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Full text of "Grammaire égyptienne d'après la troisième édition de la grammaire d'Adolf Erman"

Jî M 






BIBLIOTHÈQUE D'ÉTUDE 



TOME SEPTIÈME 



PUBLICATIONS 

DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



BIBLIOTHÈQUE D'ÉTUDE 

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION 

DE M. PIERRE LACAU 

DIRECTEUR DE L'INSTITUT FRVNÇAIS D'ARCHEOLOGIE ORIENTALE 



TOME SEPTIEME 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L'INSTITUT FRANÇAIS 
D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

M DCCCC XIV 



GRAMMAIRE ÉGYPTIE^^^E 



D'APRKS LA TKOISII'ME EDITION l)K I,A GltAMMAlHK I»' 



ADOLF ERMAN 



JEAN LESQUIER 

n 

MEMBRE DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCIlÉOLOUlE ORIENTALE 







LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L'INSTITUT FRANÇAIS 

D'AIJCUKULOGII': OIUKINTALE 



M DGCCC XIV 



?J 



^fffe R A iTp*, 




7o467f) 



A ADOLF ERMAN 



AVAIVT-PROPOS. 



Il n'est pas dauteur qui ne croie fairi' œuvi-e utile en publiant son 
livre. J'échappe daulant moins à la loi commune que j'ai voulu ré- 
pandre, sous une forme aisément accessible aux Français et aux 
débutants, la connaissance de l'admirable grammaire d'Adolf Krmau. 
En écrivant le nom du maître de 15erlin sur le titre de cet ouvrage, en 
le lui dédiant, jobéis à celte honnêteté élémentaire qui consiste à recon- 
naître ses dettes : tout ce qu'on trouvera ici d'essentiel, la théorie 
grammaticale, la réunion des exemples, nous le lui devons. Par contre, 
si l'exposition paraît en quelque façon défectueuse, j'en suis responsable 
et dois seul en porter la peine : M. Ernuui. en autoi'isant ce travail, a 
iueu voulu me laisser une entière liberté, dont j'ai fait un 1res large 
usage. 

Peut-être certains égyptologues penseront-ils que je suis allé jus([u'à 
l'abus, en vovant que l'étude de la grammaire et celle de l'écriture 
sont ici radicalement séparées. C'est là heurter des habitudes consacrées 
par le temps, et je dois m'en expliquer. Le commençant n'a pas à 
apprendre comment s'est élaborée la théorie gramnuiticale. A lui 
enseigner comment Ion a trouvé dans l'écriture et l'orthographe les 
raisons de formuler tel ou tel fait, on ne réussirait qu'à mettre dans 
ses idées une confusion regrettable; si par la suite l'éludianl pousse plus 
avant ses études, il sera temps alors de l'admettre aux secrets du labo- 
ratoire; à ses débuts, on ne lui doit que la doctrine. Et on peut la lui 
enseigner avec des transcriptions. Si mauvaise grâce que l'on ait à se 
citer soi-même, il faut bien dire qu a mon sens la première partie de 
cette grammaire en apporte la j)reuve : sans doute on a dû noter d'un 
point d'interrogation quehpies transcriptions, avouer ijue nous ne lisons 
pas encore certains signes, indiquer le caractère théorique de plusieurs 



-«•( 11 •c^- 



désinences, se référer à lorthograplie dans léliide des /// tnf.. etc.: 
mais si les caractères hiéroglyphiques avaient remplacé hi transcription 
encore douteuse ou la note qui signale notre ignorance, aurions- nous 
été plus avancés? Il reste que. somme toute, les éléments de la 
grammaire égyptienne s'enseignent aisément avant toute étude des écri- 
tures. Cette innovation possible parait tout à fait désirable. L'écriture 
hiéroglvphi(pie ne donnant de chaque mot que le minimum nécessaire 
pour qu il fût compris des Egvpliens. il est extrêmement utile de connaître 
la langue et la grammaire, au luoins dune façon élémentaire, avant 
daborder la lecture et la transcription des textes. Si les égyptologues 
n ont jamais jusqu ici enseigné la grammaire avant létude de lécriture, 
ce n'est pas évidemment par goût du paradoxe pédagogique: cette 
grammaire, il fallait la connaître, et le déchiffrement des textes ayant 
longtemps été la grande alTaire. ils n ont pas distingué entre la méthode 
de recherche et les procédés d enseignement, .\ujourdhai la situation 
n'est plus la même qu'il y a vingt ans: grâce à Erman et à Sethe, la 
grammaire égvptienne existe, avec des lacunes, sans doute, et des 
([ueslions litigieuses et peut-être même (qui sait?) des théories à revoir, 
mais elle existe: malgré les transcriptions douteuses et les lectures 
certainement fausses, le vocabulaire égyptien est connu, et l'on en lait 
des lexiques. Pourquoi dès lors ne pas profiter de cet avantage au 
début de l'enseignement égyptologique? En exposant d'abord la gram- 
maire et les procédés orthographiques, on prépare l'étudiant à en 
reconnaître 1 application dans les textes, quand il se met à les lire et 
à les transcrire, et on le rend capable, dans une certaine mesure, de 
donner cette interprétation sans laquelle il n'est pas de lecture, ni de 
transcription complètes. Son attention n'est pas sollicitée par la triple 
étude des signes, de l'orthographe et de la grammaire à la fois, et les 
difficultés se trouvent divisées et diminuées autant qu'il se peut. 

Telles sont les raisons pour lesquelles on ne trouvera dans la première 
partie de cet ouvrage que la grammaire proprement dite et des transcrip- 
tions. La seconde commence par l'étude de l'écriture hiéroglyphique et 



—»-»'(' III )•«^- 



des procédés généraux de 1 Orthographe: lorsquils soni connus, on peut 
aborder celle de la llexion ot des mots invariables au point do vue 
orthographique; enfin, dans un dernier chapitre, les exemples de la 
première partie sont repris, mais en caractères hiérogIv[>hiques, avec 
transcription signe à signe et transcription grammaticale: et la lecture 
attentive de ces exemples constitue un exercice préluniuaiio à lusage 
des chrestomalhies. Au demeurant, j'ai visé dans la grammaire pro- 
prement dite à être surtout simple et clair: il ne m'est échappé, 
j'espère, aucune inexactitude, mais je n ai j)as voulu écrire un ouvrage 
savant. Le public auquel s'adiesse cette grammaire u"a peut-être pas 
toujours une éducation philologique très poussée, et il est parfois peu 
familier avec les langues apparentées à Tégyplien. On a réduit au 
minimum tout ce qui est ])ure phonétique, ne donnant que do^ résullais 
acquis d'ordre général, sans entrer, par «'xemple, dans la vocalisation 
si variée du substantif. Des termes techniques, tels que : pseudo- 
parlicipe, conjonctions enclitiques et non enclitiques, etc.. ont ét(' à 
dessein laissés de côté. L'ordre dans lequel sont étudiées les parties 
du discours n'est pas celui des grammaires sémitiques. J'ai fait la part 
de nos habitudes en consacrant quelques paragraphes aux mots qui 
servent de relatifs, aux interrogatifs et aux indéfinis, en séparant l'étude 
des formes verbales de celle de leur emploi, en traitant en trois endroits 
de l'emploi des prépositions comme prépositions, comme conjonctions et 
comme adverbes, en distinguant la construction et la syntaxe |)ni|iii'iiiout 
dite des propositions, et en subdivisant la syntaxe des subordonnées 
d'une façon qui n'est pas sans reproche au [)oint de vue scientifique, 
mais qui paraît devoir faire aisément comprendre les caractères de la 
syntaxe égyptienne. L'inconvénient, que peuvent présenter de nom- 
breuses divisions et subdivisions, a été pallié, je l'espère, par les renvois 
d'un paragraphe à l'autre, par les pages consacrées au sujet et au com- 
|)lément et par l'essai de résuuié systématique des constructions et des 
nuances du verbe qui a été tenté aux paragraphes iqS-îoS. Rien de 
tout cela, je crois, ne soulève de questions de principe. Et l'on doit se 



»-S«( IV )^-t~ 

garder de voir ilaiis la préférence (jue je montre pour tel ou tel 
procédé d'exposition la critique indirecte des méthodes diiïérentes; en- 
seigner, cest avant tout adapter. 

M. Pierre Lacau, directeur de l'Institut français darcliéologic orientale, 
a bien voulu guider mes débuts en égvplologie et relire cette grammaire 
en manuscrit el en épreuves : il nest pas besoin de dire qu elle a gran- 
dement bénéficié de cette amicale collaboration, sans laijuelle je n aurais 
pas osé l'entreprendre: et j'ai |>laisir à renouveler ici publi(juement à 
M. Lacau mes très cordiaux remerciements. 

J. L. 



GRAMMAIUE ÉGlPïlEXiSE. 



INTRODUCTION. 



LA LANGIK KT LES ÉCRITURES. 

1. Les moiuinicnls les [)liis uiicicns de la laii<}iiê é<;\[)lieniie remoiilent à 
quarante siècles avant J.-C; elle n'est tout à l'ail inoi'le ijiie depuis (juelijnes 
siècles. 

2. Elle est apparentée aii\ lanjjiies seinitiijiies. aux lanjfues berbères et aux 
langues de l'Afrique orientale (Bicdiari. Salio, dalla, Soniali, etc.). 

?). Elle a varié, comme il est naturel, avec les grandes épo(|ucs de lliis- 
toire de l'Egypte : Origines et Ancien Empire (environ /i.ooo ans avant .l.-d.). 
— Mo\en Empire (a.ooo avant J.-C), — Nouvel Empire. — époque faïle 
(■joo avant .l.-C). — - épo([UC ;[réco-romaine. — époque clii'élienne (à p.nlir 
du ui'' siècle après .l.-C). 

/i. De plus, dans presque toutes ces périodes, on a fait usage concurrem- 
ment de formes diverses de la langue. C'est ainsi que nous connaissons : 

a) Ancien l'iMrua:. 



1° La langue des textes religieii.i- , el par- 
liculièreinent des textes des l'jraruides, qui 
est déjà aicliaï(jue à cette date et dont les 
formes se trouvent dans tes textes de même 
nature à toutes tes é|)0([ues; 

lliljl. (l'élude, i. VII. 



[.a lanjjui' des textes conteniporains 



LA LANdI K KT LKS KCRlTUliES. 

//) -Moyen EMPiitE. 



?>" Mèjjijplien classique, langue de la belle 
liltéralure et des inscriptions; 



'r La laiiiriic ixipiihiirc du Mnijcn Em- 
pire; 



c) Nouvel Empire. 



[3°] L'égijptien classique, le iiièuie (|iie 
celui de la période précédente, dans la 
|)lupart des inscriptions de cette période; 



.j" La lanijiie po|)ulaire du Nouvel Em- 
pire, ou néo-cpipticn , usitée aussi ; sous les 
XIX% XX" et XXL dynasties, dans la litté- 
rature; sous la XX'' dynastie, dans les ins- 
criptions olTicielles; 



(l) ÉrooLE Saïte. 



G" La langue des iuscviptions salles, résur- 
rection artificielle de lancien égyptien de 
i Ancien Empire; 



7" Le dcmolique sous sa forme la plus 
ancienne, ou langue populaire de la période 
suite; 



A Epoque (jréco-Romaine. 

S" La langue des inscriplious gréco-romaines, \ i" his. Le (/n/io/Kyf/c sous sa forme la plus 
reproduction savante de la vieille langue, 1 récente, ou langue populaire de la période 

I gréco-romaine; 

/) EpOQUL (llinÉTlENNE. 

9" Le cofte, langue des cUrélions d'Egypte, dernière forme de lu langue populaire. 

5. Les écritures qui nous tonl coiinaitrc régypiicii sous ces l'orines diverses 
sont au nonilji'e de quatre : réci'itiu-e Iti'crovlijphiqae. récrilui'e hiératique, 
réci-iture démotique et récnliii-e grecque. 

('elle dernière, grâce à l'addition de quelques signes à l'alphabet grec, 
servit à écrire le copie et ne fut pas employée auparavant. LécriUire démotique 
(qui n'est qu'une simplification de l'écriture hiératique) l'ut usitée aux époques 
saito et gréco- romaine pour le démotique. Les écritures copte et démotique sont 



LES SONS. 3 

donc particulières à certaines péi-ioiles et à certaines des formes poi)ul(ures 
de l'égyptien. 

G. Au contraire, l'écriture Inc'mglifiihiquc et l'écriture hiérulique ne sont 
que deux formes, la première inonumcnlalc ou capitale, la seconde ciirsivc, 
d'une seule et même écriture. L'uni' était employée dans les inscriptions, 
l'autre quand on écrivait sur |)apyrus; c'est la matière dont on faisait usage 
qui décillait du choix de l'écriture. 

7. Une étude élémenkiire de l'égyptien doit se borner à la langue classique 
(S i, 3") et à ïécrilure hiéroglyphique; et c'est d'elles seules qu'il sera traité 
dans cette grammaire, sauf exception. 

LES SONS. 

8. Des sous de l'égyptien, nous ne connaissons que les consonnes, car il 
n'en écrit pas d'autres : les roycUes ne sont pas écrites. 

9. Ces consonnes se divisent en trois catégories : 

n) celles ([ui sont analogues aux nôtres; 

h) w et y, dites : consonnes faihies, qui sont susceptibles de jouer, dans 
certaines positions par rapport aux autres sons, le rôle de voyell.'s; dans ce 
cas, l'égyptien ne les écrit j)as: 

c) S [aleph] et C [aïn], consonnes spéciales, que les langiu's indo-euro- 
péennes ignorent et dont les langues sémitiques peuvent seules donner I idée. 
Ualeph est une émission de voix faible, qui accompagne toute voyell.> initiale : 
par exemple, en arabe, Sab, père, ou qui coupe nn mol en deux parties 
comme un hiatus : waiinouv. fonctionnaire, l/f/m rsl nue émission d.' voix 
très forte, obtenue en rétrécissant le larynx et eu le liiaul mts le haut; 
ex., toujours en arabe : Càin, œil; arbaOi , quatre. 



/, LKS SONS. 

10. Notre li'aiiscri|)li(in des ronsimiics ('■jvypliciinos ne peiil (Mi'o (emic pour 
îilisolumenl exacte. Klle est cippnniinativc. Sous celte réserve, Tt-jj-yplien 
posséda il les sons : 

S aleph /( cil et rond'') 

y, l yod(') /( clièt couché'-' 

C aïn s a couché (-' 

w « s debout'-) 

/; .s chin 

j) 1/ ko[)li 

/• /,■ kaph 

III II' 

Il I petit / 

)• / (pincettes)^'-' 

/( doux d (main)'-' 

// (hir (I (serpent)'-' 

I I. Nos transcriptions de Té^yptien, n'étant composées que de consonnes, 
ne peuvent être prononcées telles quelles. Il est d'usage, pour rendre la 
lecture possible, de prononcer : 

i a y \ 

C â IV ou 

el d'intercaler un r entre les autres consonnes: ex. : 

Slp se lil (ilcp hvr se lil mur 

Cnlj. V ^' ùiu'h nir -^ " ne[er 

mrj ^^ r m cri égnn " i^ écgonrn 

Mais on ne doit jamais oublier que ce no^l là en mirunc manièrr une rocahstitwn réelle. 

\'l. Malgré les lacunes de l'écriture, et grâce au copte, qui aide à l'étude 
de l'c'jfyplicn dans une mesure malheureusement insuflisante, on a pu voir 

''J Au (l('l)iil des mois, il se transcrit i parce '"' Les noms donnés à ces consonnes \iennent 

(juc dans celle position sa valeur diffère souvent de la forme des signes liiéro^lyjihiques qui les 
de xj et se ia])proche de i. exprimenl (i» a'i.")). 



LES SONS. 5 

(jue chaque mot égyplien avait iiiio voi/elle priiiciimle qui porlaif YacceiU. Quand 
cette voyelle termine la syllabe, elle est longue; autrement, elle est l)rèvc. 
Les mots pouvaient avoir plusieurs voyelles auli-es (juc la ])rincij)alc. Ainsi le 
mot copte : 

KMOM . 

devenir noir, nous apprend (jmi> dans le mot égyptien : 

kviin 

la voyelle accentuée suivait la deuxième consonne. Mais il ne nous fait connaît i-e 
rien de plus et la forme ancienne pouvait être ton! aussi hien 

Kamtiin 
que "Kmôm 

Dans cet ouvrage on ne pourra donc indiquer, et encore dans certains cas 
seulement . que la place et la (piantilé des voyelles et la voyelle accentuée. 



PREMIÈRE PARTIE. 
LANGUE ET GRAMMAIRE. 



CHAPITRE PREMIER. 
SUBSTANTIF. 

DÉRIVATION ET COMPOSITION. 

1 .'}. Laformf Iti plus stiuplc des sulishintirs est celle des inasculios siiiu[iilici-s. 
qui ne paraissent avoir eu aucune désinence particulière. 11 faut cependant 
signaler un certain nombre de substantifs terminés au masculin singulier en 
-ir, soit fjnils dérivent de racines verbales, comme : 

/nrra' le pauvre, de (nvr être pau\re 

sin.nv le suivant, de snié suivre 

svjHir le guide, de lîsin conduire 

(l3pa- le sage, de diijs conseiller 

etc.. soit poui' une raison encore inconnue, tels (pie : 

Ilnnur, le dieu Cbnoiim ((llinoumou) 
pniv, souris 
iibiv, seigneur 
/.i/ar. jardin, etc. 

I '(. Ku deliors de U déri\ation en -ir, existe comme- procédé de furmaliou 
l'usage du pré/i.vc m-. Il se rencontre dans des masculins el dans des féminins. 
Les masculins en m- .sont ou d'anciens participes : 

mlinh, celui qui est gratifié, de /iiik oifiir 

mnhtt, celui qui veille. de nlis gaider. veiller 



s DKlilVATlUN L:r COMPOSITION. 

OU IjÏlmi (les uoinuia lnct, a» sons où Ion enlcnd ce mol (hins la iji-aiiiinairc 
SL'iiiili(jtic : 

insijr oi'oillc (proprenicMil : liMiipc). de sdr dorniii' 

)iuil/l>l> cliarnhro frafclie. diinc forme iil/hh de kbù être frais 

J.es féminins en m- sont des noms dinstrumcnls : 

mIjSt lialancc, de Ai mesurer 
iiiiild vêtement, de nnh vêtir 
mil/l éclielle, de i/Sl/ monter 

Quand la racine commence par ij ou par »', cette lettre tombe au contact 
du prélixe m-. 

I ."). Il existe des noms composes, les uns ancicits, les autres rccciils. Les 
noms composés finricits sont : 

ti) les noms des couronnes et des sceptres en -.s final 

■sinCs la couronne de Haute-Ejjyple 
iiilis la couronne de lîasse-Egypte 
Ijr.s un scepirc 

/') les anciens noms des dresses ni)urlt, cbnit, lljlail, composes avec U'. 
mot irll, nom dune déesse serpent: 

c) les noms (h personnes terminés en -//•/ ou irij 

sljm-irf le puissant 
(Isr-irij le magnitiqiu? 
mi-mj le malade 
CirS-!rf le brigand 

Parmi les noms composés réccnls, figurent : 

(l) les noms composés avec ni- : 

nl-ltsli la compiabilitc- 
nl-C l'usage, riiabilude 



GENRES. y 

c) les noms composes ;ivec lnv, lieu, et un adjeclif. |ioni' expriiner le 
neutre : 

Inv-iifr le bien 

/) an-mic, il est véi'itable, employé comme un snhsiantif signiliant : 
vérité; etc., etc. 

GENRES. 

IC). Le substantif éjfypiien a deux genres : le Diaxculiii el le frniiniii. Il n"a 
j)as de forme neutre. Comme on le verra au pai'agi-aplie suivant, la forme 
féminine est souvent employée dans une acceplion neutre, (le fait n'est j)as 
particuliei' au substantif, on le constate aussi dans les mots qui participent 
de sa nature (participe § ()9; formes relatives du verbe .*^ .S ()'i et i -'.oj, dans 
le suflixe personnel -s (.*5 5i), et |)eul-ètre même dans le pronom personnel 
indépendant .s7 (.^ bït). 

17. Sont du féminin : 
1" les êtres femelles; 

9° des objets inanimés, que l'usage seul fera connaître, par ex. : nit, 
trône, nCrt, jambe, etc.; 

o° les collectifs : rljyt, riuimanité; CsSt, foule, quantité; 

li" des expressions en réalité neutres : divl, ce qui est mauvais, méchant; 

5" les noms abstraits : miCI, vérité; 

G" les noms des pays étrangers, comme LSs, Ktbiopie; 

7" les noms des nomes, districts teriiloriaux de l'Kgypte; 

8" (à la basse époque) d'autres noms de lieu encore. 

18. Sauf les catégories ()", 7" et 8" du paragraphe précédent, \(i fiininiii 
singulier a toujours la désinence -/. 

NOMBRES. 

19. Le substantif égyptien a trois nond)res : le singulier, le pluriel et le duel, 
comme en grec. 

Bibl. d'étude, l.\n. a 



m EMPLOI DES NOMBRES. 

20. Lo j)lun('l du iiKisruhn so forme en ajoulanl au singulier la désinence -tv 

Ijl/S, un souverain 
Ijl/S-ir, des souverains 

Le jjhin'el du /éiiiiiiiii a la désinence -irt 

riij)-l, une année 
rnp-iTt, des années 

21. Le duel, d(in( lusajje a cessé de bonne heure, se forme en ajoutant la 
désinence -ij, dans les masculins à la désinence -ir du pluriel, dans \gs féminins 
h la désinence -/ du sinouher 

médr, une oreille îr-l un omI 

médr-iv-ij, les deux oreilles '''~^~!/ '•"^ deux yeux 



EMPLOI DES NOMBRES. 

2'2. Le singulier est souvent employé, là où nous mettrions 1(> pluriel, dans 
un sens collectif, notamment avec nb, chaque, pris dans le sens de : lous les. . . 
Lx. : (Joo hommes pris parmi l/n nb, chaque brave, c'est-à-dire : parmi tous 
les braves. 

Le singulier s'emploie aussi dans les féminins collectifs (^ i -, 3"). qui 
remplacent des pluriels de sens correspondant : 



rm[, homme 

rml-t, riiumanité. c'est-à-dire : les hommes. 

2.'5. Le pluriel s'emploie souvent, au contraire de notre usage : 

dans les noms de matière, à l'exception des noms de métaux : my-iv 
(les eaux =) l'eau; 

dans les noms abstraits, qui sont alors miisruliiis : nfr-iv (les beaux =) 
la beauté; 



SYNTAXE \)\ SLBSTANTir. Il 

dans les inlinilifs. iii;isculiiis on féminins (5 ()i). employés subslan- 
livenient : 

cliC se tenir debout: c/jC-iv (les se tenir debout =) ce qui est debout 
Hi^-^ enfanter; vié-wt (les enfanter =) la naissance. 

SYNTAXE DU SUBSTANTIF. 

'2'l Le substantif s emploie (ihsolumeiil 
«) pour indiquer le Icnips : 

)C iib (jour ciiaquc). ciiaque jour 
hriv 1)11 (jour ce), à ce jour 

b] pour indi([uer le nombre de fots : 

itpw fdir (fois (piatre), à quaire reprises 

c) comme (lélerminatil à\\n (jualiftcalif : 

iifr lir, beau (de) visage 

25. Le substantif s'emploie eu (ipjmilioii, le déterminé se plaçant aprêx 
le déterminant, pour indi([uer : 

rt) la matière : 

iitr li'l l/rs 

pierre -blanche cercueil 

(un) cercueil (de) pierre blanclie 

/*) la siliiation : 

Ts-wr Sbtlw 

nome Tliinite Abydos 
.\bvdos (du) nome Tliinite 

c) le nombre, la mesure : 

1,1, t Uj •!:! 

bière crucbcs '?.-?. 

9. '>. crnchos (de) bière 



l-i SYNTAXE I)L; SI'BSTANTIK. 

■2(). Au conlraii-c de ces Irois derniers cas, le substantif s'emploie en plaçant 
le déterminé araiit le déterminant 

(i) pour indiijuer le licv (la place) cl le Icmjis d'une l'açon jjénérale : 

m IjS-l hrd-iv-f 
à tète enfants -ses 
à (la) tête (de) ses enfants 

à temps Majesté -Sa 
au temps (de) Sa Majesté 

h] avec certains mots d'un usage fréquent, tels que : mi\ chef; nb, 
seigneur; xi", fils; ht, maison; etc. Ex. : 

.si ]\r 
(ils (de) IIA 

r) quand (>7«, roi, et ntj', dieu, sont les déterminants 

hm-l lit II 
femme (du) roi 

"27. (les trois dernières constructions ne sont pas des appositions, mais ce 
que l'on appelle des gciutifo directs; il n'est employé en ell'et aucun mot de 
liaison entre les deux substantifs; c'est leur position i-elative qui exprime leur 
rapport. Aussi sont -ils parfois inséparables et considérés comme un mot 
composé : 

iiti--sljli/-w mitlj- 

intendant -cultivateurs excellent 

(un) excellent cbef des cultivateurs 

Dans ce cas, il n'y a qu'un siilTixe ipii puisse s'intercaler entre eux (^§ 5o-/i ) : 

Ijtii-lc )i[r pn 

victime -ta -(de) -dieu cette 
cette victime-sacrée qui est à loi 



SYNTAXE 1)1 SUliSTANTir. 13 

Aluiïi le plus souvent le tléleniiiiié et le détei iiiinaul [leuveiiL être séparés, 
par exemple par un adjccliF : 

îpli-t ITT-/ iivniv 

caverne jjrande lléliopolis 
(la) grande caverne (d) lléliopolis 

'2S. L'égyptien foi'inc à Taide de radjeclif «y, appartenant à. . .. m\ griiitif 
dit ùidirert, pour cette raison, ([ui sert 

rt) à indiquer la partie 

Ipij 1)1/ simv-f 

premier a]ipartenant à moisson -sa 
(les) prémices de sa moisson 

h) à indiipier la madère 

hll) es nij rivd-l 

table dolVraude grande appartenant à pierre 
(une) grande table d'oIVrande de pierre 

6') dans l'expression hm mj Majesté do . . . . 

h m 111/ lut II 

(la) Majesté d' Auion 

(ij dans des ex])ressions comme 

mk['!} nij 0.(1 ou 

(une) armcH' de .'î.ooo lioinmes 

(liiiij 111/ Kblijw 

(la) ville de Coptes 

ru - 1; 111/ i// - / 

nom -Ion d' Horizon 

Ion nom qui est : Horizon 



1^ SVNTAXK DU SK l'.ST \N T I T. 

'29. Ay, ('■taiil Mil iidicclir. s'accorde en (frnrc cl en nonibrc avec le siihstanlil 
aïKjiiel il se ra|)poiie. Sa déclinaison est la siiivaiile : 

Siii<[. inasc. /)// 

— fém. 1UJ-I 

Pliir. niasc. ny-w 

— ■ fém. nij-irt 

Duel masc. wj-'^'ll 

— • fém. on n'en cunnaîl [)as d'excmplo. 

Mais cet accord de iiij ne se renconlie ijHà l'origine; il a [lerdu peu à peu 
les dilTérentes formes de sa llexioii : le duel, puis le pluriel, enfin le féminin; 
en néo-égyptien, il est devenu une particule invariable : n. 

150. Les substantifs se coordoiuiciil 
a) généralement sans particule : 

Im-irl IJi/'iv 

femmes (et) liomnies 

h) étroitement à l'aide de /(/•, placé entre les deux substantifs : 

iSiv-ir Ijv lird-ir 

vieillards et eiilanls 

c) à l'aide de IjiiC, (jui se place de même et répond |)lutot au sens de : 
ainsi cpie ; 

i(-f IjnC mai-f 

])ère-son ainsi (jue mèrc-sa 
son père, ainsi (|ne sa mère 

(Ij dans l(!s textes des Pyramides et autres semblables, ])ar les particules 
isl, Islc, placées après les substantifs : n[r-w kc-iv-iîn ist, dieux âines-leurs 
(aussi), les dieux el leurs âmes. 



SYNTAXE DU SUDSTANTIF. IC 

31. Les siil)slan(irs s'apposent 

<i) siins pai'liciile. (jniind le sons esl clair 

sr ni) ii'ls ni) 

{{ranci (•lia(|ii(' (ou ) lioiiinie de |umi chaque 

/») en plaçant la juiiliciilc rpiv après le dernier des snltslanlifs (rarenieni 
après cliacun deux), 

m ni) m sn m Ijnms rpir 

comme maître comme frère comme ami (ou hien ) 
ou comme maître ou comme frère ou comme ami 



CHAPITRE II. 
PRONOMS ET ADJECTIFS. 

LES DÉMONSTRATIFS. 

l]'2. Les (Irmonslratifs t-gyptions sont lou^ formés sur les racines p (niasc), 
/ I féiii.) et n (neutre). On distingue parmi eux les anciens démonslralifs , et les 
nouveaux démonslralifs, qui. à dater du Moyen Empire, remplacent de plus 
en plus les premiers. 

ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

3.3. Les anciens démonstratifs sont formés, les uns sur les racines ^j- et /-, 
les autres sur la racine n-. 

3/i. Sur les racines p- et l- soni formés les Irois démonstratifs 

pn In 
pw liv 
l>P 'fi 

(|ui se déclinent de la façon suivante : 



Sing. 


pn 


tn 


ptr 


Plur. 


Ipn 


{pin ? 


ipiv 


Duel 


ipmj 


iptny ? 


îpn-y 



hv 


vfi 


ipliv ? 


W^ 


iplwy ? 


¥' 



Iptf? 

iptj?^'^ 



3.5. Toutes CCS formes n'ont pas été toujours employées : à dater du Moyen 
Empire, les pluriels ont été remplacés respectivement par nn, nw, et nfi 

''' Ou le voit, nous in^noroiis encore la vraie duel masculins de p/i; la disposilion nialérielle 
leclure des formes du féuiinin pluriel et duel de des sijfnes est celle que reproduit noire Irans- 
ees trois démonslralifs et celles du pluriel el du criptiou. 



EMI'LOI DKS ANCIENS DK.MOXSTn.VTIF S. 17 

(.^§ 3(5 el lioj)). Pœ n"esl employé, eu deliors de la lanfjue la plus aiu-icnne. 
(jue dans certains cas détermines (S ;')8). Le duel de jm ne se rencontre que 
dans la plus ancienm' lanjjue. 

36. Sur la racine n- sont formés les trois démonstiatils 

lin 
mv 

"fi 
Ils sont indéclinables. 

-Yh ne s'est plus guère employé en néo-égyptien; niv., plus ancien et plus 
rare que nn, a disparu de bonne heure; nfs est encore bien plus rare. 

EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS. 

37. Pli s'emploie 

rt) dans la langue ancienne à la place de noire : ô. vocatif . Ppijij pu . 
(j Pépi: il est alors placé après le substantif; 

i) pour désigner une personne ou un objet placé devant le narrateur 
ou déjà nommé par lui : 

/)/ tu 

ciel ce . . . ci 

ce ciel-ci 

il est alors placé après le subslantif; dans les textes des Pyramides, il se 
rencontre placé devant le substantif, mais |»our insislei-. 

38. Pn ne s'em])loie dans la langue classitjue (jue 

rtj ajouté à l'apposition : 

Bs-t liv lin: nbt-lit 

(tes deux sœurs), isis cette ainsi (jue \eplilb\s 
tes deux sœurs. Isis ainsi que Neplilbys 
B,bl. d'étude, i. Vil. 3 



18 KiMPLOl DES ANCIKNS DK,\1 N STIi ATII'S. 

I)) au vocatil. dans le sens de : ù, 

.si xtii ]m^ 
lils roi ce 
(ù loi) lils (de) roi 

(•) dans \of, proposilions dites nominales [% i lu) comme sujet; ou, s il nest 
pas sujet, pour insister sur l'attribut. 11 est alors indécUnahIe; cl il se place 
après l'attribut, premier mot de la pbrase, ou même aprh le ■premwr mot, si 
l'attribut est une expression formée de plusieurs mots : 

Rc pw 
Uà ce 
c"(cst) Hà 
phr-t pw nt ir n-miC 

remède c'(est] de vérité (§ i •'>,/) 
c'(est un) remède de véi'ité 
pljvl pir ni hc-s }nvhl 

remède (''(est) de corps-son parfum 
c'(est un) remède pour son corps (<|ue le) parfum 

<■/) dans les proposilions dites verbales (.S t i o), après la forme empbati(jue 

de la nouvelle flexion (.*^ i oh), dans le sens de notre : c'est lui (elle) qui , 

ou pour marquer un état absolument assuré, acquis : 
édm -f pw 

entend- il ce 
c'(est) lui (qui) entend 
(si tu trouves tel symptôme) sini-f pw 

est guéri -il ce 
alors il est guéri. 

e'j après l'infinitif et derant irij, surtout avec les verbes signifiant : aller, 
dans les récits, depuis le Moyen Empire (sans (pi'on puisse encore expliquer 
conqilètement celte construction) : 

sflm pw irii-f 

entendre ce faisait-il ('.'j 
(lomme ou le voit, pw se place toujours après le substaiitil ou le verbe. 



EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTH VTl FS. 
39. PfS, a» coiilrairc de pu, désijrnc 

fl) des personnes ou des choses éloignées 
liriv pfs 
jour ce. . .là 



ce loiir-la 



A) des choses auxquelles on pense sans plaisir ou avec mépris 
Ijnv pp 
tomhé ce . . . là 
cel (homme) tomhé. (ce vaincu) 

11 se place presque toujours, uuiis non toujours, après \<i suhslantif. 

/lO. A« 

«) signifie : ceci, et est très souvent le complément direct de : dire. 

et de : laire 

phnh nu 

tu as atteint ceci (ce lieu) 

//) suivi de n, suivi lui-même d'un suhslantif, il rem])lace depuis le 
Moyen Empire le pluriel de pn : 

nn II ékij nn n énv 

ceci de paysan ceci de conseillers 

ces paysans ces conseillers 

On voit (jue le siiltslantil' se me! au singulier ou an plinn'l 

Le n dis])araît dés la langue vidgain; du \l()\en Kiiipirc : iiii livn-, ces jours. 

'il. .\iv 

fl) signifie : ceci 

II) suivi de n, suivi lui-même d'un suhstantif. il remplace, parfois, le 

pluriel de piv 

inv n n{nv 

ce de dieux 

ces dieux 



20 L'ARTICLE. 

/|'2. Nj3 : (i) signifie : cela 

h) s'emploie avec n comme nu d iiir 

NOUVEAUX démonsthatifs. 

/l,'). Les nouveaux tlëmonstralirs sont : p3 (masc), /i (fém.). )i3 ( iin neutre 
([ui sert de pluriel). On trouve aussi les formes : /)//, h/. 

'l/l. Ils ^'emploient 

a) comme (uljcclifs, soit seuls, placés immédialement (levant le subslantif : 

y;i iifdiv 

ce livre 

soit complétés par le sullixe ])ersonnel (§ âo. //), et dans ce cas ils ont un sens 

possessif : 

P'J-I F- 

cette -sa maison 

sa maison 

b) comme pronoms : 

pi piv Wéyr 

celui-ci cesl Osiris 

c) ii3 sui\i de /( (cf. nn n, § ho. h) scrl d"rtr//'«7j/" démonstratif pluriel 

Hi n es 
ce de àne 
ces ânes 

Le substantif se met alors au sin<;idier ou au j)luricl. 

L'AUTICLE. 

'i.'). lin ('{[viiliL'ii, il ii'v a pas d'article A'/Zh/ avant lu langue vulgaire du Moven Empire, 
d'article Indéfini avant le néo-égvptieu. 

'i(i. t/artide (Ufini est en réalité un r/c»(OHSfiY(((/' employé au sens d'article : j)^, li, «i )i. 

'i7. L'article imUfmi du néo-égyptien ivC , qui s'emploie suivi de » : irCw n, féminin 
irCt ni, a sous le Mov<'n Empire le sens de : n'importe ([uel. . . . ijuclle . . . 



SUFFIXKS PERSONNELS. 21 

'iS. Alème dans la langue vulgaire du Moyen Kmpire, ne prennent pas i'arlicle défini : 

a) les noms de toutes les parties du cor]ts, 

b) certains teimes relatifs aux localités, 

c) les noms du culte et de la royauté, 

(/) quelques noms d'un emploi parliculièremeiit i'réijuent : père, l'rt>re, nom. 
'|9. Pour la consiruclion de nS )i . . . , irCw n. . , irCI ni. . . . voir plus liaul .»' 'lo. A. 

SUFFIXES PERSONNELS. 

50. La povaoïiHc s'exprime en égypiien de deux façons : 
ff) pur les suffixes personnels; 
II) par \i'S proiiouis personnels indêpendanls. 

,") I . Les suffl.ces personnels sont : 



1 "^ p. -ij I "■ p. -// i" p. -nij 

"î" ]). iiiasc. -/.■ •'.' p. -iji n'' p. -ijii/ 

leni. -l 

',')" p. masc. -/ 3'' p. -en '.>" p. -sni/ 

féin. -.s 

La ii'disième personne du ieiiiiiiin singidier .s jone soM\enl le rùle du neutre. 



52. Les formes du duel ne se renconfrcni que dans la plus ancienne lanj;ue 
et soni de très bonne lieure remplacées par celles du pluriel. Mnis il est airivé 
que le sullixe du duel -y {$ -21) ix élé ajouté au sullixe |)ersouuei de la deuxième 
et de la troisième personne du sin{]ulicr, terminant lni-m»Miie un mol déjà 
au dnci 

Civij, deux lu-as 

Civy-f-i/, ses deux l)ras (à lui) 



2'_> SUKKIXKS PKRSUMNELS. 

I'arft)is iiiiMiie, il ii csL [)as nécessaire (|iu; le nom soil an duel; il siillit qu'il 
en sujjjjère l'idée : 

f>s, côlé 

g!î-ii-i/, son cùlé (à elle) 

53. (les sullixcs personnels Icadnisent j)lnsieurs de nos ])ai'lies du discours. 
Ils s'ajoulcnl en eiïel : 

ti) aux sithslaiililk e( servenL alors Adiijirtifs posacfntijs 

jir, maison 

pr-h, la maison (à un homme) 

j)r-[, la maison (à ime l'emme) 

h) aux (lémonMralifs jouant le rôle yXadjecùJs pi, tS, ni et ils servent 
encore dans ce cas iXadjcclifs possessifs (§ ^i/i, <ij. Ce procédé est plus récent 
que le piécédent. 

pi-f pr 

cette -sa maison 

sa maison (à lui) 

f) aux ndjcclifs en -ij : 

m>jirUj-f 

lui ressemblant 

et, par suite, au relalil iili/ (§ ^3) : 

hir iilij-L: lin 

lieu le(|nel toi dans 
le lieu où tu es 

d) à ds, même : ds-k, toi-même (à un homme), ds-f, lui-même, etc., 
enq)loyé comme pronom ou comme ndjcclif : 

siihiv-sn ds-én 

morts-leurs mèmes-lenrs 
leurs propres morts 

on voit que dans ce cas le substantif prend aussi le sutlixe; 



PRONOMS PERSONNELS INDÉPENDANTS. 'i.-? 

e) aux verbes, pour imli(|uei' le sujet, jouant alors le rùlc d im pronom 
personnel 

s'Im-ij, i en (omis 

s(jin-l,-, lu entends (à un liounuc) 

etc. oie. 

toutefois, avec \tn/iuitif, ils iudi<[ucnt presipu' toujours le coniplenicnl direci: 
par analogie, hr ith-h, par exemple, devrait signifier : pendant ton action de 
tirer, tandis que tu lires; en réalité il veut diie : pendant l'action de te tirer, 
en te tirant; 

f) aux prépositions , pour indiquer la personne (ju"elles régissent (rôle de 
pronom personnel). 

Iir-L-, sur loi (à un lionmie) 
n-tj), ])our vous 

PHo.NOMs pi:i{so>'.m:ls im)i';i'i:m>ants. 

51 Le pronom indépendant, non sullixe, a deux formes. La seconde est 
encore rare dans les textes des Pyramides; la première est jdus ancienne. 

55. Forme ancienne : 



sisi;. 



i""'' p. (l'y i'"' p. " 

'j'- p. niasc. hv a'-" j). In 

féni. In 
o'^ p. masc. siv 3'' p. *■" 

fém. SI/ 

neutre, o'' p. .s/''' 

Celte dernière forme était peuL-ètre à l'origine un féminin pluriel. Klle est 
très usitée, même en parlant de plusieurs personnes, et remplace très 
souvent sn. 

f! r.e3 loxies (les Pyramides coiinaisscnl aussi .j-aiilics lormes. |.:irini les(|ucll.;s hrt a siil)sisl(i nver 
le sens de : lu es. 



•j', l'RONOMS l'KRSONNELS n DKl'END ANTS. 

r)0. La forme ancienne du pronom indépendant seniploie : 
aj constamment, coinnio complément direct 
édm -f s H' 

entendit- il lui 
il l'entendit 

A) dans cerltiins cas, comme mijel : réipilièrement dans les propositionn 
nimn'iiales ( ,*^ i i o ) ou censées telles (§ i i i) 

mk irij Ï!jl'''''!J 
vois, moi je viens 
is[ irij III .sSh 

alors moi à Télal de juge 
alors j'étais jupc 
e.vceplioniielleinent dans des propositions rerltales (^$ i ju) 
sn'S(Jw siv l^iri/ 

fait-verdir il les-ilenx-])ays 
il fait verdir les deux pays 

cj au neutre st. et seulement au neutre, comme complément de Yinjlnitif, 
à titre erceptioiineJ (.^ 53, c) 

nii sdt sf 

ne . . . pas empoiler le 
sans l'emporter 

dj à la deuxième [tersonne, après Xiinjiéralij' : 
wn [ir 

cours (toi) 
■")/. \onrelle forme : 

SING. PLUli. 

I "■ ]t. inl,- I " p. '.' 

a'- p. niasc. nt-k ;','' p. nt-lji 

lém. nt-l_ 

.')'- p. masc. ;;/-/ •'!' p. nt-sn 

fém. ni -s 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 25 

Sauf la première personne du sinjfulier, elle se décline sur une racine u(, 
à laquelle on ajoule les snilixes personnels. 

