(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Grammaire Kiswahili"

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 



ORDUNIVERSITY LIERAI 






GRAMMAIRE KISWAHILI 



GRAMMAIRE KÏSWAHILI 



• ii l ' ■ • ' " 






Par le Père DELAUNAY 

DE LA SOCIÉTÉ DES MISSIONNAIRES DE NOTRE-DAME DES MISSIONS D* AFRIQUE, D'ALCKR 



MISSIONNAIRE AU TANGANYKA. 



PARIS 

IMPRIMERIE F. LEVÉ 

KUE CASSETTE, 17. 
1885 






k 



GRAMMAIRE KISWAHILI 



INTRODUCTION. 



Une grammaire a pour but d'enseigner à parler et 
à écrire correctement ; c'est pourquoi dans ce travail 
nous nous sommes appliqués à donner les règles d'un 
kiswahili pur et correct. Il ne doit point suffire à 
un blanc, surtout à un missionnaire, d'arriver 
seulement à se faire comprendre. Pour conserver 
son prestige auprès des noirs, il faut qu'il parle 
bien leur langue. Nous pouvons affirmer^ que le kis- 
wahili dont nous donnons ici les règles^ est le vrai 
kiswahili employé en conversation^ par ceux qui 
parlent bien. D'abord il n'y a pas une règle^ dont nous 
n'ayons, par nous-même, constaté l'exactitude. Le 
fils du gouverneur d'Oujiji, qui connaît biea sa 
langue, s'est mis à notre disposition, et nous a donné 
tous les renseignements dont nous avons eu besoin. 
Nous nous sommes aussi aidés de M. Steere, qui a 
bien su trouver la clef du kiswahili. Son manuel nous 
a été de la plus grande utilité, d'abord pour apprendre 
la langue, ensuite pour composer ce travail. 

La grammaire est divisée en deux parties : dans la 
première nous traitons successivement des différentes 
parties du discours, mais en ne donnant que les 
règles d'accord et de conjugaison ; dans la seconde 
partie se trouvent quelques règles de syntaxe^ et la 
manière de rendre certaines expressions françaises 
qui n'ont pas de correspondant en kiswahili. 

Pour faciliter l'étude et l'intelligence des règles, 
nous avons placé au bas des pages une série d'exer- 
cices correspondant aux règles données au-dessus. 



— 2 — 

Nous avons préféré cette disposition, à celle qui con- 
siste à diviser la grammaire en leçons suivies d'exer- 
cices, parce qu'elle à l'avantage très appréciable^ de 
ne pas interrompre la suite et Tenchaînement de la 
grammaire. Au commencement de chaque exercice 
est une liste de dix mots nouveaux ; celui qui voudra 
s'astreindre à les apprendre chaque jour, se trouvera 
savoir, à la fin, assez de mots pour parler couram- 
ment. Nous nous sommes appliqués aussi à ne mettre 
dans chaque exercice^ que des • mots vus précédem- 
ment. De cette façon, l'exercice, en même temps 
qu'il forme à l'application des règles, ramène à 
l'esprit les mots déjà connus, et les fixe dans la 
mémoire. 

Tous ceux qui ont étudié lekiswahili; sont d'accord 
pour l'écrire en caractères romains; la lecture ne 
présentera donc pas de difficulté. Cependant quelques 
lettres n'ayant pas absolument la même prononcia- 
tion qu'en français, nous donnons l'alphabet^ avec la 
valeur de chaque lettre, et nous le faisons suivre de 
quelques considérations sur certaines lettres en par- 
ticulier. 

bref. 

souvent prononcé Ky. 

suivi d'un y, rarticulation s'adoucit, se 
mouille, disparaît en partie, pour 
donner un son intermédiaire entre di 
et gui, 

quelquefois confondu avec v. 
toujours dur. 
toujours aspiré. 

le djîme arabe, côu 

/ et r sont considérés comme une 
même lettre, et mis indifféremment 
l'un pour l'autre : Tura = Tuto. 



A 


~^ 


a 


B 


*^~ 


b 


CH 


_^ 


tsh 


D 




d 


K 




é 


F 


z^x 


f 


G 


_^_ 


g 


H 


— 


h 


I 


' 


• 

I 


J 


..^ 


dj 


K 


— 


k 


L 


— 


1 




M 


^^z 


m 


N 


== 


n 





.^ 





P 


^s: 


P 


R 




r 


S 


— 


s 


SH 


=: 


ch 


T 


— 


t 


U 


zm^ 


ou 


V 


— 


▼ 


w 


■MM 


ou 



— 8 — 



ny se prononce le plus souvent comme 
notre gn mouille dans igname, igno^ 
rance. 



toujours dur. 



trC 



il est toujours consonne, par conséquent, 
doit toujours êtrs joint à une voyelle 
pour former syllabe ; c'est le ^^ arabe. 

Ainsi, wa fait une seule syllabe, et se 
prononce par une seule émission de 
voix, tandis que ua fait deux s^rllabes, 
et se prononce par deux émissions de 
voix (tt-a). 

Y = y toujours consonne, comme u;, et ne peut 

former syllabe que joint à une voyelle ; 
c'est le ^ arabe. Ainsi ya, dans ku-le- 
vya, se prononce ku-le-vya^ tandis que 
ta dans ambia se prononce a-mbi-a, i et 
a faisant deux syUabes. 

Z = z 

GH représente la lettre arabe ghain t, et 

^proponce du gosier ; c'est un r 
Sss^nê, dit M. Bresnier. 

KH représente la lettre arabe khd\ ne 

doit pas se prononcer h; c'est une très 
forte aspiration; remplace aussi le 
ha arabe. 

TH représente la lettre arabe àzal ; se pro- 

nonce comme le th doux anglais, rem- 
place aussi le v^ Uà, le sdd et le 
dzà. 



— 4 — 

Nota 1°. — Les noirs de Tintérieur éprouvent une 
grande répugnance^ pour la rencontre de deux voyel- 
les entre deux mots ou dans le corps d'un mot. La 
plupart, pour éviter cette rencontre, intercalent un 
I, et disent tala pour taa, kidwala pour hutwaa, Ute 
lungo pour Ute ungo. 

Nota 2"*. — M. Steere donne au j tantôt la valeur 
de dj, tantôt celle de dy, tantôt celle de^. Il écrit avec 
jj knngqja, attendre, qui se prononce Tcungodya; 
mji, ville, qui se prononce mgi; Tcuvunja , briser^ 
qui se prononce Tcuvundja, Il a probablement em- 
prunté cette orthographe aux Arabes, qui sont obligés 
d'écrire de la sorte, à cause de l'insuffisance de leur 
alphabet. Nous avons cru devoir la changer, à cause de 
l'inconvénient grave qu'elle a^ de donner à ceux qui 
étudient dans la grammaire, une prononciation fausse, 
dont ils ont ensuite beaucoup de peine à se défaire. 
Nous n'avons donc conservé au j, qu'une seule pro- 
nonciation, celle de dj, le -^ arabe; et nous écrirons 

Tcungodya, attendre, hidyenga, bâtir, rrigi, ville, et non 
Tcungoja, kujenga, mji; mais il faut bien se rappeler 
quey estconsonne^maisque dya ne fait qu'une syllabe. 

Nota 3°. — La lettre /i amène quelques difficultés 
dans les accords. Ainsi^ les adjectifs qualificatifs com- 
mençant par ch, /*, h, k, p, s, t, rejettent n^ quand 
d'après les règles d'accord, ils devraient le prendre en 
préfixe. Ceux qui commencent par b, v, w, changent 
n en m, et prennent cet m comme préfixe. Ceux qui 
commencent par Z, r, changent /, r en d, afin de pou- 
voir admettre n comme préfixe. 

M. Steere a voulu généraliser ces caprices que 
subit la lettre n, et des adjectifs, les a étendus aux 
substantifs. Il trouve là l'explication d'une exception 
apparente, qu'offre la troisième classe à la règle 
générale des autres classes. Les noms de la troisième 
classe en effet, commencent par toutes sortes d'ini» 



— 5 — 

tiales, et la seule marque qui indique qu'ils appar- 
tiennent à cette classe, c'est qu'ils ont le pluriel sem- 
blable au singulier; tandis que les autres classes ont 
chacune des préfixes, invariables pour tous les noms, 
au singulier et au pluriel. 

D'après M. Steere, cette exception n'est qu'appa- 
rente. La troisième classe suivrait la règle générale ; 
«lie aurait, elle aussi, un préfixe propre^ qui serait n 
devant une consonne, et ny devant une voyelle, tant 
au singulier qu'au pluriel. Tous les noms de la troi- 
sième classe devraient donc régulièrement com- 
mencer par n. Un grand nombre en effet commencent 
ainsi. Si beaucoup commencent par d'autres con- 
sonnes, c'est/ ou qu'ils sont étrangers à la langue, ou 
que leur consonne initiale est incompatible avec n; ils 
font partie de la classe^ sans en prendre les initiales 
Si quelques-uns commencent par m&, mv, c'est que 
n s'est changé en m devant ô, v, (1). 

Cette théorie est très plausible ; cependant elle laisse 
quelques difficultés^ qui ne paraissent pas faciles à 
résoudre. Puisque n peut subsister devant d^ g^ /, ;?, 
pourquoi trouve-t-on dans la troisième classe^ des 
mots qui commencent par ces lettres? Pourquoi n 
aurait-il disparu ? D'autres mots commencent par une 
voyelle ; pourquoi n'ont-ils pas ny en préfixe? Enfin 
des mots commençant par n devant une voyelle^ sont 
rangés dans cette classe, comme nanga, ancre, nelli 
pipe à eau, noondo , papillon de nuit ; pourquoi 
ces noms ne font-ils pas nyl Probablement, il y a là 
une de ces irrégularités si fréquentes dans toute 
langue, dont il ne faut pas chercher la raison, le pour- 
quoi; l'usage le veut ainsi. 

Nota 4°. — Une question du même genre^ et qui 
reste également sans complète solution, existe au 

(1) iVcAa, pointe, sommet, bout, — nchi, pays, contrée, — 
iiso, rognons, reins, — nta, cire,. font exception a la règle 
générsde; n subsiste devant c/t, s, t. 



— 6 — 

sujet des singuliers de la cinquième classe. Les 
adjectifs qui doivent s'accorder avec un singulier de 
cette classe^ prennent dy, quand ils commencent par 
une voyelle; or un certain nombre de substantifs 
appartenant à la même classe^ prennent aussi dy, 
quand ils commencent par une voyelle, et dx^i, s'ils 
sont monosyllabiques, comme dyiJcOf foyer, plur. 
meko; dyinoj dent, plur. mBUO; dyamho, affaire, 
plur. mambo; dyicfWj œil, plur. macho. Il semble 
donc, qu'en règle^ le préfixe singulier des noms de la 
cinquième classe soit dy, devant une voyelle^ et dyi, 
devant un monosyllabe. Mais, comme on rencontre 
des noms de cette classe^ qui commencent par une 
voyelle sans prendre dy, ce serait sans doute se 
hasarder^ que de le poser comme règle. Pourquoi les 
uns prennent-ils dyl pourquoi les autres ne le 
prennent- ils pas? Il n'y a peut-être pas d'autre raison 
que l'usage. 

Accent tonique. — En kiswahili l'accent tonique se 
place toujours sur Tavant-derrière syllabe, et il est 
très important de ne pas le déplacer ; njîa^ chemin ; 
njiâni, dans le chemin. Bien souvent, tout en par- 
lant correctement, on n'est pas compris des indi- 
gènes, uniquement parce qu'on ne tient pas compte 
de l'accent tonique, ou parce qu'on ne le met pas où il 
faut. 



r' 



PREMIÈRE PARTIE 



«MWMMWMW^O^O» 



CHAPITRE PREMIER 
NOTIONS PRÉLIMINAIRES 

Le kiswahili, comme la plupart des langues nègres 
de TAfrique équatoriale, se distingue de nos langues 
d'Europe par trois caractères principaux : 

Le premier est la division des noms en classes. 
Ces classes ont chacune des préfixes ou initiales propres 
au singulier et au pluriel ; c'est par là qu'on les dis- 
tingue entre elles. Et tous les noms de la langue ran- 
gés sous Tune ou l'autre, en prennent les préfixes. 

Le second est l'accord qui doit se faire par des 
préfixes, qui varient selon les classes des noms. 

Le troisième est l'absence de genre. Pour indiquer 
le sexe^ on ajoute au nom^ les adjectifs wwie pour le mâle, 
et he pour la femelle, qui doivent suivre l'accord de 
la classe à laquelle le nom appartient. 

Mwana mume, un homme, mwana mke, une femme. 

L'article n'existe pas non plus. 

La distinction des noms en classes et les règles 
d'accord, étant la base de toute la langue, le nœud 
unique de toutes les difficultés qu'elle présente, nous 
les exposons tout d'abord. Nous engageons fortement 
à ne point passer outre, avant de les posséder à fond : 
toute la grammaire est là en substance; ce qui 
suit, n'en est que le développement simple et naturel. 



-- 8 — 

CHAPITRE II 
SUBSTANTIFS 

ARTICLE PREMIER 

DES CLASSES LES NOMS 

En kiswahili; les noms sont divisés en neuf classes : 

1"* Classe. — Cette classe comprend les noms qui 

commencent au singulier par mjjntVy et font leur 

S luriel en changeant m, mw en wa ; ils désignent tous 
es êtres animés. 

Wrtu, un homme. wa-tu, des hommes. 

nirtumwa^ un esclave. wa-tumwa, des esclaves. 

mW'Okozi, un sauveur. wa-okozi, des sauveurs. 

mw-ana, un fils, un enfant, wa-ana^ des fils, des enfants. 

Nota. — Quand un préfixe terminé par a , comme 
wa, se trouve devant un mot commençant par e 
ou ê, Va et r au tra voyelle se^ confondent en une 
espèce d'e lon^. 

mw-enzif compagnon. wenzi^ des compagnons (et 

non wa-enzi), 

mw-erevu, personne rusée. werevu^ des personnes rusées 

(et non wa-erevit). 

mmm m là eRÂHMAisE kiswâhiii 

Nota. — Dans les listes des mots qui suivent, nous 
donnons après les substantifs, le préfixe du pluriel, quand 
le pluriel n'est pas semblable au singulier. — Les adjectifs 
sont précédés d'un trait (-), qui indique la place du préfixe. 
— Les verbes sont suivis de la particule ku, marqjie de Tin- 
finitif. 

EXERCICE PREMIER 

MsJiale r»i-, flèche. — mfupa mi-f os. — mpaka mi-, li- 
mite, borne. — mpagazi wa-y porteur de caravane. — 
mdyinga wa-^ ignorant, niais, non dégourdi. — mtwana 
wa-, jeune esclave. — mchawi wa-, sorcier. — mgonjwa 
wd'f malade. — mto mi-, rivière, coussin, matelas. — 
tntoro wa-, déserteur, fugitif. 



^in 



JVC 



n rasoir, nyembe. 



§ ajoutée la particule m pour indiquer 



à la môme classe. 




numu 
mule, mie 
humo 



ndimo 



nyumbani 



napa 

pah 

hapo 



ndipo 



huku 

kule 

huho 



ndiko 



I 

) , 



— 9 — 

Cette contraction a lieu, du reste, toutes les fois 
que ces voyelles se rencontrent. 

2® Classe. Cette classe comprend les nomS; qui com- 
mencent au s ingulier par m, mw, et font leur pluriel en 
changeant m, mw, en m%, my. 

m-Uy un arbre. m^<^, des arbres. 

m-langOj une porte. mi-lango, des portes. 

mw-anzOy commencement. my-anzo, des commencements 

mw-ibaf une épine. myAhay des épines. 

Les nomsd*arbres appartiennent tous à cette classe. 

3® Classe.— Cette classe comprend tous les noms 
qui ne changent pas au pluriel. 

nyotay une étoile. nyota, des étoiles. 

nguo, une étoffe. nguOj des élofTes. 

môegu, graine. mbegu, des graines. 

mchwa, fourmi blanche. wicAiwa, des fourmis blanches. 

4® Classe. — Cette classe comprend les noms^ qui 
au singulier^ commencent par Ici devant une con- 
sonne^ et ch devant une voyelle, et font leur pluriel en 
changeant ki en vi, et ch en vy. 

Ki'Su, un couteau. visu, des couteaux. 

ki-'ti, un siège. vi-tij des sièges. 

ch'Ombo, vaisseau, vase. vy-ombOy des vaisseaux, des 

vases. 
ch-ambo, appât. vy^ambo, des appâts. 

Nota. — Les noms qui commencent par ch, et ne 
font pas leur pluriel en vy, sont très peu nombreux. 

THÈME. — Un homme — Des esclaves. — Un os. — Des 
sauveurs. — Des fils. — Un déserteur. — Des rivières. — 
Un jeune esclave. — Des matelas. — Une limite. — Des 
porteurs. — Des flèches. — Des sorciers. — Des épines. — 
Des commencements. — Des portes. — Des arbres. — Des 
esclaves. — Des os. — Des limites. — Des malades. — Des 
fugitifs. — Des niais. — Un malade. — De jeunes es- 
claves. 



— 10 — 



chopa, plur. machopa, jointée* 

choziy plur. machozi, larme. 

chooko, plur. choho, petite espèce de pois. 

chungwa, plur. majchungwa, orange. 

chupa, plur. machupa, bouteille. 

chuij plur. chuù léopard, tigre. 

Us appartiennent à la 3^ ou à la 5® classe. 

5* CLASSE. — Cette classe comprend les noms qui 
font leur pluriel, en prenant ma devant le singulier; 
ils n'ont pas de préfixe propre, au singulier. 

wingu, nuage. ma-wingu, des nuages. 

sihiOf une oreille. ma-si/»o, des oreilles. 

tawi, une branche. ma-tawi, des branches. 

dyina^ nom. ma-âyina^ des noms. 

dyani, une feuille, brin ma-dyani^ des feuilles, de 
d'herbe. l'herbe. 

Nota 1**. — Quelques mots, peu nombreux, [bien 
qu'appartenante cette classe, ont au singulier comme 
préfixe dy ou dyi, qui disparaît au pluriel. 

ByamhOj affaire, fait au pluriel mambo, et non 

madyambo. 
dyicho, œil, — — 

dyifia, pierre de foyer, — — 

dyikOy foyer, — — 

dyinOf dent, — — 

dyitUy homme tout à fait grande — — 



dyiwe^ pierre, 



macho, 

mafia, 

m£ko. 

meno. 

matu ou ma- 

dyitu. 
mawe. 



EXERCICE II 
Boma ma-, rempart, enceinte. — déni, dette. — inchif 
terre, pays. — kidonda «t-, plaie, ulcère. — kidoUs vt-, 
doigt. — kitu tn-, chose. — ndizi, banane. — njaa, faim. 

— ngoma, tambour. — nyama, viande, animal. 

THEME. — Des jointées. — Des doigts. — Des choses. — 
Un appât. — Des étoiles. — Un rempart. — Des tambours. 

— La faim. — Des plaies. — Une dette. — Un pays. — Une 
orange. — Des sièges. — Des bananes. — Des léopards. 

— Déjeunes esclaves. — De la viande. — Des os. r— Les 



— 11 — 

Nota 2°. — Madyiy eau, mafiita, huile^ graisse 
beurre, et d'autres mots commençant par ma, sont 
considérés comme des pluriels de cette classe. Mali, 
biens, peut être traité indifféremment comme un 
pluriel de cette classe ou un nom de la troisième 
classe. 

6* CLASSE. — Cette classe comprend les noms qui 
au singulier ont pour préfixe u, et font leur pluriel 
en changeant u, en n devant une consonne, et en ny 
devant une voyelle. 

u-apo, serment. ny-apo, des serments. 

w-embe, rasoir. ny-embe^ des rasoirs. 

u-imbo, chaot. ny-imbo, des chants. 

U'devu, poil de barbe. n-devu, des poils de barbe, de 

la barbe. 

Nota 1**. — Si le radical du nom est un monosyllabe, 
le préfixe u reste au pluriel. 

tt-a, cour, clôture. ny-wa, des cours, des clôtures. 

«-ZI, fil, ficelle. ny-Mzi, des fils, des ficelles. 

Nota 2*. — Si la 1'® consonne du radical est b, w, 
alors n devient m, et w se change en b. 

U'bavUy côte. m-bavu^ des côtes. 

u~wingUy ciel. m-bingu, les cieux. 

commencements. — Des arbres. — Une porte. — Un 
animal. — Un couteau. — De^ bouteilles. 

EXERCICE III 

Bakuli ma- y bassin, cuvette. — dyifu ma-, cendre. — ganda 

[ma-, peau, écaille, écorce. — kashama-, caisse. — shauri 

ma-, conseil, avis. — shoka ma-^ hache. — ufvnguo, plur. 

funguo, clef. — ttpanga, pangaj sabrç. — uso ny-j figure, 

face. — yayi ma-, œuf. 

THÈME. — Les conseils. — Les écorces. — Une branche. 

— Une feuille. — Les herbes. — Les yeux. — Des sabres, 

— Les nuages. — Les dettes. — Un bassin. — Des œufs. — 
Des haches. — La figure. — Des clefs. — Des caisses. — Les 



— 12 — 

Nota 3^*. — Si la lettre qui suit u est ? ou r, n reste 
au pluriel, mais / ou r se changent en d. 

ti/imi, langue. n-cîimt^ des langues. 

Nota 4**. — Si la consonne qui suit u est ch, /*, h, k, 
jt?, s, t, on retranche simplement Vu au pluriel, sans 
rien ajouter. 

ucMpuha, bourgeon. chvpuka^ des bourgeons. 

ufagio, balai . fagiOj des balais. 

ukucha, ongle, griffe. kucha, des ongles, des griffes. 

upepo, vent. P^o, des vents. 

ushanga, perle. shangay des perles. 

utambi, mèche. tambi, des mèches. 

Généralement les noms abstraits sont rangés dans 
cette classe. 

7® CLASSE. — Cette classe ne comprend que le mot 
mahali ou mahala, lieu (invariable). 

8* CLASSE. — Cette classe comprend les infinitifs des 
verbeS; employés comme substantifs. Tous les infi- 
nitifs peuvent être employés substantivement. 

Uula, le manger. 

I . — — — . ■■ t 

vents. — Un œil. — Des perles. — Des dents. — Les noms. 

— Les matelas. — Des ongles. — Des fils. — Des chants. 

— Des oreilles. — Des cours. — Des pierres. — Des larmes. 

— Des sièges. — Des affaires. — Des sabres. — Des lan- 
gues. — Des tambours. — Les clefs. — Des avis. — Des 
cendres. — Des cuvettes. — Des ulcères. — Des bourgeons. 

— Des branches. — Des figures. — Des rasoirs. — Des 
larmes. — Des oranges. — Des serments. — Des bouteilles. 

— Des niais. 

EXERCICE IV 

Byua ma-y soleil. — kazi, travail. — kisima vi-, puits. — 
kilima vi-, colline. — kitwa vi-, tête. — mezay table. — 
mkono mi-, main, bras, coudée, queue (de casserole, etc.) — 
pembe, ivoire, angle, corne. — soko ma-, marché. — ulim- 
wengu, le monde, Tunivers. 



i 



— 13 — 

9« CLASSE. — Cette classe comprend tous les noms 
auxquels a été ajoutée la particule-m. Cette parti- 
cule indique une relation de lieu, et peut être tra- 
duite en français par à, vers, en, de, hors de, dans, de- 
dans, prhsy auprès^ etc. Ces différents sens sont in- 
diqués par la forme d'accord, et aussi par le sens 
de la phrase, comme on le verra plus loin. Tous les 
substantifs, excepté les noms d'hommes et d'animaux, 
peuvent prendre cette particule. 

nyumba, maison. nyumbaniy à la maison.. 

njia, chemin. njiani, dans le chemin. 

moto, feu. motonij dans le feu, au feu. 

mbingu, cieux. mbingunif aux cieux. 



ARTICLE II 

REGLES GÉNÉRALES D'ACCORD 

En kiswahili, Taccord se fait avec le nom, de deux 
manières : 

1** Par les préfixes propres à chaque classe de noms, 
pj)ur les adjectifs qualificatifs et numéraux; 

2° Par une voyelle ou syllabe particulière propre 
aussi à chaque classe, et que nous appellerons syllabe 
caractéristique, pour les autres parties du discours. 

VERSION. — Mbinguni. — kitwani. — mtoni. — dyikoni. 
- — kazini. — uhmwenguni. — masikioni. — kilimani. — 
madyini. — mezani. — mawinguni. — pembeni. — mekoni. 
— machoni. — dyuani. — sokoni. — mlangdni. — mko- 
noni, — mbavuni. — uani. — njiani. — usoni. — mpa- 
kani. — kisimani. — sikioni. 

EXERCICE V 

DyashOf sueur. — kinanda vi-, instrument de musique à 
cordes. — kufuliy cadenas. — leso, mouchoir. — mate, saUve. 



— 14 — 



I. — Les préfixes propres à chaque classe^ sont : 



4" CL. 
2« CL. 
3« CL. 
4« CL. 
5« CL. 



smg. m. mw, 
plur. wa, 
siDg. m. mu;, 
plur. mi, 

Jiuf ; i "• «y- 

sing. ki. ch. 
plur. VI. vy, 
sing. — . dy. 



\ 



plur. ma. 
'^ ^- l plur. n. ny. 

8^^^-lpiuf:i*^-^^- 

9® CL. Cette classe n'a pas de préfixe propre. 

IL — Les syllabes caracUristiques propres à chaque 
classe^ sont : 



Nota. — Quand deux pré- 
fixes sont indiqués, le pre« 
mîer s^emploie deyant une 
consonne, et le second de- 
vant une voyelle. 

Au singulier . de la 
5» classe, dy s'emploie de- 
vant une voyelle; devant 
une consonne, on ne met 
pas de préfixe. 



1" CL. 
2® CL. 
3» CL. 
4« CL. 
5® CL. 
6« CL. 
7« CL. 
8« CL. 

9« CL 



smg. yu, w* 
plur. wa, w, 
sing. u. w. 
plur. i. y, 
sing. i. y. 
plur. zi, z. 
sing. ki. ch. 
plur. vi, vy. 
sing. H. L 
plur. ya. y. 
sing. u. w. 
plur. zL z, 

ku.kw. 



\ 



Nota. — La première syl- 
labe caractéristique s^em- 
ploie devant une consonne, 
et la deuxième devant une 
voyelle. 




mu. mw, m. 
pa.p. 
ku, kw, k. 



— 15 — 

A la 9® classe : mu, mw^ m, est employé,lorsqu'on veut 
préciser Tintérieur du lieu désigné : dans la maison. 

P.a, p, est employé pour préciser le lieu, mais sans 
indiquer le dedans de ce lieu : à la maison. 

jFw, kw, ky est employé^ lorsqu'il y a mouvement, 
distance, ou lorsque l'indication de lieu n'a rien de 
déterminé ; il est le plus employé des trois : il est 
allé chez nous ; il demeure chez nous. 

ARTICLE m 

BAPPORT DE DEUX NOMS 

Les substantifs, non seulement régissent les autres 
parties du discours, mais ils peuvent encore régir d'au- 

— mshahara mi-, solde mensuelle, gages. — tanuu, four. 

— ; ufa ny-, fente. — vXumwa, esclavage. — waraha ny-, 
lettre, épître. 

Traduire les noms qui suivent, et indiquer le préfixe et 
la syllabe caractéristique qu'ils exigent. 

THÈME. — Des puits. — De récorce. — Des mouchoirs. — 
Des sabres. — Une clef. — La sueur. — Un cadenas. — Des 
soldes mensuelles. — Des lettres.j — L'esclavage. — De la sa- 
live. — Des instruments de musique à cordes. — Un four. — ^ 
Des fentes. — Les cuvettes. — Des couteaux. — Des oranges. 

— Des figures. — Des tambours. — Des bouteilles. — Des 
portes. — Des balais. — Des porteurs de caravane. — Des 
tlèches. — Des perles. — Des pierres. — Des plaies. — Des 
côtes. — Des oreilles. — Des cendres. — Des matelas. — 
Des fugitifs. — Une fente. — Une épine. — Un rempart. — 
Des bananes. — Des œufs. — ^ Une hache. — Des nuages. 

— Des marchés. — Une jointée. — Une tête. — Des cou- 
dées. — Un bourgeon. — Des feuilles. — Des ficelles. — 
Des larmes. — Un œil. — De ITiuile. — Des malades. — 
Des graines. — Une affaire. — Des caisses. — Des vents. — 
Le chemin. — Des noms. — La faim. — Des langues. — 
Le soleil. — Des cendres. — Des sorciers. — Une pierre de 
foyer, — Un jeune esclave. 



— 16 — 

très substantifs. Ce rapport de deux noms se fait, en 
kiswahili, par la lettre a, qui prend pour préfixe la 
lettre caracÛrisUqmy propre à la classe du nom. 

1* CL. Mtumwa wa sultani, l'esclave du sultao. 

watumwa wa sultani, les esclaves du sultan. 

2* CL. Mlango wa nyumba, la porte de la maison. 

milango y a nyumba, les portes de la maison. 

3* CL. Nguo ya nahoza, l'étoffe du pilote . 

nguo m nakoza, les étoffes du pilote. 

4® CL. Kisu cha mpishi^ le couteau du cuisinier. 

visu vya mpishi, les couteaux du cuisinier. 

5« CL. Sikio la punda, Toreille de l'âne. 

masikio ya punda, les oreilles de Tâne. 

6« CL. Wembe wa kinyozi, le rasoir du barbier. 

vyembe za kinyozi, les rasoirs du barbier. 

7® CL. Mahali pa soko, le lieu du marché. 

8® CL. Kula kwa dyioni, le manger du soir. 

(mwarOifiM, dans la maison de Tami. 

Ô« CL. Nyumbani }pa rafiki, à la maisqn de Tami. 

(kwa rafiki, vers la maison <Je Tami. 

EXERCICE VI 

Fundoma-y nœud. — Ukovi-^ pipe. — kinwavi-y bouche. — 
kizibo vi'y bouchon, -r- kokwama-^ noyau, noix. — mdomo mi-^ 
lèvre. — mgeniwa-, étranger, hôte. . — mkuki mir, lance. — 
«wi, heure, montre. — iiwa ma- mamelle,lac, (au pluriel).lait. 

THÈME. — L*eau de la rivière. — Le travail de l'es- 
clave. — Le fils du sorcier. — La lance du porteur. — La 
clef de la porte. — Les dents du léopard. — Les feuilles de 
Tarbre. — Les doigt de la main. — Les nœuds de la ficelle. 

— L'eau du lac. — Les plaies du malade. — Les sièges de 
la maison. — L'étoffe du fugitif. — Les chants du jeune 
esclave. — La place du feu. — La pipe du porteur. — Les 
lèvres du léopard. — Le bouchon de la bouteille. — La bou- 
che de l'homme. — La lance de l'étranger. — Une jointes 
de noyaux. — Les cendres du foyer. — Le chemin du 
puits. — La langue du malade. — Les noms des porteurs. 

— La montre de l'étranger. — Le cadenas de la caisse. — 
Les fentes de la cuvette. — La solde des porteurs. — Le tra- 
vail de l'esclave. -:- Les feuilles de l'arbre. — Les larmes 
de Fenfant. — La clef du cadenas. 



h 



^ 17 — 

CHAPITRE III 
ADJECTIFS 

ARTICLS PaSHIIR 

ADJECTIFS QUALIFICATIFS 

1* Règles d'accord: 

Les adjectifs qualificatifs s*accordent avec les noms 
auxquels ils se rapportent^ en prenant lespréflxes;, pro- 
pres à la classe de ce nom. 

imtu m-zuri, un homme beau. 
walu wa-zuri, des hommes 
beaux. 
mwana mw-ema, un bon fils. 
waana w-ema, de bons û]s. 
mlango m-zuri, une belle porte. 
milango mi-zuri, de belles 

!. \ portes, 

pto* mi my ] ^^^^? mw-epesi, une cuillère lé- 
gère. 
myiho my-epesi, des cuillères lé- 
gères. 

Inguo n-zuri, une belle étoffe. 
nguo n-zuri, de belles étoffes. 
nguo ny-epesi, une étoffe légère. 
nguo ny-epesif des étoffes légères 

EXERCICE Vil 

'Baya, mauvais. — -hichi, vert, non mûr, non cuit. — 
-c/iungfu, amer. — -dogo^ petit, jeune, inférieur. — -geru, 
fin, subtil, rusé. — -fupi, court. — -gumu, dur, difficile. 

— -nené, gros. zUQj lourd, épais, pénible. -7 -ztma, sain, 

entier, vivant. 

THÈME. — Un homme long. — Un mauvais esclave. — 
Des bananes vertes. — Un arbre court. — Un os dur. -^ 
De lourdes caisses. — Des petites portes. — De Teau amère. 

— Des yeux sains. — Des maisons neuves. — De belles 
pipes. — Un esclave rusé. — Des sièges durs. — Dé grosses 
épines. — Des petites caisses. — Des œufs mauvais. — Un 

2 



/ 



— 48 — 

Nota 1®. — Si le radical de l'adjectif commence 
par h, on préfixe m, au lieu de n ; s'il commence par e^^ 
tv se change en 6, et Ton préfixe m. 

bivu, mûr, cuit, fait m-bivUy et non n-bivu. 

wUi, deux, — m~bili, 

Nyama mbivu^ de la viande cuite. 
Nguo mbili, deux étoffes. 

Nota 2\ — Si le radical de l'adjectif commence par 
l ou r, on préfixe n, suivant la règle ; mais l ou r se 
changent en d. 

Njia n-defu, un long chemin ou de longs chemins (et non 
n-refu). 

Nota 3®. — Si le radical de Tadjectif commence 
parcA,/, h^ k^p^ s, m, n ou t, Vn disparaît tout à fait, 
et le radical de l'adjectif reste seul. 

nyama chcuihe. peu de viande. 

ndizi tamu, aes hananes douces. 

ngoma hubwa, un grand tambour. 

njia fupi. un chemin court. 

nyumba pana. une maison large. 

Il n'y a d'exception à toutes ces règles, que pour-ema, 
hon,-pya, neuf, frais, et -wazi, apparent, clair, ouvert, 
qui font : 

ndyemaonngema, et non ny-ema, 

mpya — pya, 

wazi — mbazi. 

travail pénible. — Une petite tête. — De grandes rivières. 
— Une porte large. — Une dent saine. — Une petite bou- 
teille. — De grosses graines. — Une orange amère. — De 
grosses lèvres. — Un couteau neuf. — Un sabre léger. — 
Des bananes mûres. — De la viande crue, 

EXERCICE VIII 
-BowM, gâté, mauvais. — embambay mince, étroit, élancé, 

ewpe, blanc. hali, aigre, difficile, méchant, ardent. — 

-havu, sec. kukuUy vieux, usé (en parlant de choses), 

nono, gras. tupu, vide, nu, seul. wivu, jaloux, — 

-eze, vieux (en parlant d^étres animés). 



— 19 — 

r 

i kisu hi'Zuri, un beau couteau. 

le rr J *^°^- ^' ^^* ) ^^ vi-zuri, de beaux couteaux. 
• { plur. VI. vy, i charnbo ch-ema, un bon appât. 

f vyanibo vy-ema, de bons appâts. 
I sikio refu, une oreille longue. 

r «îna can8np^f\ »»««»*«o ma-refu, des oreilles 
„. ) smg. sans prét.l longues. 

^^ / n? r Li j d2/amrfy eAundw, une feuille rouge. 

V P^^^- *'*^* / madyani m-ekiindu, des feuifies 

[ rouges. 

Nota. — pya àcette classe j fait dt/ipya au singulier. 

( wembe m-zuri, un beau rasoir, 
fie rr { sing. ffi. ffiM?. ( nyemôe n-zwn, de beaux rasoirs, 
' ( plur. n, ny. ( ufunguo mw-epesi, une clef légère, 

l Funguo ny-epesiydes clefs légères. 

Nota. — Pour raccord de la lettre n, il faut tenir 
compte des exceptions, qui ont été faites plus haut, à 

la{3® classe. 

imahali pa-pana, une ou des places 
larges. 
mahali p-etist, une ou des places 
noires. 
kufa ku-zuH, une belle mort. . 
hufa kw-ema, une bonne mort. 

THÈME. — Des bouteilles yides. — Un vieil esclave. — 
Une vieille pipe. — Un arbre élancé. — Un gros porteur. 
— Un ami jaloux. — Une maison blanche. — Un soleil ar- 
dent. — Un œil gâté. — Un cuisinier gras. — Un tambour 
usé. — Des doigts effilés. — Un pays sec. — Des mouchoirs 
blancs. — Des œufs mauvais. — Un animal méchant. — 
Des caisses vides. — Les mains vides. — » Des balais usés. — 
Une étoffe neuve. — Une porte ouverte. — Une bonne 
montre .-r Des sabres neufs, — Un long sabre. — Des sabres 
longs. — Une courte lettre. — De grandes fentes. 

EXERCICE IX 
DyogoOy coq. — fûiy hiène. — frasi ou fras, cheval. — 
kondoOf mouton. — mamba, crocodile, — mbwaj chien, — 



-^20 — 

Nota 1^ — Les adjectifs se rapportant à des subs- 
tantifs» qui désignent des êtres animés^ peuvent .tou- 
jours suivre les règles d'accord de lai'* classe, quelle 
que soit d'ailleurs la classe du substantif. Ainsi : 

mbuzi, chèvre, appartient à la 3* classe. 

kidyana, pi. vi-, jeune l^omme, — 4« — 

waziriy mawaziri, vizir, — 5» ^— 

On pourra cependant dire, en donnant à leurs adjec- 
tifs les préfixes de la !'• classe. 

mbuzi m-kubwa. une 'grande chôvre. 

mbuzi wa-kubwa, de grandes chèvres. 

kidyana m-zuri, un beau jeune homme. 

vidynna worzuri, de beaux jeunes hommes. 

waziri mtv^ma. un bon vizir- 

mawaziri w-ema. de bons vizirs. 

Cependant; ce n'est pas une faute dans ces cas, de 
faire suivre aux adjectifs les règles d'accord de la 
classe du nom; auquel ils se rapportent ; et quelque- 
fois môme; on doit le faire pour éviter une ambiguité, 
comme nous le verrons à l'article des adjectifs possessifs. 

Cette remarque s'applique non seulement aux ad- 
jectifs, mais aux pronoms et aux verbes. 

* Nota 2®. — Les adjectifs empruntés aux langues 
étrangères; ne prennent pas d accord, et sont inva- 
riables. 

■ 11. — ■ ■ " . . ,1 . 

ndege, oiseau. — Faa, gazelle. — simba, lion. — hua tour- 
terelle. 

VERSION. — Mbwa wazuri. — ndege wadogo. — 
mamba mrefu. — mamba warefu. — simba mzee. — raûki 
mwema. — ndugu wawivu. — fisi mnono^ — fisi wanono. 

— hua mzuri. — dyogoo mkali. — frasi mkubwa. — 
Punda mwema. — mbuzi mwembamba. — kidyana mbaya. 

— kondoo mdogo. — kondoo mweusi. — kondoo weupe. — 
mbwa mkali. — killa fisi mkubwa. — killa ndege mzuri. — 
simba mdogo. — paa mwekundu. — chui mwerevu. — 
manba mbaya. — ndege mzito. — mbuzi mnene. 




— 21 — 

^ Place des adjectifs. 

Les adjectifs qualificatifs, et de même tous les autres 
adjectifs, à Texception de killa, chaque^ se mettent 
toujours après les noms auxquels ils se rapportent. 

Mtu mwema, un homme bon. 

KUla mtu, chaque homme. killa kiiu, chaque chose. 



ÀRT[CLB II 

ADJECTIFS NUMÉRAUX 
§1. ADJECTIFS NUMÉRAUX CARDINAUX 

I. RADICAL DES ADJECTIFS NUMERAUX CARDINAUX 

Les adjectifs numéraux cardinaux sont : 



FRANÇAIS 


KISWAHILI 


ARABB 


Un 


mosi, •modya 


wahed 


Deux 


pili, 'Wili 


thenin 


Trois 


-tatu 


thelata 


Quatre 


-fine 


arba 


Cinq 


-tano ou tanu 


kkamsa 


Six 


sita 


sita 


Sept 


saba 


saba 


Huit 


-nane 


themania 


Neuf 


kenda 


tissa 


Dix 


kumi 


ashara 



EXERCICE X 

Bilourif Terre. — gudulia, gargoulette. — kanda ma-, 
sac, fait avec des herbes ou des feuilles tressées. — kiban- 
'zi VI-, éclat de bois, tout petit morceau de bois. — kigai 
VI-, tesson. — kinoo vi-, pierre à aiguiser. — lifafay mor- 
ceau d'étoffe, qui enveloppe les ballots d'étoffe. — 
mpiko mi-, perche pour porter des paquets. — pete^ pi. pete 
ou mapete^ anneau. — upindi, pindi, arc. 

VERSION. — Mpiko mmodya. — mipiko miwili, m tano, 
minane. — makanda mapya sita. — mapete ya masikio, 
manane. — vibanzi vinne. — kibanzi kimodya. — upindi 



— 22 — 



FRANÇAIS 


KISWAHIU 




ÀRABB 


Onze 


kumi na modya 




edashara 


Douze 


kumi m mbili 




tkenashara 


Treize 


kumi na tatu 




tkeMashnra 


Quatorze 


kumi na nne 




arbatashara 


Quinze 


kumi na tano 




khamstaskara 


Seize 


kumi na sUa 




sitashara 


Dix-sept 


kumi na saba 




sabatashara 


Dix-huit 


kumi na nane 




themantashara 


Dix-neuf 


kumi na kenda 




tissatashara 


Vingt 


makumi mawUi 




ashrini 


Vingt-et-un 


makumi mawUi na 


modya 


wahed u ashrini 


Vingt-deux 


makumi mawili na 


mbUi 


thenin u ashrini 


Vingt-trois 


makumi mawili na 


tatu 


thelata u ashrini 


Vingt-quatre 


makumi mawili na nne 


arba u ashrini 


Trente 


makumi matatu 




thelatini 


Quarante 


makumi manne 




arbaini 


Cinquante 


makumi matano 




khamsini 


Soixante 


makumi sita 




sittini 


Soixante-dix 


makumi saba 




sabainiousebuini 


Quatre-vingts 


makumi manane 




themaini 


Quatre-vingt-dix makumi kenda 




tissaini 


Cent 


il n'y a que le mot arabe 


mia 


Deux cents 


mia mbili, ou mieux 


mitiin 


Trois cents 


mia tatu 




thelata mia 


Mille 


il n'y a que le mot arabe elf ou elfu 


Deux mille 


elfu mbâi, ou mieux 


elfin 


Trois mille 


elfu tatu 




thelata alaf 



mmodya. — pindi tatu, nane. — bilouri saba. — vigai vinne, 
vinane, kenda. — gudulia modya. — kinoo chema kimodya. 

— vinoo vyema vitano, sita, kumi. — vigai vidogo viwili, 
vinne. — machupa matupu manane. — lifafa nzima modya. 

— lifafa mbili, tatu. — misnale minane, kumi. — kanda djripya 
modya. — mafundo manene mawili. — watumwa wawili wa 
mgeni. — meno sita, manane, kumi. — mikuki mirefu 
mitano. 

EXERCICE XI 

DamUj sang. — gote ma-, genou . — kengele, cloche, son- 



— 23 — 

Làki^ est aussi employé pour cent mille. Le mot 
miîyon est très peu connu. 

Les nombres kiswahili et les nombres arabes sont 
également employés. Cependant^ pour les dizaines^ 
vingt, trente, etc., on semble préférer les nombres 
arabes ashrini^ thelaUni, etc. Souvent on se sert des deux 
en môme temps, des nombres arabes pour les dizaineSi 
et des nombres kiswahili pour les unités. 

Vingt-et-un, Ashrini na modya, 

viugt-deux, ashrini na mbili, 

vingt-trois, ashrini na tatu. 

yingt-quatre, etc. ashrini na nne, etc. 

n. ACCORD DES ADJECTIFS NUMÉRAUX CARDINAUX 

Six adjectifs numéraux cardinaux^ s'accordent avec 
les substantifs auxquels ils se rapportent ; ce sont : 
-modyay -wili^ ^tatu^-nne, -tano, -nane. Ils s'accordent 
comme les adjectifs qualificatifs^ en prenant les pré- 
fixes de la classe du nom. 

Les autres nombres sont invariables. 

nette. — kitunguu vi-, oignon. — mguu r»i-, jambe, pied, 
gigot. — mkate mi-, pain. — mtungi mi-, jarre. — shimo 
ma-, fosse, fossé, excavation. — tMwiôowa-, ventre, entrailles. 

— nguvu, force, pouvoir. 

THÈME. — Quatre pieds. — Six pains blancs. — Deux 

i'arres d'eau. — Les deux mains vides. — Deux genoux. — 
iCS trois lances du pilote. — Les q[uinze esclaves du sorcier. 

— Douze branches de l'arbre. — Dix-huit mèches. — Vingt- 
dnq oignons. — Une p^ande fosse. — Trente sonnettes. — 
Le sang de deux chèvres. — Les entrailles de quatre mou- 
tons. — Seize jarres d'huile. — Vingt-quatre flèches. — 
Tirente-deux dents. — Vingt maisons. — Dix-neuf étoffes. 

