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Full text of "Grammaire éthiopienne"

M^CHAINE S. J. 



'\RTM^:::NT/iL.j 



GRAHNAIRË ÊTHIOPIËIË 




T»h I hifM I nï%r'nx. « fi^^ « 




BEYROUTH 

Imprimerie Catholique 
1907 



\-^ 



PRÉFACE. 



Notre intention en rédigeant ces quelques notes de grammaire, a 
été uniquement d'aider les débutants dans Vétude de la langue éthio- 
pienne. 

Pour cette raison, nous avons divisé notre travail d'une façon aus- 
si nette que possible. Dans V exposé des principes, nous ne nous som- 
mes attaché qu'aux grandes lignes et aux principaux points ; partout, 
nous avons visé à l'ordre et à la simplicité et toujours nous avons fait 
en sorte de présenter des formules et des divisions claires, capables 
d'être facilement saisies par un commençant. 

Dans la phonétique, nous n'avons donné que ce qui est strictement 
nécessaire, sans entrer dans aucune discussion scientifique, nous bor- 
nant aux résultats positifs acquis. 

Dans la morphologie, nous avons visé à la concision la plus ex- 
presse, toutefois, pour faciliter les études d'ensemble, nous n'avons pas 
craint de multiplier les tableaux des paradigmes, aussi bien pour le 
verbe que pour le nom et les pronoms. 

Dans la syntaxe, tout a été ramené autant que possible à l'unité ; 
mais, afin de sauvegarder Vexactitude^ les observations particulières 
ont été placées en notes ou remarques et, pour aider à V intelligence des 
unes et des autres, nous les avons toutes fait suivre de nombreux exem- 
ples. 



VI 



Abréviations conventionnelles. 



pour les références des textes cités. 



A. D. Abba Daniel (i). 
A. S. Abba Samuel (2). 
Act. Acta Apostolorum (5). 
A. P. Acta Pantalewon (4). 

A. Y. Acta Yared (4). 
Am. Amos (<j). 

An. lo. Annales loannis (6). 
Apoc. Apocalypse (^). 
Asc. Is. Ascensio Isaiae (7). 

B. M. Basalota Mika'el (8). 
Bar. Baruch (9). 

Cor. Corinthiens (Ép. aux) (5). 

Dan. Daniel (5). 

Deut. Deutéronome (10). 

Esd. Esdras (11). 

Esth. Esther ($): 

Ex. Exode (10). 

F. M. FereMika'el(j6). 

F. N. Fetha Nagast (12). 

Cad. Ad. Gadla Adam (i^). 

Gai. Calâtes (Épître aux) (5). 

Gen. Genèse (10). 

Héb. Hébreux (Épître aux) (j). 

Hén. Hénoch(i4). 



Herm. Hermae Pastor (15). 

Héz. Hézéchiel (5). 

Is. Isaie (5). 

Jac. Jacques (Épître de S') (j), 

J. Jean (Évangile de S*) (3). 

J. N. Jean de Nikiou (16). 

Jér. Jérémie (Prophéties de) (5). 

Jon. Jonas (17). 

Jos. Josué (10). 

Jub. Jubilés (Livres des) (18). 

Jud Judith (19). 

Jug. Juges (10). 

Lam. Lamentations (20). 

Lév. Lévitique (10). 

Malach. Malachie (21). 

M. N. Martyrs de Nagran (22). 

M. D. MashafaDorho (23). 

Mth. Mathieu (Évang. de S*) (}). 

M. M. Mota Muse (24). 

Myst. Mystères (Lelivredes) 25. 

Nomb. Nombres (10). 

Onuph. Santo Onuphrio (26). 

Par. Paralipomènes (5). 

P. A. Philosophi Abessini (27). 



VII 



p. Pierre (Épîtres de S') (j). 

Prov. Proverbes (5). 

Ps. Psaumes (28). 

R. P. Règles de Pachôme (29). 

Rom. Romains (Épître aux) (3). 

R. Rois (Livre des) (50). 

Sag. Sagesse (19). 

S. P. S. Paulo(ji). 

Sir. Sirach(i9). 



Sus. Susenyos (p). 

T. Ad. Testament d'Adam (^j). 

Thess. Thessaloniciens (Épître 

aux) (}). 
Tim. Timothée (Épître à) (3). 
Tob. Tobie(i9). 
W. M. Wedase Marjam (54). 
Zach. Zacharie (J5). 
Z. A. Zar'a Abreham (36). 



2. 



Vida do abba Daniel. Versao ethiopica publicada por L. Gold- 

schmidt e F. M. Esteves Pereinu Lisboa, 1897. 
Vida do abba Samuel. Memoria destinada à X Sessao do C. 

I. dos. Or. por F. M. Esteves Pereira. Lisboa, 1894. 

j. Novum Testamentum edidit Thomas Pell Platt. (Révision de 
Praetorius); Lipsiae, 1899. 

4. Acta SS. Yared et Pantalewon éd. et interpr. K. Conti Ros- 

sini. Romae, 1905. (Corpus Script. Christ. Orient. Ser. II, 
Tom.XVII). 

5. Textes pris dans le Lexicon linguae aethiopicae de Dill- 

mann. 

6. Annales Regum loannis I. Yasu I et BakafFa éd. et interpr. I. 

Guidi. Parisiis, 1904-1905. (Corp. Script. Christ. Or. Ser. 

II. Tom. V) . 

7. Ascensio Isaiae; A. Dillmann. Lipsiae, 1877. 

8. Acta S. Basalota Mika'el et S. Anorewos ed . et interpr. K . 

Conti Rossini. Romae, 1905. (Corp. Script. Christ. Or 
Ser. II, Tom. XX). 
9 Liber Baruch — Chrestomathia aethiopica éd. ab A. Dillmann. 
Lipsiae, iSôô* 



vin 

10. Veteris Testament! aethiopici tomus primus sive Octateuchus 

aethiopicus; A. Dillmann Lipsiae, 1855 . 

11. Ezrae primi libri ; R. Laurence. Oxoniae, 1820. 

12. Il « Fetha Nagast » legislazione dei Re publicato da I. Gui- 

di. Roma, 1897. 
I j. (Gadla Adam) Der Kampf Adams ; E . Trumpp . Mûnchen, 
1880. 

14. Das Buch Henoch ; J. Flemming. Leipzig, 1902. 

15. Hermae Pastor ; A. d'Abbadie. Leipzig, 1860. 

16. Chronique de Jean, évêque de Nikiou ; H. Zotemberg. (Not. 

et ext des Mss. de la B. N. Tom. XXIV ; Paris, 1885) . 

17. The book of Jonah ; W. Wright. London, 1857 . 

18. Mashafa Kufale sive Liber Jubilaeorum ; A. Dillmann. Kiliae 

et Londini, 18^9. 

19. Veteris Testamenti aethiopici tomus quintus quo continentur 

libri apocryphi : Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith, Judith, 
Ecclesiasticus. Sapientia, etc.. A. Dillmann. Berolini, 

1894- ^ - - - 

20. Die Klagelieder Jeremiae; J. Bachmann. Halle a. S. 1893 . 

21. Dodekapropheton aethiop. (Maleachi). J. Bachmann. Halle, 

1893 . 

22. Historia dos Martyres de Nagran. Versao ethiopica publicada 

for F. M. Esteves Pereira. Lisboa, 1899. 

23. Mashafa Dorho. M. Chaîne. (Rev. Sém. 1905)* 

24. Mota Muse ; J. Faïtlovitch. Paris, 1906 * 

25. Le livre des Mystères du ciel et de la terre ; J. Perruchon . 

Paris. (Pat, Or. Tool !) . 

26. Vida de Santo Abunafre (S. Onuphrio) ; F . M . Esteves Pe- 

reira . Lisboa, 1905. 

27. Philosophi Abessini ed, et interpr. E..Littmann. Parisiis, 



IX 



1904. (Corp. Script. Christ. Or. Scr. I. Tom. XXXI). 

28. Psalterium Davidis aethiopice et amharice. (Soc. Bibl). 

29. Règles de Pachôme dans Chrest. Aethiop. de A. Dillmann . 

Lipsiae, 1866. 

^o. Veteris Testamenti aethiopici tomus secundus ; A. Dillmann. 
Fasciculus primus Libri Regum I et II. Lipsiae, 1861 . Fas- 
ciculus secundus Lib. Reg. III et IV. Lipsiae, 1871 . 

}ï. Vida de S. Paulo de Thebas ; F. M. Esteves Pereira. Lisboa, 
1903. 

p. Chronica de Susenyos rei de Ethiopia; F. M. Esteves Perei- 
ra. Lisboa, 1892 . 

}}. Das arabisch-àthiopische Testamentum Adami von C. Bezold 
(Orientalische Studien Theodor Nôldeke zum sicbzigsten 
Geburtstag gewidmet). Giessen, 1906. 

34. Wedase Marjam. Salterio in géez. Roma, J900. 

35. Die âthiopische Uebersetzung des Zacharias. F. O. Kramer. 

Leipzig, 1 898 . 

36. Acta S. Fere Mika'el et Zar'a Abreham ed et interpr. B. 

Touraiev. Romae, 1905. (Corp. Script. Christ. Or. Ser. 
II. Tom. XXIII) . 



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LIVRE PREMIER 

PHONÉTIQUE 
CHAPITRE 1 

L'ÉCRITVKE 

Consonnes et voyelles. 
Signes numéraux. Ponctuation. 

L'alphabet ge*ez s'écrit de gauche à droite et comprend vingt- 
six lettres qui revêtent chacune sept formes différentes pouf trans- 
crire les sept sons voyelles. 

Pour rendre certains sons étrangers, huit caractères sont * em- 
pruntés à l'amharique, et un au tigraï. Les éthiopiens les désignent * 
sous le nom de lettres arabiques. Ils se modifient comme les autres 
lettres de l'alphabet ge'^ez, suivant le son voyelle qui les accompa- 
gne; 

Il faut aussi noter que, pour quelques lettres, certains sons' 
diphtongues sont transcrits d'une façon spéciale, d'où il suit dans 
l'écriture une quantité de signes : relativement considérable : 267,^ 
sans compter les signes numéraux et quelques autres signes tachy- 
graphiques, que Ton rencontre rarement d'ailleurs dans les manu- 
scrits. Nous donnor^ ci-après, la nomenclature de tous les signes" 
de l'alphabet, suivant l'ordre dans lequel on les distribue habituel- 
lement. Nous indiquons, à côté de chaque type, le nom qu'on 
lui donne, du moins dans certains» ouvrages de science. 

1 



Écriture. Alphabet. 
Tableau des signes alphabétiques. 



Nom des 
Lettres 


a 


2° 

u 


5° 
i 


Ordre 

4° 
a 


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P 



Écriture. Alphabet. 



Tableau des sons diphtongues. 





à 


u 


i 


a 


e 


ë 


o 




+ 


-fe 


— 


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* 


^ 


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Lettres a^hariques et tigrai. 



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ch 

tch 

kh 

j 
j 

tch' 

q 

qu 



On rencontre aussi parfois quelques lettres combinées avec le 
son ua, indiqué par un petit signe placé au dessus de la lettre "^ 
ou au dessous ^. Ce sont : 



0. s 

K - p. 
s. - 1r. 






10 



1^ Ëorlture. Oi^dye. 

Les abyssins modernes les épellent simplement avec le son a du 
premier ordre. 

Ce mot d'ordre est le terme dont on se sert pour désigner les 
différentes formes d'une même lettre éthiopienne. La première for- 
me s'appelle ge'ez ou originale, les autres prennent le nom de leur 
rang d'ordre, deuxième, troisième.., 

.Dans la transcription en caractères latins, nous suivrons la mé- 
thode la plus généralement adoptée, des lettres pointées. 

En prenant le pmmier ordre comme base, nous pouvons rele- 
ver, à part quelques exceptions, une uniformité à peu près parfaite 
dans les modifications apportées à la forme de ce caractère pour 
transcrire les autres sons voyelles. Pour aider la mémoire dans l'é- 
tude des signes alphabétiques du tableau, on peut faire les remar- 
ques suivantes : 

Le deuxième ordre est représenté par un trait ajouté sur la 
droite de la lettre, placé à mi-hauteur, th t^ ih* ^^^ ^, A noter 
cependant : 4» ffl. «^ ^. ^ 

Dans le troisième, le trait occupe tout à fait le bas de la lettre 
A« rh« tu 4i. Trois exceptions : ô d»^. 

Le quatrième et le septième ordre sont en opposition symé- 
trique ; tandis que l'un allonge la lettre sur la droite, l'autre l'al- 
longe sur la gauche, ou bien encore surmonte la lettre d'un œillet. 
a — n ^ H fc h, — n rh H X îi, ou If A- * ^r. A re- 
marquer dans le quatrième ^^^^^^'ifPi', dans le 
septième V'PP P?-^7^ P. 

Le cinquième ordre, parfaitement régulier, est caractérisé par 
l'œillet placé au bas de la lettre A» rh. *^. Il peut prêter parfois 
à confusion avec le septième. 

Le sixième ordre est le plus irrégulier de tous : son signe con- 



"Bcritnre. Signes numéraux. *5 

siste en un petit trait placé tantôt sur la gauche, tantôt sur la droi- 
te ou sur le sommet de la lettre, ou bien encore la lettre prend 
une forme tout à fait particulière : /*"ï -fl ; ^ «»• \K' ; 1* ifh 4» 
7 ; C "7 h T T. 

Pour éviter les confusions, principalement dans récriture ma- 1 1 
nuscrite, il est bon de noter aussi les différents signes dont les 'for- 
mes ont quelques ressemblances. 

#h i - m s • *i- s - y- 1 

'^i-*7i-'»li «Pi-**-?*» 

IP I . ID s m- I _ 01. a - O»- s 

4-a-^i ^a-^a-'Vi 

da-^a /^a.^s 

C a - C? 1 ^ a - e- a . f^ 

C?3.Çs Ra-/^i-^i 

hs-hi-jj «.ft j 4- a -fil ^ 

Les majuscules n'existent pas, il n*y a qu'une seule forme de 
caractère. 

Les signes des chiffres sont au nombre de vrngt : 12 

1234^6789 10 

20 50 40 50 60 70 80 90 100 10.000. 

A remarquer ici les chiffres A - 6 ; %-%^ 

On les combine comme il suit : ÏA ou ï fl* A 1 1 ; ï§ ou î <D 13 

ë 15 ; 9B 49; ?«*§ 104; 3Ç2fl»ë 802; ïgiDBgfl>% 1907. 



6 Lecture. Consonnes et voyelles. 

Le nombre i.ooo et ses multiples sont toujours exprimés au moyen 
du chiffre loo précédé d'un autre chiffre qui le multiplie : ainsi 
i.ooo sera î?, 2.000 ^K, 3.000 SJ, etc.. 

14 Dans l'écriture éthiopienne, tout les mots sont séparés par 

deux points s , la fin des phrases est indiquée par « , notre point- 
virgule est quelquefois représenté par 1, à la fin des paragraphes 
on rencontre aussi •:'' ou 3^. 

Ordinairement on ne fait pas suivre les chiffres des deux 
points I qui accompagnent chaque mot. 



CffAPIlJRE II 

LECTURE 

Consonnes et voyelles. 
Les signes isolés. 

45 Quelle fut jadis la prononciation du ge*ez, au temps où il était 

encore langue vivante, il serait difficile de le préciser très exac- 
tement, malgré les déductions que nous pouvons faire de l'examen 
de ses lois phonétiques et de sa comparaison avec l'arabe et les 
autres langues sémitiques, et malgré la tradition des écoles indigè- 
nes. Cette prononciation a, de fait, subi avec le temps l'influence 
des dialectes parlés. Néanmoins, elle conserve, encore de nos 
jours, une physionomie particulière, distincte des dialectes vivants. 
Elle est presque uniforme dans toute l'Abyssinie, et à peine relè- 
ve-t-on chez les habitants du Tigré une légère inclination à accen- 
tuer un peu fortement les gutturales ou les emphatiques. Nous 
signalons ci-dessous, celles des voyelles et des consonnes qui ont 
quelque chose de particulier dans leur prononciation. 



Lecture. Consonnes et voyelles. ' 7 

Consonnes. 

0, ih, fi, ti, qui représentent les aspirations, • , ^ , ^ , 16 
• , «. , parfaitement distinctes dans le Tigré, se confondent ailleurs. 

ï*' et A qui traduisent J- et ^^ , sonnent tous deux comme no- 
tre s dur dans : sain, sauf. 

X et P se lisent t:{, le i italien. . 

<D est j arabe et se prononce comme le iv anglais. 

Il, dont l'équivalent est S , se lit j ;{. 

h se lit iJ /:, et 4" reproduit le J arabe. 

1 est toujours dur, cgmme le r ég/ptien, comme g dans : gant. 

f est. le j allemand, Vy français dans le mot : rayon. 

"f* ni sont rendus exactement par cj et J» 

A et T se lisent habituellement p comme en français. 

fl se lit tantôt comme le b français et tantôt comme le b basque. 
Voyelles. 

Des sept sons qui constituent le vocalisme éthiopien, deux 17 
d'entre eux sont brefs, ce sont ceux qui appartiennent au premier 
et au sixième ordre ; les autres sont longs. Bien qu'on les transcri- 
ve par les voyelles françaises, leur lecture n'est pas absolument 
équivalente, nous en expliquerons la valeur. 

Le son voyelle du premier ordre a est le plus souvent intermé- 
diaire entre notre a et notre e muet, ou encore offre la consonnan- 
ce de l'a anglais : Vfl^ 1 nebere, il demeure. Les gutturales conser- 
vent seules le son de l'a pur, d'o la constante permutation du 
premier ordre de ces lettres avec le quatrième. 

Le deuxième ordre se lit ou : CH^ s regum, maudit ; 0*4*h « 
buruk, bénit. 

a long du quatrième ordre, i du troisième ordre sonnent comme 
en français : +A.ft » qhis, prêtre ; fl^h 1 baraka, louer. 

e du cinquième ordre se prononce e ou ie : fl»'lh biet, maison ; 



ât" Lecture. Voyelles. 

h^lr amen ; 'h'Tïih^h 'eg:{e'etna, Notre Dame. 

du septième ordre paraît plutôt se rapprocher de ouo que du 
son pur : F^Clf dorho, coq. 

ë d\i sixième ordre représente comme a un son complexe, mi- 
toyen entre Ve et Vi. 

Seule d'entre les voyelles, .ë ne se prononce pas quelquefois 
et les lettres qui en sont affectées, ne font entendre; que le bruit 
sourd de Tarticulation qui leur est propre, comme il en est dans 
nos langues européennes pour les xonsonnes sans voyelles ; b dans 
radoub, l et d dans talmud, r dans partisan, etc.. 

La lecture des lettres *fe '^ h» *?", etc.^ est celle des sons 
consonnes 4*, '11, etc.. combinés avec les diphtongues om à, oui, 
oua, oue, ou&, , 

18 La répartition des consonnes, suivant leur prononciation ou le 
rôle qu'elles jouent dans la phonétique, peut s'établir comme il suit : 

Aspirées ou gutturales K gh '\ 

Palatales 

Dentales 

Labiales 

Sifflantes • 

Nasales 

Linguales 

Semi-consonnes 

ou lettres faibles 

19 Au point de vue morphologique, on les divise encore en lettres, 
radicales ou serviles, suivant qu'elles sont exclusivement employées 
à former des radicaux, ou bien qu'elles peuvent servir à former des 
dérivés <ie ces mêmes radicaux. 

Radicales rfa i*P ù * -Il a ft 1 m K A A Ti 
ServUes l> A ^ fi fl i' V h h OJ H f 



1 h ♦ f 




R + m 




n i, k r 




H fl R V 





ODi 




ù A 




fl> f . 





Lecture. Accent. 



Les signes combinés. 



Les voyelles et les consonnes dans leurs rapports mutuels, 20 
comme dans l'emploi isolé qu'on fait de chacune d'elles, n'offrent 
aucune particularité invariablement constatée, l-eur usage comme 
lettres prises séparément, ou bien encore les différentes associa- 
tions que ces lettres peuvent former entre elles sont indifférents. 
L'éthiopien n'a de préférence absolument marquée pour aucun 
son voyelle ni pour aucun groupe de consonnes. — La voyelle 
a cependant paraît ôtr^ la voyelle fondamentale. Elle domine 
surtout dans la forme verbale. — Le son ë est, après a, le plus 
fréquent : il est la voyelle auxiliaire dans la flexion. — Les 
cinq longues ne donnent lieu à aucune remarque. On peut 
dire cependant qu'elles préfèrent le voisinage des brèves à celui 
des longues : u et a aiment à être accompagnés du son ë ; â se 
rencontre le plus souvent dans les mots étrangers ou bien encore 
avec les gutturales : nous avons déjà dit plus haut la raison de cette 
fréquence (17); i inclinerait plutôt vers le son à. 

Dans la lecture, tous les signes consonnes et voyelles se pro- 21 
noncent ; l'ë bref du sixième ordre, avons-nous remarqué, s'assour- 
dit seul quelquefois : tantôt il est mobile et tantôt quiescent (17). 
La place de sa consonne, le rôle de celle-ci par rapport aux radica- 
les du mot auquel il appartient, le redoublement, l'accent et sur- 
tout l'usage règlent les lois de sa lecture. 

Accent. — Les règles qui le concernent ne sauraient 22 
être très exactement précisées de nos jours. De l'usage au moins, 
semble-t-il, on eût dû tirer une codification complète ; cependant, 
depuis Ludolf jusqu'à Dillmann et aux derniers travaux de 
Trumpp, les conclusions ont varié avec les sources consultées. 
Nous nous bornerons à noter ici le résultat des observations du 

2 



10 Lecture. Redoublement. 

dernier de ces auteurs *. 

1. — Dans un radical, l'accent n*a point de place rigou- 
reuse, exigée par le nombre des syllabes ou la nature des vo- 
yelles. 

2. — L'accent est toujours sur une des trois dernières sylla- 
bes. 

3. — Dans le verbe, la pénultième porte à peu près toujours 
Taccent, sauf en quelques cas avec l'es pronoms personnels suffixes 
où l'accent est sur la dernière syllabe. 

4. — Dans le nom, Taccent est le plus proche possible de la 
dernière syllabe longue. 

23 Redoublement. — > Le redoublement d'une radicale 
dans un mot n'est indiqué par aucun signe extérieur comme en 
arabe ; l'usage seul et quelques règles peuvent l'apprendre. Nous 
en traiterons au paragraphe des modifications phoniques. 

24 Lecture de l'ë. — Marqué de l'accent ou du redou- 
blement, Te du sixième ordre est toujours mobile. Sans accent ni 
redoublement, les règles de sa lecture semblent se résumer assez 
exactement comme il suit : 

1. — Au commencement du mot, il est toujours mobile : 
A-n lebb, cœur. 

2. — A la fin des mots, il est quiescent, à moins qu'il n'ap- 
partienne à une palatale avec diphtongue, à une semi-voyelle ou à 
une gutturale : 'V-A*!^ huelque, nombre ; (Ï^O^ badwe, désert ; 
^'•flîi qeFe, onguent. 

3. — Au milieu du mot, on peut dire qu'il est quiescent 
après une mobile, et mobile après une quiescente, en observant 
que jamais deux ë successifs ne peuvent être quiescents, à moins 
qu'ils ne soient placés à la fin du mot. 

i. Z D M G, XXVIII, p. 5 1 5-56 1 . 



Lecture. Signes combinés. 



11 



L*usage cependant ici "demeure encore la grande règle : la loi 
du moindre effort ou de l'emphase dans la prononciation populaire 
a créé des lectures pour certains groupes de lettres, que la prati- 
que seule peut apprendre. En général, on peut dire que, pour les 
mots étrangers, la prononciation originale est à peu près conser- 
vée. 

Nous donnons ci-après un spécimen de lecture avec la pronon- 
ciation figurée en caractères latins ; nous avons noté cette pronon- 
ciation d'après une lecture du mammher Gabra Johannes, jadis pré- 
cepteur du jeune fils du*Ra's Makonen, le prince Tafary. 



25 



wa'emze 
farassawi 
ba maqsut 



qedmehu 
'Ijasus 
kama 
wa'emze 



'Akrosenna be'esita Sem'on 

'amse'at dorho zasebus 

wa'anbarat westa dahel 

ath-ah^t -lins ^dJ^: wMa/L^'. 

wa'ab'at haba ma'ed wa'anbarat 

lamadhanina wasoba re'eja 'egzi'e 

-^dA: /*'4.^s iDj&n.« a^iht 

seru'a wajebe baseha 



ma'eda 
jetfassam 
sabha 



zasehuf ba'enti'aja 

hebsta wawahaba lalehuda 



12 



Lecture. Signes combinés. 



lOAft: 


itrp'i 1 hiï*a^^ i 


œfo^hr^i 


walda 


Sem'on 'asqorotawi 


wawe'etu 


j&A*J^: 


nfi-nh'' fl^ïi** ^H. 


: HK: 


jefaqqed 


zajagab'a we'etu gize 


bo'a 


Af'^^ : 


ahtt-t s An* s (oMfJ- 


s h^s 


sajtan 


westa lebbu wa'andado 


kama 


Mt". 


(oïxi(\ù ! Kx-nd-f^ s ^n s 


K-}*.: 


'essat 


wa'anbara 'asba'eto diba 


^anfu 


wCh?"' 


A^J^:5iii . flij2,n.rt-im- . 


X-^IUM 1 


ware^ejo 


lamadhanina wajebelomu 


'egzi'ena 


àhahjf' ■• ffl^l^h- : Wi i 


^-flA^ï 


la'arda'ihu 


i wafassamku 'anani 


mabera 


nw 1 


i-li^h. K là^C i -ha i 


<<.A1« 


bazeja 


tanse'u nehor liaba 


falaga 


ft-fl*:. 


HJ&T- i (D^lfi/t i V? s 


OH-fts 


dabra 


zajt watenbit heja 


bazati 


/Wt.1-s 


(DM s Al^O s ^0-^ i 


H-Ji-s 


lelit 


wasoba same'a leuda 


zanta 


M<:» 


i-dJ^ih : (Dhh^^. ' h^ = 


hAd: 


nagara 


tafasha wa'a'emara kama 


'albo 


diA^i 


ïirïi'mjh s iKDàh s hrhi-O' ! 


hassat 


'em'egzi'e zawade'a 'em'afuhu 


CDAQ-s 


îr*7nhs i^'ï^s \r^f>^i 


at-tt/^h s 


walebbu 


megba'a dehra 'emqalu 


watanse'a 


0*7*51- 


s hf^^nrii iinK: a^a,i>ï 


l»"ftA! 


baqen'ata 


sajtan zabo'a la'elehu 


mesla 


'^'dlï^i 


(Dfs^t^ : MH-hV s n^é.^f^ : 


hebst 


wajebelo 'egzi'ena zatefaked 


^ncs 


^ç*cf « iD^a.y î mdK i 


tDA^i/^K s 


gebar 


'ofqurja wasobeha wade^a 


wa^inas' a 



Lecture. Signes combinés. 



13 



aoï-t ; hrhniOi 


s hSthti i AhC s 


barakata 'emegzi'e 


'Ijasus lakafo 


nKx-fld* s HF^cir 


: n*^^^ i nit^ i 


ba'adba'atu ladorho 


zaherud zahalo 


^^nih s HH^iA : 


7Û-Cs (Dfia.V'. i-l/^h 


qedmehu Badahel 


nebur wasobeha tanse'a 


àifP s h^ s ^vt- 


s 01*^ s Mxl^éXra^ : 


hejawo kama tekat 


waqoma ba'andarihomu 


IK^ s H Ai^AhC^ s 


^Tfl;hi- s 


kama za'ilakaformi 


matbahet 



II 



26 



-H-f-rt « i-H-h -^ s H-J&.n..A-ïn^ 8 fl-1-A.-A 8 U-A-JP 
A-OiA-A 8 h^-à : ltx.aD^hx-f_a^ . je.'7-a ?i 8 a^A.-^ s h-^ 
A-fl-X 8 :ST->i'> s ai-p.-rt-*A-P 8 ai.ie.-+.T[-A-P s cd-jî;^- 
V-^-h 8 n-"/A-ATh s d-A-Th « (O-i-nM-i^ i .*.A- 8 lO-K-i: 
9^ 8 ïi5P'-'1rn 8 oD_^_^c: s V-i-^-ifiii»- s A-O-iPC* 



14 Modifications phoniques. 



CHAPITRE m 

MODIFICATIONS PHONIQUES 

27 Les voyelles, aussi bien que les consonnes, en se rencontrant 
dans le corps des mots sont sujettes à subir diverses modifications. 
Ici encore, on ne saurait donner des règles absolues : la langue 
ge'ez est aussi riche dans ses modifications phoniques que peu ri- 
goureuse dans ses principes. 

Voyelles. 

Les modifications que subissent les voyelles sont de cinq sor- 
tes : la permutation, le changement de quantité, la crase, la con- 
traction, la disjonction. 

28 La Permutation consiste dans le remplacement d'une 
voyelle par une autre voyelle. Voici les principaux cas : 

l. ë se change en a devant une gutturale de son a. 

Dans les manuscrits modernes du moins, la règle est absolue 
pour les verbes de la première gutturale ; les préfixes personnels 
du réfléchi passif sont en dehors de cette règle : f '1lift'*7 pour 
J&'^/t*7 il abandonnait. 



Permutation de voyelles. 15 

• Dans les verbes de la deuxième gutturale, l'impératif de la for- 
me radicale simple est soumis à cette loi : (ihYl enrôle^ de Aïih ; 
M^ grandis, de AU*. 

Dans ceux de la troisième gutturale, cette règle n'est pas appli- 
quée, ni dans aucune forme substantive. Après la particule négati- 
ve Ai«, on peut avoir ë ou a devant la gutturale du premier ordre : 

H. a se change en e devant une gutturale du sixième ordre. 
C'est sans exception pour les verbes de la deuxième gutturale et les 
substantifs qui en dérivent: 

f'MiTn pour JZ.AKh il erivoyail ; ftï'tCài^ pour ftt'td^^ 
a se séparait ; ^'Vl il se sauva. 

Les préfixes caractéristiques des formes dans les verbes de la 
première gutturale, restent invariables : txhff^Q sache ; tyM^lr 
persuade. 

m. a se change en ë devant une gutturale du son a, dans tous 
les verbes de la troisième gutturale : ^'"^h il emplit, H^rh // mat. 

Devant l'enclitique ti, dont on se sert parfois pour marquer 
les citations, la dernière voyelle du mot qui la reçoit peut prendre 
ë, si elle est en a : // leur dit : vous êtes bénis, parce que vous ave\ 
fait c< celte miséricorde » H'}'^ s 9^i'hé/l*h' au lieu de 9°i'hd'th, 

IV. Le changement de à en ê, à l'imparf. de toutes les formes 
intensives, provient peut-être, comme le pense Dillmann, du fait 
d'une compensation pour la disparition du redoublement de la 2* 
radicale. Néanmoins, les mammerans abyssins dans leur lecture, 
font toujours sentir ici le redoublement : f»^fk9^ jefhssem et non 
jef^sem, ils accomplissaient. 



1. II. Ilois 2, 5. 



16 Changement de quantité. 

V. i se change en â au fém. des adjectifs de la forme •P'fcA : 
ih'%tt nouveau fMh nouvelle. 

VI. u, i se changent en e, quand ils sont suivis de deux e du 
sixième ordre. '7fl-C fém. •^-flCl' qui est fait ; h'^Mix fém. hl 
TfïiT maître, maîtresse. Toutefois, quand le premier de ces deux 
ë appartient à une semi-voyelle, la longue demeure. 

VII. Les préfixes des formes verbales, comme les différents 
personnels préfixes modifient aussi la vocalisation des radicaux ver- 
baux qu'ils affectent ; nous verrons ces modifications dans la conju- 
gaison. 

VIII. Devant les suffixes personnels objectifs, la dernière vo- 
yelle du mot qui les reçoit, subit maints changements : nous les ver- 
rons aussi au livre de la morphologie. 

IX. La rencontre des voyelles i, u avec leurs semi-voyelles 
homophones (O^ f ^ produit habituellement les changements sui- 
vants : 

1° OK et f-. deviennent I»*, ^ ainsi l'on a : '^^T pour ^f-. 
T, infinitif L i. de '^m tourner; î^fl>-> pour î^fll.->, par- 
ticipe de T''^ mourir. On trouve néanmoins *î*f--/h rouge ; J^T 
OKf^ malade y etc.. 

2° if et u flï deviennent ë f , q 03, Cette permutation 
est moins fréquente que la précédente : VîU^'l* les prophètes ; 
OtlP. grand. Mais tOr?^ pour rt'fcP-, infinitif de rt^f // hoit ; 'M 
COh pour Ti^-fl^*, participe de M^CD // répand. 
29 -Changement de quantité. 

I. à devient â devant les aspirées du sixième ordre sans excep- 
tion, dans tous les verbes de la ^'^ gutturale ; le causatif réfléchi des 
verbes de la i° gutturale suit cette règle, et, avec lui, la plupart des 
substantifs comprenant une aspirée parmi leurs radicales. On a : 

J&'Th^Ah pour J&l-^Ah, sur la forme f•-T■'^'^A. 



Crase. Contraction de voyelles. 17 

a^lfOD!^ sur la forme '^4»'^A ; ft^/h sur la forme ^'i'A ; 
^/h-fl sur la forme ¥\r^. Mais ïxh^ù. 

IL â devient a devant deux ë, à moins que le premier n'ap- 
partienne à une semi-voyelle : rt^*fe voleur^ plur. tïù^'ï" ; 'i^f* 
vase, plur. l'Pf^ ; i^-V/?^ beau, i^^^f^^ belle. 

III. On trouve ë allongé en ë devant quelques gutturales : 
S^h^, imparfait de CM voir ; ^flvA, parfait I. i. de -flUA dire-, 
jf^%^ imparfait de Cdf pcàlre. 

La Crase consiste à fondre la voyelle finale d'un mot avec 30 
la voyelle initiale d'un a«tre mot. 

En éthiopien, cela se produit pour les suffixes et les désinen- 
ces. Les crases les plus communes se produisent entre les dési- 
nences du pluriel régulier â '> et â 1* et les finales è â : th^Cf 
voyageur, plur. rfi^C^I' ; h-flJt fou, plur. K'fl^'ï ; 'Tl^UCl- 
science, plur. 'Vf^DÙ^*^. Avec la désinence accusative à, ë o â 
restent invariables, i devient ë, ë devient â : àlr^/** flûte, ace. 
àlXLl^ ; "^-flC travail, ace. •7-0^ ; ÇAÏ berger, ace. ^^'^ ; 
in côté, ace. 10. 

Dans le verbe, les désinences u, â de la ^* pers. du pluriel, temps 
parfait, s'unissent à la troisième radicale sans aucune modification. 
+i'A*, ^i'A ils, elles tuèrent, de 4»i'A. — Les crases résultant 
de la suffixation des personnels objectifs, sont indiquées au chapitre 
où il est parlé de ces derniers. 

La Contraction des voyelles consiste à fondre en un 3i 
seul son, représenté par une longue, une voyelle et une semi-vo- 
yelle qui se suivent dans le corps d'un même mot. 

La contraction est toujours accompagnée de la suppression des 
semi-voyelles. Cette particularité phonétique trouve son applica- 
tion spécialement dans les verbes de la 2' et de la 5* faible. 

Nous indiquons quelques-uns des cas les plus fréquents ; néan- 

3 



18 Disjonction de voyelles. 

moins, plus que partout ailleurs, on ne saurait en tirer des princi- 
pes rigoureux. 
. â fl'* = 0. 1?**iïi répons ; mais Afl^Tf amandier. 

e fl»- = u J&V-Î^ pour ^Itahr" ; mais ^O^^^ famille, 

af. = ê. ^V pour ^J2.> il est prudent ; n.^- pour df'^ 
maison. 

ef> =1. J&'T.T pour J&î^je.T il tourne ; mais Ckt^ 
vois. 

Les longues i â u ê o suivies de JK» ou de ^^ ne se contractent 
point : Mt'f' mauvais ; ^flhp» gémissement ; Î\»C»* sel. 
32 La Disjonction consiste à résoudre en ses éléments 

constitutifs une voyelle formée par contraction. C'est pratique- 
ment la réapparition d'une semi-voyelle absorbée à la suite d'une 
contraction. Elle ne se produit qu'à la dernière syllabe des 
mots. 

o = a Oh, 1(ï côté, plur. lù^^ ; UA- il est, OAOK ils 
sont. 

é = è J&. i^AA. parabole, plur. 9^iï^f^. 

u = ë 0^. ?l'^A• f adhérais ; ^-hA^C /m adhérais. 

i = e JK». "JA^ ;io«s pardonnons ; f^îïCf qu'elles pardon^ 
nent. 

Pour u et i, ne pas confondre cette disjonction avec une modi- 
fication semblable, d'origine toute différente et qui est une simple 
addition ; nous la verrons plus bas (^8). 

Consonnes. 

Les principales modifications que subissent les consonnes 
sont : l'assimilation, la contraction, l'accommodation, le redouble- 
ment, la suppression, l'addition la permutation, la métathèse. 



Assimilation contraction. 19 

L'assimilation des consonnes consiste à rendre sembla- 33 
blés deux consonnes qui se suivent dans le corps d'un mot. 

Cela se produit dans la rencontre des palatales 1, 4* avec les 
suffixes personnels h, Vh, ÎU subjectifs ou objectifs : Ji^R'fc 
pour h^ft^^tU tu es justifiée ^ ; "M^lt que je V abandonne ^ 

De même, le T du sixième ordre appartenant au préfixe forma- 
tif du réfléchi passif ou à la désinence féminine, s'assimile aux 
dentales ft rtl, lorsqu'il se rencontre avec elles : f'fjt^ pour 
f*^fJ^ il se prépare. 

Il y a réciprocité par/ois aussi, lorsque "t est placé après les 
dentales : CDAI* pour CDA.^, de iOti!^^ fille ; hfh± pour hih^ 
de tïfh^'b, — La suppression graphique est toujours la consé- 
quence de l'assimilation, mais la lettre en faveur de laquelle s'est 
faite cette assimilation reçoit le redoublement. 

La contraction consiste à fondre graphiquement, en 34 
une seule lettre deux consonnes identiques qui se suivent ; elle n'a 
lieu que lorsque la première des deux est affectée seule de ë. — 
Elle se produit dans la conjugaison des verbes redoublés : Ï'S- pour 
VJ^-S« ils brûlent ; f>W pour ^V-flO elles parlent. — Elle se produit 
encore dans des rencontres similaires avec les préfixes et suffixes 
personnels : JKi'trh'lh pour f>'t"^ih't' il s'humilie ; fl^h pour 
n^htl tu bénis ^. — Avec les particules proclitiques, ou encliti- 
ques : ^^tl'h pour ^^tïl'h as4u été corrompu ; h'^'iC a 
f^TàT"/ pour ïi9^^'iC il est plus doux que le miel ; MHS 
pour îi*7tlA^ Seigneur. — A noter ici la contraction du préfixe 
verbal causatif avec les préfixes personnels: ^4*1'Apourïih4*'lhA; 



1. 4. Esdras 10, 22. 2. Ruth. I. 16. 

3. Henoch. 72,11. 4. F. M. 4. 



20 Accommodation. Redoublement. 

Art'f'+I'A pour 7iKflf'4*1'A, — Il y a aussi contraction 
dans certains substantifs provenant de formes redoublées : VJ^ 
flamme pour V^^ ; R4» enfant pour ft4*4* ; A-fl cœur pour 
A-n-fl ; /^"ï ^^awf^ pour ^'Tr'i ; ^(l'> co/^r^ pour ^ùOt. 

35 L'Accommodation consiste à approprier des sons, de 
manière à en rendre la prononciation plus facile. Ainsi l'on trouve 
ï pour ^ devant les labiales : h'înj&V ; pour M^af»^ ; MM 
pour h9^(\li si à cause, si non. — Ceci a lieu surtout dans la 
transcription xies mots étrangers, où les dentales ont la même in- 
fluence sur ï. — 'H suivi de T se change en sa dure corres- 
pondante ft : 'ï'flA'Th pour 'V'fl'Ml' le pain, de 'hûH cuire. 

De même, T après ft devient 't, — Le préfî-xe h se change 
souvent en f après le proclitique négatif h^ s h^fh9^C pour 
K^hrC ; À,JK.+1-A pour hji^^^ ; Kf^-^^^^C pour 
;u^ft'^3^^C, de ^^: ; Kf^^h pour hj\a^^h. 

36 Le redoublement a lieu toutes les fois qu'il y a eu 
contraction ou assimilation de consonnes ; l'usage ou le sens 
seuls peuvent le faire connaître, aucun signe extérieur ne l'indi- 
que. Il est constant à la 2* radicale de l'intensif de tous les ver- 
bes. 

Voici quelques mots usuels où se trouve le redoublement : 

JiA ceux-là Uf là 

ï\f\ mais "hG comment 

îtCD oui T4» beaucoup 

"hOD 5J Mfpeu 

37 La suppression. Il faut rapporter ici le cas de suppres- 
sion des semi-voyelles indiqué aux paragraphes de la contraction, 
de l'assimilation, etc. 

En outre, A et '^ se suppriment devant les sifflantes, sans 



Suppression. Addition. 21 

compensation : J&lihC pour fA'MïC qu'il se souvienne ; J^î^r/iÇ 
pour JS»'lh3\rhÇ qu*il écrive. 

Dans les verbes de la i* faible en ID, la plupart perdent leur 
première radicale au subjonctif de la forme radicale simple et, avec 
eux, tous les substantifs qui dérivent de ce temps : Aftl* enfante- 
menty de fl^AA enfanter. Dans les verbes de la 2" faible, cette se- 
mi-voyelle disparaît aussi quelquefois sans laisser de traces : M^"* 
pour Wl»^ ; f^r" pour ^^fl^jT. 

Dans la suffixation des personnels aux substantifs ou aux ver- 
bes, ceux d'entre eux qu^ commencent par U perdent cette con- 
sonne et leur voyelle se contracte avec la dernière radicale du mot 
qui les reçoit. 

<D et f se suppriment aussi dans la dérivation de quelques 
substantifs appartenant à des radicaux de la 3* faible : ih9^ gen- 
dre, pour rhl^fl^; tï9° nom, pour fti^Ji ; ^'>;^ jumeaux; 
pour ^"^Tr^HO*, Dans les substantifs plurilitères dérivés de la 
forme commençant par tilr, h se supprime toujours : ÙO^tiO^ 
échelle, de MM(D marcher ; Vh-CV^C tourbillon, de h'>h»Ch«»^ 
tourner. 

L'addition. Elle a lieu lorsque un mot terminé par u ou 38 
i doit recevoir certains suffixes personnels ou certaines désinences. 
Ces deux voyelles se transforment en leurs semi-consonnes homo- 
phones <D et f , et la consonne qui les portait vient du sixième 
ordre. 

UW ils la bénirent, pour (i^M^V ; VlChP-*^ pour 
^ICXUft^ tu leur dis ; ^Ç+^5 amant, plur. ^^^Cfi ; 
^IM'^ spirituel, plur. ^'idAO^n. 

Elle a lieu enfin, pour la formation des substantifs et des plu- 
riels brisés soit adjectifs soit substantifs. hftJ^ cou, plur. 
MOh^ ; rthoÇ la plante des pieds, plur. AWiOh, 



22 ' Permutation. Métathèae. 

39 La Permutation a lieu quelquefois par raison d'eupho- 

nie : nous l'avons vu dans l'accommodation. Le plus souvent ce- 
pendant, la cause en est la parenté ou la similitude organique de 
son de certaines lettres et, sous ce rapport, les permutations va- 
rient avec les différents auteurs des manuscrits. Les principales 
permutations que l'on rencontre sont les suivantes : 



Gutturales 


K 


V 







,h-% 


Palatales 


1 -n + 


th-^ u 


Dentales 


Wift + 


Wift + 


Sifflantes 


M 


A X 


Labiales 


n 


to é. m f. -t 


Nasales 


«DV 


A d 


Liquides 


A 


ù R 




à 


gutturales et sifflantes. 



40 La Métathèse ne se présente que dans quelques cas 

isolés ; elle est surtout fréquente dans la transcription des mots 
étrangers. 

On trouve «^Oh entrée, pour Î^O^aïi, de OK de dO^h 
aller ; J&lh'fl, de (OVd donner. 



Morphologie. 23 

LIVRE DEUXIÈME 

MORPHOLOGIE 
CHAPITRE 1 

LE RADICAL VERBAL --LES CLASSES DE VERBES 
LA CONJUGAISON. 

I. Le Radical Verbal. Les Formes Verbales. 

Le verbe éthiopien, comme le verbe arabe, consiste en une 4 1 
racine trilitère, rarement plurilitère, dont l'idée fondamentale est 
diversement modifiée par une suite de changements morphologi- 
ques. Cette racine est représentée, dans les dictionnaires, par la 
troisième personne masculin singulier du parfait de l'indicatif. 

Les changements subis par la racine sont de deux sortes : les 
uns sont faits par affixation, au moyen de lettres serviles ; les au- 
tres consistent en de simples modifications internes qu'on fait jubir 
ao radical ou à ses formes augmentées. 

A. — Réduit à ses consonnes constitutives, un radical ver- 42 
bal peut présenter trois formes différentes : le radical primitif, ce 
même radical avec la deuxième radicale redoublée, ou bien avec la 
voyelle de la première radicale allongée. Chacune de ces cons- 
tructions peut exprimer une manière particulière de participation 
du sujet à l'idée verbale. 



24 Le radical verbal. 

1. — Le radical primitif est un simple énoncé du fait. 

2. — La deuxième radicale redoublée marque parfois qu'il 
y a attention, application, intensité d'action de la part du sujet. 

3. — L'allongement de la voyelle de la première radicale 
indique quelquefois aussi la durée, Vhahitude de l'action, la fré- 
quence ou signifie encore une action commune à plusieurs. 

43 B. — Au moyen de lettres serviles, chacune des trois for- 

mes, que nous venons de voir, peut revêtir encore trois nouvelles 
formes. Elles servent à indiquer la nature de la participation du 
sujet à ridée exprimée par le verbe. L'on a : 

1. — Le sujet auteur direct de l'action, exprimé par le 
simple radical : 4*A^^ il précède ; rhliQ il estime ; V*?!** il règne ; 
etc.. * 

2. — Si le sujet du verbe n'est plus l'agent immédiat de l'ac- 
tion, ou le sujet direct de l'état qu'il exprime, mais se comporte 
comme cause efficiente de cet état ou de cette action, le radical 
verbal reçoit le préfixe ît. Ce préfixe rend aussi transitifs les ver- 
bes de sens intransitif : flhf il pleure, K'flh? il fait pleurer ; fl'H'Il 
il est augmenté, h'fl'H'Il il multiplie, ^^h il vient, h9^^h 
il apporte ; dJti(ïi il sépare, hÇA/n il fait séparer, il distingue. 

3. — Le préfixe 'i' a un double effet sur le radical primitif : 
il lui donne le sens passif ou le sens réfléchi ; M\ù briser, 'tùdéi 
être brisé ; /V'flfl revêtir, 'f'A'flrt être couvert, se couvrir. 

4. — La dernière modification par addition se fait au moyen 
de Kd't ; ce préfixe indique souvent une nuance réfléchie ; le 
sens causatif toutefois est plus fréquent : "Ittid, passer, hil't'lltid* 
faire fuir ; (D'^i^ contredire, îtftf'^+i*» se disputer ; Cîti^ être 
éloigné, hiti'Cfh^ s'éloigner. 



Les formes verbales. 



25 



Ainsi, une même idée verbale peut être variée, théoriquement 
du moins, de douze façons différentes. Mais, en réalité, tout radical 
verbal ne possède qu'un nombre restreint des formes qu'il est sus- 
ceptible d'avoir. Pour déterminer ce nombre, on ne saurait donner 
aucune règle, l'usage seul peut l'apprendre. L'usage seul peut ap- 
prendre aussi la signification du plus grand nombre des formes 
dérivées. La nuance de sens du mot verbal ne correspond pas tou- 
jours de fait très exactement aux caractéristiques de ses formes ; 
la pratique des auteurs et le dictionnaire peuvent seuls nous ins- 
truire là-dessus. ♦ 

Pour l'intelligence de la flexion du verbe nous donnons ici 
l'exemple schématique du verbe ^'tti tuer ; nous marquons d'un 
astérisque les formes de ce verbe qui n'ont pas été relevées chez 
les auteurs. A noter que les préfixes modifient parfois la vocalisa- 
tion du radical. 



45 



Formes. 


1. simple. 


2. intensive. 


3. fréquentative. 


L Radicale 


-fr-f-A 


-fr-f-A 


.^i-A 




tuer. 


tuer avec 


tuerhabituellem. 






violence. 


ou avec d'autres. 


II. Causative 


K^-f-A 


ïi+i-A 


h^±^ 




faire tuer. 


contraindre 


avoir la coutume 






à tuer. 


de faire tuer. 


III. Réfléchie 


i-HhA 


.^4,^/V 


^^^l^ 


Passive 


être tué. 


être tué par 
violence. 


s'entre-tuer. 


IV. Causative 


' hfl'H'i'A 


* îift'/'+'f'A 


Jifti-^i-A 


Réfléchie 


organiser le 


activer le 


exciter à 




meurtre ; 


meurtre ; 


s'entre-tuer. 




se tuer. 


se tuer. 





26 Les classes de verbes. 



II. Les classes de verbes. 

46 On peut classer les verbes suivant le nombre de leurs radicales 

et suivant la nature de leur conjugaison. 

1. — D'après le nombre de leurs radicales, on les divise 
en trilitères, trois radicales, et en plurilitères, plus de trois radi- 
cales. 

2. — D'après la nature de leur conjugaison on les partage 
en verbes réguliers et verbes irréguliers. 

a) Les verbes irréguliers ne constituent que quelques rares 
exceptions ; ce sont pour la plupart des verbes très usités. 

b) Les verbes réguliers suivant un mode de conjugaison 
normal, forment la majeure partie des verbes éthiopiens. Ils 
se divisent en verbes sains, verbes faibles et en verbes guttu- 
raux. 

Les verbes sains sont ceux qui ne contiennent parmi leurs 
radicales ni semi -voyelles, ni gutturales ; on les appelle redoublés 
lorsque les deux dernières radicales sont semblables. 

Les verbes faibles sont ceux, dans le radical desquels entre 
une semi-voyelle, et les gutturaux ceux qui comprennent une gut- 
turale. * 

Il est des verbes qui renferment plusieurs semi-voyelles ou 
plusieurs gutturales, ou encore comprennent ces deux catégories 
de lettres à la fois ; on les appelle : perbes doublement faibles, ver- 
bes à double gutturale, verbes faibles gutturaux. 



Conjugaison. Temps. Modes. 



;27 



Sains. 
I Réguliers. l Faibles. 

Trilitères l f Gutturaux. 

1 

Plurilitères. f 

I Irréguliers. 

Il faut noter que, comme dans les autres langues, il se trouve 
en éthiopien plusieurs verbes réguliers soumis à certaines irrégula- 
rités, soit à un temps ou^à quelque personnne. Mais, outre que le 
nombre en est restreint, il est impossible d'établir à leur égard une 
règle commune. 



III. La Conjugaison. 



Temps, modes, personnes. 



Temps. — Dans la conjugaison, l'éthiopien, comme les 47 
autres langues sémitiques, se place au point de vue objectif. Il 
considère plutôt le fait de la réalisation de l'action que le moment 
dans lequel elle s'accomplit. Pour lui, l'action est faite ou ne Test 
pas, d'où les deux temps : parfait, action achevée ; imparfait, ac- 
tion inachevée. 

Les autres nuances de temps néanmoins ne lui sont pas 
étrangères ; il y supplée par le moyen des particules invariables 
ou à l'aide de constructions particulières qui relèvent de la syn- 
taxe. 

Modes. — Les modes sont au nombre de cinq : Vindicatif, 48 
le subjonctif, Vimpératif, Vinfinitif et le gérondif, l'indicatif seul 
compte deux temps ; les autres modes n'en ont qu'un. 



S8 Trilitère sain. Conjugaison. 

Les trois premiers modes reçoivent la flexion personnelle ; l'in- 
finitif est un mode impersonnel comme en français. 

Le gérondif qui ne s'emploie jamais qu'avec des suffixes per- 
sonnels jouant le rôle de sujet, peut être considéré comme un mo- 
de personnel. 

La forme participe remplissant uniquement le rôle de qualifi- 
catif, il paraît préférable de n'en parler qu'au chapitre ou nous 
traiterons de ce dernier. 
49 Personnes. — Dans la conjugaison, les personnes sont 

indiquées au moyen d'affixes suivant ou précédant le radical ver- 
bal.^ La distinction du masculin et du féminin a lieu pour la deu- 
xième et troisième personne ; la première est toujours commune ; 
il n'y a point de duel. 

Les affixes personnels comme les préfixes des différentes for- 
mes du verbe modifient souvent la vocalisation du radical. 



CHAPITRE II 

VERBES TRILITÈRES 
L VERBE TRILITÈRE SAIN [Paradigme I). 

Mode Indicatif. 
Parfait. 

î. Forme radicale simple. 

50 Nota. — La conjugaison de la forme radicale simple se 

présente sous deux types de vocalisation dont nous donnons 



Trilitére sain. Parfait. 29 

ici le tableau comparatif de tous les temps : 

Indicatif : parfait. aûia ^ i" ii — a ea l-fl^ 

» imparfait. aeeJi + l'A — aeef'l'dC 

Subjonctif. e5eje.*'>A — eae^ldC 

Impératif. eee ^•'l'A — eae ItiC 

Régulièrement, l'adoption par un verbe de Tun de ces deux si 
types implique l'exclusion de l'autre ; cependant, il se trouve des 
verbes qui les suivent simultanément tous deux à quelques temps. 
Certains verbes aussi le^ suivent tous deux, sans jamais admettre 
cependant une double forme : 

^rtA et ^ttii être semblable ; i^^^ et iP^/i approuver ; 
^<Df et /iO^^ être rassasié ; etc.. 'llA'l' périr, subjonct. J&'ÎA4» 
et fA^^ ; ftî^0 résonner, subjonct. f>^:^Ô et ^J^i^Ô ; etc. . 
WK s'enfuir, subjonct. f^'i^K pour f»'\éJC ; Vfl^ demeurer , 
subjonct. JM'rtC pour j^Tr'tïC ; etc.. 

Formation. Le parfait de la forme radicale simple est con- 52 
stitué par le radical verbal tel qu'il est donné dans les lexiques. 
Il se présente sons deux formes ainsi que nous venons de le 
voir : 

^'"Ah posséder ; 'ï^-^w» marquer du sceau ; 4*fl^ ensevelir ; 
AJ^h envoyer ; h'^U prendre ; flhf pleurer f '^A*!» périr ; 
"^A^ être réduit à la misère ; P'flA être devenu aride ; etc.. 

Conjugaison. La conjugaison du parfait s'effectue au moyen 53 
de simples suffixes où l*on reconnaît aisément les traces des pro- 
noms personnels isolés. 

Ces suffixes se construisent comme il suit : 



30 



Trilit. aain. Parf. formes dérivées. 



Parfait en a. 



Parfait en ë. 



Singulier. 



3' p. m. 


♦-f-A 




A-nA 


f- 


++A1- 




A-nrtl- 


r jt>. m. 


+1-Ah 




AnAh 


f- 


++Ah. 




AfiAn. 


l'p. c. 


++Aïh 


Pluriel. 


AflAlf 


3' p. m. 


++A' 




A-nfr 


f- 


4.+<V 




A-nA 


2" p. m. 


^•tMv^ 




AtlAh»"»- 


f- 


++Ah"> 




AflAïl-J 


l'p. c. 


++A> 




AnA) 




5. 


Formes dérivées. 



54 Formation. Après l'addition des caractéristiques des différen- 

tes formes, le radical simple donne les construction suivantes à la 
f p. m. sing. : 



1. 


2. 


3. 


I. 


++A 


^+A 


II. h*+A 


M-\'h 


hif-\-h 


m. +«H-A 


+++A 


-t-^-t-h 


ou ++'I'A 






IV. KA-H-I-A 


hA-N-tA 


htïi-^ 


ou hA+t+A 







Trilit. Bain. Imparfait. 



31 



ConjugaisorL Elle se ramène, pour toutes les formes, aux deux 
flexions que nous avons données dans la forme radicale simple. La 
première radicale, de fait, ne subit jamais de modifications vocali- 
ques par suite de l'adjonction des personnels ; les deux dernières 
radicales seules éprouvent un changement et toutes ces formes dé- 
rivées ont les deux dernières radicales en àâ ou èâ : 



55 



Singulier. 



Pluriel. 



5* p. m. K+f-A 


,l.^(^ 


h^-hA- 


-h+l-A- 


f. h^i-h^ 


i'+l-Al- 


h^'b^ 


.f.^:^i^ 


2" p. m, K^-hAh 


^^-hAh 


h^i-Ah*^ 


■ i'+'f'Ahtf^ 


f, h^-t^xu 


i'+i'Aîl. 


K*'hAh'J 


i'+i'Ah'* 


r p. c. fc^-f'Aïh 


'^+'^A1fl• 


Ji*'hAV 


i'+'hAV 



Imparfait. 
1. Forme radicale simple. 

Formation, L'imparfait radical simple a uniformément les deux 
dernières radicales du sixième ordre et conserve l'a du parfait à 
la première radicale : 

^i'^, imparf. J&+1-A ; "Mî^, imparf. ^l-flC. 

Conjugaison. Elle se fait au moyen de préfixes et de suffixes, 
dont les origines se rattachent encore aux pronoms personnels 
isolés. La dernière radicale est seule modifiée dans la flexion : 

Sing. Plur. 

3* p. m. /Z.+I'A Jî^-H-A- 

f. 1-+1-A JZ.+1-A 

2* p. m. 1-«H-A ^^^àr 

f. ^-rt-A. 1-+1-A 

Vp. c. A+l-A "ï-rt-A 



56 



67 



32 



Trilit. sain, imparf. form. dériv. 



2. Formes dérivées. 



58 Formation. En tenant toujours compte des caractéristiques 

propres à chaque forme, les deux dernières radicales sont du si- 
xième ordre, comme à la forme radicale simple. 

Aux formes réfléchies cependant, la deuxième radicale est en 
à et aux formes intensives la première radicale est en ë ; 





1. 


2. 


3. 


I. 




P*1-A 


^.*1-A 


II. 


^*1-A 


^*1-A 


^^1-A 


III. 


^l-t+A 


^1-*-fA 


^^^•^A 


IV. 


^/l•^+1•A 


^ft+«1-A 


fh+^^ès. 



59 Conjugaison. Elle est semblable à celle de la forme radicale 

simple. Dans les formes augmentées cependant, les préfixes per- 
sonnels se trouvant en concurrence avec les préfixes caractéristi- 
ques des formes, il en résulte une contraction avec ceux d'entre 
ces derniers qui commencent par h et rallongement de la voyelle 
qui affecte la lettre contractée. 

Il vient : J?4»1-A ; ;^+^•A ; h^^^ pour f>h¥t^ ; ^M 
^A ; Kh+^A ; etc.. 

Devant les autres préfixes caractéristiques, les préfixes per- 
sonnels se juxtaposent sans modification. 





Singulier. 




Pluriel. 


3* p. m. jal-^+A 


^'r->A 


^At-H-A 


$¥Vl^ 


f. M'+tA 


;H'1'A 


;»'/l1-*'>A 


9¥V'\ 


2* p. m. ■H'+^'A 


;H'1"A 


;^A'^+^•A 


;^+^rt• 


f. ^H-^-t-A, 


;H->A. 


;HA++1"A. 


^.^1^ 


l'p. c. îi1"*tA 


ïx¥V^ 


;ïA+*i-a 


V+l-A 



Trilitère sain. Subjonctif. 



88 



Mode subjonctif. 

Forme radicale simple. 

Le subjonctif du parfait en a est caractérisé par le sixième or- 60 
dre de toutes les radicales ; celui du parfait en ë, a la deuxième 
radicale en a et les autres en e. 

Sa conjugaison est semblable à celle de l'imparfait : 
Singulier. 



3' p. m. 


^*^A 




f.iac 


f- 


W^A 




^ac 


2° p. m. 


VH-fis. 




1-7flC 


f- 


«^A. 




i-7n<j 


rp. c. 


h¥tfii 




hiac 






Pluriel. 


3' p. m. 


M^à- 




^•7fl<- 


f- 


fA^/i 




f-itià- 


2' p. m. 


1-4HhA- 




1-704. 


f- 


:tiH"i 




'fiai' 


l'p. c. 


tVfin 




-ilÙC 




i 


Formes 


dérivées. 



La conjugaison des formes dérivées, comme dans la forme ra- ei 
dicale simple, ressemble à celle de l'imparfait. 

Nous donnons la vocalisation de chacune dans le tableau sui- 
vant : 



34 



Trilitère sain. Impératif. 





/. 


2. 


3. 


r. 




^*^A 


Ji:*>A 


11. 


.e^-l-A 


<?*1-A 


j?/»"l-A 


ni. 


J^^'+^A 


j^l-^+A 


^t-^-l-fii 


IV. 


^At*1"A 


^tl-ti-^âi 


yHi-^^fii 



Mode impératif. 

62 II est formé de la deuxième personne du subjonctif, en rempla- 

çant toutefois les préfixes personnels par les lettres serviles carac- 
téristiques des formes : 



Sing. 

I. 1. *ThA *ThA. 
IL 1. J%*1-A K^ThA. 

III. 1. '^4"^A etc.. 



Pluriel. 
'l*^i't\r etc.. 



Mode infinitif. 

63 A rinfinitif, le radical revêt partout la construction 4*'lh/t" 

modifiée seulement par les indices respectifs de chaque forme. Il 
n'y a d'exception que pour la forme radicale simple, elle fait 

Il existe aussi une construction allongée avec la désinence o T, 
commune à toutes les formes : 





1. 


2. 


3. 


I. 


4-fcA 


+1-A- 


^^ti- 


II. 


h^^li- 


h*-T-A- 


h^^ii^ 


III. 


-f'+l-A- 


i'+l-A- 


-t^^à- 


IV. 


Kfl-HHhA- 


Mi-^^nr 


hM-^^à- 



Trilitère Bain. Gérondif. 



85 



Mode gérondif. 

Le gérondif se reconnaît à la voyelle du troisième ordre qui 64 
accompagne la deuxième radicale et aux suffixes personnels qui le 
suivent toujours. Ces derniers jouent le rôle de sujet : 

I. 2. h 



I. 


4"fcA- 


4"fcA- 


^P-tli- 


II. 


K^-fcA- 


h+tA- 


h^-bà- 


III. 


-h^-fc/t" 


i'+'tA- 


i-j^-fcA- 


IV. 


hh't^^à^ 


hM-^^ii- 


hh-t^-tt^ 



L*annexion des suffixes se fait comme il suit 



Singulier. 



Pluriel. 



3' p. m. 


+-fcA- 


4"tA"fl»- 


f- 


4-tA 


+•«:/»-? 


2' p. m. 


4"fcAh 


4-fcAhtf»- 


f- 


+-f:Ah. 


+*Ah7 


Vp. c. 


4-fcAP 


+ tAi 



Nota. — Les verbes dénominatifs formés d'un substantif «t 
d'un préfixe comme : f^VOf prophétiser, de Vfl^J?* prophète ; ^HrillV 
remplir les fonctions de prêtre, de hU'> prt*/r^ ; etc.. sont traités 
comme les autres verbes, suivant la nature de leurs radicales. 

Il est certains verbes aussi dont la première radicale est une 
voyelle longue à toutes les formes comme : ^tÙ dépérir ; R,1V 
persécuter ; ^hth mélanger ; etc.. Leur morphologie est celle des 
trilitères ; ils n'ont rien de particulier dans leur conjugaison comme 
dans leur nuance de sens. 



65 



86 Verbe redoublé. 

IL VERBE REDOUBLÉ [Paradigme II). 

66 On pourrait appeler de ce nom tous les verbes trissyllabiques 
qui ont deux radicales identiques de suite ; mais en fait, on réserve 
ce nom aux verbes dont la seconde radicale seule est redoublée : 
VflQ converser ; mais non i^l^O être avide ; rtrtA s'éloigner ; Hllf 
se réjouir ; Rft'î' survenir ; etc.. 

67 Conjugaison. Leur conjugaison est en tout semblable à celle 
des trilitères sains, si ce n'est que Ton y observe la règle de la 
contraction des consonnes exposée au livre de la phonétique (M)- 
Cette contraction n'est pas cependant absolument rigoureuse et 
Ton rencontre assez fréquement des formes non contractées. 



Parfait en ë. 




Parfait en a. 






Singulier. 




r p. m. 


VA 




vnn 


f- 


VR1- 




vnni- 


2' p. m. 


VftJ^h, 


etc... 
Pluriel. 


Vn-flh, etc.. 


3' p. m. 


V^ 




vnft* 


f- 


W 




vna 


2' p. m. 


WJth'^, etc.. 


Vn-flh'^, etc. 






Impératif. 








Singulier. 




2* p. m. 


If^f: 




•j-fl-n 


f- 


-ifA. 


Pluriel. 


1^ et "j-ntl 


2*p,m, 


7ft^ 




-^n* et "ï-flO- 


f- 


-^M 




lOet-^-fla 



Verbe de la 1* faible. 37 

Imparfail I. L Imparfait II. 1. 

Singulier. 

5^ p. m. JiV'fl'fl ^V-fl-fl 

f. l-V-ri-fl ;l-V'fl'fl 

2* p. m. 1-i'fl'fl, etc.. ;l'5f'n'fl, etc.. 

Pluriel. 
5^ p. m. Wn- et W-nn- ^VO- et ^i-flO- 

^ ^'Vn çt j?.i-fla, etc.. ^>fl et ^i-flO, etc .. 

///. VERBES TRILITÈRES FAIBLES 
1. Verbe de la 1^ faible [Paradigme IIl). 

A. — Les verbes de la V faible en f suivent partout la con- 68 
jugaison régulière des verbes sains, du moins, en ce qui regarde la 
première radicale. Sur cinq qu'on rencontre dans le dictionnaire 
éthiopien en effet, trois d'entre eux relèvent des verbes à guttura- 
les, un autre des verbes redoublés. Ce sont : 

f •flrt èlre sec ; f Qfl exulter ; J^'^K tomber ; ^O^V être clément ; 
f J^O annoncer. 

B. — Les verbes de la i' faible en ID suivent aussi la conju- 69 
gaison régulière des verbes sains en observant les particularités 
suivantes : 

I ) Sauf quelques exceptions, tous ceux qui sont usités à la 
forme radicale simple, perdent la semi-voyelle au subjonctif de cette 



38 



Verbe de la !• faible. 



forme et prennent un a habituellement à leur deuxième radicale. 
Voici la nomenclature de ces verbes : 

(DOU donner, subj. eii'fî ; CDAft enfanter, subj. MJ^ ; 
fO-M couler ; CD^rt hériter ; <D^^ descendre ; O^Ù? brûler ; 
flïj^4» tomber ; flJftt' />/^r ; (D0h sortir ; CO'lim et (O^'^m déco- 
rer ; IDOA et O^Ùii demeurer. 

2) Quelques uns ont aussi la forme défective en même temps 
que la forme pleine ; ce sont : 

(OiP/: scier, subj. f^iPQ et ^fl>-/^C ; CDflft conduire ; l»1^ 
jeter ; (O^/i creuser ; IDniV commencer. 

}) Les suivants admettent seulement la forme pleine : Oi/i^ 
cracher ; (D/L(0 jeter ; fl>*1fft é/r^ ifîmi/iu^ ; «W^O allaiter ; <0<C^ 
z'iVr^ aw:v champs. 

4) On rencontre un seul parfait en e, <D,^4* tomber et un seul 
subjonctif en a, f>tit-^^, de ai4»i>' protester. 



70 



Parfait. 



Sing. 


5^ p. m. 


(oé./: 


f-flrt 




/•. 


œd,^J\r 


f-flrtlh 




^^ p. m. 


ώSM 


fnfih 




/•• 


(Déx:\\. 


fnnn. 




rp. .. 


flï^ch- 


pnftïb 


Plur. 


5^ p. m. 


ID^4- 


f-flfr 




/. 


co<{.^ 


f-fl^ 




P' p. m. 


iD/<.Ch^^ 


fflrth^ 




/". 


fli^Chl 


fanh-» 




rp. c. 


ID<<.C> 


fOM 



Verbe de la 2' faible. 



39 



Sing. 



Plur. 



Imparfait. 



3" p. m. 


^(oq^C 


J&f-flA 


f- 


Thioq'-C 


1-f-nfi 


2' p. m. 


'tfoq^c 


'K-flft 


/■. • 


ThCDT-^, etc.. 


1-f-nrt., etc. 


3' p. m. 


J?*CDÇ4- 


f-f-nfr 


/•. 


f-Oï^h^, etc.. 


^f-n^, etc 



2. Verbe de la 2^ faible [Paradigme IV). 



A rexeption du parfait et du subjonctif des formes simples radi- i± 
cales et causatives, toutes les formes de ces verbes suivent la con- 
jugaison des verbes sains. 

Les remarques concernant ces deux temps et quelques autres 
particularités de ces verbes se résument ainsi ; 

i) Au parfait et au subjonctif des formes simples radicales et 
causatives, on voit se produire la contraction et la suppression des 
semi-voyelles (O, ? (31. 37). Pour retrouver pratiquement ces per- 
tes, il suffit de remarquer que 0, u dénotent h suppression d'un 
ID ; ê, i la suppression d'un f : ^^"^ pour '^(O*^^ se tenir de- 
bout ; T't pour ^(O^-t mourir ; '^Ml pour ^J&/n tourner ; 
'*Un pour i*»i^m pendre ; etc.. 

2) En plus d'un cas, ces lettres disparaissent, elles et leurs 
voyelles, sans laisser de traces : ^4*1^, subj. II. 1 pour ^«fel^, 
de y^Oh^^ ; M^ro p^j-f. n. 1 pour h*^, de K*ai^ ; etc.. 

3) Inversement aussi, on trouve parfois des cas où la contrac- 
tion n'est pas faite, comme dans les exemples suivants : K'Vf rt 
pour h'W parf. II. 1. de 'Irfrt l'emporter -, MOi/i pour hPd de 
Pd être aveugle ; etc... 



40 



Verbe de la 2* faible. 



4) Au gérondif des verbes faibles en f, il y a la permutation 
de la voyelle i en e. On a : tPj^(f^ pour O'^'uP^, de "irtl vendre. 
A la forme participe, OK se change quelquefois en fl^, ^fl^JK» 
pour ^OK^ malade (28). 

5) A remarquer qu'il ne se produit jamais de disjonction dans 
la conjugaison des temps et des modes. On Rencontre seulement 
deux subjonctifs en a dans les verbes de la 2^ faible. J&Cfl^JKr et 
J^i^flïji, des verbes dfO^ s'abreuver, et ft<Df être malade. 



72 







ParfaH. 


. ' 


Sing. 


3' p. m. 


J^ao 


h.R 




f- 


^ao^ 


h.ft1- 




2' p. m. 


4^\\ 


h.Jth 




f- 


*rh. 


h.frh. 




rp. c. 


^T'O' 


ïfc^ïi- 


Plur. 


3' p. m. 


/^ao. 


h.^ 




■ f. 


4n 


h.^ 




2° p. m. 


^9»]ri<nx 


h.K-lfi'»»- 




f- 


*rh^ 


h-ft-h-J 




rp. c. 


Imparfait 


h.JtV 


Sing. 


3' p. m. 


f.^OhT' 


^h^Jt 




f- 


^^ahr 


T-hji^- 




2' p. m. 


l-**»^, etc.. 
Subjonctif. 


l-hj&Jt, etc 


Sing. 


3' p. m. 


f.*9" 


J&ÏUJC- 




f- 


1-fey 


1-h.R- 




2' p. m. 


1-*9", etc.. 


^tUfr, etc. 



Verbe de la 3* faiWe. 



41 



3. Verbe de la 3^ faible [Paradigme V). 

Les lois qui règlent la conjugaison de ces verbes sont celles de 78^ 
la conjugaison des verbes sains, combinées avec les lois de la con- 
ir action et de la disjonclion. On relève chez eux trois observations 
qui sont : 

I ) Toutes les fois que les deux dernières radicales de ces ver- 
bes appartiennent au sixième ordre, il y a contraction et les semi- 
voyelles disparaissent : ë p* devient u ; ë J8i devient i. 

Le groupe a O^ donne de même souvent o ; mais plus rarement 
on trouve ë pour à f'. 

Les finales a fl^ et à J2» se maintiennent aussi facilement, lors- 
qu'elles ne sont pas suivies d'un suffixe personnel. A la }* et 2* 
pers. plur. masc. CD. se maintient souvent aussi comme ^ 2" pers. 
fém. sing. 

