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Full text of "Grammaire turque, ou développement séparé et méthodique des trois genres de ..."

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GRAMMAIRE TURMË 



OQ 



DÉVELOPPEMENT SÉPARÉ ET MÉTHODIQUE DES TROIS 

GENRES DE STYLE USITÉS, 



SATOm 



L'ARABE, LE PEB8AN ET LE TABTABE. 



'. A 



. V * ^ * 



«RAMMAIRË TURQUE 



OU 



DÉVELOPPEMENT SÉPARÉ ET MÉTHODIftOE 



DB8 



TROIS GENR£S DE STYLE USITÉS, 



SAVOIR 



L'AftHBE, LE PERSIN ET LE TURTARE. 



PAa 



I t k 

DOCTKUR EN MÉDECINE ET PROFESSBUE PUBLIC EXTRAORDINAIRE DE 
LANGUES ORIENTALES À L'UNIVERSITÉ DE VIENNE. 




<>«♦■ 



IMPRIHÉ PAR AUTORISATION DE LA CHAMBRE AULIQUE GÉNÉRALE 
À L'iMPRIMEI^IE IMP. ROY. DE COUR ET D*ÉTAT. 



M DCCC XLVII. 



(RICAF) 



AVANT - PROPOS, 



\ 



>4 
I 



Là a composition de cette grammaire a été entreprise' sous 
^'^ des drconstances peu favorables à l'exécution d'un ouvrage 
^ parfait. Originairement Fauteur n'aurait pas pensé à écrire 
un livre élémentaire, si les leçons turques qu'il donne 
.annuellement à l'université de Vienne, ne lui en eussent 
imposé là nécessité. Il comprit que sans Taide d'un livre 
convenable il fût aussi impossible pour lui de continuer 
ses cours, que pour ses auditeurs de les suivre avec succès. 
Dans cette vue il se détermina de publier un nouvel ou- 
vrage , et la Cbambre Âulique générale ayant préalable- 
ment donné la permission qu' il fût imprimé à l'Imprimerie 
L R. d'état, l'auteur se mit à examiner avec attention 
quelques textes originaux en très-petit nombre, qu'il avait 
entre les mains, tout en en abstrayant et mettant par écrit 
les règles grammaticales. En le divisant en trois livres 
il a suivi la méthode prescrite par la formation historique 
de la langue turque qui, dans le style littéraire, a pris 
pour modèle le pei^an, tandis que ce dernier lui-même 



VI 

a été modifié sur l' idiome des Arabes. La brièveté du tems 
ne lui permettant pas d'acbever d'avance le manuscrit en- 
tier, il en envoyait à la presse les parties qu'il venait de 
composer et qui ne consistaient souvent que dans quelques 
pages. De cette manière , le manuscrit et son impression 
furent également finis dans Tespace de dix mois. C'est 
à cette particularité que les imperfections de l'ouvrage, 
ainsi que quelques inégalités de l'arrangement, doivent 
être attribuées. Cependant il pense avoir fait tout ce qu'il 
a pu dans le susdit espace de tems, où il était encore 
distrait par d'autres travaux, et avec des moyens à beau* 
eoup près insuffisans. 

Pour ne point courir le risque de reproduire ee^^ue^ 
d'autres grammairiens auraient peut- être fourni ^de Saux^ 
ou d'inexact, il n'a à dessein consulté aucuA^ ùeM$^e^fiiJtkfi 
eiers, mais toutes les règles et tpu» les exemples furent 
puisés dans quelque texte original. 11 n'y a que la partie» 
arabe qui en fait exception, car un examen des livres 
de cette langue l'aurait mené trop loin, sans qu' il eût pa 
espérer de dire quelque «hose préférable à ce qui est déjà 
connu. Les mêmes raisons l'ont empêché de donner plus 
de développement à la syntaxe arabe, et il na non plus, 
dans cette partie , dévoué un chapitre particulier à la per- 
mutation des lettres , doctrine qui , par les commençans, 
sera mieux comprise dans son application aux diverses for- 
mes irrégulières. Dans les parties formatives il a pris un 



vu 

9oia pArticuUer de relever les mots primitifs. Ce procédé, 
quoique donnant lieu à quelque prolixité, est néanmoins, 
selon son expérieiice, le plus convenable dans un objet 
diffieilo et pour des lecteurs, auxquels tout est nouveau. 
Au reste, les deux livres antérieurs forment un total se-* 
paré, de sorte qu'ils puissent aussi servir de grammaire 
des langues arabe et persanne. 

Attendu F extrême précipitation avec laquelle cet 
ouvrage a été composé , il ne put manquer que plusieurs 
matières ne fussent traitées avec moins d approfondisse- 
ment qu' il n'aurait été à désirer, cependant rien d'essentiel 
n*y a été omis. Un très -petit nombre de particularités 
grammaticales oubliées à la place où elles appartenaient, 
mais dignes d'être connues, ont été ajoutées à la fin en 
forme d'addhiMS. 

Quoique Tauteur n eàt fait tirer que le plus petit 
nombre d'exemplaires possible, il a néanmoins des raisons 
pour croir qu un livre élémentaire qui traite la langue 
turque sous le rapport scientifique, ne saurait avoir en 
Allemagne un déboucbé certain. Par cette raison et 
pour rendre son ouvrage accessible aux personnes qui 
n'entendent point l'allemand, il a tenté de le rédiger en 
français, quoique nullement accoutumé à écrire cette 
langue. Les connaisseurs voudront bien lui pardonner 
les fautes contre la purité du style qu'il y aura sans 
|[oute commises. 



VIII 

La lecture de textes turcs étant indispensable pour 
une étude approfondie , et ceux-là n'étant pas à la portée 
de tout le inonde 9 Tanteilr s'occupe dans ce moment i 
publier une cbrestomatbie turque pourvue d'un glossaire 
disposé selon son système grammatical. Cet ouvrage qui 
sera le complément de cette grammaire, contiendra encore 
tous les mots qui se rencontrent dans les parties syntac- 
tiques de cette dernière, et dont l'explication n'y a pu 
être donnée. 



TABLE DES MATIÈRES. 



\ 



LIVRE PREMIER. 
GRAMMAIRE DU STYLE ARABE. 

Chapitre premier. p^ 

De réeriture et de U prononciation I 

Des voyelles « 

Des signes orthographiques g 

Chapitre second. Du verbe .'•... 9 

Paradigme du rerbe régulier — 

Obserrations sur la signification des formes verbales .... 12 

Significations des verbes quadrilltères 14 

Coi^agaison des verbes par nombres et personnes 15 

Observations sur les tems et les modes 18 

Anomalies orthographiques et euphoniques dans les formes verbales 10 

Des verbes irréguliers 21 

Des anomalies du verbe sourd — 

Des anomalies du verbe pourvu de hemze 23 

Des anomalies du verbe modèle 21 

Des anomalies du verbe concave 25 

Des anomalies du verbe défectueux 27 

Du verbe négatif 31 

De l'usage des tems et des modes — 

Appendice des formes de participes et infinitifs les plus irrégu- 
lières avec leurs renvois 33 

Chapitre troisième. Du nom. 

De la forme des noms substantifs 3% 

Du sens attaché à certaines formes de noms 35 

Des noms collectifs 36 

Des formes et de la dérivation du nom a^yectif _ 

Observations sur les noms substantifs et adjectifs 37 

Des diminutifs 38 

Des genres 40 

Des adjectifs comparatifs •* 42 

Des nombres _ . 

Formation du duel 43 



Pag. 

Formation du pluriel régulier « • • « %3 

Formation du pluriel irrégulier 44 

Tableau des pluriels irréguliers . . . • • kS 

De Particle 49 

Des déclinaisons — 

Exemples de la première déclinaison •••••••.• 50 

Exemples de la deuxième déclinaison 51 

Des noms diptotes et monoptotes — 

Observations 53 

Du rapport entre le substantif et les autres parties du discours 54 

De Pusage des cas . •' • 55 

Des noms qui commencent par un Vasl 56 

Des noms de nombre • • • 57 

Nombres cardinaux • — 

Nombres ordinaux ••• 59 

Des autres sortes de nombres 60 

Chapitre quatrième. Du pronom. 

Des pronoms personnels et possessifs • • • 61 

Observations sur les pronoms personnels affixes 62 

Du pronom personnel isolé de l'accusatif • • 63 

Observations sur les pronoms possessifs affixes 64 

Des pronoms démonstratifs 66 

Du pronom relatif 67 

Des pronoms Interrogatifs — 

Chapitre cinquième. Des particules 68 

Des particules qui n*ont qu'une seule lettre — 

Des particules qui tiennent lieu de prépositions 70 

Des prépositions dérivées 71 

Des conjonctions simples 72 

Des conjonctions composées 73 

Des adverbes 74 

LIVRE SECOND. 
GRAMMAIRE DU STYLE PERSAN. 

Chapitre premier. 

De l'écriture et de la prononciation 75 

De la prononciation des consonnes 76 

De la prononciation des voyelles 77 

Des signes orthographiques •••• 78 

Des lettres particulières aux idiomes arabe et persan • • • • 79 

Chapitre second. Du nom. 

De l'origine des noms 79 

Du genre 80 



XI 

Des nombres 61 

Des pluriels arabes 83 

De Farticle 8% 

De la déclinaison 85 

Du nom adjectif 88 

Des degrés de comparaison 00 

Des noms de nombre 01 

Obserrations 03 

Nombres ordinaux 04 

Autres nombres dérlrés 05 

Chapitre troisième. Du pronom. 

Des pronoms personnels 06 

Des pronoms possessifs dérïYés 07 

Des alTixes ••• 08 

Des pronoms réciproques •••• 100 

Des pronoms démonstratifs ••.. — 

Des pronoms relatifs et interrogatifs .«• 101 

Des pronoms indéterminés • • • • 102 

Chapitre quatrième. Du verbe. 

Notions préliminaires 10% 

Des verbes auxiliaires ••• — 

Tems anomaux du verbe auxiliaire hoûdtn * • 105 

Inflexion ordinaire du verbe régulier 100 

Dérivations de l'impératif 110 

Dérivations de IMnfinitif coupé 111 

Dérivations da participe prétérit 112 

De Pinflexion avec des particules . • . • 113 

De Pusage de la particule mi 11% 

De l'usage de la particule hi 115 

Du verbe négatif 116 

De Pinflexion des verbes composés de prépositions . • • • — 

Des anomalies euphoniques de la conjugaison 117 

Des verbes irrégnliers * 118 

Verbes d'une irrégularité particulière • 120 

Chapitre cinquième. Dea adverbes 122 

Adverbes d'origine arabe . . . t 12% 

Adverbes composés 125 

Chapitre sixième. Des Prépositions 126 

Prépositions dérivées • 127 

Prépositions composées 128 

Prépositions composées de noms arabes ...••••• 120 

Chapitre septième. Des conjonctions 132 

Des conjonctions composées • 133 



XII 

Pag. 

Chapitre huitième. De la formation des mots. 

Des noms d'anité 13% 

Des diminutifs 135 

De la dérivation des substantifs ...... ^ , « .. . 136 

Des mots destinés à la formation des substantifs 137 

Des substantifs composés •••..• 139 

Des noms possessifs • l%l 

De la dérivation des adjectifs 142 

Adjectifs dérivés au moyen de noms 145 

Adjectifs dérivés au moyen de noms altérés 146 

Adjectifs composés de mots particuliers 148 

Adjectifs composés de syllabes prépositives 149 

Mots qui servent à la composition des adjectifs de qualité . . 151 

De la composition des adjectifs de ressemblance . . • • • 153 

Antres sortes d'adjectifs composés — 

A^ectifs composés de deux substantifs 154 

Adjectifs composés d'un substantif et d'un adjectif . • . . 155 

Adjectifs composés d'un substantif et d'un participe .... 156 

Adjectifs composés selon les règles de la grammaire arabe . . 158 

De la formation des noms de nombre 159 

De la formation des verbes transitifs • . • . 160 

Des verbes composés avec des particules 163 

Des verbes composés avec des noms 164 

Autres sortes de verbes auxiliaires •• 167 

Des abréviations 169 

De l'Imalè 171 

* Chapitre neuvième. De la syntaxe. 

De l'usage des nombres 171 

De l'usage de l'article 172 

De l'usage du rapport du génitif 173 

De l'usage du cas oblique • • • 175 

De l'usage des adjectifs 176 

De l'usage des noms de nombre 177 

De l'usage des pronoms personnels • . • 178 

De l'usage des pronoms réciproques . . . i • . .' . . 180 

De l'usage des pronoms relatifs — 

De l'usage du verbe substantif 181 

De 1' usage du présent 183 

De l' usage des prétérits 184 

De 1' usage du parfait et du plusqueparfait 186 

De la construction des verbes 187 

De l'usage des prépositions 189 

De l'usage des conjonctions 190 



XIII 



LIVRE TROISIÈML 

GRAMMAIRE DU STYLE TARTABE. 

Chapitre premier. pag. 

De l'écriture et de la prononciation 193 

De la prononciation ordinaire •••. 195 

Prononciation ordinaire des mots arabes et persans .... 196 

Manière de distinguer les mots d'origine tartare 197 

De l'orthographe 19B 

Chapitre second. Du nom. 

Du cas primitif 199 

De la forme du pluriel 200 

De la déclinaison littérale 201 

Anomalies euphoniques de la déclinaison 202 

Anomalies orthographiques de la déclinaison 203 

De la déclinaison commune «.« 204 

Des adjectifs » 206 

Des terminaisons persannes des noms .- • — 

Des noms de nombre ••••... 208 

Des nombres distributifs 210 

Chapitre troisième. Du pronom. 

Des pronom personnels . . • . • 210 

Des pronoms possessifs alfixes ..••• 212 

De l'inflexion des affixes * . • 213 

Des particularités euphoniques des affixes 21% 

Des particularités orthographiques des affices • 215 

De la prononciation commune des alfixes 217 

Autres manières d'exprimer les pronoms possessifs . . • • 218 

Des pronoms possessifs dérirés — 

Du pronom réciproque • • • • 219 

Des pronoms démonstratifs » 220 

Des pronoms interrogatifs et relatifs • 221 

Des pronoms indéterminés ,....• 222 

Chapitre quatrième. Du verbe. 

Notions préliminaires 22% 

Les formes anomales du verbe auxiliaire olmak 225 

De la prononciation commune du verbe auxiliaire 227 

De la formation générale des racines , ^ • 228 

Dérivations immédiates de l'Impératif 229 

Formes dérivées des précédentes 230 

De la formation des participes du présent 231 

Anomalies euphoniques des participes du présent 23% 

Dérivations des participes du présent 235 

De la formation et des dérivations du participe verbal . . • 236 



XIV 

Pag. 

De la formation et des dérivations du participe adjectif . • • 237 

Dérivations dy, participe parfait 238 

Dérivations du gérondif 239 

Dérivations du substantif verbal simple • 241 

Dérivations de P infinitif 243 

Dérivations du substantif verbal objectif • 244 

De l'inflexion des tems • 245 

De la conjugaison selon la prononciation commune .... 247 

Des verbes négatifs . 249 

Autres manières d'exprimer le verbe négatif ....••• 2S0 

Chapitre cinquième. De Tadverhe. 

Des adverbes d'origine arabe et persanne 251 

Deê adverbes simples 253 

Des adverbes dérivés 254 

Des adverbes composés • 255 

Chapitre sixième. Des postpositions. 

Des postpositions originaires ••••.. 256 

Des postpositions dérivées invariables 258 

Des substantifs employés comme postpositions •....• — 

Des adverbes employés comme postpositiona 259 

Chapitre septième. Des conjonctions. 

Des conjonctions d'origine arabe et persanne • 261 

Des conjonctions tartares simples 262 

Des conjonctions composée^ 263 

Chapitre huitième. De la formation des mots. 

Des diminutifs . . .* 264 

Des substantifs dérivés de noms . . • • 265 

Des adjectifs dérivés de substantifs 267 

Des a^ectifs relatifs 268 

Des participes adjectifs *. . . 269 

Des substantifs verbaux • 270 

Des substantifs dérivés de la racine du verbe 271 

Dérivations ultérieures de la racine du verbe 273 

Observations sur les noms dérivés de la racine du verbe . . 275 

Des substantifs dérivés de formes verbales 276 

Des noms itératifs 278 

Des substantifs composés 279 

Des adjectifs composés 280 

De la formation des noms de nombre 281 

De la formation des verbes passifs 282 

De la formation des verbes neutres 283 

De la formation des verbes réciproques 285 

Do la formation des verbes transitifs 286 

Des verbes combinés 289 



XV 

Pag. 

Des verbes dérivés 290 

Des verbes dérivés d^action . • 391 

Des verbes auxiliaires Z9Z 

Chapitre neuvième. De la syntaxe. 

De la distinction du g'enre 295 

De l^usage des nombres du substantif 296 

De l^usage du nominatif 

De l'usage du génitif 298 

De Pusage du datif ••• 299 

De l'usage de l'accusatif 301 

De l'usage du cas de la demeure et de l'ablatif 

De l'usage des adjectifs 302 

De l'usage du comparatif 303 

De l'usage du superlatif '. . • • 305 

De l'usage des noms de nombre 306 

De l'usage particulier des cardinaux 307 

De l'usage des nombres ordinaux et distributifs 309 

De l'usage des pronoms 

De l'usage des pronoms affixes , 311 

De l'usage des pronoms interrogatifs ••••••••• 813 

De l'usage des pronoms relatifs 315 

De l'usage des pronoms indéterminés 317 

De l'usage particulier du verbe substantif : • • 31S 

De la combinaison du verbe substantif avec le mot var • • • 320 

De l'usage du présent de l'indicatif ...••••.. 322 

De l'usage des prétérits »*••• 324 

De l'usage du parfait 825 

De l'usage du subjonctif ,. 327 

De l'usage des tems conditionnels 329 

De l'usage des tems d'intention et d'obligation ....•• 331 

De l'usage du participe du prétérit 332 

De l'usage du participe futur d'intention 337 

De l'usage du substantif verbal objectif 338 

De l'usage des participes indéclinables • • • 339 

De l'usage des participes adverbiaux 3%1 

Des participes expressifs de rapports particuliers du tems . . 343 

De l'usage de l'infinitif 345 

Des particularités de la construction verbale élémentaire ... 3%7 

De l'usage particulier du verbe négatif 348 

De l'usage particulier du verbe passif et neutre • 350 

Des verbes auxiliaires modificatifs 351 

Exposition de quelques locutions verbales particulières . . . 352 

De l'usage des adverbes 354 

De l' usage des postpositions originaires 356 

De V usage des postpositions dérivées invariables 357 



XIV 

Pag. 

De U formation et des dérivations da participe adjectif . • • 237 

Dérivations d<4 participe parfait 238 

Dérivations do gérondif 239 

Dérivations du substantif verbal simple . • 241 

Dérivations de P infinitif 243 

Dérivations da substantif verbal objectif • 244 

De IMnflexion des tems 245 

De la conjugaison selon la prononciation commune .... 247 

Des verbes négatifs 249 

Autres manières d'exprimer le verbe négatif 2S0 

Chapitre cinquième. De Fadverbe. 

Des adverbes d'origine arabe et persanne 251 

Des adverbes simples • 253 

Des adverbes dérivés 254 

Des adverbes composés 255 

Chapitre sixième. Des postpositions* 

Des postpositions originaires .•*.• 256 

Des postpositions dérivées invariables • 258 

Des substantifs employés comme postpositions — 

Des adverbes employés comme postpositions • 259 

Chapitre septième. Des conjonctions. 

Des conjonctions d'origine arabe et persanne 261 

Des conjonctions tartares simples 262 

Des conjonctions composée^ 263 

Chapitre huitième. De la formation des mots. 

Des diminutifs , . .^ 264 

Des substantifs dérivés de noms 265 

Des adjectifs dérivés de substantifs * 267 

Des adjectifs relatifs 268 

Des participes adjectifs *. . . 269 

Des substantifs verbaux • 270 

Des substantifs dérivés de la racine du verbe 271 

Dérivations ultérieures de la racine du verbe 273 

Observations sur les noms dérivés de la racine du verbe . . 275 

Des substantifs dérivés de formes verbales 276 

Des noms itératifs • 278 

Des substantifs composés 279 

Des adjectifs composés 280 

De la formation des noms de nombre 281 

De la formation des verbes passifs 282 

De la formation des verbes neutres 283 

De la formation des verbes réciproques 285 

De la formation des verbes transitifs 286 

Des verbes combinés 289 



XV 



Des verbes dérivés 

Des verbes dérivés d*actioa .... 
Des verbes auxiliaires 

Chapitre neuvième. De la syntaxe. 



De la distinction da g^nre 

De Pusage des nombres du substantif 

De Tusage du nominatif 

De l'usage du génitif 

De Tusage du datif , 

De l'usage de l'accusatif 

De l'usage du cas de la demeure et de l'ablatif .... 

De l'usage des adjectifs 

De l'usage du comparatif 

De l'usage du superlatif '. . • • 

De l'usage des noms de nombre 

De l'usage particulier des cardinaux 

De l'usage des nombres ordinaux et distributifs . . • • 

De l'usage des pronoms 

De l'usage des pronoms affixes • 

De l'usage des pronoms interrogatifs ••••••. 

De l'usage des pronoms relatifs 

De l'usage des pronoms indéterminés 

De l'usage particulier du verbe substantif 

De la combinaison du verbe substantif avec le mot var • 

De l'usage du présent de l'indicatif 

De l'usage des prétérits » • . 

De l'usage du parfait 

De l'usage du subjonctif « • 

De l'usage des tems conditionnels , . 

De l'usage des tems d'intention et d'obligation . . . « 

De l'usage du participe du prétérit 

De l'usage du participe futur d'intention 

De l'usage du substantif verbal objectif 

De l'usage des participes indéclinables 

De l'usage des participes adverbiaux 

Des participes expressifs de rapports particuliers du tems 

De l'usage de l'infinitif 

Des particularités de la construction verbale élémentaire . 

De l'usage particulier du verbe négatif 

De l'usage particulier du verbe passif et neutre . . « • 

Des verbes auxiliaires modificatifs 

Exposition de quelques locutions verbales particulières 

De l'usage des adverbes 

De l'usage des postpositions originaires 

De 1' usage des postpositions dérivées invariables . 



Pag, 
290 
391 
393 

395 
896 

398 
399 
301 

303 
303 
305 
306 
307 
309 

311 
813 
315 
317 
31S 
330 
333 
33% 
335 
337 
339 
331 
333 
337 
338 
339 
341 
343 
345 
347 
348 
350 
351 
353 
354 
356 
357 



XVI 

Pag, 

De l'usage des postpositions substantives 358 

De Tusâge des postpositions adverbiales 360 

De la combinaison des postpositions avec les yerbes . . • • 362 

De la construction des conjonctions avec les verbes .... 363 

De Pusage particalier de quelques conjonctions 365 

Des anomalies de la construction des phrases 367 

Additions 369 



GBAIIAIBE TURQUE 



LIVRE PREMIER. 



CHAPITRE PREMIER. 

De récriture et de la proDondatioiL 

S. 1- 

Il parait que Talphabet arabe, ainsi que celui des Hébreux 
et des Syriens, n'était originairement composé que de vingt- 
deux lettres comprises dans les six mots fictifs que Toici: 

konrichct la'fM ldel«miiaeh««ly-ye keTCiin ebn^ielin 

Cet ordre, dans lequel sont disposées ces lettres et qui 
diaprés le mot par lequel commence leur série, se nomme j^l, 
est conservé encore aujoard^hui lorsque, comme il se fait quelque- 
fois, elles tiennent lieu des chiffres. Leur valeur répond alors 
parfaitement à celles des lettres hébraïques et syriaques, comme 
on le verra dans V aperçu ci-après, qui en même tems démontrera 
leur ressemblance avec ces dernières. 



Livre premier. 



Syriaque. 


Arabe. 


Valeur 
numérale. 


Syriaque. 


Arabe. 


Valeur • 
numérale. 


1 


1 


1 


\ 


J 


30 


^ 


• 


2 


>o 


f 


40 


^ 


c 


3 


\ 


• 


50 


9 

• 


-> 


4 


>JÙ 


lT* 


60 


m 


A 


5 


"% 


t 


70 


o 


^ 


6 


-^ 


, 

w» 


80 


1 


• 


7 


vS 


u* 


90 


- 


c 


8 


^ 


■• 

w^ 


100 


A 


i> 


9 


■ 

9 


J 


200 


t 


c^ 


10 


^ 




300 


t 


J 


20 


Z 




400 



Les six lettres nouvelles formées par Faddition de points 
sont comprises dans ces deux mots fictifs 



SAsottgb sekhoas 



Elles sont de même employées comme chiflres, ainsi qu^ il suit : 

1000 900 800 700 600 600 
L^alphabet arabe est donc composé de vingt -huit lettres 
qui y selon la place qu^elles occupent dans une combinaison de 
caractères y sont, comme en syriaque, figurées de manières diffé- 
rentes. On les arrange communément suivant F ordre observé dans 
le tableau ci-contre. Dans la première colonne on a donné , outre 
les noms des lettres en arabe, leur transcription selon la pronon- 
ciation turque, qui, pour cet usage, est souvent très -contraire 
aux règles de prononciation adoptées ailleurs. 



Grammaire du style arabe. 



Noms des Lettres. 


Figttrei 


Valeur. 




isolies. 


finales. 


médlftles. 


Initiales. 




Elif 




1 


l 






Aspiration infcniible. 




Be 


% 


• 


• 


* 


• 


b 




Te 


ré 


•• 


«:u 


• 
•• 


•• 


t 




Se 


tu 


A 


A 




A 


S 




Djim 
Ha 


ru 
ruL 

9 




t 

t 


• 


• 


dj '^ 9 ^^* Italiens 
dans 1« mot génie. 

h 




Khy 


• 


• 

t 


• 


• 


kh 




Dal 


^li 


3 


A 






d 




Zel 


jii 


• 

3 


• 






z 




Re 


nj 


-> 


J 






r 




Ze 




• 

-> 


• 






z 




Sin 




c/- 


cT 


«Mk 


«*f 


s 




Chyn 




* 


A 


A 
«Mk 


A 
M» 


ch 




Sad 




a* 


U^ 


*A 


^*d 


s 


*L 


Zad 


^4' 




• 


• 


• 


z 




Ty 


rui 


1» 


i» 


k 


u 


t 




zy 


•• 


là 


J^ 


I^ 


1^ 


z 




'Ain 


t 


c 


- 


C 


hiatus fnttaral. 




Ghain 


t 




« 


• 


g guttural. 




Fe 


ra 


• 


• 


• 

A 


d 


f 




Kaf 


ti); 




•• 

t? 


À 


d 


k 




Kief 


!}^ 


J 


à. 


Cê=. 


r^ 


k, ki 




Lam 




J 


S 


1 


1 


1 




Mim 


f 


r 


♦ ▼ 


M 


m 




Nonn 


ly 





• 


• 


• 


n 




He 




4 


À 


t ♦ 


ib 


h 




Vav 


A 


^ 


^ 






V 




Ye 


ru 

m 


^ 


c> 




j 

•• 


y j italif n dans le 
mot jert. 





4 Livre premier. 

\j ùy ^ o ' J ®^^ ^^ ^® joignent pas à la lettre suivante dans 
récriture Neskhy, cependant j, -^O' J ®^^ suivis d'un « à la 
fin d^un 'mot, peuvent être liés à cette dernière lettre. 

3) ou i (lié à la lettre précédente ^) est la réunion des 
deux lettres J et \, 

On appelle solaires les lettres o, sl^t J) -iojjî u" 
^j (j^î ij^> ^) ii> J ** c>> parceque le mot^^*^ soleil com- 
mence par Tune d^entre elles. Toutes les autres sont nommées 
lunaires à cause du mot ^^ lune, qui commence par un i. 

S- 2- 

Le 1 n^a pas de prononciation sensible; il ne sonne, en 
général, qu^avec la voyelle qui le précède. Ex. oLj) insânûn. 
(Voyez le signe Hemze^ §. 4). 

Il y a dans Talphabet trois lettres (^, ^ et ^), qui 
sonnent «, quatre (j^J^ ^ et I^), qui sonnent s, enfin deux 
(O et ^) , qui se prononcent t Chez les Arabes ces lettres sont 
généralement bien distinguées entre eux, quoique leur pronon- 
ciation varie selon les dialectes ^). Les Turcs p«t|ir V usage ordi- 
naire ne les distinguent pas. Dans les écoles Hik enseigne les 
prononcer avec des diflférens dégrés d^ emphase, en sorte que 
ci/, j et o sont doux, ^ et j moyens, ^, lô et j^ durs, et 
J9 très-dur. Ces distinctions étant artificielles et d'ailleurs très- 
difiérentes de la prononciation arabe, on peut, même dans la 
lecture, les négliger sans aucun inconvénient. 



') Ainsi (^ sonne t grtLêêeyèy t ordinaire, th anglais, « ordinaire. 
ù sonne on dzy ou d, ou s. ^J» et J^ ont le son de l*anglais th 
dans le mot thatf ou celai de % emphatique. ^ se prononce plus 
fortement que O. 



Grammaire du êftfle arabe. 5 

Les lettres ^ et ^ marqaées du signe Djezm ($. 4) se 
prononcent avec ane articulation forte, presque comme le ch 
allemand, qui n^a point de son analogue en français. E^. .b^l 
ahhkiâmun. 

^ représente un son guttural beaucoup plus dur que celui 
de Tallemand ch dans le mot Nacht. Le j des Espagnols lui 
répond exactement^ 

c est un g prononcé du gosier, son qui semble tenir du r, 
mais qui en diffère essentiellement, cette dernière lettre étant 
formée avec F extrémité de la langue. 

c indique une sorte de respiration, qui est produite en 
prononçant c profondement du gosier, articulation par laquelle 
cette dernière lettre perd son caractère de consonne distinctif. 
Comme ce son doit être appris artificiellement par les Turcs, on le 
néglige entièrement dans la conversation, en lui substituant celui 
de r Elifj et même dans la lecture il est par beaucoup de per- 
sonnes articulé d^une manière qui ne tient guère de la pronon- 
ciation arabe véritable. 

^ avant une voyelle se prononce en le faisant suivre d^un t, 
sauf les cas, oà ce dernier existe déjà dans la syllabe. Ex. ^;U 
kiebirun, j\^ kibârun. 

O devant les lettres o, sl^^ ^, ^, i, j, ^^ ^j ci^'u^» 
^) IÔ9 ci, J et ^ se prononce comme ng allemand ou anglais, 
qui n^a point de son analogue en français. Cette règle est ob- 
servée principalement lorsqu'on lit TAlcoran; pour les autres 
usages on a coutume de la négliger. C> suivi d^un s^ se pro- 

nonce m. Ex. %x»\ embiyâ^u. 

••> $^ ^ 

à surmonté de deux points se prononce t. Ex. kjj^ m^- 
dineiun. 



G lÀvtê premer 

Des Voyelles. 

g. 3. 

Les Arabes n^ont que trois signes des voyelles, savoir 
i^ fetkaj qui est représenté par «ne ligne transverse au- 
dessus de la colonne C"), iJ) kiesre^ qui a la même figure 
placée au-dessous, et l;^ zamme, figuré ainsi (^), qui se place 
toujours au-dessus de la colonne. Fetka joint aux consonnes, 
qui sont regardées comme dures, savoir >»9 ^9 ^^ ^9 J^? 
^9 p9 ^ ®^ J ®^ quand il est suivi d^un ), se prononce a. Par- 
tout aiUeurs.il sonne e^ Le Kiesre joint aux consonnes dures 
se prononce y, son qui tient de Ve et de Vi *). En coiyonction 
avec les autres consonnes il se prononce i. Le S^mme joint aux 
consonnes dures et quand il est suivi de ^ se prononce ou. Par- 
tout ailleurs il sonne u. 

t, . et ^J le premier avec Fetha^ le second avec Zamme 
et le dernier avec Kiesre, forment des syllabes longues, qui 
doivent toujours être prononcées comme telles dans le style arabe 
pur. Ëx. s^\Skttâbuny ^^ji koudoûmun^ iXJ^ faz^letun. Ïj a 
prolongé est en outre prononcé par les Turcs avec un mélange 
d^o comme les aw anglais dans le mot iaw. ^J précédé d'un 
Kiesre sonne t long devant une consonne douce, et y long 
devant une consonne dure. 



^) Comme Ve muet dans la première syllabe du mot reprendre^ avec 
cette différence qu'en arabe Tarticalation en question se trouve 
très-souvent entre deux consonnes et dans des syllabes pourvues 
d'accent, ce qui n*a jamais lien en français. Les Russes ont dans 
leur alphabet une lettre (u) qui répond parfaitement à cet e muet, 
dont ils font un très - fréquent usa^e dans tous les cas, où les 
autres dialectes slaves emploient y, ex. curi» sonne comme le mot 
arabe y)/C^ ëyn {un) , abuki» comme le mot turc Ji^U ya%yk. 



I 



Grammaire du êtyïe arabe. 7 

11 y a qaelques mots ^ dans lesquels VElif de prolongation 
est omis, et dans ce cas on trouve quelquefois le Fetha placé 
perpendiculairement, tandis que la syllabe conserve le son long. 
Ex. Ijjb ou IjJL hdzà. 

Ce qui vient d^étre dit des consonnes dures affectant la pro- 
nonciation des voyelles, est sujet k quelques exceptions. Fetha 
précédant la terminaison l peut se prononcer comme s^il était 
joint à une consonne douce. Ex. iu^JJ revzatun ou revzetun. Le 
même a souvent lieu dans la première syllabe d^un mot formée 
par une consonne douce et immédiatement suivie d^une consonne 
dure, si celle-ci est pourvue de voyelle. Ex.^^^ii^nwuzafferun 
ou mvzafferun. o comme crément de la cinquième et sixième 
conjugaison se prononce toujours te. Ex. «J^ tesarrufun^ 4. 
et c au commencement d^un mot «t immédiatement suivis d^uno 
consonne douce, peuvent se prononcer hu et 'u. Ex. a», houk'- 
fittftt ou toArmun, ^^^j>. housntm ou Atiatticn, ^Up ^oulemâ-^un 
ou 'ulemâ'Un, Cette prononciation douce des voyelles, surtout 
à regard du Fetha ^ est encore plus fréquente dans le style 
persan et turc littéral, où Ton Tadopte souvent à cause de la 
rime. Les altérations en faveur de la prononciation dure, qui 
ont lieu dakis le langage turc vulgaire, seront indiquées dans 
le livre troisième de cette grammaire. 

Les lettres ^ et ^ précédées de Fetha et dépourvues de 

voyelle ou signe orthographique se prononcent la première comme 

a long, la dernière comme a bref, qui chez les Turcs se pro- 

$ - 

nonce e dans la réunion des mots. Ex. i^L^ salâtun (on écrit 
aussi i^Li), Jp 'oto, jjili Ji 'aielfevrù 

À la fin des mots dans certaines inflexions grammaticales 
ces signes des voyelles se trouvent redoublés, ainsi (^$) et alors 



g Livre premier, 

la voyelle doit être suivie d'un n dans la prononciation. On 
appelle cela ^y^ tenvin, Ex. ^^1 erzoun, ^y^j] erzyn^ ^j\ 
erzan, ww beitun, iZJS beitin^ lll,' beiten. Le Fetha redoublé^ 
comme on le voit dans ces exemples, est ordinairement supporté 
don Elif. 

Des âgnes orthogrjqihiqnes. 

Le Dfezm mj>^ placé au-dessus d^une consonne^ indique 

que celle-ci est dépourvue de voyelle. Il se figure ainsi (*•). 

^ •: 
Le Techdid jujuL», formé ainsi Ç^^ , marque la rédupli- 

-•' 

cation d'une consonne. Ex.^JSi tnudebbirun. 

Le Hemze Â^Jb^ formé ainsi (*) , qui indique toujours un 
Elif primitif^ aflfecte la prononciation conformément à cette qua- 
lité^ bien qu'il y ait un^ ou ^j orthographique^ ou qu'il se trouve 
seul, V Elif étant omis. Ex. Jjês=»I ekiele, JU se^ele, J\j 
re^suriy •.^limtc-mmtin (au lieu de -j^U), ^-îj zi^bun (au 
lieu de i->l.i)î »V^ chei'-un (au lieu de U:j), ilili mes^eletun 
(au lieu de ÂiUU)- 

Observation. Suivant une règle d'orthographe le ^ pourvu de 
Hemze perd ses deux points diacritiques. 

Le Vasl J-ôi) qwi se figure ainsi ('"), placé au-dessus 
d'un 1 au commencement d'un mot, indique que V Elif perd la 
voyelle, qui lui est attachée, en prenant celle du mot précédent, 
de la sorte que ces deux mots se prononcent ensemble. Ex. 

J^A^Â fil-<'rsy(^^ lien *« ufî^îj)- 

Le Médde âju , figuré ainsi (^) , indique un Elif long. 

Ex. J^\ amené. Ce signe précédé d'un Fetha n'a point de pro- 
nonciation, et alors il s'omet ordinairement. Ex. ^U»cAâ-^ou^l^. 



Grammaire du style arabe. 9 

CHAPITRE SECOND. 

Du verbe. 
$. 5. 

Le verbe eu arabe est la raciue, de laquelle, eu géuéral| 
dëriveut les autres parties du discours. 11 est pour la plupart com- 
posé de trois cousounes radicales, quelquefois de quatre. Par con- 
séquent on distingue des verbes trtliières et çtuidrilttères. 

La racine du verbe est la troisième personne du singulier 
masculin du prétérit de la voix active. Au moyen de T addition 
.de certaines lettres ou du changement des voyelles on dérivé 
des nouvelles formes ou conjugaisons , qui en général , changent 
la signification du verbe primitif. On distingue en tout treize 
formes pour le verbe trilitère, et quatre pour le verbe quadri-^ 
litère. Chacune de ces coigugaisons, à Texception de la neuvième 
et de la onzième qui n^ont point de passif, a des formes parti-^ 
culières pour la voix active et passive, le prétérit, le futur^ 
r impératif, le participe et T infinitif substantif. 

Observation, il u^existe pas de verbe arabe qui soit usité dané 
toutes ces conjugaisons. Il faut apprendre par Tusage dans quelle 
forme chaque verbe est employé. 

Paradigme da verbe régulier. 

$. 6. 

Les Arabes en dressant le paradigme de leur verbe, se servent 
du mot Jjê faire, qui pour Tintelligence de certaines expressions 
techniques doit être conservé, bien qu^au futur actif et à rim^^ 
pératif de la première conjagaison ce verbe, employé actuelle-*» 
ment, s^écarte du paradigme. — Voici les formes de tous les 
verbes trilitères et quadrilitères réguliers: 

2 ' 



10 




LiVre premier. 












Verbes 


Conjng»i- 
son. 


Prétérit 


Fotor 1 


•etif. 


pMalf. 


RCfif. 


pRSNif. 


I. 


«^ *• ^ 




9 >»^ 




II. 


.C^ 

> 




j2 


>2 


III. 










IV. 


J-1 






9 .•, 

•• 


V. 








•• 


VI. 


^ ^ ^ .» 




y ^ ^ ^^ 




VII. 










vni. 






9 -©^ 




IX. 


s:^» 

>! 


manque 




manque 


X. 






9 •.>•<■ 


9 ^ù^n f 


XI. 




manque 


JUit. 


manqve 


XII. 


"*•'• 

»; 


JfP' 


9 •^•-' 




XIII. 


*» 
-.•».»• 

4^1 


^1 




9C^»^ 


Verbes 


I. 




^^^A^B^ 






IL 






. _J II «1 Mil 

•• 


•• 


m. 

IV. 






9 •--•-■ 


•• 



Grammaire du ulyle arabe. 



11 



trilitcres. 



Impératif. 



Participe adjectif 



«etif. 



I pMsif. 



Infinitif substantif. 






ft 



• ^9 






\ -* 



JUiu 






manque 









manque 



etc. J>«5 

s, „ 

JULI 
J3UI 

$ . • 

^ "'* 



quâdrilitères. 












lui* 



$ ^ • • 



12 Livre premier. 

Observations sur U signification des fonnes verlNiles. 

§. 7. 

Les verbes de la première forme ne sont pas dans leur 
signification diffërons de ceux de toute autre langue. Ex. J^ 
il écrivit , «l il reluisît 

La deuxième Forme indique une signification transitive dëri- 

40' 

vée soit d^autres formes verbales, soit de. noms. Ex. J^ il fit 
écrire y j^^ il regarda ^ ^.^i il montra^ j^l noir, jy^U noircie. 
Cette forme est souvent le synonyme de la première, dont elle 
augmente la force. Ex. jL^ il loua beaucoup. 

La troisième forme répond à un verbe qui en soi-même a 
du rapport au complément, auquel il se joint sans Faide d'une 

• 

préposition. On y peut sous - entendre avec ou envers. Ex. A If 

il parla avec^ Jllj! tV dit à. 

fi 
La quatrième forme est identique k la seconde. En. J<^\ 

indique le même que JhlsL il donna avis. 

La cinquième forme est ordinairement le passif ou le réci- 
proque de la deuxième, ce qui la rend quelquefois analogue ou 
même synonyme à la première. Ex. 'Ip il sut, Ip U enseigna^ 
liJ il fut enseigné^ il apprit , i^ il se réjouit, ^-^ il réjouit, 
jSj^ il se réjouit, comme à la première. Dans beaucoup de verbes 

cette forme est incomparablement plus usitée que la primitive. 

»• «^ ^ ^«>.^ 

Ex. '^ il parla. Elle dérive aussi des noms substantifs. Ex. -j^ 
u appartint à t Arabie heureuse de -^ ; j|^ il fut ou agit en 
Juif de jjb Juifs, usage qui d'ailleurs est commun à la plu- 
part des formes. Ainsi «^ -^L ^\ j^^U signifient également: 
u vint dans tArahie heureuse^ '^\ J^Xd- }^^\ il vint au 
Hedjaz (jl^). 



Grammaire du style arabe. 13 

La sixième forme indique une action réciproque ou bien con- 
sécutive de deux ou plusieurs agens, et dans cette signification 
elle est toujours mise au duel ou pluriel. Ex. Lc^LîtC (pluriel de 
^[^}ils disputèrent ensemble ^\y^\^ ils suivirent Fun r autre. 

Cette forme signifie aussi feindre une chose. Ex. ^l^ 
tY feignit de ne pets savoir^ .^U il fit semblant de dormir. 

Souvent ces verbes perdent leur signification spéciale, Tidée 
de réciprocité ou de consécutioa étant difilcile à reconnaître. Ex. 
JdUJ tï négligea, jUî t/ «iW. 

La septième forme est ordinairement te passif ou bien le 

^ ^ *• •« ^ •• o 

réciproque de la première. Ya\.jS il rompit y j^\ il fut rompu^ 
^ il ouvrit, ^^\ il s^ ouvrit ou fut ouvert. 

La huitième forme est analogue à la précédente. Ex. J««p 

^ ^ ^ • 

il lava , iiY-ê^ l il se lava. Cette forme , comme la septième , ré- 

^ ^ 0* ^ ^ ^ ^ ^ 

pond souvent à la première, même au sens actif. Ex.jjji et^ol»! 

^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ 

il put, ^ ^ij^\ il manifesta* 

■*• 

La neuvième forme sert pour indiquer des qualités, sur- 
tout la couleur des choses et Tétat du corps. Ex. ^>.l il fut ou 
devint rouge^ il rougit, j\^\ il eut patience, AS^\ il fut mouillé, 
jy^\ il fut hargne. 

40' 

La dixième forme indique originairement le désir ou bien 
Fopînion que Ton tient d^une chose signifiée par la première. La 
chose désirée se peut y rapporter tantôt au siyet du verbe, tantôt 
à quelque autre. Ex. ^ U comprit, ùkiA il voulut comprendre, 
w^ il écriixit, JjSu-il il désira qtCun autre écrivit , ,•-.<&* il 
fut beau on bon, ^Cj^\ H regarda comme beau ou bon^ il ap' 
prouva. Le désir qui s^attache à cette forme comme idée primitive, 
la rend souvent transitive , et quelquefois cette idée se perd tout- 
à-fait. Ex. Ly^ il sortit, i^^ \ il fit sortir. ^ et ^^1 tV ouvrit 




14 Livre premier, 

La onzième forme est analogue à la neuvième avec une 
signification intensive. Ex. 1 1^1 il fut très ^ rouge , jUai*| il 
fut très ^mouillé , ^\J\ il fut très - gras. 

La douzième forme, qui n^est guère usitée, sVmplote en 
des significations particulières. Quelquefois elle augmente la force 
de la forme primitive. Ex. ^.^^^oiL] il fut humble ou soumisf 
^^^^j>*l il fut en colère. 

La treizième forme, qui est encore moins usitée, est ana- 
logue à la douzième. Ex. ,^^^1 H fut sombre , ténébreux. 

Observation. Plusieurs grammairiens admettent encore une 
quatorzième forme Jiljêl et une quinzième il^êl Mais ces deux 
formes, qui sont d^une application extrêmement rare, peuvent 
très-bien être classées sous la troisième forme des verbes qua- 
drilitères , à laquelle elles s^accordent tant en conjugaison qu^en 
signification. 

Exemple d^nn verbe de la quatorzième forme: ^^1 il 
marcha avec précipitation. 

Exemple de la quinzième forme : ^:^\ils^ écroula (d'un mur). 



Significations des verbes qnadrilitères. 

S. 8. 
La première forme des verbes quadrilitères répond à la 



••^ o ^ 



première des verbes trilitères. Ex. JJJ5 U mut, p^>>^-> ^l Toula^ 
->. J tï interpréta. 

La deuxième forme, qui répond à la cinquième des verbes 
trilitères, indique le passif ou bien le réciproque de la première. 
Ex. JâUJ il se mut. Elle est souvent identique avec la primitive. 
Ex. ^^j et p7*^^ J il trembla. Elle dérive quelquefois des noms 
propres. Ex. J^jJ il alla à Damasc. 



Cframmaire du style arabe. |5 

La troisième forme, qui répond à la septième des verbes tri- 
litères, est usitée ordinairement an sens réciproque on neutre. Ex, 
^jûLl il fut étendu (d'un lieu), ll^Ml fut couché sur le dos. 

La quatrième forme , qui répond à la neuvième des verbes 
trilitères, indique une qualité ou un état. Ex. ^^| il fut obscur^ 
ténébreux ^\^^ il eut la vue faible. 

Obserfatioi^ U y a beaucoup de verbes qui à leur différentes 
formes s'éloignent plus ou moins du sens indiqué par celles-ci, 
surtout lorsqu'ils dérivent des noms. Il y en a même qui ne sont 
pas usités à la première. Il faut apprendre par Fusage les déri- 
vations usitées de chaque racine, ainsi que leur signification spéciale. 

Goiyugaison des yerbes par nombres et personnes. 

$.9. 

On distingue dans la conjugaison arabe trois nombres: le 
singulier, le duel et le pluriel^ deux genres: le masculin et le 
féminin, et enfin trois personnes. La première personne du pluriel 
et la seconde du duel sont du genre commun. Le duel n'a point 
de première personne , l'impératif ne s'emploie qu'à la deuxième. 

La conjugaison du prétérit reste toujours la même. Au futur 
on distingue un futur en Zamme 9-y^f un futur en Fetha 
c^y^l», un futur coupé ^•j^y «ûfin un futur énergique pesant 
et léger. La dernière forme est aussi distinguée à l'impératif. 

La conjugaison, dont le paradigme est donné ci-après, vaut 
pour toutes les formes du verbe, excepté la neuvième et la onzième des 
trilitères et la quatrième des quadrilitères (page 10 et 11}. En l'ap- 
pliquant, on n'altère que ce qui suit la dernière radicale, tandis qu'au 
futur on substitue au ^ du crément Tune des lettres t ^ O 9 C>* 
Tout le reste n'éprouve aucun changement. 



16 



Livre premier. 



Paradigme des (ems et des 



Nombres, genres 
et personnes.' 


Prétérit. 


Fiitnr 


en cftmaie. 


en fetha. * 


1 eoapé. 


Singulier 

perf. 1 comm. 


9 •^^ 






>1 


pert. 8 mMC. 


^ ^ *^ 






•>•' 

>i-- 


pert. 2 (êm. 








>>- 


p«rf . 3 mate. 


4f ^ ^ 


•• 




m 


pert. 3 tém. 


** 1 








DmI 

pers. 2 eonm. 


UJui 




3U; 


3U- 


pert. 3 mate. 


3U 


•• 






pert. S f^m. 










PtarM 

pert. 1 comm. 


^9 ^, 




,,,, 




pert. 2 okMe. 


.*•-' 

(^ 








pert. 2 fém. 


^9 •*, 




*JbfcA* 




ptn. S MMe. 


9 ^^ 








pert. 3 fém. 




1 


*JbfcA* 





Orammoire du 9tyle arabe. 



17 



modes du verbe régulier. 



Futur 


Impératif | 


iAMfifV* pMUH. 


éatfgifii* l^er. 


■impie. 


isMTf lq«« pesant. 


ta«rgiq«e l^er. 






manque 


manque 


manque 






^s 


'J2i 


■p^ 






•*• 




'A 




•• 


manque 


manque 


manque 






manque 


manque 


manque 




m«nq«e 


^\ 




manque 




manque 


• 

manque 


manque 


manque 




manque 


manque 


manque 


manque 


i.,». 

C;!-*^ 




manque 


manque 


manque 








^t 


.>>•! 

ji-i1 




manque 


-^\ 




manque 




•Ji^aj 


manque 


manque 


manque 




manque 


manque 


manque 


manque 



|g Livre premier, 

Observatioiis sur les tems et les mode8# 

Le prétérit, le fatar et l'impératif de la première forme 
des verbes trilitères qaant à la voyelle de la deuxième lettre 
radicale , s^éloigaent soavent du paradigme donné ci-dessus. On 
distingue en tout les formes suivantes : Jjê 9 J^ , ^Jje pour le 

prétérit; J«îb , J^^, J«i* pour le futur, et Jjal, Jjèl, J^êV 

••''•••• ^ ^ % 

pour rimpératif. La lettre caractéristique du prétérit et du fu- 
tur est toujours indiquée par le» dictionnaires. En général le» 
verbes de la forme Jje, qui est la plus usitée, ont une signifi- 
cation active, et ceux des formes ^Jjâ et ^JJc» sont ordinairement 
neutres. 

La forme Jjâ fait au futur J^ ou J^Ui* Ex. s^^ U 
écrivit y ««^Ijo il écrit, -Jj il rompit, ,,vT il rompt. Les verbe» 
dont la deuxième ou troisième radicale est une des gutturale» 
^, ^, pL, c, c et A conservent le Fetha au fiitur. Ex. ^ il 
ouvrit, ^ il ouvre ^ J^e (employé actuellement) t7 fit^ Jjeii 
U fait. Jjâ fait J^, dans un très -petit nombre de verbe» 
aussi ^JjuT. Ex. 'Ip t7 «tif , iju t/ sait. J^e fait toujours Jjtiu 
conformément au paradigme. L'impératif conserve toujours la 
voyelle de la deuxième radicale du futur; si cependant cette 
voyelle est un Fetha ou Kiesre^ VEHf prosthétique de Timpératif 
reçoit un iSCte«r^.Ex.«..Uâs9lecrt>, fS\ romps, <?\ ouvre, J^e» 

Observation. Les neuvième et onzième formes des verbes tri- 
litères, ainsi que la quatrième des quadrilitères , se conjuguent 
comme les verbes sourds (§. 13). 



Grammaire ^u style arabe. « 19 

AnoBalies ortboi^aphiqies et enphoniqnes dans les fomes 

verbales. 

$.11. 

Lorsque les lettres o^ ^j ùj i, ^^ ^, Jdj J^etO sont 
des radicales, il en résulte quelque irrégularité dans les cas 
snivans : 

O pourvu d'un Dfezmj devant être suivi d^un autre O} 
on écrit o âeul avec Techdid^ ce qui arrive à la huitième forme, 
lorsque la première lettre radicale est un o, puis au prétérit 
des verbes, dont la troisième radicale est o* Ex. mJl\ il êuivitj 
au lieu de «^t (radicales «^) ; ZJI il s'arrêta, Z^ je niar^ 
réfat, J^* /u f arrêtas etc., au lieu de JJ^*, J^* etc.; «JUÂdl 
j> me tournai y au lieu de Jicîtll. Si la dernière radicale est une 
des lettres «^, j, j, ^, io et iô? on conserve au prétérit ces 
lettres, mais on ne les prononce pas, ce qui est marqué par la 
suppression du Djezm et un Techdid placé sur le o caractéri- 
sHque de la personne. Ex. C^ Je tardai, c^y^^^je trouvai ^ 
C^jje liai, prononcez: lebittu, vedjettu, rebattu. 

Si est la première radicale il se confond avec le ^ 
caractéristique de la septième forme au moyen de Techdid, et 
avec le ij formatif des personnes du verbe, s^il est la troisième 
radicale. Ex. t^J nous éprouvâmes, ^^H elles éprouvèrent^ 
•^c^^ elles éprouvent, au lieu de Ui^l, u-^î^lj i>^« Parmi les 
verbes dont la première radicale est C>9 on trouve à peine un, 

^ ^ tm 

qui soit usité à la septième forme. Ex. _«x1 il se cacha (radi- 

^ ^^ »»^ ^ • " 

cales ^) pour ^^|. 

> 

Si la première radicale est », elle se confond quelquefois 
avec le ô prosthétique de la septième forme au moyen du Tech' 
did. Hx. ^^jAc\ ou .^,^1 il s^ évada. Dans les dictionnaires on 



t0 Lhre premier. 

trouve aussi ces exemples classés soas la hvitièine forme. &• 

.« ^ «* ^^•'» 

JU)^ qui signifie de même: il ê* évada ^ pour ^j^V Evidem- 

ment cela n^a été fait que pour ne pas s^éloigner trop de la 
Toix passive à la même forme: JcH il fut ravi, qui doit néces- 
sairement conserver le o* 

Si la première radicale est j ou ^, le o caractéristique de 
la huitième forme se change en j, qui après ce même ^ est 
rendu par un Techdid. Ex. fjjjj\ il méprisa, pour j^Jt; i3j^l 
tf atteignit, pour ^ J^l* Si la première radicale est S, le o 
est omis et le j se marque du Techdid. Ex. X>1 t' /^^ recordé, 
au lieu de^^l. Le même o de la huitième forme se change 
en ^ lorsque la première radicale est une des lettres ^, ^ 
^ et J^. Le id9 qui suit un autre )^, est toiyours exprimé par 
Techdid; le mémo signe se trouve dans certains mots sur ^ 
^ et i^, le O caractéristique étant omis. Ex. JaLoI t7 tnonia, 
pour oaU^I; «l^^Lôl prononcez: yzdarebe, il se mut, pour 
s^J^ ; ^kUII t/ se leva (des astres) , pour «Ld») ; lU^I ou i]^l 
t7/%f/ injurié, pçur Izb I ;j^!^ \ ou n^t iZ fut patient , pour Ju«^ l 

r 5 • 5 • ft •'• > 

Ce io, surtout après ^, paratt être d^origine calligra- 
phique, puisque dans quelques cas on peut également employer 
i^ ou o« Ex. iLx^) ou iL^I t7 fut allumé. 

Observation^ LUmpératif de la première conjugaison, ainsi que 
toutes les formes qui , à partir de la septième, commencent par un 
Elify prennent un Yasl sur cette dernière lettre, lorsqu^on écrit 
exactement les signes orthographiques. Alors la première syllabe se 
prononce avec la voyelle du mot précédent (§. 4). Ainsi Ton écrit 
J^U J«^U J***'? Ji^i'l «*«• I^^ paradigme indique la voyelle, 



avec laquelle ces formes doivent être prononcées, lorsqu'elles sont 
le premier mot d'une phrase, ou précédées du Tenvin (§. 3). 



Grammaire du ttyte arabe. SI 

Dm verbes inrégnlien. 

Tous l«s verbes dont la troisième radicale est semklaMe 
à la seconde, ainsi que cenx qui ont parmi leur radicales ane 
des lettres l^^ et ^^ offrent des anomalies pins on moins consi- 
dérables tant dans la dérivation des formes qne dans leur infle- 
xion. Les verbes, dont la troisième radicale est semblable à la 
seconde , sont nommés sourds j^T, ceux qui renferment nn BHfy 

^ A ^ 

sont nommés j^«^ pourvu de Hemte, on a|^lle JtU modèles ^), 
cenx dont la première radicale est nn ^ on ^, concaves «J>^) 
ceux dont la seconde radicale est nn^on^, et défectueux ,joi^" 
cenx dont la troisième radicale est nn^ on ^. 

Des anmulies Ai verbe «Hurd. 

8 13. 

Le verbe sonrd se coigngne régulièrement, 1*- lorsque la 

_^ ^_ • ^ • ^ • * • 

dernière radicale doit avoir voi Bjezm, Ex. \^ réjouis , \^ il 

réjouit, qui est le futur coupé, C^jj^ je réjouis^ première 

personne du prétérit, i>\^ elles réjouissent etc. S'^'lorsqu^ entre 

la deuxième et troisième radicale il y a une des lettres de pro- 

lengation ),^ et ^. Ex. jl^l infinitif de la quatrième forme, jj^^^^mi^ 

participe passif de la première forme,^^^ infinitif de la deuxième 

forme. 3*"' lorsqu^ il y a un Techdid dans le paradigme du verbe 

* "• * ^ tm ^ ^ 

régulier; ex. j^^ prétérit de la deuxième forme, «^^ prétérit de 
la cinquième, excepté, comme il a déjà été dit, les neuvième et 
onzième formes. (§. 10). 



') Parceqo*Mi prétérit ils sont conformes au paradigme. 



2Î Livre premier. 

Le verbe soard est irrégulier lorsque la deruière radicale 
doit avoir une voyelle : alors la deuxième radicale perd sa voyelle, 
et se confond avec la troisième au moyen d^un Techdid^ à moins 



c " 



que la première ne ddt être pourvue ieDfezm. Ex.^^ pourj^^M», 

_^ pour jj^y jU» pour jjL», ^ pour j^, jLi pour jjL»j jUj 

pour jjUj, -^.^ au lieu de Jr-*-» etc. 
- "v 

Si la première radicale précédant immédiatement doit avoir 
un Djezm^ elle reçoit la voyelle de la deuxième, tandis que la 
réduplication avec Techdid est conservée. Ex. ^^ pour j-»-j , 

^^1 pour^)^),^,,^ pour jj»^^ , ^>. >I>>j pour^^J»! etc. 

•» " «• ** 

ObsenratiODS. L^ impératif conserve la forme régulière par 

tontes ses inflexions. Ex. ^SJij^n ]^j^h !^>r** ' ^ cause que YElif 
prosthétique de T impératif est susceptible du Yasl, qui exige 
après lui une lettre avec Djezm, Ex. ipl a1 Jl» il lui dit: sache etc. 
au lieu de ip| a1 Jl». Outre cette forme T impératif en a encore 
une autre que voici: 

Singulier. DueL PlurieL 

Maêeulin. Féminin, 
j^ ou^^ ^^ \^ \^^ 

Le futur coupé peut aussi adopter la forme j,^ , comme 
au futur en Zamme, et la forme l««j ou^.^, lorsque la 
deuxième radicale doit au futur recevoir un Kiesre. 

Dans le langage vulgaire les verbes sourds sont souvent 
conjugués comme si leur troisième radicale était ^j au lieu d^étre 
semblable à la deuxième , lorsque cette dernière doit être pourvue 
de Djezm ^ ce que Ton imite quelquefois dans la langue litté- 
raie. Ex. j^ ,^ jV touchai ^ au lieu de «."., ■»>, J.^»,^». je sentis^ 

M • • •• 

au lieu de dJi^»^* De même dans un très-petit nombre de mots 



Grammaire dn ittfU arabe, 23 

ôD peut dans ce cas employer rînflexlon des verbes concaves. 
Ex. <JU..>^i ou ^'Um.»'»*! j'aperçus. 

Les verbes quadrilitères dont la quatrième radicale est 
semblable à la troisième se conjuguent de même, et alors , en 
appliquant la règle, la quatrième radicale est regardée comme 
la troisième , la troisième comme la deuxième etc. 

Des anomalies Ai verbe pourvu de hemze. 

$. 14. 
Les irrégularités qu^éprouvent les verbes pourvus de Hemze, 
se réduisent aux règles suivantes: VYElif de prolongation pré- 
cédé d'un Blif radical , est supprimé , et ce dernier est marqué 

$-* $;:--^ "f 

de Medde. En. -^X pour j^^ll, j^^U pour ->.ll. 2' Y Elif radical 

-• ^ 

précédé ou suivi de Zamme et Kiesre se change en t et en ^« 

Ex. ^^31 pour^^n, ^^5» pour^^l, , ^^Jj pour^^l, JL» pour 

JU, J^l pour^^l). Ces règles ne souffrent aucune exception, 

soit que VElif pourvu de Hemze représente la première radi- 



*• *• « 



cale, comme dans le verbe ^^1 il hua, ou la deuxième, comme 
dans JL* fï demanda j ou la troisième, comme dans Li il créa, 
et elles s'appliquent déjà aux formes primitives. Ex. ^c^ il fui 
exempt^ pour J^? v-> t//V«f inférieur, pour Uj. 

Obser? atlODS. A la sixième forme des verbes à première radicale 
Hemze j VElif radical peut être changé en^, en sorte qu'on peut 
également dire^^uJ et^^lJ. Au lieu de J^L-* on dit JL-». 

Quelques verbes à deuxième radicale Hemze peuvent être 
conjugués comme les verbes concaves. Ex. JLonJLi, JLj ou 
JLj, jUiou J^, et à T impératif JLlou Ji. 

Quelques verbes comme jo^ 1 , peuvent à la huitième forme 



également faire jji^S conformément à la règle, et juîeCl 



> *»i 



24 Livre prewUet, 

Les trais verbes k première radicale Uemxe J5l t/ tnaii- 

""f ^ " t 

^ea,^1 il ordonna et jk>^i t? ;n*tï^ font ordinairement à Tim* 

•y ^9 • ^ 

pératif ,J^^ ^t j^.; qaelqnefois cependant, ce mode est formé 

selon la règle de ci -dessus. 

Des anomalies dn verbe modèle. 

% 15. 

Les anomalies des verbes dont la première radicale est^ , sont 
les suivantes: 1*^^ pourvu de Djetm et précédé de Kiesre se change 
en ^9 en perdant le Djezm. Ex. ^\^\ pour ^Ij^l action d'apporter, 
^SycA pour jljjl-»!, j)/»l pour Slj^U J^l crainB pour Jo^-jl. 

À la huitième forme, on le ^ pourvu de Dfezm doit être 
suivi d^un O9 on supprime ordinairement le ^, auquel le j 

devrait être changé , en plaçant sur le o nn Teckdid. Ex. J^ | 

•• •» •»_ ,• ^ ^ j 

tV arriva pour J.^1 Quelquefois, cependant, on dit J^^l selon 
la règle de ci -dessus, et au futur J^L pour J^oli. 

%"' Lorsque la voyelle de la deuxième radicale du futur 
est un Kiesre, le jj tant au futur qu^à Timpératif, est tou- 
jours supprimé. Ex. ^ pour j^y, j»j peur jj^l. 

Si la voyelle du futur est un Zamme, ce qui nWrive 
que très - rarement , le ^ se conserve toigours. Ex. ,^j^j ^ /tf/ 
vt/, futur: ^^i^y* 

Si la voyelle du futur est Fetha^ le ^ est tantdt con- 
servé, tantôt s«pprimé. Il faut apprendre du dictionnaire, dans 
quels verbes se fait Tun ou Fautre. Ex. jy il aime de j^, 
y tf reprime de cj^. | 

Obtervatioi. Dans quelques verbes quMndique le dictionnaire 

9 ^ ^ y*" 

le • peut au Aitur être changé en 1 ou ^. Ex. ».l ou «^ n a 

9- .* 9 " C- - c.— 

</e la douleur pour 5K>y et «^ formes également usitées. 



* " 



» 



L 



Grammaire du sttfle arabe. 25 

Les verbes à première radicale ^j sont irrëguliers : 1^ Lorsque 
le ^ marqué de Djezm est précédé d^un Zamme] alors ^ se 
change en y Ex. ^y il sèche pour ^^^«xj. 2"** À la huitième 
forme y o& le ^ radical est supprinié et le o formatif redoublé 
moyennant Techdid. Ex. ^^^^ il devint sec pour ^hÛi). Quel- 
quefois, néanmoins, on peut conserver le <c. Ex. ^^ ou ^^««I» 1 il 
joua aux dés. 

•btervatioa. Plusieurs de ces verbes peuvent faire le ftitur 

*"(" *'•" 
comme si leur première radicale était 1. Ex. ^U ou ^^«ju» il 

* fut sec. Le verbe ^^^ il désespéra peut à la quatrième forme 

faire ^L f ou ^ \ U mit au désespoir. 

Des anomalies do verbe concave. 

«• 16- 

Les verbes concaves ($«12} étant anomaux dans presque 
toutes leur formes s^éloignent le plus du paradigme du verbe 
régulier. Cependant on parviendra aisément à les conjuguer en 
leur appliquant les règles suivantes: 

V' j et ^ simples pourvus d^une voyelle quelconque et 
immédiatement précédés d^une lettre mue par un Fetha^ se 
changent en Elif, tandis que leur voyelle se supprime. Ex. Jl» 
t7 dit pour JJ; vJU^ H craignit pour «J^; J\U il dura pour 
JJb 5 jU t' partit pour ^/ui. 

2** ^ et ^ simples pourvus d^un Kiesre et immédiatement 
précédés d^une lettre avec Zamme, sont également exprimés par 
^ avec Kiesre, tandis que Zamin^ s^omet. Ex. JJI pour Jy; 

^J^MAi pour ^;<i«». 

•btervatiOB. ^ et ^ après un Elif de prolongation ne sont 
exprimés par ^ hvecHemze qu'au participe actif de la première 

4 



20 - Livre premier, 

forme seulement: partout ailleurs ils restent sans être changes. 

Ex. Jîlî pour J^lî, ouW* pour sJ^\^^J\^ pour^L. 

^ i^ » 

3*"' Lorsque ^ et ^ doirent commencer une syllabe immé- 
diatement après une consonne, c^est-à-dîre qui est marquée d^un 
Djezm^ ce dernier s^omet et on les change: o^ en 1, si leur 
voyelle est un Fetha. Ex. v-i\o-l pour «Jy^l, Jliï pour JJl, 
jUI pour^;yl, JlSi pour Jjlïl, jt-.| pourjî:!!; ô^ on conserve 
^ et change , en ,^, si leur voyelle est un Kiesre. Ex. tw-l 
pour ^,wl , J-A* pour JJu , JJlLj pour JJu^ ; c^ on conserve ^ , 
si leur voyelle est un Zamme. Ex. Jjir pour JJîr. 

ObservatiOB. Au participe passif de la première forme le • 
formatif est supprimé. Ex. J^ pour j/yujj^ pour^^'. On 
trouve cependant des exemples^ où ce participe passif peut se for- 
mer régulièrement, surtout dans les verbes à deuxième radicale ^. 
Ex. ^^ et ^yJu marqué dune tache. 

4° Si la syllabe prolongée produite par Tune de ces con- 
tractions doit prendre un Djezm^ la lettre de prolongation 



1, ^ ou ^ est supprimée. Ex. cj^>.\ pour v^^|, Ji| pour ÂJU 
Ja^^ pour Jy^jjr^^ pour^, ^ pour JJy , c^ pour c^ru.. 

Au prétérit actif de la première forme ces syllabes prennent 
un Kiesre dans les verbes, dont la deuxième radicale est ^^ 
et dans ceux dont la radicale . est mue par un Kiesre. Ex. o!^ 
pour sZi/<^^ J^ pour JUi^. Si la radicale^ est mue par Fetha 
ou Zamme, on emploie Zamme. Ex. vSiipourijy, jJupour jJX. 

5" À r impératif de la première forme VElif prosthétique 
se supprime toujours, paiceque le Vasl que doit recevoir cette 
lettre en s'unissant avec la voyelle du mot précédent, ne peut 
s' employer que lorsque la lettre suivante esi pourvue de Djezm. 
Ex. JJ pour Jiî qui est lui-même pour jy|, ^ pourj^l et 



Grammaire du êtyU arabe. 27 



•^» 



y^\, %Je>. pour cjk>^t et vJ4>^V Aux inflexions de F impératif on 
fait de même. Ex. jJ, UJ, j^/u*, ^\^ etc. 

6** LMnfinitif des quatrième et dixième formes s^angmente 

^' ' ^' - , 
d'un â. Ex. ÂlUI, }!^\i:^\. 

•teenrattiit. Il n'y a au prétérit et au futur passif de la 
première forme aucune différence entre les verbes dont la deuxième 
radicale est ^ et ceux dont elle est ^. De même dans les ver- 
bes i deuxième radicale ^ , aux première et deuxième personnes du 
prétérit de la première forme, la voix active et passive ne dif- 
flirent pas Tune de Tautre. 

Il n'y a dans les verbes concaves «{ue les première , qua- 
trième, septième, huitième et dixième formes qui soient irré- 
gnlières. A toutes les autres on se tient strictement au para- 
digme du verbe régulier. 

Il y a un petit nombre de verbes, qui aux quatrième,' 
huitième et dixième formes peuvent être coiyugués régulièrement. 
On observe le même quelquefois à la première. Alors on a cou- 
tume d'attacher à chacune de ces formes une signification par^ 
ticnlière indiquée par les dictionnaires. Ex. j^p) U éborgna, 
jIpÎ il prêta. 

Des anomalies dn ?erbe défectaenz. 

g. 17. 
La conjugaison des verbes défectueux (§. 12) est fondée 
sur les règles de permutation particulières aux lettres t, j et ^ 
développées en partie déjà aux anomalies du verbe concave. Leur 
formes différentes selon les voyelles dont ils sont susceptibles 
à leur racine, apparaissent des verbes suivans, que nous choi- 
sissons pour paradigmes : ^Jp il fit une incursion , j^ il fut 
généreux y yi^^ il agréa, yj il jeta. 



28 Livre premier. 

Voici les règles de la formation: 

l*"' Le • final, précédé immédiatement d^nn Fetha se change 
en 1, et par -là perd sa voyelle, lorsque le mot n^est composé 
qne de trois consonnes. Ex. hp pour jjp. Si ce sont plus de 
trois consonnes, on le couvert en ^. Ex. «O^ pour^JÂi, ^^ 
pour Jo^* Lorsque, dans ce dernier cas, le tenmn ($-3) doit 
avoir lieu, celui-ci se reporte au Fetha final. Ex. j(|^ pour^j^. 

2*' ^ précédé de Kiesre se change en ^. Ex. ,c^ pour 
^Jp, ^j pour^j. 

S""* ^ pourvu d^un Zamme et précédé d^un autre Zomme 
perd cette voyelle. Ex. ^Ju pour r/»»- 

4^' La répétition du • au participe passif de la première 
forme se rend par Techdid. Ex. JyU peur ^ jiJà» , ^^^^ pour 



5""' À la fin des mots , ^ soit radical , soit né d^un ^ im- 
médiatement après un Kiesre ou Zamme et devant prendre un 
Kiesre ou Zarnm^, perd sa voyelle. Ex. ^cJo pour ^ >u (règle 2*), 
^^ pow j;^ • Jtjp] pour ^^ji^î, ^'l pourra 

En cas du Tenvin (j^, 3} celui-ci se reporte sur le Kiesre 
final. Ex. jt pour^^lp, Jj pour ^b> J«* P®'''^jJ«*» ft^ P^'*'^ 
«j6/^^ sjyj pour^^, ^\j pour ^|y. 

6''' Dans les verbes en^, le ^ formatif du participe passif 
de la première forme est supprimé , et le ^ prend un Techdid. 

ObiervatiOB. Dans les verbes en • on peut former souvent ce 
participe comme si leur dernière radicale était ^. Ex. Z.^ ou 
^^,^ju ou ^ju a;ip<?«. 

T*" ^ et ^ immédiatement suivis d^un • ou ^ de prolonga- 
tion se suppriment, et la voyelle des j et ^ radicaux se sup- 



Chrammaire du $ttfh arabe. 29 

prime pareillement, tandis qu'un Djezm se place sur la lettre 
de prolongation 9 si la voyelle qui les précède est un Fetha; 
mais si la voyelle de la lettre précédente est un Zaï^fme ou 
Kiesrej celle-ci est supprimée. Ex. 1^ pour IjjJp? L*j pour 

^ >•- V >*,' ^ ,;- " > - ": ,r 5 ^V ; ?- 

c>x;i» pour Oy^^fùji i>y^y pour c^j^j j-Jii* V^^^ c/jy^j JJj^ 

pour ûj-^. 

OtairvilleB. Les verbes dont ^^ est le paradigme, font au 
féminin du futur C/^^ au lieu de c>r^ 9 probablement pour 
le distinguer de la même personne du masculin. 

S""' Au ftitur coupé ainsi qu^au singulier masculin de 
r impératif on retranche ^ et ^^ finaux. Ex. j^ poarjjM*) ^j>^ 
pour y^^y j^ pour jt^_, ^\ pour^j^el, ^ pour^^^J, ^j\ 
pour J{J|. 

9*' On dit au prétérit de la première forme OIP9 «^j9 

U^, Uo po'i'^OjjjP, ^;:^^j> ^^J^' '^^ '^^ paradigme ^J ne 
s'éloigne pas, dans ces personnes, du prétérit de la troisième 
personne masculine, et Ton dit «JU.^, ILm^* 

10^' Au milieu des mots,^ et ^ pourvus de Xamme ou 
Kieêre et immédiatement précédés de Tune de ces mêmes 
voyelles, se retranchent, tandis que la voyelle de la lettre pré- 
cédente est omise. Ex. iy^ pour c>%j«' 9 c>/^ P^ur iJ^y^j ^j^ 

11^' Au milieu des mots ^ pourvu de Fetka ou Kiesre^ et 



immédiatement précédé de l^<?fAa se change en ^ sans suppression 
de voyelle. Oj-^ P®^ t>v>ij^ï ÛJ-V» P®^** t>^*iî/ï ^j' W^^ 

\%^' L'inflnitif de la deuxième forme fait iJuÂJ. Ex. JLjuJ 






•."i • - 



édification^ iJCJ consolation pour îJLj. Quelquefois cependant 



30 Livre premier. 

Quelquefois cependant ou conserve la forme régulière J^^^ïu 
ou îJLjuu. Ex. ^l^ ou aJl^ éclaircissement pour ^^Jt^ et iljLl^. 

1#*' Aux formes dérivées , les ^ et ^ étant précédés d^un ' 

Elif ie prolongation, se changent en '^i, dont le Medda peut 
aussi s'omettre. Ex. l\j^\ pour^J^I, fû) pour j^U;. 

1%*' Toutes les formes dérivées des verbes défectueux se 
terminent au prétérit en ^j. 

Toutes les inflexions auxquelles les règles précédentes ne 
sont point applicables , se forment exactement selon le paradigme 
du verbe régulier. Seulement au prétérit on omet le Djezm sur 
la troisième radicale dans les cas où celle-ci est un ^ précédé 
de Ztoxmne^ ou un ^ précédé de Kiesre. Ex. O^^? %Z>w.^j au 
lieu de <^jj^^ JUm^. 

ObservatlOB. Il y a des verbes dont deux ou même trois ra- 
dicales sont des lettres qui produisent ime anomalie. Ils sont 
doublement ou même triplement irréguliers , k mesure qu'il y a 
lieu pour Tapplication des règles développées ci- dessus. En 
général leur inflexion ne fait aucune difiiculté , les formes à Tégard 
desquelles il j pourrait avoir quelque incertitude , étaut peu fré- 
quentes et se trouvant notées dans les dictionnaires. Exemples 
de formes difiîciles: V- viens de ^Ul, «iJI ou O viens de jf, 
cfy (quelquefois régulièrement j;\y) et au futur coupé y il 
voit de ^1^^ ]j ovLj (quelquefois régulièrement fj\j\) voie (homme), 
^^j vois (femme) , \^ voyez (hommes) , ^j voyez (femmes), i^ 
il garda, fait à T impératif masculin j ou Ifl, et à T impératif 
féminin i, de même au pluriel |y pour le masculin , et ^ pour le 

féminin. De v^|1 ou <^1 (radicales s^S) retourner, on dit «^l re- 

• ^ • • • 

tourne, et de ^1^ H promit, ^IT tï promet, i ouaI promets. 



Grammaire du tfyle arabe. 



31 



Dq Twbe ii^ti£ 

g. 18. 

Le verbe négatif ^J il n'est on ne fut pas, le seul que 
possèdent les Arabes, n^admet que la forme dv prétérit, et se 
coiyugue comme il suit: 



Singulier. 



Duel. 



Pluriel 



> ©r 



t* personne mJ maêculin 



* •r 



UJ 



8* personne 



3* personne 



ifia«et</tn 
féminin 
^j^ masculin 
féminin 



• ^» 



u 

m» 



M 



Observation. An lieu de ^^^ on trouve aussi oi qui n^admet 
aucune inflexion. 

De liisage des tems et des modes. 

g. 19. 

Le prétérit arabe a ordinairement le sens du prétérit défini, 
souvent aussi celui de T indéfini. Quelquefois il s^emploie pour le 
présent, ou même pour le futur, mais dans ce cas le sens de 
renoncé, fixé souvent par des particules comme ij],A «t, ry 
quiconque^ est tel qu'il n'y puisse rester le moindre doute sur 
les rapports du tems. 

. Quand le prétérit est précédé du verbe ôl> (pour ô^ ) être^ 
il a le sens du plusqueparfait. Ex. ,Z^^.jLj^ j'étais sorti. 



3J Livre premier. 

Le futur s^empioie tant pour le présent que pour le futur 
propre, selon le sens qu'ion attache aux énoncés. Lorsqu^on veut 
fixer le sens du futur, on le fait précéder de Tune des particules 
^iy^ ouv-i*-». Ex. JjeU jc ferai dans la ffuite. 

Le futur précédé de U ne . . . pas , a le sens du présent. 
vl ne .. . pas lui fixe le sens du futur , ainsi que 1 ne pas et 
[^ pas encore lui donnent celui du prétérit. 

Avec Jo être il exprime avec précision V imparfait. Ex. !JS 
ijfyMi t/ savait, Uf^ ryo 1 «/ ne savait pas. 



Le futur en Fetha s^emploie après les particules sj alors, 

•f • r •S '^ " ' » % 

% ^^9 y ^^^ v^i* wc . . . pas , Oi Ç^^f 3 «A'» fl'"^^ ^i^ jusqu a 
ce ^ue^ J afin que, Vi que ne, ji, 53 afin que, ^, 3u3 fl^it 
que ne, l^'^\ ou Bt «V/ en e»^ ainsi.... 

Le futur coupé s^emploie après J s^il exprime un eom- 
mandement, ex. w%l5J Q^u't/ écrive, et après i non^ si celui-ci 
indique une prohibition, ex. «..jSJi n'* écris pas, de même après 
les conjonctions 1 ne... pas, v pa» encore^ ij\ si, «^ ^ut- 
conque, fj\ei^\ quiconque, U quelque chose que, jl quelque 
«oil, [v» ^* Le*» quelque part que, J.^.^ et Lr*^ rà t/ *oiï 
que,Lm et U^ aussi long^tems que, \^ quelque chose que, 
l^T^ottle^ /e« /bÛ9 que, \JS de quelque manière que, 1^1 et U.>1 
lorsque. c>^Wt U oCI en quelque tems que ce soit. 

m M 

Plusieurs de ces conjonctions sont encore usitées dans des 
significations un peu différentes de celles, qui viennent d^ètre indi- 
quées , et dans ce cas elles n^ont aucune influence sur le mode. 

Le futur coupé s^emploie encore dans la dernière de deux 
propositions corrélatives , dont la première renferme un impératif 



Chr amm aire dm style arabe. 



S3 



ou rane des particules de ci - dessus construites avec le même 
futur. Ex. ^iJ^^l j^l aide^moi, je f aiderai. 



Dans tous ces cas, à Texception de ce qui vient d^étre dit 
au $. 19 9 le futur a la signification du tems à venir. 

Les formes énergiques du futur et de T impératif servent 
pour donner de Ténergie à Texpression. Celles du futur , en 
particulier, s^emploient en cas de question, de désir, de corn- 
mandement, d^afiîrmation et de menace. Ex. LJ^I jJUUji je te 
tuerai, à mainê que tu ne te fasses musulman. 



A^aidi€6 des fonnes 

irrégolièri 

Infinitifs. 



de participes et infinhib les phis 
avec Jeun roivoisL 





îoig. 


. 8* hemz. 




V 


8. mod. 


Jub) 


V 


4. conc. 






7. conc. 

8. conc. 
10. conc. 






10. conc. 
4. mod. 


#c •- 






JuLJ 


» 


2. déf. 


le même. 



$. «1 



Participes. 






/l» coig. 1. conc. 







n 





S f' 



« 



1. déf. 
4. déf. 



1. conc. 



„ 4. conc. 
le même pass. 
coig. 8. conc. act. et pass. 
conj. 10. conc. 

., 8. hemz. 



^ '^ c. 



n 



8. mod. 



34 Livre premier. 



CHAPITRE TROISIÈME. 

Dd nom. 

De la foime des noms 8iibstanti&. 

Chaque infinitif des treize conjugaisons du verbe trilitére et 
des quatre formes du verbe quadrilitère est proprement un nom 
d'action , qui s'emploie comme les substantifs des autres langues. 

Les formes dérivées n'en admettent ordinairement qu'un 
seul indiqué au paradigme. À la première forme du verbe trili- 
tére, outre quelques-uns d'une occurence très-rare, on en compte 
trente-six, qui sont les suivans: 

Jjuu ÂLfe» '0%ô Jjâ a)Û» iilbe JUi Jjâ Jje 
^^1^^ ùy^ Of^ O^U» ^Jja JLfe» idjê Jja J^ê 

j«;l« Âi^ J^ 0^ J^ Âiu» xu» ju» Jdê 

ÂLuu Âl^ Jjê c>^ J^ ÂSl«» ÂLê JU» Jjâ 

De ces infinitifs substantifs un ou plusieurs sont usités 
à chaque verbe. Il faut apprendre par l'usage efdes diction- 
naires , quelle forme on doit employer. Cependant il est bon de 
remarquer ici, que la plupart des verbes sont susceptibles de 
l'une des formes : J«i , J«i , Jjê ou ^ys. 

Observations. Il est essentiel de savoir que, lorsque un mot 
est mis dans l'une de ces trente -six formes, il ne s'en ensuit 
aucunement que ce soit un nom d'action, un très-grand nombre 
de mots qui les réprésentent, étant des substantifs de toute 
sorte, souvent aussi des adjectifs. Le même doit s'entendre de 
ce que nous dirons dans un instant des noms d'unité, de lieu etc. 



I?raiiiiii«tf*e du style arabe. 35 

qui à la première conjugaison peuvent avoir leur forme commune 
tant avec les infinitifs, qu'avec d'autres sortes de noms. 

Plusieurs verbes sont, outre ces formes d'infinitif ordi- 
naires, à la première conjugaison susceptibles de formes tout- 
i-fait irrëgulières, qu'indique le dictionnaire. Ex. clLûJ action 
de truncher, Jl»^ action de connaître. 

Dn seos atUdié à cwtames fomes de bobs. 

§. «3. 

La finale â ajoutée à la forme ^Jjâ ainsi qu'aux infinitifs 
des formes dérivées, indique que l'action ne se fait qu'une 
seule fois. Si ce n'est un verbe sourd, on ne s'y éloigne pas 
à la première forme du paradigme du verbe régulier, et on 
l'emploie quelque soit hors ce cas le nom d'action. Ex. iiâî, 
l^r^^ Â15, Â^L>.1 action de regarder , de 8^ écrier, de dire, 
de faire sortir une seule fois. 

Les formes JjkÎu, J«îu, ÂLkÎu, ÂLuu et âIaÎu indiquent le 



nairement celle de la même lettre au futur. Ex. «^ lieu dCassem* 



lieu d'une action. La voyelle de la deuxième radicale est ordi- 

milieu 
hlée^ j^^^ lieu if adoration j mosquée, i^jj^j ^j}^ ®* i^jj* 
/t^fi oà fof» sème, champ, ^Iju (pour ^Ju) Keu ou tems du 
lever, ^-g,^ (pour J-m.-») /îVm oti i7 cotir/ de Teau. 

Obtervatkm. La forme iJuiu (quelquefois JjkÎu), surtout 
lorsqu'elle dérive des substantifs, indique aussi un lieu dans 
lequel une chose se trouve en abondance. Ex. ï^^ lieu aboU'' 
dant en pommes, de ^UJ pommes, iju»U lieu où il y a beau^ 
coup de lions de x*»\ lion. 

