M^CHAINE S. J.
'\RTM^:::NT/iL.j
GRAHNAIRË ÊTHIOPIËIË
T»h I hifM I nï%r'nx. « fi^^ «
BEYROUTH
Imprimerie Catholique
1907
\-^
PRÉFACE.
Notre intention en rédigeant ces quelques notes de grammaire, a
été uniquement d'aider les débutants dans Vétude de la langue éthio-
pienne.
Pour cette raison, nous avons divisé notre travail d'une façon aus-
si nette que possible. Dans V exposé des principes, nous ne nous som-
mes attaché qu'aux grandes lignes et aux principaux points ; partout,
nous avons visé à l'ordre et à la simplicité et toujours nous avons fait
en sorte de présenter des formules et des divisions claires, capables
d'être facilement saisies par un commençant.
Dans la phonétique, nous n'avons donné que ce qui est strictement
nécessaire, sans entrer dans aucune discussion scientifique, nous bor-
nant aux résultats positifs acquis.
Dans la morphologie, nous avons visé à la concision la plus ex-
presse, toutefois, pour faciliter les études d'ensemble, nous n'avons pas
craint de multiplier les tableaux des paradigmes, aussi bien pour le
verbe que pour le nom et les pronoms.
Dans la syntaxe, tout a été ramené autant que possible à l'unité ;
mais, afin de sauvegarder Vexactitude^ les observations particulières
ont été placées en notes ou remarques et, pour aider à V intelligence des
unes et des autres, nous les avons toutes fait suivre de nombreux exem-
ples.
VI
Abréviations conventionnelles.
pour les références des textes cités.
A. D. Abba Daniel (i).
A. S. Abba Samuel (2).
Act. Acta Apostolorum (5).
A. P. Acta Pantalewon (4).
A. Y. Acta Yared (4).
Am. Amos (<j).
An. lo. Annales loannis (6).
Apoc. Apocalypse (^).
Asc. Is. Ascensio Isaiae (7).
B. M. Basalota Mika'el (8).
Bar. Baruch (9).
Cor. Corinthiens (Ép. aux) (5).
Dan. Daniel (5).
Deut. Deutéronome (10).
Esd. Esdras (11).
Esth. Esther ($):
Ex. Exode (10).
F. M. FereMika'el(j6).
F. N. Fetha Nagast (12).
Cad. Ad. Gadla Adam (i^).
Gai. Calâtes (Épître aux) (5).
Gen. Genèse (10).
Héb. Hébreux (Épître aux) (j).
Hén. Hénoch(i4).
Herm. Hermae Pastor (15).
Héz. Hézéchiel (5).
Is. Isaie (5).
Jac. Jacques (Épître de S') (j),
J. Jean (Évangile de S*) (3).
J. N. Jean de Nikiou (16).
Jér. Jérémie (Prophéties de) (5).
Jon. Jonas (17).
Jos. Josué (10).
Jub. Jubilés (Livres des) (18).
Jud Judith (19).
Jug. Juges (10).
Lam. Lamentations (20).
Lév. Lévitique (10).
Malach. Malachie (21).
M. N. Martyrs de Nagran (22).
M. D. MashafaDorho (23).
Mth. Mathieu (Évang. de S*) (}).
M. M. Mota Muse (24).
Myst. Mystères (Lelivredes) 25.
Nomb. Nombres (10).
Onuph. Santo Onuphrio (26).
Par. Paralipomènes (5).
P. A. Philosophi Abessini (27).
VII
p. Pierre (Épîtres de S') (j).
Prov. Proverbes (5).
Ps. Psaumes (28).
R. P. Règles de Pachôme (29).
Rom. Romains (Épître aux) (3).
R. Rois (Livre des) (50).
Sag. Sagesse (19).
S. P. S. Paulo(ji).
Sir. Sirach(i9).
Sus. Susenyos (p).
T. Ad. Testament d'Adam (^j).
Thess. Thessaloniciens (Épître
aux) (}).
Tim. Timothée (Épître à) (3).
Tob. Tobie(i9).
W. M. Wedase Marjam (54).
Zach. Zacharie (J5).
Z. A. Zar'a Abreham (36).
2.
Vida do abba Daniel. Versao ethiopica publicada por L. Gold-
schmidt e F. M. Esteves Pereinu Lisboa, 1897.
Vida do abba Samuel. Memoria destinada à X Sessao do C.
I. dos. Or. por F. M. Esteves Pereira. Lisboa, 1894.
j. Novum Testamentum edidit Thomas Pell Platt. (Révision de
Praetorius); Lipsiae, 1899.
4. Acta SS. Yared et Pantalewon éd. et interpr. K. Conti Ros-
sini. Romae, 1905. (Corpus Script. Christ. Orient. Ser. II,
Tom.XVII).
5. Textes pris dans le Lexicon linguae aethiopicae de Dill-
mann.
6. Annales Regum loannis I. Yasu I et BakafFa éd. et interpr. I.
Guidi. Parisiis, 1904-1905. (Corp. Script. Christ. Or. Ser.
II. Tom. V) .
7. Ascensio Isaiae; A. Dillmann. Lipsiae, 1877.
8. Acta S. Basalota Mika'el et S. Anorewos ed . et interpr. K .
Conti Rossini. Romae, 1905. (Corp. Script. Christ. Or
Ser. II, Tom. XX).
9 Liber Baruch — Chrestomathia aethiopica éd. ab A. Dillmann.
Lipsiae, iSôô*
vin
10. Veteris Testament! aethiopici tomus primus sive Octateuchus
aethiopicus; A. Dillmann Lipsiae, 1855 .
11. Ezrae primi libri ; R. Laurence. Oxoniae, 1820.
12. Il « Fetha Nagast » legislazione dei Re publicato da I. Gui-
di. Roma, 1897.
I j. (Gadla Adam) Der Kampf Adams ; E . Trumpp . Mûnchen,
1880.
14. Das Buch Henoch ; J. Flemming. Leipzig, 1902.
15. Hermae Pastor ; A. d'Abbadie. Leipzig, 1860.
16. Chronique de Jean, évêque de Nikiou ; H. Zotemberg. (Not.
et ext des Mss. de la B. N. Tom. XXIV ; Paris, 1885) .
17. The book of Jonah ; W. Wright. London, 1857 .
18. Mashafa Kufale sive Liber Jubilaeorum ; A. Dillmann. Kiliae
et Londini, 18^9.
19. Veteris Testamenti aethiopici tomus quintus quo continentur
libri apocryphi : Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith, Judith,
Ecclesiasticus. Sapientia, etc.. A. Dillmann. Berolini,
1894- ^ - - -
20. Die Klagelieder Jeremiae; J. Bachmann. Halle a. S. 1893 .
21. Dodekapropheton aethiop. (Maleachi). J. Bachmann. Halle,
1893 .
22. Historia dos Martyres de Nagran. Versao ethiopica publicada
for F. M. Esteves Pereira. Lisboa, 1899.
23. Mashafa Dorho. M. Chaîne. (Rev. Sém. 1905)*
24. Mota Muse ; J. Faïtlovitch. Paris, 1906 *
25. Le livre des Mystères du ciel et de la terre ; J. Perruchon .
Paris. (Pat, Or. Tool !) .
26. Vida de Santo Abunafre (S. Onuphrio) ; F . M . Esteves Pe-
reira . Lisboa, 1905.
27. Philosophi Abessini ed, et interpr. E..Littmann. Parisiis,
IX
1904. (Corp. Script. Christ. Or. Scr. I. Tom. XXXI).
28. Psalterium Davidis aethiopice et amharice. (Soc. Bibl).
29. Règles de Pachôme dans Chrest. Aethiop. de A. Dillmann .
Lipsiae, 1866.
^o. Veteris Testamenti aethiopici tomus secundus ; A. Dillmann.
Fasciculus primus Libri Regum I et II. Lipsiae, 1861 . Fas-
ciculus secundus Lib. Reg. III et IV. Lipsiae, 1871 .
}ï. Vida de S. Paulo de Thebas ; F. M. Esteves Pereira. Lisboa,
1903.
p. Chronica de Susenyos rei de Ethiopia; F. M. Esteves Perei-
ra. Lisboa, 1892 .
}}. Das arabisch-àthiopische Testamentum Adami von C. Bezold
(Orientalische Studien Theodor Nôldeke zum sicbzigsten
Geburtstag gewidmet). Giessen, 1906.
34. Wedase Marjam. Salterio in géez. Roma, J900.
35. Die âthiopische Uebersetzung des Zacharias. F. O. Kramer.
Leipzig, 1 898 .
36. Acta S. Fere Mika'el et Zar'a Abreham ed et interpr. B.
Touraiev. Romae, 1905. (Corp. Script. Christ. Or. Ser.
II. Tom. XXIII) .
->♦<-
LIVRE PREMIER
PHONÉTIQUE
CHAPITRE 1
L'ÉCRITVKE
Consonnes et voyelles.
Signes numéraux. Ponctuation.
L'alphabet ge*ez s'écrit de gauche à droite et comprend vingt-
six lettres qui revêtent chacune sept formes différentes pouf trans-
crire les sept sons voyelles.
Pour rendre certains sons étrangers, huit caractères sont * em-
pruntés à l'amharique, et un au tigraï. Les éthiopiens les désignent *
sous le nom de lettres arabiques. Ils se modifient comme les autres
lettres de l'alphabet ge'^ez, suivant le son voyelle qui les accompa-
gne;
Il faut aussi noter que, pour quelques lettres, certains sons'
diphtongues sont transcrits d'une façon spéciale, d'où il suit dans
l'écriture une quantité de signes : relativement considérable : 267,^
sans compter les signes numéraux et quelques autres signes tachy-
graphiques, que Ton rencontre rarement d'ailleurs dans les manu-
scrits. Nous donnor^ ci-après, la nomenclature de tous les signes"
de l'alphabet, suivant l'ordre dans lequel on les distribue habituel-
lement. Nous indiquons, à côté de chaque type, le nom qu'on
lui donne, du moins dans certains» ouvrages de science.
1
Écriture. Alphabet.
Tableau des signes alphabétiques.
Nom des
Lettres
a
2°
u
5°
i
Ordre
4°
a
5'
e
6°
ë
7°
1
'u
O
V)
c
,
IfJ&l
Ih
X
y
ï.
U
y
h
2
Aï a
A
A-
A.
A
A>
A
A»
1
3
.haHhï
ih
/h.
rh.
-h
(h.
!h
*
h
4
-^^1
ao
0D.
«T^
"ï
"ï
r
T»
m
5
•^oHhs
o»
o».
"t
"*
"i
r
v
r
S
6
Chtii
ù
<•
d
<{.
&
c
e
r
7
A1-1
A
A-
A,
A
A.
A
A
s
8
;i»ç«
+
*
*
^
*
*
*
q
9
0.1- «
n
n-
n.
a
î'
■n
b
10
;He»
-t-
+
-t
;»•
^
+
t
II
-TiCî^i
■H
-t-
-i
:i
-%
1
-^
h
12
Wft*
}
*■
X
Ç
%
"ï
f
n
1?
KAÇ:
h
K.
K
h
h.
II
ji
>
14
hç:
h
Ilh
tu
h
Ta.
h
»!
k
M
^P-Ei
(D
ta.
«B
«p
«
a»-
p
w
i6
9^'>a
(h
•V.
9
«i.
A
p
c
17
11^:
H
«•
H.
4
H.
Tf
H
Z
i8
f^-J*
p
e
P.
f
p.
^
p-
j
«9
«1-1
ft
^
^
a
R.
«r
/^
d
20
lîTAs
T
•h
l
p
l
T
•>
g
21
mf>^'.
m
m-
m.
«1
m.
T
m
t.
22
Aiil-»
A
A.
A.
it
A.
A-
A
P
2?
K^JK.s
X
X.
X.
K
X.
K
X
s
24
0A>
8-
l
f
t
à
/•
d
25
hçl
<<.
f
.&
4-
À.
ç
c
f
26
Ti
T
-P
-C
p-
T
T
-r
P
Écriture. Alphabet.
Tableau des sons diphtongues.
à
u
i
a
e
ë
o
+
-fe
—
•t-
*
^
^
—
qu
-If
>
—
-v.
A
*
-^
—
hu
h
h-
—
Ta--
^
»>.
îf-
—
ku
1
7«
_-
T-
îî
>
1^
—
gu
Lettres a^hariques et tigrai.
ff
»
K
îf
?c
■fi
ÎT
tF
¥
ï
3*
ï
ï
îf
T
f
•ï
?
ï
^
f
•fi
•fi-
U
•fi
•A
•fi
•fi
Tf
Tf
TC
Tf
TC
Jf
TT
X
:ic
TC
PC
3C
3C
3C
K
ïs:
îl
?r
£
S
;«s
ta.
£Efe
fin.
«i
6BB-
T-
£»•
¥
—
ï
^
—
?
*
%
—
¥*
^
—
¥*
—
ch
tch
kh
j
j
tch'
q
qu
On rencontre aussi parfois quelques lettres combinées avec le
son ua, indiqué par un petit signe placé au dessus de la lettre "^
ou au dessous ^. Ce sont :
0. s
K - p.
s. - 1r.
10
1^ Ëorlture. Oi^dye.
Les abyssins modernes les épellent simplement avec le son a du
premier ordre.
Ce mot d'ordre est le terme dont on se sert pour désigner les
différentes formes d'une même lettre éthiopienne. La première for-
me s'appelle ge'ez ou originale, les autres prennent le nom de leur
rang d'ordre, deuxième, troisième..,
.Dans la transcription en caractères latins, nous suivrons la mé-
thode la plus généralement adoptée, des lettres pointées.
En prenant le pmmier ordre comme base, nous pouvons rele-
ver, à part quelques exceptions, une uniformité à peu près parfaite
dans les modifications apportées à la forme de ce caractère pour
transcrire les autres sons voyelles. Pour aider la mémoire dans l'é-
tude des signes alphabétiques du tableau, on peut faire les remar-
ques suivantes :
Le deuxième ordre est représenté par un trait ajouté sur la
droite de la lettre, placé à mi-hauteur, th t^ ih* ^^^ ^, A noter
cependant : 4» ffl. «^ ^. ^
Dans le troisième, le trait occupe tout à fait le bas de la lettre
A« rh« tu 4i. Trois exceptions : ô d»^.
Le quatrième et le septième ordre sont en opposition symé-
trique ; tandis que l'un allonge la lettre sur la droite, l'autre l'al-
longe sur la gauche, ou bien encore surmonte la lettre d'un œillet.
a — n ^ H fc h, — n rh H X îi, ou If A- * ^r. A re-
marquer dans le quatrième ^^^^^^'ifPi', dans le
septième V'PP P?-^7^ P.
Le cinquième ordre, parfaitement régulier, est caractérisé par
l'œillet placé au bas de la lettre A» rh. *^. Il peut prêter parfois
à confusion avec le septième.
Le sixième ordre est le plus irrégulier de tous : son signe con-
"Bcritnre. Signes numéraux. *5
siste en un petit trait placé tantôt sur la gauche, tantôt sur la droi-
te ou sur le sommet de la lettre, ou bien encore la lettre prend
une forme tout à fait particulière : /*"ï -fl ; ^ «»• \K' ; 1* ifh 4»
7 ; C "7 h T T.
Pour éviter les confusions, principalement dans récriture ma- 1 1
nuscrite, il est bon de noter aussi les différents signes dont les 'for-
mes ont quelques ressemblances.
#h i - m s • *i- s - y- 1
'^i-*7i-'»li «Pi-**-?*»
IP I . ID s m- I _ 01. a - O»- s
4-a-^i ^a-^a-'Vi
da-^a /^a.^s
C a - C? 1 ^ a - e- a . f^
C?3.Çs Ra-/^i-^i
hs-hi-jj «.ft j 4- a -fil ^
Les majuscules n'existent pas, il n*y a qu'une seule forme de
caractère.
Les signes des chiffres sont au nombre de vrngt : 12
1234^6789 10
20 50 40 50 60 70 80 90 100 10.000.
A remarquer ici les chiffres A - 6 ; %-%^
On les combine comme il suit : ÏA ou ï fl* A 1 1 ; ï§ ou î <D 13
ë 15 ; 9B 49; ?«*§ 104; 3Ç2fl»ë 802; ïgiDBgfl>% 1907.
6 Lecture. Consonnes et voyelles.
Le nombre i.ooo et ses multiples sont toujours exprimés au moyen
du chiffre loo précédé d'un autre chiffre qui le multiplie : ainsi
i.ooo sera î?, 2.000 ^K, 3.000 SJ, etc..
14 Dans l'écriture éthiopienne, tout les mots sont séparés par
deux points s , la fin des phrases est indiquée par « , notre point-
virgule est quelquefois représenté par 1, à la fin des paragraphes
on rencontre aussi •:'' ou 3^.
Ordinairement on ne fait pas suivre les chiffres des deux
points I qui accompagnent chaque mot.
CffAPIlJRE II
LECTURE
Consonnes et voyelles.
Les signes isolés.
45 Quelle fut jadis la prononciation du ge*ez, au temps où il était
encore langue vivante, il serait difficile de le préciser très exac-
tement, malgré les déductions que nous pouvons faire de l'examen
de ses lois phonétiques et de sa comparaison avec l'arabe et les
autres langues sémitiques, et malgré la tradition des écoles indigè-
nes. Cette prononciation a, de fait, subi avec le temps l'influence
des dialectes parlés. Néanmoins, elle conserve, encore de nos
jours, une physionomie particulière, distincte des dialectes vivants.
Elle est presque uniforme dans toute l'Abyssinie, et à peine relè-
ve-t-on chez les habitants du Tigré une légère inclination à accen-
tuer un peu fortement les gutturales ou les emphatiques. Nous
signalons ci-dessous, celles des voyelles et des consonnes qui ont
quelque chose de particulier dans leur prononciation.
Lecture. Consonnes et voyelles. ' 7
Consonnes.
0, ih, fi, ti, qui représentent les aspirations, • , ^ , ^ , 16
• , «. , parfaitement distinctes dans le Tigré, se confondent ailleurs.
ï*' et A qui traduisent J- et ^^ , sonnent tous deux comme no-
tre s dur dans : sain, sauf.
X et P se lisent t:{, le i italien. .
<D est j arabe et se prononce comme le iv anglais.
Il, dont l'équivalent est S , se lit j ;{.
h se lit iJ /:, et 4" reproduit le J arabe.
1 est toujours dur, cgmme le r ég/ptien, comme g dans : gant.
f est. le j allemand, Vy français dans le mot : rayon.
"f* ni sont rendus exactement par cj et J»
A et T se lisent habituellement p comme en français.
fl se lit tantôt comme le b français et tantôt comme le b basque.
Voyelles.
Des sept sons qui constituent le vocalisme éthiopien, deux 17
d'entre eux sont brefs, ce sont ceux qui appartiennent au premier
et au sixième ordre ; les autres sont longs. Bien qu'on les transcri-
ve par les voyelles françaises, leur lecture n'est pas absolument
équivalente, nous en expliquerons la valeur.
Le son voyelle du premier ordre a est le plus souvent intermé-
diaire entre notre a et notre e muet, ou encore offre la consonnan-
ce de l'a anglais : Vfl^ 1 nebere, il demeure. Les gutturales conser-
vent seules le son de l'a pur, d'o la constante permutation du
premier ordre de ces lettres avec le quatrième.
Le deuxième ordre se lit ou : CH^ s regum, maudit ; 0*4*h «
buruk, bénit.
a long du quatrième ordre, i du troisième ordre sonnent comme
en français : +A.ft » qhis, prêtre ; fl^h 1 baraka, louer.
e du cinquième ordre se prononce e ou ie : fl»'lh biet, maison ;
ât" Lecture. Voyelles.
h^lr amen ; 'h'Tïih^h 'eg:{e'etna, Notre Dame.
du septième ordre paraît plutôt se rapprocher de ouo que du
son pur : F^Clf dorho, coq.
ë d\i sixième ordre représente comme a un son complexe, mi-
toyen entre Ve et Vi.
Seule d'entre les voyelles, .ë ne se prononce pas quelquefois
et les lettres qui en sont affectées, ne font entendre; que le bruit
sourd de Tarticulation qui leur est propre, comme il en est dans
nos langues européennes pour les xonsonnes sans voyelles ; b dans
radoub, l et d dans talmud, r dans partisan, etc..
La lecture des lettres *fe '^ h» *?", etc.^ est celle des sons
consonnes 4*, '11, etc.. combinés avec les diphtongues om à, oui,
oua, oue, ou&, ,
18 La répartition des consonnes, suivant leur prononciation ou le
rôle qu'elles jouent dans la phonétique, peut s'établir comme il suit :
Aspirées ou gutturales K gh '\
Palatales
Dentales
Labiales
Sifflantes •
Nasales
Linguales
Semi-consonnes
ou lettres faibles
19 Au point de vue morphologique, on les divise encore en lettres,
radicales ou serviles, suivant qu'elles sont exclusivement employées
à former des radicaux, ou bien qu'elles peuvent servir à former des
dérivés <ie ces mêmes radicaux.
Radicales rfa i*P ù * -Il a ft 1 m K A A Ti
ServUes l> A ^ fi fl i' V h h OJ H f
1 h ♦ f
R + m
n i, k r
H fl R V
ODi
ù A
fl> f .
Lecture. Accent.
Les signes combinés.
Les voyelles et les consonnes dans leurs rapports mutuels, 20
comme dans l'emploi isolé qu'on fait de chacune d'elles, n'offrent
aucune particularité invariablement constatée, l-eur usage comme
lettres prises séparément, ou bien encore les différentes associa-
tions que ces lettres peuvent former entre elles sont indifférents.
L'éthiopien n'a de préférence absolument marquée pour aucun
son voyelle ni pour aucun groupe de consonnes. — La voyelle
a cependant paraît ôtr^ la voyelle fondamentale. Elle domine
surtout dans la forme verbale. — Le son ë est, après a, le plus
fréquent : il est la voyelle auxiliaire dans la flexion. — Les
cinq longues ne donnent lieu à aucune remarque. On peut
dire cependant qu'elles préfèrent le voisinage des brèves à celui
des longues : u et a aiment à être accompagnés du son ë ; â se
rencontre le plus souvent dans les mots étrangers ou bien encore
avec les gutturales : nous avons déjà dit plus haut la raison de cette
fréquence (17); i inclinerait plutôt vers le son à.
Dans la lecture, tous les signes consonnes et voyelles se pro- 21
noncent ; l'ë bref du sixième ordre, avons-nous remarqué, s'assour-
dit seul quelquefois : tantôt il est mobile et tantôt quiescent (17).
La place de sa consonne, le rôle de celle-ci par rapport aux radica-
les du mot auquel il appartient, le redoublement, l'accent et sur-
tout l'usage règlent les lois de sa lecture.
Accent. — Les règles qui le concernent ne sauraient 22
être très exactement précisées de nos jours. De l'usage au moins,
semble-t-il, on eût dû tirer une codification complète ; cependant,
depuis Ludolf jusqu'à Dillmann et aux derniers travaux de
Trumpp, les conclusions ont varié avec les sources consultées.
Nous nous bornerons à noter ici le résultat des observations du
2
10 Lecture. Redoublement.
dernier de ces auteurs *.
1. — Dans un radical, l'accent n*a point de place rigou-
reuse, exigée par le nombre des syllabes ou la nature des vo-
yelles.
2. — L'accent est toujours sur une des trois dernières sylla-
bes.
3. — Dans le verbe, la pénultième porte à peu près toujours
Taccent, sauf en quelques cas avec l'es pronoms personnels suffixes
où l'accent est sur la dernière syllabe.
4. — Dans le nom, Taccent est le plus proche possible de la
dernière syllabe longue.
23 Redoublement. — > Le redoublement d'une radicale
dans un mot n'est indiqué par aucun signe extérieur comme en
arabe ; l'usage seul et quelques règles peuvent l'apprendre. Nous
en traiterons au paragraphe des modifications phoniques.
24 Lecture de l'ë. — Marqué de l'accent ou du redou-
blement, Te du sixième ordre est toujours mobile. Sans accent ni
redoublement, les règles de sa lecture semblent se résumer assez
exactement comme il suit :
1. — Au commencement du mot, il est toujours mobile :
A-n lebb, cœur.
2. — A la fin des mots, il est quiescent, à moins qu'il n'ap-
partienne à une palatale avec diphtongue, à une semi-voyelle ou à
une gutturale : 'V-A*!^ huelque, nombre ; (Ï^O^ badwe, désert ;
^'•flîi qeFe, onguent.
3. — Au milieu du mot, on peut dire qu'il est quiescent
après une mobile, et mobile après une quiescente, en observant
que jamais deux ë successifs ne peuvent être quiescents, à moins
qu'ils ne soient placés à la fin du mot.
i. Z D M G, XXVIII, p. 5 1 5-56 1 .
Lecture. Signes combinés.
11
L*usage cependant ici "demeure encore la grande règle : la loi
du moindre effort ou de l'emphase dans la prononciation populaire
a créé des lectures pour certains groupes de lettres, que la prati-
que seule peut apprendre. En général, on peut dire que, pour les
mots étrangers, la prononciation originale est à peu près conser-
vée.
Nous donnons ci-après un spécimen de lecture avec la pronon-
ciation figurée en caractères latins ; nous avons noté cette pronon-
ciation d'après une lecture du mammher Gabra Johannes, jadis pré-
cepteur du jeune fils du*Ra's Makonen, le prince Tafary.
25
wa'emze
farassawi
ba maqsut
qedmehu
'Ijasus
kama
wa'emze
'Akrosenna be'esita Sem'on
'amse'at dorho zasebus
wa'anbarat westa dahel
ath-ah^t -lins ^dJ^: wMa/L^'.
wa'ab'at haba ma'ed wa'anbarat
lamadhanina wasoba re'eja 'egzi'e
-^dA: /*'4.^s iDj&n.« a^iht
seru'a wajebe baseha
ma'eda
jetfassam
sabha
zasehuf ba'enti'aja
hebsta wawahaba lalehuda
12
Lecture. Signes combinés.
lOAft:
itrp'i 1 hiï*a^^ i
œfo^hr^i
walda
Sem'on 'asqorotawi
wawe'etu
j&A*J^:
nfi-nh'' fl^ïi** ^H.
: HK:
jefaqqed
zajagab'a we'etu gize
bo'a
Af'^^ :
ahtt-t s An* s (oMfJ-
s h^s
sajtan
westa lebbu wa'andado
kama
Mt".
(oïxi(\ù ! Kx-nd-f^ s ^n s
K-}*.:
'essat
wa'anbara 'asba'eto diba
^anfu
wCh?"'
A^J^:5iii . flij2,n.rt-im- .
X-^IUM 1
ware^ejo
lamadhanina wajebelomu
'egzi'ena
àhahjf' ■• ffl^l^h- : Wi i
^-flA^ï
la'arda'ihu
i wafassamku 'anani
mabera
nw 1
i-li^h. K là^C i -ha i
<<.A1«
bazeja
tanse'u nehor liaba
falaga
ft-fl*:.
HJ&T- i (D^lfi/t i V? s
OH-fts
dabra
zajt watenbit heja
bazati
/Wt.1-s
(DM s Al^O s ^0-^ i
H-Ji-s
lelit
wasoba same'a leuda
zanta
M<:»
i-dJ^ih : (Dhh^^. ' h^ =
hAd:
nagara
tafasha wa'a'emara kama
'albo
diA^i
ïirïi'mjh s iKDàh s hrhi-O' !
hassat
'em'egzi'e zawade'a 'em'afuhu
CDAQ-s
îr*7nhs i^'ï^s \r^f>^i
at-tt/^h s
walebbu
megba'a dehra 'emqalu
watanse'a
0*7*51-
s hf^^nrii iinK: a^a,i>ï
l»"ftA!
baqen'ata
sajtan zabo'a la'elehu
mesla
'^'dlï^i
(Dfs^t^ : MH-hV s n^é.^f^ :
hebst
wajebelo 'egzi'ena zatefaked
^ncs
^ç*cf « iD^a.y î mdK i
tDA^i/^K s
gebar
'ofqurja wasobeha wade^a
wa^inas' a
Lecture. Signes combinés.
13
aoï-t ; hrhniOi
s hSthti i AhC s
barakata 'emegzi'e
'Ijasus lakafo
nKx-fld* s HF^cir
: n*^^^ i nit^ i
ba'adba'atu ladorho
zaherud zahalo
^^nih s HH^iA :
7Û-Cs (Dfia.V'. i-l/^h
qedmehu Badahel
nebur wasobeha tanse'a
àifP s h^ s ^vt-
s 01*^ s Mxl^éXra^ :
hejawo kama tekat
waqoma ba'andarihomu
IK^ s H Ai^AhC^ s
^Tfl;hi- s
kama za'ilakaformi
matbahet
II
26
-H-f-rt « i-H-h -^ s H-J&.n..A-ïn^ 8 fl-1-A.-A 8 U-A-JP
A-OiA-A 8 h^-à : ltx.aD^hx-f_a^ . je.'7-a ?i 8 a^A.-^ s h-^
A-fl-X 8 :ST->i'> s ai-p.-rt-*A-P 8 ai.ie.-+.T[-A-P s cd-jî;^-
V-^-h 8 n-"/A-ATh s d-A-Th « (O-i-nM-i^ i .*.A- 8 lO-K-i:
9^ 8 ïi5P'-'1rn 8 oD_^_^c: s V-i-^-ifiii»- s A-O-iPC*
14 Modifications phoniques.
CHAPITRE m
MODIFICATIONS PHONIQUES
27 Les voyelles, aussi bien que les consonnes, en se rencontrant
dans le corps des mots sont sujettes à subir diverses modifications.
Ici encore, on ne saurait donner des règles absolues : la langue
ge'ez est aussi riche dans ses modifications phoniques que peu ri-
goureuse dans ses principes.
Voyelles.
Les modifications que subissent les voyelles sont de cinq sor-
tes : la permutation, le changement de quantité, la crase, la con-
traction, la disjonction.
28 La Permutation consiste dans le remplacement d'une
voyelle par une autre voyelle. Voici les principaux cas :
l. ë se change en a devant une gutturale de son a.
Dans les manuscrits modernes du moins, la règle est absolue
pour les verbes de la première gutturale ; les préfixes personnels
du réfléchi passif sont en dehors de cette règle : f '1lift'*7 pour
J&'^/t*7 il abandonnait.
Permutation de voyelles. 15
• Dans les verbes de la deuxième gutturale, l'impératif de la for-
me radicale simple est soumis à cette loi : (ihYl enrôle^ de Aïih ;
M^ grandis, de AU*.
Dans ceux de la troisième gutturale, cette règle n'est pas appli-
quée, ni dans aucune forme substantive. Après la particule négati-
ve Ai«, on peut avoir ë ou a devant la gutturale du premier ordre :
H. a se change en e devant une gutturale du sixième ordre.
C'est sans exception pour les verbes de la deuxième gutturale et les
substantifs qui en dérivent:
f'MiTn pour JZ.AKh il erivoyail ; ftï'tCài^ pour ftt'td^^
a se séparait ; ^'Vl il se sauva.
Les préfixes caractéristiques des formes dans les verbes de la
première gutturale, restent invariables : txhff^Q sache ; tyM^lr
persuade.
m. a se change en ë devant une gutturale du son a, dans tous
les verbes de la troisième gutturale : ^'"^h il emplit, H^rh // mat.
Devant l'enclitique ti, dont on se sert parfois pour marquer
les citations, la dernière voyelle du mot qui la reçoit peut prendre
ë, si elle est en a : // leur dit : vous êtes bénis, parce que vous ave\
fait c< celte miséricorde » H'}'^ s 9^i'hé/l*h' au lieu de 9°i'hd'th,
IV. Le changement de à en ê, à l'imparf. de toutes les formes
intensives, provient peut-être, comme le pense Dillmann, du fait
d'une compensation pour la disparition du redoublement de la 2*
radicale. Néanmoins, les mammerans abyssins dans leur lecture,
font toujours sentir ici le redoublement : f»^fk9^ jefhssem et non
jef^sem, ils accomplissaient.
1. II. Ilois 2, 5.
16 Changement de quantité.
V. i se change en â au fém. des adjectifs de la forme •P'fcA :
ih'%tt nouveau fMh nouvelle.
VI. u, i se changent en e, quand ils sont suivis de deux e du
sixième ordre. '7fl-C fém. •^-flCl' qui est fait ; h'^Mix fém. hl
TfïiT maître, maîtresse. Toutefois, quand le premier de ces deux
ë appartient à une semi-voyelle, la longue demeure.
VII. Les préfixes des formes verbales, comme les différents
personnels préfixes modifient aussi la vocalisation des radicaux ver-
baux qu'ils affectent ; nous verrons ces modifications dans la conju-
gaison.
VIII. Devant les suffixes personnels objectifs, la dernière vo-
yelle du mot qui les reçoit, subit maints changements : nous les ver-
rons aussi au livre de la morphologie.
IX. La rencontre des voyelles i, u avec leurs semi-voyelles
homophones (O^ f ^ produit habituellement les changements sui-
vants :
1° OK et f-. deviennent I»*, ^ ainsi l'on a : '^^T pour ^f-.
T, infinitif L i. de '^m tourner; î^fl>-> pour î^fll.->, par-
ticipe de T''^ mourir. On trouve néanmoins *î*f--/h rouge ; J^T
OKf^ malade y etc..
2° if et u flï deviennent ë f , q 03, Cette permutation
est moins fréquente que la précédente : VîU^'l* les prophètes ;
OtlP. grand. Mais tOr?^ pour rt'fcP-, infinitif de rt^f // hoit ; 'M
COh pour Ti^-fl^*, participe de M^CD // répand.
29 -Changement de quantité.
I. à devient â devant les aspirées du sixième ordre sans excep-
tion, dans tous les verbes de la ^'^ gutturale ; le causatif réfléchi des
verbes de la i° gutturale suit cette règle, et, avec lui, la plupart des
substantifs comprenant une aspirée parmi leurs radicales. On a :
J&'Th^Ah pour J&l-^Ah, sur la forme f•-T■'^'^A.
Crase. Contraction de voyelles. 17
a^lfOD!^ sur la forme '^4»'^A ; ft^/h sur la forme ^'i'A ;
^/h-fl sur la forme ¥\r^. Mais ïxh^ù.
IL â devient a devant deux ë, à moins que le premier n'ap-
partienne à une semi-voyelle : rt^*fe voleur^ plur. tïù^'ï" ; 'i^f*
vase, plur. l'Pf^ ; i^-V/?^ beau, i^^^f^^ belle.
III. On trouve ë allongé en ë devant quelques gutturales :
S^h^, imparfait de CM voir ; ^flvA, parfait I. i. de -flUA dire-,
jf^%^ imparfait de Cdf pcàlre.
La Crase consiste à fondre la voyelle finale d'un mot avec 30
la voyelle initiale d'un a«tre mot.
En éthiopien, cela se produit pour les suffixes et les désinen-
ces. Les crases les plus communes se produisent entre les dési-
nences du pluriel régulier â '> et â 1* et les finales è â : th^Cf
voyageur, plur. rfi^C^I' ; h-flJt fou, plur. K'fl^'ï ; 'Tl^UCl-
science, plur. 'Vf^DÙ^*^. Avec la désinence accusative à, ë o â
restent invariables, i devient ë, ë devient â : àlr^/** flûte, ace.
àlXLl^ ; "^-flC travail, ace. •7-0^ ; ÇAÏ berger, ace. ^^'^ ;
in côté, ace. 10.
Dans le verbe, les désinences u, â de la ^* pers. du pluriel, temps
parfait, s'unissent à la troisième radicale sans aucune modification.
+i'A*, ^i'A ils, elles tuèrent, de 4»i'A. — Les crases résultant
de la suffixation des personnels objectifs, sont indiquées au chapitre
où il est parlé de ces derniers.
La Contraction des voyelles consiste à fondre en un 3i
seul son, représenté par une longue, une voyelle et une semi-vo-
yelle qui se suivent dans le corps d'un même mot.
La contraction est toujours accompagnée de la suppression des
semi-voyelles. Cette particularité phonétique trouve son applica-
tion spécialement dans les verbes de la 2' et de la 5* faible.
Nous indiquons quelques-uns des cas les plus fréquents ; néan-
3
18 Disjonction de voyelles.
moins, plus que partout ailleurs, on ne saurait en tirer des princi-
pes rigoureux.
. â fl'* = 0. 1?**iïi répons ; mais Afl^Tf amandier.
e fl»- = u J&V-Î^ pour ^Itahr" ; mais ^O^^^ famille,
af. = ê. ^V pour ^J2.> il est prudent ; n.^- pour df'^
maison.
ef> =1. J&'T.T pour J&î^je.T il tourne ; mais Ckt^
vois.
Les longues i â u ê o suivies de JK» ou de ^^ ne se contractent
point : Mt'f' mauvais ; ^flhp» gémissement ; Î\»C»* sel.
32 La Disjonction consiste à résoudre en ses éléments
constitutifs une voyelle formée par contraction. C'est pratique-
ment la réapparition d'une semi-voyelle absorbée à la suite d'une
contraction. Elle ne se produit qu'à la dernière syllabe des
mots.
o = a Oh, 1(ï côté, plur. lù^^ ; UA- il est, OAOK ils
sont.
é = è J&. i^AA. parabole, plur. 9^iï^f^.
u = ë 0^. ?l'^A• f adhérais ; ^-hA^C /m adhérais.
i = e JK». "JA^ ;io«s pardonnons ; f^îïCf qu'elles pardon^
nent.
Pour u et i, ne pas confondre cette disjonction avec une modi-
fication semblable, d'origine toute différente et qui est une simple
addition ; nous la verrons plus bas (^8).
Consonnes.
Les principales modifications que subissent les consonnes
sont : l'assimilation, la contraction, l'accommodation, le redouble-
ment, la suppression, l'addition la permutation, la métathèse.
Assimilation contraction. 19
L'assimilation des consonnes consiste à rendre sembla- 33
blés deux consonnes qui se suivent dans le corps d'un mot.
Cela se produit dans la rencontre des palatales 1, 4* avec les
suffixes personnels h, Vh, ÎU subjectifs ou objectifs : Ji^R'fc
pour h^ft^^tU tu es justifiée ^ ; "M^lt que je V abandonne ^
De même, le T du sixième ordre appartenant au préfixe forma-
tif du réfléchi passif ou à la désinence féminine, s'assimile aux
dentales ft rtl, lorsqu'il se rencontre avec elles : f'fjt^ pour
f*^fJ^ il se prépare.
Il y a réciprocité par/ois aussi, lorsque "t est placé après les
dentales : CDAI* pour CDA.^, de iOti!^^ fille ; hfh± pour hih^
de tïfh^'b, — La suppression graphique est toujours la consé-
quence de l'assimilation, mais la lettre en faveur de laquelle s'est
faite cette assimilation reçoit le redoublement.
La contraction consiste à fondre graphiquement, en 34
une seule lettre deux consonnes identiques qui se suivent ; elle n'a
lieu que lorsque la première des deux est affectée seule de ë. —
Elle se produit dans la conjugaison des verbes redoublés : Ï'S- pour
VJ^-S« ils brûlent ; f>W pour ^V-flO elles parlent. — Elle se produit
encore dans des rencontres similaires avec les préfixes et suffixes
personnels : JKi'trh'lh pour f>'t"^ih't' il s'humilie ; fl^h pour
n^htl tu bénis ^. — Avec les particules proclitiques, ou encliti-
ques : ^^tl'h pour ^^tïl'h as4u été corrompu ; h'^'iC a
f^TàT"/ pour ïi9^^'iC il est plus doux que le miel ; MHS
pour îi*7tlA^ Seigneur. — A noter ici la contraction du préfixe
verbal causatif avec les préfixes personnels: ^4*1'Apourïih4*'lhA;
1. 4. Esdras 10, 22. 2. Ruth. I. 16.
3. Henoch. 72,11. 4. F. M. 4.
20 Accommodation. Redoublement.
Art'f'+I'A pour 7iKflf'4*1'A, — Il y a aussi contraction
dans certains substantifs provenant de formes redoublées : VJ^
flamme pour V^^ ; R4» enfant pour ft4*4* ; A-fl cœur pour
A-n-fl ; /^"ï ^^awf^ pour ^'Tr'i ; ^(l'> co/^r^ pour ^ùOt.
35 L'Accommodation consiste à approprier des sons, de
manière à en rendre la prononciation plus facile. Ainsi l'on trouve
ï pour ^ devant les labiales : h'înj&V ; pour M^af»^ ; MM
pour h9^(\li si à cause, si non. — Ceci a lieu surtout dans la
transcription xies mots étrangers, où les dentales ont la même in-
fluence sur ï. — 'H suivi de T se change en sa dure corres-
pondante ft : 'ï'flA'Th pour 'V'fl'Ml' le pain, de 'hûH cuire.
De même, T après ft devient 't, — Le préfî-xe h se change
souvent en f après le proclitique négatif h^ s h^fh9^C pour
K^hrC ; À,JK.+1-A pour hji^^^ ; Kf^-^^^^C pour
;u^ft'^3^^C, de ^^: ; Kf^^h pour hj\a^^h.
36 Le redoublement a lieu toutes les fois qu'il y a eu
contraction ou assimilation de consonnes ; l'usage ou le sens
seuls peuvent le faire connaître, aucun signe extérieur ne l'indi-
que. Il est constant à la 2* radicale de l'intensif de tous les ver-
bes.
Voici quelques mots usuels où se trouve le redoublement :
JiA ceux-là Uf là
ï\f\ mais "hG comment
îtCD oui T4» beaucoup
"hOD 5J Mfpeu
37 La suppression. Il faut rapporter ici le cas de suppres-
sion des semi-voyelles indiqué aux paragraphes de la contraction,
de l'assimilation, etc.
En outre, A et '^ se suppriment devant les sifflantes, sans
Suppression. Addition. 21
compensation : J&lihC pour fA'MïC qu'il se souvienne ; J^î^r/iÇ
pour JS»'lh3\rhÇ qu*il écrive.
Dans les verbes de la i* faible en ID, la plupart perdent leur
première radicale au subjonctif de la forme radicale simple et, avec
eux, tous les substantifs qui dérivent de ce temps : Aftl* enfante-
menty de fl^AA enfanter. Dans les verbes de la 2" faible, cette se-
mi-voyelle disparaît aussi quelquefois sans laisser de traces : M^"*
pour Wl»^ ; f^r" pour ^^fl^jT.
Dans la suffixation des personnels aux substantifs ou aux ver-
bes, ceux d'entre eux qu^ commencent par U perdent cette con-
sonne et leur voyelle se contracte avec la dernière radicale du mot
qui les reçoit.
<D et f se suppriment aussi dans la dérivation de quelques
substantifs appartenant à des radicaux de la 3* faible : ih9^ gen-
dre, pour rhl^fl^; tï9° nom, pour fti^Ji ; ^'>;^ jumeaux;
pour ^"^Tr^HO*, Dans les substantifs plurilitères dérivés de la
forme commençant par tilr, h se supprime toujours : ÙO^tiO^
échelle, de MM(D marcher ; Vh-CV^C tourbillon, de h'>h»Ch«»^
tourner.
L'addition. Elle a lieu lorsque un mot terminé par u ou 38
i doit recevoir certains suffixes personnels ou certaines désinences.
Ces deux voyelles se transforment en leurs semi-consonnes homo-
phones <D et f , et la consonne qui les portait vient du sixième
ordre.
UW ils la bénirent, pour (i^M^V ; VlChP-*^ pour
^ICXUft^ tu leur dis ; ^Ç+^5 amant, plur. ^^^Cfi ;
^IM'^ spirituel, plur. ^'idAO^n.
Elle a lieu enfin, pour la formation des substantifs et des plu-
riels brisés soit adjectifs soit substantifs. hftJ^ cou, plur.
MOh^ ; rthoÇ la plante des pieds, plur. AWiOh,
22 ' Permutation. Métathèae.
39 La Permutation a lieu quelquefois par raison d'eupho-
nie : nous l'avons vu dans l'accommodation. Le plus souvent ce-
pendant, la cause en est la parenté ou la similitude organique de
son de certaines lettres et, sous ce rapport, les permutations va-
rient avec les différents auteurs des manuscrits. Les principales
permutations que l'on rencontre sont les suivantes :
Gutturales
K
V
,h-%
Palatales
1 -n +
th-^ u
Dentales
Wift +
Wift +
Sifflantes
M
A X
Labiales
n
to é. m f. -t
Nasales
«DV
A d
Liquides
A
ù R
à
gutturales et sifflantes.
40 La Métathèse ne se présente que dans quelques cas
isolés ; elle est surtout fréquente dans la transcription des mots
étrangers.
On trouve «^Oh entrée, pour Î^O^aïi, de OK de dO^h
aller ; J&lh'fl, de (OVd donner.
Morphologie. 23
LIVRE DEUXIÈME
MORPHOLOGIE
CHAPITRE 1
LE RADICAL VERBAL --LES CLASSES DE VERBES
LA CONJUGAISON.
I. Le Radical Verbal. Les Formes Verbales.
Le verbe éthiopien, comme le verbe arabe, consiste en une 4 1
racine trilitère, rarement plurilitère, dont l'idée fondamentale est
diversement modifiée par une suite de changements morphologi-
ques. Cette racine est représentée, dans les dictionnaires, par la
troisième personne masculin singulier du parfait de l'indicatif.
Les changements subis par la racine sont de deux sortes : les
uns sont faits par affixation, au moyen de lettres serviles ; les au-
tres consistent en de simples modifications internes qu'on fait jubir
ao radical ou à ses formes augmentées.
A. — Réduit à ses consonnes constitutives, un radical ver- 42
bal peut présenter trois formes différentes : le radical primitif, ce
même radical avec la deuxième radicale redoublée, ou bien avec la
voyelle de la première radicale allongée. Chacune de ces cons-
tructions peut exprimer une manière particulière de participation
du sujet à l'idée verbale.
24 Le radical verbal.
1. — Le radical primitif est un simple énoncé du fait.
2. — La deuxième radicale redoublée marque parfois qu'il
y a attention, application, intensité d'action de la part du sujet.
3. — L'allongement de la voyelle de la première radicale
indique quelquefois aussi la durée, Vhahitude de l'action, la fré-
quence ou signifie encore une action commune à plusieurs.
43 B. — Au moyen de lettres serviles, chacune des trois for-
mes, que nous venons de voir, peut revêtir encore trois nouvelles
formes. Elles servent à indiquer la nature de la participation du
sujet à ridée exprimée par le verbe. L'on a :
1. — Le sujet auteur direct de l'action, exprimé par le
simple radical : 4*A^^ il précède ; rhliQ il estime ; V*?!** il règne ;
etc.. *
2. — Si le sujet du verbe n'est plus l'agent immédiat de l'ac-
tion, ou le sujet direct de l'état qu'il exprime, mais se comporte
comme cause efficiente de cet état ou de cette action, le radical
verbal reçoit le préfixe ît. Ce préfixe rend aussi transitifs les ver-
bes de sens intransitif : flhf il pleure, K'flh? il fait pleurer ; fl'H'Il
il est augmenté, h'fl'H'Il il multiplie, ^^h il vient, h9^^h
il apporte ; dJti(ïi il sépare, hÇA/n il fait séparer, il distingue.
3. — Le préfixe 'i' a un double effet sur le radical primitif :
il lui donne le sens passif ou le sens réfléchi ; M\ù briser, 'tùdéi
être brisé ; /V'flfl revêtir, 'f'A'flrt être couvert, se couvrir.
4. — La dernière modification par addition se fait au moyen
de Kd't ; ce préfixe indique souvent une nuance réfléchie ; le
sens causatif toutefois est plus fréquent : "Ittid, passer, hil't'lltid*
faire fuir ; (D'^i^ contredire, îtftf'^+i*» se disputer ; Cîti^ être
éloigné, hiti'Cfh^ s'éloigner.
Les formes verbales.
25
Ainsi, une même idée verbale peut être variée, théoriquement
du moins, de douze façons différentes. Mais, en réalité, tout radical
verbal ne possède qu'un nombre restreint des formes qu'il est sus-
ceptible d'avoir. Pour déterminer ce nombre, on ne saurait donner
aucune règle, l'usage seul peut l'apprendre. L'usage seul peut ap-
prendre aussi la signification du plus grand nombre des formes
dérivées. La nuance de sens du mot verbal ne correspond pas tou-
jours de fait très exactement aux caractéristiques de ses formes ;
la pratique des auteurs et le dictionnaire peuvent seuls nous ins-
truire là-dessus. ♦
Pour l'intelligence de la flexion du verbe nous donnons ici
l'exemple schématique du verbe ^'tti tuer ; nous marquons d'un
astérisque les formes de ce verbe qui n'ont pas été relevées chez
les auteurs. A noter que les préfixes modifient parfois la vocalisa-
tion du radical.
45
Formes.
1. simple.
2. intensive.
3. fréquentative.
L Radicale
-fr-f-A
-fr-f-A
.^i-A
tuer.
tuer avec
tuerhabituellem.
violence.
ou avec d'autres.
II. Causative
K^-f-A
ïi+i-A
h^±^
faire tuer.
contraindre
avoir la coutume
à tuer.
de faire tuer.
III. Réfléchie
i-HhA
.^4,^/V
^^^l^
Passive
être tué.
être tué par
violence.
s'entre-tuer.
IV. Causative
' hfl'H'i'A
* îift'/'+'f'A
Jifti-^i-A
Réfléchie
organiser le
activer le
exciter à
meurtre ;
meurtre ;
s'entre-tuer.
se tuer.
se tuer.
26 Les classes de verbes.
II. Les classes de verbes.
46 On peut classer les verbes suivant le nombre de leurs radicales
et suivant la nature de leur conjugaison.
1. — D'après le nombre de leurs radicales, on les divise
en trilitères, trois radicales, et en plurilitères, plus de trois radi-
cales.
2. — D'après la nature de leur conjugaison on les partage
en verbes réguliers et verbes irréguliers.
a) Les verbes irréguliers ne constituent que quelques rares
exceptions ; ce sont pour la plupart des verbes très usités.
b) Les verbes réguliers suivant un mode de conjugaison
normal, forment la majeure partie des verbes éthiopiens. Ils
se divisent en verbes sains, verbes faibles et en verbes guttu-
raux.
Les verbes sains sont ceux qui ne contiennent parmi leurs
radicales ni semi -voyelles, ni gutturales ; on les appelle redoublés
lorsque les deux dernières radicales sont semblables.
Les verbes faibles sont ceux, dans le radical desquels entre
une semi-voyelle, et les gutturaux ceux qui comprennent une gut-
turale. *
Il est des verbes qui renferment plusieurs semi-voyelles ou
plusieurs gutturales, ou encore comprennent ces deux catégories
de lettres à la fois ; on les appelle : perbes doublement faibles, ver-
bes à double gutturale, verbes faibles gutturaux.
Conjugaison. Temps. Modes.
;27
Sains.
I Réguliers. l Faibles.
Trilitères l f Gutturaux.
1
Plurilitères. f
I Irréguliers.
Il faut noter que, comme dans les autres langues, il se trouve
en éthiopien plusieurs verbes réguliers soumis à certaines irrégula-
rités, soit à un temps ou^à quelque personnne. Mais, outre que le
nombre en est restreint, il est impossible d'établir à leur égard une
règle commune.
III. La Conjugaison.
Temps, modes, personnes.
Temps. — Dans la conjugaison, l'éthiopien, comme les 47
autres langues sémitiques, se place au point de vue objectif. Il
considère plutôt le fait de la réalisation de l'action que le moment
dans lequel elle s'accomplit. Pour lui, l'action est faite ou ne Test
pas, d'où les deux temps : parfait, action achevée ; imparfait, ac-
tion inachevée.
Les autres nuances de temps néanmoins ne lui sont pas
étrangères ; il y supplée par le moyen des particules invariables
ou à l'aide de constructions particulières qui relèvent de la syn-
taxe.
Modes. — Les modes sont au nombre de cinq : Vindicatif, 48
le subjonctif, Vimpératif, Vinfinitif et le gérondif, l'indicatif seul
compte deux temps ; les autres modes n'en ont qu'un.
S8 Trilitère sain. Conjugaison.
Les trois premiers modes reçoivent la flexion personnelle ; l'in-
finitif est un mode impersonnel comme en français.
Le gérondif qui ne s'emploie jamais qu'avec des suffixes per-
sonnels jouant le rôle de sujet, peut être considéré comme un mo-
de personnel.
La forme participe remplissant uniquement le rôle de qualifi-
catif, il paraît préférable de n'en parler qu'au chapitre ou nous
traiterons de ce dernier.
49 Personnes. — Dans la conjugaison, les personnes sont
indiquées au moyen d'affixes suivant ou précédant le radical ver-
bal.^ La distinction du masculin et du féminin a lieu pour la deu-
xième et troisième personne ; la première est toujours commune ;
il n'y a point de duel.
Les affixes personnels comme les préfixes des différentes for-
mes du verbe modifient souvent la vocalisation du radical.
CHAPITRE II
VERBES TRILITÈRES
L VERBE TRILITÈRE SAIN [Paradigme I).
Mode Indicatif.
Parfait.
î. Forme radicale simple.
50 Nota. — La conjugaison de la forme radicale simple se
présente sous deux types de vocalisation dont nous donnons
Trilitére sain. Parfait. 29
ici le tableau comparatif de tous les temps :
Indicatif : parfait. aûia ^ i" ii — a ea l-fl^
» imparfait. aeeJi + l'A — aeef'l'dC
Subjonctif. e5eje.*'>A — eae^ldC
Impératif. eee ^•'l'A — eae ItiC
Régulièrement, l'adoption par un verbe de Tun de ces deux si
types implique l'exclusion de l'autre ; cependant, il se trouve des
verbes qui les suivent simultanément tous deux à quelques temps.
Certains verbes aussi le^ suivent tous deux, sans jamais admettre
cependant une double forme :
^rtA et ^ttii être semblable ; i^^^ et iP^/i approuver ;
^<Df et /iO^^ être rassasié ; etc.. 'llA'l' périr, subjonct. J&'ÎA4»
et fA^^ ; ftî^0 résonner, subjonct. f>^:^Ô et ^J^i^Ô ; etc. .
WK s'enfuir, subjonct. f^'i^K pour f»'\éJC ; Vfl^ demeurer ,
subjonct. JM'rtC pour j^Tr'tïC ; etc..
Formation. Le parfait de la forme radicale simple est con- 52
stitué par le radical verbal tel qu'il est donné dans les lexiques.
Il se présente sons deux formes ainsi que nous venons de le
voir :
^'"Ah posséder ; 'ï^-^w» marquer du sceau ; 4*fl^ ensevelir ;
AJ^h envoyer ; h'^U prendre ; flhf pleurer f '^A*!» périr ;
"^A^ être réduit à la misère ; P'flA être devenu aride ; etc..
Conjugaison. La conjugaison du parfait s'effectue au moyen 53
de simples suffixes où l*on reconnaît aisément les traces des pro-
noms personnels isolés.
Ces suffixes se construisent comme il suit :
30
Trilit. aain. Parf. formes dérivées.
Parfait en a.
Parfait en ë.
Singulier.
3' p. m.
♦-f-A
A-nA
f-
++A1-
A-nrtl-
r jt>. m.
+1-Ah
AnAh
f-
++Ah.
AfiAn.
l'p. c.
++Aïh
Pluriel.
AflAlf
3' p. m.
++A'
A-nfr
f-
4.+<V
A-nA
2" p. m.
^•tMv^
AtlAh»"»-
f-
++Ah">
AflAïl-J
l'p. c.
++A>
AnA)
5.
Formes dérivées.
54 Formation. Après l'addition des caractéristiques des différen-
tes formes, le radical simple donne les construction suivantes à la
f p. m. sing. :
1.
2.
3.
I.
++A
^+A
II. h*+A
M-\'h
hif-\-h
m. +«H-A
+++A
-t-^-t-h
ou ++'I'A
IV. KA-H-I-A
hA-N-tA
htïi-^
ou hA+t+A
Trilit. Bain. Imparfait.
31
ConjugaisorL Elle se ramène, pour toutes les formes, aux deux
flexions que nous avons données dans la forme radicale simple. La
première radicale, de fait, ne subit jamais de modifications vocali-
ques par suite de l'adjonction des personnels ; les deux dernières
radicales seules éprouvent un changement et toutes ces formes dé-
rivées ont les deux dernières radicales en àâ ou èâ :
55
Singulier.
Pluriel.
5* p. m. K+f-A
,l.^(^
h^-hA-
-h+l-A-
f. h^i-h^
i'+l-Al-
h^'b^
.f.^:^i^
2" p. m, K^-hAh
^^-hAh
h^i-Ah*^
■ i'+'f'Ahtf^
f, h^-t^xu
i'+i'Aîl.
K*'hAh'J
i'+i'Ah'*
r p. c. fc^-f'Aïh
'^+'^A1fl•
Ji*'hAV
i'+'hAV
Imparfait.
1. Forme radicale simple.
Formation, L'imparfait radical simple a uniformément les deux
dernières radicales du sixième ordre et conserve l'a du parfait à
la première radicale :
^i'^, imparf. J&+1-A ; "Mî^, imparf. ^l-flC.
Conjugaison. Elle se fait au moyen de préfixes et de suffixes,
dont les origines se rattachent encore aux pronoms personnels
isolés. La dernière radicale est seule modifiée dans la flexion :
Sing. Plur.
3* p. m. /Z.+I'A Jî^-H-A-
f. 1-+1-A JZ.+1-A
2* p. m. 1-«H-A ^^^àr
f. ^-rt-A. 1-+1-A
Vp. c. A+l-A "ï-rt-A
56
67
32
Trilit. sain, imparf. form. dériv.
2. Formes dérivées.
58 Formation. En tenant toujours compte des caractéristiques
propres à chaque forme, les deux dernières radicales sont du si-
xième ordre, comme à la forme radicale simple.
Aux formes réfléchies cependant, la deuxième radicale est en
à et aux formes intensives la première radicale est en ë ;
1.
2.
3.
I.
P*1-A
^.*1-A
II.
^*1-A
^*1-A
^^1-A
III.
^l-t+A
^1-*-fA
^^^•^A
IV.
^/l•^+1•A
^ft+«1-A
fh+^^ès.
59 Conjugaison. Elle est semblable à celle de la forme radicale
simple. Dans les formes augmentées cependant, les préfixes per-
sonnels se trouvant en concurrence avec les préfixes caractéristi-
ques des formes, il en résulte une contraction avec ceux d'entre
ces derniers qui commencent par h et rallongement de la voyelle
qui affecte la lettre contractée.
Il vient : J?4»1-A ; ;^+^•A ; h^^^ pour f>h¥t^ ; ^M
^A ; Kh+^A ; etc..
Devant les autres préfixes caractéristiques, les préfixes per-
sonnels se juxtaposent sans modification.
Singulier.
Pluriel.
3* p. m. jal-^+A
^'r->A
^At-H-A
$¥Vl^
f. M'+tA
;H'1'A
;»'/l1-*'>A
9¥V'\
2* p. m. ■H'+^'A
;H'1"A
;^A'^+^•A
;^+^rt•
f. ^H-^-t-A,
;H->A.
;HA++1"A.
^.^1^
l'p. c. îi1"*tA
ïx¥V^
;ïA+*i-a
V+l-A
Trilitère sain. Subjonctif.
88
Mode subjonctif.
Forme radicale simple.
Le subjonctif du parfait en a est caractérisé par le sixième or- 60
dre de toutes les radicales ; celui du parfait en ë, a la deuxième
radicale en a et les autres en e.
Sa conjugaison est semblable à celle de l'imparfait :
Singulier.
3' p. m.
^*^A
f.iac
f-
W^A
^ac
2° p. m.
VH-fis.
1-7flC
f-
«^A.
i-7n<j
rp. c.
h¥tfii
hiac
Pluriel.
3' p. m.
M^à-
^•7fl<-
f-
fA^/i
f-itià-
2' p. m.
1-4HhA-
1-704.
f-
:tiH"i
'fiai'
l'p. c.
tVfin
-ilÙC
i
Formes
dérivées.
La conjugaison des formes dérivées, comme dans la forme ra- ei
dicale simple, ressemble à celle de l'imparfait.
Nous donnons la vocalisation de chacune dans le tableau sui-
vant :
34
Trilitère sain. Impératif.
/.
2.
3.
r.
^*^A
Ji:*>A
11.
.e^-l-A
<?*1-A
j?/»"l-A
ni.
J^^'+^A
j^l-^+A
^t-^-l-fii
IV.
^At*1"A
^tl-ti-^âi
yHi-^^fii
Mode impératif.
62 II est formé de la deuxième personne du subjonctif, en rempla-
çant toutefois les préfixes personnels par les lettres serviles carac-
téristiques des formes :
Sing.
I. 1. *ThA *ThA.
IL 1. J%*1-A K^ThA.
III. 1. '^4"^A etc..
Pluriel.
'l*^i't\r etc..
Mode infinitif.
63 A rinfinitif, le radical revêt partout la construction 4*'lh/t"
modifiée seulement par les indices respectifs de chaque forme. Il
n'y a d'exception que pour la forme radicale simple, elle fait
Il existe aussi une construction allongée avec la désinence o T,
commune à toutes les formes :
1.
2.
3.
I.
4-fcA
+1-A-
^^ti-
II.
h^^li-
h*-T-A-
h^^ii^
III.
-f'+l-A-
i'+l-A-
-t^^à-
IV.
Kfl-HHhA-
Mi-^^nr
hM-^^à-
Trilitère Bain. Gérondif.
85
Mode gérondif.
Le gérondif se reconnaît à la voyelle du troisième ordre qui 64
accompagne la deuxième radicale et aux suffixes personnels qui le
suivent toujours. Ces derniers jouent le rôle de sujet :
I. 2. h
I.
4"fcA-
4"fcA-
^P-tli-
II.
K^-fcA-
h+tA-
h^-bà-
III.
-h^-fc/t"
i'+'tA-
i-j^-fcA-
IV.
hh't^^à^
hM-^^ii-
hh-t^-tt^
L*annexion des suffixes se fait comme il suit
Singulier.
Pluriel.
3' p. m.
+-fcA-
4"tA"fl»-
f-
4-tA
+•«:/»-?
2' p. m.
4"fcAh
4-fcAhtf»-
f-
+-f:Ah.
+*Ah7
Vp. c.
4-fcAP
+ tAi
Nota. — Les verbes dénominatifs formés d'un substantif «t
d'un préfixe comme : f^VOf prophétiser, de Vfl^J?* prophète ; ^HrillV
remplir les fonctions de prêtre, de hU'> prt*/r^ ; etc.. sont traités
comme les autres verbes, suivant la nature de leurs radicales.
Il est certains verbes aussi dont la première radicale est une
voyelle longue à toutes les formes comme : ^tÙ dépérir ; R,1V
persécuter ; ^hth mélanger ; etc.. Leur morphologie est celle des
trilitères ; ils n'ont rien de particulier dans leur conjugaison comme
dans leur nuance de sens.
65
86 Verbe redoublé.
IL VERBE REDOUBLÉ [Paradigme II).
66 On pourrait appeler de ce nom tous les verbes trissyllabiques
qui ont deux radicales identiques de suite ; mais en fait, on réserve
ce nom aux verbes dont la seconde radicale seule est redoublée :
VflQ converser ; mais non i^l^O être avide ; rtrtA s'éloigner ; Hllf
se réjouir ; Rft'î' survenir ; etc..
67 Conjugaison. Leur conjugaison est en tout semblable à celle
des trilitères sains, si ce n'est que Ton y observe la règle de la
contraction des consonnes exposée au livre de la phonétique (M)-
Cette contraction n'est pas cependant absolument rigoureuse et
Ton rencontre assez fréquement des formes non contractées.
Parfait en ë.
Parfait en a.
Singulier.
r p. m.
VA
vnn
f-
VR1-
vnni-
2' p. m.
VftJ^h,
etc...
Pluriel.
Vn-flh, etc..
3' p. m.
V^
vnft*
f-
W
vna
2' p. m.
WJth'^, etc..
Vn-flh'^, etc.
Impératif.
Singulier.
2* p. m.
If^f:
•j-fl-n
f-
-ifA.
Pluriel.
1^ et "j-ntl
2*p,m,
7ft^
-^n* et "ï-flO-
f-
-^M
lOet-^-fla
Verbe de la 1* faible. 37
Imparfail I. L Imparfait II. 1.
Singulier.
5^ p. m. JiV'fl'fl ^V-fl-fl
f. l-V-ri-fl ;l-V'fl'fl
2* p. m. 1-i'fl'fl, etc.. ;l'5f'n'fl, etc..
Pluriel.
5^ p. m. Wn- et W-nn- ^VO- et ^i-flO-
^ ^'Vn çt j?.i-fla, etc.. ^>fl et ^i-flO, etc ..
///. VERBES TRILITÈRES FAIBLES
1. Verbe de la 1^ faible [Paradigme IIl).
A. — Les verbes de la V faible en f suivent partout la con- 68
jugaison régulière des verbes sains, du moins, en ce qui regarde la
première radicale. Sur cinq qu'on rencontre dans le dictionnaire
éthiopien en effet, trois d'entre eux relèvent des verbes à guttura-
les, un autre des verbes redoublés. Ce sont :
f •flrt èlre sec ; f Qfl exulter ; J^'^K tomber ; ^O^V être clément ;
f J^O annoncer.
B. — Les verbes de la i' faible en ID suivent aussi la conju- 69
gaison régulière des verbes sains en observant les particularités
suivantes :
I ) Sauf quelques exceptions, tous ceux qui sont usités à la
forme radicale simple, perdent la semi-voyelle au subjonctif de cette
38
Verbe de la !• faible.
forme et prennent un a habituellement à leur deuxième radicale.
Voici la nomenclature de ces verbes :
(DOU donner, subj. eii'fî ; CDAft enfanter, subj. MJ^ ;
fO-M couler ; CD^rt hériter ; <D^^ descendre ; O^Ù? brûler ;
flïj^4» tomber ; flJftt' />/^r ; (D0h sortir ; CO'lim et (O^'^m déco-
rer ; IDOA et O^Ùii demeurer.
2) Quelques uns ont aussi la forme défective en même temps
que la forme pleine ; ce sont :
(OiP/: scier, subj. f^iPQ et ^fl>-/^C ; CDflft conduire ; l»1^
jeter ; (O^/i creuser ; IDniV commencer.
}) Les suivants admettent seulement la forme pleine : Oi/i^
cracher ; (D/L(0 jeter ; fl>*1fft é/r^ ifîmi/iu^ ; «W^O allaiter ; <0<C^
z'iVr^ aw:v champs.
4) On rencontre un seul parfait en e, <D,^4* tomber et un seul
subjonctif en a, f>tit-^^, de ai4»i>' protester.
70
Parfait.
Sing.
5^ p. m.
(oé./:
f-flrt
/•.
œd,^J\r
f-flrtlh
^^ p. m.
ώSM
fnfih
/••
(Déx:\\.
fnnn.
rp. ..
flï^ch-
pnftïb
Plur.
5^ p. m.
ID^4-
f-flfr
/.
co<{.^
f-fl^
P' p. m.
iD/<.Ch^^
fflrth^
/".
fli^Chl
fanh-»
rp. c.
ID<<.C>
fOM
Verbe de la 2' faible.
39
Sing.
Plur.
Imparfait.
3" p. m.
^(oq^C
J&f-flA
f-
Thioq'-C
1-f-nfi
2' p. m.
'tfoq^c
'K-flft
/■. •
ThCDT-^, etc..
1-f-nrt., etc.
3' p. m.
J?*CDÇ4-
f-f-nfr
/•.
f-Oï^h^, etc..
^f-n^, etc
2. Verbe de la 2^ faible [Paradigme IV).
A rexeption du parfait et du subjonctif des formes simples radi- i±
cales et causatives, toutes les formes de ces verbes suivent la con-
jugaison des verbes sains.
Les remarques concernant ces deux temps et quelques autres
particularités de ces verbes se résument ainsi ;
i) Au parfait et au subjonctif des formes simples radicales et
causatives, on voit se produire la contraction et la suppression des
semi-voyelles (O, ? (31. 37). Pour retrouver pratiquement ces per-
tes, il suffit de remarquer que 0, u dénotent h suppression d'un
ID ; ê, i la suppression d'un f : ^^"^ pour '^(O*^^ se tenir de-
bout ; T't pour ^(O^-t mourir ; '^Ml pour ^J&/n tourner ;
'*Un pour i*»i^m pendre ; etc..
2) En plus d'un cas, ces lettres disparaissent, elles et leurs
voyelles, sans laisser de traces : ^4*1^, subj. II. 1 pour ^«fel^,
de y^Oh^^ ; M^ro p^j-f. n. 1 pour h*^, de K*ai^ ; etc..
3) Inversement aussi, on trouve parfois des cas où la contrac-
tion n'est pas faite, comme dans les exemples suivants : K'Vf rt
pour h'W parf. II. 1. de 'Irfrt l'emporter -, MOi/i pour hPd de
Pd être aveugle ; etc...
40
Verbe de la 2* faible.
4) Au gérondif des verbes faibles en f, il y a la permutation
de la voyelle i en e. On a : tPj^(f^ pour O'^'uP^, de "irtl vendre.
A la forme participe, OK se change quelquefois en fl^, ^fl^JK»
pour ^OK^ malade (28).
5) A remarquer qu'il ne se produit jamais de disjonction dans
la conjugaison des temps et des modes. On Rencontre seulement
deux subjonctifs en a dans les verbes de la 2^ faible. J&Cfl^JKr et
J^i^flïji, des verbes dfO^ s'abreuver, et ft<Df être malade.
72
ParfaH.
. '
Sing.
3' p. m.
J^ao
h.R
f-
^ao^
h.ft1-
2' p. m.
4^\\
h.Jth
f-
*rh.
h.frh.
rp. c.
^T'O'
ïfc^ïi-
Plur.
3' p. m.
/^ao.
h.^
■ f.