2) Il y a disjonction dans les finales contractées des verbes de 
la j* faible toutes les fois que ces finales reçoivent un suffixe per- 
sonnel objectif. Il y a aussi disjonction dans le cours de la flexion 
personnelle avec les pronoms subjectifs. 

j) La forme simple réfléchie passive des verbes de la 2'' faible 
en f préfère la construction 't^^li plutôt que i'+i'A. 



Parfait. 



74 



Sing. 



3' p. m. 


t'Ai» 


rt+f 


f- 


i-hathr 


fl+fl- 


2' p. m. 


+Afl»-h 


A+J&h 


f- 


■t-hahXu 


MfM, 


V p. c. 


+A<B'h- 


n+^in- 



42 



Verbe de la 1* gutturale. 



Plur. 


5' p. m. 


-tMXK 


A4*& 




/*. 


i-A^ 


fl*^ 




5^ p. m. 


i-Aco*htf«>- 


rt4.jP,h0D- 




/•. 


-hAoï-h-î 


rt+JJ-h-} 




V p. c. 


-tàa^^ 


rt+^> 






Imparfait. 


♦ 


Sing. 


3' p. m. 


J&'fA- 


y-ùt 




f- 


1-1-A- 


1-A* 




2' p. m. 


^-tà^ 


1-rt« 




/•• 


1-hA-e, etc.. 


l-A^f-, etc.. 


Plur. 


.9^ p. m. 


J^-i-Acn. 


f^fi^^ 




f- 


je-i-A^P, etc.. 


^ti^y, etc.. 



/y. VERBES TRILITÈRES GUTTURAUX. 

T5 Les modifications phoniques dont nous avons parlé aux para- 

graphes 28 et 29, permutation de voyelles et changement de quantité ^ 
s'appUquènt tout particulièrement dans ces verbes. Nous indique- 
rons toutefois ici, les principales de ces modifications qui survien- 
nent dans chacune des trois formes que peut avoir un verbe 
guttural et nous donnerons pour chacune, un exemple de conju- 
gaison. 



1. Verbe de la l*" gutturale 

[Paradigme VI). 

76 i) A l'imparfait I. 1. et au subjonctif I. 2. e du préfixe devient 

a devant la gutturale de son a. Ainsi on a : P#h4*Ç, fîiî^T, 
f/fiA'fl, imparf. de rfi4'<i. plier les mains, h9^i croire, rfiAQ esti- 
mer, etc.. 



Verbe de la 2' gutturale. 43 

2) Dans les formes simples causalives re fléchies, a du préfixe 
ixM* s'allonge en â, toutes les fois qu'il est devant la gutturale 
avec ë : hft;f-;h+^, parfait IV. i de A\^ù mépriser ; ytt^h9^, 
subj. IV. i de h9^i croire-, ^ft-hW^, subj. IV. i de 'IfiC^ 
rougir ; etc.. 

}) K du causatif ne change pas. A noter qu'après la particule 
négative h^ préfixée, la brève ë dii verbe guttural changée en a 
reparaît souvent. h^f>t\9^'} pour Ai^fî*/"}, etc.. 

Imparfait. 
Singulier. * Pluriel. 

3* p. m. ^hn ?hr"h 



f- 
2" p. m 

f 
Vp. c 






2. Verbe de la 2^ gutturale 

{Paradigme VII). 

1. — La gutturale de son ë change toujours en e la voyelle 77 
de son â qui la précède. De là viennent les formes suivantes du 
verbe A}ih envoyer un message : f^Mùl, imparf. I. 1 ; ^Aïih, 
subj. II. 2 ; ^Ai-Aîih, imparf. IV. 1 ; etc.. 

2. — Le subjonctif Lia toujours la gutturale en â. J^Ajih ; 
fp^V^, de AU+ croître ; etc.. 

3. — L'impératif 1. 1 du parfait en â a toujours ses deux 
premières radicales en â : 

Parfait. 
Sing. 5* p. m. M\\i AU* 

f AhhTh Aii+1- 

2* p. m. AMflh, etc.. AU+h, etc.. 



44 



Verbe de la 3' gutturale. 



Sing. 



78 





Imparfait. 




3' p. m. 


J&AWl 


^AU* 


f. 


^fiihln 


1-AO* 


2' p. m. 


'>Aïih 


^AU* 


f. 


l-AMl., etc.. 


1-AU*, etc.. 



3. Verbe de la 3^ gutturale 
[Paradigme VIII), 

I . — Dans ces verbes, la gutturale de son a veut toujours être pré- 
cédée du son ë ; d'où une construction constante en e pour tous les 
parfaits I. / : ^"^Cth conduire ; iï^ài étendre ; flCW éclairer ; etc.. 
2. — Lorsque la gutturale est du sixième ordre, elle allonge 
en â la voyelle a qui la précède et l'on a au subjonctif : f»9^ù*^ ; 

Parfait I. 1. 





Singulier. 




Pluriel. 


3" p. m. 


a^ih 




n^-rh. 


f- 


a^di^ 


' 


nx-^ 


2* p. m. 


n^^/hh 




n^^/hhtf"»- 


/•• 


nn/htu 




nn/hh-} 


rp, c. 


flH/hïb 


Imparfait II. 


n^/hï 


3* p. m. 


f^a^Ax 




J&flX-rh- 


f- 


n-aKài 




JiflX"^ 


2* p. m. 


1-flX-A, 


etc.. 

Subjonctif. 


l-flX-rh-, etc.. 


3* p. m. 


Mi^àï 




^-fl«-/h. 


f- 


l-'flKai 




JR-fl^"^ 


2* p. m. 


1-nKA 




l-'fl/rrh- 


/•. 


1-flX-rfu 




-Th-flX"^ 


rp. c. 


h-nH/h 


.. '. 


-i-nikài 



Verbes doublement faibles et guttur. 



45 



y. VERBES TRILITÈRES 

DOUBLEMENT FAIBLES ET GUTTURAUX, 

[Paradigme IX). 

Les combinaisons que Ton peut faire avec les semi-voyelles et 79 
les gutturales pour former dès radicaux sont fort nombreuses ; 
toutes cependant ne se trouvent pas réalisées. Celles que Ton 
rencontre dans le lexiqu^ éthiopien sont les suivantes : 



Nature des verbes. 


Ra 
i*' 


dical 
2' 


es. 

r 




I. 

I — 1* et j** faibles. 


œ 


R 


f 


jeter. 


2 — 2' et }'' ï) 


R 


(D 


f 


être malade. 


II. 










3 — I* faible et 2^ gutturale. 


(D 





A 


passer le temps 


4 — i" » et f » 


tD 


•7 


h 


frapper. 


<j — 2' y> et i** » 




P 


ù 


être aveugle. 


6 — 2* » et f » 




a 


ih 


souffler. 


7 — 3' » et i' y> 


h 


-t 


(D 


aller. 


8 — 3' » et 2* » 


C 


h 


f 


voir. 


m. 










9 — i'et2*faibleset 3'guttur. 


œ 


Oh 





crier. 


10 — l'etj" » et 2* » 


œ 


ih 


e 


entourer. 


II — 2* et 3* » et i* » 


ih 


^ 


œ 


vivre. 


IV. 










12 — I* gutturale et 2* guttur. 


h 


^ 


n 


prendre. 


I? — i' » et ?• » 


-h 


T 


h 


pécher. 


14 — 2* )) et J* )) 


-fl 


/h 


h 


fermenter. 



46 



Verbes doublement faibles et gTittur. 



Toutes ces catégories de verbes sont soumises aux lois des 
semi-voyelles ou gutturales. Cependant, ici plus que partout ail- 
leurs, nous rencontrons des irrégularités ; l'usage des auteurs et le 
lexique peuvent seuls les apprendre. 



80 





Conjugaison. 










Parfait 


» 








Nature des verbes. 

T 


5'' pers. sing. 


2^ et r pers. sing. 


1. 

r et r f- 


(Df!.? — 


1- 


ÉDAj&h-^ 


K- 


-Yh 


2' et r f. 


ft<Of 


)> 


ftflïj&h 


» 


» 


II. 












l-^f. 2^ g. 


(OOà 


)) 


oiOAh 


» 


» 


» » 


OhM 


y> 


o^/h-Hh 


» 


)) 


I^f. rg. 


(onh 


» 


(DPhh 


» 


» 


2^f. I^g. 


Pu 


» 


FC\\ 


» 


» 


» » 


r(i.A 


)) 


ih.liï\ 


» 


» 


2'f. rg. 


Càx 


)) 


cr;hh 


» 


» 


» » 


«rfi 


)) 


«/hh 


» 


» 


rf. >'g. 


h-tat 


» 


h-f-ïï 


» 


» 


y) » 


M? 


» 


has^h 


» 


» 


fl. 2' g. 


l\H\(0 


)) 


iiA^h 


» 


)) 


)) » 


Ch? 


» 


CKii 


» 


» 


III. 












i'^et2'^f. rg. 


œ(D*o 


» 


(Dœdtï 


» 


» 


» » » 


?a9-u 


» 


?(DVl\ 


» 


» 


l'etrf- 2° g. 


(Drh? 


» 


(Dfh^tï 


)) 


» 


» » » 


Ohà^ 


» 


flî'V.h 


» 


» 


r et j* f. 1" g. 


ihf»(D 


» 


ihf^ahh 


» 


)) 



Verbes doublement faibles et guttur. 



47 



IV. 
I' g. et 2« g. 
I* g. et r g. 
2* g. et r g. 









Nature des verbes. 
I. 
r f. et r f. 
2' f. et r f. 
II. 

l^f. 2''g. 

2*f. rg. 

2"f. 3^ g. 

3^f. i^g. 

3^f. 2«g. 

III. 

1' et 2' f. f g. 
I' et }' f. 2^ g. 
2" et y f. 1^ g. 

IV. 
I' g. et 2' g. 
I' g. et 3' g. 
2' g. et 3* g. 



Imparfait. 
*5'' p^rs. m. sing. 



81 



^fll^ 


^flijte 


?.^fl>-^ 


^Rfl»-e 


JK.fl»-*A 


S!^ÙA- 


f.mpà 


f.ano- 


fOOfC 


VOiO-^ 


^ÙOhhi 


f'ùfO'A*' 


p^n. 


ph-ne 


^ft/Tifl»- 


je./i;h(n. 


f.iafb 


f-Vat-ih- 


jfMhX 


f!A»-bî- 


Prhf. 


Vih^V- 


^.ïi'ini 


^MH- 


P-liTh 


P-VPh. 


Ji-ri/Tih 


j!>-n;)ih. 



5*" p. m. p/ttr. 



4S 



Verbes doublement faibles et guttur. 



%% 



Subjonctif. 



Nature des verbes. 
1 


5' p(?rs. m. sm^. 


3' p. m. p 


1. 
I' f. et r f. 




^ftj& 


f^f.^ 


2* f. et r f. 
II. 

I-f. 2^ g. 




^ft-CD/i 


f>f:io^ 




fOA 


PO/V- 


i^f. 3^ g. 




S^Ohpà 


^a^no- 


2'f' I^g. 




i^(hX: 


f'fh'i^ 


2^f. rg. 




f^a?hv 


^Cio-ih^ 


rt i^g. 




je-îi-njE. - n. 


f^h-n^ 


ff. 2^ g. 




J&ftrhflf 


^tïdiOK 


III. 








I* et 2» f. 3^ 


g- 


J&IDOHd 


f.(nah(h 


r et 3* f. 2*' 


g- 


fOJ2^ 


fO^ 


2^ et 3' f. I' 


g- 


S!>Mah 


j&Affli. 


IV. 








I' g. et 2' g. 




^ïi-Ml 


S^Mlt 


l'g.et 3' g. 




m^ïx 


^'ïTh. 


2' g. et 3^ g. 




s^U'hh 


j&-n;hh. 



«-^«r<;jlt*t>^»^ 



Verbe quadrilitère sain. 4|^. 

CHAPITRE 111 

VERBES PLURILITÈRES 
QuADRiLiTÈREs [Paradigme X). 

I. Formes saine et redoublée. 

Formation. Les quadrilitères sont formés le plus souvent par 8 s 
le redoublement d*un dissyllabe, le redoublement de la dernière ra- 
dicale d'un trilitère, ou bien encore, par Taddition d'une lettre ad- 
ventice à un radical trilitère. AA<(.A sourdre ; MfO marcher ; 
+A+A branler ; etc.. — Hl-HAA enrouler ; ^CHH éclater ; 
etc.. — 'tù'ihfi demander grâce, de rtKA prier ; ^"^iKld être 
détruit, de li-flCl* débris ; 'tKhOi faire la paix, de ftW. concor- 
de ; etc.. 

Conjugaison, Leur morphologie est semblable à celle des trili- 84 
tères ; ils se modifient comme eux en formes. Le nombre des for- 
mes cependant est plus restreint ; la forme radicale simple est à 
peu près la seule en usage dans les quatre voix, à peine rencon- 
tre-t-on çà et là, quelques formes fréquentatives des voix passives 
et réfléchies, III. 3. IV. 3. 

A noter dans les quadrilitères deux formes passives anormales, 
restes d'une très ancienne conjugaison semblable à la septième 
forme arabe ^lijl. . V. M+A+A, VI. i^'^h-Ch»^, etc.. 

Les règles de leur flexion personnelle sont celles que nous 
avons déjà vues dans les trilitères ; les redoublés ne se contrac- 
tent pas habituellement 

6 



50 



Verbe quadrilitère faible. 



Parfait. 





Singulier. 




Pluriel. 


y p. m. 


-nM 




-wnA- 


f. 


-nM^ 




-i-ia/i 


2° p. m. 


+?nAh 




-fiaMio^ 


f- 


i-taMi. 




■naMij 


l'p. c. 


-naMf 


Imparfait. 


-l-KiM 


3' p. m. 


^t-WlA 




jR-W-flA- 


f. 


^-n-afii 




M-i-a^i 


2° p. m. 


l-M-flA 




l-i-i-tth- 


f. 


1"hWiA. 




^-n-a/i 


Vp. c 


h-n-afii 


Subjonctif. 


•ï+J-flA 


3' p. m. 


^•M-flA 




M-i-afi- 


f- 


^^T-nA 




M-t-a/i 


2' p. m. 


l-M-flA 


■ 


^■n-aà- 


f- 


^-nnii. 




^i-t-afi 


l'p. c. 


h-n-afii 




'H-'J-flA 


Infinitif : 


t7(lA; g 


érondif: tXUA-. 



II. Formes faibles et gutturales. 



85 



Dans la flexion, ces verbes ne diffèrent en rien des verbes trili- 
tères de même classe. Le verbes de la V faible en <D conservent 
la semi-voyelle au subjonctif; ceux de la 3" faible perdent leur der- 
nière radicale suivant les règles des trilitères. Tels sont : 

fMïM piller ; ^TftfO être double ; ^Kti(0 se faner; ÙJ^O^ 
jouer de la flûte ; i*'fcVftf être fastueux ; etc.. 





Verbe quinquilitère. 






Parfait 






Singulier. 




Pluriel. 


3* p. m. 


OD^MD 




^9:haK 


f- 


^X-AflHh 




aof^tii^ 


2'p,m, 


^X-A-h 




^X-A-htf^ 


/". 


^/Ç-A-ld. 




^/fA-h-j 


rp. c. 


^X-A-ïh 


Imparfait. 


^w^lTA-V 


3^ p. m. 


J&<^XA- 




jî^^îlAai. 




1-^Î^A*| etc.. 


/Z.^KA'P, etc. 



51 



Chez les verbes de la 2* faible comme : A»Af séparer, nf se 
tromper, A"Aflï enflammer, etc.. il n'y a jamais de disjonction ; dans 
ceux comme : OiO*?(D se lamenter, le premier (O est toujours 
pleinement écrit : Mf , imparf. J&M. ; A-AïD, imparf. J&A"A* ; 
OOh^fD^ imparf. fOfl»*^ ; etc.. 

Les radicaux quadrilitères à gutturales suivent les règles expo- 
sées dans les trilitères (76-79). Dans ceux de la première gut- 
turale il vient : thCi*'"* être misérable, imparf. ^did^9^, subj. 
frfiCl^ ; etc.. — Dans ceux de la deuxième et troisième guttu- 
rales nous avons : III. î 'hAdAO balbutier, imparf. f»^M^à ; II. 
1 Y\&-'hC'\ adoucir, imparf. III. 1 f^lAù-'^ ; etc.*. 

QUINQUILITÈRES. 

Formés comme les précédents, par redoublement ou au moyen 
d'une lettre adventice, ils suivent aussi les mêmes règles dans la 
conjugaison. 

On ne les rencontre jamais à la voi^ radicale simple ; ils se 
présentent ordinairement sous la forme causative, les autres voix 
sont extrêmement rares : h^A4*A«l» troubler ; KA/HAA murmu- 
rer ; Wh'^A'^A faire reverdir ; hîV'^IIf f fair^ flétrir ; etc.. - 



86 



87 



52 Nom, formation. 



CHAPITRE lY 

LE SUBSTANTIF 
NOM ET QUALIFICATIF 

I. Formation. 

88 Appellatîf et qualificatif. Les langues sémitiques réunissent 
habituellement le nom et l'adjectif sous une même rubrique et les 
traitent tous deux comme des substantifs. Le premier est appelé 
nom appellatif ou qualifiable, l'autre nom qualificatif. Pour ne pas 
contrevenir à l'usage, nous avons réuni ici le nom et l'adjectif, 
toutefois, pour plus de clarté, nous en traiterons toujours séparé- 

' ment, dans la dérivation comme dans les flexions. Nous conserve- 
rons aussi au substantif seul, la dénomination de nom et nous dési- 
gnerons du mot de qualificatif, Vadjectif et le participe, auxquels 
nous joignons les noms (Tagent et de relation. 

89 Primitifs et dérivés. Les noms et qualificatifs dérivés sont ceux 
qui proviennent par modification d'un radical primitif. Nous ratta- 
chons aussi aux dérivés, les formes qui se ramènent à une racine 
verbale sémitique dont l'usage comme verbe n'existe pas en éthio- 
pien. Tels sont par exemple : ^^A;^/h'lh mâchoire, de l'inusité 
A'ihr/i, Vj^ mordre; 'flrfbC terre, fl/hC mer, de 'fïîhd, "^ 
étendre ; Ô9^(0* tranquille, Trh«A projeté, fl^/h chauve, des ra- 
dicaux 0^01, OlrhA, nCih. 

Nom. 
î. Noms primitifs, 

90 Les noms primitifs sont de beaucoup le petit nombre dans le 
lexique éthiopien. Ce sont en général, des noms de choses fort 



Noms dériyés. 58 

communes, des noms de plantes, d'animaux, ou bien des noms ex- 
primant des idées très élémentaires. Ils n'ont aucune forme carac- 
téristique qui puisse les faire reconnaître; l'usage seul les ap- 
prend : WA cerf ; iWh ]ardia ; fVlà brebis ; flA4» marbre ; 
Afl^ti amandier ; •flCM lentille ; •flCÔ calame ; nrh4-/l roseau ; 
etc.. 

<2. Noms dérivés, 

La dérivation du nom se fait : soit par simple attribution de la 9i 
signification substantive«au radical verbal ; soit par modification vo- 
calique, en allongeant ou abrégeant ce radical ; soit encore au 
moyen de particules préfixées ou de désinences. 

Ainsi que nous l'avons vu se produire pour le verbe, on ne 
saurait, en aucune façon, attribuer à chacune des ces formes déri- 
vées, une nuance de sens bien tranchée. La plupart servent à for- 
mer des noms de différentes natures ; seules, quelques unes d'entre 
elles, ne partagent avec aucune autre, le privilège d'être le modèle 
à peu après exclusif, de certaines catégories de noms. 

Notons aussi dès maintenant, que cette particularité s'étend 
aux formes dérivées qualificatives. 

Nous donnons ci-après la liste des principales formes déri- 
vées. 

I.. Formes dérivées par attribution et par 92 

modification vocalique. 

1. — ♦t'A ^IC parole ; i^^¥ levant ; etc.. 

2. — +1-A l-nC ouvrier ; i^C^ germe ; etc.. 

3. __ 4HhA 1Ç* moitié ; ^KC rempart ; '}1^ voya- 

ge-, etc.. 



54 



Noms dérivés. 



4- 


- +;hA 


5- 


- ++A 


6. 


- *+A 


7- 
8. 

9- 


- t+A 

- +-fcA 



Ces trois formes permutent assez fréquem.- 
ment entre elles, et Ton trouve : 04» A et (l^'A 
mulet ; A^C et Ù9^C abondance ; ^/l'C et 
+/fC r^mpar/ ; ^Ç4» et 'iV^ coffre ; etc.. 

HAÇ perpétuité; dj*^ désir ; flAi^ salut ; 
etc.. 

4»flA rencontre ; Vh^ miracle ; A4*A /e/i/e ; 
etc.. 

TA-fl sa^ ^ss^ ; 4»m'> sm^î///^ ; IflfiJ^r pesan- 
teur; etc.. 

^"Th pécheur ; hVIr prêtre ; etc.. 

rhJ^C rempart ; etc.. 

-Tl^Ç a^i/i^^ courante ; 7^^ /z/^i ; 4»^^ 
^pî ; etc.. 

flhC ivresse ; A*'7J^ coutume ; etc.. 
Plusieurs de ces formes admettent aussi la désinence féminine 
a "Ih, changée quelquefois en â et dont il ne reste aussi parfois que 

Chfl'lh invention; A4*A'lh crucifixion ; etc.. 

hd.^'t* muraille, etc.. 

Cette forme ne se rencontre guère qu'avec 
des noms ne se rattachant à aucun radical ver- 
bal usité : 

^TrMr résine ; '^^^^ tente ; etc.. 

M^^ salutation ; ^^r/iA serment ; etc., 

Çi^'h joie ; ^l'i plaisir ; etc. . 

h^l^l* saison d'hiver ; IdT"^ crainte ; 
etc.. 

X^^Hh gâteau ; etc.. 



lO. 



*;hA 



Ir, 


etl 


'on a : 


II. 


— 


*1-A1- 


12. 


— 


4'+Al- 


n- 


— 


«HhAl- 



14. 
15. 
16. 



17 



- +1-A 

- «-A 



Noms dérivés. 55 

2. Formes dérivées par préfixation. . 93 

i8. — ti préfixé qui se rencontre si souvent en hymiarite, ne se 
trouve en éthiopien que dans quelques cas iso- 
lés : M^^ porte ; hlfilù larmes ; etc.. 
Avec les préfixes <"* et "i" on a : 

19. — <^4»i-A ^^AQft vèiemeai ; '^•flrtA marmite ; etc.». 

20. — t^i'^^ ^^Mv}r vêtement ; ^C19^^ malédiction ; 

etc*. 

21. — ^4»i-A 9^tliMï pelle, Qic... 

22. — ^*;^A r'ah-a achat ; r'hi'PC route , oie... 

2j, — ^4HhA ^'(ïtlâi cuisinier ',^^tt9^ aliments; Qic... 

24. — ^4»^Al* ^11/*'^ royaume ; ^M^^ élévation ; 

etc.. 

25. — 'Hl»;^A 't^^9^ volonté ;'l^(ÏC ouvrage; etc.. 

26. — 'W»;^A ^MH commandement ;^'Tr^*l tison; Qic... 

27. _ WHhAl- 1-îii^Cl- pro^i^^ ; li^UCl- ^ocfri/ie ; 

etc.. 

28. — 't^'t^ 't^OC étude, etc.. 
— "rt^tA 'MflA.A Moc^s , 'h'flA.A fcoui//ie ; etc.. 



29 



30. — 


â-} 


31. — 


V 


32. — 


çl- 


3^ — 


ë 


34. — 


et- 



3. Formes dérivées par suffixation. 9 a 



•flCyj lumière; J^CA"} commentaire; etc.. 
*JtAV sainteté ;M1^ enfance; CJ^M 
vieillesse; etc.. 
•^-flCVl* esc/az;a^e ; CftdVl* impiV/^; etc.. 
Qr^\h bénédiction; ÇH*^ achèvement ; etc.. 
^J^/bl- iccottrs ; ri'l^'i.l- u/i/if^ ; etc.. 



56 Qualificatifs dérivés. 

35.— 0^ ^Mï^^ ténèbres ; ^Aïi^- dwinité ; etc.. . 

36. — \^ 4'ft'T.I' commencement ; f^^d^ fin ; etc.. 

37. — â 1* ^'^^l* sainteté; tl-fï^^ louange ; etc.. 

96 De toutes ces formes, trois seulement donnent un sens cons- 
tant d'une façon à peu près absolue ; ce sont : 

I) ^^Mr qui marque T action : ft'fl^'lh action de bri- 
ser ; Chnl* action de trouver ; etc.. 

• 2) ÎP•*;^A qui désigne 1 e H e u : î^/*'^* levant ; i^/^^T 
marché ; 9^/*'9Ô autel ; etc.. 

j) 'To^'i'A qui signifie l'instrument : ''"AOrt z^é^^- 
me/ii, ou la même forme avec la désinence féminine ^^^AHfl'lh ; 
^^if'Ç^ fouet; Qtc,. 

On trouve aussi pour l'instrument les formes ^^^'l'A et 
OD^^^^ : ^{fflC chevalet ; ^Mitl^ lettre ; etc. . 

Qualificatif. 

Ô6 Sous ce terme nous comprenons ici, ainsi que nous Tavons dit 

plus haut, les adjectifs, les participes, les noms d'agent et les noms 
de relation. 

1. Les qualificatifs primitifs ne comprennent que quelques 
rares adjectifs ; tels sont : K^Ç hésitant ; If»^ rapide ; etc.. 

2. Les formes dérivées principales nous les indiquons ci-dessous 
en les groupant d'après leur sens. 

97 i) Nom d'agent. Il traduit notre participe actif; sa ca- 
ractéristique consiste dans l'allongement de la seconde radicale en 
â et l'addition du suffixe voyelle i. 



Qualificatifs dérivés. 57 

Ce sont les formes radicales, causatives et passives qui servent 
le plus souvent à sa formation. 

l. 1. 2 •l*;HU — W"^ celui qui règne; ^Pô narrateur'^ etc.. 

I. 5 ^;H\* — *i'4-t diviseur^ etc.. 

II. 1 ^4»;^^. — MP^M libérateur, etc.. 

II. <9 Îi+;HV* — hAfiii* celui qui repousse, etc.. 

III. 1. 2 '^4»;^A. — -tWti^ possible, etc.. 
III. 5 '^:^;^A. — 'M'^A. héritier, etc.. 

2. Participe. Cette forme qui correspond au participe 9 8 
passif, se construit presque habituellement au moyen de préfixes ; 
sa vocalisation est alors celle du subjonctif. On le rencontre aussi 
avec la désinence i. 

Formes dérivées par modification vocalique. 

4»iïA — '}Vl-C admirable ; Ç*feC aimable ; etc.. 
**A — 0*^h béni ; ^^fr'J corrompu ; etc.. 

Formes dérivées par pré fixation, 99 

I. 2 ^4»1-A I. 5 ^^1-A 

II. 1 <^4HhA II. 2 ^4*1-A 

IV. 1 '^ft'f'4HhA IV. ^ ^ft-h+l-A IV. 5 «^n-hjHhA 

Avec la désinence i, il vient : 

I. 2 ^+'ThA. I. 5 ^^^ii^ 

II. 1 ^¥\rti^, etc.. 

D'où Ton a ; ^"^h^Tr'i législateur ; ^^ÇÇ^» schismatique ; 
i7D/f^4f haptiseur ; ^i*>'if> meilleur ; etc.. ^X-flrh. percepteur ; 
<^Tnft. professeur : «^ftl^P-flAu g^^^^wr ; etc.. 



58 Dérivés faibles et gutturaux. 

^QQ ^. Adjectif. Les formes adjectives sont rares ; à signaler 

parmi elles : 

^tA — Ofl.J2» grand ; /ifuà impie ; th^tï nouveau ; etc. . 

4*;^A — ù^f» buveur \ i*'ÇJ2» heaw^ etc.. 

4»;^A — rh^O^ z^iVa/if ; 'ï^*^ abandonné ; etc.. 

;#»^A — ^^^ juste ;(\6^ différent; etc., 
401 4. Nom de relation. C'est le qualificatif indiquant le 

pays, la famille, l'emploi, etc.. Il se forme au moyen du suffixe 
â «, â Jis fi'lfV céleste-, l^'^ï ermite; d.^^^ voleur; 
etc.. 

Nota. — L'adjectif se rend quelquefois aussi par circonlo- 
cution, lorsque la forme adjective n'existe pas : If/^P de la chair, 
charnel ; }\P%'i du démon, démoniaque ; nA9^^ de la lèpre, lé- 
preux ; etc.. 

102 DÉRIVÉS FAIBLES ET GUTTURAUX. 

Pour ne pas compliquer les paragraphes de la dérivation du 
nom et du qualificatif, nous avons évité d'y mêler les dérivés des 
radicaux à lettres faibles et gutturales dont la formation souffre 
quelques irrégularités, par suite de l'application des lois de phoné- 
tique. Nous rappelons ici quelques unes de ces formes à titre 
d'exemple, on établira aisément toutes les autres. 

1 . — 4»'f'A — 5* faible. Ceux en f se contractent toujours 

en ë : ùéo suture ; ceux en (O ne se contrac- 
tent pas régulièrement : ^'"OtD* printemps, 
gutturaux. fPU doux ; ceux avec pour 
I* radicale ont souvent 9, 

2. — +'lhA — redoublés. ^^ flamme ; ft4» enfant ; ij¥ 

feuille etc.;.. 



Dérivés faibles et gutturaux. 59 

2" faible. V^^ rapine ; "^T marchandise ; 
îffl^*7 paire ; ^'t'mort ; etc.. quelques mots 
en (D font â au lieu de o : ^A parole ; ^C 
d^g; etc.. 

5' faible. (1^09* désert ; etc.. quelques déri- 
vés ont perdu la semi-voyelle sans compensa- 
tion : th9^ gendre ; A't pap/rus ; th^ flèche ; 
etc.. 

gutturaux. '^J&A force ; PhH dispute ; 4»'>?i 
jaloi^ie ; etc.. 
3. — 4»1-A -^ redoublés. A-fl cœwr ; ft'> rf^Aïf ; /*"} ^^aw/^ ; 
etc.. 

^* faible, 't?^ rancune ; 0.^1* compagnon , 
etc.. 

5' /"ûftHe. /^CC^ muscle ; Mfl^ /"rêr^ ; etc.. 
On a aussi : tl9^ nom ; T'A mamelle ; dÔ ar- 
tr^; etc.. 
6. _ 4»'f'A — P faible, f'dh sécheresse ; d^ salive^ de 
CD^+ ; etc.. 

3" faible, àdf' grandeur ; fti? boisson ; etc.. 

3' gutturale, tl^îh fatigue ; 'ï^ïi ^^^cï7 ; 
etc.. 
,0. _M-A1- — redoublés. Ç-Hh fragment; ^0^ colère; 
etc.. 

:?' /"aiM^. fl>*'^Rl' pénurie ; CAl* ûf^scen/^ ; 
A^l* enfantement ; (O'îhH'lr flux ; etc.. 

-2" /"ait/^. <n>-'H[* rnort ; «ftWil* rougeur ; mais 
rlhJiCDl' ;;/g ; Tfl^f 1* perversité, et ainsi pour 
ceux de la 2" et 3* faibles. 

3' faible. 1-AlD'l- sui7^ ; Ç^Tl- roM/e ; Cî^f l^ 



60 Dérivés plurilitôres. 

blessure , d't' incantation; etc.. 
2I._lr•4»;^A — r faible. <»^hÇ réceptacle ',f^M^ patrie; 

etc.. 
22. — ODif^i^^ — r faible. TéXL^ charrue ; TlC^ batiste ; 

etc.. 

5** faible. ^^d> et f^P'à^ remède, etc.. 

r gutturale, '^ù^'^^ précipice, etc. . 
24. — '^4•;^A — 5^ faible. 't'H^tO- margelle ; i-J^A rfi^Aif/d ; 

't'ft'î- espoir; etc.. 

DÉRIVATION DES PLURILITÈRES. 

103 Aussi bien dans les noms que dans les qualificatifs, les formes 
plurilitères, comme les trilitères, peuvent provenir d'une modifica- 
tion vocalique ou d'une affixation. 

1. Noms. 

104 I. Les dérivés par modification vocalique ont habituellement 
deux syllabes formées par les deux voyelles brèves a, è. 

Ces deux sons ne se mêlent jamais toutefois dans le corps d'un 
même mot, à moins que la dernière syllabe ne soit affectée de la 
longue â. D'où le quatre formes suivantes : 

I ) 'flJ^'flJ^ peste ; 'ÏÇ'JÇ pluie ; etc.. 

2) ^A+A précipice ; A9^A9^ ce qui est tendre ; Ùa^tiiO- 
échelle ; dCdC rapine ; "f^nA orateur ; etc.. 

}) d^^A^f^ excédent, etc.. 

4) •^AQ'fl voile ; ^If^'H fragment ; h^^Oh lamentation ; 
rh'JQ'fl graine ; ^^^Tr^ pour oo'^^ai* jumeaux ; etc.. 



Dérivés plarilitères. ' 61 

2. Les dérivés préfixés quadrilitères sont formés avec ^'^ ou 105 
V, Ce dernier provient de la forme avec le préfixe t\i dont. la. 
première lettre a disparu ; il sert à former des noms de signification 
abstraite. ^"^ sert à construire quelques noms de lieu et quelques 
autres noms. Comme dans les trilitères, le nom de lieu a sa der- 
nière syllabe en â ; les autres ont des formes diverses. 

1) ^ai-A;HlH lieu de refuge ; î^îr^ft;^C dépotoir ; r'àltPb 

couche ; etc.. 

2) ^tS9^M^ fruit nouveau ; ^rt*}* harpe ; etc.. 

3) ^Wlïlfï^ éventail-, f^li\ïplAtC roue ; etc.. 

4) ^Tfï^ïi^ axe .^(nit-n devin, eic... 

$) V+A^A agitation ; i+T^T tremblement ; Vh-CWC tour- 
billon ; VHUA A par^ss^ ; ilCPC tournoiement ; Vé^-C^/T r^/oww- 
sance ; etc.. 

^ Lqs formes suffixées ne se construisent guère qu'avec les *06 
désinences ë, S". Elles servent à former de noms de signification 
abstraite : 

1) M^^*%sève', îhlrhù» claudication; AliA'V. langueur; 
ACP*B ornement ; rTh-Aj^* souillure ; lïl^^ chant ; etc.. 

2) A'îA'îV langueur; ftCTO^V or/?^mgn/a/iO/i ; /hCli^V 
fmpiV/^ , rh'>hft*ï' claudication ; etc.. 

On trouve aussi des formations insolites comme : ^CV'^'i 
interprète; dOiCf rapine ;^CY^^ traduction; ^MT^^ 
pente ; etc.. 

2, Qualificatifs. i07 

I. On rencontre à peine quelques adjectifs comme diihh 
boiteux ; A'iT^l^ solide ; •TllfWl'V' gâté ; etc.. 



62 Noms composés. 

108 2. Les formes participes avec la dernière syllabe en u, y sont 

fort nombreuses : 

Aî^A-î^ qui germe ; ^^Hao-n nettoyé ; /IKC*!^ impie ; 
4»T*T contrit ; /h-fl** /mp^r ; 9^^^(0- flétri ; Jt74»fl>* sowrrf; 
llfUrt-A (fissok ; "î^T-feT /rmMa/i^ , etc. .. 

Le participe se forme encore avec le préfixe ^^ ; d'entre les 
formes usitées, la plupart ont la dernière radicale en e : <^ft«P4»III* 
qui se lamente , ^tMa^ qui se promène ; ^-1*0^9^ interprête; 
^'t'i'a^ avocat ; ^^hTA^ ordonnateur ; etc.. 

109' 3. Les noms d'agents ont habituellement la finale en i, précé- 

dée de la longue â : 

iil^V. musicien ; -fidd^ intercesseur ; OCO^ pillard ; ft^j^ï 
stupide ; •f'C^'TL interprète ; etc.. 

110 4. Chez les quinquilitères la forme 4*'fcA est fréquente : 
flxtro^a^^ PQ^dQyaat ; rfiH'>IU'> lugubre ; etc.. 

111 Nota. — Les noms composés, tels que nous en 
avons dans nos langues européennes, n'existent pas en éthiopien. 
Ce qui correspond à nos noms composés, ce sont des associations 
constantes de mots soumises dans leur construction^ à toutes les 
règles de la grammaire. Rares pour les noms communs, on les trou- 
ve plus fréquemment chez les noms propres. {iA* s ïlCMlfli la 
maison des chrétiens, V église ; H»'!' * ^4*rh la maison de la chaî- 
ne, la prison; etc.. 

Oî^ft s >Ç^'> 'Amda Sejon, la colonne de Sion ; flïift 1 
ODQf^ Ba'eda Marjam, avec la main de Marie ; l-fl^ s YlCtl-f^tl 
Cabra Krestos, le serviteur du Christ ; îi*7tl,îi s "h^f 'Egzi'e Ha- 
Ta]3i, le Seigneur Va choisie; etc.. 



Nom, genre. 6Ô 



II. Genre. 



Nom. 



On distingue trois genres : masculin, féminin et commun. Au- 112 
cune caractéristique morphologique ne permet de les discerner en- 
tre eux ; seule, la signification des noms indique quelquefois leur 
genre. 

A part quelques rares catégories de mots, on peut dire, de 
fait, que les noms se rapportant aux personnes, ont seuls un genre 
absolu et rigoureusement observé. La désinence a /Ih (â, 't) qui 
est le signe du féminin, a perdu son caractère d'opposition par 
rapport au masculin dans les noms, et sauf quelques exceptions, 
tous les noms marqués par cette finale n*ont de genre que d'après 
leur sens. 

1. — Sont du genre masculin : ^^3 

Tous les noms se rapportant à l'homme ou à un animal mâle. 

Sont aussi plus ordinairement du masculin : 

Les noms de mois, d'étoiles. 

Les noms de montagnes, sources, fleuves. . 

Les noms de métaux, d'armes, etc.. 

2. — Sont du genre féminin ; ii4 

Les noms se rapportant à la femme ou à un animal femelle 
qu'on veut distinguer. 

Sont encore souvent du féminin : 
Les noms de villes, de nations. 
Les noms des parties doubles du corps. 
Les noms des petits animaux. 



64 Qualificatif, genre. 

ii5 5. — Le genre commun s'étend à tous les autres noms, c'est 

à dire qu'on peut les traiter indiflférement comme des masculins ou 
des féminins. On observera toutefois, que régulièrement dans les 
noms de cette classe, le genre demeure constant dans le cours 
d'une même composition. 

Qualificatif. 

116 La désinence "1* est le signe du féminin pour toutes les formes 
des qualificatifs, à l'exception de la forme 4"fcA qui fait son fémi- 
nin par modification vocalique. 

,. _« Adjectifs, if'^^beau, fém. iP^^^ 

hïfà^ vivant, » hifOi^ 

9,^^ juste, » 9,f^^^, etc.. 

N. d'agent. W'^ régnant, » Vn/\r 

hMiL repoussant, » hMii/lr 

'^*P^A. héritier, » -t^à^ù/t, etc.. 

Participe. lÙ'C fait, y> l'tïC^' 

AV^4» vieux, » AU^I*, etc.. 

N. d'action. Ù'^fV céleste, » Ù'^fV^, etc.. 

117 2. — Dans la forme ^•'fcA on a : 0H.11 puissant, fém. 
Onii ; th^tï nouveau, fém. rfi^fl ; mfl.'fl sage, fém. aKÏ'ii ; 
etc.. 

A noter ici l'abréviation des longues â u i au féminin des 
participes. (28, VI. 29, II). A noter aussi l'assimilation du 't' avec 
les dentales (^5) ; la contraction dans les radicaux de la 5* faible 
(?0. 



Nombre, généralités. 65 

III. Nombre. 

GÉNÉRALITÉS. 

1. L'éthiopien a deux nombres: le singulier et le pluriel; ii8 
quant au duel, on en retrouve à peine quelques traces. 

2. Le pluriel dans les noms et qualificatifs, s'indique habituel- 
lement par une modification de la forme singulier. Il est toute- 
fois quelques noms dont la forme est invariable ; les mots qui les 
accompagnent ou le sens de la phrase, peuvent seuls indiquer leur 
nombre. Ce sont en général : 

i) — Des collectifs, des termes génériques ; "(ihù^, ù'd'h 119 
homme ; di/^ soldat ; îi'Jft^ animal ; etc.. 

2) — Des mots qui par nature ne souffrent pas de pluriel, 
comme ceux qui représentent des notions abstraites, des choses 
uniques: ^^tHr ténèbres; •flhji pleurs; ^^h soif;. ^^C 
amour ; ïthA nourriture ; etc.. 

Certains de ces noms admettent une forme pluriel, mais ils 
prennent alors une signification particulière : Î^^C la terre habi- 
tée, par opposition au ciel, plur. M^^C et î^^/5-'ih les différents 
pays ; TQ*!! sagesse, plur. THAÏ* les arts, les sciences ; etc.. 

3. Les modifications que subissent les noms et qualificatifs 
pour former leur pluriel sont de deux sortes : les unes sont faites 
au moyen des désinences â "J, â 'Ih et constituent les pluriels sains; 
les autres, par modification vocalique et affixation de lettres servi- 
les, c'est ce qu'on appelle les pluriels brisés. 

4. Ici encore, on ne saurait établir quoi que ce soit d'absolu 
pour ce qui regarde la correspondance de la formation des pluriels 
sains ou brisés, avec la nature des différentes formes de noms ou 



66 Nombre ; nom, plur. sain. 

de qualificatifs. II n'est aucane catégorie de pluriels brisés, qui 
ne s'applique qu'à une seule classe de forme singulier, parmi 
les noms ou qualificatifs qui se rattachent à une même classe de 
forme singulier, les uns ont un pluriel sain, les autres un pluriel 
brisé. 

5. Enfin un même nom peut avoir quelquefois plusieurs for- 
mes de pluriel : riï^ image, pi. 5^rtA, *rM'>, h^fï^ ; 
•f'rt.ft prèire, pi. ^tiA'i, ^f\(0*lv\r ; etc.. 



Nom. 



i20 Pluriel sain. Dans le. pluriel sain, les désinences â ^ et 

â 1*, se suffixent au nom sans lui faire subir généralement aucune 
modification. 

a. — La terminaison â Ir est peu fréquente : on ne la trouve 
employée qu'avec des substantifs désignant des personnes. 

'll^ voyageur, plur. 'il^lf ; Ahïl serviteur, plur. MtxWi ; 
^'nJ^ fou, plur. K-fl^T ; etc.. 
121 h. — La terminaison â l* s'emploie aussi bien avec les noms 

de personnes qu'avec les noms de choses ; elle est d'un emploi 
fréquent. On la rencontre dans les cas suivants : 

i) Avec les formes terminées en â 1* ou ë 'Th, simplement 
suffixée ou bien contractée avec la dernière syllabe : 't^^'C't pal- 
mier, pi. -f-^C;!-!- ; 9,0a^ chaudière, pi. Wà*^ ; ^^'> an- 
née, plur. ^^;H- , ^'T^ clou, plur. *7^'V et ^"T^^ ; M^ 
sœur, plur. h^ ; Ott^^ puits, plur. OH^^ ; If-flml* coup, 
plur. 11'flm;Hh , etc.. 

2) Avec celles terminées par une des voyelles longues â ë. Il y 
a ici toujours contraction de la désinence du pluriel avec la voyelle 
finale â du mot. Avec les terminaisons en ë, cette voyelle longue 



Nombre ; nom, plur. sain. 67 

demeure, si elle appartient à un radical de la f faible ; elle s'a- 
brège en ë, si c'est un des suffixes formatifs des noms abstraits et, 
dans les deux cas, la désinence pluriel prend f comme lettre de 
liaison. 

/^P chair, plur. /^P^ ; ^«^ poisson, plur. ^«^I* ; etc.. • 
«•X (M?) fl:ur, plur. ^%9^ ; ft« {^©f ) malad-ie, plur. 
ft'B^-V ; ^ >^fl. (VAH) danger, plur. ^Iff^-Hf^ ; fl>-^A. 
(«D^rt) /owan^e, plur. ahf\hfrt' ; etc.. 

3) On rencontre aussi cette forme de pluriel avec quelques 
mots terminés en o que j'on traite comme appartenant à des raci- 
nes de verbes de la f faible : IH côté, plur. Id^^ ; 4»fil panier, 
plur. +<(.*P'>, etc.. 

4) Avec les formes dont l'avant dernière radicale est marquée 
par une voyelle longue : â, ë, u, i, : 

^Mll commandemenl, ^MH^ ; 'd^C argent, 'fïM^^ ; 
'iïih.C terre, •flfh.^-Th {Tire); Mlti^^ couronne, Mlti.^^ ; h-f^Tr 
fournaise K'f'^'t' ; etc.. de toutes ces formes, celle marquée par 
â, prend le plus régulièrement ce pluriel. 

)) Avec les formes préfixées au moyen de ^"^ ou 1* : ^^o^imQ 
ligne, aof^oBi^:^ . r/o^t^ç-Tj. ^^^,,^ ao^i^q^-^ . ThÇ/^.TiK- 
joie, ■'1hÇ/*'r*h;Hh ; etc.. 

6) On trouve enfin cette terminaison pluriel avec une foule 
d'autres mots de formes diverses, dont les plus fréquents sont les 
suivants : '^hf^ taHe ; 'Vj?*A puissance ; W/l esprit ; IX" visage ; 
V/* mJre ; ll-J^'4» droit ','VA'iï sagesse; rtîT^ ornement; "rOî: 
lien; If ^t temps, pljr. H-^ïl* (rare) ; etc.. 

7) Les mots signifiant des titres, des dignités s'appliquant à 
des personnes, prennent cette forme de pluriel pour la plupart : 

hU> prêtre, hliV'V ; Vfl./& prophète, 'i(ij't ; ^A/l4- philosophe 
et d.^M^^ ; Mt rabbin, ^aVl- ; etc.. 



68 



Nombre ; nom, plur. brisé. 



122 Pluriel brisé : Les pluriels brisés se forment de trois 

façons différentes : modification de voyelles, affixation de lettres 
serviles, ou bien encore réunion de ces deux procédés. Nous 
donnons ici la liste des pluriels brisés les plus communs, en indi- 
quant les formes substantives qui les admettent. / 



Formes 
des pi. brisés. 



Formes singul. 
qui les admettent. 



1. ^i-A 

2. ^*;^A 



5. K**A 

4. h^^^ 

5. h^^^^ 

6. ^i-Al- 

7. h;^^A 



— *^A. — hic pied, pi. MC; rHi-H-fl peu- 
pie, pi. àiH-n ; IhAlP* sillon, pi. ^A9^ ; etc. . 

— +'hA, ^l-A, ^^^. — é.ùh cheval, pi. 
h^l^li ; I^A chameau, pi. K'7^A ; etc.. 
ft-flC mo^fa^ne, pi. hJtnC ; A^-A ^/, pi. 
K'Prl-A; etc.. 

5^J^C /^rr^, pi. h9^fiC ; A-flft /^é/^me/i^, pi. 
KAH^; etc.. 

— ^I-A , 4»^A. — rh^*? pa/m/^r, pi. hki^'l ; 
*i1C pa/s, pi. hU7-C ; rh4»A c/zamps, pi. 
hrh'feA ; etc.. 

— 4»1-A, 4»1'A. — a^C verge, pi. K-fl^-C ; 
n4»Amw/e/, pi. h'fl4»A;'3'TC scintillement, 
pi. h'}TC;etc.. 

— *1-A, *1-A. — Chlt tête, pi. KChflV ; 
i'hAp/a/iie, pi. Kl'hAl'; etc.. 

— 4»;^A., ^-fcA, 4»*A. — ^^H^m scribe, pi. 
KrhÇ^;mn-fl sa^^, pi. mn-fll-; '^7-/*' 
rot, pi. ïl/^l-; etc.. 

— K*1-A, K^-hA. - K-J+^î- porf^, pi. M 

^X"; h'^nd /arm^, pi. M-fl^; etc.. 



Nombre ; qualifie, plur. sain. 69 

8. 1-;^A - W»1-A1-. — 1-hi^Cl- prodige, pi. ^K 

9^C ; etc.. 
^ iTaj^^K-AV — ^*T-A, i^4»'hA, «^^i-A. — ^ftÇ7 

pr/^cg, pi. ^/^Ç"}'!- ; S^W-^-n <emp/^, pi. 

^V^C'fllh ; ^TrùC trône, pi. ^VnCl- ; 

etc.. 

10. Avec fl** ou J& insérés, i) Beaucoup de noms avec â, ë, i, u, 
à la seconde radicale, prennent ou gardent â à 
cette seconde radicale et reçoivent O^ ou ft 
immédiatement après cette longue ; plusieurs 
qui ont la désinence 1* au singulier, la per- 
dent au pluriel, d'autres au contraire qui ne 
Tavaient pas, la reçoivent. ï}^^ cou, pi. ïlA 
OhS^- ; 'dth.C terre, pi. (Ï^O^C^ ; ''lOUh^ 
faute, pi. -^^i&ît et '^imo^ii ; +A.ft prêtre, 
pi. ^fliD^tl^; etc.. 

2) Certains noms terminés en ëj^J,, forment 
leur pluriel en prenant â, à la seconde radi- 
cale et en faisant suivre la troisième radicale 
du sixième ordre de f» pour les noms en ë, 
de fO^ pour les noms en â. H'fl^ cilice, pi. 
nn^'Oh ; «7l^<ît ampoule, pi. l'iàf' ; etc.. 

Qualificatifs. 

Pluriel sain. Il n'y a dans les qualificatifs, à part quel- 123 
ques rares exceptions, qu'une seule forme de pluriel ; c'est le plu- 
riel sain régulier avec la terminaison â *} pour le masculin, â T 
pour le féminin. 



70 Nombre ; qualifie, plur. brisé. 

1) On a dans les adjectifs : "^^1 épanoui, pi. 'ï^P'J, 'ï^ 
P1-; iPÇ/2. beau, pi. i^^yir, i^V^I"; ^^^ juste, pi. ^^^-i, 
KJ^;^1-;etc... 

Les adjectifs de la forme 4"fcA tirent leur pluriel féminin du 
féminin singulier ou du masculin singulier : th^tl nouveau, fém. 
th^tt, plur. masc. rh-^^T, plur. fém. di^fï^ ou Wi-^'^'T'. 

2) Dans les participes : ^^9^ parfait, pi. ^^ITr, ÇX. 
^1-; ^•>îifl m/^^n>i/r, pi ^'iMTr, ^TtM^ ; etc.. 

3) Dans les noms d'agent et les participes ou adjectifs termi- 
nés en i, cette voyelle devient ë devant les désinences pluriel et 
Ton ajoute f comme lettre de liaison : (0*fi(ïï^ intérieur, pi. 0^fï*V 

n, fl>-AT/i' ; Maâ déposant, pi. Macn, MncF^ -, wd 

orateur, pi. 'id-tïn, VQ-fl/^- ; etc ... 

4) Avec le nom de relation on a : ^^'id/ï^ spirituel, pi. 
^lâA'Rn, ^'iéA'^?^ ; K^.'^ï ancien, pi. héUPat^n, 

134 Pluriels brisés. Les rares formel que l'on trouve 

sont : 

i) Vli^l* pluriel de 77'/^ roi ; d'autres constructions se rat- 
tachent à cette forme ; ^^(O^ pur, plur. ^?JS^^ ; V^^g chasseur, 
plur. îOaH*; etc.. 

2) f^fï^l^ de ^h^lf prince ; ^9^\\C conseiller, pi. 
^"lilC^; TéHtï héritier, pi. ^"PCtï^ ; etc.. 

3) md'd^ plur. de mfl.'fl sage ; +m.7 /(^^er, plur. ^mlr^ 
et *raÇ'> : etc.. 

4) A?^^ pluriel de A^ii» bourreau ; fl^'ft z^o/^wr, pi. fid^^; 
(DOXi, entrepreneur, pi. (DOï'}^ ; etc... 



Nombre ; plurilitères. 7 1 



Pluriel des plurilitères. 



Les noms quadrilitères représentant, pour la plupart, des no- 
tions abstraites, les pluriels sont peu nombreux et peu variés. 

Le pluriel sain s'emploie en général dans les cas indi- 125 
qués pour les trilitères ; les terminaisons â '^, â 1* ne sont en oppo- 
sition de genre que dans les qualificatifs. 

Les noms terminés par une consonne muette avec la dernière 

syllabe longue ont habifuellement leur pluriel en â 1* : V'I'A^A 

mouvement, plur. i+A^A'Th ; *I»'>'^A lampe plur. 4*'}-^'\'lh ; 

'^VÏlA moine, plur. ^'ÊÏ^h^ ; iH-^^l toile de lin, plur. {ï'i'%^^ ; 

etc.. 

Ont aussi le pluriel en â T, ceux des substantifs terminés par 
une longue ou une muette : rt^'î't char, plur. rt^lAl' ; /ThOX" 
crocodile, plur. àiCI^Jt' , ^Ift^Mi-Croue, plur. ^lY^Mt^/i*^ 
etc.. 

Le Pluriel brisé le plus commun prend un â long à la 126 
deuxième radicale ; il se présente sous la forme masculin ou fémi- 
nin et s'emploie avec les formes de noms les plus diverses : 

«flA orateur pi. '^V'flA ; J^"}'7A vierge pi. ftV'7A. 
A-fli-^ tente » M^C ; Î^^HA. cymbale » KÇ«"A. 
Xï'idX: lèvre » hwc. 

^'>T> machine plur. '^V'?!!' ; 'V^-l' porte. 
«'"^^^OA a^i/ma/ ^ras pi. ^*dAl- ; Iflrt-fl ^/oi7^. 
rt/Z.^"} démon pi. rt^T-jV ; 0+^-fl sco;p/o;i. 
hAftftl-^er&g » hAftftI-. 

f^li>li/\r membre » ^Af^f>. 

^f^M^ instrument de musique pi. <»»rtV4'fl>* (rare). 



72 Nombre ; pluriel de pluriels. 



Pluriel de pluriels. 



127 Cette construction, que Ton rencontre dans toutes les langues 
sémitiques, se trouve employée en éthiopien avec un certain nom- 
bre de noms, dont le singulier s'étant perdu, la forme pluriel a re- 
pris la valeur de ce nombre. 

On la trouve aussi avec des noms qui ont leur forme singulier 
encore usitée ; elle est toujours uniformément en â 1* s 

Jiî^Ah (^Ml) Dieu, plur. h^^Ml^ ; ïiî^rtA (9^tl^) 
ressemblance, plur. h9''M^ ; M^^ (*Aî^) calame, plur. 
îi*A^l- ; ^'iCI f^àCn) degré, plur ^'iCP^ ; etc.. 

f^-nC montagne, ti^dC, hJ^n^->;Ç?1- route, WC^, 
W9^; ÏIJ^ nation, KiP^, MPf^^ , ^io... 

IV. La déclinaison. 

128 II n'y a qu'une seule déclinaison ; elle est commune aux noms 
et aux qualificatifs. 

Deux cas seulement se distinguent par la vocalisation, ce sont : 
le nominatif et Taccusatif. Les autres cas se forment au moyen de 
particules. 

Le Nominatif n'a pas de caractéristique, c'est le mot 
primitif ou dérivé à l'état simple : +1*^ meurtre : rt4»A tente ; 
H'^h» bénédiction ; UH rosée ; etc. . . 

L 'accusatif se forma sans doute jadis par la suffixation 
de la désinence 7. Actuellement, cette finale ne se rencontre qu'a- 
vec les noms propres ; dans les noms communs et les qualificatifs, 
la consonne de cette désinence a disparu, la voyelle seule s'est 
conservée abrégée. Voici le tableau des désinences accusatives 



Nom ; déclinaison, état const. 



73 



chez les noms et les qualificatifs, suivant la nature de la voyelle fi- 
nale du nominatif. 



Nominat. 



Ace. 



ë — à 


riï^ 


ace. 


^itii image. 


i — ë 


éjnâ 


)> 


éjnà> créateur. 


i (ëj&) ëf 


t^ipà 


» 


f^O^C^ guérisseur. 


ë — invar. 


rtc« 


» 


rtCB troupe. 


— invar. 


in 


» 


in côté. 


â — invar. 


im-ftç 


y) 


f^lï^ corruption. 



Le vocatif se rind par le nominatif employé seul ou ac- 
compagné de la particule h préfixée ou sufiixée. 

M-nC s IkC O bon serviteur ! Wd s KQ^fh : CO^O. » 
?i*7H.^ Jérémie parla et dit : « O Seigneur y) ! On trouve parfois la 
particule répétée ; ^'flhrt.'f' O femme ! 

Le génitif se traduit souvent par l'état construit ou bien 
encore comme les autres cas obliques au moyen de particules. , 

Nota. — Lorsqu'on rapporte les paroles de quelqu'un, les 
mots principaux, et quelquefois tous les mots variables, sont ac- 
compagnés de la particule îi, sans subir habituellement aucune mo- 
dification. flïAVfli 5 w> S àf.(D s (Df>a,n^ao^ s fw^ î n-4^ 

Wi-t : 9^àl^.^h i AdA î MtOÎInt^h'. David envoya des 
hommes et leur dit : « vous êtes les bénis du Seigneur parce que 
vous ave\ fait cette miséricorde à votre maître y) (28. III). 



129 



V. L*Etat construit. 



L'état construit est formé par une modification vocalique qui 130 



1. II R. 2, 5. 



74 Pronoms et adjectifs pron, 

se confond pratiquement avec l'accusatif dans les noms communs 
et les qualificatifs. Les noms propres restent invariables. ^^AU4*'f'ï 
ihH'd^ Les anciens du peuple. Ôtii* s Aftl^^ Le jour de sa nais- 
sance. Vh^ s A-fl^ L'impie de cœur. ^hd> s ïiî^^A^ L'interpré- 
tation des paraboles. 



CHAPllRE V 

PRONOMS ET ADJECTIFS PRONOMINAUX 

131 II y a cinq sortes de pronoms ; le pronom personnel, le pronom 

relatif, le pronom démonstratif, le pronom interrogatif, le pronom in- 
défini. Les trois derniers s'emploient également comme adjectifs ; 
le possessif est rendu au moyen du relatif et du personnel ; le réflé» 
chi par une construction particulière du personnel. 

I. Pronom personnel. 

Le pronom personnel se présente sous deux formes : la forme 
isolée et la forme affixe. 

Pronom personnel, forme isolée. 
182 La forme isolée comprend deux classes : la classe des pronoms 



1. Ex. 17, 5. 2. Math. 14, 6. 3. l. R. 25, 31. 

4. Sir. 39, 3. 



Pronoms personnels. 75 

à signification personnelle primitive, la classe des pronoms formés 
par circonlocution. 



i) Pronoms primit 


ifs. 






Singulier. 




Pluriel. 


Vp. c. 


M 




tM 


2' p. m. 


Mi- 




M^o^ 


/•• 


h-i-b 




hl^t 


5" p. m. {nom 


1.) fl»*Mî {ac( 


.) ohK-t 


hoo-^+outD-ïi-fo»- 


f. {nom 


:.) ^h-C {ace. 


)f'M 


h-TJ* ou Ohh-t-'i 



183 



L'accusatif de la i* et de la 2' personne est rendu au moyen 
des pronoms formés par circonlocution ; il en est de même du gé- 
nitif des trois personnes ; les autres cas obliques sont formés au 
moyen de prépositions suivies des personnels suffixes. 

2) Pronoms par circonlocution. Ces pronoms 134 
sont de trois sortes : l'un formé au moyen de la particule AA^ sert 
plus particulièrement pour le nominatif ; le second avec tUf est le 
pronom de Vaccusatif; enfin le troisième construit à l'aide du relatif 
donne le sens du génitif. Ce dernier tient lieu aussi de possessif ; 
le relatif est en concordance avec l'objet possédé, le suffixe per- 
sonnel avec le possesseur. 

a) Pronom du nominatif, moi, toi, lui, elle, nous, etc.. 

Singulier. Pluriel. 

masc, com. fém. masc. com. fém. 

V p. AA.f AA.V 

ou AAf 
^•p. AA.h AA^Vl. AA.ln^ AA.h7 

3' p. iilUh' AA.y MUfao^ diiJJ"} 



76 Pronoms personnels. 

b) Pronom de V accusatif, moi, toi, lui, elle, nous, etc.. 

Singulier. Pluriel. 

masc. com. fém. masc. com. fém. 

c) Pronom du génitif et pronom possessif 

1. le de moi, le de toi... le mien, le tien, etc.. Tantécédent 
est masculin singulier. 

Singulier. Pluriel. 

masc. com. fém. masc. com. fém. 

Vp. tthf ItM 

2' p. HMï iLhXu fUWritf"^ H^hh-} 

5'p. ltKl^ lUM iLhiff^ njMrif 

2. la de moi, la de toi... la mienne, la tienne, etc.. l'antécé- 
dent est féminin singulier. 

Singulier. Pluriel. 

masc. com. fém. masc. com. fém. 

rp. M-bM M±M 

2^ p. M±h\ï Ki-bhXu M-tMï^ hl^KYn 

3' p. M-kho- M-tM Ki-tihir^ M-nhU"} 

3. les de moi, les de toi... les miens, les miennes, les tiens, 
les tiennes, etc.. l'antécédent est au pluriel, soit masculin, soit fé- 
minin. 

Singulier. Pluriel. 

masc. com. fém. masc. com. fém. 

r p. hii^M hiiJ\'i 

2' p. hiiJiïi hiiMu Ttiti^Mi^ htiMn-i 

3' p. hiij\ih TtiiOiV hlUwr^ hiiJ\U"i 



Pronom personnel affixe. 77 

Le pronom réfléchi ; moi-même, toi-même, etc.. est rendu par 
les noms Chiï tête, Wit esprit, accompagnés des personnels suffi- 
xes. 

Pronom personnel affixe. 

Les pronoms personnels affixes sont de deux sortes : les uns 135 
préfixes et suffixes sont employés comme sujet, nous les avons vus 
dans la conjugaison du verbe (^i, 57) ; les autres toujours suffixes 
sont employés ordinairement comme objet, nous en traiterons ici. 





Singulier. 




Pluriel. 






masc. com. fém. 


masc. 


com. 


fém. 


rp. 


? [nom) X [verbe) 




V 




2' p. 


h ïu 


yjflD- 




w 


rp. 


u- y 


Ifim- 




U"} 



Ces pronoms suffixes ont des règles diverses d'affixation, suivant 
qu'ils s'annexent à un nom, à un qualificatif, à un verbe ou à un 
mot invariable. 

La voyelle finale du mot suffixe, comme le suffixe personnel lui 
même, subissent parfois certaines modifications vocaliques dans 
leur union ; nous donnons ici les règles de ces modifications. 

1. Suffixation au verbe [Paradigme XI). 

e final. — Règle générale: Cette finale se change en â, ise 
se juxtapose avec les suffixes I et II, se contracte avec le suffixe 
III. n^h-f elle le bénit; 't'^IOM'X elle me pardonna; fcCVP 
il VouvriL 

Remarques : La deuxième personne fém. plur. du parfait ne 



78 Saffixcition ries personnels au verbe. 

reçoit que rarement les suffixes III et on la trouve alors sous la 
forme ^i'M ou 4» '^AÏîV au lieu de 4* ^Aîl"}. 

Au subjonctif le suffixe II se juxtapose, sans la voyelle d*u- 
nion a. 

Dans les verbes de la 3^ faible, il y a disjonction, u devient ë 
(O*, i devient e J8. : ^dJt'P et non f>dA:7 ; S^é.^f et non f>éL 
ai. 
137 a final. — Règle générale : La 2* et la 3" pers. masc. sin- 

gulier du parfait s'annexent les suffixes I et II par juxtaposition et 
se contractent avec le suffixe III. La première personne du pluriel 
s'allonge toujours en â et ne se contracte jamais : 4*'^A — ^"tti 
X, *1-Ah, ^-hA- ; 4"hAh - +tAhi ; ^l-Aï - *4-A 

Remarques. La 2' pers. masc. sing. peut ne pas se contracter 
avec le suffixe III, mais en ce cas, elle allonge sa dernière voyelle 
en â : +tAïi ou ^-t^hO- ; rthJ&^ll^ s (DM'i i (Ofif^^^O* 
tu V accusas et il le jugea et nous le banîmes. 

i38 i final. — Cette voyelle s'abrège toujours en ë devant le 

suffixe I : *'I*AVU — 4'4'Ah3:, ^i'M}^, Devant le suffixe III, 
elle devient ë et l'on ajoute f homophone de i, comme lettre de 
liaison qui se contracte avec les suffixes : 4*'i'AU* + 0' donne 
+i'Ahi^ ; ^^^il. + l/"> devient ^^^M^Tr. On rencontre 
pourtant quelquefois les formes ^^^liX* ; '^^ti^f ; etc.. 

139 u f i n a 1. Les suffixes I et II se juxtaposent sans changement ; 

devant le suffixe III, u devient è et l'on ajoute (D homophone de 
u, comme lettre de liaison qui se contracte avec le suffixe (57, 38) : 
^-tMl-X ; +4-AVl-ln^- ; 4'4-AVbîfl'^ ; ^f-Ah*»"»-* ; ^i-A* 
+ U"} devient ^i'^P'i ; *+Ah^ ^ V donne ^'tMir^'P. 
On trouve parfois des formes dans lesquelles on a ajouté un (D de 
liaison sans pourtant affaiblir u final comme : ^'tt)rP ; «fri^Ah 



Suffixation des personnels au verbe. 79 

â final reçoit tous les suffixes sans changement. ^40 

Le qualificatif suit toutes ces règles. 

Vinfiniiif suit les règles de suffixation des noms ; le gérondif 
prend toujours la voyelle de liaison â excepté avec le suffixe I du 
singulier : -f-fcAf ; 'l-fcAh ; +'fcAlU ; 4"t/t- ; ^'t^ ; etc.. 

Nota. — i) Les règles des modifications phoniques inter- i4i 
viennent fréquemment dans la suffixation des personnels. Avec les 
verbes de la troisième gutturale^ ce sont des changements de 
voyelles ; la gutturale perdant le son ë, la deuxième radicale 
reprend sa voyelle primitive (28, 29). îï'^à donne lïf^O% ; P-'AH 
rh, ^•flX'r/ii. Avec les verbes dont la troisième radicale est une 
des lettres h, 4*, 1, c'est souvent l'assimilation avec le suffixe II 
(H): ^nCh pour je.nChh ; MJ^I pour MJ^'7h. Avec les 
redoublés c'esfcila contraction (31); avec les verbes de la 3* faible 
la disjonction (32) ; jK.V'fl'fl fera f»W pour JiV'fin ; Ch^ donnera 
Ch^ pour Chi^ + li*. Les verbes de la 2" faible n'éprouvent pas 
de disjonction. 

2) Lorsque plusieurs pronoms sont suffixes à un même mot, on 
observe toujours les règles de suffixation que nous venons de 
voir. 

(DU'ùXbhih ' je te le donne ; fOf^fL'i?' ' il me l'a ravi ; (OUa 
V-t ' il me les donna ; ?Uf,fLW ' il te Va ravie ; Oai^f 1 -flîiA. 

^ ^ donne moi mon épouse. 



1. Nomb. 18, 8. 2. Luc 0, 39. 3. Gen. 31, 9. 

4. Deut. 28, 30. 5. Gen. 29, 21. 



142 



80 Suffixation des personnels au nom. 



2. Suffixation au nom (Paradigme XII). 



Singulier. Nominatif — ë final se juxtapose les suffixes I 
et II, se contracte avec le suffixe III. Les règles de contraction et 
d'assimilation ne s'observent pas aussi strictement que dans les 
verbes : 'hi*f'? mon élu ; ^^^lï ion droit ; etc.. 

i final persiste partout ; à peine rencontre- t-on quelques cas où 
il s'abrège en e devant le suffixe I : ^^"Yi^ ou ^^'W mon 
libérateur. 

â, ê, o ne subissent aucune modification ; la suffixation se fait 
par simple juxtaposition. 

Accusatif. — a final se conserve partout, sauf devant le 
suffixe I ou il s'affaiblit en ë ; il se contracte avec le suffixe III : 
l^fta-fif mon lit ; Uiati^ leur pays ; etc.. 

ë final provenant de i ne se maintient guère que devant 
le suffixe II ; i reparaît devant les autres suffixes : d^'^Ôi son époux 
pour dj^&V, Les autres finales â o, reçoivent les suffixes sans 
changement. 
*43 Pluriel. Tous les noms prennent i comme voyelle d'union 

devant tous les suffixes. Devant le suffixe I sing. et quelquefois 
devant le suffixe II sing. on trouve ë : ^'^^bti^fo^ leurs jours ; 
^^^/h-fcO- ses chaînes , W^CÏK tes lèvres ; l^fMo^ vos 
ustensiles-, etc.. 

Remarques sur la suffixation de quelques noms. 

444 Comme en arabe, les substantifs Ix'H ^\ père, th9^ ^ gendre, 

K'V' A frère et aussi hÇ bouche, s'annexent les suffixes d'une fa- 
çon particulière ; au nominatif, ils prennent la voyelle de liaison u 



Suffixation. Remarques. SI 

et à l'accusatif prennent â. La forme du nominatif se trouve pour- 
tant fréquemment pour Taccusatif. Il n'y a jamais de contraction 
avec les suffixes ; à noter seulement les orthographes suivantes pour 
le nom M^ frère : — hAh ou M*Ph ou Ml»h ton frère. 

Il est des noms qui bien qu'étant au pluriel, suivent néanmoins 145 
les règles du singulier dans la suffixation des personnels. 

Ce sont en général des pluriels pris comme collectifs : Mf^ 
"ï-fcU-i AMtUK'flA.ni ^a I HJt^V-* Les yeux du Seigneur 
(regardent) vers ses saints. XWiÇ'f*''*'* Leurs scribes. 

Ce sont aussi des pluriels dont le singulier est inusité : hXïiO* 
VhinH I ti^^fiYlii'^^ Je serai pour vous votre Dieu. On trouve ce- ' 
pendant K^AW plus habituellement : K^^AlUf a htl-tCh^V 
Mon Dieu s'est montré à moi. 

Certaines catégories de noms se suffixent aussi les personnels i46 
à la manière des pluriels, tout en gardant une forme singulier. 

Ce sont principalement des noms dont la forme rappelle une 
des formes du pluriel sain ou brisé. ^hAl*! «DAfti flAU^tV* 
Elle a eu un enfant pendant sa vieillesse. )K^ 1 }i'7tUi'flrfi»C 1 
AdA I +H!nilh® Le Seigneur regarda (sur) son sacrifice. fi&* « (B 
ARl- 1 Ah-OCy^ « flïAft s nCi^h-fcO-' Sara enfanta un enfant à 
Abraham durant sa vieillesse. (DMi(\ t 1f^+^ 1 ATflfljh* Il 
n'est pas de mesure à sa sagesse. 

Les noms collectifs admettent aussi parfois cette particularité 



1. Ps. 84, 15. 2. Mth. 7, 29. 3. Jérém. 7. 28. 

4. Gen. 48, 3. 5. Luc 1, 36. 6. Gen. 4, 4. 

7. Gen. 21, 2. 8. Pi. 147, 5. 



8 



82 Suffixation aux prépositions. 

dans la suffixation du personnel. '^'PÙHi ^''"'fcî* Les jours de 
nos ans. 

3. Suffixation aux prépositions, 

147 Les prépositions suivent des règles très diverses dans la suffi- 

xation des personnels ; nous donnons ici, les différents modèles de 
ces suffixations, avec la liste des prépositions se rapportant à cha- 
cun de ces modèles. 

I. •flf (ttS) en moi 'flï en nous 
-flh -nh. en toi 'iÙlf^ 'fÙl'} en vous 

n ou n* a ou O-t en lui, elle. 0^^ 0"} en eux, elles. 
La négation formée de la préposition H et de la particule îtA 
suit ce même modèle. De même iO^tï'^^, Hfl^ft, etc.. 

II. A.'!' à moi iÙ à nous 

Ah Ah. à toi Mi(^ hW à pous 

A-* A-fc à lui, elle. tirao- g^'} ^ ^^x, elles. 

On trouve aussi pour la 3* pers. fém. plur. ù^lf'P, ù^'i^Tr, 
A-*-}. 

III. 'Ilû»? che:{ moi 'hM che^ nous 
. 'Iin.h 'lin.h. che^toi 'Wtlf^'Wnlr cheivous 

-W^O- -IflUy chei lui, elle. 'VUlft^ -h^XTlr che^ eux, elles. 
Suivent ce modèle : Of^-h, AdA, ^A*Ai*, 9^h^, ^^ 

Oi-t, ^-j-iA, -^KhA, *j^^, hn, Maà, -^n, etc.. 

On trouve aussi ces prépositions sans la voyelle de liaison ê ; elles 
suivent alors lés règles du nom (142, 143). 



1. Ps. 90, 10. 



Pronom et adjectif démonstratifs. 