Les formes Jjtîu , JUîu et aLuu indiquent l'instrument dont 



on se sert pour une action, ou le vase qui renferme une chose. 



36 Livre premier. 

^"A* t'^ ^'"A r»> 

Ex. JyS^, JLS^ et Ilx* mesure y vase pour mesurer de Jo a 



$.'•'- - ^'^: . $'• 



mesura, ^Uiu clefàe "^ U ouvrit, ^^^ brasier de ly,^ braise. 

Des noms colleetifiu 

%. 24. 

Les noms collectifs que Ton retrouve de toutes formes^ 

$'' $- r 

signifient une classe ou une totalité. Ex.^ fruits, ^^ arbres, 

^ c> $ ,f $,j. ^ ^ 

^UJ pommes, J^ abeilles, Jj nuil. 

Les collectifs deviennent noms d^nnité par Faddition de la 
lettre i. Ex. ^ un fruit, "^^^ un arbre , ioJiû une pomme, 
èX^ une abeille, au un« nuit. 



Des fonnes et de la dérivation dn nam a4iecti£ 

%. 25. 
Les noms adjectifs dérivent presque toujours du verbe, 
quelquefois aussi du substantif. Tous les participes contenus dans 
le paradigme (§. 6) sont des adjectifs verbaux. Les formes les 
plus usitées pour les autres adjectifs verbaux sont ^J^, Jjel, 
ijjiji dont la première et la troisième sont aussi communes aux 
infinitifs de Faction (fi. 22). Ex. J.^^^ beau,j^:a>A vert, jUâP 

courroucé. On en trouve aussi des formes Jjâ, J.*», ^l^a, J^a? 

^ '. ^ --. ^ '^ ^ ^r $ '«f 
c)^' JU»9 JU»9 Jj^ ^^ ô^l«»9 qui sont moins fréquentes. Ex. 

w»^ difficile, ^»>^ doux, JJ^ lâche, jy^^ patient. 

La forme JU» exprime F intensité ou F habitude. Ex.jUJp p^r- 
/{tfe^ ^Uw nageur. Souvent elle tient lieu d^un substantif, qui indique 
Fétat ou la profession. Ex. JC:^ boulanger, ^% laboureur. 

Il y a encore des adjectifs verbaux des formes J^, JJ^? 
JUi, ^JJi», J««»î a1«5, ilpli, iHya, J^, jUiu, aUÎu et j-.«ju, 



' .»^ 



qui pour la plupart sont d^une occurence très - rare. 



Grammaire du style arabe, 3? 

En «yoatant ^j et quelquefois Jt à la fin des substantifs, 
et en retranchant^ sMI y en a, les terminaisons i et L, on forme 
des adjectifs relatifs. Ex. wi| divin de a)! rfteti^ I^» d argent 
de Jl^ argent, ^^^'^J^ constantinopolitain de â""-^^,* Con- 
stantinople, Jli-jJ spirituel de ^^ esprit 

Dans la formation de ces adjectifs, Kiesre étant la voyelle 

de la deuxième radicale est ordinairement changé en Fetha^ et 

Ton supprime en même tems le ^ des formes Jy^ et ÂLê , ex- 

cepté dans les racines sourdes. Ex. ^^Iju royal de jJUu rot, ^ju 

"#» ^ * ^ * 

cfe Médine ou urbain, de Liju mffe cfe Médine. 

Le Hemze de la terminaison •.) est ordinairement changé 
en j. Ex. j^k** céleste de élc** ctè/, ^J^U «f eau de tu eau. 



* .aJi 



ObsenratioD sur les noms snbstantife et 

%. 26. 

Outre les formes des substantifs et des adjectifs d^action, 
qui viennent d^étre mentionnées, on en trouve aussi d^autres 
qui doivent être considérées comme tout-à-fait irrégulières, ou 

bien comme des quadrilitères dérivées. Telles sont les formes 

t^, b^^. ^^ fi ^>' $.• $^o $.•- $..•- ô -.•- 

> A aa ■ ■ •«• K^ A _B aB B.^^B -& A- A _C K 



Jjâ,iUi, ilyâl, Jj^U, J--«i, JUi, J-ui, jUi? OiUi et plu- 
sieurs autres. 

La formation des adjectifs verbaux dérivés des quadrili- 
tères n^est pas, à Texception des participes, assiyettie à des 
règles déterminées. Leur signification n^est pas toujours tout- 
à-fait analogue à celle du verbe, et leur nombre étant peu con- 
sidérable , on les apprendra mieux par Tusage. Les formes les 
plus usitées sont J^iU, J^Û, ,j^, JlUi, JJui, JJui etc. 
Exemples: ^U^^itroti^'^ Jlîld remuant, iJJlâo indigent, ]b*liap 
ondoyant, ^^pJûU «^c, J^J^ /on^. 



38 Livre premier. 

Les noms substantifs et adjectifs qui nVxpriment pas propre- 
ment Faction du verbe, sont néanmoins ordinairement des formes dé- 

^•^ ^ • ^^^ 

stinées aux noms d'action. Ex. J^ mer, ^Jo^j P^d, J^.»^ montagne. 

Il existe un très-petit nombre de noms composés de plus de 
quatre lettres radicales. Ex. JJjuP rossignol. 



Des dimnmtifik 

*•"• .. . •-; 

Les formes les plus usitées du diminutif sont Jy^a» pour les 
mots en entier composés de trois lettres , èL^ pour les mêmes 

* .-.^ ^ «'^ ^ -\ ^ •-^ $" y, 

au féminin, et JJÛi, J-uy, Jlljê, J-«Ju, v>l!iê pour ceux qui 

* 

en contiennent plus. Elles s'emploient tant pour les substantifs 
que pour les adjectifs selon les règles suivantes : 

Jy,«5 vaut pour les noms du genre masculin, ^Le pour le 
féminin. Ex. jup esclave, ju.^ p^/îl esclave, ^j:^ soleil, a«^ 
pehlf soleil^ Âab forteresse, ibJi5 peft/^ forteresse. 

Dans les féminins en 1 ou ^ susceptibles de cette forme la 

finale est conservée. Ex. de »b^ noire, et L?^ enceinte, on 

forme les diminutifs 2)ju^, La?^> 

JJuje s'emploie pour les mots de plus de trois lettres , dont 

s "•" $ •'> 

la syllabe pénultième est brève. Ex. wJîp scorpion, i^j^ petit 

• • ^" 

scorpion. 

^ ..f , . . !' •'.' 

^Jjuy , à la terminaison féminine ^JUjj» , sert pour les mots 

des racines trilitères, qui ont un Elif entre la première et la deu- 

xième radicale. Ex. ^^ cavalier, ^j^ petit cavalier. 

Observation. Dans les mots qui dérivent de racines sourdes^ 

on retranche au diminutif le Kiesre de la deuxième radicale, en 

indiquant la rédupjication par un Techdid. Ex. âTIj bête de 

somme <f ^^^ petite bête de somme pour a^^ù» 



Chrammaire du stffh arabe. 39 

kja sert pour les mots d^une racine trilitère , qui outre les 
trois radicales, ont encore une des lettres U^ et ^ entre la deu- 
xième et la troisième. Ex. «>lp domestiqtie^ diminutif: r^« 

JyjtJu sert pour les mots , qui commencent par un « forma- 
tif , et dont la pénultième contient une des lettres de prolongation 
i,^ou^^. Ex. ^Uju clef, ^^**** petite clef. 

^;;<]L«a a lieu dans les mots composés de quatre lettres, 
dont la syllabe pénultième est en outre prolongée par U jOu^. 
Ex. CaUsU souverain, ^>diJL» petit souverain , jy^^^ moineau, 

Obserrationi. Dans le diminutif on se tient strictement à la 
racine, quelles que soient les lettres du nom, dont on se propose 
de le former. Ex. ,^u (racine s^J) porte, «.^y petite porte, 
J bouche pour ^J, /IJ peltï^ bouche. 

3 et ^ immédiatement suivant Tun Tautre, et celui qui 
précède, devant être marqué d'un Djezm^ sont ordinairement 
exprimés par ^^ avec Techdid. Ex. v^lpouryl p^re,^l pourri 
pe/il père, ^ya\ noir, jCLal un peu noir pour,>^^), qui cepen- 
dant est usité aussi, ^J^\ blanc, ^Jû^\ un peu blanc pour ^JaJ\ • 

^ pourvu de Fetha et immédiatement précédé de Zamme 

se change quelquefois en^. Ex. ju«i maître ^ Jay» petit maître 

$•'* $ • - --^> " $^»^ ^ •" 

pour x^^^ "^ chose ^ hy^ petite chose pour ^UJj, «^.^ maison, 
$»-.^ "" $»^^ - — •• 

J^y ou bien «JUw pe/îif« maison. 

Dans les mots qui ont plus de quatre radicales ($. 26) on 

retranche, pour former le diminutif, la dernière. Ex. y,^jjÛP 

rossignol, JjuIp p^tô rossignol. On en fait de même des lettres, 

-.- 
qui, non compris 1, j, «^ et 2, restent après quatre; mais les 

exemples en sont très -rares. Ex. de j^lkLil faire paître 

librement on trouve le diminutif iJÛLaJ. 



40 Livre premier. 

Un petit nombre de mots semblent former leur diminutifs d^nne 

manière irrégulière. Ex. ÂL) nuit^ iLU nuii petite on courte. 

Mais sans doute on y suppose un primitif moins usité, comme i^ 

pour aU. De ^Li 1 homme , on fait OU^ 1 pe/tY homme, 

e — 

* 

Des genres. 

On distingue aux noms arabes le genre masculin et féminin. 
Plusieurs qui ont une signification tant masculine que féminine, 
sont du genre commun. En général les mots terminés par l sont 
féminins, le reste sont masculins. 

Ce qui vient d^étre dit de la terminaison l souffre des ex- 
ceptions très-peu nombreuses. Il n^y a que les adjectifs verbaux 
des formes d^aiUeurs assez rares âU», iJi^ld, Âij«», ÂUîu, puis 
Tun ou Tautre nom substantif exclusivement appliqué aux hommes, 
ex. iîjuJi^ successeur y qui soient quelquefois masculins. 

Les mots qui se terminent en \ non radical ou en ^ pré- 
cédé de Fetha sont encore du genre féminin. Ex. l\^ champ, 
^^£^j souvenir. 

Les mots féminins, dont le genre n^est pas indiqué par 
leur terminaison , sont les suivans : 

1**' Ceux qui en eux-mêmes renferment Tidée de femme. 

$» $ * $ * t 

Ex. J mère y ,Z^ fille, CcLl soeur. 

r •-. *• ^ 

2*"' Les noms de villes et de provinces Ex. ^«a* ^Egypte, 



9 .-' 



i^l^l lêpàhan. 

3*^' Les membres du corps qui sont doubles. Ex. ry^ oeH, 
i^il oreille, Js^j pied. 

4**' Un petit nombre d^autres mots, dont les plus usités 
sont les suivans: ^^\ terre, j\à puits, j\^ maison, 2,j venty 



1 



Grammaire âm style arabe. 41 

^ déni y JUj^ septentrion, ^^^^ soleil, ^ sel, ^j^ soulier. 



^'' ame. 



D^autres s^emploient tantôt comme féminins tantôt comme 

masculins. Ex. y^\^ aile, L^ chemin, iUu» ciel, j^m!^ orge, 
%, $ . C • 'V 

IIp cou, C>Li langue etc. 

■ 

Quelques substantifs et presque tous les adjectifs peuvent 
passer du masculin au féminin. Cela se fait ordinairement par 
Taddition de la terminaison l. Ex. JUl» rot% 2Ju reine; ^\à 

$. . $- ^ . ' !;c . -^ • 

prudent, !^U prudente; 1^ ifovLty^^ garçon, a^^^ pour 

Les adjectifs de la forme Jj^l se changent au féminin 
en i%i. Ex. ^4^1 rouge, féminin ^\j^. 

Les adjectifs de la forme o^^ s® changent en i^a. 
Ex. 'o\^^ courroucé^ ««^^ courroucée. Quelquefois cependant 
on fait usage de la forme ij%ù. 

Les adjectifs verbaux en l ($. 28) ainsi que ceux des 
formes J Uîu et Jm.«ju servent indistinctement pour les deux 
genres. Ceux de la forme Jyê sont susceptibles de la termi- 
naison féminine 2, quand ils ont une signification passive. Dans 
la signification active ou neutre ils n^ admettent cette terminai- 
son que lorsque le substantif, auquel ils se rapportent, est 

4 ^ 

exprimé. Ceux de la forme J^^, au contraire, admettent la 

"*. 

variation des genres dans la signification active et neutre, et dans 
one signification passive, lorsqu'ils se joignent au substantif. 
La terminaison féminine ajoutée à quelques adjectifs et par- 
ticipes sert aussi pour former des noms substantifs. Ex. 
beau y a1«»> action heUe; ^l> ouvrant, t^\» commencement. 

6 



^2 Livre premier. 

Des adjectifii coo^antift. 

§. 30. 

Les Arabes n^ont qu^une seule, forme de comparaison, 
savoir A*»]) qui ^^^^ V^^^ exprimer tant le comparatif qne le 
superlatif. Elle n'est applicable qu'aux adjectifs composés de 
trois radicales, qui outre celles-ci ne contiennent plus que Tune 
des lettres 1, % et ^. Ex.^ grand, ^\ plus grand; Jy 
fort y J^\ plus fort; cjbU. (racine c^yi.) craintif, s^^\ plus 
craintif; y j^ mauvais, jS\ pire pour j^l. 

Le féminin du comparatif est de la forme J^e* Ex. ^j^ 
plus grande, ^sA (femme) pire. Le comparatif des adjectifs 
dérivés de verbes concaves est inusité au féminin. 

Les adjectifs qui sont eux-mêmes de la forme Jja) ne 
sont pas susceptibles de la forme du comparatif. On se sert 
alors d'une circonlocution. H^ii.^j^ rouge, i^>* ju»| plusrougcy 



littéralement plus fort en rougeur, 

4 

Des nonbres. 
$. 31. 

On distingue aux noms substantifs et adjectifs trois nom- 
bres: le singulier, le duel et le pluriel. Le duel se forme 
toujours d'une manière régulière, en lyoutant à la fin des mots 
la terminaison qui lui est propre. Le pluriel se forme souvent 
de même, mais dans la plupart des mots il est exprimé par 
des formes nouvelles , qui dérivent de la racine comme celles 
du verbe. Aux infinitifs et aux participes des conjugaisons déri- 
vées on emploie tom'ours la forme régulière du pluriel , excepté 
l'infinitif de la deuxième, qui admet aussi la forme J^UJ. 



Oramwmire du êtyle arahe. 43 

FénDation da daeL 

%. 32- 
Le duel se forme en ajoutant 'o\ à la dernière lettre du 
nominatif, et changeant , sMl y en a, le l final en Cf* Ex- j^j 
hwmne, O^U^j deux hommes; iui Ju mile, '\JC*Xè deux villes. 

* * m m 

Dans les mots qui ont Tune des lettres j et ^ changée 
ou supprimée, on rétablit pour le duel la forme primitive. Ex. 
Lâp pour y^ Mtan, Ou^^ deux bâtons; ^ pour y 1 père, 
C>u»l «feux pères; ^lî pour ^|iU Jifflre, Oli^ï deux juges. 
8i cependant les mots , dans lesquels le ^ a été changé ou sup- 
primé, sont composés de plus de trois lettres, on place tou- 
jours fj. Ex. ^^^ pour^^^,^ satisfaii , i>\Jc^^ deux hommes 
satisfaits. Le même peut se faire ailleurs par une règle de 
permutation de lettres. Ex.Jlp pour «jlp guerrier, !j\àj\i' deux 
guerriers. 

-Dans les mots terminés en t\^ si cette lettre tient lieu 
dojon^, on peut à volonté ajouter lj\ à la manière ordinaire, 
ou substituer j au Hemze. Ex. l\^j manteau, 'o\^\^j ou Oljl^^ 
deux manteaux. 

Dans la forme ly^ qui indique le féminin (§. 29) on 
emploie toi^oiirs le^. Ex. l\iyM noire, 'o\j\iyà devue femme» 
n»ire9. 

Ftraatimi du phuid r^^nlier. 

$• 33. 

Le pluriel régulier se forme au masculin en ajoutant Oj 
à la dernière lettre du singulier. Au féminin on y ajoute cA 
si le mot a une terminaison masculine, et Ton substitue ces 



^^ MJwT€ pTCWitCT» 

lettres à la finale î, si la terminaison est féminine. Ex. \l^ 
musulman, OJk^ musulmans, è^^ femme musulmane olUlI 
femmes musulmanes. 

En formant le pluriel il fant d^abord, comme pour le dnel, 
rétablir la forme primitive du singulier, lorsque Fune des lettres 
^ et ^ est snprimée ou altérée, et Ton y applique en outre la 
règle donnée pour les verbes défectueux (§.17, N°' 7). Ex.^^lî 
pour ^b juge, Oyôl* j^^gcs pour ùy-i,U, Jik^ choitA, 
OyMa^â^ choisis pour (J^j.îh,^», tUwn ctW, ol^UI* cieux. 



• • -I» . 



Obserration. Les formes Jaà et i^ font au pluriel régulier 
O^; J^ e^ ÂW font o3U», o3U» ou O^; J«» et ÂU^ font 



0.^9 Cj%ù ou o^U» lorsqu'ils sont des noms féminins déri- 
vés de racines régulières. 

Les infinitifs des formes dérivées et les participes employés 
comme substantifs, prennent toujours la terminaison féminine du 
pluriel. Ex. olr^ honneurs, oUiiJ révolutions, Cf%JL^ choses 
difficiles, pluriels de xiJy «.Jiib , JSw4. Le même se fait ordi- 
nairement au participe passif de la première forme. Ex. ^_^yè 
trouvé , ou^^ choses trouvées ou existantes (§• 31)* 

Foniiation da phiriel irr^uKer. 

§. 34. 

Les formes de pluriels irréguliers pour les noms dérivés 
de racines tant trilitères que quadrilitères sont au nombre de 
trente-une. Il n'çstpas possible de donner des règles précises 
sur leur emploi, qui doit s'apprendre par Tusage et des diction- 
naires. Dans le tableau ci-après nous ayons donné des exemples 
des divers singuliers, auxquels chacune d'elles est applicable 
le plus communément. Très -souvent le même nom est susceptible 



Grammaire du êttfle arabe. 4J 

de plusieurs formes de pluriels irrëguliers et en même tems 
de la forme régulière. 

Dans le tableau plusieurs formes ont été exprimées de 
différentes manières. Dans ces cas les formes sont au fond les 
mêmes, mais varient selon les lettres qui se joignent aux radi- 
cales Jjé. 

Tableau des pluriels irrégiilien. 

l*"' Jjtf. Ex. iiâ^ don, présent, kJ^ dons; iui pour Â^) 
peuple, A peuples; Jt^m^ plus petite, Jt^^ plus petites; 
ju^ bourg, j^ pour J^ bourgs; aJL barbe, jL pour jL 

2"- ^Jje. Ex. «>*lroii^e,^,^ rowye* du genre commun; ju^i 

noir^ Jm>» pour j»^ noirs; ^«^1 blanc, ^û^ pour ^^ blancs • 

3°' Jjia. Ex. v^tS Krre, w^ litres; J-^^-» chemin, J***» 
é' '•'$•'>' ^":. *• 

chemins; aLâI vaisseau, ^y^t» vaisseaux; j^ colonne, jgé 

colonnes; ju>l /ton^ jui) /ton». 

4*' Jj^. Ex. ââU fragment, ^ fragmens; ii^ pour ij^ 

faveur, 2^ faneurs; Ijya figure , jy^ figures ; ijy w, car- 

rière, plur. ^^w 

- r^ $•" 4 - $ •' $ " 

5"- JUi. Ex. â^ mer, j\^ mers; s^J habit, v^U pour 

^^ly habits; 2:\ vent, ^Ij vents; A^S homme, A^\ hom-- 

• '?'•: ^ $ '9-" ^^^.. "^ •. $. 

mes ; èm^ forteresse , ç,% forteresses; J.^* montagne, Jl^^ 

montagnes; w.u»id difficile, c^Uu^ difficiles; i^L^ courroucé, 

w-»UoP courroucés ; JJu pesant, Jli* pesans. 

6"' Jye. Ex. ^ étoile, ^jji étoiles; C^ maison, O^ 

maisons; ^u^ p^ati^ jj^^ peaux; ^l pour SI* pleurant, 

">* ou "X pour ^Ju pleurans* 



46 Livre premier. 



7*' jîa. Ex. ^li» recannaiêsani, JjU reconsutwêans ; jC 
pour mj\^ dormant, mj dormanê. 

8"^ JU». Ex. ^IJ marchand, jUC marchands; >^U^ 

' > ^ -* ' . ". ' 

ce/tit ^ut e«^ présent, jUo»^ c^tior ^t «onf préstns; j\k pour 

$. r ^V $-* * 

jjlp guerrier, tV^ poar^ljp guerriers. 

- ?"•'''. ^ " ?-- '^ * " 

O*" Â]uk5« Ex. «jIJ tcn adhérent, ImZ adhérens; jl pomr 

jijL innocent, ïjy innocens; jCW pour ^jU^ tisserand, 

a5^ oa par contraction âSW tisserands. 

lO** ÂLt5. Ex. ^Ij pour yiij content, satisfait, ilij 

^'^ > * '^ $' r ^ ' ;f ?'' î 

pour ïy^j satisfaits; ^^i pour^^Uju^e, 21^ pour U^ juges. 

IV' aL^. Ex. jjii «tn^e^ lij» singes; wi our^^ plnr. Ju J* 



12*' aU». Ex. ,>kp branche, Â;^p branches; m^ dome^ 
stique, è^ domestiques; ^\ pour ^1 frère, l^\ frères; 
juT tour^au^ !/o ponr Ijy taureaux. 

13*' Jjal. Ex. ^^ ame, ^j^\ âmes; j^ pierre, j^\ 
pierres; jù seau, j^\ pour Jji seaux; J^j pied, Jijl 
pieds; Jiî serrure, jii\ serrures. 

14*- Jlje\. Ex. ^ rivière, j\^\ rivières; v^u (racine 
w<»v) porte, v^lyl portes; ^jj esprit, yJiy^\esprits;%Ju^ 
^p^e, i«tU»i épées; myjour, .171 ponr •ly| jours; ^1 pour 
c^ nom^ i\^\ pour^UJll noms; «...^d^t^ compagnon, sj^\ 
comportions. 

IS*"' AljêV Ex. ^l». aile, i^^\ ailes; j^ colonne, 
i-X^i colonnes; ^\lj ponr |<I^^ remède, i»^jl remèdes; «Uï 
pr^fre^ AT 1 pour i[^1) prêtres; a)1 cfieu, Lll pour i^\\ divinités; 
jUj rti^^ iL9j) pour iiij] rues; ^^>,^ami, k^\ pour Âlcll ame». 

16** Icl^. Ex. 2 lu poé/tf, J*UU poêles; w^U-*w«r- 
cil, ^^,^.\ A. sourcils ;Zi\^ fin, %^\l^fins; L>W servonl^^ j1^ 
au Heu de ^Jj]^ servantes (voyez $. 40). 



épéi 






Grammaire étu 9iyU arabe, 47 

17*- J.»\ja. Ex. jul^ turban, I\^ turbans; JuU^ nuage, 

wJU^ nuages; î^vji. *fe> i/^Ip* ^^^' 
* ' ^ " • , '4 '^ * • $ ^» ^ ^ " 

18*- 0^* Ex. ^^ garçon, oUi garçons; J\^ gazette, 
*'•. '$>» $,- $^-' 

O^Jp gazettes, Cj^ poisson, 'o\ia^ pour Ol^^ poissons; 

^IJ cotirimn^^ 4>l^ P^vr OW J couronnes; ^\^ mur, ^Ik^^ 

pour c>^^» tntir^. 

19*- c>^. Ex. ^ t>t//^, OISL tn/fc*; oiL toit, OUÎI 

$ '• • ^ ' • ^ • $ - 

fOfïtf; jT^^ adversaire, c>1,*a>* adversaires; ^y-jU cavalier, 

c>U^ cavaliers. 

80*- ;3(ié. Ex.^j^ ministre, îljjj^ ministres ; ^\L poète, 
iV^ poètes. 

21*' i^Lâu Ex. ^JL.^ véridique, i^j^\ véridiques; 
^ prophète, ÎVUI prophètes; ^y robuste, ÎUJI robustes. 

22*' iff». Ex. ^^^ malade, ^j^ malades; CZ^ pour 
«i^^ morf^ J^ morts; jUU périssant, Joa péris sans; ^l^ 
#0*, ju>^ #0/*; i^X5p«**^«*^tt^# plur. 12^ (comparez §. 29). 

23*' JW. Ex. îlyeP champ, JL>^ champs; i^ ^ii- 

* *• • 

€^/e^ it^ enceintes. 

24*- JUâ. Ex. i|;j^ vierge, <^j|jp vierges; 'o\^ ^we, 

j^jlCi ivres; h JJ^ présent, don, UijJ^ pour ^IJJ^ présens. 

^ -. • ' $•- «- ' " - ^ - 

25*' J^je* Ex. juP esclave, x^ esclaves; ^Ip pour ^^U 

mf, Cé^ureur, ^oé ponr^op courant; jl^. àne,j\,f^ ânes. 

M*' I\.^. Rt. l^ marL èS.^^ maris. 



courant 



26*' âIm^. Ex. JJ^ «^Mirt^ à) y» maris. 



27*' Il U»« — Ex. ^^ pierre y lj\^ pierres. 

28** Jla. Ex. mW anneau, j)^. anneaux. 

29*' JiUe. Ex.Jl1^ armée, J$i1p armées; ÂLJu chaîne, 
J-iiL chaines; JJLi rossignol, ^ jC rossignols. — JpUJ. 
Ex. îjTjj registre, ^\jj registres. — JpU». Ex. wU5l« ^co/#, 
4^\C écoles; iJÛ^ royaume, jJill^ royaumes; iLmê vivre, 



48 iAvre premier, 

^U« vivres; i^^^^A poar Ai^^o* malheur, wuUâ^ ov w^Uâ« 
lîiflttetir*. — J^Ul Ex. Jo grand, jo) grands; JJLil mi/S/- 
rfcttr, JiLl inférieurs; «lil cfot^^ «jU>1 doigts. 

30** JJUê. Ex. Jjju! lampe, J^jUJ lampes^ iJ\k>* hiron^ 
<f e//^^ cA^W Ua>^ hirondelles ; ij lUu souverain, ^yi^ ^U souverains; 

^ >" "" ^ <^i^ ^ •^ A " ' « '^ * '^ 

,^^0w* éouteau, ,>old couteaux; ^^ trône, ^|^ pour^j^^ly 

trônes. — J-pUJ. Ex, J^^ partition, J,.^\Ai partitions (§.iiy^ 

yy^ figure, y Aj^ figures. — J-^U». Ex. s^^^ écrit, s^^^ 

écrits; ^tîu c/^A ^li* /^« clefs; Ovf* heureux, pluriel 
, .. C -, > C, $ ,*^ -^^ > i^ 

^>uL#. — J-^liv Ex. !j^\ méthode, (j\!»\ô\ méthodes ; l^ 
confe,^^,A«.dldl contes. — ,3-^ly« Exemples: O^IU moulin 



^y^^ moulins; Oy^ loi, règle ^yC\y lois. 

31"* âUU». Ex. -tf * empereur, i^li empereurs ; x\^ 
écolier, îjuit écoliers. 

(MMerfittou. n existe nu petit nombre de noms, qui outre 
plusieurs de ces pluriels, en admettent d^une forme toute par- 

ticulière. Ainsi du mot juP esclave on peut former les pluriels 

>•' . * , . $■>' $'^ $ ' 

suivans: JijjuP qui est le pluriel replier, Jup, juP, jIp, 

^, S|juP9 c$J^9 C>|JU&9 OIXP) U1JUP9 JUPI) OiU») âJUJM 



^ ^•^' 



et ;i 

Dans plusieurs mots on peut du pluriel irrégulier former 
des nouveaux pluriels irréguUers ou réguliers. Les derniers 
sont de la forme du féminin. Ex. 2 j^J fleur, pluriel jUjI, plu- 

9 r* 

riel du pluriel t^KI qui signifie un nombre de fleurs indéter- 
miné , mais qui n'est pas au-dessous de neuf. J^ maison, plu- 
rielOwy pluriel du pluriel olJ^. 

Les noms composés de cinq radicales perdent au pluriel la 

dernière lettre, et quelquefois ravant-dernière. Ex. ,Jd>. Ju> coing, 

»* — "^-^^ • • • 

pluriel >*jIjLi; ^y^^ araignée, pluriel Jjlp- ou Ojli». 



ChramwMtre du ttyle arabe. 49 

Del'artide. 

$■ 36. 

Les Arabes possèdent un article déterminatif, qui pour 
fous les genres , nombres et cas reste toujours le même. Il doit 
s^énonoer J), mais parcequ^il reçoit la voyelle du mot précédent, 
on récrit toujours avec Vasl^ même au commencement d^une 
phrase, ainsi J1. Cet article étant joint à un mot, qui com«- 
mence par une lettre solaire (§. 1), le Djezm du J s^omet, et 
Ton place un Techdid sur T initiale^ ce qui indique que J prend 
* le son de cette dernière, qui, par conséquent, est redoublée. 
Ex. jljJI la maison, ^\ la rivière, prononcez : eddâruj ennehru. 
Obsenrttion. En joignant Tarticle k un mot marqué du 3Vn«- 
rtn, celui-ci est remplacé par la voyelle simple. Ainsi Ton dit 
j\ù une maison avec le Tenvin^ et^l jj { la maison sans le Tenvin. 

Des dédmaisons. 

§. 37. 

On peut distinguer en arabe par rapport des cas deux 
déclinaisons, qui cependant ne 'diffèrent entre elles qu'au singu- 
lier et au pluriel irrégulier. A la première déclinaison appar- 
tiennent les noms, qui au nominatif sont marqués du Tenvin, 
à la deuxième ceux qui n'y admettent qu'un simple Zamme. 
Ex. ^y^ est de la première^ (^y S •^^S «^«j^ s<>ût de la 
deuxième. 

Nous choisissons comme exemples de la première décli- 
naison /^^ homme croyant, et aL*^ femme croyante^ et pour 
la deuxième j^ll (homme) noir, 'S^ la Mecque <i et i^^ le 
Tigre (fleuve). 



50 



Livre ffremier. 



EzeDqdes de la preoière dédinaisoiL 



Singulier. 

Nominatif. 


Sans rartide 


Avec Tartide 


tcminaiton 
aucalinc. 


«eminaiaon 
féminia*. 


BUMColiae. 


termlnaltOB 
f^ainlne. 






^;i' 




Nominatif «nivi d*an ) 
génitif. ) 






* 

♦ • • • 

• 


• * • • 

1 


Génitif. 


v 




?•«- 

ù-;^^ 

^ ^ 




Génitif tniTi d*nn ) 
antre génitif. ^ 






• • • • 


• . • • * 


Aeevsatif. 


* •> 








Aecosatif auvi d*on ) 
génitif. ( 


0»y 




• • • ■ 


• • . • 


DiieL 

Nominatif. 










Nominatif toiri d*nn ) 
génitif. f 






• 
• • • • 


• • • • 




•' V 


•'' •* 


•' î»*'» 


•'- «i^/. 


Génitif et aeenaatif. 








ÙJ***^' 


Génitif et aeevaatif ) 
BviriM d*mi génitit Ç 






• • • « 


• • • • 


PlurleL 

Nominatif. 






1 


9 " ?>•>. 


Nominatif fniW d*im ) 
génitif. f 






• • • • 


• • • • 


GéniUf et aeeofatif. 




- 






Génitif et accusatif ) 
•oiTis d*an génitif. ( 






. • « • 


• • ■ . 



Grammaire du style arabe. 



St 



ExanuilM de la dnxièM décUnaiBOiL 







S- 


39. 






Singnliar. 

Noainatif. 




Sans rartide 


Avec l'artide 




Urmiiubea 
f^mlaltif. 


Bftscidiii». 


temfaMlsoB 
féminine. 








'-. - - 

• 




t 


J^l. 




• • • • 


• • • • 


Oéaitif. 




jy»1 


t 




iUjJl 


6^nif!f suivi d*ua 
autre génitif. 


1 




a: 


• • • • 


• • • • 


AccMatif. 




"•1 


^s^ 

ii 




• 


Aecasatif milTi d*im 




:y>) 


^c^ 

K, 


• • • • 


• • • • 



Le duel et le pluriel régulier se déclinent suivant les 
exemples de la première déclinaison, et le pluriel irrégulier 
suivant la terminaison (§. 31). 



Des Dons diptotes et QODoptotes. 

% 40. 

Plusieurs noms ne se déclinent au singuKer que par deux 
cas, d^autres n^en ont qu^un seul. Cela n^a lieu parceque ces 
noms sont défectueux ou indéclinables par leur nature , mais 
en vertu des règles de permutation des lettres. 

Les noms qui au nominatif se terminent en «*, uu^ouun^, 
étant supprimés, n'ont que deux cas, et se déclinent d'après 
Texemple suivant: 



5« 



MjWT€ pirCtM€T, 



Exemple de la déclinaison d'un nom diptote. 



Singnlicir. 

Nominatif et génitif. 

Nominatif et rénitif / 
toivia d'un i^enitif. ( 

Aeenfatif. 

Aocnsatif aaivi d*«n ) 
génitif. ( 


Sans rartide. 


Avec l'article. 


- ^ 


• • • • 

• . . • 



Obsenrttion. Le nominatif et le gënitif du pluriel de la forme 
J^IJ qui est de la deuxième déclinaison, se déclinent dans les 
mots dérivés d^une racine défectueuse (§.S5, 16^*) avec le Ten- 
vin, comme à la première déclinaison , ainsi : 



Singntter. 

Nominatif et génitif. 

Nominatif et génitif > 
aairia d*an génitif. f 

Accusatif ■nivl d*an ) 
génitif. 1 


Sans rartide. 


Avec Tartiele. 


' t" 





8 41. 

Les noms qui au nominatif se terminent en ^, contraction 
de ^ et ^ , ainsi que ceux dont la finale est ^ précédé de 



Grammaire du êtyU arabe. 



53 



Fetha ou un Elif dépourvu de Hemze , n^ont qu^uo seul cas. 
Ex. UâP pour y^ bâton, ^ pour ^ garçon, j^Us* pour 
c5j^ pluriel de ij^ champ, Ij^ pour^^ monde. 



Exemples da nom monoptote. 



NominaUf, génitif et ) 
aecviatif. f 

Nominatif, ^niiif et \ 

accvaatif suivis d'un > 

génitif. 3 


Dernière radicale ^ 


Dernière radicale ^ 


tana Tarticle. 


aree l'article. 


«anf TarUele. 


aree Tarticle. 




• • . • 




• . • • 



Les mots en 1 et ^ , qui sont de la deuxième déclinaison, 
restent invariables soit arec soit sans Tarticle. 



Obser?ati«ia 

S 42. 



- -'' 



Le pluriel régulier en 'ol ($• 33) suivi d^nn génitif se 
change en L. Ex. de J»jÂk^ les élus, on fait au rapport du 
génitif \yia^> Si le mot suivant commence par un Vasl, le Ujezm 



"Cm 3"" ^ 9 



$- 



se change en Xamme. Ex. hS^ 1yîk^« Itê élus de Dieu. 

Les quatre mots ,^1 pour J| père, ^\ pourri frèrej ^ 
pour ^^ beau " père et ^ pour JJb cAo«e étant suivi d^uii 



génitif font an nominatif ^l,yLt,^^«>.,^, au génitif^), ^^' 
««^9 «^ ^^ ^ Taccusatif UU U^t? l^, llJb. 

j j possesseur, qui n^est usité qu^avant un génitif, fait au 
génitif ^j, et k Taccusatif B* Le nom ^ bouche peut sons les 
mêmes rapports faire J, i et l», ou J, J, J selon la règle. 



54 Livre premier, • 

Dn rapport entre le sabstantif et les antres parties 

dn disconrs. 

g. 43. 



$ 



. *. 



L'adjectif se place toujours après le substantif. Ex. ^clâp JDu 
fin grand roi. Lorsqu'on emploie Particle, celui-ci se place 
aussi devant Tadjectif. Ex. xisuJIJlUt le grand roi ($.36). 

Si un substantif pourvu d'un pronom affixe , a pour com- 
plément un adjectif, celui-ci prend pareillement l'article. Ex. 
xJâfflUyiâP ton esprit grand. 

Les pronoms démonstratifs demandent après eux l'article. 
Ex. «J^^Jll \jJ^ cet homme. 

L'adjectif, au singulier, au duel et au pluriel régulier, 
s'accorde ordinairement en genre avec le substantif* Ex. 
aJIpâ^ un arbre élevé. Avec le pluriel irrégulier, Ta^ec- 
tif s'emploie quelquefois au singulier, surtout si le substantif 
signifie un être raisonnable. Ex. Jo^U beaucoup d^ hommes. 
Souvent tous deux s'emploient au pluriel irrégulier, mais le plus 
ordinairement l'a^ectif est mis au féminin du singulier. Ex. 
Â/O »\JtfI beaucoup de choses* 

L'accord qu'il y a entre le substantif et le verbe en fait 
de nombre et de genre, est rarement observé. Le plus souvent on 
emploie le féminin du singulier, quelquefois le masculin du 
même nombre, pour le pluriel. Ex. ^^ «J^ Ol 9ue leurs 
coeurs se soumettent ^ J Ju Oy^Uli les hypocrites diront^ 
olL^lIt ji(W les femmes croyantes viennent auprès de vous. 

Le même a lieu quant aux pronoms afiixes. Ex. ^t jJl J. 
\^\S^^ les domiciles furent vides de leurs habitans. 



Orammaire du tti/lé arabe. 55 



De l'isags dM cas. 

§.44. 

Plasienrs noms, qui paraUseat être des a^ectifs, sont 
regardés comme snbstantifis et exigent le génitif dm complément 
De cette sorte sont «^^ et Ji^tauij J] quel? Ex. ^U JT^oii* 
les hommes, ^^\S^\ quel livre? 

Les noms de nombre depuis trois jnsqn^à dix, ainsi qne 
ceux qui excèdent quatre-vingt-dix-neuf, sont régardés comme 
snbstantifis et gonvernent le génitif, lorsqn^ils se placent devant 
la chose nombrée. ^Hors ce cas ils sont regardés comme adjec- 
tifs. Ex. jWjÂla six hommes^ ^U AfU cent hommes. 

Les prépositions demandent pareillement le génitif. 

g. 45. 

La particle l gonverne le nominatif on raccosatif. Ex. J^j U 
ou .)U.^t o homme! 

Les mots snivans exigent Paccasatif : 

1*' Les noms de nombre dépais i/tj? jnsqu^à cent inclnsive- 
- ^^ > • 
ment. Ex. ol VOj^y^ vingt versets. 

2*' Les noms des poids et des mesures. Ex. ll^j^JUj une 

m 

Hvre dt olives. 

8*- i et r^^ combien? Ex. ^^5 combien d^ hommes? 
Mais lorsque ces mots sont précédés d'une préposition, fl n^y a 
que celle-ci qui gourerne le cas. Ex. Jr^^jX avec combien 
d'hommes ? 

4*- Les particules J] que, Ol certes^ o^ comme si, JJ 
peut- être j ^ maiSj cJj plût à Dieu que demandent Faccu- 
satif du nom de Tagent, en cas que celui-ci leur suit immé- 
diatement. 



56 Lwre premier, 

5"" Les verbes Ou i7 fut^ j\^ il devint et ^<J il ne fui 
pas demandent Faccasatif du nom, dont ils expriment Texistence 
on la naissance. Ex. U^^U> il devint charbon. 

6*' i au sens de il n'y a pas immédiatement précédant le 
nom, dont il nie Texistence, exige Taccusatif sans le Tenvin. 
Ex. aJu-o^ i il n'y a pas de doute. 



^-^ • - 



Des noms qvi eommencent par u VasL 

Il a déjà été dit ailleurs (§. 36) qne Partide est susceptible 
du VasL Le méme«si^e s^emploie aussi dans les mots suivans: 



$0-» __ $ 



O»^ fi'» 



m 



o\:^\ei C^UiJM deux . . 

1 derrière 



' ^1 110911 

fL»l homme 

H.9^ 

l\^\ femme 



pour ^1 

, i>iLi et ouLi 

» i^i 

" r\ 

» fi;» 

y, ïi>l 



Qu^il soit encore suppléé ici que le Dfezm^ dont un Vasl 
est précédé, se remplace par la voyelle que devrait prendre ce 
dernier. Seulement au prétérit, à la troisième personne féminine 
du singulier il se change en Kiesre^ et à la deuxième personne 
masculine du pluriel, ainsi qu^i la troisième en t^ (S-l^,?"") il 
se change en Zamme. Le Tenvin qui précède un Vasl, se con- 
serve toujours, et les mots sont réunis dans la prononciation 
chacun avec sa voyelle actuelle. Ex. J^^^ t Zli ju la ville fut 



prise. Lisez : medinetuniftetahat. Quelquefois on omet tout-à-fait 
VElif Ex. Jut». -^jL^ Muhammsd fils de Djafer. 



Grammaire du ttgle arabe. 



57 



Des noms de nombre. 

$. 47. 

On distingue en arabe des nombres cardinaux et ordinaux. 
Les premiers se divisent en quatre classes, savoir: unités j 
dixaines , centaines et milliers. Entre les nombres, soit car- 
dinanx, soit ordinaux, ceux qai ont la terminaison du nominatif, 

c^est-à-dire ^ on > pour le singulier, ^t ou V pour le duel et 

' ' .1 

O9 pour le pluriel, admettent la déclinaison par cas. Chez les 

cardinaux à partir de deux il y a cette particularité que la 

terminaison féminine sert pour le masculin et la terminaison 

masculine pour le féminin. 



Féminm, 

» 



$'.^ 






I 



au 



Nombres cardinaiiz. 



§. 48. 



Moêeuim. 



$ ^ $ ^ tcn 

'M 









trois 



ijuj \ qtmtre 
sept 



"m 






neuf 



Féminin. MaêeuHn, 






''-' ^ ^ ^ 

2 Jlp lllT I JLp ut 1 ^ouse 
î^«j^l ^^ÂjwjI quatorze 



'^•- ^» 



^'^C-o 






^■^ , "'- 



quinze 

seize 

dix'Sept 

ÂJlP jlc •JLpJLjIt dix^'huit 






--•■ 



tr^c^ 






^ 



dix-neuf 



8 



58 



Livre premier. 



Genre commun. 

Oj^ vingt 



trente 



i^yoj \ quarante 
'Oy^ cinquante 




Genre eomm.un. 



Oy-^ soixante 



- f 



ÛVff xr' êoixante^dix 
'Oy \i quatre^vingt 
Oy^ quatre-vingt-dix 



Les nombres composés depuis vin^ s^expriment en plaçant 
le premier Tunité suivie de la conjonction ^ et, Ex. Ojirlpj J^>^^ 



vingt- un ^ 'O^jlS'^'O^^y vingt -deux etc. avec la variation des 

-• -. ^ 
genres et des cas, dont chacun d^eux est susceptible. 



JL« ou ibU <^«ni 



iU^jU trois cent 

- î ^ "•? 

AiU«j;l quatre cent 

AiUj-^ cmflT cent 






Atit/ cenf 



miUe 



^UJI rfeua: imVfe 



-* ^ 



u;ilv:»:>L* trots miUe 

^ - 

c^^IamijI quatre mille etc. 

s» 

U)1 JLpJ^I onze mille 






Jti£l 



cent mille 



deux cent mille 



cj31ibUw^^ frot9 ceni mille 






** ^^ -» 



cjiSIÂ>U«.jj1 quatre cent mille 

etc. 



On écrit aussi ÂilrJU a^U^ijl etc. 

Dans les nombres où il entre des centaines et des mille, 
on place ordinairement les centaines après les dixaines et ensuite 
les mille. Mais on peut aussi commencer par les mille, en les 
faisant suivre des centaines et des dixaines. Ex, ^^j\,^^^j\l^ m 



Grammaire du styJe arabe, 59 

^y^ù<^^ ^n Tannée 1254. Il est aassi d^usage de constraire 
les centaines et les mille avec Tarticle, et les faire précéder de 



- 9^ 



la préposition Sm) après. Ainsi Texemple de ci-dessns pent être 
rendupar «JlilJjC»llljtf«)j<«^^«jjlilM« i. 

Nombres ordmau. 

$• 49- 

Les nombres ordinaux, depuis deux, sont de la forme 
J^l» pour le masculin, «t ÂIpU pour le féminin. Depuis cent^ 
ainsi que pour les dixaines isolées depuis vingt ^ on emploie les 
cardinaux. Les mêmes peuvent, dans quelques cas, aussi tenir 
lieu de toutes les autres. Ce sont les suivans : 



Féminin, 


tf(Me«Jiii. 




- . \A 




premier 


^û 


deuxième 




llL* 


troisième 


• 




quatrième 






cinquième 






sixième 


-. 1* 




septième 


$' ' 

ù-^* 

^ 


huitième 






neuvième 
dixième 






onzième 


" ' • - ^- " 
ÂJLpiLjir 




douxième 


i/*iai* 




treizième 


1* 


C 





60 Livre premier. 

Féminin, Masculin, 

'O^JLs^6^^\^ O^J^^iS^^ vingt "Unième 

i^j^jl^^Lj\^ ^JLr*^Ji^^* t>tn^-€f^ttj?i^tf etc. 

ObservatioiL L^anité des nombres depuis treize jusqu^à diX" 

neuf reçoit Zamme pour voyelle finale est devient déclinable 

lorsqu'elle prend l'article. Ex. JipijUT, "llp^âl '^ijdl. 
^ •» *» •• ^ * 

^jW et il* avec Tarticle, font au nominatif et an génitif 

^jliî, Jl3Î,et à raccnsatif^}jtLÎ,jU? (§. 40). 

Des antres sortes de nombres. 

%, 50. 

Les partitifs depuis trois jusqu'à dix s'expriment par les 
formes Jje, J.*» et J^ dont la première est la plus usitée. 



Exemples : 

w^ JuT JJlT fin ftVriP. .,.^«1^ ij->4>* i*-^ ^^ cinquième 



^j p-Jj çj^ wn quatrième, ^j^ ^-X-*i ^x*» un sixième. 

Le pluriel est de la forme jUâf. Ex. ^JCf cCJl plusieurs 
tiers , quatrièmes. 

Les formes jUi et J^L. s'emploient pour les distributifs 
dans les nombres depuis un jusqu'à dix. Exemples : 
-^^ O^-^ OU jU-I jU-1 un à un. 



wJl» cUll» ou Cj!^ v1>^* /roi* à /rot* etc. 

La forme JjUi indique le nombre des parties dont une 
chose est composée. Ex. ^Lj composé de quatre (lettres ou 
wr^^Jl^tisi. comjwsé de cinq (lettres), haut de cinq (palmesj. 



Grammaire du tiyle arabe. 01 



CHAPITRE QUATRIÈML 

Du pronom. 

S 51. 

Les Arabes ont des pronoms personnels, possessifs, rela- 
tifs, démonstratifs et interrogatifs. Les pronoms personnels 
n^ont des formes particulières qu'au nominatif, aux cas obliques 
ils ont leur forme commune avec les possessifs. Alors ils s'ex- 
priment par des aflixes, c'est-à-dire des certaines particules, 

m 

qui, attachées à la fin des verbes, tiennent lieu des possessifs, et 
jointes aux noms répondent aux possessifs. Ce n'est qu'à la pre- 
mière personne qu'il j a une légère différence entre ces deux 
sortes de pronoms. 

Des pronoms personnels et possessifs. 

Dans le tableau ci -contre se trouvent réunies toutes les 
formes des pronoms personnels et possessifis soit isolées soit 
affixes. Les affixes qui commencent par un a pourvu de Zamme 
reçoivent quelquefois Kiesre comme voyelle de cette lettre. Cela 
arrive lorsqu'ils sont précédés immédiatement d'un Kiesre j ou 
d'un fj de prolongation, ou d'un ^ marqué de Djezm, 



62 



Livre premier. 



Staigolier. 

1*' pers. comm. 


Pronoms personnels 
isolés. 


Pronoms 

personnels et possessife 

aifixes. 




i\ je 


^ mon, J m^. 


2*' j9 masc. 


^\tu 






3*- „ fém- 


J'î tu 


^ ton, te 




3*' „ mâac. 


^9 


> 




3*- „ fém. 


jt, elle 

* 


^ son, lui, la 




DneL 


%m.^ 


^9 


2*' pers. comm. 


liUl VOUS (deux) 


\$ votre, vous 




3'* „ comm. 


^9 

Uib eux (deux) 


(deux) 






, 


(deux) 




^ 








nurieL 




^ 


• 1*' pert. comm. 


^ nous 


U noire, nou« 




2*' „ masc. 


jsA VOUS 

^>ol VOUS 


^ votre, vous 
^ votre, vous 




3'* „ fém. 


• 


3'- „ masc. 
3*- „ fém. 




f Ch teur, les 
O^ (Jjb) /^r, les 





Observations sur les pronoms personneb afBzes. 

§. 53. 

Les pronoms personnels aflTixes s^attachent à toutes les 
inflexions du prétérit, du futur et de T impératif sans y produire 



Grammaire du êiyle arabe, g3 

le moindre changement à la voyelle finale. Seulement les dési- 
nences L et x se remplacent par^ et^. Exemples: 

j^T ii m'ordonna 

^^j elle m'ordonna 

^^1 et *)^} il f ordonna 

aJ^i je lui ordonnai 

aJ^I et aJ^i tu lui ordonnas 

jyv^l VOUS m'ordonnâtes 

U«^1 ils nous ordonnèrent 

jX^lj J^^'^^î ^i^^^' 'f'^y ^ ^^^ ordonne 

J^ ordonne ''moi ($. 14) etc. 

Devant un Vasî on écrit ^, 5, > an lieu de ^, 5 et >. 

Au futur on retranche quelquefois le 'o de la termi- 
naison Oj devant J et U. Ex. ^j^t ou ^j^u dow* m'or^ 

Un même verbe peut aussi prendre deux affîxes, qui, dans 
ce cas, doivent être des personnes différentes, dont la première 
se place toujours devant la deuxième ou la troisième, et cette 
dernière après la deuxième. Ex. ^UâPi il me le donna ($.52)» 
Au lieu de % suivi d'un affixe, on dit alors ^^ Ex. i^^Jo^ tf 
vous les montrera. 

Da pronoii personnd isolé de l'accosatil 

g. 54. 

Lorsqu'on veut exprimer le pronom personnel de Paccusatif 
seul ou avec emphase , on emploie le mot L ] , qui par lui-même 



54 Livre premier, 

n^a point de signification, en lui attachant les affixes du pronom 

possessif, ainsi : 

^^\j\ me (voyez §. 55, 5") 



~ft 



Al 


le 




la 




vous (deux 


UCl 

-« 


/e* (deux) 


liCl 


nous 




vous 




les 



Observations sur les pronoms possessife affixes. 

$. 55. 

Lorsque les affixes se joignent aux noms , on observe les 
règles suivantes: 

l*"' On réduit le nom à la forme qui lui est propre, lorsqu^il 
est suivi d'un génitif ($. 38, 40 et 41). 

2*'* La voyelle finale disparaît devant Taffixe ^, et Ton 
n'y distingue plus les trois cas. 

3"*' La voyelle finale des mots terminés par Hemze s'écrit 
avec les lettres correspondantes « et ^* 

4"*' La finale l se change en o* 

5*" L'affixe ^ se change en ^ après I et ^^ de prolonga- 
tion, ou un ^ pourvu de Djezm, Si dans ce cas il y doit avoir 
deux ^ de suite, on n'en écrit qu'un seul avec Techdid, en 
omettant, s'il y en a, le Djeztn. 



Grammaire du style arabe. 65 

6"*' Le» du pluriel régalier se change en ^, lorsqu^il doit 
prendre Taflixe de la première personne da singulier. Exemples: 

vtj mon livre, nom., gën. et ace. 
jJLtj jijtj ton livre, nom. 
jiitiTjiitj de ion livre, gén. 
jJLlo jLtj ton livre, ace. 

5«1j^j ^^'^ matUeau, nom. 

«ïl^j cfe «on manteau, gèn. 
^Ltj »ne« «^eua: livres, nom. 
jUS rfe we* rfetiar livres, gén. 

aCUj *«^* rfettor livres, nom. 

a**IIj <fe «^« deux livres, gén. 

^jôlï wion juge , nom. 

" " » 
s*L.d\5 jJLôU /on juge, de ton juge, 

A^G ^on juge, de son juge. 

iJUdlS ^Ldl5 tes deux juges, nom. 

(pluriel ùUli)^ ^^* A'*> ^^ ^'i^* /ï'*^ nom., gén. 

t ^- "i '-^ 
^Jj ^^ tes fils, nom. 



jJLli jJLi rfe #^^ /î/«, gén. 

--• 

ikJj tfe^ fils , nom. 






A^ J« 9e« /?fo^ gén. 






(nom. seul ly) Jy tita force 

AJy «a force. 



9 



66 



Livre premier. 



Des pronoms dànonstratife. 

§. 56. 

Les pronoms démonstratifs sont Ij ceci^ j)1j c^/d et IjLà 
ce ci avec une signification intensive. Us se déclinent comme 
il suit: 



Singulier. 




^ 


^ f ^ - 


^ «• 


•» « 


Nominatif, nuise. 




U 




iJU 


1^ 


Nominatif, fêm. 






^9 ^ 




• 1 


DneL 




^ 


• 






Nominatif, masc. 












Nominatif, fém. 




01- 




jlû 


Olîik 


Génitif et accusatif, 
masc. 


! 


..' 


• 




•ti 


Génitif et accusatif, 
fém. 


! 








•• 


PlnrieL 

Nominatif commun. 




^-4 - « 









Observation. ^Ij est proprement le pronom |j avec Taffixe 
^ , auquel on substitue quelquefois ^5 l^, C et "|5sî Ton en 
fait usage dans le discours adressé à une personne, savoir ^)j 
et /5Uj si c'est une ou plusieurs femmes, liU si ce sont 
deux personnes, et Xl^ pour plusieurs hommes. 



Grammaire du ttyle arabe. 



67 



Da pr(Hiom relati£ 

% 57. 

Le pronom relatif ^jJl qui, se décline comme il suit: 



Siignller. 

MMCalin pour toiu 
les c««. 



FéminiB poar tou^ 
les eaB. 






DneL 

Nominatif, masc. 

Nominatif, fém. 

Génitif et aecusatir, ) 
maae. f 

Génitif et aecasatif, ) 
fém. I 






ùUJI UlJi 



^ - 



^<t 'i 






nmrid. 

Masculin. 
Féminin. 



---•i " ?-> 



^>ui *>ui yji oyit ji^l oit jif 



-=* 



Ce pronom s'écrit avec le Vasl ainsi ^^jJU 

Des pronoms interrogatife. 

§. 58. 

Les pronoms interrogatifs «^ ^tit? et L quoi'f sont indé- 
clinables. Tons deux s'emploient aussi comme relatifs : qui et que. 

Les interrogatifs ^\ qui? quel? et i«l quelle? se déclinent 
par nombres, genres et cas comme le substantif régulier de la 
première déclinaison (§. 38), et admettent aussi les aiïixes. 
Ex. 1^1 qui dC elles deux? 



68 lAtre ftremier, 

^letlrl signifient le premier quiconque^ Fantre quelque 
chose que, et se déclinent par le pronom ^1 comme rjc]^ 
,jcl,lrl etc. 

•bserfatton. Les Arabes n^ont point de pronom réciproque. 
Celui-ci se rend par des formes verbales particulières, ou par 
des mots comme Jk» âme, OiJ substance, ^jj esprit etc. 
Ex. aJu ijlî i/ <W- à soi-même, ^.^Jul Jp (plur. irrég.) *iir 
eux-mêmes, ^^cSlh\je perdis moi-même, aJl Ji» »^1 jilS 
ce//^ même chose. 



CHAPITRE CINQUIÈME. ^ t 

Des particules. 

§. 59. 
Les Arabes appellent particule s,Jj>- tout mot indéclinable 



par sa nature, et point par des raisons euphoniques. Plusieurs 
de ces particules, qui dérivent de noms, répiondent aux adverbes 
et aux prépositions. D^autres s^emploient taptôt comme préposi^ 
tions tantôt comme conjonctions. On peut distinguer des parti- 
cules qui n^ont quWe seule lettre, des particules simples ou 
originaires, et enfin des particules dérivées. 

Observation. Toute particule, qui tient lieu de préposition, 
exige le génitif du nom. 

t 

Des particnles qui n'ont qu'une seule lettre. 

$. 60. 

] s^emploie 1*"' comme particule d^interrogation. Ex. \Sj^^ 
sais "tu? i) (i particule négative norij ne pas) n'est-ce pas? 
%^' comme interjection. Ex. sS^^\ o Joseph. 



Grammuirt du êtffle arabe, Q9 

«^ est ane préposition qui signifie auprès, avec, par, 
dans, ày à causa de* Ex. JjilU C^ f écrivis woec lé roseau i 
ms par Dieu; jj^ à Bedr; ^ jJÛ aU 1 Dieu est puissant (litté- 
ralement av^c la qualité de puissant). Elle admet les prononui 
affixes. Ex. ^ avec moi, JL arec toi, it avec lui etc. 

O est une préposition usitée dans quelques formuks de 
serment. Ex. JlU par Dieu. a 

* ' sJ* ^^^^ pour. £xer au futur des' verbes la ' si^ification 
du tems à venir. Ex. ji^^ tu trouveras. " 

^ w^ est une conjonction qui- sert pour indiquer la liaison 
qu^il y a entre deux prépositions, ou que la seconde propepUii/n 
est en dépendance de la première. Elle répoiid k et, alors. Ex. 
^ UUi J^)%/ ]y\ *^* vinrent les voir, et leur dirent, i 

Quelquefois elle a le sens de pour que, de peur que, afin 



m * 



que . . . ne, et dans ce cas elle est suivie du futur en Fetha. Ex. 
' mS \jjjs...^S^ ne bats point Zeid, de peur qu^il ne se fâche. 



^ signifie comme ^ et exige après lui le génitif. Ex. 

:\X^ comme les sauterelles. 
^ • ^ ^ ^ , 9^^^ 

J répond à certes. Ex. jUi jJuil certes je ferai H^êla. 
Il sert aussi comme interjection. Ex. ji!jlL o Zeid (viems au 

m m 



secours). 

J comme préposition signifie â^ pour^ et exprime souvent 
le datif, qui, en arabe, n^est pa^ua cas particulier/ EUe est 
susceptible des afitxes, et alorv^ie ' jKt>«re se ehan'ge ,en J^fy^o, 
excepté à la première personne. Jointe à Fartide elle fait dis- 
paraître VElif Ae celui-ci. Ex. i à mai, Jii à toi^ a) à lui, 
jf^ pour ^vJ-i au corps. 

Joint au futur J tient lieu d^une conjonction, qui signifie 
afin que, et alors on emploie le futur en Fetha. Devant le futur 



70 Livre premier. 

coapé elle exprime Fimpëratif de la troisième personne, qui n^a 
point de forme particulière en arabe. Ex. 4....JXJ a/?n qxiCiL écrive; 
C...J5J gu^U écrive. Au lieu de Ji on dit Ji. Ex. A^^âia ^u'tZ 
y jeûne. 

. est la contraction de -^ de, par y et fait pareillement 
disparaître rfi/if de l'article. Ex. rZ^^ pour jÂIi-U rftf« deux 

J étant préposition s'emploie dans quelques formules de 

serment. Ex. jJjL ;iar Dtéu. 

.<• 

Le plus souvent I est une conjonction qui signifie et, mais. 
Quelquefois il est synonyme de «« avec, ensemble, et alors il 
gouverne l'accusatif. Ex. JL^| I ^^ctïPW le chef vint avec 

Des particules qui tiennent lien de prépositions. 

g. 61. 

Des prépositioDS simples séparées. 

Les principales prépositions simples, qui ne dérivent d'aucun 
autre mot et qui se composent de plusieurs lettres, sont les 
suivantes: 

JI à, vers , jusqu^à. 

ip sur^ au dessus de. Ces deux prépositions admettent 
les aSixes, et alors le ^ est marqué du Techdid (§. 55} Ex. JI 
vers moi, Jp sur moi, JUI vers toi, aJI vers lui etc. 
^Ji* jusqu^à. 

^ de avec l'idée de l'éloignement. Elle admet les affixes per- 
sonnels selon les règles générales; seulement avec l'affixe delà pre- 

•^ • - •^ 

roière personne le ô ^^t redoublé. Ex.^^ de moi, JJL^ , jJUp de toi, 

^ cftf /ut etc. Devant un Vasl le JOje%m se change en Kiesre. Ex. 



Grammaire du êtyle arabe, 71 

^Uï^ rftf« mondes, ^^^ et l^ sont la contraction de r^^ 

de celui qui et de U/^ rfe c^ yu^. 

J en, dans* Il admet les afiixes. Ex. i en moi, jJLi 

en /oi, aJ ew lui etc. 
^ ^-^^ 
«4 avec an sens de la commanaaté. Il admet les affïxes. 

Ex. ^ awc moi, jJu* ai?tfc /oi, a«* avec lui etc. 

^ rfe, par, depuis, à cause de. Il admet les ailixes et 

se joint à j^ et U comme ^. Ex. Jw. rfe moi, jL. de toi, 

AiL* rfe /t«f etc. -T^ de qui, l? rfe yuot. Devant un Vasl on 

substitue au Dfezm la voyelle que devrait prendre là lettre 

suivante. Ex. ^Ul^ cfe^ hommes. 

g. 62. 

Des prépositions dérivées. 

Plusieurs noms ou adverbes mis à la forme de Taccusatif 

suivi du génitif (g. 38), s'emploient comme prépositions. Ex. 

$»^ '©- 

de ^^jKà distance, intervalle dérive /k, entre, au milieu de 

yi ^jù après, comme adv., ,, j^ après, outre 



• - 



,, w^ partie inférieure ,j Ç^ sous 

^iJiicL rferrtere, comme adv., „ iJàtL derrière de 

î5 ùj^^ partie inférieure „ Jj^^ sous, hors de 

„ ,X^ co/^ „ jjp, ju^p, j^ cAe», auprès de 

n ^ji au dessus, comim^^Ay. „ jy atc dessus de 

Toutes les prépositions de cette sorte admettent les afiixes. 

On les construit aussi avec plusieurs prépositions simples , et alors 

elles sont toiyours mises au génitif. Ex. C^\m par dessous 

* • •" "^ ^ 

de,'o^^(j^ hors de ^ excepté de,j\iu sans. 



7« 



Idvre premier. 



Quelquefois on forme des prépositions composées avec les 
particules. Ex. ^U entre (con^posé de l^ ce qui et ^j\j entre} 
% sans (composé de ^^ avec et ^ non}. 



• ; 



Des coQ}cncti«i8. amples. . 

§. 63. 

Parmi les conjonctions simples quelques unes sont suscep- 
tibles ides afiîxes, d^autres ne les admettent pas. 

Exemples de conjonctions qui s^emploient sans les aSixe&: 

^afin que gouverne le futur 

en Fetha 



IJI lorsque 



^fr 



Ul or ^ quant à. 

o\ que, exige le futur en Fetha 

o\ si y supposition simple 

j! oh 

.1 OU employé dans la se- 

\ ... 

coude de deux propositions 

alternatives 

Jj mais 

«M 

jusqu^à ce que 
^wjj cju«9 y-» et v^^ servent 
pour fixer la signification 
du futur, 
j^ déjà 



1 conjonction négative 

1 conjonction négative, gou- 
verne le futur coupé 

U lorsque 

^ particule négative, gou- 
verne le futur en Fetha. 

y si^ exprime la supposition 
d^une chose, qui n^ existe 
pas. 

U que, quelque soit que 

"^ 
^ quand 

Jjb particule interrogative 



l^s particules finales M , &I , aI et ^ sont originairement 
des interjections afiixes. Ex. aIjuJI^,. aIj^jL, l-VJl^ o Zeidt 



Qrawimmire du êttfJe .arabe. 



7i 



Exemples de conjonctions qui admettent les afiîxes : 

^1 certes, car, exige Taccnsatif du nom de Fagent. Avec 
les afiixes de la première personne on dit JJl ou jl certes je, 
\^\ on U1 certes nous. 

0\ Çue demande Faccnsatif du nom de Tagent. Avec les 
afiixes de la première personne on dit ^1 ou Jl que je ^ Uil 
on Ul que nous. 

Jj plût à Dieu. ^iZJ piût à Dieu que je etc. 

^3, ^ mais. On dît JjSJ ouJÛ mais je. 



Des co^ionGtio]ls composées. 

g. 64. 



Il j a des conjonctions composées tant entre elles qu^ayec 
les prépositions. Quelques unes admettent les afiixes. Exemples: 

i 1 que ne contraction de 1 ^^i 



il sinon, excepté de Ol^^i 



C^\\\jusqu^à ce que 
U1 car, seulement 



c% 



lj\i SOUS condition de, avec 
les afiixes ^ l* • wiî v* etc. 



,'■ '•' 



Uj^ après de 
Ir parceque 

Ol Jp ^ condition de 

- "^ 

U ip selon ce que 

^ ^* 

UjÛP tandis que 

% iT comme si ne poM 



'O^t IS^ comme si, avec les 

«.(^ ^^^^ 
affîxes Jlf, jJUlTetc. 

US toutes les fois que 

[^ ainsi que 

'O'i, 'o'i afin que, avec les 

afiixes ji, jJUi etc. 

5j afin que, ^CSj fi^n yu^ ne 

U de 1 et U pa« encore 

jj «t ntf avec les afiixes ^ yS 

si je ne, Ù^^ si tu ne 

l^ toutes les fois que 

c>li) OU <^«^- 

10 



74 Lwre premier. — Grammaire du êt§le arabe. 

Des adverbes. 

§. 65. 

La plupart des adverbes sont des noms mis à Faccnsatif 



éf 



sans l^article. Ëx. \Sj>^ fort de j». assiduUé; 3LIi! un peu de 
^JJl» ;iete; iu^ soudain de iuÂi c^^o^tf inopinée. 1^1 encore^ 
aussi de ^^ | action de répéter. 

D'autres sont formes en mettant certains noms au nomi- 
natir, quelquefois aussi à Faccusatif ou au génitif de la deuxième 
déclinaison. Plusieurs existent déjà dans Tune de ces terminai- 

sons, le nom étant à peine usité. Ex. jlju ensuite, C^ au des^ 

> «r •'•r ' -> • - 

sous y Jy au dessus, ^jj auparavant (comparez §. 63), J.^.»^ 

et /^l oti? o!-S comment? ^^^\ hier de ^^^\ Jour d'hier. 

-m ^ 

La plupart d'eux sont indéclinables, même lorsqu'ils sont 

précédés d'une préposition. Ex. C^ ^ par dessous, «.X»^/^, 

-o^o , . . ^ . . " r 

iV^lV T'^^ ^^^ Mais plusieurs admettent l'inflexion, lorsqu'ils 

deviennent prépositions (^ 63). 

Le reste sont des adverbes d'une forme particulière, on 

des locutions adverbiales quelquefois composées de particules. 

Ex. ii et ^ oui, X ensuite, Ir^ souvent, J^ et ^JJ /i^m/- 

^frtf. Le dernier admet les affixes, comme lai peut-être je. L» , 

la», la» jamais, ^\ savoir, ^ combien, ÛJb, UâU, jJiiljb ici, 

M, U, liU et le* pourquoi, jAlJj^ju après cela, ensuite, ^ ^\ 

aujourd'hui, ^Jjf journellement, i^il d présent, w^j^^jp 

bientôt, ^[d^\ ^ incessamment , aIUl^ «an^ doute. 



LIVRE SECOND. 

eRAmmiitiRB ov stye.k pkrsaiv. 



CHAPITRE PREMIER. 

De l'émtare et de la prononeiatioiL 

Les Persans ont adopté les lettres arabes. Cependant 
pour exprimer certains sons étrangers à Tarabe , en partie anssi 
ponr régulariser Torthographe, on a formé par de uonTeaux points 
diacritiques les quatre caractères que voici : 



Noms. 




FIgi 


ires 




Valeur selon U pro- 
noDcintioD torqae. 


Lettres arabes 
origiiMiires. 


ItoUe*. 


êmalf. 


■iMiale*. 


laittale*. 


Pe l 


• 


• 


* 


1 

• 


P 


• 


Tchîm ^ 


^ 


t 


• 


• 


tch, e ttalien itam 
cimm 


C 


Je \j 


* 


* 






J , eoiune ea firtn- 


• 


Guief J^ 


* 


iX 


r 


K 


gui 


j 



Ces articulations ne sont pas, dans les ouvrages lexico- 
graphiques, regardées comme des lettres nouvelles, aussi les 
Persans eux-mêmes négligent-ils très-souvent les signes qui les 
représentent, en leur substituant les lettres arabes originaires. 



76 Livre êeeand. 

Hais les Tares, en écrivant les phrases et les mots persans qni 
entrent dans leur idiome, les conservent toujours, à Texception du 
^ que Ton trouve ordinairement dépourvu des trois points carac- 
téristiques. 

Le persan est, en général, prononcé par les Turcs selon les 
règles données dans la partie arabe. Nous irons dans ce qui suit, 
en indiquer les exceptions peu nombreuses, tout en faisant quelques 
observations sur la prononciation persanne originaire. 

De la prononciation des consonnes. 

S 2. 

^ qui est par les Persans toujours prononcé comme les ch 
allemands, c^est-à-dire comme un ^ arabe adouci, conserve 
dans la prononciation turque littérale le son dur qu'on lui attache 
en arabe. 

c est par les Persans prononcé comme le g français dans 
garde. Dans la lecture turque il sonne comme en arabe. 

l3 qui, chez les Persans, n^est qu^un k simple, est par les 
Turcs prononcé selon la règle donnée dans la partie arabe. 

^ est par les Persans pareillement prononcé comme le g 
français dans garde. Les Turcs le prononcent en attachant encore 
à cette lettre le son d'un i. Ex. ^j (guierd)^ jX-* C^cg). LV presque 
insensible qui s'attache au ^ marqué du Djezm, comme dans ce 
dernier exemple, ne saurait pas être exprimé avec des lettres 
françaises. 

A à la fin d'un mot immédiatement précédé d'un Fetha 
et dépourvu de deux points, est toujours muet, à moins qu'il ne se 
trouve dans une syllabe devenue brève par Télision d'un EHf^ ou 
qu'O soit radicale arabe. Ex.èj\t>^Cihàne)y iJl^(fnertebe).Vk9is 



Gratnmaire du HyU ptrêan. 77 

on le prononce selon ce qni vient d-étre dit, dans des mots 
comme tZ» (cheh), contraction de «b» C^hâh), a^ (cher eh), expres- 
sion arabe , doni les trois consonnes sont radicales. 

à final précédé de Kiesre on Zamme se prononce toujours. 
Ex. bjÇgiMirih)^^ (Tcih) petit^ tj (kieûh). On excepte cependant 
les trois mots sntrans, où il reste mnet : £(ki) dans la signifiçar 
tion de ^utou que^ i^ (tchi) quoi, etiu» C^J trois. 

Dans les mots d^origine persanne ^ reste ordinairement 
mnet, lorsqu^il est immédiatement précédé d^nn ^ initial, et 
suivi d^un) ou ^ de fvolonghiion. Ex. ^^\^(khâb)^ljyL(lch^ch). 

^ à la fin des mots et immédiatement précédé d^un \ on ^ 
de prolongation se prononce comme t bref, si cette terminaison 
est de nature persanne. Ex. ^W (dfâ'i) , ij\^ C^'V^'O > c?^ 

De la pwDoncktiMi des v«yelle8. 

S- 3. 

Aux Persans enx- mêmes les sons de voyelles u et euy ainsi 
que jf prolongé , sont inconnus. Ils leur substituent ou, o et t. 
Dans la lecture turque on observe les règles dénuées ponr la 
prononciation de Tarabe , avec les modifications suivantes : 

Les voyelles jointes aux consonnes regardées comme dures 
(I. , §. 3} se prononcent souvent comme si ces consonnes étaient 
douces, surtout en poésie et dans la prose cadencée. Cela se fait 
dans les mots dWigine soit arabe soit persanne. E\. ^(^hed^r), 
an lien de hadjr, si, par exemple, le mot correspondant est 
^j (zedjr); Jb>* (khuchk) au lieu de khauchk, s'il y a un met 
comme jJLU (muchkj , qui s'y rapporte. 

Zdmme se prononce quelquefois comme eu. Ex.i^(kieuhne). 



78 Livre êeeond, 

L^£/f/ prolongé ou marqué du Medda (I., §. 4) se proacnce 
toujours d^un son profond, qui tient de Vo. Ex. Ijbu (mudàrâ), 
qui sonne à -peu -près comme mudôro. 

^ de prolongation se prononce ordinairement où, Ex. ^M 
(doûn). Dans les mots persans il sonne souvent ô^ surtout après 
un pL. Ex. ^^ (khdch), ^^ (%dr). Quelquefois après ^ il sonne 
eu. Ex. ^fCkieûh ou kiqûh). A la fin d^un très -petit nombre de 
mots il sonne aussi u bref. Ex. J 0^) y ^ (tchu). Chez les 
poètes il se prononce quelquefois e bref à cause de la rime, sur- 
tout après ^. E:l,^^ (khechi) , C^^ù (destj , j^ù (der) 
an lieu de khâchi, dost, doûr. En prose ces lettres sonnent 
quelquefois â. Ex. ^j?^ (khâch) dans la signification de beau- 
père, qui cependant s^écrit aussi ^U^« 

L>- outre le son, qui leur fut assigné au §. 3 , se prononcent 
aussi dans quelques mots khô et khoû, Ex. ^L>^(%A^rouArAoâr). 

Les diphthongues naissent de la même manière comme en 
arabe. ^ précédé de Fetha n^est une diphthongue que dans la 
prononciation des Persans. Dans la lecture turque ^ devient con- 
sonne. Ex. j^ù (guievher), qui est par les Persans prononcé 
gitouher. 

Des signes orthogn^hiqnes. 

S. 4. 

Les signes orthographiques sont les mêmes comme en arabe, 
mais on les omet presque toujours. 

Le HemzeÇy.^ §. 4}, outre la valeur qu^il possède en arabe, 
sert aussi à exprimer le son AH bref, quand il se trouve, à la fin 
des mots, placé sur Tune des lettres I , a et ^. Ex. *U^ (rUffâ^i), 
''kX (nâtne^i), ^^l (bâdi^i). Pour cet usage il s'omet rarement. 



Grammaire du $tfle pertan. 70 

Des lettres particiilikes aux idiomes anbe et persan. 

$.5. 

* 

Les lettres ^^j r* 9 J et ^ indiquent toiyoars Torigine per- 
sanne. «^9 ^, ^9 U et c ne se rencontrent qne dans les 
mots arabes. 

3 s^emploie dansIesmotsdWiginepersanne, pour indiquer 
qne Ton écrit anssi ^. Ex. j\jj^ (dizâr) on^ljLi^ (didâr) vue. 

m m 

Hors ce cas il indique Torigine arabe. 

^ 9 U et j ne s^emploient qne dans nn petit nombre de 
mots persans. Le reste sont des expressions arabes. 

^' r*' u^' I9 ^t c, qui sont exclusivement destinés 
aux mots arabes 9 s^emploient néanmoins pour la transcription de 
quelques noms propres persans, comme Cj^j^(kieyaûmer8j,^\iP 
(zahhâk) noms de rois. On les trouve anssi dans les mots arabes 
dont la' signification ou Torthographe ont été altérées, et qui par 
conséquent sont regardés comme persans. Ex. ^^Ip (ârjp) joue, 
tWt. (muhâbâ) connivence. 



CHAPITRE SECOND. 

Da nom. 

De l'origine des noms. 
$•6. 

Les noms , ainsi que toutes les autres parties du discours, 
se divisent en deux classes: ceux qui sont originairement per- 
sans, et ceux qui ont été empruntés de Tarabe. Les derniers 
subissent les changemens suivans , toutes les fois qu^iis entrent 
dans la construction persanne : 



go lÂpre second. 

V' Les voyelles finales disparaissent. Ex. ji^ (zikr) men" 
iion pour zikrun, ybU^ (zâhirj apparent pour zâhirun. 

2** i final est tantôt conservé, tantôt il se change en o* 
Dans le premier cas il perd ses deux points , à moins que la 
constrnction de la phrase ne soit arabe« Ex. sZ^j^ (khydmet) 
service pour iuji>. (khydmetun) , Ail^ (murâkabe) contem* 
plation pour murâkabetun , C^j!^ (mulâsemetj aitachement 
pour iuj^ (mulâzemeiun). 

3** Dans les mots dérivés de racines défectueuses (I., $. 17) 
on substitue à la forme constraetée celle qui s^emploie pour le 
rapport du génitif (f., §. 40 et 41). Ex.^^U (Tcâzy) juge pour 
^U (kazyn) , UâP C^^^) bâton pour ^asan. 

ObferratiOB. Plusieurs noms dérivés de racines sourdes 
(t., §. 13) et devenus monosyllabes par Fomission de la voyelle 
finale, peuvent être prononcés sans le Techdid qui Hfiarque la 
réduplication de la radicale. Cela se fait principalement en poésie, 
où ils constituent alors des syllabes brèves. Exemples : ji:^ (khad) 
joue, la», (khat) ligne, ^ (gham) chagrin, jj! (kad) sta^ 
ture, ijua C^^O ^«w^^e. Ces formes sont par les lexicogra- 
phes regardées comme persannes (comparez §. 3). On devrait 
écrire et prononcer j». (khadd), \a>, (khatt), !p (ghamm) etc. 

On genre. 

$. 7. 

Tous les mots d^origine persanne sont du genre commun. 
La différence qu^il y a à cet égard , est souvent exprimée par la 
signification. Ex.^^ (puser) fils, Ji^ (dokhter) fille. Quelque- 
fois, lorsqu'il s^agit de fixer le genre avec précision, on se sert 
des expressions ^^ (merd) homme, ^ (zen) femme pour les 



Grammaire du êUfU penan, gf 

êtres humains , et de ^ (ner} mâle , âjU OnAde) femelle pour 
les animaax. E%^j\, (pir) vieillard, 'Ojj^ vieille femme , ^1 
(nerguiàv) taureau , jl$l>U (mâdeguiâvj vaehe. 

Mais ordinairement 9 quand on vent eiprimer le féminin en 
se sert d^nn nom arabe a^ee la terminaison l , qui n^est jamais 
changée en o* Ex. jUu (mehk) roi, jSl» (meUkie) reine, JîW 
Càk^O intelligent, aIâIp Càkyle) intelligente. 

Des nomhm. 

Dans la constmetion persanne originaire on distingne 
denx nombres: le singulier et le pluriel. U y a nne forma 4e 
pluriel pour les êtres animés | et une autre pour les inaniméSp 
Tous deux s^appliquent indifféremment aux noms tant arabes que 
persans. 

Le pluriel pour les êtres animés , parmi lesquels on range 
les esprits , les hommes et les animaux , se forme en i^utant la 
syllabe 'o\ (an) à la terminaison du singulier, Ex. ^^ (merdum) 
homme , OU:^ (merdumàn) le» hommes, ^ chutur (clm^ 
meau) , 'o\JCê (chuturân) le» chameaux, ^^L» C»âkin) mot 
arabe habitant^ L>U^U (»àkmàn) le» habitan». 

Les mots terminés en t et ^ de prolongation forment le 
pluriel par Taddition de la syllabe J L (yàn). Ex. Lia (piehuvâ) 
chef, 'o\*\^ (pichuvâyân) le» chef», ^j^ (mehroû) beau, 
b^uté, c>^j2^ (mehroûyân) le» beatUé». Ceux terminés en ^ 
de prolongation suivent la règle générale en prenant Ol C^n), 
mais le ^ devient alors consonne. Ex. fU. (hàki) narrateur, 
c>uL> Châkiyân) le» narrateur». Le même se foit à Tégard du 
^^ pourvu de Djesm. Ex. ^ (kiei) roi, ij li' (kieyân) le» roif. 

11 



82 Lhrt êeemtâ. 

Les nons terminés en t mnet, changent eette terminaison 
tu J^ (ffuiûn). Ex. d^ljJkb (châhzâde) prince, O^^^l^b 
(châhzâdeguiàn) le» princes, àI^ (chahne) mot ardke geu" 
remeur, i^)S^^ (ckohneguiàn) les gouverneurs. Quelquefois 
onconserre la terminaison du sii^lier. Ex. à^\j\ (â%âde) Hbre, 
\S^b^\j\ (âitâdeguiàn) les hommes libres. 

$. 9 
Le pluriel pour les êtres inanimés , où appartiennent les 

choses dépourvues de vie animale individuelle et les mots et 
appellations abstraites , se forme en ajoutant U (kâ) k la ter- 
minaison du singulier. Ex. yj C^O floche, U^ (Hrkà) les 
flèches , ^^^ (lechkier) armée , U^^ (lechkierhà) les armées. 
Dans les mots en t muet , cette terminaison est ordinaire- 
ment supprimée, même dans les mots arabes. Ex. ^l; (nâme) 
livre, lf*U C^âmehà) les livres, èiJL (teuhfe) don, \^lÀ 
(tenhfehà) les dons. Cependant si par cette élision de la finale 
il y pourrait résulter quelque ambiguïté ou difficulté de la lecture, 
on conserve la forme du singulier. Ex. H^ (mahalte') quartier, 
UaI^ (mahaUehâ) les quartiers, pour distinction du pluriel de 
l^ (mahall) Heu, a» jj^ (hediyye) présent, don, pluriel Ua* jj^ 
(hediyyehâ) au lieu de l^. jj^ , qui serait difiicOe à reconnaître. 
Observation. Il j a quelques mots qui , outre la terminaison 
du pluriel qui leur convient en leur qualité d^étres animés , ou 
inanimés , admettent encore cdle de Tétat opposé. Cela se fait 
à cause de Fharmonie ou de la rime. Ex. i>l:>^j.> (direkhtân) 
les arbres au lieu de lfi-j.> (direkhl-hà), 'o^Jjù (dideguiàn) 

yeux, pour Ujli.> (didehâ) , l^^l (esp-'hâ) chevaux au lieu 

•• • 

de 'o\^\ (espàn). 



Graimt^mire du êtyU perêan, g] 

Des pfauMb anbct. 

%. 10. 

Très-sonveat, surtout dans le style élevé , ou emploie 
pour les mots d^origine ardke les formes de pluriels propres 
à cet idiome. Dans les phrases avec construction persanne ils 
subissent les diangemens suivans: 

1*' La voyelle finale est supprimée. Ex. oiUj Crisàlâi} 

lettres miêêiveë ,.f\mél ie cMmj (risâleij, i^\j>> (djevânih} 

cités , pluriel de «^W C^Jân^J. 

• • 

2*' l final se change en t muet. Ex. èj^\ (edjvibe) 

réponses, pluriel de «^1p^ (djevM), Dans les mots dérivés 

• • 

de racines défectueuses , on emploie également l et o* Ex. Il Ip 
on o|jP (ghouzàt) guerriers. 

3*' Si dans des mots dérivés de racines défectueuses, k 
dernitee radicale doit être suj^rimée, on emploie la forme destinée 
au rapport du génitif (L, §. 40). Ex. ^j 1^ (li^evàri) servantes 
pour jL>. (djevârinj pluriel de a«jW C^jâriyey, 

Dans quelques cas très -rares, le pluriel des mots d^origiue 
persanne se forme aussi par Taddition de la terminaison arahe 
cA Cài). Ex. A*j C^h) village, oV-> (^l^àt) les villages, 
jjji (levend) volontaire, oIjJ J (levendât) les volontaires. 
De hj^ (seb%e) verdure, on forme le pluriel C»\^}<^ (sebsevâtj 
légumes. Dans quelques livres modernes on trouve aussi la ter- 
minaison en à muet changée en oW. (djàt). Ex. aJiâ (kal'^^ej 
forteresse, C#L^ (knl'edjât) les forteresses. On forme 
encore le pluriel irrégulier de certains mots persans ou tar-» 
tares adoptés par les écrivains arabes. Ex. de ùy IcL (khàtoény 
femme illustre on fait au pluriel (>oL>^ (khavAtin). 



g4 lÀ»re êêfHéL 

Le pluriel arabe régulier masculin amsi que le dael , sont 
assez rares dans les phrases arec constnction persanne. Qaant 
an premier on en emploie ordinairement le génitif an lien dn 
nominatif, Ex. /^jJbU^ (mudjâkidin} les guerrière fidèles ponr 
i^yXM\jf^ (wu^^àhidoûne). Cela a même lien an rapport du génitif. 
Bx. P^\^}* (béni âdemj les fils d'Adam, les hsmmes ponr 
f j l jij (T)enoû âdeme) (Voyea I. ^ %^ 38). Le même se fait tou- 
jours à regard du duel arabe. Ex. j;>^ (f^k) dimsian , ù^^ 
(fir^kein} deux divisions^ àj\j (dà-ùre) cercle, ijCji\à 
(dâ'ireieinj deux cercles au lieu de OlL^ (ferykàm) c>U^U 
(dé^ireiâni). 