4n
h.^
2° p. m.
^9»]ri<nx
h.K-lfi'»»-
f-
*rh^
h-ft-h-J
rp. c.
Imparfait
h.JtV
Sing.
3' p. m.
f.^OhT'
^h^Jt
f-
^^ahr
T-hji^-
2' p. m.
l-**»^, etc..
Subjonctif.
l-hj&Jt, etc
Sing.
3' p. m.
f.*9"
J&ÏUJC-
f-
1-fey
1-h.R-
2' p. m.
1-*9", etc..
^tUfr, etc.
Verbe de la 3* faiWe.
41
3. Verbe de la 3^ faible [Paradigme V).
Les lois qui règlent la conjugaison de ces verbes sont celles de 78^
la conjugaison des verbes sains, combinées avec les lois de la con-
ir action et de la disjonclion. On relève chez eux trois observations
qui sont :
I ) Toutes les fois que les deux dernières radicales de ces ver-
bes appartiennent au sixième ordre, il y a contraction et les semi-
voyelles disparaissent : ë p* devient u ; ë J8i devient i.
Le groupe a O^ donne de même souvent o ; mais plus rarement
on trouve ë pour à f'.
Les finales a fl^ et à J2» se maintiennent aussi facilement, lors-
qu'elles ne sont pas suivies d'un suffixe personnel. A la }* et 2*
pers. plur. masc. CD. se maintient souvent aussi comme ^ 2" pers.
fém. sing.
2) Il y a disjonction dans les finales contractées des verbes de
la j* faible toutes les fois que ces finales reçoivent un suffixe per-
sonnel objectif. Il y a aussi disjonction dans le cours de la flexion
personnelle avec les pronoms subjectifs.
j) La forme simple réfléchie passive des verbes de la 2'' faible
en f préfère la construction 't^^li plutôt que i'+i'A.
Parfait.
74
Sing.
3' p. m.
t'Ai»
rt+f
f-
i-hathr
fl+fl-
2' p. m.
+Afl»-h
A+J&h
f-
■t-hahXu
MfM,
V p. c.
+A<B'h-
n+^in-
42
Verbe de la 1* gutturale.
Plur.
5' p. m.
-tMXK
A4*&
/*.
i-A^
fl*^
5^ p. m.
i-Aco*htf«>-
rt4.jP,h0D-
/•.
-hAoï-h-î
rt+JJ-h-}
V p. c.
-tàa^^
rt+^>
Imparfait.
♦
Sing.
3' p. m.
J&'fA-
y-ùt
f-
1-1-A-
1-A*
2' p. m.
^-tà^
1-rt«
/••
1-hA-e, etc..
l-A^f-, etc..
Plur.
.9^ p. m.
J^-i-Acn.
f^fi^^
f-
je-i-A^P, etc..
^ti^y, etc..
/y. VERBES TRILITÈRES GUTTURAUX.
T5 Les modifications phoniques dont nous avons parlé aux para-
graphes 28 et 29, permutation de voyelles et changement de quantité ^
s'appUquènt tout particulièrement dans ces verbes. Nous indique-
rons toutefois ici, les principales de ces modifications qui survien-
nent dans chacune des trois formes que peut avoir un verbe
guttural et nous donnerons pour chacune, un exemple de conju-
gaison.
1. Verbe de la l*" gutturale
[Paradigme VI).
76 i) A l'imparfait I. 1. et au subjonctif I. 2. e du préfixe devient
a devant la gutturale de son a. Ainsi on a : P#h4*Ç, fîiî^T,
f/fiA'fl, imparf. de rfi4'<i. plier les mains, h9^i croire, rfiAQ esti-
mer, etc..
Verbe de la 2' gutturale. 43
2) Dans les formes simples causalives re fléchies, a du préfixe
ixM* s'allonge en â, toutes les fois qu'il est devant la gutturale
avec ë : hft;f-;h+^, parfait IV. i de A\^ù mépriser ; ytt^h9^,
subj. IV. i de h9^i croire-, ^ft-hW^, subj. IV. i de 'IfiC^
rougir ; etc..
}) K du causatif ne change pas. A noter qu'après la particule
négative h^ préfixée, la brève ë dii verbe guttural changée en a
reparaît souvent. h^f>t\9^'} pour Ai^fî*/"}, etc..
Imparfait.
Singulier. * Pluriel.
3* p. m. ^hn ?hr"h
f-
2" p. m
f
Vp. c
2. Verbe de la 2^ gutturale
{Paradigme VII).
1. — La gutturale de son ë change toujours en e la voyelle 77
de son â qui la précède. De là viennent les formes suivantes du
verbe A}ih envoyer un message : f^Mùl, imparf. I. 1 ; ^Aïih,
subj. II. 2 ; ^Ai-Aîih, imparf. IV. 1 ; etc..
2. — Le subjonctif Lia toujours la gutturale en â. J^Ajih ;
fp^V^, de AU+ croître ; etc..
3. — L'impératif 1. 1 du parfait en â a toujours ses deux
premières radicales en â :
Parfait.
Sing. 5* p. m. M\\i AU*
f AhhTh Aii+1-
2* p. m. AMflh, etc.. AU+h, etc..
44
Verbe de la 3' gutturale.
Sing.
78
Imparfait.
3' p. m.
J&AWl
^AU*
f.
^fiihln
1-AO*
2' p. m.
'>Aïih
^AU*
f.
l-AMl., etc..
1-AU*, etc..
3. Verbe de la 3^ gutturale
[Paradigme VIII),
I . — Dans ces verbes, la gutturale de son a veut toujours être pré-
cédée du son ë ; d'où une construction constante en e pour tous les
parfaits I. / : ^"^Cth conduire ; iï^ài étendre ; flCW éclairer ; etc..
2. — Lorsque la gutturale est du sixième ordre, elle allonge
en â la voyelle a qui la précède et l'on a au subjonctif : f»9^ù*^ ;
Parfait I. 1.
Singulier.
Pluriel.
3" p. m.
a^ih
n^-rh.
f-
a^di^
'
nx-^
2* p. m.
n^^/hh
n^^/hhtf"»-
/••
nn/htu
nn/hh-}
rp, c.
flH/hïb
Imparfait II.
n^/hï
3* p. m.
f^a^Ax
J&flX-rh-
f-
n-aKài
JiflX"^
2* p. m.
1-flX-A,
etc..
Subjonctif.
l-flX-rh-, etc..
3* p. m.
Mi^àï
^-fl«-/h.
f-
l-'flKai
JR-fl^"^
2* p. m.
1-nKA
l-'fl/rrh-
/•.
1-flX-rfu
-Th-flX"^
rp. c.
h-nH/h
.. '.
-i-nikài
Verbes doublement faibles et guttur.
45
y. VERBES TRILITÈRES
DOUBLEMENT FAIBLES ET GUTTURAUX,
[Paradigme IX).
Les combinaisons que Ton peut faire avec les semi-voyelles et 79
les gutturales pour former dès radicaux sont fort nombreuses ;
toutes cependant ne se trouvent pas réalisées. Celles que Ton
rencontre dans le lexiqu^ éthiopien sont les suivantes :
Nature des verbes.
Ra
i*'
dical
2'
es.
r
I.
I — 1* et j** faibles.
œ
R
f
jeter.
2 — 2' et }'' ï)
R
(D
f
être malade.
II.
3 — I* faible et 2^ gutturale.
(D
A
passer le temps
4 — i" » et f »
tD
•7
h
frapper.
<j — 2' y> et i** »
P
ù
être aveugle.
6 — 2* » et f »
a
ih
souffler.
7 — 3' » et i' y>
h
-t
(D
aller.
8 — 3' » et 2* »
C
h
f
voir.
m.
9 — i'et2*faibleset 3'guttur.
œ
Oh
crier.
10 — l'etj" » et 2* »
œ
ih
e
entourer.
II — 2* et 3* » et i* »
ih
^
œ
vivre.
IV.
12 — I* gutturale et 2* guttur.
h
^
n
prendre.
I? — i' » et ?• »
-h
T
h
pécher.
14 — 2* )) et J* ))
-fl
/h
h
fermenter.
46
Verbes doublement faibles et gTittur.
Toutes ces catégories de verbes sont soumises aux lois des
semi-voyelles ou gutturales. Cependant, ici plus que partout ail-
leurs, nous rencontrons des irrégularités ; l'usage des auteurs et le
lexique peuvent seuls les apprendre.
80
Conjugaison.
Parfait
»
Nature des verbes.
T
5'' pers. sing.
2^ et r pers. sing.
1.
r et r f-
(Df!.? —
1-
ÉDAj&h-^
K-
-Yh
2' et r f.
ft<Of
)>
ftflïj&h
»
»
II.
l-^f. 2^ g.
(OOà
))
oiOAh
»
»
» »
OhM
y>
o^/h-Hh
»
))
I^f. rg.
(onh
»
(DPhh
»
»
2^f. I^g.
Pu
»
FC\\
»
»
» »
r(i.A
))
ih.liï\
»
»
2'f. rg.
Càx
))
cr;hh
»
»
» »
«rfi
))
«/hh
»
»
rf. >'g.
h-tat
»
h-f-ïï
»
»
y) »
M?
»
has^h
»
»
fl. 2' g.
l\H\(0
))
iiA^h
»
))
)) »
Ch?
»
CKii
»
»
III.
i'^et2'^f. rg.
œ(D*o
»
(Dœdtï
»
»
» » »
?a9-u
»
?(DVl\
»
»
l'etrf- 2° g.
(Drh?
»
(Dfh^tï
))
»
» » »
Ohà^
»
flî'V.h
»
»
r et j* f. 1" g.
ihf»(D
»
ihf^ahh
»
))
Verbes doublement faibles et guttur.
47
IV.
I' g. et 2« g.
I* g. et r g.
2* g. et r g.
Nature des verbes.
I.
r f. et r f.
2' f. et r f.
II.
l^f. 2''g.
2*f. rg.
2"f. 3^ g.
3^f. i^g.
3^f. 2«g.
III.
1' et 2' f. f g.
I' et }' f. 2^ g.
2" et y f. 1^ g.
IV.
I' g. et 2' g.
I' g. et 3' g.
2' g. et 3* g.
Imparfait.
*5'' p^rs. m. sing.
81
^fll^
^flijte
?.^fl>-^
^Rfl»-e
JK.fl»-*A
S!^ÙA-
f.mpà
f.ano-
fOOfC
VOiO-^
^ÙOhhi
f'ùfO'A*'
p^n.
ph-ne
^ft/Tifl»-
je./i;h(n.
f.iafb
f-Vat-ih-
jfMhX
f!A»-bî-
Prhf.
Vih^V-
^.ïi'ini
^MH-
P-liTh
P-VPh.
Ji-ri/Tih
j!>-n;)ih.
5*" p. m. p/ttr.
4S
Verbes doublement faibles et guttur.
%%
Subjonctif.
Nature des verbes.
1
5' p(?rs. m. sm^.
3' p. m. p
1.
I' f. et r f.
^ftj&
f^f.^
2* f. et r f.
II.
I-f. 2^ g.
^ft-CD/i
f>f:io^
fOA
PO/V-
i^f. 3^ g.
S^Ohpà
^a^no-
2'f' I^g.
i^(hX:
f'fh'i^
2^f. rg.
f^a?hv
^Cio-ih^
rt i^g.
je-îi-njE. - n.
f^h-n^
ff. 2^ g.
J&ftrhflf
^tïdiOK
III.
I* et 2» f. 3^
g-
J&IDOHd
f.(nah(h
r et 3* f. 2*'
g-
fOJ2^
fO^
2^ et 3' f. I'
g-
S!>Mah
j&Affli.
IV.
I' g. et 2' g.
^ïi-Ml
S^Mlt
l'g.et 3' g.
m^ïx
^'ïTh.
2' g. et 3^ g.
s^U'hh
j&-n;hh.
«-^«r<;jlt*t>^»^
Verbe quadrilitère sain. 4|^.
CHAPITRE 111
VERBES PLURILITÈRES
QuADRiLiTÈREs [Paradigme X).
I. Formes saine et redoublée.
Formation. Les quadrilitères sont formés le plus souvent par 8 s
le redoublement d*un dissyllabe, le redoublement de la dernière ra-
dicale d'un trilitère, ou bien encore, par Taddition d'une lettre ad-
ventice à un radical trilitère. AA<(.A sourdre ; MfO marcher ;
+A+A branler ; etc.. — Hl-HAA enrouler ; ^CHH éclater ;
etc.. — 'tù'ihfi demander grâce, de rtKA prier ; ^"^iKld être
détruit, de li-flCl* débris ; 'tKhOi faire la paix, de ftW. concor-
de ; etc..
Conjugaison, Leur morphologie est semblable à celle des trili- 84
tères ; ils se modifient comme eux en formes. Le nombre des for-
mes cependant est plus restreint ; la forme radicale simple est à
peu près la seule en usage dans les quatre voix, à peine rencon-
tre-t-on çà et là, quelques formes fréquentatives des voix passives
et réfléchies, III. 3. IV. 3.
A noter dans les quadrilitères deux formes passives anormales,
restes d'une très ancienne conjugaison semblable à la septième
forme arabe ^lijl. . V. M+A+A, VI. i^'^h-Ch»^, etc..
Les règles de leur flexion personnelle sont celles que nous
avons déjà vues dans les trilitères ; les redoublés ne se contrac-
tent pas habituellement
6
50
Verbe quadrilitère faible.
Parfait.
Singulier.
Pluriel.
y p. m.
-nM
-wnA-
f.
-nM^
-i-ia/i
2° p. m.
+?nAh
-fiaMio^
f-
i-taMi.
■naMij
l'p. c.
-naMf
Imparfait.
-l-KiM
3' p. m.
^t-WlA
jR-W-flA-
f.
^-n-afii
M-i-a^i
2° p. m.
l-M-flA
l-i-i-tth-
f.
1"hWiA.
^-n-a/i
Vp. c
h-n-afii
Subjonctif.
•ï+J-flA
3' p. m.
^•M-flA
M-i-afi-
f-
^^T-nA
M-t-a/i
2' p. m.
l-M-flA
■
^■n-aà-
f-
^-nnii.
^i-t-afi
l'p. c.
h-n-afii
'H-'J-flA
Infinitif :
t7(lA; g
érondif: tXUA-.
II. Formes faibles et gutturales.
85
Dans la flexion, ces verbes ne diffèrent en rien des verbes trili-
tères de même classe. Le verbes de la V faible en <D conservent
la semi-voyelle au subjonctif; ceux de la 3" faible perdent leur der-
nière radicale suivant les règles des trilitères. Tels sont :
fMïM piller ; ^TftfO être double ; ^Kti(0 se faner; ÙJ^O^
jouer de la flûte ; i*'fcVftf être fastueux ; etc..
Verbe quinquilitère.
Parfait
Singulier.
Pluriel.
3* p. m.
OD^MD
^9:haK
f-
^X-AflHh
aof^tii^
2'p,m,
^X-A-h
^X-A-htf^
/".
^/Ç-A-ld.
^/fA-h-j
rp. c.
^X-A-ïh
Imparfait.
^w^lTA-V
3^ p. m.
J&<^XA-
jî^^îlAai.
1-^Î^A*| etc..
/Z.^KA'P, etc.
51
Chez les verbes de la 2* faible comme : A»Af séparer, nf se
tromper, A"Aflï enflammer, etc.. il n'y a jamais de disjonction ; dans
ceux comme : OiO*?(D se lamenter, le premier (O est toujours
pleinement écrit : Mf , imparf. J&M. ; A-AïD, imparf. J&A"A* ;
OOh^fD^ imparf. fOfl»*^ ; etc..
Les radicaux quadrilitères à gutturales suivent les règles expo-
sées dans les trilitères (76-79). Dans ceux de la première gut-
turale il vient : thCi*'"* être misérable, imparf. ^did^9^, subj.
frfiCl^ ; etc.. — Dans ceux de la deuxième et troisième guttu-
rales nous avons : III. î 'hAdAO balbutier, imparf. f»^M^à ; II.
1 Y\&-'hC'\ adoucir, imparf. III. 1 f^lAù-'^ ; etc.*.
QUINQUILITÈRES.
Formés comme les précédents, par redoublement ou au moyen
d'une lettre adventice, ils suivent aussi les mêmes règles dans la
conjugaison.
On ne les rencontre jamais à la voi^ radicale simple ; ils se
présentent ordinairement sous la forme causative, les autres voix
sont extrêmement rares : h^A4*A«l» troubler ; KA/HAA murmu-
rer ; Wh'^A'^A faire reverdir ; hîV'^IIf f fair^ flétrir ; etc.. -
86
87
52 Nom, formation.
CHAPITRE lY
LE SUBSTANTIF
NOM ET QUALIFICATIF
I. Formation.
88 Appellatîf et qualificatif. Les langues sémitiques réunissent
habituellement le nom et l'adjectif sous une même rubrique et les
traitent tous deux comme des substantifs. Le premier est appelé
nom appellatif ou qualifiable, l'autre nom qualificatif. Pour ne pas
contrevenir à l'usage, nous avons réuni ici le nom et l'adjectif,
toutefois, pour plus de clarté, nous en traiterons toujours séparé-
' ment, dans la dérivation comme dans les flexions. Nous conserve-
rons aussi au substantif seul, la dénomination de nom et nous dési-
gnerons du mot de qualificatif, Vadjectif et le participe, auxquels
nous joignons les noms (Tagent et de relation.
89 Primitifs et dérivés. Les noms et qualificatifs dérivés sont ceux
qui proviennent par modification d'un radical primitif. Nous ratta-
chons aussi aux dérivés, les formes qui se ramènent à une racine
verbale sémitique dont l'usage comme verbe n'existe pas en éthio-
pien. Tels sont par exemple : ^^A;^/h'lh mâchoire, de l'inusité
A'ihr/i, Vj^ mordre; 'flrfbC terre, fl/hC mer, de 'fïîhd, "^
étendre ; Ô9^(0* tranquille, Trh«A projeté, fl^/h chauve, des ra-
dicaux 0^01, OlrhA, nCih.
Nom.
î. Noms primitifs,
90 Les noms primitifs sont de beaucoup le petit nombre dans le
lexique éthiopien. Ce sont en général, des noms de choses fort
Noms dériyés. 58
communes, des noms de plantes, d'animaux, ou bien des noms ex-
primant des idées très élémentaires. Ils n'ont aucune forme carac-
téristique qui puisse les faire reconnaître; l'usage seul les ap-
prend : WA cerf ; iWh ]ardia ; fVlà brebis ; flA4» marbre ;
Afl^ti amandier ; •flCM lentille ; •flCÔ calame ; nrh4-/l roseau ;
etc..
<2. Noms dérivés,
La dérivation du nom se fait : soit par simple attribution de la 9i
signification substantive«au radical verbal ; soit par modification vo-
calique, en allongeant ou abrégeant ce radical ; soit encore au
moyen de particules préfixées ou de désinences.
Ainsi que nous l'avons vu se produire pour le verbe, on ne
saurait, en aucune façon, attribuer à chacune des ces formes déri-
vées, une nuance de sens bien tranchée. La plupart servent à for-
mer des noms de différentes natures ; seules, quelques unes d'entre
elles, ne partagent avec aucune autre, le privilège d'être le modèle
à peu après exclusif, de certaines catégories de noms.
Notons aussi dès maintenant, que cette particularité s'étend
aux formes dérivées qualificatives.
Nous donnons ci-après la liste des principales formes déri-
vées.
I.. Formes dérivées par attribution et par 92
modification vocalique.
1. — ♦t'A ^IC parole ; i^^¥ levant ; etc..
2. — +1-A l-nC ouvrier ; i^C^ germe ; etc..
3. __ 4HhA 1Ç* moitié ; ^KC rempart ; '}1^ voya-
ge-, etc..
54
Noms dérivés.
4-
- +;hA
5-
- ++A
6.
- *+A
7-
8.
9-
- t+A
- +-fcA
Ces trois formes permutent assez fréquem.-
ment entre elles, et Ton trouve : 04» A et (l^'A
mulet ; A^C et Ù9^C abondance ; ^/l'C et
+/fC r^mpar/ ; ^Ç4» et 'iV^ coffre ; etc..
HAÇ perpétuité; dj*^ désir ; flAi^ salut ;
etc..
4»flA rencontre ; Vh^ miracle ; A4*A /e/i/e ;
etc..
TA-fl sa^ ^ss^ ; 4»m'> sm^î///^ ; IflfiJ^r pesan-
teur; etc..
^"Th pécheur ; hVIr prêtre ; etc..
rhJ^C rempart ; etc..
-Tl^Ç a^i/i^^ courante ; 7^^ /z/^i ; 4»^^
^pî ; etc..
flhC ivresse ; A*'7J^ coutume ; etc..
Plusieurs de ces formes admettent aussi la désinence féminine
a "Ih, changée quelquefois en â et dont il ne reste aussi parfois que
Chfl'lh invention; A4*A'lh crucifixion ; etc..
hd.^'t* muraille, etc..
Cette forme ne se rencontre guère qu'avec
des noms ne se rattachant à aucun radical ver-
bal usité :
^TrMr résine ; '^^^^ tente ; etc..
M^^ salutation ; ^^r/iA serment ; etc.,
Çi^'h joie ; ^l'i plaisir ; etc. .
h^l^l* saison d'hiver ; IdT"^ crainte ;
etc..
X^^Hh gâteau ; etc..
lO.
*;hA
Ir,
etl
'on a :
II.
—
*1-A1-
12.
—
4'+Al-
n-
—
«HhAl-
14.
15.
16.
17
- +1-A
- «-A
Noms dérivés. 55
2. Formes dérivées par préfixation. . 93
i8. — ti préfixé qui se rencontre si souvent en hymiarite, ne se
trouve en éthiopien que dans quelques cas iso-
lés : M^^ porte ; hlfilù larmes ; etc..
Avec les préfixes <"* et "i" on a :
19. — <^4»i-A ^^AQft vèiemeai ; '^•flrtA marmite ; etc.».
20. — t^i'^^ ^^Mv}r vêtement ; ^C19^^ malédiction ;
etc*.
21. — ^4»i-A 9^tliMï pelle, Qic...
22. — ^*;^A r'ah-a achat ; r'hi'PC route , oie...
2j, — ^4HhA ^'(ïtlâi cuisinier ',^^tt9^ aliments; Qic...
24. — ^4»^Al* ^11/*'^ royaume ; ^M^^ élévation ;
etc..
25. — 'Hl»;^A 't^^9^ volonté ;'l^(ÏC ouvrage; etc..
26. — 'W»;^A ^MH commandement ;^'Tr^*l tison; Qic...
27. _ WHhAl- 1-îii^Cl- pro^i^^ ; li^UCl- ^ocfri/ie ;
etc..
28. — 't^'t^ 't^OC étude, etc..
— "rt^tA 'MflA.A Moc^s , 'h'flA.A fcoui//ie ; etc..
29
30. —
â-}
31. —
V
32. —
çl-
3^ —
ë
34. —
et-
3. Formes dérivées par suffixation. 9 a
•flCyj lumière; J^CA"} commentaire; etc..
*JtAV sainteté ;M1^ enfance; CJ^M
vieillesse; etc..
•^-flCVl* esc/az;a^e ; CftdVl* impiV/^; etc..
Qr^\h bénédiction; ÇH*^ achèvement ; etc..
^J^/bl- iccottrs ; ri'l^'i.l- u/i/if^ ; etc..
56 Qualificatifs dérivés.
35.— 0^ ^Mï^^ ténèbres ; ^Aïi^- dwinité ; etc.. .
36. — \^ 4'ft'T.I' commencement ; f^^d^ fin ; etc..
37. — â 1* ^'^^l* sainteté; tl-fï^^ louange ; etc..
96 De toutes ces formes, trois seulement donnent un sens cons-
tant d'une façon à peu près absolue ; ce sont :
I) ^^Mr qui marque T action : ft'fl^'lh action de bri-
ser ; Chnl* action de trouver ; etc..
• 2) ÎP•*;^A qui désigne 1 e H e u : î^/*'^* levant ; i^/^^T
marché ; 9^/*'9Ô autel ; etc..
j) 'To^'i'A qui signifie l'instrument : ''"AOrt z^é^^-
me/ii, ou la même forme avec la désinence féminine ^^^AHfl'lh ;
^^if'Ç^ fouet; Qtc,.
On trouve aussi pour l'instrument les formes ^^^'l'A et
OD^^^^ : ^{fflC chevalet ; ^Mitl^ lettre ; etc. .
Qualificatif.
Ô6 Sous ce terme nous comprenons ici, ainsi que nous Tavons dit
plus haut, les adjectifs, les participes, les noms d'agent et les noms
de relation.
1. Les qualificatifs primitifs ne comprennent que quelques
rares adjectifs ; tels sont : K^Ç hésitant ; If»^ rapide ; etc..
2. Les formes dérivées principales nous les indiquons ci-dessous
en les groupant d'après leur sens.
97 i) Nom d'agent. Il traduit notre participe actif; sa ca-
ractéristique consiste dans l'allongement de la seconde radicale en
â et l'addition du suffixe voyelle i.
Qualificatifs dérivés. 57
Ce sont les formes radicales, causatives et passives qui servent
le plus souvent à sa formation.
l. 1. 2 •l*;HU — W"^ celui qui règne; ^Pô narrateur'^ etc..
I. 5 ^;H\* — *i'4-t diviseur^ etc..
II. 1 ^4»;^^. — MP^M libérateur, etc..
II. <9 Îi+;HV* — hAfiii* celui qui repousse, etc..
III. 1. 2 '^4»;^A. — -tWti^ possible, etc..
III. 5 '^:^;^A. — 'M'^A. héritier, etc..
2. Participe. Cette forme qui correspond au participe 9 8
passif, se construit presque habituellement au moyen de préfixes ;
sa vocalisation est alors celle du subjonctif. On le rencontre aussi
avec la désinence i.
Formes dérivées par modification vocalique.
4»iïA — '}Vl-C admirable ; Ç*feC aimable ; etc..
**A — 0*^h béni ; ^^fr'J corrompu ; etc..
Formes dérivées par pré fixation, 99
I. 2 ^4»1-A I. 5 ^^1-A
II. 1 <^4HhA II. 2 ^4*1-A
IV. 1 '^ft'f'4HhA IV. ^ ^ft-h+l-A IV. 5 «^n-hjHhA
Avec la désinence i, il vient :
I. 2 ^+'ThA. I. 5 ^^^ii^
II. 1 ^¥\rti^, etc..
D'où Ton a ; ^"^h^Tr'i législateur ; ^^ÇÇ^» schismatique ;
i7D/f^4f haptiseur ; ^i*>'if> meilleur ; etc.. ^X-flrh. percepteur ;
<^Tnft. professeur : «^ftl^P-flAu g^^^^wr ; etc..
58 Dérivés faibles et gutturaux.
^QQ ^. Adjectif. Les formes adjectives sont rares ; à signaler
parmi elles :
^tA — Ofl.J2» grand ; /ifuà impie ; th^tï nouveau ; etc. .
4*;^A — ù^f» buveur \ i*'ÇJ2» heaw^ etc..
4»;^A — rh^O^ z^iVa/if ; 'ï^*^ abandonné ; etc..
;#»^A — ^^^ juste ;(\6^ différent; etc.,
401 4. Nom de relation. C'est le qualificatif indiquant le
pays, la famille, l'emploi, etc.. Il se forme au moyen du suffixe
â «, â Jis fi'lfV céleste-, l^'^ï ermite; d.^^^ voleur;
etc..
Nota. — L'adjectif se rend quelquefois aussi par circonlo-
cution, lorsque la forme adjective n'existe pas : If/^P de la chair,
charnel ; }\P%'i du démon, démoniaque ; nA9^^ de la lèpre, lé-
preux ; etc..
102 DÉRIVÉS FAIBLES ET GUTTURAUX.
Pour ne pas compliquer les paragraphes de la dérivation du
nom et du qualificatif, nous avons évité d'y mêler les dérivés des
radicaux à lettres faibles et gutturales dont la formation souffre
quelques irrégularités, par suite de l'application des lois de phoné-
tique. Nous rappelons ici quelques unes de ces formes à titre
d'exemple, on établira aisément toutes les autres.
1 . — 4»'f'A — 5* faible. Ceux en f se contractent toujours
en ë : ùéo suture ; ceux en (O ne se contrac-
tent pas régulièrement : ^'"OtD* printemps,
gutturaux. fPU doux ; ceux avec pour
I* radicale ont souvent 9,
2. — +'lhA — redoublés. ^^ flamme ; ft4» enfant ; ij¥
feuille etc.;..
Dérivés faibles et gutturaux. 59
2" faible. V^^ rapine ; "^T marchandise ;
îffl^*7 paire ; ^'t'mort ; etc.. quelques mots
en (D font â au lieu de o : ^A parole ; ^C
d^g; etc..
5' faible. (1^09* désert ; etc.. quelques déri-
vés ont perdu la semi-voyelle sans compensa-
tion : th9^ gendre ; A't pap/rus ; th^ flèche ;
etc..
gutturaux. '^J&A force ; PhH dispute ; 4»'>?i
jaloi^ie ; etc..
3. — 4»1-A -^ redoublés. A-fl cœwr ; ft'> rf^Aïf ; /*"} ^^aw/^ ;
etc..
^* faible, 't?^ rancune ; 0.^1* compagnon ,
etc..
5' /"ûftHe. /^CC^ muscle ; Mfl^ /"rêr^ ; etc..
On a aussi : tl9^ nom ; T'A mamelle ; dÔ ar-
tr^; etc..
6. _ 4»'f'A — P faible, f'dh sécheresse ; d^ salive^ de
CD^+ ; etc..
3" faible, àdf' grandeur ; fti? boisson ; etc..
3' gutturale, tl^îh fatigue ; 'ï^ïi ^^^cï7 ;
etc..
,0. _M-A1- — redoublés. Ç-Hh fragment; ^0^ colère;
etc..
:?' /"aiM^. fl>*'^Rl' pénurie ; CAl* ûf^scen/^ ;
A^l* enfantement ; (O'îhH'lr flux ; etc..
-2" /"ait/^. <n>-'H[* rnort ; «ftWil* rougeur ; mais
rlhJiCDl' ;;/g ; Tfl^f 1* perversité, et ainsi pour
ceux de la 2" et 3* faibles.
3' faible. 1-AlD'l- sui7^ ; Ç^Tl- roM/e ; Cî^f l^
60 Dérivés plurilitôres.
blessure , d't' incantation; etc..
2I._lr•4»;^A — r faible. <»^hÇ réceptacle ',f^M^ patrie;
etc..
22. — ODif^i^^ — r faible. TéXL^ charrue ; TlC^ batiste ;
etc..
5** faible. ^^d> et f^P'à^ remède, etc..
r gutturale, '^ù^'^^ précipice, etc. .
24. — '^4•;^A — 5^ faible. 't'H^tO- margelle ; i-J^A rfi^Aif/d ;
't'ft'î- espoir; etc..
DÉRIVATION DES PLURILITÈRES.
103 Aussi bien dans les noms que dans les qualificatifs, les formes
plurilitères, comme les trilitères, peuvent provenir d'une modifica-
tion vocalique ou d'une affixation.
1. Noms.
104 I. Les dérivés par modification vocalique ont habituellement
deux syllabes formées par les deux voyelles brèves a, è.
Ces deux sons ne se mêlent jamais toutefois dans le corps d'un
même mot, à moins que la dernière syllabe ne soit affectée de la
longue â. D'où le quatre formes suivantes :
I ) 'flJ^'flJ^ peste ; 'ÏÇ'JÇ pluie ; etc..
2) ^A+A précipice ; A9^A9^ ce qui est tendre ; Ùa^tiiO-
échelle ; dCdC rapine ; "f^nA orateur ; etc..
}) d^^A^f^ excédent, etc..
4) •^AQ'fl voile ; ^If^'H fragment ; h^^Oh lamentation ;
rh'JQ'fl graine ; ^^^Tr^ pour oo'^^ai* jumeaux ; etc..
Dérivés plarilitères. ' 61
2. Les dérivés préfixés quadrilitères sont formés avec ^'^ ou 105
V, Ce dernier provient de la forme avec le préfixe t\i dont. la.
première lettre a disparu ; il sert à former des noms de signification
abstraite. ^"^ sert à construire quelques noms de lieu et quelques
autres noms. Comme dans les trilitères, le nom de lieu a sa der-
nière syllabe en â ; les autres ont des formes diverses.
1) ^ai-A;HlH lieu de refuge ; î^îr^ft;^C dépotoir ; r'àltPb
couche ; etc..
2) ^tS9^M^ fruit nouveau ; ^rt*}* harpe ; etc..
3) ^Wlïlfï^ éventail-, f^li\ïplAtC roue ; etc..
4) ^Tfï^ïi^ axe .^(nit-n devin, eic...
$) V+A^A agitation ; i+T^T tremblement ; Vh-CWC tour-
billon ; VHUA A par^ss^ ; ilCPC tournoiement ; Vé^-C^/T r^/oww-
sance ; etc..
^ Lqs formes suffixées ne se construisent guère qu'avec les *06
désinences ë, S". Elles servent à former de noms de signification
abstraite :
1) M^^*%sève', îhlrhù» claudication; AliA'V. langueur;
ACP*B ornement ; rTh-Aj^* souillure ; lïl^^ chant ; etc..
2) A'îA'îV langueur; ftCTO^V or/?^mgn/a/iO/i ; /hCli^V
fmpiV/^ , rh'>hft*ï' claudication ; etc..
On trouve aussi des formations insolites comme : ^CV'^'i
interprète; dOiCf rapine ;^CY^^ traduction; ^MT^^
pente ; etc..
2, Qualificatifs. i07
I. On rencontre à peine quelques adjectifs comme diihh
boiteux ; A'iT^l^ solide ; •TllfWl'V' gâté ; etc..
62 Noms composés.
108 2. Les formes participes avec la dernière syllabe en u, y sont
fort nombreuses :
Aî^A-î^ qui germe ; ^^Hao-n nettoyé ; /IKC*!^ impie ;
4»T*T contrit ; /h-fl** /mp^r ; 9^^^(0- flétri ; Jt74»fl>* sowrrf;
llfUrt-A (fissok ; "î^T-feT /rmMa/i^ , etc. ..
Le participe se forme encore avec le préfixe ^^ ; d'entre les
formes usitées, la plupart ont la dernière radicale en e : <^ft«P4»III*
qui se lamente , ^tMa^ qui se promène ; ^-1*0^9^ interprête;
^'t'i'a^ avocat ; ^^hTA^ ordonnateur ; etc..
109' 3. Les noms d'agents ont habituellement la finale en i, précé-
dée de la longue â :
iil^V. musicien ; -fidd^ intercesseur ; OCO^ pillard ; ft^j^ï
stupide ; •f'C^'TL interprète ; etc..
110 4. Chez les quinquilitères la forme 4*'fcA est fréquente :
flxtro^a^^ PQ^dQyaat ; rfiH'>IU'> lugubre ; etc..
111 Nota. — Les noms composés, tels que nous en
avons dans nos langues européennes, n'existent pas en éthiopien.
Ce qui correspond à nos noms composés, ce sont des associations
constantes de mots soumises dans leur construction^ à toutes les
règles de la grammaire. Rares pour les noms communs, on les trou-
ve plus fréquemment chez les noms propres. {iA* s ïlCMlfli la
maison des chrétiens, V église ; H»'!' * ^4*rh la maison de la chaî-
ne, la prison; etc..
Oî^ft s >Ç^'> 'Amda Sejon, la colonne de Sion ; flïift 1
ODQf^ Ba'eda Marjam, avec la main de Marie ; l-fl^ s YlCtl-f^tl
Cabra Krestos, le serviteur du Christ ; îi*7tl,îi s "h^f 'Egzi'e Ha-
Ta]3i, le Seigneur Va choisie; etc..
Nom, genre. 6Ô
II. Genre.
Nom.
On distingue trois genres : masculin, féminin et commun. Au- 112
cune caractéristique morphologique ne permet de les discerner en-
tre eux ; seule, la signification des noms indique quelquefois leur
genre.
A part quelques rares catégories de mots, on peut dire, de
fait, que les noms se rapportant aux personnes, ont seuls un genre
absolu et rigoureusement observé. La désinence a /Ih (â, 't) qui
est le signe du féminin, a perdu son caractère d'opposition par
rapport au masculin dans les noms, et sauf quelques exceptions,
tous les noms marqués par cette finale n*ont de genre que d'après
leur sens.
1. — Sont du genre masculin : ^^3
Tous les noms se rapportant à l'homme ou à un animal mâle.
Sont aussi plus ordinairement du masculin :
Les noms de mois, d'étoiles.
Les noms de montagnes, sources, fleuves. .
Les noms de métaux, d'armes, etc..
2. — Sont du genre féminin ; ii4
Les noms se rapportant à la femme ou à un animal femelle
qu'on veut distinguer.
Sont encore souvent du féminin :
Les noms de villes, de nations.
Les noms des parties doubles du corps.
Les noms des petits animaux.
64 Qualificatif, genre.
ii5 5. — Le genre commun s'étend à tous les autres noms, c'est
à dire qu'on peut les traiter indiflférement comme des masculins ou
des féminins. On observera toutefois, que régulièrement dans les
noms de cette classe, le genre demeure constant dans le cours
d'une même composition.
Qualificatif.
116 La désinence "1* est le signe du féminin pour toutes les formes
des qualificatifs, à l'exception de la forme 4"fcA qui fait son fémi-
nin par modification vocalique.
,. _« Adjectifs, if'^^beau, fém. iP^^^
hïfà^ vivant, » hifOi^
9,^^ juste, » 9,f^^^, etc..
N. d'agent. W'^ régnant, » Vn/\r
hMiL repoussant, » hMii/lr
'^*P^A. héritier, » -t^à^ù/t, etc..
Participe. lÙ'C fait, y> l'tïC^'
AV^4» vieux, » AU^I*, etc..
N. d'action. Ù'^fV céleste, » Ù'^fV^, etc..
117 2. — Dans la forme ^•'fcA on a : 0H.11 puissant, fém.
Onii ; th^tï nouveau, fém. rfi^fl ; mfl.'fl sage, fém. aKÏ'ii ;
etc..
A noter ici l'abréviation des longues â u i au féminin des
participes. (28, VI. 29, II). A noter aussi l'assimilation du 't' avec
les dentales (^5) ; la contraction dans les radicaux de la 5* faible
(?0.
Nombre, généralités. 65
III. Nombre.
GÉNÉRALITÉS.
1. L'éthiopien a deux nombres: le singulier et le pluriel; ii8
quant au duel, on en retrouve à peine quelques traces.
2. Le pluriel dans les noms et qualificatifs, s'indique habituel-
lement par une modification de la forme singulier. Il est toute-
fois quelques noms dont la forme est invariable ; les mots qui les
accompagnent ou le sens de la phrase, peuvent seuls indiquer leur
nombre. Ce sont en général :
i) — Des collectifs, des termes génériques ; "(ihù^, ù'd'h 119
homme ; di/^ soldat ; îi'Jft^ animal ; etc..
2) — Des mots qui par nature ne souffrent pas de pluriel,
comme ceux qui représentent des notions abstraites, des choses
uniques: ^^tHr ténèbres; •flhji pleurs; ^^h soif;. ^^C
amour ; ïthA nourriture ; etc..
Certains de ces noms admettent une forme pluriel, mais ils
prennent alors une signification particulière : Î^^C la terre habi-
tée, par opposition au ciel, plur. M^^C et î^^/5-'ih les différents
pays ; TQ*!! sagesse, plur. THAÏ* les arts, les sciences ; etc..
3. Les modifications que subissent les noms et qualificatifs
pour former leur pluriel sont de deux sortes : les unes sont faites
au moyen des désinences â "J, â 'Ih et constituent les pluriels sains;
les autres, par modification vocalique et affixation de lettres servi-
les, c'est ce qu'on appelle les pluriels brisés.
4. Ici encore, on ne saurait établir quoi que ce soit d'absolu
pour ce qui regarde la correspondance de la formation des pluriels
sains ou brisés, avec la nature des différentes formes de noms ou
66 Nombre ; nom, plur. sain.
de qualificatifs. II n'est aucane catégorie de pluriels brisés, qui
ne s'applique qu'à une seule classe de forme singulier, parmi
les noms ou qualificatifs qui se rattachent à une même classe de
forme singulier, les uns ont un pluriel sain, les autres un pluriel
brisé.
5. Enfin un même nom peut avoir quelquefois plusieurs for-
mes de pluriel : riï^ image, pi. 5^rtA, *rM'>, h^fï^ ;
•f'rt.ft prèire, pi. ^tiA'i, ^f\(0*lv\r ; etc..
Nom.
i20 Pluriel sain. Dans le. pluriel sain, les désinences â ^ et
â 1*, se suffixent au nom sans lui faire subir généralement aucune
modification.
a. — La terminaison â Ir est peu fréquente : on ne la trouve
employée qu'avec des substantifs désignant des personnes.
'll^ voyageur, plur. 'il^lf ; Ahïl serviteur, plur. MtxWi ;
^'nJ^ fou, plur. K-fl^T ; etc..
121 h. — La terminaison â l* s'emploie aussi bien avec les noms
de personnes qu'avec les noms de choses ; elle est d'un emploi
fréquent. On la rencontre dans les cas suivants :
i) Avec les formes terminées en â 1* ou ë 'Th, simplement
suffixée ou bien contractée avec la dernière syllabe : 't^^'C't pal-
mier, pi. -f-^C;!-!- ; 9,0a^ chaudière, pi. Wà*^ ; ^^'> an-
née, plur. ^^;H- , ^'T^ clou, plur. *7^'V et ^"T^^ ; M^
sœur, plur. h^ ; Ott^^ puits, plur. OH^^ ; If-flml* coup,
plur. 11'flm;Hh , etc..
2) Avec celles terminées par une des voyelles longues â ë. Il y
a ici toujours contraction de la désinence du pluriel avec la voyelle
finale â du mot. Avec les terminaisons en ë, cette voyelle longue
Nombre ; nom, plur. sain. 67
demeure, si elle appartient à un radical de la f faible ; elle s'a-
brège en ë, si c'est un des suffixes formatifs des noms abstraits et,
dans les deux cas, la désinence pluriel prend f comme lettre de
liaison.
/^P chair, plur. /^P^ ; ^«^ poisson, plur. ^«^I* ; etc.. •
«•X (M?) fl:ur, plur. ^%9^ ; ft« {^©f ) malad-ie, plur.
ft'B^-V ; ^ >^fl. (VAH) danger, plur. ^Iff^-Hf^ ; fl>-^A.
(«D^rt) /owan^e, plur. ahf\hfrt' ; etc..
3) On rencontre aussi cette forme de pluriel avec quelques
mots terminés en o que j'on traite comme appartenant à des raci-
nes de verbes de la f faible : IH côté, plur. Id^^ ; 4»fil panier,
plur. +<(.*P'>, etc..
4) Avec les formes dont l'avant dernière radicale est marquée
par une voyelle longue : â, ë, u, i, :
^Mll commandemenl, ^MH^ ; 'd^C argent, 'fïM^^ ;
'iïih.C terre, •flfh.^-Th {Tire); Mlti^^ couronne, Mlti.^^ ; h-f^Tr
fournaise K'f'^'t' ; etc.. de toutes ces formes, celle marquée par
â, prend le plus régulièrement ce pluriel.
)) Avec les formes préfixées au moyen de ^"^ ou 1* : ^^o^imQ
ligne, aof^oBi^:^ . r/o^t^ç-Tj. ^^^,,^ ao^i^q^-^ . ThÇ/^.TiK-
joie, ■'1hÇ/*'r*h;Hh ; etc..
6) On trouve enfin cette terminaison pluriel avec une foule
d'autres mots de formes diverses, dont les plus fréquents sont les
suivants : '^hf^ taHe ; 'Vj?*A puissance ; W/l esprit ; IX" visage ;
V/* mJre ; ll-J^'4» droit ','VA'iï sagesse; rtîT^ ornement; "rOî:
lien; If ^t temps, pljr. H-^ïl* (rare) ; etc..
7) Les mots signifiant des titres, des dignités s'appliquant à
des personnes, prennent cette forme de pluriel pour la plupart :
hU> prêtre, hliV'V ; Vfl./& prophète, 'i(ij't ; ^A/l4- philosophe
et d.^M^^ ; Mt rabbin, ^aVl- ; etc..
68
Nombre ; nom, plur. brisé.
122 Pluriel brisé : Les pluriels brisés se forment de trois
façons différentes : modification de voyelles, affixation de lettres
serviles, ou bien encore réunion de ces deux procédés. Nous
donnons ici la liste des pluriels brisés les plus communs, en indi-
quant les formes substantives qui les admettent. /
Formes
des pi. brisés.
Formes singul.
qui les admettent.
1. ^i-A
2. ^*;^A
5. K**A
4. h^^^
5. h^^^^
6. ^i-Al-
7. h;^^A
— *^A. — hic pied, pi. MC; rHi-H-fl peu-
pie, pi. àiH-n ; IhAlP* sillon, pi. ^A9^ ; etc. .
— +'hA, ^l-A, ^^^. — é.ùh cheval, pi.
h^l^li ; I^A chameau, pi. K'7^A ; etc..
ft-flC mo^fa^ne, pi. hJtnC ; A^-A ^/, pi.
K'Prl-A; etc..
5^J^C /^rr^, pi. h9^fiC ; A-flft /^é/^me/i^, pi.
KAH^; etc..
— ^I-A , 4»^A. — rh^*? pa/m/^r, pi. hki^'l ;
*i1C pa/s, pi. hU7-C ; rh4»A c/zamps, pi.
hrh'feA ; etc..
— 4»1-A, 4»1'A. — a^C verge, pi. K-fl^-C ;
n4»Amw/e/, pi. h'fl4»A;'3'TC scintillement,
pi. h'}TC;etc..
— *1-A, *1-A. — Chlt tête, pi. KChflV ;
i'hAp/a/iie, pi. Kl'hAl'; etc..
— 4»;^A., ^-fcA, 4»*A. — ^^H^m scribe, pi.
KrhÇ^;mn-fl sa^^, pi. mn-fll-; '^7-/*'
rot, pi. ïl/^l-; etc..
— K*1-A, K^-hA. - K-J+^î- porf^, pi. M
^X"; h'^nd /arm^, pi. M-fl^; etc..
Nombre ; qualifie, plur. sain. 69
8. 1-;^A - W»1-A1-. — 1-hi^Cl- prodige, pi. ^K
9^C ; etc..
^ iTaj^^K-AV — ^*T-A, i^4»'hA, «^^i-A. — ^ftÇ7
pr/^cg, pi. ^/^Ç"}'!- ; S^W-^-n <emp/^, pi.
^V^C'fllh ; ^TrùC trône, pi. ^VnCl- ;
etc..
10. Avec fl** ou J& insérés, i) Beaucoup de noms avec â, ë, i, u,
à la seconde radicale, prennent ou gardent â à
cette seconde radicale et reçoivent O^ ou ft
immédiatement après cette longue ; plusieurs
qui ont la désinence 1* au singulier, la per-
dent au pluriel, d'autres au contraire qui ne
Tavaient pas, la reçoivent. ï}^^ cou, pi. ïlA
OhS^- ; 'dth.C terre, pi. (Ï^O^C^ ; ''lOUh^
faute, pi. -^^i&ît et '^imo^ii ; +A.ft prêtre,
pi. ^fliD^tl^; etc..
2) Certains noms terminés en ëj^J,, forment
leur pluriel en prenant â, à la seconde radi-
cale et en faisant suivre la troisième radicale
du sixième ordre de f» pour les noms en ë,
de fO^ pour les noms en â. H'fl^ cilice, pi.
nn^'Oh ; «7l^<ît ampoule, pi. l'iàf' ; etc..
Qualificatifs.
Pluriel sain. Il n'y a dans les qualificatifs, à part quel- 123
ques rares exceptions, qu'une seule forme de pluriel ; c'est le plu-
riel sain régulier avec la terminaison â *} pour le masculin, â T
pour le féminin.
70 Nombre ; qualifie, plur. brisé.
1) On a dans les adjectifs : "^^1 épanoui, pi. 'ï^P'J, 'ï^
P1-; iPÇ/2. beau, pi. i^^yir, i^V^I"; ^^^ juste, pi. ^^^-i,
KJ^;^1-;etc...
Les adjectifs de la forme 4"fcA tirent leur pluriel féminin du
féminin singulier ou du masculin singulier : th^tl nouveau, fém.
th^tt, plur. masc. rh-^^T, plur. fém. di^fï^ ou Wi-^'^'T'.
2) Dans les participes : ^^9^ parfait, pi. ^^ITr, ÇX.
^1-; ^•>îifl m/^^n>i/r, pi ^'iMTr, ^TtM^ ; etc..
3) Dans les noms d'agent et les participes ou adjectifs termi-
nés en i, cette voyelle devient ë devant les désinences pluriel et
Ton ajoute f comme lettre de liaison : (0*fi(ïï^ intérieur, pi. 0^fï*V
n, fl>-AT/i' ; Maâ déposant, pi. Macn, MncF^ -, wd
orateur, pi. 'id-tïn, VQ-fl/^- ; etc ...
4) Avec le nom de relation on a : ^^'id/ï^ spirituel, pi.
^lâA'Rn, ^'iéA'^?^ ; K^.'^ï ancien, pi. héUPat^n,
134 Pluriels brisés. Les rares formel que l'on trouve
sont :
i) Vli^l* pluriel de 77'/^ roi ; d'autres constructions se rat-
tachent à cette forme ; ^^(O^ pur, plur. ^?JS^^ ; V^^g chasseur,
plur. îOaH*; etc..
2) f^fï^l^ de ^h^lf prince ; ^9^\\C conseiller, pi.
^"lilC^; TéHtï héritier, pi. ^"PCtï^ ; etc..
3) md'd^ plur. de mfl.'fl sage ; +m.7 /(^^er, plur. ^mlr^
et *raÇ'> : etc..
4) A?^^ pluriel de A^ii» bourreau ; fl^'ft z^o/^wr, pi. fid^^;
(DOXi, entrepreneur, pi. (DOï'}^ ; etc...
Nombre ; plurilitères. 7 1
Pluriel des plurilitères.
Les noms quadrilitères représentant, pour la plupart, des no-
tions abstraites, les pluriels sont peu nombreux et peu variés.
Le pluriel sain s'emploie en général dans les cas indi- 125
qués pour les trilitères ; les terminaisons â '^, â 1* ne sont en oppo-
sition de genre que dans les qualificatifs.
Les noms terminés par une consonne muette avec la dernière
syllabe longue ont habifuellement leur pluriel en â 1* : V'I'A^A
mouvement, plur. i+A^A'Th ; *I»'>'^A lampe plur. 4*'}-^'\'lh ;
'^VÏlA moine, plur. ^'ÊÏ^h^ ; iH-^^l toile de lin, plur. {ï'i'%^^ ;
etc..
Ont aussi le pluriel en â T, ceux des substantifs terminés par
une longue ou une muette : rt^'î't char, plur. rt^lAl' ; /ThOX"
crocodile, plur. àiCI^Jt' , ^Ift^Mi-Croue, plur. ^lY^Mt^/i*^
etc..
Le Pluriel brisé le plus commun prend un â long à la 126
deuxième radicale ; il se présente sous la forme masculin ou fémi-
nin et s'emploie avec les formes de noms les plus diverses :
«flA orateur pi. '^V'flA ; J^"}'7A vierge pi. ftV'7A.
A-fli-^ tente » M^C ; Î^^HA. cymbale » KÇ«"A.
Xï'idX: lèvre » hwc.
^'>T> machine plur. '^V'?!!' ; 'V^-l' porte.
«'"^^^OA a^i/ma/ ^ras pi. ^*dAl- ; Iflrt-fl ^/oi7^.
rt/Z.^"} démon pi. rt^T-jV ; 0+^-fl sco;p/o;i.
hAftftl-^er&g » hAftftI-.
f^li>li/\r membre » ^Af^f>.
^f^M^ instrument de musique pi. <»»rtV4'fl>* (rare).
72 Nombre ; pluriel de pluriels.
Pluriel de pluriels.
127 Cette construction, que Ton rencontre dans toutes les langues
sémitiques, se trouve employée en éthiopien avec un certain nom-
bre de noms, dont le singulier s'étant perdu, la forme pluriel a re-
pris la valeur de ce nombre.
On la trouve aussi avec des noms qui ont leur forme singulier
encore usitée ; elle est toujours uniformément en â 1* s
Jiî^Ah (^Ml) Dieu, plur. h^^Ml^ ; ïiî^rtA (9^tl^)
ressemblance, plur. h9''M^ ; M^^ (*Aî^) calame, plur.
îi*A^l- ; ^'iCI f^àCn) degré, plur ^'iCP^ ; etc..
f^-nC montagne, ti^dC, hJ^n^->;Ç?1- route, WC^,
W9^; ÏIJ^ nation, KiP^, MPf^^ , ^io...
IV. La déclinaison.
128 II n'y a qu'une seule déclinaison ; elle est commune aux noms
et aux qualificatifs.
Deux cas seulement se distinguent par la vocalisation, ce sont :
le nominatif et Taccusatif. Les autres cas se forment au moyen de
particules.
Le Nominatif n'a pas de caractéristique, c'est le mot
primitif ou dérivé à l'état simple : +1*^ meurtre : rt4»A tente ;
H'^h» bénédiction ; UH rosée ; etc. . .
L 'accusatif se forma sans doute jadis par la suffixation
de la désinence 7. Actuellement, cette finale ne se rencontre qu'a-
vec les noms propres ; dans les noms communs et les qualificatifs,
la consonne de cette désinence a disparu, la voyelle seule s'est
conservée abrégée. Voici le tableau des désinences accusatives
Nom ; déclinaison, état const.
73
chez les noms et les qualificatifs, suivant la nature de la voyelle fi-
nale du nominatif.
Nominat.
Ace.
ë — à
riï^
ace.
^itii image.
i — ë
éjnâ
)>
éjnà> créateur.
i (ëj&) ëf
t^ipà
»
f^O^C^ guérisseur.
ë — invar.
rtc«
»
rtCB troupe.
— invar.
in
»
in côté.
â — invar.
im-ftç
y)
f^lï^ corruption.
Le vocatif se rind par le nominatif employé seul ou ac-
compagné de la particule h préfixée ou sufiixée.
M-nC s IkC O bon serviteur ! Wd s KQ^fh : CO^O. »
?i*7H.^ Jérémie parla et dit : « O Seigneur y) ! On trouve parfois la
particule répétée ; ^'flhrt.'f' O femme !
Le génitif se traduit souvent par l'état construit ou bien
encore comme les autres cas obliques au moyen de particules. ,
Nota. — Lorsqu'on rapporte les paroles de quelqu'un, les
mots principaux, et quelquefois tous les mots variables, sont ac-
compagnés de la particule îi, sans subir habituellement aucune mo-
dification. flïAVfli 5 w> S àf.(D s (Df>a,n^ao^ s fw^ î n-4^
Wi-t : 9^àl^.^h i AdA î MtOÎInt^h'. David envoya des
hommes et leur dit : « vous êtes les bénis du Seigneur parce que
vous ave\ fait cette miséricorde à votre maître y) (28. III).
129
V. L*Etat construit.
L'état construit est formé par une modification vocalique qui 130
1. II R. 2, 5.
74 Pronoms et adjectifs pron,
se confond pratiquement avec l'accusatif dans les noms communs
et les qualificatifs. Les noms propres restent invariables. ^^AU4*'f'ï
ihH'd^ Les anciens du peuple. Ôtii* s Aftl^^ Le jour de sa nais-
sance. Vh^ s A-fl^ L'impie de cœur. ^hd> s ïiî^^A^ L'interpré-
tation des paraboles.
CHAPllRE V
PRONOMS ET ADJECTIFS PRONOMINAUX
131 II y a cinq sortes de pronoms ; le pronom personnel, le pronom
relatif, le pronom démonstratif, le pronom interrogatif, le pronom in-
défini. Les trois derniers s'emploient également comme adjectifs ;
le possessif est rendu au moyen du relatif et du personnel ; le réflé»
chi par une construction particulière du personnel.
I. Pronom personnel.
Le pronom personnel se présente sous deux formes : la forme
isolée et la forme affixe.
Pronom personnel, forme isolée.
182 La forme isolée comprend deux classes : la classe des pronoms
1. Ex. 17, 5. 2. Math. 14, 6. 3. l. R. 25, 31.
4. Sir. 39, 3.
Pronoms personnels. 75
à signification personnelle primitive, la classe des pronoms formés
par circonlocution.
i) Pronoms primit
ifs.
Singulier.
Pluriel.
Vp. c.
M
tM
2' p. m.
Mi-
M^o^
/••
h-i-b
hl^t
5" p. m. {nom
1.) fl»*Mî {ac(
.) ohK-t
hoo-^+outD-ïi-fo»-
f. {nom
:.) ^h-C {ace.
)f'M
h-TJ* ou Ohh-t-'i
183
L'accusatif de la i* et de la 2' personne est rendu au moyen
des pronoms formés par circonlocution ; il en est de même du gé-
nitif des trois personnes ; les autres cas obliques sont formés au
moyen de prépositions suivies des personnels suffixes.
2) Pronoms par circonlocution. Ces pronoms 134
sont de trois sortes : l'un formé au moyen de la particule AA^ sert
plus particulièrement pour le nominatif ; le second avec tUf est le
pronom de Vaccusatif; enfin le troisième construit à l'aide du relatif
donne le sens du génitif. Ce dernier tient lieu aussi de possessif ;
le relatif est en concordance avec l'objet possédé, le suffixe per-
sonnel avec le possesseur.
a) Pronom du nominatif, moi, toi, lui, elle, nous, etc..
Singulier. Pluriel.
masc, com. fém. masc. com. fém.
V p. AA.f AA.V
ou AAf
^•p. AA.h AA^Vl. AA.ln^ AA.h7
3' p. iilUh' AA.y MUfao^ diiJJ"}
76 Pronoms personnels.
b) Pronom de V accusatif, moi, toi, lui, elle, nous, etc..
Singulier. Pluriel.
masc. com. fém. masc. com. fém.
c) Pronom du génitif et pronom possessif
1. le de moi, le de toi... le mien, le tien, etc.. Tantécédent
est masculin singulier.
Singulier. Pluriel.
masc. com. fém. masc. com. fém.
Vp. tthf ItM
2' p. HMï iLhXu fUWritf"^ H^hh-}
5'p. ltKl^ lUM iLhiff^ njMrif
2. la de moi, la de toi... la mienne, la tienne, etc.. l'antécé-
dent est féminin singulier.
Singulier. Pluriel.
masc. com. fém. masc. com. fém.
rp. M-bM M±M
2^ p. M±h\ï Ki-bhXu M-tMï^ hl^KYn
3' p. M-kho- M-tM Ki-tihir^ M-nhU"}
3. les de moi, les de toi... les miens, les miennes, les tiens,
les tiennes, etc.. l'antécédent est au pluriel, soit masculin, soit fé-
minin.
Singulier. Pluriel.
masc. com. fém. masc. com. fém.
r p. hii^M hiiJ\'i
2' p. hiiJiïi hiiMu Ttiti^Mi^ htiMn-i
3' p. hiij\ih TtiiOiV hlUwr^ hiiJ\U"i
Pronom personnel affixe. 77
Le pronom réfléchi ; moi-même, toi-même, etc.. est rendu par
les noms Chiï tête, Wit esprit, accompagnés des personnels suffi-
xes.
Pronom personnel affixe.
Les pronoms personnels affixes sont de deux sortes : les uns 135
préfixes et suffixes sont employés comme sujet, nous les avons vus
dans la conjugaison du verbe (^i, 57) ; les autres toujours suffixes
sont employés ordinairement comme objet, nous en traiterons ici.
Singulier.
Pluriel.
masc. com. fém.
masc.
com.
fém.
rp.
? [nom) X [verbe)
V
2' p.
h ïu
yjflD-
w
rp.
u- y
Ifim-
U"}
Ces pronoms suffixes ont des règles diverses d'affixation, suivant
qu'ils s'annexent à un nom, à un qualificatif, à un verbe ou à un
mot invariable.
La voyelle finale du mot suffixe, comme le suffixe personnel lui
même, subissent parfois certaines modifications vocaliques dans
leur union ; nous donnons ici les règles de ces modifications.
1. Suffixation au verbe [Paradigme XI).
e final. — Règle générale: Cette finale se change en â, ise
se juxtapose avec les suffixes I et II, se contracte avec le suffixe
III. n^h-f elle le bénit; 't'^IOM'X elle me pardonna; fcCVP
il VouvriL
Remarques : La deuxième personne fém. plur. du parfait ne
78 Saffixcition ries personnels au verbe.
reçoit que rarement les suffixes III et on la trouve alors sous la
forme ^i'M ou 4» '^AÏîV au lieu de 4* ^Aîl"}.
Au subjonctif le suffixe II se juxtapose, sans la voyelle d*u-
nion a.
Dans les verbes de la 3^ faible, il y a disjonction, u devient ë
(O*, i devient e J8. : ^dJt'P et non f>dA:7 ; S^é.^f et non f>éL
ai.
137 a final. — Règle générale : La 2* et la 3" pers. masc. sin-
gulier du parfait s'annexent les suffixes I et II par juxtaposition et
se contractent avec le suffixe III. La première personne du pluriel
s'allonge toujours en â et ne se contracte jamais : 4*'^A — ^"tti
X, *1-Ah, ^-hA- ; 4"hAh - +tAhi ; ^l-Aï - *4-A
Remarques. La 2' pers. masc. sing. peut ne pas se contracter
avec le suffixe III, mais en ce cas, elle allonge sa dernière voyelle
en â : +tAïi ou ^-t^hO- ; rthJ&^ll^ s (DM'i i (Ofif^^^O*
tu V accusas et il le jugea et nous le banîmes.
i38 i final. — Cette voyelle s'abrège toujours en ë devant le
suffixe I : *'I*AVU — 4'4'Ah3:, ^i'M}^, Devant le suffixe III,
elle devient ë et l'on ajoute f homophone de i, comme lettre de
liaison qui se contracte avec les suffixes : 4*'i'AU* + 0' donne
+i'Ahi^ ; ^^^il. + l/"> devient ^^^M^Tr. On rencontre
pourtant quelquefois les formes ^^^liX* ; '^^ti^f ; etc..
139 u f i n a 1. Les suffixes I et II se juxtaposent sans changement ;
devant le suffixe III, u devient è et l'on ajoute (D homophone de
u, comme lettre de liaison qui se contracte avec le suffixe (57, 38) :
^-tMl-X ; +4-AVl-ln^- ; 4'4-AVbîfl'^ ; ^f-Ah*»"»-* ; ^i-A*
+ U"} devient ^i'^P'i ; *+Ah^ ^ V donne ^'tMir^'P.
On trouve parfois des formes dans lesquelles on a ajouté un (D de
liaison sans pourtant affaiblir u final comme : ^'tt)rP ; «fri^Ah
Suffixation des personnels au verbe. 79
â final reçoit tous les suffixes sans changement. ^40
Le qualificatif suit toutes ces règles.
Vinfiniiif suit les règles de suffixation des noms ; le gérondif
prend toujours la voyelle de liaison â excepté avec le suffixe I du
singulier : -f-fcAf ; 'l-fcAh ; +'fcAlU ; 4"t/t- ; ^'t^ ; etc..
Nota. — i) Les règles des modifications phoniques inter- i4i
viennent fréquemment dans la suffixation des personnels. Avec les
verbes de la troisième gutturale^ ce sont des changements de
voyelles ; la gutturale perdant le son ë, la deuxième radicale
reprend sa voyelle primitive (28, 29). îï'^à donne lïf^O% ; P-'AH
rh, ^•flX'r/ii. Avec les verbes dont la troisième radicale est une
des lettres h, 4*, 1, c'est souvent l'assimilation avec le suffixe II
(H): ^nCh pour je.nChh ; MJ^I pour MJ^'7h. Avec les
redoublés c'esfcila contraction (31); avec les verbes de la 3* faible
la disjonction (32) ; jK.V'fl'fl fera f»W pour JiV'fin ; Ch^ donnera
Ch^ pour Chi^ + li*. Les verbes de la 2" faible n'éprouvent pas
de disjonction.
2) Lorsque plusieurs pronoms sont suffixes à un même mot, on
observe toujours les règles de suffixation que nous venons de
voir.
(DU'ùXbhih ' je te le donne ; fOf^fL'i?' ' il me l'a ravi ; (OUa
V-t ' il me les donna ; ?Uf,fLW ' il te Va ravie ; Oai^f 1 -flîiA.
^ ^ donne moi mon épouse.
1. Nomb. 18, 8. 2. Luc 0, 39. 3. Gen. 31, 9.
4. Deut. 28, 30. 5. Gen. 29, 21.
142
80 Suffixation des personnels au nom.
2. Suffixation au nom (Paradigme XII).
Singulier. Nominatif — ë final se juxtapose les suffixes I
et II, se contracte avec le suffixe III. Les règles de contraction et
d'assimilation ne s'observent pas aussi strictement que dans les
verbes : 'hi*f'? mon élu ; ^^^lï ion droit ; etc..
i final persiste partout ; à peine rencontre- t-on quelques cas où
il s'abrège en e devant le suffixe I : ^^"Yi^ ou ^^'W mon
libérateur.
â, ê, o ne subissent aucune modification ; la suffixation se fait
par simple juxtaposition.
Accusatif. — a final se conserve partout, sauf devant le
suffixe I ou il s'affaiblit en ë ; il se contracte avec le suffixe III :
l^fta-fif mon lit ; Uiati^ leur pays ; etc..
ë final provenant de i ne se maintient guère que devant
le suffixe II ; i reparaît devant les autres suffixes : d^'^Ôi son époux
pour dj^&V, Les autres finales â o, reçoivent les suffixes sans
changement.
*43 Pluriel. Tous les noms prennent i comme voyelle d'union
devant tous les suffixes. Devant le suffixe I sing. et quelquefois
devant le suffixe II sing. on trouve ë : ^'^^bti^fo^ leurs jours ;
^^^/h-fcO- ses chaînes , W^CÏK tes lèvres ; l^fMo^ vos
ustensiles-, etc..
Remarques sur la suffixation de quelques noms.
444 Comme en arabe, les substantifs Ix'H ^\ père, th9^ ^ gendre,
K'V' A frère et aussi hÇ bouche, s'annexent les suffixes d'une fa-
çon particulière ; au nominatif, ils prennent la voyelle de liaison u
Suffixation. Remarques. SI
et à l'accusatif prennent â. La forme du nominatif se trouve pour-
tant fréquemment pour Taccusatif. Il n'y a jamais de contraction
avec les suffixes ; à noter seulement les orthographes suivantes pour
le nom M^ frère : — hAh ou M*Ph ou Ml»h ton frère.
Il est des noms qui bien qu'étant au pluriel, suivent néanmoins 145
les règles du singulier dans la suffixation des personnels.
Ce sont en général des pluriels pris comme collectifs : Mf^
"ï-fcU-i AMtUK'flA.ni ^a I HJt^V-* Les yeux du Seigneur
(regardent) vers ses saints. XWiÇ'f*''*'* Leurs scribes.
Ce sont aussi des pluriels dont le singulier est inusité : hXïiO*
VhinH I ti^^fiYlii'^^ Je serai pour vous votre Dieu. On trouve ce- '
pendant K^AW plus habituellement : K^^AlUf a htl-tCh^V
Mon Dieu s'est montré à moi.
Certaines catégories de noms se suffixent aussi les personnels i46
à la manière des pluriels, tout en gardant une forme singulier.
Ce sont principalement des noms dont la forme rappelle une
des formes du pluriel sain ou brisé. ^hAl*! «DAfti flAU^tV*
Elle a eu un enfant pendant sa vieillesse. )K^ 1 }i'7tUi'flrfi»C 1
AdA I +H!nilh® Le Seigneur regarda (sur) son sacrifice. fi&* « (B
ARl- 1 Ah-OCy^ « flïAft s nCi^h-fcO-' Sara enfanta un enfant à
Abraham durant sa vieillesse. (DMi(\ t 1f^+^ 1 ATflfljh* Il
n'est pas de mesure à sa sagesse.
Les noms collectifs admettent aussi parfois cette particularité
1. Ps. 84, 15. 2. Mth. 7, 29. 3. Jérém. 7. 28.
4. Gen. 48, 3. 5. Luc 1, 36. 6. Gen. 4, 4.
7. Gen. 21, 2. 8. Pi. 147, 5.
8
82 Suffixation aux prépositions.
dans la suffixation du personnel. '^'PÙHi ^''"'fcî* Les jours de
nos ans.
3. Suffixation aux prépositions,
147 Les prépositions suivent des règles très diverses dans la suffi-
xation des personnels ; nous donnons ici, les différents modèles de
ces suffixations, avec la liste des prépositions se rapportant à cha-
cun de ces modèles.
I. •flf (ttS) en moi 'flï en nous
-flh -nh. en toi 'iÙlf^ 'fÙl'} en vous
n ou n* a ou O-t en lui, elle. 0^^ 0"} en eux, elles.
La négation formée de la préposition H et de la particule îtA
suit ce même modèle. De même iO^tï'^^, Hfl^ft, etc..
II. A.'!' à moi iÙ à nous
Ah Ah. à toi Mi(^ hW à pous
A-* A-fc à lui, elle. tirao- g^'} ^ ^^x, elles.
On trouve aussi pour la 3* pers. fém. plur. ù^lf'P, ù^'i^Tr,
A-*-}.
III. 'Ilû»? che:{ moi 'hM che^ nous
. 'Iin.h 'lin.h. che^toi 'Wtlf^'Wnlr cheivous
-W^O- -IflUy chei lui, elle. 'VUlft^ -h^XTlr che^ eux, elles.
Suivent ce modèle : Of^-h, AdA, ^A*Ai*, 9^h^, ^^
Oi-t, ^-j-iA, -^KhA, *j^^, hn, Maà, -^n, etc..
