion est. pour les trois
genres, otlyy.. Sevwt., os'Ïvdç, os ■//•., Ssxveç, oV.va;. ôVlvtov, dat.
plur. inexistant.
Ex. : Un tel, fils d'un tel. ô ùsïvdc (xàôs), uloç toù Ssîvx
77.0S I.
Un tel et un tel. 6 oslva xal 6 77.0s.
Dans telle proA'ince. èv '■?, Selva i tïo: z-v.y/Lv..
| 7. — "AXXoç, ETEpOÇ.
147. "AXXo;, aXXn, aXXo, «n/re, s'emploie quand il
s'agit de plus de deux; ercapoç, bvépot, ëfrepov, quand il
s'agit seulement de deux.
Ex. : Une autre route, à).)./, ôocc.
L'une — l'autre — t, \v.-j. — r, s-:soa —
D'une part, de l'autre, à©' Ivoç, à©' éxspou.
Remarque. L'un... l'autre se traduit par ô fiiv... ô 6s...; tes ims..., tes
(«//(>'... par o ; . (xèv... o ; . 6è... (§ 318 et PGr., § 224, Rem. I).
Ex. : L'un entre, l'autre sort, ô [aèv sîdrsp^eTâi, 6 8t ï\ï?/z-zy.:.
Les uns veulent. les antres ne veulent pas,'oî ftiv 6i/.o-7-.. o. ô:
8èv BéXouat.
§8. — n&q, ôXoç, ôXôicXripoç.
148. Oôcc;, tiôcgoc, rcôv, se décline sur ui/.x; (§ 87 .
"OXoç, ôXr), ÔXov, se décline sur XiQivoç (§ 81 ■ . OXoxXn-
poç, oç, ov, se décline de même; mais, comme c'est un
composé, le fém. est pareil au masc. (§ 81, Kern. I).
Ces trois formes marquent la totalité. Elles peuvenl
parfois s'employer l'une pour l'autre, sans différence
notable :
Ex. : itSfra y, 'EXXàç ou oXr, r, 'EXXàç, loule la Grèce:
oXôxXripoç 7| ç EXXàç, la Grèce toul entière.
Mais tel n'est pas toujours le cas. Leur emploi dans le
96 PRONOMS. — ADJECTIFS PRONOMINA1 X
détail esl assez délicat, parce que l'influence ancienne
et celle de la langue parlée sont ici contradictoires sur
certains points. Voici quel est l'usage le plus général. Il
offre, du reste, quelque analogie avec le français.
Qâo-a tcoàiç, chaque ville (syn. de hA<ni\, et sans article).
nâo-ai al 7iÔÀ£t.ç ou oXat al 7t6Xet<;, toutes les villes.
Al ttôasiç oX6xX-/]poi, les villes tout entières; 6X6xÀT|pot
rcoXetç (ou, en donnant plus de relief à l'adjectif,
itéXeiç oAixAvipot.), des villes tout entières.
Remarque I. Au lieu de -i.;, irisa, ~av, on trouve aussi, mais plus
rarement, ôiiraç, airaaa, fiitav.
Remarque II. Noter les expressions : 8ià icavsôt, pour toujours:
xarà irivta, de tous points; irpè itàvTtov, surtout. Au grec parlé tAo;
Ttàvxwv, « enfin », correspond tsao? en grec officiel.
Remarque III. IISç tiç est plus indéterminé que ~ï; et donne comme
nuance « un chacun » : m; x:; ta yvwpCÇei, (un) chacun sait cela.
2 9. — Môvoç.
149. Movoç, n, ov, seu/, n'offre rien de particulier en
grec officiel et s'emploie là même où le grec parlé se
sert de [xova^ôç (PGr., § 227, Rem. II).
Ex. : Elle est restée seule, suetve uov7).
II. — CONJUGAISON
150. On donnera : 1° la conjugaison des trois verbes
auxiliaires etfjiai, je suis; zyo>, j'ai; 8iXto, je veux; 2° celle
d'un verbe paroxyton, Ajw, je dél^g; 3" celle des verbes
périspomènes, àyotrew, j'aime, et xww, je remue.
CHAPITRE PREMIER
VERBES AUXILIAIRES
SECTION I
Et^iou, je suis.
§
1". — Mode indicatif
151.
1. — Présent.
SING.
1.
2.
3.
eï^at, je suis.
etaroa,
eîvai»,
PLUR.
1.
0.
eïvou(PGi\, §229).
i. Celle tonne, qui se retrouve à pliir. 3. n'a rien de commun avec l'infinitif
ancien sïvai. Elle remonte au grec ancien ëvi, synonyme de ëveon. Au moyen à»
Êvt signifiait « il esl ». On trouve encore le grec ancien êcxl dans le style élevé el
dans une question scolastique comme xi iaxt Tptywvov ; « qu'est-ce qu'un triangle? •
98 LE VERBE.
152. '2. — Imparfait.
sing. I. '/ifA7,v, j'étais, j'ai été, je fus.
3. y-o,
PLUR. 1. : f\i>.-J)y..
2. 7>8e,
.". />/v (PGr., S 230 .
Remarque Quand, pour le verbe être, on veul marquer !<• j • . > — ■ <
défini ou indéfini de (;\ro& précise, on se sert île r':vo;)(,v (aor. de
y£vojiai, •§ 230.), s'il s'agil d'une action, et de -c.:/ ,hh-. de ô-'a-./'.M.
s'il s'.-igit d'un état.
Ex. : S;i demande lui accueillie, -i, l'irt^iz tou ï-;i-/i-z'j Sex-r/j.
Quelle eu a été la causeîwua 6-^f,p^s f, xixla;
.". ■ — FWTKR
153. On ajoutera Bà à Vindicatif présent : 6à evj.v.'., Bà
sWa-., Oà elvai 1 , etc., je serai, tu seras, etc. (PGr.-, ^ 231 1.
§ L 2. -- Mode subjonctif
154. On ajoutera va à Vindicatif présent : va sl^ai, va
sla-7.'., va slvai 1 , etc. que je sois, que tu sois, etc. (PGr..
$232).
\ 5. — Mode impératif.
155. On se sert des formes du subjonctif va elpai, va
slo-ai, va slvai, etc.. ou en remplaçant va par ccç (§ 217) :
aç eljjiai, aç elam, aç elvou, etc., que je sois, sois, etc.
(PGr.. § 233).
Remarque I. Les formes I<ro, sois. i^-i. soyez, appartiennent au
style élevé. "Eotw, soit! En géométrie, è'cttw y, sôfieïa AB. soit la droite
AB; ECTTwsrav Sûo- tptywva, soient deux triangles. rE<7Tu y.a': -T(.>/c:. même
pauvre.
1. <-'7 r',;j.:r.. v« Y,;j.a;. etc., sont des fautes d'orthographe.
VERBES AUXILIAIRE S Ou
Remarque II. Bà vient de 8&Xç! va (litt. : il veut ijuei, page lO'.i. noie.
\i vient de ïvoc (gr. nue. : afin 411e). A: vienl de y.~z: ditt. : laisse).
§ 4. Mode conditionnel.
156. On ajoutera 6à à l'imparfait : H% y,uly,v. 6à yto. 8à
y-o, etc., je serais, j'aurais été, etc. (PGr., § 234.
§ r». — Mode infinitif.
157. En grec savant comme en grec parlé, l'infinitif
est ordinairement remplacé par le subjonctif. Il en existe _
des restes dans des temps composés qu'on verra plus
loin et on le rencontre aussi avec l'article, donc employé
comme un véritable substantif:
' Ex. : Dieu nous a donné l'être, 6 0eôç ;j.àç Iomv.z -h elvou.
Il est défendu de fumer, à-ayoGEÛs-ra-. ~.h xoctcvIÇsiv.
La faculté de penser, ■/) Suvap.ç roû cnteTrrea-Qai.
g 6. — Mode participe.
158. Le participe de zvj.%'. est wv, oo<xa, ov, gén. ovtoç.
Le masc. se décline sur yéptov ($60, Rem. IV , le fém. sur
xpà-rceÇa (§ 37), et le neutre sur le masc. avec les parti-
cularités du genre neutre : tô ov, l'être; Ta ovxa, les êtres.
SECTION 11
£)(cù, /ai 1 et BéXco, /> ueM#.
g I ". — Mode indicatif
159. t. — Présent.
Sing. 1. Iyo),j'ai, Sing. 1. Osa (o, je veux,
2, è'y-'.ç, -• ^Xeiç,
5. eyet, •". 6éXet,
1. Diins eeirtaioes locutions :/<■> a le sens de - se I \ er -'■>: ëj£«s; commenl
allez-vous? 8èv è'xet oOxwç, il n'en es! pas ainsi.
111(1
LE VERBE.
Plur. I . £/ ojxev,
2. ï/z-,
5. if O'JT..
Plur. I . BéXojxev,
2. eaexe,
3. OéXouori.
(PGr., J236).
Remarque. A plur. 3 el sous l'influence de la langue parlée, on
trouve très fréquemmenl les formes fyouv, BAouv*. D'une façon géné-
rale, les plur. 3 en -ai appartiennent au style élevé. ^
160.
2.
Imparfait.
SlNG.
1.
etyov, j'avais,
j'ai eu.
Sing. 1.
7|8eXov, je voulais,
j'ai voulu.
2.
3.
etyeç, •
2.
^eXeç,
^0£A£.
Plur.
1.
3.
£Ïy£7£,
Y
£'. Z OV.
Plur. 1.
2.
r,8éXou£V, •
"neéXexe,
Y,0£AOV.
(PGr., §237).
Remarque I. Les formes sc/ov, :-/:;. s'"/:, etc., sont celles d'un passé
- j'eus, j'ai eu », qui appartient à la langue élevée.
Remarque II. Le-passé • j'ai voulu» se traduit aussi, plus fréquem-
ment en grec officiel qu'en grec parlé (PGr., § 238), par f.OA^aa, qu'on
••onjugue :
sing. 1. T,9i/.-r,7 2, plur. 1. ^8eX^<j ayiev,
2. t,6sXy|<t s?, 2. Ti8eMj<j<XTe,
~). t^éXtjïe, .">. f|Ô6X7)(j av.
161. r>.
Sing. I. Ôot ï/m, j'aurai.
5. 8à £/r t .
Plur. 1. Oà è'^w^sv,
"2. Ox l'y vite,
7). Oà l'y wt'..
Futur.
Sing. 1. &à8ÉXu>, je voudrai,
2. Bà'ôéX^ç,
3. éot 8éX$,
Plur. 1. 8à 6ÉX<op.sv,
2. 8à fj£AY,T£.
3. 8à OiAcoT-..
1. Cette désinence -ojv, pour -oust est due à l'analogie des troisièmes pers. <lu
plur. de l'imparf. et de l'aor., <jiii se terminaient en -v.
VERBES AUXILIAIRES. 10!
Remarque I. On observera que ce temps, en réalité composé du
subjonctif, puisque 6à syw est pour Wktù va ï-/ju (litt. je veux que j'aie)
se forme sur l'indicatif présent, en changeant en voyelles ouvertes
(§ 23 1 les voyelles fermées de ce dernier. Mais les formes ï'/ow,
BëXouv, empruntées au grec parlé ne subissent naturellement pas ce
changement : Bi s/o-jv. 8à BéXouv.
Remarque II. Sous l'influence de la langue parlée, on trouve fré-
quemment à plur. 2 6à ïyjzie, 6à B£Xsts, et tel est [le cas pour tonif-
ies formes verbales en -t\ts.
Remarque III. Au passé ifi£kt\<ia correspond un futur 8à BêMfaw el
§ 162, un subj. va BeMjaw), moins usité que Bà 8îAw (va BeXw).
§ 2. — Mode subjonctif.
162. Le subjonctif diffère seulement du futur en ce
qu'il a va au lieu de bb. : va lyw, va BéXco, que j'aie, que je
veuille.
§ o. - Mode impératif.
163. Sing. 2. ïyz. Plur. e^ets. Les formes correspon-
dants de 8éXw (QéÀr,T£, OêX^o-sts) sont plus théoriques que
pratiques.
g i. — Mode conditionnel.
164. Même formation que pour sl^ai : 9à £ T .yov. Oà
y/jsaov, mais en observant que f,9eAov, imparfait de (téXco
a souvent le sens du conditionnel présent ou passé : je
voudrais, j'aurais voulu.
g 5. — Mode participe.
165. "Eyo>v, È'yovs-a, r/ov, ayant — 9éXwv, OéAouara, OeAov,
voulanl .
CHAPITRE 11
VERBES PAROXYTONS
SECTION 1
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
g I er . — Voix.
166. Le grec officiel possède deux voix : la voix active
et la voix passive.
167.' La voix passive peut avoir deux significations,
l'une passive, l'autre réfléchie (PGr.. § 241).
Ex. : èvBuopu, je suis habillé (on m'habille) ou je
m'habille.
uMr n {\ a été délié (on l'a délié) ow v il s'est délié'.
Remarque. La voix moyenne qui, en grec ancien, se confondait sur
bien des points avec la voix passive, est aujourd'hui identifiée avec
elle, sauf pour un nombre restreint de formes 2 .
I 2. — Temps.
168. Il y a en grec officiel, comme en grec parlé
(PGr., § 244), huit temps principaux, dont 5 simples :
présent, imparfait, aoriste, et 5 composés : futur continu ,
1. En langue épurée on devrait ne donner le sens réfléchi qu'aux formes
appartenant à l'ancienne \ >i\ moyenne, mais dans la pratique bien peu d'auteurs
s'astreignent à cette règle.
2. Ex. : icpixôfJLïiv, de içnxvoOu,ai, j'arrive; îyzvàpw, de Ytvojiai, je deviens ;
i8eëàu.T|V, de ôéyo\uxi, je reçois; VfpÇâu/rjV, de Spxou,ai,j.e commence. Les formes
de ce genre appartiennent pour a plupart ou style élevé.
OBSERVATIONS PRELIMINAIRES. 103
futur momentané, plus~que-parfmt, fulur antérieur et par-
fait.
§ 5. — Modes.
169. On compte cinq modes (P(u\, $ 245), dont
4 simples : indicatif, impératif, subjonctif, participe, et un
composé : conditionnel (présent et passé).
\ L — Nombres.
170. Il y a deux nombres, le singulier et le pluriel. Pas
plus dans la conjugaison que dans la déclinaison, il ne
reste rien de l'ancien duel.
| 5. — Augment.
171. L'impartait et l'aoriste de Vindicatif sont carac-
térisés par l' augment, qui est le signe du passé (PGr.,
§ 246).
172. Augment syllabique. A ces temps, les verbes qui
commencent par une consonne prennent, devant cette
consonne, un s, qui est dit augment syllabique, parce que
le mot est augmenté d'une syllabe.
Ex. : Xuo), je délie; impf. iÀyov; aor. sÀuo-a.
Remarque. Les verbes qui commencent par un p redoublent cette
consonne après l'augmeirt.
Ex. : pÉitxw, je jette; impf. eppnttov; aor. ëppuj/a.
173. Augment temporel. Les seuls verbes à envisager
ici sont ceux qui commencent par l'une des voyelles
a, e, o. Sous l'influence de l'augment , ces voyelles
s'ouvrent (§ 23), L'a et l'fi en /,, l'o en u>; toutes les autre-
gardent leur timbre.
Lx. : àxo'jo), j'entends ; impf. y,xojov; aor. v/.ovja.
èXittÇto, j'espère; impf. -îftmÇov; aoT. îjiitwa.
ôSt ( yô>, je conduis; impf. wS^vouv; aor. g>oy
loi VERBES PAROXYTONS.
Remarque I. On a donné à cel augraenl 1«' nom de temporel, parce
que la voyelle ainsi modifiée par l'augmenl devenait longue, c'est-à
dire augmentait d'un temps, mais l'expression n'esl pas rigoureuse-
ment exacte au point de vue classique ; ». :. o, allongée seraient notés
a, et, ou (§ 23) 1 .
Remarque II. La règle précédente n'esl qu'une application des faits
exposés au § 23. Quelques exemples l'illustreront : ou.l^û, je parle,
to[j.()kT l aa; àyoçirw, j'aime, ^yotic^ffa ; ê^êu6epû, je délivre, i'/.iJiiy^z-/.:
olxxê(pti), je plains, cjixTêipa 8 ; alorôctvojJiai, je sens. /.ï'JavOr,/: i'y/iy.z-<'>.
je remercie, •t\ùyaplaxt\aa', eixcéÇw, je conjecture, fixaffa; xuijdEvw, j'aug-
mente, -f^'f^a; IxeTetfb), je supplie, îx^xeuca; ûêpîÇw, j injurie, uêpisa.
174. Augment dans les verbes composés. Les verbes
composés d'une préposition gardent en général l'augment
de la forme simple :
Ex. : 7C£pt.Ypà<pw, je décris; aor. 7teptsypa^a.
<ruÀ)iyco (pour <7uv-)iyo>), je choisis; aor. truvAelja.
'j-axoûa>, j'obéis; aor. j-^xojTa.
Remarque I. Toutes les prépositions à finale vocalique, à l'excep-
tion de Tcepi et de irpô, élident leur voyelle devant l'augment :
Ex. : à /ayivwaxw, je lis; aor. àvéyvwua.
àiroAûw, je lâche; aor. àitéXuca.
Ces formes n'étant en principe que la forme simple avec augment,
précédée d'une préposition, gardent naturellement l'accent île cette
forme simple 5 .
Ex. : ôiràyw (=. uic-âyu), je vais, aor. uitfyov.
Remarque II. Gardent aussi l'augment de la forme simple les verbes
a initiale vocalique composés de Suc- et de zù- :
1. On voit dans cet augment temporel l'augment syllabique i- contracté avec
l'initiale du verbe, à une époque préhelîénique. De cette ancienne façon de con-
tracter l'e avec une voyelle suivante le grec n'a retenu que sa a » > r, (§ 25,
Rem. II). La contraction de è- avec i et v ne parait pas avoir influé sur le timbre
de ces voyelles. Restées brèves sous l'augment, ce n'est que plus tard et par un
phénomène d'analogie qu'elles sont devenues longues. L'ou initial (rare) est
demeuré intact.
2. Mais aussi oïxxetp» (§ 175, 5").
". C'est ce qu on exprime aussi de cette façon : dans les verbes composés d'une
nèposition, l'accent ne remonte jamais plus haut que l'augment. — Une exceptioii
au principe énoncé ci-dessus est constituée par le type i~6ôo; (= à-ro-od^, impér.
de àiro5£5w, rendre); c'est probablement une formation analogique sur le type
àitdXuaov, due Xu Ta.
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES. 105
Ex, : SuïotpeffTw, je déplais: aor. S\jat\pésxi\t:ii.
E'jspysxû, je fais du bien: aor. £ÙT\oyézT\e<x.;
(Juand les verbes sont composés d'un autre élément
qu'une préposition, l'augment se place en tête du com-
posé.
Ex. : xpocpoSotû, j'approvisionne; aor.. èTptxpoSoirrjffa.
Remarque III. Prennent l'augment en tête du composé, les verbes
à initiale consonantique composés de Sut- et de eu- :
Ex. : o'jtw/Ô), je suis malheureux; aor. éô'jt-j/t.sx.
£Ùao-/'jj, je bénis; aor. ijô^dynaa 1 .
175. Augments irréguliers. L'augment comprend des
irrégularités qui peuvent se répartir en cinq catégories.
1° Augment en rj- : owcoXauw, je jouis de, aor. à-^Aauo-a
(et àraXauc-a) ; Sûvajxai, je peux, aor. r,8uvTj87)V (et eBuvrï&rjV | :
suttoo'^oj, j'empêche, aor. 7i{jwc68wa (et ÈaTtôo-.a-a, 5°);
IvavTioùua!. (et èvavuwvojjia».), je m'oppose, aor. TivavTuî>0Y)v ;
Osàoj, je veux, aor. ■/i9éXr 1 <ra 2 .
2° Augment en ei- : éXxiiw, j'attire, aor. eïXxuo-a; Ipyoï-
Çopa»., je travaille, aor. etpyào-9r ( v; r/m, j'ai, impf. efyov.
3° Mots composés traités comme simples : àp.cp-.o-êr.Ttô, je
conteste, aor. Y.jri^^Ta; àvàufto, j'allume, aor. ^va^a;
àvéyofAoa, je tolère, aor. ^viyOy.v; àvoiyw, j'ouvre, aor.
vjvoiija; irpoÇevû, je procure, aor. ÈTcpoÇévrio-a (et ficpouÇé-
vr,<ja, contraction de upoe^sv/jo-a) ; rtpoTijxflij je préfère, aor.
tizoo-la-f^y. (et f rcpoù'ûuLT|<Ta, contraction de -poE7'lu.r ( <ya).
4° Formes à double augment : àvopQw (et àvopQwvco), je
redresse, aor. ^vwpGoxra; svoyXci, je trouble, aor. r.vw-
y/r^a.
1. Pour fii cependant la règle n'est pas absolue : suXoyw, aor. ï|uXoYr)<ia el
£JA0YT,7a; êûvoû, je favorise, aor. i\ÙM6t\act et £Jvor,-a; eûtj/m, je suis heureux,
j'ai la chance de", aor. T^xO/r,?* et i'j-ùyr t 72.
2. En fait, l'augment de celte tonne est régulier, car c'est celui du grec ancien
ÊftéXw, doublet.de (Jïàw.
10.; VERBES PAROXYTONS.
5° Absence d'augment* : èvvow, je comprends, aor.
jvvôyjo-a*; èvoixiàÇio, je loue, aor.. îvo'.xiao-a; eùpiaxw, je
trouve, aor. evpov; olxovopittf, j'économise, aor. olxovéf«|a , a
i i' r;jxovô';.y,77 .1 ; oucreipct), je plains, owereipac ("f"<j!>xmaa); etc.
De même pour les formes on ei- : et3o7tou3, je fais
savoir, aor. elowcoîr,<Ta; elxàÇu, je présume, aor. ilvaaa.
(et flxaaa); eîxovîÇw, je figure, aor. etxévtffa; slp7jveu(i>,
je pacifie, aor. elp^vsGwa; etc.
g ii. Redoublement.
176. Le participe parfait passif de Jvuw, je délie, esl
Xc-Ajixivoç, délié, avec un préfixe Xe- formé de la consonne
initiale du verbe suivie de la voyelle e. C'est ce qu'on
appelle un redoublement.
En dehors de formes stéréotypées comme -zvzù&arzw.,
« c'en est fait! » (de -zùm, accomplir), la langue officielle
n'emploie le redoublement qu'au part. part, passif.
Encore n'y est-il pas de règle. Sous l'influence du grec-
parlé (PGr., § 249), beaucoup de verbes ne prennent pas
de redoublement : s'il est couramment usité dans -£-a-.-
Seuuivoç, instruit (de TratSeûw); -zry.'j.'j.ho-^ rebattu (de
Tciëw), en une expression comme Tê-rc'.uuiva'. ^pâratç, des
phrases banales; Staxexptjjiiwç, distingué (de Sioxp.ww);
TCûOŒxexXriuivoç, invité (de -poo-xaAÔ)), etc.; on dit en
revanche [ji.eAs-r.aévoç, étudié (de jjleXexw) ; ^efiLuff^évoç, ivre
(de asÔ'jTxto) ; Tcvtfpvoç, étranglé (de icvtyw).; x-rîv/juivo.:,
])eigné (de xtsvIÇw); o-upyivoc, traîné [de tjow) ; etc.
Quand le redoublement est employé, ses règles sont
les mêmes qu'en grec ancien. Voici les principales" :
1. Divers facteurs ont contribué à la formation de ces aoristes sans augment:
influence des types txeTeùw, rxéxEUO'a, 66piÇto, uêpiaoc; influence de la langue
parlée (PGr.. §§247-248); influence aussi des substantifs correspondants. C'est
vraisemblablement sous cette dernière que éopràÇw, jefète, a donné anciennement
twprocra, forme qui esl aussi celle dagras officiel.
2. On écrit aussi ivdv)ffa, êvôouv laor. et imparf. du simple »erw maintenant inu-
sité).
5. Pour le détail voir les grammaires de grec ancien.
VOIX ACTIVE. 107
1° Lorsque le verbe commence par une ou plusieurs
consonnes, on redouble la consonne initiale en la faisant
suivre de è.
Ex. : A'jto, je délie, Xeàujxsvoç:
O'.axp'lvw, je distingue, StaxExptjjiivoç.
Remarque I. Les anciennes aspirées ■/, o, 9, font leur redoublement
en x, -, t : /_ojpi!Jw, je sépare, y.ï/ojpiTiJ.îVj;; ipuTsûo), je plante, TC<auTeu[iévoç;
BcXtêu», j'afflige, TEÔ&tptuivoç 1 .
Remarque II. Quand le verbe commence par un p, le redoublement
se confond avec l'augment : pÏTcxu, je jette, èppiuusvo;. Il en va de
même pour yvwpt'Çw et pour les verbes qui commencent par un groupe
de consonnes ne répondant pas au type : momentanée (*, r., x — y, [J t 8
— /. tp, 6 2 ) -f- liquide (A, p) ou nasale (u., v) : yvwpîÇw, iyvwptcjasvo; : ssiyyw,
je serre, icwaynÉvoç; tyxîpôj, je prive, ècrrep-nuivoç; mais ypiato, j'écris.
ycypauij.svo;.
2° Lorsque le verbe commence par une voyelle, le
redoublement se-confond avec l'augment temporel.
aj^àvco, j'augmente, 7)ùi"7|f/ivoç.
à-aAAàa-crw, je débarrasse, à-r.A'A'y.-y.ivoç.
SECTION II
VERBE XÛCO, VOIX ACTIVE
177. Dans l'exposé des conjugaisons qui va suivre,
on donnera, en premier lieu, le tableau des formes ver-
bales simples, y compris celles du subjonctif, qui ne
sont pas toujours précédées de va (§ 216). Celles-ci une
fois connues, on en tirera facilement les formes compo-
sées, d'après des règles qui sont les mêmes pour toutes
les classes de verbes.
l. Ce phénomène se rattache à la règle d'après laquelle, en grec ancien, deux
syllabes consécutives ne pouvaient commencer par une aspirée. Quand le cas se
présentait, la première perdaitsoa aspiration; '/:/'.jo'.-;j.£vo; m — ► v.*/j>>y.7\i.iwi;.
Des ' \eui|)!es de ce même phénomène sont "9pé<pw m — > xpécpto, j,e nourris, "èpi/dç
s — > ■zçti/o^, du soi] (§ 53. Rem. V).
i. Kn grec ancien, y, p, 5 étaient des momentanées sonores d'Or., g 79 et / ta,
des momentanées sourdes aspirées 1 s 31).
I ON
\ ERBES PAROXYTONS
I er . Formes simples.
INDICATI1 .
IMPÉRATIF.
SUBJONCTIF.
PARI ICIPE.
.le délie.
Délie.
Que je délie.
Déliant.
SING.
1
Xuco
(va) Xuco 3
MASC.
H
i
Xôe -
(va) >,'j/,;
X'jcdv
Y.
3
Xûei
(va) >. or,
FÉM.
■M PLUR.
K
1
2.
X'JOfAêV
X'JCTB
À'JETc.
(va) XùcojjicV
(va) X'JïiTe*
Xjouôra
NEUTRE.
• i.
AÔ0071 '.
(va) Xûoxrt 5 .
AÛOV B .
Je déliais.
SING.
1.
SXoov
•
<
h.
a
< PLUR.
2.
■ >.
1.
iXosç
IXus
êX'jojjisv
8
2.
5.
èX-JSTs
ÈA'JOV.
J'ai délié.
Délie.
Que je délie.
Ayant délié.
SINO.
J.
è'Xuaa
(va) À'jffio
MASC.
2,
IX'jtx;
Xûffov -
(va) X'jar,;
XjffOCÇ
V.
.".
exooG
(va) Xôtt,
FÉM.
£ PLUR.
1.
iX'iffafxev
(va) X'jffojfjiev
/.J727X
<
2.
iXûaaTe
/SjJZZl.
(va) XûffTQxe 7
NEUTRE.
0.
è/.j txv .
(va) A'JJt07t s .
kùaav 9 .
1. Et, sous l'influence du grec parlé (PGr., § 250 j Xûouv, voir § 159, Rem. —
"2 <)n peut aussi se servir des formes du subjonctif avec vi ou &; (§ 217. Rem.).
— 3. Voyelles ouvertes, au lieu des voyelles fermées de l'indicatif, § 161.
Différence entre le sul>j. prés, et lé subj. aor., § 178. Pour le cas où le subjonctif
s'emploie sans la particule va, voir § 216. — L Et, sous l'influence du grec parlé,
x Xùexe. — 5- Et, sous l'influence du grec parlé, (vi) Xûôuv. — ô. Se décline
comme wv, oùia, ô'v, § 158. — 7. Et, sous l'influence du grec parlé, va Xùjste. —
s. Et, sous l'influence du grec parlé, (vij Xuaouv. — 9. Aûsa; se décline comme
Y(Y<x; (§ 53, Rem. II), ÂÙTaja comme -rpiiteÇa. Aûaav, comme Xjja; avec les
particularités du neutre.
VOIX ACTIVE. 109
Remarque I. Dans les cas de doublets (forme savante et forme
populaire, Wouoriv et Xûouv), l'emploi des formes est une question de
style. On peut partir de ce principe : en grec officiel, à forme parlée,
morphologie parlée; comme on a en grec parlé : à forme savante,
morphologie savante.
Remarque II. Dans la pratique, aucun verbe peut-être ne possède
de conjugaison intégrale et Xûu ne fait pas exception à cette règle.
Mais telle forme ou tel sens, inusités dans l'un, sont courants avec un
autre. Les paradigmes qui vont suivre sont donc schématiques par
endroits.
§ 2. Sens des temps de l'impératif,
du subjonctif et du futur.
178. Le grec officiel fait ici la même distinction que
le grec parlé, et cette distinction remonte d'ailleurs au
grec ancien.
L'impératif présent, le subjonctif présent, et le futur
formé sur ce dernier, indiquent une action continue ou
répétée PGr., § 251-252;.
L'impératif aoriste, le subjonctif aoriste, et le futur
formé sur ce dernier, indiquent une action momentanée
ou faite une fois (PGr., ib'id.).
Ex. : Ai-'î (imp. prés.), dis (dans le sens de : dis tout
au long, raconte i.
El-i u.o<. (impér. aor.) -': ziot<;, dis-moi ce que tu
as vu.
A$v r>'xrj.<xy.\ va xou vpàœw (subj. prés.) xxT lxà<rn)V,
je ne puis lui écrire tous les jours.
AÈv Sôvajxai. va xoO ypà^w (subj. aor. ; OTÏuiepov, je De
puis lui écrire aujourd'hui.
g 5. — Formes composées
1. — Futur continu.
179. On remplacera va par 6à au subjonctif présent
(PGr., § 253) : 8à Xtîw, Bà Xù^ç, etc., je délierai ij 178)'.
I. Une autre flexion tombant maintenant en désuétude est formée au moven de
il il VERBES PAROXYTONS.
2. - Futur momentané.
180. On remplacera va p;u- Hà au subjonctif aoriste
(PGr., § 254 ; : 6à Xûaw, 8à Xùo-ipç, &à Xû<rn, etc., je délierai
(§178)'.
5. — Conditionnel présent.
181. On ajoutera Bà à l'imparfait (PGr., § 255 : 8à
eÀuov, 8à sAueç, la ÈD,ue, etc., je délierais '.
4. Pl.rs-OUE-I'ARFMT.
182. Formation : comme en français, mais avec Xûarei
au lieu du participe passé 'PGr., $ 256/ : î t //ov Àu«t,
slveç lûast, :Iy: )uiarei, etc., j'avais délié.
Remarque. A la place de Xôirei, on empltrie aussi le participe parfait
passif à l'accusatif: sing. XeXupivow, v twj plur. XsXttfiévsuc 2,-, a (g 203).
mais - avec une nuance de sens.
Ex. : Ils avaient levé le siège, quand arrivèrent des renforts.
;T/ov Xûcrei tt,v icoXiopxîav 3te SçOaaav ivio^riaen;.
Les élèves avaient déjà résolu le problème, quand le
maître en donna la solution, ai aaOr.Tx. eIjtov tôt,
aeau ;iivov rà TtpôêXïijxaL, Ste 6 v-^t.-'^ty,: eowxe ttv Xtiffiv.
Le sens de cette dernière phrase est a se trouvaient avoir résolu
le problème » (§ 187). Comparer le français « avoir cause gagnée »;
ainsi que la phrase : xaî zl/i Xoira5v, wç uiXXwv y<xu.6pôç, rcpô [uxpoC
Oéàw et de l'invariable Xûei (pour Xûstv, inh'n. prés, ancien.) : BéXu Xûa, BsXeiç Xûei,
BéXst Xùei, etc. Orthographe fautive : Oéaw Xûtj, BeXsk; Xûrj, BéXEt Xuï), etc. Nous
désignerons cette flexion, qui se retrouve ù d'autres temps, sous le nom de
deuxième forme. On voit que, dans la première forme, le verbe <)z~/m est réduit à
un simple préfixe. Les principales phases fie son évolution ont été BsXei vit, Bà va,
Bà va, 6à. Dans la deuxième forme, au contraire, c'esl l'auxiliaire qui se conjugue
et le verbe qui reste invariable. L'athénien parlé ignore ces deuxièmes formes,
mais elles se sont conservées dialectalement.
1. Deuxième forme : composée de &éX«o et de l'invariable Xuaet (pour Xûœiv, PGr..
§ 256, Rem.) : BéXw Xûcrei, BéXeh; Xûaei, BéXei Xiidst, etc. Orthographe fautive :
BsXu) aOtt,, WXetç ajst,, BéXe« Xwo-g, etc.
•2. Deuxième forme : composée de '/jBeXov impart, de BéXw) et de Xuei ou XfjffE»
selon qu'il s'agit d'un continu ou d'un momentané : f)8eXov Xûei, t,6îàs; Xast, etc..
ou ï/jeaov a-jje'.. ffteXeç Xùrev, etc. Orthographe- fautives : aOt,. Xwr).
VOIX PASSIVE. 111
^upiajiévôv tôv ~<1)-;(jï/-x. XoUff(iévT)V tt,v |i.opcpT)v, y.a ; . tôv [l'Jffiaxa xps:[xxv'(i><;
iveiTTpa(i.{isvov, il avait donc, eu sa qualité de futur époux, la barbe
fraîchement rasée, le visage lavé et la moustache martialement
retroussée. Dbossinis, Ta j3oT<ivt -zr,; iyâiem (Athènes. 19flt, in-8 .
page 15.
5. — Futur antérieur.
183. Formation : comme en français, avec la forme
invariable lù^z: au lieu du participe (PGr., § 258) : hy.
ïyio Xù<m, 6 à r/r,ç Àiiaet, Bgc v/y, Xûost, etc., j'aurai délié.
Remarque. Aussi même formation que § 182, Rem.
6. — Conditionnel cassé.
184. Formation : comme en français, avec \-'j7t\ au
lieu du participe (PGr., § 259) : (Jà ilyov Xùa^t, Bà -.\/i;
Xyaei, 6à s T //£ A'J7£'., etc.. j'aurais délié.
7. — Parfait.
185. Pour le sens' de ce temps, voir $ 214. Formation :
comme en français, avec Xûcm au lieu du participe
(PGr., § v 260) : sy/o Xû<m, èyr.ç Xûa-st, e^st Xû<m, etc., j'ai
délié.
Remarque. Aussi même formation que § 182. Rem.
SECTION III
VERBE Xûcù, VOIX PASSIVE
186. Au passif, comme a l'actif, il y a lieu do distin-
guer des formes simples et des formes composées.
112
VERBES PAROXYTONS.
1 "'. Formes simples.
INDICA1 1 1 .
IMPÉRATIF.
SUBJONCTII .'
PARI ICIPE.
Je sui - délié (c. à d.
Soi- délié
Une je >oi> délié
Étanl délié
on nie délie) ou
Ml/
ç.-à d. qu'on me
je me délié,
délie-toi.
délie ou que je
me délie.
se déliant.
si. m;.
1. XuofAat
(va) l.'jOi'j.T '
MASC.
W
'2. X'jeffK!
3. Xûetat
Xûou '
(va) X'JTjo'ai 3
(va) Xûïjxat
Xuéfievoç
11. M.
■u PLUR.
a
pu,
1. XuôjJ-sOa
(va) X'Jwi-icOa
XuojiivT)
2. Xûeaôe
"/,V3t0e.
(va) XûrjffÇe
NEUTRE.
3. XûovTai.
(va) Xutovtai.
Xu6|i£vOV 'v
J'étais délié (c.-à-d.
on me déliait) ou
je me déliais.
1. èÀuô[J.7,v.
•
^ SING.
2. èX'jecro 5
<
5. èX'JSTO
(S
■< PLUR.
c
1. IXuôfjieôa
-
'2. èXuecrôe
3. èÀ'jovxo.
J'ai été délié ou je
Sois délié
Que je sois délié
Ayant été
suis délié (c.-à-d.
ou
(c.-à-d. qu'on me
délié ou
on m'a délié) ou
délie-loi.
délie) ou que je
s'étant délié.
je me suis délié.
me délie.
SING.
1. IX'j6t)V
(va) X'j6ôj 7
MASC.
W
H
te
2. èXÛGtjÇ
X'Jaoj '
(va) X'jOt,;
XuOeiç
5. èX'jOr,
(va) XoO-f,
FÉM.
g PLUR.
1. èXu0rj{xev
(va) X'jOôjulîv
XuOcTaa
<
2. èX'j0^xe
X'J07^S G.
(va) X'jOf^e
NEUTRE.
5. £A'jGr ( !7av.
(va) X'jOîôji 8 .
Xu0év 9 .'
1. On se sert plus souvent des formes du subjonctif avec va ou a? (§ 217, Rem.).
— 2. Même formation qu'à l'actif. — 5. Très fréquemment, sous l'influence du grec
parlé, va Xûstrai, va XÛETai, va \ùtsHi. — 4. Se décline sur XiOtvo;, § 81. — 5. Grec
ancien, èXOou. — 6. Influence du grec parlé : XuBfJTS. En grec ancien, sing.
2 passif. ÀJOTj-t. — 7. Remarquer l'accentuation. — 8. Influence du grec parlé :
va XuÔoOv. — 9. Même déclinaison que le participe actif correspondant.
VOIX PASSIVE. IK
§2. — Participe parfait passif.
187. La forme qu'on peut désigner sous le nom de
participe passé passif, en grec parlé, parce qu'alors elle
s'oppose simplement à un participe présent, est en réalité
un participe parfait ancien 1 et doit garder ce nom, quand
il s'agit du grec officiel, où l'on trouve deux participes
passés, celui de l'aoriste et celui du parfait.
Ils indiquent en principe, conformément à leur ori-
gine, le premier, une action simplement passée, le se-
cond une action également passée, mais qui subsiste
par ses conséquences. On peut les traduire, l'un par qui
a été, l'autre par qui se trouve.
Ex : Ta u-' auTou XuQsvra ^Tz-aaTa, les questions qui ont
été résolues par lui 2 .
H XeAufjtivri uiTOupyucr) xpimç, la crise ministérielle
qui se trouve résolue.
Mais en pratique on emploie fréquemment ces parti-
cipes l'un pour l'autre, sauf toutefois dans la formation
des temps composés (§ 182 et suiv., Rem.), où le pari,
parfait passif reste obligatoire.
g 5. — Adjectif verbal.
187 a. Le grec officiel, comme le grec ancien, possède
deux sortes d'adjectifs verbaux : en -toc;, -tu, -tov, el en
-Tto^, -tcoc, -reov.
Le premier est le plus fréquent (PGr., $ 264 . 11 ne
comporte par lui-même aucune idée de passé, ni de
présent :
Ex. : A'jtôç t/.uaoç, un chien détaché.
'Avoucrr) 9ûpa, une porte ouverte.
1. Le parfait ancien de Xùou.ai'esl XiXu|xat, maintenant inusité. Pour le redou
lilemont an participe, voir § 176.
"2. Le part, présent signifierai) « les que-lions qu'il i si en train de résoudre .
Ta dit' aûtoO Xvdu,£va Çïitiîu.<xts.
U4 VERBES PAROXYTONS.
Du second, qui indique ce qu'il faut faire et correspond
au part. latin en -dus, il ne reste que des formes isolées :
Ex. : DpoTtpLYjTéoç, 7, ov, préférable, qu'il faut préférer.
Tito 7tpaxxsov; que convient-il de l'aire? flitl. quoi
le «levant être l'ail .'
g \. Formes composées.
188. La formation des temps composés du passif es!
analogue à celle de l'actif (§ 179 et suiv.)
1. — Futur continu.
189. On remplacera va par Oà au subjonctif présent
passif (PGr., §266) : 8à Xiiwu.at., 8à Xii^s-ai, GaXuircai, etc..
je serai délié (c.-à-d. on me déliera) oh je me délierai'.
2. Futur momentané.
190. On remplacera va par Bà au subjonctif aoriste
passif (PGr., § 267) : Bât Xu&w, 9à àu%, 8aXu8fl, etc.. je
serai délié (c.-à-d. on me déliera) o» je me délierai*.
- 5. — Conditionnel présent.
191. On ajoutera 0à à Y imparfait passif (PGr., § 268 1 :
bk eXuôpir,v, 8a èXiie<ro, Oà èXusto, etc., je serais délié (c.-à-d.
on me délierait) ou je me délierais 7 '.
i. — Plus-que-parfait.
■ 192. Formation ' imparfait de syw et forme invariable
Xu6e"î (PGr.. §269) : styov Xu9et, etyéç XuBsî, £% XuBet, etc..
1. Deuxième forme : IjéXw XvEffBai, OsXsiç XûeaBai, BsXst X'JjaOat, etc. Le type
XiiseSat est un ancien infinitif présent passif, qui se Forme mécaniquement en
changeant -si de Xûet[v] en -£<r6ai.
2. Deuxième forme : 8ÉXw Xuôsî, ÔéXeiç Xu8eT, OéXsî XuOîï, etc. Orthographes
fautives : i.uOf, et Â'jOï,. L'infinitif ancien était ~/:Jïï i -/-j.'.. FI s'est changé en Xyâsïfv]
sous l'influence de Xûst[v , XùaEifv].
3. Dm. rïrnte forme : Continu , TJÔeXoV X'JsT't*'., Y, <t:A3: "/.•j^j'ta 1 .. fj&sXe XùeffÔeu, etc.;
momentané, t'/Jîaov À'j'Jîî, jjQeXec Xuôsï, '/)0sXe XuOeï, etc.
VOIX PASSIVE. 115
j'avais été délié (c.-à-d. on m'avait délié) ou je m'étais
délié.
Remarque. A le place de Xi/8eî cm trouve aussi, exactement -comme
en français : sing. ',;j.v AîA^j.ivo:, r„ sv, etc., plur. T\|j.e6a XsXu[iévoi, xi, a.
La première forme indique l'action, la seconde l'état.
5. — Futur antérieur.
193. Formation : futur de v/to et forme invariable
XuDeï (PGr., $ 270) : 0à £•/<-> X'uflel, Oà e^ç Xu8eT, 8à r/r,
Xu8eT, etc., j'aurai été délié (c.-à-d. on m'aura délié) ou
je me serai délié.
Remarque. Pour désigner un état : 0à f.\>.y.: XcXu.uévoc, r,, ov, etc.
(PGr., § 270. Rem.).
6. — Conditionnel passé.
194. Formation : conditionnel de e^io et forme inva-
riable luh~. (PGr., § 271) : foc sl/ov Xuflet, 8a Efyeç XuBeï,
Oà £ ; //£ Xu8eî. etc., j'aurais été délié (c.-à-d. on m'aurait
délié) ou je me serais délié.
Remarque. Pour désigner un état : Oà •r.u.v XeXufjLsvoi;, t\, ov, etc.
(PGr., g 271, Rem.).
7. — Parfait.
195. Formai ion : ind. prés, de è'yo) et farine invariable
lubtl (PGr., S 272) : syw XuQeï, ëysxç XuGeï, s^ei XoOsï, etc..
j'ai été délié (c.-à-d. on m'a délié) ou je me suis délié.
Remarque. Pour désigner un état : slixa: XeXu(iévoc, r. ov, etc. (PGr.,
§ 272. Rem.).
196. On conjugue sur Xiw tous les verbes paroxytons,
avec certaines restrictions qui seront indiquées plus loin.
et notamment les formes Xéy<o, je dis ; xXaîw, je pleure;
àxotW, j'entends; tp^yu, je mange ; va tpàyw, que je mange;
UTcàyw, je vais; xauo, je brûle; iwawo, c'est ma faute;
cpuXàTTtu, je garde, qui ont une flexion spéciale en grec
parle (PGr., S 273-279).
116 VERBES PAROXYTONS.
SECTION IV
OBSERVATIONS SUR LA FORMATION
DES TEMPS SIMPLES .
197. La plupart dos observations qui ont été faites
sur la formation des temps simples dans la grammaire
de grec parlé (PGr., $ 280 et suiv.) s'appliquent aussi au
grec officiel, avec de simples modifications de dési-
nences. Les principaux faits à retenir ici se rapportent à
V aoriste, dont les rapports avec le présent offrent plus
de régularité en grec officiel qu'en grec parlé.
% 1 er . — Aoriste 1 actif.
198. 1° Présents en -Xco, -peo, -vco, -o<o. Dans ces verbes.
l'aor. actif est en -a (et non en -ou), avec modification
possible de la voyelle du présent : on change ai en a,
s en et, et le double \ du présent des verbes en -aaw se
ramène à à simple.
Ex. : 'Ivjjx'U je chante, Aor. açt. e-jiaXa.,
vykXkta, j'envoie, euTetXa,
8t.aveu.eo, je distribue, * Btivetu-a,
utivio, je reste, eu.et.va,
6èptiatv(i), je chauffe, eôépuacva,
œapSuvti), j'élargis, ètpàpSuva,
o-ûpoj, je tire, ï'yj^v.,
coépto, je porte, eœepa.
Remarque I. Ceci est la règle ancienne, mais le grec moderne ;i
refait une foule de verbes en -vu sur des aoristes en -sa. Les anciens
verbes en -ôw par exemple (judWw, -£>, aor. s[ju-<j6«o<ja) s<3nt devenus .les
verbes en -wvw, aor. -un ([aitOûvw, Èu(ff9wTa). Il s'ensuit que pour les
verbes en -vu la règle précédente ne s'applique qu'aux formes conser-
vées telles quelles depuis l'antiquité.
Remarque II. Les verbes en -vu suivants ont un aoriste tout autre
que les précédents :
a'jïâvw, j'augmente, rfà-Tftat.,
pXaoxâvo), je germe (PGr., § 345). i&'hizi-r^-j..
FORMATION DES TEMPS SIMPLES. 117
èXtiÔauvci), je iglisse, ùiKiiHr^j.,
êAaùvw, je pousse, t,)>jîï.
k J° Présents à labiale (-fno, -m,), -(fco). L'aor. actif est
en -t|)«.
Ex. : Tsiéto, je broie,- Aon. actif expira,
TTÉa-o), j'envoie, Ira^a,
ypàœto, j'écris, eypat|/a.
Remarque. A cette catégorie se rattachent les présents en -tct<*> qui,
à l'aor. ont perdu le x interconsonantique : xpûnxw, je cache,
*?xpuTrc<ja»— > Ixpu^'a-; xô-ktu, je coupe, *È'zo-tja »-> âo']/a, etc.
• 3° Présents à gutturale (-\o>, -x<i>, -/m)- L'aor. actif est
en -^a.
Ex. : a-cpiyyto, je serre, Aor. actif eo-çptyÇa,
àvoiyo), j'ouvre, ^vaiÇa,
Suoxa), je chasse, èSiwi-a,
tuasxû), je Lresse, eitXeÇa,
3oiyto, je mouille, eëpeÇa.
Remarque I. A cette catégorie se rattachent : 1° les présents en -octw
ou-xxft) 1 , pour la raison que leur double consonne cache une ancienne
gutturale; 2° quelques présents en -Ç<o, dont le radical, qu'on retrouve
parfois à des formes nominales 2 , contenait une gutturale. Ex. : àX-
hi-ziû, je change, f,X),al-a (cf. àXXay/j; changement); ovk&vaù, je garde,
ÈcpuXaÇoc (cf. -fjXatxfi, prison); TraîÇto, je joue, êicaiÇa (cf. itaîyvtov, jeu);
fftevâÇa), je gémis, èatév3c;a (cf. Ttîvayaô;, gémissement).
Remarque II. Exceplioiis : xXixTw, je crée, aor. eicXawx; et la plupart des
verbes en -axw. Dans ces derniers, ce n'est pas l'aoriste qui est irré-
gulier; c'est le présent, qui a pris le suffixe -ax-. Ex. : àvaXîsrxw, je
dépense, àvVjXwffa; xatavaXîirxw, je consomme, je consume, xaxTjvàXwca;
îpsffxw, je plais (PGr., S 338), r^oeaa: yi\pi<i%<i>, je vieillis (PGr.,§ 353 1,
èy/)paffa; dvaYivwarxw, je lis, ivéyvwffa 3 ; •J-u.iu.vVjaxw*, je fais souvenir,
-j-ïavr.aa. Mais SiSacrxu, j'enseigne, i8î3ai[a ; [3Ô7v.<.j, je fais paître, è6é-
jxT, 5 a (PGr., § 347i.
l. l.cs formes en -ttu> proviennent du dialecte ettique; elles onl passé de là
dans la langue dont l'usage s'est généralisé en Grèce aux premiers siècles av.
J.-C. et (ju'on appelle xoivri où langue commune.
i. Ces formes nominales, primaires ou dérivées, sont un excellent poinl de
repère pour la formation des aoristes.
à. Et ainsi pour ions 1rs composés du simple Ytvûaxu (lui-même peu usité
aujourd'hui) : 5iayiv(i>?xu, je diagnostique; irpoYiv&ffxw, je présage,
i. Voir §199, Rem.
lis VERBES PAR0XY1 ONS.
i° Présents à dentale (-<V.i, -to>, -Ôoi ■ L'aor. actif es!
en -occ.
Ex. : <j-zùo<,), je hâte, Aor. actif eo-jreuo-a,
OiTd), je pince, é'Geaa,
-s'IOo), je persuade, Êirewa.
Remarque A «•clic catégorie se rattachent la grande majorité des
présents <mi -Çw, pour la raison que le l j cache une ancienne den
taie : yvujptÇw, je connais, iyvi&piffa (cf. ivayvûptffiç, reconnaissance :
àvor^xâÇu, je force, fiVÔyxoiaw ; jwtTtvCÇw, je fume, èniitvKTa ; etc.
En dehors de ces cas et des verbes irréguliers, l'aoriste
actif se forme sur le type Xuto.
Ex. : ÀO'Joj, je baigne, Aor. actif sXouo-a,
ras-rçuto, je crois, emcrreuo-a,
ïdxû<i», je cesse, è'waua-a.
§ 2. — Aoriste 1 passif.
199. L indicatif aoriste passif se formera mécanique-
ment sur l'aoriste actif en changeant d'ordinaire ;PGr.,
$287):
1° -oc en -0r)v : ê^oXa, tyoftâry; sf)épu,ava, e9epp.àv97|V.
2 U -(|)oc en -<p8r)v : l'rajJuLa, S7csu,©9r J y ; expira, ÈxpuœflrjV.
5° -<^oc en -)(Br]v : rjvot£a, ■} l w;/fïr i >/ ; èôuoi-a, èStwyJfyv.
4° -oa en -o8nv pour les verbes à dentale : è'-e-.Ta.
sTteWJTiv; lyvtopiaçc, eyvwp'la-^rjv.
5° -oa en -0rjv partout ailleurs : È|n<j9to<7a, sjj.'.s-OwOr.v:
^-•/TTS'JOra, Ê7Cl<XT£u9')nV.
Remarque. La formation <le l'aor. passif est moins régulière que
celle de l'aor. actif, car les actions analogiques y ont été plus nom-
breuses. Ainsi è'Xoutya, qui faisait autrefois èXoù8t,v, fait aujourd'hui, et
depuis longtemps déjà, è^oûaB^v. Voici les cas qu'il y a lieu de
retenir .:
-a.act : itkivw, jejcrée, licXaffa, è^àcfl^v.
FORMATION DES TEMPS SIMPLES.
lit»
-eaa : àzoV/,'^ ', je perds, àwôXeaa, 'j-xo/àzHï;/; [xopévvuu.1]*, je ras-
sasie, ixôpecet, èxopésOr.v.
-Tjaa : ju'.'j.v^cr/.w, je fais souvenir, -|- êu-vt^», iu-v^aBriv 3 ; -v^«: n; ''
j'enfle, Èir&T.sfJv-
-t<ja : *tÀ(u>, je roule, IxuXtwx, ëtti&lafo)v ; -/pîw, j'oins. j'enduis,
è'/pua, kyo'.z'ït;/.
-uaa : éavcjw, j'attire, éïXxuso., ei^xûcOtiv; fieOuancw, j'enivre, sjiiôuTa,
i|j.e0ûa9v (PGr., § 379): ?iw 5 , je gratte, gÇu«r«, ê:J-'Jv'- "-'";
je crache, Ê-irtuffa, sittûdJ'fjv.
-toaa : dvayivrixrxu) 6 , je lis, àvé^vaxia, àvsyvwïôi^Vj l^a»vvùo> ^, je ceins,
s'^ioua, IÇwaOTjv.
-et<ja : n^etw, je ferme, ïx.az:-x. IxXetffO^v; treîw, je remue, sa ■;:/
eaeîatôTjv.
-auaa : xXaîw, je pleure, à'x^auaa, IxXaûaSTjv (PGr., £ 373): 9paww, je
brise, £'6pa'j?a, èBpaûfftLTiv.
-euaa : nvétjj, je souffle, è'itveuffa, èirvsuaBTiv*.