âS. La nouvelle forme du pronom indépendani iicinpioie : 

a) pour exprimer le sujet log'uiw de ï'mfmilif, de nn^me (pie l'on em- 
ploierait in avec un sujet substantif (p. yO. n. i) 

m. . . prl «/-.sH linC rdjt in nch 

(contrat passé ) pour sortir ils et donner prêtre 

pour (piils sortent et cpie le prèlre donne 

h) pour insister sur le sujet d'une proposition, eu plaçant le pronom 
indépendant au début do la [)lu'ase, de même ([iie Fou emploierait //( a\ec 
le substantif sujet (.^ i 8()) 

nl-f ssni nj 

il conduit moi 

(c'est) lui (qui) me condiiil 

r) pour exprimer la formule posucssirc : c'est à moi, à loi. à lui .... elo. : 

nl-k nb 

(c'est à) toi (l')or 

ADJECTIFS QU.VLIFIC.VTIFS. 

59. Les adjectifs (pialilicalifs sonl formes soit [a) sur des racines vcrlmlcs, 
soit (A) sur des sulislanlifs, des in/inillfx, des prépositions, auxqmds s ajoule la 
finale -y. 

C)0. La fJc.vion est idenliipie à celle des substantifs : 

SlXn. l'LUB. tlltl. 

niasc. -ir -ii'!/ 

fém. -t -irt -lij 

DM. d\'tu(lo, t. VII. ^ 



:>f) ADJKCÏIFS QUALIFICATIFS. 

Dans les adjoclils en -y ; 



nuise. -// -yir 



■] 

féni. -ijl -^'»'< -.'/','/''' 

Dès la lan|;iie vulffaire du Moyen Empire, les flexions commenreni à 
(lisjiaiaitre, au moins flans les adjectifs formés sur des racines verbales. 

()1. Les adjectifs s'accordeiil en «jeni'c et. en nombre avec le nom auquel ils 
se rapportent, ils se placent apiis lui : 

Ijk-t nilm-t hSi-iTl inhl-ijirl 

(de la) bière douce (les) pays septenlrionaux 

G"2. Les adjeclils ^'ciiiplniciil : 

a) comme Cjiilltclrs, et alors certains font corps avec le substantif si bien 
(pi'ils reçoivent les sullixes jiosse.ssifs : tS-M-^ii, pain-blanc-lenr, leur pain 
blanc (avec .si, lils, l'adjectif reçoit parfois le sulbxe, mais le nom égalemeni : 
.si -/'«//( .s(»'-/', lils-son aîné-son. son fils aîné): 

A) comme aUriIntls dans les |)i-opositions appelées nominales (.^ iio), 
notamment avec inversion 

n/r mhi-ij 

bon (est) cbemin-moii 
r ) Kulistaiilirciiiciit 

iifr-tr lji'i/-w sC 

les beaux C^*^) ^'' trouvanl-sur (le) sable 

la beauté (.^ 9.3) les Bédouins 

C)^. Les adjectifs en -ij dérivés d'une pirposilion ré;;issent très souvent un 
substantif ou un suilixe coinpiciiiciit 

irij CI mijaUj-f 

appartenant-à (la) maison ressemblanl-à lui 

'"' Forme llieori<iiie; par ex. dans hnUj, iliiol fcni. de imij, (jui se Irouve dans, le premier ij n'est 
pas écril. 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 27 

()/i. dette construction donne souvent lieu à des sens curieux. Pur ex. avec 
iiny, se trouvant dans : 

hni/ rn-f tmi/ nrl 

se trouvant-dans nom-sou se trouvanl-dans (la) Grande 

où se trouve son nom où se trouve la Grande (Hathôr) 

liste de noms l'ouest 

ou encore, avec ni/, appartenant à : 

)iij-t liéh 711/- IV hil-f 

(le) relalil-à calcul (les) appartenant -ù corps-son 

la comptabilité ses enfants 



63. Dans l'ancienne langue, mj se construit même avec l'ancienne forme 
du pronom personnel : ny-inj, nij-hv, ny-^iv, elc. : iii/-trij llc , appartenant-à- 
moi Hà, avec le sens retourné : j'appartiens à Uà. 

A l'époque classique, nij ne se construit avec l'ancienne forme du pronom 
personnel qu'à la troisième personne 

nij-iiij mr-pr 

apparlenant-à elle (r)inlondaiil 
elle ap|)ai'licul à l'intendant 

De là vint plus tard le prélixe in\arialtle «>', qui appartient à. 

Gf). in/, faisant partie de . . . . se trouvant dans. . . . s"empl«ile d'une façon 
iimuinhlr aj)rès le substantif, là où on attendrait un possessif : 

àbS Iri/ 

(la) porte faisant -[tartie -de 

sa porte 

De même apiés une prc/milion : m si !ri/, avec le sens de : derrière cela. 

là derrière. 

/i. 



28 NOMS DE NOMBRE. 

()7. Il 11} il |>as de degrés do. mwjxi raison. On rend le coinimrdlij par r, 

|)liis (jiic : 

vfr r iljl nbl 

beau plus (juc chose loule 
plus beau que loul 

()uaul au siipcrîdlif, on ne Texprinie pas : 

es hnij nh'iv 

grand se Irouvant-panni (les) dieux 
le plus ofand qui soit parmi les dieux 

ou liien Ion se sert de ivCiv, un (? (18). dans le sens adverbial : 

ivCiv mnj-l; 

uniqueiucnl aiiné- ton 
le plus aimé de toi 

NOMS DE NOMBRE. 
(>8. Les nombres cardinaux sont, autant qu'on les connaît : 

I n-C/r fém. xvCI 

5 énxvD énlij (duel) 

3 hmt h mil 

h jdiv fdl 

5 diiv (?j dit (?) 

100 .si/ (?) (toujours l'éminin) lo.ooo dbc 

1 000 //i 10 0.000 h In 

(jiianl aux dizaines, on emploie pour les exprimer le pluriel des wulés; 
miis 3o se dit incbi; i.ooo.ooo se dit parfois /*// (gronde quantité). 

()9. Les nombres cardinaux se placent après le substantif, avec lequel ils 
saccordeni en trrnre 

rirp-l ivC-l 
année une 



G éw (?) 


fém. 


st 


7 # 




sfin 


8 Innn 




Il ni ni 


9 1>''J' 




psdt 


1 md 







RELATIFS, IMERROGATIFS ET INDEFINIS. 29 

Quant au nombre, le substiintlf se met au singulier avec le tluel îinri/, deux, 
et dans les indications de mesure cl de temps, ainsi que dans les romptes : 

mh fdiv 

coudées f\ 

Ils semphîeni substantivement soil au sinjjulicr, soit et surtout au pluriel 

liS m /i IjSw 

un milliei' de pains des milliers 

70. Les nombres ordinait.v se forment en ajoutant la désinence -niv au 
radical des cardinaux, sauf : premiei-, qui se dit Ipy 

sn-ivij, •>. ; m-mv, deuxième 

Us se placent soit avunl, soit aprcH le substantif, sauf Ipij. i[ui w suit toujoui-s. 
Tous sont employés substantivement. 

71. Les nombres fraelionnaires sexpriment en faisant précéder de ;- le 
nombre cardinal 

fdiv, 'i; r-fdiv, le i 'i : r-Jdiv-sn, leur quart 

Demi se dit gs, côté, 

gs-f, sa moitié 

7-2. Dans les dates, le mot : année, doit se lire probablemeni li^l-sp: le 
mot : mois, n'est pas décbilfré; le mot : jour, se lit : séw. On ne sait si 
le cbiffre des années et des mois était cardinal ou ordinal; celui des jours est 
cardinal. Toutefois pour le premier mois on emploie volontiers la forme //»//. 
premier (cf. § !>8-j). 

RELATIFS, INTKUnOGATIFS KT l.\ni':FIMS. 

7o. Le mot nli/, ipii appartient à la catégorie des adjectifs en -// (S 5«)). 

sert de relatif ei s'enqjloie comme pronom, à la fois dans le sens de : qui. 

((lie, etc. : 

îrij-a iil' "'.'/ I"'-J 

fonctionnaire cbaque qui I était ) prés de lui 



30 liKLrriFS. IN'TEIUIOGATIFS KT INDÉFINIS. 

et dans le sens de : celui, celle (jni, que, etc. : 

ntt/w m sinti -J 

ceux qui (sont) dans sa suite 

Sur le \erlie et le sujet dans ces j)r()|)()sili(Uis. voir ^ îîoo-i. 

7/1. L'n(^ proposition relative est souvent unie à la propositi(ui principale 
par le mot n (comparer .^ 58, le génitif indirect) : 

iif II (hlL: 

le souille (jue tu donnes 

l'y. \,^inlc)ro<y(ihf\c. plus employé est : m, qui? que? Il est précédé de m 
(^ it)-i, 1"). quand il a le sens de : qui? 

ph-n-h nu hr m 

as-tu atteint ceci à cause de quoi? 
[)Ourqu()i as-tu atteint ce lieu? 

in m (hl iiv 

qui est-ce (pii dit cela? 

70. Autres interrogatifs : Uél, quoi? sijij (?)''' qui? qui sont anciens; le 
dernier s'em]>loie comme adjectif aussi bien que comme pronom : 

sij-ntr ni .■<'/ mr/il 

(dans) quel lenips? avec (|uelle liuile? 

(juand? 

pttj, très employé depuis le Moyen Empire, qui se place toujours en lèle 
de la phrase (§ 19'^, fî"); son sens originel est : qu'est-ce que? qui? 

I>li/ Slit-f 

qu'est-ce (pie son champ? 

77. Le seid indéfini d'usage fréquiMit est nli , clK^iue, loiii; chacun, loiil 
(pronom ) 

l/n ni), brave cluujue. tous les braves 

' i.a le'-tiire n'est pas rorlaiiie. 



RELATIFS, INTERROG ATIFS ET INDÉFINIS. 31 

niiv, lialjiliiel dans le même sens depuis la XVilI'' dynastie, est en réalité le 
reste de l'ancienne expression r [niv : d'après le nombre. 

Ir /«/r hnv-l,- liuv diviir 

à chacun de les jours clKupic matin 

78. Tiv, employé seul dans le sens de : on, est rare : 

lir ninn ilil s 

on vole la chose d un homme 

Généralement on emploie dans ce cas le verbe sans sujet : nhj-iju, on lit: 
(kl, on dit: surtout au passif en -Ur (.^ loi) : rhlir, on sait; chcntiv, on se 
tient debout. Mais cette tournure est souvent aussi une façon respectueuse de 
désigner le roi. 

70. ])s signitie : même, et s'emploie avec les sullixes personnels (^ 03, d): 
il peu! être adjectif ou pronom : 

(Is-k, toi inème .s7/w/.s-/. le roi lui-même 

^yliiv-én (Jé-sn 
leurs morts leurs propres 

On emploie, rarement, dans le même sens le mot l/C, corps : 

?» hc-sn 

plus fpie corps -leurs 
plus ([u'eux-mêmes. 



CHAPITRE m. 
LE VERBE : I. FLEXION. 

RACINE VERBALE ET RADICALES. 

(SO. Les formes fliverses de la Hexion des verbes égyptiens servent à 
exprimer des idées dilTérentes de celles que rendent les modes et les temps 
de nos conjugaisons : le commenrcment, la durée, Tachèvement, le caractère 
essentiel on accessoire de l'action ou de l'état exprimés par le verbe. La 
méthode la ])lus simple consiste à étudier le verbe d'abord uniquement au 
point de vue des formes; on considérera plus lard lempldi de chacune d'elles 
(ch. IV). 

Ij'étude des formes est essentiellement celle de la ravine rcrbalc et des 
mndi/icdliona de lout ordre qu'elle subit. 

81. La l'acine verliale permet d'abord de classer les verbes en diverses 
catégories, d'après le système commun à toutes les langues sémitiques. 11 est 
fondé sur le nombre et la nature des consonnes ou radicales de la racine. Ces 
radicales sont an nombre de 2, 3, A ou 5; et les verbes sont dits : à 2, 3. 
/|, 5 radicales, ce qui s'indique par les abréviations : 9 rad., 3 rad.. 6 rad., 
5 rad. Ex. : 2 rad. mn, rester; 3 l'ad. édm, écouter; h rad. Iimlim, rugir; 5 rad. 
tigsgs, déborder. — Lorsque, dans un 3 rad., la 9'= consonne et la 3*= sont 
identiques, le verbe est dit : \erl)c de la 9'' radicale redoublée, en latin : rerbmn 
secnndae geminalae (sous-entendu : litterae); à'où l'abréviation : II gcm. Ex. : 
Il gem. mii, voir. — Lorsque dans un verbe l'une des l'adicales, 3^ h" ou 5% 
est l'une des consonnes faibles : tv ou y, le verbe se nomme : terliac [qiiarlae 
ou quinlae) injirnmr : III inf., IV inf. ou V inf. Ex. : /// inf. virij, aimer, IV iuf. 
rmniv, porter. — Enfm, lorsque la consonne faible est la i''' ou la 9% on 
l'indique en faisant précéder cette consonne du chiffre romain I ou 11; le verbe 
est 7 H', // w, 1 y ou II ir. Ex. : 7 w, ivcb. purifier; II w, mn-t, mourir: 7 y, 
înh, endjrasser; II y, ryé, veiller, garder. 



MOOIKICVTIONS D !• LA HACINE VERBALE. 33 

82. Les 2 rad. sont encore peu nombreux dans le vieil ejjypiien; ils sont 
fréquents au contraire dans la langue plus moderne; la plupart dérivent de 
.■) rad. qui ont perdu une de leurs radicales. 

Les 3 rad. sont très nombreux; ils sont presque seuls à exister dans la 
forme la plus ancienne comme de la langue. Parmi eux les /// inf. sont très 
fréquents. 

Les h rad. et les 5 rad. sont presque tous des redoublements de racines 
simples; parmi les IV inf . et les V inj., une partie est dérivée de substantifs 
et d'adjectifs. Les verbes dus à un redoublement sont souvent des fréquentatifs. 

MODIFICATIONS DE LA RACINE VERBALE. 

83. La racine verbale peut subir Iroix sortes de modilicalions : 

«) modifications par m\ ou des préfixes''-^''' ; 

h) modifications intcvncx; 

c) modifications par un ou des suffixes. 

84. Les modifications («) par un ou des pré/ires sont dues : 

1° au préfixe s-. Le verbe ainsi formé indique que Ion raitsr l'action ou 
que l'on produit l'état indi({ué par la racine : 

Ijr, tomber; s-ljr, faire tomber 

wi.<(/, enfanter; s-??i.sy, délivrer, accoucber 

De là le nom de anmlifs, donnés à ces verbes par les gramiuairiens. ilette 
formation est rare avec les verbes transitifs, très fréquente avec les intiansilifs. 
Le sens cansatif s'est souvent perdu de bonne beure. 

En principe, l'addition du préfixe s- n'a aucune inlliience sur la llexion. 
Seuls les causalifs formes sur des :? rad. (dans. ;> rad.) oui certaines formes 
semblables à celles des /// inf (.*5 io8). 

•'." au préfixe «-. Il n'en est guère connu (luiin .'xeuq)!!' avec une racine 

simple : 

hm, crier (?): n-lini, crier de joie 

'■' Conjugaison, au sons do la graniinaire SL'niilitiui-. 

Ilibl. d-étude. l. VII. '> 



3'i MODIKICATIONS DE LA RACINE VEHBALE. 

Devant une racine redoublée (.^ ^-i), le cas est plus rréijuenl dans la langue 
la plus ancienne : 

////(, (•riei'(?); n-hinliin. l'ujjir 

(1(1, rli'e stable: n-Mdd. leslei' 

g'.s, (inusité): """'•%'*'' déborder 

3" à ces deux préfixes réunis su-, (je sont les causaliis des verbes à 

préfixe H- 

s-n-jlifh, délier 
s-n-hbhh, (sens inconnu) 

85. Les modifications (6) iulernes de la racine verbale sont de deux sortes : 

i" les unes n affectent pus lis nuliralrs; ce sont celles de la vonilisotion et 
de Yaccenlualion, connues grâce au copte (§ lâ) ou à certaines particularités 
ortbograpliiques (â loG). C'est une partie de la llexion des verbes égyptiens, 
dont l'élude est encore assez peu a\ancée: on en trouvera I essentiel dans le 
paradigme ci-après (§ io3): 

•2° les autres sont des modificntions des iridiailcs, particulières aux verbes 
à radicales redoublées, à radicales faibles et aux verbes irréguliers; voir à la 
lin de ce chapitre (S loô-i lo). 

Sf). Les modifications (c) sont dues à des siiffi-rcs cpii se rangent sous trois 
chefs : 

1" les désinciircs du genre et du nombre; 
•>." les sujljl.res pe)'sonnels (i 5i et 53. c); 

o" les sujfixes qui peuvent, à certains temps, s'ajouter à la racine verbale, 
pour en modifier sinon le sens, du moins la nuance de sens, ou encore la voix. 

(S7. L(is deux premières catéjjories de sullixes n ont pas besoin dèlre 
explitpiées; on les verra plus bas dans le paradigme. 

La troisième est composée parles sulfixes -n, -ijn, -In; -I.S, -ir, -tir. Par 
ex., avec la racine 

sDM. entendre 



VOIX. FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 35 

el ces siillixes, se formenl les nouvelles formes verbales 

sDM-;; - 
ènn-yn- 
s'nji -/))•- 
soM-/ii - 
s'DM-ir - 

SDM-^ir- 

qui toutes rendent une nuance ou une voix du verhe : entendre. Les quatre 
premières de ces formes ne seront étudiées qu au cliapitre l\ . Disons dès 
maintenant que la forme en h' est peu fréquente et que la forme en /.i reste 
rare. Les formes en -iv et en -tiv vont être considérées ci-après (S loi). 

VOIX, FOUMES NOMINALES, VERBALES ET .MIXTES. 

88. Parmi les verbes étjvptiens. les uns, inlvansitifs, n"ont qu'une ivi.r: les 
autres, transitifs, ont un actif el un passif. Il n"y a lieu de noter à cet é<jard que 
le fait suivant : certains iniransilifs prennent parfois un sens transitif; Ijpr, 
être, signiûe aussi : créer: irch, èlre pur. propre, sijjnifie aussi : purifier, 
nettoyer: etc. 

89. Quelle que soit la voix, les diverses formes de la llexion se classent en 
trois catégories : 

les formes nominales, 
les formes verbales, 

la forme dite en -l et les formes relatives, qui parlicipeul à la fnis du 
caractère des deux autres classes. 

90. (A.) Les formes nominales du verbe sont celles qui sont Irailées comme 
un substantif : Yinfnitf, le parliripe et Y adjectif verbal. 

91. \: infinitif, étant un substantif, a un genre. — Soûl du masculin, les 
infinitifs des : a rad., 3 vaà.Jfgem., li rad.. 5 rad.. Caus. o rad. cl Caus. Ilinm. 
— Sdut (hiféminin, les infinitifs des : 111 inf, Caus. t! rad. — Sont les uns de 
lun. les autres de l'autre genre, les infinitifs des : IV inf, Caus. /// inf 



3fi VOIX, FORMES NOMINALES. VERBALES ET MIXTES. 

92. Le iKniaipe a deux voix, laclil' et le passif; cliaque voix a un imparfait 
et un parfait, ('e ne son! pas des temps à proprement parler (§ 80); ils 
indiquent, conformément cà leur étymologie, le premier, que l'action ou l'état 
exprimé par le vcrhc n'a pas cessé, l'autre qu'il est complètement passé. 
C'est une distinction (pie l'on retrouvera plus loin. Ils ont deux genres et 
trois nombres. Le féminin s'y emploie souvent dans le sens neutre. 

Le .se«.s des quatre participes est, en prenant pour exemple le verbe : 
entendre, 

ACTIF. PASSIF. 

imparfait entendant étant (en train d'être) entendu 

Parfait aiianl entendu (ayant été) entendu 

La vieille forme de V adjectif verbal signifie le plus souvent, avec l'exemple 
choisi : eeliii qui entendra; plus rarement : eeUti qui entend; parfois aussi : celui 
qui est entendu. Il a deux genres et deux nombres. 

[)',). (/>.) L'd forme en -/, très usitée, est nominale en ce qu'elle équivaut à 
un infinitif ])our le sens et l'enqdoi; et verbale, parce qu'elle se conjugue en 
recevant les suffi.rcs personnels. Pour reprendre l'exemple du verbe : entendre, 
elle rend l'expression française : le fait quey'enlends, le fait que tu entends, 
le fait qu'/7 entend. . . , etc., etc. 

9'i. Les formes relatives ne se comprennent bien que par une traduction. 
Supposons que nous ayons en français un mot unique, signifiant, selon la 
flexion : 



celui 



que J l lu 



Il [ I '^^"'' f I *'> ^/'^ 1 r • . • / 1 in 

eclle ><,.)( ) action ou état exprime par le verJje . 

i i a (lui no^is ' 

ce ) / • i 

a quoi I 1 vous 

ils 

ce sera une forme relative identique à celles de l'égyptien. Cette forme est 
subslantive, en ce qu'elle désigne une personne ou une chose (antécédent du 



VOIX. FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 37 

relatif) : elle se décline donc, à l'aide des siillixes -»■- et -1-. .Mais elle est 
aussi verbale, car elle exprime une action ou un étal et indique, à Taide des 
suffixes personnels, la personne ou la chose qui en csl le snjel. 

La forme relative possède : un imparfait et un parfait, ijni est en -n- 
(cf. § ih-2); un singulier et un pluriel; un masculin et un féminin (le féminin 
s'y emploie souvent au sens du neuti-e); enfin liuit personnes. Les siillixes 
personnels se placent après ceux du genre et du temps. 

95. (C) Les formes verbales sont celles qui se conjuguent sans rien avoir 
de la nature du substantif: leur caractère commun est d'avoir des personnes; 
ce sont : Vimpcratlf, Y ancienne fexion et la nouvelle Jk.vion. 

96. Il n'est pas nécessaire de définir X impératif. 

Les noms d'ancienne et de nouvelle Jlexion viennent de ce que l'égyptien, (el 
que nous le connaissons, conserve les restes d'une ancienne conjugaison (au 
sens non-sémitique du terme)''' à enté dune lli'xion de date ])lus ivcente. 
(ht moins dans certains rcrbcx, savoir : 

les verbes à sens passif; 

les verbes indiquant l'action d'albr, quand ils n'expriment [ms le délnil 
de cette action; 

les verbes marquant un état permanent: et lipr (proprement : être), 
même quand il signifie : naître, provenir; 

rlj, savoir, bien qu'il soit actif, et même s'il est accompagné d'tm com- 
plément. 

97. ]j impératif a deux personnes, les deuxièmes du singulier cl du pluriel. 

98. La racine verbale de ï ancienne fe.r ion n'a qu'une forme, la forme sim|)Ie: 
elle ne reroh jamais les sullixes -n, -ipi, -hr, -1S, -iv el -tir. 

'•' En réalité, l'aucieiiue llexion du vuiLo l'impératif, cl peul-ôlro le iKiilici|ie. I-c mol csl 
égyptien est leprésenlée encore par linlinilif, jiris ici dans une acceplion reslrcinlc. 



38 VOI\. KOnMES KOMINALES. VERBALES ET MIXTES. 

',)9. I.ancienne llcxion n a (|ii"iiiic voix, iiUransilivc ou passirc, à l'époque 
(•lasï;i(jue (e\co|itiou l'aile poui' rli , ^ ()(i). — Elle n'a qu'un temps, en enten- 
dant pai" temps Fcnsemlili» des personnes de tout nomltrc et de toul {jenre. 
Ces personnes sont : 

Sin<j. i'" p. IMur. i"' p. 

•j" p. masc. •'.' p. 

fém. 

;)•• |). masc. .!■■ p. masc. I f r i i i i 

se sont conlondues de nonne heure 
lém. iem. \ 

Duc! : .'!' p. masc. / 

r, , 1res lot disparues 

lein. I ' 

100. La iiourcHc /Ic.rioii a cin([ formes : la forme simple; et les quatre 
loi'Mies à sullixes en -ii-, -//"-, -/"'-, -Ai-. 

101. La noitrclle /Icnuii a deux voi.r. Le yw.s.s)/ s'iiidi(jue à l'aide des snjfi.res 
-IV et -In- [^ 87). Mais tandis que -(r ne s'ajoute qu'à la racine verbale simple, 
-liv suit aussi les quatre formes en -11-, -yn-, -Ijr- et -/.i-; ce qui donne, en 
reprenant l'exemple s'qm, les formes : 

s'dm-îï! et : .si)M -/ir 

SI_)M-H-/»r' 

émi-ij)i-'.ir 

SDM-///'-/ir 

s'dm- k^-tir 

qui toutes sont passives, avec le sens de : être entendu, ou une nuance de 
ce sens. 

A la vérité, la forme soM-n-liv n'est pas d'un usa^e fréquent: elle est 
souvent remplacée par .srjM-n'. 

102. La nouvelle jle.non a les mêmes personnes que l'ancienne, mais les 
personnes du (hiel ne se rencontrent que dans les lextes des Pyramides et 
la troisième personne du pluriel est commune aux deux genres. 



l'AllADIGMi;. 3<J 



PAUVDKI.Mi;. 



1 03. Après ces délinitions cl ces explicalions, nous pouvons donner coninie 
pui'iRlijJiiic les formes d'un veclie du type le plus commun, un o rad.. el le 
plus réfjulier, sans consonne faible. La racine veritale est im])riméc en capi- 
tales, les sutlixes el désinences en itali(pies; la place des voyelles est indi([uéc 
par ^ ou par -. selon qu'elles son! brèves ou !on;jues; la voyelle accenluée 
porte l'accent ' au-dessus de la quantité. 

Infinitif 

(muaculin dans ce cas)''' 

Participe. 

ACTIf. IMSSIl. 

Imj). Siuj]. niasc. s ^ ij .i « ^^ // '-' s^uj-m^iv 

fém. .s !_) M y-l s d m « t 

IMur. masc. s d m ijw s d m ira- (?) 

fém. s I) M ywt s 1) M uwl 

Duel s i> M ywy s i> m wuy 



s ^ Il M ^11 
s' i> M } I 

s 1) M \ W 
s l> M \ \\ I 

.s OM ywy'""' 

'■' Les ialiiiitifs féminins (s 91) prennent ([ui entend, ïi st/i/i-ir, nu lils obfe.inl. 

con.nv> le subslanlif {> .8) la désinence -/. Lnc autre forme [.arliripiale en -w. nclkc cl 

K^. : llllnf. iimv-t, enfanter; raus. •.., nul. /mrtnnWf se rencontre dans les lunrni.rcs n.'i;a- 

»;./-/, jeter pur terre. l'vcs (voir S 1 G7). 

' ^'i .An masculin sin-nlier de l'imparfait du '' Telles devaient ^'Irc ll.ûori.i.iemenl les 

participe actif, on rencontre parfois la désinence ddsinenccs du participe; on a mis en itah- 

-,r; elle -lonne au participe le sens de h durée. qucs celle. <p.e Ton a trouvées rentes dans les 

di; la persistance ; si stjm-ij, un fds entendant, textes. 



Parf. Sinj.. 


masc. 


s J 










fém. 


s 






/ 


IMur. 


masc. 


s 






w 




IV' m. 


s 






\vl 


Une! 




s 






w v 



l'ARADIGME. 



Adjectif verbal. 



Sinjf. m. û\m-lij-Jij 
Sinp'. 



IMiif. 111. sm-lijiv (■; 



Pliu 



Forme en 


-/-. 




!"• p. 


sini- 


-.'/ 


9.'' p. 111. 


SIJM- 


-A- 


r. 


SIJM- 


-/ 


?>" p. m. 


SIJM - 


-/ 


f. 


SOM - 


-.S- 


1 •• p. 


S DM - 


-n 


^' V- 


SIJM - 


-In 


?>'• p.- 


S DM - 


-.SH 



Formes relatives. 



Sill! 



Pari". Siiiff. 









Ma se. 




Fém. 








T'' 


F- 




.si)M-ir-(/ 




SI)M-/-// 







n rencontre une 


.>'■ 
1 "' 
• > 


p- 

1'- 

p- 
p- 
p- 


111. 

f. 
111. 

r. 

m. 
m. 


sn\i-ir-k 
smi-iv-l 
si)M-ir-/ 

SIJM-ÎT'-.S 

éini- ir-n 
si)M-(r-_/;( 
.s!)M-/r-s« 




SIJM-/-/.' 
SIJM-/-/ 
s'iJM-/-/' 
SL>M-/-.S 

snM-/-« 

SOH-/-/" 

snM-/-.s» 






forme en -Iw. 


l''' 


p- 




i\)\i-ir-ii 


-.'/ 


SIJM -/-H 


-.'/ 




') 


•', 


p- 


m. 

r. 


sv}\i'W-n 
sini-rv-ii 


-/,■ 
-i 


s'iJM-/-» 
s'lJM-/-«- 


l 






3^' 


p- 


m. 

f. 


émi-iv-n 


-I 


S1J«-/-H 

snsi-/-;/- 


f 

s 






,.0 


p- 




smi-ir-n 


-n 


n'l>m-/-/( 


II 






2*= 


p- 




SDM-?r-;( 


-[n 


s'L'M-/-n 


-In 






y 


p- 




SDJl - n' - 71 


- i)i 


SDM-/-» 


- su 







PARADIGME. 
Impératif. 

Sing. oc p. s'^D^M 

Plur. 3*^ p. s^nsM-^i/ ou : s'^n-LSiv^ir 

Ancienne flexion i''. 



puis 



Sin. 


i''^ 


p- 




.sn.-.M 


-/.iry 




'j'' 


p- 


in. 


snM 


-('/ 








f. 


SDM 


-lu 




o'^ 


p- 


ni. 


s'in^ 


M^>J 








f. 


SDM 


-'.'/ 


Plur. 


,r,. 


p- 




SDM 


-ivyn 




2'" 


p- 




s'dm 


-tijivnij 




a-^ 


p- 


r. 


s'dm 
s'dm 


-XV 


Duel 


3^ 


p- 


m. 


s'dm 


-^'-'Jil 








f. 


s'dm 


- li/i/ir 



tivs lût disparues 



Nouvelle flexion. 



Forme simple : Sing. 1"^"= p. 

•2" 1). 



'orme en -n- 



p. m. 
f. 
]). m. 

f. 



SDM -y 
s'dm-/.' 
s'd«-.' 

SOM-/" 
SI)M-.S 
s'dm -H 
s'dm -/H 

s'dm-^« 

s'dm-?)-// 

s'dm-j/-/; 

elc. 



SDM-ir -y 
s'dm -tu -/.• 
s'dm-w -^ 
s'oM-ir -/ 
s'ijM-ir -.s 
s'dm -y// -H 
émi-ijy-lji 
sDM-yy-.s'« 



s'dm -/(t- y 
s'dm-^ii'-A- 
s'DM-/ir-/ 

SDM-/(r-/^ 

s'DM-^ir-i' 
s'DM-/ir-« 

s'DM-/ir-/H 
s'DM-/ir-.'-'H 

s'DM-;i-/(r-y 

s'DM-7/-/ir-/.- 

elc. 



ne connail la vocalisation qu'au sing., t" pcrs., cl 3' pcr::. masc. 
lai. d'étude, I. VU. 



:■) On 



'i2 VKIUJKS AITHES QUE LES 3 liAl). SANS CONSONNE FAIBLE. 

Forme en -//H- sijm-^w-// é\)M-i/n-lir-i/ 

sini -j/ii-l- iînM-i/n-la'-l: 

etc. etc. 

Foniio en -Ijr- sijM-//r-y s\m-lir-lw- 1/ 

SDM - // )■- /, sini -/(;•- hv-l- 

etc. elc. 

Kofnie en -/.i- si)M-/ri-y si)M-/,i-/(r-// 

SDM - /li - /,■ .SDM - /,i - tiv - /,■ 

elc. etc. 

lO'l. Si riche en lornies (jue soil déjà ce lahleau, il n'est pas encore 
conijtlel. La racine simple de la non celle jkxion s'ijh, snji-y avec le sullixe de 
la 3'' pers. du sing. masc, a été en réalité vocaliséc et accentuée de trois manières 
dillérenles. \ons ignorons (jnelles étaient dans diaqne verl)e les voyelles; mais 
nous savons leur position, leur quantité ei laipielle jiortait Taccent. On doit 
aioi's distinguer à raclif les formes 



Sini 



etc. 

11 existe également une ditl'érence eulri' les lormes de la nouvelle llexion au 
passif; mais elle est mal connue. 

Le nom de la forme empliali(|ue indique déjà l'un de ses emplois, qui 
seront étudiés plus loin avec ceux des formes a). j3), en -n-. en -y«-. etc.. etc. 
(cl.. iV). . ■ • 

VERBES AUTRES QUE LES 3 R.\D. S.\INS COi>SOISNE FAIBLE. 

10.). Tel est le paradigme des 3 rad. sans consonne faible. Quant aux 
autres verbes, il n'y a aucune particularité à noter dans les 2 rad., h rad.. 
5 rad. Au contraire, non seulement la vocalisation et raccenlnalion, mais 





. "^ 


, '^ 


cniphuliquc 


1'- 


S^UMSIf 


s^\}^i\zij 


S^DJ-Mw/y 


]). m. 


SwI_)M^i/.• 


s^n^MsL 


SwD-LMw/; 


f. 


s'^DMi/ 


^■^\)^US[ 


Swl>-^M^/ 




etc. 


etc. 


etc. 



VERBES AUTRES QUE I.ES 3 RAU. SANS CONSONNE FAlItLE. hli 

aussi les radicales siihisseiil parfois, dans reilaiiis cas, des modilicalioiis 

dans les // et /// griii.: 

dans les // //, dans quelques formes des / y el des / ir, el dans mnl: 

dans les Jll. /Tel 1' Inf. 

106. Dans les // el lll ijcm., les radicales idenli(jnes lanlot sonl séparées 
et tantôt ne le sont pas par nne voyelle. On esl averti de l'exislence de la 
vovelle par l'écriture, ([ui dans ce cas répète le sijjnc exprimant la radicale 
redoublée. Ainsi, Ihj, être frais, fait 

à la nouvelle llex.. forme a) : lyhj, il esl fiais 
à la nouvelle llex., forme empli. : l.bih^f 

I 07. Quelques verbes en / // son! parfaitement réjjuliers, d'autres perdent 
le ij à certaines formes; par ex. : 

inl/, end)rasser, et : | i\>rC, bérilei-. 

De même certains verbes en / iv : ivrh, oindre. 

On ne connaît qu'un verbe en // // ; n/s, veiller, garder, dont le y u"esl 
jamais écrit. 

Mivl, mourir, s écrit oénéralcmenl ml. mais le iv [)ent aussi devenir y ; 
mijl-k, tu meurs (à un liomme). 

IO<S. Hestent les ///, 7K et V iuj. D'une façon générale, ir se transforme 
facilement en y; même dans les plus anciens textes, il est souvent dillicile de 
distinguer les /// iv des /// y; jdiis lard, y remplace w partout. 

D'autre pari, dans mainte forme la consonne faible ^'nmmik à la radicale 
fjui la précède : 

wrr pour mnj. aimer. 

D"a|)rès les exemples jusqu'ici rele\és, on peut donner la slalisli(iiie ci-dcssous 
(les exemples cboisis sonl empruntés aux verbes : «i.s'y. enfanter: wrij. aimer; 
irij. faire: gmij. trouver: pnj. sortir: //.«.y, louer). 

G. 



.',', VKliBES AIITIIKS QUK LES T. RAI). SANS CONSONNE FAIBLE. 

Aux ronnes siiivanlcs : lu consonne faihle esl : 

/«///()'///, 1'"^ forme disparue : m±é^t 

!>'' forme (') conservée : î)t^s«v/, plus lard w-isy^/ 

Paiiiripr, actif, imp. assimilée ou non assimilée : nirr, prij 

parf. non écrite, sauf exception 

passif, inip. assimilée : msé- 

parf. non assimilée : ksij-; sauf iVr- 

AdjecllJ l'crlxil souvent écrite dans les III w et les 

IV inf. 

Formes rdatit'es. imp. assimilée : virr-, sauf par exception 

dans certains IV inf. 
parf. non écrite, sauf exception : pn- 

pour gmii 

ImpiTdtif ? 

Ancienne flexion y écrite ou non écrite : méy 

III IV souvent écrite 
IV w et IV 1/ le plus souvent non écrite 

Nouvelle Jlcrion , formes a) et |S) jamais écrite, sauf à la i'"-' j). sing. : 

forme empliatiipie assimilée en général : ni^é±é^f 

passif en tv parfois écrite méij-iv 

passif en tw a) non écrite 

])ass. en tw (empli.) assimilée : pvr-lw 

l'orme en -n non écrite 



''' l^es iiiliiiilirs (fctniiiins) des /// //;/'. uni infinitifs des Cans. /I /»/". (|ul soûl féminins, ne 

deux foinies : l'une, où ta cousonne faible a seul connus que sous la première forme. Parmi 

disparu; l'aulre, où elle esl conservée; la seconde les infinitifs des IV inf. et des Caus. /// inf. qui 

esl surloul employée subslanlivement. deux des sonl féminins, on trouve les deux formes. 



VERBES IRRliGULlERS. /i5 

On roniai-(|uera combien de fois revienncnl dans ce lahlean les mots : 
non écrite. C'est que rinterprélation de roiiho<>rapIie égyptienne est très 
dillicile; et l'on doit souvent se borner à constater les faits ortbojfrapbicjues. 
Notre connaissance des modilications plionéti([iies est incomplète cl pro- 
visoire. 

Verbes irréguliers. 

109. Ce sont : /// iiif. irij, faire; III mj. rdij, donnei-; Il gcm. ivnii. 
être; /// iiif. inij, porter; hvt et ///, venir. 

Les irrégularités de ces verbes ne sont ])as toutes également bien connues. 
Certaines même ne sont (ju'entrevues : l'ortliograpbc nous les signale, sans 
permettre toujours d'aHii'mer en quoi elles consistent. Ainsi, pour îrij, nous 
ignorons complèicment ce qu'elles ont été. 

Pidij se rencontre érril sous Irois formes : rdij, — ^/y, — dd. Il prend 

la première : à l'infinilif. à la forme relative parfaite; rarement à la 
nouvelle flexion, forme empliati<[ue; et au passif en -w, surtout ancien- 
nement; 

la deuxième : à lancienne flexion, à la nouM'Ile flexion a), au passif en 
-XV, à la forme en -n-, forme a); 

la troisième : au participe, à la forme relative imparfaite, souvent à la 
forme empliafique de la nouvelle flexion, à la forme en n (enq)liatiquej. 

m {îinij) lui sert d im|)éiatir. 

Wnn a souvent dans les plus anciens textes loi'lliograjjlic a'iil. 

ini/ se trouve sous la forme lui- dans la langue vulgaire du Moyen Kuq)ire. 

iivl est plus fré(pienl (pie la forme iw et se confond souvent d'aillrurs avec 
il/; mij lui sert d'impératif. 



CHAPITRE IV. 
LE VERBE : II. EMPLOI. 

Pour l'endre inlclli<;iljles cerlaines expiessions qui se renconlreronl ci-tles- 
soiis à propos (le Veinploi des formes verbales, il nous faiil dire dès niainlenanl 
quelques mots de la ronslrtictioii égyptienne, doni il sera traité complètement 
au chapitre \ I. 

! I 0. Il y a en é;;\[)tien deux sortes de propusilions (jiii se dillérencient par 
leur consInKiion : 

<i) la proposilion nominale, (|ui est en principe une proposition sans 
verbe, a\ec sujet et attribut, et dont la construction normale est 

Sujet- Alli'ibut 

/' ) la |)ropositinn rcrlntlc, dont la conslruction normale est 
Verl)e-[Sujet et Oonipl. Dir. et Indii'. [-[Auii'es (lomplémenls |. 

III. I)(! bonne heure, on a construit sur le modèle des proj)ositions noin'i- 
iKiles des propositions cunleuant certaines l'oi'mes vevhales, à savoir, comme on 
le verra ci-après. Vin/inihf pvérèdr de hr et Yoncienne /le.rion . soit 

Sujet- Verbe 
(le sont les pro|)ositions psendo- nominales. 

KM1'L0[ \)E L'INFI.MTIF." 

I \'2. \jnifniilil s'emploie sahsldiiheemeiil : 
((] comme .s/y/ ; 

iiljl-i/ piv hi nf si 

VOMI -mon c'(est) faire à lui cela 
lui faire cela était mon vomi 



K.MPLOl UV. I;1NI■•1^MT1F. .'i7 

h) comme compJéinenl (IrIcnnIiKillf d'un siiKsIantif ou d'un adjectif : 

lirw a sit tkS m hl-nlv 

joui' iX allumer (les) kimpes diiiis (le) li'iiiple 

c) comme complcmcnt des vorhes : ml. ordonner; mrii, \oidoii-; siitl. 
craindre; kSi/, penser; rli , savoir, ponvoir; il jonc aloi's le rùle de nos propo- 
sitions complétives : 

n-J-liv n-f dhi M 

il fnl ordonn('' à lui (de) compter cela 

I \'.\. L'intinitif s'emploie encore dune façon analogue à cette dernière (r) 
avec irij. faire, et /^iy. qui prend alors le même sens que inj, soit : 

r() après Irif, si c'est un vci'he exprimant le l'ait (Valler, comme suit, ou 
im verlie composé comme dr-li : 

In/ siiil irij dr-li 

je faisais (l'action d" | aller je faisais (^l'action de) voyager 

j'allais je voyageais 

h) (iraiil })w irij (^ 08, r], surtout avec les verbes expiimaiil le l'ail 
iWtUer. dans les l'écits, à dater du Moyen Kmpire : 

prl piv ir-n-f 

aller c'(est) il-fit (■/) 
il alla (?) 

Pour les vcrljes autres cpie ceux-là. voir .'^ § i->(). \hh 

c) après p^i/, dans le sens de (V^. pour exprimer fortement le passé, 
surloul dans les phrases négatives : 

Il sp pi mijUvy ••<'''" 

jamais lit semblable-mon (l'action d'| entendre 
jamais mon semblable n'entendit 

ll'i. L'inlinitif s'emploie aprh louirs les prépositions, .le même qu'en 



',8 EMPLOI DE L'INFINITIK. 

iVanrais le même modo ou rindicatif après les conjonclions. Quelques-uns de 
ces emplois sont parliculièremcnl notables : 

a) après r ; 

i" il forme une sorte de pioposilion nominale qui rend le fulnr : 

tvy r nhiii Ci-/.; 

moi à prendre àne-ton 

je prendrai Ion Ane 

'.)." il indique le but : 

r spr n mr-pr-ivr 

pour implorer de l'intendant-en-chef 

/') après m : 
l'inlinilir indi([ue le plus souvent, mais non toujours, une relation de temps : 
m iyt -m m îii ixfl 

quand venir exempt de faire le péclié 

en venant 

r) après » et mC : 
il ex|)rinie la raison, le motif : 

iiiC In miCl n stn 

parce que faire (la) vérité au roi 
(}) après Ijr : 

1" il indiijiic les circonstances d'un fait : 
lir .sms-f 
en suivrc-lui 
en le suivant 

"." il foi'me des Y>^'0\^os\t\ons pseudo-nomùuikn (î^ i i t et 17^1). 