On trouve aussi ces prépositions sans la voyelle de liaison ê ; elles
suivent alors lés règles du nom (142, 143).
1. Ps. 90, 10.
Pronom et adjectif démonstratifs.
8$
IV. h^f comme moi ll^V comme nous
h^hh^^ll. comme toi lïlTnt^ ÏV^W comme vous
tV^îh tï^V comme lui, elle, h'^lf ^^ h'^U"} comme eux,
[elles.
II. Pronom et adjectif démonstratifs.
I. Pour les objets rapprochés.
148
Ce, cet, cette, celui-ci, etc..
Singulier. Pluriel.
r fonne. — nom. ace. nom.
masc. Il If hl^
H H M et hùrlr
ace
fém.
2^ forme.
masc.
fém.
et ht^l-P et îiA-l-h
et Mt^
U. Pour les objets éloignés»
Ce, cet, cette, celui-là, etc.
Singulier.
V forme — nom.
masc. Iflfl*
fém. hVtXt
ace.
Tfh-
et M^ho
Pluriel,
nom.
m. et f. ïiAïl*
CLCC.
2* forme.
Tfh*
/^/n. ïi7;Mfl-fc
m.d/. îiAlf-|î îiAlfH-
M^Yli- m.eif. îiAh* îiAhl-
149
84 Pronoms relatifs et interrogatifs.
Le génitif de ces deux formes est rendu par Tétat construit
ou au moyen du préfixe H ; les autres cas obliques sont toujours
formés au moyen de prépositions : lilHl- de celui-ci ; Ail à celui-
ci ; 9^iïM avec celui-ci ; "M^H de celui-ci ; etc..
150 III. Pronom relatif.
Singulier. Pluriel.
nom, ace. nom ace,
masc. If ...
commun "Mi
fém. X7+
Le relatif peut se mettre à Tétat construit ; les cas obliques
sont formés d'une manière toute spéciale au moyen des préposi-
tions ; on trouve cependant le génitif rendu par le relatif après Té-
tât construit,
151 IV. Pronom et adjectif interrc^tif S.
Qui, quel, quelle, lequel, etc..
Singulier. Pluriel.
I. Nom, <^î« <^, îtAi^**
Ace. ^V-, ^i
IL Nom, fni^.fnrt't
Ace V^'t
m. Nom, JiJZ., hJ&V* hf^
Pronom et adjectif indéfinis. 95
Le génitif de ^'"^ est rendu par l'état construit ou au mo-
yen du relatif ; les autres cas sont formés au moyen des préposi-
tions.
ï\f» forme son génitif au moyen du relatif ; les autres cas sont
rendus par les prépositions.
On rencontre rarement 9"'J'h après un état construit ; son
union avec les prépositions au contraire est fréquente pour former
les cas obliques.
V. Pronom et adjectif indéfinis. 152
L'éthiopien ne possède pas de mots exclusivement employés
pour rendre les indéfinis. On se sert pour y suppléer, soit de cer-
tains pronoms, soit de noms ou de qualificatifs auxquels on attribue
ce sens.
Nous indiquons, avec leurs significations, les principaux mots
usités avec un sens indéfini.
1. — H — fron. r^/fl^ : Certain, quelqu'un, quelque, qui-
conque.
2. — ^'■•^ï — pron. interroge avec V enclitique ï : Quel-
que, quelqu'un.
3. — n — prépos. a construite avec les suffixes : Un, cet"
tain.
4. — hAHlf, ti/''*^Y, — Nul, aucun, personne.
5. — Vf'A — subst, construit avec les suff, pers. Tout, cha-
que, chacun, quiconque.
6. — tïih^ — adj. numéral (un) ; Certain, chacun.
7. — hA>i — adject., hAh«, pronom — Autre, l'autre.
8. — nh^^m — pron. relat. et pron. démonst, avec tW"
Tel.
86 Adjectifs numéraux cardinaux.
9. — Ainti, Hlï/i^ — subst. (V homme) : Un, certain.
10. — ïilA» — subst. : Quelqu'un, certain.
CHAPITRE VI
ADJECTIFS NUMÉRAUX,
I. Adjectifs numéraux cardinaux.
153 - Lgs adjectifs numéraux cardinaux sont rendus, soit au moyen
des signes numériques grecs, soit au moyen de mots. Nous don-
nons ici les uns et les autres en correspondance.
1-10.
Masculin. Féminin.
/ nom. ace. nom. ace.
I ë. hih^ hfhfL
hih± hihi-
2. i. ïlMk» invariable.
hAh>1: hAlb-h
Masculin.
Formes communes.
/. 2.
nom. ace. nom. et ace. nom, ace.
3. r. O-Aft* iPlitl-t
i^'AA i^AA » A
4. S. hCdô-^ hcnài-
KCW c-nà .)
Adjectifs numéraux cardinaux. 87
6. %. ftJtft* » » -f- ftfr ftJ^ft » rt
7. %. A-no-ti )> » -h ù-ach ft-flft »
8. ï. A^'J* » » -h fl'rys: ttr"i » v
fl<^i* )> » -h
9. g. 1-AO* » » -h ^lt(h ^M y)
i-ftH* )) » -h '^AC^
10. ï. OiPC'^ >)•» i- U/*'4- bl^a y> ù
Les cardinaux de la forme hA^I^, i^AA^î reçoivent les suf- 154
fixes personnels selon la règle des pluriels (143) en prenant la vo-
yelle i de liaison : i^AAtlf <^ s bfJSi*^ Trois hommes. h9^^S
f^ I ?iA.)& « Art'flO'tlf tf^ « A**' /saig amena ses sept fils.
Ceux de la première forme commune tels que : ï^'Aft, hC^Ô,
etc.. prennent très rarement les suffixes : M't'P'} J ù'(iO*U"i 1
^rVMîy 8 A^^Vl*^ A//wme les sept lampes du chandelier. —
La forme invariable hAh. reçoit aussi les suffixes personnels plu-
riels de la 3* personne. hA/blf'"^ Eux deux ; quelquefois lflA^^.
La seconde forme commune /*'AA, C'A A, 'ïl^A, etc.. s'em-
ploie de préférence avec les noms de mesures : K'7'flC s Qi'i' s
Fais un autel de bois que les vers n'attaquent point, dont la longueur
(soit) de cinq coudées.
1. Job. 32, 5. 2. L R. 16, 10. 3. Nonib. 8, 2.
4. Ex/27, 1.
88 Adjectife numéraux cardinaux.
165 11 — 19.
II
Ta ou î iD g
DiPC* 1 œhdi^
12
liouïlDi
» » }|Ah>i:
n
ÏCouîcDr
» » i^'Aft*
14
ïqouîOlO
» y> hCnài:, etc.
Les cardinaux se déclinent ici comme lorsqu'ils sont employés
isolément.
156 20 — 99.
20 S
*/*"<?-
70 §
fl-fl**
?0 M
wAA
8o -B-
fl"7^^
40 9
hc-n^
90 3
+fl9 ou "hA?
50 3
-«"4
9> 3ë
+A9:a>i»»hS.,etc.
6o S
A4
La forme bl*^à* se rencontre souvent pour !!/*'<* dans les
multiples de cent.
157 100 - 1000.
Cent ? est déclinable : nom, T^t^ ace, î^îl'^. Ses multiples
se forment en plaçant devant lui le chiffre qui le multiplie : ^'\^h
fti* * î^ïii* s *fl?iA>^ £■/ Saii/ dénombra le peuple qui était avec lui
et ily eut six cents hommes, (DUhaK i 9^tlt^0* : hCdÙi^ i l^ïi
't i 'dhiij^ Et il y eut avec lui quatre cents hommes.
Cent possède une forme pluriel : h9^M*, mais elle n'est
employée que comme substantif : ^'"AMfl'h : ti9^Mr^ Les chefs
1. l, R. 13, 15. 2. î. R. 22, 2. 3. I. Par. 28, 1.
Adjectifs nnméraux cardinaax. 89
de centaine (les centurions). f-lUC i '*iV^ i lih9^Mr i CDAKM
Ç* // faisait grâce à des centaines et à des milliers.
Mille @ se rend parla circonlocution Oi*^C*U ^ T*hrt dix- 158
cents :
Un jour auprès du Seigneur, {est) comme mille ans et mille ans {sont)
comme un jour. fDO'dYlP i Aîilf-tU » OiPC't' a r'M' « Oii^ih''
Tai donné à ton frère mille pièces d'argent, b^ù* i T^W^T i i\Oh i
0»^iï s 9^Tt\^ i bfja^* Deux mille ou trois mille hommes.
Le numéral îiAÇ, ace. ïiAiC ; Plur. hMÇ ; Plur. Plur. 159
ïùx^V^, sert à désigner une multitude, ou signifie dix mille :
iD-IlCf I hSMi » iPMi-t i h^d. I Ùf.(D^ Et Josué choisit trente
mille hommes. (DOCTh : 9^fï(k»îh i ïiAÇ i -fl?iA.' Et dix mille
hommes montèrent avec lui. (DiD^it i M^^ » îiA^h.A i
i^AAiîi TiAÇa •flhrt."' rre/i/^ mi7/e /lommes d'Israël périrent.
Kir-X-h.! /1-*J h/fiRi nS^d.^i ltx^d.1 ^hAf* Oname-
mz che:{ lui quelqu'un qui lui devait dix mille talents. OwC'P *
al^ïA^l.* a îiAÇ* Ce/2f vingt mille hommes. (Oihlif t Mtt^ »
aïJ&n.A a +'^A a ft^A a OlPCh a r'hi' a ID^'El- a +i-A i
îiA^**' j^f /es femmes chantaient en disant : « SaUl en a tué mille, et
David dix mille >. (Dhl-ÙC a îT/h^-h a hfth a hAÇ a ^-ID-A
iRr" El je ferai miséricorde jusqu'à dix mille générations, hé/t^ a
flW'A' s hMÀ a J&U-^ ** Je /a chercherai parmi tous les milliers
de Juda.
1. Jub. 23. 2. II. P. 3, 8. 3. Gen. 20, 16.
4. Jos. 7, 3. 5. Jos. 8, 3. 6. Jug. 4, 10.
7. I. R. 4, 10. 8. Mth. 18, 24. 9. Jon. 4, 11.
10. I. R. 18, 7. 11. Deut. 5, 10. 12. I. R. 23, 23.
90
Adjectifs numéraux ordinaux.
160 Nota. — Dans la lecture des signes numériques, les dizaines
ayant toutes des signes distincts de ceux qui servent à transcrire
les unités, il n'y a pas de place à la confusion : ^OêC se lira
toujours 2 j, I<dB toujours 19. Le groupe 2 CD % ne saurait se
lire 67, la sixième dizaine ayant un signe distinct de la sixième
unité, il faut lire 6 et 7, 6 ou 7 \ 67 se transcrit S^%,
161
II. Adjectifs numéraux ordinaux.
1 - 19.
masc.
fém.
masc.
fém.
masc.
ivi9^ )> ^ m^^"^ » ^ Hi'n^
fém.
i^ ^^-T. » ^ ^fi'^V y> ^ ^^"^^ » "^^^
Toutes ces formes sont déclinables.
«TLI*
3' -VArt
» ^
» w
« 1-
» ft^ )
. fl,1-
4* i-aù
))
» 9«e
«
» 9^ )
, 1.1-
5' ifTH
»
» flV
»
>. flf.
»
6' <ifrA
y>
» fiV
)>
» ftp
»
7' fi-aà
»
.. "iV
»
.> 9^
)>
S' fir"i
»
» Vï
»
» Vf.
»
9' :>'M
»
» 9ï
»
» 9^
»
0' 'i/*'C
y>
» ^«E
»
» i-f.
y)
162
20
90.
On se sert des numéraux cardinaux employés seuls ou précé-
dés du relatif If. Ludolf donne les formes suivantes : 20*" Ù/^^V ;
^d" ipMîV ; 40'' KC'fl^'e ; 50^ -llî^Aï ; ôo'^ MV ; etc.. mais
on ne les relève pas chez les auteurs.
9^hrt et KAÇ n'ont pas d'ordinal.
Adjectifs numéraux. Dérivés. 91
1. Mth. 26, 44. 2. Nomb. 10, 6. 3. Z. A. 18, 26.
4. I. R. 1, 7. 5. Mth. 6, 11. 6. Gen. 7, 9.
7. Zach. 13, 8. 9. 8. Dan. 5, 7.
163
164
Suivant* les différentes nuances de sens,- de multiplication, répé-
tition, distribution ou division que l'on veut exprimer avec le numé-
ral, ce dernier se construit comme il suit :
Multiplicatif. — Le nom est rendu par la forme "W*
l'Aï- ou ^^HhAl*, 9^^'bMr ; l'adverbe est l'accusatif de ce
même substantif; 4»'fïA est la forme de l'adjectif : 't^^tvt le tri-
ple ; ^9^Mr le quintuple ; ^'dùi' quadruplement ; hO-fl ioa-
ble;^^t^tl triple; etc..
Itératif. — On se sert de la forme .^HhÀ précédée de la *®^
préposition fl ; on trouve aussi la forme ^*^^^ avec (l ou em-
ployée seule : rh^ s UÙd » fl'^Aft * // s'en alla de nouveau pour
la troisième fois, ^Oï^th a a^hr'C'hlff^ s ^-fldl-' Vous so/i-
nere^ quatre fois de la trompette pour leur signal.
On rencontre aussi le nom TM, avec le numéral cardinal, ùl
ft I § J %\L^ Il se prosterna cinq cents fois.
P i s t r i b u t i f . — Il n'y a pas de formes spéciales pour ce ***
mot; il est rendu par la répétition des prépositions H, A, tf, ou
par la répétition du mot lui-même : (Otl^li a j^l-flC i tiM'^*
Il faisait ainsi chaque année. A.^f ï » HAA s ùM'll s Ofl> J ?^^
Notre pain de chaque jour, donne {le)-nous aujourd'hui. Yl^h» « hA
h. a OK. I -lin I *f 'î s Chtl-t i ;hn1*' Deux par deux, ils entrèrent
dans Varche de Noé.
Partitif. — Il est rendu par l'ordinal suivi du mot ïi^ ^^'^
main : f -llA* a h Ah. a h^ a flJjii-CÇ a -^Aftl" a hf^T Deux
parts périront et h tiers restera. «^Aftl- a hft a £rD-}«7/*':][.f » i^
troisième partie de mon royaume. (ïf'Ml a AVl* a M a OHJ» a
92 Notation du temps.
heure il y eut un grand tremblement et la dixième partie de cette ville
s*écroula.
Notation du temps.
168 Dans le calendrier éthiopien. Tannée est de ^65 jours, avec la
bissextile tous les 4 ans, comme dans le calendrier Julien, Elle com-
mence dans les années ordinaires le 29 Août de ce dernier calen-
drier, ce qui correspond actuellement mil Septembre du calen-
drier Grégorien.
Après Tannée bissextile le commencement de Tannée part du
}0 Août — 12 Septembre.
Chaque année de la période de quatre ans est consacrée à Tun
des évangélistes et les années sont désignées par le nom de Tun
d'entre eux: 1898, année de S' Marc; 1899, année de S* Luc ;
etc.. C*est à S* Luc que se rapporte Tannée bissextile.
L'année compte douze mois de trente jours et un treizième
mois de 5 ou 6 jours, suivant que Tannée est bissextile ou non.
L'ère suivie est en retard sur la nôtre de 7 ans pour nos qua-
tre derniers mois, de 8 ans pour les autres. L'année éthiopienne
1889 bissextile, correspond à notre année 1906, du 11 Septembre
au mois de Janvier ; et à IS)07, de Janvier au 1 1 Septembre inclus.
Dans la concordance de date, les mois éthiopiens commencent
à une date invariablement fixe pour le calendrier Julien, à l'excep-
tion de quelques mois pour les années bissextiles. Dans le calen-
1. Apoc. 11, 13.
Notation da temps.
^8
drier Grégorien, outre la modification occasionnée par les années
bissextiles, la date de correspondance, se modifie par suite de la
loi des bissextiles appliquée aux millésimes 1700, i8oo, 1900,
2100, etc. Elle est retardée d'un jour à chacune de ces épo-
ques. Le commencement de Tannée éthiopienne qui en 1582 cor-
respondait au 8 Septembre du calendrier Grégorien, a été retardé
successivement au 9, lo, 11 du môme mois, aux millénaires 1700,
1800, 1900; l'écart qui était de 10 jours, est devenu 11, 12, 13
jours. L'an 2000 tombant sous la loi des bissextiles, ce n'est qu'en
2I0O que l'écart sera da i } jours et l'année ordinaire commencera
dès lors le 12 Septembre.
Voici le tableau de la concordance des années et des mois à
l'époque actuelle.
169
Années éthiopiennes.
Années grégoriennes.
S* Luc. 1899.
(„!
Septembre.
1906
bissextile.
!..
»
1907
S* Jean. 1900.
12
10
»
»
1907
1908
S* Mathieu. 1901,
II
10
))
»
1908
1909
S* Marc. 1902.
II
10
»
»
1909
1910
S* Luc I90^
f "
»
1910
bissextile.
lu
»
1911
S' Jean, 1904.
12
10
»
»
1911
1912
94
Notation du temps.
170 Mois éthiopiens.
Mois grégoriens.
années ordinaires, années bissext. éthiop.
1 2 Sept.
i« ^tih/if^ II Septembre
^e 'p^»^;)- I, Octobre 12 Oct.
j* "h^C 10 Novembre 11 Nov.
4* ;^^•^/^ 10 Décembre . 11 Décemb.
5* TC 9 Janvier ^ 10 Janv.
6" f h-tl* 8 Février 9 Février
f ^^P{i/\r 10 Mars 10 Mars, etc..
8- "^f-nf 9 Avril
9" •7^n1* 9 Mai
10* ti%eih% 8 Juin
II* fhl^A. 8 Juillet
12* VrhA. 7 Août
If ft7*'^'> 6 Septembre
171 L'année grégorienne bissextile suivant immédiatement Tannée
bissextile éthiopienne, la concordance ordinaire se rétablit après le
29 février. Il en est de même pour Tannée Julienne.
Les noms de la semaine sont presque tous désignés par un nu-
méral d'ordre :
Dimanche hih-f: ou lilMr i YlCMlfTi
Lundi flV-J& j
Mardi tPf^ti
■y Mercredi dXi'Ù -i ,vai J
.Jeudi •ll'^A
, . Vendredi A^iî ou PC-fl
Samedi ^fJ%rt s rtlQ^ ou A'idi' i hf^V'^
^'5^2 Chez les abyssins actuels, Tannée est divisée en deux saisons :
Les particules. Adverbes. 95
ïld^^^ la saison des pluies, de rti à la fin de ^T''%Tr ; flP la
saison sèche, le reste de l'année. Ils distinguent pourtant en ce
temps deux périodes : XTl la saison des fleurs, le printemps ; flA*7
la saison des grains.
Les quatre saisons telles que nous les avons en Europe, ne se
rencontrent guère que dans les ouvrages provenant de traduction.
tld9^^ hiver, thPf» été, ^^Oh printemps, Mf» automne.
CHAPITRE Vil
LES PARTICULES.
Nous donnons ici la liste des principales particules : adverbes, 173
prépositions, conjonctions, interjections, nous indiquons avec leurs
sens, les particularités d'emploi de quelques unes d'entre elles.
Comme dans nos langues européennes, plusieurs de ces particu-
les sont employées tantôt comme adverbes, tantôt comme préposi-
tions.
I. Adverbes.
D'après leur origine, les adverbes se divisent en primitifs et en 174
dérivés. De beaucoup les plus nombreux, les adverbes dérivés se
forment du nom ou du qualificatif mis à l'accusatif. ^"^Mih ordre
donne ^'HhAlD ensuite, après; diM" mensonge, thMr faussement;
ÇK-^ parfait, ÇX«<^ parfaitement ; Çm*'> rapide, Çm-V rapide-
meni;Qic,..
96 Les particules. Adverbes.
i'î5 Dans leur emploi, quelques uns sont préfixés ou suffixes aux
mots qu'ils modifient.
1)0* — Particule interrogatwe. Très souvent on la rencon-
tre en composition : Olh ; WfHh ; KAOlf-. — J&n./t"<^ a hSf^
tïihtDi hAOU- a h^ i Miï'iÙl'^ ' Jésus leur dit : ce N'ape^-
vous pas lu ) ».
2) Uf — Là, avec les verbes de mouvement ou de repos.
nW là ; K^Uf de là ; M+ a UP par a ; 'W « Uf a où l'on
va.
3) hit» — D'ici, de là, de ce côté-ci : V3^^ » AA, a fBtiiJ^
Il regarda d'ici, de là.
Au delà, depuis, avec un nom de temps : ^^''"'ih a (DtiiJ
Vingt ans et au delà.
4) rh4» — Un peu : ^ÙC4* « rh+* Repose'{'VOUs un peu.
nn/h^* f ea d pett ; n/h<fe az^^c modération, suffisamment, asse^,
tout à fait ; A^. . . a ft/h* peu.
5) «T. — Combien: ^Olf^a JiA a Ji-^^f^i* ComM^/i
se sonf multipliés ceux qui m'affligent !
6) K^-H _ Ensuite, aprh.'hr-nif.ahpao^i tCft:tï^
ti^tt^^V Ensuite Hérode appela les mages.
7) 9n^, î^li- — Powr^uoi ) comment ) à^^Tf^ pour-
quoi ) pour quelle cause ) dans quel but ) (W^'t de quelle ma-
nière ï
8) IhlL — QuandïhMli'^TMl jusqu'à quand ïh^^lM
depuis quand ) hJ^ÎM jamais.
9) 9^6C — Une fois, soudain. Avec le subjonctif marque
Texhortation.
1. Mth. 21, 16. 2. Ex. 2, 12. 3. II. Par. 25, 5.
4. Maro 6, 81. 5. Ps. 3, 1. 6. Mth. 2, 7^
Les particules. Adverbes. 97
10) ^'"mV — Environ, presque, en quantité de.
11) M — alors, en ce temps, aussitôt. Très souvent, cette
particule a la forme /^(l» et se construit avec le pronom démonstra-
tif : J&Xi' i ^fl. 3 hM^^f^^ Alors je les confesserai.
12) 4»4-n — Proche, naguère, presque : Hf'lfJ^Cs 4»<-n i
^^;^^ O/wi qui habite près de sa maison. WCI « 'Vfl s 4»4-fl a h
K^Xlff^^ Nous montâmes près de leurs remparts.
13) «l^ft:ao _ En premier lieu, avant, auparavant: h'^^^
h, 4 J&ha»-V- 1 ft-1iC'V « *JÇ:^ : Ol+ftrl- « Jt-Î^^ AiVisi /^s der^
nier s seront en premier lieu, et les premiers en dernier lieu.
^S^ao* — Auparavant, jadis, autrefois. 4»^*^,, mêmes sens.
OD^^OD — QQQ^ ^^ j^Qjj^^ s'emploie comme adverbe avec
les mêmes significations.
14) ^l'AOI, in»:iri)r — Ensuite, après.
15) ;^rlh'^ — Sous, au dessous. '"^M' (ace.) mêmes
sens.
^îh'P, mêmes sens; cette particule est toujours précédée
d'une préposition : h9^ S 9î^ « Ot^ài'P^ Depuis vingt ans et au
dessous.
16) "lin — Où, avec ou sans mouvement ; h^dïltVt i 'Iffl s
^OC^ a ?i*7^-' Elle ne trouva pas où poser le pied. Ch^ s ^fl i
f 'IfJtC Ils virent où il demeurait. ^ïVi 1 "hd a V^ a Uf * L^ /tew
oà il dormit.
17) 'îfl*^ — Ensemble, en même temps, également : MH*
UàOK i It-h^a^ a 'ÏO*^ j Jirhi-i« Tawcfis gu i/s ^/a/^fi/ foas éga-
lement ensemble.
1. Mth. 7, 23. 2. Sir. 14, 24. 3. Jud. 7, 13.
4. Mth. 20, 16. 5. I. Par. 27, 23. 6. Gen. 8, 9.-
7. Jean 1, 40 8. Ruth 3, 4. 9. Act. 2, 1.
9
98 Les particules. Adverbes.
i8) V, Vfl^, ÏJ8i — Voici, ces particules reçoivent les suffi-
xes personnels.
19) V» — Particule iaterrogatipe ; donne parfois le sens du-
bitatif à la conditionnelle : ïx^ a J&RO^O-hï- : ^^h* i \(^ 1
iï'iÙx « ir'il^'W Si ces hommes viennent V appeler, lève-toi. JKilflAr
If I K*B^' PeuventAls jeûner ï
20) iï^ — Particule négative toujours préfixée ; s'emploie
aussi bien avec le verbe qu*avec le qualificatif.
21) h\f — Particule affirmative.
22) KA — Particule négative qui ne s'emploie qu'avec la
préposition H construite avec les suffixes personnels. KAH, KAH
+, etc..
25) h'^ — Où, pour marquer le temps : tO\i)^ i dfi^ 1
h^ I J^I-nC s %a^tl i n W // / eut un jour où Hérode faisait
un festin.
24) "M — Particule de refus qui ne se rencontre qu'avec
la préposition Cl suivie des personnels. Ti'J'flf ou "M^ Je ne veux
pas ; Ttii'tiil ou 2i'}ft,h tu ne veux pas.
25) hh — Non. hM*, n'est-ce pas au contraire, bien plus :
J&n>A- i flrhiî s hMh s fln9A^ Ils dirent : « mais, que ce ne soit
pas en un jour de fête ». hïiV- s ^V^Yia^ i hJM s C*n' Bien
plus, votre voie n'est pas droite.
26) li(0 — Particule affirmative : Kr/iA « jMfl*'} « ^Ah
a^ i IhP^X 3 hcD s hoi 1 ai?i^i 1 ît AO 1 K AH ' Ç)«^ c/iacw^ie
de vos paroles soit : si oui, oui ; si non, non.
27) hj^-fc - Où) flKj&-fr; -Tlfll îiJB^'t, où 2 hrhf''b
1. Nomb. 22, 20. 2. Marc 2, 19. 3. Marc 6, 21.
4. Mth. 26, 5. 5. Ez. 18, 29. 6. Jacq. 5, 12.
Les particules. Adverbes. 99
d*oà ) flhJZ.'fc Pourquoi ) comment ) nh/i-fr i ^h9^dX' Comment
me connais-tu )
28) ?iC — ^Comment ) dans rinterrogation comme dans Tex-
clamation.
29) lf"Ar — Tout à fait, absolument ; W"AX, \tti^% partout
où : AdA a l^JtC a W-AÏ' Partout sur la terre.
}o) h^"* — Presque ; donne un sens restrictif au mot qu'il
suit : h^ a i^hn'VSlf^ a h-V&lf^ ' h^ a f^l-f^ a Ki\\ i ^
Jt4-ft a 'Ih'l'fl^*^ Si i^ows sa/we:^ seulement vos frères, que faites-vous
donc de plus ) •
}i) 9-^ — Encore, de.nouveau : Mn i "i^^ i hif^n i Ir
rhV* Tandis que nous sommes encore vivants.
32) HAÀ — Perpétuellement, toujours, sans eesse ; continuel-
lement ; maintes fois ; AHA^, AllAf", powr toujours : ïiA a J&^X
JKfP* a HAiC.^ Oux gai /^ voyaient sms cesse. WfTrii a tf A^ a
l-^h-nî^^ a CDVl^f A a h\i a H A<«. a Hl-^hn-i« Des pauvres,
toujours vous en trouvère^ ; mais moi, vous ne me trouvère:^ pas tou-
jours.
33) Tff - Ici. an?, ici, hr"n^, d'ici.
34) fthlL — En ce temps, maintenant, aussitôt, bientôt ; tan-
tôt, naguère.
J5) p^ _ Aujourd'hui.
36) RCl — Ensemble, pareillement.
37) ^"hù — En arrière, ensuite, après ;9,ytc\%%i^Té^o%\\\ons
A, fl, ?tl^, mêmes sens.
38J éS^^f* — Beaucoup, extrêmement, excessivement.
1. J. 1, 49. 2. Ex. 10, 13. 3. Mth. 5, 47.
4. Lam. 4, 17. 5. J. 9, 8. 6. Mth. 26, 11.
100 Les particules. Prépositions.
II. Prépositions.
176 Les prépositions se divisent en séparables et inséparables. Les
premières s'emploient isolément, les autres ne sont usitées que
comme préfixes. Les prépositions inséparables sont A a , fl » ,
Plusieurs prépositions, soit séparables, soit inséparables, peu-
vent aussi s'unir aux suffixes personnels ; nous avons déjà donné
les règles de cette suffixation (147). Celles des prépositions que
l'on rencontre le plus souvent avec les suffixes personnels sont :
vm-, A, ^ù^, ^AdA-h, rtï^, ^^^, -tn, ^hhA,
^àx-t, ^^ài-t, ^n, Mdh, Jt-v^:, ^-îiA, nnj&Ç'i-,
etc..
177 i) 1)0+ — Au lieu de; à la place de ; pour prix de. Ce
mot est particulièrement usité, lorsqu'il s'agit de mutation, paie-
ment, compensation : h9^^h- s MMYlt^ s (OhV'fÙiao- 1 îiïl
A i Uf "ïi- s MhiÙlf^ i h^ i -TfA* i (DC^Ïia^ ' Apporte:['moi
de vos troupeaux et je vous donnerai des vivres à la place de vos trou-
peaux, si Varient vous manque.
2) A — Cette particule inséparable marque la direction ;
elle sert à désigner le lieu où l'on va, la chose que l'on veut, la per-
sonne à qui l'on s'adresse : K'i''^^**^ ' KM*^! s tDh^MPr'
{Les vaches) ne dévièrent ni à droite, ni à gauche. TtC'h i (ï^ii^^ U
les acclama.
Se met devant les notions de temps, si elles marquent le futur,
1. Gen. 47, 16. 2. L R. 6, 12. 3. L K. 17, 8.
Les particules. Prépositions. 101
la succession : ;^5f'fl^ a ^^^ a MHJi-flrh.C s ^fL^^ i ^9*
A' Vous déposerez cette manne devant le Seigneur y pour les jours à,
venir.
Marque le hui, la fin : a}U(\(^ s ^tJ^ao^ a ^^V^' Il leur
donna leur viatique pour la route. I^'VJK. » AQA.^^ Bon à man-
ger.
Marque l'attribution: ?i*7H,?is Art'XW'^ Le Seigneur du Sab-
bat.
Désigne l* objet, après les verbes qui signifient dire, comme (\/L
h, A-flrh, 0^éL, etc.. •
Devant Vinfinitif, il donne à celui-ci le sens futur : f^'UC « h.
Anrt 5 mùi^ih s MOT a HA-flrt a <^n a AnÇh a OhM- a *J^^Th^
// déposa les vêtements de lin qu'il avait revêtus, lorsqu'il dut entrer
dans le sanctuaire.
Redoublé, il marque la répétition, la distribution : lià'l'^lCXïr'^
Toutes les fois que je parle.
3) AdA — Sur, au dessus de. S'emploie indistinctement
avec les verbes de mouvement ou de repos : ^"^Kh a T^'Y* a AdA a
W"A" a ù'Q'h' La mort vient sur tout homme.
S'emploie avec les mots qui désignent des vêtements, un em-
ploi, la subordination.
Auprès^ chei, vers, dans : AdA a flrhC* Auprès de la mer. KA
n a /*'CCD a A^A>I^^ // a/ a pas de racine chei lui.
Désigne V adversaire : 'J'fl'fl a ^A a ^iôà i WULh'dih^C'''
Profère une parole contre le Seigneur.
1. Ex. 16, 33. 2. Gen. 45, 21. 3. Gen. 2, 9.
4. Mth. 12, 8. 5. Lév. 16, 23. 6. Jer. 20, 8.
7. Rom. 5, 12. 8. Jos. 16, 3. 9. Mth. 13, 21
10. Job 2, 9.
102 Les particules. Prépositions.
'''•AdAi' — Au dessus, sur la partie supérieure.
HAM — A les mêmes sens, mais s*emploie de préférence
avec les verbes marquant le repos : "hh s '^flïA•S' s MÙM « A
9^RC^ Ceux qui sont nés sur la terre.
"hlft* s fyàti — En haut, à travers. Marque souvent le lieu
par où Von passe,
W^AdA — Désigne le lieu d'où l'on vient.
4) Î^AA — Avec. C'est la particule de l'union : (DO(ii^ i
AXA i 9^tîiifO*^ Il donna [du pain) à ceux qui étaient avec lui.
On la trouve fréquemment avec ce sens, après les verbes qui
signifient ; unir, mêler, etc.. Après les verbes : combattre, lutter,
etc..
Après le verbe envoyer et ses analogues, Î^AA signifie par le
moyen de : dh(0 « ^^^di^ s Î^AA»U-^ // enpo/a une lettre par lui.
Che:{, auprès, sont des sens rares.
Kî^AA — Comme, à Vinstar de.
5) Tt\9^^, îiî^ — Indiquent la séparation après les verbes qui
marquent l'absence, la distance, la fuite, l'éloignement, etc. : '^H
COK i ït-f)r s /hlf-n s M'i^lh* Tout le peuple s'éloigna de lui.
Le lieu d'où Von vient, d'où Von part : Ih « M^^ s r*^C\\^
Sors de ta terre.
L'origine : h^ « hj^'h * îiî^> s Hftî^ : (OhJti9^iL^f!. s ^
^(D^ 8 uA^p : (Dhjkr/^r^-t i -AXA. s hA s hrhnnj^'iï
âï»C s •f'fllA'^® Ceux qui ne sont pas nés du sang, ni du désir de
la concupiscence de la chair, ni de la volonté de Vhomme, mais de
Dieu,
1. Esd. 19, 13. 2. Marc 2, 26. 3. II. Esd. 16, 5.
4. I. R. 13, 8. 5. Gen. 12, 1. 6. J. 1, 13.
Les particules. Prépositions. 103
La matière dont une chose se fait, Vauteur, la cause efficiente ou
instrumentale, la règle suivant laquelle on agit : X'flAh''^ s h^'"!
fL I iih'iïCV9^ ^ Je vous dis que le Seigneur peut faire surgir de ces
pierres, des enfants d'Abraham. Blh i Yï^hATlr a K*PA-^I> « A
/t"T a "M^Mrlfi^ Les deux filles de Lot conçurent de leur père.
Elle indique une partie du tout : ^^ i ïiî^hA>i.lf <^' Qui
de vous deux. Employée sans antécédent, elle a parfois aussi ce
sens : J&KOI-Cs hî^W-/V-s Ç{^Mi* » •7'flX" // emportait (quelque
chose) de tous les biens d*Égypte.
Cette dernière construction se rencontre particulièrement avec
les verbes : Vi^K prendre, (OOd donner, "hC^ choisir, flAH man-
ger, Mr^ boire, h't/Ld* laisser, '"^^h remplir, etc..
Après le qualificatif ou le verbe, h9°^ sert à former le compa-
ratif : fd.^G I AP-A.Ç 8 Kl^V s W-/t-<^ 5 R4*' // aimait Joseph
plus que tous ses fils.
6) ^ft^i"* — Avant, avec un complément de lieu, de temps
d'ordre ; en face, devant, avec un nom se rapportant à une person-
ne rrX i ^^'%0-' Il courut devant lui. ÇlM W-A a l^J^C a *
J^^h a ffMl^ Voici, toute la terre est devant toi.
(l4>j^i7D _ Devant, en face.
l^^i^^OD — Dg devant, d'en face, avec les mots qui signi-
fient s'éloigner de. Auparavant, avec les notions de temps.
7) Ki^^V et plus souvent dh^^ll — Selon, suivant, d'a^
près : nhî^^V a '^J2.Ah' Selon ta puissance.
1. Mth. 3, 9. 2. Gen. 19, 36. 3. Mth. 21, 31.
4. Gen. 45, 23. 5. Gen. 37, 8. 6. Luc 19, 4.
7. Gen. 13, 9. 8. Sir. 29, 20.
104 Les particules. Prépositions.
8) fl — Dans, vers, che^, s'emploie avec le complément de
lieu, soit qu'il y ait mouvement, soit qu'il y ait repos ; avec le com-
plément de temps, de manière : fl^^'^ s oot^fj^ i Dans le temple
(dans la maison du temple). Ofl»*?!* s ^^ù^^ En ce jour. J^CDô
h i hi^Uf i M^r"^ Il sortira de là en paix.
Elle sert à marquer aussi Vauteur, Vinstrument, la matière, le
prix, la règle d'une chose : HH* s ^f^Kh s ^'Jfrl'* Celui par
qui viendra le scandale. 'tl'flC * Ht s 'th9^/i^ Tu feras avec elle
(la baguette) des prodiges. (thU'i ' I^VJ^* s 9''/^'P0' Avec des
pierres, tu élèveras un autel. J&'lhfl^h s OHChlfl'' // sera béni à
cause de ta race.
9) np-ï — A cause de.
ïiid^^ — A cause de, pour, au sujet de : h^^^A « Itiiflf'^ »
'^'flAd s i-fh^fi : AflX-h s KA-nhtb » -ti-^G' Si à cause de
la nourriture, tu réprimandes ton prochain, tu n'as pas d'amour. AU
9^ s nhW^^ s 'hauM'' Le veau qui est pour les péchés. 'VVh- «
h'jnj&V s ^'t 5 ^ILft^tf»- ^*^ lis ne trouvaient pas de qui il leur par-
1er ait.
nnj&V — mêmes sens.
flnjiÇ'lh — Toujours avec les suffixes personnels, marque la
réciprocité.
10) ^^Aflï, OD:\^f^ __ Ensuite, après.
11) ;^/h'^ — Sous, au dessous. Q;^rh'^, M^^îh-t mê-
mes sens. <^1'/hi' ace. de ^^^îhrt*, mêmes sens : ;^/h'^ s dô^*
Sous V arbre. hhfl>*'> s Ifh5^;^rh'frh^^ Je serai celui qui est au des-
sous de toi.
1. Mth. 12, 5. 2. Mth. 12» 1. 3. Jér. 50, 12.
4. Mth. 18, 7. 5. Ex. 4, 17. 6. Deut. 27, 6.
7. Gen. 28, 14. 8. Rom. 14, 15. 9. Ex. 29,36.
10, J. 13, 22. 11. Gen. 18, 4. 12. I. R. 23, 17.
Les particules. Prépositions. 105
1 2) "HflA — A la place de.
ij) 'W — Che:{, verSj auprès. S'emploie avec les noms de
personnes, de choses ou de lieux, qu'il y ait mouvement ou non.
A'IlH — donne les mêmes sens avec plus de force.
fl'lin — s'emploie de préférence pour le lieu. Avec les ver-
bes : recevoir, acheter, demander, apprendre, etc.. il indique ce-
lui de qui on reçoit, achète, etc..
X^-lrn, hlT't i -ha — de la part de,
M't « "Irt — par où l'on passe.
14) ^Tflà — Vers, selon: J&i^C « ^•>'IA« ^-T'Th* //
regardait vers la roule, HXiMm H^lflA « îi*7H.Jt-flrh.C s Uh
V*7C'^ Cela, ce n'est pas d'après le Seigneur que je le dis.
15) Kfth — Jusque, jusqu'à, jusque vers. S'emploie pour le
lieu, le temps, l'ordre : h'^lhs l'û^ i htltï i tl'ÙÙ^ Il fit ainsi
jusqu'à sept fois. "hMl a ^^Trd*^ a liAjt* Jusqu'au milieu de la
nuit.
16) MM — Excepté, sauf , sans : KAO a HJ&I-AP a Hïi
^flA a fcTC^ft a foyà^'d^ Il n'y eut personne, qui le suivit, si ce
n'est Pierre et Jacques.
1 7) M-h — Vers, par où l'on passe. \.J&hA a trD^\ , -^A.^ 1
"hlfi* a J&îi'fc < Ç^^lh® Personne ne pouvait passer par cette route.
Se rencontre souvent avec les particules se rapportant à la du-
rée. Marque parfois la manière : #H^ a hti* a hlC Ils allèrent à
pied.
M'f'i'^iï — A travers, par l'intermédiaire; M'f'i ^d au dessus.
1. I. R. 4, 13. 2. II. Cor. 11, 17. 3. IV. R. 4, 35.
4. Jud. 12, 5. 5. Marc 5, 37. 6. Mth. 8, 28.
7. Marc 6, 33.
106 Les particules. Prépositions.
au delà. Kii* a ^'^Tf'lti auprès, vers. M'f* « AdA sur, au dessus.
flïi'J'i', Hïx'i'blx avec les suffixes. — Au sujet de, à cause
de, pour, touchant, en faveur de, par le moyen de : îil'i 1C « 9^h
A « Jifl^f « flh'î'fchh* J^» parlerai de toi auprès de mon père.
i8) ''7îihA — Am milieu, pour le lieu, comme pour le
temps,
19) h^'" — Comme. Xï"^ avec les personnels suffixes, flh
^ selon, d'après, suivant : 'Thhfl>*V- : h^ s Ji'^Ahl'^ Voms sgre:^
comme des dieux. d,f.^X i ltx'mJ^'aâuCl MiOD i f^f^V ^^
Seigneur me rétribuera suivant ma justice,
20) fl^ftl* — Dan5, aM mi/few de, parmi, avec ou sans mou-
vement : J&ï*fl4- s (DM* s ^TA^I*' //s demeureront dans les ténè-
bres.
Vers, à, en, particulièrement après les verbes qui signifient :
ajouter, unir, changer, transformer, etc..
21) POI-A et 0(0^^ — Autour de : f^^Ohao^ s QOhf^^ Jls
se tenaient autour de lui.
22) làf^t — Au delà: W^s'làF^'t'i d.A'lindfiC'
Ils demeurèrent au delà du fleuve Basor.
25) -^fl — Sur, au dessus de, avec ou sans mouvement :
JiV'flC i -^fl s ^'idC II demeurera sur le trône.
A travers, à cause, contre.
24) ^"hd. — Après, particulièrement avec les notions de
lieu ou de temps.
2$) Ifl — A côté de, proche de : 1^1^ 1 HlOi f^^^T'^
1. I. R. 19, 3. 2. Gen. 3, 5. 3. II. R. 22, 21,
4. Mth. 4, 16. 5. Is. 6, 2. 6. I. R. 30, 10.
7. Mth. 19, 28. 8. Jud. 4,6.
Les particules. Conjonctions. 107
Le désert proche de Dothain.
26) m^, T:^, OTj^ — Près de.
27) ÇÇ — Nom qui entre souvent en composition dans des
locutions se rapportant au temps ; flÇÇ se trouve quelquefois pour
le lieu : (IhP I ïïMl a ÇÇ s rtCh ' Ils pleurèrent jusqu'au (temps
du) soir.
III. Conjonctions.
Comme les prépositions, les conjonctions sont séparables ou 178
inséparables. Parmi ces dernières, les unes sont placées devant le
mot comme : A, <D, H, etc.. ; les autres placées après comme :
A, ï, h», etc..
i) ï — Toujours suffixe : ^^ a«ssL
2) V^'i't* — Au lieu de ; cette conjonction est souvent suivie
de H, elle conserve le même sens. fOi^Ml''^ a Uf 7'f' 1 Hhi*»>
f s AdAth*"*** Il vous exterminera^ au lieu de vous faire du bien,
3) A — Devant le subjonctif, donne le sens du commande-
ment, de Texhortation : AjZ'ïb'} 1 iïCi'i^ Que la lumière soit.
4) Xl^lf — Depuis que, avec la proposition temporelle.
5) KîP^^V rarement nhî^^V — Tant que : Ali^^^-a
J2.+"}?- « AA-fl?i a M^m'i a hïfOh 1 O^M^* u M oblige V hom-
me tant qu'il est vivant.
6) A — Toujours suffixe ; indique une nuance de restriction
ou d'opposition^ ou bien sert à mettre un mot en évidence. Elle
1. n. R. 1, 12. 2. Job. 24, 20. 3. Gen. 1, 3.
4. Rom. 7, 1.
108 Les particules. Conjonctions.
correspond aux particules grecques : jj^év, Se, aux particules latines :
autem, contra^ sed, quidem, vero. — Le personnel isolé ï\t suivi
de A devient h'îA. — (D^^^^fii Ti'' Mon fils, lui, est mort.
Ù'ùliii s 1ÎV 3 f>d>h^ 3 (Ohnn^h'ûih.Cti 5 An i ^à>K' L'homme
à la vérité, voit ce qui parait [le visage), mais Dieu voit le cœur.
7) M — Particule temporelle. Quand, lorsque, dès que, après
que, tandis que, pendant que, toutes les fois que ; se construit avec
rindicatif.
Particule conditionnelle, s'emploie parfois pour le réel mais plus
ordinairement pour Pirréel : Htil* s ^txTCiXV^ s ^dJl^G s A
flCV « "IhKHH^ Nous connaissons en cela que nous aimons V enfant de
Dieu, si nous aimons le Seigneur et faisons son commandement. M^
'Vùûl i M « hJ^th(0*C^ Il eût mieux valu pour nous, si nous n'y
étions pas allés.
Elle donne parfois au verbe le sens optatif : Mi H^^^^ [Plat
au ciel) que nous fussions morts.
8) 4»J?r^, h9^^^^ — Avant que, gouverne le subjonc-
tif : M^^^'^ s ^flO-^6 ^^^^^ ^^^.^11^ mourut.
9) n/hls — Mais, cependant, toutefois, néanmoins, au con-
traire. Elle introduit les propositions adversatives et se trouve alors
habituellement précédée de la conjonction (O, — (D(\îh'P « KA» s
Ah**^ * iih'iià^^^ Mais, malheur à vous, riches/
Avec le sens adversatif, elle signifie quelquefois plutôt, préféra-
blement : IDrh.<- 1 Q^lh* i -TlO s MIÙ « tt-ttiPA « ttO.'t s ïitïà*
1. Tob. 10, 4. 2. L R. 16, 7. 3. L J. 5, 2.
4. IV. Esdr. 6, 44. 5. Ex. 16, 3. 6. Jud. 16, 24.
7. Luc 6, 24.
Les particules. Conjonctions. 109
h.A^ klle:{ plutôt auprès des brebis qui pont périr de la maison
d'Israël.
10) h^ — Mais, s'emploie ordinairement après une néga-
tion : iDiha.A I Kce i r'^c s à-ohù/i' iMn^r-t-i n^^oh
riAO- s h9^ithi ^^éL'J-lh i hàfs'i'tYï'^' Le serpent de la ter-
re dit à la femme : «Ce n'est pas que vous mourre^ de mort, mais c'est
que le Seigneur connaît que lorsque vous mangere\ de ce fruit, vos
yeux s'ouvriront «.
1 1) fx^"^ — Au temps où, lorsque, quand; rarement tandis que;
h^ I <»dK- » îil^V s IH^^ Lorsqu'ils sortirent de V Egypte,
M^tiOD ^gpj^is que,
12) 7x^,1x9^ — s/, îi^ s'emploie habituellement pour le
réel. Dans la proposition conditionnelle irréelle introduite par M,
la proposition principale est précédée de ï\9^,
(DihPD{i et si au contraire ; Ah^^H * H si par hasard. ïv^
i, îi^'^Tt, AX^^'i, AK^'^ïi quoique ; ces particules introduisent
plus habituellement la proposition concessive.
ij) "hh^"^ — Parce que y puisque, introduit la proposition
causale.
14) Tifth — Jusqu'à ce que ; de telle sorte que, principalement
après T+. — i-i^'Vf 1- « T+ i htÙX « ^hhv^ i Of,^a^ 1 AW"
A* ; Ùf^'f^* Elle était si belle qu'elle séduisait les regards de tous les
hommes. hMl » l'fl^rh a à^^^ Jusqu'à ce que tu atteignes la
mort.
1. Mth. 10, 7. 2. Gen. 3, 5. 3, Is. 11, 66.
4. Jud. 10, 4. 5. Sir. 4, 28. ,
110 Les particules. Conjonctions.
Elle introduit la proposition consécutive ; avec M ou K*^ in-
troduit la temporelle.
I <)) h^flA — Si ce n'est, à l'exception de, de sorte que, avant
que : hm^^ « h^ i hAH i H/i/*'!* a ^^'^^ s (OhJ/i^
h« a If K'^flA i (M*^ * // leur commanda qu'ils ne prissent pas de via-
tique pour la route et qu'ils ne prissent qu'un bâton. TfIdC i M i tl
'"^i îiIrtA s 'iïldfi^^ Faisons-nous un nom, avant que nous nous
séparions.
i6) Ti'Jh — Donc, c'est pourquoi
17) liiH — Tandis que, comme, lorsque, pendant que : (D^
4» « Mn i je.+m*îr»3 // tomba tandis qu'il était debout.
18) ïiiP — Donc, peut-être, par hasard. S'emploie parti-
culièrement dans rinterrogation ; ^Y- a KiP a f Ofl^ s d^'il
/^"i* a ùfiy^t* Qui donc est le plus grand dans le royaume des
deux )
19) hiO* — Ou bien : gë h(0- Si^ Vingt-cinq ou trente.
20) h. — Donc, c'est pourquoi ; particule toujours suffixée
qui marque une conclusion, une conséquence.
21) h^"* — Que, afin que ; c'est la particule de la proposi-
tion finale et aussi de la complétive objective.
h9^ll^^, lorsque, toutes les fois que ; Mi9^h^^ aussitôt que, tou-
tes les fois que.
tttl^^, Comme, de même que ; introduit la proposition compa-
rative.
"M^W"*, Toutes les fois que ; introduit la proposition tempo-
relle.
1. Marc 6, 8. 2. Gen. 11, 4. 3. I. R. 28, 20.
4. Mth. 18, 1. 5. J. 6t 19.
Les particules. Interjections. 111
22) iO — Etj ou, ou bien, avec Je sens conjonctif ; maisy
avec le sens adversatif. Elle a parfois le sens final, consécutif, tem-
porel, etc.. : hJt'X)*'} I Ç4'«fc ! M « K*'^* Ne sois pas incrédu-
le, mais crois. 4*^fli » (Oh^^tïMl^ Approche de moi que je te tou-
che.
23) If — Que devant les complétives subjectives, flff tandis
que, afin que, de sorte que. h9^ii depuis que, après que. dM'i'H
introduit la causale.
24) ^'ï^ — Après, elle est rarement employée seule ; h9^
J^'V^ après que, avec la «temporelle.
25) fihP^ — Mais, au contraire, cependant.
IV. Interjections.
1) thÙ, 'hii — Marque l'aversion : 'hfl 1 îifl^^ a îi*7H,h 179
'flrh>C> H^4*^ Arrière I parce que te Seigneur est juste. Avec la
personne : thti 1 HA** Loin de moi ! Avec un nom de chose on se
sert de h9^^ ou litïtï — diÙiliA"- M^ * IfU?*'^ Loin de
moi, de faire cela. #hA : A) 1 ?ifth « V-1iJt*7 1 ^-AJ^-fr 1 AMH.
}i'fl#h>C^ Lom i^ nous que nous cessions de suivre le Seigneur !
2) rhïft, dï^h — Marque l'étonnement, la joie.
3) AjlAf , A,Af — Malheur à moi ! iuM : HC/h+ 1 '^'V
fXX'^ Malheur à moi de ce que mon séjour s'est prolongé !
4) A — Particule suffixe qui marque la prière, la demande :
1. J. 20, 27. 2. Gen. 27, 21. 8. Rom. 3, 4.
4. I. R. 2, 30. 5. II. R. 23, 17. 6. Job. 22, 29.
7. Ps. 120, 5.
112 Les particules. Interjections.
JiîT'Ah I '\fM s -hiwip/p^ a ^oh^ , hrAlf» ' Dieu des ver-
tus , tourne-toi^ je Vert prie, regarde du haut des deux.
<,) n/h, n#h, (Irh — Cri de salut : flr/i ï ^d' Salut, maî-
tre ! flrh 5 Ifl-ro^ s MxS^lhf^^ Salut, roi des Juifs !
6) W — Allons, dans le sens latin âge. Elle admet la fle-
xion. Sing. masc. W ; fém. "}% ; Plur. masc. "ÏO* ; fém. W, —
W a Kl'flC i îiS»h « AdA.y « (Oi-diî^' Allons, pose ta main sur
elle, elle vivra.
7) h — Marque la douleur. Le plus souvent elle est unie
avec la particule h — hh,
S) h — Indique l'action d'appeler, c'est le signe du vocatif.
Cette particule marque aussi l'admiration, la douleur, la menace.
9) hV — Marque la douleur.
, lo) ha» — Indique la menace, la douleur. Hélas ! Malheur !
KA> 1 AlfU s h»^HL s hft, s AtU « lU-h ï ^j&^' Malheur à toi Co-
ro\aïn, malheur à toi Bethsaïda !
Il) lii^à — Est un signe de joie.
1. Ps. 80, 14. 2. Mth. 26, 49. 3. Marc 15, 18.
4. Mth. 9, 18. 5. Mth. 11,21.
Syntaxe. 113
LIVRE TROISIÈME
SYNTAXE
Comme dans les autres langues sémitiques, les propositions se 180
présentent sous deux formes. On les distingue en éthiopien suivant
la nature de leur prédicat. La proposition dont le prédicat est un
verbe est appelée verbale, celle dont le prédicat est un substantif,
nom ou qualificatif, s'appelle nominale.
Nous étudierons d'abord chacun des éléments de ces proposi-
tions : les règles de leurs différentes relations entre eux ; puis nous
verrons les lois qui régissent les rapports des propositions.
CHAPITRE I
DÉTERMINATION DU NOM.
L'éthiopien ne possède pas d'articles ; la détermination ou l'in- igi
détermination du nom sont indiquées par le contexte ou bien sont
marquées au moyen de constructions particulières.
1, Détermination.
i) Les noms propres ainsi que les noms communs désignant des i82
êtres ou choses uniques en fait, comme le soleil, la lune, le levant,
10
114 Détermination du nom.
le couchant, la vie, la mort, etc.. sont déterminés par leur nature
et point n'est besoin d'une construction particulière pour indiquer
leur détermination.
ChJlliVhdinjW'i nî^/*'^** Nous avons vu son étoile
dans Vorient. hAH a nf^é^^OiX i hrih. s MOA s ^1-'
Rien ne me séparera de toi, si ce n'est la mort.
2) Accompagné d'un pronom autre que l'indéfini, le nom com-
mun est toujours déterminé.
h9^S^h''ù^ln(0i^'ié.i(Dat'Tti'l*'. AU^: Hl-n^' // ap^
porta du beurre, du miel et le veau quHl avait préparé,
5) L'addition d'un complément déterminatif tient aussi lieu
d'article défini.
^j^jp . jPjç.^ . ;][.«7^j2,4 ji^ i^ conduisirent dans la terre du
ih i HhrfVy^ Le Seigneur dit à Josué : nfais pour toi des couteaux
de pierre ».
4) Le suffixe personnel ajouté à un nom comme apposition, sert
encore à le déterminer.
rhAî^Vl- s h Ah s ^lA^ s (OXiOD-^ i hi^a^' J'ai songé un
autre songe et tel est le songe. OÇiXf s KiXih s -flîirt.^f s hh'^ s
éJk9^\^ i ^"^^àdjJ*^ Donne-moi donc mon épouse parce que j'ai
accompli le temps, TtvT'iihIï s hlh9^^ s h9^fï(Uh^ Apprenez
la parabole du figuier, l^nh- /*'Pl^s C^'h'iïtïi^ i ^ïv^^ Prends
la viande et te pain a^yme. «DhAH s nff»(D\ i (Df/i s rh-^A s
ohMr i Tf* l 'flA-je. s hh'^ ' ft^P s aif^l -- rh^A s Ali* a
1. Mth. 2, 2. 2. Ruth 1, 17. 3. Gen. 18, 8,
4. B. M. 47, 9. 5. Jos. 5, 2. 6. Gen. 37, 9.
7. Gen. 29, 21. 8. Mth. 24, 32. 9. Jug. 6, 20.
Indétermination du nom. 115
•flA*J&: IDOI^Ï-X: p.'1-hOfl»* i (DHiit i j!,^Ul^^' Il n'est
personne qui mette un vin nouveau dans une vieille outre, parce
qu'un pin nouveau ferait éclater une outre vieille, el le vin serait ré-
pandu et Voutre serait perdue.
^) Une façon très commune enfin de déterminer un nom com-
plément, consiste à faire suivre l'antécédent d'un suffixe personnel
et de mettre le nom en apposition à ce suffixe.
M>0^i ^àiUhi AQdAs O.l'' ils murmurèrent contre
le maître de maison, tofi^^ i MH.K'flrh.C s A-nCVï « dA-h'
Et Dieu appela la lumiène, jour. +^'T./ » ATA-fl i d.£.V s îi*7fU
Yx'HAhCL* La crainte du Seigneur est le commencement de la Sa-
gesse. -hfJ^ s h'Tf^ù s J2.ll^ i (Od^^di s U1^ i hf'ù i Ml* s
ft*^ « rt.hC^ // laissa la terre de Juda et vint dans une ville de Sa-
marie dont le nom était Sichar.
2. Indétermination.
i) Les noms communs qui ne désignent pas des êtres ou des 183
choses uniques dans la nature comme ville, cheval, maison, route,
montagne, etc.. sont et demeurent indéterminés lorsqu'on les em-
ploie seuls.
i-Afl>-P a 'iXWyi s K/hH-fl' De nombreuses foules le sui-
vaient. CD-hAr 9 « WïC s h^ J ^VÏiAs oD9:ïx' On entendit
cette rumeur qu'un moine était venu. l\0^é.fA*f^ s Drh'flA a M
i* I '"'AM''* Elles les fit descendre avec une corde par une fenêtre.
1. Marc 2, 22. 2. Mth. 20, 11. 3. Gen. 1, 5.
4. Ps. 111, 10. 5. Jean 4, 3. 4. 6. Mth. 4, 25.
7. A. P. 55, 28. 8. Jos. 2, 15.
116 Indétermination du nom.
iDrfiVK 1 Aùr'P'i i n.+ > Mirtï I Kî^Ah s ^K-n^ Salomon M-
/i> Mn f^mp/g pour Chomos le dieu de Moab.
2) Les noms communs au contraire désignant des êtres ou des
choses uniques (182), deviennent indéterminés, quand ils sont suivis
d'un complément qui n'est pas une épithète de nature. Il en est de
même pour les noms propres.
O^M^i >î*7i^* T^"" Leur affliction sera une géhenne de feu et
de soufre et ce sera une seconde mort. M s O^TtCP s h9^^tl s tiOr
hs Kl^Ahs h'ûCi^^ Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'A-
braham, (DOt-h-P i hî^Ah -■ Onj&ï (D^l^à* Il est le Dieu
grand et terrible.
<0C* 3 (Ohjt-'l^^ i Ahtf^ s Hh^Tf i hiP^Ah' N'honoreii pas
des dieux d'argent, n'honore\ pas des dieux d'or, ne faites pas pour
vous de tels dieux,
3) Les différents mots que l'on emploie pour tenir lieu de pro-
noms et adjectifs indéfinis, servent aussi à marquer l'indétermina-
tion (152).
hrfi+ 1 bM* i ^9:h i -110.0- 5 hdi^ i -nhrt.' Un jour, un
homme vint che\ lui.
1. m. R. 11, 5. 2. Apoc. 21, 8. 3. Ex. 3, 6.
4. Deut. 7, 2L 5. Ex. 20. 23. 6. F. M. 8.
Emploi des qualificatifs. 117
CHAPITRE 11
EMPLOI DES QUALIFICATIFS.
I. — En dehors de l'usage ordinaire qu'on fait du qualifica- 184
tif, on remploie encore seul comme le nom, lorsqu'il sert à dési-
gner la notion abstraite qu'il signifie, ou la classe des individus qui
possède la qualité qu'il exprime. On peut le déterminer alors com-
me le nom ; principalement au moyen des suffixes personnels
(182,4).
-tldi/^ihr'ïiÙ'f'iaiiaCi «^•W Eloigne4oi du mal et
fais le bien, ^d^^^i, « htUi^i V^'i'ti i^-VJ^" Vous me rende:^
le mal pour le bien. hh9^C^ i îi'^H.K'flrh.C s ïl«Hh s fl'lin.lf
f'^^ Le Seigneur connaît ce qui leur est manifesté. — Mi^^ s ù
/L* Si je trouve cinquante justes, je sauverai toute la ville. I4*'i'} 1
ji1-yf ^*P' Les violents s'en empareront. — ïtl^ i /hlfO*»»- a 'ÎO*
ZiiTrMif^i (DOdff^'^ Tout le peuple; en même temps les
petits et les grands. 9^Mi't? ' d^CXf Je suis sortie comblée.
Employé seul encore à l'accusatif, il sert à former l'adverbe
(174).
hi*»-tAj ^AOi ni-^ldi dM-bhih' Il n'était personne
qui parlât ouvertement de lui.
1. Ps. 34, 14. 2. Gen. 44, 6. 3. Rom. 1, 19.
4. Gen. 18, 26. 5. Mth. 11, 12. 6. Gen. 19, 4.
7. Ruth 1, 21. 8. Jean 7,13.
118 Emploi des qualificatifs.
185 2. — A côté des qualificatifs que nous avons vus dans la
morphologie, il existe des qualificatifs formés par circonlocution au
moyen du relatif H et du nom ; c'est la formation usitée pour les
racines qui n'ont pas de dérivé qualificatif. On trouve ces sortes
de qualificatifs employés soit seuls soit avec le nom.
(DC^^ N'honore:{ pas des dieux d'argent, n'honore:{ pas des dieux
d'or, Çl^s hrX-h.ï '1[^.l^i nPïrii f^a^ao^ Voici qu'on lui
amena un muet démoniaque. Ttilii ti""^^ i J^Wrh*^ Les lépreux
sont guéris.
186 3. — Degrés de comparaison. Le comparatif et
le superlatif ne sont pas rendus en éthiopien par des formes spé-
ciales du qualificatif, mais par circonlocution.
Le comparatif s' QX^TÏmo par h9^^, h9^ placé devant le second
élément de la comparaison.
<"*• * La part des enfants de Juda était plus grande que la leur.
Si au lieu de la forme qualificative on a la forme verbale, on
garde la même construction ; toutefois, si le second terme de la
comparaison est un personnel, il peut se suffixer au verbe et la pré-
position h9^1l se supprime.
KJt+1- s 'tà'^C a h9^M^ Tamar est plus juste que moi. h
AO s 'dtiùii IfJ&rtl'flnh^ // n'est pas d'homme qui soit plus sage
que toi. ÇQJt^ s ArhAI* i h9^^^^'' Nous aimons le faux plus
que le juste. fl>*A*ft s tf^AîT' s j&m-fln* s M^O^t^f. « '(iCfV
1. Ex. 20, 23. 2. Mth. 9, 32. 3. Luc 7, 22.
4. Jos. 19, 9. 5. Gen. 38, 26. 6. Gen. 41, 39.
7. P. A. 14, 14. 8. Luc 16, 8.
Emploi des pronoms personnels. 119
Les enfants du siècle sont plus sages que les enfants de lumière. Kjf'
'%fstiXià*i M s Yif^OtPdii l»*rtrJt' Ne suiS'je pas pour toi
meilleur que dix enfants )
Le superlatif est formé au moyen de Tadverbe T'fr construit
avec le qualificatif. A noter que T4* se sépare habituellement du
mot qu'il modifie.
très grand châtiment dans le pays, /hlf-fli « ïf J^V-flC s a>-A't;h8
iif'h'bir^Ci Xir-ds œhVT-d.n-' ^n-ùi T^^ Le peuple
qui habite dans cette terre ^t très puissant et ses villes sont très fortes.
i-hH 8 AJ^4-ft 8 htï^ s n^A s ID-ÏI+ 8 T+* // s'affligea extrê-
mement car il était fort riche.
CHAPITRE III
EMPLOI DES PRONOMS ET ADJECTIFS
PRONOMINAUX.
I. Pronoms Personnels.
Pronoms personnels isolés.
1. M, M-t, (O^h-P, etc..
I ) Les pronoms personnels isolés s'emploient en cas d'antithèse, 187
d'exclamation oratoire, ou encore quand il sont accompagnés d'un
1. I. R. 1, 8. 2. I. R. 5, 12. 3. Nomb. 13, 28.
4. Luc 18,23.
120 Emploi des pronoms personnels.
relatif OU d'une apposition. Les deux premières personnes sont
toujours sujet ; la troisième peut être sujet ou objet.
+ ^ Moi fai planté, Apelos a arrosé et le Seigneur a fait pousser,
•>AVA s h-afi'i : aVi-t 5 hCft+ft : (dM^oo^Ù i OïttJÏ'i ï n
iïCh'f'tï^ Nous sommes fous à cause du Christ et vous êtes sages à
cause du Christ, — (DM±X s O.i'Arh.î^ s îT^J^^ s /Z,|>^3
Et toi, ô Bethléem, terre de Juda. — hji'}^'^ s M^t^ s KA s
1^hÇ"H-i M s ^'idJl* s AKrHn<^' C^ n'esf pas vous qui
parle:{, mais Vesprit de vos pères.
2) Ils s'emploient dans la proposition nominale, comme sujet ou
prédicat ou encore comme copule. En ce dernier cas, le personnel
de la 3* personne peut s'employer partout ; les autres personnels
ne sont usités que s'ils sont eux-mêmes sujet de la proposition.
(Isaac) lui dit : « qui es-tu » et Esaïï lui répondit : « je suis ton fils ».
M<lhs A-flîtrt.s 'flhA.+ s hfï^i Vnj&s OhM:' Rends sa
femme à cet homme parce que c'est un prophète. — hlr't'C^ s hji
dah^i i yci^i^' Vous êtes sans intelligence. Kft^s M s 1k
Ci hy Parce que je suis bon. hlfti fl>*îi*s 'i.fta>-« Tu es
Esaïi. M s (f^Mi i h'^rUK'flrh.C Je suis le Seigneur,
3) O^Tti't s sert aussi de démonstratif (voir plus bas 194).
2, Mis, hiiM, MUh, etc....
188 i) Le pronom construit au moyen de AA n*est usité qu'au nomi-
1. L Cor. 3, 6. 2. L Cor. 4, 10. 3. Math. 2, 6.
4. Math. 10, 20. 5. Gen. 27, 32. 6. Gen. 20, 7.
7. Mth. 15, 16. 8. Mth. 20, 15. 9. Gen. 27, 21.
10. Gen. 15, 7.
Emploi des pronoms personnels. 121
natif; il ne s'emploie jamais seul que dans la proposition nominale
comme sujet ; dans la proposition verbale, on ne s'en sert que pour
le mettre en apposition au sujet, par emphase, et plus particulière-
ment lorsque le sujet est renfermé dans le verbe, plutôt que lors-
qu'il est représenté par un nom.
Mijflf^i rt^d'>f' Vous êtes mes témoins, iiiiXï'' ;^K
^Ca h^sKA-nVi nyh9^Ci iit'^s 6e(Di h^s a-ak,
A./^'ï' '^ Toi-même tu sais que nous n'avons personne qui sache cou-
per le bois comme les Sidoniens. AuHh(M»As AA*h^ Ne te ven-
ge pas. Anjff^i yhr"^'- ntï^i oMs -w.*!*^* Ils font
connaître comment nous sommes entrés che^ vous. — AA«ll« i ?i*7lU
K'flrh.Ci K-flhs t^ao^i 0C;ao-^ le Seigneur fera la guerre à
leurs ennemis. O^Mïs AA.lh s KF-9^ i OhM:^ Celui-ci est
Edom. AAf s h^ftdJi'ihi ACÏiAf*^ Moi-même je ne me juge
pas.
2) Il équivaut parfois à l'expression de soi-même, spontanément.
tï^ih^ l 'hd s '^'Vi- : -TiîL^ a (D-tC^m^f s ÙM s AA.y * Ils
allèrent vers la porte de fer et elle s'ouvrit alors d'elle-même.
3. lU?f , hSh, tU?l^, etc..
i) Le pronom de cette forme est constamment objectif. On i89
l'emploie comme apposition, aux personnels suffixes objectifs, dans
un sens emphatique ; rarement, on le trouve employé seul, on le
rencontre surtout après les verbes qui ne peuvent pas s'annexer
les suffixes personnels.
1. Is. 43, 12. 2. m. R. 5, 6. 3. Lev. 19, 18.
4. I. Thess. 1,9. 5. Sir. 46, 3. 6. Gen. 36, 1.
7. I. Cor. 4, 3. 8. Act. 12, 10.
122 Emploi des pronoms personnels.
nChis h^fis KO* Bénis-moi aussi, opère. h.^frts îiA
Os Hi'tt'hiiX^ Moi-même, personne ne m^interrogea. îi*7tt,h'fl
duCi hJWhs J2.Î^Uhh' Le Seigneur V épargner aMlï — Ms
WAVhï flh'}^'! iCraCl-^ s XKflff^' Je me repens de les
avoir créés, ïtÙTd^i C'ti'i'n A-fl: ltx^l ÏUfV s (\oo^^ Tous
ceux qui sont purs de cœur, ceux-là la possèdent.
2) On rencontre aussi cette forme du pronom personnel emplo-
yée comme démonstratif (voir plus bas 194).
4. luhe, iLhh, njiih, etc..
190 i) La forme tUKf s, M'th? s, htiji? s, etc.. placée après
l'état construit, traduit le génitif du pronom personnel, et par le fait
tient lieu de possessif. Le relatif s'accorde avec l'objet possédé ou
le complément, le personnel suffixe avec le possesseur ou l'antécé-
dent
W-A-s-lij&A-s n^M^-ti A'if^i (DoahRi itKihsje.
^Ohao' i n4*R'^U-® Toute la puissance de celui qui est dans les
deux et sa cour se tenaient devant lui. M a A'fl'h'fcîr s ln^^ s H«K
iff'^'^ Notre glorification fut comme la leur. M^^^Ai 'ht*^i
aoS^^ao , oDTf'q^^ 8 nJHîh^ Pour vous, cherche:^ avant tout
son royaume.