— Soixante-quinze arbres. — Quatre-vingt-douze porteurs, 
— ^ Quarante-sept moutons. — Cinquante chiens. — Deux 
cents sabres. — Trente-huit rivières. 

EXERCICE XII 
Boriti, soliveau. — chatu, espèce de gros et long serpent. 

— hifaru vt- rhinocéros. - kUabu vi-, livre. — mfuasi 



!'• ca:.. 



2« et. 



3« CL. 



4» CL. 



5« CL.| 



6* CL. 



?• CL. 



8* CL. 



— 24 — 

sing. m. mw, — nUu m-modya, un homme, 
plur. wa. 



smg. m, mw. 
plur. mi, my. 



plur. J **' 



ny. 



sing. ki, ch, 
plur. vt, vy. 

sing. — . 
plur. ma. 

sing. m, mw, 
plur. n, ny. 

plur.l^^'^- 



— watu wa-wili, wa-tatu, wa-nne, 
wa-tano, wa-nane. 

— mlango mmodya, une porte. 

— milango mi-wili, mi-tatu, mi- 
fine, mi-tano, mi-nane. 

— nyota modya, une étoile. 

— nyota mbili, tatu, nne, tano, 
nane, 

— kisu hi- modya, un couteau. 

— visu vi-wili, vi-tatu, vienne, m- 
tano, vi-nane. 

— sikio modya, une oreille. 

— masikio ma-wili, ma-tatu, ma-nne^ 
ma-tano, ma-nane. 

— uapo m-modya, un serment. 

— nyapo mbili, tatu, nne^ tano, 
nane. 

— mahali pa-modya, une place. 

— mahali pa-wili, pa-tatu, pa-nne, 
pa-tano, pa-nane. 

— Joifa ku-modya, une mort. 

— hufa kU'Wili, ku-tatu, ku-nne, 
ku-tano, ku-nane. 

Nota. — Dansles nombres, vingt, trente, etc., wiotem», 
est considéré comme un nom de la 5* classe^ avec lequel 
s'accordent les unités^ deux, trois, etc., qui sont sus- 
ceptibles d'accord : makumi ma-wili, makumi ma-tatu, 

wa-, partisan, suivant de quelqu'un. — mhimili mi-, 
poutre. — mtumba mi-, pièces d^étoffes enveloppées dans 
une lifafa et une kanda, pour voyager en caravane. — 
nyuki, abeille. — ukutikuti/hTmàÏÏie, petite paille. 

THÈME. — Deux mille abeilles. — Huit cents paquets d'é- 
toffe. — Neuf mille livi'es . — Les quatre pieds de la chèvre. 

— Les quatre-vingt solives de la maison. — Treize poutres. 

— Les deux suivants du sorcier. — Douze longues brin- 
dilles. — Un grand chaiu. — Quatre gros Thinocéros. — 
Dix belles montres. — Cinquante-cinq cadenas. — Quinze 
lettres. — Vingt-sept petites caisses. — Sept jolis enfants. 

— Six brebis grasses. — Neuf longs sabres. — Quatre- 



plur. r"' 



kw. 




— 25 — 

III. PLACE DES ADJECTIFS NUMERAUX CARDINAUX 

Le nombre se place toujours après le substantif. 

Watu wanne, quatre hommes, visu vinane^ huit cou- 
teaux. 

S'il y a un adjectif qualificatif, le nombre ne vient 
qu'en troisième lieu. 

Mifumbwi mizuri minane, huit beaux canots. 

§ II. ADJECTIFS NUMÉRAUX ORDINAUX 

Les nombres ordinaux ne sont que le radical des 
nombres cardinaux^ précédé de la préposition a, de, 
qui s'accorde par la caractéristique de la classe du nom. 

Premier, -a mosi ou mieux Sixième, -a sita. 

-a kwanza. Septième, -a saba. 

Deuxième, -a pili. Huitième, -a nane. 

Troisième, -a tatu. Neuvième, -a kenda. 

Quatrième, -a nne. Dixième, -a kumi. 

Cinquième, -a tano. Dernier, -a mwisho, 

Mtotowatatu^ le troisième enfant. 

Nyota y a nane^ la huitième étoile. 

Kidole cha tano, le cinquième doigt. 

JDyino la saba^ la septième dent. 

Les fractions peuvent se traduire pstr/icngu, partie. 

Fungu la thelatini, la trentième partie, un trentième. 
Fungu la kenda, la neuvième partie, un neuvième. 

vingt bananes vertes. — Vingt-cinq lourdes caisses. — 
Quatre-vingt-dix-sept mitumba, 

EXERCICE XIII 

Çhumvi, sel. — fimbo, baguette, canne, «r- kiberiti vi-, 

allumette. — Moo vt-, miroir, verre. — kuni, bois à brûler, 

.au sing. uhuni, un morceau de bois à brûler. — mchusi, 

sauce. — mtumbwimi-y pirogue. — pilipili manga, poivre 

noir. — taa^ lampe. — sÎAi, vinaigre. 

VERSION. — Mwana wa tatu wa nahoza. — kidole cha 
.pili. — nusu ya chumvi. — kiti cha nne. — taa ya .mosi. 



k 



— 26 — 

Les noms de fraction^ ntùs ou nusu, moitié, roh 
quart, kassa roho, trois quarts, sont généralement 
connus ; mais thmiuni, un huitième], zerenge, un 
cinquième , ne sont guère employés que par les 
arabes^ et par ceux qui ont appris Tarabe. 



'» 



.a 



. ARTICLE m 

ADJECTIFS POSSESSIFS 

Les adjectifs possessif, sont : 

-angu, mon, ma, mes. -etu, notre, nos. 

-ako, ton, ta, les. -enu, votre, vos. 

-ake, son, sa, ses. -ao, leur, leurs. 

Les adjectifs possessifs s'accordent avec les noms 
auxquels ils se rapportent^ en prenant comme préfixe 
la caractéristique de la classe de ce nom^ à sa îorwSà 
indiquée devant une voyelle (voy. p. 14). 

j,g ( sing. w. — mtu w-angu, mon homme. 

f plur. w. — watu w-angu, mes hommes. 

2« CL \ ^^°^* ^* — ^^^ w-ako, ton arbre. 

) plur, y, — miti y-ako, tes arbres. '^ 

Qo -- S sing. y. — nguo y-ake, son étoffe. 

* r plur. z. — nguoz-ake, sesétofTes. •: 

4» CL \ ^^^^' ^^' — ^^" chetu, notre couteau. 

• f plur. vy, — visu vy-etu, nos couteaux. ■ 



— mtumbwi wa sita. — fungu la kumila chumvi. — fung^ 
la arbaini. — robo modya ya pilipili manga. — kasa roSy 
va viberiti. — kioo chakwanza. — nusuya mchuzi. — goia 
la pili. — mtungi wa nne. — chupa la kwanza la siki. — 
fimbo ya nane. — nusu ya kuni. — mtumbwi wa mwisho. -r 
kiti cha pili. — kufuli ya kasha la kenda. — kizibo chà 
chupa la saba. — ufunguo wa mlango wa nne. — mlangii 
wa pili wa nyumba. /• 

EXERCICE XIV 



Barutiy poudre. — bundukiy fusil., — kikombe tn-, coupe, 
tasse. — wivaa, pluie. — nguzo, pilier. — udyana, jeunesa«r« 



— 27 — 

!>• CL i *^°^' '• — ^^^^ l-ako, ton oreille. 

^ . • J plur. y. — masiUo y-enu, vos oreilles. 

i». CL ^ ^'°^' *''• — wembe w-ao, leur rasoir. 

• ( jplur. 2. — nyembe z-ao, leurs rasoirs. 

— mahali p-angu, ma place ou mes 

7« CL i ®\°^- ? » P^^^^^- 

• ( plur. J-^* — mahali p-etu, notre place ou nos 

places. 

«e TT ^ ^^^6- î Jttn "" W« hw-ako, ta mort. 
° ^- { plur. ]^^' — Aw/a to-oo, leur mort. 

— nyumbani mw-angu, dans ma 
( sine ( ^^- maison. 

^* °^' / Dlur ]^' — nyumbani p-ako, à ta maison. 

^ P ' ( kw, — nyumbani kw-ao, vers leur mai- 
son. 

Le possessif se place toujours après le substantif, 
comme on Ta vu dans les exemples ci-dessus, et avant 
le qualificatif, s'il y en a. 

Nota 1**. — Il y a deux formes enclitiques pour 
les adjectifs possessifs, lorsqu'ils sont joints à cer- 
tains mots communs, comme dal^a, père, marna, 
mère^mwana, enfant, mwmzi, compagnon, mA«, femme^ 
mume, mari, etc. 

7. — La première, consiste à faire disparaître la 
lettre finale du nom, et à suffixer le racRcal possessif. 

mwanangu, mon fils, au lieu de mwana wangu, 

mwenzako, ton compagnon^ — mwenzi wako, 

habake, son père, — baba yake, 

wenzetu, nos compagnons, — wenzi wetu. 

waanao, leurs enfants, — waana wao, 

■'- - — 

• — ugonjwa, gonjwa, maladie. — ukuta^ kuta, mur en pierre. 
r^ uwongo, mensonge. — wali, riz cuit. 
' THÈME. — - Ma jeunesse. -— Son bois. — Sa mauvaise 
*s«ttice. — La lampe de mon frère. — La pipe de ton ami. — 
Mon beau fusil. — La poudre de leur compagnon. — Ma 
tasse. — Ton mensonge. — Les murs de notre maison. — 
Jjk mauvaise maladie de ton enfant. — Le gros pilier de 
.votre maison. — Ton riz. — Nos jarres. — Les cinq doigts 



- 28 — 

//• — Le seconde forme, employée seulement pour 
la 2* et la 3* personne du singulier, consiste à ajouter 
au nom^ la syllabe caractéristique propre à la classe 
de ce nom, suivie de o pour la T personne, et de e pour 
la 3 . .;. 

mkewo, ta femme, pour mke wako. ' ù 

TTiamaye, sa mère, — marna yake, ',î 

dyinah, ton nom, — dyina lako. 

mwenziwe, son compagnon, — mwenzi wakè. , 

Gomme on peut le voir, par les exemples ci-dessus, 
pour construire cette forme, ilsuffîtîd'ajouter au.noin. 
le possessif réduit à sa première et à sa dernière lettr^ 

Nota 2*. — Les adjectifs possessifs se rapportant:il 
des noms de la 3* classe désignant des êtres animés, 
prennent ordinairement Taccord de cette classe^ pour 
éviter toute ambiguité ; car avec l'accord de la 1^ 
classe il serait impossible de connaître le nombre du 
substantif. 



•^.^ 



Avec l'accord de la l'* classe, on a : nduffu wangu 
pour le singulier comme pour le pluriel. ^^ 

Avec raccord de la 3"" classe, on a : ndi4gu yang^ 
mon frère ; ndugu zangu, mes frères. 

-T? 

de ma main. — La mèche de sa lampe. — Ma dent gâtée. 

— Nos oignons. — Les cendres de leur foyer. — Les larmes 
de ses yeux . — Sa bouche. — Sa place — Leur marché. — 
Les dix ongles de mes dix doigts. — La mauvaise eau M 
ton puits. — 

EXERCICE XV ;a 

Bwana, maître, monsieur. >r- Funguma'y banc, tai^ 

partie. — kidau vi-, petit vase, encçier. — makasi, ciseaux. 

— ngombe, bœuf. — sukarif sucre. — fo/a/t ma-,. brique. — 
wino, encre, couleur noire. — zulia, tapis. , 

THÈME. — Le lait de nos vaches. — Le sucre de «| 
mère. — L'encre de mon frère. — Les bancs de notre pi- 
rogue. — Les ciseaux de ta mère. — Les briques de m6J| 
maître. — Tes beaux tapis. — Mon encrier.. — Vos bœufik 



k 



— 39 — 

ARTICLE IV 



TIJJ 
r." 



^"* ADJECTIFS DEMONSTRATIFS 



i'f-SS 



"^11 y a trois sortes d'adjectifs démonstratifs ^ r 
ceux qui indiquent les objets rapprochés ; 2» ceux qui 
indiquent les objets éloignés ; 3"* ceux qui indiquent 
les objets déjà mentionnés. 

1. AOJECnFS DÉMONSTRATIFS INDIQUANT LES OBJETS RAPPROCHÉS 

*^Ces adjectifs démonstratifs se composent des pro- 
t^ipis personnels sujets, précédés de la lettre h, à la- 
quelle on donne pour voyelle^ celle du pronom per- 
ioïinel. (Voir plus loin les pronoms personnels). 

f — mtoto huyu, cet eofant-ci. . 

sing. yu. \ — watoto hawa, ces enfants-ci. 

UT. wa, j — ndugu huyu, ce frère-ci. 

' — ndMg^u Aawa, ces frères-ci. . 

2« CL 1 ^^°^' ^' — mlango huu, celte porte^ci, 

.^. * c-plur. i. — milango hii, ces portes-ci. . 

3* CL i^^^S- *• — nyota hii, cette étoile-ci. 

* ( plar. zi. — nyota hizi, ces étoiles-ci. 

4« CL \ ^^'^^' **" — ^^^ ^***» ^® couteau-ci. 

• ( plur. m. — visu hivi, ces couteaux-ci. . 

B» CL ^ ^^^^' ^*- — ^^^* ^*^*» ^®^*'® branche-ci. 

\ " ( plur. yn. — matawi haya, ces branches-pi. 

rr — ' : ^ 

— Notre sucre. — Mon compagnon. — Leurs enfants. — 
Osans sa bouche. — A notre marché. — Vers notre puits. 

— Dans ta main. — Vers sa cuisine. — Dans ta tête. — 
Dans notre chemin. — Les beaux fusils de son père. — 
JÈMBS ses entrailles. — Sa salive. — Ses lettres. — Sa solde. 

* EXERCICE XVI 

Birisha ma-, fenêtre. — hamha, corde. — Imtu m-, sou- 
lier, sandale. — kiazi m-, patate. — kifungo vi-, bouton. — 
iStopu vi', panier. — kiyambaza vi-y mur en terre. " — 
ftioanzi mi-, bambou. — nyoa ma-, plume. — teté ma-, 
ibseau. 



— 30 — 

6« CL ^ ^^^^' ^' — wembe huu, ce rasoir-ci. 

• ( plur. si. — nyembe hizi, ces rasoirs-ci. 

7" CL. pa, — mahali hapa, cette place-d tm 

ces places-cî. 
8* CL. Am. — kufa huku, cette mort-ci. 

mu, — nyumbani humu, dans cette mai- 

son-ci. 

Q ( sing.l pa. — nyumhani hapa, à cette maisoi^ 
^ "'• J plur.) ci. 

ka, — nyum6an? huka, vers cette mai- 
son-ci. 

n. ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS INDIQUANT LES OBJETS ÉLOIGIffs 

Ils se forment du pronom personnel sujet^ suivi [dç 
la syllabe le. . ' : 

— mJtoto yU'le, cet enfant-là. ^ 

— watoto wa-le, ces enfants-là. 

— ndugu yu-le, ce frère-là. - 

— ndugu wa-le, ces frères-là. 
2Q J sing. u. — mlango u-le, cette porte-là. 
^ °" y pJur. i. — milango i-le, ces portes-là. 
«g l sing. t. — nyota i-le, cette eloile-là. 

^ ' I plur. zi. — nyota zi-le, ces étoiles-là. "J 

,p \ sing. A;i. — ^*sm ki-le, ce couteau-là. 

* / plur. vi. ' — visu vi-le, ces couteaux-là. 
„g \ sing. li. — tawi li-le, cette branche-là. 

^ ^^' / plur. ya. — matawi ya-le, ces branches-là. 

fie CL î *^°S- w. — toe/nôe w-/e, ce rasoir-là. 

" / plur. ze. — nyembe zi-le, ces rasoirs-là, 

-g \ sing.^ — mahali pa-le, cette place-là, ces 

•/plur.S^* places-là. 

&e CL < *^°8( t« — ^f^ ku-le, cette mort-là. 

VERSION. — Viatu hivi vya ndugu yangu. — Kamba ndefa 
hizi. — Mateto mazuri haya ya mto. — Dirisba hili. — Manyoa 
marefuya ndege hizi. — Éikapu hiki cha babangn . — Miwanzi 
mi bovu hii. — Kilimani hapa. — Kisimani humu. — Sokoni 
uku. — Kifungo kidoço hiki. — Viazi vinene vya mwen- 
zangu. — Bunduki hizi. — Fagio hizi za mpishi. — Uimbo 
huu wa nahoza. — Shanga nyeupe hizi. — Kiyambaza 
hiki. — Madirisha hayaya nyumba yangu. — Nyotà nye- 



— 31 — 

mu. — nyumbani mu4e ou m-le, dans 
/ j I cette maison-là. 

^ CL )d1u < ^^' "■ ^yy^^^^''^'^ P^'^^> à cette maison- 

ku, — nyumbani ku-le, vers cette mai- 
son-là. 

Pour indiquer un plus grand éloignement,on appuie 
sur la dernière syllabe, et on la prolonge en proportion 
de la distance. 

Mti ule, cet arbre-là. 

MU ulee, cet arbre-là (plus loin). 

Mti uleee, cet arbre-là (très loin). 

Quelquefois^ ces derniers adjectifs démonstratifs 
kont redoublés^ afin de préciser davantage, de désigner 
avec plus de force. 

Mto uk ule, cette rivière-là même (c'est bien cette rivière- 
là). 

Mambo yale yale, ces affaires-là même (ce sont bien ces 
affaires-là). 

On peut donner le même sens aux adjectifs démons- 
tratifs de la 1" catégorie (pour les objets rapprochés), 
en redoublant la dernière syllabe, et la plaçant ainsi 
redoublée, devant le démonstratif ordinaire. 

Visu vivihivi, ces couteaux-ci même. 
Nyumba zizihizi, ces maisons-ci même. 

kondu hizi. — Kengele hii ya nduguyo. -— Mbegu ndogo 
hizi za mti mkubwa huu. — Mitumba mizito hii. 

EXERCICE XVII 
Chungu vy-, pot en terre pour cuire. — kinu m-, mortier 
en bois pour écraser le grain. — mtama^ sorgho. — muhindi 
fiw-, maïs. — muhogo mi-, manioc. — paka, chat. — pua, 
nez. — unga^ farine. — ungo ny-, corbeille plate et ronde 
pour cribler. — unyeley-nyele, poil, cheveu. 

VERSION.— Unga ule wa muhindi. — Vinu vile. — Nyungo 
kubwa zile. — Nyele zile zakichwa changu. — Kiiimakilee. — 
Soko IQe. — Vyungu vivihivi. — Muhogo uleee. — Ghupa 
Hlihili. — Mahali palepale. — Paka yule wa mchawi. — 
Bunduki ndogo ile ya rafiki yako. — Unga ule wa mtama. 



III. ADJECTIFS DEMONSTRATIFS INDIQUANT LES OBJETS 

DEJA MENTIONNÉS 

Ils servent à désigner les objets dont il vient d'être 
question, comme dans cette phrase : cet homme (dont 
vous parlez) est mon frère. Ils semblent se former de 
l'adjectif démonstratif de la V catégorie en rempla- 
çant le pronom personnel par le pronom relatif, qui 
au fond n'en diffère^ que par la finale o; huyo seul fait 
exception. (Voir plus loin les pronoms relatifs.) 



i„ i sing. yo — mtu hu-yo^ cet homme (susdit), 

^ ^-^ ph 

.. ( sing. — mti hu-o, cet arbre, 

- - pli 



lur. — watu ha-o, ces hommes (susdits) • 



lur. yo — Piiti hi-yo, ces arbres, 

sing. yo — nyota hi-yo, cette étoile, 

plur. zo — nyota hi-zo, ces étoiles. 

. ^ ^^ ^ sing. cho — kisu hi-cho, ce couteau, 

plur. vyo — visu hi-vyOy ces couteaux. 

p, , sing. lo — tawi hi-lo, cette branche, 

f plur. yo — matawi hi-yo, ces branches. 

!sing. - wembe hu-o, ce rasoir, 

plur. zo — nyembe hi-zo^ ces rasoirs. 

7* — po — mahali ha~po, cette place, ces 

places. 

$• — ko — kufa hu-kOf cette mort. 

C . l mo ' — ni/umôam^M-mo, dans cette maison 

9* — < 1 °.* J po — nyumbani ha-po, à cette maison, 

( P *r fe) — nyMm6ani/iM-A:o, vers cette maison. 

— Vitunguu vizuri vile vya mtwana. — Mzigo wa mpagazi 
yule. — Kisu kile cha nahoza. — Ghupa lile la siki. — Nyungo 
zile. — Pua ya mtumwa yule. — Meno yale. — Ghungu 
kibovu kile. — Mtonikule. — Mtumbwini mule. — Sokoni 
pale. — Matofali yale. — Sukari ile. — Makasi mema yale. 

— Ufa mkubwa ule. — Kikapu kitupu kile. — Matundo 
yale y a kamba ile. — Siki kali ile. — Gudulia ile ile. — 
kigai kidogo kile. — Makanda mazima yale. — Shimoni 
mie. — Mikate mitamu ile. — Ufa wa chungu kile. — Pua 
y a paka yule. — Nyele nyekundu za mbwa yule. 

Nota. — Les noms commençant par u ou w, qui n\>nt 



— 33 — 

Nota. — Le démonstratif est toujours placé après 
le substantif; s'il y a déjà un q^ualificatif, le démonstra- 
tif vient en dernier lieu. 

Mti mrefu huu, cet arbre long. 
Kisu Mzuri, hiki ce beau couteau. 



CHAPITRE lY 
PRONOMS. 

RÈGLE GÉNÉRALE.— L'accord se fait avec les pronoms, 
de la même manière qu'avec les noms qu'ils repré- 
sentent. 

ARTICLE PREMIER 

PRONOMS PEBSONNELS 

Il y a deux sortes de pronoms personnels : les pro- 
noms personnels isolés, et les pronoms personnels non 
isolés. 

I. Les pronoms personnels isolés, sont : 

mimi, moi. sisi, nous, 

wewe, toi, nyinyi, nous, 

yeyey lui, elle, wao, eux, elles. 

pas de pluriel, soit parce qu'ils désignent des choses, qui 
ne se comptent pas, soit parce qu'ils sont des noms collec- 
tifs ou des noms abstraits, sont rangés dans la 6<* classe. 

EXERCICE XVill 

JBum, café vert; autruche. — Kibandavi-, huile. — 
Kipande «i-, pièce, morceau. — Kitanda vi-, bois de lit, 
lit. — Mganga wa-, médecin. — Afnî/ororomi-, chaîne. 
— Mplni mi-, poignée, manche. — Mzungu wa-, Européen, 
Ndid, variole. — Sindano ou shindano ma-, aiguille. 

3 



— 34 — 

A la première personne^ au lieu de mimi et de sisi, 
on dit souvent, miye et siye ; la 2' personne est sou- 
vent contractée en weye ou wee, et la 3®^ en yee. 

La 2° personne du singulier est toujours employée^ 
quand on ne parle qu'à une seule personne. 

Ces pronoms ne s'emploient, que pour tenir la place 
de noms désignant des êtres animés ; Taccord se fait 
avec eux, comme avec les noms qu'ils représentent, 

mimi mkubwa, moi grand. 

wao wavivu, eux paresseux. 

Il n'y a pas de pronoms personnels isolés^ pour ex- 
primer lui, eux, elle, eic, se rapportant à des êtres ina- 
nimés. Si dans certaines circonstances^ il faut les ren- 
dre, on se sert du pronom démonstratif. 

Le pronom personnel isolé est toujours employé 
SEUL, c'est-à-dire^ n'est pas joint à d'autres mots, si ce 
n'est avec na, et, avec, et ndi; et encore dans ces cas 
lui retranche-t-on la première syllabe, comme il 
suit : 

nami, et ou avec moi. nasionnaswi, et ou avec nous. 

naîDCf et ou avec toi. nanyi, et ou avec vous. 

naye, et ou avec lui. nao, et ou avec eux. 

Nota. — Dans les phrases suivantes, le verbe être est 
sous-entendu. 

VERSION. — Mimi mganga mkubwa. — Wewe mdogo. — 
Sisi wapagazi wa Wazungu. — Yeye mrefu,nawe mfupi. — Wao 
wabaya, nanyi wema. — Wewe mvivu, nami mzuri. — Yeye 
mzima. — Mimi mzito. — Nyinyi wanono. — Wao wanenei 
sisi wembamba. — Mimi mweupe, wewe mweusi. — Mimi 
kidyana, yeye mzee. — Mimi munje, yeye mke. — Mimi 
mtumwa wa bwana Saidi. — Yeye mtumwa wa nduga 
yangu. — Wewe rafiki ya babangu. — Sisi watoto wa 
bwana wako. — Nyinyi wageni wazuri. — Mimi mtoto 
m^ogo. — Wewe mtoto mbaya. — Wewe mdyinga. — 
Nyinyi ndugu zetu. — Mimi rafiki yako. — Sisi ndagu 
zenu, — Nymyi wapagazi wa babangu. — Mimi mtu wako. 




— 35 — 

SiZm', euaî,remplacent des noms d'êtres inanimés,on 
se sert du pronom relatif, que Ton joint à na (voir ci- 
dessous p* 37). 

On verra plus loin l'emploi de ndi avec le pronom 
personnel. 

77, — Le pronom personnel non isoïéj est employé 
comme sujet ou comme complément du verbe. 
Les pronoms personnels sujets, sont : 

ni-n, je. tu-tw, nous. 

U'W, tu. mu-m ou mw, vous, 

a-yu, il, elle. wa, ils, elles. 

Les pronoms personnels régimes, sont : 

ni-n, me, moi, tu-tw, nous, 

kU'kw, te toi, tya,vous, 

m-mw, lui, elle, wa, eux, elles. 

Le pronom personnel sujet ou régime, représen- 
tant des êtres inanimés, n'est autre chose que la syl- 
labe caractérisUqtie propre à chaque classe, qui subit 
les modifications ordinaires quand elle est sujet de- 
vant une voyelle, et ne varie pas quand elle est ré- 
gime, à l'exception de u et i, qui deviennent w eiy 
devant une voyelle. 

EXERCICE XIX 

Bahariaf marin. — bâta mor, canard. — bâta ma~ la bu- 
kinif oie. — bâta la mzinga, dindon. — bâti, fer-blanc, 
étain. — gugu ma-, bois, taillis, broussailles. — mangaribi, 
ou magaribi, coucher du soleil, ouest. — mashua, chaloupe, 
bateau. — merkebu, navire, vaisseau. — serkali, le gouver- 
nement. 

RÉCAPITULATION DES RÈGLES PRÉCÉDENTES. 

VERSION. — Buni ya mamangu. — Mabata wazuri wa 
ndugu yangu. — Manyoa ya bâta labukini. — Kipande cha 
nguoyako. — Kitandachanguhiki. — Ndui ugonjwa mbaya. 

— Mpini huu wa shoka lako. — Vibanda vya wapagazi wetu. 

— Shindano la rafiki yangu. — Maguguni. — Watoto wa bâta 
la mzinga. — Bakuli ya nati. — Baharia wetu wavivu. — 



— 36 — 



PRONOMS PERSONNELS 



SUJETS 



2*cL.sing.M-,io, plur.t-,y, 
3* CL. — 1-, y, — zi-, z, 
4* CL. — kl-, ch, — vi-, vy, 
5* CL. — H-, l, — ya-, y, 
6* CL. — tt-, w, — ja-, z, 
7* CL. — por^p, — P^-fP, 
8® CL. — kU',kw, '^ku-,kWf 

mu", m-, mw, 
9«CL.<Î pa-.p. 



RÉGIMFS 



2« CL. sing. u-, w, plur. î-, y. 



3* CL. — t-, y, — 

4«CL. — M, — 

5® CL. — li, — 

6«CL. — w-jto, — 

7® CL. — pa, — 

8^ CL. — ku, — 



2t. 



i 






Nota. — Les pronoms de la 9® classe^ ne s'emploient 
guère qu'avec le verbe être ou le verbe avoir. 

Le pronom sujet se préfixe au verbe dans la conju- 
gaison; le pronom régime s'intercale dans le verbe, 
comme nous le verrons au chapitre du verbe. 

Nota. — La forme yu pour la troisième personne 
singulier, n'est employée qu'avec les verbes monosylla- 
biques, et encore l'est-elle bien rarement. 

Nguvu yangu. — Watii wa serkali. — Mashua kubwa ya 
bwana Saidi. — Merkebu nane za serkali. — Mnyoropo wa 
mbwa yako. — Saa ya mangaribi. — Pepo za mangaribi. 

— Killa mtu wa serkali. — Baharia wanane. — Nyumbaya 
matofali. — Madirisha makubwa ya nyumba yako. — Dyua 
kali. — Siki kali. — Nyama kali. — Mtu mkali. — Uwongo 
wako. — Mitungi mitupu miwili. — Wali mtupu. — Ungawa 
mwenziwe. — Viatu vya wazungu wale. — Fisi mke 
mmodya. — Kisimani. — Kitaadani mwake. 

EXERCICE XX 

Bastola, pistolet, revolver. — kiass vi-, cartouche. — 
kasia ma-^ rame. — mdyoli t(;a-,compagnon d'esclavage. — 
mjeledi mi-, fouet. — mkia mt-, cjueue. — nanga^ ancre. 

— ngambOf l'autre bord d'une rivière, d'un lac, etc. — 
upande, pande, côté. — uthia, embarras, difficalté. 




— 37 — 

ARTICLE II 

PRONOMS RELATIFS 



Le pronom relatif est o; il s'accorde avec le nom qu'il 
représente, en prenant la caractéristique de la classe 
de ce nom ; ye fait seul exception. 



!• 


cl; 


sing. 


ye. 


plur. 


wo ou 0, 


qui. 


que. 


2* 


CL. 


— 


wo ou 0, 


— 


yo. 






3» 


CL. 


— 


yo. 


— 


zo. 






4« 


CL. 


— 


cho. 


— 


vyo. 






5« 


CL. 


— 


lo. 


— 


yo. 






6« 


CL. 


— 


wo ou 0, 


— 


zo, 






7« 


CL. 


— 


po, 


— 


po, 






8« 


CL. 


— 


ho, 


— 


ko. 







( mo où fdedansU^^' *'®"^P^^^® *^^*^ ^^®^ 

ge CL i ^^°S. ) »o * où (mes) l R°^^ ^ ^^^^^ ^® P^^^ ^^ 
•* °" < plur. ) ?^' ^? iP^;f^ ) lieu : dans le temps où, 
^ ( ^0. où (vers) ( c'est-à-dire, quand. 

Le' relatif ne s'emploie^ que joint à un verbe; nous 
verrons plus loin la manière de s'en servir^ et la place 
qu'il doit occuper. 
. n est cependant employé isolée avec -ote, tout 

Ye yote, wo wote, quiconque, qui que ce soit. 
Ye yote atakayepitay mpige, quiconque passera, frappe-le. 
Wo wote, yo yote, zo zote, cho chote, vyo vyote, lo lote, po 
pote, ko kote, quelconque. 

Les pronoms relatifs se joignent aussi avec na 
aveC; et, pour traduire le pronom personnel quand 
il s'agit d'êtres inanimés, comme nous l'avons vu plus 
haut. 

VERSION. — Mkia wa ngombe wako. — Viass vya bastola 
yangu. — Upande wako. — Upande wangu. — Pande 
mbui. — Mnyororo mrefu wa nanga. — Makasia yote ya 
babaria wetu. — Kisucha mdyoli wako. — Uthia wa njia. 

— Ngambo y a pili y a mto buu. — Mjeledi ule wa bwana 
wetu. — Sisi wadyoli wako. — Dyasbo ya mtumwa wangu. 

— Mate ya cbui. — Sisi walu wa msbabara, nanyi watumwa. 



— 38 



SINGULIER 



2° CL. (m^i)nao,etow avec lui. 
3* CL. (ngoma) nayo — — 
4* CL. {kisu) nacho — — 
5° CL. [tawx) nalo, et ou avec elle 
6® CL. (wembe) nao — — 
1^ CL. (mahali) napo — — 
8® CL. (kufa) nako 



PLURIEL 



nayo, et ou avec eux (arbre) 
nazo — — (tambour) 

navyo — — (cQuteau) 
nayo, et ow avec elles (branche) 
nazo — — (rasoir) 

napo — — (place) 

nako — — (mort) 

Qui; interrogatif, se rend çarnani ? invariable. 

Nani anayekudya? Qui est-ce qui vient? 

Umempiganani? qui as- tu frappé ? 

Que (quoi), interrogatif, se rendpar mm ? invariable. 

Unataka nini? Que veux-tu? 

Nitakupa nini? Que te donnerai-je ? 

Nini se contracte quelquefois en m*. 

Unafanya ni? Que fais-tu? 

Atapata ni? Qu'obtiendra- t-il? 

ARTICLE m 

PRONOMS POSSESSIFS 

Les pronoms possessifs, en kiswahili, sont absolu- 
ment les mêmes que les adjectifs possessifs; ils s'ac- 

— Mahali pa moto. — Kufa kwake kuzuri. — Kinanda 
chako kizuri. — Madyina vote ya wapagazi wetu. — Meno 
marefu ya mamba. — Uia mkubwa wa chungu kile. — 
Makandamema hayayamitumbayaugu. — Kitabu changa 
kile. — Upande wa mangaribi. — Shimoni mule. — Kasha 
zuri ya bâti. — Nanga ya mashua yetu. 

EXERCICE XXI 

Kiboko m-, hippopotame. — kiroboto vi-, puce. — makaa, 
charbon. — mgi mi-^ ville, bourg. — moshi mi-, fumée. — 
moyo mi-, cœur, esprit. — mtumishi ma-, serviteur. — 
mwiko mi-j cuillère. — nyanya, tomate. — shamba mor, jar- 
din, champ, cultures. 



— 39 — 

cordent de la même façon^ avec les substantifs dont 
ils tiennent la place. 

Nipe kisu chako^ nimesahau chqngu, donne-moi ton cou- 
teau, j'ai oublié le mien. 

Mwana wako mzurij wangu mbaya, votre enfant est bon, 
le mien est méchant. 

Nyumba yake ndogo, yako kuhwa, ta maison est petite, la 
sienne est grande. 

Sitalala nyumbani mmako, nitalala mwangu, je ne dor- 
mirai pas dans votre maison, je dormirai dans la mienne. 

Sitakwenda kwaOy nitakwenda kwako, je n'irai pas cbez 
eux, j'irai chez toi. 

Les pronoms possessifs de la 9« classe^ ont un sens 
particulier. 

mw-angu, mw-ako mw-ake, etc., chez moi, ^toî, lui, 
etc., (à l'intérieur). 
Qe oT )p-CLngu, p-ako, p-ake, etc., chez moi, toi, etc., 
^ ^- ^ (près). 

kw-angu, ktp-akOy kw-ake, etc., chez moi, toi, 
lui, etc., (vers, aux environs). 

ARTICLE IV 

FRONOMS DÉMONSTRATIFS 

Les pronoms démonstratifs^ enkiswahili^ sont abso- 
lument les mêmes que les adjectifs démonstratifs. 

Nota. — Dans les phrases suivantes, le verbe être ne se 
traduit pas. 

THÈME. — Celte ville-ci est grande, celle-là est petite.— 
Cette cuillère-ci et celle-là. — Cet hippopotame-là et celui- 
ci. — Mon charbon est mauvais, le tien est bon. — Ces 
tomates-ci et celles-là. — Dans son cœur et dans le mien. 

— Ces champs-ci et ceux-là. — Ces serviteurs-ci et ceux-là. 

— Ce couteau-ci de mon père et celui-là de ma mère. — Ce 
champ-ci et celui-là. — Là, dans le puits. — Là-bas, sur la 
montagne. — Ces serviteurs-ci de votre père et ceux-là de 
mon frère. — Cette farine-ci et celle-là. — Celui-ci et celui- 



— 40 — 

Kichukue MU, kakiacîie kile (kisu, couteau), prenez celui- 
ci, et laissez celui-là. 

Huu mzurif lakini ule mbaya (mfi,arbre), celui-ci est beau, 
mais celui-là est mauvais. 

Hit ndogo, ile kubwa [ngoma^ tambour), celui-ci est petit, 
eelui-Ià est grand. 

Hilina Ule (taw% branche), celle-ci et celle-là. 

Amemfunga humu, il Ta enfermé là-dedans. 

Suyo mkubwa (mtu, homme), celui-là (dont on vient de 
parler) est grand. 

Hivyo vikukuu {visu, couleaux)^ ceux-là (dont il a été 
question) sont usés. 

Les pronoms démonstratifs de la 9* classe ont un 
sens particulier. 



l» OBJETS RAPPROCHAS 

(humu,j ici, là (dedans) 
ô® CL.Khxipa, ici, là (près) 

(huku, ici, là (par, vers) 



2* OBJETS ÉLOIGNÉS 

mule ou mie, là, là-bas 
ne CL ) (dedans) 

)pale, là, là-bas (près) 
Au2e,là,là-bas (par,versj 



3» OBJETS mekhonkés 

Chumo, là dans le lieu susdit (dedans) 
9® CL.yiapa, là — (près) 

(huko^ là — (par, vers) 



là (morceau). — Celles-ci et celles-là (aiguilles). — Celui-ci 
est au médecin, et celui-là au blanc (café). — Ce grand mi- 
roir-là et ce petit-ci. — Celui-ci est à mon frère (de mon 
frère), et celui-là à mon ami (fusil). — Ces moutons-ci 
et ceux-là. — Le mien et le tien (sabre). — Les siennes et 
les leurs (perles). — Là, sur le chemin. — Là-bas, vers la 
rivière. — Ici, à la maison. — Ici, sur le lit. — Là-bas, au 
marché. 



TABLEAU 



Les pronoms sont les mêmes poui 
Les particules sont propres à chac 
Le radical du verbe ne change pas 
Au négatif, trois temps se conjug< 



AFFIRMATIl 



PRONOMS 



1" CL. 

2« - 

3° - 

4« - 

50 - 

6« - 

7e _ 

8« - 

9« - 



Sing. Plur. 

ni, n tu, tw 
M, w m, mw 
a wa 

u,w i,y 
if y zi, z 

hi, ch vi, vy 
II, l ya, y 

u, w zi, z 

pa,p 

ku, kw 

mu, mw, m 

pa,p 

ku, kw 



PARTICULl 

INDICATIF 

Présent habit i 
présent actuel 
passé indéfini! 
passé défini 
passé narratil 
futur 

CONDITIONN] 

Présent 
passé 

autre temps 
autre temps 

SDBJONCTI] 
IMPÉRATIF I 

singulier 
pluriel 



Pour avoir la conjugaison d'un temps, il 



l 



■H 



— 41 — 

CHAPITRE V. 
DU VERBE. 

Nous parlerons d'abord de la conjugaison des verbes ; 
puis des différentes sortes de verbes. 

ARTICLE PREMIER 

CONJUGAISON DES VERBES 

Il n'y a en kiswahili, à proprement parler, que deux 
conjugaisons, la conjugaison affirmative et la conju- 
gaison négative.Tous les verbes, primitifs, applicatifs, 
passifs, etc., se conjuguent absolument de la même 
manière, et ont les deux formes affirmative et néga- 
tive. 

La conjugaison interrogative ne diffère pas de la 
conjugaison simple; l'interrogation s'indique dans 
l'écriture par la ponctuation, et dans le langage, par 
l'accent. 

Tous lesverbes, quels qu'ils soient, peuvent être mis 
à un temps impersonnel, qui se construit au moyen 
de hu, mis devant le radical du verbe ; il indique que 
l'action marquée par le verbe se fait communément, 
d'habitude. 

Watu wa Ujiji huoga siku zote, les gens d'Ujiji se baignent 
tous les jours. 

Massanze huvua samaki nyingi, au Massanzé, on pêche 
beaucoup de poissons. 

EXERCICE XXII 

Dyenga Au-, bâtir. — fika Aw-, arriver. — kata ku-^ 
couper, -^piga Am-, frapper, —'pita ku-, passer, surpasser. 
— pika ku-, cuire (act.) — mwaga ku-, renverser, répandre. 
— nunua ku-, acheter. — saga ku-, moudre. — shona ku-, 
coudre. 



— 42 — 

Dans quatre paragraphes^ nous donnerons : 

I. — Conjugaison régulière des verbes, à l'afEir- 
matjf et au négatif. 

II. — Conjugaison plus ou moins irrégulière^ de 
certains verbes qui conservent le Tcu de Tinûnitif à 
quelques-uns de leurs temps. 

III. — Conjugaison du verbe être. 

IV. — Conjugaison du verbe avoir, 

§ 1. CONJUGAISON RÉGULIÈRE DES VERBES. 

Le verbe^ à ses différents temps et à ses différentes 
personnes^ peut être employé seul ou avec des pro- 
noms intercalés. Dans trois numéros nous donnerons : 

1® Conjugaison simple du verbe, sans pronoms 
intercalés. 
2*^ Verbe avec pronom personnel régime intercalé. 
3° Verbe avec pronom relatif joint ou intercalé. 

iV° r. Conjugaison simple^ affirmative et négative^ 
sans pronoms intercalés. 

En kiswahili^ il n'y a que cinq modes; le participe 
manque. Il n'y a pas à proprement parler de forma- 
tion de temps ; les temps s'indiquent par une parti- 

VERSION. — Nadyenga nyumba kubwa. — Alifika mtoni 
akakatà matete. — Unapika nyama? — Sipiki kitu. — 
Umepika? — Sikupika. — Sitapika. — Ungalipika. — Usi- 

Çike. — Usimwagemadyiya mtungi. — Walimwaga. — 
ùmemwaga. — Mmemwaga. — TutamwajSfa. — Mtmiuniia 
mafuta ya ngombe. — Shamba laDgu lapila lako. — Fisi 
hupita huku. — Mtu huyu hupiga watumwa wake. — Utas- 
hona vipande viwili hivi vya nguo? — Sitashona. — Ka- 
teni miti hii na ile. — Tutafika papahapa sokoni. — Asaga 
muhindi. — Wasaga mtama. — Hatukusaga mtama. — 
Hawakusaga. — Hukusaga. — Mmesaga? — Watumwa 
wetu husaga. — Nyumba hii yapita ile. — Nyamba hizi 
zapita zile, — Usipige punda yangu. — Hakupika ndizi — 
Sipike ndizi, — Amenunua viazi vizuri. — Hawadyengi 



— 43 — 



cule placée devant le radical du verbe, immédiate- 
ment après le pronom personnel. Chaque temps a sa 
particule propre, qui est la même pour toutes les per- 
sonnes au singulier et au pluriel; c'est sa marque 
distinctive. Quelques temps n'ont pas de particule ; 
ils s'indiquent par un changement de la lettre finale 
du verbe. Les particules distinctives de chaque temps 
à l'affirmatif et au négatif sont : 



AFFIRMATIF. 



NÉGATIF. 



INDICATIF 



Présent habituel -a- 
Présent actuel -na- 

Passé indéfini -me- 

Passé défini -ali-on -li- 

Passé narratif -hor 

(pas de correspondant) 
Futur 'ta- 



présent unique ; a final 
changé en z. 

passé unique -ku- 

(pas de correspondant) 
passé (pas encore) -dya- 
lutur -fa- 



Présent -nge- ou -nga 
Passé -ngali^ 

Autre temps 'ki- 

id. 'dyapo- 



CONDiriONNEL 

présent 
passé 



-nge- 
-ngali- 
'Sipo- 
(pas de correspondants) 



IMPÉRATIF. 



sing. a final souvent chan- 
gé en e. 
plur. -ni suffixe au sing. 



si- préfixé à l'affirmatif. 



nyumba nzuri. — Hutanunna nguo. — Hatutanunua 
maziwa. — Hamkununua mbuzi. — Ualinunua kondoo 
mnono. — 

EXERCICE XXIII 

Anguka ku", tomber. — fanya ku-, faire. — funga ku-, 
lier, fermer, emprisonner, jeûner. — kauka Am-, sécher, se 
dessécher. — kunguta ku-, secouer (ses mains, ses habits, 
pour faire tomber la poussière, la saleté). — nuka ku-, 
sentir (neutre). — ona ku-, voir, percevoir, sentir, 
éprouver. — ondoka ku-^. se déranger, s en aller, se lever. 
— oza kU'y pourrir, se gâter. — tazama ku-, regarder. 



— 44 — 



a final changé en e. 
(pas de correspondant). 



AFFIRMATIF. NÉGATIF. 

SUBJONCTIF. 

'Si' intercalé dans TaffiN 

matif. 

Autre temps -sidye-, 

INFINITIF. 

ku-, I kuto ou kutoa kU'. 

Nota. — Les verbes qui ne sont pas terminés para^ 
ne changent pas leur lettre finale^ au présent négatif 
àrimpératif et au subjonctif. 

La personne est marquée à Taffirmatif; par le pro- 
nom personnel sujet; que nous avons donné plus haut, 
et qui varie à la troisième personne, suivant la classe 
des noms qu'il représente ; mais il est le même pour 
tous les temps et tous les modes. 