I I ."). i/emploi de liulinitif précédé de /;;■ en propositions pseudo-nominales 
n'est constaté, et seulement dans les cas énumérés ci-après (.^.^ 1 17-1 iS). 
(jue pour : 

les vei'bes IransUiJs ; 



EMPLOI DE LINI'INITIK. â9 

les verbes exprimant l'idée d'aller, mais marquant le début de celte action : 

les verbes exprimant la production d'un état; 

les verbes exprimant l'idée de crier et de pleurer; 

le verbe rsiv, se réjouir. 

I IC). (>cs propositions sont de deux sortes : 

1" sans auxiliaii'c construites 

Sujet //?• Infinitif 

a" elles emploient comme auxiliaire în\ être, ou wn, être ( é'jalement) 
et sont construites 

Sujet lir Infinitif 
ivn- \ •' 

Alors, quand le sujet est un pronom, il s'ajoute à \'au.iiliairc sous forme de 
suffixe personnel. 

117. La construction sans auxiliaire senqjioie : 

a) dans les propositions indépendantes, pour exprimer un fait. — dans 
les descriptions ou parties descriptives d'un récit. — très souvent pour indiquer 
les circonstances oii se produit un fait ou l'état où se trouve quelqu'un ou 
quelque chose : 

C^m nh hr nini/ 

Asiatique chaque à crier de joie 

tous les Asiatiques criaient de joie 

h) dans les propositions temporelles descriptives, après m ht. après que, 
ou circonstancielles : 

visw stn hr rdij-l n-ij Cn-ij-éa 

les enfants du roi à donner à moi leurs mains 
(tandis que) les enfanis du rni me donnaieni la maiu 

uni. d'étude, (. vu. 7 



50 EMPLOI DK L'IN FIMTII'. 

r) dans des propositions rclalircs dont le sujet est identique à l'aulécédent 
et exprimé par le relatif nly : 

s iily Ijr vin /iir 

( un) liomme (jiii à soullrir chaleur 
un homme (|ui son lire de la chaleur 

I l(S. La construction iitvc auxiliaire s'emploie : 
») avec îw : 

pour énoncer un l'ait en l'isolant du reste du texte, — dans les parties 
descriptives d'un récit, mais au déhiit de leurs suhdivisions, — ])Our exprimer 
les circonstances d'un fait ou l'état de (quelqu'un ou de quelque chose, surtout 
si c'est une seconde phrase exprimant un étal : 

lœ-f Ijr mdl 

était -il à parler 

(alors qu")il était en train de parler 

A) avec xvnii et surtout les formes ivn-yii et ivii-hr : 

pour signifier : avoir coutume de faire l'action ou d'être dans l'étal 
exprimé par le verhe, — pour indiquer nnc petite division du récit et la 
rattacher à ce qui précède, notamment à la fin d'un grand développement, — 
pour commencer un grand développement : 

^vn-yn-sn hr sdl si 
étaient -ils à lire cela 
ils étaient en train de le lire 

119. Lié par IjnC (S .'5o, c) à un verhe précédent, à quelque forme qu'il 
soit, l'infinitif prend la râleur lemporelle ou circonstancielle de ce verhe 

hrf lir ivnm /i .'joo IniC sivr lill ds u><) 

il mangeait pains Tjoo ainsi que l)oir<" hière cruches loo 
il mangeait âoo pains et il hiuait loo cruches de hière 



EMPLOI Dr PARTICIPA ET DE L'ADJECTIF VERBAL. 51 

1 "20. Enfin l'inlinilif poul, s\ijoiiler absolument à nne ])lirasc pour l"c.\[)liquer 

îr-ii-s m mnw-s n ilf-s iinii . irl n-f 

(il-elle pouf nionnnicnl-son à père-son Amon. taire ponr-Ini 

ihn-wi/ ivr-n'i/ 

(lenx-ohi''lis(|n('s "ronds 



EMPLOI DU PAP.TICIPF, ET DE L'ADJECTIF VERRAI,. 

l!2l. Le participe el l'adjectif verliai s'emploient : 
(i) substantivemenl : 

édm-yw (Mu .■itjmli/iv (■')-.<« si 

les entendant disent. Ics-devanl-entendrc cela 

les auditeurs ceux fpii entendront cela dironi 

b) (idjeclii'cmciU connue épitliète : 

sl)i-yw Ijpr-iv lir [iSl-ij 

Ics-rois les-ayanl-elé avant-moi 
les rois qui m'ont précédé 

lis remplacent nne proposition relative; car dans les projjosilions de nolure 
relative, on les emploie toujours quand l'antécédent est aussi le sujet de la re- 
lative; et on les emploie très souvent, même quand celte idenliti' n'existe pas : 

hw pw mssw n[rw iin 

lieu ce étant- nés (les) dieux dans 
ce lieu, où sont nés les dieux 

si;/ iib érwdty-fij lis pu 

fils-mon chaque qui-fera-accrollre fronlière celte 
chaque fils né de moi (pii ajjrandira celle fronlière 

A la différence du participe, radjcctif verhal a le plus souvmt .piel.pie cliose 
de solennel. 



52 EMPLOI DES FORMES RELATIVES. 

EMPLOI DE LA FORME EN -l. 

122. La forme on -t s'emploie : 

a) après des prépoiiliom , jouant alors le rôle de nos propositions subor- 
données : 

/(/'/ rdtj-l pr n nh-J 

(|iiand le l'ail -de -donner (des présents) (la) maison à maître-son 
(jiiand la maison offre des présents à son maître 

h) uhsolument, comme l'infinitif (S lao). Dans ce cas, si elle précède la 
pri»position principale, elle donne une indication de temps : 

rdy-ly ivSt n rdivijy, '^"''J'iy 

le fait-quc-je donnai (le) chemin à j)ieds-mes, j'atteignis 
après avoir laissé aller mes pieds, j'atteignis 

înhw hljS 

(les) murs (du) prince 
le mur du prince 

!■) parfois encore ahsolumenl au délnii d'un lexte. a])rès la date 

hil-ap 18, In Ijin-f tSs réy 

an i(S, le fait- Sa-Majesté (la) frontière (du) sud 

de -faire 
Au l 'S. Délimitation do la frontière du sud ]tar S. M. 

EMPLOI DES FOIIMES RELATIVES. 

I 23. Les formes relatives s'emploient dans des projtositions de nature relative: 

a) précédées de n (.^ 76) : 

Jjnrt II hd-l-én, Ir n wnn-l- 

(la) prison (|uo (jue-bàtissaient-ils (le) temps où (jue-es-tu 

la prison ipiils bâtissaient le temps où tu es 



EMPLOI DE L'ANCIENNE FLEXION. 53 

h) sans copule, mais dans le seul cas où le sujet de la proposition relative 
n'est pas identique à l'ante'cédent; encore sont-elles souvent remplacées, même 
dans ce cas, par le participe passif on l'adjectif verbal (.'^ i ;>. i , li) : 

niTt /jhi-t-tin, 

(les) villages que-gouverncnt-ils 

les villages qu'ils gouvernent 
hiél nbt nv-t-n-y r-s 

pays chaque (pie -allais- je vers- lui 
tout pays où j'allais 

Elles s emploient aussi parfois dans des propositions de nnlure complétive, 
au féminin, avec le sens du neutre : 

rhlw wnl-h liS-t-i/ m litp 

on sait lu es (cela) que-lu-es-descendii avec tranquillité 

on sait que tu es tranquillement descendu. 

EMPLOI DK I/ANCIKNNR FLEXION. 

I"2'i. îi'eniploi de l'ancienne flexion comme verbe est rare, même dans les 
plus anciens textes, pour énoncer simplement un fait. Au contraire, il est 
habituel : pour compléter ce qui a été dit, — à la lin d'un développement 
pour donner le résultat de ce qui précède, — pour indiquer les circonstances 
d'un fait, — ou l'état de quelqu'un ou de quelque chose, — • enfin après rdi/, 
donner, faire, rendre... |)oiii- indiquer l'état ou l'action du complément 
de rdif : 

ivch-tij, n-cli hS-h 

tu es pur. pure (est) ton -âme 

Cl.-I.ivi/ Ifv Ijrl-ih-f 
(tandis que) j'entrais dans son -désir 

en répondant à son désir 

rdijf .s iili Inns Iji' ps-f 

il fit homme chaque s'asseoii' dans sa-parl 
il donna à chaque homme de s'établir dans sa pari 



5', KMPLOI DE L'ANCIENNE FLEXION. 

\'2'^. l/ancienne flexion s'emploie encore comme verbe en apposilion pour 
servir dépillièle ;'i nn siihslanlif; il nous faut alors traduire par un adjectif, 
un parlicijx^ ou une proposition relative : 

pédi (hnd-tij B Im-w 

l'cnneade elle-est-réiini(; (la) Icri'e (dle-est-coniplète 

//(/ xwl i'(hj-lij r iS 

(un) poisson sec il-est-placé à l'entrée 

1 '}(). Enlin lancienne flexion s'emploie dans A^s proposkions pseudo-nominalea 
(§ § ] 1 I et 1 7^i); mais cet emploi n'est constaté, dans les cas indiqués ci-après 

(§.^ it>8-it>(j), que pour 

les verbes à sens passif: 

les verbes exprimant l'idée iXaller, à moins qu'ils n'indiquent le déhul de 
cette action (î^ 1 1 5); 

les verbes in(li(piant un é(at pernuiiieiU; même Ijpr dans le sens de : 
naître, provenir; 

rli , savoir, même rpiand il a un complément dii'ert. 

Autrement dit, l'ancienne flexion s'emploie en propositions pseiido- nomi- 
nales dans les verbes qui ne sont pas ainsi usités à l'infinitif ])récédé de hr 
(.^ 1 10 et suiv.), et réciproquement. 

\'21. Tandis que l'infinitif après hr en pseudo-nominale n'est susceptible 
que de deux constructions (S S i i G et suiv.). l'ancienne flexion se construit de 
trois manières : 

a ) ,sYN/.s auxiliaire 

Sujet- Ancienne Flexion 

l>) avec hv ou wn» comme (iii.rilidiie 

lœ / ,-, . . . ,,1 • 

' buct- Ancienne iMexion 
ivnn 



EMPLOI HE L'ANCIENNE FLEXION. 55 

et alors, quand le sujet est un pronom, il s'ajoute à {'(HLiiliaire sous forme de 
sullixe personnel: 

c) avec cljC-n, se tenir debout (plus raremeul avec cljC, se tenir deltoul: 
iij-ii, venir: pi'ij-n- sortir; uv , venir [distinct de uv, être]), employé comme 
iiv et xrnn en qualité d'auxiliaire 

chcn Sujet-Ancienne Flexion 
et alors le suilixe personnel sujet s ajoute à chCn. 

128. Les cas où s'emploie l'ancienne tlexion en proposition pseudo-nomi- 
nale sans auxiliaire ou avec ixv ou wnn sont absolument les mêmes que pour 
linfinilif précédé de ln\ \o\v .^ ? i 17-1 1 f^. Exemples de l'ancienne flexion : 

rt ) sans auxiliaire : 

proposition indépendante mh ivij i;i-l>c'!/ 

vois. moi. je viens 

prop. ieniporelle ou circonstancielle m ht vi.srw lipr 

après-que (le) soir fut venu 

proposition relative x nlij mr 

(un) homme <|ui est -malade 

h) avec iw : 

iiv-1/ jir-hiv^/ m sS-f 
je fus je sortis derrière lui 
iw iwlij sljr m nb 

était statue -ma était ornée d' or 

avec ivnn et surtout nnn-ijn cl iriin-ljr : 

tvn-yn ih n Ijm-f l;l> 

(et alors) fut (le) crnur de Sa Majesté fut -frais (content) 

I -2*1. L'emploi de l'ancienne (lexion avec choi (et semblahles) comme auxi- 
liaire est assez limité. \ l'origine, il indique un i-vénemenl an cours du récit. 



5() KMPLOI DE LA NOUVKLLK FLEXION. 

Dans la lanoiio vtiljjairc du Moyen Empire, il ne signifie rien de parlicuiier; 
c'est la forme ordinaire du récil : 

chcn /""-/ 111(1 i 711 /jiji 

se linl debout Sa Majesté alla en paix 
S. M. alla en paix 

c/(C-s li^-lij Ijr C 

elle se lève elle tombe aussitôt 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 

1 .^(1. 11 y a lieu de distinguer : les formes oclives et les formes pasfàves de la 
nou\elle llexion; la forme simple et les formes en -n-, -ijn-, etc.: enfin les 
trois formes (a) S^IJAUf, (^) S^D^M^f, et emphatique S^IJsM^f àc la 
forme simple. 

131. Tonne (ol) .LOUUf 

Elle s'emploie d'aljord sans auxiliaire, exprimant un fait, décrivant ou affirmant 
cjuelque chose sans nuance de temps, qu'il s'agisse du passé, du présent ou 
de l'avenir; — exprimant l'intention, le soiiliail; — enfin après rdi/, donner, 
faire que ... , rendre. . . 

n sp lf''J-!J îljl iif> fJn^ 

jamais je n'ai fait aucune chose mauvaise 

ph-lv Ijnw ivii'li lin-f 

lu atleins la cour (et) es à l'intérieur 

Ijméiv i)iS~tn ivch pu 

asseyez-vous vous voyez purification cette 
asseyez-vous pour voir celte purification 

mnj-i; Imt-h 

tu aimes ta femme 
puisses- tu aimer ta femme 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 57 

rdij lim-f liSyij 

fit Sa Majesté (que ) jo descendis 

S. M. me fit descendre 

132. F.a forme a) s'emploie, en second lien, avec les auxiliaires îw et wiin; 
mais l'emploi de iviiii est ancien et beaucoup plus rare <\ue celui de îw. 

Avec îw, qui reste invariable, celte forme a le sens de l'imparfait, c'est-ù-dirc 
de Vinachevé, et s'emploie pour indiquer un fait indépendant de ce qui pi-é- 
cède. — ou encore au début d'un récit ou d'une division d'un récit. 

tw sdm )ilr 

est entend (le) dieu 

le dieu entend 

133. Enfin la forme a) s'emploie après chc dans les verbes transitifs (pour 
les intransitifs, cf. i^ i2()). Mais celle construction est rare. 11 semlile qu'elle 
indique un l'ésultal : 

c/jC ws-f (hlj't nhl 

il se-lèvc il éjecte vers chaque 
(alors) il lijecte tous les vers 



131 Forme {^) SU^^M^f ' 

Elle s'emploie, en |)remier lieu, sans auxiliaire et exprime alors : 

fl) dans les propositions non conditionnelles, d'une façon {générale, une 
circonstance : l'état où l'on trouve quelqu'un ou quelque chose. — ou durant 
lequel un fait se produit; on doit alors traduire par : en ... et le participe 
présent, ou par : lorsque. . : 

gnini-k àv siii-f iw-f 

tu trouves lui il va il vient 
tu le trouves allant et venant 

Il lui. if élude, 1. ML 8 



58 KMPLOl DE LA NOUVELLE FLEXION. 

b) dans les propositions conimenranl pai' //•, une condihon : mais il faut 
(jue le verbe suive Ir ininiédialement : 

(V (7'»'//-/' «^ 

si lu li'ouves ceci (en lel ou Ici élal ) 



lo."). Elle s'emploie, en second lieu, avec les auxiliaires iw et ivnn; mais 
alors la consiruclion esl assez parliculière : lorscpie le sujet est un pronom, le 
sudixe s'ajoute à hi fûts à l'auxiliaire et au verhe: quand c'est un nom, au 
verbe : 

iiv j , . , 

-Sujet Substantif ou SuHi\e-\'erbe -Sullixe 
iTini \ 

îiv nlr édm-f hv-f édm-f 

est (le) dieu il écoute il est il écoute 

le Dieu écoute il écoule 

(Test la construction avec douhle sujel, dillerent(> de celle de la forme a) 
(.^ i3->) et voisine de celle de l'ancienui^ llexion ( .^ 128). 

130. La forme fS) avec iw et le double sujel s'emploie [)Our exprimer un 
fait indépendant, un résultat; — dans les récits pour une action qui dure; — 
pour iiuli(pier l'état, ou les circonstances d'une action : 

hr-i/ (I1/-1/ )»>v II Ih 

j'étais je donnais (de Ijeau à l'altéré 
hv-j ikJiii- / lir Civi/ 

( si l'on use de ce remède) il est il est ;;iiéri sur-le-cbamp 

\'.]~. I.a consiruclion de la forme |3) avec iriin et le double sujet, signilie : 
avoir coutume de ... . 

/'/'-/ wiil-k ir-k m Itih 

il fait (ton fds) ce (pie tu es tu fais auparavant 

il fait ce (pie tu avais coutume de faire auparavant 



KMl'LOI DE LA NOUVKl.I.I- FLKXION. 59 

13S. Forme emphatique S^IJj.M^f 

Elle ne scuiploie jamais (|iic sjns auxiliaii'c. Kllc csl usiléo : d'altord dans les 
propositions indépcudanles ou principales : 

a) pour allirmei". soulijjiiçr, pour exprimer les scrmcnls. ordres, pro- 
messes, questions, et elle doit souvent alors se traduire |)ar le futur 

lin jm-f 

ne . . . pas il parlajfc 
(piil ne parlafje pas 

h) suivie iiiiinrdialcnicnt de jiir (.^ ;i8, ri) elle sijjnifie. dahord : eesl 
celui, celle, ce qui . . : 

ihpi'-f piv iviiiilf 

il crée c'est ce-qui-e\iste 

c'est celui qui crée ce qui existe 

puis elle parait indiquer aussi un étal ahsolumenl iichei'é : 

inb-J piv 

il est guéri c'est 

sa fjuérison est aciievée 

139. La l'onue enq)lialii|U(' s'ciiipinie. en second lieu, dans des propositions 
à notre sens complétives, après les verbes sijfnifianl : vouloii-, ordonner, em- 
pêcher, craindre, dire, penser, savoii-, trouver (mais non pas après rdi/, H i .'5 1 
et i/i."). b) : 

a ordonné Sa Majesté (que) je monte vers pays ce 

l^lO. En troisième lieu, elle s'enqiloie dans les propositions condllioniieKrs 
(\vù ne commencent pas par /•, ou Itien (pii. débutant par ir, n'ont [tas le verbe 
immédiatement après ce mot (au contraire, .^ lo'i. /') 

g III m -h lil-f l.h-l;/ 

(si) tu ti-oiives (qne) son ventre est-frais 

s. 



00 EMPLOI DE LA ^OUVELLE FLEXION. 

J 'i I . Kiiliii L'IK' s'emploie dans des propositions sithordonnées diverses après : 
r, jiis(prà ce que; hv, parce que; hfl, pniscjiic; mij, de même que : 

hr mi3-f ivy 

parce qu' il voit moi 

I '( -J . Forme en -ii- 

La forme en -/(-, qui est de Ijcancoiip la [dus imporlanle des formes secon- 
daires de la nouvelle llexion, s'emploie, en premier lien, sans auxiliaire. Elle 
exprime laclion tirhevce (comme le parfait des participes et des formes rela- 
tives), — l'état acconq)li et durant encoïc, — un fait on un état déjà passé par 
rapport à la jiroposition précédente (dans ce cas, elle équivaut à notre : 
après que. . . ). Elle s'emploie encore pour ajouter à un mot ou à une phrase 
précédente une remarque accessoire qui la complète. Elle est nsitée pour les 
ailirmations, assertions, etc. — Dans l'ancienne langue, elle sert au récit 
historique : 

ssp-H-k sch-k 
lu as reçu la liberté 

(il vint en paix) shr-ii-f liflyvc-f 

il avait renversé ses ennemis 
après avoir renverse ses ennemis 

(il se jdace auprès de lia) n rdij-ii lie 

ne . . . pas permet \\à 
et Rà ne permet pas que .... 

1/|3. La foi'me en -;/- s'emploie, en second lieu, acec les auxiliaires îiv et 
wnn. Avec îw, elle a le même sens iVaclicvé que sans auxiliaire, mais pour 
indiquer un fait indépendant de ce qui précède (tandis que l'inachevé, l'im- 
parfait, av(!c la même nuance, s'exprime par im et la forme a). .^ i3;>). Elle 
s'emploie aussi au déhut d un récit ou d'une de ses divisions (cf. thid.^ : 

îw în-n-ij IJdij 

j'ai été j ai amené Dedi 



EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. (H 

L'cmiiloi avec ivnn . identique, est iineien : 

tvnt îiuiL-k, iinv nb 

tu étais tu as apporté dons tous 

lA/i. En troisième lieu, la forme en -n- s'emploie avec diCn (et aussi avec 
îyn, \emv,pryii, sortir, hv, venir, dans les mémos cas et de la même façon, 
mais beaucoup inoins souvent) à V actif des verbes Iraiist'lifs (pour les intran- 
sitifs, voir .^ 19g, anc. llex.; pour le |)assif, .H iA(j). Elle ex])rime alors, ù 
l'origine, un événement au cours du récit; puis, dans la langue vulgaire du 
Moyen Empire, elle devient la forme ordinaire du i-vn\ : 

Chcii dd- H liiiijC 

se leva dit (le) prince 

le prince dit 

là 5. Autres formes. 

La forme en -//"- seniploie : 

il) dans les propositions indépcnduiilcx ou jniiicijxdcs pour faii'o progresser 
le récit, et par conséquent au début d un paragraphe, — dans les allirmations, 
assertions, etc., — dans les ordres : 

dd-yii-J Ijfl-y 
(alors) il dit à moi 

/») api'ès dd, dire, et rdy, faire que. . . , dans la langue classique. 

l 'iG. La forme en -Ijr- exprime un résultat : 

lipr-ljr-f 

yiv£T!Xi - total (dans les comptes) 

et elle s'em[doie dans les ordres : 

dd-lir-l: rs 
tu dis à elle 

dis-lui 



r.2 i; Ml' 1,01 DK LA NOUViaLK r LE MON. 

I 'il. I.;i toi-iuc en -LS- s'cinjiloic : 

(i) dans les projjosilions iiriiicipalcs unies à une condilionnclle : 

("si ), iihin-Iii iir é[pl. 

enlève on (la) victime 

(dans ce cas) on enlève la victime 

b) dans les souhaits. 
I '(S. Formes passives. 

Le ])assir en -Itv- exisle. on le sait, pour loules les roriiies de la nou\elle 
(lexion, 9.nuï, priiliiiticniciil . poiu' la forme en -n-. Exception faite pour cette 
forme, les rèjjles de son emploi son! idcnliqttes à celles de Vaclif. 

Le j)assif en -ir- s'em])loie : 

(() comme j)assif de la foriiie en -«-, dans les mêmes cas (pie cette 
forme: 

h) comme second passif de la forme simple sflwf, mais seiikwoH dans les 
propositions inili'pi'iiddiiles. 

I VJ. Il en résulte (pi'avec les auxiliaires iiv et œini qui à laclif sont suivis 
de la forme simple ou de la forme en -//-. on ['encontre les deux passifs. 

Mais après chCn . cpii n'est jamais suivi des transitifs (pie sous la forme 
en -/(-, on ne rencontre (pie le passif en -iv-. 



CHAPITUE V. 
PRÉPOSITIOAS, CONJONCTIONS, ADVKHHKS, NÉGATIONS. 



PP.KPOSITIOiSS. 



1 JU. Les prépositions, qui reçoivent les sullixes personnels (§ ôo.yjsonl 
susceptibles de plusieurs emplois. Nous ne traitons ici que de leur usage comme 
préjMsilions (cf. plus has .^ § i5q. iGo). Elles sont île deux sortes : sinqdes et 
composées. 

I .") I . Les prépositions simples sont : 

II. — originairement : à l'usage de quelqu'un; puis : fairi! pnin'. donner, 
apporter à, dire à. venii- ii . vers quelqu'un; à cause de (pielque chose: à une 
époque (il est plus rare que m dans ce sens): 

m, — qui prend la forme im devant les suHixcs, signifie originairement : 
« l'iiilérieur de; puis dans un lieu, à, vers, hors de; dans un temps, à un jour; 
appartenant à, consistant en, fait de, se distinguant par; vide de; en qualité de: 
selon, suivant; dans, en un état; parler de, sur; au moyen rf'un instrument; — 
m semploie encore pour annoncer le discours direct (^ouvrez les guillemetsn), 
et est alors intraduisible: et aussi pour exj)rimcr Yidenlilc, même avec les 
verbes : être, et : faire : 

nir-sn im-k lir-f m nds 

leur dii'u à Tétai de Idi il esl à l'état di' i-olurier 

tu es leur dieu c'est un roturier 

r, — se trouvant dans, rers (pielque cliosc (parfois : vers queNpùin ): dans 
quidqiie cho^c; jusqu'à (temps et lieu): parler//, crit.-r vers quelipi'un; loin de 
quelque chose, se séparer de, libre de, caché à; contre (hostilité): à un 
moment, ywr jour, mois, an; relativement à quelque chose; destiner à, changer 

I,,; — sur, dans, à (temps et lieu); loin de, hors de, au delà de: à. par 
(distributif); avec, indiquant le moyen; pour, à cause de quebpie chose. 

''1 Pour l'emploi de r dans le sens de : plus ([ue. . . , voir S ()-. 



O'i PREPOSITIONS. 

Ijr, — sous (portant, possédant qnelque chose) 

Ijr, — (liez, venant de; sous (le roi X) 

wC, — appartenant à: (irec quelqu'un; \enanl de pur, grâce à quelqu'un; 
// cause de quelque chose 

Ijft, — sehii . sumiiit, coiiforniémenl à 

imyivli/ (;'), — cuire, parmi, 

//i, — derrière, autour de, 

huC. — (ensemble) avec quelqu'un. 

hiil. — demiit 

ht, — derrière, dans 

Ip, sur 

tir, — depuis 



liVi. Parmi les prépositions composées, heaiicoup sont formées il'un suhs- 
laulif ])lacé après une préjiosition : 

m .si, derrière, après r si, derrière, après Ijr si, derrière, a2)rès 

m ht, a]très »•///, sous la direclion 

rg-.s. à côté, près de h^ g», à côté, près de 

lir dsdi, sur 

rchi, envers 
m hit, à la lèle de hrhit, à la tète de 

rdnv, jusqu'à 
m lir, en présence de Ijftljr, en présence de 

m isix^y, en récompense de 
m hih, devant. 
m m, parmi 
m lir-îb, au milieu de 
w hnw, dans l'intérieur de 
m Ish, au milieu de 
mdij, avec 

n mrivt, au nom de 



CON JONCTION s. Cj 

I j3. Dans (Vaulrcs an cond'aiiN* le siilislanlif csl placé aroul la prcposilion : 

Use m, depuis (temps e( lieu) [isl r, (le[)uis irpir hr, en deliurs de 

//MH, devant, avant -, |iis(|uà 

pinvii r, \ "^ ' 

hnv r, indépendam- 
ment de 

II faut remar(|nei' les expressions : 

r hvd r vm m 

pour séparer jjour rester à, (diez 

entre jiistprà 

CONJONCTIONS. 

l;Vi. Sous le nom de conjonctions, on coin[)i-end ici les conjonctions y»o- 
prcmenl diles et des prépositions employées comme conjonctions. Pour les 
j)articulcs (V, ir{^r^. iri/. ti\ tij, Iriv, voir .^ .^ i<S5-i(j.'!. 

Parmi les conjonctions proprement dites, 

«) les unes se placent au début de la proposition, 

h) d'autres, après le premier mot; 

r) une autre enfin, à \i\ /in de la proposition. 

150. Se placent au déhiil de la proposiliou : Isl (/.s/.), I,S, sir, Ijv. tij, //•(si). 
iinj, III. 

t.s/(sous une autre l'orme, vieille et dialectale : Isk) indi(pie les circcuislances 
dans lesfpielles (]uel(|ue cliose se produit, peut-être avec un sens légèrement 
restrictif, qui s'accentue à [)artir du Mo\en Kmpirc, an point d amener le mot 
au sens de : mais, dans des remanpics accessoires : 

tsf iri/ III sSh, rdi/ iri/ Ijiiif m sinr 

alors moi en j'ij;''- l'I '"'J' ^«i M^ijesté en siiiv 

je n'étais alors (jue juije, S. Al. fil de moi un smr 

lsl_ r-f fidii sJjlij pu. . . 

mais donc (?) parlait paysan ce, . . . 

mais ce paysan parlait fau temps du roi N(d)ka) 
11,61. (/V(H./i'. t. \ll. Il 



00 CONJONCTIONS. 

Ai est employé daiis \v^ oi'drcs, les menaces, etc., j)()iir renforcer la plirasc : 
\ laimenl, en \érité : 

vraiment je ferai se piuduire l'eau 

iS'iT', qui n'appartient qu'à la vieille lan<;ne, paraît marquer un léj^er progrès 
(lu récit et correspondre à : puis, ensuite, alors. 

I r)(). ///• iulroduit à l'origine des phrases cxplkalivcs : car; puis signifie : 
maintenant, drrunt des j)ropositions lemporclles : 

Ijr m lit lirw .siri hr nn. . . 

maintenant, après (pie les jours étaient passés sur cela.... 

Tij introduit surtout de courtes ])ro])ositions nominales indiquant une cir- 
constance Icinporclle : quand, lorsque : 

II/ siv lir pvij 

(piand il (était) sur le cliani]) de Lalaillc 

i>\ mij, ni, si, introduisent des propositions conditionnelles, mais non toulcx 
les conditionnelles (5 -.2 a 3 et ^^(j). 

I 57. Se placent après le premier mot de la proposition : 

/.s, comme, à savoir, soit (« H, dahord : et. . ne . . pas; puis : mais 
. . ne . . . pas) : 

.... Ir-n-ij )i-f . . . . sln. is 

je fis (cela) à lui roi en (ma) qualité de 

Sivt et lim, qui signifient : mais au conli'airc. et s'all'aiblissenl jiarfois 
jusqu à signilier : et : 

/;• sirl niil_l nbl 

(si ;) si au contraire liumanilé toute. . . 

drl, ((ui signifie : mais : 

/)■ ^rt liS miv fins 

si mais sort eau de lui (de Id'ilj 



ADVERBES. 67 

lâ8. Se place à \i\ fin dt; la proposition : 
gr, aussi (assez rare) : 

iHl-f pw gr 

(alors) il ineiirl, cAîst aussi 
il meiirl: aussi 

I ;")!). Les prépositions employées coiiiiiie ronjonclions soiil : 

n, paire que. puisque mi/, de même ([ue, si (com[).) >• si, après que 

n mrtvt, afin (pie mC, parce que ///■, parce (pie, alors ([iie 

m, quand, lorsque 7', aussi lon<jteiii[)S que. ////, (piand, puis(|ue 

ni ht, aprd's que de sorle que, pour tir, (piand, depuis que 

Pour la conslruction du verbe apivs (V et aprè-s ces mots, voir §§ i i/i, 
1 1 7, 1 58, 1 3^1, h, 1 ho et i/i 1 . 

Pour la liaison el ro])]iosition (rpiv) des suljslanlil's, voir § ,S ;]o et 3 1 . 

ADVERBES. 

IGO. H n'y a pas en (^'gyiilien d'adverhes proprement dils. Pour rendre les 
[Aées qu'ils expriment dans nos langues, on se sert d'iKljniiJs el de subsiaiitija 
pour la manière, de prépositions pour le temps el le lien. 

1(')1. Les adjectifs s'emploient adrerlmlemenl de li-ois la(;ons : 

a) au masculin ou au fcMiiiiiin. précédés de la pi^posilion r : 

mitlj, excellent; r mnlj, d'une inanit'ire excellente; 
/») seuls, mais avec la désinence -w : 

nfr, heau; iifr-w, d'une KelK; façon; 
r) seuls, mais avec la désinence du h'-minin -t : 

wr, grand; mrwr-t, malade }jrand(Mnenl. 

I(r2. [.es substantifs s'emploient adrerhialement de deux mani(!^'res : 

a) seuls, absolument [f ;î'i) : 

dt, élernitt', ('•ternelleineut 

9- 



flS M' GATIONS. 

b) précédés do diverses preposi lions 

r iljl iihl m ss 

|)liis (jiic cliose chaque comnie chose -remarqiialjle 

phis (pic (oui, li'cs d'une façon reniarquahlo 

I (").'). (^eilaines prépositions s'emploient adrerbiiik-inctil: elles ont souvent la 
désinence {-ij ou) -w : 

m .s.-?, api'ès, plus (ard //r.s'i, après, plus lard n sS, après, plus lard 

m Ijl , après, plus tard 

m bsh , avant drh^h, auparavant 

hn, là , là-has (de là , de là l»as) , y Ijjl, Ijftiv, en face 

tp-bn, devant /'"'y, devant 

hr hSI . plus tôt 

\C)^l. es, dont on ijjnore la nature exacte, sijjniRe : ici, d'ici. 
Tiii/, lu, traduit noire interrogation : où? 



NKGATIOINS. 

IG."). Léijjptien possède à la fois : deux iiéodlioiis, n et un: — deux toiir- 
nitrrs iiégalircs, par tm et par hn ; — et un (uljcclif négolif, 'nvlij. 

!(')(). Des deux négations, un paraît être la plus forte. 

Sur /( sont formées les expressions : n U, et. . . ne. . . pas, mais. . . ne. . . 
|)as; ngri, à savoir. . . ne . . . pas; n sp, jamais; iifr n, néjjalion renforcée de 
la vieilhî langue. 

jj's négations et expressions négatives se jdaccnt au déinit des propositions 
sim|)les, imuiédiatemeni après la conjonclion des pi'opositions suhordonnées. 

1(17. Les deux lournurcs iirgiilircs consislent dans lusage des verbes vieillis 
l\i> , a\()ii' Uni. terminé, et hn , dont le sens exact est inconnu, mais doit être 



NEGATIONS. 09 

\oisin; ce dernier a conservé aussi son impératif sous la forme m. Tin, un, m 
tlevienncnt le verbe de la phrase, et celui auquel ils donnent le sens négatif 
les suit sous la foi'me du participe invariable à désinence -?r, parfois -rj dans 
les /// iiij., signalé déjn (p. ?My n. •>): la désinence a d'ailleurs disparu de 
bonne heure : 

ir Im-f wss .s7 

si il a fini rt^jeter- en -pissant cela 
s'il ne le rejette pas en pissant 

///(-/. ir ilit r-,s 

ne. . . pas loi faisant chose contre cela 

ne fais rien là -contre 

)ii êlj-w siv 

ne. . . pas pensant à lui 
ne pense pas à lui 

Si Itii esl précédi' lui-même d'une négalion. le sens affirmalif cs\ renjovrv : 

nu Im-f Ir hiv-ufr 

ne. . . pas il a fini (de) faire le bien 
il ne cesse pas de faire le bien 

1()8. L'Wyedi/' négatif, hiii/, qui ajiparlieni à la catégorie tles adjectifs 
en -1/ (s (k)), siguilie : n'ayant pas. ne possédant pas 

mtlS-l Ini-I tih-s 

im rouleau n'ayant pas son écriture 

un li\re sans texte écrit 

169. Emploi. 

La négation n s'emploie dans des propositions n'ilialca aux formes a) et jS) 
de la nouvelle llexioii ri à la forme en -n- : 

n rhij iir n rdw-n-J 

ne., pas je connais lui ne . . . pas il croit ilc nouveau 



70 NEGATIONS. 

170. l.a m'^galion iin seiiiploic : 

a) dans des propositions rerlxdcs, toujours rpiand le verbe est à la forme 
cinplioliquc de la uoum'IIc (lexion, mais aussi aux formes a). |5j et parfois à la 
f(U'uie en -ii : 

nu jKsf un /?''/?'"" "A /"' 

ne. . . pas il doit partager ne. . . pas il fonde une maison 

h) dans des propositions iiomindlcx : 

nn inw 'un. un irij iin 

ne. . pas eau là. ne. . pas moi là 
il n"v a ])as d'eau là, je ne suis pas là 

r) a\ec ïinfinilif (ihsolu : 

nu ir nn rdijl 

ne. . pas faire ne. . . pas donner 

sans faire sans donni-r 

I / I. Des deux tournures négatixes, Im est de heaueonp la jdus usitée. 
Un s'em[)loie dans rex])ression des propositions de sens opUili/ ou Jin/il , mais 
seulement ai le sujet est un pronom; on ne le rencontre (pie sous la forme ini , 
avec les sulfixes personnels înih, iinf. etc., et sous la forme impérative m, 
qui sert à exprimer les défenses. Ex. 5 167. Tm est employé comme négation 
dans des ])Iirases exprimant Yintcntion ou le souhait, dans des propositions 
mlerrogalires ou complétives et très souvent dans des conditionnelles avec ou sans 
ir. De ])lus, il est usité jiour donner un sens négatif à des formes non rerhales 
du verlie : infinitif, sauf linlinitif absolu, participe, adjectif verbal, formes 
relatives. On le trouve donc sous des formes diverses : 

forme sinqile de la nou\elle llexion : ex. î' itiy: 

forme en -///•- : 

tin-hr-s hpir m Ijshi 

si (cela) a fini se changeant en vers 
si cela ne se change pas en vers 



m:oations. 



infinilil : 



participe 



hr Im .VI 

tandis (pic avoir liiii liiltanl 
en ne luttant pas 



tm lli tp-1'4 

(un) ayant lini ayant transgressé (la) régie 
un homme qui n a pas transgressé la règle 

adjectif verbal : 

Im-tyfi) dii Ijr-f 

celui qui a fini combattant pour elle [Ux frontière) 

celui qui ne combat pas pour la frontière 

forme relative : 

un s/ ///*/. hn-l-n-ij ir nnnv iiit. 

ne.... pas lieu tout, que j'ai fini faisant des monuments dans 
il n"v a aucun lieu, où je naie fait des monuments 

172. L'adjectif négatif sert, dans l'ancienne langue, de substitut au relatil 
iily dans les propositions relatives négatives, qui ne prennent pas alors de 
négation : 

iwU sl.dwt Ijr-s 

que. . . ne . . . pas navigation (est) sur elle 
sur liupielle il n'y a pas de na\igatiou. 



CIIAPITUK M. 
LES PROPOSITIONS : I. CONSTRUCTION. 

I 7.'}. La coiislruction clos propositions est extfèmenicnt iniporUinte en cjjyp- 
lion. cai' c'csl soiivcnl elle seule qni perniel d'en (LHerniiner le sens. 

II y a (li'ii.r sortes de propositions : 

(i\ la proposition nomiiudc, (jni, régiilicrcDiciil , commence par le sujcl; 
h) la proposition rerbalc, qui, régnlicirmcnt , commence par le verbe. 

PROPOSITIONS NOMINALES. 

I7'i. La [)roposilion nominale est en principe nue proposition avec sujet et 
alli-il)ul. mais sans verbe. Toutefois on a de bonne heure construit sur le 
même modèle des jtropositions où sont employées certaines formes verbales, 
à savoir : linfinilif précédé de lir et l'ancienne flexion; ce sont les propo- 
sitions y;.sc»r/o-HO?HîHr(/r.s (§.§ 1 i5 et suiv.; i'jG el suiv.). 

(hiil s'ajjisse des unes ou des autres, les pi'()])ositions de ce tyjie s'emploien! : 
|K)Ui' e\|»rimer un fait. — et souvent dans les descriptions. 

Le aujel est un nom ou un pronom indépendant; Yallnbtit, est un substantif, 
un adjeclif. un mot dépendant d'une préposition, etc., la forme verbale dans 
les pseudo - iioininales. 

17."). Lu ifénéml, Tordre des mois est le suivant : 

pro|). nominales proprement dites. ^- Sujet- Attribut 
pi'op. pseudo-nominales, =- Siijet-\erbe 

»(/r-/.- /(-/.■ nik IV ij 'V''^'^ 

ton eau (est) à loi vois, moi je viens 



PROPOSITIOXS VERBALES. 73 

I7(). Vav e.vrrpiion, il y a inversion cl ratliibul poiil clio place en trie de la 
phrase : Atlrihiit -Sujet 

n) quand le sujet est un démonsli'atif uu un pronom : 
Invnv piv 

des pauvres c'est 
ce sont des pauvres 

h) quand Wilinhiil est un adjectif : 

7i/»' min - y 

bon (est) mon cliemin 

f) dans les expressions formées avec rn, nom : 
sni smvll rn-s 

une herjje, S7iwlt (est) son nom 

177. Il faut rappeler (§ 38, c) l'emploi parliculier du démonstratif pw 
quand il y a inversion et quand Tàltribut est formé de plusieurs mots; piv est 
alors placé après le premier mot : 

phrt pw ni rvn-mSC 

un remède c'est de vérité 

Cette consiruclion s'emploie même (juand le sujet n'es! pas piv, alin de 
mcllrc en relief l'allrilml : 

pljrl pw ni liC-s mrhl 

(un) remède c'est de sou cdcps parfum 
c'esl uu remède de son coi'jis ([iic !<■ pailum 

PROPOSITIONS VKUBALI'S. 

178. La construction de la proposition verhale s'e\pli(jue facilement, si on 
la considère comme constituée par trois parties : 

a) le verbe; 

h) le siijel. Il' ((iMiplémi'ut direci et le com|)li''meu( indireci: 

c) les autres comj)lémenls. 

liilA. d'étude, l. VII. • 10 



7'i PROPOSITIONS VERBALES. 