Parfois ce pronom précède son antécédent et alors, en ce cas;
ce dernier ne revêt point l'état copstruit.
i'(Df:h i M'blf'^ i /hJ&IDl*^ Leur vie sera accomplie.
1. Gen. 27, 34. 2: Asc. Is. 10, 28. 3. Rom. 11, 21.
4. Gen. 6, 7. 5. Ps. 94, 15. 6. Hen. 47, 3.
7. Asc. Is. 8, 17. 8. Mth. 6, 33. 9. Hen. 38, 6.
Emploi des pronoms personnels. 123
2) Il s'emploie seul, comme apposition à un génitif, par em-
phase.
nKf-^Mi s Mo- 1 (Dhr s . . . CD9^ : WfiV. i M-tho- '
Celui qui ne déteste pas son père, sa mère et aussi son âme.
Comme sujet ou prédicat d'une proposition ou comme complé-
ment d'une préposition. ., i;;; ;i'.-'/.
W"/t- i HO : Ahft*f s H.Jif s (O^hrP* foui ce qui est de mon
père est mien, Ç/**^ « ÏLMÙ s Çl^ » -tdJA^^ « (Dhlf^hO-A i
'Thfll/'ïa WiVi'tMùi '^flAm^•^ Voici que mon bonheur est
accompli ; le sien doit croîtpe, le mien diminuer. 'f'Iih^P s hAjt
Ih i 9^tià a P«*»C* a IDhAh.* a KC^A^Ih* L^s s/e/is ^mî étaient
avec ses doui{e disciples l'interrogèrent. HA a KAH a f'^'idJi a hC
fl-frA a AdA*U« a a^ïl^: a ||\.M « H,h(h' O/mï gui n'a pas V es-
prit du Christ en lui, n'est pas de lui. lU^f a ^A>'flrh a Ohlip s "h
A^ahîT'tLhf a J&V/^'îi* Ce/m-/d me glorifiera parce qu'il re-
cevra de ce qui est à moi. COft^- a H«Kl^ a '"^^h'^ Il est venu dans
le sien.
}) On le trouve aussi après le relatif W a
-flf a MA a •OtMl a M-t a M^^ a iDJ&ïb'îh : Ah a H f^K
h* Jg possède beaucoup de biens, ô mon frère, qu'ils soient pour toi
ta part.
5. Chtï,Wtl.
Chtî a suivi des suffixes personnels, faisant fonction de pronom 191
personnel isolé, n'est jamais employé que comme complément ; il
1. Luc 14, 26. 2. Jean 16, 15. 3. Jean 3, 29. 30.
4. Marc 4, 10. 5. Rom. 8, 9. 6. Jean 16, 14.
7. Jean 1, 11. 8. Gen. 33, 9.
124 Emploi des personnels suffixes.
marque avec le verbe que raction est réfléchie.
M'. ^K^: ÙÙrr-i'. rfiWs 0.1-! Chth' Lorsque Salo-
mon eut achevé de construire sa maison. AAP s ll9^0 s WXb s AC
"hM^ Je suis témoin pour moi-même. — h^^fi s AAP s AQrhïha
Chtï^^ Si je me glorifie moi-même. duC s fl^KCAu ' ChAïl s Ah
VTf' Va et montre-toi au prêtre. 1rf"A-s HMOf s ChÙi ?'htlCi
(OHh^fhi' i Chi^ i JK'h'flC^ Quiconque s'exalte sera abaissé et
quiconque s'abaisse sera exalté. fh*4- s 'Tffl s hU'} s CDjiÇl»V- s C
?iAh<^' A//^;( c/ie;{ le prêtre et montrez-vous, h^a ^CW-A-s
CïiA''^ k' Pour ^a'f/s se purifient eux-mêmes.
VÇA s que Ton rencontre rarement, avec les suffixes person-
nels, n'est employé que dans ces mêmes cas.
Kç4*Cs fl«Kh: h^s VÇAh* Mme ton prochain comme toi-
même, h^ s K:^^^^ ' WAh^ Afin que tu ne te perdes pas.
h^rh'iiWtih'' Sauve-toi.
Pronoms personnels suffixes.
192 i) A l'exception des cas, où les suffixes personnels construits
avec le gérondif ou le qualificatif, jouent le rôle du sujet, ils sont
partout complément du mot auquel ils sont adjoints. — Après le
nom, ils représentent le génitif de possession, d'attribution, etc..
Après le verbe, ils sont objet direct ou indirect. — Si le verbe est
de sens transitif, le contexte seul peut faire discerner la nature de
1. m. R. 8, 1. 2. Jean 5, 31. 3. J. 8, 54.
4. Mth. 8, 4. 5. Luc 18, 1*4. 6. Luc 17, 14.
7. Rom. 1, 24. 8. Rom. 13, 9. 9. Sir. 4, 22.
10. Gen. 19, 17.
Emploi des personnels suffixes. 125
leur cas ; s'il est intransitif ou passif, ils représentent l'objet indi-
rect.
lDflK.lf <^ s "^fïf i d.^^ s f'ih*^ s d^Tff ' Venus en My-
sie, ils voulurent aller en Bythinie, A'T^ = tC^tl s f.lld^ Hé-
rode V entendant, se troubla. î^Aïi'lhf s r^Ch*^ Je suis sortie com-
blée. -^IOAA : dfll.4-* // était né aveugle, — 'T.'^rtlV s ^•|^n•
X s flljiï s Ah'"*' 5 K'ï'flA^ Que me donne\'VOUs et je vous le livre-
rai. — ùhà^i œ^^œottlno^i 'Vi^s flï^^hft-s >J^^S-i
(DfM'lrd.'^(OYlo^^ Demande:^ et on vous donnera, cherche:^ et vous
trouverez, frappe^ et on vous ouvrira. ^'Y.J2irth s thlihiïXi s l'flîi s
(O^Ml" i rhJZ»fl^Th' // est meilleur pour toi que tu ailles boiteux dans
la vie. — 'iAr'Pf^i P-V-flO-ï Ml^i aiha^C±y Nous les
avons entendus parler dans la langue de nos pays.
2) Après M « les suffixes ont toujours le sens du datif ; VA(0 1
avec les suffixes au datif signifie : il convient, il faut, il est néces-
saire, etc..
7 1 (Dha a hrlhïï s J&ïh'Jh I Vrif ' Le S^i>^Mr ^// à Moïse :
« z^oict que je Vai établi le Dieu de Pharaon, Aaron ton frère te sera
prophète ». — Vtr'i i W-A-> l 'J-HK/h s *J?:^ s Î^lf-Ç'} « // nows
/au/ /ows paraître devant le tribunal. U^(DX « h*^ s ïili"}P'>" //
me faut les évangéliser.
3) Les suffixes après la préposition (Ifl^Çl* i donnent le sens
réciproque.
i
1. Act. 16, 7. 2. Mth. 2, 3. 3. Ruth. 1, 21.
4. Jean 9, 1. 5. Mth. 26, 15. 6. Mth. 7, 7.
7. Marc 9, 45. 8. Act. 2, 11. 9. Ex. 7, 1.
10. Rom. 14, 10. 11. Luc 4, 43.
126 Emploi des relatifs.
fsKÙsh^i nnj&Ç-tlf ff»- : (Df.^^i'i^' Ils se détesteront et
s' entretueront, Au^^-rh^^i flflJ&Ç'th'^' Ne vous maudisse:^
pas entre vous. ^VH* i M^^'blfoO'^ Ils conférèrent entre
eux.
4) Lorsque plusieurs pronoms sont suffixes à un mot, on y ob-
serve Tordre de priorité, en commençant par la première personne.
(DV'(iW}lh s îifth 1 1*^/**?!* Je te la donne jusqu'à ce que tu sois
vieux, ;^fl>ft-fl s 'fÙiil/t^ i (O?0f>f.W : ilMi * HhH' Tu épou-
seras une femme et un autre homme te la prendra. ^0* s PVi s f 1/
ffRTf?*^ Voici que le démon me le prend.
II. Pronoms relatifs.
193 i) La forme masculin ne s'emploie jamais isolément ; elle est
toujours affixée au mot vis à vis duquel elle joue le rôle de sujet ou
d'objet.
A^f frft s li-h-flUA s hCft*A' Jésus qui est appelé Christ, o^
dHjh i dtt s hlïi'Ch?'f^ 5 ïih-n' Le temps dans lequel l'étoile se
montra à eux. 9^KC i hlft s hJM^ s M±hh' La terre qui
n'est pas à toi.
2) Malgré la distinction de genre et de nombre, le plus ordinai-
rement on emploie la forme H qui est en ce cas, comme un indice
générique de relation.
La forme masculin rend aussi le neutre, hlri* s est rare :
1. Mth. 24, 10. 2. Jac. 4, 11. 3. Act. 4, 15.
4. Nomb. 18, 8. 5. Beat. 28, 30. 6. Luc 9, 39.
7. Mth. 1, 16. 8. Mth. 2, 7. 9. Jub. 10.
Emploi des relatifs. 127
Kfl*7dï HKAOsTA^B' Des brebis qui n'ont pas de pasteur.
hAH^^ s HJinAO-^ Ils n'avaient pas de quoi manger. H^lCMl
f^ i nx'^^^ s Tficy s a-ncn « toux - c^tt-t i Kif^h^^ i
VlCtbhtf^ I n-nïlf* s fl^fl s Màitï^^ Ce que je vous dis dans
Vombre, dites-le dans la lumière, et ce que vous entende^ de vos oreil-
les, prèche\'le sur les toits,
3) Le relatif s'emploie presque exclusivement aux cas directs ; le
contexte seul indique souvent la distinction du nominatif de l'ac-
cusatif. On souligne cependant parfois l'accusatif, en mettant après
le verbe dont le relatif est l'objet, un suffixe personnel en concor-
dance de genre avec le relatif.
Mn I M-t i oD'tli^'' La pierre qu'ils ont rejetée. K/hH-fl i
M ih(0-Ùh(^^ Les peuples qu'il a rejetés. (D^f^i (Dj!,'}^ HID
un s fd^'ù s AP"rt.Ç® Le champ de vigne que Jacob donna à Jo-
seph. 9^^C » Mi- J AuMl* 5 M±hh' La terre qui n'est pas à
toi.
4) A l'exception du génitif, on rencontre parfois les cas obliques
rendus au moyen de prépositions ; mais plus ordinairement, le re-
latif se met au cas direct et on le fait suivre de la préposition du
cas, accompagnée du suffixe personnel qui joue le rôle de prédicat
par rapport au relatif.
rtjiÇ I OH : P+1-AV' L'épée avec laquelle il nous tuera. Afl «
nCXlXl ' f'fOCf^ : OD-i^li , 4..^.f|9 c^ii^i sur qui tu verras descen-
dre V Esprit-Saint. 9^^Ci l-dX i H-W : WCÏIO^'' La terre
1. Nomb. 27, 17. 2. Marc 8, 1. 3. Mth. 10, 27.
4. Mth. 21, 42. 5. Act. 7, 45. 6. Jean 4, 5.
7. Jub. 10. 8. Ex. 5, 21. 9. Jean 1, 33.
10. Lev. 18, 8.
rlj&8 Emploi des démonstratifs.
d' Egypte dans laquelle vous hahite:{. l^J^C i M't i "Vi s ^HM s
2%An s ?^C9f ^ La terre d'où nous venons n'a pas de pâturage. —
gneur Dieu d'Israël vers qui tu es venue, l^frC « Mi* a CD-ft-t
;ï's ïfl^* La terre dans laquelle il demeure.
5) Le génitif est rendu par une proposition nominale avec le re-
latif sujet et le nom prédicat suivi du suffixe personnel, ou la tour-
nure de l'état construit.
h^^iMi'itï^ihPC'' Une servante dont le nom était
Agar. yxr^h i H/z-x-AA s (of^nùXi. ï "hn?, i p^ï s nf^ùa^
f^^ Ala voix de celui qui m'insulte et m' invective ; à la face de mon
ennemi et de celui qui me persécute.
6) Le relatif peut se mettre à Tétat construit et recevoir un
complément.
'^Cf i M-t I fù*'(i' Marie de Jacob. rh*A s IflDAfrll.'
Le champ de ton fils. Tifl>-h* s A^f s lifh^A s i^COl-' Ceci
est mon sang, celui du nouveau testament.
7) Le relatif peut encore servir de démonstratif ou de pronom
indéfini (voir plus bas 194).
III. Pronoms et adjectifs démonstratifs.
194 i) Les trois formes du démonstratif s'emploient comme pronoms
ou comme adjectifs. — La forme H s est habituellement préfixée
ou suffixée à son antécédent, les deux autres formes sont toujours
1. Gen. 47, 4. 2. Ruth 2, 12. 3. Gen. 27, 1.
4. Gen. 16, 2. 5. Ps. 44, 16. 6. Mth. 27, 56
7. Gen. 30, 14. 8. Mth. 26, 28.
Emploi des démonstratifs. 121)
employées seules. — If » désigne un objet proche de la personne
qui parle ; Tf'J'fc » un objet placé devant ; Tllb « un objet éloigné
ou bien marque le mépris. — Le masculin des trois formes rend
habituellement le neutre.
Ù^(K » A.'f' « HrhW J (OMt?*^ Garde pour moi cet enfant et
nourris4e. f'OC^ s Tf^+rt ' Celui-ci a blasphémé. 'M^ i Çf 1- 1
nj^a>- * ahl^-p' Cette route est déserte. (ï-htl « Ù'Ûh » Kf-^il
VMi : œa-ha s hrULh'iïih.C « W-/V- 1 Jï^hi;^' Che:^ tes hom-
mes cela est impossible, mais che\ le Seigneur tout est possible.
Mlù s hntLh'HfhMÙ « ?i-fl i 'h't'P^ Celui-ci, Dieu le père Va
marqué. h^dC a i-tïOhf^ s h^V s *J^^ i MrUK'flrh.C » Tl
">* s A.V s hîT^J^^ a îi'7rUïi-flrh.C« Les montagnes se sont
retirées de devant la face du Seigneur, ce Sinaï [s^est retiré aussi) de
devant la face du Seigneur. '7d'HV 8 h9^^ « VuJ.'fl « tDihCi i W-
A- s 'Mïl'f- « 1^^ I «lfl.fl œl^OD' mus partîmes d'Horeb et
nous allâmes dans tout ce désert, grand et redoutable. (DHÙ » Ji'flA i
n* I UhOhXl^ s ^Çl-OH a f>tM: I nh^ s rh^ a Tih*^ C^/wi
qui dit, je suis en lui, doit aller comme alla celui-là.
r^ao , ip^^ , ?i*7ll A-fl/h.C i (DiM(D-^ a -Jl-flC : Hl-t i h
O^ a lUfl-f*^ Si /é Seigneur le veut et si nous vivons, nous ferons ceci
ou cela. ^Ohp a éLCP'i i AK-fl^i^ s <D^fl.A- 1 r-î^-V-ll a Ml
nCh^*^ Pharaon appela Abraham et lui dit : a quelle est cette chose
que tu as faite ï »
1. Ex. 2, 9. 2. Mth. 9, 3. 3. Z. A. 18, 5.
4. Mth. 19, 26. 5. Jean 6, 27. 6. Jng. 5, 5.
7. Deut. 1, 19. 8. I. Jean 2, 6. 9. Jac. 4, 15.
10. Gen. 12, 18.
11
130 Emploi des démonstratifs.
2) Au génitif, le démonstratif peut se mettre après un état
construit.
fjio* 1 pq^j. qqI^i qui répand le sang d'un homme, à la place du
sang de celui-ci, on répandra son sang.
L'état construit disparaît, si le démonstratif est précédé du re-
latif.
^V^^^l-s flï'IlMl's HIlVl-! 9Ai^' Les principautés et les
puissances de ce monde.
j) A ces formes ordinaires du démonstratif, il faut ajouter les
formes suivantes :
a — La troisième personne du personnel isolé : O^li'P, f'Ml,
qui s'emploie soit comme pronom, soit comme adjectif et se con-
struit alors avec les prépositions aux cas obliques.
On le trouve aussi avec ce sens, parfois précédé du relatif H.
fs'hrt s 0^rt>' Celle-ci a conçu, O^hP'ty s "khà^h^ % s Înf-A'
•J s O^ïv^l s hM'hù'' Israël prit toutes ces villes, mn^h-fc s M
^i\\\i OILJ& s JtA4»A4»^ Et à cette heure^ il y eut un grand
tremblement de terre. M^^ s -^OUh-f^f^ s AiO^h^'} s K/hH-fl s
l^h® A cause des fautes de ces peuples, le Seigneur fera disparaître
ces peuples de devant ta face. J^.l^^ s Kft*(?;^*B s Hfl>-îi* s îi*7
41^"^ Judas Iscariote, celui qui le livra.
h — XUf^ ' une des formes objectives du personnel isolé ;
on la rencontre employée soit comme pronom, soit comme adjectif ;
1. Gen. 9, 6. 2. Asc. Is. 10, 15. 3. Luc 1, 36.
4. Nomb. 21, 25. 5. Apoc. 11, 13. 6. Deut. 9, 5.
7. Mth. 10,4,
Emploi des interrogatifs. 181
elle est alors parfois accompagnée des particules ^'^i^ As ou
J^' Moïse donna cette terre (qui était) leur patrimoine, à Ruben et à
Gad. hM- i hàiH'iïX s tUfthÙ s Ji'7-fl4-' Est-ce que les païens
ne font pas aussi cela ï W-A- s h'^d. » Jî.iP<»-d « \\JV i h^ s ^
/*'*P^'^^ Chaque jour il offrira ce même sacrifice.
c — Le relatif H » offre parfois le sens du démonstratif.
•fl^^7 s KA ï J&Arhffl.^ Bienheureux ceux qui pleurent . h^ a
1flClri7 s Î^AA : ?iA I ^iï^ Comme vous ave^ fait avec ceux qui
sont morts.
TV, Pronoms et adjectifs interrogatifs.
i) ^"^'h s est à peu près toujours pronom et ne désigne que les 195
personnes ; h^ toujours adjectif, s'emploie avec les personnes
comme avec les choses ; 9"'}'h est usité indistinctement.
<^V- a M^f^ a ?iA a -tfhfO*^^ Quels (sont ceux) de vous qui
iront ) hti s ^'h a hf^Tri: a MOh^^ Quels sont mes frères ) ^
'hi'Ûh/li aïdrdi HJ&AW)Pa A'M7*» Quel est l'homme sage
qui comprendra cela)
hje. a 'Qih.C a "H^fL^ a A-flCy}" Quelle terre est V habitation
de la lumière ) M a Ç'^'^ a '^Ad.'^ Quelle route a4-il suivie ) hf»
1. Jos. 12, 6. 2. Mth. 5, 47. 3. Héb. 10, 11.
4. Mth. 5, 4. 5. Ruth 1,8. 6. Exod. 10, 8.
7. Mth. 12, 48. 8. Jér. 9, 12. 9. Job 38, 19.
10. II. Parai. 18, 23.
132 Emploi des interrogatifs.
ï- ï àiH'd I Kî^Vh I h^ 3 ^ft*'fl * Qae/ peuple a cru en toi com-
me Jacob ï
Tr^'h i i*»ÇJ2.* I (or^'i^'h s îilU*' QaV5/-ce que la race humai-
ne, quelle est son utilité, quel est son bien, quel est son mal ) 9^'i^'t' i
ht't i n^lhH s Wd> i fldJ^^ Qui es'tu, toi qui réprimandes le
serviteur étranger) r'Tf't s -flVa h^Ai 9^tï^i ft^^t' Quelle
part avons-nous avec David)
2) <^V- s et 9^'i'ti se rencontrent après un état construit. ^'"V-s
et ?iJ8» s construisent aussi leur génitif au moyen du relatif ; enfin
pour tous les autres cas obliques on se sert des prépositions avec
tous les interrogatifs.
OlAft i ^V- s Tf}*^ De qui {est) fils celui-ci ) ^^fl/K'^ s ^
'h « nifi' s l'I'flC' Avec la puissance de qui fais-tu cela ï H^Y^ »
Tf}* s f^MlV De qui est cette figure ) A^V- s "M^i^W^^ s ^
ïï(0-ft s -nhrt.i'' A qui d'entre eux sera la femme ï Aî^'>îh s ^
^^h i 9^ttM^ Pourquoi vene:{-vous avec moi ) AKj& s ^9dA'«
A ^M^/ temps ï dhf^'h s /h*? s J&l-fl^-'* Par ^«^//^ /oi Vont-ils
fait )
3) 'Tl.s est d*un usage peu fréquent, il a le même sens et les
mêmes emplois que 9^'i't,
9^1^ s h> : flï'T. s M^J^-f ^' Qwf su/s-;e et qu'est ma famille )
^^ÔM s Mi' ' hh9^C^^ Que nous importe {sur nous), vois toi-
même.
1. Ap. Esd. 1, 33. 2. Sir. 18, 8. 3. Rom. 14, 4.
4. m. R. 12, 16. 5. I. R. 17, 56. 6. Mth. 21, 23.
7. Marc 12, 16. 8. Marc 12, 23. 9. Ruth 1, 11.
10. I. Pierre 1, 11. 11. Rom. 3, 27. 12. Jud. 12, 14.
13. Mth. 27, 4.
Emploi des indéfinis. 188
4) Tous ces pronoms peuvent être employés dans Tinterroga-
tion directe et indirecte ; seuls ou suivis de la particule VL J ou i «
ils ont parfois le sens des pronoms adjectifs indéfinis (voir plus
bas 196).
V. Pronoms et adjectifs indéfinis.
Les mots H s, OH s, ^*tH.i, Kj&s, Krfi^J, ft-flîi» usités i96
comme indéfinis s'emploient indistinctement dans les mêmes sens
et les mêmes cas ; à noter seulement que H « seul est employé au
pluriel, les autres sont toujours au singulier.
nf>dJ^^ a J&1-AID3: : y^fih i W/k* Quiconque veut me
suivre, doit hoir son âme. ï\ti a M^Ohh'ï' i XrfiÇ^- a je-rtA* a fld
f'^'blf''^^ Certains des scribes dirent entre eux. H't^Mi a AA«
h a K/tiaC a ii^'hV.^ Ne fais pas à autrui ce que tu détestes toi-
même. Ù'ûh a 'h9^^fh^^* Un des scribes. I/A" a Uf a tidi^ a
•flïiA.' /// avait là un certain homme. Krtl'd/i a HtllO' a iDh^
dhf' a ^•>*7/*'1'' // n'a rien été fait de tel en aucun royaume.
Le substantif lrf"A a suivi des suffixes personnels signifie plus
ordinairement tout. Il a aussi le sens de chaque, chacun, comme le
numéral tifhH* a et on les emploie souvent indifféremment tous
deux en ce sens. Cependant, quelquefois pour souligner que la
chose dont on parie s'applique aux parties et non à l'ensemble, on
se sert de préférence de hdi^ a.
1. Mth. 16, 24. 2. Mth. 9, 3. 3. Tob. 4, 15.
4. Mth. 12, 38. 5. Jean 5, 5. 6. III. R. 10, 20.
134 Emploi dos indéfinis.
fdAP-s AW-A-i aiï^s9^n^' Il rétribuera chacun suivant
son œuvre, Ml* « H/î.l'hi^A « (D'iÇiù « -^n s ïttrao*^ Un feu
qui se partagea et se posa sur chacun d'eux. \i'à^lr s 'IhlO-AJ^ i "h
î^h-flCVî^.s hMl ! HV^^ Toutes les générations depuis Abraham
jusqu'à David.
•fllh'î et hMi « n'offrent aucune particularité.
Dans la locution Hh^^li s qui équivaut à l'indéfini tel, le rela-
tif H « et le démonstratif If s sont tantôt variables et tantôt inva-
riables.
ài-n-a i nh^H' Un tel peuple, iiïiti s h^Tf s ^h-b s ^7
*7/*''^ a ti'^f't"^^ A ceux qui sont tels, est (appartient) le royaume des
deux. Mi- i h^ « Ht i 'tïhù/t'' Une telle femme, h-fli s Hh
^H s f'if/*'/^ s hA s ^fn^ : A-*^ Mo/i père cherche de tels
hommes qui l'adorent.
1. Mth. 16, 28. 2. Act. 2, 3. 3. Mth. 1, 17.
4. Jer. 9, 9. 5. Math. 19^ 14. 6. Judith 12, 12.
7. Jean 4, 23.
Emploi des temps ; parfait. 135
CHAPITRE IV
VALEUR ET EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES,
Le parfait et Vimparfait de Tindicatif, s'emploient dans toutes ^91
les propositions.
Uimpéralif n'est usité que dans la proposition principale ; les
autres modes subjonctif, irifîmtif, gérondif, sont exclusivement em-
ployés dans la subordonnée.
Comme nous l'avons déjà dit (47), dans la conjugaison, l'éthio-
pien se place au point de vue objectif et ne considère que le fait
de la réalisation de l'action.
Au parfait, appartient la signification de l'action réalisée ; à tous
les autres temps ou modes personnels, l'action non réalisée, soit
déjà commencée, soit simplement future.
La forme verbale ne porte rien en elle-même qui puisse nous
indiquer le rapport du temps de l'action qu'elle signifie, avec les
autres actions de celui qui parle. Cette notion, à laquelle nos lan-
gues européennes se sont plus particulièrement attachées dans la
forme verbale, se dégage du contexte ; nous donnons ici quelques
indications à ce sujet.
I. Parfait.
L Parfait défini et indéfini.
Le temps de l'action achevée, le parfait employé seul indique 198
avant tout la réalisation simple, soit à un moment déterminé (par-
fait défini)^ soit à un moment indéterminé (parfait indéfini).
136 Emploi des temps ; parfait.
9JO-P i J&ftrfi* 8 A^d^-fl I IDA^ : (D({^^\' haac appela Ja^
coh son fils et le bénit. T-t J ^fl»-h.A s (D-tP'dh. : W-/V- s hfl^
Samuel mourut et tout Israël se réunit, le pleura et Vensevelit dans
sa maison à Ramatha. hf»'^ s Ot)r s Hi'IDAR s "JT-i*» s hf'lh
"ittl^ i A^iï^ Oû ^si ce/wi ^Mi ^sf né roi des Juifs, car nous avons
vu son étoile dans V orient et nous sommes venus pour V adorer. (OfpÇU
ÙTi nA9r : A^AÏih ï K'^rUh'flrh.C I hflftïl- * htl^ s Kf
£"/ Balaam dit à Vange du Seigneur : « fai péché, parce que je n*ai
pas su que tu Ves opposé à moi sur la route ».
Parfois pour mieux indiquer que Taction est faite, on se sert du
verbe (D^ti achever, comme verbe auxiliaire.
A,;^'>Tf i « (Df{M s *i-CV s -rifl-^ Ne m'importune point,
nous {avons achevé, nous) avons fermé la porte. (DfiM s T'I'V s "h
9^^(ilJ\'t^ ^ Nous sommes morts à nos péchés. {Nous avons achevé
de mourir à nos péchés).
II. Parfait antérieur.
199 Dans une subordonnée temporelle, dont le verbe de la princi-
pale est au parfait, le parfait de la proposition subordonnée cons-
truite avec Afl, hff^h^"*, 'M^^'hù et leurs analogues, marque
une action passée immédiatement avant celle de la principale et
1. Gen. 28, 1. 2. 1. R. 25, 1. 3. Mth. 2, 2.
4. Nomb. 22, 34. 5. Luc 11, 7. 6. Rom. 6, 2.
Emploi des temps ; parfait. 187
correspond à notre parfait antérieur.
hf*i fl/hAî^J AP"A.Ç* £'f après gw'iVs s^ furmt retirés, voici
qu^un ange du Seigneur se montra en songe à Joseph. (0{i(\ t CKf s
^^ Et lorsque Hérode eut vu que les mages lavaient trompé, il
s'irrita grandement. Whr'll i M s ^/^K i fïO^K^ s ^^(f^ i
Aft4i* s OD'^lli'b i AftA : îiA^^bA' Après ce/a, /orsgw^ Sa-
ma^/ eut vieilli, il plaça ses enfants chefs d'Israël. (OM « OC'b s
ohit-t i oDi^cn, An«h I oie s flï^hft- s h9AR « je.iD
^r^ii th^Cy-ts 'If'* Et lorsqu'ils eurent gravi la pente pour
entrer en ville, ils trouvèrent des jeunes filles qui sortaient, porteuses
d'eau.
III. Plus-que-parfait.
Il traduit notre plus-que-parfait dans les cas suivants : îoo
i) Dans la causale dont le verbe de la principale est au par-
fait de sens passé.
aihrif ï K-lrH » Kffbft « f'dufi'i -- AhVbC a îiA : Ofl^A
commença à blâmer les villes, dans lesquelles il avait manisfesté beau-
coup de puissance, parce qu'elles n'avaient pas fait pénitence. Hï^*
lA.A ; -h+n AJP I W-A-o^ a lii.^ahf'i s îiA^ 1 Ch^ i i-hr"
ù I m-n^ s QÂ^f ^•AA.ir'^ Après <îm'i7 fut rentré en Galilée, tous les
Galiléens vinrent à sa rencontre, parce qu'ils avaient vu les prodiges
1. Mth. 2, 18. 2. Mth. 2, 16. 8. I. R. 8, 1.
4. I. R. 9, 11. 6. Mth. 11, 20. 6. Jean 4, 45.
138 Emploi des temps ; parfait.
qu'il avait faits à Jérusalem. (O^fL t h-fl^î^ s fl>*ft1' : *7-flX' s
ham descendit en Egypte afin qu'il y demeurât, parce que la famine
était venue dans le pays.
2) Dans la conditionelle avec /^fl dont le verbe de la princi-
pale a le sens passé. *
A^C^'^ Si iw amis frappé sept fois et (si) non six fois, tu eus exter-
miné la Syrie. M s Om^lT/l s (Daù^F^^^ s -M-fl^ s -IrJ&A s M hl
•fl^: ! (KO'll'b^W s î*'4» s hî^A-n/5-' Si <ia/is T/r e/ Sidon, il
avait été produit le miracle qui a été fait che^ vous, elles eussent
revêtu le cilice. Mihhi K'7fUh'nrh.C s liKI^^i^. s AV s HCO s
h^D . rt/?.r i KrifiV s <Dh^ s l-P^ s K'^rtAi^ Si /^ Seigneur
ne nous avait pas laissé une semence, il eut été (pour nous) comme
(pour) Sodome et nous serions semblables à Gomorrhe.
^) Dans la subordonnée relative ou la coordonnée introduite
par h^'" comme et ses analogues, avec une principale de sens
passé.
CM s W-A" : Hl-fl^^ // vit tout ce qu'il avait fait. h9^'h s fl
j^A s ^H/hÇl- s (Da^^ i A,f frA s nf>a»Ùr(^' Ils crurent aux
paroles de récriture et aux paroles que Jésus leur avait dites. (DM a
flx-rfi « Oi*^c I éJ^(D i i-na i fs^iDpao^ i rtj^/v s Oi^cpf^'
Quand arriva le festin, il envoya son serviteur appeler ceux qu'il
avait invités. 'iHù i ^d*-fl * fl^-Ai" s Î^J^C s Ki-f* s lI^A't;^ s
1. GeD. 12, 10. 2. IV. R. 13, 19. 3. Luc 10, 13.
4. Rom. 9, 29. 5. Gen. 1, 31. 6. Jean 2, 22.
7. Luc 14, 17.
Emploi des temps ; parfait. 139
ïfl^ 3 î%fl*l>* Jacob demeura dans la terre, dans laquelle avait habité
son père.
/mï raconta tout, comme [ce que) lui avait fait cet homme, l'd^ s *"*•
rt. I (DhC^-} : nh'S"» s hlf M<^ s h*?»,?!' A^of sg e^ Aron firent com-
me le Seigneur leur avait commandé. l'Qd s fi^^h»^ s 1f"/t- s Hh
^ s J&n.A- s îi'7lLK'nrh.C' Samuel fit tout, comme (ce que) le Sei-
gneur lui avait dit.
4) Dans les subordonnées marquant la répétition d'un fait
passé, dont le verbe de la proposition principale est à l'impar-
fait.
/i.-flfr 8 i^-Jt-f-ft a hî^V 8 tidVWf^^ Et après, lorsque ce juge était
mort, ils revenaient de nouveau et péchaient plus que leurs pères. (O
ïi> 8 hrhf^ 8 Vrth 8 hCE 8 n^:C a rt-flfc a j&iX-tT .- A-Hh* 8
îiC« 8 ÎT'J^-C 8 H-flCl- 8 IDf r/i^' £•/ i/ arrîVaif gw^ lorsque un ser-
pent de la terre avait mordu un homme, (celui-ci) regardait ce serpent
de la terre en airain et il était guéri flïKl^h^ a Oh a 0«>-A, i (D*
A•^ a ^-fli-^- : f>(DC^ s OT'^ I H^Î^V^ Et toutes les fois que
Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait.
5 ) Comme en arabe, on trouve le parfait avec W pour rendre
le plus-que-parfait ; cette construction est rare cependant.
hçui- a M^ a ïi-ixi- 1 ^^vn-nifi- a ^^ i x-j^ a n/hj&oHh
f a ^h<^ 8 (idiMr 8 fMOhX)*^ Je lui dis que je n'avais pas proféré
1. Gen. 37, 1. 2. Ruth 3, 16. 3. Ex. 7, 6.
4. I. R. 16, 4. 5. Jug. 2, 19. 6. Nomb. 21, 9.
7. Ex. 33, 9. 8. Herm. 26-129.
140 Emploi des temps ; par&it.
de paroles justes pendant ma vie, mais que j'avais vécu dans le men-
songe.
6) Il correspond enfin à notre plus-que-parfait, quand d'après
le contexte, il marque un fait, qui avait positivement lieu avant un
autre, présenté comme déjà passé.
'^ I 'flrh>C « 'Vn s 't'Pdii't' « *nC^^ Jésus n'était pas encore venu
au villagCy mais il était encore au lieu oà Marthe le reçut
IV. Futur antérieur.
201 II équivaut à notre futur antérieur :
i) Dans la temporelle ou la conditionelle avec M, h9**\l^^,
etc.. dont le verbe de la principale est à l'imparfait avec le sens
futur.
îiift*7J?:'s A^lî^ Et après que vous Vaure^ trouvé, annoncez-le-moi
afin que je vienne moi-même pour V adorer. tD^fl « HKh''^ s fl^A
i" s DlC « 'h^h'flî^^ Et lorsque vous sere^ entrés dans la ville, vous
le trouverez. ^^'' OAQ s ïx9^Xï^ i iflAïb! A-fl^s hdi^'
Elle disait en son cœur : « si je touche son vêtement, je serai guérie ».
M^O\l(^ : OKje. s /^A^"} s M-flC s H"}-!-' Moi attssi, ;> vous
demanderai une parole, lorsque vous me Vaure^ dite, je vous indique-
1. Jean 11, 30. 2. Mth. 2, 8. 3. I. R. 9, 13.
4. Mth. 9, 21. 5. Mth. 21, 24.
Emploi des temps ; parfait. 141
rai par quel pouvoir je fais cela.
'1in»f ' Moi aussi, si je suis élevé de terre, j'attirerai tout à moi.
Souviens-toi de moi lorsqu'il te sera arrivé bien et fais-moi miséri-
corde, h^ i nîihtf"»- s ahti'l* , j&K-t s îT j^'C s Mi- i ohtt
H«^'flWi>C^ Lorsque vous serei entrés dans cette terre dans laquelle
vous demeurerez, que je vous donnerai, vous fere\ un sacrifice au Sei-
gneur. •
?iAf 1 cD'f-hAhP-'> s n^^l-hA s ohii-t s h^ç-Th s iD^^hr :
Ti'Jh s h^ a îir/i'^ I ïiî^îrs îi^Aî h^^fa^' Et Samson lui
dit {à Dalila) : « si tu tresses sept boucles de cheveux de ma tête et si
tu les enfonces avec un clou dans la muraille, je serai faible désormais
comme quiconque d'entre les hommes ».
2) Dans la relative, subordonnée à une principale avec l'impar-
fait futur.
nova s h9^iAh I Mù^ I H^j^- 1 A^i^a s hf^af^ti-t I ài
Tlfl*'^ Que celui qui en aura donné à une autre tribu, soit expulsé de
son peuple. HKî^V i (D'tair'^ a f^^'h'i s (OHÙ : hji9^'k s J&
W>® Celui qui aura cru et aura été baptisé, sera sauvé ; celui qui
n'aura pas cru, sera condamné, "^thh a A'fc a \ïO^ : f lifl a HAKA
-f a hAha OD'iéA' * "^'n/^'^' li lui jure qu'il lui donnera ce
qu'elle demandera, jusqu'à la moitié de son royaume.
1. J. 12, 32. 2. Gen. 40, 14. 3. Nomb. 15, 2.
4. Jug. 16, 13. 5. Ex. 30, 38. 6. Marc 16, 16.
7. Marc 6, 23.
142 Emploi des temps ; parfait.
*> s ïl^lth^ Celui qui aura touché la poix^ sera pris par elle et celui
qui aura fréquenté le superbe, sera comme lui.
V. Présent.
202 Le Parfait traduit aussi notre présent :
i) Lorsqu'il s'agit d'une chose qui s'accomplit à l'instant où
Ton parle ; elle est en partie réalisée.
Çlh» 4*Cfls tlflUMi^ Voici (que) vient celui qui me livrera.
Çlh s dJxWà^ Yoici [que] je V envoie, Oia s Çl^ s flïW-flïbhU- s
^'dC a n^ïrh* Mon champ, voici (que) je te le donne, ensevelis ton
mort. W s "JT-Z^iU « fl^rfi^ Voici ton roi (qui) vient.
2) Lorsqu'il s'agit d'une chose faite, mais dont on peut dire
qu'elle se fait encore.
nï. s f M^7 i -ne : nh^ « j^^o. : ^X'ài^ s h^Ai s ^f s
ài^(D^ i fMfD*^l\ i h9^hCi*^' Celui-là aussi qui croira en moi,
comme dit V écriture, des flots d'eau vive sortiront de son sein. (Of\îh
+ s 9^'i't i Jin. s ^^iii^' Cependant, que dit l'écriture )
VL Futur.
203 II représente le futur dans les sentences prophétiques ; le fait
est tellement certain, qu'il est représenté comme déjà réalisé.
1. Sir. 13, 1. 2. Mth. 26, 46. S. Jug. 6, 74.
4. Gen. 23, 11. 5. Is. 62, 11. 6. Jean 7, 38.
7. Gai. 4, 30.
Emploi des temps ; imparfait. 143
Uf i Uti" I -nh/Z. J flïr/i4»f i MTr ' Là sera le gémissement et le
grincement de dents, flfl>-?i+ « ^96^ : M* « ^th^^lr s l^î" s V
1/^ ^ J r.^C i Ol/Ç-y.^-} s hA * f.MH'P s Af-flft ^ En ce jour,
la face des rois de la terre et les puissants qui ont conquis le monde
seront humiliés. Xï^ « -niMl s fl>*df a ^plTc^ a ïï^li s (\oo^ a
'^fl^'Ama A^7<<.ft' Comme leur chair brûlera grandement, ainsi
ils auront la picissitude pour V esprit.
II. Imparfait.
I. Futur.
1. Proposition indépendante.
i) C'est son sens le plus ordinaire pour marquer qu'une chose 204
aura lieu certainement.
Vl> a J^'-J-^A a ^eiril a CD^-CPAJ^' a CDAft^ Voiciqu*une mer-
ge conceifra et enfantera un enfant. Iff : fs^P'Hïi* a ït'tt^o^ i
'h^ a je^A- a Mxi*yf*^ a ^à^ a ?i*7rtK-flrh.C' Ld seront réunis
tous ceux dont la bouche a parlé contre le Seigneur, f^dhf a hôf»
•>-fch#n>- s /hlffl a HiPCd a îi'7ltK'flrfi.C a îiAh a A^Al^' Vos
yeux verront le peuple qu'a établi le Seigneur jusque dans l'éternité.
P^n.AV a 9^tlMl a Irl-nh a OhM- a /h-H-fllU' H/es /wi ^tren/ ;
(c nous irons avec toi vers ton peuple ». fl^hfl» a (lA'flf a JirHC a
1. Mth. 8, 12. 2. Hén. 48, 8. 3. Hén. 67,9.
4. Mth. 1, 23, 5. Hén. 27, 2. 6. Malach. 1, 5.
7. Ruth 1, 10.
144 Emploi des temps ; imparfait.
ïiChf' » 9^'i't''hH * Je dis dans mon cœur : j'irai, je verrai ce que
c'est.
2) Il sert aussi à marquer une chose qui est sur le point d'être
faite, quoi qu'il en soit de sa réalisation effective.
*'■*• I A'feAÇ^'J * Et maintenant donc je vais mourir de soif et je vais
tomber entre les mains des incirconcis.. IWJ8»n>/t" « KSMl s Vf s h
'^X'îi î M « tDhé^Ohti^ Et Jésus lui dit : « /^ z^afs venir et je le
guérirai y^. (D^CÙ^i hC^hjhi WM^OP i mj&O.AP's hl
H.^1 hJ^'ïWi îift^s 'iODah^'' Les disciples s'approchèrent,
lui crièrent et lui dirent : « d Seigneur, sauve-nous, nous allons
périr ».
}) C'est le temps de la délibération.
h(o*/^h 8 tir'F'i s A.TrrA î cDje.n,/t- s K-^ruh s -lin s ^V- s
V/fifl>*C « J^A ï à\f>a}'> s HA9Aî^ a -nh' Simon-Pierre répondit
et lui dit : c( Seigneur, à qui pourrons-nous aller, tu as les paroles de
la vie éternelle ». 9^'ii' - If^fL • h^ s 'i'WC : l-dd. : hlïLh
'fl/fi.C® Qae ferons-nous pour opérer l'œuvre de Dieu) (Oj^H^tï^
o^ i M^ft 5 î^'ïi' « îi'>h s îi^AP- ! M\Slbh' Pilate leur dit :
c( Que ferai-je donc de Jésus ) » IDJ&il,A- s ïi*7H.K'flrh.C 5 A^»-
A. « ïlAh s '^KH.V- s ft^rlihS: s -»•>* s /hlf-fl : (DhiÛÏ * ^^ïiH.
^•« KSM^'t'i^^ Le Seigneur dit à Moïse : a Jusqu'à quand donc,
ce peuple m'irritera et jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi ) » (D(\
y* s flH/i.JK.fll'"^^ Cependant, comment l'invoqueront-ils, tandis
1. A. D. 21, 16. 2. Jug. 15, 18, 3. Mth. 8, 7.
4. Mth. 8, 25. 5. Jean 6, 69. 6. Jean 6, 28.
7. Mth. 27, 22. 8. Nomb. 14, 11. 9. Rom. 10, 14.
Emploi des temps ; imparfait. 145
qu^ils ne croient pas en lui, et comment croiront-ils en celui quHls
n'entendront pas ) hjt-tiilt i àWtïilt^ i H^-nAîh i œàWtî
I'hff«>- s H'IhA'flA** Ne vous inquiéte\ pas pour votre vie de ce que
vous mangere^ et pour votre corps de ce dont vous vous revêtire:{.
2. Proposition subordonnée.
I ) Dans la conditionnelle, après un imparfait de sens futur dans 205
la principale.
^"^ i '"MflA « ''lo^^'f'C^^ Regarde en haut vers le ciel et compte les
étoiles si tu peux les compter. ï\^ '- ^dJ^^ s ATfl-fl i d+'fî s ^
?iHH^ Si tu aimes la justice, garde ses commandements. M s H^
* i M^àe^ s JK.J^'V'} J ^A.* s nh^-fr s fll-tCK' Si le juste se
sauve difficilement, comment V impie se montrer a-t-il ) Hi^K^'^V « fl
^•flA : CDAft « îi"7H,h'flrfi.C s hV* // croit en Dieu, voici donc,
qu'il le délivre s'il le veut, car il a dit : « Je suis le fils de Dieu ».
/m i^eux entrer dans la vie, observe les commandements.
2) Dans la temporelle, après un imparfait de sens futur à la
principale, il indique un fait à venir, simultané de celui de la
principale. S*il devait être antérieur on se servirait du parfait
(201).
M% 8 Ihl-flC 8 l^•|M»'^ 1 A^1->4^ 8 +CV 8 ^jBi-'^h 8 h
1. Mth. 6, 25. 2. Gen. 15, 5. 3. Sir. 1, 25,
4. Prov. 11, 31. 5. Mth. 27, 43. 6. Mth. 19, 17.
12
146 Emploi des temps ; imparfait.
oo 8 ^J^A*P7 s JZ.I'fK-* Quand donc tu feras l'aumône, ne fais
pas sonner de la trompette devant toi comme font les h/pocrites. hjt
'^•^îl : ^a s ->ÎV./V.'' Ne te hâte pas, lorsque tu prieras. îiî^r/iA-
<^ s P-A.Ç s Aft*+ i KA^'/bA s aiJS.n.A-^- s h^ j f.ih.fO'^
Jflim-3 Jos^p/i acf/wra les enfants d'Israël et leur dit : « lorsque le Sei-
gneur vous visitera, emporte^ mes ossements d'ici avec vous ».
K^ s j&^lfïi 8 i»A£ 8 K=ÎA s h^^foh 1 h«^y s jr^^c s
OhM- i 0o'iÇ[^ , ft-fl^-fclh' Lorsque viendra le fils de la vie, alors
il s'assiéra sur le trône de sa gloire, f 'll^C 8 A"* 8 h^ 8 ^^^
"h^ Il rougira de lui lorsqu'il viendra.
}) Dans la finale, quel que soit le temps de la principale; dans
la consécutive, après un imparfait de sens futur.
j&^ît^ 8 h^ 8 (B^i^rr 8 h^ 8 j&chje. 8 k^ a je."iCrh 8
X'^fUK'flrh.C 8 ÇÇ'f'* // /a regardait et il restait silencieux, afin
de voir si le Seigneur avait favorisé sa route, ^'i'ht^'i s tiï\\)'hd
h 8 h-^ s KAO 8 HJ&V'flC 8 m-n-t-f "}' // dévastera tes cités de telle
sorte que personne ne demeurera plus dans elles.
II. Présent.
20Ô Se rencontre dans les cas suivants :
i) L'action dont il s*agit dure encore, sa réalisation se pour-
suit, elle est considérée comme non parfaite.
J^n.A-tf»- 8 -tifhi^ 8 hh^ 8 hïi 8 ifT^-M- iàiTi'Mi^
1. Mth. 6, 2. 2. Sir. 7, 10. 3. Gen. 50, 25.
4. Mth. 25, 31. 5. Luc 9, 26.
7. Jéf. 4, 7.
Emploi des temps ; imparfait! 14^
Va^îT* ' // leur dit : « reiire:{-vous, car V enfant n'est pas morte, mais
elle dort. H'iiO-P t à^'diilî i n^Ù9^0'i (DH^d^W Annon^
ce:{ à Jean ce que vous entende:{ et ce que vous voye\. hf^/^h s
•fîs'H'Jiî^ Cet homme répondit en disant: << quel {est) celui-là, ô
Seigneur, pour que je croie en lui » ; et Jésus lui dit : « celui que tu
as vu, celui qui parle avec toi, est celui-là.
2) Le fait est habituel et se produit ou peut se produire au
moment où Ton parle. ,
ytlTtïtïiW^àO'* Toutes les fois que V insensé rit, il élève la
voix ; le sage à peine sourit des lèvres. M s f»%d s h*C> : 'dCi'h s
fAi(0*lf i ^-flW j îi^ I hr-flCVV ! 0rhj&^ Toi/Zés les fois que {la
lune) donne tout V éclat de sa lumière, elle est {égale à) sept parties du
soleil ^.j&l-^an- s 'hf.'Bff'^ s M : 'î-flfti' i J&flAO-^ //s ;ie
se lavent pas les mains, toutes les fois qu'ils mangent du pain, h'à*
a^ i IDf(l4»n-« f^'ia/Li ILhlh' Les Séraphins, les Chérubins, les
Principautés sont ceux qui ne dorment pas, ils gardent son trône, K
ti^h i f»^(0*^^ L'insensé regarde à travers la porte de la maison
du voisin, Vhomme sage se tient dehors, h'^ * h^f'éLCV « ïiIlL
h'dduC ! CD/i^f 'TiÇC : Ù-Uh* Bien que je ne craigne pas Dieu, /<k
n'ai pûs peur des hommes.
1. Mth. 9, 24. 2, Mth. 11,4. 3. J. 9, 36, 3'7.
4. Sir. 21, 20. 5. Hén. 73, 3. 6. Mth. 15, 2.
7. Hén. 71, 7. 8. Sir. 21, 23. 9. Luc 18, 4.
148 Emploi des temps ; imparfait.
3) On parle d'une chose dont la réalisation est de tous les in-
stants, c'est un axiome, une vérité éternelle.
. que ce n'est pas seulement de pain que Vhômme vit, mais de toute pa-
role qui sort de la bouche de Dieu. (O^lr s flïi'd^^hï : AH s A
-flïis aihh A s ^î;'>d s -TrJ&A s rt-nh^ Le via réjouit le cœur de
Vhomme, le pain restaure ses forces.
hAHs VlCs H^rthT s A?i*7rt,K'fl/h.C' // n'est aucune ac-
tion qui soit impossible à Dieu Mï^ -" 0^^ i ^^j&ïlA s d,d? « fl
ait* a K*^ s hj)à^ s fl^-ft* s Mft s aijz,V. s h^ih s KT^I-tf»-
i 5 h/t-Ylà" i Mi^ s Â^VrtCh^^ s -n?" Comm^ m^ rjm^tïM ne
peut pas fructifier s'il n'est pas sur le tronc de la vigne, ainsi vous ne
pouve\ pas [fructifier] si vous ne demeure:^ pas en moi.
III. Passé.
207 i) Il indique la simultanéité ; bien que passée, l'action qu'il
signifie, est représentée en voie d'accomplissement par rapport à
une autre action. Souvent alors en ce cas, il est accompagné de la
particule Ti'î'H.
n^ft-d ! ^*pdA « nj^rfi ï -lin « f^hrt « n.* * Yictï±n -- <»
Tn-d : An- s Kin s fhït"t^ -- MiirLh'dih.C^ Le quatrième jour,
il vint dans cette église et fortifié dans son cœur, il rendait grâce à
Dieu, hro-i^hi h'^mh'flrh.c* Mni ^di(o*ci (o-h-t i
1. Mth. 4, 4. 2. Ps. 104, 15. 3. Luc 1, 37.
4. J. 15, 4. 5. A. S. 97, 23.
Emploi des temps ; imparfait. 149
iV'l'a ÇVs rtCh* Ils enteridirent la voix du Seigneur tandis qu'ils
se promenaient dans le jardin au temps du soir. di\i\f^' s ïiiH a ^
^Ohao-^ Il les trouva tandis qu'ils dormaient. CM'i Af^hfh^i
Mn s J&Th'BVP.' // pit Isaac tandis qu'il jouait. (ïïi'n'i'P : ^^d
A I h APtf»- s tT-i^» i "hlïÙ^KIK s (DO^(D : -flhrt. i A.^<E s CDJ&
i'flC I fl^-Zl-f- 1 hr/i^ s 'V'flC s HR-n^ s h-Ç^'/»^ En ces jours où
il ny avait pas de roi en Israël, il était un homme lévite, il demeurait
dans une caverne du mont Ephrem. Vfl^ s /hî*} « "llfl i ïifl'O- s (O
•ha^i (DffA'Kwn i rt-tf»-: CDJ&l-AWfK^" U enfant demeura
che-{ son père et sa mère ît il leur obéissait et les servait. Vfl^ * hlr
n I f-^^ÏOC : oo-nt^à s ^Ï'I-' // demeura tandis qu'il apprenait
les psaumes de David. 0^aKi bà^^WT^^ i G^lyS"^^^^ H^
étaient nus et ils ne rougissaient pas. VO- « 0(l,f» s J^A4*A4' s Wt i
(DOhYx'^di f/tOh^^ Voici qu'une grande tempête survint dans la
mer, de telle sorte que la barque était couverte par les flots et celui-ci
dormait.
2) C'est le temps de la narration, sa signification se rattache
alors : soit à l'idée de simultanéité, soit à l'idée d'une chose habi-
tuelle.
î^ftA s Oh^"^. i l-V^c s (Dhr'H i n AP a 'ThflAd s J&îii: J
ahr" a lDh«w I IDAii s JZ-Jt-fc I A-*^ £^//e demeurait avec ses en-
/aa/5, celle-ci mangeait de ce qu'il avait mangé, elle buvait à sa coupe
1. Gen. 3, 8. 2. Mth. 26, 40. 3. Gen. 26, 8.
4. Jug. 19, 1. 5. B. M. 9. 20. 6. A. Y. 8. 14.
7. Gen. 2, 25. 8. Mth. 8, 24. 9. II. R. 12, 3.
1 50 Emploi des temps ; imparfait.
de ce qu'il buvait, elle dormait sur son sein et elle lui était comme
sa fille. CM « d.CP'i i rTiA»» s ïl^li s JR+lO-r s <w»A^A'^ i
d,hi 5 (D^^ih s h^ : hr > 5 éLAi s f oc-h s And* s h Auri- 1
'\r * Pharaon vit un tel songe. Il se tenait sur le fleuve et voici que du
fleuve sortaient sept vaches belles et grasses dans leur corps, elles
paissaient du côté opposé. /?«AhA : J&Arfi4* s 'Tiîl s 'h1\Uh'(ïdi,C a
aM't i C-a^ i -flhrt.* i ïxlï^ i ^hl i f>ïx±' Isaac priait le
Seigneur pour Rébecca sa femme, parce qu'elle était stérile. (Otid s
fl9A s ^rhP- s A-^ s Kf/ift : ïxr'i i ao^'k'Wi i HK-Aft^-^ Cha^
que jour de fêle, il avait la coutume de délivrer pour eux un des cap-
tifs qu'ils préféraient. -fi^Lhi Ïi9^0^s ih^i 'flJi.^s f*i>^s
Mi- ï "^bF-i- i P-C^'f A « ©^4- s hùù i 9^M^ « rTiTI-fl « c»
ooi3Gao^ s flh^'^s yA9^!^' Parti de là, il alla dans la terre de
Juda, au delà du Jourdain ; les foules allèrent aussi avec lui et il les
instruisit comme il en avait la coutume.
IV. L'imparfait.
AVEC Wi ET Oii(0,
208 I j p^yQQ ^^ l'imparfait prend le sens du temps de la narra-
tion.
(DàfL^ i AA s *nA*^ 8 (DW s yn-nC i^'d/L : -nC^' Sella
engendra Tubalcain et celui-ci faisait des ouvrages d'airain. h9^V
1. Gen. 41, l.*2. 2. Gen. 25, 21. 3. Marc 15, 6.
4. Marc 10, 1. 5. Gen, 4, 22.
Emploi des temps ; imparfait. 151
A-^ s ù-nh » a-ha : -tï^-t « (OM » X'Th i mu- j MCti i Ah
*7H^h' A/^aAi/ toutes ces choses, Enoch disparut et personne des en-
fants des hommes ne connut oà il se cacha, et moi Enoch je louais
le Seigneur,
2) Avec Uli(D l'imparfait présente les trois nuances de temps
que nous avons déjà signalées, futur, passé, présent.
Uti(0 ne fait cependant que souligner ces nuances, celles-ci se
rattachent à la forme verbale de l'imparfait, de par la construction
de la phrase.
a. — Avec un imparfait de sens passé ou présent, Vfi(0 pré-
cède toujours l'imparfait.
W^MXlUii(0'X)^ir'it^»\f^^i hù^-nài^ EI moi aussi, je
rendais grâce avec eux. fOM i ^^f.m- : hlT'fjf i hAhi^ : dft
^ a Ji+fl>^ s ^^rro . h'^lUK'flrh.C ' Et alors ces hommes s'en
retournèrent, ils vinrent à Sodome et à Gomorrhe e (Abraham demeura
encore devant le Seigneur. IDA^A a UÙr s j&V'fîC a iO-tli' a (D
1C* Sa'ûl demeurait vers la colline. (D^^a^i^ a MH a Uii(D : A
hfii a /lV*7/^a AV^ Auparavant tandis que Saiil régnait sur nous.
hCA-f A a A^f A-A a n'T't a (O-fi^h a M^O^^'i a (DOU" a
W-flCa nf^^V a Ti'^tUh'flrh.C' L^ C/ins^ Jésus qui est mort, est
ressuscité des morts et demeure à la droite de Dieu, Ufi(Dtl s ^h9^
C a h*^ a hSMl^ a Oi^^. a lOAV-f : ÙM- a hîT»» s 0^7- a h^f
4^A»îP'a hA'^J^'' Tw sais qu'il y a à peine dou^e jours, depuis que
je suis monté à Jérusalem pour adorer.
1. Hén. 12, l. 3. 2. As. Is. 9,S8. 3. Gen. 18, 22.
4. I. R. 22, 6. 5. II. R. 5, 2. 6. Rom. 8, 34.
7. Act. 24, 11.
152 Emploi des temps ; imparfait.
b. — Avec un futur, Oti(0 se met amnt ou après l'imparfait.
Placé amnt il paraît marquer plus ordinairement un fait qui se
réalisera pour ou par une personne ou une chose déjà existante
et qu'on veut souligner. Placé après il semble ne marquer au
contraire qu'un simple événement dont l'agent n'existe pas en-
core.
^ s ^^àjx^ s -^n s T^C^ Celui-là et ses fils seront exempts de
toute Vinlquité qui s'accomplira sur la terre. VtiOK s HChlï s J^V'fl
<• s dAltf} i '(ïfh,/i s Vil«C"^ Ta race demeurera étrangère en pays
étranger, ai^h '- li9^H± '. OlC '- Mi"- fllflCTlri « hft^s liA-
ïl-s ^l'^ftVs Xî^-nifll! -^nuK-ffï"»-^ Sors de cette ville toi et
Baruch, parce que je la détruirai à cause de la multitude de ses pé-
chés. 1-hA-y- î rtlhf s Hh> i OAa^lf * X-'PP i hÙi-f»' Pouve:^-
vous boire la coupe que moi je boirai )
Démle-lui la fin qui va venir, car toute la terre sera détruite. Veau
du déluge viendra sur toute la terre. rhAî^h s '^(ï'h't s W"A* « 'h
m.h'ti 9^^Ci (D^ùmr'i VA(D^i l»•A-^s4»A^^•' Ton
songe, c'est le m/stère de tous les péchés de la terre qui sera submer-
gée dans les abîmes. ^(O-à s ii.i' s W-A« s h'Wh « htl^ s hh
9^Cih^i je.X^d s UA^ s •7Çd ï -Ifl : Î^J^-C' /?^:/nfs z^^rs moi
tous tes frères, je vous annoncerai qu'un jour la violence s'établira sur
la terre.
1. Hén. 106, 18. 2. Act. 7, 6. 3. Bar. 1, 3.
4. Mth. 20, 22. 5. Hén. 10, 2. 6. Hén. 83, 7.
7. Hén. 91, 1-5.
Emploi des modes ; subjonctif. 1 53
III. Subjonctif.
C'est le temps par excellence, de la proposition subordonnée ; 209
on le rencontre néanmoins dans Tindépendante ou dans des propo-
sitions qui paraissent être telles.
I. Proposition indépendante.
i) Il marque Vexhortalion.
'^'>/*'^« s Trih^C s Kî^TIP* Levei-vous, allons-nous-en d'ici 1 210
•iï'iù s (OTrtîi'f' i liP^ s '>/w>aHh' Mangeons et bavons, demain
nous mourrons. ll^Di (Dl^PV i (D'JTfl'fl' Réveillons-nous,
veillons et soyons sages.
On le rencontre souvent avec cette signification, accompagné
de V9 ou de ITÔ^.
10* i 'ilff^^ s Olà : Oï^'Vi^.^' Allons, construisons une ville
et une tour. Ithilé^f^i (Dl[\lOP i tÙlCo^' Allons, descen-
dons et confondons leur langage. lOif»^ s 9^àù J "hh^ s 117+ 1
d*Ç-f<n»-s fllMr"H: Ifàd'ni (Dl^^i-tt-ao^^ Examinons si
cela est leur péché, puis montons et détruisons-les.
2) 11 marque le souhait.
WnVs V'^A.a HmLKlh I Alf-AV Que le Seigneur, Dieu de la
consolation et père de la miséricorde, nous accorde de comprendre ce
1. J. 14, 31. 2. 1. Cor. 15, 32. 8. I. Th. 5, 6.
4. Gen. 11, 4. 5. Gen. 11, 7. 6. Jud. 5, 20.
7. Rom. 15, 5.
154 Emploi des modes ; subjonctif.
qui est de lu i pour nous tous,
3) On le rencontre aussi pour interroger. îiC s Mh s li^H
G 5 A'H'ï'lï 5 V7C 5 ïxOrf*^ Comment donc ferai-je celte mauvaise
action )
M«is ici, dans ces cas, on peut admettre qu'il y a ellipse de
la principale. Nous rencontrons, du reste, le subjonctif avec ces
mêmes sens, dans des constructions où il peut être considéré
comme appartenant à une subordonnée fl^^-ft. s f»^(\/Hl i îi*?H.
h s h'rAVb s Art.î^ i <OJR.ÏI-^ s MhTr '- 1-flî^' // ^(7 ; c< que le
Seigneur, Dieu de Sem, soit béni et que Chanaan soit son serviteur )■>.
ahlt-a-' 'OhlL'ti h-^^O". (Df^ri (0*t)rf.i àh-^lh' Moïse
dit : c( s'il est quelqu'un dont le frère soit mort sans avoir d'enfants,
que son frère épouse sa femme et qu'il donie des enfants à son frère.
4) Précédé de la particule A à la première ou à la seconde
personne, il exprime le commandement, l'exhortation, le souhait.
CT-^ s lif/tt'i s (^O^ao*^ Maudite soit leur colère. M'Xï^'} *
ll'14-s njtlD' Que leur ville soit déserte. M/^9:^à s Itxf.'&ï'^'
Que vos mains se fortifient. Ap-ïl*'} s 'dC/'i '' Que la lumière soit.
ïitï^'^ i CAuïV ! IXh* Et Israël dit à Joseph : « maintenant donc,
puissè-je mourir, car j'ai vu ta face. Mi^ s KfldhTnP '- 'Vlth :
(o}xf^r\i9' i *J?:^h s 17^ i Aïiïh'} s ^ùMi : ha : ftlf-A- 1
ODipi^f^ s rh^CDÎhf ^ Si je ne le ramène pas auprès de toi et si je ne
1. Gen. 39, 9. 2. Gen. 9, 26. 3. Mth. 22, 24.
4. Gen. 49, t ' 5. Act. 1, 20. 6. II. R. 2, 7.
7. Gen. 1, 3. 8. Gen. 46, 30. 9. Gen. 44, 32.
Emploi des modes ; subjonctif. 155
le place pas devant toi, que je sois un criminel envers toi, mon père,
pendant tous les jours de ma vie.
Lorsque plusieurs subjonctifs se suivent dans une même phra-
se, on trouve A répété ou bien seulement placé devant le pre-
mier.
ïiAO : Hj?*<<.Ami i hr'ViU ' Miïh : T^Th* Que le Seigneur
fasse ainsi sur moi et qu'il arrive ainsi, qu'il n'y ait que la mort seule-
ment, qui me sépare de toi. M^dJHhi i (D'i^dii^'f, t (D^U'd i
ti*"pi tï'ùfh'f'^ Réjouissons-nous, livrons-nous à la joie et rendons-
lui gloire.
Jamais le Subjonctif avec A ne reçoit la particule négative h^,
5) C'est toujours du subjonctif que l'on se sert, pour rendre
l'impératif négatif.
t\^ Ne dispute point avec celui qui est plus riche que toi, de peur qu'a-
vec sa richesse, il ne te terrasse, h/t'llh^ s 0*110 s îi*7H,îi'flWi.C s
^'}1/^'t:(Dh/t'llh^i n-llfla •>7-/*'a ^W^.i h-flC* Ne
demande pas le pouvoir auprès du Seigneur, ni une place honorable
auprès du roi di-d i ïi^ i IDhl^'M s ^*7^ i h^'th'(\ii^ Va,
retourne (che:{ toi) et désormais ne pèche plus.
II. Proposition subordonnée.
Dans la proposition subordonnée le subjonctif se construit seul 211
ou bien est introduit au moyen de conjonctions. Nous verrons les
1. Ruth 1, 17. 2. Apec. 19, 7. 3. Sir. 8, 2.
4. Sir. 7, 4. 5. J. 8, 11.
156 Emploi des modes ; impératif.
divers cas de son emploi dans la syntaxe des propositions ; nous ne
donnons ici que la nomenclature des principaux verbes et des prin-
cipales conjonctions qui se construisent avec le subjonctif.
i) Le subjonctif seul se rencontre après les verbes qui signi-
fient : vouloir, désirer, ordonner, défendre, prier, conseiller, con-
traindre, empêcher, permettre, décider, s'efforcer, 'essayer, hésiter, se
hâter, pouvoir ; après les impersonnels // plait, il convient, il faut,
etc..
2) Avec la conjonction h'^, on le trouve après la plupart de
ces verbes que nous venons d'indiquer ; ceux d'entre eux qui im-
pliquent une idée de négation, de refus, de séparation, se font
suivre aussi de la particule h^ ; tels sont : empêcher, craindre, se
garder, rougir de., etc..
5) On trouve encore le subjonctif :
— avec h*^, ID, flH [rare) dans la proposition finale.
— avec llMM, 4»J^^ (rare), h9^^^^ dans la propo-
sition temporelle.
— avec HWidA, ID, "hMl [rare) dans la proposition consé-
cutive.
IV. Impératif.
212 Comme en français, il s'emploie pour marquer un ordre, faire
une prière ou donner une permission.
Toutefois, lorsque ces trois idées sont exprimées d'une manière
négative, on se sert du subjonctif ;
h^ .• -flh s n^^P ï lia i MàJ^Xi' Si tuas quelque chose
1. Sir. 5, 12,
Emploi des modes ; infinitif. 157
à lui expliquer, dis-le à ton prochain, à^'û « OCMl a (Di'h^^'i «
9*'tlti>ih^ Conserve ton ami, aie confiance en lui, '^7/*'^l s llî^
'^^ ïiSoh* Lève-toi et vas à Ceïla, car je vais livrer les Philistins
entre tes mains.
f'Ù.n^ihSMl'- tt^l-nCi ïi'Jh: Çm-J:*7nC' Jésus lui
dit : « ce que tu veux faire, fais-le donc au plus tôt. h'i't'C^i^ «
^'f^ » ^tld.Ci' i hdVil'^* Vous, comble:^ la mesure de vos
pères. 1f/^/^ s (D^Chf' s h^ s hî^lA^A s Kf'^^'lh * VfljZ.*
Cherche et tu verras que de^la Galilée ne doit pas surgir un prophète.
Wn-fK? « àO^a» : /^^J?^' Ho/ior^ le médecin.
L'impératif aime parfois à être accompagné de 9^ ^ s comme
le subjonctif. 'Ù^Ù « CDAi'^ s îT'd^: s (Di'd.^^lh' Mange et bois, et
tu seras content.
II y a souvent aussi ellipse du verbe dans des phrases marquant
souhait, ordre ou prière : îi*7M.h'flrh.C i ^^tîMl''^^ Le Seigneur
[soit) avec vous ! IfAdV: A<»Aftj ^1î1-' Hosanna (soit) au fils
de David !
V. Infinitif.
L*Infinitif est traité comme un véritable nom et en remplit tou- 2i3
tes les fonctions.
I. — Sujet. La forme I. i est habituellement au nominatif ;
on la rencontre cependant quelquefois à Vaccusalif, mais en ce
1. Sir. 27, 17. 2. \. R. 28, 4. 8. Jean 18, 27.
4. Mth. 23, 32. 5. Jean 7, 52. 6. Sir. 38, 1.
7. Tob. 7, 9. 8. Ruth 2, 4. 9. Mth. 21, 9,
158 Emploi des modes ; infinitif.
dernier cas, on peut souvent l'assimiler à un complément de ma-
nière. Les autres formes demeurent invariables.
A-nKA. a HKyhra « J*A s /uJ&ftAF s -n^^' a un homme
qui ignore la parole, il ne convient pas d'être riche, h'^rt « 'MC «
a^?i*sA-n?iA.l-«i'A;i^y.« (D-t^cPti A-l-l-iAn-n^ sni
est honteux pour une femme d'avoir la tête tondue et rasée, qu'elle se
couvre. nMtth i l-'lldn -• ïxfja^tï s flA.* : Kf^'^t^ - àÙ-Ûh'
Manger sans se laver les mains ne souille pas Vhomme. ^f^à\9*o^'' :
^h^Af* s tUhl^ 5 \\^y 11 leur convient d'être une partie d'elle.
W-A- s ^<PdA s rhjiaï1-h<^s' Qwe/Ze î'e//^ existence pour
vous, mes frères, de demeurer avec le créateur tous les jours de votre
vie !
214 2. — Antécédent. Antécédent d^un nom, l'infinitif se
met à Vétat construit ou bien le nom qui le suit se met à l'accusatif.