Derartide. 
f. 11. 

L^article indéfini est le seul que possèdent les Persans* 
It s^exprime ordinairement par la syllabe ^ (i} i^outée à la fin des 
mots, n sert le plus souvent pour le singulier, mais quelquefois 
il «^emploie aussi pour le pluriel tant persan qu^arabe régulier et 
irrégulier. Ex. j>J j (duzdj le voleur, ^jj j (dui^di) un voleur, 
JL^ (duAdâm) des voleurs, cAâ^ OyfàtJ les qualités (plu- 
fiel de CJ^ s^fei), JUo r«y/^9 <f^ qualités, j\^\ (ech4jâty 
les arbres (plur. irrég. de à^ chedjere') , Ji^^ \ C^tdfâriJ 
des arbres. 

Dans les mots d^origine persanne^ le ^ des finales ^ (nk) 
et ^ (ekj se chaîne en i}. Ex. JL# (senk) pierre, JL» 
(sengui) une pierre, j)c^j^ (direkbtek) arbrisseau , j3»*.j^ 
fdirekhtéfui} un €Lrbrisseau. Selon quelques dialectes et «bb 
prononciation différente, ce ^ existe déjà au cas primitif des 
mots terminés en JU (nkj. Ex. Jù>. C^eng) baiailk, Jùi (neng) 
honte au lieu de €(fenk, nenk. 



Grammaire du iiffh per$an. gfl 

Dans lea mots terminés en | on ^ de prolongatien, on Fox* 
prime par J[ ^^ ^9 f^^^ 1® distingner du rapport 4n génitif. 
Ex. l#p (deryâ) la mer , j\*J'> C^eryâ-i) une mer, ^ C^oûJ 
riviire, j^ (âfaù^ij une rivière. Dans oenx terminés en ^ 
préeédé de Fetha, le ^ final est en entré cKangé en EKf, 
Ex. ^^U Cme'-va) le domicile, ^Lu One^vâ^'iJ un domicile. 

Dans les noms terminés en à mnet on ^ de prolongation 
Fartide s^exprime par Hem%e. Ex. ac^;^ (tckechme) la fontaine, 
^A«û>* (ickeckme'4) une fontaine, »y^ (djezire) mot arabe 
tile, ^^^ (djezîre^) une Ue, ^J^ (kieckti) le vaisseau s 
^^ (hieekH'H) un vaisseau. Le Hem%e s^emploie anssi si la ter- 
minaison est ^ préeédé de Fetha. Ex. j (uei) laflâte, '^ (nei^) 
une flûte. 

D6 la ilftdiiyiiiitR 
S- 18* 

La déelinâison persanne est fort simple. On nV distingue que 
foois cas obliqneS) dont le dernier n^est pas tràs- usité* Ce sont 
le rapport dn génitif , Taconsatif et le vocatif. 

Ponr exprimer le report du génitif on ang^mente ordinaire- 
ment de la voyelle Kiesre la terminaison du nominatif. Ex. ^b» 
(chah) le roi, aU» (chàhi) le roi de. 

Le ij des terminaisons JU C^) ^^ -^ C^^) ^^ change en 
3 dans les mots d^origine persanne. Ex. Jb^ i (àhenk) intention, 
jl^T (âhengui) Fintemtion de, ^ (nemek) sel, ^ (nemegui) 
le sel de* Hais les mots arabes sniyent U régie générale* 
Ex/ JiU (felek) ciel, jlU (feleki) le ciel de. 

Dans les mots terminés en ^ mnet on ^ de prolongationi 
ainsi qo'en ^j précédé de Fetha, on éerft Hernie. Ex. a!U^ (khâmej 
la maison, ^ài\^ (khâne^i) la maison de , ^l (iàdi) tauieur. 



86 Lwrê iecùnéL 

*c5^ (hàdi-i) Fauteur de, j (met) le vin, ^j (mei-i) le vin 
de, cft ees termiiiaisoAs sont toat-à-fait semblables à Tarliele 

Dans les mots termiaés ea 1 oa ^ de prolongatioii, le rap- 
port du génitif sVxprime par ^. Ex. W C^jàJ le lieu, j^ C^jài) 
le lieu de, ^ (^^) visage, ^^j (roui) le visage de. Les 
noms de cette espère qni sont d'origine persanne, admettent anssi 
le ^ final an nominatif , qni alors ne diffère en rien dn rapport 
dn génitif. Les mots d'origine arabe terminés en ) de prolongation 
peuvent indifféremment prendre ^ on Uemze. Ex. l^ (hehà) la 
valeur, ^^ on H^ (hehâi) la V€deur de. Le même peit se 
faire anssi à la terminaison du pluriel U O^à). Ex. «sLcJ^ on 
^L4^:t>» (tchechmehâi) les fontaines de. 

Parmi les mots terminés en ^ précédé de Fetba quelles- 
ans prennent un Hemze, d'autres un ^, après avoir changé le 
^ primitif en ), et encore d'autres paraissent dans chacune de 
ees formes. Tous les noms de cette sorte sont d'origine arabe. 
Ex. jù\ (ef-^a) la vipère, ^ji\ (ef-^a-^i) la vipère de, ^j^j 
(da^va) la prétensUm, j]^^ (da*vâ'ij la prétension de, 
^jAJu (moukîeza) Texigeance, ^^^âju (moukteta'^J ou ^Uoju 
(mouktezà'-ij t exigeante de. 

$. 13. 

La syllabe \j (rà) ajoutée à la fin des noms, répond à 

l'accusatif, souvent aussi au datif. Elle se trouve quelquefois liée 
à la dernière lettre du mot, auquel elle se rapporte, sourtout si 
c'est un C>9 niais ordinairement elle en est détachée. Ex. OW 
(djàn) Famé, j^U. (djànrà} tame ou à Famé, j^ (kiàr) 
chose, \j^j\^ (kiârirâ) une chose ou à une chose, aju\W (tà^e) 



Grammaire eu iUfU penan. gf 

la nation, \yA£^ (tâ-ife^-râ) une nation, oj (zen) femme, 
j^Uj (zenànrâ) les femmes. 

Dans les écrits anciens et chez les poètes, le cas oblifve 
est quelquefois précédé de la particule ^ (mer). Ex. Ij53^ 
(mer lechkierrâ) à V armée, iJUjl^ (mer bârmànrâ) à 
Barman. 

flUsmUm. Pour exprimer le datif on se sert ordinairement 

de Tune des prépositions l (bâ) on ^ (be) (quelquefois aussi 

• • • 

A# 6e), qui signifient avec, à. ^ est toujours lié à la première 
lettre du mot, auquel il se rapporte. Ex. aUoI l (bàpàdichàh) 
au souverain,^ (chehr) Ut ville, J^ (bechehri) à une 
ville, J^Jai (beniyyet) au propos. 

m • 

) (â) , et immédiatement après une voyelle L (yà), attachés à 
la fin du nom, expriment le vocatif. Ex. aUi (chah) roi, Ub» (châhà) 
o roi, UsL (khoudâ) Dieu, l\ji. (khoudâyâ) o Dieu. Après 

m 

un ^ de prolongation on n'attache qu'un 1 , le ^ primitif devenant 
consonne (comparez $. 8). Ex. ^ju«^ (s'adi) nom de poète, Ijm^» 
(sa'diyâ) o SadL 

ObsomlhNL Cette forme de vocatif ne s'emploie que dans le 
style élevé. Communément on place devant le nominatif la particule 
^^i (ei). Ex. aU» tj\ (eichàh) o roi. 

S. 14. 

Le complément du mot mis au rapport du génitif reste in- 
variable, si celui-ci répond au génitif, et il n'admet alors que la 
terminaison du pluriel. Ex. Ij j «J (lebi deryà) le bord de la 

m • 

mer, 0U^.> X^ (kasdi duchmenân) T intention des ennemis, 
làù i>l»ù^ (merdumàni dîh) les hommes du viUage. Si le com- 
plément répond au génitif, fl est pareillement mis au rapport de 



^ ÏÀore êeemuL 

ce cas. Ex. ^ C^>> ^ (b^khy direkhti ^eumr) la racine de 
Tarhre de la vie. Si le complément répond aa datif on à Paccu- 
satif , OB attache la terminaison \j (râ) au mot précédé du der- 
nier rapport da génitif. Ex. \jiCà'Oy\>' (kkâtoi^ni ckâhrâ) à la 
femme du roi, \J ^ ^^o- \^ JCU (sengui seràtche'^i dilrà) ht 
pierre de la cellule du coeur. 

Ofenvration. Le vocatif teradiné en \ (â) ^t kmsité dans les 
combinaisons de mots , où il. y a un rapport du génitif. 

Du lirai adiiectit 

g. 15. 

L^a^'ectif précède quelquefois le substantif, et dans ce cas 
il reste to^ours invariable. Ex. j^ cijj (jerfroûd) la rivière 
profonde, ,J^^ ^il^ (khouchk roûdi) une rimer e ëèebe, 
Olo^ jJU C^* tnerdumânj les hommes honnêtes^ Mais ordi^ 
mairemént le substantif est placé le premier au rapport di génitif 
(^ 12} et Tadjectif le suit avec les terminaisons dont le complé- 
ment du susdit rapport (§. 14.) et susceptible, excepté celle da 
pluriel. Ex. ^ ^^ (merdi niguioû) fhomme honnête, ^jâ i>\j\» 
(yârâni kadimj les anciens amis, \j^jùjCt (chiri dirénderâ) 
au lion féroce. 

Observation. Le substantif pourvu d^article reste invariable de- 
vant Fadjectif. Ex. jj^».^| Jbbi (ehâhi erdjimendj un roi illustre. 
La tarminaison dn vocatif en ) (â) s'attache tant an substantif qu'à 
Tadjoctif , qui alors restent également invariables. Ea^ ^Jz^ \u\i» 
Uji« (chàhâ sitâre ^ memiletâ) o roi de la dignité des éUMes. 

L'adjectif immédiatement suivi d'un au^ adjectif prend la 
terminaison destinée au rapport du génitif, Ex. 9-^ y ^^fij^ r-^jj ^ 
(ereàhy moiUahhere^i pur^fatoûh) les âmes pures victorieuses. 



Grammaire du 9tffle penan. g9 

Le même se fait , si Fadjeetif est soIti d'an génitif. Ex. j} \ «^IÔp 
x^ Càaàbi eUmi djeh^J le chàHmeni pitoyable dee enfere, 
èU C^liU ^hjf^ (tekekte^i tâbâni màh) le viêage éctaiatU de 
la htne. 

9. 16. 
Les adjectifs d^ origine persanne n^ admettent jamais U 
variation des genres. Les adjectifs arabes s^emploient presque 
toigonrs an féminin, s^ils se rapportent à te substantif arabe 
terminé en a miet ($* 6, V}. Ex. tj^M ^tjL {belde^i fàkkyre) la 
isUle êuperbe, aLW ^aJ> (mibe'^i djelile) le rang élevé. Si 
la terminaison l a été changée en Ot on emploie très -souvent 
le masculin de Ta^jectif. Ex. xiaP OJp Cyzsneti ^azpm) le grand 
honneur, ^j^^ cSs^ (memlekieti *arpz) le royaume vaste, 

m 

xjô O^Lxp (^'aflTâveft kaditn) la vieille inimitié. Cependant le 
féminin ne cesse pas d'être moins fréqueni Ex. jujUl* Jo\5^ 
{hykiâyeH menzôûme) un conte en vetê, jlL^^*^ C^^i^^ (was^ 
lakaH muetahêene} une affaite approuvée. 

Le féminin des adjectifs arabes Hés à des substantifs per- 
sans ne s'emploie que quand ceux - ci signifient des êtres humains. 
Ex. AJ^U ^AiSW jj (%eni 'âkyle^'i dâhiyej une femme intelli" 
gente et judicieuee. Mais on peut dans ce cas aussi conserver 
la terminaison masculine , surtout si Tadjectif n'est pas immé- 
diatement précédé du substantif. Ex. >U JU^U» ^y^ (khâtoûni 
beghâyet dâhf) une dame trèë ^ judicieuse. 

L'adjectif arabe lié au pluriel régulier féminin ou au pluriel 
irrégulier du substantif prend ordinairement la terminaison 
féminine (I., §. 29). Ex. a^UàoIjU Cv^âtàH zàhite) sigmfi" 
cations évidentes, aU^^IJU) (atvâti djemile) actions belles, 
»^ «JulJL» (tavâ-ifi mutenewp "'e) le» nation» différente». 

12 



00 Livre ieeond. 

Mais souvent on emploie aussi le masculin. Ex. ilp oW^J 
Cderedjâii 'âli) les hauts dégrés, ^U «Il (ejfpâmi mâ&y) 
ies jours passés. Quelques a^ecti£s admettent aussi le pluriel 
irrégalier. Ex. l^^lp i>\c\ (eimânighylâz) des sermens gra/ce^f 

m 

»Uip *'ljij^ (vuzerâ^i ^yzàm) les grands ministres» 

Le pluriel replier masculin de Tadjectif ne s^emploie que 
quand on parle des hommes, mais alors on préfère ordinairement 
la forme du cas oblique , même au nominatif. Ex. ^jj^^L aIj^ 
(ghouzâti mudjâkidin) les guerriers fidèles, au lieu de i>yXà\j£. 
{mudjâhidoûney, ^y3j\s^ ^\jC (kinherâ^i ^ârifin) les grands 
instruits, au lieu de i>yj\^ (^'ârt/biijté^- 

Des d^és de con^araison. 

$. 17. 

Le comparatif se forme en ajoutant^ O^O ^ ^^ ^n ^^» 
adjectifs tant arabes que persans» simples et composés. Ex. ^ ti» 
(buzurk) grand, J^^y (buzurkterj plus grand, y\^ (sàbir) 
patient, ^^U> C^âbirterJ plus patient, oj^ (be^'yzzetj 
honorable , juyù (be ^^yzzetter) plus honorable. 

ebserf iHoi. Jli (bed) mauvais fait au comparatif^ ju (JfedterJ 
ovLji (beter) pire, JL^ (bisyâr) beaucoup fait Ji^ (bich) 
OU jiijj (bichter) plus. Au lieu du comparatif de ^ij^ (endek) 

m* 

peu, on emploie S^ (kiem) défectueux, moindre, ou ^l 
(akall) comparatif du mot arabe JJl» (kalil) peu. 

m 

Le superlatif se forme en igoutant ^ finj à la désinence du 
comparatif. Ex. j^y^jj» (buzurkterinj le plus grand, jtJàXh^ 
(nikioûhideterin) le plus méprisé. 

Les dégrés de comparaison en liaison avec un substantif 
se construisent comme les a^'ectifs, et celui-là peut également 



Ora mmmi rê du t(y/e pertan. 9| 

les précéder ou sairre. Ex. fjXjyt»j<^i^ Cca^mter sevkiendij 
tin serment plus grand, J^tÀ^^j^j (zeinini khoùbter) une 
terre plus belle. 

Souvent le superlatif est regardé comme substantif, et 
alors il s^emploie au rapport du génitif et suivi du substantif 
mis au pluriel arabe ou persan. Ex. OU.^ CyJ^Jy (buzurkterini 
puserânj le fils le plus aine, 0.)U. /yJj^ (bedterini hâlât) 
Vétai le plus mauvais, «ly \ ^jhj^^ (nikioûhtdeterini akvâmj 
le peuple le plus méprisé. 

Le superlatif ou comparatif arabe (I., %. 30), dont on fait 
un assez fréquent usage, s^emploie également de trois manières, 
comme le persan. Ex. JW. wJlp) faghleb hâlj F état le plus 
ordinaire, Jiâpl ^ (rukni a ^zam) le support le plus grand, 
'o\j^ /r*^^ (^^i^^^i buldân) la plus belh des villes. Le fémi- 
nin du superlatif est pareillement usité. Ex. i^| ^àl^^Chamle^i 
oûlaj la première attaque, sSj^ ^^J^ (zuhve'i kiubra) le 
grand matin. Le comparatif arabe a^enelut pas tout- à - fait les 
formes des comparaisons persanaes. Ex» J^l (evla) plus con* 
venable, ^ «1 (evlater) même signification, ryJ^^^\ ^<pr/afertn) 
le plu* convenable. 

Des noms de nnabr^. 

%' 18. 

Les nombres cardinaux d^origine persaone diffèrent souvent 

selon les dialectes. Les dénominations généralement usitées sont 
les suivantes: 

jl (gekj uu 

jj (duj deux 

d^ (se) trois 



9t 





JLM^re ueamà. 


M 


(tchebâr on fcAâr> chaire 


é 


(pendj) cinq 


* * 
cl— 


(ckech) six 


m • 


(hefij sept 

• 


« A » 


(hechi) knU 


àJ 


(deh) dix 


m 


(yâzdehj onze 


*->J!^>> 


(duoâzdek) douze 


«.^^ 


(sî&deh) treize 


t^j\^ 


(tchehàrdeh) quatorze 




(pànzedeh) quinze 


oj;b 


(chànzedeh) seize 




(heftdeh} l 

\ dtX'Sept 
(hefdek) ) 




(hechtdeh) ) 

^ ^ [ dix-huit 

Chechdeh) ) 


*->J!y 


Cnuvâz€leh) dix-mewf 


•M 


(Hst) vingt 




(btst u yekj vitigt^uu etc. 


fc^ 


(sîj trente 




(tchihhtchiha) ) 

l quarante 
(tcha) S 


• 


(pendjtûi) cinquante 


• * 


(chest) ) 

\ soixante 
(chast) ) 


^Uij^ 


(heftâdj soixante " dix 


^l:::jb 


(hechtàd) quatre-mngt 


•>> 


(neted, nuvedj quatre-mngt'-di 


Jup 


(sad) cent 



Grammaire eu 9tyU penan. 93 





(dusad) ) 

\ deux cent 
(dmUt) \ 


M 


(sisad) trais cent 


X^j\^ 


(tchehârêad) quatre cent 


« 


(pànsad) cinq cent 


a * * 


(ckecksad) six cent 




(heftsad) sept cent 


ju»:!* 


Chechtaad) huit cent 


j^ 


(nuhêadj neuf cent 


^!> 


(he%àt) maie 


-^»>^-> 


(du hezâr) deux nulle 


OUJ 


(taémàn} J^ (Tek) dix mille 



^)y»j)j^ (hetàr hfsâr) tiMion. 

OkerratiiiaL 
«. 19. 

Les vingtaines, tientaines etc. se joignent aux unités au 
meyen 4e la particule ^ fu} et. Ex. ^^ J.m>^ C^»t u pendj) 
vingt-cinq, ^ j^ j[jjk (heftàd u du) saixante^doune. La méwe 
particnle s^emploie après les centaines et les milliers. Ex. 
J^^ J^^^j Cduvist u ichikU) deux cent et quarante, j\^ 
juâUJb^ (hesàr u hecktwekd) miHe et huit cent 

Les cardinaux admettent le cas oblique, lorsqu'ils sont 
isolés. Ex. Ij^j C^urâ) à deux. Plusieurs s'emploient aussi au 
pluriel. Ex. 4>\C CV^ffuiùnJ un à un, L>\}]^ (hezàrân) mil" 
Kerê. D'autres sont susoeptiUes de Fartiolo. Ex. ^ Cv^hi) 
un seul, ^^ù (duvi) une paire^ 

Les nombres se placent ordinairement devant la chose 
n o mb rée saM aucune inflefimi» Ex. JU^ > (du sâl) deux années. 



94 idore second. 

jbjuâlS» (chechsad nefer) six cent personnes. Plusieurs 
d^entre eux peuvent être liés au substantif! Ex. aIX Of^^^^'^J 

m 

Un mois. 

Quelquefois on ajoute aux cardinaux la syllabe à (e), qui 
les change en noms d'unité, dont sera parlé dans la partie 
étymologique. Ex. ajI^ (hezârej mille, aJu^ (sade) cent. 
Ce h s'exprime par ^^ (dje) dans ceux terminés en a^ (deh). 
Ex. A^j (dehdjej dix. 

Nombres «rdinaiz. 
«. «0. 

Les foois premiers ordinaux se rendent comme il suit: 



! 



premier 



f^ (noukhousij 

X (yekium) 

•^j (duvum) second 

my^ (sivum) ) 

\ " \ troisième. 

mya (sivum ou sivùnj ) 

Les autres sont formés en ajoutant la syllabe ^ (umj aux 

cardÂnanx. Ex. 

pj\^ (tchebârwn) quatrième 

j^^ (penéffumj cinquième 

xC^ (ùhechum) sixième 

«i^ (bistum) vingtième 

sr* (siyum) trentième 

pj\^ (tchehàrum) quarantième etc« 

Observation. La finale • se prononce aussi avec la voyeUe e* 

• 

Ex. »jlp^ (tchehârem) , >y (pendjemj. 

Ddns les nombres composés il n'y a que le dernier qui reçoit 
la syllabe ^ (um). Ex. Sj j C>^^^ (bist u gehium) nis^-^nième. 



Grammaire éki ihfh pertan, 95 

La plupart des ordinaux admettent Tarticle, ainsi que la 
terminaison -y Onjj qai indique originairement la relation. Ex. >^l^. 
(tchehârumi) un çtuitrième, ^>Cjs£ (noukhoustin) le premier. 
Ceux de la dernière classe sont tantôt placés après le substantif, 
tantôt Us le précèdent. Ex. ^jCjJijC (Hri noukhoustin) la pre-' 
mière flèche, ^^ ù<^ {pendjumtn puser) le cinquième fils. 

Quelqnefois on emploie les ordinaux arabes, même a?ec des 
substantifs persans. Ex. ^ \c 7^^ O^harkhy semant) le huitième 
cieL jj\ C^^^^^O p^^nder est même plus usité que ^^^C^. 

Antres nonkes dérbés. 

Les partitifs s^expriment en mettant d^abord le nombre 
partagé , suivi du nombre qui partage. Ex. jJL a^^ (se yek) un 

m 

tiers, ^ù jui Oe du) deux tiers. 

Pour exprimer une fois , deux fois etc. on ajoute à la fin 
des cardinaux plusieurs mots qui indiquent la réitération. Les plus 
usités sont jl (bàr)9 ^ (guiez) qui sont dWigine persanne, et 
Jo J (hevbet), AflÂ.> (def^^a) , a^ (merre), qui sont dWigine 
arabe. Ex. jl jud (s€td bâr) cent fois, Z^S» (yeknevbet) 
une fois, èsiù Jui (se def-^a) trois fois. Au lieu de jl5l 
(yekhàr) une fois on dit aussi avec Tartiole ^jL (bâri). 

j\à (bàr) se joint parefllement à quelques ordinaux. Ex.jLA1 
(ewel bàr) la première fais. Pour exprimer premièrement, 
deuxièmement etc., on emploie communément les ordinaux 
arabes arec la terminaison de Taccusatif , dont le Tenvin peut 
aussi être remplacé par la voyelle simple. Ex. *iA (ewelen ou 
emelâ) premièrement, UU (sàniyen on sâniyâ) deuxièmement. 



96 Liore second. 



CHAPITRE TROISIÈME. 

Du pronom. 

Des prônons personnels. 

$. 22. 

Les pronoms personnels, ainsi que tons les autres , n^ad- 
mettent pas la distinction des sexes, et, le rapport da génitif 
leur étant étranger, ils ne sont susceptibles que du cas oblique* 
Leur inflexion par ce dernier offre quelques irrégularités, comme 
on verra de Taperçu de ci - après : 

^ (men) je 
\^ (merû) me 
U (nia) nous 
IjU C"^àrâ) à noué 

\J (turâj te 
U^ (chumà) VOU9 
\j\s^ (chumârà) à tHfus. 
^1 (à) Jî^l (àij «t Jj (veij lui, eUe 
\jA (6râ) et L*^ (veirâ) à lui, à elle 

m 

Jllil (ichân) C>b (chàn) et jU (tân) eux, elle» 
iJllil (ichânrâj I Jb Ohânrâ) et \^t O^^à) leur. 

m 

Parmi les pronoms de la troisième personne ceux mis en 
premier ordre sont les plus usités. Les autres formes^ surtout 
(j\i (tàn) , sont d^une application moins fréquente. Au lieu de 
\jA (drâ) on trouve aussi 1j^ (verâ) chez les poètes. 

Le datif de ces pronoms se rend aussi par des préposi- 
tions , comme aux substantifs (§. 13). Pour ceux de la première 



CfrmwÊmairt du êtyle persan. 97 

et de la deaxième personne on emploie le plus souvent L C^^) ^^ 
pour ceux de la troisième \» (hâ) , ou s^ (àe). Ex. -^ L (bâ 
men) à moi, Jl (bàtu) à Un. Les possessifs de la troisième 
personne précédés de <^ changent ordinairement VElif en ^ ainsi : 

« 

^ (bedàj, i)\l»ja (be^chàn). Mais on dit aussi régulièrement 

• •• • 

X (be-o) jîy (beveij, i^L#l (be^ichànj, et avec U (bâ), 

Le cas oblique de ces pronoms peut pareillement être pré- 
cédé de la particule^ (mer) (§. 13}. Ex. \jj\^ (mer orÂ) 
à lui. 

Des pronoms possassîfii dirirés. 

S. «3. 

En faisant précéder les pronoms personnels du rapport du 
génitif, on dérive les pronoms possessifs. Les premiers sont 
alors regardés comme substantifs, mais il n^admettent que le cas 
oblique, qui est exactement tel qu'il fiit donné au paragraphe pcécé- 
dent pour les pronoms personnels. On fait de même usage de toutes 
les variations de forme, dont ceux-ci sont capables à la troisième 
personne. Ex. «^ ^U. fdfânimenj mon orne, l^jU. fdjâni 
merâ) à mon ame, y .— » (êeri tu) ta tète, \y^ fseri turâ) 
à ta tête etc. Le pronom Jb» (chân) se trouve quelquefois lié 
i la lettre du mot précédent. Ex. C^ll'lj^ (meidânichân) leur 

m 

place. La forme Jllil s^ emploie aussi fréquemment que JU», 
sans que Ton y évite le concours de deux voyelles semblables. 
Ex. Ob* «^li^U. (khânehâ'i chân) leur» domiciles, Ol^\«^jliu 
(moukâvemeti ichân) leur résistance. 

Le datif peut de même être rendu par des prépositions 
(S. %%). Ex. A'^^KgL (bekhàne^i è) à son domicile. 

13 



9S Livre seconif^ 

Des afiKes. 

$. 24. 

Les pronoms possessifs du singulier sVxpriment aussi par 
ies affixes. Au pluriel ceux-ci coïncident avec les pronoms pos- 
sessifs dérivé» (§. 23}. Dans la construction avec ces affixes on 
ajoute à la première personne • (^nij mon, à la deixiène O 
(^et) ton y et à la troisième ^ (ech) son. Cependant ces dési- 
nences sont assujetties à cpielqnes changemens selon la termi» 
naison du mot auquel ils se joignent. 

En général les formes susdites s^emploient dans les mots 
terminés par une consonne. Ex. ^W (djân) ame, xU. (djânem) 
mon ame, C^^ (dest) (main), C^ù (destet) ta main, jJli 
{pederj père, ^jX (pederech) son père. Ces affixes con* 
servent la prononciation de leur voyelle après une consonne dnre. 
Bx. ^jJ^ (sùlheck) sa conciliation, ^J>^^ Caarzech) sa 
iàrgeuT. 

Dans rinflexion ils n^admettent que le cas oblique en. \j et 
les prépositions du datif. Ex. \j^J:Z^^ (destech râ) sa mam, 
^j^Sy \f (bâ burâderech) à son frère. 

Observation. L^affixe de la troisième personne , ainsi que le 
possessif jt (ô) et ses variations, ne s^emploient que lorsqu'ils 
se rapportent à un sujet différent du celui de la proposition^ 
Ex. JJi^^j^Li l (bâ burâderech §uiuft) U dit à son frère 
signifie : tï dît au frère d'un autre, et non pas à son propre frère. 

%. «5. 
Dans les mots terminés en a muet on éteploie •! (em), ol 
(et) , ^\ (ech). Ex. a«U. (djàme) haM, Ja*U. (djâme^em) 



Grammaire du êtt^M persan, 99 

mon hàbiiy ajû* (bende) esclave y ol^Jû (hcnde ~ et) ton 

* • 

esclave* 

Après un 1 oa a de prolongation on place ordinairement 
^ (yem), Jo (yet) , Jj (yech). Ex, li^ (vefâ) fidélité, 
^lia (vefèyet) ta fidélité, J^\» (MzoûJ bras, C^^jl (bûzeûyet) 

m • • •• • 

êon bras, l^^W. (djâmehâ) habits, ^ly^U. (djâtnehâyeck) 
^^« habits, Cbez les poètes on trouve quelquefois, dans des 
mots seniUaUes, le ^ ri^té. Ex. ^^U^ (djâdoù) enchunieur, 
^jjW (djàdoûch) son enchanteur, l^^j (diremhà) mon'- 
noies, ^\yj^ (dirmnhàçh) 0es monnaies. Les jnots arabes 
terminés en t CvA) prûnnent aussi l Ex. l^^o (kibriyâ) wrgueil, 
^IVjo ffrt6rq(â-ecA^ son orgueêL 

* Les mots terminés en ^ de prolongation prennent ordi- 
nairement ., o «t Jj, le ^ recevant la qualité de consonne. 
Ex. ^ (bini) nez, ^* ; » (hiniyech}son net, j^ (djnnoûbi} 
méridional , ^l^J^ (djunoûhiyech) son (coté) . mëridianai. 
Hais quelquefois on. trouve aussi inséré un {. Ex. j^ (gharbi) 
occidental, ,i»\ J^ (gharbi ^ech) son (côté) occidental. 

Dans les mots terminés eu ^ précédé de Fetha^ le ^j est 
d^abord changé en ), puis on insère ^ devant la consonne de 
Taflixe. Ex. jPjPJ (da 'va) prétension , ^Lpj (da 'vâyech) 
sa prétension. Ches les poètes on trouve aussi la consonne de 
Taffute ajoutée immédiatement au ^j final, qui alors se prononce 
avec ceci en une seule syllabe. Ex.^J^jt^ (ma'na) signification, 
^tJt>» (ma'nâck) sa signification. 

ttMTvatlML 'C'est pareillement obez les poètes que la voyelle 
de Pafixe simple est quelquefois omise dans la prononciation à 
cause du mètre. Ex. ^jju (pedercb) son père y au lieu de 
pederech, j^j^ (serchrâ) sa tète, au lieu de sereebrà. 



IQO Livre êecend. 

Des pronoms récçreqies. 

$.26. 

Les pronoms réciproques d^origine persanne sont ^À (Tchad) ^ 
(^^ (khpchten} et Ji>y>^ (kh^ch) qui signifient même. Ils ad- 
mettent les mêmes cas que les pronoms personnels , et ne sont 
jamais anomaux. Ex. \j^à (khêdrâ), \j^Jii$^ (kh^hîenrâ), 
Ij -1#^ (kh^chrâ) soi même ou à soi-même y jà l> (^bâ khôd) 
à soi ' même etc. Ils se joignent quelquefois aux pronoms per- 
sonnels. Ex. ^j>-^ (men khâd), ^>C«y^^ (men khjckten) 
mat-même, ^j>-y Ou khôd) iot-mêmey ^^^\ (i khôd) on 
^3^ (khddech) lui-mêm^ tic. 

Liés au substantif, ils expriment indifféremment tous les 
possessifs , pourvu qu^ils se rapportent au sujet de la proposition 
(comparez $•24). Ex. j^ J^«j». (khydmeti khôd) mon, ton, 
son y notre, votre y leur service. A la troisième personne on 
peut aussi employer ^3^ (khôdeeh). Ex. ^^^ u^^ 
(moukhhfsy khôdeeh) son ami. 

Des pronoms dànon8tnLti& 

$. 27. 

Les pronoms démonstratifs sont ^ \ (in) celui ci y ce... ciy 

m 

'fX 'o\ Çàn) celui-là y ce.... là. Employés avec le substantif, ils 
le précèdent toujours, sans être déclinés. Ex. jjji «^l (in 
ferzend) ce fils, \jjSjy j»\ (in ferzendrà) à ce fils, h^'o\ 
(an tchâh) ce puits-lày jlo^ J \ (an merdumân) ces hommes- 
là. Quelquefois ils se lient à la première lettre du substantif. 

Ex.J^l (înma^na) cette chose, J^l^l (ândjemâ -'ut) cette 

» 

iUfsemblée. 



Graft^mah'e dm shfh penan. ]01 

Lorsqa^ils sont isolés ils admettent le pluriel, savoir J\^\ 
ftnân) et J\i] (ânânj pour les hommes, et \^\ (inhàj et 1^1 
(ânkâ) pour les êtres inanimés, mais souvent aussi pour les 
Miimés. Ik admettent encore le cas oblique. Ex. \ji\ (inrâj à 

m 

celui-ci, \Jt»\ C^nânrâ} à ceux-ci. !j\ C^n) au singulier 
est en outre susceptible de la terminaison du rapport du génitif. 
Ex. JIW« \ (àni musUmâni) celui tfun musulman. 

Ces pronoms tant isolés , que liés au substantif admettent 
aussi les prépositions du datif ($. 13). Parmi celles-ci <^ (be) 
y peut être changé en jli.Bx. -yU (he^in), /ytiu (be^n), -y s* 

Cbedin) A celui-ci, jï» (he-^nj, J\ai (be-ân), j\ja (bedân) 

• • • 

à celui-là. 

!j\ (an) mis au rapport du génitif et suivi d^un pronom 
personnel ou réciproque, exprime les possessifs isolés. Ex. ^ J \ 
(àni men) le mien, y'o\ (àni tu} le tien, ^j^ lj\ (àni vei) 
le sien etc. ^y^ j\ (àni khôdj le mien, le tien, etc. 

Dti prwMiui rdatib et wtemgttffiL 

S. 88. 

Tous les pronoms interrogatifs simples tiennent aussi lieu 
des relatifs. D^antres s^emploient encore comme des pronoms 
indéterminés. Exemples de la première classe : 

» (ki) qui? quoi? qui, que. Comme interrogatif il admet 
le cas oblique, \j^ (kirà) ei\^ (kirà) à qui? à quoi? Qnaud il 
est employé comme relatif, le nominatif tient quelquefois lieu du 
cas oblique, mais plus souvent celui-ci se marque à un pronom 
personnel inséré à propos. Ex. \^ » (kimerà), \^ ^ (kiturà), 
\j^\ » (ki ôtà) que selon la personne , à laquelle ce pronom ce 
rapporte. Avec les afiixes de la deuxième et de la troisième 



1112 Hvre êêcimd, 

persoDBO, liaison qui sera expliquée dans la syntaxe, il se contracte 
en nne senle syllabe. Ainsi Ton dit J^ C^O f ^ (kick) an 
lien de ol « (ki et) ^ ^\ A (Tci ech). Le même pont se faire 
à la première syllabe de plusieurs antres mots , qui coënmencemt 
par un 1, surtout des pronoms. Ex. ^'(lUê) pourri A (ki ô), 
jC (ktn) pour j»\^ (ki în) , OlT (kiân) pour C>T ^ (ki an). 
Qans la contraction avec d^autres mots, surtout des noms, VElif 
est conservé. Ex. JLAJ^ (kiesâsech) dont le fondement au lieu 
de ^JL^Lt] » (ki eêésech). 

•bT (kiùdam) qui 7 quel? quoi? quiconque. 

Exemples des interrog'atifs qui sont en même tems 4e8 
pronoms indéterminés: 

A0I. (tchi)quoi? quel? quelque ekooe. Bx. «..«^a». (tcki 
ëebeh) quelle raison? An cas oblique on dit \^ (tekirà) 
à quelque chose ou â quoi ? et avec la . préposition 4u datif 

i^ (betchi) à quoi? jû^ (tchend) conJfien ? plusieurs. 

•• • 

Les pronoms composés de cette classe conservent la signi- 
fication des mots simples, dont ils se composent. Ex. 

jl J j^ (kiudâm yek) lequel ? 
jSjI (ânki) celui qui, ce qui. 
A^l (àuÊ^n) ce qui. 

Dti jNronoii» iidètaMiiés. 

$.29. 
, Les pronoms indéterminés sont ou simples ou composés, 
et quelques uns d^entre eux sont d^erigiue arabe» 
Exemples de pronoms simples persans: 
jk (her) chaque, tout précède toiyours le >substantif. 
Ex. Jjj jk (her roû%) chaque jour. 



du êUfle persan, ]03 

è^ (hemey tout employé "seul, admet le cas oblique et le 
pkriel iJS^ (hemeguiân). Avec le substantif il est placé 
devant. Bx. UjITai^ (heme kiârhà) toutes le» choses. 

^ C^ies) quelqu^un est proprement un substantif, qni 
signifie indMdu, et qui avec Farticle tAi J^ (tdesi) et an 
pluriel 'o\S Ckiesàn). 

^3 (diguier) autre est regardé comme adjectif, qni 
employé isolément fait J^3 (diguieri) un autre, et i>\S^^ 
(diguierân) les autres. 

^^ fhitchj aucun, ^ji^ (tchunîn) tel, s^emploient 
comme adjectifs. 

Les mots arabes a1^ (djumle) , ^u^ C^j^^*) 9 9^ 
(medjmotC) qui signifient tous , totalité, sont proprement des 
substantifs. Par conséquent ils admettent le cas oblique. Ex. 
Ijc^ (medjmoit'^râ) à tous, et s'emploient originairement 
au rapport du génitif, lorsqu'ils se joignent à un substantif. 
iJjJdl •aI^ (djunde^i atrâf) tous les côtés. Mais très-souvent 
ce rapport est négligé, et on les emploie au cas primitif, comme 
si c'étaient des adjectife. Ex. 'o\»J^Aà^ (djumle mautribàn} 
tous les musiciens, ilp P^^ (medjmoû' 'àlem) tout le monde. 
lûM» (ha ^zy) quelques, mot arabe, signifie originaire- 
ment partie et s'emploie au rapport du génitif. Ex. jUJI^âiki 
(ha^sy ezmàn) quelques périodes. On Técrit aussi ^^^ (ba^zy) 
et alors on dit au cas oblique \j^j^^ù (ba *zyrâ) à quelques-uns. 
Suivi d'un substantif il reste invariable. Ex. Ll^ #^^m> (ha^zy 
kazàyâ) quelques actions. 

Ç'\y\ {envâ-'y} plusieurs est le pluriel du mot arabe 
cj (nev^J sorte mis au riqiport du génitif. Ex. ^LicLit 
(envâ-^y fesàd) plusieurs méchancetés. 



104 Livre êeeond. 

Exemples de pronoms indéterminés composés: 

•IjT^ (her kiudâm) ^^ (her kies) Ju^ (her yek) 
chacun, ^f^ (hitch kîes) s^f^ (hUch yek) petêonne, 
i^ 'o\ (an heme) tout cela, tous ceux* 

Plusieurs de ces pronoms deviennent relatifs par Faddition 
de ^ (kl) on A>. (tchi) {%. 28). Ex. i(^ (her ki) tout qui, 

(her tchi) tout ce que, ^ ^^ (her kies In) quiconque. 



CHAPITRE QUATRIÈME. 

Du verbe. 

Notions prélimmairaL 

g. 30. 
Tont verbe persan se termine à Tinfiuitif en ^ (^n). Ex. 
(chiniden) entendre, ^j (reften) aller. 

m 

Les modes et les tems dérivent on de Tiafinitif on de 
rimpératif. Le dernier est souvent irrégulier. 

Plusieurs tems se forment au moyen des verbes auxiliaires 
comme J^ (boâden) être, Jjû» (chuden) devenir, et à Taide 

des particules p (w^Of <-* O^^f **> ^^)' 

On distingue une voix active et passive. La dernière n^est 
formée qu'au moyen des verbes auxiliaires. 

Les verbes sont ou simples ou composés. Ceux de la der- 
nière classe offrent quelques particularités dans leur conjugaison. 



■*■ • 



Des verbes 

§. 31. 

Les verbes auxiliaires presque uniquement usités sont ^^ 
(boâden) être et JjJ- (chuden) iie^nir. Le premier dérive 



Grammaire du 9tyU persan» |05 

quelques teins de son impératif y 0>oû), d^aatres de ^l> (bàch) 

inqiératif de ljxz\à (bâchîden) être, et encore d^antres sont 

•• • 

tout -à- fait irréguliers, ^j^:;» (chuden) dérive ses tems ano- 
maux de son impératif Ji (chev). Il suffira ici dlndiquer les 
tems, dans lesquels ces verbes sont anomaux. 

Tems anomaiiz dn verbe aiudliaire 'o:^y (boûden). 

%. 32. 

La forme la plus ordinaire du présent isolé de ce verbe 
est la suivante: 

^\ (em) je suis A (ini) nous sommes 

^\ (î) tu es ja\ (id) vous êtes 

C^\ OffO ^ ^9t jiii (end) Us sont. 

Ces formes s^emploient si le mot précédent se termine 
par un h muet. Ex. A ^jûi (hende em) je suis esclave, C^à^j^ 
(nâhy^ye est) c^est la contrée. Cependant ^1 (î) se cfaaiige 
dans ce cas ordinairement en Hemze. Ex. ^^juj (bende^i) 
fil es esclave. 

Après une consonne, YElif initial est souvent omis si eeei 
peut se faire sans nuire à la clairté. Ex. i 1 (ânem) je suis 
celui f Jl (âni) tu es celui, jXX^ (biguiunâhem) je suis 
innocent, juiyKJU (mechghoûlid) vous êtes occupés. Exemple 
du contraire: S»\ »\^ C^iudâm end) qui sont "ils? 

$. 33. 

Après un 1 de prolongation, C^\ (est) perd tant YEKf 
que sa voyelle. Ex.il^li^^ (deryâst) c^est la mer au lieu 
de il^lljj (deryâ est), C>^\j xU^.> (duchmenànem râst) 
il est à mes ennemis pour J^l Ij xUfi^ 3 (duchmenânemràest). 

14 



^^^ Livre êeeond. 

Daus les autres personnes, VElif initial peut être conservé on 
changé en ^j, Ex. A <jcL *ajû» (bende^i khoudâ em) je suie 
un serviteur de Dieu, jjl L.Jbl (atybhû end) ce sont des 

m 

médecins, XjV^j^ (der sàhrâyend) Us sont dans le champ 

mm 

pour jj\y^ (sahrâ end}. A la deuxième personne dn singn-> 
lier, le premier ^j peut recevoir un Hemze, et quelquefois on 
substitue à cette personne un ^ simple. Ex. ^l^ ou ^l^ 
(bedjâ'i) tu es au lieu, ^[X (kiudjâ^i) ou es^tu? 

Après un ^j précédé de Fetha, VElif de JU^) est pareille- 
ment retranché. Ex. J-^^^iy» (moùsâst) il est Moïse an lien 

m 

de J^^i^yj^ (moûsa est). 

Après ^ ou ^ de prolongation, VElif de la troisième per- 
sonne est presque toujours retranché. Ex. C^^ (niguioûst) 
it est bon, C^^\j (bâzoùst) c'est le bras, -r- ^>- (mudde- 
'^#0 ^'^*' "*• prétendant, ^Z^^Jf (kiârist) c'est une chose. 
Exemple de la contraction négligée: i:^^Js^ (direkhti est) 
c'est un arbre. 

En poésie on prononce quelquefois la voyelle originaire 
dans la dernière sorte de contractions. Ex. JU«^tjp Cazâbiyest) 
c'est une affliction au lieu de 'azâbist. 

$ a* 

Après un Hemze, «1^1 (^^0 ^^ change ordinairement en 
Jwii O^ft)» «* Hemze disparaît. Ex. JwUy^ (djezîre-Ut) 
fï y aune île au lieu de J^l ly^ (djezîre^i est) C^ AjuU^ 
(tâ-^e-ist) il y a une nation pour J^l »^blU (tâ-ife-'i est). 
Mais on trouve aussi le Hemze conservé, et dans ce cas on 
retranche V Elif. Ex. Jw *Mi 1> (tar^ke^ist) il y a une mi- 

m t» 

thode pour C^\''èLjo (tar^ke-i est). 



Grammaire du ttyU pernan, 107 

Dans les mots terminas en a muet on trouve quelquefois 
cette terminaison retranchée et suivie de J..^. Ex. J^^JloL» 
(iàfendeêtj c'est un tisserand au lieu de C^l^juil (bâfende 

m 

est), ,' H> ■ (bnrehnest) il est nu an lieu de C^\ àJky 
(hurehne est). 

Les pronoms à^^ (Trt^ et i^ (tchi) perdent leur finale 
devant la troisième personne du singulier , quelquefois aussi 
devant les autres. Ex. " , X" (kistj gui estait? J,,».^ (tchistj 
çu'est'-ce? tf^ (tchiyim) que sommes-'nûus ? 

Quant an reste des personnes, Y Blif se change ordi- 
nairement en ^ après un ^ de prolongation , et le même se 
retranche après un ^ de prolongation , excepte à la deuxième 
personne, où on emploie dans ce dernier cas un Hemze. Ex. 
JÛ#ji^ JU^rfJ {zicht rmtyend) ils sont laids, J^^ (merdi^i) tu 

m 

es un homme. A la deuxième personne on écrit quelquefois, 
après j , un j^ simple. Ex. jy (tuyi) ^y (tu^ij ou jy 
(toAi) tu es. An reste des personnes , ainsi qu^après un ^j 
de prolongation, on emploie aussi les formes régulières. Ex. m\y 
(tu em) je suis de toi. 

An lien de C^\J (tu est) il est de toi ou ton, on dit 
ordinairement C%«J (tust)^ mais la forme régulière est pareille- 
ment usitée. 

Avec ^\ (6) lui, on dit ^^| (àyem), ^^\ (ai), C^j\ 
(est), ^J^ (ôyim) etc. 

Au lieu du présent dressé au §. 32 on emploie anssi 

é 

celui dn verbe défectif sji^ (hesten) pour exprimer le verbe 
substantif être. 



108 Livre second. 

Il se coiyugae coinnie il sait: * 

iwJb (hestem) je suis jfl^jk {hesihnj nous s&mmes 



^JLa (hesti) tu es juJÛJ^ (hestid) vous êtes 

m 

JOb (hest) il est JuLa (hestendj ils sont. 

Eb faisant précéder le verbe sabstantif de la particule 
Al O^eJ ne... pus, on forme le négatif , qni an présent est 
irrégulier, et y dérive les personnes de Tan et Tantre verbe 
substantif, ainsi: 

iwJ (nistem) je ne suis pas ^slmJ (nistim) nous ne som^ 

mes pas 
j (nisti) on -^Ai (ne »i) tu >.\.T...i (nistidj vous n'êtes pas 
n'es pas 

J (nist) il n'est pas y '^ (nistend) ils ne soni pas* 

«• •• 

Avec les pronoms  (ki) et j^ (tchi) le verbe ^JLjk 
(kestevi) se contracte en une manière analogue. Ex. ,imj^ 
(tchisH) qu'es tu? 

$. 36. 
Des impératifs y (^oûj et Ja\j (Mch) ($-31) dérivent 
les deux formes du présent indéfini , qui sous quelques rapports, 
ont encore les significations du présent conjonctif et du futur. 
La dernière déciles est moins usitée. Ces tems se conjuguent 
à la manière des verbes réguliers comme Q suit : 
x^li (hâchein) je suis m y (buvem) je suis 

^\à (hâchi) tu es ^ (buvi) tu es 

Xi^» (bâched) il est jy (buved) il est 

r^l> (bâchim) nous sommes xy (JfuvimJ nous sommes 
ju^li (bâchîd) vous êtes jjy (buvid) vous êtes 

XJm\» (bàchend) ils sont jjy (buvend) ils sont. 



Grammidre du 9iyU persan, ]09 

A la troiefième personne de rimpératif on emploie, outre 
les fermes régulières, encore jli (hâd) , IjI (bâdâ) et ty 
(bevâ), qui signifient également qu'il soit. 

Le reste des verbes substantifs est, dans Piiiflexion, ana- 
logue au verbe régulier. Le même vaut du verbe Oj^ (chudenj 
devenir (§. 31), qui dérive son présent anomal de Timpératif 
jUt (chevj , et se conjugue ^omme les verbes analogues, ainsi: 
^ Jj (chevem je deviens xJ^ (chevim) nous devenons 
jjià (chevi) tu deviens s^Jm (chevid) vous devenez 

M 

^ (cheved) il devient jj Jli (chevend) ilê deviennent. 

Infleûm «rdmaire do verbe régulier. 

S. 37. 

Tout verbe, dont Fimpératif se forme en petranohant les 
syllabes de Tinfinitif Jju (idenj , Jj (den) et J^ O^^J * ^^^ 
régulier. Ex^. 'oXl^y (peresHden) adorer, Z^y (perest} 
etdore, 'oS»\^ (khànden) lire^ 'o\^ (khân) lis, Ji^ 
Pciuchten) tuer, ^^ (kiuch) tue. Ceux dont Timpératif ne 
saurait pas être formé au moyen de ce retranchement, sont irré- 
guliers. Ex. v>>.L (sàkhten) faire, JL (sâz) fiti^, ij^ s 

^ • 

(burden) porter, ^ (ber) porte. Cependant une grande partie 
de verbes irréguliers ont encore des formes obsolètes ou inusi* 
tées d^infinitifs, dont on peut 4^river les impératifs, anomaux. 
Ex. i^^jLà (sâzidèn) au lieu de ,>i^L (sàkhten) faire, !jxi^\j>^ 
Çchâhiden) pour ^JL»\j^ (khâsten) vouloir. 

Ou peut, aux verbes persans, distinguer trois sortes de 
dérivations pour les tem» et les modes: celles de F impératifs 
dont on vient de parler, celles de V infinitif coupé, qui est formé* en 
retranchant le o final , ex. M^t (perestidj , jj l^ (khànd). 



110 Livre êeconéL 

C^ (kiucht) , enfin celles du participe prétérit, qui sf forme 
en changeant le ^ de Tinfinitif en a, ex. àXS^y ^pere^Hcf^J^ 
AjJl^ (khânde) , C^ (kiuchte). 



Dérivatieiui de l'impératiC 

%. 38. 

De Fimpératif dérivent le présent et les participes de ce 
mén^e tems. Le présent simple on indéfini se conjngae comme 
il snit: 
f^y (p^^estem) f adore ^j (perestim) nous adorons 
si^J (p^^^^^) ^ (adores xl^y (perestid) vous adore% 
ju-#y (perested) il adore x2^^ (perestend) ils adorent 

On conjugue de même xly^ (Jchânem) Je Hs, et xsIj 
{kiuchem) je tue. 

Les participes du présent sont les suivans : 

Participe adjectif : ll^y (perestâ) eicForan/. Forme abrégée : 
J^^y (perest). Ce dernier participe a sa forme commune avec 
celle de Timpératif. 

Participe adjectif et verbal: Jll^j:» (perestân) adorant, 
en adorani. 

Participe de Tétat d^habitude: ^jûl^y (perestende) ado* 
rant, celui qui adore, 

enferme de même UJyL (khânâ), Oi>- (khân), OUIy^ 
(khânân), AjûJlji^ (khânende) lisant, et \j:^ (kiuchâ) , Jl^ 
(kiuch) , OUj (kiuchàn) , hX^ (kiuchende) tuant. 

L^inflexion de Timpératif simple ne diffère pas, dans les 
personnes analogues, de celle du présent simple. Ex. SLay 
(perested) qu'il adore, ^j (perestim} adorons, x^y 
(peresHd) adorez etc. 



Gramwwire dn gttfle persan, f ] | 

DériyatioDs de l'ininitif coiq^. 

$• 39. 

De rinfinitif coupé ($. 37) dérivent le prétérit, Timpar- 
fait et le fetor. Le prétérit se forme en lyoïitant à la raciae 
les personnes du présent dn Terbe auxiliaire ;x>y (baûden) 
0^.32) ainsi: 

t^y CP^r^^tidem) /adorai 
fjxl^y CpcresHdi) tu adorer 
X^y CperestidJ il adora 
jtX^j» (peresHdtm) nous adorâmes 
jLijuI^ (peresHdid) vous adorâtes 
j^X^My (perestidend) ils adorèrent 
Obsenratloi. A la troisième personne, J^ \ (est) a été rejeté. 
On forme de même pX\j>^ (khândem) je lus, iS (kinck- 
tem) Je tuai. 

Inflexion de Timparfait : 

jS^j (perestidemi) f adorais 
fjX^My (perestidi) tu adorais 
ij^^^j» (perestidi) il adorait 
^Xl*»jt (perestidimi) nous adorions 
fjxj^y (peresHdidi) vous adorietk 
^XSZ^j (perestidendi) Us adoraient 
MMrratlML La troisième personne du singulier est semblable 
à la deuxième. 

On forme de même ^jû lyL (khândemi) je Usais, 2^ 
(kiuchtemi) je tuais. 

Le futur est formé en faisant précéder Tinfinitif coupé du 
verbe J^^ (khàhem) je veux, présent de ^>L»lj>. (kkâsten) 



lit lÀvre Mteanâ, 

vouloir, qui dans son inflexion suit le paradigme do présent 

simple (§. 38) ainsi : 

jJL*»j» Jb \jL (khâhem perestid) /adorerai 

jul-* y > L>- (khâhi perestîdj tu adoreras 

XZ^y JJb \^ (khàhed perestid) il adorera 

X^j» f«J^1^ (khèhîm perestid) nous adorerons 

jLJL^y JuJbU>^ (khâhîd perestid) vous adorere» 

XZ^y JÛJb Li* (khâltend perestid) ils adoreront. 

On forme de même jj |^ j^ \yL {khâhem khând)je lirai, 

et ^ZjS'jk \À (khâhem kiucht) je tueraL 

ObservatiML Quelquefois on trouve aussi le futur forme avec 

rinfinitif ordinaire. Ex. ijX^y JÛiblyL (khâhend pursiden) ils 

demanderont, i}jJitjj>\^ (khâked chuden) U deviendra. 



DériratioBi dn particqie prétMt 

$.40. 
On dérive du participe prétérit ($. 37} le parfait déterminé 
et indéterminé, le plusqueparfait, Tinfinitif prétérit et enfin les 
tems du passif. Le purCait déterminé se forme en ajoutant le pré- 
sent du verbe auxiliaire ô^y (hoûilen) (§. 32} comme il suit: 
m\ fr> V ' (perestide em) foi adoré 
V \ ",. . (perestide* i) ovlL^jJ^ (perestidesti) tu as adoré 
JLwil àX^jt (perestide est), àXl^y (perestide) ou J^jul-»y 

(peresHdest) il a adoré 
x\ frjwv y (perestide îm) nous avons adoré 
X \ àX^y (perestide td) vous ave% adoré 
X \ AJul- y O^erc^lfdtf end) ils ont adoré. 

Observattai. La variation de la deuxième personne du sin- 
gulier est peu usitée. ^ \ . \ . 



Grammaire ék* ityU persan, \\% 

On forme de même .| ajJI^ (khànde em) fai lu, Ah::^ 
(kiuchte em) fai iné. 

PariUI iidétenBlBé. 
x^U bX^y (perestide bàchem) fai adoré, que f aie adoré y 
fautai adoré. Dans Pinflexios des personnes on conjngne le 
verbe x^U (bâehetn) ($. 36). 

PtnsqnepirfUi 
* jy êXl^y (peremiide boàdem) feus adoré, ^^y m" » i 
(perestide boûdemij f avais adoré*, 

Infinitif prétérU 
'O^y èX^y O'ere^lMfe boûdenj avoir adoré. 
Les tems dn passif se fbrment en ajontant au partteipe 
prétérit les tems dn verbe i)j^ (chuden) devenir ($. S6). Les 
tems que cet auxiliaire réprésente ii Taetif et isolément, indiquent 
exactement ceux du verbe principal au passif. Ex. 

myt àXl^y (ptreêHde .chevem) je suis adoré 
m jû» hX^y (perestide chudem) je fus adoré 
^jXi» àX^j» (perestide xkudemi) fêtais adoré 
X» > tj^ hXié»y (peresHde kkâhem ehudj je serai adoré 

f \ AJut bXL^y (peresHde chude em) fai été adoré 
•jy hXè hX^y (peresHde chude boûdem) feus été adoré 
dJy ^J^ hX:^y (perestide chmde boûden) avoir été adoré. 

De rinleiioii avec des parti€ide& 

$,41. 

Le particule m (mi) ou ^ (hemi) peut s^ajouter & tous 
les tems et modes do verbe, et indiqve Tidée du présent. 

La- particule insépairaMe «^ (bi, buf be), que Ton écrit 
quelquefois a» (be) , se joint pareillement à. tous les tems et 

15 



114 Livre êeeani. 

modes, et sert à donner 4e Tënergie k la signifieftiion. En 
général, on prononce bi, si le verbe commence par mn Fethu o« 
Kiesre, et bu, si la première syllabe contient nn Zamme. 
Ex. ^S^ (bikierd) il fii, ^jC* (biffiârem) je prendê, JoC 
(bugiuftj il dit Mais en cas dVmphase parficnlière on prononce 
aussi be, que Ton écrit soayent ^ (J^^J* Ex* jlL»a« (bebinedj 
il voit, ^jûf Al {bebendemj f attache. 

Quelquefois, on verba prend en même tems les particules 
^ (mi) et c^. Ex. j^L > (^ bibâgedj il convient. 

^ (mij qui précède toujours le verbe , y est quelquefois 

lié, et en d'autres cas il en est détaché. Ex. ùjju (mireved) 

il va , f^^ (migmioûifetn} je dis. ^ (hemi) est tantdt placé 

devant le verbe, tantôt il le soit. Ex. jj><^ (hemireft) il alla, 

> JJL (bibâled hemi) il grandit. 

De l'usage de la partielle j. 

La particule ^ C^O s^^yonte très -souvent au présent 
indéterminé et au prétérit Les cas où elle se joint aux autres 
tems sont assez rares. Le présent indéterminé est par^lle rendu 
déterminé. Ex, x-*^ (pereêtemjf adore, ir*j j (mi perestemj 
f adore mainiemant. Le reste des perionnea se forme comme nu 
paradigme (§. 3S). Ex. ,J^y ^ (mi peresti) tu adores main- 
tenant, jû.i^ > (mtperested) il adore maintenant etc. 

Ajoutée au prétérit défini (§. 39} cette particule le change 
à l'imparfait. Ex. »Ju;^^ ^ (mi perestidem) J'adorais, ^x^y > 
(mi perestidi} tu adorais, jul^^ > (mi peresHd) il adorait etc. 

(tbierfilfon. Cetimparfait est même d^un usage plusiréqaent 
que Timparfait originaire ($• 19). 



Grmmmaite in 9tjfiê persan. 1|5 

Aa passif, ^ C^O ^^ joint au verbe auxiliaire. Ex. àjJLay 

« 

fjSt^ Cp^^sHde mîcherem) je sttis adoré maintenant, ijul*» y 
H^i< Cp^^^^^^^ nàchudem) fêtais adoré. 

Exemples de combinaisiMis d^nn usage riu*e: 

2iSlè Cmiguimftemi) Je disais. 

'o\Xj^ (mtdâm) sache mainienani. 

m 

FhuqupifMt 
•1 ^Lf/u (mîresànîde em) f muais apporté. 

le l'usage de k partmle s^. 

g. 48- 
La particule <^ {g. 41}. s^emploie le plus souyest pour 
le présent indéterminé, le prétérit défini Bt Fimpératif. Ex. 

i^j^ (hipetestemj f adore 
pX^jià (biperesttdem) f adorai 
C^,,0èjKà (hiperest) adore. 

Exemples de combinaisons moins fréquentes: 

tepareat 
igiC (buguiufiemij Je disais. 

ParflOt 
i,V>,::>U (bidàchtest) il eut eu. 

Parbtt MétffiM. 

J^l àXj^ {budjumbîde hâched) il se sera mu. 

• •• • • 

* 

iint. 
ij jjk!^ (bikhâhtd refi) il ira. 



110 Livrt »ec«Hd. 

Da verbe Dégatil 
$.44. 

Le négatif est formé en faisant précéder le verbe de la 
particule aï C^^J ne... pas, qui est toujours rendue par la 
lettre inséparable ^ C^^J* Dans les dérivations simples elle 
est immédiatement liée au verbe* Ex. 

f^j^ (nepereêiem) je n* adore poê 
^jul*»/o (neperesUdem) je n* adorai pas 
J\ txl^jC (neperestide em) je n^ai pas adoré, 
jul-j^ >\f^ (nekhâhem peresHd) je iC adorerai pas. 
Au passif, la particule négative s^ajonte au verbe auxiliaire. 
Ex. jûj ft,v" y (perestide nechudj il ne fut pas adoré. 

Si la particule ^ C^O entre dans la formation des«tems, 
c^est celle-ci qui est précédée du négatif. Ex. x\jlx O'^^'^ilu- 
vânetn) je ne peux pas, i_*ir-^rû jc (nemichinàkht) il ne com^ 

m 

prenait pas , ùyt j^ C^emi numoûd) il ne montrait pas. En 
poésie le négatif s^ajoute quelquefois immédiatement au verbe* 
Ex. fCljJ > (mi nedânemj je ne sais pas. 

A rimperatif, le négatif est tom'ours exprimé par • (me). 
Ex. J.M«i/u (meperesi) n* adore pas, 'o\jfi Çmekhân) ne lis 
pas, ^J^ (mekiuch) ne tue pas» 

Observation. Le négatif ne sVmptoie presque jamais avec la 
particule i^. Ex. tùy^J (nekuswide) il n'a pas touché. 

De l'ioflezioii des verbes ccmposés de prépositions. 

$.45. 

Les verbes composés de prépositions comme jj (der) dans, 
j (^^^) sur^ j^ (furoû) sous etc. se conjuguent selon le 



Grammmire du $tiffe persati, 117 

paradigme dans les dényations simiiles. Lorsqu'ils prennent des 
particules, celles-ci se joignent au verbe primitif, tandis que 
la préposition en reste détachée. Le même se fait au négatiL 
Ex. ^yia\^y (berkhàsten) se lever, fjy>-y (herkhyzem) je 
me lève, py^y (bermikh^zemj je me lève maintenant , yisLy 
(bermekk^z) ne te lève pas, «^^UCy {bemekhâstj il ne se 
leva pas, C>J^*Ujj (dermùnden) être faible, jJlrjJ (der'- 
bimândj il fut faible. 

m 

ObsenratlOB. La construction avec des particules, excepté 
celles du négatif, est peu fréquente dans les verbes composés 
de prépositions. 

Des aiMUulies Mvhmiiqiw de la coijngalMn. 

$. 46. 

Dans les verbes qui commencent par un 1, cette lettre est 
changée en ^ toutes les fois qu'elle est immédiatement précédée 
de la particule «^ ou de celle du négatif. Ex. 

C>jw| (âverden) apporter, forme énergique C>->wL (btyâ" 

verden) 

C>->;— il (efsurden) se flétrir, ,>^JL» (btyefsurdj û se flétrit 

i^-Vl)' (^^den) valoir, ^jj^ (neyerzed) il ne vaut pas 

O^Uftl (ufiàden) tomber, ^\:xJ (neyuftâd) il ne tomba pas 

OjlJL^jJI (endickiden) méditer, ^JÛ^ (meyendich) ne 

médite pas 
0^ji/\y C^^^ efroûkhtenj allumer, jj^yu^y (ber meyefnûz) 
n^ allume pas. 
Les verbes qui commencent par la voyelle Kiesre con- 
servent VBHf Ex. OjLLiI (istàden) être debout, 1^\, 
Cbi'istem) je suis debout 



Itg Lwre iecond. 

* 

MMerfitfoiL Chez les |K>ètes oi» trouve quelquefois que la 
particule du négatif se contracte en une seule syllabe prolongée 
avec un iS/qf pourvu de Medde. Ex. C>Jul (âmeden) venir ^ 
juli (nàmed) il ne vint poê au Hem de la Urme ordinaire 
JuL (neyàmed). 

m 

Si la première syllabe d^un verbe est brève, sa voyelle 
peut être supprimée daas la prononciation tovtes les fois 'que 
les susdites particules précèdent immédiatenent. Ex. ^ - 
jujCi (binguierid) il regarda pour Uniguierid 
jJlX Çbikêiledy il arrache pour bUcieeiled 
mj^ (buchmerem) je compte pour buchutnerem 
m\ àù\^ (nenhâde em) je n*ai paè mis bas pour nenihâde em 
^jjSS (negzered) il ne pà»0e pas po«r neguùaered. 

La racine du verbe '0^}^\ (âverden) apporter, qui est 
jy\ (âeerji peut être contractée en j ] (ârj. 

Des veibes irrigiiliera. 

$. 47. 

Dans les verbes persans, il n^y a que Timpératif et les 
temps dérivés de ce mode , qui puissent être irrégullers (^. 37). 
Ces anomalies sont les suivantes : 

Les verbes qui finisseut à Fiiifinitif eA 0^1 (âden) s^atig- 
mentent d^un ^, qui, par vole de contractioii, peut être rejeté 
à rimpératif et au participe abrégé. Ex. C>3LS^ (hiuchâden) 
ouvrir, 4^Uj (hiuchâi) ouvre, ouvrant (forme contractée U3 
kiuchâ) àXj[^ (kiuchâyende) ouvrant, x{^ (kiuchâgem) 
j^ ouvre, ^\iS (kiuchâ'ij tu ouvres etc. 

L^infinitif ijù^ (o^id^J se change pour Timpératif en ^\ 
(ai), terminaison dont le ^ peut pareillement être retranché. 



Grammûire en êt^le persan, 119 

Ex. Jjjc; {pehnoûden) mesurer , ^W; (peimâij mesure, ijjy^ 
(soûden)' toueher, ^L^ {^ài) touche, ijùy (numoûden) 
montrer, ^U^ fnumâi) montre. Formas coatractées W^ (peimà), 

m 

U Oâ), If (numâ). 

Duis cevx ^ i Tinfiaitif se terminent en ^y»^ ^hten) 
le ^ se change en j . Ex. ^>ïï£j (r^khten) ré/tandre, Jij O^J 
répands, v>Ji-lj (bâkhten) jouer, JU (^âs^ Jot*^, cr^^j-^ 
(dipâkhtenj coudre, J^j (dQÛ%) couds. 

Laî terminaison de Tinfinitif Jo (ften) se change en «^ , 
et si la voyelle, qni précède, est brève, on y igoate encore nne 
lettre de prAongation. Ex. ^U:^ (chitâften) se hâter, ^\::i» 
(chitàb) hâte-toi, ^yij (Vn^ten) balayer, s^^ (roûb) balage. 
Dans la plupart de ces verbes 9 la voyelle de Tinfinitif est brève 
en vertu d'une contraction. Ex, Cy^^^ (fi^^ft^^) ^^ v>V* 

M 

Cfiriften) tromper, ^j\i^{ktoûfien)'Ou jïiT (kiuften) écraser. 
Impératifs: ^^ CfiribJ s^^ (kîoiib) 

Izce^tlin. Les verïïes Jii\^ (bâften) tisser, Ji^ (kiâf- 
ten) ou ^l5i (ckUciâften) feindre , J^^ fchukioûften) fleurir, 
^t C/^iJ^ (kîuchoiêften) dissiper se conjuguent régulièrement. 

Dans les veines en ijc»\ (âekten) le^ se change euj* 
Ex. ^JCè\j (dâchtem) avoir, j\ù (dàr) aye, ;jCa€ semer, ^ 
(Tci^) sème. 

Le» verbes fui se finisaent en ^>Li (sten) et j<^ (isten) 
rejettent ces terminaisons k Timpératif. Ex. ^><«j]j (dànisten) 
savoir, jU C^^) 9€u:ke, ^Ji^y^ C^iguieristenJ regarder, 
Ij (niguier) regarde. Les racines qui après ce retranchement 
se terminent en 1 de prolongation, peuvent prendre un ^, qui s'em- 
ploie toujours aux formes dérivées. Ex. <>û»]^ (pirâsten) orner, 
U, (pirà) ou ^\^ (pirâi) orne, A/^ (pirâyem) j'orne. 



120 Livre êeeond, 

Sî après ce retranchement il ne reste qu^nne seule lettre, 
on ajoute un a 9 en cas que sa voyelle est Fetha* Ex. ^>L»^ 
(djesten) sauter, a>> (àjeh) saute, A^ (djehem) je saute, 
^JL»j (resten) libérer, a> (reh) libère, ^j (rehem) je libère* 
Si la yoyelle de la lettre isolée est Zamme on ajoute ^ j qui 
peut pareillement être augmenté d^un ^. Ex. ^>L«,.>. (djusten) 
chercher, y>. (djoû) ou j^ (djoûi) cherche, x^ (djoûyem) 
je cherche, ,>Li» (chiisien) laver, y» (chou) ou ^y^ (chaûi) 
lave. S^il y reste une lettA pourvue de Kiesre, on ajoute ^. 
Ex. ^JL»j (zisten) vivre, ^j (zî) vis. 

Exception. Le verbe Cr^J (ristenj, lorsqulPa la signifi- 
cation filer, se conjugue rëgmlièrenent. 

Verbes d'une irrégularité particolike. 

g. 48. 

Dans plusieurs verbes Timpératif diffère entièrement de 
rinfinitif usité, en sorte que les règles ae la formation anomale 
n^y soient pas applicables. Cependant - Tobservation faite au 
§. 37 trouve encore ici son application partielle^ plusieurs 
impératifs étant dérivés de formes d^infinitifs obsolètes ou peu 
usitées. Ex. !jjj^\y>^ (khâhiden) pour lequel on emploie ordi- 
nairement 0^\^ (khâsten). Dans ces cas ce sont les i^ni- 
tifs plutôt, qui soient devenus irréguliers. Les verbes d^une 
anomalie particulière sont les suîvans dans Tordre alphabétique: 
Influltfft. Impératift. 



O^tdl (uftâden) tomber J^| (uftj 

CÂ^i/' (efrâchten) élever j\^\ (efràz) 

^jbil (àferîden) créer iX/^' C^f^''^^) 

ôJul (âmeden} venir ^\ (âij ou \ (â) 



Gratnmaire du style persan. 



121 



bifliiitli)!. 


ImpératffiL 


c>->l::^l (îstâden) ou JjLL-iI 


Z^\ (îst) ou C^\ (istj 


(istâden) être debout 




j^ii^jL, (pezîreften) recevoir 


yjx* (pezir) 


'^j^y (burden) ^porter 


y (àer) 


Ojû* (bendenj lier 

• 


jûi (bend) 

• 


i>jy (boûden) être 


y (boù) on ^l (bâch) 


ù^Y* (p^csten) joindre 


Jb^ (peivend) 


'OXs>^ (tchîden) cueillir 

m V 


,J;4^ (tchin) 


^yi^\^ (khâsten) se lever 


•• 


^JL>\j>^ (hhâsten) vouloir 


»1^ (khâh) 


'0^\^ (dâden) donner 


*j ^rfiA^ 


i^jiij (diden) voir 

m 


•• 


ù^J (reflen) aller 


^ (^^) 


ô->J (zeden) frapper 


'Oj (zen) 


^>guf (suften) percer 


ww (sumb) 

• 


ijjj^ (chuden) devenir 


y;» (chev) 


^JiSs^ (chikiesten) rompre 


jCîi (chikien) 


^J^ôX^ (chinâchten) - con^ 


^^\1^ (chinas) . 


prendre 


• 


i>^^ (chunoùden) on ^^a.;,:» 


^ (chinev) 


(chiniden) entendre 


* 


!jùJS' (ghounoûdenj som^ 


jlc (ghanev) 


meiller 




O^t-j^ (firistâden) envoyer 


C^J, (firist) 


O^jy (furoùkhten) vendre 


J'i} (f^^o^ch) 


Ô^X (l^^^^^^^) faire 


^ CktunJ 


v^Jô^ (guiriften) prendre 


jf (guir) 


O^y ^(grtiiusirfenj choisir 


^^ (guiuzinj 



16 



122 



Livre êeeand. 





taflnittft, 
(kiusykhten) on ^ 
(TcîusykhtenJ arracher 
^;J^Jù (guiuften) dire 
i^jLj (kienden) creuser 
!j\^ (murdeny mourir 
^jL^ (nichesten) s*asseoir 
^jL^y (nuvisienj ou <>C»J 

(nuvichten) écrire 
'Où\^ (nihâden) mettre 
(j^ (nuhuften) cacher 



J^ (kiesîl) ou J, 



(kiesil, ffuiusulj 
iSy (guioûi) ovi^(guioû) 
OlT (kiân) 
j\j^ (mir) 
v>CJ (fUchin) 
^y (nuviê) ou ^y (nu-- 
vich) 
^ (nih) 



^^ (nuhb) 

« 

Obsenration. Les verbes composés se conjuguent comme les 
simples. Ex. O-ul^ (P^t âmedenj se relever, ,>ûil^j.> 
(derkhâsten) demander font leurs racinesj ij\ y (ber ai), 
*\à.jj Cder khâh). 



CH.\PITRE CINQUIÈME. 

Des adverbes. 

§.49. 
Les adverbes sont dWigine ou arabe ou persanne, plu- 
sieurs aussi de Tune et de Tautre. On y peut en outre distinguer 
les expressions simples et les composées. 

Exemples d^adverbes simples persans: 
'oJ^\ (eknoùn) à présent 
;j L-(^ (hemân)" aussitôt 
I si (ferdâ) demain 
^^ (di) hier 
jyjb (henoûz) encore 



(hemiche) toujours 
Û (hâlâ) dessus 
j^ (f^^oû) dessous 
L>jj^ (deroûn) dedans 
i>j^ (iiroûnj dehors 



Grammaire du style persan, 123 

Les composés sont oa simplement composés, on contractés 
on altérés. Ex. 
\J^\ (indjâ) ici de ^ \ (în) ce et U (djâ) Heu 
UÏ (àndjà) là, de jT (an) celui-là et W 
^j^ (ker guiez) toujours , de ^ (her) chaque et jS^ 
(guiez) fois 
\X (kiudjâ) où? ie ^ (ki) quel ? et U (djâ) lieu 

m • 

Aiii^ (ichiguioûne) comment? de ^^ (tchi) quel? et aJ^ 

(guioûne) manière 
'ij\^ (tchunàn) ainsi, de 0^« (tchoûn) comme et ^) (^<in^ 

Une grande partie d^adverbes persans sont des adjectifs, 
qni n^ont perdu cette qualité que par leur position. Ex. 



j^ (zoûd) vite 
^y^ (hemin) seul et seule^ 
ment . 
\ (àheste) lent et lente- 
ment 



-iJjiil C^ndek) peu et un peu 
JLj (pichj de devant et 
d'avance 

lt^ Cp^^) ^^ derrière et 
après. 



D^antres sont des substantifs. Ex. ^Iji^l» (hàmdàd) le 

m 

matin, aICU» (chàmguiâh) le soir. 

Plusieurs de ces adverbes sont susceptibles des préposi- 
tiens comme s^ f^O^^j' (^^) ^^f J^ (der) dans. Ex. W^jl* 

(bedîndjà) ici, à cet endroit, iXjl (ez kiudjâ) d*oà? ^lijj 

« • 

Cder bùlâ) en haut, \Jl\j^ (der ândjà) là. 

Ceux qui sont originairement des adjectifs s^emploient aussi 
aux degrés de comparaison. Ex. Ji^^j (zoûdter) plus vite, JiL* 
(pichter) plutôt. 



124 



Livre second. 



Adverbes d'origine arabe. 

§. 50. 

Les adverbes d^rigine arabe sont tantôt des particules in- 
déclinables et des noms mis à Taccnsatif (I. , $. 65) , tantôt ce 
sont des locations particalières. 

Exemples d^adverbes véritables arabes: 



Jj (beli) oui 
U4 (ma~en) ensemble 
ULid (kat'-'^en) absolument 



(khousoûsen) priU' 
cipalement 
IdU;! (itHfâken)par hasard 



La plupart de cette sorte d^adverbes sont plus usités avec 
la voyelle simple prolongée. Ex. 



iW (hâlâ)ovL\:^\s>,(hàUyâ) 

à présent 
Irb (dâ'imâ) toujours 
UiL (sâbykâ) autrefois 
\jL>-l (ahyânâ) parfois 



3ll» (meselâ) par exemple 
L^iC (takhmînâ) vraisem^ 
blablement 

m 

UIp X§^àlibâ^ pour la plu- 

m 

part 



Une grande partie de ces adverbes s^empIoijBnt aussi au cas 
primitif, et alors leur forme ne diffère pas de celle des noms 
dont ils dérivent. Ex. 



A> (dâ-im) toujours 
jliJl (ittifâk) par hasard 
Ip (^âkybet) enfin 

m 

j \^ (tekrâr) de nouveau 



iS^^j^ (zaroûri)nécessaire' 
ment 

(moukaddem) d^a- 
vhnce. 



f 



Exemples de locutions adverbiales: 



aI^Ii (bildjumle) en 

* • 

général 
5^5j-ûJli (bizzaroûrej né" 
cessairement 



• ^i (lâdjerem) sans 
doute 
aLùJI Jp Caleighafte) in- 
opinément 



y^ 



il 



Grammaire^ du style persan, 1^6 

aJp il# (binâ^en'alei-hi) 1 JLj \S (kiemâ yemba* 

conformément à 
cela 
U S^ IpjU (tav^en ve hier- 
hen) bongréy mal'' 
gré 
Olî^lT (kiemâ kiâne) 
comme aupara- 
vant 
J^\S^ {kiemâ htye) 



ghy) comme il 
faut 
\ (âkhyr'ul^'emr) 
enfin 
è^\ (el kyssa) bref 
en un mot 
Lj^«iU>*L (vùhyden bade 
vâhydin) t un 
après l'autre. 



ainsi qu'il est 

On y emploie quelquefois des liaisons. Ëx. wo Jup ('anka- 

• w^ 

ribj dans peu pour w*»i /^. 

Adverbes composés. 
S- 51. 

D^autres adverbes sont composés de mots arabes et persans. 
Exemples où le mot persan précède Tarabe : 

jji sji/" (heminkader) seule'- 
ment 
àJ^jù (der khoufye) se- 
crètement 

•^-Pt5 ^ (^^ vudjoûd) prin- 
cipalement. 



j\ (ez 'akabj après 
jyy (ber fevr) inces- 
samment 
UTI ^j^ (derîn esnâ) en at- 
tendant 
jU-j^ (der hâl) aussitôt 

Quelquefois, le mot arabe prend la terminaison du cas 
oblique Ij, ou bien Tarticle persan. Ex. IjUaï ( kazârâ) ou 
J^Uul (ittifâkrâ) par hasard au lieu de •UaJ (kazâ-en), qui 
est également usité, et lîliJl (ittifâkcn), "i^ (chimme-i) un 
peu, iv"--» (musry-'y) prowptement. 



126 



Livre êeeond. 



. Exemples où précède le mot arabe: 



■S\j\ 



ryy\^ Cbinàherin poar 6t- 
nâ^en berin) coti" 
formétneni à cela 
Un certain nombre de locutions adyerbialeâ sont des mots 



(ba'd ez an) après 
cela 
jir^» (âkhyrkiâr) enfin 



persans ou des répétitions. Ex. 
yj^ j\jl (ezân pesj ou 

pegj après cela 
i^ JY^ j\ C^ behri ichi) 
pourquoi? 
WCU. (djâhedjâ) par^ 

tout 

Plusieurs de ces expressions seront citées dans la partie 
étymologique. 



iW-U^jU* (tchârunâtchâr) 

bongré, malgré 
OUj ôUj (zemân zemân) 
de tems à tems 

^jJ\^jJl (endek endek) 
peu à peu. 



CHAPITRE SIXIÈML 

Des prépositions. 
%. 5a. 

Parmi les mots qui appartiennent à cette partie du discours, 
qûelquesnns sont des prépositions simples, d^autres des ex- 
pressions composées. Les prépositions simples sont ou origi- 
* naires ou dérivées. Celles de la première classe sont toutes 
d'origine persanne. Ce sont les suivantes : 

l (bâ) v^ (be) ou a* (be) ^ (T)er) sur 

• • • • 

avec 9 à, par j (bi) sans 

Jl (ez) ou J (zi) de, par J>» (djuz) hors, excepté 
jj (der) j jj I (ender) dans U (ta) jusque 



Grammaire du style persan. |27 

Toutes ces prépositions restent invariables et se constraî- 
scnt avec le nominatif. Ex. Ipj^ (bedou-^âj par la prière, 
j^j\ (ez chehr) de la ville j \^^^j^ (der sahrâ) dans le 
champ, JLÂ*»I y fé^r uchturi) 'sur un chameau, wol^ J 
C^i ghâyet) sans fin. 

s^ (be) se change en j^ (bed) devant quelques pronoms 
(§. 22 et 27). En poésie on substitue quelquefois Ll (ebâ) 
à L (bâ). Ex. h\Z»\j\ (ebâ chah) avec le roi. 

'j\ (ez), j (zi) , jù (der) et ^ (ber) font disparaître 
VElif des pronoms ^1 (o) et ^| (in). Ex. jj| (ezâ) ou^J (zô) 
de lui, ^ù (derô) dans lui, ^ (ber à) sur lui, ^j\ (ezîn) 
ou 'yj (zîn) de ceci, ^yj^ (der in) dans ceci, r^y (berin) 

m m m • 

sur ceci, j (zi) perd quelquefois sa voyelle devant un | prolongé. 
Ex. !j\j (zân) de celui-là pour %i an, o\£^\j (zâsumân) 
du ciel pour zi âsupiân. 

En poésie on emploie quelquefois y) (^é>&er) au lieu de y (ber). 
Ex. è)S^jj y \ (eber rezmguiâh) sur le champ de la bataille. 
j (bi) se lie souvent à la première lettre du substantif. 
Ex. iJLi (bibâk) sans crainte. 

Prépositions dérivées. 

%. 53. 

Parmi les prépositions dérivées persannes on emploie le 
plus souvent: 



^y (nezd) ou JLj^Ji (nez- 
dïk) auprès (originaire- 
ment proche) 

y^ (soû) vers (originaire- 
ment côté) 



JLj (pîch) devant 
^4j (pcs) derrière 
y j (zîr) sous 
^y (guird) autour (orîgi- 
nairementct rconférence) 



128 Livre second, 

ôU (miyân) au milieu ^ (behr) pour, à cause 



O^^ (dertrân) ou O^jjJl 
(enderoân) flan» 



(ori^naîreraent portion^ 
sort) 



\j (hcrâ) pour, à cause. Cette expression semble être 
composée de v^ (he) à et \j (râ) forme altérée de aIj (râh) 
chemin; toutefois elle est regardée comme simple, car on lui 
attache de nouveau la préposition j\ (ez). 

Ces prépositions étant des noms ou des adverbes, elles 
prennent toujours la terminaison du rapport du génitif, lorsqu'elles 
se joignent aux substantifs ou aux pronoms détachés. Ex. ^1 jy 
(nezdi ô) auprès de lui, ^>uj ^ j (zîri zemîn) sous la terre, 
jUS^^y-> (»oùi Icienàr) vers le rivage, Ol^l jU (miyâni 
tchân) au milieu d'eux. 

Elles prennent quelquefois les pronoms afilxes. Ex. ^sl*» 

(pîchem) devant moi. 

Les prépositions arabes, qui appartiennent à cette classe, ne 
s'emploient guère isolément. Les plus usitées sont les suivantes: 
JiU (klnjlàf) contre j ^^ CyvazJ au lieu de 

..Jip Cakab) derrière, après J Jo (bedel) au lieu de 
ji.b (dâkhyl) au dedans de ^jU- (khâridj) au dehors de 
Elles se mettent au rapport du génitif comme les antérieures. 
Ex. JIJiU (khylâfi an) contraire à cela, ^yjt^\^(dâ' 
khyli kavm) au milieu du peuple. 

Prépositions composées. 

§.54. 

Les prépositions composées se forment en faisant précéder 
les termes originaires (§. 52) aux dérivés. Exemples o4 les dérivés 
sont des mots persans : 



ChrawMMiire eu sfyle perwn. ]29 



^2-1 ^j (der pich) devant 
^jj (der pes) derrière y 

après 
j^j\ (e% behr) et b jl (e% 

berâ) à cause. 



jj (bezîr) au dessous, 

sous 
ù}i (T^enezd) auprès 
^ (besoû) vers 
jH (bedjuz) excepté 
t>l^>> (der miyân) au mîKeu 

m 

En les employant on les met pareillement au rapport du 
génitif. Ex. U^ oU* >> (der mtyâni chumâ) au miUeu de vous, 
jUl^ la^ cJI/' j' (^ berâ-'i zabty memâlik) pour la domina-- 
tion des empires. 