I7i). Eli 7Vf>le générale, l'ordre de ces trois pariics est l'ordre ci-dessus : 

(«)■(/')' (0- ' 

rdij-n Mn nb n bk-J 

donna le roi d(> loi' à son sci'vileur 

.sV/r/-/ n Ijrdiv-f m myll 

il paila à ses enlanls de la même l'açon 

I (SO. Par e.rccjilioii , il y a iiivmiioii el l'on nui un mol en relief an le plaçant 
an début de la plirase; mais alors : 

n) le mot est rcinplaeé dans la phrase par un pronom, à l'endroil (|uil 
occuperait, s'il n'y avait pas inversion : 

/(.s7-y pb-^ pi 

ma louange elle atteignit le ciel 

kStnf Irl si rij, irnij U rf 

ce (piil avail pcnsi- l'aii'e cela conti'c moi, j'ai l'ail cela contre lui 

A) si le verbe est construit avec l'auxiliaire hv ou ivnn (^§ i32, loS-y, 
lA.'i. 1 A»)), avec cbcn (ou avec d'autres auxiliaires semblables, §§ i."53, ii/i, 
iA()j, l'auxiliaire reste en tète de la phrase; le mot mis en relief ne vient 
i^iùiprès lui : 

c/jCn hni n Mn . . . mn-yn-f 

se leva la majesté du roi. . . sépara 
c'est la majesté du l'oi qui sépara 

1 (S I . De même, e.veeptionneUemenl , un mot ou une expression appartenant 
à la partie (c) de la pro[)Osition verbale ])eut ètie inséré dans la partie {b) 

sd(l-f m inijtl n brdir-f 

il parla de la même façon à ses enfants 

l(S"2. Si nous considérons maintenant imiquentent la partie (/<) de la pro- 
position verl)alt'. il y ;i un ordre normal des sujet et compléments direct 
el indirect, qui ne (b'pend pas seulement de leui' fonction dans la phrase, 



PROPOSITIONS VKItBALlCS. 75 

mais aussi de Iciu- nalui-f. pronominale ou siibslanlivc. La règle csl la sui- 
vante : 

i" les pronoma précèdeni les suhsianlifs : 

•j" parmi les pronoms, les sueurs pcrsonnt'ls précrdcnl 1rs [)i'onoms 
{ndépendants ; 

',]" parmi les subslantifs, le suhslanlil sujet précède le sidjshinlif cnvi- 
plcineiit; 

h° parmi les subslanlils complémenls. le suhsiaiilil {ompli'ment dirccl 
précède le substantif complément indirect. 

La construction de la proposition verbale enlièi'e peul donc se résumer 
par la formule : 

V(erbe) — [-^, hik, (substantif) S(ujel), (^subslantif complémcnl) l)(irectj, 
(substantif compl.) l(nd.)] — (autres) (](ompl.): en abrégé : 

V. — [-//, /«/.■, S.. I).. I.J — r,. 

rdij-n n-y sln iih 

donna à moi le roi de lor 

rdij-n siv si II n hl,-f 

donna cela le roi à son servileur 

rdij-n n-ij sw stii 

donna à moi cela le roi 

rdij-n-f n-ij siv 

il donna à moi cela 

rdtj-ii- stii )il) Il 1)1,- -f 

donna le roi de l'or à son servileur 

IcS,"). litccptionncUement , le pronom se place après le substantif, dans le cas 
où il ne pourrait être compris, si la construction était réjjidière 
psg-h hr II Jlriv ii-f 

lu souilles en crachant le visage d" llorus à lui 
tu souilles à Ilorus son \isage 



76 l'AfiTICULKS. 

IcS'i. Los règles j)ix'ccilt'nles ne valcnl ni poni' \'in(isr : dil-il, lu-, somcnl 
intci'calôc dans le discours direct jtar les vieux tcxles; ni pour le ivralif, ([ui 
se place soil à la lin, soit au cours de la jdirase, soit même au début, |)onr 
insister, et (pii est souvent suivi de piv : o (.^ 38, A). Ag pn (§ '•')'], a) dans la 
\ ieille lanifue. 

PARTICULES. 

I iST). Qu'il s'agisse des propositions nominales ou des propositions verbales, 
Tinvei'sion ne sullit pas toujours, au sens des E<j[ypliens, à mettre un mot en 
relief: ils emploient aussi dans ce but plusieurs particules : In, îr (premier 
mol), Ir ()•) (second mol), et nnj. 

I se», in sert à mettre en relief le sujet d'une proposition et se place devant 
lui en tète de celle-ci (le verbe est alors parfois à la nouvelle flexion, mais le 
plus souvent au participe, qui devient lot invariable) : 

in Nirl mé-t Ppyy 

in Noul ayant conçu Pépi 
c'est Nout rpii a conçu l*éj)i 

Si le sujet est un ])ronom, in el le nom sont remplacés par le nouveau 
pi-onom indépendant (^ 58, A) ink, ni];, etc. : 

nt-f iisni tvij 

lui conduii moi 

c'est lui <pii me conduit''^ 

187. ir, dans la langue récente, se place en lèle de la proposition devant 
le mot mis en relief : 

/)• ntt nht m slj 

ce qui tout (est) par écrit 
tout ce (|ui est écrit 

I 88. ir-, (r-) (dilTérents du précédent) se j)lacent le second mot de la pro- 
position, soulignant le premier, et ne s'emploient qu'avec les suilixes personnels. 

'■■'' De iiii'mc, in j)eiit pri-'oéJer le siijellon'iiiiic 1' sujet est un subslanlif, on emploie in: si c'est 
iTuii iiiliiiitif; cf. rexeiii])Ic donné i^ nS, a ; (jiiand un |irononi , iiih- et ses cas. 



PnOPOSITKlNS INTKnRDCATlVKS. 



Oiuuil il i acturd de ro siiflixc. il se fait a\(T le sujet de la phrase dans lesy;/;/*- 
anciens textes (et mémo plus taid dans les ordres el les soiihatls^ : 

n-ch rs sljt 

inonde r-W le elianij) 

Mais depuis le Moyen Empire, on emploie invai-ialilement les formes rf f[ Irf 
(.w»/"pour les ordres et les souhaits). 

181). Enfin, la particule nij semploie : 

o] dans la pi'oposition uo)nuuilc avec inrcrstuu . immédiatement après I ad- 
jectif attribut 

ITT wi/ ni) 

grand (est) le maître 

b) dans la proposition Lvrbalc, immédiatement a[)rès le verbe 

liC ivy pCl 

crient de joie les hommes 



PROPOSITIONS INTERROGATIVES. 

190. Nous n'avons jns(|n"ici considéré (jue les propositions allirmatives. La 
construction des propositions intcrrogalires es! le plus souvent rcgubùrc. 

191. Lorsqu'il n'y a pas de pronom ni (Wuljcclif inlcrrogalif dùns la propo- 
sition, elle débute par in on in in-, ou bien le premier mol (el même in et in iw) 
est suivi des particules Ir, li/, triv; le sens correspond à notre : est-ce ipie? 

in iiv viSCI piv in iiv Iriv sljSn-l,- 

est-ce (que) vérité c'est? est -ce que lu ])ensais? 

est-ce que c'est la vérité? 

Le verbe est souvent souligné par //. placé après lui. 



7S PnorOSITIONS SLBUliDONNKKS. 

I'.)'J. L()rs(jii'(V y a un pronom ou un adjpclif intcrrogalij , il conserve sa place 
normale: Il est souvent soulijjne ])ar rf. Mais il y a deux exceptions : 

1" (jiiand le pi'ononi intecrogatil' esl m dans le sens de : ipii? il se met 
au déhui de la pioposilion et est précé'de de 'tn : 

in m (Id liiv 

qui esl -ce qui dil cela? 

•>" (|uand c"est^>/y, i\ se j)lace en tète, puis \ienl soiivciil ^y ipii le souligne, 
el Idujoitrs le mol au(|uel sap])li(|ue la question : 

plu rf «n; 

qu'est-ce que lui? 
qui est -il? 

l'ROPOSITIOi\'S SUBORDONNÉES. 

Pour les propositions subordonnées, deux (piestions se posent : quelle est 
leur place jiai' rapport à la proposition principale? quel est l'ordre des mots 
dans ces [u'oposilions mômes? 

n>3. (i) Les proposilions Icinitorclles se placent léguhèremcnl après la piin- 
cipale. Par c.vceplion, elles se mettent avant elle pour insister sur la circonstance 
de temps, notamment quand elles sont introduites par : hr m ht ($ i5G). 
au déhut des divisions d'un récil. — A) La conjonction est en tète de la 
proposilion; la consiruction est régulière. 

I'.)/|. a) Les projiosilions conditionnelles se placent artnil la principale. — 
h) Quand elles sont signalées par (V (ce qui est le cas le plus Iréquenl: .? 29f)), 
ce mot se place en léle. 

195. a) Les pi'oposilions relatives se placent après l'antécédent. — h) Elles 
peuvent être précédées de n (§ a.lo-i). Quand le relatif nli/ est employé 
(.^ î>.')(i-i ). il esl lonjonrs en tète île la proposition. 



PROPOSITIONS NKGATIVES. 79 

PROPOSITIONS NÉGATIVES. 

196. La construction des propositions négatives est régulière; et il ne s'agit 
ici que de la place de la négation. 

a) Quand la négation employée est n, nn, nfr n, elle se place au début 
de la proposition; mais dans les propositions subordonnées avec conjonction, 
après la conjonction : 

H rliij Nit' jV nfr n nnn mChi 

ne . . pas je connais lui si ne . . . pas est à vous 

je ne le connais pas si cela ne vous a|)particnt pas 

bj Quand on tourne pai" /'//(, m, ce mot se place au début de la plirase 
(? 1G7) 

t) Quand on tourne par Im, ce mot se place au début de la pbrase; mais 
il reste ie second mot dans les propositions subordonnées avec conjonction ou 
après nn (§ 1 (\']). 

197. Pour la construction des : 



Substantifs : en apposition 




voir 


.'^ -if) 




— génitif direct 






•>()- 


■7 


Démonstratifs : pu 






37 




— p,r 






38 




- PP 






•'5 9 




— pi, ti, ni 






a 




(Jualiilcatils : 






61 




Noms de nombre : cardinaux 






^M) 




— ordinaux 






7" 




Prépositions composées 






1 ") :>. - 


.) 


Conjonctions : 






i55- 


G-7-8 


— hr, hnC. Isl, i^l>. 


rjnv 




^^o- 


;5i 



CHAPITRE VIL 
LI<:S PROPOSITIONS : II. SY.NTAXE. 

A. PROPOSITIONS INDÉPENDANTES. 

LES CONSTRUCTIONS DU VERBE. 

I!)8. Si nous laissons de coté les formes nominales du verbe elles emplois 
des formes verbales comme substantifs ou adjectifs (les propositions nomi- 
nales n'ont pas de verbe), nous voyons que le verbe des propositions indépen- 
dantes n'est susceptible que de trois constructions : 

a ) sans auxiliaire; 

h^ avec les auxiliaii'es îiv et ivnn: 

6') après chcn et les verl)es semblables. 

11)9. Les raisons qu"a\ait l'égyptien de clioisir entre ces trois construc- 
tions ne sont pas d'ordre grammatical. La construction sans auxiliaire s'emploie 
quand le fait ou l'état exprimé riQÛpas isolé t]c ce qui précède. La construction 
avec l'auxiiiaii'c hv indique que le fait ou l'état exprimé est iiidépendant de ce 
qui précède; la construction avec l'auxiliaire xrnn, qui d'ailleurs ne se rencontre 
dans certains cas que dans l'ancienne langue, marque l'action habituelle ou 
lélat ordinaire. Quant à la construction avec chCn, elle servait à l'origine à 
exprimer un fait ou un état nouveau au cours d'un récit; elle est devenue plus 
lard la foi ine habituelle du récit. Il faut remarquer toutefois que la forme 
einpliaticpie de la nouvelle llexion ne se construit jamais avec auxiliaire. 

'200. Dans la construction sans auxiliaire, le \erbe se met : 

, ..là Xinfmitif précédé de lir 

eu \)V()i). pseuao- nominales ...... 

I à I ancienne /le.rion 

, , i à Vancienne flexion 

eu iinu). verliales •' ,, i • 

/ aux (ormes diverses de la nouvelle flexion 



LES CONSTRl.CTIONS DU VKRBE. 81 

Lu construction île l'infinilif pn-ciMlé de Ijr et celle ilf lancienne llexion eu 
propositions pscudo-Homuialcs ne son! au fond quiino ftciilf cl même conslnirlion. 
IjH première est réservée à certains verbes, au premier rang desquels les 
Iransihjs (S ii5), la seconde à d'autres verhcs surtout i'iil)wisitifs cl passifs 
(5 i2(j); les raisons de choisir entre elles sont donc, au moins partiellement, 
à' ovdve gnimnuitiml; au surplus, ce sont des nuances de sens (|ui eu di'cident 
(.^ S 1 1 ô et 1 26 ; 207, 1"). 

"201. Dans la consiruclion ai'cc Tauxiliaire hv , le verhe se met : 

. \ à r/«//«(V//' précédé de Ar 

en prup. meudo-noinmalcs i> ' • „ • 

/à 1 (inciennr flexion 

1 à la l'orme a ) j 

en pro]). rcrbalcs à la forme fS) de; la noinrllc llexion 

' à la l'orme en -;;- ' 

Les observations du parajjrajtlie précédent s appli(|iu'nl à cette construction. 

202. La construction avec c/jCn présente ce cai-aclère pai'ticulier (pie le 
verbe n'v est jamais à Viii/inilif iwcc hr. 11 se met : 

s'il est tniransitij , 
en prop. pseiido- nominales — à Vaneieiine llexion 

s il est tiaiixitij. 
en prop. verbales — à la lorinc en -n- de la aourelic llexinu. 

Si l'on emploie c/iC (et non ih(.n et semblables), qui est rare, d'ailleurs, le 
verbe se met : 

s'il est intransitif. 
eu prop. pseiido- nominales — à Yaïuteiuie llexion 

s il est transitif, 
en prop. rerhales — à la l'orme a) de la aourelle llexiou. 

Sur les dill'érenccs entie les constructions avec '.liin et avec clfC , voir ?* ?> vny. 
\'\'\: •>o'i, 1": 200. ."î": — i3.'î; 9,o5, ^1". 
B/6/. <;V<H(/f, I. VII. " 



82 LES NUANCES DU VERBE. 

LES NUAINGES DU VERBE. 

'20-'). Li' choix (les formes verbales employées avec les trois coiisliiiclions. 
(jui vienneni d'èlre résumées, tlépend en «jraiule partie de la nuance de sens 
que i'égvptien veut exprimer. Nous allons tenter de classer ces formes selon 
ces nuances. Ce classement jteiit se faire à quatre points de vue. 

20/j [À.) L'égyptien faisait une dilférence entre les formes, selon qu'il 
s'agissait de Xexprcsalon pure et simple d'un fait dans les descriptions ou dans 
les récifs, ou à' une fnrlc ajjirmalinn, ou d'un ordre, nu d'un souliait, ou d'un 
serment. 11 employait, 

1" pour exprimer simplement un fait : 

l'infinitif avec hr, avec ou sans auxiliaire, 
l'ancienne llexion, avec ou sans auxiliaire, 
la forme a) de la nouvelle flexion, avec ou sans auxiliaire. 

Sur la dilférence entre les consiruclions avce ou sans auxiliaire, voir .^S j 99, 
I 1 7 - <S ; I 3 8 ; t 3 1 - -2 . 

Dans le récit et dans les descriptions ou les parties descriptives d'un récit, 
d'autres considérations peuvent intervenir dans le choix de la forme veibale, 
voir ^ .^ 2o5 et i!o6. 

Dans l'ancienne langue, la forme du récit historupic est : la forme en -n- 
de la nouvelle flexion sans auxiliaire (.^ 1 h'2). Dès la langue vulgaire du Moyen 
Empire, la forme ordinairement employée dans le récit est : pour les inlran- 
silifs, l'ancienne llexion après cljCn (.§ 1^9); pour les Iransilifs, la forme en 
-n- après cliCn et semblables (.^ i^i^i); l'emploi de l'infinitif placé devant piv 
irij est particulier aux verbes exprimant l'idée d\iller dans les récits à partir 
du Moyen Em])ire (.^ 1 ^'^, h). 

->." Pour affirmer fortement . un emploie : 

la forme eniplialuine {^ i38,a), 

la forme en -n- sans auxiliaire (.'^ i/i;î). 

la forme en ~ijn- (^ l'i!"»); 



LES NUANCES DU VERBE. 83 

.')" poui" les ordres : 

la forme emphaliquc (§ 108. «). 
la forme en -yn- {% i^5), 
la forme en -lir-(§ lAG); 

V' pour les souliail.'i : 

la forme a) sans auxiliaire (.*' i.'îi), 
la forme en -l,i- (^ 1^17. A): 

5° pour les scrmcHls : 

la forme emphatique |§ loS,»). 

'2{)j. (i).j Legyplien considérait le rtipporl de ce qu'on disait ou écri\ail 
à ce qui précède. 11 employait, 

1" pour exprimer le lait ou l'iUat non isoh- i\o^ ce (jui précède : 
la construction sans auxiliaire (J^-'^ ' '7; i"'-8,«; 1 .'î i ; l'i-'.); 

9" pour exprimer le fail ou Tétat indépcndanl de ce (jui précède : 
la consi motion avec hv [é^ 1 1 8, «.- 1 98. /»,- i."î'). ; 10 G: i/i3): 

lj° à l'origine, pour exprimer un fait non seulement indépendant, mais 
nouveau, un événemenl : 

la construction a\ec cliCu C^î i;!<), lAA): 

A" pour coinplélir cr ipii précède, en exprimer le résultai : 
l'ancienne llexion en ])roposition rerlmlc (.^ i^'i), 
la forme en -hr- (§ 1A6). 
parfois, la forme a) avec chc [>^ i'53); 

mais 5" si laddition est accessoire : 

la forme en -«-. sans auxiliaire (§ i^'i ); 

G" pour exprimer un fait ou un étal conditionné par ce (|ui précède : 
la foi'me en -/,i- (^ 1 '17, "). 



84 LES NUANCES DU VERBE. 

'206. (C.) liV'jfyption consi(lt'"rait la place tle la proposition flans le texte et 
einployail , 

i" au (IchuI du 11 rocil : 

la lormc a) de la nouvelle llexion avec hv (^ i.'5'>.), 
la forme en -n- conslrulle avec hv (?< i63); 

•)." au début d'une dimion d'un récit : 
les mêmes formes, 
ou la forme en -yn-, surtout si le récil progi'esse (S 1/15,^); 

."}" au début (ruuc partie d'une description : 

llufinitif après Ar / . . / • ■ o o /■ 

construits avec nv [>> 110.*? et l'io.u); 
I ancienne llexion \ 

h" dans un petit jjaragraplie, rattaché par son contenu à ce qui précède, 
el surtout à la /m dun gmnd développement : 

les mêmes formes consiruites avec ivnn (??> 1 1 H. /) el 1 •>S. />). 

"207. ( /J). lùilin, l'égvplien considi'rail . non pas lépoque de Faction ou 
de l'élal. comme nous le faisons, nous modernes et indo-européens, mais son 
développement el son cornctère. 

\° Ainsi, les verhes exprimant le fait daller à son début, la production 
d'un étal, se mettent à 

I iuliuitif après Ijr eu pseiiilo-nominale (!^ 1 if)); 

ceux (pii expriment le fait (Valler, mais non pas à son début, la prrn\anence d un 
état, se mettent à 

l'ancienne llexion en pseudo- nominale f.*^ laOj. 

•V Dune manière générale, l'acte /«flc/z^rp et \é\i\\ incomplet ?,c rendentpar 
la lorme a), avec on sans auxiliaire (S^ 1 ."i i-i 39.); 

l'acte accompli, l"(''lat achevé, permanent par 

la forme cm[)liatique (.'^ i."î8) 

el siii'tout la l'orme en -n-, avec ou sans auxiliaire (.^ ^ i/i'î-i/ili). 



PROPOSITIONS AVKC l\, NÉGATIVES ET INTERROG ATIVES. 85 

3° l/arlioli (pii dure se rend par 

la forme (S) construite a\ec itr (?> i ?)(>). 
raction cf l'état laibilueh |)ar 

la forme (S) j 

l'infinitif après //»■ construits avec n-ini 1 ^ .^ i ."! : i iS./*,- i'>H.A). 

l'ancienne flexion ' 

PROPOSITIOÎVS AVEC in. NIÎGATIVES ET IMERROGATIVES. 

Il est ti'ois cas où les observations précédentes ne se vérilient pas. 

^08. Quand le sujet d'une proposition est mis en relief \>iXY in (K i8G). le 
\erbe peut sans doute être employé à la nouvelle flcrion: mais le plus souvent 
on emploie le participe : 

in Nni mk l))i/i/ 

c'est Noul (<|ui) a enlanlé Pépi 

l"it de bonne heure, il est devenu invariable : 

in •'»'«'-/ *'^"/' ''""./ 

c'est sa sœur (qui) fait vivre son nom 

•200. D'autre part, s'il est \rai cpie le verbe (b-tcrmine le cboiv de la né- 
galion, dans la mesure indi(juée ])lus haut (.'^.'^ i6iyi']'.V), la négation réagit 
dans certains cas sur la forme verbale. Lorsqu'on tourne par lin, iw , m, la 
forme verbale employée après ces mois est un participe invariable dont la dési- 
nence est -IV, parfois -// dans les /// inf. (p. .'!(). n. •> |: mais celte désinence 
a disparu de bonne heure : 

m sljS-iv sit- 

ue . . . pas pensant à lui 
ne pense pas à lui 

Kn réalité, c'est tm, ini ou m (jui est le verbe de ces phrases (^ 171). 



RO LE SIJET. 

"210. De iiièine, si dans les prû[)osilions iiilerrogdlircs le mol iiileiTogatif 
est jili/ (^ 199. -J"). le verbe se met soiiveni à la forme rrlulirr. car plij 
sijjnifie ; ijiii esl-ce (que?), qu'est -ce (que?) 

plij gmnih 

qu'est-ce que tu trouvas? 



LE SI JET. 

"211. Quand le sujet du verbe est un sitbsifinlifon un mot employé substan- 
tivement, le vei'be ne reçoit ])as le sullixe personnel : 

édm nir 

entend le dieu 

Dans la construction avec double sujet (."^ .*^ i3.")-i3S), le sid)stantif sert 
de premier sujet, le second est exjn-imé |)ar le sullixe personnel : 

hv nlj' siliii-j 

est le dieu il entend 

2 1 "2. (}uand le sujet du verbe est un proiwin , on em|)loie, selon le cas, 
le pronom indépcndoiil sous son ancicnws l'orine ou sous la nouvelle ou les suffixes 
personnels; ou bien l'on n'exprime pas le sujet. 

En règle générale, le pronom indépendant ne s'emploie comme sujet que 
dans les propositions nominales ou pseudo -nominales : 

a) sous sa l'oi'uu,' ancienne : 

n mut îs m sfl si 

ne. . . pas des gens (mais) de force eux 
mais ce ne sont pas des gens de force 

et notamment : après mk, vois; les conjonctions isi (/.s/,) et ly: et dans les 
plii'ases négatives commençant par nn : 

ml,- iTij m hshl; vik ivij lijknnj 

\ois moi d(;\ant toi vois moi je viens 



LE SUJKT. 87 

îét_ irij m sib un wij Im 

alors moi en jiijjc ne. .pas moi là 

je n'clais ([iic JMfTc je no suis |)as là 

tu a-,j m ss;j 

alors moi dans le nid 

quand jY'Iais dans l(> nid. (depuis mou ou fanée) 

//) sous sa forme nouvelle pour insister sur le sujel (\iiir Irnipioi de In 
avec le substanlif, § .^ i8G: -loS) : 

ink ni) un il 

(c'esl) moi (f[ui suis] seigneur de jrràee 

"213. Exceplmmellemcnl , on rencùnlre le pronom indépendanl. ancienne 
forme, dans des propositions rerlxiles : 

sirSdir ( ' ' .sir ISivij 

fait fleurir il les deux [»a\s 
ou sous sa forme nouvelle, pour insister siu' le sujet, dans les cas où Ion em- 
ploierait //( avec le subsianlif (.^ iHG) ou /«/. avee une proposition nominale 
(paragraphe précédent, h) : 

nlf ss»i ""// 

(c'est) lui (<pii) coniluil moi 

■21-'i. lui vèirle générale, le pronom sujet des pro[)osilious verbulcs est e\|)rinié 
par les sn/li,res pevsonin'h. 

21."). Enfin, les formes \erl)ales ipii reeoivent liaLiluidIemciil les snflixes 
personnels les laissent lomher 

a) parfois, (piand le sujet est exprinu" parle suilixr d'un \erl'e précédi>ui 
ou siii\ant : 

IjSl/ni/ timni)in, uinij Ijrijivsn, pr r linnnvlm 

je ravis leurs femmes, jemmcnai leurs gens, allai vers leurs soinres 

''1 \ ieillo l'oimc cii "■. 



88 LE SUJET. 

Il) (juand le siijcl rsl : ce. un : on, nolamiin'iil avec le passif en -lir : 
hr. c'est (kl , on dit, rljtir, on sait 

'2[6. Dans les construclions du \erlje (icec les auxiliaires liv et iriin. ([uand 
le sujet est un pronom, 

(I) lauxiliaife reçoit un sullixe personnel, lorsipie la proposition est 
liscudo- nominale (ancienne llexion mi inlinilil api'ès Ijr : .*5 .* i 18: i!>8. h) : 

hvij g)i rljhiri/ nhl,- 

je suis mais je connais Ion maître 

)• wnf hr (lirS nl_nv ni 

jusfpià ce <pie il lut à adorer les dieux tous 

/; ) l'auxiliaire ne prend aiuiin sullixe ([uand la proposition est verhale 
( .'^ ^ 10:'.: I h ;i ) : 

hv silm-f 

il est il entend 

saul" (f), dans la construction dite précisément a\ec donhlr sitjrl, où Ion em- 
ploie la (orme ,3) de la nouvelle llexion (.*?.'^ i.'!5-io8) 

iivf sdrnf 

il est il entend 

d) a\ec cljCn el chc. lusaije est idenli(pie: mais il n y a pas de construc- 
tion avec doulde sujet 

ChCn '■'^i/"/ ^ ("-'>;/ IjnlLiri/ 

il se tint -debout il donna je me lins didioul j allai en haut 

c/iC irsf 

il se tieni del»(iul d urine 

cliCs Itihj liK 

elle se lient didtoiil elle toinlic» aussitôt 

"2 I / . l.ois(|u un nml de la proposilidii est mis en relief pai- /r- (y-), même 



LE COMPLEMENT. 89 

si le sujet est un subslanlif. ci^[[c particule reçoit le sullixe personnel qui 
saccorde avec le sujet. 

rt) dans les anciens textes : 

inondé (est) le champ 

h) à toutes les époques, dans les ordres et les souhaits : 

(h/t ?7.' ni/ 

lu donnes à moi 

donne -moi 

Mais, en dehors de ce dernier cas, la particule devient iif. rf, invariahle. à 
partir du Moven Empire (.? 188). 

218. Quand la négalion est exprimée par les tournures h», iiii . m (.^.*^ 1 y i 
et 909). c'est à ces mots quesl ajoulé le sufllxe sujet : 

Imijr-s Ijpr m hshl 

il a fini se changeant en vers 
il ne se change pas en vers 



LE COMPLEMENT. 

"219. Là fonction des compléments est indiquée par leui' ///«ce dans la pro- 
position (.? 1 89.). 

Le pronom complémeul ilirecl A>-> propositions indépendantes est le pronom 
indépendant, ancienne forme : ivi/, [iv, etc. (§§ 55 et 5G,fl). 

Le pronom complément rcgi par une préposition est le sullixe personnel 
(S§ 5i et 53,/) : 

(li/l: vh st n-ij 

lu donnes cela à moi 

donne -moi cela 

Bibl. d'étude. I. VII. > a 



90 CIRCONSTANCIELLES. 

H. rnoposnioNS indépendantes en égyptien, 

LOCiIQUEMENT SUBORDONINÉES. 

l/(''oy|)li('n emploie des pi'oposilions qui, au point de vue de la syntaxe, sont 
tndépendaiilcs , nuiis (|iii Idjjiqnemcnl sont des propositions. sH/;o/Y/o/(?ieV.s-, comme : 
amiph'lirrs, rircoiisldiicicllra an sens ('■lioii (]n m^À . jludlca .condilionnf'Ufx , rclahrca. 

COMPLÉTIVES. 

2'20. l-es seidcx coinplélives (jui existent en éjjyptien sont suilactiquemcnt 
mdépendanlea. I^e verhe s'y met : 

«) en pi'oposition vcrJxilc à X ancienne jk'.vion après rdij, donner (.'' 1'î6); 

h) à la forme a) de la mniveUc tlexion. (''«iialement après rdy (% i-")!): 

c] à la forme en -ipi- dans la hnigue clds^iiijuc, épalemeni après rdi/, et 
après (Id, dire (§ i 'i!"), /» ): 

d) à la l'orme cnipluitMjuc après les verbes sijjniliant : \ouloii-, craindre, 
ordonner, empêcher, dire, penser, trouver (.^ ''^D)' 

r) parfois à la forme rehuivc, ([ui prend le j;enre fcininin pour indicjuer 
en réalilé le nvulvc (^% iG, (ji et i'>."5, /') 

rh-liv ivnt-l: /'^~('/ '"■ l'^P 

on sail lu es (cola) que tu es descendu avec Iranquillité 

on sait qui- lu es heureusement descendu 

C.mCONSTANGIELLES '". 

"2"2I. Les propositions indiquant une àrconsUince ou YéUil dans lequel on 
trouve (luehpi'un ou (pielque chose, dont il est question dans une autre 
pioposition, el coriespondant pour la plupart à notre tour : en . . . . suivi du 

''' lîapjH'lons que si la forme eu -l. employée absolument, piécède une jiroposilioii principale, 
elle donne une indication de temps (S i -2 > , h). 



liKI.ATlVES. 91 

])arlicipc préscnl, ou ;iii paili(i|)c seul, ou encore^ à 1 une de nos leiuporolles, 
sont indi'pendanlcfi en égyptien. liO verbti s'y mel : 

rt) dans les psciido-noiinnales : 

à Viu/imtif nuvQS lir \ ....... , o\ 

,,.!,. ' avec OU miin iiii\iliaii'e .^ ^ 117, t mS, i>.>.o); 
i\ \ ancienne n^^won \ \ 1 1 

b) dans les proposilions rei'lxiles : 
à Yancienne flexion (.? i-î'i), 

à la foi-nie jS) de la nourrlJf (lexion siins auxiliaire ou après hr-f 
(SS ia^i-i35). 

à la forme en -n- [^ 1A2). 

FINALES. 

'2'2'2. Les propositions expi-iuiant la fin, Yiiikiiiion, peuvent être indépen- 
dantes; le verbe se met alors : 

à la forme a) de la nouvelle llexion snm^ auxiliaire (^ i."!i) : 
(Geb t'amène llorus) ''«'/-/ /"' 

( pour (]u')il protège toi 

COINDITIONNIÎLLKS. 

'l'V^. IV'uvent avoir la valeur de conditionnelles des propositions indcpen- 
danles [non précédées de ir, ni de niij, m), où le verbe se rencontre : 

à la forme omplialiijuc {?i l'io). 

iil'LU'iVI'S. 

'12'\. lôniiu la dépendance de ceitaines ])ropositinns irlnliics n'est niart|uée 
(pie par l'emploi des formes relatives du verbe. Cet emploi est assez rare : on a 
vu (.^.^ i-i. i,A; 1 •>.'),/') qu'il est limité par celui du participe et de l'adjectif 
verbal: et il v a des propositions relatives avec ropule (.^§ •>.;)o--!.'i 1 ). 



92 SlJBORDdN.NKES CAUSALES. 

!2'2â. Dans ces propositions rehilircs sans relatif, le verlje s'accorde en {jenre 
(et en nombre''') avec ranttk-édenl. Le pronom sujet s'indi({ne par les suffijces 
penonneh; Yanléeédenl n'est re])résenté dans la relative ])ar un pronom (sous 
forme de suflixe personnel), que si ce pronom dépend d'une j)réposition : 

p^ l^-hd dd-\v-lji nij 

ce pain -blanc, (jne vous donnez à moi 

liîM nhl rir-l-n-i/ )--s 

])a\y cliaqne. que j allais vers lui 

loul pays, où j'allais 

El même, après la préposition hn , m, le sullixe manque souvent : 
bkv irrs-iv ib-ij lin 

le lieu, que s'attarde mon cuMir dans 
le lieu où s'attarde mon cœur 

C. PROPOSITIONS SIBORUONNÉES. 

L'égyptien possède des piopositions qui sont subordonnées au point de vue 
de la syntaxe comme de la logique, (le sont des propositions cnusales, Jinales, 
temporelles, conditionnelles, relatives. 

C.VUSALES. 
!22G. Elles ont le \erbe : 

à X infinitif, après mC, n, pai'ce que. . . (.^ i i ^i , c); 

à la lorme emphatique , ajirès hr, parce que. . . ( î^ i /i i ). 

V i njini lif nesl pas suivi de complément sous la l'orme des pronoms indé- 

pendunls. iMais il reçoit les suffi-ves personnels : 

r mrt-f 

])Our aimer lui 

pour /'aimer 

et non pas : pour qu'il aime (^ 53, e). Seul le pronom indépendant neutre si 

peut suivre l'infinitif (.^ oG,;'). 

"■ Le pluriel no se reconnaît à coup sm ipie dans le verbe rdij. 



suBuRuu^'^^;Es gunuitionnelles. 93 

FINALES. 

2 "2 7. Elles ont le verbe : 

à \ uijinitif, après r, pour. . . (^.^ i 1/1, a, •!"). 

TEMPORELLES. 

■2-2H. Elles ont le verbe : 

à Yinfinitif, après m. ([iiand . lorsque ... : hv. tandis (|ue . . . (î [ \h .b.d): 
à la forme en -^ après hft, quand. . . (5 1 -19, , ,i\: 
à la forme emplialiiiuc, après lift, quand. . .: r, tant (jue. . . , jusqu'à 
ce que ...;;■ .si, après que . . . (^ 1 ^ 1 ); 

dans \(}s pseudo- nominales, à lî'/fyi'/uV// précédé de Ijr ou à VancieiuiP llexion . 
après mlil, après que. ..(.?!? 11 y, b, et 1 o.H. a). 

CONDITIONNELLES. 

'2'29. La proposition condilionni'lle subordonnée couimence par ir, si: plus 
rarement par inij, m. si. 

Le verbe est à la forme ^] de la iiourelle llexion. s'il suii ininmlialcmml ir 

ir <>mk diijMv . . . 

si lu ti'ouves un sage (?j. . . 
S'il ne le suit pas iinunMlialcment, il se met à la forme emplialicpie (.^ 1 Ao) : 

ir ivr dd-f snf 

si fji'andemenl il a doiiiit' iju san<f 

Celte double règle s'applique quand plusieurs \erbes se suivent : le premier 
seul, placé immédialemeni après h\ prend la forme f; | : 

ir /ii/i- s gmniL- st Ijr péd-f 

si tu examines un homme. . . (et si ) lu trouves cela sur son dos. 
dd-ljr-k. . . 
lu dis. . . 



m SUltORDONNKES R !• LATl V KS. 

RF.LAÏIVES. 

2.'i0. Les propositions relatives avec copule coranienccnl par n oti par iily 
{^$ 7'5' 7^') •>" P^'" l'idjectif nugalif iwly [î$ iG8 et 172); 

(i) ([liant! H seit de relatif, le \erl»e est à la forme rehiivc (.S 1 •2o,a); 

h) (piand le relatif est iilij 011 /ir///, le verhe se conslriiil : 

en propositions nominales; 

en propositions pscudo-iioiiiuuilrs, à \'iii/iinlij précédé de Ijr ou à Vnn- 
cicniie llexion. sans anxiliaire; 

en propositions verbales : 

îrij-Cl ni), tUij hrf 

fonctionnaire rharpie, qni (é(ait) près de lui 

,s iili/ hr mn ISiv 

nn lidinini! (pii à soullVir de (dialeur 

s iitij 1)1 r 

lin homiiie ipii esl malade 

pi IS ijl/l .... iilif idl/iiy " /" siv 

ce pain hière, ([iic j ai donné à vous cela 

ce pain el celte hjéic (|iie je vous ai dimné 

iivU. éhdivl h ni 

fcelic |)lace des esprits), hupielle. . ne. . pas navijjalion (esl) sur elle 
sur laipielle il ny a pas de navi<jalion 

"2.'}1. (Jiiaiid /) esl eni])lové comme relatif, il arrive souvent que l'accord 
ne se fail ])as eiilic la l'orme relative et l'antécédent et que le masculin est 
employé jioiir le féminin : 

ijiirl II Id-l-sn 

la prison (jiic (|iie ils LàlissaienI ifi'in.) 

Ijini II Lil-ir-sii 

la j)rison ipic (pie ils hàlissaicnt ( //(rt.sv.) 



SUBORDOISNKES RELATIVES. 95 

Quand le relatif est nlij, le sujet des pi-opnsitions nominales, s'il est autre que 
)(///, est Vancten pronom indépendant : 

biv nlij si Un 

le lieu, que ils ( sont ) dans 

Mais ce snji'l peut aussi s ajouter à niij sous la foi'ine du snjjl.rc personnel : 

Inv "','/"/ '"' 

le lieu . (|u"il (esl) dans. 



DEUXIÈME PARTIE. 
ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE. 



CHAPITRE VIN. 
ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DE L'ÉCRITURE. 

PROCÉDÉS DE L'ÉGUlTyRK. 

23!2. L;i foniiç ovigiiielle des liiérojjlyphcs est préliislovique. Elle a survécu 
dans cerlains si<>;nes à l'époque hisloriqnc : ce sont de vérilables rchus: on ne 
peut les traduire que par une phrase entière : 




te Le laucon (c'est-à-dire le roi) a emmené comme prisonniers (le lien) iiors 
d'un pays( — ) G.ooo (G fois le sijjne \) tètes (•)-, c'est-à-dire G.ooo hommes. 
De cette |)remière époque de l'écriture datent la plus grande jtarlic des 
signes de la période classi(|ue. Pour la plupart d'entre eux, le signe et l'ohjet 
qu'il signifie sont absolument idcntiquen (signe -mot); type : 

•"»=-, (eil. 

'23.'i. L"écriture liiéroglyj)hi([U(' s'est développée à l'aide de di\ers procédés. 

Le premier procédé consiste à représenter par le; signe iiu objet (pii ne lui 
est que parlielkmeiil idcnticpie. Par ex. : ^ [à Torigine : voile gonllc'e par 
le vent] à l'époque liisloricpie : veni, souille. 

BiU.d\hude,\..S\\. >;5 



98 \ ALKIIÎ DE SIGNE-MOT. 

'2lUl. Le dcu.nèinc procédé consiste à représenter par le même nignc deux 
mois (le sens différent, mais de son identique. C'est un véritable caleinhoiir, comme 
si nous écrivions avec un seul et même signe les mots : au, eau, oli, lio, haut, 
aulx, j, bâton, se dit mdœ; or mdiv sijjnifie aussi : parler; j rend mdw aussi 
bien dans le sens de : parler, ([ue dans celui de : bâton. 

Le troisième procédé, voisin du deuxième, consiste à user du calembour par 
à peu près, lorsque les mots signifiés ont, ou peu s'en faut, les mêmes 
consonnes : ra , maison, se dil pr, d<jut est voisin pri/, sortir: rj sert pour 
pri/, sortir, et loutes ses formes. 

!235. Le quatrième procédé consiste à n'employer un signe que pour sa valeur 
phonétique en faisant abstraction du sens attaché au son, et même pour la 
valeur phonétique de certaines ou d'une de ses consonnes seulement : 

\^, corne, se lit ch: il a la valeur phonétique : cb 
^. mer, " si; ' r : s 

Par là, l'égyptien est parvenu à posséder à côté des signes-mots un alphabet, 
qu il emploie en même temps (ju'eux. 

!23(). Le cinquième procédé consiste à compléter le mot déjà écrit phoné- 
tiquement à l'aide d'un idéogramme, appelé détcrminatif, qui en précise le 
sens; par ex., an nom d'une femme on ajoute le signe J. 

'2S1. En résumé : signes- mois. — exactitude partielle des signes-mots, — 
calembour phonétique, — calemboui' par à peu près, — usage, même sim- 
plement alphabétique, des valeurs purement phonétiques, — emploi des 
déterminatifs : tels sont les traits caractéristiques de l'écriture égyptienne. Elle 
ne s'est jamais complètement dégagée de son origine et resta toujours une 
écriture idéograminalique à compléments phonétiques. 

VALEUR DE SIGNE -MUT. 

:2I>8. Lu seul et même signe hiéroglyphique peut avoir une ou plusieurs 
valeurs, ou même toutes les valeurs : valeur originelle (§ 5 3 a), valeui' 



VALEUR DE SIGNE-MOT. 99 

secondaire (§.^ 288, :i.8/i) de signe-iuol , videiir |)lionrliqtic (§ ^18,")), valeur 
déterminative (§ 986). Ex. : 

SU.SE-JIOT, VA?,. SECOND. PNON. DKTKHM. 



iiulir. parler 

lji\ sur lir 

iri/, laire ir (voir 





SIOSE-MOT. 


G 


soleil, Bc 


1 


bilton. tndw 


t 


visage. Iir 


.<«>- 


œil , Irl 


«. 


bouche. )'i 







ri, r 

lin (plante) 



Ciih . vivre 



239. On \oit (|U0 certains signes ne sont ein])loy(''s que pour leur rnlrur de 
signe-mol, primitive ou secondaire : o, soleil, Bc: ^, vivre. Cnij. Ils le sont 
pour toutes les formes, llexions. dérivés, etc. du mot ou de la racine : 

1 nt, villi' 

, . ] nwt, les villes 
© ville, ni, sert à écrire , . 

i nlij, urliain 

[ nli/n\ ui'hains (masc. plur.) 

Ij»; maison 

pnv, les maisons 

pri/, sortir 

r3 maison, pr. sert à écrire ; prt, fruit 

1 pnvt, les fruits 

f pvl, l'hiver 

' jirirl, les hivers 

'2ài). Lorsqu'une idée peut s'exprimer à l'aide de plusieurs mots de même 
sens, le signe-mot peut se rendre par plusieurs transcriptions phonétiques : 

• tète, se lit Ip ou dStli, tète 

* étoile, •■ shi n diri, étoile du malin 

<■' Cordons de sandale. — '"' Cliouellc. — ''^^ F^es deux yeii\. 



100 VALEUR PHONETIQUE. 

2à\. Le siyne-mot doit se rcndi'e par des lransci'ij)tions plionétifjiies dif- 
férentes, lorsqu'il sert à tradiiii'C à la fois ])liisieiirs idées voisines, mais non 
identiques : 

I dans le sens de : temps, se lit tr 

r année, v rnpt 

Ij 11 écrire, •■ .s7( 

r cotdcnr n iiCC 

([,a (loiible valeur résulle clans certains cas d'une contusion eulre deux signes différents, 
entrée dans l'usage). 