^^d^ih^i hrliH-fls nrt'TLtIs ItÇlf^î AHJ^;^'>« Les
peuples se réjouiront au récit de l'histoire des justes, '^'l* s J^hA a
VT.^ : 9^îh^'f^'' Qui pourrait faire le récit de sa miséricorde ? l'A
;h*^5 (ïhJh9^C: s f^^^Ç^' Vous êtes dans l'erreur par l'igno-
rance des écritures. K^tà '- V^A -" Kh-fllT s Klbh s (Dhr'h'
[Les commandements sont : ) ce ne tuer personne, honorer Ion père et ta
mérey^. K^^CX)9'(^i Ahhi M'^t^- /^P- (OWàh^^ i
^JihA* s 4*'fcA^^ Ne craigne^ pas ceux qui tuent le corps car votre
âme, ils ne peuvent pas la tuer. Aîi^ s ftlîT'V .- 'ilh'i -• Ù'^P'l' s
1. Sir. 14, 3. 2. I. Cor. 11, 6. 3. Mth. 15, 20.
4. Sag. 1, 16. 5. Reg.P. 68,24. 6. A. P. 43, 7.
7. Sir. 18,5. 8. Mth..22, 29. 0. Mth. 19, 18. 19.
10. Mth. 40^28.
Emploi des modes ; infinitif. 15d
î^ous arrive de nouveau d'entendre la voix du Seigneur notre Dieu,
alors nous mourrons, nM^f^ '- ïi'Jh s Mil s hWJ » M^
P'^ Vous ionc, tandis que vous êtes mauvais, si vous connaisse:{ les
bons présents pour les donner à vos enfants, combien plus votre père
des deux donnera le bien à ceux qui le lui demandent.
Lorsque Tinfînitif a comme complément un suffixe personnel,
on se sert toujours de la forme allongée (63).
ïl^ I f'CM i W-A-<^ 5 R*+ s hiîà^K^ i h^ : l*»VJ2. I
'^A.P'iï i tihl\U\'(idi>C^ Afin que tous les enfants d'Israël voient
que le service du Seigneur est bon. hin^h 1 fltl^ a -fl'H'Il a ài^
'l a AA-flf a ÇlfHl-h a hM-dJ^^ a AWM* O Seigneur, smî-
vànt les nombreuses douleurs de mon cœur, ta consolation a réjoui mon
âme,
3. — Complément. Il se construit après un nom, un qua- 215
lificatif, une préposition ou un verbe. En ce dernier cas, employé
seul il est à l'accusatif ; précédé de la préposition A il reste au no-
minatif.
a^M a rh4. a 'W a h^à-it a (00%^'^ a h^ a AArtl a ^«g
fei
"f*^ Et lorsqu'ils allèrent vers Jésus, ils le virent qu'il avait achevé de
mourir, hjt^'^^' « hÇV a ^h«'}'>« Ne cherche pas à être juge.
Mi- a ah^-U : Hl-h.lf'H a AHIÎÎi a fllAlK^ Tu es celui qui ■:
commandait d'entrer et de sortir. Afl a Ch?^' a Çrh.'T.'J a h^ a
1. Dôut. 5, 22. 2. Mth. 7, 11. 3. Sir. 46, 10.
4. Ps. 94, 19. 5. J. 19, 33. 6. Sir. 7, 6.
7. I. Par. 11, 2.
160 Emploi des modes ; gérondif.
h^TfÙ^ i iiihVC i riïM s 'WiTh : Ki\\ i -ny./^•;^^ Lorsque
Noémi vit qu'elle persistait d'aller avec elle, elle cessa [de] lui parler,
ffOihïiHVîrt'T.Os A^ft^^d' Que celui qui a des oreilles pour
entendre, entende, CM^ s 'ÏÙxflJ^r s h^ s î^^f» : bù s AflM'
La femme vit que Varbre {était) bon à manger, hM^C s ïl'"* (\3i^
yM^Ci laOl^^fPi Am* Je sais que vous ave:{ fait cela par
ignorance. hltCdi-f' i (Vj/O^'d s W-A t MiA"^ Elle le fatigua en
parlant toute la mût, H/TfH'a (0*{t't s (Dà^^^^ Elle éprouva les
douleurs de Venfantement,
216 4. — On le rencontre enfin soit accompagné d'un qualificatif,
soit usité comme explétif à son propre radical verbal employé à un
mode personnel.
H*'! i 'Mf/*'y Pourquoi m'as-tu rendu tel que je sois entré dans ce
grand trouble, Ù'^0 s ^A9^(h s (DhJtà^'ÛaV Vous entendre^ et
vous ne comprendre:^ pas. h^ 5 tl^ s JE'ïl-'> '- '«'>* « M^O s ^h
hA.V 5 ai^?ihA.h<»»- : h^ s yr^iiP i hrM\ s A?i'7rt.K-n
AuCl^ Mais afin que cela soit un témoignage entre nous et vous, afin
qu'ils adorent le Seigneur, V^i*»^ a ^^1/^ s AdA»V° Est-ce que
tu régneras sur nous )
VI. Gérondif.
211
C'est le mode qui sert à exposer Tétat, la manière d'être. On
le rencontre, soit étroitement uni à un verbe à un mode personnel
1. Ruth 1, 18. 2. Mth. 11, 15. 3. Gen. 3, 6.
4. Act. 3, 17. 5. Jug. 16, 16. 6. Gen. 35, 16.
7. Esd. 10,28. 8. Math. 13, 14. 9. Jos. 22, 27.
10. Gen. 37, 8.
Emploi des modes ; gérondif. 161
dont le sujet est aussi le sien ; soit employé seul, ayant un sujet
tout autre que celui de la proposition principale auquel il se rat-
tache ; soit enfin remplissant le rôle de simple qualificatif. Dans les
deux premiers cas, il fait partie d'une temporelle avec le sens d'un
parfait antérieur.
(DÙ'^P a '>7-/*' « nir-t i T\\ù « -M^TK' En entendant
ce conseil, le roi s'indigna, àAjS s Kl^Uf a à^ù s G^M" i l^lf-
^n<^' Eiani parti de là, il alla dans leur temple, ^^h-s O^X
♦tf»-i flihrH'^/V,î^<'^' Ils vinrent, ayant pris leurs vivres et s' é-
tant préparés. Mj^i i -h^i^ao^ i ihP^Ù « COKfllf «i"»- s -Vha^V"
Sur le champ, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.
IDflX.rhtfi>- : 'làF^'t' 1 n/hC s -lift I -flrh.^ s lCmS"> i (O
{Jésus et les disciples) étant allés de Vautre côté de la mer vers la ré-
gion de Génésareth et (Jésus) étant sorti de la barque, alors un hom-
me surgissant d'un tombeau vint au devant de lui. CD'hlDAJ^ s Ai^f
frA I Ç«^ s ^ù'IMf i flX'rli.** Jésus étant né, voici que des mages
arrivèrent.
hiaiJ^ai.Phi aif-'P^fcrhh' Quand Vavons-nous vu affamé ou
altéré, sans abri, nu, malade, emprisonné ) dM » A^Mblh i #h
f-P^ Il trouva son serviteur guéri. Ai^Hii, s -tOXi^iï i hM^hX^
Je t'en prie, écoute-moi en te contenant.
1. Sus. 8, 6. 2. Mth. 12, 9. 3. Jos. 9, 2.
4. Mth. 4, 22. 5. Marc 5, 2. 6. Mth, 2, 1,
7. Mth. 25, 44. 8. Mth. 8, 13. 9. Act. 26, 3.
13
162 Le complément ; objet direct unique.
CHAPITRE V
LE COMPLEMENT
I. Complément du verbe
I. Objet direct.
Objet direct unique,
218 I. — Comme dans nos langues à flexion, c'est l'accusatif
qui est le cas de l'objet direct avec tous les verbes de sens tran-
sitif.
fliAftI- s ^m i CD^-n, * KT^J&V s -nhrt.^ mie enfanta Caïn
et dit, nous possédons un homme. 't'i'^Lh s V/^Jt s rThîV s (Dh^^
S' étant levé, il prit l'enfant et sa mère. hJM^ « ^ff^ao^ // ne
peut pas demeurer. ^hUX s h^TfA^^à s ^Mï^ Maintenant,
nous n'écouterons pas ta parole. AH-fc s tiVlr s M s V/^h s hV} i
^f ! ID-f-flrh* î^ftA.11-! H^i-s *^rt' Alors, à cette heure, le
prêtre prit de Veau et mélangea avec elle l'huile sainte.
219 2. — Un certain nombre de verbes qui admettent leur objet
direct à l'accusatif, s'adjoignent parfois cet objet au moyen de la
particule A, Ils appartiennent principalement à la classe des verbes
qui signifient dire^ comme : Q^h, A'flr/i, Vl^, Odd*, etc.. On
1. Gen. 4, 1. 2. Mth. 2, 14. 3. Lam. 1, 14.
4. M. N. 86, 28. 5. Test. Ad. 901, 14.
Le complément ; objet direct unique. 163
trouve aussi les verbes qui signifient ressembler ^"^Mi ; commander
JiHf/ ; permettre hrUdi ; etc..
hj'dth s (DhJti^'hH. s h^ : f ît-flfr' // ne permet à person-
ne de pécher. «DJ&flCh- s llljS>A>'flrh« i (DfMt^ i l»J&*J^fr s
Aft<^ « AMUÏi s ^VÇft-'h' //s t^/iirort/, /oaeron/, exalteront et
proclameront saint, le nom du Seigneur des principautés. TP'fl'fl « A
hî^AW TVoi/s acclamons notre Dieu, hlitt s AW-A" : h^ndjh*
Il commande tous ses peuples.
}. — Lorsque l'objet direct est un pronom personnel il se 220
suffixe directement au verl>e, suivant les règles données plus haut
(ij6) à moins qu*on n'emploie la forme isolée (189).
liï'rpf^ i JZ-i-nn- s nVl^ « HdiO^C^Y nous les a^ons en^
tendus parler dans la langue de nos pays. (Dd^tha^ 1 ^h-fl?* *
liahli'tii'(\ï\fU''MniS^d.à'i^ Etant venus, ils trouvèrent cet
homme souffrant de la fièvre. f>(li\r a 'i'h/^ 1 «^i : ^dJ^C s XU
9^*1* a (D^f^ i tx^W Le roi lui dit : « qui aimes-tu le plus, moi
ou ta mère ) » hflïftRh a -llfl a -flKA.* a Mf-h^ a fD^^-ÛC a "IlO.
y a ID^-^rif h a h^ s 10 A^* /g te conduirai che:{ la femme du roi,
tu demeureras auprès d'elle et elle te considérera comme son enfant.
Vu- a f %IDh a ?i'7mh-flrli.C a tD-ti'ï' a ?iR,f a ID^+I-Ah^
Vofci que le Seigneur va te serrer dans mes mains et je te tuerai.
4. — D'après la conception sémitique, une foule de verbes 221
ont, avec raison, pour objet direct, ce qui dans d'autres langues,
est considéré comme objet indirect ; nous indiquons ici les prin-
cipaux de ces verbes.
î. Sir. 15, 20. 2. Hén. 61, 9. 3. Ps. 95, 1.
4. Gen. 26,11. 5. Act. 2, 11. 6. A. D. 4, 16.
7. M. N. 102, 15. 8. M. N. 103,5. 9. A. lo. 211, 10.
164 Le complément ; objet direct unique.
i) Les verbes qui expriment un sentiment de joie ou de peine,
d'amour ou de haine, ou encore une sensation comme : ^th(D se
lameriter, hf/"' être agréable, fhfOU plaire, ^tM se moquer, ^'^
àkù avoir pitié, ^é^ù. rougir, avoir honte, h/hA renier, méconnaî-
tre, etc..
(D%h i CM ï 'an-^^ s h^Hd i (Df^hiCf^' Etant sorti, il
vit des foules nombreuses et il eut pitié d'elles. fAiC s Hi^^^C s "h
*7H,K'nrh.Cï flU^^Cs a^-AI:*"' La montagne qu'il plaît au Sei-
gneur d'habiter, i-r/iî^î^s OaSi d.O'if Elle soufrait d'une
grande fièvre. (OiPOiai s KA^A.I^ s ^Ù^'d s CDA-flrt siP^siD
ArfiP s ACDA'^ s -flH-Ti ï ^WA' Jacob déchira ses vêtements,
il se revêtit du cilice et se lamenta sur son fils, pendant plusieurs
jours.
2) Ceux qui marquent communication de paroles, tels que :
Vflrt converser y Aflh prêcher, ^^diti jurer, etc..
VrtO s h'^tLh'ddi.C i lii^Ù.^ Le Seigneur parla à Moïse. H
1 1 ^#hA i A^^f s ^ih^ i ^Idù s îi'^rUh-flrfi.C' Celui qui
jure par le ciel, jure par le trône de Dieu.
3) Ceux qui ont rapport à la capacité ; tels sont : hUA pou-
voir, "llPA être puissant, l'emporter.
(Dh^Ù i ^^^h s H^'Y.JK.A- s ^f^(D-h' Et, s'il survient
quelqu'un qui l'emporte sur lui, il le vaincra.
4) Les verbes qui marquent abondance ou privation :
-Ir'ïlKïl- 3 '^f»^' Je fus privé de force, o^d^^ao^ i JR-flA* »
Kft^i 9kldri ïtA** Une partie d'eux disait: n, ceux-là sont pleins
1. Mth. 14, 14. 2. Ps. 68, 16. 3. Luc 4, 38.
4. Gen. 37, 34. 5. Lev. 16, 1. 6. Mth. 23,22.
7. Luc 11, 22. 8. Dan. 10, 8. 9. Act. 2, 13.
Le complément ; objet direct unique. 165
de m». ïi'ùrao'i fCf^Mi f^tc^^i M^Wt^ i œf/^r^
Ah» * Tfld ' Tous les altérés buvaient de ces sources et ils étaient
remplis de sagesse.
5) Les verbes qui signifient ressembler, être semblable.
rli-fl^- » J&^AA i Mi*^ Sa couleur ressemblait au feu. ïi'l^
fl' Quiconque donc écoutera ma parole et V accomplira, ressemblera à
un homme sage.
6) Les verbes oublier, se souvenir /ittO, Hh^, etc..
h^S^HTn^ i h^* On nt se souviendra plus de son nom. l'fl^ «
Hflï'h « hO'f Le Seigneur m'a accordé que f oublie tous mes maux
et tout ce qui {est) de la maison de mon père.
7) Les verbes indiquant le mouvement, le repos, le temps s'ad-
joignent le nom marquant le but, le lieu, la durée, comme un objet
direct.
>7A « Cfh*^ s -nrh.^® // partit vers une terre lointaine. OK *
l^W-^ri' // enira dans la synagogue. MH : UdOK s l^i*^' Tan-
dis qu'ils étaient dans le désert, 'ùïiù/lr s M'I^ i hK'fOf s PÏT} i
OiPC-t 3 œù^'i't a 9^'^« Une femme que le démon affligeait
depuis dix-huit ans.
8) Les verbes qui signifient avoir soin, s'occuper de, se soucier ;
d^œ/i, rhrtn, Ùi"t, hM-^^^, etc..
IDfl/^i'^niO;Hl.8 V'7J^a h^i S^d,ah{t^oji i^ conduisit
1. Hén. 48, 1. 2. Esd. 14, 39. 3. Mth. 7,24.
4. Jér. 11, 19. 5. Gen. 41, 51. 6. Luc 15, 13.
7. Marc 1, 21. 8. Gen. 4, 8. 9. Luc 13, 11,
10. Luc 10, 34.
166 Le complément ; objet direct double.
che:{ un hôtelier (garde d'étrangers) afin qu'il eût soin de lui. "hG^ s
^->h * Ç^/^T i TrM i ^mV-H ! àx^fD-t I htl^-ty Comment
VépiterQns-nous si nous négligeons un tel moyen de salut.
9) Enfin tous les verbes qui gouvernent un double accusatif à
la forme active, gardent l'accusatif de la chose à la forme passive.
h^^^^V^i liilli 4'^A^ Ils ne seront donc pas instruits
dans le meurtre, h'fï^i'hf^i ^^(\d(l<*i ID^flfl^^' Vous
sere\ dépouillés de vos maisons et de vos biens.
Objet direct double.
222 Les verbes qui, à ['encontre de notre manière de voir, ont un
double objet direct, l'usage seul peut les apprendre ; on peut tou-
tefois en ramener un très grand nombre aux différents groupes sui-
vants que nous distinguons par le sens.
i) Les verbes qui signifient dire, annoncer, enseigner, appren-
dre tels que : ^0^, -flUA, liVflï, îl^, Wd, ^rfiA, etc..
M^OGo^ i Ai^'fh'i s ^V-tïï' J'enseignerai ta voie aux mé-
chants. H.Ç s H.Vffl-i : W"A- s HlflCO*' On m'a rapporté le récit
de tout ce que tu as fait.
2) Les verbes qui marquent l'action d'ôter, d^ enlever, de pren-
dre ; de faire ôter, faire prendre, comme : ^'^i^m, fid^, ^"^h,
't-hdi, AAn, ncn^, etc..
^Ahl* s K•ÇÏ;^ i T/hV® Elle remplit son sac de farine. M s
h^ïxfjl s A^h-fc s oD^ih^ i (DhSh9^C i n^i^aûj' Lors-
1. Héb. 2, 3. 2. Is. 2, 4. 3. Dan. 2, 5.
4. Ps. 51, 13. 5. Ruth 2, 11. 6. Jud. 10, 5.
7. Herm. 5 a, 12.
Le complément ; objet direct double. 167
que feus terminé d'écrire ce livre, subitement {on) il me Venleva des
mains et je ne connus pas qui me Venleva.
j) Les verbes qui indiquent pétition^ donation, promesse : ^^(ïi
flï, htDiL?, Ùh^, M(D, d.M, Ortf , ï\éL^, etc..
-thli^Pi^ s htt'ntW'^' Il leur demanda leurs noms, M
*P'i '>7-/*' s Ahft'frC i Vf-Zt- s HO 3 Arfi^' Le roi gratifia Esther
de tout ce qui était à Aman.
4) Les verbes qui signifient la défense, Vordre, le jugement : h
HH, h«W, hOf , hAh, etc..
l-fl^ s V'h s Yhtt- j nhniî : ?i*7H,h-flrh.C' Noé fit tout ce que
lui avait ordonné le Seigneur. DA^h s H'>i' s d0 s HhV s hAîiVl*
h* Tu as mangé de cet arbre que je V avais interdit.
5) A ces verbes, il faut ajouter ceux qui signifient faire, créer,
nommer ; regarder comme, estimer, proclamer. Ils peuvent aussi re-
cevoir deux accusatifs, l'un objet direct, l'autre qui complète le sens
du premier et qui en est V attribut.
^hrfJ^i AAu?4-AA.r s ^7fl^ 3 K'VHiK'flrh.C^ On ap^
pellera Jérusalem, le trône du Seigneur, lif» s l-flCP s KAHA^ De
la pourpre, ils en firent des vêtements, dtl^ 3 ChMlf^ s 9^(D*^Y
Estime\'Vous morts,
6) Les causatifs des verbes transitifs.
ha^Kh^ 3 Cht^ 3 hr^ 3 >rçV;^ s (DtiCM't''^ 3 œ^Çltt-
<**^ 3 Çih 3 Chfr 3 Alf A-ÇCiA* Elle sortit la tête de sa besace, la
leur fit voir et leur dit : « voici la tête d'Holopherne ». M^^th* *
COAHJ&'th'M 3 hftl^ 3 (D^y A celui qui est triste, à celui qui est
k
1. II. Esd. 5, 4. 2. Eath. 8, 1. 3. Gen. 7, 5.
4. Gen. 3, 11. 5. Jér. 3, 17. 6. Ex. 39, 13.
7. Rom. 6, 11. 8. Jud. 13, 15. 9. Sir. 34, 29.
168 Le complément ; objet indirect.
affligé^ fais boire du vin.
7) A noter la construction suivante avec les verbes qui ont
pour objet, une chose qui se rapporte à l'être humain, comme les
membres du corps, Tâme, le nom, etc.. En ce cas le verbe s'ad-
joint un suffixe personnel qui représente la personne qui reçoit
l'action et l'objet propre se meta l'accusatifcomme un complément
circonstantiel de partie.
Ùf^P i hliLh'dih.C s ^Ùr i A^Trh.' Le Seigneur écouta
la voix de Manué. IfOm 5 Al-fl^ s A.+ s hV^^ s (D^-tC: s hH
V^ Il frappa le serviteur du grand-prètre et lui coupa Voreille. f»C
«•M s (D^h9^0il i ^M s h^ i éL^f.' Qu'il nous aide, qu'il
écoute notre voix, s'il le veut. A^^P's ft^s Ai-h^ // appela son
nom, Seth.
- II. Objet indirect.
223 I. — Lorsque l'objet indirect est un suffixe personnel il peut
s'unir immédiatement au verbe (n6-i39).
^h s hC'hfD^^ Ensuite vinrent ces vierges qui disaient : c( Seigneur,
Seigneur, ouvre-nous y), hïi-tk^i àni\i ^îh'dP i (Df^'BtÙlP' A
quiconque possède, il sera donné et il sera ajouté. iV^P « 'J7'/*' s
A'dh' Entendant leur conseil, le roi leur dit : « est -ce que un homme
se crée en un jour ) »
1. Jug. 13, 9. 2. Mth. 26, 51. 3. Jud. 8, 17.
4. Gen. 4, 25. 5. Mth. 25, 11. 6. Mth. 25, 29.
7. Sus. 227, 25.
Compléments circonstantiela. 169
Krhfl i ^S^ * L'abbé Daniel lui commandait de V aider pour qu'il lui
apportât une jarre d'eau, hlri-Ù « ^7-/^ s thW » ^'Or9^ s htï
^ s ^r/iAh I AV a fl»rhrta^h 3 '^Mh' Tu es un roi fourbe et
lâche; parce que tu nous as juré et tu as manqué à ton serment.
2. — Avec un nom, l'usage seul peut apprendre les préposi-
tions dont on se sert. Elles sont choisies en rapport avec le sens
(176) et aussi en rapport avec la nature du verbe.
3. — Il est aussi des verbes qui traitent leur objet, tantôt
comme direct et tantôt c«mme indirect, sans pour cela changer de
sens.
CW s ^Zf-t i 1^1^ i h^ i J&AU*^ Regarde^ les fleurs du
champ comme elles poussent, 't'àt'h^ s nïihfl s ti^lf'* Vous regar^
de^ les étoiles du ciel.
D'autres au contraire changent de sens suivant qu'ils se cons-
truisent avec ou sans prépositions.
Je te prie, ô père Abraham, envoie Lazare dans la maison de mon
père. rt^AjAhs ThhîT'C'h: n-lins h'^H.h'flrfbC' Demande
pour loi un miracle au Seigneur.
III. Compléments circonstanciels.
I. — Le nom qui indique la cause pour laquelle a lieu 224
l'action, se construit avec les prépositions H, flîi'ïi', ïi'ïflJiV,
OflJ&V, A*A, etc..
1. A. D. 3, 15. 2. M. N. 96, 17. 3. Mth. 6, 28.
4. Is. 47, 13. 5. Luc 16, 27. 6. Is. 7, 11.
170 Compléments circonstantiels.
^^'l'ÇA'h* A cause de la nature spirituelle (de Vâme), j'estime qu'il/
a d'autres esprits.
2. — Le nom de rinstrument se construit plus habi-
tuellement avec fl.
i^Art a Hflm-S: s (IhH^C^ Trois fois on m'a battu avec des
verbes.
}. — Le m 1 i f est indiqué au moyen de la particule A ou
de ses analogues.
i^^^ i 60(0 i tiOD^^b^^ Il coupa du bois pour le sacrifice,
4. — Le prix est marqué avec fl,
nCishftïhsfl^mV'Hs "iThtf»*5 0^f:\}(^' Dis-moi
donc, quel prix vous ave^ vendu votre champ. h^}*h « YïMhT^ s i\fy
*PÇ î f^iP^m s ÇiKâ^ 5 K4CP-'}' Est-ce que deux oiseaux ne se
vendent pas un as )
5. — Le nom de la matière se construit avec fl, h9^^ ;
on trouve aussi l'état construit ainsi que l'accusatif.
flîifl7 i 1-VJt4» : 9^/^^0' Avec des pierres, tu construiras un
autel.
6. — La règle suivant laquelle la chose est faite, est indi-
quée par fl.
h9^li^ih/t^in^i(\^iif^{i.'' hjtïit^i ihf^(D' Si
vous n'êtes pas circoncis selon la loi de Moïse, vous ne pouve^ pas être
sauvés.
7. — Le mot qui désigne la manière, se met à l'accusatif
1. P. A. 32, 23. 2. n. Cor. 11, 25. 3. Gen. 22, 3.
4. Act. 5, 8. 5. Mth. 10, 29. 6. Deut. 27, 6.
7. Act. 15, 1.
Compléments circonstantiels. 171
^
OU reste au nominatif avec fl.
i^àOi ^O-ti OÙS' Il s'irrita d'une grande colère. tOC^
(h i non^je. « flMO-9'' Ils crièrent avec un grand cri, 'tih9^9° :
OUS » dJBt't^ Elle souffrait d'une grande fièvre.
8. — Le nom de mesure se met à l'accusatif, ou bien plus
ordinairement après un numéral se construit avec fl,
HiPCi'sID'Wft'hsh^'hi'AClAs 'nf'' Veau s'éleva de
quinze coudées. ÙÙ s Hî flSV"!*^ Un arbre de cinquante coudées.
9. — Le complément de partie se met à l'accusatif.
(DÙh 1 ahl^-p i r'Oi,^ i Mn i l'hit : (DïithC i îiAïli- «
tD'h'làlh'^ Ce mort sortit tandis (qu'il était) enveloppé de bandelettes,
lié des mains et des pieds. A^rt « 'tfLV a tiùf^tt!^ s l»^rh.Art :
i*»Vj&s à^hfi (DhAif.i 1^^ Lia était malade des yeux, Rachel
belle d'aspect et gracieuse de visage. ^iGl'fïtï'ktï s àO^tt s hl
âlhi (DM^i hAh.lf'}* Miphiboseth était infirme des deux jam-
bes.
10. — Le nom qui marque la dis tance se construit seul
avec l'accusatif ou ayec ^"'rtlï.
liih^C i î^rTh^P^ s iPdrit i àh^ i iO-tï't' s #h4»A« Nous irons
à une marche de trois jours dans le désert. Mi^ » Hf^'t a liîi'W" a
hrhS^ftf^^^ ' '^mï a irC*P^ a -flhrt. a K^-t a J^^-fc 1 i^Tr
l^a ^^^^^ Le mont des oliviers est éloigné de Jérusalem, de la
distance d'une marche d'homme qui est la marche d'un jour de Sab-
bat.
1. Gen. 39, 19. 2. Jos. 6, 20. 3. Luc 4, 38.
4. Gen. 7, 20. 5. Esth. 5, 14. 6. Jean 11, 44.
7. Gen. 29, 17. 8. IL R. 9, 13. 9. Ex. 3, 18.
10. Aot. 1, 12.
172 Compléments circonstantiels.
II. — Pour le temps:
i) Le nom qui indique quand une action se fait, s'est faite ou
se fera, se met à Vaccusatif, ou bien se construit avec les préposi-
tions n, h^.
f^Elhià'i'h/^^i'ihr'iÙlS^' Ensuite le 8 de teqemt, un di-
manche, à trois heures passées du soir, à trois pieds de l'ombre (du
soleil), ce fut le commencement de la maladie de notre roi ^Alam Sa-
gad. n^d.i^0(O^i ^9 Ai- s (DdA.'t^ Sans cesse, il errait
jour et nuit.
2) Pour marquer pendant combien de temps une action dure ha-
bituellement, a duré ou durera, on se sert également de Vaccusatif
ou des prépositions fl, ^'^(Vlê^
// demeura auprès d'eux, les combattant, pendant six mois. h<»ïf
o^ s iïO^h,^ i àhtïàr^h.^ i nW-A- s ODf^bHjh i Hr/iJ&CD* Sa-
muel gouverna Israël, pendant tous les jours qu'il vécut, Vfl^l* s <"•
mï s iPAft* s Kco-^lf^ Elle demeura trois mois. Vfl^- s hH9° s
(DAi.'pi an'in-tii adinifi ai-nîMis -aif^i g ai g mi-'
Adam et Eve restèrent dans la tristesse et une grande douleur pour
ses funérailles pendant cent quatre jours.
3) L'espace de temps qu'il faut pour faire une chose se con-
struit avec la préposition fl.
1. An. lo. 4, 2. 2. Marc 5, 5. 3. M. N. 82, 21.
4. I. R. 7, 15. 5. Luc 1, 56. 6. Gad. Ad. 91, 23.
Compléments circonstantiels. 178
W^ I (OMi-A I flo'/V'ft « ^WA 1 ;^V/*'^' (// a /a/Zw) quarante-
six ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours, tu veux le relever.
4) Le nom qui indique depuis combien de temps une chose se
fait ou se faisait, se met parfois à V accusatif, mais plus souvent se
construit avec les prépositions hff^, M^h^^, etc..
ai^/7D'}r|« . t^oD-f'^ Il ^idii iirie femme que le démon affligeait depuis
dix-huit ans. 'dhfijt'i Mi-i ftî^' fUD^itiHi M^Oif'C't:^
CDhAlb+s ^^wï-Y-^ jjfie femme dont le sang coulait depuis dou^e
ans. *
L'âge est exprimé le plus souvent par les mots ^^^Hh ou Yî/i
9^'t' employés seuls ou avec les prépositions.
IDhAh.'fî 3 Ï}/L9°^* Alors cette enfant se leva et marcha, elle avait
dou:{e ans. (Bh-UCiT' s g^/w>-|: j (^^ . f^ao , ^-fliAA « A-* 1
S^îïdi^^ Abraham avait cent ans quand lui naquit Isaac. hILA s
ï CD J «J/TD-T- s a}#/D->^4>6 ^^^^ ^^^.^ ^waZor;^^ flos ef demi et Caïn,
dix-sept ans et demi.
12. — Le complément de lieu se construit comme il
suit :
1 ) Le lieu où Von va se met à V accusatif ou bien reste au no-
minatif avec les pr^posi/io/is n, fl>•ft'^, A, -ifl, Mt-, oo^nti,
etc..
1. Jean 2, 20. 2. Luc 13, 11. 3. Mth. 9, 20.
4. Marc 5, 42. 5. Gen. 21, 5. 6. Gad. Ad. 91,24.
174 Compléments circonstantiels.
à^à. » 'llfl s ?^^L s KO s ^^Cft * Samuel demeura quelques jours
en prière et de là alla au monastère de Vabbé Macaire. fl/f/h'Th s
"XL i Je.^^^ s ainK-Th s ^.'^ « HhCJ?A' Elle alla dans la cité de Juda
et entra dans la maison de Zacharie. Mil s ^OCI s 01^ : C^H^
Tandis qu'il montait à la pille, il eut faim»
2) Pour marquer le lieu où Von est on se sert ^pssi de Vaccusa-
tif ou des prépositions.
M-t^iMi^iÇïftiMrYïO^i a-Hih.ùi •^-nX"* Tout ce qui
vous arrivera dans la terre d'Egypte. hHù s r/i4*A s hC"!!^»* ^^9
Ai*^ // demeura dans le désert quarante jours. Vitr s fl'flrfb^ : Ai,
1-p-it^ : ^-h/** s Hfttf"»- s hA,*!!' /// amit dans le pays d'Éthio-
pie, un roi dont le nom était Kaleb.
3) Le lieu d'où Von vient se construit avec les prépositions îi
r, hr^, hr-hfï, hrvs -w, etc..
lùn s îiî^V ' ^C^ s (O^f^éL i a^-tïï^' n partit de Sergi
et s'arrêta à Matakal. 'f-'î/^ît: h9^'^(ïi On^i- i ^fh^i' Il
partit du puits du jurement, I»1KV i M^OUCM s fl^/hî s ÙT
'h^'fe^ Partis de la Troade, nous allâmes à Samothrace.
4) L'endroit par où Von passe est indiqué au moyen des pré-
positions : Ohtli'^ Ki't, Ki't'''^(\, etc..
lait vers le puits, à travers le désert à^ù s ^l'}'^ s rt.M s AdA :
•ÏA.A '' Il alla par Sidon vers la Galilée. M^éH s Ç^-fr s ^"îlA s
"ï."^ s ïi'}^' s ÇT1- s ïf«7^'' // se dirigea vers Gi:{a par la route de
gauche.
1. A. S. 85, 14. 2. Luc 1, 39. 40. 3. Mth. 21, 18.
4. Ex. 3, 16. 5. Marc 1, 13. 6. M. N. 79, 11.
7. An.Io. 114, 10. 8. Gen. 46, 5. 9. Act. 16, 11.
10. Gen. 24, 62. 11. Marc 7, 31. 12. An. lo. 114, 15.
Complément du nom ; état construit. 175
II. Complément du nom.
Le nom s'annexe son complément, soit au moyen de Vétat con- 226
struit, soit au moyen du relatif ou bien par l'intermédiaire de prépo-
sitions. Il y a aussi, pour le pronom personnel complément, le mode
de suffixation; nous en avons déjà parlé (142-143).
I. État construit.
i) Tout mot pris comme nom, peut se mettre à l'état con- 226
struit, qu'il soit au nominatif ou à l'accusatif, et le complément du
nom peut être, aussi bien un autre nom, qu'un pronom, un infinitif,
ou encore toute une proposition. Cette construction e\prime les
rapports les plus divers, de dépendance, attribution, possession,
origine, contenu, matière, etc..
l'I'iHH s îi'^fl.K'flrh.C * Les commandements du Seigneur, à^
a-idOi ài^fD^'' Garde:{ V arbre de me. M s llHAh : -Iffl : 9^
f^ù i l'd^^ Lorsque tu iras dans la terre d'Egypte. ÙCd-t s 0Ai
f»* Le coucher du soleil. /*'A^i s ït'Dr'^ La puissance de toute
chose. ^'P^ih^'l^ Le poulain de Vânesse. 19? i ÙÙ' Un in-
strument en bois. \}9^^i îihA* Un monceau de grains. Î%*PA
As fl^-hiîa -flrli.C' Les filles de ce pays. 'dhà. '- rfi*A"^ Un
homme de la campagne. «^-S*^ « CDA^P " Le premier de mes
1. Nomb. 33, 38. 2. Myst 21, 1. 3. Onuph. 17, 24.
4. III. R. 22, 36. 5. Hén. 9, 5. 6. Jean 12, 14.
7. Lev. 11, 32. 8. Sir. 20, 28. 9. Gen. 34, 1.
10. Gen. 16, 12. 11. Gôn. 49, 3.
176 Complément du nom ; état construit.
enfants, '\^\hi éX^fli' Les princes de Pharaon. (DW s Q^^P
Ùti i ^\|.^V- s ^'"AÇ'}'!"^ C'était dans les jours du règne des juges
[où les juges régnaient). IM» s ^ Qu'il s OA^f,^ Le moment du
lever du soleil [oà le soleil se lève). Ùtii'* 'hflïARs dXlF'}* Le
jour de la naissance de Pharaon (où naquit Pharaon).
2) La tournure de l'état construit se trouve souvent là où on
s'attendrait à une apposition, lorsque le rapport du nom avec son
complément est une relation de genre à espèce.
Ul^: 7tfl^^l.A' Le pays d'Israël. KJ^O^ s h.C'P'}' Le
mont Hermon. d*(il s h.Ç^T/1 « Ufl,^' Le grand fleuve Euphra-
te. Oh 5 î^inf-^n i flôA-h : rt'JH^' // entra dans la synagogue
un jour de Sahbat,
3) Dans les constructions suivantes, Tadjectif est pris substan-
tivement ; il constitue une sorte de nom composé.
01^. i ^XkC Un pays étranger. h'^Mli' a ^ÏLC Des
dieux étrangers. l'O^ïd-fl^'C Un ouvrier hébreu. ^fsTO-
9^'^ Une eau douce. T?:ù s VII.C Une terre étrangère.
4) Un même nom peut recevoir plusieurs compléments avec la
tournure de l'état construit.
hJ^fl^ï Ha-A"7 3 fl>^Ç;^A.Î^•' Les montagnes de Zahulon
et de Nephtali. ^^Ù^ s ^l'A « (Doo^tï^'^ Les jours de meurtre
et de corruption. h^HO s hf.VO' s (Dhlàlh'^ Les doigts de ses
mains et de ses pieds, ^^ihd. « ritOUd i A^l^ s (Or^C " U
1. Gen. 50, 4. 2, Ruth 1, 1. 3. Marc 1,32.
4. Gen. 40, 20. 5. Jérém. 3, 8. 6. Sir. 24, 13.
7. Apoc. 9, 14. 8. Luc 4, 16. 9. Jug. 19, 12.
10. Gen. 35,2. 11. Gen. 39, 14. 12. Lev. 14, 50.
13. Myst. 28, 2. 14. Mth. 4, 13. 15. Hén. 16, 1.
16. Myat. 32,3. 17. Myst. 1,2.
Complém6nt du nom ; état conatruit. 177
livre des mystères du ciel et de la terre.
5) Pareillement, le complément d'un nom à l'état construit,
peut lui-même recevoir un complément avec cette même construc-
tion.
^^did, I "Vn-t i 'dC/^i' s A'^Ji* Le livre de la conversion
(astronomique) des lumières du ciel, ^à-^'t i à-M « îi*^tl.?i^ Les
restes de la vision du Seigneur.
6) Lorsqu'un complément est commun à deux antécédents,
un seul, celui qui est à côté du complément, se met à l'état con-
struit. •
rtAr I Ah « fll-^UA ! (D^P i MrUK'flrh.C I hOry Le salut
(soit) sur toi, la clémence et la grâce du Seigneur, notre père. f»'\
fstiXï i l-ïb^ : hO> I Ahrfi^ 1 -fÙitL » IhTh I 1-Tfh'ï i hU> : AV
•1J^ a IDA/hlffl I 7iA^h>A^ // est meilleur pour toi que tu sois prê-
tre pour un seul homme, plutôt que tu sois prêtre pour la tribu et le
peuple d'Israël.
7) Lorsqu'un nom est déterminé au moyen d'un suffixe
personnel (182, 4) son complément est précédé de la particule
A.
A^ Le livre des prophètes, du temps des rois d'Israël. 9^tïA s rhlffl*
iTo^ : ai;h1f n « ?iA^/i.A* Avec les gentils et le peuple d'Israël.
Atf»- s Aa>*M: I ÙÔ s HnAO- a M9^ » (Dd^»^n i tïHT U nom
de cet arbre que mangèrent Adam et Eve est « se:{en ».
1. Hén. 72, 1. 2. Aa.l8. 4, 20. 3. IL Tim. 1, 2.
4. Jug. 18. 19. 5. IV. R. 1, 18. 6. Act. 4,27.
7. Myat. 20, 12.
14
178 Complément du nom ; pronom relatif.
IL Pronom relatif .
227 Le relatif se trouve soit sous sa forme invariable H toujours pré-
fixée, soit sous sa forme variable. Il s'accorde en genre et en nom-
bre avec son antécédent, en ce dernier cas. On rencontre cepen-
dant ïvi'i* pour H, Les nuances de sens sont les mêmes que
celles rendues par l'état construit. On trouve cette construction
particulièrement dans les cas suivants :
i) Après des noms invariables à l'état construit, ou encore
après les noms à l'accusatif, afin d'éviter l'obscurité ou l'amphibo-
logie.
M* i ^ih.9^ I HJ&I>^* Bethléem de Juda, '^Cf i ïxii* s 9
à^'ù^ Marie de Jacob, dJHd AVi r/ïtUi Hh«ft»1^li1-^
Expose-nous la parabole de Vivraie du champ,
2) Après les noms suivis d'un suffixe personnel ou d'un quali-
ficatif ou d'un complément.
A-Ofr s A?'di}tï i n^T^/: « l'^A* Le vêtement de Jean (était)
de poils de chameau. Iffl^îi* s ftl^f s H/fi^ft a A^CO^^ Ceci est
mon sang y (celui) du nouveau testament. OdAl" a dflji » Wi* »
\tW Dans le grand jour du jugement. Ù0 s flA'> s Mi' i A/h*^
Le chêne du gémissement.
3) Avec des noms ayant un antécédent commun, ou bien
quand le génitif est l'équivalent d'un véritable prédicat.
'Iin.f iI;A-i^^'Ï-+» ^^« (Onù^h^^ Che:{moi sont les
l. Mth. 2, 5. 2. Mth. 27, 56. 3. Mth. 13, 36.
4. Marc 1, 6. 5. Mth. 26, 28. 6. Hén. 10, 6.
7. Gen. 85, 8. 8. Apec. 1, 18.
Complément du nom ; prépositions. 179
clefs de la mort et celles de Venfer. Ch^ » ^Hl'di' a O'h^ i
wntDCh' Je pis les trésors du soleil et de la lune. jfAïO^l a «^U
A a fiàt^fo^'. (Df.XïOh'i^i ït-t^ao^i nh9^^\\^ La clémence
sera sur eux et ils seront tous de Dieu. M^^^f^ a nlnCtï-t-il a (O
hCft-f fti s MX*7lUJt-nrh.C' Vous êtes du Christ et le Christ (est)
de Dieu.
III. Prépositions.
Deux prépositions sont employées pour construire le complé- 228
ment du nom.
I ) h9^ ou hf^ï ou M^O^tï't qui servent à rendre le sens
partitif.
^"h i ïiT'lnMhVi^ i H7-fl^8 dj*fii hOrîh* Lequel des
deux a fait la volonté de son père. Vi^K : Oi^'Ci' a Ù^O) s ^ÎT'Ï a
A^V'^ 8 UlC^ Il choisit dix hommes des anciens de la cité, h''^ a
fi) I I? CD A ^wDrf- a Y^^^ , ;hJ2.aï* a A^A' Dans la six-cent-
unième année de la vie de Noé. 'h^ a îlî^fl^•A'^ a K/fiÇ'Th'' Quel-
ques-uns des scribes.
2) A dont l'usage est à peu près identique, soit à la tournure
par Tétat construit, soit à la tournure par le relatif, mais dont on
se sert plus spécialement, toutefois, pour les cas d'attribution.
M^t^ i iO'h'P a ^Uh- i Al^/tC Vous êtes le sel de la terre.
àiyoh s f.rt.Ç a flïAJ^h a OWO-ïi* s ^AKh a A-flrfi.^ a l-Q^'
Joseph ton fils est pipant, il est roi de la terre d'Egypte. i^^Ail't a
M*^ a A^'Hh*" Aux trois époques de Vannée.
1. Hén. 41, 5. 2. Hén. 1, 8. 8. I. Cor. 3, 23.
4. Mth. 21, 31. 5. Ruth 4, 2. 6. Gen. 8, 13.
7. Mth. 9, 3; 8. Mth. 5, 13. 9. Gen. 45, 26.
10. Ex. 34, 23.
180 Complément du qualificatif; prépositions.
Nota. Le choix d*entre ces trois manières de rendre le com-
plément du nom, à part quelques cas, est dicté le plus souvent,
par le besoin de la clarté ou de la précision. Lorsqu'il n'y a pas de
place pour Tamphibologie, on peut partout employer Tétat construit.
Chjtir 8 ^Wfti- 8 a>-/^R ï A-Ûh' Je m les princes des enfants
des hommes. CA^Ïb « ^H*7'fl'^ s 0^Ji « (Dn(DCV Je m les tré-
. sors du soleil et ceux de la lune, h^^PdAi +1'A« (DO^h't'
Depuis les jours de meurtre et de corruption.
Dans le dernier exemple, la tournure par le relatif, laisserait
entendre qu'il s'agit de deux époques différentes ; l'état construit
dans le second, marquerait un trésor commun.
IIL Complément du qualificatif.
229 Le qualificatif s'annexe son complément, soit au moyen de pré-
positions^ soit au moyen de Vétat conctruit, soit encore par la
tournure accusative.
I. Prépositions.
280 Ce mode est de beaucoup le plus fréquent ; les prépositions
employées sont en rapport avec le sens.
^\ï(0*li'l'n^i M^C-bi MilMh'aih.C* L'Egypte sera
connue du Seigneur. UÙ » h^Tf * JZ-l-frVJZ. s AhCft*A s Z**^
C « Q'ilfl I 'h1)iJ\ildhC^ Celui qui sert ainsi le Christ est agréable
1. Hén. 22, 5. 2. Hén. 41, 5. 3. Hén. 16, 1.
4. la. 19, 21. 5. Rom. 14, 18.
Complément du nom ; état construit. 181
au Seigneur. Ù-dh * îiA i j^-ll^^ » <»•A't;^ i îiA i h AO^n»- ,
-VA-fej (Dïtt^oo^i oo^f.9^^1i Çih'lXOxY Les hommes qui
demeuraient dans cette cité y étaient sans nombre, et tous étaient croy-
ont en Notre-Seigneur. M * WA, i Qj^A- s (Darid^^ Il fut
puissant par ses paroles et par ses œuvres.
II. État construit*
On le rencontre avec divers adjectifs, mais plus spécialement 23 1
dans les annexions, où le qualificatif s'applique à une personne,
pour marquer un état, une qualité, soit physique, soit morale. Telles
sont les annexions suivantes : /*'K«fl s WA souillé d'âme ; Cih*
4» , aD(fl* ignt à la colère ; Ci^O s A-fl droit de pensée ; 'îf-'ll s A
-fl gonflé de cœur ; ÙThO* a oo'idJti patient d'esprit ; *n*f i Of/i
insolent du regard ; etc..
Vtir i S -flK/lL « OD^f-T"! I hO*^ s Xioo?:^ c'était un homme
fidèle, noble de race. Mi* « Ih^^d a W-A- : A-fl : hCK. » hih
R I hf^htt I hA?!.* a H'il^f'lï* Toi qui as la science de tous les
cœurs, montre quel de ces deux tu as choisi.
A^m- a 1->/*'1- a 01iV « œf.aM 8 W-A- a Md^ a ^^^^
Pourquoi as-tu renversé son mur de clôture, [pourquoi) tout passant de
la route la vendange-t-il ) 'f'4»^*^ a flAA a M^ Je suis un ramas-
seur de figues. ChJ^ » %h^'m. : Î^A-Ma rt'>nAl-' Je vis
sept collines remplies de serpents. W s fl>-Kiî a ^9^Mh a ^P^ a
WiP9% a <w>/^^M- 1 AîiP'}11- a CXtfïV II était adorateur des
1. M. N. 80, 20. 2. Luc 24, 19. S. Z. A. 16, 1.
4. Act. 1, 24. 5. Ps. 80, 12. 6. Am. 7^ 13,
7. Hén. 32, 1. 8. J, N. 189,26,
182 Complément du nom ; accusatif.
idoles et sacrificateur aux démons impurs. tiO^IC s fidXlà^ «
h^ î ^^M s «"T-nï s fhii.'ti' Les collines bondiront comme des
agneaux rassasiés de lait, ^l'flh. i difiH s MOàO) s J^AOï s f.
h»'ïf ^ s ArV'P'J s (DhrOÈ-^l^ Ils rendront compte à celui qui
est prêt à juger les vivants et les morts.
•
III. Accusatif.
232 Les qualificatifs qui reçoivent leur complément à l'accusatif,
proviennent principalement des verbes qui ont un double objet
direct.
XïJt : J&K-fc s oiK AH s n*r s oiî^Aîil- s J&h-t s /hî^if s H JÎ.+
1*A^ La langue deVhomme, il n^est personne qui puisse la domp-
ter, elle est méchante, n^a pas de modération, elle est remplie de venin
qui tue. f^lhCi^Vi"- h'^H.h'flrh.C' Instruil dans la voie du
Seigneur. Hhïi^ s AA^i s hOVTh s MH s AQ-ft s IP* : -llfl s
YiJïf'ftV' Il envoya les anciens des prêtres revêtus du cilice, che^
Isaïe. X'O''} i M'^lUPa^ i hd/P-ti (DCmJi '- (0^1^ s A-fl
"ï® Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de gomme et de par-
fums.
1. Hén. 51, 4. 2. I. P. 4, 5. 3. Jac. 3, 8.
4. Act. 18, 25. 5. IV. R. 19, 2. 6. Gen. 37, 25
Sujet. Prédicat. 183
CHAPITRE Vl
SUJET— PREDICAT— COPULE
ÉPITHETE ET APPOSITION — NUMÉRAUX
I. Sujet.
Le sujet d'un verbe peut être un nom ou un pronom, ou tout 283
autre mot employé comme nom.
"t ' Beaucoup de soldats du roi périrent et moururent de cette fihre.
VMD^ 1 0.1- J K*^ Ahl- 1 aOIÙ i hh/^^lï ' // / avait un temple
d'idoles dans le quartier de Sérapis. HK'XIA a i"1ldn a KAOI-A :
diijb a hJ^CXH^ a AA^lK^ Manger sans se laper les mains, ne
souille pas V homme,
II. Prédicat.
Le prédicat peut être un verbe, un nom ou un qualificatif. Les 234
lois de concordance n'existent, peut-on dire, qu'avec les noms dé-
signant des personnes ; avec les autres noms, l'accord demeure
vague.
L Verbe.
I. — Sujet singulier unique. L'accord n'est absolu qu'avec les 235
noms de personnes.
1. F. M. 8, 23. 2. J. N. 222, 12. 3. Mth. 15, 20.
184 Prédicat ; le verbe.
Akrosenna la femme de Simon le Pharisien apporta un coq. ùfi^^Tr a
flïAA s ^Ï-Th s Tr-bi^ i îifl^h.A s M^ s /h-Jî^ : OttS' Salomon
fils de David roi d'Israël, construisit un grand édifice. l'Ile s ffdXl
V i ?i*7n,A^ Un serviteur honore son maître. (Dùh- s hA/blf «^^ i
(Dihd^s œ-ttif^c^i hA-fl^ Ils sortirent tous deux, partirent et le
chien les suivit, 'htl'} s Vl^ i J&^C.AT^ L'oreille discerne la parole,
Towf animal aime son semblable, tout homme aime son prochain, h.
^i s 1-n. s hll'} 1 MA : ^uï^'JVl* « ^/?^>' Si /'or^i//^ disait, je
ne suis pas Vœil.
2. — Sujet singulier multiple. Le verbe s'accorde avec le
sujet le plus rapproché de lui ou se met au pluriel.
(Dôh i V'h s (DintiM^' Noé sortit avec sa femme. Vi^h- s
M^ i (Dféjt 5 A-firt' Sem et Japhet prirent le vêtement. '\^d «
CDlOAui K^Ji-nAds îiî^iU-'" L'étranger et le mercenaire n'en
mangeront point. A^^f^ s (DT'^C s f 'llAÇ : (O^Miï s /^f -IfA
Ç^* Le Cï'e/ ef la terre passeront, mais ma parole ne passera pas. hH
r" i (Dib^^P i nh^ i dM-t s eh-f^i^ s h^^llt^'' Adam et Eve
pleurèrent à cause de leur sortie du jardin. 'tli'hC't' s (Df^Yllh s <D
'tùil/t' s f^tlV « AflftA^^ L'insolence, la jactance, l'arrogance dé-
pravent le riche. tOC^ s (D-d^C s ^K'JO- s 01^ s aihl^î s hA
K\fo^ i 9^ïlC i tP^fA- "" Uor et V argent fortifient une ville, mais
la prudence est plus belle que tous deux. *^s P^J&s (OœC^'^
1. M. D. 63 c. 2. J. N. 166, 3. 3. Malach. 1, 6.
4. Tob 5. 17. 5. Job 12, 11. 6. Sir. 13, 15.
7. I. Cor. 12, 16. 8. Gen. 8, 18. 9. Gen. 9,23.
10. Ex. 12, 45. 11. Marc 13, 31. 12. Gad. Ad. 6, 19.
13. Sjr. 21, 4. 14. Sir. 40, 25, 15. J09. 10, I3,
Prédicat ; le verbe. 185
Le soleil et la lune s'arrêtèrent. Oh- 1 <^rt, s (DhO s "hd : d.CP
1 ' Moïse et Aaron entrèrent che:{ Pharaon. i'<2A^ s rt^Ji : (D9^
J^C* Le ciel et la terre furent achevés.
5. — Sujet pluriel unique. Il n'y a d'accord rigoureux qu'a-
vec les noms se rapportant aux personnes.
Pour les autres noms, d'une manière générale, on peut dire que
l'idée seule prévaut en fait d'accord et que le verbe, prédicat d'un
nom pluriel, se met au singulier ou au pluriel, suivant que la pen-
sée de celui qui écrit porte sur l'ensemble ou sur les parties.
9^^ Des mages de V orient vinrent à Jérusalem. CD^f -f s C^tïi' «
«•ÇV;^ i rfhhA i œœôh i hA^lf "} i 'h{\rù .- flh^ : ^Ar^ i
Aîlrt^'h'' Elle plaça {la tète d' Holopherne) dans son sac de nourriture
et elles sortirent toutes deux ensemble comme elles en avaient la cou-
tume pour la prière. M^l^i Mlti'hi h/hH-fl^ Pourquoi les
nations se sont-elles réunies )
•f"\f:i* 1 1x7x^X1)- i A*A s hi^V* s M\h^^ Les ânes de Cis,
père de Saul, s'égarèrent. ^Ih s ^/Ç*h. i ïlA^bi: s O^'tïtl^ s "h
9^'lf\9^i.,. (oMn-i f'YlC^i O^-ntî^i n?iRïlftf«^!... ai
ih'^at^ i o^-nn^ : ^/^h^ /^'po-i a-ne-ài Aoj-a.' void
que deux lions vinrent du désert, ils commencèrent à creuser avec
leurs pattes, puis ils allèrent prendre le corps du bienheureux Paul.
CDhÇ^ft s HM1- : lonh s «^ïihAs In^Klfa^^ Des chevaux
de feu vinrent entre eux deux.
A0+ a hSf^ft » <D'1lA<(. I ^WA.I^' Josué vieillit et ses jours
1. Ex. 5, 1. 2. Myst. 3, 3. 3. Mth. 2, 1.
4. Jnd. 13, 10. 5. Ps. 2, 1. 6. I. R. 9,3.
7, S. P. T. 15, 16. 8. IV. R. 2, 11. 9. Jos. 23, 1.
186 Prédicat ; le verbe.
(sa pie) s'écoulèrent. A;Hl+^A : Î^JtC s 60(D i ttS^é^â « ©J&l'fl
C s Ç^^ s Hîiî^fl^-ft't* : HCK** Qu5 la terre produise des arbres
(une végétation) qui fructifient et fassent des fruits d'après leur espèce.
f^^nOl a W-/^ 8 K/hHfl I i^JtC i flïi'ï'fcKh^ En toi seront bé^
nies toutes les nations de la terre (le monde). JZ^H»/!" « f'^il» s tiéLCP
It : Off:^\ i ^dH. s KîlA. s h'^ s Ji-^ftl I 1ii.CKV\r^ Moïse
dit à Pharaon : ce indique-moi quand je prierai pour que les grenouil-
les périssent (le fléau produit par les grenouilles). y> OCl s IT'ftA»
a- i ti^.1^^ s ©K^^ft « fl>lni « ^Ùf^lr-f^o^ s Orif s T** Les
chars (le train) et les cavaliers (la cavalerie) montèrent avec lui et leur
campement fut extrêmement nombreux, 'hf^^^'"* s ^ti9^ a ^
'flAh i '^K/hÇl'^ Les écritures te mentionnent avant le monde, f»
^i^'hi A'if^' Les deux se réjouiront. -tC^tD i Ù^lf^'
Les deux s'ouvrirent. ft'^Ç'h s ^A^rhH* i rtl'^i'* Les nuées se ré-
pandent en pluie. i^tiCù- s A^Vl* s h^ s Kd'PÇ» Les nw^es
volent comme les oiseaux.
K"^ « (Oti'ty i 0'ifï^^ Il plaça ces branches dans les canaux de l'a-
breuvoir de Veau, afin que, lorsque ces brebis viendraient pour boire,
ces branches fussent devant elles; car lorsque ces brebis venaient, elles
buvaient et concevaient devant ces branches. Et lorsqu'elles vinrent,
1. Gen. 1, 11. 2. Gen. 12, 3. 3. Ex. 8, 5.
4. Gen. 50, 9. 5. Myst. 3, 1. 6. Is. 49, 13.
7. Hez 1,1. 8. Prov. 3, 2. 9. Sir. 43, 14.
10. Gen. 30, 38. 39.
Prédicat ; le verbe. 187
elles burent et elles conçurent.
Les membres du corps étant souvent pris comme une représen-
tation du sens auquel ils sont affectés, ils ont alors souvent en ce
cas leur verbe prédicat au singulier.
hàf/i±lhi Mittà*h.^i h-fl^* Les /eux (la pue) d'Israël
s'étaient appesantis, tiff^SÙ i h^Vln^'^^ Que vos mains (votre
force) se fortifient, J&K'fc s ^-V-fl-fl s fl Afl -■ (D-f-diO^h i W^ôT
Celle-ci parlait en son cœur et ses lèvres (sa bouche) étaient en mouve-
ment. ïxfJ&\XiK'^Ml^i(Dhnâ\ïXiK'^H^^'h' Tes mains
n'ont pas été liées, tes piedt n'ont pas été chargés de fers.
4. — Sujet pluriel multiple. Le verbe s'accorde avec l'en-
semble ou bien prend le genre du sujet le plus rapproché de lui.
^^hi ^*ni:i>s mR**'}' Ses servantes et leurs fils vin-
rent. Aj&'>n^ s Mtï-bfïio^ s CDft**htf»- s (DMMÏIf^ :
ahtli*: fffca i^j^C® Que vos femmes, vos enfants et votre bétail
demeurent en cette terre. (DMt^\ s CDAÇ*7A s HJ'^^X s (Doo
rfiH'>5 ^rt-flrh-: Aft^s ?i'7H,>i'nrh.C' Que les jeunes gens et
les vierges, les vieillards et les adolescents louent le nom du Sei-
gneur.
5. — Sujet singulier et pluriel. Le verbe se met tantôt au sin-
gulier et tantôt au pluriel.
^'-llT^A 5 fl>-hiï s -J-hi^ : (Dïià s ^-^^^ s a>-A'fr;h» Ce roi
et ceux qui habitaient en ce pays périrent, Xt'iiï « t'hi*' s iïUCtï a
tÙMV a flï?iA a ^^h* a hr'^Thà^h a h^-H a l-d^' Phénix,
roi de Tyr, le Chananéen et ceux qui vinrent après lui, firent ainsi.
1. Gen. 48, 10. 2. II. R. 2, 7. 3. l. R. 1, 13.
4. IL R. 3, 34. 5. Gen. 33, 6. 6. Jos. 1, 14.
7. Ps. 148, 12. 13. 8. J. N. 157, 22. 9. J. N. 153, 5.
188 Prédicat ; le verbe.
Moïse et les enfants d'Israël célébrèrent la louange du Seigneur. R,
nW s tï9^PTr i (Dll^ i l^riA.lh^ Simon et ceux (qui étaient) avec
lui le suivirent,
6. — Nom collectif sujet. Le verbe est le plus ordinairement
au pluriel.
fA-^ùtï-i HChhs hU7-^s eC^ Ta postérité possédera les
pays des ennemis. h'^O- 1 AJ&^-UT-A- s W-A-fl»^ i 0Ch s Mit
h!^ Ainsi périssent tous tes ennemis, ô Seigneur ! Afl s M^O* i ^A «
A-flK a lilC s hÇrnV- a flï^R a -lin a M*K a lilC' Lorsgi^^ /es
habitants entendirent sa voix, ils se hâtèrent de descendre vers les por-
tes de la ville. H^nifl a /hlf-fl a i0f a hAnA.lf ^^ a fl>-Ai- a
ÇÇ'lh® La /bw/e qfui était nombreuse étendait ses vêlements sur la
route. Che- a hSihll a h^ a JÎ^^-^fll/Ç- a A'dh a 1iP>l a AO^Ji
iîa J^i"} s ÎIÏ1-J&' Jésus voyant que la foule accourait menaça ce
démon impur. RAJ^V a rif^ a -î-'îft^ a h*?^ a fl^lA-fcli-^ Pottr-
quoi les pieds [des chevaux) de ses chars, tardent-ils )
j. — Sujet indéterminé. C'est la troisième personne du plu-
riel qui correspond le plus ordinairement à notre construction
du verbe avec le pronom indéfini on comme dans : on dit, on rap-
porte, etc.. Le singulier est rare ; on rencontre aussi le passif.
j&n.A^ahAHaïiirK'M'^JtlV.a Hh*^U-a A^»- a ai4>K'fl
9" a Ahn-U- a flIJS.n.AîP a r'i't a ^d.^^ a J&A^Ji?'^ On lui
dit : ce il n'est personne de ta parenté, qui ait un pareil nom y), et on
fit signe à son père et on lui dit : « comment veux-tu qu'on Vappel-
1. Ex. ]5, 1. 2. Marc 1, 36. 3. Gen. 22, 17.
4. Jug. 5, 31. 5. Jud. 13, 12. 6. Mth. 21, 8.
7. Marc », 25. 8. Jug. 5, 28. 9. Luc 1, 61. 62.
Prédicat ; lo yerbe. 189
le) y» hCl\f^Piï\W^in9^h\£^'^'\ri ^P^' On lui montra
des forêts, qui serinaient de temple aux idoles. tu^hO^^ïl a AA
9^ I dflje. I ïrti I (Dùh I AdA.h i fi'hfïCtl' Il ny aura plus pour
toi de salut, le grand jugement est tombé sur toi, on V enchaînera. (1
je-ïi-fc I H^'> a flî^AC a Sf/\r^'i^ a A^/*!-^ En ce temps, en
Egypte, on adorait les idoles. -HlUA a Xioo , ai^iji-i i Ji-tÇl»-^
1 1 OhM^ao* I +ft<^ a Ifl.^ a <«.a>-A I fiti'Hïx'^ On rapporte que
les savants athéniens furent les premiers qui pratiquèrent Vart de gué-
rir les hommes.
8. — Verbes impersonnels, i ) On se sert toujours de la troi-
sième personne masculin singulier avec les verbes impersonnels par
nature.
An I ^Af a AAA a hîT-iV I q:CO^^ Lorsque le soir vint, la
crainte s'éloigna d'elle. f^fS^b a \i^ a Ofl./?. a 0% a AH a JZ-H"}
1^^ // résonnera comme un grand tonnerre, lorsquHl pleut.
On trouve aussi le gérondif avec ces mêmes verbes, ou bien on
tourne par le nom avec l'accusatif d'état.
(OTM- a hW a hrX-K. a -^n.l^ a -aït^li a îiA a >%;»'>'>
1*' L^ soir venu, on lui amena beaucoup de démoniaques. ''"Af' a
<^X-K a -flîiA. a nAA a hf^hC^^flt a HA<^ a P-A.Ç« Lorsga'i/
se /îf soir, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph.
2) Dans les verbes transitifs ou intransitifs employés imperson-
nellement, accompagnés d'une complétive, on se sert de la troisiè-
me personne masculin singulier ; on trouve aussi la forme participe
ou adjective pour certains verbes comme : CPô il est convenable ;
1. F. M. 7, 28. 2. Hén. 13, 1. 3. J. N. 159, 15.
4. J. N. 162, 1. 5. Z. A. 16, 10. 6. Sir. 40, 13.
7. Mth. 8, 16. 8. Mth. 27, 57.
190 Prédicat; nom et qualificatif.
<w»Ç^ia* // est nécessaire ; I*»ÇJ& il est bon ; ^(Djti H est permis ;
etc..
j) La particule fl construite avec les suffixes personnels (147,1.)
équivaut parfois à Timpersonnel : il est à moi, à toi, etc.. Par
adaptation de sens, il signifie apoir, posséder, trouver, et alors en
ce dernier cas, il a un objet direct qui se met à l'accusatif.
Hn<^ I Tflfl ' Ceux qui ont la sagesse. 'HTtifL « H* a h Alî.
-h: ft4»^ Un homme apait deux fils. 'llJ&A s hA-flf^ La force
n'est pas en moi. 0*8 'liMs^à^i (OMltiV On troupe che\
nous ^e la paille et du foin.
On rencontre souvent cette particule dans l'interrogation , seule
ou suivie du relatif ïf .
nV- s K-flV s fAhiy^ Est-ce qu'il lui donnera une pierre ) 0^ s
f(^y|iiD« I Ti'V»*^ Est-ce que vous ave:{ un frère ï
Sa forme négative se construit avec la particule Î%A inusitée
isolément ; le mot qui désigne celui qui possède est souvent alors
précédé de la particule A.
AOCh ! 9^1[x^lr s K AO * i-Oi-Am s fliA/^V- « KAH : ^f^
ùr'f Uami fidèle n'a pas de prix, sa bonté n'a pas de poids. KA
n s d^4» i A^^** Sa terre n'avait pas de profondeur, h AH s
X'J^4» ! «ï^-ft-f s YxiAfc^^ On ne trouve pas la justice dans leur
bouche.
II. Nom et qualificatif.
286 Lorsque le prédicat est un nom ou un qualificatif (186), celui-
1. Hén. 5, 8. 2. Luc 15, 11. 3. Ps. 69,2.
4. Gen. 24, 25. 5. Mth. 7, 9. 6. Gen. 43, 7.
7. Sir. 6, 15. 8. Mth. 13, 5. 9. Pa. 5, 10. (Lud).
Prédicat ; nom et qualificatif. 191
ci s'unit au sujet, soit par simple juxtaposition, soit par Tintermé-
diaire d'une copule (2^7). Il n'y a entre ces deux manières d'union
aucune différence dans l'idée d'attribution. La copule n'introduit
aucune nuance de sens nouvelle. On remploie le plus souvent pour
favoriser la clarté ; très souvent aussi, elle ne fait que souligner un
rapport évident d'attribution. Dans la juxtaposition, aussi bien que
dans la coordination au moyen de la copule, le nom ou qualificatif
prédicat suivent les mêmes règles que le verbe. Avec les noms de
personnes la concordance est rigoureuse, elle demeure vague avec
les autres noms. *
OUI i Ttypo-^ « P'M a ^f^eoPt' Un ami fidèle est un re-
mèdedevie. Kt^ïn 1-M.1- s n-IfO a îi'^H.h'flrh.C : toa-^il i
"MA i tx^^^hi^Oh^ Odieux est V orgueil devant Dieu et devant les
hommes, oo^C 1 Kflf «^ a Oirt^h i ^Cl'^ a HA.'ï a Mii
Ifao* , iiYl%(D s Rîr*3 Mauvaise est leur bouche, {elle est) rem-
plie de malédictions, rapides {sont) leurs pieds pour répandre le sang,
't'ifAli îi*7fUK'flrh.C I JZ-X-fci H-fc* Ceci est le camp du Sei-
gneur, Tl'}* 1 a^h-P 1 hA^-fclf <^ s Mkà » f'i'llh i *^^
t « ^'"Aîihl'* Voici les noms des saints anges qui veillent. ]f)Ah>
Iff^i^^^'iiïit^'i'P^ Tous deux étaient justes. (OW i à
<»^ . gg ^iw>^- , cdidA A « r ^t* a na^ïi-f-oo- , d,^ , whr' a
O^fèjt"^ Noé avait cinq cents ans, il engendra trois fils qui sont Sem,
Cham et Japhet. f>Mr a M^ a ^)h a Mi"^ Adam lui dit :
« qui [es-) tu)y>
1. Sir. 6, 16. 2. Sir. 10, 7. 3. Roiû. 3, 15.
4. Gen. 32, 3. 5. Hén. 20,' 1. 6. Luc 1, 6.
7. Gen. 5, 82. 8. Gad. Ad. 56, 26.
192 La copule.
III. Copule.
287 I. — Le pronom personnel isolé de la troisième personne
s'emploie partout comme copule et s'accorde tantôt avec le sujet,
tantôt avec le prédicat, suivant les particularités indiquées pour les
noms de genre commun. On peut noter à son sujet les remarques
suivantes.
I ) Le pronom personnel copule se place soit avant, soit après
le prédicat, jamais en tête de la proposition.
2) Il se place après le prédicat, lorsque celui-ci est un déter-
minatif du sujet ; il se place avant, lorsqu'il n'est qu'un simple ex-
plicatif.
j) Placé après le prédicat, il s'accorde avec le sujet ; placé
avant, il s'accorde avec le prédicat.
^X-h. 5 -lin « ft'flC s ^hi i Mr s (Odi/? i (D(0-h^ao* I
Tfaht^Tf i hf^Tf^' Ils allèrent à V endroit de la montagne {où
étaient) Adam et Eue, et ceux-ci dormaient. 't9^0d s '^HrhÇ'h 1
^H^fi-t i na^h-f^a^ i -nA-je. s Oï^^A^ // apprit les livres saints
qui sont V ancien et le nouveau ( Testament), M^^*^ « O^ltiP s 41
CVh s A9Aî^' Vous êtes la lumière du monde. K/V- s i^AA* s htî
h A a i^'AA s ^*PdA fi h^'Jiï^ Ces trois grappes sont trois jours.
^A^^^ih i hfà.^ fi nh^hr-hïi fi A-flh fi M fi hr-Mi fi hrin.
K'flrhiC fi (D*t\!^^ Les cantiques de Yared ne sont pas des hommes y
mais de Dieu. h^TI i l»-h* « hft^-fclf tf«»- fi Aft*+ s
1. Gad. Ad. 46, 22. 2. An. lo. 3, 16. 3. Mth. 5, 14.
4. Gen. 40, 12. 5. A. Y. 7, 2.
La copnle. 193
ïitkà^K^ s "hii a nK« i '(iih»d « *7'fl>Ç'* Tels sont les noms des en-
fants d'Israël qui entrèrent dans la terre d'Egypte. 1^'Th s O^M? i
7i<ï»-'}'|: a \t^ i ?|A a rt'Vfl'îi s C/uVl-^ Qw^/s sont ceux que je vois
dans Vobscurité ) Iff-A-^^ i Ù'Hïi : à^H - ?i<^-^* » H'^n i h'^
l1«}%'flrfi>C^ Tous les hommes sont égaux devant Dieu,
2. — Lorsque le sujet est un personnel isolé, on peut répéter
simplement ce pronom pour représenter la copule.
Mï. i hÛ-C I hy Moi aussi, je suis grand. M^^^ * KM
ahf} i M'I-f^^ Vous êtes sans esprit. Mi ^d hV Je suis
bon. liU i r"i^ i TràxV Que sommes-nous ) MiiO-M^ih^
tLh'dih.C' Je suis le Seigneur. h'J'h a fl»-K* = "i^fl»*' Tues
Ésaii.