On forme encore des prépositions avec le mot ^^ (9^^) 
tête, qui lai -même perd ordinairement sa signification, tandis 
que celle de la préposition originaire est conservée. Ex. -^ jl 
C^\j (e% seri firâghat) par loisir, j\yj> ^ y (ber sert 
divâr) sur la muraille, ^y^j\^j^ (beseri tchârsoûi) au 
marché. 

D'autres se forment en faisant précéder les prépositions 
simples d'un adverbe arabe ou persan. Ex. j | Jia (pîch ez) avant, 
j\ Oju (ba^d ez) après, j\j\àù (bighair ez) hors, excepté, 
j\^ (bvnâber) pour, à cause de, dérivé du mot arabe L (bina) 
abréviation de -U, (binâ-en) conformément. Dans la construo- 
tion elles restent invariables. Ex. ^^Ui I c JJd j 1 ^1^ (pîch ez 
touloû^^y âfitâb) avant le lever du soleil, jj. cJs^ jL 
(binàber maslahatt vakt) à cause des affaires du tems. 

Prépositions composées de noms arabes. 

$. 55. 

Les prépositions composées de noms arabes sont très-nom- 
breux. Voici des exemples des combinaisons les plus usitées: 

17 



7i 
n 



jj0 lAtre second* 

de w^W (djànïb) coté, dérive ^JU (bedjâttib)€UcSté,s^\^j] 

, • •* • • 

(es djànib) du câté 
^ ^ U (taref) câté „ sJJ^ (betaref) au câté, vers 

^J^j\ (e& taref) de la 
part, du 

(djihet) cèté, j, C^ (be^ihet) C.^'j\ (ez dji-^ 

• • • 

manière ï^t) à cause, à regard 

(hasb) compte, „ w.^^ (bebasb) ^^..^ y f 6rr 

• • • • 

égard hasb) à t égard, selom 

^\, (bâb) porte ^ yji j^ (der bâb) en fait 

• • 

J^ (hakk) droit „ J>.>i (der hakk) à Fégmrd 

^ (vedjk) face, „ io^y (bevedjh) to^j j Chef 

moyen vedjh) moyennant 

^Ac Cakab) talon ^ wJt jl (e%'akab), wJ^p^ (ber 

^akab) de derrière j qu der^ 
rière 

^ J^ (khylâf) con- ^ *^^y^ O^^ khylâf) contre 
traire 

y^ O^ukàba) op- „ J^lit>«> (der moukàbU) à topp^ 
posite 9ite 

M èLMu (moukâbele)op- ^aLILi>> (der moukàbele) à Top- 
position posite 

C^ (taht) partie de y^ cJLj (ber taht) au dessous 

dessous 
\::\ (esnâ) ittter- „ \:^\ ^ (der esnà) entre, pendant 

vtxUe 
» Jly*" Ok^v^O environs »J !>>.>> T^'»* havâli) autour 
ji>U (menzite) habUa- „ aIJv (bemensUe) au Heu de 
/ion, dignité 



Grawnmûire Ac Htfh persan, ISl 

de aLaiIj (vâsytej, dérive aLuLi (bevâsyte) moyennant 

moyen, milieu 
f) aL«*3 (vestle) raiêon, ^ AL**y (hevesUe) à Taide de 

aide 
9) ^jAJu Cmoukie%à)ea^ ^ ^^e^^^ (bemaukteza)y^j!AJuj\(ez 

geance monkteza) ^^.^juy (l^er 

moukieui) en vertu de 
^ J-«-d* (sebtlj chemin, ^ J— »_y (bersehU)par,engui9éde 

m ^ • • • • 

IftMi nisbet) quant à 

jf 4.««Ky» (maûi^ibj né' ^ wo^v (^^^ttioA^'tft) à^foi» 

,) ^j^ CV^^^*^) <fî«fca- „ âj^>> O'^ *ywts) ccu lieu de, en 

lent,ré€(Hnpen9e récompense de 

j) JJud (oaded) pro^ „ xx^^ C^er saded) sur le point 
chain, propoo de. 

Toutes' ces expressions sont mises au rap|N>rt du g^ënitif, 
Ursqu^elles s^eM^oient comme prépositions. Ex; OLi ,^.,^j>^y 
(her hoêbi fermânj selon Tordre, tj)^^ »jJi*lîu>> C^er mon-* 
kàbele^i den^âze} à F opposite de là porte, sj^\di fjliSj^ (der 
ésnà^i muhAoere) pendant là conversation, 'o\ ^^^^kc O^e^^ 
meukie%à^i an) conformément à cela. 



Vit 



Livre êecêntL 



CHAPITRE SEPTIÈME. 

Des coiyonctionst 

§. 56. 
Les conjonctions sont on simples, on composées on des 
locutions particnlières. Parmi les simples d^orig^ae persanne 
les pins usitées sont les suivantes: 



^ C^eguier) mais, seuler 
ment, excepté 
h (né9 ne, ne pas 
J,"^ (Tciàch) on ^^(kiâch-^ 
kg plûi à Dieu que 
U Oà) jusque, afingue 
j (we, u, vu) et 

L CyàJ où 

m 

Jii (niz) aussi 
^ù (dîguier) encore, plus. 
ttbMrfilltis. *A3 (7ârin> semble être altéré du mot arabe 
^^ (làkin). ^ est une particule également arabe et persanne. 
En général, on prononce ve dans des phrases détachées, et ti 

{roû% 



\ (kiei) comment? quand? 
^\ (eguier),J^ Cff^^) o« 

j\ (er) si 
A (tchu) ou 0^ C^choûn) 

lorsque, comme 
]^ (zirà) car 
jÛ (lïk) ou >^^r^ (min) 
mais 
i^ (hem) ensemble 



entre deux mots strictement liés ensemble. Ex. 



^->J-^ 



tt cheb) nuit et jour. Si , dans le dernier cas , le mot précédent 
se termine par une voyelle, on prononce vu. Ex. AÎjC^ • ^;^é^^ 
(sehze vu chukioûfe) verdure et fleurs. 

iT (ki) que a sa forme commune avec le pronom relatif » 
(ki) qui, et sa signification ne peut souvent être connu que du 
sens de la phrase, il produit les mêmes contractions que le 
dernier (J. 28). Ex. ^j^(kîn) que celui-ci pour ^y\^ (Tciin), 
o/ (kiât) qu'il te pour ol ^\ ^ (ki â et). 



Cframmaire -eu stylé persan» 



133 



^ ve fait quelquefois disparaître VEHf du mot smyant, et 
se contracte avec cette lettre, si elle est marqaée da Medde. 
Ex. ^^ (vin) et celui-ci ponr ^^\^ (ve in), ùlj (vân) et 
cela pour 'o\ ^ (^^ an), j^ (ve%) et de pour j\^ (ve e%), 

Parmi les conjonctions d^origtne arabe, qui, dans leur 
ferme actuelle , représentent des expressions simples, on emploie 
le plus souvent: 



U1 (emrnà) ce qui regarde, 

or, mais 
il (mà)iiJii\^(veinà)8inon 
Jj (bel), mais, plutôt 



%^\ (aslâ) jamais 

u^ C^j^b), particule inter- 

rogative 
jG (làkki) mais. 



Des cMiiJonctioiis coiqioséM. 

S- 57. 

Les conjonctions composées naissent par des combinaisons 
des termes simples entre eux ou avec des pronoms et adverbes. 
j C^^) y précède toigours , tandis que A (ki) et è^ (tchi) 
sont toujours placés à la fin. Ex. 

Jl" (iâkiei) jusgu' à 
çtiand? 
jS^^ (tchoûnki) puisque 
^l;;>. (tchiràki) puisque 
iSjyj (zirâki) car 
jISj \^ (tchunânki) ou a^^I»^ 
(tchunânichi) ainsi 
que 9 autant que 
^\X^ (tckendàmki) touies 
le» foi» que 



J3 , (veWHn) jU , (velik) 
OU Jj (veli) mais 

(ve eguier) 
à^^\ (eguiertchi) ou èc^^ 
(guiertchi) quoique 
iSl" (^fâAfO ou UiT (kitâ) 
afinque 
è9^\i (tâtcki) comme , en 
quelle sorte 



134 



fverichi) ^t quoique j 
contracté de ^b^^ C^e 
eguiertchi) 
(hertchend) oa iTjû 
(her iciiend ki), bien 
que 
^xXjk (ker kiudjàki) en queU 
que endroit que 



Livre- second. 

m 

dis que 

yâki) comme si 
(hemUckuJ e&mme. 




comme m 



iCSyL C^inâberânki) parce- 
que. 



Toutes les ooDJoiictioDS de ei-dessns sont de Mttire per- 
sonne. Un certain nomlire se combinent aussi avec des mots 



arabes. Ex. 

^X!L (belki) mais, ptu- 
tôt, peut-être 
^\j\jMi (ba'd exâttkQ de» 
que 
iT^A» Uf (bemesàbe^i kt), l; 
^^\U (ta bemesâ^ 
be^i ki) autant que 
iT^JLl^ (behaisijeti kij ati- 
tant que 



iSs\A Cànànki) au tems 
que 
jCIjU (màdâmki) tandis 
que 
iTj^j L (bàtmdf&ûdkt}prin» 
cipalemeni, paree^ 
que 
^\^y (farzàki) sup p os é 
que. 



CHAPITRE HUITIÈML 

De la formation des mots. 

D«8 101118 d'Hniti; 

%. 58. 
Eb attachant an » muet à la fin des mots d'origine per- 
sanne , on en forme des noms d'onîté. Cela a Uen prkic^Nilemflnt 
aux sabstaatif». Ex. «>L»^ (roukhsâre) J9ue, tj\A(àvâse) 



€hr ammaS r e -ém M^fie persan. ||( 

voix, ju^l (espej ckev€^, desnoiiLBoriguiatres^LdL) (rùukhsâr), 
M t (àvât), wMifl C^^P)' C^s formes iodiqneot oa Tiuiité dt 
la ohose sigaifiëe, ou celle de Tobjet avqael elles se rapportent, et 
qui, aa reste, exprime isoaveiit une collection ou totalité. Ainsi 
jJU (àioâ%e) peut signifier la voix produite par une multitude 
d^hommes, mais à un certain tems ou à une certaine occasion» 
Oa n^est pas de tous les noms que Ton peut dériver des formes 
d^unitéy mais leur nombre est limité par Tusage. Les mots 
terminés en a muet n^en sont jamais susceptibles. 

Les noms d^unité admettent les noms de nombre, et quelque- 
fois aussi le pluriel. Ex. ^jLsLj ^j (du roukhsâre) les deusè 
jmies, L>t^lj) (âzâdeguiân) les hommes libres. 

Quelquefois, la terminaison d^unité se trouve aussi ajoutée 
aux adjectifs, aux noms de uombre ($. 19), au participe eu 
lj\ C^n) 9 et à quelques adverbes et prépositions dérivées» 
Ex. hjC (tire) o6«ctirde^ (l^O* à^JiS^ (kiemterîne) le plus 
wl, èS\^ C^evâneJ alkmij jj^^AiL* (miyâne^i guioûr) au 
milieu du tombeau. 

Des dinimtifiL 

$. 59. 

Les terminaisons ^ (ek) et è^ (tche) ajoutées aux noms 
forment des diminutifs. ^ s^emploie le plus souvent pour les 
êtres animés, et è^ pour les inanimés. Mais ces rapports 
sont très-communément confondus, et Tune ou Tautre particule 
cboisie par des raisons de Tharmonie, ou selon un usage arbi- 
traire. Ex. ^^^ (merdvm) homme, jU J»^ (merdumek) homme" 
lety 'oj (»^l) /îfwime, j\Jj (ienekj femmelette, OU- (khân) 
cuber ge, à^\^ (khântche) petite auberge. 



Daas les mots terminés en ) , on emploie toujours ^^ fiche). 

r 

Ei.U^ (deryà) mer, ^^Ijj (deryâtche) petite mer, lac. 

Les mots terminés en ^ de prolongation prennent un ^ 
à leur finale, lettre qni dans la plopart d^eux peut anssi exister 
au cas primitif. Ex. ^ (djoû) ou ^_^ (djoài) rivière, iJL^ 
CiHaûitche) ou ^y>^ (djùûyek) ruisseau. 

é muet étant la finale, est toujours retranché, et la syllabe 
se contracte avec la particule du diminutif. Ex. Aib (dâne) 
grain, ^\^ (dânek) petit grain, èJ^j^ (roûznâme) journal, 
^^^:. (roûznâmtche) petit journal. En cas d'amphilologie 
le è muet se change en ^, et la voyelle se conserve. Ex. ajJ# 
Cbende) esclave, diminutif: JLjl* (bendeyek), ^X» (Tien-- 
dek) serait le diminutif de x» (bend) entraxes. ^ final se 
retranche quelquefois de même. Ex. J^^U (taûty) perroquet, 
diminutif: jlWjU (toûlek) ou jU>jU (ioûtyïek). 

Les particules du diminutif s^ajoutent aussi aux compa- 
ratifs. Ex. J>^ (hihierek) un peu mieux, 4^ (pick^ 
terek) un peu plus d^avance. 

De la dérivatioB des snbstantife. 

%. 60. 

La finale ^ ajoutée aux substantifs, en forme des relatifs, 
qni indiquent Tétat ou la dignité. Ex. Jw^^ (dôst) ami,J^^^ 
amitié, jUU^ (djihândâr) monarque, Jj\^i\^ (djihàndâH) 
dignité de monarque. 

Le 5 muet se change en ^ (egui). Ex. s:^ (chakne) 
gouverneur, Jlû^ (cHahnegui) dignité de gouverneur. 

De la même manière des substantifs sont dérivés des adjec- 
tifs. Ex. ^b Cc^âd) gai, ^.>b (châdi) gaité, à^\j\ (âzâde) 



Grammaire du style persan. 137 

libre, X'^\}\ (àzàdegui) liberté. Après un \ ou ^ de prolon- 
gatioD OQ écrit devx ^ de suite, dont le premier peat être 
nNorqaé da Hemze. Ex. L53* (cbikibâ) patient , jLSj» ou 
ILS^ (ckikibâr'i) patience, ^ (niguimi) bon, j^ (ni' 
guioû^i) bonté. 

fj est de même ajouté aux isAnitifs. Ex. ^Jjliu (guiufteni) 
udion de dire, J<>j|^ (khôrdeni) manger, mets. 

\i iofiDitif coupé ($. 37} et Fimpératif tiennent très-souvent 
lieu de noms d'action. Ex. (>fi^Lj fnuvâkhten) flatter , C^\y 
(nuvâkkt) et jly (nuvâz) flatterie, 'O^^ (kierden) faire, 
j^ (kierd) action. 

Des noms d^action sont en outre dérivée *des verbes au 
moyen des termuaisons ^ (ich), après une voyelle Jli (ytcA^ 
et j\ C^rJ, dont la première s'ajoute à Timpératif radical, Fautre 
à Finfinitif coupé. Ex. ^Jum^ (pursiden) demander, ^J^^aj- 
(jpureich) demande, 'oùyà\ (âsoûden) reposer, ^^LT (âsà^ 

m 

yich) repos, ^j (reflen) aller, j^j (reftâr) allure. Cepen- 
dant cette dernière forme n'est usitée que dans un très -petit 
nombre de verbes d'une irrégularité particulière (§. 48). Dans 
quelques verbes elle acquiert la signification d'un participe passif. 
Ex. v>^^ (guiriften) prendre, jti^ -(guiriftâr) pris, prison^ 
nier, ^Ji^j (resten) libérer , j^j (restàr) libéré. 

Des mots destinés à la formatum des snb8taiiti& 

%. 61. 

11 y a plusieurs terminaisons, qui, insignifiantes en elles- 
mêmes ou du moins d'une étymologie incertaine , s'iyoutent aux 
substantifs pour en former des dérivés. Les plus usitées sont 
les suivantes: 

18 



138 Livre second. 

J\j (bân), qui fait qaelqaefois disparaître le ^ muet final, 

« 
a daos les composés la signification de garde. Ex. c|« (Tiâgh) 

jardin, ^IpL (hâghhân) jardinier, Jiz» (chutur) chameam, 
!j<»jC» (chuturbân) chamelier, a*U (sàye) ombre, i>l,A*L on 
OLiU C^âyebân) parasol. 

Ol^ (dân) indique la vase ou le réceptacle d^une chose. 
Ex. jU (nemek) sel, 'o\S^ (nemekdân) salier, ^ (chem') 
cierge, C>|j^ (chem^-dân) chandelier. 

jlj (zâr) indique le lieu. Ex. aIÏ (74fe> iuKpe, ^IJaIÎ 
(lâlezâr) parterre de tulipes , JS^ (kiârj action, j]jj\^ {kiâr- 
zâr) champ de bataille. 

jL (sâr) est le même que le précédent, mais moins usité. 
Ex. w^ (tchechme) fontaine, jLac^ (tchechmesâr) lieu 
abondant en fontaines, jU (nemek) sel, jiSl^ (nemeksâr) 
saline. II sert aussi à former des augmentatifs. Ainsi jLat^ 
(tchechmesâr) signifie de même grande fontaine, ^j (roukh) 
joue,j[^j (roukhsâr) joue large ou belle. 

ijL»» (istân) exprime un lieu où il y a une chose en abon- 
dance, quelquefois aussi le tems. Ex. jL^ (mâr) serpent, 
i>^LLé»j\^ (mâristân) lieu où il y a beaucoup de serpens, jL 
(hehâr) printems, ij\:Ltj\^ (behâristân) saison du printems, 
•j (zem ou zim) le froid, J>\i^j (zimistân) hiver. II s'em- 
ploie aussi comme augmentatif. Ex. ^ (chehr) ville, OU-*^ 
(chehristân) ville grande. 

Observation. En poésie, Jll^ peut aussi se prononcer (sitân). 
Ex. OtJ^ (guiulsitân) roseraie pour guiulistân. 

^ i (lâkh) indique pareillement le lieu. Ex. jJLi (senk) 
pierre, ^3bC;-i (senklâkh) lieu pierreux, y^ (div) démon, 
9i.iy.> (divlâkh) lieu fréquenté de démons. 



Grammaire dm ttjfle peria». ]39 

Des sobstantifii coi^KMés. 

D^avtres mots qui se composent avec les sobstantifs , ont 
une signification plus déterminée , et s^emploieut en partie anssi 
séparément fls suivent toujours le mot, dont ils expriment une 
partie ou une qualité. Les principaux sont les suivans: 

AiU^ (khâne) tnaison. Ex. v^l^ (khâbj sommeil, iJU£l^ 
(khàbkhâne) chambre à coucher, JS^ (kiâr) ouvrage, jJU^lT 
(Tdârkhâne) atelier, ù^ (roûdj rivière, AîU^jj^ (roûdkhâne) 
Kt dune rivière. 

j\r (kiâr) agissant radical de 'OJjJS^ (kiâriden) agir. 
Ex. 'OJ^j\ (âfertden) créer, jUjLi^l (àfertdkiâr) créateur, 
Cj^y^\ (amoùkhten) instruire, jlJj^l (amoùzkiâr) instruc^ 
teur, J^ (kiàm) souhait, jS^^ (kiâmkiâr) qui agit à son gré. 

J^ (guiAr) est la forme altérée du précédent. Ex. éjuy l 
(âferide) créé, ^hs»^\ (âfertdeguiâr) créateur. 

m 

j Cff^^^J ^^^ Tabréviation de J^ (guiâr) et indique la 
fabrication. Ex. ^\ (àhen) fer, ^^<^\ (âhenguier) forgeron, 
^Jjù (kiefch) soulier, ^^liù (kiefchguier) cordonnier. 

aIT (guiâh) lieu ou tems. Ex. ài^ (kinej rancune, à)Si^ 

m m 

(kîneguiâhj champ de bataille, ^L (bâm) matin, a\5^I« (bàm^ 

guiâhj matinée, ^\ (âtech) feu, ^bwl (âtechguiâh) foyer. 

D^autres mots^ qui conservent leur signification, se con* 

struisent diaprés la même règle. Ex. 

de ^y^ (guiul) rose et ^y on forme (berk) feuille ^j^ 

(guiulberk) feuille de rose 
^ sjfy (berf) neige et s^\ (âb) eau on forme v-/li^ (berfàb) 
eau de neige 



140 Livre second. 

de 1^ (ghark) immersion et v-/\ (àb) on forme v-/lj^ (gharkâb) 

goufre 
fi J%.*o C^est) main et jû> (iendj lien on forme jûL«i j (desi' 

bend) bracelet 
79 jj^ fAfA^rer^ e«/ et 4>uj («tfinài^ terre on forme ,>u>j|^laL 

(khâver zeminj terre dorient. 
D^antres se composent d^un adjectif, qui est placé le pre- 
mier, et d^nn substantif* Ex. de ^^ (surkh) rouge et ^ 
(àb) eau on forme «^U^^ (surkhàb) eau rouge f fard. 

%. 63. 
Plusieurs substantifs sont composés du mot^^ C^^) ^^^^f 
qui est placé le premier , et dans ce cas a la signification ou 
d^extrémité , ou de particularité. Ex. 

(haddj confine, jd^Lwj (serhadd) limitée, frontière 
(tcheckme) fontaine, u^^^j^ (eertcheckme) première 
source 
A<U (mâye) fond, origine, a»U^ (eermàge) fonds, capital 
CSj (vakt) tems, ^^j^ (servaki) loisir. 

Quelquefois on réunit ensemble Tinfinitif coupé et Timpé- 
ratif ($• 60) d^un seul verbe, peur en former un substantif 
composé. Ex. 
de ^yL^ (djusten) chercher on forme ^ ^ C^„j>^ (djust u 

djoû) investigation 

n ù^ (guiuften) parler on forme ^^«JUÂ^s» (guiuft u 

guioû} discours. 

En d^autres cas, les verbes sont différons mais analogues 

dans leur signification. Ex.' de ^jSa (teldden) courir ça et là 

ot tjx*y (poûyiden) même signification, on forme y ^ S» O^k 



Chrammaire dn styU persan, 141 

« paû) action de courir ça et là. ^Ji^ (guiechten) se tour-' 
ner, ^Jc»\j^ (guiuzâchten) passer, jV^ ^ C^^ (guiecht u 
guiuzàr) action de promener. 

Les noms simples qui entrent dans cette sorte de 
composés , sont qaeiquefois liés ensemble avec Tomission de la 
particule^. Ex. 
y^!^ Cdjustdjoû) pour _^ * J^.,»^ (djust u djoû) 
^Cjù (^m/ïjrtctoâ) pour ^ ^ JJû (guiuft u guioû). 

Des noms possessifii 

$. 64. 
Les mots suivans mis au rapport du génitif avec des «ub- 
stantifs, indiquent la possession ou certaines qualités. Les noms 
composés de cette sorte ne s^emploient que pour les hommes, ou 
pour les êtres doués de raison. 

Jjbl C^hl) nom collectif, hommes qui appartiennent à une 
certaine communauté. Ex. 
'0\^\ (imàn) foi, C>W1 Jjbl (ehli imânj les hommes de la 

m m 

foi, les çroyans 
fjyH (takvaj crainte de Dieu, cJyuJjbl (ehli takva) les 
pieux 
J^l^ (firàset) sagacité, J^J^Jjbl (ehli firàset) les hom- 
mes sagaces. 
w^>>l^ (sâhyb) compagnon. Dans ce mot, la terminaison 
du rapport du génitif est ordinairement négligée. Ex. 
JL^ (djemâlj beauté, JL^ w-^L,^ (sâhyb djemâl) homme 
beau 

j\àSà (tedbir) prudence , >* jJw-^^L^ ("«dA^^ tedbir) homme 

-% •. • 

prudent. 



142 Livre seamd. 

ObiWTatlOB. Le plariel de w.»U> (sâhyb) est v^U^^I (a#- 

• • 

hâb). Ex. ^jJ^U^^I (ashâbi tedbir) les prudens. 

"• • 

%^\àj\ (erbâh) maiires plariel irrégulier d^au nom dont 

• • 

le singulier (^^j rebb) n'est applicable qa'à la déité. Ex. x^ 
(khyred) sagesse, jr>- v-/L>l (e/bâbi khyred) les sages, 
ojU* (me^^ârif) connaissances, «J|^U* v-/l*;l C^bâbi me^ 
^àrif) les instruits. 

• j C^u) possesseur (I. , $. 42) ne se construit que selon 
les règles de la grammaire arabe. Ex. J^U^ (djelâl) puissance, 
Jil^ji (zul-djelâl) puissant. Le plariel est^jji (zevoûne), 
qui au rapport du génitif se change, chez les Arabes (I., $. 38) 
en j,j^ (s^voâ). Mais les Persans substituent à cette forme 
celle du génitif suivi d^un autre génitif (compares $, 10). 
Ex. m\f\ (ikrâm) honneur, J^l^^ji (zevil^ikrâm} les hommes 
révérés pour p\ji\ Ijji (zevoùl'-ikrâmi). 

Quelquefois, la construction arabe s^emploie-t-elle aussi 
dans le reste de ces composés. Ex. 
JLU C^inneJ grâce, iull Jjbl (ehlul'-minne) les gracieux, qui 

est le même que JJ« Jjbl (ehli minnet) 
jL ^nâr) /inc, jUllwCN.U> (sâhybun^nârj infernal, damné. 
Dans la construction arabe, <^.«>^lo C^âhyb) est suscep- 
tible de la terminaison féminine. Ex. Jl^)iL»^l^ (sâhybetul' 
djemâl) femme belle. 

De la dériTation des a^jectib. 

§. 65. 

La terminaison ^j (i), à Taide de laquelle ou forme des sub- 
stantifs ($. 60), s^emploie aussi pour la formation d^adjectifs 
relatifs dérivés des substantifs. Les altérations qui se rapportent 



Grammaire du style persan. 143 

à Torthographe ou à l^harmonie des syllabes , y sont encore les 

mêmes. Ex. 

j\*j^ (chehriyâr) empereur cJj^^ (chehriyâri) impérial 

•m « 

Ik^;. (khatâ) la Chine ^Ik^ on Jlk;. (khatâ-i) 

chinois 

AiUL (khâne) maison S^\£L(TchâneguiJ domestique. 

Ces a^ectifs sont tout-à-fait semblables aux substantifs 

relatifs, et très-souvent les uns et les autres dérivent du même 

mot. Ex. J;j\j^ (chehriyâri) peut à la fois signifier impérial 

m 

et dignité d'empereur. 

Dans les mots terminés en ^ de prolongation, la dérivation 
des relatifs est à peine usitée. Il en est de même quant aux 
substantifs dérivés de cette sorte. Cependant dans ceux qui 
dérivent des infinitifs (§. 60} on forme quelquefois Tadjectif 
relatif par Taddition d'un Hemze. Ex. jj^^r (numoûdeni) 
présentation 9 *J-y (numoûdeni^i) relatif à la présentation. 
Mais alors il doit toujours précéder le substantif. Ex. ^yJJUr 
(numoûdeni^i vaktj le tems de présentation. 

Les adjectifs dérivent encore des substantifs par Taddition 
de la terminaison ^\ (^âne), qui a une signification qualificative, 
et se joint aussi aux adjectifs mêmes. Les mots primitiGs sont 
quelquefois d'origine arabe. Ex. 

jj-* (merdj homme a^\ù^ (merdâne) viril, vail^ 

lant 
^^ (muloùk) rois Àil^^ (muloukiâne) digne de 

roi y royal 
li'i (lâïykj digne AiU«i (lâiykâne) digne ^ con- 

venable 
}j\^- (djuvàn) jeune jJll^ (djuvânâne) juveniL 



144 lÀvre $eeand. 

Après une voyelle on écrit ài\» (yâne). Ex. li)^ (dànâ) 

ma 

savant, ^Lljlj (dânâyâne) doué des qualités de savant. 

mm *" 

OteenratioiL Tous les adjectifs de cette sorte sont encore 
très-usités comme adverbes. Ex. rvl^ (dilir) héroïque , èi\A^ 
(dUtrâne) héroïquement 

%. 66. 
La syllabe -y (în) qui après une voyelle s^écrit ^ Cv^Jf 

^^ m "m 

s^emploie pour les adjectifs, qiii renferment Tidée de composition 
avec des objets matériaux signifiés par les substantifs. Ajoutée 
à quelques advei'bes dérivés (§. 49}, elle forme encore des 
adjeoti£s de lieu et de tems. Ex. 
^ \ (âhenj fer jO^\ (âhenin) de fer 

jJLr (nemekj sel i>5^ (nemeguin) de sel, salé 

jlj (senk) pierre ^J^SL^ (senguin) de fderre 

ym (moû) poil O^y^ (moûyin) de poil 

j C^f^O roseau ^yj, (neyin) fabriqué de roseaux 

yj ^sirj au dessous yy'j (sirinj inférieur 
^1^ (pîchj d'avance c^C^ (pichinj antérieur* 

La syllabe ^ (kîn ou guin) exprime une qualité pas- 
sagère. Ex. 

j^ (gham) souci Cj^ (ghamkin) affligé 

X (nem) humidité ySu (nemktnj humide 

^y^t (chôkh) sale ^jS^Ja (chokhkin) le même 

Èj^ (cherm) honte ^Cj^J^ (chermguin) honteux. 

^Ij (nàk) indique pareillement une qualité, et s'ajoute 
aussi aux noms arabes. Ex. 

v^U (tâb) éclat JLI" (tâbnâk) éclatant 

JT^ (khychm) courroux ^U^Cli. (khychmnâk) courroucé 



Grammuire du êijfle penan. 145 

^j (zehrj venin ^^j^j (zehmâk) venimeux 

^ i (fereh) aïégresae ^\^^ (fèrehnâk) alègre. 
La termioaison jû» (mendj ajoutée aux noms tant arabes 
que persaos, exprime une qualité constante* On la fait quelque- 
fois précéder d^une voyelle euphonique. Ex. 
>^ (khyred) intelligence jû«j^^ (khyredmend) intelHgeani 
^j^ (derd) douleur JÛ9 3>3 (derdimend) malheureux 

jj^3 (devlet) bonheur JÛiJj3 (devletmend) fortuné 

AjuU ffà'idej gain, utilité jÛaaJuIs Cf^'idemend^quiadugain. 
Plusieurs adjectifs se forment par la répétition d^un sub- 
stantif, et Tinsertion d'un ) de prolongation entre les mots 
répétés. Ex. 

^ Cp^O P^^^ ^y^ (p^àpei) successif 

'O^ (guioûn) couleur i^^\t^ (guioûnàguioûn) de 

plusieurs couleurs ou 
sortes 

wJ 0^^) ^^à wJU (lebâleb) tout plein 

• • « 

jusqu'au bord. 

i4jecti& dérivés an moyen de noms. 

$.67. 

A Taide du mot Jf (kiârj agissant (comparez |^. 62} 

se forment des adjectifs qui ont du rapport à une action. Il 

s^iyoute indistinctement aux noms tant arabes que persans. Ex. 

aU (tebâhj corruption jbiLJ (tebâhkiâr) corrupteur 

• > (kieremj grâce, clémence jlC^ (Tderemkiâr) clément 
a]l>^ (h^le) ruse jlTil^- (hylekiâr) rusé. 

m m 

j\^ (dâr) qui est la racine de ,>C»U (dâchten) avoir, 
posséder, indique la possession. Ex. 

19 



146 Uvre êeewuL 

X (nâm) nom jljuli (nàmdàr) renommé 

^U (tâdj) couronne j\js^^ (tâdjdâr) couronné 

^L (pâi) pied, base j\jj\» (pâidâr) ferme , stabile 

. • • • 

(khandjer) épée j'->^^ f^handjerdârj qui porte 

une épée 

J3 (dO) c^^r jU^ (dadâr) aimé. 

'O^ (guioûn) couleur exprime le coloris. Ex. 
JjJ (hCl) ^w6i« 'O^^ (Ja 'IffuioûnJ de couleur 

de rubis 
Jj {nil) indigo i^SXi (nîlguioûn) azuré 

w^ (cheb) nuit oSi^ (chebguioûn) de couleur 

de nuit. 

i^jectib dérivés ai moyen de noms altérés. 

§. 68. 
Plusieurs noms qui servent à composer des adjectifs, sont 
altérés dans leur forme ou signification. Ce sont les snivans: 
jli (bùr) fardeau , poids forme des composés avec Tidée 
de pesanteur ou d^abondance. Avec quelques adjectifs il con- 
serve sa signification littérale* Ex* 

jj^ (durer) joyaux J^JJ^ (durerbâr) rempli de 

joyaux 
53» (chekierj sucre J^J^ (chekierbâr) tout sucré 

i> ^f (guirânj pesant j\*^]f (guirânbâr) pesamment 

chargé. 

Ce mot s'emploie plus souvent dans sa forme altérée ^L 

(vâr) y qui dans quelques combinaisons forme encore des a^ec- 

tifs de ressemblance. Originairement , jl» (bâr) pai*att avoir le 

sens de ., (ber) radicale de l^^y (burden) porter. C'est pour- 



1 

4 



Grammûire du êtyU persan. 14T 

q«oijL (vàr) indique la possession , la dignité et la ressem- 
blance. Ex. 

•U (nâm) nom J^y^^ (nâmvâr) renommé 

ju»| (umid) espérance j\jX^\ (umidvâr) plein dV- 

spérance 
Ij^ (aezâ) récompense J^j'j-**' (^^àvâr) digne de ré- 

compense^ digne 
i\j^ (chah) roi jljbb (châhvâr) digne de roi, 

royal 
Aji (zerre) atome jj^O-^ (zerrevâr) semblable à 

un atome: 
w C'^t) est la forme altérée du précédent, et s'emploie 
dans les mêmes significations, excepté celle de la ressemblance. 
Plmsienrs de ces adjectifs sont nsités comme substantifs. Ex. 
jiàk (huner) génie J^J^ (hunerver) ingénieux 

^j (r&ndj) trffliction j^j (rendjverj affligé 

kLà CpicheJ art j^ila (pichever) artisan 

HT ^ m9 

èj (reh) chemin JL^J (rehverj voyageant 

^^ CdjerchenJ cuirasse jj'^y^ (djevchenver) cuirassé. 

j\j (yâr) ami, assistant forme nn petit nombre d'ad* 

<• 

jeotifs. Ex. 
Cé£, (bakht) fortune jLiC (bakhtyàr) .heureux 

^y^ (hoûch) jugement jLoJb (hoûchyâr) judicieux. 

jL» (sâr) est la forme ancienne de -^ (ser) tête. Elle 
conserre une signification analogue dans les adjectifs très -peu 
nombreux, qui en dérivent. Quelquefois on peut lui substituer 
(ser). Elle indique aussi la ressemblance. Ex. 
^IflL (khàk) poussière jS\^ (khàksâr) ml comme 

la poussière 



148 



Lhre $eeeHd. 



r-r- 



:j (çherm) honte 



jLa (sebuk) léger 



'oSZ C^iguioûn) renversé 



^b (chah) roi 



jU«^ (chermesârj avec «ne 
voyelle euphonique, Aon- 

4 

teux 

JiSLà (êebuksùr) ou ^jÇq 

• • 

(sebukser) de tête lé^ 

gère 
jLjSJ (niguiounsârjon^j^ 

(niguioûnser) culbuté 
j L^l:» (châhsàr) 9emblabU à 

un roi. 



i4|eeti& composés de mots particolien. 

$.69. 
n y a plusieurs mots exclusivement destinés à former cer- 
taines dérivations ultérieures, mais dont Fétymologie est inconnue 
ou du moins très -douteuse. Les uns se joignent aux noms des 
couleurs, les autres indiquent la ressemblance. Ce sont les suivans : 
^U (fàm) qui paraît être altéré de X (bâm) couleur, 
exprime la ressemblance à la couleur de Fobject signifiée par 
le mot primitif. Ex. 

ju^ (sipid) blanc ^IsJuw (sijAdfâm) blanchâtre 

ù^j (zftmrudj émeraude f^V*-^ (zumrudfâm) qui tire 

sur la couleur déme^ 
raude 
II» (mînà) verre .UlL» (minâfâm) azuré. 

Au lieu de «U (fàm) on emploie aussi «Ij (vàm) et ^U 
(bâm), Ex. Xy ,-^ (sipidbâm) blanchâtre. 

àù^ (tcherde) ou aJj>- (tcherte) s^emploie comme le 
précédent. Ex. 



trrammaire du $tyle persan, 149 

^JJ C^^^J jaime àù^ùjj (zerdtcherdej jau' 

nâtre . 
à^ (sxyeh) noir èù^i^^ (aiyehtcherde) oa 

-aJj>^a«^ (aiyehtcherte) 
noirâtre. 
L» 1 (âaâ) L» (sa) ^^ (vech) ^3 (dis) et ^^ (des) 
indiquent la ressemblance et se joignent indifféremment aux mots 
arabes et persans. Ex. 

J.Ja^ (djennet) paradis L»\ JJi». (djennet àsà) sem- 

bldble au paradis 
W^ (sema) ciel L»W^ ^^«mâ^â) semblable 

au ciel 
^U/ (pcTvàne) papillon u'^^^U/ (pervânevech) sem^- 

hlahle au papillon 
aU (mâh) lune ^^ aU ^mâA rff«9 semblable 

à la lune. 
Observation. Au lien de ^j (vech) on trouve quelquefois 
^ (fech) et ^ (pech). Ex. ^^aI:» (châhfech) semblable à 
un roi, ^j^ (servpech) semblable au cyprès. 

Adiectib conqiosés de a^bes pr^oritÎTes. 

S- 70. 

En faisant précéder Tune des prépositions simples «^ (J^^) > 
ou II (bà) avec, j (ber) sur, j (bi) sans i un substantif 
soit arabe, soit persan , on forme des adjectifs composés. Ex. 
fJJ^ (khyredi) sagesse tPj*^ (bekhyredi) sage 

O^ Cyzzet) honneur ^J^ (be^^yzzet) hono^ 

% r€ible 

il (efser) couronne -%J1 li (bâ efser) couronné 



tso 



Livre $eeond. 



\ij (vefâ) fidélité 

^\y. (murâd) volonté 

m\^ (devâm) durée 

OUj^ (dermân) remède 



U^l, (bàwfâj fidèle 
^\j^ y C^^ muràd) satiê' 

fait 
t^y^y C^er devâm) durable 
Ol^ Ju# (bidermân) irrémé- 

•M 

diable 



fhauzoûrj repos jy^^ Jl (bihouzoiir) inquiet 

L^adverbe jb (hem) ensemble indique la commanauté* Les 
adjectifs formés an moyea de ce mot, s^emploient le plus ordi- 
nairement comme snbstantife. Ex. 



J^ (dil) coeur 

h\j (râh) chemin 

JC^ Cmàn) bride 

JUi (sâl) an 

^J^J^ (nichin) assis 



Jj^ (hemdil) unanime 

m 

à\*J^ Chemrâh) compagnon 

de voyage 
Ol^^ (hem'''ynân) associé 
JLi^ (hemsâl) contemporain 

(hemnichin) compag^ 

non. 



• . * 



(pur) plein désigne Tabondance. Ex. 



jyt» (soû%) ardeur 
hSZè (chukioûh) pouvoir, 

élévation 

(ma 'rifet) connais^ 

sance 

(taksir) défaut 



jy*y (pur soùz) enflammé 
àS^y (p^^ chukioûh) fort 
élevé 

(pur ma ^rifet) doué 
de connaissances 
(pur taksir) rempH 



de défauts, 
La syllabe li (nâ) , forme altérée de jj (ne) non, placé 
devant an mot, indique la négation. Elle se joint indifféremment 
aux substantifs et aux adjectifs, ainsi qu^aux participes soit 
arabes soit persans. Ex. 



Grammaire du style per$an. f5| 

^l (pâkj pur ^LU (nàpâk) impur 



(pesendj agréé jû^li (nâpesend) désagré- 

able 

Ul (chikibâ) patient ' LSj-U (nâchikibâ) impatient 

.- 

Li ^nâ) voyant ll^ |j (nâbinâ) aveugle 

^^ (mumkin) possible ^^\» (nâmumkin) impossible 

^\j^ (murâd} volonté ^\yX (nâmurâd) frustré, in- 

volontaire 
ju*l (umid) espérance ju* 1 1 (wâ timfcf^ désespéré. 

m m 

Obserratioi. Au lieu de ju*ll; (nâ umid) desespéré on dit 
aussi ju*lj (ne ' umid), 

■ots qui serrent à la cmi^ositioii des adjectife de qualité. 

%■ îi- 

Il y a un certain nombre de mots, pour la plupart arabes, 
qnt, attachés i la fin des substantifs, quelquefois aussi des adjec- 
tifs, en forment des adjectifs de qualité composés. Les principaux 
sont les' sui vans: 

j\i (pezir) recevant Ex. Jj^a^ (housoûl) action d^atteindre, 

yj^ J^^â>» (housoûlpezir) ce qui réussit, couronné de 

succès, Ulk^l (inhytât) diminution, yjuUUa^l Onhy- 

tâtpezir) ce qui est diminué. 

aU* (penéh) asyle, secours. Ex« O Jut« (maghfiret) pardon, 

h\l» O jut« (maghfiret - penâh) celui qui est sujet à par- 

donner (littéralement qui est tasyle du pardon) , jj ^j 

(devlet) fortune, grandeur , aL JJ.3 (devlet-penâh) 

fortuné, auguste. 

w^U (me-âb) lieu de retour. Ex. JÎUai (fezâ-il) perfec- 

tions , s^ UlUâi (fezâ'ilme-âb) accompli à un haut degré. 



152 Livre second. 

O^U-» (se-'âdet) félicité, JU O^U-» (se-âdet-me-âb) 
très - heureux. 
jUi (chy-'ârj signe, marque. Ex. jj,u» (ma ^dUet) justice, 
équité, jUi jJjl«* (ma^^dilet chy'ârj juste , ♦JUpU?* 
(chidjâ'-'^at) valeur, courage, jUii ^I^U^ (chidjâ^^at 

m 

chy^^âr) vaillant. 
y\ (eser) trace. Ex. J^l^ (mehâbet) peur, révérence, J^l^ 

^1 (mehâbet eser) majestueux, formidable. 
jUI (àsâr) les traces. Ex. J^,>^fc. (hamiyyet) zèle, ^UlJU..^. 
(hamiyyet âsâr) zélé, CfJ^»** (satvet) puissance, 
jlM OjU-» (satvet âsâr) puissant, bX^^ (ferkhounde) 
prospère, j\^\ ajù>-^ (ferkhounde âsâr) le même. 

c^lli (nichân) signe. Ex. jij>. (djennet) paradis, C>llî «li^ 

(djennet nichân) qui tient du paradis. 
\^Xa] (usloûb) manière. Ex. J.^^. (muhabbet) amitié, 

v^Jl»! (muhabbet usloûb) amical, Jû (kiufr) incré" 

dulité, s^^\^ (kiufr usloûb) incrédule, infidèle. 
j|i (karâr) habitation. Ex. ^Jj.> (doûzakh) enfer, ^j^ù 

j\2 (doûzakh karâr) infernal. 
•yi (karin) associé, proche. Ex. «J^^^::»^ (hychmet) magnifi'- 

cence , ^y J*4<2>- (hychmet karin) pompeux. 
i^^ju (makroûn) rapproché. Ex. J^^ (chevkiet) majesté, 

Ojk/cv%2i (chevkietmakroûn) majestueux, impérial. 
j>. V (mahchoûn) rempli. Ex. JUAcL (khabâset) malice, jJl>^ 

Oy^ (khabâset mahchoûn) maligne. 
ji^^A (maspr) lieu €p arrivée. Ex. U^ (chakâ) infortune, Mz» 

jK^A^ (chakâ masyr) funeste. 
jlju (medàr) centre, demeure. Ex. oJp (yzzet) honneur, 

jjju Ojp Cyzzet medâr) illustre. 



Grammaire du style persan. |ir* 



■■■ 



De la compositioii des a^jectib de ressemblance. 

8 72. 

Outre les mots altérés , qvd servent à la dérivation des ad- 
jectifs de comparaison, ces derniers sont encore formés au moyen 
de noms , qui indiquent la ressemblance , k la manière des adjec- 
iifi» da paragraphe précédent. Ces noms sont les soivans : 
jJjU (mânend) semblable, abréviation de aj^U (mânende). 

Ex. JlJU tj.> (deryâ mânend) semblable à la mer. 

m 

JU* (misai) ressemblance. Ex. JtU J^jj (zevrak misai) sem- 
blable à une nacelle. 
^^ (nazyr) semblable. Ex. ji^ kSjj>- (hoûri nazpr) sem- 
blable aux houris. 

Observation, j^ (nazpr) s'emploie anssi an pluriel irrégu- 
lier. Ex. J\i^ c\\i J\i^ (hazà'irifeleknazâ'ir) les clôtures 
semblables au cieL 

aL:*! (ichtibàh) ressemblance. Ex. aL:,! jJHi (felek ichtibâh) 

semblable au ciel. 
j\ùf (kirdâr) ouvrage. Ex.jljj^^^ (péri kirdâr) semblable 

aux anges. 

CJu^ (syfet) çualiié. Ex. JJLo i\i (làle syfet) semblable à 
la tulipe. 

Antres sortes d'a^jectife composés. 

%. 73. 

La capacité de la langue persanne de former des adjectifs 
composés, est illimitée. Les exemples donnés ci -dessous et 
divisés en différentes classes, serviront à faire connaître la 
manière de leur composition. Plusieurs mots, dont se forment 

20 



154 ln»re secùnd, 

les adjectifs de qualité (§. 71} étant employés dans leur sens 
propre, peuvent aussi entrer dans la composition générale. On y 
peut distinguer trois classes principales, savoir des substantifs 
composés entre eux, des adjectifs liés aux substantifs, et enfin des 
substantifs liés aux participes. Ou y peut faire des subdivisions 
selon Torigine des mots on arabe ou persanne. Les mots primi- 
tifs ne se composent que deux à deux, cependant on y ajoute 
quelquefois des prépositions ou des particules. 

i^jectib composés de deux sobstantik 

§. 74. 

1^* Deux substantifs d^origine persanne: 

^yiL* (ptlten) qui a le corps robuste de J^ CP^O éléphant et 

"• -• 

-J {ten) corps. 
o jL*iij>. (khourchid roû) qui a le visage éclatant comme le 

soleil de JlJjj^. (Tchourchid) soleil et^ (roû) visage. 
\^^ -^ (semen sîmâj qui a le visage blanc comme les lis de 

•^ (senienj lis et W-^ (simâ) visage. 

m 

2<** Substantif persan suivi d^un substantif arabe : 
ji^j^ (servkadd) de la stature des cyprès de .-^ (serv) 

cyprès et jj! (kaddj stature, taille. 
^^ Aj\l*» (sitâre menzile) sublima comme les étoiles de AjtLj 

(sitâre) étoile et aIJÎ* (menzile} degré, dignité. 

3®' Substantif arabe s^ivi d^un substantif persan : 
aL-^îI (endjum sipâh) qui possède une armée innombrable 

comme les étoiles de ji\ (endjum) étoiles et ^La (sipâh) 

armée. 
le-* jUu (melek simâ) qui a le visage semblable aux anges de 

m 

JlU (melek) ange et Ir** (simâ) visage. 



Grammaire du Btyle persan, 152 

4^- Deux substantifs arabes : 
JèL^ siJlL (meïek inanzar) d'aspect angéîique de jAL (melek) 

ange et Jà\m (manzarj aspect. 
J-otlU^ Çkamer tal^^at) de faspect de la lune, de^ (ka- 

mer) lune et J^Ji]^ (tal^'at) aspect 

« 

i4|ecti& composés d'in substantif et d'in adJectiC 

S- 75. 

Dans eette sorte de composés , Fadjectif est toajonrs placé 
en premier lien. 

1^ Adjectif et substantif persans : 
J^ èjL» (sâde dil) qui a le coeur pur de ajU C^âde) pur et 

J^ (dil) coeur. 
A^ aLi* (siyâh tchechm) qui a les yeux noirs de aL«* C^igâhJ 

noir et ^^J^ (tchechm) oeil* 
ù\^ m^ (khourrem nihâd) de bonne '^ humeur de ^j^ (khour- 

rem) alègre et ^l^; (nihâd) caractère. 

2®* Adjectif persan suivi d^un substantif arabe : 

^^ iJli (pâk din) de foi pure de ^l (pâk) pur et -^^ (din) 

* • » •• 

religion. 
c>W- 1 ,^J>^ (khoch elhân) à voix mélodieuse de ^^ (khôch) 

bon et ij\^\ (elhân) modulations. 
„ryi^jj (raûchen zamir) quia f esprit éclairé ie ^^ (roû- 

chen) clair et^/^ (zamir) âme, intérieur. 

3^ Adjectif arabe suivi d^un substantif persan : 
J-> ^U> (sâfi dil) qui a le coeur pur de iL^ (^àfi) pur et 

J^ (dil) coeur. 
*U JIp Câli djâh) sublime de Jb Càli) haut et aU T^'â^) 

dignUé. 



156 Lwre êêcantU 

*j^î; (râsykh dent) persévérani de ^\j (râsykh) ferme et 

o (dem) haleine. 

V' Adjectif et substantif u*al>es : 
OlC JU Càli mekiân) if une situation élevée de JU C^li) 

haut et OlC (mekiàn) endroit. 
jlxJu «^ (^^^' mykdâr) de haute importance de «^ (S^W^ 

élevé et jIjuu (mykdâr) quantité, mesure. 
»jiij^U (sâbit kademj constant de J^U (sâbit) fixe et ^j5 

(kademj pied. 

A^jectife composés d'un substantif ot d'an paitioçe. 

$. 7ft. 

Le participe du présent abrégé (§. 38} y est presque exclu- 
sivement employé et se place toujours après le substantif. Ex. 

V' Substantif persan suivi du participe abrégé: 
Ji»\jL> (dUkhyrâch) gui déchire le coeur de J^ (^^) coeur 

et 'ox^y^ (khyrâchîden) déchirer. 
i>* L-r** (p^ch bin) prévoyant de ^la (pich) devant et J^^ 

(diden) voir. 
Aji^mjj (rezm khâh) belliqueux de mj^ (rezm) combat et ^;;îla]^ 

(Tchâsien) vouloir. 
U.>^ Ckhddnumâ) arrogant de .^^ (khèd) soi-même et C>^ 

(hum4)ûden) montrer. 
jûL--yrf (serbulend) orgueilleux de -m» ^«^«^9 téfe et C>J^J^ 

{bulendidenj être élevé. 
^j^li (feryâdres) qui vient au secours de ^li^ (feryâd) 

crt et OJu-ij (residenj venir. 
i>lj>j\r (kiârdàn) expert de JS^ (Mâr) affaire et ^>Jb (^dd- 

nisten) savoir. 



Orafmnuire du êifïe persan. 157 

2"** Sabstantif arabe suivi da participe abrégé : 
j^l ^^j (roûh €fzâ) vivant de ^^j (rùùh) esprit et O^^J\ 

fefiaûden) augmenter. 
aUi IIp (^âlem penâk) celui qui est Fasgie du monde de Ib 

(^âlem) monde et C^JuJbL (penâkiden) se réfugier. 
^x\ JUilp Câkybet endich) provident de jJIp Càkybet) 

/în et OJuIijJI (endichîden) penser. 

Le participe en I est peu usité. Ex. l.'A>-g> , \1^ (djâdoû 
kiunâ) ensorcettant àe ^^\^ (djâdoû) sorcellerie et ij^^^s» 
fkierden} faire. 

Le participe prétérit, qui est assez peu usité, se place 
ordinairement après le substantif. Ex. 
ju^S^^ (ten kiuchte) tué de jî 0^^) corps et ijil^ (Tciuch^ 

ten) tuer. 
Aj^jAjl jO (kiâr âsmoùde) expérimenté de jlT (kiârj affaire 

et ijjyèj] (â%moùden) expérimenter, 
t^j^ (ghamzede) affligé de f' (gham) souci et ô«>> C^eden) 

frapper. 
AjjjUp (guiermâzedej accablé de la chaleur de l^j (guier- 

ma) chaleur et ^j|j (zedenj frapper. 

Quelquefois c'est ce participe qui précède. Ex* 
^ àXJ^y (poûchide roû) voilé ie i^x^y (poûchiden) couvrir 

et^j (roû) visage. 
^\^ h^jj\ (âzurde khûtyr) indigné ie ij^jj\ (âzurden) mo^ 

lester et JUl>- (khâtgr) ame. 

Les participes arabes qui, i Fexception du celui de la 
première forme active , sont encore moins usités , se placent or- 
dinairement après le substantif. Ex. J^|^ ^^^^ C^ret muvâfyk) 
de moeurs correspondante». - 



158 Livre $econd. 

Le négatif qai se trouve quelquefois ajouté aux participes, 
ne change rien à la position de ces demierâ. Ex. 
^ Jl' \j^ (khoudâ nâters) qui ne craint pas Dieu de )j^ 

(khoudâ) Dieu de C>ju-» J (tersiden) craindre. 
\^\j>* tù>jj>X (nâkhàrde khâb) qui a été san9 sommeil de 

^jjj^ (khôrden) manger, jouir et c-/|v>- C^hâh) 

sommeil. 

Un très-petit nombre d'a^ectifs consistent en des locutions 
particulières. Ex* 
«JO ^ ^ (P^ ^^^ ff^^J empêché (littéralement le pied dans la 

fange). 

\jk j^^-M» C^er der hevâ) Aatitotn (littéralement la tête entair)^ 

ww^^^ (ser bedjeibj méditabond (littéralement la tète dans 
• •• 

le sein de Thabit). 
hXS^\ ^^ ^Âl^ (halka beguioùch efkiende) qui a une boucle 
attachée à t oreille. 

i4ieeti& composés selon les règles de la grammaire arabe. 

% 77. 

La manière la plus ordinaire de former des adjectifs com- 
posés arabes , est de mettre d^abord un adjectif ou participe au 
rapport du génitif (I., §. 38} suivi du substantif avec Tarticle* 
La voyelle finale de ce dernier est retranchée. Ex. 
C>Ul/û>. (hak^ruch^chân) vil de condition de fâ>. (hakyr) 

méprisable , tn/ et C>b* (chân) état. 
l^IjiU (nâfoul^kazâ) dont les ordres se répandent partout 

de jô\j (nâfiz) pénétrant et Uûî (kazâ) décret. 
jjj^\jyy (mevfoûruS'SuroùrJ divertissant de jyy (mev* 

four) copieux et j^^ (suroùr) hilariié. 



Grammaire du style persan. 159 

^^Uil ^y^y» C^evzoû-'^aul-esâsJ fondé de f'y^y^ (mevzaff) 

posé et ^L#l (esâs) fondement. 
^^^\^.^^% (mute^^assirul'housoûl) difficile à obtenir de 
-j,ri^^ (mute^assir) difficile et Jy^>. (kousoûl) action 

dUatteindre. 

Quelquefois, les aidjectifs arabes représentent des locations 
particulières. Ex. 
aJIjII* (muchâr ileihi ou ileihj susdit de jtU (muchâr) 

celui auquel il fut fait un signe (radicales j Ji) et aJI 

(ileihij vers lui. 
aJI >y* fmoûmâ ileihi) même signification de ^y (moûmâ) 

celui auquel il fut fait signe des yeux (participe passif 

de la quatrième forme) et àS\ (ileihi) vers lui^ 

m 

.^i U Of'â là kielâm) ineffable de U (ma) ce que, t (là) 
ne pas et .^ (kielâm) parole. 

De la formation des noms de nombre. 

S- 78. 
Par Taddition de la syllabe ^ (i) aux cardinaux, on forme 

des nombres distributifs. Ex. JL Cv^^J ^^f S* (V^d^O ^^^1^9 
3J (du) deux, ^^^ (duvi) paire, àùj\j^ (duvâzdeh) douze, 
Jbjjl^j (duvâzdehi) douzaine. 

La particule \J (ta) marque la multiplicité. Ex. [Si 



(yektâ) simple, U^ (dutâ) double, U A^ (si ta) triple, U 
(s€id ta) centuple. 

Observation. La particule U (ta) peut varier selon les dia- 
lectes. On la trouve rendue par ^U (tâi), ^U (tâv) et aU (tâh). 
On lui substitue encore le mot J^ 0^^) corps. Ex. ^y j^ (du 
ten) double. 



180 tÀtrt êêemttL 

èitù Cguiaùne) couleur, façon, indique les différentes 
sortes on manières. Ex. *ij^jl# Ctf^^ guioûne) uniforme, ^j 
èj^ (du guioûne) de deux sortes, àj^j]^ (kezâr guioûne) 
de mille sortes on manières. 

De la fonnation des Yerbes traii8iti&. 

g. 79. 

La senle dérivation dn verbe, qn^ y ait en persan, est 
eelle dn transitif. Celui-ci se forme ordinairement en ajoutant 
à la radicale la terminaison 'oxà\ (âniden), qui après une voyelle, 
se rend par !jXé\j (y âniden). Ex. 

i>X^j (residen) venir i^XjLij (resâniden) faire 

m m 

venir 
JjJS' (kiechiden) tirer OoJllT (Tciechâniden) faire 

m m 

tirer 
JCt\^ (dâchien) avoir 'OXJ\j\^ (dârâniden) faire 

tenir 
Jjb (dâden) donner OJ^U^ (dihânîden) faire 

m 

donner 
i^ùiiS^ (kiuchâden) ouvrir JjJlllT (kiuchây âniden) 

m m 

faire ouvrir 
sj^j (Mten) vivre Jjuîlij (ziyâniden) faire 

vivre. 
Dans la plupart des cas, on peut, selon un dialecte différent, 
substituer oj^] (ânden) à la désinence oxj\ (âniden). Ex. 

sJ^S (9^^^^^) P^^ndre '0^\jf (guirânden) faire 

prendre 
ùC*y (nuvichien) écrire CXJ^Ljy (nuvisânden) faire 



écrire. 



Or o mm aitt in êfyU persan. jQ} 

Le verb0 C>^j^ fchunoûdenj entendre Mi au transitif 

OxJlyi (chinvânidenj du primitir peu usité ÙJu^^i (chinviden). 

Dans quelques retbtSy. on l^ute la terminaison OJlJI Câni- 

ifM> à rinfinitir coupé. Ex. 

i>->X^ (Tcierden) faire 'ox^ùf (kierdânîden) faire 

faire 
C>->j (zedenj frapper 0-xJbj (zedânîden) faire 

m 

frapper 
^>wj (rueienj cretire OjuiU-j) (ru9tâniden) fane 

m 

CToUre. 
Mais dans plusienrs d^eux on suit aussi la dérivation ordi- 
naire. Ex. J^ (suften) percer y 'ox^\:i^ (sufiâniden) ou 

m 

C>-XJU-» (sumbâniden) faire percer, ^y^j (rusten) croUre, 
outre sa forme régulière Oxito (^oùyâniden) , admet encore 
celle de OJ^Mjj (ruvâniden). 

Les verbes, qui à la radicale se terminent par ^ , éprouvent 
ordinairement une altération des lettres, en sorte que Tun ou 
Tautre des deux ^ qui s^y rencontrent, se change en ^. Ex. 
'Ox\J:» (chànden) peigner 'OX^\^\U (châyànîden) faire 

— m 

peigner 
\>Jb (dànisten} sawir OJuiLU (dàyâniden) faire 

— m 

savoir 
OJl»» (tchiden) cueillir OJ^U^ (tcMnàyiden) ou 

OJuil»- (tchiyâniden) 
/a^tf cueillir. 

(Quelquefois on emploie aussi la forme ordinaire. Ex. C>XJUb 

<• 

(dânânîden) faire savoir. 

Les verbes Suivans forment leur transitifs d^uoe manière 
anomale : 

21 



182 IdvTÊ êeeoni. 

0-XlS3l (efkienden) terrasser fait OjjKSI (efldânden) 

O^^ (guiuzâchten) passer „ \>ùj\jf (guiuzârden) 

JiJlj (nichesten) s^ asseoir „ OaJLiÎ (nichànden) 

c>J^-> (diden) voir „ i>JuJl»,> (deyâ$iiden) 

m • • 

Des Twbes composés avec des particdes. 

$. 80. 

n y a certaines particules) qni originairement faisant fonc- 
tion d^adverbes, se composent avec les verbes ^ et en modifient 
la signification. Ce sont les soivantes: 

j^ (der) dans, dedans. Les composés retiennent cette 
signification an sens propre et an flgnré. Ex. 

'Ox^j (residen) venir i>Ju-»jL)-> r<ferre*îrfeii)^n/rer 

JjJU (mânden) rester ijjX^j^ (dermànden} rfe- 

meurer en arrière, 
être destitué 
^yi^ \j^ (khàsten) votdoir • ^jLAj>.jù (derkhasten) de-- 

mander. 
y C^^) ^^^f o^près de, côté. Indique le monvement en 
hant on par en haut, qnelqnefcns aussi de cdté. Dans les rerbes 
qui renferment déjà Tune de ces idées, il &it fonction de parti- 
cule énergique. Ex. 

i>X*\ (àmeden) venir OJuI y C^er âmeden) mon^ 

ter et survenir 
Jùj^\ (âvutden) apporter 'o^j^\y (ber âvurden) lever 
C>jl^ (nihâden) mettre i>^y (bemihâdem) mettre 

dessus 
^U (tâften) tordre v>iV y (bertâften) détour^ 

ner 



Grammaire âm 9^h perêan. 163 

^>LilfiL (hkàêten) se lever v>û#U^ y (berkhâsten) même 

signification 

*^A/' (efroûkhten) alhi" c;^^/!^ f*^*' efraûkhten) 
mer même signification (en 

anglais /o /igrA^ u/i). 
j^ (furoû) et quelquefois j>j^ f/nraûdj indique toujours 
le monTemeut en bas, mais souvent cette particule, comme la 
précédente , ne saurait pas être exprimée en français. Ex. 

Jjul (àtneden) venir y 'ox*\ ^^ (furoû àmeden) ou 
OjuI js^ (faraud àmeden) venir en bas, descendre. 

(rpkhien) verser, J^^jy (furoû r^khten) ver^ 
set de haut en bus. 

^>L^ (ehusien) laver, ^jL^ ^ (far où chusten) même 
signification (en anglais to wash off). 

)j (va) particule qui ne s^emploie quVn composition, 
signifie en arrière et épanoui. Il indique quelquefois la cessa- 
tion et la répétition. Ex. 

Cj^j^ (niffuieristen) re- 0<^J^ \^ (vâniguieristen) 
garder regarder en àr^ 

rière 
0->tLil (isiâden) être de- i>ù\Lj\ U (va istâden) dé- 

bout sister 

OJuiT (kiechtden) tirer jyy nf\^ (vâkiechiden) re- 

tirer et au contraire 
étaler 
OjC» (ckuden) devenir !jXit\j (vàchuden) s* épa- 

nouir, se dissiper 
û^^ (soûkkten) brûler Ji>^y»\^ (vàsoûkhten) ces- 
ser de brûler 



164 hb»ê $êeomd. 

Cx^X^ (furwOchten) vendre ù^j^/lj (vâfufùAkhten) 

vendre. 
\^ (fera) arrière, est d^an usage pe« fréquent Ex. 
v>^> (i^^ften) aller ^j \^ (f^à reften) reci^ 

der 
Oju^j {reêidenj arriver jxx^j li fferA resîdenj 

tenir a^èê, ai^ 



j\t (bàz) indique la répétitieu ou Fairét» Ex. 
Oii^ (gniechten) passer ijCIT iU (bâs^iechtenjre^ 

tourner 
JC»\^ (dâchten) avoir v>C.b jl (bàfk dâckten) fr- 

tenir. 
Les mots suivans sont en fait des adverbes ordinaires, mais 
les liaisons qu^ils forment avec les verbes, sont, en français, 
souvent rendues par des verbes particuliers. 
^J^ (pich) devant. Ex. O^ll»! (uflâden) tomber, Cx>\l»1 ^J^ 

(pich uflâden) prendre le devant. 
^ (pes)' ovi ^\^ fvâpes) arrière. Et. ^^^\jS\ C^^àkhten) 

lancer, s^/l>^\jS\ ^ (pes endâkhten) rejeter. 
O^J^ (biroûn) dehors. Ex. ^JUj (reften) aller ^ ^j ^jJj* 
(biroûn reflen) sortir. 

Des mrbes oomposés a?ee des noms. 

$.81. 
Les verbes composés sont pour la plupart formés d^un nom 
arabe ou persan suivi de i^^j (kierden) faire. Ex. 

jii>. (djenk) bataille OJ^fjîe».. (djenk kierden) 

conAattre 



OrofÊimt^e dm wtffie persan, ]65 

j]^] C^^^^àrJ ferme J^J^j^JiA (ustuvàr kierden) 

affetfMT 
C^\:^ {muîâha-[at) O^/juut» (^utàba-'at hier- 

obéiêsance den) obéir. 

SotiTent, i}^j(TcierdenX est ajouté à un nom persan dérivé 
dn Terbe, et alors le composé est tout-à-fait synonyme au verbe 
Irànitif. Ex. 
j\jù (gubt%àr)peiS8age, 'où^jVj^ (gniuzàr hier den) poêêer, 

traverser synonyme de JCi\jj (ffuhaâchtenj. 
iuL»JÙt fendiche) nom d^unité méditation, i>^jiltjl\ (endiche 
kierden) méditer synonyme de C>ji.„I» jJ \ (endichiden). 

— m 

JJ^]^ (kkàkick) demande, désir J^f Jik]ji^ (Tchâhich kier- 

den) demander synonyme de ^>Li|^ (khàsten). 

Au lieu de !j^j (kierden) on emploie aussi ^JiiX^ (sâkh" 
ten) faire, fabriquer, et 'o^y (numoûden) montrer, le der- 
nier surtont lorsqu^on parle d^nne ckose avec distinction. Ex. 
ObliT (àbâdân) habité, cultivé, J^L. i^\Ji\ (âbâdân sûkk- 

ten) peupler, cultijoer* 
K^JJu fmagUaûb) vaincu , ^^^L» w JU« (mc^hloûb sàkhten) 

vaincre. 
^L! (àsàyich) repos, 'o^y: ^\^\ (âsâyich numoûden) re- 

poser synonyme de ijùy/»\ (àsoûden). 
JU:::») (icktighâl) occupation, 0*>y Jl^^l (ichtighàl numrn^ 

den) s^occuper. 
Jjju« (mebzoûl) dépensé, i>^jc J^X^ (melnoùl numoûden) 

dépenser. 

On emploie ,en outre les verbes ^^ fguiriflen) prendre, 
OoU (yàflen) trouver, o\^j^\ (âvurden) apporter, i>^lv* 
(nihâden) mettre, et ^Jc»\^ (dâchten) avoir, si la signification 



166 Livre ête^d. 

de ces auxiliaires s^ae^rde avec le ntni, auquel ils s^ajou- 
tent Ex. 

j\^ (karâr) stabilité ù^^^j'j» Ocorâr guiriften) 

9'éttthlir 
jyX^ Csoudoûr) émanation ê^oUj^ju^ (soudoûr gàften) 

m 

naïUte, émaner 

«c^ (djem*) coUectian- '0^j^\ ^^ (àjenC àvurden) 

assembler 

jlp) (àghàz) commencement 'Où\^j\^\ (âghâ% mhàden) 

commencer 

sJ\j::»\ (intUtàb) relation o^b k^\j:^\ (intiêàb dâchten) 

9e rapporter 

C^^^ (dèst) ami C^b^^wiy C^âst dâchten) 

aimer. 

Le verbe ^ji^ (chuden) devenir, qui forme ailleurs le 

passif, s^emploie aussi pour les composés d^une siguificaiion 

neutre ou passive. Ex. 

\Xj (peidâ) manifeste Jju» Ijui Cpeidà chuden) 

se manifester 

jj - (muteveUid) naissant ijjj^ jLl» (mutevellid chu" 

den) naître. 

Tous les verbes actifs composés des auxiliaires de ci-des- 
sus deviennent passifs en substituant ^jj;, (chuden) à Tun de 
ces auxiliaires. Ex. 

'O^^J^^^ O^usakkhar kier" i^Xt^^^i^ (musakkhar chU" 

den) conquérir den) être coM/uis. 

Au lieu de Cxx^ (chuden) on emploie aussi ^Jilù (guiechten) 

passer, !js*^j (guerdiden) devenir et Jju\ (âtneden) 

venir. Ex. 



€hrammàire éki, êUfle perêan. |g7 

:»W (hàzyr) présent Ji:!^^\^ (hâzyr guiech- 

ten) venir en 
présence 
^^ (raûchen) clair i>-X*3y ^jj {raûchen guier- 

diden) s^éclairçir 
wJIp (ghàlib) tminçuani Oju1<^\p (ghâtibâmeden) 

vaincre. 
Jju\ (àmeden) Ai^Aki yAni à un substantif, celui-ci est, 
selon rexigeance du sent, quelquefois précédé de la préposition 
^ (be). Ex. 

JjS (kail) action de tuer OjuI Jlti (bekailàmeden) 

être tué. 
ijjj ^^ (guierdîden) employé an transitif ($.'79), donne la 
signification de celui-ci au verbe neutre ou passif. Ex. 
JcLb (dàkhyl) entrant O-X^b^Jr^l.» (dàkhyl guier- 

dânîden) faire 
que Tan entre 
jjè^ (mansoûr) regardé OJuJb^jJliU (mansoûr guier^- 

dânidenj faire 
que Fon sait re- 
gardé. 

Antres sortes de ?erbes auxiliaires. 

g. 82. 
Les verbes suivans sont d^un usage plus limité, et les 
•composés qu'ils forment, appartiennent anx idiotismes. 

i^S^ (burden) parter répond à avoir et agir. Ex. 
(kased) envie 'o^y ju^ (hased burden) 

envier 



*ii 



f^ » 



a1^ Chamté) attaque '^^J. ^ (hamie burdèu) 

attaquer. 
jjt^ (khorden) manger répond à jouir, recevoir, 

souffrir. Ex. 

^U. (miras) héritage i^ùjj^ sl*\^ (mîrâs khdrden) 

m 

hériter . . 

Jyi. (khavO crainte Ô^jj^ ^j^ (khavf khôrden) 

crébidre 

(tchôp) bâton i>JtJ>>- w^ Oc*^ kkêrden) 

être battu* 

Ce verbe s'ajoute aassi aux noms qui signifient serment, 
parceque anciennement on buvait du sang lorsqu'on jurait Ex. 
jj5fL, (sevkiend) serment O^j^^y» (sevkiend khôr^ 

den) jurer. 
i>^j C^àen) frapper et son composé i^^jy ,(ber%e^ 
den) s'emploient au sens propre, puis au celui de toucher, 
appliquer, proférer. Ex. 

J^ (deO cymbale O^j^^ C^^f zeden) battre 

le cymbale 

J (nei) fHite i>JL) J C^^ %eden) jouer 

de la flûte 

a;U, (châne) peigne •jJ A;b (châne zeden) 

peigner 
^U (nâle) lamentation O^j aIU C^âle zeden) se 

lamenter 



Jl, (mesel) parabole k>^j J^ (meselzedm) M 

une parabole 

wii OàO ostentation i>ùj uiî ( làf zeden) se 

vanter. 



Grammaire eu êiyle persan. 1^9 

D^an nsage moins fréquent sont JJ^^ (diden) voir y 
v^CiljT (guiuzâchten) passer, JjulT (kiechtden) tirer et 
quelques autres. Ex. 

J^:^ (maslahat) affaire o^^C.^^^ (maslahat diden) on 

v>ô» l Jo (guiuzâchten) eX" 
pédier une affaire 
JJ^ (myhnet) souci, peine OJ^C^^ (myhnet kiechtden) 

m 

souffrir de la peine* 
IHiservatlOD. Un très-petit nombre de verbes dérivent aussi 
immédiatement du nom arabe , par Taddition de la terminaison 
d^inânitif persanne ^ju (îden). Ex. 
OxM^ (talehiden) demander de ^^Jl^ (taleh) demande 

m, • 

OJu« \^ (kirâmiden) honorer „ S^ (kirâm) les Htustres. 

Des abriviations. 

§. 83. 

Outre les abréviations déjà notées aux diverses parties du 
discours , il y en a encore d^autres , qui , comme le reste, ne 
se recontrent que dans les mots d^origine persanne , et se font 
selon les règles suivantes: 

t initial suivi d'une consonne pourvue de Djezm est 
quelquefois retranché, et on substitue au dernier la même voyelle 
que possède la deuxième syllabe du mot, mais si cette syllabe 
est Fetha , le Djezm se remplace par Kiesre. Ex. 

ijj^\ (eknoûn) à présent se contracte en 'o^(kiunoûn) 

'O^^ \ (efsurden) se geler „ „ „ O^^ (fusurden) 

^1jlju*\ (isfidâdj) céruse „ ^ r^^Xj^ (sifidâdj) 

OJ^Ï (efkienden) terrasser j^ ,, „ iJxSl Cfikienden) 

0.>U-»l (istâden) être debout „ „ „ 0:i\La (sitâden). 

22 



170 Livre êecond. 

Dans les cas très -rares, où VEHf pourva de Zamvie est 
suivi d'une lettre avec Fetha, on peut à volonté substituer an 
Djezm un Kiesre on un Zamme, Ex. 
c>«>ll»t (uftâden) tomber se contracte en !jù\i (fiiâden on /îc- 

tâden). 

I, ^ et ^ de prolongation sont très -souvent omis, et la 

* 

voyelle par conséquent devient brève. Ex. 

^IC (niguiâh) regard se contracte en ^ (niguieh) 

i^U^ (dehân) bouche n n r) CJ^^ (dehen) 

j^^ (dîguier) autre y^ „ n S^ (diguier) 

t^ (chukioûh) gravité n ry yy jS^ (chukiuh} 

'Oùy (boûden) être n n n c>J^ (budenj. 

Le mot i>j^ (biroûn) dehors change encore de voyelle^ 

et se contracte en ^^y (buroùn). Mais on prononce aussi biroûn. 

Le reste des contractions n^est pas asujetti à des règles. 

Elles consistent dans le retranchement des syllabes formées par 

les lettres I9 ^ et ^, et même de quelques autres. Ex. 

iZày\ (enoûche) heureux se contracte en ^y (noûchej 



.y* (chevem) je deviens y. 


n 


n 


^ (chem) 


^\ '0^ (tchoûn 0) comme lui ,, 


n 


n 


^ (tchunâ) 


jL» (miyâr) ifowt j\ j (mi 








âr) apporte ^^ 


n 


n 


yu (mâr) 


O-XlU* (nichànden) poser „ 


n 


w 


0-Xi U (chândenj 


JL^ (nichesten) s*asseoir „ 


n 


» 


^yL^ (chisten) 


jlcf (bimâr) malade „ 

M 


7) 


7> 


jL (mûr) 


jjU (tnâder) mère „ 


j) 


w 


jL (mâr) 


^ (Hhi) vide „ 


m 


n 


J (tiJ 



Grammaire du sfyh persan. 



171 



De rimalè. 

g. 84. 

On appelle àILI (imâle) flexion le chaugement de VElif 
4e prolongation en ^ de prolongation. Cela a Heu dans les mots 
de Tnne et Fautre origine. 

Exemples de Vlmale dans des mots persans: 

J (ni) particnle négative au lien de U (nâ) 
yjT Cà^J outrage „ „ v j\>^ (âzâr). 

m 

Exemples de Vlmale dans des mots arabes: 

41,^^ Cy^^) réprimande au lieu de <^llp Cyiàh) 

• •> • 

f^j (rikih) Strier n j) n ^^J (rikiâbj - 

ju^l (if'timid) eonfidonce „ „ y, jUsp) (y'timâd) 
j-il (ykbU) prospérité „ y, „ Jlil (ykbâl). 



CHAPITRE NEUVIÈME. 

De la syntaxe. 

De l'usage des nombres. 

$.85. 

Les noms d^unité (g. 58) servent à désigner les choses 
séparément et avec emphase. Leur terminaison répond en quelque 
sorte à Tarticle déterminé du singulier. Ex. 4^ x^\Jil^ c>^>- 
jj/u jlj (tchoûn pichter âmed, chuture vu bâr buburdj lors^^ 
gu^il s^avança, il emporta le chameau avec sa charge^ aj^Jui 
^y iiLà fshde sale boûdj ce furent treize années. 

Lorsque les adjectifs s^emploient comme substantifs, ils 
admettent le pluriel. Mais cela ne se fait qu^avec la terminaison 
OI (an) et à Tégard des êtres animés. Ex. i^^y (bmurgiÊiAn) 



172 Liwre second. 

les grand» , 01»%^ (doùnàn) les vils , IJS^X^ (btnendeguiân) 

m* 

les voyans. 

Le pluriel s^emploie encore dans les noms, qui étant des 
collectirs on de certaines significations abstraites, refusent ce 
nombre dans les langaes européennes. Ex. de 0^ (khaûn) sang 
et J^ (lahm) chair on forme les pluriels \^j>* (khoûnhâ) ^jL 
(luhoûm), si c^est le sang ou la chair de plusieurs. jJjjt \y^ 
(ie'-^addjubhâ numoûdendj ils furent étonnés. 

Le pluriel régulier arabe masculin n^est en usage que pour 
les êtres humains. Ex. CrO^ (muchrikin) les idolâtres. 

Plusieurs noms peuvent être employés comme collectifs^ et 
alors le singulier a la signification du pluriel. Ex. ^^^ Cmerdum) 
les hommes, L>\_^ ^j^ (pîr u djuvânj les vieillards et les 
jeunes gens. 

Le duel arabe ne s^emploie dans les phrases persannes que 
lorsqu^il est précédé d^une préposition ou du rapport du génitif. 
Ex. ^>lJ\>*J\ (ez djânibein) de part et d'autre, v>i^ ti^ 

• * • 

(telâky^i fer^kein) le rencontre des deux corps d^ armée. 

De Tnsage de l'artide. 

%. 86. 

L^article s^emploie très -souvent chez les noms précédés 
d'un pronom de quantité ou de qualité. Ex. ^Jci-jJ^ (her dv- 
rekhti) chaque arbre, j^ x^ (tchend guiâhi) quelque tems, 
jL^ jjjijj (duzdâni tchend) quelques larrons, J^53 ^>c>* 
(tchunin lechkieri) une telle armée, vXjjIT^^ (tchi kiârist) 
quelle affaire y a^t^il? 

Dans la construction du substantif avec Tadjectif , Tarticle 
s^syottte toiyours au substantif, soit que celui-ci précède, ou qu^il 



Grammaire du êhfh persan. |73 

S6 place après. Ex. ajls,>. Jlîu^ (syfàti humide) des qualités 
louables, ^j^ ^ (kieuhn pîrij un vieillard décrépit. Cepen- 
dant Tadjectif placé devant le snbstaotif , admet Tarticle, s^il 
acquiert nne sigmficatiou adverbiale. Tels sont ^J^l (endegui) 
un peu, 4^jL^ (bisyari) beaucoup, ^^jJ^ (tchendi) quelque 
peu etc. Ex, JL^ l-Xîl (endegui djemâl) un peu de beauté, 
jJlijj j^jt^ (ichendi direnk) un peu de suspension. Au reste 
Farticle y pent également se joindre au substantif. Ex. jUJ ^jj 1 >> 
(der endek zemâni) dans un peu de temps. 

L^article s^ajoute encore à toutes sortes d^adjectifs, lors- 
qu'ils s^emploîent seuls, et à Tinfinitif des verbes. Ex. ^^=»jy 
(buzurgui) un grand, j^^^^ss^ij (dîguierij un autre, \^\»\^ 
^Jjjû 4^jlj ^ «JU-.^ir' (merâ bâ chumâ kiârist ve râzi guiufteni) 
fai une affaire à traiter avec vous , et un secret à vous com^ 
muniquer. 

Quelquefois on en fait même usage, si le substantif em- 
ployé au singulier , exprime la pluralité. Ex. J^jjj ^jJt OJu >> 
(der muddeti endek roùzi) dans tespace de peu de jours, 
j^ JU C^âli du) deux ans. 

Souvent Farticle est remplacé par ^ (yeki). Ex. Ay 5^ 
(yeki kieûh) une montagne. Le même mot se trouve aussi suivi 
de j] (ez) de. Ex. ^jo^ c>t-*^-> Jl ^ (yeki ez ddstâni moukà- 
lys) un ami sincère (littéralement : quelqu'un du nombre des 
amis sincères^. 

De l'usage da rapport dn gimtàL 

§. 87. 
Le rapport du génitif n'indique pas toujours Faction ou Fétat 
de son complément, mais très-souvent, si le premier est un nom 



174 Livre êéeùnd. 

abstrait, le dernier en est le sujet. Par conséquent cette ter- 
minaison doit souvent être rendae par les prépositions à, avec, 
vers , à cause de etc., où la si^ification du mot doit passer de 
Factif an passif. Ex. 0U£^^ «J^^liu (moukâvemefi duchmenân) 
Faction de résister aux ennemis (littéralement la résistance 
des ennemis)^ jJJu fj\j ZJô\y* (^muvâfaketi re^i melUc) action 
d'être dCaccord avec Popinion du roi, jlpL-»U ^iJjjJ ^^^=^ 

m 

(chïkidyeti roûziguiâri nâmusâ-yd) action de èe plaindre de 
la fortune adverse, jJjJly \j\x^\ J^j^ •>j-> ^ C^à dèrdi fer* 
%end espkârà biréndendj toui en douleur à cause de leur 
fils, ils piquèrent les chevaux. 

Le rapport du génitif a aussi lien aux infinitifs des verbes. 
Ex. Jl^Lp 'o\ syi^j<^ (khaberi kiuchteni an ''âmU) la nou- 
velle que ce receveur fut tué. 

Le complément peut être représenté par tout mot capable 
d^étre employé isolément, et par des phrases entières de toute 
sorte. Ex. lj\ w.^^ (^moûdjibi an) la cause de cela, i>j^ «Jp 
i>Ju\ Cazmi biroùn âmedenj Tintention de sortir, 'o^ ^^«iUa 
(sàny*y kiun feyekioûn) Fauteur de la création (littéralement 
le faiseur de: sois et il sera). 

Dans quelques combinaisons très-usitées , la termiiiaisoB du 
rapport, du génitif peut être retranchée par voie d^abréviatîon^ 
Ex. ^^LjU. (khâkpâi) la poussière des pieds pour ^^L^lsi^ 
(khâki pâi), JbUjU. (khàrmâhi) arête (littéralement épine 
de poisson), jjjlj J^j (roûz bâzârj jour de marché, JSLp j-w* 
(ser ^askierj tête de t armée. 

Le pluriel d^un substantif arabe mis au rapport du génitif, 
tient quelquefois lieu de Tadjectif. Ex. jl^l^^Lp (gharà-ibi 
akhèârj les relations merveilleuses (littéralement les merveilles 



Grammaire du style persan, 17$ 

des relations^, 0U> ^y\j^ (sevâhyky zemân) le tems antérieur 
(littéralement les antécédences du temsy. 

Dans qaelqqes cas on emploie le génitif selon les règles 
de la grammaire arabe. Ex. ^J1w.o>. (houbbuhatani on vatanj 
t amour de la pairie, J^lj^.> (destoûrul-^amel) T exemple 

des €u:iions, m\La'i\C^ (heiiul^a^nàm) le temple des idoles. 

S — 



De rnsage du e^ oUiqve. 

%. 88. 

Le cas obliqne \j (râ) s^emploie également ponr raccusatif 
et ponr le datif. Ex. «jl»^ \;^JÛ<w\^ (dânichmendirâ didem) 
je vis un lettré, j^ C^\ji^ b^^ ie^ bU^ Jy (havK hukiemàrà 
tchi guioûne moukhâlefet kiunemj que m'opposerais ^Je à la 
sentence des sages? Si plusieurs substantifs sont joints ensemble, 
ce n'est que le dernier qui reçoit la terminaison. Ex. \ji>\S^M^ 
C^y^ (tir u kiemânrâ husoûkht) il brûla les flèches et Tare. 

\^ dans sa qualité de datif, sert à former certaines locu- 
tions avec le verbe substantif, qui indique alors la possession. 
Ex. jy iSyJ^ Ijdb^li (pâdichâhrâ vezîri boûdj le roi eut un 
ministre, JUJU^^ Ulî jl j^l^U (nâdânrâ ez dânâ vahchet est) 
tignorant a de T aversion pour le savant. Quelquefois il s'^oute 
à des noms isolés , qui par-là acquièrent une signification adver- 
biale. Ex. ];wJ^ (chebrâ) la nuit, pendant la nuit. 

Dans quelques cas il a la signification de Tablatif. Ex. 

•juLî» Ij JtjljiU (mâldârirâ chinidemjfai entendu parler tTun 

\ - 

homme riche, X.J.^'p J^l5^ Ij JJJ^JL* (muchtzenirâ hykiâyet 
kiunend) on raconte d'un pugilateur. 