8$ 



IV. h^f comme moi ll^V comme nous 

h^hh^^ll. comme toi lïlTnt^ ÏV^W comme vous 

tV^îh tï^V comme lui, elle, h'^lf ^^ h'^U"} comme eux, 

[elles. 

II. Pronom et adjectif démonstratifs. 

I. Pour les objets rapprochés. 



148 



Ce, cet, cette, celui-ci, etc.. 

Singulier. Pluriel. 

r fonne. — nom. ace. nom. 

masc. Il If hl^ 

H H M et hùrlr 



ace 



fém. 

2^ forme. 

masc. 

fém. 



et ht^l-P et îiA-l-h 

et Mt^ 

U. Pour les objets éloignés» 



Ce, cet, cette, celui-là, etc. 
Singulier. 
V forme — nom. 
masc. Iflfl* 
fém. hVtXt 



ace. 

Tfh- 
et M^ho 



Pluriel, 
nom. 
m. et f. ïiAïl* 



CLCC. 



2* forme. 

Tfh* 
/^/n. ïi7;Mfl-fc 



m.d/. îiAlf-|î îiAlfH- 



M^Yli- m.eif. îiAh* îiAhl- 



149 



84 Pronoms relatifs et interrogatifs. 

Le génitif de ces deux formes est rendu par Tétat construit 
ou au moyen du préfixe H ; les autres cas obliques sont toujours 
formés au moyen de prépositions : lilHl- de celui-ci ; Ail à celui- 
ci ; 9^iïM avec celui-ci ; "M^H de celui-ci ; etc.. 

150 III. Pronom relatif. 

Singulier. Pluriel. 

nom, ace. nom ace, 

masc. If ... 

commun "Mi 

fém. X7+ 

Le relatif peut se mettre à Tétat construit ; les cas obliques 
sont formés d'une manière toute spéciale au moyen des préposi- 
tions ; on trouve cependant le génitif rendu par le relatif après Té- 
tât construit, 

151 IV. Pronom et adjectif interrc^tif S. 

Qui, quel, quelle, lequel, etc.. 

Singulier. Pluriel. 

I. Nom, <^î« <^, îtAi^** 

Ace. ^V-, ^i 
IL Nom, fni^.fnrt't 

Ace V^'t 

m. Nom, JiJZ., hJ&V* hf^ 



Pronom et adjectif indéfinis. 95 

Le génitif de ^'"^ est rendu par l'état construit ou au mo- 
yen du relatif ; les autres cas sont formés au moyen des préposi- 
tions. 

ï\f» forme son génitif au moyen du relatif ; les autres cas sont 
rendus par les prépositions. 

On rencontre rarement 9"'J'h après un état construit ; son 
union avec les prépositions au contraire est fréquente pour former 
les cas obliques. 

V. Pronom et adjectif indéfinis. 152 

L'éthiopien ne possède pas de mots exclusivement employés 
pour rendre les indéfinis. On se sert pour y suppléer, soit de cer- 
tains pronoms, soit de noms ou de qualificatifs auxquels on attribue 
ce sens. 

Nous indiquons, avec leurs significations, les principaux mots 
usités avec un sens indéfini. 

1. — H — fron. r^/fl^ : Certain, quelqu'un, quelque, qui- 
conque. 

2. — ^'■•^ï — pron. interroge avec V enclitique ï : Quel- 
que, quelqu'un. 

3. — n — prépos. a construite avec les suffixes : Un, cet" 
tain. 

4. — hAHlf, ti/''*^Y, — Nul, aucun, personne. 

5. — Vf'A — subst, construit avec les suff, pers. Tout, cha- 
que, chacun, quiconque. 

6. — tïih^ — adj. numéral (un) ; Certain, chacun. 

7. — hA>i — adject., hAh«, pronom — Autre, l'autre. 

8. — nh^^m — pron. relat. et pron. démonst, avec tW" 
Tel. 



86 Adjectifs numéraux cardinaux. 

9. — Ainti, Hlï/i^ — subst. (V homme) : Un, certain. 
10. — ïilA» — subst. : Quelqu'un, certain. 

CHAPITRE VI 

ADJECTIFS NUMÉRAUX, 
I. Adjectifs numéraux cardinaux. 

153 - Lgs adjectifs numéraux cardinaux sont rendus, soit au moyen 
des signes numériques grecs, soit au moyen de mots. Nous don- 
nons ici les uns et les autres en correspondance. 

1-10. 

Masculin. Féminin. 

/ nom. ace. nom. ace. 



I ë. hih^ hfhfL 


hih± hihi- 


2. i. ïlMk» invariable. 




hAh>1: hAlb-h 




Masculin. 


Formes communes. 




/. 2. 


nom. ace. nom. et ace. nom, ace. 


3. r. O-Aft* iPlitl-t 


i^'AA i^AA » A 


4. S. hCdô-^ hcnài- 


KCW c-nà .) 



Adjectifs numéraux cardinaux. 87 

6. %. ftJtft* » » -f- ftfr ftJ^ft » rt 

7. %. A-no-ti )> » -h ù-ach ft-flft » 

8. ï. A^'J* » » -h fl'rys: ttr"i » v 

fl<^i* )> » -h 

9. g. 1-AO* » » -h ^lt(h ^M y) 

i-ftH* )) » -h '^AC^ 
10. ï. OiPC'^ >)•» i- U/*'4- bl^a y> ù 

Les cardinaux de la forme hA^I^, i^AA^î reçoivent les suf- 154 
fixes personnels selon la règle des pluriels (143) en prenant la vo- 
yelle i de liaison : i^AAtlf <^ s bfJSi*^ Trois hommes. h9^^S 
f^ I ?iA.)& « Art'flO'tlf tf^ « A**' /saig amena ses sept fils. 

Ceux de la première forme commune tels que : ï^'Aft, hC^Ô, 
etc.. prennent très rarement les suffixes : M't'P'} J ù'(iO*U"i 1 
^rVMîy 8 A^^Vl*^ A//wme les sept lampes du chandelier. — 
La forme invariable hAh. reçoit aussi les suffixes personnels plu- 
riels de la 3* personne. hA/blf'"^ Eux deux ; quelquefois lflA^^. 

La seconde forme commune /*'AA, C'A A, 'ïl^A, etc.. s'em- 
ploie de préférence avec les noms de mesures : K'7'flC s Qi'i' s 

Fais un autel de bois que les vers n'attaquent point, dont la longueur 
(soit) de cinq coudées. 



1. Job. 32, 5. 2. L R. 16, 10. 3. Nonib. 8, 2. 

4. Ex/27, 1. 



88 Adjectife numéraux cardinaux. 

165 11 — 19. 



II 


Ta ou î iD g 


DiPC* 1 œhdi^ 


12 


liouïlDi 


» » }|Ah>i: 


n 


ÏCouîcDr 


» » i^'Aft* 


14 


ïqouîOlO 


» y> hCnài:, etc. 



Les cardinaux se déclinent ici comme lorsqu'ils sont employés 
isolément. 

156 20 — 99. 



20 S 


*/*"<?- 


70 § 


fl-fl** 


?0 M 


wAA 


8o -B- 


fl"7^^ 


40 9 


hc-n^ 


90 3 


+fl9 ou "hA? 


50 3 


-«"4 


9> 3ë 


+A9:a>i»»hS.,etc. 


6o S 


A4 







La forme bl*^à* se rencontre souvent pour !!/*'<* dans les 
multiples de cent. 

157 100 - 1000. 

Cent ? est déclinable : nom, T^t^ ace, î^îl'^. Ses multiples 
se forment en plaçant devant lui le chiffre qui le multiplie : ^'\^h 

fti* * î^ïii* s *fl?iA>^ £■/ Saii/ dénombra le peuple qui était avec lui 
et ily eut six cents hommes, (DUhaK i 9^tlt^0* : hCdÙi^ i l^ïi 
't i 'dhiij^ Et il y eut avec lui quatre cents hommes. 

Cent possède une forme pluriel : h9^M*, mais elle n'est 
employée que comme substantif : ^'"AMfl'h : ti9^Mr^ Les chefs 



1. l, R. 13, 15. 2. î. R. 22, 2. 3. I. Par. 28, 1. 



Adjectifs nnméraux cardinaax. 89 

de centaine (les centurions). f-lUC i '*iV^ i lih9^Mr i CDAKM 

Ç* // faisait grâce à des centaines et à des milliers. 

Mille @ se rend parla circonlocution Oi*^C*U ^ T*hrt dix- 158 

cents : 

Un jour auprès du Seigneur, {est) comme mille ans et mille ans {sont) 
comme un jour. fDO'dYlP i Aîilf-tU » OiPC't' a r'M' « Oii^ih'' 
Tai donné à ton frère mille pièces d'argent, b^ù* i T^W^T i i\Oh i 
0»^iï s 9^Tt\^ i bfja^* Deux mille ou trois mille hommes. 

Le numéral îiAÇ, ace. ïiAiC ; Plur. hMÇ ; Plur. Plur. 159 
ïùx^V^, sert à désigner une multitude, ou signifie dix mille : 
iD-IlCf I hSMi » iPMi-t i h^d. I Ùf.(D^ Et Josué choisit trente 
mille hommes. (DOCTh : 9^fï(k»îh i ïiAÇ i -fl?iA.' Et dix mille 
hommes montèrent avec lui. (DiD^it i M^^ » îiA^h.A i 
i^AAiîi TiAÇa •flhrt."' rre/i/^ mi7/e /lommes d'Israël périrent. 
Kir-X-h.! /1-*J h/fiRi nS^d.^i ltx^d.1 ^hAf* Oname- 
mz che:{ lui quelqu'un qui lui devait dix mille talents. OwC'P * 
al^ïA^l.* a îiAÇ* Ce/2f vingt mille hommes. (Oihlif t Mtt^ » 
aïJ&n.A a +'^A a ft^A a OlPCh a r'hi' a ID^'El- a +i-A i 
îiA^**' j^f /es femmes chantaient en disant : « SaUl en a tué mille, et 
David dix mille >. (Dhl-ÙC a îT/h^-h a hfth a hAÇ a ^-ID-A 
iRr" El je ferai miséricorde jusqu'à dix mille générations, hé/t^ a 
flW'A' s hMÀ a J&U-^ ** Je /a chercherai parmi tous les milliers 
de Juda. 



1. Jub. 23. 2. II. P. 3, 8. 3. Gen. 20, 16. 

4. Jos. 7, 3. 5. Jos. 8, 3. 6. Jug. 4, 10. 

7. I. R. 4, 10. 8. Mth. 18, 24. 9. Jon. 4, 11. 

10. I. R. 18, 7. 11. Deut. 5, 10. 12. I. R. 23, 23. 



90 



Adjectifs numéraux ordinaux. 



160 Nota. — Dans la lecture des signes numériques, les dizaines 

ayant toutes des signes distincts de ceux qui servent à transcrire 
les unités, il n'y a pas de place à la confusion : ^OêC se lira 
toujours 2 j, I<dB toujours 19. Le groupe 2 CD % ne saurait se 
lire 67, la sixième dizaine ayant un signe distinct de la sixième 
unité, il faut lire 6 et 7, 6 ou 7 \ 67 se transcrit S^%, 



161 



II. Adjectifs numéraux ordinaux. 
1 - 19. 



masc. 



fém. 



masc. 



fém. 



masc. 



ivi9^ )> ^ m^^"^ » ^ Hi'n^ 



fém. 



i^ ^^-T. » ^ ^fi'^V y> ^ ^^"^^ » "^^^ 



Toutes ces formes sont déclinables. 



«TLI* 



3' -VArt 


» ^ 


» w 


« 1- 


» ft^ ) 


. fl,1- 


4* i-aù 


)) 


» 9«e 


« 


» 9^ ) 


, 1.1- 


5' ifTH 


» 


» flV 


» 


>. flf. 


» 


6' <ifrA 


y> 


» fiV 


)> 


» ftp 


» 


7' fi-aà 


» 


.. "iV 


» 


.> 9^ 


)> 


S' fir"i 


» 


» Vï 


» 


» Vf. 


» 


9' :>'M 


» 


» 9ï 


» 


» 9^ 


» 


0' 'i/*'C 


y> 


» ^«E 


» 


» i-f. 


y) 



162 



20 



90. 



On se sert des numéraux cardinaux employés seuls ou précé- 
dés du relatif If. Ludolf donne les formes suivantes : 20*" Ù/^^V ; 
^d" ipMîV ; 40'' KC'fl^'e ; 50^ -llî^Aï ; ôo'^ MV ; etc.. mais 
on ne les relève pas chez les auteurs. 

9^hrt et KAÇ n'ont pas d'ordinal. 



Adjectifs numéraux. Dérivés. 91 



1. Mth. 26, 44. 2. Nomb. 10, 6. 3. Z. A. 18, 26. 

4. I. R. 1, 7. 5. Mth. 6, 11. 6. Gen. 7, 9. 

7. Zach. 13, 8. 9. 8. Dan. 5, 7. 



163 



164 



Suivant* les différentes nuances de sens,- de multiplication, répé- 
tition, distribution ou division que l'on veut exprimer avec le numé- 
ral, ce dernier se construit comme il suit : 

Multiplicatif. — Le nom est rendu par la forme "W* 
l'Aï- ou ^^HhAl*, 9^^'bMr ; l'adverbe est l'accusatif de ce 
même substantif; 4»'fïA est la forme de l'adjectif : 't^^tvt le tri- 
ple ; ^9^Mr le quintuple ; ^'dùi' quadruplement ; hO-fl ioa- 
ble;^^t^tl triple; etc.. 

Itératif. — On se sert de la forme .^HhÀ précédée de la *®^ 
préposition fl ; on trouve aussi la forme ^*^^^ avec (l ou em- 
ployée seule : rh^ s UÙd » fl'^Aft * // s'en alla de nouveau pour 
la troisième fois, ^Oï^th a a^hr'C'hlff^ s ^-fldl-' Vous so/i- 
nere^ quatre fois de la trompette pour leur signal. 

On rencontre aussi le nom TM, avec le numéral cardinal, ùl 
ft I § J %\L^ Il se prosterna cinq cents fois. 

P i s t r i b u t i f . — Il n'y a pas de formes spéciales pour ce *** 
mot; il est rendu par la répétition des prépositions H, A, tf, ou 
par la répétition du mot lui-même : (Otl^li a j^l-flC i tiM'^* 
Il faisait ainsi chaque année. A.^f ï » HAA s ùM'll s Ofl> J ?^^ 
Notre pain de chaque jour, donne {le)-nous aujourd'hui. Yl^h» « hA 
h. a OK. I -lin I *f 'î s Chtl-t i ;hn1*' Deux par deux, ils entrèrent 
dans Varche de Noé. 

Partitif. — Il est rendu par l'ordinal suivi du mot ïi^ ^^'^ 
main : f -llA* a h Ah. a h^ a flJjii-CÇ a -^Aftl" a hf^T Deux 
parts périront et h tiers restera. «^Aftl- a hft a £rD-}«7/*':][.f » i^ 
troisième partie de mon royaume. (ïf'Ml a AVl* a M a OHJ» a 



92 Notation du temps. 

heure il y eut un grand tremblement et la dixième partie de cette ville 
s*écroula. 



Notation du temps. 

168 Dans le calendrier éthiopien. Tannée est de ^65 jours, avec la 

bissextile tous les 4 ans, comme dans le calendrier Julien, Elle com- 
mence dans les années ordinaires le 29 Août de ce dernier calen- 
drier, ce qui correspond actuellement mil Septembre du calen- 
drier Grégorien. 

Après Tannée bissextile le commencement de Tannée part du 
}0 Août — 12 Septembre. 

Chaque année de la période de quatre ans est consacrée à Tun 
des évangélistes et les années sont désignées par le nom de Tun 
d'entre eux: 1898, année de S' Marc; 1899, année de S* Luc ; 
etc.. C*est à S* Luc que se rapporte Tannée bissextile. 

L'année compte douze mois de trente jours et un treizième 
mois de 5 ou 6 jours, suivant que Tannée est bissextile ou non. 

L'ère suivie est en retard sur la nôtre de 7 ans pour nos qua- 
tre derniers mois, de 8 ans pour les autres. L'année éthiopienne 
1889 bissextile, correspond à notre année 1906, du 11 Septembre 
au mois de Janvier ; et à IS)07, de Janvier au 1 1 Septembre inclus. 

Dans la concordance de date, les mois éthiopiens commencent 
à une date invariablement fixe pour le calendrier Julien, à l'excep- 
tion de quelques mois pour les années bissextiles. Dans le calen- 



1. Apoc. 11, 13. 



Notation da temps. 



^8 



drier Grégorien, outre la modification occasionnée par les années 
bissextiles, la date de correspondance, se modifie par suite de la 
loi des bissextiles appliquée aux millésimes 1700, i8oo, 1900, 
2100, etc. Elle est retardée d'un jour à chacune de ces épo- 
ques. Le commencement de Tannée éthiopienne qui en 1582 cor- 
respondait au 8 Septembre du calendrier Grégorien, a été retardé 
successivement au 9, lo, 11 du môme mois, aux millénaires 1700, 
1800, 1900; l'écart qui était de 10 jours, est devenu 11, 12, 13 
jours. L'an 2000 tombant sous la loi des bissextiles, ce n'est qu'en 
2I0O que l'écart sera da i } jours et l'année ordinaire commencera 
dès lors le 12 Septembre. 

Voici le tableau de la concordance des années et des mois à 
l'époque actuelle. 



169 



Années éthiopiennes. 


Années grégoriennes. 


S* Luc. 1899. 


(„! 


Septembre. 


1906 


bissextile. 


!.. 


» 


1907 


S* Jean. 1900. 


12 
10 


» 
» 


1907 
1908 


S* Mathieu. 1901, 


II 
10 


)) 
» 


1908 
1909 


S* Marc. 1902. 


II 
10 


» 
» 


1909 
1910 


S* Luc I90^ 


f " 


» 


1910 


bissextile. 


lu 


» 


1911 


S' Jean, 1904. 


12 

10 


» 
» 


1911 
1912 



94 



Notation du temps. 



170 Mois éthiopiens. 



Mois grégoriens. 

années ordinaires, années bissext. éthiop. 
1 2 Sept. 



i« ^tih/if^ II Septembre 

^e 'p^»^;)- I, Octobre 12 Oct. 

j* "h^C 10 Novembre 11 Nov. 

4* ;^^•^/^ 10 Décembre . 11 Décemb. 

5* TC 9 Janvier ^ 10 Janv. 

6" f h-tl* 8 Février 9 Février 

f ^^P{i/\r 10 Mars 10 Mars, etc.. 

8- "^f-nf 9 Avril 

9" •7^n1* 9 Mai 

10* ti%eih% 8 Juin 

II* fhl^A. 8 Juillet 

12* VrhA. 7 Août 

If ft7*'^'> 6 Septembre 

171 L'année grégorienne bissextile suivant immédiatement Tannée 

bissextile éthiopienne, la concordance ordinaire se rétablit après le 
29 février. Il en est de même pour Tannée Julienne. 

Les noms de la semaine sont presque tous désignés par un nu- 
méral d'ordre : 

Dimanche hih-f: ou lilMr i YlCMlfTi 

Lundi flV-J& j 

Mardi tPf^ti 

■y Mercredi dXi'Ù -i ,vai J 

.Jeudi •ll'^A 

, . Vendredi A^iî ou PC-fl 

Samedi ^fJ%rt s rtlQ^ ou A'idi' i hf^V'^ 
^'5^2 Chez les abyssins actuels, Tannée est divisée en deux saisons : 



Les particules. Adverbes. 95 

ïld^^^ la saison des pluies, de rti à la fin de ^T''%Tr ; flP la 

saison sèche, le reste de l'année. Ils distinguent pourtant en ce 
temps deux périodes : XTl la saison des fleurs, le printemps ; flA*7 
la saison des grains. 

Les quatre saisons telles que nous les avons en Europe, ne se 
rencontrent guère que dans les ouvrages provenant de traduction. 
tld9^^ hiver, thPf» été, ^^Oh printemps, Mf» automne. 



CHAPITRE Vil 



LES PARTICULES. 



Nous donnons ici la liste des principales particules : adverbes, 173 
prépositions, conjonctions, interjections, nous indiquons avec leurs 
sens, les particularités d'emploi de quelques unes d'entre elles. 
Comme dans nos langues européennes, plusieurs de ces particu- 
les sont employées tantôt comme adverbes, tantôt comme préposi- 
tions. 

I. Adverbes. 

D'après leur origine, les adverbes se divisent en primitifs et en 174 
dérivés. De beaucoup les plus nombreux, les adverbes dérivés se 
forment du nom ou du qualificatif mis à l'accusatif. ^"^Mih ordre 
donne ^'HhAlD ensuite, après; diM" mensonge, thMr faussement; 
ÇK-^ parfait, ÇX«<^ parfaitement ; Çm*'> rapide, Çm-V rapide- 
meni;Qic,.. 



96 Les particules. Adverbes. 

i'î5 Dans leur emploi, quelques uns sont préfixés ou suffixes aux 

mots qu'ils modifient. 

1)0* — Particule interrogatwe. Très souvent on la rencon- 
tre en composition : Olh ; WfHh ; KAOlf-. — J&n./t"<^ a hSf^ 
tïihtDi hAOU- a h^ i Miï'iÙl'^ ' Jésus leur dit : ce N'ape^- 
vous pas lu ) ». 

2) Uf — Là, avec les verbes de mouvement ou de repos. 
nW là ; K^Uf de là ; M+ a UP par a ; 'W « Uf a où l'on 
va. 

3) hit» — D'ici, de là, de ce côté-ci : V3^^ » AA, a fBtiiJ^ 
Il regarda d'ici, de là. 

Au delà, depuis, avec un nom de temps : ^^''"'ih a (DtiiJ 
Vingt ans et au delà. 

4) rh4» — Un peu : ^ÙC4* « rh+* Repose'{'VOUs un peu. 
nn/h^* f ea d pett ; n/h<fe az^^c modération, suffisamment, asse^, 

tout à fait ; A^. . . a ft/h* peu. 

5) «T. — Combien: ^Olf^a JiA a Ji-^^f^i* ComM^/i 
se sonf multipliés ceux qui m'affligent ! 

6) K^-H _ Ensuite, aprh.'hr-nif.ahpao^i tCft:tï^ 
ti^tt^^V Ensuite Hérode appela les mages. 

7) 9n^, î^li- — Powr^uoi ) comment ) à^^Tf^ pour- 
quoi ) pour quelle cause ) dans quel but ) (W^'t de quelle ma- 
nière ï 

8) IhlL — QuandïhMli'^TMl jusqu'à quand ïh^^lM 
depuis quand ) hJ^ÎM jamais. 

9) 9^6C — Une fois, soudain. Avec le subjonctif marque 
Texhortation. 



1. Mth. 21, 16. 2. Ex. 2, 12. 3. II. Par. 25, 5. 

4. Maro 6, 81. 5. Ps. 3, 1. 6. Mth. 2, 7^ 



Les particules. Adverbes. 97 

10) ^'"mV — Environ, presque, en quantité de. 

11) M — alors, en ce temps, aussitôt. Très souvent, cette 
particule a la forme /^(l» et se construit avec le pronom démonstra- 
tif : J&Xi' i ^fl. 3 hM^^f^^ Alors je les confesserai. 

12) 4»4-n — Proche, naguère, presque : Hf'lfJ^Cs 4»<-n i 
^^;^^ O/wi qui habite près de sa maison. WCI « 'Vfl s 4»4-fl a h 
K^Xlff^^ Nous montâmes près de leurs remparts. 

13) «l^ft:ao _ En premier lieu, avant, auparavant: h'^^^ 
h, 4 J&ha»-V- 1 ft-1iC'V « *JÇ:^ : Ol+ftrl- « Jt-Î^^ AiVisi /^s der^ 
nier s seront en premier lieu, et les premiers en dernier lieu. 

^S^ao* — Auparavant, jadis, autrefois. 4»^*^,, mêmes sens. 
OD^^OD — QQQ^ ^^ j^Qjj^^ s'emploie comme adverbe avec 
les mêmes significations. 

14) ^l'AOI, in»:iri)r — Ensuite, après. 

15) ;^rlh'^ — Sous, au dessous. '"^M' (ace.) mêmes 
sens. 

^îh'P, mêmes sens; cette particule est toujours précédée 
d'une préposition : h9^ S 9î^ « Ot^ài'P^ Depuis vingt ans et au 
dessous. 

16) "lin — Où, avec ou sans mouvement ; h^dïltVt i 'Iffl s 
^OC^ a ?i*7^-' Elle ne trouva pas où poser le pied. Ch^ s ^fl i 
f 'IfJtC Ils virent où il demeurait. ^ïVi 1 "hd a V^ a Uf * L^ /tew 
oà il dormit. 

17) 'îfl*^ — Ensemble, en même temps, également : MH* 
UàOK i It-h^a^ a 'ÏO*^ j Jirhi-i« Tawcfis gu i/s ^/a/^fi/ foas éga- 
lement ensemble. 



1. Mth. 7, 23. 2. Sir. 14, 24. 3. Jud. 7, 13. 

4. Mth. 20, 16. 5. I. Par. 27, 23. 6. Gen. 8, 9.- 

7. Jean 1, 40 8. Ruth 3, 4. 9. Act. 2, 1. 



9 



98 Les particules. Adverbes. 

i8) V, Vfl^, ÏJ8i — Voici, ces particules reçoivent les suffi- 
xes personnels. 

19) V» — Particule iaterrogatipe ; donne parfois le sens du- 
bitatif à la conditionnelle : ïx^ a J&RO^O-hï- : ^^h* i \(^ 1 
iï'iÙx « ir'il^'W Si ces hommes viennent V appeler, lève-toi. JKilflAr 
If I K*B^' PeuventAls jeûner ï 

20) iï^ — Particule négative toujours préfixée ; s'emploie 
aussi bien avec le verbe qu*avec le qualificatif. 

21) h\f — Particule affirmative. 

22) KA — Particule négative qui ne s'emploie qu'avec la 
préposition H construite avec les suffixes personnels. KAH, KAH 
+, etc.. 

25) h'^ — Où, pour marquer le temps : tO\i)^ i dfi^ 1 
h^ I J^I-nC s %a^tl i n W // / eut un jour où Hérode faisait 
un festin. 

24) "M — Particule de refus qui ne se rencontre qu'avec 
la préposition Cl suivie des personnels. Ti'J'flf ou "M^ Je ne veux 
pas ; Ttii'tiil ou 2i'}ft,h tu ne veux pas. 

25) hh — Non. hM*, n'est-ce pas au contraire, bien plus : 
J&n>A- i flrhiî s hMh s fln9A^ Ils dirent : « mais, que ce ne soit 
pas en un jour de fête ». hïiV- s ^V^Yia^ i hJM s C*n' Bien 
plus, votre voie n'est pas droite. 

26) li(0 — Particule affirmative : Kr/iA « jMfl*'} « ^Ah 

a^ i IhP^X 3 hcD s hoi 1 ai?i^i 1 ît AO 1 K AH ' Ç)«^ c/iacw^ie 
de vos paroles soit : si oui, oui ; si non, non. 

27) hj^-fc - Où) flKj&-fr; -Tlfll îiJB^'t, où 2 hrhf''b 



1. Nomb. 22, 20. 2. Marc 2, 19. 3. Marc 6, 21. 

4. Mth. 26, 5. 5. Ez. 18, 29. 6. Jacq. 5, 12. 



Les particules. Adverbes. 99 

d*oà ) flhJZ.'fc Pourquoi ) comment ) nh/i-fr i ^h9^dX' Comment 
me connais-tu ) 

28) ?iC — ^Comment ) dans rinterrogation comme dans Tex- 
clamation. 

29) lf"Ar — Tout à fait, absolument ; W"AX, \tti^% partout 
où : AdA a l^JtC a W-AÏ' Partout sur la terre. 

}o) h^"* — Presque ; donne un sens restrictif au mot qu'il 
suit : h^ a i^hn'VSlf^ a h-V&lf^ ' h^ a f^l-f^ a Ki\\ i ^ 
Jt4-ft a 'Ih'l'fl^*^ Si i^ows sa/we:^ seulement vos frères, que faites-vous 
donc de plus ) • 

}i) 9-^ — Encore, de.nouveau : Mn i "i^^ i hif^n i Ir 
rhV* Tandis que nous sommes encore vivants. 

32) HAÀ — Perpétuellement, toujours, sans eesse ; continuel- 
lement ; maintes fois ; AHA^, AllAf", powr toujours : ïiA a J&^X 
JKfP* a HAiC.^ Oux gai /^ voyaient sms cesse. WfTrii a tf A^ a 
l-^h-nî^^ a CDVl^f A a h\i a H A<«. a Hl-^hn-i« Des pauvres, 
toujours vous en trouvère^ ; mais moi, vous ne me trouvère:^ pas tou- 
jours. 

33) Tff - Ici. an?, ici, hr"n^, d'ici. 

34) fthlL — En ce temps, maintenant, aussitôt, bientôt ; tan- 
tôt, naguère. 

J5) p^ _ Aujourd'hui. 

36) RCl — Ensemble, pareillement. 

37) ^"hù — En arrière, ensuite, après ;9,ytc\%%i^Té^o%\\\ons 
A, fl, ?tl^, mêmes sens. 

38J éS^^f* — Beaucoup, extrêmement, excessivement. 



1. J. 1, 49. 2. Ex. 10, 13. 3. Mth. 5, 47. 

4. Lam. 4, 17. 5. J. 9, 8. 6. Mth. 26, 11. 



100 Les particules. Prépositions. 

II. Prépositions. 

176 Les prépositions se divisent en séparables et inséparables. Les 
premières s'emploient isolément, les autres ne sont usitées que 
comme préfixes. Les prépositions inséparables sont A a , fl » , 

Plusieurs prépositions, soit séparables, soit inséparables, peu- 
vent aussi s'unir aux suffixes personnels ; nous avons déjà donné 
les règles de cette suffixation (147). Celles des prépositions que 
l'on rencontre le plus souvent avec les suffixes personnels sont : 

vm-, A, ^ù^, ^AdA-h, rtï^, ^^^, -tn, ^hhA, 
^àx-t, ^^ài-t, ^n, Mdh, Jt-v^:, ^-îiA, nnj&Ç'i-, 

etc.. 

177 i) 1)0+ — Au lieu de; à la place de ; pour prix de. Ce 
mot est particulièrement usité, lorsqu'il s'agit de mutation, paie- 
ment, compensation : h9^^h- s MMYlt^ s (OhV'fÙiao- 1 îiïl 
A i Uf "ïi- s MhiÙlf^ i h^ i -TfA* i (DC^Ïia^ ' Apporte:['moi 
de vos troupeaux et je vous donnerai des vivres à la place de vos trou- 
peaux, si Varient vous manque. 

2) A — Cette particule inséparable marque la direction ; 
elle sert à désigner le lieu où l'on va, la chose que l'on veut, la per- 
sonne à qui l'on s'adresse : K'i''^^**^ ' KM*^! s tDh^MPr' 
{Les vaches) ne dévièrent ni à droite, ni à gauche. TtC'h i (ï^ii^^ U 
les acclama. 

Se met devant les notions de temps, si elles marquent le futur, 



1. Gen. 47, 16. 2. L R. 6, 12. 3. L K. 17, 8. 



Les particules. Prépositions. 101 

la succession : ;^5f'fl^ a ^^^ a MHJi-flrh.C s ^fL^^ i ^9* 

A' Vous déposerez cette manne devant le Seigneur y pour les jours à, 
venir. 

Marque le hui, la fin : a}U(\(^ s ^tJ^ao^ a ^^V^' Il leur 
donna leur viatique pour la route. I^'VJK. » AQA.^^ Bon à man- 
ger. 

Marque l'attribution: ?i*7H,?is Art'XW'^ Le Seigneur du Sab- 
bat. 

Désigne l* objet, après les verbes qui signifient dire, comme (\/L 
h, A-flrh, 0^éL, etc.. • 

Devant Vinfinitif, il donne à celui-ci le sens futur : f^'UC « h. 
Anrt 5 mùi^ih s MOT a HA-flrt a <^n a AnÇh a OhM- a *J^^Th^ 
// déposa les vêtements de lin qu'il avait revêtus, lorsqu'il dut entrer 
dans le sanctuaire. 

Redoublé, il marque la répétition, la distribution : lià'l'^lCXïr'^ 
Toutes les fois que je parle. 

3) AdA — Sur, au dessus de. S'emploie indistinctement 
avec les verbes de mouvement ou de repos : ^"^Kh a T^'Y* a AdA a 
W"A" a ù'Q'h' La mort vient sur tout homme. 

S'emploie avec les mots qui désignent des vêtements, un em- 
ploi, la subordination. 

Auprès^ chei, vers, dans : AdA a flrhC* Auprès de la mer. KA 
n a /*'CCD a A^A>I^^ // a/ a pas de racine chei lui. 

Désigne V adversaire : 'J'fl'fl a ^A a ^iôà i WULh'dih^C''' 
Profère une parole contre le Seigneur. 



1. Ex. 16, 33. 2. Gen. 45, 21. 3. Gen. 2, 9. 

4. Mth. 12, 8. 5. Lév. 16, 23. 6. Jer. 20, 8. 

7. Rom. 5, 12. 8. Jos. 16, 3. 9. Mth. 13, 21 
10. Job 2, 9. 



102 Les particules. Prépositions. 

'''•AdAi' — Au dessus, sur la partie supérieure. 

HAM — A les mêmes sens, mais s*emploie de préférence 
avec les verbes marquant le repos : "hh s '^flïA•S' s MÙM « A 
9^RC^ Ceux qui sont nés sur la terre. 

"hlft* s fyàti — En haut, à travers. Marque souvent le lieu 
par où Von passe, 

W^AdA — Désigne le lieu d'où l'on vient. 

4) Î^AA — Avec. C'est la particule de l'union : (DO(ii^ i 
AXA i 9^tîiifO*^ Il donna [du pain) à ceux qui étaient avec lui. 

On la trouve fréquemment avec ce sens, après les verbes qui 
signifient ; unir, mêler, etc.. Après les verbes : combattre, lutter, 
etc.. 

Après le verbe envoyer et ses analogues, Î^AA signifie par le 
moyen de : dh(0 « ^^^di^ s Î^AA»U-^ // enpo/a une lettre par lui. 

Che:{, auprès, sont des sens rares. 

Kî^AA — Comme, à Vinstar de. 

5) Tt\9^^, îiî^ — Indiquent la séparation après les verbes qui 
marquent l'absence, la distance, la fuite, l'éloignement, etc. : '^H 
COK i ït-f)r s /hlf-n s M'i^lh* Tout le peuple s'éloigna de lui. 

Le lieu d'où Von vient, d'où Von part : Ih « M^^ s r*^C\\^ 
Sors de ta terre. 

L'origine : h^ « hj^'h * îiî^> s Hftî^ : (OhJti9^iL^f!. s ^ 

^(D^ 8 uA^p : (Dhjkr/^r^-t i -AXA. s hA s hrhnnj^'iï 

âï»C s •f'fllA'^® Ceux qui ne sont pas nés du sang, ni du désir de 
la concupiscence de la chair, ni de la volonté de Vhomme, mais de 
Dieu, 



1. Esd. 19, 13. 2. Marc 2, 26. 3. II. Esd. 16, 5. 

4. I. R. 13, 8. 5. Gen. 12, 1. 6. J. 1, 13. 



Les particules. Prépositions. 103 

La matière dont une chose se fait, Vauteur, la cause efficiente ou 
instrumentale, la règle suivant laquelle on agit : X'flAh''^ s h^'"! 

fL I iih'iïCV9^ ^ Je vous dis que le Seigneur peut faire surgir de ces 
pierres, des enfants d'Abraham. Blh i Yï^hATlr a K*PA-^I> « A 
/t"T a "M^Mrlfi^ Les deux filles de Lot conçurent de leur père. 

Elle indique une partie du tout : ^^ i ïiî^hA>i.lf <^' Qui 
de vous deux. Employée sans antécédent, elle a parfois aussi ce 
sens : J&KOI-Cs hî^W-/V-s Ç{^Mi* » •7'flX" // emportait (quelque 
chose) de tous les biens d*Égypte. 

Cette dernière construction se rencontre particulièrement avec 
les verbes : Vi^K prendre, (OOd donner, "hC^ choisir, flAH man- 
ger, Mr^ boire, h't/Ld* laisser, '"^^h remplir, etc.. 

Après le qualificatif ou le verbe, h9°^ sert à former le compa- 
ratif : fd.^G I AP-A.Ç 8 Kl^V s W-/t-<^ 5 R4*' // aimait Joseph 
plus que tous ses fils. 

6) ^ft^i"* — Avant, avec un complément de lieu, de temps 
d'ordre ; en face, devant, avec un nom se rapportant à une person- 
ne rrX i ^^'%0-' Il courut devant lui. ÇlM W-A a l^J^C a * 
J^^h a ffMl^ Voici, toute la terre est devant toi. 

(l4>j^i7D _ Devant, en face. 

l^^i^^OD — Dg devant, d'en face, avec les mots qui signi- 
fient s'éloigner de. Auparavant, avec les notions de temps. 

7) Ki^^V et plus souvent dh^^ll — Selon, suivant, d'a^ 
près : nhî^^V a '^J2.Ah' Selon ta puissance. 



1. Mth. 3, 9. 2. Gen. 19, 36. 3. Mth. 21, 31. 

4. Gen. 45, 23. 5. Gen. 37, 8. 6. Luc 19, 4. 

7. Gen. 13, 9. 8. Sir. 29, 20. 



104 Les particules. Prépositions. 

8) fl — Dans, vers, che^, s'emploie avec le complément de 
lieu, soit qu'il y ait mouvement, soit qu'il y ait repos ; avec le com- 
plément de temps, de manière : fl^^'^ s oot^fj^ i Dans le temple 
(dans la maison du temple). Ofl»*?!* s ^^ù^^ En ce jour. J^CDô 
h i hi^Uf i M^r"^ Il sortira de là en paix. 

Elle sert à marquer aussi Vauteur, Vinstrument, la matière, le 
prix, la règle d'une chose : HH* s ^f^Kh s ^'Jfrl'* Celui par 
qui viendra le scandale. 'tl'flC * Ht s 'th9^/i^ Tu feras avec elle 
(la baguette) des prodiges. (thU'i ' I^VJ^* s 9''/^'P0' Avec des 
pierres, tu élèveras un autel. J&'lhfl^h s OHChlfl'' // sera béni à 
cause de ta race. 

9) np-ï — A cause de. 

ïiid^^ — A cause de, pour, au sujet de : h^^^A « Itiiflf'^ » 
'^'flAd s i-fh^fi : AflX-h s KA-nhtb » -ti-^G' Si à cause de 
la nourriture, tu réprimandes ton prochain, tu n'as pas d'amour. AU 
9^ s nhW^^ s 'hauM'' Le veau qui est pour les péchés. 'VVh- « 
h'jnj&V s ^'t 5 ^ILft^tf»- ^*^ lis ne trouvaient pas de qui il leur par- 
1er ait. 

nnj&V — mêmes sens. 

flnjiÇ'lh — Toujours avec les suffixes personnels, marque la 
réciprocité. 

10) ^^Aflï, OD:\^f^ __ Ensuite, après. 

11) ;^/h'^ — Sous, au dessous. Q;^rh'^, M^^îh-t mê- 
mes sens. <^1'/hi' ace. de ^^^îhrt*, mêmes sens : ;^/h'^ s dô^* 
Sous V arbre. hhfl>*'> s Ifh5^;^rh'frh^^ Je serai celui qui est au des- 
sous de toi. 



1. Mth. 12, 5. 2. Mth. 12» 1. 3. Jér. 50, 12. 

4. Mth. 18, 7. 5. Ex. 4, 17. 6. Deut. 27, 6. 

7. Gen. 28, 14. 8. Rom. 14, 15. 9. Ex. 29,36. 

10, J. 13, 22. 11. Gen. 18, 4. 12. I. R. 23, 17. 



Les particules. Prépositions. 105 

1 2) "HflA — A la place de. 

ij) 'W — Che:{, verSj auprès. S'emploie avec les noms de 
personnes, de choses ou de lieux, qu'il y ait mouvement ou non. 

A'IlH — donne les mêmes sens avec plus de force. 

fl'lin — s'emploie de préférence pour le lieu. Avec les ver- 
bes : recevoir, acheter, demander, apprendre, etc.. il indique ce- 
lui de qui on reçoit, achète, etc.. 

X^-lrn, hlT't i -ha — de la part de, 

M't « "Irt — par où l'on passe. 

14) ^Tflà — Vers, selon: J&i^C « ^•>'IA« ^-T'Th* // 
regardait vers la roule, HXiMm H^lflA « îi*7H.Jt-flrh.C s Uh 
V*7C'^ Cela, ce n'est pas d'après le Seigneur que je le dis. 

15) Kfth — Jusque, jusqu'à, jusque vers. S'emploie pour le 
lieu, le temps, l'ordre : h'^lhs l'û^ i htltï i tl'ÙÙ^ Il fit ainsi 
jusqu'à sept fois. "hMl a ^^Trd*^ a liAjt* Jusqu'au milieu de la 
nuit. 

16) MM — Excepté, sauf , sans : KAO a HJ&I-AP a Hïi 
^flA a fcTC^ft a foyà^'d^ Il n'y eut personne, qui le suivit, si ce 
n'est Pierre et Jacques. 

1 7) M-h — Vers, par où l'on passe. \.J&hA a trD^\ , -^A.^ 1 
"hlfi* a J&îi'fc < Ç^^lh® Personne ne pouvait passer par cette route. 

Se rencontre souvent avec les particules se rapportant à la du- 
rée. Marque parfois la manière : #H^ a hti* a hlC Ils allèrent à 
pied. 

M'f'i'^iï — A travers, par l'intermédiaire; M'f'i ^d au dessus. 



1. I. R. 4, 13. 2. II. Cor. 11, 17. 3. IV. R. 4, 35. 

4. Jud. 12, 5. 5. Marc 5, 37. 6. Mth. 8, 28. 

7. Marc 6, 33. 



106 Les particules. Prépositions. 

au delà. Kii* a ^'^Tf'lti auprès, vers. M'f* « AdA sur, au dessus. 

flïi'J'i', Hïx'i'blx avec les suffixes. — Au sujet de, à cause 
de, pour, touchant, en faveur de, par le moyen de : îil'i 1C « 9^h 
A « Jifl^f « flh'î'fchh* J^» parlerai de toi auprès de mon père. 

i8) ''7îihA — Am milieu, pour le lieu, comme pour le 
temps, 

19) h^'" — Comme. Xï"^ avec les personnels suffixes, flh 
^ selon, d'après, suivant : 'Thhfl>*V- : h^ s Ji'^Ahl'^ Voms sgre:^ 
comme des dieux. d,f.^X i ltx'mJ^'aâuCl MiOD i f^f^V ^^ 
Seigneur me rétribuera suivant ma justice, 

20) fl^ftl* — Dan5, aM mi/few de, parmi, avec ou sans mou- 
vement : J&ï*fl4- s (DM* s ^TA^I*' //s demeureront dans les ténè- 
bres. 

Vers, à, en, particulièrement après les verbes qui signifient : 
ajouter, unir, changer, transformer, etc.. 

21) POI-A et 0(0^^ — Autour de : f^^Ohao^ s QOhf^^ Jls 
se tenaient autour de lui. 

22) làf^t — Au delà: W^s'làF^'t'i d.A'lindfiC' 
Ils demeurèrent au delà du fleuve Basor. 

25) -^fl — Sur, au dessus de, avec ou sans mouvement : 
JiV'flC i -^fl s ^'idC II demeurera sur le trône. 

A travers, à cause, contre. 

24) ^"hd. — Après, particulièrement avec les notions de 
lieu ou de temps. 

2$) Ifl — A côté de, proche de : 1^1^ 1 HlOi f^^^T'^ 



1. I. R. 19, 3. 2. Gen. 3, 5. 3. II. R. 22, 21, 

4. Mth. 4, 16. 5. Is. 6, 2. 6. I. R. 30, 10. 

7. Mth. 19, 28. 8. Jud. 4,6. 



Les particules. Conjonctions. 107 

Le désert proche de Dothain. 

26) m^, T:^, OTj^ — Près de. 

27) ÇÇ — Nom qui entre souvent en composition dans des 
locutions se rapportant au temps ; flÇÇ se trouve quelquefois pour 
le lieu : (IhP I ïïMl a ÇÇ s rtCh ' Ils pleurèrent jusqu'au (temps 
du) soir. 

III. Conjonctions. 

Comme les prépositions, les conjonctions sont séparables ou 178 
inséparables. Parmi ces dernières, les unes sont placées devant le 
mot comme : A, <D, H, etc.. ; les autres placées après comme : 
A, ï, h», etc.. 

i) ï — Toujours suffixe : ^^ a«ssL 

2) V^'i't* — Au lieu de ; cette conjonction est souvent suivie 
de H, elle conserve le même sens. fOi^Ml''^ a Uf 7'f' 1 Hhi*»> 
f s AdAth*"*** Il vous exterminera^ au lieu de vous faire du bien, 

3) A — Devant le subjonctif, donne le sens du commande- 
ment, de Texhortation : AjZ'ïb'} 1 iïCi'i^ Que la lumière soit. 

4) Xl^lf — Depuis que, avec la proposition temporelle. 

5) KîP^^V rarement nhî^^V — Tant que : Ali^^^-a 
J2.+"}?- « AA-fl?i a M^m'i a hïfOh 1 O^M^* u M oblige V hom- 
me tant qu'il est vivant. 

6) A — Toujours suffixe ; indique une nuance de restriction 
ou d'opposition^ ou bien sert à mettre un mot en évidence. Elle 



1. n. R. 1, 12. 2. Job. 24, 20. 3. Gen. 1, 3. 

4. Rom. 7, 1. 



108 Les particules. Conjonctions. 

correspond aux particules grecques : jj^év, Se, aux particules latines : 
autem, contra^ sed, quidem, vero. — Le personnel isolé ï\t suivi 
de A devient h'îA. — (D^^^^fii Ti'' Mon fils, lui, est mort. 
Ù'ùliii s 1ÎV 3 f>d>h^ 3 (Ohnn^h'ûih.Cti 5 An i ^à>K' L'homme 
à la vérité, voit ce qui parait [le visage), mais Dieu voit le cœur. 

7) M — Particule temporelle. Quand, lorsque, dès que, après 
que, tandis que, pendant que, toutes les fois que ; se construit avec 
rindicatif. 

Particule conditionnelle, s'emploie parfois pour le réel mais plus 
ordinairement pour Pirréel : Htil* s ^txTCiXV^ s ^dJl^G s A 

flCV « "IhKHH^ Nous connaissons en cela que nous aimons V enfant de 
Dieu, si nous aimons le Seigneur et faisons son commandement. M^ 
'Vùûl i M « hJ^th(0*C^ Il eût mieux valu pour nous, si nous n'y 
étions pas allés. 

Elle donne parfois au verbe le sens optatif : Mi H^^^^ [Plat 
au ciel) que nous fussions morts. 

8) 4»J?r^, h9^^^^ — Avant que, gouverne le subjonc- 
tif : M^^^'^ s ^flO-^6 ^^^^^ ^^^.^11^ mourut. 

9) n/hls — Mais, cependant, toutefois, néanmoins, au con- 
traire. Elle introduit les propositions adversatives et se trouve alors 
habituellement précédée de la conjonction (O, — (D(\îh'P « KA» s 
Ah**^ * iih'iià^^^ Mais, malheur à vous, riches/ 

Avec le sens adversatif, elle signifie quelquefois plutôt, préféra- 
blement : IDrh.<- 1 Q^lh* i -TlO s MIÙ « tt-ttiPA « ttO.'t s ïitïà* 



1. Tob. 10, 4. 2. L R. 16, 7. 3. L J. 5, 2. 

4. IV. Esdr. 6, 44. 5. Ex. 16, 3. 6. Jud. 16, 24. 

7. Luc 6, 24. 



Les particules. Conjonctions. 109 

h.A^ klle:{ plutôt auprès des brebis qui pont périr de la maison 
d'Israël. 

10) h^ — Mais, s'emploie ordinairement après une néga- 
tion : iDiha.A I Kce i r'^c s à-ohù/i' iMn^r-t-i n^^oh 

riAO- s h9^ithi ^^éL'J-lh i hàfs'i'tYï'^' Le serpent de la ter- 
re dit à la femme : «Ce n'est pas que vous mourre^ de mort, mais c'est 
que le Seigneur connaît que lorsque vous mangere\ de ce fruit, vos 
yeux s'ouvriront «. 

1 1) fx^"^ — Au temps où, lorsque, quand; rarement tandis que; 

h^ I <»dK- » îil^V s IH^^ Lorsqu'ils sortirent de V Egypte, 
M^tiOD ^gpj^is que, 

12) 7x^,1x9^ — s/, îi^ s'emploie habituellement pour le 
réel. Dans la proposition conditionnelle irréelle introduite par M, 
la proposition principale est précédée de ï\9^, 

(DihPD{i et si au contraire ; Ah^^H * H si par hasard. ïv^ 
i, îi^'^Tt, AX^^'i, AK^'^ïi quoique ; ces particules introduisent 
plus habituellement la proposition concessive. 

ij) "hh^"^ — Parce que y puisque, introduit la proposition 
causale. 

14) Tifth — Jusqu'à ce que ; de telle sorte que, principalement 
après T+. — i-i^'Vf 1- « T+ i htÙX « ^hhv^ i Of,^a^ 1 AW" 
A* ; Ùf^'f^* Elle était si belle qu'elle séduisait les regards de tous les 
hommes. hMl » l'fl^rh a à^^^ Jusqu'à ce que tu atteignes la 
mort. 



1. Mth. 10, 7. 2. Gen. 3, 5. 3, Is. 11, 66. 

4. Jud. 10, 4. 5. Sir. 4, 28. , 



110 Les particules. Conjonctions. 

Elle introduit la proposition consécutive ; avec M ou K*^ in- 
troduit la temporelle. 

I <)) h^flA — Si ce n'est, à l'exception de, de sorte que, avant 
que : hm^^ « h^ i hAH i H/i/*'!* a ^^'^^ s (OhJ/i^ 
h« a If K'^flA i (M*^ * // leur commanda qu'ils ne prissent pas de via- 
tique pour la route et qu'ils ne prissent qu'un bâton. TfIdC i M i tl 
'"^i îiIrtA s 'iïldfi^^ Faisons-nous un nom, avant que nous nous 
séparions. 

i6) Ti'Jh — Donc, c'est pourquoi 

17) liiH — Tandis que, comme, lorsque, pendant que : (D^ 
4» « Mn i je.+m*îr»3 // tomba tandis qu'il était debout. 

18) ïiiP — Donc, peut-être, par hasard. S'emploie parti- 
culièrement dans rinterrogation ; ^Y- a KiP a f Ofl^ s d^'il 
/^"i* a ùfiy^t* Qui donc est le plus grand dans le royaume des 
deux ) 

19) hiO* — Ou bien : gë h(0- Si^ Vingt-cinq ou trente. 

20) h. — Donc, c'est pourquoi ; particule toujours suffixée 
qui marque une conclusion, une conséquence. 

21) h^"* — Que, afin que ; c'est la particule de la proposi- 
tion finale et aussi de la complétive objective. 

h9^ll^^, lorsque, toutes les fois que ; Mi9^h^^ aussitôt que, tou- 
tes les fois que. 

tttl^^, Comme, de même que ; introduit la proposition compa- 
rative. 

"M^W"*, Toutes les fois que ; introduit la proposition tempo- 
relle. 



1. Marc 6, 8. 2. Gen. 11, 4. 3. I. R. 28, 20. 

4. Mth. 18, 1. 5. J. 6t 19. 



Les particules. Interjections. 111 

22) iO — Etj ou, ou bien, avec Je sens conjonctif ; maisy 
avec le sens adversatif. Elle a parfois le sens final, consécutif, tem- 
porel, etc.. : hJt'X)*'} I Ç4'«fc ! M « K*'^* Ne sois pas incrédu- 
le, mais crois. 4*^fli » (Oh^^tïMl^ Approche de moi que je te tou- 
che. 

23) If — Que devant les complétives subjectives, flff tandis 
que, afin que, de sorte que. h9^ii depuis que, après que. dM'i'H 
introduit la causale. 

24) ^'ï^ — Après, elle est rarement employée seule ; h9^ 
J^'V^ après que, avec la «temporelle. 

25) fihP^ — Mais, au contraire, cependant. 

IV. Interjections. 

1) thÙ, 'hii — Marque l'aversion : 'hfl 1 îifl^^ a îi*7H,h 179 

'flrh>C> H^4*^ Arrière I parce que te Seigneur est juste. Avec la 
personne : thti 1 HA** Loin de moi ! Avec un nom de chose on se 
sert de h9^^ ou litïtï — diÙiliA"- M^ * IfU?*'^ Loin de 
moi, de faire cela. #hA : A) 1 ?ifth « V-1iJt*7 1 ^-AJ^-fr 1 AMH. 

}i'fl#h>C^ Lom i^ nous que nous cessions de suivre le Seigneur ! 

2) rhïft, dï^h — Marque l'étonnement, la joie. 

3) AjlAf , A,Af — Malheur à moi ! iuM : HC/h+ 1 '^'V 

fXX'^ Malheur à moi de ce que mon séjour s'est prolongé ! 

4) A — Particule suffixe qui marque la prière, la demande : 



1. J. 20, 27. 2. Gen. 27, 21. 8. Rom. 3, 4. 

4. I. R. 2, 30. 5. II. R. 23, 17. 6. Job. 22, 29. 

7. Ps. 120, 5. 



112 Les particules. Interjections. 

JiîT'Ah I '\fM s -hiwip/p^ a ^oh^ , hrAlf» ' Dieu des ver- 
tus , tourne-toi^ je Vert prie, regarde du haut des deux. 

<,) n/h, n#h, (Irh — Cri de salut : flr/i ï ^d' Salut, maî- 
tre ! flrh 5 Ifl-ro^ s MxS^lhf^^ Salut, roi des Juifs ! 

6) W — Allons, dans le sens latin âge. Elle admet la fle- 
xion. Sing. masc. W ; fém. "}% ; Plur. masc. "ÏO* ; fém. W, — 
W a Kl'flC i îiS»h « AdA.y « (Oi-diî^' Allons, pose ta main sur 
elle, elle vivra. 

7) h — Marque la douleur. Le plus souvent elle est unie 
avec la particule h — hh, 

S) h — Indique l'action d'appeler, c'est le signe du vocatif. 
Cette particule marque aussi l'admiration, la douleur, la menace. 

9) hV — Marque la douleur. 

, lo) ha» — Indique la menace, la douleur. Hélas ! Malheur ! 
KA> 1 AlfU s h»^HL s hft, s AtU « lU-h ï ^j&^' Malheur à toi Co- 
ro\aïn, malheur à toi Bethsaïda ! 

Il) lii^à — Est un signe de joie. 



1. Ps. 80, 14. 2. Mth. 26, 49. 3. Marc 15, 18. 

4. Mth. 9, 18. 5. Mth. 11,21. 



Syntaxe. 113 

LIVRE TROISIÈME 

SYNTAXE 

Comme dans les autres langues sémitiques, les propositions se 180 
présentent sous deux formes. On les distingue en éthiopien suivant 
la nature de leur prédicat. La proposition dont le prédicat est un 
verbe est appelée verbale, celle dont le prédicat est un substantif, 
nom ou qualificatif, s'appelle nominale. 

Nous étudierons d'abord chacun des éléments de ces proposi- 
tions : les règles de leurs différentes relations entre eux ; puis nous 
verrons les lois qui régissent les rapports des propositions. 



CHAPITRE I 

DÉTERMINATION DU NOM. 

L'éthiopien ne possède pas d'articles ; la détermination ou l'in- igi 
détermination du nom sont indiquées par le contexte ou bien sont 
marquées au moyen de constructions particulières. 

1, Détermination. 

i) Les noms propres ainsi que les noms communs désignant des i82 
êtres ou choses uniques en fait, comme le soleil, la lune, le levant, 

10 



114 Détermination du nom. 

le couchant, la vie, la mort, etc.. sont déterminés par leur nature 
et point n'est besoin d'une construction particulière pour indiquer 
leur détermination. 

ChJlliVhdinjW'i nî^/*'^** Nous avons vu son étoile 
dans Vorient. hAH a nf^é^^OiX i hrih. s MOA s ^1-' 
Rien ne me séparera de toi, si ce n'est la mort. 

2) Accompagné d'un pronom autre que l'indéfini, le nom com- 
mun est toujours déterminé. 

h9^S^h''ù^ln(0i^'ié.i(Dat'Tti'l*'. AU^: Hl-n^' // ap^ 
porta du beurre, du miel et le veau quHl avait préparé, 

5) L'addition d'un complément déterminatif tient aussi lieu 
d'article défini. 

^j^jp . jPjç.^ . ;][.«7^j2,4 ji^ i^ conduisirent dans la terre du 

ih i HhrfVy^ Le Seigneur dit à Josué : nfais pour toi des couteaux 
de pierre ». 

4) Le suffixe personnel ajouté à un nom comme apposition, sert 
encore à le déterminer. 

rhAî^Vl- s h Ah s ^lA^ s (OXiOD-^ i hi^a^' J'ai songé un 
autre songe et tel est le songe. OÇiXf s KiXih s -flîirt.^f s hh'^ s 
éJk9^\^ i ^"^^àdjJ*^ Donne-moi donc mon épouse parce que j'ai 
accompli le temps, TtvT'iihIï s hlh9^^ s h9^fï(Uh^ Apprenez 
la parabole du figuier, l^nh- /*'Pl^s C^'h'iïtïi^ i ^ïv^^ Prends 
la viande et te pain a^yme. «DhAH s nff»(D\ i (Df/i s rh-^A s 

ohMr i Tf* l 'flA-je. s hh'^ ' ft^P s aif^l -- rh^A s Ali* a 



1. Mth. 2, 2. 2. Ruth 1, 17. 3. Gen. 18, 8, 

4. B. M. 47, 9. 5. Jos. 5, 2. 6. Gen. 37, 9. 

7. Gen. 29, 21. 8. Mth. 24, 32. 9. Jug. 6, 20. 



Indétermination du nom. 115 

•flA*J&: IDOI^Ï-X: p.'1-hOfl»* i (DHiit i j!,^Ul^^' Il n'est 
personne qui mette un vin nouveau dans une vieille outre, parce 
qu'un pin nouveau ferait éclater une outre vieille, el le vin serait ré- 
pandu et Voutre serait perdue. 

^) Une façon très commune enfin de déterminer un nom com- 
plément, consiste à faire suivre l'antécédent d'un suffixe personnel 
et de mettre le nom en apposition à ce suffixe. 

M>0^i ^àiUhi AQdAs O.l'' ils murmurèrent contre 
le maître de maison, tofi^^ i MH.K'flrh.C s A-nCVï « dA-h' 
Et Dieu appela la lumiène, jour. +^'T./ » ATA-fl i d.£.V s îi*7fU 
Yx'HAhCL* La crainte du Seigneur est le commencement de la Sa- 
gesse. -hfJ^ s h'Tf^ù s J2.ll^ i (Od^^di s U1^ i hf'ù i Ml* s 
ft*^ « rt.hC^ // laissa la terre de Juda et vint dans une ville de Sa- 
marie dont le nom était Sichar. 

2. Indétermination. 

i) Les noms communs qui ne désignent pas des êtres ou des 183 
choses uniques dans la nature comme ville, cheval, maison, route, 
montagne, etc.. sont et demeurent indéterminés lorsqu'on les em- 
ploie seuls. 

i-Afl>-P a 'iXWyi s K/hH-fl' De nombreuses foules le sui- 
vaient. CD-hAr 9 « WïC s h^ J ^VÏiAs oD9:ïx' On entendit 
cette rumeur qu'un moine était venu. l\0^é.fA*f^ s Drh'flA a M 
i* I '"'AM''* Elles les fit descendre avec une corde par une fenêtre. 



1. Marc 2, 22. 2. Mth. 20, 11. 3. Gen. 1, 5. 

4. Ps. 111, 10. 5. Jean 4, 3. 4. 6. Mth. 4, 25. 

7. A. P. 55, 28. 8. Jos. 2, 15. 



116 Indétermination du nom. 

iDrfiVK 1 Aùr'P'i i n.+ > Mirtï I Kî^Ah s ^K-n^ Salomon M- 
/i> Mn f^mp/g pour Chomos le dieu de Moab. 

2) Les noms communs au contraire désignant des êtres ou des 
choses uniques (182), deviennent indéterminés, quand ils sont suivis 
d'un complément qui n'est pas une épithète de nature. Il en est de 
même pour les noms propres. 

O^M^i >î*7i^* T^"" Leur affliction sera une géhenne de feu et 
de soufre et ce sera une seconde mort. M s O^TtCP s h9^^tl s tiOr 
hs Kl^Ahs h'ûCi^^ Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'A- 
braham, (DOt-h-P i hî^Ah -■ Onj&ï (D^l^à* Il est le Dieu 

grand et terrible. 

<0C* 3 (Ohjt-'l^^ i Ahtf^ s Hh^Tf i hiP^Ah' N'honoreii pas 
des dieux d'argent, n'honore\ pas des dieux d'or, ne faites pas pour 
vous de tels dieux, 

3) Les différents mots que l'on emploie pour tenir lieu de pro- 
noms et adjectifs indéfinis, servent aussi à marquer l'indétermina- 
tion (152). 

hrfi+ 1 bM* i ^9:h i -110.0- 5 hdi^ i -nhrt.' Un jour, un 
homme vint che\ lui. 



1. m. R. 11, 5. 2. Apoc. 21, 8. 3. Ex. 3, 6. 

4. Deut. 7, 2L 5. Ex. 20. 23. 6. F. M. 8. 



Emploi des qualificatifs. 117 

CHAPITRE 11 

EMPLOI DES QUALIFICATIFS. 

I. — En dehors de l'usage ordinaire qu'on fait du qualifica- 184 
tif, on remploie encore seul comme le nom, lorsqu'il sert à dési- 
gner la notion abstraite qu'il signifie, ou la classe des individus qui 
possède la qualité qu'il exprime. On peut le déterminer alors com- 
me le nom ; principalement au moyen des suffixes personnels 

(182,4). 

-tldi/^ihr'ïiÙ'f'iaiiaCi «^•W Eloigne4oi du mal et 
fais le bien, ^d^^^i, « htUi^i V^'i'ti i^-VJ^" Vous me rende:^ 
le mal pour le bien. hh9^C^ i îi'^H.K'flrh.C s ïl«Hh s fl'lin.lf 

f'^^ Le Seigneur connaît ce qui leur est manifesté. — Mi^^ s ù 

/L* Si je trouve cinquante justes, je sauverai toute la ville. I4*'i'} 1 
ji1-yf ^*P' Les violents s'en empareront. — ïtl^ i /hlfO*»»- a 'ÎO* 
ZiiTrMif^i (DOdff^'^ Tout le peuple; en même temps les 
petits et les grands. 9^Mi't? ' d^CXf Je suis sortie comblée. 

Employé seul encore à l'accusatif, il sert à former l'adverbe 
(174). 

hi*»-tAj ^AOi ni-^ldi dM-bhih' Il n'était personne 
qui parlât ouvertement de lui. 



1. Ps. 34, 14. 2. Gen. 44, 6. 3. Rom. 1, 19. 

4. Gen. 18, 26. 5. Mth. 11, 12. 6. Gen. 19, 4. 

7. Ruth 1, 21. 8. Jean 7,13. 



118 Emploi des qualificatifs. 

185 2. — A côté des qualificatifs que nous avons vus dans la 
morphologie, il existe des qualificatifs formés par circonlocution au 
moyen du relatif H et du nom ; c'est la formation usitée pour les 
racines qui n'ont pas de dérivé qualificatif. On trouve ces sortes 
de qualificatifs employés soit seuls soit avec le nom. 

(DC^^ N'honore:{ pas des dieux d'argent, n'honore:{ pas des dieux 
d'or, Çl^s hrX-h.ï '1[^.l^i nPïrii f^a^ao^ Voici qu'on lui 

amena un muet démoniaque. Ttilii ti""^^ i J^Wrh*^ Les lépreux 
sont guéris. 

186 3. — Degrés de comparaison. Le comparatif et 
le superlatif ne sont pas rendus en éthiopien par des formes spé- 
ciales du qualificatif, mais par circonlocution. 

Le comparatif s' QX^TÏmo par h9^^, h9^ placé devant le second 
élément de la comparaison. 

<"*• * La part des enfants de Juda était plus grande que la leur. 

Si au lieu de la forme qualificative on a la forme verbale, on 
garde la même construction ; toutefois, si le second terme de la 
comparaison est un personnel, il peut se suffixer au verbe et la pré- 
position h9^1l se supprime. 

KJt+1- s 'tà'^C a h9^M^ Tamar est plus juste que moi. h 
AO s 'dtiùii IfJ&rtl'flnh^ // n'est pas d'homme qui soit plus sage 
que toi. ÇQJt^ s ArhAI* i h9^^^^'' Nous aimons le faux plus 
que le juste. fl>*A*ft s tf^AîT' s j&m-fln* s M^O^t^f. « '(iCfV 



1. Ex. 20, 23. 2. Mth. 9, 32. 3. Luc 7, 22. 

4. Jos. 19, 9. 5. Gen. 38, 26. 6. Gen. 41, 39. 

7. P. A. 14, 14. 8. Luc 16, 8. 



Emploi des pronoms personnels. 119 

Les enfants du siècle sont plus sages que les enfants de lumière. Kjf' 
'%fstiXià*i M s Yif^OtPdii l»*rtrJt' Ne suiS'je pas pour toi 
meilleur que dix enfants ) 

Le superlatif est formé au moyen de Tadverbe T'fr construit 
avec le qualificatif. A noter que T4* se sépare habituellement du 
mot qu'il modifie. 

très grand châtiment dans le pays, /hlf-fli « ïf J^V-flC s a>-A't;h8 
iif'h'bir^Ci Xir-ds œhVT-d.n-' ^n-ùi T^^ Le peuple 
qui habite dans cette terre ^t très puissant et ses villes sont très fortes. 
i-hH 8 AJ^4-ft 8 htï^ s n^A s ID-ÏI+ 8 T+* // s'affligea extrê- 
mement car il était fort riche. 

CHAPITRE III 

EMPLOI DES PRONOMS ET ADJECTIFS 
PRONOMINAUX. 

I. Pronoms Personnels. 

Pronoms personnels isolés. 

1. M, M-t, (O^h-P, etc.. 

I ) Les pronoms personnels isolés s'emploient en cas d'antithèse, 187 
d'exclamation oratoire, ou encore quand il sont accompagnés d'un 



1. I. R. 1, 8. 2. I. R. 5, 12. 3. Nomb. 13, 28. 

4. Luc 18,23. 



120 Emploi des pronoms personnels. 

relatif OU d'une apposition. Les deux premières personnes sont 
toujours sujet ; la troisième peut être sujet ou objet. 

+ ^ Moi fai planté, Apelos a arrosé et le Seigneur a fait pousser, 
•>AVA s h-afi'i : aVi-t 5 hCft+ft : (dM^oo^Ù i OïttJÏ'i ï n 
iïCh'f'tï^ Nous sommes fous à cause du Christ et vous êtes sages à 
cause du Christ, — (DM±X s O.i'Arh.î^ s îT^J^^ s /Z,|>^3 

Et toi, ô Bethléem, terre de Juda. — hji'}^'^ s M^t^ s KA s 
1^hÇ"H-i M s ^'idJl* s AKrHn<^' C^ n'esf pas vous qui 
parle:{, mais Vesprit de vos pères. 

2) Ils s'emploient dans la proposition nominale, comme sujet ou 
prédicat ou encore comme copule. En ce dernier cas, le personnel 
de la 3* personne peut s'employer partout ; les autres personnels 
ne sont usités que s'ils sont eux-mêmes sujet de la proposition. 

(Isaac) lui dit : « qui es-tu » et Esaïï lui répondit : « je suis ton fils ». 
M<lhs A-flîtrt.s 'flhA.+ s hfï^i Vnj&s OhM:' Rends sa 
femme à cet homme parce que c'est un prophète. — hlr't'C^ s hji 
dah^i i yci^i^' Vous êtes sans intelligence. Kft^s M s 1k 
Ci hy Parce que je suis bon. hlfti fl>*îi*s 'i.fta>-« Tu es 
Esaïi. M s (f^Mi i h'^rUK'flrh.C Je suis le Seigneur, 

3) O^Tti't s sert aussi de démonstratif (voir plus bas 194). 

2, Mis, hiiM, MUh, etc.... 

188 i) Le pronom construit au moyen de AA n*est usité qu'au nomi- 



1. L Cor. 3, 6. 2. L Cor. 4, 10. 3. Math. 2, 6. 

4. Math. 10, 20. 5. Gen. 27, 32. 6. Gen. 20, 7. 

7. Mth. 15, 16. 8. Mth. 20, 15. 9. Gen. 27, 21. 
10. Gen. 15, 7. 



Emploi des pronoms personnels. 121 

natif; il ne s'emploie jamais seul que dans la proposition nominale 
comme sujet ; dans la proposition verbale, on ne s'en sert que pour 
le mettre en apposition au sujet, par emphase, et plus particulière- 
ment lorsque le sujet est renfermé dans le verbe, plutôt que lors- 
qu'il est représenté par un nom. 

Mijflf^i rt^d'>f' Vous êtes mes témoins, iiiiXï'' ;^K 

^Ca h^sKA-nVi nyh9^Ci iit'^s 6e(Di h^s a-ak, 

A./^'ï' '^ Toi-même tu sais que nous n'avons personne qui sache cou- 
per le bois comme les Sidoniens. AuHh(M»As AA*h^ Ne te ven- 
ge pas. Anjff^i yhr"^'- ntï^i oMs -w.*!*^* Ils font 

connaître comment nous sommes entrés che^ vous. — AA«ll« i ?i*7lU 
K'flrh.Ci K-flhs t^ao^i 0C;ao-^ le Seigneur fera la guerre à 
leurs ennemis. O^Mïs AA.lh s KF-9^ i OhM:^ Celui-ci est 
Edom. AAf s h^ftdJi'ihi ACÏiAf*^ Moi-même je ne me juge 
pas. 

2) Il équivaut parfois à l'expression de soi-même, spontanément. 

tï^ih^ l 'hd s '^'Vi- : -TiîL^ a (D-tC^m^f s ÙM s AA.y * Ils 
allèrent vers la porte de fer et elle s'ouvrit alors d'elle-même. 

3. lU?f , hSh, tU?l^, etc.. 

i) Le pronom de cette forme est constamment objectif. On i89 
l'emploie comme apposition, aux personnels suffixes objectifs, dans 
un sens emphatique ; rarement, on le trouve employé seul, on le 
rencontre surtout après les verbes qui ne peuvent pas s'annexer 
les suffixes personnels. 



1. Is. 43, 12. 2. m. R. 5, 6. 3. Lev. 19, 18. 

4. I. Thess. 1,9. 5. Sir. 46, 3. 6. Gen. 36, 1. 

7. I. Cor. 4, 3. 8. Act. 12, 10. 



122 Emploi des pronoms personnels. 

nChis h^fis KO* Bénis-moi aussi, opère. h.^frts îiA 
Os Hi'tt'hiiX^ Moi-même, personne ne m^interrogea. îi*7tt,h'fl 
duCi hJWhs J2.Î^Uhh' Le Seigneur V épargner aMlï — Ms 
WAVhï flh'}^'! iCraCl-^ s XKflff^' Je me repens de les 
avoir créés, ïtÙTd^i C'ti'i'n A-fl: ltx^l ÏUfV s (\oo^^ Tous 
ceux qui sont purs de cœur, ceux-là la possèdent. 

2) On rencontre aussi cette forme du pronom personnel emplo- 
yée comme démonstratif (voir plus bas 194). 

4. luhe, iLhh, njiih, etc.. 

190 i) La forme tUKf s, M'th? s, htiji? s, etc.. placée après 

l'état construit, traduit le génitif du pronom personnel, et par le fait 
tient lieu de possessif. Le relatif s'accorde avec l'objet possédé ou 
le complément, le personnel suffixe avec le possesseur ou l'antécé- 
dent 

W-A-s-lij&A-s n^M^-ti A'if^i (DoahRi itKihsje. 

^Ohao' i n4*R'^U-® Toute la puissance de celui qui est dans les 
deux et sa cour se tenaient devant lui. M a A'fl'h'fcîr s ln^^ s H«K 
iff'^'^ Notre glorification fut comme la leur. M^^^Ai 'ht*^i 
aoS^^ao , oDTf'q^^ 8 nJHîh^ Pour vous, cherche:^ avant tout 
son royaume. 

Parfois ce pronom précède son antécédent et alors, en ce cas; 
ce dernier ne revêt point l'état copstruit. 

i'(Df:h i M'blf'^ i /hJ&IDl*^ Leur vie sera accomplie. 