Au négatif; les pronoms personnels éprouvent 
quelques modifications. A lai'* personne, ni se change 
en si, à la 2* et à la 3® du singulier de la 1" classe, 
on préfixe h ; aux trois personnes du pluriel et aux 
pronoms de toutes les autres classes, on préfixe ha. 
Les pronoms personnels sujets, à l'affirmatif et ail 
négatif, sont : 

THÈME. — La maison tombe, tombera, est tombée. — 
La maison n^est pas tombée, elle ne tombera pas. — Ma 
dent tombe, tombera. — Ces grands murs seraient tombés^ 
ils ne sont pas tombés. — Avez-vous fermé la porte? — 
Emprisonnerez-vous votre mauvais esclave? — Je ne jeûne 
pas, je n'ai pas jeûné. — L*âne est-il parti? il n'est pas 
parti. — Le manioc se dessèche, il se desséchera. — Mes 
étoffes sont-elles sèches? — Cette viande sent. — L'eau de 
mon puits ne sent pas. — Les Européens font de belles 
choses. — Us ne font pas la pluie. — Ma mère fait du pain. 
— Le cuisinier cuira-t-il de la viande? Il n'a pas cuit de 
patates. — Qu'il ne cuise pas de bananes. — Avez-vous va 
mon bateau? — J'éprouve la faim. — Il n'a pas éprouvé la 
faim. — Ne regardez pas ce mauvais homme. — Secouez 



— 45 — 
AFFIRMATIF. 



impers, 
Si* — 



3- — 



i'« CL. 

2e — 

i^ — 

|4* — 

15« — 

^6« — 

?• — 

.8« — 



Sing. 
ni, n, 

», y, 

M, ch. 
H, l, 

pa, 
kUf kWf 



Plur. 

tu, tw, 
mu, mw, 
wa, 

», y. 

zi, z. 
vi, vy. 

y«,y. 

Z2, z. 



Sing. Plur. 

si, hatu, 

hu, ham^hamw 

ha, hawa. 

kauy hai. 

hai^ hazi. 

haki, havi, 

hall, haya. 

hau, hazi. 

hapa^ Jiapa. 

haku, haku. 



pa. 
ku, kw. 

^ Nota. — A la 3* personne du singulier et du plu- 
riel, a du pronom personnel sujet disparaît tout à 
fait, quand la particule de temps conmience par une 
voyelle. 

^ Dans la conjugaison ci-dessous du verbe hupenda 
aimer, pour plus de clarté^ nous donnons le négatif 
en face de Taffirmatif. 

INDICAUP. 

Prés, habituel. -a- J*aime, etc. 

Sing. 
i'«peps. 
2* — 

!'• CL. 

2- — 



3« — 



3« — 

4e _ 

5- — 
6* — 

7« — 
8« — 



n-Orpenda 

w-a^penda 

- -a-penda 

w-a-penda 

y-a-penda 

ch- a-penda 

l-a-penda 

w-a-penda 

p- a-penda 

hw-orpenda 



vos étoffes. — Secouez la saleté de vos souliers. — Ces 
bananes pourriront. — La rivière se desséchera. — EUe 
n'est pas encore desséchée. — Ds n'ont pas encore vu d'Eu- 
ropéens. — Nous n'avons pas encore fait notre travail. — 
Vous n*avez pas encore lié cet esclave paresseux? — Mes 
perles tombèrent dans le chemin. — Ces oignons ne pourri- 



46 — 



AFFIRMATJF. 

plur. Nous aimons , etc. 
l'» pers. tw-a-penda 

2* — mw-a-penda 

w-a-penda 
y-a-penda 
z-a-penda 
vy-a-penda 
y-a-penda 
z-a-penda 
p-a-penda 
ku-a-penda 

PrésenI actuel -na-, 

sin.g J'aitne, tu aimes, etc. 

l" pers, 
2« — 



3« — 



!»• CL. 

2« — 

3« — 

14e __ 

15- — 

6- — 

7« — 

8« — 



NEGATIF. 

Prés, unique, a final changé 
en t. 

Sing. je n'aime pas, etc. 



1" pers. 
2« — 



3- — 



2« — 

3« — 

14e 

i5« — 

'6« — 

7e _ 

8« — 



si-'pendi 

hu-pendi 

ha-pendi 

hau-pèndi 

hai-pendi 

haki-pendi 

hali-pendi 

hau- pendi 

hapa-pendi 

hahu-pendi 



3« — 



l'«CL. 

2« — 
3* -- 
4« — 
5« — 
6« — 
7« — 
8« -- 



m-na-penda 

w-na-pewc?a 

a-na-penda 

u-na-penda 

i-na-penda 

M-na-penda 

U-na-penda 

u-na-penda 

pa-na-penda 

ku-na-penda 



plur. Nous n'aimons pas, ei 
!'• pers. hatu- pendi 

**• — hampendi 



etc. 



2« — 



3« 




hawa-pendi 

hai-pendi 

hazi'pendi 

havi-pendi 

haya-pendi 

hazi-pendi 

hapa-pendi 

haku- pendi 



ront-ils point? — Il a cousu mes souliers, et il est parti. — D 
regarda les étoiles, et il tomba. —Il arriva, fit du feu, et 
cuisit la viande. — Ne vous dérangez pas. — Situ passes 
chez moi, tu verras mon joli miroir. — Je n*ai pas passé 
ici? — Es ne passèrent pas ici? 

EXERCICE XXIV 

Chukm ku-, emporter, porter. — dyaa ku-, se remplir. 

— ingia ku-, entrer (neut.) — panda ku-, monter (neut.), 
s'élever ; semer, planter. — pasuaku-, fendre, déchirer. 

— pungua ku-, diminuer (neut.).— sikia Au-, entendre, 
comprendre. — sugua A;m-, frotter, nettoyer, laver. — ^o- 
futa ku-, chercher, rechercher. — weza ku-, pouvoir, être 
capable. (Le présent nég. siwezi, etc., je ne peux pas, 
est employé pour dire, je suis malade, etc.) 



— 47 - 



AFFIRMATIF. 

plur. Nous aimons, etc. 

l"pers. 
2*' — 



3« — 



NEGATIF. 



tu -na-penda 

m- na-penda 
l'o CL. wa-na-penda 
2® — i-na-penda 
3® — zi-na-penda 
I40 — vi-na-penda 
150 — ya-na-penda 
6® — zi-na-penda 
7® — pa-napenda 
8® — ku-na-penda 

Nota. — Au présent négatif, i de sidispai'aît souvent 
devant une voyelle : sendi pour siendi, je ne vais pas. 
Cette contraction a lieu aussi dans les autres temps : 
usondoke pour usiondoke, ne pars pas. 

Au présent actuel, ni est souvent contracté en n, et 
quelquefois il est tout à fait omis : nakudya pour nina- 
Jcudya, je viens. 



AFFIRMATIF. 

Passé défini -li-. 

sing. J'aimai, tu aimas, etc. 



ni4i-penda 
u-li-penda 

i^^ CL. a4i-penda, 

2^ — w-, 3® CL. t-, 

8® — ^a-. 



NEGATIF, 

Passé -Am-, 

Sinç., je n'aimais pas, ou je 
n aimai pas, ou je n*ai pas 
aimé, etc. 

si-ku-penda, 

hU'kU'penda^ 
1'® CL. ha-ku-penda, 
2® — hau-, 30 CL./iai-,j 
4® — Aa^t-,5® — Aa/e- 
6® — hau-fl^ — Aopa- 
8® — ^a^u-. 



[penda, 



VERSION. — Moshi waingia nyumbani mwangu. — 
Sikuingia nyumbani mwake. — Tumeingia humu. — Ha- 
wahuingia numu. — Hasikii kiswahili. — Atasikia kiswa- 
hili. — Mmesikia maneno yangu? — Hamkusikia maneno 
ya baba yenu ? — Hamdjrapanda mubogo ? — Hatupandi 
mtama. — Tutapanda viazi. — Nimepanda kilimani. — 
Madyi yapungua kisimani. — Mali yake haipungui. — 



— 48 — 



AFFIRMATIF. 

Plur., nous aimâmes, etc. 

tU'li-penda, 

m-li-pendat 
ire CL, wa-li-penda 

2® — i-, 3« CL. zi", 

4e — ^t-^ 5e — yd.^ 

6» — zi-y 7« — pa-, 
8« — kU'. 



li'penday 



Autre passé défini ali-. 

Sing., j'aimai, tu aimas, etc. 

n-ali'pendaj 

w-ali-penda, 
1"CL. ali-penda^ 
2e — t£;.^ 3® CL. y-, ) 
4«» — c/i-, 5« — /-, f -aK- 
6® — ty-, 7« — p-, Ipendaf 
8« — *M-. ) 

Plur., nous aimâmes, etc. 

tu-ali'penda^ 

mw-ali-penda^ 
i"CL. w-ali-penda, 
2« — y-, 3«CL.z-, 
4e _ vy.^ 5« — y-, 
6e — a-, 7«— /)-, 
8« — ■ ^-. 



pentia, 



NEGATIF. 

Plur« , nous n'aimions paSiStc. 
fiatu-ku-penda, 
ham-ku'penda, 
1"CL. hawa-ku-pendaj 
2® — Aai-, 3«CL. hazi'A 
4® — Aavi- 5» — haya- r -Au- 
6« — hazi'T — hapa-ipenda, 
8« — hakU'. y 



Hudyasugua kikombe changu? — Watu hawa hawasugot 
bunduki zao. — Akachukua upanga wake. — Mtachukaa 
nguo zenu. — Hakuchukua baruti. — Mmpasua kuni? Tu- 
tapasua kuni. — Tukatafuta sbanga zetu. — Hatudyata- 
futa bahana. — Aliondoka kutafuta kisu chake. — Nguo 
zetu hazidyakauka? — Zitakauka. — Mto ule umedyaa^ 

— Kikombe hakikudyaa. — Kikombe kikidyaa. — Caopa 
hili likidyaa. — Siwezi. — Hawezi. — Mtaweza kupanda 
kule ? — Tutaweza. — Waweza kukata mti ule. — Uuwezi 
kuingia humu. — Hawezi kupita huku. — Sikupîga mtu. 

— Hukuingia humu. 

EXERCICE XXV 
Fuata ku; suivre. — fungua Au-, délier^ ouvrir, relâcher. 



— 49 — 



AFErHJIfATIP. 
Passé indéfini -me-. 

Sing, J'ai aimé,lu as aimé,etc. 

ni-me-penda 
u-me-penda 
1"CL. a-me-penda, 

2® — U-, 3e CL. i-, ) 

4® — ki' 5» — H', f-me- 
6*> — u-, 7® — pa-, (penda, 
8« — ku-. ) 

plur. Nous avons aimé, etc. 

tu me-pendaf 

m-me-penda^ 

l'ocL. wa-me-penda 

2® — i-, 3® CL. zt-, 

4e — lyi.^ 50 — y^.^ r .,71g. 

6® — zi-, 7® — pa-, (pencha, 
8« — kU'. 



NEGATIF. 

Passé particulier au négatif, 

-dya-, 
sing., Je n^ai pas encore ai- 
mé^ etc. 

si-dya-penda, 
hu-dya-penda^ 
l'ecL. ha-dya-penda 
2® — hau-, 3® CL. Aat-,J 

6® — Aaw-, 7» — hapavpenda^ 
8» — AaAu-, ; 

Piur., nous n'avons pas en- 
core aimé, etc. 

hatu-dya-penda , 
ham-dya-penda, 

i'o CL. hawa-dya-penda . 

2® — hai-, 3® CL, hazi-^S 

6® — hazi-jl^ — Jiapa-ipenda 
8® — haku-y ) 



— lia ku-, crier. — ota ku-, germer, lever, rêver. — pata 
ku-, obtenir, arriver à, éprouver, trouver. — peleka Au-, 
envoyer, mener, porter. — pomoka ku-, tomber, s'écrouler. 

— rudi ku-, revenir, retourner. — sahau ku-, oublier. — 
toka ku-, sortir. 

THÈME. — Un bon fils suit les avis de son père. — Tu 
suivras ton compagnon. — 11 n*a pas suivi ses amis. — J'ai 
oublié d'emporter ma lance. — N'oubliez pas de fermer la 
porte. — Le cuisinier n*a pas oublié de cuire des bananes. — 
Vous n'oublierez pas de fendre du bois. — Pourrez-vous re- 
venir ici? — Je ne reviendrai pas. — Il n'est pas encore re- 
venu. — Vous porterez à la maison mon fusil et ma poudre. 

— Menez cet nomme au puits. — Ne menez pas les bœufs 
à la rivière. — Vous n'avez pas encore délié les chèvres et 
les moutons. — Et il ouvrit ma grande caisse. — Le sorgho 
est levé. — Le maïs n*est pas encore levé. — J'obtiendrai 
de belles étoffes. — Arrivera-t-il à acheter des chèvres ? — 
La maison de mon frère est tombée. — Les murs se sont 
écroulés. — Us n'aiment pas à^entendre les enfants crier. 



— 50 - 



>ka'penda 



NEGATIF. 



AFFIRMATIF. 

Passé narratif, particulier à 

raffirm. -A'a-. 
Sing., et j'^aimai ou et j*ai 

aimé, etc. 

ni-ka-penda, 

u-ka-penda, 
!'• CL. a-ka-penda, 
2*» — M-, 3» CL. i-, 

6* — «-, ?• — pa-,! 

Plur., et nous aimâmes, etc. 

tU'ka-penda, 

m-ka-penda, 
l»* CL. wa-ka-penda, 
2® i-, 3« CL. zi-A 

8° — Au-, ) 

Nota. — Nika est souvent contracté en ha : Mm- 
penda pour nikampmda. 



Futur -^rt- 

Sing., j'aimerai, tu aimeras, 
eic., eic« 

nî'ta-pendaf 
u-ta-penda. 



Futur 'ta-' 
Sing., je n'aimerai pas, etc. 

si-ta-penda, 
hu-ta-penday 



— Trouverez-vous des marins? — Les chèvres ne sont pas 
encore sorties. — Je ne sortirai pas. — Sortiront-ils? — 
Nous n'avons pas encore vu votre maison. — Ils passèrent 
dans notre champ. — J'ai ouhlié la farine. — Il n'aime pas 
à sortir. — Le puits s'est écroulé. — Ils cherchent des 
manches de hache, — Ouvrez les fenêtres. — Délierez- 
vous vos esclaves ? 

EXERCICE XXVI 

Buruga ku-, mélanger, brasser, brouiller. — chambua 
ku-, éplucher, nettoyer. — chota ku-, prendre peu à peu 



— 51 — 



ta-penda 



AFFIRMATIF. 

!»• CL. a-ta-penda, 
2® — ti-, 3«CL. i-, 

6® — M-, 7« -— pa-, 

Plur., nous aimerons, etc. 

tu-ta-penday 

m-ta-penda, 
i^ CL. wa-to-pencto 
2® — i', 3ocL.zi-, 

6® — zi', 70 
8» — ku-. 



K «■*»*■ 



l'o CL. ha-ta-penda, 
2^ — Aau-, 3® CL. hai-, \ 
4® — haki-, 5« — Aah*-, r ta- 
6« — Aau-, 7® — kaporipenda 
8® — haku-f ) 

Plur., nous n'aimerons pas, 
etc., etc. 

hatu-ta-penda, 

ham-ta-pendaj 
l'o CL. hawa-ta-penda. 
2® — Aaw-, 3«CL. hazi'À 
4® — Aam-, 5« — haya-J ta- 
6® — hazi'. 1^ — /iqpa-Jpenda 



I 8® --haku, 

Nota. — A la première personne^ m est souvent 
omis : tapenda pour nitapmda. 



CONDITIONNEL. 



Présent -ngC' 

Sing., j'aimerais, tu aime- 
rais, etc: 

ni-nge-penda, 

u-nge-penday 
l'o CL. a-nge-penda, 
2® — w-, 3° CL. i-, ) 
40 — Ai-, 5« — Zi-, f nge- 
6® — M-, 7® — po-, (;?enrfa 
8« — /;w-, ) 



Présent -nge- 
Sing., je n'aimerais pas, etc. 

si-nge-penda, 

hu-nge-penda, 
1" CL. ha-nge-penday 
2« — haU'j 3« CL. hai-, \ 
4® — AaAi-, 5® — Aa/e-, r nge- 
6® — Aflu-, 7« — hapa-lpenda 
8« — hakU'y ) 



(comme puiser de l'eau avec un petit vase). — dyua ku-^ 
connaître, savoir. — fumua kU', défaire, désunir, démolir. 

- haza ku-, fixer, serrer. — onjya ku-, goûter, éprouver. 

• papasa ku-, toucher doucement, caresser, tâtonner. — 
telemka ku-, glisser de haut en bas sur une pente. — unda 
ku-, construire des bateaux. 

VERSION. — Hakuonjya siki hii. — Umechota madyi? — 
Onjye madyi mazuri haya. — Alipapasa, akaanguta. — 
Usipapasa. — Ungalikaza kamba hii. — Ukiondoka funrae 



— 52 — 



AFFIRMATIF. 
Plur.; nous aimerions, etc. 

tu-nge-penda^ 

m-nge-pendaf 
!'« CL. wa-nge-penda, 
2« — I-, 3«cLZt-,) 
4e _ -yi»^ 5e «» ya.9 figé- 
es — zi-, 7« — pa-,( penda 
8» — Au-, ; 

Passé -ngali" 

Sing., j'aurais aimé, etc. 
ni-ngali-penda , 
u-ngali-^enda, 

l'« CL. a-ngali-penda, 

2® — w-, 3®cL.î-, ] 

6® — w-, 7® — pa-,i penda 

«« — ÂM-, ) 

Plur.^nous aurions aimé^ etc. 

tu-ngali'penda, 

m-ngali-pendaf 
1" CL. wa-ngali-penda^ 
2« — i-, 3« CL. Z2-, J 
40 — ^j,^ 50 — ya-J ngali- 

6^ — zi-, 7® — pa;i penda 
8° — Am-, 1 



NEGATIF. 

Plur., nous n^aimerions pas, 
6iiC.| etc., 
hatu-nge-penda^ 
ham-nge-penda, 
l'« CL. hawa-nge-penday 
2» — hai-, 3* cl. Aazt-/ 
4« — havi-,^^ — Aaya-,( n^c- 
6® — hazi-, 7« — Aapa-,( 
8« — Aa*u-, 

Passé -ngali" 

Sing. .je n'aurais pas aimé,etc. 
si-ngali-penday 
hu-ngali-penda, 
1»® CL. ha-ngali-penda, 
2® — Aau-, 3«CL.Aaî-,J 
4« — haki-, 5® — Aa/t-^rn^o/t- 
6® — hau-, 7« — hapa-Xpenda 
8« — ^aAw-, f 

Plur., nous n'aurions pas 
aimé, etc. 

hatu-ngali-penda, 
ham-ngaii-penda, 
l'o CL. fmwa-ngali'penda, 
2« — kai-, 3«CL. hazi-A 
4« — Aavi-,5« — /iayo-f nflfo/t- 
6® — hazi-j 7« — kapa-lpenda 
8« — AaAw-, j 



moto. — Wangalifumua vibanda hiyi, tungalidyenga pa- 
pahapa. — Hawakufumua nyumba hizi? — Hawatatumua. 

— Âliielemka, akaanguka* — Mti wako utatelemka. 

— Nguzo ikatelemka. — Usiburuge madyi va kisima tu- 
ate madyi mazuri. — Nyama aliburuga, sikuburaga. — 

Mtu huyu adyua kuunda mashua? — Nduguyangu ameon- 
da mashua mbili; raûki yako ataunda modya. — 
Watu wa huku hawadyui kuunda merkebu. — Hadva- 
chambua viazi vyake. — Angalichambua, tungaliondoka. 

— Hawakupata kununua unga ya mtama. — Sipendi 
unga ya mtama. — Sitarudi kwako. — Angalirudi anga- 
liona vilu vizuri. — Peleke nyumbani nguo hizi. — Mtoto 



— 58 — 



AFPIRMATIF. 

Autre conditionnel, -Ai- 
Sîng.,moi aimant (sij*aime), 
etc., etc., 
ni-ki-pendaf 
U'ki'penda, 
l'« CL. a-ki-penda, 



2e — u-, ô« CL.i-, 



penda 



4« — Ai-,5'— K-, 
6® — w-, 7« — pa-,i 
8« —Au-, 

Plur., nons aimant (si nous 
aimons), etc. 

tu-ki-penda, 

m-ki^enda, 
1" CL. wa-ki'pendaf 
2» — t-, 3« CL. «-, ) 
4e — t)i-,5« — ya-, r ki- 
6« — z2-,7« — pa-, l penda 
8« — Am-, ) 

Autre conditionnel particu- 
lier à Taffirm. -dyavo- 
Sing., dans le cas où j^aime- 
rais, etc. 

ni-dyapo-penda, 
U'dyapO'penda^ 
l*» CL. a-dyapo-penda^ 

2» — M-, 3« CL. t-, ) 

4* — ki-f 5® — /i-, r dyc^o- 

6« — w-, 7® — pa-Àpenda 

8» — Am-, ) 



Négatif du temps ki, 'Sipo^ 
Sing., moi n'aimant pas, etc. 

ni-sipo-pendOf 
u-sipo-^enda, 
1" CL. a-sipo-penda, 

2» — M-, 3« CL. t-, ) 

4« — A»-, 5« — H-, f Sîpo- 
6® — w-, 7« — pa-,( penda 
8« —Au-, ) 

Plar., nous n'aimant pas,etc 

tU'Sipo-penda, 
m-sipO'penda, 
l'o CL. wa-sipo-penda, 

2« —2-, 3«CL.«-, ) 

4« — tn-, 5® — ya-, f sipo- 
6« — zû, 7« — pa-, l penda 
8« — Au-, j 



huyu hatapata kudyua kiswahili. — Ukifuata njia hii uta- 
fika mçini. — Yitunguu hiri visipokauka yitaoza. — Ha- 
wangaliingia njumbani wangalipata mvua. — Msipofuata 
Djia hii utapata uthia. — Mtumbwi wangu wapita wako. 

EXERCICE XXVII 
kngalia Au-, regarder avec soin, faire attention, prendre 

farde, avoir soin. — fumbua ku-, ouvrir (les yeux, la 
ouche,etc.) — kohoaku-, tousser. — koma Au-, cesser, finir 
— Auna Au-, égratigner. — mimina Au-, verser. — ngara Au- 



— 54 — 



AFnRMATlF. 

Plur.^dans lecas où nous ai' 
merions. 

tu-dyapo'penda^ 
m-dyapo'penda, 
l** CL. wa^dyap(h-penda, 
2e _ t«^ 3e CL. zi-, ] 
4« — Vf-, 5« - ya-Jdyapo- 
€• — zi", ?• — pa-À penda 
8^ — ftu-, ) 

IMPéRÀTIP. 

SiDg., penda ou pen(2e,aiine. 



NEGATIF. 



Plur., pendani ou pendeni, 
aimez. 



« final changé en e. 
Sing., que j*aime, etc. 

ni-pende, 

u-pende^ 
1"» CL. a-pende. 

2« — M-, 3« CL. 1-, 

6* — w-, 7« — pa-. 



Sins.j si penda ou stpemte, 

n aime pas. 
Plur., si jpendani ou stpen- 

deni^ n aimez pas. 

SUBJONCTIF. 

si intercalé dans rafi&rmatif. 
Sing., que je n'aime pas, etc. 

ni-si-pendey 

u-si-pende, 

!'• CL. a-si-pende, 

20 — u-, 3« CL. t-, 
4e __ ^-.^ ge _ /{., 

6® — u-, 7« — pa-,| 
8« —Au-, 



pende 



si-pende 



ou ngfoa Au-, briller, luire, être clair. — regea Au- ou le- 
gea Au-, être délié, desserré, lâche. — teketea Au-, être con- 
sumé par le feu, tout à fait brûlé. — winda Au-, chasser. — 
fanya %azi Au-, travailler. 

THÈME. — Ces huttes-là ont été tout à fait brûlées. — 
Elles ne seront pas brûlées. — Verse cette eau dans cette 
jarre. — Que nous n'ayons pas encore versé. — Qu'ils 
n'aient pas encore versé. — Cnasserez-vous en chemin? — 
Ne chassez pas les lions. — J'aurais chassé les gazelles. — 
Si vous ne chassez pas, passez à ma maison. — S'il avait 
aimé à chasser, nous aurions chassé dans mes champs. — 
Le léopard a égratigné notre chien; s'il l'avait pu, il 
aurait mangé notre chèvre. — Si vous pouvez, ne toussez 



— 55 — 



AFFIBMATIF. 

Plur., que nous aimions, etc. 

tu-pende, 

m-pende, 
1'® CL. wa-pende, 
2« — i-, 3® CL. zi- 

4e — ^(^^ 5e — y a. 

6® — zi-, 7® — pa-,\ 
8« —Au-, 



pende 



>si-pende 



NEGATIF, 

Plur. , que nous n'aimions pas. 

tu-si-pende, 

m-si'pende, 

l'« CL. wa-si-pende, 

2« — i-, 3«CL.zi-, 
5e — vi.^ 5e — ya^^ 

ge — 2i-, 7® — pa-,! 
8« — Au-, 

Autre subjonctif, particulier 

au nég. -sidye- 
Sin^., que je n aie pas encore 

aimé, etc. 

ni'Sidye-penda, 
u-sidye-pendaf 
1" CL. a-sidye-penda, 
2° — M-, 3® CL. i-, j 
4® — Ai-, 5® — li'J sidye^ 
6« — u-, 7® — l>a-,( pcnda 
8« —Au-, ) 

Plur., que nous n^ayons pas 
encore aimé, etc. 
tu-sidye-penda^ 
m-sidye-penda , 

i^CL, wa-stdye-pendji, 

2® — 2-, 3«CL.zi-, J 

4e — ^{.^ 5e — yd^i sidye- 

6® — zi-, 7® — pa-A penda 
S*» —Au-, 1 



pas. — Ayez soin que cet enfant ne tousse pas. — S'il tousse, 
il mourra. — Vous n'avez pas serré les cordes ; elles se sont 
relâchées. — Ouvrez les yeax. — Vous n'avez pas encore 
ouvert votre livre ? — S'il ouvrait la bouche. — Us n'a- 
vaient pas cessé de travailler. — Ils ne cesseront pas 
de crier. — L'âne ne cesse pas de crier. — Cette étoile 
brille. — Celle-là ne brille pas. — Si les étoiles ne 
luisent pas. — Si les étoiles luisent, lu verras le chemin. 
— Si le feu avait lui, nous serions arrivés ici. — Si le feu 
éclairait, nous verrions. —Faites attention de ne pas tomber 
(que vous ne tombiez pas). — • Ayez soin que les enfants 



— 56 — 

INFINITIF. 



AFFIRMATIF. 

hu-penda, aimer. 



NEGATIF. 

hutoa kupenda ou kutopenda, 
ne pas aimer. 



N^ IL Verbe avec pronom régime intercalé. 

Lorsque le verbe français a un pronom personnel 
comme régime, par exemple : je vous aime, je te 
frappe, il nous chasse, ces pronoms vom^ te^ nom, etc. 
se rendent, en kiswahili, par les pronoms personnels 
régimes^ que nous avons donnés plus haut au cha- 
pitre des pronoms ; et ils s'intercalent dans le verbe, 
immédiatement devant le radical, après la particule 
qui indique le temps. 

Tous les temps, affîrmatifs et négatifs, même Tinfl- 
nitif, peuvent prendre ce pronom personnel régime. 
— Nous donnerons quelques temps seulement^ comme 
exemple. 



AFFIRMATIF. 

PRESENT INDICATIF, fia. 

Nina-ku-penda^ Je t'aime, 
nina-m-penda, je l'aime, 
nina^wa-penda^je voasaime, 

nina-wa-penda, je les aime. 



NEGATIF. 

PRESENT INDICATIF. 

Si-ku-pendi, Je ne t'aime pas. 



si-m-pendi. je ne raime]pas 
si-wor^enaif je ne vous aim( 

pas, 
si'Wa-pendi, je ne les aime 

pas. 



n'arrivent pas à la rivière. — Si vous faites attention, vous 
passerez sain et sauf. — S'il avait fait attention, il aurait 
passé. 

EXERCICE XXVlll 

Chagua ^m-, choisir. — fim ku-, battre, travailler le 
métal, laver les étoffes. — fukuza &u-, chasser, faire 
sauver. — fundisha ku-, instruire, enseigner. — leta ku-, 
apporter, porter. — maliza ku-, terminer, achever. — okota 
ku-, glaner, ramasser. — ondoa ku-, enlever, ôter. ^'pima 
ku-, mesurer, poser. — vunja ku-, briser. 

VERSION. — Ghukue nguo zako, nimezifua. — Sikuzifaa. 



57 — 



AFFIBMATIF. 

Una-ni-penda, Tu m'aimes, 

una-m-penda^ tu l'aimes, 
una-tu-penda, tu nous aimes, 

una-wa-penda^ tu les aimes. 

Una'U-pendaJ!a ['aimes (mti), 

una-i'penda. Iules aimes, 

(miti), 
una^i-penda, tu l'aimes, 

(ngoma), 
itna-zi-penda, tu les aimes, 

(ngoma), 
una-ki-penda, tu l'aimes, 

(kisu). 
una-vi-penâa, tu les aimes, 

(visu), 
una-li-penda, tu Taimes, 

una-ya-jpenda, tu les aimes, 

(matawi), 
una-U'penda, — — 

(wembe), 
tma-zi-penda, — 

{nyembe), 
una-^a-penda, — — 

(makali), 
una-ku-penda, — — 

(kufa), 



NEGATIF. 

Hu-ni'pendi, Tu ne m'aimes 
pas, 

hu-m-pendi, tu neFaimespas, 

hu-tu-pendi, tu ne nous ai- 
mes pas, 

hu-wa-pendi^ tu ne les aimes 
pas. 

IfM-w-pendi,Ta ne l'aimes pas, 

{mit), 
hu'i'pendi, tu ne les aimes pas 

(mitijy 
hu-i'pendi, — — 

{ngoma), 
hu-zi-pendi, — — 

(ngoma), 
hU'ki-pendi, — — 

(kisu). 
hU'Vi-pendi, lu ne les aimes 

pas, (visu), 
hu-li-pendi, tu ne l'aimes pas, 

(tawi), 
hu-ya-pendi, tu ne les aimes 

pas, {matawi), 
hU'U-pendi, — — 

{wembé), 
ku-zi-^endif — — 

(nyemhé), 
hu-pa-pendi, — — 

(mahali) , 
hU'ku-pendi, — — 

(hufa). 



— Nitazifua. — Sitazifua. — Mmeleta mikuki venu? — 
Hatudyaileta. — Tungaliileta. — Hatutaileta. — Nitakufu- 
kuza. — Alitufukuza. — Hawakutufukuza. — Akitufuku- 
za, — Msipotufakuza. — Mmevunja chupa langu? — Ha- 
tukulivunja. — Hatutalivunja. — Tukilivunja. — Ukili- 
vunja, nitakupiga. — Lete upanga wako nipate kuuona. 

— Watolo hawadyaokota shanga zangu ? — Waziokote . — 
Wasipoziokota. — Wataziokota. — Wangaliziokota. — 



AFFIRMATIF. 
Ana-ni-penda, 11 Di'aime, 

ana-ku-penda, il t'aime, 
ana-m-penda, il l'aime, 
atta-tu-penda, il noua aime, 

ana-wa-pénda, il vous aime, 

ana-wa-penda, il les aime. 

Ana-u-pencto, lU'aime, (mti), 

ana-i-peniia,iUeaaimç,{miti), 

ana-i-penda, il l'aime, (noo- 
(mal- 

etc. etc. 

PA3SSÉ DÉFINI -H-, 

■ku-penda. Je l'aimai, 
nUi-m-penda, je l'aimu, 
li-wa-penda, je vons aimai, 
ili-wa-penda, je les aimai. 



Ha-ni-pendi, Il ne m'aima 

pas, 
horjai-peitdi, il ne t'aime pai, 
ha-m-pendi, il ne l'aime pas, 
ha-tu-pendi, il ne nous aime 

ha-toa-pendi, il ne vous aime 

pas, 
ha-wa-pendi, il ne les aime 

pas. 

Ha-i-pendi, Il ne les aime pas, 

(miii), 
ka-ki-pendi, il ne l'aime pas, 

(kisu), 
ka-m-pendi, il ne les cùme pas, 

(visu). 






etc. 



PASSÉ. -kU: 

Siku-ku-^enda, Je ne t'aimu 

pas, 
Hku-m-penda, je ne l'aimai 



pas. 



sifcu-i 



i-penda, je ne vous ai- 



sikv-wa-penda, je ne les ai- 
mai pas. 

Hawataziokota. — Zioltoteni. — Zîleleni nizione, — Leteni 
watoto wenn niwafundishe, nitawafundisha , ningaliwa 
fundisha wangalidyua kiswahili. — Mmepima nguo zangu7 

— Sikuzipirna. — Sizipimi. — Sitazipima liuyu atazipima. 

— Watumwa hawadyamaliza kazi yaoî — Hawadyaima- 
liza. — Wataimaliza. — Wasipoîmaliza, hawangaliimaliza. 

— Ninachagua kisu changu. — Nakipenda kile. — Ukipe- 
leke kwangu usikivunje. — Utaondoa madyani ya shamba 
langu. — Nitayaondoa. — Sidyayaondoa. — Nisipoyaon- 
dga. — Niogeyaondoa. 

EXERCICE XXIX 
Inua ku; élever, lever. — kunja Su-, plier, enrouler. — 



— 59 — 



AFFIRMATIF. 

Nili'U-penda, Je l'aimai, (mtt), 

nili'i'penda^ je les aimai, 

(miti), 
nîli-zi^enda^ je les aimai, 

(ngoma), 
nîli-vi-pendaf je les aimai, 

(visu), 

etc. etc. 

SUBJONCTIF. 

Ni-m-pende, Que je l'aime, 
a-^ni-pende, qu'il m'aime, 

tu-m-pende, que nous Fai- 
mioos, 

m-ni-pende, que vous m'ai- 
miez, 

wa-hu-pende, qu'ils t'aiment, 

wa-m-pende, qu'ils Taiment. 
etc. etc. 



NEGATIF. 

SikU'U-^enda^ Je ne l'aimai 
pas, (mti), 

siku-i-penda, je ne les ai- 
mai pas, (miti), 

siku-zi-penda, je ne les aimai 
pas (ngf orna), 

siku-vi-penda, je ne les ai- 
mai pas. (visu), 

etc. etc. 

SUBJONCTIF. 

Nisi-m-pende^ Que je ne 
Taime pas, 

asi-ni-pende, qu'il ne m'aime 
pas, 

tusi-m-pende, que nous ne l'ai- 
mions pas, 

msi-m-pende, que vous ne l'ai- 
miez pas, 

wasi'ku-pende, qu'ils ne t'ai- 
ment pas. 

wasi-m-pende, qu'ils ne l'ai- 
ment pas. 

etc. etc. 



lipa ku-, payer. — pindua ku-, tourner, retourner, ren- . 
verser. — sayidia ku-, aider. — shika ku-, prendre, saisir, 
tenir. — ttipa ku-, jeter, rejeter. — twaa ku-, prendre, 
emporter. — weka ku-, placer, mettre en réserve. — zima 
ku-, éteindre. 

THÈME. — Apporte ces patates-là, que je les achète. — 
Avez-vous éteint le feu ? — Je l'éteindrai. — Si tu ne l'as 




la mettrions, si nous pouvions. — Cet homme ne paye pas 
ses dettes; nous, nous les payons. — Les payerez-vous ? — 
Ils ne les payeront pas. — Vous n'avez pas encore tourné 
cette caisse ? tournez-la. — Vos compagnons ne la tour- 



— 60 — 

N'* in. Verbe avec pronom relatif 

Il y a plusieurs manières de joindre le relatif au 
verbe : 1® Ajouter le relatif au radical du verbe^ sans 
aucun signe de temps. 2® Intercaler le relatif dans le 
verbe conjugué, comme plus haut, avec les particules 
de temps. En outre,dans l'un et dans Tautre cas^Ie re- 
latif peut être sujet ou régime. 

/. Relatif joint au verbe, sans aucun signe de temps. 

L Relatif sujet. — Cette forme,qui est la plus simple^ 
consiste à mettre les pronoms personnels sujets seuls 
devant le radicaljdu verbe, sans aucun signe de temps; 
le relatif se place après le verbe. Cette forme s'em- 
ploie également pour le passé, le présent et le futur. 

Pour faire le négatif; on intercale «i (négation) après 
le pronom personnel sujet, qui est le môme qu'à l'af- 
firmatif ; et le relatif, au lieu d'être placé après le ra- 
dical du verbe, est intercalé devant le radical immé- 
diatement après la négation si. 



AFFIRMATIF. 

Ni-penda-ye, moi qui aime, 

u-penda-ye, toi qui aimes, 
a-penda-ye, lui qai aime, 



NEGATIF. 

Ni-si-ye-penda, moi qui 
n'aime pas, 

u-si-ye-penda, toi qui n'ai- 
mes pas, 

a-si-ye-penda, lui qui n'aime 
pas, 



neront pas. — S'il ne la tourne pas, je le chasserai. — 
Ayez-vous pris vos bananes? si vous ne les avez pas 
prises, prenez-les, et portez-les chez vous. — Tenez ma 
laDce; la tenez-vous? Je ne la tiens pas encore, je la 
tiendrai. — Ayez soin qu'ils nous aident. — Nous les aide- 
rons. — Vous ne pouvez pas les aider, et nous vous 
avons aidé. — Si tu ne les avais pas aidés. — Vous élevâtes 
les yeux. — Si vous ne les aviez pas élevés. — Ne les 
élevez pas. — Qu'il ne les élève pas . 

EXERCICE XXX 
Funika ku-, couvrir. — kamata *u-, saisir, prendre. — 



— 61 — 

AFFIRMATIF. 

tU'penda-o, nous qui ai- 
mons, 
m-penda-o, vous qui aimez^ 



wa-penda-o, eux qui aiment. 

2® CL. mti — w-anguka-'O, qui 
tombe, 
miti — y-anguka-yo, qui 
tombent. 
3« CL. ngoma — y-a-ngukayo, 
qui tombe, 
ngoma — z-anguha-zo, 
qui tombent. 
4« CL. kisu — ki-kata-cko, qui 
coupe, 
visu — vi-kata-vyo, qui 
coupent» 
5« CL. tawi — l-anguka-lo, qui 
tombe, 
matawi — y-anguka-yo, 
qui tombent. 
6<* CL. wembe — u-kata-o, qui 
coupe, 
nyembe-zi'kata-zo, qui 
coupent. 
7® CL. mahali — pa-fagirva-po, 
qui est balayée. 



NEGATIF, 

tU'Si-o-penda, nous qui n'ai- 
mons pas, 

m-si'O'penda, vous qui n'ai- 
mez pas. 

wa-si-o-penda, eux qui n'ai- 
ment pas. 

2® CL. U'Si'O-anguka, qui ne 
tombe pas, 
i-si-yo-anguka, qui ne 
tombent pas. 
3® CL. i-si-yo-angrwAa, qui ne 
tombe pas, 
zî-si-zo-anguka, qui ne 
tombent pas. 
4^ CL. ki'Si-cho-kata, qui ne 
coupe pas, 
vi'Si'VyO'kata, qui ne 
coupent pas. 
5® CL. li'Si'lo-anguka, qui ne 
tombe pas, 
ya-si-yO'anguka, qui ne 
tombent pas. 
6® CL. u-si-o-Aato, qui ne 
coupe pas, 
zi-si'ZO'kata, qui ne 
coupent pas. 
70 CL. pa-si-po-fagiwa, qui 
n est pas balayée. 



kataa ku-, refuser. — semaku-, dire, parler. — simama 
-, se tenir debout, s'arrêter, dominer. — sokota ku-, 
tresser, filer, tordre. — teka ku^, piller, puiser de l'eau. — 
tembea ku-, se promener. — uguaku-, être malade. — zaxi 
'ku, engendrer, donner naissance, produire. 

VERSION . — Mtu asimamaye kule. — Mtumwa afuaye 
nguo zangu. — Nahoza asiyeweza kusokota kamba. — Watoto 
watekao madyi watarudi. — Kamate chupa lile liangukalo. 
— Ngombe mke azaaye watoto wazuri. — Mtwana asiyeu- 
gua. — Nguo zisizokauka, — Mtu yule atembeaye njiani — 
Éikombe kidyaacho. — Ondoe ungo ufunikao nyama. 



6â — 



AFFIRMATIF. 

8» CL. kufa — hu-^dya-ho , qui 
vient. 
ni'lala-mo, où je dors, 



NEGATIF. 

8« CL. ku-si-ko-kudya, qui ne 
vient pas. 
ni-si-mO'lala, où je ne 
dors pas, 
90 CL < ''^i'Si-po-kaa, où je ne 
•^ demeure pas. 
ni-si-ko-kwenda, où je 
ne vais pas. 

2. Relatif régime. — Lorsque le pronom relatif est 
régime, il ne change pas de forme, mais on exprime 
le pronom personnel régime correspondant, qui s*in- 
tercale immédiatement devant le radical du verbe, 
après le pronom personnel sujets à Taflirmatif, et 
après le relatif^ au négatif. 



9^ CL. {ni-kaa-po, où je de- 
meure, 
n-enda-ko, où je vais. 



NEGATIF. 

ni-si-ye-m-penda, lui que je 

n''aime pas, 
ni-si-ye-ku-penda, toi que je 

n^aime pas, 
ni-si'O-wa-penda, eux que je 

n'aime pas, 
u-si'O'tU'penda, nous que tu 

n'aimes pas, 
u-si-o-wa-penda, eux que tu 

n'aimes pas, 
a-si-O'tU'penda, nous qu'il 

n'aime pas, 
a-si-o-wa-penda, vous qu'il 

n'aime pas, 
a-si-O'Wa-penda, eux qu'il 

n'aime pas. 

Nota. — Dans ces mots nimpendaye, umpmdaye, etc. 
et nisiyempenda, nisiyehupmda, etc., il y a une ambi- 

Shoka lisiloweza kukata mti. — Mwana akataaye kusikia 
mashauri yababaye. — Mgi atokako. — Sipendi wata wa- 
semao uwongo. — Fukuze watu watembeao sbarabani petu. 

— Apiga watumwa wasiofanya kazi yao. — Mtu mwema 
asayidiaye wenzake. — Mpagazi achukuaye kasha langu. 

— Mganga asiyefanya kazi yake. — Fisi akamataye mbuzi 

« 



AFFIRMATIF. 

Ni'-m'penda-ye, lui que 

j'aime, 
ni-ku-penda-ye, toi que 

j''aime, . 
ni - wa 'penda - 0, eux que 

j'aime, 
u-ni-penda^ye, moi que tu 

aimes, 
u-m-penda-ye, lui que tu 

aimes. 
u-tu-penda-o, nous que tu 

aimes, 
a-wa^penda-o, eux qu'il 

aime, 
a-tu-penda-o, nous qu'il 

aime. 



— 63 — 

guité^ qu'il est impossible d'éviler. Le relatif peut se 
rapporter aussi bien au régime qu'au sujet : Nimpen- 
daye peut signifier : moi qui l'aime, aussi bien que : 
lui que j'aime. Nisiyempenda peut se traduire éga- 
lement : moi qui ne l'aime pas, ou lui que je 
n'aime pas. Vnijpendaye: toi qui m'aimes, ou moi 
que tu aimes». 

Cette ambiguité existe toutes les fois que le sujet et 
le régime du verbe appartiennent à la même classe; et 
sont du même nombre. 

AMIRMATW. NEGATIF. 

n, mti, ni-U'penda-o, que j'aime, Nisi-o-u-penda, 
mitif ni'i'penda-yoy que j'aime. nisi-yo-i-penda, 

m, ngorruif ni-i-penda-yo, que j'aime, nisi-yoA-penda, 
ngoma, ni-zi-penda-zOy que j*aime. nisi~zo-zi-penda, 

IV. kisUy ni-ki-penda-cho, que j'aime, nisi-cho-ki-penda, 

visu y ni-vi-penda-vyo, que j'aime. nisi-vyO'Vi-penda^ 

V. tawi, m-/i-penda-/o,que j'aime, nisi-lo-li-penda, 
matawi, ni-ya-penda-yo, que j'aime. nisi-yo-ya-penda^ 

VI, wernbe, ni-u-penda-o, que j'aime, nisi-o-u-penda, 
nyembey ni-zi-penda-zOf que j'aime. nisi-zo-zi-penda, 

vu. mahali, ni-pa-penda-po, que j'aime. nisi-po-pa-penda, 

vm. kufa, ni-ku-penda-ko, que j'aime. nisi-ko-ku-penda, 

kisu, u-ki-penda-cko, que tu aimes. usi-cho-ki-penda, 

ngoma, u-zi-penda-zo, que tu aimes. usi-zo-zi-penda, 

visu, a-vi-penda-vyo, qu'il aime. asi-vyo-vi-penda, 

tawi, a-li-penda-lo, qu'il aime. asi-lo-li-penda, 
matawi, tu-ya-penda-yo, que nous aimons, tusi-yo-ya-penda, 

zetu. — Tutembeako. — Asiende nisipokwenda. — Maïkaeni 
nikaapo. — Mbegu zisizoota. — Kitwa kiuguacho. — Wa- 
tumwa wasioteka madyi. — Mpishi apikaye nyama yetu. — 
Nitapiga nyama wapitao huku. — Mlaokota vitu ^iaugu- 
kavyo. — Mkamateni mtuyule asimamaye njiani. 