Au reste , le cas primitif tient très-souvent lieu de Taccu- 
satif , même quand ce cas est exigé doublement. Ex» a» Jp ^ J *; 



176 Lhre second. 

^ouloûfe talehîdend, ve ehâli^i %âve dervâzhâ beste, tchhi 
be^îchân nedàdend) ils demandèrent du logis et de la paie, 
mais les hahitans de Zaveh fermant les portes ne leur accor» 
dèrent rien, J^lyL OUIj^j a^ (deh roûz àmân khàst) il 
demanda dix jours de remise. 

De Tnsage des a^jectifii 

§. 89. 

L^adjecfif isolé mis au rapport du génitif est souvent ana- 
logue au cas oblique ou à Tablatif. Ex. JU^Ijj J^li (kàbili 

m 

zerâ^at) capable d^être ensemencé (proprement recevant la 
semailley^ ^^ b^^ (muteveddjihi chehr) celui gui va vers la 
ville, yjjû^ "Al^ (khaste^i tiri takdirj blessé de la flèche 
du sort. 

Quelquefois Tadjectif est séparé par un yerbe du substantif 
auquel il se rapporte. Ex. jL-i jlcL Oj^ jJjl*^ ci)^' (ech- 

•• • • M • 

djâri dîdend mechhoûn be^esmàri bisyâr) ils virent des 
arbres chargés de nombre de fruits. 

Les principales expressions qui servent à relever les qua- 
lités, sontjLj (bisyâr) beaucoup, CoU, (beghâyet) ou JUilp 
(ghâyet) extrêmement. Ex. u-^jL^ (bisyâr khoûb) très'^ 
beau, ^j^ JLjJ J^U* (beghâyet zicht roui) extrêmement 
laide. La préposition y (ber) sur, exprime le même. Ex. jji^ . 
(ber bulend) très^élevé. Les premières peuvent être détachées 
deTadjectif. Ex.Ji.ljJl ^^^ \jjC C^\iu (beghâyet tirrâ khoûb 
endâkhti) il tirait extrêmement bien de la flèche. ^ (bes) 
beaucoup, se joint au comparatif. Ex. jij>. ùlc^'ljl^ (bes 
ez âsumân khoûbter) beaucoup plus beau que le ciel. 



Or a m m a ire êm êitfie per$an. 177 

Al (^ih) bon s^emploie MMsi aa positif dans la signiilcatioii 
étt comparatif. La chose comparée 7 peut égalemeat être précédée 
de j\ (e%) de ou de ^ (ki) que. Ex. JU jjL^ j\ ^ Jl^ ^Si\ 
(endegui dfemâl bik ez btsjfâri mal) un peu de beauté est pré" 
férable à une quantUé de biens. CJ^ c^O^ A^^ A* J^ l5)J^ 
(bâz»ûi hakkt bih ki bâtoûi êukht) le bras de la fortune l'em- 
porte mr le braa fort, 

1k Vvàfib im MBS à» laBbre. 

Les nombres cardinaux s^emploient ordinairement avec le 
singulier de la chose nombrée. Ex. a*1 Sillh (hechtâd paye) 

qua^e "Vingt degrés. Le contraire se fait rarement. Ex. ^ '^\ 
jj^y \jl^\^j^ C^^ ^^ ferzendânrâ burdend) Us emportèrent 
ces deux fils. Dans quelques cas on trouve le substantif placé le 
premier et pourvu de Tarticle. Ex. ^ JL (sàK du) deux ans, 

j^ c^Jjl) (^^** ^^) deux Jours. 

La particule ou qui devrait joindre deux cardinaux, est 
ordinairement omise. Ex. ^y ^ si^ Cv^^ ^^ ^^^) ^^^ ^^ deux 
personnes. 

Le nombre ^3 C^u) deux est souvent précédé du pronom 
jb (Jter) tout, chaque, pour marquer la connexion qu*il y a 
entre deux choses, ou pour en faire la parallèle. Ex. ^l^^ 
(her du pâi) les deux pieds, J^^^J^ (her du guiti) fun ei 
foutre monde. Le même a quelquefois lieu aux autres nombres. 
Ex. ^jk (her se) tous trois. 

Quelquefois, la chose nombrée est précédée du mot è^\^ 
(dâne) grain. Ex. Jujlj^ Ail^o (deh dâne murvàrid) dix 

m 

joyaux. 

23 



178 ^^»^^ «eemNr. 

Les mots jop Çaded) nombre et a^I (pàre) pièce ex- 
priment la partition* Ex. ùj ù^ y> C^n *aded kierdj il em 
fit deux. 

'o\x^ (tckendàn) on /yju»^ (tchendin) atc/on/ s^emploie 
à-pen-près comme en français. Ex. i}\X^- ^ (du tckendàn) 
deux fais autant , 'o\X^ Ju» (ead tckendàn) on /yju»^ ju^ 
(>€ii/ tchendin) cent fois autant. 

Dans la chronologie on fait nsage des nombres arabes. Ex. 
âîUw-» ^ ^^JlP jfc— * *àl-i» j^yi >> (Vfer ckuhoûri sene-i seb^^a 
*ackere ve sittimi-e) dans les mois de tannée 617. 

Jk Fuage des praMw pmMnelg. 

$. 91. 
Lorsqa^on s^adresse à des personnes d^an rang très - éleyë, 
comme i des souverains, les pronoms personnels sont quelquefois 
remplacé par de noms communs , comme aI:jjL (pàdickâh), ^\^ 
(Tckàn) souverain, Z'y*-^ (hazret) présence, k^X^ (djenàb) 
côté pour celui de la deuxième personne, et aJÙ* (bende) ser^ 
viteur pour celui de la première. Ex. juUJb àUoL Si (eguier 
pàdickâh bifermàyed) si votre Majesté m^ ordonne. Céc\u ^^ 
y^.'^\ (lievesi mutàba^'^àti an kazret) le désir de me soU' 
mettre à votre Seigneurie (littéralement à cette présence^, 
^ymj v.^l^\ (an djenàb fermoûd) votre Seigneurie a dit, ajû* 
•I hjJU^jLmt J^ (bende ni% bisyàr kioûchide em) je me suis 
encore donné beaucoup de peine, J^j]yu»t ijûi (bende 

m • 

umidvârest) fai de t espérance. 

Les atFixes se substituent très-souvent aux pronoms per- 
sonnels, et alors ils peuvent être attachés à toutes les parties 
du discours. Ordinairement on doit les rendre par le cas 



Grammaire du êUfie persan, |79 

oblique 9 mais quelquefois il arrive aussi qu^ils répondent au 

primitif. 

Exemples où les affixes s^attachent au nom : 

c^ J^ ij^^^ (heBoIâhech khadjil kiun) fais^le rougir 

à force de probité. ^^]j^ ^^w.». ^ j>Z»\à Jl^ (tchend bâched 

tchu djisri hagkdàdeck) jusgu^à quand sera^t-il semblable 

au pont de Bagdad? 

Exemples où ils s^attachent aux pronoms: 

jy^JL*»^^ lt^^ C^àmenech dâsÊi boûdj Ueui de Vamiiié 

^^ • 
pour moi% juiL i) ^ (ghamm ânem bâched) cela est le 

ëujet de mon affliction, Ji^ ^y ^ S '^ cf\>^ (ver à kiun 
bendegui hem kiot bikter) rends service à lui, puisçu^il te 
convient plus. 

Exemples où ils s^attachent aux verbes: 

b^Xj 1^ (tchirà bendedem) pourquoi nCenchaine-t^U? 

} ^ . - 

^M.ÎmiU^ (tchu dànistich) comme tu le savais, ^\j\j^ 

V 

0>jljûi » (bihter e% àni ki pendârendet) tu vaux mieux 

* 

que celui pour lequel ils te prennent. 

Exemples où ils se joignent aux adverbes et aux oonjonc- 
tioiis: jj]^ ^i^ (bâzech bykhând) U le lit de nouveau. 
jj jj J^ \ j\ jjfei (ba^d ez ànech zedend) ensuite elles le frap^ 
pèrent, j^\y S^ùj Oy (guieret zi dest ber âyed) s*il fest 
possible, jL»lJ J^3 J Oju (veret zi dest neyâyedj et s^ilfest 

m - 

impossible. 

Dans les verbes composés , TaiFixe peut aussi être rem- 
placé par le pronom personnel attaché au substantif. Ex. 
^ Jl! ^ C^j^^ ^ j^\j^ i>\ (an mikhâhem ki diguier 
zahmeti men nedihi) je désire que tu ne vinsses plus 
nCimportuner. 



180 l^tftw 



De Tuage te fnum l éeynie i , 

Let prmMNDS rédproqmes enirf^jés feols, n'oflrevt riea 
it fMurtiemlier* Ils répasdeiit é^aleaient i se H k ##t-M^m^. 
Ex. C^\jS\ i>\^jù \jjji^ (kkèdrâ der m^âm emdâkkt) U se 
lança au milieu dteux,^\Xà j\^\yj»y>' \j^^ (kkodrâ kkichâf 
vàz pendâchii) U êe croyait demi dtume belle voix. Le cas pri- 
BHtif y pe«t ie même teotr lieu de raeeseatiC. Ex. jutl» C^Cj^ à«' \^ 
(pervAne khpckten bukiuched) le papiBan se tue /«^-mànew 

Qttelfiiefois le pronem réciproque paridt redhindant , el 
dors il ne sert qa^â relever le sujet de la phrase. Ex. ^U 
Â.^ j^ \^ C.,j^'j\ (dâmen e% sohbet fera kkid teldnem) 
que je ramasse le bord de Thabii en évUamt la société. 

Les pronoms possessifs se renplaeeftt par les réciproques, 
toutes les fois qu^ils se rapportent au sujet de la phrase. Au 
cas contraire on emploie les premiers. Ex. Jh\^^ Ju>^ ^A^U* 
(djâme'i khôd mikhâhem) je demande mon kabU, jJjT f^, jl 
X^ ^ i3 ^ JUdi ^^ (^ ^^^i fiuiusendi khych kasdi helàki 
men kiunend) craignant leur dommage ils forment le dessein 
de me perdre. 

De l'niage te proHoms relatifs. 

§. 93. 

iT C^iJ comme pronom relatif, manquant de cas oblique, 
celui-ci peut être exprimé à quelque pronom personnel inséré 
k propos , et qui est celui de la personne sous - entendue. 
Ex. Oi/i-jl jl/> jLj j\j\^^ èS» \J Cj^jJ^ ^J^ 'o\y (tu an 
nîsH ki pederi men turâ bedeh dinar ez kaidi firenk bâ» 



Grawtmaire du êi^U pergan. 181 

kbyrid) n'eêi'iu pas celui que mon père racfieta de la capH" 
vite des Européens pour dix pièces d'or? 

Hais soavent le preaen persiMuiel s^omet. Ex. C^jù^ 
^jL>> iT^cJaP (her direkhti 'm^ ki didi) chaque arbre élevé 
qu'il voyait. 

L'expression dont se rend par ^ (ki) soiTi du rapport 
dm gëutif o« d'm» aflîxe. Ex. jjjj OU^ j\ »ù jVjUl ^9% 
(kglâ' ki ehâU-i an dem es 'ysyân %edend) les villes dont 
les habitons s'étaient révolté, ùy a*U^ ^l J^ ^ Cin^^^ **c* 
nâm purmàye boûdj la vache dont le nom était Purmaye. 

Les adverbes précédés de ce pronom deviennent relatifs. 
Ex. j»y UM^3 i^AiU oT (an khâne ki dokhter ûndjâ boûd) 
la maison où demeura la fille. Mais dans ce cas Tadverbe est 
souvent omis. Ex. jy jy bi if^ 1 y (l^^^ an soû ki châ^ 
pour boûdJ à cet endroit où Chapour se trouva. 

Si A est employé senl, il admet le cas oblique: iji» ou 
\f(kirà). Ex. ^JlJUj Jjl, Jij \j^^ (her kirâ rendji bedU 
rtsânidi) quiconque tu auras offensé. Le génitif s'exprime 
alors au mot précédent, comme ailleurs. Ex. jjb\^ ^îjLsjù 
jj U (der miyâni ki khâhedmândj au milieu de qui restera^t^il? 

A>* (tcki) dans sa qualité de relatif, reste toujours inva- 
rkble, et a^a aucnae infloenee sur les mots 4e la phrase. Ex. 
iJû ^ A^l (ànicU tnen puhtftem) ce çue Je dûais. 

9e l'usage Ai verbe mbrtawtif 

«. «4. 

Le présent anomal du verbe substantif i}^y (boûden) se 
joint à toutes les parties du discours. Ex. J^lj^^ 'Oùy^t jyX ^ 
(seri nâmver soûdeni terkrâst) c'est la destinée d'une tête 



lg£ Livre second. 

célèbre que le casque s^y frotte, j?j i *a* lu^ (hemsâge^ êi) tu 
es son voisin, J^ (tchoûni) comment te portes^tu? 

A la troisième personne, ce yerbe signifie également être et 
exister. Ex. jjjy^^iy^j (du buràder boûdend) il y eut 
deux frères. 

^^^LJk (hestenj est d^nn usage moins fréquent, et il paratt 
souvent être employé par des raisons euphoniques, lorsqu'il s'agit 
d'éviter le concours de deux voyelles. Ex. ^'- ^ JJL»« I i^ll^^» 
(kiechtirâ khaleli hest) le vaisseau a été endommagé, a»U^ ^t 
C^^mh ^ 'o\^ (in khâne tchjinân ki hest) cette maison telle 
qu^elle est 

Le présent simple régulier s^emploie lorsqu'on s'exprime 
d'une manière indéterminée , ou en parlant du tems i venir. Il 
répond encore au subjonctif, et est principalement exigé des con- 
jonctions. Ex. x^Lj àL^^L J^l (làîyky pâdichàh nebâchem) 
je ne pense pas dUètre digne du roi, JujIj \^^ (revà bàched) 
il est permis, jL*L::iC U^j^3^ ^ XiX (bâched ki ber der^ 
vichp'i ma bakhchàyed) il peut se faire qu^il sera touché de 
notre indigence, j^\j i>\A[! (ta djihân bâched) tant que du^^ 
rera le monde. 

Mais en proférant une sentence avec précision, on se sert 
de la forme irrégulière , même avec des conjonctions. Ex. 0^ 
J%Mii J%MiL«» JJÛU i^ (tchoûn bpkhy mulk siyâset est) puisque 
la racine de t empire est la punition. 

Les formes d'impératif jl (bâd) et bli (bâdâ) expriment 
le désir, et s'emploient principalement dans les formules de féli- 
citation. ^\é j\jù àb^L »Jl^J^j (zindeguiàni'i pâdichàh dirai 
bâd) que la vie du roi soit longue! 



Grammaire du êtjfle perêon. IgJ 

De ruag» du jnrésent 

«95. 

Le présent sioiple s^emploie lorsqn^on parle d^ane manière** 
générale on indéterminée, et il répond souvent an futnr on au 
subjonctif. Le dernier arrive lorsqu^il est précédé de conjonctions. 
11 peut en tontes circonstances recevoir la particule énergique 
t^, sourtout dans la signification do tems à venir. Ex. A Xi\ 
ù^ j^ iTjuili j JuL jj OUaL Cjj^^as^ xjJ (ufîed ki nedimi 
hatreti souttân zer biyâbed, ve bàched ki ser birevedj il arrive 
que le familier du souverain trouve de for, mais il peut se 
faire aussi, que sa tête s'en aille, \j aU^I ^C^\ /yl jJb^* 
^^y CJij j»j\ J\ J;\:^Jù J^\ji^ C\s c$^ j1 jJi^CoUl {mas- 
lahai in est, ki pâdichâhrâ idjâbet kiuni ve e% vei muhlet khâhi, 
der esnâ'i an ezîn vilâyet birevim) t expédient est, que tu 
répondes au roi affirmativement, et que tu demandes du répis. 
En attendant nous quitterons ce pays-là, x\ù JLr<>* lA^Js^jù 
(der ^ybni muhâsebe tchizi dânem) fai quelque connaissance 
de Tarithméthique. 

Lorsqu^on veut exprimer distinctement le tems présent, on 
se sert de j (mi). Ex. A a1»jJ1 j U x^Ji^)! {^)^ J^^/^ 
(her tchend mikhâhem ta sekhoun neguioûyem, emmâ mi 
endichem ki) je voudrais bien garder le silence, je pense 
néanmoins que. ... Cela peut même avoir lieu dans le récit d^une 
chose passée. Ex. j^^^ l^A J^IjJ (nedânist ki kiudfâ mi" 
reved) il ne savait oà il dût aller, C^Cf^ j 
jull^ Jo^mL* /^ (didem ki muteghayyir ndchuved ve nas^hati 
men bete-^arrouz n^hineved) je m^apperçus quHl se décon- 
certa, et qu*il écouta mon conseil avec répugnance. 




184 ''"'« 



Dt ruage te ftMâtt. 

Le prétérit défini s^emploie ooniine en français. Ex. j\ jl 

j\j jJjlLj ^^liuU. U jjM^ jJù Lir^ jJ> c>1j>J^^;j*1 ,j1-» v^ 

jijjjja A3 ^ye/rt « chou^arâ ptchi etnîri duzdân reft, ve 
«<ni^ guiuft, fermaûd ta djâme-ech bMtedend, ve e% dik beder 

Iderdend) un poète se rendit auprès du chef des larrons ei 

chanta ses louanges. Celui-ci ordonna çu^on lui êiât la robe. 

Us le chassèrent hors du village. 

La particule énergique s^emploie lorsqn^on rapporte une ehose 
avec vivacité. Ex. Jji5^ rjgy* ^ \ (in sekhoun buguiufl) il dit 
ces paroles, SZ^^ % JlIISu |> J^Ip // 1 On 'âmilrà bukiucàtend 
ve biguir^khtend) ils tuèrent ce receveur et s*enfuyèrent. 

L^nsage de Firaparfait est le même qn^en français, excepté 

qu'il vaut encore au subjonctif. Ex. l^jutljl^jL* ^ iièi j\j^ t^V^ 

li^ (chebhà'-i dirâz nekhouftemi ve bezlehà vu latpfehà gutuf^ 

terni) les longues nuits je ne dormais pas, et je lui disais des 

plaisanteries, ^^^U^l jUj %^^ \^^ ùLb àb^ jl jL AZâJ^^3 

^sS^ kS^^^ J^ ^^S^ ^ ^ c^J^J^ Ij^l^ iS^^ f^^ ^J^ t 
^ JLIj •! C^cr hefte yek bâr pâdichâh bedân sahrâ refH ve 

bisyâr tstâdi, ta khâss u ^âmm biyâmedi ve ôrâ bididi, ve 

her biesi ki sekhoun dâchti, buguiufti ve ô buchnoûdi) une 

fois par semaine le roi passait à ce champ, et s'* y arrêtait 

long^tems, afin que les hommes de toute sorte y vinssent et 

le vissent, et que chacun qui eût quelque chose à lui dire, le 

proférât , et lui-même t écoutât. 

Il répond encore au conditionnel. Ex. juIîiSj j^ ^}^^\ 1/^ 

^y*J^ Ojlp b^ ^-^ Ô* O^ff^^à ahvâli khod neguiufHd, men 



Or awi mui re âm ttyU persim, |gS 

dihichumârâghâretnefermaûdefntj pourquoi ne nCtiàvertUeS" 
vous de tétai de vos affaires ? Je n* aurais pas fhU rawiger 
votre village, ^jj^^Jli [hj ^XlJ\^jy^\j\ (eguier imroûz 
dànistendi, rehà netnikierdendi) s'ils le savaient aujourd'hui, 
ils n'y consentiraient jamais. 

Au Iie« de rimparfait on peut, en tontes circonstances, 
employer le prétérit défini avec ^ (nd) ou ^ (hemi). Ex« 
JôS^ j jJtL* A^ kS ij\ia\yy^ iToj^ \j^^ (dervichirâ 
didem ki ser her âsUâni kia'be nihâde minâlid ve mîguiuftj 
je vis un Derviche, gui la tète posée sur le seuil du temple 
de Mecque, gémissait et disait. 

C^est nne partieolarité que ces formes de prétérit snflisent 
à exprimer le passé dans nne proposition corrélative , où dans 
les langues enropéennes modernes , on (ait nsage da verbe auxi- 
liaire. Bx. t5JL*-#^ ^y>- jil< jj^l fj^jj jâP J\ (eguier 'afv 
nekierdi, imroÛM bemulki khôd neresidi) s'il n'eut pas par* 
donné, il ne serait pas aujourd'hui arrivé dans son royaume, 
CJSlm \jy^ J\ j Jj^ J>^ J\ (eguier ta'djil mikierd ve an 
puserrâ mikiuchtj s'il eut tué ce jeune homme précipitamment. 

Oburvition. Le prétérit défini a lieu en persan , où il est pins 
commnn en français d^employer rindéfini, comme dans Texemple 
de ci-dessns: mj^ù bcf^^P (dervichirâ didem) phrase, par 
laquelle commence un récit, et que Ton rendrait par: fai ^ 
un Derviche. 

Ches les poètes, on observe assez souvent que le verbe 
^y<j^ (guvuften) dire prend un I de prolongation à la troisième 
personne du prétérit, immédiatement devant les mots que l'on 
fait parler une personne. Ex. juJiTl J^j ^ IZiïC (buguiuftâ 
merâ %oûd âguieh kiunidj il dit: faites^moi savoir vite. 

24 



188 



De l'aïai^ ài parbH et da pfauqnepai&it 

g. 97. 

L« parfait répond en ^éniral an prétérit faidéfiM. Ex. i^% 
«1^1 sùU Xi:i (fulân duchnâm dàde e»t) ffttelqu^uH Ta outragé, 
jJl t::i^ J\jujè> A *»juLlj (nechiiàde-i ki tarif en guiufie end} 
n^as'^tu pas entendu çue lee hùmmeê facéHeux #n/ M. Qoel^ 
quefois, pour relever plus évkkmmeBt qa^mae i^hbse e«t pa^s^ 
en emploie ce tems, eu le préCéril défiai aurait sufll. Ex. iS^\i 
JJ \ A3jjT ^bCj jiP iJjy^ ^ Cfl^- dfundê bà zariri 'akdi nOtià* 
hech âverde end) enfin an la maria à un aveugle. 

A la troisième personne, ce teras se trotnre souvent lécom- 
posé , 4e sorte que le participe passé et le Teribe snbstantif repren* 
nent leur signification propre. Ex. JX^il ajuI^j»jI 0/o>> (^ifor 
êîteii erdechir âmede est} il est trouvé dans la tfiç d^Brdeckir^ 
Cela se fait encore pins souvent dans la forme abrégée. Ex. 
j\y^y Xj J^^T^jJ j^ (ver nuvickiest pend ber divàr) et m U 
conseil est écrit sur la muraille, w-TâitT jûl» xC^ (tchechmi 
fine nukheuftestj Toeil du désordre est caché. 

Le verbe anxiliaire de ce tems est souvent retranché. Ex. 
A:i.b^ ^1 *a.jWl ^ J Ai;.Li^1 'jJCUu ^ (men moukâUie-i ê 
sâkhte em ve mukârebe "i d perdâkkte) fai combattu avec lui, 
et je suis venu à bout dans sa guerre* 

Le parfait indéterminé s^emploie comme les tems analoguaSL 
Ex. juili ^Jj i^ ^j j^ jù a\:L» a jû» >^ (maêevehhvn 
chud ki mebàdàki der khumr zehr ta^biye kierde bàckend) il 
appréhenda qu^Us n'eussent préparé du poison dans le vi% 
3>by J^l Al^b A^UI 9 a«« Atfél (ântchi rnow-'add u àmAde 
dâchte hâched herdàred) qu'il enlève ce qu'il aura prêt. 



Qramma:êre du fly/e persan, (gf 

Le plusqaeparfait s^êmplaie parettlement comme em français» 

oy 4^ i33U^ J^'^ ^vdbfî tfer beyâhâm râh ffuium kierdn 
IfmUiem, ve e% zàdi maghna bâ wien icM^i nemânde bçéd, M 
dil ber helàk nihâde baâdem) une fais je m'éiai» égaré éanei 
le désert f wœs prstiisHms fkreni entièretnent épuisées^ et je 
n! étais résigné à la mort. 

Les parties dont est composé ce tems^ peuvent de même 
acquérir une signification séparée, et sou vent le verbe substantif 
s'omet tout-i-fait Ex. ^^Up^ ^y è::3j LU-o ji ^p^ ilJ\U C;U 

jL-#^ OW**l v>Ô J*' ^^J^ *^ ^^y ^^^ Cynànitâkati 
khalk ez dest refte boûd ve derhâ'-i âsumân berzemtn beste, 
ve fergàdi ehU zemin be^ âsumân peiveste) les reines de Im 
patience du peuple s^ étaient échappées des mams, les portes 
du ciel au dessus de Im terre s^étaient fermées, et les cris 
des habitans de la terre eurent atteint le ciel. 

De la coiutnictiMi te Ycrbes. 

Le participe du présent en Oi C^^J ^^^ quelquefois à 

Ker ensemble deux propositions. Ex. JJîiC» OUT w^ (te^'addjub 

•• • ■ 

kiunân ndguiuft) il disait tout en s*émerveittant. 

Le participe passé est d'un usage assez fréquent. Ex« 
^^j^ O^y^ aJlJLj jL-j JJLU ^ âJ^A^UL ljjLau>. (hysârrà 
mouhâsere ker de ve mechakkati bisyâr kiechide me^yoés bas 
guiecktend) ayant assiégé le château et souffert beaucoup de 
la peine, ils retournèrent en désespoir. 

L'infinitif coUpé est ordinairement exigé des verbes ^yLt\y>^ 
(khâsien) vouloir, lorsqu'il indique le futur, j<J \y (tunànisten) 



Igg lAtfre êecand. 

pouvoir et JLj\^ (bâffitften) falloir. Ex. JUje^J^I^ (netU" 
vànisî ffuirpkht) il ne put échapper, ^b jX* > (mi bibâyed 
dàdj il faut donner. Cependant on les constrnif aussi avec 
l'infinitif ordinaire. Ex. ô ju \ £* \y} (nemituvânim âmeden) 
nous ne saurions pas venir. 

Lorsipe le verbe ^ji^ 1^ (khâs^n) doit signifier vouloir, 
on le construit avec Tune des particules jT (kt) cm IJ (Va). Ex. 
Jû-»i L>\j^y ly^ iTj^lyi. (khâst ki veirâ be%indân firistedj 
il voulut tenvo^r en prison, ^j\^y Sla U J%miI^ (khâst ta 
sengui berdàred) il voulut ramasser une pierre. 

Si le verbe 'o^y (boùden) signifie avoir, il s^empioie 
toujours au singulier , parcequ^il tient lieu, dans ce cas, d^un 

verbe impersonnel. Ex. JLj^^J:} j^^ ^^J Cf))^ bOj^ -^^ 
j|y ^j\ (muloûki pichinrà khazâ^in u mulk u ^eurnr u lechn 
kier bich «si» boûd) les rois antérieurs eurent plus de tré^ 
sors, de terres, de vie et de guerriers. 

Les pluriels irréguliers arabes, qui expriment des choses, 
sont suivis du singulier du verbe. Ex. Jju* juW ^.)U^1 xU> 
C^ (zemâ^imi akhlàkech behamâ^id mubeddel guiecht) ses 
qualités blâmables se changèrent en autant de vertus. 

Les noms qui expriment une collection, sont quelquefois 
suivis du pluriel du verbe. Ex. jjjû» Ijuj j^ (khalky peidâ 
chudend) une foule se montra. Le pluriel s'emploie encore 
lorsque le verbe se rapporte i une personne très-supérieure, devant 
laquelle on parle. Ex. jûiUJu J^^ aUijI iTjbL (bâyedkipâ^ 
dichâh ta *djil nefermâyend) il faut que votre Majesté n^use 
pas de la hâte. 

Le verbe ^j (gmriften) saisir, précédé d'un infinitif 
signifie commencer â. Ex. «J^^JjLijl (bâriden guirift) U com^ 



Cframmaire du êiyle persan. Ig9 

mença à pleuvoir, C^^ Jf^ (guiufien guirift) il commença à 
parler. 

Le verbe est ordioairement précédé de son eomplémeiit, 
eemme il est à veir dans les exemples antérieurs. Cependant il peut 
aussi en être suivi. Ex. j \ j\S^ x^y (biresid bekienâti àbi) 
U parvint au bord if une eau courante. 

De l'usage des prépodtioiis. 

Les prépositions simples U {tâj jusqueê et >» C4j^^} 
kormiê peuvent encore être suivies de la préposition «^ (àej. Ex. 
J^lJû )^ (ta bekyïâmet) jusqu^au jour de la réeurrecHon, 

m • 

jlL^l ^ Cdjuz be^ystybàr) sinon par la patience. 

Les adverbes de lieu simples se rapportent quelquefois à 
un substantif pourvu de s^ (bej ou à quelque préposition de lieu 
composée avec ce dernier, en sorte qu'ils semblent former des 
prépositions divisibles. Ex. Sjjj^j] s^\y!!i (bekhâb enderoàn) 
dane le êommeil, jjj 1 ^*)C^yy (beziri eenk ender) eous la pierre. 

Ijcs mêmes adverbes, dans des combinaisons semblables, 
sont souvent les parties d'un verbe composé (compares j$. 64). 
Ex. ox»\ j^^^^ (bechehr der âmedenj entrer la ville, i^.^\j] 
ù\i\jjj\ C^ ^^ ender uftâdj il tomba du cheval. Dans 
les cas , où ils deviennent prépositions (voyez §. 53), ils peu- 
vent être employés sans Paide d'une autre expression de ce genre, 
la position du substantif et du verbe donnant de la certitude 
suffisante sur leur nature. Ex. Jul^^^OjjJ^I (enderoûni chehr 
àmedj il vint dans la ville. 

En faisant usage des prépositions composées, on regarde 
la signification originaire des noms , et celle des termes simples. 



]9§ Li»r€ êecêmi. 

« 

Ex. J^by OUit c>t« jl 6» mii^ni ichân berdâchi) il enlepa 
du milieu (Teux, jJU JJ^I^ o^ Ol^ j^ T^^ tniyàni merdum 
kkèkedmànd) il restera parmi les hommes, L>«/i* àUoL ^J^j\ 
jj^;^ ) ^<rs pj<:At pàdichâk birmtn àverdend) on Femmemm de Im 
présence du roL 

Plusieurs de ces prépositiiHis composées de substaatifi 
semblables et de prépositions simples diflérentes, sont néan- 
moins synonymes. Ex. i^\ ^^^UoSr C^emomkUzâ^i an) coinfor- 
mément à cela, c>^^ ^\Jâju j\ (es moukiezâ^i fermân) 
cenformémeni à tordre, ^^ J%»5^ ^ J^j j\SaÛju»y (ber 
moukiezà-i re^i u ru^yeU kkych) conforthémeni à son avis 
ei son opinion. 

De l'usage des on^Metieiis. 

$. 100. 

Le subjonctif étant étranger i la langue persanne, la con- 
struction des conjonctions avec le verbe ne £edt aucune difficulté* 
En général , les coiyonctions demandent les tems simples du pré* 
sent, du prétérit et du parfait, avec ou sans la particule éner- 
gique et la particule ^ C^iJ- On en trouve des exemples dans 
rexposition de Fusage de ces tems (§. 95 — 97). 

L^imparfait s^emploie, lorscpe la durée relative de Taction 
Fexige, sans regarder les conjonctions. On peut en outre en 
faire usage après les termes qui indiquent le désir, comme ^IT 
(kiâch) pUU à Dieu que, A ^y i»* (tchi boûdi ki) que seraU^ 
ce? quel dommage y aurait 'U? Ex. ^^jaj^ *^jl> ^^ (kiàeh 
roùyet bididendi) plût à Dieu qu^ils vissent ton visage! ^y i^^ 
J^liT iT JUiU \j ^:^j^ OT ^ iT (tchi boûdi ki men an 
direkkteâ bidânistemi ki kiudjàst) puissé^je savoir où existe 



€hr a u m miye dm êiyîê persmm, 19] 

cet arhre. Mais les antres tems soot également usités. Ex. XLlT 
jJo iSjy^ wJi vil 1^ (kiâcAki merâ yek cheb deêi&ûri dir 
hend) plût à Dieu fu*Mê me dontuufsent peimisêian pour 
une seule nuit. 

$. 101. 

jT (Td) est -sonveiit une cenjonctioii intraduisible après 
les yerbes fui expriment un sentiment, une demande ou une 
allégation. Ex. J^aTj^U; jf (f^s nedânist ki Met) 
personne ne savait gui c'était, JlsJL» i^ èù x>^y j\U (melik 
pursid ki: tchi miguiùûyed) le rai demanda: q%i est-ce 
qu'il dit? JUi^ ^^'OX^^ Jù^U^ \Z (turâ khâhend pursiden 
ki: ki 'amelet) an te demandera: quelles sont tes actions? 

^ (Teiei) qui signifie proprement quand? s^emploie pour 
désigner Timpossibilité d^une chose. Ex. ^ô^âjJj \j ^' *> 
J \y (^kiuchterâ zinde kierden kiei tuvâni) comment pourras^ 
tu faire revivre celui qui a été tué? 

La particule ^ C^e) est ordinairement précédé de ^ (vej 
lorsqu'elle se répète dans une proposition corrélative. Ex. j^Aj 
s^\y>- xv2>» j3 ^ j *->! Ac^J^ (n^ der tchechme àb ve ne der 
tchechm khâb) il n'y eut de Teau dans la fontaine , ni du 
sommeil dans FoeU. Elle remplace la forme inséparable toutes 
les fois que le verbe est omis, quelquefois aussi en cas dVm- 
phase particulière, où elle peut être rendue par ni. Ex. -yj] -^ 
Obj.> jl i>\^ Ai illljjJll:*"'A5jjLi Onen ezin bedreke^i chumà 
endichnâkiem ne tchunân ez duzdân) foi de t appréhension 
à V égard de notre guide que voici, pas autant à t égard des 
larrons, y 'o\^ ^^j\^ ^^à!» (ne pitchem ser ez 'ahd u 
peimâni tu) je n'ai point de f aversion pour une alliance 
avec toi. 



192 Lhre seaméL -^ €h m mm aire dm Hffle persan. 

Cette particule est encore exigée de ^r^ (hiich), Ex. ^s^* 
juLJIjlx C^îtch nemidânistendj ils ne savaient rien, j]l* ^^ 
u%a '^/' Jl (TrtVcA yek es inhâ nietj il n'en est rien de ces 

— m 

choses^ là. Lorsqu'elle se rapporte au proDom ^ (kies) 
quelqu'un, celui-ci acquiert la sigoification de personne. 
Ex. ùy!»^^^^ ^ (jKj^ l>,j^ (Tciesirâ tckunin guiendj u lech- 
hier neboûd) personne n'eut autant de trésors et d^armées^ 
^^ Cdiguier) qui signifie originairement autre (§. 29) 
répond à encore dans une proposition positive. Ex. ^3 mù^ \» 
mj\^j^è^ (bâ merdum diguier tchi kiâr dàrem) qu'ai -je 
encore à faire avec les hommes? Dans une proposition néga- 
tive il sert à exprimer plus, pas encore. Ex. jij C/^jy c)!^ 
C*>J^j\à^ A Çtchunàn ber zemin zed ki dtguier nekhâst) 

il le terrassa de sorte qu'il ne se releva plus, \»j^S^ùm^ 

m •* I 

jy AjLijJ (ghoulàm diguier deryà nedide boûd) le jeune 
homme n'eut pas encore vu la mer. 



LIVRE TROISIÈME. 

«RAiniflAIRB DIJ STVX.i: TARTARE. 



CHAPITRE PREMIER. 

De rioitore et de la pronondatioB. 

Les lettres destinées k la transcription des mots tar- 
tares , ne diffèrent pas de celles qui s^emploient pour le persan. 
Qnant k la prononciation, on distingue une manière de pronon- 
cer littérale, et celle de la langue parlée. La première se distingue 

* 
de la persanne par les particularités suivantes : 

^ au commencement des mots et entre deux voyelles , se 
prononce quelquefois d, Ex. clU C^àgh),j\^ C^avârJ, ÀJ^ 
(dolouj, i^\ (ada). 

i) au milieu et k la fin des mots se prononce souvent comme 
ng allemand ou anglais. Ex. j^^ (dingmek), ^W (tchang), 
JLi (senung). 

J dans les mots tartares, ressemble k une gutturale et se 
prononce comme } polonais , toutes les fois qu^il est précédé de 
Tune des voyelles a, y, o et ou, Ex. jl) (almak), JJ^ (dolou). 

La voyelle Fetha, qui par les Turcs est appelé i)^j\ 
(ustun) , sonne souvent a dans les cas , où , selon les règles 

25 



194 Livre troisième, 

de la prononciation arabe et persanne, il devrait sonner e. 
Ex. jb (hatak) , Jd (damar), A.I1 (hachlamak). 

Dans Kiesre et Zctmme , qui chez les Tares s^appellent 
A^l (esre) et JPy*! (euturi), îl se fait pareillement , que les 
différentes articulations sont confondues ensemble. Ex. j^^ (de" 
ngyz), JJIlci. (khàlkung). 

\ de prolongation se prononce d^un son onvert, qui ne tient 
rien de V o.^ II perd en outre sa quantité prosodique , et s^ar- 
ticule toujours comme une syllabe brève ou peu alongée. La même 
observation s^applique aussi à j et ^ de prolongation. Cette 
lettre sonne quelquefois e. Ex. i^^ CffuielenJ, ^*)u\i.^^ Cff^^^ 
memek). 

^ de prolongation est susceptible des sons ou^ o, eu et u, 
qu^ils faut apprendre par Tusage. Cependant on peut donner la 
règle qu^après les consonnes dures cette lettre ne prend que les 
voyelles ou et o, et quelle se prononce ^u ou 11 lorsqu'elle est 
précédée de jj ou jj. Ex. J^jy (kourmak), J^ (sel), ^^ 
(kieukj, ^^ (guiudj). 

^ de prolongation se prononce toiyours y après les con- 
sonnes dures, mais très^souvent elle prend aussi cette articula- 
tion après les lettres douces. Ex. Jl> (yaly), JE;Ud (sary). 

Observation. Les trois dernières lettres acquièrent quelque- 
fois le son prolongé en poésie, lorsqu'on veut rimer un mot tartare 
avec une expression arabe ou persanne. Ex. !j^ se prononce 
kân pour faire la rime de ^W (djân). 

Les diphttiongues sont les mêmes que dans la lecture du 
persan. Mais on y trouve en outre les articulations ^-t, oi, oui 
et eut Ex. Je» (kyimak) , ^^y (boi), j^^l (ouimak), *L,l 
(euUe). 



Grammaire du $iffle tarlare, ]95 

De k piWMcktioi trdiBiire. 

Les principales aliératloBS ^e les lettres subissent daos 
la lasgae parlée sont les suivantes : 

«. qiî est assez rare dans les osots tartares, se prenence 
h entre deux voyelles, et k lorsqn^il est précédé d^«Ae consonne* 
Ex* ^3 (daha pour dakky), i^y (yokêa). Cependant dans 



ce dernier cas on loi substitue souvent un i. 

3 initial sonne quelquefois /• Ex. a*^ C^^)* ^J^ (Hirlu). 

c se prononce souvent g ou k. Ex. i^i (kastga). 

^ qui exprime le sou guiy se pronoftce comme y consonne, 
tentes les fois qu^il se trouve au milieu ou A la fin des mots* 
Ex. c^\ (eymek pour egmek), ji^t (eujfut pour euguiut), 
ji# (bey pour begj. 

^ qui exprime le son ng, est presque sans exception, pro- 
noncé n. Ex. ^j] (eun) , ^y^^ (guieunul), 

D^autres altérations des consonnes ne sont pas assujetties 
à des règles , et elles ne se rencontrent que rarement. Ex. J^Ji^l 
(aghnamak) comprendre, J^jjl (voûrmakj , m^ Çyvnmi 
pour yiguvrmi)» 

j de prolongation sonne quelquefois i ou y. Ex, i>^^ O^i" 
tehin), ^ya C^evgui) , jji\ (alyr). 

^ de prolongation se prononce quelquefois ou ou u. Ex. J^.p«U 
fdoghrou), ijjj>*> (suru). Souvent il sonne aussi e» Ex. jUyj 
(vermek) , yjC (guieri). 

Les voyelles simples Kiegre et Zamme sont susceptibles 
des mêmes sons que les lettres de prolongation correspondantes. 
Mais cela n^a lieu que dans les désinences. 



196 Limre trwMime. 

Pranondatim ordinaire det Mis arabes et porsansL 

La prononeiatioB littérale des mots arabes et persans, dont 
est mêlé le style tartare, est telle qn^elle fat expliquée dans les 
deux liyres antérieures. Dans la langue parlée on la fait sabir les 
altérations suivantes: 

^ est presque toujours prononcé h. Ex. ^^ (Tiock), 
J^ (haik) , ^y^jH (mahsoûs). 

j initial se prononce t dans quelques mots persans. Ex« ^jjù 
fterzi) tailleur, èJLtj (lisière) scie. 

c au commencement , se prononce quelquefois k. Ex. Ci/<p 
(kairet) courage, J^ (kaibet) absence. Mais cet usage tient 
du Tulgaire. C^est pareillement chez le bas peuple que cette lettre, 
ainsi que c, est, dans quelques cas rares, prononcé h, quand 
elle se trouye entre deux Toyelles. Ex« ji.^ (kiakad) , U«pL«» 
(sahai). 

^ se prononce y consonne au milieu de deux voyelles, dont 
la dernière est brève. Ex. ^j C^^J *•% ^/^ C^JV^Jf 3^U 
(chaïyrd) client. 

Les syllabes prolongées sont ordinairement prononcées d^une 
manière brève ou moyenne, et VBKf de prolongation y perd tou- 
jours son articulation profonde, et sonne comme dans les mots 
tartares ($. 1). Ex. JJU\ (emanèt), ^\J\ (insdn). ^ de 
prolongation prend en outre le son d^t, toutes les fois qu^il de- 
vrait être prononcé ^. Ex. jJLa» (fazilet pour fazylet). 

m 

Les voyelles, sourtout Petha, prennent souvent une pro- 
nonciation dure, bien qu^elles soient jointes à des consonnes douces. 
Ex. sj\ji» (charàb),jSi (kadar). 



Oroanmaire du êiyle tartare. 197 

Kiesre sonne ioiyoars t avec les lettres «. , «. (lorsqu^Q se 
prononee A)?^ et c. Ex. zS^ (hikmeij , J^j^ (hizmet), 

Un très -petit nombre de mots subissent des altérations, 
qui ne sauraient pas être définies par des règles. Bi. ^M (kadg 
pour kâz^J, Jy^ (fodoul pour fouzoûl) extravagant, \j\jLj 
(bosiân pour busiân). Ces anomalies sont fondées sur la pro- 
nonciation naturelle des Arabes et des Persans. 

Obser? atlra. Ces règles ne s^appliquent pour la plupart qu^aux 
expressions universellement connues. Quant aux termes plus ou 
moins choisis et étrangers au vulgaire, dont se servent les gens 
instruits dans leur- conversation , ou en parlant d^objets relevés, 
on y a recours k la prononciation littérale , surtout en ce qui 
regarde les lettres «., c et î). 

lanière de distinguer les nets d'origine tartare. 

$. 4. 

Les lettres w, 9>, J^J, ^J^y 1» et c doivent être regar- 
dées comme étant étrangères à la transcription des mots tartares. 
Cependant on trouve quelques exceptions à Tégard de *. et p. 
Ex. J^i^ (havlamakj hurler, a*^ ('arabaj chariot. 

<J , articulationj^resque inusitée dans Tidiome tartare , n^y 
se trouve que dans un très-petit nombre de mots. Ex. àJiy Cv^^f" 
ka) délié, JU/^1 <(ufurtnekj souffler. 

n doit encore être remarqué qu^à Texception de ^J^^ (7a« 
kyrdy) discoure, dont Fétymologie est incertaine, il n^existe 
aucun mot tartare , qui commence par j ou J. Les expressions 
de ce genre , qui se trouvent notées dans les dictionnaires comme 
tartares , sont d^origine étrangère ou européenne. 



19S Idvre troiêiètM, 

Un certain nombre de mois sont empruntés des langnes des 
peuples chrétiens* Ex. 

tij (tekkioûr) empereur grec de Farménien. 
y\^ (panaïyr) foire du grec moderne. 
jûJ>y (fortouna, fyrtyna) tempête de mer de Fitalien. 
J|y» (Tcyrâl, kralj roi chrétien du slave. 
jkJb (hmtovj voiture de lliongrois. 

De l'orthtgraphe. 

$.5. 

L^ortltographe des mots tartares n^est pas restreinte par des 
règles sévères. Ce sont surtout les lettres de prolongation que 
Ton trouve souvent insérées ou omises i volonté. Ex. lj!l> ou 
JjJÛ (bakmakj voir, jj^^ ou ji\j (biïmek) s^ivoir^ ^J ou ^^ 
(kourou) »ec, A la fin des mots, \ est en outre coofondu avec à 
muet. Ex. U« ou asL Cv^^) colKer. 

m m 

Les principales permutations des consonnes sont les sui- 
vantes: 

O se confond avec j« Ex. jUp on jU^ (terUk) cAaugoon, 
fi^jji\ ott ^j!3\ 'C^ktitrmakJ renverser. 

^ se confond avec ^« Ex. ^U on ^lo C^atch) chc" 
velure, J|c^y ou ^c^y (kimêmak) vomir* 

]o se confond avec O9 s^il sert i exprimer t , et avec j, 
s^il répond à d. Ex. i^lJ ou ^j)i^ (tarla) champ semé, \^\ ou 
aU! (ada) île. 

Les manUres d'écrire différentes se rencontrent plus sou- 
vent dans les écrits anciens que dans les modernes , et les 
variations en sont plus fréquentes chez les poètes que dans les 
ouvrages composés en prose. 



GramiMcire du style iartare. ]99 

D^antres sont basées sur des prononciations différentes oa 
sar le dialecte de la langae parlée* Ex. ^^ \ (ouyoukhou) ou 
y*^\ (ouyoukou, ouikou) 9ommeil, j\ (eguier) on y\ (eyer) 

— m 

»eUe, jiyj (dermg) ou /;»J^ (derin) profond. 



CHAPITRE SECOND. 

Da nom. 

Di cas primM 

Aux mots tartares on ne distingue pas la terminaison des 
genres. Au lieu de celle-oi on se sert quelquefois de certaipes 
circonlocutions, qui seront mieux expliquées dans la syntaxe. 

Le cas primitif, sur lequel Tinflexion est basée , peut 
être représenté par un mot d^origine tartare pure, ou par quelque 
expression arabe ou persanne. Les noms de la dernière sorte 
sont exactement tels qu^ils furent déyeloppés dans la partie 
persanne, et on en emploie également les simples et les com- 
posés, les singuliers et les pluriels. 

Les noms tartares terminés en j C^) ^^^ susceptibles 
d'une autre forme de nominatif en c (o^AJ, qui s^emploie de- 
vant une voyelle , en poésie aussi à la fin d'un vers* Cependant 
la terminaison J est incomparablement plus usitée. Ex. jLl 
(ayàk) ou '^\^\ (ayagh) piedy jf\}a (dayak) ou cUj C^ayaghJ 
appui, j1 (akj ou pt C^ffà) blanc. 

Les noms terminés par deux consonnes, dont la dorniére 
est un j, J, ^, J ou ^, insèrent une voyelle analogue i ceUe 
de la syllabe primitive, entre ces deux lettres finales, tontes 
les fois qu'ils sont suivis d'une consonne, fix.^ (baghr et 



! 

t 



agd Idtre troitième. 

haghyr) êein, '^\Cagh% et aghyi) bouche, ^^\ (oms et omom) 
épaule, ^^ (guieukê et guieukiusj poitrine, J^^\ (ogkl 
et oghoul) fils, ^^\ (oin et oyoun)jeu. On excepte cependant 
cenx qui finissent par J^ C^g^) comme ^ (beng%J contenance. 
Les mots arabes terminés par deux consonnes, dont la 
dernière est ^, jO? J, ^ ou 0> fo^t de même dans la pro- 
nonciation ordinaire. Ex. ^(fetheXfetih) conquête, jji (kadt 
et kadyr) pouvoir, j JlP (^^»r et 'euzur) excuse, ^j (rem% 
et remiz) énigme, JS3» (chekl et cheM) forme, i^ (heukm 
et heukium) décision, C>S! (izn et izin) permission. 

De la forme da phdd. 

$.7. 

Le pluriel tartare se forme en ajoutant J (1er) au sin- 
gulier des mots tartares, arabes ou persans. V^t. j^ (guieuz) 
oeil, )j} (guieu&ler) les yeux, Jp^l (^gU) fils, J^^\ 
CoghouJler) les fils (voyez $. 6), JS^ muckkilj difficulté, 
J^Cu O^ucMcmer) les difficultés, ^b C^hâkh) branche, 
i^b (chàkhler) les branches. 

Dans la langue commune, la terminaison du pluriel se 
prononce lar, quand la syllabe finale renferme Tune des voyelles 
a, y 9 o eiou, attendu que le mot est dWigine tartare. Ex.^Piewlp| 
faghadjlar) les arbres, Jilî (kaxyklar) les bateaux^ Jli^ 
(yoUar) les chemins , J^ (kapoular) les portes. Quant aux 
mots étrangers, on fait ordinairement de même, si c^est nue 
expression très^commune , mais on aime à conserver la pronon- 
ciation littérale dans les termes recherchés ou qui ne sont pas 
universellement connus. Ex.^^y (dostlar) les amis, ^^b 
(châkUer) les branches. 



Orammaêre du siffle iartare, ^0] 

Les Turcs font usage de toutes les formes de pluriels 
notées dans la partie persanne (IL §. 8, et lO), mais on ne 
les applique qu^aux mots d^origine arabe ou persanne. Cepen- 
dant un très-petit nombre de noms tartares , employés en partie 
par les Persans eux-mêmes, restent quelquefois les formes de 
pluriel ^\ (an) et o) (àt). Ex. Ol^ (bektchiyàn) les garden, 

••V 

OliW^ CêandjakâiJ les sangiac». 

De la dédiBaiMii littérale. 
S. 8. 

Dans la déclinaison littérale ou ajoute au cas primitif 

es* 6) ^v ^ quelque forme de pluriel (§. 7), certaines ternii<- 

naisons, dont les voyelles se prononcent en général selon la 

nature de la consonne finale du nom. J guttural (§. 1) y est 

regardé comme consonne dure. Cependant on peut en tous cas 

faire exception en faveur de rarticulation douce de la voyelle, 

surtout dans les mots d^origine étrangère. On peut distinguer 

cinq cas obliques, qui sont les suivans: 
* 
l^' ^ (ung ou oung selon la prononciation ancienne, mg 

ou yng selon la moderne) indique le génitif. Ex. ^L (bachj 

tête, ^)j (bachung, bachmg) de la tête, Jjit (chevk) 

désir, jJiîiy^ (chevkoung, chevkung, chevkyng) du désir ^ 

j]Li {nung selon la pronciation ancienne, ning selon la 
moderne) s^emploie après une voyelle. Ex. ij U (tarla) champ, 
j\iij\J (tarlanung ou tarlaning) du champ. 

2®' à (V ou a) indique le datif. Ex. a^I» (bâche) à la 

m 

tête, ^iji» (chevka ou chevke) au désir. 

Al (ye) s^emploie après une voyelle. Ex. Ai ij\j (tarlaye) 
£tu champ. 

26 



208 lihre troisième, 

8*' 4^ C^ ou y) exprime Faccusatif. Ex. ^L (bajcki) 
fti tète, iy^ (chevky ou chevki) le désir. 

j (yi) s'écrit après une voyelle. Ex. AJil (tarlaHC) le 
champ, 

4®* 6ù C^e) exprimé le séjour, et répond k en, dans. 
Ex. àS^\* (bachde) dans la tête, hjijll» (chevkde) dans 
le désir. 

5^' c>^ (den) répond à Fablatif. Ex. 'ojJ:\à (bachden) de 
la tête, \^j3jl^ (chevkden) du désir. 

Les pluriels de toute sorte se déclinent de même. Ex. .J^U 
(bachlerung ou bachlering) des têtes, jJâty:») (eckvâkoung, 
echvâkung etc.) des désirs , JCLi^ (tarefeining) des deux 
cdtés, jJl!tjli (yàrâning) des amis. 

AiUMiiafies enphoniqaes de la dédinaisoiL 

§.9. 

Dans les mots tartares, la finale j se change en c , toutes 
les fois qu'elle doit prendre une terminaison qui commence par une 
voyelle. Plusieurs d'eux admettent déjà cette altération an primi- 
tif ($. 6). Ex. j;ll (bahfk) poisson, jUL (balyghoung ou 
balyghyng) du poisson, d^[» (balygha) au poisson , ^l (ba^- 
lyghy) le poisson. Mais on dit avec la finale originaire : AjilL 
(balykde), OjJI» (balykden) , JiW, (balykler) etc. 

Sous ces mêmes rapports , ^ est changé en ÎJ. Ex. ^^ 
(guieuk) ciel, ^^ (guieuguiung ou guieugumg) du ciel, ^^ 
(guieuguie) au ciel, ^^ (guieugui) le cieL Le même est ob- 
servé dans les mots persans, dans lesquels cette lettre est pareil- 
lement adoucie (IL , §.11 et 12). Ex. JU (senk) pierre , Jisla 
(senguing) de la pierre. 



Chrammaire du $t^Ie tartare. 203 

Les mots arabes et persans terminés en j ou ^ , conser- 
vent toujours cette articulation , à Texception de ce qui vient d'être 
dit. Ex. jlU» (khâlyk) créateur f ^^\^ (khâlykyng) du créa-' 
teur, JbU- (khâchâk) fétu, ^bU. (khâchâkie) au fétu. 

Le mot y^ (sou) eau fait an génitif jHi^^ (souyung, 

m 

êouïyng). 

Dans les mots persans monosyllabes terminés en ) ou ^ de 
prolongation, il faut nécessairement insérer un ^ au génitif du 
singulier, lettre que Ton peut aussi employer au cas primitif! 
Ex. jj (roû) ou ^jj (roui) vi»aye, jA#^ C^oûymg) du visage. 
Dans les désinences , dont la première articulation est une con- 
sonne, le ^ peut indifféremment être employé ou omis. Ex. i^^^ 
(djoûiden) de la rivière , ^^ (djoûHer) les rivières, Jy^ 
(mouler) les cheveux. Parmi les expressions composées de plu- 
sieurs syllabes, cette règle ne s^applique qu'à celles qui sont des 
participes. Les autres conservent leur terminaison primitive usitée, 
qui, en turc, est presque sans exceplion destituée du ^ final. 
Ex. jJLlji 0^ i^ly^ (hevâi djân fezâying) de fair gui récrée 
fesprit. 

Dans les mots terminés en ^ pourvu de Djezm, cette lettre 
se change en consonne devant une voyelle. Ex. ^ (chez) chose, 
jJUi (cheying) de la chose. 

Anomalies orthograpUqnes de la dédinaisoB. 

S- 10. 

Les mots qui finissent par a muet, rejettent quelquefois cette 
terminaison au datif, sans regard de leur origine. Ex. a1 J (loÛle) 
tuyeau, aJj) (loûleye) au tuyeau, aIIC (mukiâleme) discours, 
A^lC (mukiâlemeye) au discours. L'accusatif peut indifférem- 



I 



204 Livre troiêième. 

meai être exprimé par j on par Hemze, Ex. jàj»- (h^lc^yi) 
la ruse 9 ^^li (lâle-i) la tulipe. 

Dans les mots qui terminent par ^j (i) on peut indifférera* 
ment supprimer au datif l'un des deux ^, ou bien écrire sépa- 
rément la terminaison de ce cas. Ex. A»^j1j (zâriyej à la plainte, 
S Cff^^^^O '^^isseaUy ^ (guiemiye) au vaisseau, ^ji\i 
(kâ&y , kady) juge , aJ^IS (kàzyîe , kadyta) au juge. L'accu- 
satif peut être exprimé par j on psLV Hemze. Ex. JjL\ (iUckiyi, 
eltchiyi) T ambassadeur , ifj^ (deriyi) la peau. Si le ^^ est 
isolé au cas primitif, on peut aussi, par des raisons calligra- 
phiques, y ajouter un autre ^^. Ex. de ^jXÀ] (efendi) maître on 
forme jJûi) (efendiyi). 

Dans les mots arabes terminés par ^ (a) on change ordi- 
nairement, comme en persan (II., $.11, 12) 9 cette lettre en 1, 
avant de les décliner. Ex. ^jp^] (oukhra) la vie future, àù\^\ 
CoukkrâdeJ dans la vie future. Dans la plupart des mots cela 
peut se faire aussi au cas primitif. Ex. f^u O^e^vâ) séjour 
pour fjjU. Mais on trouve aussi le ^ conservé. Ex. k^^J^^ 
(ma^nade) dans T affaire, viiljêl (ef-'aning) de la vipère, 
JL.^^ (merzaning) des malades. 

De la dédiiiaisoii conmute. 
S. 11. 

La déclinaison commune de la langue parlée ne diffère de la 
littérale que par la prononciation. Les altérations qu'éprouvent 
les consonnes sont les suivantes: 

Le Si du génitif se prononce n. Ex. «^Ui (chahyn) du roi. 

Le ij de la racine se prononce y, toutes les fois qu'il 
doit adopter le son de gui, excepté dans les mots persans, qui 



Grammaire du style tartare. 205 

finissent par deux consonnes. Ex. j)»^y (beudjek) esca^rbot, 
jl5i.y (beudjeyin) deFescarbot, jUy (beulvk^ division, ,;)S3y 
(beuluyun) de la division. 

Quant à la prononciation des voyelles, on se règle, dans 
les mots d^origine tartare , sur la Toyelle de la dernière syllabe. 
Si cette voyelle est dure, le Fetha de la terminaison se pro- 
nonce a, mais avec les articulations douces celui-ci sonne e. 
Ex. ^\j (bach) tête, àJX (bâcha) à la tête, ajû»1* (bachda) 
dans la tête , 0-Xil» (bachdan) de la tête, ^J;^ (guiunech) 
soleil, kl^ (guiunechej au soleil, aJuJj (guiunechde) dans 
le soleiL 

Au génitif et à Taccusatif on emploie Tarticulation y, si la 
voyelle du cas primitif est a ou y, et Ton prononce ou, si 
celle - ci est o ou ou. En semblable manière on emploie i et u 
avec les voyelles douces e^ ^ ^tc et u. Ex. Jbli (bachyn) de la 
tête, ^li (bachy) la tête, Jily (yolounj du chemin, \y 
(yolouj le chemin, i^C^ (guiunechin) du soleil, ^jl!^ (guiU" 
nechij le soleil, jU^ (guieulun) de f étang, \^ (guieulu) 
Vétang. 

L^apperçu suivant fait voir les rapports qn^il y a entre le 
primitif et les syllabes accessoires, et peut servir de modèle pour 
toutes les autres parties du discours. 

Voyelles du mot primitif: a y o ou e i eu u 
Le Kiesre et le Zamme des syl- 
labes ajoutées se rendent par y ou i u 
Le Fetha se rend par a e 

Quant aux mots d^origioe arabe ou persanne, on aime à sub- 
stituer aux articulations dures la voyelle correspondante douce, 
quelquefois aussi la prononciation littérale moderne. Cela se fait 



206 Lïïore iroisiètHe. 

principalemeiit dans la conversation des gens instruits, et à Tëgard 
des expressions Aoisies. Ex. de .^ji (koudoûm) arrivée on pro* 
nonce aux cas obliques jU^jjl (koudaûmun),è^^^i(koudaûme), 
^y>i (Teoudoûmi) etc. Le même est observé quelquefois dans 
des mots tartares , selon d^autres dialectes et des prononciations 
différentes. 



3è - _aJA. 



, HM^> 



Des 

g. 18. 

Dans la construction tartare, Fadjectif précède toiyours le 
substantif, sans être susceptible des variations du nombre et des 
cas. On n'y a non plus égard k Torigine tartare ou étrangère. 
Bx« Ji^tJUi (kyrmyzy guiul) la rose vermeille , J:^^ y xi^ 
(dilpezir nas^hatlerj des conseils agréables. 

En faisant précéder Fadjectif de la particule j^ (dakhy, 
daha) on forme le comparatif. Ex. jJLSy ^^ (dakhy yuksekj 
plus élevé* Mais ordinairement on emploie le positif. 

La particule jjl C^^ff» ^^) exprime le superlatif. Ex. iJl 
^yj C^ng buyukj le plus grand* 

D^autres manières de former les comparaisons, seront ex* 
pliquées dans la syntaxe. Pour le comparatif il existe encore une 
dérivation obsolète, qui se fait en ajoutant j^ (rak) ou ^j 
(rek) selon la voyelle de la dernière syllabe. Ex. jiil («/- 
tehakrak) plus vil, Ù^yà (buyukrek) plus grande 

Des terminaisons personnes des noms. 

§. 13. 

Les cas persans, qui s^emploient dans des phrases avec 
construction tartare , sont le rapport du génitif et le vocatif. Le 



Grammaire du style tartare. 207 

premier s^emploie comme en persan (II., §. 12, 14 et 15) et ne 
sert que ponr les mots dWigine arabe on persanne. Cependant 
il est d^asage d^en revêtir an très-petit nombre de mots tartares 
désignés déjà antérieurement (§. 7). Ex. Jl^jX»^ j\J) ^o/â- 
ky ëadri ^ouzma) la tente du grand msir, C>y L^ ^^l^lî^^ 
(donanmâ'i humâyoûn) la flotte impériale. 

Dans Finflexion nltérienre on ajoute au dernier mot les ter- 
minaisons des cas tartares. Ex. ol»bC^U^JUil5!^ (hykiâyeti hâli 
mukiâfâtj la relation de tétat de la rétribution, accasatif: 
Jl»lâs=^ JU CJSi>. (hykiàyeH hâli mukiâfâH), jl^>: Jll 
(pelengui iîz tchenkj le tigre à griffes aiguës, «^Jl5u>- JJ jLX 
(pelengui Hz tchenguing) du tigre à griffes aiguës* 

L^affixe arabe de la troisième personne masculine terminé 
en Kiesre, y est regardé comme finissant par une consonne ^ 
le Kiesre étant sujet à un retranchement. Ex. Ji^Jl^ll* Ja^l^j^ 
(veziri a^zami muchâr Ueïhing) du susdit grand visir (com- 
parez II. j §. 77). Le même se fait au génitif des noms arabes. 
Ex. ^^j^]j iS\^ aUIx^ (khatemallâhu 'avâkybehu bil-khai- 
ring) de celui dont Dieu couronne la fin par le salut. Mais 
les aflîxes qui finissent par d^autres voyelles , prennent les ter- 
minaisons, qui leur conviennent en vertu de cette qualité. Ex. ^Jo^. 
cL'Allji (djelle chânuhuning) de celui dont la condition est 
éminente. 

Le vocatif persan n^est usité que dans les mots adoptés de 
cet idiome ou de Tarabe. Ex. ^ j (dUâ) o coeur, Ijjbjj O^â- 
hidâ) o anachorète. 



208 ^^^^ irHêième, 

Des DNII8 de nombre. 

$. 14. 

Des cardinaux. 

Les cardinaux tartares ont cette particularité qne les dixaines 
jnsqn^i vingt se composent avec des unités. Ce sont les snivans: 

y (hit) un 
^\ (iki) deux 
^^\ (utch) trois 
OjJ on OjjJ (deurt) quatre 

1} (bech) cinq 
J\\ (alty) six 
JJj (yedi) sept 

m 

'Si» (sekiz) huit 
j JiU (dokouz) neuf 
'0^\ (on) dix 

y 0^\ C^^ ^'l? ^^^^ 
S^\ {J^\ C^^ ^0 douze 
] ^^1 (on utch) treize etc. 
j^ (yiguirmi, yirmi) vingt 
jyA (otouz) trente 
zi (kyrk) quarante 
AJl (elli) cinquante 
JlcM (altmich, attmych) soixante 
Jjc^ (yetmich) soixante ^ dix 
'o\SLt (seksan , seksen) quatre^ vingt 
t>Uild C^oksan) quatre-vingt-dix 

jJL (hing y bin) mille. 



Graimmtdrt âm stffie iartare. ffy^ 

Ces nombres se composent entre enx comme les persans, 
mais on n^y emploie jamais lapartibnlcj. Plusieurs d^eox peuvent 
être liéis an mot suivant. Ex. ^ «Jt/^ (yigttirmi bir) vingt ^ un, 
j^\ (ikw^^) deux cent, jy>*^y (utch^uz) troiê cent, 5^\ 
jXl« 'O Uilo jy»j^^ wXa C^ ^^ deuttyuz dqksan sekizj deux 
fmiOe ^fuaire cent quatre ^vingt^ dix ^huk. 

«. 15. 

Des ordinaux* 

Les ordinaux se forment en ajoutant aux cardinaux les syl- 
labes #t C^^JO V^ 9 ^^^ "^ langue parlée , peuvent être pro- 
noncées yndjy , oundjau , mdji et undju selon les mêmes 
règles qui furent posées pour la déclinaison (|^. 11). Ceux qui 
terminent par ^, rejettent cette lettre, et le o de Oj«<> se 
change en ^. Ex. 

^y (birindji) premier 
^^\ C^indji) second 

m 

^5=7jl (utckindji, utchundju) troisième 
^jjjj Cdeurdindji, deurdundju) quatrième 

^^\ (onindji, onoundjou) dixième 
#^ Ù31 C^^ birindji) onzième 

^^^ (yiguirmindji , yirmindji) vingtième 
dy j>5S (yiguirmi birindji) vingt" unième 

m 

Jrjy^^ C^touzindji, otouzoundjou) trentième 
^/^^ O^^f^yndji, kyrkyndjy) quarantième 
^^1 (ellindji) cinquantième 

m 

Jrjy (yuzindji, yutundju) centième. 
Cette terminaison ajoutée i Texpression ^U (katch) corn- 
bien, forme ^^u (katckindji, kiticl^nâfy) le çûantième? 

87 



210 Livre troisième. 

Des nombres distr&ntîfis. 

$, 16. 

En ajoutant la syllabe j (er) anx cardinaux terminés par 

une consonne, et^ (cher) à cenx, qui finissent par une 

voyelle, on forme des nombres distrîbutifs. Dans la prononciation 

commune , la voyelle e se change en a après une articulation 

dure. Ex. 

j. (birer) un à un 
*,C^ \ (tkicher)deuxàdeux 
,\ (utcher) trois à trois 
j^j^ù (deurder) quatre à quatre 
Jj (bêcher J cinq à cinq 
t.:i î (altycher , altychar) six à six 
\\ (onery onar) dix à dix 
jy ^A (on birer) onze à onze 

*,^ C. (yiffuirmicher, yirmicher) vingt à vingt 
jy tS> (yignirmi birer) vingt- un à vingt -un 
jjJA (otouzer, otou%ar) trente à trente 
i»j» Ckyrkar) çuaratUe à quarante 
j^^ Cy^"^^) <^*''' ^ cent. 



CHAPITRE TROISIÈME. 

. Du pronom. 

Des fLwmi iHH:soiuiel8. 

g. 17. 
Les pronoms personnels qui admettent les mêmes cas que lei^ 
noms y se déclinent d'une manière anomale, comme il suit: 



Grammaire du style (artare. 



211 



O* (ben)je 

rf (benum, benùn) de moi 

IC (hanguy bana) à moi 

» 

Il (benij me 

AJÛi (bendej en moi 

c>JÛi (benden) de toi 



J^l fol) on ^\ (o)lui, elle 
jjlil ((tnungy aning, anyrty 

onoun) de lui, if elle 
ITT C^nga, ana, ona) à, lui, 

à elle 



j (bi%J nous 

• 1» (bi&um, bisimj de nous 

èy C^vbe) à nous 
^j Çbm) nous 
Ajji (bi&de) en nous 
Ojy Qmden) de nous 



^\ (anler, anlar, onlar) 

eux, elles 
^^\ (anlerung , anlering, 

anlaryn,onlaryn) â!eux, 

belles 
i^) (anler e, anlara, on^- 

lara) à eux, à elles 



j^ (sen) tu 

JLj (senung,sening,senin) 
de toi 
bû (sanga, sana) a toi 
^ (sent) te 
àX^ Csende) en toi 
OJÛMi C^endenJ de toi. 



j 1 (ani, any, onouj le, la 
AjJ I C^nde, anda, onda) en 

lui, en elle 
C>jJ I (anden, andan, ondan) 

de lui, d'elle. 



Csi^y vous 
jj Li^ Csizung, sizing, sizinj 



de vous 



àl^ (siie) à vous 

iSy^ C^O vous 
àjj^ (si&de) en vous 
i^ùj^ (sizden) de vous. 



tj^\ (anleri,anlary,onlary) 

eux, elles 
^^\ (anlerde, anlarda, on^ 

larda) en eux, en elles 

i^^Jûl (anler den, anlar dan, 
onlardan)d^eux,d^ elles. 



ta Livre (roiêièime. 

ObserraliOBt. Dans les écrits anciens on trouve quelquefois les 
variations suivantes : mj^ (benum) de moi, j3^ (senung) de 
toi, ^y\ (anung) de lui, ^^y (bizum) de nous, ^^j-» 
(9i%ung) de vous. De même on rencontre aussi j^ C^^J nous, 

Jo C^J vous etc. Au datif des pronoms du singulier, les poètes 
écrivent et prononcent souvent : iTli Change} à moi, iTU (sânge) 
à toi, C\ (ange) ou iSl (enge) à lui. 

Bien que les pronoms y et J^ désignent déjà le pluriel, on 
y peut néanmoins ajouter la terminaison de ce nombre, en disant 

^y (TfizlerJ nous autres , Jl^ (sizlerj vous autres. 

Des prônons possessib afiizos. 

g. 18. 
Les pronoms possessifs s^expriment ordinairement par des 
affixes, dont la prononciation littérale diffère selon les dialectes 
ancien et moderne. Leur orthographe peut aussi varier. Ceux de 
la première et de la deuxième personne perdent leur voyelle 
initiale, lorsqu'ils s^ajoutent à un mot pareOlêment terminé par 
une voyelle. A la troisième personne du singuliei: il existe à cet 
égard deux formes différentes. Ces affixes, selon Porthographe 
la plus commune, sont les snivans: 

m (um, im, m) mon J^ (umuz, imis,muz,nMj 

notre 
^ C^ng, ing, ng) ton ^ Çunguz, mgi%, ngus, 

ngiz) votre 

iJ CO ^ OO ^on J CO^ ^ (^) ajoutés au 

pluriel leur, 
La prononciation varie encore selon la nature de la con- 
sonne finale. Ex. 



Chrammuire du Mtyle éartare. 218 

Ol»^ (haifàt) vie, iU. (bayâtmm, hoffàtim) ma vie, ^\j>. 

(hayètung, hayâHng) ta vie, il>^ ÇhayàU} sa vie, 

IcL»^ (hayàtumm, hayâtimiz) notre vie, ^!X^ (hayâiU' 

ngus, hayâHngiz) votre vie, ^çJuL^ (hayâtlerij leur vie. 
b^ Cdu -à) prière, «Ip j (du 'âm) nui prière, Jlpj (du ^'àng) 

ta prière, ^^Ip3 (du'^^ûêi) ea prière etc. 
]ej^ (chéri) condition, J»^ (chertoum, chertym) ma coU' 

àition, i*)ia^y^ (chertounff , chertyng) ta condition, ^y^ 

(cherty) sa condition. 

Mterfattim. L^aflixe de U troisième personne du pluriel étant 
proprement celui dn singulier, il faut recoarir au sens de la 
phrase pour savoir si le mot primitif indique Punité ou bien la 
pluralité. Ex. j^^JLIJLj (kiechtileri) peut également signifier leur 
navire et seo navires. Il sera démontré plus tard (§. 23) 9 
peut éviter les ambiguïtés de cette sorte. 

De rinlleiioi des afibes. 

g. 19. 

Les affixes de la première et de la deuxième personne 
se déclinent comme les substantifs. Ceux de la troisième font 
de même, mais ils conservent le euphonique du génitif dans 
tons leur cas, tandis que le ^ est, le plus souvent, rejeté. Ex. 
(hakky) son droit tV'^ (hakkleri) leur droit 

(hakhynung, hakky ^ jL^JlÂ^ (hakklerinung,hakk' 

m 

ning) de son droit lerining) de leur droit 

(hakkyne) à son droit ^^^Jii^ (hakklerine) à leur 

m 

droU 
(hakkyni) son droit ^J^ (hakklerini) leur 

droit 



1 



214 Ltrre troisième. 

(hakkynde) dans Sim ^jj^Jli^ (Tiàkklerinde) dans 
droit leur droit 

piakkynden) par son 'OJ^^^i^ (hakklerinden) par 
droit leur droit 

On décline régolièrement : j\^l»* (hakkoumung , hakky» 
ming) de mon droit, a^ (hakkowne, hakkymej à mon droit, 
jlj^ (hakkoungung , hakkynging) de ton droit etc. 

Obsemlioi. Le ^ de raccosatif pent être retranché. Dans 
les aflixes des deux premières personnes , Taccusatif devient 
par-là semblable an nominatif. Ceax de la troisième personne 
y acquièrent de nouvelles terminaisons. Ex. ^J^ (hakkyn) son 
droit, ^^yX»- (hakklerinj leur droit, ^AiU^ (khânesinj sa 
maiêou. 

Des particiilarités eq»honiqves des aflizes. 

$. 80. 

Les substantifs, qui, pour la déclinaison, changent leurs 
finales J et i) en c et ij (§. 9), font de même, lorsqu^Us 
prennent les affixes. Ex. J^^^\ (otagkoum, otaghymj ma tente, 
^jy (yureguium, yureguim) mon coeur. 

Dans le mot j^ (sou) eau, on insère un ^ devant les 
affixes. Ex. jty^ (souyum, souyim), jX»^ (souyung, souying) 
jy^ (souyi) etc. 

Le même se fait encore dans les mots persans monosyl- 
labes , qui finissent par ) ou ^ de prolongation , et dont le cas 
primitif peut pareillement accroître d^un ^^ (IL, §. 12}. 
Ex. jt^j (roûyim) mon visage. Quant à ceux qui se composent 
de plusieurs syllabes, le style tartare y rebute presque sans 
exception ce ^ accru, et Ton ajoute Taffixe à leur terminaison 



Grammaire du ityle tariare. 215 

actuelle. Ex. ^1 (ârzùû) désir ,^yj^\ (ârzoûêi) Sùn désir, 
ij\j^ (serai) palais, jI^ (^erà-yt) son palais. 

Les mots arabes très-peu nombreux, qui terminent par 
un ) bref pourvu de Hemze, sont regardés comme finissans par 
«ne consonne. Ex. »\j^ (mebde-J commencement, ^ A X^ (meb^ 
de^um, mebde^vm) mon commencement, ^Ul» (mencke^J ori'^ 
g^ne, ^Ul» (menche'-'i) son origine. 

Des particularités orthographiqnes des aflbns. 

$. «1. 

Dans les mots terminés par ^ moet, on rejeté quelquefois 
cette lettre, pourvu qu^il n^en résulte pas de Tobscurité, 
Ex. AjJU (fa-ide) utilité, .j^M (fâ-idem) mon utilité, a»jW 
(djàriye) servante, jLjW (djâriyeng) ta servante. Mais 
Fusage le plus ordinaire est de conserver le ^. Ex. ^à3j\ (ar^^ 
kang) ton dos. Ceci doit se faire nécessairement en cas 
d^ambigulté. Ex. »ajJ1j (vâlidem) ma mère, pour en maintenir 
la différence du primitif jJlj (vâlid) père. 

Le mot ^jû») (efendi) maître fait, avec Taffixe de la 
première personne, invariablement ^\ (efendim). 

Les poètes retranchent quelquefois la finale du mot^ 
(kapouj porte. Ex. ^jx^ (JcapungdeJ à ta porte. 

La terminaison ^ (aj des mots arabes (§. 10} est, encore 
ici, changée en \. Ex. ^j^ti* (m^^vâ) séjour, ^\^X^ (me^ 
vàsi) son séjour. 

Aux afiSxes de la première et de la deuxième personne, 
sourtout dans leur inflexion , on insère souvent un ^ ou un ^ 
immédiatement après la terminaison primitive du nom. ^ est plus 
conforme à Forthographe ancienne, ^^ à la moderne. Ex. f^^^y \ 



ei6 ^'«^ 

febrmUerum) mes sourcils, a^j^jpI (agh%nme) à ma bouche, 
Xx/^^ (ViwfArAfcrtifi^t) l^tfjotte*, ji^^^JeU:* (châkhlerimingj 
de mes branches, J^^t (evingi) ta maisons , ^Jo>\^ (khàtyr^ 
vsgvt) voire gré. 

A la troisième personne, on ne peut, selon rorthograpke 
juste, insérer que la lettre ^. Ex. ALkP (sahninej à son fond. 

m 

Si la lettre , par laquelle termine le substantif, est du nonJure 
de celles qui ne sauraient pas être liées à la suivante, Tusage 
d^écrire on ^ au génitif et au datif, est même le plus commun. 
Ex. kaj\y^ (divârine} à sa muraille. A Faccusatif, ^ est dans 
ce cas , plus souvent supprimé , mais on le conserve presque ton* 
jours, si Ton a retranché le ^ de la terminaison. Ex. Jj\Xfi^\ 
(y'^tizârini) son excuse, jijy (yu%in) son visage, ^J\ 
(eserin) sa trace. A Faccusatif du pluriel il se conserve 
pareillement, bien qu^on en trouve des exceptions. Ex. ^Jijj^y^ 
(serverlerinij leurs chefs. 

En prose , Taffixe ^j^ perd ordinairement le ^ lorsqu^il est 
décliné. A Faccusatif abrégé , il peut également être conservé on 
retranché. Ex. |>u*^le^ ou ^y^\^ (khânesin) sa maison. 

Au cas de la demeure, et à Fablatif, il n^est pas d'usage 
de conserver cette lettre, à raison de la prononciation brève. 
Ex. ft_v;w* -* (sinesinde) dans son coeur. 

L'insertion d'un ^ faite à Faflixe de la troisième personne 
du singulier, que Fon observe quelquefois dans les écrits, est 
conforme à la prononciation commune, et parait à peine être imi- 
table. Ex. Ai^y (boinoune) à son cou pour All»y (boinine), 
Jjjy ÇtozouniJ sa poussière pour ^jy (tozini). 

Dans les écrits anciens et chez les poètes, on trouve 
quelquefois un ^ entre Faflixe et la terminaison du cas, Ex. jJ a14J 



€hr am m mre dm êfifih iartmre^ 217 

(zulfinungj, de sa boucle. Le datif y peut aussi terminer par |, 
si le mètre exige urne syllabe prolongée. Ex. U^^ (seusunga) 
à ta parole au lieu de a j^ fseuzungej. 

De k praiMciatwii ooiunae des aflbm. 

En parlant, on applique aux affixes et à leurs iaflexions les 
règles données pour la déclinaison des noms (§« 11). - EUent 
valent principalement pour les mots tartares, et on obsenre ce qui, 
em cet endroit, à été dit à Pégard de leurs modifications. Ex. 
x^U (hackgm,) ma tète ir^j^ (doêUmm) $non ami 

(bachgnj ia tète jLmj^ (dostoun) ton ami 

(baekjf) sa tète *j^^^ (dostou) son ami 

Jr'li Çbaekymyz) notre tète jr*^^ (dostoumma) notre ami 
jG»l> (bachynyz) votre tête J^^.> (dostounouz) votre ami 
jjja\à (bachlary) leur tète ,jjl^^ (dostlary) leur amù 






l 



jt^] (ichim) mon affaire Jj^ CguieuMumJ mon oeil 

jllil (ichin) ton affaire ^j^ Çguieuzun} ton oeil 

^j1j\ (ichi) son affaire ^j^ (guieuzu) son oeil 

J^ \ (ichùniz} notre affaire ^jf (guieuzumuz) notre oeil 

5^1 (ichiniz) votre affaire ^j^ (guieuzunuzj votre oeil 

jp 11j \ (ichleri) leur affaire ^jjj^ (guieuzleri) leur oeiL 

L^inflexion se fait avec les mêmes voyelles que le substantif. 

Ex. Jic?*L (bachymyn) , ac^L (bachyma) , jb^ll (bachynyn), 

• • • 

C):^\t (bachynynj, j}Sl^^^ (dostounoun), jSLàj^ (dostouna), 
iL»j.> (dostounou), ^j^^^ (dostounou) etc. 

Obserfatloa La prononciation de Faf&xe de la troisième per- 
sonne est, dans Tioflexion, semblable à celle de Tafiixe de la deuxième* 

28 



21g Livre troi$ième. 

Antres nanières d' eiprimer ks praoBS po88eB8i& 

$. 83. 

On exprime encore les pronoms possessifs en mettant au 
génitif le pronom personnel suivi dn substantif, auquel on a 
attaché Taffixe de la même personne. Ex. jr^ j^ (benim djin^ 
Bhn) ma race, JLl».Lsu JLm (eetmng mausâhebetmg) ta «o- 
cUié,' j^^^ S»\ (aning dostlyghy) 9cn amitié, Jr.>lp fj# 
(bisum'^âdetimisj notre usage. 

Au moyen des possessifs on distingue aussi, i la troî* 
sième personne, le nombre du nom primitif (voyez Tobservation 
du §. 18). Ex. JUi^îJ^lil (anlering zwnmeti) leur obligation, 
jr^^lli*,l3^\ (anlering muzâheretleri) leur bons offices. 

Dans cette construction, Faf&xe est quelquefois supprimé, 
et la personne ne se marque qu^au possessif.. Ex. ^j) p}» (bisum 
eve) à notre maison, j-^ ^^ (senung ghadr) ta ruse. Dans 
quelques cas rares on retranche aussi la terminaison du génitif 
au pronom possessif. Ex. aîJIUj^ (#& tarife) votre espèce. 

Des promoms possesnb àbmhè. 

%. 24. 

En ajoutant au génitif des pronoms possessifs (§. 17} la 
particule ^ 0^)^ ^^ dérive les possessifs isolés, ainsi: 
Jif (benumki, benimki) le JC.J, (btzumki, bizimkij le 
mien nôtre. 

JSL» (senungki, seninki) le ^y^ (sizungki, shinkij le 

tien votre 

JSjT (anungki, anynki) le jS^T (anlerungki, anlerin- 
sien kij le leur. 



Chrammaire du êt^U tartare. 2|9 

Ces pronoms se déclinent corame les substantifs. Ex, 
jLSue (benumkmimg) du mien, Ai J< (benumkitfe) au mien, 
^^ISuèf (benumkiler) les miens, ^JSj^, (benumkilermg) <fef 
miens etc. 

Du pronom ré<^roqiie. 

«•25. 

Le seul pronom réciproque d^origine tartare généralement 

en usage est ^ jûT (guiendu) ou ^jX^ (guiendi, kiendi) même» 

Il se décline comme les substantifs, et admet tous les afBxes. Ex. 

jli^ juT (ffutendunungj ou jJLi jlj (guiendining) de Sid-même 

it^jS (guienduye) ou à» ^jX^ (guiendiyej à soi'- même 

m m 

J^Xù (guiendUer) mêmes 
t:^S!j (guiendUerde) en eux-mêmes 

m^Xiù (guiendum, guiehdim) moi-même . 
^j^ét^XJ (guiendusi, guiendisi) lui-même 
f^^ (guiendUeri) eux-mêmes etc. 

Les affixes se déclinent pareillement. Ex. ^« Juj ^j/tifett- 
dumi) moi-même, SaXS (guiendingi) toi-même. 

On ajoute aussi le pronom personnel. Ex. ijX^^ (T>en 
guiendi) moi-même, ^jX^^ (s^en guiendi) toi-même* 

Atcc un substantif, il s^emploie comme le pronom persan 
jy>. (khèd) pour toutes les personnes, qui cependant sont 
marquées au complément par des affixes. . Ex. bSio)^ ^JX^ 
(guiendi kkalâsyngize) à votre soluté Précédé^ dans ce cas, 
du pronom possessif, il répond à Texpression propre. Ex. 
iSuJb j JÛJ JL» (senung guiendu nef singe) à ta propre ame. 

Obserfatlon. Dans la langue parlée on prononce universelle- 
ment kiendi. 



Le pronom réciproque jA (euz) est obsolet II est dans sa 
signification et son inflexion, analogue an précédent. Ex, 2}j^\ 
(enzung) toi-même. 

Des pronraui dèmoiistnti&. 