1. Gen. 27, 34. 2: Asc. Is. 10, 28. 3. Rom. 11, 21. 

4. Gen. 6, 7. 5. Ps. 94, 15. 6. Hen. 47, 3. 

7. Asc. Is. 8, 17. 8. Mth. 6, 33. 9. Hen. 38, 6. 



Emploi des pronoms personnels. 123 

2) Il s'emploie seul, comme apposition à un génitif, par em- 
phase. 

nKf-^Mi s Mo- 1 (Dhr s . . . CD9^ : WfiV. i M-tho- ' 

Celui qui ne déteste pas son père, sa mère et aussi son âme. 

Comme sujet ou prédicat d'une proposition ou comme complé- 
ment d'une préposition. ., i;;; ;i'.-'/. 

W"/t- i HO : Ahft*f s H.Jif s (O^hrP* foui ce qui est de mon 
père est mien, Ç/**^ « ÏLMÙ s Çl^ » -tdJA^^ « (Dhlf^hO-A i 
'Thfll/'ïa WiVi'tMùi '^flAm^•^ Voici que mon bonheur est 
accompli ; le sien doit croîtpe, le mien diminuer. 'f'Iih^P s hAjt 
Ih i 9^tià a P«*»C* a IDhAh.* a KC^A^Ih* L^s s/e/is ^mî étaient 
avec ses doui{e disciples l'interrogèrent. HA a KAH a f'^'idJi a hC 
fl-frA a AdA*U« a a^ïl^: a ||\.M « H,h(h' O/mï gui n'a pas V es- 
prit du Christ en lui, n'est pas de lui. lU^f a ^A>'flrh a Ohlip s "h 
A^ahîT'tLhf a J&V/^'îi* Ce/m-/d me glorifiera parce qu'il re- 
cevra de ce qui est à moi. COft^- a H«Kl^ a '"^^h'^ Il est venu dans 
le sien. 

}) On le trouve aussi après le relatif W a 

-flf a MA a •OtMl a M-t a M^^ a iDJ&ïb'îh : Ah a H f^K 
h* Jg possède beaucoup de biens, ô mon frère, qu'ils soient pour toi 
ta part. 

5. Chtï,Wtl. 

Chtî a suivi des suffixes personnels, faisant fonction de pronom 191 
personnel isolé, n'est jamais employé que comme complément ; il 



1. Luc 14, 26. 2. Jean 16, 15. 3. Jean 3, 29. 30. 

4. Marc 4, 10. 5. Rom. 8, 9. 6. Jean 16, 14. 

7. Jean 1, 11. 8. Gen. 33, 9. 



124 Emploi des personnels suffixes. 

marque avec le verbe que raction est réfléchie. 

M'. ^K^: ÙÙrr-i'. rfiWs 0.1-! Chth' Lorsque Salo- 
mon eut achevé de construire sa maison. AAP s ll9^0 s WXb s AC 
"hM^ Je suis témoin pour moi-même. — h^^fi s AAP s AQrhïha 
Chtï^^ Si je me glorifie moi-même. duC s fl^KCAu ' ChAïl s Ah 
VTf' Va et montre-toi au prêtre. 1rf"A-s HMOf s ChÙi ?'htlCi 
(OHh^fhi' i Chi^ i JK'h'flC^ Quiconque s'exalte sera abaissé et 
quiconque s'abaisse sera exalté. fh*4- s 'Tffl s hU'} s CDjiÇl»V- s C 
?iAh<^' A//^;( c/ie;{ le prêtre et montrez-vous, h^a ^CW-A-s 
CïiA''^ k' Pour ^a'f/s se purifient eux-mêmes. 

VÇA s que Ton rencontre rarement, avec les suffixes person- 
nels, n'est employé que dans ces mêmes cas. 

Kç4*Cs fl«Kh: h^s VÇAh* Mme ton prochain comme toi- 
même, h^ s K:^^^^ ' WAh^ Afin que tu ne te perdes pas. 
h^rh'iiWtih'' Sauve-toi. 

Pronoms personnels suffixes. 

192 i) A l'exception des cas, où les suffixes personnels construits 

avec le gérondif ou le qualificatif, jouent le rôle du sujet, ils sont 
partout complément du mot auquel ils sont adjoints. — Après le 
nom, ils représentent le génitif de possession, d'attribution, etc.. 
Après le verbe, ils sont objet direct ou indirect. — Si le verbe est 
de sens transitif, le contexte seul peut faire discerner la nature de 



1. m. R. 8, 1. 2. Jean 5, 31. 3. J. 8, 54. 

4. Mth. 8, 4. 5. Luc 18, 1*4. 6. Luc 17, 14. 

7. Rom. 1, 24. 8. Rom. 13, 9. 9. Sir. 4, 22. 
10. Gen. 19, 17. 



Emploi des personnels suffixes. 125 

leur cas ; s'il est intransitif ou passif, ils représentent l'objet indi- 
rect. 

lDflK.lf <^ s "^fïf i d.^^ s f'ih*^ s d^Tff ' Venus en My- 
sie, ils voulurent aller en Bythinie, A'T^ = tC^tl s f.lld^ Hé- 
rode V entendant, se troubla. î^Aïi'lhf s r^Ch*^ Je suis sortie com- 
blée. -^IOAA : dfll.4-* // était né aveugle, — 'T.'^rtlV s ^•|^n• 
X s flljiï s Ah'"*' 5 K'ï'flA^ Que me donne\'VOUs et je vous le livre- 
rai. — ùhà^i œ^^œottlno^i 'Vi^s flï^^hft-s >J^^S-i 

(DfM'lrd.'^(OYlo^^ Demande:^ et on vous donnera, cherche:^ et vous 
trouverez, frappe^ et on vous ouvrira. ^'Y.J2irth s thlihiïXi s l'flîi s 
(O^Ml" i rhJZ»fl^Th' // est meilleur pour toi que tu ailles boiteux dans 
la vie. — 'iAr'Pf^i P-V-flO-ï Ml^i aiha^C±y Nous les 
avons entendus parler dans la langue de nos pays. 

2) Après M « les suffixes ont toujours le sens du datif ; VA(0 1 
avec les suffixes au datif signifie : il convient, il faut, il est néces- 
saire, etc.. 

7 1 (Dha a hrlhïï s J&ïh'Jh I Vrif ' Le S^i>^Mr ^// à Moïse : 
« z^oict que je Vai établi le Dieu de Pharaon, Aaron ton frère te sera 
prophète ». — Vtr'i i W-A-> l 'J-HK/h s *J?:^ s Î^lf-Ç'} « // nows 
/au/ /ows paraître devant le tribunal. U^(DX « h*^ s ïili"}P'>" // 

me faut les évangéliser. 

3) Les suffixes après la préposition (Ifl^Çl* i donnent le sens 
réciproque. 



i 



1. Act. 16, 7. 2. Mth. 2, 3. 3. Ruth. 1, 21. 

4. Jean 9, 1. 5. Mth. 26, 15. 6. Mth. 7, 7. 

7. Marc 9, 45. 8. Act. 2, 11. 9. Ex. 7, 1. 

10. Rom. 14, 10. 11. Luc 4, 43. 



126 Emploi des relatifs. 

fsKÙsh^i nnj&Ç-tlf ff»- : (Df.^^i'i^' Ils se détesteront et 

s' entretueront, Au^^-rh^^i flflJ&Ç'th'^' Ne vous maudisse:^ 
pas entre vous. ^VH* i M^^'blfoO'^ Ils conférèrent entre 
eux. 

4) Lorsque plusieurs pronoms sont suffixes à un mot, on y ob- 
serve Tordre de priorité, en commençant par la première personne. 

(DV'(iW}lh s îifth 1 1*^/**?!* Je te la donne jusqu'à ce que tu sois 
vieux, ;^fl>ft-fl s 'fÙiil/t^ i (O?0f>f.W : ilMi * HhH' Tu épou- 
seras une femme et un autre homme te la prendra. ^0* s PVi s f 1/ 
ffRTf?*^ Voici que le démon me le prend. 

II. Pronoms relatifs. 

193 i) La forme masculin ne s'emploie jamais isolément ; elle est 

toujours affixée au mot vis à vis duquel elle joue le rôle de sujet ou 
d'objet. 

A^f frft s li-h-flUA s hCft*A' Jésus qui est appelé Christ, o^ 
dHjh i dtt s hlïi'Ch?'f^ 5 ïih-n' Le temps dans lequel l'étoile se 
montra à eux. 9^KC i hlft s hJM^ s M±hh' La terre qui 
n'est pas à toi. 

2) Malgré la distinction de genre et de nombre, le plus ordinai- 
rement on emploie la forme H qui est en ce cas, comme un indice 
générique de relation. 

La forme masculin rend aussi le neutre, hlri* s est rare : 



1. Mth. 24, 10. 2. Jac. 4, 11. 3. Act. 4, 15. 

4. Nomb. 18, 8. 5. Beat. 28, 30. 6. Luc 9, 39. 

7. Mth. 1, 16. 8. Mth. 2, 7. 9. Jub. 10. 



Emploi des relatifs. 127 

Kfl*7dï HKAOsTA^B' Des brebis qui n'ont pas de pasteur. 
hAH^^ s HJinAO-^ Ils n'avaient pas de quoi manger. H^lCMl 

f^ i nx'^^^ s Tficy s a-ncn « toux - c^tt-t i Kif^h^^ i 

VlCtbhtf^ I n-nïlf* s fl^fl s Màitï^^ Ce que je vous dis dans 
Vombre, dites-le dans la lumière, et ce que vous entende^ de vos oreil- 
les, prèche\'le sur les toits, 

3) Le relatif s'emploie presque exclusivement aux cas directs ; le 
contexte seul indique souvent la distinction du nominatif de l'ac- 
cusatif. On souligne cependant parfois l'accusatif, en mettant après 
le verbe dont le relatif est l'objet, un suffixe personnel en concor- 
dance de genre avec le relatif. 

Mn I M-t i oD'tli^'' La pierre qu'ils ont rejetée. K/hH-fl i 
M ih(0-Ùh(^^ Les peuples qu'il a rejetés. (D^f^i (Dj!,'}^ HID 
un s fd^'ù s AP"rt.Ç® Le champ de vigne que Jacob donna à Jo- 
seph. 9^^C » Mi- J AuMl* 5 M±hh' La terre qui n'est pas à 
toi. 

4) A l'exception du génitif, on rencontre parfois les cas obliques 
rendus au moyen de prépositions ; mais plus ordinairement, le re- 
latif se met au cas direct et on le fait suivre de la préposition du 
cas, accompagnée du suffixe personnel qui joue le rôle de prédicat 
par rapport au relatif. 

rtjiÇ I OH : P+1-AV' L'épée avec laquelle il nous tuera. Afl « 
nCXlXl ' f'fOCf^ : OD-i^li , 4..^.f|9 c^ii^i sur qui tu verras descen- 
dre V Esprit-Saint. 9^^Ci l-dX i H-W : WCÏIO^'' La terre 



1. Nomb. 27, 17. 2. Marc 8, 1. 3. Mth. 10, 27. 

4. Mth. 21, 42. 5. Act. 7, 45. 6. Jean 4, 5. 

7. Jub. 10. 8. Ex. 5, 21. 9. Jean 1, 33. 
10. Lev. 18, 8. 



rlj&8 Emploi des démonstratifs. 

d' Egypte dans laquelle vous hahite:{. l^J^C i M't i "Vi s ^HM s 
2%An s ?^C9f ^ La terre d'où nous venons n'a pas de pâturage. — 

gneur Dieu d'Israël vers qui tu es venue, l^frC « Mi* a CD-ft-t 
;ï's ïfl^* La terre dans laquelle il demeure. 

5) Le génitif est rendu par une proposition nominale avec le re- 
latif sujet et le nom prédicat suivi du suffixe personnel, ou la tour- 
nure de l'état construit. 

h^^iMi'itï^ihPC'' Une servante dont le nom était 

Agar. yxr^h i H/z-x-AA s (of^nùXi. ï "hn?, i p^ï s nf^ùa^ 

f^^ Ala voix de celui qui m'insulte et m' invective ; à la face de mon 
ennemi et de celui qui me persécute. 

6) Le relatif peut se mettre à Tétat construit et recevoir un 
complément. 

'^Cf i M-t I fù*'(i' Marie de Jacob. rh*A s IflDAfrll.' 
Le champ de ton fils. Tifl>-h* s A^f s lifh^A s i^COl-' Ceci 
est mon sang, celui du nouveau testament. 

7) Le relatif peut encore servir de démonstratif ou de pronom 
indéfini (voir plus bas 194). 

III. Pronoms et adjectifs démonstratifs. 

194 i) Les trois formes du démonstratif s'emploient comme pronoms 

ou comme adjectifs. — La forme H s est habituellement préfixée 
ou suffixée à son antécédent, les deux autres formes sont toujours 



1. Gen. 47, 4. 2. Ruth 2, 12. 3. Gen. 27, 1. 

4. Gen. 16, 2. 5. Ps. 44, 16. 6. Mth. 27, 56 

7. Gen. 30, 14. 8. Mth. 26, 28. 



Emploi des démonstratifs. 121) 

employées seules. — If » désigne un objet proche de la personne 
qui parle ; Tf'J'fc » un objet placé devant ; Tllb « un objet éloigné 
ou bien marque le mépris. — Le masculin des trois formes rend 
habituellement le neutre. 

Ù^(K » A.'f' « HrhW J (OMt?*^ Garde pour moi cet enfant et 
nourris4e. f'OC^ s Tf^+rt ' Celui-ci a blasphémé. 'M^ i Çf 1- 1 
nj^a>- * ahl^-p' Cette route est déserte. (ï-htl « Ù'Ûh » Kf-^il 
VMi : œa-ha s hrULh'iïih.C « W-/V- 1 Jï^hi;^' Che:^ tes hom- 
mes cela est impossible, mais che\ le Seigneur tout est possible. 

Mlù s hntLh'HfhMÙ « ?i-fl i 'h't'P^ Celui-ci, Dieu le père Va 
marqué. h^dC a i-tïOhf^ s h^V s *J^^ i MrUK'flrh.C » Tl 
">* s A.V s hîT^J^^ a îi'7rUïi-flrh.C« Les montagnes se sont 
retirées de devant la face du Seigneur, ce Sinaï [s^est retiré aussi) de 
devant la face du Seigneur. '7d'HV 8 h9^^ « VuJ.'fl « tDihCi i W- 
A- s 'Mïl'f- « 1^^ I «lfl.fl œl^OD' mus partîmes d'Horeb et 
nous allâmes dans tout ce désert, grand et redoutable. (DHÙ » Ji'flA i 
n* I UhOhXl^ s ^Çl-OH a f>tM: I nh^ s rh^ a Tih*^ C^/wi 
qui dit, je suis en lui, doit aller comme alla celui-là. 

r^ao , ip^^ , ?i*7ll A-fl/h.C i (DiM(D-^ a -Jl-flC : Hl-t i h 
O^ a lUfl-f*^ Si /é Seigneur le veut et si nous vivons, nous ferons ceci 
ou cela. ^Ohp a éLCP'i i AK-fl^i^ s <D^fl.A- 1 r-î^-V-ll a Ml 
nCh^*^ Pharaon appela Abraham et lui dit : a quelle est cette chose 
que tu as faite ï » 



1. Ex. 2, 9. 2. Mth. 9, 3. 3. Z. A. 18, 5. 

4. Mth. 19, 26. 5. Jean 6, 27. 6. Jng. 5, 5. 

7. Deut. 1, 19. 8. I. Jean 2, 6. 9. Jac. 4, 15. 

10. Gen. 12, 18. 



11 



130 Emploi des démonstratifs. 

2) Au génitif, le démonstratif peut se mettre après un état 
construit. 

fjio* 1 pq^j. qqI^i qui répand le sang d'un homme, à la place du 
sang de celui-ci, on répandra son sang. 

L'état construit disparaît, si le démonstratif est précédé du re- 
latif. 

^V^^^l-s flï'IlMl's HIlVl-! 9Ai^' Les principautés et les 
puissances de ce monde. 

j) A ces formes ordinaires du démonstratif, il faut ajouter les 
formes suivantes : 

a — La troisième personne du personnel isolé : O^li'P, f'Ml, 
qui s'emploie soit comme pronom, soit comme adjectif et se con- 
struit alors avec les prépositions aux cas obliques. 

On le trouve aussi avec ce sens, parfois précédé du relatif H. 

fs'hrt s 0^rt>' Celle-ci a conçu, O^hP'ty s "khà^h^ % s Înf-A' 
•J s O^ïv^l s hM'hù'' Israël prit toutes ces villes, mn^h-fc s M 
^i\\\i OILJ& s JtA4»A4»^ Et à cette heure^ il y eut un grand 
tremblement de terre. M^^ s -^OUh-f^f^ s AiO^h^'} s K/hH-fl s 

l^h® A cause des fautes de ces peuples, le Seigneur fera disparaître 
ces peuples de devant ta face. J^.l^^ s Kft*(?;^*B s Hfl>-îi* s îi*7 

41^"^ Judas Iscariote, celui qui le livra. 

h — XUf^ ' une des formes objectives du personnel isolé ; 
on la rencontre employée soit comme pronom, soit comme adjectif ; 



1. Gen. 9, 6. 2. Asc. Is. 10, 15. 3. Luc 1, 36. 

4. Nomb. 21, 25. 5. Apoc. 11, 13. 6. Deut. 9, 5. 

7. Mth. 10,4, 



Emploi des interrogatifs. 181 

elle est alors parfois accompagnée des particules ^'^i^ As ou 

J^' Moïse donna cette terre (qui était) leur patrimoine, à Ruben et à 
Gad. hM- i hàiH'iïX s tUfthÙ s Ji'7-fl4-' Est-ce que les païens 
ne font pas aussi cela ï W-A- s h'^d. » Jî.iP<»-d « \\JV i h^ s ^ 
/*'*P^'^^ Chaque jour il offrira ce même sacrifice. 

c — Le relatif H » offre parfois le sens du démonstratif. 

•fl^^7 s KA ï J&Arhffl.^ Bienheureux ceux qui pleurent . h^ a 
1flClri7 s Î^AA : ?iA I ^iï^ Comme vous ave^ fait avec ceux qui 
sont morts. 

TV, Pronoms et adjectifs interrogatifs. 

i) ^"^'h s est à peu près toujours pronom et ne désigne que les 195 
personnes ; h^ toujours adjectif, s'emploie avec les personnes 
comme avec les choses ; 9"'}'h est usité indistinctement. 

<^V- a M^f^ a ?iA a -tfhfO*^^ Quels (sont ceux) de vous qui 
iront ) hti s ^'h a hf^Tri: a MOh^^ Quels sont mes frères ) ^ 
'hi'Ûh/li aïdrdi HJ&AW)Pa A'M7*» Quel est l'homme sage 
qui comprendra cela) 

hje. a 'Qih.C a "H^fL^ a A-flCy}" Quelle terre est V habitation 
de la lumière ) M a Ç'^'^ a '^Ad.'^ Quelle route a4-il suivie ) hf» 



1. Jos. 12, 6. 2. Mth. 5, 47. 3. Héb. 10, 11. 

4. Mth. 5, 4. 5. Ruth 1,8. 6. Exod. 10, 8. 

7. Mth. 12, 48. 8. Jér. 9, 12. 9. Job 38, 19. 

10. II. Parai. 18, 23. 



132 Emploi des interrogatifs. 

ï- ï àiH'd I Kî^Vh I h^ 3 ^ft*'fl * Qae/ peuple a cru en toi com- 
me Jacob ï 

Tr^'h i i*»ÇJ2.* I (or^'i^'h s îilU*' QaV5/-ce que la race humai- 
ne, quelle est son utilité, quel est son bien, quel est son mal ) 9^'i^'t' i 
ht't i n^lhH s Wd> i fldJ^^ Qui es'tu, toi qui réprimandes le 
serviteur étranger) r'Tf't s -flVa h^Ai 9^tï^i ft^^t' Quelle 
part avons-nous avec David) 

2) <^V- s et 9^'i'ti se rencontrent après un état construit. ^'"V-s 
et ?iJ8» s construisent aussi leur génitif au moyen du relatif ; enfin 
pour tous les autres cas obliques on se sert des prépositions avec 
tous les interrogatifs. 

OlAft i ^V- s Tf}*^ De qui {est) fils celui-ci ) ^^fl/K'^ s ^ 
'h « nifi' s l'I'flC' Avec la puissance de qui fais-tu cela ï H^Y^ » 
Tf}* s f^MlV De qui est cette figure ) A^V- s "M^i^W^^ s ^ 
ïï(0-ft s -nhrt.i'' A qui d'entre eux sera la femme ï Aî^'>îh s ^ 
^^h i 9^ttM^ Pourquoi vene:{-vous avec moi ) AKj& s ^9dA'« 
A ^M^/ temps ï dhf^'h s /h*? s J&l-fl^-'* Par ^«^//^ /oi Vont-ils 
fait ) 

3) 'Tl.s est d*un usage peu fréquent, il a le même sens et les 
mêmes emplois que 9^'i't, 

9^1^ s h> : flï'T. s M^J^-f ^' Qwf su/s-;e et qu'est ma famille ) 
^^ÔM s Mi' ' hh9^C^^ Que nous importe {sur nous), vois toi- 
même. 



1. Ap. Esd. 1, 33. 2. Sir. 18, 8. 3. Rom. 14, 4. 

4. m. R. 12, 16. 5. I. R. 17, 56. 6. Mth. 21, 23. 

7. Marc 12, 16. 8. Marc 12, 23. 9. Ruth 1, 11. 

10. I. Pierre 1, 11. 11. Rom. 3, 27. 12. Jud. 12, 14. 
13. Mth. 27, 4. 



Emploi des indéfinis. 188 

4) Tous ces pronoms peuvent être employés dans Tinterroga- 
tion directe et indirecte ; seuls ou suivis de la particule VL J ou i « 
ils ont parfois le sens des pronoms adjectifs indéfinis (voir plus 
bas 196). 



V. Pronoms et adjectifs indéfinis. 

Les mots H s, OH s, ^*tH.i, Kj&s, Krfi^J, ft-flîi» usités i96 
comme indéfinis s'emploient indistinctement dans les mêmes sens 
et les mêmes cas ; à noter seulement que H « seul est employé au 
pluriel, les autres sont toujours au singulier. 

nf>dJ^^ a J&1-AID3: : y^fih i W/k* Quiconque veut me 
suivre, doit hoir son âme. ï\ti a M^Ohh'ï' i XrfiÇ^- a je-rtA* a fld 
f'^'blf''^^ Certains des scribes dirent entre eux. H't^Mi a AA« 
h a K/tiaC a ii^'hV.^ Ne fais pas à autrui ce que tu détestes toi- 
même. Ù'ûh a 'h9^^fh^^* Un des scribes. I/A" a Uf a tidi^ a 
•flïiA.' /// avait là un certain homme. Krtl'd/i a HtllO' a iDh^ 
dhf' a ^•>*7/*'1'' // n'a rien été fait de tel en aucun royaume. 

Le substantif lrf"A a suivi des suffixes personnels signifie plus 
ordinairement tout. Il a aussi le sens de chaque, chacun, comme le 
numéral tifhH* a et on les emploie souvent indifféremment tous 
deux en ce sens. Cependant, quelquefois pour souligner que la 
chose dont on parie s'applique aux parties et non à l'ensemble, on 
se sert de préférence de hdi^ a. 



1. Mth. 16, 24. 2. Mth. 9, 3. 3. Tob. 4, 15. 

4. Mth. 12, 38. 5. Jean 5, 5. 6. III. R. 10, 20. 



134 Emploi dos indéfinis. 

fdAP-s AW-A-i aiï^s9^n^' Il rétribuera chacun suivant 
son œuvre, Ml* « H/î.l'hi^A « (D'iÇiù « -^n s ïttrao*^ Un feu 

qui se partagea et se posa sur chacun d'eux. \i'à^lr s 'IhlO-AJ^ i "h 
î^h-flCVî^.s hMl ! HV^^ Toutes les générations depuis Abraham 
jusqu'à David. 

•fllh'î et hMi « n'offrent aucune particularité. 

Dans la locution Hh^^li s qui équivaut à l'indéfini tel, le rela- 
tif H « et le démonstratif If s sont tantôt variables et tantôt inva- 
riables. 

ài-n-a i nh^H' Un tel peuple, iiïiti s h^Tf s ^h-b s ^7 

*7/*''^ a ti'^f't"^^ A ceux qui sont tels, est (appartient) le royaume des 
deux. Mi- i h^ « Ht i 'tïhù/t'' Une telle femme, h-fli s Hh 
^H s f'if/*'/^ s hA s ^fn^ : A-*^ Mo/i père cherche de tels 
hommes qui l'adorent. 



1. Mth. 16, 28. 2. Act. 2, 3. 3. Mth. 1, 17. 

4. Jer. 9, 9. 5. Math. 19^ 14. 6. Judith 12, 12. 

7. Jean 4, 23. 



Emploi des temps ; parfait. 135 

CHAPITRE IV 

VALEUR ET EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES, 

Le parfait et Vimparfait de Tindicatif, s'emploient dans toutes ^91 
les propositions. 

Uimpéralif n'est usité que dans la proposition principale ; les 
autres modes subjonctif, irifîmtif, gérondif, sont exclusivement em- 
ployés dans la subordonnée. 

Comme nous l'avons déjà dit (47), dans la conjugaison, l'éthio- 
pien se place au point de vue objectif et ne considère que le fait 
de la réalisation de l'action. 

Au parfait, appartient la signification de l'action réalisée ; à tous 
les autres temps ou modes personnels, l'action non réalisée, soit 
déjà commencée, soit simplement future. 

La forme verbale ne porte rien en elle-même qui puisse nous 
indiquer le rapport du temps de l'action qu'elle signifie, avec les 
autres actions de celui qui parle. Cette notion, à laquelle nos lan- 
gues européennes se sont plus particulièrement attachées dans la 
forme verbale, se dégage du contexte ; nous donnons ici quelques 
indications à ce sujet. 

I. Parfait. 

L Parfait défini et indéfini. 

Le temps de l'action achevée, le parfait employé seul indique 198 
avant tout la réalisation simple, soit à un moment déterminé (par- 
fait défini)^ soit à un moment indéterminé (parfait indéfini). 



136 Emploi des temps ; parfait. 

9JO-P i J&ftrfi* 8 A^d^-fl I IDA^ : (D({^^\' haac appela Ja^ 
coh son fils et le bénit. T-t J ^fl»-h.A s (D-tP'dh. : W-/V- s hfl^ 

Samuel mourut et tout Israël se réunit, le pleura et Vensevelit dans 
sa maison à Ramatha. hf»'^ s Ot)r s Hi'IDAR s "JT-i*» s hf'lh 

"ittl^ i A^iï^ Oû ^si ce/wi ^Mi ^sf né roi des Juifs, car nous avons 
vu son étoile dans V orient et nous sommes venus pour V adorer. (OfpÇU 
ÙTi nA9r : A^AÏih ï K'^rUh'flrh.C I hflftïl- * htl^ s Kf 

£"/ Balaam dit à Vange du Seigneur : « fai péché, parce que je n*ai 
pas su que tu Ves opposé à moi sur la route ». 

Parfois pour mieux indiquer que Taction est faite, on se sert du 
verbe (D^ti achever, comme verbe auxiliaire. 

A,;^'>Tf i « (Df{M s *i-CV s -rifl-^ Ne m'importune point, 
nous {avons achevé, nous) avons fermé la porte. (DfiM s T'I'V s "h 
9^^(ilJ\'t^ ^ Nous sommes morts à nos péchés. {Nous avons achevé 
de mourir à nos péchés). 

II. Parfait antérieur. 

199 Dans une subordonnée temporelle, dont le verbe de la princi- 

pale est au parfait, le parfait de la proposition subordonnée cons- 
truite avec Afl, hff^h^"*, 'M^^'hù et leurs analogues, marque 
une action passée immédiatement avant celle de la principale et 



1. Gen. 28, 1. 2. 1. R. 25, 1. 3. Mth. 2, 2. 

4. Nomb. 22, 34. 5. Luc 11, 7. 6. Rom. 6, 2. 



Emploi des temps ; parfait. 187 

correspond à notre parfait antérieur. 

hf*i fl/hAî^J AP"A.Ç* £'f après gw'iVs s^ furmt retirés, voici 
qu^un ange du Seigneur se montra en songe à Joseph. (0{i(\ t CKf s 

^^ Et lorsque Hérode eut vu que les mages lavaient trompé, il 
s'irrita grandement. Whr'll i M s ^/^K i fïO^K^ s ^^(f^ i 
Aft4i* s OD'^lli'b i AftA : îiA^^bA' Après ce/a, /orsgw^ Sa- 

ma^/ eut vieilli, il plaça ses enfants chefs d'Israël. (OM « OC'b s 

ohit-t i oDi^cn, An«h I oie s flï^hft- s h9AR « je.iD 

^r^ii th^Cy-ts 'If'* Et lorsqu'ils eurent gravi la pente pour 
entrer en ville, ils trouvèrent des jeunes filles qui sortaient, porteuses 
d'eau. 

III. Plus-que-parfait. 

Il traduit notre plus-que-parfait dans les cas suivants : îoo 

i) Dans la causale dont le verbe de la principale est au par- 
fait de sens passé. 

aihrif ï K-lrH » Kffbft « f'dufi'i -- AhVbC a îiA : Ofl^A 

commença à blâmer les villes, dans lesquelles il avait manisfesté beau- 
coup de puissance, parce qu'elles n'avaient pas fait pénitence. Hï^* 
lA.A ; -h+n AJP I W-A-o^ a lii.^ahf'i s îiA^ 1 Ch^ i i-hr" 
ù I m-n^ s QÂ^f ^•AA.ir'^ Après <îm'i7 fut rentré en Galilée, tous les 
Galiléens vinrent à sa rencontre, parce qu'ils avaient vu les prodiges 



1. Mth. 2, 18. 2. Mth. 2, 16. 8. I. R. 8, 1. 

4. I. R. 9, 11. 6. Mth. 11, 20. 6. Jean 4, 45. 



138 Emploi des temps ; parfait. 

qu'il avait faits à Jérusalem. (O^fL t h-fl^î^ s fl>*ft1' : *7-flX' s 

ham descendit en Egypte afin qu'il y demeurât, parce que la famine 
était venue dans le pays. 

2) Dans la conditionelle avec /^fl dont le verbe de la princi- 
pale a le sens passé. * 

A^C^'^ Si iw amis frappé sept fois et (si) non six fois, tu eus exter- 
miné la Syrie. M s Om^lT/l s (Daù^F^^^ s -M-fl^ s -IrJ&A s M hl 
•fl^: ! (KO'll'b^W s î*'4» s hî^A-n/5-' Si <ia/is T/r e/ Sidon, il 
avait été produit le miracle qui a été fait che^ vous, elles eussent 
revêtu le cilice. Mihhi K'7fUh'nrh.C s liKI^^i^. s AV s HCO s 
h^D . rt/?.r i KrifiV s <Dh^ s l-P^ s K'^rtAi^ Si /^ Seigneur 
ne nous avait pas laissé une semence, il eut été (pour nous) comme 
(pour) Sodome et nous serions semblables à Gomorrhe. 

^) Dans la subordonnée relative ou la coordonnée introduite 
par h^'" comme et ses analogues, avec une principale de sens 
passé. 

CM s W-A" : Hl-fl^^ // vit tout ce qu'il avait fait. h9^'h s fl 
j^A s ^H/hÇl- s (Da^^ i A,f frA s nf>a»Ùr(^' Ils crurent aux 
paroles de récriture et aux paroles que Jésus leur avait dites. (DM a 

flx-rfi « Oi*^c I éJ^(D i i-na i fs^iDpao^ i rtj^/v s Oi^cpf^' 

Quand arriva le festin, il envoya son serviteur appeler ceux qu'il 
avait invités. 'iHù i ^d*-fl * fl^-Ai" s Î^J^C s Ki-f* s lI^A't;^ s 



1. GeD. 12, 10. 2. IV. R. 13, 19. 3. Luc 10, 13. 

4. Rom. 9, 29. 5. Gen. 1, 31. 6. Jean 2, 22. 

7. Luc 14, 17. 



Emploi des temps ; parfait. 139 

ïfl^ 3 î%fl*l>* Jacob demeura dans la terre, dans laquelle avait habité 
son père. 

/mï raconta tout, comme [ce que) lui avait fait cet homme, l'd^ s *"*• 
rt. I (DhC^-} : nh'S"» s hlf M<^ s h*?»,?!' A^of sg e^ Aron firent com- 
me le Seigneur leur avait commandé. l'Qd s fi^^h»^ s 1f"/t- s Hh 
^ s J&n.A- s îi'7lLK'nrh.C' Samuel fit tout, comme (ce que) le Sei- 
gneur lui avait dit. 

4) Dans les subordonnées marquant la répétition d'un fait 
passé, dont le verbe de la proposition principale est à l'impar- 
fait. 

/i.-flfr 8 i^-Jt-f-ft a hî^V 8 tidVWf^^ Et après, lorsque ce juge était 
mort, ils revenaient de nouveau et péchaient plus que leurs pères. (O 

ïi> 8 hrhf^ 8 Vrth 8 hCE 8 n^:C a rt-flfc a j&iX-tT .- A-Hh* 8 

îiC« 8 ÎT'J^-C 8 H-flCl- 8 IDf r/i^' £•/ i/ arrîVaif gw^ lorsque un ser- 
pent de la terre avait mordu un homme, (celui-ci) regardait ce serpent 
de la terre en airain et il était guéri flïKl^h^ a Oh a 0«>-A, i (D* 
A•^ a ^-fli-^- : f>(DC^ s OT'^ I H^Î^V^ Et toutes les fois que 
Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait. 

5 ) Comme en arabe, on trouve le parfait avec W pour rendre 
le plus-que-parfait ; cette construction est rare cependant. 

hçui- a M^ a ïi-ixi- 1 ^^vn-nifi- a ^^ i x-j^ a n/hj&oHh 

f a ^h<^ 8 (idiMr 8 fMOhX)*^ Je lui dis que je n'avais pas proféré 



1. Gen. 37, 1. 2. Ruth 3, 16. 3. Ex. 7, 6. 

4. I. R. 16, 4. 5. Jug. 2, 19. 6. Nomb. 21, 9. 

7. Ex. 33, 9. 8. Herm. 26-129. 



140 Emploi des temps ; par&it. 

de paroles justes pendant ma vie, mais que j'avais vécu dans le men- 
songe. 

6) Il correspond enfin à notre plus-que-parfait, quand d'après 
le contexte, il marque un fait, qui avait positivement lieu avant un 
autre, présenté comme déjà passé. 

'^ I 'flrh>C « 'Vn s 't'Pdii't' « *nC^^ Jésus n'était pas encore venu 
au villagCy mais il était encore au lieu oà Marthe le reçut 

IV. Futur antérieur. 

201 II équivaut à notre futur antérieur : 

i) Dans la temporelle ou la conditionelle avec M, h9**\l^^, 
etc.. dont le verbe de la principale est à l'imparfait avec le sens 
futur. 

îiift*7J?:'s A^lî^ Et après que vous Vaure^ trouvé, annoncez-le-moi 
afin que je vienne moi-même pour V adorer. tD^fl « HKh''^ s fl^A 
i" s DlC « 'h^h'flî^^ Et lorsque vous sere^ entrés dans la ville, vous 
le trouverez. ^^'' OAQ s ïx9^Xï^ i iflAïb! A-fl^s hdi^' 

Elle disait en son cœur : « si je touche son vêtement, je serai guérie ». 

M^O\l(^ : OKje. s /^A^"} s M-flC s H"}-!-' Moi attssi, ;> vous 
demanderai une parole, lorsque vous me Vaure^ dite, je vous indique- 



1. Jean 11, 30. 2. Mth. 2, 8. 3. I. R. 9, 13. 

4. Mth. 9, 21. 5. Mth. 21, 24. 



Emploi des temps ; parfait. 141 

rai par quel pouvoir je fais cela. 

'1in»f ' Moi aussi, si je suis élevé de terre, j'attirerai tout à moi. 

Souviens-toi de moi lorsqu'il te sera arrivé bien et fais-moi miséri- 
corde, h^ i nîihtf"»- s ahti'l* , j&K-t s îT j^'C s Mi- i ohtt 

H«^'flWi>C^ Lorsque vous serei entrés dans cette terre dans laquelle 
vous demeurerez, que je vous donnerai, vous fere\ un sacrifice au Sei- 
gneur. • 

?iAf 1 cD'f-hAhP-'> s n^^l-hA s ohii-t s h^ç-Th s iD^^hr : 

Ti'Jh s h^ a îir/i'^ I ïiî^îrs îi^Aî h^^fa^' Et Samson lui 
dit {à Dalila) : « si tu tresses sept boucles de cheveux de ma tête et si 
tu les enfonces avec un clou dans la muraille, je serai faible désormais 
comme quiconque d'entre les hommes ». 

2) Dans la relative, subordonnée à une principale avec l'impar- 
fait futur. 

nova s h9^iAh I Mù^ I H^j^- 1 A^i^a s hf^af^ti-t I ài 

Tlfl*'^ Que celui qui en aura donné à une autre tribu, soit expulsé de 
son peuple. HKî^V i (D'tair'^ a f^^'h'i s (OHÙ : hji9^'k s J& 

W>® Celui qui aura cru et aura été baptisé, sera sauvé ; celui qui 
n'aura pas cru, sera condamné, "^thh a A'fc a \ïO^ : f lifl a HAKA 
-f a hAha OD'iéA' * "^'n/^'^' li lui jure qu'il lui donnera ce 
qu'elle demandera, jusqu'à la moitié de son royaume. 



1. J. 12, 32. 2. Gen. 40, 14. 3. Nomb. 15, 2. 

4. Jug. 16, 13. 5. Ex. 30, 38. 6. Marc 16, 16. 

7. Marc 6, 23. 



142 Emploi des temps ; parfait. 

*> s ïl^lth^ Celui qui aura touché la poix^ sera pris par elle et celui 
qui aura fréquenté le superbe, sera comme lui. 

V. Présent. 

202 Le Parfait traduit aussi notre présent : 

i) Lorsqu'il s'agit d'une chose qui s'accomplit à l'instant où 
Ton parle ; elle est en partie réalisée. 

Çlh» 4*Cfls tlflUMi^ Voici (que) vient celui qui me livrera. 
Çlh s dJxWà^ Yoici [que] je V envoie, Oia s Çl^ s flïW-flïbhU- s 
^'dC a n^ïrh* Mon champ, voici (que) je te le donne, ensevelis ton 
mort. W s "JT-Z^iU « fl^rfi^ Voici ton roi (qui) vient. 

2) Lorsqu'il s'agit d'une chose faite, mais dont on peut dire 
qu'elle se fait encore. 

nï. s f M^7 i -ne : nh^ « j^^o. : ^X'ài^ s h^Ai s ^f s 

ài^(D^ i fMfD*^l\ i h9^hCi*^' Celui-là aussi qui croira en moi, 
comme dit V écriture, des flots d'eau vive sortiront de son sein. (Of\îh 
+ s 9^'i't i Jin. s ^^iii^' Cependant, que dit l'écriture ) 

VL Futur. 

203 II représente le futur dans les sentences prophétiques ; le fait 
est tellement certain, qu'il est représenté comme déjà réalisé. 



1. Sir. 13, 1. 2. Mth. 26, 46. S. Jug. 6, 74. 

4. Gen. 23, 11. 5. Is. 62, 11. 6. Jean 7, 38. 

7. Gai. 4, 30. 



Emploi des temps ; imparfait. 143 

Uf i Uti" I -nh/Z. J flïr/i4»f i MTr ' Là sera le gémissement et le 
grincement de dents, flfl>-?i+ « ^96^ : M* « ^th^^lr s l^î" s V 
1/^ ^ J r.^C i Ol/Ç-y.^-} s hA * f.MH'P s Af-flft ^ En ce jour, 
la face des rois de la terre et les puissants qui ont conquis le monde 
seront humiliés. Xï^ « -niMl s fl>*df a ^plTc^ a ïï^li s (\oo^ a 
'^fl^'Ama A^7<<.ft' Comme leur chair brûlera grandement, ainsi 
ils auront la picissitude pour V esprit. 

II. Imparfait. 

I. Futur. 

1. Proposition indépendante. 

i) C'est son sens le plus ordinaire pour marquer qu'une chose 204 
aura lieu certainement. 

Vl> a J^'-J-^A a ^eiril a CD^-CPAJ^' a CDAft^ Voiciqu*une mer- 

ge conceifra et enfantera un enfant. Iff : fs^P'Hïi* a ït'tt^o^ i 
'h^ a je^A- a Mxi*yf*^ a ^à^ a ?i*7rtK-flrh.C' Ld seront réunis 
tous ceux dont la bouche a parlé contre le Seigneur, f^dhf a hôf» 
•>-fch#n>- s /hlffl a HiPCd a îi'7ltK'flrfi.C a îiAh a A^Al^' Vos 

yeux verront le peuple qu'a établi le Seigneur jusque dans l'éternité. 
P^n.AV a 9^tlMl a Irl-nh a OhM- a /h-H-fllU' H/es /wi ^tren/ ; 
(c nous irons avec toi vers ton peuple ». fl^hfl» a (lA'flf a JirHC a 



1. Mth. 8, 12. 2. Hén. 48, 8. 3. Hén. 67,9. 

4. Mth. 1, 23, 5. Hén. 27, 2. 6. Malach. 1, 5. 

7. Ruth 1, 10. 



144 Emploi des temps ; imparfait. 

ïiChf' » 9^'i't''hH * Je dis dans mon cœur : j'irai, je verrai ce que 
c'est. 

2) Il sert aussi à marquer une chose qui est sur le point d'être 
faite, quoi qu'il en soit de sa réalisation effective. 

*'■*• I A'feAÇ^'J * Et maintenant donc je vais mourir de soif et je vais 
tomber entre les mains des incirconcis.. IWJ8»n>/t" « KSMl s Vf s h 
'^X'îi î M « tDhé^Ohti^ Et Jésus lui dit : « /^ z^afs venir et je le 
guérirai y^. (D^CÙ^i hC^hjhi WM^OP i mj&O.AP's hl 

H.^1 hJ^'ïWi îift^s 'iODah^'' Les disciples s'approchèrent, 
lui crièrent et lui dirent : « d Seigneur, sauve-nous, nous allons 
périr ». 

}) C'est le temps de la délibération. 

h(o*/^h 8 tir'F'i s A.TrrA î cDje.n,/t- s K-^ruh s -lin s ^V- s 

V/fifl>*C « J^A ï à\f>a}'> s HA9Aî^ a -nh' Simon-Pierre répondit 
et lui dit : c( Seigneur, à qui pourrons-nous aller, tu as les paroles de 
la vie éternelle ». 9^'ii' - If^fL • h^ s 'i'WC : l-dd. : hlïLh 
'fl/fi.C® Qae ferons-nous pour opérer l'œuvre de Dieu) (Oj^H^tï^ 
o^ i M^ft 5 î^'ïi' « îi'>h s îi^AP- ! M\Slbh' Pilate leur dit : 
c( Que ferai-je donc de Jésus ) » IDJ&il,A- s ïi*7H.K'flrh.C 5 A^»- 
A. « ïlAh s '^KH.V- s ft^rlihS: s -»•>* s /hlf-fl : (DhiÛÏ * ^^ïiH. 
^•« KSM^'t'i^^ Le Seigneur dit à Moïse : a Jusqu'à quand donc, 
ce peuple m'irritera et jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi ) » (D(\ 

y* s flH/i.JK.fll'"^^ Cependant, comment l'invoqueront-ils, tandis 



1. A. D. 21, 16. 2. Jug. 15, 18, 3. Mth. 8, 7. 

4. Mth. 8, 25. 5. Jean 6, 69. 6. Jean 6, 28. 

7. Mth. 27, 22. 8. Nomb. 14, 11. 9. Rom. 10, 14. 



Emploi des temps ; imparfait. 145 

qu^ils ne croient pas en lui, et comment croiront-ils en celui quHls 
n'entendront pas ) hjt-tiilt i àWtïilt^ i H^-nAîh i œàWtî 
I'hff«>- s H'IhA'flA** Ne vous inquiéte\ pas pour votre vie de ce que 
vous mangere^ et pour votre corps de ce dont vous vous revêtire:{. 

2. Proposition subordonnée. 

I ) Dans la conditionnelle, après un imparfait de sens futur dans 205 
la principale. 

^"^ i '"MflA « ''lo^^'f'C^^ Regarde en haut vers le ciel et compte les 
étoiles si tu peux les compter. ï\^ '- ^dJ^^ s ATfl-fl i d+'fî s ^ 
?iHH^ Si tu aimes la justice, garde ses commandements. M s H^ 
* i M^àe^ s JK.J^'V'} J ^A.* s nh^-fr s fll-tCK' Si le juste se 
sauve difficilement, comment V impie se montrer a-t-il ) Hi^K^'^V « fl 

^•flA : CDAft « îi"7H,h'flrfi.C s hV* // croit en Dieu, voici donc, 
qu'il le délivre s'il le veut, car il a dit : « Je suis le fils de Dieu ». 

/m i^eux entrer dans la vie, observe les commandements. 

2) Dans la temporelle, après un imparfait de sens futur à la 
principale, il indique un fait à venir, simultané de celui de la 
principale. S*il devait être antérieur on se servirait du parfait 

(201). 

M% 8 Ihl-flC 8 l^•|M»'^ 1 A^1->4^ 8 +CV 8 ^jBi-'^h 8 h 



1. Mth. 6, 25. 2. Gen. 15, 5. 3. Sir. 1, 25, 

4. Prov. 11, 31. 5. Mth. 27, 43. 6. Mth. 19, 17. 

12 



146 Emploi des temps ; imparfait. 

oo 8 ^J^A*P7 s JZ.I'fK-* Quand donc tu feras l'aumône, ne fais 
pas sonner de la trompette devant toi comme font les h/pocrites. hjt 
'^•^îl : ^a s ->ÎV./V.'' Ne te hâte pas, lorsque tu prieras. îiî^r/iA- 

<^ s P-A.Ç s Aft*+ i KA^'/bA s aiJS.n.A-^- s h^ j f.ih.fO'^ 

Jflim-3 Jos^p/i acf/wra les enfants d'Israël et leur dit : « lorsque le Sei- 
gneur vous visitera, emporte^ mes ossements d'ici avec vous ». 

K^ s j&^lfïi 8 i»A£ 8 K=ÎA s h^^foh 1 h«^y s jr^^c s 

OhM- i 0o'iÇ[^ , ft-fl^-fclh' Lorsque viendra le fils de la vie, alors 
il s'assiéra sur le trône de sa gloire, f 'll^C 8 A"* 8 h^ 8 ^^^ 
"h^ Il rougira de lui lorsqu'il viendra. 

}) Dans la finale, quel que soit le temps de la principale; dans 
la consécutive, après un imparfait de sens futur. 

j&^ît^ 8 h^ 8 (B^i^rr 8 h^ 8 j&chje. 8 k^ a je."iCrh 8 

X'^fUK'flrh.C 8 ÇÇ'f'* // /a regardait et il restait silencieux, afin 
de voir si le Seigneur avait favorisé sa route, ^'i'ht^'i s tiï\\)'hd 
h 8 h-^ s KAO 8 HJ&V'flC 8 m-n-t-f "}' // dévastera tes cités de telle 
sorte que personne ne demeurera plus dans elles. 

II. Présent. 

20Ô Se rencontre dans les cas suivants : 

i) L'action dont il s*agit dure encore, sa réalisation se pour- 
suit, elle est considérée comme non parfaite. 

J^n.A-tf»- 8 -tifhi^ 8 hh^ 8 hïi 8 ifT^-M- iàiTi'Mi^ 



1. Mth. 6, 2. 2. Sir. 7, 10. 3. Gen. 50, 25. 

4. Mth. 25, 31. 5. Luc 9, 26. 

7. Jéf. 4, 7. 



Emploi des temps ; imparfait! 14^ 

Va^îT* ' // leur dit : « reiire:{-vous, car V enfant n'est pas morte, mais 
elle dort. H'iiO-P t à^'diilî i n^Ù9^0'i (DH^d^W Annon^ 
ce:{ à Jean ce que vous entende:{ et ce que vous voye\. hf^/^h s 

•fîs'H'Jiî^ Cet homme répondit en disant: << quel {est) celui-là, ô 
Seigneur, pour que je croie en lui » ; et Jésus lui dit : « celui que tu 
as vu, celui qui parle avec toi, est celui-là. 

2) Le fait est habituel et se produit ou peut se produire au 
moment où Ton parle. , 

ytlTtïtïiW^àO'* Toutes les fois que V insensé rit, il élève la 
voix ; le sage à peine sourit des lèvres. M s f»%d s h*C> : 'dCi'h s 
fAi(0*lf i ^-flW j îi^ I hr-flCVV ! 0rhj&^ Toi/Zés les fois que {la 
lune) donne tout V éclat de sa lumière, elle est {égale à) sept parties du 
soleil ^.j&l-^an- s 'hf.'Bff'^ s M : 'î-flfti' i J&flAO-^ //s ;ie 
se lavent pas les mains, toutes les fois qu'ils mangent du pain, h'à* 

a^ i IDf(l4»n-« f^'ia/Li ILhlh' Les Séraphins, les Chérubins, les 
Principautés sont ceux qui ne dorment pas, ils gardent son trône, K 

ti^h i f»^(0*^^ L'insensé regarde à travers la porte de la maison 
du voisin, Vhomme sage se tient dehors, h'^ * h^f'éLCV « ïiIlL 
h'dduC ! CD/i^f 'TiÇC : Ù-Uh* Bien que je ne craigne pas Dieu, /<k 
n'ai pûs peur des hommes. 



1. Mth. 9, 24. 2, Mth. 11,4. 3. J. 9, 36, 3'7. 

4. Sir. 21, 20. 5. Hén. 73, 3. 6. Mth. 15, 2. 

7. Hén. 71, 7. 8. Sir. 21, 23. 9. Luc 18, 4. 



148 Emploi des temps ; imparfait. 

3) On parle d'une chose dont la réalisation est de tous les in- 
stants, c'est un axiome, une vérité éternelle. 

. que ce n'est pas seulement de pain que Vhômme vit, mais de toute pa- 
role qui sort de la bouche de Dieu. (O^lr s flïi'd^^hï : AH s A 
-flïis aihh A s ^î;'>d s -TrJ&A s rt-nh^ Le via réjouit le cœur de 
Vhomme, le pain restaure ses forces. 

hAHs VlCs H^rthT s A?i*7rt,K'fl/h.C' // n'est aucune ac- 
tion qui soit impossible à Dieu Mï^ -" 0^^ i ^^j&ïlA s d,d? « fl 

ait* a K*^ s hj)à^ s fl^-ft* s Mft s aijz,V. s h^ih s KT^I-tf»- 

i 5 h/t-Ylà" i Mi^ s Â^VrtCh^^ s -n?" Comm^ m^ rjm^tïM ne 
peut pas fructifier s'il n'est pas sur le tronc de la vigne, ainsi vous ne 
pouve\ pas [fructifier] si vous ne demeure:^ pas en moi. 

III. Passé. 

207 i) Il indique la simultanéité ; bien que passée, l'action qu'il 

signifie, est représentée en voie d'accomplissement par rapport à 
une autre action. Souvent alors en ce cas, il est accompagné de la 
particule Ti'î'H. 

n^ft-d ! ^*pdA « nj^rfi ï -lin « f^hrt « n.* * Yictï±n -- <» 

Tn-d : An- s Kin s fhït"t^ -- MiirLh'dih.C^ Le quatrième jour, 
il vint dans cette église et fortifié dans son cœur, il rendait grâce à 

Dieu, hro-i^hi h'^mh'flrh.c* Mni ^di(o*ci (o-h-t i 



1. Mth. 4, 4. 2. Ps. 104, 15. 3. Luc 1, 37. 

4. J. 15, 4. 5. A. S. 97, 23. 



Emploi des temps ; imparfait. 149 

iV'l'a ÇVs rtCh* Ils enteridirent la voix du Seigneur tandis qu'ils 
se promenaient dans le jardin au temps du soir. di\i\f^' s ïiiH a ^ 
^Ohao-^ Il les trouva tandis qu'ils dormaient. CM'i Af^hfh^i 
Mn s J&Th'BVP.' // pit Isaac tandis qu'il jouait. (ïïi'n'i'P : ^^d 
A I h APtf»- s tT-i^» i "hlïÙ^KIK s (DO^(D : -flhrt. i A.^<E s CDJ& 
i'flC I fl^-Zl-f- 1 hr/i^ s 'V'flC s HR-n^ s h-Ç^'/»^ En ces jours où 
il ny avait pas de roi en Israël, il était un homme lévite, il demeurait 
dans une caverne du mont Ephrem. Vfl^ s /hî*} « "llfl i ïifl'O- s (O 
•ha^i (DffA'Kwn i rt-tf»-: CDJ&l-AWfK^" U enfant demeura 
che-{ son père et sa mère ît il leur obéissait et les servait. Vfl^ * hlr 
n I f-^^ÏOC : oo-nt^à s ^Ï'I-' // demeura tandis qu'il apprenait 
les psaumes de David. 0^aKi bà^^WT^^ i G^lyS"^^^^ H^ 
étaient nus et ils ne rougissaient pas. VO- « 0(l,f» s J^A4*A4' s Wt i 

(DOhYx'^di f/tOh^^ Voici qu'une grande tempête survint dans la 
mer, de telle sorte que la barque était couverte par les flots et celui-ci 
dormait. 

2) C'est le temps de la narration, sa signification se rattache 
alors : soit à l'idée de simultanéité, soit à l'idée d'une chose habi- 
tuelle. 

î^ftA s Oh^"^. i l-V^c s (Dhr'H i n AP a 'ThflAd s J&îii: J 

ahr" a lDh«w I IDAii s JZ-Jt-fc I A-*^ £^//e demeurait avec ses en- 
/aa/5, celle-ci mangeait de ce qu'il avait mangé, elle buvait à sa coupe 



1. Gen. 3, 8. 2. Mth. 26, 40. 3. Gen. 26, 8. 

4. Jug. 19, 1. 5. B. M. 9. 20. 6. A. Y. 8. 14. 

7. Gen. 2, 25. 8. Mth. 8, 24. 9. II. R. 12, 3. 



1 50 Emploi des temps ; imparfait. 

de ce qu'il buvait, elle dormait sur son sein et elle lui était comme 
sa fille. CM « d.CP'i i rTiA»» s ïl^li s JR+lO-r s <w»A^A'^ i 

d,hi 5 (D^^ih s h^ : hr > 5 éLAi s f oc-h s And* s h Auri- 1 

'\r * Pharaon vit un tel songe. Il se tenait sur le fleuve et voici que du 
fleuve sortaient sept vaches belles et grasses dans leur corps, elles 
paissaient du côté opposé. /?«AhA : J&Arfi4* s 'Tiîl s 'h1\Uh'(ïdi,C a 
aM't i C-a^ i -flhrt.* i ïxlï^ i ^hl i f>ïx±' Isaac priait le 
Seigneur pour Rébecca sa femme, parce qu'elle était stérile. (Otid s 
fl9A s ^rhP- s A-^ s Kf/ift : ïxr'i i ao^'k'Wi i HK-Aft^-^ Cha^ 
que jour de fêle, il avait la coutume de délivrer pour eux un des cap- 
tifs qu'ils préféraient. -fi^Lhi Ïi9^0^s ih^i 'flJi.^s f*i>^s 
Mi- ï "^bF-i- i P-C^'f A « ©^4- s hùù i 9^M^ « rTiTI-fl « c» 
ooi3Gao^ s flh^'^s yA9^!^' Parti de là, il alla dans la terre de 
Juda, au delà du Jourdain ; les foules allèrent aussi avec lui et il les 
instruisit comme il en avait la coutume. 

IV. L'imparfait. 

AVEC Wi ET Oii(0, 

208 I j p^yQQ ^^ l'imparfait prend le sens du temps de la narra- 

tion. 

(DàfL^ i AA s *nA*^ 8 (DW s yn-nC i^'d/L : -nC^' Sella 
engendra Tubalcain et celui-ci faisait des ouvrages d'airain. h9^V 



1. Gen. 41, l.*2. 2. Gen. 25, 21. 3. Marc 15, 6. 

4. Marc 10, 1. 5. Gen, 4, 22. 



Emploi des temps ; imparfait. 151 

A-^ s ù-nh » a-ha : -tï^-t « (OM » X'Th i mu- j MCti i Ah 
*7H^h' A/^aAi/ toutes ces choses, Enoch disparut et personne des en- 
fants des hommes ne connut oà il se cacha, et moi Enoch je louais 
le Seigneur, 

2) Avec Uli(D l'imparfait présente les trois nuances de temps 
que nous avons déjà signalées, futur, passé, présent. 

Uti(0 ne fait cependant que souligner ces nuances, celles-ci se 
rattachent à la forme verbale de l'imparfait, de par la construction 
de la phrase. 

a. — Avec un imparfait de sens passé ou présent, Vfi(0 pré- 
cède toujours l'imparfait. 

W^MXlUii(0'X)^ir'it^»\f^^i hù^-nài^ EI moi aussi, je 
rendais grâce avec eux. fOM i ^^f.m- : hlT'fjf i hAhi^ : dft 

^ a Ji+fl>^ s ^^rro . h'^lUK'flrh.C ' Et alors ces hommes s'en 
retournèrent, ils vinrent à Sodome et à Gomorrhe e (Abraham demeura 
encore devant le Seigneur. IDA^A a UÙr s j&V'fîC a iO-tli' a (D 
1C* Sa'ûl demeurait vers la colline. (D^^a^i^ a MH a Uii(D : A 
hfii a /lV*7/^a AV^ Auparavant tandis que Saiil régnait sur nous. 

hCA-f A a A^f A-A a n'T't a (O-fi^h a M^O^^'i a (DOU" a 
W-flCa nf^^V a Ti'^tUh'flrh.C' L^ C/ins^ Jésus qui est mort, est 
ressuscité des morts et demeure à la droite de Dieu, Ufi(Dtl s ^h9^ 
C a h*^ a hSMl^ a Oi^^. a lOAV-f : ÙM- a hîT»» s 0^7- a h^f 
4^A»îP'a hA'^J^'' Tw sais qu'il y a à peine dou^e jours, depuis que 
je suis monté à Jérusalem pour adorer. 



1. Hén. 12, l. 3. 2. As. Is. 9,S8. 3. Gen. 18, 22. 

4. I. R. 22, 6. 5. II. R. 5, 2. 6. Rom. 8, 34. 

7. Act. 24, 11. 



152 Emploi des temps ; imparfait. 

b. — Avec un futur, Oti(0 se met amnt ou après l'imparfait. 
Placé amnt il paraît marquer plus ordinairement un fait qui se 
réalisera pour ou par une personne ou une chose déjà existante 
et qu'on veut souligner. Placé après il semble ne marquer au 
contraire qu'un simple événement dont l'agent n'existe pas en- 
core. 

^ s ^^àjx^ s -^n s T^C^ Celui-là et ses fils seront exempts de 
toute Vinlquité qui s'accomplira sur la terre. VtiOK s HChlï s J^V'fl 
<• s dAltf} i '(ïfh,/i s Vil«C"^ Ta race demeurera étrangère en pays 
étranger, ai^h '- li9^H± '. OlC '- Mi"- fllflCTlri « hft^s liA- 
ïl-s ^l'^ftVs Xî^-nifll! -^nuK-ffï"»-^ Sors de cette ville toi et 
Baruch, parce que je la détruirai à cause de la multitude de ses pé- 
chés. 1-hA-y- î rtlhf s Hh> i OAa^lf * X-'PP i hÙi-f»' Pouve:^- 
vous boire la coupe que moi je boirai ) 

Démle-lui la fin qui va venir, car toute la terre sera détruite. Veau 
du déluge viendra sur toute la terre. rhAî^h s '^(ï'h't s W"A* « 'h 
m.h'ti 9^^Ci (D^ùmr'i VA(D^i l»•A-^s4»A^^•' Ton 
songe, c'est le m/stère de tous les péchés de la terre qui sera submer- 
gée dans les abîmes. ^(O-à s ii.i' s W-A« s h'Wh « htl^ s hh 
9^Cih^i je.X^d s UA^ s •7Çd ï -Ifl : Î^J^-C' /?^:/nfs z^^rs moi 
tous tes frères, je vous annoncerai qu'un jour la violence s'établira sur 
la terre. 



1. Hén. 106, 18. 2. Act. 7, 6. 3. Bar. 1, 3. 

4. Mth. 20, 22. 5. Hén. 10, 2. 6. Hén. 83, 7. 

7. Hén. 91, 1-5. 



Emploi des modes ; subjonctif. 1 53 



III. Subjonctif. 



C'est le temps par excellence, de la proposition subordonnée ; 209 
on le rencontre néanmoins dans Tindépendante ou dans des propo- 
sitions qui paraissent être telles. 

I. Proposition indépendante. 

i) Il marque Vexhortalion. 

'^'>/*'^« s Trih^C s Kî^TIP* Levei-vous, allons-nous-en d'ici 1 210 
•iï'iù s (OTrtîi'f' i liP^ s '>/w>aHh' Mangeons et bavons, demain 
nous mourrons. ll^Di (Dl^PV i (D'JTfl'fl' Réveillons-nous, 
veillons et soyons sages. 

On le rencontre souvent avec cette signification, accompagné 
de V9 ou de ITÔ^. 

10* i 'ilff^^ s Olà : Oï^'Vi^.^' Allons, construisons une ville 
et une tour. Ithilé^f^i (Dl[\lOP i tÙlCo^' Allons, descen- 
dons et confondons leur langage. lOif»^ s 9^àù J "hh^ s 117+ 1 
d*Ç-f<n»-s fllMr"H: Ifàd'ni (Dl^^i-tt-ao^^ Examinons si 
cela est leur péché, puis montons et détruisons-les. 

2) 11 marque le souhait. 

WnVs V'^A.a HmLKlh I Alf-AV Que le Seigneur, Dieu de la 
consolation et père de la miséricorde, nous accorde de comprendre ce 



1. J. 14, 31. 2. 1. Cor. 15, 32. 8. I. Th. 5, 6. 

4. Gen. 11, 4. 5. Gen. 11, 7. 6. Jud. 5, 20. 

7. Rom. 15, 5. 



154 Emploi des modes ; subjonctif. 

qui est de lu i pour nous tous, 

3) On le rencontre aussi pour interroger. îiC s Mh s li^H 
G 5 A'H'ï'lï 5 V7C 5 ïxOrf*^ Comment donc ferai-je celte mauvaise 
action ) 

M«is ici, dans ces cas, on peut admettre qu'il y a ellipse de 
la principale. Nous rencontrons, du reste, le subjonctif avec ces 
mêmes sens, dans des constructions où il peut être considéré 
comme appartenant à une subordonnée fl^^-ft. s f»^(\/Hl i îi*?H. 
h s h'rAVb s Art.î^ i <OJR.ÏI-^ s MhTr '- 1-flî^' // ^(7 ; c< que le 
Seigneur, Dieu de Sem, soit béni et que Chanaan soit son serviteur )■>. 

ahlt-a-' 'OhlL'ti h-^^O". (Df^ri (0*t)rf.i àh-^lh' Moïse 
dit : c( s'il est quelqu'un dont le frère soit mort sans avoir d'enfants, 
que son frère épouse sa femme et qu'il donie des enfants à son frère. 

4) Précédé de la particule A à la première ou à la seconde 
personne, il exprime le commandement, l'exhortation, le souhait. 

CT-^ s lif/tt'i s (^O^ao*^ Maudite soit leur colère. M'Xï^'} * 
ll'14-s njtlD' Que leur ville soit déserte. M/^9:^à s Itxf.'&ï'^' 
Que vos mains se fortifient. Ap-ïl*'} s 'dC/'i '' Que la lumière soit. 

ïitï^'^ i CAuïV ! IXh* Et Israël dit à Joseph : « maintenant donc, 
puissè-je mourir, car j'ai vu ta face. Mi^ s KfldhTnP '- 'Vlth : 

(o}xf^r\i9' i *J?:^h s 17^ i Aïiïh'} s ^ùMi : ha : ftlf-A- 1 
ODipi^f^ s rh^CDÎhf ^ Si je ne le ramène pas auprès de toi et si je ne 



1. Gen. 39, 9. 2. Gen. 9, 26. 3. Mth. 22, 24. 

4. Gen. 49, t ' 5. Act. 1, 20. 6. II. R. 2, 7. 

7. Gen. 1, 3. 8. Gen. 46, 30. 9. Gen. 44, 32. 



Emploi des modes ; subjonctif. 155 

le place pas devant toi, que je sois un criminel envers toi, mon père, 
pendant tous les jours de ma vie. 

Lorsque plusieurs subjonctifs se suivent dans une même phra- 
se, on trouve A répété ou bien seulement placé devant le pre- 
mier. 

ïiAO : Hj?*<<.Ami i hr'ViU ' Miïh : T^Th* Que le Seigneur 
fasse ainsi sur moi et qu'il arrive ainsi, qu'il n'y ait que la mort seule- 
ment, qui me sépare de toi. M^dJHhi i (D'i^dii^'f, t (D^U'd i 

ti*"pi tï'ùfh'f'^ Réjouissons-nous, livrons-nous à la joie et rendons- 
lui gloire. 

Jamais le Subjonctif avec A ne reçoit la particule négative h^, 
5) C'est toujours du subjonctif que l'on se sert, pour rendre 
l'impératif négatif. 

t\^ Ne dispute point avec celui qui est plus riche que toi, de peur qu'a- 
vec sa richesse, il ne te terrasse, h/t'llh^ s 0*110 s îi*7H,îi'flWi.C s 
^'}1/^'t:(Dh/t'llh^i n-llfla •>7-/*'a ^W^.i h-flC* Ne 

demande pas le pouvoir auprès du Seigneur, ni une place honorable 
auprès du roi di-d i ïi^ i IDhl^'M s ^*7^ i h^'th'(\ii^ Va, 

retourne (che:{ toi) et désormais ne pèche plus. 

II. Proposition subordonnée. 

Dans la proposition subordonnée le subjonctif se construit seul 211 
ou bien est introduit au moyen de conjonctions. Nous verrons les 



1. Ruth 1, 17. 2. Apec. 19, 7. 3. Sir. 8, 2. 

4. Sir. 7, 4. 5. J. 8, 11. 



156 Emploi des modes ; impératif. 

divers cas de son emploi dans la syntaxe des propositions ; nous ne 
donnons ici que la nomenclature des principaux verbes et des prin- 
cipales conjonctions qui se construisent avec le subjonctif. 

i) Le subjonctif seul se rencontre après les verbes qui signi- 
fient : vouloir, désirer, ordonner, défendre, prier, conseiller, con- 
traindre, empêcher, permettre, décider, s'efforcer, 'essayer, hésiter, se 
hâter, pouvoir ; après les impersonnels // plait, il convient, il faut, 
etc.. 

2) Avec la conjonction h'^, on le trouve après la plupart de 
ces verbes que nous venons d'indiquer ; ceux d'entre eux qui im- 
pliquent une idée de négation, de refus, de séparation, se font 
suivre aussi de la particule h^ ; tels sont : empêcher, craindre, se 
garder, rougir de., etc.. 

5) On trouve encore le subjonctif : 

— avec h*^, ID, flH [rare) dans la proposition finale. 

— avec llMM, 4»J^^ (rare), h9^^^^ dans la propo- 
sition temporelle. 

— avec HWidA, ID, "hMl [rare) dans la proposition consé- 
cutive. 

IV. Impératif. 

212 Comme en français, il s'emploie pour marquer un ordre, faire 

une prière ou donner une permission. 

Toutefois, lorsque ces trois idées sont exprimées d'une manière 
négative, on se sert du subjonctif ; 

h^ .• -flh s n^^P ï lia i MàJ^Xi' Si tuas quelque chose 



1. Sir. 5, 12, 



Emploi des modes ; infinitif. 157 

à lui expliquer, dis-le à ton prochain, à^'û « OCMl a (Di'h^^'i « 
9*'tlti>ih^ Conserve ton ami, aie confiance en lui, '^7/*'^l s llî^ 

'^^ ïiSoh* Lève-toi et vas à Ceïla, car je vais livrer les Philistins 
entre tes mains. 

f'Ù.n^ihSMl'- tt^l-nCi ïi'Jh: Çm-J:*7nC' Jésus lui 
dit : « ce que tu veux faire, fais-le donc au plus tôt. h'i't'C^i^ « 
^'f^ » ^tld.Ci' i hdVil'^* Vous, comble:^ la mesure de vos 
pères. 1f/^/^ s (D^Chf' s h^ s hî^lA^A s Kf'^^'lh * VfljZ.* 
Cherche et tu verras que de^la Galilée ne doit pas surgir un prophète. 
Wn-fK? « àO^a» : /^^J?^' Ho/ior^ le médecin. 

L'impératif aime parfois à être accompagné de 9^^ s comme 
le subjonctif. 'Ù^Ù « CDAi'^ s îT'd^: s (Di'd.^^lh' Mange et bois, et 
tu seras content. 

II y a souvent aussi ellipse du verbe dans des phrases marquant 
souhait, ordre ou prière : îi*7M.h'flrh.C i ^^tîMl''^^ Le Seigneur 
[soit) avec vous ! IfAdV: A<»Aftj ^1î1-' Hosanna (soit) au fils 
de David ! 

V. Infinitif. 

L*Infinitif est traité comme un véritable nom et en remplit tou- 2i3 
tes les fonctions. 

I. — Sujet. La forme I. i est habituellement au nominatif ; 
on la rencontre cependant quelquefois à Vaccusalif, mais en ce 



1. Sir. 27, 17. 2. \. R. 28, 4. 8. Jean 18, 27. 

4. Mth. 23, 32. 5. Jean 7, 52. 6. Sir. 38, 1. 

7. Tob. 7, 9. 8. Ruth 2, 4. 9. Mth. 21, 9, 



158 Emploi des modes ; infinitif. 

dernier cas, on peut souvent l'assimiler à un complément de ma- 
nière. Les autres formes demeurent invariables. 

A-nKA. a HKyhra « J*A s /uJ&ftAF s -n^^' a un homme 
qui ignore la parole, il ne convient pas d'être riche, h'^rt « 'MC « 

a^?i*sA-n?iA.l-«i'A;i^y.« (D-t^cPti A-l-l-iAn-n^ sni 

est honteux pour une femme d'avoir la tête tondue et rasée, qu'elle se 
couvre. nMtth i l-'lldn -• ïxfja^tï s flA.* : Kf^'^t^ - àÙ-Ûh' 

Manger sans se laver les mains ne souille pas Vhomme. ^f^à\9*o^'' : 
^h^Af* s tUhl^ 5 \\^y 11 leur convient d'être une partie d'elle. 

W-A- s ^<PdA s rhjiaï1-h<^s' Qwe/Ze î'e//^ existence pour 
vous, mes frères, de demeurer avec le créateur tous les jours de votre 
vie ! 
214 2. — Antécédent. Antécédent d^un nom, l'infinitif se 

met à Vétat construit ou bien le nom qui le suit se met à l'accusatif. 
^^d^ih^i hrliH-fls nrt'TLtIs ItÇlf^î AHJ^;^'>« Les 
peuples se réjouiront au récit de l'histoire des justes, '^'l* s J^hA a 
VT.^ : 9^îh^'f^'' Qui pourrait faire le récit de sa miséricorde ? l'A 
;h*^5 (ïhJh9^C: s f^^^Ç^' Vous êtes dans l'erreur par l'igno- 
rance des écritures. K^tà '- V^A -" Kh-fllT s Klbh s (Dhr'h' 
[Les commandements sont : ) ce ne tuer personne, honorer Ion père et ta 
mérey^. K^^CX)9'(^i Ahhi M'^t^- /^P- (OWàh^^ i 
^JihA* s 4*'fcA^^ Ne craigne^ pas ceux qui tuent le corps car votre 
âme, ils ne peuvent pas la tuer. Aîi^ s ftlîT'V .- 'ilh'i -• Ù'^P'l' s 



1. Sir. 14, 3. 2. I. Cor. 11, 6. 3. Mth. 15, 20. 

4. Sag. 1, 16. 5. Reg.P. 68,24. 6. A. P. 43, 7. 

7. Sir. 18,5. 8. Mth..22, 29. 0. Mth. 19, 18. 19. 
10. Mth. 40^28. 



Emploi des modes ; infinitif. 15d 

î^ous arrive de nouveau d'entendre la voix du Seigneur notre Dieu, 
alors nous mourrons, nM^f^ '- ïi'Jh s Mil s hWJ » M^ 

P'^ Vous ionc, tandis que vous êtes mauvais, si vous connaisse:{ les 
bons présents pour les donner à vos enfants, combien plus votre père 
des deux donnera le bien à ceux qui le lui demandent. 

Lorsque Tinfînitif a comme complément un suffixe personnel, 
on se sert toujours de la forme allongée (63). 