EXERCICE XXXI 
Ambia ku-, dire à. — andikaku-, écrire, mettre en ordre, 
tresser. — dyaribu ku-, tenter, essayer. — kaaku-, s'asseoir, 
demeurer, rester. — paka ku-^ frotter, oindre. — sikiliza 
hu-, écouter. — tandika ku-, étendre, arranger. — tunga 
kU'f enfiler des perles, mettre ensemble, en ordre, faire des 



— 64 — 

//. Relatif joint avx temps du verl'e. 

1. Relatif sujet. — Le relatif ne s'emploie guère 
qu'avec trois temps, le présent actuel -na-, le passé 
défini -li" et le futur -fe- ; et encore pour ce dernier 
temps la particule -ta- devient -takch. Il s'intercale im- 
diatement après la particule signe du temps, et avant 
le pronom personnel régime, s'il y en a un. 

Le relatif ne s'emploie jamais joint aux temps du 
verbe, au négatif. 

SINGULIER. PLURIEL. 

Nina-ye-penda, moi qui aime, tuna-o-penda^ 

una-ye-penda, toi qui aimes, mna-o-penda^ 

ana-ye-penda, lui qui aime. wana-o-penda, 

Nili-ye-penda, moi qui aimai, tuli-o-penda, 

uli-ye-penda^ toi qui aimas' mli-o-penda, 

ali-ye-penda, lui qui aima. wali^o-penaa» 

Nitaka-ye-penda, moi çui aimerai, tutaka-o-penda^ 
utaka-ye-penda, toi qui aimeras, mtaka-o^endcL 
ataka-ye-penda, lui qui aimera. wataka-o-penda 

n. — mti, ima-O'Zaa, qui produit, ina-yo-zaa, 

— uli'O-zaa^ qui produisit, ili-yo-zaa, 

— utaka-O'Zaay qui produira. itaka-^o-zaa. 
ni. — ngoma, ina-yo-pigwaf qui est frappé, zma-zo-pigftoa, 

— ili-yO'pigwa, qui fat frappé. zili-'ZO-pigwaj 

— itaka-yo'pigwa, qui sera frappé. ziYaAa-zo-ptgtiw. 
lY. — kisu, kina-chO'anguka, qui tombe, vina-pyo-angtika, 

— kili'Cho-anguka, qui tomba, vili-vyo-anguka^ ■ 

— Aifa^a-c^o-ang'MAa, qui tombera, vitaka-vyo-anguka 
v. — tawi, lina-lo-anguka, qui tombe, yana-yo-angukaf 

— lili-lo-anguka, qui tomba, yali-yo-anguka, 

— litaka-lo-angukay qui tombera, yataka-yo-angtika^ 
VI. — wemhe, una-o-kata, qui coupe, zina-zo-kata^ 

— uli-o-kata, qui coupa, zili-zo-kata, 

— utaka-o-kata, qui coupera. zitaka-zo-kata. 

vers. — uliza ku-, demander. — zwia Au-, réprimer, em- 
pêcher, fermer (un passage). 

THÈME.— Les perles que vous enfilez.— Vous prendrez les 
lettres que j'ai écrites. — Le fusil que vous frottez. — Le cou- 
teau que vous demandez.— Le sorgho que vous écrasez. — 



— 65 — 



SniGUUfiR. 

— mahcUi, pana-^ù-fagiwa, la place 

— pali-m-fagiwa, — 

— pataia-pO'fagiwa, — 

— hufa, kuna-hO'kudya, la mort 

— kuli-k(Hkudya, — 

— kutaka-ko-kuaya, — 
kitandani, nina-mo-lala, le lit 

— nili-mo-lala, — 

— nitaka-mo^lala, — 
nyumbani, nina-po-kaa, la maison 

— niUr-po-kaa, — 

— nitaka-pO'kttay — 
nyumbani, nina-ko-kwendaj — 

— nili-ko-kwenday — 

— nitaka-ko-kwenda^ — 



vn. — mahcUi, pana-pihfagiwa, la place qui est balayée. 

qui fut balayée, 
qui sera balayée, 
viu. — kufa, huna-kO'hudya, la mort qui vient, 

qui vint, 
qui viendra, 
où je dors, 
où je dormis, 
où je dormirai, 
où je demeure, 

ix.< — nitir-po-kaa^ — où je demeurai, 

où je demeurerai, 
où je vais, 
où j'allai, 
où j'irai. 

2. Relatif régime. — Lorsque le relatif est régime, 
il faut intercaler dans le verbe le pronom personnel 
régime correspondant, immédiatement après le relatif, 
et avant le radical du verbe. 



SINGULIER. 



l'arbre 



— que 
lecouteau 



mti, una-o^u-leta, 

— ali-o-U'leta, 
•— tutaka-o-U'leta, 

kisu, ninocho-ki'tvpa, 

— uli^cho-ki-tupaj — 

— ataka^chO''ki''tupa, — 
<awt\ fdna-'lo'li-vunja, la branche 

— ataka4o-li-vunjay 
îenifte, nina^o-u-vurija, 

— li/i-o-M-vun/a, 

— cUaka-o-U'Vunja, 

etc. 



le rasoir 



que tu apportes, 
qu'il apporta, 
nous apporterons, 
que je jette, 
que tu jetas, 
qu'il jettera* 
que je brise, 
que tu brisas, 
qu'il brisera, 
que je brise, 
que tu brisas, 
qu'il brisera, 
etc. 



PLURIEL. 

una-yo^i'leta, 

(Ui-yo^i-leta^ 

tutaka-yo'i-leta. 

tuna-ijyo^vi'tupa, 

mli-vyO'Vi-tupa, 

wataka-vyo-m-tapa. 

tuna-yo-ya'-vunja, 

mli-'yo--ya'-vunja, 

wataka -yo^ya-vunja 

tuna-zO'Zi^vnnja, 

mli'ZO'Zi'Vunjaf 

wataka-zO'Zinvunja . 
etc. 






N'achetez pas des fusils que vous n'avez pas essayés. — 
Dites-moi les choses que vous voyez. — Il nous donna la 
bouteille que nous ne demandions pas. — Les étoffes que 
vous étendez. — Les étoffes que vous lavez. — Nous sui- 
vrons le chemin qu'ils n'ont point fermé. — Nous avons 

5 



I 



— 66 — 

Nota. — Si le verb« a déjà un pronom personnel 
comme régime, le pronom personnel correspondant au 
relatif doit être omis. 

Nyaraka^ nili-zo-kuptlekea, les lettres <jae je vous ai envoyées. 

KisUf nili-chO'Wapa, le couteau que je leur donnai. 

Visu, utaka-vyo-tupa, les couteaux que tu nous donneras. 



trouvé les sabres que vous cherchez. <- Us n^ont pas encore 
frotté les couteaux que vous avez achetés. — Vous achètera» 
les arbres qu'ils coupent. — lis prennent des babanes qu'ih 
n'achètent poiat. — Emportez le rasoir que vous demandez. 
—Je n'ai point vu le gobelet qu^ils demandent. — Vous exa- 
minerez la table qu il tresse. — Ramassez les morceaa:it 
qui tombent. — Les oiseaux que vous avez chassés ont 
passé chez nous. — ^ Venez voir où je demeure. — Vous 
cuirez cetle viande-ci que je coupe ; celle-là que je ne coupe 
as, vous la mettrez de côté. 

EXERCICE XXXll 

Dyongea Au-, approcher (neut.). — ongeza ku-, aug- 
menter. — gombaku-, quereller. ^ pevuka ku-, être mûr, 
avoir atteint son complet développement. — poa ku-, refroidir 
neutr.)— ptaia Au-, souffler avec la bouche. — toa ku^^ don- 
ner^abandonner, exclure, emporter. — tweka Au-, iever,éle- 
ver, monter (act.) — vuma Ati-, souffler (le vent), bour- 
donner (en volant). — tosha Au-, suffire. 



— 67 — 



{2 VERBES IRRÉ6UUERS. 

Les verbes monosyllabiques, et la plupart des dis- 
syllabiques commençant par une vojrelle^ sont plus ou 
moins irréguliers dans leur conjugaison. 

/. — Verbes monosyllabiques. 

Ces verbes conservent le ku de l'infinitif à un cer- 
tain nombre de temps, tandis qu'aux autres ils suivent 
la règle générale. Les temps qui conservent le kuy 
sont les temps na, me, ali, ta, dywpOy nge, ngali^ sidye; 
les autreS; a, ha, My nga, ku, dya, si, se conjugent sans 
le^t^. 

VERSION. — Mtu anayetoa mal! yake. — Mwana aliye- 
gombawenzake. — Mti utakao anguka. — Pepo zinazovuma. 
-*- Ndizi zisizo pavuka. — Kazi inayotosha. — Mtoto anaye- 
puziamoto.— Twekeni nguo zilizoanguka. — Mikate aliyo- 
longeza. — Mtuyule mkubwaaliyedyongea.— Wakakusanya 
ngombe waliokimbia. — Mgini niDapodyenga. — Nyambani 
nuipotoka. — Mtoni talipofika. — Njianî tutakakopita. — 
Tukazaia madyi yaliyoingia nyumliaDi mwangu. -^ Mtangi 
uliodyaa. — Nyama uliyuipika imepoa. — Mmeyunja kiko- 
âibe mlichokinunua. — Leteni pan^a mlizozipaka. — 
Babangu aliyetugotnba. — Nitanunua viti utakayyoYÎfanya. 
^- Akasikiliza mashauri niliyomwambia. — Watu wabaya 
wationipiga. — Mafuta ]^anayonuka. — Ghukue nguo 
ulizozikuDJa. — Ghupa walilolivunja. — Watu wakali walio- 
kufukuza. 

Nota. — On évite généralement, autant qu'on le peut, d'em- 
ployer le relatif régime dans la conversation. 

EXERCICE XXXIII 

Amba ku-, s'éveiller. — acha Au-, laisser, lâcher. — fa 
*M-, mourir. — ita ku-, appeler, no.iimer. — ta ku^, 
manger. — nya Au-, pleuvoir, tomber (pluie). — nwa ou 
nywa |Au-, boire. — omba Au-, mendier, demander, sup- 



— 68 — 

Conjugaison de kthdya, venir. 
AFFIRMATIF. 



Présent -a-, sans le Au. 

Nadya^ Je viens, 
wadya, tu viens, 
adya, il vient, 
twadya^ nous venons, 
etc. etc. 

Présent actuel -na-, conserve 
le -Au-, 

Ninakudya, Je viens, 
unakudya, tu viens, 
anakudyaj il vient, 
tunakudya, nous venons, 
ec. etc. 

Passé défini -li- ou -oZi-, con- 
serve le -Au-, 

Naliktidya, Je vins, 
ulikudya, tu vins, 
alikudya, il vint, elc. 

Passé indéfini -me-, conserve 
le -Au-. 

Nimekudya, Je suis venu, 
amekudya^ tu es venu, 
umekudya, il est venu, etc. 



Présent, sans le -Au-. 

Sîe^^ Je ne viens pas, 
hudyi, tu ne viens pas, 
hadyi, il ne vient pas, 
hatudyi, nous ne venons pas, 
hamdyi, vous ne venez pas, 
hawadyi, ils ne viennent pas. 



Passé «Au-*, sans le -Au-. 

Sikudya, Je ne suis pas venu» 
hukudya, tu n'es pas venu, 
hakudya, il n'est pas venu, 
hatukudya, nous ne sommes 

pas venus, 
hamkudya, vous n'êtes pas 

venus, 
hawakudya, ils ne sont pas 

venus. 



plier. — osha ku-, laver. — uma Au-, mordre, piquer, faire 
mal. 

THÈME. — Je n'ai pas encore mangé. — Ils ne mangent pas* 
d'œufs. — Mon père et ma mère sont morts. — La pluie tom- 
bera-t-elle? — Ton frère t'a appelé. — Us ont appelé leur 
compagnon. — Je ne bois pas d'eau. — Ils ne m*ont pas laissé 
venir. Ils ont laissé leurs lances et leurs flèches. — Avez- 
vous fini votre travail ? — Le chien m'a mordu. — Ils ne 
chantent pas. — Vous n'avez pas encore lavé les tasses? — 
Je les ai lavées. — Une épine m^a piqué dans le chemin. — 
Je ne mangerai pas de viande. — Nous n'avons pas encore 




— 69 — 



AFFIRMATIF. 

Passé narratif -A;a-, sans le 

Nihadya, et je vins, 
ukadya, et tu vins, 
akadyat et il vint, 
etc. etc. 

Futur -fa-, conserve le -^m-, 

Nitakudya, Je viendrai, 
utakudya, tu viendras, 

atakudya, il viendra, etc. 



NEGATIF. 

Passé en -(2ya-,8ans le-ihi-. 

Sidyadya, Je ne suis pas en- 
core venu, 

hudyadya, tu n'es pas encore 
venu, 

kadyadya, il n'est pas encore 
venu, etc. 

Futur -to-, conserve le -Aai-, 

Sitakudya, Je ne viendrai pas, 
hutakudya, tu ne viendras 

pas, 
hatakudya, il ne viendra pas, 

etc. 



Présent-ngre-, conserve le-A;u-. 

Ningekudya, Je viendrais, 
ungekudya, tu viendrais, 
<mgekudya, il viendrait, etc. 



CONDITIONNEL. 

Présent -nge-, conserve le 
-Au-. 

Singekudya, Je ne viendrais 

pas, 
hungekudya, tu ne viendrais 

pas, 
hangekudya, [il ne viendrait 

pas, etc. 



bu. — S'il avait bu, il aurait mangé. — S'il s'était éveillé 
il serait venu. — Laissez cette corde; je ne la laisserai 
pas. — N'appelez pas mon frère. — S'il tombe de la pluie, 
je ne partirai pas. — Les bommes meurent. — Si je ne 
cbanle pas, je dormirai. — J'ai laissé les bananes qui ne 
sont pas mûres. — Je n'ai pas encore mendié. — Nous ne 
mendions pas. — Il ne travaille pas, et il mendie. — Si 
vous aviez fini de laver les cuvettes, nous partirions. — Us 
ne mangent pas de viande de chèvre. — Vous n''avez pas 
encore mangé de bananes? — Us m'appellent Mabruki. — 
Nous ne nous réveillerons pas. — Laissez-moi me pro- 
mener. — Je vous supplie, ne me liez pas. — Sa plaie lui 
fait mal. — Ils ne nous laissèrent pas passer. — Nous n'a- 
vons pas mangé vos patates. — Ils auraient bu votre lait, 
sMls avaient pu le prendre. 



AFFIRMATIF. 
Passé -ngali', conserve le -ku- 

Kingalikudya, je serais venu, 



— 70 — 

. NEGATIF. 

Passé -ngaii-, consenre le 

-ftu-. 
Singalikudya, Je ne serais pas 



venUj 
ungalikudya, ta serais venu, | hungahkudya, tu ne serais 

pas venu, 



angalikudya, il serait venu, 
etc. 

Temps en -Ai-, sans le -Au-. 

Nikidya, moi venant, ou si 

je viens, 
ukidya, toi venant ou si 

tu viens. 
akidya^ lui venant, etcl 

Temps en -dyapo-, conserve 

le ku. 
Nidyapokudya, dans le cas 

où je viendrais, 
udyapokudya, dans le cas où 

tn viendrais, 
adpapokudya, dans le cas où 

il viendrait, etc. 



hangalikûdya , il ne serait 
pas venu, etc. 

Temps en -s^o- ; conserve le 
-kU'. 

Nisipokudya, si je ne viens 

pas, 
mipokudya, si tu ne viens 

pas, 
asipokudya, s*il ne vient pas, 

etc. 



EXERCICE XXXIV 

Fagia ku-, balayer. — kunibuka ku-, se rappeler. — 

ngodia Au-, attendre, servir. — : oa ku-, se marier, épouser 

(en parlant de Thomme). — oga ku-, se baigner. — ogopa 

ku-, craindre. — pumsikaku-f se reposer, prendre haleine. 

— thani ku-, penser, s'imaginer, croire. — twanga ku-, piler 
du grain dans un mortier, séparer le j^ain de son enve- 
loppe en le pilant. — unga Au-, unir, joindre. 

VERSION. — Utatwanga muhindi niliouacha hapa. — Ha- 
dyaisha kofagia. — Amekwisha kwopa. — M tu atakayeogopa 
atakaa papanapa. — Usichukue mitiile miwili niliyoianga. 

— Ndugu yangu yule aliyeoa amekufa. — Mpagasi atakaye- 
pumzika njiani natapata nyama. — Bfgeni anayekumbdka 



— 71 — 

iMpéRAnF. (irrég.) 



AFFIRMATIF. 

Njoo, viens, 
Njooni^ venez. 



Sans le -hu-f 

Nidye, Que je vienne, 

udye, que tu viennes, 
adye, qu'il vienne, elc. 



NEGATIF. 

Si njoo, ne viens pas, 
Si njooni, ne venez pas. 

SUBJONCTIF. 

Sans le -ku-, 

Nisidiye, Que je ne vienne 

pas, 
usidye, que tu ne viennes pas. 
asidye, qu'il ne vienne pas, 

etc. 

Temps en -sidye-; conserve 
le -^M". 

Nisidyekudya, Que je ne sois 
pas encore venu, 

usidyekudya, que tu ne sois 
pas encore venu, 

asidyehudya, qu'il ne soit pas 
encore venu, elc. 

Nota. i. — L'impératif de kudya est tout à fait irré- 
gulier : njoOyftjocni; les autres verbes monosyllabiques 
conservent le ku au singulier : Icula mange ; au plu- 
riel, ils le conservent ou le perdent indifféremment : 
kuleni ou îeni mangez. 

inchi yake. — Nathani raûki yangu atakudya. — ' Mtu 
adyaye kuomba mkate wake ameondoka. — Mto tuli- 
pokwenda kwo^a umekauka. — Msiponingodyia nilakaa 
huku. — Mtamiunga mtumwa yule asiyekwisha kazi yake. 
— Mtoto aliyefagia nynmbani hady ui kufagia — Watu wangu 
watatu walikwenda kwoga mtoni wakafa madyini. — Mtu 
huyu hali nyama ya kondoo. — Wapagazi wengi walio- 
gopa wakarudi huku mgini. — Waliokimbia waJikufa. 
Mtumwa wangu auguaye hakufa. — Udyaisha kutwanga? 

— sitakwishaV — MmeKula ndizi zenu? tumezila. — Nisi- 
pokwimba njiani nitaogopa. — Hatunwi madyi malupu. 

— Tulipopita kwako babako hadyafa. — Kisima kile tuli- 
pokwenda kuchota madyi kimedyaa. — Haingalikdnya 



— 72 — 

Nota 2°. — Toutes les fois qu'un pronom personnel 
régime est intercalé dans le verbe, le ku doit dispa- 
raître. 

Amekula, il a mangé, amemla, il Ta mangé, 

Alikula, il mangea. alimla, il le mangea. 

Les relatifs intercalés dans le verbe n'empêchent 
pas de conserver le ku. 

Aliyekudya, (l'homme) qui vint, 
Anayekudya, — qui vient. 

Atakayekudya, — qui vienara. 

Mais quand le relatif est joint au verbe sans aucun 
signe de temps, suivant la manière indiquée plus 
haut, le ku disparaît à l'afQrmatif, et non au négatif. 

Nydyaye, moi qui viens, nisiyehudya, moi qui ne viens pas. 
Udyaye, toi qui viens, usiyekudya. toi qui ne vieus pas. 

//. — Verbes dissyllabiques, 

La plupart des verbes dissyllabiques qui commen- 
cent par une voyelle, peuvent indifféremment perdre 
ou conserver le ku de l'infinitif, aux temps indiqués 
plus haut pour les verbes monosyllabiques. 

Amekwisha ou ameisha, il a fini, 

Nitakwimba ou nitaimba, je chanterai. 

mvua tungalipata kupita. -^ Ikinya mvua kae kwako. ^ 
Itakunya mvua. 

EXERCICE XXXV 

Bora^ grand, meilleur. — ghali, cher. — haba, en petite 
quantité. — haramu^ illégal, illicite. — hodari, fort. -^ 
ingif nombreux, en grande quantité (pour ce qui se compte), 
— raisù bon marché. — safi, propre. — teU, en grande 
quantité (pour ce qui ne se compte pas). — thaifu, faible, 
mauvais, infirme (ordinairement pris en mauvaise part). 

VERSION. — Mtu huyu ni mbaya. — Yalikuwa madyi 
haba mtoni, — Yamekuwa mafuta tele humu. — Ghombo 



— 73 — 

Cependant on semble de préférence conserverie ^; 
etron dira bien plus souvent, amékmla il a volé, alik- 
wanza il commença, que ameiba, aîtanza. 

§ ra. VERBE ÊTRE. 

Gomme le verbe iuwa étre^ offre quelques difficultés 
dans sa conjugaison et dans son emploi avec les pro- 
noms relatifs, nous donnerons : 

1° Sa conjugaison. 

2° Son emploi avec les pronoms relatifs, 

3° Son emploi spécial avec les pronoms relatifs de 
la 9' classe : mo, po, ko. 

A^ La manière particulière de le traduire, lorsqu'il 
est précédé de ce, etsuivi du pronom personnel ; comme 
dans ces phrases : c'est moi, c'est lui, c'est nous, ce 
sont eux, etc# 

N® I. Conjugaison de huwa être. 

Le verbe Mwa être est tout à fait irrégulier au 
présent indicatif et à Timpératif ; à ses autres temps 
il suit la règle des verbes monosyllabiques, qui con- 
servent le hu de l'infinitif à quelques temps. 

Le présent est très rarement employé à sa forme 
ordinaire. Généralement, on se sert de ni à l'affirmatif 
et de «i au négatif, pour toutes les personnes et tous 
les nombres ; ou bien, on emploie simplement les 
pronoms personnels sujets, appropriés au sujet du 
verbe, en sous-entendant le verbe être. A la troisième 
personne, on se sert du pronom personnel yw, et non 
de a. 

hiki ni hodari. — Eitakuwa bora. — Watu hawa wamekuwa 
tbaifu. — Saa hii ni nzuri. — Mimi ni hodari. — Ukiwa 
mgonjwa usitoke kutemhea. — Ningekuwa mrefu ningepata 
matawi haya. — Mtoto wako si mwema. — Nyumba zanga 
si kubwa. — ^Ndizi zitahuwa rahisi. — Kisu hiki kikiwa kikali 



— 74 — 

IHDICATIF 



ÂFFIBMATIF 

pnfiaEHT. 
Je suis, tu es, il est, nous 
sommet, etc. 



wawa 



"«S 



KÈGATIF 

FRËSENT. 

r pour toutes les per- 
! sonnes et pour tOQS 
f les nombres. 



2* CL. sing. u plar. i 



SiDg.' 



- pa — 

- ku — 

I, tu fus, etc. 

nilikuwa, 

uliloiwn, 

atikmea, 

ti-, 3" CL. i-. 



-ku-, 



Passé nég&tif -ftu- 
Je n'étais pas, tu i 

pas, etc. 
Sing. sikttwa, 
kukuwa, 
i" CL. hakuwa, 
2* — hau-,ycL.hai-, ' 
*• — haki-.H'—hali-. | 
6' — kau-, "•— Aapa-,j 
8" — haku-. 



nitakinunua. — Kwetu kula dantu siharamu. - Tumekawa 
wole wazima.— Hatudyawa wengi. — Uni^ekuwa mtumwa 
niagekununua. — Usipokuwa mviTu nakupenda. — Hu 
tayari î tunaoodoka. — Hpagazi hu;rii si hodari. — f^gy^ 
zitakuva «bali. — Viaii vyangu vi vinene. — Easha bui U 
zito.— Mti Sun u mfupi. — Nyama hiiimbichi. — Tuwuima. 



— '75 — 



AFFIRMATIF. 

Plur. tulikuwa^ 
mlikuwa, 
i'^CL.walikuwa, 
2« — 1-, 3« CL. zi- 
4* — tn-, 5" — ya- 
6" — a-, ?• — pa-,1 
8« — ihi-, 

PASSÉ INDÉFINI -mC- 

J'ai été, tu as été, etc. 

Sing. nimekuwa, 

umeknwa, 

!'• CL.amtkuwa, 

2«— M-, 3«CL. t-, 

4* — il»-, 5« — K-, 
6* — u-, 7* — pa-, 
8* — Am-, 

Plur. tumekuwa, 
mmekuwa, 
i^ cL.wamekuwa, 
2« — t-, 3«» CL. zi-, 
4® — vi-, 5« — ya-, 
6« — 2i-, 7« *— pa-, 
8« — Am-, 



/t'Autoa 



mekuwa 



NÉGATIF. 



Plar. Ao^tiJIniioC) 
AatnAut&a, 
i^^ CL.hawakuwaf 
2*' — Aat-, 3«CL.^«-,] 
4* — havi-, 5* — Aaya-,( 
6* — hazi',7* — hapa-,\ 
8* — hahu. 



kuwa 



mekuwa 



— Chupalako li tupu. — Mitumbwi biiimiboYU. — Nyumba 
zao zi mpya. — Wembe wako mwema. wangu u mbaja. — 
Paoga zao zikiwa kali. — Dyua si kali. — Dyiia litakuwa kali. 

— Maziwa yakiwa ghali nsmuDue. — Viaziyitakuwarabisi. 

EXERCICE XXXVI 
Bega,ma'y épaule. — daway met- ou dawa, remède. — Aa- 
ratasi, papier. — mtego. mi-, piège. — mzigo, ww-, fîEurdeau, 
charge. — pipa, ma-, baril, tonneau. — povu, écume. — 
tanga, ma-, voile (de bateau). — tunda^ ma-, fruit. — wa- 
kati, temps, saison. 

THËBIE. — Ce tonneau est vide; — il n'est pas vide ; — 
n n'est pas encore vide : — s'il est vide, il se remplira. -;- 
Ton fardeau n'est pas lourd ; — il ne sera pas lourd ; — s'il 
était lourd, tu ne le prendrais pas. — Les remèdes de ce 



kawa 



AFFIRMATIF. 
Passé narratif -Aa- 
Et j'étais, et tu étais, etc. 

Sing. nikawa, 

ukawa, 
l'« CLMkawa, 
2» — u-, 3° CL. i-, 
4« — /ci, 5e — K-, 
6« — M, 7® — pa-, 
8« — ku-, 
Plur. tukawa, 

mkawa, 
i^^CL^wakawa, 

2e — i-^ 3ecL. Zi-, 

8* — â;m-, 

Futur -<a- 

Je serai, tu seras, il sera, etc. 



Sing. nitakuiva^ 
utakuwa, 
\^^ CL, atakuwa, 
2* — M-, 3" CL. i-, 
4« — Ai-, o« — H-, 



kawa 



6" — w-, 7* 

8* — /fM-, 



pa- 



kuwa 



>dyaiwa 



76 — 

NÉGATIF. 
Passé pas encore -dyo- 
Je n'étais pas encore, etc. 

Sing. sidyawa, 
hmyawa, 
i^*CL.kadyawa, 
2* — hau-, 3*cL./iai-, 

6® — hau-, 7*— ^apa-,| 
8« — hakU'^ 
Plur. hatudyawa, 
hamdyawaf 
i^^ CL.ftawadyawa, 
2* — Aai-, 3'CL. hazi'A 

6* — hazi'jV — hapa-À ^ 
8* — Aaftu-, ) 

Futur -to- 

Je ne serai pas, tu ne seras 
pas, etc. 

Sing. sitakawa, 

kutakuwa, • 
i^ CL.hatakuwa, 
2* — hau-, 3«cL.^ai- 

6» — Aaw-, 7«-^pa-r'*^'^* 
8" — haku-, 



médecin sont forts; — ils seront doux; — s'ils ne sont pas 
doux, je ne les boirai pas. — Ces fruits ne sont pas encore 
mûrs ; — s'ils sont verts laissez-les ; — ils ne seront pas 
mûrs. — Cette épaule de mouton n'est pas grasse ; — elle 
n'est pas chère; — si elle est chère, ne Tacheté pas. — Les 
voiles de mon bateau seront grandes ; — elles n'étaient pas 
grandes. — Vous n'étiez pas , ils n'étaient pas des hom: 
mes faibles. — Nous, nous ne sommes pas forts. — Ce vi- 
naigre sera fort ; — il ne sera pas fort. — Cette écume n'est 
pas blanche ; — si elle était blanche, tu ne la jetterais 
pas. — Ce n'est pas la saison de la pluie. — La saison de 




AFFIRMATIF. 

Plur* iutakuwa, 
nUakuwa, 
i^CL.watakuwa, 
2' — «-, 3«cL.zf-, 
4* — vi-, 5«— ya-, 
6* — 21-, 7* — pa-, 
8« — Au-, 



PRÉSBHT-ngfe- ou -ngfa- 

Je serais, tu serais, il se- 
rait, etc. 

Sing. ningekuwa ou ningawa, 
ungekuwa ou ungawa, 
i**CL,angekuwa ou angawa, 
2* — M-, 3*CL. i-, ) nge 

6* — w-, T — pa-, i ou 
8* — hu-, jngawa 

Plur. tungehuwa ou ^ngatoa 

mnge^tra outnnpatra, 

V^ CL.wangekuwa ou w?an- 

— 1-, 3* CL. zi-, J nge- 

— jBÎ-, 7* — ptt-»( ou 

— A;w-, ) ngawa 



- 77 — 

Plur. hatutakuwa, 
hamtakuwa, 
i '• CL. Aat&atoAuti;a, 
2» — Aai-, 3*CL.^az2-, j 
takuwa *: - havy,n^^hayaJ ta^ 
6* — Aazi-,7*— Aapa-,i Awwa 
8» — haku-, ] 

COlfDITIONNEL 

PRÉSENT -ngC" 

Je ne serais pas, tu ne serais 
pas, etc. 

Sing. singekuwa, 
hungekuwa, 
i^ CL^hangekuwaf 
2* — hau-, 3"CL.Aat-, \ 
4* — haki-,h'^^hali; t nge- 
6* •— fiau-, 7*— Aapa-,i kuwa 
8« — hakU", ) 

Plur. hatungekuwa^ 
hamngekuwa, 
!'• CL. hawangekuwa. 



2e 

4« 
8« 



2* — Aai-, B^CLkazi'A 
4® — yiam-, 5*— ^aya-,r nge^ 
6* — Aazi-, 7«— ^pa-,( kuwa 
8' — AaA:w-, ; 




jetteras. — La voile de notre bateau est neuve ; — elle était 
blanche ; — elle ne sera pas blanche. — Que vos voiles 
soient propres ; — qu'elles ne soient pas noires. — Que 
tous les fardeaux soient légers. 

EXERCICE XXXVII 

"Changa, jeune. chavu, sale. dufu, fade, insipide. 

ingine^ autre. — -kaidif entêté. ororo, doux, moel- 
leux. — -pevu, mûr, complètement développé. salama, 

«ain et sauf. — -tamUj doux, agréable. — -tayœrij prêt. 



— 78 — 



AFFIRMATIF. 

Passé -ngali- 

J'aurais été, tu aurais été, etc. 

Sing. ningalikuwa, 

ungalikuwa, 
1 '* CL. angcUihuwa, 
2* — M-, 3*CL.i-, ) 
4* —Al-, 5« — h-, Ingali- 
6* — M-, 7*— pa-, ( kuwa 
8* — Am-, ) 

Plur. tungalikuwa, 

mngalikuwa, 
1 '* cL.wangalikuwa^ 
2* — i-, 3«CL.zi-, ] 
4* — vi-, 5* — ya-, r ng^ah'- 
6* — zi-, 7' — pa-, i kuwa 
8* — ^u-, ) 

Temps en -ki- 

Moi étant, ou si je suis, si tu 
es, etc. 

Sing, nikiwa, 

ukiwa, 

i^'' CL, akiwa, 

2* — M-, 3* CL. i-, 



4* — Ari-, 5«--/i-, 
6* — w-, 7* — pa, 
8* — A:u-, 
Plur. tukiwa, 

mkiwa, . 
V^ CL, wakiwa, 

2e _z-, 3*CL.Zl-, 

4* — m-, o* — ya-, 
6' — zi-, 7**— pa-, 
8* — fttt> 



kiwa 



kiwa 



Passé -ngali- 

Je n'aurais pas été, etc. 

Sing. singalikuwa, 

hungalikuwa, ' 
i^'GL.hanqalikuwa, 
2* — ^ati-, 3*CL. Aat-,V 
4* — ^Ai-,5* — Aa/t-,f ngali: 
6* — Aaii-, 7* — hapa-Â kwwH 
8« — Ao^M-, ) 

Plur. hatùngaWcuwa,, 

hamngalikuwa^ 
i '* CL.hawangalikuwu, 
2** — /ioi-, 3*CL./tazî-,\ . 
4* — Aam-, 5"— Aaya-,r ngalir 
6* — Aazt-, 7*— /iapa-,l ^imi 
8* — haku-, ) 

Négatif du temps -Art-^en -s^a^ 

Moi n'étant pas, ou si je. ne 
suis pas, etc. 

Sing. nisipokuwa, 

usipokuwa, 
\^^ CL.asipokuwa, 
2« —M-, 3«CL. i-, V 
4® — Al-, 5® — H-, ( sipo- 
6* — M-, 7* — pa-f i kuwa 
8* — Am-, ) 

Plur. tusipokuwa, 

msipokuwa, 
i '* cL.wasipokuwa^ 
2* — i-, 3* CL. zi-, ] 

6* — zi-, 7* — pa-, l Arutoa 
8* — Aw-, ) 



VERSION. — Nguo zake zimekuwa chavu. — Punda wa- 
siue wakaidi; wangu ni mkaidi. — Punda wake waltiwa 
wakaidi usiwanunue. -7-Mtoto wako ni mkaidi. — Tosi- 
pokuwa tayari tutakaa. ~ Angalikuwa tayari angaliondoka 
nao. — Nikiwa tayari nitakufuata. — Wàkawa rabuzi wëngi 



79 



AFFIRMATIF 

Temps en -âycifo- 

Dans le cas où je serais, lu 

serais, etc. 
Sing . nidyapokuwa, 
udyapokuwa^ 
VcL, adyapokuwa, 
2* —M-, 3«CL. i-, ) 
4" — W-, 5« — H, f dyapo- 
6* — u-, 7* — pa-, ( ÀMUJO 
^« — ku; ) 

Plur. <u(lyapoA»iii;a, 

i ^ cuwadyapokuwa, 

2* — i-, 3'CL. «-, ] 

4* — m-, o* — ya-, f dyapo- 

6* — zi-, 7«— pa-, l *Mtt;a 

8* — ku-, ) 



NÉGATIF. 



IMPERATIF 



twe, SOIS, 
iwenif soyez. 



«tt&e, ne sois psLS, 
siweni, ne soyez pas, 



SUBJONTIF 



Que je sois, que tu sois, qu'il i Que je ne sois pas, que tu ne 



soit, etc. 

Sing. niwe, 
uwe, 
i'^cL.aiye, 

2« — M-, 3*CL.t-, 

4* — Al-, 5* — H-, 
6* — M-, 7« --pa- 
8* — &u-, 



we 



SOIS pas, etc. 

Sing. nisiwe, 
usiwe, 
\'^ CL. asiwe, 

2« —M-, 3*CL.l-, 

4« —Al-, 5*^-/1-, 
6« — M-, 7« — pa-, 
8* — ku-, 



siwe 



vachanga. — Tezama kondoo awe mchanga. — Ngombe 
uachanga walikuwa huku. — Hawakuwa sokoni mbuzi 
wachanga. — Nyamahii i mbichi, — Mchuzi huu u mdufu. 
— Haukuwa mdufu. — Dawa hili lisiwe dufu. — Likiwadufu 
nitaliacha. — Mto huu ulikuwa mwororo. — Si mwororo. 
— - Utakuwa mwororo. — Matunda liaya ni tamu. — Watu 
wengine wakawa salama. — Ndizi hizi si pevu ; zitakuwa 



— 80 — 



AFFIRMATIF. 


NÉGATIF 


Plur. tuwe, 




Plur. ttmtoe, 


mwe, 




msitf?e, ^ 


i^cuwawe, 




l^CL.toastwc, 


T — i-, 3«CL.«-. ] 


2« — t-, 3"CL.a-, ) ' 


4*— Vf-, 5«- 
6" zi-, 7« - 


-^: - 


4- vt-, 5« yo-, f ^^ 
6« — zi-, V — pa-, ( ****^ 


8« — *u-, 


) 


8- - *tt-, ) 

Autre subjonctif négatif en 
'Sidye- 

Que je ne sois pas enewe, elc» 

Sing. nisidyekuwa^ 
usidyekuwa. 
1 " CL. asidyekuwa^ 
2« — w-, 3«CL.i-, ) 
4« — Al-, 5«—/t-, f «wfye- 
ô* — tt-, 7*— -po-, i ftttwa 

8« —ftM-, ) 

msi(]{ye/niti7a, 


* 


INFII 


1*'CL. wasiayekuwa, 
2« — i-, 3« CT.. zt-, ) 
4* — vî-, 5« — ya-, f sidye- 
6* — zt-, 7® — pa-, i kuwa 
8* — ku-, ) 

«TIF 


A;ut(;a, 


être. 


1 kutoa kuwa. ne pas 






J être. 



pevu : zingalikuwa pevu, ningalizilkata. — Kisu hiki ki 
kikali. — Uso wake ukawa mchavu. — Sisi tumekuwa 
hodari, wakawa wengine thaifu. — Mwana huyu hatakuwa 
hodari. — Mmekuwa wote salama. — Hawakuwa wote wema. 
— Madyi yakiwa haba tutaweza kupita. — Wangalikuwa 
wengi wangalitupiga. — Tezaine isiwe siki tele. — Ulikuwa 
mtoto mkaidi. 

EXERCICE XXXVIII 

Kovuma, cicatrice. — madyira, temps. — mzahaf mo- 
querie, risée, ridicule, dérision, — msiba, mi-, chagrin, deuil 



— 8i — 



N^ IL — Verbe être joint au relatif. 

11 y a deux manières de joindre le relatif au verbe 
être : 1" ajouter le relatif au radical du verbe, sans au- 
cun signe de temps •'; 2^ intercaler le relatif dans les 
temps de la conjugaison. 

1. — Relatif joint au verbe être sans aucun signe de 
temps. 

Gomme pour les autres verbes, cette forme s'ob- 
tient, en mettant les seuls pronoms personnels sujets 
devant le radical des verbes, sans aucun signe de 
temps; le relatif se place après le verbe. Elle s'em- 
ploie également pour tous les temps. Le verbe être 
est représenté par la syllabe -Zf- à Taffirmatif, et la 
syllabe si au négatif. 



AFFIRMATIF. 
Sing. Ni-li-ye, moi qui suis, 

w-K-ye,toi qui es, 
i'o CL. a-li-ySy lui qui est, 

2® — U'ii-o ( mti ), qui 

est, 
3® — i-li-yo (ngoma), qui 

est, 
4e — M'ii-cho {kisu)f qui 

est, 
5® — li-li-lo {taw%)f qui est, 

6« — U'li~o (wemhe), qui 
est. 



NEGATIF. 

Sing. Nisi-ye, moi qui ne 

suis pas, 
U'Si-y e,ioi quin^espas, 
!'• CL, a-si-ye, lui qui n'est 

pas, 

— U'Si-o{mti)^ qui n'est 
pas, 

— i'Si-yo (ngoma), qui 
n'est pas, 

— ki-si-cho (kisu)^ qui 
n'est pas, 

— li'Si'lo (tawi), qui 
n'est pas, 

— u-si-o (wembé), qui 
n'est pas, 



2« 
3« 

6« 



ennuis, malheur. — msimeno, mi-, scie. — sauti, voix, son, 
bruit, cris. — shibirif empan. — tabakelOf tabatière. *— 
tijïra, gages, récompense, prix d'un travail. 

THÈME. — n y aura de nombreux ennuis. — Il n'y en 
aura pas ; — s'il y a des ennuis, je partirai. — Sa scie étant 
neuve ; si elle n'est pas neuve, je n'en veux point. — Si 

6 



vu * - — 



9F — 

PiHT. 



■3. 



■X., qixi "Mî ! ï* 



n 



. fQos qû étesy I 



i^ CL. v<i£û. eux qxd sont, ' 1' 
2* — t-A-^{iHCi)»qai90!it S* 



3^ — zi-H-zr. \mgnma . qoi 

5oaL 
4» — ri-i-cyo vtn , T^i ; *' 

sont. 
5* — ^a-U'foimataxi'^qpl 

sont. 
5* — zi'H-zû Ajfm&fT, qui 

sont. 
6* — pa-lî-fto ^makalf , qui 

sont. 
8* — ku-ii-ko ybifa)^ qui 

sont, 
/ noÊr-U-mo, où il T a 



T — 



y CL. 



l (dedans), 

) pa-li'po, ob il j 



(Prts), 



r kuli'io, ob il j a 

( (vers). 



5* 

6* 



«• — 



9* CL. 



q|«i 



va-R-^. CSX ^m 
soatpas. 

soat pas« 

ne sootpas; 

ne sont p^s^ 

. sfu-^Hr» (iii l iM O .qm 
a« ioat pss, 

ne sont pas. 

De sont pas, 
^ft-fo> (o^), q[«i 

nesontpasv 
ua-i^-Hio. où il n'y a 

pas (dedans), 
pa-fi'po^ où il n^ ft 

pas (près), 
iu-n-Jta, où û ja^9i 

pas (fers). 



elle est neare, tn l*apporteras. — Son empan n'^est pas Ions. 



— Le mien sera long. — Ses cages ne sont pas grands.- 
étaient grands, il travaillerait. — 11 y aralt no grand deuil 
chez nons. — Sa voix n'est pas forte. — Ma tabatièrts 
n'était pas eocore Tide. — La sienne n'était pas ride. — n 
sera temps de partir. — Si c'est le temps de manger, fn 
nous le diras. — Il n'était pas encore temps de dormir. 

— El il était la risée de toot le monde. — Je n'aime pas 
à être la risée de mes compagnons. — Ayez soin qae mon 




- 83 — 



Ces derniers relatifs de 
avoir pour sujet un pronom 

ÂFFIRMATIP, 

Sing. J^i-li-mOj po, ko, où je 

suis, 
U'li-mo,pOjkOj où ta es, 
1" CL. a-li-mo, po, ko, où il 

est, 

2« — M- 3» CL. «-, 
4e — ki' 5« — H- 

6* — M- 7* — pa 
8« — fei-. 
2ViW-mo, po, Jko, 

sommes, 
M-li'mo,po, ko, où vous êtes. 



f/i-wio, po, 

Ao, où il 

est. 

où nous 



!'• CL. wa- li-mo, po, ko^ où 

ils sont, 
2* — î- 3«CL.zi-, ) ,. 
4« — w- 5«— ya-,( "-wjo, 

6« — zi-7«— pa-.l ??'*<'» , 
3« ^^. loù ils sont 



la 9* classe en ni, peuvent 
de n'importe quelle classe. 

NÉGATIF, 

Ni-si-mo^ po, ko, où je ne suis 

pas. 
U'Sn-mo, po, ko, où tu n*e8 pas 
1" CL. a-si-mo, po^ ko, où il 
n'est pas, 

2* —M-, 3'CL.l, 

4' —ki, o« - H-, 

6* — u-, 7* — pa- 

8* — kU'. 

Tu-si-mo, po, ko, où nous ne 

sonunes pas, 
M'Si-mo,po, ko, où vous n*étes 

pas, 
1" CL. wa-si-mo, po, ko, où ils 

ne sont pas, 
2' — t-, 3*CL.zi-, \ si-mo,po, 
4« — t;i-,5"— ya-, f ft9,oùils 
6* — zi-,7' — pa-, i ne sont 
8* — ku-, ) pas. 



si-mOtpo, 
ko , où 
il n^est 
pas. 



enfant ne soit pas la risée des autres enfants. — La cica- 
trice de sa plaie ne sera pas grande ; — elle sera petite. 

EXERCICE XXXIX 

ChaktUa, vy-, nourriture, repas. — doana, hameçon. — 
gemhe, ma-, pioche. — kanzu, habit long (robe, chemise). 

— kifua, VI-, poitrine. — kUambaa^ vi-, un morceau d^étoffe. 

— risibao, vi-, gilet. — mshipa, mi-, veine, nerf, tendon. — 
ngozi, peau, cuir. — sarueli, pantalon. 

VERSION. — Usitwae chakula kilicho mezani. — Nime- 
sahau doana zilizo mezani mwan^. — Sarueli ilijo fupi. 
— Kanzu zilizo ndefu. — Mgini pahpo chakula tele. — Lete 
chûngu kile mulimo nyama. — Nataka kisibao kilicho 
kuaoçu — Mtachagua miti iliyo miembamba. — Utafika 
mtoni pale palipo matete mazuri, — Hataki kulala kitandani 
pasipo mto mwororo, — Usimgie njumbani musimo mtu,— 
Mwanangu hapendi kukaa nisipo mimi, — Namdyua alipo 



— 84 — 

Nota. — Le verbe être n'est généralement rendu 
par 'îi'. que lorsqu'il est joint au relatif ; quelquefois 
cependant^mais rarement^ on se sert de-îi-, sans relatifs, 
et on forme un temps, qui a le sens de continuer d'êtrb 
Nili^ulit aîi, Mi, etc., je suis, tu es^ il est, etc., non 
d'une manière transitoire. Dans un narratif, on peut 
lui intercaler, ka, nikàH, vJcali, akali, etc., et j'étais, 
et tu étais, etc. (non transitoirement). 

T — Relatif intercalé dans les temps. 