-ovctoc (toujours 38) : àxoiîwj j'entends, ^xouffa, f,xoûo6tjv : v.y,
heurte, è'xpouffa, èxpoiisÔTjv; aojw, je baigne, itauçra, sAAÛ90r,v
§ 5. — Aoriste 2 actif.
200. Un certain nombre de verbes ont un aoriste 2
actif en -ov, qui a le même sens que l'aoriste premier en
-a ou -a-a. Ces aoristes 2 se conjuguent sur l'imparfait
de Auto et ont un participe en -ci>v, -ovtoç (àTtoQav&v, [3a).tî)v,
Ioojv, etc.) qui se décline sur wv, oura, ov. Il est rare qu'on
trouve à la fois un aor. 2 actif et un aoriste 1.
ayco, je conduis,
Aor. 2 vavov",
1. Anciennement ïitoaau'u.1.
-2. Imparf. pass. rare : Ixopevvû (*T) v. Grec parlé : /opTaivw (PGr., S ir>6i. dérivé
de /opTov; gr. anc. /opxdc^w, je nourris de fourrage.
3. Ces formes sont surtout usitées dans les composés : £votu.iu.v4 r 7x<i>, je rap-
pelle à la mémoire; avo.jiHXVTjffKOu.aii, je me rappelle; ÙTcou.iu.vfjSXw, je rappelle à
quelqu'un. Syn. évOujxtÇo), je rappelle; £v8'j|M>ût*.ai, je me rappelle: ÛTcev9uu.{Çu>, je
rappelle à quelqu'un.
4. Anciennement TtJu/rcpT)u.i, j'enflamme, dont l'aor. était Ètaprjca.
5. Grec parlé gùvw.
6. Voir § 198,2° Rem. II.
7. Anciennement ÇwvvuU-l.
S. Composés : îîj-vsi.), j'aspire : iy.-v:'fo, j'expire : £u/rcvéu>, j'inspire.
9. Rare au simple, mais normal dans les composés j'importe; ÉÇdryu»,
j'exporte; itapàyw, je produis; etc. Le subj. aor. va IÇayâvu esl peu usité. On
emploie .'i sa place le subj. prés, va ;;*".•'•'• va -api-,''' 1 - Mais efoiffai '■' suvdrY w ""'
des subj. aor. .analogiques : vi z : .-i.lu>. vit TuvdÇu. Noter encore ÔTtôryto, je vais
(PGr., s 100), aor. ÙTcffrov.
120 VERBES PAROXYTONS.
ijxapTàvo), je pêche (PGr., £ 333), ■rçjjLapTov 1 ,
7.7to0v/,7x.(o, je meurs (PGr., $ 394), owréôavov,
[JàXXw, je mets (PGr., $ 340), ê&xXov,
PX£tk*>, je vois (PGr., $ 346), eîàov*,
ïy/yxy.'., je viens (PGr., $ 362), rçXôov,
euptaxco, je trouve (PGr., $ 349), eiïpov*,
xà;j.va>, je fais (PGr., § 368), exapov ,
Xayv àv oj , j ' é c 1 1 o i s , s X ay o v ' ,
Xajjiêàvo>, je prends, (PGr., $ 375), eXaêov*,
XavGàvw, je suis caché, IXaÔov 7 ,
Xéyo), je dis (PGr., § 376), ewçov,
Xsîwd, je manque, • eXi-rcov 8 ,
|j.av8àyw, j'apprends (PGr., § 377), ep.a8ov,
-âsyto, je souffre (PGr., § 392), etoxÔov,
-•Ivco, je bois (PGr., § 401), stiwv,
tcwctu, je tombe (PGr., § 399), êra<rov,
(7<pàXXto, je commets une faute, e<r<paXov,
f-réjAva), je coupe, ysTîuov 9 ,
t'Ixtw, j'enfante, erexov,
Tpwyw, je mange (PGr., § 423). E^ayov,
Tjyyàvto, je me trouve (PGr., § 424), ëxu^ov,
cpspto, je porte (PGr., § 427), f-nvsvxov 10
cpeûyw, je fuis (PGr., § 428), è'cpuyov.
1. Aor. 1 fj[AàpTT|ff3.
2. Composés : éitava6Xs7tu>, je revois (£toxveî5ov); TtapaÇXs-io, je ferme les yeux
sur (i:apEî8ov et urapépXe^a) ; Ttpo6Xii:w, je prévois (itposîSov et irpoéêXetJ'a) ;
ài:o6XéTto), j'ai en vue (àiïé6XeiJ/ai,
3. L'aor. pass. est eùpéOïjv. A l'aor. 2 se rattache le verbe ifëeûpo), je sais (dont
un syn. plus relevé est yvwpi^u)). Le verbe ïjÇsûpb) provient de ê;eùpu> (subj. aor.
de içEJpix/iw) sur lequel on a refait un aor. imparf. fjÇeupov et un prés, r^îjpu»
comparer pour I'ï] initial. ■/) jj/rcopù, page 158. note 6.
i. Et sous l'influence du grec parlé, è'xau.a. Grec anc. xâ[xvw. peiner.
5. Syn. plus usité î'tj/ov.
ti. Impér. Xi6e, Xi6îTê.
7. Asv ;jlè Xavôivct ÔTt, il ne m'échappe pas que. Le passif Xav8<xvO{iat signifie
« je me trompe », aor. êXav8à<r9T)v. «
s. Et aor. 1 è'Xetipa.
y. Syn. y.ô^Tu, îxo'^a. L'aor. pass. de Ti;xvw est 4t|at)8t)v. Composés : iicoxéjJ.v&)
retrancher; ïyvTijxvw, abréger.
10. Ordinairement aor. 1 è'çsp a.
FORMATION DES TEMPS SIMPLES. 121
Remarque I. Les impér. correspondant à ces aor. 2 se forment ordi-
nairement sur le modèle : pidîXXa), ISaXov, impér. fJdfXs, jïx/.îts, mais les
suivants, tous à initiale vocalique, présentent des particularités d r ac
centuation :
jS/.&rw, îôéj îôé-fe,
/iyw, eiicé, elirl-ra,
Ëp/opott, âX6é, £'a6ete,
eupiCTKco, £Ûpe (et e&pé), E'jpsTÏ.
Ces particularités n'existent pas au subj. : va ISw, va sïtoo, va Di6w,
va e5po).
Remarque II. Pour les verbes intransitifs qui ont un aor. à forme
d'aor. 2 pass. (^a(voj, è'êrjv), voir S 227.
2 4. — Aoriste 2 passif.
201 o Un certain nombre de verbes ont un aoriste
2 passif en -nv, qui a le même sens que l'aoriste pre-
mier, mais qui, lorsqu'il existe concurremment avec
celui-ci, est plus usité que lui. Les aoristes 2 de la
langue officielle sont sensiblement les mêmes que ceu
de la langue parlée (PGr., § 288). En voici la liste :
Aor. 1 Aor. 2
àAÀàaa-w, je change, rX^ù/Hry, YiÀÀayirjv,
aoTràÇco, je saisis, T;p7tdw87)V, r.a-àyr.v,
paîtra), je teins (PGr., § 342), èêà^yjv,
JjAà-Tto, je nuis, sêXàcpOr;/, èêXàêvjv,
Ppi'/w, je mouille, èêpéyfliiv 1 , èêpa%T,v,
ypàcpto, j'écris, Êypà^v,
Sépw, je bats (PGr., § 357), èSàpOviv, èSâp^v,
SàicTto, j'enterre (PGr., § 363), èxà<p7)v i ,
QA-lêto, je presse, è8Xtfrn,v,
xaiw, je brûle (PGr., $ 366), . èxà^v 1 ,
xaetito), je vole, BxXàfnrjy,
\
1. Dans le sens de,« j'ai été éclaboussé ».
2. Aor. act. ixatuffat.
122 \ ERBES PAROXYTONS.
KÔ7CTW, je coupe, sxôitrjv,
xvJ-t(l), je cache, È/.vJ'iOr;/, ÈxpÛ6l}V,
-v.r/.o), je tresse, èit).é^8rjv, i-/.y:<-( i *\
7î)v7)rca), je Trappe, £-/.àyr,v ! ,
TTvlyt.j, j'étrangle (PGr., $ 404 , èimyïiv,
pàitru), je. COUtls, Èppà^Tjv,
j p^YvûwJe brise. -W^T^'i
7^-ojj.a!., je pourris, lo-àinjv,
Txà-Toj, je creuse, èoxà'frjv,
jweipw, je sème, IcntipTjv,
rréXXw, j'envoie (PGr., $ 413 , k?-.y/:r;j,
trrpécpw; je tourne, è<rcpàçïr)v,
roàÇw, j'égorge, èa-cpà-piv,
7'j>yj~/.o<j.y.>., je me trompe, ècnpàXrjV,
Tpi-jtw, je tourne, h^r.-r^.
tpé(po>, je nourris PGr., $ 421), èxpapïjv,
Tp-lêoj, je broie, repftwjv,
tpaivopiai., je parais (PGr., $ 426), ècpàvvy/.
tpôelpu*, je gâte, s©0àp^v,
^pàrrwk, je barre, ecppà^ôrçv»' èspày-^v,
ya-lpto, je me réjouis (PGr., § 433), lyy.rr^.
% 5.. — Participes.
202. Le participe aoriste passif se forme mécanique-
ment sur l'indicatif aoriste 1 ou 2 passif en retranchant
l'augment, qui n'existe qu'au mode indicatif, et en chan-
geant -r,v en -£iç : èXuQtjv, Xuôeîç; èouûy f )/ 1 v, 8ut>v6etç; /iXXd-
YïiV, àXXaveic.
1. Surtout dans le composé au (iùézu. entrelacer, qui, au passif, signifie « en
Tenir aux mains ».
2. Surtout dans les composés êxirX^TTù), je produis une surprise, j'étonne.
:;eT:ÂàYV; nareaiEXTÎTTio, j'étonne, vt,a.tziihàrct\v.
3. Aor. act. è'pprjia, ancien verbe pTjyvu|j.'.. Composés : 5iappï)Yvùw, je romps, et
ÈxpTjYvujiai, j'éclate, êÇeppâY»l v (êÇeppAyr] -up/.aïâ, un incendie s'est déclaré). Sur
le plur. 5 £ppâYT,aav a été refait en grec parlé un sing. Èppay^aî. qu'on a senti
comme èppâytaî, et sur lequel on a créé un prés. pay^w, je fêle.
FORMATION DES TEMPS SIMPLES. 123
203. Le participe parfait passif se forme mécanique-
ment en ajoutant le redoublement, et en changeant -8r,v
en -^lévoy avec cette seule réserve qu'aux groupes -©Gtjv
et -y. fjy v / correspondent des participes en -j.iu.evo;; et
-vuevoç* : expucpôy â v, x£xpu}ipivoç ; t—'/.zyhv,/. ït£itX£yu,évoç.
Remarque I. '.Ea-fpîyxOv donne au part. pari'. s<r<piY|Jiévoç et èo-cû8t]v de
aûÇco, sauver, donne dsxrworjjiévo?.
Remarque II. Lorsque le verbe n'a qu'un aor. 2 passif, le participe
parfait peut se former sur l'aoriste actif en ajoutant le redoublement
et en changeant -z-j. en [asvoç, -tya. et -*a en prévois et -y(aévoï. Toutefois,
les verbes arceipto, dréXXw, arpsato, Tps'irw, îpBcîpco forment leur part. parf.
sur l'aor. 2 passif : iffroxpjiivoç, ÈoraXfiCToç, iaxpoqjqiévoç, tsxpatujjtivoc;.
f«9apti;vo;.
1. En réalité y.r/.p'j;j.;.u'/o; est pour xe-xpuiç-iiivoç, et itê—AsYlAévo!; pour t.-.t.'/.i/.-
[îsvoç. Ce sont là des phénomènes d'assimilation (§ 22).
CHAPITRE III
VERBES PÉRISPOMÈNES
204. Le grec officiel, comme le grec parlé PGr.,
8 293), distingue deux types de verbes périspomènes,
les uns en -ca>y, -G), les autres en -éto, -c7> :
àyctirô) (-àw), j'aime, 2 e pers. àyoïnâiç (-àetç ,
xtvco (-sco), je remue, 2 e pers. xiveîç (-ietç).
Ces deux types diffèrent de "aJoj :
a . — Au présent actif et passif.
f>. — A Y imparfait actif et passif,
c. — A Yaoriste actif et passif.
Les verbes en question ont ceci de particulier que la
disparition, à une date très ancienne, d'un élément
consonantique' a amené la rencontre de deux voyelles
et provoqué ainsi des contractions. Quand on a compris
les règles de contraction exposées aux §§ 23-26, il est
inutile d'apprendre par cœur la flexion de ces verbes,
puisqu'il suffit de les conjuguer sur Xùw, en partant
des radicaux àyy-a-, xiv-, et en appliquant les règles
données.
1. Cet élément consonnntique était un y : 'àyctizà-yta, 'xivc-yu. Le grec parlé,
en changeant "Kèfti; en Xéet; m > Âcî (PGr., §§ 273-279) et en créant ain-i une
classe de verbes contractes, a suivi la même voie que le grec ancien.
VOIX ACTIVE. 125
Soit, par exemple, l'indicatif présent du verbe àya-âcu.
-tô. Le jeu des contractions sera le suivant :
sixg. 1. (àva7îào>) àya7ï<ï> (§ 25, '1
2. (àyaTrâs'.çi àya7tâ; (^ 26, 2°
3. (àya-iràs 1 .) àya-à
PLUR. 1. (àya7rào;j.£v) àya-wasv
2. (àva7râs7£) àva-à-:£
3. fàva-âouT'.) àva-ncÔT'..
On retiendra donc seulement que ces verbes ont :
leur aoriste actif en -noa (au lieu de -wz), 7,yà-r,Ta,
èxivr,Ta; et par suite leur aor. passif en -n6nv, r^-y-r/rr,' .
£xv//]8r,v, leur part. parf. passif en -rjpévoç, TjYawrçjjivos,
(xc)x'.VY,a£VOÇ.
Remarque. A la place des anciens verbes contractes en -6<u. -JS, II'
grec officiel, sous l'influence du grec parlé, emploie des formes en
-<l>vw, qui ont été refaites d'après les aor. en -osx et qui se conjuguent
sur Xûw. De l'ancien type en -du, -û, il ne reste que peu de formes,
dont les plus courantes sont ^€aiù, je certifie, ÈxirXqpû, j'accomplis,
Çr au. je déclare. On en trouvera la conjugaison en appliquant les
règles de contraction. Voici par exemple l'ind. prés, de ï^êatôi.
sing. 1. (fkâaiô-ti)) zz£yL:i~> pllr. 1. (Pe6atô-ojiev) Shôx'.ovusv
2. (jLfia'.ô-siç) flEêa'.o:; 2. ^Saio-exe) pe6atoûx£
3. (ji£6aiô-et) JJîêaio;. 3. (^^atd-o'jst) j3î6a'.oCa:.
SECTION I
CONJUGAISON DE àyaTTÔ ET DE kivcô.
205. Les types ày-y.raô et xivw ne diffèrent qu'au pré-
sent et à l'imparfait. On donnera ces verbes en regard
l'un de l'autre, d'abord à l'actif, puis au passif, et en se
bornant aux formes simples. Les formes composées
s'obtiennent de la môme façon que celles de Xûw.
126
\ ERBES PÉHISPOMÉNES.
206. VERBE àyccTTÔ, VOIX ACTIVE
Formes simples.
INDICATIF.
LHPÉRA III.
SUBJONCTIF
PARTICIPE.
J'aime.
Aime.
< »nr j'aime.
Aimant.
si m;.
1.
oryaTOÏj
(và) el Les formes
MA-' .
<2
yyj.-y.-
yy-.-j. -
de l'indicatif.
■t'^jL-û)/
■â. PLUR.
5.
1.
aya-a
àya-ôr-iev
1 ÉM.
-
2 1 .
aya—yTE
y.-y/.-y.-.z.
NEUTRE.
'6.
àvairàxTi '.
xycnriûv s .
.' aimais.
SING.
i.
T ( Yâ7tWV
h
2.
r.yy— 7.;
Bi
.">.
î-yj.-y.
< PLUR.
1.
^Y*1tÛ>|J£V
-
2.
T,Y2~aTî
r,y7.r:(uv.
v
-
J'ai aimé.
Alla.-.
Que j'aime.
Ayant aimé.
SING.
1.
r y 7.7" 7,7 >.
(và) àya-^Tw
MASC.
M
2.
ïj -yj.T.f^y.z
ivàirr ( aov 2
(va) àya-/^/,:
y.-yj.r.iyj.z
M!
.).
r-y-yyz
(và) à-j' 3t~ 7 ( 7f,
FÉM.
- PLUR.
1.
-r^-XT.-tyy.'j.i'/
(và) àYaTTTjawfjiev
'j.-'j-.tyy-j.
<
-2_
ryj.-r^x-z
y." i y.-i l -y~.i.
(và) àya-Y^TT,"
NEUTRE.
0.
t-yj—.ryy.j .
iv ai àrr <ztû T^ascrfcr t.
y.-yj-.ryy.-i * .
1. Influence de la langue parlée : iyaicoûv, § 159, Rem. — 2. On peut aussi se
servir des formes du subjonctif, avec và ou i; (§ 217, Rem. : và ii: iyanz&, và
a;) à-,-a-5;, etc.; và (à;) iyy.~i,-:ijj, và (à;) àyà-TT,--/-,;. etc. — ">. Se décline comme
3v, o3ffa, § 158. Le neutre est àva-fôv (pour iya-iov . iyaitôvcoç, plur. iYcrïrGvra.
— i. Se décline comme À'J7a;, X'jcatra, XOîjv.
VOIX ACTIVE.
1-J7
207.
VERBE Kivâ, VOIX ACTIVE
Formes simples.
INDICATIF.
IMPÉRATIF.
SUBJONCTII .
PARTICIPE.
Je remue.
Remue.
Que je remue.
Remuant.
S1NG.
1
XIV Û '
(va) xiva> a
MASC. •
H
2
•/.'.•/£';
Xivst
(va) v.'-vf,;
y.'.viov
K
ô
y. ! v : !
(va) y.'.vr,
KLM.
•if- PLUfi.
!
xivoû[iev
(va) xtviïjfiev
x'.voùçra
l'I
•1
xevslts
Xlvsrce.
(và) xiv^xe
NEUTRE.
.">
XlVO'Jffl.
(va) xivôixxt ".
XIV OOV.
.le remuais.
sing.
1
èxîvouv
<
PS
< PLUR.
•2
1
bcîveiç
Ixt'vet
ixivov»fisv
-
2
3
bt'.vôlire
Ixivoov.
J'ai rem ut'.
Remue.
Une je r. 'in ne.
Ayant remué.
SIM,.
1
Ixîvrjffa
và) ■/.'.vrJTeo
MASC.
k 2
bLivt^asb;
xîv* l (70V.
va) XIV /-, -r, ç
x'.vïtï;
i-
r>
5»tV7I«
(và) y. '.v/,-/,
ri: m.
- PLI R.
î
ÎX'.V'f ZX[J.l)
(và) XlV^OtOftSV
/..v)-aJ3
<
■2
iv.\i t zy-.i
XtV i-y.-.z.
(và) v.v /r^r-.z
NEUTRE.
.:>
bc'vTjffflW'.
(và) xivijawat.
y.tvfJTXv.
1. Les formes de xtvû donnent lieu aux: mêmes observations que telles île
iyx-<">. — 2. La coïncidence, t"iite fortuite, qui a identifié Le subi de i- ; '2-<r> avec
l'ind. ne se présente pas avec xivû. —S. Influence «lu grec parlé : v4 Ktvoûv,
s 159, Rem.
I2X
VKKBES PÉRISPOMÊNES.
208. VERBE âyocTTÔ, VOIX PASSIVE
Formes simples.
INDICATIF.
IMPÉRATIF.
~i BJONCT1J .
PARTICIPE.
Je suis aimé (c.-à-d.
Sois aimé
Que je sois aimé (c.-
Etant aimé
on m'aime; ou je
ou
à-d. qu'on m'aime)
014
m'aime.
aime-toi.
"u que je m'aime.
s'aimant.
SING.
i. àya-rcôjtjiai
(va) el les formes
MA6C.
g-l
2. àyairâffcu
àya7:ôj '
de l'indicatif.
'/•'v.-o'v/ivo;
2
3. àya7:â-ai
FÉM.
a PLUR.
es
1. àya7rojjjie0a
àycttttofxévï]
Oh
2. àyairâdOe
3. àya~wvxat.
àyaitittjOe.
NEUTRE.
àya— u)|jlîvov.
J'étais aimé:(c.-à-d.
on m'aimait) ou
je m'aimais.
SING.
1. ^yaTtu)(j.T)v
H
2. r ( ya~àao 2
5
5. ^yaTOTo
< PLUR.
Cl,
1. TjyairtofJLEOa
v
2. ^yoejr&dÔs
3. TjyswtcôvTo
J'ai été aimé (c.-à-d.
Sois aimé
Que je sois aimé (c.-
Ayant été
on m'a aimé) ou
OU
à-d. qu'on m'aime)
aimé ou
je me suis aimé.
aime-toi.
ou que je m'aime
s'étant aimé.
SING.
1. ^yaTTTjôïjv
(va) àyaTOfjGôj
MASC.
B3
2. f)yair^8r,s
àya~T,ao'j 3
(va) àya^TjOr,;
àya7TTj0s(ç
H
«3
3. TjyaTC^Or)
(va) àyaTtrjOr;
FÉM.
« PLUR.
O
1. r 1 yaTii' i 07][jL£v
(va) àyam}6fi){XEV
àya-r/isT-y.
<
2. T ) yaTT'/ i Oif)xe
àyaitTjô^te.
(va) àyaTtrjOfJTe
NEUTRE.
5. riyai.Tzrfîrfitxv.
(va) àyaTTT ( 6ù)7t 4 .
àya7rr/)év.
1. Flexion maintenant plus théorique que pratique. —2. Grec ancien v/a-w. —
3. Forme non pas phonétique, mais refaite sur Xùaou (au lieu de XùOtjti), qui est
lui-même analogique : Xûuov, Xùao'j. — i. Influence du grec parlé : va iyxxrfîoï-/.
VOIX PASSIVE.
1-29
209. VERBE klvÔ, VOIX PASSIVE
Formes simples
iMilCATIF.
IMPÉRATIF.
SUBJONCTIF.
PARTICIPE.
Je suis remué (c-
Sois remué
Que je sois remué
Etant remué
à-d. on m'a remué;
ou
(c.-à-d. qu'on me
ou .
ou je me remue.
remue-toi. ■
remue) ou que je
me remue.
se remuant.
SING.
I. xtvoùfjiai '
(và) X'.vcôjjLai 2
MASC.
2. xiveïast'.
X'.VOU
(va) xivf^aai
X'.vo'jfievoç
Sa
.". y.'.veiTai
(và) jctvvjxat
FÉM.
48 PLUH.
X
fi,
1. xtvoufisOa
2. xtvsïffOe
xive«r6e.
(và) X'.vcô|a.î6a
(và) x'.vfaOî
XtvOU(i.SV7)
NEUTRE.
5. xivoùVtai.
(và) xtvtôvxai.
X'.VO'J[JLÎVOV.
J'étais remué (c.-à-
d. on me remuait)
ou je me remuais.
SING.
1. èyavo'jjji^v
H
5
2. Ixivstdo s
5. èxiveïto
5 PLUR.
fi.
1. sxtvoufji&9a
2. ixtvc'iaOô „
5. èxtvoùvx.o.
J'ai éle remué (c.-à-
Sois remué
Que je sois- remué
Ayant été
rl. on m'a remué)
ou
(c.-à-d. qu'on me
remué ou
Oit je me suis re-
remue-toi.
remue) ou que je
s'étanl remué.
mué.
me remue.
SING.
1. buviiôinv
(và) xivrjôcb*
MASC,
u
T.
2. v/.v/rfir t ç
7). Èy.'.v/.Or,
XlVT^ffO'J
(và) '/.'.vr/ir,;
(và) y.'.vr/lf,
x'.vr/lEt;
F KM.
- PLUR.
1. èx'.vr / Oy,[j.Ev
(và) X'.vr/liôfXEV
X'.vr/lEÏja
^
2. èx iv -//(r, xe
X'.vr/lï," ''.
(và) x'.vy/Iyjtî
MITRE.
3. èx'.v'/,0r ( <Tav.
('/}.) X'.VTjOtJoffl.
XlVT)8év.
1. Les formes de xivû donnant lieu aux mêmes observation!) que celles «le
iY2~(ï>. — 2. Pour les cas où le subjonctif s'emploie sans la particule vi, voir S 216.
— 7.. Grec ancien, ênivou, t. Grec ancien. iyonc^dt\xz, kiv^Otjxs.
130 VERBES PÉRISPOMÉNJ -
Remarque I. il n'esl pas exact de dire, comme on le f.'iit souvent,
que le verbe Çdko, Çw, vivre, fait irrégulièremenl ses contractions en
-r, au lieu de *. Le verbe sur lequel reposenl les formes actuelles
«■si :./,oj. ''.:.:. etc., et Bes contractions sont des plus régulièree
IM>. PRÉS. '-/•• IMI'AIH AI I
'-.'.■-
Remarque IL II n'y a plus d<- conjugaison en ■•>■■ : 5efatvu|ii, .n-. t ,\v. ,
-:iht ,[!-.. S£8tojxi, sont devenus : SaixvOo), je montre, Oô'tw, je place, S(ô(o, je
donne, qui se conjuguenl surXiiw; '--.'■>. je dresse, qui se conjugue sur
iyaicû 1 . Les quelques particularités que les foçmes de ce ^enre
doivent à leur origine sont indiquées ;iux verbes irréguliers.
SECTION II
OBSERVATIONS SUR LA FORMATION
DES TEMPS SIMPLES
210. La plupart des observations sur la formation des
temps simples des verbes paroxytons s'appliquent aussi
aux verbes périspomènes. On notera en outre les deux
faits que voici :
1° Certains verbes du type àya-tô font leur aoriste
actif en -olgol et leur aoriste passif en -ôcoOn'v- Les plus
usités sont :
à-'-//. a'.o), je suis transporté
de joie,
àvTavaxAÔi , j e reflé I e ,
v3/.(ô 5 je ris (PGr., § 352 1,
Sv|/w, j'ai soif (PGr., §360),
ÀOR. AC T.
Aor. PASS.
?lY«)v)âa<7a,
} t ~;'jjj.<. ; j.-7hry,
àvTavéxXaa'a,
àvTavîxXàcOriv,
Èyi^aa-a,
EyéXao'ÔTjv,
èStiaca 5 ,
1. La création de ces verbes en -w, à la place «les anciens rcrbes en -\xi, est
«lue à la forme insolite de ces derniers et s'est faile par voie analogfque.
2. Le passif a le même sens que l'actif.
3. Style élevé" côtyTfCF'a.
EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES Kïl
épurai, je suis épris de, T,pà<rÔr,v,
0).cô, je brise, eQ^ao-a, è8Xà<y9r,v,
xaxapôijJLat, je maudis (PGr., § 370), xâr/jpà<r9T}v,
xepvto, je mélange, Èxépaua, Ixspàa-Oyjv,
xpefjLto, je suspends, êxpép.a<ra, Èxpepià«TO^v,
ue'.o'.Ô), je souris, èp.si8wwa,
-£'.vw , j'ai faim (PGr. , $ 395) , etts ivao-a,
OTîtô, je brise, ea-Ttacra, e<77:âa , 97 ( v.
2° Certains verbes du type xtv<5 font leur aoriste actif
en -eooc et leur aoriste passif en -éGnv ou -éç-torjv. Les plus
usités sont :
Aon. act. Aon. pass.
t «'-pu , je prends, f çpeora, f appsÔrjv ' ,
àpxw, je suffis, •rçpxeo-a, -^oxio-O^v,
- £7ca-.vw,je loue (PGr., ^361 ), è7npve<ra, Ètty.vsBv,
xa>.o) , j'appelle (PGr. , $ 367 ) , exàAec-a, èxaXéirGriv ,
-ovw, j'ai mal (PGr. , £ 405} , s7cévs<J3ç 2 ,
teÀw, j'accomplis, è-rs/rsa, îTeAéffÔTjV.
«opw,je porte un vêtement", s^ôpsaa.
SECTION III
OBSERVATIONS SUR L'EMPLOI DES TEMPS
ET DES MODES
211. L'emploi des temps et des modes est le menu' en
grec ofliciel qu'en grec parlé (PGr., §§ 318 et suiv.).
1. Ordinairement remplacé par Xa[x6âvu. Les formes en question sont couram-
ment usitées dans plusieurs composés : iva te; icpaipû,je soustrais;
6icup<T>, je divise; êÇaiptS, j'excepte; xotQai rade.
2. L'aor. en -£6t)v est usité dans le verbe irapairovoOu-ai, je me plains, -
Vf'lT,V.
5. PGr., S 429.
LE VERBE.
jj 1 er . - Indicatif présent.
212. Vindicatif présent a quelquefois le sens du futur
français (PGr., $319, :
Ex. : Comme tu voudras, otoos hi'/.v.;.
g 2. — Imparfait.
213. L'imparfait de certains verbes possède, outre
son sens ordinaire, celui du conditionnel (PGr., $ 320 :
Ex. : Je voudrais, ou j'aurais voulu, r$ê).bv [ou Ox
11 faudrait, ou il aurait fallu, e7cps7ce.
Je désirerais ou j'aurais désiré, s-sfyjy.0'jv [ou Ox
È7ueôuu.ouv).
Vous auriez dû, toœstXsTe.
Remarque. Le fronçais dit : « Il m'a écrit qu'il venait, qu'il viendrait.
qu'il était venu » ; le grec dit : « Il m'a écrit qu'il vient, qu'il viendra,
qu'il est venu », \xoû lypa^s ox*. è'p/sxai, on Gà sXfrg, Stt ïjXOe.
g 3. — Aoriste et parfait.
214. L'aoriste indique simplement que l'action a lieu
dans le passé; le parfait indique que l'action, quoique
passée, subsiste par ses conséquences (PGr., § 321).
C'est la nuance qui a été signalée au § 187 pour le parti-
cipe aoriste et pour le participe parfait. Comme elle est
généralement accessoire, le parfait est d'un emploi peu
fréquent. On peut presque toujours le remplacer par
l'aoriste 1 , sauf quand il est formé avec le verbe « être ».
Dans une phrase comme elvai >j.z-y.'j.o3yb)u.ivo: « il est
1. Le grec traite donc ces deux formes à l'inverse du français. Chez nous c'est
au contraire le parfait « j'ai délié » qui supplante l'aoriste «je déliai ». On peut
remarquer eu passant que le mot grec ioputo; (/pôvoî) et son équivalent littéral
français « indéfini » ne représentent nullement la même chose.
EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES. 155
transformé », le participe a en somme valeur d'adjectif;
le sens du présent l'emporte ici sur celui du passé. Si
l'on veut donner la prépondérance au sens passé, on dira
|ASTSfxofi<pcî>87), mieux que l/y. [A£Ta(Aop<po>9£X. Le temps n'est
peut-être pas loin où lés parfaits comme ce dernier
pourront être supprimés des grammaires.
2 i. Plus-que-parfait, futur antérieur et
conditionnel passé.
215. Dans les propositions subordonnées, le plus-que-
parfait, le futur antérieur et le conditionnel passé français
sont couramment rendus, le premier par Yimparfait ou
ïaoriste, le second par le futur simple, le troisième par
le conditionnel présent ou même Y imparfait (PGr. , § 322).
Ex. : Si j'avais pu, êotv ■rçSuvàpiv (verbe irr., $ 237 1.
11 m'a dit qu'il lui avait écrit, uoû ewrev ô'-u eypa^e
elç a'jTÔv.
Je vous appellerai, quand l'heure sera venue, 8à
T7.ç xaXéorw, ctaxv D/ir, y, wpa, litt. je vous appel-
lerai, quand l'heure viendra.
11 me l'aurait dit, s'il l'avait su, Hv. u.oG to eXevs
càv to eyvwpiÇe, litt. il me le dirait, s'il le savait.
g 5. — Subjonctif.
216. Le subjonctif non accompagné de va et précédé
de oV:u, <> quiconque », ou d'une conjonction, indique
que la phrase se rapporte à l'avenir PGr., ^ 324).
Ex. : Quiconque trouvera cet objet, ôVriç t^zr, xo-jto to
Lorsqu'il lui demandera, ô'rav v^t/t/, nas" kÙtq'j.
£ 6. Comment on exprime un ordre.
217. Pour exprimer un ordre on se sert de l'impératif
134 LE VERBE.
(présent ou aoriste, $ 1 78;, quand le verbe est à la
deuxième personne (PGr., S 325-.
Ex. : Ecris, ypàœe ou ypà^e.
Écrivez, ypàcpeTe ou ypàfyane.
A la première H à la troisième personne, on se serl <lu
subjonctif (présent ou aoriste, selon les cas précédé <l<'
va ou de âç.
Ex. : Ecrivons, va (aç) ypàcpcopv — va (aç) ypàij/wpv.
Qu'il écrive, va (aç) ypâsr, — va (aç) yzi.'lr,.
Qu'ils écrivent, va (aç) yp(fy<i>?i — va (aç) ypà^wo-i.
Remarque. Ni et à; ne s'emploient pa6 indifféremment l'un pour
l'autre. \à indique plutôt un ordre, a; plutôt une concession.
\y. ypâ'j/v, signifie : qu'il écrive; il faut qu'il écrive.
"A; Ypoty'Q signifiera plutôt : eh bien! qu'il écrive.
g 7. — Comment on exprime une défense
218. A la deuxième personne, le grec ancien exprimait
une défense par p et Y impératif présent, lorsqu'il s'agis-
sait d'une action continue; par p et le subjonctif aoriste,
quand il s'agissait d'une action momentanée : p) cpeûye,
ne fuis pas; plur. p cpeuysxs; p «ftiy^ç (§ 200), ne pars
pas; plur. p oûyr.Ts. Le grec officiel a gardé quelque
chose de cette syntaxe, mais les deux nombres ne sont
pas traités par lui de la même façon (PGr., § 326 .
Mn avec Fimpér. prés sing. 2 (action continue) appar-
tient à la langue élevée et est ordinairement remplacé
par le subjonctif.
Ex. : Ne crois pas les menteurs, p Ttloreue (et plus
couramment p mo-reii^ç) touç tLeùoraç.
Mn avec l'impér. prés. plur. 2 (action continue) est de
règle et ne se remplace pas par le subjonctif.
EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES. 135
Ex. : Xe croyez pas les menteurs. ;j.y, tt.ttsje— ~ouç
tbeùoraç 1 .
Ouand il s'agit d'une action momentanée, le grec
officiel emploie un, avec le subjonctif aoriste.
Ex. : N'écris pas, p.r, ypà^r.ç; plur. jxvi ypà^Te*.
219. Jmx autres personnes une défense s'exprime par
(va) un et le subjonctif.
Ex. : Qu'il n'écrive pas, va pi ypâ'^ (ou trr, ypà«i^ 3 ).
§ 8. — Comment on exprime un souhait.
220. Un souhait réalisable s'exprime par £Ï0e va (plaise
à Dieu que), ou eïdz va pn (PGr., § 327) et le subjonctif.
Ex. : Puisse-t-il l'avoir, el'Qe va -6 v/r t .
Puisse-t-il ne pas l'avoir, sl'Ge va 'xr t -h l/-^.
221. Un souhait irréalisable s'exprime par eîi« va, ou
èi9e va p.71 et l'imparfait.
Ex. : Plût à Dieu qu'il vécût encore! sïôe vol e^y) ixôu.7) !
Plût à Dieu qu'il ne fût pas venu ! etle va v./,
§ 9. — Tî va icâ^co.
222. Les propositions interrogatives dans lesquelles
1. Ce maintien parait avoir été favorisé par lïlal du grec parlé, on le svoj". pi es.
de Tivrzsùm par ex. est i«(ïxeût(iî, rciffreOeTe (PGr., page Ul, note 3). L< grec parlé
yif|V itiureOetE (subjonctif. PGr., 326; coïncide avec le grec officiel ;n, TtirreûsTs
(impératif} et lui sert de point d'appui. Il n'en est pas de même à sing. $ ■rr l
Tcforeue, gr. parlé \xr t ittaTEÛiQç.
'2. Et en grec parlé (va) ;j.y, ypi^ete, qui esi un subjonctif.
3. Ni u/?) est plus énergique que ;j.ï,. C'est donc par politesse '\n^w évite o>
emploi à sing. 2.
i. [mparf. de ëpxou,at correspondanl ù un plus que parfait français (§ 215,1.
130 LE VERBE.
on se demande ou on demande ce <jn'il faut /aire se
mettent au subjonctif. (PGr., § 329 1.
Ex. : Que faire? le lui dire ou ne pas le lui dire? T( va
xiaco ; va ~ou TO ziizts) 7\ va [xy, toû to euro*;
g 10. -- Manière de rendre « on ».
223. L'idée du pronom on peut se rendre (PGr., $330 :
1" Par le pronom indéfini nç (ou, sous l'influence du
grec parlé, xaveCç), qui se place après le verbe.
Ex. : On n'a pas toujours ce qu'on désire, Sèv l-/y. "'•;
2" Par la première personne du pluriel.
Ex. : On n'est jamais content de son sort, oèv àpxoûjxeôa
3° Par la troisième personne du pluriel.
Ex. : On m'a dit qu'il était malade, }aoû ewtov ou elvat
àaSev^ç.
On dit que, Xéyouart.v ou.
4° Par le passif.
Ex. : On ne vend pas facilement de tels articles,
TO'.aÙTa el'or, 8èv irwAoûvcat euxoAtoç.
Remarque. « On dit, on croit, le bruit court » se rendent par les
passifs impersonnels Xé-jeeToci, irtereuetai, SiaSfôerai.
Ex. : On dit que le motif est autre, XsyeTai Sti xX)>tj $Iva'. f, akî*.
CHAPITRE IV
LISTE DES PRINCIPAUX VERBES IRRÉGULIERS
224. àvr)xo>, j'appartiens. Imparf. xv^xov. Verbe dé-
fectif.
225. foc^ixvoûjwoci, f arrive. Aor. pass. à©[v8r,v; aor.
'2 moyen àv.xôuv/.
226. à<ffvco, je laisse- (PGr., £ 339 , Aor. act. à<p,xa 3 ;
impér. acpej, a<p>)g>aTe*; subj. va karpw, part, àov-a-aç. Aor.
pass. àcpéÔTiv; part. parf. oupstf/ivoç.
227. j3oei'vo), je marche. Aor. È'ër,v 5 ; subj. va (3Ô> 6 .
228. pàXXto, je mets (PGr , § 340. Aor. act. eêaXov
(§200); aor. pass. siTa/Qy.v 7 .
229. paoTÔc^o), je supporte (PGr., £ 342). Aor. act.
I6â<rea.(r<t (régulier) ; aor. pass. êêaaTàvO^v.
230. Y»vof.iai, je deviens (PGr., $ 355). Aor. èysv6 ( u.r,v s .
1. Cfl aoriste, plus usité que le précédent, se conjugue comme ëX'joutjV. imparf.
de Xûopuzi.
-2. Anciennement jqp(i)|u.
3. Grec parlé aœTjTa.
1. Reformé sur itprçaa, de même que va itpr\a<ùe\ itprjaaç.
5. Cet indicatif aoriste et le subjonctif correspondant se conjuguent sur le
passif de XJ<o : IXù0t)V, Xu8û.
i'i. Composés : &va6a(vb>, je monte (PGr., S 335; ; ôiotGacvw, je traverse; Ix^otivu,
je sors (PGr., §344); êiciSafvw, je monte (sur un bateau ; xatTorôaévw, je descends
(PGr., S 371); etc.
7. Composés : &va6dXX<t>, je remets (à plus lard : Su.(pi6<4XXw, je doute; /iu-
6dXX<o, j'abats; napa6&XX(o, je compare; etc.
S. Influence du grec parlé : ëyiva, orthographié aussi Ëyeiva, subj. va yi'
yeivw).
1:,S LE YKHHi;.
Optatif ancien ysvoiTO, ainsi soit-il; >x-}, yévoiTo, à Dieu
ne plaise.
231. y'vojoxoj, je connais. Aor. 1 act. eyvwo-a; aor. 2.
syvwv, è-'vcoç, Êyvto, eyva>(fev, efvwxe, êyvoxrav; impér. Yvwôt;
SUbj. va yvcoa-to; part, yvûxraç, acra, av et yvoûç, yvova-x, yv6v.
Aor. pass. lyvoxiO^v ; part. part, pass. èyvoxrpivoç 1 .
232. fôdcxvco, je mords. Aor. flSr^a. Syn. Savaivo),
ISàyxao-a (grec parlé).
233. ôeï, ?7 /m//. Imparf. e-Seï; aor. ïoéy.te.
234. ôuxvixo, je montre 9 . Aor. eôV.ça.
235. ôéopoci, j'e supplie. Aor. sôV^Or, v .
236. ôi'ôw, je donne (PGr., § 559). Aor. eSwttfc 8 ; impér.
ôoç, -J-oots (et Swcraxe*); subj. va owa-to; part. Sowç, -ovtoç,
Souo-a, -ïjç, oov, -ovtoç (et oeôo-aç, ôwo-aa-a, ocotxv). Aor. pass.
îooO/jV 3 .
237. ÔÛVOCJ.UXI, je pwis. Ind. prés. Sùvaixai, Sùvaa-at,
Suvarat, ouvàjj-s&a, Suv«<Hte, ouvxvtx'.. Subj.' prés, comme
l'ind. prés. Aor. ^Bwvvjltojv et sSuvv)07)v 6 .
238. êyeipto, j'élève, je suscite. Aor. act. : r;-v.z<x\ aor.
pass. Vj'soOyjV.
1. On emploie le simple à l'indicatif présent et à l'imparfait actifs, ainsi qu'à
l'aor. passif: aux autres temps ce verbe est ordinairement remplacé par yvwpïÇw.
Mais les formes par lesquelles il est maintenant défectif se retrouvent dans les
composés ivaytvwanw, je lis ; Btaytvwirxù), je diagnostique : ftpoYivùxjxw, je prévois.
2. Anciennement 5stavuu.i. On retrouvera aisément l'aoriste de ce verbe,
comme ceux de Çeuyvjw, p.'.yvJio, ttjYvJw, pr.YvJco, si l'on se rappelle que dans le
type Bsix-vu-jM la syllabe vo est un suffixe qui n'existe pas à l'aoriste. Celui-ci est
formé régulièrement sur les radicaux Ssix-, Çeuy-, ttty-, tctjy-i p**)Y-.
">. Grec parlé èowsa.
i. Reformé sur Êèwcra, rie même que le subj. vi ôo')7w et le part, Swaaç.
5. Composés : à— oôi5w, je rends : v.aô:'ôw. je propage: êx&îSw, j'édite : -apaôw».
je livre; -poôiôto, je trahis; etc.
6. Influence du grec parlé : liti/rcopû, du LM'ec ancien sôiîopû (PGr., § 384).
PRINCIPAUX VERBES IRRÉGULIERS. 139
239. bo vouai, je souhaite. Aor, r/r/^Hr,/ .
240. ïyoy, j'ai, conjugaison § 159. Composés sans aor.,
se déclinant sur è'yw : ù-z/m, je suis éloigné: ili/io, je
surpasse; -îf.Éyo, je contiens; : j~tziyio. je l'emporte.
L'aor. eayov i ^ 160, Rem. I) se retrouve dans les composés
suivants : xaxiyto, je possède, xaTÉeryov, va /.y-àx/w';
ijtsveyw, je participe, >j.i-ïrj-/ys, va u—àcryo); -apiyto, je
fournis, -apioryov, va -apàa-yco. Le composé àvréyta, je
résiste, a l'ind. aor. régulier : àvréo^ov; mais au subj. il
fait, depuis l'antiquité, va àvOs^, formation analogique.
241. Çe'oyvuu), f attelle*. Aor. sse.u£a.
242. 6tT(o, je ylace. Aor. act. êfiecra 3 et eOr.xa ).; aor.
pass. Èxéftïjv. Anciennement tî8y)[m.. On se sert encore
de l'ind. prés. pass. xtOstJiat., tWêstoi, Tiôexai, T-.Osi^Oa.
yîQecrQs, T'8:vTa-. (cf. oûva;j.a'„ § 237). Part. prés. pass. vM-
[jasva;; part. parf. xefleipivoç.
243. [îotiô, çfç*], je <h'(\sse. Aor. act. kyrr^-x: subj. va
o-tt^w; aor. pass. è<7rrç8r è v. Anciennement "tt/,;;.'.. L'ind.
prés. pass. i<rrau.ou, la-xaa-ai qui se conjugue comme Suva-
j^a-. (§ 237), signifie je ?»e ^>/is debout (gr. parlé c-Ti/.to.
PGr., § 412); son aor. 1 est èffrôfi^v, son aor. 2 e<ro)v,
dont le subj. est va o-tcô, va <xTr,ç, etc. et le part, rràç,
TTàa-a, aràv. Cet aor. 2 est presque le seul employé
dans les composés : àvôtoraua'i, je résiste, ivreo-r^v (plus
fréquent que àvrefrràQvfv) ; xa(h<rrû, -âç, j'établis, xaxs-
Œ£7j<ra, xa(K<rrau.at, je deviens, xaTÉcrr^v (syn. xaTavTW, -âç ■.
ttzv.tto), je représente (syn. -ar.Tr/vu), -y.zîTrr^a, ratpi-
t. Le subj. ;i(ir. ancien était t/iT>. r/ï",;. 7/7,, elc.
•j. taciennemeirl Çsùyvuu.c.
3. Par Influence du grec parié.
i. Remplacé à l'ind, prés, par mivw (PGr., §444), lorsqu'il s'agil du simple,
mais usilé dans les composés.
>'*0 LE VERBE.
<j-y.<j.y.i, je me présente, wapérr/jv; o-uvwrû.je recommande,
(juvionrjffa; o-uvîarajxai, je me compose de, <tjv£tty,v; etc.
244. xdcftiijuoci, je m'assieds, je suis assis (PGr., $ 365j.
Ind. prés. xâQy.u.a-., xàQrjom, etc., comme Siivajjiai (§ 237).
Aor. èxà9wa\ Part. prés. xaOyjjjievoç.
245. xeïuoci, je swts étendu, xelcai, xetrou, etc., se con-
jugue sur oûva{xai(§237). Imparf. èxei^v, sxeiaro, Ixsito, etc.
Verbe défectif.
246. xÉxTnjwai, j*e possède, x^xr^cai, xéxTr|Tat,, etc., se
conjugue sur ouvajjiai (§2371*.
247. Xauédcvco, /c prends, je reçois (PGr., § 375). Aor.
act. eka.f>ov (§ 200); aor. pass. ÏAr/fav; part. parf. £-.ay,;jl-
[X6VOÇ 5 .
248. Xéyco, je dis (PGr., £ 376). Aor. act. ekov (§ 200).
Aor. pass. Di^Qyjv. Un autre aor. pass. est ep?Tj9r|V,
auquel correspondent un part. aor. py,6eU et un part,
parf. c'.pYjalvoç 4 .
Remarque Xe pas confondre les composés de Xs'fw, je dis. et ceux
de Xsyto (aujourd'hui inusité), je rassemble : ÈxXéya,, je choisis; nuX-
Xèyw, je collectionne; etc. Ces derniers ont laor. régulier : è%é\z%a,
7'jvîAsça; part. parf. si-siXeYu.évoç, uuveiXeift».£VOç.
249. udc^ouoti, je me bals. Imparf. êjxa^ôpiv. Verbe
défectif.
1. Emprunté an verbe xaOiÇw, j'assieds et je m'assieds.
"2. C'est le parfait ancien de xxô, /.t5:. j acquiers. On ne s'en sert qu'au présent
et à l'imparfait, inexTi5[iïiv (= parfait e! plus-que-parfait anciens).
3. Composés : ivaÂ3cij.6ivt.), je reprends, je prends sur moi de; 4 , mX<xu i 6avou.at.
comprends, je conçois; ô'.2ÀapLÇivo), je traite de; xaTaXot;jL6âvw, je m'empare de
igrec parlé x.aTaXa[3aîvâ>, je comprends;: ;i£taXa(u.6iva), je communie: etc.
I. Composés : iw.XÉyto, je coritredis; -poXévw. je prédis; Tuv5taXsYou.ai, je
eonverse (aor. (Tuv5'.ïXsy0r,v). ' •
PRINCIPAUX VERBES IRRÉGULIERS. lil
250. uéXXw, je suis sur le point. Imparf. e 4 ueÀÀov. Verbe
défectif.
251. [.iiyvoto, je mêle 1 . Aor. £{xtÇ«.
252. vsuw, je réparfis, plus usité en composition :
SiavsfAtt), même sens. Aor. act. Stévei^a; aor. pass. Suvs-
[i.r ( 9T i v*.
253. oIôe, il sait. Forme ancienne stéréotypée clans
les expressions xlq oISe, qui sait? et Kupioç oloe, Dieu
sait.
254. ô<f£iXto, je dois. Imparf. woetÀov. Verbe défectif.
255. ttiiyvûw, je coagule, je fiche*. Aor. act. è'-^ça.
256. jtXéw, je navigue (PGr., ^ 403). Aor. euXeua-a 4 .
257. pê<ù,pieiçi je coule. Aor. act. eppeuffa.
258. [pwvvuf.ii]. Il ne reste de ce verbe que l'impératif
ancien, eppwo-o, porte-toi bien, plur. eppwo-Ge, l'un et
l'autre employés parfois en fin de lettre.
259. otêopoci, je respecte. Aor. pass. so-sëào-Oyiv 5 .
260. feivû), je tends. Aor. act. exeiva', aor. pass.
e-â6y | v h .
261. Tpt)((.), jfV cûwrs (PGr., ^ 422). Aor. 1 è'xpeÇa; aor. 2
eSpautov ' .
1. Anciennement u,(yvu|ai.
2. De même ixovipuo, j'attribue, j'accorde.
3. Anciennement -v ; 'vj;i'..
•i. Cet aoriste, commi' crux de -vi<.> el de |5éw, n'e9t irrégulier qu'en apparence.
L'ancienne forme deitXéu est -Xipio. avec un digamma | ui dans oui), qui a dis-
paru entre voyelles, mais s'esl consen é de\ nnt ?.
5. Emprunté à «64Çio, verbe dérivé de ?é6ac.
i">. Composés : iicoxe{vb>, j'adresse ; 7ûpoxefvw, je propose; etc.
7. < '.(imposés : v.:*Tf>s//.>. je parcours ; juvcpé/w, je seci iurs, qui, dans ce sens ne
rail pas à l'aor. ïuvéxpeÇa, mais Tuvé5pau,ov,
'''•- LK VERBE,
262. vnâcyù), je vais. ïmparf. à sens d'aor. 0— 7- o /
Impér. (continu et momentané) U7zaye el sntyatve, sous
l'influence du grec parlé, PGr., §400'). Syn. [xeragaivcu-
se conjuguant comme êatvu).
263. ÛTToo^ofioa, jV promets (PGr., £ 425'-. ÀOF. 'j~i-
264. ^àoxoi, je suis bouche bée. Ïmparf. eyao-xov. Ancien
part. parf. act. }ce^r,vtoç, -otoç, jcevT,yuwc, -a;, x:yy,vo:, -otoç,
qui est resté bouche bée. Verbe défectii'.
265 jjéa), je verse. Aor. evuca.
1. Le grec parlé ~T,Yaivio, d'où est tiré -■t\~{y.':n, provient du verbe ùitâyu), sur
le subjonctif duquel on a refait un présent rcayaivo) d'après le modèle de va
piiOw, ;j.a0aivw (PGr., § 377). L'a de rr;a!vw s'e^t ensuite changé en y, ->>h~.
l'influence de êiETfra (grec parlé); comparer le grec ancien -{--(•> devenu en grec
parlé -i:;"w (PGr., § 399) sous l'influence de l'aor. ësesa,
i. Anciennement ùtzIt/oixou et : j-'.z/yyj\y.%\.
TROISIÈME PARTIE
MOTS INVARIABLES
266. Nous examinerons successivement dans les mots
invariables : l'adverbe, la préposition, la conjonction et
l'interjection.
CHAPITRE PREMIER
LADVERBE
SECTION I
ADVERBES DE MANIÈRE
267. La plupart des adverbes de manière sont des
adjectifs employés avec la désinence -<oç (PGr., § 441
Ges adverbes se forment mécaniquement sur le génitif
pluriel masculin de l'adjectif, en changeant -wv en -wç.
Gén. plur. Adv.
Ex. : /.a/.ôç, bon, xa/.'ôv. xa/,(ôç.
y.y./.ô:. mauvais, xaxcov, xscxôç,
XajxTtpô^, magnifique, ).'/;j.-oo>v, Xaixirpôiç.
î'j8aiu.tov, heureux, ei>Sauuéva>v, EuSaiu.évo>ç.
zwrjrr,:, habituel, (TUVtj(Jg>v, o-uv^Swç.
j'/Ojç, profond, ^aôswv, jïa8éu>ç.
v.iyaç, grand, ^eyàXtov, ;/:--7./.(.)ç.
Il en est de même pour les adverbes formés ou moyen
de participes présents ou parfaits.
1 44 L'ADVERBE.
Ex. : àpxel, il suffil ; àpxoûv, suffisant; àpxotivrwî, suffi-
samment.
repérai, il faut; Tcpswv, convenable; npsTtôvTioç,
comme il faut.
7îpo<r/)xet, il convient; 7rpo77,x©v, convenable; repo-
rt xrmto;, comme il convient.
£-o|j.a',, je suis; £-ôjj.£vov, suivant; éirouévioç, con-
séquemment.