$•«6. 
Les pronoms démonstratifs sont J^) (ol) on ^ (o) celui' 
là, ce, cela, y (bon) celui-ci, ce y ceci, y» fchou) ou Jy* 
(ckol) celui' ci, ce, ceci, avec une signification plus intensiTO 
de proximité que le précédent, et yju\ (ichbou) ou yZà^\ ^ocA- 
hmi) ceci, ce. Le premier est identique ayec le pronom per- 
sonnel de la troisième personne {§. 17), et il se décline de 
même. Les autres se déclinent d^une manière analogue 4 J^l, 
ainsi : 

y (bou) celui 'Ci y* (cAou) ou J^ (ckol) 

celui'Ci 
JUy (bouning) de cehd' ci JLiytf (chouning) de celui'Ci 
\iy {bounça) à celui' ci ^^ (chaunga) à celui'Ci 
jy (Tfouni) celui' ci ly» (cbauni) celui'Ci 

éjSy (bounde) dans celui'Ci a jJj^ (chounde) dans celui'Ci 
Jjjy (bounden) pat celui'Ci !jjSj^ (chemnden) par cebU'ûi 
^y (bounler) ceux'Ci j!ty^ (choumler) ceux'ci 

^^y (beunleiing) de ceuX' ^^j^ (ckounlering) deceuX'd 
ci etc. • etc. 

Les cas obliques de ces pronoms, ainsi que le pluriel^ 
ne s^emploient qu^isolément dans la signification de celui' ci. 
Lorsqm^ils se construisent avec le nom, ils sont regardés comme 
a^ectifs, et par conséquent on ne fait usage ^e du cas pri- 
mitif invariablement placé devant le substantif. Ex. ^^ J^l (o/ 



Grammaire du styh tartare, 221 

chehrj cette ville, A*yo y (bausouye) à cette eau, ^Jt^^y 
(hou pentchereleri) ces fenêtreg, JjSj Jj^ (chol bendler) 
ces liens. 

Le pronom ^^) (ichbou) est indéclinable, et on remploie 
poor désigner ce qni est présent on devant les yeux. Ex. yju\ 

m 

AiLrt (ichbou êene) cette année. 

ObsenraUens. En poésie on dit anssi J|y (bouler) an Ken 
àt ^y (bounler). Dans la langue parlée, les terminaisons de 
ces pronoms se prononcent comme aux sobstantifs. Ex. jJLly 
(bounoanj, jy (bounou), JSy (bounlarj etc. 

Des pronoms iiterrogatifii et idatib. 

Les pronoms interrogatifs tiennent anssi lieu de relatifs, et 
quelques-uns de pronoms indéterminés. Ce sont les saivans: 

S (kim) qui? que. Comme interrogatif , il est déclinable, 
ainsi: c)S (kwung) de qui? èS^ (lame) à qui? ^ (khni) 
qui? àjS (kimde) dans qui? ijj^ (kimden) par qui? Avec 
Taffixe de la troisième personne il fait S (kimi) ou , en sup- 
posant celui-ci comme primitify^wMN^^^^fctmifft), mais alors il signi- 
fie quelques-uns d'eux, comme sera exposé dans la syntaxe. 

Le pronom persan ^ (ki) est d^un usage très - fréquent 
dans le style tartare, mais il n^est synonyme de ^ (kim) que 
dans la signification relative qui, que. 

^ (^O 9^^^ quoi? quel? que. Conune interrogatif, il 
est décUnable, et admet les affixes. Ex. JU (nenung, nenin) 
de quoi? de quel? aJ (neye) à quoi? J^ (nejfi) quoi? OjS 
(neden) par quoi ? JS (neler) quelles choses ? i (nem) que 
me? Jù (neng , nen) que te? ^ (nesi) que lui? 



2tt ^"û^^ iTMième. 

è^ (niiche) combien? pluëieurs. Comme interrogiti^ 
il est déclinable. Ex. èéi^ (nUcheye) à combien? Ja^ O^ 
tckeler) combien de personnes ou choses? 

^\3 (TcfUch) combien? admet les cas. Ex. j»»\» (kaiche) 
à combien? 

J^ (kanghy) quel? qui? admet les eas et les ai&xes. 

Exemples de pronoms interrogatife composés: 

j]^ jj (ne denglu) ou jjii (nekader, nekadar) quelle 
quantUé? combien? 

J^l Ai (ne asl, nasyl) de quelle origine? quel? 

y >i5 (kanghy birj lequel? 

Exemples de relatift composés: 

jS3j) (olkij celui qui, ce quL Ce pronom se décline par 
tontes les formes, dont le primitif J^t est snsceptible. Ex. jS3uT 
(aning kij de celui qui, A ^^\ (anlering kij de ceux quù 

Aj (kim ki) celui qui se décline par le primitif !• Ex. j)S 
IC (kùnmg ki) de celui qui, ^^ (kime ki) à celui quL 

S^ (her kim) quiconque. 

ii^ (her ne) on ^ à^^ (her ne ki) quelconque. 

B fcm fi tl s n i En poésie, le pronom A est quelquefois prifé 
de sa inale, si le mot suivant commence par nn ), aTec leqnel 
il se contracte en nne senle syllabe. Ex. J^IT (kiol) que ce ponr 
JJi ^ (ki ol), ^\i'(kiange) qui lui ponr B^ ^ (ki anga). 

Des prwMM ndétemniés. 
«. «8. 

Les pronoms indéterminés employés dans la constraction 
tartare, sont en partie d'ori^ne étrangère. Exemples d^eiqpres- 
sions simples tartares : 



(jrrammaire du style tartare, 223 

(heb) ou wJb (hep) tout. Avec Faffixe de la troi- 
sième personne, il fait d^vne manière irrégalière : ^w^Jb (hepisi 
on hepsi). 

j^ (kamou) et ^^^ (dukieli) tout, 

è^y (boundje, boundje) tant. Indéclinable. 

aL^I (euile)s ^Ly (beuUeJ et aLJj (cheuile) tel. 

èL^ (kimesne) on x^ (kimse) quelqu^un. Est regardé 
eomme substantif. 

aLJ (nesne) quelque chose. 

Ml* (bachkaj et jTLl (euzguie) autre. 

Exemples d^expressions simples persannes: 

^ Cher) tout 9 chaque est indéclinable. 

^^ (hUch) aucun y rien. Admet quelquefois les cas. 
Ex. è^ (Tdiche) à rien. 

Exemples d^expressions simples arabes: 

Allr^ (djunde) et *^ (djemf) tout. 

J^ (kiulli) total, tout. 

^Jotù (ba^zy) quelques 9 quelques-^ns s^emploie comme 
adjectif, n s^écrit aussi ^â^Ki (ba'zy). 

j^ (ghairy) autre. 

Exemples de pronoms indéterminés composés: 

j jb (her bir) chaque, chacun. 
j f^ (hitch bir) nul, aucun. 

è^ y (bir nitche) quelques, plusieurs. 

9^^ j» (bir katch) quelques. U se trouTe quelquefois lié 
au mot suivant. Ex. i^S»My (bir katch guiun) quelques jours. 

^^ (ker kies) et alS^^ (her kimesne) chacun. 

J^ ^ (kitch kies) et a1^ ^ (hitch kimesne) aucun, 
(her nesne) toute chose. 



^ISj Jjl (ol denglu) , jjil^l (olkader), jj^^y» (choU 
kader) autant. 

Plusieurs de ces composés devieonent relatifs par Tadditiott 
du proDom ^ (kim) ou ^ (ki). Ex. jT LJ^^ (her kimesne 
ki) quiconque. 



CHAPITRE QUATRIÈME, 

Dn verbe. 

Notioiis ffféliiniiiaires. 
$• 29. 

Tous les verbes tartares finissent à Finfinitif en 1^ (mak) 
ou en JU (mek), La première désinence a lieu si la yoyelle 
de la syllabe précédente se prononce a^ ^> o on ou, Tautre si 
son articulation est e, i, eu ou u. Ex. AS (kylmak) faire, 
Jl\wj (bilmek) savoir. 

m. 

Eu retranchant la désinence de Finfinitif, on obtient Fim- 
pératif , qui est la racine pour la coi^jugaisen. Ex. JJ C^O 

m 

fais, J-a C^il') ffttche. 

La formation des tems et des modes se fait en ajoutant à 
la racine certains crémens , en partie aussi les diverses formes 
du verbe substantif A A (olmak) être. La conjugaison de ce 
dernier offre quelques anomalies. 

On ne reconnait en, turc qu'une seule conjugaison, mais il 
y a de la différence à Fégard des consonnes et voyelles dures ou 
douces, qui s^emploient selon les deux désinences de Finfinitif 
dures et douces. A Fexception de A A (olmak) , tous les ver- 
bes sont réguliers. Cependant il y a des règles particulières pour 
la connaissance de la voyelle caractéristique du participe présent 



Grammitire du siffle tartare. 2S5 

et q«elq«e différence entre les yerbes, dont la radicale se termine 
par une consonne et cenx dans lesquels elle finit par un voyelle. 
On distingne des verbes positife et n%atifii. La conjugaison 
des verbes passifs, transitifs etc. dont la dérivation se trouve 
dans la partie étymologique, n^offre rien de particulier. 

Les formes anomales Ai ?eike auHiaire jl^K 

§. 30. 

Le verbe substantif j;1^1 (olmakj est anomal au présent, 
à rimparfait, au parfait, au conditionnel, et enfin à deux formes 
de participes. L^inflexion originaire du présent est la suivante: 
xi (imj Je suis y\ (iz) nous sommes 

^ (sin) tu es y^ (^yz) vous êtes 

j^ (dur) U est Jjj (hurler) ils soui. 

Cette forme s^emploic de préférence lorsque le mot précé- 
dent finit par a muet. Ex. A àXi (kande im) où suis 'je? Au 
reste on trouve aussi ^y^ (sinj au lieu de ^ (sin) tu es, et 
cbez les poètes jj^ (durur) il est, au lieu de j^ (dur). 

Après quelques primitifis terminés par J , on trouve aussi 
la troisième personne du pluriel réduite 4 J 0^)* Ex. J5S 
(deguiul) non, ^^JJiS (deguiuller) ils ne sont pas, Jilp (gkâfil) 
négligent, ^^Ip (gkàfiller) ils sont négligens. Le même se 
fait ordinairement dans Tinflexion des tems composés. 

Après une consonne , il ne reste ordinairement de la pre- 
mière personne que la lettre finale liée au mot précédent et pour- 
vue de Zamme ou Kiesre. La première voyelle est conforme à la 
prononciation ancienne, Pautre à la moderne. Ex. xjaU (kabile" 
denum, kabïledenhn) je suis de la race, ^l^ (muhtâdjim) 
fai besoin. Il [/^ (hairânuz^ hairàniz) nous sommes surpris. 

29 



à 



S2i ^'^^ trêiêième. 

Après «ne lettre <ie prolosgatioi, ces m^èmts c^aseues 
pressent encore nn ^, qui ne lie pareillenient an mot précédent, 
tnndin ^e U rojelle de la syllabe s^écrit ^el^e&is par y Le 
^ de prelongation dont finit un mot prindtif , y pent être snpprinié. 
Ex. yL|^ (muheyyâyuz , tnukeyyâyH) nous sommes prêts, 
J^ i) J (koulleriyuz) nous sommes ses esclaves, jy^\j 
(râzytuz) nous sommes Raccord. 

On y observe encore les règles données an snjet des 
finales J, J et ^ précédées iieFetha (g. 9 et 10). Ex. ^\j\ 
(iraghym) je suis loin, j^\j>-\ (oukkràdnr) c^esi t autre 
monde. 

S 31. 
làimparfait se conjugue comme il snit : 
«jut (idum, idim) fêtais j)ju) Ciduk,idik) nous étions 

^jLil (idung, iding) tu étais jSjjI (idungyz, idin§iz) vous 

étiez 
^^\ (idy, idi), il était Jjja\ (idUer) Us étaient. 

Ce tems perd rarement le ^ de ïa première syllabe après 
in substantif. Ex. ^J^j^ (munewerdi) U était illuminé. 
Quelquefois on y peut prononcer la Toyelle. Ex. ^J^jy (noAridi) 
e*etait lumière. Après les lettres de prolongation , on peut sup- 
primer rjB/i/ initial. Ex. ^juliy (boûriyàyidi) c'était une natte. 
Inflexion du parfait: 
fU\ (imychum,imichim)fai J^\ (tmychuz,imichiz)nous 
été avons été 

^yJ^ \ (imychsin) tu as été J^y^V \ (ùnychsyz) vous avez 

été 
jXU\ (imychdur) ou ^\ ^^^\ (imychler) Us ont été. 
(imyrh) il a été 



Grammaire du êtyle tartare. 227 

Inflexion dn conditionnel: 
jt^\ (isemj si Je suis jLj) (isek) si nous êommes 

j)L^ ) (iseng) si tu es jCj \ (isengyz) si vous êtes 

jujI (ise} s'il est JujI (iseler) s^ils sotit. 

Participe indéclinable : ^\ (ikien) on ^ (kienjitandis 
que ton est. .'^^ 

Le participe dn prétérit fait i^Jut (iduguium) on Xj^I 
(idiguimj que Je suis on ^^ fêtais, JiJ'^J^I (iduguiung) on 
jlCjL» 1 (idiguing) que tu es on ^ue /u ^/ai0 etc. avec les afBxes 

m m 

de tontes les personnes. 

ilMrfatlin. Les tems qni dérivent des formes de ci-dessns, 
on qni s^en composent, sont également anomanx. Ex. «julrt (imych' 
dutn) feus été, wb 1 à«j t (ise idum) si fêtais. 

De la pnwMiciatioii commine Ai verbe aufliaire. 

$.38. 

Dans la langue parlée on prononce les teros anomaux dn verbe 
snbstantif selon les mêmes règles qni forent données ponr la dé- 
clinaison ($. 11), mais on les applique à tontes les syllabes, dont 
ces formes sont composées, à Texception de la terminaison J et 
dn conditionnel, qni n^ont qne denx articulations. Au présent 
i la denxiëmo personne du pluriel | il existe outre cela une pro- 
nonciation particulière, qui peut être rendue dans récriture. Ex. 
• (yni, oum, im, um) Je suis 
^ (^y^f 9oun, sin, sun) tu es 
j^ (dyr, dour , dir, dur) il est 
j (y%, ou%, iz, uzj nous sommes 
^ ou jC» («smys, sounouz, siniz, sunuzj vous êtes 
Jj^ (dyrlar, dourlar, dir 1er, durlerj ils sont 



228 Livre troinème. 

pJ^\ (ydytn, oudoum, idim, udum) fêtais 
f^\ Cy^y^^y^y oumouchoum, imichim, umuchum) fai été 
jf^\ (ysam, ousam, isem, usem) si je suis, 

Observatioiis. Le participe anomal est aujourd'hui inusité 
daos la langue parlée. Le participe indéclinable du présent 
/^1 (ikien) conserve toujours sa prononciation littérale. 

De la fonnation générale des racines. 

%. 33. 

La conjugaison tartare paraît être très-compliquée. Cepen- 
dant en dérivant les diverses formes de certaines racines, on 
en saisira plus aisément la valeur, et on pourra se passer d'an 
paradigme fort étendu. 

On peut distinguer les racines suivantes, que nous don- 
nons ici préalablement dans Tune de leurs modalités, dont le 
verbe i\JI (kylmakj faire peut être le paradigme: 

Racine primitive. 

Impératif: JJ 0^0 /***•• 

Racines dérivées. 

Participe présent simple: j^ (Tcylur) faisant 
Participe présent énergique: uJJ (TcylyïurJ faisant actuellement 
Participe verbal: ^^ (kyluh) en faisant 

Participe adjectif: Jili (kylan)fais€mt, celui qui fait 

m 

Participe parfait: ^ij-jl (kylmych) celui qui a fait 

Gérondif i aLs (kyla) à faire 

m 

Substantif verbal simple : ii (kyly) action de faire 
Infinitif: j\J! (kylmakj faire 

Substantif verbal objectif: aJl» (kylma) chose faite. 



Grammaire du style iartare, 229 

ObstrYatloiL Le ^éroodif aLs (kyla) ne s^emploie jamais 

m 

isolément, à moins qnUl ne soit le complément d^an antre verbe* 

Les substantifs verbaux li (kyly) et 4^ (kylma) ne s^emploient 

^^ •• • 

ordinairement qu'avec des crémens. Les formes isolées ne se 
rencontrent que dans un nombre limité de verbes. 



iofflédiates de rîBqpératit 

g. 34. 

L'impératif se forme toujours en retranchant les désinences 
de Tinfinitif ^ (mak) et Ju (mek). Ex. j;\J (kyhnak) faire, 
JJ (fcylj fais, J^\j\ (aramak) chercher , \j\ (ara) cherche, 
J4-» (bilmekj savoir, Lj (bU) sache, jLrjiy (yurimek) 
aller, ^jjy Cv^^) ^'^* ^^ ^^ écrivant un infinitif d^une 
racine terminée par une voyelle, on n^a pas fait usage dWe 
letti'e de prolongation ou d^un ^ muet, on rétablit ces lettres 
à Timpératif de la deuxième personne. Ex. J^«U (dokoumak) 
tisser, J^ (dokou) tisse, j\c-^l (istemek) vouloir, aI-»1 
(iste) veuille. De Timpératif dérivent les tems suivans: 

\^' Le prétérit défini, qui se forme en igoutant Timparfait 
abrégé du verbe substantif (§. 31). Les lettres de prolongation, 
ainsi que le t muet, y disparaissent ordinairement comme à 
rinfinitif. Ex. 

f jli (kyldum, kyldym) je fis 
mjLà (bildum, bildym) je sus 
^^\^\ (aradum, aradym) je cherchai 
mjl^\ (istedum, istedym) je voulus. 

2®' La racine du participe prétérit, qui se forme en 
ajoutant jj (douk, dyk) dans les verbes terminés à Tinfinitif 
en ^, et ^j (duk , dik) dans ceux qui finissent par Ju 



230 Livre troiêième. 

(mek). Cette racine seule étant innsitée, on lui attache les 
pronoms affixes avec les terminaisons des cas. Bx. 
^jli (Tcyldughum) ou Jujli (kyldyghym) ce que f ai fait 
f^SLà (bilduguium) „ S^jL» (bUdiguim) ce que fat su 
^^SLà\ (isteduguium) y^ ioJÛ«il (iêtedigulm) cequefaivouhu 
L^affixe de la troisième personne du singulier se retranche 
an cas de la demeure. Ex. ^jijJli (kyldykde) lorsqu'il fii^ 

m 

3** Le conditionnel indéterminé, qui est formé par ce même 
tems du Torbe substantif dans sa forme abrégée. Dans les 
verbes terminés en i«, on emploie ordinairement la pronon- 
ciation dure de la voyelle. Ex. 

xJli (kylsam) si je fais 
jsJLà (bilsem) si je sais 
x^Al.«»l ou mieux xJ^\ (istesemj si je veux. 

Formes dérivées des inréoédeiites. 

$.35. 
Les formes précédentes donnent naissance à des dérivations 
secondaires, qui sont les suivantes: 
Du prétérit défini dérive: 

!•• Le plusqueparfait, en y ajoutant la troisième personne 
du singulier de Timparfait du verbe substantif dans sa forme 
entière ou abrégée. Ex. 

j^jul . jii (kyldgm idi) ou ^^jujli (kyldymdi) feus fait 

tjJj\mjLà (bUdnn idi) „ ^JJuJlL (bildimdij feus su. 

V' Le conditionnel indéterminé passé, qui se forme 

par Taddition du conditionnel du verbe substantif. Ex. 

i^\ .jii (kyldym ise) ou ^u^jli (kyldymsaj si je fis 

A«^l .JlL (bUdbn ise) ,, a«^jJL» (bildimsej si je sus. 



Orammaire du êtyle iartare, 231 

Dérivations secondaires da participe prétérit: 
!•• Le participe verbal du prétérit indéclinable se forme 
ponr tons les verbes par la syllabe a»^ (tche). Ex. 

A^ jli (kyldyktche) toutes les fois que ton fait 

» •» 

aJL jJLu (bildiktche)toutes les fois , que Ton sait. 

2*' Le participe verbal du prétérit pourvu des affixes et 
indéclinable est formé en ajoutant au nominatif des afBxes da 
participe prétérit la syllabe a^ C^JsJ, qui à Taffixe de la troisième 
personne est précédée da i^ des cas obliqaes. Ex. 
è^jli (Icyldyghymdje) dès que je fis 
A^jii (kyldyghyndje) dès qu'il fit 
A^^uSlxL (bUduguiumuzdje) dès que nous sûmes 
A^ JTjJL» (bilduklerindje) dès qu'ils surent. 
Dérivations secondaires da conditionnel indéterminé: 
1** Le conditionnel indéterminé du prétérit subjonctif 
est dérivé en ajoutant 4 la troisième personne da singulier du 
primitif Fimparfait du verbe substantif. Ex. 

^ jL«) aJlS (kylsa idym) si Je faisais 
*ju1 aJLu C^ilse idim) si je savais. 
2** Les tems de nécessité dérivent au moyen du mot 
^^ (guierek) nécessité suivi du verbe substantif. Ex. 
jù *iiy sr^ (kylsam guierekdur) ou ^jsr^ (kylsam guie^ 

rek) il faut que je fasse 
3fjr^, (bUsem guierek) il faut que je ^^che. 

De la fematMii des participes da présent 

§. 36. 

Le participe simple du présent se forme en lyoutant à 
Timpératif la lettre j précédée d^un Fetha ou d^un Zamme, 



\ 



articslattOB» ifvi pevreat être réalises par les lettres île pr«- 
longatioQ correspondaates. Ex. ,!»£»- (tchykmak) ^ariir, jM^ 
(îchykar) sortant, celui qui sort mamtenamt, j^ (bUmr) 
sachant. 8i la radicale se teranse par «ne voyeDe , j s'y a^mte 
immédiatement. Ex. ^\j\ (aramak) chercher, j\j\ (arar) 
cherchant, jli* •-# (seuUemek) parler, Jjy^ (seuUer) parlant, 
jl^Jli (kalghymak) sauter, y^^ (kalghyr) sautant. 

Le rerbe l*J (kamak) mettre fait jl»y (k&ffar) avec 
an ^ euphonique. Mais les antres racines monosyllabes temi- 
nées par une voyelle snivent la règle générale. Ex. l»y Cp^^' 

mak) laver, ly (your) lavant, ^ (yemek) wumger, ^ 

- • • 

(yer) mangeant. 

Pour savoir de quelle voyelle doit être suivie la radicale 

terminée par une consonne, on peut donner les règles suivantes : 
Toutes les racines composées de plus d^une syllabe prennent 

Zamme. Ex. ^j^^ (guieustermek) montrer, jJLà^ (guieu* 

sterur) montrant. 

Toutes les racines monosyllabes, 4 Texception de celles 

qui fluissent par ^ 9 J ou J , prennent un Fetha. Ex. 

jfrli (kapmak) enlever forme jU (kapar) 

JlJL (guietchmekj passer „ ^ (guietcher) 

it^l* (basmak) presser „ ^^^ (basar) 

m 

I^L (bakmak) regarder „ Jû (bakarj 

j)l^!^ (tchekmek) tirer „ i^ (tchekier) 

^^\ (oumtnak) espérer „ ^^) (oumar). 

Les verbes suivans, dont les racines monosyllabes se ter- 
minent par j, J on 0, prennent un Tkimme: 

Lty^i (kyrmak) rompre forme j^^ (kyrur) 

^j\^ (varmak) aller „ ^jl^ (vamr) 



Chrammmirê du shffe tariare. 



2S3 



j)u^j (virmek) donner 
dl (àhnak) prendre 
JV^l (ourmak) frapper 
fi^jj^ Cdourmak) être debout 
JUj|^ (guieurmek) voir 
Jij\ (obnàk) être 
jUjl (euhnek) mourir 
J^y O^àubnaky trouver 
j)4^ (bUmek) savoir 
d\ï fkabnak) rester 
AS (kybnàk) faire 
jiir (guiehnek) venir 
jic^^ (dinmek) se dire 
^td (mnmoA^ penser 
j\c^ fyenmek) être mangé 



f) 



7) 



J) 



forme j[^^^ (virur) 
n j/\ (alur) 

n Jj^ (ourur) 
n J^^ (dourur) 
r> Jj/ (guieurur) 
j^^\ (olur) 
j^^\ (eulur) 
jjly (boulur) 
jjLi (bilur) 

^ m* 

jijili (kahir) 
jJlJ (kylur) 

ji^ (guielur) 
j^^ (dinur) 
jjyUd (sanur) 

j^ (yenur) 
jyy (younur). 



jjLry (younmak) se lofver „ 

Les aatres racines monosyllabes terminées en ^ , J om ^ 

prennent nn Petha. Ex. j^^ (sorar) demamiant, \^ (guiu^^ 

1er) riant, J^ fyanarj brûlant, ^^ (diner) cessant. 

•» 

Observation. L^addition d^nn . après les finales J et ^ est 
indispensable dans les verbes dont la voyelle caractéristiqne de 
ce participe est Zamme. Le contraire n^est observé qne dans 
quelques écrivains anciens , surtout eu poésie lorsque la dernière 
syUabe doit devenir brève, Ex. ^^| (olur) il devient pour iJ.|. 
Après unj9 cette lettre est rarement employée. 

Le participe énergique est formé en substituant au j 
du participe simple la syllabe jy Cv^^J > ^^^^ ^^ conservant I4 
voyelle caractéristique de mode, à Texception du Zamrne qui 
se change en Kiesre, On y peut pareillement exprimer la voyelle 



30 



224 ^^^ tr^iêième. 

par la lettre de proloagation correspoidante, et si son articala- 
tion est tf, on peut rendre celle-ci par ^ muet. Ex. 

1^ (katchmak) fuir jy^ (kaichayur) fuyant m^ 

tuellement 
^^ f ^fcsmefc J %e prth- jy ajT (guiezeyur) se prame^ 

mener nant actuettemeni 

» 

^î*JJ» (dourmak) être debout jyjJ« (dourgiur) étant de- 

iovt actuellement. 

Aioaalies n^honiques des partie^ dn préMiL 

$. 37. 

Les racines composées de plusieurs syllabes qui finissent 
par O9 changent cette lettre en ^. Ex. 
jlr-il (ichiimek) ouir forme jjjj\ (ichidur). 

jtju)^ (guieturtmek) faire amener ^ j^Jy^ (guieturdur). 
Dans les racines monosyllabes, le o est conservé, àTei- 
ception cependant des yerbes suivans: 

^\ (iimek) faire forme jjj\ (ider) 

m 

^*)ip (ffuHmek) aller ,, j^ on jj^ (guider) 

m 

ùy (youtmàk) avaler „ J^y (youdar). 

Dans le verbe <2)ic^l (UetmekJ mener, ainsi que dans 
Içy (youtmàk) avaler, le o peut être conservé. 

Il arrive dans quelques livres modernes que la lettre carac- 
téristique ^ est remplacée par ^ , lorsque cette articulation est 
conforme à la prononciation commune. Cela a lien surtout dans 
les tems dérivés, oà cette syllabe porte Facoent. Ex. pyy^ (viri" 
rim) je donne pour pjjj»^ (virurum). 

Quant à la prononciation , il doit encore être remarqué que 
le Fetha caractéristique des verbes terminés à Tinfinitif en 1^ 



Orawtmuire du étiole tariare. 23$ 

prend quelquefois, chez les poètes, le son e. Bx.^jl (arter) 
croiêsant,^] (aker) caukmi au lien de artar, akar. 

DériratioBs des partie^ dn priiart. 

$. 38. 
Les participes dn présent peuvent être sniris de toutes les 
formes dn verbe substantif A^\ (olmak). Les tems anomaux de 
ce verbe s^y joignent également dans leur forme entière ou abrégée* 
Les combinaisons d^un usage très-fréquent sont les suivantes: 
!•• Présent simple et énergique: 
fJ^ (hffurum) je fais rJy^ (kyljfiurum) je fais 

actuellement 
fj^ (hilurum) je sais rJy^ (biliyurum) je sais 

actuellement 
mj^\ (isterum) je veux mjyè^\ (isteyurum) je veux 

actuellement. 

La terminaison^ se remplace quelquefois par -^ (in), surtout 

chez les poètes. Ex. ^j^\ (iderinjje fms, /^yi-il (isterinjjeveux. 

8** Imparfait simple et énergique: 

mjj\j^ (kyluridum) ou f^j*Ld (kyhirdum) je faisais 

^Ij^yii (kylyiur idumj „ f^j^y^ (kylyïurdum) je fai" 

sais actuellement 
^\JLi\ {ister idumj ,, ^^JLà] (isterdum) je voulais 
fj^\jyiZ^\ (isteyur idum) „ *jyyAl-»l (isteyurdum) je vou- 
lais actuellement. 
3^' Présent du parfait simple et énergique: 
^jlrljj^ (kytur imych) on ^jltjjLi (kylurmych) U arrive 

que je fais 
^ jJLî (kylyîurmychj il arrive que je fais actuellement. 



£30 Lwrt irùinème. 

4*' CondUionnel du présent: 
jr[\j^ (kylur isem) o« f^J^ (kylursem) 9% je fais 

à présent 
x^jl^JJ (kfljfiursem) si je fais à présent aciuelletnent. 
5*' Participe dérivé: 
^IjfjLï (Jeglur ilUen) oa cX>^ (kyiarkienjtanéisque 

Fan fait 
/SjuJLi (kylpiurkien) tandis qne Von fait actuellement. 
Les tems ré^iers du verbe subsUntif sont rarement emr 
ployés. Les significations de ces formes rares sont toigours ana- 
logues à la manière de leur combinaison. Ex. ^jJ^l>J^1 (ider 

ai 

oldy) il fut agissant. 

Obscrratton. UEHf initial des tems anomaux du verbe sub- 
stantif est quelquefois retranché dans les combinaisons entières. 
Ex. ^jjj\je>' Ochykaridy) il sortait, ^^\ (eilerUHen) tandis 
que ton fait. Si Farticulation e^ qui dans une syllabe terminée 
par une consonne n^a été exprimée que par la voyelle simple, 
est transportée, en vertu de la formation, à la fin de la syllabe, 
on la trouve quelquefois rendue par à muet , ce qui peut même 
avoir lien dans le corps du verbe. Ex. jic^^ (duchmek) tomber, 
pj^j^ (ducherum) je tombe , Jifj^ (guieutetmek) observer, 
mùjùàjù^ (guieusederdum) f observais. 

De la ièrmation et des dérivations da participe verbal 

$. 39. 

Le participe verbal est formé par la désinence 1^^ (ub), 
dont le ^ est quelquefois retranché. Ex. ^juLi (kylub) en fai' 
sant, s^Xj (bilub) en sachant, wJj-j (duchub) en tombant. 
Si la racine se termine par une voyelle, on y ajoute encore un ^ 



Grammaire du style tartare. 237 

euphonique 9 à mobs que cette lettre n^y soit déjà admise. Dans 

ee dernier cas le ^ de prolongation devient consonne. Ex. 
if»b' (a^<inuik) chercher forme ^y\^\ (arayuh) 

jl^ (dinglemek) entendre „ c^ JiJ^ (dingleyub) 

JUj \ on Jlrj \ (erimek) se fondre „ vy-> ^ (eriyuh). 

Les Terbes, qui aux participes du présent, changent o en 

^ , on J en c (§. 37}, font de même pour ce participe veii>al. Ex. 

j\r"y (yukletmek) charger fait v-/yJ5y (yukledub) 
jifi^ 1 (Uetmek) mener „ v-/ Ju \ (Ueiub) ou ^^^jJi* I 

Le verbe J?!^ (byrakmak) laisser fait o|yV^ (byra'- 
kubj ou i-jv^ly (byraghub). 

Ce participe peut encore prendre la syllabe 'o C^Jf forme 
souvent employée des poètes. Ex. ry^ym (virubenj en donnant, 
^y^^- OchekiubenJ en souffrant. 

En poésie, cette syllabe peut encore être prolongée au 
moyen d^un Elif Ex. OLil (inubân) en descendant. 

m • 

Les cas, dans lequel ce mode est suivi du verbe sub- 
stantif, sont assez rares. Le plus souvent on emploie ce 
dernier à la troisième personne du présent, combinaison prin- 
cipalement usitée chez les poètes. Ex. j^a^f (guielubdur) il 

% 

est venant. 

De la formation et des dérivations dn participe adjectif 

§. 40. 

Le participe adjectif est formé au moyen de la syllabe o\ 
(an ou enj , dont VElif peut être retranché ou conservé sans 
regard à la prononciation. Cependant ^1 C^^J s'emploie le plus 
souvent dans les verbes terminés en L^, ti o C^^J ^^^^ ceux 



238 Lhre traiHèw^. 

qai finissent par JJU« On y observe les mêmes r^es qn^an par- 
ticipe verbal (§. 39) relativement à la dernière lettre ie la ra- 
cine. Ex. 

zf\ (akmàk) couler 'o^\ (akan) coulani 

j)Uj(^ (guieurmek) voir c>J!y (guieuren) voyant 

jU^ (guielmek) venir c>3^ (guielen) venant 

jU^I (eilemek) faire 'o\l*\ on ^l (eilegen) foi" 

sant 
jU^l (i$idjitmek) offenser i^jj.\ (indjiden) offensant. 



Ce participe étant employé seni, peut être décliné comme le 
sibstantif par tons les cas dn singulier et dn plnrieL Ex. jûlT 
(guielene) à celui qui vient , JLli! (kylanler) ceux qui font 
Selon une. orthographe différente, la voyelle e dn cas primitif peut 
être rendne par a mnet, tontes les fois qne, dans la déclinaison, 
elle termine la syllabe (compares Fobservation dn $. 38). 
Ex. ^è^ (guielenvng) du venant , JaJ^I (ideni) (agissant. 

Les combbaisons avec le verbe substantif sont aussi rares 
qu^au participe verbal (§. 39) , et elles sont de méibe plus par- 
ticulières à la poésie. Ex. ^^^^ (^durur guielen) il est venant. 
Dans cet exemple on observe en outre une transposition de mots, 
le verbe substantif étant placé le premier, 

Dériratiou du participe parfait 

$. 41. 

Le participe parfait se forme invariablement au moyen de 
la syllabe A« (mych , michj ajoutée à la racine. Ex. ^y 
(boulmychj celui qui a trouvé, ^Jicj\ (>rûmcA) ce qui s^est 

m 

fondu. Ce mode peut être suivi de toutes les formes du verbe 
substantif régulières et irrégulières. Ex. 



J 



Grammaire du style tartare, 289 

fiX^B (kylmychym) foi fait antérieurement 
mJj] ^jXJi (kylmych idum), ^jJXS (kyhnychidum) ou .julii 

(kylmychdum) f avais fuit antérieurement 
^jJL) ^lii (kyhnych oldum) feus fait antérieurement 
fmà\ ^jl^wi (kylmych isem) êifai fait antérieurement 
^\ ^X^ (kybnych ikien) tandis que Tan est dans Tétai 
d^avoir fait antérieurement. 

Déii?atiMi8 du gàr»ndi£ 

$. 42. 

Le gérondif est formé ea lyoutaiit ^ (e, a) aax raeinM 
termiaées par une consonne^ et Ai (ye, yaj k celles qui finissent 
par une voyelle. Pour les lettres finales de la racine, on obserre 
les mêmes règles qn^anx participes formés des crémens qoi com- 
mencent par nne voyelle (§. 37). Ex. 

jlL» (sabnakj secouer aIU» (sala) à secouer 

jUj^X (guietckurmek) pas-' ^j^ (guietchure) à passer 
ser 
jUS^I (beklemek) attendre aJC (bekleye) à attendre 
ji? (guitmek) aller ajlT (guide) à aller. 

Du gérondif dérivent les participes suivans indéclinables : 
!•• Le participe causatif, qai se forme par la répétition 
du gérondif. Ex. 

aU aU (kybi kyla) à force de faire. 

— m 

2*' Le participe verbal de simultanéité, qoi natt par Tad- 
dition de la syllabe j^ (^^k) aux verbes ^en r^ , et de ^j 
(rek) à ceux qui se terminent en jlu. Ex. 

JjiJL5 (kylarak) tout en faisant 
^jAJuT (guiderek) tout en allant. 



240 Livre tr^iêième. 

Le à muet pent être retraBché, sartont après un ^ initial. 
Ex. jj»y^\ (okouyaraJc) tout en Usant, 

â®* Le participe passé consécutifs qui natt par l^nne des 
syllabes ^ (hi) et j (K) indtCfêremineiit attachées an gérondif^ 
dont la consonne finale peut être supprimée. £x. 

J Ai (kykilu) dès que ton a fait 
JàL (bilelu) dès que ton a su 

Jjj \ (ideli) dès que ton a agt 
m 

4^' Le participe passé consécutif dérivé, qui naît du 
précédent, en y retranchant la finale de la racine et du cré- . 
ment, et en y ajoutant la particule de Tablatif. Ex. 
jJli (kiflalden) dès que F on a fait pour ^^aU (kj^hiludenj 

m m 

c>jJiL (bileldenj dès que F on a su pour O^JaL (bileludenj, 

§. 43. 

Du gérondif dérive encore le participe futur d^intention. 
En le formant, on ajoute les syllabes ^>. (djak) ou j)b4 C^jek), 
selon la désinence dure ou douce de Tinfinitif. Ex. 
Jp^aLJ (kyladjak) celui qui pense faire 
jlp^^tC (hekleyedjek) celui qui pense attendre. 
Ce participe est susceptible de tous les pronoms afiïxes. Ex. 
Ji^^iXi (kyheuJijaghym) ce que je pense faire 
Sc^iJ^ CàekleyedjeguimJ ce que je pense .attendre 
fjljLs^^dlS (TcylatijakleriJ ce qu'ils pensent faire. 

En lui ajoutant les diverses formes du verbe substantif, 
on en forme de nouveaux tems, qui renferment Tidée du futur. Ex. 
aU (kyladjaghym) je pense faire 
^ju«z>^ALi (kyladjaghydytn) je pensais faire 
aLS (kyladjagkysem) si je pense faille. 



au 9iyU tartare, 241 

Finalement^ on dérive dn gérondif les tenus soivans: 

1^' Le présent subjonctif qui sert aussi à exprimer le 
futur immédiat, an moyen dn présent du veriie substantif. Le ^ 
muet de la racine y peut être supprimé. Ex. 
x^ C^ylaiyni) que je fasse ou je vais faire 
xjiy Cff^i^^^tereyim) que je montre ou je vais montrer* 

Dans les verbes dont Fimpératif se termine par une voyelle, 
la syllabe finale du gérondif est ordinairement supprimée à la 
première personne. Ex. jJi^^ (seuilemek) parler, jXy» (seui^ 
leyùn) que je parle pour xaJl»^ (seuUeyeyim). 

Le verbe substantif peut encore être rendu par ^ Cv^^J* 

m 

Ex. ^AJ^I (ideyin) que je fc^se. 

Au lieu de la forme originaire de ce tems, on peut en 
employer une autre, dans laquelle le ^ du verbe substantif 
avec sa voyelle, ainsi que le h muet du gérondif, ont également 
été supprimés. Ex. ij (kylam) que je fasse, my^ (virem) 
que je donne. 

t^' ^imparfait subjonctif, qui dérive au moyen de Tim- 
parfait du verbe substantif, Tinitiale de ce dernier et la finale 
de la racine étant ordinairement supprimées. Ex. 

^juLi (Tcylaidym) je faisais 

\ - - 

>jj.i Qnleidim) je savais 
^JlJC (bekleyeidùnj j'attendais. 

Dérivations da substantif veital sin^e. 

§44. 
Le substantif verbal simple se forme en ajoutant à la racine 
primitive la syllabe ^j (y, i), qui après une voyelle est rendue 
par j (ïy, yi). Dans la forme isolée on écrit aussi ^ (u) et 

31 



242 Livre traiêième, 

y Cy^J^ Cette dernière ne s^emploie que dans on petit nombre 
de mots. Ex. À^A (enltchij mesure, mais elle est très*>nsitée 
lorsqu'elle est le complément de certains verbes auxiliaires, dont 
sera traité dans la syntaxe. Ex. *^yyjy (guieurivirmek) 
pourvoir. On en forme les dérivations suivantes : 

1^' La variation du participe causatif (§. 42} , qui est 
peu usitée et consiste dans la répétition. Pour cet usage le ^ 
peut être remplacé par ^. Ex. y\j] y\j\ (arayu arayu) à farce 
de chercher. 

2®* Le participe de tétai d'habitude , qui se ferme par 
la syllabe ^ C^JO* ^^* 
J^ C^y^y^jO celui qui fait constamment 
j^ (bilidji) celui gui sait constamment, connaisseur 
^^^y» (seuUeyidji) qui parle constamment, parleur. 
Ce participe peut être décliné comme les substantifs. 
3^- Le participe adverbial indéterminé qui est formé de 
la particule a»^ C^j^) précédée du Ij caractéristique des cas 
obliques de Taffixe de la troisième personne. Le ^ du primitif 
y est retranché. Ex. 

^^^ C^yUnfffe) sitôt que Pon fait 
A^^ (bilindje) sitôt que ton sait 
i^^^Vy-» (seuileyindje) sitôt que ton parle, 
4** Le participe adverbial du prétérit, qui se forme par 
les particules ^ (djak) et jW (djek), Ex. 
J^ (kylyàjak) sUôt que ton a fait 
vi\^ï^ (bUidjek) sitôt que ton a su 
v^W^^ (seuUeyidjek) sitôt que ton a parlé. 

5** Le participe du futur, qui nait par Taddition de la 
syllabe ^^ (ser). Ex. 




Grammaire du style iartare, £43 

-.^.IJi (kyhfser) celui qui fera 
-■Jl» C^iliser) celui qui saura 

(seuileyiser) celui qui parlera. 
En lui ajoutant le verbe substantif en -y (§. 38), on 
forme des teins dérivés. Ex. 

* /^ -mJJ (kylyserin) je ferai 
/j-.wJl* (bUiserin) je saurai. 

DériTEtiens de l'iidiiiM 

§. 45. 

L'infinitif est quelquefois suivi du verbe substantif. Ex. 
j^ jirJ (diniek dur) il veut dire, il signifie, tJJ^j\ c)^jy 

m 

(guieurmek oldyj on put voir. 

L'infinitif se décline comme les noms, mais il manque de 
génitif et de pluriel. Ex. 

A«4«3 (kylmagha) à faire, pour faire 
CX»» (T>ihneguie) à savoir, pour savoir 
j^ Ckylmaghy) faction de faire 
54^ (bilmeguij faction de savoir 
àjj\S (kyltnakde) dans faction de faire 
ôjJi^ (kyhnakden) par faction de faire. 
Les deux derniers cas sont encore susceptibles du verbe 
substantif. Ex. 3^ AjjLajl (aramakde dur) il est occupé à 
chercher. 

De ce mode dérivent les participes suivans: 
1^' Le participe causaUf adverbîcU au moyen de la 
syllabe ^ (in, ynj. Ex. 

<>«U3 (kyhnaghyn) puisque fon fait 

" m 

v>S4^ (bibneguin) puisque fon sait. 



244 Livre iroUième. 

8^- Le» participe» causatifs prépositionnel», par Fad- 
dition immédiate des postpositioos èL\ (ile) avec, et 'Oj£\ 
(itchunj à cau»e, Ex. 

iJ^^i (Tcylmaghyle) puisque ton fait 
è]i\^ (bilmeguile on bUmekle) pui»çue ton »aU 
L>^f^ CcylfMighitchun) à cau»e de faire 
i>^f^^ (hilmeguiichunj à cau»e de »avotr. 

3** Le participe privatif an moyen de la postposition 
Lm» C^îP) »an», suiyie de la désinence adverbiale «^ O^J^ ^^* 

/ylJî\Ji (Jcyhnak»yzin) »an» que ton fa»»e 

^^ ^ — 

/^ iXU» (bUmekei&in) »an» que ton »acke. 

Dériratioiui du substantif Tei1»l ol(Jecti£ 

$. 46. 

Le substantif verbal objectif se forme en substituant ui ^ 
muet i la finale de rinfinitif. Ex. aV^ (JcylmaJ, 4^ (Tnhne)' 
Dans la dérivation il perd ordinairement le ^ final, et quelque* 
fois ce dernier se change en \. 

Ce mode admet le génitif et le cas de la demeure. Ex. 
j\iAV^ (Tcylmaning) de t action de faire 

m 

aj4J (kylmadej dan» t action de faire. 

m 

Ce derikier cas peut être suivi du verbe substantif. 
Ex. j^ àAj\ (ohnade dur) il e»t dan» tétat de devenir. 

Avec la terminaison de Pablatif, il représente un participe 
particulier. Ex. 

C>J^ (kylmaden) avant que ton eût fait 
C>j4^ (bUmeden) avant que ton eût »u. 
En ajoutant la syllabe ^^ (dinj , on forme un participe 
d^une signification analogue. Ex. 



Grammaire du êtyle tariare. 245 

^j4J (kylmadm) avant que tan fasse 

ryj^ (bilmedinj avant que ton sache. 

n admet tons les pronoms affixes avec leurs cas. Ex. 

JJLU^ (Jnlmeming) de mon action de savoir 

à^S^X^ (hilmengizej à votre action de savoir 
r V» (kyhnasy) son action de faire. 

En ajoutant à Taffixe de la troisième personne dn pluriel 
la préposition aL) (ile) avec, il en natt nn participe parti- 
entier. Ex. 

iJijUJ! (kyhnalerilej puisqu'ils font 

m - 

dLJ\^ Cbilmelerile) puisqu'ils savent. 
Par Taddition de la syllabe ^ (lu) ou J (li) on forme 
le participe d^obligation. Ex. 
jIaV-Îj jUV-J, ^U-5 (Tcyhnalu) on ^^k^ (kylmali) celui qui 

doit faire 
^\^ (bUmelu) celui qui doit savoir. 

Ce participe est susceptible de toutes les «formes du verbe 
substantif. Ex. 

X ^^UJ (kyhnalu yum) je dois faire 
•JliI jUJ (kylmalu idumj je devais faire 
«jj^l jUJI (kylmalu oldumj je dus faire 
jf^\ ^\S (kylmalu isem) si je dois faire 
^i^yj (kylmalu Hcien) tandisque ton doit faire. 

De l'inflexion des tenu. 

$.47. 
Tous les tems étant formés au moyen dn verbe substantif, 
leur inflexion ne diffère pas, en général, de celle des formes 
correspondantes de ce dernier ($. 30 et 31}. Les exceptions 



246 Livre troisième. 

* 

ou modifications très -peu nombreuses, qu^il y a à cet égard, 
sont contenues dans ce qui 6uit : 

A la troisième personne du présent on retranche jj (dur) 

m 

il est. Ex. 

j^ (ki/iur) il fait Jj^ (Tcylurler) ils font 

jAi (kylyïur) il fait actuelle" Jjr^ (kylyïurler) ils font 

ment actuellement. 

Dans les tems composés de participes d'une dérivation 

secondaire, on peut à volonté le retrancher ou conserver. Ex. 

j ji>- aU (kyladjakdur) ou Jp^aLS (kyladjak) il pense faire 

jùjrJ^ (kylyserdur) „ j^Ji (kylyser) il fera 

jj *UJi (kylmalu dur) „ J^-i (kylmalu) il doit faire. 

Aux tems composés de rimparfait du verbe substantif, 
celui-ci peut , à la troisième personne du pluriel, également être 
rendu par^^ (diler), ^ja \J (leridi) et ^^J (lerdi). Ex.^jj^ 
(kylurdiler), ,^-Xil^j^ (kylurler idi) et ^Jj^jj^i (Tcylur lerdi). 

Le préseï^ subjonctif se conjugue de deux manières diffé- 
rentes, dont Tune est anomale, à partir de la deuxième personne 
du singulier. Ex. 

aU (kyla) ou JvJLi (kylsun) qu'il fasse 

m m 

jjaU (kylavuz) „ lili (kylalum) que nous fassions 
J-iaLï (Tcylasyz) „ jS^aU (kylangyz) que vous fassiez 
J aU (kylaler „ ^j^ (kylsunler) qu'ils fassent. 
Dans les verbes en r^, le a y est souvent remplacé par 1. 
Ex. 1\l^ (satalum) que nous vendions pour IaJL^. Le même 
se fait aussi chez les poètes à Fégard des verbes en JJU , si Ton 
vevt prolonger la syllabe, qui dans ce cas peut même se pro- 
noncer avec la voyelle A. Ex. 1LL1 (eileyâlum) faisons pour 
1aJl»1 (eileyeUm). 



I ** •• 



Grammaire du style tartare. 247 

L^ impératif est, dans les écrits anciens, qaelqaefois snivi 
de Tune des syllabes Ji (ghylj et ^ (guil)y qui s'y ajou- 
tent selon la désinence dure on douce de Finfinitif. Ex. JâU 
(kytghyl) fais, JT^Ll (eileguil) agis. 

m 

Le pluriel de Fimpératif se rend quelquefois par la deuxième 
personne du présent subjonctif. Ex. LnuaU C^ylasyz) faites. 
Mais ordinairement on Fexprime en ajoutant à la racine la syllabe 
■ iJ (ung, yng , ing) , qui après une voyelle se rend par jL 
(ying). Ex. JJLÎ (kylung, kylyng) faites, jil-* (biling) sa- 
chez, jLaIT^ (dingleying) écoutez, jXJjy-i (seuileying) par^ 
lez. Dans le style élevé , on n'ajoute que la simple consonne 
^ C^g) ^^^ racines terminées par une voyelle. Ex. Ju^^\ 
(eudemekj payer, Jj>^| (eudeng) ovl ^ajuI (eudeng) payez. 
Dans les tems , qui à la première personne , finissent par 
le verbe substantif mis à la troisième, on conjugue la désinence 
qui précède. Ex. 

^j^a\ .jiJ (kyldym idi) ou ^^jujJl» (kyldymdi) feus fait 

fjjj\ ^jJli (kyldyng idi) „ ^^jSjli (kyldyngdi) tu eus fait 

A.wl #jJL5 (kyldym ise) „ iu-^jJLÎ (kyldymse) si je fis 

JujI ^jJLî (kyldyng ise) ,, A^Gli (kyldyngse) situ fis. 

De la coQjiigaison selon la pronondatwn etnimuie. 

$.48. 
Dans la conjifgaison selon la prononciation commune, on 
suit les mêmes règles d^harmonie que pour le reste Aits parties 
du discours. Par conséquent on donne à la voyelle Fetha les deux 
articulations a et e, au Zamme et au Kiesre celles des y^ i, 
ou et u, en tant que ces distinctions n'existent déjà dans la pro- 
nonciation littérale , ce qui a presque toujours lieu au sujet do 



248 Livre iroiêiime. 

* 

Fetha. On commence par donner d^abord la voyelle convenable 
à la première dérivation , pnis , 8^U y en a, à la deuxième, à la 
troisième etc. 

Exemples de dérivations primaires: 
jjL5 (kylyrj faisant, jjy (boulour) trouvant, j^ (bilirj 

S€u:kqnt f jj^ (guieurur) voyant. 
s^Xi Ocylyb) en faisant, s^Sy (bouloubj en trouvant, «^ Jl» 

CbilibJ en sachant, s^^y (guieurub) en trouvant. 
^t\ ? Chf^y^h) 9^^ ^ f^^f uAy C^oubnouch) qui a trouvé, 
l\^ (bilmich) gui a su, ^Ji^jy (guieurmuch) qui a vu. 
Formes inséparables: JJ (^^y) f^^Te, Jy (boulouj 
trouver, la C^^O savoir, ^jy (guieuru) voir. 
Exemples de dérivations secondaires: 
jjJli (kylyrym) je fais, pj^y (boulouroum) je trouve, 
•jJL# (Tnlirim) je sais, mjjy (guieururum) je vois. 
^jxoii (kyldymdyj j'eus fait, <^jujJy (bouldoumdouj j*eus 
trouvé, ^JuJlL (bUdimdi) j'eus su etc. 

•M 

^^ C^ylyàjy) celui qui fait constamment, ^y Çbour 
loudjou) celui qui trouve constamment etc. 
i>jJS (kylsynj qu'il fasse, Ô^Jb (btlsin) qu'il sache etc. 
La désinence du participe énergique jy se prononce ton- 
jonrs yor, et la voyelle de la syllabe précédente est celle du pré- 
sent simple. Ex. pjy^ (Jcylywroum) je fais, pjj^y (boulou'^ 
yoroumj je trouve , oy^ (biltyoroum) je ^ais etc. 

Obsarvatioi. Plusieurs dérivations sont inusitées dans la langue 
parlée, et par conséquent elles n^admettent jamais la pronon- 
ciation commune. Ce sont les participes passés consécutifs J aU 
(kylaiu) et il>ji)]J (kylaldenj, le participe adverbial du pré- 
^^'^ i^rf (^y^y^J^) ^^^^ 9^^ ^^^ ^ A<<*'> ®^ '^ participe du 



iH>^tyfe tartare. {49 

futur ' n^V» (kylyser) avec ses dërÎTés. Enfin on n^empUie ja- 

^^ m m 

mais , en parlant , la désinence de la première personne ^ O'^if 

m 

comme dans ^jS*\ (iderin) je fais. An lien de la deuxième 

M M 

personne dn pluriel en y^ (9y%) on dit toujours jjli (synyt) 
avec la variation des voyelles, comme au verbe substantif isolé 
(S* ^^)* C®^ orthographe , qui est conforme à la prononciation 
ordinaire, se rencontre souvent dans les Hvres. Ex. j5wi^^5^ 
(guieuêteresiuiz) que vouê nwniriez. 

Dm verbes négatifiL 
$.♦9. 

On distingue deux sortes de verbes négatifs : ceux qui ex« 
priment la négation simple du fait, et ceux qui en nient la possi- 
bilité. La première classe se forme en insérant immédiatement 

après rimpératif la syllabe 4u Ona, me), dont le à est ordinaire- 
ment supprimé, quelquefois aussi remplacé par ). Ceux de la 
deuxième classe se forment en ajoutant cette même syllabe après 
le gérondif. Ex. dj (kylmak) faire 9 Z^ (kylifnamàk) ne 
pas faire, J(^aU (kylamamàk) ne pouvoir faire , j\i^ ^6t/- 
mek) savoir, c)^, (^W/meiw^iJ ne pas savoir, JI^aL (hUe^ 

mm 

memek) ne pouvoir savoir. Ces verbes se conjuguent comme 
les positifs terminés par une voyelle, k Texception du participe 
du présent simple, qui est formé en igoutaot à la racine la con- 
sonne J. Ex. jUJ oujj^ (kylmaz) qui ne fait pas, JlUi ou 1*« 
(bilmez) qui ne sait pas, i^dU (kylamazj qui ne peut pas faire. 

m 

Les tems dérivés suivent le mode primitif. Ex. 
o^ (kylmazdfm) je ne faisais pms 
•jJ^I jk^ Ckylma% oldpm) je ne faisais pas alors 
jf^ \ JiJ (kylmaz isem) ou x^jU» (kyhnazsamj sijene fais pas. 

32 



250 Livre troUième, 

Dans rinflexion du présent, les deux syllabes finales se con- 
tractent ordinairement en une senle, le J étant snppriihé. Cette 
forme abrégée est la senle nsitée dans là langue parlée. Ex. 
f jli (kylmazym) , ^J^ (kylmazin) on >f (kylmam) je ne 

fais pas 
mX^ (bilmezim), ^yJ^ (bibnezinj on A^ (bUmem) je tUi 

sais pas. 

La prononciation commune snit les mêmes règles qa^au verbe 
positif. Cependant , à la première personne du pluriel , fl y a cette 
particularité que le J de la racine se prononce y consonne. Ex. Jj\Ji 
(kylmatyzj nous ne faisans pas, JjV^ (bihneyiz) nous ne 
mnon» pa», an lieu des pronooeiatioBS littérales kyhnasys, 
bilmetùi. 

Antres maidères d'eiprimer le vedM ii^ati£ 

$. 50. 

Pour exprimer le négatif aux tems anomaux du verbe sub* 
stantif , on fait précéder ces derniers de la particule ^J5S (deguiul, 
deyU) pas, point, qui est traitée comme racine verbale. Ex. 
Jjj (deguiulum, deyilim) je ne suis pas 
« 1\<> (deguiulsin , deyilsin) tu fCes pas 
ijJiS C^cguiuldur, deyildir) ou JiS (deguiul) Un' est pas 
l j3 JJj (deguiul durler) ovi ^^ (deguiuUer, deyiller) ils ne 

sont pas 
^\ JJS (deguiul idym, deyil idim) ou ^jJjS (deguiuldum, 
deyildim) je n'étais pas etc. 
Les formes régulières s^expriment comme aux autres verbes. 
Ex. 0jX^\ (ohnadymjje ne fus pas, è^^\ (obnayindje) sitôt 
fue Fon n'est pas. 



Grammaire du êtyle tartare. 251 

Le négatif est encore exprimé en ajoutant le verbe substantif 
négatif à quelque participe radical du veiiie positif. Ex. ^^^\>i 
•jL> 1 J5S (kylmych deguiul idum) je viens pas encore fait. 

L^adverbe Jy (yok) non, rien suivi du verbe substantif 
i la troisième personne, sert à nier Texistence. Devant une voyelle, 
le J final est ordinairement changé en c, Ex. 
jSiy (yskdur) U vly a pas 

Cr^y Cy^ff^^^^^) ^o^néUs quHl n^y a pas. 

Les mêmes combinaisons ajoutées au participe prétérit (§. d4^ 
et à celui du futur d'intention (§. 43} pourvus des affixes, 
dérivent les formes différentes des personnes correspondantes 
du prétérit et du futur négatifs. Ex. 
j^y -«ijlf i^kyidyffk^pn yokdur} je n'ai pas fint 
jjiy ^ jii CkyUyghy yokdur) il n'a pas /Wf 
jjây J^»^^ (kyhHtfagliym yokdur J je n'ai pas finteniUm de 

faire. v - 

La désinence régulière du négatif se joint encore *au n<^m 
^y (guierek) nécessaire , nécessité. Ex. J^ (guierekn^) 
il ne faut pas. 



CHAPITRE CINQUIÈME. 

De l'adverbCt 

Ses adverbes d'origine arabe et penHunà 

$. 61. 

» * . 

Ou emploie dans la phrase tartare les Bifférentes sotUa 

d'adverbes exposés dans la partie persanne (§: 49 ^--'31), à 

* 

Texception de ceux qui sont composés de prépositions -persanires. 



! 



ftSt 



Lhre tr§iHèÊ»$. 



C^peadast plusieurs de cette dernière classe s^empioieat en ajou- 
tant an primitif une terminaison tartare. Ex* àSi\» (tâlâde) en 
haut, (jSi\a (bàlâden) d^en haut* Les composés dWigtne per- 
sanne sont d^nn nsage très -rare. Cependant parmi ces derniers 
et cenx ^i sont dWigine persanne- arabe, les snivans, qni ne 
furent pas cités antérienreroent, s^emploient encore asses soayent: 
^\^ Chemândem) on aIâJ- i^\^ (hemàn lahza) aussitôt 
l$j>' (d^uz^i) communément fS^j>- {djuzm) une part, un peu 
àj^^y Cber kà-yde) êelon t usage 
^Ij^f j (bt ykhtiyâr) tnvûlontairewtent. 

Les expressms adterbiales dWigine arabe sont d^nn usage 
très - fréquent daas les phrases tartares^ Voici des eiemples du 
nombre de celles qui manquent dans les parties antérieures. 



èjmà (Mdehu) après cela 

fu'ici 
i)^) Jp Caiel-'tutfele) oa Je 
• J^\ Ca^etta'éjtl) 
à kl hâte 
jyH \^Calel''fevr%)aussUôt 
S^ (mukkiem) ferme 
j^(yak$n) ou^>iJ| Ip 
Cylinul-yak^n) cet- 
tatnement 
j^ls^Cf^^ ^'dj après 

• M 

cela 
^y^^d^fmùulhasêal , mu- 
hassetj enfin, en un 
mot 



J^^UCmmttesglJ canJtir 

nmeUement 
iJiC3U (HUsiuU^feJsntière' 

meni 
\m^ (i^em^^^en) en- 

m 

semble 
W^ (sahyhen) waiment 
IpJ (nev'cn) en quelque 
sorte 
\ç> Cala haddihi) con- 
venablement 
^^Ji^\i ( binnefsi) en per- 
sonne 
J^^\^J^\ (biUotUi vel' 
'arsyj prolixement. 



GramimtUre iu êiffU iarlare. 



258 



Dm adverbes amples. 

%. 5». 

Les adterbes d^origine tartare sont pour la plupart déri- 
vés des autres parties du discours. Ceux qui paraissent être 
des adverbes originaires, admettent néanmoins quelques termi- 
naisons de cas, et ils sont proprement des noms avec une signi- 
fication adverbiale. Ceux qui sont indéclinables, s^enploîent aussi 
comme co^onctions. 

Exemples d'adverbes simples déclinables: 



^jkc^ (chimdi) à présent 

jj\ (ileru, ileri) ituvance 
\^^^ (songra) après 
jj£.\ {itcherUfUeheri) dedans 



j»jl (yarifn) demain 

m m 

Ji (Jcami, ktmjf) su? 
^)i^ {yskuru,yskary)enhaut 
Jê:»\ (achagha) au desssus. 



J^ (kani) et ^j^ {chimdi) peuvent être contractée 
avec les terminaisons a.> et C)->« Ex* ^jù» (Jcande, Jmnda) où? 
C>J«^ (chimden) dès à présent. 

Exemples d'adverbes simples indéclinables: 



^jC (guiru, guieri) de nsu" 
veau, en arrière 



Ai (nite) ou A^ (»i4i€) 
commeni? 



Exemples de substantifs employés comme adverbes: 



aJj) Orte , erte) le lende^ 
main 
J jj^ (gtfiunduz) de jour 



jjiy (Tfoldur, byldgr) Tannée 
passée 
O^j (dun) hier (4mginaire- 
ment nuit). 
Exemples d'adjectifs employés comme adverbes : 

jJLSl (eksik) moins 

J^ (keUi, katy) beaucoup 
>Sl (angsyz) inopinément. 



^ (guieich) tard 
JJjl (ariyk) davantage 
cf^jU (doghri) droit 



254 



Livre trùitième. 



D^autres tiennent aussi lieu de pronoms. Ex. 



aL.I (euUe) ALy (beuUe) et 
aL Jj (cheuUe) ainsi, de telle 

90Tte 



A^ Cniiche) comment 
A^Ly (boundjej autant. 



Dm ad?erbe8 dèriréL 
S- 53. 

Une grande partie d'adverbes sont formés par la parti- 
cale j». C4fO '^"^ *^ (tcke) ajoutée aux noms de chaque origine 
et aux pronoms affixes. Mais la plupart d^eux s^emploient aussi 
comme adjectifs, à Texception de ceux qui dérivent des substan- 
tiCs. Us renferment très-souvent Tidée de diminution. Ex. 



èddX (yaptche) lentement 
A;^r^ (syktche) êouvent 
j^Aa^li (bachkadje) séparé" 

ment 
i^hj^ (ierredjejdelaguan' 
tiié d'un aiême 
jL^li (yanyngdje) à ton 

m 

côté 
A^^l (eungindje) devant 
lui 



• ^ 



(thdje) vite, tant 
soit peu vite 
(khailidje) asse%, 
passablement 
(zarbidje) par 
force 

(moukte%àsin€0ej 
en vertu de cela 
(moûdjibindfej à 
cause de cela. 



La désinence ^y (in, yn) est peu usitée. Ex. 



(j^^ (oghryn) furtivement 



^y'j jJ^ (guiunduUn) pendant 
le jour. 

Les adverbes en ^ 0^^» t^^y^) ^^^^ ^^ même d^un 
usage peu fréquent. Us tiennent quelquefois lieu des a^'ectifs. Ex. 



v>J^l Cogiourleyin} furtif 
et furtivement 



cr^^ (sabahleyin) le mw 
tin. 



Grammmire Ai ttj/h (artare. 



255 



Des ad?erbe8 ooaposis. 

$.54. 

Les adverbes composés représeateot des locutions parti- 
cHlières, dont la forme est souvent altérée , ou des répétitions 
de mots. 

Exemples où les formes primitives ont été conservées: 



t>J>juPjl y fétr oghourden) 

simultanément 
j\y (bir as) un peu 
^ïjJu^ ChiT mykdâr) un 
peu 
à^^ÀJ^Jj?* Cchimdiden êong^ 

m 

ra) dorénavant 



^jLâS^I (olkader) autant 

'0^\j\ y (bou araden) d*ici 

!jJ^\jC (tizelden)prompte' 

ment 
hy ^X (nàhakk yere) àt- 
justement 
àùyàj (ne y et de) où? 



Exemples de formes altérées : 



t^\j^\ (orade) là pour a^IjI jl 
((y arade) 
h^bj (nerede) où? pour jj 
t^\j\ (ne arade) 

ê 

iJ (nola) qu^ importe? 



h^\jy (bourade) ici pour^j 
ajIjI (bou arade) 
c^ (nitchun,nitchin) pour^ 
quoi ? pour i^^ \ a! (ne 
itchun). 



Obsenrattoi. I^es composés avec \j\ (ara) qui signifie inter-» 
êtice, endroit, admettent encore les autres cas. Ex. A^ljy 
(bouraye) à cet endroit, sj^6y (nereden) d^oû? 

Les mots, dont se font les répétitions, sont des substantifs^ 
des adjectifs ou des adverbes de toute origine. Ex. 



jM y jUy (beuluk beuluk) 
par troupes 

en lieu 



sJ^ 4^1* (yapyap) lente^ 
» • » • 

ment 
furtivement 



256 Livre iroUième. 



(kat kai) diver^ 
sèment 

jr^ j^ Oy^ ^y^) ^^w- 

vent 



b]ys^ C>l/>- (hairân hairânj 

m m 

Stupéfait 
j\jj\j C^àr zârj dou" 
loureusetnent. 



Dans qaelques cas on se sert de prépositions persannes 
pour lier ensemble deux mots d^origine tartare. Ex. i^^ !jy 
(guiun heguiun) de jour en jour, oU» olî (kat bekat) ou 
o\» jJ^I 0I5 (kat ender kat) pH en pK, d'un assetnblage 
divers. 

D^aatres répétitions se font de mots insignifians, qni ne 
servent qoCk donner de Ténergie à certains verbes. Ex. 

j\t j\* (par par) et jU* jl^ (khar khar) indiquent 

V V 

réelat ou Tardeur du feu. 

ou i-o (kiufkiuf) indique la véhémence de la respiration, 
i^i^^utum guium) exprime le retentissement du bruit 
cj> J^ 4^y^ (Tiuh hub) exprime le bondissement 



CHAPITRE SIXIÈML 

Des postpositions* 

Des pos^ntions origiiiaires. 

%. 55. 

Dans les phrases avec construction tartare , certaines 
expressions postpositives tiennent lieu des prépositions, à Tex- 
ception des cas oi Ton emploie les termes persans au rapport 
du génitif propre à cet idiome. Les expressions simples et ori- 
ginaires de cette espèce, savoir qui ne répondent jamais à 
d^autres parties du discours, sont très -peu nombreuses. Ce 
sont les suivantes : 



tjj^ (uzre) sur 
k^\ (iichre) dans, parmi 
'OjiS (itchun, itchin) oa o^ 
(ichun) pour, à cause de 
K> C^^) ^^^ particule obso- 
lète et presqae inusitée 



Grammaire du êtyle tariare, ^7 

àL\ Ole) ou a1 flej avec, 

M 

par le moyen de 

aLi C^irleJ ensemble, avec, 

*^ • 

par 
S Cç^^O comme. 



Parmi ces postpositions, ^| Ole) et 1^ C^y^) admettent 
la variation des voyelles dans la langue parlée. 'Les autres con- 
servent leur prononciation littérale. 

aL) (ile) perd souvent son ) après une voyelle. Ex. 
aLU* (vefâyUe) avec fidélité, AttyJ O^^^^^O ^^^^ '« besace. 
Dans ce cas on le trouve aussi pourvu d^un ^ de prolongation. 
Ex. aL ^\r O^iâse yile) avec le gobelet. Chez les poètes , il 
se contracte quelquefois en une seule syllabe avec le t muet final. 
Ex. A5^ (chukioûfe) fleur, ^Li^ (chukioûfeUe) avec la fleur. 

aS 00 ^^^ toujours lié au mot précédent. Ex. aIJj U>. (hakâretle) 
avec mépris. Il se prononce souvent ile, même après une con- 
sonne, et dans ce cas on lui substitue quelquefois aL. Ex. aI^ ^^-^ 
(husnile) avec la beauté, ^ùj^ (derdile) avec douleur. 

On peut encore classer parmi les postpositions les termi- 
naisons jjj (dek) et ^^ ou ,j^ (deguin), qui signifient jW^tie. 

Observation. aI. (birle) est originairement composé de^ 
0^0 ^^ ^^ ^ O^J avec, mais il s'emploie comme les termes 
simples. Le même vaut de ajJjI (uzre) et t^\ ^lYcAr^^, expres- 
sions dans lesquelles la particule ^^ (r^ ^® combine avec jjA 
(uzer) dessus et ^\ (ï/cAJ intérieur. Il est même vraisem- 
blable que la première syllabe de 'Oj^\ 0/^AunJ et aLI O^O 
soit la radicale des tems irréguliers du verbe substantif, que Ton 
reconnaît dans toutes les inflexions de ces derniers (§. 30, 31). 

33 



258 



Livre troisième. 



Des postpositioiis dérlTés invariaUes. 

s 56. 

Parmi les postpositions dérivées, qqelqaes-nnes soat des 

• * 

substantifs invariablement employés an datif , d^antres des sub- 
stantifs , qui se construisent selon Texi^eance du sens. Le reste 
enfin, consiste dans des adverbes propres ou impropres qui sont 
indéclinables. Voici les substantifs usités de la première classe: 



\C (yçngajvers,quant à, datif 

•• • 

altéré de o\j Cyan) coté 



biij (yerine) oU'aIiJ^ (yer^ 
lerine) au lieu de. 



(n^servation. ^ (y<inga) tient aussi lieu du nominatif dans 
la signification de côté, mais il ne parait pas être susceptible 

d^autres cas obliques que de celui de la demeure et de TablatifL 

Les suivans sont d^origine arabe: 



à)Û2» Cfazle) par êurcroii de 
(mahallinej au lieu de. 



AiJU (tarefe , tarafa) vers, 
quant à 



Des sid)staiiti& employés comne pos^âtions. 

%. 57. 

Les substantifs tartares qui se construisent selon Texi- 
geance du sens , sont les suivans : 



\j\ (ara) intervalle, au 
milien de 

^j\ (ard) partie de der^ 
rière, derrière de 

^\ (egn) partie supé- 
rieure, sur 

jJl fait) partie de dessous, 
dessous d^ 



^A (eung, eun) partie de 

devant, devant 
^\ (itchj partie intérieure^ 
au dedans de 
fjj^ (tchevre) circonfé- 
rence, autour de 
' fj'i^ù C^olaiJ le même que- le 
précédent 



'GtHtmmaire du «lifle tur titre. 



25» 



* « 

^irfl (ortu) ^milieu, au mi- 

• * 

* lieu jit - 
^^) CuzerJ substantif ailleurs 
inusité, sur 
^A (u8t) partie supé^ 
rieure, 0ur 



j (dibj fond, au dee- 
Sùus de 

on ia» (kat) câié, au- 
près 4^ 
i>i Cy^^y^) proximité, 

m 

proche. 



On comprend encore dans .cette classe plusieurs préposi- 
tions arabes et persannes dérivées de substantifs (I., $. 62, 
n., §. SS), dpnt les plus usitées sont ^ (beinj et ^U ^ma- 
betn) entre, et C>L* (minân) milieu. La plupart des préposi- 
tions persannes composées de mots arabes (U», %. 55} sont 
pareillement en usage, et on les emploie de tnvs différentes 
manières: selon les règles de la grammaire tartare, selon celles 
de la persanne , et enfin dans une construction qui tient de Tun 
et Tautre de ces deux idiomes. Dans ces deux derniers cas elles 
cessent de t^nir lieu de postpositions , et elles redeviennent des 
prépositions comme en persan. Leur usage, ainsi qn^ celui des 
autres classes, sera expliqué dans la syntaxe. 



Des adverbeB employés comme pos^ositiona. 

g. 58. 

Les adverbes tartares et les adjectifs de la méine origine 
devenus adverbes par leur position actuelle dans la phrase, 
qui tiennent lien de pos^ositions indéclinables, sont à*-peu-près 
les suivans : 



jji^\ (euturi, et^uru) ad- 
verbe ailleurs inusité, à 
cauêe de 
aJ^\ (euiej au de'^là 



à^ (songra) après 
ijj^ CdachraJ au dehors 
(J^j^ ^c/o^^i , doghrou) 
droit, vers 



260 ^*t^^ traiêième. 

^^\ (euzguie) autre, hors 
C>jlS^| (eungdun, eungdin, 

eundun) avant 
^ (beru) ^^ (beri) dès, 

depuis 
aIIj (backka) autre, hors 



tj^ (guieyLr^) selon f^trom,'' 
dif de jUjry (guieur^ 
mek) voir , adverbe 
ailleurs inusité 

^ ou ^f (guiru, guieri) 
de nouveau, dès. 



Exemples d^expressions persaones: 



O^J»! (efioûn) davantage, au 
de-là 



K>^j^ (biroûn) au dehors, 
savfÉ* 



Exemples d^expressions arabes: 



1^1 (esbak) précédent, 

avant 
J^l (ewelj premier, avant 
mJô\ (akdemj antérieur, 

avant 
j^ (beri) libre, exempt 
»Ui (binà-en) conformé-- 

ment 
LIT (sâniyâ) deuxième^ 

m 

ment, après 
P^^U^ (khâridj) excédant, 
au dessus de 
]\^ (khâlij vide, dépour^- 

vu de 
^U (dâ'irj entourant, à 
Tégard de 
iSj^y^ (^^^oûri) nécessaire, 
malgré 
jj;Ip C àri) dépourvu, sans 



kSJ^ 






J-li. 



r 



c^ 



i; 



(ghairi, ghairy) autre, 

hors 

(karïb) proche, au" 

près 

(mà'-'^adâ) excepté 

(muberrà) libre , 

exempt 

(moukhâUf) contraire, 

contre 

(mou-arrâj dépour^ 

vu de 

(moukàbU) opposé, 

contre 

(moukaddem) dta^' 

vance, avant 

(nâchi) naissant, à 

cause de 

(nisbet) relativement, 

malgré, en dépit de. 



Grammaire du êtyle ifLfiare, {61 

Plusieurs postpositions sont des adverbes dérivés an' moyen 
de la particule i^ *(§. 53} et de jj (ie) avec, ou el}es sont repré- 
sentées par le participe adverbial pourvu de la p)*emière de ces 
terminaisoùs ($. 44}. E)c. 

Â^^ (guieUndje) sitôt que 

' ton viçnt, jusque 
éjLj\^(varinéje)'SitSt que 
fon va y Jusque '. 
A ' (sebebUe) à cause 
de. 



(moûdjibindjé) • à 
cause de, séhn 
(mouktezâsindje) 
en vertu- de 
jJLj JiJ (takrïbile) par le 
motif de 



Obsenrattei. Les deux dernières classes de postpositions étant 
dans leur forme et construction identiques avec les noms -et les 
adverbes , on ne saurait souvent définir si certaines combinaisons 
doivent être envisagées comme postpositions , on bien conime des 
expressions, ordinaii'ës. Dans les exemples de ci -dessus on a cité 
celles qui 9 dans les langues européennes, sont' le plus commune- 
ment exprimées par des prépositions. 



CHAPITRE SEPTIÈME. 

Des eoi^ODCtitins. . 

Dm oMijMidioiis d'origine arabe et persaiM. 

On emploie dans le style tÀrtare les mêmes sortes de 
coigonctiens que dans le persan (II., §. 56, 57}, et on y fait 
encore, avec quelques exceptions , un usage très -fréquent, des 

* 

expressions ^citées à cet endroit. Outre celles-ci, on rencontre 

* 

encore d^autres d'une origine différente , dont les suivantes sont 
les plus usitées: 



t6t ' f^^^^ troiêième. 

' Exemples d^expressions pepsaDBes^ 



» « 



tekj' Où J[^'S'(iek 



• • • 

hfsmàn) seulement f — *i^ az-.CJc^ <eni^â^>i<m«e«fAf-^ 

. • mi^ . ■ . " ■ * .; 

^J^ (v^^y ^^f donc (orî- 
: ginaîrement après)^ 



— « 



• . • .pourvu, que 

* * 
• . * ■ 



fixempliB» d^xpressions arabes et apab^'î^ersinnes r 



K^^ » l^ (ha ''ten veba %en). 

tantôt tantôt 

Lbli>i. (haêffli). enfin, par 
•• - « con'^séqumt 

(hatta) tant que, 

^utanf • •. ' 



l^ (adjiçbâ) particule 

r 

JDterrogative 

ijM> (feknt) Meulement 
* iû ^^ Qfumkm ki) U peui 
»e /atrtf que. 



' Der CQiUoBcfwiM taitarei sn^ptéa 

$. 60. : . 

« 

Les principales conjonctions 4artares amples et* qui ne 
sauraient pas dire décomposées en d^s élémens conuus , sont les 
Sni^atfte^ i • • . . , • 



• , ■ • 

^\ (andjak) seulement y 

mais, pmirpuque 

OUL (katchan,^ hatchan) 

quand, lorsque 

S^ (kim) que, puisque 

J^>jf (bouTaOri) plûf à Dieu 

que 

. *^^ (§uierek) soit • . . ^soit 

• « 

(nidje) .comme 



(dakhy, daka) encore, 
' aussi, plus 
Al» (yijie) encore, de nou" 

veau 
> (mi) particule interro» 
gatîve .. 
iji^) (imdi) or; dofic 
• 6ù'' (de , dfl>) 'aussi, pai*-- 
ficule explétiye «. 



Grammuire eu 9tyle tnrtare» 



26< 



aL (hile) quoigtie 
jW (tchàk)Ju9qu'àcf que 



>> (durj cependant, fur- 
ticàle explétiye. 
>.j (dahhy) est ijoelquefoi» ■ lié au mot précédeot. 
Ex. ^S^ (sendakhy) M ausêù 

* 

uj (^0 ^^ ordiAairemeiit lié an mot précédent, souvent 
aussi au suivant. Ex. ^ ju^i (lâïykmidmr) est-it convenable? 
Le premier se fait presque toiyours à Tégard de aj C^O ^^ 
^ù (dur). Ex. AJi^Lo (Mahâhde) le maiin encore, jjC . (T>ef» 
dur) cependant le Bey. Ces particules, ainsi que ^jul (imdi), 
adai«ttent la variation des voyelles dans la langue parlée. 

guj ) (ise) mais, cependant, qui s^emploie pareillement comme 
conjonction, est le conditionnel du verbe substantif (§. 31}. 

Des €OAionctioii8 compMées. 

Dans les coi^onctîons composées , les expressions tartares 
se joignent quelquefois à celles aorigine arabe ou persanne. Les 
iparticules » eV S J peuvent être substituées Tunç^à Taotre. Ex. 



^UL^ (her katchan) toutes 
tes fois que 

■ * 

. Jjii jk (her nekader) com- 
bien que 
» i^^ (guiertchi ki) encore 
que 
A Al^ (nite ki) ainsi que 
(yokhsa, yoksa) ou 
bien pmir tmiy fyokse) 
sHl n'y a pas 



iSjUo Csanki) cpmme si 
f 6xi (kande kim) en quel- 
que endroit que 

Sii> (dOHgmi) ou ^\^^ 

• • • 

('adjebmi) particules 
interrogatives 
^ i^ (nitchebir)ovL^^iaÂ^ 
(nitcheyedek) jusqu'à 
quand? 
éS^ (guierekse) soit que. 



264 Livre troiiiime. 



CIIAHTRE HUITIÈME. 

De la formation des mots. 

Des diiiiiimti& 

$. 68. 

En ajontant à an nom, soit substantif, soit adjectif, les 
syllabes ^»> C^jy^) ^^ ui^ C'^J^^J > ^^ ^» forme des diminatife. 
La première s^emploie dans les mots terminés par nne voyelle 
dure, Fantre dans ceux qui finissent par one articalation douce* 
Dans la langae parlée , ces désinences subissent encore les chan- 
gemens des voyelles. Ex. 
O^lp^l (oghlan) garçon J^^j^ (oghlandjyk) gar- 

çonnet 
iXP (deri) peau jUîjj (deridjik) pellicule 

L4 (yeini) léger jJ^^ (yeinidjtk) un peu 

-m • 

léger. 
Les mots composés de plusieurs syllabes qui se terminent 
par j ou ^ précédés d^nne voyelle , rejettent ces lettres , lors- 
qu'ils prennent 4es particules diminutives. Ex. 
jLjl (irmak) rivière ^J>-^J^ (irmadjyk) ruisseau, 

jJLIj (deguienek, deinek) Ji^î^> (deguienedjikj petit 

bâton bâton 

j\^\ (ouvak) menu J^lj' (ouvadjyk) assez 

menu. 
Le motjl (oz) peu forme son diminutif d'une manière 
irrégulière: ^>>|j1 ou J^èj\ (azadjyk) tant soit peu. 

Le diminutif de àù\j^\ (orade) là est hSie>\^^\ C^^^' 
djykde) , qui s'emploie en parlant d'une manière insinuante. 



OramfMt^e du style iartare, 26g 

heB terminaisons >^ (djyghaz) et JC^ (djiguieXf d^i- 
yez) indiquent nn degré pins haut de dimination, et s^em- 
pleîent comme les précédentes, mais elles ne valent qae pour 
les snbstantiCs. Ex. 

■ 

|p\L {daghj nwntagne Jâ^IU Cd^^djyghax) mon- 

ticule 
^\ (ev) maison j^^^ (evdjiguiez) maison" 

. nette 
\y^ (biyouk) moustache y^^y* Owottdjyghaz) petite 

moustache. 
Les terminaisons diminntives i^ ftcke, tcha) et è^ Cdjcy 
dja) sont presque exclusivement destinées aux adjectifs et fiux 
adverbes. Ex. 
J^ (tckok) beaucoup dJL^ (tchoktche, tchoktcha) 

assez beaucoup 
5wil (eski) vieux à>^f^\ C^skidJeJ assez vieux 

Jj» (ky^yi) rouge iJ^J (kyzyldje , kyzyldja) 

teint d'un peu de rouge. 

Dm mbstantifisK dérivés de iimds. 

%. 6a. 

Les syllabes ^ Oyk) et jjil (Kk) ajoutées aux adjectifs, 

en forment des substantifs analogues. Dans la langue parlée, 

ces désinences admetleut \k variation des voyelles. Ex. 

^\ (aghyr) pesant ^^\ (aghyrlyk) pesantetfr 

^ (guienàj) jeune ,:)i^ (guiendjUk) jeunesse. 

Ajoutées aux substantifs, elles expriment la qualité, Tétat 

^m la profession, quelquefois même un objet quelconque, qui a 

de la relation au nom primitif. Ex. 

34 



266 



Livre troiêième. 



»j^ (dôst) ami 



(re-^ynet) le peuple 

m 

soumis 
O^ (^tttun^ jour 

^U». (halvâdji) pâtissier 

\y» (seuguiuty seuyut) 
saule 



jlla^^ (dostlyk, dostlouh) 

amitié 
Jlllp> (re-'ynetltk) état 

m 

de sujet 
Jd!y Cguiunlik , guiun^ 
luk) journée 
jlU.1^ (halvâdjilik) métier 
de pâtissier 
jUlS^ (seuguiutUk , seu^ 
yutlukj saussaie. 



La syllabe ^ (dji) ajoutée à un substantif^ exprime la per- 
sonne qui fait un métier relatif à la chose signifiée par le mot 
primitif. (Comparez le participe de Tétat d'habitude §. 44, 1**} 
Elle admet, dans la langue parlée, la variation des voyelles. Ex. 

^\t (balykj poisson j^\j (balykdji) pêcheur 

^^ (demir) fer 

^L (bach) tête 



è^^llt (muchâvere) déli-- 
bération 
Sy fbeugui, buyu) ma^ 
gie 



,> (demir dji) forgeron 
^\i (bachdjij vendeur 
de têtes 
^a>jljU O^uchâveredjiJ COU" 
seiller 
^y (beuguidji, buyu-- 
djuj enchanteur. 



La terminaison ^\ù (cfocA^^ qui ne s^emploie que dans 
un très -petit nombre de mots, indique une personne associée à 
quelque objet. Ex. 

Jy Cy^O chemin sj*^y {yoldachj compagnon 

de voyage 
^\à Cy^c^) ^9^ ^jî»Ui»li (yachdach) contenu 

m m 

poram. 



Grammaire du style tartare. 267 

« 

Des a4jMti& dérhrés de siib8taati&. 

$• 64. 