Le verbe kuwa n'ayant pas le présent actuel -na-y il 
n'y a que deux temps avec lesquels le relatif puisse 
être employé : le temps -li- et le.futur -ta-, qui devient 
-to^-. Comme avec les autres verbes,le relatif se place 
après la particule du temps. 

Passé défusi -/i- Futur -toto- 



Nili-ye-kuway moi qui 

étais ou fus. 
uli-ye-kuwa, toi qui 

étais ou fus. 
ali-ye-kuwa, lui qui 

était ou fut. 
tuli-o-kuwa, nous qui 

étions ou fûmes. 
mli-o-kuwa, vous qui 

étiez ou fûtes. 
wali-o-kuwa, eux qui 

étaient ou furent. 



Nitaka-ye-kuwa, moi 

qxLi serai. 
utcuca-ye-kuway toi qui 

seras. 
ataka-ye-kuwa, lui qui 

sera. 
tutaka-O'kuwa, nous 

qui serons. 
mtaka-O'kuwa, vous 

qui serez. 
wataka-o-kuwa, eux 

qui seront. 



nduguyo. — Niambie zilipo nyembe zako. — Hawaii me- 
zani pasipo kitambaa. — Utatafuta njia pasipo miiba. — 
Tukamtupa shimoni musimo madyi. — Vikombe vilifyo 
nyumbam, — Mahali pasipo pazuri. — Kufa kuliko kwema. 

— Meno yaliyo mabovu. — Panga zilizo kali. — Gembe 
lililo d^ipya, — Kidonda kile kilicho kifuani mwake. — 
Ngozi lie iliyo uani. — Doana zilizo kubwa. 

EXERCICE XL 
Jm6u, moustique. — mchana, jour (par opposition à nuit), 
midi. — risasi, plomb. — sabuni, savon. — samaki, poisson, 

— ubau, mbau, planche. — umande, rosée, vent de terre. 



^ 



— 85 



2' CL. uU-o-kuwa (tnit)^ qui 
était. 
ili-yo-kuwajqm étaient. 

3* — Ui-yo-kuwa (ngoma), 
^i était. 
zih ' zo - kuwa , qui 
étaient. 
4* — hiliHihO'kuwa (kisu), 
(jui était. 
vih - vyo " kuwa, qui 
étaient. 
5* — HU'lO'kuwa {tawt)^ qui 
était. 
yaM -yO" kuwa, qui 
étaient. 
6* — uH-o-kuwa (wembé), 
qui était. 
zili ' zo- kuwa , qui 
étaient. 
7* — pali'po-kuwa (mahali), 

qui était. 
8* — kuli-ho-kuwa (kufa), 
qui étaient. 



2* CL. vtakO'O'kuwa (mtt\) qui 
sera. 
iiaka-^O'kuwa, qui se- 
ront. 
3* — UakayO'kuwa{ng(ma), 
qui sera. 
zitaka-zo-kuwa, quise* 
ront. 
4* — kitaka'Cho-kuwa{kisu), 
qui sera. 
vitaka-vyO'kuwaj qui 
seront. 
5* — litaka-lo-kuwa (tawi), 
qui sera. 
yataka-yo-kuwa, qui 
seront. 
6* — utaka-o-kuwa {wemhe)^ 
qui sera. 
zitaka-zo-kuwa, qui 
seront. 
V — pataka-po-kuwa (ma" 

hali), qui seront. 
8' — kutawa-ko-kuwa(kufa), 
qui seront. 



N^ m, Verhê être avec les relatifs de lad* classe^ 

mo, po, ko. 

Lorsqu'au verbe être, est jointe l'idée de lieu^ que 
cette idée soit exprimée ou non en français^ on ajoute 
à Taffirmatif et au négatif de kuwa être, tel qu'il est 
conjugué plus haut, un des relatifs de la 9"^ classe 

— upondo, pondOf perche (pour bateau). — usiku, nuit, 
le pluriel stAu désigne le jour de 24 heures. 

VERSION. — Samaki ile iliyo mkononi mwako. — Hatu- 
talala mahali palipo imbu nyengi. -- Risasi i]iyokuwa 
mezani ilianguka. — Sabani iliyokuwa hapa. — Utaondoa 
umande utakaokuwa njiani. — Upondo uliokuwa huku 
ulianguka madyini. — Mwana alivunja viti yiiiyyokawa 
mlangoni. — Mchana napenda kukaa pasîpo dyua. — 



— 86 — 

mo, po ou ko, suirant qu*il s*agit d'intérieur, de proxi- 
mité ou de mouYement. Cependant ko est le plus gé- 
néralemnt employé, surtout s'il n'y a rien de bien 
déterminé au sujet du lieu. Dans ces circonstances, 
ces relatifs n'ont plus la signification de où, qu'ils ont 
lorsqu'ils sont employés à la manière des relatifs ; ils 
auraient plutôt le sens des démonstatifs de lieu, là, 
y : nipo, je suis là ou j'y suis. 



AFFIRMATIF. 

Sing. Ni-mo, po, ko, je sui 
là oti j'y suis. 
u-mo, po, ko, ta es là 
ou lu y es. 

1 '• CL. yu-mo, po, ko, il est là 
ou il y est. 

2« — îi-, 3«cL.i-. 

4« — ki-, 5«— li-, 

6« — M-, V—par,\ 

8* — ku-. 



mo, po, 
ko, il 
y est. 



Plur. tu-mo, po, ko, nous y 
sommes. 
mu-mo, po, ko, vous 

y êtes. 
wa-mo, po, ko, ils y 
sont. 



NÉGATIF. 

Sing. St-fîio, po, ho, je n'y 

suis pas. 
hu-mo, po, ko, ta n'y 

es pas. 
1" CL. hayu ou ha-mo, po, ko, 

il n'y est pas. 
2' — hau-, 
3* — kai-, 
4- — kaki-, 
5« — hali-, 

— hau-, 

— hapa, 



mo, po, ko, 
il n'y est pas. 



6* 

8* — haku- 
Plur. hatu-mb, po, ko, nous 
n'y sommes pas. 
hamu-mo, po, ko, vous 

n'y êtes pas. 
hawa-mo, po, ko, ils 
n'y sont pas. 



Mzun^u aliyekuwa mgiui aliondoka. — Mlu atakayekuwa 
hodari. — Viazi vitakavyokuwa vizuri. — Fagio zilizokuwa 
miangoni — Milango itakayokuwa mizurL — Samaki kubwa 
zilizokuwa sokoni. — Ubau utakaokuwa mrefu. — Fisî 
waliokuwa hapa usiku. — Mizigo ilakayokuwa mizito. — 
Makasia yaliyo marefu. — Viass yitakavyokuwatayari. — 
Kibanzi kilicho kule. — Mabali palipokowa saÛ . — Wata 
walakaokuwa salama. — Fagio zilizo mpya. — Siki ilîyo 
kali. — Matuhda yaliyo matamu. — Maman gu ameleta 
via^i vilivvo vinene. — Mtapasua kuni zilizo uani. — 
Usiku mbwa alichukua nyama iliyokuwa dyikoni. 




— 87 — 



AFFIBMATIF. 

%• CL. t-, 3«CL zi-, ) ^^ ^^ 
-• — tn-, D — ya-, r • ., 



NÉGATIF. 



PASSÉ INDÉFINI -m6- 

nimekuwa'ino, po, ko, 

i'yaiéléj'aiétélà. 
umehiwa-mo, po, ko, 

tu y as été, tu as 

été là. 
.amekuwa-mo, po, ko, 

il a été là, etc. 

PASSÉ DÉFINI -K- 

rétais ou je fus là, tu étais 
ou fus là. 

nili-kuwa-mo, po, ko, 
ulikuwfi-mo,po, fto,etc. 

PASSÉ NARRATIF -ka- 

Et j*y étais ou j'étais là, et tu 
étais là, etc. 

nikawa~mo, po, ko, 
ukawa-mOjpo, ko, etc. 



2« 


— hai-. 


3« 


— hazi; 


4« 


— havi; 


5« 


— haya^, 


6« 


— hazi-, 


7« 


— Jiapa-, 


8« 


— haku-. 



,mo, po, A;o, 



PASSÉ -ku* 
Je n'y étais pas, tu n'y étais 
pas, etc. 

sikuwa-mo, po, ko, 
kukuwa-mo, po, ko, 
kakuwa-mo, po, ko, 
hatukuwa-mo, po, ko, 
etc., etc. 

PASSÉ -dya- 

Je n'y étais pas encore, etc. 
sidyawa-mo, po, ko, 
huayawa-mo, po, ko, 
hadyawa-mo, po, ko, 
hatudyawa'mo,po, ko, 
etc. 



EXERCICE XLl 
Alama, marque. — chokaa, chaux. — hema ou khema, 
tente. — jeraha, blessure. — kutu, rouille. — msomari, mi-, 
•clou, cheville, petit piquet, -r- ndoo, seau. — nyundo, 
marteau. — sumu, poison. — tupa, lime. 

VERSION. — Bwana yupo ? hapo, hayupo. — Misomari 
ya hema ipo huku, ipo kule. — Nyundo ziko kwako ? ziko. 
— Ipo chokaa kwan^u. — Imo sumu kisimani humu. -^ 
Wameondoa alama iliyokuwako. — Nimekuwapo sokoni. 
— Nimemwona kufa nimekuwamb nyumhani. — Ndo hazimo 
dyikoni. modya imo kisimani. — Ipo tupa modya kwake. — 
Ndizi, ziko tele sokoni. — Sikumwona mtoro, sikuwapo. — 



— 88 — 
AFFIRMATIF. | NÉGATIF 

FUTUR -ta- FUTUR -ta- 



J*y serai, tu y seras, il y sera, 
etc. 
nitakuwa-mo, po, Ao, 
utakuwa-mo, po, ko, 
atakuwa-mo, po, ko, 
etc , etc. 



Je n'y serai pas, tu n'y seras 
pas, etc. 

sUakuwa-mo, po, ka^ 
hwakuwa-mo, po, ko^ 
hatnkuwa-mo, po, ko^ 
etc., etc. 

De même pour tous les autres temps. 
Ces relatifs peuvent s'ajouter de la sorte au verbe - 
ÉTREy même lorsqu'un relatif est déjà joint au verbe. ] 

Watu waliomo 77yi4m6am,|les hommes qui sont à la maison ^ 

(m. à m , qui sont là à la maison). ^^ 

AHpokuwapo mgini, quand il élait à la ville (m. à m. quand ■ 

il y était à 1 « ville). 

Nota. — Cet emploi des relatifs de la 9* classe est 
particulier au verbe être. 

N"* III. — Verbe Être dans ces phrases : c'est moi, 

c'est nous. 

Le verbe être précédé de ce, et suivi du pronom 
personnel, comme dans ces phrases : c'est moi, c'est 
lui, c'est nous^ se rend par ndi à Fafûrmatif et si au 
négatif , et le pronom personnel est rendu par le re- 
latif. A la i^ et à la 2* personne du singulier et du 
pluriel, on se sert de la dernière syllabe de la forme 
isolée des pronoms personnels w», we, si, nyi. 

Usidye, silakuwapo. — Ipo kutu tele. — Ningalikuwapo 
hangalikufa ndugu yangu. — Ipo jeraha kubwa. — Siya- 
dyui mambo haya, sikuwapo. — Mtu aliyekuwapo ali- 
kimbia. — Utaingia nitakapokuwamo nyumbani. — Samaki 
zimo nyingi mtoni. — Ziko mhau tatu kule — Haupo u- 
pondo nituuibwini. — Hazipo imbu hapa kwetu. — Sabuni 
iko sokoni? hnipo. — Magembe yako kule shambani. *— 
Mdyoli wangu hayupo. — Ndoo mbili zipo pale. — Nguzo 
za hema zip » pale. — Msomari modya naupo. — Ghokaa 
haiko huku. — Alama hazipo. — Hayamo madyi mtoni, «^ 
Yapomatete mengi pale mtoni. 



89 — 



CL. 



SINGULIER. PLURIEL. 

ndimty c'est moi, ndisi. 
c'est TOUS, ndmyi. 



ndiwe, 

ndiye, 

ndio, 

ndiyo, 

ndicM, 

ndilo, 

ndiûj 

ndipo, 

ndiko, 



c'est lui, 



ndimoj c'est là (dedans) 
ndipo, — (près). 
ndiko, — - (vers), 



ndio, 

ndiyo, 

ndizo. 

ndivyo . 

ndiyo, 

ndizo, 

ndipo, 

ndiko. 



S** 



SINGUUSR. PLUm. 

simi, ce n'est pas moi, sisisi, 
situe, ce n'est pas lui, sinyi. 



CL, siye, 

— itb, 

— siyo, 

— sicho, 

— silo, 

— sio, 

— sipo, 

— siko, 



9«ci. 



— — sio. 

— — siyOf 

— — sizo» 

— — swyOt 

— — siyo, 

— — stzo. 

— — sipo, 

— — * siho. 
simo, ce n'est pas là (de- 
dans) . 

sipo,ce n'est pas là(prèsl 
siko, — — (vers) 

Nota. — Le verbe être ainsi traduit avec le relatif, 
rend bien notre expression française : voici, voilà. 

Ndizo nyumba nzuri, voici de belles maisons (m. à m. ce 
sont là de belles maisons). 
Ndivyo visu vizuri, voici de beaux couteaux. 

§ IV. VERBE AVOIRi 

Gomme les autres verbe, le verbe avoir peut être 
employé, 1" seul, c'est-à-dire, sans pronoms joints 

EXERCICE XLII 

Boonde, vallée. — chumba, vy-, chambre. — kapi, ma-, 
son. — konde, ma-, poingt. — maalagi, haricots. — 
skingo ma-, cou. — sufuria, pi. sufuria ou ma-, marmite, 
vase, en métal. — udyi, bouillie très claire. — ugari, 
bouillie très épaisse. — vumbi, ma-^ poussière. 

VERSION. — Ndimi niliyedyenga nyumba yangu. — 
Ndio huo ugari wangu. — Ndipo hapo boondeni alipokufa 
babangu. — Ndijro maalagi mazuri. — Ndinyi mmekata 
mti huu ?- Sisisi. — Ndiwe unafanya mavumbi?-Simi. — 
Siyo sufuria ya wazungu. — Ndipo hapa shingoni wali- 
pomfun^a. — Ndiyo makapi ya muhindi nilioutwanga. — 
Sicho kisu changu. — Ndiye nuyu adyuaye kupiga konde. — 



— 90 — 

ou intercalés, ^ avec un pronom personnel régime, 
3® avec un relatif. ■'■i 

N"* I, Conjugaison du verbe avoir. 

En kiswahili^ le verbe avoir se rend par le veilie'. 
ÊTRE, kuwa, suivi de la préposition avec : kuwa na^'^ 
être avec. Pour obtenir la conjugaison du verbe avoiRi'; 
il suffit donc de prendre le verbe kuwa, tel que nou»', 
l'avons conjugé plus haut, et de lui ajouter na à toutes 
les personnes et à tous les temps à Taffirmatif et au * 
négatif. Au présent affirmatif et négatif, na se joint 
aux pronoms personnels sujets ; aux autres temps, il 
est séparé de kuwa. 

INDICATIF NÉGATIF 

PRÉSENT 



AFFIRMATIF 

PKtSEKI 

Sing. mna, j'ai, 
timz, tu as, 
l"CL.ana, il a. 
2* — una, 3*CL.îna, 
4* — hina, 5' — lina, filou 
6* — Mfia, 7* — pana, (elle a 
8* — kuna, 



Sing. sina, je n'ai pas, 

hunaj tu n^as pas, 
1'" CL. hana, il n'a pas, 
2* — hauna, 
3* — haina^ 

— hakina, 

— halina, 

— haunOf ^ «^ 

— Iiapana, 

— hakuna, 



4« 

r 

8« 



iln*a 



Siyo udyi wako? — Ndizo doana ngema. — Sarueli hii 
yako? ndiyo hiyo. — Ndipo.hapa kifuani walipompiga.* ^- 
Ndicho chumba kizuri. — Ndicnohiki kitajnbaa eba meza. 
— Ndimo humu ninamolala. — Ndipo hapa ninapokaa. — 
Ndilo bile tujada zuri. — Ndyo biyo matunda manene. — r 
Ndipo mabali pema. — Kikombe biki chaagu? -ndicho 
hicho. — Huyo ndiye mtu bodari. — Hawa ndio walu 
thaifu. — Ndiyo ungo mpana. — Ndio unga rawempe. — 
Ndilo bilo dyloo linaloYiiuina. — Ndizo nguo nzuri. 

EXERCICE. XLIII 
Asali. sirop, miel. — gongo, ma-, bâton. — kipimo, m-^ 
mesure. — kofia, coiffure. — mwendo, mi-, marcbe, voyage» 




— 9i — 



AFFIRMATIF. 
P)ur. ttma, nous avons» 



muna, vous avez, 
l" CL. wana, ils ont. 
2" — ina, 3* zvia, 
4* — vina, 5* yana^ 
6* — zina, Vpana, 
8* — ^na, 



ils ou 
elles 
ont 



Plur. Mtunaf nous n*avons 
pas, 
namna, vous n avez pas, 
l'« CL. ^toana, ils n*ont pas. 
2* — haina^ \ 

— hazina, 1 

— havina, 1 ils 

— hayana, > n'ont 

— hazina, y pas 

— hakuna, ) 

PASSÉ 'kU' 

Je n'avais pas ou je n'eus 
pas^ etc. 

sikuwa na, 

hukuwa na, 

hakuwa na^ 

etc.i etc. 



3« 
8« 



PASSÉ INDÉFINI -7116- 

nimekuwa na, j'ai eu, 
umekuwa na, tu as eu, 
amekuwa na, il a eu, 
etc. 

PASSÉ DÉFINI -/t- 

nilikuwa na^ j'eus, 
ulikuwa na, tu eus, 
ait^wa na, il eut, etc. , 

FUTUR -ta-. 

J'aurai, tu auras, il aura, 

etc. 
Nitakuiva na, 
utvkuwa na, 
atakuwa na, etc., etc. ' 

Voyez conjugaison de kuwa affirmatif et négatif. 

^— mwezi, mi-, mois, lune, — nafasi, espace, place, temps, 
opportunité. — nen^, mot, chose : plur. maneno, langage, 
discours, affaires. — nyoka, serpent. — ukanda, kanda, 
courroie. 

VERSION. — Ndugu yangu ana kofia nyekundu mpya.— 
Sina nafasi ya kutembea. — Sikuwa na gongo, na nyoka 
aliniuma. — Mwezi huu sitakuwa na asali. — Tumekuwa 
na maoeno mengi. — Huna kipimo? — Viatù vyangu havina 
kanda. — Nyoka huyu hana meno mabaya. •— Mwendo huu 



FUTUR ta. • 

Je n^aurai pa?, tu n'auras pas, 

etc. 
Sitakuwa na, 
hutakuwa na, 
hatakuwa na, etc. etc. ' 



— 92 — 

Nota. •:— Le présent et le passé défini -Zt-, se conju- 
guent avec les pronoms de la 9* classe comme sujeta» 
et ont le sens de il y a, il y avait. 



9«rx. 



9* CL. 



hamna^ il n'y a pas 

(dedans), 
hapana, il n'y a pas 

(près) 
hakuna, il n^y a pas 

(vers, 



Imna, il y a (dedans), 
pana, — (près), 
kuna, — (vers, 
' mlikuwa na, û y avait 
(dedans), 
palikuwa na,il y avait 

(près), 
kuhkuwana, il y avait 
(vers 

N"* II, — Ayoïn joint à un pronom régime. 

Lorsqu'en français le verbe avoir a un pronom per- 
sonnel régime, ce pronom devant se joindre à iw, 
se rend en kiswahili par le relatif, comme on l'a va 
plus haut. 

utakuwa na misiba mengi. — Singalikuwa na maneno 
makubwa, ningalikwenda kulezama ndugu yaneu. — Ha- 
wana asali. — Sina neno. — Hamna ugali? — Hatukawa 
na hema. — Nyundo hii haina mpini. — Sina makaa kufa- 
nya misomari. — Ningekuwa na gonffo ningempiga mtumwa 
mvivu huyu. — Sidyaua na bunduki. — Nina baruti ûna 
banduki. — Ukiwa na nafasi kutoka njoo kîniona» — Usî- 
pokuwa na mkuki, Iwae gongo langu. — Kasia lako halina 
mpini. — Ndoo hizi hazina mkono» 

EXERCICE XLIV 
Chumavy-f fer. — chura t)y-, prenouille. — fataki, cap- 
sule. — fundi ma^y maître ouvrier, ouvrier habile. — kxpi 
vi'y cheminée de fusil. — kushoto^ gauche. — matandiko, li- 
terie, couvertures. — mchéle^ riz nettoyé et débarrassé de 
son enveloppe. — mtamho mi^, ressort en métal, batterie 
de fusil. — MwitUf forêt. 

VERSION.— Una matandikoyangu? ninayo. — Mwenzako 
ana fataki?-anazo.— Fundi hana chumakufua misomari? 
-atakuwa nacho.— Kitandachangu hakina matandiko : -ki- 
mekuwa nayo. — Mtu huyu hana mkono wake wa ku- 
shoto :-hanao. — Bunduki yangu haina mtamho ?-ilikuwa 
nao; haina kifa itakuwa nacho. — Hukuwa na ffongo? 
ningalikuwa nalo ningalipiga nyoka. — Mtoto waKO ana 




— 93 — 



AFFIRMATIF. 

Nîhao, je l'ai (mit), 
uihayo, je les ai {miti\ 
unayo, tu Tas (ngoma), 

unazo, tu les as (ngomd), 

anacho, il Ta {kisu), 
arufoyo, il les a {visu), 
tunaïo, nous TaYons {kasha), 

tunayo, nous les avons (ma- 

kasha), 
mnao, tous l'avez (wembe), 

mnazo, vous les avez (nyembe), 

etc. etc. etc. 

Nimekuwa nazo, je les ai eus 
(ngoma), 

umekuwa nalo, tu Pas eue 
(kasha), 

tutakuwa nacho, nous l'au- 
rons (Ai«i), 

mngalikuwa navyo,si vous les 

' aviez eus (visu), 

wakiwa nayo, si vous l'avez 
(ngoma), 
etc. etc. etc. 



NEGATIF. 

Sinao, je ne l'ai pas (mti), 
sinayo, je ne les ai pas (miti), 
hunayo, tu ne Tas pas (ngo- 
ma), 
kunazo, tn ne les as pas (ngo- 
ma). 
hanacho, il ne l'a pas (kisu), 
hanavyo, il ne les a pas (visu), 
hatvnaU). nous ne l'avons pas 

(kasha), 
hatunayo, nous ne les avons 

pas (makasha), 
hamnao, vous ne l'avez pas 

(wembe), 
hamnazo, vous ne les avez 
pas (nyembe), 
etc. etc. etc. 

Sikuwa nao, je ne Pavais pas 

(mU), 
hukuwa nayo, tu ne les avais 

pas (miti), 
h(iayawanalo,il ne l'avait pas 

encore (kasha), 
Jiatutakuwa nazo, nous ne les 

aurons pas (nyembe), 
hxitungekuwa nacho, si nous 

ne l'avions pas (kisu). 
etc. etc. etc. 



mshale, tezame asiwe nao. — Utakuwa na chuma ?-nita- 
kuwa nacho. — Vjrura hawana meno? hawanayo. — Ndu- 
gu wangu ana mchele tele. — Wapagazi wana cbakula? 
wanacho — walikuwa nacho, — wataKuwa nacho, — tuta- 
tezama wawe nacho. — Watumwa wako hawana fataki- 
wemekuwa nazo. — Ninao mchele mzuri. - Una saa? — 
sinavo; sidjrawa nayo, nitakuwa nayo nzuri — nikiwa na^o^ 
nitakwambia; nisipokuwa nayo, nitaondoka.— Ghuma hiki 
kinayo kutu tele. 

EXERCICE XLV 

Borna, fièvre. — kadiri^ mesure, capacité, modération. 
— • iicAe, foret, mèche. — koo ma-, gorge, gosier. — kundi 

t. . 



— 94 — 

N* IIL — Vvrhé AVOIR joint- à un relatif. - 

Avec le verbe avoir, le relatif se joint de la même 
manière qu'avec les autres verbes ; il s'intercale après 
les particules de temps, au passé -U- et au futur loi»; 
ou bien sans se servir d'aucun signe de temps, on 
emploie la forme niliyê^ ulit/ê, etc. (voy. pag. 83). 

AFFIRMATIF. 



NEGATIF. 
Nisiye na, moi qui n^ai pat, 

usiye na, toi qui n'as pas, . 

(mti) usio na, (l'arbre) qid 
n'a pa«, 

{nqoma)f iiiyo na, (le tam- 
bour) qui n'a pas, 

{kisu hisicho na, (le couteav) 
qui n'a pas, 

(visu) vmvyo na,(le80outeaax} 
qui n'ont pas, 

matawi yasiyo na , (les bran- 



Niliye na kisu, moi qui ai un 

couteau, 
uliye na mkuki, toi qui as 

une lance, 
(mti) ulio na matawi^qui a des 

branches, 
(hisu) kilinko na mpini, qui a 

un manche. 
(tawi) lililo na madyani, qui 

des feuilles, 
niliyekuwa na, moi qui avais, 
utakayekuwana,ioi qui auras 

etc. 

ches) qui n'ont pas, etc. 

Lorsque le relatif est régime, il faudrait exprimer en 
même temps le pronom personnel régime correspon- 

ma-, troupeau. — mpunga, riz en paille, non battu. — randa 
plane, lame de rabot. — samli, beurre fondu. — siagi 
teurre frais. • 

VERSION.— Mtu yule aliye na koo nene.— Mpungawaoga 
uliokuwa na madyani mengi haukuzaa. — Mbam za mboii 
zilizo na nyama tele. — Utaniambia kadiri uliyo nayo mti 
huu.— Makundi makubwa aliyokuwa nayo ndugu yangu.— - 
Utaeta siagi utakayokuwa nayo. — Homa niliyokuwa nayo 
wakati ule ulipotika huku. — Randa niliyo nayo. — Samli 
aliyo nayo mamangu. — Lete chungu kile* kilicho na siagi. 
— Rafiki yako aliyekuwa na borna.— Amekwosha mtan§^ 
uliokuwa na samli. — Utaona keke mpya nilizo nazo. — 
Makuudi utakayokuwa nayo. — Keke aiizo nazo fundi. — 
Mpunga alio nao ndugu yangu. — Samli aliyokuwa nayo 



— 95 — 

dant au relatif; mais comme avec huwa na, le pronom 
personnel régime est rendu par le relatif, il se trouve 
qiie le relatif est exprimé deux fois : une fois après 
'fii^ pour le pronom personnel régime, et une autre 
ibis avec le verbe kuwa, pour le relatif. Au présent 
af&rmatif; il faut toujours se servir de la forme niliye, 
nlij^y et à tous les temps du négatif, nisiye^ miye, etc. 



kisu nilicho nacho^ 

kisu nisicho nacho, 
tisu ulivyo na'Oyo, 

visu usivyo navyo, 
ngoma tulizo nazo, 

ngotna tusizonazo, 

mti mliyo nayo, 
miti msiyo nayo, 

wembe niliokuwa nao, 

visu ulivyokuwa navyOy 
nyumba tutakazokuwa nazo, 

kasha mtakalokuwa nalo, 
mti watakaokuwa nao, 



le couteau que j'ai, 
le couteau que je n^ai pas, 
les couteaux que tu as, 
les couteaux que tu n'as pas, 
les tambours que nous avons, 
les tambours que nous n'a- 
vons pas, 
les arbres que vous avez, 
les arbres que vous n'avez 

pas, 
le rasoir que j'ai eu, ou que 

j'avais, 
les couteaux que tu avais, 
les maisons que nous au- 
rons, 
la caisse que vous aurez, 
Tarbre qu^ils auront, 



ARTICLE II 

DIFFÉRENTES SORTES DE VERBES 

On peut; en kiswahili; distinguer deux grandes divi- 
sions du verbe : 1® le verbe â sa forme simple ou pri- 

mtu yule. — AHtwaa vifa nilivyokuwa navyo. — Mtakata ma- 
tawi ya mti yaliyo namadyani. — Tu roeona nyumba zilizo 
na madirisha mazuri. — Mtafanya kisima kitakachokuwa 
na madyi tele. — Mtoto wangu amevunja kikombe kizuri 
nilicbokuwa nacbo. «— Ndugu yangu alitupa saa aliyo* 
kuwa nayo. 

EXERCICE XLVI 

Agiza ^ti-, commissionner, donner ordre de. — badUi 
*M-, dianger. — eheka Au-, rire. — chimbaku-f creuser, 



— 96 — 

mitive ; 2* les verbes dérivés. Les verbes dérivés se 
forment du verbe simple ou primitif; ils sont au 
nombre de cinq : les verbes applicatifs, passifs^ cau- 
SATiFS, NEUTRES et PRONOMINAUX. Daus cÏTic^ paragra- 
phes nous examinerons et la manière dont ils se for- 
mentdu verbe simple^ et leur signification particulière. 

g I. VERBES APPUCATIF8. 

I. — Les verbes applicatifs se forment du verbe 
simple en insérant i ou $ devant Va final du verbe. On 
met i, lorsque la voyelle de la syllabe précédente eat 
a, f ou u; et e, lorsque la voyelle de la syllabe précé- 
dente est^ou^. 

Kupanda, monter. kupandia, monter à, sur, etc. 

kupiga^ fîrapper. kupiçfia, frapper à, sur, etc. 

kutupa, jeter, kutupia^ jeter à, sur, vers^etc. 

kuletat apporter. kuletea, apporter à, ven, etc. 

kuomba^ demander. kuombea, aemander à, pour, 

etc. 
Remarque l**. — Lorsque le verbe est terminé par 
deux voyelles, on intercale -Z-. 

Kuzaa, produire. kuzalia^ produire à, pour, etc* 

kusikia, entendre. kusikUia, entendre pooTi au 

sujet de, etc. 
kuftmgua, délier. kufungulia, délier pour. etc. 

kutoa, donner, livrer. kutolea, donner pour, livrer 

à, etc. 
kutembea, se promener. Au^emfte/ea, se promener pour, 

au sujet de, etc. 

piocher pour arracher. — iba ftu-, voler. — itika ku^ ré « 
pondre (quand on est appelé). — kasirika Au-, se f&dier, 
s*affliger. — nyanganya ku^y dérober, prendre par la force. 
— sadiki Au-, croire. — funua ku-y ouvnr un livre, découvrir. 

VERSION, — Mtu wako ameniletea barua yangu. — Punda 
mke wangu alinizalia watoto wanne. — Wakamwibia nguo 
zake zote wakamwacba mtupu njiani. — Utanibamlia 
shanga hizi mgini. — Ninapomwita haniitikii neno, •— 
Waana hawa wanamlilia babayao. —Baba yangu amenikaai- 



— 97 — 

Remarque 2®. — Lorsque le verbe est terminé par 
f» u, la forme applicative se fait en ia. 

Kufasiri^ expliquer. kufasiria, expliquer à, etc. 

kuharibu^ détruire. kuharibia, détruire pour, etc« 

Remarque 3*. — Aux verbes terminés en au, on 
ajoute lia. 

KusahaUf oublier. kusahaulia, oublier pour, etc. 

hutharau, mépriser. ^u(Aarau/ia,mépriserpour,etc 

Remarque 4''. — Quand le verbe est terminé en e, la 
forme applicative se construit en ea. 

Kusamehe, pardonner. kusamehea, pardonnera, etc. 

kustarehef demeurer tran- kustarehea, demeurer tran- 
quille, quille pour, etc. 

Remarque 5«. — Quelques verbes applicatifs se 
construisent plus ou moins irrégulièrement : 

Kufa, mourir. kufia ou kufUa, mourir pour, 

etc. 
kudya, venir. kudyia ou kudyilia^ Tenir à, 

Ters, etc. 
kula, manger. Mi^m, manger pour, avec, etc. 

kunya, tomber (pluie). kunyea, tomber sur, à, etc. 
kunywa^ boire. kunywea, boire à, avec, etc. 

kuwa, être. kuwia, être pour, à, etc. 

kuzŒy vendre. kuliza, vendre à, pour, etc. 

rikia. — Watumwa watatucbimbia viazi. — Walininyan- 
ganyia pembe uyingi wakamletea bwana wao. — Tufunulie 
chombo hiki. — Akanifasiria maneno yote aliyoyasikia. 
— ^Tutakwenda sokoni ua tutakubadilia nguo bit. — Usimsa- 
dikie killa mtu. — llkiniombea bwana wangu atanisame- 
hea. — Nikikuagizia kitu nisikilize. — Watoto wanaom* 
chekeamzee buyu ni wabaya. — Ukiendakule nitakukasi- 
rilda. — Watu wangu wameniibia mikuki miwili, na bun- 
duki tatu. — Atakucbimbia mubogo. — Nitakufunulia 
kitabu. — Unçalioia^izia maiiata, uingalikupelekea. — 
Mkinicbekea nitawapiga, nitawatupia mawe. — Waana 
wangu walinidyilia njiani. — Mtu akiwa na ugonjwa ani- 

7 



— SS- 
II. — Ces verbes sont appelés applicatifs^ parce 
qu'ils servent à appliquer à une personne ou à ona 
cbose^ Taction marquée par le verbe à sa forme 
simple : kuleta, apporter, kuletea, apporter à quel- 

Ju'un au pour quelqu'un. Toutes les prépositions 
ont on se ser\'irait dans ce cas en français^ sont con- 
tenues dans le verbe. 

Pour avoir le \Tai sens de cette forme, il faut 
d*abord bien connaître la signification du verbe 
simple, puis examiner le contexte. Car des sens bien 
différents peuvent être donnés par la même forme, et 
Faction du verbe peut être appliquée à, pour, en 
faveur de, contre, au sujet de quelqu*un ou de quel- 
que chose. Ainsi kwmda, veut dire simplement : aller; 
hivendea, peut signifier : aller vers, pour, au sujet de, 
contre, auprès de^ etc., quelqu'un ou quelque chose; 
le contexte seul indique laquelle de ces significations 
il faut prendre. 

§ II. VERBES PASSIFS. 

Le passif des verbes se fait en insérant un w devant 
Ta final. 

Kupendaf aimer. hupendwa, être aimé. 

napenda, j^aime. napendwa, je suis aimé. 

kufunga, fermer. kufungwa^ être fermé. 

dyilie. — Ndivc huvu alibetuiiza mtoto yule. ^- Utatolixa 
mbuzi modya? sitakuliza kitu. 

EXERCICE XLVII 

Chinja ka-, égorger. — kanyaga ku-^ fouler aux pieds, 
marcher sur. — kokola ku-^ ivn.inQV. — kusanyaku-, reuniTi 
rassembler, ramasser. — lima ku-, cultiver. — nyoajbi-, 
raser. — seta ku-, écraser. — tangrdia Au-, précéder. — 
Tia ku-f placer. — zika ku-, enterrer. 

Nota. — Après un verbe passif, par est rendu par no, 

VKllSION. — Alipigwa nawenzake akakasirika. — N^ombe 
kumi wamechinjwa. — Mbuzi kumi na tano watachinjwa na 




— 99 — 

Remarqub !*•. — Le passif des verbes terminés 
par deux voyelles se tire de leur forme applicative ; 
mais il garde le sens passif de la forme simple. 

Kutwaa, prendre (kutwalià) hutwaliwa, être pris. 
£uc^uAtia, emporter {kuchukulia) kuchukuliwa^ être emporté. 

Deux verbes dissyllabiques font exception; quoique 
terminés par deux voyelles, ils font leur passif en 
ajoutant wa à la forme simple. 

Kuua, tuer. kuuawa^ être tué. 

kufua^ battre. kufuawa, être battu. 

Rkmaroue 2®. — Le passif des verbes terminés par 
6, i, u et au, se tire aussi de la forme applicative, et a 
le sens passif de la forme simple. 

kufasirifex^lïqiieT{kufasiria). kufasiriwa, être expliqué. 

kusamehe, pardonner (Jsusa- kusamehewa, être pardonné. 

mehea), 

Aw^anôu, détruire (Arw/ianôtaJ. kuharibiwa, être détruit. 

kiLsahaUy onh\ieT(kusahaulia). kusahauliwa, être oublié. 

Remarque 3®. — Les verbes monosyllabiques et 
quelques dissyllabiques font leur passif plus ou moins 
irrégulièrement. 

kula, manger. kuliwa, être mangé. 

kunywQy boire. kunywewaf être bu. 

kupaj donner. kupawa, kupewa, être donné. 

babangu. — Mpunga wangu umekanyagwa na makund 
yako. — HcLungalikanyagwa ungalikuwa mzuri. — Ngombe 
aliyekufà huku amekokotwa na cbui mwltuni. — Atako- 
kotwa na nyama za mwitu. — Mti huu umekokotwa na 
watii watano. — Baharia wote watnekusanywa na nahoza. 
— Kuni njringi zimekusanywa na wapagazi kufanya naoto 
usiku. — Mtoro wetu hangaliuawa mwituni angalirudi. ^ 
^guo hizi zilifuawa na watu wasiodyua. — Masbamba yote 
hulimwa na watumwa. — Sbamba langu litalimwa nawatu 
.wanaodyua. — Umenyolewa na mjinga. — Ulakapokwisha 
kunyolewa utakudya. — Kidole cbake kimesetwa na dywe 
kubwa. — Asipoangalia mguu wake utasetwa na mti 



I 



— 400 — 

Les autres verbes monosyllabiques : hrfa mourir» 
hudya venir, hmya tomber, étant neutres n'ont 
pas de passif. Kvwa être^ ne peut non plus en avoir. 

§m. VERBES GAUSATIFS. 

I. — Les verbes causatifs se forment du verbe 
simple ou primitif^ en changeant Va final en sha ou en 
ta, selon que Tusage indique Vun ou l'autre. 

kudyaa, se remplir. kudyaza^ remplir (sens act.l 

kuingia, entrer. kuingiza, entrer (sens act) 

huondoa, enlever. kuondosha^ faire enlever. 

Remarque i^. — Lorsque Va final est précédé d'une 
consonne, la forme causative se fait du verbe appli- 
catif. 

^ujpanda^monter (sens neutre) ktq>andisha^ monter (sens ae- 

tif). 

^uumajaire mal (sens neutre) kuumiza, faire mal (sens ac- 
tif. 

Remarque 2®. — Lorsque le verbe est terminé enjea, 
on change ka en sha. 

kuwaka^ flamber, s'allumer, kuwasha, allumer. 

kuvuka, Iraverser. kuvtishaj faire traverser. 

kuanguka, tomber. kuangusha, faire tomber. 

kukumbuka, se rappeler. kukumbusha^ rappeler (act.) 

huu. — Tutatanguliliwa na vidyana. — Msitanguliliwe na 
watu wangine. — Nyama ikitiliwa huku haitatwaliwa * na 
paka. — Yiti vimetiliwa mlangoni na mtoto wako. — Watu 
wengi hawazikwi. — Atazikwa na waana wake. — Hâta- 
zikwa na mtu. — Hgi huu umeharibiwa na wageni. 

EXERCICE XLVIII 
Chemka ku-, bouillir. — chukia Au-, s'oiTenser, avoir en 
aversion, haïr. — geua ku-, tourner (neut). — inama Au-, 
se baisser, plier (neut.), courber (neut.). — kimbia *a-, se 
sauver, fuir. — pona ku-, guérir (n.). — shuka Au-, des- 
cendre (n.). — ungua ku-^ brûler (n.). — vuka ku-, traverser» 
— zoea ku-, s'accoutumer. 



— 101 — 

Remarque 3^. — Si le verbe est terminé en ta, on 
change ta en sa, 

kufuata, suivre. kufuasa, faire suiyre. 

kutota, enfoncer. kutosa, enfoncer (act.) 

Remarque 4®. — Pour les verbes terminés par e, », 
u, la forme causative se tire de la forme applicative. 

kuhar%bu,àéiTJnre{kufiarîbia). kuharihisha. faire détruire 

kurudi, revenir (kurudia). kurudisha, taire revenir. 

kusamefie^ pardonner (kusa- ii;u5ameAesAayfaire pardonner. 
mehea). 

II. Sens de la forme causative. -* Lorsqu'un verbe 
est en français^ à la fois neutre et actif, ou bien prono- 
minal et ACTIF, le sens neutre ou pronomimal est 
indiqué en Idswahili par la forme simple, et le sens 
actifs par la forme causative. 

kupanda, monter (sens neut.) Atipan(fisAa,monter(sens act.) 

Aupun^ua,diminuer (s. neut.) kupunguza^ diminuer (s« act.) 

kulembea^ se promener (pro- kutembeza, promener. 

nom.). 

kukumbukaf se rappeler (pr.) kukumbusha, rappeler. 

Mafuta yamepungua katika saani, le beurre a diminué 
dans l'assiette. 
Punguze nyama, diminue la viande. 

Lorsque le verbe kiswahili; à sa forme simple^ répond 
à un verbe seulement actif, neutre ou pronominal en 

VERSION. — Mtoto hadyachemsha madyi? — Usipoçhem- 
shanitakupiga. — UsichuKiza wenzako. — Hangalichukiza 
wenzake hangalipigwa. — Sichukizi mtu. — Mwana huyu 
mbaya siku 2ote achukiza babake. •— Hukugeuza nguo ya 
meza. — Utageuza matandiko yaliyo dyuani. — Wakageuza 
tanga. — Tutainamisha matawi ya mti tupate matunda. 
— Dawa hili litakuponesba. — Ghui alitukimbiza wote. — 
Tukawapiga tukawakimbiza. — Watu wale ni bodari wata- 
wakimbiza. — Mbua huyu bodari, akimbiza fisi. — Sbusbeni 
mti ule. — Mtaleta watuwatuvusbemtoni. — Babaria na 



— 102 ~ 

français^ la forme causative lui donne le sens du verbe 
faire; devant un infinitif en français. 

AuvuAa, traverser (acl.) kuvusha, faire traverser. 

kuanguka^ tomber (ne ut.) kuangtisha, faire tomber. 
kutubu^ se repentir (pronom.) kuiubiska^ faire se repentir. 

§IV. VERBES NEUTRES. 

Tous les verbes qui ont le sens neutre^ qu'ils aient 
en français la forme neutre^ comme : dormir^ naître, 
ou la forme passive^ comme : être aveugle^ ou la forme 
pronominale^ comme : se déchirer^ se rendent en 
kiswabili par la forme neutre^ qui s'obtient en chan- 
geant la ûnale en ia. 

kupasua, déchirer. kupasuka, se déchirer. 

kufungua^ ouvrir. kufunguka, s'ouvrir, être ou- 

vert. 
kupofua^ aveugler. kupofuka^ être aveugle. 

Remarque 1~. — Si Va final est précédé d'une con- 
sonne, le verbe neutre se construit de la forme 
applicative. 

kuvunja, briser (kuvunjia) kuvunjika^ se briser. 
kukatay couper ihukatia) kukatika^ se couper (xmeéiotte 

qui se coupe). 

Remarque 2*. — Il en est de même des verbes ter- 
minés par e, % ou u, 

nahoza watavusha wapagazi na mizigo. — Wenzake watam- 
zoeza. — Tutamzoeza. — Mtoto modya atakaa shambani 
kukimbiza ndege. — Ninatembeza ndu^u yangu ndogo. — 
Watu wa Ujiji watembeza watumwa kuwanza siku zote. — 
Paka aliangusha maziwa. 

EXERCICE XLIX 

Changanyaku-, mélanger, mêler. — cAoma Au-, poignarder, 

percer, piquer, rôtir, griller, mettre le feu, cuire de la 

poterie. — gawa ou gawanya Au-, partager. — kubali Au-, 

accepter, consentir à. — Auto Au-, rencontrer, rejoindre» 




— 103 — 

kusamehet pardonner (kuso' kusameheka^ se pardonner 
mehea), (être pardonnable), 

kubadili, changer {kubadilia), kubadiliha, se changer (être 

échangeable). 

huharibu, détruire (kuhan" kukaribika, ^.se détruire, se 
bia). g&ter. 

Remarque 3'. — Si le verbe est terminé en sha^ on 
change sha en ka. 

§ V. VERBES PRONOMINAUX. 

1. — Verbes pronominaux actifs. — La forme pro- 
nominale, lorsque le sujet fait réellement sur lui- 
même Faction marquée par le verbe, s'obtient en inter- 
calant la particule dyi avant le radical du verbe. 

hupenda, aimer. kudy^enda, s'aimer. 

kuficha^ cacher. kudyificha^ se cacher. 

kuhata, couper. kudyikata, se couper. 

n. — Verbes pronominaux réciproques. — Lorsqu'il 
y a réciprocité, la forme pronominale s'obtient en 
changeant Va final du verbe^ en ana. 

hupenda, aimer. kupendana, s'aimer (récipro- 

quement). 

kupiga, frapper. kupigana, se frapper (réci- 

proquement). 

Remarque. — Lorsque le verbe simple est terminé 
par 6, i, ti, cette forme se tire de la forme applicative. 

Kusadiki, croire (kusadikia), kusadiMana^ se croire (réci- 

proquemeut). 

trouver. — levya fei-, enivrer. — okoa ku-, se sauver, 
échapper à un danger. — toboa ku-, percer. — tuma ku, 
employer, envoyer pour quelque affaire. — 2i6aAu-, boucher, 
fermer, remplir un trou. 