6jj.oAoyô>, j'avoue; 6|jLoXoyoujxevoç, reconnu; opoXo-
you[j.svti)ç, sans contredit.
£7rav7Aa|j.6'âv(o, je répète; èiravet.)s7ip-Mivoç, répété;
£7rav£'.).Y ( !j.piv(.K, de façon répétée.
6p'lÇ<o, je fixe; (op'.a-ijivoç, fixé; wp'.o-jxévwç, caté-
goriquement. Etc.
Remarque I. Datifs adverbiaux : 6f|jjL0ffîa, en public (syn. 8t)ho<t£wî);
iit'a, en particulier (syn. ÎSÏwç, totauTépw;); >ià6oa, en cachette: kqivî), en
commun; ras'Ô, à pied; upâyuaTi ou tm ôvtt, en effet ; s'jaiy.iô x<ô Xôyw,
naturellement; etc.
Remarque II Accusatifs adverbiaux : aJTo/pf.jia, tout à fait; ôcopsiv.
gratis; |xàTT)v, en vain (syn. sic [xâxTjv, uaxoc(wç); xaxT,v xoot£>;, tanl bien
que mal; etc.
Remarque III. Adverbes en -tx( : ôvo^asxi, nominalement, nommé-
ment; yaWaaxt, en français; éX^viœtî, en grec: îxaAircî, en italien: rie.
Remarque IV. Adverbes en -Sôv : ^a6ti.T)Sôv, peu à peu; à^xpa-//»;,
comme l'éclair; noxafx-riSôv, à torrent; etc.
]1 est superflu d'allonger encore la liste des adverbes
qui, dans le détail, appartient plutôt à la lexicologie
qu'à la grammaire.
SECflON II
ADVERBES DE QUANTITÉ
268. tcôtov, combien (PGr., § 442).
oo-ov, autant; totov, tellement; oo-ov... too-ov — autant...
autant....
ADVERBES DE LIEU. 145
-oAJ. XCav, Tûàvu, beaucou|>.
Tcepiaarérepov, davantage.
oXtùç, entièrement.
ïcspwrou. environ.
Toù-Xâyiorov (pour tô eAaywTOv), au moins.
oAtyov, un peu.
tcXsov, plus.
crysoôv, presque.
Ixavôis, assez.
ÈTctoTiç, également.
-oTax'.ç, combien de fois.
Tocràxu, autant de fois. Etc.
SECTION III
ADVERBES DE LIEU
269. -oj, où (interrogatif) ; toGsv, d'où (PGr., § 443 .
o-oj,où (relatif) jotoGêv, d'où îo^v, d'où, par conséquent.
OTEoySviiro.Ts, partout où.
-oj (enclitique), quelque part.
oùBapiou et jjir^a^où (§ 273), nulle part (et aussi
« quelque part », dans les phrases interrogatives).
èvraufja', en cet endroit; evceûQsv, de cet endroit.
wSs, ici.
xjTOj, aÙToQ'., ici même, là même; aù-réôev, d'ici même.
èxe~., là; èxeEQev, de là; êxewre, vers cet endroit.
sv9a, là où; evOev, de là où; êvôev xal êvQev, de ci, de là.
à/.),-/-/ où, ailleurs; àX).ay60;v, d'ailleurs (d'un autre
endroit), syn. àXXoÔsv.
iacpoTéptoQsv, ÉxarépajOev, de chaque côté.
-avTayoG, partout; wavro^oôev, de partout.
avo, en haut; avwQev, d'en haut.
i. El aussi « en ville ». sur les adresses de letlr<
14(i L'ADVERBE.
y.y.-(<>, en l>;is; /-/T(oO:v, d'en bas.
yap.at, par terre.
i;o>, dehors; è'^wOev, de dehors.
s<tu>, dedans; ÈVioOev, de dedans.
M.io-(.), au milieu de.
£u.7tpo(r6ev, devant.
om<ju>, xarôiuv, derrière; oitwôev, de derrière.
os;'.à', à droite; oîç-.ôOîv. de droite.
aptffrepâ 1 , à gauche; -/v.ttscô'Jsv, de gauche.
nky\<jioy, èyyuç, près; Èyyûôsv, de près,
uiaxpàv', TCÔppw, an loin: ptaxpôôev, rcôpptaQev, de loin.
àvT'.xvj. evavu, àrrivavT 1 ., en face.
àvavuov, contre.
-ip'.ç, autour.
Trépav, au delà; Tcspa-.Tipw, plus au delà.
Tr, os xàxcTo-î, çà et là.
o ; .'xo'., à la maison (sans mouvement); oixaSe, à la mai-
son (avec mouvement). Etc.
SECTION IV
ADVERBES DE TEMPS
270. Trots, quand; ~ô-z... Ttote, tantôt... tantôt (PGr.,
J'444).
oOSéicoxe (gr. usuel -o-rl), jamais.
-otc (enclitique), svlo—, quelquefois.
'JXlo-zz, autrefois.
7ots, alors; exTo-re, depuis lors,
vuv, ripa (gr. parlé), maintenant.
aùOtopsi, à cette heure même; auTCxmyjjiefc, à l'instant.
1. Sous-entendu /eipi. Avec mouvement èiri ôsç'.i. zr.' ipiorsp*. Mais, sous
1 influence du grec parlé (PGr., § 443 1, on trouve aussi OE;'.i, ipi7T£pi (ace. plur.
neutres), avec ou sans mouvement.
2. Sous-entendu ($6<5v. Le mot ôBôç se sous-entend encore dans d'autres cas.
Ex. : Il prit le chemin qui conduisait au village, $k&6s T7jv ~po; tè xwpîoM Styouffav,
ADVERBES DE TEMPS. 1 47
aùQyiuepov, le même jour.
içàÀou; autrefois; sxicaXat, depuis longtemps.
à,oy,, déjà.
-éXoç, enfin.
;jlôa».;, à peine.
vewori, àoT'., récemment.
su, encore; oùxéxi, plus; repos-étir, encore.
-7.A-.V, de nouveau.
5c{Aâ, (Tuvajxa, en même temps.
oXovév, continuellement.
àet, éternellement; se às-l, pour toujours.
-àvTOTs, toujours.
rcoXXàxtç, o-'jyvàxt,;, souvent.
-ao£jdj^, aussitôt.
u<rrepov, ewàt, éraiTa, ensuite.
Tcpwxov", d'abord.
rcpCv, itpoTepov, d'abord, auparavant.
-cxô/.v, tsok, antérieurement, ex- 1 .
Ivtopîç, de bonne heure.
Ttptot, le matin; !TY]|Aepov Ttpaj't (ou o-/;jl£oov ttjv rcpcotav), ce
matin.
o'i>£, tard.
vjfyû;, otovoj-o), incontinent, incessamment.
7 ; .'^vy,ç, subitement.
/Oie, hier; -ï^ îrpoTepakf, la veille.
-poyOc\-, avant-hier.
èayaTW^, dernièrement.
yy^jjLspov, aujourd'hui; o-^ixspov to écrcépaç, ce soir.
aùQï|[X£péu, le même jour.
xûpiov, demain; tç sroxûpiov ou ty.v è'rci.oûaay, h' lende-
main.
jjieOaupiov, après-demain; t/ ( [xeSeicauptov, le surlen-
demain.
I. Dans une expression comme stfHàïjy ou tiu;) CntoupYtiç, ex ministre, am i< i
ministre.
lis L'ADVERBE.
i-fixoq, cette année.
Tcépuo-t(v), l'an dernier; tq Èpyôjjievov ou to --.o-rxyL
l'an prochain.
7îpo7répuo , t,(v), il y a deux ;ins.
É/.àTTOTî, chaque fois.
ivsxaÔev, dès le début. Etc.
SECTION V
ADVERBES D'AFFIRMATION, DE NÉGATION ET
DE DOUTE
271. vai, pàWca, oui (PGr., § 445j.
o j/i, non, non pas.
ojoaawç, jj.Y,oa;j.ôjc, oùoo/.ojç. ;j.y ( oo).(>k, -oc-ok, aucune-
ment, pas du tout,
jjxiara, pas le moins du monde.
où(x), Sèv, p, (§ 272), ne pas.
(iieêaûoç, certainement.
Toùvavx'lov (pour xo svavTioy), au contraire.
ojt3, u/ts, pas même, non plus (§272, Rem. II).
wtoç, peut-être.
B-rjOev, soi-disant.
-j-oùSiv, -j-jjly)8év, Tticoxe, rien.
-)iov, plus; osv s/(o TCÀéov, je n'en ai plus.
7ît6avwç, probablement. Etc.
Les négations où, ôàv, ^r).
272. La négation où, qui prend les formes oùx devant
une consonne et oùy devant une voyelle surmontée de
l'esprit rude (§16, Rem.), est, en général, recherchée et
raie 1 . Akv (pour oùBèv) est dû à une influence de la langue
1. Sauf dans les expressions où u.6vov, non seulement ; oj-/_ tjttov, non moins:
'j'j (laxpiv, non loin.
ADVERBES DE NÉGATION. H'.i
parlée. Mi\ appartient aussi bien à la langue élevée qu'à
la langue parlée (PGr., § 187, Rem.). Si l'on veut faire
un emploi correct de ces trois négations, il importe de
distinguer l'usage classique de l'usage commun.
273. Usage classique. Où sert à nier un fait, ;j.t, sert à
nier une idée. Dans la phrase : « Oui ne lit pas, ne
s'instruit pas », la proposition principale exprime un
t'ait et la négation sera où ; la proposition relative
signifie « si quelqu'un ne lit pas », elle énonce une idée
et la négation sera u,^ : 6 u.r k ttvaYtvaxrxwv oj StodraTeew.. 11
s'ensuit qu'on emploie où dans l'expression d'un juge-
ment, et pi dans l'énoncé d'une supposition ou d'un
désir.
Ex. : Il ne peut venir, où ôûva-rat v-y. ï'/hr,.
Tu ne voleras point, où xÀé'-ktç 1 .
Toute personne qui n'est pas' grecque, -à,- v.y,
"Eààtjv.
Le fait de ne pas travailler, to <xr t èpyàÇss-Oai'.
Si je n'avais pas cet espoir, sôr? <x} > e%ov ~aÛT/jV
TT,V Ù—J.O'J..
Ne courez pas, p; -.z,z-/z~z.
Ne le dis pas, jjltj xb z -.'-/,;.
Je désire qu'il ne vienne pas, ettlOujaw vot y./, Fz/j/,.
Plût à Dieu qu'il ne l'eût pas fait! e?Qs va y./-, tô
Exaus !
Remarque I. Un participe est susceptible de se construire, soil avec
où, soit avec ;rr',, suivant le sens. La phrase . Ne pouvant attendre, je
suis parti » se traduira : où Sov^Oei? va àvajiefvw, i-7/.Oov, car elle
signifie » Je n'ai pu attendre et je suis parti ».
Remarque II. Ces règles s'appliquent non seulement à où el u.^, maïs
encore à tous leurs composés :
K\. : N'ayant aucun espoir, où3Eu,îav fyuv èXirfôa.
Ceux qui n'ont aucun espoir, ot [tf)8eu.tav î/o/tj; êXirfSa.
1. Ancien futur de xXétîtw.
Il)
150 L'ADVEHKE.
274. Usage commun. Dans l'usage commun, oèv s'em-
ploie non seulement pour l'expression d'un jugement
mais même pour une supposition, et ^ est de règle avec
un participe, quel que soil le sens.
Ex. : 11 rie peut venir. Ssv Siivarai va eXGifl.
S'il ne vient pas, sàv 5èv êX8ty.
Si je n'avais pas cet espoir, sàv 8èv Etyov TauT/jv
T"^v eÀTcfoa.
N'espérant pas, p) eXiriÇwv.
On voit que l'usage classique et l'usage commun
s'opposent l'un à l'autre sur deux points (emploi de Sèv
et emploi de p,). Il en résulte chez les auteurs des
constructions qui paraissent contradictoires et qui se
ramènent en fait à une question de style.
Remarque I. Les conjonctions jtîj, m 8èv (et, avec un sens plus
indéterminé fi-rçirw;, \lt\ wyàv, 5pi vs) s'emploient comme adverbes inter-
rogatifs dans des phrases de ce genre (PGr., §445, Rem. IV) :
Mrj Eia9e aeh, 6 ôzoïo.î; Serait-ce vous, qui?
Mt, 8èv lowxa; s.b xb icapàSsiyfia; N'est-ce pas toi qui as donné
l'exemple?
.Mtîtiw; oèv tô yvcopîÇo); croyez-vous que je ne le sache pas?
M^ tu^ôv ■fyjOévrias ; ou ?ia8évTiff£ àpd ys; Est-ce que, par hasard, il
serait malade?
Remarque II. A côté de api jî, ci-dessus meatioané, on trouve
aussi ipa.
Elvai àpa ôuvatov; Est-ce vraiment possible?
CHAPITRE II
LA PRÉPOSITION
275. Les prépositions du grec officiel (PGr., ^ 446-
483) se construisent, les unes avec un cas unique, les
autres avec deux ou même trois cas.
SECTION I
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC
UN SEUL CAS
§ 1 ,r . — Accusatif.
276. L'accusatif est le cas du mouvement vers quelque
chose. Quand une préposition est construite avec l'accu-
satif, c'est qu'il y a, tout au moins à l'origine, une idée
de mouvement, matériel ou intellectuel. Cette observa-
tion générale peut aider à comprendre le sens de cer-
taines prépositions et servir de point de repère pour
celles qui se construisent avec différents cas.
ôcvà.
277. àvà, en remontant', sur toute l'étendue de, idée de
distribution.
Par les montagnes (originairement : en les gravis-
sant), àvà -rà opj.
. Par toute la Grèce, àvà Tcà-rav tTjv TT/.Aaoa.
1. Comparer avo>, en liant.
if>2 LA PRÉPOSITION,
Par quatre, àvà TÉixo-apaç (§ 111 ..
En mains, àvct ^etpocç.
278. dç, dans, à (/r/e'e de mouvement vers) (PGr., $ 447 1.
Il va à Paris, u.STaëa{>£!. £ ; .; [Iapunou^.
11 est tombé dans la rivière, ereo-e elç tôv -ot-/;j.ôv.
Au plus haut poinf, eU axpov. A l'avenir, eiç tô uiéÀÀov.
Désormais. eIç tô é;v.
Nous les avons mis en fuite, tôùç èTpé(jyajxev eIç tpuv^v.
Remarque. Sous l'influence du grec parlé, la construction avec :-:
se substitue couramment au datif (% 34) :
Ex. : Il a déclaré aux assistants, èô-ffkuaz si; to6ç Tïapôvraç.
Sous la même influence et dans un style un peu relâché, on emploie
itî pour marquer le repos ou le mouvement dans quelque endroit
Jvoir la prép. sv, g 286).
Ex. : Il est dans sa chambre, elvai ci: ib oa>;j.âx;ov tou.
Il se promène dans le jardin, rcepiicaTet si: tôv xtjtcov.
8 -•
av£U.
279. aveu, sans (PGr., $ 455).
Sans amis, aveu œiXco.v.
Sans raison, àvàu kitmcç.
avrl.
280. àvxi, au lieu de (PGr., § 458).
Au lieu de mon frère, àvri tou àSsXœoû u.ou.
Fais-le à ma place, xàue to vit avx' Èuoij.
11 a vendu sa maison dix mille drachmes, stuoav.te tyv
otxîav tou «vit Séxa ytÀtàSùiv Spavawv.
En guise de paiement, àvrl TcXrjpwuTJç.
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC UN SEUL CAS. loi
OTTO,
281. à™, en s'éloignant de; idée de lieu : de; idée de
temps : dès (PGr., §448).
En s'éloignant de la ville, iva^wpwv à-ô ?î\ç toAêwç 1 .
Au contraire (Iitt. du contraire), à-' èvavxtaç.
Depuis la prise de Gonstantinople, à-ô vr[ç àXwo-swç tt[ç
Kwvo'TavTtvouTîôXewç.
Depuis le matin, àiro tt^ r:pGjta;. Dès le soir, ào' Icrrcépaç.
Du commencement à la fin, owc' ip//,; 1^'/?- féAouç.
De temps à autre, kizh xatpoû s-.; xaipiv.
sic.
282. ex (devant une consonne) ou èij (devant une
voyelle), en sortant de, d'entre; idée de matière; idée de
muse (PGr., § 448).
Je viens de France, zpyou%>. ex raAAiaç.
De tout cœur, s; oAvjç xapBtaç.
Lequel d'entre vous, xiç è£ u^ûv.
A ses frais, èç ISttov. Par cœur, ex (rnjOouç. De fond en
comble, èx (3à9pwv. De nouveau, ex véou. Egalement,
eç î(rou. D'avance, ex Ttpooifxwov, ou èx irpoot|UOU, ou ex
-wv -soTsocjv. A l'improviste, èç àirpooirrou.
Une statue de marbre, asfakpa. èx jji.ap(jiàpou.
A cause de lui, èlj atTiaç toj.
Il est mort de phtisie, xnéGavev èx ^ôwrsw$.
£v£koc
283. tvex*, à cause de (PGr., § 449).
A cause du mauvais temps, s'vsxa -r t ; xaxoxatpîaç.
1. Influence du grec parlé : iito xv,v itdXiv. Sous rette influence, certains auteurs
emploient avec àitô une double construction : génitif, quand il s'agit du tempa:;
accusatif, quand il s'agit du lieu
154 LA PRÉPOSITION.
A cause de cela, c'est pourquoi, É'vexa toutou ou toutou
evs/a.
^xp i (ç).
284. uéxpitv 1 , jusqu'à (PGr., § 456..
Jusqu'au bout, u-évpi téaojç.
Jusqu'il un certain poinl. [Jiévpt Ttvoç.
Jusqu'à quel point? ui^pi tîvoç;
Ttpô.
285. tijoo, devant, «van/ (PGr., § 460).
Devant la maison, 7tpo t/Jç oixtaç.
Avant Jésus-Christ, Ttpô Xpioroû.
Il y a trois jours^ flitt. avant trois jours), rcpô Tptwv
r^jcepàiv.
Il y a longtemps, Ttpo -oaaoj. Piécemment, ~pô oXiyou.
Il y a quelques jours, 7cpo Y.uepùv. Nos devanciers, oi
Ttpo t,u.ùv. Surtout, Tupô 7càvTu>y. Par-dessus tout, wpo
TtavToç àXXou.
2 3.— Datif.
ev.
286. âv, dans, e» («ans mouvement vers, cf. § 278, Rem.)
(PGr., § 447.)
Il est dans sa chambre, e-Ivat èv t&5 ocoparu^ aùroû.
Il se promène dans le jardin, TcepiitaTe't èv tw x./-(o.
Au nom de la loi, ev ovô^xaTi toù vouou.
En général, èv yévei. En partie, èv [lipet. Sur ces entre-
faites, ev tw uîTaçJ. En même temps, èv TaÙTÛ. Cepen-
dant, ev totoÛtco, èv to'jto'.*;.
1. Méxpi; devant une voyelle, 'M'/.?'- devant une consonne. Un synonyme de
u.Éxpt(î) est ixP l (î)i dont on se sert beaucoup moins.
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC DEUX CAS. 15t>
OÙV.
287. oùv, avec {idée d 'association, d'accord) i PGr.,§ 450.)
Avec l'aide de Dieu, tfwv ©eu.
Avec le temps, oùv tcô /pôv< ; >.
Entre autres, <rùv -ro 7 .; àÀAou.
Remarque. En dehors de ces expressions, la préposition *ùv, déjà
rare en grec ancien, n'est guère employée. On rend généralement
« avec » par pztk et le génitif.
SECTION II
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC
DEUX CAS
Accusatif et génitif.
8 ià.
288. ôià, (avec l'accusatif), idée de but. et, par exten-
;ion, de motif (PGr., $449).
11 est parti pour l'Europe, àvsy<ôpr,a-s ôY EÙûio-t.v.
C'est pourquoi, o*.à toùto.
On l'a choisi pour sa capacité, tgv è^éXe^av Sià -ofjv Ua-
vô'r^y. tO'j.
(Avec le génitif), à travers, durant, au moyen de.
A travers la ville, 3tà r/jç tcoXscdç.
Durant la nuit, 8ià vuxtôç. Pour la vie, Sià 3-lo'j. Pour
toujours, 8tà -avTOç. D'un seul coup, o'.à piâç.
Par chemin de fer, o<.b. cr'/y/^oopôpiou.
11 l'a frappé avec un bàlon, tov èxt'j-t,<t£ o!.à pàêooj.
icaTà.
289. xorrà, (avec l'accusatif ), originairement : en des-
156 I.A PRÉPOSITION.
cendant 1 : d'où : I e idée-de lieu) en suivant, dans la direc-
tion de; 2° idée de temps) dans le cours de, à un moment
donne; 5° idée de rapport et de distribution PGr., § 451 1.
En chemin, xaO 1 oSév.
l'ai- terre et par nier, xatà Ëqpàv xai xaTà SàXaffo-av.
En ce temps-là, x?- exeivov tov yoovov. (les jours-ci,
xat' a'JTa;.
A cette heure-là, x?-' èxeîvrçv t/,v wpav.
A minuit, xaxot ~ô ;jle7ovJxt».ov.
Chacun suivant son mérite, sxokttoç xaxà rr.v àÇiav tou.
D'après la loi, xaxà tov vojjlov. Selon moi, xa-r' z;jl:.
Selon les circonstances, xxrà toiç -sctt^/ts'..:. Par
excellence, xorc' èÇo^v.
Par classes, xaxà Tà;s-.;. Par an, xax' troc. Par mois,
xaxoc u/^va. Chaque jour, xaG' IxaTTr.v ou xaô' rjuipav.
Peu à peu, xax* oXfyov. Petit à petit, xœrà Luxpôv.
(Avec le génitif), en bas, sous, et par extension au gré
de; contre*.
Par terre, xaxa vr,ç.
Au gré du vent, xax' àviuo'j. Au diable, xaxà Siaêô^ou 3 .
Il est contre le Gouvernement, eîvat, xarà tt^ xjos:-
La Grèce a déclaré la guerre à la Bulgarie, y, Euà;
sxTrçpuçs tov -oXsulov xarà ttJç BouÀ*'ao'la;.
290. fiera, (avec l'accusatif), après (PGr., § 471).
Après son départ, jjt-s-rà. ttjv àvaycop/,7'// tou.
1. Comparer -/jcto), en bas.
2. Dans ce sens y.axi devrait être construit avec l'accusatif, car il va mouve-
ment vers. Il est probable que cette préposition a subi l'influence de son contraire
5i:ép, qui se construit avec le gén. (§ 292).
3. Influence de xoit' ivgjiou, parce que le mot avc|io; est quelquefois, par euphé-
misme, synonyme de î'.iÇoXo;; cf. le grec parlé Tîf.yaive ïtôv Sveu.o (= tto
v.iÇoXo).
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC DEUX CAS. j:>7
Deux jours après (litt. après deux jours), u"à ouo
(Avec le génitif), avec (PGr., S 450).
J'irai avec ma mère, 9à ù-ïràyu) usrà t^ç p.7 t Tpôç ;j//j.
11 Ta supplié avec beaucoup de larmes, -ov ucsTsuare
aîTa tcoXXwv oaxo'jtov.
Remarque. Quand « avec » signifie « au moyen de, par », il se tra-
duit par Sià (§ 288).
TtSpl.
291. mp\, (avec l'accusatif), idée de lieu /autour; idée de
temps : environ (PGr., § 465).
Us couraient autour du camp, èVpsvov xcepl to orpaTÔ-
. —eoov.
Les femmes étaient assises autour du puits, a', yuvawteç
Èxàôvjvto Tûspl to <ppéap.
L'entourage du président du Conseil, oî, rcepl tov TcpcoGu-
Tto'jpyôv.
Autour du bras, wepl tov fjpay^ova*.
Ils étaient environ cinquante, ^trav Tcepl toùç Tcevnixovca.
Vers onze heures, rcepl ttjv IvBsxàxTjv. Vers midi, itspl
77, V USTr.uêp'lav.
Remarque. La préposition irspî ainsi employée n'implique plus
l'idée de mouvement vers quelque objet, mais on trouve encore en
grec officiel une trace de cette idée dans une construction comme o ; .
r,tr,\ zctûna àT/oAoJuEvo'., ceux qui s'occupent de ces choses.
(Avec le génitif), au-dessus de, au sujet dfe(PGr.,§§ 449,
610).
Je fais grand cas de, irspl tcoXXoù Trotoûuai et l'ace. \
I. Le grec ancien emploj ail ici le datif; c'esl pourquoi, dans les grammaires < I e
celte langue, icepe est classé parmi les prépositions qui se construisent avec trois
cas.
"1. Dans l'expression rcspl -o'aaoO TtoioOjMti, je fais grand cas de, on a proba-
blemenl affaire à un génitif de i aleur, s 361.
158 I.A PRÉPOSITION.
Nous parlions «lo VOUS, îj>jxtX»up.ev r.iy. Û[*mv.
De quoi s'agit-il? -iy. -rivo^ 7rpôxe'/:at.
J'ai réfléchi :'i la question, èo-xéœôviv Ttepi tôû Cr.TïtaaToç.
i , • i .il,.
UTTÈp.
292. ÛTitp, (avec l'accusatif , au-dessus de. au delà de
(PGr., §§ 465, 479).
Il a sauté par-dessus la haie, Èir/oTio-ev utoo tov ©oàrrriv.
i j i i lit'
Au-dessus du niveau de la mer, Ùtco t/jv Èmoàveiav ty,ç
Au-dessus de zéro, u-èp -b ^Sèv.
Outre mesure, O-sp tô ptérpov (syn. 'j-Epy.iTpw;).
Plus de six mois, ÔTtèp touç lîj w-^vag.
(Avec le génitif), en faveur de (PGr., $ 449), contraire :
xatà.
La lutte pour la liberté, 6 u-jûèp sXeuflspîaç y.yûv.
Il est pour le Gouvernement, eivat Otcèp -rr,ç xo6spvi}<TE<oç.
En faveur des accusés, utoo twv xaT7rYopouuév(ov.
ÛTTÔ.
293. ûto, (avec l'accusatif), au-dessous de, sous (PGr.,
§ 467). La préposition 0-è s'oppose à uTtèp (§ 292) dans le
sens de « au-dessus de » et à èitl (§ 294) dans celui de
<( sur ».
Il l'a placé sous la pierre, tô È f KT£ G-ô Tr,v raTpav.
Au-dessous du niveau de la mer, Gtô rrj'y èitupàveiav rr t ;
QaXâaxyy)?*.
Au-dessous de zéro, v~b to piôév.
1. En principe ùzèp ne devrait se construire avec l';iccusatif que lorsqu'il y a
mouvement, mais le grec ancien lui-même emploie parfois ir.'zp avec le sens de
« au-dessus de », sans mouvement. Le grec officiel n'a fait que généraliser cette
construction.
2. Même observation qu'à la note 1.
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC TROIS CAS. Iù«.<
A condition que. j-ô tov ô'pov ôt:..
Sous tous les rapports, ôizb irâcav sWI/iv.
Avec le génitif), par PO.. § 448).
Grammaire grecque par Constantin Lascaris. K/./.y,-
vuerç ypau{/.aTUC7| 'j-o KwvoxavTtvou À.affxâp£fc»ç.
Athènes a été assiégée par les Vénitiens, ai ' \hryr.
È-o/.'.ozY.-r/yr^y.y iwtè tojv Ev£TÛ>v.
Poussé par la nécessité, il a émigré, ojOovj.evoç û-o tyç
avàvx.r, c ixstt vérrar ite .
Remarque. Le complément des verbes passifs (nom de personne nu
de chose se rend par ûttô et le génitif 1 , quand il s'agit d'un nom
d'agent des Vénitiens, la nécessité), et par 8ià et le génitif, quand il
s'agit d'un moyen (§ 288).
SECTION III
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC
TROIS CAS
Accusatif, génitif et datif.
èm.
294. êm (avec l'accusatif), sur (mouvement vers) (PGr.,
$ 464); idée de temps : vers (rendu en français pas pum\
PGr., § 449), puis, par extension, fi travers, pendant.
11 est monté sur le trône, kvé6r t êm tôv Opévov.
A droite, êm ZzL'.i. A gauche, êsc' àpwcepà.
De plus, êm TtAéov. Au point que. êm totojtov gJtt:.
En se rapprochant du grec ancien, êm tô éAXr,vtxâ>Tepov.
11 a loué la maison pour dix mis, êvouûows ttjv oU'lav
em ôéxa stt,.
Pour quelque temps, èm uva ypovov.
1. Quelquefois aussi par -aoi (nom de pera no, § 29a.
IGO LA PRÉPOSITION.
Il a <'•!<'■ ministre pendant six mois, v/ y, \j : j- '.7 ev îraoupyoç
£-• l\ [ttjvac 1 .
La plupa'rl du temps, <<>; s- 1 . 76 -«•//. j.
(Avec- le génitif], sur «ras mouvement, contraire de
uto] r/// temps d'un grand personnage^ et, par extension,
cm moment d'un événement considérable (fr. sous).
Les passagers qui se trouvaient sur le bateau, 01 :-•.-
ëàTOCl 01 EUpWXOUSVOt STO, 70'J TcXoiOU.
L'orateur a parlé de sur) la question du raisin sec,
Sur pied, stcI 7:006c.
Sur la tête, èici r/jç xscpaXfjç. A la tête de ses troupes,
£-'. XSCSaÀYiç TWV 3-707.73 'JU.a7(.)V 70'J.
Le ministre do l'Intérieur, 6 s-l twv èo-oyreptxwv uîroupyoç.
En lin de compte, stcI réXouç.
Sous le règne d'Othon, è-\ "Oôtovoç. Sous la répu-
blique, Ira, G7,|jLoxpa7'la;. Sous la domination turque,
i~\ ToopxoxoaTtaç.
(Avec le datif), sur, au pouvoir de, à l'occasion de.
Sur son invitation, ÈtcI 7-7, -zo-y'/.r^n toû.
Dans l'attente d'un avenir plus brillant, èret 7r, -00--
Soxia ;ji)j,ov70; Xau/rcpOTspou.
Pour ma part (pour ce qui est en mon pouvoir), ~o
£7C' StJloL
Il a été condamné pour vol, xaTeSwcào-OT) èra. xào-t,.
A l'occasion de l'anniversaire du «oi, èra, 7-?, s-î7î'!(u
(sous-ent. r^ipa) rr\q yeyv7)<retoç tou (Ucwi)i(i)ç.
Ttapa.
295. rrapà, (avec l'accusatif), près de, le long de, à
l'enconlre de, moins (PGr., § 453).
!. On verra plus loin (§ 356j que l'idée de temps peul se rendre dans ce cas par
PRÉPOSITIONS SE CONSTRUISANT AVEC TROIS CAS. 161
La poste est près du théâtre, to rç^uSpOLtsIov elvat -apà
to 8sarpov (syn. -at.t'Iov tou GeaTpo'j).
Le long de la mer, Tcapa rrçv OàAas-a-av.
Contrairement à la loi, -apà tov voliov 1 (opposé à m.-k
tov vôuov).
Contre nature, Trapà ytWiv.
Malgré toutes mes prières, -xp' 6'Xaç pou wç -v.yj.-
Deux heures moins le quart, ôûo -apà T£-apwv.
A l'unanimité moins une voix, -y.a^r^û -apà uiav
4%ov*.
Avec le génitif), de la part de (PGr., § 448).
J'ai 'reçu dix drachmes de lui, EÀa^ov oÉxa opayuà;
irao' a'jTO'j.
Donnez-lui de ma part commission de, ouxra-é to-j
Ttap' spio'j tv)V svtoXtjv va.
Ceu«x qui sont loués par lui, ol Ttap' aù-roù (syri. 0-"
auTO'j, ^ 293) E7cai.vouLf.svo'-.
(Avec le datif), auprès de, chez (PGr., §j 447, 472 .
Il a été avocat près la Cour d'appel, b/yr^j.v-'.-i o».xr r
yopoç -aoà tw £'iîT;ûo.
Le mot se trouve chez Valaorilis, f, )i;u supio-xî-rat
— aoà BaÀao p '1tt ( .
npôç.
296. ^p6y (avec l'accusatif), vers (français à), en vue
le simple accusatif. 11 y a alors la même nuance qu'en français : il a été ministre
six mois 01/ pendant six mois.
1, Sens premier : <• à côté de la loi » ; d'où « sans entrer dans la loi, contrairement
à la loi ».
2. Comparer le français . à une vois près ». Ainsi s'explique la construction
icap' ôXtyov ëireaj, il s'en fallut de peu qu'il tombât. Dans cette expression, icapi h
Hé ensuite senti comme nue particule de renfprcement « toul à fajl peu « el on
lui a donné comme contraire iratpà itoXù « toul à l'ait beaucoup • (Thucydide),
jxpression qui a prospère en grec (PGr., s '63. 2*}.
165 LA PRÉPOSITION.
de, en comparaison de, en ajoutant <i (équivalant au français
de ou par) (PGr., § 452).'
Il descendail au village, xarr,p^eTo -yj; to ^cuplov.
Monsieur <1. P.apadopoulos, Athènes adresse de
lctlre), rcpôç tov xûpiov T. QaTcaoôiïOuXov 1 , sic) A'r/V/:.
Au nord, repèç [îoppâv. A l'est, repoç ivaroÀâç.
Ma bonté envers lui, t, irpô; xutov xaXo»<TÛv») piou.
Livre à l'usage des lycées, jâ'.êXtov 7tpôç /pr,oiv twv
vuu.yaauov.
Pour 1*' l>ien de l'Etat, repô; ooôXoç toû xpà-oiK;. A son
détriment, -pôç Ç/ijûav toi».
Pour le moment. Ttpoç ià Tcapôv.
Deux rectangles de même hauteur sont dans le même
rapport que leurs bases. Suo ôpôoywvta êyovwc -ô x'jto
u'Loc eïvai tcooç yJJ.r.Ay. ojc al Bàceiç auTbiv.
Article par article, apOpov -po; apBpov.
Pas à pas. r j-r,'J.y. Tûpoç p-rjjxa. Un à un, Iv 7tpô<; sv.
Une étoile à trois drachmes le pique, EJoao-jxa itpo; ~::1:
opayuàç 6 Tryjvuç.
(Avec le génitif) : au nom de Dieu, -pôç 9eo»*.
(Avec le datif), étant ajouté à (français outre).
Outre cela, ~pb; toutolç, Tcpèç to 7 .ç aAA&tç.
SECTION IV
TABLEAU DES PRÉPOSITIONS
297.
ACCUSATIF .
îvô, en remontant, sur toute l'étendue, idée de distribution"'.
1. Et plus fréquent Kiipiov r. Qantaôo-rco'jXov; voir § 389.
-2. L'emploi du génitif avec "pôç s'est beaucoup restreint depuis l'antiquité, au
profit d'autres propositions. En dehors de la locution ci-dessus, dont le sens pri-
mordial est « de vers Dieu », on trouve aussi 6 -po; pvrrrpoç fiv.oz ;io'j « mon oncle
maternel >.; moins usité que ô |rr,Tpûo; ou ô iv. pvnTpôç 8eto; u.o».
». Il esl utile d'apprendre par cœur la liste grecque de ces prépositions, en tes
, PRÉPOSITIONS DANS LES VERBES COMPOSES. 163
eU, dans, à (mouvement vers).
GÉNITIF
avsj, sans.
Avrl, au lieu de.
dhto, en s'éloignant de; idée de lieu : de; idée de temps : dès.
ix, en sortant de. d'entre; idée de matière, idée de cause.
k'vsxa, à cause de.
}ii/?i(;., jusqu'à.
irpô, devant, avant.
iv, dans, à (sans mouvement).
ffùv, avec.
ACCUSATIF GÉNITIF
Sià, idée de but, de motif. à travers, durant, au moyen de.
vcxTi, en suivant, dans la direction de: en bas, sous, au gré de, contre.
dans le cours de, à un moment
donné; idée de rapport et de
distribution.
[Asti, après. avec.
-soi, autour, environ. au sujet de.
l-t'j. au-dessus de, au delà de. en faveur de.
j-à, au-dessous de, sous. par.
ACCUSATIF GÉNITIF DATIF
r-i. sur (avec mouv.). sur (sans mouv.) au pouvoir de, à l'oc
vers, pendant. casion de.
Ttapi. près de, contraire- de la part de-. auprès de, chez,
ment à, moins.
icpàç, vers(à),en vue de, en au nom de Dieu, en outre,
comparaison de.
SECTION V
PRÉPOSITIONS DANS LES VERBES COMPOSÉS
298. Les prépositions qu'on vient de voir s'unissent à
des verbes dont elles modifient le sens. Voici, dans ce
cas, leur emploi le plus général. A ces verbes corres-
divisant en cinq groupes, Cela fait, on retiendra aisément par l'usage le cas qui
s'applique à chaque sens-.
1.64 LA PRÉPOSITION.
pondent souvenl des substantifs, des adjectifs et des
adverbes de même sens.
'Avà, en montant.
Ex. : |3a£v<D, je marche; àvaêaîvto (litt. je marche en
montant), je monte.
Çr^-rôi, je cherche; àvaÇ'/itû (litt. je cherche en
montant l, je recherche.
Avtî, vis-à-vis de, contre, en échange <l<'.
Ex. : '-tt'/;j.7.'., je me tiens; ivOwrafxou, je résiste, je
m'oppose.
Xéytjj, je dis; ivrtXéyw, je contredis.
■/.'jM'-z-zm. j 'établis ; àvTtx y.h it-û , j e rempl ace .
'Ano correspond à une idée d'éloignement, ou français
de- (dés-) et peut indiquer par extension qu'une
chose revient à quelqu'un (PGr., § 591, Rem. I et II I.
Ex. : p'1-Tio, je jette; à-opp'l-Tco, je rejette.
Seixvûw, je montre; owroSeixvûio, je démontre.
[xavOàvti), j'apprends; à-ouxvOàvo), je désap-
prends,
o'lôto, je donne; à-oo-loto, j'attribue.
Aià, à travers, séparation, complètement.
Ex. : [3aCvw, je marche; o'.aëaivw, je franchis.
j-alpw, je prends; Staipw, je divise, je sépare.
7-sipw, je sème; owwTtetpw, j»e dissémine.
uivw, je reste; o-,a;j.Évo:>, je reste complètement,
je réside.
Eîq, marque l'entrée.
Ex. : (3aîvu>, je marche; v.^-Avio , je marche dans,
j'entre,
àyw, je conduis; 3 ; .7àyoj. j'introduis.
PRÉPOSITIONS DANS LES VERBES COMPOSÉS. 165
'Ex, marque la sortie.
Ex. : (Saûvco, je marche; £xëx»lvu>, je marche hors, je
sors,
àyto, je conduis; è^àyco, j'extrais, j'exporte.
'Ev, dans:
Ex. : -y.ixw, je tresse; èji.'îcâsxo), j'implique.
Tïvid), je souffle; sy.— >io>. j'inspire 1 .
'Em, .s m/*, lie?'*'.
Ex. : (âxivw, je marche; 3-'jSxv/w, je monte sur, je
m'embarque.
jâàXXw, je mets; èiriêàXXco, j'impose,
ypàow, j'écris; È-iypàou), j'intitule.
Koctôc, en descendant (PGr., $ 591. Rem. I).
Ex. : [iav/o), je marche; xx-xoxfow, je descends.
pàXXw, je mets; xaTaêâXXû), je dépose.
i-'w, je conduis; xaTxvouix'., je suis originaire
de, je descends de.
iYltTcc, signifie «/>/>•$ cow/> (re-) et indique le changement,
la participation.
Ex. : vow, je pense; fxsTavoto, je me repens.
ncoXû, je vends; fjLSTa-wAw, je revends.
[iàXXcj, je mets; ^exxêàXXto, je transforme.
Xa^êàvw, je prends; [j.s-aXà|jtêxvw, je- communie.
1. En composition, év s'emploie avec ou sans mouvemenl : i\i-i--<'> esl syno
iiymc de EJffTttiîTu, je tombe dans. Cela provienl de ce nue êv si^niliaii très
anciennemenl « dans . avec ou sans mmn emenl : comparer le latin in (avec l'ace
i'l l'ablatif). EÉç esl de date postérieure cl s été reformé surêv par l'adjonction
d'un •; (êv;, § 27), qui est peut-être celui des ace. plur.
Il
166 I.A PRÉPOSITION.
ïlapcn, près, trans-, de travers PGr., S 591. Rem. [).
Ex. : eupwxofxou, je nie trouve; Jtapeupwjxouai, je me
trouve auprès, j'assiste à.
Pœivto, je marche; TCapa&ûv<i>, je transgresse.
àxoùo), j'entends; rcapaxoiito, j'entends de tra-
vers.
Oepi, autour, au su/<'l de.
Ex. : (3à)Aa>, je mets; Tcepiëà^Ào), j'entoure.
zpyoy.y.'., je viens; -zy.iy/o^., je parcours,
ypâœw, j'écris; TCcp!.ypàow, je décris.
Yipb, devant, avant.
Ex. : , r i7.A).to, je mets; TûpoëàX/.w, je propose.
ooî'jw, je fais route; 7rpoooeuto, je progresse.
àyyeA^io, j'annonce; 7cpoayyé)vAu>, je prédis,
o'iooj, je donne; .icpoStSu, je trahis.
ripoy vers., en outre.
Ex. : î'pyoua'., je viens; Tupotrép^ro^ai, je me joins à.
xaAÙ>, j'appelle; irpocxaXô), j'invite.
ôsTto, je place; Tipoo-Oéxio, j'ajoute.
Aau.ëàvco, je prends; Ttpoa-Aaaêàvto, je m'adjoins.
Zùv, «fec, en réunissant.
Ex. : [ïSalyco, je marche; ffujjiêatvet, il arrive que.
ayto, je conduis; a-uvàyw, je rassemble.
Oé-îco, je place; cuvSé-cw, je compose.
'YTièp, par-dessus, au delà.
Ex. : 3a ; .vto, je marche; u.Tcep&xlvto, je surmonte.
àya-raS, je chéris; u-scaya-à), je chéris extrê-
mement.
ADVERBES PRÉPOSITIFS. 167
Ytto, par-dessous.
Ex. : hi-io, je place; ùuoôétcd, je suppose.
voù), je pense; 'jtovooj, je sous-entends. •
ypâ'iw, j'écris; UTcoypa^w, je souscris, je signe.
SECTION VI
ADVERBES PRÉPOSITIFS
299. Toutes les prépositions étaient, à l'origine, fies
adverbes qui ne régissaient par eux-mêmes aucun cas et
occupaient dans la phrase une place variable. On leur a '
donné par la suite une place fixe, soit devant un verbe,
comme on vient de le voir au § 298, soit devant un nom.
Une préposition est donc un adverbe soudé à un nom ou
à un verbe.
Les prépositions examinées jusqu'ici offrent ceci de
particulier qu'elles ne sont plus usitées comme adverbes..
Mais d'autres mots s'emploient à la fois comme adverbes
et comme prépositions. Ce sont ceux que nous appelons
adverbes prépositifs, dénomination plus exacte que
celle de prépositions adverbiales (PGr., §$ 463-483).
Voici les principaux. A l'exception de ajjtoc, ils sont tous
accompagnés du génitif.
300. a^cc.
Dès. Dès son arrivée, ajxa ir t àspî|et auxoû. Dès l'expira-
tion du délai, aua ttj ///,;£•. vî\ç ïtpoôearpuaç 4 .
1. Ici encore le cas esl déterminé par des raisons extérieures : fonction du sub-
stantif, questions de synonymie <m de dérivation.
•i. Adverbe : êv ?w ïu.a, en même temps. De là esl venu le grec parlé &vTâu,d
(auj. dialectal), qui n donné le verbe ivçajjwiwd ■ rencontrer ».
16"* LA PRÉPOSITION.
301. àvtiicpù, âTTÉvavxL.
En face de. En face de moi, àvTixpû pw>u. En face de
l'église, ttirévavtl rr,; ï-/.Y.):r,?Ly.; (PGl\, $ 474;.
302. ôi.KT|v.
En guise de. 11 tenait un bâton en guise de sceptre,
èxpiret ôàëoov oixr.v qToyrcrpou. Syn. ivTl ffx^irrpou ou <»;
Tx7,7ITOOV.
303. £KTÔq.
Hors de. Le malade est hors de danger, 6 àiOevr,; e T v«
èxto; xivSûvou.. Tous, à l'exception d'un très petit nombre,
étaient présents, r,o-av oXoi TcapévTeç, Ixtoç oAtfwrwv. (Syn.
tcàvjv, ^ 313.)
304. èvavxLOv.
Contre. Tout ce qu'il a dit contre toi, oo-a eïicev èvavirlov
trou. Ces mesures ont été prises contrairement à la loi,
xaÙTa Ta jjiiTpa eAVj^ÔTrjcrav IvavTiov xoû vôpiou .
305. EVTÔÇ.
A lintérieur de. A l'intérieur de la vieille ville, èvrôç
ta,; TraAa-.à; -ôàeco;. Dans le courant de la semaine, svtô;
rf,; éêôop.àôo;.
306. àvômov.
En présence de. En présence d'un nombreux auditoire,
èvû)7t',ov tzoà'jtcAtiOoÙ;; àxpOaTYjp'lo'J .
307. KOCTOTUV.
A la suite de. Ils sont venus à la suite de l'armée
ADVERBES PRÉPOSITIFS. 169
»7JXQov xaTÔK'.v toû arpaxoG. A la suite d'une dispute, xaxômv
eptSoç.
308. ^laicpâv.
Loin de. Loin de la patrie, [xaxpàv x/jç rcaxptôoç. Il est
mort loin de tout parent, à-neOave jjiaxpàv toxvxoç ffuyyevoijiç.
309. ^exaÇt).
Entre. La Belgique est située entre la France et la
Hollande, xo BéÀyiov xelia'. jj.sxa;jù raAAtaç xal 'OAAaySîaç.
Quelle différence y a-t-il entre un adverbe et une prépo-
sition? Tî S'.acpopà UTcàpyet. pt.£xaçù ÈTCiopï} piaxoç xal -ooOÉtîo»;:
310. ômaSsv.
Derrière. Le livre est tombé derrière la bibliothèque,
to ^ôàiov eneo-ev 07tw8ev x/js (3U>Aio(foîx7iç. 11 s'est caché der-
rière l'arbre, expose eauxôv oiua-Ôev toù SévSpou.
311. TtÉpav.
Au delà. Les pays au delà du Rhin, ai -népav xoû 'Prjvou
'/ùpou. Plus qu'il ne faut, rcépav toj Béovxoç.
312. TTÉpL^.
A l'entour de. Il y a beaucoup de maisons alentour de
l'Acropole, u-rcàpyoua'. rcoAAal olxiou 7iépi.Ç x/jç 'AxpoiroAew;.
313. TiXiiv.
Excepté. Tous les villageois se réunirent, à l'exception
des vieillards, nÔLveeq oi ywpuol o-uvïjôpobGyio-av 7tAr,v twv
yepovxwv. (Syn. èxtÔs, § 303).
314. TrXr)ai.ov.
Près de. Le bois d'oliviers qu'on aperçoit près de la
mer, 6 sXaicov 6 q-kqÏo$ cpa'lvETou TrXrjiTÎov vf^ 8aAàa , 07|Ç.
171» LA PRÉPOSITION.
315. X«P LV -
Pour cause de. Par curiosité, yâp-v rceptepyelaç, Pai
exemple, Trapaoe-lyuaTo; yiptv (en abrégé : r». y.), lat. verbi
(pal ta.
Remarque I. Le français « grâce à se rend par /*:<■'-. '-'■-.■
Ex. : Grâce à son obligeance, y.i, '-; '•'■'* '''•' itpo8up.£ctv too.
Remarque II. On peut noter encore l'emploi du génitif avec W>
adverbes numéraux S£ç, ~p-'- TETpdhcrç, etc.; deux fois la semaine, Sîçrîft
Ê66o'(ià8a; ; plusieurs fois par jour, -oX/.âxi; tîfc r.uioa:.
CHAPITRE III
LA CONJONCTION
316. Il n'y a pas de limite définie entre les conjonc-
tions et les adverbes. Lorsqu'on dit : « néanmoins il est
venu », oùy Tii-cov ^Xôs, néanmoins et o'jy y-tov peuvent
être à volonté tenus pour des adverbes ou des conjonc-
tions ; et si, dans le français « à peine est-il venu », la
location à peine mériterait le nom de conjonction, puis-
qu'elle modifie la construction de la phrase, dans le
grec [aoXiç ^à9s, la forme poku; peut être parfaitement
considérée comme adverbe. Il s'ensuit qu'il est impos-
sible de dresser une liste rigoureuse des conjonctions.
Voici les plus utiles à c retenir.
SECTION I
CONJONCTIONS DE COORDINATION
317. koù.
Et. Du pain et du vin, àp-roç xal olvoç (PGr., § 484 .
Bonne et jolie, xaX-/) xal euu.op«poç. Il est venu et il a dit,
i'/Mî xal ewpe.
Remarque I. Ka : . ne s'emploie pas en grec officiel (PGr., § 484
Kem. I) pour remplacer une proposition relative, causale OU un infi-
nitif : Je l'ai trouvé qui dormait, sùpov sùràv Kotjiwjj^vov (et non •/.' sx<
|xaxo).
Remarqué II. En grec officiel comme en grec parlé *a! peut avoir
le sens de aussi et de même : Mon frère aussi l'a vu, -•> elSe xaî o iSsX-
•jô; [iou. (^ela, même les enfants le savent, ïoûto tô y vw P^» ouv * a ' Ta
iraiS(oc.
172 LA CONJONCTION.
Remarque III. La tournure te xa! a plue de force que xctl : Ilenimes
fi femmes, t<>u~ Be sonl battus, ïvSpeçTs icatt yuvaîxec-iiiv'ïe; i.-o>.i;xr,-j[ ..
On retrouve tj dans la locution i/./.<..; ts, d'ailleurs, syn. iXXi
et dans oCte, [i^ts, ni, sïts, soi7.
318. fcièv, ôè.
D'une part, de l'autre. Les montagnes étaienl boisées
et les plaines fertiles, xà ;jiv ooy, yjo-av Scwwôyi, -/'. os -so'.v.os;
eutpopo'.. Les uns, les autres, ot pièv, 01 Se. On voit par ees
exemples que pLèv et ok ne se placent, qu'après un mot,
sans être enclitiques pour autant.
Remarque I. Quand il s'agil d'opposer deux verbes, Se est remplacé
par à>.Ai OU par ojxw;, qui a encore plus de force : Il le voulait, mais
ne le pouvait pas. 'i'iz'/.z piv, 7/./.à Sàv T.SûvaTO (ou Sèv T,Sûvato opuç).
Remarque II. Nr. uèv signifie « il est vrai que » : Il est vrai qu'il l'a
ilit, niais d'une autre manière, val >j.èv xà eïire, 3A/.à Siaoôpwç.
Remarque III. Lorsque l'opposition est peu prononcée, on peut se
servir de 8è sans \xk\i. La particule Se est alors un synonyme de et :
L'enfant pleurait et sa mère le consolait, ïxkaCs tô tsxvov, i, iï [juqtijp tô
TWpTjyÔpSt.
Il arrive aussi que Sa soit employé au commencement d'une phrase,
pour la relier à celle qui précède, là où le français ne se sert d'au-
cune conjonction : Je dois ajouter que, ôtpeîXu Sa va çpoc8é<ju> où.
319. n, £ÏT£ -
Ou bien (PG., § 485). Le père ou le fils, 6 -y.~r t z y} 6 uloç.
Dites-moi oui ou non, emtete ;j.oj val r) oùyi.
Ou... ou se traduit par n... n : Ou toi ou moi, -/) <rù r^
eyïo. Au français soit... soit correspond d-i... eits : Soit
en parole, soit en action, eI'te )oyw eI'te È'pyw. Cette con-
jonction (composée de d « si » et de te) n'est pas, comme
en grec parlé, l'équivalent de v\... •/,. Elle ne peut se
construire qu'avec un verbe, sous-entendu comme dans
le cas précédent, ou exprime comme dans ceux-ci : Soit
qu'il pleure, soit qu'il rie, eite xXatet, site yùâ. Qu'il le
trouve ou non, eI'te tc eupip, eite a/,.
CONJONCTIONS DE COORDINATION. 173
Remarque. Pour d'autres emplois de la conjonction ■?„ voir § 102,
Rem. I.
320. oùôè, ^r|ôè, ouïe, ^r|' te -
Ni, pas même (PGr., £ 486'. Il ne vient, ni ne viendra,
8èv zzyz-%'., oùok 8à skfy. Je ne l'ai même pas vu, oùok el
en insistant, où8è xav) îloov aù-:6v. L'emploi de oOôk et de
u:r?A est identique à celui de où et de 'j.r t (§272) : Ceux qui
n'ont même pas de gîte, ol ur.ok xa-roixtocv ïyovztç.
Ni... ni se traduit par oute... oute, uhte... finre, avec le
même emploi syntaxique que précédemment : Il n'esl ni
bon, ni mauvais, Sèv elvai o'j-z xa-X6ç, ojti xaxôç. Ne mépri-
ser ni pauvre, ni ignorant, v.r, itepuppov^ç u.r~z -rrror/ov.
jjl'/,ts àuafJY,.
320 a. aXXà.
Mais (PGr., § 487). Je l'ai attendu hier, mais il semble
qu'il n'a pas pu venir, tov àvijjie'.va y 9ic, àXkh -^.'v/z-v.'. '6-.'.
Sèv r|8uvyj6Y) va sA^r, .
321. ô^icoç, EV TOÛTOIÇ.
Cependant (PGr.,§ 488). C'est improbable; cependant,
si vous le désirez, je prendrai des informations, elvai
amôavov av rj'j.ui: z-iHwj.z~.ts (ou ev toÛto'.ç, av sti'.G'jusVts | H'%
).àë(jL> Tz/^zo'fop'.y.;.