}. — Les verbes M et t)ii(D ne remplacent jamais exacte-
ment le verbe être dont le rôle unique est de lier le prédicat au su-
jet. Ils impliquent toujours une idée d'existence ; Vii(0 signifie
exister, se trouver, durer, etc.. M devenir, survenir, exister,
etc..
Les suffixes personnels après Wt ont toujours le sens du datif ;
après UiiiDy ils donnent à ce dernier la signification de: il faut, il
est nécessaire, il importe, il convient. Wl à la troisième personne du
singulier rend souvent aussi les impersonnels : il est permis, il suffit,
il convient, il faut.
4. — A noter l'expression lt(0*h:p s -AVLA c'est-à-dire, ^
ùrt a /bA-X a A<^ a M^tl a IKO-h'^ s -flVLA a hlTAlflf *
1. Gen. 46, 8. 2. Hén. 52, 3. 3. P. A. 12, 24.
4. F. M. 6, 32. 5. Mth. 15, 16. 6. Mth. 20, 15.
7. Ex. 16, 7. 8. Ps. 81, 10. 9. Gen. 27, 21,
t'
194 • Epithète et apposition.
Kî^Aïlf iAî^'>1-| -VAU* Eli, Eli, lamma sahaqtani, c'est à
dire : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m' as-tu délaissé ) Avec cette
même signification, 'flXA se rencontre seul, rt^^^^? s KQ>2lll»C s
Mtt i dX:h.^ s -tlVlA^ // Vappela A})ene\er, (c'est) à dire, la pierre
du secours.
IV, Epithète et Apposition.
288 Epithète. — i) Le qualificatif suit les règles du prédi-
cat ; il se comporte comme ce dernier avec les noms de personnes,
les noms de choses ou les collectifs. Suivent aussi ces mêmes rè-
gles, tous les pronoms et adjectifs pronominaux.
lUKO" « tif&^^ \ene\ de vos villes éloignées pour entendre le can-
tique de Yared. ^t^VC^^fi i h^i^ « Ki±ïx^ « ïx^ s Ki-th
V*i Mé^iOX'^ Ma doctrine n'est pas de moi, mais celle de celui qui
m'a envoyé, n^'h i If}* s I^UlII- 1 ih^tï' Quelle est cette
doctrine nouvelle ) OCÏli di^tti (Of/i i A\\h^ Ami nouveau,
vin nouveau.
f « <DHfl^ï M\'\*V*'^ Cdin au cœur dur, brutal et meurtrier, prit
une grosse pierre et en frappa son frère. H^hf'^ s M* s od^y^ j
héfl* hrhH'fl* 'flH*^^* Étant entrés dans une maison, de nom-
breuses foules vinrent de nouveau. ^Ù'^^i h'fïM9^ i "htï^*
hn s 'flt!*1f s txîM'û^ Tu t'appelleras Abraham, parce que (tu se-
1. Mth. 27, 46. 47. 2. 1. R. 7, 12. 3. A. Y. 4, 22.
4. Jean 7, 16. 5. Marc 1, 27. 6. Sir. 9, 10.
7. Gad. Ad. 89, 4. 8. Marc 3, 20. 9. Gen. 17, 5.
EpLthète et apposition. 195
ras) le père de nombreuses nations. Vi^K » À^f frft « Mti s OttS «
Josa^ prit une grande pierre et la plaça sous le téréhinthe en face du
Seigneur. Ù-iHhP i àhinji'Ûfh^C » ft•flrh'^ : th^Ù' Loue^ le
Seigneur d'une nouvelle louange. MClrP i AHChh i d^^^ a AV
l/**!- a OiliMidi^ a OfUPÏ' ' // ^/aMira ta race dans la justice,
pour la domination et une grande gloire.
2) Le qualificatif se rapportant à un nom à l'état construit,
reste à l'état simple.
Vu- : /h-Wn ï ft*4».a hft^/bAs On/Z-a fll-flth'V' Voici le
peuple des enfants d'Israël, grand et nombreux. Dfl,J& a odq.^ . ^
*7H,h'flrh.C s Hf-^hn a AdA>V^ La grande colère du Seigneur qui
s^est levée contre nous.
3) Lorsque le qualificatif se rapporte à un pronom personnel
soit sujet soit objet, il est accompagné d'un suffixe personnel en
concordance avec le pronom antécédent (voir Gérondif 217).
l^AVl-f a rhdth' Je suis sortie comblée. -tOi^fL a ÙOK^'
Il était né aveugle. h'hliP a A'ÏT-/^ a àxfP^ Ils s'emparèrent du
roi vivant. d^Ci à^^ïli HYiidii^ h^M^ Va-t-en nu et sans
chaussure. f^'lbf'Ùh a ^dh a O^tlt a à\f>(D^ a diihtïïï a (Dû
OKMï^^ Il est meilleur pour toi que tu entres dans la vie boiteux et fai-
ble. — ^hn a A*^^A*^l^ a dif'P^^ Ils trouva son serviteur guéri.
4) Le nom complément d'un autre nom servant à former un
nom composé (m), se trouve parfois traité au pluriel, comme un
1. J08. 24, 26. 2. Is. 42, 10. 3. Hén. 65, 12.
4. Ex. 1,9. 5. IV. R. 22, 13. 6. Ruth 1, 21.
7. Jean 9, 1. 8. Josoé 8, 23. 9. Is. 20, 2.
10. Mth. 18, 8. 11. Mth. 8, 13.
196 Epithète et apposition.
véritable qualificatif et se met au même nombre que son antécé-
dent. Dans d'autres cas, le rapport reste le même qu'au singulier
et l'antécédent seul prend le pluriel.
d-t i InCil'bn' La maison des chrétiens, {V église). hH^-t «
lnCtl±y^^' Les églises. rhft'B: ^fu^x' Un faux messie. iM
Oh^'i s ^fl^rV Des faux messies.
Lorsque l'un des mots du nom composé est epithète, tous deux
se mettent au pluriel th^tV « VlUj^^ Un faux prophète. rhÔfl>*^7 s
^fU^^lh^ Des faux prophètes. On trouve cependant pour ce dernier
l'anomalie suivante : Hït^lf s #hfta>*^i s VfU?1* s ^^h^' Beau-
coup de faux prophètes sont venus.
239 Apposition. — i)Un nom mis en apposition, s'accorde
avec son antécédent.
^•^li^C'^ : e-Vft s ïfl^^ Le prodige de Jonas, prophète, d^
^Ôà a «^-rt. s i^^r^X ! l-n^ s hinJi'dili.C' Au temps de Moïse
le législateur, serviteur de Dieu, f W-fl s Wfi s n.H s 'm\*'^V^ Afin
de donner sa vie rédemption pour tous. J2.n»A' s OhA a ?'diiM s
/w>^5P«4»ii 7/s répondirent : ce î7 en est (qui disent) Jean le baptiseur ».
(OtiF- s AA.M s [llrf-4-^^ 7/ engendra Sidon, son premier né. P(\ «
F « hAf-^Al» s rt^lA^^ Lors^jM^ Aor, rof ^^ Perse, apprit ce qu'é-
tait celui qu'on appelait le roi des rois, il prépara ses chars.
2) A côté de la tournure par l'état construit indiquée plus
1. Act. 8, 1. 2. Act. 8, 3. 3. I. Jean 2, 18.
4. I. Jean 2, 18. 5. Jérém. 6, 13. 6. Mth. 7, 15.
7. I. Jean 4, 1. 8. Luc 11, 29. 9. J. N. 158, 1.
10. Mth. 20, 28. 11. Mth. 16, 14. 12. Gen. 10, 15.
13. Gad. Ad. 168, 20.
Numéraux. 197
haut (226. 2) avec les noms mile, fleuve, montagne, pays, etc.. on
a aussi parfois la construction par apposition ; mais alors en ce cas,
ce sont ces noms qui sont mis en apposition.
AX'^a ^h-nVi-: Çio^M-i ùF^r^ 01Cii9,!i:^y Si je
trouve cinquante justes dans Sodome.
3) Lorsqu'un nom complément est déterminé au moyen du
suffixe personnel annexé à son antécédent (182, 5), ce nom mis
en apposition à ce suffixe, reçoit la particule directive A,
^^'T.ya ATiMs d.dO i hinj^'iïih.C' Le commencement,
de la sagesse est la crainie du Seigneur. ^^"V/ î ti^ùH/lr J ^(O
Ùh : h9^^ a îi*7ll,îi'flrh.C^ Le commencement de V orgueil éloigne
de Dieu.
V. Numéraux.
Cardinaux. — i) Ils suivent les règles des qualificatifs. 240
OffiCW'i'i h0*à*'\* Judith demeura veuve dans sa maison^ pen-
dant trois ans et quatre mois. Ch^ s TiAlfli: i -Ttî^ft* s ooil^l
1* s HhJ^^^ Ces cinq princes Philistins en furent témoins.
2) Le nom qui accompagne le cardinal, se met tantôt au sin-
gulier et tantôt au pluriel ; le singulier paraît toutefois plus fré-
quent.
^'^ a Ohlâlh I a>-ft'fr;h I 9 m ë ^/wi-f^6 ji ^ demeura de-
bout, pendant quarante-cinq ans. (DU'ÛP a '«'fl4«C^ On lui donna
1. Gen. 18, 27. 2. Ps. 111, 10. 3. Sir. 10, 12.
4. Jud. 8, 4. 5. l. R. 6, 16. 6. S. P. 46, 3.
7. M. D. 63 c.
198 Numéraux.
trente pièces d* argent. Mtt^ i '^9^ A i ^hM '- (DO'dllV
ô maître, tu m'as donné cinq talents. Ah<^ « ^h-flVb s V HJ^J^V^
Si je trouve cinquante justes, '^*l*7f s tï^'f? i hAKi* s tï'UOi' s 9
''"f"^ // le servit pendant sept autres années. flM^* s h Ah. « ^
"MU « -hrt^'/t" s Îrf-A- : h^^ s (D^dS^' Dans ces deux comman-
déments sont renfermés toute la loi et les prophètes. dJlO^ * C 0^ i
Tthrt s AKO-V « ^K^'^ 3 «^h/bA" // envoya trois poissons rôtis
à notre père Basalota Mikà'el.
241 Ordinaux. — i) Les ordinaux de la première dizaine
{i6i) suivent la syntaxe des qualificatifs.
tiiMlhs Wi 'tCtif'^ Lorsqu'il eut ouvert le troisième sceau, le
troisième des animaux me dit : avoisn. K''" ' ^•fldl* s Ùti't il'ûd «
VÙr^C^h s 9^fïfh : A^%•7'flC'fcl^' Le quatrième jour, Holopherne
fit un festin pour ses serviteurs.
2} Pour les ordinaux des dizaines supérieures à dix, comme
dans les autres langues sémitiques, on se sert des cardinaux soit
employés seuls, soit précédés du relatif H. Les formes indiquées
au n** 162, sont des formes purement schématiques, on ne les relève
pas chez les auteurs.
En souvenir de V exode, que la cinquantième année soit {ainsi) pour
vous, ^^tl^ i iif»h± s 'i^^ s n T Sanctifie:^ cette cinquantiè-
me année. Tir « f-rt.Ç * Hî^h^- : (DOiPCrti i 'i^^'' Joseph
1. Mth. 25, 20. 2. Gen. 18, 26. 3. Gen. 29, 30.
4. Mth. 22, 40. 5. B. M. 31, 30. 6. Apoc. 6, 5.
7. Jud. 12, 10. 8. Lév. 25, 11. 9. Lév. 25, 10.
10. Gen. 50, 26.
Numéraux. 199
mourut dans (sa) cent dixième année.
j) La forme 4*iîA employée pour les jours de la semaine sert
aussi pour les quantièmes du mois.
h^iOi^CiiO/ia'ùi IMi ^'iéL^i ÙAjt' La quator-
:{ième journée, au milieu de la nuit. (D}xO^ s àtii* s Oi*»-4- 1 iD'\
L^ quinzième jour de ce mois (est ) la fêle des azymes du Seigneur.
fl^ftrtl^ Après le huitième jour, tandis que ses disciples étaient de
nouveau à Vintérieur. hf^ i iiO^l s àMr i (Dfi^P i tiMl «
Xiao s ft'^'HCp* le huitième jour, ils conduisirent l'enfant pour
qu'on le circoncît.
On rencontre encore cette forme 4''|ïA employée avec le mot
jour même lorsqu'il ne s'agit pas de quantième.
iVy a-/-i7 pas six jours pendant lesquels vous faites votre travail ) ?*
Vft s vn^ 8 ahti-t s hCi*» 8 d'ïfl^ : o-A-rt 8 ôA-t : cdipA-A 8 A,
iiA*^ Jonas demeura dans le ventre du monstre, trois jours et trois
nuits, 'i^ 8 ùO-ô : ^*PM 8 œh'^Kïi s IfV^ 8 A^A 8 rj^
C 8 hC-fl^ 8 ÔM' 8 CD^C-fl^ 8 A-A.'h ' £^acor^ s^p/ /owrs et je ferai
descendre la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante
nuits. ^TrilC « IDAI-V 8 da>-^ a ^WA s Î^AA.> s Wh'/^ll s 1-
rh«n* Qi/^ notre fille demeure dix jours avec nous, puis qu'elle parte.
4) C'est du cardinal dont on se sert habituellement pour noter
rheure ; l'ordinal est très rare.
1. Act. 27, 27. 2. Lév. 23, 6. 3. Jean 20, 26.
4. Luc 1, 59. 5. Luc 13, 14. 6. Mth. 12, 40.
7. Gen. 7, 4. 8. Gen. 24, 55.
200 Négation.
h^s ai'l.H.« 0/^4.1 CDhrhi: * flJl^s Oia s hAW^ ^^aaf
5or// de nouveau à la neuvième et à la dixième heure, il fit de même
et à la onzième heure étant sorti, il en trouva d'autres, ftj^ftiï a rt9
^i %ïLi JK.ft4*A?^'^ A la sixième heure ils le crucifiaient. liMï s
-tà-O^i M^^ Jusqu'à la neuvième heure. (1^^'%^ i AVlr' A
la première heure.
5) Le numéral avec l'état construit ne se rencontre que dans
de très rares exceptions.
ï/^h s f-rt.Ç i hrh'Wlh i -hrtl-t s Ùf.a^' Joseph prit cinq
hommes d'entre ses frères.
CHAPITRE VII
NÉGATION ET INTERROGATION
I. Négation.
Pour exprimer la négation, l'éthiopien se sert des trois parti-
cules : K, M», KAn.
242 ^ — i) C'est la négation simple et ordinaire ; elle ne s'em-
ploie jamais isolément, elle est toujours préfixée. Elle se construit
soit avec un nom ou un verhe ou un qualificatif, soit avec certains
pronoms (1^2).
1. Mth. 20, 5. 6. 2. Marc 15, 25. 3. Marc 15, 33.
4. Jug. 7. 19. 5. Gen. 47, 2.
Négation. - 201
C i O^h/'^YL^ Dieu ne tente point pour le mal et il ne tente lui-même
personne. h^(0-^^ i h^h'^i/t^ O race incrédule ! hM^C-
Xï^i n^u Aî^tr a inChî^?' : Ail' Je sais que vous ave^ fait
cela par ignorance, ^^l^» M^^ i KM^^H ^ M^f^*
ÊicS'VOus encore sans intelligence ï
2) Dans la proposition, K» se place habituellement devant le
prédicat ; mais par raison d'emphase, on rencontre quelquefois
cette particule préfixée à d'autres membres de la proposition.
M ï Vi7h i at-tï't* !)'> i À,n/5-rfi i A^A.h : li'i'P s ^h^
1*^ Lorsque lu es dans le jardin, cette tentation ne vient pas contre
toi. Kf^'n^ ' fnCT-i Ohjy^d. s JinX-zh.' m au ciel ils ne
monteront, ni sur la terre ils ne descendront, 't^^^^h » fl^'lh s J%
^ s A.fl'H'}* i ^-flC » cDAuRAuf 4-^A.r i n^fn^ « Ah-fl^
// viendra une heure où vous n'adorere^ le Père, ni sur cette monta-
gne, ni à Jérusalem.
3) Avec le subjonctif, elle rend l'impératif négatif (210, 5.) ^
^^l^ s VÇ^* Ne le tue\ pas.
4) Elle sert enfin de conjonction de coordination dans la pro-
position négative.
K'I^'^hï'n i hM'^l ' iOh^MPr''' EIUs ne dévièrent ni à
droite ni à gauche. hM^ a hM a 'hd a ?i*7H,h'flrh.C a tï^ a
Kf''i''ih ' K^^f^ s K"^^^ a h^M'' Je lève ma main vers
le Seigneur que je ne prendrai ni un fil, ni une courroie de chaus-
sure.
1. Jac. 1, 13. 2. Mth. 17, 17. 3. Act. 3,17.
4. Mth. 15, 16. 5. Gad. Ad. 40, 10. 6. Hén. 45, 2.
7. Jean 4, 21. 8. Gen. 37, 21. 9. I. R. 6, 12.
10. Gen. 14, 22. 23.
202 Négation.
Deux négations ne se détruisent point. fDii^'tCd^ » (Ohjnh
•S« * Personne ne resta.
243 Jiïi — i) Cette négation intensive, s'emploie pour marquer
la négation du seul mot qui la suit.
Ml s i^'Çje- s h(0-flii^ Se marier n'est pas bon. fl^h* s tMh :
nn^A^ Cependant, non en un jour de fête. M^ s i^'ÇJi « J&^4» s
• HJ^4» s n4»JE^^^ s ^A.97* // nVsf pas bon que le juste tombe devant
les impies. Wfi î -Aï « Tff s OIC i H^V'flC' // n'y a pas pour nous
ici une cité qui demeure. Kh s ^^Çl^lO*: J&rh-4»® O n'est pas
nécessaire qu'ils aillent, Kïi : C*d s ^A'hJiïlJK.îP s AWP. s md
-n 5 CDhVi s C+d î ^Ifl-flCP* s A-flhrt.* :5iT?i^ 7/ /i^^5/ pas juste
qu'on méprise l'homme pauvre et sage, il n'est pas juste qu'on honore
le pécheur.
2) Dans la proposition verbale, le sujet ou l'objet sur lequel
tombe cette négation, forment avec la particule M^ une sorte de
proposition nominale dont le prédicat verbal est un déterminatif
qu'on lui unit au moyen du relatif conjonctif.
KVis Trîlvl i HKA^^CÇh* Ce n'est pas nous qui t'avons mé-
prisé, Klfl i d'h'ilMr i h^ i n?di^ i Ù'iïh^ Ce n'est pas seule-
ment de pain que l'homme vit. Kî^l'h^rt s hii s h^l/ s n-tl'Q
ù. ^^ Mais au commencement, ce n'est pas ainsi qu'il fut fait. Hli^
K ' ^Mi 5 A-H s l-m-AJ^ i M s tiU^^^h i c;h*'Th" Ce
que je voyais (était) non pour cette génération, mais pour {une généra-
tion) éloignée qui viendra. M^ s fl-flîi * Hf»tt^dX ^^ H n'est pas un
1. Jag. 4, 16. 2. Mtli. 19, 10. 3. Mth. 26, 5.
4. Prov. 25, 26. 5. Héb. 13, 14. 6. Mth. 14, 16.
7. Sir. 10, 23. 8. Gen. 26, 29. 9. Mth. 4, 4.
10. Mth. 19, 8. 11. Hén. 1,2. 12. Job 21, 4.
Interrogation directe. SOS
homme qui me convaincra. M^ l 'flH^'î a ïiA s fh9^C^ ^ Il n'en
est pas beaucoup qui la connaissent.
j) Avec le prédicat verbal, M* donne une négation emphati-
que.
?,Û,^s Utiïii TréLClff^.i Aft*+i httà^K^^ Ils dirent :
(.( cela n'est pas {que) nous craignons les enfants d'Israël. » hï^ « H*!"
-M* a rM"}' // n'est pas que V enfant soit morte. Mitiï^i Uiï^Ù
h 5 nti* i Ô0* S'il n'était pas que tu as mangé de cet arbre.
hAn — composée de la négation KA inusitée isolément et de 244
la préposition fi construite avec les suffixes personnels, cette parti-
cule équivaut à un véritable verbe (2^5. 3) ; elle ne s'emploie qu'a-
vec les noms et les pronoms ; seule, elle représente l'impersonnel
il n'est pas, la réponse négative à une interrogation {245.6).
HhAn a 'haUi't^ Celui qui est sans péché. hUl/ïl- a h«^ 1
J^AO a HJiAhÇlU® J'ai ordonné que personne ne le touche.
On trouve aussi ïiAO a h^'^ jamais ; hAO a 'Iffl mille part.
II. Interrogation.
I. — Le mouvement seul de la phrase suffit quelquefois pour 245
marquer l'interrogation ; mais le plus souvent, elle est indiquée par
les pronoms ou adjectifs interrogatifs, ou encore au moyen d'ad-
verbes.
n a M(i(D a l/f I -flh/i.' Est-il quelqu'un ici ï
1. Sir. 6, 22. 2. Jad. 5, 23. 3. Mth. 9, 24.
4. Gen. 3, 11. 5. Jean 8, 7. 6. Rath 2, 9.
7. Jug, 4, 20.
204 Interrogation directe.
2. — Ce qui a été dit des pronoms et adjectifs interrogatifs
suffit ici (15 1. 195). La plupart des adverbes interrogatifs (174)
n'impliquent aucune particularité dans la proposition, nous ne ferons
que quelques remarques sur les enclitiques O* et 'h,
j. — II- et V- se suffixent au mot qui doit être nié ou affirmé
dans la proposition à laquelle elles s'appliquent.
nt't'h s mCW As4u fait cela) ^tïhà^Xth i ^KM}f^^
Êtes'vous venus pour m'interroger ï ^Yi*t* s hMl"^ « «DJÎ'ftiA
P « ^'Yi^ Votre père est-il en bonne santé ) et ils répondirent : « il est
en bonne santé ». M-fh s H^^^h s fl^HV- s hAK s H'îA.C:'
Est-ce toi qui dois venir, ou est-ce un autre que nous attendons ) fAï
(DTfih s A-nhA. « -Tr^l i -nhù/t s nirf-A- 5 UhM^' Est-il permis
à un homme de renvoyer sa femme pour quelque mal qu'elle fasse )
4. — Les particules TtiiP, ^1. introduites dans une phrase
interrogative, insinuent souvent un doute, un désir ; A marque plu-
tôt l'énergie.
flhV-sîi^;»s ^^(D-lfa^i àhlM-a' Est-ce en vain, par
hasard, que tu Ves montré bon pour ces peuples ) ''"V* » fY\9^C *
e-T. s nil^* ! ^*?à^ s y7iPl[U' Qui donc connaît si tu as régné
en ce temps ï hfht^ s h»» s MïÙ s H^h^-h s M' N'as-tu que
cette seule bénédiction, ô père )
5. — Lorsque la réponse à l'interrogation doit être affirmati-
ve on se sert de tiM*, hAO^ ; lorsqu'elle est négative on em-
ploie nv*.
hM* s Qftl^h i 'tWf'y N'est-ce pas en ton nom que nous
1. Gen. 3, 13. 2. Héz. 20, 3. 3. Gen. 43, 27.
4. Mth. 11, 3. 5. Mth. 19,3. 6. Jér. 4, 10.
7. Bftth. 4, 14. 8. Gen. 27, 38. 9. Mth. 7, 22.
Interrogation indirect©. 205
avons prophétisé ) h^ s ^^^h s IflCA-f ft s OV- « AJ?r4-ft » -t
h^^é^inf'l'dCi hî^lf » l-n^i ll'i'P' Lorsque le Christ vien-
dra, est-ce qu'il fera plus de miracles que n'en a fait celui-ci ) HV» s
Est-il le Dieu des juifs seulement, ne l'est-il pas aussi des gentils ï
Avec h^ — ^ la réponse peut être affirmative ou négative. K^
flMÙlf^"i-^ N'avei'vous pas lu )
6. — La réponse à l'interrogation se fait le plus souvent au
moyen des adverbes "hfD oui, îiAO non. On rencontre aussi pour
la réponse affirmative ùéti^ et T4».
AO 5 }i AO *' Que chacune de vos paroles soit : si oui, oui ; si non,
non, h<»-/^hTh s ht^ i lD>n, s îiAO s M « e-rh'ïft s ^A
^^f,^ Sa mère répondit en disant: a non, mais que son nom soit
Jean ».
7. — L'interrogation indirecte est introduite 246
par les mêmes mots que l'interrogation directe ; elle est introduite
aussi par les adverbes de lieu, de temps, les formes adverbiales ou
qualificatives qui répondent au français « combien ». Si l'interroga-
tion est conditionnelle, on se sert de h'"*, Mi^^, rarement de
"M^, Les particules II-, V- se rencontrent rarement avec la condi-
tionnelle.
h^^*hrCiïi9^'\ai f>^^ïii (D-hati ^ihOhC^ On ne
sait pas d'oà il vient, ni oà it va. -ttihli a lii^^Ohyi i M^ao , qf^
A*E * 'dhfljh'' Il demanda aux Galiléens si cet homme était Galiléen.
1. Jean 7, 31. 2. Rom. 3, 29. 3. Marc 2, 25.
4. Jac. 5, 12. 5. Luc 1, 60. 6. Jean 3, 8.
7. Luc 23, 6.
206 Ordre des mots dans la proposition.
Vadjure de me dire si tu es le Christ,
^>i^
CHAPITRE YIll
ORDRE DES MOTS DANS LA PROPOSITION
247 De toutes les langues sémitiques, l'éthiopien a la plus grande
liberté pour l'arrangement des mots de la proposition. Les exigen-
ces de la clarté sont, peut-on dire, les seules règles qui président
à la construction de la phrase ; à part quelques particularités dues
à l'esprit sémite, il n'y a aucune loi rigoureuse qui y détermine la
place exacte de chacun de ses membres.
248 Proposition verbale. — i. — La réalisation de
l'action étant la chose capitale dans la pensée sémite, le verbe se
place habituellement en premier lieu ; le sujet vient ensuite comme
le plus intimement lié à l'action ; puis sont placés les compléments.
^hfl s e-rt.Ç s ^Irt s n*J^^ : hn}lh,^ Joseph trouva grâce
devant son maître. 1-0^ « ^'h s ïttr^ Noé fît tout cela. Mtt s *^
^ i f^ù?: s a^Ms^fi^ s hftW * i-h/^i- : Î^JtC' Veau com-
mença à tomber sur eux jusqu'à ce que la terre fut détruite.
2. — La construction précédente est celle observée dans une
proposition, où le jugement énoncé, est l'unique chose que l'on
veut exprimer. Mais, lorsqu'on veut souligner soit le sujet, soit
1. Mth. 26, 63. 2. Gen. 39, 4. 3. Gen. 7, 5.
4. Hén. 89, 8.
Ordre des mots dans la proposition. 207
l'objet ou les divers compléments que renferme cette proposition,
on met l'élément considéré comme capital, en tête de la proposi-
tion.
JS'rt'flC I hÙÙ^'i' * Le coup de fouet fait des blessures, mais le coup
de langue brise les os. A7*Pf i A-fl^i a M^ i f'd/t*?^ Les va-
ses du potier, le feu les éprouve. "M^ït-l^ a hd*PÇ i ^Ihtï i IV
-fl a IDXîT'lrf-A' a f.'VàT' a Ç^? ^ De tous les insectes ailés, V abeil-
le est le plus petit, mais de tous [les produits), son fruit est le plus
doux. ^ÙM : f'Xt'i a «wi^irh' Sur moi soit ta malédiction, h
9^^h^fi a hïi i h^-H : H'M'fld^ Au commencement, cela ne se
fit pas ainsi. M^ a Ah^A a YxOD^ifah s ff '^|CT^ a Th^fW* a (D
hïi a AHje.ThflïAJ^ a hr'Mlï^ a ^dl" s t^ltb=\r' Ce n'est pas
par l'homme que V orgueil a été créé, ce n'est pas par la femme que la
colère de l'affliction a été enfantée.
j. — Lorsqu'il y a un sujet multiple, ou complexe en tête de
la proposition, souvent il est représenté par un pronom placé im-
médiatement avant le verbe.
a^h-P a -flïirt. a nmàtiOh a -tOld a Ifl^f a lO-Mî s f,M
i a l'fl^'' Celui che\ qui sera trouvée la coupe, que celui-là soit mon
esclave, '^.h^b A a (Dl-dCh»^ a ^i^h.^ a ID4<V-h> A a Ohy^'f^ao- ,
y^'iàPt^^ Michel, Gabriel, Raphaël et Phanuel, ceux-là seront
confirmés.
4. — Lorsque Vobjel est un suffixe personnel, il suit nécessai-
rement le verbe. Il en est de même pour certains noms qui forment
1. Sir. 28, 17. 2. Sir. 27, 5. 3. Sir. 11, 3.
4. Gen. 27, 13. 5. Mth. 19, 8. 6. Sir, 10, 18.
7. Gen. 44, 17. 8. Hén. 54, 6.
208 Ordre des mots dans la proposition.
avec le verbe des sortes de locutions.
(DtifJt i CD A A « P-ïi-fc ! 'dïifl/t'' Cette femme mit au monde
un enfant. CDftf^ s tià^'i±7 s AdA s ^rt.Ç s nîiA.i' s h*?».
h*^ La femme de son maître jeta les yeux sur Joseph.
5 . — On souligne le verbe en le faisant accompagner soit de
sa forme infinitive, soit d'une des formes des noms auxquels il don-
ne naissance.
rt'T.O s ^hfO* 3 (DhJ^rMiaK^ Vous entendre:^ et vous ne
comprendre^ pas. H^'f* s '}^iD*^^ Nous mourrons.
6. — Si le sujet ou l'objet sont accompagnés d'une relative,
on les place d'ordinaire à une des extrémités de la phrase.
hOi'lh^ Et Jacob demeura dans la terre qu'avait habitée son père. A
HsAu^ft'h^A'P: AWfrs ^V-s^Wrf-'f.6 ^e/wi qui déshonore
son âme, qui Vhonorera } (Of^hlii, '- ?iA- s /hlf-flU. : KA s j&ï'O
ïl*.Ç^f s fiàtiÀff'^^ Et maintenant, tes peuples qui demeurent dans
les montagnes, s'il n'était pas qu'ils se sont révoltés contre moi, je
n'aurais pas levé ma lance contre eux.
On trouve cependant des constructions autres.
Ti-J-f: i lO-K* a htl*^'W^^ » AXA s ^-tlO' s ^fi^Wf s ««
Aïiïl'lh* Voici les noms des saints anges qui veillent.
Le sujet ou l'objet réels se rencontrent aussi en tête de la pro-
position, mis au nominatif absolu, par emphase.
Ïf-A- s dd a nKf'd.à i ^à> i i^-Vf s f^mr?^ On coupera
1. Jug. 13, §4: 2. Gen. 39, 7. 3. Mth. 13, 14.
4. Jug. 13, 22. 5. Gen. 37, 1. 6. Sir. 10, 29.
7. Jud. 11, 2. 8. Hén. 20, 1. 9. Mth. 7, 19.
Ordre dea mots dans la proposition. 209
tout arbre qui ne porU pas de bons fruits. iOM^^^ti « Il AP i M
j^^lll£/Dy|ifD«i Pq^jt pqhs^ Il ji^Q^i personne qui pourra vous résis-
ter, Ohh-^ i ?-diyiï I A-flfr 8 IfM-n^ I HXT*^: : I^A^ Pour
Jean, l'habit qu'il revêtait (était) de poils de chameau.
7. — Lorsque dans la môme phrase, il se rencontre des mots
ayant même radical, l'éthiopien les rapproche volontiers.
<7D^^4» I ^-n^* a J&flïAJt^ Le tonnerre engendre le tonner-
re, hC I ^hA i ùf'^t i M^^nn I hO^Ôh't^* Comment Satan
peut-il chasser Satan ï bOXC -• MOlC 1 tÙi^ s «wi^rh^ Si un
aveugle conduit un aveugle.
8. — i) Lorsque le qualificatif %q rapporte à un nom à l^'état
construit, il se place soit après, soit avant la locution formée par
le nom à l'état construit et son complément, jamais entre ces deux
mots.
Onj?^ I ^Ot I MH.K'flrfi.C s If-h^hn « ^bM' U grande
colère du Seigneur s'est levée contre nous. R4Ï4* « X^'> 1 ïlO*^*} «
'hi^'J&m* I diDC^^ Les illustres fils de Sion se sont vendus pour de
Vor.
2) Si plusieurs qualificatifs se rapportent à un même nom, sou-
vent on évite de les grouper ensemble.
/h-Mflalldf I fAxiO^-ii K-flCVî^i ID-AH-ll» Abraham de-
viendra un peuple grand et nombreux. 'fl}iA« « ^^4* 1 O^ïi^ » A*
Ç^IP"» C'était un homme juste et parfait. "1^9^ a X'A^'Hha (D
OflJÎ. I ^Kh a AAAiO-^" Une terreur sombre et profonde s'empara
de lui.
1. Jos. 23, 9. 2. Mth. 3, 4. 8. Hén. 43, 2.
4. Marc 3, 23. 5. Mth. 15, 14. 6. IV. R. 22, 13.
7. Lam. 4, 2. 8. Géti. 18, ^8. 9. Gon. 6, 9..
10. Gen. 15, 12.
16
210 Ordre des mots dans la proposition.
5) Le qualificatif peut se mettre soit avant, soit après le nom
qu'il qualifie.
ih^^ïlt^ i OflS-t i l»Jt<Jl'hs M-t' Vous maudisse:^
avec d'orgueilleuses el sévères paroles. Mii « 'flïiA. a ti^îh^V «
nVl/i I (nCMï I H*A*^ I vie I M^C^^ Je suis un homme juif
de Tarse en Ciliciey ville illustre.
4) Les pronoms et adjectifs pronominaux gardent plus habi-
tuellement la place qui leur est assignée par Tordre logique ; ce-
pendant, en plus d'un cas, on les voit déroger à ce principe, tout
comme les noms et les qualificatifs.
249 Proposition nominale. — Dans la proposition no-
minale construite par simple juxtaposition, on rencontre en premier
lieu, soit le sujet, soit le prédicat. îi*7lLÎ%'flrh.C i M^ Je suis le
Seigneur. Mi MlUK'flrh.C* M^Ah s h-flCV/** Je suis le
Seigneur, Dieu d* Abraham.
Pour la proposition nominale avec copule, nous avons déjà in-
diqué les différentes constructions (2^7).
1. Hén. 5, 4. 2. Act. 21, 39. 3. Gen. 50, 19.
4. Mth. 22, ^2.
Proposition comparative. 211
CHAPITRE IX
SYNTAXE DES PROPOSITIONS
I. Proposition indépendante.
Tandis que la proposition nominale est toujours purement et 250
simplement énonciative, la proposition verbale, peut revêtir plu-
sieurs nuances différentes, du fait de la multiplicité des formes et
des sens de son prédicat verbal.
Ênonciatwe, elle se construit avec l'indicatif parfait ou impar-
fait; volitive, elle a son verbe à Timpératif ou au subjonctif (210-
212) ; opiative, elle est marquée par le subjonctif (210).
La concessive s'emploie avec tous les temps, la délihéraiive avec
l'imparfait (204. j), la problématique avec l'imparfait s'il s'agit d'un
fait présent ou futur, avec le parfait s'il s'agit d'un fait passé.
IL Proposition subordonnée.
La proposition nominale comme la proposition verbale peuvent 25 1
être employées comme subordonnées, elles sont introduites par les
mêmes conjonctions.
L Proposition Comparative.
I. — Elle est introduite par les conjonctions iK"*, fllK*", «52
IflV*, etc. et suit les règles des indépendantes lorsqu'elle est
simplement énonciative. Combinée avec une relative, une tempo-
^1? Prpposition comparative.
relie ou une conditionnelle elle suit les règles de ces dernières pro-
positions.
^ i ^f:^^'} s ^l'ùÇ^' Lorsque tu feras V aumône, ne fais pas
sonner de la trompette devant toi comme font les hypocrites, hh9^
•thim-2 j^ ^^^^ ^^^ ^^^^ ^A^^^ ^^^^ p^^ ignorance, comme avaient fait
vos chefs, n-Mfitf^ * ATiAhl: s Kl»•;^C s h^ * J&l-fl'Hl « é.
•hA^ // trisa (;gs liens comme se brise un fil,
lKW> I nS^^^àï¥ i 9^tlM\ t f rhi-h' Comme s'il riait avec toi,
il te sondera, 1fl>-a iAh** ^îl^fi-s ïiAi lO-fl'Jhî ^Tf^*
+ 1 h^ ï fln 5 fM^ s îirti- s rhiPC C^s /ï^ns ^tti ^/aie/if autour
de ses bras furent comme lorsque la paille sent le feu.
2, — La proposition qui constitue le second élément d'une
comparaison (i86) a son verbe à rinfinitif ou au subjonctif; elle est
toujours introduite par h9^Y ou M^,
J?^+AA s I^A s Ji'îAÇ : M-t I fl+^^i- V^Cç;?i : hm
dA * ^dh s 'w>^*7/^i- : hnnjx^ilHC' Il sera plus facile à un
chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer
dans le royaume de Dieu, J2.+AA i Hh't » I^A : M-t « tli^
L^ passage d'un chameau à travers le trou d'une aiguille sera plus
facile qu'au riche Ventrée du royaume du Seigneur, f^^ « |i+A
A I J^-AÏA* Quoi de plus facile que de dire ) f^'lb^tl « ^1/^
fk i M^'t'dutl^ Il vaudra mieux que tu donnes un avertissement.
....'.
2. Âct,è, 17. '
:;5. Jug. 15, 14.
8.' Mth. 9, 5.
<""!. Mth. 6, lè.
^lii. Sir. 13, II..
. 7. 14tli. ;i9,.24..
' ' ë. Jug-ïè, w:
, ,6, Luc 18, 25.
9. Sir. 20, 2.
Proposition causale. 213
plutôt que de réprimander aveo colère. f>'%f'h s ^^C a 'TH s M^ '
^TrtïC i 9^ltfi » h-iï^^ Il est préférable que tu portes du sable, plu-
tôt que de demeurer avec un fou. '\?tÙ « M i ^^'l s Mià\»ù »
^•fl^fa 7tîr»>s '>tf»">a fl'H'Jlïa l/SîT'^ // eut été meilleur pour
nous, si nous étions morts dans la terre d'Egypte, plutôt que de mou^
rir dans ce désert.
II. Proposition Causale.
I. — Elle se construit avec hft*^, (ÏM't a If et l'indicatif 253
ou avec H'h'i't* et l'infinitif.
-nV a Wn a ^'yd.W^ a ai^nfH- a Tf^4» i OhTti^ , ^ft*^ ,
'idhii^ Il est sûr que nous avons une âme spirituelle et raisonnable,
parce que nous pensons. MH a ffâufit a îift<w> , ;^Vft^* H
commença à les réprimander, parce qu'elles ne faisaient pas pénitence.
thF- a htl^ a h^ a mfU-fl a l-fl^^ // le loua parce qu'il avait agi
sagement. Vfln a Mnh'dih.C a A^^rt. a M^^'Sd a ^i- : hA
h.lf ^ I ^tt a KO a aMi- a H^rX-K- a h^^- : hmô^ i
*Jt^a îi*7rLh-flrh.Ca Oi'P'^^ U Seigneur parla à Moïse après
la mort des deux fils d'Aaron, à cause de ce qu'ils avaient apporté
du feu étranger devant le Seigneur et étaient morts. ^'t'Vlr a (Dllh
^^:K.f>h(0'^h: HM-i-i n^UCtli 1^0' Il ny aura pas
pour toi de soulagement ou d'intercession parce que tu as enseigné la
violence.
W^i nOf a rùà^i-i (ÏM-t: 9*na ÙW^i' Ils
1. Sir. 22, 15. 2. Nomb. 14, 2. 3. P. A. 32, 20.
4. Mth. 11, 20. 5. Luc 16, 8. 6. Lév. 16, 1. '
7. Hén. 13, 2. 8. A. lo. 19, 19/
214 Proposition finale.
demeurèrent là trois jours pour observer les deux sabbats.
2. — C'est la conjonction hlt'"^ qui introduit la causale
complétive après les verbes qui marquent un sentiment comme ii'i
lï/i s'étonner, Vftrh se repentir, rhlfï s'attrister, îiïih«»'h remercier,
'tdy^di se réjouir, dXiO craindre, 'ff^bO s'irriter, etc.. Les
temps sont ceux de Tindicatif.
III. Proposition Finale.
254 I. — La proposition marquant l'intention se construit avec
h^'** et le subjonctif ou le subjonctif seul.
VLlOÈXiXxoOi'M^Khi (Dhtïl^i A*** Annonce:{4e-moi
afin que je vienne et que je V adore. Mi* s tl'^ù i ^t^^^ s ID^ft
M^i îh^lï^ O toi, écoute ma prière et dispose mon langage afin
qu'il trompe, qu'il blesse, qu'il tue les ennemis de ta loi
h'flh'fl^ // envoya ses serviteurs pour qu'ils appelassent ceux qu'il
avait invités aux noces. 'hP'flK» : ïtDrc^ s ft4i4» s Tift^h» A i
Ohtt'f' s A.A- s h^ « J&d^l-h i ^^^i-^piP^* Tous les enfants
d'Israël se réunirent à Silo, afin de monter pour les combattre. ^^^
Livre-le-nous entre nos mains, que nous le crucifions sur un arbre et le
transpercions d'une lance.
2. — La conjonction (D peut remplacer la conjonction
1. Mth. 2, 8. 2. Jud. 9, 12. 13. 3. Mth. 22,8.
4. Jos. 22, 12. 5. M. D. 64 b.
Proposition consécutive. . 215
f^tir I f»fïih^ J 4»^rt3: J <DK*7ftfth* Isaac lui dit : « appro^
che de moi que je te touche ». h/t'^W^ a àhtï/lr i (Dh^f^CÏÏ'dïï i
Mtf»^ Ne fais pas le mal, pour qu'il ne V arrive pas mal.
3. — L'infinitif, seul ou précédé de la particule A, peut être
aussi Téqui valent de la construction subjonctive.
M I a^Mt I A-^^C * (DéL^M I MtïdjÊ I Oï-fÙ i «dC* j
OHïi* I h'htllijl^ Lorsque nous arrivâmes pour (nous) reposer, nous
ouvrîmes nos sacs, nous trouvâmes V argent dans nos sacs. S^\)^*t* «
Ah-flCif J (0*h1r s a\^ s A^Ji* Qu'ils soient pour éclairer dans
le firmament du ciel.
m I îiffV I A'T.a I AJZ'A'^** Qa^ celui qui a des oreilles
pour entendre, entende. 'h'V'h « d,CP'i « ^dhp^ao^i A<^A>i
OiAhcri « (Df>ÇU^ao* i KOAÏb 1 *J^^ « h'^H.h-flrh.C* P/ia-
raon se hâta d'appeler Moïse et Aaron et leur dit : n. fai péché devant
le Seigneur ».
4. — On trouve enfin le relatif avec le subjonctif.
?'^A^u»*iinài'ifhMri OHi f.^tfiiP' ils cherchèrent
un faux témoignage afin de le tuer.
5. — Le subjonctif seul ou avec h'"*, s'emploie après les
verbes qui signifient : ordonner, défendre, prier, conseiller, con-
traindre, pour introduire la complétive finale.
IV. Proposition Consécutive.
I, — Elle est introduite le plus ordinairement par }iAh, "htl 256
1. Gen. 27, 21. 2. Sir. 7, 1. 3. Gen. 48, 21.
4. Gen. 1, 15. 5. Marc 4, 9. 6. Ex. 10, 16.
7. Mth. 26, 5».
216 Proposition conditionnelle.
h » ^fl et Tindicatif. On rencontre encore h*"* et le subjonctif,
nMdà.
Elle était si belle, qu'elle attirait les yeux de tout le monde. fD^V' i
od^ s j^A*A* s n s nfl>-fti- 1 n^c -. hMi -. m .■ Wi^c «
J&A.fl>C * M^i s ^IJ^' H uoici qu'il y eut une si grande tempête
sur la mer, que la barque était couverte par les flots, flt'ht^ s Ah
de telle sorte qu'il ne reste personne en elles ! ^"^'t* s M « lï'"* s
hih'C' QuisuiS'je pour que j'aille) hài-t'^ h9^%V"} i hjtœ^
J^4» i m-ft-h s rj^C î Hh^nA s AîF»C I Kft-htf»-» L'wn d'eux
ne tombe pas à terre, sans que votre père le sache.
2. — La conjonction (D équivaut souvent à une particule
ôonsécutive.
«^^mï: ^l>ft*iï (OMi AYiao^i Kl-flV Combien me
donnere\'VOiis, pour que moi, je vous le livre ) tlf^ùXï* * tiYi (ilii
±hlïiïï'^iÙ^àiïilh^^'.(DdMClï' Moi, j'ai appris à ton
sujet que tu comprends les songes de sorte que tu {les) expliques.
V. Proposition Conditionnelle.
256 I. La particule h^ avec l'indicatif sert à construire les trois
modes réely éventuel et potentiel.
ao*^'}» Sj /g5 jT2orts ne ressuscitent pas, le Christ n'est pas ressuscité
1. Jud. 10, 4. 2. Mth. 8, 24. 3. Jér. 4, 7.
4. Ex. 3, 11. ' 5. Mth. 10, 20. ' 6. Mth. 26, 15.
7^ Gen. 41, 15, 8. I. Cor. 15, 16.
Proposition conditionnelle. élTT
d'entre les morts. h^H s M s Hh^nùi' s Mn^h'dih.C s hOid
/^'t « ïillUi'QfhtC ^ Si moi, je chasse les démons par le doigt de
Dieu, le royaume de Dieu est donc déjà venu che:{ vous, iihf* s /i
4»"^ Si z^oMS me juge:{ fidèle au Seigneur, entre:{ dans rna maison et
demeure:^-/. é.àA) : Hh^ i ih^'^ i ^^^ i f>(D^ s h9"i a
^^+^ S/ /e peureux fait un songe, il tombe de son lit.
•^ s tx'Ph a ïi^A : ïx^?t\fah^ Si tu coupes sept boucles de cheveux
de ma tête et si tu les enfonces avec un clou dans la muraille, je serai
faible désormais comme quiconque d'entre les hommes. WCa fl>*A
-t a à^f> a AdA a ai>A*<»«»- a iiWPtl'd^ a Ah^ a l-hA a -^
^J^^a^ ^ Regarde en haut vers le ciel et compte les étoiles, si lu
peux les compter.
h^A a mn^ a ^Î-JÊ^* i -tihf^a^ a -fla-^*} a ht^oo^' si
en pratiquant la justice vous souffre:^, bienheureux {êtes)-vous. 3^Af a
h^a^-ÎAÇa ^lîr•i^^l/&^-fca A^a Aîi^a j&l-hi/A' //
pria ^«e cette heure s'éloignât de lui, si cela était possible.
2. — Très rarement ou rencontre hf^ construit avec l'ir-
réel.
ndft a fcJ^-W a œCTtifi : A,J&hA a hS^^Vt a h^^ s -JT-lP a
>iA^h>A a (D^h-P » JZ,^J^- 3 X^A+A a œ'ih'^'} s n** //sawz;e
/^s au/r^s e/ 17 ne peut pas se sauver lui-même ; s'il est le roi d'Israël,
1. Luc 11, 20. 2. Act. 16, 15. 3. An. lo. 186, 3.
4. Jug. 16, 13. 5. Gen. 15, 5. 6. I. P. 3, 14.
7. Marc 14, 35. 8. Mth. 27, 42.
218 Proposition conditionnelle.
qu'il descende de la croix et nous croirons en lui, hS/"* i ï\9^9kli
i n^J^'^h s h^ i MiM s K.d.^^lï' Conment demeurer aiUl
devant toi, si toi-même ne le voulais ï
3. — Le réel se construit aussi avec ïi^^ s KVl, ïv^ï^^ If
Aîi^rt s l-ï-n^- s ràl^A' = aix-j^* s ^à^ s ?i*7H,Kf 1 1*1
Si vous agisse:{ avec miséricorde et justice avec mon Seigneur, dites-
le-moi, si non je tournerai, ou vers la droite, ou vers la gauche, h.
Cl j2.hA! ^!p-vl* n'EKs n.-f-s -IiMs (o-iw- s v^f.-. nM
(Uiih^'' ^+ft^ ï hfUC-t^ : A-I1M' Comment quelqu'un peut-
il entrer dans la maison du puissant et s'emparer de son bien, s'il ne
lie pas auparavant le puissant ) hlrA s ïi'iïMlt^ s ïl^ s \tùr s HP
-h^l i -nhk'f' ' nMM i ^no^ s ^à>liy s ^nt^' Pour moi,
je vous dis que quiconque renvoie sa femme à moins qu'elle ne soit
adultère, la rend adultère.
4. -^ La relative équivaut souvent à une conditionnelle.
f « HM*7C^ Sï quelqu'un veut faire sa volonté, celui-là connaîtra que
la doctrine que j'enseigne est du Seigneur et non de moi. hTi s "h
-flAhtf^ ! nO^a i ^M s K^'TÙT 5 Ar^l- « A^AI^*' En vé-
rité je vous le dis. si quelqu'un conserve ma parole, il ne goûtera pas
la mort éternelle.
5. — Pour le mode irréel, on se sert de la conjonction M et
1. Sag. 11, 26. 2. Gen. 24, 49. 3. Mth. 12, 29.
4. Mth. 5, 32. 5. Jean 7, 17.., 6. Jean 8, 51.
Proposition concessive. 219
l'on fait toujours précéder la proposition principale de la particule
M^ ou h.^"^. Les temps sont ceux de l'indicatif.
^fl se rencontre avec le mode réel, mais ce n'est que dans de
rares exceptions.
Ms'ilCïïX'M^dJi^Ml' Si iu me V avais dit, je Courais
eAvoyé. Mîh i rhCh J Ç^-h i ?i*7H.K-flrh.C s îil^VOCh s A^A
9" a flrt'^l^' Si tu apais marché dans la voie du Seigneur, tu serais
resté éternellement en paix. M i dOUCil a (Ddfu^^ s -M-fl^ i -Il
S^^ I n-t-l'dd a afO-tï-^W a IP+ a hî^A-nfr a a>fll-/|'h a Wi
<^J^ a h9°W^ a CDÎif Vftrh-' Si dans Tyr et Sidon avait été ma-
nifestée la puissance qui a été manifestée che^ vous, (ces villes) au-
raient revêtu le cilice, elles seraient demeurées dans la cendre et au-
raient fait pénitence. 'M^'VA'i « M i K.'td.mCll* Il eut été
meilleur pour nous si nous n'avions pas été créés. M a A+^Vu a
^Ird.^ a oni^^^ a hffOO'dMi:' Quand tu me demanderais
la moitié de mon royaume, je te la donnerais.
M a Mi-i Mn a ti-dh a Mi- a Hh*fr s fl-ùh a Ifh^
h a ?iC a Mh a 'MflAi a IMIA- a AMH.fc-flrh.C Si toi, tan-
dis que tu es un homme, tu tires vengeance d'un homme tel que loi,
comment donc diras-tu au Seigneur : « fais-moi miséricorde » )
VI. Proposition Concessive.
Elle est plus ordinairement construite avec h.'^V», h^i^, Mi 257
^ï,, hh^i, ; h^ seul est rare.
1. Gen. 31, 27. 2. Bar. 3, 13. 3. Luc 10, 13. 14.
4. IV. Esd. 2, 23. 5. Esth. 7, 2. 6. Sir. 28, 3.
2^20 Proposition temporelle.
îhi Hh^^ll-* Quoique son père meure, [c'est) comme s'il n'était pas
mort, parce qu'il a laissé après lui un semblable à lui-même. K^'^Vl s
^^ïl-s 9^hMïihJ-\ïh\fAï^ Bien qu'il me fallût mourir avec
toi, je ne te renierai pas. "h^"* s hJ^éSlX) s ?i*7tt,h'fl#h.C s lOAi^
f 'IfÇC s fl'flîi^ Bien que je ne craigne pas Dieu, je n^ai point peur
de rhomme.
».
VII. Proposition Temporelle.
258 La proposition temporelle est introduite par les conjonctions ou
locutions conjonctives suivantes qui se construisent toutes avec
Vindicatif :
M, h*^, quand, lorsque.
'h^^^'hù après que ; toujours avec le parfait.
Kî^H, ïxT'h'^ depuis que ; temps parfait.
fy^XiOD iQ^iQ^ les fois que.
^aÙ, hl^^V, TtiMïi h^ aussi longtemps que.
Ti^lh ê h^"^, îifth 5 M jusqu'à ce que. MU tandis que ; temps
imparfait.
On trouve avec le subjonctif liKiHti, M^^f^'^ avant que ;
^^f"* est rare employé seul.
îift^h.A* Lorsque Samuel fut devenu vieux, il plaça ses fîls juges
sur Israël. Knd'dïlf^'h i Hl-fl^ s mt^ s h^ s Chù s O^ïx
i^i* Oihii s 9^lïi\fth^ N'ave:{'VOu$ pas lu ce que fît David lorsqu'il
eut faim, lui et ceux qui {étaient) avec lui ) KAQ s îi'>h « HldH^
1. Sir. 30, 4. 2. Mth. 26, 35. 3. Luc 18, 4.
4. I. R. 8, 1. 5. Mth. 12, 3. •
Proposition relative. 221
'V^ « ^«f^ 1 7/ Tiy 0f|^ ^onc personne qui troubla les enfants d'Is-
raël pendant les jours de Judith et encore après qu'elle fut morte,
XtTr I li'î'fc I W'A''^ Je vous dis que celte génération ne passera pas
avant que tout cela s'accomplisse, h9^^^^ s f^^^OlC « 9Aî^ s
éjiXid^ Avant que le monde fut créé, il m'a créé.
VIII, Proposition Relative.
Elle est introduite soit par le relatif, soit parle pronom indéfini 259
ou par les adverbes de lieu.
XV^ : nf^Wn-a « ^^-nia « n^h-n^ : M%<^^ comme est ce-
lui qui thésaurise, ainsi est celui qui honore sa mère. tïHliX)r » h^^ a
}%An 8 Hp'AhÇlU'' J'ai commandé que personne ne te touche. 'TlQ
(0*n i ^Hint i HAO J nKfAïay^ s AflA^d' // mangea les pains
d'oblation qu'il ne lui était pas permis de manger. ''■•AWfl'ih a d'il
rial/Aflî.aîr'T'PV' Us anges auxquels ils sont livrés. i''}^^h
^ I M^'hd a flljt+l'» Elle se leva d'où elle était couchée.
On trouve aussi équivalant à une proposition relative : une pro-
position juxtaposée ou coordonnée signifiant Tétat, une temporelle
avec Mil,
Chf- a Aj&Ar/i^' : MH a JZ.I^'gVJi* Il vit Isaac qui jouait, ù
tin^ a K^H X f.'iOhao* 10 // /^5 i^Q^^^ endormis, -t^diif, s A^-fl
irl^ a HKCh^ I hCtxf'W^Ï i aa^h-t a ^-flC '' Construis te ta-
1. Jud. 16, 25. 2. Marc 13, 30. 3. Sir. J4^9.
4. Sir. 3, 4. 5. Ruth 2, 9. 6. Mth. i2/4.
7. Hôn. 63, 1. 8. Jud. 10, 2. 9. Gen. 26, 8.
10. Mth. 26, 40. 11. Ex. 26, 30. - -y -
222 Proposition complétive objective.
bernacle suipant la pision {que) je Vai montrée sur la montagne. OK «
IL-h i AuP-AmA s ©n.* i ^ù i î^lrf-^-n' // alla h, la maison de
Justus qui était proche de la synagogue.
Enfin la relative peut avoir le sens conditionnel (256. 3) ou le
sens final (254. 4).
IX. Complétive Objective.
260 Elle se présente sous trois formes : le subjonctif seul ou avec
h**" ; Vinfinitif seul ou précédé de la particule A ; Vindicatif seul
ou construit avec h^'".
Nous indiquons ici les principales classes de verbes qui admet-
tent la complétive objective, en indiquant pour chacune d'elles, la
construction de cette dernière.
I. — Avec les verbes qui signifient vouloir, on a: soit
le subjonctifs soit Vinfinitif y tels sont :
4(.+R désirer ; KOf refuser ; K-flA^ préférer ; <(.'^al, X"U+
désirer pipement ; KÇ4*^ aimer ; hXM commander ; hAK défen^
* drej empêcher ; ti^*lH interdire ; Hh^ apertir, rappeler quelque
chose ; li^'K exhorter ; ïx^^Xïù essayer ; 'Mlf A contraindre ; d\
é/^ interdire ; MM prohiber ; ivUth (Orh) accorder ; 'îftl per-
mettre ; O^OH concéder; "llAf décider; ^lïd projeter; hÙd.(D
promettre ; i'WiflP prêter serment ; 'ttid^iD espérer ; dXlO crain-
dre ; etc..
Ceux d'entre ces verbes dont la signification implique négation
comme défendre, prohiber, craindre, ont leur complétive avec h^
1. Act. 18, 7.
Proposition complétive objective. 223
lorsque celle-ci est construite avec ïl'^,
C i h^ i M I hrlrdi^(Dt\J^ S*il ne veut pas Vépouser, le Seigneur
vivant {m'est témoin) que moi je t'épouserai, 9^'i't s ^dJ^^ i M
nci Ah I cDj2.n.A- 1 hniLh i h^ i f>chy i hàf^i^^ Que
veuX'tu que je te fasse ) et il dit : a ô Seigneur, que mes yeux voient ».
Kft^^^ i hï* I ^ho'}'}' Ne cherche pas à être juge. lï^M
Jiim- 1 liOD i h/lr9^0^ I atït^* Nous vous avons défendu d'en-
seigner en son nom,
2. — Ceux qui signifient pouvoir, comme hUA pou-
voir, ftM ne pas pouvoir, admettent aussi soit le subjonctif, soit l'in-
finitif.
M « ^hllAïl* s fim 5 hChf'^ Moi alors je n'ai pas pu voir.
^'h iMiïï^i ïitlflA I rhW » A** a aji*' Qui suis-je, que je
puisse lui édifier une maison )
j. — Les verbes qui signifient faire, sont accompagnés
plus habituellement de l'infinitif ; ils, admettent cependant le sub-
jonctif.
Parmi les verbes de cette catégorie on peut citer : (0(ïï^ entre-
prendre ; ^Xïù. tenter ; "hiPO» s'efforcer ; htïi''h^^ s'appliquer
à ; ^f^OD entreprendre ; i^/hMA, Kd+fl, P^ se. garder de ; -tU
hf , h*^, -llftl cesser de; éJ^^ achever; 't^'hd tarder de;
dtïO négliger ; 'h'T'h se hâter ; etc..
'HXtyi I "Mi i (Da\*t* i f.'il^^ Il X en a beaucoup qui ont en-
trepris de raconter, H A i h^^/L « d^ i W-A- 1 /hl i dJA^ a Ifl.^»
1. Ruth 8, 13. 2. Luc 18, 40. 41. 3. Sir. 7, 6.
4. Act. 5, 28. 5. As. Is. 9, 37. 6. II. Par. 2, 6.
7. Luc 1, 1. 8. Rom. 13, 8.
2g4 Proposition complétive subjective.
Celui qui aime son prochain, accomplit [achève d'observer) toute la loi.
4. — Les verbes qui signifient penser, savoir, dire,
ont leur complétive à l'iadicatif seul, ou avec la conjonction
h^*". Avec les verbes marquant jugement, on trouve aussi H, "h
tl'"*. Le subjonctif et Tinfinitif ne sont que de très rares excep-
tions.
Mi CM^ « h^ s 01 A^ s -llAll- 5 Ml-nC^ ' Lorsqu'elle
a PU qu'elle avait conçu, elle a cessé de me respecter. ^^diMl' s fl
^Wf s h^ I ;i.j&nai-}^ ï (D-tt-t i bù^^^ J'ai juré dans ma
colère, qu'ils n'entreront point dans mon repos.
X. Complétive Subjective.
261 Elle se construit, soit avec le subjonctif seul ou avec ïl^"*, soit
avec Vindicatif awec H ou h''", soit avec Vinfînitif Les qualificatifs
pris comme impersonnels, admettent aussi ces constructions pour
leur complétive. Enfin lorsque la complétive a le sens causal, on
la trouve souvent avec Ttvli^'^,
hX^hi tp^f'i AMA: hP^hifa^i f^iaCi fl/h-fc*^ //
n*est pas bon pour l'homme qu'il demeure seul. 'If^^ « liAUh. « Khi*
di'^C^ s Aîi''^* // est honteux pour un homme de mépriser sa mère.
fc,KhAluV- « HV-^Khi s 9^^^ Ne te suffit-il pas que tu aies pris
mon mari ) f^X^lïlf^ « Ml^^ - hlï^ * W-A- s -i^'i^l i *^fl
Tf ï if-Zt^tf*^® Qu'il vous suffise que toute la multitude soit une multi-
tude oà tous sont saints. J&'lfcJK.Ah 1 h^ 1 J^O'î-A i h A^ « fi
1. Gen. 16, 5. 2. Héb. 3, 11. 3. Gen. 2, 18.
4. Sir. 3, 11. 5. Gen. 30, 15. 6. Nomb. 16, 3.
Proposition coordonnée. 225
9^ I hfl Ah s ïii^jf-A- 1 /^;'h I f>^(Df.f> ï i»*Ai- s r/w^ ' ii
est meilleur pour toi qu'un de tes membres périsse^ plutôt que ton corps
entier ne soit jeté dans la géhenne.
III. Proposition coordonnée.
L'union des propositions indépendantes par simple juxtaposition 262
est rare ; habituellement, toutes les propositions sont reliées entre
elles par les conjonctions de coordination.
1. — Union. ETans les propositions affirmatives on se sert
de ^, dans les négatives de ^K^, La construction M^ « Hh^^ *
— KA I correspond à la locution française « non seulement, mais
encore » elle marque généralement une gradation.
(Wai Th I Mb - ïirMti^ i OirH-h i ^U2. : hC/'^^ Bénie
eS'tu entre toutes les femmes et béni est le fruit de ton sein. O^M^P i
V I hh9°C a Çh^l^^ Et Dieu appela Moïse et lui dit : « c'est moi
qui [les) ai écrites de ma main et moi j'en comprends le sens ». M(0
ha»-i aiKtii fih(^ i h^ i ^h^'h i 0*s M« ^.- tï^ti
^/jf^iTooD* I aiii'thîh* Il vous a accordé non seulement de croire
en lui, mais encore de souffrir pour lui
2. — Séparation. Pour marquer la séparation on a : J^
Oh ou bien, h^X — (Oh'^X ou... ou..., O^h'^hï^... (Oh'^hïi
ou... ou... (Dh^ i tiK.. ^'hP^ » >iïl, (SlhP^Ï\\^... ID?|fl»Kïl
ou... ou... Dans l'interrogative : 1h — tBjti^"' i M* est-ce que... ) ou
bien... )
l.' Mth. 5, 29. 2. W. M. 20, 13. 3. M. M. 9, 9.
4. PhUip. 1, 29.
17
226 Proposition coordonnée.
h AH s HJî^hA 5 AïlA^b a hPhm'Ir a i**"}?- s œh^Mi t
If 11 a aiAhAh«a ^Pl'Ii.H'H* // n'est personne qui puisse servir
deux maîtres, ou il détestera Vun et aimera Vautre, ou il obéira à Vun
et désobéira à Vautre.
J. — Opposition. Dans l'opposition simple, on a : (O
ou ID — A; après une négation on se sert de h^ « mais, mais au
contraire, bien plutôt )>. Hhlrddf hlrtUi ont un sens analogue.
Pour souligner l'opposition on se sert de fl/hls « pourtant, toute-
fois, cependant n. . — . . ., '
: hïl a ^i- a H^-^OH-J: i M , Kft^ a fh^C a h^^h-adu
CiXï^ih^i ÙM* a 1-n AO- a hn^O- a f^^d.^^ a hdj&'î-t
yiOD-a II n'est pas (vrai) que vous mourre\, mais (c'est) que Dieu
connaît qu'au jour oà vous en mangere^ (de ce fruit), vos yeux s'ou-
vriront. M'QC a -hùAï a fOQ/hl: a adUiJIr a ^(DÙÏH h^^tï I
^^<w»3 j^ demeurerai che^ toi, cependant durant la nuit, la servante
sortira (pour aller) au désert. • * r
4. . — Raison. Elle est indiquée par hft^'",
l^nh a ftt+h a hh^ a ù'HltÙt a lOnîl/hïb a hfth a A^^-*
Réunis tes enfants, car je suis vieux et j'arrive à la mort.
5. — Conséquence et conclusion: h» est la
particule suffixe ordinaire, elle est souvent accompagnée de la con-
jonction ïiilï qu'on trouve employée aussi seule ; avec l'interroga-
tion on a : "MP ou îi'^h.
nihi d/tih a hih-t a hrM a 1-îiHHl- a /h^K a J2.rt^^ a
1. Mth. 6, 24. 2. Gen. 3, 4. 5; 3. Jud. 11, 17.
4. Tob. 14, 3.
Proposition coordonnée. 1227
(|#»D^«7/*»»f- 1 if^f^^ Celui donc qui aura transgressé un de ces
commandements, sera appelé très petit dans le royaume des deux, (O
ftll- s Mh I •flVL/t-;^' i?/ lorsque NoMi vit qu'elle persistait à al-
ler avec elle, elle cessa donc de lui parler.
1. Mth. 5, 19. 2. Ruth 1, 18.
228
CHRESTOMATHIE.
»»î » e<co
hér\r i If AA1-
\ïi ^(D%'' (DWà.1 fb^'fii a^hi*i9^f:Ci M-ti (o*n
ÇT^* s A^d*-fl ï OlïlÇ s AP-A.Ç s diPC* a (DMÔ-t: s 9^
+ 1 rtîA i A** s nA s corftA 5 ft** I HA4- » h'^A-fc^ : KO-
îiA^h.A « iD^d*<lrt s ^A*rr : Ae-rt.ç s îir> a ità-ti^ i ft
^ ï OA* « oiAn s CîiÇ^ I MVO- '. h^ s Xufo* : ^^*C s KO*
A* * -t^lG^ i ^h i ïPÇf « lO/hA^ « P-A,ç I /hA^ * loVlt?
«»«^ 1 AK-^«o- « aijin.A"tf«»- 1 Ar*?» i AT/'J* s /hAir» : h^
Aîr*ïi- « ïiiiÂ, I hAAA-th^ i m^h\\o^ « '^ïihA I -ï^l^ I
(D-tT^^^h t hAAAl- » ff fUfcf 5 flï*^ ' cD'h^J&m- « hAAA-fc
h<^ s oiAl^ * AHILKf s IflAAAI- « «Dje-n.AJP s V^ï*'V- s 1-M
/^aAdA.V:
^^1* la loi — ce mot désigne la loi mosaïque et s'applique à diffé-
rents livres de la Bible.
If - Aftl* de la genèse (génération) — = IDA A (227)
(O^W/L et il demeura — (O conj. ; hdù L 1. parf, 3' p. m. sing.
9à*^ Jacob — sujet de ^Ù/i
Chi'éstomathie. 2Ï9
fO'tï't dans — prép. (177. 20)
9^^C là iefve — nom. com, nominal
Mi* laquelle — pron. relat. (148)
I0•ft't;^ dans elle — pour OhMrt" + y ( 19^. 4)
Vfl^ demeura — accord avec >ifl*l^
hfl* - V* le père de lui — (144) sujet de Vft^ -
Ohlti* dans — prép. (177. 20)
^Jt^ la- terre — état comt. (226)
hVM de Chanaan
flï - h^ - If et telle — (*i $ 2. 8) sa rapporte à V'V/Jt
O^Yi'p est — pron. copule (2^7)
ÇT^* la génération de lui — ÇT^I' + O- (142) rad. djCnC
créer, engendrer
ii-yà^'d de Jacob — apposition (226. 7 ; 239. 3)
fli- W et il fut à lui — W + ^^ (237. 3)
A - f'A.Ç à Joseph — (226. 7; 239. 3)
Oi^Cii dix — adj. numéral (153)
9^* I années de lui — pour ^^^Hh + ^^ (142)
(O - ^CV. et il paissait — Imparf. L 1. S'^ p. m. sing. de CÙ?
î^ftA avec — prép. (177. 4)
ti'W - U- les frères de lui — pi. de M^h (14^)
MIO les brebis — pi. de dlô ; obj. direct de f>€\
Kfl* - 1> du père de lui — (144)
CD - CD^H et l'adolescent — n. com. m. sing. nomiru rad, fOCH(0
O^hrb était — pron. copule (237)
5^AA avec — prép. (177. 4)
R«M* les enfants — état const. (226) ; rad. A+4*
nA de Bala
ID - îr*AA et avec — prép. (177. 4)
^4+ les enfants — état, const.
2EQ Çhrestomathio, "
If A-l- de Zalafa
h'Ut'by les femmes — ru collecL en apposit, à 01 et If A4'
Jiû*- IH du père de lui — (144)
<D -hir^rh. et ils portèrent — Parf, II 1. 3' p. m. pi rad. ^Kh
venir ; accord avec A^fe* « QA « fl>ft4i«l» » If A4-
IdA contre — prép, {ij'j . })
e-rt.Ç Joseph
<I^R>"i' une accusation — n. corn. sing. ace. obj. dir. de h9**Xrh* ;
rad, (X^M imposer, lancer
MU'i" honteusje -T adj, fém. sing, ace. quai O^f^'t-, de îilfbJS. ;
rad. Khf èlre mauvais ^^ } :\ :- .:-::\ - - *'.