ïl^ I f'CM i W-A-<^ 5 R*+ s hiîà^K^ i h^ : l*»VJ2. I 
'^A.P'iï i tihl\U\'(idi>C^ Afin que tous les enfants d'Israël voient 
que le service du Seigneur est bon. hin^h 1 fltl^ a -fl'H'Il a ài^ 
'l a AA-flf a ÇlfHl-h a hM-dJ^^ a AWM* O Seigneur, smî- 
vànt les nombreuses douleurs de mon cœur, ta consolation a réjoui mon 
âme, 

3. — Complément. Il se construit après un nom, un qua- 215 
lificatif, une préposition ou un verbe. En ce dernier cas, employé 
seul il est à l'accusatif ; précédé de la préposition A il reste au no- 
minatif. 

a^M a rh4. a 'W a h^à-it a (00%^'^ a h^ a AArtl a ^«g 

fei 

"f*^ Et lorsqu'ils allèrent vers Jésus, ils le virent qu'il avait achevé de 
mourir, hjt^'^^' « hÇV a ^h«'}'>« Ne cherche pas à être juge. 

Mi- a ah^-U : Hl-h.lf'H a AHIÎÎi a fllAlK^ Tu es celui qui ■: 
commandait d'entrer et de sortir. Afl a Ch?^' a Çrh.'T.'J a h^ a 



1. Dôut. 5, 22. 2. Mth. 7, 11. 3. Sir. 46, 10. 

4. Ps. 94, 19. 5. J. 19, 33. 6. Sir. 7, 6. 

7. I. Par. 11, 2. 



160 Emploi des modes ; gérondif. 

h^TfÙ^ i iiihVC i riïM s 'WiTh : Ki\\ i -ny./^•;^^ Lorsque 
Noémi vit qu'elle persistait d'aller avec elle, elle cessa [de] lui parler, 
ffOihïiHVîrt'T.Os A^ft^^d' Que celui qui a des oreilles pour 
entendre, entende, CM^ s 'ÏÙxflJ^r s h^ s î^^f» : bù s AflM' 
La femme vit que Varbre {était) bon à manger, hM^C s ïl'"* (\3i^ 
yM^Ci laOl^^fPi Am* Je sais que vous ave:{ fait cela par 
ignorance. hltCdi-f' i (Vj/O^'d s W-A t MiA"^ Elle le fatigua en 
parlant toute la mût, H/TfH'a (0*{t't s (Dà^^^^ Elle éprouva les 
douleurs de Venfantement, 
216 4. — On le rencontre enfin soit accompagné d'un qualificatif, 

soit usité comme explétif à son propre radical verbal employé à un 
mode personnel. 

H*'! i 'Mf/*'y Pourquoi m'as-tu rendu tel que je sois entré dans ce 
grand trouble, Ù'^0 s ^A9^(h s (DhJtà^'ÛaV Vous entendre^ et 
vous ne comprendre:^ pas. h^ 5 tl^ s JE'ïl-'> '- '«'>* « M^O s ^h 

hA.V 5 ai^?ihA.h<»»- : h^ s yr^iiP i hrM\ s A?i'7rt.K-n 

AuCl^ Mais afin que cela soit un témoignage entre nous et vous, afin 
qu'ils adorent le Seigneur, V^i*»^ a ^^1/^ s AdA»V° Est-ce que 
tu régneras sur nous ) 

VI. Gérondif. 



211 



C'est le mode qui sert à exposer Tétat, la manière d'être. On 
le rencontre, soit étroitement uni à un verbe à un mode personnel 



1. Ruth 1, 18. 2. Mth. 11, 15. 3. Gen. 3, 6. 

4. Act. 3, 17. 5. Jug. 16, 16. 6. Gen. 35, 16. 

7. Esd. 10,28. 8. Math. 13, 14. 9. Jos. 22, 27. 
10. Gen. 37, 8. 



Emploi des modes ; gérondif. 161 

dont le sujet est aussi le sien ; soit employé seul, ayant un sujet 
tout autre que celui de la proposition principale auquel il se rat- 
tache ; soit enfin remplissant le rôle de simple qualificatif. Dans les 
deux premiers cas, il fait partie d'une temporelle avec le sens d'un 
parfait antérieur. 

(DÙ'^P a '>7-/*' « nir-t i T\\ù « -M^TK' En entendant 
ce conseil, le roi s'indigna, àAjS s Kl^Uf a à^ù s G^M" i l^lf- 
^n<^' Eiani parti de là, il alla dans leur temple, ^^h-s O^X 
♦tf»-i flihrH'^/V,î^<'^' Ils vinrent, ayant pris leurs vivres et s' é- 
tant préparés. Mj^i i -h^i^ao^ i ihP^Ù « COKfllf «i"»- s -Vha^V" 
Sur le champ, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. 

IDflX.rhtfi>- : 'làF^'t' 1 n/hC s -lift I -flrh.^ s lCmS"> i (O 

{Jésus et les disciples) étant allés de Vautre côté de la mer vers la ré- 
gion de Génésareth et (Jésus) étant sorti de la barque, alors un hom- 
me surgissant d'un tombeau vint au devant de lui. CD'hlDAJ^ s Ai^f 
frA I Ç«^ s ^ù'IMf i flX'rli.** Jésus étant né, voici que des mages 

arrivèrent. 

hiaiJ^ai.Phi aif-'P^fcrhh' Quand Vavons-nous vu affamé ou 

altéré, sans abri, nu, malade, emprisonné ) dM » A^Mblh i #h 
f-P^ Il trouva son serviteur guéri. Ai^Hii, s -tOXi^iï i hM^hX^ 

Je t'en prie, écoute-moi en te contenant. 



1. Sus. 8, 6. 2. Mth. 12, 9. 3. Jos. 9, 2. 

4. Mth. 4, 22. 5. Marc 5, 2. 6. Mth, 2, 1, 

7. Mth. 25, 44. 8. Mth. 8, 13. 9. Act. 26, 3. 

13 



162 Le complément ; objet direct unique. 



CHAPITRE V 

LE COMPLEMENT 

I. Complément du verbe 
I. Objet direct. 

Objet direct unique, 

218 I. — Comme dans nos langues à flexion, c'est l'accusatif 
qui est le cas de l'objet direct avec tous les verbes de sens tran- 
sitif. 

fliAftI- s ^m i CD^-n, * KT^J&V s -nhrt.^ mie enfanta Caïn 
et dit, nous possédons un homme. 't'i'^Lh s V/^Jt s rThîV s (Dh^^ 
S' étant levé, il prit l'enfant et sa mère. hJM^ « ^ff^ao^ // ne 
peut pas demeurer. ^hUX s h^TfA^^à s ^Mï^ Maintenant, 
nous n'écouterons pas ta parole. AH-fc s tiVlr s M s V/^h s hV} i 
^f ! ID-f-flrh* î^ftA.11-! H^i-s *^rt' Alors, à cette heure, le 
prêtre prit de Veau et mélangea avec elle l'huile sainte. 

219 2. — Un certain nombre de verbes qui admettent leur objet 
direct à l'accusatif, s'adjoignent parfois cet objet au moyen de la 
particule A, Ils appartiennent principalement à la classe des verbes 
qui signifient dire^ comme : Q^h, A'flr/i, Vl^, Odd*, etc.. On 



1. Gen. 4, 1. 2. Mth. 2, 14. 3. Lam. 1, 14. 

4. M. N. 86, 28. 5. Test. Ad. 901, 14. 



Le complément ; objet direct unique. 163 

trouve aussi les verbes qui signifient ressembler ^"^Mi ; commander 
JiHf/ ; permettre hrUdi ; etc.. 

hj'dth s (DhJti^'hH. s h^ : f ît-flfr' // ne permet à person- 
ne de pécher. «DJ&flCh- s llljS>A>'flrh« i (DfMt^ i l»J&*J^fr s 

Aft<^ « AMUÏi s ^VÇft-'h' //s t^/iirort/, /oaeron/, exalteront et 
proclameront saint, le nom du Seigneur des principautés. TP'fl'fl « A 
hî^AW TVoi/s acclamons notre Dieu, hlitt s AW-A" : h^ndjh* 
Il commande tous ses peuples. 

}. — Lorsque l'objet direct est un pronom personnel il se 220 
suffixe directement au verl>e, suivant les règles données plus haut 
(ij6) à moins qu*on n'emploie la forme isolée (189). 

liï'rpf^ i JZ-i-nn- s nVl^ « HdiO^C^Y nous les a^ons en^ 
tendus parler dans la langue de nos pays. (Dd^tha^ 1 ^h-fl?* * 
liahli'tii'(\ï\fU''MniS^d.à'i^ Etant venus, ils trouvèrent cet 
homme souffrant de la fièvre. f>(li\r a 'i'h/^ 1 «^i : ^dJ^C s XU 
9^*1* a (D^f^ i tx^W Le roi lui dit : « qui aimes-tu le plus, moi 
ou ta mère ) » hflïftRh a -llfl a -flKA.* a Mf-h^ a fD^^-ÛC a "IlO. 
y a ID^-^rif h a h^ s 10 A^* /g te conduirai che:{ la femme du roi, 
tu demeureras auprès d'elle et elle te considérera comme son enfant. 
Vu- a f %IDh a ?i'7mh-flrli.C a tD-ti'ï' a ?iR,f a ID^+I-Ah^ 
Vofci que le Seigneur va te serrer dans mes mains et je te tuerai. 

4. — D'après la conception sémitique, une foule de verbes 221 
ont, avec raison, pour objet direct, ce qui dans d'autres langues, 
est considéré comme objet indirect ; nous indiquons ici les prin- 
cipaux de ces verbes. 



î. Sir. 15, 20. 2. Hén. 61, 9. 3. Ps. 95, 1. 

4. Gen. 26,11. 5. Act. 2, 11. 6. A. D. 4, 16. 

7. M. N. 102, 15. 8. M. N. 103,5. 9. A. lo. 211, 10. 



164 Le complément ; objet direct unique. 

i) Les verbes qui expriment un sentiment de joie ou de peine, 
d'amour ou de haine, ou encore une sensation comme : ^th(D se 
lameriter, hf/"' être agréable, fhfOU plaire, ^tM se moquer, ^'^ 
àkù avoir pitié, ^é^ù. rougir, avoir honte, h/hA renier, méconnaî- 
tre, etc.. 

(D%h i CM ï 'an-^^ s h^Hd i (Df^hiCf^' Etant sorti, il 
vit des foules nombreuses et il eut pitié d'elles. fAiC s Hi^^^C s "h 
*7H,K'nrh.Cï flU^^Cs a^-AI:*"' La montagne qu'il plaît au Sei- 
gneur d'habiter, i-r/iî^î^s OaSi d.O'if Elle soufrait d'une 
grande fièvre. (OiPOiai s KA^A.I^ s ^Ù^'d s CDA-flrt siP^siD 
ArfiP s ACDA'^ s -flH-Ti ï ^WA' Jacob déchira ses vêtements, 
il se revêtit du cilice et se lamenta sur son fils, pendant plusieurs 
jours. 

2) Ceux qui marquent communication de paroles, tels que : 
Vflrt converser y Aflh prêcher, ^^diti jurer, etc.. 

VrtO s h'^tLh'ddi.C i lii^Ù.^ Le Seigneur parla à Moïse. H 
1 1 ^#hA i A^^f s ^ih^ i ^Idù s îi'^rUh-flrfi.C' Celui qui 
jure par le ciel, jure par le trône de Dieu. 

3) Ceux qui ont rapport à la capacité ; tels sont : hUA pou- 
voir, "llPA être puissant, l'emporter. 

(Dh^Ù i ^^^h s H^'Y.JK.A- s ^f^(D-h' Et, s'il survient 
quelqu'un qui l'emporte sur lui, il le vaincra. 

4) Les verbes qui marquent abondance ou privation : 
-Ir'ïlKïl- 3 '^f»^' Je fus privé de force, o^d^^ao^ i JR-flA* » 

Kft^i 9kldri ïtA** Une partie d'eux disait: n, ceux-là sont pleins 



1. Mth. 14, 14. 2. Ps. 68, 16. 3. Luc 4, 38. 

4. Gen. 37, 34. 5. Lev. 16, 1. 6. Mth. 23,22. 

7. Luc 11, 22. 8. Dan. 10, 8. 9. Act. 2, 13. 



Le complément ; objet direct unique. 165 

de m». ïi'ùrao'i fCf^Mi f^tc^^i M^Wt^ i œf/^r^ 

Ah» * Tfld ' Tous les altérés buvaient de ces sources et ils étaient 
remplis de sagesse. 

5) Les verbes qui signifient ressembler, être semblable. 
rli-fl^- » J&^AA i Mi*^ Sa couleur ressemblait au feu. ïi'l^ 

fl' Quiconque donc écoutera ma parole et V accomplira, ressemblera à 
un homme sage. 

6) Les verbes oublier, se souvenir /ittO, Hh^, etc.. 
h^S^HTn^ i h^* On nt se souviendra plus de son nom. l'fl^ « 

Hflï'h « hO'f Le Seigneur m'a accordé que f oublie tous mes maux 
et tout ce qui {est) de la maison de mon père. 

7) Les verbes indiquant le mouvement, le repos, le temps s'ad- 
joignent le nom marquant le but, le lieu, la durée, comme un objet 
direct. 

>7A « Cfh*^ s -nrh.^® // partit vers une terre lointaine. OK * 
l^W-^ri' // enira dans la synagogue. MH : UdOK s l^i*^' Tan- 
dis qu'ils étaient dans le désert, 'ùïiù/lr s M'I^ i hK'fOf s PÏT} i 
OiPC-t 3 œù^'i't a 9^'^« Une femme que le démon affligeait 
depuis dix-huit ans. 

8) Les verbes qui signifient avoir soin, s'occuper de, se soucier ; 
d^œ/i, rhrtn, Ùi"t, hM-^^^, etc.. 

IDfl/^i'^niO;Hl.8 V'7J^a h^i S^d,ah{t^oji i^ conduisit 



1. Hén. 48, 1. 2. Esd. 14, 39. 3. Mth. 7,24. 

4. Jér. 11, 19. 5. Gen. 41, 51. 6. Luc 15, 13. 

7. Marc 1, 21. 8. Gen. 4, 8. 9. Luc 13, 11, 
10. Luc 10, 34. 



166 Le complément ; objet direct double. 

che:{ un hôtelier (garde d'étrangers) afin qu'il eût soin de lui. "hG^ s 
^->h * Ç^/^T i TrM i ^mV-H ! àx^fD-t I htl^-ty Comment 
VépiterQns-nous si nous négligeons un tel moyen de salut. 

9) Enfin tous les verbes qui gouvernent un double accusatif à 
la forme active, gardent l'accusatif de la chose à la forme passive. 

h^^^^V^i liilli 4'^A^ Ils ne seront donc pas instruits 
dans le meurtre, h'fï^i'hf^i ^^(\d(l<*i ID^flfl^^' Vous 
sere\ dépouillés de vos maisons et de vos biens. 

Objet direct double. 

222 Les verbes qui, à ['encontre de notre manière de voir, ont un 

double objet direct, l'usage seul peut les apprendre ; on peut tou- 
tefois en ramener un très grand nombre aux différents groupes sui- 
vants que nous distinguons par le sens. 

i) Les verbes qui signifient dire, annoncer, enseigner, appren- 
dre tels que : ^0^, -flUA, liVflï, îl^, Wd, ^rfiA, etc.. 

M^OGo^ i Ai^'fh'i s ^V-tïï' J'enseignerai ta voie aux mé- 
chants. H.Ç s H.Vffl-i : W"A- s HlflCO*' On m'a rapporté le récit 
de tout ce que tu as fait. 

2) Les verbes qui marquent l'action d'ôter, d^ enlever, de pren- 
dre ; de faire ôter, faire prendre, comme : ^'^i^m, fid^, ^"^h, 

't-hdi, AAn, ncn^, etc.. 

^Ahl* s K•ÇÏ;^ i T/hV® Elle remplit son sac de farine. M s 
h^ïxfjl s A^h-fc s oD^ih^ i (DhSh9^C i n^i^aûj' Lors- 



1. Héb. 2, 3. 2. Is. 2, 4. 3. Dan. 2, 5. 

4. Ps. 51, 13. 5. Ruth 2, 11. 6. Jud. 10, 5. 

7. Herm. 5 a, 12. 



Le complément ; objet direct double. 167 

que feus terminé d'écrire ce livre, subitement {on) il me Venleva des 
mains et je ne connus pas qui me Venleva. 

j) Les verbes qui indiquent pétition^ donation, promesse : ^^(ïi 
flï, htDiL?, Ùh^, M(D, d.M, Ortf , ï\éL^, etc.. 

-thli^Pi^ s htt'ntW'^' Il leur demanda leurs noms, M 
*P'i '>7-/*' s Ahft'frC i Vf-Zt- s HO 3 Arfi^' Le roi gratifia Esther 
de tout ce qui était à Aman. 

4) Les verbes qui signifient la défense, Vordre, le jugement : h 
HH, h«W, hOf , hAh, etc.. 

l-fl^ s V'h s Yhtt- j nhniî : ?i*7H,h-flrh.C' Noé fit tout ce que 
lui avait ordonné le Seigneur. DA^h s H'>i' s d0 s HhV s hAîiVl* 
h* Tu as mangé de cet arbre que je V avais interdit. 

5) A ces verbes, il faut ajouter ceux qui signifient faire, créer, 
nommer ; regarder comme, estimer, proclamer. Ils peuvent aussi re- 
cevoir deux accusatifs, l'un objet direct, l'autre qui complète le sens 
du premier et qui en est V attribut. 

^hrfJ^i AAu?4-AA.r s ^7fl^ 3 K'VHiK'flrh.C^ On ap^ 
pellera Jérusalem, le trône du Seigneur, lif» s l-flCP s KAHA^ De 
la pourpre, ils en firent des vêtements, dtl^ 3 ChMlf^ s 9^(D*^Y 
Estime\'Vous morts, 

6) Les causatifs des verbes transitifs. 

ha^Kh^ 3 Cht^ 3 hr^ 3 >rçV;^ s (DtiCM't''^ 3 œ^Çltt- 
<**^ 3 Çih 3 Chfr 3 Alf A-ÇCiA* Elle sortit la tête de sa besace, la 
leur fit voir et leur dit : « voici la tête d'Holopherne ». M^^th* * 
COAHJ&'th'M 3 hftl^ 3 (D^y A celui qui est triste, à celui qui est 



k 



1. II. Esd. 5, 4. 2. Eath. 8, 1. 3. Gen. 7, 5. 

4. Gen. 3, 11. 5. Jér. 3, 17. 6. Ex. 39, 13. 

7. Rom. 6, 11. 8. Jud. 13, 15. 9. Sir. 34, 29. 



168 Le complément ; objet indirect. 

affligé^ fais boire du vin. 

7) A noter la construction suivante avec les verbes qui ont 
pour objet, une chose qui se rapporte à l'être humain, comme les 
membres du corps, Tâme, le nom, etc.. En ce cas le verbe s'ad- 
joint un suffixe personnel qui représente la personne qui reçoit 
l'action et l'objet propre se meta l'accusatifcomme un complément 
circonstantiel de partie. 

Ùf^P i hliLh'dih.C s ^Ùr i A^Trh.' Le Seigneur écouta 
la voix de Manué. IfOm 5 Al-fl^ s A.+ s hV^^ s (D^-tC: s hH 
V^ Il frappa le serviteur du grand-prètre et lui coupa Voreille. f»C 
«•M s (D^h9^0il i ^M s h^ i éL^f.' Qu'il nous aide, qu'il 
écoute notre voix, s'il le veut. A^^P's ft^s Ai-h^ // appela son 
nom, Seth. 

- II. Objet indirect. 

223 I. — Lorsque l'objet indirect est un suffixe personnel il peut 

s'unir immédiatement au verbe (n6-i39). 

^h s hC'hfD^^ Ensuite vinrent ces vierges qui disaient : c( Seigneur, 
Seigneur, ouvre-nous y), hïi-tk^i àni\i ^îh'dP i (Df^'BtÙlP' A 

quiconque possède, il sera donné et il sera ajouté. iV^P « 'J7'/*' s 

A'dh' Entendant leur conseil, le roi leur dit : « est -ce que un homme 
se crée en un jour ) » 



1. Jug. 13, 9. 2. Mth. 26, 51. 3. Jud. 8, 17. 

4. Gen. 4, 25. 5. Mth. 25, 11. 6. Mth. 25, 29. 

7. Sus. 227, 25. 



Compléments circonstantiela. 169 

Krhfl i ^S^ * L'abbé Daniel lui commandait de V aider pour qu'il lui 
apportât une jarre d'eau, hlri-Ù « ^7-/^ s thW » ^'Or9^ s htï 
^ s ^r/iAh I AV a fl»rhrta^h 3 '^Mh' Tu es un roi fourbe et 
lâche; parce que tu nous as juré et tu as manqué à ton serment. 

2. — Avec un nom, l'usage seul peut apprendre les préposi- 
tions dont on se sert. Elles sont choisies en rapport avec le sens 
(176) et aussi en rapport avec la nature du verbe. 

3. — Il est aussi des verbes qui traitent leur objet, tantôt 
comme direct et tantôt c«mme indirect, sans pour cela changer de 
sens. 

CW s ^Zf-t i 1^1^ i h^ i J&AU*^ Regarde^ les fleurs du 
champ comme elles poussent, 't'àt'h^ s nïihfl s ti^lf'* Vous regar^ 
de^ les étoiles du ciel. 

D'autres au contraire changent de sens suivant qu'ils se cons- 
truisent avec ou sans prépositions. 

Je te prie, ô père Abraham, envoie Lazare dans la maison de mon 
père. rt^AjAhs ThhîT'C'h: n-lins h'^H.h'flrfbC' Demande 
pour loi un miracle au Seigneur. 

III. Compléments circonstanciels. 

I. — Le nom qui indique la cause pour laquelle a lieu 224 
l'action, se construit avec les prépositions H, flîi'ïi', ïi'ïflJiV, 
OflJ&V, A*A, etc.. 



1. A. D. 3, 15. 2. M. N. 96, 17. 3. Mth. 6, 28. 

4. Is. 47, 13. 5. Luc 16, 27. 6. Is. 7, 11. 



170 Compléments circonstantiels. 

^^'l'ÇA'h* A cause de la nature spirituelle (de Vâme), j'estime qu'il/ 
a d'autres esprits. 

2. — Le nom de rinstrument se construit plus habi- 
tuellement avec fl. 

i^Art a Hflm-S: s (IhH^C^ Trois fois on m'a battu avec des 
verbes. 

}. — Le m 1 i f est indiqué au moyen de la particule A ou 
de ses analogues. 

i^^^ i 60(0 i tiOD^^b^^ Il coupa du bois pour le sacrifice, 

4. — Le prix est marqué avec fl, 
nCishftïhsfl^mV'Hs "iThtf»*5 0^f:\}(^' Dis-moi 

donc, quel prix vous ave^ vendu votre champ. h^}*h « YïMhT^ s i\fy 
*PÇ î f^iP^m s ÇiKâ^ 5 K4CP-'}' Est-ce que deux oiseaux ne se 
vendent pas un as ) 

5. — Le nom de la matière se construit avec fl, h9^^ ; 
on trouve aussi l'état construit ainsi que l'accusatif. 

flîifl7 i 1-VJt4» : 9^/^^0' Avec des pierres, tu construiras un 
autel. 

6. — La règle suivant laquelle la chose est faite, est indi- 
quée par fl. 

h9^li^ih/t^in^i(\^iif^{i.'' hjtïit^i ihf^(D' Si 

vous n'êtes pas circoncis selon la loi de Moïse, vous ne pouve^ pas être 
sauvés. 

7. — Le mot qui désigne la manière, se met à l'accusatif 



1. P. A. 32, 23. 2. n. Cor. 11, 25. 3. Gen. 22, 3. 

4. Act. 5, 8. 5. Mth. 10, 29. 6. Deut. 27, 6. 

7. Act. 15, 1. 



Compléments circonstantiels. 171 



^ 



OU reste au nominatif avec fl. 

i^àOi ^O-ti OÙS' Il s'irrita d'une grande colère. tOC^ 
(h i non^je. « flMO-9'' Ils crièrent avec un grand cri, 'tih9^9° : 
OUS » dJBt't^ Elle souffrait d'une grande fièvre. 

8. — Le nom de mesure se met à l'accusatif, ou bien plus 
ordinairement après un numéral se construit avec fl, 

HiPCi'sID'Wft'hsh^'hi'AClAs 'nf'' Veau s'éleva de 
quinze coudées. ÙÙ s Hî flSV"!*^ Un arbre de cinquante coudées. 

9. — Le complément de partie se met à l'accusatif. 
(DÙh 1 ahl^-p i r'Oi,^ i Mn i l'hit : (DïithC i îiAïli- « 

tD'h'làlh'^ Ce mort sortit tandis (qu'il était) enveloppé de bandelettes, 
lié des mains et des pieds. A^rt « 'tfLV a tiùf^tt!^ s l»^rh.Art : 
i*»Vj&s à^hfi (DhAif.i 1^^ Lia était malade des yeux, Rachel 
belle d'aspect et gracieuse de visage. ^iGl'fïtï'ktï s àO^tt s hl 
âlhi (DM^i hAh.lf'}* Miphiboseth était infirme des deux jam- 
bes. 

10. — Le nom qui marque la dis tance se construit seul 
avec l'accusatif ou ayec ^"'rtlï. 

liih^C i î^rTh^P^ s iPdrit i àh^ i iO-tï't' s #h4»A« Nous irons 
à une marche de trois jours dans le désert. Mi^ » Hf^'t a liîi'W" a 
hrhS^ftf^^^ ' '^mï a irC*P^ a -flhrt. a K^-t a J^^-fc 1 i^Tr 
l^a ^^^^^ Le mont des oliviers est éloigné de Jérusalem, de la 
distance d'une marche d'homme qui est la marche d'un jour de Sab- 
bat. 



1. Gen. 39, 19. 2. Jos. 6, 20. 3. Luc 4, 38. 

4. Gen. 7, 20. 5. Esth. 5, 14. 6. Jean 11, 44. 

7. Gen. 29, 17. 8. IL R. 9, 13. 9. Ex. 3, 18. 
10. Aot. 1, 12. 



172 Compléments circonstantiels. 

II. — Pour le temps: 

i) Le nom qui indique quand une action se fait, s'est faite ou 
se fera, se met à Vaccusatif, ou bien se construit avec les préposi- 
tions n, h^. 

f^Elhià'i'h/^^i'ihr'iÙlS^' Ensuite le 8 de teqemt, un di- 
manche, à trois heures passées du soir, à trois pieds de l'ombre (du 
soleil), ce fut le commencement de la maladie de notre roi ^Alam Sa- 
gad. n^d.i^0(O^i ^9 Ai- s (DdA.'t^ Sans cesse, il errait 
jour et nuit. 

2) Pour marquer pendant combien de temps une action dure ha- 
bituellement, a duré ou durera, on se sert également de Vaccusatif 
ou des prépositions fl, ^'^(Vlê^ 

// demeura auprès d'eux, les combattant, pendant six mois. h<»ïf 
o^ s iïO^h,^ i àhtïàr^h.^ i nW-A- s ODf^bHjh i Hr/iJ&CD* Sa- 
muel gouverna Israël, pendant tous les jours qu'il vécut, Vfl^l* s <"• 
mï s iPAft* s Kco-^lf^ Elle demeura trois mois. Vfl^- s hH9° s 

(DAi.'pi an'in-tii adinifi ai-nîMis -aif^i g ai g mi-' 

Adam et Eve restèrent dans la tristesse et une grande douleur pour 
ses funérailles pendant cent quatre jours. 

3) L'espace de temps qu'il faut pour faire une chose se con- 
struit avec la préposition fl. 



1. An. lo. 4, 2. 2. Marc 5, 5. 3. M. N. 82, 21. 

4. I. R. 7, 15. 5. Luc 1, 56. 6. Gad. Ad. 91, 23. 



Compléments circonstantiels. 178 

W^ I (OMi-A I flo'/V'ft « ^WA 1 ;^V/*'^' (// a /a/Zw) quarante- 
six ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours, tu veux le relever. 

4) Le nom qui indique depuis combien de temps une chose se 
fait ou se faisait, se met parfois à V accusatif, mais plus souvent se 
construit avec les prépositions hff^, M^h^^, etc.. 

ai^/7D'}r|« . t^oD-f'^ Il ^idii iirie femme que le démon affligeait depuis 
dix-huit ans. 'dhfijt'i Mi-i ftî^' fUD^itiHi M^Oif'C't:^ 

CDhAlb+s ^^wï-Y-^ jjfie femme dont le sang coulait depuis dou^e 
ans. * 

L'âge est exprimé le plus souvent par les mots ^^^Hh ou Yî/i 
9^'t' employés seuls ou avec les prépositions. 

IDhAh.'fî 3 Ï}/L9°^* Alors cette enfant se leva et marcha, elle avait 
dou:{e ans. (Bh-UCiT' s g^/w>-|: j (^^ . f^ao , ^-fliAA « A-* 1 
S^îïdi^^ Abraham avait cent ans quand lui naquit Isaac. hILA s 

ï CD J «J/TD-T- s a}#/D->^4>6 ^^^^ ^^^.^ ^waZor;^^ flos ef demi et Caïn, 
dix-sept ans et demi. 

12. — Le complément de lieu se construit comme il 
suit : 

1 ) Le lieu où Von va se met à V accusatif ou bien reste au no- 
minatif avec les pr^posi/io/is n, fl>•ft'^, A, -ifl, Mt-, oo^nti, 

etc.. 



1. Jean 2, 20. 2. Luc 13, 11. 3. Mth. 9, 20. 

4. Marc 5, 42. 5. Gen. 21, 5. 6. Gad. Ad. 91,24. 



174 Compléments circonstantiels. 

à^à. » 'llfl s ?^^L s KO s ^^Cft * Samuel demeura quelques jours 
en prière et de là alla au monastère de Vabbé Macaire. fl/f/h'Th s 
"XL i Je.^^^ s ainK-Th s ^.'^ « HhCJ?A' Elle alla dans la cité de Juda 
et entra dans la maison de Zacharie. Mil s ^OCI s 01^ : C^H^ 
Tandis qu'il montait à la pille, il eut faim» 

2) Pour marquer le lieu où Von est on se sert ^pssi de Vaccusa- 
tif ou des prépositions. 

M-t^iMi^iÇïftiMrYïO^i a-Hih.ùi •^-nX"* Tout ce qui 
vous arrivera dans la terre d'Egypte. hHù s r/i4*A s hC"!!^»* ^^9 
Ai*^ // demeura dans le désert quarante jours. Vitr s fl'flrfb^ : Ai, 
1-p-it^ : ^-h/** s Hfttf"»- s hA,*!!' /// amit dans le pays d'Éthio- 
pie, un roi dont le nom était Kaleb. 

3) Le lieu d'où Von vient se construit avec les prépositions îi 

r, hr^, hr-hfï, hrvs -w, etc.. 

lùn s îiî^V ' ^C^ s (O^f^éL i a^-tïï^' n partit de Sergi 
et s'arrêta à Matakal. 'f-'î/^ît: h9^'^(ïi On^i- i ^fh^i' Il 
partit du puits du jurement, I»1KV i M^OUCM s fl^/hî s ÙT 

'h^'fe^ Partis de la Troade, nous allâmes à Samothrace. 

4) L'endroit par où Von passe est indiqué au moyen des pré- 
positions : Ohtli'^ Ki't, Ki't'''^(\, etc.. 

lait vers le puits, à travers le désert à^ù s ^l'}'^ s rt.M s AdA : 
•ÏA.A '' Il alla par Sidon vers la Galilée. M^éH s Ç^-fr s ^"îlA s 
"ï."^ s ïi'}^' s ÇT1- s ïf«7^'' // se dirigea vers Gi:{a par la route de 
gauche. 



1. A. S. 85, 14. 2. Luc 1, 39. 40. 3. Mth. 21, 18. 

4. Ex. 3, 16. 5. Marc 1, 13. 6. M. N. 79, 11. 

7. An.Io. 114, 10. 8. Gen. 46, 5. 9. Act. 16, 11. 

10. Gen. 24, 62. 11. Marc 7, 31. 12. An. lo. 114, 15. 



Complément du nom ; état construit. 175 

II. Complément du nom. 

Le nom s'annexe son complément, soit au moyen de Vétat con- 226 
struit, soit au moyen du relatif ou bien par l'intermédiaire de prépo- 
sitions. Il y a aussi, pour le pronom personnel complément, le mode 
de suffixation; nous en avons déjà parlé (142-143). 

I. État construit. 

i) Tout mot pris comme nom, peut se mettre à l'état con- 226 
struit, qu'il soit au nominatif ou à l'accusatif, et le complément du 
nom peut être, aussi bien un autre nom, qu'un pronom, un infinitif, 
ou encore toute une proposition. Cette construction e\prime les 
rapports les plus divers, de dépendance, attribution, possession, 
origine, contenu, matière, etc.. 

l'I'iHH s îi'^fl.K'flrh.C * Les commandements du Seigneur, à^ 
a-idOi ài^fD^'' Garde:{ V arbre de me. M s llHAh : -Iffl : 9^ 
f^ù i l'd^^ Lorsque tu iras dans la terre d'Egypte. ÙCd-t s 0Ai 
f»* Le coucher du soleil. /*'A^i s ït'Dr'^ La puissance de toute 
chose. ^'P^ih^'l^ Le poulain de Vânesse. 19? i ÙÙ' Un in- 
strument en bois. \}9^^i îihA* Un monceau de grains. Î%*PA 
As fl^-hiîa -flrli.C' Les filles de ce pays. 'dhà. '- rfi*A"^ Un 
homme de la campagne. «^-S*^ « CDA^P " Le premier de mes 



1. Nomb. 33, 38. 2. Myst 21, 1. 3. Onuph. 17, 24. 

4. III. R. 22, 36. 5. Hén. 9, 5. 6. Jean 12, 14. 

7. Lev. 11, 32. 8. Sir. 20, 28. 9. Gen. 34, 1. 

10. Gen. 16, 12. 11. Gôn. 49, 3. 



176 Complément du nom ; état construit. 

enfants, '\^\hi éX^fli' Les princes de Pharaon. (DW s Q^^P 
Ùti i ^\|.^V- s ^'"AÇ'}'!"^ C'était dans les jours du règne des juges 
[où les juges régnaient). IM» s ^ Qu'il s OA^f,^ Le moment du 
lever du soleil [oà le soleil se lève). Ùtii'* 'hflïARs dXlF'}* Le 
jour de la naissance de Pharaon (où naquit Pharaon). 

2) La tournure de l'état construit se trouve souvent là où on 
s'attendrait à une apposition, lorsque le rapport du nom avec son 
complément est une relation de genre à espèce. 

Ul^: 7tfl^^l.A' Le pays d'Israël. KJ^O^ s h.C'P'}' Le 
mont Hermon. d*(il s h.Ç^T/1 « Ufl,^' Le grand fleuve Euphra- 
te. Oh 5 î^inf-^n i flôA-h : rt'JH^' // entra dans la synagogue 
un jour de Sahbat, 

3) Dans les constructions suivantes, Tadjectif est pris substan- 
tivement ; il constitue une sorte de nom composé. 

01^. i ^XkC Un pays étranger. h'^Mli' a ^ÏLC Des 
dieux étrangers. l'O^ïd-fl^'C Un ouvrier hébreu. ^fsTO- 
9^'^ Une eau douce. T?:ù s VII.C Une terre étrangère. 

4) Un même nom peut recevoir plusieurs compléments avec la 
tournure de l'état construit. 

hJ^fl^ï Ha-A"7 3 fl>^Ç;^A.Î^•' Les montagnes de Zahulon 
et de Nephtali. ^^Ù^ s ^l'A « (Doo^tï^'^ Les jours de meurtre 
et de corruption. h^HO s hf.VO' s (Dhlàlh'^ Les doigts de ses 
mains et de ses pieds, ^^ihd. « ritOUd i A^l^ s (Or^C " U 



1. Gen. 50, 4. 2, Ruth 1, 1. 3. Marc 1,32. 

4. Gen. 40, 20. 5. Jérém. 3, 8. 6. Sir. 24, 13. 

7. Apoc. 9, 14. 8. Luc 4, 16. 9. Jug. 19, 12. 

10. Gen. 35,2. 11. Gen. 39, 14. 12. Lev. 14, 50. 

13. Myst. 28, 2. 14. Mth. 4, 13. 15. Hén. 16, 1. 

16. Myat. 32,3. 17. Myst. 1,2. 



Complém6nt du nom ; état conatruit. 177 

livre des mystères du ciel et de la terre. 

5) Pareillement, le complément d'un nom à l'état construit, 
peut lui-même recevoir un complément avec cette même construc- 
tion. 

^^did, I "Vn-t i 'dC/^i' s A'^Ji* Le livre de la conversion 
(astronomique) des lumières du ciel, ^à-^'t i à-M « îi*^tl.?i^ Les 
restes de la vision du Seigneur. 

6) Lorsqu'un complément est commun à deux antécédents, 
un seul, celui qui est à côté du complément, se met à l'état con- 
struit. • 

rtAr I Ah « fll-^UA ! (D^P i MrUK'flrh.C I hOry Le salut 
(soit) sur toi, la clémence et la grâce du Seigneur, notre père. f»'\ 
fstiXï i l-ïb^ : hO> I Ahrfi^ 1 -fÙitL » IhTh I 1-Tfh'ï i hU> : AV 
•1J^ a IDA/hlffl I 7iA^h>A^ // est meilleur pour toi que tu sois prê- 
tre pour un seul homme, plutôt que tu sois prêtre pour la tribu et le 
peuple d'Israël. 

7) Lorsqu'un nom est déterminé au moyen d'un suffixe 
personnel (182, 4) son complément est précédé de la particule 
A. 

A^ Le livre des prophètes, du temps des rois d'Israël. 9^tïA s rhlffl* 
iTo^ : ai;h1f n « ?iA^/i.A* Avec les gentils et le peuple d'Israël. 
Atf»- s Aa>*M: I ÙÔ s HnAO- a M9^ » (Dd^»^n i tïHT U nom 

de cet arbre que mangèrent Adam et Eve est « se:{en ». 



1. Hén. 72, 1. 2. Aa.l8. 4, 20. 3. IL Tim. 1, 2. 

4. Jug. 18. 19. 5. IV. R. 1, 18. 6. Act. 4,27. 

7. Myat. 20, 12. 

14 



178 Complément du nom ; pronom relatif. 

IL Pronom relatif . 

227 Le relatif se trouve soit sous sa forme invariable H toujours pré- 

fixée, soit sous sa forme variable. Il s'accorde en genre et en nom- 
bre avec son antécédent, en ce dernier cas. On rencontre cepen- 
dant ïvi'i* pour H, Les nuances de sens sont les mêmes que 
celles rendues par l'état construit. On trouve cette construction 
particulièrement dans les cas suivants : 

i) Après des noms invariables à l'état construit, ou encore 
après les noms à l'accusatif, afin d'éviter l'obscurité ou l'amphibo- 
logie. 

M* i ^ih.9^ I HJ&I>^* Bethléem de Juda, '^Cf i ïxii* s 9 
à^'ù^ Marie de Jacob, dJHd AVi r/ïtUi Hh«ft»1^li1-^ 
Expose-nous la parabole de Vivraie du champ, 

2) Après les noms suivis d'un suffixe personnel ou d'un quali- 
ficatif ou d'un complément. 

A-Ofr s A?'di}tï i n^T^/: « l'^A* Le vêtement de Jean (était) 
de poils de chameau. Iffl^îi* s ftl^f s H/fi^ft a A^CO^^ Ceci est 
mon sang y (celui) du nouveau testament. OdAl" a dflji » Wi* » 
\tW Dans le grand jour du jugement. Ù0 s flA'> s Mi' i A/h*^ 
Le chêne du gémissement. 

3) Avec des noms ayant un antécédent commun, ou bien 
quand le génitif est l'équivalent d'un véritable prédicat. 

'Iin.f iI;A-i^^'Ï-+» ^^« (Onù^h^^ Che:{moi sont les 



l. Mth. 2, 5. 2. Mth. 27, 56. 3. Mth. 13, 36. 

4. Marc 1, 6. 5. Mth. 26, 28. 6. Hén. 10, 6. 

7. Gen. 85, 8. 8. Apec. 1, 18. 



Complément du nom ; prépositions. 179 

clefs de la mort et celles de Venfer. Ch^ » ^Hl'di' a O'h^ i 
wntDCh' Je pis les trésors du soleil et de la lune. jfAïO^l a «^U 
A a fiàt^fo^'. (Df.XïOh'i^i ït-t^ao^i nh9^^\\^ La clémence 
sera sur eux et ils seront tous de Dieu. M^^^f^ a nlnCtï-t-il a (O 
hCft-f fti s MX*7lUJt-nrh.C' Vous êtes du Christ et le Christ (est) 
de Dieu. 

III. Prépositions. 

Deux prépositions sont employées pour construire le complé- 228 
ment du nom. 

I ) h9^ ou hf^ï ou M^O^tï't qui servent à rendre le sens 
partitif. 

^"h i ïiT'lnMhVi^ i H7-fl^8 dj*fii hOrîh* Lequel des 
deux a fait la volonté de son père. Vi^K : Oi^'Ci' a Ù^O) s ^ÎT'Ï a 
A^V'^ 8 UlC^ Il choisit dix hommes des anciens de la cité, h''^ a 
fi) I I? CD A ^wDrf- a Y^^^ , ;hJ2.aï* a A^A' Dans la six-cent- 
unième année de la vie de Noé. 'h^ a îlî^fl^•A'^ a K/fiÇ'Th'' Quel- 
ques-uns des scribes. 

2) A dont l'usage est à peu près identique, soit à la tournure 
par Tétat construit, soit à la tournure par le relatif, mais dont on 
se sert plus spécialement, toutefois, pour les cas d'attribution. 

M^t^ i iO'h'P a ^Uh- i Al^/tC Vous êtes le sel de la terre. 
àiyoh s f.rt.Ç a flïAJ^h a OWO-ïi* s ^AKh a A-flrfi.^ a l-Q^' 
Joseph ton fils est pipant, il est roi de la terre d'Egypte. i^^Ail't a 
M*^ a A^'Hh*" Aux trois époques de Vannée. 



1. Hén. 41, 5. 2. Hén. 1, 8. 8. I. Cor. 3, 23. 

4. Mth. 21, 31. 5. Ruth 4, 2. 6. Gen. 8, 13. 

7. Mth. 9, 3; 8. Mth. 5, 13. 9. Gen. 45, 26. 
10. Ex. 34, 23. 



180 Complément du qualificatif; prépositions. 

Nota. Le choix d*entre ces trois manières de rendre le com- 
plément du nom, à part quelques cas, est dicté le plus souvent, 
par le besoin de la clarté ou de la précision. Lorsqu'il n'y a pas de 
place pour Tamphibologie, on peut partout employer Tétat construit. 
Chjtir 8 ^Wfti- 8 a>-/^R ï A-Ûh' Je m les princes des enfants 
des hommes. CA^Ïb « ^H*7'fl'^ s 0^Ji « (Dn(DCV Je m les tré- 
. sors du soleil et ceux de la lune, h^^PdAi +1'A« (DO^h't' 
Depuis les jours de meurtre et de corruption. 

Dans le dernier exemple, la tournure par le relatif, laisserait 
entendre qu'il s'agit de deux époques différentes ; l'état construit 
dans le second, marquerait un trésor commun. 

IIL Complément du qualificatif. 

229 Le qualificatif s'annexe son complément, soit au moyen de pré- 

positions^ soit au moyen de Vétat conctruit, soit encore par la 
tournure accusative. 

I. Prépositions. 

280 Ce mode est de beaucoup le plus fréquent ; les prépositions 

employées sont en rapport avec le sens. 

^\ï(0*li'l'n^i M^C-bi MilMh'aih.C* L'Egypte sera 
connue du Seigneur. UÙ » h^Tf * JZ-l-frVJZ. s AhCft*A s Z**^ 
C « Q'ilfl I 'h1)iJ\ildhC^ Celui qui sert ainsi le Christ est agréable 



1. Hén. 22, 5. 2. Hén. 41, 5. 3. Hén. 16, 1. 

4. la. 19, 21. 5. Rom. 14, 18. 



Complément du nom ; état construit. 181 

au Seigneur. Ù-dh * îiA i j^-ll^^ » <»•A't;^ i îiA i h AO^n»- , 
-VA-fej (Dïtt^oo^i oo^f.9^^1i Çih'lXOxY Les hommes qui 
demeuraient dans cette cité y étaient sans nombre, et tous étaient croy- 
ont en Notre-Seigneur. M * WA, i Qj^A- s (Darid^^ Il fut 

puissant par ses paroles et par ses œuvres. 

II. État construit* 

On le rencontre avec divers adjectifs, mais plus spécialement 23 1 
dans les annexions, où le qualificatif s'applique à une personne, 
pour marquer un état, une qualité, soit physique, soit morale. Telles 
sont les annexions suivantes : /*'K«fl s WA souillé d'âme ; Cih* 
4» , aD(fl* ignt à la colère ; Ci^O s A-fl droit de pensée ; 'îf-'ll s A 
-fl gonflé de cœur ; ÙThO* a oo'idJti patient d'esprit ; *n*f i Of/i 
insolent du regard ; etc.. 

Vtir i S -flK/lL « OD^f-T"! I hO*^ s Xioo?:^ c'était un homme 
fidèle, noble de race. Mi* « Ih^^d a W-A- : A-fl : hCK. » hih 
R I hf^htt I hA?!.* a H'il^f'lï* Toi qui as la science de tous les 
cœurs, montre quel de ces deux tu as choisi. 

A^m- a 1->/*'1- a 01iV « œf.aM 8 W-A- a Md^ a ^^^^ 
Pourquoi as-tu renversé son mur de clôture, [pourquoi) tout passant de 
la route la vendange-t-il ) 'f'4»^*^ a flAA a M^ Je suis un ramas- 
seur de figues. ChJ^ » %h^'m. : Î^A-Ma rt'>nAl-' Je vis 
sept collines remplies de serpents. W s fl>-Kiî a ^9^Mh a ^P^ a 
WiP9% a <w>/^^M- 1 AîiP'}11- a CXtfïV II était adorateur des 



1. M. N. 80, 20. 2. Luc 24, 19. S. Z. A. 16, 1. 

4. Act. 1, 24. 5. Ps. 80, 12. 6. Am. 7^ 13, 

7. Hén. 32, 1. 8. J, N. 189,26, 



182 Complément du nom ; accusatif. 

idoles et sacrificateur aux démons impurs. tiO^IC s fidXlà^ « 
h^ î ^^M s «"T-nï s fhii.'ti' Les collines bondiront comme des 
agneaux rassasiés de lait, ^l'flh. i difiH s MOàO) s J^AOï s f. 
h»'ïf ^ s ArV'P'J s (DhrOÈ-^l^ Ils rendront compte à celui qui 
est prêt à juger les vivants et les morts. 

• 

III. Accusatif. 

232 Les qualificatifs qui reçoivent leur complément à l'accusatif, 

proviennent principalement des verbes qui ont un double objet 
direct. 

XïJt : J&K-fc s oiK AH s n*r s oiî^Aîil- s J&h-t s /hî^if s H JÎ.+ 
1*A^ La langue deVhomme, il n^est personne qui puisse la domp- 
ter, elle est méchante, n^a pas de modération, elle est remplie de venin 
qui tue. f^lhCi^Vi"- h'^H.h'flrh.C' Instruil dans la voie du 
Seigneur. Hhïi^ s AA^i s hOVTh s MH s AQ-ft s IP* : -llfl s 
YiJïf'ftV' Il envoya les anciens des prêtres revêtus du cilice, che^ 
Isaïe. X'O''} i M'^lUPa^ i hd/P-ti (DCmJi '- (0^1^ s A-fl 
"ï® Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de gomme et de par- 
fums. 



1. Hén. 51, 4. 2. I. P. 4, 5. 3. Jac. 3, 8. 

4. Act. 18, 25. 5. IV. R. 19, 2. 6. Gen. 37, 25 



Sujet. Prédicat. 183 



CHAPITRE Vl 

SUJET— PREDICAT— COPULE 
ÉPITHETE ET APPOSITION — NUMÉRAUX 

I. Sujet. 

Le sujet d'un verbe peut être un nom ou un pronom, ou tout 283 
autre mot employé comme nom. 

"t ' Beaucoup de soldats du roi périrent et moururent de cette fihre. 
VMD^ 1 0.1- J K*^ Ahl- 1 aOIÙ i hh/^^lï ' // / avait un temple 
d'idoles dans le quartier de Sérapis. HK'XIA a i"1ldn a KAOI-A : 
diijb a hJ^CXH^ a AA^lK^ Manger sans se laper les mains, ne 
souille pas V homme, 

II. Prédicat. 

Le prédicat peut être un verbe, un nom ou un qualificatif. Les 234 
lois de concordance n'existent, peut-on dire, qu'avec les noms dé- 
signant des personnes ; avec les autres noms, l'accord demeure 
vague. 

L Verbe. 

I. — Sujet singulier unique. L'accord n'est absolu qu'avec les 235 
noms de personnes. 



1. F. M. 8, 23. 2. J. N. 222, 12. 3. Mth. 15, 20. 



184 Prédicat ; le verbe. 

Akrosenna la femme de Simon le Pharisien apporta un coq. ùfi^^Tr a 
flïAA s ^Ï-Th s Tr-bi^ i îifl^h.A s M^ s /h-Jî^ : OttS' Salomon 
fils de David roi d'Israël, construisit un grand édifice. l'Ile s ffdXl 
V i ?i*7n,A^ Un serviteur honore son maître. (Dùh- s hA/blf «^^ i 
(Dihd^s œ-ttif^c^i hA-fl^ Ils sortirent tous deux, partirent et le 
chien les suivit, 'htl'} s Vl^ i J&^C.AT^ L'oreille discerne la parole, 

Towf animal aime son semblable, tout homme aime son prochain, h. 
^i s 1-n. s hll'} 1 MA : ^uï^'JVl* « ^/?^>' Si /'or^i//^ disait, je 
ne suis pas Vœil. 

2. — Sujet singulier multiple. Le verbe s'accorde avec le 
sujet le plus rapproché de lui ou se met au pluriel. 

(Dôh i V'h s (DintiM^' Noé sortit avec sa femme. Vi^h- s 
M^ i (Dféjt 5 A-firt' Sem et Japhet prirent le vêtement. '\^d « 
CDlOAui K^Ji-nAds îiî^iU-'" L'étranger et le mercenaire n'en 
mangeront point. A^^f^ s (DT'^C s f 'llAÇ : (O^Miï s /^f -IfA 
Ç^* Le Cï'e/ ef la terre passeront, mais ma parole ne passera pas. hH 
r" i (Dib^^P i nh^ i dM-t s eh-f^i^ s h^^llt^'' Adam et Eve 
pleurèrent à cause de leur sortie du jardin. 'tli'hC't' s (Df^Yllh s <D 
'tùil/t' s f^tlV « AflftA^^ L'insolence, la jactance, l'arrogance dé- 
pravent le riche. tOC^ s (D-d^C s ^K'JO- s 01^ s aihl^î s hA 
K\fo^ i 9^ïlC i tP^fA- "" Uor et V argent fortifient une ville, mais 
la prudence est plus belle que tous deux. *^s P^J&s (OœC^'^ 



1. M. D. 63 c. 2. J. N. 166, 3. 3. Malach. 1, 6. 

4. Tob 5. 17. 5. Job 12, 11. 6. Sir. 13, 15. 

7. I. Cor. 12, 16. 8. Gen. 8, 18. 9. Gen. 9,23. 

10. Ex. 12, 45. 11. Marc 13, 31. 12. Gad. Ad. 6, 19. 

13. Sjr. 21, 4. 14. Sir. 40, 25, 15. J09. 10, I3, 



Prédicat ; le verbe. 185 

Le soleil et la lune s'arrêtèrent. Oh- 1 <^rt, s (DhO s "hd : d.CP 
1 ' Moïse et Aaron entrèrent che:{ Pharaon. i'<2A^ s rt^Ji : (D9^ 

J^C* Le ciel et la terre furent achevés. 

5. — Sujet pluriel unique. Il n'y a d'accord rigoureux qu'a- 
vec les noms se rapportant aux personnes. 

Pour les autres noms, d'une manière générale, on peut dire que 
l'idée seule prévaut en fait d'accord et que le verbe, prédicat d'un 
nom pluriel, se met au singulier ou au pluriel, suivant que la pen- 
sée de celui qui écrit porte sur l'ensemble ou sur les parties. 

9^^ Des mages de V orient vinrent à Jérusalem. CD^f -f s C^tïi' « 

«•ÇV;^ i rfhhA i œœôh i hA^lf "} i 'h{\rù .- flh^ : ^Ar^ i 

Aîlrt^'h'' Elle plaça {la tète d' Holopherne) dans son sac de nourriture 
et elles sortirent toutes deux ensemble comme elles en avaient la cou- 
tume pour la prière. M^l^i Mlti'hi h/hH-fl^ Pourquoi les 
nations se sont-elles réunies ) 

•f"\f:i* 1 1x7x^X1)- i A*A s hi^V* s M\h^^ Les ânes de Cis, 
père de Saul, s'égarèrent. ^Ih s ^/Ç*h. i ïlA^bi: s O^'tïtl^ s "h 
9^'lf\9^i.,. (oMn-i f'YlC^i O^-ntî^i n?iRïlftf«^!... ai 

ih'^at^ i o^-nn^ : ^/^h^ /^'po-i a-ne-ài Aoj-a.' void 

que deux lions vinrent du désert, ils commencèrent à creuser avec 
leurs pattes, puis ils allèrent prendre le corps du bienheureux Paul. 
CDhÇ^ft s HM1- : lonh s «^ïihAs In^Klfa^^ Des chevaux 
de feu vinrent entre eux deux. 

A0+ a hSf^ft » <D'1lA<(. I ^WA.I^' Josué vieillit et ses jours 



1. Ex. 5, 1. 2. Myst. 3, 3. 3. Mth. 2, 1. 

4. Jnd. 13, 10. 5. Ps. 2, 1. 6. I. R. 9,3. 

7, S. P. T. 15, 16. 8. IV. R. 2, 11. 9. Jos. 23, 1. 



186 Prédicat ; le verbe. 

(sa pie) s'écoulèrent. A;Hl+^A : Î^JtC s 60(D i ttS^é^â « ©J&l'fl 
C s Ç^^ s Hîiî^fl^-ft't* : HCK** Qu5 la terre produise des arbres 
(une végétation) qui fructifient et fassent des fruits d'après leur espèce. 
f^^nOl a W-/^ 8 K/hHfl I i^JtC i flïi'ï'fcKh^ En toi seront bé^ 
nies toutes les nations de la terre (le monde). JZ^H»/!" « f'^il» s tiéLCP 
It : Off:^\ i ^dH. s KîlA. s h'^ s Ji-^ftl I 1ii.CKV\r^ Moïse 
dit à Pharaon : ce indique-moi quand je prierai pour que les grenouil- 
les périssent (le fléau produit par les grenouilles). y> OCl s IT'ftA» 
a- i ti^.1^^ s ©K^^ft « fl>lni « ^Ùf^lr-f^o^ s Orif s T** Les 
chars (le train) et les cavaliers (la cavalerie) montèrent avec lui et leur 
campement fut extrêmement nombreux, 'hf^^^'"* s ^ti9^ a ^ 
'flAh i '^K/hÇl'^ Les écritures te mentionnent avant le monde, f» 
^i^'hi A'if^' Les deux se réjouiront. -tC^tD i Ù^lf^' 
Les deux s'ouvrirent. ft'^Ç'h s ^A^rhH* i rtl'^i'* Les nuées se ré- 
pandent en pluie. i^tiCù- s A^Vl* s h^ s Kd'PÇ» Les nw^es 
volent comme les oiseaux. 

K"^ « (Oti'ty i 0'ifï^^ Il plaça ces branches dans les canaux de l'a- 
breuvoir de Veau, afin que, lorsque ces brebis viendraient pour boire, 
ces branches fussent devant elles; car lorsque ces brebis venaient, elles 
buvaient et concevaient devant ces branches. Et lorsqu'elles vinrent, 



1. Gen. 1, 11. 2. Gen. 12, 3. 3. Ex. 8, 5. 

4. Gen. 50, 9. 5. Myst. 3, 1. 6. Is. 49, 13. 

7. Hez 1,1. 8. Prov. 3, 2. 9. Sir. 43, 14. 
10. Gen. 30, 38. 39. 



Prédicat ; le verbe. 187 

elles burent et elles conçurent. 

Les membres du corps étant souvent pris comme une représen- 
tation du sens auquel ils sont affectés, ils ont alors souvent en ce 
cas leur verbe prédicat au singulier. 

hàf/i±lhi Mittà*h.^i h-fl^* Les /eux (la pue) d'Israël 
s'étaient appesantis, tiff^SÙ i h^Vln^'^^ Que vos mains (votre 
force) se fortifient, J&K'fc s ^-V-fl-fl s fl Afl -■ (D-f-diO^h i W^ôT 
Celle-ci parlait en son cœur et ses lèvres (sa bouche) étaient en mouve- 
ment. ïxfJ&\XiK'^Ml^i(Dhnâ\ïXiK'^H^^'h' Tes mains 
n'ont pas été liées, tes piedt n'ont pas été chargés de fers. 

4. — Sujet pluriel multiple. Le verbe s'accorde avec l'en- 
semble ou bien prend le genre du sujet le plus rapproché de lui. 

^^hi ^*ni:i>s mR**'}' Ses servantes et leurs fils vin- 
rent. Aj&'>n^ s Mtï-bfïio^ s CDft**htf»- s (DMMÏIf^ : 
ahtli*: fffca i^j^C® Que vos femmes, vos enfants et votre bétail 
demeurent en cette terre. (DMt^\ s CDAÇ*7A s HJ'^^X s (Doo 
rfiH'>5 ^rt-flrh-: Aft^s ?i'7H,>i'nrh.C' Que les jeunes gens et 
les vierges, les vieillards et les adolescents louent le nom du Sei- 
gneur. 

5. — Sujet singulier et pluriel. Le verbe se met tantôt au sin- 
gulier et tantôt au pluriel. 

^'-llT^A 5 fl>-hiï s -J-hi^ : (Dïià s ^-^^^ s a>-A'fr;h» Ce roi 
et ceux qui habitaient en ce pays périrent, Xt'iiï « t'hi*' s iïUCtï a 
tÙMV a flï?iA a ^^h* a hr'^Thà^h a h^-H a l-d^' Phénix, 
roi de Tyr, le Chananéen et ceux qui vinrent après lui, firent ainsi. 



1. Gen. 48, 10. 2. II. R. 2, 7. 3. l. R. 1, 13. 

4. IL R. 3, 34. 5. Gen. 33, 6. 6. Jos. 1, 14. 

7. Ps. 148, 12. 13. 8. J. N. 157, 22. 9. J. N. 153, 5. 



188 Prédicat ; le verbe. 

Moïse et les enfants d'Israël célébrèrent la louange du Seigneur. R, 
nW s tï9^PTr i (Dll^ i l^riA.lh^ Simon et ceux (qui étaient) avec 
lui le suivirent, 

6. — Nom collectif sujet. Le verbe est le plus ordinairement 
au pluriel. 

fA-^ùtï-i HChhs hU7-^s eC^ Ta postérité possédera les 
pays des ennemis. h'^O- 1 AJ&^-UT-A- s W-A-fl»^ i 0Ch s Mit 
h!^ Ainsi périssent tous tes ennemis, ô Seigneur ! Afl s M^O* i ^A « 
A-flK a lilC s hÇrnV- a flï^R a -lin a M*K a lilC' Lorsgi^^ /es 
habitants entendirent sa voix, ils se hâtèrent de descendre vers les por- 
tes de la ville. H^nifl a /hlf-fl a i0f a hAnA.lf ^^ a fl>-Ai- a 
ÇÇ'lh® La /bw/e qfui était nombreuse étendait ses vêlements sur la 
route. Che- a hSihll a h^ a JÎ^^-^fll/Ç- a A'dh a 1iP>l a AO^Ji 
iîa J^i"} s ÎIÏ1-J&' Jésus voyant que la foule accourait menaça ce 
démon impur. RAJ^V a rif^ a -î-'îft^ a h*?^ a fl^lA-fcli-^ Pottr- 
quoi les pieds [des chevaux) de ses chars, tardent-ils ) 

j. — Sujet indéterminé. C'est la troisième personne du plu- 
riel qui correspond le plus ordinairement à notre construction 
du verbe avec le pronom indéfini on comme dans : on dit, on rap- 
porte, etc.. Le singulier est rare ; on rencontre aussi le passif. 

j&n.A^ahAHaïiirK'M'^JtlV.a Hh*^U-a A^»- a ai4>K'fl 
9" a Ahn-U- a flIJS.n.AîP a r'i't a ^d.^^ a J&A^Ji?'^ On lui 
dit : ce il n'est personne de ta parenté, qui ait un pareil nom y), et on 
fit signe à son père et on lui dit : « comment veux-tu qu'on Vappel- 



1. Ex. ]5, 1. 2. Marc 1, 36. 3. Gen. 22, 17. 

4. Jug. 5, 31. 5. Jud. 13, 12. 6. Mth. 21, 8. 

7. Marc », 25. 8. Jug. 5, 28. 9. Luc 1, 61. 62. 



Prédicat ; lo yerbe. 189 

le) y» hCl\f^Piï\W^in9^h\£^'^'\ri ^P^' On lui montra 
des forêts, qui serinaient de temple aux idoles. tu^hO^^ïl a AA 
9^ I dflje. I ïrti I (Dùh I AdA.h i fi'hfïCtl' Il ny aura plus pour 
toi de salut, le grand jugement est tombé sur toi, on V enchaînera. (1 
je-ïi-fc I H^'> a flî^AC a Sf/\r^'i^ a A^/*!-^ En ce temps, en 
Egypte, on adorait les idoles. -HlUA a Xioo , ai^iji-i i Ji-tÇl»-^ 
1 1 OhM^ao* I +ft<^ a Ifl.^ a <«.a>-A I fiti'Hïx'^ On rapporte que 
les savants athéniens furent les premiers qui pratiquèrent Vart de gué- 
rir les hommes. 

8. — Verbes impersonnels, i ) On se sert toujours de la troi- 
sième personne masculin singulier avec les verbes impersonnels par 
nature. 

An I ^Af a AAA a hîT-iV I q:CO^^ Lorsque le soir vint, la 
crainte s'éloigna d'elle. f^fS^b a \i^ a Ofl./?. a 0% a AH a JZ-H"} 
1^^ // résonnera comme un grand tonnerre, lorsquHl pleut. 

On trouve aussi le gérondif avec ces mêmes verbes, ou bien on 
tourne par le nom avec l'accusatif d'état. 

(OTM- a hW a hrX-K. a -^n.l^ a -aït^li a îiA a >%;»'>'> 
1*' L^ soir venu, on lui amena beaucoup de démoniaques. ''"Af' a 
<^X-K a -flîiA. a nAA a hf^hC^^flt a HA<^ a P-A.Ç« Lorsga'i/ 
se /îf soir, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph. 

2) Dans les verbes transitifs ou intransitifs employés imperson- 
nellement, accompagnés d'une complétive, on se sert de la troisiè- 
me personne masculin singulier ; on trouve aussi la forme participe 
ou adjective pour certains verbes comme : CPô il est convenable ; 



1. F. M. 7, 28. 2. Hén. 13, 1. 3. J. N. 159, 15. 

4. J. N. 162, 1. 5. Z. A. 16, 10. 6. Sir. 40, 13. 

7. Mth. 8, 16. 8. Mth. 27, 57. 



190 Prédicat; nom et qualificatif. 

<w»Ç^ia* // est nécessaire ; I*»ÇJ& il est bon ; ^(Djti H est permis ; 
etc.. 

j) La particule fl construite avec les suffixes personnels (147,1.) 
équivaut parfois à Timpersonnel : il est à moi, à toi, etc.. Par 
adaptation de sens, il signifie apoir, posséder, trouver, et alors en 
ce dernier cas, il a un objet direct qui se met à l'accusatif. 

Hn<^ I Tflfl ' Ceux qui ont la sagesse. 'HTtifL « H* a h Alî. 
-h: ft4»^ Un homme apait deux fils. 'llJ&A s hA-flf^ La force 
n'est pas en moi. 0*8 'liMs^à^i (OMltiV On troupe che\ 
nous ^e la paille et du foin. 

On rencontre souvent cette particule dans l'interrogation , seule 
ou suivie du relatif ïf . 

nV- s K-flV s fAhiy^ Est-ce qu'il lui donnera une pierre ) 0^ s 
f(^y|iiD« I Ti'V»*^ Est-ce que vous ave:{ un frère ï 

Sa forme négative se construit avec la particule Î%A inusitée 
isolément ; le mot qui désigne celui qui possède est souvent alors 
précédé de la particule A. 

AOCh ! 9^1[x^lr s K AO * i-Oi-Am s fliA/^V- « KAH : ^f^ 
ùr'f Uami fidèle n'a pas de prix, sa bonté n'a pas de poids. KA 
n s d^4» i A^^** Sa terre n'avait pas de profondeur, h AH s 
X'J^4» ! «ï^-ft-f s YxiAfc^^ On ne trouve pas la justice dans leur 
bouche. 

II. Nom et qualificatif. 
286 Lorsque le prédicat est un nom ou un qualificatif (186), celui- 



1. Hén. 5, 8. 2. Luc 15, 11. 3. Ps. 69,2. 

4. Gen. 24, 25. 5. Mth. 7, 9. 6. Gen. 43, 7. 

7. Sir. 6, 15. 8. Mth. 13, 5. 9. Pa. 5, 10. (Lud). 



Prédicat ; nom et qualificatif. 191 

ci s'unit au sujet, soit par simple juxtaposition, soit par Tintermé- 
diaire d'une copule (2^7). Il n'y a entre ces deux manières d'union 
aucune différence dans l'idée d'attribution. La copule n'introduit 
aucune nuance de sens nouvelle. On remploie le plus souvent pour 
favoriser la clarté ; très souvent aussi, elle ne fait que souligner un 
rapport évident d'attribution. Dans la juxtaposition, aussi bien que 
dans la coordination au moyen de la copule, le nom ou qualificatif 
prédicat suivent les mêmes règles que le verbe. Avec les noms de 
personnes la concordance est rigoureuse, elle demeure vague avec 
les autres noms. * 

OUI i Ttypo-^ « P'M a ^f^eoPt' Un ami fidèle est un re- 
mèdedevie. Kt^ïn 1-M.1- s n-IfO a îi'^H.h'flrh.C : toa-^il i 
"MA i tx^^^hi^Oh^ Odieux est V orgueil devant Dieu et devant les 
hommes, oo^C 1 Kflf «^ a Oirt^h i ^Cl'^ a HA.'ï a Mii 
Ifao* , iiYl%(D s Rîr*3 Mauvaise est leur bouche, {elle est) rem- 
plie de malédictions, rapides {sont) leurs pieds pour répandre le sang, 
't'ifAli îi*7fUK'flrh.C I JZ-X-fci H-fc* Ceci est le camp du Sei- 
gneur, Tl'}* 1 a^h-P 1 hA^-fclf <^ s Mkà » f'i'llh i *^^ 
t « ^'"Aîihl'* Voici les noms des saints anges qui veillent. ]f)Ah> 
Iff^i^^^'iiïit^'i'P^ Tous deux étaient justes. (OW i à 

<»^ . gg ^iw>^- , cdidA A « r ^t* a na^ïi-f-oo- , d,^ , whr' a 

O^fèjt"^ Noé avait cinq cents ans, il engendra trois fils qui sont Sem, 
Cham et Japhet. f>Mr a M^ a ^)h a Mi"^ Adam lui dit : 
« qui [es-) tu)y> 



1. Sir. 6, 16. 2. Sir. 10, 7. 3. Roiû. 3, 15. 

4. Gen. 32, 3. 5. Hén. 20,' 1. 6. Luc 1, 6. 

7. Gen. 5, 82. 8. Gad. Ad. 56, 26. 



192 La copule. 

III. Copule. 

287 I. — Le pronom personnel isolé de la troisième personne 

s'emploie partout comme copule et s'accorde tantôt avec le sujet, 
tantôt avec le prédicat, suivant les particularités indiquées pour les 
noms de genre commun. On peut noter à son sujet les remarques 
suivantes. 

I ) Le pronom personnel copule se place soit avant, soit après 
le prédicat, jamais en tête de la proposition. 

2) Il se place après le prédicat, lorsque celui-ci est un déter- 
minatif du sujet ; il se place avant, lorsqu'il n'est qu'un simple ex- 
plicatif. 

j) Placé après le prédicat, il s'accorde avec le sujet ; placé 
avant, il s'accorde avec le prédicat. 

^X-h. 5 -lin « ft'flC s ^hi i Mr s (Odi/? i (D(0-h^ao* I 
Tfaht^Tf i hf^Tf^' Ils allèrent à V endroit de la montagne {où 
étaient) Adam et Eue, et ceux-ci dormaient. 't9^0d s '^HrhÇ'h 1 
^H^fi-t i na^h-f^a^ i -nA-je. s Oï^^A^ // apprit les livres saints 
qui sont V ancien et le nouveau ( Testament), M^^*^ « O^ltiP s 41 
CVh s A9Aî^' Vous êtes la lumière du monde. K/V- s i^AA* s htî 
h A a i^'AA s ^*PdA fi h^'Jiï^ Ces trois grappes sont trois jours. 

^A^^^ih i hfà.^ fi nh^hr-hïi fi A-flh fi M fi hr-Mi fi hrin. 

K'flrhiC fi (D*t\!^^ Les cantiques de Yared ne sont pas des hommes y 
mais de Dieu. h^TI i l»-h* « hft^-fclf tf«»- fi Aft*+ s 



1. Gad. Ad. 46, 22. 2. An. lo. 3, 16. 3. Mth. 5, 14. 

4. Gen. 40, 12. 5. A. Y. 7, 2. 



La copnle. 193 

ïitkà^K^ s "hii a nK« i '(iih»d « *7'fl>Ç'* Tels sont les noms des en- 
fants d'Israël qui entrèrent dans la terre d'Egypte. 1^'Th s O^M? i 
7i<ï»-'}'|: a \t^ i ?|A a rt'Vfl'îi s C/uVl-^ Qw^/s sont ceux que je vois 
dans Vobscurité ) Iff-A-^^ i Ù'Hïi : à^H - ?i<^-^* » H'^n i h'^ 

l1«}%'flrfi>C^ Tous les hommes sont égaux devant Dieu, 

2. — Lorsque le sujet est un personnel isolé, on peut répéter 
simplement ce pronom pour représenter la copule. 

Mï. i hÛ-C I hy Moi aussi, je suis grand. M^^^ * KM 
ahf} i M'I-f^^ Vous êtes sans esprit. Mi ^d hV Je suis 
bon. liU i r"i^ i TràxV Que sommes-nous ) MiiO-M^ih^ 
tLh'dih.C' Je suis le Seigneur. h'J'h a fl»-K* = "i^fl»*' Tues 
Ésaii. 

}. — Les verbes M et t)ii(D ne remplacent jamais exacte- 
ment le verbe être dont le rôle unique est de lier le prédicat au su- 
jet. Ils impliquent toujours une idée d'existence ; Vii(0 signifie 
exister, se trouver, durer, etc.. M devenir, survenir, exister, 
etc.. 

Les suffixes personnels après Wt ont toujours le sens du datif ; 
après UiiiDy ils donnent à ce dernier la signification de: il faut, il 
est nécessaire, il importe, il convient. Wl à la troisième personne du 
singulier rend souvent aussi les impersonnels : il est permis, il suffit, 
il convient, il faut. 

4. — A noter l'expression lt(0*h:p s -AVLA c'est-à-dire, ^ 
ùrt a /bA-X a A<^ a M^tl a IKO-h'^ s -flVLA a hlTAlflf * 



1. Gen. 46, 8. 2. Hén. 52, 3. 3. P. A. 12, 24. 

4. F. M. 6, 32. 5. Mth. 15, 16. 6. Mth. 20, 15. 

7. Ex. 16, 7. 8. Ps. 81, 10. 9. Gen. 27, 21, 



t' 



194 • Epithète et apposition. 

Kî^Aïlf iAî^'>1-| -VAU* Eli, Eli, lamma sahaqtani, c'est à 
dire : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m' as-tu délaissé ) Avec cette 
même signification, 'flXA se rencontre seul, rt^^^^? s KQ>2lll»C s 
Mtt i dX:h.^ s -tlVlA^ // Vappela A})ene\er, (c'est) à dire, la pierre 
du secours. 

IV, Epithète et Apposition. 