Remarque I. "H;j.m; se place après un autre mot. Si on veut le
mettre en relief, on le t'ait précéder de xai : xaî ïau;.
Remarque II. "Ojjlwî, connue sv toiîtok, rend aussi le français
iimiiis. Syn. où/ ï.rtov.
322. Xoittôv.
Donc. Donc, où irons-nous aujourd'hui? Xoucôv, tcoû 8à
Û7zàvio;jL£v cTÎpispov. Il alla donc à l'école, 'J7rr,ye Xowtov 3 ; .ç
to oyoAs'.ov.
\U |.\ CONJONCTION.
Remarque. Aoi-sàv n'a qu'un seul synonyme, qui est ïpa (toujours
placé après un mot) 1 . Les formes iirojiévwç, par conséquent^
(lili. d'oit), ôiôz:o. c'est pourquoi, marquent la conséquence plus nette-
menl que Xoittôv et Spa.
323. ôrjXaôr).
Cest-à-dire. La science des nombres, c'est-à-dire
I arithmétique, y\ èm'aT/iLU) twv apiQuûv, StjXoco'ti (en abrégé :
071 À.) *i àpt8u.71TtX7j.
Remarque. Synonymes : tootsïu (composé de toOto et de i"0- '.',""■
(compost'' de f, et de yoOv), #,to: (composé de v, et de ©ai)"
324. el ôè Lir). •
Sinon. Fais-le de suite, sinon tu t'en repentiras, xàpts
xo sùô'jç, si Se p-Tj (parfois etSepi) 9à u,£Tavorîcnriç.
Remarque. Autre façon de traduire Le français- sinon : Qu'est-ce que
cela prouve, sinon que vous aviez tort? xi xTreSéixvûei touto, £l;j.r, Bxt
EÏ/ê.TÎ aôixov.
SECTION II
CONJONCTIONS DE SUBORDINATION
l 1 er . — Conjonctions marquant la cause.
325. ETTELÔr).
Puisque (PGr., § 491). Puisque tu le désires, je vien-
drai, STicLOYl TO ÈTtlQujJte'tÇ, 9 7. sX9(0.
Remarque I. Bien que èreiS*) soit, comme le français puisque, une
ancienne conjonction de temps (stuei, comparer Irawa, ensuite), il ne
lui est pas de tous points identique et correspond aussi à parce que :
Il a été puni, parce qu'il avait désobéi, èTifAoïp-rjOY) èitciS*) itap^icouag. Les
sens de àïeiS-ij et de Siwn (g 326) se rejoignent donc, mais, en principe.
1. Ne pas confondre oepa « donc » et ipa qui signifie « est-ce que?
CONJONCTIONS DE SUBORDINATION. 115
ÈTteiS-ïj a celui de attendu que : Attendu que l'accusé est coupable,
Remarque II. On peut rapprocher de Iiœt8-r] les formes xa9ÔTt (pour
xaô' 8 xi), vu que, et xa96 (pourxaô' 5), en tan t que. Vu que je ne le sais
pas, xacô'oTi Sèv xô yvwpiÇw. Eu tant qu'inapte au service, xa8ô ivîxavoç
8ià tt.v incr\azaia.y.
326. ÔLÔTL.
Parce que (PGr., § 489). Cet édifice s'est conservé
parce que les matériaux en sont de bonne qualité, toûto
to oixoSouTjua BteTTip^GY) O'.ÔT'. to ÛAwov elvou xaAY t ; -oiot^toç 1 .
Remarque. On peut rapprocher de 8iôt: la forme 8tô (écrite aussi v.'ô),
c'esi pourquoi, dont des synonymes sont 8ià tqutq, Ëvexa toutou où
toutou é'vsvca.
8 2.
— Conjonctions marquant la concession.
327. el Kal, KaiTtep.
Quoique (PGr., §492). La conjonction el xfti, confor-
mément à son origine (el, si; donc : même si), se construit
avec un verbe à un mode personnel : Je le crois, quoique
je n'aie pas de donnée positive, volUÇco, si xal Sèv sya>
Oêtixtjv (iotaiv.
Kanrep, pour la même raison (xal, même) se construit
avec le participe : Je le crois, bien que n'ayant aucune
donnée positive, 'j-ohk-w, xawtep oùx eywv 9"! > xr 1 v j3âa-t.v.
Remarque. Sous l'influence de la langue parlée, : : x«i esl souvent
remplacé par ïv xat il'Gr.. § 492).
On trouve aussi 'xatxoc, soit avec un verbe à un mode personnel et
synonyme de v. xat, soit avec un participe el Bynonyme de nahcsp.
i. Atoxi n'est pas un composé de j5ii cl de la conjonction o~:. 11 représente 8i'
o Tt; comparer ôidr-p (= 6i" ô nep), c'est pourquoi. C'est l'équivales! du français
parce </ue, locution dans laquelle que est no relatif.
176 LA CONJONCTION.
g 3. Conjonctions marquant le temps.
328. OTE, ÔTTÔTE.
Quand (IM ii-., ^493). Ouand Dieu a créé le monde, erre
6 Hzôç ï-'/.y.-ji tôv x6<tjaov. Il est parti, quand il vous ;i vu,
àr:?iX9e, ots o-àç e!8e.
'Ottotc s'emploie parfois comme synonyme de ots, mais
son sens propre est quand par hasard, toutes les fois que.
Il partait quand (== toutes les fois que) il vous voyait,
à-r ( p*^£TO otcotc <râç êëXsite. Il part quand (== toutes les l'ois
que) il vous voit, àuép^eTat otote ^àç puerai.
Remarque. On peut employer, dans un sens voisin de ots, la forme
(î)ç (ou même xa6w<;), qui est une conjonction de comparaison (§ 338)
et qui correspond au français comme : Comme il l'entendit (c.-à-d.
dès qu'il l'entendit), <'•>; (xaOwç) xô fjxou<7s.
329. ôxav, ÔTTÔxav.
Quand (PGr., § 493). Il y a, entre ô'tocv et ototoiv, la même
différence qu'entre qtê et otots. Ces deux conjonctions
ne sont autre chose que les précédentes avec addition
d'une particule àv dont le sens primitif est « le cas
échéant 1 ». 'Ots, ô-ôte indiquent un fait, et s'emploient
par conséquent pour le passé ou le présent. "Otoiv,
oTOTay indiquent une supposition, et s'emploient par
conséquent pour le futur. Je le verrai, quand il viendra,
Gà tov i'Sto, oTav eXBfl. Je le verrai avec plaisir, quand par
hasard (ou toutes les fois que) il viendra. Oà tôv ?ow
eu^apîorwç, ottÔtocv ekbifi.
Remarque. Le sens de àv, dans oxav, ÔTiÔTav, est allé s'affaiblissant.
et ces deux conjonctions ont évincé ots, ôtote dans la langue parlée.
1. C'est cette particule qu'on trouve dans èiv « si », équivalent de s; ïv. Il ne
faut pas la confondre avec Sv « si » (g 335).
CONJONCTIONS DE SUBORDINATION. 177
Il en résulte que, .sous l'influence de cette dernière, certaine auteurs
emploient otoiv, ôtoStocv, dans le sens de 8te, ôttôte.
330. a^a-
Dès que (PGr., §494). On a vu plus haut (§ 300) que
ap.a, en tant que préposition, se construit avec le datif.
En tant que conjonction, cette forme se rencontre, soit
avec le participe, suivant l'usage ancien, soit avec un
verbe à un mode personnel. Au reçu de votre lettre,
y.u.y. Xa&ov tttjv £7r/7To)à 1 v ûucôv. Dès qu'il vint, dès qu'il
viendra, à 4 ua r.XOs, au.a e'ÀQr,. Avec un verbe à un mode
personnel, il est plus conforme au bon usage d'employer
tôç (§ 328) ou £Ù0ù<; wç, quand il s'agit du passé (eùôù; î<>;
r.ÀOî), et une périphrase aux autres temps : Vous le verrez
dès qu'il viendra, ôVav £À9r ( 9à tov iS^ts etiOuç.
331. àcf>' ou, àcf)' ôtou.
Après que (PGr., ,§ 496). Après qu'il eut fini, je pris
congé de lui, àcp' ou (et même à^où) è-eXstaxxe, tov àrçeyai-
0£T7|<7a'.
Depuis que. Je ne l'ai plus revu depuis que nous nous
sommes rencontrés chez vous, Sèv tov È7tavetoov, ow>' otou
(et même or-pÔTOu) cfjv/iVTYjG/^îv wap' Ùjjliv.
Remarque. Des synonymes de à?'' ou et de à<p' otou sont éÇ où et èÇ
otou. Voir (§ 334) ïu>$ ou, j'uk otou.
332. êv 9, êv ôao.
Pendant que (PGr., § 497). L'un se reposait pendant
1. 05 est le gén. de ô'î (§ 130) et ô'tou une forme allique de oStwoç, gén. de ooriç
(§ I30j : içp' oO (s.-ent. /oov/ji, à par/fr rfi< muuint! précis où, i<p' otou (s. -cul
ypift'i-j), <i iiiirtir du temps où, En grec parlé (PGr., s 191), iepoû a suivi la même
voie que le français « puisque • el est devenu une conjonction marquant la cause.
178 LA CONJONCTION.
que l'autre travaillait, àveTwtûeTo 6 : r .;, èv' $ (el fréquem-
menl èvwl elpvàCexo 6 sTepoç.
Tant que. Tanl que \ ous serez heureux, vous compterez
beaucoup d'amis. 8a àpiQ^c rcoAXoùç 'z,L\o-j: h ovy 8à
Remarque. A sv m. iv 8«j> correspondent, pour la formation, d'autres
locutions conjonctives : xa8' ï [xavBâvo», d'après ce que j'apprends:
/.aO' osov yvttpÉÇu), autant que je sache; ê»' îfaoy f Ji elvxt Suvofttfv, aussi
longtemps que ce sera possible.
333. Tiplv f|.
Avant que (PGr., £ 498). Je voudrais le voir avant qu'il
sortît, 8à 7j8£Àov va tov lôu), itplv 7) ÈléX^jj. Ne décide rien
avant que je t'écrive, ^ kitopaLclcr^ç tô-ots Tcplv t\ toG
ypâ'ico.
Remarque I. En pareil cas, le subjonctif grec a valeur île futur
(§ 216) : litt. avant qu'il sortira, avant que je vous écrirai.
Remarque II. Sous l'influence du grec parlé (PGr., ,^498), on trouve
aussi itpîv (sans tj) et Trpoxoîi va, qui est l'équivalent du grec ancien
icpô toû suivi de l'infinitif : TTpïv ?âç ypâ^J/w, JtpoTOÛ va oi; ypâtytù.
334. £<3Ç, ou, âcoç ôtovj.
Jusqu'à ce que (PGr., § 499). Il resta là jusqu'à ce que
la nuit vint, euetvsv kxzl é'u); ou (sok otoo) sj&tjaOsv r, vue.
Restez là jusqu'à ce que je revienne, [xetvaTe exsl sco; ou
(l'wç errou) suave Afko.
Remarque. Synonymes : jjtéxptç *5, ptixptç ôtou. A l'inverse de ce
qui se passe pour àç' ou, à<p' 8tdu (§ 331). il n'y a pas de différence de
sens entre ïw: oj et é'w: o-tou, pis/piçoû et [is/pi; ôtou. Les tonnes en ou
sont seulement plus relevées que celles en 8tou.
CONJONCTIONS DE SUBORDINATION. 179
g i. — Conjonctions marquant la supposition.
335. Êàv, av.
Si (PGr., § 500). 'Eàv et stv sont synonymes. Fais-le
maintenant, si tu peux, xi^s to xûpa, eàv (av) Suvao-ai. Je
le ferai demain si je peux (c.-à-d. si je pourrai), 6à to
xâp.<o aûpwv, sàv (av) ouvr,8(ô. Je le ferais si je pouvais, ou
je l'aurais fait, si j'avais pu, bk ■zb exajxvov, eàv (av) f,8uvà^.7iv.
Remarque. 'Eàv ne doit se . construire avec le subjonctif que si la
supposition se rapporte à l'avenir : S'il écrit (c.-à-d. s'il écrira) èàv
ypi^r,: si Dieu le veut (c.-à-d. le voudra), èàv ÔTat, 6 Bîck. Quand la
supposition se rapporte au présent, èàv, qui a supplanté dans ce cas
l'ancien si (§ 319) doit, comme ce dernier, se construire avec l'indicatif :
S'il a des livres (maintenant), c'est qu'il veut s instruire, HjI/v. '■y.ï'iJ.'x,
eïvat v.or. fjiXsi va {tav&àvij. A vrai dire, dans une phrase de ce genre,
il y a moins supposition qu'énoncé d'un fait.
§ .V — Conjonctions marquant le but.
336. lvoc, ôncoç, ôià va.
Afin que, pour. Ces trois conjonctions sont synonymes.
La dernière est due à l'influence de la langue parlée
(PGr., § 501). Afin que cela devienne possible, tva (o-ioç,
oià va) -/.a-rao-Tr, Suvaxév. 11 a pris le livre pour le lire, ëXaêe
to fii%'/J.ov "va (otiojç, S'.à va) ~b àvavvûxrT) .
§ 6. — Conjonctions marquant la conséquence.
337. di>aT£.
De sorte que. Il pleuvait, de sorte «pie nous lûmes
obligés de nous réfugier sous les arbres, îêp3-/£, ûors
Tivayxà'jG'fiu.ev va xaTa^ûvomsv 'j~ô xà oévooa.
i 'i lit t
Remarque. L'emploi (le mttîc-! surloul fpéquenl après des adverbes
comme To'c7ov, « tellement ■■; ToiouToxod^wç, de telle façon •: oOtuî,
18(1 LA CONJONCTION.
o ;nii-i ». En pareil cas, cette conjonction correspond au français que
Voua parlez si vite que j>' ne puis voue comprendre, b\u\iïtt tôuov
-■z/it.*;, (09TE 8iv Siivafiati va t/ /vo^ïw. Il l'a fait de- telle façon que
personne ne s'en est aperçu, xà i/.i\>i toi9UTO?p6mi>(, ><>--.-. oùoelî tô naog-
g 7. — Conjonctions marquant la comparaison.
338. £>ç, ôncoq, ica8cbç.
Gomme (PGr., $ 504 » . Riche comme un roi, TtXoûmoç
('o; (Sao-iXeuç. Riche comme le roi, -/.ojt'.oç Ôj^ ô (àao-iXeufi.
Si c'est comme vous le dites, av eïvai w; (oittoç, xaBùç)
)iyeT£. 11 est parti, comme vous savez. àve^cbpYjo-e, w^
(oTCtoç,' xa9o)ç) yvwpiÇsTc.
Remarque I. De ces trois conjonctions naôw; est celle qu'on emploie
le moins dans un style élevé.
Remarque II. "Qatzep est plus précis que d>ç (cf. § 130 o et orap : il
correspond à peu près au français « tout comme ».
§ 8. — La conjonction « que ».
339. La traduction du que français ne présente en
grec officiel aucune difficulté (PGr., § 620). On le rend
par va, quand il y a un subjonctif en français, et par on
dans les autres cas.
Ex. : Je veux que tu viennes, hilio vx f/A^c.
Il me semble qu'il vient, fj-oG cpa-lvÊToe. o-\ ïo-^t-zx*..
Remarque I. L'infinitif français se rend par va et le subjonctif ou
par oti et Vindicatif, suivant le mode auquel il correspond.
Ex. : Je crois le voir (je crois que je le vois), voir^w '6-z: tov V/.i-M.
Il faut le faire !il faut que tu le fasses), -os-ci va -o xâ.uTiç.
Remarque II. Not, connue il a été dit § 155. Rem. II, vient de ïvo,
qui ne s'emploie plus maintenant que dans le sens de •> afin que »
(§ 336).
CONJONCTIONS DE SUBORDINATION. 1X1
0o6oû^icci \ir\ ëX8r].
340. Après le verbe <po&>Gf/.a « craindre », « avoir
peur », que ou que... ne... se traduit par pxi, que... ne
pas par j.in ôèv.
Ex. : J'ai peur qu'il (ne) vienne, ©oêoûuat jrf, eAQ^.
J'ai peur qu'il ne vienne pas, cpoêoùaat. u.^ oèv sXOfl.
Remarque. Au lieu de [aï, on peut employer aussi (jtfqiraç, dans un
sens plus indéterminé.
Ex. :. le crains que par hasard ill'app renne, spo6ou|juxi {t^indç tô [tâOij,
12
CHAPITRE IV*
L'INTERJECTION
341. Les principales interjections ou mots interjectifs
sont iPGr.,S509) :
a, ah! StTov ôiSaiov! ah! le misérable!
al. eh, mon Dieu! (idée de concession ov hein!
a-aye 1 vade rétro, fi! ôwcaye t/^ pXowtp^pûaç, fi! quel
blasphème !
ày, ah! (idée de désir).
ï, eh!
suys, bravo !
^/tw, plur. ÇrjTcoa-av 2 , vive!
ISou, voici, voyez,
otjxoi, hélas!
ouat, malheur! oùal sic aùxôv, malheur à lui!
oy ! cri de douleur.
ùyiaive, uyiouvexe 3 , porte-toi bien, portez-vous bien.
©eu, hélas! çeù ttJç o-ujjicpopâç, quel malheur!
ya-.ps, plur. youp£Tc\ au revoir, adieu.
(ô, oh! w toù OaûjjLaToç, oh ! miracle !
Remarque. On peut rattacher aux interjections la^ forme jj.i, qui
s'emploie avec l'accusatif dans les serments :
Ma tôv A£a, par Jupiter!
Mi xôv 8z6'j, par Dieu!
1. Impér. du verbe àr.iyiû, emmener.
•2. Ancien impér. prés.. 3 e pers. du verbe Zm. vivre.
7>. Impér. prés, de iiyi3.hu>, je me porte bien.
4. Impér. prés, de /«ipw, je me réjouis.
QUATRIÈME PARTIE
ÉLÉMENTS DE SYNTAXE
342. La syntaxe du grec officiel, dont on trouvera ci-
dessous les éléments, est plus complexe que celle du
grec parlé et plus simple que celle du grec ancien. Elit-
doit sa simplicité relative à la suppression de certains
temps et modes et à une construction générale de la
phrase plus conforme à nos habitudes. Nous examine-
rons successivement l'article, les cas 1 , l'adjectif, les pro-
noms et le verbe. On pourra compléter les observations
qui vont suivre en s'aidant des index et en se reportant
;i la morphologie.
CHAPITRE PREMIER
L'ARTICLE
SECTION 1
ARTICLE DÉFINI
e O néTpoç.
343. On construit avec l'article défini les noms de
pwsonnes, de villes, de pays, de jours, de mois, ainsi que
i. Le- observations relatives au substantif on! été insérées aux différents cas
184 ÉLÉMENTS DE SYNTAXE
les mois xuptoç <■ monsieur », xupCa « madame », Seonotv^,
« mademoiselle » PGr.,§96).
Ex. : Marie, ■/) Mxpta; Pierre, 6 (Iérpoç; Dieu, o 9e6ç'.
Athènes, al 'AOvjvai; Paris, r A Dapwxot.
La Grèce, ri 'EXXàç; la France, \ la//.:-/.
Lundi, r\ BeuTÉpa; mardi, y, Tptryj; mars, o M/;.
uoç; avril, ô 'A7tpîMoç.
Monsieur A, 6 xiipioç A; madame 15, y, xupîa lî;
m.'iilemoisclle une telle, v\ Seancoivlç xàoe.
Remarque. Cependant, quand les noms de villes ou de pays sonl
construits avec une préposition, ils ne prennent ordinairement pas
l'article.
Ex. : La vie d'Athènes, ô êv 'AÔVjvxiç p£oç, mais otûv 'ASiivûv jJîo;.
Il est venu d'Amérique, î|X9ev iî 'Ajiepix-îfc.
AÛTT] f] ÔÔÔÇ.
344. Article avec certains pronoms. Un substantif
construit avec un démonstratif prend nécessairement
l'article (PGr.,§198).
Ex. : Cette route, xjty, r, oôoç, ou r, 68oç arrr,.
Ce monsieur-là, èxeïvoç 6 xtipioç, ou ô xûpioç èxsïvoç.
La construction est la même avec les pronoms //er-
sohnels, ainsi qu'avec àu-cpÔTspoi (éxà-cspoi.) « l'un et
F autre ».
Kx. : Nous autres Français, ï,u£k oi ràX).oi nous deux
viu-elç oî. oûo. $
L'un et l'autre élèves, &u.œo-eoo; ^sxaTîoo
txa6'/jTaL.
Avec certains indéfinis on emploie l'article -rè, dans lt
sens du français « de ».
I. L'article est omis dans les expressions anciennes comme ~pô; 8so0, au nom
de Dieu: ubv Hj(T>, avec l'aide de Dieu.
L'ARTICLE. 185
Ex. : Il arriva quelque chose de regrettable, a-ovsfrfi ~\
Nous ne savons rien de positif, Bèv yvwpt^ojxev
TMTOTe xè ÔstmcÔv.
Les tournures o-uvs&r] XuTûfjpôv 7'.. Sèv yva>pîÇo|ji£V tmcots
&s7txov, également licites, donnent moins de relief à
l'adjectif.
Remarque. On a vu (§ 91) que l'adjectif placé après un substantif
déterminé prend l'article : 6 av8p w ~o; â y.aXo; « l'homme bon ». sens
voisin de « l'homme qui est bon ». L'article est île même répété
devant un participe et il correspond alors au français qui.
Ex. : Les députés qui ont signé la pétition, oï [tatAcuTai ot
c O 3 A8r)v6v. .
345. Expressions elliptiques. L'article se place devant
un nom de ville ou de province au génitif, en sous-
entendant un mot comme -y-z'.y.zyr^, « patriarche »,
u.T 1 TpoTroXt77iç, « métropolite », et indique par conséquent
une dignité ecclésiastique.
Ex. : r O AAsçavopîiaç. le patriarche d'Alexandrie.
c O 'AOtjvwv, le métropolite d'Athènes.
Noter en outre :
'0 -ay,t'1ov, le prochain.
: . sv àp/'(,, les gens au «pouvoir, ceux qui sont au
pouvoir.
Ta :v; 'EXXàoo;, les affaires de Grèce.
f l-.-o: wj xal 6 70j j'.oj [/.ou, mon cheval et celui
de mon fils.
Ta r^époc.
346. To placé devant un substantif d'un genre quel-
conque signifie << le mot ».
186 ÉLÉMENTS DE SYNTAXE
Ex. : Tô ï|wipa ypàœeToit v.à toù •/,, (le mol fipipa s'écril
avec un /,.
Noter en outre l'emploi de l'article ueutre dans les
phrases :
'ATcavopeûeTai tô xam/tÇetv/il est défendu (]<• fumer.
Tô va /i-;r, tu; cru, le fait de dire que.
Il le dira ce qu'il faut faire, 9ot o-oû t'-r, tô t( 7cps7ce».
77. -/.7.;;.r ( ; (voir $ 380, Rem.).
Compléments intercalés.
347. On intercale volontiers entre l'article et le sub-
stantif les compléments de ce dernier (PGr., $ 100).
Ex. : Avant son départ de Londres, izpb xr t q i/. AovSîvo'j
àvavwprjcrEwç toj.
Cette tournure est d'autant plus employée que le style
est plus élevé.
Attribut sans article.
348. En principe l'attribut ne prend l'article que s'il y
a lieu de marquer nettement la détermination.
Ex. : Ce monsieur est l'ami de mon frère, ojtoç ô /.Jv.oç
élvai csO.o; toû àSeXcpoû uou.
Mais on dira outoç 6 xûpioç eTvai 6 tpDkOç tou à8eÀ<pctCi [xou,
pour indiquer que c'est son ami unique ou un ami dont
il a déjà été question.
SECTION II
ARTICLE INDÉFINI
349. A l'article indéfini français correspondent en
L'ARTICLE. 1*7
grec officiel différentes tournures. En principe cet
article ne se traduit pas :
Ex. : Il vit une femme qui courait, iVjî yuvaucoc, y, onoia
vzzv/z.
Si l'on veut donner au mot un sens encore plus indé-
fini, on se sert de -u (§ 143) :
Ex. : Il vit une femme (c.-à-d. une certaine femme)
qui courait, t'Zt •-j-rj.v/.y. : r .va, y, o-jÀ-j. ï-oiyt.
Sous Tinfluence du grec parlé (PGr., § 95, et ci-dessus
§ 31), la première de ces tournures peut être remplacée
par tlot uiav vuvaïxa, y, oïtomc t-.zv/z.
Lorsque le mot commence la phrase, l'article indéfini
doit être exprimé.
Ex. : Une femme, qui courait, s'approcha de lui, fua
yvvri, r, 6-oia ï-zv/t, tov ÏTzKt\v'\.<mt. Une certaine
femme qui courait, yjvY, xtç rplvouo-a.
Un jour, [xtav Tjpiipav (ace. de temps). Certain
jour, Y.uipav T'.và.
Remarque. L'article indéfini n'a pas de pluriel. Des femmes, qui
couraient s'approchèrent de lui. yuvaïxsç, al ô-oïao Ë-pr/ov, tôv ô'-àt,-
7iaaav. Certaines femmes qui couraient, yuvaîxéç- tcve<; TpÉ/oudm.
CHAPITRE 11
EMPLOI DES CAS
SECTION I
NOMINATIF ET VOCATIF
350. Le nominatif est le cas du sujet et de tout ce qui
se rapporte au sujet (PGr., § 593).
Ex. : Le beau temps est revenu, èTcavTJXGsv 6 xaXôç
xaipéç.
Le temps est beau, 6 -/.y.'.zb; etvai xaXéç.
C'est donc au nominatif que doit être mis Yallribut du
sujet. Cet attribut peut être construit, non seulement
avec le verbe être, comme dans l'exemple précédent,
mais encore avec beaucoup d'autres : ytvopua, swtoêaLvw,
xaO'lTTxaa'.. xoraxvTw, je deviens; O-àr/io, je suis (litt.
j'existe); ou-aw, je suis (c.-à-d. je continue d'être, je
remplis les fonctions de); [jlévw, je reste; toàîvouoft, je
parais; Xsyojxat, xaXoû^at, je suis appelé; vo|Ai^op.ai., je
suis considéré comme; etc.
Ex. : Le temps paraît beau, 6 xaipo; tpaive-:at xaXoç.
Il restera toujours ignorant, Oà [xévïj tcxvtot£
xu.aQ'ïqç.
Son frère a été nommé préfet, 6 àSeAcoéç tou o-.oj-
o'ItOy vouàpYinç.
Remarque. L'expression « quoi de nouveau"? ■ se traduit en grec par
x véov, c.-à-d. « quelle chose nouvelle (y a-t-i-1)? » (PGr., § 603).
351. On met au vocatif le nom de la personne ou de la
chose ri laquelle on adresse la parole (PGr., § 101).
K.MPLOI DES CAS. 180
Kx. : Au revoir, mon cher, /atpe, 'j.-y-.r-.ï.
Remarque. On n'emploie l'interjection <I> devant le vocatif que dans
les phrases où l'on pourrait mettre « ù » en français. Tel est 4e cas
il.-ins le texte (|iù se»trouve à la fin de ce volume.
SECTION 11
ACCUSATIF
352. On peut concevoir l'accusatif comme indiquant
un mouvement réel ou moral vers quelque objet. « Je frappe
le chien » signifie dès lors « je frappe dans la direction
du chien »; « je veux du pain » correspond à « je veux
dans la direction du pain ». Tous les emplois de l'accu-
satif sont susceptibles d'être ramenés à cette idée pre-
mière.
'AYCCTT6 TOV TTOCTEpa ^iou.
353. Complément direct. On met à l'accusatif, non
seulement le complément direct, mais encore son attribut
(PGr., §§ 604 et 594).
Ex. : J'aime mon père, àya-tô tôv -y-ipy. [jlou.
On a nommé son frère préfet, Buôpwav tov àSsXcoôv
TO'J VO[i.àoV'/jV.
Remarque. Une phrase comme « il l'a reçu en cadeau » se dit en
avec tô ÉXaës 8ûpov, et 8ûpov est alors attribut de tô.
e P<XTtTr|ç tô ETtàyyEX^ia.
354. Accusatif de relation. Une phrase telle que Xeuxoç
-y.z Tpîya; peu! être sentie comme « blanc dans la direc-
tion des cheveux, blanc relativement aux cheveux ». Les
accusatifs de ce genre sont souvent appelés accusatifs de
relation.
Ex. : Tailleur de m ('lier, pà-T/,ç ~o £-a-y:Aua.
De haute taille, 'j'ir'/.o; to àvàornua.
190 ÉLÉMENTS DE SYN'FAXE.
SoiiUVanl des yeilX, -y-y./ toj: o^Oa/y.oJ; (PGr.,
§ 609 .
J'ai mal à In tête, iXyw ttjv xecpaXirçv.
De manières polios, euvevyjç touç tpo7rouç.
Inférieurs en nombre, ôXivwxepoi tôv àpiQuôv.
Remarque. Les tournures de ce genre sonl moins fréquentes en grec
officiel qu'en grec ancien. On les remplace souvenl par des préposi-
tions : y/.-zrr,- il i-a-^iAaaTo;, è"XiyànpOt %atà -<>t ipi6[i<Sv.
TpLoc ^.ÉTpa BaBùc;.
355. Accusatif de mesure. On construit avec l'accu-
satif les verhes ou les adjectifs qui marquent la distance,
la longueur, la profondeur, et d'une façon générale l;>
mesurée (PGr., § 600). Le sens premier est alors « jusqu'il
telle mesure. »
Ex. : La ville est éloignée de deux kilomètres, r, ttoXiç
aTriys'. Sûo ■/ù.'.b'j.z-zv..
Un bâton long de deux piques, pàêScK 5uo -r^v.;
aaxoà.
Une rivière profonde de trois mètres, 7i07a;./.ôç
rpia ijtiTpa 8a0'jç. v
Le livre coûte cinq drachmes (PGr., § 605), tô
[j'£/J.oy ort/viÇei (ou è'vst) tovtë opayjjiàç.
Remarque. Il ne s'ensuit pas que l'accusatif seul rende l'idée de
mesure. On dit par exemple goo; Sûo /iAio|xétpwv, une route de deux
kilomètres; 7roTa|j.oç xpi&v jxstowv tô [~Sâ8oç, une rivière de trois mètres
de profondeur, ou [Jâôou; Tpiûv jiéxpwv, d'une profondeur de trois
mètres; tcsvts 8pa^[iwv piSXtov, un livre de cinq drachmes.
c O Kaûacùv ôtr]pic£a£ Tpsîç ^if|vaq.
356. Accusatif de temps. On met également à l'accu-
satif les mots qui indiquent la durée ou le moment d'une
action (PGr., § 615). Ce n'est là qu'une extension de
l'accusatif de mesure.
EMPLOf DES CAS. 191
Ex" : La grande chaleur a duré trois mois, 6 xaûo-wv
ov/oxecs Toetç y.r.vxç.
Il a vécu soixante ans, ;»ï,t: é^xavra z--r t .
Il viendra le mois prochain (PGr., § 614 1. 9à l/.'rr,
tov -poo-syr, <j:};n..
Il est venu mercredi, v.Os t/jv xstàpTujv.
Remarque. En grec ancien, le moment d'une action étoit indiqué
par le datif ou le génitif. Il reste encore des traces de ces construc-
tions en grec officiel : iv'AByjvaiç, r/j .V, Mapxîou 1 *. > 17, Athènes, le 5 mars
1017: tt, TîooTspaîa, la veille; vjxtôç, de nuit. Ce sont là des cas mainte-
nant exceptionnels. Pour les deux premiers on trouve aussi l'accusatif,
et si vjxtoç, véritable adverbe, a persisté, on n'écrit plus ^eifiûvoç, en
hiver, mais v.axà tôv jmjjiwva, ou même, sous l'influence du grec parlé,
X'/i yz:\i.<~f/ï.
3 'E£r|a£ yaXz.'nov Z,cùx\v .
357. La tournure « vivre une vie pénible » est plus
usitée encore en grec qu'en français.
Ex. : Il a vécu une vie pénible, eÇr,<re ya/.î-ôv Çwrçv.
Ils ont combattu un bon combat, -/.ywv/r'jr.T'y.v
avaôov avwva.
Nous avons fait un dur travail, elpYà<r0r,jji£V t/.ay,-
pàv spyaoiav.
Je suis la grande route, jâaotÇw tvjv xoivtjv ôoôv.
Mè r|pcùTr|a£ tô ôvo^cx. (aou.
358. On construit avec un double accusatif, celui de
la personne et celui de la chose (PGr., $ 606), les verbes
qui signifient interroger, enseigner 1 , faire souvenir*, vêtir*.
Lx. : Il m'a demandé mon nom, u.ï t)ou)7Yi<7s to ovojjià pou.
t. A'.ôi-y.io, j'enseigne; -aiSeûw, j'instruis.
2. 'Ava|»|i.v^aw«>>, ûiou.tu.v7)sxw, èvtluiifÇ», ùirevSuiiiÇo», je fais souvenir, je rap
|m:I!<'.
5. 'Kvôjw. je vêts ; è-/.ô6(.>. je dévêts, 9
192 ÉLÉMENTS DE SYNTAXE.
J'enseigne la grammaire aux étudiants, oiSàorxw
toÙû cûotT'/iTac 77, v YpauixaTwriV.
Je lui ai rappelé sa promesse, tôv £méjjiv7j0 , a tt ( v
UTtOO'VÇO'lv TOU.
On le vêtit d'un uniforme militaire, tov èvlôuyav
Intransitifs français et transitifs grecs.
359. Certains verbes intransitifs en français sont /j-rm-
.s/V/'/'.s en grec (PGr., $ 604). Voici les plus courants :
[j'/,y.--Lo, je nuis à. ÈxStxcûpia',, je me venge de.
o:y.oiyo<iy.'., je succède à . èvOujjioGjAai, je me souviens de.
§'.aTà<T(7u>, ■xpo?-y.'7<jLo, j or- xaxoXovw, je médis de.
donne à. XavGàvei, il (m') échappe.
otaœeuyto, àuotpsûya), je- truy^wpû), je pardonne à.
chappe à. aujxëotAéïKo, je conseille à."
iyY'jtôaa'.. je garantis à. oVjîAù, je sers à.
Dans cette liste ne sont pas comprises les locutions
françaises telles que « faire tort à, avoir besoin de », etc.,
qui apparaissent à première vue comme des gallicismes
et dont on trouvera les équivalents grecs dans les dic-
lionnaires : àooew, ace, ^psL&Çopiaij ace, etc.
SECTION III
GÉNITIF
360. Le génitif est l'inverse de l'accusatif; c'est le cas
de léloignement. Tô (âtëXtov 7ou néxpou « le livre de Pierre »
signifie « le livre qui vient de Pierre » ; « l'un des sol-
1. Cette construction ne lient pas aux formes de ces verbes, mais à leur sign
fication. On la retrouve en grec parlé avec les verbes de même sens, (laBaiva,
'apprends, tpopû.-je revêts, etO, et elle existe également dans d'autres langues
EMPLOI DES CAS. 193
dats » correspond à « l'un d'entre les soldats ». L'équi-
valent français du génitif grec est la préposition « de »
qui, à l'origine, indiquait aussi un éloigneinent. Celle
communauté d'origine a entraîné des modifications de
sens parallèles, si bien que l'emploi du génitif offre
en somme peu de difficultés pour un Français. Il y a
cependant des cas où les deux langues ne coïncident pas.
Tô 3l6Xlov toû nétpou.
361. Complément déterminatif. Le complément déter-
minatif du nom se met au génitif (PGr., § 599). Il peut
indiquer : 1° la provenance (donc aussi la cause et la pos-
session 1 ); 2° le tout dont on prend une partie (génitif dit
partitif); 5° la composition d'une chose (donc la matière,
une quantité, une valeur, une qualité).
Ex. : Les produits de la terre, tv. Tzpo'iôvza. rr { q yf,ç.
La peur des ennemis (c.-à-d. la peur que causent
les ennemis), 6 ooëoç twv èyOctov.
Le livre de Pierre, ~o ^igXîov toû Héxpou.
La peur des ennemis (c.-à-d. la peur qu'ont les
ennemis), 6 œéëoç twv syOpwv.
La moitié de la ville, to y||xwu a,; 7r6Àewç.
Le premier avril, r t -oût/, 'X-pùJ.ou.
Les arbres de la forêt, toi ôivopa toù oâo-o'jç.
Une profondeur de trois mètres, (âàOoç Tp^.1
UlSTOtoV.
Un enfant de dix ans, îtoïç S|xa stwv (PGr., $ 213,
Rem. I).
Un voyage de trois jours, Tptwv rip.eptov taÇîoiov.
l. Comparer, entre autres choses, l'allemand » es/ ist von miv •, c'est <ï moi, cela
m'appartient, cl le hollandais Piels book (gén.) ou liel booh pan Piet, le livre de
Pierre.
lui ÉLÉMENTS DE SYNTAXE.
Un livre de cinq drachmes, icévcE op oc'^jmdv (StêXtov
In homme de grande valeur, ivrip y.i-'jj.r,; à ;->/..-.
I ne personne d'importance, zvôpumoç iteptAwnJç.
Remarque. Voir § 122 L'emploi de l'accusatif en fonction de génitil
possessif avec les pronoms personnels.
362. Nombre d'adjectifs et de verbes se construisent
avec un complément indirect au génitif, dans les sens
qui viennent d'être indiqués el dans d'autres qni s'y
rapportent. Si l'on veut, pour la clarté de l'exposition,
établir des catégories, on peut en admettre quatre :
1° idée déloignement (donc d<- séparation, de différence,
d'abandon, de privation); 2° idée de provenance (donc de
cause, de possession): 3* idée de partie (génitif partitif) et
de part ici pal ion; 4° composition d'une chose (donc matière,
plénitude, valeur, qualité] ces idées se rattachant, elles
aussi, au génitif partitif).
Les adjectifs et les verbes en question peuvent être,
soit simples, soit formés à l'aide d'une préposition qui
cadre parfois, mais non toujours, avec l'emploi du
génitif.
3 Atu£X£l toû ôpouç.
363. Idée d'éloignement, de séparation, de différence ^
(Y abandon, de privation.
Ex. : Le village est très éloigné de la montagne, \
xtôjJiT) owtéyet, tcoàù toù opouç.
Adjectifs. Biàcpopoç, ov, différent de; àtj.o«,poç, ov, dépourvu
de; èv£ey,ç, se, dénué de; èâm-^ç. £ç, incomplet de; epYjixoç,
1. Le génitif de prix prend un sens différent, selon qu'il est ou non accom-
pagné de l'article. \vlx as-tmv ivpàypM, une chose de dix centimes, c'est-à-dire
une chose qui a été achetée ou qui vaut dix centimes. tyojipaTÔaqjiwv t<I>v ôéxx
astctûv, un timbre de ceux qui valent dix centimes, un timbre à dix.
EMPLOI DES CAS. 19i
ov, privé de (avec un sens de délaissement) ; xevôç, /,. ôv,
vide de; xaQapôç, à, ôv, pur de; àjjuxQïjç, iç, ignorant de".
Verbes. à-o;j.axpûvoj, j'éloigne de; cpeiSojjiai, je ménage,
j'épargne' ; à-oymp'lÇco, je sépare de ; otaxptvo», je distingue
de; o'.acpipto, je diffère de; ràcpattovp.'ai, je renonce à, je
démissionne de; -aûo;j.a'., je suis révoqué de; à-aAÀà~oj,
je décharge de; àuo'.pcl), je suis dépourvu de; à-nopù, je
suis dénué de; rcepô, je prive de; etc.
Remarque I. Au génitif d'éloignement se rattache la construction
jI/r,XÔTEpoç ijtev, plus grand que moi (c.-à-d. plus grand en partant de
moi, par comparaison avec moi). On dit de même ônsprspw <«voç, je
l'emporte sur quelqu'un 2 ; 0-r;pi-/G> tavos, je surpasse; et cette idée
de comparaison a entraîné le génitif dans les verbes tels que à'p/w,
je commande à: 8«ra5Ç«, je suis maître de: rryoûfiai, je dirige, je
conduis.
Remarque II. En grec ancien, les verbes qui signifiaient • apprendre
de quelqu'un, écouter quelqu'un, entendre de la bouche de quel-
qu'un |» et quelquefois aussi « entendre quelque chose » se construi-
saient avec le génitif d'ëloignement : uavôivw. à/.ojw, âxpow;j.ai, etc.
Actuellement le nom de la personne ou de la chose qu'on entend se
met à l'accusatif : navfldcvoj a, àxoJw tcvà ou n. Le nom de la personne
de qui l'on entend, ou de qui l'on apprend se met au génitif avec
Ttaoi : [xavôdvw, àxoùu Tîapâ tivoç. Mais ày.powpiat, ày.0'jw exigent le génitif
dans le sens de « prêter l'oreille à, écouter •> : ils écoutèrent l'ora-
teur, les paroles de l'orateur. T.xpoâsO-r^av (^xooffav) xoû p-Zj-copoç, tûv
Xdvuv toO pVjtopoç.
Remarque III. C'est [probablement aussi au génitif d'éldignemenl
qu'il faut rapporter des expressions comme {j.éjiv^j.ai, àva[xt(AW^«to[xa(
t'.vo;, je me souviens de quelque chose, et leur contraire, litiXavôdt-
voijlxi, j'oublie quelque chose. Elles sont d'ailleurs rares mainlenanl
et couramment remplacées par èv8u{*o0u.ai, ace. Xt^hjj.ovw, ace.
Tivoç Eivai.
364. Idée de provenance, de cause, de possession (PGr.,
S 611).
1. Idée de se tenir loin d'un ennemi, de s'en écarter volontairement.
1. 'Tltëp, au-dessus (lai. supvrf, (htêptepoç, supérieur: ùiteptsp&Je Mii> supérieur.
1% ÉLÉMENTS DE SYNTAXE.
Ex. : Ce poème est il<: Solomos, toGto tÔ novr^a i\vj\
toÙ SoÂtouoû.
A qui cela est-il ? ïîvoç êTvou.
Les constructions de ce genre, avec des adjectifs ou
des verbes, déjà relativement peu nombreuses en grec
ancien, sont allées en diminuant. Le grec aime préciser
la provenance et la cause au moyen d'une préposition.
Ex. : Cela provient d'un malentendu, rcpoép^erai èx raipe-
If-'-r^zMz. Il est mort de phtisie. àraOavev i/. tpQ'lo-eco^ £282 .
En ce qui concerne la possession, la question du génitif
d'éloignement ne se posait, par définition, qu'avec un
nombre fort restreint de verbes, dont le verbe être 1 .
Adjectifs. èyxpaTifo éç, qui possède (è-pcpa-rii? -r,; :/.//,-
vwf.ç, qui possède le grec; èyxpaT7,<; Xôywv, sobre en
paroles); àxporcï)ç, se, qui ne possède pas; xà-royoç, ov,
possesseur de; efjnteipoç, ov, expert dans; ôtTcsipoç, ov,
inexpérimenté dans; s'.o/.ij-ojv, ov, versé dans' 2 .
Verbes. à-oAaJ(o, je jouis de, originairement « je tire
profit de ». Il jouit de ses droits civils, owtoÀauet tûv -oài-
-'.y.tôv TO'J o'.xa'.coaàTcov '.
MetÉXCO TÔV ICEpÔQV.
365. Idée de partie (gén. partitif), de participation et,
par extension, sens de loucher à, commencer, s'occuper de.
Ex. : Le plus riche de tous, 6 7tÀou<7uÔT£poç Tcàvrwv.
Aucun de nous, oùSelç-fijjuôv (ou s; t^wv .
1. En effet, posséder quelque chose, implique ovanttout l'idée de direction vers
et non celle d'éloignement.
2. Tous ces adjectifs rentreraient d'ailleurs aussi bien,' peut-être même à plus
juste titre, dans la catégorie des substantifs, car ils sont surtout employés
substantivement.
3. En revanche /aipw demande l'accusatif; yaipv. xaXr ( v çT(Jjlt,v « il a (il jouit d'i"
un bon renom » ; comparer le grec usuel vie X a Ptî va r.xiZ'.i. E70U « puisses-tu avoir
en joie (jouir de) tes enfants! »
EMPLOI DES CAS 19"
Il est de notre parti, slvai ~i; [upiBo; y-y.;.
Je ne suis pas de votre avis, 3b tl[w -r t ; yv(0[*7i<;
R:marque. Le génitif, qui était de règle en grec ancien dans 'les
acceptions voisines de participation, l'est beaucoup moins en grec
moderne. Il s'ensuit qu'on y trouve, tantôt la construction ancienne,
tantôt une construction nouvelle, tantôt les deux à la fois. Les bons
dictionnaires indiquent ces particularités.
Adjectifs, {xhoyo;, ov, participant à; kpi-zoyQs, ov, qui ne
participe pas à'; èicwexïixdç, /. 6V, susceptible de; àveieU
osxtoç, ov, non susceptible de; 'j-£'jfjjvoç, ov, responsable
dc : '; v/oyoç, ov, coupable de; etc.
Verbes. \j.-.-à-/ m , aupLus-Ts^u), je participe à; cru {j.|Aep(Çop.ai,
je prends part à; airro|Aat,, je touche à 4 ; SpàxTOjiat (tt,?
ÊÙxaipiaç), je saisis (l'occasion); e-rzipyôioûpca (r^ç rcepvrcà-
T£w,-), je profite (de la circonstance); £-'.Aa;j.êàvo|j.a-. (8ia-
Kpayù-aTciicretov), j'entame (des négociations) ;; ; Tjyyàvio,
j'atteins par hasard, j'obtiens (êru^s cf'jyyvtôpjç, il a
obtenu son pardon); e^t-uy^àvto, j'atteins à dessein,
j'obtiens (etcêtuYs toû o-xo-oj tou, il a atteint son but) 6 ;
y-oT'jyyàvto, je n'atteins pas, je manque; àpyouai, je
commence 7 ; netpwjxai, j'essaie. 8 ; £-'.|/s).où;jLa'., je m'occupe
de, je prends soin de 9 ; etc.
Remarque. En grec ancien, rentraient clans cette catégorie les
verbes signifiant désirer. On emploie aujourd'hui dans ce sens èjti9uu.û
1. Dans les cas de ce genre l'adjectif peut être, à volonté, rapporté à son cou
traire "H rangé sous la rubrique de |>ri\ ation (§ 363).
2. Mais le perbe êiriSs/QiJtat, èlre susceptible «le. admettre, se construit avec
l'accusatif.
3. On dit aussi ûifeûduvoç Sti avec l'accusatif. -
l. Hiv(o. je louche, j'effleure (gr. anc. OtyYâvtù) S( ' construil maintenant avec
l'accusatif.
5. 'Eittfi'QfflQelç tt}ç ûi:o0éffswç, saisi de l'affaire.
r>. Aussi avec l'ace, sous l'influence du grec parlé ~:- jy-xi/';. PGr., s 397 .
7. Grec parlé àp/iÇw et l'ace.
si. llsipwu,ai esl surtout usité 'avec les verbes : lissipaOï) xoûvà ipùYCn il essaya
de s'enfuir. Plus courant 5oy.t(AiÇw, ace.
9. Aussi avec l'accusatif.
I'
!'•'* ÉLÉMENTS DE BYNÏAXE.
avec l'accusatif. Mais il esl pesté une trace de Ifarncieftnê eoiifctruction
dans Le verbe èp<*n<xt, je m'éprends de : il g'esl épris de la jeune lille,
'.P'/tOy, ty,ç veiviôoç,
nXr)pr|ç olvovj.
366. Idée (de matière . de plénitude, de uafeiir, de
qualité
Ex. : Une ^arre plein*; de vin, tûOoç -/./,r/-,ç otvou (PGr.,
§ 604).
L'établissement est plein de clients, tô xa-ràrrr^a
; -'i;j.s'. -iJsj.-ùr/.
A quel prix est ce meuble? rcoiaç x£îaç elvaî toûto
70 è'-'.TT/.OV.
Remarque. Ici encore, comme précédemment (§ 364), l'emploi du
génitif esl allé diminuant, du grec ancien au grec moderne. C'est ainsi
que l'idée de malicir, qui pouvait être exprimée anciennement par le
génitif (ai tpâr^x: T,aav [xapijiâpo'j, les tables étaient de marbre) est
rendue aujourd'hui par une préposition (ai ■zpi-z'la.: é.7av h. \iap\iapoti).
Adjectifs, ir^pYfà eç; plein de; Tzkoùai&Çi a. ov, riche en;
ixavôç. v n ov, capable de; àvlxavo;, ov, incapable de; âljioç;
a, ov, digne de; àvà£'.oç, ov, indigne de; àvràaoc, ov, égal
en valeur à ; etc.
Verbes. ttây.ûÙ), je remplis de'; (Sptflon je fourmille de;
eùïtoow, j'abonde en; tzIm-û, je suis riche en; etc.
'E^qXeE tf|ç tïôXeqc;.
367. Lorsque, dans un verbe composé d'une préposi-
tion, l'élément prépositif et l'élément verbal ont chacun
leur valeur, le régime de ce composé dépend, comme il
est naturel, de la préposition elle-même.
t. Le synonyme yc'-u^M. emprunté au grec parlé, se consumât parfois avec l<
;enitil', mais souvent aussi avec l'accusatif.
EMPLOI DES CAS. 199
Ex. : Il est sorti do la ville, ïz/r^ht -:f t ç nâXataç.
Il s'est éloigné de ses compagnons, à—uaxpjvOr,
TÙV T'JVTSO'^COV a'JTO'J.
Parfois la ■préposition est répétée : onrsp.axp&vÔ7j àmb
-ù>y spuvtpowov ajTOJ.
Ouand, au contraire, le sens de l'élément prépositif
s'est affaibli, le verbe est traité comme s'il était simple.
Ex. : J'accomplis mon devoir, èxtôÀÙ) tô xaft%Mov p.oy.
Il prononçait des paroles incompréhensibles,
S7tsôcpEp£ àxaTavo^-rou^ Aoyouç.
©sou SéXovxoç.
368. Génitif absolu. Une phrase comme « S'il plaît à
Dieu, je partirai demain » peut se traduire par 0eoi»
GéaovtOs, ho. àva/tor/jo-o* a.up lov. On donne à la construction
fkoù hi'j.oy-oi le nom de génitif (tbsolu. Pour qu'elle soit
licite, il faut que le participe ne se rapporte ni au sujet,
ni à aucun des compléments de la proposition principale.
Ex. : La foule s'étant dispersée, nous pûmes traverser
la place, 0'.a7Xop-',TBir:o.: toC Tc!to)t)ouç, r i ojvy/jr 1 u.£v
va o'.ÉA^top.ïv ttjv — Aars^.av.
Remarque I. Le génitif ilil absolu a tout d'abord dépendu d'un verbe
qui se construisait avec le génitif, et ce n'est que plus lard qu'il a
été senti comme une locution. On peut se rendre compte de la façon
dont le fait s'est produit, en songeant au\ expressions èvjttwto: grouç,
de l'année présente, tçi^/ovto; p.r,vJ;. d\\ mois courant, citées :• 110.
H<'in., et dans lesquelles le génitif partitif esl voisin A\i génitif
absolu.
Remarque H. Le génitif absolu s'emploie aujourd'hui dans nombre
de locutions : Ttpoï<5vco<; toO j^povou 1 , avec le temps; Xpetaç t-j/tJtt,:. en
Cas de besoin: iC/.z'.^z: 8fl8e£«Ti<;, l 'occasion se présentant : vLtm,- ^dvtwv
1: iio'/'.»/to: esi le gén. dfi rcpoïwv, part. p*és. du worbe -oo'.'-r,^.-.. j'avsraie, main
ti nanl inusité.
■-'<" ÉLÉMENTS DE SYNTAXE.
twv npay|iiTo>v, en cel étal de choses, les choses étanl ainsi; -. .
■X'foC |iop, en présence de mon frère; litiffiretiSovro; xoô SaveuToG, à
la requête du créancier; etc.
369. En résumé, poiir remploi du génitif, le grec offi-
ciel reste fidèle, dans l'ensemble, au grec ancien; mais
dans l'ensemble seulement, car il lui arrive assez fré-
quemment de remplacer le génitif, soit par une préposi-
tion, soit par un accusatif. On y constate, bien qu'à un
degré moindre, la tendance si nettement caractérisée en
grec parlé (PGr., § 104 et passim), qui consiste à res-
treindre de plus en plus l'usage du génitif.
SECTION IV
DATIF
370. Le datif est, de tous les cas, celui qui a le moins
de vitalité, il a disparu du grec parlé et il s'en faut de
beaucoup que le grec officiel en fasse un aussi large
usage que le grec ancien. On y trouve, en effet, des
constructions comme IScoxe tU tov itorcspa tou, il a donné
à son père; ewte 7cpoç toùç uafjY.-ràç, il a dit aux élèves; fioû
e<pepe , il m'a apporté; et on a vu, aux pronoms (§ 115,
Rem. II), que le datif pouvait même être remplacé par un
accusatif : [xâ; si-ne, il nous a dit 1 . En règle générale, le
datif est propre au style élevé.
Sous ces réserves, les emplois du dalif peuvent être
répartis en trois catégories, dont aucune n'implique le
mouvement : 1° situation par rapport à une personne ou à
un objet, ex. : avoir en mains 2 ; donc aussi situation mo-
1. On peut remarquer l'évolution parallèle du grec et du français. Dans « il
nous a dit «,n'ous est un accusatif (lat. nos); dans « il a donné à son père », à est
une préposition qui marquait à l'origine un mouvement (lat. ad) et qui a évince
l'ancien datif.
2. Puis, par extension « donner en mains ■ ce qui veut dire «donner de façon
que l'on ait en moins ».