VERSION. — Mtoto wangu alidyilevya akadyificha. — 
Mtungi huu watumika dyikoni. — Mtu mmodya amedyicho- 
ma. — Maneno yale hayakubaliki. — Mafuta na madjri haya- 
kuchanganyika humu. — Vitu vyote vimechanganyika. — 
Mali yole yatagawanyika. — Vitu visipogawanyika vitaha- 



— 104 — 

Nota. — Lorsque cette forme est construite de la 
forme en ka^ elle indique que l'action marquée par le 
verbe^ est possible ou faisable. 

Kupata, procurer (kupatika). kupatikana, être procurable. 

kutambua, reconnaître (^- kutambulikana, être recon- 

tambuliha). naissable. 

kuona, voir {kuoneka), kuonehana, être yisible. 

On dit de même en français^ qu'une chose se re- 
connaîty se voit, dans le sens qu'elle est reconnais* 
sable visible. 

CHAPITRE YI 
ADVERBES. 

En kiswahili, Tadverbe se place généralement après 
le mot qu'il modifie. 

Voici la liste des adverbes les plus usités. 

I. — ADVERBES DE MANIÈRE OU DE QUALITÉ. 

Bwrfe^ en vain, inutilement. 

Amefanya kazi burre, il a travaillé en vain, pour rien. 

Dyef comment? (joint au verbe). 

Umesemadyef commeat as-tu dit? 
TJmefanyadyel comment as-tu fait ? 

Ohafala ou ghafula, tout à coup, inopinément. 
Nalimkuta ghafula, je le rencontrai inopinément. ' 

rabika. — Tutakutana sokoni. — Hamkukutana? — Waki- 
kutana watapigana. — Ua umetoboka. — Nguo zitatoboka. — 
Ukuta wamawe hautoboki. — Njia hii imezibika. — Njiabii 
itazibika wasipopita watu. — Shimo biii balizibiki. — Èsima 
kile kimezibika. — Watu wote waliokoka. — Mtumbwijuli- 
tota baharia hawakupata kuokoka. — Ikapomoka uTumba 
akaokokamtu mmodya. — Mashauri ya babako mazuri 




— 105 — 

JSTaZm, exactement. 
^ Himaj vite. 
Hjoo hima, viens vite. 

Kabisa^ complètement, entièrement, tout à fait, 
jamais. 

Utaukata mti huu hàbisa, tu couperas cet arbre tout à fait. 
SUarudi kabisa^ je ne reviendrai plus jamais. 

Kama ou kanUy comme, de même que. 

Kisu MM Mzuri kama kile, ce couteau-ci est beau comme 
cet autre. 

EJiaasa, exactement, bien, juste* 

Asema kiswahili khassa, il parle bien le kiswahili. 

Ktmt/a, himya kimya, en silence, secrètement. 

Kwadyef comment? 

Marra, immédiatement. 

Mbio, à la course, en courant. 
IHga tnbio, cours. 

Fia, complètement. Souvent à pia on joint ote 
pour renforcer le sens : pia yote, complètement, tout à 
fait, entièrement, le tout. 

Pôle pôle, doucement, lentement, avec précaution, 

Akaenda pôle pôle, et il s^avança doucement. 

yakubalika. — Shanga hizi hazibadiliki sokoni. — Ndugu 
yangu baonekani siku hizi. 

EXERCICE L 

Asikari, pi. asikari ou u;aasi&an, soldat. — dudu, insecte. 
— giza, ténèbres. — irai, ma-, mouche. — vita, guerre. 

Azima Au-, prêter. — azimua Au-, emprunter. — chuma 
ku-j cueillir, plumer. — panga Au-, louer une maison. — 
sinzia Au-, sommeiller. 

VERSION.— -Mtakulanini? dudu wameharibu kabisa cha- 



— 106 — 

Sàlama, sain et saof , 

Sana^ employé pour donner de Tintensité à l'action 
marquée par le verbe ou Tadjectif, peut être traduit 
en français d*un çrand nombre jde manières, et rem- 
placer beaucoup de nos adverbes. 
Sema sana, parlez haut. mrefu sana, très long. 

penda sana, aimez bien. nyumba yavudya sono, il 

vutasana, tirez fort. pleut beaacoup dans la 

mbaya sana, tout à fait man- maison. 

vais. 

Sawasawa, pareil^ égal, uni, poli» horizontal, tout à 
fait le même. 

Taratibu ou tartibu, doucement, avec précaution; 
avec soin, avec tact. 

Mtu wa akUi afanya tar(t5ti, un homme intelligent agit 
avec précaution. 

Stahamili^ patiemment. 

7V, seulement, uniquement, simplement, rien que 
cela. 
Upesif vitO; rapidement. 

Twendeni zetu upesi^ allons-nous en vite. 

Vilevilê, de la même manière, pareillement. 

On peut former beaucoup d'autres adverbes avec 
des adjectif S; en leur préfixant vi ou vy. 

Amefanya vibaya, il a mal agi. 
Anuha vizuri, il sent bon, 

kula. — Tutarudi upesi tusipate gizaDJiani. — Giza tupu 
humu nyambani, washe hima taa. — Amesemadje sikusikia 
Tyema. — Nataha kupanga nyumba kubwa kama ile ya 
Saidi. — Asikari hawa hawadyui kabisa kufanya vita. ^ 
Tumechuma kabisa matunda yetu. — Nikikaa mara nasîn- 
zia. — Sikuazimua nguo kabisa. — Nimeazima tu gembe 
lan^n sikuliuza. — Mainzi mara yatadyaza mtungi. — Usipige 
mbio, ende pôle pôle. — Utakwenda sckoni, mara utarudi.-^ 
Wakakaa kimya kimva. — Wafanya vita burre. — Punda 
huyu aenda nibio.— Mtu huyu haazimi kabisa. — Babanga 




— 107 — 

Les substantifs et les verbes à Tinfinitif, peuvent 
aussi être employés adverbialement^ au moyen de kwa, 

Kwaukaidi, obstinément, opiniâtrement. 
Kwa makusudi, à dessein, Yolontairement, 
Kwa kudyua, sciemment. 

n. — ADVERBES DE LIEU. 

Chini, dessous, en bas, par terre. 

Tezama chinL regarde dessous. 
Ameanguha chint, il est tombé à terre. 

Dyuu, dessus, en haut, sur. 

Karibu^ proche,près. 

Mhaîiy loin, au loin. 

Mbele, devant, au devant, sur le devant. 

Utakwenda mbele^ tu marcheras devant, 
ijkœ mbeky reste devant. 

Ndani, dans, dedans. 
Yumo ndaniy il est dedans. 

Njye, dehors, en dehors. 
Yuko njye, il est dehors. 

Nyuma^ derrière, par derrière (comme adverbe 
de temps: depuis). 

Vtafuata nyuma, tu suivras par derrière. 
Pangin^Oy ailleurs. 

adyua kufanya taratibu. — Nduga yangu ameazimua sana. 

— Usiku du du nyingi sana zinatoka. — Nitaunda mashua 
vile vile na hii. — Fundi adyua kupasua mbaa sawa sawa 
kabisa. — Mtumwa huyu mbaya amevuniachungu changu 
kwa makusudi. — Punda yangu hataki kufuata Djia kwa 
ukaidi. — Umesema vyema. — Nimecbumapilipili tu, siku« 
vunia matawi. — Ukifanya vyema, utapewa nçuo mbili. -— 
Mtakata vile vile miti hii miwili. — Wakangodyastahamili. 

— Nitakupiga mara ya piU vile vile. — Amekaa tu, haku- 
àema neno lo lote. — Asikari walichoma nyumba 
zotepia. 



E 



— 108 — 

Wapi, où? Ne doit s'employer qa*aTec interrogation. 

Vmekwenda wapit où es-tu allé ? 
Unatoka wapi ? d'où sors-tu ? 
Yu wapi ? où est-il ? 

Nota. — Avec tvapifle verbe itr$ est représenté 
ar le pronom personnel sujet» seul ou joint à mo^ po, 
; s*il y a un nom, le nom doit suivre. 

Zi ou ziho wapi bunduki? où sont les fusils ? 
Vi ou viko wapi visu? où sont les couteaux ? 

S*il s'agit simplement d'exprimer le lieu où l'action 
se fait, s'est faite ou se fera, sans interrogation, où se 
rend par un des relatifs de la 9* classe, mo^ po ou kOy 
suivant le sens, joint au verbe. Nous avons vu plus 
haut, la manière de joindre le relatif au verbe. 

Simdyui alipo, je ne sais pas où il est. 

Namdyuà anapofanya kazi, je sais où il trayailU. 

Simdyui anohokwenday je ne sais pas où il va. 

Nitakwambia tulikopita, je te dirai où nous sommes 
passés. 

Nùmyesha nyumba anamolala^ montrez-moi la maison où 
il dort. 

Où, dans ces phrases : où il y a, où sont, peut se 
rendre de plusieurs manières : 
1** Par mt/i^ ayant; qui s'accorde avec le nom 

f précédent en prenant la syllabe caractéritisque de 
a classe de ce nom^ excepté au singulier de la 
l'*;de la 2* et de la6® classe, où il prend le préfixe mec^. 

Mahalipenyi miti, l'endroit où il y a des arbres (m. à m. 
ayant des arbres). 

EXERCICE Ll 

Hakika, vérit<^. — haraka^ hâte. — kweli^ vérité, vrai, — 
masikini, pauvre. — sm, secret. 

Chunga ku-, faire paître. -- finyaku-, pincer. — finyanga ku-, 
faire de la poterie.— «a/lri Ati-, voyager.— vzm&a Au-, enfler. 

VERSION. - Masikinîakaayehapayu wapi? — Wachunga 
wapi ngombe zako ? — Naenda mbali kuchunga. — Akanifînya 




— 109 — 

2** Par le verbe être^ suivi des relalifs de la 9® classe 
mo,po, kOy ayant pour sujets les pronoms personnels 
sujets de cette môme classe : rnUy pa, ku. — mulimo^ 
paîipo, kuïiko. 

Mtungi midimo madyi, la jarre où il y a de Teau. 
Shamba palipo viad, le champ où il y a des patates. 
Inchi kuliko tnichikichi, le pays où il y a des élaîs. 

3** Par le verbe avoir, avec un relatif. 

Sahaniinayo mayayi, l'assiette où il y a des œufs (m. à m. 
qui a des œufs). 

— Partout, se rend parpo-pote, Jco-hote, mo-mote. 

Partout oii; se rend par Mla\, et on ajoute au 
verbe un des relatifs delà 9® classe. 

Killa nendako, partout où je vais. 
Killa nilipo, partout où je suis. 
killa naingiamo, partout où j^entre. 

Nous avons vu, à Tarticle du verbe être^n^Uî, la 
manière de rendre les adverbes de lieu, là, y, 
quand ils sont joints au verbe être. Avec les autres 
verbes, ces adverbes» de même que ici, là-bas, au 
loin» se rendent par les pronoms démonstratifs de la 
9® classe, humu, huku, hapa^- mie, pale, kule, humo,huko^ 
hapoy suivant le sens, et pour préciser davantage, on 
peut répéter les pronoms comme il a été dit. 

Anahaa hapa, il demeure ici. — Humu, ici (dedans). — 
Papahapa, ici même. — KuLe, là-bas, au loin. 

nyuma. — Atasafîri karibu. — Babako yuko wapi? — 
Niambie wanapofînyauga vyungu. — Mkono wangu ume- 
vimba sana. — Ulanikuta mahali ninapochunga. — Usien- 
de ninapochunga. — Semé kweli tu. — Ndiyo hakika, 
bwana, sikutoka njye. — Wakarudi nyuma kwa haraka.— 
A.liniambia kwa siri maneno makubwa. — Mti huu ume- 
anffuka chini. — Mikuki yangu i wapi? — Utatafuta ma- 
hali çenyi madyani mabichi. — Twatia hema mahali pe- 
nyi luvuli. — Wakati ule tulipofika huku. — Wakachoma 
nyumba tulimolala. — Waidyua niia tnlikopita? -~ Wembe 
wako uko wapi? — Ndipo hapa aliponifinya. 



— no — 

III. — ADVERBES DÉ TEMPS. 

Assutui onttssubui, au matin. 

Tuiaondoka assubuif nous partirons an matin. 

Baada, haada yake, haadaye, après, ensuite^ plus 
tard. 

Bado, pas encore ; iado hidogo, toutà Theure, bientôt. 
Adyadya bado^ il n'est pas encore arrivé. 

Dayima, toujours. Peu employé; on se sert plutôt 
de sïku zote. 

Dyana^ hier. Joint à mois, année, il désigne le mois, 
Tannée, qui vient de s'écouler. 

Mwaha dyana^ l'année dernière. 

Dyioni, soir, sur le soir. 

Dymi, avant-hier. Joint 'à mois, année, il désigne 
Tannée; le mois avant-dernier. 
Mwaka dyuzi, Tayant-dernière année. 

Hàlafu, ensuite, tout à Theure. 

KaU, autrefois, dans Tancien temps. 

Kesho^ demain ; kesho kutwa^ après-demain. 

Kiisha, ensuite, après, quand vous aurez fini, alors. 

Fangusa sahani hwanza^ kiisha titanifuatay essuie d'abord 
les assiettes, ensuite tu me suivras. 

EXERCICE LU 

Barua, lettre, écrit, note, billet. — hasara, perte. — 
mwivi, wa-, voleur. — wicAezo, wit-, jeu, moquerie. — shaka^ 
doute. 

Anza Au-, commencer. — cJvovya ku-. tremper dans l'eau. 
— shinda Au-, vaincre, séjourner, persévérer à. — teleza ku-, 
glisser. — tua ku^^ abaisser, déposer un fardeau. 

VERSION. — Ndu^ yangu atadvenga papaba pa. — Marna 
yako atakwanza kuhma pale. — Utarudi huku? — Âlikuwa- 
mo nyumbani, nimemwona. — Nipo hapa. — Nitapeleka ba- 
Tua kesbo assubui na mapema. — Dyana nimepata basara 




— m — 

Kwanza, d'abord^ avant^ auparavant. 
Léo, aujourd'hui. 

lAnif quand? 

Uapema, de bonne heure. 

Vtakudya kesho assubui na mapema, tu viendras demain 
de bonne heure. 

Marra ou mara modya, d'une seule fois, tout d'un 
coup. 

Mara kwa rmra, de temps en temps. 

Mara nyingi, souvent; plusieurs fois. 

Miléle, éternellement. 

Mtondo, jour qui suit après-demain; mtondo goo, le 
jour suivant le mtondo. 

Mtoisho, à la fin^ en dernier lieu (substantif employé 
dverbialement). 

Sasa, maintenant. 

Sasa Mvij de suite^ immédiatement» sans retard. 

Tena, ensuite, désormais. 

Mali yako yamekupotea, mkewo amekufa, utafanya nini 
tena^ tu as perdu tes biens, ta femme est morte, que vas- 
tu faire désormais ? 

Nini tena ? quoi ensuite? 

Zamani, autrefois^ jadis. 

Palikuwa na mtu zamani^ jadis il y avait un homme. 

kubwa, waivi kwanza walitoboa ukuta, wakaiba tena mali 
yangu yote pia, mwisho wakachoma nyumba. — Utachovya 
hima ngozi upate kufunga matete sasa hivi. — Ntashinda 
leo na kesho, na ntaondoka késho kutwa. — Mwaka dyana 
tumeshindwa papahapa. — Hapana shàka, tungalishind- 
wa leo kahisa, hamngalikudya kutusayidia. — Tutatua 
saisahivi palepale mgini. — Mara modya waliacha mchezo 
wat) wakakimbia. — Dyoni utanichomea viazi. — Tutatua 
Uni mizigo yetu? --Mara nyingi wapagazi waliteleza, wa- 
kaanguka chmi. — Ghovye kwanza nguo kazifue tena vye- 



— 112 — 

IV. ADVERBES DE QUANTITÉ. 

Hàba^ peu^ est aussi employé comme adjectif : nu^^ 
haba, peu d'huile. 

Kidogo, un peu, en petite quantité. 

Ongeza kidogo, augmente un peu. 
Nipe kidogo, donne-moi un peu. 

Quelquefois un peu est traduit par l'adjectif dcffOf 
qui s'accorde avec le nom. 

Nipe madyi madogo, donne-moi un peu d'eau. 
Mno, trop; beaucoup. 

Funde, un peu plus. 

Mti mrefu punde, un arbre un peu plus long. 
Mti mfupi punde, un arbre un peu plus court. 

Tehj beaucoup; abondamment, en grande quan- 
tité pour les choses qui ne se comptent pas ; sert aussi 
à traduire Tadjectii abondant. Beaucoup, signlBant 
nombreux^ se rend par radjectif-m^», qui s'accorde en 
prenant le préfixe de la classe du nom. 

Zayidi, pluS; davantage. 

— . Notre adverbe combien; signifiant quelle qnan- 

ma. — Dyuzi nimeona fisi tatu. — Mtondo ndugu yangu 
atakwenda kutembea shambani kwake. — Waivi waiitwaa 
mbau zetu, wakazifichahalafu. — Nimepita zamani kwako. 

— Rafiki yetu amekudya ? bado kidogo atakudya. — Ku^je 
ngao hizi, kiisha utaweza kuondoka. — Tutavuka mtolimt 

— Tutavnka mtondo goo. — Sikilize kwanza, halafo. uta- 
sema. — Tweni tanga kwanza, tena mtalikunja. — Wenz^e 
wamfanyia da3dma mchezo. — Walishinda siku tatu tu, 
tena wakaondoka. 

EXERCICE LIN 

Mchanga, sable. — mwamba mi", rocher. — Msizi m»-, 
radicelle. — pwani, rivage de la mer, sur le rivage. — 
shina ma-, tronc d'arbre, grosses racines. 

Lyuta Au-, regretter, s'affliger de. — fumba ku-, fermer 




— 113 — 

tité? quel nombre? se reni pB.T -ngapi, qui s'accorde 
avec le substantif, en prenant le préfîxe de la classe de 
ce substantif. 

Ameleta màkasha mangapi? combien a-t-il apporté de 
caisses? 

Combien^ signifiant quel prix? se rend parA^n 
ganif ou kassi ganif ou hiasiganif mot à mot; quelle 
mesure? 

Signifiant à quel point; combien se rend par 
kama ou kana. 

JJtadyua kama nakupenda, ta sauras combien je t*aime. 

V. ADVERBES D'AFFIRMATION ET DE NÉGATION 

Aee, oui. 

Bakika, la vérité, certainement (substantif pris 
adverbialement). 

Kweîiy c'est la vérité, c'est vrai (substantif pris 
adverbialement). 

Noam, oui (mot arabe). 

Ndiyo, ndivyo, oui, c'est cela, c'est comme cela 
(employé très fréquemment). 

Yakini, certainement. 

Les esclaves et les inférieurs, lorsqu'ils reçoivent un 

(employé pour les yeux, la bouche,-les mains, etc.). — kaanga 
iw-, rôtir dans la graisse, frire. — pepeta ku-, cribler. — 
tapika ku-, vomir. 

VERSION. — Mwambie mpishi akaange nyama zayidi kido- 
go. — Dyana ameileta mbichi kidogo. — Nahoza anaona 
miambaiie iliyo madylDi? — Naam, bwana, amekwisha kuio- 
na. — Tutafika pwani ?-ndiyo. — Ndugu yangu alikuny wa da- 
wa akatapika mno. — Kiisha kupepeta mchele utauweka 
nyumbani. — Ameleta kombe ngapi? — Wapagazi wangapi 
wataondoka leo ? — Unayo makasna mangapi ? — Nimenu- 
nuamafuta ya nçombetele. — Natakawatu wengi. — Utauza 
kassi gani mbuzi buyu ? Huuza pembe kassi gani Ujiji ? — 
Watakakiassigani? — Ukiweza kupata mizizimirefu punde^ 

8 



— 114 — 

ordre, marquent très souvent leur assentiment par 
ces paroles : Ee waa ou Ee wallah, 

Enenda kumwita mwenzako, va appeler ton eompagnoiu 
Ee wallah bwana, oui, mon maître, ou oui, monsieur. 

Pour nier, on se sert des expressions suivantes: 
Ahcuif hahaa, non. 

Hàkuna, hanma, hapana, sont les négations les plu» 
généralement employées. On entend aussi quelquâbis 
la négation arabe la» 

Hasha, point du tout, négation très énergique. 

Eaifai^ présent négatif, avec pronom sujet de la 
3® classe; du verbe hufaay convenir, servir à, être utile 
avantageux, est souvent employé pour dire qu'une 
chose ne peut pas, ne doit pas se faire, qu'elle ne con- 
vient pas. 

Siyo^ sivyo, sont les négatifs de ndyo, ndivyo. 

Si, correspond à notre ne... pas, ne... point. 

Si ingie, n'entre pas. 

Si mtu, ce n'est pas un homme. 

Ni; se rend par wala répété. 

Hakuleta kitu, wala mkuki, wala kisu, wala bunduki, il n'a 
rien apporté, ni lance, ni couteau, ni fusil. 

On se sert aussi de la négation la répétée. 

uniletee. — Mashina haya manene mno. — Hakika umem- 
kota ndugu yangu pwani ? — Hakika, bwana, si uwongo. 

— Nitafumba macho na kinwa, siyo? — Hasha fumba ma- 
cho tu si kinwa. — Kiisha kutapika, utapona in sba Allah. 

— Haifai kuondoka leo mvua teie itakunya. — Sina cho 
chote, wala nyumba, wala nguo, wala chakula. — Haifai ku- 
piga watu burre. — Nimedyuta sana, bwana wangu, unisa- 
mehee, sitatoroka mara ya pili kabisa. — Waambie wa- 
lete miti mifupi punde. — Mti huu haufsi mwembam 
ba mno.— Mtumbwi huu ungekuwamkubwa punde, ungefaa 
kabisa. — Hamna madj'i humu. — Hapana watu sokoni. 

— Mtoto ameleta mbuzi? hakuna bwana. — Hamna moto 
dyikoni. 




~ 115 — 

— Le doute s'indique par làbuda on labda, peut-être, 
ou par kwa yamhini peut-^tre (m. à. m.^ avec possibi- 
lité). 

In êha Allah ! s'il plaît à Dieu I est aussi très em- 
ployé ; mais cette réponse implique qu'on espère que 
la chose se fera. 

Utakudya kesho ? viendras-ta demain ? 

Nitakudya in sha Alkûi! je viendrai s'il plaît à Dieu, e*e^- 
à-dire J'espère venir, s'il n'y a point d'empêchement 

OHAFITRE ?n 

PRÉPOSITIONS. 

1® Le kiswahili est très pauvre en prépositions ; û 
n'en a guère que sept ou huit : na^-a, kwa, kaHka, 
tangu, toka ou tohea^ haita ou paka, 

Na, avec ou par. — G*est au moyen de cette prépo- 
sition que le régime des verbes passifs doit être relié 
au verbe. 

Atapigwa na bwana wake, il sera frappé par son maître. 
Mlango umefungwa nami, la porte a été ouverte par mol. 

Kwa : AVEC, pour désigner Tinstrument. 

Alimpiga kwa kisu, U le frappa avec un couteau. 

Par. Aliingia kwa dirisha, il entra par la fenêtre. 

Pour. TJtapokea doti kwa mshara wako, tu recevras un 
doti pour ta solde mensuelle. 

Chez. Nafanya kazi kwa ndugu yangu, je travaille chez 
mon frère. 

A, AU. Amekwenda kwa kaà, il est allé au travail. 

EXERCICE LIV 

Birika, vase de métal pour contenir de l'eau, bouillotte, 
fontaine. — kahawa, café. — kombCy plat profond. — sinia 
ma^j grand plateau rood sur lequel on apporte les plats 
contenant les mets. — tabia^ caractère, tempérament, climat. 

Ckonga Au-, couper, travailler, creuser du bois, etc.— mcwya 
kU'j peler, écosser. — tikisa Au-, secouer. — tukana iti-, 
disputer, insulter. — zumgumza ku-^ converser. 



— 116 — 

-il, de. S'accorde avec le nom précédent. Voyez rap- 
port de deux noms, chap. 1 , art. 3. 
Kisu cha ndugu yangu, le couteau de mon frère. 

Katika, est employé pour traduire beaucoup de re- 
lations : à, vers, en, de, dans, en dehors de, durant, 
dans le temps que... Cette préposition a^ à peu près, le 
même sens que le ni de la 9* classe. 

Tangu, depuis, quand il s'agit du temps. 
Tangu siku ngapi? depuis combien de jours ? 

Toka ou iokea, depuis, quand il s'agit d*espace. 
Toha Unyanyembe, depuis FOunyanyembé. 

Hatta, jusqu'à, pour le temps et l'espace ; dans le 
dernier cas cependant au lieu de hatta, on dit souvent 
paka, qui probablement vient de mpaka, limite, borne. 

Toka huku paka kule, depuis ici jusque là-bas. 

2°. — Manière de rendre quelques prépositions 
qui n'ont pas de correspondant en kiswahili. 

Entre, signifiant au milieu ou l'espace entre deux 
objets, se rend par kati ou katikati ya. 

Entre les deux arbres, kati ou katikati y a miti mîwili, ' 

Dans ces locutions : entre nous, entre vous, entre 
eux, entre se rend par kwa^ joint au pronom per- 
sonnel. 

Ils disputent entre eux, wagomhana wao kwao. 

Sans, se rend 1® par le temps, sipo. 

Alikula asipokuwapo nduguye, il mangea sans son frère 
(m. à m. quand son frère n'était pas là). 

VERSION. — Tia kombe dyuu ya sinia, kalete huku. — 
Wachonga mitikwamashoka yaomadogo. — Tabia ya watu 
wa inchi hii nzuri sana. — Akatikisa mil kwa nguvu asian- 
gushe matunda. — Amekwenda kuzumgumza kwa rafiki 
yake. — Tangu dyana ananitukana burre. — Birika jaka- 
hawa iko wapi? iko chini ya meza. — Oshe kombe hdikwa 
madyi ya moto, na sugue sinia kwa madyifu. — Katika mwezi 
buu nemeugua mara tatu. — Tangu assubui batta dyoni 




— 117 — 

2^ par une simple négation. 

Mti usio na mcUawi^ un arbre sans branches (m. à m. qui 
n*a pas de branches). 
Hana uoga, il est sans crainte. 

3" par le subjonctif négatif. 

Aliruka asimkamate^ il sauta sans qu^il pût le prendre. 
Alitoha nisimwone^ il sortit sans que je le visse. 

4** pdiTjpasipOj quand il s'agit de lieu. 

MdhaXi pas^o mU\ an endroit sans arbres. 

Le temps sipo et le subjonctif négatif^ peuvent 
servir à rendre encore d'autres prépositions, comme : 
hormis, excepté, malgré, nonobstant^ etc. 

Nisipotaka^ malgré moL 

Excepté^ peut aussi se rendre par la préposition 
arabe illa. 

Contre, quand il n*est pas rendu par une forme 
applicative du verbe^ peut se traduire par dyuu ya. 

Toutes les prépositions qui impliquent Fidée de 
lieu, se rendent au moyen de ni ajouté au nom. 
(9® classe). 

Yupo nyumbani, il est à la maison. 

Wamemfunga gerezani^ ils Font mis en prison. 

NaJcwenda shambani, je vais au jardin. 

Toha kisiman% sors du puits* 

Toutes les préposions qui servent à appliquer à une 
personne ou aune chose^ Faction marquée par le verbe, 

wazumgumza wao kwao. — Toka Tabora paka Ujiji mwen- 
do mwezî mmodya na nusa. — Alitumbukia kisimani. — 
Han^alitukaDa wenzake, hangalipigwa na bwana wake. — 
Uron haupatikani mwezi isipopisa mvoa. — Kiisha kume- 
nya viazi utavitia ndani ya kombe. — Tabia ya wazungu 
mbali ya tabia ya warabu. — Waambie watu wale watoke 
hima katika shamba langu. — Tia kahawa dyuu ya meza. 
— Akanifungalia mlango. — Siwezi kumenya viazi nisipo 
na kisu. — Utawezadye kuchonga mti usîpo na shoka. — 
Wakacheza nisipokuwapo. 



— 120 — 

— Si, est souvent rendu par le temps hi à Taffir- 
matif , et s^o au négatif. 

Ukiimba nitafurahi, si ta chantes, je serai content. 
UMnipiga nitakuua, si ta me frappes, je te tuerai. 
Usipopata ndizi, lUanunua viazi, si ta ne trouyes point de 
bananes, tu achèteras des patates. 

— Quand, lorsque, se rendent par le relatif jm» de 
la 9* classe, intercalé dans le verbe, suivant la règle des 
négatifs. 

Atahapohtidya utoniii;am6ia, quand il Yiendra,ta le lui diras. 

CHAPITRE a 
INTERJECTIONS. 

Nous en donnerons quelques-unes seulement, des 
plus usitées. 

Ah l pour marquer la surprise, l'angoisse. 

AUl pour exciter l'attention. 

Basrilbassl assez, finissez, c'est assez I au com^ 
mencement d'une phrase, bref, bien^ alors. 

Chui I pour marquer l'impatience, le mépris. 

Dye ? quoi donc? qu'est-ce? 

tusiwe na njaa njiani. -^ Usiponirudishia kisu changu ni- 
akupi^a. — Watoto wafanya kama baba yao. — Kwani 
huTuti makasia kama wenzako ? — Ënda sokoni kaniou- 
nulie mkuki mzun. — Alitoa nguombili ao tatu. — Kamata 
kuku hii ao Ile. — Sikawapo alipokudya ndugu yako. — 
Jirani yetu asipokuwa na tamaa atatwita tule kwake. — 
Mtumwa wangu akikufaa, mchukue. 

EXERCICE LVI 

Bimbirisfia Au-, rouler une pierre qu'on ne peut porter. 
— fingirika Au-, se rouler, s'enrouler autour. — kosa ku% 
errer, se tromper, manquer. — honda Acu-, maigrir. — 
pokea ftti-, recevoir. — nmepa Au-, engraisser. — sJma Au-, 



— 12i — 

:£S» ! ! sert pour les invocations. 
Ee bwana wangu! mon maître 1 

Ee waa ! ee waîîah ! réponse généralement employée 
par les esclaves et les inférieurs^ quand ils sont ap- 
pelés. Cette expression, qui vient de Tarabe, a été dé- 
tournée de sa véritable signification ; elle équivaut à : 
me voici, je suis à vos ordres, je vais, 

Ewe ! Holà ! eh I pour appeler ; ewe rajiki I eh t 
Fami. 

Cette expression ne doit pas être employée pour 
appeler un supérieur; tout au plus est-elle permise 
entre égaux. Pour appeler un supérieur ou une per- 
sonne respectable, on se sert de iwana ! monsieur. 

Eaya ! pour exciter, peut se traduire par : « allons ! 
en avant 1 du courage, marchons! Haya est aussi em- 
ployé pour donner son assentiment à une proposition, 
à un projet. 

KefuU \ pour marquer Faversion, le mépris. 

Kurnbe ! quoi I est-ce possible ! pour indiquer la 
surprise, surtout quand un événement a trompé notre 
attente. 

LaheJca ou lebéka ! souvent contracté en ebhe ou lêê I 
manière tout à fait humble de répondre quand on est 
appelé. Est très employé par les femmes. 

avoir assez mangé, être rassasié. — sukama ku-, pousser. 
— vaa ku-, s'habiller. — vuta hu-, tirer. 

VERSION. — Vuteni saa 1 kwa nguvu. — Haya I sukumeni 
tupate kubimbirisha dyiwe hili kubwa. — ^Ëwe / raûki, njooni 
kutusayidia kusukuma mtumbwi. — Ah ! nyoka amenngi- 
rika kwa mguu wangu. — Bassi tena wamepokea uguo zao 
waondoke. — Mmeshiba tena, haya twende kwa kazi. — 
Dye ! rafiki yangu, umepata ugonjwa? umekonda moo. — 
Haya ! shibeni sana mtanenepa. — Sikilizeni ati ! maneno 
yangu. — Haya ! hudyavaa nguo yako utapi^wa. — Bassi 
ondokeni lakini si kosenikurudi kesho assubui. — Makelele l 
hatupati kuzumgumza. -— Similla punda I similla ngombe% 



X^ïtfl pour marqnCT h surprise et Fadmiration; on 
appuie sur Vo, en élerant gradaellement laToîx en pro- 
pcvtion de la surprise. 

Màbieîê ! plmriel de bleb, bmit, tapage, est em- 
ployé pour imposer le silence. 

Ole î malheur I 

&ia ! employé pour hâler : if^joalTiens donc! 

TtUeni $aa ! Allons, ramez donc ! 
Sahab ! monsieur , réponse employée par les gens 
de la côte^ quand ils sont appelés. 

SimiUa ! Gare ! expression Tenue peut-être de l'arabe 
TrimiUah ! au nom de Dieu, pour avertir de prendre 
garde, de se garer. 

Ttdu I employé pour dire à un enfant de ne pas tou- 
cher à une chose, de ne pas s'occuper de ce qui He le 
regarde point ; équivaut à : ne touche pas ! laisse 
celai 

WaUahiX véritable jurement,Tenu d'un mot arabe sîr 
gnifiant : je le jure par Dieu. Ce mot, souvent em- 
ployé par les Arabes et les Nègres, ne devrait être dit, 
que dans le cas où il est permis de faire un serment. 



— Ee bwana wangu I nisamehee. — Ewe ! fulani, lete huku 
viazi Yvako nmnunne. — Njoo huku ! ee wailah ! bwana.— 
Haya I ûogirisha kamba kwa nguzo ile. — Tutaondoka sasa 
hivi? haya twende. — Ati nimekwambia usifungae tnJaoïgo. 

— Si makelele pak njye t — Ondokeni saa i 




DEUXIÈME PARTIE 

SYNTAXE 



CHAFITHB PHEMIER 

SUBSTANTIF. 

ARTICLE FREMiER : FORMATION DES MOTS 

I. — KOMS ABSTRAITS 

Les noms abstraits sont généralement formés des 
noms concrets ou des adjectifs qualificatifs correspon- 
dants, en leur donnant le préfixe de la 6° classe. 

mtoto, enfant. utotOy enfance. 

mfalmej roi. vfalme, royanté. 

-hcdi^ fier, séyère* vkaii^ fierté, sévérité. 

-nene^ gros. unene^ grosseur. 

^zuri^ beau. uzuri, beauté. 

n. — NOMS DE FRUITS. 

Les noms de fruit se forment du nom de Tarbre qui 
les produit, en retranchant tout préfixe. Il n'y a que 
ndizi banane, qui n'est pas formé de mgomba bananier. 

mwembe, miembe, manguier, embe^maembe ou embeyma.ngue 

mperay m^era, goyavier. P^a, mapera, goyave. 

mtende, mitende, dattier. tende, datte. 

mhoga, miboga, plante qui boga, maboga, citrouille 
prodait la citrouille. 

EXERCICE LVIl 

Barika, graine da ricin. — bibo ma-, fruit d^acajoa. — 
buyu ma-, fruit du baobab. — dimu, citron. — nanazi ma^, 
ananas. — nazi, coco, — pamba, coton. — papayi «a-, pa- 
paye. — popoo, arec. — mstofele, corossol. 

VERSION. — Ndipo minanazi mingi, ukitaka naoazi, uchu- 
kue utakavyo. — Ubembeipo mipainbamingi, na wabembe 



— 124 — 

m. — HOHS DE PATS. 

Les noms de pays ont généralement m pour préfixe. 

Ugogo, proTince d'Ongogo. 

Uvmzaj Usagara^ Unira, Onmdi, ^ft^ii etc. 

Les habitants se désignent en mettant les préfixes 
de la l** classe, devant le radical da nom du pays. 

Mgogo, pi. wagogo, habitant .de l'Ongogo. — Mvinza^ pL 
wavinza, habitant de TOuTinza. — Mrmdi, pL warundi. 

Le langage est désigné en mettant devant le radical 
du nom de pays, le préfixe de la 4* classe ki. 

Kizyngu, langage des Européens. Kigogo, khinza, kwira, 
kirundiy langage de ces différents pays. 

Cette forme ki est exclusivement employée pour 
désigner le langage ; mais en la faisant précéder de la 
préposition -a, de, on peut s'en servir pour désigner 
tous les produits du pays. 

Mavao ya kizungu, des habits européens. 
Mikukiya kivira, des lances de FOuvira. 

Cette forme kt peut même delà sorte être employée 
avec des noms, autres que les noms de pays. 

Mavao ya kifaume, des habits royaux. 

lY. — NOMS FORMÉS DES VERBES. 

Notre bat ici est uniquement d'indiquer la manière dont cer- 
tains noms en Itiswahili, sont formés des verbes, afin que dans 
le besoin on ait un modèle à suivre; enkiswabili, tous les noms 
ne sont pas régulièrement formés du verbe, comme en arabe. 

V Noms d'état ou de métier. — Pour former le nom 

watumia pamba kusuka nguo. — Uiiji yaonekana mlnanazi 
kidogo huku na huku, iliyoletwa toka Manyema, lakini mi- 
papayi iko mingi. — Mnanazi wazaa nanazi modya, mpa- 
payi wazaa mapapayi mingi. — Siharibu mibarika hii tu- 
tachuma mbegu zao kufanya mafuta. — Mafuta ya barika 
dawa nzuri. — Mtatia hema karibu na mbuyu tupate kimli. 
— Utaokota mabuyu matatu ao manne yaliyoanguka, ta- 



— 125 — 

d'état, bien souvent on se contente de mettre devant 
le radical du verbe les préfixes de la 1'® classe. 

Mfanya hiashata^ un commerçant. de hufanya, 

Mwvmha, créateur. de kuurnha. 

Si le mot ainsi formé ressemblait à un autre ayant 
une signification différente, on conserverait IqTcu de 
l'infinitif, pour éviter toute ambiguïté. 

kulimây cultiver, mhulimaj cultivateur. 

En retranchant Tcu^ on aurait mlima, montagne. 
Quelquefois on ajoute dyi à la fin du mot. 

kuandika, mettre en ordre. mwandihadyi, quelqu'un qui 

met en ordre, un servant. 

husemaf dire, parler. msemadyi, quelqu'un qui a 

Thabitude de parler, ora- 
teur. 

D'autres fois, on change la dernière lettre en i ou 
en^. 

kupeleleza^ espionner. mpelelezi, espion. 
kungodya, atteindre. mngodye, garçon (m. à m. 

qui attend). 

taoyatumia njiani kuchota madyi. — Nadyua kusema kis- 
wanUi, Dikiisha kufika Ujiji nitadyifundisna tena kijiji na 
kirunoi. — Wangine watakaokaa Tabora watadvifuodisha 
kinyamwezi. — Wabembe watu wema, lakini kibembe ki- 
gumu sana. — Wajiji hawadyifundisbi vema kizunjgu. — 
Nimeona mipopoo lakini sidyala kabisa popoo. — Tunavo 
mistofele minane shambanipetu, lakini haidyazaa mstofele. 
— Mdimu mti m^umu na mzuri.— Mbibo watumika sana 
kufauya kazi nzuri, mabibo si mema. — Walichama dimu 
nyingi wakafanya siki. — Twatumia madyani ya mdimu. 

EXERCICE LVIII 

Kichehovi-^ rire. — mapatano, accord, accommodement, 
contrat. — mapigano, combat. —ma^uAiano, injures, paroles 



— IK — 

Quand la finale a, est précédte ds i^ le i sa cbiqfB 

en V. 

iwiba, Toler. mwm, yolenr. 

kagcmbay quereller. mgvmoi, qaereUeur. 

Lorsque le verbe est terminé par ea^oa^ka on ta^ea 
et oa se changent en ziy ka en shi^ et ta en si, dans les 
noms d^état ou de métier. 

katumika, serrir. mtumishi, senriteor. 

kupiha, cuire. tn^isM^ caisimer. 

AtioAota, ramasser. mwokosi^ quelqu'mL qni. ra- 

masse quelque chose. 

Quelquefois le nom d*agent, au lieu des préfixes de 
la i^ classe, prend ceux de la 4% hi-vù 

kunyoay raser. Amyozi, barbier, 

lafongoza, guider, diriger. Aion^ozt, guide. 

2* Nom d'action. — Le nom d*action se forme en chan- 
geant la finale du yerbe en o, et mettant un préfixa, 
qui varie selon l'usage. 

kushona, coudre. rnshono^ndr, couture. 

kutenda, agir. kitendo, m-, action. 

kuzumgumza^ converser. mazumgumzOf conversations. 

insultantes. — maulizOj question, interrogation. — ma~ 
ttmo, moisson. — mazoero, habitudes, coutumes, pratiq[ues. 

— mwombadyi wa-, mendiant. — mwibadyi wa-, voleur de 
profession, d'habitude. — vaà ma-, habits, vêtements. 

Indiquer les verbes dont ces noms sont formés. 

VERSION. — Mwombadvi aliyekuwa huku, 3ruko wapi? 
haonekani sikn hizi. — Katika ibada kicheko ni kibaya sana. 

— Fnkuzeni wale, sipendi vichezovyao. — Warundi washika 
sana mazoezo yao, hawataki kuyaacha. — Killamta apenda 
kufuata mazoezo ya baba yake. — Kiisha siku kumi yata- 
kuwa mavuno va mpunga. — Sikiliza maulizo yangu, upate 
kijyibn kwa hakika. — Tunao mtumwa mwibadyi mno» 



— 127 — 

On peut aussi faire le nom d'action^ en changeant la 
finale en sM, si ou zi. 

hupenda, aimer. penzi, amovm 

kukohoa, tousser. Kihohhzi, toux. 

3^ Nom de lieu. — Le nom de lieu se forme de la 
môme manière que le nom d'action. 

kufiha, arriver. kifihOf lieu d'arrivée. 

kuhoma, cesser. kiiomofin^ierme d* on voyage. 

kiÀoka, cuire. dyiko, lieu où l'on cuit, cui- 

sine. 

4** Ifom cFinstrument. — Le nom d'instrument se 
forme aussi comme le nom d'action. 

kukaanga^ rôtir. Itaango, pot à rôtir. 

hufunika, couvrir. hifuniko, couvercle. 

kuziba, boucher. kizibo^ bouchon. 

kufagia, balayer. ufagio, balai. 

hufungua, ouvrir. ufunguo^ cleî 

5^ N(m d*effet. — Le nom d'efTet en général se forme 
comme le nom d'action. 

kuandiha, écrire. mivandiko, manuscrit. 

hwenda, aller. mwendo, voyage, marche. 

Vyumle, créatures^ de huumba, créer, est formé 
d'une manière particulière^ dont il y a peu d'exem- 
ples. 

6^ Noms arabes. — Les noms kiswahili formés de 
verbes tirés de l'arabe, ne gardent pas toujours les 

haipatikaui siku asipokwiba kitu. — Asema matukano 
tangu assubui hatta dyoni. — Mwite kinyozi aninyoe sasa 
hivi. — Sitaki mgomvi katika watu wan^, ye yote ata- 
kayegomba atafukuzwa mara modya: — Kwanza warabu- 
walipofika Ujiji walifanya mapigano makubwa kwa wajiji; 
sasa wamepatana kidogo. — Haifai kuvunja mapatano. — 
Ndugu yako atavuna lini mpunga wake ? — Mavuno yote 
yamekwisha. — Tutakapofika kwetu uthia wetu utakoma 



— 128 — 

voyelles de ces verbes^ mais les changent souvent 
en a. 

knahudu, adorer. ibada, adoration. 

kusafiri, voyager. safari, voyage. 

hujibu, réponare. jawabu ou majibUf réponse. 

y. — nUONUTlFS ET AUGMENTATIFS 

On obtient le diminutif d'un nom^ en [préfixant 
h au radical. 

ufunguo, clef. kifunguo, petite clef. 

kaango, pot en terre pour rô- hikaango, petit pot en terre 
tir. pour rôtir. 

Si le radical est monosyllabique; on lui préfixe 

JûidyL 

mto, rivière* kidyîto, ruisseau, petite rivière. 

mti, arbre. kidyiti, petit arbre, arbrisseau. 

Si le nom a déjàib', comme les noms de la 4* classe; 
on fait le diminutif en intercalant dyi après le pré- 
fixe. 

kisu, couteau. kidyisUf petit couteau. 

kifuniko, couvercle. kidyifuniko, petit couvercle. 

Pour les animauX; le diminutif est souvent]employé 
comme terme de mépris. 

ngombe, bœuf, kigombe, un bœuf en mauvais état. 

kabisa. — Ukiisha mshono huu utaniletea nguo nitakuo- 
nyesha tena mahali pa kushona. — Muivi aliingia usiku 
nyumbani mwangu aKatwaa mavazi yangu yote pia. — 
Toka Unyanyembe paka Ujiii mwendo siku ngapi ? — 
Ntangodya majibu yake papahapa. — Sipendi mtoto ase- 
maye matukano. — Wapagazi wote wafuata kiongozi. 

EXERCICE L.IX 

Banda ina-,hangar, construction en paille . — banzi ma-, 
copeau, éclat de bois. — bueta, hoiie, — dyamanda ma-^ 
sorte de forte corbeille ronde avec couvercle. — faranga 
ma; poulet. — kuku^ poule. — mdyuzi K;a-, lézard. — 



— 1^9 — 

— On peut ajouter à un nom l'idée de grandeur, en 
lui faisant suivre la règle des noms de la 5® classe, 
c'est-à-dire^ en retranchant tout préfixe au singulier. 

mfuho mi-, sac. fuko, mafuko, grand sac. 

mfupami'^ os. fupa, mafupa, gros os. 