288 Epithète. — i) Le qualificatif suit les règles du prédi- 

cat ; il se comporte comme ce dernier avec les noms de personnes, 
les noms de choses ou les collectifs. Suivent aussi ces mêmes rè- 
gles, tous les pronoms et adjectifs pronominaux. 

lUKO" « tif&^^ \ene\ de vos villes éloignées pour entendre le can- 
tique de Yared. ^t^VC^^fi i h^i^ « Ki±ïx^ « ïx^ s Ki-th 
V*i Mé^iOX'^ Ma doctrine n'est pas de moi, mais celle de celui qui 
m'a envoyé, n^'h i If}* s I^UlII- 1 ih^tï' Quelle est cette 
doctrine nouvelle ) OCÏli di^tti (Of/i i A\\h^ Ami nouveau, 
vin nouveau. 

f « <DHfl^ï M\'\*V*'^ Cdin au cœur dur, brutal et meurtrier, prit 
une grosse pierre et en frappa son frère. H^hf'^ s M* s od^y^ j 
héfl* hrhH'fl* 'flH*^^* Étant entrés dans une maison, de nom- 
breuses foules vinrent de nouveau. ^Ù'^^i h'fïM9^ i "htï^* 
hn s 'flt!*1f s txîM'û^ Tu t'appelleras Abraham, parce que (tu se- 



1. Mth. 27, 46. 47. 2. 1. R. 7, 12. 3. A. Y. 4, 22. 

4. Jean 7, 16. 5. Marc 1, 27. 6. Sir. 9, 10. 

7. Gad. Ad. 89, 4. 8. Marc 3, 20. 9. Gen. 17, 5. 



EpLthète et apposition. 195 

ras) le père de nombreuses nations. Vi^K » À^f frft « Mti s OttS « 

Josa^ prit une grande pierre et la plaça sous le téréhinthe en face du 
Seigneur. Ù-iHhP i àhinji'Ûfh^C » ft•flrh'^ : th^Ù' Loue^ le 
Seigneur d'une nouvelle louange. MClrP i AHChh i d^^^ a AV 
l/**!- a OiliMidi^ a OfUPÏ' ' // ^/aMira ta race dans la justice, 
pour la domination et une grande gloire. 

2) Le qualificatif se rapportant à un nom à l'état construit, 
reste à l'état simple. 

Vu- : /h-Wn ï ft*4».a hft^/bAs On/Z-a fll-flth'V' Voici le 
peuple des enfants d'Israël, grand et nombreux. Dfl,J& a odq.^ . ^ 
*7H,h'flrh.C s Hf-^hn a AdA>V^ La grande colère du Seigneur qui 
s^est levée contre nous. 

3) Lorsque le qualificatif se rapporte à un pronom personnel 
soit sujet soit objet, il est accompagné d'un suffixe personnel en 
concordance avec le pronom antécédent (voir Gérondif 217). 

l^AVl-f a rhdth' Je suis sortie comblée. -tOi^fL a ÙOK^' 
Il était né aveugle. h'hliP a A'ÏT-/^ a àxfP^ Ils s'emparèrent du 
roi vivant. d^Ci à^^ïli HYiidii^ h^M^ Va-t-en nu et sans 
chaussure. f^'lbf'Ùh a ^dh a O^tlt a à\f>(D^ a diihtïïï a (Dû 
OKMï^^ Il est meilleur pour toi que tu entres dans la vie boiteux et fai- 
ble. — ^hn a A*^^A*^l^ a dif'P^^ Ils trouva son serviteur guéri. 

4) Le nom complément d'un autre nom servant à former un 
nom composé (m), se trouve parfois traité au pluriel, comme un 



1. J08. 24, 26. 2. Is. 42, 10. 3. Hén. 65, 12. 

4. Ex. 1,9. 5. IV. R. 22, 13. 6. Ruth 1, 21. 

7. Jean 9, 1. 8. Josoé 8, 23. 9. Is. 20, 2. 

10. Mth. 18, 8. 11. Mth. 8, 13. 



196 Epithète et apposition. 

véritable qualificatif et se met au même nombre que son antécé- 
dent. Dans d'autres cas, le rapport reste le même qu'au singulier 
et l'antécédent seul prend le pluriel. 

d-t i InCil'bn' La maison des chrétiens, {V église). hH^-t « 
lnCtl±y^^' Les églises. rhft'B: ^fu^x' Un faux messie. iM 

Oh^'i s ^fl^rV Des faux messies. 

Lorsque l'un des mots du nom composé est epithète, tous deux 
se mettent au pluriel th^tV « VlUj^^ Un faux prophète. rhÔfl>*^7 s 
^fU^^lh^ Des faux prophètes. On trouve cependant pour ce dernier 
l'anomalie suivante : Hït^lf s #hfta>*^i s VfU?1* s ^^h^' Beau- 
coup de faux prophètes sont venus. 
239 Apposition. — i)Un nom mis en apposition, s'accorde 

avec son antécédent. 

^•^li^C'^ : e-Vft s ïfl^^ Le prodige de Jonas, prophète, d^ 
^Ôà a «^-rt. s i^^r^X ! l-n^ s hinJi'dili.C' Au temps de Moïse 
le législateur, serviteur de Dieu, f W-fl s Wfi s n.H s 'm\*'^V^ Afin 
de donner sa vie rédemption pour tous. J2.n»A' s OhA a ?'diiM s 
/w>^5P«4»ii 7/s répondirent : ce î7 en est (qui disent) Jean le baptiseur ». 
(OtiF- s AA.M s [llrf-4-^^ 7/ engendra Sidon, son premier né. P(\ « 

F « hAf-^Al» s rt^lA^^ Lors^jM^ Aor, rof ^^ Perse, apprit ce qu'é- 
tait celui qu'on appelait le roi des rois, il prépara ses chars. 

2) A côté de la tournure par l'état construit indiquée plus 



1. Act. 8, 1. 2. Act. 8, 3. 3. I. Jean 2, 18. 

4. I. Jean 2, 18. 5. Jérém. 6, 13. 6. Mth. 7, 15. 

7. I. Jean 4, 1. 8. Luc 11, 29. 9. J. N. 158, 1. 

10. Mth. 20, 28. 11. Mth. 16, 14. 12. Gen. 10, 15. 
13. Gad. Ad. 168, 20. 



Numéraux. 197 

haut (226. 2) avec les noms mile, fleuve, montagne, pays, etc.. on 
a aussi parfois la construction par apposition ; mais alors en ce cas, 
ce sont ces noms qui sont mis en apposition. 

AX'^a ^h-nVi-: Çio^M-i ùF^r^ 01Cii9,!i:^y Si je 

trouve cinquante justes dans Sodome. 

3) Lorsqu'un nom complément est déterminé au moyen du 
suffixe personnel annexé à son antécédent (182, 5), ce nom mis 
en apposition à ce suffixe, reçoit la particule directive A, 

^^'T.ya ATiMs d.dO i hinj^'iïih.C' Le commencement, 
de la sagesse est la crainie du Seigneur. ^^"V/ î ti^ùH/lr J ^(O 
Ùh : h9^^ a îi*7ll,îi'flrh.C^ Le commencement de V orgueil éloigne 
de Dieu. 

V. Numéraux. 

Cardinaux. — i) Ils suivent les règles des qualificatifs. 240 

OffiCW'i'i h0*à*'\* Judith demeura veuve dans sa maison^ pen- 
dant trois ans et quatre mois. Ch^ s TiAlfli: i -Ttî^ft* s ooil^l 

1* s HhJ^^^ Ces cinq princes Philistins en furent témoins. 

2) Le nom qui accompagne le cardinal, se met tantôt au sin- 
gulier et tantôt au pluriel ; le singulier paraît toutefois plus fré- 
quent. 

^'^ a Ohlâlh I a>-ft'fr;h I 9 m ë ^/wi-f^6 ji ^ demeura de- 
bout, pendant quarante-cinq ans. (DU'ÛP a '«'fl4«C^ On lui donna 



1. Gen. 18, 27. 2. Ps. 111, 10. 3. Sir. 10, 12. 

4. Jud. 8, 4. 5. l. R. 6, 16. 6. S. P. 46, 3. 

7. M. D. 63 c. 



198 Numéraux. 

trente pièces d* argent. Mtt^ i '^9^ A i ^hM '- (DO'dllV 

ô maître, tu m'as donné cinq talents. Ah<^ « ^h-flVb s V HJ^J^V^ 
Si je trouve cinquante justes, '^*l*7f s tï^'f? i hAKi* s tï'UOi' s 9 

''"f"^ // le servit pendant sept autres années. flM^* s h Ah. « ^ 
"MU « -hrt^'/t" s Îrf-A- : h^^ s (D^dS^' Dans ces deux comman- 
déments sont renfermés toute la loi et les prophètes. dJlO^ * C 0^ i 
Tthrt s AKO-V « ^K^'^ 3 «^h/bA" // envoya trois poissons rôtis 
à notre père Basalota Mikà'el. 
241 Ordinaux. — i) Les ordinaux de la première dizaine 

{i6i) suivent la syntaxe des qualificatifs. 

tiiMlhs Wi 'tCtif'^ Lorsqu'il eut ouvert le troisième sceau, le 
troisième des animaux me dit : avoisn. K''" ' ^•fldl* s Ùti't il'ûd « 
VÙr^C^h s 9^fïfh : A^%•7'flC'fcl^' Le quatrième jour, Holopherne 
fit un festin pour ses serviteurs. 

2} Pour les ordinaux des dizaines supérieures à dix, comme 
dans les autres langues sémitiques, on se sert des cardinaux soit 
employés seuls, soit précédés du relatif H. Les formes indiquées 
au n** 162, sont des formes purement schématiques, on ne les relève 
pas chez les auteurs. 

En souvenir de V exode, que la cinquantième année soit {ainsi) pour 
vous, ^^tl^ i iif»h± s 'i^^ s n T Sanctifie:^ cette cinquantiè- 
me année. Tir « f-rt.Ç * Hî^h^- : (DOiPCrti i 'i^^'' Joseph 



1. Mth. 25, 20. 2. Gen. 18, 26. 3. Gen. 29, 30. 

4. Mth. 22, 40. 5. B. M. 31, 30. 6. Apoc. 6, 5. 

7. Jud. 12, 10. 8. Lév. 25, 11. 9. Lév. 25, 10. 
10. Gen. 50, 26. 



Numéraux. 199 

mourut dans (sa) cent dixième année. 

j) La forme 4*iîA employée pour les jours de la semaine sert 
aussi pour les quantièmes du mois. 

h^iOi^CiiO/ia'ùi IMi ^'iéL^i ÙAjt' La quator- 
:{ième journée, au milieu de la nuit. (D}xO^ s àtii* s Oi*»-4- 1 iD'\ 

L^ quinzième jour de ce mois (est ) la fêle des azymes du Seigneur. 

fl^ftrtl^ Après le huitième jour, tandis que ses disciples étaient de 
nouveau à Vintérieur. hf^ i iiO^l s àMr i (Dfi^P i tiMl « 
Xiao s ft'^'HCp* le huitième jour, ils conduisirent l'enfant pour 
qu'on le circoncît. 

On rencontre encore cette forme 4''|ïA employée avec le mot 
jour même lorsqu'il ne s'agit pas de quantième. 

iVy a-/-i7 pas six jours pendant lesquels vous faites votre travail ) ?* 
Vft s vn^ 8 ahti-t s hCi*» 8 d'ïfl^ : o-A-rt 8 ôA-t : cdipA-A 8 A, 
iiA*^ Jonas demeura dans le ventre du monstre, trois jours et trois 

nuits, 'i^ 8 ùO-ô : ^*PM 8 œh'^Kïi s IfV^ 8 A^A 8 rj^ 

C 8 hC-fl^ 8 ÔM' 8 CD^C-fl^ 8 A-A.'h ' £^acor^ s^p/ /owrs et je ferai 
descendre la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante 
nuits. ^TrilC « IDAI-V 8 da>-^ a ^WA s Î^AA.> s Wh'/^ll s 1- 
rh«n* Qi/^ notre fille demeure dix jours avec nous, puis qu'elle parte. 
4) C'est du cardinal dont on se sert habituellement pour noter 
rheure ; l'ordinal est très rare. 



1. Act. 27, 27. 2. Lév. 23, 6. 3. Jean 20, 26. 

4. Luc 1, 59. 5. Luc 13, 14. 6. Mth. 12, 40. 

7. Gen. 7, 4. 8. Gen. 24, 55. 



200 Négation. 

h^s ai'l.H.« 0/^4.1 CDhrhi: * flJl^s Oia s hAW^ ^^aaf 
5or// de nouveau à la neuvième et à la dixième heure, il fit de même 
et à la onzième heure étant sorti, il en trouva d'autres, ftj^ftiï a rt9 
^i %ïLi JK.ft4*A?^'^ A la sixième heure ils le crucifiaient. liMï s 
-tà-O^i M^^ Jusqu'à la neuvième heure. (1^^'%^ i AVlr' A 
la première heure. 

5) Le numéral avec l'état construit ne se rencontre que dans 
de très rares exceptions. 

ï/^h s f-rt.Ç i hrh'Wlh i -hrtl-t s Ùf.a^' Joseph prit cinq 
hommes d'entre ses frères. 



CHAPITRE VII 

NÉGATION ET INTERROGATION 

I. Négation. 

Pour exprimer la négation, l'éthiopien se sert des trois parti- 
cules : K, M», KAn. 
242 ^ — i) C'est la négation simple et ordinaire ; elle ne s'em- 

ploie jamais isolément, elle est toujours préfixée. Elle se construit 
soit avec un nom ou un verhe ou un qualificatif, soit avec certains 
pronoms (1^2). 



1. Mth. 20, 5. 6. 2. Marc 15, 25. 3. Marc 15, 33. 

4. Jug. 7. 19. 5. Gen. 47, 2. 



Négation. - 201 

C i O^h/'^YL^ Dieu ne tente point pour le mal et il ne tente lui-même 
personne. h^(0-^^ i h^h'^i/t^ O race incrédule ! hM^C- 
Xï^i n^u Aî^tr a inChî^?' : Ail' Je sais que vous ave^ fait 
cela par ignorance, ^^l^» M^^ i KM^^H ^ M^f^* 

ÊicS'VOus encore sans intelligence ï 

2) Dans la proposition, K» se place habituellement devant le 
prédicat ; mais par raison d'emphase, on rencontre quelquefois 
cette particule préfixée à d'autres membres de la proposition. 

M ï Vi7h i at-tï't* !)'> i À,n/5-rfi i A^A.h : li'i'P s ^h^ 

1*^ Lorsque lu es dans le jardin, cette tentation ne vient pas contre 
toi. Kf^'n^ ' fnCT-i Ohjy^d. s JinX-zh.' m au ciel ils ne 
monteront, ni sur la terre ils ne descendront, 't^^^^h » fl^'lh s J% 
^ s A.fl'H'}* i ^-flC » cDAuRAuf 4-^A.r i n^fn^ « Ah-fl^ 

// viendra une heure où vous n'adorere^ le Père, ni sur cette monta- 
gne, ni à Jérusalem. 

3) Avec le subjonctif, elle rend l'impératif négatif (210, 5.) ^ 
^^l^ s VÇ^* Ne le tue\ pas. 

4) Elle sert enfin de conjonction de coordination dans la pro- 
position négative. 

K'I^'^hï'n i hM'^l ' iOh^MPr''' EIUs ne dévièrent ni à 
droite ni à gauche. hM^ a hM a 'hd a ?i*7H,h'flrh.C a tï^ a 
Kf''i''ih ' K^^f^ s K"^^^ a h^M'' Je lève ma main vers 
le Seigneur que je ne prendrai ni un fil, ni une courroie de chaus- 
sure. 



1. Jac. 1, 13. 2. Mth. 17, 17. 3. Act. 3,17. 

4. Mth. 15, 16. 5. Gad. Ad. 40, 10. 6. Hén. 45, 2. 

7. Jean 4, 21. 8. Gen. 37, 21. 9. I. R. 6, 12. 
10. Gen. 14, 22. 23. 



202 Négation. 

Deux négations ne se détruisent point. fDii^'tCd^ » (Ohjnh 
•S« * Personne ne resta. 
243 Jiïi — i) Cette négation intensive, s'emploie pour marquer 

la négation du seul mot qui la suit. 

Ml s i^'Çje- s h(0-flii^ Se marier n'est pas bon. fl^h* s tMh : 
nn^A^ Cependant, non en un jour de fête. M^ s i^'ÇJi « J&^4» s 
• HJ^4» s n4»JE^^^ s ^A.97* // nVsf pas bon que le juste tombe devant 
les impies. Wfi î -Aï « Tff s OIC i H^V'flC' // n'y a pas pour nous 
ici une cité qui demeure. Kh s ^^Çl^lO*: J&rh-4»® O n'est pas 
nécessaire qu'ils aillent, Kïi : C*d s ^A'hJiïlJK.îP s AWP. s md 
-n 5 CDhVi s C+d î ^Ifl-flCP* s A-flhrt.* :5iT?i^ 7/ /i^^5/ pas juste 
qu'on méprise l'homme pauvre et sage, il n'est pas juste qu'on honore 
le pécheur. 

2) Dans la proposition verbale, le sujet ou l'objet sur lequel 
tombe cette négation, forment avec la particule M^ une sorte de 
proposition nominale dont le prédicat verbal est un déterminatif 
qu'on lui unit au moyen du relatif conjonctif. 

KVis Trîlvl i HKA^^CÇh* Ce n'est pas nous qui t'avons mé- 
prisé, Klfl i d'h'ilMr i h^ i n?di^ i Ù'iïh^ Ce n'est pas seule- 
ment de pain que l'homme vit. Kî^l'h^rt s hii s h^l/ s n-tl'Q 
ù. ^^ Mais au commencement, ce n'est pas ainsi qu'il fut fait. Hli^ 
K ' ^Mi 5 A-H s l-m-AJ^ i M s tiU^^^h i c;h*'Th" Ce 
que je voyais (était) non pour cette génération, mais pour {une généra- 
tion) éloignée qui viendra. M^ s fl-flîi * Hf»tt^dX ^^ H n'est pas un 



1. Jag. 4, 16. 2. Mtli. 19, 10. 3. Mth. 26, 5. 

4. Prov. 25, 26. 5. Héb. 13, 14. 6. Mth. 14, 16. 

7. Sir. 10, 23. 8. Gen. 26, 29. 9. Mth. 4, 4. 

10. Mth. 19, 8. 11. Hén. 1,2. 12. Job 21, 4. 



Interrogation directe. SOS 

homme qui me convaincra. M^ l 'flH^'î a ïiA s fh9^C^ ^ Il n'en 
est pas beaucoup qui la connaissent. 

j) Avec le prédicat verbal, M* donne une négation emphati- 
que. 

?,Û,^s Utiïii TréLClff^.i Aft*+i httà^K^^ Ils dirent : 
(.( cela n'est pas {que) nous craignons les enfants d'Israël. » hï^ « H*!" 
-M* a rM"}' // n'est pas que V enfant soit morte. Mitiï^i Uiï^Ù 
h 5 nti* i Ô0* S'il n'était pas que tu as mangé de cet arbre. 

hAn — composée de la négation KA inusitée isolément et de 244 
la préposition fi construite avec les suffixes personnels, cette parti- 
cule équivaut à un véritable verbe (2^5. 3) ; elle ne s'emploie qu'a- 
vec les noms et les pronoms ; seule, elle représente l'impersonnel 
il n'est pas, la réponse négative à une interrogation {245.6). 

HhAn a 'haUi't^ Celui qui est sans péché. hUl/ïl- a h«^ 1 
J^AO a HJiAhÇlU® J'ai ordonné que personne ne le touche. 

On trouve aussi ïiAO a h^'^ jamais ; hAO a 'Iffl mille part. 

II. Interrogation. 

I. — Le mouvement seul de la phrase suffit quelquefois pour 245 
marquer l'interrogation ; mais le plus souvent, elle est indiquée par 
les pronoms ou adjectifs interrogatifs, ou encore au moyen d'ad- 
verbes. 

n a M(i(D a l/f I -flh/i.' Est-il quelqu'un ici ï 



1. Sir. 6, 22. 2. Jad. 5, 23. 3. Mth. 9, 24. 

4. Gen. 3, 11. 5. Jean 8, 7. 6. Rath 2, 9. 

7. Jug, 4, 20. 



204 Interrogation directe. 

2. — Ce qui a été dit des pronoms et adjectifs interrogatifs 
suffit ici (15 1. 195). La plupart des adverbes interrogatifs (174) 
n'impliquent aucune particularité dans la proposition, nous ne ferons 
que quelques remarques sur les enclitiques O* et 'h, 

j. — II- et V- se suffixent au mot qui doit être nié ou affirmé 
dans la proposition à laquelle elles s'appliquent. 

nt't'h s mCW As4u fait cela) ^tïhà^Xth i ^KM}f^^ 
Êtes'vous venus pour m'interroger ï ^Yi*t* s hMl"^ « «DJÎ'ftiA 
P « ^'Yi^ Votre père est-il en bonne santé ) et ils répondirent : « il est 
en bonne santé ». M-fh s H^^^h s fl^HV- s hAK s H'îA.C:' 
Est-ce toi qui dois venir, ou est-ce un autre que nous attendons ) fAï 
(DTfih s A-nhA. « -Tr^l i -nhù/t s nirf-A- 5 UhM^' Est-il permis 
à un homme de renvoyer sa femme pour quelque mal qu'elle fasse ) 

4. — Les particules TtiiP, ^1. introduites dans une phrase 
interrogative, insinuent souvent un doute, un désir ; A marque plu- 
tôt l'énergie. 

flhV-sîi^;»s ^^(D-lfa^i àhlM-a' Est-ce en vain, par 
hasard, que tu Ves montré bon pour ces peuples ) ''"V* » fY\9^C * 
e-T. s nil^* ! ^*?à^ s y7iPl[U' Qui donc connaît si tu as régné 
en ce temps ï hfht^ s h»» s MïÙ s H^h^-h s M' N'as-tu que 
cette seule bénédiction, ô père ) 

5. — Lorsque la réponse à l'interrogation doit être affirmati- 
ve on se sert de tiM*, hAO^ ; lorsqu'elle est négative on em- 
ploie nv*. 

hM* s Qftl^h i 'tWf'y N'est-ce pas en ton nom que nous 



1. Gen. 3, 13. 2. Héz. 20, 3. 3. Gen. 43, 27. 

4. Mth. 11, 3. 5. Mth. 19,3. 6. Jér. 4, 10. 

7. Bftth. 4, 14. 8. Gen. 27, 38. 9. Mth. 7, 22. 



Interrogation indirect©. 205 

avons prophétisé ) h^ s ^^^h s IflCA-f ft s OV- « AJ?r4-ft » -t 
h^^é^inf'l'dCi hî^lf » l-n^i ll'i'P' Lorsque le Christ vien- 
dra, est-ce qu'il fera plus de miracles que n'en a fait celui-ci ) HV» s 

Est-il le Dieu des juifs seulement, ne l'est-il pas aussi des gentils ï 

Avec h^ — ^ la réponse peut être affirmative ou négative. K^ 
flMÙlf^"i-^ N'avei'vous pas lu ) 

6. — La réponse à l'interrogation se fait le plus souvent au 
moyen des adverbes "hfD oui, îiAO non. On rencontre aussi pour 
la réponse affirmative ùéti^ et T4». 

AO 5 }i AO *' Que chacune de vos paroles soit : si oui, oui ; si non, 
non, h<»-/^hTh s ht^ i lD>n, s îiAO s M « e-rh'ïft s ^A 
^^f,^ Sa mère répondit en disant: a non, mais que son nom soit 
Jean ». 

7. — L'interrogation indirecte est introduite 246 
par les mêmes mots que l'interrogation directe ; elle est introduite 
aussi par les adverbes de lieu, de temps, les formes adverbiales ou 
qualificatives qui répondent au français « combien ». Si l'interroga- 
tion est conditionnelle, on se sert de h'"*, Mi^^, rarement de 
"M^, Les particules II-, V- se rencontrent rarement avec la condi- 
tionnelle. 

h^^*hrCiïi9^'\ai f>^^ïii (D-hati ^ihOhC^ On ne 
sait pas d'oà il vient, ni oà it va. -ttihli a lii^^Ohyi i M^ao , qf^ 
A*E * 'dhfljh'' Il demanda aux Galiléens si cet homme était Galiléen. 



1. Jean 7, 31. 2. Rom. 3, 29. 3. Marc 2, 25. 

4. Jac. 5, 12. 5. Luc 1, 60. 6. Jean 3, 8. 

7. Luc 23, 6. 



206 Ordre des mots dans la proposition. 

Vadjure de me dire si tu es le Christ, 



^>i^ 



CHAPITRE YIll 

ORDRE DES MOTS DANS LA PROPOSITION 

247 De toutes les langues sémitiques, l'éthiopien a la plus grande 
liberté pour l'arrangement des mots de la proposition. Les exigen- 
ces de la clarté sont, peut-on dire, les seules règles qui président 
à la construction de la phrase ; à part quelques particularités dues 
à l'esprit sémite, il n'y a aucune loi rigoureuse qui y détermine la 
place exacte de chacun de ses membres. 

248 Proposition verbale. — i. — La réalisation de 
l'action étant la chose capitale dans la pensée sémite, le verbe se 
place habituellement en premier lieu ; le sujet vient ensuite comme 
le plus intimement lié à l'action ; puis sont placés les compléments. 

^hfl s e-rt.Ç s ^Irt s n*J^^ : hn}lh,^ Joseph trouva grâce 
devant son maître. 1-0^ « ^'h s ïttr^ Noé fît tout cela. Mtt s *^ 
^ i f^ù?: s a^Ms^fi^ s hftW * i-h/^i- : Î^JtC' Veau com- 
mença à tomber sur eux jusqu'à ce que la terre fut détruite. 

2. — La construction précédente est celle observée dans une 
proposition, où le jugement énoncé, est l'unique chose que l'on 
veut exprimer. Mais, lorsqu'on veut souligner soit le sujet, soit 



1. Mth. 26, 63. 2. Gen. 39, 4. 3. Gen. 7, 5. 

4. Hén. 89, 8. 



Ordre des mots dans la proposition. 207 

l'objet ou les divers compléments que renferme cette proposition, 
on met l'élément considéré comme capital, en tête de la proposi- 
tion. 

JS'rt'flC I hÙÙ^'i' * Le coup de fouet fait des blessures, mais le coup 
de langue brise les os. A7*Pf i A-fl^i a M^ i f'd/t*?^ Les va- 
ses du potier, le feu les éprouve. "M^ït-l^ a hd*PÇ i ^Ihtï i IV 
-fl a IDXîT'lrf-A' a f.'VàT' a Ç^? ^ De tous les insectes ailés, V abeil- 
le est le plus petit, mais de tous [les produits), son fruit est le plus 
doux. ^ÙM : f'Xt'i a «wi^irh' Sur moi soit ta malédiction, h 
9^^h^fi a hïi i h^-H : H'M'fld^ Au commencement, cela ne se 
fit pas ainsi. M^ a Ah^A a YxOD^ifah s ff '^|CT^ a Th^fW* a (D 
hïi a AHje.ThflïAJ^ a hr'Mlï^ a ^dl" s t^ltb=\r' Ce n'est pas 
par l'homme que V orgueil a été créé, ce n'est pas par la femme que la 
colère de l'affliction a été enfantée. 

j. — Lorsqu'il y a un sujet multiple, ou complexe en tête de 
la proposition, souvent il est représenté par un pronom placé im- 
médiatement avant le verbe. 

a^h-P a -flïirt. a nmàtiOh a -tOld a Ifl^f a lO-Mî s f,M 
i a l'fl^'' Celui che\ qui sera trouvée la coupe, que celui-là soit mon 
esclave, '^.h^b A a (Dl-dCh»^ a ^i^h.^ a ID4<V-h> A a Ohy^'f^ao- , 
y^'iàPt^^ Michel, Gabriel, Raphaël et Phanuel, ceux-là seront 
confirmés. 

4. — Lorsque Vobjel est un suffixe personnel, il suit nécessai- 
rement le verbe. Il en est de même pour certains noms qui forment 



1. Sir. 28, 17. 2. Sir. 27, 5. 3. Sir. 11, 3. 

4. Gen. 27, 13. 5. Mth. 19, 8. 6. Sir, 10, 18. 

7. Gen. 44, 17. 8. Hén. 54, 6. 



208 Ordre des mots dans la proposition. 

avec le verbe des sortes de locutions. 

(DtifJt i CD A A « P-ïi-fc ! 'dïifl/t'' Cette femme mit au monde 
un enfant. CDftf^ s tià^'i±7 s AdA s ^rt.Ç s nîiA.i' s h*?». 

h*^ La femme de son maître jeta les yeux sur Joseph. 

5 . — On souligne le verbe en le faisant accompagner soit de 
sa forme infinitive, soit d'une des formes des noms auxquels il don- 
ne naissance. 

rt'T.O s ^hfO* 3 (DhJ^rMiaK^ Vous entendre:^ et vous ne 
comprendre^ pas. H^'f* s '}^iD*^^ Nous mourrons. 

6. — Si le sujet ou l'objet sont accompagnés d'une relative, 
on les place d'ordinaire à une des extrémités de la phrase. 

hOi'lh^ Et Jacob demeura dans la terre qu'avait habitée son père. A 
HsAu^ft'h^A'P: AWfrs ^V-s^Wrf-'f.6 ^e/wi qui déshonore 
son âme, qui Vhonorera } (Of^hlii, '- ?iA- s /hlf-flU. : KA s j&ï'O 

ïl*.Ç^f s fiàtiÀff'^^ Et maintenant, tes peuples qui demeurent dans 
les montagnes, s'il n'était pas qu'ils se sont révoltés contre moi, je 
n'aurais pas levé ma lance contre eux. 

On trouve cependant des constructions autres. 

Ti-J-f: i lO-K* a htl*^'W^^ » AXA s ^-tlO' s ^fi^Wf s «« 
Aïiïl'lh* Voici les noms des saints anges qui veillent. 

Le sujet ou l'objet réels se rencontrent aussi en tête de la pro- 
position, mis au nominatif absolu, par emphase. 

Ïf-A- s dd a nKf'd.à i ^à> i i^-Vf s f^mr?^ On coupera 



1. Jug. 13, §4: 2. Gen. 39, 7. 3. Mth. 13, 14. 

4. Jug. 13, 22. 5. Gen. 37, 1. 6. Sir. 10, 29. 

7. Jud. 11, 2. 8. Hén. 20, 1. 9. Mth. 7, 19. 



Ordre dea mots dans la proposition. 209 

tout arbre qui ne porU pas de bons fruits. iOM^^^ti « Il AP i M 
j^^lll£/Dy|ifD«i Pq^jt pqhs^ Il ji^Q^i personne qui pourra vous résis- 
ter, Ohh-^ i ?-diyiï I A-flfr 8 IfM-n^ I HXT*^: : I^A^ Pour 
Jean, l'habit qu'il revêtait (était) de poils de chameau. 

7. — Lorsque dans la môme phrase, il se rencontre des mots 
ayant même radical, l'éthiopien les rapproche volontiers. 

<7D^^4» I ^-n^* a J&flïAJt^ Le tonnerre engendre le tonner- 
re, hC I ^hA i ùf'^t i M^^nn I hO^Ôh't^* Comment Satan 
peut-il chasser Satan ï bOXC -• MOlC 1 tÙi^ s «wi^rh^ Si un 
aveugle conduit un aveugle. 

8. — i) Lorsque le qualificatif %q rapporte à un nom à l^'état 
construit, il se place soit après, soit avant la locution formée par 
le nom à l'état construit et son complément, jamais entre ces deux 
mots. 

Onj?^ I ^Ot I MH.K'flrfi.C s If-h^hn « ^bM' U grande 
colère du Seigneur s'est levée contre nous. R4Ï4* « X^'> 1 ïlO*^*} « 
'hi^'J&m* I diDC^^ Les illustres fils de Sion se sont vendus pour de 
Vor. 

2) Si plusieurs qualificatifs se rapportent à un même nom, sou- 
vent on évite de les grouper ensemble. 

/h-Mflalldf I fAxiO^-ii K-flCVî^i ID-AH-ll» Abraham de- 
viendra un peuple grand et nombreux. 'fl}iA« « ^^4* 1 O^ïi^ » A* 
Ç^IP"» C'était un homme juste et parfait. "1^9^ a X'A^'Hha (D 
OflJÎ. I ^Kh a AAAiO-^" Une terreur sombre et profonde s'empara 
de lui. 



1. Jos. 23, 9. 2. Mth. 3, 4. 8. Hén. 43, 2. 

4. Marc 3, 23. 5. Mth. 15, 14. 6. IV. R. 22, 13. 

7. Lam. 4, 2. 8. Géti. 18, ^8. 9. Gon. 6, 9.. 

10. Gen. 15, 12. 

16 



210 Ordre des mots dans la proposition. 

5) Le qualificatif peut se mettre soit avant, soit après le nom 
qu'il qualifie. 

ih^^ïlt^ i OflS-t i l»Jt<Jl'hs M-t' Vous maudisse:^ 
avec d'orgueilleuses el sévères paroles. Mii « 'flïiA. a ti^îh^V « 
nVl/i I (nCMï I H*A*^ I vie I M^C^^ Je suis un homme juif 
de Tarse en Ciliciey ville illustre. 

4) Les pronoms et adjectifs pronominaux gardent plus habi- 
tuellement la place qui leur est assignée par Tordre logique ; ce- 
pendant, en plus d'un cas, on les voit déroger à ce principe, tout 
comme les noms et les qualificatifs. 
249 Proposition nominale. — Dans la proposition no- 

minale construite par simple juxtaposition, on rencontre en premier 
lieu, soit le sujet, soit le prédicat. îi*7lLÎ%'flrh.C i M^ Je suis le 
Seigneur. Mi MlUK'flrh.C* M^Ah s h-flCV/** Je suis le 
Seigneur, Dieu d* Abraham. 

Pour la proposition nominale avec copule, nous avons déjà in- 
diqué les différentes constructions (2^7). 



1. Hén. 5, 4. 2. Act. 21, 39. 3. Gen. 50, 19. 

4. Mth. 22, ^2. 



Proposition comparative. 211 



CHAPITRE IX 



SYNTAXE DES PROPOSITIONS 



I. Proposition indépendante. 

Tandis que la proposition nominale est toujours purement et 250 
simplement énonciative, la proposition verbale, peut revêtir plu- 
sieurs nuances différentes, du fait de la multiplicité des formes et 
des sens de son prédicat verbal. 

Ênonciatwe, elle se construit avec l'indicatif parfait ou impar- 
fait; volitive, elle a son verbe à Timpératif ou au subjonctif (210- 
212) ; opiative, elle est marquée par le subjonctif (210). 

La concessive s'emploie avec tous les temps, la délihéraiive avec 
l'imparfait (204. j), la problématique avec l'imparfait s'il s'agit d'un 
fait présent ou futur, avec le parfait s'il s'agit d'un fait passé. 

IL Proposition subordonnée. 

La proposition nominale comme la proposition verbale peuvent 25 1 
être employées comme subordonnées, elles sont introduites par les 
mêmes conjonctions. 

L Proposition Comparative. 

I. — Elle est introduite par les conjonctions iK"*, fllK*", «52 
IflV*, etc. et suit les règles des indépendantes lorsqu'elle est 
simplement énonciative. Combinée avec une relative, une tempo- 



^1? Prpposition comparative. 

relie ou une conditionnelle elle suit les règles de ces dernières pro- 
positions. 

^ i ^f:^^'} s ^l'ùÇ^' Lorsque tu feras V aumône, ne fais pas 
sonner de la trompette devant toi comme font les hypocrites, hh9^ 

•thim-2 j^ ^^^^ ^^^ ^^^^ ^A^^^ ^^^^ p^^ ignorance, comme avaient fait 
vos chefs, n-Mfitf^ * ATiAhl: s Kl»•;^C s h^ * J&l-fl'Hl « é. 
•hA^ // trisa (;gs liens comme se brise un fil, 

lKW> I nS^^^àï¥ i 9^tlM\ t f rhi-h' Comme s'il riait avec toi, 
il te sondera, 1fl>-a iAh** ^îl^fi-s ïiAi lO-fl'Jhî ^Tf^* 
+ 1 h^ ï fln 5 fM^ s îirti- s rhiPC C^s /ï^ns ^tti ^/aie/if autour 
de ses bras furent comme lorsque la paille sent le feu. 

2, — La proposition qui constitue le second élément d'une 
comparaison (i86) a son verbe à rinfinitif ou au subjonctif; elle est 
toujours introduite par h9^Y ou M^, 

J?^+AA s I^A s Ji'îAÇ : M-t I fl+^^i- V^Cç;?i : hm 
dA * ^dh s 'w>^*7/^i- : hnnjx^ilHC' Il sera plus facile à un 
chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer 
dans le royaume de Dieu, J2.+AA i Hh't » I^A : M-t « tli^ 

L^ passage d'un chameau à travers le trou d'une aiguille sera plus 
facile qu'au riche Ventrée du royaume du Seigneur, f^^ « |i+A 
A I J^-AÏA* Quoi de plus facile que de dire ) f^'lb^tl « ^1/^ 
fk i M^'t'dutl^ Il vaudra mieux que tu donnes un avertissement. 



....'. 


2. Âct,è, 17. ' 
:;5. Jug. 15, 14. 
8.' Mth. 9, 5. 




<""!. Mth. 6, lè. 
^lii. Sir. 13, II.. 
. 7. 14tli. ;i9,.24.. 


' ' ë. Jug-ïè, w: 

, ,6, Luc 18, 25. 
9. Sir. 20, 2. 



Proposition causale. 213 

plutôt que de réprimander aveo colère. f>'%f'h s ^^C a 'TH s M^ ' 
^TrtïC i 9^ltfi » h-iï^^ Il est préférable que tu portes du sable, plu- 
tôt que de demeurer avec un fou. '\?tÙ « M i ^^'l s Mià\»ù » 
^•fl^fa 7tîr»>s '>tf»">a fl'H'Jlïa l/SîT'^ // eut été meilleur pour 
nous, si nous étions morts dans la terre d'Egypte, plutôt que de mou^ 
rir dans ce désert. 

II. Proposition Causale. 

I. — Elle se construit avec hft*^, (ÏM't a If et l'indicatif 253 
ou avec H'h'i't* et l'infinitif. 

-nV a Wn a ^'yd.W^ a ai^nfH- a Tf^4» i OhTti^ , ^ft*^ , 
'idhii^ Il est sûr que nous avons une âme spirituelle et raisonnable, 
parce que nous pensons. MH a ffâufit a îift<w> , ;^Vft^* H 
commença à les réprimander, parce qu'elles ne faisaient pas pénitence. 
thF- a htl^ a h^ a mfU-fl a l-fl^^ // le loua parce qu'il avait agi 
sagement. Vfln a Mnh'dih.C a A^^rt. a M^^'Sd a ^i- : hA 
h.lf ^ I ^tt a KO a aMi- a H^rX-K- a h^^- : hmô^ i 
*Jt^a îi*7rLh-flrh.Ca Oi'P'^^ U Seigneur parla à Moïse après 
la mort des deux fils d'Aaron, à cause de ce qu'ils avaient apporté 
du feu étranger devant le Seigneur et étaient morts. ^'t'Vlr a (Dllh 
^^:K.f>h(0'^h: HM-i-i n^UCtli 1^0' Il ny aura pas 
pour toi de soulagement ou d'intercession parce que tu as enseigné la 
violence. 

W^i nOf a rùà^i-i (ÏM-t: 9*na ÙW^i' Ils 



1. Sir. 22, 15. 2. Nomb. 14, 2. 3. P. A. 32, 20. 

4. Mth. 11, 20. 5. Luc 16, 8. 6. Lév. 16, 1. ' 

7. Hén. 13, 2. 8. A. lo. 19, 19/ 



214 Proposition finale. 

demeurèrent là trois jours pour observer les deux sabbats. 

2. — C'est la conjonction hlt'"^ qui introduit la causale 
complétive après les verbes qui marquent un sentiment comme ii'i 
lï/i s'étonner, Vftrh se repentir, rhlfï s'attrister, îiïih«»'h remercier, 
'tdy^di se réjouir, dXiO craindre, 'ff^bO s'irriter, etc.. Les 
temps sont ceux de Tindicatif. 

III. Proposition Finale. 

254 I. — La proposition marquant l'intention se construit avec 

h^'** et le subjonctif ou le subjonctif seul. 

VLlOÈXiXxoOi'M^Khi (Dhtïl^i A*** Annonce:{4e-moi 
afin que je vienne et que je V adore. Mi* s tl'^ù i ^t^^^ s ID^ft 

M^i îh^lï^ O toi, écoute ma prière et dispose mon langage afin 
qu'il trompe, qu'il blesse, qu'il tue les ennemis de ta loi 

h'flh'fl^ // envoya ses serviteurs pour qu'ils appelassent ceux qu'il 
avait invités aux noces. 'hP'flK» : ïtDrc^ s ft4i4» s Tift^h» A i 
Ohtt'f' s A.A- s h^ « J&d^l-h i ^^^i-^piP^* Tous les enfants 
d'Israël se réunirent à Silo, afin de monter pour les combattre. ^^^ 

Livre-le-nous entre nos mains, que nous le crucifions sur un arbre et le 
transpercions d'une lance. 

2. — La conjonction (D peut remplacer la conjonction 



1. Mth. 2, 8. 2. Jud. 9, 12. 13. 3. Mth. 22,8. 

4. Jos. 22, 12. 5. M. D. 64 b. 



Proposition consécutive. . 215 

f^tir I f»fïih^ J 4»^rt3: J <DK*7ftfth* Isaac lui dit : « appro^ 
che de moi que je te touche ». h/t'^W^ a àhtï/lr i (Dh^f^CÏÏ'dïï i 

Mtf»^ Ne fais pas le mal, pour qu'il ne V arrive pas mal. 

3. — L'infinitif, seul ou précédé de la particule A, peut être 
aussi Téqui valent de la construction subjonctive. 

M I a^Mt I A-^^C * (DéL^M I MtïdjÊ I Oï-fÙ i «dC* j 
OHïi* I h'htllijl^ Lorsque nous arrivâmes pour (nous) reposer, nous 
ouvrîmes nos sacs, nous trouvâmes V argent dans nos sacs. S^\)^*t* « 
Ah-flCif J (0*h1r s a\^ s A^Ji* Qu'ils soient pour éclairer dans 
le firmament du ciel. 

m I îiffV I A'T.a I AJZ'A'^** Qa^ celui qui a des oreilles 
pour entendre, entende. 'h'V'h « d,CP'i « ^dhp^ao^i A<^A>i 
OiAhcri « (Df>ÇU^ao* i KOAÏb 1 *J^^ « h'^H.h-flrh.C* P/ia- 
raon se hâta d'appeler Moïse et Aaron et leur dit : n. fai péché devant 
le Seigneur ». 

4. — On trouve enfin le relatif avec le subjonctif. 
?'^A^u»*iinài'ifhMri OHi f.^tfiiP' ils cherchèrent 

un faux témoignage afin de le tuer. 

5. — Le subjonctif seul ou avec h'"*, s'emploie après les 
verbes qui signifient : ordonner, défendre, prier, conseiller, con- 
traindre, pour introduire la complétive finale. 

IV. Proposition Consécutive. 
I, — Elle est introduite le plus ordinairement par }iAh, "htl 256 



1. Gen. 27, 21. 2. Sir. 7, 1. 3. Gen. 48, 21. 

4. Gen. 1, 15. 5. Marc 4, 9. 6. Ex. 10, 16. 

7. Mth. 26, 5». 



216 Proposition conditionnelle. 

h » ^fl et Tindicatif. On rencontre encore h*"* et le subjonctif, 

nMdà. 

Elle était si belle, qu'elle attirait les yeux de tout le monde. fD^V' i 

od^ s j^A*A* s n s nfl>-fti- 1 n^c -. hMi -. m .■ Wi^c « 

J&A.fl>C * M^i s ^IJ^' H uoici qu'il y eut une si grande tempête 
sur la mer, que la barque était couverte par les flots, flt'ht^ s Ah 

de telle sorte qu'il ne reste personne en elles ! ^"^'t* s M « lï'"* s 
hih'C' QuisuiS'je pour que j'aille) hài-t'^ h9^%V"} i hjtœ^ 
J^4» i m-ft-h s rj^C î Hh^nA s AîF»C I Kft-htf»-» L'wn d'eux 
ne tombe pas à terre, sans que votre père le sache. 

2. — La conjonction (D équivaut souvent à une particule 
ôonsécutive. 

«^^mï: ^l>ft*iï (OMi AYiao^i Kl-flV Combien me 
donnere\'VOiis, pour que moi, je vous le livre ) tlf^ùXï* * tiYi (ilii 
±hlïiïï'^iÙ^àiïilh^^'.(DdMClï' Moi, j'ai appris à ton 
sujet que tu comprends les songes de sorte que tu {les) expliques. 

V. Proposition Conditionnelle. 

256 I. La particule h^ avec l'indicatif sert à construire les trois 

modes réely éventuel et potentiel. 

ao*^'}» Sj /g5 jT2orts ne ressuscitent pas, le Christ n'est pas ressuscité 



1. Jud. 10, 4. 2. Mth. 8, 24. 3. Jér. 4, 7. 

4. Ex. 3, 11. ' 5. Mth. 10, 20. ' 6. Mth. 26, 15. 

7^ Gen. 41, 15, 8. I. Cor. 15, 16. 



Proposition conditionnelle. élTT 

d'entre les morts. h^H s M s Hh^nùi' s Mn^h'dih.C s hOid 

/^'t « ïillUi'QfhtC ^ Si moi, je chasse les démons par le doigt de 
Dieu, le royaume de Dieu est donc déjà venu che:{ vous, iihf* s /i 

4»"^ Si z^oMS me juge:{ fidèle au Seigneur, entre:{ dans rna maison et 
demeure:^-/. é.àA) : Hh^ i ih^'^ i ^^^ i f>(D^ s h9"i a 

^^+^ S/ /e peureux fait un songe, il tombe de son lit. 

•^ s tx'Ph a ïi^A : ïx^?t\fah^ Si tu coupes sept boucles de cheveux 
de ma tête et si tu les enfonces avec un clou dans la muraille, je serai 
faible désormais comme quiconque d'entre les hommes. WCa fl>*A 
-t a à^f> a AdA a ai>A*<»«»- a iiWPtl'd^ a Ah^ a l-hA a -^ 
^J^^a^ ^ Regarde en haut vers le ciel et compte les étoiles, si lu 
peux les compter. 

h^A a mn^ a ^Î-JÊ^* i -tihf^a^ a -fla-^*} a ht^oo^' si 
en pratiquant la justice vous souffre:^, bienheureux {êtes)-vous. 3^Af a 
h^a^-ÎAÇa ^lîr•i^^l/&^-fca A^a Aîi^a j&l-hi/A' // 
pria ^«e cette heure s'éloignât de lui, si cela était possible. 

2. — Très rarement ou rencontre hf^ construit avec l'ir- 
réel. 

ndft a fcJ^-W a œCTtifi : A,J&hA a hS^^Vt a h^^ s -JT-lP a 
>iA^h>A a (D^h-P » JZ,^J^- 3 X^A+A a œ'ih'^'} s n** //sawz;e 
/^s au/r^s e/ 17 ne peut pas se sauver lui-même ; s'il est le roi d'Israël, 



1. Luc 11, 20. 2. Act. 16, 15. 3. An. lo. 186, 3. 

4. Jug. 16, 13. 5. Gen. 15, 5. 6. I. P. 3, 14. 

7. Marc 14, 35. 8. Mth. 27, 42. 



218 Proposition conditionnelle. 

qu'il descende de la croix et nous croirons en lui, hS/"* i ï\9^9kli 
i n^J^'^h s h^ i MiM s K.d.^^lï' Conment demeurer aiUl 
devant toi, si toi-même ne le voulais ï 

3. — Le réel se construit aussi avec ïi^^ s KVl, ïv^ï^^ If 

Aîi^rt s l-ï-n^- s ràl^A' = aix-j^* s ^à^ s ?i*7H,Kf 1 1*1 

Si vous agisse:{ avec miséricorde et justice avec mon Seigneur, dites- 
le-moi, si non je tournerai, ou vers la droite, ou vers la gauche, h. 

Cl j2.hA! ^!p-vl* n'EKs n.-f-s -IiMs (o-iw- s v^f.-. nM 

(Uiih^'' ^+ft^ ï hfUC-t^ : A-I1M' Comment quelqu'un peut- 
il entrer dans la maison du puissant et s'emparer de son bien, s'il ne 
lie pas auparavant le puissant ) hlrA s ïi'iïMlt^ s ïl^ s \tùr s HP 
-h^l i -nhk'f' ' nMM i ^no^ s ^à>liy s ^nt^' Pour moi, 
je vous dis que quiconque renvoie sa femme à moins qu'elle ne soit 
adultère, la rend adultère. 

4. -^ La relative équivaut souvent à une conditionnelle. 

f « HM*7C^ Sï quelqu'un veut faire sa volonté, celui-là connaîtra que 
la doctrine que j'enseigne est du Seigneur et non de moi. hTi s "h 
-flAhtf^ ! nO^a i ^M s K^'TÙT 5 Ar^l- « A^AI^*' En vé- 
rité je vous le dis. si quelqu'un conserve ma parole, il ne goûtera pas 
la mort éternelle. 

5. — Pour le mode irréel, on se sert de la conjonction M et 



1. Sag. 11, 26. 2. Gen. 24, 49. 3. Mth. 12, 29. 

4. Mth. 5, 32. 5. Jean 7, 17.., 6. Jean 8, 51. 



Proposition concessive. 219 

l'on fait toujours précéder la proposition principale de la particule 
M^ ou h.^"^. Les temps sont ceux de l'indicatif. 

^fl se rencontre avec le mode réel, mais ce n'est que dans de 
rares exceptions. 

Ms'ilCïïX'M^dJi^Ml' Si iu me V avais dit, je Courais 
eAvoyé. Mîh i rhCh J Ç^-h i ?i*7H.K-flrh.C s îil^VOCh s A^A 
9" a flrt'^l^' Si tu apais marché dans la voie du Seigneur, tu serais 
resté éternellement en paix. M i dOUCil a (Ddfu^^ s -M-fl^ i -Il 
S^^ I n-t-l'dd a afO-tï-^W a IP+ a hî^A-nfr a a>fll-/|'h a Wi 
<^J^ a h9°W^ a CDÎif Vftrh-' Si dans Tyr et Sidon avait été ma- 
nifestée la puissance qui a été manifestée che^ vous, (ces villes) au- 
raient revêtu le cilice, elles seraient demeurées dans la cendre et au- 
raient fait pénitence. 'M^'VA'i « M i K.'td.mCll* Il eut été 
meilleur pour nous si nous n'avions pas été créés. M a A+^Vu a 
^Ird.^ a oni^^^ a hffOO'dMi:' Quand tu me demanderais 
la moitié de mon royaume, je te la donnerais. 

M a Mi-i Mn a ti-dh a Mi- a Hh*fr s fl-ùh a Ifh^ 
h a ?iC a Mh a 'MflAi a IMIA- a AMH.fc-flrh.C Si toi, tan- 
dis que tu es un homme, tu tires vengeance d'un homme tel que loi, 
comment donc diras-tu au Seigneur : « fais-moi miséricorde » ) 

VI. Proposition Concessive. 

Elle est plus ordinairement construite avec h.'^V», h^i^, Mi 257 
^ï,, hh^i, ; h^ seul est rare. 



1. Gen. 31, 27. 2. Bar. 3, 13. 3. Luc 10, 13. 14. 

4. IV. Esd. 2, 23. 5. Esth. 7, 2. 6. Sir. 28, 3. 



2^20 Proposition temporelle. 

îhi Hh^^ll-* Quoique son père meure, [c'est) comme s'il n'était pas 
mort, parce qu'il a laissé après lui un semblable à lui-même. K^'^Vl s 
^^ïl-s 9^hMïihJ-\ïh\fAï^ Bien qu'il me fallût mourir avec 
toi, je ne te renierai pas. "h^"* s hJ^éSlX) s ?i*7tt,h'fl#h.C s lOAi^ 
f 'IfÇC s fl'flîi^ Bien que je ne craigne pas Dieu, je n^ai point peur 

de rhomme. 

». 

VII. Proposition Temporelle. 

258 La proposition temporelle est introduite par les conjonctions ou 

locutions conjonctives suivantes qui se construisent toutes avec 
Vindicatif : 

M, h*^, quand, lorsque. 

'h^^^'hù après que ; toujours avec le parfait. 

Kî^H, ïxT'h'^ depuis que ; temps parfait. 

fy^XiOD iQ^iQ^ les fois que. 

^aÙ, hl^^V, TtiMïi h^ aussi longtemps que. 

Ti^lh ê h^"^, îifth 5 M jusqu'à ce que. MU tandis que ; temps 
imparfait. 

On trouve avec le subjonctif liKiHti, M^^f^'^ avant que ; 
^^f"* est rare employé seul. 

îift^h.A* Lorsque Samuel fut devenu vieux, il plaça ses fîls juges 
sur Israël. Knd'dïlf^'h i Hl-fl^ s mt^ s h^ s Chù s O^ïx 
i^i* Oihii s 9^lïi\fth^ N'ave:{'VOu$ pas lu ce que fît David lorsqu'il 
eut faim, lui et ceux qui {étaient) avec lui ) KAQ s îi'>h « HldH^ 



1. Sir. 30, 4. 2. Mth. 26, 35. 3. Luc 18, 4. 

4. I. R. 8, 1. 5. Mth. 12, 3. • 



Proposition relative. 221 

'V^ « ^«f^ 1 7/ Tiy 0f|^ ^onc personne qui troubla les enfants d'Is- 
raël pendant les jours de Judith et encore après qu'elle fut morte, 

XtTr I li'î'fc I W'A''^ Je vous dis que celte génération ne passera pas 
avant que tout cela s'accomplisse, h9^^^^ s f^^^OlC « 9Aî^ s 
éjiXid^ Avant que le monde fut créé, il m'a créé. 

VIII, Proposition Relative. 

Elle est introduite soit par le relatif, soit parle pronom indéfini 259 
ou par les adverbes de lieu. 

XV^ : nf^Wn-a « ^^-nia « n^h-n^ : M%<^^ comme est ce- 
lui qui thésaurise, ainsi est celui qui honore sa mère. tïHliX)r » h^^ a 
}%An 8 Hp'AhÇlU'' J'ai commandé que personne ne te touche. 'TlQ 
(0*n i ^Hint i HAO J nKfAïay^ s AflA^d' // mangea les pains 
d'oblation qu'il ne lui était pas permis de manger. ''■•AWfl'ih a d'il 
rial/Aflî.aîr'T'PV' Us anges auxquels ils sont livrés. i''}^^h 
^ I M^'hd a flljt+l'» Elle se leva d'où elle était couchée. 

On trouve aussi équivalant à une proposition relative : une pro- 
position juxtaposée ou coordonnée signifiant Tétat, une temporelle 
avec Mil, 

Chf- a Aj&Ar/i^' : MH a JZ.I^'gVJi* Il vit Isaac qui jouait, ù 
tin^ a K^H X f.'iOhao* 10 // /^5 i^Q^^^ endormis, -t^diif, s A^-fl 
irl^ a HKCh^ I hCtxf'W^Ï i aa^h-t a ^-flC '' Construis te ta- 



1. Jud. 16, 25. 2. Marc 13, 30. 3. Sir. J4^9. 

4. Sir. 3, 4. 5. Ruth 2, 9. 6. Mth. i2/4. 

7. Hôn. 63, 1. 8. Jud. 10, 2. 9. Gen. 26, 8. 

10. Mth. 26, 40. 11. Ex. 26, 30. - -y - 



222 Proposition complétive objective. 

bernacle suipant la pision {que) je Vai montrée sur la montagne. OK « 
IL-h i AuP-AmA s ©n.* i ^ù i î^lrf-^-n' // alla h, la maison de 
Justus qui était proche de la synagogue. 

Enfin la relative peut avoir le sens conditionnel (256. 3) ou le 
sens final (254. 4). 

IX. Complétive Objective. 

260 Elle se présente sous trois formes : le subjonctif seul ou avec 

h**" ; Vinfinitif seul ou précédé de la particule A ; Vindicatif seul 
ou construit avec h^'". 

Nous indiquons ici les principales classes de verbes qui admet- 
tent la complétive objective, en indiquant pour chacune d'elles, la 
construction de cette dernière. 

I. — Avec les verbes qui signifient vouloir, on a: soit 
le subjonctifs soit Vinfinitif y tels sont : 

4(.+R désirer ; KOf refuser ; K-flA^ préférer ; <(.'^al, X"U+ 
désirer pipement ; KÇ4*^ aimer ; hXM commander ; hAK défen^ 
* drej empêcher ; ti^*lH interdire ; Hh^ apertir, rappeler quelque 
chose ; li^'K exhorter ; ïx^^Xïù essayer ; 'Mlf A contraindre ; d\ 
é/^ interdire ; MM prohiber ; ivUth (Orh) accorder ; 'îftl per- 
mettre ; O^OH concéder; "llAf décider; ^lïd projeter; hÙd.(D 
promettre ; i'WiflP prêter serment ; 'ttid^iD espérer ; dXlO crain- 
dre ; etc.. 

Ceux d'entre ces verbes dont la signification implique négation 
comme défendre, prohiber, craindre, ont leur complétive avec h^ 



1. Act. 18, 7. 



Proposition complétive objective. 223 

lorsque celle-ci est construite avec ïl'^, 

C i h^ i M I hrlrdi^(Dt\J^ S*il ne veut pas Vépouser, le Seigneur 
vivant {m'est témoin) que moi je t'épouserai, 9^'i't s ^dJ^^ i M 

nci Ah I cDj2.n.A- 1 hniLh i h^ i f>chy i hàf^i^^ Que 

veuX'tu que je te fasse ) et il dit : a ô Seigneur, que mes yeux voient ». 
Kft^^^ i hï* I ^ho'}'}' Ne cherche pas à être juge. lï^M 
Jiim- 1 liOD i h/lr9^0^ I atït^* Nous vous avons défendu d'en- 
seigner en son nom, 

2. — Ceux qui signifient pouvoir, comme hUA pou- 
voir, ftM ne pas pouvoir, admettent aussi soit le subjonctif, soit l'in- 
finitif. 

M « ^hllAïl* s fim 5 hChf'^ Moi alors je n'ai pas pu voir. 
^'h iMiïï^i ïitlflA I rhW » A** a aji*' Qui suis-je, que je 
puisse lui édifier une maison ) 

j. — Les verbes qui signifient faire, sont accompagnés 
plus habituellement de l'infinitif ; ils, admettent cependant le sub- 
jonctif. 

Parmi les verbes de cette catégorie on peut citer : (0(ïï^ entre- 
prendre ; ^Xïù. tenter ; "hiPO» s'efforcer ; htïi''h^^ s'appliquer 
à ; ^f^OD entreprendre ; i^/hMA, Kd+fl, P^ se. garder de ; -tU 
hf , h*^, -llftl cesser de; éJ^^ achever; 't^'hd tarder de; 
dtïO négliger ; 'h'T'h se hâter ; etc.. 

'HXtyi I "Mi i (Da\*t* i f.'il^^ Il X en a beaucoup qui ont en- 
trepris de raconter, H A i h^^/L « d^ i W-A- 1 /hl i dJA^ a Ifl.^» 



1. Ruth 8, 13. 2. Luc 18, 40. 41. 3. Sir. 7, 6. 

4. Act. 5, 28. 5. As. Is. 9, 37. 6. II. Par. 2, 6. 

7. Luc 1, 1. 8. Rom. 13, 8. 



2g4 Proposition complétive subjective. 

Celui qui aime son prochain, accomplit [achève d'observer) toute la loi. 

4. — Les verbes qui signifient penser, savoir, dire, 
ont leur complétive à l'iadicatif seul, ou avec la conjonction 
h^*". Avec les verbes marquant jugement, on trouve aussi H, "h 
tl'"*. Le subjonctif et Tinfinitif ne sont que de très rares excep- 
tions. 

Mi CM^ « h^ s 01 A^ s -llAll- 5 Ml-nC^ ' Lorsqu'elle 
a PU qu'elle avait conçu, elle a cessé de me respecter. ^^diMl' s fl 
^Wf s h^ I ;i.j&nai-}^ ï (D-tt-t i bù^^^ J'ai juré dans ma 
colère, qu'ils n'entreront point dans mon repos. 

X. Complétive Subjective. 

261 Elle se construit, soit avec le subjonctif seul ou avec ïl^"*, soit 

avec Vindicatif awec H ou h''", soit avec Vinfînitif Les qualificatifs 
pris comme impersonnels, admettent aussi ces constructions pour 
leur complétive. Enfin lorsque la complétive a le sens causal, on 
la trouve souvent avec Ttvli^'^, 

hX^hi tp^f'i AMA: hP^hifa^i f^iaCi fl/h-fc*^ // 

n*est pas bon pour l'homme qu'il demeure seul. 'If^^ « liAUh. « Khi* 
di'^C^ s Aîi''^* // est honteux pour un homme de mépriser sa mère. 
fc,KhAluV- « HV-^Khi s 9^^^ Ne te suffit-il pas que tu aies pris 
mon mari ) f^X^lïlf^ « Ml^^ - hlï^ * W-A- s -i^'i^l i *^fl 
Tf ï if-Zt^tf*^® Qu'il vous suffise que toute la multitude soit une multi- 
tude oà tous sont saints. J&'lfcJK.Ah 1 h^ 1 J^O'î-A i h A^ « fi 



1. Gen. 16, 5. 2. Héb. 3, 11. 3. Gen. 2, 18. 

4. Sir. 3, 11. 5. Gen. 30, 15. 6. Nomb. 16, 3. 



Proposition coordonnée. 225 

9^ I hfl Ah s ïii^jf-A- 1 /^;'h I f>^(Df.f> ï i»*Ai- s r/w^ ' ii 

est meilleur pour toi qu'un de tes membres périsse^ plutôt que ton corps 
entier ne soit jeté dans la géhenne. 

III. Proposition coordonnée. 

L'union des propositions indépendantes par simple juxtaposition 262 
est rare ; habituellement, toutes les propositions sont reliées entre 
elles par les conjonctions de coordination. 

1. — Union. ETans les propositions affirmatives on se sert 
de ^, dans les négatives de ^K^, La construction M^ « Hh^^ * 
— KA I correspond à la locution française « non seulement, mais 
encore » elle marque généralement une gradation. 

(Wai Th I Mb - ïirMti^ i OirH-h i ^U2. : hC/'^^ Bénie 
eS'tu entre toutes les femmes et béni est le fruit de ton sein. O^M^P i 

V I hh9°C a Çh^l^^ Et Dieu appela Moïse et lui dit : « c'est moi 
qui [les) ai écrites de ma main et moi j'en comprends le sens ». M(0 

ha»-i aiKtii fih(^ i h^ i ^h^'h i 0*s M« ^.- tï^ti 
^/jf^iTooD* I aiii'thîh* Il vous a accordé non seulement de croire 
en lui, mais encore de souffrir pour lui 

2. — Séparation. Pour marquer la séparation on a : J^ 
Oh ou bien, h^X — (Oh'^X ou... ou..., O^h'^hï^... (Oh'^hïi 
ou... ou... (Dh^ i tiK.. ^'hP^ » >iïl, (SlhP^Ï\\^... ID?|fl»Kïl 
ou... ou... Dans l'interrogative : 1h — tBjti^"' i M* est-ce que... ) ou 
bien... ) 



l.' Mth. 5, 29. 2. W. M. 20, 13. 3. M. M. 9, 9. 

4. PhUip. 1, 29. 

17 



226 Proposition coordonnée. 

h AH s HJî^hA 5 AïlA^b a hPhm'Ir a i**"}?- s œh^Mi t 

If 11 a aiAhAh«a ^Pl'Ii.H'H* // n'est personne qui puisse servir 
deux maîtres, ou il détestera Vun et aimera Vautre, ou il obéira à Vun 
et désobéira à Vautre. 

J. — Opposition. Dans l'opposition simple, on a : (O 
ou ID — A; après une négation on se sert de h^ « mais, mais au 
contraire, bien plutôt )>. Hhlrddf hlrtUi ont un sens analogue. 
Pour souligner l'opposition on se sert de fl/hls « pourtant, toute- 
fois, cependant n. . — . . ., ' 

: hïl a ^i- a H^-^OH-J: i M , Kft^ a fh^C a h^^h-adu 
CiXï^ih^i ÙM* a 1-n AO- a hn^O- a f^^d.^^ a hdj&'î-t 
yiOD-a II n'est pas (vrai) que vous mourre\, mais (c'est) que Dieu 
connaît qu'au jour oà vous en mangere^ (de ce fruit), vos yeux s'ou- 
vriront. M'QC a -hùAï a fOQ/hl: a adUiJIr a ^(DÙÏH h^^tï I 
^^<w»3 j^ demeurerai che^ toi, cependant durant la nuit, la servante 
sortira (pour aller) au désert. • * r 

4. . — Raison. Elle est indiquée par hft^'", 

l^nh a ftt+h a hh^ a ù'HltÙt a lOnîl/hïb a hfth a A^^-* 
Réunis tes enfants, car je suis vieux et j'arrive à la mort. 

5. — Conséquence et conclusion: h» est la 
particule suffixe ordinaire, elle est souvent accompagnée de la con- 
jonction ïiilï qu'on trouve employée aussi seule ; avec l'interroga- 
tion on a : "MP ou îi'^h. 

nihi d/tih a hih-t a hrM a 1-îiHHl- a /h^K a J2.rt^^ a 



1. Mth. 6, 24. 2. Gen. 3, 4. 5; 3. Jud. 11, 17. 

4. Tob. 14, 3. 



Proposition coordonnée. 1227 

(|#»D^«7/*»»f- 1 if^f^^ Celui donc qui aura transgressé un de ces 
commandements, sera appelé très petit dans le royaume des deux, (O 

ftll- s Mh I •flVL/t-;^' i?/ lorsque NoMi vit qu'elle persistait à al- 
ler avec elle, elle cessa donc de lui parler. 






1. Mth. 5, 19. 2. Ruth 1, 18. 



228 



CHRESTOMATHIE. 



»»î » e<co 



hér\r i If AA1- 
\ïi ^(D%'' (DWà.1 fb^'fii a^hi*i9^f:Ci M-ti (o*n 

ÇT^* s A^d*-fl ï OlïlÇ s AP-A.Ç s diPC* a (DMÔ-t: s 9^ 

+ 1 rtîA i A** s nA s corftA 5 ft** I HA4- » h'^A-fc^ : KO- 

îiA^h.A « iD^d*<lrt s ^A*rr : Ae-rt.ç s îir> a ità-ti^ i ft 

^ ï OA* « oiAn s CîiÇ^ I MVO- '. h^ s Xufo* : ^^*C s KO* 

A* * -t^lG^ i ^h i ïPÇf « lO/hA^ « P-A,ç I /hA^ * loVlt? 
«»«^ 1 AK-^«o- « aijin.A"tf«»- 1 Ar*?» i AT/'J* s /hAir» : h^ 
Aîr*ïi- « ïiiiÂ, I hAAA-th^ i m^h\\o^ « '^ïihA I -ï^l^ I 
(D-tT^^^h t hAAAl- » ff fUfcf 5 flï*^ ' cD'h^J&m- « hAAA-fc 
h<^ s oiAl^ * AHILKf s IflAAAI- « «Dje-n.AJP s V^ï*'V- s 1-M 
/^aAdA.V: 

^^1* la loi — ce mot désigne la loi mosaïque et s'applique à diffé- 
rents livres de la Bible. 
If - Aftl* de la genèse (génération) — = IDA A (227) 
(O^W/L et il demeura — (O conj. ; hdù L 1. parf, 3' p. m. sing. 
9à*^ Jacob — sujet de ^Ù/i 



Chi'éstomathie. 2Ï9 

fO'tï't dans — prép. (177. 20) 

9^^C là iefve — nom. com, nominal 

Mi* laquelle — pron. relat. (148) 

I0•ft't;^ dans elle — pour OhMrt" + y ( 19^. 4) 

Vfl^ demeura — accord avec >ifl*l^ 

hfl* - V* le père de lui — (144) sujet de Vft^ - 

Ohlti* dans — prép. (177. 20) 

^Jt^ la- terre — état comt. (226) 

hVM de Chanaan 

flï - h^ - If et telle — (*i $ 2. 8) sa rapporte à V'V/Jt 

O^Yi'p est — pron. copule (2^7) 

ÇT^* la génération de lui — ÇT^I' + O- (142) rad. djCnC 

créer, engendrer 
ii-yà^'d de Jacob — apposition (226. 7 ; 239. 3) 
fli- W et il fut à lui — W + ^^ (237. 3) 
A - f'A.Ç à Joseph — (226. 7; 239. 3) 
Oi^Cii dix — adj. numéral (153) 
9^* I années de lui — pour ^^^Hh + ^^ (142) 
(O - ^CV. et il paissait — Imparf. L 1. S'^ p. m. sing. de CÙ? 
î^ftA avec — prép. (177. 4) 
ti'W - U- les frères de lui — pi. de M^h (14^) 
MIO les brebis — pi. de dlô ; obj. direct de f>€\ 
Kfl* - 1> du père de lui — (144) 

CD - CD^H et l'adolescent — n. com. m. sing. nomiru rad, fOCH(0 
O^hrb était — pron. copule (237) 
5^AA avec — prép. (177. 4) 
R«M* les enfants — état const. (226) ; rad. A+4* 
nA de Bala 

ID - îr*AA et avec — prép. (177. 4) 
^4+ les enfants — état, const. 



2EQ Çhrestomathio, " 

If A-l- de Zalafa 

h'Ut'by les femmes — ru collecL en apposit, à 01 et If A4' 

Jiû*- IH du père de lui — (144) 

<D -hir^rh. et ils portèrent — Parf, II 1. 3' p. m. pi rad. ^Kh 

venir ; accord avec A^fe* « QA « fl>ft4i«l» » If A4- 
IdA contre — prép, {ij'j . }) 
e-rt.Ç Joseph 
<I^R>"i' une accusation — n. corn. sing. ace. obj. dir. de h9**Xrh* ; 

rad, (X^M imposer, lancer 
MU'i" honteusje -T adj, fém. sing, ace. quai O^f^'t-, de îilfbJS. ; 

rad. Khf èlre mauvais ^^ } :\ :- .:-::\ - - *'. 

•llQauprès — fr^. (177. ij) ■ :;: : • •:^ 

hn^-lh du père de lui — (144) . - - 

}iA^h>A Israël 

0) - ^d*-!! - A et Jacob donc — sujet de fdJtC (178. 6) 

féSl^G aimait lui — pour fdJ^C +.l>' (136) imparf. II 1. de d.^ 

C inus. ' 'U' ~ '-■■■■■ '■ '.-". -- :^:-'-- - 

A - f-A-Ç Joseph — obj. dir, de fdJ^C (182. 4 ; 226. 7) 
îiî^V plus que — (186) .ij;; . -K.: 
W-A"<"»* tous — (196) 0^. /-^ii 

)^4i*fe les enfants de lui 
htl"^ parce que — conj, (178. 13) 
n - C/^h± - 1> dans la vieillesse de lui — 177 8 ; C/^h-b ( 146) ;. 

rad, /i^h vieillir . - r v^- 

<DA^ il engendra lui — fl^AA + Ih (136) 
CD-l-fl^etilfit — ($0) 
A"+ à lui — (147.2) 

h^V une tunique — obj. dir. de IH/L ; rad. fïfA couvrir 
H-rh-n^ variée — (185) 
PA4* de tissus de couleur .\Zy.i'j .t:^:v - : 



Chrestomathîe. 231: 

<D-M et lorsque — co/i/. (17$. Il) 

CW ils virent — Parf.3' p. pi. de CM 

h'W - O* les frères de lui — sujet de Ch^ 

IV* que — conj. (178. 21 ; 260) 

ïïjih' lui — ( I H) obj. direct, de fdJ^C 

fdJl^C il aimait 

KO- - Ifao* le père d'eux — ( 144) suj. de fé^^C 

îi^ plus que — (186) .•:ï:--- • ê : : :: 

Vf-A-im- tous ^ rc 1;; -..:...-• -'l ^c, 

K-Ve -iMes frères de lîii - . ■■ :-rt - 

XAW^ ils haïrent lui — pour XAh« + Ih (nç) par/". /. 1 ; rad.. 

XAh 
K-Ve - Ih les frères de lui — suj. de X A^iî^ et de h^l\)t^ 
0^'h^-\\\)t^ et il ne purent pas — (242) Parf. L 1 ; rad. hUA. 

pouvoir 
i-^IC-f^ dire à lui — pour -KlC^ + l^ (156) in/ïniL III. 3 de 

hlù dire (6j) .; .,:, . 