'2à'2. Au coulraire des faits précédents, il y a un signe-mot dont les divers 
sens (et par suite, les ti'anscriptions pliouéti((iu,'s) ont été précisés et dis- 
linfjués dans l'écriture. C'est celui qui rend l'idée (Wilkr, a (les jambes); il 
a été oonq)lété par des signes plionéliqucs et est devenu : 

jj îy, venir, par l'addition de ^ ï*'' 

'w îîm, aller, ^- ■= s 

X sby, conduire, ^' — .s- 

yf itjj, ravir, n s= / 

jj iny, porter, - s ««(?) 

>t>. ésm, conduire, i^ S *'*■'« 

2/13. Par un procédé analogue, on a distingué : 

{ Icmps, en l'écrivant j^ tr, grâce à <=- r 

el I année, •' { rnpt, ■- ^ l 

^ sud, r ^ rs, •■ •=> /• 

et ^ Haute-Egypte, n -^ mC , •■ — < C 

VALEUR PHONÉTIQUE. 

2/j/(. On peut ailirmer qu'un signe a une valeur purement phonétique 
(i) quand il est employé pour signilier uno partie d'un mot : ^. mê, dans 

'■' Pour ces signes et leur valeur, voir ci-après .^aiS, sauf in (?), pour lequel cf. S 379, n. a. 



ALPHABET. 101 

OU b) si. quand il repicsenle plusieurs consonnes (§ aAG), Torlho- 
graphe y ajoute la première d'entre elles (la règle n'est pas absolue : cf. .? S 9.5/|- 
95.") et 259): 

ou 6-) quand, dans le même cas, un même groupe de consonnes ne se 
rencontre jamais écrit d'autre façon : wn est toujours éci'it hu: 

ou d) quand lo signe fait pai'lie île la série l»ien connue des signes 
alphabétiques. 

ALPHABRT. 

2/l5. Les sons, que nous transcrixons par les valeurs.: i, y, C, iv, h, p, elr. 
(î« 10), sont écrits en égyptien à l'aide des signes 

/, y I yod 

C — ' ain 

"' \ 

l> J 

P ■ 

./■ - 

"^ V 



h ra /( doux 

// I /( dui- <l "^ (^serpent) 

Rappelons que tous ces signes représenleni des consonnes (^ 8). 
Depuis le Aloven Empire, y se rend par 1 1 ou par « dans certains cas 
(j5 'X-?}. h): de[)uis la lin de la niénu' pi'riode. on rencontre aussi 

] pour / '=, ^— ' |>our »i 

e — tt' ^ — n 

'2/i6. Les signes à valeur purement phonétique, autres (pie les signes 
alpliabétiques, soni généralement appelés s\llabi(|iies: mais comme les 



Ij 





clièl luiid 


h 


•- 


cliêt coucIk 


s 


— 


.s- couché 


•s 


P 


.s dejjout 


.S' 


^ 


cliin 


/,■ 


j 


kopli 


/.■ 


^■ 


kapli 


ir 


u 




1 


- 


petit / 


i 


« 


(pincettes) 


d 


— . 


(main) 



MIJLTICONSONANTS. 



consonnes sun( seules écrites, ils sont en réalité multiconsonanis. Les plus em- 
nlovés sont : 



MULTICONSONANTS. 



^ S,v 


T 


i// 










>», hv 


i 


lui 


-= 


hn 


^i 


in 


— Ci 














a -^ 


V 


,ri> 


^ 


ITII 


V- 


ivr 


^ 1'^ 


- 


hlj 


\ 


hh 






K P 


m 


1»' 










) mi 


— 


mij 


- 


nui 


^ 


mr 


s n\T 


-^ 


iiir 


— 


nh 


J 


mil 


Jfci î'iY' 














t hi 


^ 


/j,r 


A 


('l> 


•v 


In, 


\ l'^ 


_^ 


ht 










^ Ijs 


^ 


hn 










V '^-^ 














* «i 


+ 


éw 


1 


.<» 


1 


ék 


niii .si 


\ 


iïiv 










\ M 














U /'-^ 


— 


l'V 










^ 5"' 














f /i 


1 


ty 


\ 


li/ir 


^ 


tm 


>^. ^^ 














i '/^ 


1? 


,jr 











i Is 



°<=<. î«/( lîj II, s 

' — \ iiii T 1,(1 

f II,- J //.s- 



DKTKUMIKATIl'S. 103 

2M. Il existe aussi (|iiel(|iies iiuilliconsonants composes : 

\ ^-^ >»!/ {') (iuaiil le Moyen l'^mpii'c) \ | nii 

DKTERMINATIFS. 

'2MÎ. Les sijtfiies usités coiiniie détermiiiatifs étaient à I urijjine des signes- 
mots exprimant à la lois nn .se//.s et nn son. Puis ils fnrent emj)l(>yés dans 
l'écriture, à côté des signes plionéticpies, pour faciliter I intelligence du texte 
en précisant seulement le sens. 

2/i9. Les plus communs sont : 



^ 


hoinuic 


J 


lemme 


^â 


hommes 


^ 


(Ml fa ni 


^ 


manger, boire, 
parler, penser 


é 


reposer 


^ 


charger, 
portei' 


^ 


ennemi 


1^ 


ennemi, 
étranger 


^ 


vieux 


1 


louer 


t 


crier de joie, 
sélonner, 
être haut 


J 


haut per- 


A 


haut jtei'xiM- 1 


slalue. 


\ 


(lieu 




sonnage, 




nage. 




momie 








dieu 




le mort 










h 


déesse 


.^ 


voir 


w 


pleurer 


^ 


che\eux. 
coideiir 


^ 


nez, 


■^ 


oreille. 


w 


sein. 


.••••> 


lnul ce (pii 




respirer 




écouler 




allaiter 




coule (lu 
corps 


tt. 


\iandi' 


— ' 


actions (le 
main 


la ^ 


ce ipii i\f- 
mamle de lu 
force 


1 


r('Miiiir 



10'. 






l)KTEr,MlNATir 


S. 






]] 


milieu, jiish 


• 


rml)rasser 


^ 


prendre 


i\ 


aller 


zv 


retourner 


i 


jambe, 
marclier 


\ 


Irancliir. 
enjamber 


r 


quadruj)ède 


V 


oiseau, 
inscclc 


■i- 


petit, 
mauvais 


Y 


voleter 


issr 


voler 


k 


arlu'c 


•51 


plante 


— 


bois, arbre 


— 


ciel, en lia 11 1 


T 


nuit 


TTir 


pluie, rosée 





soleil, temps 


sa 

ili 


rayonner 


* 


("loile 


— 


pays 


■^ 


pays 


lAJ 


désert, 
pays étranger 


- 


pierre 


f^* 


chemin 


A*»^ 


eau 


— ^ 


cours d'eau, 
eaux 


1tf 


éclairer 


— 


mei'. eaux 


© 


ville 


U3 


maisnn 





mur 


S 


démolir 


^ 


porte 


A 


escalier, 
monter 


"^"" 


nu\rii- 


--A^ 


haleau, 
aller (en -) 


Sa 


navijjuer, 
remonter 
(un lleuve) 


•TT^ 


retourner 


^ 


\eul. air. 
soudle 


\ 


jfouvernail 


11 


cercueil 


u 


lin^je 


jr 


lin <;■('. 


, e 


corde, trait 


"V 


délier 


5 


corde, trait 


-5 


sac 


..-- 


îjrains 


fl 


mobilit'i'. 
corbeille 


♦ * 


récipient, 
liquide 


... 


poussière; 


il 


feu 


\ 


os. 
(iivau\ 


1 


peuple étran- 
ger 


N.^ 


tailler. 
ruuiK'r 


î-\ 


découper 


- 


fermer 


^ 


battre 



DKTEIiMlNATIFS. 105 

î^ piochor >i cliarruc -— chose m odeur, ein- 

abslraite baiimer, la 

mort, comp- 
ter 
X partager, ]| l)riser, 

compter partager 

250. Le sens de certains determinatils a varit: avec les époques : 

% servait d abord pour Isis seule; après la XX" dynastie, il accompagne le 
nom de (oulc-s les déesses et des femmes de liaul rang. 

\ (ou o) déterminait les noms de personnes dans les textes des Pyramides: 
])lus tard, il a remplacé tout déterminatif qui gênait le scribe pour une raison 
quelconque. 

I indiquait primitivement que le signe-mot était pris dans son sens 
originel : 

♦ Ijr, visage f Ijr, sur 

Dans l'orthographe classi(jue. il a accou)pagné tous les mots simples ou terminés 
par la désinence féminine -t, s'ils sont substantifs ou dérivés de substantifs. 
Plus tard, son usage a encore changé : il a servi, surtout sur la fin du Moyen 
Empire, à restreindre le sens d'autres déterminatifs auxquels il était joint. 

111. déterminatif du pluriel (§ '>.- \ a, h")., a servi à la fin du .Moyen 
Empire et au début du Nouvel Em|)ire à élargir la signification du détei-- 
minalif au([uel il était ajouté. 



Bit/, d'éuuh, t. V!l. 



CHAPITRE IX. 
PROCÉDÉS ORTHOGRAPHIQUES. 

"251. Les siuiies, doiil la valeui' (coiiiiiie signe-inoL plionclique, délcr- 
minalive) a élé étudiée (111110 façon générale au cliapiire préccdenl, on( él(' 
employés et associés pour rendre les idées et les sons d'une manière dif- 
ft-rente selon les époqnes; autrement dit, Torthograplie égyptienne a varié. 
On considère comme Vm-lhographe rhissiqur celle des papyrus et des inscriptions 
du Moyen Empire, des papyi'us du débul du Nouvel Empire et des inscrip- 
tions de la XVIl^ dynastie. 

'lô'l. Il est impossible de donner des règles de Tortliographe, même 
classifjuc, l'usage élanl dilîérent pour cliaipie mot. Mais il y a des procédés 
ortliotrraj)liiqiics, (pi'il est possible d'analyser; on en comj)le Iroix : 

(l'j le mut est écrit sans iiuciiu signe |dionétifpie; 

A] il est écrit avec un signe -mot accompagné de coinplémcnls phoné- 
tiques i^nlpliabéliques) ; 

(■) il est écrit en signes purement [dionétiques. 

ABSENGK DES SIGNES PHO.NÉTIQliES. 

'l'd?>. (les mots sont peu nombreux, mais d'un usage très fréquent. La 
conséquence de cette orthographe, c'est que nous ignorons souvent leur son 
et ne pouvons les prononcer, l'ar ex. : 

^, visage, hr ■«»■. cliacun, nh 

"y". maison,/;/- "|J. dieu, »/r '''"" ''* 

jfl^, scribe, .s/» '■°'" Ci fÉ ,#.' nrmée, w.sC (?) (-' 

'"' Avec le (leluiniiiiatif. — '■' Leclai'o incertaine; écril : guenier iiomme-piurici_ 



SIGNES-MOTS A\KC CO.MI'LÉM KM'S l'Il O M'T lOT ES. 107 

^-J. iiirir, /;mW(') '-';^. sei<;neiir, hT» ''""""M'^l 

^, (Miiplir, «)/i '■''"'"'^(-) ^, lerrc ('■Iranjjci'o, //:?.s-/ 

[^^, inaisont-') *J, roiuiut', /iwU'-''. 

SIGNES-MOTS AVEC COMPLÉMENTS PHONÉTIQUES. 

'25Ù. Dans les mois ainsi ortliojfi'apliiés, on ajoiilc an sijrnc-niol : 

le plus soiivriil, la dernière consonne dans les mois dr deux consonnes, 
la dernièi'e, parfois les denx dernières, dans les mois de 
trois consonnes; 
pins rnrcniciil , Lontes les consonnes; 

/rè-s raremeni, les consonnrs dn débnl; exemples : 

*"''* \)tm-ii |, 11)11 , l'esler 

]J_ [trC(l-d'-'^""'''\, }rC(J, vert 

î^ I "/''-/-'■]• "/'•' '"''"' 

P-Lii y-p-(l'épd'^''"'"\. sjHi prèpai'ei' 
_Q_ JL j I //-'■- //''j5" ■''"""" 1- ("î'''^^', pi'endri- possession 
Généralemenl, les consonnes faillies y el w n'entrent pas en li<>ne de compte ; 
"^ A, 1 1^)'// -/•"""' |, jirif, soi'lir 

255. Il est cei'tains mois parliciilii'rs à la siiilc destpiels on écrit soit leur 
première conaonne , soi! loulc lenr Iranscriplinii |)liom''li(|iii': par ex. : 

W\ rW'/-"' "'"'"'^ 1- "''('/> ordonner 

'■' Écril : »iir(-( f™»". avec la ilésineiicc et le ture est inexacte; écrit : ?-l «■"'•»". avec la dé- 
(lélerminalif. sineiice et le délenninalif. 

''' Avec le délerminalir. '*' Lecliire incertaine; (■••l'it : i.v-/f"""". 

"' Lu ordinairement /(/, maison, mais la lec- "' l'xril : limll '""•"'■. 

ili. 



108 OHTHOGRAI'IIE IMiUKiMENT l'IlOÏS ETIQ L K. 

2r)(). L'iilililé des conipléiiicnls alpliaLétiijucs se voit bien avec les si<j[ncs- 
inuls (jiii oui plusieurs sens el [)liisienrs sons à la fois, par ex. : 

I il, lui. éw 4* ^ [«ir-)»'], éw 

1 < sud, r.s ^ [rs-)"|, ?'s 

'JôV. Un procède inlei'niédiaire entre les deux (|ui \iennent d'être étudiés, 
consiste à redoubler un signe-mot, quand le mot a deux consonnes identiques : 

^ ^ [donner, donner], dd, donner. 
]. l [ceci, ceci |. un, ceci. 

ORTHOGRAPHE PUREMENT PHONÉTIQUE. 

2.")8. Les mois, qui sont écrits en signes purement phonétiques, sont nom- 
breux et d'un usage fré(pirnt, très fréquent même dans les textes des Pyramides. 

251). Les signes iniilluoiisoiidids sont, comme les sigues-mots, accompagnés 
de comiûémcnh alplud)éliqnes dans la plupart des cas, mais non toiijoui's. ïx plus 
souvent, c'est la dernière consonne qui est transcrite; mais sourenl aussi ce sont 
la premici'e et la dernière à la fois; ce dernier fait est au contraire très rare avec 
les signes-mots (§ § ^>5A-9 55). IJiisagc est pour ainsi dire constant pour c/aupie 
mot; ainsi : 

ms s'écrit toujours imî-s ^^ 



mn -n mn-n 

mr -^ mr-r 

ivn 11 wn - n 






mi 11 wi-i )\ 

liii " Ij - Ijn -n. I ^ 

î'i ■" ' - '" -II' I ^ 

t3 11 i-is~3 ;\ 

etc. 



AIMIKVIATIONS. inO 

"260. Toiilcfuis, (|iiaiHl la dernière consonne csl i ou ij, nu uiniic parfuis ir, 
on néi>iioe souvent décrire le coniph'nienL alpliahéliqiic. Ex. : 

Uj ] (el non : ]\) 

I)I•:TI■RMI^ATIFS. 

2CJ. L'oiiliographe éfrypiionne a pins on moins employé les délenni- 
nalifs, selon les époques. Dans les lexles des Pyramides, ils sont beaucoup 
plus rares que postérieurement. Leur usage s'est de plus en plus répandu. 
Mais on ne les emploie pas dans les inots les plus fréquents ([ui soni troj) connus 
pour que la présence des déterminatifs soil nécessaire.. 

262. Dans la rwille orlliojji-aphe. on n'euiployail jamais t[\\aii délcrminalif 
par mot : 

!S \.'~^ ""]• '''^' '"^'•^''" 
Plus laid on employa plusieurs délci'minalifs, en plaraul le di'lerminatif 
parlicnlicr avant le détorminalif «jénéial : 

U^\ [/,i-p-'--'i-'™']. l-si, travail. 

Dans les papyrus de la XIX'' et de la XX'' dynastie, cet usage louche parfois 
au non-sens: on rencontre jusqu'à cinq déterminatifs pour ini mot 

!si^.^. [/-C"''-*'™'-'"''"-'""""'"-':^"^""'^], iC, laver. 

263. Comme particularités ortliograplii([ues, voisines de l'usage des dé- 
terminatifs. il faut signaler l'emploi du signe — »- (la corbeille) ou du support 
d'iionncur ^r, que Ion joiiil pai'fois aux signes représentant des clioscs sacrées; 
et la coutume constante d'entourer les noms des rois du cailoucbe <=> ou d'un 
rectangle orné de ^. 

ABllÉVIATIONS. 

26'(. En |)rincipe, le scribe égyptien, usant d'une langue connue de ses 
lecteurs, ikv\i jnslc cr qui est nécessaire pour être compris d'eux. Mnhrérialion est 



110 A li 11 !■; \ 1 A T 1 () N S. 

1111 procvdr niiislaitl de rorlliojjraphe (■{;y])lioniie. De là, un nombre consi- 
(lérahle de sii|)|tressi<)iis de siffnes. Les ])i'inci|)a!es sonl : 

(() la suppression de y el de ir, 

(jiii, jouant })arfois le rôl(> de voyelles (.*^ (j. h) sont spo'cialeuient 
maltraités par les scribes; ])ar exemple : 

rf| n n [ms- .s - s I . •»( .s v/.s , c 1 1 e e ii fa n t e 

V J |jrt-/"""""|, vnrl , mourir 

mn^iri/, renouveler: 

dans b(Miiroiip de rormes, par exemple le leminin pluriel ( .^ iU)), les 
adjectifs en -y [^ Oo), la forme a) de la nouvelle flexion (.'^ )o3). tr et y 
ni! sont (|ue rarement écrits ou ne le sonl jamais; 

//) la sujipression d'autres consonnes, 

(|iiand le scribe tient le sij>ne pour facile à reconnaître même sans 
tous ses compléments alpliabétiqiies : 

à lire rnu. I liommc 

IjCpy, le Nil 

11 lird, enfant 

r sini/l, pays montajjneux 

Il sins, suivre 

n IjUn, sceller 

////•, pierre 

^ \p-l "''J, •• l>li\ voir; 

ipiand le moi a trois consonnes, il arrive ainsi que seule la deuxième 
msonne est ajoutée : 

A J. \(ll>^-l>\. dhi , remplacer 



°^JI 


v-i " 


onime - fci 


i * 1 


l'-l>' 


Hi-ii.lue .!■ 


r^' 1 


h-d' 


.,r.,j^ 


àAa 1 


's-t'" 


mUagnc-| 


Pi 1 


s -s- 


s//(.,s'], 


0-. 1 

Q. \ 


Ij-t" 


-J, 


\ '^ 1 


/-«!' 


-]■ 



ABRÉVIATIONS. III 

^A [Wi-/']. /'/.i, régner 
-^ \lilp-t\, lilj). oiïrir 
^P [irsr-sj, n-s'r, fort 
I® \ébm-li-t^. éljml. nom dune déesse 

c) la suppression d Un «to/ entier, sauf son délenninalif, 

s'il se comprend d'après le conlexle; le délerminalif joue alors le rôle 
d'un nouveau sin[ne-niol : 

^ ['™'J. I.St. travail 
I [^'^'"^J. un. statue 
v-i [f-"^']. «///. fort 

d) la suppression de sigiies 

dans des expressions et tournures ancieunes ou très connues : 

uiillier de pains, millier de hière 
^. > \ih(l\. \m(lt?\. m /M et m liindl (?) 

la fêle du mois et du demi-mois 

dans des noms de dieux : 

V [)»•/> -(riir/J. ivp-ivhvl. guide des chemins 

dans des noms de peuples : 

llj [livn-lirn-hvn]. hvnlifv (un nom de peuj)le | 

dans des titres : 

-■> [IjSt-c]. l.iSli/-:, le prince 
^"^ |jH-;|. Imij-ri, le cliel 
^^ [«(-///-«], unij-ln, le compagnon 
^^ [/(i'"!^''"" /;;-//-<]. tini/-ljt-liS^'^ (titre religieux) 
') Inversion dite respeclueuse, cf. S 3oa: ^ snp()oii dlionneur (S aGS). 



11-2 REMARQUES, 

dans dos e\j>ressions li'ès !rr(|iienlcs : 

i~) \(l-m(lir\. (kl indir, parler dos parolos 

•f l P [Ciilj-d^-é]^ CnIj-ivijS-siuh, \ivaiil, [)rospèi-o, sain 

r?) snppression de signes 

dans dos expressions modernes, (|iii ont élé écrites en ahrégé à 
limitation des expressions pins anciennes 

°1 j I /»C-(r'.s'-w(iC/]. irsr-iiiSCl-Bc , forte est la vérité do Pià (nom 
de liamsos !!)(" 

• f |//C-(ri.s/J. liC-)n-}rSst, Jn'illant dans Tlièhes 

<J I //«»], iinii-ljr-lipsf, Amon est aii|)rès de son époe 

•^îT4'f \lJ-hiv-l,tr-sln-ivHmij\. IJij-lnv-ljr-iviimi/-n-stii , por- 
tenr d'ovontail an côté droit dn roi''' 

^ ^ j ï\ ^ [(-;(-/• i"""" »/i--)Y/(T'-/ '"""J. //(/• iij'r II nvdl , Lonne 
pieri'o de roche 

Ifo I A-A^"™r^]. 7M, éternité 

REMARQUES. 

265. Sans parler dos fjoux de signes':: et des véritables rébus du .Moyen 
et du Nouvel Em])ire, remarquons que dans rortliographe de beaucoup de 
mots entrent des signes qui n'y sont employés ipie pour leur valeur pho- 
néti(|ui! tandis (pio dans les mots bomopliones ils uni toute leur valeur de 
si;;ne-mot. 

icij, réunir, s'est éci'it |_iJt. [ /-c-/» ^'"''■'], à cause de ich t, godet 

mch^ en mémo temps que, s'est «''<^'''if^ — ' J N^- \iii-C-l) '"'"''], à cause de 
cl> \^. corne 

'' Inversion respcclueusc i^;! 3oa). 



HEMARQUES. ||3 

lire, liéi-iler, s'ost t-nil f^"^- [iV-C'""'"]. à cause de iirC ^. paltc 

■s/ii, porte, s'est écrit P*J^^"^. [.s -sfc-i-i '""'], à cause de shi *. (Hoile 

éhi, enseijfner, s'est écrit p *J^*^, [.s-s/ii-/;-i'^^""], pour la même raison 

(II, éternité, s'est écrit V^. [rl-l^'"''], à cause de (Il T). Iiien i'oncier 

kd s'est écrit, dans dilïérents mois. \'^- [/.ï/-r/ ""'"]. à cause de l/d , cercle, 
et ^"ip, [/.T/-f/'""J. à cause de l/d, fabriquer des pots, 

etc.. etc. 

!26(). Les signes-mots ainsi employés se placent immédiatement après les 
signes pliont'liques, avani la désinence : 

U ^ "Ifc- V'^' ''"""'" ' '"'^J' ''''' ^"'' • '''' \ J ^ '''• ciievreau. 

2()7. dette tendance conservatrice de lortliographe égyptienne se mani- 
feste encore lorsque des moditications phonétiques ont ailecté les consonnes 
d'une racine. Dans ce cas, on répugnait à changer l'image familière d'un mol 
en remplaçant un signe ancien par un nouveau: on préférait ])lacer le signe 
du son nouveau à calé de celui du son ancien. (Test ainsi ([ue iivi; être enceinte, 
étant devenu liry, on l'écrivit : 

^\, [hv-r-y\. 

De même, on verra plus loin (chapitre X) que maintes désinences étaient 
rarement écrites, ainsi qu'on l'a dit déjà (^^ atj.^i, «). Certaines le sont pourtant 
assez régulièrement, à cause des signes employés : ainsi, -n-iv et -r-w dans 
les substantifs en iv (§ ."^ i 3 et -i.GS). à cause des multiconsonants s niv et -»* nv. 
De même, les consonnes faibles à la première personne du singulier de 
la forme a) de la nouvelle flexion dans les /// inf.; msy-y, par exenq)Ie. 
s'écrivait: anciennement [|^^ ^, [?«6'-y-y]; à l'époque classique. f|iP| ^^^. [i/is-s- 
'J-y-ij\, parce que l'on a conservé l'orthographe \\; el il en est de même 
encore à la troisième personne du masculin singulier de l'ancienne flexion 
dans les mêmes verbes (§ S 108 et 988). 

llibl. d'éuidt, i. VII. "5 



CIIAPITHK X, 

ORTHOGRAPHE DES FORMES GRAMMATICALES. 

Il est essentiel de connaître les liabitudes orthographiques des Egyptiens 
dans la Ilexion et dans les mots invariables les plus employés. Ce chapitre 
leur est consacré. 

SUBSTANTIF. 

'268. Substantifs en iv {_^ i-'5). Dans beaucoup de substantifs en iv, de la 
seconde catégorie {^Hnmiv, pnw, etc.), w ^ n'est écrit que dans la plus an- 
cienne orthographe. Mais dans les mots (|iii se terminent en n et en r, le w 
est écrit assez régulièrement même à une époque postéi'ieure (§ -267 ). 

269. Substantifs avec préfixe m- (.^ 1 6 )• l><? préfixe m- des substantifs 
n'est pas toujours écrit : 

fn^ [Ck-t '""''''"'""'], m-ck- 1. tombe 

P]^^, [.s-.s/,7,-;w '"'"■■"']. m-skl-l, bateau du soleil couchant 

X [cW- /'■""""], j 

> m-Cv(l-t, bateau du soleil levant 

; m-fkS-l, malachite. 

"270. Genbe du substantif (i^ iS). La désinence -/ du féminin est toujours 
écrite, sauf exceptionnellemeni dans des abréviaiinns d'origine ancienne, 
telles que 

"IQ. [nlr-ht\. hl-n[r, temple'^). 

''' (Zpoiir(/, niO(lific;ttii)i) |ilioii(Hi(]iii'. - '■' i-i- pour /-i". — '' Sur l'ordro di^s signes, voir 



orïhograimil; : substamit. 115 

Une autre exceplioii, presque conslaiite, esl r{)rtlioi;ia[)lii' du colleflil' 

^,^,, [-,._, l.o,.,m.-g«r.,lùdJ_ j.ii^ij^ IniUliUlile. 

La désinence s'écrit inèuie (l(>\aul le siidixc perj^ounel : 
^-— . hi-l-J, son (levant (à lui). 

271. Pluriel di substantif (i^ '?o). Le pluriel du suhsianlif s'indi([ue sans 
écrire la désinence îr,- ou bien en écrivant cette désinence. 

a) Orthographes sans la désinence. — Le |)luriel est alors exprimé par les 
procédés suivants : 

1° C[uand le mot n'est écrit qu'avec un nigne-mol , on emploii; trois fois 
ce signe : 

IIT [^Hr-^ilJ'-nh'l, iifnv, des dieux 

^'y''y', [^jr-^jr -^jr J. /»'ir, des maisons 

\>." quand le mot est écrit phonéli([iiemenl. dans les plus {nicicns tf.iicii, 
on emploie trois fois tous les signes phonétitpies : 

< M , [/-/-;-;-/-/]. iiir, des pères 
^^^' y -f- '''/-'' -Il #^'' *'<^^ '"^'^^5 
ou bien le dernier des signes muUiconsonants : 

l'^^, 1 7/-/,i-/,i'-/.i|, Idiw, des charmes magiques 
''''"^, [iim-mv-niv-mv\. mmv, des monnmenls; 
celle orthographe se retrouve plus lard occasionucllfinciil: 

3° que le mot soil écrit |)honéti(|uemfnl ou non. on enq)l()ie trois fois 
le déterminalif. s'il y en a un. 

_jr>^s^^A. |/,j,.ci'»'>"''e-i.«n.ra=-i.on.m.j(i)^ //i(/j/n')-C, dcs priuccs 

''' Mol composé et al)ié[jé. cf. i^ 2O/1 , (/. 



110 ORTHOGRAPHE : SUliSTANTIF. 

/i" 011 (•nij)l()i(' ciilin dos fletcrminalirs |)ailiciili('is, •••. wv. sijjnilianl : 
pluriel, vl on les place après le tléterminatir, s'il y en a nn; à jtarlir dn 
Moyen Empire, on renconire le déterniinatif m i, variantes : ,' ,. ' , '. j 

"]]. [«/)• '''"'■"■' J, iilrw, des dicnx. 

/' ) Orlliojjraplio avec la désinence. — La désinence ^ w est assez, régu- 
lièrenienl éci'ile, toujours dans les bons mannscrits de la XVill'' dynastie et 
IriMpieniineiit dans les autres textes. Elle est d ailleurs le plus souvent suivie 
des dt'Iei ininalils .'jénéraiix du pluriel •••. ^^^. iii (\oii' ci-dessus, a, h") : 

=»=P ^ ^- • •, [.s-s-.sws'-TO '''"™' |. snixiv, des serviteurs. 

f J > .'?.• I ^l'-lf-»' ^^iépl,a,U- pluriel J^ ^/^,,, _ ^^^^ élépluiUtS. 

dette désinence ^ (Y" du masculin pluriel n'est pas éci'ile le [tins souvent : 

i" dans les mois où aucun si;;ne plionéti(pie n'est employé : 
• j. \ili(jS i''"''^'' |, >Mi-iv, des tètes 
"|"]"|. \ iil_r-n[r-nlr\, n[r-iv, des dieux 
^;^;]^;^- | /,/,i 1™'""= -i""""" -'"""""■ |. l,l,-^-,r. des soinerains; 

•1" dans les mots déjà terminés au sinjjiilier par iv : 

2>\,^r \li-r-w'""-^^"'"^\Jnir-w. des jours 

Il faut noter fjue le pluriel de étii, roi. s'écrit 4= ►!!,!! VJÎ- ['-l-n-;/- 
,y_„, i:r.'"Jrcrs..nn.,j;c-i.iuii<.i j^ |, pol ,;,] jlciuen t pai'ce ipio Ic sin.'julier était en réalité 
iiiny. rieinar(|uer aussi <|ue le pluriel de ^ j'^f,, p,._/ '""■""^-l'i'"'"'' J^ rmi-iv, 
est employé à tort pour écrire rml-l, humanité, qui le remplace souvent 
(S r!-! et ci-dessus, p. i i5). 

I.a désinence du léminiii pluriel '^f, ni, s'écrit lieaiicoui) plua rarement que 
celle du masculin : 

'ra^Vli- ["-/' -"t'-r" '"'"''''"'"■' j. iih-irl, sycomores. 



ORTHOGR \PIir. : SUBSTANTIF. 117 

Ordinairomcnl on T'oiil, par ex. : 

Z.^\- I /'/((-/ ''""""''''''"'"■' |, Ijm-ivl , (les fciiinios. 

272. J)uEL DU sunsTAMii- (§ !i 1 ). Lcs pi'océtlés employés dans l'oialiograplie 
du duel sont analogues à ceux qui scrvonl à indi(|uei- le pluriel, mais snuvml 
Va désinence seule est ('■cr'itc 

ffj Sans écrire la désinence, 
le duel s'indique : 

i" par le rcdonhlemnil du signe -mol : 

-=»=-, ii't , œil ^. \ui-hi\. Irl-tj, les deux yeux; 

!>" dans les plus aiiciens textes par le redoublement du dernier signe plto- 
ne'lifjue : 

^W [fi-C-i-iJ. O-wy. les deux portes. 

et celle orthographe se renconlre encore pins laid dans : 
•=I!¥JJ- [r-A-^n'''"^'-'''"'P"*<™"«'-''^"''>'"'-''""'J^ rh-,ry, les deux conq)agnons 
<=-f|" J J, [y-/, -/i-r''"'-^"""" -'""""], rlj-li/. les deux compagnes; 
.")" par le redoublement du délenninatij : 

(^^Z- \ni^-dr-r""""^''"'""'\. médr-xvy, les deux oreilles; 
A" par remploi du détermiiidlif ^^ (n) dans le sens de : dnci 
— '^, Cw, les hi'as T*!^' | <^ ''"'' "'Ji ^-"'^; '''^ deux hras. 

//) En écri\anl les désinences niasc. : -wij. fém. : -/// .• 

dans les anciens textes, elles s'écrivent ^ ou | ^, \iv\ ou \i/i/ 1. pour -(»'//; 
] ^ ou - [t>J-y] ou [/], pour -ty: 

depuis le Moven Knijiire on a : ^\ iry, '^ , ly, le d/'lerminalif du duel « 
des anciens textes ayant pris la valeur phonétique y. Le redonhiemeul Au 
signe-mot et du déterminalif (ci-dessus i" et .">") s"em[)loienl encore cou- 
ramment à l'époque classique. 



IIS onTHOGIlAPlIE : PîiONUMS ET ADJECTITS. 

'11',). (Ikmïii iNDiiiKCT (.^ 9()). — Oitliojfi-aplio (le wj : 

Sin<j. m. / — V, \ii], 111/ (anc. orlli. : 'If ;///; ortli. rare du Moyen 

,. , , 1 1 lùiipire : '~~^ . ini) 

I. ^. I /(-/|. iii/l ' " -'^ 

IMiir. m. '. \inr\. in/ir (anc. orlli. : *\ \iiw-ir\. '~Ç |"-''»'|) 

r. ' ' . I (* - i I , iiywl 

Duei m. ' — vV, \ii-ir-y\. iii/iri/ (on ne cdiinaît pas d'exemple du féminin). 

PRONOMS i-:t adjkctifs. 

'27/i. Anciens démonstratifs (.*^ 3/ij. 

Pas 7V 

Sino. m. J!!J_^ p 

i'. ^ tu 

l'Iur. ni. \^ (raremeni J!!_^) ipii {\j)-ii \) 

Duel ni. \JI^ \î-p'ii\, ipiiij 

'• l!T(!l!lr;)'!!::: [i-p-t-n-ij\{[i-p-t-n]).[i-p-i-t-„-y] 

Pu, ru 
Sinj;. m. ■ ^ />»?' 

IMur. m. \t\ (i^) '>'"(! />-'»']) 

M!> [l'p-t-,v\ 

Duel ni. I ■ V' \'\ '/'"','/' I '"/'""'] 

I- l!V' !!>:(!!^^> \l-i>-l-n^-!/\.\!-l>-l-n^-l-y]i\l-p-l-rV'l]) 

''■ \ oir j). i(i , 11. I. 



ORTHOGRAPnE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 119 

PfS, TFi 
Sinjf. m. JL. AloN.Kmp.:.^V'-l" [/,,/•]. \p-f-r'--'"\. pji 

Phir. rt Duel m. ^^ 1 ''-/'-/]' '/'/^ 

'■• !^ [i-v-t-J\ 

N\ \iv A'Vi 

;i ne i 11 ii e m c n I : CT ¥w *"^ ' ' ' • I " ■/■ ^ """"" \ 

^. [;()r-;/»r-»i' | 



■'^ 



275. \0LVi:\l\ nKM()NSTIi\TIKS I .'^ 'l ."] ). 

276. Suffixes peusowels ( .^ 5i). En principe, el sons réserve des ohsei- 
valions ci-dessous, leiir oilliograplie est la suivante à ré])oque ckssiqur : 

Sing. I'- pei'S. "^ on J on J selon les cas y 

2'' p. ni. "^ k 

f. s= t 

3'' p. ni. -— / 

|-. n .s 



Plnr. i"^^' p. 



pla 



,. p. S [,.«r'-J. /„ 



''1 Ce soiil I^s (Mnionslmlifs dos nlijiîU éloijjilés, d'où luléc (In (lirerlion cl ri'inplai «lu dolor- 
minatif i it. 



1:20 ORTHOGRAPHE : PRONOMS liT ADJECTIFS. 

Observations. 

iS//(/,''. i"' pcraonne : y, s'écrit \ dans les (cxlos des Pyramides; il ne s'écrit 
pas dans les textes de l'Ancien Empire; à parlir du iMoyon Empire, on emploie 
les déterminalifs ci-dessus, selon (|tie la personne est un homme, une femme 
ou un dieu. Parl'ois le suffixe n'est pas écrit, surtout après les verbes à la 
forme en -n de la nouvelle flexion; souvent aussi, quand il est suivi du pronom 
complément wij : 

(l;/-\y] tvy 

je couchai moi 

(Juand il siiil un y ou n\ il semble se combiner avec lui et l'orthographe 
rend le son nouveau par ^ | : 

<=> ^ 1 1, \ i'-)'«ly-y^y |- '"'ly-y^ j^ donnai 

<=._.^^ I ^ ^^^, ^l'-d-y-y^""^""''""'"'^'"""""], rd-ivy (?), mes deux pieds 

VV!!!^' [(^-"' ''""' y-.'/ ''°"""'']^ (--""y {'■)- "lies deux bras 

Siiiff. ti" jwrs. féin. : Dès le Moyen Empire, on Irouve - l, pour s=', /; plus 
lard -j| et même J; le changement d'orihojjraphe correspond ici à une mo- 
dilication phonéti(pie. 

Siii;f. .')' ywy.s-. /m. ; Dès le Moyen Empire, --, n, remplace p. .s; même 
remai'que. 

Plur. a' pers. fém. : Dès le Moyen Empire, ;™^. tu, remplace ^. ui; 
même remarque. 

Plur. ■>" pers. fém. : Dès le Moyen Empire, f~^. .sh, remplace P[7^, s"." 
même remanjue. 

'111 . Les signes des snilixes personnels sont écrils après le déterminatif du 
mot (pii les reçoit : 

^^— ., 1 r-f/J""'"/,J. ?v/-/,-. Ion pied 
".:!• [/"'^-'■■''"'"'/l' ;"■//-/' i' sorl. 



ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 121 

278. FOIÎME ANCIENNE DU PRONOM INDKPENDANT ( .'^ ■").")). I/oi'lhograpllG cUlSsicjllO 

de celte foi-me est la suivante, sons n-scrve des observations ci -après : 



Sing. i""'' pers. 




>^ 


[!p'""""'^j, ivy 


'2" pers. 


111. 


-\ 


hv 




1'. 


^ 


[Il 


?>"= pei-s. 


m. 


^S 


1 .vr'-ir], .sir 




f. 


P on p « 


[q ou [,-y] 




n. 


h 


.s/ 


Plur. i"" ]iers. 




1 1 1 


[«'■'-"'■J. » . 


2"= pers. 




1 1 1 


[z-n !■'"-']. /yi 


3'' pei"s. 




p.t: 


[.v-«''"-^'].s« 




Observations 





•\'/ 



Siiig. 1''" pers. Dans les textes des Pyramides, elle secril ^ ^ | t"' | \; sous 
lAncien Empire : ^ [ir]; sous le Nouvel Empire, on trouve aussi : ,^. 

3' pers., neiiire. Sous le Nouvel Empire, on l'écrit pi^,- fpiand il désigne 
un pluriel (.^ 55 j. 

Pluriel. Mêmes ohservalions que pour les (ormes du sullixe personnel''^ 

279. Nouvelle forme di pronom indépendant (.** 5^). 

Sing. I" pers. ^'"^ ''"/■' (''y'"'"— | !!!]]!!^ ['-"-/']) 

•?." pers. m. 3^. iilh 

r. '^. Il II 

'à" pers. m. ^. «(/' 

f. T'P. iils 

''1 Twt, qui feule a suljsisté des lornies par- "'^^""J d'après twt, slaluc, dès la X\ lll'dyinslie. 
liculières aux textes des Pyramides (p. 23,11. i), m Peul-éire » esl-il un vieux signe iiiulli- 

s'c'cril ^==^, [!-"^'-']^ pu'* ■* '^1' ['"'^'"' consonanl pour in. 

Bibl. d'étude , l. Ml. i6 



122 ORTIlOGliAIMIE : PRONOMS ET ADJECTIFS. 

PI ni", i"' [)cM"s. ? 

o'' pcrs. A~~Ap^^ I (j-^, s -«,''''"■"■' J. iiléii 

'280. Ai).)ECTii\s QtAiJi-icATiKs. I.cs désinenccs des adjoctils l'ormés sur dos 
racines vcrhairs {^^^ 5i),r/,el Oo) ont la même orlliograplie que celles du 
substanlif (,S 270 et suiv.); mais ces désinences ne sont pas toujours écrites; 
celle du fém. King. manque souvent, celle du féiii. pli(r. conslamment, le 
si;;ne > 1 1 dans la plupart des cas. 

Dans les adjectifs en -y (.^ § 5(), h, et Go), l'y ne s'écrit (|ue s'il forme 
réellement la fin du mot, c'est-à-dire au masculin singulier. 

Siujj. masc. « , -y (anciennement: |.-y) 

f. -, [Il -yl 

Plur. masc. ^, [ir], -yw 

ï. -, [/J, -yivi 

Avec les adjectifs en -y dérivés de substantifs féminins et terminés par 
c(insé(]uent en -ly : 

Sin;;-. masc. '^ , -/// (anciennement :] ^, [-/y-?/]) 

f. :. [/-/], -tyl 

IMiir. masc. '^, |/y»']. -ti/iv 

f. 2' l'-'J- -'i/"'' 

Observations. 

Siiijj-. ))iasr. : Les lexles des Pyramides ortliO{';ra})liient ^^ pour y (le\ant 
un sullixe : 

^^l^'— ^, [[i-j-l-y-y-l<']- èfl!/-l>'^ Ion adversaire. 

Sous l'Ancien Empire, y n'esl pas écrit; et cette orthographe se retrouve 
dans des textes postérieui's. 



01!TlIi»GI!\l'lll-: : l'RONO.MS ET ADJKGTIFS. 123 

Déjà SOUS le Moyen Empire, '^. lijiv (pluriel) est employé fautiveuieiil 
pour '^, ly (sin<>ulier). 

Sing. féin. : Sous le Moyen Ruipire, ^, ti/iv (masculin |)luriel) est usité 
fautivement pour ^, fyl (féminin sin<julier). 

Plur. masc. : Il est écrit aussi "^^r \tijw-w\ cl \^^ | '.'/'*■" 'V' "'//"' J • 
dans les textes des l'vromidcs. 

Sous le Nouvel Empire, on l'écril aussi , '^^ [ij '''"'"'J cl " | ^ | jj-y-y]- W\- 
[lyw-y-y] ei ZW- ['-^-.'/-// 1- 

"281. Les adjectifs en -ij dérivés do substantifs féminins sont identiques 
au duel de ceux-ci; iily sifjnilie soit : d(!ux villes, soil.: urbain. Aussi l'an- 
cienne ortliograplie écrit-elle souvent le duel ])onr TadjiM-lif : 



]|, \iil-iil-U/-y\, iily, urbain 



et cette orlliopiapbc se renconti'e encore à une époipie très récente. 

'IH'2. Noms de NOMBUt: (.^ ? 68-70). l/égyplien se sert des sijjnes suivants 
pour exprimer les nondjres cardinaux : 

, 1 II '}. III .') etc. 

n n n .'îo etc. 