EMPLOI DES CAS. 201
raie, intérêt pris par quelqu'un à quelque chose, compa-
raison 1 ; 2° situation dans un lieu ou dans un temps;
5° instrument (donc aussi manière et quantité).
'Evz\Eipioa. ccûtcd.
371. Situation par rapport à une personne ou à un objet.
Ex. : Je lui ai remis la lettre, eveveiptffa aùxû tt.v
Il a donné à son père, eSfoxe xù -a-rol ao-coû.
Il a dit aux élèves, élire tôî; fjiaQyjTaîç.
Utile à la patrie, (o©éjU{xo<; xr ( -y-p'loV.
Semblable aux autres, 5{xotoç toIç y.llo 1 .; 7 '.
Adjectifs. yv(oa-:ôç, /,, 6v, connu de; ayvoxrroç, ov, inconnu
de; ôv.o;. r,, ov, clair pour; àov-oc, sv, obscur pour;
cpavepoç, â, ov, évident pour; Suvorroç, r], ov", possible à;
àSûvaxoç, ov, impossible à; -poo-tpà^ç. iç, cher à; ôyA-z^ôç,
à, ov, importun à; £7u(3Xaëyjs, éç, nuisible à; w©eXtp.oç, ov,
utile à; àvtocpeXvfç, éç, nuisible à; l'<joç, rj, ov, égal à; avio-'oç,
ov, inégal à; opiotoç, a, ov, semblable à; etc.
Verbas. oioco, je donne à; zTj.-pi-b), je permets à; àra-
Yope,u<i>, je défends à; Xiyto, je dis à; SitiyoÛ[..xl, je raconte
à; trufxcpépw, je suis utile à ; oulokxwcd, je ressemble à; etc.
Trj Ô£<oVrr| MapTÏou.
372. Situation dans un lieu ou dans un temps. La pre-
mière de ces idées, qui a entraîné la seconde, n'apparaît
plus qu'avec des prépositions (èv, $ 286, rcapoi, § 295). La
#
1. Le français à, dans être semblable à, ressembler à, ne correspond plus à celte
idée; l'allemand gleichen mit, s'en rapproche davantage.
2. Ou MspsA'.|io; ;;'; tt,v itatpfÔa.
5. On fiu.oto< -oo; toi? SXXou; el même, dans une langue plus familière, ô'noioç
jjlè (PGr., § 450) to SXXou<;
m I I I.MIA IS hK SI \TA.\I
seconde elle-iiMMiK' csld'un emploi lolicinl £ 356. l'uni.
Ex. : Le dix mars, -{, Bsxàtj Magrîou.
En 150 avant J.-C, to. 4M) *. X. (§-110).
Le lendemain, tt, iwrepalqt; la veille, tt, rcpoTepalç.
Ti-VL TpÔTTCÙ.
3T3. Instrument (donc mûniëre el quanfké). Le datif
s'est ici conservé dans nombre de locutions.
Ex. : Les indigènes se servaient d'arcs, oi lôa^evetç
èvSWVTO TOÇO'.Ç 1 .
Avec la collaboration de nombreux savants,
cuveoyao-ia t:o),),û>v Xoywov.
Par une grâce divine, y/?'"'- Os-l?..
De ses propres yeux. ISlou; àtpOaXjjwKç.
De quelle manière? xwt too-w:
En parole et en. acte, Aoyco -/.?.'•. sc-yto. De nom,
ôvouatt. En vérité, t$ 'j'li^-Jvj..
Par force, [j'ia. De tout son pouvoir, -ào-r, Sovolpagc.
Par nature, aiitfsu
D'autant plus que, too-oùtw ^.âXXov ûors.
A plus forte raison, ttoâ'Xo) u.x).aov.
1. L'emploi du datif avec un verbe de ce genre esl lut. Au lieu de /pôj;jiai on
trouve ordinairement [iSTaxetp£Ço[iai ou /oï.t'.uo-oiû, avec l'ace.
CHAPITRE il
L'ADJECTIF
Accord de l'adjectif.
374. L'adjectif, qu'il soit attribut ou joint au sub-
stantif, s'accorde avec celui-ci en genre, en nombre et
en cas (PGr.,§ 593-596, 598).
Ex. : Le ciel est pur, 6 oùpavoç elvat, xaôapôç.
Le temps parait beau, 6 xaipôç çmveTat. zùo;
(I 350).
De bon vin, xaXè? olvoç.
375. Quand l'attribut se rapporte à plusieurs sujets
réunis par la conjonction xai, il se met au pluriel. Pour
le grenre on applique les règles suivantes :
1 " Si les sujets sont du même genre, l'attribut prend
le genre des sujets.
Ex. : Mon père et mon frère sont heureux, 6 -y-^z aou
xal 6 a8eX<péç ixou elvai eiJTUveTç.
L'épingle et l'aiguille sont pointues, r, xapcplç xal
■/) BeXovvj elyat ôçellat.
2° Si les sujets sont des noms de personnes de genre
différent, l'attribut se met au pluriel masculin.
Ex. : Le père et la mère sont affligés, 6 iwriip xal r,
fjwynjp elvai Te8XtJJt.|JLSV0t.
La mère et reniant sont blonds. t\ pixTjp xal t ; ,
réxvov eivat çavQot.
204 l.l.l Ml .VI - DE M M I \\L.
Remarque. En pareil c-;i-, il arrive aussi qu'on fasse accorder
l'adjectif avec le dernier des substantif*
Ex. : La mère el l'enfanl sonl blonds, <, [><~'.' j **l t4 '■'-'■ >
."" Si les sujets sont des noms de choses de genre diffé-
rent, l'attribut se met au pluriel neutre.
Ex. : Le soleil el la pluie sont nécessaires, o /,/•/,: xal
r) PpoyT) elvat ivayxala.
Ce cas, d'ailleurs, ne se présente que rarement. On
dit plus volontiers : elvai ivarxaïa 7tpàvu.aTa.
I 1114
CHAPITRE IV
LE PRONOM
376. Pronoms personnels. L'emploi et la place de ces
pronoms ont été étudiés ^ H2-116.
C KÛpiÔÇ TOU GKOTTÔÇ.
377. Quand un substantif est précédé d'un adjectif,
le pronom personnel enclitique faisant fonction de pos-
sessif s'intercale, soit entre l'adjectif et le substantif,
soit après le substantif.
Ex. : Son principal but, 6 xûpiéç to'j txotïoç, ou 6 xiipioç
7X0-6; TOU.
Auxr| eÎvcu f) TTaTpîc; u.ou.
378. A une phrase française comme « voici mon pays,
ceci est mon pays » correspond la tournure grecque
aur/) eïvaiT) T.y.-zi; u.ou iPGr., $ 596, Rem.). On voit qu'en
pareil cas le démonstratif ne se met pas au neutre, mais
prend le genre de l'attribut.
Me6' ôar)Ç r)ôuvr|0r| icaÀcooûvr|ç.
379. La phrase « au moment où il arrivait » peut se
traduire par xaxà ty.v 7T'.-'u.y,v xa6' y,v -/jpysTo, mais on
trouve également la construction xa6' y,v ttiyjaïiv vjfveTO,
litt. « auquel moment il arrivait ». A cette construction
se rattache la suivante :
-'"i, ÉLÉMENTS lŒ SYNTAXE.
Il l'a reçu avec toule la bonté qu'il a pu, tov 'j-i-
oévôv) 'j'Jf oottjç "ïjouvrîÔ"/) v.y./.io-yj/r,:.
Le verbe rjSuvrjô-/) esl alors sans complément, les (jeux
génitifs dépendent «le [as-mc (§ 290 M et le littéral esi : - il
l'a reçu avec l'aussi grande <]u<' possible bonté il a pu ».
K-y/.fDTJvY, ; n'es! mis en lin de phrase que par effet de
style; on pourrait <lin- aussi tôv •j-xo:yO/, ;j.:0" 3ot,ç xaikto-
uûv/)Ç Y/rjv/O/,.
Remarque. G'esl là toul ce qui reste du phénomène appelé dans les
grammaires <le grec ancien attraction du relatif. ■ Soyez dignes d<
la liberté que vous possédez » se »lit maintenanl vàeïoôe îÇiot xffi i\eu-
Bspîa; ty,v ôicoîav (et non tt,: ôiroîa;) xexvr)o8e.
EItté ^ÎOU TL BéXeiç.
380. Une tournure française comme : <• Dis-moi ce que
lu veux », se rend en grec par : « Dis-moi quelle chose
tu veux ». ii-i u.ou ~'\ hï'Li',; (PGr., § 618), c'est-à-dire
qu'à la proposition relative française correspond en
grec une proposition interrogative indirecte.
Ex. : Je ne sais pas ce qu'il fera, 8sv yvcopiÇw -.'. 8à xàu.vj.
Remarque. Quelquefois la préposition interrogaliVe indirecte esi
précédée de l'article (§ 346 .
Ex. : Il te dira ce qu'il faut faire. H% so-: eïict) (toi tî -pi-:: rà /.â;xr ;.
CHAPITRE V
LE VERBE
§ I e . — Généralités.
381. Aceord du verbe. Le verbe s'accorde avec soi;
sujet d'après les mêmes règles qu'en français (PGr..
§ 592).
Ex. : L'enfant joue, -o toxuhov -y. ; ,'Çz>,.
Les animaux courent, -y. ak tpé^oiKsi.
Toi et moi nous nous portons bien, <rj x èyw
uyuuvouev.
Remarque. Le gï«ee oiïiriH, comme le grec parlé, n'applique plus la
règle ancienne du verbe au singulier avec un sujet au pluriel neutre.
382. Compléments du verbe. Le complément direct du
verbe se met à Y accusât if (§ 353). Le complément indi-
rect des verbes actifs, dans des phrases comme « donner
quelque cbose à quelqu'un » se met, soit au datif
(langue élevée), soit à ïaccusalif arec une préposition
(§ 370-.
383. Avec les verbes passifs, le nom de la personne
ou de la. chose par laquelle l'action est accomplie se
met au génitif précédé de la préposition ùnb (§ 293):
celui de la personne ou de la chose au moyen de laquelle
l'action est accomplie se met au génitif précédé de ta
préposition ôià (§ 288 .
384'. On trouvera aux différente cas (§§ 352-373 ce qui
208 ÉLÉMENTS DE SYNTAXE.
concerne les autres compléments du verbe. Pour les
questions de tieu, de loups, de prix, etc., voir ces cas.
aillai que les prépositions.
385. L'emploi des temps el des modes a été étudié
dans la morphologie. Se reporter, pour le détail, aux
index qui terminent ce volume.
£ 2. — Participe.
386. Le grec officiel, à la différence du grec parlé el
spécialement du grec parlé à Athènes (PGr., § 295.
Rem. II), fait un grand usage du participe, tant présent
que passé.
(0 7C0Ta{xoç) à-no Tiov (âouvcov vioveAtoç xaTep'/ôu-evoç xîAUtûii
aup'lo'jç tïouôv i/.r'uo'jç evQsv xal evQsv avà tyjv xot/.àoa,
SiarTa^wv, ocTcocpeuywv va a>8àoTr) eiç tÔv supùv tojvtov. (Le
fleuve) descendant nonchalamment des montagnes,
roule en faisant mille détours çà et là par la vallée,
hésitant, évitant d'arriver à la large mer (Drossinis,
To [âoTavi t7\ç àyàrariç, p. 8).
'H vÀ'wo'aa slvat, XT^aa ôXou toÛ ÈGvûuç, xal ôa-ov aç».S7îaivoç
elvat, 6 — àoutêÇiov to ÈQvtxov touto XT^ixa, TÔVov àçtô[xep.-
t:to^ (TQexeptcTTYiç élvouo |j.îTa— ouov xal StaveipiÇépievosauTO
xaTa ttjv ops£iv tou. La langue est le hien de la nation
tout entière et, autant est louable celui qui enrichit
ce bien national, autant est un usurpateur répréhen-
sible celui qui le transforme et le gère à sa fantaisie
(Trikoupis, Hist. de la Rév. grecque 5 , .t. I, p. xviu).
387. Participes-substantifs. Comme dans l'exemple
précédent, nombre de participes s'emploient avec
l'article en fonction de substantifs :
ol 7tapôvT£Çj les gens pré- to yeyovoç, le fait.
sents. to o-uuêàv, l'événement.
LE VERBE. 200
oi à-ôvTîç, les absents. co xaftfjxov, le devoir.
6 Tr/tov. le premier venu. to tru uupépov, l'intérêt.
6 èvsartôç, le présent (gram.). xo îcepis^ôjxevov, le contenu.
7Ô -apov. le moment présent.
On dit de façon analogue y, x'jpûo* xaXoufxév/) xwptooîa,
la comédie proprement dite: oi XsyÔ|X£voî, cotXeXsûQcpoi., les
soi-disant libéraux; etc.
0alv£Tou ex QV -
388. Participe attribut. On peut construire avec un
participe attribut correspondant à un infinitif- français
des verbes qui, d'une façon générale, indiquent un état
et qui, dans le détail, marquent :
I" la durée (Fane action ou son commencement et sa
fin (T'jyyàvw, je me trouve par hasard; Sta-reXw, je con-
tinue d'être, je suis; œaîvo^at., je parais; èijaxoXouGâ), je
continue de; £îa[x«vw, je persiste à: âcpyojxai, je commence
à : -y.'Mo, je cesse de; etc.);
2° un sentiment (^oupio, je me réjouis de; /.•j-où^a-.. je
regrette de; ôpyt^o[jiat, je m'irrite; etc.);
7>" une perception par fesprit ou /es sens (aw-Qàvofxai, je
sens; à/.oJo), j'entends; 3/.i-w, je vois; etc.) 1 .
Ex. : Il paraît avoir beaucoup de partisans, cpaîvexat
syuv rcoXXoùç OTtaSotiç.
Pourquoi persistez-vous à poursuivre l'impos-
sible? o'.axl ÈmuéveTe è~ iomoxwv tq àStivatov;
l. La différence entre le frauçais cl le grec vient uniquement de ce que, en
pareil cas, l'un marque simplement l'action verbale, sans s'inquiéter de la durée
tje l'ai entendu rire), tandis que i autre précise celte durée je l'ai entendu rianl i.
Comparer §178 le futur continu et le futur momentané, qui n'ont pas leurèqui-
-. alcnl en français
2M ÉLÉMENTS |>E SYNTAXE.
Lorsqu'il coinine&ça à parler, &e 'i^vj-'j oj«,)jwv.
.)<■ me réjouis de nous voir en bonne santé,
yaipw >Ai-(ov jy.7.ç UYtatvovTat.
Nous l'avons entendu se plaindre, qnowapey
auTov Tcaôowtovou aevov.
Remarque. La plupart de ces constructions ne sonl pas obligatoires
el appartreimenl à la langue élevée. <>n trouve couramment s>artver*t
>,-'. ïyei -oaaooî ')t.7.wj; (il semble qu'il a beaucoup 4e partiJBEBÉ
fjpî-aTO va ô ;j. -V.7, , tov ^xoùaa|j.ev va napaitovf,Tai.
CINQUIÈME PARTIE
FORMULES ET TEXTE
l I er . — Formules épistolaires.
389. Une adresse de lettre se rédige ordinairement
de la façon que voici :
Kuolov 'Icoayvrjv S. 'A-o7toàIo\- é v,
6'Boç Œetpoawç, ôl .
Monsieur Jean S. Apostolidis, 31, rue du Pirée,
Athènes (Grèce). On met aussi la préposition eiç devanl
le nom de la localité. La forme Uz'o; tov xupiov..-. est plus
cérémonieuse.
Remarque. Dans toute adresse on peut répéter, pour plus de poli-
tesse, le mol vaJfuov, sur deux ligues.
A un ministre. Adresse : .\. E. xupiov A. T. Tttoucyov
tï.ç Ila-.ot'la;, Son Excellence (Auxaû 'fiioyârvjTa Mon-
sieur D. G. Ministre de l'Instruction publique.
Intitulé : 'KçoydjTa—, Excellence.
Formule finale : 1vj-£'.0:t77-o;. In étranger peul
signer : Mexà pisyÎTwO'j (XsêaTjjioG
212 l ORMULES ET TEXTE.
\ un métropolite : adresse : ï <■> yzGxvyLUûTxztp M/,-:o-
-'jL'.--f. y.-"A<> AOTiVtôv xuotw rov.vopU).
Intitulé : IzZy.T'i'M-y-i .
Formule finale : Ty,; ' V [J.i-.ïyj.z -yjT/.r/r^r]: [XOt lîoy.TvA-
t/jtoç Ivj-:-.0y,; oI/.zt/,,;. I n étranger peut signer :
E-jyiÇy.'J-o); 'j-oty.'/x'.O'j [/.ai.
A un archimandrite, supérieur de monastère, etc.
Adresse : Tcji r.y.^oz'M-y-u) (et, s'il est lettré. wxvooxoXoyiu)-
t'/"(') àvtw Apviu.avopÎTï'i ou r Hrouu.évw xyota
i ii i /. t ï.' ii i ï.
Intitulé : IlavoTuo-rar: on îtavoo-toXoYiwTaxe).
Formule finale : KaTOw-xÇôjJiîvoç xr,v àytav 8s£iàv tï.ç
'Yy.z-i^y.; llavo7'.OT/,To; lou QayoartoXoYtÔTTiTOç) BiateXû)
Eù-s'.O/,,- oixéVr,ç. I n étranger signe comme précé-
demment.
A un prêtre. Adresse : Ilpôç tov xwso-ijxib-aTov xûpiov
Intitulé : Alos<xi|jiiî>TaTî.
Formule finale : T-/jç "TfxsTépa; avoso-ijjioTTiTo; EùiceiOr^
ov/ir/,;. Un étranger peut signer : E-j7tèy.7-ix>;.
Un diacre est qualifié de ôjio\oyiéxr t q.
A un professeur : 'EXXôviuï xjpts, ou 'AHwtuxs xypis
i iii * ■ i i
v.y.hf''f-y..
A une personne vénérable : ï-oaT:k xûpis, Ss&xttt)
Monsieur, 'Ac'.otvj.; x-jp'.s. .Madame, EÙYevsaràTï] xupta
ou A;'.ôt'.u.o; xup'la. Mademoiselle, Aîa-7tornç.
Cher Monsieur, 'A;'.6ti{jls xûpie. Cher Monsieur A, 3>»lXs
xop-.s A.
Cher ami, 'Aç-.o-rw.E aîXs, 'Ayx-/-s sîXs, et plus familier
«H/--/7Î.
FORMULES ET TEXTE. 213
Formules finales habituelles : \îl/j.?Hi x rr,v o-.y.o-SaûoT 1 ./
ty,; ii/j.'<.zi-rsj j-oAr/^toç u.th' y,; S'.a7£Aw (el sur une
autre ligne :) "OXwç Tcpôôujxoç, Recevez l'assurance de
la considération distinguée avec laquelle je suis
Votre bien dévoué.
Ni-' eçaipSTOy "pôç 'juàç 'j-o/.r/Lsto; SiaTcAtô DpôOuuioç.
AwtTSÀto |J.£f(' (OU [JLÎTà y.r^TTY.Ç OU [J.l-'y. jaO'JTaTY.Ç j-o-
/.■/•IcOtK TtxsTspoc OU 0).wc 'j<j.i-zzoz.
iv/Hr-.t- -:à; cp'.A-.xàç uoj -pocrr^T£'.ç. Recevez mes salu-
tations amicales.
M £77. xtôv cre6ai7u.t5v u.ov.
McO' U7toA7]*ieu>ç.
Msxà csiAtxûv — ooto'/tswv.
> 11'
McTa Ttôv ç'.A'.xcôv jjlO'J ya'.pîT'.o'u.côv. Etc.
§ 2. — Texte avec traduction.
390. Le texte qui suit est emprunté aux 'A-ruixal Tjpipai
de M. Charàlampis Auninos Athènes, 1894, 204 pages,
in-8°). Dans cette nouvelle, écrite à l'occasion du jour
de Tan, l'auteur a repris, sous la forme humoristique
qui lui est habituelle, un conte oriental bien connu. On
y remarquera, principalement dans le dialogue, une cer-
taine influence de la langue parlée. Les faits les plus
saillants à ce point de vue ont été signalés en note.
I. Impératif aoriste moyen plur. - 'le 3j/ou.3i, page 102, noie i.
-.'. Ou Se/O/fts, page 112, note G.
i i
TEX'I I. WEC il; \;mi;i [ON,
C H eÙTU^i-a koù tô imoicà^uooj.
1. S7]ixepov elvai y, rju-épa :wv suyôv. A- op8p©'J jia8£o*
-/ / y.y.o'j-jf-.i xôv xwûtova xf,ç 8ûpaç <raç xoouôuevov, Èorè (Uéêatot
axi -/.'/-o'.oç 1 Epyexaiva t'/ç TcpOfffflâpTj) ijyy.z. 2. (K 6Boxa8apwral
oi xa8aptÇovxeç xàç oSouç, s'.; i; 7rvtvea8e xôv vei^ûva ex xoû
Booêôpou, otfffpuxxiâxe oè xo 8spoç ex xoû xovtopxoîr 3. ot
xvà7txovxeç xoùç qjavoùç xaxà xôv ottouov rcpo?xpouovxsç Qpauexe
ty,v pivà 77.ç Ta; vûxxaç, xa8' aç rj —xvtéay.vo; X^a-u-Oveà xà
07fU.oxixâ ty,ç xaOrjxovTa xal Ssv ÈmœaîvExai eiç to o"i>vve<pû)osç
TTEpécoua" 4. ol uopovouEtç, oixiveç xaxa ty.v riuÉpav xoû xau-
Tor/oç câç àcDivoua-l va -y.hf'.i Èx a'jto-y,; replv Èmxpé'.jfGJfflV Etç
to uSwp và StoveTsuG^j eiç rrjv xpvjvïjv xîjç cruvoixîaç a^aç* 5. oi
xau.ivoxa8api<rxal, oixiveç Ttpocrspyovxat È7ct<rviç Çrixbûvxeç (piAo-
Bu)prj[xa, av xal elç ty,v owcCay ?a; 5sv 'j-y.y/v. vXkf\ É<rxia
EXXOÇ TG)V CûÛAAWV TO'J OUtOV'JuO'J TCeptoStXOÛ*, S'.Ç EUtGe 1T0V-
opo'r^T'/,; • 6. oàt) tsXoç tj -oau(ovj|j.oç yeveà xûv Eiàwxwv,
oa-oi Èv Tri xaTajjieptcei xy,ç xoivwvtxvjs Èpyaciaç àvéXaëov xt,v
s-'.TTaa-'lav xwv ut.âAÀov -s^wv xal àyaplxwv aVavxôv xoû 3'-ou,
8« 7cpoa-sXQb)7i Trpoa-œépovxsç yÛÀÀa ïûOÀÙypo.a vàpxou, sv olç
o'.à arîytov ytoAtov 7) UTcepxpQœwcwv, 9à <râç EUy^iovxat yyeîav xal
EÙxuytav. 7. Kal rj Àixavsta tcôv suyôv 8à iàç xaxao'.o'jÇY, xal
èxxoç xoû olxo'J ca; ■ Oa <rà; eG'/y/Jy, 6 [3o7)6ôç xoû xoupéwç 77.ç.
Ô UTÛTjpÉTrjÇ XOÛ XaepSVEtOU £'.Ç (TUyvâ^ETE, 6 J-7 péxTjÇ TO'J £-7T'.7-
TOO'lo'J EV&a "EU'J.aT'l^îTS '
I I t
8. Ao'.-ôv 'jvs-la xal eutuyla! A),/,à Ssv [jloI Xévexs, Tcaoa-
xaXà), xi Ttpâv{/.a elvat yj Euxuyîa; 0)%0'. -tzL~oy ytvwTxouev tv
Ètt'-v \j"tly.. 9. "Oxav T.y.?/i\z uèv à-ô y»utxpaviav, Ba<ravtÇe<ra'.
« I . ~ \ Si i
'j.kv OtcÔ à)."'ouvToç oàovxoç, vuxxe(7a!i m.ev oouvrjpôç j— oçuxàxou
1. PGr., S 218.
j. Allusion ù la revue qui a paru 1 1 1- 1875 à 1895, d'abord sous le titre de 'Ekjrta
. Le Foyer -. puis sous relui de EtxovoYpa«>7iu.évï) 'Etrrta « Le Foyer illustré .
11 ne faut pas a conf Ire avec le quotidien du même nom. 'ErTia. qui existe
encore aujourd'hui etdonf la fondation remontée iSOi.
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 2ii>
Le bonheur et la chemise
1. C'est aujourd'hui le jour des souhaits. Si, dès la pointe
du jour, il vous arrive d'entendre sonner à votre porte, soyez
sûrs que c'est quelqu'un qui vient vous offrir ses souhaits.
2. Les balayeurs, qui nettoient les rues où la boue vous enlise
en hiver et où la poussière vous asphyxie en été; 3. les allu-
meurs de ces réverbères, contre lesquels vous vous buttez et
vous vous cassez le nez, durant les nuits où la pleine lune,
oublieuse de ses devoirs municipaux, n'apparaît pas au fir-
mament nuageux; 4. les fontainiers, qui au jour de grande
chaleur vous laissent devenir enragés, avant de permettre à
l'eau de se déverser dans la fontaine de voire quartier: 5. les
fumistes, qui arrivent également en demandant un pourboire,
bien qu'il n'y ait chez vous d'autre foyer que les numéros du
périodique de ce nom, auquel vous êtes abonné 5 ; 6. bref,
loute la race aux mille noms des Ilotes qui, dans la repar-
ution du travail social, ont assumé le soin des nécessités de
la vie les plus prosaïques et les plus ingrates, viendra vous
présenter des feuilles de papier multicolores, sur lesquelles,
en vers boiteux ou hypertrophiés, elle vous souhaitera santé
et bonheur. 7. Et la litanie des vœux vous poursuivra, même
hors de chez vous : vous serez congratulé par le garçon de
votre coiffeur, par celui du café que vous fréquentez, par
relui du restaurant où vous déjeunez....
8. Donc, santé et bonheur! Mais dites-moi, s'il vous plaît,
qu'est-ce que le bonheur? Nous savons à peu près tous ce
qu'est la santé. 9. Quand vous souffrez de migraine, que
vous êtes tourmenté par un mal de dents, ou douloureuse-
ment atteint d'un rhumatisme aigu, que vos narines sont
:.. Il faul s;uis doute comprendre « auquel voua êtes, je l'espère, abonne
i. Les points représentée quelques passages supprimés.
2ir, TEXTE AVEC TRADUCTION.
ps'Ju.afWW.oô, otav [/.STaêàXXovxai ;j.sv .'. p,uxT7jpe* »ou 3-.;
èvvsaxpouvouç 1 sx ta",; xaTappofîç, aXX' ô laxpô; àTTî•.'ÇzT-y.•. paÇi
tou" xal ol xX7)povô[xoi 8-ou okv êp^ovTat npè{ s-îtxî'I/'Iv orou,
t6tê Qeupelo-ai UYUjÇ. 10. 'AXX' sÙtu/t,; note Els-at; TC rcpâyjxa
elvai aùtr| tj eÙTUvia; Trjv etSexé tcote èlç ttjv olxlav r/; ; ttjv
T'jv/.v-r/Taxi -otî xa8' ooôv; yvcopCÇete tzoù xetxat y, xàroixLa
rr,ç; àvévvwTé teotî elç ty,v 4" treXlSa tôW e(pr)(xept5wv Sri
TtoXelTai itou, etç Ta; àiroO/xa; èxetvaç xwv TtavroeiSûv Trpojjir,-
Seuôv, ottou raoXoûvTat aùyoTâpaya, piuàypa'., xaoropetoi itïXot,
TteTpéXaiov xal [xuôwropTÎpiaTa. 11. "Av a-â; èpcoxiifffeNn ok ri
elvai sÙTuyla, xî 0' àTcavT7]07jxe ; 7) Oà Q(Î>ty ( t£ optaruàv sx tù»
xexoiu.uivu>v exetvwv xal avoirçxtov, o>v tô U7:6oety[xa roxpéyouai
xà vepoêpaara r/^ç u.exa»u»iX7iç <7uyypà|j.jjiaTa, y, Oà TwoinJoTiTe ,
('o; Oà èffiàîta xo'.vofoàpyr,;, aç Uîtoôiato^ev, èpo)T(î)fJievoç T'1 £tt'.
rcéXxa uLaÇoùpxa.
12. Elç Trapouoiav owtoptav eupéS"/) -otî itpô auovtov 6 KaXî©7i<;
tou BayoaT'lou, ou t/|V laxopiav ev a-uyTopuo Oà SwiyTjôtôjjiév.
13. "Eooeov Ta 7rXouxr) elç tô àvàxxopov tou àç>9ovtt>":£pa à-o
xà vàuaTa tou Tcapappscvro; T'.j'svio;. Ol àoàp.avT£;; tûv 'IvSudv
xal ol uapyapïxm xoû "Ooip èaTÔXtÇov Ta; xiSàpEiç toù Tjyejxovoç
xal xà coàXapa tôjv vtctoov tou, twv sxXexxoxàxtov sç otuv
avExpéœovxo Etç tou; ?:apà tov Eucppàt7jv Xsuxtovaç. 14. 'AXX' ot
à§àu,avxsç Ssv eiyov tt,v Xàjji'i'-v twv àjJUjySaXtoxâiv ocpGaXpiwv
twv xooûv tt"; Tecopyîaç xal ol jAapyaptTat utcXoÎuovto toç icpoç
ttjv vXuxetav wvpÔTT|Ta xr|ç y-op^ç tcjv ^aûvtov yuva'.xwv xyjç
Suptaç, è£ wv ETtXvipoGxo 6 yuvaixamxTiç tou. 15. Ta (3apu7t.u.to-
xaxa toîv àpcou-àxcov tt"jÇ 'Apaëîa; xa'.ôu.eva àvéckôov u.£Ôu3T!.xà,;
eùwStaç. TàTc^TSs yvocôostç T?i; Ilepa-ia; àîrsTëivvuov tov xoÔtov,
ov Tiao^yov 3 a-upôu-svai. al y^puo-oxévT-^TOi su-êàoe; tou. 16. '0
SaoSavàitaXoç osv Oà èytveTO 6XoxaÛTo>u.a, av slys to îùvjy r t u.y.
1, 'Evvsâxpouvoî, ov, « à neuf sources ». L'image grecque, qui fait songer à l;i
fontaine Calirrhoè (f| Iweâxpouvo;) n'est pas traduisible exactement en français.
2. PGr., S 483.
ô. Lill. « que produisaient ■ .
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 217
transformées en fontaines par un rhume de cerveau, mais
que le médecin plaisante avec vous et que vos héritiers ne
viennent pas vous faire visite, alors vous êtes considéré
comme en bonne santé. 10. Mais heureux, quand l'est-on 1
Qu'est-ce que le bonheur ? L'avez-vous jamais vu chez vous".'
Lavez-vous jamais rencontré en chemin? Savez-vous où il
gîte ? Avez-vous lu. à la quatrième page des journaux,
qu'on le débite quelque part, dans ces bazars par exemple,
où l'on vend de la boutargue, des souricières, des chapeaux
de feutre, du pétrole et des romans? 11. Si l'on vous
demande ce qu'est le bonheur, que répondrez vous? Ou bien
vous donnerez une de ces définitions banales et absurdes
dont offrent des échantillons les ouvrages insipides de méta-
physique, ou bien vous vous tairez, comme le ferait, suppo-
sons, un cénobiarque 1 à qui l'on demanderait ce qu'est une
polka mazurka.
12. Pareil embarras fut, il y a des siècles, celui du calife
de Bagdad dont nous conterons brièvement l'histoire.
13. Les richesses, dans son palais, coulaient plus abon-
dantes que les flots du Tigre voisin. Les diamants des Indes
et les perles de l'Ophir ornaient les turbans de ce prince cl
les caparaçons des chevaux qu'on lui choisissait avec soin par-
mi ceux qui paissaient dans les prairies des bords de l'Eu-
phrate. 14. Et ces diamants étaient loin d'avoir l'éclat îles
yeux en amande des fdles de la Géorgie, et ces perles le cé-
daient pour la douce pâleur aux femmes nonchalante- «le
Syrie, qui emplissaient son harem. 15. Dans ce palais, les plus
précieux des parfums de l'Arabie exhalaient des senteurs
enivrantes. De moelleux tapis de Perse étouffaient le bruit
qu'auraient fait en traînant ses sandales brodées d'or. 16. Sar-
danapalc ne serait pas mort sur son bûcher, s'il avait eu le
, Supérieur d'un monastère de cènobili
218 TEXTE AVEC TRADUCTION.
va ~i<> àfcouslvotoi 'j.i-v. ty,v aittôAeiav tou opovou [Aayeipot
evovteç ttjv oî^iot/.tx tôv [xavetpœv tou KotAiçpou. O oau.a.TXY-
voç àxwàxT)ç tou IStvoxijAet Si évoç xTu-y'^aTo: mxyew* rwri-
pav pàêSov. 17. Ol Xéovcé? tou copûovTO pwjiaXéot : ; .; to Oy.v.o-
Tpo<petov tou xal rç è^{Aepo>u.év7) -àpoaA».; ï'kv:/i Tttrçeilkâç t^v
'/etpa tou èiJY)irXw(iivv] trop' aùriji. ; . yeiTOve<; tou y.vîuovoç
ÈtteÇy^TOUV O'.à StôpWV TtXoUffLa» T7[V 'i '.A 'la v TOU. 18 'O XaOÇTOU
tov sa-sêsTO wç à-rtô-'ovov rcpoawfTOU xal tov Yf/à-a wç à-ovÉu.ovT7.
sçvrou ttjV Sixat«ooniv7)V. Bouay, 8sv û-^pyiv eiç to xpaTOç tou.
out£ a-uvT7.ypi.a- okv swaXoûvro pérorai TpaireÇwv ■/zi(o/. r J-r l y.i-
vojv. okv cruvkêa'.vov YÎ.woraroXovtxal o'.au.âya'., okv eçeoioovTo
7fuepoXÔYia uet 1 elxôvwv, okv utt' pyov evopxoi, ooos ooov-
TOtocrpoi, oùoè uœrjyri'Txi, okv èXàuêavev ocvaxoivaxTEiç œejpi
£cpeup£a-£o)v, oùok TVjÀeypaorjjiiaTa tceûI xara$M<j<e6)Ç twv 7W»At-
TWV UTO TWV £'.7— paXTOptOV.
19. 'Ev touto-,; 6 if|yeuLà)v o3toç, ov oao». IQewpouv EuSatjiové-
cra-ov, Y ; o-9àv£TO àxa.TaviXY i TOV àvlav. Elç piàTTjv STpwye xal
IxopévvUTO TroXXàxtç ttJç -^uipaç 7TapaxaO/,u.£vo; etç ty,v -aou-
aiOTcàpoyov TpàîceÇàv tou. 20. Elç uâTY ( v Bauaokpai yor^'.ot;
cooyoùvTO Èvto-i.ôv tou xal -j/aATai Xvyeîç xal bnv/yoi stcOttov
ttjv àxo^v tou û'.à tojv aTu-àTtov Ttov . El; [tdrc^v u.£T£i5a'/. v £'.;
(hrçaav TOijsûtov xal àxovT'l'Çiov Ètcit^oeIio; Ta 7:avT0£'-OY, Qfjpi^urra.
20. 'H àvla, 6 <ràpaç auToç ttJç tjwyjïiç, xaT£Tpor/£ ty,v 'J*uy7;v
tou xal £Taoa7T£ tov utvov tou. KaO" £xàa - TY l v è-a'-a-G^TOK ,r /,?' a
xal ê<p$we — ô'.à va ziiziù u-lav — apou-oLcoa-iv tcoiotÔtuttov — uç
u-YiXov, tou 6—oiou tyjv tràpxa xaTa.Tpd>y£t. 6 evto; xexpuj.iu.evoc
TXlî) A^ £ .
21. 'O Y,Y£U.ô)V £l*/£ àvayVOJC7£', £'.; £V TtoV TrOî.Y.T'.XÙV [î'.ëA'ltoV.
a/riva |j.£t' àyaTTYis èpteXèra, ôVi yj £UTuy^ta sïvat àya.fjôv àvk'^LXTOv
xal on oùo£lç £V tw x6a-jj.to oûvara'. v à-oxAr/jY, £UTuy /;.
22. — Iltoç! £A£y£ xa9' lauTOv, £yo> tov ottoIov Cp^OVOÛT'.V 6/.0'..
£V(o ôWtç £lu.ai 6 xûp'.o; o),cov twv £tcI y^ç àyaGtov, okv £lu.a'.
Ao'-tcÔv £UTuy7];; 'A),Aa t'1 £lvat. AovtïÔv y, £ÙTuyla: 0£Ato v'
à-oxTYjT(o auTo to àv£cpt.x-:ov àyaOov, o'-ojcto àTcoxaAs', o -o'/^ty^ç.
23. ToiaÛTY, Y|TO 7i àcpopjj.Yi TYJç |ji£Aayy oX'la; tou y,v£ij.Ôvo;
'0 B£^ÛpY|;, '/^TO'. 6 UTXOUpyOÇ TOU, àvOptOTTOÇ IçUTTVOÇ X7.1 '^pOV.U.O,
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 210
bonheur de posséder encore, après la perle de son trône, des
cuisiniers aussi habiles que ceux du calife. Son cimeterre da-
masquiné tranchait d'un seul coup une épaisse barre de fer.
17. Ses lions rugissaient vigoureux dans sa ménagerie et la
panthère apprivoisée léchait humblement sa main en se cou-
chant près de lui. Les voisins de ce monarque sollicitaient
par de riches présents son amitié. 18. Son peuple le révérai!
comme descendant de prophète et l'aimait parce qu'il ren-
dail équitablement la justice. Il n'y avait dans son empire ni
Chambre, ni Constitution: on n'y vendait pas d'actions de
banques en faillite, il ne s'y élevait pas de conflits à propos
de la langue,. on n'y éditait pas d'almanachs avec portraits :
on n'y comptait ni jury, ni dentistes, ni privat-docents ; il ne
recevait ni communications relatives à des inventions, ni télé-
grammes signalant l'oppression des contribuables par les
percepteurs.
19. Cependant ce prince, que chacun considérait comme
parfaitement heureux, éprouvait un invincible ennui. C'était
en vain qu'il mangeait et se rassasiait plusieurs fois par jour,
à une table richement servie ; que des bayadères enchanteresses
dansaient devant lui, et que d'habiles artistes le charmaient
de leurs chants mélodieux, que, dans ses parties de chasse,
il frappait adroitement de ses flèches ou de son épieu toute
sorte de gibier. 20. L'ennui, ce ver de l'âme, le rongeait et
troublait son sommeil. Chaque jour il pâlissait à vue d'oui el
se flétrissait — pour me servir d'une comparaison originale
— comme la pomme, dont un ver caché ronge la chair.
21. Le prince avait lu, dans un des livres poétiques qu'il
étudiait avec amour, que le bonheur est un bien inaccessible
et que personne au monde ne peut être qualifié d'heureux.
22. — Comment! songeait-il, moi que chacun envie, moi
qui suis le maître de tous les biens de la terre, je ne suis
doue pas heureux? Mais alors qu'est-ce que le bonheur? Je
veux posséder ce bien, que le poète déclare inaccessible.
23. Telleétait la cause de la mélancolie du prince. Le vizir,
c'est-à-dire son ministre, homme d'esprit (M de sens — car en
220 TEXTE AVEC TRADUCTION.
— o'.fj-'. v.y- exeîv/jv tt,v £tco'/7,v o'. UTtoupyol Y.Tav ivQctUTtoi
eÇuiïVOi xal ypoviu.ot — TrapsT/jp'/jasv on 6 xùo'.oç tou sœOtvev
à-o 7juipaç su rjuipav, swô^tsv oti exTaxT^v t 1 . auvéêatvev zv
tin 'l/'jyr, tou xal ■rj)i'j;r.'7i và 'j.àOr. îtao kutoù ~ô atTtoy.
24. — 'ApvTjyg :wv Tï'.T-ctôv, T<j> ewte, oia-u r, ixopc/; tou
u.apafcveTai foçcpûXXov poSou, èV ou Si7JX6e xovXîa^ xal y.y-.i/'.-i
tov ayevv) (XteXÔv tou ;
'O 7\yeu.à>v T(ô o'./.-'/'/i/, eiXixpivû>{ tt|V xt?cav -rr t ; h~/J;lî<->.
TOU.
25. 'O UTtoupyôç y,to àvrçp :-'-t^O£*.o; — o'.ot'. tôt: /jo-av
£7i!.T'/;5c!.'0'. ol UTtoupyo', evû a7)uepov eïvat è—'.tyÎoV.o 1 . ol —zv.
tou; u— oupyoùs — xal eaxécpGrj oti 6 T|yeuù)v Eiyev àvàyxTjv
sxTaxTtov o'.aa-xsoà3-co>v o'.à va toù -y.zï)Jir t y, u.eXayYoXîa.
Ea-xittBrj Ào'.rcôv xal xaxémv i>7reêaXev aura o'.a'-sôoou^-ooTàTS'..:.
26. — 'EtuGuusL:, m |aéyf.aTc KaXUpT), va o'.aTâ;o) tou; Lepaxo
Tpocpouç và irposTO'.u-ao-BtÔTi, o'.à yà sç£),(|oj!j.îv xuoiov si; G^pav,
— <I>£Ù! ol Upaxeç Sûvavxat và truXXàêuxn ty,v XeCav twv,
iXX Y, '}uy_Tj U.0U 8èv 0' à~OXTYj7Y ( TY,V £X~At]oOJ7!.V TyJç £7T'.f)U'J.'>y.,
TY];....
27. O BelÛoy,; £çy,a8sv àQ'jawv o'.à t/jv y.y-y.'y-y.iv/ toù
7iv£Ûp.aTO; toù Y,y£ [Jt-ôvoç. Ea-xiç^v và È-'.voY^arj u.é<tov t*. o'.à
và tou xaTaTtpaùvy; ty,v &Xuj/t.v xal ûiTOO'.coçr, ty,v [/.eXav/oXiav
TOU Xal JJ.£Tà OÛO Y,U.Épa; £V£'Xavlo-()Y ( TîàXtV ÈviOTt'-OV TOU.
28. 'AXXà xaTà tÔ o'.âTTY.ua toÙto y, LteXaYYoXta toù fveuô-
vo; eT'/ev £7i!.TaG£l, Ta. veûpa tou îlyov £^£y£pQ£l. t Hto av^ffuvoç,
Y i ps(ha'u.Évo;, xal tov ù-soiyfjY, xaTY/^Y,; xal jâXoa-upôç.
— E^etç tI-ote và u.ol -poTslvr,; ; tov y,ccÔty,o-£v.
— Apy^ys twv tiwtwv, È<7xé<j>Qijv u.lav Aay-pàv o'.aov.ioaa-'.v.
- AY,ÂaoTj ;
— Nà oiaTa^to;jL£v tov àva-TXOAO-'.a'u.ov tojv Staxoffiwv alv-
u.aXcî)Ttov, où^ auv£Aàêou.£v xaTà tov T£A£UTa.Tov 7tô),£aov.
— KaXà, £It:£V 6 ij.ovàpyY^, àXX' ù— o tov ooov và ÙT:oTTf ( ç
xal <7U O'.axoTt.oa'TO^ tcocotoç tov àvaTxoAorrMraôv, £àv 8èv v.où
-apiXOri Y] ij.£AayyoXîa.
29. O Be^uoyjÇ ecopixiacev.
— TÔt£, £1710 o£'.Xcôç, và -00aXaA£(70JU.£V 6),OUÇ TOÙ^ —ijvr~y.c
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 221
ce temps-là les ministres étaient gens d'esprit et de sens —
remarqua que son maître dépérissait de jour en jour; il com-
prit qu'il se passait en lui quelque chose d'insolite et voulut
en apprendre de lui le motif.
24. — Chef des croyants, lui dit-il, pourquoi votre visage
se fane-t-il, comme une feuille de rose, iur laquelle un escar-
got a passé et a laissé sa bave impure ?
Le monarque lui narra en toute franchise la cause de son
chagrin.
25. Le ministre était homme habile — car alors les minis-
tres étaient habiles, tandis qu'aujourd'hui ceux qui le sont,
sont les gens de leur entourage — et il se dit que le prince
avait besoin de divertissements extraordinaires, pour bannir
sa mélancolie. Il réfléchit donc, puis lui soumit diverses
propositions.
26. — Désirez-vous, grand calife, que j'ordonne aux faucon-
niers de se préparer pour que nous allions demain à la chasse?
— Hélas! les faucons peuvent saisir leur proie, mais mon
cœur n'obtiendra pas l'accomplissement de son désir....
27. Le vizir s'éloigna, con triste de l'état d'esprit du mo-
narque. Il chercha un moyen de lui adoucir son chagrin et de
faire passer sa mélancolie, et deux jours après il se présenta
de nouveau devant lui.
28. Mais, dans cet intervalle, la mélancolie du prince
s'était accrue, ses nerfs s'étaient irrités. Il était inquiet,
agacé, et son accueil fut sombre et farouche.
— As-tu quelque chose à me proposer"? demanda-t-il.
— Chef des croyants, j'ai imaginé un excellent amusement.
— A savoir?
— Ordonner qu'on empale les deux cents prisonniers que
nous avons faits dans la dernière bataille.
— Bien, dit le monarque, mais à la condition que tu su-
biras l'empalement comme deux cent unième, si ma mélan-
colie ne se passe pas.
29. Le vizir frissonna.
— Alors, dit-il timidement, faire venir tous les poètes qui
■l-LL TEXTE AVEC | RADUCTION.
.'jj: supiraouévouç -.:z to àirepavcov xpàxoç mu xal va Lôpûonoasv
ri il- ii
-'j':(~.\-/)ï> 0'.7.-/(t)v iffutôv.
— Toùç TcoiTjTàç! àvéxoaçev BçavptowjAevoç o k a a*/;; y,;, a/ ./.'
xutoI la.' l'œepav 1 elç aur/jv ttjv xaTÔaraaiv ui L ' ta p7|T« twvI
30. Kal ol o»6aXuoî tou eomv87)po€6ÀTia , av :: opyf;ç.
— Asv ïiY.i'Jif^yJ.i/j tItcotg va ttoi rep«T£tVT)Ç ; içy.xo/.o'jOyt: /
opvîXwç IpwTWV 6 Ka/.'/^r c.
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— "Oy/', \i-/'jyj~'j-z K-//.bï,, à-7,vTY,T£ tpépLo/v o BeÇûpr)ç.
31. O v'sy.tov rjpTiaTe îcapaxeîuevov t/.:jo; xal to lppt/|e
xv.Tà TTjç y.t'^yj:?,; tou. Evra àTapàywç y 10 /'-: ** aTpétjnp tô
^éaj*a YjOïot^t: ■
— IIolov à-ô Ta oJo'' EOTtagev;
— To 7X£Ùoc, Èvoo;ot7.te, K7r^vtr,tr6 6 BeÇûpv)ç, <ruv«Çfarv -à
TUVTp vvyj.irt. XUTOU .
Ttjv zTzoy}^ exetVTjv ot uitôupvol slyov Suvaxov /.z^y./.'.'.
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îîapoiiKTiiaaÔTjç tcaÉov èvtîmCQV jj.O'j. av 8èv ;j.O'j U7Co8etç^iç xavèv
as-saÀkç uiéo'ov Tcepi v/Jç ôepaTcetaç i*ou.
32. O Be^upTjç SÇ7\XÔ€V a.Ayojv T7|V xetpaÀT)V-. Ka.T àpyotç j-o
to xpàTOÇ Ttyç ôpTÏjÇ x7 -'- WÙ" ttovoj KrxéœQy) ;j.vY,7'.xaxo;>v v
atsis"/) tov Yfsaôva tou êputa'tov Tr\ç 8X£<!/e<i)ç xal me à— o*"/(o-
1 i' ' 1 i 1 1 ' 1 • ' 1
7£0); tou, Stà v à-o^àvr, fya.TTOv y, [âpàBt-ov èx uLapao-uiou . 'A/./.à
xaTOTtlv ècuAAovlo'Oy, oti o o'.àooyo;, sic ov Oà TCEp'.YJpysTO -}>
7TSIJ.IJ.7., Y ( TO Oavâ'TlL/.OÇ. TïpOTCOTIlxÔç TO'J £'/ Ocôç, Xal ETCS'ItOy, OT'.
îrpOTlpOTEpOV YJTO va. ©epT[) È~ l TO'J TpayYjXo'J TO'J TTJV X£'.paAY,V.
:;:w xal Bieppvyypi'évïriV, rcapà va pif, <J>spî[) o'.oaou.
33. S'JVEX7.AECr£ AO'.TTOV T'J|J.êo'jA!.OV £X TCOV £ ÇO'/ WTÉptoV
TOOWV, £X TCOV U7.AAOV Ô\aXEXp VJ.U£VWV TTOA'.TtoV, £X ÎCOVTWV TWV
èicl -£'loa xal a-uvécet o'.a-o£?;ôvTiov xal xaOuiclêaXev auTOU Ta
11 1
— £ol TTC '-l'J'/'-XY,; X7.T7.7T7.3'£tL)C TO'J KaAÎoO'J, 7r007Xa},ù)V va
7 , jo'X£'iG(Ji)a - i xal va £Ç£'Jpcoa-'. ulcrov ©Epaitetaç. A'.à'ioco'. yy«9Heat
sç^véyflYia-av, àAÀ' Èv ty, o-u^tit^itei -âa-a'. £0£ojoy/jy 1 t7.v ^poûSai
xal à)vUo-',T£),£l;. 'H a-uv£À£u<nç Tj'WQpet, ote al'cpvT,ç àv^-'yi/.^Y,
avTY, oti Aepë'la-'/jç tiç yalpwv cpvî(X7)V aylou xal o-piptOTaTOU
1. PGr., § 250. - 2. PGr.. § «0.
LU BONHEUR ET LA CHEMISE. 2*25
se trouvent dans votre immense empire et établir un concours
poétique.
— Les poètes! s'écria le calife en courroux: mais ce sont
eux qui m'ont mis dans cet état, avec leurs devises !
Et ses yeux étincelèrent de colère.
— Tu n'as rien trouvé d'autre à me proposer? interrogea-
t-il furieux.
— Non. tout-puissant Calife, répondit le vizir en trem-
blant.
31. Le prince saisit un vase, qui se trouvait à portée de sa
main, et le lui lança à la tête. Pais, imperturbablement et
sans tourner les yeux, il demanda :
— Lequel des deux s'est brisé?
— Le vase, Illustrissime, répliqua le vizir, en rassemblant
les débris.
En ce temps-là les ministres avaient de fortes têtes.
— Emporte-le pour le faire réparer, dit le calife, et ne te
présente plus devant moi, sans m'indiquer un moyen sûr de
guérison.
32. Le vizir s'en alla, la tête endolorie. Tout d'abord, sous
l'empire de la colère et de la souffrance, il songea, dans son
ressentiment, à laisser son maître en proie au chagrin et à
l'abattement, afin qu'il mourût tôt ou tard de marasme. Puis
songeant que le prince héritier, auquel reviendrait la cou-
ronne, était son ennemi personnel et mortel, il se persuada
que mieux valait avoir la tête, même entamée, sur ses
épaules, que n'en pas avoir du tout.
33. Il assembla donc en conseil les savants les plus émi-
nents, les citoyens les plus distingués, tous ceux qui excel-
laient en expérience et en sagesse, leur soumit l'état d'âme
du calife et les invita à délibérer et à découvrir un moyen de
guérison. On émit divers avis, que la discussion lit tous
apparaître comme futiles et inefficaces. L'assemblée était
bésitante, quand toul à coup on lui annonça qu'un derviche.
:,. PGr. s 445 — i. PGr., s 448. :>. PGr., ; m.
224 TEXTE AVEC TRADUCTION.
àvSoôs, èXOtov x-/t Èx:'!vy ( v ty,v Yjptipav ex KavSayàp, ua-xpav
/.al ico).uyîtxe90V oV/vuaa; 7copeCav, xai ut.a9à)v ty.v vEvoiiév/iv
7 'Jtx :•!>'.-/, èÇ'/JT/jas T7jv àSeiav va -poTi/.OY, orao^ u-ooâ/./, xai
auTÔç tTJV YVtburjV TOU.
34. H a'.T/'.T'.ç èysvsTO TtapavpTJua o:xty é xai 6 àvu-ooy.To;
Aepéwrnç TcpoocXGcov cl— £ 7tpoe ty.v ou/nYupiv
— <I> iottyÎ oec toù BavoaTiou, ?ausla nàavic aroccuxc, a^T-^:;
toû TXsps&uaTOç r/jç cppov^o-ewç, axoiitrars xai ttjv raicstv^v uou
vvo)a"/jv. A'.à va Ytviji ' £UTuyY,; TCavivooçoç r,jx(5v rjyeawv, o-toç
£7ti9uixeï, ev aôvov uiyov UTtâove'. ■ va ooosari to UTtoxâunov
êvoç î'JTuyo'jç àvOptô—ou xai va xtHU7|6^j uiav vûxxa çpéptpv xuto
35. Kalxaûxa evthov à-^ÀOcv. r H -aoâooçoç îtpôxaortç ÈvetcoÎTj-
crsv £vtÛ7ico7'.v eiç t/jv ouTJyupiv, à).},' 7) ^>*/î[/.7) ty^ àyioxTjxos xai
TYic aosiac tou" AepoCoT) y.to u.£*'â/.Y. ■ aA/.toc ts xaula à/././,
•* T l ' ' I I ' l .'
yvwiJLY) oèv suexpàTeii xai y, ourjyupiç ty,v reapeèévOT) eç avàvxïjç.