Si le nom est monosyllabique, on lui préfixe di/i; 
s'il commence par une voyelle, on lui préfixe dy. 
Quelquefois rfy et dyi disparaissent au pluriel. 

mtu, homme. dyitu, madyitu, un homme 

tout à fait grand. 

mhe, femelle. dyihe,madyike,feoiéï\e grande 

et forte. 

nyumba, maison. dyumba, madyumba, très 

grande maison. 

Si le nom auquel on veut ajouter Tidée de grandeur^ 
appartient déjà à la 5* classe^ on lui préfixe dyi. 

chupa, bouteille. dyichupa,mcidyichupa,gTBSïde 

bouteille, bonbonne. 

ARTICLE II 

MOTS ÉTR/iNGERS 

Le kiswahili étant très pauvre en mots pour certains 
ordres d'idées , on a été obligé d'avoir recours aux lan- 
gues étrangères. L'arabe en a fourni un grand nombre; 
le français^ l'anglais, le portugais,quelques-uns. Pour 
s^ adapter au génie du kiswahili, ces mots subissent gé- 

saniuhUy caisse, boîte, malle. — tone ma-, goutte. — 
haraza^ place, soit sous la véranda, soit dans la medson, 
où les Arabes reçoivent et tiennent leurs conseils. 

VERSION.— Niletee kibueta kile kilicho nashanga, — Tia 
ndizindani ya kidyamanda kapeleke nyumbani. — Kisan- 
duku hiki kizito sana. — Kifaranga kimodya alikanyagwa 
na^mbuzi assubui akafa. — Ulatia vitone vitano vya dawa 
hilikatika kikombe cha madyi. — Kwetu wako madyuzi 
wakabwa, huku waonekana vidyuzi wadogo tu. — Umeona 



— i3D — 

néralemeatquelqaes légères modifieatioiis, qui cepen- 
danl ii'eii^>éclieiit pas de recomiailre leur origine. 
Ain» de woià, temps^ (Hia fut tmiafiî; de htkr, tom- 
bean, on a ^i ht&uri; de tèaur, attendre, saàwri ; de 
land^ pondre, iaruti;, du mot portugais oKia, caisse^ 
ona £adt kasha-, de vinko, rin^ mvv^f, Parmi ces noms 
étrangers, les noms d'office et de personne sont rangés 
dms la S* classe. 

vasûr^ on Tizîr. mawaziri^ des TÎzîrs. 

Les autres peurent être rangés indifféremmentdans 
la 3" ou la 5^ classe. Laseule chose importante alors, est 
de bien faire suirre à chaque nom les règles d*accord 
de la classe dans laquelle on Fa rangé. (Ce qu'il faut 
du reste toujours observer, même pour les quelques 
noms kiswahili pur, qui peuvent appartenir à plusieurs 
classes, comme nyumbaj qui peut faire au pluriel 
nyumba ou mtmyumba, ymda qui peut faire punàa 
onnuxpvndaJ) 

Quand la 1** syllabe d'un mot étranger ressemble à 
un préfixe, on peut la considérer conmie un préfixe ; 
ainsi : kitabu, livre, hiberiH, allumette, sont traités 
comme des noms de la 4* classe, et font au pluriel t;»- 
tabu, viberiti. 

mabuzl waume watokao Manjema? — Wataka kassi f^9m 
kwaki kuka hiki, na vifaranga vjake? — Waambie asikari 
watudyengee Yîbanda finne. — Akafiinya banda dynn ya 
D jumba yake. — Silape ribanzi tyako oitaTiokota kofanya 
moto. — Le te kibanzi kimodya. — Yupo barazani. — 
Âkafaoya kibaraza nyumbani mwake. — Apenda knkaa 
kibarazani mwake. — Kaeni kiiako barazani. — Weke 
pilipili ndani ya kibneta kile cha bâti. — Niletee kichupa 
nikupe dawa ya kitwa. — >'du^ yangu amenonua dyana 
ngombe dyike mzari sana. — Sitaki kibazi kama huyu, lete 
mwengine mzuri. — Nanue vidyamanda viwili kama biki. 
— Katika ufa lia vibanzi vilata. — Kidyiko kitatosha aeke 
mwiko. — Una nini kifukoni mwako ? — Rifupa chataka 

rka mkononi mwa*?ga. — HatukudyeDga, tnme&nya 
wdata manne. — Kweta migini yakomadyiimbaniengi. 



— 13(i — 

ARTICLE m 

RAPPORT DE DEUX NOMS 

Le rapport entre deux noms s'exprime par la prépo- 
sition -a qui s'accorde avec le premier nom. 

Kitabu cha babangu, le livre de mon père. 

Mais lorsqu'on veut attirer d'une manière spéciale, 
l'attention sur la personne qui possède, la préposi- 
tion DR, est rendue en kiswahili^ par l'adjectif pos- 
sessif^ et non par la préposition -a, 

Kiti chake sultanit la chaise à l'usage du sultan, et non 
kiti cha sultani, qui signifie une cnaise du sultan, en gê- 
nâ'al, et non la sienne propre. 

Après les mots arabes ioadi, fils^ hinti, fille, on 
n'exprime pas de. 

Wadi Omar, le fils d'Omar. 

Binti Mohamed, la fille de Mohamed, 

CHAPITRE II 
ADJECTIFS 

ARTICLE PREMIER 

Différentes manières de rendre V adjectif. 

En comparaison du françaîs,le kiswahili est très pau- 
vre en adjectifs. Il y aplusieurs manières de rendre les 
adjectifs et attributs français qui n'ont pas de cor- 
respondant. 

I. — On peut les rendre par le verbe neutre corres- 
pondant ; ainsi: les fatigués restèrent, se tourne 
par : ceux qui étaient fatigués restèrent. 

EXERCICE LX 
A/îa, santé, bonne santé. — chongo^ privation d'un œil. 
— choyo^ avarice. — fuga kU", réduire à la domesticité, 
apprivoiser. — kheiri ou heri, bonheur. — kigongo, bosse 
(d'un bossu), — nyoka ku-^ être droit. — potoka Au-, être 
tordu. — taka^ saleté. — uvvrungUy creux, cavité. 



— 133 — 

Ngiu) hisi ximekatika, ces étoffes sont sèches 

In^ize nyumbani nguo zUizokauka, reatre dans la maison 
les étoffes sèches (qui sont sèches). 

Mtuamechokakalnsa, homme très fatigué (est très fatigaé). 

Waliochoka wcdisalia nyuma, les fatigués restèrent der- 
rière. 

II. — Souvent, on a recours à un substantif avec la 
proposition -a. 

Mtu wa akUi, un homme intelligent (m. à m. d'intelli- 
gence). 
Miu toa haki, un homme juste. 

III. -— On 'se sert de huwa na avoir, ou de enyi ou 
inj/if qui signifie : ayant, qui possède» possesseur. 

Ngozi ya chut inayo madoadoa, la peau du tigre tachetée» 
Lete dyiwe linalo mviringOf apporte une pierre ronde. 
Mtu mwenyi mali, un homme riche. 
Mtu mwenyi nguvu^ un homme fort. 

Nota 1® — Quelques adjectifs se forment du verbe, 
en changeant la finale a, enfu on vu; les verbes ter- 
minés en ka et ea, changent ka et za, en vu. Si la 
lettre qui précède a, est une consonne, on forme l'ad- 
jectif de la forme applicative. 

kuharibu, détruire. haribifu, destructif. 

kukamUika, se perfectionner, kamilifu^ complet, parfait» 
kutimlia, se compléter. timilifu, complet. 

VERSION.— Msilete miti iliyopotoka. — Nguzo zote za 
nvumba yake zimenyoka kabisa. — Nimeona kwa sultani 
chui aliofu^watanguzamani. — Mwenyi kigongo alipita huko 
dyana akaimba akacheza, tukacheka sana. — âaifai kum- 
chekea mwenyi kigongo. — Ulaya nalikuwa mwenyi afia.— 
Mwenyi mali siye mwenyi kheiri. — Ukiona kama kikomhe 
kimedyaa siongeza kumwaga madyi. — r Mibuyu yote ina 
nvnruogu. — Kule mlimani yako mawe ya uvurunffu. — 
Sidyaona mtu wa choyokama yule jirani wetu. — Kwetu 
husema : kama mwenyi kigongo, ndiye mtu wa akili. — 



k 



— 133 — 

Nota 2° — Enfin on emprunte plusieurs adjectifs à 
Tarabe ; mais ces adjectifs restent invariables^ et ne 
suivent pas les règles d* accord. 

ghali, cher. kisu ghalif un couteau cher. 

matunda ghali^ des fruits chers. 
safij propre. kidyiko safi, une petite cuiller propre. 

meno safi, des dents propres. 



ARTICLB n 

COMPARATIFS ET SUPERLATIFS 

En kiswahili^ les comparatifs et superlatifs se ren- 
dent; comme en français, par les adverbes plus, 
moins, aussi, très, fort, placés après Tadjectif ; ou par 
une périphrase. 

I. Comparatifs. — Aussi, autant, égal à, se rendent 
par vile vile, sawa sawa (égal, pareil, semblable). 

Léo mkubwa sawa sawa na Karoli, Léon est aussi grand 
que Charles. 

Kisu hiki vile vUe na kile, ce couteau-ci est pareil à ce- 
lui-là. 

^ Dans ces phrases, que, à, du français se traduisent 
par na, 

Endeni kufua nguo zenu zina taka kabisa mno. — Simsa- 
dikie mwenyi chougo. — Oshe kikombe hiki kina taka 
sana. — Palikuwa na mtu mwenyi choyo, akawana tclbXl 
mengi, akaonekana kama masikini. — Mtu mwenji choyo 
hapati kuwa na kheiri. — Mtu wa uwongo hasadikiwi na 
watu. — Mtu huyu mtu wa kweli, hadyui kabisa kusema 
uwoDgo. — Mpini wa mkuki wako umenyoka vyema. — 
Pembe zanguzote zimepotea mtoni. — Tutakamata nyama. 
wa mwitu na tutawafuga. — Mahata ya mwitu si manono 
— Nimefuga njiwa wa mwitu wanne. 



— 134 — 

•—Plus, mieux, se rendent par zayidi, ou par huliko; 
; après zayidi^ que se rend par ya ; après huliko^ il 
n'est pas rendu. 
Un peu plus, se rend ^dxpunde. 

Tabora mgi mkubwa zayidi ya Ujiji, Tabora est une vifle 
plus grande (lue ujiji. 

Mrefu zayidi, plus long. 

Mti mrefu punde, un arbre un peu plus long. 

Mti mfupi punde, un arbre un peu plus court. 

Kisu hiki kihali huliko kile, ce couteau-ci coupe mieux que 
celui-là. 

Mzigo huu mzito huliko ule, ce fardeau-ci est plus loiu*d 
que celui-là. » 

Kuliko signifie : oîi il y a^ et le sens des derniers 
exemples est : ce couteau -ci est coupant oh cet autre 
est; c'est-à-dire : près de cet autre, par rapport à cet 
autre. S'il est coupant par rapport à cet autre^ il est 
plus coupant que lui. De même, ce fardeau-ci est 
lourd auprès de celui-là : en comparaison de celui-là; 
dès lors ils est plus lourd. 

La comparaison peut encore s'établir à Taide des 
verbes kupita, surpasser, kuzidi, augmenter. Moins, 
se rend par kupungua^ diminuer. 

Nyumba hii yapita ile, cette maison-ci surpasse celle-là 
Chui ndiye hodari apita mbwa, le tigre est plus fort que 
le chien. 

Mwembe huu umezidi, na ule umepunga kuzaa mwàka 
huu ; Cette année-ci ce manguier a plus rapporté, et cet 
autre moins, sous-entendu, que Tannée dernière. 

EXERCICE LXI 

Aniha ku^, étendre au soleil pour sécher. — khcUarij 
danger, — kizingiti vi-, seuil, marche à Tentrée d'une 

Sorte, chute, cascade dans une rivière. — marisau, plomb 
e chasse. — njiwa manga, pigeon domestique. — nyamaa 
ku-, se taire. — sauti, voix, ton. — shindilia ku-, presser, 
charger un fusil. — tumbako, taba^. — tundu, pi. ttmdu 
^u matundUf trou, cage, nid. 

VERSION. — Njiwa wa mwitu wakubwa kuliko njiwa 
manga. — Mtu huyu ana sauti kubwa apita watu wote wa 



— 135 — 

II. Superlatif. — 1® Le superlatif relatif peut être 
rendu par Tadjectif à sa forme simple, pris dans 
un sens absolu. 

Nani hodari ? quel est le plu$ fort (mot-à-mot : lequel est 
fort? soas-entendu, au milieu de tous). 
Mapera mema y a wapi ? où sont les meilleures goyares ? 

On peut encore employer les expressions données 

f)lus haut pour le comparatif^ mais en indiquant que 
a qualité est possédée à un plus haut degré, non pas 
en comparaison d'un ou de plusieurs, mais en com- 
paraison de touS; et dès lors à un degré supérieur. 

Sisu MU kizuri kuliko vyote, ce couteau-ci est plus beau 
que tous les couteaux, c'est-à-dire, est le plus beau. 

Mbwa huyu kwa ukali apita wote, ce cmen est plus mé- 
chant que tous les autres, c'est-à-dire, est le plus mé- 
chant. 

2° Le superlatif absolu se rend en ajoutant à l'ad- 
jectif^ sana, kahisa, trèS; fort. 

Kaska kubwa sana, une très grande caisse. 

Mbwa mkali sana kabisa, un chien tout à fait méchant. 

ARTICLE m 

ADJECTIFS INDÉFINIS 
Les adjectifs et les pronoms indéfinis français n'ont 

mffi, asi kiiiwatoka huku pakamto kule. — Tumbako hiiya 
kibembe nzuri sana yapita tumbako zote. — Utafanya lundu 
nyingioe mbili kubwa kuliko hii. — Alishindilia bunduki 
yake vile vile na dyaDa,ikapasuka bunduki kabisa. — Anike 
kanzu hii ngema sana yiJe vile na nguo nyingine. — Uta- 
nunua marisau ndogo punde na hii, na nyingine nene 

Sunde. — Mashua hii tuliyoinunua dyana y apita yetu. — 
jiani ya Uvinza sasa khatari kuliko kwanza. — Nani ana 
sautikubwa? — Toenizayidi sauti. — Utapatambele vizingiti 
vikubwa zayidi ya hivi. — Tukakuta kizingiti kimodya 
kikubwa sana kabisa. — Ikawa khatari kubwa sana. — 
Nikauliza nani hodari nimshinde, wakanyamaa. — Kudyua 



— 136 — 

pas de correspondant en kiswàhili ; voici la manière 
de les rendre : 

" Aucun, se rend par une négation. 

Aucan homme n^est entré ici, hakuingia mtu humu. 
Qu'aucun animal ne passe ici, asipite kuku nyamaye yote. 

— Certain^ adjectif indéfini, se rend par -modya, 
qui s'accorde. 

Un cei-tain homme, nUu mmodya. 
Un certain jour, siku modya. 

Certain, au pluriel, se rend par -ingine ou nginey 
qui s'accorde en prenant le préfixe du nom ; ou par 
baathiya, plusieurs ; ou bien on ne le rend pas du 
tout^ ou mieux encore on tourne par : il y a. 

Certaines gens se plaisent à faire fâcher leurs compa- 
gnons ; waiu wengine wnpenda kuwachukiza wenzao, ou wako, 
on kuna watu wapendno, etc. 

Certaines gens n'aimeot pas les papaye», baatki ya wniu 
hawataki mnpnpayi, ou bien, Watu hawapendi mapapayù 
Wako ou kuna watu wasiopenda mapapayi. 

— Chaque, se rend par Mla invariable, qui se 
place toujours devant le nom auquel il se rapporte. 

Killa mtu, chaque homme. 
Killa kitu, chaque chose. 



kunyamaa ku^umu kuliko kudyua kusema. — Kisu ki^uri 
ki wapi ? nikiiiunue. — Tumbako yako ngema kuliko 
yangu. — Mtoto wangu apita wenzake wote. — Walipata 
khatari kubwa sana kabisa. — Nduiugonjwa mbaya sana 
kuliko fionjwa zote. — Magembe ya Uhha mema zayidi ya 
magembe ya Uvira. 



EXERCICE LXII 



'Formait, vergue. — ghala^ magasin. — gereza, fort, 

Erison. — kiinga vi-, tison, morceau de bois allumé d*un 
out. — mlingott mi-, mât. — nyongo, bile. — rangi^ 
couleur, peinture. — shughidi, affaire, occupation. — 



— 137 — 



— Même^ signifiant : semblable, égal, se rend par 
vile vile, sawa sawa. 

Ces deux frères ont les mêmes habits, ndugu hawa wa- 
wili wavaa nguo vile vile. 

Ces deux enfants sont de la même grandeur, toatoto 
hawa wawili warefu sawa sawa. 

Dans les autres cas, et lorsqu'il est joint aux pronoms 
personnels, moi, toi, lui, etc. : moi-même, lui même, 
eux-mêmes, etc., il se rend par -ent/ewe, qui s'accorde 
avec le nom^ en prenant la syllabe caractéristique de 
la classe de ce nom, sauf au singulier de la l", de 
la 2® et de la 6° classe, où il prend le préfixe du nom. 



!'• Parc 



9e 



3« _- jre CL. 

2« — 

4* — 

5' — 

6« - 

T - 

8« - 



Moi-même 

Nous-mêmes 

Toi-même 

Vous-mêmes 

Lui-môme 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Eux-mêmes 

Lui-même 

Lui-même 



mimi mwenyewe 
sisi wenyewe 
wewe mwenyewe 
nyinyi wenyewe 
yeye mwenyewe 
wao wenyewe 



(mtu) 
(watu) 



(huu) mwenyewe (mti) 

(hii) yenyewe (miti) 

(hit) yenyewe {ngoma) 

(hizi) zenyewe (ngoma) 

(hiki) chenyewe {kisu) 

Ihivi) vyenyewe (visu) 

(hili) lenyewe (taw{) 

(fiaya) yenyewe (matawi) 

(huu) mwenyewe (wembe) 

(hizi) zenyewe (nyembe) 

{hapa) penyewe (mahali) 

(huku) kwenyewe (kufa) 



hamani, prix, valeur. — zabuni ku-, offrir un prix pour 
acheter un objet. 

THÈME. — J'ai une grande occupation aujourd'hui ; qu'au- 
cun bruit ne se fasse auprès de ma chambre. — Demain 
je n'aurai aucune affaire. — Aucun n'a offert de prix après 
vous. — Aucun homme n'est resté dans la prison — A Oujiji 
chaque maison a son magasin. — Certains bateaux ont de tfès 
longues vergues avec de grandes voiles. — Aucun bateau 
n'a un mât aussi long que le mien. — Apporte le tison 
même. — Moi-même j'ai éteint les tisons. — Lui-même a 



— 138 — 

Mmi mwenyetoe nUahoenda^ moi-même j^irai. 

Wevoe mwenyewe utakudya^ toi-même tu Tiendras. 

Sist wenyewe ttanedyenga, nous-mêmes ayons bâti. 

Le même homme est reyeniiy mtu ytde mwenjfewe orne- 
nuii. 

Les étrangers eux-mêmes aiment ee pays, toogfetil toenyeios 
wa^penda incM Au. 

— Nul, se rend par une négation. 

Nul souciy hcpana uthia. 
Je n^ai nul souci, sùia uthia. 

— Plusieurs^ dans le kiswahili correct, se rend par 
baaihi ya ou àkaU ya. 

Plusieurs personnes sont passées dans le chemin, akaUya 
watu (ou baathi ya watu) wamepUa t^/iam. 

Dans le langage^ plusieurs^ est souvent oniis^ ou 
bien il est traduit par -ingim, qui s'accorde comme les 
adjectifs qualificatifs, ou bien encore par ingi, beau- 
coup , qu'on atténue par un autre terme quel- 
conque. 

Plusieurs personnes sont passées dans le chemin, loote 
wamepita njiani. 

Cette nuit, j'ai vu plusieurs hyènes, usiku huu mmeana fisi 
wengx, lakini si wengi sana; on pourrait aussi dire : nimeoma 
fisi, si wengi. 



été malade, et a yomi beaucoup de bile. — C'est la bile 
même qui vous rend malade. — Les couleurs mêmes sont 
parties. Aucune couleur n^est restée. — J'ai adieté plu- 
sieurs étoffes de couleur. — Dans toute la yitte, aucun 
magasin n^est aussi grand que le mien. — Il 4'y a nul 
danger sur cette route. — Ds se battent depuis trois jours, 
et aucun homme n'est encore mort. — Et un homme ins- 
crivait le prix de chaque chose. — Je ne connais pas le 
Srix de chaque étoffe. — Aucune affaire ne m'empêchera 
e partir après-demain. — Plusieurs couleurs sont très 



— 139 — 

— Quel^ signifiant quelle sorte; se rend par gani, 
qui reste invariable^ et se place après le substantif. 

Mtu gani? quel homme? 
Kitu gani ? quelle chose ? 

Quel, signifiant lequel, se rend par -pi, auquel on 
préfixe le pronom personnel sujet en rapport avec le 
nom ; il suit le substantif. 

Mtu yupi atakayekudya nami? quel est Thomme qui vien- 
dra avec moi? 
Kisu kipi? quel couteau? 
Kasha lipi ? quelle caisse? 
Nyimbo zipi? quels chants? 

— Quelque, quel que, quelconque» se rendent par 
les pronoms relatifs suivis de -oie, qui s'accorde en 
prenant la syllabe caractéristique de la classe du nom. 

En quel lieu que vous soyez, je vous trouverai^ mahalipo 
pote utakapokuwa, nitakupata. 

Quelque riche que tous soyez, vous mourrez, ukiwa na 
mali yo yote, utakufa. 

Quelle que soit yotre force, vous serez malade, ukiwa na 
nguvu yo yote, utaugua. 

Amenez-moi un homme quelconque, niletee mtu ye yote. 

Quelque^ signifiant : un ou plusieurs, ne se rend 
pas. 

Quelque sot a brisé ce manguier, mpumhafu ameuvunja 
mwembe huu. 

belles. — Nul n'a encore été enfermé dans la prison. — 
Chaque jour a ses occupations. — Cet homme n'a aucun 
soin de son bateau; son mât et sa vergue ont été' volés, et 
même les bancs ont été pris. 

EXERCICE LXIII 
Dyoho, étoffe de laine. — mdyakazi, wa-, femme esclare. 
— kasasi, vengeance. — koleo, ma-, tenailles, pinces. — 
koo, ma-, gorge, gosier. — mandyano, safran. — mtego, 
mi-, piège, trappe. — mtindo, mi-, sorte, espèce. — mtwana, 
wa-, jeune esclave. — samani, outils, instruments, 
machine. 



— 140 — 

— Tel^ se rend parfullani. 

Tel homme, mtu fullani. 
Tel jour, siku fullani, 

Tel^ signifiant : semblable, pareil^ se rend Tpar vih 
viky sawa sawa^ ou par kama, comme, de même. 

Tel père, tel fils, mwana ni vUe vile na babaye. 

Je TOUS rends vos ustensiles tels quels, nakurudisha 
vyumbo vyako vile vile. 

Tel, signifiant : si grand, se tourne par Tadjectif 
grand. 

Sachante est telle, qu*il donne tout son bien, ukarimu 
wahe mkubwa, atoa malt yake yote. 

— Tout^ signifiant la totalité, se rend par -otê^ qui 
s'accorde comme il a été dit plus |baut. 

Tous les hommes mourront, watu wote watahufa. 

Tout, signifiant chaque, se rend par kflla. 

Faites Taumône à tout homme qui vous demandera, kiUa 
mtu atakayekwomba, mpe sadaka. 

Tout le jour, se rend par mechana kuchtca ou kuti^a; 
toute la nuit, par usiku kucha ou kutia. Kucha signifie 
le lever du soleil, et kuchua, le coucher du soleil ; le 

THÈME. — Quelle étoffe voulez-vous ?— Deux de mes 
escla-^es sont venues, laquelle achèterez- vous ? — Quelle est 
la plus forte? — Quelle est la plus grande ? — Vous voyez ces 
jeunes esclaves, lequel vous donnerai-je? — Quel dyoho pren- 
drez-vous? en voilà de trois espèces, du noir, du rouée, et 
du noir et rouge ? — Quels pièges avez-vous pourprenoredu 
poisson? — Quels pièges ont les wajiji pour prendre du 

goisson. — Avec de tels outils vous ne pouvez pas faire un 
eau travail. — Quels que soient vos outils, vous ne pourrez 
pas faire un bateau comme ceux d'Europe. — Quelle ven- 
geance voulez- vous avoir? une vengeance quelconque. — 
Vous chobirez tout le safran, et vous mettrez de côté tout 
morceau un peu gros ; et tout le reste vous Técraserez. — 
Quelles tenailles ont les ouvriers à Oujiji pour travailler le 
fer ? — Ils ont des tenailles telles que les nôtres. — Mais ils 
ne travaillent pas tout le jour, ni tous les jours. — Quel 




— 141 — 

sens est donc alors : la nuit jusqu'au lever du soleil^ 
le jour jusqu'au coucher du soleil. 

Il Tojagea dix jours de suitejoar et nuit, cUisafiri siku kumi 
mchana na usiku kutiui hiUia, 
Il dort tout le jour, analcda mchana kutua. 

CHAPITRE III 

PRONOMS 

ARTICLE PREMIER : PRONOMS PERSONNELS 

JV° /. — De remploi du pronom personnel régime. 

1® Régime direct, — Le pronom personnel régime s'in- 
tercale généralement dans le verbe, quand le régime 
direct de ce verbe est déterminé ; il s'intercale tou- 
jours^ quand un démonstratif accompagne ce régime, 

Amepiga mtu, il a frappé un homme. 
Amempiga mtu^ il a frappé Thomme. 
Utakata mit, tu couperas un arbre. 
JJtauknta mti, tu couperas l'arbre. 
Amempiga mtu huyu, il a &appé cet homme. 
Akaukaia mti huu, et il a coupé cet arbre. 
Alimpiga ynle, il frappa celui-là. 
Ataukata ule, il coupera celui-là (mti). 
Alimpiga nani? qui a-t- il frappé? 

charbon ont-ils ? — ils ont du charbon de bois. — Quelle 
sorte d'outils ont les ouvriers pour faire les bateaux à Oujiji ? 
— Sa force est telle qu*il peut porter quatre hommes. — 
Quelle maladie a votre frère? — il a la gorge tout enflée ; 
il ne peut ni manger, ni parler. — Je ne sais quel insecte 
Ta piqué hier à la gorge. — Nous avons marché hier tout 
le jour et toute la nuit. 

EXERCICE LXIV 

Chanja ku-, couper, tailler, vendre. — karasa, petite 
dent d*éiéphant- — kisusi, vi-, pan le plus étroit d'un toit à 
quatre pans. — kiuno, vi-, reins. — maki, épaisseur, consis- 
tance. — paa, ma-, pan le plus grand d'un toit à quatre 
pans. — sermala, charpentier. — tema ku- mate, cracher. 
-- iongoza ku-, séduire. — upindo, pindo, ourlet, pli. 



— 142 — 

On intercale aussi le pronom régime, dans les phra- 
ses comme celles-ci : 

Namdyua akaapOf je sais où il demeure. 
Sihumdyua ameondoka, je ne sayais pas qu'il était parli» 
Alimfunga mihono, il lui lia les mains. 
Utaukata matawi, tu lui couperas les branches (en parlant 
d'un arbre). 

^ Régime indirect. — Lorsqu'on français, le pronom 
personnel est régime indirect, il se traduit en kis- 
wahili, par lesmémes pronoms que le [régime direct, 
mais le verbe est mis à la forme applicative. 

Waminileta huku, ils m'ont apporté ici. 
Wameniletea harua, ils m'ont apporté des lettres* 

Nota 1. — On ne doit pas intercaler dans le verbe 
deux pronoms personnels régimes, Tun régime direct, 
et l'autre régime indirect. On ne dira donc pas: 

Ameziniletea (barua), il me les a apportées (les lettres); 
mais on pourra dire, amezileta kwangu, il les a apportées 
chez moi, ou à moi ; ou bien ameniletea hizo, il m'a apporté 
elles. 

Nota 2. — Quelquefois, par emphase, outre le pro- 
nom personnel régime, on ajoute après le verbe, la 
forme isolée du pronom personnel. 

Nakuchukia wéwe, je te déteste toi. 

Anipenda mimi, il m'aime moi. 

THÈME. — Tu chercheras un charpentier pour réparer mon 
bateau. — 11 a amené le charpentier. — Savez- vous où demeure 
le charpentier? — Je ne savais pas qu'il avait commencé le 
travail. — J'enverrai des hommes couper du bois pour le 
feu. — Vous couperez ce bois-ci. — Ils prirent une tourte- 
relle, et lui coupèrent la tête. — Il a séduit la femme de 
son frère, lui a lié les pieds et les mains, et l'a emportée. 

— Il a frappé mon frère aux reins avec sa lance. — Le 
tailleur a-t-il cousu l'ourlet de mon pantalon? — Tu déferas 
l'ourlet de mon gilet. — Avez-vous vu l'épaisseur de la 
planche ? — Vous réparerez le pan de devant de notre mai- 
son, les pans des deux bouts^ vous les laisserez tels quels. 

— Sa maladie est de cracher toujours et partout. — Où 



— 143 — 

On peut aussi pour la même raison, mettre devant 
le verbe comme sujet, la forme isolée du pronom per- 
sonnel, quoique le pronom personnel sijget soit déjà 
joint au verbe. 

Mimi nakupenda, moi, je t'aime. 

//. — Pronoms personnels rendtcs mkistvahilipar éP autres 

pronoms. 

I. Avec la proposition na, les pronoms lui, elle, 
eux, elleS; se rapportant à des êtres inanimés^ se ren- 
dent par les pronoms relatifs ; il en est de même avec 
ndi à Tafiirmatif^ et si au négatif. 

Avec lui (le couteau) naclio Çiisu), avec elle (la branche) 
ncUo (tawijf avec eux (les rasoirs) nazo (nyemôe), etc. 

^ Les pronoms personnels : moi, toi, lui, elle, 
nous, vous, elles, eux, régimes d'une préposition 
se rendent par les pronoms possessifs -angu, 'ako,etc,, 
et s'accordent avec la préposition^ comme si elle était 
un substantif de la 3® classe. 

Nyuma yangu, derrière moi. Katihati yenu, au milieu de 

Nyuma yaho, derrière toi. vous. 

Mbek yake^ deyant lui. Kwa sababu yao, à cause 

Dyuu yake, sur lui ou elle. d^eux. 

CMni yakCy sous lui ou elle. Chini yao^ sous eux, 

Mbali yetu, loin de nous. Dyuu yao, sur eux. 

sont les deux petites dents que j'ai achetées? — Mon es- 
clave te les portera. — Moi je n'achète pas de petites dents. 
— Le charpentier n'a-t-il point oublié ses outils ? il les a 
apportés avec lui. — Voulez-vous du safran, j'en ai apporté 
avec moi? 

EXERCICE LXV 

Ezeka ku-, couvrir (un toit). — funza ku-, instruire, en- 
seigner. — meza ku-, avaler. — mwanafunzi wa^, disciple, 
apprenti, — ruha ku-, sauter, voler. — simikisha ku-, dres- 
ser, élever, ériger. — sindikiza ku-, accompagner quelqu'un 
une partie du chemin, reconduire. — songa ku-, étrangler, 



— 144 — 

Nota. — Arec hwa signifiant chez, le pronom per- 
sonnel est rendu par le pronom possessif, qui se joint 
à la préposition. 
Kwangu, chez moi, Kwake, chez toi, etc. 

3"" Moi, toi, lui, elle, nous, etc., joints à Fadjectif 
seul, se rendent par les adjectifs possessifs^ qui s'ac- 
cordent ^Yecj)eke (seul), comme s*il était un nom de la 
3" classe 

Moi seul, peke yangu. Nous seuls, peke y etu. 

Toi seul, peke yako. Vous seuls, peke yenu. 

Lui seul, peke yake. Eux seuls, peke yao. 

4<> Moi^ toi^ lui, etc., joints à même, se rendent 
par les pronoms personnels isolés, mtmt, etc., (mim 
mwenyewê, moi-même), quand il s*agit d*êtres ani- 
més. S'il s'agit d'êtres inanimés, ou bien si moi- 
même,toi>même^ etc.^ sont accompagnés d'un nom,le 
pronom personnel n'est pas rendu; on n'exprime que 
même -enyewe, qui s'accorde avec le nom exprimé ou 
sous-entendu. 

Mimi mwenyeme nitaondoka, moi même je partirai. 
Babangu mwenyewe atoAucf^a, mon père lui-même viendra, 
Matawi yenyewe yatakatwaj les branches elles-mêmes se- 
ront coupées. 

Moi-même , toi-même , etc. , se rendent encore 
par na/si ou nafusi, suivi de ^angu, -dko, etc.^ qui s'ac- 
cordent; ou par moyo^ suivi aussi de -anffu. 

Nafsi yangu, moi-même. 

Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Uta- 
penda jirani yako kama nafsi yako. 

serrer. — sumbua ku-, ennuyer, tracasser, troubler. — te- 
funa ku-, mâcher, ronger, manger. 

VERSION. —Mimi mwenyewe ntaezekamapaayanjumba 
yangu, wewe utaezeka visusi. — Watu wangu wameezekavi- 
banda vyao pekeyao. — Mtu huyuamefunza mafundiyoteya 
mgi. — Mwanafunzi huyu peké yake asalia sasa kwangu, 
apate kudyifunza. — Akadya mwenjrewe kunisindikiza. — 
Kaenyuma yanj<u usinitangulie. — Pita mbele yangu unio- 
nyeshe njia. — Nduguyauguhataki kukaa peke yake, asum- 
buka. — Mwanamkehuyu mbayasana, amesonga mwenyewe 



— 145 — 

5® En, dans ces phrases : s'en aller, allons nous- 
6h^ etc.; se traduit par le pronom possessif, auquel 
on donne invariablement pour préfixe, la lettre 0. 

Twende zetu, allons-nous-en. 
Walikwenda zao, ils s'en allèrent. 
Ende zako, va-t'en. 
Êndeni zenu, aXlét vous-en. 

ARTICLE U 

PRONOMS RELATIFS 
DE L'EMPLOI DU PRONOM RELATIF 

Nous avons vu plus haut, au pronom relatif, et à 
l'article du relatif joint au verbe, la manière dont 
s'emploie généralement le relatif. 

I. Lorsque le sujet du verbe est nani ? qui ? ou bien 
le pronom relatif accompagné de -ofo, il faut inter- 
caler le relatif dans le verbe. 

Nani anayekudya? qui vient? (m. à. m. qui (est) qui 
vient ?) 

Yeyote aliyekwambia, quiconque t'a dit. 

De même, après l'adjectif -pi ? quel ? il faut in- 
tercaler le relatif dans le verbe. 

Mtu yupi atahayenifuata ? qui me suivra ? 

Malunda y api uyapendayo ? quels fruits aimez- vous ? 

watoto wakewawili. — Meza dawahii mara modya, usipoi- 
^funa,hutaona uchungu wake. — Dawa hii chuogu sana sii- 
taki. — Mwanafunzi peke yake hapati kufanya kazi hii. — 
Ntakaa naye, ntamfunza mimi mwenyewe. — Kiisha kuezeka 
mtakwenda zenu. — Twende zetu, nasumbuka huku. — Wa- 
kadya nyuma yake wakampiga kiunoni. — Babangu mwe- 
nyewe atawasindikiza. — Walikusanvika sokoni wakasimi- 
kisha hapo mlingote. — Hapana bucldi kuzipiga ndege hizi 
toka mbali, ukitaka kuzikaribia mno zitaruka. — Nimesa- 
hau bunduki yangu, ningalikudya nayo uingalipigandegpe, 
nyingi zime, ruka mbele yangu. — Nakwenda zangu njoo 
kunisindikiza kidogo. — Ënda zako mimi sitakusindikiza, 
— Utaweka chungu si dyuu ya meza lakini chini yake. 

10 



— 146 — 

n. Le relatif régime indirect se tradini absolument 
de la même manière qoe le relatif régime direct; mais 
leTerbe«emetàlaforme applicatire, à moins cepen- 
dant qoe la préposition qui joint le régime an Terb^ 
ne soit contenue dans le xerbe à sa forme simple. 

Amène rhomme que ta as frappé, kUmimidifempiga, 
tj^, régime direct). 

Amène fhomme à qui ta as Dût des r^vocfaes, leU «te 
tilwemtolea uMali, (ut, régime indirect). 

Yoid le bateaa doot j'ai pris soin, «db n^tMmbwi km 
mUmUunza, {twua signifie prendre soin de). 

m. Quand le relatif est régime circonstanciel^ on le 
joint au Teii>e^ sans exprimer la particule circonstan- 
cielle. 

Eisu ulichok(Uia wjama lâko wfzpi ? où est le couteau avec 
lequel toqs arez coupé la Tiande. 

Ifdîyo njia ttiBoayia^ c'est là le chemin par lequel nous 
sommes Tenus. 

Nota. — On évite le plus souvent l'emploi du relatif 
comme régime, et on le remplace par une autre 
tournure. 



EXERCICE LXVI 

Ajiri ku-, louer, engager (des ouvriers, etc.) — arifu 
ku-, informer, apprendre à quelqu'*un. — ekza ku-, expli- 

?[uer, éclaircir. — iva ku-, être mûr tout à fait, être cuit.^ 
ukua, ku-, creuser un petit trou comme pour mettre un po* 
teau. — kama ku-, traire. — mea ku-, croître, grandir (en 
parlant des plantes). — nauli ku-, louer on bateau. — 
ping a ku-, parier. — ujira, gages, solde, prix d*un travaîL 

THÈME. — Qui est-ce qui a apporté ces fruits qui ne sont 
pas mftrs? — Qui est-ce qui pourra traire la vache? — 
Quicrjnque voudra la traire aura la moitié du lait. — Qui est- 
ce qui pourra expliquer mes paroles à cet homme? — Quels 
sont les hommes que vous avez engagés ce matin? — AOujiji 
on loue les bateaux très cher. — J'ai engagé dix rameurs, 
chacun recevra comme paye deux dotis. — Quelqa'un 




— 147 — 

ADTICLE m 

PRONOMS INDÉFINIS 

Les pronoms indéfinis n'ont pas de correspondants 
enkiswahili, sauf quelques-uns,ils doivent être rendus 
par des équivalents^ ou des périphrases. 

— Autrui; se rend j^slt wangine, les autres, oujirani 
le prochain. 

Usiwafanyie wangine lo lote usiblitaka wakufanyie, ne 
faites pas à autrui^ ce que vous ne voudriez pas qu'il vous 
fût fait. 

— Chacun^ se rend par Idlïaj suivi du nom qu'il 
représente. 

Chacun prit son paquet, et partît, killa mtu aMchukua 
mzigo wake, akaondoka, 

— On, s'exprime souvent par le temps impersonnel 

Uvinza hupiga temho, à FOuvinza, on tue des éléphants. 
TJsihi kucha husikia makelele makubwa, toute la nuit, on 
entend de grands hruits. 

On^ est quelquefois traduit par la 3® personne du 
pluriel, en sous-entendant watu '{les hommes). 

Wasema, on dit. 

pourra-t-il m'expllquer ce que demande cet étranger ? — 
Quelqu'un m'a appris que tu as battu ta femme hier. — 
On dit que les Wajiji sont de bons rameurs. — Qui est-ce 
qui veut parier avec moi ? — « Quelqu'un a parié que les lettres 
arriveraient demain. — Qui est-ce qui a creusé ces trous ? 
ils ne sont pas assez profonds. — On a creusé tous les trous 
pour les poteaux de la maison. — J'ai engagé vingt hommes 
pour faire des briques; quelques-uns ne savent pas du tout 
travailler. — Trouve-t-on des bananes mûres au marché? 
— Dans deux jours on ne trouvera plus de bateaux à 
louer. 



— 148 — 

Lorsque on ne peat être traduit de la sorte, on 
a recours aux tournures suirantes : 

On frappe à la porte, miu anabisha mlangcni (actuelle- 
ment). 

On ne trooTe pas le bonhear en Êûsant le mal (tonniez : 
celui qai fait le mal, ne troore pas le bonhear), afanyayt 
vibaya, hfiprdi raha. 

— Quelqu'un^ se rend par nUu (un honune), on par 
mmodya, un. 

Qae quelqu'un Tienne, mmodya adye. 
Quelqu'un tous appelle, mtu anakwUa, ou mieux, tmd* 
kwUwa (tu es appelé). 

Quelques-uns^ se rend par -^ine, qui s'accorde 
avec le nom. 

Quelques-uns sont partis, wançfine wameondoka. 
Qa«>lques-uns sont brisés {visu couteaux), vingme vme^ 
vunjtka. 

— Quiconque est traduit par yé yote. 

Quiconque t*a dit cela, est un menteur, ye otealiyekwambia 
mineno hnyn^ ni mwongo. 

— L'un, se rend par -modya, l'autre par -ngine^ qui 
prennent T'accord. 

Prends Tun et laisse Tautre (couteau), chukue khnodya, 
hanche kingine îkim). 

EXERCICE LXVII 

Aga hU'y prendre congé. — amkia ku-, saluer. — ehanua 
ku", pous»ser des feuilles. — hama ku-, déménager. — 
kanti JÛi-, nier. — keti ku-, s'asseoir, rester. — pMa iii-, 
charger un bateau. — povuka ku^, devenir aveugle. — 
tambaa ku-, ramper. — wayo, ny-, plante du pied ; au plur. 
trace, piste. 

THÈME,— Ces deux frères ont eu la petite vérole; l'un est 
devenu aveugle, Tautreaperdu un œil. — L^unet Taotre oot 
été très malades. — Ils s'aimentbeaucoup l'un l'autre. — L'on 
et Tautre nièrent qu'ils eussent volé. — Personne n'ignore 
que vous êtes un honnête homme. — Je ne- sais quelles 
caisses charger dans le bateau ; elles ne sont point mar- 
quées. — Personne ne veut rester ici. — Que personne ne 




— 149 — 

Mmodya alikimbia, mwengine ulipandia mti, l'un se sauva, 
et l'autre monta sur un arbre. 

. Aliwapiga wangine^ akawafukuza wangine, il frappa les 
uns, et chassa les autres. 

L'un et l'autre, se tourne par tous les deux^ -ote 
'Unli 

L'un et l'autre sont beaux (vîs«, couteau), vyote viwilî 
vizuri. 

Les uns et les autres^ se traduit par -(?fe, qu'on peut 
faire suivre depia. 

Les uns et les autres ne valent rien {miti, des arbres), yote 
pia haifai. 

L'un, l'autre, indiquant la réciprocité, se rend par 
la forme du verbe en a^ia, qu'on peut faire suivre des 
pronoms wao kwao, (entre eux). 

Ndugu hawa wapendana, ces deux frères s'aiment l'un 
l'autre . 

Wakasemana wao kwao, et ils se disaient les uns aux autres. 

— Personne^ se tourne par : pas homme qui..v 
homme ne... pas. 

Personne n'est entré aujourd'hui dans la maison, hakuingia 
mtu ko nyumbani (n^entre pas homme. . .). 

— Les pronoms indéfinis aucun, nul, plusieurs, tel, 
ne diffèrent pas en kiswahili des adjectifs indéfinis 
(voir p. 135). 

reste dans la maison. — Quiconque ne voudra pas s'en 
aller, peut rester sous la véranda. — Ils prirent congé l'un 
de l'autre et s'en allèrent chacun chez soi. — Plusieurs ont 
déjà déménagé ; quelques-uns seulement restent encore. — 
Ces arbres ne sont pas morts, plusieurs déjà poussent des 
feuilles. — Ces deux hommes se délestent l'un Tautre. -— 
Aucun rameur n'est encore arrivé pour charger les pa- 
quets dans le bateau. . — Aucun Arabe ne passe devant 
notre maison sans venir nous saluer. — Il y a beaucoup 
de pistes d'animaux sauvages auprès de la rivière. — Il 
rampa comme un serpent, pour n être pas vu des animaux 
qu'il voulait tuer. 



— 150 — 

Enferme bien les bœufs, qu'aucun ne sorte, funge %>yema 
ngombeyWasipate hutoka. 

Nul n'échappera à la mort, hapana mtu ataknyekimbia kufa. 

Tous ont été malades, et plusieurs sont morts, wotewame" 
pata ugonjwa, baathi ou wangine wamekufa» 

Appelez tel ou tel, mwite fullani ao fullani. 

CHAPITRE IV 
DU VERBE. 

ARTICLE PREMIER 

ACCORD DU VERBE AVEC SON SUJET 

I. — Lorsqu'il y a plusieurs sujets, le verbe se met 
au pluriel. — Lorsque les sujets sont de différentes 
classes, le verbe prend le pronom de la !'• classe, si 
un des sujets est un être animé ; si tous sont des êtres 
inanimés, le verbe prend le pronom de la 4® classe, en 
sous-entendant viiu, et on exprime ordinairement 
devant le verbe -ote, qui prend aussi Taccord de la 
4® classe. 

Mti na mtu wote waliangukaf Thomme et l'arbre tom- 
bèrent. 