çee ."ioo etc. 



n 10 n n •> 

ç 10 <2 s "i O 



1.000 ; ^ 



1 0.000 



Ç« -i.ooo ]\\ ."5.000 etc. 



îo.ooo ] ] ] ijo.ooo etc. 



s\ 100.000 >> :>oo.ooo ^'^^ .'îoo.ooo etc. 

Les unités se placent à la droite des dizaines, les dizaines à la droite des 
centaines, etc., comme dans notre numération : 

^]]i::::r;:: ••"•«•^7 

Les nombres ordiiuni.r s'écrivent dans rorlb()<>ra|)lie classi(pie : 
'" .* ' \'PIJ-l'-!l\- 'l'!l^ "" î- '/'■/ 



124 OIMIIOGHAIMIK : l'RO.NOMS ET ADJECTIFS. 

•)'■ tanlùl l'T^^^i [sM-;i-/uv-îv ''°'"""]. sn-inv 

liinlùt 'j'. j -î-yMr], sa-iiw 
.'}•■ ' y . [.')-«!»']. Ijmt-mv 
el ainsi de suite en ajonlant la desincnre inr sons la fornie » an rinjj'rc cardinal. 

Les (radions sécriveni en plaçant ■==», r. devant le cliillVe : 

-=>|JP^, r-à-éii. leur quart. 
Pour ih. on emploie "^ . gs, coté : 

^■^^. gs-j, sa moitié (à lui). 
Le signe de !</.'] est *fi^. 

Dans les dates, il y a des signes particuliers pour : 

l'année : {© ou {q (plus tard par erj-eur |q) 

et le mois : '^, i" mois: 'j^. »/' mois, etc.: mais on trouve souvent la 
forme tpij \ au lieu de ^ . 

Le jour et Flieure sont indi(piés par les chiffres, mais les signes des unités 
sont alors placés liorizoïilalenicnl : -. i, -. etc. 

"283. l'iELATirs, iNTi;imo(;ATirs kt indékims (.^ 7''"7*))- ^V/y s écrit dans les 
textes des Pyramides '~^, [«-/], et iili/ir > — v-^. [«-/^tr]; une autre ortho- 
graphe ancienne est 1\\. [//-/-(v '''""'' J. pour tilijtv. L'orthographe classique 
est : 

et 7)^1 [;,-/-^^,r>'""""J. nl>j,v. 

A est écrit ' — v; m ^ dans les textes des Pyramides, mais )|^— ', depuis le 
Moyen Empire (§ a^3); issl est ortliogiaphié ^^p-, [ï-.^*'--s--.s-/], mais 
depuis le Moyen Lmpiro |^^. |^^'__^^j;_^_^ ii.nnmcau,i,.,i;iM.r i.iiK.v,c!,ej^ I ,i ipanscription 

de y^ I I [)ai- .syy n'est pas absolument certaine. 

Pli/ s'écrit ^\- \l'-t-r-lr\, 
:{, [p-,-tr]. 



ORTlIOGIlAl'lli; : VEIWJE. 125 

el i^^i, [i>-iv-l-r-lr\. 

^b s'écrit "— '; [inv ^*\ \t-ii-inr-iv], alors ([uDn trouve dniis les 
textes (les Pyramides ^ [/->iiv "''"'"'' J; tw '^^ [/-(r^'j. 

lu ji"^. mais souvent depuis le Afovcn Kmpire : [4-s\. 3\. 

VERBi;. 

28/i. PiiÉKixES (.'^ 8i). I.c préfixe x, p, séci'it toujours dans idrlliograplie 
classique. Dans l'ancienne orllio'jraplie. il ne s'écrit pas, si la lecliire se com- 
prend d'elle-même : | | /'/.?•], sljlxr, orner. 

Sous l'Ancien Empire, il arrive souvent (pie dans les causatils formés sur 
des verbes en / tv et /y, la consonne faible nesl pas ('d'ile : 

P f ■ [.s-/r''""'"^ |, ii-;/p. revoir, reviser 
PP?: [.-i'-.s-A ""J, é-ivsl,, élarî'ir 
il u\ a [)as de pailiciilar ilé oi-tlion;raplii(pu' relalive au |)réli\e ii - > — ^. 

3 Rad. sans Consonne faible (.^ loo). 

285. Aucune particidarilé orllio;[raj)liiipie n est à mentionner [)our I in- 
linilif. 

Pauticu'es. Quand le participe féminin est employé au sens neutre ou dans 
un sens collectif, il est souvent écrit avec le détcrininalif du plni'iel : 
^''Z'TT'r I ""»-"-"-' "'"""''"''''""'']' iriiiit. Tétant, ce ipii esl. 

A 1 impai'fait de l'actif, mascidin [)luricl, la désinence jj s'éci'il. dans l'an- 
cienne ortliojjraplie, ^^ |.'/-"'l- ''<"i'^ r<>rllio;jraplie classifpic. on li'onve 
souvent |^^, |//-.'/-"']- on \\, |, '/-,'/ 1. 

A l'imparfait du passif, mascidin siii;;idii'r. la désinence esl toujours ri'jjii- 
lièrement écrite : \ it': au pluiiel. on l'écril de même, mais |teut-ètre pour 
nu»'; au féminin, elle n'est jamais écrite. 

<"' Valeur pliouéli(iue de ^ dès le Moyen Empire. 



l-jf, ORTllOGRAl'HK : VERBE. 

Au pai-fait (lu passil', masculin singulier, la désinence y n'esl que raccinenl 

écrile''". 

Adjkctu- vkiu!\i.. On n'écrit pas oénrralenicul le premier */ de la désinence 
et rarement le second; dans Tortliograplie la plus ancienne, le l - est souvent 
placé devant le détiM'niinalif. Les désinences sont donc : 

Sinjr. m. ^. [l-f-yl .1 [t-J'l -t.'/f!/; anc. orlli. : ] ^. [/^-/-/J 

r. -p«, \i-é-y\, -^n [/-sj, -^^%, rarement : "^P". [l-y-s-ij] 
IMur. m. :P:7;. ou [l-y-.-n >"-■"], -p^. \t-s-n ^'-'^'j. Iy,vil)-sn 
moins sonvent : "^jprT]. [/-y '■'"""' s- h f'--'] 

on : * p"^. r,pi"™'.s.,, p'"-']; 
I I 1 1 I I I I J 

anciennement : -jp- — ^ \^''!J''^'"] 
r. comme le masculin, même dans les textes des Pyramides. 

KoiiME KN -I. 1-e / - se ])lace non seidemeni avant le sullixe, mais encore 
avant le délerminatil : 

•S^ Â P ' — ' Iph-t ""'')<- II] pli-l-sn, le fait (pfils parviennent à 
raV ^--^ [//-i-/ ''"'"7,:] hi-l-h, le l'ait ([lie tu descendes. 

For.>M:s r.Ki.vTivEs. A rimparfait, le -\v- du masculin est assez sonvent écrit 
dans les textes des i'yramides : 

,j'^\-— , \i(hn-m-iv-f\, é(jni-iv-f, (celni) (pi'il écoute. 

Sous le Moyen Empire, on l'omet devant les sulTixes personnels, mais on 
l'écrit quand le sujet est un substantif : 

^ ^ * — , I s(hn - H( - /'J , sdin - w - f 

'^\'S '^' \^'(iii-i>i-n'-ircli], id>n-w wch, (celui) (juc le prêtre écoute. 

\u léminin, le -/- s'écrit -, parlois j depuis le Moyen Empire : 
vi^^. \j(!in m-t-f\. éilin-l-f, (celle) qu'il écoule 

''' l,a (lésiiiencc n- de cerlniiis ])aili'-i]K's i |i. iii), ii. -21 se rend |vir 1^. 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 127 

Au parfait, -iv-n- du masculin est rarement écril, même dans les textes 
{\cs Pyramides. Au IV-miniu -t-n s'éci-il ■* : 

■^^VCT' \j(M-"i-t-ii-J \- sdm-l-n-f. (celle) (ju'il écoula. 

Impéhatu-. 11 a y a ])as de désinence au singulier. Au pluriel la désinence -y 
on -)r n'est presque jamais écrite: le nombre est indi(|ué. (|uand il lest, par 
le déterminatil du pluriel : 

vi'^j. I .sf/m-Hi '''"■■"']. sdin-iv, écoulez. 
Ancienne keevion. Les désinences s'écrivent : 

■2'^ p. m. — ]\ . 1!) , \tij->j\ 

— ^// ' \(y-y\ 

— -// ou -ir; très tnl non écrite 

— -ii'IJii , \ w-ij-n '''"""' I 

— -"' , I 

— -'!/ • [i>j-y\ ) 

«7/.'/ ' 

— -///.'/"' . \ ^11 -y 'II''''' I 

On trouve aussi les orlliograplies : 
Sing. 1'''^ p. — '^^l- -/'■-"'-.'/■■ ^^'S- [/'-"'l- iinciennemeni '—-[/.j 

•?." p. m. et r. — ''^ 1 ' I- "'.'/ 

3« p. r. . [/]. -i>j 

IMur. i'-^ p. — \ , ["•-"]■ -»'yii 

o'^ p. — anciennement \ '■ \li/iv-)i\, -li/ivinj 

Duel lem. —]\\- [ly-y-yl Z- b-y\- -'yy"'- 



f- - M 

piur. r-p. " ^^r; 

•-'" p- — ^.Ti 

•J' P- !"• — ^ 

1-- - I! 

Duel, 3^ p. m. — \\\ 

1-- - ]M> 



très tôt non écrites 



1-28 ORTIIOGRAPllF. : VKRBF,. 

NoLVEi.i.ii i-i.i;\io\. l/oi'tliograplie est cclie de l'infinilif, suivi, s'il le faut, 
(I(!s signes (les siillixes -ii-, -i/n-, -lir-, -/.i-, -}v-, -liv-, etc.. cl des sufllxes 
personnels : 

■j\^- — \s(lni-i)i-f\. itimf, il entend. 

Poni' les sullixes personnels, voir ci-dessus .^ t>yG. l/ortlio<;ra[)he des atilres 
suflixes est la snivanlc : 

ixn^sif cil ->v : Sing. ^, jiliir. ^|, mais ils sont li'ès rarement écrils dans 
les textes des l'yi'amides, exceptionnellement depuis le Moyen Empire; 

passif en -liv : dans les textes des Fyi'amides, ->, [/] et j. [/'/|; plus lard : 
• >,/,r,et^|/l: 

formes en : -n > — *: -yn |' — ■: -hr ^: /.i ''■^^• 

Tous ces signes se placent après le determinalil'. 
^4\' — [sflm-m-f\, sflm-iv-f, il est entendu 
^^ — ^' — • I 4/"' -"'-'- "('-/J- stjiif-tii'-f. il est entendu 

'^- ^f ' > I liiHiiiiii' au cloii'l sur l.i hiiiu-lic CI /' ' I " , ' 

_^j|)v ' I ^^(^._j. !■ m"" •,„„oi„i m I., n.nui ^^ _ j |^ uir-n-j, il il aiuic 

^^ -»^^. [ir-.v-N '■''■'"'" y-/;- /'J, ivss-i/ii-f, il a pissé 
'^^^iv"' [ii-ljia-in'"'"' h-S-l], iihiii -ki^tiv. (il) est retiré. 

Autres Verbes que les 3 Rad. sans Consonne faible (.^.^ 1 or)-io()). 

L'impoi-lance de rortliograplie pour la connaissance de ces verbes a été 
signalée §§ loO, 107 et 108. Voici des exemples significatifs : 

286. Il ijcm. cl III i;cm. (.^ loG). 

In/iinlif : ^. rim , élever, éduquci': 

•-^^H, [Ij-ni-m'"'^, Ijmm, devenir chaud 
avec redouhlrment; mais ^:^^1^, [mf-mii-i-i'], s'écrit le plus souvent devant 
un complément ou sullixe : 



ORTIIOORAI'IIK : VERBE. 129 

Caus. III gein. P^ — ^, [s-p-d-d-spdl, sjhU, préparer, 
avec redoublement. 



Pdiiicipc aciif : à rimparlail , on Irouvc 

^, [ivn-n-n\ oL ^ [w«-h], étant, 
avec et sans redoublement; — au parfait, on le trouve sans redouhlcnienf 

dans le fém. ^-, [ivn-n-t\. ivn-t 

^^ ^^ P'- ^\- \<vn-n-ni\, ivn-w, ayant été. 

Participe passif : à l'imparfait, on rencontre, au masculin 

^ÎvIk.^' ["'^-"^^^-^-^-fi'], »"ii'ï', étant vu, 
et au féminin 

^^-, [iiiS-iiiSi-^'t\, mit, étant vue; 

au parfait, il faut remarquer la vieille l'orme 

^ "T"' 'J<^(^'y> dit, 
(de même pour tvdd'ij, ordonné) avec redoublement, de M et wd, anciens 
verbes /// inf. 

Ancienne flexion. L'orthographe ordinaire est 

^]^. [)!'«-« -/y- y], irn-ti/, elle est, 
avec deux radicales seulement; mais on trouve 

III geni. P_^-^^, [s-p-d-d-spd^, spdd-ij, il est [)ré[)aré, 
et au féminin (un seul exemple) 

P_^ J^ j, \s-p-d-ipd-lij\, .<pdd-li/, elle est [)réparée : 

donc dans un cas avec redoublement, dans l'autre sans redoublement. 

Nouvelle flexion : à la loiiue a) 

^J,î|^^, \k-l,-LW\f\, IMf, il est frais, 
et à la forme empliati(|ue 

^ J J it S — ' l '■' -''-''- '■'''' "" / 1 ' '^''-''J- 

B,bl.d-étude,L\ II. 17 



130 ORTlIOGliAl'llK : YKliBl:;. 

Au iHissif Cil -w, reiloiiblemeni, du dernier radical 

^^^v— I, [i-j«--/H. '^"'■""J, Sminiv-, est réuni, 
p jjjjf, |".s-/,-A-A-/,AAJ, sIMw-, est rafraîchi; 

et de même au passif en -liv : 

\^ — .-.^, [iv-x-.s !''"■'"'" ;-!?'], ivss-hv, on pisse 

Dans la l'orme en -/( ; 

^JJflw' [l..-h-l>-IM-ii-f\, IM-n-f, il a été frais, 

avec redoublement, mais dans ix^iiii, être, et m3S, voir, les deux consonnes 
sont fondues. 

287. I y, 1 (r, // y cl il w (§ i 07) : 

/.'/•• !^lvL' \i-t- h ""''-'""'], ith, tirer, 
,;L : |;SQ, [i-iii-ii-l,:""^'"''"], iiik, embrasser, 

sont réguliers. Mais 

>», ^ ^ , \ hv- w - C - hvC ] , hvC , bé ri ter. 
s'écrit : 

>^' [w-C-m-cj, 

dans li's lexles des Pyramides; et 

|"^J, \l-C-d)-h\, associer, et ^^tî*. | /-C-»- ''""""]. /Cr, monter, 
s'écrivent 

-%-■], [c<h-h] et ^t*t, [c-r'''™'"] 
depuis le Moyen Empire. 

Dans les l n\ l'ortbographe classique est : 

>T' l>t' -</'■'■'■•"■""■]. mly, jeter, 
uiais le iv n'est pas écrit dans les anciens textes, où l'on trouve 

et il ne l'est jamais dans le verbe 

^J[, [/-.s-/.s|, w[H, élever, relever. 



ORÏHOGRAPHK : VERBE. 131 

L'unique verbe II y, rijs, veiller, n'écrit pas Xy 

Dans les verbes en II w, Wv s'écrit 

^^^, 1" .s -.„,,■-}•'"""""=••'" .:'--'»'"™i'-|, ,s,n'. boire, 

sauf dans mwl, mourir, dont lorlboifraplic ordinaire est 

5kô,[-'" '], 

et où sont cvrcplionnellcs les ortliograplies 

^^"^ ^, [ni-t-w-k\, inivl-k, tu meurs, 
5|^^-. . \^m-l-iv-l\, mwt-l, le l'ait de mourir, 
^^1^ , \m-y-y-t-k], viyyt-k, tu meurs. 

288. III {,)/., IV {nf.{% loS) : 

Iii/initif : l'oithojji'aplie des deux formes est ré'jidière 
ilip-. [/;i6'-s-fj, ms-t, enfanter, 
[|i P ^ - , [ iid -é- IV - < ] . màv - 1 , 
qui s'écrit aussi plus tard 

M\\-^ [//(«-.s-v/-//-<|. 

Participe actif : à l'imparfait 

!^^, [mr-r-î-], iiirr, aimant; ^. [''■-»•], hr, faisant''', 
avec redoublement; mais aussi 

■^ A. [/*/■-/•'""'■], pry, sortir, 
sans redoublement. 

Au parfait : 

[|îp. [hw-,s], nim\ a\aut enfanté: -«>-, [//■], iriv, ayani fail. 

'"' Voir plus bas, !^ 289. 



132 ORTHOGRUniK : VERBE. 

I\irlicij)r jxissif : à limpaiTait, on Iroiive, avec assimilation. 
i|*j[lp^, I '«(.s-s-.s'-^T'J, m^s-iv, (Hanl enl'anti' 
^^, [/V-r-îr], irr-iv, étant l'ait. 

\ii paifail. il n'y a pas d'assimilation : 

sauf flans rorllio'ji'aphe ancienne : 

^"^, [/;•-/■-)■-/], hr-t, faite. 

Vovinea rclolires : à l'imparfait, avec assimila lion. 

^^^. [wr-r-r-/-/], mrr-t-f, (celle) qu'il aime 
^^. \lr-r-t-f\, iir-l-f. (celle) qu'il fait, 
et de même : 
PiZ! Z.Z^^ [.s-W-^/-^/-/"""'"'"''-"'/-// |, )i-l,(l<l-t-ln. (ce) que vous allez (versj 

ilip'^^., \ms-!i-d-d-l-f\, ms(_l(l-l-l\ (ce) qu'il liait, 
mais le fait n'est pas général dans les IV iiif. 

Au parfait. 1'// n'est écrit ([u'exceptionnelleinent; en «jénéral : 

^^^w!" \!P'^-i'^-i-it-f\, ginm-t-n-f, (celle) qu'il a trouvée. 

Aiirieuiic /le.rion : on trouve à la fois 

(^W, [''"-'■-//-//]• '"''■//-//■ i' *'^t enfanté 
et : lli]. \ms-li/\, iii:âij-Iij, elle est enfantée. 

Dans les verbes /// iv, \\v est assez ordinairement écrit : 
^^ », [.s-/-(T)'"T"'], sjw-ii, il est gonllé. 

Dans les IVtnj., on rencontre : 

^ivPlM' liri-i-é-w3é-i/-i/\, »?'%-//, dévasté, 
mais le plus souvent la désinence n'est pas écrite. 



ORTHOGRAPHE : VERBE. 133 

Nouvelle fe.rion : à h forme a), la consonne n'osl pas écrite en général : 
[|jp^, [miî-é-J\, méij-j', il crée. 

sauf cependant à la proniire personne du sin^julier : 

//•//, faire, s'éci'it : 

^, [îV-/J. il fait; et : -*-|^;^, [/y-y-y ''°"""' |, je fais. 

\ A forme ^) ne présente aucune dill'érence dans Tortliograplie. 

La forme emphatique assimile, comme l'on sait, la troisième radicale : 

lIlPPw., Ymé-é~i-f\, mé±sf, il crée. 
Toutefois dans les IViiif, on rencontre à la fois rorllio{jra[»Iie plus ancienne : 

et l'orthographe plus récente : 

(î,P=^w. \mé-^-d-,l-f\,,ns>U-f. 

An pasxif en -w, on écrit le plus souvent : 

[j^p, [î?t.s-,sj, msi/-iv-, est enfanté, 

(le passif ne se comprend que par le contexte); mais la vieille orthographe est : 
fli!^' ['"«-!/-"']•'"%-"'-• 
Au passif en -Iw, forme a), l'ortliographe est la même qu'à l'actif : 
rrîT^-^-^ — \gm-m-t-iv-f\, gm\y\-iiv-f, il est trouvé 
3^, [/V-/-/J, îr\y\-liv~f,\\ est fait. 

A la forme emphatique, de même : 

^2^, [pr-r-r-l """], prr-tiv, on sort 

A la forme en n, la consonne faihle n'est pas écrite : 

^^^, [■„„. _,,i.omrac»„,ioigi sur la bouche ^^_yj_ mri/-n-f, il u aiuié , 
^, [ir-n-f\, îry-n-f, il a fait. 



13.'i ORTHOGRAPHE : VERBE. 



Verbes irréguliers (.^ ' 0()). 



289. irif, faire, se rencontre maintes fois dans les exemples des III inf.. 
ci-dessi:.s; il a dû devenir irrégiilier dès l'ancienne lanoiie, car son ortliojjraphe 
est plus simple que celle des verbes analnoiies: on écrit -«>- pour h\ là où mri/ 
s'écrit ^. |'HU--r|. et méy fj^p, [)««-.>(], et ^. \ir-r\. pour Irr, là où nous 
lisons ^^. \)iir-r-r], mrr et (]^pp, [ws-s-.sj, msti. 

Les li'ois formes de rdij s't'crivent : 

^. A_i, rarement — ■ : dy 

t t- nî" tZ!- ''^i''^"i*'nt ^ : (Id 

im, iiiii/ : \-^\^^-'' [/'-/»i-wi ''"'"""' J; le frbras^i peut aussi avoir les formes 
s— i et i_i; ancienne orlliographe : ^ 4—1 et i— ■, [l-hn?] et [im? |; sous le Nouvel 
l*]mpii'e : ^^^-=— ' | /-m- m ''""'"''' j, et \^, \l-in-ni'^""""]. On rencontre an 

Pl"'uel:f^^r;^[;-H.-»^ ''—-■--]. 

Wini : ^' '. I >ru-n-ii-l\, nmut pour wnn 

^ , \nm-n-l |. wid pour xvn; 

îny : 1 | //(-j/]; 

fit! ; ^^-, \mi-W'l'\, hvt; plus rarement a^, [«»«-«']; 

ly : j, [/y |; depuis le Moyen Em])ire Jj| a, [''//-,'/"""']; à Tancienne llcxion. 
.'!' personne du masculin : 

JM--['rrr"'"|e'->J'//-"'], 

et au féminin : 

rX]l ['>-?/"""/.'/-!/] et a;^-, [ly-w-t]. 

My : ^\^, [m-y'-'""]; ancienne orlliojjraplie : 1^-^. [i/i ''""], et au pluriel 



OliTIIOGliAI'lIK : l'RI'POSrnONS: 135 



PRÉPOSITIONS. 

290. PnKrosrrio\s si.mim.ks (.*^ i .") i ) : 



\ 



/(./• (anciennement ♦) |^. hnC 

[/(>'-?'], ki\ (ancienneinoni m) flitl'Z^- [/^"'~'""|' /'"' 

291. Prépositions composées (J^.*^ latî-iS^) : 

\^, m Ijr 

\'^W- \iii- >^n'ij - w "'""■'"' J . w isiri/ 

^^■f-, H( ljr-il> 

y^yn i\ u^. \ni 'Ijii- II- niv-ir '""""' \. m Ijiiiv 
^ ^ ^ J ^ ' \m^l,-i-b- If il, -'"'"'■ J , y» Lib 
\^, [m-dy], m dij 



III liili 



i;i6 (mniOGRAIMIK : CONJONCTIONS. 

•=>^. [/■-///-/]. r Ijl 

= _*_^, \r-ilr-r-iv\. r drw 

I I ■ • 

O^t, hfi In- 

' — ^^V-., [//-(/(./•-/•-•ir-< |, n mi'irl 
' — * ^ M - r [ " - ""■- '■ "//",'/"' J 1 " "' '■"'' 

llill \ !l! \ ' I -vi - i - C "'"'™'' iH^ J . .s'iC m 

^^, \j>h-i/-r\. pinv;/ r 
_^\i4-T-=>. I //r-r-ir '''"■™"' r |, Itrœ r 
'V'xV^. '^irp-p^'"^"'""' ir-ljr], irjiiv Ijv 

<=■ >k ^ "X" , I '"- '"" - '"' - <l """']' »■ '"!''^ 
<=- |[)JJîJ)J •! ^ , I r-nhii-ii "'""■'■"' ;;!.], r vui m 

C.ONJOÎNCTIONS (Sî^ 1 5/(1 51)). 

^Pe^, tsi; ancienne oiiliograplie ^^=', \'^-l\- l'In!^ ''"'d |P-. ] '-••<'-/] 
IP— ^. isk: anciennenieni p-»^. | •*<-/'' |; 



ORTHOGRAPHE : ADVERBES. 137 

_ X <±. r /. j homme au doigl snr la bouclie"! /,j 
^ ^, [.SlV-tl)], SW 

^*-=, [/(-)•-/*)■], ^. Ijr: anciennemcnl |^»-«, ['-/'-''-/"■] 
!^, ir 

^ y" , [ Sir - n' - i ] , sivt 

^, gr; écrit aussi ^<2, [,5'- ''-'"]• 

ADVERBES (.^S 160-164). 

293. Dans les adjectifs employés adveibialement, la désinence w est ra- 
rement écrite. 

*^ — . [ c/r - r - Ai/i ] . ^/?' /^i/( 
A~^^, Il .si 

2:^^, [ci-c-i'-'], j ^^ 

" l'^fi-f. [;-«-_//(''""]. /«//,• dans les textes des Pyramides : ^]. [/-h- 

C,6/. </V(H</f,t. \ll. iS 



138 ORTHOGRAPHE : PARTICULES. 

NÉGATIONS {i$ 165-168). 

29/». 

(plus rare). \ 

Dans les textes des Pyramides, on ne rencontre que rorthooi'aplie — ; dans 
le néo- égyptien, que ^. 

-^ n -, }/ grt 

~^m®- [>i-s-J>~>^j>\^ Il ■'</'» (lie- ■ • pas l'ois), jamais 

21):). 



I ^ -^ •['"'"' '"''''''"""J' ) , ^ m.- aiiciennenienl ^ 

29G. 

Les textes des Pyramides écrivent : ^^-— ]• [i-w"^^"'"'" li/]. 
PARTICULES {.?§ 185-192). 

•297. 

\' — ^, in; ancienne orthographe : |^. [/-/'// J, et \ J^ 

J^. ir{^ 187) 



ORTHOGRAPHE : PARTICULES. 139 

^\ in/,- ancienne orlliograplie : ^ 

in m s'écrit régulièrement |/ — '^^: mais les textes des Pyramides traitent 
les deux mots comme un mot unique : ^^^'J^: [/-;i-7i»i-??i]; sous le Moyen 
Empire, on trouve aussi : - — ^^^- [»-?«''"'] et ' — 'J^lf""- [/(-«»!->»''"']. 



CHAPITRE XI. 
LECTURE ET TRANSCRIPTION. 

EXERCICES. 

298. Le débutant ne doit pas se laisser rebuliM- par le nombre des signes 
hiéroglyphiques, qui est de six cents environ. 11 lui sullira de connaître d'abord 
les lignes alpliabétiques f.? 2/10), les multiconsonants (.? 266) et les délenninatifs 
les plus usités (§ -^o)- I' apprendra les autres par la lecture des textes, 
en consultant le tableau des signes les plus importants qui termine cette 
grammaire. En étudiant les exemples réunis dans ce chapitre, il verra dans 
quelques mots et dans quelques phrases brèves lapplication des procédés 
orthographiques et les usages, qui ont été analysés et résumés dans les deux 
chapitres précédents. 

'299. L'usage moderne est décrire les hiérojjlyphes Iton'wuUdtvicnl: dans 
les textes originaux, ils peuvent lètre aussi verticalement. De même, nous les 
reproduisons de gauche à droite; au contraire sur les monuments, ils le sont 
régulièrement de droite à gauche et exceptionnellement dans le sens contraire; 
on reconnaît la direction de l'écriture à celle des signes empruntés à la figure 
humaine ou représentant les animaux, qui sont toujours tournés vers le début 
du texte. On remarquera que chaque signe conserve toujours la même posi- 
tion, il est vertical ou horizontal. Font exception et sont écrits tantôt en long, 
tantôt en hauteur : 

*— . I . ci, grand 

-^. j . déterminatit' : abstrait 

'*7- ||: abréviation pour H(5C-//nr. 

.')00. Pour les Kgypiicns. l'écriture hiérogivphique était dans une large 



LECTlIItE ET TRANSCRII'TION. EXERCICES. l 'i I 

mesure ornementale et parfois même rien qu'ornementale. Il en est résulté, 
sans parler du grand nombre des inscriptions sans intérêt et de l'indillérence 
aux fautes d'écriture el d'orthographe, plusieurs conséquences intéressantes : 

a) Certains signes occupent toute la hauteur de la ligne : ^ J , d'autres la 
moitié seulement : ^ . 

i) Les signes voisins doivent former ensemble une sorte de carré, non 
gravé, bien enleudu : 



:¥Ji¥J;^iy 



c'est une règle qui n'est pas suivie par nous, modernes, les signes isolés se 
lisant ])lus facilement. 

c) Ce groupement en carrés a amené les Egyptiens à déroger à la première 
règle rt). en réduisant parfois à une dimension inférieure les signes qui 
occupaient soit toute la hauteur, soit la moitié de la ligne; ainsi ^. placé 
sous ^-, pour former carré, devient : '^■, mais alors même les proportions 
restent observées. 

d) L'ordre des signes se trouve aussi modifié, dans certains textes, pour 
des raisons esthétiques : recherche de la symétrie, désir de remplir les rr blancs-, 
etc.; on trouve : ^ ___ | pour ^ | ->, yt; )7\ pour "7*]], c/.'.- T" pour m], 
pr-hd; .— Jr pour ^. m^C, etc. On comblait ainsi l'espace libre devant les 
pattes des oiseaux dans les signes empruntés à ces animaux : -\. [/-ir] 
pour ^-, ivt; les signes verticaux réduits sont placés sous la tète d(( l'oiseau 
p^®, [_s-tv-lj-wsh] pour ^p®, "'«/'.■ ces signes, reprenant ensuite par erreur 
leur hauteur normale, se trouvent placés devant le signe représentant l'oiseau 
au lieu de le suivre, ce (|ui a donné lieu à des orthographes en apparence 
anormales : 

1 ^. [(/i-»T'|. pour ^ |. iTv/i, sain 



l/,-2 LECTUnE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. 

301. Les liirrojjlyplics. dune exécution 1res soignée dans les «jrandes inscrip- 
tions oi-nementales. ont été le plus souvent, et de 1res bonne heure, fortement 
stylisés; sous la Xl-X"" dynastie et à l'époque saïte, beaucoup l'ont été de nouveau 
et davantage encore; nos caractères d'impression représentent celte forme des 
signes. Cicrlains. dilférents à l'origine, se sont fondus en un seul; l'exemple 
le plus notable est cebii de *, déterminatif qui tient lieu des anciens signes 
X calculer, o mourir, s envelopper. D'autres signes .sont constamment pris 
liin pour l'autre : 

^ . doigt; ], buumcrang 

■5 , sac; », corde 

Q . ij-, et mil, trùne; ffi, ///", sous 

^, mer; — ■, «(T', île; =— =, iitr, my, canal 

] , /-.s, s'éveiller; J[, xv[s, élever 

■j , /,//, bâtir; \, isl, troupe 

o , jmlt, (Uinéade; o. pSwl, ])ain d'oll'rande 

oQ'l. Dans les titres, formules, noms, etc., on écrit par respect avant les 
autres les mots qui désignent un dieu ou un roi; il faut en renverser l'ordre 
dans la lecture et la transcription. Ex. : 

4=^î [s/H-si]. si .s/h. (ils du roi 

"Il [/)//•-////» |, lim nir, serviteur du dieu 

1^^"] j, 1 h-l/-l-IJI.l-iin'-ljiii |, /;//( //_/;• ///,/, prêtre de la déesse (Grenouille 

oj, I lk-vii/\. mi/ Ik. comme l\à. 

(!oMi|)arer : "JP^, | H/r-, s-/ '•"'"] poui- siilr, encens (mol à mol : ce ([ui rend 



LECTDRE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. 143 

divin). Sous le Moyen Empire, on renverse assez souvent l'ordre des noms 
du père et du fils : 

^^^?!*r^^- [n-hr-r-j/si-ljnm^'^''"" hlp-t-p]. IJnmlUp si Mjry, Clmoum- 
hotep. fils de Nehery. 

303. De ce que l'on sait de l'iusulFisance de l'écriture et de rorlliojjnaplie 

e'gyptiennes, on a pu déjà conclure que la transcription d'un texte égyptien 

est impossible sans une part d'arbitraire. Pratiquement. l'I fautf de mieux, 
l'étudiant doit s'en tenir aux règles suivantes : 

1° transcrire les mots écrits en signes-mots sous leur forme phonétique 
la plus ancienne •" ^ J- "/''. dieu; 

3° transcrire \ au déljMl des mots /, ailleui's ij: 

3° quand il y a confusion entre [1 et —, é et s: ou quand ^= / remplace 
un -^ /, "^ (l un •— (l, par suite d'une modification phonétique intervenue à 
une époque quelconque (cf. î» .^ '17^. tîyS et -'.iS;'). (in), transcrire par le son 
le plus ancien: 

lx° quand deux consonnes sont écrites pour une, parce qu'il s'est produit 
dans le cours des siècles une modification phonétique (S 967). n'en transcrire 
qu'une : 

^\ l"i'-''-i/J- '"'.!/-■ 

5° ne restituer, parmi les consonnes laissées de coté dans l'ortliograplie 
du texte, que celles qui se rencontrent écrites dans d'autres textes ou d'autres 
passages : 

1^. hni/, car on trouve f ^': 

6° dans les mots composés, séparer les parties du mot par un trait 
d'union. 

301 Dans les phrases réunies ci-après comme exercice de lecture et de 
transcription, on retrouvera presque tous les exemples de la grammaire. 



lii LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 

écrits en (■aract(''res Iiioroglyphiques, d'ahoril transcrits signe à signe [ 
puis en transcription grammaticale et enfin tradnils. 



SUBSTANTIFS. 

305. (Voir .'^ I .') ). — Substantifs en -iv. 

[.s/;(.s'-ir' '"""™" I [Ijnm-m-iv^ \s-ésiii-m-w'\ 

smkv Hmnw ésmiv 

le suivant Chnoum le guide 

(JSyàv Invrw 

le sage le pauvre 

T *— ~\ ^ • M 

iilnv pnw kSnw 

seigneur souris jardin 

300. (Voir .? 1 /i ). — Substantifs en m-. 



\m 


fîlPl-^ 




1 — \ j il 


\iii-ii-ijiik-ii-i,\ 


\-mi-s-dr-r "' 


"M 


\mii-n-l- h-lhh^ 


inhnk 


médr 




mnkhh 


celui (|ui est gratifié 


oreille 




chambre fraîcbe 


^ik:: 


umnnQ 




iff 


[m-/)i-i-/'™^] 


\m)i-n-lj-t "' 


"M 


^,,,^_/._^ échelle J 


mhit 


miiht 




mihl 


balance 


vêtement 




éclielle 



LECTIRE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 145 

307. (Noir .^ i5). — Substantifs composés. 

■smC-ê /(?'-. s mil -s 

Haute-Egypte-sa'"' Horus-son Delta-son 

la couronne de H'^-Egypte un sceptre la couronne de B'"'-Egypte 

[r-n-n-iv-l-t] [c-b'Cb-iv-t-t\ [i-lj-t-w-t-t\ 

nm -ivll cb- wli îlj l-trll 

déesse serpent déesse serpent déesse serpent 

\éljm-m '"'" Ir-f] \mr-m-r^'^''^ ir-y-ij^"'"""'^ [d-s-r-ir-y-y^ 

slim-lrf mr-inj (jér-iry^-^ 

le puissant le malade le magnifique 

[C-jri-i'°"' ir-r-f] \b-u-,ifr-f-r] [ h -<-/(-.s-6 "''"'"] 

Ctri - irf l> w - nfr u t - h sb 

le brigand le Bien la compfabililé 



S 



^ 



[n-t-lisb\ [«-<-C"'''](') I ir»-«-Hiî-Hi^C-C'^''-'"''J 

nl-héb vt-C n-nn-miC 

la comptabilité l'usage (c'est la vérité) 

la vérité 

308. I Voir .^ 171. — Genres. 

[„,_C-r-«i=">'«J [r-lj-y-y-t-rljyl\ [c.si-r''"""J 

nsl irCrl rhyt Csit 

trône jambe riiumanité IVudc. ({uantilé 

''' Le suilixe se rapporte au serpent royal -^ 3o3, 3". 
sous -entendu. ''' ■'^u'" les valeurs diverses du Irail vertical. 

'■'^ Application de la rè{jie de transcription. cf. !< a5o. 

Dibl. d'étude, t. VII. '9 



Ii6 LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. 

[àv-iv-l "'■'] [,nS-m3C-C ■'''''■"'] [/,-5.iPïsara„,erj 

le mal vérité Ethiopie 

309. (Voir §^ 29, Qo). — Emploi des nombres. 



^^ 


^i^ 


^^i)i 


|,.,-...e](., 


[l,-n"'-'-'""""'nb\ 


[/■-f ""-"-'■•-"](■-') 


nn[ 


kn 1)1) 


?-m_// 


homme 


brave chaque 
tous les braves 


humanité 


f""^ 


fV.?. 


fîi>.:, 


ïmiv-inw-mwy-''^ 


[ck-C-iT-'""-'''"™'] 


[m«-n)-/ '''""='] 


inyiv 


CljCiv 


inéivt 


les eaux 


les se tenir debout 


les enfanter 


l'eau 


ce c|ui est debout 


naissance 



310. (Voir î^ ^^ -yJi, 25). — Emploi absolu. Apposition. 

rC iih lirw jm nff Ijr 

joui- chaque (à) jour ce beau (de) visage 

[ s-p-iv-sp i''"'-'"' /yj [ritri-i/^-Z'-c/ir-ir ""'] 

xjnv 4 TS-ivr Sbdiv 

(à) fois /| nome Thinite Abvdos 

'"' ALréviulion , voir .S 263, li. pluiiul pour ie colleclif. 

''> Même remarque. — Le féminin ne se re- "'' Le signa • — \ a eu ancieunemeiil la valeur 

connaît (ju'à la construclion ; la langue emploie viw (?) à côlé de la valeur n : le pluriel est indiipid 

le collaclif féminin singulier pour le masculin parla répélilion de ce signe, selon le procédé 

pluriel, Torlhograpiie écrit le sulistantif masculin indiqué.' 371,^) i". 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS. Ii7 

[i-n ^'"" lid-l--r-s- kn "'"^■'' J [A - /,■ - 1 '"°'"°" h- h -y -y '"'"'"" a -2 J 

inr lid krs hit Ihy 3.-> 

pierre blanche cercueil bière criiclies -î'.? 



311. (Voir §§ 2G, sty, 98). — Génitif direct et indirect. 

[éln-hm-t] SS lîC [/«-r-r-r^Am'"''/] 

hml éln fils (de) Hà '« '/' ^"»/ 

ieuime (du) roi <•' -'" l'-"ips (de) S. M. 

[lilp-t-k-nlr-p-„] [m-v-slj-t-lyw >— p""-' mn-n-lj-mnlj "''"™'J 

//^/^Â- H/r /^H mr-éljlyw mnlj 

ton oiri-ande(de) dieu celte intendant (des) cultivateurs cxcelleni 

[m-ll^-t '"■' h-r-d-W enr^n,-l,on>a,a-ro,n,„o-plunclyj 

?» hit hrdwf 

à (la) tète (de) ses enfants 

[1 -p- h -[«"'"'•' ivr-r-t-îwn-mv""'] [htp""' C3-n-nvd-l] 

ijàl wrl iwmv htp <^^ ".'/ '■"'<^' 

caverne grande (d')Héliopolis table grande de pierre 

(table d'ollVandes) 

[ Ipy - H - .V - mw '^'^=''"/] I fim -ii-i- m n-n\ 

tpy mj smwf hm ny îmn 

prémices de sa moisson Majesté d" .\mon 

'"' laversioa respectueuse, -S 3oa. 



148 LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET \DJECTIFS. 

[ 7nsc ( ? ) '''""-' n o o o ] [r-ii- h - n - Hh -lj~t ''''" ] 

w(.s'C(?) 111/ 3ooo rnh nij iSljt 

armée de .'îooo ii. ton nom d' Horizon 



.'512. (Voir .^ .^ 3o, oi). — Coordinalion. Opposition. 

lu,, _ , iV.o,..- pluriel i^_^_y_y_^^, ,uil.,-l,omu,e-plu,iel j j^ ^._^_,,,, v,eill.nl-pl„rK.| /^^. U-.U /^,,^^ pluri 

hmwt ijyw ISivw Ijr Ijrdiv 

femmes (et) liommes vieillards et enfants 

ll-n-C |-_^:_,.l,aul personnage ,j^_,j_^/_^; l.on.mc ^^/^J 

hiiC h' iib ndé nli 

ainsi que chaque orand (ou) chaque homme de peu 

\iii-iil) '"""""' in-.<n-n ^""'""' m -Ij-n-ntn-vi-s "P'^ -'"'"""= ;-_y,-,^.J 
m ni) m tîn m Ijnmé rpw 

comme maître, comme frère, comme ami ou hien 



PRONOMS ET ÂD.IRCTIFS. 



ol3. (Voir .^.'^ 07, .38, ,j(), /lo et Ai). — Démonstratifs. 



o I \3it-l-t-iv-li-ii-C-nl>l.-hlY^^ \p-r"U-nl 

i -p -y- >j -]'-'»"] ' ■ -^ " -■ 

n ^^t tw hitC iihl-ld pi In 

I pyy ]iiv . , '. . ■ . 