^li une parole — ohj. dir. de 'K'IC^ 
1*»^ bonne — de tPÇf, ; rad. i^-Vf être bon 
<D - fhti'"* et il songea — Parf. L 1, accord avec f"rt.Ç 
^•A.Ç Joseph — sujet de thli^ 
rhA^"* un songe — obj. direct de thà'"* 
(D . VKTtf»- et le raconta à eux — pour Vl^ + If <">• 
A - h'W - U- à ses frères 

(D . f,a,t\r(^ et il leur dit — pour Jî^O»A + V^ rad. -flUA 
A^dF écoutez-le — pour tl9^(h -\-W(îj^) rad. Ù9^0 
A-'M'J-lîce — (148) 
àifii9^ songe — obj. dir. de AlT^ 
H - rhAl^tb que j'ai songé — r p. sing. parf. L 1. 
Îi-^A* je voyais — imparf. de^CM , 



232 Chrestomathie. 

hAftft-fc - htf^ les gerbes de vous — pi. de hAflfrt* 

HH-fUKh*''^ de chacun de vous — (i M* c ; i66) 

^hiïii au milieu — prép. (177. 18) 

1^1^ du champ 

01 - -h - 1/**?! et se leva — parf. IlL 1 de V/^h 

hAftftl* la gerbe — sujet de 'tJ/^h 

H'ÏLM mienne (laquelle de moi) (134. c; 190. j) 

(D . ^fo et elle se tint debout — accord avec hAflAI* 

fli - •^ - <w»J&m- et se tournèrent — Parf. III 1 de IMl 

hAAA-t - \V^ les gerbes de vous — sujet de i'^Jim- 

(B - rt7-^ et elles adorèrent 

A - If - tUhf la mienne — obj, dir, de AlH* (219) 

hAAM* gerbe 

Ù9 - J&diAP' et ils lui dirent — pour J&fl»A- + 1^ ( 1 39) 

Vl.iP - V« est-ce que comme un roi — In/în. de Ylo^ (216 ; 224. 7) 

^Yll^ tu régneras — Imparf. 5* p. m. sm^. rad, M«*" 

AdA»-> sur nous — prép. (147. ///.) 

Traduction. 
Là loi de la Genèse. Chap. XXXVII. 

Et Jacob demeura dans la terre, dans laquelle avait demeuré 
(2CXD. }) son père, dans la terre de Chanaan. Et telle est la généra- 
tion de Jacob. Joseph avait dix-sept ans et il paissait (207. 2) avec 
ses frères^ les brebis de son père ; Tadolescent était avec les en- 
fants de Bala et avec les enfants de Zalafa, les femmes de son père, 
et (ceux-ci) portèrent contre Joseph une accusation honteuse au- 
près de son père Israël. Or Jacob aimait (207. 2) Joseph plus que 
tous ses enfants, car il V avait engendré (200. i) pendant sa vieilles- 
se et il lui avait fait une tuniqtie bigarrée de tissus de couleur. Et 



Ghrestomathie. S3S 

lorsque ses frères se furent aperçus (199) que leur père Taimait plus 
que tous ses frères, ils le haïrent et ils ne purent pas lui dire une 
bonne parole. Et Joseph songea un songe et il le raconta à ses frè- 
res. Et il leur dit : « écoutez ce songe que j'ai songé. Je payais 
(207. 2) les gerbes de chacun de vous au milieu du champ, ma ger- 
be se leva et se tint debout, vos gerbes se tournèrent vers elle et 
Tadorèrent ». 

Alors ils lui dirent : « est-ce que tu régneras (204) en roi sur 
nous ?» 

II 
n-f'V^ I h*»» i ^laC » ahtl-t 1 rh*A : rh-fl s (O-M: a I»- 



Nota. — Lg s/^/ie = placé devant un mot désigne un radical ; 
les numéros renvoient aux paragraphes de la grammaire. 

(I. Wparf, (2. pi de ^^àsrt = (DOii (^ Imparf, = 
hoW juger. (4. pi. de ^tl^'i = ÙdJi (5. = Cîfl (6. 1 52 
(7. SM^/. =îrn^ (8. 'fl?iA.1' + lhi42 = 'flhA (9. A«fc* + 
l> = A++ (10. =rt^fi02. 3 (II. 194.3 

La Loi de Ruth 

Et il survint (237. 3) dans les jours où jugeaient (207. 2) les 
princes, que la famine arriva sur la terre. 

Et il vint un homme de Bethléem de Juda, pour demeurer 
dans le territoire de Moab, lui, sa femme et ses enfants. 

Et le nom de cet homme était Élimélech et le nom de sa fem- 



234 Chrestomathie. 

(D^'iU^iWi f-KhA^^« OiPCi-i ^^-h» flï-^*a hA^l.lf 

-t I <D-hAh.-lf •} s ^^ÔV'i'' « (D.'t.^f^m''' i h^i s rh*A « 



(12. pi. de tï9^ (ij, 153 (14. loi : 123.4 (15. verb. 
delà 2' faib.yi (16. 5^1- + V (17. = I^Ci^. (18. 147, 
II. (i(), collectif . (20. 152.7 (21. = hhiiimparf, employé 
adverh, « environ, à peu près » (22. = ï/^K (23. pL de^ 
C91- = ^001 inusité (24. ='^m 

me Noémi et les noms dé ses deux fils, Mahalon et Chélion : (ils 
étaient) Éphratéens de Bethléem de Juda et ils vinrent dans le ter- 
ritoire de Moab et ils demeurèrent là. 

Et la mort frappa Élimélech le mari de Noémi et elle resta seu- 
le elle avec ses deux enfants. 

Et ils prirent pour eux des femmes Moabites, le nom de l'une 
étail Orpha, et le nom de la seconde Ruth, et ils demeurèrent là, à 
peu près dix ans. 

Et ils moururent tous deux, Mahalon et Chélion, et cette fem- 
me resta privée de son mari et de ses deux fils. 

Et celle-ci se leva avec ses deux belles-filles et elles s'en re- 
tournèrent de la région de Moab, car elle apprit que le Seigneur 



Chrestomathie. fiSf|^ 

(25. = rtî^O (26. = IPIIA inusité, Ar^n^ti + lf<n^ 137 
(27. SM^y. =IDi;n;fll'fl + lftf«»-(i?6) (28. = KhA inusité 

s'était montré (200) clément envers son peuple, qu'il lui avait don- 
né (200) la nourriture. 



m 






(I. =W (2. =i<.>flï (^ subj.^hi-oi (4. ='fliiA 

la forme J^HvA est employée à la place du parfait ; cette forme sans 
complément devient P-fti. (5. impér. = à^ù (6. pi. de ({/t (7, 
subj^l'fïù (8. 9^hiù'f' + lh = f^dxÙQ\.9^hvù (9, si^/. 
= CDi;n (10. subi. = ^Mi 

Elles sortirent de cet endroit où elles demeuraient (107. iz)^ et 
ses deux belles -filles avec elle et elles allèrent sur la route pour re- 
venir dans la terre de Juda. •'- " ' fcqn: \ 

Et Noémidit à ses belles-filles : «allez, retournez rfans les 
maisons de vos mères, et que le Seigneur vous fassafiicx: 2) misé* 
ricorde comme vous avez fait avec ceux qui sont morts et aveiix 
moi. . 1 : „v 



286 Chrestomathié. 



(II. = O^A inusité; hùdd. (12. flO^^ + lf^ = ÙO 
^ (I?. = -I-flh (14. pL de œà^ = flïAft (15. 147. I 
(16. plur. de flïAJ^ (17. = CDAfl inus. hO^ùd épouser (18. 
= î^'>#fi (19. =K'iO (20. 134. 191 (21: 136 (22, i85 

(( Que le Seigneur vous accorde (210. 2) que vous retrouviez le 
repos dans la maison de vos mères ». Et elle les embrassa et elles 
poussèrent des gémissements et elles pleurèrent. 

Et elles lui dirent : « nous irons (204) avec toi chez ton peu- 
plé ». 

Et Noémi leur dit : a retournez mes elles, pourquoi viendriez- 
vous avec moi, est-il chez moi encore dés enfants dans mon sein 
que vous épouserez ? 

« Retournez donc, mes filles, car je suis trop vieille pour que 
j'épouse quelqu'un de qui j'enfante des enfants. 

«Et vous devrez attendre jusqu'au temps où ils seront en âge et 
vous deviendrez âgées vous-mêmes et vous ne vous marierez pas. 
NoDj mes filles, car mon âme s'aflaige tout à fait plus que vous, par- 
ce que la main du Seigneur s'est retirée de moi ». 



ChreitomatMa. 237 






(2 j. ÙO^^ + y f24. ih*^^ + y = fh^OI inus. +-rli<w»fll 

(25. /hii-n + y (26. i-Afl>l- + y = +Aai. 

Et de nouveau elles poussèrent des gémissements et elles pleu- 
rèrent. Et Orpha embrassa sa belle-mère et. retourna vers §pn peu- 
ple, mais Ruth la (Noémi) suivit. 

IV 
/h-MQ I œAa i h'^Ml'bV ' : hrtV s h'J'fc-i s î^ftA « h AK1-. 

-ïn « -iiftc-ru a h -irj^c I ;hTi-fl4u « àm-a? • iD-hr'th.iu^ 



( I . pi de h^Ah = ^Ah (2. suhj. de hHdi = Orfi inus. 
(^ powr MJt*7lU H = '^W (4. 210.4 

^t rNoémi dit à Ruth : M voici qqe ta parente retourne vers son 
peuple et vers ses dieux, va, toi aussi, avec ta parente ». 

Et Ruth répondit : « qu'il ne me soit pas permis (210. 2) que je 
t'abandonne, mais que je retourfie après toi, où toi tu iras (tu seras 
allée) (201. 2) j'irai et où (210. 2) tu demeureras, (201. 2) je demeur 
cerai, ton peuple sera mon peuple, ton dieu sera mon dieu. 

« Et où tu mourras (201. 2) je mourrai et là je serai ensevelie, 
qu'ainsi fasse (21p. 2) le Seigoeur sur moi et qu'il soit ainsi^ qu*U 



éàs^ Chres^omathîe. 

'XI a ftîT^-i a aoi^C^i htï^ a ^^C-ïh a ^JM-A a aî--flH*'ï « 
hTrt a ir^AXl-.f « a ^C-Vl- « Àï-ft^*-f a h-'^'flh-i « a ît*7H.K-n 
ânC a A-î^7^ a l-.-flAi a Çrfi.'T.'ï a K-JH a MH.h'flrh.C a K 
'îfl^-i" I flï-^ft4-R a J%.;h^^-i « m-l-AKI- a Çrfu'T.'J a 0». 
4.1- a ^C9;^ a ThfïVrt^ a ïP-M-<P a ?iîP> a rh*A a TK-O a fll- 



; (5. 152.4 (6. •0ÏA-1- + y 6j. 215 (7. 210.$ (8. 
fém. de ^ÔC 117 = ^ùù (9. /^^m. ife Î^A-Ji = ^Ah ( lo. 
==l-flK (II. ='1ifl^ (12. =K^^. 

h'y ait seulement que la mort qui me sépare de toi ». 

Et lorsque Noémi vit (199) que (Ruth) persistait pour aller avec 
elle, elle cessa donc de lui parler. 

Et elles allèrent toutes deux jusqu'à ce qu'elles arrivassent à 
JBetbléem. Et toute la ville fit du bruit autour d'elle (Noémi) et on 
lui disait : « est-ce toi Noémi encore vivante ? » 

Et elle leur dit : « ne m'appelez pas (210. 5) Noémi, appelez- 
moi {212) amère, parce que je suis extrêmement et considérable- 
ment aflBigée. * 
"' « Car je m'en étais allée (200. i) comblée et le Seigneur m'a 
ramenée vidé, pourquoi m'appelez-vous (206) Noémi, tandis que le 
Seigneur' m'a humiliée et extrêmement affligée ? » 

Et Noémi retourna et avec elle Ruth sa belle-fîlle la Moabite et 
r. i- ■.-'■■■■ 
•elles revinrent de la région de Moab et allèrent dans Bethléem 

lorsque c^élaît le commencement de la moisson de l'orge. 



Chrestomathie. 239 



•> ! îtrh-CV- a OJ-fti- a I^Ul* : hîi^ s M}^ s -Sùi M* dït-ù 
h- 1 r'irt a CD-ThrUA a rh«<5 a (Dh^ :: CD,h^1- s OihàX^^ a TtlT 
OHA-h a I^U'Th a h-}» a ^i'^^ao' s AKA a f Od^« a (Oa^di 
^ a lH-ftl- a Krfi^, s 'V-flC a hlP-V a I^U* a AOM a Uh^^ a |f 
^^ a AhiiJ'UAl K AJ^^-Ji a O/'fl : h9^i a 0.1- a AO.!^ a ID 

jS.(U-im- 1 AhA a f Od^ a îi-7H,h-fl#h.C a r'tlMlo^ i cDj&n>A 



. (i. Imparf. IL 1. =h^d (2. particip. = ^'iO (^ n. 
d'a^. = hUA (4. p/. ûfe Tf^J^" parenté = H^ft inusité 

(5. =h^f (6. imparf. = 06 f!. 

Et Noémi avait un homme qui connaissait son mari et cet hom- 
me puissant et considérable était de la parenté d'Élimélech et son 
nom était Booz. 

Et Ruth la Moabite dit à Noémi : a Est-ce que j*irai au champ, 
pour que je recueille le froment, chez ceux auprès de qui je trouve- 
rai grâce ) » Et elle lui dit : « Va, ma fille ». 

Et elle alla et elle fît la cueillette dans les champs tandis 
qu'elle suivait ceux qui moissonnaient. Elle vint vers une partie 
de terre du champ de Booz, celui qui était de la parenté d'Élimé- 
lech. 

Et Booz vint de Bethléem et il dit à ceux qui moissonnaient : 
« Le Seigneur soit avec vous » et ils lui répondirent : « le Seigneur 
te bénisse ». 



240 Chrestomathie. 

V I flj-h* i flïAj^ s nf>^ah^ s AdA « ?iA s f od ç- a flïje.n. » 

îi'>;Mfl-t ^« I CDAI- a ^KQïl- a X-J-h a lHh^ a ^ftA s Çrh.'TI. 
1 a KIP-V a rfi4»A a T'K'O « Oïl-fl. a ItAà " a a);iA'h;ï-flîi^^ a h 
^i a If a)Jt+ ^^ a hri a h Aflft;M- " a IDÎiîr'J^lf^lf fli»- s AhA a 
f dô^ a CD/wi;Ç-}^l- . fl|*/wi:|. , îimU "* a Xfth a fiCW a fl)/!, 

'lA^1•a'}ft-fc'^i"*<»•A'^s 1^Ul-« a>jZ,n.Aa n/'Aa A4-1-i 

A.A'^dlUV- a iDAT-f a A^I-OA, a Ol-fti- x I^Ui- a fl^J^^« : AK 
tl-tP-ah a aiM-fti a h/l-ih^d a KîT-'Hf i fldft a ^-Aïe-"} ^« a 

AKH^AfrP» 

(7. pour J&nCVlh 3 3 = n^:h (8. = *^ (9. = fl>/^K inusité 
(10. i49(ii. = h^P (12. = Je recueillerai ïrl-fl/t (13. =CDJt 
+ (14. gerbes (15. V'^U l'aurore (16. le crépuscule (17. 
Trffb^ un peu (18. = rtOA changer ; dùf: différent, étranger 
(19. l-AÏ + lfî I38 = '^Aal 

Et Booz dit à Tenfant de celui qui était le premier d'entre ceux 
qui moissonnaient : « quelle est cette jeune fille ? » 

Et cet enfant qui était le premier d'entre ceux qui moisson- 
naient lui répondit et dit ; « Cette jeune fille est la ^oabite qui est 
revenue avec Noémi du pays de Moab. 

« Et elle a dit : je ramasserai et je recueillerai ce qui tombera 
des gerbes, après ceux qui moissonnent et elle est venue et elle est 
restée depuis le matin jusqu'au soir et elle n'a pas laissé la plus 
petite parcelle dans le champ ». 

Et Booz dit à Ruth : « n'entends-tu pas, ô ma fille, ne va pas 
dans un autre champ pour glaner, mais toi ne t'éloigne pas d'ici en 
un autre endroit et suis mes filles. 



Chrestomathiâ. 241 



VI 






(20. impératif =V3^^ (21. = ft++ (22. =tXïé^(2}.- 
ft9^h (24. = W visage (2^. p/. de O^'ï œil (26. = /»♦ 
(27. = i1R (28. pour-llR*?!!. (29.144 (jo. 144 (îi. 

(( Regarde dans le champ où Ton moissonne et suis-les; voici que 
j'ai commandé aux serviteurs, qu^il n'y ait personne qui te touche et 
si même tu as soif, va où est la cruche et bois de ce qu'ont apporté 
les serviteurs ». 

Et Ruih tomba sur sa face et se prosterna jusqu'à terre et lui 
dit (à Booz): « si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, garde-moi, par- 
ce que moi, je suis une étrangère ». 

Et Booz lui répondit et lui dit : « On m'a raconté le récit de 
tout ce que tu as fait avec ta belle-mère après la mort de ton époux 
et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta nais- 
sance et comment tu es venue chez un peuple que tu ne connaissais 
pas auparavant. 

« Que le Seigneur t^ récompense selon ce quç tu as fait, que ta 

18 



S42 Chrestomathie. 



(p. =i<.îl^ (35. =M^V (M- P^- de h7Ç 05. 

= Aflfl inusité I02. 3 (36. = 'TfflH {37. = -fl/hK fermen- 
ter, •flrh.îi vinaigre. (38. W (39. ='1l<C^ (40. =^d 

récompense soit complète devant le Seigneur Dieu d'Israël, auprès 
de qui tu es venue pour te confier (réfugier) dans ses ailes ». 

Et Ruth lui dit : c( j'ai trouvé grâce devant tes yeux^ car tu m'as 
soulagée et tu as consolé le cœur de ta servante et voici que moi 
je suis pour toi, comme une de tes servantes ». 

Et Booz lui dit : « lorsque ce sera le moment du repas, viens ici 
et mange ta nourriture et trempe ton pain dans le vinaigre ». Et 
Ruth demeura à côté de ceux qui moissonnaient et Booz prit pour 
elle de la farine préparée et elle mangea, se rassasia et en eut de 
reste. 

• Et elle se leva, ramassa les épis. Or Booz commanda à ses ser- 
viteurs et leur dit : « qu'elle ramasse au milieu des gerbes, ne la 
troublez point. 
i «Portez-lui 4e ce que vous recueillez et laissez-en pour elle, 



Chrestomathîe. 248 

qu'elle mange, qu'elle glane, ne la reprenez pas. » 

VII 



(41. = AiC^ (42. aujourd'hui 

' Et elle fit le glanage du champ jusqu'au soir et elle battit ce 
qu'elle avait recueilli et il y eut de froment, la. mesure d'un éphi. : 

Elle le prit et revint à la ville et sa belle-mère vit ce qu'elle 
avait recueilli et Ruth apporta et lui donna (à sa belle-mère) ce 
qui était resté, après qu'elle fut rassasiée. 

Sa belle-mère lui dit : « où as-tu glané aujourd'hui et où as-tu 
travaillé ? qu'il soit béni, celui que tu connais ». Et Ruth raconta (fit 
connaître) à sa belle-mère où elle avait travaillé et lui dit ; « le 
nom de cet homme chez qui j'ai passé le jour, est Booz ». 

Et Noémi dit à sa belle-fille : « béni soit-il, celui-ci, par le Sei- 
gneur, parce qu'il n'a pas privé de sa miséricorde les vivants 
et les morts. Et Noémi lui dit encore : ce mais cet homme, ne se- 



S44 Ghrestomathîe. 

4.1- s Arfl'^;^ s hft^ î je-ltAi s r AA s K^PAJ^e « ^^V '- htl 
lïih^i f -liA* s '^K^CV M CD1-0.A 5 ^rh.'T.'J s A4-1- 1 ^d 
^ I ïPÇ/?;« s oiAl-e 8 KA^ s i-Afl>-lU a l^A A i h^A^U- : (D 
K^J&ChlHv. I a>*A1- s I^Ui- « ndJ^ « m-hAiD-f'J s 4-1- a Ah 
1»Aft 1 OM : h^ 1 1-îi^ « îiAh « h'^ s f -VA* : "^héid s Al 
1^ I aiACVJ& I min^l- s î^AA s rh'^;^ « 



(43. il est bon ; 261. 

rait-il pas notre parent ? de ceux qui nous sont alliés ? » 

Et Ruth dit à sa belle-mère : « il m'a dit en effet, joins-toi à 
mes filles, jusqu'au temps où sera achevée notre moisson ». 

Et Noémi dit à Ruth sa belle-fille : « // est bon, ma fille, que tu 
te joignes avec ses filles et qu'on ne te trouve pas dans le champ 
d'un autre ». 

Et Ruth se joignit aux filles de Booz pour glaner, jusqu'au 
temps où se termina la moisson de Torge et du blé, puis elle de- 
meura avec sa belle-mère. 

VIII 

<w>AdAi- 8 ^\f, 8 GiOD-héXi 8 K*7H.h'flrh.C s ^^AA i ^Ad 
Mrinf»*^ (XifJ^ 8 }i*7Hji'fl/h.C 8 tif.\^'^ 8 ^ai 8 (xm 8 



Chrettomathid. 245 

oirt^wïf- , x«7ri.K-n.h.C I A-flCyj s dA ^ i oiAX'A'^T- s AWVi 

i-i IDMa A.A.i'i flïX-flrh a IDW I ^^A-h a §« CDJ&O. a h«7tt 
h-flrfi.C a A^Tn--} a m<<.C a ^^hA i^f>i\l^i J&Ç AT a ^h 
hA a ^P, a œn a h^T^U- « (Ol-ad a Mlth-firh.!: a m<t^ a iDd. 
Am a ît*7lUi-flrh.C a Ihïïà a ^JS, a H^àii* a rtWi: a flK^îih 
hA a ^^ I H^Ad Ai- a mi<.C « lOA^'^f- a MH^K-O rh.C a AOH 
ÎI+ a m<<.C a A^f a IDChf a îi*7rtïi-flWi.C a h^ a IPÇJ& a OUfl 
V a AAi-h a CDX-flrh a IDM j »! Ahi- a tfA-h « flïjin. a Tt-ît^K-fl 
rfi.C a lif/tPah a 'T?^ a H^l'/lhi- a A^/Z. s ID-Ai' i hih^ i 
^h"} a (Ofil-tCK * ^-flft ' <»W ' i^O- a (D-tP-nh a <^/2, s !»• 
AI- a rM^U- a CDjiA'hCKf a f-flA « fllA'^e- a hniUh'dih.C i 
Af -flA a Î^JE::^ .- œA^^M^ilh a A-^jZ. : A'^e* a a^Ti^: a IDCW a 



IX 



flïJRn. : MHh-nrfi.C a A;Hlt^A a ^ J^C a rh^A'^A a 
•^dC a riJ&H^K a nOHCK. a 100(1»^?. s (DUM a hî^AA.I> a 
flJdOOÏ I nf>iLd : Olje-inC a ^d4h a HhîTlD-A'friî s MCh* a 
nf^fDàïi a Mp-hCD--} a MU^^ a ^fl a j^J^C a lIlM i h*^ 
0- M (Dha^Ùh^ a ir*JÇ:C: rh'^A'^A a ^àd nfnm^ïi a If 
CK. a Hnnrf^'S* a OlflnKCK^O- a OldOlD a HP<<.^ s fll^l 
•flC a Ç^S^ , H^riD-A'tiï s HCh a HJ?,hai-7 a MH^^ a 
^A^Ai- a r'.^C a (DChf a ?t'7fUK-nrh.C a h^ a iPÇje. « 
IDW a A.A.I' a IDX-flrh a (Dïl'i a •^AA-^ a ÙM* « «DJ&O. a Ti*? 
ILK-flrh.C a J&TfhV- I -nCyÇl- a Ohlft i mi(.<: a A^jK. a h^ a 
^-flCO- a ^n a îT'JÇrC s flïJ2.ÇAm- : -^KhA a dAl" a iD'lhXlA i 
A.A.1- a (Df.Xl''h a A'^Ali^C a CDAW^'} a lOA^^dA a idA^^ 



1^46 Chi*6stomathiè.' 

ClA-h i œn^lrM : -ncyj s ïi^^ -. f.r^\\ -. A.A.'h s r AA s h 

flïA ï nhat-ôh s '^^ 5 nn»^^ « cdw-a- : /»<{. s nf^ùcc s an 
n,K-nrfi.c s 10/z.n. : -n-n-ih s «Di-n-Mif- s oïî^ak^ .- hrs^c : 

«oK^'PçS: s f^-nH'lh s fl^A'^ s îT'j^rc « toïii : A^'^ s cDX-n 



A ! (Dn^^di(Dti s (Dh^vi* ' 9^^c i nm -, h^ ^. « ^m s 

KlT'AA.V : (ofAïo-i-y s «J-^-h s q/hC * (oh/^V-t i r^C i (DM 



Çhreatomathier 247 

A- 1 '^ùd i nf^n^hi a)f,a^^ * mch* a i-h^x a ^n « w-a- a 

^J^C I CDVf-A- a dao»* s HUtïr a lO-A-fr* s HCK- a HJ&rf ^X a H 
Ç^U- a Aha^ : Ol-hiî s ^41 Aft I CDAW-A- 8 ^i^'e'^ s jT J^C a 
flîAW-A- a hà'PiL a fr^je. a fllAW-A- a nf>^ih(Dtl i tO*t\± a ^ J^ 
C a Htl a ^-J^A : rThi^Oll- 1 (Dïttt^ a rh^A'^A a ^àC a J&ïb'ï 
hiïD- s OD^^o , iDïiV s Ji<^(h :î mChe a h'^HK'drh.C a ïttr i 
m-dù 8 h<^ a T+ a lA'Çje. a mW 8 A.A.I' a CDK-flr/i a OlïlV : Afr 
M* a AA-h K 



XI 



h 8 g :: Ol-f-iOl^ 8 A'^P. 8 (Dr J^C « Oïïf-A- s ^A^ a ^^^ 
^ 8 îi'^lUîi-nrli.C 8 l^ù a •7'fl(r a (Dhàùé, a X'^rLK'flrh.C i 

flA-flM- a ùMr 8 hi^lnf-A- a ^-a^ « oifl^h s h-^ruh-n rh.C a A 
^A1- 8 A-nAl- a CD+AA a îiA^ 8 n-fc a KA^A I hlT'lrf-A- a «7-n 
4- 8 HK-^H 8 J?^«7nC a MH.h-flrh.C •" n± 8 ^X-//iÇ 8 ?^•>'^ I 
ÇT^-h i A'^/Z. a flir JtC a K^ a ïi^Th a àMr a îi'ï'h a n-fc a 1 
•fl^ a ?i'7lUK'flrh.C a A^^f a fll^Jt^ : l»W-A- a rfi^A^A a rh 
*A a ïxr^ft:ao , jg.ïi.'j , nr J^C a (Oïtl^ s rh^A^A a îT J^ 
C 8 >ir*jei-<w> , ^-fl«feA a hA^ s h^flViOD 5 îj«7m>i-flrh.C a 
^n a ri^-C s ?ir*Jt^ 8 f^^éLOïC 8 h^A 8 h^.'hyah :: ^^ s 
V*(l 8 -^^ 8 ^OCn a n/hiî a ?tirV a irj^-C a IDp.A*^ 8 Af -flA :! 
On-flCr a hinh'dih.C a A A-flh 8 îiiP'i 8 ^^i- : jT J^'C a fli W 
-Il a JÇ.n a 1K. : ^"J^A a /h^fll'V a CDM ; ^î^A a K^rTi^l»* 8 A 
'^llCA 8 /hJ&IDTh :: ID '^hA a X'^H.h-nrli.C a (D^ti-t a /b/^iP" a 
ti-t a *J?r/W. a IW.-J7/V , X-a/ïi a ID'^f.'T ; Ijf s Ah^A a h^rlh^ 



è4§ Chresfomathie. 

fa 



XII 



fl)AA*7 8 J&iodïi : M^i I *J^no- : l\^ » J?^A*^ I AIVI- » 

IDMT'Uf 8 J&1-<CAT : àhCdÙi: i ^hlTi i ^AîT» :: fiao- « Ah 

M0-Am-j ï flïuf 8 -iirt s ï^A- s oïc* « œœc^ i ^f>h± .• î^ft" 

C 8 ipÇje. s fliue 8 Vti^ i bl^ i Hf i* 8 œàlf^ s rh^A'T. 
A « flïA'^ s Ah Ah 8 d.tn 8 le-*} 8 fl>-îi+ 8 n^o(o*ft: s w-a- 8 
r^ù 8 A.1-e-fr^ « fl'M*^ 8 -f AA 8 ra'7CA a lo-h* s Hf rh*»* 
C 8 AdA 8 i4:h l (DéL^'7 8 ^-nù s fl>-ïi* 8 ^.ç^TA :•. fliV/*'^ 8 

îi'7!i.K'flrh.C8 ^M^ s "hoD^foh i m-aù 8 «o'^r 8 lo-A-h « 
n'i^ s h'w» I j2.i-ifl^ a aijs.^4>a « cDjiHH s lhnnJ^'fiâï»c a Ah 

^tiT" I tof^Ç^î^ 8 hîT Irf-A- 8 *d : Hl^A- a OJ-A-h s 1V1- a -flAd « flï 

ïxrààh a lf^A.n- a iPÇf a (DhTfl-f a h^l-flAd a h^^lh a hA 

0. 8 'hnnJ^'Ç{^c a a^m a ipçje. a Ah^A a h'^àifo^ i f.tac 8 
fl/h-fc* 8 '}'7nc a A-* : fi;; a n^/:^h « coi-n^: a hnMh-nfh. 

C a 9^ s h^ï-h a l^r s hî^> « îT-jei-C a V^A" a ^i^^'^ a 1J? 
ÎT : IDW-A- a hd<P<{. s rt*^^ a fl>Mr;rhtf«>- a -TlO a K^î^ : h^ a 
I^^ChJi a ÎT-JI- s f^dT^O^ a fliW-A- a HA^P"<^ a h^jr* i AA 
ÏÇA a ;hJ&flïT- a fl>-h* a JS-Yl-'J a A^^"»- « OlA^P"^- a h^îP i 

W-A- 8 hhn-tXf^ a Ah'ïAA 3 Gihhb'^é. : A^^ : cdAW-A- 8 

h^ï-h a 7J?r s OlAh^r A a h^-h^ïin a ^.^fbiî a Hïl^l^ « 
fl>lCV<D a ?i'7H.h'flrh.C : i^J^A a AdA a hfhr a flïT^ a ID^/^ 

h a hrhft 8 hi^d/f/wi . 7nu- s oi^AK 8 ^:^ • '^hv •• ^>ft^ « 



I 



Chrestomathie. j(^4^ 

ÙA^ ï (Df,ïl(0''h a h Afblf tf»- a hr/iR a ^^P « OH/AOl. a Mî^ i 



xin 



h a r n |D^C« s r^Cti a Tti^lf-A- a ^rn-fl-fl a M^ a Vf- 
A- a hCB a Hfl>-A1- a Î^-^C a m-fl^ a MrUK'flrh.C a nHhO.'^ i 
hCB a r^C a A-flîiA.1- a ^ '>1-Tr- a Oh^-p , HJS.n>Ayi<n>- s h"! 
n^h'fïih.C a Â.l-'n Ar^ s hr'dÔ a Hfl^A-^ a IVI- :: fl^hlLA a -fl 
?iA.1- : AKC^ a rjÇrC a h^V a d<) : H^À^ s O^ft-h 8 Tï^- « "JQ 
A^ « (Dhn 8 Ç^ a dl»A a n/hiï a Hli/t- j ^Mlh a iMh s J&O. 
AV a Mfth'flrh.C a h'^ a At^^-flAd a JtîT'iO- s Olh^ 8 ;i^'>'7A 
A a h^ a hj^^ a J^O. « aiVO-A a hCB a îT'J^C a A-flhA.^- a 
hh : Ti' a Hl-^a»-+ :: fcA a hll^ a ^hî^C : ?i*7H,h-flrh.C a 
h^ a >i^ : à^'l' a ^h^Ar^ s ?^îril^ : J^."^<<.;^;h a hdp."}-!:»! 
tfo- 8 CD'>ha»«)« : h^ a hiMl't s (DihM^^ a iPÇf : fllWfl- 
f « CDAO s Chelh a -nîiA/Th s h^ iPÇp. « dl) : ARA.* a IDIPV 
p. a tihàf/i^ a OlAChP. a IDlPÇf s ^fll.?.* a V/^h1h a Ç^|^ 8 
COn AOTh 8 OUDlin-f a A-flïi A.7 a Î^AA.y a (DO AO- :î (D'td/tdi a 
hdf-'J'tirtfo- j AhAAi.ir<^ s (Dhh^^i h^ a ^^;^ilffl»- a 
^tf»--}-!: I CDAitf. a «fe;^ A a HAA a (Dl-Q^ s /t-a«»- j f^^Cïii' « 
IDrtra- a fPA I h'^ll.h-flrh.C a Î|-}H s f r/ifl>-C a m-ft-h a 1^^ a 
ÇV s ACVl a iD'f-Vflh. a K^îîP' j CD-n^A.* a ?tr*J^^ a ?i«7lU 
h-dihC a '^ïiïlA a dO-ey a AlM* « IDJ^O»-/' i ïi1ïlh'(\ih.C a A 
>i^r I mf.dà" a îi^-t a h-J-h :: CD/iitA- a fc^^ s j^Ah a fr^ 



250 Chrestomathie, 

c fi li-nh/i/^ fi H'j'f-ï- » lach. : (D^d l 'flïiA.V fi hcs fi rj^ 

CfihA<<.mi'3ifiCDflAdlfl-« 



XIV 



ïie* fi ATf}* s c•7r'^ * ti-i « Ki^inr-A- fi mm -* ah 

î^lrf-A- fi h^ï-ï- fi 5^J^C fi flh7'7Jt>il[U fi ih'd fi oi^^-h fi 
'd^X fi W-/t- s '^'P^A fi rTiJ&oi^îu « ^fli'ÎCC s ^îihA. 
tUfi cD^ïihA fi -flîifl.l- fi m'^îthA s HCKh.fi fl^'^KhA s nc 
h fi fl>*h* fi Aj&d+-n fi Chftlu fi flïJi'J'fc fi d+n s Ah«Çl^ « cd 
A-flKrt.^3: fi J&ILA fi h-fl-MT fi ^n-HT fi ArhH^îfU fi a^^r^S^ 
iU fi flïflrfiHT : A^ s flïfliA,^lU fi -hd fi î^l-iU fi î^'^nAuïU fi fl» 
oi-îi* fi J^*"»? lu« (DhMriï fi J?^n,A- : KA^ fi rt'^dh fi :^A fi 
-AKOh s ïonAdh fi Kr V : oi-h* fi dô fi HKHTllbh fi h^ fi /^ 
1-flAd fi hr* : oi-h* fi dd ! a^tv-t^ : oin^^h î 0*75^ ^ fi ThVi- 

•> fi rj^c fi fl'Machs ionr/iif7 s -flAd s w-A- fi ^^dA fi itif> 
fl>l-h« î%/^*Phfi mK'^hA s /2.-n*Ah fi fl»-flAd fi «^^^s if\ 
^ '' (oaud, fi Wh fi -flAd fi 'V-nAi'h fi Ï\M\ fi 1-1-flh fi lo-A-h i 
^^1-h fi ^l'>'^ fi hri^V fi fiofKh fi hh^ fi '^^l- fi K'Ji' fi (009* 

tl-t fi ^^1- fi l-l-nh :: fllA^P fi M9^ fi A^ fi -nhA.* fi à\f^(0 

^ fi KA'^ fi Kr'tf"»- : J2^K-fc fi à^f'P'} " (Dl-déH i riin^h-ilfh. 
c fi M\H9^ fi cDA-flhA.* fi hà^à fi ïf^KA fi (oh^dùti^ « <» 

je.n. fi h'^rtîi-flh.c fi Çi> fi Mî^ fi w fi h'^ s hrh^ fi hî^i 
î fi ^îiî^c fi i^-vf fi flïhVhf fi (Df.M.x fi e■^ fi ^hi^c - 1»^ 



Chrestomathîe. 261 

^ :: 



XV 



h s S H IDh?i#w>^ : M9^ s Arfi.^7 s -dhà/^ '- O^Blfi^ i (D 

ih.C « œM^^ ' iDAA'f' s A^l'Vl^ « AhlLA * oiM « Kn.A « 

i- s AX'^H.K-nr/i.c :•. fli?ift,AY. s i-n^ s œhr^h s ?irîr s nw- 

AdA « hlLA s flïAdA : ^/^"Pô-U : cD+^cn3:ih3r :•- flïAdA « :*f 

c-MA s nx-j^* a ;i^«-K s A.i- s îiflAh s ?i-}h s hcrr * -ii 
a.h s r"i(\hjh i (dM'V i -T-vj.-}*? :: iDf.n,A- s j^f •> : A>in,A * 
hr'hih i n i lih^C s V'>AA- » rh*A « flilnV s îi'>H s V^aK 1 1^ 

^ I -tir^^'h s ^e7 : ^ù^ s -^rtA « ^-t-o- « oi^-hA- « m^ft. 

A- 1 hlMh'ùih.C i à,^n i Ji^-t s a>-?i* s îin.A 3 h-lhtï a CD 

?*n,A- 1 h^fhrc : n>- .- a*fl.l^ * hv : Ahv-f :•- flïj&n,A- s x 



252 Clirestomathie. 

R a flU^-ÎT-e : Yh^ a AdA a r^C '- OJ^^Hà- 1 ;^f 7 a AK^^ILK 
-nrh.C a '^(ln>• a -^OUh^Ç a HhîT'i-'lfJ^ll- s A^i* h aïK<w>rt i 
;MDdî%3: a hr^C a flihr V a *.^^ a l^-h a h^-Va^î: a (Dhtï 
Oh-} : CO-R a (D^-itO a Q^O a JT-J^C a CDlff-Ar a H^hOi a Ji* 

1-Ai« 



XVI 



aïJ&ntA- a hnnh-nih^C a Aj^f •> a h^lh a *^ a 1rf-A- a 
+;f-A. a IDJ&n. a ^n a K^A s ?i1'i<.ftj& a nHinCVl- a fllîil-4' 
-h A a h*^ a 4»i'AT[l- 8 <DJ&n.A- a îi*7lt?t a Wfl i h'^lh : (DdHi 
* a Ïf-A* a H4»i-A- a Aj^f 7 a AQi-h a O+A a ^n*A a flïl-fl^ s 
hinji a Aj^e*} a i-^r^ a h^ a Ai,J&*1-A- a Îrf-A- a H^hH « 
Oiaidîi a ^n a hr'^^^ a îi*7rt,K'flrh.C a CD-lift^ s Ol-Ai- i 
r J?:C a Îi-Ji- a A^ a ^^ ï UM^^. a h./^îT' s OîJiîii^^ s j#»f 
7 a A-nhA.* a œe-ili^ a IDOlA Al- a A** a Xf'ïy s fllVR* a ^ 
fj a OT^ a flïA^^ a flA^ a fllA^- s XT'Î « «DflîAft a ÏÇ-V s 1 
p.^i^y a (DPf.fi^ : fllA^ a A^A Ah.A a (D^^^h.^ a fllA/^ a 
A'^+AA a fll<^*AA a fllA/^ a AA^^h « flï?il»-An a A^^h a h 
A^bi- a ^•}A-^ a A^ 1 AKrh-fc a AA a CDA^ a ^lA?l;^ a K^ :: ID 
CDAftl- a f-CLA'/ a fllOI-h* s M i M'Vo^ a Aïf-à^f^ a hA a 
f -llJ^-^* a nhAH^-h a «TA-^h a S^-^AA « <»A^ a VlM> s At^p-fl. 
A a œOhM: s M a h^'W^^ a AW-A"*^ a ^h^ a J^^H-flm- a >iC;^ 
Çï a CD'^AA.'h « flîflïAAl- a AA a *n A*'> a (DW a Ji'I'flC a «7 
-fl^ a -nCT- a flî-TiR.'> s CD^Ç*^ a +0 A*"} a KP a Alh^ï* a Ç 
tr" a A*^ « flïf-n.A-'> a ^'%\} a Aîi'>Al-^l> a M a «OAA a Al^ 
9 a Xh^Al-^ a A^^h a OïKdi^^ = HhO.Ah'} a htt^ a -flhrt, a 
^l-ATH-a nCA^^fa nt^AAfa CDOI^H a flm<(.rh1-P a n^A 
A? :s KA^ a ^f -} a -téL^^ a Uf '>i' a Krh^ a ^O+A a fllA^Tl 



Chrestomathie. 258 

h A : f>^éLf.f> ''&(0%ii œhh^^ I Mr s Arh.*P'> s -flîifl. 
* a (DOtù^ s flïflïAAl* 8 A-* a IDA^ a lOrt^^^f- a tlH^ s rt,-Th a 
Ol/Î^ a Ç|h a hr J&Xltrt I h^éHéL a A.'h a >i*7tt Ji'flrIi.C a ffC 
h a hAK a Uf '>'^ I >in.A a H^-tÙT a J^f "î :: CDIDAA a rt.^- a 9 
^a IIïAAa IDrt^»»P-s Ï^A: fc^y a flïmV a ÏK»» a J&îiai-ft s ft 
^aît'7H,Jt-nrh.CM 

XVII 

Nous donnons ci-dessous quelques spécimens de la poésie 
éthiopienne. Les pièces 2, j et 4 tirent leur nom du moment où 
elles sont récitées aux offices religieux. La 2" est improvisée après 
le Psaume : Deus,Deus meus..,, la 3* après le Psaume: Domine quid 
multiplicasti me, la 4* après le verset du Psaume 149 : gloria hœc est 
omnibus sanctis ejus. Le nom de la i* vient de ce qu'elle est impro- 
visée par des disciples assemblés autour de leurs maîtres. 

I. T-Olbi^Ç (Congrès de Cana). 
e^ I ÙM- a •>«„> a CD-fld A « 
Wl^ a -fldA a ;^A a W a Ai^P a flï'îR.'ha ^^p a A^A a 

2. Hîiî^AtUf (Mon Dieu). 
A-* a AoiAJ^ : iraHh a hMV a K/hHH I 

a^Cfr a ^;^-fl^ a /^-p s -h^Hnl- a J^7«7A a 
(O^lfiLtl a *^ I hO"} a fiàM a 01)8,* 1 'ïX'/hV a '^hA « 

— A noter pour l'intelligence de cette pièce, que les abyssins 
ve lent toujours être inhumés en terre vierge et qu'ils mettent tou- 
jours de la vigne sur les tombeaux. 



1^54 Chrestomathie. 

}. ^Ûll'h (Pourquoi as-tu multiplié). 

[CaÇlhïï 

. Le sens de cette pièce est le suivant : Comme la lune, lors de 
la crucifixion de Notre-Seigneur, obscurcit sa lumière ; 'de même, 
un paysan avare obscurcit son œil, lorsqu'il voit un étranger qui 
vient loger chez lui. Comme la lune obscurcit la lumière à son do- 
mestique le soleil qui la regardait vis-à-vis ; ainsi, la paysan fâché 
de la présence d'un étranger, obscurcit son front à son domestique 
qui le consulte du regard, pour savoir l'accueil qu'il doit faire à 
Tétranger. 

4. h-flC i ^M: (Cette gloire). 
sur le ton '^e^el. 

àf^di' « 9Aî^ « rt.^A s KWti 8 ^rt*^^ « 
h^ i AhA* i *Jt^ i cDmf +* s n;^A « 
H^V s A^P'Ë i ^-tPA s yd^COK i je.n.A « 

La comparaison- qui fait le fond de cette pièce revient à ceci : 
Comme un sorcier, interrogé par une nouvelle mariée sur son sort 
à venir, répond à celle-ci : l'an Mathieu est à craindre pour toi et 
encore plus, le sang versé par la sorcellerie, si on ne le fait pas 
comme il faut ; de même, lorsque l'enfer interrogea le prophète 
feaïe sur l'avenir, ce dernier répondit: le temps de l'incarnation 
te sera funeste «t encore plus le sang de Jésus-Christ, versé par le 
serment que Dieu a fait aux hommes. 



VOCABULAIRE. 



^œ^^JH^N^o^ 



V 
VtiiD et Oi)r être, exister. 
UP là. do? là. 
If h agiter ; 'tOOhli pass. 
Uf.'l^t foi ; ooif^rifém. 

ooif.r'lr^ croyant, fidèle. 
XA arracher, enlever. 
iriyh périr ; lr^A perte. 
lilC p/. ïiU7-C pays, région, 

province, ville. 
VdJID suer ; IIÇ et VÇ sueur. 

A 
AU4» croître, vieillir ; Aï^* 

ai/, vieux ;A*4» /?/. A^*}, 

ii^^^'t vieillard, ancien. 
Arhh" formerj pétrir. 
[Ar/iCD] Ar/iCD I. ^ pleurer. 
Ar/if être beau ; ArhJ& aûf/. 
A^A avoir coutume ; A^^Jtn. 
Ai^X- lèpre ; MA^X" lépreux. 
A^"} /?/. A^Vl* langue. 
A-flrt vêtir ; A-Oft vêtement. 
[Ann] A-fl cœur, esprit. 
AflfD I. 2 comprendre. 
AQm conduire, oindre. 



AKh envoyer ; ^'■'AKh ange. 

AhÀ toucher. 

A*rt broyer^ pétrir. 

AHA être élevé ; ^AM1% A 
dA pr^p. au dessus. 

A»Af séparer, partager. 

A.A.1- pi. A^AJZ. nuit. 

AX4* adhérer ; ItAi-AK* caw5. 
rh 

rfiA^^ songer ; îhAl^ songe. 

r/iAf chanter. 

rfi''" être malade, souffrir." 

[rh^^A^^A] rh^A'^A ver- 
dure ; rh^A'T.A adj. 

[fh^(D] 'tAxi^Oi contracter 
alliance, être allié ; fh9^ beau- 
père, gendre ; di'^'t belle- 
mère, belle-fille. 

iliipoo gire mauvais, honteux. 

thùii labourer ; dià^A^ ag. 

ihCi'^"* être malheureux. 

tl\à*a^y porc. 

ihtid estimer, penser. 

fhÙ(D I. 2 mentir ; thàK ag. 

rh4»A pi. h^'^A champ. 



256 



Vocabulaire. 



[/h4»^] htî'tih^/i injurier. 

rhV^ construire ; îtii^ nom. 
rh^ aller ; iW?Cf voyageur. 
[rHrt] hà^ti mouvoir ; 'tthO^ti 

réf, ; nf^^thO^lï reptile. 
àh,91i Eve. 
rfifl^K I. 2 regarder. 
rh?fn penser, supputer. 
A'M'fl p/. Alf-fl, K/hH-fl peu- 

pie, nation ; au pi. a aussi le 

sens de peuples paiens. 
dM être triste ; hfhlfV cous. ; 

ffifl7 tristesse. 
rh.rt réprimander. 
il\f»(D vivre ; îhfOh vivant ; rh 

J&flïl' vie. 
fhAA I. 2 restaurer. 
A*7 loi pi. Ml. 
ihOi nourir ; rhfj enfant. 

^W enseigner ; ^r'VC^ 
doctrine, science. 

^Olï et î^Uh épargner. 

^AK emplir. 

^Ah dominer ; Kî^Ah adorer 
comme un Dieu ; M^^Yl 
Dieu ; Kl^Ahï divin. 

^"^thti jurer ; '"^tM serment. 

^'^diù et 9^h\ù être miséricor- 
dieux ; f^îhé/t miséricorde. 



^'^tPai enlever, écarter. 

^"'Cfh conduire. 

^^^ être amer ; ^dC adj. a- 

mer; 9^/iC amertume. 
'"^d»^ terre, poussière. 
^AA être semblable ; Î^AA 

pi. Î^AA, Ki^AA figure. 
^tîdi diner ; f^Minom. 
"îAV corrompre ; ^'^AÇ cor- 
ruption. 
^Al» liquéfier. 
^M se faire soir; IT'A.^- 

et Î^Af 1- soir. 
l^AOUC mystère. 
9^^ pi h9^^ mari 
^-^It Matthieu. 
^îiA p/. h9^htl^ peau. 
'PK-n Moab. 
''"h^ essayer, consulter ; l^h 

C conseil ; ^"^Xïl^ tentation. 
'^XÙ être stérile. 
^* chauffer ; oo^^^ et ^* 

chaleur. 
^4»#h lier, enchaîner. 
f^i* mourir ; ^'\r nom. mort ; 

i^a>-1- et 9^aKr\r part. 
H^h vaincre. 
[^00] hf^bO irriter. 
^JZ. eau. 
^'ÎLm tourner. 



Vocabulaire. 



257 



r'^a terre. 

^mCD I. 2 livrer ; 'h^miD 
recevoir. 

^^h venir ; Mr';^^ appor- 
ter, offrir, conduire. 
IP 

[tPUA] i-^liA III. ^ être mi- 
séricordieux ; "^UA clémen- 
ce. 

i^iiù I. 2 tripler ; /^^Ù» tPÎnité. 

i^'Artl I. 2 avoir la puissance. 

l*»rh+ et /^/h* rire. 

IP^^, iPiT^ se délecter. 

IP^^'O I. 2 être insatiable. 

•^^^ I. 5 fonder ; ^iP/i^ 
fondement. 

1**^+ se lever ; O^C^ orient. 

/*'Cfl^ nerf, racine. 

i^'CH disposer ; i^CO^- loi. 

•^4*f I. 3 affliger, torturer. 

iP'dih être gras. 

!*•>? 1. 2 être bon, beau. 

rïl pL h/^91n épine. 

O'tO'O sacrifier; ^/^(Dà^ n. 

•f dC pL h^àC^- herbe. 

■^''■' poser, placer. 

■^m vendre. 

/**;> corps, chair; /^'P'B in- 
carnation. 



Crlh+ être éloigné. ïtCrh4» c. 
Crhfl être spacieux. 
[^^#w>iw>] JiC^iWi se taire. 

^1/**?! vieillir. C/^'ïi vieillesse. 
ùlïO oublier ; ùùjb impie. 
^rtf I. 2 placer. 
ù'ïith gagner ; CO/h gain. 
ù'^à être droit, juste. 
Cîd avoir faim ; ^^Vfl faim. 
[éAai\ hC-^O) ouvrir. 
Chft p/. hOitl^ tête. 
CKf voir ; hCM montrer. 
/M'A être immonde, impur. 
^hfl trouver, obtenir. 
[^lOfli] ^C91- p/. oD^b(0* 

épouse, belle-fille. 
Cdf paître. ^Cîtl* troupeau. 
C^ft trembler, 
[^f ^] KC^r ciel. 
^^îi aider ; éAK^ aide. 
^1^ maudire. 
^Tfl être humide. 

A 

AAî^ paix, salut. 
[AA+] i^AA* III. 3 se jouer. 
Ar/ifl attirer, emmener. 
lïMr se tromper, pécher. 
M^Q entendre ; AlTd nouvel- 
le, témoin, martyr. 



19 



258 



Vocabulaire. 



A^f appeler; Aî^ nom. 
ti^fs pi. iTïf^ ciel. 

fl^^ s*envoIer, s'enfuir. 
A^4» dérober. 

ftcvje. blé. 

flCh soir, crépuscule. 

iiCX pardonner. 

il*^^^ séraphin. 

AAA I. 2 s'éloigner. 

rt+A crucifier. '^fl4»A pass. 

rt4*f arroser. 

A'flrfi I. 2 glorifier. 

ù'd'h homme. 

Mr^ boire ; tfb boisson. 

ùhii demander, prier. 

tïM ne pas pouvoir. 

A«^A enfer. 

Ahfl se coucher. 

Ah"Ç plante des pieds. 

[M(D] MMiO se promener ; 

iM(0* promenade. 
ÙO^ baiser. 
AO/i abolir, détruire. 
Airtf nourrir fl.AJ2i nourriture. 
Aj2iÇ glaive. 
AAA chasser, repousser. 
[fllA] ^à^^ sorcier, mage. 
Air et All^ orge, 
rtift se prosterner, adorer. 
ù^di étendre. 



Ùd./L mesurer ; ^tldAl^ n. 
rt<<.> dominer ; 'Wi/iÇ'ï chef. 
fl<CP coudre. 
[A<Cm] JiA^m séduire. 

^A voix, parole ; le Verbe. 

+AP avoir du remords. 

+Af être profond ; 4»AJi abî- 
me. 

4*«*'ii. châtier, flageller. 

[+^^] i-*^^ III. 2 ramasser 
les épis. 

•fe^^ il fait froid. 

+Cn approcher ; ^'Hld'i of- 
frande ; 4*4«'fl proche, pa- 
rent. 

4*<iîl couper, tondre. 

•feAA blesser ; ^AA nom. 

[«l'flA] '^4•flA venir au de- 
vant 

4»fld ensevelir ; ^J^-OC sé- 
pulcre. 

•f'i'A tuer. 

+V'h se ceindre. 

4»5f dominer ; Îi4»5ff soumet- 
tre ; 4*3l service, office. 

^^^ se tenir debout. 

tfh rougir. 

«|»R^'» précéder, faire avant ; 4» 
•S'T. commencement ; 4»^^ 



Vocabulaire. 



25d 



prép. avant. 

*j|»ftfl I. 2 consacrer ; ^H*h 
saint ; ^'^^^h temple. 

[+;^A] i'+XA III. 2 se couron- 
ner ; 'felÇ'A feuille, ramure ; 
f^A feuillu. 

n 

'flUA dire ; f>il il dit ; /Z-ILA 

il dit a/^^c suffixe, 

QA/h I. 5 arracher, délivrer. 

flAft figue, figuier. 

HAd manger ; ^'"'fl Ad nourri- 
ture. 

HAf vieillir ; 'flA'/û. ancien. 

"ArfisC terre ; H/hC mer. 

n/hf-CD, f fl/h'hOl être seul. 

nCi; briller ; -flCV'J lumière. 

•flCl* airain. 

fl^h s'agenouiller ; fl^h louer ; 
n-<-hbéni. - 

n^^ grêle, neige, glace. 

[Û+A] 'f'fl+A tirer vengean- 
ce. 

n*A, ni^^A germer. 

[fW-CD] h-n^iO ouvrir la bou- 
che. 

fl4»MI être utile. 

n-1hC verge. 

•flïirt être mauvais ; i'flîirt 

- III. 3 combattre; 'QhfL hom- 



me ; •flîiA.I' femme. 

(Mil premier-né. 

flhf pleurer. 

rPr/i] h'Qfh permettre. 

n^i venir ; tvflh introduire ; 
^(ïh oblation. 

•fldA être riche ; 'fldA riches- 
se ; fl^A propriétaire. 

flOft changer. 

n»'h passer la nuit; Û»!* mai- 
son. 

n.Hflï racheter ; dMV rédemp- 
teur, fl9H rédemption. 

fUlÇ* f /. K^fl^^ compagnon. 

flj??l» être désert. 

n*7d p/. M1Ù brebis. 

n^rfi arriver, parvenir ; Kiï^ 
fh conduire, amener. 

-ttiiO suivre ; ^'»^•Afl^', <Hh 

A" suite, ordre. 
'hrlhi* être humble ; h^di't 

humilier, soumettre. 
i-CH^ interpréter. 
i*Cd*, i'dd, rester, être de 

reste. 
'HïO être fort ; i'dà^ mâle. 
i'I'W vaciller. 
f-hA planter ; -MflA plante. 
[i'hi'] Mrïli' II. 2 gagner du 



260 



Vocabulaire. 



temps ; lll'hl' antique. 
'tlïH I. 2 être triste. 
•f Arh mélanger. 
'^*7W veiller. 

'1[A4» achever, finir. 

'V»A*fc I. 2 compter. 

'ÎAf 1.2 penser ; 'hliS pensée, 
esprit, volonté, raison. 

^tid* passer, s'écouler. 

-TliPiP chercher. 

-Il^f , 'ÏCf choisir. 

•llA^ être dans la misère. 

"Iin^ unir, associer ; 'î'flC x:ô- 
té, espace. 

'Vflh cacher. 

-Ifllf cuire le pain ; Ifilftl* 
pL 'hatO-ll pain. 

-Ifl'ID éclairer ; oo^rlrah lu- 
mière. 

^'îl-p/.^rVh porte. 

■IkA être fort ; "llJiA forc^. 

'%C fém. '%C^ meilleur, bon. 

'Vu I. 2 être meilleur. 

•Ilft^ habiter. 

'Ilftl abandonner, cesser. 

'IiTK ne pas trouver; être pri- 
vé ; 'ImA péché, faute. 

'lfX.7 fer. 

'Il^ rougir, avoir honte ; i"1l 



d^/i couvrir de honte ; htli* 
'\é^ù caus. 



ÇA cerveau. 

iiP'f' détruire, renverser. 

Vi^h prendre i -tlr^^h se le- 
ver. 

iftrfi I. 2 se repentir. 

ï4»li veiller. 

V^'fl' crier, hurler. 

i^O sourdre ; V4*d source. 

[V+X] K'î+lî' porte. 

Vfl^ demeurer ; iiiHù faire 
asseoir, placer. 

>nn parler ;h7nn lire. 

Vl-Ofuir. 

Ihii être petit. 

[Vh^] K'>h^ s étonner. 

ÇA« f /. Ç/Hh berger. 

ï*'" dormir. 

ï'il être long. 

VdCD chasser ; Wï chasseur. 

ÇffH I. j consoler, soulager. 

ift4* construire. 

[Vftfl] h^im affliger. 

"ÏR.!* pauvreté ; Wf» pauvre. 

iftft, Vft brûler. 

Ylà. dire ; VlC parole, action. 

hlf. voyager ; M^î^, M«* 



Vocabulaire. 



261 



pèlerin, étranger. 

Wrh être pur; IX'/hV, -WT 
rh pureté. 

V3^^ I. 2 regarder. 

Wù souffler ; Wiî âme ; Wiî 
^ corps ; <^7^ft esprit. 

Wi souffler. . 
h 

tïfif^ I. 2 cueillir. 

[h^»"^] ïiî^ pi. ïi'^l-TOère. 

ïi^^ I. 2 montrer ; hh^é. 
connaître ; ^h9^C't signe. 

K<Hh p/. îi?i*^1* servante. 

t\9^ croire ; hîi^''*V persua- 
der ; -hM^V et i-h^^ se 
confier. 

}i^^ moissonner. 

hCS animal ; KC*B « ^ JtC 
serpent. 

}^^f cueillir. 

KCPV} orgue. 

K^P^ p/. h^.'ïp. vieillard. 

K^f-ftl Isaïe. 

îiftl- feu. 

îi'fl père. 

hnrt I. 2 pécher ; hM péché. 

?i-n'> pi hm et >i?ifl'> pier- 
re. 

hflf refuser. 



K+'^ s'éloigner. 

tï'tOi revenir, aller ou venir. K 
M'fO caus. 

h/t^f^f Ethiopie. 

MOh et Yi^- pL hSiO* frère. 

K'iflf prendre, commencer. 

Îi'>ft1-, MtV\rf femme. 

K'ïA^ animal. 

îthA suffire. 

hhf être mauvais ; ThX^f» mau- 
vais. 

^i-MT p/. "hWi, hMli oreille. 

KHH I. 2 commander. 

hj^'ï déluge. 

ïiJ?: pi "hfjO^ main. 

/b/^Î^Éden. 

MA progéniture ; ïi^A « h''" 
îhfOh le genre humain, 
l'homme, (la progéniture de 
la mère de la vie, d'Eve). 

hnC pi MC pied. 

h»Ç et A^Ç Éphi, nom dé me- 
sure. 

h 

hUA pouvoir, être fort. 
hU*} prêtre. 

rIfiAA] Ji'ihoAA donner le ver- 
tige. 
hA-n pi. hAfll- chien. 
hAK défendre ; hAh autre. 



262 



Vocabulaire. 



compagnon. • . - - 

H^A.'>p/.W-A^lTein. 

Inîhft, nier. 

hi^i* découvrir. 

h^î^l- hiver. 

hC/** ventre. 

h«<4l.A chérubin. 

[h»Ch»^] h'îhoCh»^ rouler. 

M^ pi hftfl^J^ cou. 

h-fl^i être honoré. 

h»W I. 2 juger ; ^ho'}'> juge. 

h7Ç p/. hW, WflW aile. 

MiCC p/. hWC lèvre. 

M être, arriver, devenir ; ^'"h 
*> endroit. 

ïih-fl pi. Wïl-n^ étoile. 

hDCD répandre ; 'tlnÙOi pass. 

tïdA diviser ; hÇA division. 
(D 

flïr;n donner, imparf. J&lh-fl. 

<DAft enfanter, engendrer ; A 
fJt naissance. I»AA fils ; 1» 
AI* fille ; f^^R" lieu de nais- 
sance. 

(Otim I. 2 changer. 

fl^/hH couler ; ««•rh.'M fleuve. 

[<0/*'K] hCD-/*-?! parler, ré- 
pondre. 

ID^rt hériter ; CAl* héritage. 

<0^+ cracher. 



fl^C^* or ; somme d'argent. 

(OC^ lune, mois. 

(DCttiO être jeune; flï^H pL 
«D^tM* adolescent. 

flï^R descendre, déchoir. 

[Oïrtn] Kfl'-rt'fl épouser. 

IDrth I. 2 ajouter. 

flJ-'ïm, Ol^lim dévorer. 

[IDhA] t-IDhA III. 2 se confier. 

(DOii et fl^dA passer le jour ; 
àti^ jour. 

(BftTr vigne, vin. 

fl^Art louer ; fl^^rt» louange. 

(D^^ tomber, se prosterner. 

IDftf imputer ; ahf!^^ accusa- 
tion. 

flïl^ jeter. 

[IDlrt] ^Ift grâce. 

CD/Tlï I. 2 commencer. 

flïdK sortir ; h^^Ùh expulser. 

(Dé^/i aller au champ. 



9Aî^ monde, siècle. 

91^, "J^'Thp/ 9^;Hhan. 

H'^^ I. 2 être injuste. 

9»^ p/. ^-^I- poisson. 

OC* être nu ; d^4», d^4* nu. 

OCI monter. 

[O^d,] hàùd* se reposer. 



Vocabulaire. 



263 



Où? rétribuer ; ÙChrlr récom- 
pense. 

O+fl garder. O^tt^ gardien. 

O-nf être grand ; -Mlflf III. 2 
s'élever. 

(n(ïd monstre marin. 

Pd être aveugle. 

P^ prévoir. 

/'ft entourer. 

/'Ç pi hÙ^^ oiseau. • 

Of>'i pi. hùf^'i^ œil. 

à^ pi àS^Oh homme. 

[Oïl*»] i'OltP se contenir, être 
patient, avoir pitié. 

OXfl être dur, violent. 

Oùr" pi hààT"^ os. 

[O0(D] àô pi 6009- arbre. 
00 f». moissonner. 
If 
[Htid.] hliàd, durer, conti- 
nuer. 
W'^d I. 2 psalmodier. 
n^'i temps. 

[M^^] i-HlT»^ être parent 
H^J^ p/. hlf^J^ parent. 
HCK semer ; HCh semence. 
fl^flï répandre. 
Mflm frapper ; TI-Am-lh coup. 
M'}^ pleuvoir ; UVî^' pluie. 
Ifh^, '^Hh^ se souvenir. 



HJitO annoncer, raconter, certi- 
fier ; liV nouvelle. 

J8.|h>l Juda. 

P-î^ aujourd'hui. 

f '^7 main droite. 

f •flrt être sec, aride ; f "flA con- 
tinent terrestre. 

f fl>*li I. 2 être clément, doux. 
?ahO^ douceur. 

[?^0] hf'^O raconter. 
ft 

J?:A4»A4» tremblement ; K.^A 
4*A4» trembler. 

AAlD peser, préparer; "h^A 
voluptés, délices. 

f^r" sang. 

^<^^ I. 2 greffer. 

fLf^Ùti effacer. 

R'^V p/. R^ÇI- nuage. 

R1^0 retentir. 

R^A interpréter, composer; 9^ 
f<^li interprétation. 

Mli I. 2 dormir ; J^^A som- 
meil. 

R++ broyer ; ftt*, A* co//. 
enfant. 

A'flC montagne. 

[R-lr^] 'l-J^-ï^, -^R'^^ tar- 
der ; f^'^ù ensuite. 



^64 



Vocabulaire. 



JÇrïV se sauver ; ooj^^ 5^^. 
veur. 

J^'ÏO tomber, faillir. 

^'>*7A vierge. 

R'Jia troubler. 

Ah^ être las ; ?:W fati- 
gue. 

ftflïf être malade. 

M^ répéter, réitérer. 

iWî^ géhenne, enfer. 
WA agir, parler ouvertement. 
1A<C sculpter ; "7AC sculptu- 
re, statue, idole. 
T^rhArl* ruse, fraude, malice. 
IrhiC ôter, enlever. 
[1^^] Î1*7<^<1 consumer. 
la-X I. 2 châtier ; -^•7'^X■ n. 
là'V^ terre cultivable, f /. là* 

I^*^ être redouté. 

Irtrt toucher. 

l'fl^ faire ; l'dC travail ; l-fl 

C ouvrier. 
l'flK retourner ; i'P'flh se 

réunir ; 'hflh collection. 

lit pi in^^ côté. 

IVI- jardin. 

;»« p/. hP'}'}^ démon. 

[TMh] ?t*7H,K maître. Sei- 



gneur, fém. 'hlll'h't', 

TMi^. être fort ;*7H-Ç fort. 

ILH. temps, moment. 

>f fuir. KWf caMS. 

Ilf errer ; 1PJK» erreur, fau- 
te. 

I-^Î^ champ, désert. 

'h'^h frapper ; ?i'>*7J^A poi- 
trine. 

If^d* rejeter, répudier. 

IX" pi IKI- visage, face. 

Wl"?! soulever. 

7^0 opprimer, injurier. 

m 

T/h"} farine, polenta. 

[m^+] îtT^4» baptiser. 

[m^f ] KT^f acquérir, possé- 
der. 

(ïl'dfh égorger. 

ninn être sage, savant. 

mnoi sucer ; T'A pi KTOI* 
mamelle. 

rtl'>4*4» achever, parfaire. 

Td^ goûter ; T(M^ doux. 

^/"I- idole. 

rtlf + I. 2 examiner, interroger, 
connaître. 

m*7P adhérer. 

mÇrh applaudir. 

niÀ^ couvrir ; flIÀC toît. 



Vocabulaire. 



£65 



itïÇh effacer. 
K 

X'U+ désirer, regretter. 

KAA 1.2 ombrager ; Mà^'t om- 
bre, ténèbres. 

î;A^ et XA^ être obscur ; 
X'A^^Th ténèbres. 

KAK haïr Mh^ ennemi. 

KAd blessure. 

KAf prier ; XA"^ prier*. 

KrfiA écrire ; '^^f rfiÇ écritu- 
re, livre. 

XrK avoir soif, /tt^h soif. 

IRC*^ crier, vociférer. 

Sl'flrfi faire jour ; X'flrh matin. 

^'(i'h tremper, enduire. 

^'(ïh faire la guerre. 

X'}r/i dresser des embûches, at- 
tendre. 

Mi, M s'incliner. 

^tO l'emporter, être fort ; 5Ç^ 
à puissant. 

^d porter. 

^(D*0 I. 2 appeler, inviter. 

KOA I. 2 molester. 

KdC souffrance, douleur. 

JW/i aplanir. 

Î^J^4» 6tre juste ; ^tj^* justi- 
ce ; HJÇ:4» juste. 

X>C poil ; Î^^C velu. 



î^*7fl se rassasier. 

Kiflï I. 2 gratifier ; ÎIP grâce. 

Klf fleurir, X"l fleur. 


0^P soleil. 

[0Î^K] h<W"K écouter. 

[0^^] hd^^ être rebelle ; 0C 
pi. i\àà*C ennemi. 

0CO cesser , ÙC(flr repos. 

0'iA concevoir ; Ù'ill concep- 
tion, grossesse. 

^(D(D faire prisonnier. 

0P9^ main gauche. 

0,d*di tresser. 

éL 

éLà'l pi h^^n fleuve. 

éLAm séparer. 

[dJ^di] ï-éJ^ih III. 2 se ré- 
jouir ; KA-hÇ/^rh, htl-t-é. 
/*'K consoler, réjouir. 

dXiO craindre ; Ix^CV caus. 

àXX et à.ùX fleurir, fructi- 
fier ; ^&» fruit, fleurs p\, 'W» 

[^4»^] KÇ+^ aimer; Ç*C 

amour. 
<i!.+R vouloir. 
éJVài ouvrir. 
<(.i-ai désirer. 
<OCD I. 2 envoyer ; ÇTI* voie. 



266 



Vocabulaire, 



dMd I. 2 interpréter. 
dJf^ù I. 2 soigner. 
<Cftf rétribuer. 
éJS^éS^ abonder. 
é^O être luxurieux. 



éJXiù créer, engendrer ; ÇT^ 

1* création. 
Am> se hâter. 
^OV*^ achever. 



« »>5»C<t< »- 



267 



APPENDICE BIBLIOGRAPHIQUE. 



Une excellente bibliographie de toutes les publications concernant 
rEthiopie,a été publiée en 1893, par le conaervatour de la Bibliothèque 
de Milan G. Fumagalli. Nqus ne donnons ici. que quelques indications 
sur les principaux ouvrages se rapportant spécialement à l'étude de la 
langue. 



I. Catalogues. 



Dillmann. Catalogua cod. man. or. qui in museo Britannico aaser- 
vantur. Para III. LondinU \^4n. 

Dor 71. Uber die aeth. Hand. der kaia. Bibliothek zu 5* Pétershurg, 
Bulletin de VAcad. Imp. T. III n° 10. 1837. 

Ewalh Uber die aeth. Hand. zxiTûbmgcn Zf.K.d.M. vol.V, pp. 
164-201. 

Mai. Scriptorum veteram nova coUectio e vaticanis codicibus édita, 
vol. V. p. 94-100. Romae, 1831. 

Dillmann. Codices orient, bibl. reg. Havnïcnsis. Havniae^ 1857. 

Guldl. Catalogo dei codici siriaci, arabi. etiopici, délia bibl. Angeli- 
ca di Roma. Firenze, 1878. 

Uri. Bibl. Bodlejanae cod. man. orient. Oxonii. 1887. 

d'Abhadie. Catalogue raisonné des man. éth. appartenant à Antoine 
d'Abbadie. Paris, 1859. 

Zettersteen. Die abessinischen Hand. der K. Universitatsbibl. zu 
Upsala. ZDMG. vol. LUI. pp 508-520. 

Llttmann. Die aeth. in griech. Kloster zu Jérusalem. Z. A. 1900. 

Rhodokanakls. Die aeth. Hand. der K. k. Hofbibl. zu Wlen. Wlen, 
1006. 

Roedtger. Aeth. Hand. Catalogus cod. man. bibl. reg. Monacensls, 
Monachli, 1875. 

Wright. Catalogue of the Ethiopie man. in the B. M. acquired 
since the year 1847. London, 1877. 

Zotcnhcrg. Catalogue des man. éth. de la B. N. Paris^ 1877. 

Goldschmldt. Die abesain. Hand. der stadtbib. zu Frank furt. Berlin, 
1897. 

Touraiev. Les manuacrita éthiopiena de S' Pétersbourg (en russe). 
— 5' Pétersbourg 1906. 



268 Appendice bibliographique. 



II. Textes Bibliques. 



Dillmann. Veteris Testamenti aethiopici tomus primus sive octa- 
teuchiis aethiopicus. Lipsiae^ 1853-1855. 

Dillmann. Veteris Testamenti aethiopici tomus secundus. Libri Re- 
gum. Lipslae, 1861-1871. 

Dillmann. Veteris testamenti tomus quintus quo continentur libri 
apocryphi, Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith Judith, Ecclesiasticus, 
Sapientia, Esdrae Apocalypsis, Esdrae graecas. Berolini, 1894. 

Bachmann. Dodekapropheton. Obadia. Maleachi. Hall, 1892-1893. 

Bachmann. ï)ie Klagelieder Jeremiae. Halley 1893. 

Bachmann. Der Prophet Jesaia. Berlin^ 1893. 

Wallon. Biblia sacra polyglotta. Londini, 1657. Contient la version 
éthiopienne des psaumes, du cantique des cantiques, du Nouveau Tes- 
tament. 

Potken. Psalterium Davidis et cantica aliqua biblica aethiopice. Ro- 
mae^ 1513. 

Potken. Psalterium in quatuor linguis hebraea, graeca, caldaea, 
latina. Coloniae^ 1518. 

Ludolf. Psalterium Davidis aethiopice et latine. Francofurti^ 1701. 

Petraeus. Vaticinium Malachiae. Lugdunï Batavorum, 1661. 

Kramer. Die aeth. uebersetzung des Zacharias. Leipzig., 1898. 

Nisselius. Prophetia Sophroniae, summa diligentia ad lidem vetus- 
tissimi ms. codicis fideliter in latinum versa. Lugduni Batavorum^ 
1660. 