•llQauprès — fr^. (177. ij) ■ :;: : • •:^
hn^-lh du père de lui — (144) . - -
}iA^h>A Israël
0) - ^d*-!! - A et Jacob donc — sujet de fdJtC (178. 6)
féSl^G aimait lui — pour fdJ^C +.l>' (136) imparf. II 1. de d.^
C inus. ' 'U' ~ '-■■■■■ '■ '.-". -- :^:-'-- -
A - f-A-Ç Joseph — obj. dir, de fdJ^C (182. 4 ; 226. 7)
îiî^V plus que — (186) .ij;; . -K.:
W-A"<"»* tous — (196) 0^. /-^ii
)^4i*fe les enfants de lui
htl"^ parce que — conj, (178. 13)
n - C/^h± - 1> dans la vieillesse de lui — 177 8 ; C/^h-b ( 146) ;.
rad, /i^h vieillir . - r v^-
<DA^ il engendra lui — fl^AA + Ih (136)
CD-l-fl^etilfit — ($0)
A"+ à lui — (147.2)
h^V une tunique — obj. dir. de IH/L ; rad. fïfA couvrir
H-rh-n^ variée — (185)
PA4* de tissus de couleur .\Zy.i'j .t:^:v - :
Chrestomathîe. 231:
<D-M et lorsque — co/i/. (17$. Il)
CW ils virent — Parf.3' p. pi. de CM
h'W - O* les frères de lui — sujet de Ch^
IV* que — conj. (178. 21 ; 260)
ïïjih' lui — ( I H) obj. direct, de fdJ^C
fdJl^C il aimait
KO- - Ifao* le père d'eux — ( 144) suj. de fé^^C
îi^ plus que — (186) .•:ï:--- • ê : : ::
Vf-A-im- tous ^ rc 1;; -..:...-• -'l ^c,
K-Ve -iMes frères de lîii - . ■■ :-rt -
XAW^ ils haïrent lui — pour XAh« + Ih (nç) par/". /. 1 ; rad..
XAh
K-Ve - Ih les frères de lui — suj. de X A^iî^ et de h^l\)t^
0^'h^-\\\)t^ et il ne purent pas — (242) Parf. L 1 ; rad. hUA.
pouvoir
i-^IC-f^ dire à lui — pour -KlC^ + l^ (156) in/ïniL III. 3 de
hlù dire (6j) .; .,:, .
^li une parole — ohj. dir. de 'K'IC^
1*»^ bonne — de tPÇf, ; rad. i^-Vf être bon
<D - fhti'"* et il songea — Parf. L 1, accord avec f"rt.Ç
^•A.Ç Joseph — sujet de thli^
rhA^"* un songe — obj. direct de thà'"*
(D . VKTtf»- et le raconta à eux — pour Vl^ + If <">•
A - h'W - U- à ses frères
(D . f,a,t\r(^ et il leur dit — pour Jî^O»A + V^ rad. -flUA
A^dF écoutez-le — pour tl9^(h -\-W(îj^) rad. Ù9^0
A-'M'J-lîce — (148)
àifii9^ songe — obj. dir. de AlT^
H - rhAl^tb que j'ai songé — r p. sing. parf. L 1.
Îi-^A* je voyais — imparf. de^CM ,
232 Chrestomathie.
hAftft-fc - htf^ les gerbes de vous — pi. de hAflfrt*
HH-fUKh*''^ de chacun de vous — (i M* c ; i66)
^hiïii au milieu — prép. (177. 18)
1^1^ du champ
01 - -h - 1/**?! et se leva — parf. IlL 1 de V/^h
hAftftl* la gerbe — sujet de 'tJ/^h
H'ÏLM mienne (laquelle de moi) (134. c; 190. j)
(D . ^fo et elle se tint debout — accord avec hAflAI*
fli - •^ - <w»J&m- et se tournèrent — Parf. III 1 de IMl
hAAA-t - \V^ les gerbes de vous — sujet de i'^Jim-
(B - rt7-^ et elles adorèrent
A - If - tUhf la mienne — obj, dir, de AlH* (219)
hAAM* gerbe
Ù9 - J&diAP' et ils lui dirent — pour J&fl»A- + 1^ ( 1 39)
Vl.iP - V« est-ce que comme un roi — In/în. de Ylo^ (216 ; 224. 7)
^Yll^ tu régneras — Imparf. 5* p. m. sm^. rad, M«*"
AdA»-> sur nous — prép. (147. ///.)
Traduction.
Là loi de la Genèse. Chap. XXXVII.
Et Jacob demeura dans la terre, dans laquelle avait demeuré
(2CXD. }) son père, dans la terre de Chanaan. Et telle est la généra-
tion de Jacob. Joseph avait dix-sept ans et il paissait (207. 2) avec
ses frères^ les brebis de son père ; Tadolescent était avec les en-
fants de Bala et avec les enfants de Zalafa, les femmes de son père,
et (ceux-ci) portèrent contre Joseph une accusation honteuse au-
près de son père Israël. Or Jacob aimait (207. 2) Joseph plus que
tous ses enfants, car il V avait engendré (200. i) pendant sa vieilles-
se et il lui avait fait une tuniqtie bigarrée de tissus de couleur. Et
Ghrestomathie. S3S
lorsque ses frères se furent aperçus (199) que leur père Taimait plus
que tous ses frères, ils le haïrent et ils ne purent pas lui dire une
bonne parole. Et Joseph songea un songe et il le raconta à ses frè-
res. Et il leur dit : « écoutez ce songe que j'ai songé. Je payais
(207. 2) les gerbes de chacun de vous au milieu du champ, ma ger-
be se leva et se tint debout, vos gerbes se tournèrent vers elle et
Tadorèrent ».
Alors ils lui dirent : « est-ce que tu régneras (204) en roi sur
nous ?»
II
n-f'V^ I h*»» i ^laC » ahtl-t 1 rh*A : rh-fl s (O-M: a I»-
Nota. — Lg s/^/ie = placé devant un mot désigne un radical ;
les numéros renvoient aux paragraphes de la grammaire.
(I. Wparf, (2. pi de ^^àsrt = (DOii (^ Imparf, =
hoW juger. (4. pi. de ^tl^'i = ÙdJi (5. = Cîfl (6. 1 52
(7. SM^/. =îrn^ (8. 'fl?iA.1' + lhi42 = 'flhA (9. A«fc* +
l> = A++ (10. =rt^fi02. 3 (II. 194.3
La Loi de Ruth
Et il survint (237. 3) dans les jours où jugeaient (207. 2) les
princes, que la famine arriva sur la terre.
Et il vint un homme de Bethléem de Juda, pour demeurer
dans le territoire de Moab, lui, sa femme et ses enfants.
Et le nom de cet homme était Élimélech et le nom de sa fem-
234 Chrestomathie.
(D^'iU^iWi f-KhA^^« OiPCi-i ^^-h» flï-^*a hA^l.lf
-t I <D-hAh.-lf •} s ^^ÔV'i'' « (D.'t.^f^m''' i h^i s rh*A «
(12. pi. de tï9^ (ij, 153 (14. loi : 123.4 (15. verb.
delà 2' faib.yi (16. 5^1- + V (17. = I^Ci^. (18. 147,
II. (i(), collectif . (20. 152.7 (21. = hhiiimparf, employé
adverh, « environ, à peu près » (22. = ï/^K (23. pL de^
C91- = ^001 inusité (24. ='^m
me Noémi et les noms dé ses deux fils, Mahalon et Chélion : (ils
étaient) Éphratéens de Bethléem de Juda et ils vinrent dans le ter-
ritoire de Moab et ils demeurèrent là.
Et la mort frappa Élimélech le mari de Noémi et elle resta seu-
le elle avec ses deux enfants.
Et ils prirent pour eux des femmes Moabites, le nom de l'une
étail Orpha, et le nom de la seconde Ruth, et ils demeurèrent là, à
peu près dix ans.
Et ils moururent tous deux, Mahalon et Chélion, et cette fem-
me resta privée de son mari et de ses deux fils.
Et celle-ci se leva avec ses deux belles-filles et elles s'en re-
tournèrent de la région de Moab, car elle apprit que le Seigneur
Chrestomathie. fiSf|^
(25. = rtî^O (26. = IPIIA inusité, Ar^n^ti + lf<n^ 137
(27. SM^y. =IDi;n;fll'fl + lftf«»-(i?6) (28. = KhA inusité
s'était montré (200) clément envers son peuple, qu'il lui avait don-
né (200) la nourriture.
m
(I. =W (2. =i<.>flï (^ subj.^hi-oi (4. ='fliiA
la forme J^HvA est employée à la place du parfait ; cette forme sans
complément devient P-fti. (5. impér. = à^ù (6. pi. de ({/t (7,
subj^l'fïù (8. 9^hiù'f' + lh = f^dxÙQ\.9^hvù (9, si^/.
= CDi;n (10. subi. = ^Mi
Elles sortirent de cet endroit où elles demeuraient (107. iz)^ et
ses deux belles -filles avec elle et elles allèrent sur la route pour re-
venir dans la terre de Juda. •'- " ' fcqn: \
Et Noémidit à ses belles-filles : «allez, retournez rfans les
maisons de vos mères, et que le Seigneur vous fassafiicx: 2) misé*
ricorde comme vous avez fait avec ceux qui sont morts et aveiix
moi. . 1 : „v
286 Chrestomathié.
(II. = O^A inusité; hùdd. (12. flO^^ + lf^ = ÙO
^ (I?. = -I-flh (14. pL de œà^ = flïAft (15. 147. I
(16. plur. de flïAJ^ (17. = CDAfl inus. hO^ùd épouser (18.
= î^'>#fi (19. =K'iO (20. 134. 191 (21: 136 (22, i85
(( Que le Seigneur vous accorde (210. 2) que vous retrouviez le
repos dans la maison de vos mères ». Et elle les embrassa et elles
poussèrent des gémissements et elles pleurèrent.
Et elles lui dirent : « nous irons (204) avec toi chez ton peu-
plé ».
Et Noémi leur dit : a retournez mes elles, pourquoi viendriez-
vous avec moi, est-il chez moi encore dés enfants dans mon sein
que vous épouserez ?
« Retournez donc, mes filles, car je suis trop vieille pour que
j'épouse quelqu'un de qui j'enfante des enfants.
«Et vous devrez attendre jusqu'au temps où ils seront en âge et
vous deviendrez âgées vous-mêmes et vous ne vous marierez pas.
NoDj mes filles, car mon âme s'aflaige tout à fait plus que vous, par-
ce que la main du Seigneur s'est retirée de moi ».
ChreitomatMa. 237
(2 j. ÙO^^ + y f24. ih*^^ + y = fh^OI inus. +-rli<w»fll
(25. /hii-n + y (26. i-Afl>l- + y = +Aai.
Et de nouveau elles poussèrent des gémissements et elles pleu-
rèrent. Et Orpha embrassa sa belle-mère et. retourna vers §pn peu-
ple, mais Ruth la (Noémi) suivit.
IV
/h-MQ I œAa i h'^Ml'bV ' : hrtV s h'J'fc-i s î^ftA « h AK1-.
-ïn « -iiftc-ru a h -irj^c I ;hTi-fl4u « àm-a? • iD-hr'th.iu^
( I . pi de h^Ah = ^Ah (2. suhj. de hHdi = Orfi inus.
(^ powr MJt*7lU H = '^W (4. 210.4
^t rNoémi dit à Ruth : M voici qqe ta parente retourne vers son
peuple et vers ses dieux, va, toi aussi, avec ta parente ».
Et Ruth répondit : « qu'il ne me soit pas permis (210. 2) que je
t'abandonne, mais que je retourfie après toi, où toi tu iras (tu seras
allée) (201. 2) j'irai et où (210. 2) tu demeureras, (201. 2) je demeur
cerai, ton peuple sera mon peuple, ton dieu sera mon dieu.
« Et où tu mourras (201. 2) je mourrai et là je serai ensevelie,
qu'ainsi fasse (21p. 2) le Seigoeur sur moi et qu'il soit ainsi^ qu*U
éàs^ Chres^omathîe.
'XI a ftîT^-i a aoi^C^i htï^ a ^^C-ïh a ^JM-A a aî--flH*'ï «
hTrt a ir^AXl-.f « a ^C-Vl- « Àï-ft^*-f a h-'^'flh-i « a ît*7H.K-n
ânC a A-î^7^ a l-.-flAi a Çrfi.'T.'ï a K-JH a MH.h'flrh.C a K
'îfl^-i" I flï-^ft4-R a J%.;h^^-i « m-l-AKI- a Çrfu'T.'J a 0».
4.1- a ^C9;^ a ThfïVrt^ a ïP-M-<P a ?iîP> a rh*A a TK-O a fll-
; (5. 152.4 (6. •0ÏA-1- + y 6j. 215 (7. 210.$ (8.
fém. de ^ÔC 117 = ^ùù (9. /^^m. ife Î^A-Ji = ^Ah ( lo.
==l-flK (II. ='1ifl^ (12. =K^^.
h'y ait seulement que la mort qui me sépare de toi ».
Et lorsque Noémi vit (199) que (Ruth) persistait pour aller avec
elle, elle cessa donc de lui parler.
Et elles allèrent toutes deux jusqu'à ce qu'elles arrivassent à
JBetbléem. Et toute la ville fit du bruit autour d'elle (Noémi) et on
lui disait : « est-ce toi Noémi encore vivante ? »
Et elle leur dit : « ne m'appelez pas (210. 5) Noémi, appelez-
moi {212) amère, parce que je suis extrêmement et considérable-
ment aflBigée. *
"' « Car je m'en étais allée (200. i) comblée et le Seigneur m'a
ramenée vidé, pourquoi m'appelez-vous (206) Noémi, tandis que le
Seigneur' m'a humiliée et extrêmement affligée ? »
Et Noémi retourna et avec elle Ruth sa belle-fîlle la Moabite et
r. i- ■.-'■■■■
•elles revinrent de la région de Moab et allèrent dans Bethléem
lorsque c^élaît le commencement de la moisson de l'orge.
Chrestomathie. 239
•> ! îtrh-CV- a OJ-fti- a I^Ul* : hîi^ s M}^ s -Sùi M* dït-ù
h- 1 r'irt a CD-ThrUA a rh«<5 a (Dh^ :: CD,h^1- s OihàX^^ a TtlT
OHA-h a I^U'Th a h-}» a ^i'^^ao' s AKA a f Od^« a (Oa^di
^ a lH-ftl- a Krfi^, s 'V-flC a hlP-V a I^U* a AOM a Uh^^ a |f
^^ a AhiiJ'UAl K AJ^^-Ji a O/'fl : h9^i a 0.1- a AO.!^ a ID
jS.(U-im- 1 AhA a f Od^ a îi-7H,h-fl#h.C a r'tlMlo^ i cDj&n>A
. (i. Imparf. IL 1. =h^d (2. particip. = ^'iO (^ n.
d'a^. = hUA (4. p/. ûfe Tf^J^" parenté = H^ft inusité
(5. =h^f (6. imparf. = 06 f!.
Et Noémi avait un homme qui connaissait son mari et cet hom-
me puissant et considérable était de la parenté d'Élimélech et son
nom était Booz.
Et Ruth la Moabite dit à Noémi : a Est-ce que j*irai au champ,
pour que je recueille le froment, chez ceux auprès de qui je trouve-
rai grâce ) » Et elle lui dit : « Va, ma fille ».
Et elle alla et elle fît la cueillette dans les champs tandis
qu'elle suivait ceux qui moissonnaient. Elle vint vers une partie
de terre du champ de Booz, celui qui était de la parenté d'Élimé-
lech.
Et Booz vint de Bethléem et il dit à ceux qui moissonnaient :
« Le Seigneur soit avec vous » et ils lui répondirent : « le Seigneur
te bénisse ».
240 Chrestomathie.
V I flj-h* i flïAj^ s nf>^ah^ s AdA « ?iA s f od ç- a flïje.n. »
îi'>;Mfl-t ^« I CDAI- a ^KQïl- a X-J-h a lHh^ a ^ftA s Çrh.'TI.
1 a KIP-V a rfi4»A a T'K'O « Oïl-fl. a ItAà " a a);iA'h;ï-flîi^^ a h
^i a If a)Jt+ ^^ a hri a h Aflft;M- " a IDÎiîr'J^lf^lf fli»- s AhA a
f dô^ a CD/wi;Ç-}^l- . fl|*/wi:|. , îimU "* a Xfth a fiCW a fl)/!,
'lA^1•a'}ft-fc'^i"*<»•A'^s 1^Ul-« a>jZ,n.Aa n/'Aa A4-1-i
A.A'^dlUV- a iDAT-f a A^I-OA, a Ol-fti- x I^Ui- a fl^J^^« : AK
tl-tP-ah a aiM-fti a h/l-ih^d a KîT-'Hf i fldft a ^-Aïe-"} ^« a
AKH^AfrP»
(7. pour J&nCVlh 3 3 = n^:h (8. = *^ (9. = fl>/^K inusité
(10. i49(ii. = h^P (12. = Je recueillerai ïrl-fl/t (13. =CDJt
+ (14. gerbes (15. V'^U l'aurore (16. le crépuscule (17.
Trffb^ un peu (18. = rtOA changer ; dùf: différent, étranger
(19. l-AÏ + lfî I38 = '^Aal
Et Booz dit à Tenfant de celui qui était le premier d'entre ceux
qui moissonnaient : « quelle est cette jeune fille ? »
Et cet enfant qui était le premier d'entre ceux qui moisson-
naient lui répondit et dit ; « Cette jeune fille est la ^oabite qui est
revenue avec Noémi du pays de Moab.
« Et elle a dit : je ramasserai et je recueillerai ce qui tombera
des gerbes, après ceux qui moissonnent et elle est venue et elle est
restée depuis le matin jusqu'au soir et elle n'a pas laissé la plus
petite parcelle dans le champ ».
Et Booz dit à Ruth : « n'entends-tu pas, ô ma fille, ne va pas
dans un autre champ pour glaner, mais toi ne t'éloigne pas d'ici en
un autre endroit et suis mes filles.
Chrestomathiâ. 241
VI
(20. impératif =V3^^ (21. = ft++ (22. =tXïé^(2}.-
ft9^h (24. = W visage (2^. p/. de O^'ï œil (26. = /»♦
(27. = i1R (28. pour-llR*?!!. (29.144 (jo. 144 (îi.
(( Regarde dans le champ où Ton moissonne et suis-les; voici que
j'ai commandé aux serviteurs, qu^il n'y ait personne qui te touche et
si même tu as soif, va où est la cruche et bois de ce qu'ont apporté
les serviteurs ».
Et Ruih tomba sur sa face et se prosterna jusqu'à terre et lui
dit (à Booz): « si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, garde-moi, par-
ce que moi, je suis une étrangère ».
Et Booz lui répondit et lui dit : « On m'a raconté le récit de
tout ce que tu as fait avec ta belle-mère après la mort de ton époux
et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta nais-
sance et comment tu es venue chez un peuple que tu ne connaissais
pas auparavant.
« Que le Seigneur t^ récompense selon ce quç tu as fait, que ta
18
S42 Chrestomathie.
(p. =i<.îl^ (35. =M^V (M- P^- de h7Ç 05.
= Aflfl inusité I02. 3 (36. = 'TfflH {37. = -fl/hK fermen-
ter, •flrh.îi vinaigre. (38. W (39. ='1l<C^ (40. =^d
récompense soit complète devant le Seigneur Dieu d'Israël, auprès
de qui tu es venue pour te confier (réfugier) dans ses ailes ».
Et Ruth lui dit : c( j'ai trouvé grâce devant tes yeux^ car tu m'as
soulagée et tu as consolé le cœur de ta servante et voici que moi
je suis pour toi, comme une de tes servantes ».
Et Booz lui dit : « lorsque ce sera le moment du repas, viens ici
et mange ta nourriture et trempe ton pain dans le vinaigre ». Et
Ruth demeura à côté de ceux qui moissonnaient et Booz prit pour
elle de la farine préparée et elle mangea, se rassasia et en eut de
reste.
• Et elle se leva, ramassa les épis. Or Booz commanda à ses ser-
viteurs et leur dit : « qu'elle ramasse au milieu des gerbes, ne la
troublez point.
i «Portez-lui 4e ce que vous recueillez et laissez-en pour elle,
Chrestomathîe. 248
qu'elle mange, qu'elle glane, ne la reprenez pas. »
VII
(41. = AiC^ (42. aujourd'hui
' Et elle fit le glanage du champ jusqu'au soir et elle battit ce
qu'elle avait recueilli et il y eut de froment, la. mesure d'un éphi. :
Elle le prit et revint à la ville et sa belle-mère vit ce qu'elle
avait recueilli et Ruth apporta et lui donna (à sa belle-mère) ce
qui était resté, après qu'elle fut rassasiée.
Sa belle-mère lui dit : « où as-tu glané aujourd'hui et où as-tu
travaillé ? qu'il soit béni, celui que tu connais ». Et Ruth raconta (fit
connaître) à sa belle-mère où elle avait travaillé et lui dit ; « le
nom de cet homme chez qui j'ai passé le jour, est Booz ».
Et Noémi dit à sa belle-fille : « béni soit-il, celui-ci, par le Sei-
gneur, parce qu'il n'a pas privé de sa miséricorde les vivants
et les morts. Et Noémi lui dit encore : ce mais cet homme, ne se-
S44 Ghrestomathîe.
4.1- s Arfl'^;^ s hft^ î je-ltAi s r AA s K^PAJ^e « ^^V '- htl
lïih^i f -liA* s '^K^CV M CD1-0.A 5 ^rh.'T.'J s A4-1- 1 ^d
^ I ïPÇ/?;« s oiAl-e 8 KA^ s i-Afl>-lU a l^A A i h^A^U- : (D
K^J&ChlHv. I a>*A1- s I^Ui- « ndJ^ « m-hAiD-f'J s 4-1- a Ah
1»Aft 1 OM : h^ 1 1-îi^ « îiAh « h'^ s f -VA* : "^héid s Al
1^ I aiACVJ& I min^l- s î^AA s rh'^;^ «
(43. il est bon ; 261.
rait-il pas notre parent ? de ceux qui nous sont alliés ? »
Et Ruth dit à sa belle-mère : « il m'a dit en effet, joins-toi à
mes filles, jusqu'au temps où sera achevée notre moisson ».
Et Noémi dit à Ruth sa belle-fille : « // est bon, ma fille, que tu
te joignes avec ses filles et qu'on ne te trouve pas dans le champ
d'un autre ».
Et Ruth se joignit aux filles de Booz pour glaner, jusqu'au
temps où se termina la moisson de Torge et du blé, puis elle de-
meura avec sa belle-mère.
VIII
<w>AdAi- 8 ^\f, 8 GiOD-héXi 8 K*7H.h'flrh.C s ^^AA i ^Ad
Mrinf»*^ (XifJ^ 8 }i*7Hji'fl/h.C 8 tif.\^'^ 8 ^ai 8 (xm 8
Chrettomathid. 245
oirt^wïf- , x«7ri.K-n.h.C I A-flCyj s dA ^ i oiAX'A'^T- s AWVi
i-i IDMa A.A.i'i flïX-flrh a IDW I ^^A-h a §« CDJ&O. a h«7tt
h-flrfi.C a A^Tn--} a m<<.C a ^^hA i^f>i\l^i J&Ç AT a ^h
hA a ^P, a œn a h^T^U- « (Ol-ad a Mlth-firh.!: a m<t^ a iDd.
Am a ît*7lUi-flrh.C a Ihïïà a ^JS, a H^àii* a rtWi: a flK^îih
hA a ^^ I H^Ad Ai- a mi<.C « lOA^'^f- a MH^K-O rh.C a AOH
ÎI+ a m<<.C a A^f a IDChf a îi*7rtïi-flWi.C a h^ a IPÇJ& a OUfl
V a AAi-h a CDX-flrh a IDM j »! Ahi- a tfA-h « flïjin. a Tt-ît^K-fl
rfi.C a lif/tPah a 'T?^ a H^l'/lhi- a A^/Z. s ID-Ai' i hih^ i
^h"} a (Ofil-tCK * ^-flft ' <»W ' i^O- a (D-tP-nh a <^/2, s !»•
AI- a rM^U- a CDjiA'hCKf a f-flA « fllA'^e- a hniUh'dih.C i
Af -flA a Î^JE::^ .- œA^^M^ilh a A-^jZ. : A'^e* a a^Ti^: a IDCW a
IX
flïJRn. : MHh-nrfi.C a A;Hlt^A a ^ J^C a rh^A'^A a
•^dC a riJ&H^K a nOHCK. a 100(1»^?. s (DUM a hî^AA.I> a
flJdOOÏ I nf>iLd : Olje-inC a ^d4h a HhîTlD-A'friî s MCh* a
nf^fDàïi a Mp-hCD--} a MU^^ a ^fl a j^J^C a lIlM i h*^
0- M (Dha^Ùh^ a ir*JÇ:C: rh'^A'^A a ^àd nfnm^ïi a If
CK. a Hnnrf^'S* a OlflnKCK^O- a OldOlD a HP<<.^ s fll^l
•flC a Ç^S^ , H^riD-A'tiï s HCh a HJ?,hai-7 a MH^^ a
^A^Ai- a r'.^C a (DChf a ?t'7fUK-nrh.C a h^ a iPÇje. «
IDW a A.A.I' a IDX-flrh a (Dïl'i a •^AA-^ a ÙM* « «DJ&O. a Ti*?
ILK-flrh.C a J&TfhV- I -nCyÇl- a Ohlft i mi(.<: a A^jK. a h^ a
^-flCO- a ^n a îT'JÇrC s flïJ2.ÇAm- : -^KhA a dAl" a iD'lhXlA i
A.A.1- a (Df.Xl''h a A'^Ali^C a CDAW^'} a lOA^^dA a idA^^
1^46 Chi*6stomathiè.'
ClA-h i œn^lrM : -ncyj s ïi^^ -. f.r^\\ -. A.A.'h s r AA s h
flïA ï nhat-ôh s '^^ 5 nn»^^ « cdw-a- : /»<{. s nf^ùcc s an
n,K-nrfi.c s 10/z.n. : -n-n-ih s «Di-n-Mif- s oïî^ak^ .- hrs^c :
«oK^'PçS: s f^-nH'lh s fl^A'^ s îT'j^rc « toïii : A^'^ s cDX-n
A ! (Dn^^di(Dti s (Dh^vi* ' 9^^c i nm -, h^ ^. « ^m s
KlT'AA.V : (ofAïo-i-y s «J-^-h s q/hC * (oh/^V-t i r^C i (DM
Çhreatomathier 247
A- 1 '^ùd i nf^n^hi a)f,a^^ * mch* a i-h^x a ^n « w-a- a
^J^C I CDVf-A- a dao»* s HUtïr a lO-A-fr* s HCK- a HJ&rf ^X a H
Ç^U- a Aha^ : Ol-hiî s ^41 Aft I CDAW-A- 8 ^i^'e'^ s jT J^C a
flîAW-A- a hà'PiL a fr^je. a fllAW-A- a nf>^ih(Dtl i tO*t\± a ^ J^
C a Htl a ^-J^A : rThi^Oll- 1 (Dïttt^ a rh^A'^A a ^àC a J&ïb'ï
hiïD- s OD^^o , iDïiV s Ji<^(h :î mChe a h'^HK'drh.C a ïttr i
m-dù 8 h<^ a T+ a lA'Çje. a mW 8 A.A.I' a CDK-flr/i a OlïlV : Afr
M* a AA-h K
XI
h 8 g :: Ol-f-iOl^ 8 A'^P. 8 (Dr J^C « Oïïf-A- s ^A^ a ^^^
^ 8 îi'^lUîi-nrli.C 8 l^ù a •7'fl(r a (Dhàùé, a X'^rLK'flrh.C i
flA-flM- a ùMr 8 hi^lnf-A- a ^-a^ « oifl^h s h-^ruh-n rh.C a A
^A1- 8 A-nAl- a CD+AA a îiA^ 8 n-fc a KA^A I hlT'lrf-A- a «7-n
4- 8 HK-^H 8 J?^«7nC a MH.h-flrh.C •" n± 8 ^X-//iÇ 8 ?^•>'^ I
ÇT^-h i A'^/Z. a flir JtC a K^ a ïi^Th a àMr a îi'ï'h a n-fc a 1
•fl^ a ?i'7lUK'flrh.C a A^^f a fll^Jt^ : l»W-A- a rfi^A^A a rh
*A a ïxr^ft:ao , jg.ïi.'j , nr J^C a (Oïtl^ s rh^A^A a îT J^
C 8 >ir*jei-<w> , ^-fl«feA a hA^ s h^flViOD 5 îj«7m>i-flrh.C a
^n a ri^-C s ?ir*Jt^ 8 f^^éLOïC 8 h^A 8 h^.'hyah :: ^^ s
V*(l 8 -^^ 8 ^OCn a n/hiî a ?tirV a irj^-C a IDp.A*^ 8 Af -flA :!
On-flCr a hinh'dih.C a A A-flh 8 îiiP'i 8 ^^i- : jT J^'C a fli W
-Il a JÇ.n a 1K. : ^"J^A a /h^fll'V a CDM ; ^î^A a K^rTi^l»* 8 A
'^llCA 8 /hJ&IDTh :: ID '^hA a X'^H.h-nrli.C a (D^ti-t a /b/^iP" a
ti-t a *J?r/W. a IW.-J7/V , X-a/ïi a ID'^f.'T ; Ijf s Ah^A a h^rlh^
è4§ Chresfomathie.
fa
XII
fl)AA*7 8 J&iodïi : M^i I *J^no- : l\^ » J?^A*^ I AIVI- »
IDMT'Uf 8 J&1-<CAT : àhCdÙi: i ^hlTi i ^AîT» :: fiao- « Ah
M0-Am-j ï flïuf 8 -iirt s ï^A- s oïc* « œœc^ i ^f>h± .• î^ft"
C 8 ipÇje. s fliue 8 Vti^ i bl^ i Hf i* 8 œàlf^ s rh^A'T.
A « flïA'^ s Ah Ah 8 d.tn 8 le-*} 8 fl>-îi+ 8 n^o(o*ft: s w-a- 8
r^ù 8 A.1-e-fr^ « fl'M*^ 8 -f AA 8 ra'7CA a lo-h* s Hf rh*»*
C 8 AdA 8 i4:h l (DéL^'7 8 ^-nù s fl>-ïi* 8 ^.ç^TA :•. fliV/*'^ 8
îi'7!i.K'flrh.C8 ^M^ s "hoD^foh i m-aù 8 «o'^r 8 lo-A-h «
n'i^ s h'w» I j2.i-ifl^ a aijs.^4>a « cDjiHH s lhnnJ^'fiâï»c a Ah
^tiT" I tof^Ç^î^ 8 hîT Irf-A- 8 *d : Hl^A- a OJ-A-h s 1V1- a -flAd « flï
ïxrààh a lf^A.n- a iPÇf a (DhTfl-f a h^l-flAd a h^^lh a hA
0. 8 'hnnJ^'Ç{^c a a^m a ipçje. a Ah^A a h'^àifo^ i f.tac 8
fl/h-fc* 8 '}'7nc a A-* : fi;; a n^/:^h « coi-n^: a hnMh-nfh.
C a 9^ s h^ï-h a l^r s hî^> « îT-jei-C a V^A" a ^i^^'^ a 1J?
ÎT : IDW-A- a hd<P<{. s rt*^^ a fl>Mr;rhtf«>- a -TlO a K^î^ : h^ a
I^^ChJi a ÎT-JI- s f^dT^O^ a fliW-A- a HA^P"<^ a h^jr* i AA
ÏÇA a ;hJ&flïT- a fl>-h* a JS-Yl-'J a A^^"»- « OlA^P"^- a h^îP i
W-A- 8 hhn-tXf^ a Ah'ïAA 3 Gihhb'^é. : A^^ : cdAW-A- 8
h^ï-h a 7J?r s OlAh^r A a h^-h^ïin a ^.^fbiî a Hïl^l^ «
fl>lCV<D a ?i'7H.h'flrh.C : i^J^A a AdA a hfhr a flïT^ a ID^/^
h a hrhft 8 hi^d/f/wi . 7nu- s oi^AK 8 ^:^ • '^hv •• ^>ft^ «
I
Chrestomathie. j(^4^
ÙA^ ï (Df,ïl(0''h a h Afblf tf»- a hr/iR a ^^P « OH/AOl. a Mî^ i
xin
h a r n |D^C« s r^Cti a Tti^lf-A- a ^rn-fl-fl a M^ a Vf-
A- a hCB a Hfl>-A1- a Î^-^C a m-fl^ a MrUK'flrh.C a nHhO.'^ i
hCB a r^C a A-flîiA.1- a ^ '>1-Tr- a Oh^-p , HJS.n>Ayi<n>- s h"!
n^h'fïih.C a Â.l-'n Ar^ s hr'dÔ a Hfl^A-^ a IVI- :: fl^hlLA a -fl
?iA.1- : AKC^ a rjÇrC a h^V a d<) : H^À^ s O^ft-h 8 Tï^- « "JQ
A^ « (Dhn 8 Ç^ a dl»A a n/hiï a Hli/t- j ^Mlh a iMh s J&O.
AV a Mfth'flrh.C a h'^ a At^^-flAd a JtîT'iO- s Olh^ 8 ;i^'>'7A
A a h^ a hj^^ a J^O. « aiVO-A a hCB a îT'J^C a A-flhA.^- a
hh : Ti' a Hl-^a»-+ :: fcA a hll^ a ^hî^C : ?i*7H,h-flrh.C a
h^ a >i^ : à^'l' a ^h^Ar^ s ?^îril^ : J^."^<<.;^;h a hdp."}-!:»!
tfo- 8 CD'>ha»«)« : h^ a hiMl't s (DihM^^ a iPÇf : fllWfl-
f « CDAO s Chelh a -nîiA/Th s h^ iPÇp. « dl) : ARA.* a IDIPV
p. a tihàf/i^ a OlAChP. a IDlPÇf s ^fll.?.* a V/^h1h a Ç^|^ 8
COn AOTh 8 OUDlin-f a A-flïi A.7 a Î^AA.y a (DO AO- :î (D'td/tdi a
hdf-'J'tirtfo- j AhAAi.ir<^ s (Dhh^^i h^ a ^^;^ilffl»- a
^tf»--}-!: I CDAitf. a «fe;^ A a HAA a (Dl-Q^ s /t-a«»- j f^^Cïii' «
IDrtra- a fPA I h'^ll.h-flrh.C a Î|-}H s f r/ifl>-C a m-ft-h a 1^^ a
ÇV s ACVl a iD'f-Vflh. a K^îîP' j CD-n^A.* a ?tr*J^^ a ?i«7lU
h-dihC a '^ïiïlA a dO-ey a AlM* « IDJ^O»-/' i ïi1ïlh'(\ih.C a A
>i^r I mf.dà" a îi^-t a h-J-h :: CD/iitA- a fc^^ s j^Ah a fr^
250 Chrestomathie,
c fi li-nh/i/^ fi H'j'f-ï- » lach. : (D^d l 'flïiA.V fi hcs fi rj^
CfihA<<.mi'3ifiCDflAdlfl-«
XIV
ïie* fi ATf}* s c•7r'^ * ti-i « Ki^inr-A- fi mm -* ah
î^lrf-A- fi h^ï-ï- fi 5^J^C fi flh7'7Jt>il[U fi ih'd fi oi^^-h fi
'd^X fi W-/t- s '^'P^A fi rTiJ&oi^îu « ^fli'ÎCC s ^îihA.
tUfi cD^ïihA fi -flîifl.l- fi m'^îthA s HCKh.fi fl^'^KhA s nc
h fi fl>*h* fi Aj&d+-n fi Chftlu fi flïJi'J'fc fi d+n s Ah«Çl^ « cd
A-flKrt.^3: fi J&ILA fi h-fl-MT fi ^n-HT fi ArhH^îfU fi a^^r^S^
iU fi flïflrfiHT : A^ s flïfliA,^lU fi -hd fi î^l-iU fi î^'^nAuïU fi fl»
oi-îi* fi J^*"»? lu« (DhMriï fi J?^n,A- : KA^ fi rt'^dh fi :^A fi
-AKOh s ïonAdh fi Kr V : oi-h* fi dô fi HKHTllbh fi h^ fi /^
1-flAd fi hr* : oi-h* fi dd ! a^tv-t^ : oin^^h î 0*75^ ^ fi ThVi-
•> fi rj^c fi fl'Machs ionr/iif7 s -flAd s w-A- fi ^^dA fi itif>
fl>l-h« î%/^*Phfi mK'^hA s /2.-n*Ah fi fl»-flAd fi «^^^s if\
^ '' (oaud, fi Wh fi -flAd fi 'V-nAi'h fi Ï\M\ fi 1-1-flh fi lo-A-h i
^^1-h fi ^l'>'^ fi hri^V fi fiofKh fi hh^ fi '^^l- fi K'Ji' fi (009*
tl-t fi ^^1- fi l-l-nh :: fllA^P fi M9^ fi A^ fi -nhA.* fi à\f^(0
^ fi KA'^ fi Kr'tf"»- : J2^K-fc fi à^f'P'} " (Dl-déH i riin^h-ilfh.
c fi M\H9^ fi cDA-flhA.* fi hà^à fi ïf^KA fi (oh^dùti^ « <»
je.n. fi h'^rtîi-flh.c fi Çi> fi Mî^ fi w fi h'^ s hrh^ fi hî^i
î fi ^îiî^c fi i^-vf fi flïhVhf fi (Df.M.x fi e■^ fi ^hi^c - 1»^
Chrestomathîe. 261
^ ::
XV
h s S H IDh?i#w>^ : M9^ s Arfi.^7 s -dhà/^ '- O^Blfi^ i (D
ih.C « œM^^ ' iDAA'f' s A^l'Vl^ « AhlLA * oiM « Kn.A «
i- s AX'^H.K-nr/i.c :•. fli?ift,AY. s i-n^ s œhr^h s ?irîr s nw-
AdA « hlLA s flïAdA : ^/^"Pô-U : cD+^cn3:ih3r :•- flïAdA « :*f
c-MA s nx-j^* a ;i^«-K s A.i- s îiflAh s ?i-}h s hcrr * -ii
a.h s r"i(\hjh i (dM'V i -T-vj.-}*? :: iDf.n,A- s j^f •> : A>in,A *
hr'hih i n i lih^C s V'>AA- » rh*A « flilnV s îi'>H s V^aK 1 1^
^ I -tir^^'h s ^e7 : ^ù^ s -^rtA « ^-t-o- « oi^-hA- « m^ft.
A- 1 hlMh'ùih.C i à,^n i Ji^-t s a>-?i* s îin.A 3 h-lhtï a CD
?*n,A- 1 h^fhrc : n>- .- a*fl.l^ * hv : Ahv-f :•- flïj&n,A- s x
252 Clirestomathie.
R a flU^-ÎT-e : Yh^ a AdA a r^C '- OJ^^Hà- 1 ;^f 7 a AK^^ILK
-nrh.C a '^(ln>• a -^OUh^Ç a HhîT'i-'lfJ^ll- s A^i* h aïK<w>rt i
;MDdî%3: a hr^C a flihr V a *.^^ a l^-h a h^-Va^î: a (Dhtï
Oh-} : CO-R a (D^-itO a Q^O a JT-J^C a CDlff-Ar a H^hOi a Ji*
1-Ai«
XVI
aïJ&ntA- a hnnh-nih^C a Aj^f •> a h^lh a *^ a 1rf-A- a
+;f-A. a IDJ&n. a ^n a K^A s ?i1'i<.ftj& a nHinCVl- a fllîil-4'
-h A a h*^ a 4»i'AT[l- 8 <DJ&n.A- a îi*7lt?t a Wfl i h'^lh : (DdHi
* a Ïf-A* a H4»i-A- a Aj^f 7 a AQi-h a O+A a ^n*A a flïl-fl^ s
hinji a Aj^e*} a i-^r^ a h^ a Ai,J&*1-A- a Îrf-A- a H^hH «
Oiaidîi a ^n a hr'^^^ a îi*7rt,K'flrh.C a CD-lift^ s Ol-Ai- i
r J?:C a Îi-Ji- a A^ a ^^ ï UM^^. a h./^îT' s OîJiîii^^ s j#»f
7 a A-nhA.* a œe-ili^ a IDOlA Al- a A** a Xf'ïy s fllVR* a ^
fj a OT^ a flïA^^ a flA^ a fllA^- s XT'Î « «DflîAft a ÏÇ-V s 1
p.^i^y a (DPf.fi^ : fllA^ a A^A Ah.A a (D^^^h.^ a fllA/^ a
A'^+AA a fll<^*AA a fllA/^ a AA^^h « flï?il»-An a A^^h a h
A^bi- a ^•}A-^ a A^ 1 AKrh-fc a AA a CDA^ a ^lA?l;^ a K^ :: ID
CDAftl- a f-CLA'/ a fllOI-h* s M i M'Vo^ a Aïf-à^f^ a hA a
f -llJ^-^* a nhAH^-h a «TA-^h a S^-^AA « <»A^ a VlM> s At^p-fl.
A a œOhM: s M a h^'W^^ a AW-A"*^ a ^h^ a J^^H-flm- a >iC;^
Çï a CD'^AA.'h « flîflïAAl- a AA a *n A*'> a (DW a Ji'I'flC a «7
-fl^ a -nCT- a flî-TiR.'> s CD^Ç*^ a +0 A*"} a KP a Alh^ï* a Ç
tr" a A*^ « flïf-n.A-'> a ^'%\} a Aîi'>Al-^l> a M a «OAA a Al^
9 a Xh^Al-^ a A^^h a OïKdi^^ = HhO.Ah'} a htt^ a -flhrt, a
^l-ATH-a nCA^^fa nt^AAfa CDOI^H a flm<(.rh1-P a n^A
A? :s KA^ a ^f -} a -téL^^ a Uf '>i' a Krh^ a ^O+A a fllA^Tl
Chrestomathie. 258
h A : f>^éLf.f> ''&(0%ii œhh^^ I Mr s Arh.*P'> s -flîifl.
* a (DOtù^ s flïflïAAl* 8 A-* a IDA^ a lOrt^^^f- a tlH^ s rt,-Th a
Ol/Î^ a Ç|h a hr J&Xltrt I h^éHéL a A.'h a >i*7tt Ji'flrIi.C a ffC
h a hAK a Uf '>'^ I >in.A a H^-tÙT a J^f "î :: CDIDAA a rt.^- a 9
^a IIïAAa IDrt^»»P-s Ï^A: fc^y a flïmV a ÏK»» a J&îiai-ft s ft
^aît'7H,Jt-nrh.CM
XVII
Nous donnons ci-dessous quelques spécimens de la poésie
éthiopienne. Les pièces 2, j et 4 tirent leur nom du moment où
elles sont récitées aux offices religieux. La 2" est improvisée après
le Psaume : Deus,Deus meus..,, la 3* après le Psaume: Domine quid
multiplicasti me, la 4* après le verset du Psaume 149 : gloria hœc est
omnibus sanctis ejus. Le nom de la i* vient de ce qu'elle est impro-
visée par des disciples assemblés autour de leurs maîtres.
I. T-Olbi^Ç (Congrès de Cana).
e^ I ÙM- a •>«„> a CD-fld A «
Wl^ a -fldA a ;^A a W a Ai^P a flï'îR.'ha ^^p a A^A a
2. Hîiî^AtUf (Mon Dieu).
A-* a AoiAJ^ : iraHh a hMV a K/hHH I
a^Cfr a ^;^-fl^ a /^-p s -h^Hnl- a J^7«7A a
(O^lfiLtl a *^ I hO"} a fiàM a 01)8,* 1 'ïX'/hV a '^hA «
— A noter pour l'intelligence de cette pièce, que les abyssins
ve lent toujours être inhumés en terre vierge et qu'ils mettent tou-
jours de la vigne sur les tombeaux.
1^54 Chrestomathie.
}. ^Ûll'h (Pourquoi as-tu multiplié).
[CaÇlhïï
. Le sens de cette pièce est le suivant : Comme la lune, lors de
la crucifixion de Notre-Seigneur, obscurcit sa lumière ; 'de même,
un paysan avare obscurcit son œil, lorsqu'il voit un étranger qui
vient loger chez lui. Comme la lune obscurcit la lumière à son do-
mestique le soleil qui la regardait vis-à-vis ; ainsi, la paysan fâché
de la présence d'un étranger, obscurcit son front à son domestique
qui le consulte du regard, pour savoir l'accueil qu'il doit faire à
Tétranger.
4. h-flC i ^M: (Cette gloire).
sur le ton '^e^el.
àf^di' « 9Aî^ « rt.^A s KWti 8 ^rt*^^ «
h^ i AhA* i *Jt^ i cDmf +* s n;^A «
H^V s A^P'Ë i ^-tPA s yd^COK i je.n.A «
La comparaison- qui fait le fond de cette pièce revient à ceci :
Comme un sorcier, interrogé par une nouvelle mariée sur son sort
à venir, répond à celle-ci : l'an Mathieu est à craindre pour toi et
encore plus, le sang versé par la sorcellerie, si on ne le fait pas
comme il faut ; de même, lorsque l'enfer interrogea le prophète
feaïe sur l'avenir, ce dernier répondit: le temps de l'incarnation
te sera funeste «t encore plus le sang de Jésus-Christ, versé par le
serment que Dieu a fait aux hommes.
VOCABULAIRE.
^œ^^JH^N^o^
V
VtiiD et Oi)r être, exister.
UP là. do? là.
If h agiter ; 'tOOhli pass.
Uf.'l^t foi ; ooif^rifém.
ooif.r'lr^ croyant, fidèle.
XA arracher, enlever.
iriyh périr ; lr^A perte.
lilC p/. ïiU7-C pays, région,
province, ville.
VdJID suer ; IIÇ et VÇ sueur.
A
AU4» croître, vieillir ; Aï^*
ai/, vieux ;A*4» /?/. A^*},
ii^^^'t vieillard, ancien.
Arhh" formerj pétrir.
[Ar/iCD] Ar/iCD I. ^ pleurer.
Ar/if être beau ; ArhJ& aûf/.
A^A avoir coutume ; A^^Jtn.
Ai^X- lèpre ; MA^X" lépreux.
A^"} /?/. A^Vl* langue.
A-flrt vêtir ; A-Oft vêtement.
[Ann] A-fl cœur, esprit.
AflfD I. 2 comprendre.
AQm conduire, oindre.
AKh envoyer ; ^'■'AKh ange.
AhÀ toucher.
A*rt broyer^ pétrir.
AHA être élevé ; ^AM1% A
dA pr^p. au dessus.
A»Af séparer, partager.
A.A.1- pi. A^AJZ. nuit.
AX4* adhérer ; ItAi-AK* caw5.
rh
rfiA^^ songer ; îhAl^ songe.
r/iAf chanter.
rfi''" être malade, souffrir."
[rh^^A^^A] rh^A'^A ver-
dure ; rh^A'T.A adj.
[fh^(D] 'tAxi^Oi contracter
alliance, être allié ; fh9^ beau-
père, gendre ; di'^'t belle-
mère, belle-fille.
iliipoo gire mauvais, honteux.
thùii labourer ; dià^A^ ag.
ihCi'^"* être malheureux.
tl\à*a^y porc.
ihtid estimer, penser.
fhÙ(D I. 2 mentir ; thàK ag.
rh4»A pi. h^'^A champ.
256
Vocabulaire.
[/h4»^] htî'tih^/i injurier.
rhV^ construire ; îtii^ nom.
rh^ aller ; iW?Cf voyageur.
[rHrt] hà^ti mouvoir ; 'tthO^ti
réf, ; nf^^thO^lï reptile.
àh,91i Eve.
rfifl^K I. 2 regarder.
rh?fn penser, supputer.
A'M'fl p/. Alf-fl, K/hH-fl peu-
pie, nation ; au pi. a aussi le
sens de peuples paiens.
dM être triste ; hfhlfV cous. ;
ffifl7 tristesse.
rh.rt réprimander.
il\f»(D vivre ; îhfOh vivant ; rh
J&flïl' vie.
fhAA I. 2 restaurer.
A*7 loi pi. Ml.
ihOi nourir ; rhfj enfant.
^W enseigner ; ^r'VC^
doctrine, science.
^Olï et î^Uh épargner.
^AK emplir.
^Ah dominer ; Kî^Ah adorer
comme un Dieu ; M^^Yl
Dieu ; Kl^Ahï divin.
^"^thti jurer ; '"^tM serment.
^'^diù et 9^h\ù être miséricor-
dieux ; f^îhé/t miséricorde.
^'^tPai enlever, écarter.
^"'Cfh conduire.
^^^ être amer ; ^dC adj. a-
mer; 9^/iC amertume.
'"^d»^ terre, poussière.
^AA être semblable ; Î^AA
pi. Î^AA, Ki^AA figure.
^tîdi diner ; f^Minom.
"îAV corrompre ; ^'^AÇ cor-
ruption.
^Al» liquéfier.
^M se faire soir; IT'A.^-
et Î^Af 1- soir.
l^AOUC mystère.
9^^ pi h9^^ mari
^-^It Matthieu.
^îiA p/. h9^htl^ peau.
'PK-n Moab.
''"h^ essayer, consulter ; l^h
C conseil ; ^"^Xïl^ tentation.
'^XÙ être stérile.
^* chauffer ; oo^^^ et ^*
chaleur.
^4»#h lier, enchaîner.
f^i* mourir ; ^'\r nom. mort ;
i^a>-1- et 9^aKr\r part.
H^h vaincre.
[^00] hf^bO irriter.
^JZ. eau.
^'ÎLm tourner.
Vocabulaire.
257
r'^a terre.
^mCD I. 2 livrer ; 'h^miD
recevoir.
^^h venir ; Mr';^^ appor-
ter, offrir, conduire.
IP
[tPUA] i-^liA III. ^ être mi-
séricordieux ; "^UA clémen-
ce.
i^iiù I. 2 tripler ; /^^Ù» tPÎnité.
i^'Artl I. 2 avoir la puissance.
l*»rh+ et /^/h* rire.
IP^^, iPiT^ se délecter.
IP^^'O I. 2 être insatiable.
•^^^ I. 5 fonder ; ^iP/i^
fondement.
1**^+ se lever ; O^C^ orient.
/*'Cfl^ nerf, racine.
i^'CH disposer ; i^CO^- loi.
•^4*f I. 3 affliger, torturer.
iP'dih être gras.
!*•>? 1. 2 être bon, beau.
rïl pL h/^91n épine.
O'tO'O sacrifier; ^/^(Dà^ n.
•f dC pL h^àC^- herbe.
■^''■' poser, placer.
■^m vendre.
/**;> corps, chair; /^'P'B in-
carnation.
Crlh+ être éloigné. ïtCrh4» c.
Crhfl être spacieux.
[^^#w>iw>] JiC^iWi se taire.
^1/**?! vieillir. C/^'ïi vieillesse.
ùlïO oublier ; ùùjb impie.
^rtf I. 2 placer.
ù'ïith gagner ; CO/h gain.
ù'^à être droit, juste.
Cîd avoir faim ; ^^Vfl faim.
[éAai\ hC-^O) ouvrir.
Chft p/. hOitl^ tête.
CKf voir ; hCM montrer.
/M'A être immonde, impur.
^hfl trouver, obtenir.
[^lOfli] ^C91- p/. oD^b(0*
épouse, belle-fille.
Cdf paître. ^Cîtl* troupeau.
C^ft trembler,
[^f ^] KC^r ciel.
^^îi aider ; éAK^ aide.
^1^ maudire.
^Tfl être humide.
A
AAî^ paix, salut.
[AA+] i^AA* III. 3 se jouer.
Ar/ifl attirer, emmener.
lïMr se tromper, pécher.
M^Q entendre ; AlTd nouvel-
le, témoin, martyr.
19
258
Vocabulaire.
A^f appeler; Aî^ nom.
ti^fs pi. iTïf^ ciel.
fl^^ s*envoIer, s'enfuir.
A^4» dérober.
ftcvje. blé.
flCh soir, crépuscule.
iiCX pardonner.
il*^^^ séraphin.
AAA I. 2 s'éloigner.
rt+A crucifier. '^fl4»A pass.
rt4*f arroser.
A'flrfi I. 2 glorifier.
ù'd'h homme.
Mr^ boire ; tfb boisson.
ùhii demander, prier.
tïM ne pas pouvoir.
A«^A enfer.
Ahfl se coucher.
Ah"Ç plante des pieds.
[M(D] MMiO se promener ;
iM(0* promenade.
ÙO^ baiser.
AO/i abolir, détruire.
Airtf nourrir fl.AJ2i nourriture.
Aj2iÇ glaive.
AAA chasser, repousser.
[fllA] ^à^^ sorcier, mage.
Air et All^ orge,
rtift se prosterner, adorer.
ù^di étendre.
Ùd./L mesurer ; ^tldAl^ n.
rt<<.> dominer ; 'Wi/iÇ'ï chef.
fl<CP coudre.
[A<Cm] JiA^m séduire.
^A voix, parole ; le Verbe.
+AP avoir du remords.
+Af être profond ; 4»AJi abî-
me.
4*«*'ii. châtier, flageller.
[+^^] i-*^^ III. 2 ramasser
les épis.
•fe^^ il fait froid.
+Cn approcher ; ^'Hld'i of-
frande ; 4*4«'fl proche, pa-
rent.
4*<iîl couper, tondre.
•feAA blesser ; ^AA nom.
[«l'flA] '^4•flA venir au de-
vant
4»fld ensevelir ; ^J^-OC sé-
pulcre.
•f'i'A tuer.
+V'h se ceindre.
4»5f dominer ; Îi4»5ff soumet-
tre ; 4*3l service, office.
^^^ se tenir debout.
tfh rougir.
«|»R^'» précéder, faire avant ; 4»
•S'T. commencement ; 4»^^
Vocabulaire.
25d
prép. avant.
*j|»ftfl I. 2 consacrer ; ^H*h
saint ; ^'^^^h temple.
[+;^A] i'+XA III. 2 se couron-
ner ; 'felÇ'A feuille, ramure ;
f^A feuillu.
n
'flUA dire ; f>il il dit ; /Z-ILA
il dit a/^^c suffixe,
QA/h I. 5 arracher, délivrer.
flAft figue, figuier.
HAd manger ; ^'"'fl Ad nourri-
ture.
HAf vieillir ; 'flA'/û. ancien.
"ArfisC terre ; H/hC mer.
n/hf-CD, f fl/h'hOl être seul.
nCi; briller ; -flCV'J lumière.
•flCl* airain.
fl^h s'agenouiller ; fl^h louer ;
n-<-hbéni. -
n^^ grêle, neige, glace.
[Û+A] 'f'fl+A tirer vengean-
ce.
n*A, ni^^A germer.
[fW-CD] h-n^iO ouvrir la bou-
che.
fl4»MI être utile.
n-1hC verge.
•flïirt être mauvais ; i'flîirt
- III. 3 combattre; 'QhfL hom-
me ; •flîiA.I' femme.
(Mil premier-né.
flhf pleurer.
rPr/i] h'Qfh permettre.
n^i venir ; tvflh introduire ;
^(ïh oblation.
•fldA être riche ; 'fldA riches-
se ; fl^A propriétaire.
flOft changer.
n»'h passer la nuit; Û»!* mai-
son.
n.Hflï racheter ; dMV rédemp-
teur, fl9H rédemption.
fUlÇ* f /. K^fl^^ compagnon.
flj??l» être désert.
n*7d p/. M1Ù brebis.
n^rfi arriver, parvenir ; Kiï^
fh conduire, amener.
-ttiiO suivre ; ^'»^•Afl^', <Hh
A" suite, ordre.
'hrlhi* être humble ; h^di't
humilier, soumettre.
i-CH^ interpréter.
i*Cd*, i'dd, rester, être de
reste.
'HïO être fort ; i'dà^ mâle.
i'I'W vaciller.
f-hA planter ; -MflA plante.
[i'hi'] Mrïli' II. 2 gagner du
260
Vocabulaire.
temps ; lll'hl' antique.
'tlïH I. 2 être triste.
•f Arh mélanger.
'^*7W veiller.
'1[A4» achever, finir.
'V»A*fc I. 2 compter.
'ÎAf 1.2 penser ; 'hliS pensée,
esprit, volonté, raison.
^tid* passer, s'écouler.
-TliPiP chercher.
-Il^f , 'ÏCf choisir.
•llA^ être dans la misère.
"Iin^ unir, associer ; 'î'flC x:ô-
té, espace.
'Vflh cacher.
-Ifllf cuire le pain ; Ifilftl*
pL 'hatO-ll pain.
-Ifl'ID éclairer ; oo^rlrah lu-
mière.
^'îl-p/.^rVh porte.
■IkA être fort ; "llJiA forc^.
'%C fém. '%C^ meilleur, bon.
'Vu I. 2 être meilleur.
•Ilft^ habiter.
'Ilftl abandonner, cesser.
'IiTK ne pas trouver; être pri-
vé ; 'ImA péché, faute.
'lfX.7 fer.
'Il^ rougir, avoir honte ; i"1l
d^/i couvrir de honte ; htli*
'\é^ù caus.
ÇA cerveau.
iiP'f' détruire, renverser.
Vi^h prendre i -tlr^^h se le-
ver.
iftrfi I. 2 se repentir.
ï4»li veiller.
V^'fl' crier, hurler.
i^O sourdre ; V4*d source.
[V+X] K'î+lî' porte.
Vfl^ demeurer ; iiiHù faire
asseoir, placer.
>nn parler ;h7nn lire.
Vl-Ofuir.
Ihii être petit.
[Vh^] K'>h^ s étonner.
ÇA« f /. Ç/Hh berger.
ï*'" dormir.
ï'il être long.
VdCD chasser ; Wï chasseur.
ÇffH I. j consoler, soulager.
ift4* construire.
[Vftfl] h^im affliger.
"ÏR.!* pauvreté ; Wf» pauvre.
iftft, Vft brûler.
Ylà. dire ; VlC parole, action.
hlf. voyager ; M^î^, M«*
Vocabulaire.
261
pèlerin, étranger.
Wrh être pur; IX'/hV, -WT
rh pureté.
V3^^ I. 2 regarder.
Wù souffler ; Wiî âme ; Wiî
^ corps ; <^7^ft esprit.
Wi souffler. .
h
tïfif^ I. 2 cueillir.
[h^»"^] ïiî^ pi. ïi'^l-TOère.
ïi^^ I. 2 montrer ; hh^é.
connaître ; ^h9^C't signe.
K<Hh p/. îi?i*^1* servante.
t\9^ croire ; hîi^''*V persua-
der ; -hM^V et i-h^^ se
confier.
}i^^ moissonner.
hCS animal ; KC*B « ^ JtC
serpent.
}^^f cueillir.
KCPV} orgue.
K^P^ p/. h^.'ïp. vieillard.
K^f-ftl Isaïe.
îiftl- feu.
îi'fl père.
hnrt I. 2 pécher ; hM péché.
?i-n'> pi hm et >i?ifl'> pier-
re.
hflf refuser.
K+'^ s'éloigner.
tï'tOi revenir, aller ou venir. K
M'fO caus.
h/t^f^f Ethiopie.
MOh et Yi^- pL hSiO* frère.
K'iflf prendre, commencer.
Îi'>ft1-, MtV\rf femme.
K'ïA^ animal.
îthA suffire.
hhf être mauvais ; ThX^f» mau-
vais.
^i-MT p/. "hWi, hMli oreille.
KHH I. 2 commander.
hj^'ï déluge.
ïiJ?: pi "hfjO^ main.
/b/^Î^Éden.
MA progéniture ; ïi^A « h''"
îhfOh le genre humain,
l'homme, (la progéniture de
la mère de la vie, d'Eve).
hnC pi MC pied.
h»Ç et A^Ç Éphi, nom dé me-
sure.
h
hUA pouvoir, être fort.
hU*} prêtre.
rIfiAA] Ji'ihoAA donner le ver-
tige.
hA-n pi. hAfll- chien.
hAK défendre ; hAh autre.
262
Vocabulaire.
compagnon. • . - -
H^A.'>p/.W-A^lTein.
Inîhft, nier.
hi^i* découvrir.
h^î^l- hiver.
hC/** ventre.
h«<4l.A chérubin.
[h»Ch»^] h'îhoCh»^ rouler.
M^ pi hftfl^J^ cou.
h-fl^i être honoré.
h»W I. 2 juger ; ^ho'}'> juge.
h7Ç p/. hW, WflW aile.
MiCC p/. hWC lèvre.
M être, arriver, devenir ; ^'"h
*> endroit.
ïih-fl pi. Wïl-n^ étoile.
hDCD répandre ; 'tlnÙOi pass.
tïdA diviser ; hÇA division.
(D
flïr;n donner, imparf. J&lh-fl.
<DAft enfanter, engendrer ; A
fJt naissance. I»AA fils ; 1»
AI* fille ; f^^R" lieu de nais-
sance.
(Otim I. 2 changer.
fl^/hH couler ; ««•rh.'M fleuve.
[<0/*'K] hCD-/*-?! parler, ré-
pondre.
ID^rt hériter ; CAl* héritage.
<0^+ cracher.
fl^C^* or ; somme d'argent.
(OC^ lune, mois.
(DCttiO être jeune; flï^H pL
«D^tM* adolescent.
flï^R descendre, déchoir.
[Oïrtn] Kfl'-rt'fl épouser.
IDrth I. 2 ajouter.
flJ-'ïm, Ol^lim dévorer.
[IDhA] t-IDhA III. 2 se confier.
(DOii et fl^dA passer le jour ;
àti^ jour.
(BftTr vigne, vin.
fl^Art louer ; fl^^rt» louange.
(D^^ tomber, se prosterner.
IDftf imputer ; ahf!^^ accusa-
tion.
flïl^ jeter.
[IDlrt] ^Ift grâce.
CD/Tlï I. 2 commencer.
flïdK sortir ; h^^Ùh expulser.
(Dé^/i aller au champ.
9Aî^ monde, siècle.
91^, "J^'Thp/ 9^;Hhan.
H'^^ I. 2 être injuste.
9»^ p/. ^-^I- poisson.
OC* être nu ; d^4», d^4* nu.
OCI monter.
[O^d,] hàùd* se reposer.
Vocabulaire.
263
Où? rétribuer ; ÙChrlr récom-
pense.
O+fl garder. O^tt^ gardien.
O-nf être grand ; -Mlflf III. 2
s'élever.
(n(ïd monstre marin.
Pd être aveugle.
P^ prévoir.
/'ft entourer.
/'Ç pi hÙ^^ oiseau. •
Of>'i pi. hùf^'i^ œil.
à^ pi àS^Oh homme.
[Oïl*»] i'OltP se contenir, être
patient, avoir pitié.
OXfl être dur, violent.
Oùr" pi hààT"^ os.
[O0(D] àô pi 6009- arbre.
00 f». moissonner.
If
[Htid.] hliàd, durer, conti-
nuer.
W'^d I. 2 psalmodier.
n^'i temps.
[M^^] i-HlT»^ être parent
H^J^ p/. hlf^J^ parent.
HCK semer ; HCh semence.
fl^flï répandre.
Mflm frapper ; TI-Am-lh coup.
M'}^ pleuvoir ; UVî^' pluie.
Ifh^, '^Hh^ se souvenir.
HJitO annoncer, raconter, certi-
fier ; liV nouvelle.
J8.|h>l Juda.
P-î^ aujourd'hui.
f '^7 main droite.
f •flrt être sec, aride ; f "flA con-
tinent terrestre.
f fl>*li I. 2 être clément, doux.
?ahO^ douceur.
[?^0] hf'^O raconter.
ft
J?:A4»A4» tremblement ; K.^A
4*A4» trembler.
AAlD peser, préparer; "h^A
voluptés, délices.
f^r" sang.
^<^^ I. 2 greffer.
fLf^Ùti effacer.
R'^V p/. R^ÇI- nuage.
R1^0 retentir.
R^A interpréter, composer; 9^
f<^li interprétation.
Mli I. 2 dormir ; J^^A som-
meil.
R++ broyer ; ftt*, A* co//.
enfant.
A'flC montagne.
[R-lr^] 'l-J^-ï^, -^R'^^ tar-
der ; f^'^ù ensuite.
^64
Vocabulaire.
JÇrïV se sauver ; ooj^^ 5^^.
veur.
J^'ÏO tomber, faillir.
^'>*7A vierge.
R'Jia troubler.
Ah^ être las ; ?:W fati-
gue.
ftflïf être malade.
M^ répéter, réitérer.
iWî^ géhenne, enfer.
WA agir, parler ouvertement.
1A<C sculpter ; "7AC sculptu-
re, statue, idole.
T^rhArl* ruse, fraude, malice.
IrhiC ôter, enlever.
[1^^] Î1*7<^<1 consumer.
la-X I. 2 châtier ; -^•7'^X■ n.
là'V^ terre cultivable, f /. là*
I^*^ être redouté.
Irtrt toucher.
l'fl^ faire ; l'dC travail ; l-fl
C ouvrier.
l'flK retourner ; i'P'flh se
réunir ; 'hflh collection.
lit pi in^^ côté.
IVI- jardin.
;»« p/. hP'}'}^ démon.
[TMh] ?t*7H,K maître. Sei-
gneur, fém. 'hlll'h't',
TMi^. être fort ;*7H-Ç fort.
ILH. temps, moment.
>f fuir. KWf caMS.
Ilf errer ; 1PJK» erreur, fau-
te.
I-^Î^ champ, désert.
'h'^h frapper ; ?i'>*7J^A poi-
trine.
If^d* rejeter, répudier.
IX" pi IKI- visage, face.
Wl"?! soulever.
7^0 opprimer, injurier.
m
T/h"} farine, polenta.
[m^+] îtT^4» baptiser.
[m^f ] KT^f acquérir, possé-
der.
(ïl'dfh égorger.
ninn être sage, savant.
mnoi sucer ; T'A pi KTOI*
mamelle.
rtl'>4*4» achever, parfaire.
Td^ goûter ; T(M^ doux.
^/"I- idole.
rtlf + I. 2 examiner, interroger,
connaître.
m*7P adhérer.
mÇrh applaudir.
niÀ^ couvrir ; flIÀC toît.
Vocabulaire.
£65
itïÇh effacer.
K
X'U+ désirer, regretter.
KAA 1.2 ombrager ; Mà^'t om-
bre, ténèbres.
î;A^ et XA^ être obscur ;
X'A^^Th ténèbres.
KAK haïr Mh^ ennemi.
KAd blessure.
KAf prier ; XA"^ prier*.
KrfiA écrire ; '^^f rfiÇ écritu-
re, livre.
XrK avoir soif, /tt^h soif.
IRC*^ crier, vociférer.
Sl'flrfi faire jour ; X'flrh matin.
^'(i'h tremper, enduire.
^'(ïh faire la guerre.
X'}r/i dresser des embûches, at-
tendre.
Mi, M s'incliner.
^tO l'emporter, être fort ; 5Ç^
à puissant.
^d porter.
^(D*0 I. 2 appeler, inviter.
KOA I. 2 molester.
KdC souffrance, douleur.
JW/i aplanir.
Î^J^4» 6tre juste ; ^tj^* justi-
ce ; HJÇ:4» juste.
X>C poil ; Î^^C velu.
î^*7fl se rassasier.
Kiflï I. 2 gratifier ; ÎIP grâce.
Klf fleurir, X"l fleur.
0^P soleil.
[0Î^K] h<W"K écouter.
[0^^] hd^^ être rebelle ; 0C
pi. i\àà*C ennemi.
0CO cesser , ÙC(flr repos.
0'iA concevoir ; Ù'ill concep-
tion, grossesse.
^(D(D faire prisonnier.
0P9^ main gauche.
0,d*di tresser.
éL
éLà'l pi h^^n fleuve.
éLAm séparer.
[dJ^di] ï-éJ^ih III. 2 se ré-
jouir ; KA-hÇ/^rh, htl-t-é.
/*'K consoler, réjouir.
dXiO craindre ; Ix^CV caus.
àXX et à.ùX fleurir, fructi-
fier ; ^&» fruit, fleurs p\, 'W»
[^4»^] KÇ+^ aimer; Ç*C
amour.
<i!.+R vouloir.
éJVài ouvrir.
<(.i-ai désirer.
<OCD I. 2 envoyer ; ÇTI* voie.
266
Vocabulaire,
dMd I. 2 interpréter.
dJf^ù I. 2 soigner.
<Cftf rétribuer.
éJS^éS^ abonder.
é^O être luxurieux.
éJXiù créer, engendrer ; ÇT^
1* création.
Am> se hâter.
^OV*^ achever.
« »>5»C<t< »-
267
APPENDICE BIBLIOGRAPHIQUE.
Une excellente bibliographie de toutes les publications concernant
rEthiopie,a été publiée en 1893, par le conaervatour de la Bibliothèque
de Milan G. Fumagalli. Nqus ne donnons ici. que quelques indications
sur les principaux ouvrages se rapportant spécialement à l'étude de la
langue.
I. Catalogues.
Dillmann. Catalogua cod. man. or. qui in museo Britannico aaser-
vantur. Para III. LondinU \^4n.
Dor 71. Uber die aeth. Hand. der kaia. Bibliothek zu 5* Pétershurg,
Bulletin de VAcad. Imp. T. III n° 10. 1837.
Ewalh Uber die aeth. Hand. zxiTûbmgcn Zf.K.d.M. vol.V, pp.
164-201.
Mai. Scriptorum veteram nova coUectio e vaticanis codicibus édita,
vol. V. p. 94-100. Romae, 1831.
Dillmann. Codices orient, bibl. reg. Havnïcnsis. Havniae^ 1857.
Guldl. Catalogo dei codici siriaci, arabi. etiopici, délia bibl. Angeli-
ca di Roma. Firenze, 1878.