, 1')', ■ Isis c'est ainsi cjue Neplitlivs ciel ce... -ci 

o rc])i 1 r j 

''■' Le signe -^ nh ii l'iiil(;riciir du signe Q . hl. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET VDJECTIFS. Iâ9 

+ I,V"> Z?-> PTr-> 

[ slii ~t-ii-sS -p - IV ] \R-C ^"'''' ■ '"'';j - if ] [ s - ;i - h '•"'"'' /-;) - ir J 

si stn ji)(t'''' Rc pw snhf prv 

fils (de) roi 6 c'(est) U;i (alors) il est guéri 

[pljr-r-t«"'"'-i'^""''p-w-n-t-ivn-ii-7nSC-iiiS-C''^''"'''] 
phrt pw ut %rii-m3C 

remède c'est de vérité 

«»— ^S» III JT ^ X <ï,lll I «=• )( I I I 

[p-h-r'l-pljr'^'''''''-^^"''''p-tr-H-t-h-C''''''-^^""'U-tnr-r-li^ 
pljrt pw ni liCs inrhl 

remède c'est de son -corps l'onction 

[ hrw -p -/] [ idm - m -p - w - ir-n -/J \lj-r ''" """' p -/] 

hrw pfS édm pw iviif Ijrw pfs 

jour ce . . . là entendre c'est il a l'ait (?) ce vaincu-là 

u-iii:^ u-p->2ii#i 

nn n éljly un ii srw 

ces paysans ces conseillers 

[/(-H7r-;(?r(-^'-ir-«-///r-;//7'-H/r''""" '''"""' | | uii-nn-h-r-w i"'"'-'™' | 

mv n nlrw un lirw 

ces dieux ces jours 

\ph-H-h--nii-iiii I [p-p3-S-p-w-]] xi/r] 

pliiik nu pS pw ]\ si/r 

tu as alleini ceci celui-ci c'est Osiris 

''' Inversion respeclueuse, S 3ot>. — ''' Cf. S aSy. — ''i l^niploi de deux sijnes homopliones. 



150 LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 

p^ .sfdiv II S n es pj^^^ pr 

ce livre ces ânes celte sienne maison 



.'5|/l. (Voir .^ i? 5')., F).!, 5(i, 58). — ■ Sullixes el pronoms personnels. 

\c"''"'w-y-J-y\ \l,-,r-H-t-!j-L-i-m\ [myw-t-f] 

Cwyfy Inv nly-k îm ^'W-''!// 

ses denx bras lieu où tu es ressemblant à lui 

[gs '™' é-y\ \é-)j-h-.<clj ^"'^'^' é-n-(!-é-é-n] [lir '™' y-t-lj '"'" h] 

gisij éyhivm ilséii hr ithk 

son coté morts- leurs mêmes-leurs on te tirant 

\hr '■'"'" /,] '■'' [m-h-xv-y- ly-y '"" k-iv-y] [n-t-n] 

hih mk wy iy^<^y ^i^ 

sur toi \ois, moi je viens pour vous 

Pi\> + ^Z ^—\ 

[é- wSd - ir - sw - iv '^"" •"'" ] ["•« - n """ / - iv ] 

éiviàxv »\v tiivy wii tiv 

il fait \er(lir les deux pays cours, loi 

Z^h P«V^K 

\iiii-n-sd-d-t-s-t] [é-l-iv-m-sSb] 

nn kh et Ul ivy m sih 
sans emporter cela alors moi en juge 



'■> Ex. (lu fait signalé % 2C7 el application de <'-) V — '. signe composé pour m, % a45; 

la règle donnée, .^ 3o3, i". on en Irouvora ci-après de nombreux exemples. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 151 

[n-t-f-s-ésm-m'"" w-y] [n-t-k-nb'^'^''"'] 

iitf ssm IV )j ntk nh 

c'est lui qui me conduit c'est à toi lor 

[m-pr-v-l '"" n-t-é-n-h-n-C-r-rdy-l-i-n-tvch-b ''°°"°'] 
m. . . . prt nlsn hiiC rdyl in ivcb 

pour sortir ils et donner prêtre 

pour qu'ils sortent et que le prêtre donne 

315. (Voir ? .^ 61-G7V — Adjectifs (jualificatifs. 



kAA I '°<^ -X. 



[Ij-h-l >i'i-'-P>unei n4,„_,n_t '''''"''] [hSs-t '""-p'"-' nilj-t-l r»ï-pi""-' ] 

[iLt ndmt liSsirt mijtyni 

bière douce pays septentrionaux 

[(-13-Ijfj P'i"-i''"™i s.n. f'""^'] \iifr-f-v-m-C-t-ii -In '•'^"'''-pi""'' y] (0 

IS M en njr niljiy 

pain l)lanc leur bon (est) mon clieniin 

\/n--r-iv-s-C 2"="»] [l-r-C-t "'"™'J 

(iryiv sC iry Cl 

les. .se li-ouvan( sur le sable apparieuaut à la maison 

\im-m-r-ii-f\ [n-iv-y-PiC'^'"'\ \hn -vi-y-irr-r-t\ 

hny nif nyivy Hc imy ivil 

liste de noms j'appartiens à lia ouest 

t'i ] \<^ est un mulliconsonant coinposL- quiselil lu: la lecUire /" résulte d'une uiodilicalioti plio- 
néùquc. 



LECTUIiK KT Tli ANSCIU l'TlOIS ; l'RONOMS VA' ADJKCTIFS. 

[ Il ir - IV -Ij-t ''""_/ J [ » - ns -s- m - r -pr^ 

los-;i])[)arl(.'nanl, à son corps elle apparlienl à rindmdani 



I I I A 



[m-.si "■"' t-r-y | [;0--/-r-?--A-/--''"''-^'''-«'''''^ 

m é3 iry iifr r îljt nbt 

là derrière beau plus (que) chose toute 



■ *=c. 



i-ha-iilj'-vtr 
grand se trouvant parmi les dieux uniquement aimé -ton 



\ es -C -3 - i- hii-iilr-vir-iilr \ [ivC"'"'- C-mr-r-k] 

Ci hni/ iitriv wCw iiirijk 



31 G. (Voir ;^ ()(j). — Noms de nombre. 

(Tr; Zl"" Wrr. 

[ri>p-t ''Kvit "■•■''] [/4'""4 J [Ij3-m-l pi" --'"'• pi" -P'-ieij 

riipt ivCt mil ù IjS m- t3w 

année une coudées quatre millier de |)ains 



317. (Voir .^ î^ 73-79)- — Helatiis, interrogatils et indéfinis. 

I ii-l-ljpv '■'"'"■' m-.s7«.s-,s ■■■"'''■/ 1 I iif-ii'(l-d-k\ 

nlyw m siiiéf nf 11 ddh 

ceux (pii soni dans sa suite le souille que lu donnes 

I i-r-C-t""""""'*"'"""' iil)-ii-l-y-lj-r-f\ 

li'i/-(-t ni) iilij Ijrf 

(•mclionnaii'e clia(|uê (pii était piès de lui 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS. 153 

I fh-n-h-nn-nn-hr '"" m \ [i-n-m il-d-éiv-w \ 

pljiih )in In' m in m M kv 

tu as atteint ceci à cause de quoi? qui est-ce qui dit cela? 



I stj-n-MV-nw-w """•" | ['«"-^i/-^ "'"""" >nr-r-h -l "t'"''=-p'""''J 

sij-nxv m S1J mrht 

(dans) quel temps? avec <|nelle huile? 

[p-t-y-tr ''• ""'"'«' ^- '^ '"""'" i-/i ■r^ï'-'''""'^'/] (') 
pty Slitf 

qu'est-ce que son champ? 

[i-r-i-iiw "'""■"' h-r-iv '«'"p»-'«"'p^-'^"'i.» /.:J | t-n-mv-iv-hi ■''•'"" dw^-w '""^'] 

tv tniv hrwli Ijivo dwiw 

à chacun de tes jours chaque matin 

tw n/jm iljt X 

on vole la chose d'un homme 

[Mn-t ''""' ^"''""^'i^' d-s-f\ W [d-s-k\ W \r-h-C ^''--p'"-' é-n p'"""] 

Un (léf d^lc '■ liC-én 

le roi lui-même toi-mènie plus que leurs corps 



<■' Pour l'orthographe de pty, cf. S a8/i. — '*' Ç représente w a partir du Moyen Empire. — 
''* s pour s, modification phonétique. 

Bibl. d'étude, t. VII. !io 



LECTURE ET TT. ANSCRIPTION : VERBE. 



VERBE. 

;> 18. (Voir .^ 8V). — Verbes à préfixes. 

r , I l,„ .-oi],l,.'-l r ' ' ' l^ VI 11. au cloii;! s. la boucliel 

.S-/,-)-''»'"""^"""'" j [s->HS-A--/ I \ Il -Il -III " J 

tiljr smsij-l nlim 

Hiire loiiil)er faire accoudiei' crier de joie 

r, ,.,/.,/.,/.,/ 1 [il -II- m -Il -h -m "-''''''"'' '■'''""''"] [n-gé-s-gé-sY'^ 

liddild nhmnlim i^g^g^ 

resler i'u;[ir déborder 

.'Î19. (Voir .^.^ I i-,-i i/i). — Emploi de l'inlinilir. 

\wd-\v ■''•^'^"' l-iv-n-f-d-b-l)S-3-dhi'''^"'" s-t \ [ir-i/-s,n-iii-t ^'"''J 

ivdlir iif dhi st irij mit 

il fut ordonné à lui compter cela je faisais (l'action d")aller 

vhit^iî-vrz:p- 

iildij piv irl II/ til 

mon désir c'est iaiie à lui cela 

[linr-ii-s-l-sn/-t-lS '''" m-nlr-lil-l "''''"j 
hnv II slj tkS m lit-ii[r^'-''i 

jonr de allumer lampes dans (le) temple 

'' .S |iûur .V, modilicaliou [jlioncUitjue. seule le roi, cf. S ayO : c'e^^l en elVel ie roi qui 

'■' I^e (Idlerniinatif /^ est employé parce que jiaile iii. 
le pronom y de la première personne repré- '' Inversion resjieclueuse. .^ 3o-j. 



LECTURE ET TRANSClill'TION : VEliliE. 155 

[ii-a-p-.sp-pS-S-mij-t-œ-s-Hin-m] 
n sp pS nujhvy sflm 

jamais lit mon soml)lal)ic (l'action d'jentendre 

[ir-n-d-r-lS ^""p»--] \pr-r-t '''" p-w-ir-n-f\ 

Irmj dr-tS pri piv iriif 

je faisais (l'action de) voyager aller c'est (ce qu'jil fil (?) 

320. (Voir §§ 1 l'i-i i5). — • Infinitif aprrs les prépositions. 

\w-I,-ir-u-r-ii-/jm-m''"'' CS""'^''-'"H-] [r-ipr-r^'""'"'"'''"^'""'" n-m-v-pr-wr] 
wk-n-)/ r iihm CSk r épr ii mr-privr 

voici moi à prendre Ion âne pour imjtlorer de l'intendant en chef 

\m-hj-y-l •'"'■'' ] [.s(i'-ii'-)H- ir-t-i-s-J-t '"■'' J 

m hjt sw m irl isft 

en venant exempt de faire le péché 

[»iC-!r-l-)iiS-vdC-C-t '"'' "'•i"i"c-aM.-i „.st„.(.u "" I (I) I hr "■"' .s--.s-.shi.s '"'"yj 

inC irt iniCl n sln lir sinsf 

parce que je fis la vérité au roi en snivanl lui 

321. (Voir .^ .^ 1 17-1 1 !■ — Inlinilif en propositions pseudo-nominales. 

\ci-m '^ iih-/>r " '■' n-nm - m-;/ ''• " ''"'"' ^- '" '■°"''"'] 

CSin nb hv iiiiii/ 

Asiatique chaque à crier (de joie) 

<■' Le tniit oblicjue remplace souvent les délciniinalils dillicile:^ à ilessincr. 



156 LKCTURE ET TliANSCRIPTION : VERBE. 

7)ikv .s7/( In' rdyl nij Cwij.sn 

les enfants tlii roi donnaient à moi leurs mains 

.s- ?i/y/ //r mn ISw 

lionimo qui à soullVir ( fie) ciialeur 

il L'tait à parler 

^nui-ii-y-ii-é-n p'"''''^' Ar '"'' r-sd-d-t ''°"""' "" "'"''>" ""• '^ '"""'"' .s'-/J 
irnyitsn Ijr sdt et 

ils étaient à lire cela 



3"2"2. (^Voir .S ?î i i y et i 'M)). 

IVr-l-y li'l"iJ'^-l-n>",eau Jolglsurla boucbc /^ _/_,_^ I„iuMe-pIu,i,.| ^^_j li.iuide ^ ^^ J 

hrf lir wnm li 5oo . . . . IjnC sivr likt ds loo 

il est à manger pains 5oo ainsi que Loire bière cruches loo 



<'' Inversion respcclueusc, S 3o2. le Nouvel Em[iiie. 

''' (>onl'u:Mon du mulliconsouanl "|- Im avec '' s pour s, indice d'une modification j)ho- 

iniilliconsoniuil +. "'" • "'an* ce mol, depuis iiéliijae. 



LECÏLRK ET TRA N SGIUPTION : VERBK. 157 

^ii'-n-s-m-mn-inv-7iw-nw^'-^-s'-'>-n-l-f-s-i-mn-n ''""' h'-t-n-f-tljn-tljii-ivr-rvr\ 
imé m minvs n ilfs imn Irt iif 

elle fit pour son monument à son père Amon, faire pour lui 
thnwy ivnvi/ 

deux obélisques grands 



323. (Voir ^ lâi). — Emploi du participe. 

[édm-m-y-y-w '•«■"■"-p'"-'] \d-(l-n-s(lm-m-t-y '''""'' é-n p'""'' s-i\ 

édtmjiv (Idn êdmlyiv{1)-én ^( 

les (écoutants) auditeurs diront ceux qui entendront ctda 

\sln-l-n-y-y-iv ™'-p'""'=' hpr-r-w p'""'' hr-r-hi-t '""yj 
étnyw Ijpnv hr l'^l-y 

les rois ayant existé avant moi 

I h-iv-j)-iv-ins-s-s-iv-n[r-nlr-nir-i-m\ 
Inv pw mééw Jitnv im 

lieu ce étant nés les dieux dans 

sSy ni) snvdly-fi/ ISs pn 

fds mon chaque qui agrantlira frontière cette 

'■' Pour l'orlhograplie de iniur, voir S 271. a. — ''s (lour s; de nièrae dans ni-v-" au coiilraiie 
il/L — ''> Poiu- .s. 



158 



LECTinK ET TRANSCRIPTION : \KRBE. 



'6'2h. (Noir .^ î^ laa-i-j/i). — Emploi de la forme en -t et des iormes 
relatives. 

\lj-t-f-r-rdij-t-pr-ii-iili-f\ 
lifl nhjt pr H iihf 

([iiand le fait de donner la maison à son maître 
([uand la maison oflVe (des présents) à son maître 



r — . I II I .«>. I I — . Ti 1= -1 

^•:>.t.spi')-i8-ir-t-lim '^'"'/-^<i-5-.s «p—w^ ,-,<] 
IjSt-sp i8 îrt Innf ?i.v rsij 

an i8 faire S. M. frontièie Sud 



rdi/li/ irSl n rdivyy. '^"'^"^ '"''"' '^''^''^ 

donner le chemin à mes pieds, j'atteignis les murs du prince 



■— n ^ ^ 1 =.14 I 1 1 

IniH II l/dtsii 

la prison ipT ils bâtissaient 



\t-,-lr"""i"n-ivn-n-ii-l,\ 
tr n ivnn-k 

le temps où tu es 



I iil-iil'Ut-t-ljl/^-h-l-s-n] 
nni lilistsii 

les villages qu'ils gouvernent 



[//i.s-/ '"" nh-t-r-iv-t'""' n-y-r-s] 
liSst }il)l nvlny rs 

pays tout, (jue j'allais vers lui 



■'' I^ ninl I Q doit prol)al)lenient se lire — ^ -^ [ /(f-/ ''"■'''' .s-p-.^ ] Ij^i-^p. Pour rs, cf. .'» a/i.'î. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 159 

[r-lj-t-nn-n-l-k-h-S-t"^^'' m-litp-l-p] 
rljlir iriitk liity m lilp 

on sail (|ue lu es que lu os descendu en paix 



325. (Voir .'^ .'^ 1 ?.'i-i •».('•). Emploi \erl)al de; l'ancienne llexion. 

[w-C-ivCh-h-t-iv-C-ivCb-h-LS-L] [c^^/rHr-//-/r»'''''7^r-<'''''"''-P'''"^'î/»'™'/] 

ivcbtij ivcl) Ai/.- Clckivij Iji- Ijrl-ihf 

tu es pur. est pure ton âme jenirais dans son de'sir 

tH^i — i^tJLJL 

[(h/-f-s '"i'-i'™'"'« nh-hm-s '"'^ Ar-;)-.s P^'^""»"/] 
(lyf s ni) Ijms Ijr psf 

il fit lioninie (•lia(jue asseoir dans sa pail 

[i-lii-n-l P'"^«"'-"-"' .s-(r-)r-« '""""" r-rdij-tij-y-r-r'""] 
int sivt rdylij r rS 

poisson sec est placé à l'entrée 

[péd-t '''"" dmd-d-tij-!/] \ B- im-w -w •— -r-— "«"f] 

psdt dmdti/ IS t»iw 

ennéade elle est réunie la terre elle est complète 



3'2G. ( Voir.^^ i9.()-i3o). Kmploi de l'ancienne llexion en pseudo-nominales. 

[m-k-iv-ij-i;/-;/ '""' Ic-w-i/ \ \m-k-lj-l """ m-s-r-rw-tv ' Ijpr-r] 

mk ivi/ ii/lcivi/ m Ijl '"•>•■'•"' /'/"■ 

vois moi je viens après (pie le soir fut venu 



160 LKCTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 

[i-n'-t-iv-t-tivt-y-s-h-i'-éljr'°"'' m-nb ^'■'""J 
kv tivtij éhr m nh 

était ma statue était ornée d or 

[wn-n-y-,i-il> '"" n-Inn '^•'''-"' /-/.•-/;-/.■/;/> "'"'''"J 
wnyn il> n Ijmf I,h 

fut 1<> (O'iir (le Sa Majesté fut frais 

[ck-C ="" é-h-S '"'" ty-y-hr'"'' c '"■'] 
Cké hily hK 

elle se tient debout elle tombe aussitôt 

[ck'C-n ""'■'■ Im-f-w-ili-i """' m-/iij)-l-j>\ 
ckii hmf ivili m Ijlp 

se tint debout Sa Majesté alla en paix 

[i-tv-pr-r'""k-m-éS-f] [s^"""'"-'"" 7i-t-y-mr-ni-r""^] 

hvy pr-hry m éif .s nty mr 

je lus je sortis derrière lui liomme qui est malade 



327. (Voir J^ .'^ i3o-i33). — Emploi de la nouvelle flexion : forme a). 

\ii-s-j)-sp-îr-y-y-h-l nh-(iiv-iv\ 
n sp iryy îljt nh dw 

jamais je n'ai fait cbose chaque mauvaise 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE. 16! 

[p-h-pli ■'"" k-ljn-n-mv-iv "''"" xvu-n-k-i-m-f\ 
]Àl- Ijnw tvnk imf 

lu atteins la cour tu es à l'intcneur 



chc wsf ddfl nbt 

il se tient debout il éjecte vers chaque 

[-„„..,.l..aado,gtsurlal.our:,e/._/,,,j.^ femme ^,j [r-vdlj-lim-f- Il -i-7J-y] 

mnjk hmtk rdy hmf hiyij 

lu aimes ta femme fit Sa Majesté je descendi.^ 



328. (Voir §§ i3/i-i37). Emploi de la nouvelle flexion : foruie P). 

^\\-^\^\^-\- !>-^^- 

[gm-m- m - k - éw - w- sm - j)i '""/- iw - iv - /'] [ t - iv -f- édm -m -f\ 

gmmk éw smf hvj hvf sdnif 

tu trouves lui il va il vient il est il entend 

r> 7 ' A '/ liouiine .iu tloi 'l sur !a bouclip-lionime"! 

Yi-xv-y-aij-ij-m\v-n-i-n-)l> " J 

hvy dyy iiuv n il> 

j étais je donnais de l'eau à 1 altéré 

[ir-f-ivn-n-l-k-tr-k-7n-l)ik] 
Irf tvnik irk mhsl.i 

il fait ce <[ur tu es lu fais auparavant 
B,bl. d'éludé, 1. VII. ■•" 



ir,2 I.ECTUnK ET TnAiNSCRlPTIOIS : VERBE. 

"' 5"'i/''' *' "'.'/ n'Jmf hr Cwy 

i^\ lu trouves ceci il est il est guéri sur le champ 



329. (Voir .*^ î^ i.')8-i/ii). EmjjJoi de la nouvelle llexion : forme emplia- 
li([ue. 

\n-n -y>-s-.s P"''"2" y'J \^!Î-lipr-r-f-p-tv-wn-n-H-l-f\ 

un jmf ^Ijpi'f 7""' wnnif 

qu'il ne partage pas il ci'ée c'est ce qui existe 

\ Jt , V I ^ <=. -^ — 1; , 

I w(}-iv '''■''"" n-hm '"'\f-pr-r-r """■" r-ljSs-l """ /-n] 
wrhvn Ijmf prnj r Ij^sl In 

a ordonne Sa Majesté je vais vers pays ce 

\gm-iii-m-h-lj-l''"\f-l.-l>-l.hh-li/-ij] \ljr'"" mS-inS-i-i-f-ir->j\ 

p^mmk Ijlf l/bh/ hr m?:/ trtj 

(si) lu trouves son ventre il est frais parce que il voit moi 

330. (Voir .*^ .'^ 1 /i-i-i/ir) |. Forme en -n et autres formes composées. 

\ss-p-n-k-i-C-h --" h] [é-lj-r '°-''" n-f-lj-f-l ----p'--'/J 

sspnl,- ichlc shnij kPwJ 

tu as reçu la liberté il avait icnvcrsé ses ennemis 

\n-r-r(l;/-,t-r-C ^"'"' ] [i-,v-in-7i-n-i/-IJd-}J(l-y •^'"'"''-' ""J 

n rdi/n lie hr Innij Ddij 

ne . . . pas a permis 15a j'ai élé j'ai amené Dedi 



LECTURE ET TRANSCRIPTION" : PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 163 

[n-ljiii - m •■'"■" k-i-l-A-l-p-t-éif "'"■•™"-i'i"'-..ij 
nhmkS tw Àipt 
enlève-on la victime 

[chC-C-n-(l-d-n-hilij-c\ [ljpr-li-r-f\ [d-d-lj-r-lc-r-s\ 

c/iCn ddn hihj-C ljp>'l!''f ddhrh es 

se leva dit le prince il devient alors (total : ) In dis alors à elle 



PREPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 
3.'n. (Voir .^§ iBo-itiA). 

\ntr-é-n-ii-m-h] [t-w-/-Hi-H-r/-.<r''''-'"""""] 

ntr en hnJ; hvf m nds 

leur dieu à létal de toi il est à l'état de roturier 

P->lik -=>Â>l-^Pf 

[é-[-iv-m-sSh . . . r-dii-w-lnn-f-m-i-mi\ 

Ul xvy in sSh rdij rvy Ijmf m liiiiv 

je (n'étais) (que) en jii<|e , fit moi S. M. en .v»/.r 

\i.!i-l-r-f-d-d-n-éljt-t-y'"""""p-n] 
iél rf ddn éhty pn 

mais donc parlait paysan ce 

[h-v '»"''" m-ljl-Ij-t °"" h-r-w i»"'-?'""'' éivS """ Ijr '"" iin-nn] 
Ijr m Ijl hrw «ri /"" "" 

maintenant après que les jours étaient passés sur cela 



IC/i LECTURE ET TRANSCRIPTION : PREPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES. 

ly éw hr pry 

quand il (était) sur le champ de bataille 



1 1,-3 ' '"' r-rdy-y-ljpr-r-mw | \îr-r-n-y-n-f. . . siln-t-71-i-él^ 

ks rdipj hpr mw irny nf ^In is 

vraiiaent ji' ferai se produire l'eau je fis à lui roi comme 



I l-r-kv-iv-l-r-[-l i'""""'-!''"™' nh-l \ 
si au coniraire humanité toute 



ir grl Ai )iixv îmé 
si mais sort eau de lui 



[m-l"""\f-p-iv-g-r\ 
mlf piv gr 

il meurt c'est aussi 



[r-}/m-«-/)-m«/( "'""'■■"M 
r mnh, 
excellemment 



o-.. 



//// nhl 

)ius (lue chose toute 



my h 

comme chose remarquable 



\nfr-f-r-w^ 

nfnv 

d'une belle lacon 



mr wrt 

malade RrandemenI 



[,/./p».-](-2) 
ij-t 

éternellement 



'■' Tiace iluiio ancienne racine p//'. — <'' Pour le délcrminalif, voir S a05. 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : NÉGATIONS. 165 

NÉGATIONS. 
332. (Voir .^.^ 165-17-^). 

[i-r'im-m-f-iv-.i-s^'"'" s-l | | n-7i-lm-iii-f-ir-l>-tv-ufr-f-r\ 

ir Imf «v« si un Inif ir Inv-nfr 

si il cesse pisser cela ne . . . pas il cesse faire le bien 

[i-m "^K»'i°" k-ir-h-l ••'•^'™'-p'""''i r-n] 
hiik ir lljl rs 

ne . . . ])as toi faire chose contre cela 

[md^-l "•••■••'-l'^--lc!i.î'?.,./ n,ni 'J/.l,slr,.i. -pluriel . | 

mdsi iivK .s7(.s 

un rouleau n'ayant pas son écriture 

[n-r-h "'"''"' y-siv-iv] [n-r-d-rdw "'"'"" n-f\ 

n rljy kv 11 rdwnf 

ne . . . pas je connais lui ne . . . pas il croîl de nouveau 



■ 



nR^\:i^ 



|n-?i-p-s-.s '"''"'■"■ /'J I nit-un-g-r-jTiir "'"'"" n-f-pr] 

un pssf nn gvgnf pr 

ne . . . pas il doit partager ne. . .pas il a fondé une maison 

\n-n-iv-y-y-)ii\ \n-u- niw - y - hi J 

nn wy im un miv iiii 

ne . . . pas moi là ne . . . pas eau là 



lOG LKCTUlîF. ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 

[im-m-li-r-s-hpr-r-m-li-s-h-l ■•'■p"i'-i''"''>^ij [ /,/■ ""' i-i,n-m-sii-n] 

tmhré Ijpr m M>l hr Im ■■in 

(si) il cesse se ciianger en vers en ne combattant pas 

, V _ >=a A m J * i 1 

I n-n-ir-l\ \l-liii-m-l-li '""'^'"'Ip-rd "'"'""'J 

lin ni tm th tp-rd 

sans faire (nn homme) (|ni n'a ])as transgressé la règle 

>= m iK î-i ^ <=. " I — i "^^ û "^ 

\l-lm-m-t-f-CliS ''"''" lir-r-f] \ ii-ii-r-rdy-l] 

Imiyfy cAi ////' un rdijl 

celui (jui ne lutte pas ])our elle (la frontière) sans donner 

/««*«\ J L J ^ ^ ^PT~n' J^ /. % /«w«A S 1111 ^\ 

[/(-».- .S - / '■'''"'■" iili-l-l- lin -m-l- n -ir- iim - n - nw "''""" " '''""'"' î- m ] 
vn .s/ util Iminy ir iiimv im 

ne . . . pas lieu tout que je n'aie dressé des monuments dans 



PROPOSITIONS. 

333. ( Voir .^ S 1 70-1 97). Construction. 

\ mw - /■ -n-k] I m - /,• -iv-y- iy J 

mxvk nk mk xvy iykwy 

ton eau (est) à loi vois, moi je viens 

hwrw pw nfr mlny 

des pauvres ce sont beau (est) mon chemin 



LECTURE KT TU A NSCRII'TION : PROPOSITIONS. 167 

[s-ém-m n^n'-pi"'-' s-n nw-nw ^'^-w-t-t p'»"'^ r-n *"'"'•"' "" "'°'k' '"' '= ''""=''" s J 
ém snwtl rns 

une herl)e, siiivtl (est) son nom 

\i--r(hj-n-Mn-l-n-nh i'""*"""''^ n-hk-k '"""'""yj 
donna le roi de l'or ;• son servitcui- 

M//" M lirdirf m im/ll 

il pai'la à ses enfants de la même façon 

[//-/i.s--.s-/ '"" i/-p-h-jih-!Î-p-l ■""■' I 
/)s/»/ yV(.s /il 

ma lonanjje elle alleijjnit le ciel 

[/.--iW I «^"'"'^ =" 'W =•"■■ I» '"•'"^i"' ,i-f-lr-l-^-t-r-ij-lr-»-;i-s-l-r-f\ 
ISlnJ in M ry inuj é.1 rf 

ce qu'il avail pensé faire cela contre moi, j'ai fait cela contre lui 

[c/iC-C-«-//m •'"'' H-x/»-/ . . . mn-n-ij- iniuj ""'"'"" n-f\ 
cliCii lim n .s/H "'".'/'!/ 

se leva la majesli' du roi ... il sépara 

\l)-s-(r "■ '1'" ""'^'- ■'" '"'■'"' k-lir-ti-ljnv-n-f\ 
psgk /"■ » /./'■"" '!/ 

lu souilles (en craclianl) le visa{;c d' llorus à lui 

<■' Deux imillii'Diisonnnls lionioiilinnos sn '^iiiveiil. 



lf)8 



LECTURE ET TH AN SCIil l'TION : PROPOSITIONS. 



l-Z^iTi-C^^' 



[i-n-Ntv-l'"'' iii>i-l Ppytj] 
in Nwt mil Ppyy 

c'est Nout ayant conçu Pépi 

I !-i-n-l-l-iil)-l-m-><lj\ 
ir nll iil)l m slj 

or ce (jni loiit (est) par écrit 



\n-l-f-s-ésm-m '"""' w-y\ 
nlf ésin wy 

c'est lui (qui) conduit moi 

inondé r-il le clianip 



/^ _^ crin,. <lo joie- h,m,m.. au Joi.;l sur la bouche ^^,_y_^^_(~_j 

hc wy pCl 

crient de joie wi/ les liomnies 



lioiurae- femme -pluriel 



^wr-r-w-y-iil> '"""'""J 
irr iry nl> 

grand ivy est le maître 



[p-l-y-lr '""•""" "' ''»'■!;' '"' '^ '"'"^'"" r-f-àv-w] 
ply rf éw 

(pt'cst-ce que lui? 



i-n-y-ir-iii^-m3C-C-l i™'«i'i"i'"'--'i>si™'i-i'i"nci ^^_^,, 
in iw mSCI jnv 

est-ce (qne) vérité c'est? 



[//-/-/■-//■-.sîT'-lv] 

ply rf siv 

qu'est-ce que luil 



I" i-n-y-w-l-r-w-lr '""""" "' ''"'«' ""■ '" '""'^''" s-ljS-i '"""'"' "" ''"'«' ^'"' '= ■""■''" h/.-] 
/h m' Ifiv èljSnh 
est-ce que tu pensais? 



I l-ii-m-(l-d-)îiv-w\ 
in m M éw 

(jui est-ce i|ui dit cela? 



i-r-njr-j'-r-n-wn-n-n-m-C-l-n\ 
ir njr-n wnn mCIn 

si ne . . . pas est à vous 



LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS. 169 

33/i. (Voir.^S 9,08-0 19). Propositions indépendantes. 

[i->i-sn-n-l-J-é-Ciih'r-n-f\ \ m-s-Ai-i-ru ''""'"'«' ''"•'^' ''™''" sw-ir] 

in éntf éCnh nif m shhv ^iv 

c'est sa sreui' (<|iii) fait vivre son nom no pns |)ense à lui 

->:^^£^ z\^\'k 

[p-ir-l-ij-gm-m-t-n-li^ \n-ii-iv-i/-y-m^ 

pi If gmnik un wij Im 

qu'esl-ce (|iie tu trouvas? je ne suis pas là 

Il rmtj ié ni îîjl .s/ 

mais ne . . . pas gens de force cela 

yiy-w-y-im-s-K-y-sxij'\ \r-h ''"'""/-»'] 

iy ivy m ssy rljlw 

alors que j'(ctais) dans le nid on sait 

(')[.^-/i^i.t-îiHr/"''^'™'] 

ink ni) imSI 

(c'est) moi (qui suis) le seigneur de grâce 

[h-liS-B-l/""°n-y-lm-l''^'"'-^'''"''s-n-în-ii-ii-y-li-v''''"'''^ 
r-/.Hm-Hi-/"''-P'""''^-rt] 
(libiy hmivtén inny Ijryivin pr[y) r luimléii 

je ravis leurs femmes, j'emmenai leurs gens, j'allai vers leurs sources 

<'• Voir page it> i, note a. 

Bit;, ,1'élude, 1. VII. 2 3 



170 LECTURE ET TRANSCRIPTIOX : PROPOSITIONS. 

\l-iv-y-g-r-t-r-lj "'"'"''" k-w-y-nb-k] [dij-k-r-k-n-ij | 

hvij g ri j-hkwy nhk dijk rk nij 

je suis mais je connais Ion maître lu donnes à moi 

(lonno-moi 

I r-rvH-n-f-hr ''■"'' d-ivS-(hvS-divS'''^-n[r-nlj'-nlr-iili] 
r iviif lir divi ntnv nh 

jusqu'à ce que il fut à adorer les dieux tous 

\cl,c-C-n-r-rdy-n-f] [ck-C ='""■ n-y-ljnl-n-l ""'<;"" '■' '" ""^'k-y] 

cliCn ''^h"J chcny Ijnlkwy 

il se liul deltouf il donna je me tins debout je remontai le fleuve 

.'ioT). (Voir .'^ .=5 •)•>.()-■)..'! 1 ). Propositions conqilétives, condilionnelles. 
relatives. 

\l)-pS-S-l-IS-ljd^"''"-'"'"dy-dy-w-[-)i-n-y\ 
pi ti-hd ddivln ny 

ce pain l)lanc (|ue vous donnez à moi 

[/*-»'- (T'y- /'-.s- IV ''''"'"''■■'" /A "'"'^-y- m I 
liiv wrmi Ihi/ lui 

le lieu que s'attarde mon cceur dans 

[/-/•-gm-m-/r-r/i-^-//-.s-*r ''■'■"'"■■ "'■'"'^'' '"'='''"'''•'"] 
//' gmk dSyéiv 

si lu trouves un sage (?) 

''' Deux signes liomopliones, ilonl le dernier est le signe-mot. 



LECTUnE KT m A NSClilI'TlON : PROPOSITIONS. 171 

[i-r-wr-r-du'di/-f-s-n-J" i"' '""'' ''" "n-i-i""'!] 
/;• ivr ddj snf 

si «Ti-andeineiil il a donné du sang 

[i-i-C-h-s '"""'"•' '""g-m-ni iii-l.-s-l-ln- ''"' p-s-d-piîd '''""7| 
il- /liA-C s... ginml: si Ijr pidf 

si tu examines un lioninic . . . (et si) tu trouves cela sur son dos 

[/-,.-C-r''"^"-''°"""'^n/»-H-/-(/-/(-r-/J [s '"'"'■"'^'"" n-l-y-mr-in-r"'''^] 

inj-a nh, nlij Ijrf s nly mr 

fonctionnaire ciiaque qui près de lui un lioniuie (jui (est) malade 

[pS-S-l i'=""-p="" li-l:-i '"I""'' ii-l-i/-r-rdt/-n-y-n-l-n-!<iv-iv\ 
pS IS hit nly l'Jyny nlji sw 

ce pain bière <|ue je ai donne à vous cela 

\l)-iv-n-l-y-é-l-y-m] \ b-iv-it-l-y-J-y-m\ 

Inr iiii/ si hii hw nlyf Un 

le lieu que ils (sont) dedans le lieu qu'il (est) dedans. 

''' Abrévialiou. 



TABLEAU 
DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES. 

On ne trouvera ici que les signes les plus imporlanls et leurs valeurs les 
plus ordinaires. La forme adoptt^e est, on \o sait (S .'joi), celle de l'c^poque 
saïte; quand elle rend le signe primitif trop dilliciie à reconnaître, son nom 
est ajouté entre parenthèses. Les hiéroglyphes sont groupés dans ce tableau 
par catégories. Mais bien des noms donnés aux signes par les premiers égypto- 
logues ont été reconnus faux par la suite; et il y a beaucoup de signes dont 
nous ne savons pas exactement ce qu'ils représentent et qui sont classés d'une 
façon absolument arbitraire. Quand on a pu corriger lo classement primitif, 
on l'a indiqué par un rcnxoi. 

A. HOMMIÎS. 



^ DÉT.f') adresser la parole, inter- 
jection 

■^ DÉT. prier 

ABU. (hvi prier, isiv prix 

f^ i)ÉT. haut, crier de joie 

\iiii. I,iy liaiil. /iCy crier de joie 

J^ sljd tomber la tète en bas 

j^' DÉT. relournei' 

^ (courir) piioN. in 

■^ Db'T. danser 

^ Db'T. s'incliniT 
Aiui. ksy s'incliner 

jp DKi. nain 

'' Valeur pnos(KTiQiE) ; emploi coiiiiiie i)kt(kb- 
MINATII-), comme abr(évi,uion}. 



I OKT. statue, momie, forme 
Aiîii. Itrt slalue 

'— i)KT. momie 

*j[ /'"'y l'i'Pl'^''': battre 

!^ ivr grand, sr {^yr?) Iiaiil fonc- 
tionnaire, siiisw vieux'-) 

j^ DUT. vieux 

A»n. liiv vieux, lîiii^iv vieux 

H[ DÉT. ce (|ui demande île la force 

«^ iii/ny l'c'paudrc de I eau 

^' DÉT. semer 

j-^ Inrs \>;\ù\- 
i|^ l,d bàllr 

''1 Par confusion avec le signe fuivanl. 



IT'i 

~-|'' l'IlON. /..s 

^1 DÉT. slalue 

^ DÉT mi 

Aiiii. llij roi '') 

^ i)h:t. enfant 

Aiiii. /(/y/ ('I tous les auli'cs mois 
sijiniliant enfant : ««, /m'n, 
lardivenienl nw 

^ DKT. è(re assis 



% 



DKT. ennemi, mort 
Aiiii. Iifiij ennemi 



TARt.KAU DKS SIG.NLS 111 KliOGLY IMI IQU KS. 

^ DÉT. r/ii'i pi'ier, caciier 

^ DÉT. cacher 
Aiiii. ivin caclicr 

f^ DÉT. caclicr 

Aiiiî. Ij^p, iinii cacher'-) 

f^ ivcl) prêtre '^) 

^ DÉT. charger, porter, hàtii- 

ABR. Stp charger,/}?/ porter, sup- 
porter, kSI travail 

^ lili grand nombre 

^ DÉT. mort de liant rang 

J DÉT. liorame de liant rang, pre- 
mière |)ersonne du singulier 
(masculin) 

'>J DÉT. roi '•' 

y )ii)njir ])àlre. gardien, siti' garder, 
veiller 

.HT I i^j»^i/ lionoralile 
/^\\)v.r. mort de liant rang 

^S;. ///■ tomber à plat ventre 
ABU. Iir tomber 

jiss DÉT. nager 



^jmsC soldai 

l^^DÉT. soldat 

y DÉT. prisonnier, liarltare 

J^ DÉT. prisonnier. Barbare, mort 

f^ DÉT. criminel 

^ DKT. homme (''!'"). première ))er- 
sonnc du singulier (masculin ) 

Aiiii. boni me (vir) 

^ DÉT. manger, boire, parler, penser 

^ DÉT. se reposer 

Aiui. wrd se reposer 

^ DKT. lin louer, faire l'éloge 

'■'* Même sens avec d'autres couronnes et 
sreplres. 



'"' Comparer ^^. 
''' Comparer \V /^. 

''• Même sans avec d'autres oouroimes et 
sceptres. 



D. PARTIES DU CORPS HUMAIN. 



H. FEMMES. 



jj DÉT. femme. !'■'' personne (lu sin- 
gulier (féminin) 

J DiÎT. morte de liant ranjf 

j DKT. femme de haut ranjf 

■J li-y qui se trouve à. dans 



^ DÉT. être enceinte 

AitH. hk3 enceinte 

-^ DKT. enfanter 

Aun. msif cnfanler 

(^ DKT. nourrice, {jouvernanlc 

AHii. riin élever 



]| DÉT. Osiris 

ABii. \\ ér Osiris 

n I DÉT. Ptah 

(j, \ ABU. ;;/// Ptali 

^ DÉT. Min 

ABR. mnw Min 

^ DÉT. Amon 

ABK. inni Amon 



G. DIEUX. 



DKT. Mè 

AUB. rC Piè 

DÉT. Setli 

ABB. Sis (élli) Se (h 

DÉT. Tliolll 

ABB. fllnvlij Tliolll 



j DKT. la déesse Màat (Vérité) 
ABB. mici la déesse Miiat, vérité 



I). PARTIES DU CORPS HUMAIN. 

Voir V \ïL, les (loi(;ts de pictl; VV ♦, le cœur. 



• ij) tête, d^di tête, ipy premier 
DÉT. tête, faire sijjne avec la tète, 
gwS 

f hr visage, ///• sur 

l'IlON. if^' 

^ DÉT. chevelure, lempe, couleur, 
chauve, deuil 



ABB. hi chevelure, wnr chauve, 
détruit 

iii a;il (et aussi un suhstantif 
masculin de son inconnu signi- 
fiant : reil). mi voir. Irij faire 

l'iiON. ir 

DÉT. voir, C/( (Cv/h) 



170 TABLEAU DKS SIGNKS II I lUUXiLYPII IQUES. 

Œ3 DKT. d'il, \oii-. Cn [Ci/n) 
=afc DKT. fard pour les yoiix 



7^ DKT. ])leiii'or 

utii. iviij pleui-er 

(«) uh. Cn [cijn) 

^ nirl d'il divin 

Alt 11. nv/iï œil divin 

<Voj \()ir IJ A-i) 

• Ir j)n[)ill(! do Id'il 
PIION. //■ 

DKT. mourir, mirl 

• • DKT. mfi voir 



DKT. sourcil 

\ljnl nez, do vaut 
>DKT. nez, souille, joie 
JABR. fnd nez, sii nez'"' 

ri boudie 
piiON. rS, /■ 



£> 



» êpl Icvrc , .sp' cote , i^pr parvenir a * 



_-> DKT. inaclioir(; 



*'' Voir aussi F if. 

'^' H y a eu confusion cuire deux signes dif- 
férents, celui représentant la lèrrc et celui repré- 
sentant la cote. 



•.--^► (l)oucl.ecrachanl) DKT. Ce fjui COule du 

corps 



I mdiv hâion. vidtr parler 

«K DKT. dos psd 

\n\\. piid dos. iSl dos 

^ ioriiic plus récente du sif^ne ju'é- 
cédent et des deux suivants!^) 

I Y I (paquel «le roseaux?) DKT. décOUper 

(vieille forme) 

^ DKT. découper 

f DKT. sein, allaiter 

Q sljn embrasser, se passer, arriver 
DKT. embrasser, pgi 

[]] [!] /im-l,-S prêtre des morts 

jj l:S force vitale 
l'ilON. ki 



il 



W 



j/t (?m) ne . . . pas, hrlij ([ui n'a 
pas . . . 