Nyumbaimekwisha kabisa, boiitij matete. madyani, udongo, 
vyote vimeanguka^ la maison est tout à fait détruite ; les 
solives, les roseaux, l'herbe, la terre, tout est tombé. 

IL — Les verbes impersonnels^ tel que : il pleut, il 
faut, ont pour sujet le pronom de la 3° classe 4^. 

Imekunya sana^ il a plu beaucoup. 
Imekupasa^iu dois, il faut que tu... 

EXERCICE LXVIII 

Chacha ku-, fermenter, lever, travailler. — himiza ku-, 
hâter, presser. — kama ku-^ traire. — kesha ku-, veiller, 
rester éveillé. — pinda ku-, courber, plier, bander. — puta 
Am-, battre. — ramba ku-, lécher. — timia Au-, être com- 
plet. — kete ma-, rangée de perles enûlées. — sanduku, 
caisse, boite. 

THÈME. — Mes esclaves ne peuvent pas venir s'amuser 
avec vous; ils battent le riz. — Cet enfant trait trois vaches le 




— 151 — 

ARTICLE II 

VALEUR DES TEMPS 
I. — Conjugaison affirmati/ve. 

I. Indicatif. — En kiswahili^ il y a deux formes pour 
le présent : 

La première, dont la particule est -a-, et que nous 
avons appelée présent habituel, indique qu'on ne fait 
pas Faction actuellement, mais qn'on a Thabitude, la 
facilité, les moyens de la faire. 

Nalala usiku kutia, je dors toute la nuit. 
Siku zote natembea dyoni, je me promène tous les jours 
le soir. 

La deuxième forme, dont la particule est wa, indique 
au contraire que Ton fait actuellement^ hic et nunc, 
l'action marquée par le verbe, 

Babangu anakwimha, mon père chante (il fait présente* 
ment Faction de chanter). 
Ninatembea, je me promène, (je suis en promenade). 

Nota. — Ce temps, après un autre verbe, se traduit 
en français par Tinfinitif. 

Nalimsikia anakwimba, je l'entendis chanter. 

— n y a trois temps pour le passé. Le l®', dont la parti 
cule est me, correspond à notre passé indéfini ; dans- 
matin et deux le soir. — J'ai vu ce chien lécher les mains de 
son maître, qui l'avait battu. — Un soldat reste par derrière, et 
presse les porteurs qui s'arrêtent. — Nous sommes restés 
éveillés toute la nuit. — Pouvez-vous courber cette branche 
d'arbre jusqu'à terre? — Cette farine a fermenté. — Il 
prit une caisse, se sauva, entra dans la forêt, brisa la caisse, 
vola les sabres qui étaient dedans, jeta le reste, et ne re- 
parut plus depuis ce jour. — Avez-vous complété ces pa- 
quets d'étoffe ? — Ces rangées de perles ne sont pas com- 
plètes. — Les enfants enfilèrent des perles depuis le matin 
jusqu'au soir. Cet homme veille la nuit, et dort le jour. — 
Hier j'ai battu mon riz, aujourd'hui je me repose. — Si ce 



- 152 

une narration^ il a quelquefois le sens du plus-que-par- 
fait. 

Quand le verbe exprime un état, une manière d'être^ 
la possession d'une qualité, le présent na indique 
qu'on acquiert cette qualité ou cet état, et le temps 
me^ qu'on Fa acquise^ qu'on la possède; on le traduit 
alors en français par le présent neutre, qui a la forme 
passive. 

Fimbo inapotoka, le bâton se tord. Fimbo imepotokaf le 
bâton esl tordu, (il a fini l'action de se tordre.) 

Mtungi unadyaa,\aL ia^TTe se remplit. Mtungi umedyaa, la 
jarre est pleine, (elle a fini de se remplir.) 

Le 2® passé, dont la particule est ali ou li, corres- 
pond à notre passé défini. Pour indiquer que l'action 
a été faite^ non d'une manière transitoire, mais con- 
tinue^ on peut insérer Jcij après la particule de temps» 

Nalimngodya, je Tattendis. 

Nalikimngodyaf je l'attendis, non un instant, mais long- 
temps. 

Le3®passé; appelé narratif, dont la particule est ka^ 
ne s'emploie que dans le cours d'un récit, après avoir 
mis le 1®' verbe au temps li ; il renferme en lui-même le 
sens de la préposition et. 

Walimkamata, wakamfunga, wakampiga, wakamwua, wa^ 
kamwacha tena. Ils le saisirent^ le lièrent, le frappèrent, et 
après ravoir tué, l'abandonnèrent. 

Le futur a le même sens qu'en français ; sa parti- 
cule ta devient taka, lorsqu'un relatif est intercalé. 

II. Conditionnel. — Les conditionnels nge et ngali 
ont la même signification que les conditionnels français. 

gain avait fermenté, il serait meilleur. — Si tu pouvais cour- 
er ce bois, tu aurais un bel arc. — En pressant vos por- 
teurs, vous arriverez de bonne beure. — Il vint prendre 
congé de nous, chargea ses étoffes et ses caisses danâ un 
bateau, traversa le lac^ et partit au Manyema ; il fut tué en 
route, et tout son bien fut volé. — Laissez cet enfant, il en- 
file des perles. 



— 153 — 

En kiswahili, dans les phrases conditionelles^ le 
conditionnel et le verbe qui exprime la condition, se 
mettent au même temps. Ainsi on dira : Ungeniita 
ningeJcudyayîe viendrais si tu m'invitais, m.-à-m.,si tu 
m'inviterais. 

La particule nga ne s'emploie guère qu'avec les 
monosyllabiques : nmgawa^ je serais. 

En kiswahili, il y a deux autres temps qui peuvent 
se rattacher au conditionnel. Le 1®' dont la particule 
est *i, peut se traduire en français par le participe 
présent, par l'infinitif ou par les conjonctions : si, 
quand, lorsque, etc. 

Ukifanya hivyo wamchukiza Muungu, en agissant de la 
sorle, vous offensez Dieu. 

Nikiondoka nawe ntafurahi sana, je serais très content de 
partir avec vous. 

Ukienda kisimani utapigwa, si vous allez au puits, vous 
serez frappé. 

Vkikwimha, ntacheza, si vous chantez, je danserai. 

Nota. — Avec hi, le second verbe ne se met pas au 
conditionnel. 

Le T temps, dont la particule est dyajpo^ implique 
une supposition généralement tout à fait peu probable, 
et peut se traduire par : dans le cas où, même si. 

Nidyapoondoka, dans le cas où je partirais. 

EXERCICE LXIX 
Andaa ku-, préparer, cuire de la nourriture. — kamua Au-, 
presser, pressurer. — oka ku-, rôtir auprès du feu, sans 
graisse. — kupiga kofi, frapper avec le plat de la main, 
soufQeter, kupiga makofi, frapper des mains, — suka ku-, 
tresser. — tamka ku-, prononcer. — ala , ma- ou ny-, fourreau, 
étui. — dyora ou gora, pièce d'étoffe, — kiziwivi-, sourd. 
— rmgamba, écaille de poisson. 

THÈME. — Si tu soufflettes une seconde fois mon enfant, je 
te chasserai de ma maison. — Quand tu prépares le repas 
reste auprès du feu, et ne va pas t'amuser auloin. — Si cette 
femme savait tresser, je lui donnerais du travail. — Les 



- 152 

une narration^ il a quelquefois le sens du plus-que-par- 
fait. 

Quand le verbe exprime un état, une manière d'êtrej 
la possession d'une qualité, le présent na indique 
qu'on acquiert cette qualité ou cet état, et le temps 
me^ qu'on Ta acquise^ qu'on la possède; on le traduit 
alors en français par le présent neutre, qui a la forme 
passive. 

Fimbo inapotoka^ le bâton se tord. Fitnbo imepotoka, le 
bâton esl tordu, (il a fini l'action de se tordre.) 

Mtungi unadyaa, la jarre se remplit. Mtungi umedyaa, la 
jarre est pleine, (elle a Uni de se remplir.) 

Le 2" passé, dont la particule est aU ou li, corres- 
pond à notre passé défini. Pour indiquer que l'action 
a été faitCj non d'une manière transitoire, mais con- 
tinue^ on peut insérer Mj après la particule de temps» 

Nalimngodya, je Tattendis. 

NcUiMmngodyaf je l'attendis, non un instant, mais long- 
temps. 

Le 3*^ passé; appelé narratif, dont la particule est ka^ 
ne s'emploie que dans le cours d'un récit, après avoir 
mis le i^' verbe au temps li; il renferme en lui-même le 
sens de la préposition et. 

Walimhamata, wdkamfunga^ wakampiga, wakamwua, wa^ 
kamwacha tena. Ils le saisirent^ le lièrent, le frappèrent, et 
après ravoir tué, l'abandonnèrent. 

Le futur a le même sens qu'en français ; sa parti- 
cule ta devient tàkaj lorsqu'un relatif est intercalé. 

II. Conditionnel. — Les conditionnels nge et ngali 
ont la même signification que les conditionnels français. 

Eain avait fermenté, il serait meilleur. — Si tu pouvais cour- 
er ce bois, tu aurais un bel arc. — En pressant vos por- 
teurs, vous arriverez de bonne beure. — Il vint prendre 
congé de nous, cbargea ses étoffes et ses caisses danâ uo 
bateau, traversa le lac^ et partit au Manyema ; il fut tué ea 
route, et tout son bien fut volé. — Laissez cet enfant, il en- 
file des perles. 



— 155 — 

Le subjonctif s'emploie souvent pour l'impératif ; 
c'est une forme plus polie. On peut aussi, pour le 
joindre au verbe précédent, lui intercaler Tca après le 
pronom personnel. 

Njoo uhanisayidie, viens m^aider (m. à m., viens etfque 
tu m^aides), 

//. — Gonjiuiaison négative, 

I. Indicatif. — Il n'y a qu'un présent négatif, qui 
correspond aux deux présents affirmatifs. 

Le passée dont la particule est Tcu, s'emploie pour 
tous les temps passés. On forme quelquefois des 
passés négatifs, avec les particules me et U des temps 
affirmatifs, en leur préfixant les pronoms personnels 
sujets négatifs; mais ces temps s'emploient rarement. 

Simekuwa, je n'ai pas été, silikuwa 

Humekuwa, tu n'as pas été, hulikuwa, 

Simependa, je n'ai pas aimé, silipenda. 

Humependa,i}i n'as pas aimé, hidipenda. 

Le passé, dont la particule est dya, indique que 
l'action n'est pas encore faite au moment où Ton 
parle. 

Hadyafika, il n'est pas encore arrivé. 

Conditionnel. — Le conditionnel négatif à tous les 
temps, correspond pour le sens, au conditionnel afflr- 
matif. 

Le temps sipo est le négatif du temps kt^ et il doit 
être employé toutes les fois qu'à Taffirmatif, on se 

dans la graisse. — U a perdu le fourreau de son sabre sans 
s'en apercevoir. — Enlève bien les écailles du poisson; 
puis tu le feras rôtir avec du beurre. — Vous n'avez pas 
encore complété le nombre des pièces de ce paquet? 

EXERCICE LXX 
Cheti, vy-, billet, passe-port. — dyipu, ma-, furoncle, abcès. 
— siafUj grosse fourmi d'un rouge brun, qui voyage en 
longue file, et mord cruellement. — thum, ail. — upele,peU^ 



— 136 — 

servirait du temps ki; il a aussi le sens de sans, 
excepté. 

Akaenda asipodyua njia, et il aTaoçait sans connaître le 
chemin. 

Akaita waiu wùU, asipobaca ndugu yaie, et il iuTita tout 
le monde excepté son firère. 

m. Subjonctif. — Le subjonctif négatif s*empl<He 
pour indiquer qu'un but ne doit pas être atteint ; il est 
aussi d'un usage très fréquent^ pour indiquer qu'on 
n*a pas atteint le but qu'on se proposait, ou obtenn là 
chose qu'on désirait. 

Akapiga mbio asimpaie, et il coamt sans pouvoir l'at- 
traper. 

Akaruka asimkamate, et il santa saos pouToir le saisir. 

Gomme l'affîrmatif, le subjonctif négatif est sou- 
vent employé pour Timpératif. 

Le subjonctif <«^^e (pas encore) peut souvent se tra- 
duire par avant que. 

Utamchinja asidyekufa, tu regorgeras, qu'il ne soit pas 
encore mort, c.-à-d., ayant qa'il soit mort. 

Enende karudi nisidyeondoka, va et reviens, que je ne sois 
pas encore parti, c.-à-d., avant que je parle. 



bouton, pustule. — wimbi, ma-, vague. — nyonya Au-, teter, 
sucer. — tumbua ku-, crever, se briser. — tvafnJbukxa hi-, 
tomber dans. — vuna ku-, moissonner. 

THÈME. — Qu'il ait soin de traire la vache avant que son 
petit ait télé. — Tu reviendras avant que nous a^^ons mois* 
sonné. — 11 le poussa très fort, sans pouvoir le faire tomber 
dans le fossé. — llétait déjà tombé dans le puits, lorsque 
je suis arrivé. — Il sera bientôt guéri : tous les boutons de k 
petite vérole sont déjà crevés. — Son furoncle était crevé, lors- 
qu'il vintdemander du remède. — Je suis précisément à faire 
ton billet; attends un peu, et tu le recevras. — Abdallah, 
cultivait toujours de Tail dans son jardin. — Les tiafu pas* 



\ 



— 157 — 

ARTICLE UI 

MANIERE DE RENDRE CEUX DE NOS TEMPS 
qui n'ont pas de correspondant en kiswahilù 

Il n'y a pas en kiswahili de verbe auxiliaire^ jouant 
dans la conjugaison le même rôle qu'en français ; ce- 
pendant dans certains cas, on est obligé d'avoir 
recours au verbe kuwa (être), pour rendre les tempâ 
français qui n'ont pas leurs correspondants en kiswa- 
hili, comme V imparfait j le passé antérieur, le plus-qz^e- 
par/ait et le futur antérieur, Kutoa sert à former Tinfi- 
nitif négatif. Kudyaïovvae la particule des ieuïps^dyapo^ 
dya, sidye. — Kwisha se joint aussi avec d'autres ver- 
bes ; il peut alors se traduire par déjà. 

Amekwisha kuondoka, il est déjà parti (m. à m., il a uni 
de partir. 

1® Imparfait. — Il se rend en mettant kuwa au 
temps îi, et le verbe à conjuger^ au temps A;». 

Nilikuwa nikipenda, j'étais aimant, c.-à-d. j^aimais. 
Ulikuwa ukipenda, tu étais aimant, — tu aimais. 
Alikuwa akipenda, il était aimant, — il -aimait. 
Tulikuwa tukipenda, nous étions aimant, c.-à-d. nous 
aimions. 

etc., etc. etc., etc. 

. Nota. — Dans ce cas, et aussi quand il est joint 
au relatif, le temps li de kuwa, se traduit par l'impar- 
fait : aliyekuwa, qui était. 

saient dans la maison, je les ai brûlées, depuis elles ne 
sont plus revenues. — Les vagues les plus grandes en- 
traient dans notre bateau. — Quand il eut reçu son passe- 
port, il s'en aila, et ne reparut plus. — Quand il eut mois- 
sonné son froment, il nous en apporta une grande corbeille. 
— Husseni semait tous les ans du riz à cet endroit-là 
même, et moissonnait toujours le -premier. — Quand son 
furoncle fut crevé, il ne lui fit plus mal. — Quand il eut 
reçu son billet, il le plia bien dans une étoffe, et le mit dans 



^ 158 — 

2® Passé antérieur. — Il se rend en mettant kuwa 
au temps ki, et le verbe à conjuger, au temps me. 

Nilikuwa nikifua nguo zangu, alipofiha, Je lavais mon 
étoffe. q[uand il arriva, 

Nikiwa nimekula, étant j'ai mangé, c.-à-d. ayant mangé, 
ou quand j'eus mangé. 

JJkiwa umekula, étant tu as mangé, ou quand tu eus 
mangé. 

Akiwa amekula, étant il a mangé, ou quand il eut mangé* 

Tukiwa tumekula, étant nous avons mangé, ou quand nous 
eûmes mangé. 

Nikiwa nimekula niliondoka, quand j'eus mangé, je partis* 

Le temps A^* renferme en Ui-méme là préposition 
quand. 

3® Plus-oue-parfait. — Il se rend en mettant 
kuwa au temps U; et le verbe à conjuguer^ au temps 
me. 

Nilikuwa nimependa, j'étais om je fus j^ai aimé^ c.-à-d,, 
j'avais aimé. 

TJlikuwa umependa, tu étais ou tu fus tu as aimé, c.-à-d,, 
tu avais aimé. 

Alihuwa amependa, il était ou il fut il a aimé, c.-à-d., il 
avait aimé. 

Tulikuwa tumependa, nous étions ou nous fûmes nous 
avons aimé, c.-à-d,, nous avions aimé. 

Nilikuwa nimekula alipoingia, j'étais j'ai mangé, c.-à-d* 
j'avais mangé quand il entra. 
^^^■■^~~"^""~~~~"'^~""~~~"~"^^"~^'^"^^"^'™""™""'^"^^^^^^~"'~^"'^^"""^^^~~^"^^""^— ■^■■■■^ 

une caisse. — Les siafu me mordaient de tous côtés, et je 
ne savais où me sauver. 

EXERCICE LXXI 

Baharij mer (un grand lac est très souvent appelé 
bahari), — dalali, crieur public aux enchères, vendeur. — 
fetha^ argent. — kovu, ma-, cicatrice. — mzaha, dérision, 
moquerie, amusement, — kufanyizia mzaha, se moquer de 
quelqu'un, le ridiculiser. — paji la uso, front. — shaba, 
cuivre. — thahabu, or. — apa ku-, jurer. — tulia Au-, res- 
ter tranquille, ne pas se déranger. 




— 159 — 

4® Futur antérieur. — Il se rend en mettant kutva 
aa futur, et le verbe à conjuguer, au temps me, 

Nitakuwa nimekula,ie serai j'ai mangé, c,-à-d., j'aurai 
mangé. 

Utakuwa umekula, tu seras tu as mangé, c.-à-d., tu auras 
mangé. 

Atahuwa amekula, il sera il a mangé, c,-à-d., il aura 
mangé. 

lïitakuwa tumekula, nous serons nous avons mangé, 
c.*à-d., nous aurons mangé. 

Nitakuwa nimekula vtahapokudya, j'aurai mangé quand 
vous viendrez, m. à m., je serai j*ai mangé quand vous 
viendrez. 

On peut, comme pour le passé indéfini, se servir 
de kmsha, pour accentuer plus fortement ces temps 
composés où entre le temps me. 

Nitakuwa nimekwîska haondoka, mtakapokudya, je serai 
déjà parti, quand vous viendrez. 

Alikuwa amekwisha kufa, mlipoingîa, il était déjà tout à 
fait mort, quand vous êtes entré. 

Tukiwa tumekwisha kula^ tuliondoka, quand nous eûmes 
complètement achevé de manger, nous partîmes. 

THÈME. — Le crieur avait déjà commencé à vendre lors- 
que je suis arrivé. — Il avait juré de me tuer ; je Tai tué le 
premier. — • La cire était tout à fait fondue quand je l'ai sortie 
de dessus le feu. — Lorsque le cuivre sera fondu, tu m'appel- 
leras. — Je vais aller à Katanga, et quand j'aurai ramassé 
beaucoup d'or et de cuivre, je retournerai à la côte, etjeme 
reposerai. — lusuf avait ramassé beaucoup de cuivre, 
d'argent et d'or; il revenait, quand il fut tué en route, et 
tout son bien volé. — Bien que je lui eusse dit de rester 
tranquille, il se leva, et voulut me reconduire. — Bien 
que tous les enfants l'entourassent en se moquant de lui, 
il restait tranquille, et ne se fâchait point. — En me bai- 
gnant dans la mer,je fus mordu par un gros poisson, et je 
fus quinze jours malade. — Il avait sur le front une large 
cicatrice. — Le veut soufQe très fort, et la mer est mau- 
vaise aujourd'hui ; il ne faut pas partir. — Nous sommes 



— 158 — 

T Passé antérieur. — Il se rend en mettant kutoa 
au temps ki, et le verbe à conjuger, au temps m$. 

NiUkuwa nikifua nguo zangu, aJipofka, Je lavais mon 
étoffe, quand il arriTa, 

Nikiwa nimekula, étant j'ai mangé, c.-À-d. ayant mangé, 
ou quand j'eus mangé« 

Ukiwa umehula, étant tu as mangé, ou quand tu eus 
maugé. 

AUwa amekula, étant il a mangé, oti quand il eut mangé. 

Tukiwa tumekula, étant nous ayons mangé, ou quand nous 
eûmes mangé. 

Nikiwa nimekula nUiondoka, quand j'eus mangé, je partis. 

Le temps In renferme en lui-même là préposition 
quand. 

3* Plus-que-parfait. — Il se rend en mettant 
kuwa au temps Kj et le verbe à conjuguer^ au temps 
me. 

NiUkuwa nimependa, j'étais ou je fus j'ai aimé, c,-à-d., 
j^avais aimé. 

Ulikuwa umependa, tu étais ou tu fus tu as aimé, c.-à-d,, 
tu avais aimé. 

Alihuwa amependa, il était ou il fut il a aimé, c.-à-d., il 
avait aimé. 

Tulikuwa tumependa, nous étions ou nous fûmes nous 
avons aimé, c.-à-d., nous avions aimé. 

NiUkuwa nimekula alipoingia, j'étais j'ai mangé, c.-à-d« 
j'avais mangé quand il entra. 

une caisse. — Les siafu me mordaient de tous côtés, et je 
ne savais où me sauver. 

EXERCICE LXXI 

Baharij mer (un grand lac est très souvent appelé 
bahari). — dalali, crieur public aux encbères, vendeur. — 
fetha^ argent. — kovu, ma", cicatrice. — mzaha, dérision, 
moquerie, amusement, — kufanyizia mzaha, se moquer de 
quelqu'un, le ridiculiser, — • paji la uso, front. — shaba, 
cuivre. — thahabu, or. — apa ku-, jurer. — tulia ku-, res- 
ter tranquille, ne pas se déranger. 



— 161 — 

Le démonstratif; placé entre le substantif et le qua-* 
• lificatif, tient lieu du verbe être. 

MU huu mrefu, cet arbre est long. 

Tandis que le démonstratif huu après le qualifi- 
catif ; mU mrefu huu, signifie : cet arbre long. 

Kisu hiki hizurij ce couteau est beau. 
kisu kizuri hiki, ce beau couteau. 

JV» et les pronoms personnels sujets; dont on se 
sert pour exprimer le présent, ne sont pas employés 
indifféremment. Il semblerait que ni est préféré lors- 
qu'on a principalement en vue l'existence do la qua- 
lité ou de Fétat qu'on affirme avec le verbe être . Ainsi 
en répondant à cette question : Qui est votre frère? 
si je dis : Mon frère est sultan, c'est sur l'idée de 
sultan que porte la force de la plirase,et je dis iNdtigu 
yangu ni suîlani. Tandis qu'en répondant à cette 
.autre question : Tout le monde est-il prêt? si je 
dis : Nous, nous sommes prêts, c'est sur nous que 
.porte la force de la phrase ; c'est^ comme si je disais : 
Quant à nous, nous sommes prêts, et je dirai : tu 
tayari. En général, on devrait se servir des pronoms^ 
lorsqu'en français on peut retrancher le verbe être, 
sans changer le sens de la phrase : on pourrait mettre 
« nous prêts », tandis que « mon frère sultan » n'a 
plus le même sens que « mon frère est sultan n,ndugu 
yangu ni sultani. 

Nota. — Cette nuance entre la signification de m, et 
celle du pronom personnel, indiquée par M. Steere, 

THÈME.— Il éternuait quand il voulait. — Sa maladie est 
d'éternuer toute la journée. — La chambre de ton maître est- 
elle propre? — Où est l'échelle pour monter sur la maison? 
— Il 7 a des canous, dans lesquels un homme tout entier 
peut entrer. — Le canon de fusil est tout à fait sale, il 
faudra le nettoyer demain. — Ces temps-ci, il n'y a plus 
du tout de marchandises à Ujiji. — Ma cartouchière est 
vide. — Nous achèterons à l'Uvira des harpons. — Ce ca- 
non est très gros. — J'ai perdu les harpons que j'avais ap- 

11 



— 162 - 

n'est pas très facile à saisir. C'est surtout par Fusage, 
qu'on apprend remploi de ces deux formes. 

En kiswahiii^ Timpersonnel : il y a, il y avait; etc., 
s'exprime par le verbe avoir huwa na ou kwna, avec 
la particule pronominale sujet de la 9° classe^ quand 
à ridée d'existence, n'est pas jointe l'idée de lieu. 

Il y a des hommes méchants, kuna watu wabaya. 
Il y avait \m homme qui s^appelait Moïse, palikuwa na 
mtu, dyina lake Musa. 

Si au verbe il y a, est jointe l'idée de lieu, on le tra- 
duit par le verbe être, huwa. 

Il y a beaucoup de monde au marché, sokoni wako watu 
wengi. 

Il y avait ici autrefois une grande ville^ mgi mkubwa uU- 
uwa huku zamani. 

ARTICLE V 

REMARQUES SUR LES VERBES DÉRIVÉS 

Chaque verbe dérivé peut être considéré comme xm 
verbe à sa forme simple ou primitive, dont on p^eDt 
former d'autres verbes dérivés, suivant le besoin. Ainsi 
un verbe causatif peut être mis, selon les cas, à la for- 
me applicative, passive ou pronominale, et récipro- 
quement. 

1. Verbes applicatifs. — Lorsqu'on parle d'une 
chose servant à un usage particulier, le verbe expri- 
mant'cet usage, doit être mis à la forme applicative, 

portés. — II avait perdu sa cartouchière. — Cherche l'é- 
chelle qui sert à descendre dans le puits. — Montrez-moi 
le cap d'où Ton part cour traverser le lac. — Il y avait au- 
trefois beaucoup de lusils à pierre. — Il y avait là autre- 
fois dans cette chambre un lit magnifique. — Tu donneras 
à mon ami une belle chambre. — Ils donnèrent à Said 
Barghash dix canons. — Si vous perdez vos harpons, je ne 
vous en donnerai plus d'autres. — Il a donné à chacun de 



— 163 — 

et on le fait précéder de la préposition -a, qui s'accorde 
avec le nom^ comme il a été dit plus haut. 

Le couteau à couper la viande, Atsu cha kukatia nyama. 
Le sac émettre l'argent, kifuko cha kutiliafetha. 

Pour indiquer que l'action marquée par le verbe,doit 
être faite au loin, qu'on n'en veut point, qu'on veut en 
être débarrassé; on met ce verbe à la forme applica- 
tive^ et on le fait suivre de mbali. 

Afie mbali, qu'il aille mourir au loin. 
Enende kupotelea mbali, allez périr (vous perdre, vous 
faire pendre) ailleurs, loin d'ici. 

Kupotea a cela de particulier,qu'il s'emploie conune 
étant un verbe applicatif, quoiqu'il n y ait point de 
verbe kupoia, dont il soit formé. Ainsi, j'ai perdu 
mon rasoir, ne se traduira pas : nimmpota wembe 
wangu^TSïdLi^ bien: wembe wangu um^enipotea, mon rasoir 
est perdu pour moi. Beaucoup de verbes ont cette 
terminaison d'un verbe applicatif, tout en étant à leur 
forme simple et primitive ; ainsi kicstkia entendre, 
kutangulia précédeT^kicaayidia aider,ne sont nullement 
des verbes applicatifs^ quoiqu'ils en aient la termi- 
naison. 

D'autres verbes à la forme primitive en kiswahili; 
ont en français le sens applicatif : kutuuza^ prendre 

ses hommes une cartouchière toute neuve. — Le cap que 
les marins du Tanganyika craignent le plus, est le cap Ka- 
bogo; ils ne passent jamais sans donner quelque chose. 

EXERCICE LXXIII 

FaniLH, lanterne. — gogo ma-, tronc d'arbre, grosse 
j}ûche. — hasho ma-, morceau de planche pour réparer un 
bateau. — mangaribi ou magaribi^ le soir. — meshmaa^ 
chandelle. — mgongo mi-, dos, épine dorsale. — serkali 
ou serikali, le gouvernement, irautorité. 

Banganya ku-, tromper, duper. — shtaki ku-^ accuser, 
poursuivre en justice. — wasili Au-, arriver, atlemdre, re- 
joindre. 



— 164 — 

soin de ; hupa donner à . Ce dernier a cela de par- 
ticulier, qu'il veut toujours avoir le pronom personnel 
intercalé. Pour exprimer le sens qu aurait le verbe à 
sa.forme simple, il faut avoir recours à un autre verbe. 
Il a donné beaucoup d'étoffes, ametoa ngm nyingi. 

2* Verbes passifs. — Nous avons vu dans la pre- 
mière partie^ que le passif de la forme applicative est 
employé pour le passif de la forme simple^ quand le 
verbe est terminé par deux voyelles, ou par les 
voyelles e,' i, u : Tcutwaa prendre, hutwaliwa être pris, 
formé de kutwalia. Mais ces passifs^ et tous ceux de 
cette forme, peuvent être employés avec leur sens 
propre, c'est-à-dire, comme passifs applicatifs: huletea 
apporter à, huUtewa être apporté à« 

L'emploi de ce passif offre une petite difficulté,quUl 
importe de bien saisir. Ainsi cette phrase : Il m'a 
apporté une lettre» ammiletea barua, ferait au passif, 
en français : une lettre a été apportée à moi , et 
traduisant littéralement en kiswahili; nous aurions : 
bartia immiUtewa. Or, cette construction serait tout i 
fait défectueuse, en kiswahili le régime indirect de la 
forme applicative active, devant être siget au passif. 
Dans ammiletea harua^ c'est m qui est régime indirect; 
il doit donc être sujet au passif^ et on aura : nimeUtewa 
barua, qui ne peut se traduire littéralement en fran- 

THÈME.— De vos nouvelles me sont arrivées dans une lettre 
que l'ai reçue hier. — J'ai été accusé à faux. — Des morceaux 
de planche pour réparer le bateau,m'ont été apportés par le 
charpentier. — Nous avons été trompés par le Hindi qui 
nous a vendu des étoffes. — II a fait le paresseux, et il a été 
frappé de vingt coups de bâton dans le dos. — llnr* lan- 
terne m'a été donuée pour m'éclairer dans le chemin, et je 
l'ai perdue. — Une caisse de bougies m^a été volée en route 
par les soldats de la caravane. — Des troncs d'arbre ont 
été a{>portés près de ta cuisine ; tu les fendras pour avoir 
du bois de chauffage. — Chez nous on ne peut pas chasser 
toute Tannée, le gouvernement le défend. — A Zanzibar et 




_ 165 — 

çais» mais dont le sens est : une lettre m'a été ap- 
portée, m. à m. j*ai été apporté (quant à) une lettre. 

AlifungtUiwa mlango, la porte a été ouverte pour lui. 
Alipikiwa nyama^ la viande a été cuite pour lui. 

3® Verbes causatifs et pronominaux, — On trouve 
quelques exemples de verbes causatifs et pronominaux 
formés d*adjectifs étrangers, en changeant leur der- 
nière syllabe en isha ou esha, iha ou eka, 

Safif propre, kusafisha^ rendre propre. 

Rahisi, bon marché, kurahisishaf faire diminuer de prix. 

AuroAmAa, devenir meilleur marché 

4® Autres particularités des verbes. — l* En dou- 
blant le radical du verbe^ on lui donne l'idée de complet 
achèvement de l'action qu'il exprime. 

KukcUaj couper, kukaiakata^ couper complète- 

ment, tout à fait. 
Kupasukay se déchirer, kupasukapasuka, se déchirer 

complètement. 

â® Quelques verbes ont une forme ea ua^ qui leur 
donne précisément le sens contraire au sens qu'ils ont 
à la forme simple. On les prendrait facilement dans 
le langage pour une forme passive. 

Kucha, se lever kuchaa, se coucher, (se di- 

sent du soleil). 
KMfwmôa, fermer (les yeux), ^/"wmôua, ouvrir. 
Kufunga, lier, kufungua, délier. 

KufukQf remplir un trou, kufukua, sortir la terre d'un 

trou. 

Kuazimaf prêter, kuazimua, emprunter. 

- Il » t— — ■■ Il I — — —— — 1^ 

à Ujiji, les femmes arabes ne peuvent sortir pour se pro- 
mener que le soir après Je coucher du soleil, — Chez nous 
tout le monde ne peut pas cultiver du tabac ; il faut avoir 
la permission du gouvernement. — Il faut que nous par- 
lions ce soir, si nous voulons arriver demain. — Il faut que 
vous payiez immédiatement votre dette tout entière, ou je 
vous fais enchaîner, et vous travaillerez comme mo^ es- 
clave. 



- 166 — 

3* Quelques verbes neutres prennent un sens actif.^i 
changeant a final en ya. 

ITtfpona, guérir, (neut.) hxgtm'iia^ guérir (act.) 

Kuogopa, craindre, kiiogofya, effrayer. 



ARTICLE Yl 

DES VERBES FALLOIR ET POUVOIR 

1» Le verbe pouvoir^ a son correspondant en kis- 
wahili, hmeza : je puis monter, naweza iupanda; 
mais quand il signifie avoir la permission, il se 
rend par ^ZaK^ et le négatif par haramu (défendu, non 
permis). 

Kwenu kalali Jada damu y a nyama? chez vous peut-on 
manger le sang des animaux? 

NoAyo halaliy oui, on le peut. 

Haramu kufanya kazi dyumayapili^ on ne peut pas tra- 
vailler le dimadthe. 

2^ Falloir^ se rend par sharti ou sharuU ou shu^ 
ru/i ^nécessaire^, ou par le négatif iekiMva na Jmddi 
(avoir moyen d éviter,d'échapper.) 

Sina buddi, je dois, ilfaut que je (m. à m., je n'ai paamoyen 
d'éviter). V. a r j 

Huna buddi, tu dois, il faut que tu. 

Hana buddi, il doit, il faut qu'il. 

Hatuna buddi, nous devons, il faut que nous. 

Hamna buddi, vous devez^ il faut que vous. 

Hawana buddi, ils doivent, il faut qu'eux. 

Hapana buddiy il le faut. 

EXERCICE LXXIV 

Asi ku-, désobéir, ne pas remplir son devoir. — fanana 

kU'f ressembler, être semblable. — nawa ku-, se laver. 

— noa ku-j aiguiser. — palia Ati-, piocher, cultiver. 

^sawanisha ku-, rendre égal, uni, de niveau, — tii /ni-, 




— 167 — 

Après Jcutm na huMi, on peut employer indifférem- 
ment rinânitif ou le subjonctif. 

Sina btiddi kuondokd ou nUmdoke sasa hivi, il faut que je 
parte immédiatement. 
Huna buddi kudya kesîvOf il faut que tous veniez demain. 

Falloir, est] encore rendu par kupasa (concerner, 
être à devoir.) 

Imenipasa, il faut que je (m. à m., il me concerne^ c'est 
mon devoir de.) 
Imekapasa, il faut que tu. 
Imempasa, il faut que lui, etc. 
Imetupasa kufanya kazi, il faut que nous travaillions. 
Imekapasa ukœ kukuhuku, il faut que tu restes ici môme. 

Cette forme est peu employée. 

CHAPITRE Y 
FORMULES DE POLITESSE 

Le salut le plus employé, et qui sert pour toute la 
journée^ est yambooxyâyambOj auquel on répond par le 
même mot yambo. Souvent on insiste, en répétant la 
même salutation et y joignant ^a/ia. Yambo sana yarnbo 
sana. Il est plus correct de dire hudyambo ? auquel on 
répond sidyambo^ ou sidyamboMdogo; en parlant d*un 
flerSfha dyambo. On dit encore^ u mliganif qui corres- 

obéir. — zaïna ku-^ plonger, s'enfoncer. — chudya ku-, 
filtrer. — kinywadyi, vi- boisson, breuvage. 

THÈME. — Il faut que vous m'dbéissiez; si vous ne le voulez 
pas de bonne volonté, je vous ferai obéir de force. — Il faut 
que vous frappiez cet enfant toutes les fois qu'il vous déso- 
béira. — U faut que vous filtriez cette boisson avant de l'ap- 
porter sur la table. — U faut que j'égalise bien ce terrain 
avant d'y planter des lésâmes. — Le crocodile plongeait 
toutes les fois que je voulais lui tirer mon coup de fusil. 
«-- Plongez devant moi ; que je voie combien de temps vous 
pouvez rester sous l'eau. — Il piochait dans son champ 



— 168 — 

pond à notre « comment vous portez- vous ? » on ré- 
pond : ngema, àksanti ou marhaba^ bien, merci; 
Gomme chez les Arabes^ il n'est pas poli en général de 
demander des nouvelles de la femme ; tout au plus 
peut-on dire : hu dyamlo nyumbani ? Hàli gani nyumr 
ùani'^ comment va-t-on à la maison ? 

Très souvent; on se sert de formules de politesse 
arabes,que Ton défigure plus ou moins. Pour le matin, 
shah el kheir, et au pluriel, abàhlcum lélklmr, bonjour, 
bonjour à vous. Le soir^ msa el kheir, et au pluriel 
msakum belkheir, bonsoir, bonsoir à vous. A ces 
deux salutations du matin et du soir, on répond par 
les mêmes termes^ ou par Allah Idkheir. Il y a aussi la 
formule générale, Salaam ou SalaamUj ou Salamu, ou 
salaam alik, salut sur vous^ au pluriel salaam alUéum. 
On répond, alik essalaam, sur vous le salut ^ au plu- 
riel alikum essàlaam. 

A notre usage de frapper à la porte^ correspond ce 
que les Waswahili appellent kuhùha ou kupiga hodi^qni 
<^onsisteà crier hodil en approchant; il n'est pas poli 
d'entrer sans s'annoncer de la sorte, et sans attendre 
la réponse. Si Ton est visible,on répond : hodil karibu ou 
karihc bwana ! il est poli alors de se lever, et d'aller 
au devant du visiteur, de le saluer comme il a été dit 
plus haut, et de l'inviter à s'approcher et à s'asseoir ; 
karihu, kaa kitako. Le visiteur doit dire : starehe^ hwana, 

poury planter du manioc, quand il fut mordu par un serpent ; 
et il mourut trois jours après. — Vous n'avez pas encore 
aiguisé ma hache ? il faut que vous Taiguisiez immédiate- 
ment ; car je veux remporter en m'en allant. — Il faut que 
vous vous laviez tous les matins la figure et les mains, en 
vous levant, avant de prier. — Quand tu auras fini de te 
laver et fait ta prière,tu laveras les assiettes; puis tu iras à 
la rivière laver mon linge. — Ces deux frères se ressem- 
blent parfaitement ; il faut que je leur fasse une marque^ 
pour que je puisse les reconnaître. — Le kiswahili ne res- 
semble point aux langues de chez nous. 




— 169 — 

starehe I ne vous dérangez pas. On demande alors 
des nouvelles de la santé : hudyambo f u haligani? etc. 
Si on est malade, on peut faire connaître son indispo- 
sition^ et répondre : stwm, je suis malade, ou sidyambo 
kidogo, je ne suis pas bien. Dans les premières saluta- 
tions^ il est convenable de toujours répondre yam^o ou 
sidyambo. De môme^ il est d'usage quand on demande 

Quelles nouvelles ? habariganil de toujours répondre 
'abord; ngema ou mieux kwema ; plus tard on s'ex- 
plique ngema, lakini si ngema sana. 

Lorsque le visiteur veut s'en aller, il annonce son 
départ en disant : nahwmda; on répond : marhaba I je 
vous remercie (de votre visite) ; on se lève en même 
temps que lui pour le reconduire. Il vous prie encore 
de ne pas vous déranger, en disant : stareke, bwana^ 
starehê. Si le visiteur est un personnage important^ il 
est bon de l'accompagner jusqu'au delà du seuil de 
la porte ou de la véranda et même plus loin. 

Les formules de politesse pour se quitter sont : 
kwa heri, (restez"! avec le bien^ le bonheur, ou Allah 
imesik beUcheir, ou simplement Alluh imesik; au pluriel, 
Allah imesikum ou Allah imesikumbelkheir. Pour le matin 
Allah isebahkbelkheir, au pluriel; Allah isebahkum bel- 
kheir. 

Les esclaves et les femmes saluent, en disant : shika 
mo (pour nashtka miguu); on répond : marhaba ! 

Pour une bonne parole, un service offert ou rendu, 
on remercie en disant : Aksant ou aksankti, ou mar- 
haba \ 



PÀBU. ^ IHP&IMBRIB F. LETE, Bl?E CASSETTE, 17. 



— 171 — 



TABLE DES MATIÈRES 



Introduction ^ 

PREMIÈRE PARTIE. 

CHAPITRE I. Notions préliminaires 7 

CHAPITRE II. Substantifs 8 

Abticlb I. Des classes des noms 8 

Tableau sypnoptique des accords 8 

Article n. Règles générales d'accord 13 

Articlb m. Rapport de deux noms 15 

CHAPITRE III. Adjectifs 17 

Articlb i. Adjectifs qualificatifs 17 

Article n. Adjectifs numéraux 21 

§ I. Adjectifs numéraux cardinaux. 21 

1. Radical des adjectifs numéraux cardinaux.... 21 

2. Accord des adjectifs numéraux cardinaux.... 23 
S II. Adjectifs numéraux ordinaux 25 

Article m. Adjectifs possessifs * 26 

Article iv. Adjectifs démonstratifs 29 

1. Adjectifs démonstratifs indiquant les objets 

rapprochés 29 

2. Adjectifs démonstratifs indiquant les objets 

désignés 30 

3. Adjectifs démonstratifs indiquant les objets 

déjà mentionnés. 32 

CHAPITRE rv. Pronoms 33 

Article i . Pronoms personnels 33 

Articleu. Pronoms relatifs 37 

ARTiCLBm. Pronoms possessifs 38 

Article iv. Pronoms démonstratifs 39 

Tableau synoptique de la conjugaison li 



— 172 — 

CHAPITRE V. Du verbe • 41 

Article i. Conjugaison des verbes 4i 

$ I. Conjugaison régulière des verbes 42 

1. Conjugaison simple, sans pronoms intercalés.. 42 

2. Verbe avec pronom régime intercalé 56 

3. Verbe avec pronom relatif 60 

Relatif joint au verbe, sans aucun signe de 

temps 60 

Relatif joint aux temps du verbe • 64 

§ n. Verbes irréguliers 67 

1. Verbes monosyllabiques 67 

2. Verbes dissyllabiques 72 

§in. Verbe ^<rc 73 

1. Conjugaison de kuwa être 73 

2. Verbe être joint au relatif 81 

3. Verbe être avec les relatifs delà 9° classe, mo, 

pOf ko 85 

4. Verbe être dans ces phrases i<feH moi, c'est 

notis 88 

§ IV, Verbe avoir 89 

1 . Conjugaison du verbe avoir 90 

2. Avoir joint à un pronom régime 92 

3. Verbe avoir joint à un relatif 94 

Aruclb n. Différentes sortes de verbes 95 

§ I. Verbes applicatifs 96 

§ n. Verbes passifs 98 

§in. Verbes causatifs 100 

§ IV. Verbes neutres 102 

§ V. Verbes pronominaux 103 

CHAPITRE VI. Adverbes 104 

1 . Adverbes de manière et de qualité 104 

2. Adverbes de lieu 107 

3. Adverbes de temps 116 

4. Adverbes de quantité 112 

CHAPITRE Vn. Prépositions 115 

CHAPITREVni. Conjonctions 118 

CHAPITRE IX. Inteijections 120 

Exercices 8 à 122 




— 173 — 

DEUXIEME PARTIE : SYNTAXE. 

CHAPITRE I. Substantif 123 

Article i. Formation des mots 123 

1. Noms abstraits 123 

2. Noms de fruits 123 

3. Noms dé pays 124 

4. Noms formés des verbes 124 

5 . Diminutifs et augmentatifs 128 

Article n. Mots étrangers 129 

Article m. Rapports de deux noms 131 

CHAPITRE n. Adjectifs 131 

Article i. Différentes manières de rendre Tadjectif . . . . 131 

Article n. Comparatifs et superlatifs 133 

Article m. Adjectifs indéfinis 135 

CHAPITRE m. Pronoms 141 

Article i. Pronoms personnels^ 141 

1. De l'emploi du pronom personnel régime... 141 

2. Pronoms personnels rendus par d'autres pro- 
noms 143 

Article n. Pronoms relatifs 14$ 

Articleiii. Pronoms indéfinis 147 

CHAPITRE rV. Du verbe... 150 

Article i. Accord du verbe avec son sujet 150 

Articleii. Valeur des temps 151 

1. Conjugaison affirmative 151 

2. Conjugaison négative.. , 155 

Article m. Manière de rendre les temps qui n'ont pas de 

correspondant 157 

Article IV. Observations sur la manière de rendre le 

verbe être 160 

Article v. Remarques sur les verbes dérivés 162 

Article vi . Des verbes falloir et pouvoir , 166 

CHAPITRE V. Formules de politesse 167 

Exercices 123 à 168 



PABIO. — lUPRIMBSIB P. LEVÉ, BVB OyLBSBTTB. 17. 



<53 



« • , " 



i^ 



3-." 



•S 






DATE DUE