Uri. Bibl. Bodlejanae cod. man. orient. Oxonii. 1887.
d'Abhadie. Catalogue raisonné des man. éth. appartenant à Antoine
d'Abbadie. Paris, 1859.
Zettersteen. Die abessinischen Hand. der K. Universitatsbibl. zu
Upsala. ZDMG. vol. LUI. pp 508-520.
Llttmann. Die aeth. in griech. Kloster zu Jérusalem. Z. A. 1900.
Rhodokanakls. Die aeth. Hand. der K. k. Hofbibl. zu Wlen. Wlen,
1006.
Roedtger. Aeth. Hand. Catalogus cod. man. bibl. reg. Monacensls,
Monachli, 1875.
Wright. Catalogue of the Ethiopie man. in the B. M. acquired
since the year 1847. London, 1877.
Zotcnhcrg. Catalogue des man. éth. de la B. N. Paris^ 1877.
Goldschmldt. Die abesain. Hand. der stadtbib. zu Frank furt. Berlin,
1897.
Touraiev. Les manuacrita éthiopiena de S' Pétersbourg (en russe).
— 5' Pétersbourg 1906.
268 Appendice bibliographique.
II. Textes Bibliques.
Dillmann. Veteris Testamenti aethiopici tomus primus sive octa-
teuchiis aethiopicus. Lipsiae^ 1853-1855.
Dillmann. Veteris Testamenti aethiopici tomus secundus. Libri Re-
gum. Lipslae, 1861-1871.
Dillmann. Veteris testamenti tomus quintus quo continentur libri
apocryphi, Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith Judith, Ecclesiasticus,
Sapientia, Esdrae Apocalypsis, Esdrae graecas. Berolini, 1894.
Bachmann. Dodekapropheton. Obadia. Maleachi. Hall, 1892-1893.
Bachmann. ï)ie Klagelieder Jeremiae. Halley 1893.
Bachmann. Der Prophet Jesaia. Berlin^ 1893.
Wallon. Biblia sacra polyglotta. Londini, 1657. Contient la version
éthiopienne des psaumes, du cantique des cantiques, du Nouveau Tes-
tament.
Potken. Psalterium Davidis et cantica aliqua biblica aethiopice. Ro-
mae^ 1513.
Potken. Psalterium in quatuor linguis hebraea, graeca, caldaea,
latina. Coloniae^ 1518.
Ludolf. Psalterium Davidis aethiopice et latine. Francofurti^ 1701.
Petraeus. Vaticinium Malachiae. Lugdunï Batavorum, 1661.
Kramer. Die aeth. uebersetzung des Zacharias. Leipzig., 1898.
Nisselius. Prophetia Sophroniae, summa diligentia ad lidem vetus-
tissimi ms. codicis fideliter in latinum versa. Lugduni Batavorum^
1660.
Wright. The book of Jonah. London, 1857.
Dillmann. Der aeth. Text des Joël [Merx : Die Prophétie de» Joël.
Halle, 1879],
Petraeus. Prophetia Joël. Lugduni Batavorum, 1661.
Laurence. Esrae primi libri versio aethiopica. Oxonii, 1820.
Petrus Ethyops. Testamentum Novum. Romae, 1548.
Platt. Evangelia sancta ethiopice. Londini, 1826. — réédition. Lip^
siae, 1899.
III. Textes Apocryphes et pseudo épigraphiques.
Platt. The Ethiopie Didascalia. London, 1 834.
Dillmann. Liber Jubileorum. Kiliae, 1859.
Ahhadie. Hermae Pastor. Lipsiae, 1860.
Fell. Canones apostolorum. Lipsiae, 1871.
Dillmann. Ascensio Isaiae. Lipsiae, 1877.
Trumpp. Der Kampf Adams. Mûnchen, 1880.
Dillmann. Veteris Testamenti tomus quintus quo continentur libri
apocryphi Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith Judith, Ecclesiasticus,
Sapientia, Esdrae apocalypsis, Esdrae graecus. Berolini, 1894.
Appendice bibliographique. 269
Halévy. Te*ezaza sanbat. Paris, 1902.
Fleming. Das Buch Henoch. Leipzig, 1 902.
Perruchon. Le livre des mystères du ciel et de la terre. Paris^
1903.
Chaîne. Mashafa Dorho. Revue Sémitique^ 1905.
FaUlovitch. Meta Musa Paris, 1906.
IV. Textes Hagiographiques.
Basset. Vie de Saint abba Johanni. Bulletin de correspondance Afri"
caine. Alger, 1884, j». 433-453.
Budge. The miracles of the blessed Virgin Mary. London, 1899.
Schodde. The rules of Pachomius. Presbyt. Review, 1885.
Pereira. Vida do abba Samuel. Lisboa, 1894.
Conti Rossini, Gadla Takla Haymanot. Romae, 1896.
Pereira. Vida do abba Daniel. Lïsboa, 1897.
Budge. Maba Seyon and Gabra Chrestos. London, 1898.
Budge. The contendinge of the apostles. London. 1899.
Pereira. Historia dos martyres de Nagran. Lisboa, 1899.
Pereira, Martyrio de Santa Emerayes. Lisboa, 1902.
Pereira, Martyrio do abba Isaac de Tiphre. Lisboa, 1 903.
Pereira, Vida de S. Maria Egypcia. Lisboa, 1903.
Pereira. Vida de S. Paulo de Thebas. Lisboa, 1903.
Conti Rossini, Acta Marqorewos. Acta Yared et Pantalewon. Paris^
1904.
Touraiev, Acta S; Fei'e Mika'el et S. Zar'a Abreham. Paris, 1905.
V. Textes Liturgiques.
P. Ethyops. Missa qua communiter utuntur. Le texte en a été pla-
cé à la suite du N. T. publié par Pierre TÉthiopien à Rome, 1549.
Vansleb. Anaphore de Dioscore, placé en appendice à la première é-
dition de Ludolf. Londinl, 1661.
Ludolf. Anaphore de Notre-Seigneur, Commentarius p. 341. Fran-
cofarti ad if., 1691.
Diilmann. Anaphore de S* Jean Chrysostome. Chrestomathie. LeiP'
zig, 1846.
Trumpp. Das Taufbuch der aethiopischen Kirche. Mûnchen, 1878.
Arrikard. Mashafa temqat Mûnchen. 1878.
[Coulbeaux], Ser^ata Q^asie Zabieta Krestian Katolikawit entaba
*Ityopya. Karan, 1890.
"Fries. Wedase Marjam. Leipzig, 1892.
[Guidi]. Wedase Marjam. Sans lieu ni date. (Rome 1900).
270 Appendice bibliographique.
VI Textes historiques.
Basset. Chronique éthiopienne d'après un ms. de la B. N. de Paris.
(J. A. XVni, 1881).
Zotemberg. Chronique tle Jean de Nikiou. Notices et Extraits, Tome
XXIV. Paris, 1883.
Perdra. Histoire de Minas, 'Ademas Sagad. Lishoa, 1888.
Perruchon. Histoire des guerres de 'Amda Sion. Journal asiatique,
1889.
Perruchon. Vie de Lalibala. Paris, 1892.
Pereira. Chronica de Susenyos. Lisboa, 1892.
Perruchon, Zar'a Ja'qob et Ba'eda Marjam. Pan*, 1893.
Perruchon, Histoire d'Eskender, 'Amda Seyon, Ba^eda Marjam, Ga-
la wdewos. Paris, 1893. J.A. S. IX. T.lll.
Schleicher, Zenahu la Galla. Berlin, 1893.
Perruchon. Règne de Lebna Dengel. Paris, 1893.
Conzelman, Chronique de Gala wdewos. BibL des H, E. fasc. 104,
1895.
Budge. The life and exploits of Alexander the Great. London^
1896.
Guldi. Annales lohannis, Jasu, Bakaffa. Paris, 1903.
VII. Texte divers.
Bachmann. Corpus Juris abessinorum. Jus connubii. Berolini,
1890.
Bachmann. Aethiopische Lesestûcke. Leipzig, 1893.
Guidi. Proverbi, strofe e raconti abissini. Éoma, 1894,
Guidi, Fetha Nagast. Roma, 1897.
Littmann. Philosophi Abessini. Paris, 1904.
Bezold, Kebra Nagast. Mûnchen, 1905.
VIII. Linguistique.
Grammaires, Dictionnaires etc.
Mariano Yittorio. Chaldeae seu Aethiopicae linguae institutiones.
Romae, 1548.
Wemmers. Linguae aethiopicae institutiones. Romae, 1638.
Sehickhardt. Institutiones linguae hebreae. Accessit harmonia alia-
rum linguarum chaldeae, aethiopicae... Jenae, 1647.
Wallon. Introductio ad lectionem linguarum orientalium hebraicae
chaldaicae... aethiopicae. Londini, 1655.
Job Ludolf. Grammatica aethiopioa. Londini, 1661.
Job Ludolf. Gram. aeth. editio secanda. Franco furti, 1702.
Appendice bibliographique. 271
Maî. Grammatica aethiopica conscripta a J. P. Hartmanno. Franco^
furti, 1707.
Marcel. Leçons de langue éthiopienne données au collège de France.
Paris, 1819.
Tuch. De Aethiopicae linguae sonorum proprietatibus commentatio.
Lipsiae, 1854.
Sehrader. De linguae aethiopicae cum cognatis linguis comparatae
indole. Gotttngae, 1860.
Stade. Ueber der Ursprung der mehrlautigen Thatworter der Ge*e-
zsprache. Leipzig, 1871.
Trumpp. Ueber den Accent im Aethiopischen. Z. d. D, M. G.
XXXVIII p. 515-561.
Koenig. Neue Studien iiber die Schrift, Ausaprache und allgemeine
Formeniehre des Aethiopischen. Leipzig, 1877.
Haupt. Studios on the comparative grammar. J.R.A.S. N,S, tome
X p. 244-252.
Dillmann. Grammatik dbr aeth. sprache. Leipzig, 1857.
Praelorius. Aethiopische grammatik, Paradigmen,Litteratur, Chres-
tomathie und glossar. Berlin, 1886.
Wemmers. Lexicon Aethiopicum Romae, 1638.
Hottinger. Etymologicum orientale. Francofurti, 1661.
J. Ludolf, Lexicon Aethiopico Latinum. Londini^ 1661.
J Ludolf. Secunda editio. Francofarti, 1699.
Dillmann. Lexicon linguae Aethiopicae. Lipsiae, 1865.
Hupfeld. Exercitationes Aethiopicae. Lipsiae, 1825.
Dreschler. De Aethiopicae linguae conjugationibus commentatio.
Lipsiae, 1825.
Hommel. Die Namen der Sautgethiére bei den Siidsemitischen Voel-
kern als Beitraege zur arabischen und aethiopischen Lexicographie.
Leipzig, 1879.
Praelorius. Hamitische Bestandtheile im Aethiopischen. Z. D. M.
G. 1889.
Contt Rossini. Note per la storia litteraria abissina. Rend, délia R,
A. dei Lincet vol. VIIL 1899.
JX. Études bistoriques.
Dali. La gran magnificentia de Prête Jani. (1490).
Anonyme. Diversités des hommes des bestes et des oyseaux qui sont
en la terre de Prestre Jehan. Paris, 1507.
Bermudez. Brève relacion de embaixada. Lisboa, 1565.
Urreta. Historia ecclesiastica, politica, natural y moral de los gran-
des y remotos Reynos de la Ethiopia. Valencia, 1610.
Godinho. De Abassinorura rébus. Lugduni, 1615.
d'Almetda. Historia gérai de Ethiopia a alta (résumé par le Père
Tellez). Coimbre, 1660.
272 Appendice bibliographique
Lûders. De historia imperii abyssini. Cinq dissertations. 1671.
Ludolf. Historia aethiopica sive brevis et succincta descriptio rogni
Habessinorum. Francofurti^ 1681.
Ludolf. Àd historiam aethiopicam commentarius. Francofurti,
1691.
Lobo. Voyage historique d'Abyssinie du R. P. Lobo de la Compa-
gnie de Jésus par M. Le Grand. Paris^ 1728.
Bruce. Travels to discover the source of the Nile in the years
1768-1773. Edinburgh, 1790.
Basset. Etudes sur l'histoire d'Ethiopie. J. A. Paris, 1882.
Morié, Histoire de l'Ethiopie. Paris, 1904. ' • \ .
NOTA. — A ces ouvrages il faut ajouter les précieux documents
inédits jusqu'à nos jours et que publie en ce moment le P. Beccari S. J.
ce sont :
Paez. Historia de Ethiopia ; divisée en quatre livres, écrite en por-
tugais. Le Père Paez mourut en 1622.
Barradas. Trois traités historiques en portugais écrits vers 1631.
d ALmeida. Historia de Ethiopia a alta, composée en 1643.
Mendez. Expeditionis aethiopicae patriarchae Alphonsi Mendesii e
S. J. lusitani libri très et Auctuarii liber quartus. Ecrit en 1650.
A-D'/i^ î Aïi'ïlUi'flrh.C i
Errata.
p. p, 26. 27 ;i-/l'f'«l"ThA, ;^ft'^+'^A.-*, *. p. 41, 26 n+
S^Xb-A, p. 43, 24 L'Impératif du parfait en a a toujours. - L'Impé-
ratif a toujours, p. 7<^/) h^^l^'U'ïi. p. 117,20 AiAO-Ji. p. 119,
()(DhV'hé:'/l-â. p. 121,7 ÙO(D-(D-, p. 125,20 W-Zt-V-A. p.
127,24 rj^-C-^. p. ni,5 JZ-'^-fl^--'!, p. n8,22>2.îlcD/'tf«»--fl>-.
p. nç.lç^rV-'^. p. i40,i7U'ïC-Ii.p 142,14 ^>^/iiiÇ-r/i.
p. i4?,2 Thrh«:i-'>-'/. içl^ftAih n.. p i5o,4/^n-r/i^-ii. p.
154,2? M+riTîîP-Au. j). 155,15 rrtA-ri. p. 160,1 h^là^-
0. p. 165,24 0;l'rt»-.'*. p. 172, 10 il errait- il criait, p. 174,22 A./^
•>-V p 221,4 Ji^-lfAÇ- Au.
273
PARADIGMES.
pages-
I. Verbe sain. 274
II. Verbe redoublé. 276
m. » de la 1* faible. 277
I V. » » 2* faible. 278
V. » » 3* faible. 279
VI. » » l' gytturale. 281.
VII. » » 2' gutturale. 282
VIII. » » 3' gutturale. ^ 283
IX. Verbes doublement faibles et gutturaux. 284
X. Verbes plurilitères. • 286
XI. Suffixation des personnels au verbe. 288
XII. » » » au nom. 289
XIII. » » » aux prépositions. 288-289
XIV. Nom [rac. trililère). Formes dérivées. 290
XV. Qualificatif (rac. /n7//ér^). Formes dérivées. 291
XVI. Nom et qualificatif (rac. plurilit.). Formes dérivées. 292
XVII. Déclinaison. 292
XVIII-XXII. Pronoms et adjectifs pronominaux. 293
XXIII-XXIV. Adjectifs numéraux. 296
NOTA. — Pour faciliter l'intelligence des modifications de
la forme verbale, nous avons choisi pour chaque tableau une racine
unique ; nous avons toutefois marqué d'un astérique, les formes de
cette racine qu'on ne relève pas dans les auteurs.
Les numéros entre parenthèses renvoient aux paragraphes de la
grammaire.
274
Paradigme I. — Verbe sain (50-65).
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
3. Fréquentât.
I. R.
p.
. .*+A
I.
^'i->A jf-i-ac
.e.<fe^A
^.;^->A
s.
J&*^A ^lilC
f.+lA
/?.^1-A
Ip.
^l-A inc
+-T-A
^-1-A
U.C.
p.
h^^•^
. >i«MA
. h^-hA
I.
^*ThA
^f-fel-A
y^\-i\
s.
,e*l-A
^+ThA
^^1-A
Ip.
h*i!'A
h-l'lA
h^'l-A
III. R.
-p. p.
. 'l-^-th
+^+A
I.
^1-I'+A
^ih*+A
^^■;*+A
s.
/^.^•«I•'^A
^lh+■^A
f^1";!»"IA
•
Ip.
-R.P.
+++A
'^4"^A
•^A'"^A
IV. C-
. hft-l-^-f'A C)
.hft•^♦^•A
hAt>+À
I.
^fti-+->A
^Al'*1-A
^ft•^^^A
S.
^ftt^l-A
^A•^'J•1-A
^ft'^J*^A
Ip.
hfH'4'l-A
hft!-4->A
^ft•^.'^^•A
[') ou . 'l-'l-hA.
{') ou . hfï'f'+'hA,
NOTA. — Régulièrement, les verbes dont le parfait I. i est
en a ou en e, ont leurs autres temps suivant les formes correspon-
dantes indiquées dans la colonne respective de chacun de ces par-
faits. II y a cependant de nombreuses exceptions. II est des verbes
qui suivent simultanément ces deux types de conjugaison à quel-
ques temps ; d'autres les suivent tous deux sans jamais admettre
cependant une double forme à aucun temps. — Le préfixe '^ de
la forme III s'assimile devant les dentales et les sifflantes.
27S
Parfait. I.i.
Sing. 5" p. m. ^i'A
2" p. m. -frl-Ah
i"p. c. 4"hA1[|-
Plur. 5* p. m. 4»f'/V'
2' p. m. +i;Ah<»^
Vp. c, 4-hAV
Subjonctif.
Sing. 3' p. m. JZ-M^A
/. HHhA
:2* p. m. -MHhA
Plur. 3' p. m, fJ^f)^
f. y.^^^
r p. m. 'M*1*/V'
A-flA
A-flAI-
AHAh
AHAtu
AnAVb
A'flA*
A'flA
AflAhtf»»-
AHAÏll
AnAV
l.i.
Imparfait. I.i.
J2^+1-A
t+l-A
l'+l'A
t+1-A.
ÎI+1-A
J&+1-A-
J2^+1-A
^••HhA*
1-HhA
•J-HhA
Gérondif. I.i.
^tA"
♦•fcA
♦•fcAh
♦•fcAÏU
♦tAf
^tA^^"**
+'fcA»7
4-fcAh1
-MA»
Impératif. I.i.
Sing. nu M-A -^rtC
f. ¥tiL 'Wd
Plur. m. *1-A- *7rK.
^ *1-A -70^
«76
es;..-.
Paradigme H. — Verbe redoublé
(66).
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
^ Fréquentât.
I. R. P.
inn ïft
. hm
. Çflfl
I.
/^i-n-fl ^VR-^
^i-tt-a
J^^ç-fl-fl
S.
f-t-tt-a f/^fs:
fJi-a-a
JÏ^Ç'fl-fl
Ip.
j-fl-n -ïftft-
i-n-n
Ç-fl-fl
II. c. p.
Mm
. Mnn
* Kvnn
I.
^V-fl-fl
yi-a-a
^v-fl-n
s.
n-fl-n
fi-o-a
^Ç-fl-fl
Ip.
K'^-n-n
M-n-fl
Kç-n-fl
IILR.-P.P.
"i^^^')
. -Hnn
i-vnn
I.
pt^Mi
ji^-in-n
ji^çn-fl
S.
^in-n
^T->n-n
s^H^a-n
Ip.
+vn'n
+vn'n
i-çn-fl
IV. C.-R.P.
. KA-»nn
. hiï-nm
.hft'K'nn
I.
^ft-rt-n-n
fM-i-a-tt
^ft-w-fl-fl
S.
^fl-w-fl-fl
fii-ti-an
^ft-^Ç-fl-fl
Ip-
Jift-M-n-fl
KAt-i-n-fl
Kfti-Ç-fl-fl
ou .i-van
Parfait.
Imparfait.
Impérat.
s.
3'f.m. >R
W-fl-fl
—
r ïft^
l-V-fl-fl
—
rp. m. ïftjçrh
^-a-a
l-fl-fl
/. VRJ^tu
l-i-nn et 1-vn
-^n et i-nn
^•p. c. >ftjç:ïi-
W<W1
—
P.
rp.m. i*
je^ïcb et j2.ï-nn*
—
A w
je.va et j&ï-nn
—
rp.m. 'if^^Yl'^
1-Vfb et l-ï-flfl-
ta- et -î-nn-
if.!^m,Qic.
.«aetl-v-na,etc.
. "ïa et i-an
277
Paradigme III. Verbe de la P faible (68).
Fonnes.
I. Simple.
2. Intensive.
5. Fréquentât.
I.B.
p.
(Dé.^. flïj^+
. (OtU
I.
P.IPÇC JS.CDJHI»
^WC
s.
fuim:
ip.
i A«r ^^
toçc
n. c.
p.
hto-d.d.
. ha>d.£,
I.
yami
yevc
s.
fohtpc
fa>¥C
Ip.
hOhÇC
hatçc
m. R.
-p.p.
+fl>ç<i
. -tatdUL
. i-Vd^
I.
fA-atéijC
!!.t-VdJC
M^dJC
s.
M-atdJC
f^aidJC
f:A^dJC
Ip.
-tatés:
'twdjC
■tVdJC
IV. a-
R.P.
. hft+flj-A*:
. hti-i-wd^
. M+Vd^
I.
fhi-at^C
fh-t'B9C
fh-i-VVC
S.
fit-tOhÇC
^A+flJÇC
^A-MȂC
Ip.
hh-ho-çiC
KA+fflÇC
hll-t99C
Parfait. Imparfait.
S. 3* p. m. (Bé.ù f -flA J2.CDÇC J&f 'flA
f,(o^^ f-fltfh 1-flîçc 1^-nA
r p. m. oï^tch fflAh 1-iDÇC 1^-flA
f, iD^CClUjetc. f riAh., etc. 1-flïÇ<5, etc. I^'OA., etc.
P. 3' p. m. <»<<.<• f •nfr J&aiÇ<. i&f -Afr
^ Oï^J^, etc. f -flA, etc. Jiaiç^,etc. Jif-OA, etc.
fjt
Paradigme IV. Verbe de la 2^ faible (71).
/ Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
3. Fréquentât.
I. R. P.
I.
S.
Ip.
y.tah9^
n. c. p.
I.
s.
Ip.
Mohr
IILR.-P.P.
I.
S.
Ip.
IV. C.-R. P.
. M-t^aa^
C) ou 't^m^
Parfait.
S. 5* p. m. *^
f. ^00^
f. *rtK
V p. c. *î^h-
P. 3* p. m. *<^
f. 4n
.'2' p. m. *r\ït^
h.ft
Imparfait.
Subjonctif.
fe n9
Paradigme V. Verbe de la 3^ faible
(73),
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
J. Fréquentât.
I. R. P.
't^(D dA-œ
-hAflï
;^Afl>
I.
M'a- i&A*
/Z^A-
J6;»-A-
S.
f>^dr ^^-ttD^C)
Jil-A-
^;»-A-
Ip.
1-/^ Ç-tOh^^)
i-A-
;»'A-
n. c. p.
h'tlifD
. Îti-Aoi
. ^;^A<D
I.
f-th^
^-fcA-
^rJ-A-
s.
f'yt^
^i-A-
^;»-A-
Ip.
hrVl^
ît-hA-
h;^A•
III. R.-P.P.
. -hA-flflï (3)
i-AHcD
. ■t^^fï(B
I.
Jî;>Ana>-
J2.1-A.nai-
f^^f\al'
S.
j^i-Anoi-
fArMioh
P-I-Aflfl»-
Ip.
i-Anfl>-
i-Aflo»-
+Anfl»-
IV. C.-R. P.
. hn-M-Afl)
. KA-hi-AiD
^lA+;^AaI
I.
^fti-hA-
^A-h-frA-
fh-t-^à-
S.
^ft-HhA-
^A-h-hA-
fili-^A'
Ip.
hA-HhA-
JiAi-'hA-
hft+;^A•
(*) ou JZ'Ç'f'. (*) ou Ç-fr, et de même pour tous les groupes
en a Oh, (3) ou . i-AflOI
Parfait. Imparfait.
Sing. 3" p. m. 'ttiOf Ji-hA-
2* p. m. -hAflï-h 1-hA-, etc.,
ou 't'A"h, etc..
Plur. 3" p. m. -hAfll. f^-t^OK
Subjonctif.
J&1-A-
W-A-
HhA*, etc..
P-l-AOl.
2* p. m. f'Afl>*h<»^,etc1'i'Afll., etc., HhAai.,etc..
280
Paradigme V. Verbe de la 3^ faible (73).
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
j. Fréquentât.
I. R. P.
Aù! MrV
. Ùd?
. A^P
I.
f^ f4vt
^{U
!!.ftà
S.
f^& f^-Vf.
^rtd
f!Aâ
Ip.
lia A+^
Ù£
tïô
II. c. p.
.hU?
. hùd?
. hfïùt
I.
fùà
fù.à
fflâ
s.
fHâ
fùà
ftiô
Ip.
M£
hÙ6
. +nhf
M&
III. R.-P.P.
. +nhf (')
+nhf
I.
^nh^
^lUh^
^1-nh^
S.
^^Mlf.
j6i-nhj&
^1-nhji
Ip.
+nhja
+nhj&
-i-nh^
IV.C.-R.P.
M-tlid? (»)
. M-i-ùCf
hh-i-iia
I.
fiii-ùà
fil-tfkà
ph-t-fiâ
S.
m-t-hô
fM-Aà
fh-t-fià
Ip.
hil-l-llà
hiii-ùd
hM-flâ
C) ou.+nhf C)
ou . Ui-^hùt
Parfait.
Imparfait.
Subjonctif.
Sing. 3' p. m. ÙdV
f^
fJti&
f. hix^
^iï&
^l\&
2' p. m. ÙCffM, etc..
^ii&, etc..
^l\&, etc..
Plur. 3' p. m. hiX-
^ACP
^Ace
f. Hùf
f-bCS
^CS
2' p. m. fl^J8.h^,etc..1-rtC:f^, etc.. ^AC^, etc.
281
Paradigme VI. Verbe de la 1® gutturale (76).
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
j. Fréquentât.
I. R. P.
I.
S.
Ip.
^h.9n
h9n
n. c. p.
I.
s.
ip-
m. R.-p.p.
I.
s.
ip.
IV. C.-R. P.
I.
S.
Ip.
C) ou+h
«»i OM.htt^hf^
Imparfait. Fom
les modifiées.
Singulier. Pluriel.
3" p. m. Vhf
f. -tM
2' p. m. +h9
f. ■t-h9
Vp. c. hh9
I.
!..
IV.
/. Imparfait.
2. Subj.
t. Parf.
Subj.
Impéral.
282^
Paradigme VII. Verbe de la 2® gutturale (77).
, Formes.
I. Simple.
Ahh AU4>
^Ahh ^AO*
JfcAhh JE.AO*
Ahh AW*
2. Intensive.
J. Fréquentât.
I. R. P.
I.
S.
Ip.
. A?ih
j&Ahh
A?i)l
. Ahh
J&AWfl
IL C. P.
I.
S.
Ip.
.hAhh
^AMn
hAhh
hMJn
^Aïiïl
III. R.-P.P.
. - I.
■•„ - • S.
Ip.
^1-AhlFI
-f-AKh
jfc1-A.Kh
^l-Aîijri
+Aîih
. +Ahh
+Ahh
IV. c.-ç. p.
I.
. ' s.
r Ip.
^ftl-Ahii
^fl+Ahh
.Wi+Ahh
^A+Ahh
^A+AÎ,h
Kfl-I-Aîih
C) .ou-hAKh (') .ouîiAWi
(*) .ouîifl'^Ahh C) •oui-Aîih
1. — La gutturale de son e change toujours en ë la voyelle
de son a qui la précède.
2. — Le subjonctif I. 1 a toujours la gutturale en a.
}. — V impératif 1. 1 a toujours ses deux premières radica-
les en a. .
iiti
Paradigme Vm. Verbe de la 3® gutturale (78).
Formes.
I. Simple.
2. Intensive.
3. Fréquentât.
I. R. P.
nx-wi
nx-rh
. QKA
I.
m^!h
WWfA
^(\X!h
S.
f.'tt^hv
f.ax:!h
^OX-A
Ip.
•a^th
axrih.
ox-A
II: C: P.
h-aKdi
. haxrdi
I.
^nx-;h
^(US-A
S.
f-a^âi
fOK^
Ip.
K-nx-^h
hnx-;h
ni:C:-P:P.
. i-tt^ih
. -mXTA
+OX-A
I.
^nxA
S^^trOA^
j&l-nxA
S.
j&l-njw»
jMhnxA
j&l-axA
Ip.
+nsM.
+nxA
+OXA
IV:C:-R:P.
hft+nX-rh (')
. M-tn^th
. hfti-nx-A
I.
ya-tax^Ai
^A-HIX-A
^A+nx-A
S.
^ft-HlX-A
fM-ttXHi
^A+nx-A
Ip.
htl-HlX^
hM-aK!h
^A■^nx-A
(*) ouKft-HlX-Wi.
I. — Dans ces verbes, la gutturale de son a veut toujours
être précédée du son ë; d'où une construction constante pour tous
les parfaits I. i avec ë à la 2* radicale. 2. — Lorsque la gutturale
est du sixième ordre, elle allonge en â la voyelle a qui la précède.
Parfait.
Singulier. Pluriel.
3* p. nu aKdi nx-zh.
f. a^ih^ d^^
f, nHAiu a^txM
r p. c. HKM^ HH^hV
284
Paradigme IX.
Simple.
Intensive.
Fréquent.
I
I** et 3' f.
<»ftf
wé^at
—
2
2* et f »
ROïf
—
—
3
I^f.2^g.
ai0A
(Odllï
—
4
I*-^ » f »
(D^h
(D^h
—
^ ^
2' » l*' »
PL
ihlDll
—
2* » 3' ))
adi
KOhO
—
3' » l'' »
3' » 2' »
CM
-hM
fiihat
o 9
I et 2 f. 3* g.
—
(DOhO
—
10
I* » f » 2* »
(DiM
—
VM
II
2* » J*" » I* »
ihf>(D
—
12
I^g-2*g.
Mil
Md
13
I* )> f y>
-iTh
—
H
2" » f »
-fl/hK
—
—
I
—
—
hlDéL?
MM
2
—
h/^fl»f
—
—
?
—
hfl»"^A
—
hVihSi.
4
—
h^JtO
—
—
o ^
—
hU
K-WA
—
•1 6
—
hHdi
hMdi
—
§ 7
—
KuhP
hiMif
" 8
—
hAWif»
—
i 9
—
—
Ma^v
—
^ lO
—
hOhOV
—
—
II
—
Mifw
—
—
12
—
hMtt
—
—
U
—
hvf!:h
—
—
M
— -
hMuh
—
—
tÈh
Verbes doublement faibles
Simple.
et gutturaux
Intensive.
(79-82).
Fréquentative.
-tatcoi
-f-CD^CD
i-VW
'taïah^
i-^flïf
i-fnaht
-tof-oa
—
i-Vàif,
o5
'tœ'io
■t-atg^h
-tVA^h
>
-toio^i
t-AiDX
1
6
-t^Ohh
+AeA
■i-fUD-di
4>
7
-tihr?
+WiAf
1
8
-trviD .
—
i-AW
o
9
-f^OMi
■tvw-v
-tfohv
o
I14
10
II
—
—
—
12
+M11
—
+MM
U
+-î-fl>»
—
■i-hr'-%
14
•W"dO
—
•f^bo
I
2
—
KA-I-PAA
?
htï-tohdiA
—
—
.05
4
—
—
—
U3
5
—
—
Kft+^fX
S
6
Mi-aohh
hh-tihiDtt
KA+nto-rfi
0)
>
7
KA-Wihf
M-tod^
htii-hwe
"1
2
8
M-tCM
—
M-tiiOt
(3
9
—
—
—
10
—
—
hh-tVM
£
II
—
—
M-t'hfai
12
htii-MH
—
hM-Mll
14
—
htn^bo
280
Paradigme X^
Formes.
Verbe Sain.
Verbes à radicales fables.
I. 1.
P.
4»T+m
iDAi'flï
S\.Vai
I.
j&*m*T
J&flïA*
f^M^
S.
J&4»T*T
JiflïA*
S^M-
Ip.
+T*T
CDA*
M-
IL 1.
p.
hA'iÙ^
KcDAflïA
hM(D
I.
mtt^
ycDAfl^A
fM*
s.
WJftA
f(D^ah^
fM- .
Ip.
Kfl-JAA
KcnAoï-A
KM-
m. 1.
p.
^aa^f^a
'hiDA'hiD
-tonnai
I.
f^^ao^Mi
P-l-aïAI-fl»-
f>^(\»nah
s.
^1^7A-fl
p.l'aïA'ha»-
^^(Unto-
Ip.
i-^Tft-n
-hiDAi-i»-
-Htlfon
III. 3.
p.
i-AVAA
i-ID^OlA
-tny^oi
IV. 3.
p.
,
KAi^oiAoïA
i Parfait, Imparfait.
Sing. 3' p. m. i^M JR-hi-nA
- f. -naMr ^--hV-flA
;2*p. m. -naMï ^•'^ï'flA
r. i-^HAïU l-'hV'flA.
rp, c, •h'^OAll- fcl-i-nA
Plur. S' p. m. -h'JflA- ^'h^P'flA-
^•f. m. -wnAhtf^ l-i-v-nA*
f, i^nAOT l-f-i-flA
Verbes plurilitères (83-87).
t87
Verbe redoublé.
Verbes à gutturales.
POVTfC
hihc-h^
faomh
-MiA-feA
Jîil-feA'feA
-f-feA-feA
-l-M-l-h
+fllÇ++
Subjonctif. Parfait
Sing. 5'p. m. JK.'KJ-flA ^«"ACD
2' p. m. l-'M-flA ^«"A-h
vp. c. K-W-flA oD^tr\^
Plur. 5* p. m. jK.i-'J-flA- ^^Ç-AOl.
2^ p. m. 'Th'h'J'flA* <^;i-A-întf«»-
Vf. c, •Ji-'ï'flA ^«"A-J
288
Paradigme XI. Suffixation des personnels au verbe (136).
Voyelles finales.
,«p.
2- p.
A bref. Règle. —
Except. —
^i-ML
4"hAÇh
+i-A-
4"^AÇ^^ ou » V
A long. Règle. —
^-t^l
+1-Ah
4"hAu-
U. Règle. —
^-tà-l
+'^A•h
*i-A?'ou+'hA-P
I. Règle. —
^-tfisHnl
ou 4»i'Al[Uf'
E bref. Règle. —
Except. —
Subj. —
La 2' p.
fém. pluriel fait :
^-hA*
^l-Aïllh
ou +i*AhVlh
^*1-A-
Nota. — Les lois concernant la voyelle finale, doivent se
comprendre : i* pour les règles, de tous les modes, temps et per-
sonnes terminés par cette voyelle ; 2° pour les exceptions, des modes,
temps ou personnes correspondants de toutes les formes verbales
données en exemple seulement.
Paradigme XIII.
I. -flf (ttS) en moi •flï en nous
4lh -OtU en toi -flln*^ •flVl'J en vous
n ou n* n ou n-fc en lul, elU f\(^ n*} en eux, elles
II. A^i* à moi AV à nous
Ah AlU à toi h\l(i^ Mlli à vous
A-* A-fc à lui, elle ÙT^^ Ùrl à eux, elles
280
Paradigme XII. Suffixation des personnels au nom (142).
Voyelles final.
l'p.
2' p.
î'p-
Singulier.
E bref. +1-A
4^Af
«H-Ah
+1'Ah'ï
•H-A-
A bref. +1-A
4HhAf
+1-AV
*^Mi
♦1-A
I *;^A.
4';^A.f
et *^M
♦;^A.h
4';^A.0-
Along.+ÇÇ
«WÇf
«M-Çh
4-?V«-
E long. 4*>îA.
nom. ^^Af
ace. -OhAS
-n}iA.li
tÇA-
*ÇA-f
tçA-h
*Ç:A-W"
Pluriel.
«"«PdAh
et ""«PdA.»!
««•«PdAjh
L*addition de la voyelle i est pour toutes les finales pluriel.
Suffixation aux prépositions (147).
III. "VU^ chei moi
'Vn.h'VtLlU cheiioi
'W.lh'^a.y chei lui, elle
IV. h^f comme moi
h^hh'^tU comme toi
-TrlLlf <»»• -^a.lf "> c/ie:( eux, e//e5
h'^V comme nous
h'nYiao- h<^h1 comme was
h^U- h^y comme lui, elle W^Wi^^ ïïim comme eux,
[elles
«00
XrV. Nom. [rac. trilitèré).
Formes dérivées.
I. Par attribution et par modification vocalique.
i6.-
17.-
-4•;^A
i8.
19.
20.
21.
30.
31.
6. — ^i-A
7. — j^1-A
8. _ +1ïA
9. — ^'CA
o. — 4»;hA
II.
}i préfixé
*^4*'t'Al'
f»4'+A
(92).
_4"^A^•
26.
27.
28.
29.
— ■^•4•;^A
— ■W'I'Al*
— 'h+'hA
— -Hl-tA
- Ç
32.
?6.
37.
- i^
- ai-
I.
2.
3.
4.
5-
6.
7.
8.
9.
10.
— ^-I-A^
— +i'A'lh
— 4'1'AI'
Par préfixation. (9^).
22. — Î^*;^A
25. — ^4»1-A
24. _ ^4»1-Al-
25. — 'f^»;l-A
III. Par suffixation (94).
— Çl* ^4. — ë 1*
— è ?5. — ol*
Nombre. (122).
Plur. brisés. Formes singul. qui les admettent.
4»'hA — M'A.
K4>;^A - ^l-A, 4HhA, *1-A.
K4"i:A — «I»'^A, 4»1*A.
K*1-A — 4»1-A, *1-A.
h+1-Al- - *1-A, ^l-A.
4.-^A^• — 4»;^A., ^tA, **A.
h;H-A - K*1-A, Î%*'f-A.
^^iK - l-W-Al-.
^;^1-Al- — «wi^i^l-A, î^+i-A, ^*i-A.
Avec 11^ ou P» insérés, i) noms avec â, ë, i, u, à la secon
de radicale, 2) noms terminés en ë, à.
291
XV. Qualificatif, [rac. trilitèré).
Formes. Nom d'agent. (97).
I. 2 ♦;^A. I. 3 ;^;HV.
I. I +;^A.
IL 1 h*;^A.
III. I 'H•;^A.
II. 2 K+;^A.
III. 2 1-4*;Wti
III. j '^^;^A.
Participe. (98-99).
formes dérivées par modification vocalique.
/"orm^s dérivées par préfixation,
I. 2 ^+1-A I. j ^^HhA
II. I <^4»'ThA II. 2 ^+1*A
lY. I ^A'Hl»1-A IV. 2 ^ft-h+l-A IV. j <^A-h^^A
Adjectif. (100).
^-tA +;^A 4»;^A .^A
FÉMININ, (il 6). Il se forme en ajoutant la désinence 'Ihau mas-
culin. A noter : -fr-ftA jém: +;^A — ^•'IïA fém: M'Ai*.
Nombre. Pluriel sain. (123).
— I^T pi. m.
'hfiP'i pi. f.
'Î>!P1-
çiW" »
ÇX.«^7
çx-^ïl-
ton. »
w-nn
ia-n^l-
'»»?A^«e .)
o^é.wn «
«»7<J.W^1-
A*:.'"? »
K<;;»<B-n >
h<:;»fl»-^l-
Pluriels Brisés. (124).
I) Ï1/^1h pi. de l-hl^ 2) ^^Ç'JTh pi. de f^tï^Ti
}) oïÇï'fï^ pi. de mfl.-fl 4) A^^Hh pi. de rt^*
29Z
XVI. Nom. [rac, plurilitèré).
Formes dérivées.
I. par modification vocalique (104).
1. -fl^-fl^ (ë-ë). j. é.f^i*f^ (à -à).
2. +A4»A (â-â). 4. •7Aa-n (ë-â).
II. par préfixation (105).
2. ^Al^AîT'
5. ''«^h-^wt:
5. î+Aj^-A
III. par suffixation (io6).
I. A^A*^ (ë). 2. A'îAIÇ (Ç).
Qualificatif, [rac, plurilitère) (107-110).
adjectif. A^ÎT^T*, -fl-WlIP^, etc..
participe. Aî^A-î^, r^na^H, ^TfO/V-A.
n. d agent. Al^ï.
XVII. La déclinaison. (128).
(Nom et qualificatif).
Nominat. Ace.
ë
— â
rAA
ace.
1»»AA.
i
— ë
iC'»!^
»
&"!&.
i
(ë f.) è P
OOi3^^
»
aou»CX.
ë
— invar.
ACB
»
rtC«.
— invar.
in
»
■ÏP.
â
— invar.
tfo-AÇ
»
«»-AÇ.
293
XVIII.
Pronom
personnel.
FORME ISOLÉE.
I ) Pronoms primitifs. ( n 3 ).
Singul
ier.
Pluriel.
V p. c.
M
lAV
2' p. m.
M-t
M1-fl»-
A
M±
Ml-?
r p. m. (nom.) iO^M^ (ace.) (O-hi- h^^'i'^ ou IH-h^ai»-
f.(m
m.) JZ-h-fc (ace.) J^îi-h h^"}* ou
<»•}»+?
2) Pronoms par circonlocution. (iM)*
a) nominatif
mas.
corn.
fim.
masc. com.
fém.
l'p.
(
)uAAf
MiA
2' p. MiM
AA.h.
AA.h«»-
AA.h->
rp. AAjh
,
AA,y
AA.ir«»»-
AA.U"Ï
b) accusatif
rp.
h.^f
XVJ^
2' p. tïjlï
hSh.
WJ^i^
tl.^h7
3'p, tïjîh
hSV
tisiro^
tU?U">
c) génitif et pronom possessif.
rp.
lUif
«LM
2' p. XOxXï
lUtU
II.Wflfl»-
Il.hh7
S' p. njMh
lijiy
llhlf^
Il,hlf7
rp.
A^hKP
hl-tM
2" p. M-tWi
1
îi-ïthh.
Ki'bM}'^
îi?-f:Wfi7
3'p. M-bhîh
N^-tKV
Ki-a%Vt^
ïi-J-fAU">
S«4
masc.
Singulier.
com. fém.
Pluriel.
masc* com.
Pronom personnel affixe. (135).
fém.
Pluriel.
3' p.
masc.
com.
Singulier.
masc. com. fém.
f {nom) X (verbe)
h lu
XIX. Pronom et adjectif démonstratifs.
J. Pour les objets rapprochés. {148).
fém.
V forme.
masc.
fém.
2* forme.
masc.
fém.
V forme — nom.
masc. . Tlïl*
fém. MVùr^
Singulier.
— nom. ace*
H H
H H
nom.
Pluriel.
Meth/t--*
ace.
et ïiA-7* et K^'>-h
etM-}*
IL Pour les objets éloignés. (149).'
ace. nom. ace.
Tlh» m.etf.'hMt
et M^h»
2^ forme.
m.etf. ïiAlrHî îiAW-h
m. e//. îiAh* îiAhl-
XX. Pronom relatif. (150).
Singulier. Pluriel.
nom, ace, nom. ace,
masc. If
commun Ttih
fém. Mi-
XXI. Pronom et adjectif interrogàtifs. (151).
I.
II.
m.
XXII. Pronom et adjectif indéfinis. (152).
1. — If — pron, relat, : Certain, quelqu'un, quelque, qui-
conque.
2. — ^"^V» — pron, interrog, avec V enclitique X : Quel-
que, quelqu'un.
y — n — prépos, n construite avec les suffixes : Un, cer-
tain.
4. — KAOlf, hj^^'t'^, — Nul, aucun, personne.
5. — lf"A' — subst, construit avec les suff, pers. Tout, cha-
que, chacun, quiconque.
6. — tïth^ — adj. numéral (un) : Certain, chacun.
7. — hAX — adject., l|Ah«, pronom — Autre, l'autre.
8. — HlK^Tf — pron. relat. et pron. démonst. avec ïï^. tel.
9. A'flX, 'Ohù^ — subst. (l'homme): Un, certain.
10. — 2i1/W — subsi, : Quelqu'un, certain.
Singulier.
Pluriel.
Nom.
ao^.
^Y-, ha * ^'h
Ace,
OD^^OD^
Nom.
r-i^, r'i^'h
Ace.
r^-t
Nom.
hf>, hf>'h
hy^
Ace.
hf>,M
hf-t, hf^
2^0
XXIII. Adjectifs numéraux cardinaux. (153-160).
Masculin. Féminin.
nom. ace. nom. ace.
1 6 hihJ^ KrfiA hih-t hih-t
2. i ïlMi» invariable.
1flAh>i: hA/î.+ yiA^-t Inâih.i'
Masculin. Formes communes.
nom. ace. nom. et ace. nom. ace.
3. r iPAft*
4. hCfld*
6. % AJ?:ft*
8. ï A^"}*
A-^i*
9. B l'fto*
40. î Oi^'C*
i^'AAI'
hCdà-t
» » +
» » "l*
» » "i*
» » 't
» » i*
» » 't
» » i*
» » "f"
» y) "f*
i^'AA
Ken»
-W"A
AA«
A•fll^
A^i
1-Alh
i^AA » A
C-flA »
'hrti » A
A«-A » A
A-flA »
tir'i
)
l-Ad ^)
XXrV. Adjectifs numéraux ordinaux; (161-162).
masc.
3' "^AA
5» ^Î^A
, 1-
masc.
» ^ï
» Aï
» t
> 1-
masc.
>> AJ&
A.1-
» » Aj&, etc.. etc..
De 20 à 90. On se sert du cardinal seul ou précédé de H,
«97
I. Index des matières.
(Lea numéros renvoient aux paragraphes de la grammaire).
Accent 22.
Acconvnodation de consonnes,
Accord du sujet et du prédicat
2^3-256; de la copule 237;
de l'épithète et de l'apposition
238-2^9; des numéraux 240-
241 ; du verbe prédicat 232-
235 ; du nom et du qualificatif
prédicat 236; des pronoms et
adjectifs pronominaux 258.
Accusatif. Crase de la désinence
deTacc. 30; ace. après l'infinitif
214; après le qualificatif 2p ;
pour rendre l'objet direct 218-
221-222 ; complément de me-
sure 224, 8 ; de partie 224, 9 ;
de distance 224,9 î temps 224,
1 1 ; de lieu 224, 1 2 ; ace. après
le passif de certains verbes
221,9; sufiixation des person-
nels à l'ace. 142.
Article. Manière de suppléer à
l'art, défini 182 ; indéfini i8^
Addition de consonnes }Q.
Adjectif. Formation 100; accord:
voir qualificatif ; comparatif,
superlatif : voir ces mots ; ad-
jectifs pronominaux : poir pro-
nom.
Adverbe. Primitif et dérivé 174 ;
numéral 164-165.
Affixes. Pronoms 51 ; 57 ; 1^5-
147 ; particules 175 ; 176 ;
178.
Apposition 239.
Assimilation de consonnes ^}.
Causale simple 253, i ; complé-
tive 253, 2.
Concessive 257.
Con(ii7fo/in^//^réelle,potentielle,
éventuelle 256, 1.5.4; irréelle
256, 2. 4; remplacée par une
relative 256, j.
Conjonction 178.
Collectif sujet 235,6; antécé-
dent 238.
Comparative simple, temporelle
ou conditionnelle 252.
Comparatif du qualificatif 186.
S98
Complément du verbe 218-224.
Objet direct unique 218-221 ;
objet des verbes signifiant dire
219 ; commander, permettre
219 ; des verbes exprimant un
sentiment de joie ou de peine,
une sensation 221, i ; expri-
mant communication de paro-
les 221,2; marquant la capa-
cité 221,3 ; signifiant abondan-
ce, privation 2 2 1,4; ressembler
219, 221. 5 ; oublier, se sou-
venir 22 1 ,6 ; marquant mouve-
ment, repos, indiquant le temps
221,7; avoir soin, s'occuper de
2 3 1 ,8. Objet direct double 222 ;
après les verbes dire 222, i ;
ôter, enlever 222,2; demander,
promettre 222, 3 ; défendre,
ordonner 222,4 ; faire, regar-
• der comme 222,5. Objet indi-
rect 223. Complément circon-
stantiel de cause, instrument,
motif, prix, matière, règle, me-
sure, partie ^ distance, temps ^
lieu 224-226. Compl. du nom
226-228 ; du qualificatif 229-
232; de rinfînitif 214.
Complétive objective 260 ; sub-
jective 261.
Consécutive 255 ; remplacée par
une coordonnée 255,2.
Contraction de voyelles 3 1 ; des
préfixes personnels avec les
préfixes caractéristiques des
formes 59. Cont. dans les ver-
bes de la 2* faib. 3 1,71 ; de la
3* faib. 31,73. Cont. de con-
sonnes, dans les verbes redou-
blés 34.
Coordonnée équivalant à une fi-
nale 254,2 ; à une consécutive
255,2; marquant union 262,1;
séparation 262, 2 ; opposition
262,3 ; raison 262, 4 ; consé-
quence et conclusion 262, 5.
Copule nature, place, accord
237.
Crase de voyelles dans l'anne-
xion des suffixes pluriel 30 ; de
la désinence accusative 30.
Déclinaison 128.
Détermination du nom 1 8 1 - 1 82 ;
226,7 ; indétermination 183.
Diphtongues 3.
Disjonction àt voyelles 32. Disj.
dans les verb. de la 3* faib. 73.
Écriture, Consonnes et voyelles
i-i I ; ponctuation 14 ; lettres
amhariques et tigraï 3.
«99
État construit 1 30 ; avec le nom
226; le qualificatif 231 ; l'in-
finitif 214 ; les numéraux 241,
Faible (lettre) dans le verbe 46 ;
68-74 ; 79-82 ; contraction j 1 ;
suppression 37 ; addition j8.
Finale 254,1 ; remplacée par
une coordonnée 254,2 ; cons-
truite avec le relatif ^$4,4.
Formes. Les formes verbales 42-
45 ; nominales saines 91-95 ;
qualificatives 96-101 ; faibles
et gutturales 102 ; plurilitères
103-110.
Futur rendu par le parfait 20^ ;
par l'imparfait 204-205 ; par
l'imparfait avecUACD 208.
Futur antérieur rendu par le par-
fait dans la temporelle ou la
conditionnelle 201,1, dans la
relative 201,2.
Génitif du nom 1 28 ; du person-
nel iM c ; du démonst. 148 ;
du relat. 150; de l'interrog.
151.
Genre dans les temps du verbe
49 ; genre du nom 1 12-115;
du qualificatif 1 16-1 17.
Gérondif. Verbe sain 64 ; for-
mant une proposition ou ser-
vant de simple qualificatif 2 17.
Gutturale dans le verbe 46 ; 76-
78 ; 79-82 ; son influence sur
les voyelles 28-29 ; permuta-
tion ^9.
Infinitif Verbe sain 65; valeur et
emploi : sujet 21 j, antécédent
214, complément: seul ou avec
A 215 ; qualificatif ou explica-
tif 216 ; forme allongée 214 ;
infin. dans la comparative 252,
2 ; dans la causale 25 ^; dans la
finale 254 ; dans la complétive
objective 260.
Imparfait, Verbe sain, forme rad.
simple: formation 56; conjugai-
son 57 ; formes dérivées 58-
59. Avec le sens du futur 204-
205, du présent 206, du passé
207 ; avec W et VlifD 208.
Impératif. Verbe sain 62 ; valeur
et emploi 212.
Interjection 179.
Interrogation. Emploi des parti-
cules interrogatives 245-246.
Lecture. Consonnes et voyelles
isolées 15-19, combinées 20-
2 1 ; lecture de l'ë 24 ; exerci-
ces 25,26; classification pho-
300
nétique des lettres i8 ; classi-
fication morphologique 19.
Métathèse 40.
Négation. Emploi 242-244.
Neutre du relatif 193 ; du dé-
monstratif 194.
Nom. Primitif 90 ; dérivé d'un
radical sain par attribution ou
modification vocalique 92, par
préfixation 9^, par suffixation
94 ; dérivé d'un radical faible
ou à gutturale 102; dérivé des
plurilitères 104; nom d'action,
de lieu, d'instrument 95 ; nom
d'agent 97 ; de relation 10 1 ;
nom composé ni; genre 1 1 2-
1 1 5 ; nombre : voir pluriel.
Détermination du nom 181-
182 ; indétermination I8^
Complément du nom : état cons-
truit 226, au moyen du relatif
227, au moyen de prépositions
228 ; employé comme prédi-
cat 236; mis en apposition 259.
Nominatif 128 ; suivi des suffix.
pers. 142 ; nom. absolu 248,6.
Numéraux. Signes 12 ; Combi-
naison 13 ; cardinaux 153-
160 ; ordinaux 161-167 ; ac-
cord 240241.
Ordre des lettres. Définition 4 ;
transcription 5-10.
Ordre des mots dans la prop.
verbale : du sujet, verbe prédi-
cat, qualificatif, pronoms et ad-
jectifs pronominaux 248. Or-
dre des mots dans la proposi-
tion nominale 237 ; 249.
Parfait. Verbe sain, forme rad.
simple 50 ; en a, en ë 50; for-
mes dérivées 54-55 ; valeur et
emploi 198 ; avec le sens du
parfait défini ou indéfini 148 ;
du parf. ant. 199; du plus-que-
parf. 200 ; du fut. antér. 201 ;
du présent 202 ; du fut. 203.
Parfait antérieur rendu par le
parfait dans la temporelle.
199.
Participe. Formation 98 ; genre
116 ; nombre 123.
Permutation de voyelles 28 ; de
consonnes 3 9; de voyelles dans
les verbes de la l'g. 28,1; de
la 2'g. 28,1. 2; de la 3' g. 28,
3 ; dans les qualificatifs de la
forme ^tA 28,5 ; au fémi-
nin des participes en 4*'lîA
28; 6; des voyelles u, i devant
leur homophone A*, f 28,9.
ÔOl
Pluriel 1 1 8 ; du nom : sain 1 20-
121 ; brisé 122 ; du qualifica-
tif: sain 12^, brisé 124; des
plurilitères 125-126; pluriel de
pluriels 127 ; suffixation des
personnels au pi. 14J.
Plus-que-parfait rendu par le
parfait dans la causale 200, i ;
la conditionnelle 200,2; la re-
lative 202,^ ; dans une subor-
donnée marquant la répétition
202,4 ; rendu par le parfait
avec W 202, 5 .
Prédicat 234 ; prédicat verbe
2J5 ; nom et qualificatif 256.
Préposition 176-177.
Présent rendu parle parfait 202,
par rimparfait 206.
Pronom personnel isolé 1 3 2-
134, suffixe 155-147 ; démon-
stratif 148-149; relatif 150;
interrogatif 1 5 1 ; indéfini 1 5 2;
emploi du pronom personnel
isolé 1 87- 19 1 ; emploi du pron.
pers. suffixe 192. Le pronom
pers. sutF. après W et VlifO
192,2 ; après le gérondif 64 ;
après le qualificatif 238,3; em-
ploi du pron. relatif 193 ; em-
ploi du pron. démonstratif 194;
emploi du pron. interrogatif
195 ; empl. du pron. indéfini
196 ; suffix. pers. objet direct
220, objet indirect 223 ; pro-
nom personnel copule 237 ;
accord des pronoms 238.
Proposition, Otôtq des mots 247-
249 ; indépendante 250; com-
parative 25 2 ; causale 25 3 ; fi-
nale 254; consécutive 255 ;
conditionnelle 256; concessi-
ve 257 ; temporelle 258 ; rela-
tive 259 ; complétive relative
rendant la finale 254,4, ren-
dant la conditionnelle 256,3 ;
complétive objective 260, sub-
jective 261 ; coordonnée 262;
subordonnée 252; verbale 180;
nominale 180.
Qualificatif primitif et dérivé du
verbe sain 96 ; du verbe pluri-
litère 107; genre 11 6-1 17;
nombre 123-124; emploi com-
me nom 184; formé au moyen
du relatif H 186. Complément
du qualificatif au moyen de
l'état construit 231, au moyen
des prépositions 2 3o,au moyen
de Taccusatif 232. Qualifie,
prédicat 236, épithète 239 ;
302
accord 2j6; comparatif et su-
perlatif i86. . . : \, i
Quantité des voyelles. Change-
ment dans les verb. gutt. 29.
Redoublement 23 ; 36.
Relative 259 ; équivalant à une
finale 254,4; aune condition-
nelle 256,3 ; remplacée par
une temporelle 259.
Subjonctif verbe sain, forme ra-
dicale simple 60; formes déri-
vées 61 ; valeur et emploi 209-
211 ; marquant l'exhortation
. le souhait 210 ; avec A 210,
4.5 ; dans la prop. subord
211 ; dans la comparative 252,
2 ; dans la finale 254 ; dans la
consécutive 255 ; dans la
temporelle 258 ; dans la
complétive objective 260 ;
dans la complétive subjective
261.
Sujet 233; singulier unique 235,
I ; singulier multiple 235,2 ;
sujet pluriel unique 235,3 ;
pluriel multiple 235,4 ; pluriel
et singulier 235,5 ; nom col.
lectif 235,6; indéterminé 235,
7 ; infinitif 213.
Suffixe. Pxoïiom 135 ; particule
• 178.:-.- :'-■ : '.--.i l '^>' ' i:\.
Superlatif àM qualificatif 186.
Suppression de consonnes 37 ;
dans les verb. de la i" faible
69 ; de la 2* faible 71.
Temporelle 258.
TempSy notation 168; ère éthio-
pienne 169 ; mois, jours 170-
171, 241 ; heure 241,4.
Verbe. Radical verbal 41 ; for-
mes verbales 42-45 ; classes
de verbes 46 ; trilitère: temps,
modes, personnes 46 ; smn 50-
64 ; dé nominatif 65 ; redou-
blé 46, 66-67 î faible de la i*
rad. 46, 68-70 ; de la 2* rad.
46, 71-72 ; de la 3* rad. 46,
73-74 ; verbe de la i* guttura-
le 46, 76 ; de la 2* gutturale
46, 77 ; de la 3° gutturale 46,
78 ; verbes doublement faibles
et gutturaux 46, 79-82 ; qua-
drilitère sain et redoublé 83 ;
faibles et gutturaux 85. —
Quinquilitère 87 ; complé-
ment, sujet : voir ces mots.
Verbe impersonnel 235,8.
808
II. Index des mots et des formes
qui ont donné lieu à quelques observations.
â changé en à 29 ; â suff. flex.
verb. 3* p. f. pi. "J^.
â 't' suff. form. du nom 94; dési-
nence pi. 30; 120; I2j; 125.
â Tr suff. form. du nom 94 ; dés.
pi. p; 120; 123 ; 125.
â V dés. du n. de relat. loi.
â J8» dés. du n. de relat. ici.
ë fD pour u (O 28,9.
ë pour ë 29 ; suff. form. du nom
94 ; pour â ^ 3 1 ; ace. de i
30.
ê 't suff. form. du nom 94.
ë f pour i f 28,9.
i 1* suff. form. du nom 94.
i pourë J& 31.
o 1* suff. form. du nom 94.
o pour â fl^ 3 1 .
u pour ë fl^ 3 1 ; 3' p. pi. m.5 3.
îh suff. pers. 3* p. 135-147;
192; 238,3 ;interrogat. 245,2.
y suff. pers. j; p. 1.35-147; 192;
238,3.
VtiiO 192,2 ; 208,2 ; 237,3.
WTr suff. pers. 3' p. 135-147;
192; 238,3.
Ifi/o^ suff. pers. 3* p. 135-147 ;
192; 238,3.
Aprép. 147; 166; 210,4; 215;
219; 224,3; 226,7; 228, 235,
3; 254,3; 260.
AiiS, AA*h, etc.. pr. pers.
134; 188.
ih9^ gendre 144.
*"* préf. form. du nom 93 ; du
part. 99.
9^ préf. form. du nom 93.
'^^T-Al-pl. bris. 122.
Î^*1-Al- 164.
^^^ interrogat. ace. 15 1 ; 195.
9"'}'h interrogat. nom. 151 ;
195.
^^Tri* interrogat. ace. 151; 195.
^^i* interçogat. 151; 195.
^V-^indéf. 152; 196.
^^hrt-cent 1)7.
304
.^'^mï 175,10; 224,10.11; 258.
Chh IJ4; 191.
A'ù'h 152; 196.
fia 178,7 ; 199 ; 200,2 ; 201,1 ;
256,4; 258.
+ assimilé jj.
^'tà parf. 1,1. 50; 5 j ; parf. I,
2. 54.
♦"hA form. nom. 92.
4"^A^• form. nom. 92; pi. bris.
122.
4»;^A fém. de +'tA adj. 28,
5 ; nom 92 ; adj. lOO.
4»;HV^ nom d'ag. 97."
+'fcA'h form. nom. 92.
4"^^* gérond. I,i. 1,2. 64.
^-fc/t^l* infin. 1,1.63.
4**6 A infin. 1,1. 63; form. nom.
92 ; adj. 100.
^l'A parfait 1,1. 50; $^
4»'lhA'lh form. nom. 92.
^^IhA form. nom. 92.
^^^ form. nom. 92.
^^tir, ^l'/Hh infin. 1,2. 6j.
+'|îA92; 241,3.
«fe^îA participe 98.
^'^A parf. 1,3. 54-
^-fcA" gérond. 1,3. 64.
^;^A« n. d'ag. 97.
^^A-, jHhAHh infin. 1,3. 63.
^'hA form. nom. 92; adj. 100;
numéral 165.
^■i'A impérat. 50 ; nom. 92 ;
pi. bris. 122.
^••t'A'ih form. nom. 92.
4';i*A form. adj. 100.
4»+A fém. ¥^^^ 28,6; part.
98.
4*'hAl' form. nom. 92.
M'A form. nom. 92.
^''IhA impér. $0 ; 62 ; nom 92.
^^^ 258;îtî^*JÇr^ 258.
n 147; 152; 165 ; 166; 224,1;
224, 2; 224,3.4.5.6; 224, II.
12; 235,3.
(Mf''^^ 177,9; I92,^
•flîiA. 152; 196.
dM-t 177,18; 224; 253,1.
nv- 245,5.
•f* assimilé 3 3 ; supprimé 37 ;
préfixe verbal 43,3 ; pour l*
préfixes pars, dans les verbes
de la I* gutt. 76 ; préfix. for-
matif du nom 93.
^ préf. pers. 59.
't indice fém. parfait 3* p. f. s.
5 3 ; préf. pers. 57,60 ; préf.
form. du nom 93.
i-4*+A parf. III,i. 54 ; 111,2.
54.
805
-h+'ThAparf. III, 1.54-
-t^-tà 111,3. 54.
^•^l'A pi. brisé 122.
'H[»'l'A'1h form. nom. 93 ; 164.
i""} préf. verb. 84.
•Ilfl prép. 147.
V pour '^ 35 ; suff. verb. i' p.
pi. 53; pour Tr préf. pers. dans
les verb. de la i* gutt. 76 ;
suff. pers. 135-147; 1^2; 238,
h
"h 245.
i suff. pers. l'p. 135-147; 192.
V préf. pers. 59 ; suff. format,
du nom 94.
1 préf. pers. 57 ; 60.
'iM pr. pers. 133; 187 ; copule
Çl* suff. form. du nom 94.
Wtî 134; 191.
h pour "h préfîx. pers. dans les
verb. de la i* gutt. 76 ; préf.
form. du nom 93 ; suffix. mar-
quant les citations 28,2 ; 129.
h préf. pers. 59.
h indice du vocat. 1 28.
h^ i75»2o; 210,4; 211,2; 242.
ïi préf. pers. 57; 60.
M 262.
hArelat. 150; 193 ; 194,3; 259.
hii a ^"^ interrog. pi. 151 ;.
195.
ïiAr dém. nom. pi. 148 ; 194.
îiA dém. ace. pi. 148; 194.
KAO 147,1; 152; 196; 235,3;
242,3. KAO^ 245,5.
hiiJM, IMiJMl, etc.. pr.
pers. et possessif 134; 190.
îiAÇ 159.
hth^ 152; 196.
h^ 178,11; 224,11; 258.
K9*^V 258.
h^ 256.
M^ 228; 186; 252,2.
j^oD-jf i^oDi 257.
ïii^i 177,5; 186; 224,5; 228;
245,2.
tiao^Tfp pr. pers. 133 ; 187 ;
copule 237,2.
hl'i'ti pr. pers. 133 ; 187 ;
194,3; copule 237.
M^h^ 178,11; 199; 258.
K^ihlfi et h^^hli 256,3.
M^tï^ 178,21; 201,1 ; 258.
M^tt 258.
h9^^'h/: 178,24; 199; 258.
XA^253; 262,4.
"ktïïl 255.
WlhiK^258.
806
îtft-Hl»1'Aparf. IV,i.54
t^tl-t^-ta parf. IV, I. IV, 2.
54.
htt'i' préfixe verbal 43,^.
h^i-à parf. II, ^ 54.
h+l-A parf. 11,2. 54.
îi4»f'Aparf. II,i. 54.
h^'hA pi. bris. 122.
îi4*'lhA'ih pi. bris. 122.
ît4*1'A pi. bris. 122.
Ît4*+A pi. bris. 122.
ît4»;^A pi. bris. 122.
ti'ù père 144.
M^ frère 144.
Mpr. pers. 135 , 187; 2^7,2.
K*^ préf. verb. 84.
Md^'ii 177,9; 224.
h'î'f' pr. pers. 133 ; 187 ;
2^7,2.
Mil pr. pers. 15? ; 187 ;
2^7,2.
îi'^i'relat. 150; 19^; 194,3 ;
227; 259.
M^ïli* dém. ace. f. s. 149 ;
194.
M^Tn± dém. n. f. s. 149 ;
194.
K'J'lhh" dém. ace. f. s. 149 ;
194.
M't'Xb dém. f. s. 149 ; 194.
M±M, h'ï-fchh, etc.. pr.
pers. et possessif 134 ; 190.
M^l pr. pers. 133; 187;
237.
tii^c^ pr. pers. 133 ; 187 ;
237,2.
Mn 178,17; 207,1; 258.
MP 245,4.
hb 242 ; 262.
hïiV- 245,5.
Ko^ 262.
hf» interrogat. sing. 15 1 ; 195.
M interrogat. ace. sing. 151;
195.
hS^'t interrogat. pi. 151 ; 195.
hS^i* interrogat. ace. pi. 151 ;
195.
K^pour AuK35.
K^f» pour h^y préf. verb. 76.
A^Jipour A.f 28,1.
h^ 167.
îiÇ bouche 144.
h suff. pers. 2** pers. 53 ; 135-
147; Ï92 ; 238,3.
Yb suff. flex. verb. i* p. sing. 5 3.
lu suff. pers. 2* p. 53 ; 135-
147; 192; 238,3.
\h 262,5.'
W'A 152; 196.
307
UMl 1)2 ; 196.
h^prép. 147; 178,21 ; 200,1;
211,2; 251,1 ; 254,1,5 ; 255 ;
260; 261.
h«^- suff. pers. 2' p. 5^ ; 1^5-
147; 192; 2^8j.
M 192,2; 200,5 ; 208,1; 237,3.
h^ suff. pers. 2* p. 53 ; 135-
147; 192; 238.3.
Vl*^?, ïl«^h, etc.. pt pers.
134; 189; démonst. 194,3.
(O supprimé dans le nom 37 ;
ajouté dans la suffix. des pers.
38 ; supprimé dans le verbe
^9; 71; 75- conjonction 262,1.
fl>- pour OK 28,9.
O^ inséré ou suffix. dans pi.
bris. 122.
CD«>|^0i>« pr. pers. 133 ; 187 ;
démonst. 194,3 ; copule 237.
ff^h'f''i pr. pers. 133; 1 87 ;
démonst. 194,3 ; copule 237.
O^h't pr. pers. 133; 187;
démonst. 194,3.
fl^hiï pr. pers. 133; 187;
démonst. 194,3 ; copule 237.
H conj. 261.
If relat. 150; 193; 194,3; 227;
259.
M relat. indéf. 152; 196.
If préfix. distributif i65.
If dém. ace. m. s. 148; 194.
li dém. nom. m. s. 148 ; 194.
H dém. f. s. 148; 194.
H'f" dém. ace. fera. s. 148; 194.
Ht dém. nom. f. s. 148 ; 194.
If^'f" dém. ace. m. s. 148; 194.
Ulr'P dém. nom. m. s. 148 ;
194.
H?i'>nA25 5; ?58.
Ifh't' dém. ace. m. s. 1*49 ;
IQ4.
Ifh'fî dém. nom. m. s. 149 ;
Ï94.
li\t"t' dém. ace. m. s. 149 ;
194.
Ifln^iî dém. n. m. s. 149 ; 194.
Tfh» dém. ace. m. s. 149 ; 194.
Tftb dém. n. m. s. 149 ; 194.
ÏLM, ILMl, etc.. pr. pers.
et possessif 134; 190.
f supprimé dans le nom 37 ;
ajouté dans la suffix. des pers.
38 ; supprimé dans le verbe
71 ; 7?; sutr. pers. 53 ; 135-
147; 192; 238,3.
P pour f» préf. pers. dans les
verb. i*gult. 76.
f» préfix. pers. 57 ; 60.
J2. pour f». 28,9.
308
f> inséré ou suffix. dans pi. bris.
122.
f préf. pers. 59.
JRM'A subj. 1,1. du parf, en a,
50 ; 60.
Ji^4»'^A subj. 1,1. du parfait en
ë, 50 ; 60.
JR+1-A imparf. I,i. 50: 56.
^h't pr. pers. 13^ ; 187 ;
démonst. 194,3.
JK-h'fc pr. pers. 133; 187; dém.
194,3; copule 237.
e•^ 245,4.
ft assimilé 33. supprimé 37.
Hhf^ 262.
1 assimilé 33.
rtl assimilé 33.
T+ 186.
T changé en 1* après A 3 $ .
University of Toronto
Library
DO NOT
REMOVE
THE
GARD
FROM
THIS
POCKET
Acme Library Gard Pocket
LOWE-MARTIN CO. Umited