BsÇup/jÇ TtsptyapTjç àvsxoCvuxrE to a7COTéXeo"u.a sic tôv
Ka)âcp7)V, ôariç SisxaiJEV auxoV àu£7iOs va £;£Tao-Yi xivEç Tjcav oî
cùôat.jjLOvio'TaTO'. xaxà x/jv xotvrçv 7ie7tôW7jO'tv xaiv xaxotxwv tou
BaySaxiou xai va -poTxaAéVr, auxouç.
36. "Api' etcos api' epyov Sià xrjpuxoç àvifjyyéXôv) £ ; .ç tôv Xaôv
TYïC TCpWTSUOÙOTnC Y, (J£ÀY,<7U XOÛ 'fiVeixÔvOÇ, va TCpOcéXôtOS-tV 070'.
" k •» .' I • • ' 'il l
voatÇoufftv Éauxoùç £UTuy£lç° àXXà xavsiç Sèv uapouo'tao'Qri auQôp
jj.yjto^. 'Eôi^aî va ylvwcnv epeuvat, vlai ÈçsxàcrEtç, xai utcsSei-
yO^Tav elç tov BsÇûpïiv Tpsïç avQpamoi, otxtvsç roxpà -àvTiov
È6s<opoûvxo Êu8ait/.ov£<7xaxoi.
'0 — ÛCÔTOÇ Y|XO 6 7C/.0U<7{.û)TaT0.; xâ)V èlMtépCOV TÏ^Ç —6/.Î0JÇ
OÙû£7cot£ eI'/ev kTzoTj'/z'. £L? Ta; eittyEtpTiiTetç toj ■ uuvoStat
xauirjXûJV u.ETE©spov Etç Ta rcÉpaTa ty,; 'Aertaç Ta TtAoôfrwc l|X7cop£u-
ptaTa tou xai ÈitÉ<JTpE«ov ;j.£ œopxtov vpu<riou. E^/] |XEyaXoïtps-
TcÉo-raTa, oa'j>0,co; BiaTpÉœwv ciç xov oixov tou olxsiooç xai çsvouç
xai tioioÛuevoc £V YÉvEt àowTYiV xai coO.àvGow-ov VOY.CTIV TOU
I ^ I t ' I I A^l '
tc),oÛtou.
37. r BE^ùpTiç tôv 7:poa - £xà)v£o - £ xai tcô àvr^yyEtXs x/jv £~ '.9u-
p.îav tou Ka)âcsou.
1. PGr., §355
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 225
renommé pour sa sainteté et sa science, était arrivé le même
jour de Kandahar, après un long voyage: ayant appris l'objet
de la réunion, il demandait à être introduit, afin d'exposer
lui aussi son opinion.
34. Sa requôte fut immédiatement accueillie. Le derviche
nu-pieds se présenta donc et dit à l'assemblée :
— Lumières de Bagdad, trésors de toute science, astres du
firmament de sagesse, écoulez mon humble avis. Il n'existe,
pour notre très glorieux prince, qu'un seul moyen d'être heu-
reux comme il le souhaite : mettre la chemise d'un homme
heureux et dormir une nuit de la sorte.
35. Sur ces mots, il partit. Cette étrange proposition fit
sensation dans le conseil. Mais le renom de sainteté et de
science du derviche était grand: du reste aucun autre avis
ne prévalait; l'assemblée adopta donc celui-ci par néces-
sité.
Le vizir annonça, tout joyeux, le résultat au calife, qui lui
intima aussitôt l'ordre de rechercher quels étaient, d'après
l'opinion commune, les plus heureux des habitants de Bag-
dad, et de les faire venir.
36. Sitôt dit, sitôt fait. Un héraut annonça au peuple de la
capitale que, par la volonté impériale, devaient venir au
palais tous ceux qui se considéraient comme heureux. Mais
personne ne se présenta spontanément. Il fallut procéder à
des investigations, à de nouveaux interrogatoires, et on
désigna au vizir trois personnes, que tout le monde regardail
comme très heureuses.
La première était le plus riche commerçant de la ville.
Jamais il n'avait échoué dans ses entreprises: des caravanes
transportaient au bout de l'Asie ses précieuses marchandises
et en revenaient avec des charges d'or. Il vivait magnifique-
ment, traitait libéralement chez lui ami-: et étrangers, el
d'une façon générale faisait de sa fortune un usage aussi bon
que charitable.
37. Le vizir le manda et lui communiqua le désir du
calife.
2?€ TEXTE A\ EC TRADUCTIO
— iï xpaxatè Bevupïi, air/vxr.ffcV o eairopoç, uwi xptvnç tcote
I -5,1' Il | I ' I ' i l' •
:x TOÛ è^ùJTeptXOÛ TOV l'JTV/Y, avôpcoîtov. loi!
Kal vuuvfartaç tov -oov. tou, eSetçe 7ïXt)Y7|V ttijjLàcaouaav,
é'/otoç SSeXuoév, àitoTPÔTcatov ttSv 9éav.
— f)a io'.oy 1 oXov lm>u tov -/.o'jto/ xal axéuv) otov 8à
ècuvaÇa* uiypt tsaoj; ty,ç ^jy v.ov. sçy/jo/.o'j^y^s errevaÇuv ô
ettTcoooç, ûtv Y.ouvàu.v / Bepaiteuatu ty.v -/.y,-//,/ t«ut7|V, 7)tiç
£'.V7.'. àvwtTOç.
38. Ik'vJvY,; tov aiteTzeuds xa rcpoo-exâXeare tov oYJTEpov.
Il .o o'jto; a-o'ioc Ttç -pEaoJTY,;. Çâ>v ev iyr t j. ; .y. xal [xovwffsi xal
xaTavtvou.evoç àvevoÔTojç £•..; xtjv u.eJ.£TY,v tmv autoxpûcptov
i-'.TTTjij-àJv ev to> v-Étco yoàvtov, EptaAtov, Tcupaûvwv, yetpoypà-
CPtoV "/-al T(OV TO'.O'JTCOV.
Wà 7)U-7[V T(ô OVT'. S'JT'J'/YJÇ, aTCY, VTY,7£V 6 -ZlUO'J-7,; . XV
y.7.T(ooBo'Jv v' àvc'jpiu èxetvo, to OïcoÎov Ç7)T(5.
— Kàl Tt ÇyjTetç : Y^pojT^aEv o JiçÇûpY,;.
39. — Tt)V cptXoaTMpwcTjv XWov. "Ety, -oaav. Èp^à^ouiaii ào'.a-
Aevtitioç 7ipô<; toÙto • — ap/.TY.Ta — à^av yapàv xal à-o"/,rj7'.v toj
^jio'J, à-£y top 'ItOy.v wv ouolcov |*ou, xaT£X7.j<7a piuptâxtç ~àç
yeloaç aou, ÈoaTîâvYj'ra oXr,v |*ou T7)v T^p'.oua-lxv etç TtetpauaTa
xal oÈv rjXQa sic £çayôu.Evov xaviv. Ev<ô vouLÇw xaO' £X7.tty,v
Oit sOàvO) £'.C TO STttO'JU.Y.TOV T£0'J.a, Y. EUlTUYia EXCOeiivÉt T(OV
■ysiiptôv ulou. B/i»:£'.ç a'j-70 1 ;- £'.-£ oe'.xvlkov çptaXtStav 07tep
£ç/vavev ex to'j xoXtcou tou, etvœt Spaff*W)puI>Tar©v o^A^T/p'.ov.
orcsp tStatç vepoT. xaxetyxeûatra. OXlrax Soxtuat u.c. st7C9u.eîvou-
ctv àxouY, • xal 7.V Etç auTàç ajtOTÛ' / a> , xuto 6à y.ol Sttxnp ty,v
âvà7caucnv.
40. '0 BeÇûpTyç à-£-£u.'.!>£ xal tov à),y Y^j/.ar^v xal -poar/.à-
A£T£ tov TptTOV, -'.OY.po'jp-'ôv ~/:r i zr l xsSokt\ç, ô'ortç £'.'/£ -po7-
ooàixet elç ttjV .TupôirxXTimv onropâv o'.à ttjv tui.7|V xal Ta-I^cov
uyjtiojç t]8£Aov va tov £-'.cpopTY i c-o)a-'. ;jl£ £-'.x£po^ Ipyaatav, O'.Ô
xal -apotmàa^Yj ;j.£ ô'l>',v 'iaiopâv.
— "Ep.aGov, tcÔ £ ! -7i£V 6 B£u'jpY,ç, oti £ Ica'. sÙTU-y^ta-aévoç 3
àvOowTïOç. Elç StàcT7][JLa eç £to>v, à-^OTOU £VUw.'i£Ù^Y 1 ç. à-ixTY^sç
1. PGr. § 255. — 2. Pour aw/}Yov. Impf. du grec parlé uuvàÇw ,— ffuvàvw . PGi".
§250. — ô. Forme de grec usuel, pour :'Jto/v,:
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 221
— Puissant vizir, répondit le marchand, ne jugez jamais
du bonheur sur l'apparence. Voyez!
Et se déchaussant, il montra une plaie saignante, un
ulcère repoussant et horrible à voir.
— Je donnerais toutes mes richesses présentes el toutes
celles que j'amasserais jusqu'à la fin de ma vie, poursuivit le
marchand en soupirant, pour pouvoir guérir cette plaie qui
est inguérissable.
38. Le vizir le congédia el fil venir la deuxième per-
sonne.
C'était un sage vieillard, qui vivait dans la plus complète
solitude et se livrait assidûment à l'étude des sciences
occultes, au milieu des creusets, des fioles, des réchauds, des
manuscrits et objets pareils.
— Je serais heureux en effet, répondit le vieillard, si j'ar-
rivais à découvrir ce que je cherche.
— Et que cherches-tu? demanda le vizir.
39. — La pierre philosophale. Voilà bien des années que je
travaille sans relâche dans ce but. J'ai dit adieu à tous les
plaisirs et à toutes les jouissances du monde, je me suis
séparé de mes semblables, j'ai brûlé cent fois mes mains, j'ai
dépensé toute ma fortune en expériences, sans arriver à aucun
résultat. Chaque jour je crois toucher au terme désire, el
pourtant le succès m'échappe. Voyez-vous ceci? dit-il en mon-
trant un tlacon qu'il avait lire de son sein. C'est un poison
très violent, quej'ai préparé de mes propres mains. Il ne me
reste plus que quelques essais à faire. Si dans ceux-là aussi
j'échoue, ceci me donnera le repos.
40. Le vizir congédia également l'alchimiste el manda la
troisième personne, un forgeron couvert de suie, qui élail
accouru à l'invitation, tout étonné d'un tel honneur, et dans
l'espoir «pie peut-être on le chargerait d'un travail lucratif.
Aussi se présenta-l-il avec une mine rieuse.
J'ai appris, lui dit h* vizir, que tu es un homme heu-
reux! Dans un espace de six ans, après ton mariage, lu es
devenu père de douze enfants mâles, parce que la femme
i-js I EX l i: AVEC TRADUCTION.
oioûExa réxva aooeva, 3(.6t'« y, yuvy) cou Èt'.xtî v.v- i-o; olovu.%,
Iv.v7.'. yaptç ttjv OTCOtav rr-y. ;:<<>: vopr,ysi o ojr/vo:. 1'. Aeyetç;
rr'.OY.GO'J'^'ô,; sV/.'jOot'i-'yT: -/.a 1 . U6 véAtoTa 7l».xpèv 7.77/; v -
TY.TSV
41. — Ivj-L»yt.Tp.ivo^ èytlj ! t> T^TjXÔTaTe, Bèv yvcopiÇeiç ta
âawav* uou ■ s '.va<. àXir)9ès Sxt èvojuÇov tov éauxév ;j.o'j EuSaîjxova
xal èOs(î)pouv £ça'.pîT'.x/,v vàpw t/,v xat exoi; auç^artvrriç oixoye-
veîaç uou x7-à 8ûo jjisAy,. v H;/.y,v ùitep^^avoç Stot T7|v yovv/ÔTY.T-/
ttiç Tu'Çûyou u.ou • elpyaÇ6p.7iv [ii SwtXairiav Çéo-iv xal Ta xipSrj
•j.oj £-/]oxo'jv à'^Oôvo); îtoÔç StaxpoMTjv xwv réxvwv jj.ou, xal
otav àxoMT) Taûxa evtvav à—ô oûo TÉffaapa xal à—ô xscarapa i;.
'Aaa' OTav Ta 'iç êvtvav ôxxù) xal Ta oxxw 8éxa, tots y, aTEvoy(.)-
pia Y^yiTî va as [jaTavl^r,, sSÉvsto 5è àv'JTrôcpopo; ote o-jv£7:/.y,-
o<o0y, y) ooiO£xà;. ïà xv.9' rjuipav xÉpor, jj.o'J oèv E-apxoùcr». îtXéov
Ttoôç o'.7.TOO<pY,v twv StoOExa yôvojv |j.ou. "OTav ty,v éoTtépav
£-avÉpyop.at. xaTaxorco^, |ii toÙ; fipayîovaç x£xjjLY,xÔTa; sx r/,ç
srœupâç, ui r/jv ox|av 7rupaxTtd;jtivY,v èx r/jç xa.jj.ivou, y; xapSta
U.OU 5"JVT0^£Taf., OÏ.ÔT'. 6 àpTO; TOV OTtoloV '.pÉptO 8Èv OspaTrîJE'.
T7JV OCE^LV XtoV TEXVIOV [J.OU. 'V'j/Yj A0T7.TE, àxO'JO-OV (A£ ! "Av T|
a-uÇuyoç u.o*J È!;axo/\ou^a-rj ty,v jaeSoôov va jxè TcpoutlÇir, xax' eto;
us viov ^Euyo; texviov, al 3uvà;j.î'.ç uou 8èv G' àvGÉçwa't.v 77AEOV
xal ol lyO'Js toÙ T'ivp'.ooç Oà xopéa-toa-t, tyjv -î'.vav tcov us Taç
Ty.oxa^ uo'J.
42. 'AyavaxTtov 6 BeÇûpr,; Sià ty,v àrcoTuylav à7îS7rsu'j;s xal
tov a-'.o^oo'jovôv, àcioù olxxE'lpaç È'-s'.Aooûp^a-Ev aurév. 'Hto
ouvaTOv £is ty,v Tco).uàvOpw-ov "ÔA'.v toÙ Ba-'oaT'lou va ;jly,
s-jo'lTXETat. sic xal aôvoç àvOpto—o^ suTuy^;: Kal 6'u.Ws £yîvojTX£v
sx -îba; oti touto TjTO y, àÀ7)9sta! Tô xpaTO^ ôj/.(oç toÙ Ka)âc50u
3sv £Ç£T£tv£TO u-ôvov èicl toÛ BayoaTtou • u7i'?îpy^ov àxôfjLTj ywpa>.
-oAAal, tc6).£!.ç u.Eyà/\a', xal TiAoùaia'. U7C0Tao-(7Ôiji.£vat. U7to to
7xy"|t:toov toù apYTjyoô twv TaarTtov. 'ATC£cpà(na-£ ),oltïov va
7ria<|/Yi à7t£TTa/,u.£vou; va 7C£p»,£A8toa-!. -àa-a; Tà^ ywpa; xal 7îÔA£!.ç
toÛ xoaTOu; xal oirou av Euptos-!. É'va avGptOTiov euxuvr,, va Xàêaxrt,
xô uTOxàu.wôv to'j xal va to cpépcoa - ', ev Tayst eiç ty^v TcpcoTEiioua-av.
43. Ol à7iEcrTaXu.Évo'. l^oSvacôsvceç ui o-ua-TaTixà ypàp.|j.aTa
-oô; tou.; oioixTiTa; E^sx'lvY.Tav ex ttJç —pcoTEUo'jarjÇ xal u.£Tâ
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 229
mettait chaque année au monde des jumeaux. C'est là une
grâce que le ciel accorde rarement. Qu'en dis-tu?
Le forgeron se renfrogna et répondit avec un rire amer :
41. — Moi, heureux! Excellence, vous ne connaissez pas mes
tourments. Il est vrai que je me suis estimé heureux, et que
j'ai considéré comme une grâce exceptionnelle l'augmenta-
tion de ma famille, à raison de deux membres par an. J'étais
fier de la fécondité de mon épouse, je travaillais avec un
double zèle, et mon gain suffisait amplement à l'entretien de
mes enfants, même quand ceux-ci ont passé de deux à quatre
et de quatre à six. Mais lorsque de six ils ont passé à huit,
puis de huit à dix, alors la gêne a commencé à me tour-
menter; et elle est devenue insupportable, quand cela a fait
la douzaine. Mon gain de chaque jour ne suffit plus à l'en-
tretien de mes douze rejetons. Lorsque, le soir, je rentre
harassé, les bras fatigués par le marteau, le visage rougi par
le four, mon cœur se brise, parce que le pain que j'apporle
ne satisfait pas l'appétit de mes enfants. Excellence,
écoutez-moi! Si mon épouse persévère dans sa méthode de
me doter chaque année d'un nouveau couple d'enfants, nies
forces n'y suffiront pas et les poissons du Tigre apaiseront
leur faim avec ma chair.
42. Ennuyé de ce nouvel échec, le vizir congédia égalemci t
le forgeron, après l'avoir par pitié gratifié d'un cadeau.
Etait-il donc possible que, dans la ville si peuplée de Bagdad,
il ne se trouvât pas un seul homme heureux? L'expérience
prouvait maintenant que tel était le cas. Mais l'empire du
calife ne s'étendait pas seulement sur Bagdad; bien des pays
encore, des villes grandes et riches, étaient soumis au
sceptre du chef des croyants. Le vizir résolut donc d'en-
voyer une mission qui parcourrait tous les pays et villes de
l'empire et qui, là où elle trouverait iwi homme heureux,
prendrait sa chemise et l'apporterait en toute hâte dans la
capitale.
43. Les envoyés, munis de Ici 1res de recommandation pour
les gouverneurs, quittèrent Bagdad et, quelques jours après.
130 TEXTE AVEC TRADUCTION.
-'.va; quépac ï'cpOoffOtv sic Aauaaxûv, 07COU XVexotVtiXWW :•.: TOV
SlOIX'/jTTjV TOV 7X07T0V T' ; eX£U<T£0>Ç TtoV.
— "Eva lxqvov àv8pu)irov yvcoptÇo) u-.r/i^ owcr,VT*i»ev ô omh-
'rVi'/x xal xutô^ elvat o AunçcoÛÀ. iwcTïjp tou tû ioTjxe
uuxoàv olxlav <oç [AÔV7JV xX'/ipovou.ûxv, xal oiuto< 7jvayxà^ero va
spvàÇe.Tai. î<>; (XvOocpépofi oià va xepSîÇip ta itpôi; tè sf/. Mtav
rçuipav smârxeuàÇtov ty,v olxlav tou eope Briaaupôv. Kxtote
ÈvxaTSÀwee to fiàvaud-ov spvo.v tou xal Oecopetrai eîç t<5v ttXou-
T'.co-ràxcov xaroixwv ty.ç tcoXêwç [xaç,
44. Oi owrsoraXuivQi èisopeiiQïicrav repèrç e«uxxe<{/iv toû 'AmjctowX,
ôortçTQirç soéyO/, evtôç hy.'/.y.'j/jj too-ov rcsv.ypo'j, cpepwv ivojavTa
tÔuov tîtc •. a ai va xal [ié^pt p-j-apla; xxàSapTa, wore xar' àpya;
svôuwav clrt ■} i ~y-fJ)f l '7yy xal oti o svojtuov twv Eupwxouevoç okv
^to ô s'jt'J'/y,^ c'jpiTY,; toù Hr i 7y:jzo'j. 'AXX oùtoç touç EÇT^yave
rî); TîAavYiÇ aex' oXiyov.
45. — Biêaia èxiîX>VTTea'0s, ewee, Sta to itevt^ pôv t^; xaTOtxwtç
xal TWV èvSuuaTWV aou, xal àfjupiëàXXeTS av TrpàyaaT'. Etuxi èyô) o
Aa7:TO'y/.,7:cploua-âça)p.O.T i a-av.oxâToyo^TOÛGrja-aypoù,TÔvÔT:o 7 .C/v
aol etcsuhIê o ojpavoç. KaT/ ( paaivY, i'arco yj oipa, xaO y,v àv£xaXu<j/a
tov ÔTjoaupov èxeîvov, o<mç U7wipçev y, avrla ty,ç Sua"TuyUeç uou.
'AXtjÔwç E'jT'jy y,ç Y,aY,v -plv eupcj auTÔv ! Hoù e 1<tGc TÛpx, rjoalao-
veçaal coaiSpal Y,p.ipat, xaG açxepStÇwv tov àpToy BtaTaû loporroç
u.ou,fc£o)V àaip'.avoç xal ixotatôa^v yaXïiviQ£,; Tcopacpoëo'jaY.', xal
etjt arxtav aou. 'O UTrvoçoÈvxaTipy^ETa'. vàxXî'la-Y, Ta jjXiçapâ uou,
o'.ot'. 'joéoGaa 1 . ulti as Xnareua'axnVà C H oxvnpta xaréXaêe tïiv iLuviiîv
aov,xal£xooêoj a - /, àvayxaa , f)to7:âXivvààvaXàëtoTÔxo7:uôoEç eoyov
uou, av o (nrjaawpéç aou eçavTX^Ô^, okv toXjjiô va tov syyvroj xal
-oo'iuà) va Uti ocpipco crTEvoytopia^cpp'.XTàs uâXXov uapà v" y.pyL?io
va içoOEJW y£vvaui>ç. Elaat. ouTTuy^; àvGpcairos ' olxTetpewé as!
46. Ol à-£(7TaX|Jiivo'. àcpYjc-avTsç tov cpî.Aapyupov yospà>; èrrt
TK/.oa-ovo'jpisvov, àvsytôpYiirav xal usTéê^a-av slç àXXY]V tt6>/.v. r,;
o o!.0!.xy ; t/-,' n àvixpaçsv aaQtov to atTtOV TY|Ç ~£p'.oo£iaç to>v •
— Kal tÉvûç sic tov xo7|j.oy y, â-JTuyla oûva.Ta'. va t'jvxo-.Oy,
ak TYiv eÙTUvtav tou 'Oaàp, outu Tcpô Tpi.ô)v -^acpcjv èvupjœeufl^
tov aapyaplr^v ty,; 'As-iaç, to poOov to E'joaaov T% yàp'.ro:.
ty,v jaa-lA'.TTav T/Jç xa)j,ovY,ç. ty,v copalav <J>aTaé ;
LE BONHEUR ET LA CIIEMISK. 533
arrivèrent à Damas, où ils annoncèrent au gouverneur le but
<le leur visite.
— Je ne connais qu'un homme heureux, répondit celui-ci.
c'est Abdul. Son père lui avait laissé une petite maison pour
tout héritage et il était obligé de travailler comme portefaix,
afin de. s'assurer des moyens d'existence. Un jour, en répa-
rant sa maison, il a trouvé un trésor. Depuis, il a laissé sn
rude besogne et on le tient pour un des plus riches de la
ville.
44* Les envoyés se mirent en marche pour aller voir Abdul,
qui les reçut dans une chambre si misérable, vêtu d'habits
si usés et d'une malpropreté si sordide, qu'ils crurent d'abord
s'être trompés et n'avoir pas en leur présence l'heureux pos-
sesseur du trésor. Mais celui-ci les tira bientôt d'erreur.
45. — Vous vous étonnez certainement, dit-il. de la pau-
vreté de ma demeure et de mes vêtements, et vous vous
demandez si je suis bien l'Abdul dont on vous a parlé, le
propriétaire de ce trésor envoyé par le ciel. Maudite soil
l'heure où j'ai découvert ce trésor, qui a été la cause de mon
malheur, (''est avant de l'avoir trouvé que j'étais vraiment
heureux! Où êtes-vous maintenant, jours fortunés et gais,
où. gagnant mon pain à la sueur de mon front, je vivais
sans soucis et je donnais en paix? Maintenant je redoute
jusqu'à mon ombre. Le sommeil ne vient plus fermer mes
paupières, car j'ai peur qu'on me vole. La paresse s'est
emparée de mon âme et, par crainte de devoir reprendre
mon métier fatigant, si mon trésor vient à s'épuiser, je n'ose
pas y toucher et j'aime mieux supporter de terribles priva-
tions que me mettre à l'aire des largesses. Je suis un homme
malheureux; plaignez-moi !
46. Les envoyés laissèrent l'avare à ses lamentations el
gagnèrent une autre ville, dont le gouverneur s'écria, dès
qu'il apprit le motif de leur venue :
— Et quel bonheur est comparable à celui d'Omar qui, il
y a trois jours, a épousé la perle de l'Asie, la rose embaumée
de la grâce, la reine de beauté, la superbe Fatmé?
232 TEXTE AVEC TRADUCTION.
A/.)/ 6 èoTUVrjç vuucpîoç 'Ofxàp 8sv /jto ffûfttpciwoc wç repèç
r/,v StOupautêiXY)v xatixr,v extija^tiv xt;ç yapixofipûrou ?uÇûyou
tou. 'Hvayxào'O'Trj va ouoAovyja^) rcpèç xovç an:eaxaÀptivouç oxi ô
u.apyapîxYjÇ, xo pôoov, y, r -jy.i'j.\: r~o outtoo-o'; yuv$| xal &Aa-
Çwv O 'Ouàp y.to ixta u.ovà; &TtÀou<rxàx7] èv t<ô àitepàvxcj)
ay.oT'JooAoyu.) xûv aruCiivwv xal ouôsv icÀéov.
47. 'Ev kXXy) TtVA TtÔÀÊti T(OV Bv'/jXtoV EUTUyÉaTV.TOÇ ï0£<->-
petxo 6 FeÇ'Io. ŒatSpôxepoç iv/jp auxoû or; û~^py»v île ty,v
O'.xouaivYjV àÀÀE7ràAÀY)Aa y.t'/v Ta crjp.-ô'T'.a £v xç olxla
xou • YOpol xal aajxaxa àxaTa—aûaTtoç àvTYÎyouv èv «KUtrj'
[aTuoi, 7iaoàff(.tOt, opyYjCrxpioîç, i'Çwv auTÔOi Swcpxwç, xal 6
euSaiacov olxo8eoTt6x7)ç ouoéttotî ÈOsàOY, OpTjvûv 7) [/.eAavyoXtîiv,
e^oSeÛcov àœ£(.oioç -rà 7tAoûx7) axiva xaxeAwtev auTcô àxexvéç x'.ç
8e w; tou.
48. Tw ô'vxi oxs EitÀY)<yiaoav evç t/jv xaxoixlav tou FeÇCS,
yjxou<rav [Joïjv opyàvwv xal 7j77jp©v yEÂwxcoV. Tpa7te£a u.î TvOAU-
TCOXxiÀa £0É<7|J.aTa' Y,XO EOTpa>{Jtiv7) E'.Ç, TO JJIS70V ty.ç, CTOàç- 7tOAt>-
itArjffeliç olxéxai TCspvrçpyovTO xoinÇovxsç E7tl TcapotptScov y/.uxl-
(TjjiaTa ExXexxà xal àva<l»uxxtxà -oTa. O suSaïutov FeÇIo èv t<ô
pia-co sùOûjxou ouiAou cplXtov UTTEOÉy^/) toÙç, à-earaA|j.£vouç. -àvu
àêpocppovtoç, xal àjrxt/poltoç, toÙç, f,vàyxa<TS va xOÔlo-toirt elç ty,v
xpàiteÇàv tou xal va eùGuLx^a-toa-'. èm 7:oAÀàç wpaç. Too-y, oà y,to
toù oIxoocttcôto'j y, àooAoç, yaAr ( vr) xal y, œatSpÔT/jç, wtte ot
àitEixxaAuÉvot u.£Ta yapâç ETtÉaxEtxrav ot'. scpOaa-av eiç to xi pu. a
Tf,ç ôSoiTîopiaç tcov, xal ot'. Eupov tov àvsupsxov œomxa, iîva
àvôptoTcov OYjÀaoy] aAriGcôç, eùtuyTj.
49. 'AaV OTTO'la UTCTJpÇEV Y, EXTCATjçCç XÛ)V, OXS UlExà xà VÊULfca
ô otxooîo-TcoTYjÇ TcpocrsxàÀEtfEV auToùç Etç loiaiTEpov QàAap.ov xal
exe! toIç EÇEauartEp'EÛOïi ty,v àA^'Oeiav, Sià va lay, coavip, wç eXe-
yev, àîc£!.0à)v £iç ty,v 7cpoaXÀ7i<TiV toO xpaxatoxàTOU KaXCcpou!
8îlôç tou, TTÀo'jcn.oç aAAa xaxoxpOTtoç, xal u-ta-àvOpto-Os,
oiavû-ra; ^îov açrxopyov xal £py ( |j.ov, ÈV/î xaxà ty,v emy{xr,v xo.û
BavaTOU tou t^v irxÀrjpàv ISiûxpoTctav va xaxaXtTî rj |j.èv eiç aùxov
tà,v TtEptoufftav tou, àXX' u~ô tov pYjTÔv opov va slvai Tràvxoxs
çawpô^ xal va eÙGuij-Yj àBiaxéîtwç. Av u.iav topav y,9£à£ cpav;l
oaxoûtov, 0'jtOuu.oç à-),tî)s ecttw, y, TctpAOUffla 6à TCEpLTr,pyETO £'.ç
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 233
Mais Omar, l'heureux époux, ne partageait pas cette opi-
nion dithyrambique sur sa charmante épouse. Il fut forcé
d'avouer aux envoyés que la perle, la rose, la reine, était une
femme acariâtre et hautaine.... Omar n'était qu'une simple
unité dans l'interminable martyrologe des époux, rien de plus,
47. Dans une autre ville, c'était Yezid qu'on considérait
comme le plus heureux mortel. Il n'y avait pas sur terre
d'homme plus gai que lui ; dans sa maison les banquets suc-
cédaient aux banquets; ou y entendait incessamment le bruit
des danses et des chants: des mimes, des parasites, des dan-
seuses y vivaient continuellement; jamais on n'avait vu le
maître pleurer, ni même s'attrister; il dépensait sans compter
les richesses que lui avait laissées un oncle sans enfants.
48. En effet, quand ils approchèrent de la maison de Yezid,
ils perçurent un bruit d'instruments et des éclats de rire-
Une table couverte de mets variés était dressée au milieu du
portique, une foule de serviteurs allaient et venaient portant
sur des assiettes des friandises choisies et des breuvages
rafraîchissants. L'heureux Yediz, au milieu d'une troupe
joyeuse d'amis, accueillit les envoyés très gracieusement et
très cordialement, il les força de s'asseoir à sa table et de se
récréer durant de longues heures. Telle était la pure sérénité
et la gaieté du maître de maison, que les envoyés tout joyeux
crurent qu'ils étaient arrivés au terme de leur voyage, et
qu'ils avaient enfin trouvé l'introuvable phénix : un homme
vraiment heureux.
Mais quelle fut leur surprise, quand, après le repas, le
maître de maison les invita à passer dans une chambre à part
et là leur révéla la vérité, pour ne pas paraître, dit-il,
désobéira l'ordre du tout-puissant calife! Son oncle, homme
riche, mais méchant et misanthrope, après avoir passé une
vie solitaire et sans affection, avait eu, à l'heure de sa mort,
le cruel caprice de lui laisser, il est vrai, sa fortune, mais
sous la condition expresse qu'il serait toujours gai et s'amu-
serait sans trêve. Si, un seul instant, on le voyait pleurer,
ou même simplement s'attrister, la fortune devait passer à
HAÏ 'K AVEC ïltAI-l (.1 [OM
i/.y/vj; t ■j-'"i-/i:z. Evexa toÛtou v.v.v/.y,; xv.to
-.-j.-y.'.-ivj. vit —--.'.-.'j
■jtjj -.Co/ bx»vv£VU)V, otTivec Etvov av.// s'.t-'.j; Ta ouuara neoav
Xttkuiva mcI ty,; uLOpcp^ç toi», xapaSoxoûvxeç va i&arai tè [AetSJajia
È£siXei<pouevov ex tg>v yeiXéiov ton xal to-j; o'iOy./.uLOuç tou
jypa'.vo;A£vo'jç èx ty.ç XÛoctjç.
50. — Eîvai avfov ifJtEpàvôpawcoç, êrr./.o'/.oJO/.T: /.ï-^yj ô
TsU'/y. no"/.A7.X.'.: £70) 7.V;.7.770UT'. TAC TT///-"/ 77 - | J0 ' J - S&J***
*/ivaYxa<Tuivoç va cpépw elç ty,v |xop»*/v ulou to TcpoffWTteTov ttç
vâpâç* Èv(ô us TUpawoùa'iv àTCEpîvpaTrroi t^uycxal aXyrjôéveç,
to oroua uiou eivai 7)vayxaa"u.évov va (pé'p^, tov piopça!rjjiov toG
utsiStàaaTOÇ. 'H Auir/) ty,v oîtoîav ixol etvai oonjyopEU'pi.évo'V va
£/.oy,),(')7(o, xpuTtTETai Eiç ta jàOv, fïjç xapSiaç xal intooTcaicrei tôv
B'lov ulou* 7) TcaprjYopia tôjv Saxpuwv uiol eivat aTcoxsxXswptivT].
OtxTeipaTl uê, auôsvTat! smai to aÔAtwTaTOV twv ewl y^:
-Aa-juaTtov !
51. DlÀTipELç à—o-'o/,'r£ , JT£toç ttTCÏjXôov oi aicscrcaXuÊVOi, wei-
sôévxEjÇ tcXsov 7tepl ty,ç oÀOTYEpoûç à-OTjylaç ty,ç x-otto/.y,.:
x(ov. Oùy ïJtxov 7cepi'ïpkQQV ~o~/j}j.z ïi\ ~ô\z'.z xal xiou.aç ;j.xtxUoç
àva^xoûvûEç tov àvÛTcapxxov vj~.j-/7 { àv&pio—ov. Oi uicooEtxvoé-
uLEVOt («iç eutuye-Ïç Y,crav aTCEvavxiaç ouaTUyÉaTaTO*.. &m<Liç -'.;
UTcôxpjuœoç, oouvy, ^a0Eta, àicaT**) lîixpà, tïÔQoç ivEX7v^i\pwTOç,
'j.y, TtpoxuTzxovxa elç xà ou.uaTa tou —a/Gou;, iVrcsxpÛTtTQVTO lirai
Ttâcav èmcûàveiay ejjtuymc*. I'vSoçqç xal xpoicatoû^oç woÀEtJit-
urrjç eXvev ulèv Aeraiôv. '0 -oÀuuLafjY,; cDtXéffQepoç ciSùpETO Siôn
to È'pvov twv 7toXuETWV tou xôraov, y, v.v.z'f/r^ X7:xpiOu.Y o-'.ç Tor/
ûujteoojv tou oûpavou, xaTÊa*TpàfflT ( utîq tojv 7covt*.x£5v. '0 îcXoû-
t'.Ov XTY,aaT'la^ xal yewtcovoç E'.ys o*uÇuyov UTEÎpav, o oè
Èçoyo; Latpoç EïcaaYSV lx TOiaÛTYjÇ xtocptocretOs, wtte ~o).Aoùç
-£).7.TaÇ ETUeUujfEV £'.Ç TY,V a'.OJVl-OT^Ta, Ôlot*. à)./, avT* y'/JM'/
àxaûa*aç, Swîjpt<x£.v av~(8ETa csapuiaxa.
52. OuO£l; y,to £uyapt,a-TY,u.£vo; xa.tà TOZvra* O'jo£',ç y,to
sÙtUVy's. Ol à-£!7Ta),a£V0!. £—£7T0£C£0V àôULtSUVTEÇ X«l XaT7. TY.V
£Tn.a-Tpocpy,v 0',£vuxT£p£U3-av £'.'; T'.va xûj-jA7)V, 8t' r,; Sèv £'//ov -po-
îcov StiXiet. cp , .Aoç£v^'jaç auxoùç —po£a-Tà); tou ytapteu xxTa
-'£'J'JLa TO'.C £'.7C£V '
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 235
d'autres parents. Aussi était-il continuellement épié par
ces derniers : sans cesse ils avaient les regards fixés
sur son visage, guettant le moment où ils verraient le
sourire s'effacer de ses lèvres et ses yeux se mouiller de
chagrin.
50. — C'est une lutte surhumaine, poursuivit Yediz. Sou-
vent, alors que mon cœur saigne, je suis obligé de porter
sur ma face le masque [de la joie; quand d'indescriptibles
douleurs morales me torturent, ma bouche est forcée de
grimacer un sourire. Le chagrin qu'il m'est défendu
d'exprimer, se cache au fond de mon cœur et mine ma
vie; la consolation des larmes m'est interdite. Plaignez-
moi, seigneurs! je suis la plus malheureuse créature qu'il
y ait!
51. Les envoyés s'éloignèrent, désillusionnés, convaincus
de l'échec complet de leur mission. Ils parcoururent néan-
moins beaucoup de villes et de villages encore, en y cher-
chant vainement cet homme heureux qui n'existait pas. Ceux
qu'on leur désignait comme heureux étaient au contraire
très malheureux. Un chagrin secret, une profonde douleur,
une amère déception, un désir inassouvi, invisibles aux
regards de la foule, se cachaient sous toute apparence de
bonheur. Le guerrier illustre et triomphant avait un fils
lépreux. Le docte philosophe se lamentait de ce que le
résultat de ses longs travaux, le dénombrement exact des
étoiles, avait été détruit par les rats. Le riche propriétaire
et agriculteur avait une épouse inféconde. Le médecin
éminent souffrait d'une surdité telle, qu'il avait envoyé
dans l'éternité nombre de ses clients, parce qu'entendant
de travers, il leur avait prescrit des remèdes qu'il ne fallait
pas.
55. Personne n'était parfaitement content, personne
n'était heureux. Les envoyés s'en revenaient découragés et,
au retour, ils passèrent la nuit dans un village qu'ils n'avaient
pas encore visité. Le primai qui les hébergeait leur dit pen-
dant le repas :
23(i TEXTE AVEC TRADUCTION
— AuQevtou, :yo;7.;v y ( txel; èoài' eva àvôpwjrov, oo*uç 071 uâvov
•i 7. '.vêt a 1 . àXX' elvai xal repàvuiaTt, eÙTUY//,ç.
— IIo'.o; si-/' aOro,-; àvExpasjav rcepr/apeîc 01 xneffraXuivot.
— Etç eicatr/jç!
53. 0'. aTceffTaÀu.évoti Eo , xu6pd>Ttaj , av. 'Aœoû 3 ot iTYopoTaroi,
0'. -).ouT'.o.)7aT0'., 0'. ffO'pwTaToi, o ; . cpaiSporaTOi tut/ uirr ( x6cov
toû KaXC^ou oèv 7|crav butuvêIç, }~o Buvaxôv va elvat toioûtoç
si; aOXioç èîtatTriç, àwroÇwv Èx toû bXsou<; to>v àXXcov:
54. Oyy tJttov eitopeiiOr.a'av ttiv àX/.rv fuipav xal eûpov tov
E7ta'.T/;v X7.0/y.£vov -apà t/,v ooôv yauai, spetSovTa Ta vù)Ta è— l
uaXatoû Tov/oj. t Hto paxévSuxoç, êxpiret elç veîpaç ^axTïjplav
xal -apà to'j; raîoaç tou exetTO s^nXiouévoç xûwv tou. Mo/.-.;
tou; e'.oîv 6 STratTjrjç, ETeive ty.v yslpa ^7)Tfc>v eXeo$ xai icpoœépwv
-ràç a-jv/Os-.; sùyà^ xal èmxXina'ei;. To tcoÔtcottÔv tov Sèv eœepev
ïy^vr, àXyy.oôvo; tivoç* t,to yiowv, àXX' eïvev od/iv 8aXepày, jjlt,
^spoucav tov tutcov exetvov, ôv xaTaXeîicoveriv uuvrjOwç al orepii-
(TEtÇ xal 7.'. (TUJXCpOpat. 'Ev9appUv9ÉVTEÇ EX TO'J È;tOT£p».X0Ù TO'JTO'J
01 à7T£a-Ta).;j.£vo'.. È-îrXr 1 <Tta<rav xal o-uvîj^av jj-et' kÙtoû otuXiav.
— Kï^ai euyap'-TTY.fj.Évoç olto ttjv Çwy|v <jou; tov Y.pwTY.Tav.
— Nai, aùQsvTou, euYjxpVmripivoç xa.Ta rcàvTa.
— Kal pi tL uLECa ^f ( ç;
— Mè Ta eXÉv) tov tcwtwv.
— Kal ffè àpxoùv 4 ;-
— \IÈ apxoûv.
— 'AXX' àv xapiav rWÉpav 0£v XEpSioTnç tmtote;
'E-'.'puXàTa-oixat. vàyE'jôw pi SvrcXaarCav opeÇtVTrjv Èitaûptov.
— Eye'.s xavsva a-uvTpocpov;
-*- "Evu auTov tov crxûXov, oariç slvai 6 T'.TTÔTaToç twv
juvTpôçpiwv.
— Kal okv £/£'-ç xaviva —ôOov, xautiav ÈXiuoa, T/jç 6-o'la; va
ÈTûtQu{x^ç tt,v 7rpa"'|j.aT07:o'lr,a-!.v;
— TItiote.
— Ew"at Xowcov EUTuyvjç avôpoMtoç*
— EuTuyioraTo;.
1. PGr., § 443. - 2. PGr.. § 55. — 5. PGr,, g 491. - 4. Grec officiel : èpxoûv sot.
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 235
— Seigneurs, nous avons ici un homme, qui non seule-
ment paraît heureux, mais l'est aussi en réalité.
— Oui est-ce? s'écrièrent les envoyés tout joyeux.
— Un mendiant!
53. La figure des envoyés se rembrunit. Puisque les plus
puissants, les plus riches, les plus savants, les plus gais des
sujets du [calife n'étaient pas heureux, était-il possible que
le fût un misérable mendiant, qui vivait des aumônes d'au-
trui?
54. Néanmoins, ils se mirent en marche le lendemain, et
trouvèrent, le mendiant assis par terre, au bord de la route,
le dos appuyé contre un vieux mur. Il était en haillons,
tenait à la main un bâton, et à ses pieds était couché son
chien. Dès que le mendiant les vit, il tendit la main en
demandant l'aumône et en prononçant les souhaits et les
invocations habituels. Son visage n'avait trace d'aucune
peine. Il était vieux, mais il avait une mine florissante, qui
ne portait pas l'empreinte que laissent ordinairement les
privations et les malheurs. Encouragés par ces apparences,
les envoyés s'approchèrent et lièrent conversation avec lui.
— Es-tu content de ta vie? lui demandèrent-ils.
— Oui, seigneurs, tout à fait content.
— Et quels sont tes moyens d'existence?
— Les aumônes des fidèles.
— Elles te suffisent?
— Oui.
— Mais si un jour il t'arrive de ne rien gagner?
— Je me réserve de déjeuner avec plus d'appétit le lende-
main.
— As-tu quelque compagnon?
— J'ai ce chien, qui est le plus fidèle des compagnons.
— Et tu n'as aucune envie, aucun espoir, dont tu désire-
rais la réalisation?
— Aucun.
— Par conséquent tu es un homme heureux?
— Très heureux.
238 TEXTE W i:<: l RADI Cl ION.
54. Oi hitemcù utivot ^uvapurr/j-ffav utevaXocxôva^ tov ll'-o'-/-
tv)V xal £v/,t/,77.v rcapèi xoù èicaitou ti uvoxatuaôv tou. Outoç
•^ayjvOy,, aA/.à TOEttfOeiÇ è* T/,; -'j.yj.:/ii -■•>: TOU -poiTTWTO;
uà/.).ov y) xx toû ypuo'Cou oTeep Tcpoo"é<pepov aUTtji ot xncvTaAac ;oi,
xcso'JOy, xal to eSwxev, ()'. ftTceffxaXuévot :0v,xxv to purcadov '.v.y-
tww Èvto; -oavtsaov; yvjTY.ç Oy.x.ïç xal xuôiopel ixvevûp'^dav
elç BavoàvioV, "0 BeÇûpïjç, ott'.ç xvmcopiévtoç toùç àv-:y.£V£v,
Èoiy ( )f t oÙtoÙç v.£t àyaOÛaàffeaK xal Èxô|Awev avTOT.poTto-M.: : ; .;
xàv aovàpvYiv tou tô t:oàuti[xov Ei»p7)U.a". O ïjye[x<î)v, ocrrtç ev tw
uteT«iù £'./£ xaTavTTjcret wç (pào-pa £x t/.ç àv^o-vy'.y.;, Tju^apûrcr,-
tîv a-jTÔv S ta tov ÇîjXov tou xal ttjV écTcépav èveSûBt) u£Ta tivoç
*w8»cxpe«fiç tô u7îoxàij.i.'7ov tou èîcavcou xal y.y-v/./JJyr i .
55. T'1 (juvéër, àpà ys ; H TtpocSoxta xal ï) Tvyxv/7,7'.; vy.-o-
v.Tav tov KaXup^v va xo'.ar.Or,, 7] y./.-to; cil TCTUyal tov y '.tojvo; tov
E7iâtTOU expuTctov xotl/.ov ouciovvv.ov Çtoù»&(t», v.T'.va eupov T7.V
7.VÉ) -'.7tov tjSovtjv vàTpu^7 ( a-toT'.v £'.ç7aç iêpàç aàpxaç TJOÛ v.xaOxxov
Ttvsuovoç; 01 Ypovorpàœot oèv avaspépouci tÎtote tcsoI toutou, av
xal îj oEJTsoa slxaeria œaiveTai -'.GavcoTepa. ïo (âéêaiov £ ; .va'. ot'.
o K'aAÎT/,; 3u.£'.v£v arpurcvoç qXyjv èxeivyjv ty,v wxxa, xal Sts ty,v
Tcoto'.av 6 Be£upv}ç, qweg tou op&pou àvay.£vo>v 77, v l'yepffiv tov. tov
7, OUmnffEV ttVUTCOptOVWC Ti 7.T0 7, EUTUV kt, Ka)â(C7tÇ XaTtO'/OOC,
lus o'iOa/jj.ovç èpu9poùç xal oloaXsouç t.-t^-ifsi frucQuutoç'
— 'H euTUvia £ ; .V7.'. ©avoùpa 1 .
/. lit
Kal ÈxêaXwv £00'!»; tov y.Twvx, uîT^jy, sic to aovtoov.
56. "Extots à-£cpà(7'.7£ va ÈyxapTepv] ?r, ;v r?, : j-.yf'.'j. tov xal
VOt fJLYj ETIlSubçTp 7CA£OV va XaTaXTTjO 1 ^ T7,V EUTUVtav. f O ttTuyr^
ovtoç ■fjyea.ftjv £^7 ( T£V à-oAavo>v o).o>v t<ov èrel y/.ç ùyaôûv [AÉvpi
TOV £V£V7,X0TT0V OyOOOV ETOUÇ T7,; Tj/.'.X'laç TOV. O STcloOCOÇ O'.à-
ooyoç, sic aàT7,v àvauivtov tov Opôvpv, k:jjidJ7: -po avTOv. xal
ô BsÇupyiç àireê'lwcrs ev etoç v.£Ta tov OàvxTov tov Siaoôvou,
VaLotùV O'.OT'. £T-£^£ T7V X£'i7.A7,V Xal TO 7WU.7. 7VV7 VtOV.£V7. £'.;
/, i i i ' i ' i » l
TOV TXOOV TOU.
57. Kal tô èmaûQtOv;
1. PGr.. § 529.
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 239
54. Les envoyés glorifièrent le Prophète et demandèrent
au mendiant sa chemise. Celui-ci rougit, mais persuadé, plus
par les exhortations du primat que par l'or que lui offrirent
le- envoyés, il s'en dépouilla et la donna. Les envoyés pla-
cèrent le vêtement sordide dans un luxueux coffret d'or cl
sur-le-champ partirent pour Bagdad. Le vizir, qui les atten-
dait impatiemment, les reçut avec allégresse et porta en per-
sonne au monarque la précieuse trouvaille. Le prince qui,
dans l'intervalle, était devenu comme un fantôme, tant il
s'était agité, le remercia de son zèle. Le soir, il mit, avec
quelque répugnance, la chemise du mendiant et se coucha.
55. Que se passa-t-il au juste? Fut-ce l'attente et l'émo-
tion, qui empêchèrent le calife de dormir? Les plis du vête-
ment du mendiant cachaient-ils un monde malfamé d in-
sectes qui eurent la chance inespérée de faire leurs délices
des chairs délicates du douillet monarque? Les chroniqueurs
sont muets sur ce point, mais la seconde de ces suppositions
paraît la plus vraisemblable. Ce qui est sûr. c'est que le
calife resta éveillé toute cette nuit-là, et qu'au matin,
lorsque le vizir, qui attendait son réveil depuis l'aube, lui
demanda impatiemment ce qu'était le bonheur, le calife
tout pâle, les yeux rouges et gonflés, lui répondit d'un air
abattu :
— Le bonheur est une démangeaison.
Et, enlevant aussitôt la chemise, il s'en alla au bain.
56. Depuis lors, il résolut de prendre son malheur en
patience et de ne plus chercher la possession du bonheur.
Ce malheureux prince vécut, en jouissant de tous les biens
du monde, jusqu'à l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans. L'héri-
tier présomptif, qui attendait vainement sa succession,
décéda avant lui, et le vizir mourut un an après ce der-
nier, coulent d'emporter dans 1a tombe sa tête unie à son
corps. •
57. Et la moralité?
24t)
TEXTE AVEC TRADUCTION.
'Emu.û9iov 8èv ùwàpvet* à)./. 1 eiteborj', jcarà ttjv iruv^Ôeiav,
repe-rcet, và Ôécoj l'v, éxXévwv wç toiouto tà.v vevtxviv or.aeotvTiv
lvjyo|/a-. uyeiav xal euTuyîav -oo; toÙç àvayvworaç, àXX 1
ïvvoewa»., uyeiav aveu oSovTaXvwtc xal eùruviav aveu coavoûoac
LE BONHEUR ET LA CHEMISE. 241
Il n'y a pas de moralité; mais puisque, conformément à
l'habitude, il faut que j'en mette une, je choisirai comme
telle le vœu général de ce jour :
Je souhaite aux lecteurs santé et bonheur, mais; bien
entendu, une santé sans mal de dents et un bonheur sans
démangeaison.
INDEX ALPHABETIQUE FRANÇAIS
Les chiffres, ssrïI indication contraire, renvoient aux paragrapfa
p. =page; n.=note: R. ou Rem. == Remarque,
Le tiret remplace le mot principal.
à. '278; 354; 371; mar-
quant la distribu-
tion; 111 ; — la pos-
session, 564.
Abandon, 505.
abonder en, 366.
abréviations; liste des
— , p. 11.
à cause de, 283.
Accents, 7-10; déplace-
ment de V — , 10 j —
des adjectifs, 80; —
des monosyllabes,
55. R. IV; réparti-
tion des, — 11-15.
Accent tonique, 2;
place de 1' — , 8-15 ; —
premier, 10; — dou-
ble, 15; — déplace-
ment de T — , 10;
tendance à l'unifica-
tion de I' — , p. 59, 1 ;
p. 60, n. 5; 85; — du
gén. plur. de la décl.
I. il: — des adj.
composés, 81, R. I;
— du subj. aor.
pass.. p. 112, n. 7.
Accord Syntaxe d').
574-581: —de l'adi
374-375: du verbe,
381.
Accusatif, 54 ; 552-359 :
remplaçant le gén.
dans les pronoms,
115, Rem. II: avec
les prépositions.
"276 et suiv.: — de
mesure, 555: — de
relation, 354; —
de temps, 556: dou-
ble — , 558.
Actif, voir Voix,
Action momentanée,
continue ou répétée,
178; — marquée par
l'aor. ou le pari'.,
214.
Adjectifs, 78-101: 122-
149; — non contractes
en -0;, a, ov, 80: —
en -oç, r,. ov, 81 ; —
en -o)V, 84 : — en -a:,
87 : — contractes «mi
-o0ç, i. ou v, 82 : — en
r t :. z;, 85: ■ — cil -uç,
eîa, 3, 88: — com-
posés. 81. Rem. 1 : 82.
Rein. II : — iiTégu-
liers, 89-90: place de
1'— , 91 : accord de
l" — . 374-375; complé-
ments de Y ■•-. 555;
363-366; "7t ; — dé-
monstratifs, 124-129;
— indéfinis, 159-149 ;
— interrogatifs, 155
138; — possessifs.
122-123: — pris ad-
verbialement, 92: —
pronominaux . 122-
149; — relatifs, 150
1 5 5 . — verbaux, 1 87 a .
adresses de lettres, 589.
Adverbes, 267-274: —
d'affirmation, de né-
gation et de doute,
271-274; — de lieu.
269; — de manière,
267: — de quantité.
268: — de temps.
270: — prépositifs.
299-515.
afin que, 336.
à la suite île, 307.
à rencontre de, 295.
à l'enlour de, 512.
à l'intérieur de, 30S.
Allongement compen-
satoire, 27: 41.
i) l'occasion de, 294.
Alphabet, 1.
nouée, 1 10.
antépénultième, 8, \\
Aoriste: formation de
1'— , 197-201.210: dit
INDEX AUMIAUKTlnUE FRANÇAIS
férence entre l'aor.
et !<• parf., -il i: aor.
I actif, 198; aor. 2
actif, 200; aor. I pas-
sif, 199; aor. 2 pas-
sif, 201.
Apostrophe, 1".
ijui-s, 290.
après coup, 298.
après '/ne, 331.
apprendre de, 363, H. II.
Article défini, 30; 543-
318 ; — indéfini, 31;
349; avec les pro-
noms, 128; o'iï: el-
lipse avec 1' — , 545.
-arum, M.
'isse; grand, 144.
'isses nombreux, 144.
Aspirées, 176, Rein. 1 :
assimilation des — ,
22 a.