En ajoutant la syllabe J {lu) on J (li) an sabstantif, on 
dérive des adjectifs qai indiquent la qualité ou la possession. 
Cette désinence est , dans la langue parlée , pareillement suscep- 
tible de la variation des voyelles. Ex. 

jjy (bouloudj nuée ^^^y (bouloudlu, bouloud- 

lou) nuageux 
f^y (i^tumtcA^^rfiitimticA^ ^^ù^ ( guiumichlu , guiU"^ 



argent muchlu) d^argent 

OÎU (fà'ide) utilUé ^ajÎU (fà'xdelu,faideK)uHle 

OUU fkalkanj bouclier ^UU (kalkanlu) armé d^un 

boucKer. 
Ces dérivés tiennent souvent lieu de substantifs. Ex. 
sZf\ C^O cheval yJl fatlu, atly) cavalier 

^^ (chehr) ville J^/^ (chehrlu, chehirlij ci" 

toyen. 
Les adjectifs négatifs se forment en ajoutant au substantif 
la préposition J^ (^y^J sans , ' avec la variation des voyelles 
dans la langue parlée. Ex. 

Jj\ (ich) affaire '^\ (ichsyzj oisif 

C^j (ràhat) repos yjâ>^\j (rahatsyz) inquiet 

^\ (ouikhou) sommeil J^yC^\ {ouikhousyz, oulkou- 

souz) privé de som^ 
meil. 
Plusieurs de ces négatifs manquent de primitif usité. Ex. 
J-jTi (angsyz) inopiné, JJG (dengsyz) insolent, JJJ^l (ewAr- 
suz) orphelin. 



%QQ Livre troisième. 



»i ■■!> 



relftlifiL 

S. 65. 

Les a^'ectifs relatifo soat formés par la syllabe ^ C^)y 
qui De s^ajoute qu^à deux sortes de primitife: aux adverbes 
simples et aux substantifs employés dans une signification adrer- 
biale, puis au cas de la demeure, dans lequd on a mis les 8ib«» 
stantiCs originaires ^ avec ou sans les affixes. 

Exemples de relatifs dérivés d^adverbes : 
ji^J^ {chimdi) à présent S^^ (chimdiki) présent 

aXo (songra) après S^f^ C^ohgràki) dernier 

J^l CevvelJ premièrement ^S^^^ (ewi>elki) premier 

O^ù (dun} hier S^^^ (dunki) d'hier. 

Exemples de relatifs dérivés de substantifs: 
^y (gnieuk) ciel S^'^^ (guieukdeki) qui est 

au ciel 
CÀ\ C^t) partie inférieure 3*xSl (aUdeki} qui est au 

dessous 
J^^l (ust) partie supé^ \hj2^ji (ustindekijquiestau 
rieure dessus de lui 

'o\à (yan) côté A^^^ (yauimdeki) qui est 

à mon cèté. 
On forme de même ^jSJli (yaningdeki) qui est à ton 
cMé f ^^^)^ (yanlerindeki) qui est à leur côté et^. 

Une variation de \ (ki) est i Cff^yJf V^ ®st peu usité. 
Ex. ^\^^ C^ongra^hy) dernier. 

Mserritiont. Ce ne sont que les pronoms personnels , 
qui soient mis au génitif, lorsqu'ils prennent cette particule. 
(Voyez $. 24.) 



Chrammaire ék êiifle tartare. 269 

Les syllabes |j4 O^y^^O ajoutées au substantif indiquent 
la relation , quelquefois aussi la ressemblanee. Ex. 
à^ (g^iàjO ^^^ Cjàà^ (guidjeleyin) nocturne 

JJi (bulbul) roêstgnol O^ILL (bulbulleyin ) sem- 

blabte au rossignol. 

Les syllabes ^y\^ (djUeyin) ajoutées aux pronoms per- 
soinnels et démonstratifs, expriment la ressemblance. Ces pro- 
noms y sont mis au génitif, les personnels quelquefois aussi au 

nominatif, mais on leur retranche la terminaison ^. Ex. (>0l^ 

* • 

(beuimdjUeyin) ou i>vl^ (bendjUeyiny tel comme moi, ^Jil^ \ 
(andjileyin) tel que lui, C/^y (boundjSeyin) tel que celui. 
Les syllabes ^JU (mtrekj ajoutées aux noms de couleurs, 
et à quelques autres adjectifs, expriment une part de la qualité. 
Si le primitif se termine par J , cette lettre est retranchée. Ex. 
jjla (sary) jaune JLÂt)^ (sarymtrek) jau- 

nôtre 
J-^ (yechil) verd ^j<t^ (yechimirek) ver- 

mm . 

dâtre 
^] (adji) amer ^j^\ (adjùnirek) rance. 

Dm partiels a4iecti&. 

§. 66. 

Tous les participes, à Texception de ceux qui servent k la 
liaison des phrases, s^emplcnent aussi comme a^ectifs. Ce sont 
les formes suivantes: jjLi (kylur) , iJlJ C^yly^r) , ùi^i 
(kylan), jXf (kybnych), Jp^tiJ (kyladjakj, j^ (hy- 
ljfdjjf},j,..JS (kjilyger) et^lVJ (kpimalu}. Ceux qui sont dé- 
clinables, savoir ^j%3 (kylan) et ^^ (kylydjyj, s^emploient 
aussi isolément comme substantifs. Ex. 



270 Livre troisième. 

'o\jy (guieuren) homme qui voit 

•JL (guietchen) ce gui pas^e, le passé 
^û^Ud (satydji) vendeur 
^^. (bitchidjij moissonneur. 
Les participes en jp^ et jUi^, ainsi qa^en^, ne tiennent 
lien de substantifs que dans quelques cas rares. Ex. 
J^Jd (dourmak) demeurer ^>^àjjio (douretdjakj demeure 
S^ (gtiieimek) vêtir ^^)^ (guieyedjek) vête'- 

m * 

ment 
J^jl» (yazmak) écrire, J^jy jjyjj^ (yazar bozarj tah^ 
(bozmak) effacer leites. 



Des snbstantife verbanz. 

$. 67. 
Les seuls substantifs verbaux primitifs usités dans la con- 
jugaison, sont des formes ij C^V^V) ^^ ^^ (kylma), 

^^ m m 

La désinence ^ est ordinairement rendue par ^ dans les 
verbes terminés en L», mais on l'observe aussi dans ceux qui 
finissent en jJU. Si une racine composée de plusieurs syllabes se 
termine par une voyelle, celle-ci se retranche dans le dérivé isolé. 
Ces substantifs expriment rarement Taction du verbe, le plus 
souvent ils signifient un objet, qui a du rapport à ce dernier. Ex. 
J^jy (korkmak) craindre yjy (korkou) crainte 
ji^J (euUchmek) mesurer A.^\ (eultchi) mesure 

2c l* (yapmakj fabriquer y\j (yapou) édifice 

jlf (yemek) manger ^ Cv^^f V^O ^*t?re« 

Jk>^ ^^^«rîwaArJ partager en '^l, (yaru) ou ^^j\j (yari) 

— mm 

deux moitié 

J^li (kapamak) fermer yi (kapou) porte. 



Grammaire au MiyU tartare. 



271 



Un certain nombre de cette sorte de dérivés sont des ad- 



jectifs. Ex. 
^jU (dolmak) être rempli 

le** \ (adjymak) avoir, de la 

*^ « 

douleur 
j)Ul3 l (ekchimek) Maigrir 
ji^j (be9lemek) nourrir 



jJjU (dolou) rempli 
^l (adji) douleur, dou" 

loureux, amer 
^^\ (ekchi) aigre 
JLi ("6e*/u) nourri. 



La forme 4^ C^ylnui) exprime nn objet produit par Faction 
dn verbe, ou qui en représente Tétat. Ex. 



icy (yonmak) sculpter 
JO ^ {dikmekj planter 
^i)\^ (beslemek) nourrir 
^jF'^ (doghmak) naître 
Jc^l (asmak) pendre 



Ary Cy^^'"^) sculpture 
Ai\> (dikmej plantage 
è\juj (hesleme) valet 
àf^Jo (doghma) natif 
Ac^l (asma) sarment. 



Des snbstantifiEK dérivés de la radne du veri)e. 

§. 68. 

La syllabe ^ Cv^^ f ^^^) 9 ^^ 9 ^^^^ ^^ langue parlée, 

admet la variation des voyelles, exprime Faction ou Fétat dn verbe. 

Après une voyelle elle se rend par ^ , mais , dans quelques 

cas, on retranche, au lieu de cela, la voyelle de la radicale. Ex. 

j\3 Cff^^^^^) ^'^^ ^^^^^ u**-^ (guidich) départ 



JUj^ (guieurmek) voir 

dXT (yangyhnak) errer 
jA^i ♦-» (seuilemek) parler 

m 

^jy (yurimek) ou à^^y 
(yurumek) ailer 



^jy Cg^icurich, guieU" 

ruch) action de voir 

J^ (y^^nglych pour ya- 

ngylych) erreur 

^lA»Y^ (seuileyich) discours 

m - 

Ji.jy (yurich) ou ^^y 
(yurugichj allure 



27S Lhfre troisième. 

j)l*jS^ {bengzemek) reêsem" ^^ C^euffziehJ r^ssetn" 
hier blance. 

Les syllabes y (kou) , J (ky) , ^ (ghou) , J^ (ghy), 
^ Cguiu) et T 69^0 expriment TactioB da verbe on la chose, 
qai en est Fobjet. Ex. 

Jcjl (cuyoumak) dormir y,^\ (ouyoukou, Btnkou) 



jL^j Cvirmek, vermekj ^y^ C^irguiuJ wï^y^(vir'' 
donner gui, vergnij tribut 

dU» (tchalmak) sonner jii\^ (tcJialgkmi) ou A\^' 

d'un instrument (tchalgky) musique 

jLgi£l (itchmek) boire 1^\ (itcUeg) boisson. 

Le verbe J^^U (kalyrmak) avoir soin fait par coatrac- 
tion j^ (kaighouj soin, souci. 

La désinence • (um, imj, qui, dans la langue parlée, ad- 
met la variation des voyelles, signifie ane chose prodaite par 
Faction isolée du verbe. Elle fait disparaître la voyelle finale de 
la racine. Ex. 

jl \ (almak) acheter 1 \ (ahim, alym) emplette 

^^^ (seguirtmek, seyiri'' f^J^ {seguirdum , seyit^ 

mek) courir dimj excursion 

jirjy (yurimek) marcher ^jy (yurumj assaut 

La lettre ^ ajoutée à quelques racines terminées ^n O9 
indique la relation. Ex. 

^1j> (kasanmakj gagner ^)j> (ka%andj) gain 

jmi (ilenmek) maudire JM (ilendj) imprécation. 

Par Faddition de la syllabe ^ (i), ces 8ub«tantifis se 

• a 

changent en adjectifis. Ex. <îl9j» (ky%kundj) envie, Ji)i^ (kyz- 
kandji) envisHx. 



OrammMite éuêtifle tmrtare» %'J^ 

Un très -petit nombre de iérirés eonsistent dans la raeine 

elle-même. Ex. 

Jc\i\ (inanmak} croire 'o\t\ (inan) foi 

J^IU (tatmàk) goûter olL> (ltof> ffoûi 

^*\^j^ fyniureckmeky lutter ^j^ {guinrech) hOte. 

DéifratiMit nltirieiires de la neme di veib«. 

%. 69. 
Les dérivations suivantes de la racine du verbe eonstitnent 
des formes, qni expriment tantôt des snbstantifs, tantôt des 
adjeotifii. 

jt (ak) et ^ (ek) employés poor les substantifs, in- 
diqnent nn lien on nn instrument , qui ont du rapport à Fidée 
exprimée par le verbe. Dans quelques cas cependant ils forment 
aussi des noms d^action. La voyelle finale de la racine y est ton* 
jours retranchée. Ex. 

J*jy^\ (otourmak) ê'oêêeoir jUyj' (otôurak) êiége 
J^\J^ (taramak) peigner j\J^ (tarak) peigne 

j\Jjl (otlamak) paître jit^l (otlak) pâture 

J^by (kouckanuik) ceindre jby (kouckak) cemiure 
J?7i; (katchmak) fuir JJl (katchak) fuite 

jUt (elemek) tamiêer «^ (elek) tamis 

*^j> Cdeuchemek) étendre Jb»^J (deuchek) couche 
Jil3 (dUemek) demander Ji)^ (dilek) demande. 

Les adjectifs ainsi dérivés indiquent une qualité habituelle. Ex. 
Jh^jy (korkmak) craindre j Ujy (korkak) craintif 
J^\ (ichlemek) agir jlbl (ichlek) actif 

Les terminaisons J Cyk, ouk) et ^ (ik, ukj, qui prennent 
quelquefois une lettre de proloq^ation , forment des substantifs 

35 



274 



Livre tr^Mème* 



et des adjectifs doués d^nae qualité coastante et anologne à Fidée 

* 

du verbe. Dans quelques cas, les substantifs indiquent aussi 
la simple relation. Ex. 



ir J (Tctmmaky aller loger 
l^^l# (yarmak) fendre 
jL^^I (euksvrmek) tousj^er 
irt* 1 (aichmaky ouvrir 



2f^\ (ulychniak) 8* habituer 
jlc^o (duchmek) tomber 
jL 1^ (tchurutnek) pourrir 
JU^ (buyumek) grandir 



^y (konouk) hâte 
J^l* (yaryk) fente 
^iLjTjI (euk9uruk} toux 
J^l (aichouk) ou 

(atchyk) ouvert 
^ (algchyk) habitué 
Jbi^ (duchuk) caduc 

(tchuruk) pourri 
^yj (buyuk) grand. 



i>^\ 




Les terminaisons 'o^ (ghoun) , ^jp (ghyn) , ^ (ghyn), 
Oy (koun), of (guiun) , ^ (guiun) , ^J (kyn} ei jf (kin, 
guiu) indiquent Teffet de Faction du verbe. Ex. 



ù\^ (yanmak) brûler 
jjc^ (basmak) surprendre 
jUJ^^ (duzmek) mner 

dUd (sahnak) lancer 

r^U (katchmak) fuir 
jUjy-» (surmek) chasser 
jic*^ (kiesmek) trancher 

Les syllabes -^ (kan), ^ Cff^^J ®* ^;y Cff^^^)f 4snt 
les deux premières peuvent prendre un 1 de prolongation, servent 
à former des adjectifs d^habitnde. Elles sont quelquefois précé- 
dées d'un Fetha euphonique, gx. 



jiili (yanghyn) incendie 

m 

i>jLa» C^askoun) invasion 
^jy^ (duzguiun) fiction, 

fard 
'Oyi\^(salghoun) ou j^lJ 

(salghyn) contagieux 
^yis^M (katchkyn) fuyard 
'ofjy* (surguiun) exilé 
^jjCr (kieskin) tranchant 
ù^ (y^^gg^^^) victorieux. 



Grammfmire du ttyle iartare, 275 

1^^^ (dokouehmak) heurter î^U^j (dokouchkan) conten" 

tieux 
i^jy^\ (otourmak) être 09818 ^jy^\ (oiourghan) eédentaire 
ip*^l (ounoutmak) oublier ^/^^^ (ounoutghan) oublieux 
Jt^lS (katchmak) fuir 'o\iis>^\i (kaichaghan) fugitif 

s*)\!i^\(eutlemekj chanter C^J^ (eutleguien) chantant 

t^y\(ivmek) 8e hâier ^y\ (iveguien) hâtif 

ObservâtMis sv les noms dérivés de la radne du verbe. 

S- 70. 

La formatioB -des noms aa moyen de certaines syllabes 
lyontëes à la racine, est limitée par Tasage. Il n^y a qne la 
désinence ^ (§. 68), dont on puisse former des dérivés dans 
la plupart des verbes. 

Les désinences J (ak) , jj Ok) , j (ouky, ^ (^)y 
^ (um) ^^of Cff^^J ^^ trouvent, dans quelques «as, aussi 
ajoutées à des noms comme primitifs. Ex. 

\C (yanga) côté jbi^ (yangakj joue 

m m 

ju\» (bachj tête jLj (bachakj épi 

J^ C'^^O ffftuche JV^ (aolak) gaucher 

<^jU OopJ balle jj«U (topouk) cheville dujned 

J^ (dU) langue Ij (dilim) morceau oblong 

Ol C^^y largeur ^JSl\ (enguin) 4arge. 

D^autres dérivations qui se font tantôt de la racine du 

v^be , tantôt des noms, sont d'u« usage très-rare. TeUes sont 

les désinences o (yn), ^ (in), o^ (oun) , £ (gkydj), ^ 

(guiudj), j\c^ (djak), jL (djek), C^L (man) , j (iz) et 

quelques autres. Ex. 



t7S Livre (rûisièw^. 

JJl^l (ekmek) semer ^jC\ (ekin) semence 

JLfj^ (iuimek) fumer ^^^ (ttUun) famée 

Jjt Cod} feu ^j-b^ C^daun) bsiê 

jlb (dahnakj plonger ^b (dalghydj) plongeur 

jLj^ ^«tfsm^&J /E/Irer ^^ Csutgumdj) couloir 

J^\^ (sàlynmak) èire agité jU^U> (oalgndjak) brandil" 

knre 



(koijamak} vieillir IjLio^ (kodjaman) agi 
^\ (Uci) deux }C\ (ikiA) Jumeau. 

m 

Dei nteUBtib dM?^ de fimi» TariMles. 

En igouteat à Tiiifiiiitif du verbe positif Time des syllabes 
ri Clgk), jjii (lik), on forme des sobstantife qui expriment 
Taetion on F^t da verbe. (Comparez §. 63.) Ex. 
Jlc'^l (ounouimakj oublier J^j^ (ounautmaklyk) oblkrion 
jUy (beulmek) diviser %^)i^[y (beulmeklik) pariUion' 

Dans les verbes négatifs , ces substantifs dérivent quelque- 
fois de même. Ex. 2c\i\ (inanmak) croire , ^U»rU\ (inanma' 
maklykj incrédvdiié. Mais ordinairement on attache les dési- 
nences au participe du .présent. Ex. ^^U1 (inanmasJijik) tncré" 
dulité, jilj^ (bibne%Kk) ignorance. 

Un certain nombre de substantiCs d^une signification ob- 
jective revêtent la forme de la troisième personne d^ singulier 
dn prétérit I après avoir ^outé à la racine la lettre ^ caracté- 
ristique du verbe neutre , avec- la. voyelle convenable, fix. 
J/^ (sykmak) étreindre ^Juu^ (sykyndyjjus exprimé 
J^l (akmak) couler ^jXi) {akyndyJcourafU d'eau 

jXr^ (kiesmek) couper ^xS (kiesindij rognure. 



Chrammaire étu êiyU tartare. Z77 

Dans quelques cas on emploie aussi le prétérit de la racine 
originaire. Ex. 
diU* (tchaghylmak) mur^ ^^jJIpU* (tchaghyldy) mur- 

nawttr mure 

djU. (ickailanuik) crever ^^^jAJl^ (tckatiady) crevasse. 
Mais dans la plupart de cette sorte de dérivés, il reste 
après le retranchement de la terminaison ^ j, un primitif insigni- 
fiant ou imitatif de quelque son, qui est de la classe des répé- 
titions ($. 54). Ex. 

JL» (^ynfO ^^^ imitatif du iSA/^ C^yHf^) ^nu^'Vèure 

bruit 
J^ (tchvril) mot imitatif du c5^^ (tchivUdi)* jnolèmeni. 

piolemt^nt 

Dans d^autres, cette forme est dérivée de noms. Ex. 
»\ (eguie) lune ^JXJ\ C^ffuiendiJ Ihnaille 

C,l C^O deux tjXSl] (ikindi) vêpre. 

Obserfatton. La désinence ^.> (di) précédée d^une consonne, 
s^écrit quelquefois J (ti). Ex. iJJ^jy (guiuruldi) ou ^jy 
(guiurulti) tonnerre. 

tJn très-petit nombre de mots sont formés par Taffixe^y^» 
(si) ajouté au gérondif ou au substantif verbal. Leur signification 
est identique avec celle des noms que représente le futur 
d'intention ($. 66). Ex. 

jL.^^ (vimnek) donner ^^Vj C'^^^^0 <^^^di^ 

,;^ (guielmek) tenir ^jjf (guielesi) futur 

j\c^ (guieimek) vêtir ^S (guieyisi) vêtement 

De Irli (yatmak) coucher on forme par contraction 
A* (yaisi) ou^Jli (yatsu) tems de coucher. 

m M 



278 Linre iroiêièwu. 

Des MMII8 Utoitib. 

$. 7%. 

En réunissant ensemble denx mots terminés en ^^ C^y) 
et dérivés de racines insignifiantes imitatiTes (^ •?!}, on forme 
des substantifs itératif)». Ex. 

^jiyP c?jJ^ (khyryUhf myryldy) grandement 
4^^l fjjy^ O^uiurdy paiurdy) fracas. 
Les adjectifs de cette sorte, qui cependant sVmploient 
presque toujours dans une signification adverbiale, se forment 
en faisant précéder un adjectif usité de quelque mot fictif 
ordinairement plus bref, et qui commence par une articu- 
lation semblable. Ces expressions ont une signttcatioa aug- 
mentative. Ex* 
Jl^l (atchuk) ouvert, rfrî- J^l s^\ fap aickukj très^ 
déni. évident 

jljj (diri) vwant ijj^ ^^ (^•* diri) tout 

vtvani 
• j^-^ {duz) uni J^^^ (dubdu%) tout uni 

^S^^ (doghri) droit JLA^ -4^ ^^^ doghri) toui 

droit 
JJ^ (doUm) plein • ^k*^ (dobdolou) tout 

rempli 
h^ (kara) noir hli Çkàbkara) toui 

noir 
^y Cyafettiy a&uré ^^ m^ fguieum guieukj 

tout azuré. 
D'autres expressions, qui serrent tant comme snbstantib 
que comme adverbes (comparez $. 54}, se composent de deux 



*^ Grammaire du êtple iartare. 279 

primitifs ittusités isolément. Ex. ^J»jy^ ^j^ (kattch mourieh) 
désordre, confusément,^^ (tekier mekier) roulade, roii- 
lant en bas. 

Des snbfrtantib eonposès. 

Les substantifs tartares composés ne renferment ordinaire- 
ment qae d^antres substantifs. La manière la plus commune de 
les composer est de faire précéder le terme principal du cas pri- 
mitif du substantif qui en modifie la signification, Ex. 
jy Ij^ Cguiun yu&) visage de soleil de 'où^ (guiun) soleil 

etjy (yu&) visage. 
^l iji (kan yach) larme de sang de J\» (kan) sang et 

M 

^l (ydch) larme. 

Ji ^^\ (eung kapou) portail de ^^\ (eung) partie anté^ 

rieure et^ (kapou) porte. 
•* 

Le premier substantif y peut encore être précédé d^un ad- 
jectif. Ex. cUI 'Oy^\ Jj» (kyzyl altoun otagh) tente d^or rouge 
de Ji (kyzyl) rouge, C>yJl (altoun) or et cUI (otagh) tente. 
Le premier substantif peut prendre la terminaison de Tablatif, 
s^il exprime la matière dont le mot principal est composé. De même 
on peut ajouterau dernier substantif le pronom afiîxj^ de la troisième 
personne , à moins que le premier n^indique la ressemblance. Ex. 
AÎu^ J^ (tchemenden sofa) banc de verdure de ^j^ (tche^ 

men) verdure et aÎu^ (sofa) banc. 
ij^ A)j>* (piroihe takhti) trône de turquoise de à'^jj^ (pi" 

rouze) turquoise et C^ (takht) trône, 
^j^ y^ (sou deguirmeni) moulin à eau de ^j^J^ (deguir- 
men) moulin et y^ (sou) eau. 



280 Livre truiHème. 

Les sabstantifs composes avoc des adjeetifs ne diflireat en 
rien des combinaisons faites selon les règles générales. Ex* fjjyt 
jJC (si^i singek) cousin de ^jy*» ^sivri) aigu et j)Sl# 
(singek) mouche. 

Des a^jectffii composés. 

Les adjectifs composés renferment quelquefois un substan- 
tif suivi d'un adjectif simple. Ex. 

i^^ (demir kyr) gris de fer de^^ (demir) fer et^ 
(kyr) gris. 
f>U wâIJ (^^V ^fif(^) Çui a les tresses noires de cjîtj C^ulf) 
tresse et àj\3 (kara) noir. 

Mais ordinairement, si Tadjectif indique la qualité du sub- 
stantif, oe dernier prend Fafilxe de la troisième personne, et Tad- 
jectif le suit. Ex. 

c) ^jy (yuzi agh) qui a le visage blanc de jy (y^f^O 
visage et cl C^gh) blanc. 

JL> JL^lii (kâmeti dildjoû) qui est et une forme attrtty^ 
ante de C^\i (kâmet) forme, stature et^^ (dildjoû) o/- 
trayant. 

Dans ce^e sorte de composés Tadjectif peut être remplacé 
par un substantif ou quelque autre mot, qui, si Ton y fidt usa^ 
de la construction persanne, peut lui-même être suivi d^un adjec- 
tif composé. Ex. 

OU^U (kachy kiemân) qui a les sourcils arqués de 
^U (kachj sourcil et ijS (kiemân) arc. 

J J JLJ^-> (dichleri loulou) à dents de perles de ^^ 
(dich) dent et ^^ (loulou) perle. 



Grammaire éki HyU iartare* £gl 

Ir IIp ^jùil fjjy (yuziâyine^i 'âlem^numâ) celui dont le 
visage est un mirmr qui fait voir le monde de J y Cn^^) viêoge, 
a1i\ (ayine) miroir et Ir llp (^alem-^numâ) montrant le monde* 

La maaière la pins ordinaire de la formation consiste en 
mettant d^abord nn adjectif on quelque antre mot d^nne construc- 
tion semblable, et en lui faisant suivre un autre adjectif dérivé 
an moyen de la terminaison ^1 (^ 64}. Ex. 

jU \ ^yà (bupuk alynlu) qui a le front large, de jj^ 
(buyuk) grand et ^Llî (alynlu) fourni d^un front. 

jUy jy (yuZ beuUu) divisé en cent parties, de J y (yuz) 
cent et^y (beuUu) divisé. 

Dans quelques cas, la terminaison J se trouve omise, 
Jj^àj^i (kara guieuzluj on j^àj\i (kara guieut) qui a les 
yeux noirs. 

De la même manière on forme aussi des composés avec lee 
adjectifs relatifs en ^ (%. 65). Ex. 

^AJÛ2#l» '0^\ (on yachindeki) décennaire de 0^< (on) 
dix et ^l (yack) âge. 

De la fJNiiation des nous de nonbre. 

%. 75. 

Les nombres partitifs s^expriment en mettant au jcas de la 
demeure le nombre partagé, suivi de celui qui partage au cas 
primitif. Ex. ^ kS»^\ (onde bir) un dixième. 

Pour exprimer la répétition on peut igouter aux cardinaux 
tartares les expressions àf(kierre), ^^ (def^^a) ou ^(guiez) 
usitées aussi en persan (IL, §. 21). Ex. ^^ ^\ (iki kierre) 
deux fois, ^ù ^^\ (utch def^^a) trois fois,'^^^ (bing 
guiei) mitte foi». 

36 



282 Livre troisième. 

Les distributifs se forment en ajoutant aux cardinaax les 
syllabes J (hjk) et jil (Itk). Ex, jU^ (birlik) unité, 'o^\ 
jiUlXi) (on tkiiikj dovxaine. Ces désinences expriment souvent 
un objet composé de certaines parties, Ex. ^J\ (onlyk, onlouk) 
poids , mesure ou monnaie de dix parties constituantes* 

La multiplicité s^exprime par ol» (katj pli, contignation. 
Ex. ois J^\ (iki kat) double. 

La diversité est marqué par ^Jj^j (durlu^ turlu) espèce. 
Ex. jJjj^ v^J^ (y^i dur lu) de sept façons. 

De la fonnatiaii des Tobes pa88i& 

%. 76. 

Les verbes passifs se forment en ajoutant la syllabe J 
(yly oui, il, ul) aux racines terminées par une consonne , et Jj 
(nyl, nil) à celles qui finissent par une voyelle. Ex. ^ 

J?li (yakmak) brûler J^\, (yakylmak) être brûlé 

L» ij (kourmak) tendre J^jy (kouroulmak) être 

tendu 
jiilj \ (ichitmek) entendre JH JuIj \ (ichidUmek) être en- 

tendu 
j\^^ (deukmek) verser Jir^.> (deukiuhnek) être 

versé 
j^y (komak) placer J^y (konylmak) être placé 

Jlf^ (dimek) dire Jii-l»J (dinilmek) être dit, 

m 

Observatiois. Dans la langue parlée, ces syllabes se pro- 
noncent toujours selon les règles .de TharuMmie des voyelles. Dans 
la langue littérale on fait ordinairement de même, cependant on 
en trouve des exceptions à Tégard de Farticulation u, qui est 
remplacée par i, si la dernière voyelle de la racine se prononce 



Grammaire du êtyle iurlare, l^gg 

eu, ii moins que la consonne finale ne soit ^ ou ^. Ëx. j}[jf 
(guieurilmek) être vu, s^jy*» (seuzilmek on suzuhnek) être 
colé, i^^ (deukiulmek) être versé , j)u^ (beuguiulmek) 
être courbé. La syllabe Jj ne prend Tarticulation du Zamme 
que dans la langue parlée. £x. ^i (konoulmakj être placé. 
Plusieurs verbes passifs dérivent immédiatement des noms, 
et alors le J caractéristique est précédé du Fetha, à moins que 
le primitif ne se termine par un Kiesre ou Zamme, car dans se 
cas le J s^y ajoute sans voyelle. Le même a lieu, si le Fetha 
existe déjà comme voyelle finale du primitif. Les verbes de cette 
sorte s^emploient aussi dans la signification neutre. £x. 

cU> (sagh) sain ^As^\^ (saghalmak) se guérir 

Lj (ycini) léger jUla (yeinilmek)être allégé 

j^jU (doghrouj droit iLp J^ (doghroulmak) être 

dressé 
A^ (kyssa) bref «jUâs! (kyssalmàk) être 

abrégé. 
Plusieurs passifs manquent de forme active. Ex. J^\U 

(dughylmak) être dissipé , l^\» (yangylmàk) errer. Dans 

^^ « ■ 

d^autres, Tactif est pris dans une signification difiérente. £x. lc\» 
(baimcdc) décevoir, i^L (batybnak) tomber en défaillance. 

De la fonnatioD des verbes nentres. 

§.77. 
Les verbes neutres dérivent des actifs, en ajoutant à la 
racine la syllabe o (y^f oun, in, un), qui après une voyelle 
se rend par la simple consonne. Les verbes correspondans des 
langues européennes prennent pour la plupart le pronom réciproque. 
Souvent ils sont aussi rendus par le passif. Ex. 



«84 



Livre traiêième. 



Ji\ (ahnak) prendre 
J^y (boubnak) trouver 

jL)^ Cguieurmek) voir 

jjf") (tfn^Jt) faire 

^j^^\ (okoumak) lire 

^^ (dimek) dire 



J^\ (alynmak) se prendre 
J^y (boulounmakj se trou* 



ver 



raitre 
jU jk» \ (idinmek) oe faire 

m 

icy^t (okounmak) se lire 
jic^j (dinmek) se dire. 



PUsiears verbes neutres dérÎTent d^an actif, dont la signi* 

fioatioB est pins on moins différente de celle qni devrait exister 

en vertu de oe rapport. Ex. 

Jl^jU (dokoumak) tisser ji^J^ (dokounmàk) heurter 

C)^^ù (duehmek) tomber jic^j^ (duchunmek)réfléchir 

%^y» (sevmek) aimer Jlc^ (sevinmek) se réjouir. 

Chez d^antres la forme active est tont-à-fait inconnue ou 

inusitée. Tels sont jlfi^\ (oghounmak) se prosterner, jlr^l 

(eugrenmek, euirenmek) apprendre, jXc ^^ (teprenmek) se 

mouvoir etc. Plusieurs de cette classe semblent dériver de noms, 

dont les désinences ont pour la plupart subi des altérations. 

Toutefois U est plus vraisemblable que ces noms mêmes soient 

dérivés de formes actives inusitées en turc-ottomaa ou devenues 



obsolètes depuis long-tems. Ex. 

Jj\ (ary) pur 
ji^t (oud) honte 

jli^l (otcsoAr^ loin 
jLU (dayuk) appui 



¥erl68 Mitres : 
Icjl (arynmak) s* épurer 
^Uji (outanmak) avoir 

honte 
J^\j^\ (ouzanmak)s* éloigner 
J^clL (dayanmakj s'ap- 
pn^r. 



€lram$Haire du stjfle tartare, 285 

A rexception de jîcy^ (sonmak) offrir, Zcy (yonmak) 

êcidpier et jUC (beguienmek, beyenmek) agréer, tous les 

▼erbes terroinés à la raeine en 'o ont la signification neutre, bien 
que plusieurs d^eux soient primitifs , dont la forme active n^a jamais 

existé. Tels sont jU^^ (deunmek) retourner, ^ya (seunmekj 

9* éteindre, icU (kanmak) 8e désaltérer etc. 

De la formation des verbes réeqiroqaes. 

%. 78. 
Les verbes réciproques turcs ne répondent point aux verbes 
réfléchis ou pronominaux , mais ils expriment une action mutuelle 
ou commune à plusieurs sujets, et peuvent être rendus par les 
expressions 8'entre, ensemble ajoutées à la signification du pri- 
mitif. Ils se forment par la syllabe ^ Cv^^y ouch, ich, uch), 
qui après une voyelle, est réduite à la consonne simple. Ex. 
J?l (bahnak) regarder ^^^\» (bakychmak) ^regar^ 

der tun Vautre 
Jiy (boulmak) trouver tj^y (boulouchmak) se ren^ 

contrer 
ô^j^ (virmek) donner ^^y^ (virichmek) s'entre^ 

donner 
jU/^ (guiubnek) rire JUllj^ (guiuluchmek) rire 

ensemble 
^\j\ (aramak) chercher J!6**ijï (arachmak) chercher 

ensemble 
jit» y-i (seuUemek) parler JUdu*-* (seuilechmek) con^ 

verser. 
ibsorrition. Les verbes, dont la racine monosyllabe termine 
par une voyelle, n^admettent jamais la formation du réciproque. 



286 Livre troisième. 

Plusieurs verbes dérivés à la manière des réciproques 
perdent néanmoins le caractère de ceux-ci, et s'emploient comme 
actifs ou neutres. En même tems ils s^éloignent plus ou moins de 
la signification du primitif. Ex. 

Irli (yapmak) faire ^^\» (yapychmak) toucher 

J|IU* (tchahnak) frapper J^<wLIU* (tchalychmak) «V- 

vertuer 
s*yS^ ftchekmek) Hrer jUlS^ (ichekichmek) que- 

relier 
^ù (degmek, deimek) JUvIlSS (deguichmek, deyich" 
atteindre mekj changer. 

Un petit nombre cependant sont synonymes avec Tactif. 
Ex. JUjI (irmek, ermek) et jic^jl (irichmek) arriver, ji? 
(yetmek) et j)Uw» (yetichmek) suffire. 

Au reste il y a des verbes à la racine terminés en ^ , qui 
ne sont ni réciproques ni dérivés de quelque autre verbe usité. 
Ex. j;c*^l< (yaklachmak) approcher, J^^l (ulechmekj diviser. 

De la formation des verbes transîtifiL' 

$. 79- 

Le transitif se forme ordinairement en ajoutant à la racine 
la syllabe jj (dur, dyr), qui dans la langue parlée admet la 
variation des voyelles. Ex. 
^\y (byrakmak) rejeter J(*>X5Î/ (byrakdurmak) faire 

rejeter 
Jûy* (seunmek) s* éteindre JJUj jJ^ (seundurmek) éteindre. 

Dans les racines composées de plus d^une syllabe et ter- 
minées par une voyelle, par j ou par J, on igoute la con- 
sonne o* Ex. 



Grammaire du styh tartare, 287 

^y^\ (angtamak y aghna' Jc^ (anglatmaky aghnaU 

mak) comprendre mak) faire savoir 

C^yi» Cseuilemek) parler ^i^^ (seuileimek) faire 

parler, interroger 
^y*^y^ (sovoumak) être froid ,^^y^ (sovoutmak) refroidir 
J^jljî (Tcyzarmak) rougir ^j\^ (kyzartmak) faire 

rougir 
J^^jxf (guieundermek) en- ^^j^^ (guieundertmek) faire 
voyer envoyer 

j)[S\ (eksUmek) se dùni' ^*)i^^ feksiltmekj amoindrir . 
nuer 
Les verbes neutres qai manquent de forme active ($.77}, 
peuvent changer le ^i^ O 9 ou bien s^accrottre de la désinence 
ordinaire jj. Le premier indique une dérivation plus éloignée, 
Fautre le sens immédiat du transitif. Ex. 
JcUa (dayanmak) s^ appuyer, J^cLU (dayatmek) appuyer, 

J^jjJLU (dayandurmak) faire que s^appuie 
^ j^ (teprenmek) se mouvoir, jirj.> (tepretmek) mouvoir, 
jLjjJ^j (teprendurmek) faire que se meut. 
Dans plusieurs de ces verbes, il est d^usage de n^employer 
que Tune ou Tautre de ces deux formes du transitif. Ex. 
J^UjI (outanmak) avoir J^Jut^l (outandurmakj rendre 

honte honteux 

jU^< (eugrenmek) ap^ ^^y^ (eugretmek) enseigner, 
prendre 
Les racines monosyllabes terminées par une voyelle, par 
j ou par J, prennent la désinence jj. Ex. ^jJ^y (kodur^ 
mak, kodourmak) faire placer, j)^j^^ (guierdurmek, guier- 
dirmek) faire étendre, Jf^jjJjU (doldurmak) remplir. 



i 



288 Livre iroiêième. 



g. 80. 

Plusieurs verbes, surtout ceux dont la racine se termine 

par O) ^ ou ^, forment leurs transitifs par Faddition de la 

syllabe j (ur) ou j^ (urj, abréviation de la forme ordinaire. Ex. 

Jcj\ (arimak) s^augmen^ Jf*^jl (arturmak, ariyrmak) 

ter augmenter 

^^ (yetmek) parvenir JUj^i (yeiurmek, yetirmek) 

^ faire parvenir 
I^li (katchmak) fuir ^y^jp^ (katchurmak, kaicbyr^ 

mak) mettre en fuite 
jic^^j (duchmek) tomber J^y^^ (duchurmek)terrasser. 
Un très-petit nombre -de verbes , dont les racines monosyl- 
labes se terminent par une consonne, prennent une voyelle devant 
le O caractéristique du transitif. Cependant il est pins vraisem- 
blable qu^ils dérivent d'une racine terminée par une voyelle et 

devenue obsolète. £x. 

«• ■• 

3?J^ (korkmak) craindre jftuî (korkoutmak) intimider 

z^ \ (akmak) couler J? i (akytm^ik) faire couler* 

Le verbe ^jjU C^ourmak) employé dans la significa- 

tion de s*arrêter fait ^îc^jjU (dourghoutmak) arrêter. 

Les suivans prennent à leurs racines les syllabes jup 

(ghour) et j^ (guieur) : 

^yjji^ (dourmak) être placé ^y•J^J^ ( dourghourmak ) 

produire 

JUjl (irmekj parvenir ^^jyj^ (ïrguieurmekjfaire 

parvenir. 

Le verbe J^^ (kaUcmak) se lever fait I»jjJl5 (kal" 

tlnrmnky kaldyrmak) lever. 



Grmm mmi re dm $tffle tartare. fgg 

Un trèft-petit nombre de vérités forment leurs transitifs en 
ajoutant k la racine an j précédé de Fetha on iiEKf de pro* 
longation. Ex. 

j;ry (kopmakj êe lever j^j ly (koparmak) arrticker, 

exciter 
j\? (guUmek) 9* en aller Ju^jlT (guidermek) faire 

m 

fosser. 
Cependant cette terminaison n^est ancnnément caracté- 
ristique de la signification transitive ^ pnisqa^elle se trouve 
encore dans quelques dérivés d^une classe diflférente, 

ObMmtton. Dans Tinflexion, les désinences caractéristiques 
de ces quatre sortes de verbes s^écrivent souvent avec ^ de 
prolongation, lorsqu^en les prononçant, la syllabe est terminée 
par une voyelle. Ex. s^XJ^ (kieêUub) étant tranché^ Jr*Jy 

(guieurinur) il parait, s^yLij\ C^richubJ en arrivant^ j^ jjj\^ 

• •• •» • 

fyaturdiriz) nous faisons mettre bas. Le transitif prend aussi 
j. Ex. l\j|^j^ (yaghduralum) faisans pleuvoir. La terminaison 
de cette dernière sorte de verbes est très-souvent rendue par 
J (tur), si la racine se termine par ^ . Ex« ^J<:SS\» (yaklach-- 
turmak) approcher. 

Des verbes combinés. 

Les verbes dérivés qui viennent d'être expliqués sont 
encore capables de passer à d antres classes de ces mêmes 
verbes, en s'accroissant des syllabes caractéristiques corre- 
spondantes. Mais cela ne se fait qu'entre certaines limites et 
avec les terminaisons du passif et du transitif seulement, ainsi 
qu'il suit: 

37 



I 



ff0 Livre troiêiime. 

Le passif est capable de prendre la désineace da tran- 
sitif. Ex. 
j;ii J^ (douyoulmak) être Jj^^ (doyoultmak) faire 

senti comprendre 

jliil (eksilmek) être di- jic^l (eksilttnek) diminuer, 
minué 
Le neutre est snsceptible de la terminaison dn transitif 
jj (dur). Il acqniert encore cette même significatîoa en chan- 
geant le en o ($• 79). fax. 
j\coy ( yureklenmek ) jU>JûlJ3y (yurekhndurmek) 

prendre courage encourager. 

Le verhe réciproque se change an passif et au transitif. Ex« 
Judli 3«4 (seuUechmek) parler jUjiIi^ (senUechUmek) Hre 
ensemble discuté 

J^ljl (arojchmak) chercher ^l^jX^j\ (arachdurmak) faire 
ensemble chercher ensemble. 

Le transitif admet nne antre terminaison du transitif, et 
telle dn passif. Ex. 
Jk>y^ ^a/urmoA^ mettre Jcjy\* (yaturtmak) faire 
bas mettre bas 

JU)jJ*.> (deundurmek) tour- jiljjj^.> (deundurilmek) être 
ner tourné 

JltjuIS^ (guîeturtmeh) faire jU->;j3 (guieturdilmek) se 
amener faire çu*on fait atnener. 

Des verbes dérirés. 

• $. 82. 
Plusieurs verbes d^une signification neutre sont dérivés 
des noms au moyen de la syllabe j far ou er), devant laquelle 



Grammaire du 9i^U iartare, ^| 

OD retranche, sMl y en a, la voyelle finale da jfHrtiuitif, tandis 

* 
q«e J et ^ fittanx se ehangent en c et ^. 

^b (yach) larme (iv^^ (yacharmuk) verser 

dee larmes 

i\ (ak) blanc (iv^' (agharmak) blanchir 

,jS^ O^^) jaune J^*JD^ (eararm^tk) jaunir 

^^ (guieuk) bleu ^Sy ( guieuguiermek ) 

bleuir, pâlir. 

Quelquefois cette dérivation se fait des verbes (comparez 

$. 80). Ex. 

i»Jy (bozmak) gâter lTO^^ (bozarmak) se pâlir. 

De tous les substantifs terminés en ^^ (di) et imitatifs 

du son (§. 71) on peut dériver des verbes, ea changeant cette 

terminaison en J^^ (damak) ou jU.> C^emek). Ex. 

<5jJui (fysyldy) chuchote^ J^jJ^ (fysyldamak) chu" 

meni choier 

^jS^jf (guiuruldi) 'tonnerre ^S^jù^(guiuruldcmek)tonner. 

Des verbes dérivés d'action. 

§. 83. 
Les terminaisons d^infioitif A (lamakj et jjil (lemek) 
ajoutées à un nom d^origine tartare, arabe ou persanne, en forment 
un verbe d'action. Ex. 

^\ (av) chasse d^i (avlamak) chasser 

jJL^ (kieupukj écume wU^^-y (kieupuklemek) écumer 

*}y Cy^O ^^^ ^j^y (yollamak) envoyer 

j^ (ghamz) aeeusatwn • J^j^ (ghamzlamak) accuser 
àj\» (pare) pièce «iU^^ fpârelemekj mettre en 

pièces. 



292 Livre troisième. 

Les vérités neatres de cette classe se terminent en J^ 
(lanmak) et JlP (lenmek), et les transitifs en ^ (laimak) 
et jJicI (letmek). Ex. 

Ojly (houlout) nuée ji^Jy (bouloutlanmak) se 

couvrir de nuages 
^A (eubkie) colère jiPiCjt ( eubkielenmek ) se 

fâcher 
Lj (yeini) léger Jic^. (y einUeimek) alléger. 

Des TMbes aazfliaires. 

S- 84. 
Les auxiliaires les plus nsités qni serrent à composer des 
verbes actifs, sont ^j\J (kylmak), jJic^) (Umek, etmekj et 
JJiV») (eUemek), qni signifient également faire, agir. Ils se 
joignent de préférence aux mots d^origine étrangère, et on 
les emploie comme les expressions analogues persannes (II., 
$. 81). Ex. 
ji^l (baver J foi j!^ Jj^ (baver kylmak ) 

ajouter fin 
^^ (guiùûch) oreille jAc^J ^^ (guioûch Umek) 

entendre 
hù\f. (nihâde) posé Ji^») k^\^ (nïhâde eiiemek) 

m 

poser 
iS^ (kiechf) manifestation J^j ) ^Jt^S' ( kiechf eiiemek ) 

manifester. 
Ces Tcrbes peuvent être remplacés par J^>^ (bouyour^ 
mak) ordonner, lorsque Faction se rapporte à une personne 
que Ton veut honorer. Ex. OU» (beyânj déclaration, l^jy^ ^L 
(beyàn bouyourmak) déclarer. 



Orammaire au ètyle tariare. 293 

Le verbe JcL) (olounmàk) devenir forme le passif de 
ces trois auxiliaires, qai eo manqaeot eax-mémes. Ex. ^^tcjuj 
(kiechf olaunmak) être manifesté. 

Le verbe A^\ (ohnak) être se joint aax adjectifs et aux 
participes arabes et persans. Ex. 

^U (nàzyr) regar^ jl^l^l; (nâ%yr olmak) 

dant regarder 

j!bLè (muntafi) éteint j;!^) i^'- (muntafiolmak) 

s^éteindre 
j\JX (talebkiârj de- Ji^h^S^^ (tàlebkiàr ol- 
mandant mak) demander 

Oll» JLU (mtfcAAr fichân) Ji^\ 'o\^ S^ (muchk fichân 
qui répand du ohnakjrépandre 

musc du musc, 

ObMTfallM. Dq mot arabe >>^ (kkardj) dépense on dé- 
rive immédiatement le verbe ^î^^ (khardjanmak) dépenser. 



qui se troQve en poésie* 

$. 85. 
Outre les verbes anxiliaires qai signifient Faction on Févé- 
nement j on emploie encore d^aatres qui sont d'un usage moins 
fréquent^ et dont la signification a de Tinfluence sur le cas, lors- 
qu'ils se joignent à des substantifs. Les plus usités sont Ji^T 
Cgniehnek) venir, ^}^j\^ (varmak) aller, Jiy (bouhnak) 
trouver. Ex. 

4«JIp (ghàlib) vainquant jU>^wJIp (ghâlib guiehnek) 

* • 

vaincre 
(ghazab) colère Ji^TAJaP (ghazabe guiel- 

mek) s'efnporter 



294 Livre trotsième. i 

53 (fikr) pensée Jk>!^ iX^ (fik^^ varmak) ré- 

fléchir 
cJL (voukoû^J accident J^ly Cjîj (vouk^A* bouhnàk) 

arriver. 
D^autres servent à former des composés qui appartiennent 
anx idiotismes de la langue turque. Cedx qui sont analogues aux 
expressions persanneâ du même genre (IL, §« 82), sont jl^^^ 
(^iehekmek) tirer, souffrir, ji^ (yemek) manger, Ji^l (ï/cA- 
m^/rj boire, J^j^^ (ourmak, vourmak) frapper, et jLj^^^» 
{^guieurmekj voir. Ex. 

(hased) envie jU^ Ju.»^ (hased tchekmek) 

etit>i>r 
jX^ il (^^^^m tchekmek) 

s^affKger 
jir j)û^ (kieuiek yemek) 

M 

j\^ ^IW (tttchyemekj rece^ 

M 

votV €f^« coups de, 
pierre 
JLrf^l jJI (and ièchmek) ju' 



\\ (elem) affliction 
'Sf (kieutek) bâi&n 



^Ud (tachj pierre 



jJl (andj serment 



Ji (làf) jactance 



rer 



LT» 



;L»1 (mtAJ affaire 



J^j^\ vJi fW/' ourwak) se 

vanter 
JUj^^l ^icA guieurmek) 

On forme encore des verbes de cette sorte avec jUjum* 
(surmekj étendre, et J^rU^ (satmak) vendre, Ex. 

j^ Cewnr) vie ^Jy^j^ ('eumur surmek) 



vivre 



Grammaire au êtyU tariare. 



S9S 



«-{/^ (gl^oiret) courage 



(mn-'at) habilUé 



u\^ Cjj^ 



JrU 



^ (ghairet êtttmak) 
vanter eon cou" 
rage 

Csan-at êoimak) 
vanter son habilité. 



CHAPITRE NEUVIÈME. 

De la syntaxe. 

De la distiactioi du genre. 

$, 86. 

Il j a en tartare plusieurs mots signifiaos des êtres 
humains et usités pour les deux genres, qui dans les autres 
langues, sont rendus par des expressions particulières. Ex. i>^A 
(ogUan) garçon ti fille , ^IjJ^ {karyndach, kardach) frère 
et ^oeur. Il n^est pas d'usage de distinguer les mots de cette 
sorte par Taddition de quelque terme expressif du genre, lors- 
qu'ils doivent répondre au masculin. Mais lorsqu'on veut dé- 
signer le féminin, on les fait toujours précéder du mot i (kifz) 
fiUe, avec lequel ils forment des substantife composés (§. 73)« 
Ex. i>^j\^ (kyz oghlun) vierge, ^Ijj^jj (k^ karyn* 
daeh) soeur. Le mot j,^ (kary) femme peut, dans quelques 
autres comUnaisons , remplir ce même but. Ex. C^^^ (dôst) 
ami, J^^^ j^ (kary dôsij amie. 

Pour les animaux, le féminin se marque par le mot el»ù 
(dichi) femelle, employé comme adjectif, ou comme substantif 
avec Paf&xe de la troisième personne. Ex. C>^^t (arslan) lion, 
\J%»j\^jL»^ (dichi arslan) ou -.^Ij^C^^^l (arslam dichisi) 
li0mne. 



296 ^îvre trêisième. 

Les mots qoi, signifiant des personnes, désignent le féminin 
on par enx-mémes , on , s^ils sont d^origine arabe , par lenr ter- 
minaison, penrent néanmoins être précédés de j^ (kary) femmi 
on smyis de JyUL (khâtoûn, kadyn) dame. Ex. jul^Ju j{^ 
(kary mel-aûne} la maudite, ijy\^^àj\\^ (vâlidesi khâ- 
toûn) êa mère, 'Oy\^ A^Ud« (musâkybe khâtoûn) la comr 
pagne. 

De l'usage des nonbies 4b snbstaatit 

$. 87. 
La namérale y (^6tr) précédant le substantif, répond k Yu' 

9 

tiele indéfini. Ex. à^\j.jJ^j^ (bir btnazpr h€tghtche) un 
jardin incomparable. 

Plusieurs noms étant employés collectiTement, le singulier 
tient lien du pluriel. Ex. iijJU Ali^j^l aU| ^Ic^ U O^IpjUOjjP 
(^avret ve oghlan ma khalak attàh uzerine tyghyldyler) de$ 
femmes, deo enfans et toute créature se fondèrent sur lui. 

Le pluriel s^emploie souvent dans les mots d^une significa- 
tion collective ou abstraite , qui dans les langues européennes 
B^admettent que le singulier. Ex. «^jJS^.^ iil» (kanler deukiul" 
di) du sang fut versé. s^^s*\lcj^ aUW c>U (lisânihàKk 
tezarrou^ler idub) en suppliant en langue métaphorique. 
Mais cela n^a lieu que lorsqu'ils se rapportent 4 plusieurs per- 
sonnes/ tout comme en persan (IL, §. 85). 

De ruage du nomiiiatit 

%. 88. 

Le nominatif tient très-souvent lieu de Taccusatif, lorsquVn 
nom s'emploie d'une manière indéterminée ou comme collectif. 



Grammaire du style tartare. 297 

Ex. ,^5 jL»l ^U /^ (djinn kytâs idub) en le croyant un démon. 



t^Jlil «^ o\s!^ ^\^ (vâfir saman djem* eileyub) amassant 
beaucoup de paille, y^jyy^ J' AljJil (bâlâlyghyne el irguieU" 
remez) il ne peut porter la main à sa partie supérieure. 

Les noms d^ane signification partitive s^emploient pareille- 
ment an nominatif, lorsqn^ils sont immédiatement suivis du com- 
plément sobstantif, dont ils indiquent la modification. Ex. ^ /^J 
Çbir itchwi sou) un trait éteau^J^ C^j 5^ 1 j (bit ikigulun- 
lik *eumr} une vie d'un ou deux jours, jji A>i (zerre kader) 
la quantité d'un atome. 

Le même cas est exigé pour le substantif verbal objectif 
($. 67) , lorsque celui - ci est suivi d'un complément , dont il 
indique la qualité. Ex. ^^ ^J^ (du&me ghoulâm) un servi'- 
teur contrefait, OjC^ Ar^«> 'OX^\ (âdetnden deunme meimoûnj 
un singe né d'un homme par métamorphose. 

Le mot ^^y (Tcouchdje) oiselet, qui semble n'être usité 
que dans quelques locutions, s'emploie au nominatif comme s'il 
faisait part d'un substantif composé, dans les cas oi le sens de la 
phrase parait exiger le rapport du génitif. Ex. C^\ jIJI i^U^ ^^ 
(kouchdje djânymiâzâd it) mets en liberté t oiselet de mon ame. 

Le mot ^U (nâm) nom, étant précédé de la chose appelée, 
reste toujours invariable. Ex. ^^ ^U f^^-^ (chedjff nâmkarye) 
un village appelé Chedji. 

Le nominatif peut encore être employé avec le verbe JjUU 
(dohnak) être rempli et son dérivé J^ (dolou) plein. Ex. 
^ Jd c>^ pjy (guieuzum kan dolsa) si mon oeil se remplit de 
sang. ^ JjU (dolou mei) rempli de vin. Cependant on peut 
aussi faire usage de l'ablatif ou de la postposition ^1 (Ue) avec. 

m 

Ex. (^Jki JU Allait ^jfocA/e doldy) il fut rempli de larmes. 

38 



tOg Livre Irùinième. 

De Tmage du gèiM 

$.89. 

liorsqtt'on emploie le génitif, le mot qui s^y rapporte et qoi 
dans les langnes européennes reste invariable, doit nécessairement 
prendre le pronom afiïxe de la troisième personne. Ex. ^j^y 
>U* i (boH kiâting ferdjâmi) la fin de cette affaire, JiôL 
^ JliLkili (J>âghyng pâsubânleri) les gatdes du jardin. Cette 
règle ne sonflre d^exceptions que dans les substantifs conH> 
posés ($. 73). 

Si le mot qoi doit prendre la terminaison du génitif, est 
emplojé d^une manière générale ou indéterminée^ il peut rester 
au cas primitif. Ëx. JUJ hy^ \(mive zemânt) la saison des 
fruits, il^ iJjy (T>ou dunyâ khedkyj le peuple de ce monde. 

Souvent on emploie dans la même phrase tant le génitif 
tartare que le rapport do génitif persan, et dans ce cas Tafllxe 
s^ajôute au dernier mot de la combinaison. Ex. »a1i 1 ^^J^ 
Ijk^ **rt^ ('oztzlering âpine^i tchehre^i heurmeti) le miroir 
du tisage de f honneur des hommes estimés, ^*^ù ^ Jiju 
^Juâï^ (muflisi tihi desting ttri kasdi) la flèche du propos 
de tindigent à mains tides. 

Si plusieurs génitifs tartares doivent se suivre dans la même 
phrase, touls les mots qui sont au rapport de ce cas, prennent 
Taffixe de la troisième personne, mais la terminaison du génitif 
toéme y est ajoutée ou omise selon Texigeance de la clarté , et 
la sigkiifiêatfon déterminée ou indéterminée des mots. Ex. ^«/v** 
^jjjl J-^^^ à^^^ Ô^y* ^chehring buyuguining sem 'y ne vàsyl 
oldy) il pansint à F oreille des grands de la tille. jlli^U \^ 

m 

fjj!:>^^ (sebà thàkining dokhteri) la fille du roi de Sahu, 



. Grammaire du 9t^U tariare. £99 

vij'Gju) JLr^ JUU (chàhing kasri roûziguiâri) le veut 4% 
Isolais du rai. 

Les mots qui sarrent à la formation des substantifs posfesr 
sifs persans (II. , $, 64) , peuvent , 4 Tex^eption de ^ , être 
rendus selon les règles de la grammaire tartare^ mais avec la 
terminaison du génitif retranchée. Ex. ji»lwl<|/^ (kharâbât 
ekli) le» visHeurB des tavernes, «»»Uo ^j (vak'-^a sâhybi) 
celui auquel arriva Faccident, t^\^ JWI y C^H ^/''■'4/ 
êâhybi) celui qui agit de la sorte. 

Le génitif est quelquefois séparé de son complément par 
quelque mot ou phrase interposée. Ex. .^y ^^^1 ^jl5Ci\iy 
^l» 1,^^ (bon nâbekiàring ourung boinini deukiung kanini) 
frapper le cou de ce vaurien, versez son scO^g. ^Xip^ %i)i \ jUlc^ 
2!> ^j.,»^ (khalkyng aning hakkynde husjrU wnni) la bonne 
opinion des hommes à son égard. ,JX^rfjy^ *^ OjJ^I^ *iUU» 
(chàhing hammâllykden ip omou^in kiesdij à force de faire If 
métier de portefaix, la corde trancha tépaule d% roi. 

De l'isage du 4ati£ 

Outre remploi du 4atif selon le« règles générales des langues, 
ce ca^ est encore exigé de la plupart des verbes , qui indicpient 
le mouvement vers un object, ou une relation (njterne qi^e- 
conque , surtout slls sont de la dasse des neutres ou d^origine 
étrangère. Ex. i^^ ^J^\ ^ ^^ (hoûÈl felek enhàrine 
ducbse) si les poissons du ciel tombent dans ses rivières. 
w^%J^l j^l u^ (kielàme âghât idub) commençant le discours, 

• m 

w^jljl i>\j^ AlWy (bùu hâle hoir an olub) étant surpris de 
cet état, Jl*jJ^I J>1* iC*-^" Oedàrukie mechghoûl oldUer) Us 



300 Livre trai$tème. 

furent occupés aux préparatifs. fjj\j\^\ Ali^^^Ulî (katiUerine 
etnr eiledij il ordonna leur exécution, j^j^^ O^J^ {^tchok 
kiâre kâdir dur) il est capable de nombre ^affaires. ùS^ 
J^ ) ^ytH (Tieukmine mahkioûm ol) laisse - toi gouverner par 
ses ordres, v^jjul ^J kj^y (bounlere terahhoum idub) en 
ayant pitié d'eux. 'S^ aJj y (bir cheye degmez) il ne vaut 
rien. 4jjJ|^1j««o AiaUjI (odaye sygkmaz oldy) il ne put être 
contenu de la chambre. 

A cette classe appartiennent encore les verbes tartares 
C^^^ C^eugmek, deuimek) injurier, ^^^ (^dokounmak) heur^ 
ter, ic^ (tapmaJc) adorer, lt^\ (ouimuk) imiter. Ex. uù\y 
^jÛ5j^ (bir ademe dokoundy) il heurta contre un homme. 

Le verbe ^rjli (yapychmak) toucher, saisir, peut être 
construit avec le datif ou avec Tablatif. Ex. ^jûjL S^ A»APy 
(koughaye muhkiem yapychdy) il se tint ferme du seau. 
^^Jj\* i>XiJ jXmSjJ (zenguining kolinden yapychub) en sai" 
sissant le bras de F Abyssinien. 

Le verbe jJi^^ (dimek) dire gouverne le datif encore 
dans la signification de nommer. Ex. Jy^ aJL* jû^l {adme 
mesâkyïe dirler) on t appelle Mesakiye. 

Si dans la construction avec les verbes transitifs , il y a 
un complément double, le nom de Tobjet chargé de Faction se con- 
struit avec le datif. Ex. s^^jSl^ A^jl5l»j^ (khydmetkiàrlere 
toutdyrub) en le faisant arrêter par les serviteurs. i>jx\i^^^j^ 
^^x^jjJ\ld^JjiW> C^anga zehri dehânimden tchàchni tatdyr- 
sam guierekj il faut que je te fasse goûter le venin de ma 
bouche. Hors ce cas on emploie Faccusatif. Ex. aJJLj iSj^y^y 
llj^jjJil (guieuzterimizi yollere bakdyrdyngyz) vous fuies 
la cause que nos yeux se fixèrent sur les chemins. 



Grammaire au style tartare, 301 



De rasage de l'accnsatiC 

g. 91. 

L^accQsatif est exigé de quelques yerbes, qui dans les 
autres langues se construisent ordinairement arec des prépo- 
sitions* Tels sont jic^^ j (Wtic/ittnme/rJ ^^ ^^^^ (fikritmek) 
réfléchir, jl^l J.,^L*» (seyâhat itmek) voyager, ^y^jyo C^or^ 
makj dans la signification de s*informer, j\V>| (eilemek) en 
faire, j\c^ (beguienmek , beyenn^ek) se plaire. Ex. i^^Ali»l» 
<^J>j-X*l ^3 fj^j^ (bachine guielen derdi fikr iderdi) il réflé- 
chissait sur la peine qui f avait atteinte. i^,jj) <Jl..».L«i jU^ 

• • •» ^^ •• 

fdunyâyi seyâhai idub) en parcourant le monde, ^^^yo j^ 
Carebi sordy) il sUnforma du nègre, ^jjj x^ (Kbâsimt 
neiledingiz) qu^avez-vous fait de mes habits? >jûSo jy 
(bouni beguiendim) je niy plus. 

Ce cas peut encore être gouverné des participes arabes 
et persans, si la signification de ces derniers le comporte. Ex. 
4^jJ^\ j^l^ jLiU J^ {sinni doksani mutedjâviz oldy) son 
âge excéda quatre-vingt-dix ans. 

De l'usage du oas de la demeore et de l'ablatif 

$.92. 
Le cas de la demeure répond aux expressions dans, en, 
à, parmi, tant au sens propre qu^au figuré. Ex. ^U^ tAy^ 
iS^Jy ^^\^ (kienduyi bir vâsy' sahrâde guieurdi) il se 
trouva dans un champ vaste. j»>U àjJ^ 1p ^^/mt tybbde 
màhirim) je suis expert dans fart de guérir. ^jSf^ja 

m 

fyedi guiundej en sept jours , ^ji^Ly (bou bâbde) à cet 
égard. 



302 Livre Irtnsième, 

L^ablatif, outre son ettiploi selon les règles géBérales, 
exprime encore Teffet produit par nne cbo^e, le motif, la pré- 
férence, rîncapacité et Texception. Ex. jU3jj O^^^J^^ ^^^\j 
ij^j^j^ kSj^ JL)^ (fii^hâl pcndjereden roûziguiâr kary 
Ucberi doldyrdy) aussitôt le vent de la fenêtre fit la neige 
^'amasser au dedans. i>^\jk «JLulC^ w^]^ JjJ^b J^lj^ c>^ 
jjy «JU»U1 (tchun • cbedà^idi râhd'en firàghat ve nikiâbeti 
kevâden ifàkat boulur) lorsgu^il se repose des fatigues du 
chemin, et gu*il se refuit des incommodités de Pair, ^J^ L>.>lp 
A>J i>j^yj (deryàden katre ve guiunechden zerre) de la 
mer une goutte et du soleil un atome, A/^i* JJ^y c>jûtfU»l? 
àjC^J ^ {temâchâsinden guieuzler khire ve diUer tire) les 
yeux offusqués de leur vue , et les coeurs stupéfaits. 
^\ \ j. y Çbou sebebden) par cette raison^ J^j OjS^l^l 
/;-*»Ai^'j^ a1JU.jj (akrâningden rif^-^aii deredjàtUe mumtâz 
olasin) que tu ssis distingué de tes semblables par télé^ 
tmOion du rang. j-> aJ^ Uj^^J^Ip jici* L^ 0jû&-^ Cp^^ 
^inden dunyâ khalky ^àdjis^ u fur&âmânde dyr) les babitans 
du monde sont incapables d* y remédier. JLrtP C>J^1 >Uy 
jLl àùy (bou mâhi anden ghairi yerde olmaz) ce poisson 
n^existe en aucun lieu que dans celui-là» 

L^ablatif est encore exigé des verbes qui signifient craindre^ 
•Mnme J^y {korkmak), Jic^l^J^ (kbavfitmekj etc* Ex. i>jajj 
^y^jfji Oangriden korkmazmisin) neerainS'-tu point Dieu? 



B« rasage des a4ject& 

§. 93. 

Daae la eonstroction tarUre, la Bumérale ji (bir}, ^«i 
répond à Tarticle indéterminé , se tronve quelquefois enAre 



Grammaire au ttyU imrtare. 303 

l'adjeetif et le substantif. Ex. J^j j^ y^\:u XL AJukCl jUU A A 
tS^JJjl^ ^y* (ol tchàhing itchtnde buletid chàkh bir direkhi 
bUnb dùururdy) dans ce puits croissait un arbre à branches 
élevées. ^Lj jyC» jiiiù^ C>Lt jj^ (moûi miyân bir dUberi 
ebtrtn zebàn) un homme beau à parole douce , dont la taille 
était aussi déliée qu'un cheveu. Mais l'usage ordinaire est 
de mettre l'article à la tête de la combinaison, ce qui doit se 
faire nécessairement dans la construction persanne de Tadjectif. 
Ex. Mù\ Jjs^ Jx^ y, (^^^ tnuruweti tchok adem) un homme 
très^bénigne , j^s^^^j j^ y (bir piri roûchen-tamir) un vieil-- 
lard d'un esprit éclairé. 

Le substantif est quelquefois séparé de Tadjectif qui suit, par 
quelque expression interposée, et dans ce cas le premier manque 
de la terminaison du rapport du génitif (comparez IL, §. 89). Ex. y 
^UAIp ^yA y^y ^ c^UjI OU- ^^\ ù^ (bir merd idi dji^ 
hân - âzmâi ve Sir ferd idi 'âlempeimâi) il était un homme qui 
avait éprouvé et mesuré le monde. 

Le féminin de l'adjectif ne se marque qu'aux expressions 
arabes et à l'égard des hommes. Ex. aâKI aJlJ U i jJLj Jl ^o^jl 
aUjI A5^ Alljli^ J^^^ V>^-^^ (irdja'y ila rebbiki fer- 
mântle mukiellefe ve da 'veti fedkhouH djenneti ile mucherrefe 
ohnaghyle) ayant été chargée de tordre: retourne chez ton 
Seigneur , et honorée de Finvitation : entre mon paradis. 

De l'usage du comparatil 

$. 94. 
Dans les comparaisons oh la chose comparée est exprimée, 
celle - ci prend la terminaison de l'aUatif , et l'adjectif s'emploie 
avec ou sans la particule ^j (dakhy) plus. Ex. C>jjT Jby 



3A4 ^^^^ troiêième. 

^jJUt ^^ (bounler anden dakhy àêândifr) ceê ckoseê sont 

encore plus faciles que cela, jj^l A:»^â9=a^ ^^^^\^j'à^ 

endaûdle hemkieuche olmak edâniden su-âl ve erâzUe phi^âdj 
u ibtitâlden àsândyr) il est plus facile de demeurer dams le 
même coin avec un crocodile venimeux que faire des demam^ 
des aux inférieurs, et paraître nécessiteux et soumis devant 
les hommes vils. 

Dans les cas oà l'adjectif s^emploie adTerbialemeiit^ la chose 
comparée n^étaot pas exprimée , Piisage de la particule compara- 
tive est indispensable. Ex. Jl ^Ju^ ^^jJj^ ^X>^y -^Jk/*^ O^ 

fjX^ ^\ (hemàn emroûd yokary tchekildi, herxf el ouzat" 
dyktche dakhy yokaru guitdi, ayagh usre guielub ykdâm eile^ 
dikde dakhy ileru guitdi) la poire aussitôt fut tirée en haut. 
Toutes les fois que F homme étendit la main, elle s^en alla plus 
haut. Lorsqu^il se leva debout et se jeta au dessus, elle s^en 
aOa plus avant. 

Quelquefois on emploie aussi le comparatif arabe ou persan 
en se serrant de la même construction. Ex. i)ù\J^\ij^^ ^^tj 
j^^t^\ {dâ'ire^i ^ainus^sevrden asghar dur) U est plus 
petit que le cercle de toeil de la constellation du taureau. 
j^yJ^ Ojû^^UI èjj\ùj^ i>L^\ èJj^Sà (bedkiârlere yhsân 
nxk'kirdàrlere esà^etden bedter dur) faire du bien aux mé^ 
chants, est pire que faire du dommage aux vertueux, ^j^ 

)jjyj!j^ 0^1*0 A->îy^ j C>>ï (yerde âbden ve hevâde sabâ" 

** • • 

den titter yururler) ils marchent plus rapidement que Veau 
sur la terre et le vent d^amont dans Fair. 



Orammttire ém Hyfê tgrtare, 805 

De VnsÊgt éo npoiitlL 
§. M- 

Dans la constrvetioB àa superlatif, le sabtaatif prend la 
terminaison dn génitif, et Ta^^clif celle d« pronom afiixe de la 
troisième personne. Ex. ^X C>J^ «/î^ j)û^1p (^askieri* 
ning tchpgkjf kylpdjden fuietckmich) la plupart d€ 94m atwtée 
W9aU été tuée. 

Les a^jectifis arabes et*persans sVmpioient aussi an corn* 
farati£ Ex. v^jJ^l.ijilJ jj,;Câs»l cJl^^ -^U «^ iJJUytU. (^à* 
moûêlering bt %âd u^alef eksert telef elubj la pluptfrt deê 
buffles dépourvue de fourage et de nourriture étant péris. 

La construction de Tadjectif avec Taffixe reste la mémci 
si le superlatif s^exprime isoUmait. Et. j^y^^Ut^l (eânàm 
bou dur) ceci est le plus humble. 

Les mots les pfaw usités qui servent à renforcer la sigai^ 
fication de Ta^jectif , sont jl (pek) très, J3 (koH} fort,lù^ 
(kkaiK) beaucoup, ^t (a' là) haut, très, CuIp (ghâyet), 

CuUi (beghâj^et) et ajû»1^ (ghâgetde) extrêmement, jJu* âjlj 

« • •• •* « 

(ziyAdesUe) amec augmentation, aILI^I (ifràtle) a»^ excès, 
juJ^ jL (bing mertebe) mille degrés. Ex. a juli J^ ji* Cp^^ 
fcAoXr fâ'ide) des avantages très-nombreux , w^^l y J>Â* 
(khaiK bir emrVadjîb) une chose très^merveUleuse. ^jJl^ ^J^ 
(kati emri sehUdur) c'est une chose très ^facile. è\^ y^\y 
JÎ[^\ c^^ (bir a'ia svgàh 'areb olmych) il étaU devenu un 
nègre très^noir. s^j^ ».>llS ^|il (ifrâtle kiuchàde mechrèb) 
dun caractère très^ouvert. fjj\^\ A^lj aJ^ Jl* J!y* AlViiU 
(mulâkâte chevky bing mertebe ziyàde oldy) son désir âen 
avoir ttn rencontre devint mille foio plu» vif. 

39 



306 Itif^e troiêiiw^ 

De PiB^^eèis imu de nombre. 

§. 96. 

Les nombres eardinaux se ceiistraise^t ordinairement avec 
le singulier de la chose nombrée. Ex. ^Mp jL ■^\ (iki binff 
ghoulâm) deux cent serviteur 8, j^ ^J (kyrk kiemet) qum-- 
rante voûtes, sZ^^j\^*C^^^^ 'W^^O «^fe respecté. Cepen- 
dant <ui emploie aussi le pluriel, surtout si lanuménale est sépa- 
ra du subsiantif par ifuelque expression interposée. Ex. '^^ \ jy 
(yuz atluyàn) mille cavaliers, Cf^S^ C^LiU (doksan bing 
kilmât) guatre'Vingt^ùt mille paroles, ^^^] ajIJ J^jy^âssu^ 
(ikiyuzden ziyâde ichykler) plus de deux^ cent moines, 

' Sonvent on insire entrer la jinmérale on le mot expressif de 
quantité, et la chose itombrée une expression petir la plupart 
intraduisible dans, la combinaison, eVqni doit être regardée comme 
nom niunératif. Les mots qui servent orditiaîrement pour cet usage, 
sont Ju (nefeit) personne, Ail-> (dâne) grain, ajI (pare) 
pièce, ^y<^'{*aded) nombre. Parmi jces expressions,^ (nefer) 
ne «^emploie que pour les hommes , mais cpeiquefois aussi pour 
les animaux^ oj^ Çaded) sert pour toutes le» choses, inclu- 
sivement les- hommes, a^I (pare) pour les objets inanimés, et 

« 

^\^ (dâne) pour les objets matériaux, les animaux et quelque- 
fois même pour les hommes. Ex. ^^j^\Jk» ^^) (uich nefer iltchtF. 
1er) trois ambassadeurs, ^l?"^ p^s/^ (^^ katch nefer 
hammâme) quelques pigeons , .^ jjp J^ (kyrk 'aded ghou- 
lâm) quarante serviteurs, ^^ ^J^ Tr^^ (utch père kasr) trois 
châteaux, ^IL> Ail.> i>^\ (on dâne tach) dix pierres, ^\ù ^\ 
j\ld (iki dâne tâk) deux fenêtres , ^^^ ^\^^ (l>^^ ^àne 
khorôs) un coq, j\^ ^^^^ ^^^ J*^ ^** ^^•^^ merdumkhôr) 



Orammmire iu style tartare, 207 

deux afUhrapophaffes , ^^ Aib J^ (kyrk dàne ghotMm) quor- 

rmiie êerviieurs. 

D'autres noms nnmératifs, comme c^ J (sevbj habii, iS^ 

(kabza) poignée, sont d'an usage plus limité. Ex. «^y^l \Jj\ 

jyf* jL» A^L^ (on alty sevb êerâêere kaplu semnwûr) 8ei%e 

zibeline tout autour fournées, ^ Ji^J^^I (uichyu% kabza 

kylydj) troiê ceni épées. 

Les mets jjj! (kadfsr, kadar), et jljju (tuyJWâr^ fwaii- 
Hié, le dernier .^urvu de TaffUe de la troisième personne, ajoutés 

aux noms de nombre^ répondent à Texpr^sion environ, et s'em-- 

ploient indifféremment pour tous les objets. Ex. ^^ j^ ^jj! J] ) 

J>j^^ (elli kader péri peikier dilberler) environ cinquante 

belles à forme angélique, ^Ju5^ J!>lji* j|^\ (tkiyufk mykdàri 

guiemiler) environ deux cent navires. 

La particule b (yà) jou, qiù devrait être placée entre deux 

noms de nombre, est ordinairement omise. Ex. «^U ^\^ (M^ 

iki gâ-'at) une ou deux heures. 

De l'nsaigi particulier des oardinaiiz. 

$. 97. 

Au lieu des nombres qui eiq^riment la répétition CS**^^}» 
on emploie quelquefois les cardinaux simples. Ex. ^^\y^y àjj \ 
(aide bir sou itcherdi) il buvait de Veau une fois par mois. 
fj^j\y ^\i j^^ (^^^ kylykyrk yarardy) il fendait un cheveu 
quarante fois. 

Le nombre ^ (birj répété adverbialement, signifie en 
détail. Ex. ^^1 l>L^^ <Xr*s^ fkhaberi bir bir beyâneUediJ 
il fit un récit détaillé de la nouvelle. Employé à Tablatif il peut 
être rendu par tout d'un coup. Ex. ^^j^ wu^^ ^'^/*%S^ ^^ 



SOS lÂùre tfiêièmê. 

jXlJj^^\ (djnmlesi birden bir ghatib itrde o§krùmgchdut} 
tous enêemble étaient tout dtun coup ttccabléë ttitme étramfe 
douleur. 

La répétition de ^ (bir) ayeo TaflEue de la troisième per- 
«onMe d« singulier, on aree ceux do pluriel, répond k Texpres- 
sion f ufi tautre. Ex. ^^yJià àU^ ^ Çbir birine bakmayub) sans 
regarder F un f autre. CAtTo^l^l ^»A^i^* (bir birlerine ichârei 
kiumàn) fun faisant des oignes à tautre. 

Les cardinaux prennent qnelqnefois les terminaisons des eas. 
Sx. Jjtc^l J^ è^^ \ (utche kysmet Omichler) on a divisé en trois. 

Les aflixes leur communiquent lldée de comrannanté on de 
partition. Ex, ^oj^y^i wjujI> u^ v^^-S^l (ikisibir gsrde 
jfuiub ougonamalerdij tous deux ne amckmeni et ne dormaient 
pas dans le même Neu. s^y>\ hà^\f^ ^jSJ\ (&ism kam mâmf ' 
dfige virub) it en donna deux au maitre du hain. ^jC* kikJjù 
j/jiU ^ C^sting binginibir bUmek guierek) a fimt savoir 
gu*un nulKer d'anus constituent un semL 

Les particnles u C^e) et ^Lj (dakkg) ajontées i FalExe, 
expriment la eommnnant< aTOc précision^ Ex. ju^ JùlS oîLXl 
%^jjj\ (ikisinit^fde koûine kmsd idubj t^fant le dessein de les 

• m 

t^ter tous deux. j^èSà]^ Jl j^j?Tj^ (mêckimût dakkg el bir 
idsmtz) fue nsms tsms trois joig ni ons les mains. 

Le ms^jji (kmder) gumntàé ajonté a«x caHKnanx isolés 
«igniSe muisM. Ex. ^ ^\ (iki kmhrj deux fois omUtnL 

Le mot J>.y (hsutckouk) précédé des cardinanz wigmife 
demi. Ex. ^^y^ (^ bsuicksuk) «n si demi, ^y jSl 
fikt bsm tc kêu kj deux si dsmù 



Orammo i re du ttyle tartare. 309 

De l'nsi^^ des nondires «rdininz et distributifii 

%. 98. 

Lm nombres ordiDaox admettent les mêmes afiîxes que les 
tardinanx. Ex. ^c^^^ (birindjisij le premier ifeux, U^v 
(birindjinM) le premier de nous. An reste ils s^eroploie^t adjec- 
tiTemeiit. Ex. c>^^->P (deurdindji guitm) le quatrième jaur^ 

Les distribntifs indiquent tantôt la qnantité de pinstenrs 
objets différens, tantôt nne chose nombrée qnelleconqne appropriée 
i pins d'un snjet. Ex.^^^^i^^ h^ h^^^Ls' àjlj l^S^jyC\ 
fjS^\t à^tjk^jjy (ikiyu% bingden ziyâde 'askier kiuroûh ktU' 
reAk hyrkar eUicher pu%er tchykmagha bachlady) vue armée 
de pht9 de deux cent mille hommes commença à sortir en 
troupes de quarante, de cinquante et de cent. ^J^ \^^y^ S^^ 

^\ 'o\^\ u^A/i jj^jl^ jS^ K^^y^ ^^ J'yj^s/^^ 
(dil guieturenlere kyrkar eUicher ghouroûch ve kielle guie* 

turenlere yigutrwd bêcher otouzer ghouroûch yhsàn eiledi) 
à ceux qui apportèrent un prisonnier H fit présent de qua^ 
ranie à cinquante piastres, et à ceux qui apportèrent une têts, 
il en donna vvngt^dnq à trente. ^^\^^}^^J^J» ^^^ 0^^ 
iirining kyrkar san-^oH var dur) clutcun et eux est doué 

de quarante habilités, èjix^ mji aIwI» j^jù >\J j->L* J^' V 
{bon iki burâderi tev^emi deurder yachine kadem basdykde) 
ces deux frères jumeaux étant arrivés à toge de quatre ans. 

De l'usage des pnmMDS. 

$.90. 
En parlant avec modestie on humilité^ le pronom per- 
sonnel de la première personne dn pluriel se substitue souvent 



810 Livre trûisième. 

à celui da sîn^Her. Le même se fait à i^égard des possessifs* 
Ex. jTaLI Jîlj j^V^ 0^^\ ty^^ù ^ ^^\^ ^j ^j^^^^y^ 

^S^\ 'o\^^ ySJ^ ^'o\;^ iSy K^ ^S^y, (^^^ nukieninff stT' 
fine bizi vâsyl ve deraûnimizde élan chubhepi zâ'^il ette ki 
bou kiârmg sirri bizi hairân ve ^aklimhi perichàn ^Uedi) 
fais ' moi parvenir au point caché de cette affaire, et entève 
iem doutée qui restent dans num coeur, ^car ce mystère m*m 
étonné et distrait mon esprit. 

De la même manière on emploie le plorid de la denxiètte 
personne du pronom personnel et dn possessif au Ken dn singulier, 
lorsqn'^on vent témoigner le respect. Ex. Lwj 1p1 Imi (siz a*lem 
syz) vous le savez. jj^^\jj^^^^ ^^y aj^^ (sizde bizde mute^ 
zarrir oluruz) vous et moi, nous aurons du dommage. 

Le même se fait à Tégard de Taffixe de la troisième per^ 
sonne. Ex. ^^JJJa j\Ii^ylJ^>.aj»> »^\j\^^ (serdâri ekrem kaz^ 
retlerining pederleri) le père du chef illustre. 

Le pronom personnel ^ (benj est encore remplacé par 
des expressions qui marquent Fhumilité on Taffection. Telles 
sont J^JûJ^ (bou fakyr) cet indigent, jUy ^ (ben kouKng) 
moi ton esclave, ^àXj J^i (ol bendengiz) celui votre esclave, 
J^Cf (^^^ kiemterj moi le plus vil, j5C^y (bou muhyb^ 
bingizj celui votre ami, j)Uâlijl «..^ y (bou muhybbi moukh" 
lysyngj celui ton ami sincère pour les hommes , et jJu^W 
(djâriyeng) ta servante, Ja»jU* ^v (ben djâriyeng) moi ta 
servante, j5a»jU^ ^v (ben djâriyengiz) moi votre» servante, 
JUjlcw à/ôi ry (benfakyre djâriyeng) moi ta pauvre servante, 
jS^A»jU. aL^j 4/1»^ y (bou hak^re vu kiemtne djâriyengizj 
celle votre servante vile et inférieure pour les femmes. Ex. 
j^bXyéà JJy ^y (ben kouling seuileyeyim) je vais parler. 



Orummâite du ëhfie tartare. 31 1 

jthjj\JèùjfàXj J^l (ot hendengiz ^nazêtf ideyim) fe vais re- 
garder.' èL\ i>lj JC^ y A-âWL'v..^y (bou mukghht moukhlyse 
iou muchkiii èeyân eilej expliqua 'moi cet objet difficile. 

I46 pronom de la deoiiéme personne est de ipéme sonvènt 
remplacé par des expressions qui marient le respect, sem* 
Mables & celles dont on fait nsage en fiersan (II., §. 91). Tels 
«•nt s^l^ Jkl . Co/ djenâb) ce côté , j5oU>« (djenâbingiij 
Mirecâté, c»^^^>> Jjt folhazretjou Çj^j^ar^ y (boukazretj 
cette présence, j5^^.à>> (hazretingiz) votre présence et plu- 
stenrs antres. Ex. j\^U 'oSSs^^\ ^)ju1 a^I^ {djenâbmgite ùn^ 
dàd itmekden katchUmaz) on ne refuse pas de vous secourir, 
jù àjûr^j OJ^U»! v-;lî A^ Cfr-^a^ Jjl (ol hazret nidje tâbi 
âfltâbden zahmetde dur) comment sauriez vous être incdm* 
mode de V ardeur du soléUf 

m 

De l'usage des prénoms aflbesL 

$. 100. 

Les pronoms affixes s^attachent toujours au dernier mot 
d^une combinaison soit de génitifs, soit d^un substantif avec J^ad- 
jectif , soit enfin de noms liés ensemble au moyen de particules. 