Wright. The book of Jonah. London, 1857. 

Dillmann. Der aeth. Text des Joël [Merx : Die Prophétie de» Joël. 
Halle, 1879], 

Petraeus. Prophetia Joël. Lugduni Batavorum, 1661. 

Laurence. Esrae primi libri versio aethiopica. Oxonii, 1820. 

Petrus Ethyops. Testamentum Novum. Romae, 1548. 

Platt. Evangelia sancta ethiopice. Londini, 1826. — réédition. Lip^ 
siae, 1899. 



III. Textes Apocryphes et pseudo épigraphiques. 



Platt. The Ethiopie Didascalia. London, 1 834. 

Dillmann. Liber Jubileorum. Kiliae, 1859. 

Ahhadie. Hermae Pastor. Lipsiae, 1860. 

Fell. Canones apostolorum. Lipsiae, 1871. 

Dillmann. Ascensio Isaiae. Lipsiae, 1877. 

Trumpp. Der Kampf Adams. Mûnchen, 1880. 

Dillmann. Veteris Testamenti tomus quintus quo continentur libri 
apocryphi Baruch, Epistola Jeremiae, Tobith Judith, Ecclesiasticus, 
Sapientia, Esdrae apocalypsis, Esdrae graecus. Berolini, 1894. 



Appendice bibliographique. 269 

Halévy. Te*ezaza sanbat. Paris, 1902. 
Fleming. Das Buch Henoch. Leipzig, 1 902. 

Perruchon. Le livre des mystères du ciel et de la terre. Paris^ 
1903. 
Chaîne. Mashafa Dorho. Revue Sémitique^ 1905. 
FaUlovitch. Meta Musa Paris, 1906. 



IV. Textes Hagiographiques. 



Basset. Vie de Saint abba Johanni. Bulletin de correspondance Afri" 
caine. Alger, 1884, j». 433-453. 

Budge. The miracles of the blessed Virgin Mary. London, 1899. 

Schodde. The rules of Pachomius. Presbyt. Review, 1885. 

Pereira. Vida do abba Samuel. Lisboa, 1894. 

Conti Rossini, Gadla Takla Haymanot. Romae, 1896. 

Pereira. Vida do abba Daniel. Lïsboa, 1897. 

Budge. Maba Seyon and Gabra Chrestos. London, 1898. 

Budge. The contendinge of the apostles. London. 1899. 

Pereira. Historia dos martyres de Nagran. Lisboa, 1899. 

Pereira, Martyrio de Santa Emerayes. Lisboa, 1902. 

Pereira, Martyrio do abba Isaac de Tiphre. Lisboa, 1 903. 

Pereira, Vida de S. Maria Egypcia. Lisboa, 1903. 

Pereira. Vida de S. Paulo de Thebas. Lisboa, 1903. 

Conti Rossini, Acta Marqorewos. Acta Yared et Pantalewon. Paris^ 
1904. 

Touraiev, Acta S; Fei'e Mika'el et S. Zar'a Abreham. Paris, 1905. 



V. Textes Liturgiques. 



P. Ethyops. Missa qua communiter utuntur. Le texte en a été pla- 
cé à la suite du N. T. publié par Pierre TÉthiopien à Rome, 1549. 

Vansleb. Anaphore de Dioscore, placé en appendice à la première é- 
dition de Ludolf. Londinl, 1661. 

Ludolf. Anaphore de Notre-Seigneur, Commentarius p. 341. Fran- 
cofarti ad if., 1691. 

Diilmann. Anaphore de S* Jean Chrysostome. Chrestomathie. LeiP' 
zig, 1846. 

Trumpp. Das Taufbuch der aethiopischen Kirche. Mûnchen, 1878. 

Arrikard. Mashafa temqat Mûnchen. 1878. 

[Coulbeaux], Ser^ata Q^asie Zabieta Krestian Katolikawit entaba 
*Ityopya. Karan, 1890. 

"Fries. Wedase Marjam. Leipzig, 1892. 

[Guidi]. Wedase Marjam. Sans lieu ni date. (Rome 1900). 



270 Appendice bibliographique. 



VI Textes historiques. 



Basset. Chronique éthiopienne d'après un ms. de la B. N. de Paris. 
(J. A. XVni, 1881). 

Zotemberg. Chronique tle Jean de Nikiou. Notices et Extraits, Tome 
XXIV. Paris, 1883. 

Perdra. Histoire de Minas, 'Ademas Sagad. Lishoa, 1888. 

Perruchon. Histoire des guerres de 'Amda Sion. Journal asiatique, 
1889. 

Perruchon. Vie de Lalibala. Paris, 1892. 

Pereira. Chronica de Susenyos. Lisboa, 1892. 

Perruchon, Zar'a Ja'qob et Ba'eda Marjam. Pan*, 1893. 

Perruchon, Histoire d'Eskender, 'Amda Seyon, Ba^eda Marjam, Ga- 
la wdewos. Paris, 1893. J.A. S. IX. T.lll. 

Schleicher, Zenahu la Galla. Berlin, 1893. 

Perruchon. Règne de Lebna Dengel. Paris, 1893. 

Conzelman, Chronique de Gala wdewos. BibL des H, E. fasc. 104, 
1895. 

Budge. The life and exploits of Alexander the Great. London^ 
1896. 

Guldi. Annales lohannis, Jasu, Bakaffa. Paris, 1903. 



VII. Texte divers. 



Bachmann. Corpus Juris abessinorum. Jus connubii. Berolini, 
1890. 
Bachmann. Aethiopische Lesestûcke. Leipzig, 1893. 
Guidi. Proverbi, strofe e raconti abissini. Éoma, 1894, 
Guidi, Fetha Nagast. Roma, 1897. 
Littmann. Philosophi Abessini. Paris, 1904. 
Bezold, Kebra Nagast. Mûnchen, 1905. 



VIII. Linguistique. 
Grammaires, Dictionnaires etc. 



Mariano Yittorio. Chaldeae seu Aethiopicae linguae institutiones. 
Romae, 1548. 

Wemmers. Linguae aethiopicae institutiones. Romae, 1638. 

Sehickhardt. Institutiones linguae hebreae. Accessit harmonia alia- 
rum linguarum chaldeae, aethiopicae... Jenae, 1647. 

Wallon. Introductio ad lectionem linguarum orientalium hebraicae 
chaldaicae... aethiopicae. Londini, 1655. 

Job Ludolf. Grammatica aethiopioa. Londini, 1661. 

Job Ludolf. Gram. aeth. editio secanda. Franco furti, 1702. 



Appendice bibliographique. 271 

Maî. Grammatica aethiopica conscripta a J. P. Hartmanno. Franco^ 
furti, 1707. 

Marcel. Leçons de langue éthiopienne données au collège de France. 
Paris, 1819. 

Tuch. De Aethiopicae linguae sonorum proprietatibus commentatio. 
Lipsiae, 1854. 

Sehrader. De linguae aethiopicae cum cognatis linguis comparatae 
indole. Gotttngae, 1860. 

Stade. Ueber der Ursprung der mehrlautigen Thatworter der Ge*e- 
zsprache. Leipzig, 1871. 

Trumpp. Ueber den Accent im Aethiopischen. Z. d. D, M. G. 
XXXVIII p. 515-561. 

Koenig. Neue Studien iiber die Schrift, Ausaprache und allgemeine 
Formeniehre des Aethiopischen. Leipzig, 1877. 

Haupt. Studios on the comparative grammar. J.R.A.S. N,S, tome 
X p. 244-252. 

Dillmann. Grammatik dbr aeth. sprache. Leipzig, 1857. 

Praelorius. Aethiopische grammatik, Paradigmen,Litteratur, Chres- 
tomathie und glossar. Berlin, 1886. 

Wemmers. Lexicon Aethiopicum Romae, 1638. 
Hottinger. Etymologicum orientale. Francofurti, 1661. 
J. Ludolf, Lexicon Aethiopico Latinum. Londini^ 1661. 
J Ludolf. Secunda editio. Francofarti, 1699. 
Dillmann. Lexicon linguae Aethiopicae. Lipsiae, 1865. 

Hupfeld. Exercitationes Aethiopicae. Lipsiae, 1825. 

Dreschler. De Aethiopicae linguae conjugationibus commentatio. 
Lipsiae, 1825. 

Hommel. Die Namen der Sautgethiére bei den Siidsemitischen Voel- 
kern als Beitraege zur arabischen und aethiopischen Lexicographie. 
Leipzig, 1879. 

Praelorius. Hamitische Bestandtheile im Aethiopischen. Z. D. M. 
G. 1889. 

Contt Rossini. Note per la storia litteraria abissina. Rend, délia R, 
A. dei Lincet vol. VIIL 1899. 



JX. Études bistoriques. 



Dali. La gran magnificentia de Prête Jani. (1490). 

Anonyme. Diversités des hommes des bestes et des oyseaux qui sont 
en la terre de Prestre Jehan. Paris, 1507. 

Bermudez. Brève relacion de embaixada. Lisboa, 1565. 

Urreta. Historia ecclesiastica, politica, natural y moral de los gran- 
des y remotos Reynos de la Ethiopia. Valencia, 1610. 

Godinho. De Abassinorura rébus. Lugduni, 1615. 

d'Almetda. Historia gérai de Ethiopia a alta (résumé par le Père 
Tellez). Coimbre, 1660. 



272 Appendice bibliographique 

Lûders. De historia imperii abyssini. Cinq dissertations. 1671. 

Ludolf. Historia aethiopica sive brevis et succincta descriptio rogni 
Habessinorum. Francofurti^ 1681. 

Ludolf. Àd historiam aethiopicam commentarius. Francofurti, 
1691. 

Lobo. Voyage historique d'Abyssinie du R. P. Lobo de la Compa- 
gnie de Jésus par M. Le Grand. Paris^ 1728. 

Bruce. Travels to discover the source of the Nile in the years 
1768-1773. Edinburgh, 1790. 

Basset. Etudes sur l'histoire d'Ethiopie. J. A. Paris, 1882. 

Morié, Histoire de l'Ethiopie. Paris, 1904. ' • \ . 

NOTA. — A ces ouvrages il faut ajouter les précieux documents 
inédits jusqu'à nos jours et que publie en ce moment le P. Beccari S. J. 
ce sont : 

Paez. Historia de Ethiopia ; divisée en quatre livres, écrite en por- 
tugais. Le Père Paez mourut en 1622. 

Barradas. Trois traités historiques en portugais écrits vers 1631. 

d ALmeida. Historia de Ethiopia a alta, composée en 1643. 

Mendez. Expeditionis aethiopicae patriarchae Alphonsi Mendesii e 
S. J. lusitani libri très et Auctuarii liber quartus. Ecrit en 1650. 



A-D'/i^ î Aïi'ïlUi'flrh.C i 



Errata. 



p. p, 26. 27 ;i-/l'f'«l"ThA, ;^ft'^+'^A.-*, *. p. 41, 26 n+ 

S^Xb-A, p. 43, 24 L'Impératif du parfait en a a toujours. - L'Impé- 
ratif a toujours, p. 7<^/) h^^l^'U'ïi. p. 117,20 AiAO-Ji. p. 119, 
()(DhV'hé:'/l-â. p. 121,7 ÙO(D-(D-, p. 125,20 W-Zt-V-A. p. 

127,24 rj^-C-^. p. ni,5 JZ-'^-fl^--'!, p. n8,22>2.îlcD/'tf«»--fl>-. 

p. nç.lç^rV-'^. p. i40,i7U'ïC-Ii.p 142,14 ^>^/iiiÇ-r/i. 

p. i4?,2 Thrh«:i-'>-'/. içl^ftAih n.. p i5o,4/^n-r/i^-ii. p. 

154,2? M+riTîîP-Au. j). 155,15 rrtA-ri. p. 160,1 h^là^- 

0. p. 165,24 0;l'rt»-.'*. p. 172, 10 il errait- il criait, p. 174,22 A./^ 
•>-V p 221,4 Ji^-lfAÇ- Au. 



273 



PARADIGMES. 

pages- 

I. Verbe sain. 274 

II. Verbe redoublé. 276 
m. » de la 1* faible. 277 

I V. » » 2* faible. 278 

V. » » 3* faible. 279 

VI. » » l' gytturale. 281. 

VII. » » 2' gutturale. 282 

VIII. » » 3' gutturale. ^ 283 

IX. Verbes doublement faibles et gutturaux. 284 

X. Verbes plurilitères. • 286 

XI. Suffixation des personnels au verbe. 288 

XII. » » » au nom. 289 

XIII. » » » aux prépositions. 288-289 

XIV. Nom [rac. trililère). Formes dérivées. 290 

XV. Qualificatif (rac. /n7//ér^). Formes dérivées. 291 

XVI. Nom et qualificatif (rac. plurilit.). Formes dérivées. 292 

XVII. Déclinaison. 292 
XVIII-XXII. Pronoms et adjectifs pronominaux. 293 
XXIII-XXIV. Adjectifs numéraux. 296 

NOTA. — Pour faciliter l'intelligence des modifications de 
la forme verbale, nous avons choisi pour chaque tableau une racine 
unique ; nous avons toutefois marqué d'un astérique, les formes de 
cette racine qu'on ne relève pas dans les auteurs. 

Les numéros entre parenthèses renvoient aux paragraphes de la 
grammaire. 



274 



Paradigme I. — Verbe sain (50-65). 



Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


3. Fréquentât. 


I. R. 


p. 


. .*+A 




I. 


^'i->A jf-i-ac 


.e.<fe^A 


^.;^->A 




s. 


J&*^A ^lilC 


f.+lA 


/?.^1-A 




Ip. 


^l-A inc 


+-T-A 


^-1-A 


U.C. 


p. 


h^^•^ 


. >i«MA 


. h^-hA 




I. 


^*ThA 


^f-fel-A 


y^\-i\ 




s. 


,e*l-A 


^+ThA 


^^1-A 




Ip. 


h*i!'A 


h-l'lA 


h^'l-A 


III. R. 


-p. p. 


. 'l-^-th 


+^+A 




I. 


^1-I'+A 


^ih*+A 


^^■;*+A 




s. 


/^.^•«I•'^A 


^lh+■^A 


f^1";!»"IA 


• 


Ip. 

-R.P. 


+++A 


'^4"^A 


•^A'"^A 


IV. C- 


. hft-l-^-f'A C) 


.hft•^♦^•A 


hAt>+À 




I. 


^fti-+->A 


^Al'*1-A 


^ft•^^^A 




S. 


^ftt^l-A 


^A•^'J•1-A 


^ft'^J*^A 




Ip. 


hfH'4'l-A 


hft!-4->A 


^ft•^.'^^•A 



[') ou . 'l-'l-hA. 



{') ou . hfï'f'+'hA, 



NOTA. — Régulièrement, les verbes dont le parfait I. i est 
en a ou en e, ont leurs autres temps suivant les formes correspon- 
dantes indiquées dans la colonne respective de chacun de ces par- 
faits. II y a cependant de nombreuses exceptions. II est des verbes 
qui suivent simultanément ces deux types de conjugaison à quel- 
ques temps ; d'autres les suivent tous deux sans jamais admettre 
cependant une double forme à aucun temps. — Le préfixe '^ de 
la forme III s'assimile devant les dentales et les sifflantes. 



27S 



Parfait. I.i. 



Sing. 5" p. m. ^i'A 

2" p. m. -frl-Ah 

i"p. c. 4"hA1[|- 

Plur. 5* p. m. 4»f'/V' 

2' p. m. +i;Ah<»^ 

Vp. c, 4-hAV 

Subjonctif. 

Sing. 3' p. m. JZ-M^A 

/. HHhA 

:2* p. m. -MHhA 

Plur. 3' p. m, fJ^f)^ 

f. y.^^^ 

r p. m. 'M*1*/V' 



A-flA 

A-flAI- 

AHAh 

AHAtu 

AnAVb 

A'flA* 

A'flA 

AflAhtf»»- 

AHAÏll 

AnAV 

l.i. 



Imparfait. I.i. 

J2^+1-A 
t+l-A 
l'+l'A 
t+1-A. 
ÎI+1-A 

J&+1-A- 

J2^+1-A 

^••HhA* 

1-HhA 

•J-HhA 

Gérondif. I.i. 

^tA" 

♦•fcA 

♦•fcAh 

♦•fcAÏU 

♦tAf 

^tA^^"** 
+'fcA»7 

4-fcAh1 
-MA» 



Impératif. I.i. 

Sing. nu M-A -^rtC 

f. ¥tiL 'Wd 

Plur. m. *1-A- *7rK. 

^ *1-A -70^ 



«76 



es;..-. 



Paradigme H. — Verbe redoublé 


(66). 


Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


^ Fréquentât. 


I. R. P. 


inn ïft 


. hm 


. Çflfl 


I. 


/^i-n-fl ^VR-^ 


^i-tt-a 


J^^ç-fl-fl 


S. 


f-t-tt-a f/^fs: 


fJi-a-a 


JÏ^Ç'fl-fl 


Ip. 


j-fl-n -ïftft- 


i-n-n 


Ç-fl-fl 


II. c. p. 


Mm 


. Mnn 


* Kvnn 


I. 


^V-fl-fl 


yi-a-a 


^v-fl-n 


s. 


n-fl-n 


fi-o-a 


^Ç-fl-fl 


Ip. 


K'^-n-n 


M-n-fl 


Kç-n-fl 


IILR.-P.P. 


"i^^^') 


. -Hnn 


i-vnn 


I. 


pt^Mi 


ji^-in-n 


ji^çn-fl 


S. 


^in-n 


^T->n-n 


s^H^a-n 


Ip. 


+vn'n 


+vn'n 


i-çn-fl 


IV. C.-R.P. 


. KA-»nn 


. hiï-nm 


.hft'K'nn 


I. 


^ft-rt-n-n 


fM-i-a-tt 


^ft-w-fl-fl 


S. 


^fl-w-fl-fl 


fii-ti-an 


^ft-^Ç-fl-fl 


Ip- 


Jift-M-n-fl 


KAt-i-n-fl 


Kfti-Ç-fl-fl 





ou .i-van 








Parfait. 


Imparfait. 


Impérat. 


s. 


3'f.m. >R 


W-fl-fl 


— 




r ïft^ 


l-V-fl-fl 


— 




rp. m. ïftjçrh 


^-a-a 


l-fl-fl 




/. VRJ^tu 


l-i-nn et 1-vn 


-^n et i-nn 




^•p. c. >ftjç:ïi- 


W<W1 


— 


P. 


rp.m. i* 


je^ïcb et j2.ï-nn* 


— 




A w 


je.va et j&ï-nn 


— 




rp.m. 'if^^Yl'^ 


1-Vfb et l-ï-flfl- 


ta- et -î-nn- 




if.!^m,Qic. 


.«aetl-v-na,etc. 


. "ïa et i-an 



277 



Paradigme III. Verbe de la P faible (68). 



Fonnes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


5. Fréquentât. 


I.B. 


p. 


(Dé.^. flïj^+ 


. (OtU 






I. 


P.IPÇC JS.CDJHI» 


^WC 






s. 




fuim: 






ip. 


i A«r ^^ 


toçc 




n. c. 


p. 


hto-d.d. 


. ha>d.£, 






I. 


yami 


yevc 






s. 


fohtpc 


fa>¥C 






Ip. 


hOhÇC 


hatçc 




m. R. 


-p.p. 


+fl>ç<i 


. -tatdUL 


. i-Vd^ 




I. 


fA-atéijC 


!!.t-VdJC 


M^dJC 




s. 


M-atdJC 


f^aidJC 


f:A^dJC 




Ip. 


-tatés: 


'twdjC 


■tVdJC 


IV. a- 


R.P. 


. hft+flj-A*: 


. hti-i-wd^ 


. M+Vd^ 




I. 


fhi-at^C 


fh-t'B9C 


fh-i-VVC 




S. 


fit-tOhÇC 


^A+flJÇC 


^A-MȂC 




Ip. 


hh-ho-çiC 


KA+fflÇC 


hll-t99C 



Parfait. Imparfait. 

S. 3* p. m. (Bé.ù f -flA J2.CDÇC J&f 'flA 

f,(o^^ f-fltfh 1-flîçc 1^-nA 

r p. m. oï^tch fflAh 1-iDÇC 1^-flA 

f, iD^CClUjetc. f riAh., etc. 1-flïÇ<5, etc. I^'OA., etc. 

P. 3' p. m. <»<<.<• f •nfr J&aiÇ<. i&f -Afr 

^ Oï^J^, etc. f -flA, etc. Jiaiç^,etc. Jif-OA, etc. 



fjt 



Paradigme IV. Verbe de la 2^ faible (71). 



/ Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


3. Fréquentât. 


I. R. P. 
I. 
S. 

Ip. 




y.tah9^ 




n. c. p. 

I. 
s. 
Ip. 




Mohr 




IILR.-P.P. 

I. 

S. 

Ip. 






IV. C.-R. P. 






. M-t^aa^ 



C) ou 't^m^ 

Parfait. 

S. 5* p. m. *^ 
f. ^00^ 

f. *rtK 

V p. c. *î^h- 

P. 3* p. m. *<^ 
f. 4n 

.'2' p. m. *r\ït^ 



h.ft 



Imparfait. 



Subjonctif. 



fe n9 



Paradigme V. Verbe de la 3^ faible 


(73), 


Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


J. Fréquentât. 


I. R. P. 


't^(D dA-œ 


-hAflï 


;^Afl> 


I. 


M'a- i&A* 


/Z^A- 


J6;»-A- 


S. 


f>^dr ^^-ttD^C) 


Jil-A- 


^;»-A- 


Ip. 


1-/^ Ç-tOh^^) 


i-A- 


;»'A- 


n. c. p. 


h'tlifD 


. Îti-Aoi 


. ^;^A<D 


I. 


f-th^ 


^-fcA- 


^rJ-A- 


s. 


f'yt^ 


^i-A- 


^;»-A- 


Ip. 


hrVl^ 


ît-hA- 


h;^A• 


III. R.-P.P. 


. -hA-flflï (3) 


i-AHcD 


. ■t^^fï(B 


I. 


Jî;>Ana>- 


J2.1-A.nai- 


f^^f\al' 


S. 


j^i-Anoi- 


fArMioh 


P-I-Aflfl»- 


Ip. 


i-Anfl>- 


i-Aflo»- 


+Anfl»- 


IV. C.-R. P. 


. hn-M-Afl) 


. KA-hi-AiD 


^lA+;^AaI 


I. 


^fti-hA- 


^A-h-frA- 


fh-t-^à- 


S. 


^ft-HhA- 


^A-h-hA- 


fili-^A' 


Ip. 


hA-HhA- 


JiAi-'hA- 


hft+;^A• 



(*) ou JZ'Ç'f'. (*) ou Ç-fr, et de même pour tous les groupes 
en a Oh, (3) ou . i-AflOI 

Parfait. Imparfait. 

Sing. 3" p. m. 'ttiOf Ji-hA- 

2* p. m. -hAflï-h 1-hA-, etc., 
ou 't'A"h, etc.. 

Plur. 3" p. m. -hAfll. f^-t^OK 



Subjonctif. 

J&1-A- 
W-A- 
HhA*, etc.. 



P-l-AOl. 



2* p. m. f'Afl>*h<»^,etc1'i'Afll., etc., HhAai.,etc.. 



280 



Paradigme V. Verbe de la 3^ faible (73). 



Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


j. Fréquentât. 


I. R. P. 


Aù! MrV 


. Ùd? 


. A^P 


I. 


f^ f4vt 


^{U 


!!.ftà 


S. 


f^& f^-Vf. 


^rtd 


f!Aâ 


Ip. 


lia A+^ 


Ù£ 


tïô 


II. c. p. 


.hU? 


. hùd? 


. hfïùt 


I. 


fùà 


fù.à 


fflâ 


s. 


fHâ 


fùà 


ftiô 


Ip. 


M£ 


hÙ6 

. +nhf 


M& 


III. R.-P.P. 


. +nhf (') 


+nhf 


I. 


^nh^ 


^lUh^ 


^1-nh^ 


S. 


^^Mlf. 


j6i-nhj& 


^1-nhji 


Ip. 


+nhja 


+nhj& 


-i-nh^ 


IV.C.-R.P. 


M-tlid? (») 


. M-i-ùCf 


hh-i-iia 


I. 


fiii-ùà 


fil-tfkà 


ph-t-fiâ 


S. 


m-t-hô 


fM-Aà 


fh-t-fià 


Ip. 


hil-l-llà 


hiii-ùd 


hM-flâ 



C) ou.+nhf C) 


ou . Ui-^hùt 




Parfait. 


Imparfait. 


Subjonctif. 


Sing. 3' p. m. ÙdV 


f^ 


fJti& 


f. hix^ 


^iï& 


^l\& 


2' p. m. ÙCffM, etc.. 


^ii&, etc.. 


^l\&, etc.. 


Plur. 3' p. m. hiX- 


^ACP 


^Ace 


f. Hùf 


f-bCS 


^CS 



2' p. m. fl^J8.h^,etc..1-rtC:f^, etc.. ^AC^, etc. 



281 



Paradigme VI. Verbe de la 1® gutturale (76). 



Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


j. Fréquentât. 


I. R. P. 

I. 
S. 

Ip. 




^h.9n 
h9n 




n. c. p. 

I. 
s. 

ip- 








m. R.-p.p. 
I. 

s. 
ip. 








IV. C.-R. P. 

I. 
S. 

Ip. 








C) ou+h 


«»i OM.htt^hf^ 




Imparfait. Fom 


les modifiées. 


Singulier. Pluriel. 




3" p. m. Vhf 

f. -tM 
2' p. m. +h9 

f. ■t-h9 
Vp. c. hh9 




I. 

!.. 
IV. 


/. Imparfait. 
2. Subj. 
t. Parf. 

Subj. 

Impéral. 



282^ 



Paradigme VII. Verbe de la 2® gutturale (77). 



, Formes. 


I. Simple. 

Ahh AU4> 
^Ahh ^AO* 
JfcAhh JE.AO* 

Ahh AW* 


2. Intensive. 


J. Fréquentât. 


I. R. P. 

I. 

S. 

Ip. 


. A?ih 
j&Ahh 

A?i)l 


. Ahh 

J&AWfl 


IL C. P. 

I. 

S. 

Ip. 


.hAhh 
^AMn 

hAhh 


hMJn 


^Aïiïl 


III. R.-P.P. 

. - I. 

■•„ - • S. 

Ip. 


^1-AhlFI 

-f-AKh 


jfc1-A.Kh 

^l-Aîijri 

+Aîih 


. +Ahh 
+Ahh 


IV. c.-ç. p. 

I. 

. ' s. 

r Ip. 


^ftl-Ahii 
^fl+Ahh 




.Wi+Ahh 
^A+Ahh 
^A+AÎ,h 
Kfl-I-Aîih 



C) .ou-hAKh (') .ouîiAWi 

(*) .ouîifl'^Ahh C) •oui-Aîih 



1. — La gutturale de son e change toujours en ë la voyelle 
de son a qui la précède. 

2. — Le subjonctif I. 1 a toujours la gutturale en a. 

}. — V impératif 1. 1 a toujours ses deux premières radica- 
les en a. . 



iiti 



Paradigme Vm. Verbe de la 3® gutturale (78). 



Formes. 


I. Simple. 


2. Intensive. 


3. Fréquentât. 


I. R. P. 


nx-wi 


nx-rh 


. QKA 


I. 


m^!h 


WWfA 


^(\X!h 


S. 


f.'tt^hv 


f.ax:!h 


^OX-A 


Ip. 


•a^th 


axrih. 


ox-A 


II: C: P. 


h-aKdi 


. haxrdi 




I. 


^nx-;h 


^(US-A 




S. 


f-a^âi 


fOK^ 




Ip. 


K-nx-^h 


hnx-;h 




ni:C:-P:P. 


. i-tt^ih 


. -mXTA 


+OX-A 


I. 


^nxA 


S^^trOA^ 


j&l-nxA 


S. 


j&l-njw» 


jMhnxA 


j&l-axA 


Ip. 


+nsM. 


+nxA 


+OXA 


IV:C:-R:P. 


hft+nX-rh (') 


. M-tn^th 


. hfti-nx-A 


I. 


ya-tax^Ai 


^A-HIX-A 


^A+nx-A 


S. 


^ft-HlX-A 


fM-ttXHi 


^A+nx-A 


Ip. 


htl-HlX^ 


hM-aK!h 


^A■^nx-A 



(*) ouKft-HlX-Wi. 

I. — Dans ces verbes, la gutturale de son a veut toujours 
être précédée du son ë; d'où une construction constante pour tous 
les parfaits I. i avec ë à la 2* radicale. 2. — Lorsque la gutturale 
est du sixième ordre, elle allonge en â la voyelle a qui la précède. 

Parfait. 
Singulier. Pluriel. 

3* p. nu aKdi nx-zh. 

f. a^ih^ d^^ 

f, nHAiu a^txM 

r p. c. HKM^ HH^hV 



284 



Paradigme IX. 







Simple. 


Intensive. 


Fréquent. 


I 


I** et 3' f. 


<»ftf 


wé^at 


— 


2 


2* et f » 


ROïf 


— 


— 


3 


I^f.2^g. 


ai0A 


(Odllï 


— 


4 


I*-^ » f » 


(D^h 


(D^h 


— 


^ ^ 


2' » l*' » 


PL 


ihlDll 


— 




2* » 3' )) 


adi 


KOhO 


— 




3' » l'' » 
3' » 2' » 


CM 


-hM 


fiihat 


o 9 


I et 2 f. 3* g. 


— 


(DOhO 


— 


10 


I* » f » 2* » 


(DiM 


— 


VM 


II 


2* » J*" » I* » 


ihf>(D 


— 





12 


I^g-2*g. 


Mil 


Md 





13 


I* )> f y> 


-iTh 


— 





H 


2" » f » 


-fl/hK 


— 


— 


I 


— 


— 


hlDéL? 


MM 


2 


— 


h/^fl»f 


— 


— 


? 


— 


hfl»"^A 


— 


hVihSi. 


4 


— 


h^JtO 


— 


— 


o ^ 


— 


hU 


K-WA 


— 


•1 6 


— 


hHdi 


hMdi 


— 


§ 7 


— 


KuhP 


hiMif 





" 8 


— 


hAWif» 





— 


i 9 


— 


— 


Ma^v 


— 


^ lO 


— 


hOhOV 


— 


— 


II 


— 


Mifw 


— 


— 


12 


— 


hMtt 


— 


— 


U 


— 


hvf!:h 


— 


— 


M 


— - 


hMuh 


— 


— 



tÈh 



Verbes doublement faibles 
Simple. 



et gutturaux 
Intensive. 



(79-82). 

Fréquentative. 







-tatcoi 


-f-CD^CD 


i-VW 






'taïah^ 


i-^flïf 


i-fnaht 






-tof-oa 


— 


i-Vàif, 


o5 




'tœ'io 


■t-atg^h 


-tVA^h 


> 




-toio^i 


t-AiDX 





1 


6 


-t^Ohh 


+AeA 


■i-fUD-di 


4> 


7 


-tihr? 


+WiAf 





1 


8 


-trviD . 


— 


i-AW 


o 


9 


-f^OMi 


■tvw-v 


-tfohv 


o 

I14 


10 
II 


— 


— 


— 




12 


+M11 


— 


+MM 




U 


+-î-fl>» 


— 


■i-hr'-% 




14 


•W"dO 


— 


•f^bo 




I 
2 





— 


KA-I-PAA 




? 


htï-tohdiA 


— 


— 


.05 


4 


— 


— 


— 


U3 



5 


— 


— 


Kft+^fX 


S 


6 


Mi-aohh 


hh-tihiDtt 


KA+nto-rfi 


0) 

> 


7 


KA-Wihf 


M-tod^ 


htii-hwe 


"1 
2 


8 


M-tCM 


— 


M-tiiOt 


(3 


9 


— 


— 


— 





10 


— 


— 


hh-tVM 


£ 


II 


— 


— 


M-t'hfai 




12 


htii-MH 


— 


hM-Mll 




14 


— 




htn^bo 



280 



Paradigme X^ 



Formes. 


Verbe Sain. 


Verbes à radicales fables. 


I. 1. 


P. 


4»T+m 


iDAi'flï 


S\.Vai 




I. 


j&*m*T 


J&flïA* 


f^M^ 




S. 


J&4»T*T 


JiflïA* 


S^M- 




Ip. 


+T*T 


CDA* 


M- 


IL 1. 


p. 


hA'iÙ^ 


KcDAflïA 


hM(D 




I. 


mtt^ 


ycDAfl^A 


fM* 




s. 


WJftA 


f(D^ah^ 


fM- . 




Ip. 


Kfl-JAA 


KcnAoï-A 


KM- 


m. 1. 


p. 


^aa^f^a 


'hiDA'hiD 


-tonnai 




I. 


f^^ao^Mi 


P-l-aïAI-fl»- 


f>^(\»nah 




s. 


^1^7A-fl 


p.l'aïA'ha»- 


^^(Unto- 




Ip. 


i-^Tft-n 


-hiDAi-i»- 


-Htlfon 


III. 3. 


p. 


i-AVAA 


i-ID^OlA 


-tny^oi 


IV. 3. 


p. 


, 


KAi^oiAoïA 





i Parfait, Imparfait. 

Sing. 3' p. m. i^M JR-hi-nA 

- f. -naMr ^--hV-flA 

;2*p. m. -naMï ^•'^ï'flA 

r. i-^HAïU l-'hV'flA. 

rp, c, •h'^OAll- fcl-i-nA 

Plur. S' p. m. -h'JflA- ^'h^P'flA- 

^•f. m. -wnAhtf^ l-i-v-nA* 

f, i^nAOT l-f-i-flA 



Verbes plurilitères (83-87). 



t87 



Verbe redoublé. 


Verbes à gutturales. 




POVTfC 








hihc-h^ 




faomh 


-MiA-feA 
Jîil-feA'feA 

-f-feA-feA 


-l-M-l-h 






+fllÇ++ 

















Subjonctif. Parfait 

Sing. 5'p. m. JK.'KJ-flA ^«"ACD 

2' p. m. l-'M-flA ^«"A-h 

vp. c. K-W-flA oD^tr\^ 

Plur. 5* p. m. jK.i-'J-flA- ^^Ç-AOl. 

2^ p. m. 'Th'h'J'flA* <^;i-A-întf«»- 

Vf. c, •Ji-'ï'flA ^«"A-J 



288 



Paradigme XI. Suffixation des personnels au verbe (136). 



Voyelles finales. 


,«p. 


2- p. 




A bref. Règle. — 
Except. — 


^i-ML 


4"hAÇh 


+i-A- 
4"^AÇ^^ ou » V 


A long. Règle. — 


^-t^l 


+1-Ah 


4"hAu- 


U. Règle. — 


^-tà-l 


+'^A•h 


*i-A?'ou+'hA-P 


I. Règle. — 


^-tfisHnl 




ou 4»i'Al[Uf' 


E bref. Règle. — 
Except. — 

Subj. — 


La 2' p. 


fém. pluriel fait : 


^-hA* 

^l-Aïllh 

ou +i*AhVlh 

^*1-A- 



Nota. — Les lois concernant la voyelle finale, doivent se 
comprendre : i* pour les règles, de tous les modes, temps et per- 
sonnes terminés par cette voyelle ; 2° pour les exceptions, des modes, 
temps ou personnes correspondants de toutes les formes verbales 
données en exemple seulement. 

Paradigme XIII. 

I. -flf (ttS) en moi •flï en nous 
4lh -OtU en toi -flln*^ •flVl'J en vous 

n ou n* n ou n-fc en lul, elU f\(^ n*} en eux, elles 

II. A^i* à moi AV à nous 
Ah AlU à toi h\l(i^ Mlli à vous 
A-* A-fc à lui, elle ÙT^^ Ùrl à eux, elles 



280 



Paradigme XII. Suffixation des personnels au nom (142). 



Voyelles final. 


l'p. 


2' p. 


î'p- 


Singulier. 




E bref. +1-A 


4^Af 


«H-Ah 
+1'Ah'ï 


•H-A- 


A bref. +1-A 


4HhAf 
+1-AV 


*^Mi 


♦1-A 


I *;^A. 


4';^A.f 

et *^M 


♦;^A.h 


4';^A.0- 


Along.+ÇÇ 


«WÇf 


«M-Çh 


4-?V«- 


E long. 4*>îA. 


nom. ^^Af 
ace. -OhAS 


-n}iA.li 




tÇA- 


*ÇA-f 


tçA-h 


*Ç:A-W" 


Pluriel. 




«"«PdAh 

et ""«PdA.»! 


««•«PdAjh 



L*addition de la voyelle i est pour toutes les finales pluriel. 



Suffixation aux prépositions (147). 



III. "VU^ chei moi 
'Vn.h'VtLlU cheiioi 
'W.lh'^a.y chei lui, elle 

IV. h^f comme moi 
h^hh'^tU comme toi 



-TrlLlf <»»• -^a.lf "> c/ie:( eux, e//e5 

h'^V comme nous 

h'nYiao- h<^h1 comme was 
h^U- h^y comme lui, elle W^Wi^^ ïïim comme eux, 

[elles 



«00 



XrV. Nom. [rac. trilitèré). 
Formes dérivées. 

I. Par attribution et par modification vocalique. 

i6.- 
17.- 



-4•;^A 



i8. 
19. 
20. 
21. 

30. 
31. 



6. — ^i-A 

7. — j^1-A 

8. _ +1ïA 

9. — ^'CA 
o. — 4»;hA 

II. 
}i préfixé 

*^4*'t'Al' 
f»4'+A 



(92). 

_4"^A^• 



26. 

27. 
28. 
29. 



— ■^•4•;^A 

— ■W'I'Al* 

— 'h+'hA 

— -Hl-tA 



- Ç 



32. 



?6. 

37. 



- i^ 

- ai- 



I. 

2. 

3. 

4. 

5- 
6. 

7. 
8. 

9. 

10. 



— ^-I-A^ 

— +i'A'lh 

— 4'1'AI' 

Par préfixation. (9^). 
22. — Î^*;^A 
25. — ^4»1-A 

24. _ ^4»1-Al- 

25. — 'f^»;l-A 

III. Par suffixation (94). 

— Çl* ^4. — ë 1* 

— è ?5. — ol* 
Nombre. (122). 

Plur. brisés. Formes singul. qui les admettent. 

4»'hA — M'A. 

K4>;^A - ^l-A, 4HhA, *1-A. 
K4"i:A — «I»'^A, 4»1*A. 
K*1-A — 4»1-A, *1-A. 
h+1-Al- - *1-A, ^l-A. 
4.-^A^• — 4»;^A., ^tA, **A. 
h;H-A - K*1-A, Î%*'f-A. 
^^iK - l-W-Al-. 
^;^1-Al- — «wi^i^l-A, î^+i-A, ^*i-A. 
Avec 11^ ou P» insérés, i) noms avec â, ë, i, u, à la secon 
de radicale, 2) noms terminés en ë, à. 



291 



XV. Qualificatif, [rac. trilitèré). 
Formes. Nom d'agent. (97). 

I. 2 ♦;^A. I. 3 ;^;HV. 



I. I +;^A. 

IL 1 h*;^A. 

III. I 'H•;^A. 



II. 2 K+;^A. 
III. 2 1-4*;Wti 



III. j '^^;^A. 



Participe. (98-99). 
formes dérivées par modification vocalique. 

/"orm^s dérivées par préfixation, 

I. 2 ^+1-A I. j ^^HhA 

II. I <^4»'ThA II. 2 ^+1*A 

lY. I ^A'Hl»1-A IV. 2 ^ft-h+l-A IV. j <^A-h^^A 

Adjectif. (100). 
^-tA +;^A 4»;^A .^A 

FÉMININ, (il 6). Il se forme en ajoutant la désinence 'Ihau mas- 
culin. A noter : -fr-ftA jém: +;^A — ^•'IïA fém: M'Ai*. 



Nombre. Pluriel sain. (123). 




— I^T pi. m. 


'hfiP'i pi. f. 


'Î>!P1- 


çiW" » 


ÇX.«^7 


çx-^ïl- 


ton. » 


w-nn 


ia-n^l- 


'»»?A^«e .) 


o^é.wn « 


«»7<J.W^1- 


A*:.'"? » 


K<;;»<B-n > 


h<:;»fl»-^l- 



Pluriels Brisés. (124). 
I) Ï1/^1h pi. de l-hl^ 2) ^^Ç'JTh pi. de f^tï^Ti 

}) oïÇï'fï^ pi. de mfl.-fl 4) A^^Hh pi. de rt^* 



29Z 



XVI. Nom. [rac, plurilitèré). 

Formes dérivées. 
I. par modification vocalique (104). 

1. -fl^-fl^ (ë-ë). j. é.f^i*f^ (à -à). 

2. +A4»A (â-â). 4. •7Aa-n (ë-â). 

II. par préfixation (105). 



2. ^Al^AîT' 

5. ''«^h-^wt: 



5. î+Aj^-A 



III. par suffixation (io6). 
I. A^A*^ (ë). 2. A'îAIÇ (Ç). 

Qualificatif, [rac, plurilitère) (107-110). 

adjectif. A^ÎT^T*, -fl-WlIP^, etc.. 
participe. Aî^A-î^, r^na^H, ^TfO/V-A. 

n. d agent. Al^ï. 

XVII. La déclinaison. (128). 
(Nom et qualificatif). 
Nominat. Ace. 



ë 


— â 


rAA 


ace. 


1»»AA. 


i 


— ë 


iC'»!^ 


» 


&"!&. 


i 


(ë f.) è P 


OOi3^^ 


» 


aou»CX. 


ë 


— invar. 


ACB 


» 


rtC«. 





— invar. 


in 


» 


■ÏP. 


â 


— invar. 


tfo-AÇ 


» 


«»-AÇ. 



293 





XVIII. 


Pronom 


personnel. 








FORME ISOLÉE. 




I ) Pronoms primitifs. ( n 3 ). 








Singul 


ier. 


Pluriel. 




V p. c. 


M 




lAV 




2' p. m. 


M-t 




M1-fl»- 




A 


M± 




Ml-? 




r p. m. (nom.) iO^M^ (ace.) (O-hi- h^^'i'^ ou IH-h^ai»- 


f.(m 


m.) JZ-h-fc (ace.) J^îi-h h^"}* ou 


<»•}»+? 


2) Pronoms par circonlocution. (iM)* 








a) nominatif 




mas. 


corn. 


fim. 


masc. com. 


fém. 


l'p. 

( 


)uAAf 




MiA 




2' p. MiM 




AA.h. 


AA.h«»- 


AA.h-> 


rp. AAjh 


, 


AA,y 


AA.ir«»»- 


AA.U"Ï 






b) accusatif 




rp. 


h.^f 




XVJ^ 




2' p. tïjlï 




hSh. 


WJ^i^ 


tl.^h7 


3'p, tïjîh 




hSV 


tisiro^ 


tU?U"> 




c) génitif et pronom possessif. 




rp. 


lUif 




«LM 




2' p. XOxXï 




lUtU 


II.Wflfl»- 


Il.hh7 


S' p. njMh 




lijiy 


llhlf^ 


Il,hlf7 


rp. 


A^hKP 


hl-tM 


2" p. M-tWi 


1 


îi-ïthh. 


Ki'bM}'^ 


îi?-f:Wfi7 


3'p. M-bhîh 


N^-tKV 


Ki-a%Vt^ 


ïi-J-fAU"> 



S«4 



masc. 



Singulier. 
com. fém. 



Pluriel. 
masc* com. 



Pronom personnel affixe. (135). 



fém. 



Pluriel. 



3' p. 



masc. 



com. 



Singulier. 
masc. com. fém. 
f {nom) X (verbe) 

h lu 

XIX. Pronom et adjectif démonstratifs. 

J. Pour les objets rapprochés. {148). 



fém. 



V forme. 

masc. 

fém. 

2* forme. 

masc. 

fém. 



V forme — nom. 
masc. . Tlïl* 
fém. MVùr^ 



Singulier. 

— nom. ace* 
H H 
H H 



nom. 



Pluriel. 
Meth/t--* 



ace. 



et ïiA-7* et K^'>-h 

etM-}* 

IL Pour les objets éloignés. (149).' 

ace. nom. ace. 

Tlh» m.etf.'hMt 

et M^h» 



2^ forme. 






m.etf. ïiAlrHî îiAW-h 
m. e//. îiAh* îiAhl- 



XX. Pronom relatif. (150). 

Singulier. Pluriel. 

nom, ace, nom. ace, 

masc. If 

commun Ttih 

fém. Mi- 

XXI. Pronom et adjectif interrogàtifs. (151). 



I. 
II. 

m. 



XXII. Pronom et adjectif indéfinis. (152). 

1. — If — pron, relat, : Certain, quelqu'un, quelque, qui- 

conque. 

2. — ^"^V» — pron, interrog, avec V enclitique X : Quel- 

que, quelqu'un. 
y — n — prépos, n construite avec les suffixes : Un, cer- 
tain. 

4. — KAOlf, hj^^'t'^, — Nul, aucun, personne. 

5. — lf"A' — subst, construit avec les suff, pers. Tout, cha- 

que, chacun, quiconque. 

6. — tïth^ — adj. numéral (un) : Certain, chacun. 

7. — hAX — adject., l|Ah«, pronom — Autre, l'autre. 

8. — HlK^Tf — pron. relat. et pron. démonst. avec ïï^. tel. 
9. A'flX, 'Ohù^ — subst. (l'homme): Un, certain. 

10. — 2i1/W — subsi, : Quelqu'un, certain. 





Singulier. 


Pluriel. 


Nom. 


ao^. 


^Y-, ha * ^'h 


Ace, 


OD^^OD^ 




Nom. 


r-i^, r'i^'h 




Ace. 


r^-t 




Nom. 


hf>, hf>'h 


hy^ 


Ace. 


hf>,M 


hf-t, hf^ 



2^0 



XXIII. Adjectifs numéraux cardinaux. (153-160). 

Masculin. Féminin. 

nom. ace. nom. ace. 

1 6 hihJ^ KrfiA hih-t hih-t 
2. i ïlMi» invariable. 

1flAh>i: hA/î.+ yiA^-t Inâih.i' 

Masculin. Formes communes. 

nom. ace. nom. et ace. nom. ace. 



3. r iPAft* 

4. hCfld* 

6. % AJ?:ft* 

8. ï A^"}* 

A-^i* 

9. B l'fto* 

40. î Oi^'C* 



i^'AAI' 
hCdà-t 

» » + 

» » "l* 

» » "i* 

» » 't 

» » i* 

» » 't 

» » i* 

» » "f" 

» y) "f* 



i^'AA 

Ken» 

-W"A 

AA« 

A•fll^ 

A^i 



1-Alh 



i^AA » A 

C-flA » 

'hrti » A 

A«-A » A 

A-flA » 



tir'i 



) 



l-Ad ^) 



XXrV. Adjectifs numéraux ordinaux; (161-162). 



masc. 

3' "^AA 
5» ^Î^A 



, 1- 



masc. 

» ^ï 

» Aï 



» t 
> 1- 



masc. 
>> AJ& 



A.1- 



» » Aj&, etc.. etc.. 
De 20 à 90. On se sert du cardinal seul ou précédé de H, 



«97 



I. Index des matières. 

(Lea numéros renvoient aux paragraphes de la grammaire). 



Accent 22. 

Acconvnodation de consonnes, 

Accord du sujet et du prédicat 
2^3-256; de la copule 237; 
de l'épithète et de l'apposition 
238-2^9; des numéraux 240- 
241 ; du verbe prédicat 232- 
235 ; du nom et du qualificatif 
prédicat 236; des pronoms et 
adjectifs pronominaux 258. 

Accusatif. Crase de la désinence 
deTacc. 30; ace. après l'infinitif 
214; après le qualificatif 2p ; 
pour rendre l'objet direct 218- 
221-222 ; complément de me- 
sure 224, 8 ; de partie 224, 9 ; 
de distance 224,9 î temps 224, 
1 1 ; de lieu 224, 1 2 ; ace. après 
le passif de certains verbes 
221,9; sufiixation des person- 
nels à l'ace. 142. 

Article. Manière de suppléer à 
l'art, défini 182 ; indéfini i8^ 

Addition de consonnes }Q. 



Adjectif. Formation 100; accord: 
voir qualificatif ; comparatif, 
superlatif : voir ces mots ; ad- 
jectifs pronominaux : poir pro- 
nom. 

Adverbe. Primitif et dérivé 174 ; 
numéral 164-165. 

Affixes. Pronoms 51 ; 57 ; 1^5- 
147 ; particules 175 ; 176 ; 
178. 

Apposition 239. 

Assimilation de consonnes ^}. 

Causale simple 253, i ; complé- 
tive 253, 2. 

Concessive 257. 

Con(ii7fo/in^//^réelle,potentielle, 
éventuelle 256, 1.5.4; irréelle 
256, 2. 4; remplacée par une 
relative 256, j. 

Conjonction 178. 

Collectif sujet 235,6; antécé- 
dent 238. 

Comparative simple, temporelle 
ou conditionnelle 252. 

Comparatif du qualificatif 186. 



S98 



Complément du verbe 218-224. 
Objet direct unique 218-221 ; 
objet des verbes signifiant dire 
219 ; commander, permettre 
219 ; des verbes exprimant un 
sentiment de joie ou de peine, 
une sensation 221, i ; expri- 
mant communication de paro- 
les 221,2; marquant la capa- 
cité 221,3 ; signifiant abondan- 
ce, privation 2 2 1,4; ressembler 
219, 221. 5 ; oublier, se sou- 
venir 22 1 ,6 ; marquant mouve- 
ment, repos, indiquant le temps 
221,7; avoir soin, s'occuper de 
2 3 1 ,8. Objet direct double 222 ; 
après les verbes dire 222, i ; 
ôter, enlever 222,2; demander, 
promettre 222, 3 ; défendre, 
ordonner 222,4 ; faire, regar- 

• der comme 222,5. Objet indi- 
rect 223. Complément circon- 
stantiel de cause, instrument, 
motif, prix, matière, règle, me- 
sure, partie ^ distance, temps ^ 
lieu 224-226. Compl. du nom 
226-228 ; du qualificatif 229- 
232; de rinfînitif 214. 

Complétive objective 260 ; sub- 
jective 261. 



Consécutive 255 ; remplacée par 
une coordonnée 255,2. 

Contraction de voyelles 3 1 ; des 
préfixes personnels avec les 
préfixes caractéristiques des 
formes 59. Cont. dans les ver- 
bes de la 2* faib. 3 1,71 ; de la 
3* faib. 31,73. Cont. de con- 
sonnes, dans les verbes redou- 
blés 34. 

Coordonnée équivalant à une fi- 
nale 254,2 ; à une consécutive 
255,2; marquant union 262,1; 
séparation 262, 2 ; opposition 
262,3 ; raison 262, 4 ; consé- 
quence et conclusion 262, 5. 

Copule nature, place, accord 
237. 

Crase de voyelles dans l'anne- 
xion des suffixes pluriel 30 ; de 
la désinence accusative 30. 

Déclinaison 128. 

Détermination du nom 1 8 1 - 1 82 ; 
226,7 ; indétermination 183. 

Diphtongues 3. 

Disjonction àt voyelles 32. Disj. 
dans les verb. de la 3* faib. 73. 

Écriture, Consonnes et voyelles 
i-i I ; ponctuation 14 ; lettres 
amhariques et tigraï 3. 



«99 



État construit 1 30 ; avec le nom 
226; le qualificatif 231 ; l'in- 
finitif 214 ; les numéraux 241, 

Faible (lettre) dans le verbe 46 ; 
68-74 ; 79-82 ; contraction j 1 ; 
suppression 37 ; addition j8. 

Finale 254,1 ; remplacée par 
une coordonnée 254,2 ; cons- 
truite avec le relatif ^$4,4. 

Formes. Les formes verbales 42- 
45 ; nominales saines 91-95 ; 
qualificatives 96-101 ; faibles 
et gutturales 102 ; plurilitères 
103-110. 

Futur rendu par le parfait 20^ ; 
par l'imparfait 204-205 ; par 
l'imparfait avecUACD 208. 

Futur antérieur rendu par le par- 
fait dans la temporelle ou la 
conditionnelle 201,1, dans la 
relative 201,2. 

Génitif du nom 1 28 ; du person- 
nel iM c ; du démonst. 148 ; 
du relat. 150; de l'interrog. 
151. 

Genre dans les temps du verbe 
49 ; genre du nom 1 12-115; 
du qualificatif 1 16-1 17. 

Gérondif. Verbe sain 64 ; for- 



mant une proposition ou ser- 
vant de simple qualificatif 2 17. 

Gutturale dans le verbe 46 ; 76- 
78 ; 79-82 ; son influence sur 
les voyelles 28-29 ; permuta- 
tion ^9. 

Infinitif Verbe sain 65; valeur et 
emploi : sujet 21 j, antécédent 
214, complément: seul ou avec 
A 215 ; qualificatif ou explica- 
tif 216 ; forme allongée 214 ; 
infin. dans la comparative 252, 
2 ; dans la causale 25 ^; dans la 
finale 254 ; dans la complétive 
objective 260. 

Imparfait, Verbe sain, forme rad. 
simple: formation 56; conjugai- 
son 57 ; formes dérivées 58- 
59. Avec le sens du futur 204- 
205, du présent 206, du passé 
207 ; avec W et VlifD 208. 

Impératif. Verbe sain 62 ; valeur 
et emploi 212. 

Interjection 179. 

Interrogation. Emploi des parti- 
cules interrogatives 245-246. 

Lecture. Consonnes et voyelles 
isolées 15-19, combinées 20- 
2 1 ; lecture de l'ë 24 ; exerci- 
ces 25,26; classification pho- 



300 



nétique des lettres i8 ; classi- 
fication morphologique 19. 

Métathèse 40. 

Négation. Emploi 242-244. 

Neutre du relatif 193 ; du dé- 
monstratif 194. 

Nom. Primitif 90 ; dérivé d'un 
radical sain par attribution ou 
modification vocalique 92, par 
préfixation 9^, par suffixation 
94 ; dérivé d'un radical faible 
ou à gutturale 102; dérivé des 
plurilitères 104; nom d'action, 
de lieu, d'instrument 95 ; nom 
d'agent 97 ; de relation 10 1 ; 
nom composé ni; genre 1 1 2- 
1 1 5 ; nombre : voir pluriel. 

Détermination du nom 181- 
182 ; indétermination I8^ 

Complément du nom : état cons- 
truit 226, au moyen du relatif 
227, au moyen de prépositions 
228 ; employé comme prédi- 
cat 236; mis en apposition 259. 

Nominatif 128 ; suivi des suffix. 
pers. 142 ; nom. absolu 248,6. 

Numéraux. Signes 12 ; Combi- 
naison 13 ; cardinaux 153- 
160 ; ordinaux 161-167 ; ac- 
cord 240241. 



Ordre des lettres. Définition 4 ; 
transcription 5-10. 

Ordre des mots dans la prop. 
verbale : du sujet, verbe prédi- 
cat, qualificatif, pronoms et ad- 
jectifs pronominaux 248. Or- 
dre des mots dans la proposi- 
tion nominale 237 ; 249. 

Parfait. Verbe sain, forme rad. 
simple 50 ; en a, en ë 50; for- 
mes dérivées 54-55 ; valeur et 
emploi 198 ; avec le sens du 
parfait défini ou indéfini 148 ; 
du parf. ant. 199; du plus-que- 
parf. 200 ; du fut. antér. 201 ; 
du présent 202 ; du fut. 203. 

Parfait antérieur rendu par le 
parfait dans la temporelle. 
199. 

Participe. Formation 98 ; genre 
116 ; nombre 123. 

Permutation de voyelles 28 ; de 
consonnes 3 9; de voyelles dans 
les verbes de la l'g. 28,1; de 
la 2'g. 28,1. 2; de la 3' g. 28, 
3 ; dans les qualificatifs de la 
forme ^tA 28,5 ; au fémi- 
nin des participes en 4*'lîA 
28; 6; des voyelles u, i devant 
leur homophone A*, f 28,9. 



ÔOl 



Pluriel 1 1 8 ; du nom : sain 1 20- 
121 ; brisé 122 ; du qualifica- 
tif: sain 12^, brisé 124; des 
plurilitères 125-126; pluriel de 
pluriels 127 ; suffixation des 
personnels au pi. 14J. 

Plus-que-parfait rendu par le 
parfait dans la causale 200, i ; 
la conditionnelle 200,2; la re- 
lative 202,^ ; dans une subor- 
donnée marquant la répétition 
202,4 ; rendu par le parfait 
avec W 202, 5 . 

Prédicat 234 ; prédicat verbe 
2J5 ; nom et qualificatif 256. 

Préposition 176-177. 

Présent rendu parle parfait 202, 
par rimparfait 206. 

Pronom personnel isolé 1 3 2- 
134, suffixe 155-147 ; démon- 
stratif 148-149; relatif 150; 
interrogatif 1 5 1 ; indéfini 1 5 2; 
emploi du pronom personnel 
isolé 1 87- 19 1 ; emploi du pron. 
pers. suffixe 192. Le pronom 
pers. sutF. après W et VlifO 
192,2 ; après le gérondif 64 ; 
après le qualificatif 238,3; em- 
ploi du pron. relatif 193 ; em- 
ploi du pron. démonstratif 194; 



emploi du pron. interrogatif 

195 ; empl. du pron. indéfini 

196 ; suffix. pers. objet direct 
220, objet indirect 223 ; pro- 
nom personnel copule 237 ; 
accord des pronoms 238. 

Proposition, Otôtq des mots 247- 
249 ; indépendante 250; com- 
parative 25 2 ; causale 25 3 ; fi- 
nale 254; consécutive 255 ; 
conditionnelle 256; concessi- 
ve 257 ; temporelle 258 ; rela- 
tive 259 ; complétive relative 
rendant la finale 254,4, ren- 
dant la conditionnelle 256,3 ; 
complétive objective 260, sub- 
jective 261 ; coordonnée 262; 
subordonnée 252; verbale 180; 
nominale 180. 

Qualificatif primitif et dérivé du 
verbe sain 96 ; du verbe pluri- 
litère 107; genre 11 6-1 17; 
nombre 123-124; emploi com- 
me nom 184; formé au moyen 
du relatif H 186. Complément 
du qualificatif au moyen de 
l'état construit 231, au moyen 
des prépositions 2 3o,au moyen 
de Taccusatif 232. Qualifie, 
prédicat 236, épithète 239 ; 



302 



accord 2j6; comparatif et su- 
perlatif i86. . . : \, i 

Quantité des voyelles. Change- 
ment dans les verb. gutt. 29. 

Redoublement 23 ; 36. 

Relative 259 ; équivalant à une 
finale 254,4; aune condition- 
nelle 256,3 ; remplacée par 
une temporelle 259. 

Subjonctif verbe sain, forme ra- 
dicale simple 60; formes déri- 
vées 61 ; valeur et emploi 209- 
211 ; marquant l'exhortation 

. le souhait 210 ; avec A 210, 
4.5 ; dans la prop. subord 
211 ; dans la comparative 252, 
2 ; dans la finale 254 ; dans la 
consécutive 255 ; dans la 
temporelle 258 ; dans la 
complétive objective 260 ; 
dans la complétive subjective 
261. 

Sujet 233; singulier unique 235, 
I ; singulier multiple 235,2 ; 
sujet pluriel unique 235,3 ; 
pluriel multiple 235,4 ; pluriel 
et singulier 235,5 ; nom col. 
lectif 235,6; indéterminé 235, 
7 ; infinitif 213. 



Suffixe. Pxoïiom 135 ; particule 

• 178.:-.- :'-■ : '.--.i l '^>' ' i:\. 

Superlatif àM qualificatif 186. 

Suppression de consonnes 37 ; 
dans les verb. de la i" faible 
69 ; de la 2* faible 71. 

Temporelle 258. 

TempSy notation 168; ère éthio- 
pienne 169 ; mois, jours 170- 
171, 241 ; heure 241,4. 

Verbe. Radical verbal 41 ; for- 
mes verbales 42-45 ; classes 
de verbes 46 ; trilitère: temps, 
modes, personnes 46 ; smn 50- 
64 ; dé nominatif 65 ; redou- 
blé 46, 66-67 î faible de la i* 
rad. 46, 68-70 ; de la 2* rad. 
46, 71-72 ; de la 3* rad. 46, 
73-74 ; verbe de la i* guttura- 
le 46, 76 ; de la 2* gutturale 
46, 77 ; de la 3° gutturale 46, 
78 ; verbes doublement faibles 
et gutturaux 46, 79-82 ; qua- 
drilitère sain et redoublé 83 ; 
faibles et gutturaux 85. — 
Quinquilitère 87 ; complé- 
ment, sujet : voir ces mots. 
Verbe impersonnel 235,8. 



808 



II. Index des mots et des formes 

qui ont donné lieu à quelques observations. 



â changé en à 29 ; â suff. flex. 

verb. 3* p. f. pi. "J^. 
â 't' suff. form. du nom 94; dési- 
nence pi. 30; 120; I2j; 125. 
â Tr suff. form. du nom 94 ; dés. 

pi. p; 120; 123 ; 125. 
â V dés. du n. de relat. loi. 
â J8» dés. du n. de relat. ici. 
ë fD pour u (O 28,9. 
ë pour ë 29 ; suff. form. du nom 

94 ; pour â ^ 3 1 ; ace. de i 

30. 
ê 't suff. form. du nom 94. 
ë f pour i f 28,9. 
i 1* suff. form. du nom 94. 
i pourë J& 31. 
o 1* suff. form. du nom 94. 
o pour â fl^ 3 1 . 

u pour ë fl^ 3 1 ; 3' p. pi. m.5 3. 
îh suff. pers. 3* p. 135-147; 

192; 238,3 ;interrogat. 245,2. 
y suff. pers. j; p. 1.35-147; 192; 

238,3. 



VtiiO 192,2 ; 208,2 ; 237,3. 
WTr suff. pers. 3' p. 135-147; 

192; 238,3. 
Ifi/o^ suff. pers. 3* p. 135-147 ; 

192; 238,3. 
Aprép. 147; 166; 210,4; 215; 

219; 224,3; 226,7; 228, 235, 

3; 254,3; 260. 
AiiS, AA*h, etc.. pr. pers. 

134; 188. 
ih9^ gendre 144. 
*"* préf. form. du nom 93 ; du 

part. 99. 
9^ préf. form. du nom 93. 
'^^T-Al-pl. bris. 122. 
Î^*1-Al- 164. 
^^^ interrogat. ace. 15 1 ; 195. 
9"'}'h interrogat. nom. 151 ; 

195. 
^^Tri* interrogat. ace. 151; 195. 
^^i* interçogat. 151; 195. 
^V-^indéf. 152; 196. 
^^hrt-cent 1)7. 



304 



.^'^mï 175,10; 224,10.11; 258. 

Chh IJ4; 191. 
A'ù'h 152; 196. 
fia 178,7 ; 199 ; 200,2 ; 201,1 ; 

256,4; 258. 
+ assimilé jj. 
^'tà parf. 1,1. 50; 5 j ; parf. I, 

2. 54. 
♦"hA form. nom. 92. 
4"^A^• form. nom. 92; pi. bris. 

122. 
4»;^A fém. de +'tA adj. 28, 

5 ; nom 92 ; adj. lOO. 
4»;HV^ nom d'ag. 97." 
+'fcA'h form. nom. 92. 
4"^^* gérond. I,i. 1,2. 64. 
^-fc/t^l* infin. 1,1.63. 
4**6 A infin. 1,1. 63; form. nom. 

92 ; adj. 100. 
^l'A parfait 1,1. 50; $^ 
4»'lhA'lh form. nom. 92. 
^^IhA form. nom. 92. 
^^^ form. nom. 92. 
^^tir, ^l'/Hh infin. 1,2. 6j. 
+'|îA92; 241,3. 
«fe^îA participe 98. 
^'^A parf. 1,3. 54- 
^-fcA" gérond. 1,3. 64. 
^;^A« n. d'ag. 97. 
^^A-, jHhAHh infin. 1,3. 63. 



^'hA form. nom. 92; adj. 100; 

numéral 165. 
^■i'A impérat. 50 ; nom. 92 ; 

pi. bris. 122. 
^••t'A'ih form. nom. 92. 
4';i*A form. adj. 100. 
4»+A fém. ¥^^^ 28,6; part. 

98. 
4*'hAl' form. nom. 92. 
M'A form. nom. 92. 
^''IhA impér. $0 ; 62 ; nom 92. 
^^^ 258;îtî^*JÇr^ 258. 
n 147; 152; 165 ; 166; 224,1; 

224, 2; 224,3.4.5.6; 224, II. 
12; 235,3. 

(Mf''^^ 177,9; I92,^ 

•flîiA. 152; 196. 

dM-t 177,18; 224; 253,1. 

nv- 245,5. 

•f* assimilé 3 3 ; supprimé 37 ; 

préfixe verbal 43,3 ; pour l* 

préfixes pars, dans les verbes 

de la I* gutt. 76 ; préfix. for- 

matif du nom 93. 
^ préf. pers. 59. 
't indice fém. parfait 3* p. f. s. 

5 3 ; préf. pers. 57,60 ; préf. 

form. du nom 93. 
i-4*+A parf. III,i. 54 ; 111,2. 

54. 



805 



-h+'ThAparf. III, 1.54- 

-t^-tà 111,3. 54. 

^•^l'A pi. brisé 122. 
'H[»'l'A'1h form. nom. 93 ; 164. 
i""} préf. verb. 84. 
•Ilfl prép. 147. 

V pour '^ 35 ; suff. verb. i' p. 
pi. 53; pour Tr préf. pers. dans 
les verb. de la i* gutt. 76 ; 
suff. pers. 135-147; 1^2; 238, 
h 

"h 245. 

i suff. pers. l'p. 135-147; 192. 

V préf. pers. 59 ; suff. format, 
du nom 94. 

1 préf. pers. 57 ; 60. 

'iM pr. pers. 133; 187 ; copule 

Çl* suff. form. du nom 94. 

Wtî 134; 191. 

h pour "h préfîx. pers. dans les 
verb. de la i* gutt. 76 ; préf. 
form. du nom 93 ; suffix. mar- 
quant les citations 28,2 ; 129. 

h préf. pers. 59. 

h indice du vocat. 1 28. 

h^ i75»2o; 210,4; 211,2; 242. 

ïi préf. pers. 57; 60. 

M 262. 

hArelat. 150; 193 ; 194,3; 259. 



hii a ^"^ interrog. pi. 151 ;. 

195. 
ïiAr dém. nom. pi. 148 ; 194. 
îiA dém. ace. pi. 148; 194. 
KAO 147,1; 152; 196; 235,3; 

242,3. KAO^ 245,5. 
hiiJM, IMiJMl, etc.. pr. 

pers. et possessif 134; 190. 
îiAÇ 159. 
hth^ 152; 196. 
h^ 178,11; 224,11; 258. 
K9*^V 258. 
h^ 256. 

M^ 228; 186; 252,2. 
j^oD-jf i^oDi 257. 

ïii^i 177,5; 186; 224,5; 228; 
245,2. 

tiao^Tfp pr. pers. 133 ; 187 ; 

copule 237,2. 
hl'i'ti pr. pers. 133 ; 187 ; 

194,3; copule 237. 
M^h^ 178,11; 199; 258. 
K^ihlfi et h^^hli 256,3. 
M^tï^ 178,21; 201,1 ; 258. 
M^tt 258. 

h9^^'h/: 178,24; 199; 258. 
XA^253; 262,4. 
"ktïïl 255. 

WlhiK^258. 



806 



îtft-Hl»1'Aparf. IV,i.54 
t^tl-t^-ta parf. IV, I. IV, 2. 

54. 

htt'i' préfixe verbal 43,^. 

h^i-à parf. II, ^ 54. 

h+l-A parf. 11,2. 54. 

îi4»f'Aparf. II,i. 54. 

h^'hA pi. bris. 122. 

îi4*'lhA'ih pi. bris. 122. 

ît4*1'A pi. bris. 122. 

Ît4*+A pi. bris. 122. 

ît4»;^A pi. bris. 122. 

ti'ù père 144. 

M^ frère 144. 

Mpr. pers. 135 , 187; 2^7,2. 

K*^ préf. verb. 84. 

Md^'ii 177,9; 224. 

h'î'f' pr. pers. 133 ; 187 ; 

2^7,2. 
Mil pr. pers. 15? ; 187 ; 

2^7,2. 

îi'^i'relat. 150; 19^; 194,3 ; 

227; 259. 
M^ïli* dém. ace. f. s. 149 ; 

194. 
M^Tn± dém. n. f. s. 149 ; 

194. 
K'J'lhh" dém. ace. f. s. 149 ; 

194. 



M't'Xb dém. f. s. 149 ; 194. 
M±M, h'ï-fchh, etc.. pr. 

pers. et possessif 134 ; 190. 
M^l pr. pers. 133; 187; 

237. 
tii^c^ pr. pers. 133 ; 187 ; 

237,2. 

Mn 178,17; 207,1; 258. 
MP 245,4. 
hb 242 ; 262. 

hïiV- 245,5. 

Ko^ 262. 

hf» interrogat. sing. 15 1 ; 195. 
M interrogat. ace. sing. 151; 

195. 
hS^'t interrogat. pi. 151 ; 195. 
hS^i* interrogat. ace. pi. 151 ; 

195. 
K^pour AuK35. 
K^f» pour h^y préf. verb. 76. 
A^Jipour A.f 28,1. 
h^ 167. 
îiÇ bouche 144. 
h suff. pers. 2** pers. 53 ; 135- 

147; Ï92 ; 238,3. 
Yb suff. flex. verb. i* p. sing. 5 3. 
lu suff. pers. 2* p. 53 ; 135- 

147; 192; 238,3. 
\h 262,5.' 
W'A 152; 196. 



307 



UMl 1)2 ; 196. 

h^prép. 147; 178,21 ; 200,1; 

211,2; 251,1 ; 254,1,5 ; 255 ; 

260; 261. 
h«^- suff. pers. 2' p. 5^ ; 1^5- 

147; 192; 2^8j. 
M 192,2; 200,5 ; 208,1; 237,3. 
h^ suff. pers. 2* p. 53 ; 135- 

147; 192; 238.3. 
Vl*^?, ïl«^h, etc.. pt pers. 

134; 189; démonst. 194,3. 
(O supprimé dans le nom 37 ; 

ajouté dans la suffix. des pers. 

38 ; supprimé dans le verbe 

^9; 71; 75- conjonction 262,1. 
fl>- pour OK 28,9. 
O^ inséré ou suffix. dans pi. 

bris. 122. 
CD«>|^0i>« pr. pers. 133 ; 187 ; 

démonst. 194,3 ; copule 237. 
ff^h'f''i pr. pers. 133; 1 87 ; 

démonst. 194,3 ; copule 237. 
O^h't pr. pers. 133; 187; 

démonst. 194,3. 
fl^hiï pr. pers. 133; 187; 

démonst. 194,3 ; copule 237. 
H conj. 261. 
If relat. 150; 193; 194,3; 227; 

259. 
M relat. indéf. 152; 196. 



If préfix. distributif i65. 
If dém. ace. m. s. 148; 194. 
li dém. nom. m. s. 148 ; 194. 
H dém. f. s. 148; 194. 
H'f" dém. ace. fera. s. 148; 194. 
Ht dém. nom. f. s. 148 ; 194. 
If^'f" dém. ace. m. s. 148; 194. 
Ulr'P dém. nom. m. s. 148 ; 

194. 
H?i'>nA25 5; ?58. 
Ifh't' dém. ace. m. s. 1*49 ; 

IQ4. 
Ifh'fî dém. nom. m. s. 149 ; 

Ï94. 
li\t"t' dém. ace. m. s. 149 ; 

194. 
Ifln^iî dém. n. m. s. 149 ; 194. 
Tfh» dém. ace. m. s. 149 ; 194. 
Tftb dém. n. m. s. 149 ; 194. 
ÏLM, ILMl, etc.. pr. pers. 

et possessif 134; 190. 
f supprimé dans le nom 37 ; 

ajouté dans la suffix. des pers. 

38 ; supprimé dans le verbe 

71 ; 7?; sutr. pers. 53 ; 135- 

147; 192; 238,3. 
P pour f» préf. pers. dans les 

verb. i*gult. 76. 
f» préfix. pers. 57 ; 60. 
J2. pour f». 28,9. 



308 



f> inséré ou suffix. dans pi. bris. 

122. 

f préf. pers. 59. 

JRM'A subj. 1,1. du parf, en a, 

50 ; 60. 
Ji^4»'^A subj. 1,1. du parfait en 

ë, 50 ; 60. 
JR+1-A imparf. I,i. 50: 56. 
^h't pr. pers. 13^ ; 187 ; 

démonst. 194,3. 



JK-h'fc pr. pers. 133; 187; dém. 

194,3; copule 237. 
e•^ 245,4. 

ft assimilé 33. supprimé 37. 
Hhf^ 262. 
1 assimilé 33. 
rtl assimilé 33. 
T+ 186. 
T changé en 1* après A 3 $ . 








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