Assimilation, 22.
à travers, 288; 294; 298.
ni teindre, 565.
attendu que, 525, R. 1.
Attique (Déclinaison),
49.
Attraction du relatif,
579, Rem.
Attribut, 54; 518: 550;
555 ; 575.
aucun, 140.
au delà, 298: — de,
292:511.
au-dessous de, 295.
au-dessus de, 291 : 292.
Augment, 17 1-1 7.")-. —
syllabique, 172; —
temporel , 175; ^ —
dans les verbes com-
posés, 174: — irré-
gulier, 175.
ait gré de, 289.
au lieu de. 280.
au moment de, 294.
au moyen de. 288.
au nom de. 290.
au pouvoir île, 294,
auprès ''r 295.
aussi, r» i t . Rem. II.
irand ■/<"■ lu").
au sajrt de, 291 : -"IX
autant que, 134.
mi temps 'i'-, £91.
autour de, 291 .
autre, 1 57.
</>,,„/. 285; 298.
,ir,i,ii que, 333.
auec, 287; 288; 290;
29S.
ara'n-, 159- 165.
B
besoin ■. avoir
5.">9.
6u<, 288 ; "fi.
de
c, •>.
Calendrier, p. 78, n.
capable de, 566.
Cas, 29; emploi d^s — ,
51:550-575.
cas, faire — de. 291.
Cause, 525-520; 361; 564.
ce, ce?, 124-127.
celui, 545.
celui-ci. 125-120.
celui-là, 127.
ce/jti (quel qu'il soit)
ywi, 131.
cependant, 521.
ce <7><e. 155: — traduit
par une interroga-
tion indirecte, 580.
ce qui, 155.
certain, 145.
cesser dé, 388.
c'est-à-dir?, 525-
c'esJ pouc uoi, 520, R.
c/* allemand. 5.
chacun, 145.
changement, 298.
- /,.',y,/,
' "71 .
'7/e;, ti'j:..
■ /.//r yy,/?/r. 371.
combien, \'x.
commun i. , -/ 363, I'.. !
comme, 103; 528, Rem. :
338.
commencer ". 365; 388.
comparaison, ."."s.
Comparatif, 96-104 : —
des adj. pris adver-
bialement, 101 : — ;'i
Buf fixes, 96-98; — ir-
réguliers, H" 1 : — pé-
riphrastiques, 9J.
Complément du nom,
34; s;i place, ~>1~ :
361 : — de l'adj., 355
et suiv.: — direcl
du verbe, 31 : 363 el
suiv.; — indirect du
verbe. 34; 355 <-l
suiv.; — des verbes
passifs, 383.
complètement. 298.
Composés; adjec i i fs — .
81, Rem. I: 82, Rem.
II; verbes — tle pré-
positions, 298.
composition d'une
chose, 301.
Concession, 527.
Conditionnel; forma-
tion du — près., 181,
et du — passé. 184;
— français rendu
en grec par l'impf.,
215, et par le futur,
215, Rem. : — prés.
au Heu du passé,
215.
conduire. 505. Rein. I.
Conjonctions, 316-340;
— de coordination,
517-524: de subordi-
nation. 525-540.
Conjugaison, 150^265.
INDEX ALPHABÉTIQUE FRANÇAIS.
2'*5
connu /le, 371.
conseiller à, 359.
Conséquence, 337.
Consonnes, 5.
continuer de, 3SS.
Continuité d'une ac-
tion, 178.
Contractes: verbes-^,
204 et suiv.
Contraction; 25-26: î6-
48; p. 47, n. 1 :
p. 104, n. 1.
contrairement à. 293.
contre, 289; 298; 504.
Coordination; conjonc-
tion de — , 31 7-52 i.
Coronis, IN.
craindre, 540.
Crase, 18.
dans, 278: 286; 298: —
le cours de, 289.
Date, 372.
Datif. 31, Rem. I; 34:
278, Rem.; 330, R.:
370-375; — avec les
prép., 286 et suiv.;
façons de remplacer
le —, 54; 115, R. II;
570.
d'autre pari, 318.
de, 281; 282; 295; 296;
534; 355; 560; — trad.
par l'article, 544.
dé-, 298.
décharger de, 565.
Déclinaison, 29-149.
Première — , 55-41 ;
féminins, 36-58 ; mas-
culins, 59-40. Deuxiè-
me — , 42-49; mascu-
lins, 45; féminins, 44:
neutres, 45; noms
contractes , 46-48;
noms irréguliers, ou
— attiquf , 49. Troi-
sième — , 50-71 -, phé-
nomènes phonéti-
ques, 51 ; nomina-
tifs sigmatiques.
33-39; asigmatiques,
60-62; noms irrégu-
liers. 63-71 ; nomsin-
déclinables , 72. Ré-
sumé, 7"3-77. Voir
Adjectifs, Pronoms,
etc.
défendre à, 571.
Défense; comment on
exprime une — . 218.
Degrés de significa-
tion. 'J5-105..
de la part de, 295.
demander, dans le sens
d'interroger, 558.
demi. 107.
démissionner de, 565.
Démonstratifs ; pro-
noms et adjectifs
—, 124-129; article
après le — , 128.
Dentales; disparition
des —SÎ.
dénué de. 565.
dépourvu de 1 565.
depuis, 281 : — que,
351.
derrière, 510.
des, article indéfini.
549, Rem.
dès, 281 ; 300; — que,
530.
dés-, 298.
désirer, 365, Rem.
de sorte que. 557.
de travers, 298.
devant, 283; 298.
Différence, 565.
digamma, p. 74, n. 2.
Diglossie, p. 5.
digne de, 366.
Dignités ecclésias-
I i (] u e s, 545.
Diminutifs, 43, R. M.
Diphtongues, 4; 26.
dire à, 371.
Direction. 298.
diriger, 565, Rem. I.
Distance; accj de — .
353.
distinguer, 565.
Distribution, 277. 289.
donc, 522.
donner à, 571.
double, 108.
d'une part, 518.
durant. 288.
Durée, 556: 588.
échappe (il m'). 559.
écouter, 565. Rem. II.
égal à. 566; 371.
Élision, 17.
Ëloignement. 298 : 560 :
363.
emporter: V — sur, 503,
Rem. I.
en, 286; 355; 354.
en ajoutant à. 596.
en bas, 289.
Enclitiques. 14-13.
en comparaison de, 290
en descendant, 289 ; 2J8
en échange de. 298.
en faa de, 501.
en guise de, 502.
en montant, 298.
en outre, 298.
en présence de, 503.
en remontant. 277.
en réunissant, 29S.
enseigner, 558.
en s'rloigmxnt de. 28 1
en sortant de. 282.
en suivant. 289.
entamer, 56).
entendre, 565, Hem. Il :
588.
entre, 569; d— . 282.
entrée, 298.
16
140
INDEX ALPHABÉTIQUE ll'.AM.AIS.
. 296.
en\ iron, 291.
de, 296.
épargner, 563.
épj endre; b' — <!<• 365.
Rem.
Esprits, 16.
• ■ss'ii/itr. 365.
,7. :,|7: 318, Rclll. III.
État marqué par le
parfait, 214. Temps
composés marquant
I—. 193, Hem. et
suiv.
étendue; sur toute l' —
de, 277.
être, 151-158; 388.
évident pour, 571.
ex-, 270.
excepté, 313.
/W/r : le — de, 346.
Féminin; voir Décli-
naison.
Formules épistolaires,
389.
fourmiller de, 56(5.
Fractions, 107.
Futur, divers sens du
—.178; formation du
— continu, 179, et
momentané, 180;
formation du — an-
térieur, 183; — sim-
ple au lieu du —
antérieur, 215; idée
<]^ — sans 6à, 216.
garantir «, 559.
generis (lat.). 51.
Génitif, 54; 556, Rem. ;
— absolu, 368: —
avec les adv. numé-
r.ni\. ~>\o, Rem. Il :
— avec Les prép ..
279eF,suiv. : — cASJde
lVloignement, 390;
7,05 : — << »in plein-- 1 1 !
ili'hTMiiiialif, 361 : —
partitif, 364.
Genres, 29.
gréée " 515, Rein. I.
grand comme, W3.
H
Heure. 199.
hors de, 305.
I
ignorant de, 365.
il y a trois jours, 285.
Imparfait: — ayant le
sens du mndition-
nel. 215.
Imparisyllabiques, 5*2.
Impératif; .sens des
temps de F— . 178.
importun à, 571.
impossible à, 571.
incapable de, 566.
incomplet de, 565.
inconnu de, 571.
Indéfinis; pronoms et
adj. — . 159-14H.
Indicatif présent à
sens de futur, 212.
indigne de, 566.
inégal à, 571.
Infinitif, 157 : 359, R. I.
Instrument, 575.
Interjections, 341.
Interrogatif s; pro-
nom s et adjectifs,
— . 155-158.
Interrogation indi-
r ecte, 580.
interroger, 558.
Invariables; mots — .
266-341.
Iota souscrit, 3. I '«.un ■
Irréguliers ; nom- — .
49; 63-71: adj. —,M-
90; verbes — . 824
265.
irriter : -' — . 58s.
jouir de, 364.
Jours; ROfse de —
;i\ei: l'article, 545.
jusqu'à. 284.
jusqu'à ce que. 334.
R
koppa, p. 7i. n. 2
Langue grecque, p. 5.
le long de, 295.
lequel, 150.
lequel? 135-157.
Lettres; formulf- de
— . 589.
les uns. . les autres...,
147, Rem.; 518-
Lieu; adv. de — . 269.
lieu ; au — de, 280.
loin de, 508.
Longueur; accusatif
de — , 555.
lorsque. 528-529.
lui-même, 117.
Vun l'autre, 121.
l'un... l'autre.... 147.
M
mais. 520 a.
mailre: être — de,
363, Rem. 1.
malgré, 295.
Manière. 375: adv. de
—, 267,
Manque, 565.
INDEX ALl'IIARKTIOUE FRANÇAIS.
Wi
Masculins; voir Décli-
naison.
Matière, 561 ; 366.
médire de, 539.
même, adv., -"17, R. II.
même le'. 120, Rem.
même (lui-), 120, Kern.
ménager, 5'i5.
Métathése île quan-
tité, p. 47. n. 2.
Mesure, 533.
métropolite, 5 43.
midi) 109.
mien. lieu, sien, 125.
minuit, 109.
Modes, 109; observa-
tion-; sur leur em-
ploi. 211-22:7.
moi; à — . 125, Rem.
moi-même, 1 17 ; 126.
mains, 295.
moins grand que, 104.
Mois, 110: noms de —
avec l'art., 543.
moitié. 107.
Momentanée; action
— 178.
Moment d'une action.
356.
Monosyllabes; accent
des — . 33, Rem. IV.
Morphologie, 29-1265.
mot ; le — . 340.
Motif, 288.
Mouvement vers. 276 :
278.
Multiplicatifs; nombres
— . 108.
Nasale: disparition de
— , 27.
néanmoins, 324, R. II.
Négation; adverbes de
—, 271-271.
ni, 520.
Nombre; noms de — .
105-111 : — cardinaux
déclinables, 100 : —
ordinaux, 105 : nota-
tion grecque des
noms de — . 105;
observations com-
plémentaires, 107-
111.
Nombres, 29: 170.
Nominatif, 34; 350.
nuire à, 559.
nuisible à. 571 .
obscur pour, 571.
obtenir, 505.
occuper: s' — de. 365.
On. 225.
ordonner à, 559.
Ordre ; comment on
exprime un — . 217.
Ordre des mots, 53.
ou. 519.
où, 269.
oublier, 563. R. III.
outre, 296.
Oxytons. 12. llem.
par, 277:289:295:293:
290; 513.
paraître, 388."
parce que, 525: 520.
par-dessous, 298.
par-dessus, 292: 298.
pardonner à, "39.
pareil. 129.
Parfait. 170; 183 : dif-
férence de siMi-
entre le — et l'aor..
214.
Parisyllabiques, 52.
Paroxytons, 12. Hem.
Participation, 208 : 565.
Participe parf. passif,
187: 203: — aflff.
passif. 202 : — avec
OÙ <'t air,. 273. R. I :
syntaxe du — . 5*0-
388.
Partie ; idée de — ,
563.
Partitif; gen. — . 561 .
pas même, 520.
Passif, voir Voice.
patriarche, 5 15
pendant, 294.
pendant que, 532.
Pénultième, 8. Rem.
Perception, par l'es
prit ou les sens.5NN.
Périspomènes; mots
— , 12. Rem.: verbo
—, 204-210. ■
permettre à, 571.
persister à. 5X8.
personne. 140.
Personnes: noms de
— avec l'art.. 345.
peur : avoir — . 560.,
Phonétique; éléments
de — . 21-28.
place; à la — de, 280.
plein de. 366.
pim, 95.
plus grand que, 565,
Rem. I.
plus... plus. 105. Rem.
Plus-que-parfait; For-
mation du — . 182 :
— fi*, rendu par
l'impt'. cl l'aor., 213.
/nnul C// lulul. 19.
point el virgule, lit.
Ponctuation, 19.
Possessifs; pronoms
et adjectifs — . 122-
125.
Possession, 501 : 564.
mtibtt
pour, prép., 288 ; 29 i :
296: conj., 536.
248
INDEX ALPHABÉTIQUE FRANÇAIS
pour cause de, 315.
Prépositions, 275-315;
construites a\ ec un
-cul <;is, 276-287 ; —
avec «Jeux c;\s, 288-
205; — avec, trois
cas, 294-296; tableau
des — , r»ï>7 ; — dans
les verbes compo-
sés, 298; adverbes
prépositifs, 299-315.
près de, 295; 298; 31 4.
Privation, 503.
Prix, 366.
prochain ; le — , 345.
Proclitiques, 13.
profiter de, 565. -
jirofond de, 555.
pronominaux; verbes
—, 167.
Pronoms et adjectifs
pronominaux, 112-
149; — et adj. dé-
monstratifs, 124-129 ;
— et adj. indéfinis,
139-149; — et adj.
interrogalifs, 155-138;
— et adj. possessifs,
122-123 ; personnels,
112-116; formes lon-
gues et formes cour-
tes, 115, Rem. I:
116; place des —
personnels, 1 16 : 577.
Pronoms ré c i p ro-
ques, 121; — rèflé-
chis, 117-120: — et
adj. relatifs, 150-
154: attraction fdu
— relatif, 579, Rem.
Syntaxe du — , 376-
580.
Proparoxytons, 12, R.
Propérispomènes, là,
Rem.
Provenance, 561 : 364.
puisque. 525.
pur de. 565.
quadruple 108, Rein.
Qualité, 361 : 366.
quand, 328-329.
Quantité ; idée de — ,
361 : 575 : — des
voyelles, 6; — raé-
tathèse de — , p. 17,
n. 2; adverbes de
—, 268.
quart, 107.
que, après un compa-
ratif, 102: — : û<ro,
537, Rem.: = va,
359; = 8ti, 339; =
;j '(,, 540; — ne pas ==
va ;j.r,, 540.
quel '.' 155-157.
quelque, 145.
quelqu'un, 145.
Questions de lieu, de
temps, de prix, 584.
qui relatif, 150: rendu
par un participe,
544, Rem.
qiii? 135-156.
quiconque, 151.
quoi dc t nouveau? 350,
Rem.
quoique, 527.
/• - — >- :. p. 15. n. 1.
raconter à, 571.
Rapport, 289.
re-, 298.
Réciprocité. 121.
Redoublement, 176.
Réfléchis ; pronoms— ,
117-120: verbes — .
167.
regretter de, 588.
réjouir; se — de. 588.
Relatif; voir Adjectifs
et Pronoms,
remplir. 566.
■ ri 505.
i < ponsable de, 365,
ressembler à, 371 .
révoqué', être — de,
363.
riche . être — en, 566.
Romaïque. p. 6.
g ■ — ►» /•. p. 45, n. I.
saisir l'occasion. 365.
sampi, p. 7 5, n. 2.
sans, 279.
selon, 28 , .t.
Sentiment, 388.
Séparation, 298: 363.
servir ô, 559.
seul. 149.
si, 555: — grand que
154: — nombreux
«pie. 154.
Signes orthographi-
ques. 16-20.
simple, 108.
sinon, 524.
Situation marquée par
le datif, 571-572.
sobre en, 564.
soin: prendre — de,
565.
soit! 155, Rem. I.
soit que, 519.
sortie, 298. ■
Souhait; comment on
exprime un — . 220.
sous, 289; 295.
souvenir; faire — . 558:
se — de, 559 : 505.
Rem. III-
Subjonctif; formation
du — présent. 161.
Rem. I; sens des
temps du — , 178:
— sans va, 216; —
remplaçant l'infini-
tif, 157: — délibé-
ra lif. 222.
INDEX ALPHABÉTIQUE FRANÇAIS.
249
Subordination ; con -
jonctions de — , 325-
540.
Substantifs; 52-77: —
adjectifs, 94 : com-
plément du — , 361.
succéder à, 359.
suivant, 289.
Sujet, 350.
Superlatif, 96-102; —
des adj. pris adver-
bialement, 101 : —
à suffixes, 96-98; —
irréguliers, 100; —
périphrastiques, 99.
Supposition; conjonc-
tions marquant la
— , 535.
sur, 294; 298.
surpasser, 363, R. I.
susceptible de, 565.
Syllabation, 20.
Syntaxe, 342-388.
tandis que, 352.
tant'jgue, 332.
tel, 129; un —, 146.
Temps; adverbes de
— , 270 ; conjonctions
marquant le — , 528-
534 ; compléments
circonstanciels de
temps, 356.
Temps des verbes,
168; sens des — de
l'impératif, du sub-
jonctif et du futur,
178 ; observations
sur la formation îles
temps simples, 197-
202, et sur l'emploi
des — . 211-225.
Timbre, 25; métathèse
de — , p. 47. n. 2.
tiers, 107.
tort; faire — à. 359.
toucher à, 565.
tout, 148.
tram-, 298.
triple, 108.
trop, 99, Rem.
trouver: se — par ba-
sa rd, 588.
U
ultième, 8, Hem.
un, 51.
utile à, 571.
Valeur, 561 ; 566.
venger; se — de, 359.
Verbes, 150-265; —
auxiliaires, 151-165 :
— intransitifs en
français et transi-
tifs en grec, »559 :
forme passive équi-
valant à la forme
pronominale , 121 ,
Rem. I; verbes pa-
roxytons (aûw), 177-
205 ; voix active,
formes simples, f 77-
178, et formes com-
posées, 179-185; voix
passive, formes sim-
186-187 a, et formes
composées, 188-196
Yerbes périspomène,
(xyanw et y.'.vû), 204-
209: voix active. 205-
207: voix passive.
208-209. Verbes en
ow, - û, 204, Rem.
Verbes en — fit, 209,
Rem. II. Verbes ir-
réguliers, 224-263.
Syntaxe du — , 581-
588. Accord du — ,
581. Compléments
des verbes actif».
582, et passifs, 585.
vers, 294; 596; 298.
vide de, 365.
Villes ;noms de— avec
l'art., 545.
vis-à-vis de, 298. "
vivre une vie, 557.
Vocatif, 54; 551.
voir, 588.
Voix active et pas-
sive, 166; —moyen-
ne, 167, Rem.
voici, 541.
vouloir, 139-163.
Voyelles, 3; — Ioni-
que, 8-9; quantité
des —, 6: pronon-
ciation des — an-
ciennes, 25.
W
ir,IU. p. "}. n- 2.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC
Les chiffres, sauf indication contraire, renvoient aux paragraphes.
p, — pçC0e; n. = note; R. ou Rem. = Ftemanjur.
Le tiret remplace le mot principal.
a. prononciation de
-,23.
-a, féminins en — ,
30-57; gén. en—, 39,
Rem. I; a pur, 56;
a non pur, 37; voc.
en — , 40, Rem. I;
quantité de 1' — , 4L
-S., 26.
ôt, 541.
àya6o'ç, 100.
àyaXXiû, 210, 1°.
iyiTTT), 58.
i-f<zicS>; conjug., 204-
208.
&yioç, 80.
à'yvioffxoî, 571.
à'yw, 200.
àywv, C0, Rem. I.
'Aôia. 72.
à/ôeXcpf). 58.
-Jcôîç. 50. Rem. II.
ïStjXo;, 571.
àôi:rxp:T0;, 99.
àS'.xw, 359.
àôûvaxo;, 371.
aÔM, p. 50, n. L
àsi, 270.
àr.oi.'jv, 60, H. III.
dWjp, 60.
dOiva-roç, 81, Rem. I.
'AOriva, 36, Rem.
"AOoiç, 49.
ai, 541.
aï8S\ 25.
aioc'j;, 65, Rem. II.
aipoj. 210, 2".
a!a8âvo;.iai, 588.
ais/pôç, 80.
2ÏÏ7T,:. 270.
ixodw, 196; 199. Rem.:
565, Rem. II; 388.
ày-pavr',;, 564.
àxpôiroXiç. 57.
dxpow;j.a'.. 565, Rem. II.
à),a;, 54.
'AAEçâvopsia, 4L
à^TjOîia, 4L
iurfir^ 85.
iA/,à. 518. R. I; 520 a.
iUayr,. 198. 3°. R. I.
xÀXdbTt... 198. 3°, R. I:
201.
àAAayôO;\i, 269.
àAAx/O'j. 269.
àAAr,Ao , 121, Hem. II.
àA}a'|Ao'j:. a;, a. 121.
Ï70w6 e v, 269.
i'AAO;. 147.
fMiwcs, 270.
jcaa<„: 8è, 517, R. III.
aAA<..: tc. 517. R. III.
à'A'o-f,:. 60. Rein. Y.
aaa. 270; 500; 330.
à;j.aO'f ( ;, 363.»
âij.apTàvw. 200.
àai-ro/o;. 565.
i';j.o:po;, 563.
à;j.o:pw, 363.
à'u.-îAi;. décl., 44.
àjiçtêâXXw, p. 157, n. 7.
■ia-i'.îS^TÔJ, 175, 5°.
àij.(pdx£po'., 145, Rem. I.
à;jL»OTÉpa)fj£v, 269.
iv, p. 176. n. 1; 535:
2v /ai. 527, Rem.
àvà, 277; 297; 29S.
àva6a£vw, p. 157, n. 6;
298.
àvaoaAAw, p. 157, n. 7.
àvay:vwi7xw, p. 158, n. 1 :
19X. 5". Rem. II: 199.
Rem.
àvayvtd^w. 19X. 4°; Rem.
àvayvwp:-:;. 198. 4'\ R.
ivaÇ-ficw, 298.
àvatpw, p. 131, n. 1.
àvaAa;j.Siv<o. p. 1 i6. u. 3.
ivaXÎCTiow, 198, 3°, R. II.
àv a [I : ;/v 7,7X0 ;j. a i . 565 .
Rem. III.
àvajj.'.u'/r^vuo. p. 11'.'.
n. 3; 558.
àvâ;'.o:. 566. ^
àvaitxw, 175. 5".
'AvSpéaç, 59.
252
INDEX ALPHABÉ1 un E GR! C.
ivSptx;, 53, Rem. 11.
T/i-"/i.iT2, 174, Rem. I :
198. 3 -. Rem. II.
ivfcYvwoôïiv, 199, Rem.
xvixseev, 279.
ïvôjAO axàv . [i 150, n 3.
ivéïxou xxx" , |>. 156, m 3.
ivE-ÎOSXTOÎ, 505.
Jvey. 279; 297.
ivÉ/OU-OU, I T."). 3
àv:y.i. 36-
â/f,/.'o. v. il t.. 224.
îvÇmw, 198, 3°, R. II.
xv/,p, rfécl., 64, Rem. I.
iv6éÇw, 249.
xv6tTca{iai, V. irr., 215;-
298.
5v6aç, 50. Hem.
îvOpwreos, décl., 43.
îvtffoç, 371.
'Aw(6aî, 39, Rem. I.
àvoîyw, 175. 5°: 198, 3°.
xvppOjû, 175. 4°.
xvxàjia, p. 167, n. 2.
àvxajjuôvti), p. 167, n. 2.
ivxavxx7\Û>, 210. 1°.
ivcavsxXasa, 210. 1".
àv-i;'.o;. 566.
àvTSGTxOi)v, 245.
àvxéffXT,V, 245.
ivxs/w. 240.
ivrl/289; 297; 298.
ivT'.y.af)'.-Tw. 298.
àvxtxpô. 2(39; 301.
xvxiXau.6xvo[Juxi, p. 149,
n. 5.
àvT.Ai-'-j). p. 140. n. 4.
ïvw, 100. liera. 11:269.
àvwOsv, 26 '.
àvàxaxo;, 100, Rem. II.
ïvwxspo;, 100. Rem. II.
àvwosXfjî, 57 1 .
ï:-.o;, 566.
iôpaxo;, 81, Rem. I.
ïltays, 341.
àzayoprj'o. 571 .
i-a/./.àTT'j). 170. 2°: 303.
Stoç, lis. Rem. I.
à-i-'.-.: 'yx, p. 120, n. -■
■icftxvov, 200.
iifiXuvx, 171. Rem. I.
dhrfvavxi, 269; 391.
ivfyw, V. irr., 249.
iid{k<x\j<j<x, 175. 1
-jt-f,>.>.ï-;;j.ivo;. 176 -
ï-aoC;. 82, R. I: 108.
XTtAOÔffxaxOî, 98.
XTti\ouffxepO«ï, 0H.
îitvouç, 82, Rem. II.
iicô, 281 : 297; 298.
i-o. 199, Hein. 11.
aico6a(v<i>, 559.
ivoffkèm, p. 129, n. 2.
àiMÔetxvûw, 298.
xtcoSîSw, p. 158. n. 5;
298.
a-oOvr>/.w. 200.
àiïtîxpewî, décl., 49.
i-rroXa-jo). 175, 1°: 364.
XTOÎX'Xupu, p. 1 19. II. 1.
à-oAAJw, 109. Rem.
àzo ;j. xxpûvu . 365 .
xirojxavôâvto, 298.
à-oviuw, p. 141. n. 2.
â-Boppïitxu, 298.
aTTOpio. 505.
àitoxeïvw, p. 141. n. 6.
à-oTiuvw, p. 120. n. 0.
jtTCOTuyjravo), 505.
à-o~£'>/w. 559.
iiroytopîÇw, 505.
Sirrotiai, 565.
à-wA£ï6-r ( v.. 199. Rem.
xiwixaxoç, 100. Rem. II.
à-jcwxspo?, 100. Rem. II.
apa, 274. Rem. II.
apa. 522. Rem.
apà ys, 274. Rem. I.
"Apa;, 53. Rem. III.
àpyopâ, 25. Rem. II.
ipyopaî, 20. Rem. I.
àpYupoûç, décl., 82.
ioés'/M. 198. 5°, R. II.
ipêX - /,, 38.
"Apr,;. 65.
ipiara, p. 71. n. 4.
1 ,;::w. p. I |6, Il 1
j: --. : , !
ipiarepdOev, 200
ip'.ffroî, p- 70, ii J
Av.7TOf7.vr,;. .'pX
ipxexfiç, 144.
ipxoimwî, 207.
/./ , 210, 2»; p. 236, n. i.
âp-â>. 201.
Spxi, 270.
-iy/r,;. 40. Rem. I.
àv/v... ]>. 197. n. 7.
îpyopia!, 505: 3XN.
iv/'.i. 505. Rem. I.
-i;. noms en — . 39.
5;. plur. des noms
en — . 59, Rem. II.
à;. 217
as*. 199. R.: 219, 1 .
x<je6Vjç, 85.
KTi)(iévto;, p. 60. n. I .
-«oOtiv, 210. 1°.
âsTpa—/,. 58.
Saxo, décl., 62.
XfftpaXVjç, 85.
xufWj|iepov, 270.
xôOwpEÎ, 270.
xùÇàvw, 198.1". Rem. II.
xCpiov, 270.
-»ja. 199. Rem.
xSxt), 125.
xôxô8ev, 200
auxôOi, 269.
xuxoxpdcxup, 60.
x-jxoç, r,. d, 115; 126.
xùxoaxiY(l£(, 270.
xûxou, 269.
xûxoû, 120. Rem. II.
xuxoxpîîjta, 267, R. II
à<paipû>, p. 151 . n. 1 .
xçée-rjv, 226.
xçsijiévoç, 226.
Soeç, 220.
xçîixa, 226.
à'ff,ia, p. 157. n. 3.
àç-faoç, 226.
icpVjaaxe, 226.
àcp-rjaw, 220.
NDEX ALPHABÉTIQUE GREC.
àç)tT,ji.i, p.. 137, n. 2.
K9txvoû(jiat, v. irr., 225.
ii'.y.ôav. p. 102. n. 2;
225.
iaîvco, v. irr., 220.
^•/Ot.v. 225.
à-j.' otou, 331.
à;' oo, 531.
à/. 341.
i^api;. 84. Rem. I.
a/v.(;i. p. 154. n. 1.
ï/yyj;, 82. Rem. II.
- àw, 204.
-âwv, 51 .
, B
p, prononciation du
— . 5.
Paôswç, 207.
£â8o;, 59.
P«6à;, 88.
paôtkaxoç, 97. *
paôÙTspoç, 97.
paJvw, v. irr., 227.
pâXXw, v. irr., 200, 228.
pNfcvauiraç. 81. Rem. II.
pdiCTio, 201.
pàpêapoç, 81. Rem. II.
Ba<x'/ptT<i>v, GO, Rem..I.
[iasiXsaç, p. 40. n. 3.
^a-iAî". 25. Rem. I.
j3 3ï'.),3Ïa. 30.
fJaŒ&eïç, p. 40. n. 5.
pauiXeûç, décl., 55.
[;i3/.avo;. 81. Hem. II.
PatrcàÇw, 229.
Psêatw, eonj., 204. R.
pe6afo>ç, 271.
^eêpeyjiivoç, 22.
'ii/.T'.rco;, 100.
jJsXxfov, 100.
pi6Mov, 45. Rem. II.
ptaircto, 201 ; 359.
pWràvw, 198, 1°. R. II.
V/.iTt-o, 200; 388.
'y'jof.o;, 81. Rem. II.
V/ipâ;. 39, Rem. I.
poraw, 198. 5\ Rem. II.
fJoOç, décl., 00.
poÛTopov, 45.
PpiStov, 98. Rem. I.
ppaSùç, 88.
V.i/w. 198, 5»; 201.
|ïp!6w, 560.
Ppov-CTi, 38.
Biipwv, 60. Rem. I; 72.
-6w. 198. 2°.
£Û, 227. •
Bc>>8eàx''p, 72.
y. prononciation du
— . 5.
raa<5sTTa;. 59, Rem. I.
yauv>'.o;. 81. Rem. II.
y'aairfip, 64.
Ysypajx.fisvoç, 22.
yeiT(5voi, p. 52, n.
yeitwv, 60.
-;f/,<o. 210. 1°.
•'iAio;. 55. Rem.- II
ysjiîÇw, p. 198, n.
ysvoixo, 250.
yévoç, 59.
yévou*, 51.
yépwv, décl.. 60, R. IV.
yÉtpupa, 56; 41.
•-?,pa;, 54, Rem. T.
yï,pijy.<:o, 198, 5°, R. II.
-;r',çaTo;. 34, Rem. I.
"f',pfj,-, 54, Rem. I.
yîyaç, 53, Rem. II.
yivojJtat, v. irr., 230; 350.
yivwffxw, 251.
['x^T:. 72.
r/.io7T(ov, 60. Rem. I.
y/.o/.ô;. p. 65. n. 1.
y\uxû;, 88.
yXwaua, 37
yvoûç, 231.
yvw8t, 251.
yvwptÇiù, p. 120, n. 3;
176. Rém. II: 198. |»,
Rem.
"or. 571.
:::. 55.
yôvu, 70.
pi^oj. 201.
piv'.yov. 61. Rem.
pÎTioç, p. 39. ii.
pîçoç, p. 59, n.
•j[nxz:6.y/ i^. 40.
o{ivâi'.ov, 43.
wrç, décl , 67.
yûpoî, p. 59. n.
--<<o. 198. 3'.
3, prononciation du
—, 5.
Sayxdvw, v. irr., 252.
ôi/.v.j, v. irr., 232.
Sânoç, 59.
Se, 318; ô Se, 147. Rem.
Set, v. irr., 233.
8sîx.vu|ii, v. irr., 209.
Rem. II; p- 138, n. 2.
Ssixvûw, v. irr., 209,
Rem. II: 234.
SeiXdç, 81..
ô:rva, 1 40.
Séxa, 103.
Se y. a /.:r/':'i. '.a, 105
Séwrcoî, 105.
Sèv, 271; 272-274.
oi;aîOî, 589.
Seljiâ, p. 146, n. 1. »
SeÇiâ, 269.
Se|i«56sv, 269.
Seop.au, v. irr., 235.
Sépw, 201.
8e<tto5Ço>, 565. Rem. I.
Se<ntoiv(s, 543.
SeaiwJxriç, 40. Rem. II
Ss^Tepoî, 105.
SéxÔTjTs, 389.
Ôî/0?-£. 389.
8f,8sv, 271.
ôr,>.3c-/r,. 323.
S^Xot, 26. Rem. Il
ôr.'/.o;, 371.
254
I.NDKX ALPHABÉTrOI I. «.Ht:*:.
A^ji^TTjp, 64, Rem. Il
ATjfJLOffôévTjî, 58.
Ô7)|10ff^, 267, lVlIl. I.
■<i:><,- : .i„:. 267, l ;«'in i
ôr,;jOT'.'/.r,. p. 0.
8ià, 28*; 297: 29»
6ux6atv«< p. 157. n.6; 298.
Siayivûxrxw, p. 1 17. n. 3;
p, LIS. i,. 1.
ôiaofyoua:. 359.
8ia8£8ETat, 225. Rem.
SiaSiSw, )>. 158. n. 5.
SiaipÛ, p. 131. n. 1 ; 298 .
8 laxexp : ;j [lévo ;. 176.
8l<XX<5fflOl, 2'., a. 100.
8iaxffst8«niç; 105.
oiaxpCvco, 505.
v.2A^;j.Çivt.j. p. 140, n. 5.
o.aAE/TO:. ii.
Siapisvw, 298.
v.i va. 536.
8iavé(xw, v. irr.. 198:
252.
Slà TravTo:. 148, R. II.
ôii-AOor, 47: 66.
3tapp7)ywkt>, p. 122. n. 5.
SiaoTOÎpw, 298.
ô.aTâïjoj. 559.
o'.xtîAoj, 350; 588.
ôia-ojyw. p. lil. n. 7.
Sia<pép<i>, 563.
o'.açrJyio. 359.
S'.àçopoç, 563.
'/ôiïxw. 198. 5'. R. II;
558.
8t8o», v. irr.. 209. R. II:
256; 571.
StSwfii, 209, Rem. II.
otÉva-pK», 198; 252.
Sispjrrivstjç, 55.
3nr)yS0{Mll, 371.
Sîxaioç, 80.
8îx7jv, 502.
Stxxuov, 45.
Si' o et Siô, 526. Rem.
8itS-it£p, 522. Rem.
SiÔTt, 526.
ô:-Aa:. p. 50. n. 2.
Stiààoioî, 108. Rem
6iir7\oO«, 82, R. I; W8.
o.;. 315, Rem. II.
8iaaxartO(j [lûpiov . 108 :
106.
8 -./ .'i.-.-x. Il 15.
8tya, 57.
210. I'.
8i(î)xw, 19X. 3«
SiûpoÇ, 55. Rem. I.
8<Sv, 2ii7. Rem. I\'.
ôo;a. 57.
8<5pu, 70.
8<5ç, 230.
ôot:. 250.
Sot;?, 256.
SpdtxciH* GO. Item. IV.
ôoi;j.a. (il .
SpadTT^pioç, 81. Rem. 11.
8pâTTOjj.av, 505.
Spûç, 56.
Stivajiai, v. irr.. 175. 1":
257.
Sûvoejnç, 57.
ôuvxcéç, 571.
oJo. 105.
SuffTjpéax-riffa, 17 i. R. II.
SûaxoXoç, 81. Rem. I.
o'j-t'j/t',;. 85.
-ow. 198, 4".
SwSsxtx, 105: 109.
ôwor/.aTo:. 105.
Suoedwfc 267. Rem. II.
s. prononciation de
r— . 25.
S, 541.
èàv, p. 170. n. 1 : 555
Éauxôv, t',v. ô. 120. — ;j'/j.
p. 82. n. 1.
È6aAov, 200: 228.
s6à<jxaaa, 229.
£€2"-;/9t,v. 229.
i€iav. 201.
iêôo tiT|XOVTa, 105.
O'.O J f,/.07T0r. 105
:ooo : jo-. |H5
VKl
io'/.uo/,/. 2ll|.
•/V-/TÏ. l'.ix. | . |;. il
fo'Aà^Ov- 201.
:o'"/.r>,/. 228.
CO07/.f,TÏ. [90, 5'. R. II.
c-o'oi/v- 2(11.
, k§Sj -, .
È6p*X^v, 201.
ÈyyûBe* 266
i-;--;:. 2119.
; xi, 359
iyeiva, p. 157. n. 8.
èyeîpto, 238.
êyéWa, 210. 1 .
£-;îvo;j.V. P- 102. II. 2:
230.
iy/jpawx, 198. 5 . R. II.
syiva, p. 157, n. 8.
i-'/.caTr',;. 564.
lyvwv, 251.
Èyvàpioa, 198. 4°. Hem.
èyvwpifofrrjy, 199. 4».
iyvwpttTfiivoç, 17<i. R. II.
:•'/() 73. 251.
i-'v(,'j70f,v. 251.
iypdbcp^v; 201.
Èyt!)^ décl.. 115.
ÈSdcyxaffflB, 252.
iôivr.v. 201.
sôdpflTiv, 201.
iôrr.v'v, 235.
:oït,7£. 255.
ISeï, 255.
j'o£:ïa. 254.
iÔ£;àav. p. 102. n. 2.
è'or,;*. 252.
ioio*;*. 198. 5». R. II.
sSfcJwKia, 210. 1°.
iô"{yr,7a. p. 150. n. 5.
io^;a. 198. 5°.
£Ô'.(I)/6t,v. 199. 3°.
£ôo>r,v. 256.
, E8o'jàp5o& 72.
ïôisty.ov. 261.
i8ti>xtt, 250.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC
365
b8w, p. 250. n.
ï8wxa, 256.
i. s., 110, Rem.
ëç>&», 211.
il'ÛjfJv. 199s Rem.
s6e>u3v:c. 198.
iOîpuivfj^v. 199. 1'.
lOsiTa, 198. *>; 5HÈR
Ë67)xa, -J42.
ï<it;j. 210. 2».
è ibïa. 210. I".
eOa^t,v. 2M«.
il-/Hi 25. Rem. II.
ï'1-nz, déel., 59.
Èflpa<3s6ïjv-, 199. Rem.
», 26.
-«•-, 26.
-si, 26.
è.:. 13; ."35; — /.y.i. 327.
e!. 137, Rem. II.
Et SI ;j.r,. 524.
eîâav, 200.
sîSmtotfâ, 175, 5 p .
eï6e va, 220: e:6s va ;j.t,.
220.
EixàÇw, 175. 5".
Et x«i, 327.
EixavîÇu', 175. 5°.
E^Offl', 105.
EÎy.osTO:. 105.
Eixciv, 60 et Rem. III.
::Af,a;j.:vor. 247.
s'.Ay.'jTa. 175. 2°.
: : .A/.Ô7'jr 1 v. 199. Rem.
Et[xat, conjug., 131-158.
e ; .;j.t„ 324. Rem.
stvsn, 151.
Elire, 200. H.-m. I.
eÎtcov; 200: 248.
îio-'ioO^v, 175, 2°.
r.vr^j.Évo:. 2i8.
eîp7jv£ua), 175, 5°.
si;; 15; 278; 207; 298.
il;. 27: 51: 106: 159.
-e«ra, 199. Rem.
EÎaàTU, ]». 119. n.9; 298.
Etsiçw, p. 1 19. n. 9.
Etagflttwo', 298
zl'-yii;. p. 119. n. 8.
ska, 270.
ewk, 21.
8ÏT6, 519.
sl/ov. 175. 2".
êx, 15: 282: 297: 298.
Èxiï)v, 201.
f/^OiTa. 244.
i/.dA£Ta. 210. 2 ».
ï/.y.[j.z. p. 120, n. 4.
Èxafiov, 200.
Èxàitviaœ, 198. i . Rem.
É'xaarcaç, 145.
iy.isTOTî, 270.
ixàxspoç, 145.
ixaTE'ptflaesA, 269.
iy.aTo;j.;j.'Jp'.ov, 106.
i/.a-ov. 105.
i/.2TO"o:. 105.
statuai, p. 121. n. 2.
sx&twft*, p. 157. n. 6;
298.
Èxôiou, p. 158. n. 5.
Èxôtxb'ûpzu, 359.
i/.ôv.j, 358.
iy.sr. 269.
ixEÎÔEV, 269.
fyrrvo:. 127.
iyîrcjj, 269.
ÈxÉpaffa, 210, 1°.
iy.Aà^r,v, 201.
ÈxXauafrrçv, 199. Hem.
IxXÉyw, 248. Rem.
êxXeîo6t)v., 199, Rem.
ÈxÔTOïVi 201.
kapéaStp, 199. Rem.
Ixod/a, 198. 2". Rem.
è'xTtaXat, 270.
èxtlXi^xxu, p. 122. n. 2.
i/.-vîM. p. 119. n. 8.
i^z[j.y;~7.. 210. I ".
ixvf',-'vj;j .2:. p. 122. n. 3.
ixpoiSaflï|v, BSD, l!em.
Ixpiiffijv, 201.
Èxpûtp&V, 199. 2": 201.
Èxpu<J/a, 198, 2", Rem.
ÊXflôç, 503.
e'xtoç, 105.
ev.tote, 270.
ixuXwÔTfjv, 199, Rein.
ÈÀaSov, 200: 2i7.
ÈXaflov; 200.
iAavOàrOr.v. p. 120, n. 7.
i/.xc;7».)v. 100.
iAi/:—oç. 100.
D-a/ov, 200.
i a et, ;j.fov. 84.
.IXst^a, p. 120, n. 8.
ÉA^a:. 55, Rem. II.
iXi/iJf.v. 248.
èat'.^Ov. 247.
ëaOë, 200. Rem. I.
ea:-ov. 200.
éax-Jw, 175. 2°: 199. R.
'Kaaxç, 55. Rem. II.
"KAAf.v, 60. Rem. I.
'Eaat;vL;. 55, Rem. II.
'K'AAf.V^l. 51.
eaà ;-/,;, 563.
È^OUffCC, 198. 4>.
eaovsOv. 199. Rem.
È>a8ov, 200.
Ètiauçriv, r'.v. 118.
su6âX/\ù>, 2g.
eue, 115.
ÈaE:o:aja, 210, 1°.
ËaE'.va. 198.
s'u^w'Jr.v. 199. 5°.
suus'vw, 22.
E' ; j.vr,7a, 198, 3% R. Il :
199, Rem.
i;jvr l -0r,v. 199. Rem.
e>oî, 113.
z'j.'j;. r„ ov, 122.
SJAOfi, 113.
è;j.-as/(,>. 22: 298.
è^iwéci), page 1 19. n. s ;
298.
Ê[j.iro8£Çw, 175, p.
Èjxitpo<j9Ev, 269.
iv, 15: 2Sii: 297: 29S.
Èvàxtî, p. 75. n. 2.
é'vïvt:. 2t;:i
i/2vT{ov. 2(19: 5114.
Èvavrio&f*»i, 175. 1".
Z'ïzt];. 363.
256
INDEX ALPIIABÉ1 [QUE GREC.
evSexaj, 103
EvSéxaTOç, 103.
100, Rem. Il
ËvSo|o«, 81, Rem. I.
:/'>;-ito;, 100, Rem. II.
IvSdTepoç, 100, Rem. II.
ivSûa), 358
É'vêxa, ti8~» . 291
êveWjxovra, 105
Èvev7)yM)ffT<Jî, 105.
ëvevti, j). 07. n.
Mat, 209.
bv6ev, 269.
ivOou'^i.), p. 119, n. 3;
358.
èv9ufiou|iài, p. 111*. n. 3:
359; 365. Hem. III.
svi, p. 97, n.
Ivmk, «i, x. 143, R. IV.
èvtoTe, 270.
iv;-fOT,v, 22 a.
Iwaxoç, 105.
swéa, 105.
Èweaxôaia, 105.
swsaxQffiOffxôç, 105.
ivvoû, 175, 5°.
ivaixiiÇô), 175, 5°.
iv osw, 352.
ivo/Aw. 175. 4°.
r/o/o:, 365.
é'vç, 27.
ËvraOea, 269.
ÈvTeûDev, 269.
Ivxtjioç, 96, Rem. I.
ivxôç, 305.
iv ToÔTo::. 321.
iv Til> ïjj.ï, p. 107, n. 2.
iv (L, 352.
ivcj-'.ov, 300.
ivwpîç, 270
i;, 13; 282.
n, 105.
i;i-;w, p. 119. n. 9; 298.
Èl-aipeaiç, 57.
ii-aipw, p. 151, n. 1.
iÇâxt;, p. 75, n. 2.
iray.OAOuBâ), 388
i£ax6?ia. 105.
:://.OT.'/-T', ;. 105.
iÇetXgyiuvo;. 2 5N. Rem.
'■;',-'. p. 122. n. 2.
îÇeppiyTjv, |). 122. n. 5.
i\lûpta, p. 120. ii. ."..
i;i/«... 240
::/,/.0/Tï, Ht.').
i;f,/.OTTo;. 105.
:: foou, 105.
i; 8tou, 331 . Rem
f: o5, 331, Rem.
ÏÇuffa, 199, Rem.
iÇiioÔTiv, 199. Hein.
IÇw, 269.
sÇweev, 209.
iîo/Ar,;. 85. Rem.
i-a.vw. 210. 2°.
imiÇa, 198. 3», Hem. I.
'Eita[ietvû)v5a<, 59, R. I.
iitavaêXsirti), p. 120, n. 2.
licaveîSov, p. 120. n. 2.
i-av£.AY,;i;xivo;. 267.
:"-ar/ov. 200.
ËTrwJptov (t?,). 270.
frauda, 198, 4».-
i-::v/„ 325.
izîivasa, 210. 1°.
i'-ciïa, 198, 4°.
È3tsCo6tiv, 199, 4".
i-îiTi, 270.
i-i;j.-;f)r,v, 199. 2".
iiœ<jov, 200.
iiCTJvs<ra, 210. 2°.
l-r,;a, 255.
i-i, 294: 297; 298.
ÈTctêaîva), p. 137. n. 0:
298.
ïr./A'hiM. 298.
i-^Aaêr.ç, 571.
Ëmypdçw, 298.
ï-:ïzv.-:v.6;, 505.
i-.6i/o;j.at, p. 197, n. 2.
i-.Ojaw, 305, Rem.
iTTiAau.6âvo 4 aai, 565.
i-:Aav6âvoij.a., p. 195,
Hem. III.
i-:'/.r,zb; 1 .;. p. 197, n. 5.
ir.:[j.z'/,f t ;. 85.
i-:\)z'/.'jij y.:, 565.
:--.;j:'v.j, 388
Ëitiov, 200.
JTioûaav t( , jTo
iir£orjç, 268.
Emmiftqv, I99, 5
BuCareuaof, 198, i .
i-.7Ty,;j./,. 38.
t-K:zpiitu, 371.
i-'.To-yi/M. 365.
i-Aà V f,v 201.
i-Aixf,v. 201.
:-/.ï7i. 198, 5». R. II.
É-Ai^v, 199, Hem.
:-/.:;». 1UX. 3°.
IitÀeuott, 256.
i-/.i/0v, 22 a; 201.
i-vjjjOv. 199, Rem.
i-vi-'V, 201.
é-o;jiivw;. 267; 322.
êitdveaa, 210, 2°.
è'-pr.Tx. p. 119. n 4.
i-p-i^Or.v, 199, Rem .
lircd, 105.
iitrdxtç, p. 75, n -
i-Ti/.oT'.a, 105.
i-Ta/.0TLO7-:cJ;, 105.
Ëirnîc6T)v, 109. Rem.
i-iotpEAoOax'., 565.
èpvâÇoiiau, 175, 2°.
ïyr,y r j;. 563.
soi;. 53. Rem. II.
èppdynv, 201.
ippàçijv, 201.
Ëppsuâa, 2o7.
icpT,f)T,V, 248.
ïpprfea., p. 122. n. 3.
r Eppîxoç, 72.
ipptpijtsvoç, 170. H. II.
è'pouT^î, 258.
i'optoTO, 258.
È'p/ojxa:, 200.
èpû(jLai, 210. 1»; 365. H.
-Wa, 199. R.; 210. 2\
i; iïî, 270.
iîâ-T,V, 201.
iisêàTÔ-nv, 259.
i7EÎs6T ( v, 195. Rem.
INDEX ALPHABKTKJUE GREC
-é<xOt.v, 210. 2°,
isxdrfr.v. '201.
= 70. 155, Rem. I.
Èairàptjv, 201.
ÈffTcapjtévoç, 203, R. II.
£7-a7a, 210, 1°.
îï-c'jcra, 198, 4°.
èaTâeijv, 243.
£7txay,v. 201.
iorra^jjiévoî, 203. R. II.
-is-zx-oz. 98.
ètts, 155, Rem. I.
£773. >.a, 198.
È<TTÉva|a, 198, 3", R. I.
6ffrspii{iivoç, 17a, R. II.
-ETTcpO;, 98.
i7-r,v, 243.
:77r,7a, 213.
est:, p. 97, n.
èffTpa{i|xévoç, 205, R. H.
£77001»^, 201.
c'ïtoj. 135, Rem. I.
Êuôpa, 198.
È<r<pi-pjv, 201.
issâ/vr,-,, 201.
ÈVfaXov, 2(J0.
i7f.-';j.£vo:, 205. Rem. I.
£Vf:7; a. 198, 5".
êaxaxo;, 100.
io/à-ruç, 270.
£7/ov, 160, R. I: 240.
£7w. 269.
ÈWjEV, 209.
iTi6v, 260.
STiçTjv, 201.
i-if>V, 242.
êtsxov, 200.
i-r£A£7a. 210, 2".
£T£;j.OV, 200.
ëtepoç, 147.
Iti, 270
iT-xr'/Jv, p. 120, n. 9.
iToâ-v, 201.
txpâsr,v, 201.
iTpî6-nv, 201.
ët-j/ov, p. 120, n.5; 200.
Eçayov, 200.
£>'£, 541 .
£'j -•£'/•/,;. .S 5.
Eoyvwy.wy, 84.
£jôai;j.ov£77a-:o;, 98.
£Joa'.;j.ov£7Tîpo;, 98.
etîSatjAÔvwç, 267.
sûSatfjwuv, décl., 84.
£j£A-:;, décl., 84, R. I.
£'jT ( pyc'Tf,7a, 174, R. II.
EÛ8ÛÇ, 270.
e3(iop»oç, 81, Re.n- I.
sOvouç, 82, Rem. II.
£'Jvo'J7T:a7o;, 98.
EUVOÛOTEpOÇ, 98.
EÔTOie^ç, 85.
EÔirop<d,p. 158, n. 6; 566.
eSge, 200, Rem. I.
c-jps, 200, Rem. I.
c:pÉ8v, p. 120, n. 3.
sûpûnuo, 175. 5°; 200.
eSpov, 175, 5': 200.
sûpuç, 88.
-£j7a. 199. Rem.
rJTjyr',;, 85.
£Jt - j/'.7U£vo;, p. 226, n.5.
z : Jyo\ixi, 259.
i'/, 16, Rem.
£>àvr,v. 201.
ÈçâpSuva, 198.
È'fÉTOÇ, 270.
??Epa, p. 120, n. 10; 198.
è>ôipT}v, 201.
£s6ap;jLivo ; , 203, R. II.
Èo6ps<ia, 210, 2°. ,
iz' O7ov, 532, Rem.
È'fpàyïiv, 201.
i-fpâ/Ov. 201.
îijyov, 200.
i^A*;*, 198, 3°, R. I.
È^âpTiv, 201.
i/pbOr,-;. 199. Rem.
ï/jzt., 263.
È'/w, conjug., 159-165;
240.
i^a/.a, 19S.
i'|â\8v, 199. 1".
ëm; Oto'j. 554.
EU; OU, 55 i.
Za: ;J .r 4 :, 40, Rem. III.
;É7Tr„ 58.
ÇEÔyvujii, p. 150. n. 2
ÇsuYvùw,p&138,n.2;241.
Zsûç, décl.. 68.
Ct.to), 541.
Çuyôv, 45.
Çû8oç, 45.
->. 198. 5", Rem. 1 el
4°, Rem.
^ôi, conjug., 209, lï. I.
!<.'jvvoat, p. 119, n. 7.
Çtowôw, 199, Rem.
H
r,. prononciation de
T-. 25.
-r,, loin, en — , 38; gén.
en — . 40, Rem. 111 :
voe. en — . 40, R. 1.
-?,. 20.
r,, 319.
r,, 130. Rem. I
"r.-^-'Ov. 200.
V'a/./.iaîï. 210, 1°.
V;£'.pa. 258.
fjvsjwiv, 60.
r,--£pfJf 4 v. 238.
r,-'Oj;ja.. 363, Rem. I.
r,-;ojv. 325. Rem.
-•7,o£c. 40. Rem. 111.
y,ôy,. 270.
■f,oi7-fo:. 98, Rem. I.
f.StoJv, 98. Rem. I.
r 1 ôv//,l)ï,v. 173. 1" 257.
f^ùrixToç, 98, Rem. I.
^SÛTEpoç, 98, Rem. I.
/,o..//. 40. Rem. 111.
r/Ji/.r.-x. 175. 1".
-f,ljY,V. 211 i.