PHON. n 

I DÉT. négation, refus 
xliîi' mao[ni(î(juo 



^ hny ramer 
piiON. Ijn 

1^ c/(f, ihs combattre, lutter 
PHON. c/i3 

'^1 11 s'ciuploii^ aussi pour M J^ = sjm. 



iw-/ Ijivi/ gouverner 

— ' C bras, rdy donner 
PHO.\. et'' 

\ (Ip bras avfc la niaîii prndanlc ou le poing frrmc) 

^-thnh coudée. rwH bras, nnny porter 
'dét. bras, ce que Ion fait avec 
— ^i le bras 
ABK. grh 



i — I rdij, (hj donner'-' 

i— I DÉT. donner 
PHOX. m 

*— I hnk faire présent de 

^ kij laver 

v_i DKT. ce qui demande de la force 
\BR. nhl fort 

|_i hrp conduire 

— (In [dst) main 
riioN. d 

^ dét. UKiin 

,-■=- Udy il tombe de la rosée 

-«»■ DÉT. poing, prendre, saisir 

ABP,. !vun 



D. PARTIKS DU COUPS HUMAIN. ^ 177 

11 /dét. milieu, exact, juste, iiitr 
1 1 \ ABU. cki juste, mil' milieu, témoin 

^ DÉT. prendre, poudre fruits 
ABU. IJy prendre 

•-» bsli . ml, liiiii phallus, devant 
piioN. int 

DÉT. mâle, taureau, baudet, ac- 
couple 



\i 



dbc doiirt. dhc lo.ooo'^' 



'"' H s'emploie aussi comme dkt. par loiil'u- 
sion , pour D j — i et D v — i . 

'■) Il s'emploie aussi pour le siffue fui\anl. 
'' Comparer T ^ et ] . 

BibL d'éludé, 1. VII. 



ABB. tj niiile. /,i ItUireau 
-•-^ pisser, éjaculer, urine, semence 
"^ isin (confusion graphique pour 

Ib DÉT. testicules 
•*i IjiiU feninie 

PllON. /(»!'' 

T DÉT. féminin 

y\('*> iw aller, iimt marcher 
DÉT. aller 
ABU. cli entrer 

/v DÉT. marcher en arrière, revenir 
ABB. Ciii/ revenir, jirij sortir 

< DÉT. pied, marcher 

ABB. rd pied. irCr courir 



'' Il s'emploie par coufusiuii pour N t?'. 

''' Dans les lexles des Pyramides uu signe 
analogue, les taloiii letcs , osl employ<' comme 
iiKT. pour : courir. 

33 



TABLEAU DES SIGNES 11 lEROG L Yl'll IQU ES. 

\i!n. ivnm manger 



^ DÉT. IVancliir 
Aiin. lliy franchir 

S- frvg dresser des [)iè<]es, mensonge 

^, J (liauleur, olcvalion) PllON'. /.' 

^ i)i:r. manger 



J PIlON. b 

^ \ DÉT. viande 

^ \ ABii. hc membres, /ir/\iaade 



E. MAMMIFKRES. 



>)} DET. clicval 

ABU. éhnl clieval, hlr cheval 

-im DKT. taureau 

ABU. Ih b(eu f , hvi hœu f , Ai tau rea u 

^ uÉT. vache 

>jç DÉT. veau 

\BR. hhs veau. 

^ (chevreau) PlION. (A 

ABR. ihy avoir soif 

Jfc», (.inimal nouieau uc) PUOiS. îlV 

^ Ai bélier sacré, hnm le dieu 
Ghnoum, Ai àme 
DÉT. bélier 

^ DÉT. chèvre 

^ sc/j noble 

)fy hnl outre, Imw intérieur (subst.) 
PJION. A/t 

5j^ DÉT. /■wfi se lâcher 

-w*. DÉT. lion 



ABU. m3y lion 



.** PIlON. J'iV 



;') 



jk^ hA sphinx 
DÉT. image 

■J^ .siA chacal, siA juge 
DÉT. le dieu ]Vp-wSl 

^ DÉT. Anubis 

ABR. Inpw Anubis 

^ InjHV Anubis; tardivement Imj- 
s.sVi (noui d'une fonction) 

^ (Hèvnj pHox. ivn 

\ «'• g'i^afe 
piiox. sr 

j rjs/s (.s/A) le dieu Selh 

DÉT. quelc|ue chose deiVrayant, 

'W 1 ;inf> 



<■' lîmployû lai'divemenl avec la valeiu' hiC : 
il y a eu confusion on liif'raliqiie avec le signe 



F. PARTIES DU CORPS DES ANrMAUX. 



179 



F. PARTIES DU CORPS DES ANIMAUX. 

Voir : \c poumon Ri le cœur Y î, \V ■^. 

la langue S '~~[ 



sio[ne ancien pont' E ^ 
inexact pour D (£, 

(iiei humain) Voil' ibtd. 



BKT. COU , avaler 
■sfi/l aspect 



s 

ï 

}séB 

^ pitl force. SI coiflure. instant 
s hst partie antérieure 

PllON. IjS 

qi i/ instant (voir *| ci -dessus) 

\»/ ivpt milieu du front 
l'uo.N. ivp 

Y (un iaslrumenl du ciilto) i'ijt'^ fonCtlOU , of- 

fice 
ivp-rnjit nouvel an 
ch corne ' 

PHON. cb 
DÉT. corne 
ABR. db corne 

(jéfensc aviépiiaiiiv, ibil (leul 

PHON, b/l, kw 






Voir aussi \V '^^^ . 

DÉT. dent, actions de la houclie 
> forme tardive pour la précédente 

^ (oreflle de bœuf) JJl.sW/' Orcllle, édvi BH- 

tendre, Idn représenter 
DÉT. oreille, entendre, dng, td 

Jfc ph fin. parvenii' jusqu'à. /r/5 partie 
postérieure 
piiox. ph 

^^- bps cuisse, force 
DÉT. cuisse 

f wbm répéter 

DÉT. sabot d'un animal 

j^ irbm répéter 

J PllON. l,Sp, /./jC 

^ (peau d'animal) dÉT. anilUal 

f (peau lacheico) sSb Iiariolé 

*W* (p«;m einplojéc comme cible) ,stl/ tirCr (dc 

l'arc, etc.) 

A DÉT. queue, épine 

%!, iwC cuisse, .sn7 jambe, lire héritier, 
isiry compensation 
DÉT. viande. 

''' Il a été employé plus tard pour S*^. 
■j3. 



ISO 



TABLEAU DES SIGNES HIEROGLYPHIQUES. 



G. OISEAUX. 



V (vauU.ur) PIION. i ''^ 



(Ih.s.) l'HON'. tipr 



PI ION. Il II 

j^,/ (faucon) lirw lloriis 
^ioÉT. faucon 

^ nn litre royiil 
r^ DÉT. dieu, l'oi 
■"•V Mucieii si}][iie pour S ^ 

- - 'M 



A - 



V Di;r. oiseau sacre 

\Bii. chm image divine 

^ nrl vautour, mwt la déesse Alout, 
vuvt mère 
piiON. nr, iiU 
DÉT. vautour 

"^ mit'/ !a déesse Moût 

^^ >(/)-/// les déesses protectrices 
de l'Egypte, le possesseur de 
leurs couronnes 

^ PIION. (d.ouctl.-) m 

''' 1! est employé aussi par erreur pour le 
signe suivant. 



'mij 



l)rend 



s. na (loniii' 



^ piiox. îyijftt-' 

^ m/', '"M confusion duc à l'Iiiéra- 
tique) 

r^ gmy trouver 
piioN. gm 

'■^ (ii,i>) (llnvhj le dieu Tliotli 

'^ hi âme, hh {hijk) travailler 
PHON. liB, hl 

%■ hiiv des âmes, les àines 

'^ îih liriller 

% DiiT. bmv phénix 

^ hch déborder 

^ (Isr rouge 

4f^ DKT. trsi engraisser 

^ (//i mets 

■1^ 1° (canard) si lils 

ABR. Spd oiseau 

PHON. sS 

'-' Il est employé plus tard pour le groupe 
j V = mil, voir Z J . 



II. PARTIES DU CO 

a" (oiesauvnge) (ibb d'iQu (Ic la ten'c 

3" (sorte d'oie) DKT. /jlm 

h" mi. oiseaux et insectes 
^^ '■/'/// iavoiir 
^ sdi Iremljler 

"^ (cormoran) Cl; elllrCr 

y^ (canar,!; jtSij s'onvoler 
l'iiox. pS 

\^ (ranard) Ijny 86 pOSCI" ''' 

DÉT. voler 

]^ DKT. /.mf, /«(■-) 
■^ fllil ])iiqiie 

"V. (hirondelle) IVf jn-an(l 



RPS DES OISEAUX. 
l'HON. ivr 



V- DKT. petit, mauvais 
Ai!n. ndé petit, si-y petit 



*»' 



■'"> ''èy peuple 



^ (jeune ciiill,.) |.||0\. IV 

3^ tj jeune oiseau 

l'IlON. [S 

(SS) siî nid 

as ss marais, nid. hvii nid 
DKT. nid 

<^ sud crainte 

*^ /'i âme 



H. PAliTlES DU CORPS DES OISE.\lX. 



1 Cm, hCiU signe ancien pour V, "Jp^ 

t. nrl \ autour, nr masculin 

=? DÉT. 1)^1: 

-V employé tardivement pour Ti '^ 

r DKT. miC 

i!»^ DKT. voler, aile 



''' lin parlant d'un oiseau. — il sVnipIoiu 
aussi pour le sijne suivant. 
'•' Comparer T ]. 



\ swl plume 

l'HON. ikv 

DÉT. vérité 
ABU. mici véi'ité 

-^ \oir à I) ^-i 

^ sSl, iifi serre d'oiseau . piilme ( me- 
sure) 

% tardivement .si lils 
DKT. déesse, reine 



182 



TABLEAU DES SIGNES HIEROGLYPHIQUES. 



I. AMPHIBIES. 



?s;n 






Csi beaucoup, nomhieux 

DiÎT. crocodile 
Sd rage 

roi 

DKT. .si/.- 

iihl,- le (lien Sul)k 

l/i/H noir 
iPHON. bn 

DÉT. grenouille, la déesse Hl/t 
h fil n l è t a rd , Ijfii i o o . o o o 



DET. déesse serpent 

vv~ DÉT. ver 

)«* DÉT. être mauvais 

^ dl serpent, dl coi'ps 
piio\. d 

"^ voir à Z n indi 

"-^ PIION. / 

■Si tardivement pry sortir 
-^ — cl/ pénétrer 



K. POISSONS. 



l'iiON. m 

AiiR. riii poisson 

Ciid-mr un litre administratii' 

spt, InvI , deux espèces de poissons 
DÉT. poisson 



As introduire 
t*- (scolopendre) spS 
-^ h3t corps 

PHON. 1)3 



L. INSECTES, ETC. 

Voir : la moule (?) N 0i . 






hyl abeille , miel , hylij roi de Basse- 
Egypte 

Ijprr scarabée, Jjpr devenir 

DÉT. soleil ailé 

c[j mouclic 



*— DÉT. sauterelle 

3iiP scorpion, sr// respirer, la déesse 
érl.i 

-__ (limace) voir I '.— 



M. PLANTES. 



183 



M. PLANTES. 

Cf. lo [)a(iucl (le roseaux Q |; cl le si|;ne I) 



i 



i3m un arbre, doux 
DÉT. arbre, kh 

ht bois, arbre 

PHON. hl 

DKT. bois, arbre 

(palme) j-npl aDUce. /;■ leuips. hil- 
sp[1) an de règne, rnp fleurir: 
cf. les signes suivants 

ir temps 
DÉT. ly, mrij 

nipl anne'e 

rnp fleurir 

nn, ceci, tihb bourgeon, la déesse 
Nhbt et la ville \A/< (El-Kab) 



u 


piiox. nn 


+ 


étn [nsw) roi de Ilaiilc-Kgypie. 




rs sud 




piio\. éiv 


l 


lïniC Haute -Egypte, faire de la 


^ 


■ musique 


i 


r.s sud 


1 


l'iiON. (', y 



Il piiON. i/i/, y 

i '"J «'l*-^'- 

JJJ s'/i^ champ, sm herbe'') 

§ Gk ollVande 

Mil si champ. Shi inondation 

PIION. .vi 

•a pno\. hn 

AiîR. hy vieux 
DÉT. plante 

•^ (i,if.i ,1c papyrus) |)Ét. uiarais, nord 

IMION. hi 

J^ DKT. marais, nord 

Miii. idh marais du l)ell;i. mhl 
nord 

^ DKT. Ilaule-Egvple 

y j (lice de papyrus) w3d VCrt 

/Piiox. ivH (sous le Nouvel l'^m- 
Tlj pire H'(/) 

IJ (pioniM i.toi(ii<|ucs) employé lardive- 
mcnt pour N ZZ 

•*^ DKT. hourgettn. boulon 
'■' Comparer D ^. 



AliLKAU Di:s SIGNES III F.ROGLYl'HIQUES. 



!= pour \ ^ 

-j^ DÉT. lleui' 

+ riioN n'ii 

ABR. wniii manger''' 

•ivn-(lw 

^ (feuille .le K.ius) IjS mille 
riiON. lu 

I forme roconle de V X 

I j 

. I lid massue, hianc 

t^Iphon. /trf'^) 
^) 

t \ (peloton) (^) w(hj onloiiner 
'♦ I puoN. wd 






(fuseau) /(,.s/ détourner 

I 

^ (cvc.ioir en l,..au^) «!.sy/ eufauler 
l'nON. m s 

I hdl l)lé 

f DKT. éj)i 

\x\ il orge 

DÉT. céréales 

■.■^ 1 

\snwt grenier 

]**f I)i;t. vin 

f I ( légime Je (laueO /;/(;' doux, datte 
I ^ uiiT. croître, td 

I (caroube) ndm doux 



N. CIEL, TKHRl!; KT EAU. 



■ — • jit ciel. AyV iH'l. Ary ce (jiii se 
trouve eu haut 
DÉT. ciel, en haut 
Aiiii. Iiiijl hall 

J, \ DÉT. nuit, soir 
.^^^Aiui. fyrh uiiil 

'"' Comparel' '> f • 

''' Il scniploic aussi par erreur pour le signe 
suivanl. 

'■'' [jH premier est la forme ancieune, le second 
la forme récenlc d'un seul et mrme si^no. 



lïïr DÉT. pluie, rosée 
Aiiu. ièdl rosée 

^ tlni éclaii-, hriller 
DÉT. orage, pluie 

^ j rC soleil, dieu solaire 

DÉT. soleil, temps 
° 1 Auii. Iinv jour, ééw jour du mois 

2 DÉT. hier ou demain (le second 
jour) 

o \()ii' à Z o 



.\. CIEL, TEliltK ET EALf 

tGx rC le soleil (comme dieu) 
H j knmml les hommes 



185 



' DET. rayons 
' Aiîn. ivhn luire 

1^ épdl triangle, spd préparer, i^pdl 
l'étoile Sothis 

DÉT. soleil ailé 



* hcy monter 
l'IlON. IjC 

o voir à \ o 

^-v ssp spithame (mesure) 

■ic/i lune, ihd nioisf'' 

^ ihd mois 

■k sbi étoile, dwi étoile du malin, 
drvit monde souterrain, dwi 
prier 
l'iiON. sbS, divi 
u!R. wnivt lieure 

® dtvil inonde souterrain 

\13 pays 

PIION. 8 

"~ iDKT. dl pays 

ZI tiivy les deux Egyples (liaute et 
basse) 

''' Il esl souvent cuiifondii avec I) ^-v . 
liibl. d'éludé, l. VU. 



Ijiél pays éli-anger, smi/l déserl. 

nécropole, le dieu ItS 
DKT. déserl. pavs élrauofi- 



dw montagne 
PHON. dtv. mn 

ihl horizon 

épil nome, [n^p nomi- 
DKT. division territoriale 

DiÎT. terre 

DKT. terre 
ABU. idh rivage 

DKT. terre, temps (h'-terminé 



M» wii chemin 
l'iiON. ivi, hr 

DÉT. ivSy être loin, chemin, lieu 
Aitiî. min chemiu 

^^^ AHii. .s'n'j' dépasser 

gs côté 
(riioN. lui, gs, tardivement ni. 

I DKT. |»ieiie 
\ \»ii. inr piei're 

DKT. grains 

■^ piio.N. n 

î nnv eau 
piioN. nnv 
nh. eau 



TAr.LEAll DES SIGNKS IIIKIIOGLYPH IQU ES. 



3-ic: mr canal, iiiri/ aimer 
rnoN. >i>y 
DKT. caiix'"' 

Js lac, nier 
^)Pno>'. X 

\\)Ér. lac. mer, eau /(«< 

■H s'emploie pour les quatre signes 
précédents. 

■3Ç= s m aller 



PIION. MV 

DÉT. île 

ARR. i/)/ horizon 

^ le pain nommé sh«;('-^) 

NSHy ou\rir, dépasser, .s» 
= utii. i/i^y, qui appartient à riiorizon 

^ f moule?) PHON. Ai 



O «/ ville 
DÉT. ville 

I — Apr maison, /)/•// sortii' 

' PHON. i»- 
^^ ' DÉT. Ijàlimeul 



^ ABU. prt y Ijnv offrande pour les 
morts 

T" pi'-bd Ijàliinenl du Trésor 

ri] PHON. h 

ru mr l'^îjyple 
PHos. mr, nm 

'■' Il scniploio .-lussi par erreur pour l'ilc 



0. BATIMExXTS. 

Voir aussi les colonnes Q | cl T I . 

hl grande maison 

I d - 

03 /'' "^'' temple 

-g- hl Cil château 

"U nhl-hl la déesse Nephtliys 

[^ ht-hrw la déesse llathor 

g chc palais 

[j^ )r.s'/(i cour du palais 



U DÉT. mur 
ABB. tnb mur 

<■' Voir X (^ . 
' Comparer î) w. 



p. BATEALX. 



187 



S/ 



détn 



im 1 

DKT. foiiilicalion 
^ DÉT. porte 

f liijlil litre (lu juge siiprèinc 

P /.///' coin, hnht les fonctionnaires 
(coll.) 
l'iioN. Im 

\ Ihip cacher 

jy (pHOx. hSp, hp^^^ 

^ DKT. Pyramide 

1 DÉT. obélisque 
uiiî. lljn obélisque 

^ UKT. stèle 
Aiui. wd stèle 

I ljl,r orner 

[^ .s7( salle, sli conseil 
DKT. salle ('-) 

(Y) C/'/i courlter 



lih-sil jubilé du règne 



DKT. escalier, monter 

■^ Ci porte 
PIION. Ci 
DKT. ouvrir 

— (verrou) PHOX. S 

:r .s?t)y (?) aller, sby aller, apporter. 
ms apporter 

— - [SI/ nouer 

rHON. [s 

— iitmv le (lieu Miu . ////( le Saint des 

Saints 



mmv le dieu Min 



PIION. /y/ 



\ I 



Q 4 bail 



P. B\TKAl \. 



JDÉT. bateau, aller (en bateau] 
/ABR. wyS et les autres mots signi- 
' I fiant bateau 



''' Comparer A i^. 

''' Depuis le Moyeu Kiiipire, il s'emploie aussi 
pour le sijjne suivaul. 



•^r»' DKT. j))iC retourner l (pp cli.) 

«-S wliC 

^ DKT. aller à la voile 

\i!u. Ijiili/ remonter le coiiranl 

''' Comparer fly ci-dessus el W -«^ . 



188 TAHLKAU DKS SIGNES IUKROGLY PHIQUES. 

^ tjiv vent, «/souflle 
DKT. \cnl. air 



Ç chc se lenir ileboiil 
riiON. chc 

\^ DiÎT. «jouvernail 
Aitii. Iim îfouvernail 



J (ramo) IjfW Volx 

(Ijnv, hp[, Ijmw 
DÉT. rame 



7m ssp [sèp, plus tard sp) recevoir 

PHON. SSp (i-sp, .S//) 



jj M sièjic. Sél Isis 
riio\. -s-, lidn 

gg i)KT. chaise 

>^ w[s chaise à porteurs 
DiÏT. cliaise 

?~5 1 DÉT. (Mrc couché 

wiiAiiit. stir |)asser la nuit, (hiriiiir 

p (lK,n,le.r.Ho(r.O PIION. s 

PP ////i/iiv 8 (confusion liiéralique 

"\ee ;;;;) 

^ employé pour T \ 

_1_ (nallr a.rc „n pain) ///y; ollVaude. A/^* re- 

poser 
^ ir (I II w lahie à manger 

m (Mi|.port .If cn.rlioi /ir SOUS 

^ Aiiii. Ijrl-linv quotidien 

Il / i)i;t. cercueil 
gylAïui. /./•«?' cercueil 



O. MOBILIER. 

uEj iii lieu 



X^ (noiicur) dbS réparer, suppléer 
rnoN. (jhS 

I mil colonne 

nioN. hvii, puis w 

|; riioN. Ijn 

(liacjuel (le roseaux I PlIOiN. (.S 

|y| (pressoir) le dicii ssm 

mr//' (plus tard nujd) presser 
"^) 
iHi DKT. \ètemenls 

Aiiii. mnlil et .s-.s', deux sortes de 
vêtements 

^ DKT. wns support ])our la lèle 

^ s/y éventail 

J DKT. ombre àv 
Aiui. /)i/'/ omhre 

iîjl DKT. balance 



A' 
ïi 



s. V ET KM E NT s KT PARURES. 
■- m se vrai 



ivfjc rendre exact, jdsti' 

(pieJ lie i^. balance) IVt.S , fsy élcvei. SOll- 

lever 



i \ DÉT. ts t') 



"^ i3l suppoi'l d'Iionneiir'-) 



T 


DÉT. autel 




\Bn. hSwl autel 


1 


n^r dieu 




DÉT. (Moyen Empire) dieu 


a 


hrl-nlf nécropole 


î 


dd pilier sacré, rester 


T 


smi poumon, unii' 


l 1 


s« deux, [vhva , éijn eml)ra> 


n 


PHON. en 



R. CULTE. 

Voir aussi F Y cl S <r^^. 

•^ ah à gauche (^) 

-|- Unii (|ui se trouve dans (depuis 
le Nouvel Empire, pour M + 
dans le mot ir«?n) 

PIION. ///( 

\^ voir M ^ 
'«> ss3l déesse de la Sagesse 



S. VETEMENTS ET PARURES. 

Voir aussi le linne Y ^aa cl l'évpnloir M n|. 



I DiiT. couronne 



Q'JABR. Hi/t couronne''*' 

■» l'iiOiV. lardivement // 

Jti Ijjni cuitl'ui'e (dite (•as((ue'*'de 
guerre) 

4^ /(/// couronne de llaule-Egyple 

''' Il s'emploie aussi pur erreur pour T ]. 
''' Comparer G -ï^, _^ et -<^. 



y ni couronne de IJasse-Egypte, 
dsit même sens, hyiy roi de 
Basse-Egypte 
l'iroN. (Moyen Empire) n 

'^ DÉT. slunhj couronne des Deux 
Egyptes 

''' Il s'emploie aussi par erreur pour U j. 
''' It s'emploie aussi par erreur pour T '^ . 



190 

(S voii" \ e 



TABLEAU DES SIGNKS M I EliOGLYIMIIQUES 



-^ iirhj les deux phiiiies coniiiiR or- 
iK'iiienl (le coill'iire 

^ (1.; liici apiioi,; sonii,.) /7(w/_y laboui'onr 
PIION. (// , ih 

^ mÎT. IKigiie 

Aiîii. siidtvl ]ta<j[iic 

•—< .s'//// nom d'un pa^s, hi di^cssc 
SiiLliis 

PIIO^. .s/ 

TT Diiï. Iiahils 
Aiîii. hhé liahil 

' — \ ?Ks langue, biuj-ri clicl' 
l'IlON. ».s 

I //'7i'/ sandale 

a .sv/ cercle '') 

/^ f//H// nnii' 

I signe représenlani Isis 

û {.■oiirroin ,1c san.lnl..) C«/* nIvCG 

^() (.acbet-cïliii.Ire atUidu'- ;. UIR. ounlu) (/i.s/ (?) 

Iresur 

g (i.i.) dSél (?) (résor 
DÉT. scean 
ABii. hhn scean 

1^1, ;/(«/// inslrnmenl snspendu à un 
collier 

''' Il s'emploie aussi pour S Ç. 



/,i^; brûler de l'encens 
PHON. hip, hp^-^ 



fWs C caravane 

I (houppe) cj))- garnir, munir 
i)i:t. Iiouppe 

(Iruis sceptres Jiflïrenls i|ui ont i\i confonilus) 

1" Mnii puissant 
"." h)'p conduire 
•"!" chi sceptre 






(massue) mil prcnds 

Imn à droite, iiniil ouest, tvnmy 
à droite 



\ Ijwl éventail 

^ (M-epire) /(/,i gouvcmer 
[il/^l sorte de sceptre 

h , . , , ., 

,■ Or/ sorte de sceptre, petit bétail 
1 ' * 

'I ivisi un sceptre 

PIION. wis 
\ (jciii un sceptn!, or 

PIION. (/O/j'-') 

'^ wist Tlièbes 
"j wér fort 
^ le dieu m^ 



''' Comparer 1'" JUI • 
''- Comparer 1 «i^. 



U. OUTILS KT INSTRUMr.N rS. 



191 



T. ARMES. 

Voir aussi la massiio M t , le harpon U 5, la ])i([UC R I , la corde d'arc \ 'ïfy, li' couloaii 7. J. 

\ (iiouracrang) 1 " dét. étranger 
i ABR. Cim Asiatique, thi Libyen. 
1 f nhiy nègre 
■j" DÉT. àc 

3" DÉT. (ancien) hnî lancer, htii 
créer, tny s'élever'"' 



DÉT. couper. f^(/( aiguiser, noinuior 

I 

' fàl arc 
DÉT. aie 



s'éveilk 



I DÉT. soutien 

ABR. shnl soutien 

[ piiOiN. i'ih 

*\^ \m]h tailler à la hache 
DÉT. iiaclie 

I ijnj premier 

^ /»/w arme en forme de faucille 

\ ((fusil à aiguiser) Jj.SHl hoUcIlCI', .s'.S^J» COU- 

>w \ (luire'-' 

\ fi>iquei) DÉT. mnij (iél)ai-([uer, faire 
paître 



[ (-Tc?) S/ Nubie 

j)(ll arc. jW étendre 



'~^lssr llèche, sljr traire 
._. ^piioN. sirn 

^/.si dos. derrière 
\ \ PiioN. si 

" I (colonne) Ci graud 
t \i'iio>-. es 

m- Ijl, hsl corps 

l'IlON. Il 

DÉT. char 

\i!ii. irrrijl char 



l. OUTILS ET IiNSTlU MENTS. 

Voir le fiispau M f , l'- fouet V =<=x . le maillet \V |, le tamis \ O- 



T 



lljnr enfermer 
(pHO\. tardivement m 



<"' Coin[iarcr G | 'c': s'cni|ilciii' aussi |)oui- 
Tl,^tSf. 

'''• Comparer O ^. !• •jr». 



vvc //// pari'-'' 

/v-, (ii.idicUcel pièce de bois) Clll. Cllj)l. lltsIlS, 

j)sn , ndr, élp choisir, élire 
''' Comparer 1> ■(V». 



TABLIvUI l)i:s SIGNK3 11 I K HOG L Y l'II IQUES. 



^ 









(plusieurs iDslraïucrils ri,- iioius dilTcrcnls oui ^16 
c..,.fon,lu=.) 



DKT. ballre 
Aiii;. Invy l)allrc 

(faunll.) PIIOX. H)i 

i/fM?j, ///as, Ai piocliei'. inry aiiiiei" 
piiON. ]nr 
'DKT. piocliei' 

snC détoiirnci'. jjrcnier 

Jil) cliarnie./'/"/ (Viiils, .s/.i labourer 

THO.N. Ill) 

'dét. laboiii'L'r ''' 

^s" lui. achever, iliii le dieu \l(Miin 
piioN. lin 

Inii bronze, s eloniicr 

z^ 

I hl;i mesure pour céréales 

j l'IlON. Ilj 

I DKT. pesanleiir. minéraux, émn 
\Bu. hsmnnom d'un métal. natron 

I (iiislrumeiilpourfaiiciefeu) PllO.N. (JB 

^ (ciseau) iiinh tailler, remarquable 
"' Il s'emploio aussi pour le signe piécédenl. 



T (inslrumenl pour creuser les vases en pierre) /uH 

métier 

^ jr/'i ouvrii' 

jf (ciseau) mr malade, pvramide 
piioN. mr 

^ PllO.N. il) 

\ voir M } 

T 



ti 



/(// moudre 



'(harpon) WC, Il H 



(PHON. XVC 



nvl la déesse Neitli 

\ 

(rasoir) DET. PaSCr 

.sv/is suivre 

(poinlede harpon euus) /,«,' f /,■/•*' ."•' ) OS. /t.S 

enterrer 
piiON. A>', />■/•» 
DÉT. os, tuyaux 

»)i.s?i/v/ (?) sculpteur 



^S 


voir V M 


A 


\oir A 


n-n 


iilnjl un collier. hA or 




piiox. nJ) 




DKT. métal précieux 



rén hd argent 
<4r de m or 



V. OBJETS EN CORDE 



193 



£3 



éht filet, .s'/w tisseï 



V. OBJETS EN CORDE. 

Voir le peloton M i, t, le nn>iid de ceinhirp •— , ia bande d'élnlïe (?) Q fl. 



Ç DKT. corde 

ABU. ml 



Ç (corde Je 100 cou.lfes?) SJt (?) 100 

piioN. (Nouvel Empire) tp'*' 



élj tirer 

DÉT. Bé 



"^ 



u 



si/( doigts (le pied, prendre terre 



M^ ItiiSlj une dignité 
^ Bwy large 

PUON. iW 
X PHON. VS 

DÉT. corde, lier'-' 

X PIION. .VH ''' 
•B («c) riION. ff 

DÉT. sar 

Anu. C)/poclie 



''1 II s'emploie aussi poui- le signe jn-écddenl. 
''' Il s'emploie souvent à toii pour "5 ci-après. 
''' Comparer M | . 

li,l,l. (Vkude, t. \ II. 



•=^ DÉT. lier, délier, livre, etc. 
\i!ii. Cri;- terminer 

"-V forme tardive du précédent 

"^1 (fouet) //(// emplir 
^^PHOx. mh 

•»-^ (P^.u) sd prendre 

PIlON. sd 



i — i voir 



U 



:>« Cnd {cid) sain 
piio\. Cnd [ad] 

^ snt fondement 

^ PIION. IVi 

X\ (corde d-arc) j'wd [l'd) croflrc 
DÉT. iy, 5;' 

^ .si al)ri 

<|Ht- (entrave pour les hesliauï) Ri abvï 

I PHON. // 

] PIION. .s/,(") 

"^ PIION. rvîh poser (•'^' 

'*' Comparer Y ri-dessous. 
''' Comparer le signe suivant. 



TABLEAC DES SH;m;s III I;R0GL\ PilIQ U ES. 
=> IMlOiN. I 



^ s'eiii|)loi(' pour les deux signes 
précédents 

(r</.7 ollVande'') 

^ jilj)' entourer, dhn entourer, une 
unité de poids, wS entourei', 
l/Sl) intérieur (subst.) 



y^ iljj saisir 

% wl envelopper 

DËT. embaumer, mort, odeur. 

compter 
ARR. Ij^I) compter ('-' 

f^ DKT. odeur 



W. VASES ET CORBEILLES. 

Voir le sac V "5 , roulre E y^ , V =x=^. 



^ //i.s7 nom (l'une ville, Idéll nom 
d'une déesse, pSé godet de 
scribe, mvhl onguent, ivr/j par- 
fumer 
DKT. onguent 

j vase nommé /jsl , Ijsi/ louer 

j] vase nommé U'/jl. IM , /•/'/' fi'ais 

PIION. //.s 

itKT. frais 
j (m.ii:i<-o majesté, /;//( serviteur 

Moellellc-onlenanl.Io, vases) //«/ (IcVaUl 

m) 

^ inini unir, le dieu Clmoiim 

t \ 

▼ f DKT. vase. Ii(juide 

^ 1 Aiiu. ///i7ljière,nY/ym',ti'/>i serviteur 



"' C.onipnior M 



:^ dl't. lait 

H DKT. vin 

« PIION. nw, ni (?) 

DKT. kd, m] vase, liquide 
ABR. hmv intérieur (sui»sl.) 

J inij porter 
l'iioN. in 

♦ (c^ur) il) cœur 
DKT. cœur 

w |Elépliantine îHiir/ 
^^^^DKT. vase en pierre 

f^ wcii ])ur, prèlre'-') 

j**v^ piiOiN. cA'"' 

^ inr, iiiif comme, de même que 
piioN. mi/ 



'"' Il s'emploie aussi à loil pour ■-»-.. 

'^1 Comparer A f^. 

''' Dans les formes de n-cb qui oui perdu le ir. 



C, ivélj , Ijiii, Irois sortes do vases 
l'cb {jodet de scribe, ivsh large 
hnivl dame 



X. OFFRAXDKS. 

■^ IMION". /.• 

»■ /.'i/ animal feiuclk 



195 





l'IlON. C(' 




DÉT. vase 


• 


voir X # 


A 


DÉT. feu 


1 


ABR. nsr 


* 


bs 


* 


dr frontière 


» 


pjiON. (jr 


Q 


net trône 



PIIO>. g 

ni) seigneur, tout, chaque 
piiON. nh 



•^^ OKT. fètC 

ABU. lit) fêtet" 

^ hry-hli prêtre 

"S iV orge 

DÉT. céréales, mesure de grains 

^ employé tardivement pourle signe 
précédent 

'*' kir troupeau 

/ Ijinl cuivre 
DÉT. métal 

» (poêle enterre) Ij cliaud 

piiox. 15 



X. OFFRANDES 



DET. pam 

I 

nlin la ville d"EI-kal) 



, I /5 pain 

> PIION. 13 

* i ABB. Il père 

ê I 

Q j piiv/ pain dollrande. pSivl époque 

primitive 
® ' DÉT. pain 



O 



psd-l ennéade 



© sp tas de blé, sp fois'-) 

® vieille forme pour le précédent 

® (crible) PIION. // 

^ idi/ donner 

<" Compai-prOlXl- 

■') Il s'emploio aussi pour ctd , ci-dessus. 

a5. 



l'Jti 



TABLKAH DKS SIGNES 11 1 KROGL YPUIQU KS. 
\. KCKITURE, MUSIQLE, JEUX. 



^ (écriloire) slt (s.s) éciMrC 

ABU. nCC bariolé, énCC polir 

_-^ (roiiic,m,iciKii>)T»s) }«(/i/ livre, écrit 
DKT. les idées abstraites 
\Bi\. (lind ensemble 

-(*< gyiv sac, mm 
DKT. gyw 



> sss( sistre''' 

I (onu,.) ]ifr bon 
^^ éi/^ reconnaître 
wHii (.imiih-r) -Hi/j, rester 
rllo^. //m 

É '/'i pion de jeu 



Z. TRAITS. — SIGNES DOUTELX. 



DÉT. duel 

PHON. y 



'i)i;r. j)ai'tager, compter, briser 
I ABU. .v6« distinguer, sti'i dépasser!'-) 



n 


//tr/ J 


'"1 


Hirf/ profondeur 


ft' 


DET. meuble, corbeilles 


O 


DÉT. hri/l fi-ayeur 


] 


dny 




i)i:t. partager 



o DKT. cercle. I,d 



- PHO?l. / 

•-t-i l/ii achever. . . . -I village ou quel- 
<jue chose d'analogue 

DÉT. (/if/f/ 
aZi (carlouche) )•;* HOUl 

^ voir N — 

— ^ ékr battre 

j2 Ipt liarem 

j (coulcau) rno.\. Hin. 

'■' Le premier de ces deux signes s'emploie 
aussi par erreur pour S •^. 
''' Comparer N ,^, . 



Erratum. — Page 77. ligne 3, lire ; wih au lieu de : n-ch. 



TABLK DES MATIERES. 



Atari -PROi'os 

GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE. 

[^THODLCTIOX 

La langui' et le» écritures, S i-^ 

Les sons , 88-13 

PREMIÈRE PARTIE. LVNGUE ET (IRAMMAIRE. 

CHAriTRE I. I^c Sub^lanliJ 

Dérivation et composition, ."? 1 3-i ô 

Genres, S 1 6-1 8 

Nombres, S 1 9- a 1 

Emploi des nombres, S a-i-jo 

Syntaxe du substanlil, S 2i-3 1 

Chapitre IL Pronoms et Adjectifs 

Anciens déinoaj.lr;itirs, !< 315-3(1 

Emploi des anciens démonstratifs, S ô-^-'r.> 

Nouveaux démonslralil's, .S /i3-/j'i 

L'article, S 'i5-/if) 

Sulfixes personnels, .'» 00-53 

Pronoms personnels indépendants, S 5'i-ô8 

Adjectifs qualificatifs, ."« '>Q-('>~ 

Noms de nombre, 8 68-7;! 

lii'hilil's, inlcrro^alifs et indéfinis, !> 73-79 

Chapitre 111. Le I ei-bc : L Flexion 

Racine verbale et radicales, S 80-82 

Modifications de la racine verbale, S 83-87 

Voix, formes nominales, verbales et mixtes, S 88-102 

Paradigme (3 rad. sans consonne faible), S io3-io4 

Verbes autres que les 3 rad. sans consonne faible. S loa-iog, 



i-iv 



23 

2.") 

28 
■'0 

32 

33 
35 

•'0 
/12 



1!».S TABLE DES M ATI Kl! ES. 

C'.iiM'iTiii: l\ . Le Vcrhi' : II. l"]inploi /|G 

Emploi (le rinlinilif, S 1 1 !>-i un /lO 

iMHpIdi (lu [)arlicipG el de radjccliC vciljal , ."> i -n .j i 

Emploi (le la l'onne en -?, S i ■>•> o->. 

Emploi (les l'ormes relalives, î^ i ■>.') 5a 

l'jnploi lie rancieiine llexion, s i aA-i ■>() 53 

lùnploi de la nouvelle flexion, S ilio-i/'lg 5C 

l'orme a), ,^ i3i-i33. 

l'orme (3), .^ i3i-i37. 

roriiic emphatique, S i 3(S- 1 'i i . 

lornie en -it-, $ i/i'3-i/i/i. 

autres rormes, § i/iS-i/i^. 

l'ormes passives, S liS-iig. 

CuAPiTiiK V. l'réjwsilions , Conjonctions , Adverbes. Néffalions G3 

Prépositions, S i 5o-i 03 03 

Conjonctions, § i 54-i Sg 65 

Adverbes, S iGo-i 6i Ct-^ 

Négations, .S 165-172 68 

('iiAi'irni: VI. Les Proposilions : I. Construction 72 

Propositions nominales, S 17/1-177 -.-i 

Proposilions verbales, .'^ 1 78-1 8 '1 73 

Particules, S 185-189 76 

Proposilions inleriogalivcs, S i f)o-i q-! 77 

Proposilions subordonnées, S i 93-1 ()5 78 

Proposilions négatives, § 1 96 7g 

(]ii.ti'iTRi: VU. A(s Praposilions : If. Syntaxe 80 

.A. Proposilions indépendantes : 

Les constructions du verbe, .S 198-202 80 

Les nuances du verbe, S 9o3-!>o7 82 

Propositions avec m, négalives et interrogalives, S 208-210. 85 

Le sujet, S 21 1-218 86 

Le complément, § 2 1 9 89 

B. Propositions indépendantes en Egyptien, logiquement su- 
bordonnées : 

(;oni|délives, S 220 go 

Circonstancielles, S 221 yo 



TABLK DKS MATIKRES. |<)<j 

PiCI.. 

Finales, S 222 r)i 

Conditionnelles, S 228 i| 1 

Relatives, S 22^-225 qi 

C. Propositions subordonnées : 

Causales, S 226 qa 

Finales, 8 227 qS 

Temporelles, S 228 q 

Conditionnelles, § 229 g 

Relatives, S 23o-23 1 f|/i 

DEUXIÈME PARTIE. — ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE. 

Chapitre Mil Origine el DéveloppemenI de Técrilure 07 

Procédés de l'écrilure, S 282-23^ 97 

Valeur de signe-mot, S 238-2'i3 g8 

Valeur phonétique, .S 2^/1 1 00 

Alphabet, S 2i5 101 

^lulticonsonanls, S 266-2/17 102 

Déterminatifs, S 248-25o 1 o.") 

(iiiAPiTiu: 1\. Priirédés orthographiques I0(> 

Absence des signes i)lionétiqiies, S 253 1 o(i 

Signes-mots avec compléments phonétiques, S 206-207... 107 

Orthographe purement phonétique, .S 258-2G0 108 

Déterminatifs, S 261-2G3 109 

.Abréviations, S 2(j'i 1 09 

Remarques. .'^ 260-207 1 1 ■? 

CiiAPiTRK X. Orthographe des formes grammaticales il '1 

•Substantif, 8268-278 11/1 

Pronoms et adjectifs, -"^ 27 '1-288 1 1 S 

Verbe, .< 286-289 I ■'•• 

8 rad. sans consonne faible, S 280. 

autres verbes que les 3 rad. sans consonne fail)le, 8 286- 

288. 
verbes irréguiiers, 8 28g. 

Prépositions, 8 290-291 i3ô 

Conjonctions, 8292 1 8<l 

Advcrlies. 8 098 187 



200 TABLE DES .\1ATIERES. 

Puis. 

Négations, S agi-agG i 38 

Particules, $ 'îf)- i38 

Chapitre \I. Ijcrtiirc et Transcriplion , $ -iijS-'ôoli I/lO 

i]\('rcices : 

Sul)slantifs, 8 SoS-.li a ] !i!i 

Pronoms et adjectifs, 8 3 1 3-3 17 1 48 

Verbes, § 3i8-33o i5/i 

Prépositions, conjonctions, adverbes, ."^ 33 1 i63 

Négations, S 33a 1 65 

Pro|)Osilions, S 333-335 1 (i(i 

Taiileali des signes iméroglypiiiques : 173 







1 IS62 



PJ Lesquier, Jaan 

1135 Grammaire égyptienne 

L4 



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