•T|6oç, 3'.».
7, via 7 a. 175. Rem. II.
: i ;/.:--. x. 271 .
^xoOofl-riv, 199, Rem.
r.VVJov. 200.
258
IVhEX AI.IMIAI'.I.I lui E GJIEC.
f,7v.x:W|jivo;, 99.
ijà&yrp, '201.
v.>.ï;7. 198. 5-, Rem. I.
;,/./, à/ <)Y,v, 201.
T,|xàpxiriff«, p. 120, n. 1.
r.jjuxpxav, 200.
r.jMEî, 113.
y,;j à; ïùTOÛî. 1 18.
f,;j.3:;. 11".
f^jiévo;, 204.
'f,}jipa, dé cl., 36.
?,{A£poî, M, Rem. II. -
r,;j.£pu>v, 51 .
r,;j.-7:',o:. ?.. OV, 122.
', ','','■ '52.
fjjiiv, 113.
■^[ilffuç, £'.a, u, 10".
jjjiiatôtaa, IT5, 1 ,
fipt-Kopw, p. 120. n. .">:
p. 138, n. 6.
i^.z'.i'Ji^f^ï. 175. 3'
r/ji'.iv. 1 15.
ijv, 201.
■rçvàvxasa, 198, i". Rem.
•f,vavT'.(oOr,v. 175. 1°.
f,va<J<a, 175, 5°.
•f,v£-;/.ov. 200.
•f,vr/fJV- 175. 5°.
r.vo.ïa. 175. 5°: 108. 5".
t.'/v/Ov- 109. "->"■
■? ( viî)p6(oaa, 175. 4".
r/A.V/AT^a, 175. 4°.
•?,;£ ûpw, p. 120. n. 5.
î|irap, di'cl., 70.
"Hirètpoç, 44.
fyâaoV. 210. I".
r.oj;j.o:. 81, Rem. II.
T.pewa, 198, 5". Rem. II.
ji'peaa, 210. 2 .
r,ç/ïâ;i.r,v. p. 102. n. 2.
•f,pTa-;T,v, 201.
V-à7f)v. 201.
rçpwç, décl., 55.
-r,:. noms en — . 40.
T)<ra, 190, Rem.: 204.
r',Tj/oç. 81, Rem. II.
■Ôtoi, 525. Rem.
r,2A'>;f,7x. 174' Rem. III.
i^t',i-,j . p. I0.">. ii. I .
i 1 75. Rem. 1 1 ;
Pis. i". Rem. Il
i-/: r.'j /'/.;. 170. 2°.
<;,-.. /i-~'- p. 105, II. I.
VV.'>.'- 239.
,,/v. '25. I!. I : 63, R.
'i ;/<■>. < I <■ < • I . - 63.
8, prononciation lu
')-/. 155, Rem. II.
bâCiiSLScu, 57.
Oi— m. 201.
Bîttov t. p>£8u>v, 98,
Knii. I.
0:7.-.,. 150-105: 175. R
Bspàicwv, 60. Rem. IV.
< ii'j\}.-j. ; :ii.>. 198.
Béxw, v. irr., 198, 4- >:
209. Hem. II: 242.
f)T,V, 190.
fji-'-'ivw. p. 107. n. i.
f)'--io. p. 107, n. 4.
fùVj..). 17G. Rem. 1:201.
b\C>. 210. 1°.
ôpatjw, 190. Rem.
6pî';. 53. Rem. V.
OuyaTTip, 04.
Oôpa. 56.
-8o>, 198. 4".
8wiiS<^ 59. Rem. I.
I
-•.. nom^ en — . «à,
Rem. II.
ioé, 200. Rem. I.
; .ôia. 56.
tiiatrcspw;, 207. I'.em. I.
•v./.o:. /,. ov. 125.
ioîuç, 207. Hem. I.
iS'O'j, 5 il.
[speû;, 55.
'It^oûç, 47.
îxavôç, 566.
lxavw«, 268
•>.:>.,;. 82, Rem. IV.
i(jlov »>i . Rem.
•va. 155. Hem. Il
-tev, nom-, en
Rem. II.
'■-.--.'j-... 55.
■--<,;. 45.
-taa, 199, Rem.
fjoj, 371.
:--■/■> y... 243.
ïffTT,|xt, v. irr.. 269,
Rem. II-. 243
-19T0«, 1l»0.
i«w, v. irr., 2iio. R. il.
2i5.
'•-■/■j'/,-^. 96, Rem. I.
îa^iiç, 50.
ïatôç, 271.
•yOJ. 50. Rem. I.
i/OJ;. 56.
i/fjô:. p. 10. n. 5: p. 47.
n. 1.
'Id)6, 72.
K
y.aoT,:, 40. Rem. III
xa8', 17.
y.xf)' â, 352. Rem.
y.aOa:o(o. p.- 13.1. n. 1.
y.a f )ap:-j0j7a. p. 6.
xaBapÔç, 80; 565.
y.à f )r,;j.a:, 244.
itaB^ptevoç, 244.
xa8îÇti>, p. 140. n. 1.
y.a')i7Ta;j.a:. 245 : 550.
jcaOtaxw, v. irr., 245.
y.aOo;;.'./.o-. J ;jivï r p. 7.
y.aO' Sffov, 332. Rem.
y.aOw:. 328. Rem.: 55*.
*al, 317.
/.y.': iv, 131.
xaticep, 527.
Kdiw, 196; 201.
y.ay.'r.v y.a/.w;. t 267. R. II.
y.a/.'.TTX. 101.
y.7.y.:7TO:. p. 70. n. 1.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC.
2a9
xaxoXoyw, 359.
y.a/.or. 81 ; 100.
x*xû;,p.72, n.;iHM : 2<">7 .
xiXXi<ixa, 101.
xâXXKTXOÇ, 100
y.aXÔ;. 81 : 100.
KaXoûuac, 550.
KaXûxëpov, 101.
xaXûxspoç, p. 70, n. 2.
KaXu<j«j>, 63.
*aXw, 210, 2°.
xaXûç, p.72.n.: 101; 267.
xà{i.vw, 200.
scavrfç, 142.
xaicvîÇw, 198. 4 J , Rem.
y.àzo'.o:. p. 214, il. 1.
y.xpyapiaç, 59.
xaxà, 110:289:297:298.
xatxaëaîvw, p. 137, n. 6;
298.
■/.axxÇxXXw. p. 137. n. 7 ;
298.
■/.xxâ-'o;j.:c'.. 298.
X«xaXa|i6âvb), p. 140,
n. 3.
xaxavaX(axto, 198. 5°,
Rem. II.
xax' xvsfiou, p. 156. n. 5.
xaxavxw, 245; 550.
xaxà màvxa, 148. R. II.
xaxaicX/\TX<», p. 122. n. 2.
xaxappoTj, 47.
xaxàppouç, 47.
xaxapûfiai, 210, 1°.
xaxaT/oj. 240.
xaxeitXàynv, p. 122, n. 2.
xaxéffXT)<ra, 243.
xaxsayov, 240.
xaxsyw, v. irr., 240-
KaXTjvàXaxja, 198. 3".
Rem. II.
xax<5mv, 269: 307.
y.xxoyo;. 564.
xâxw, 269.
xàxwOev, 269.
/:"«:. v. irr., 245.
/.i/.-zr^jx:, 246.
xr/o;, 365.
xsvôxspoç, 96, Rem. II.
XSptt;, 54.
xepvû, 210, 1".
XEcpaXrj, 58.
■/.£/ rjvtlx;, 26i.
y.:/ioo'.7;j.r/o:. 170. H. I.
Kswç, 49.
y.r-o;, 43.
xî68t,Xoî, 81, Rein. II.
xcvSuvoç, 45.
xww, conjug., 204-209.
y.Xxiw. 196.
xXeûo, 199, Rem.
xXéirou, 201.
-y.X?,;. 58, Rem.
xXïlxVyp, 60, Rem. L
y.Xï;j.x'ï, 35. Rem. I.
y.o '.vt',. p. 117. n. 1.
y.o.vr,. 267. Hein. I.
y.oXx;. 55. Rem. I.
xdiïxw, p. 120. n. 9: 198,
2°, Rem.: 201.
y.opx;. 55. Rem. I.
xopéwufti, 199. Rem.
KopvrjXtoi;, 72.
noupsiiç, 55.
xo/Xia;. 39.
xpaxVjp, 60, Rem. I.
xpéaç, 54.
«:uw; 210. 1 .
KpÔpLptUOV, $5.
npoûw, 199. Rem.
ptpiiitxw, 198. 2". R.;201.
npui^vouç, 82. Rem. II.
xxevtfff/ivoç, 17<3.
xxû. p. 149, n. 2
xuavoûç, 82. Rem. I.
Ku6Épv7\?ii;, 37.
Kj/./,m'}, 53, Rem. III.
xuXîw, 199, Hem.
xufia, 61 .
xupîs. 545.
xûpio;, ."17).
KSpoç, p. 39. n.
x'jiov, défi.. 69.
-xoi, 198, 3
xwvoj'}. 33, Rem. III
Wi'„;. 19.
X<x6e, p. 120, n. 6.
Xàêpoç, 81. Rem. II.
Xayjràva), 'J00.
XàBpa, 267. Hem. I.
XaXoç, 81. Hem. II.
Xapnêâvo), v. irr.. p. 151 .
n. 1: 200: 247.
XajjLiEpôç, 80.
Xajjtirptaç, 267.
Xavôâvw, 200; 539.
Xlyexat, 225, Hem.
Ar;o;ja., 550.
aî-'oj, v. irr., 200: 248,
XetTOo, 200.
XeXupevoç, 176.
XeÇcefipaç, 59. Pveiii. I.
Xsuxôî, 81.
"a:/ io. 63.
Xsùjv, 60. Rem. IV.
Ar,TaovtÔ, 565. Rem. III.
Ar,xto, 65.
Xt'av, 99: 100. H. I: 268,
Xîav xocXâç, p. 72. n.
XtBtvoç, décl., 81.
A'.ar',v. 60.
-Xioç, adj. en — . 81,
Rem. II.
X. a.. 110.
Xdyoç, 45.
Xoi-ov. 522.
Xoûw, 198, 4": 199, i;
Xoyiotî, 59.
XiSst, sing. 2. 26, H. I
Xrisffai, 26, Rem. I.
Xûti, 26, Rem. I.
Xuôeîffa, p. 64, n.
Xv/.o:, 45.
XuiïOU|xai, 5SS.
Xôu, conjug-, 177-195.
Xtfwv, 60, Rem. IV.
-Xw, 198, 1°.
M
341.
200
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC.
;;*:;, p. 210, m. 2.
jiaôaivw, p. 102, n. I •
;jà'jY,|j.ï, fil.
Ijï'li,:/,;, il),
jiaxpàv, 200; 508.
liaxfxîeev, 260.
;jj/,a, loi, Rem.
;J à/.i7Tï, 101. R.; 271.
;j.â>.Aov, 9!): loi. Rem.
fiavBàvu, 200; 563, H. II.
(tipTuç, 30, Hem. IV.
:J ài. 115; 115, Rem. II.
ai-TLc, 55, Hem. I.
■y-x- xit»;. 207, Rem. II.
liiTTiv, 207, Hem. H.
\xi/rj\xx:, 249.
;j.î, pron., 1 13.
;j.:. prép., p. 222. n. 2.
;j.--2AJT£po;. p. 70, n. 3.
liEyaXwç, 267.
jiéyaç, décl., 89: 100.
uÉy.ïTO;, 100.
asf)', 16. Rem.
HeOaûptov, 270.
|ls8E1E0HjpiOV t? . 270.
(iÉ8oSoç, 44.
;j.sOjcjxw, 199, Rem.
;x£'.ô*:w, 210, 1°.
|jle£Çwv, 100.
]XtMW, 100.
;ji£AàvraTOî, p. 70, n. 4.
(le^àyrepoç, p. 70, n. 4.
UclavtÔTaxo?, 100.
uc/.avcoxspo:. 100.
jxiAa;, décl., 87; 100.
;j.cA£Tf,;jivo;. 170.
|X£Al, 61.
;x£AAw. 250.
jj.é|xv7î[j.ai,363, Rem. III.
jjièv, .118; 6 —, 147. R.
-Iiévoç, 203.
\xvm, 198; 550.
;j-£ïf,uopîa, 109.
uetgv'jxtiov, 109.
;j.î5w. 269.
;jL£-i. 287, Rem.: 290:
297; 298.
u£Ta€sivw. 262.
;j::j/,ï;iv/ ko, p. 1 in.
n. .">: 208.
■j.z-u^,. 29s.
;; r;:,. 51*9. — ;X2;.
|). 8". II.
[J.Z-XT.<'i '■'<•. Î'.'N.
'ii-zx/i:y.".'j\>x:. p. 202.
• note.
•n-iT/yi. 240.
u t z-i/(.i. 240; 563.
■yi-z'j/'j-. 365.
;j.£Toi'.);. p. 72. n.
|isxpi(« • '2*1: 207; —
8tou, 534, Hem.: —
ou, 334, Rem.
trr,. 218;' 271: 272-274:
340.
pi7)8aji.oû, 209.
;xT,oa;xw;. 271.
;xr,Ô£. 320.
[i-nôetç, 140-141.
;xr,o£v. p. 72. n.: 271.
jxr, Sèv, 274, H. I: 340.
ar 1 o£T£ i oo;. 142. Rem. II.
\ri { 'j''j~hi->:. 271.
MîjXoç, 44.
[XV, 60. Hem. I.
;xt',t:ojç. 274. Hem. I :
540. Rem.
: xt,t£. 271: 320: ut,7£...
|Xf',T£. 520.
;xf,Tf,o. 04.
•}.r t -yj-'j'iJ -!/-■■ 543.
;x'r, T'j//>v, 274. Rem. I.
— jjLt, conjug. en — . 209.
Rem. II.
!xiyvu;x:. p. 141. n. 1.
pi'.yvuto, p. 138, n. 2: 251.
[iixpôç, 80: 100.
HixpÔTorûç, p. 70. n. 5.
pLtxpÔTEpaç, p. 70. n. 5.
(ii|iv/ ( crxû>, 198. 3». R. II:
199. Hem.
[iiaôéw, 198, 1°. Rem. I.
;xt30;. 59.
;x. |X„ 109.
ululevoç, 203..
■y,:. 113.
|ioïpa, 36; i I
IxoA'.r. 270.
|x6vov, 93.
|«5vOî, SI: 140.
IaoO, 113: li:». Rem. Il
■t'jszx. 37.
W-z-'^t,. 72.
r, 1 )',.;. |>. 3'.». II.
■y^y.x. 105.
[XUpiOTTÔî, 105.
;x.'\ .. |i«.
-|iw, 108, I .
N
v euphonique; 28; dis-
parition de — . M.
va, 155, Hem. Il : 217:
330.
vaî, 271.
va'. ;x£/. 518. Rem. II.
va ;x'r. p. 153. n. 3.
\x-'j'/.ïi;j. 60, Rem. IN :
72.
v. £.. p. 78, n.
vsavîaç, 50.
viaw. 252.
VSWSTÉ, 270.
v. r,.. 110.
vrçffoç, 44.
vîxTrç, décl., 38.
v:--'r,o, 60. Rein. I.
vor',;xojv. 84.
vo;xiç//r,ç. 40.
vojiîÇofiai, 350.
70 70:. 44.
voir. 47 ; 66.
-voyç, adj. en — . 82.
Rem. II.
vûv, 270.
viiÇ, 55. Rem. II.
-vw, 198, 1°.
çevdç, 43.
Sevo»ûv, 60. Rem. IV
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC
-201
;it». 199, Rem.
lÔAlVOÇ, 81.
EuXov, 45.
;>/'•). p. 119. 11. 5.
o. prononciation de — .
23.
ôySoVjxovcot, 105.
ôySoTpcoarôç, 105.
ôySooç, 80, Rem. I; 105.
ô ôâ. 147. Rem.
'»>,-. sous-ent., p. 140.
note 2.
ôooûî, 55. Rem. II. #
-o8sv, 269.
o8sv, 269; 522. Rem.
o-., 26.
-oî, 26.
o!ôs, 255.
o'xxôî. 269.
oîxîot, 56.
oïxat, 269.
olxovojjLW, 175, 5°.
olxtîîpw, 175. 5°.
oip.0'., 3 il.
oîo;, 151. Rem.
O'OTÔf-OTÏ. 152.
ô/.-. %/.:;. p. 75. n. 2.
oxxaxtforia, 105.
ôxTaxofftourôî, 105.
oxtw, 105.
oa'-'.jto;, 100.
ôXîyov, 95: 268.
ô^fyoî, 100.
ôXiywTepoî, p. 71, n. 1.
AmOs.{w*, 198. 1°, R. II.
&X<5xXTipoç, lis.
ôXovév, 270.
8*oç, 81 : 148.
o/.'o;. 268.
ô;j.o:a*<.>. 571
ouo'.o;. p. 201. n. 5: 571.
&(toXoyou (livuç, 267.
o|Mi>ç, 318, Rem. I ; 321.
3v, 158.
QVOU X. 61 .
o-ïo. 150. Rem. III.
à-jus*», 269.
o-:rtïs. 269; 310.
Ôirô8ev, 269.
ô-oto;. 131.
ô-o'o-ôt.^otî. 132.
ôtotow, 329.
ôzô?3. 328.
otoj. 269.
OTZQVÔr^TZQ'ZZ, 20!'.
ot:w;. 556: 558.
opyôÇojJiai, 5S8.
ôpv.cr., 51 .
5po;, 59, Rem.
5;, t„ o. 150. Rem. I.
osov, 95: 268.
ôtovq-j-w. 270.
oso;. t,, ov, 154.
o~i. p. 29. n. 2.
07T.;. 15. Rem. 1 : 150.
Rem. II: 151.
^7-:-^i~ r j-l. 152.
ôsroOv, décl., 4^.
7T';). 26.
-oTj/r,. 68. n.
070).
COSJOUTW
103. R.
5wv, 329.
-Ôtxto;. 90.
otî. 528.
-ÔT3 ? o:. 96.
8-ct, 539.
o t.. 155.
ov, 26.
où. 271-275.
oJa(. 541 .
Owyxw, 72.
0-iSatioG, 2C9.
oùSafiôiî, 27 1 .
oûo:. 520.
oôôsiî, 140-141.
ou5ev, 271
oJoiTto-::. 270.
oùôétspoî, 1 i2. Rem. 1 1.
oâorfTtuç, 270.
où /. , 15: 271.
oû/.iTu 270.
oyaîv. 24: 25.
-ouv, 159. Rem.
ou;, 53. Rem. IV.
-ouari, 159, Rem.
hi8«, 25.
oû-cô, 15. Rem. 1 : 271 .
520: oSxs... ours, 320
ouxof, 26; 125.
oStwç, 537. Rem.
ol/. 16. Rem.
où/ r,v:ov. 321. Rem. IL
o-:/:. 271.
oozCku, 254.
ô»6aXjxôç, 45.
o/. 341.
o/i. p. 223. n. 3.
'y/\f t -/j-. 371.
Ô4/É, 270.
o-... 198. 1°. Rem. I:
204. Rem.
rayxîvw, p. 142. n. 1.
rcaÊyviov, 198. 5°. R. I
rra'.oî'jw, 558.
-atoîov, 45. Rem. U.
tcxîouv, 55. Rem. IV.
ïcatÇw, 198. 5\ Rein. I.
-a::. 25. Rem. I : 45.
Rem. II: 55. R. IV
-i\x:. 270.
-a}.2'.o;. 80.
-i/..v. 270.
zavTa/oOr,. 269.
-x'i-i/o'j. 209.
irdtvToxs, 270.
icivy, 208.
razpà, 295: 297; 208
napa6a£vu, 298.
- a a o à /,/.<.). p. 157. 11. 7.
TtapaêXéïKO, p. 120. 11. 2.
Ttapâyw, p. 1 19. n. '.'.
RxpxSiSui, p. 138, n. 5
itxpxiTOÛpai, 505.
îrapaxoûu), 298.
irxpà noXû, p. 101 , u. 2
îtxpxitovo0{i.xi, p. 151.
noie 2.
17
as !
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC.
jpapfiî, 59. Hem. I.
7Tapàffyu), '240.
TTÏoà'fVDV. 84.
jtapé"6Xe<J/a, |). 120, n. 2.
itaprfSov, p. 120, n. '2.
-xoe-o/iOr,-/. p. 151, n. 2.
TtapsaTTj^a, 2 45.
-^[ÂZ/'l-t. 240.
itapeuGûî, 27(1
iropeupi33ia|iau, 298.
itaplyw, 240.
ïrapî^xapiai, 243.
itapiordvci), 243.
Tîaptffxw, 243.
rcap' ÔAÎyov, p. 161, n. 2.
iciç, 87: liS.
Il 7.7/ -m. 72.
-i7//.., 200.
-y.-:/,p. décl., 04.
-7.Tv.-ip-/ r,;. 345.
itaxpîç, 55, Rem. II.
7caUo|xat, 563.
ITauaavîœç, 39.
îwaû«a, 198. 4°: 588.
-a/;j;. 88.
-. s., |>. 78. n.
raÇÇ; 2(57, Rem. I.
— •'ko. 198. 4".
-r.fjw, 03.
ràtva, 57.
rawû, 210, I».
Ils'.paiej;, 55, Rem.
7rsipû[xai, 385.
rcé^exoç, 56, Rem. III.
IIîAO-ôwT ( ffOÇ, 44.
tojaiïtov, 107.
îtéjixfoç, 105.
-evrà-xi;, p. 75. n. 2.
TCîvxay.OT'.a, 105.
ravTaxotnotxTQç, 105.'
Ttev'TaitXoSç, 108.
TCVTS, 105.
Tîevt^xovca, 105.
TtsvTTjxoffTd;, 105.
3t£Trai3eu[iévoç, 170.
-sp, 14.
TœpaiTÉpw, 269.
Tripav, 269: 511.
iripa;; 54.
irepl, 291 : 297: 298.
rapi6âXXw, 298.
Ttepiypispw, 29S.
Tiep'lÉpxofiat, 298.
-:o:: /( .>. 240.
-c'v.';, 269; 342.
TteptirXouç, décl., i7 : 66.
irepîitou, 268.
nepiuffcS'cspov, 2<is
7repiffa<5T£poç, |>. 71, n. 2.
Ttepiffxotfftç, 57.
icépu« v . 27(1.
TteTuyatvw, p. 197, n. 6.
-ifT'o, p. 142. ii. 1
7i£œutcU|xéva^, 170, I!. I.
-.'?,., 1KI.
Trijyaive, 262.
-f',-;/j;j:. p. 1 41, 11. 5.
itïiyvîJw, p. 138, note 2:
233.
-r,/o:, 36, Rem. III.
Tî-.eàvôç, 271.
■jcîXoç, j). 59, n.
- : .[}-yi,'i:. p. 1 19, n. 4.
Ttww, 200.
-t-xw, 200.
t.:-s-zvji--x:, 225. Rem.
TCKTCerib), 198, 4°.
Tt(<mç, 37.
-Aa/r,Tf,ç, 40.
--Ai7:o;, 108, Rem.
icXàTTw, 19K, 3". R. II:
199. Rem.
t&eïstoî, 100.
-A-'<ov, 100.
tcXsxw, 198. 5": 201.
-a;ov. 99: 20S: 271.
TAÉto. 250.
-A'r',v. 515.
-Af,7:ov. 269; 514: 6 — .
545.
-Ar',of,;. 566.
-at,p<ô, 566.
-at^'.éïtxto:. 98.
-Af,7ii77:po:, 98.
■nAV—.o. 201.
-aoïov, 43.
-a'..-. 17: 66.
--"//,.:. ,kI j. en — . *2.
Rem. h 108, Rem.
wXotîawç, décl., 86; 366.
-i '. .-.'■•, 366.
""A';,. 26.
w. (i.,'469.
-;:■.. r.c», Rem.
-/:•;;; ivo;. 176.
TtVOOÇ, ,M(lj. (Ml — . Hï,
Rem. II.
, i •">. Hem. Il
it<59ev, 269.
Toif,;j.a, 61.
TroÎYjat;, 37.
7ro'.;j./,v, 60, Rem. III.
■jroto^ 155-157.
-'7/.z:;, p. 46, n. 5.
toa£;j.o:, 45.
-oaî'ov, p. 47, n. 2.
-ôa:, 57. Rein. I.
-ôa:;. décl., 37.
zoaitt,;. décl.. KL
TTO/.Ai/.:;. 27(1.
iz'ù'/A-, 90.
-o'aJ.;, décl.. 90: 10(1.
ttoM, 95: 99: 268.
tcovw, 210, 2°.
itéppw, 269.
îtdppwBey, 269.
T:ûp , fjpsvi&;, p. 60, n. 1.
Tcop'fupo'j:. 82.
■KOffixi;, 268.
t.o co v, 43.
tîôjov. 268.
Ttôao;, r,. ov. 158.
ttoctûç, 271.
iroxap-ôi;, 43.
tûots, 14: 270.
1tOT£, 270.
totï, 270.
Ttoxïîptov, 43. Rem. II.
itou. 14: 269.
-itouî, adj. en — , X4.
Reiti. II.
•zpïyu.3., 61.
Tcpdi , jiax:. 267, Rem. I.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC
263
TtpdbCTwp, 60.
itpîoç, 88. Rem.
npaSç, 88, Rem.
TTOETtÔVTWÇ, 267.
TcpeffêsutT);, 56, R. III.
7Cpéu6uç, 56, Rem. III.
-Rpi)<3xo\x<z:. 199, Rem.
irpîv, 270; — -îî, 333.
•jtoTvo;, p. 39, n.
irpô, 285; 297; 298.
TrpoayvéXlo), 298.
7tpo6oXXw, 298.
Trpôêatov, décl., 45.
TtpoêXéiw, p. 120, n. 2.
Ttpoy.vwjxa), p. 117, n. 3;
p. 138. n. 1.
itooôîofj), p. 138, n. 5;
298.
■jtpoéêXe^a, p. 120, n. 2.
-poeïoov, p. 120, n. 2.
Trpô9j]xoç, 96, Rem. I.
irpot-nfit, p. 199, n.
itpoVwv. p. 199, n.
-rcpûAéyw, p. 140, n. 4.
itpo!;evco, 175, 3".
■rcpooSeûw, 298.
irpô Ttàvxuv, 148, R. II.
7cpo~£pufft(v), 270.
irpdç; 296 ; 297 ; 298.
irposÉpyojAai, 298.
T.porsézi, 270.
itposTïxôvxwî, 267.
itpocBsTw, 298.
Tcpoaxa)«B, 2W8.
irpoaxexVfijj.évoç, 176.
iip03Xa|x6âv(i), 298.
irpostâssw,- 359.
-Ttpoacpt'X'^ç, 371.
TlpÔTtOTTOV, 45.
zpoTeivw, p. 141, n. 6.
icpoTEpaia (tt;), 270.
Kgfctpdv, 270.
Trpoxijj.0), 175, 3°.
Ttp'otoO va. 333, Rem. II.
zpo'J^évTjaa, 175, 3°.
-poùxi[ji'f)ffot, 175, 5°.
irpoii^ovreç, 18.
rcpo/6éç, 270.
TTpoVfjV, 270.
itpwt, 270.
upwpa, 41 .
itpwTtaxoî, 100.
itpôitov, 93; 270.
itowToç, 100; 105.
Tctaîw, 196.
-tcvjw, 199, Rem.
-ircci), 198, 2°, Rem.
itSp, 60, Rem. VI.
7C. X., 110.
-tcw, 198, 2».
1tO)Ç, 14.
pàêôoî, 44.
payîÇw, p. 122, n° 3.
Taxîva,-, 39, Rem. 1:72.
ÔâlîTW, 201 .
peioç, adj. en — . 81,
Rem. H.
psw, 257.
pr,yvj;j.'.. p. 122, il. 3.
pTjyvûw. p. 158, n.2; 201 .
faBefç, 248.
pVjTOjp, décl.. 80(
pTyo;. 51».
plÇx, 57.
pioç, adj. en — . 81,
Rem. II.
pt-rcw, 176, Rem. II.
ptyasiti;, 84, Rem. I.
ToSépxeHr, 72.
poôov. 45.
poûç, 47 ; 66.
-pu, 198, 1».
poijiauxa xà , p. (>.
Pt!)[i«ç, 59, Rem. I.
ptivvuat, 258.
s, prononciation du
— ,*5; disparition du
— intervocalique, 51 .
wfXittyÇ, .*>.">, Hem. I.
*àv, 105
sâp£, 53. Rem. IV.
saç; 114; Mo, Rem. II.
sra-jÉ^xato;, 97.
uatpÉaxepoç, 97.
si, 114.
ffèauTÔv, r',v, 1 19.
seêasfidç, 54, Rem. II.
sé6as, 54. Rem. II.
ssSti, 54. Rem. II.
3É6o[j.a'., v. irr., 259.
seiç, 114.
ssiw, 199. Rem.
sestDS^évo'ç, 203, R. 1
Tf,;j-cpov, 270.
STJito \xav, 201.
-sô^Vi 199, 4°.
siSepévipç, p. 60, n. 1
jiSïipoûç, 82.
S'CXtop, 72.
ffïxoç, p. 39, n.
sxshtTW, 201.
7/..â, 36.
-3xio, 198, 3», Rem. II.
soi, 114.
sdç, r„ ôv, 122.
sou, 114; 115, Rem. II.
ïo'joxa?,:, 58, Rem.
trofûc. 101.
tjO'fWTOrta, 101.
ffû'iWTcpOV, 101.
s-jtpw, 201: 203, R. 11.
sicerijBw, 198, 4°.
s-jcô, 210, 1°.
SwxpâTTjç, 58.
j(oa/,v, 60, Rem. I.
sûfia, 51 : décl., 61 .
sûtep, 60, Rem. III.
swir/jp, 60. Rem. III.
-ss», 198, 3°. Rem. I.
sxâç, 243.
3-3!/j;, 56.
:::aam, 198: 201 : 20".
Rem. II.
sTSvayjioç, 198. 3°, R. 1.
STeviÇw, 198,3°, Rem. I.
sTEveStepo?, 96, Rem. II.
sxspû, 176. Rem. Il
563.
264
1NMEX ALPHABÉTIQUE GREC.
-- r>.), p. 139, n. 4.
ni, 267, Rem. III.
sxpéipu, 201 ; 203, H. II.
aT'7/.o;, p. 30, n.
utôi, 243.
au, 114.
7'j-;-'pa'fî'J;, 55.
ffoyypâyw, 22.
ffuyxtvû), 22.
Tj-;/ïhi, 22.
■jj-yiopo), 350.
ffûxov, p. 30, n. : 45.
T/AA£ rw ,22:174;248.H.
au;j.6atv3i, 208.
aru[A6ouXsuto, 350.
3"j;;.;isp£^o;xat, 365.
tj;x;x£X£/g>, 365.
tjjxtiàsxw. p. 122, n. I.
TU[xcpépti>, 371.
ïùv, 287 ; 297 ; 208.
5uvdyw,p.110, n.0;208.
gvjviÇw, p. 226, n. 2.
Tuvijxa, 270.
juviÇtù, p. 110, n. 9.
(juvSLa'XÉyojxai, p. 140,
n. 5.
ffuvÉSpanov, p. 141, n. 7.
3'jvi>>c^a, 174.
juvÉax-rjv, 243.
a'jv£ffTT)aa, 245.
a'jvT|6sffTaTw;, 07.
j'jvTjÔjaxepo;, 97.
Suv^Otjî, décl., 85.
o-jvfjOwç, 267.
auvÔsxu), 298.
crjvisxotixa:, 243.
tov.ttw, v. irr., 243.
a'jvTÉjxvw, p. 120. n. 0.
jjvxpsyw, p. 141, n. 7.
~jp[xévo<;, 176
XOpoc, p. 30, n.
auppéto, 22.
aûpw, 198.
a-uyvâxi;, 270.
j'fi^o), 201.
a-faTpa, 41.
ff'fâA)vO;xa'., 201.
jtpaXXw, 200.
7f •;..., 176, Hem. II
198, ."".
3<piyy.x6i, 81.
9<pûpa, 41 .
sjfeSdv, 268.
r/y/'j;. p. 3'.», ri.
7/0/, y,. 38.
7/iTj, p. 13i), ni.
xi, prou., 115.
xaô*;, 146.
Taty, 72.
Taï;, pron., 1 15.
xaXa;, 87.
xajxîa;. décl., 59.
xà;. pron., 115.
-xaxo;, 07.
X3/;jî, 88.
xa/ûxr,;, 53, Hem. II.
TS, 14.
XcôsttxÉvQî, 242.
xîOXitxixÉvos, 176. H. I.
Xcivw, v. irr., 260.
xeï/o;, 50.
xé» xal, 517, Rem. III.
ieXeo'taîoç, 100.
téXoç, 50; 270: — ïcdEv-
xiov, 148, Rem. II.
xsXw, 210, 2°.
x![xvo>, 200.
-xsoî, 187 a.
xspac. décl., 54.
-xEpoç, 97.
xsatjapa, 105.
xeTffapd-/ovxa, 105.
xsasapay.oaxôi;, 195.
Téaffapsî, a, 106.
xsxapxov, 107.
xsxapxo;, 105.
tstsXsttou, 176.
xsxpâxw, p. 75, n. 2;
315, Rem. II.
xsxpaxôsia, 105.
xîxpaxoatojxô;, 105.
XEXpattxjxÉvo;. 203, H. II.
xsxpx->.aa'.o;,108, Hem.
teTpai&oSç, 10X.
x;xp'.|x;j£vo;. 176
ti/;",, 38.
xî'wî, 270.
Teo>;, 19.
x/„ pron.. 115.
zî/jz xdxcïai, 260.
xr,v, pron., 115.
-TTjç, noms en —, 40.
Hem. I.
if,;, pion., 1 15.
xi, 135-137.
x£6t ( [xi, 200. H. II: 242.
xïxxo>, 200.
xi;xiOî, 80.
xîtioxe, 271.
xt«, 14; 143: 148. H. III:
223, 1"; 340.
xîî, 135-157.
x. ;x., 110.
TOI, 14.
xoioûxo?, 120.
xoicrjxoxpÔTio;, 357. I!.
xot;, pron., 115.
xôv, pron., 115.
xôv;, 27.
-tô<;, 187 a.
xotôx'-î, 268.
xôïov, 95; 268; 537, H.
xojo'jxov, 95.
xotoûxo;, 129.
xoaoûxo), 105, Rein.
xôxe, 270.
xoû, pron., 115.
xoùÀây.o-xov, 18; 268
xoùvavxîov, 271.
xoùç, 23; 27.
toùî, pron., 115.
xo'jxétxl, 325, Rem.
xoûx.o, 125.
xo'j'f£>c.(ov;, 45, H. III.
xpayô-ou;, 84. Hem. II.
xpinc^a. décl., 57.
xpa/û;, 88.
xpîtç, 23; 106.
xps™, 201 ; 203, R. II.
xpÉ?w, p. 107, n. I ; 201.
xpsyw, 261.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC.
26ï
xpia, 105.
Tptdbcovca, 105
xpiaxticria, 105.
TpiaxocioaTÔî, 105.
TpiaxosTÔ;, 105.
xpÉêw, 201.
Tpi^pTjç, p. 46, n. 3;
décl., 58.
Tp'-xoiiiniç, 40, Hem. IH.
rp(ç, 315, Rem. II.
xpis/tXta, 105.
Tp'.oyiAios-TÔ;, 105.
XpixOV, 107.
xpixoç, 105.
xpi-Aastoç, 108, Rem.
TputXoûç, 82, H. I; 108.
tpi/ôî, 53, Rem. V;
p. 107, n. 1.
Tôt/pou?, 82, Rem. II.
xpwyw, 196; 200.
-ttu>, 198, 3°, Rem. I.
xuyyavw, 200; 565; 388.
T'jtpo;, p. 59, n
-tu, 198, 4°.
xû>, pron., 115.
tôv, pron., 115.
Tit> ôvTi, 267, Rem. I.
xwpa, 270.
ûyÉouve-, 341.
uoiop, décl., 70.
û|iôtç, 1 14.
û(xâ<; a'Jxoôç, 119.
•jjjlsÏi;, 114.
•j(j.ixepoî, a, ov, 122.
Û(JLÏV, 114.
oTtaye, 262.
ûitâyo), v. irr., p. 119,
n. 9; 196; 262.
ÔTcâpy w, 550.
iravOujji^o), j). 119, n. 3;
358.
ûitép, p. 195, n. 2 ; 156,
n. 2; 292; 297; 298.
ûrapayairiô, 298.
Liirsp^aîvo), 298.
ûicepi/oj, 240: 363, R. I.
ÛTrépTÊpoî, p. 195, n. 2.
ô-EpTspâ>, 563, Rem. I.
û-£'j8 - jvo:, 365.
J-f,yov, p. U9, n. 9:
174, Rem. I; 262.
ù-f^owzz, 174.
■jTcf,pËa, 152, Rem.
uirtT/oaai, p. 142, n.2.
uirô, 293; 297; 298.
•j-cr'pi'.5(i>, 298.
ÛTtoBÉTw, 298.
6-o;j.'.avT É jx(.j, page 119,
n. 3; 358.
ôitovoô, 298.
ÙTtÔT/o\j.zi, 263.
-u<ra, 199, Rem.
Osxepov, 270.
-•jTepo?, p. 70, n. 2.
û'f\ 17.
•j^T,XÔTaTOs, 98, Rem. II.
u (|/iX<5v, 16.
•j^iffTo;;, 98, Rem. II.
:p<xyâç, 39, Rem. I.
ȉyw, 196.
aaivojiai, 201; 350; 388.
cpiXayç, 53. Rem. I.
îfavepôç, 371.
•■papôûvto, 198.
seiSouat, .* 63.
?spw, 198; 200.
©su, 341.
(peiiyw, 200.
»8cipw, 201: 203, li. II.
f6r,v. 199, 2°. .
•f./.ipyjpoç, 81, Hem. I.
'f.XôzaTot;, 84, Hem. I.
©ftoç, 100.
'■iiAXaXOÇ, 100.
»>>£tj;, 55, Rem. IV.
"■pXûapoç, 81, Rem, II.
isoCo Cm.i.3c t, 340.
çopû, p. 192, n.: 21(1. 2°.
EppdTTto, 201.
ïpiap, 70
-ipojpi, 36.
fuyâr. 53, Rem. II.
zjAOL/.r], 198, 3°, Rem. I.
■fjw:. 53, Rem. I.
©uXàTTW, 196: 198. 3».
Rem. I.
.fCiAov. p. 59, n.
cpùïtç, 57.
'.puTetjw. 176, Rem. I'.
ïutôv,' 45.
-ou, lit*. 2".
ïwAcà, 36.
■fôiî, 53, Rem. IV : 54.
c9«ixuv, 53. Rem. IV.
/, prononciation du
— , 5.
yjxipe, 541.
/aipw. 201 ; 5S8.
•/aAxoj:, 82, Rem. I.
■/-x\-jà. 53. Rem. III.
yaixai, 269.
jrâvi(ov), 45, Rem. III.
jrapîsiç, 87, Rem.
/api; 77a. p. 64, n.
•/ap'.ssTa-ro;, 98.
/ap'.ïTTîpoç, 98.
yàptv, 315.
/ipiç, 57, Rem. II.
•/âsxw. v. irr., 261.
/aT:?ç, 40. Rem. III.
/£lao.:. 59. Rem.
/eijjlwv, 60. Rem. I.
y -dp. 71.
y_e:'pi7xo;. 100.
/ElpÔTîpOV. 101.
/i'.yoxeyt:, p. 70, n. I.
ysipiov. 100.
tjréptroç, xi. Rem. II.
/si.), 2C>5.
yOi;. 270.
/8f,v, 199, 3*
y/Xta, 105.
X&iàç, 10;»: 106.
/:a:07xô;. 105.
Xfa. 41.
■im
INDEX M.I'IIAUKTKH'E GREC.
j^optàÇw, p. 119, n. 2.
/OOTxiv'.i. ]). 149, II. 2.
yfiZ'.i^ju/x 1 .. 359.
ypirivtp.oicaiû, |>. 202i n.
/ p '-'■'- 499, Hem.
Xpouç, adj. en — . 82.
Hem. II.
j£puafi, ]>. 2'.t. n. 2.
/o'j-tïl, p. r.n, n. ■.!.
/c-vToO;. 82, Hein. I.
•/ow|jia, 01.
Xpûpcci, p. 202, n.
-/(.). 198, •">".
/(">[i7., rtl .
j^wpfÇw, 170, Rem. I.
y
tl/dtMw, 198!
VV-jo;. V».
y,/o;. 59.
D
u, prononciation de
I ■-. 23.
-w, 204. Rein.
ô, 341.
w, 351, Rem.
&8e, 20'.i.
->//,. p. 39, n. 1.
(î>-/ovG!J.r,ja. 135, 5°.
fixtetpa, 175, 5".
&X(«0i)aa, 198, 1", R. IL
-(ô;j.:v, 25.
wv, 41 ; M .
-wv, comparatifs en
— . 100.
m/, ouffa, 8v, l">x.
tàvu, 198, l . Rem. I.
'■''>', 15,
iooa:o:. 80.
toptjioî, 81, Rem. II.
'•>y.~\i :•",»;. 207.
(oç, 92; 267.
.o<;.13: 103;328, R.;538.
uax, 199, Rem.
ûdt, 25.
wairep, ">8.
(V)7T£. 15. Rem. 1 : 3">7.
uortfoi), 08, ii.
-loTITOÎ. 96.
tdtepo;, 90.
oJtwv. 53, Rem. IV.
ûçêiXov, 254.
dxpéXiftoc, 81, H. Il: 371.
| w'ieXô), 359.
TABLE DES MATIÈRES
Pas
Préface . 5
abréviations "
NOTIONS PRELIMINAIRES
Chapitre premier. — Alphabet '■'
Chapitre II. — Prononciation '*
Section I. — Accent Ionique ' '*
.Section II. — Voyelles lt
Section III. — Diphtongues I*
Section IV. — Consonnes '•'
Section V. — Quantité des voyelles 16
Chapitre III. — Motions générales sur l'accent. — Signes
orthographiques I"
Section I. — Place de l'accent I"
< t sr — Voyelle tonique 1*
« s 2. — Déplacement §e l'accent . . ... 18
Section II. — Répartition des accents 18
s I"' — Les trois accents 18
g 2. — Règles d'accentuation 18
fcj ". — Proclitiques 19
5 4. — Enclitique- 19
Section III. — Signes orthographiques . . ' 21
§ l . _ Esprits 21
§ 2. — Apostrophe --
s 5. — Crase 23
g 4. — Ponctuation 23
s j. — Syllabation 23
2G8 TABLE DES MAI [ÈRES.
PREMIÈRE PARTIE
ÉLÉMENTS l»i: PHONÉTIQUE
Section I. — Assimilation 25
Section II. — Contraction 28
§ 1« — Voyelles semblables '27
§ '2. — Voyelles dissemblables l 2X
g 5. — Voyelles suivies de dipthongues L 2'.'
Section III. — Allongement compensatoire •"(»
Section IV. — v euphonique "I
DEUXIEME PARTIE
MORPHOLOGIE
I. - DÉCLINAISON
Chapitre premier. — L'article 5'2
g 1 er — Article défini 52,
«5 '2. — Article indéfini 55
Chapitre II. — Le nom . 34
Section I. — Notions préliminaires 34
§ 1 er — Classification des déclinaisons 34
g 2. — Ordre des mots 54
§ 5. — Emploi des cas 54
Section II. — Première déclinaison 55
ji I er — Noms féminins 55
£ '2. — Noms masculins 57
§ 3. — Accentuation. . 58
TABLE DES MATIÈRES. 269
Section III. — Deuxième déclinaison .ï'.t
§ 1" — Noms masculins 59
«s "2. — Noms féminins 39
§ 5. — Noms neutres 4(1
•i 4. — Noms contractes 41
? 5. — Noms irréguliers \â
Section IV. — Troisième déclinaison 43
§ I e ' — Phénomènes phonétiques 43
§ 2. — Noms qui ont un nominatif sigmatique. . 44
§ 3. — Noms qui ont un nominatif asigmatique. 49
§ 4. — Noms irréguliers 52
Section V. — Noms indéclinables 55
Section VI. — Résumé de la déclinaison des notas 55
Chapitre III. — L'adjectif 57
Section I. — Première classe .">7
§ 1 er — Adjectifs non contractes 57
.5 2. — Adjectifs contractes 59
Section IL — Deuxième classe (il
• § !<"■_ Adjectifs non contractes. 61
§ 2. — Adjectifs contractes 62
Section III. — Troisième classe li."
.^ 1 er — Adjectifs non contractes 63
?; 2. — Adjectifs contractes 64
§ 5. — Adjectifs irréguliers i;,'.
Section IV. — Remarques sur l'adjectif 6ti
g 1 er — Place de l'adjectif titi
?; 2. — Adjectifs pris adverbialement 66
. §3. — Substantifs-adjectifs. ... : 67
Section Y. — Degrés- de signification 67
$ \" — Comparatifs et superlatifs à suffixes ... us
J; 2. — Comparatifs et superlatifs périphiastiques. 71)
;• r.. — Comparatifs et superlatifs irréguliers ... 70
S 4. — Comparatifs et superlatifs des adjectifs
pris adverbialement 71
js 5. — Que, après les comparatifs; 72
î; <>. — Grand comme..., aussi grand que 7 V J
8 7. — Moins grand que 7",
.'7(1 TABLE DES MATIERES.
(Chapitre IV. — Noms de noubiu 74
s l"— Tableau des nome de sombre 74
s t. — Déclinaison ^«-s idjm de nombre 76
g ">. — Observaliosfl complémentaires Bur les
nom- i\c sombre 71
Chapitre V. — Pronoms. — Adjectifs 1 pronominaux 79
Section I. — Pronoms personnels 70
| !■'• — Première personne 79
; '1. — Deuxième personne. 71»
§ 3. — Troisième personne xu
§ 4. — Place îles pronoms personnels 81
Section II. — Pronoms réfléchis xi
§ 1" — Première personne 82
§ 2. — Deuxième personne 82
§ 3. — Troisième personne 82
Section III. — Pronoms réciproques . 83
Section IV. — Pronoms et adjectifs possessifs 8">
Section V. — Pronoms et adjectifs démonstratifs Ni
g l-r _ (Ij-OÇ X5
§ 2. — Aùroç 85
fi 3. — 'Exsïvoç 86
§ i. — Article avec le démonstratif 8<>
ji 5. — Toio-jto:. tooovco; x 87
Section VI. — Pronoms et adjectif* relatifs 87
fi \"' — ô-oïo;. aç, ostl:. '<-.z'j 87
| 2. _ "(Itt.:. &eoïos, oïo; . 88
cj 5. — "OwîiaS^icoxs, btto'.'i-li-.'jzi. o'otc^-otî . . 89
§ 4. .— "O s ti 89
§ 5. — "h--,; *89
Section VII. — Pronoms et adjectifs interrogatifs 90
§ l-_ noîo;. sic'. 90
g 2. — Emploi de ttv.o; et de d.% 90
g 7,. — QÔwjs 91
Section VIII. — Pronoms et adjectifs indéfinis 92
fi 1-'— El; 92
S 2. _ OÔSiEÎç. [Mjfeïç, xotv::: 02
TAULK DES MATIÈRES. -271
II; 95
'Apxsxd? '. ~ 94
"ExàffTO;, cv.i-zio; 01
'il ïzlty.. ô TatSs . . . 94
"A/./.o;, ËT£po; , . 95
flaç, o/.o;. ôaô-/./.t,oo;. 95
Môvoî 96
II. — CONJUGAISON
Chapitre premier. — Verbes auxiliaires 97
Section I. — El[i.x: . ftl
§ l* — Mode indicatif 9"
S 2. — Mode subjonctif 98
§ 5. — Mode impératif 98
§ 4. — Mode conditionnel 99
§ 5. — Mode infinitif 99
§ 6. — Mode participe 99
Section II. — "L/w et 8sàu> • 99
§ I — Mode indicatif 99
§ k 2. — Mode subjonctif 101
?i 3. — Mode impératif H"
§ 4. — Mode conditionnel " 101
§ î>. — Mode participe 101
Chapitre II. — Verbes paroxytons 10:2
Section I. — Observations préliminaires 102
§ i«_ voix 102
i '2. — Temps 102
g 5. — Modes 103
? '-.. — Nombres 103
g 5. — Augment 103
§ 6. — Redoublement 106
Section II. — FerèeAuw, voix active. . .' 107
§ l" — Formes simples 108
§ 2. — Sens des temps de l'impératif el du sub-
jonctif 109
.5 3. — formes (-(imposée- 109
272 TABLE DES MATIÉR1 -
Section IIJ. — Vertu 1 Xiiw, voix passive 111
§ l ri — Formes simples 112
S 2. — Participe parfait passif 113
§ ■">. — Adjectif verbal il"
si 4. — Formes composées il'»
Section IV. — Observations sur <•> foi nation des temps
simples H8
? l r — Aoriste l actif 110
fj 2. — Aoriste 1 passif. Il*
S 3. — Aoriste 2 actif ' Hfl
§ 4. — Aoriste 2 passif 121
§ 5. — Participes 122
Chapitre III. — Verbes pkri9pomî:nes 124
Section I. — Conjugaison de iyonrw et de x'.vû t25
g 1 er — Verbe à';%-<~», voix active 12(J
=; 2. — Verbe xivw, voix active 127
g 3. — Verbe àya-w, voix passive 12X
§ 4. — Verbe xivw, voix passive 129
Section II. — Observations sur la formation 'les temj>s
sitnples ' 13(1
Section III. — Observations sur l'emploi des temps et des
modes » loi
S 1"— Indicatif présent .' 152
S 2. -*- Imparfait 132
§ 3. — Aoriste et parfait 152
g 4. — Plus-que-parfait, futur antérieur et con-
ditionnel passé 153 .
§ 5. — Subjonctif 155
§ 6. — Comment on exprime un ordre 133
§ 7. — Comment on exprime une défense 134 *
§ 8. — Comment on exprime un souhait 135
§ !). — Tt va xàijLO) . 155
§ 10. — Manière de rendre on L3fi
Chapitre IV. — Liste des principaux verbes irréguliers . . . 157
TABLE DES MATIÈRES.
27:
TROISIÈME PARTIE
MOTS [INVARIABLES
Chapitre premier. — L'adverbe 1 iô
Section I. — Adverbes ck manière Ii3
Section II. — Adverbes de quantité [44
Section III. — Adverbes de lieu ' |45
Section IV. — Adverbes de temps 14G
Section V. — Adverbes d'affirmation, de négation cl de
doute Ii8
Chapitre IL — La préposition 151
Section I. — Prépositions se construisant avec un seul
cas 1M
§ 1 er — Accusatif 151
§ 2. — Génitif 152
§ 3. — Datif. . 154
Section II. — Prépositions se construisant avec deux cas. 155
Section III. — Prépositions se construisant avec trois cas. . 159
Section IV. — Tableau des prépositions *. 162
Section V. — Prépositions dans les verbes composés . . . 105
Section VI. — Adverbes prépositifs KiT
Chapitre III. — La conjonction 171
Section I. — Conjonctions de coordination 171
Section II. — Conjonctio)is de subordination 174
§ l« — Conjonctions marquant la cause I7i
§ 2. — Conjonctions marquant la concession. . . 175
§ 3. — Conjonctions marquant le temps l'ti
^ 4. — Conjonctions marquant la supposition . . 179
fc- 5. — Conjonctions marquant le but 179
$ 6. — Conjonctions marquant la conséquence. . 179
{5 7. — Conjonctions marquant la comparaison. . 180
§ 8. — La conjonction qw ISli
Chapitre IV. — L'interjection IX*!
TÎA TABLE DES MAI Il.liLS.
QUATRIÈME PARTIE
ÉLÉMENTS DE SYNTWE
Chapitke premier. — L'article 183
Section 1. — Article itr/ini ........ IX")
il IIetog; IX".
• A0tt| y, ôoôr ]X',
'0 'A6t)V«3v 185
Ta r.tiioa. . . . i 185
Compléments intercalés 186
Attribut sniis article 186
Section II. — Aiiiclc indéfini 186
Chapitre II. — Emploi des cas 188
Section I. — Nominatif et vocatif 188
Section II. — Accusatif 189
"Aya-rû xôv T.x-iyz pou 189
'PâittT,; tô i~i-p;i\\yx 18!!
Tpîoc ;ji"px .ï^OJ: 190
'u zi'jtwv ï:ï l y/.z-î Tptvç ;j.?,va; 19(1
"1^73 /aAî-ov ÇaMfjv 191
Ma •f 1 po'jTr l 7£ to ovoai ;j.0j 191
Intransitifs français- et transitifs grecs. ... 192
Section III. — Génitif ' 192
To (ît6À£ov tqû Itéxpou 193
"\— £'/2l TOÔ Spouç 194
Tîvoç eïvok 195
Msté/w twv xepûûv 190
llA-rjor,; oïvnu 198
"E'Ivec t?,: rafteuç . . 198
8eo5 bëkamoç 200
section IV. — Datif 200
Eve^sipxaa ïù'cu 201
T?, oY/.:xty, Map-iou 201
Tîvi Tpôiîu) 202
Chapitre III. — L'adjectif 20."
Accord de l'adjectif 203
TABLE DES MATIÈRES. -27:.
. . . 20ô
. . 205
Me8' o-r,: hflif/ffi-t] x.aAtdswr :
.... -il).'.
.... 207
<I»aivîT2t l'/WV
.... '2n;i
CINQUIÈME PARTIE
FORMULES ET TEXTES
; 1 — Formules épistolaires 211
. § •_'. — Texte avec traduction -217.
Index alphabétique français 2 '»."»
Index alphabétique grec 251
Table des matières ' 267
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