Bx. 4^jJ^I J^!^ a^Aa^L» «lu Dj^a^^Iju 'o^y J^i jUîls^ xwî 

1^1 _M".L.-r (nesimi chemâ^iUng aning bostàni mufâvazasinden 
mechâmmi sâmy^'^eme vàsyl oldg, ve sening mehâsini zât ve 
mekiârimi syfâting zikri mouktezy ^i irâdet u mouktezâ^i sa^ 
dâket olub aning muràfakatîle guieldim ki sening se^'âdeti 
mousâdakatingle mustc^ydà olam) la brise de tes vertus est 
parvenue du jardin de sa conversation à Fodorat de mon ouïe. 



SIS 

ei la relaHam de km caractère exeeOemi et de in fmmKlée 
fénéreueee exigeamt la vobmté et étami cemforwÊe à la vérUé, 
je émis venu en ea eempa§me et avec aom camaemtemÊemi afim 
tmeje me procure le bamkemr de Um amitié. 

Le eM ffimitàt 4cs alises de U preaûère et ie U ifiifiwe 
persoue tieat eoiTent liée de Taeecsalifl Ex. .y *^j^ (gmiem* 
%Mm§ yaum) ferme tes gemx. cj»^ êSj\ ^«JUf {na^Bmim enmgime 
kùfub) plaçant devant moi mes êomUere. Le cas priaûlif 9m 
lie« de raeeesaiif i la fia d^aae eoMUnaLsoB est extréaeMeat rure. 

Bx- ^S^^^h\ ^[^^ ^^Jl ^^ ^^' (audjme imdfe Ur 
aaman yapragkg pâresi bagUadjf) il Ua à son exirémité am 
morceau déKé dune feuille de paUle. 

Le DiNniBatif peat encore remplacer les antres cas, sH y sail 
quelque mot explétif dn sens. Ex. ^^X»\ iij^\y\ ^j^\^ (iurà^ 
deri ebotU-hâriee eyUdi) il dit à son frère Eboulkaris. Le 
même se fait à Tégard dn génitif si TalExe de la troisième per- 
sonne est répété. Ex. ^j^^j\^^^ yX^ (guiendu nefsiartoûeini) 
le déêir de sa propre ame (compares §• 89). 

Les.affixes s^attacbent aussi aux adjectifs. Ex. >> jlUjU* 
(ma*laûming dur) il feêt connu, ibuj^ mjj^ J^^l j <^ 
^jly Jy^j Aji^r^ ^ (loutf u yheâningi dirpgh bouyourvuk- 
dyng , likin mustahakkyne vusoâl boubnadyj tu n'as pae 
refusé ta faveur, cependant elle n'a pas atteint celui qui en 
fût digne. 

Les adjectifs pourvus de Taflixe de la troisième personne 
se rapportent quelquefois à un substantif mis . au génitif actuel 
ou retrancbé ($• 89). Si la terminaison du génitif est conservée) 
cette construction est toute semblable à celle du superlatif. Ex.JJ 
JSù ^J^ ^^Xé Aj£lil>jJl (tiz elden aktche peidâsi mumkin 



Grammaire du st^fle tarlare. 313 

deguiul) il n*e9t pag possible de produire tout itun coup de 
f argent. ^\ ^j/j^ j^-Xi ^ jXJ j)-l I ^ ^,>^ ^ fwX^J^^ 
(roûziguiâring guierm u serdin ve eyyâming nik u bedin tchok 
guieurmich idi) il avait éprouvé les saisons chaudes et froides 
et les jours bans et mauvais, 

DaD8 qaelqaes mots en très -petit nombre composés avec 
Taffixe de la troisième personne , ce dernier perd sa nature par- 
ticnlière grammaticale, et ces mots sont regardés comme des sub- 
stantifs terminés par ^5 de prolongation , lorsqu'ils prennent les 
cas et lesaffiixes. Tels sont ^b ^o ^«otiftocAOntatr^ (littérale- 
ment chef de teau) , ^L ^-.•^ Cases bachi) chef des archers, 
îl JS^ (begler begui) beglerbey (littéralement bey des beys). 
Ex.^jll AJ A*^l ^^.^ Cases bachiye teslim eiledilerj ils 
le livrèrent au chef des archers. ^uX J^T o \j L (vâràt begler^ 
beguisi) le beylerbey de Varat. 

Un très-petit nombre de mots terminés par des consonnes 
paraissent prendre deux fois Taffixe de la troisième personne. 
Tels sont ^ (àirj un , qui fait j^ (birij et ^^^wj^ (birisi) 
tun d^eux, wJ^ (heb) tout, .^1 (àdem) homme. Ex. ji^^ 
y_fAfr^s.^> \ (muHe^ned âdemisi guielub) ses hommes affidés 
arrivant. Cependant on y suppose un primitif inusité terminé 
par ^jj qui dans le mot .^1 (Adem) se rencontre quelquefois 
isolément Ex. Jj^^jj^ ^j^^J^^j^ (tahkpk djinni dyr, âdemi 
deguUdyr) certes il est un esprit, U iCest point un homme. 

De Fnsage des praimu interrogatifin 

$. 101. 

Les pronoms interrogatifs employés comme tels^ se con- 
struisent comme dans les antres langues. Ex. JJLs»^ ajJUIC mX 

r 

40 



314 Livre (rôiêième, 

jjj^^lUU^j »::^-ai.^ iXm»^ JCi (kierem mukiâfàiinde khyîànet 
kunghy cher^'-^aide roukhsai virmichlerdur) danê quelle légis^ 
lation a-t'on permis de récompenser le bienfait par la trahison? 
Si riDterrogatif jj (ne) quoi? doit être répété dans nue 
proposition, on le fait précéder de la particule^ (ve) et. Ex. y 

dur ki seuilersin, ve bou ne behâne dur ki eilersin) quel non'^ 
sens est ce que lu parles, et quel prétexte est celui que tu fais? 

Le pronom S^ (kim) qui? poarva des affixes acqniert la 
signification de quelques-uns avec le génitif da pronom persoa* 
nel correspondant à Taffixe. Ex. S C^imiJ on r.S (kimisi) 
quelques-uns d'eux, y^ (kimtmi^) quelques-uns d'entre nous. 
Ces expressions répétées répondent à les uns . ... les autres. 
Ex. i^l rw^Àwl^jul ^\c^l / (kimi y'timâd iderise kimisi 
itmez) si les uns y ajoutent foi, les autres ne le font pas. 

Si les interrogatifs simples deviennent relatifs ils peuvent être 
construits avec les tems conditionnels on avec les participes en 
j^ et Jp* . Ex. aLI slfjp'ù JLi^.> t^ù^ (^^^ **'••• dilerseng 
da'vet eilej invite quiconque tu voudras. <^jùS^.> è^\j\j i rf 
(benim nem variée dukiendij ce que je possède est épuisé, 
è^jtù jjiy »j\ ff^j^.Ji3 (kanghysy kim erim yokdur dirse) 
celle qui dira: je n'ai point de mari. v-»JLi ,J»*i->Lp%' aJ 
(neye oghradyghyni bilubj sachant dans quel endroit il était 
tombé. y^J^ (J^f^*^)^ /,...»i<r.ji (kanghysin eulduredjeguini 
bilmeyub) ne sachant pas quel d'eux il dût tuer. iS J^l 
^^jJTI ^J^l P^\ aSjÎu (ol ne makoûle àdem iduguin anglady) 

il comprit quelle sorte d'hommes ils fussent. Ju^l a«ijjJj1 è^ 
ij^^^y^ aLI (nidje oldise asli ile khaber virdi) il rapporta 
€tvec la cause comme il se passa. 



Grammaire du stjfje tartare. 31S 

Mais souvent on emploie aussi riodicatif. Ex. ^IT^U^L^ 
Iàj^jj]^ aJ (serendjàmi kiâr neye varnr guieurelim) voyonê 
quelle sera Fissue de t affaire. 

De r usage des pronoms relatifs. 

$. 102. 
Les cas obliques du pronom t^XhSSi^ (ki) ou ^ (kim),iiùnX 
la dernière forme ' ne doit pas être confondue avec l^interrog^atif, 
sont exprimés par les cas correspondans des pronoms personnels 

• 

on affixes comme en persan {II. , ^. 93). Ex. j \^ ojp ^^ à^ 

aI^I fj^cj^ ^jJ^^ ju^^ i^-^^^ ^. ^ C^^J^ kasri *y%zet 
var ki h^kh u bunyàdi teberi kasd u ghadrile kazybnamycb 
OI0J combien de palaie de f honneur y a^t^il, dont le fonde* 
ment ne 9oit sape par la bêche de la machination et de la fraude? 

(kime khâne^i devlei bunyâd itdi ki kharâb - âbâdi myhnetden 
emffa kezàr rakkne aiekmady) à qui a-t^il bâti la maison 
de la grandeur, dan» laquelle il n'eût ouvert mille fentes par 
ie ravage du souci? i^jol^l IjTaLI LJj iJ^L" i^jji*! J^x>/^ 
^1 ^J ^\\^^ (dervich ol dur ki tàriki dunyâ ola, guiedà 
ol dur ki dunyà ani terk eileye) «m Oervieke est cehu qm 
^tbandonme le monde^ tin gueux est celui que le mande abam^ 
donne. 

Cef«Qdaot raocusatif peut aussi être ren4« par le cas pri- 
mitif de ce pronom , sans Taide du personml. Ex. iUtC^ jUw^t 
• Jû» 1 ÙiL ^j^y {yhséning mukiAfàti hou dur ki beyân itdim) 
la récompense du bienfait est telle que Je F ai expliquée. 5^\ 
^ ùjJùùià A^i jJL» (iki bing aktcheyi ki guieturdingj les deux 
miOe aspres que tu as apportés. Le même peut se faire à 



316 Livre iroinème, 

regard des aatres cas, si ceux-ci sont exprimés au mot précédent. 
Ex* ^JÛ«W\C ^ è3^^ (her tarefe kiniguiâh Udi) ver» quel 
endroit- gu^U jeta »e» regards, iilw UU. iT a^a«Su y (bou 
bouk^*ade ki hâUyâ sâkinim) danê cette contrée où je demeure 
actuellement. 

Le pronom possessif peut être pourvu d'une postposition, et 
FalFixe simple ajouté à une expression quellecouque , est suscep- 
tible de la terminaison des cas. Ex. aIjCI^ ^ \/y Jj^ ^t 
45JÛ#1 ^j^^^ i^Xlj] *aUj^ (ichte ol tuhre ki béni aningle rer- 
ta^i àtechden khalâs itdi) voici la besace au moyen de la" 
quelle U me sauva de fabime du feu. ajJJû L* ^SjC^ aLI J-j 
jjJjJiUL •^Alf^ oU3L Ai^Uftf Cv^ ile chir guibi ki m^ân- 
lerinde Hmuhàrebe mulâkâi djumle^i muhâlâtden dur) comme 
t éléphant et le lion, parmi lesquels un rencontre sans combat 
est du nombre des choses impossibles. 

h (kimj au lieu de ^ fki) est principalement usité ehes 
les poètes à cause du mètre ou par des raisons de rharmonie* 

Ex- fj^JJiJ^-^ ^^^ lSj\ à^A j\iLj^ jLfea^U^ ^j\^ 
Juij) Jij\^ i>jSù\^ (var mi bir khâtyr ki tcharkhyng ande 
bàri olmapa, kani bir roukh kim havâdisden ghoubâri olmaga) 
y a^t'il une ame, sur laquelle ne pèse le fardeau du del? 
oik se trouve une joue qui ne soit couverte de poussière par 
les revers de la fortune f 

Les pronoms relatifs composés avec a ou sa variation S^ 
se construisent selon les règles de ci -dessus. Ex. i^jU^^^^ 
jjLdy ^^j\j C^^^ kiming ki yâri yokdur) quiconque est desii" 
tué éCami. 



Grammaire du style iariare. 317 

De Tosage des pronoms mdétemimés. 

%. 103. 

M 

Les pronoms indéterminés^ (kamouj, ^J^^ (dukieU) 
et aI^ (djunde) admettent i^affixe de la troisième personne du 
singnlier, et celai de la première et de la deuxième personne da 
pluriel. Ex.^ju»^ (kamousi) eux tous, J^^ù (dukieUmiz) nous 
tous. hja\ Ji^à)xT ^jJt*! *^ (n^^t eiledi ki djumlesini 
katl ide) il forma le dessein de les tuer tous ensemble. Avec 
un complément ils suivent la construction adjective. Ex. l\p aI^ 
(djumle *âlem) tout le monde, ^tj aIc^ (djumle kitâbler) 
tous les Iwres. 

^ (kiullij s^emploie comme adjectif selon la construction 
tartare ou persanne. Ex, tj^^jx) #lc^1 iT (kiulli iktimâm 
iderlerdi) Us prenaient tout soin possible, j jJTojJaaL ^jt^ 
(mutezammini khatarâti kiullidur) il renferme des dangers 
de toute sorte. 

wJ^ (hebj lorsqu^U est isolé , s^emploie adverbialement, 

le pluriel et les cas obliques étant inusités. Ex. ^^yy w%Jb 

JjjjC C^eb birbirlerine bengzerlerj tous ressemblent F un à 

f autre. xjJU> IC wA ci>^>; ù^^^ àjSj^ ^\j\^ ^li» C^hâhi 
bokhârâning kasrinde olan roûziguiâri heb sanga satayim) je 
vais te vendre tout le vent qui se trouve dans le palais 
du roi de Bokhara. Avec un complément il se construit 
comme adjectif tartare. Ex. 'o\^\ wJ^ ^Aei a*yânj tous les 

m • 

illustres. 

m 

à^y (boundje) tant exige le singulier du substantif. 
Ex. >L éd. a (boundfe belà) tant des maux, j jJl> À^y (boundje 
ïyldur) ce sont tant d^années. 



31 g Livre (reiêième. 

aL .1 (euile) tel avec ses synonymes , ainsi que 

m 

Cba^zy) çuelçue9, ^jyi^ (ghairi) autre, et les pronoms com- 
posés, dont le principal mot est ^ (^***9* comme ^^ (ker 
hirj chaque, admettent les afiixes convenables. Ex. ,Jltjy^^j^àLy 
^jLil (beuileêini guiêurmemich idi) il n'avait pas encore vu 

m 

êon semblable. i»J^->,^>P j aI^ (ckàk ve ghairisi didilerj 
le roi et les autres disaient y^^ (^^ birimisj chacun 
ienJtre nous. Avec im complément ils se construisent comme 
les adjectifii tartares. Ex.Jè^^Jami (ba'%y ktmesneler) quelques 
personnes. 

De l'usage particnlier da Terbe sobstantil 

$. 104. 

A la troisième personne du présent irrégulier, le verbe suJIk- 
stantif se trouve quelquefois omis. Ex. ^l *X»^^ O^^ kande 
imghtche) he! eé est lejanUn? 

Les tems réguliers dérivés de d^l folmak) acquirent 
senvent la signification de devenir. Ex* ^^1 iû|y^ (divàne 
ébnychj il est devenu finu jl^ t ÛÀ^jy^ \ (otourmagh^ obnazj 
U ne se fait pas que ton soit assis. 

Le présent régulier j^j\ (olur) et ses dérivés sVmptoient 
ausei 4ans un sens indéterminé et pour le futur , comme le verbe 
persan x^U (U., $. W). Ex. .j^^l ajlU JL.^ (hir meska 
mahaUde olurum) je demeure dans un endroit souterrain* 
jyj] ^jlouâf' (nousf àdem mi olur) est-ce peut-être un 
demi-homme? jj^] .juls J^à^ io (benim size tchok fà^idem 
olur) vous aurez par moi beaucoup d^avantmges. 

Le participe adjectif O^^l (olan) s^emploie souvent contre 
Pusage des autres langues , après un adjectif, surtout après ceux 



(jframmmirê dm êUfle iartare, 31 9 

qui gont représentés par des participes arabes. Ex. ^IkU OJ^ t 
i/^o]/^ 0'i^\ (anden muietâ^ir olan cherâreler) les étincelles 
qui en volèrent autour. 

Le participe irrégalier da prétérit s'emploie de préférence 
lorsqn^on parle da tems présent , la forme régulière sert k ex- 
primer un tems passé on indéterminé , mais sonyent anssi le pré- 
sent. Ex. ^^jjAIî a^ aIS^ jul^^U^^y t^y (bon kierre bounler 
djâdoû iduguhte chubhe kalmady) pour le coup il ne reste 
aucune doute qu*ils ne soient des sorciers. aIâuI^I ju^ t^ 
c^^ Jb 1 \>ir C^ev - 1 kasd olmudjfghyne yemin idub) faisant ser^ 
ment que son intention ne fût mauvaise. 

Le participe indéclinable jC) (ikien) s^ajonte à tons les 
mots capables d^étre suivis du verbe substantif, mais principale- 
ment aux participes arabes et persannes. Ex. ^\ «^ ^^^ ^j\t 
jjT^ d^l ^jûSjtjJ A*L^ (hâri harekiet mumkin ikien bir 
sàye tedàrukinde olmak guierekdur) du moins , tandisque je 
suis encore capable de mouvement, il faut que je sois occupé 
à me procurer une ombre. ^\ Ol*y èijia^ ^^S^ ^^^ 0*^Uâii 
te guiryàn her tarefe poûyân ikien) tandis que se lamentant 
et pleurant il courait de tous côtés. ^J|^^jCUjl».1^| llf 
('âlemi istirâkatde ikien guieurdiki) tandis qu^il demeura dans 
le monde du repos, il s*aperçut que . . • 

Les tems réguliers du verbe substantif sont eux-mêmes 
capables d^étre combinés avec les formes régulières* Ex. àl L^ 
aI^I 4^jJj\ JU* Cadjebà ne kàl oldy ola) quelle chose y doit 
être arrivée? Ce verbe se répète deux fois dans la locntion 
O^^t è^jj^^ r 1/^ ^^^ ^^ ^^^^^^ obtin^ qui que soit. 



320 Livre trùiêième. 

De la GombiDaiMii da Tinte substantif aTec le met j1^. 

$. 105. 

Le mot j)^ (varj qui signifie existence et posseêsion, 
se combine avec le verbe substantif à la manière des verbes com- 
posés. La troisième personne du présent irrégolier y peat être 
retranché. 

Lorsque le substantif auquel il se rapporte, est employé 
au cas primitif., ce verbe composé indique Texistence et répond 
à l'expression y avoir. Ex. i>-»^U S^j\j Ai AjJy (bounde ne 
var kim kakyrsyn) quelle chose y a-'t^U que tu i" emportes? 
j^ j \^ *}^CM fJJ^ (yedi kat guieuk var dur) il y a un ciel 
septuple, s^^ cO-^'-^'j ^j'j^ a**^aJ àjj\^ (serâide ne 
guioûne tedâruk var iduguin bilubj sachant quelle sorte de 
préparations eussent été faites dans le palais. 

Lorsqu'il doit indiquer la possession, le nom qui exprime 
la chose possédée , prend les pronoms possessifs ou affixes, toutes 
les fois que l'objet qui possède, est rendu par un pronom per- 
sonnel. Ex. >> j 1^ ^ L ^ x^ (benim bir baghtchem var dyr) je 
possède un'' jardin. j\^ jJLp^ jUiJ ^CjJ^l (oldemki dinar u 
direming vâr) au tems que tu possèdes des fonds, ^y 
iJJ^\j\^ fJ^jT^ 0^^^ mtiAimmi zaroûrm var idy) j'avais une 
affaire importante. 

Si l'objet qui possède est rendu par un nom, celui-ci s^em- 
ploie au génitif, et la chose possédée prend l'aflixe de la troi- 
sième personne. Ex. ^j^\ j\^^c^^J y JUmC** y C^r chakk- 
syng bir guiurbesi var idi) un homme possédait un chat. 
^jl»)jL.Jm.::/>i y Jjl J^J^"U> (satdyghy eving bir chehni- 
chini var idi} la maison qu^ileui vendue, était munie iPun balcon. 



Grammaire du êtyU tartare. jjl 

Si Ton fait usage des tëms réguliers du verbe substantif, 
le mot^l^ est toujours omis. Ex, aI^I ^ijJ^ y iTjuU» (chây^d 
Art bir ^aduwing ola) il peut se faire que tu aies un ennemi. 
juLl iSj^\j» » i^J^ Cher kimmg ki burâderi slmaya) qui^ 

•• • m 

conque rCa point de frère. 

Dans quelques cas peu fréquens, l^objet qui possède s'em- 
ploie aussi au datif, tandis que le nom de la chose possédée reste 
invariable. Ces combinaisons peuvent être traduites littéralement. 
Ex. j^j\^ Ij^Jsk^ b^ (hanga khatari djân var dur) il y a du 
péril pour mon ame. ^J^\ c>U*J*Jpy àjJk\j "à^Aj è^y (bir 
fuidje zàfrige^i zâhide bir^a%i% mihmân otubj un soir la reclu" 
sion de Tanachorète recevant un hôte estimé. 

Quelquefois, lorsqu'on emploie j j (dur}, la chose possédée 

se met au cas primitif, et Tobjet qui possède, au génitif. Ex. 

jjSjU) xiaP âb (L>U;> J\» (bâky fcrmân châhi 'as^much^cka' 

ning dur) au reste Tordre est au roi sublime. jjS^ è£\i ^ 

(bon bàghtche kimrng dur) à qui appartient ce jardin? 

Pour exprimer le négatif, le mot j|^ est dans chacune de 
ses eonstiructi^ns , remplacé par jy (yok) non « existence. 
Seulement celui-ci ne se joint qu'aux formes irrégulières du 
verbe substantif, tandis que pour les autres on se sert du négatif 
régulier de ce dernier ^ avec la construction particulière exposée 
ci-dessus. Ex. t^-xi^ ^jUZpI ^^ J^l Ul (emmâ ol sah^h 
yHikâdi yok idy) mais celui-ci n'^ avait pas réellement de kl, 
confiance. ^J^yj^^^j^ •j* (hisim kkaber u âguiâhimiz 
yoghikien) tandis que fen étais privé de connaissance. 

Le mot jy peut encore être précédé des pronoms négatifs, 
qui en renforcent la signification. Ex. jy aIJ ^^ f J^'^J^ 
(guieurdiler kim hiich nesne yok) ils virent que rien n'y exista. 

41 



322 Livre troisième. 

De l'usage da présent de l'indioatiC 

§. 106. 

Le présent s^emploie souvent da tems à venir, ce qui, en 
partie, peut se faire dans toutes lestantes. Ex.^^ C>->AUj^y 
jjj^ \ ^iU- (hou vertaden sent khalâs ideriz) je te sauverai 
de cet abîme. Mais on observe aussi quelquefois, que le présent 
s^emploie, où dans les autres lances, Tusage du futur est indis- 
pensable. Ex. Ojl iSj^.^^h^ o'-lXj^ j->^ J^\JL^jji Ai 
l^jjf ^^ *iS^^»» ^ ^^ L>l-X** aU) lui (ne kader ^asâkiri 
en^jum - chumâr u melakh - kirdâre kûdir oldyiiymyzy jarm 
inchâ allâh meidâni vaghâ vu maV^Artè-t heidjâde guieurur^ 
sy%) combien d'armées aussi nombreuses que les étoiles et 
semblables aux sauterelles sont en mon pouvoir , vous verrez 
demain, si Dieu le veut, sur le champ de la bataille et dans 
f arène du conflit. 

Le participe sert à exprimer le sens propre du présent, 
ou un seul moment de Faction du verbe. U s^emploie toujours 
adjectivement, et jamais pour lier ensemble deux propositions. 
Ex. ^jJJ v^->U. «-^*-» àijjj\^\^\ C^^l^ (mousâhebet idjâb 
ider ne sébeb hâdis oldy) quel motif exigeant la comjnuni" 
cation est survenu? j\j ^ .^\ jjlTj^ aIIp ('âleme bighamm 
guielur àdem mi var) y a-t^H un homme qui vienne au mande 

sans le souci? 

Les combinaisons avec les formes régulières du verbe sub* 
stantif , ainsi qu^avec les participes irréguliers s^emploient tou- 
jours selon le sens littéral de chaque partie constituante. Ex. .J» 

cJjJj' j^ JLi- ^> •f j J^ ri^^! ^^y. 'J^\ ^**«^ 

bachymyze bou yakynde bir *adjâtyb hâl ve bir tourfe khayâl 



Orammaire du sljfh tartare. ^23 

guielur oldy) il eut arrivé nouveiiemeni que sur notre tête il 
vient une chose étrange et un fantôme nouveau. ^\ J^ aIC \ 
^^^\ Ipy AiL^ Ju*U (aningle bahs Omeguie kâbil kùnesne bou^ 
lounmaz oldy) il devint çu^il ne 9e trouvait personne qui fàt 
capable de disputer avec lui, i^J^I «JU a*^! j Jjl^XJi^ Jl 
ijjjud (o/uft guider olur ise mâny* olub saklayalerj s'il arrive 
qu'on vienne remmener, qu'ils f empêchassent et la défen* 

dissent, ^yj^ cfy^^ >^' J^UT ap\/^ pI jjJu ^^ ^ ^f^ 
wj>j ju \ Cbvr guiun ve bir guidje nekader yagh tcheràgha kifàyet 

. m 

ider iduguin takhmin idub) supputant combien d'huile fât 
suffisante pour la lampe dans f espace (Tune journée et 
étune nuit. 

La combinaison avec le participe indéclinable *Xà\ (ikien) 
sVmpIoie souvent dans le récit d^ane chose passée. Ex. aLI Alâ:>^3Uy 
4^jI^^^ a11*»^I ,i3^ CJj^j^j\^ èX>-^ C^^^ ^^^àhasa ile gui- 
derkien birejderi heft sering ustine oghradi) tandis qu'il y alla 
dans cette vue, il rencontra un dragon à sept têtes. 

Ce participe se joint anssi à la troisième personne da 
pluriel , lorsqu'il s^en agit de distinguer clairement ce nombre. 
Ex. /S^il» i-j|y.>ALI JU L^ ('adjebâ neiler ola diyub bakar- 
lerkien) tandis qu'Us se demandèrent ce qu'il allât faire, et 
quils regardèrent Au reste la forme ordinaire répond aussi 
au pluriel. Ex. IjXiJi^^yi Û^ ^ A^jâl j\ ^j^\ \^^ 
4^jJ^I Ijw Ayjl ^^j y (temâchà iderkien ani bakdyler ki bou 
chehring kapousi tarefinden bir kiuroûhi emboûh peidà oldy) 
tandis qu 'ils regardèrent, ils s'aperçurent que du côté de la 
porte de cette ville il se montra une troupe nombreuse. 

Le participe primitif est quelquefois séparé du verbe 
substantif régulier par la postposition r^x^ (gnibi) comme. 



324 Lwre trûinème. 

Ex. tjj\^\^jj^àLMiS\^ (khànesme guider guSbi oldy) U 
s'en alla comme si c'était à sa maison. ^^^^^ ^y^ Jûêly 
{koulaghyne seuiler guibi olub) faisant semblant de parler 
à son oreille. 

Le présent énergicpie s^emploie lorsqo^on remt vivement re* 
présenter une action comme présente. Ex. ^^^\jy\JL 'O^ ^ 
^ jJiT Af^ Cadjebâ nitckun katchagurler digub kapouyeguiMi) 
curieux de savoir pourquoi ils prissent la fuite y il s'appro* 
vka de la porte. j^JTv^ JJi. ^j r^^ *^' C^hte *askierim 
dakkg tchekilub guieUgur) voici mon armée y elle se déploie 
encore et elle vient s'approcher. 

De rnsaga des prétMti. 

%. 107. 

Le prétérit défini (§. 43) répond au fran^is , mais il ex- 
prime aussi le prétérit indéfini , lorsqa^on représente une diose 
simplement comme passée. Ex. Cjj^^ c5^J-^ 3 c5.X^b» èj\^, yj^ 
^^\ ôoJiit siJyS' >>|^1^ c5-^^ (ve^ri bUchàre chachdy, 
ve deryâ'-'i hairet tachdy^ ve emvâd/i ghairet backden ackdg) 
le visir sans ressources fut stupéfait, et la mer de la sur* 
prise se déborda, et les vagues de t émulation' lui surpas* 
sèrent la tête. .jlc'J j^ âjûil# Z^^ ^ CmIU \C (sanga chef* 
kat u merhamet bâbinde kousoûr itmedim) je n'ai pas à ton 
égard manqué de pitié. 

L^imparfait (§. 38) s^emploie comme en français. Ex. jj^ 

ijùX\ j\^ù\ O^i (muridi mou'takydlerden bir merdi sâdyk 
ker sabâh zâhid itchun bir sufre ta-'ûm yhzâr iderdi, zâkid 



Grammaire du êtyle tartare. 325 

miing bir mykdârin vazyfe^i ichâchte sarf idub bâk^sin châm 
«fcAiin iddikhàr eUerdi) un homme vertueux du nombre de ses 
sectateurs fidèles présentait chaque matin un plat de mets 
pour T anachorète^ Celui-ci en employait quelque chose pour 
son déjeuné 9 le reste il réservait pour le soir. 

Dans quelques cas rares, où il y a deux imparfaits de suite, 
le verbe substantif se retranche au premier. Ex. iS'^J^^y^'^S 
(guiertchi yer Ucherdi) bien qu'il mangeait et qu'il bwvaU. 
Le plusqneparfait (§. 35) s^ emploie pareillement comme en 
français, lorsqi'on exprime Taction passagère dii verbe. Ex» 
^^jjLi I . jJ \ 'Oy^\ JC:^ jt ^^ \ (evi ben chehnichin Uckun aldym 
idijf avais acheté la maison à cause du balcon, (^jj\ a^U 5^1 

iJJ^\ c^U AJJlju* JL^ ^ AjûdT Jfy.> jlàb Jy (iki dâne erzen 
biri châhing dizi altinde ve biri meidânde kaldi idi) deux 
grains de mil étaient restés ^ tun sous le genou du roi, et 
t autre dans la place ouverte. 

De l'iisage dn parfiûL 

§. 108. 
Le participe parfait (§. 41), qui s^emploie toujours adjec- 
tiyement, indique Faction ou Tétat du verbe entièrement passés, 
mais dont les efiets colitinuent encore. Ex. x^ jj cr^>^ ^^ y 
v^j^jJU OjMcI. a) j^ JU^^ bou khàkie duchmich durm yeHmi 
desti lofêtfingi%le khâkden kaldyrub) levant avec la main de votre 
faveur cette perle unique tombée dans la poussière, ^^jyj^ 
^jj^ J::^L^ ^JJ^\ ^^ ^ j:^j^ (tchok guieuzler guieur- 
memich ve koulakler ichitmemich son -* aller guieurursyngyz) 
vous verrez nombre d artifices que les yeux n'ont jamais vu 
ni les oreilles entendu. 



326 Livre Iroiiième. 

Le prétérit parfait ($. 41) s^emploie tantdt an sens da par- 
ticipe, taotôt il répond au prétérit indéfini , lorsqu^on parle d^uiie 
manière indéterminée ou doutense. Le premier a snrtont lien, si 
le verbe se rapporte à qnelque substantif précédent, dont il 
explique la qaalité, Fautre ne se fait ordinairement que dans 
des phrases détachées. Ex. C>t-J ^ f^y^y^ ^^ J^' r^^'>7 

dikim ol beriyye serieêer bâgh u bostân obnych ve bâghtcheler 
ohnychi elvân u echkiâl miveler bUmich âvfikhte obnychler) 
U vU que ce désert était devenu un amas de jardins, et que 
des fruits de couleurs et de formes diverses ayant été pro^ 
duits , s* y trouvaient suspendus. JLcù èL^\ aJuI?" ^J^ 
(^avreting hammâmde euile dimich) on rapporte que ta femme 
Fa dit au bain. 

Le parfait irrégulier isolé du yerbe substantif (§. 31) sVm- 
ploie de même dans ces deux significations différentes. Ex. ^ Jj 

J^^ ->'^ J^JC^ J^v/^i-J' 7t^ •* (chounde bir katch ai 
guieuredjek serguiuzecktimi% var imich) ici f ai eu une aven- 
ture, dans laquelle je dus passer plusieurs mois. ^y^S*^ 
^\ ^^y* cX\y^ A]lr^ AJÛili ^J;Jf C^r yengi mennoûndji guiel" 
mich, yanmde djumle hawânàt mevdjoûd imich) il est arrivé 
un nouveau meneur de singes, auprès duquel on doit trouver 
tous les animaux. 

Le participe parfait suivi du parfait irrégulier du verbe 
substantif, acquiert la signification indéterminée. Ex. ^^\*j\^^^y 
Jit\ jXfèjj^ L>Xj^ sJd^\ ^^\j^ (bon ma'na erbâbi diré^ei 

^ • • • m 

ve askâbi tedjrubetden zouhoûre guiehmch imich) on dit que 
cette chose a paru de la part des hommes instruits et expé* 
rimentés. 






Grammaire eu style t art are, 327 

Dans les antres combinaisons dn verbe substantif avec le 
participe parfait , celui - ci conserve le sens déterminé du passé. 
Ex. ^jjj\ ^J>^ \ à^^ hy^ ($ahare guiudjle irmich idi) il avait 
à peine atteint le matin. J^aS^I ^j!i^ (bilmich olasyz) soyez 
en avertis. 2}\^ ^\ ^J\j\ i^L^jC^ jy^ jl^^ J^^ 
jjkljA C>V* AJbL« (nitche kahramânler butun dunyâyi teskk^ri 
chimchirifermân eilemich Hcien khàki siyâhepinhân eilemichdur) 
plusieurs héros, tandis gu'ils vinrent de conquérir le mande 
entier par le glaive du commandement, il a caché dans la 
noire poussière. ^ \^^1^^^ . Laîu I ^e*. ^ ^ ^ ""^j (richte - i 
soulh u salâhe infysâm virmichler ikien) au tems çu*ils 
eurent rompu le fil de la paix. 

Le parfait irrég^ier du verbe substantif ajouté au pré- 
sent (§. 48), communique à celui-ci Tidée de Pindétermination. 
Ex. ^JUj^ ^J ^y \j^_3J^ y (hou dervich kouch dilin bilur^ 
mich) on dit que ce Derviche sait la langue des oiseaux. 
Jit\jy^ Oy i^jù ai ^^y JUJ ^a; W^ J>- (hakk subhânuhu 
ve te^'âla koullerine ne deredje kouwet virur imich) le Dieu 
sanctifié et très^haut quelle force donne^t^il à son serviteur f 

De l'usage dn mltiMctit 

%. 109. 
Le subjonctif du présent (^. 43) s^emploie souvent sans 
les coiyonctions en parlant d^une manière générale ou indéter- 
minée. Ex. 6y\ (j\^jù 'OjS ^^J^ C^erdinekimdendermânire) 
de la part de qui puisse venir du soulagement à sa douleur 7 

->•>-> 'j J^^ J'^-> ^^ ^^^J^J^ if'o^l-XP C^dâvet ki 'ârytg 
ola anga zevâl yhtùnàK var dyr) (inimitié qui est accidentelle, 
est capable de se terminer. 



3fg Lwre trHêièwu. 

Ce mode s^mploie après les coi^Dctioiis , lorsqu'on yevt 
exprimer riBlestioBy le désir et le eommaBdement, oi si le préseal 
in verbe doit indiquer le tems à venir. Ex. ^J^ y Juli plc^l U 
Jèli ^\:i»\i^J^li\\S^ 6ùjL (tâistimâ' kylanlerboufjflinmn^ 
hier de sanga ittibà^den imlinâ"^ kplaler) iifinque ceux qui tem^ 
tendent, s^àbsHnssetU de te suivre dans cette action HUcite. 
Là iTj^W (djâ'i% ki bilem) il peut se faire que Je le coJi- 
naisse. 

Le subjonctif du présent du verbe substantif s^emploie quelqio* 
fois dans une signification indéterminée après un tems ou une 
personne différente, où Ton doit supposer la conjonction iT (ki)» 
Ex. aI^I ^jJL>> > aJ^I U^^lii (katyr^adjebà eute nd tckyké$ 
sla) le mulet sera^t'il sorti de l'autre côté? ^j}^ 4IL .J*jp 
è^^\ ^ j^ (*asi%im beOei yangUch guieldingùi ola) mon cher, 
peut-être vous êtes allé à faux. 

Le subjonctif du présent tient aussi lieu de Fimpératif, ainsi 
que du futur, lorsqu'on veut désigner qu'une action se fera inces- 
samment. Ex. jSL^JL»^ i^ù^J^\^^ ^ùy èL\ ^y (kierem 
eile, bir dakky béni khâtyringizden tchykarmayanffyz) de grâce, 
ne faites^moi plus sortir de votre mémoire. ^Ju» y Ju^sCU y 
AftJrlj L^v ! c>jJ^i ^6ofi muclikili bou seUmul^kalbden istif" 
sâr idelim) demandons cette chose douteuse à ce personnage 
sincère. «JjI ^«JuJv^^I^ Aly (nolavarub ta^lim idem) ek bien. 
Je vais f enseigner. \Xj\ ^J^jCt à^y fO^^ ^ ^ ^J^J ^^' 
xjJl» (ewelen zakhnd sanga mi ouratym, yokhsa chuturing* 
den mi ibtidâ kglmym) dois-Je blesser toi en premier lieu, im 
bien dois-Je commencer par ton chameau ? 

L^ imparfait du subjonctif remplace Tindicatif de ce tenin^ 
lorsqu^on parle d'une manière indéterminée. Ex. ^jili Jl àSJiê\ 



Grammaire du ityle tttrtare, f%g 

^^y^ u**^ t^3y O^^^ ^2 kahdyng yak yete buch tireiding) 
or peu n'en a falhi çne tu tCnies perdu la tète en vain. 

Dans quelqaes cas il remplace le conditioniiel .passé. Ex. 

Aily» jL jy Ai^^l cJ-^Jj|>; iJ^y, ^^y^J^jy^ iS^J^ (guiew- 
reidi koûr u ryzvâi bon makâmi, boulurdi autchmagha yun 
bing behâne) si les houris eussent vu cette habitatien, elles 
auraient trouvé mille prétextes pour qu^eUe soU le paradis. 
n exprime encore le désir , et dans ce sens , lorsqn^ on fait 
elKpse de la conjonetion Sj^^ (kiâchki) et ses synonymes,, fl 
répond à Toptatif, Ex. JoJ:^^:,^ j^l^^ ^.-^'^cf^^jLV^ JJ 
(S^jy 0^ ^ nehâr ârzoûsi bou idikim peighamber hazreHe'^ 
rfni guieureidi) nuit et jour c* était son désir de voir le pro" 
phète subKme. Ij^ ^Juiil JÛJ x^l (backymi tenden eileyeidi 

mm ^ ^^ • 

âjudâ) plût â Dieu qu'il eût séparé ma tête du corps ! 

De l'usage des teau coBdHiiR&eis. 

$. 110. 

Le conditionnel indéterminé (§. 34}, qni comme celai d« 
présent, est qnelquefois précédé de la conjonction 5^) (eguier) 
si, exprime nn tems quelconque. Le verbe de la proposition 
corrélatire diff%re selon le sens de la phrase, mais an lien dn 
conditionnel français on emploie ordinairement Timparfait de lln-^ 
dicatif. Ex. cS s^S\ aLw^^JUI j^^ S\ (eguier kâdit iseng, 

m » ^ • •^ m 

guiudj ile alub guit) si tu peux, emporte* moi par force. 
ij^^\ J»\9 àjSL..£sss>j] Ajy C^^ (fursat boulsa ikisiningde 
kanîn itchetdi) f^il trouvait de f occasion, il boitait le sang 
de tous deux. tJJyu $aJj ^^Ui Ui J-«» jJi^\ ji (ben olmasam 
seUi fenà binâ^ bunyengi ïykardy) si je vieuê pas été, le 
torrent de la ruine aurait détruU t édifice de ta constitution. 

42 



330 Lhre iroiêiiwu. V 

La modificatioD de Faction du rerbe peut être marquée km 
moyen d^an participe capable d^étre combiné avec cette forme d« 
verbe substantif. Ex. .Ic^^\j53jl ^LIT^^ J^L*»^^1 
^Jj\ ^%1 C^guier bir sa"' ai dakhy guielmemich olêangyz, ich 
temâm olmych idi) si vous eussiA encore un moment tardé 
à venir, il en auraii été faU. 

Ce tems remplace qnelqnefdls le tems de nécessité (§• 35}, 
et dans ce éas on a fait ellipse du mot ^^ (guierek). Ex. xwlJ 
j^\ i^ V^l l^ (neilesem, ^adjebâ miikâmimi nidje alsam) 
que me faut-il faire ? comment prendrai-je ma vengeance ? On 
s^en sert aussi à exprimer le désir ou une prière. Ex. jTW 
jXJilp^^ A.>J* Ajx\f^ (djâ'is deguilmidur ki bis de tefer^ 
rudj eilesek) n^est-il pas permis que nous nous en réjouis^ 
sùms aussi? a«Jj1 Jyt.ALy (beuUe mekhoâf olmasaj çu*û 
ne soit pas aussi formidable. 

Le conditionnel du présent ($. 38) s^emploie ordinairement 
dans le sens du tems à venir. Ex. OX*^ ^JL>j^ ^-^ J^U •» 
JL>^ (^bir sâ-at dakhy doururse bachden tchykarj s*il s^y ar^^ 
tète encore un moment, c^ est fait de sa tête. jliUI^ J^\ ^'^y 
I^^aL k^\jjOklj\ vJ*l jJu^ Ooi Jl>à (^éfc dakhy ol dâ- 
nàmng hunerlerinden mustefid olub, âteche guirer ise, bile 
guirelim) nous irons aussi profiter des habilités de ce savant, 
et s* il entre dans le feu , nous y entrerons avec lui. 

Le conditionnel indéterminé passé duj[»rétérit et du prétérit 
imparfait ($*35} ne s^emploie guère qu^avec les pronoms et les con- 
jonctions relatives. Ex. aLI J^b:^ èS^jf èi (ne guieurdungse 

m t 

hykiâyet eile) raconte ce que tu as vu. aJL ) è^J èi^ a# Jk 
K^^fC^\j AiAciaP *à£5=J^^ 4^Ju1 (her ne tarefe teveddjuh 
eilese idi, bir mehlekie^i *az^meye râstguielub) à chaque côté 



Grammaire du 9iyle tartare. 331 

qu^U se tournait, rencontrant un lieu périlleux immense, y 
JjlIIo^j AiJLL-^j jjjil 0*P^ f&» da'wt eitedikse dâst^- 
gha da'vet eiledOe) si nous tavon» invité, cela a été fait pour 
famitié. 

De ruage dts tew d'intentioii et d'obligatioiL 

$. 111. 

Les tems dérivés da participe fatar d^intention (§. 43} 
expriment le dessein ou le Aitar plus éloigné. Ex, jS^ jj^l «lk« 
jli^lJJU JCjX^ iJy Jïi JL^^ c$J^ (mouttahf oldy ki kyty 
nirmek deguil, boulsa kiendining kanini itchedjek) il corn-- 
prit que non seulement il lui refuse sa fille, mais qu^en cas 
qu'il le trouve, il boirait même son sang. ^Ly <^-> J1^ 
Jf>- a1^^ ô\/ c> JûJ ^jJi ^^ Ç'j^ è^\jj^ (bir az dakky beuile 
guider ise, murghy roûhy kafesi tenden perrân oladjak) si 
encore un peu il va de la sorte, f oiseau de son ame s'^en^ 
volera de la cage du corps. ^jj»^àjis>^ ^ OJ^^ JïjC>3SJU 
(mulkden deguiul bachden bile tchykadjaksin) tu perdras 
non-seulement le royaume, mais encore la tête. jWaj^1^/0 j\ 
J jJ^l C^ni seir idedjek oldyk) nous eûmes t intention de le voir. 

Les tems de nécessité dérivés dn conditionnel indéterminé 
(§-35) indiquent la nécessité interne absolue. Ex. ^b^^^mj>Jt 

" ^,,^ ^^ • • 

^^ à^j^\ ^\y (lâdjerem serpentche-i ghazabi khoudâvendi 
sâ^'ydi *ahdi sàbyky boursa guierek, ve t^ghy khychm ils 
guierdeni ref^ky muvâfyky oursa guierek) la paume de la 
colère du seigneur doit nécessairement disloquer le bras de 
falUance précédente , et frapper avec le glaive de la fureur 
le cou de tami associé. 



132 Lwre tr^iêiiwu. 

Le mot ^^ (guierek) lyouté à rinfinitif exprime le 

oa la néeesfiité norale. Ex. ^^ Ôi^\ \^\ ^^y^^ ^r^J^><H^ 
{^akdi vefâ ve cherty ma^koûdi edà Umek guiereksm) il foui 
que tu observes le pacte de la fidélité et que tu satisfassen 
aux conditions stipulées. aLI^ c^U^-^^ JIa/^-» ^ ->>-> Jy *^^^ 

^^ (duchmenmg kavli soûr ile tnesroûr ve da'vâi rnukab^ 
beOle maghroAr olmamak guierek, ve her bâr ki ytbàri sa^ 
dàkâtde mubâlagha kglsa anga baver kylmammk guierek) il 
$ie faut pas se réfouir de la parole mensongère de t ennemi, 
ni être fier de ses prétensions (T amitié, et toutes les fins 
qu^il fait des efforts à paraître sincère, il ne faut pas hd 
ajouter foL 

Les 4en& dérivés da participe d^obligation (^« 46) indiquent 
la nécessité interne générale, en celle de la eenséenlion^ Ex, 
^JlLI Ju k^\Ji^\ è^JkJLti^^JL^\J^K^yà(bouk]fSsamm§ 
aslini ve faslini her nidje olmalu ise ta^lim eUedi} il Fen^ 
seigna le fond et les distinctions de cette affaire ^ tout Cûnums 
il dut être exécuté. i^y^U» A«^l C>JûpI-X* ù^^\ài\^^ ^^J^ 
jJ^I^/àJ^I ^\ j?>l iSl jXj\^\ (guieurdi ki bir dâne 
tmroûd boudagkynden achagha sarkub aJi'grmalu olmgch, beUci 
Mghzi atchyk olsa guirmelu obnych) H vit qtiune poire p^n- 
dant en bas de son rameau, en dût être détachée, et que 
si sa bouché fàt ouverte, peut-être elle y dût entrer. 

De l'usage dn participe dn prétèriL 

$. 112. 
Le participe du prétérit {§. 94) dépenrvu des aflixes et 
employé au cas de la demeure, peut se rapporter à an singulier 



1 



Grammaire du »iifU fart are* 333 

quelconque. Ex. m^La« \C èj^X^\ j^ Jj^Be:^» j^j»^ à^ ^y 

^V^^jLi) (Jnmnga ne dirsin, begden ky%y iêtedikde banga 
maU'*âvenet idermisin) qu*en di^^iu? Quand j^aur en de^ 
mandé la fille du bey, nCy seconderas ^iu^ b^ùy^^ èjhjt- 

m 

JU^ !jSSl^^ (hudjreye guirdikde kolgngden sal) quand tu 
auras entré la chamSre, lâcher le de ton bras, àJ^X^y\^ j 
^^jûij^lTiJW J^jPjy (^^ ^àfir guUdikde yorghounh/k dfâ'^ 
nine kiàr itdt) après avoir marché beaucoup, la lassitude 
opéra sur ses esprits. 

L^ablatif de ce participe dépourvu des affixes ne 8^eAi«- 
ploie qu ^arec la postposition a5C^ C^ongra) après. Cette formé 
;se rapporte au singulier des noms comme la précédente. Ipj 
iS^jJ^ «^Ji^ Jl hSiaii^j^A (dou^^à eiledikden songra el 
baghlayub dourdy) dès qu'& l'eut salué, il resta avec les 
mains croisées. 

Le participe du prétérit pourvu des afiîxes exprfane le 
prétérit ou le présent expressif d^une action de peu de durée, 
affectés par le sens de Taccusatif, qui souvent peut être rendu 
par les particules de tems, de lieu, de consécution, ainsi que 
par les pronoms relatifs. Les terminaisons des cas s*y emploient 
sdon les règles générales. Et. jSjJ^j^ y^j\^y fbou tchàf'^ 
ehoû dur guieldiguim} ce marché est celui auquel je suis 

venu. jp^jJil ^li J\^j s^\^ ^!>=^^ J^ ^ ijJ^^Jj^'^ 
^JLc\ v-/tj-M< (guieurdukleri djumle khayâl u khâb, ve âbi re- 
vàn kyîàs eiledikleri serâb hnich) ce quHls eurent vu éta^ 
tout imagination et rêve, et ce qu'ils eurent cru de Veau 
courante était une vapeur du désert, à^b JL^ -Jjl/'"^ ^AJ[>; 
^^^\^%^\k^y\^^^^j\J^ùj\ u\À\ j?^OJu^ (roùze-i dil^ 
furoûzi kayèti ehàme ve muddeti *eumri endfâme irdigui 



334 J^'M^* 

ordoû'-i hwnàyoûne y*làm, oloundy) il fui averti au camp tm^ 
périal que la journée récréante de son existence eut atteint 
le soir, et que Vespace de sa vie fui arrivé à la fin. è^yU 
^jj^l ^^li aIS^jlLI J^ C^heuHe bahs eilediguine nàdhn^oldy) 
il se repentit d'avoir fait une telle gageure. .Ir aLu aL) J^U 

sene temâm oldyghyn bilub ne vaki kapou atchildyghyn guieu%'- 
leyub doururlerdi) sachant par V horloge que Vannée s* acheva, . 
ils observaient le tems, auquel la porte dût s 'ouvrir, ^j^y j^ 
j^j^y 'O^S^ ^jy y C^^ birisi bou guieurdingi^en bir îciâr 
Ifyr} chacun â^eux est une chose de la sorte de celle que vous 
avez vue. 

Le cas de la demeure avec Tafllxe de la troisième per- 
sonne du pluriel exprime le tems de Faction comme ce mémo 
cas dépourvu de Taffixe, mais il se rapporte à un sujet qui 
indique la pluralité. !j^^\ J\^ t^^ «^U^^ v>*f zS%o ^JjJ^ 
s^yi^ àj^ j\i^ j\jju j» AjLiJir^^J^jjbl^ 6^y ('adoû'i aa- 
lâlet-âyin atrâfi kal-'ede dâ-ir olan kiuroûhi mudjâkidîni 
guieurdiklerinde, bir mykdâr kiuffâr dachra tchykub) aussi-- 
tôt que V ennemi sectateur de la doctrine erronée aperçut 
les troupes des guerriers fidèles , qui l'environnaient aux 
circuits de la forteresse, une partie des infidèles firent une 
sortie. 

L^ablatif avec TafiTixe de li^ troisième personne du singu- 
lier ou du pluriel conserve tantôt la signification générale, tan- 
tôt il exprime la causalité. Le nombre répond à celui du sujet. 
Ex. IjlpL* 'oS^S^%\ ^^^oL-^ap ,»LJL>. (djumbuchi 'ysyân 
mahsoûs oldyghynden mâ^'adâ) outre cela que le mouve^ 
ment de la révolte fut aperçu. 5^1 ^XMtj\^\ ^j^^ ^ 



Grammaire iu êtifU tartare, |35 

^jJul jlâas» A:io->.c-^' ^♦^l ^ (kha9λ u har^s oldyghyn' 
rf^n tXrt 6m^ altounîng adjisi deroûnine kiâr eiledi) ptiis^ 
qu*il était avare et chiche, le chagrin à cause des deux 
mille pièces d^or opéra dans son intérieur. JôLU âj>*ll» 
^jJlil ^jiJ Jy^j-osi. ^jJti ^^ O^^J^X^hj^ (bU-^âkhyre 
tâkat guieturemediklerinden khalâsy nefs khousoûsyni tak^ 
dim eilediler) enfin, puisçu 'ils ne pouvaient résister, il pré* 
férèrent de sauver leur vie. 

Le cas de la demeare et Fablatif s'emploient quelquefois^ 
dans les mêmes significations, avec les affixes des autres per- 
sonnes. Ex. jul i:\^\i aIU 1^ ^jk ^^ hx^S^^ hx^j kà^c^s^ 

(beitul''hazne réside Sldyghymde beguioûchi hoûchidUem nâle 
nâguiehân âmed) lorsque j- étais parvenu à la maison de la 
douleur, soudain une plainte parvint à t oreille de V entende* 

m 

ment de mon coeur. .^ C>J^>^ jJli jJJ^i^ ijj^^ ^^^^ ^^ J 
s^^sA s^\mZJ\ ^^ ^ (bir *abdi dâ^'y^i kadimleri soufrul-yed 
kaldyghymden ghoumoûm u humoûm isti'*âb idubj puisque 
je restai son vieux serviteur prétendant à mains vides, le 
soucis m'occupa. 

$. 113. 

Si le participe pourvu des affixes s^emploie adjectivement 
il n^admet que les significations de tems, de lieu, et celle de 
Taccusatif. Ex. Jèj^ JUi jJ^I Jci-b v^^J^I Js/^J^^ JS^S^ 
rjm^jX \ ^\j^\ (guiidiguing vakti ferk idub dàkhyl oldyghyng 
hudjreyi idrâk idermisin) distingues^tu le tems auquel tu 
pars , et reconnais 'tu la chambre dans laquelle tu entres ? 
s^yi ijLr^ l)^lj«jw jJlo fsatdyghymyz eving kasrini ïykub) 
abattant le pavillon de la maison que nous eûmes vendue. 



339 Licre ii^Uiim e» 

Ce [participe pourvu des affixes peut être précédé du géni- 
tif du prouon personnel correspondant. Ex* j^ S^ ùj^ if 
jJlUj Sr^ls^J^Kx^^ (benim guieurdiguim fakrir u ta** 
bire guielur chei^i êehil deguU dyr) ce que y ai vu, n'esi 
pas une chose facile à être expliquée, y 'Oùj^>^é% my a^ y 
jjjil AjXjJiTâ^lj^ h^^(bim kyssa bisim mysrden bir gnium-^ 
de baghdàde çnieldiguimite bengzer) ce récit a de la re#- 
semblance avec ce que nous sommes venu en un Jot$r du 
Caire à Bagdad, 

L^affixe de la troisième personne peut encore se rappor- 
ter à un génitif quelconque. Ex. j^jJli ^^jjy^\ ^ Ju j'^im 
j^jt (kiendilering. otourub kaldykleri yer dur) c'est /Vu- 
droit où ils demeurent. 

Si Ton sous -entend la conjonction que, le complénieBl 
prend Taffixe de la troisième personne. Ex. a^aÎjU jyi ^j^^ 
jE/fcL J^jl^l^U^ *A^v.^l J^ (nitchesi nehri tounade gkar- 
ky âbi luddje^i demàr oldyçhy khaberi) la nouvelle qu'au 
fleuve Danube plusieurs s'étaient noyés dans teau du gouffre 
de la perdition. 

Si le participe du verbe négatif doit être employé adjec- 
tivement, on retranche la terminaison des affixes. Ex. j^^^ il» 
aJ^ jA^\ (nheseli mechhoûd olmadyk mertebe) à un degré, 
dont on n'a vu de pareil. \xj 15^ Jjdj/^ i^^->^ JjAjujI 
4^jJlj1 (ichidilmedik bir zebân ve guieurubnedik bir kalem 
peidâ eiledi) il inventa une langue inome et une écriture 
que l'on n'avait jamais vue. 



1 



Chramm^Are du êtffle tartare, ^7 

De l'usage dn participe ftitv fnrtentiML 

J. 114. 

Le cas primitif du participe fntar contention (§. 43) dé- 
pouryn des afiixes s^emploie tantôt adjectivement tantôt substan- 
tivement. Ootre les idées de Fintention et du fhtar, il renferme 
encore celle de la capacité. Au reste il exprime les mêmes 
rapports dn lien, dn tems et dn cas que le participe du pré- 
térit ($. 112). Ex. jyy j^l. (yapyckadjak y et yok) U 
ti^y a aucun endroit qu'il puisse saisir, j^ i^jyj ^♦lli: ^^^ 
^jIU JW (kimesnening yuzine bakadjak kâK kalmadyj U 
n'était plus capable de regarder la face de gm que ce soit. 
jl^ Ai AJuly J>-Al^i J^-s** (khayâl oladjàk bounde ne wtr) 
qu'y a^t'il en cela qui puisse être imagination? ^^jJ^HC 
Jj>*aLI (banga oldy oladjakj il m* est arrivé ce quHl faut. 

Les aifixes se joignent à ce participe soit isolé, soit 
employé adjectivement, comme à celui du prétérit. Ex. «U 
c^ jl;i>^Aljl i^S'jù (kyîâmi derguiàh oladjaghyning cAu" 
y où' y) la nouvelle répandue qu*il eût F intention de s'ar^ 
rêter à la cour. ^^A^ ^J^o^aJLi) ai (ne eileyedjeguin bibne^ 
yub) ignorant ce qu'il dût faire. hjcjj^\ O^jLêssu <^^^W 
^jil» s^)^hj^\ a)!^ (djâdoûi mekkiârlerden uzerimize ha^ 
vâle idedjeguing kaldy mi) te restent ^il encore que tu 
disposes une attaque sur nous de la part des sorciers 
rusés? h^y ^^ùi^ (guieledjegui yottere) aux chemins od U 
dut arriver. (jKj^yo\^^\S^t^^ (guidedjeguimvz kiermàn ze^ 
mîn) le territoire de Kerman, auquel nous devons partir. 
^\Xj^ jIjjJjI aU J^-aJ^I (oladjak nesne ohir dâd u bîdàd) 
ce qui doit arriver arrivera, qu'il soit juste ou injuste. 

43 



338 Livre troitième. 

De l'vsage da substantif verbal objectit 

§ 115. 

Dans la formation grammaticale, le substantif verbal ob* 
jeetif ($• 46) renferme toujours le sens de Finfinitif. Il remplace 
quelquefois ce dernier dans les cas obliques, dont fl est sus- 
ceptible. Ex. 6j\fi^%j]^j JjL\Cfù^^^\^^ ^IfiL (Tchâ^ib 
u khâêir *avdeÉ eiledi, ve hezâr felâkietlê guielmede) affligé 
et cùnfua il retourna, et U était sur le point tTarriver avec 

mille peines, y^ ^^J[f^ ^^ '^^^Sj^ aJ^^1^->'^ ^ ^f^y. 
L, .jj ^1^ ^j^l^UL»^ (bou muhybbinffiti belâ vâdilerinde 

serguierdân ve '^anâ sahrâlerinde biser u aàmàn itmeden 

muràd nedur bilmem) f ignore quelle soit votre intention que 

vous me laissez stupéfait dans les vallons de Fadversité el 

priée de sentiment dans les déserts de la peine. 

Avec les affixes, ce mode s'emploie comme le participe 

du prétérit (§.112, llS), toutes les fois que Ton ne veut pas 

marquer le tems de Faction. Cependant il ne se construit jamais 

adjectivement, et il n'exprime que la conjonction que. Ex. y l^ 

L jj^l JW^ ^JJT^J^^wVj Cadjebâ bou maghâre ne makoûle 
maghâre dur ve atchilmasi nidje dur ve khalka *ylâm u tem- 
bihden murâd nedur bilmesi lâzim guielub su-âl eilediler) 
puisqu'il fallait savoir quelle sorte de caverne ce fût, de 
quelle manière elle s'ouvrît, et par quel motif on fit une pro- 
clamation au pettple, ils en demandèrent. iê>y^j» i^y Ju^y 

^j^ (bou gkoulâming beuile bir niahfoûz makâme furdje-i 
dukhoûl boulmasi ve bî muhâbâ ichâret kylmasi banga gharib 



Grammaire du' 9tyle (artare. 339 

ve bir emri 'adjib guieldi) que ce serviteur eut trouvé la 
fente de f entrée à un endroit aussi gardé, et que sans égard 
il me fit des signes, me parut singulier et une chose mer^ 
veilleuse. jjS^\ ^ jl\ hS»\j^j^jiyy^(guielmemiz bou leader 
zemânde andjak mumkin oldy) il nous a été à peine possible 
de venir en ce tems. .jû»!^ C^S^ r-^1 ix\f CSj^y jJLi 
(sening bou bivakt guiehnenge utch hykmet fikr Udim) foi 
imaginé trois motif» qui te puissent engager à venir à ce tems 
extraordinaire, s^yy^ S^ aIU^I^J W ^^y (bounlering djâ- 
doû olmasine hukm virub) décidant qu'ails fussent sorciers. 

De l'usage des partiqies indédmables. 

§. 116. 

Le participe verbal en «^^ (§. 39} sert à lier ensemble 
danx propositions, et on Tenipioie dans les cas où Ton pent sup- 
poser la conjonction et. Ex. ij\^ èôja ^^^y s^yi^i i>j^^ J^\ 
il jJj) (ol mekiànden kalkub bir ghairi tarefe revân oldyler) 
partant de cet endroit il marchèrent vers un autre coté. Les 
propositions liées ensemble peuvent cbacune renfermer un sujet 
différent Ex. ^J^^ ^}^y hj\^J^\ s^J^ i^ ^^^^^ j^^y 
4^jJwl (guiunduz guidub guidje guielub akhteri seyyâre yuZ" 
lerin guieustermeguie bachlady) le jour partit, la nuit arriva 
et les planètes commencèrent à montrer leurs visages^ 

Bien que ce participe serve à la liaison des phrases, il 
peut néanmoins être suivi d^ expressions copulatives comme ^ 
(ve) et, AjLAi (ba'dehouj après. Ex. jJLTj s^Jy ^J.^ >^ 

iS^^y^^\^^^y^^J^^^j^\^<^^j^i^ (yiguirmi sini boulub 
ve kiepek doldyrub ve uzerlerini eurtub meidâne guieturdi) 
ayant trouvé vingt plats , il les remplit de son, et les cou- 



340 lAore iraiêièwke. 

vrant au-dessus, il les apparia. v-y>*l ^y^^j^A-Xji» *^y^ j^^ 
^\j ùj\^ ^\à di »^^jy (^^^ oz yatub ba^dehou guieuzlerin 
aichub guieurdiler ki ne bâgh var ne râgh) après être couché 
quelque tems, ils ouvrirent les peux et virent qu'il n'y avait 
ni jardin ni colline. 

Ce participe joint aa verbe suivant, est quelquefois en fran- 
çais renda par an verbe particulier simple ou composé avec un 
adverbe. Cela se fait principalement à l'égard des mots comme 
c!^ (guiimek) ou ^yj\^ (varmak) aller, J\f (guielmek) 
venir. Ex. I^jjS^^^Ma^ ai O^e yere alub guidersyz) à quel 
endroit m' emmenez ^ vous? c5^^^j-U cj»jj(^ (surub guider ler- 
di) ils le chassaient devant eux. ^jiTw^jjlj aIi^I J^j<> 
fder hâl evine varub guieldi) aussitàt il s'en alla à sa 
maison. 

Le participe verbal de simultanéité (§• 42} indique qae 

Faction qu^fl exprime, se fait au même tems que celle du verbe 

principal de la proposition, qui au reste peut revêtir la forme 

d^un participe différent. En le traduisant, on ne lui peut jamais 

substituer la conjonction et. Ex. ^jtjj\ b»lr ajû««1j1 -^^y 

^jJirj^AL*»jilcî;^^ JjaJu^j (bounlering arasinde temâ" 

- ». » 

châ iderek ve selâmlayarak chehri ybret-numà kapousinedek 

guieldUer) au milieu deux tout en regardant et en saluant 

ils parvinrent jusqu'à la porte de la vUle miraculeuse. jCà 

^^jj^ à\^ \^^J^\ (chiri jiyân bir tarefden zâhir obib ve 
ejderi bi^emân guibi dem tchekierek feihy dehân idttb hamk 
guieturdi) un lion féroce .se moktrani d'un côté, ouvrit la 
gueule tout en respirant comme un dragon impiiogcAle , et 
se mit à tattaquer. 



Cframmaire du êtyle tartare. 341 

Le participe causatif (§. 42) sert à exprimer l'effet pro- 
dnit par une action continue. Ex. Aijpl JL^ ^^^ j^ldlCy IS^^l 
s^^ (o yanga bou yanga katcha kaicha djiguieri aghzine 
guielub) à force de fuir ça et là éiant venu aux abois, 
^S^y i>j^ K>y^^^^ ^ipvmt êora eora bouldy) il trouva sa 
maison à force de s'enquérir. 

De l'uage des partkqies ad?erbiaiiz. 

g. \\3, 

Le participe adverbial indéterminé i(§. 44} exprime une 
action de quelque durée, qui discontinue lors Faction du verbe 
principal de la proposition. Il peut se rapporter à un sujet 
quelconque, et fl report^ <^vx expressions dès, tandis , jusque* 
Ex. ^juL:, v-j;^a^1 J/'^^jl:^! aIIc^^ ^J^^ ^^ (guioû- 
chine bir ghotUghoule vu chemâte irichdi, guieuz atchindje 
guielub yetichdi) à son oreille parvint un bruit et un fracas. 
Dès qu'il eut ouvert les yeux, le son s'approcha, s^y\ ^jX 
<^jJjl^lU jLoi ^^1 ç->L-i> J^ C^iehl akub 'amel %^y' 
olyndje nousfi zàhir oldy) lorsque le collyre se fondit et 
V effet en fut évanoui, sa moitié devint visible, ^U^j A^^l 
è^j^ (eulindje ryzâsin guieuzle) veille son gré jusqu'à ce que 
tu meurs, ^jji^] ^ ^^y a^^jJÛ»! aop^ ^ù j^\ jL 
(bing altouni dakhy va' de itdirmeyindje bou ^ylâdji ta'lim 
eilemedi) ce remède il ne le lui enseigna plutôt qu'après 
l'avoir fait promettre mille pièces d'or. p^J^m^ j^ ^^ ^"^'^ 
Jly ^^^ ^J^ v^t ^^^^^ (ikisi dakhy ma'doûm olmayindje 
aning 'admi vudjoûd boulmaz) tant que tous deux ne soient 
pas anéantis, la non ^ existence de cette chose ne peut pa$ 
avoir fiaissu^nce. 



342 Livre (roiMième, 

Le participe adverbial da prétérit (j|. 44} indiqae an 
seal moment d^une action, avec leqael une antre doit commen- 
cer immédiatement. Le verbe principal de la proposition cor- 
rélative peut se rapporter à nn sajet différent. Ex. C^j}^\ 
^jlijMA àX:» JuALo c>l»j\r Jl^/jL^lil (anler rakhti ykâ- 

• , • • 

meti gueuturidjek kiârbâni ëobâ âmed chude âghàz kyldy) 
aussitôt qu'ils eurent emporté V attirail du séjour y la ca^ 
ravane du matin commença à aller et venir. ^j^mj'> Jjl 
^y^^jXj jU^^ C^l dervichi guieuridjek bilurmisin) quand 
tu verras ce derviche, le reconnaitras-tu? ^jj\ i,>lS^^j y 
Ju jjjJ^ol àlj J^-> C^if dakhy kiechf iding, diyidjek yine 
ûdem guieunderdilerj découvrez 'le encore une fois. Dès 
qu'il eut dit cela, ils envoyèrent de not^veau des hommes. 

Le participe verbal da prétérit indéclinable (j|. 35} in- 
dique la répétition ou la continuation. Ëx. ^1^ a^j^'w s^^\j^ 
j^y ^ (her inub tchykdyktche vâfir sou youdar} toutes 
les fois qu'il s'enfonçait et qu'ail se levait, il avalait beau^' 
coup d'eau. tJAjyy jy jy ^y^ aXxL-»I Jii*^ (seuUemek 
istediktche ayu guibi beur beur beuguiururdi) toutes les fois 
qu'il voulait parler, il grondait comme un ours. a^j^jJ» LIj 
Jja ALp aUIt vjj^ ^ »U OJp (dunyà dourdyktche 'yzzeti 
tâmm ve chuhreti temâmle 'âlemi toutar) tant que durera ce 
monde, il occupera V univers avec sa gloire et sa réputation 
entières. 

Ce participe pourvu de Taffixe de la personne correspon- 
dante au sujet de la phrase s^emploie principalement chez les 
poètes. V.x.Jd^s^y\, c5^-t*j'j Ail^^ ^ùèJ^^\c)^^ ^jJl» 
tio^^l !j^^^ (yandyghyndje firkatung odine dit pervàne 
vàr, baghri yanub guidjeler her chem' kan agMar banga) 



Grammaire du siffle iariare. 343 

toutes les fois qu*au feu de ta séparation le coeur brûle sem^ 
blable au phalène^ chaque bougie dans les nuits , ayant le 
sein enflammé, pleure pour moi du sang. En prose , il est d'un 
usage moins fréquent. Ex. llp v^^L^jl^^^ A^^ jl1,jW^^^ 
^^jJTaJjIJ C^ir birine tcharpychdyklerindje yerler sarsylub 
^âlem zelseleye guieldi) tandis qu'ils se saisirent tun Fautre, 
la terre fut secouée et le monde trembla. 

Des partkçes ezpr68ii& At rapports particuliers da teiu. 

§. 118. 
Le participe eausatif adverbial (§. 45) peut remplacer le 
participe verbal en v^« lorsqu^on exprime une cause, dont reflfet 
n^est pas regardé comme immédiat. On y sous-entend la con- 
jonction puisque. Ex. ûfiy^ p^ AijJJLa*^! àL^yi^]^^^ 

^juli^l #ljl^ 4-^^ ^jas>^^ (churoût u kouyoûd ile emri mou' 
sàlahaye nizàm virilmeguin olvaktden beru mouhâfaza^i me^ 
vàddi soulh u salâk itchun àsitâne^i se^'âdetde balyosleri 
murakkhasy meks u ârâm olmychidi) ayant réglé les affaires 
de la paix par des clauses et des stipulations, depuis ce 
tems , afin d*en observer les articles, leur baHe fut autorisé 
de résider à la porte de la félicité. 

Lorsqu'on veut représenter Tefiet dans une liaison immédiate 
avec la cause , on fait usage du participe eausatif formé par la 
postposition jjul (ile). Ex. ^Uly ^\XJ^\ of^'O^ S^J^^ ^^ 
^jJ^I jU« Jui j^jl* Çylleti vudjoûdi guiunbeguiun ichtidâd 
boulmaghyle muteveddjihi seferi me-^âd oldy) F indisposition 
de son corps s'accroissant de jour en Jour, il se mit en chemin 
pour le voyage à Fautre monde. 



244 Livre irùiêième. 

Dans ce même sens on fait nsage da participe dérivé da 
substantif verbal objectif au moyen de la postposition aL \ (§. 46), 
lorsqu^il est indispensable de marquer le nombre dn plariel. Ex« 

^JJ|^)c>^^ (mâdde^i sâliseyi kaboûlde ^ynâd u nukioûl 
guieustermelerîle ilichilering budoûn tarefine irsâli ferma» 
oloundy) puisqu'ils montrèrent de f opiniâtreté et de la tergù- 
versation à T égard de t acceptation du troisième article, on 
ordonna que les ambassadeurs fassent envoyés à Bude, 

De l'usage de l'inluiitil 

$. 119. 

Le participe passé consécutif (§• 42) sert à exprimer le 
rapport dn tems qu'il y a entre Faction précédente et la subsé- 
queute. U répond aux expressions depuis, dès* E!x. il>jû^1jJ^ 
fjj^\ ^^\ OUj Jj>- J*>' C3j\ju C karyndachinden mufâra- 
kat ideli tchok zemân olmych idi) il y eut long^tems qu'il 
était séparé de son frère. jljJl^ ^ J jc^^ J^j' l^^àJiy 
Jfj A^\ (J^M)^ wV.iJ# {bou kal-eler bina olounali duchmeni 
din lenguier^endâzi mel^anet u te^'addi olmak deguilj dès 
que ces forteresses furent bâties, il n'arrive plus que fen- 
nemi de la foi y jette les ancres de t exécration et de 
F hostilité. 

La forme dérivée de ce participe (§. 42), qui a la mémo 
signification , s'emploie principalement chez les poètes. Ex. i>\^ 

m 

AiUtU Ac^j y t5J^^-î*<^j4>3' •>^ .^à:SL (djihân mulkinehakk 
bunyàd ouralden, yapylmady bou resme tàbkhâne) dès que 
Dieu posa les fondemens du royaume du monde, une telle 
serre chaude n'a jamais été construite. 



du êtffle tariure. 345 

Les syllabes 0<> (den) et j>^ C^in) ajoutéi^ au sub- 
stantif verbal objectif (§. 46} répondent k Texpression avant 
que, et ce participe peut être an rapport avec tons les tems. 
La dernière variation est pins empbatiqne, et elle sert aussi à 
distinguer clairement ce mode de Tablatif da substantif verbal 

($. 115).Ex,^jjrÀL.j OU/OJ^JD^J^*^^ Ji' r*» «^ 
*at mykdâri guietchmeden ktertnân zemine guieldi) avanl que 
deux heures fuseent paseéee, il partrint au territoire de 
Kerman. ^^Jjjl jtS^->^ ^jju ^^y) c>J^jjl v>b4* (tchmouch 
aurtnaden eboû *ali moukaddemje bir deguienek ourdy) avcM 
que le cAiaoux eût frappé , Ebou AU lui porta un coup de 

hàton. -SLjy^ Jl^l S^ s^^\^ i^A?' r^ iSy^ O^^^P^ *^ 
mâm ohnadin varuh yetichmeguie isty'djâl idersengizj si 
voue vous pressez d'y arriver avant que le pont soit achevé. 

J^^^ j^irj;i9 (bahse ducherler hatta imtihân itchun guien^ 
dusi guiehnedin otourdyghy pdsHng altine bir tabtde kiàghyd 
deucherler) Us font une gageure, en sorte que pour Féprou" 
ver ils déploient avant son arrivée une feuille de papier 
sous le cuir ou il s'asseyait. 

De ruage de riniiiitiC 

$. 120. 
L'usage de Tinfinitif répond en général au français. Ex. jU^^ 
aJGJl*1 ^L» (seuHemek murâd eiledUctche} toutes les fois qu'il 
voulut parler. J\^ Z^^^ ^^"^ ^..^.m^ jilil «1» C>3L\> jl-J^ 
j^ ^\y»^y\ jU^I çic^ 'O^J^ (kalbi te-aUonky dunyâdenkaf 
eilemek sa 'b kiâr , ve khyl- 'ati hayâti bedenden khaF eilemek 
emri duchvâr dyr) dégager le coeur de l'attachement au 

44 



346 lAvre tntiêième, 

mande est une oeuvre difficile, et êter du cotpê le vêtement 
de la vie est une chose pénible. 

Dans les cas où Ton devrait employer le gémitif de ee mode, 
on fait usage dn nominatif. Ex. ajTjlLI ^jJbljL» v>^^ jU^sa 
(guihnek ^alâmeiin muchâchede eiledikde) ayant aperçu le signe 
du départ. . 

Le datif de Finfinitif s^emploie conformément à sa signi- 
fication littérale et peut être traduit par les particules à , pour, 
de, que. Ex. iS^J^y 3y^ ^Jy (guieurm^guie chevk gmieu' 
sterdi) il témoigna le désir de le voir. ^^jA^l iS^\ è^S y 
(hirkougha inmeguie bachlady) un seau commença à descendre. 

•jjjj^^ à^^\ i>yj^ Sj^ û; ^*^ **** ojfoun oinamagka mi 
guieunderdimj est-ce que je vous ai envoyé pour jouer? y 
jjj w%^ iS^iJ^ j-X» C^ou kader eglenmeguie sebeb ne dur) 

. m 

quelle est la cause que vous vous arrêtez aussi long ^tems? 
Dans Tusage des autres cas on se tient pareillement à la 
signification générale. Ex. a^MjO ^aImJ jIIp> è£r^ à\Ji»ù\* Jk 
*JL^ !>-> c/^y ^*^^ pâdichâh ki ry-'âyâyi beste^i bendi belàde 
komaghy revâ guieure) tout roi qui le croit permis de laisser 
les sujets entourés des chaînes du malheur. ^JL»^ C^\o^\ 
j^jAil W^ (idjâbet guiustermegui ridjâ eiledi) il pria quil 

m 

le voulût exaucer. Oly j w^t Jx àS£s=^\ Olyj ^è^j\j^ 
^jj^jul (djidâri kal^'eyi viràn itmekde bezli tâb u tuvàn 
iderlerdi) Us prodiguaient leurs forces à détruire les murs 
de la forteresse, v^jl^f Ji«Ki i^JsN.lp àjxX^ Ji^^ y ^6om 
kyssayi bUmekde 'Adjiz u là ya 'kyl olub) étant impuissant et 
éperdu en ce qui concerne V intelligence de cette affaire, ill 
^^jjj^^ssa j\y»^ 'oS^ii^\ jl^JJLrû (eski menzilini boubnak 
âkhyrete guitmekden duchvâr guieurundi) retrouver son an^ 



Grammaire du stjfh tartare, 3^7 

cienne habitation lui partit plus difficile que partir pour 
Vautre monde. 

Le cas de la demeare est quelquefois suivi du verbe sub* 
stantif , qui à la troisième perscane du présent peut être retrau-^ 
ché, même lorsqu^il fiait la phrase. Ex. ^^^y^\ f^^j^ y jU«j^ 
jù hjiir^ cjull (chimdilik bir dervîch otaurub alub satmakde 
dur) actuellement il y demeure un derviche occupé à acheter 
et vendre. àjSs*] Jwji^^ ajJ^ «liu^ji (bounler makâmi 
hairetde fikri serguiuzecht Umekde) ceux-ci dans l'état de 
Vétonnement réfléchissaient sur leur avpUure. 

Des partkDlaritis de la constnetion verbale éUmaitaire. 

La syllabe J O^^) caractéristique de la troisièaie personne 
du pluriel est ordinairement retranchée, lorsque le verbe se rap* 
porte k un sujet pourvu de la même terminaison du pluriel, qui 
précède immédiatement. Ex. ^^1^^ ^july (yerinde yeller eser) 
en sa place souffleta les vents. Le même peut se faire aussi 
à Tégérd des pluriels étrangers. Ex. ^jlL ^j ^U» C&ukalâ 
dmkhy bUdi) les sages comprirent aussi. 

Mais si le verbe n'est pas immédiatement précédé du siget 
de la phrase, la terminaison du pluriel est ordinairement con- 
servée. Ex. J>Jul JU-swUo» ^j» y 43^5^ JujI J^jû^flOi^Ji 
(koyoub guitdigui âdemler saJirâde bir birîle musâhebet ider- 
1er) les hommes qu'il avait laissés, conversent ensemble 
dans le désert. 

Le mots qui expriment une eollection ou totalité sentie plus 
souvent construits avec le pluriel du verbe. Ex. 6^ ^jA^ Jjbl 
^jJipIU CAJÛ^I (ehli medjlis sufre bachinden daghyldiler) 



348 Livre ir^Uième, 

les commensaux se dissipèreni loin de la tête de la table. 

jLjj^jU v-^J^^ i^\/*^fS^y y^ (her birisi hairân olub dourdt" 

1er) chacun resta stupéfait. ^jJl>^ ^^^J ^J^ (her biri 

birer guioûne seuUedi) chacun parla d^une manière par^ 

ticuKère. 

Le verbe auxiliaire jjic^) (itmek) faire et ses synonymes 
se trouvent souvent omis, et alors le nom prend les terminaisons 
des cas, et les afiixes qui dassent être lyontés aux formes ver- 
bales déclinables. Ex.^ju>.L \S^ JU^IT) i^A w^\C ^ àlS^ 
fher kimesne ki sanga muhybb ola anga muhabbet banga va' 
djib dur) il faut que j'aime chacun gui t^aime. iT >u^ ^jJû 
tjX*\j\^\ JuS^ iJ^^jJi^ à^j\s j\y. (nefsi seb'y ki nihàdi 
btade merkioûs idi harekiete âghâz itdi) Vame sauvage gui 
était plantée dans le naturel du faucon , commença à s 'émou^ 
voir. àJ^xL^ J^jf^ *^^^ J^ Jj^ C^okou% ai eyâleti 
mezkioûreyi zabtynden songra) lorsgu'il eut gouverné neuf 
mois la susdite province. 

Les personnes du verbe substantif, dont est formé F indi- 
catif du présent, se détachent du participe radical, toutes les 
fois que Ton emploie la particule interrogative ^ O^i), V^ 
alors s^insère entre les parties séparées. Ex. ^y^^j^ (bilur- 
misin) sais ^tu? /^«.^jU (bUmezmisin, bilmemisin) ne sais^ 
tu paaf 

De ruag^ partkilîer da Twbe négtti£ 

$. 122. 
Le verbe négatif formé an moyen da mot Jy (yok) non- 
existence (§. 50} s ^emploie conformément an sens littéral de 
ce dernier, en tant qu^il est opposé à j)^ (var) existence 



OrammiUre du ttffîe tartare. 349 

($.105), et de celui delà forme verbale ajoutée. Ex. ^IT^ èLy 
jy 5a J>j^ ("ôetttftf bir ktâr guieutdigui yok) il n*a jcanais 
vu une telle chose, comme si Ton disait: i7 n V pas lieu gu^il 
ait vu. jjLÎy jW^ly* jj/ip O^aJIC O^aII J.I (0/ ete gui- 
ren biguiâneden ghairi virUedjek yokdur) il n^y\a personne 
qui puisse être donné sinon l* étranger qui nous est tombé 
entre les mains* 

Le mot Jf^ (deguiul) pas, point ($• 50} employé dans 
BAC proposition corrélative répond à Fexpression [non^seulement* 

El. j^è^^\ ^J v>/ J^^ ^Jj^^ *jC^ ^ ^y^^JCsi^^ 
(sanga san-'ailer guieustereyim ki ^eumringde guieurmek 
deguiul guioûch Hmemich olasin) je vais te montrer des arts, 
que non^seulement tu n^as jamais vus, mais dont tu n^as pas 
même entendu parler. ^ lyu h^ KajJ^\ ]e>^ jL Jîj ^\ (iki 
deguiul bing chert olursa de makboûlum dur) non ^ seulement 
deux conditions , si c^ étaient mille, je les accepterais. 

w ■ 

Deux verbes négatifs qui se rapportent Tan à Fautre, ré- 
pondent à une affirmation. Ex. IT^ j^l» ^Uj (guitmemeguie 
kâdir deguiulum) je ne suis pas en état .de ne pas m^en aller. 

Les verbes négatifs qui nient la possibilité dn fait (§. 49} 
se construisent comme les verbes positifis. Ex. JUir<â^,J^ y 
(bou îyl guiremezvi) cette année nous n'y saurions pas entrer. 
tJJJ^^'> A*l^ xiÎLP v-^^ jCxétJj] iJUilol (isàbet idemedi" 
guini bilub 'os^ hydjâbe duchdi) sachant qu Hl ne put le de- 
viner, il fut extrêmement confondu. 

Le négatif est encore exigé du mot ^^ (Mtch) rien et de ses 
composés commeenpersan (IL, §.101). Ex. ^jlLj Jy àJ\^ y 4^ 
(hitch bir djânibe yol boubnadyj il ne trouva Vissue à quel 
côté que ce soit. Cependant dans une interrogation on emploie 



SM 

le positif: Ex. ;j^j^ J^^ ^ (hiick mtm-'at bOmrmiêm) 

me êoiê'tu mucum itèéiier? 

Avec et verbe, le BOt jûJ (neêne) çuelfme ^ ckose ac- 
quert la rigaiieation de rien, et le pronom è^S (kiateMtèeJ 
gmelçu*un, ainsi qae ses synoiijflies, ceHe de peremme. Bx. èLJ 
y^>y (^^9ne guieurumtmet) on n'jr vaii rien, èLSyj^^^^ 
tjji^y (diUni biiur bir kimeene hauUnmMnady) û ne se iromva 
perêimne qui comprit ea langue, 

Lorsqv^oB verbe n^atif doit inmédiatenent être précédé 
d^ao participe négatif en w*9 ce dernier s^nploie am positif, 
ponnm qn^Q ne se troaye dans mne proposition eompliqnée. Ex. ^L^l 

^a«ft« A*LW wju>*1 (aelâ aichub kalvâjfe bahnady) il ne le 

• •• • '^ » 

découvrii du tout, et ne regarda pas la tourte, w/^jul a^W 
^ju%àyjS\ (tchàre idub aldyramady) il ne put trouver aucun 
magen , ni le faire accepter. 

De f vagi partkaliar di veilt fwSi et wûn. 

La voix passive, s'emploie sonvent, oè en français on fiât 
nsage du pronom personnel indéfini* Ex. Jlijj^jjff^ Cl y ^-^ 
(guidibnegui ma^koâl gnieurdilerj ils jugèrent convenable que 
l'on allât. {^ijJL^I w^ (yenaub UckUdikden oongra) 
dès que Von eut bu et mangé. 

De même elle tient ^elqnefois lien dn verbe neutre. 
Ex. ^j3ji JuL^ (ta^'ame kogouldilerj ils se mirent au 
repas. ^ jjjlo S^ jJLlyb ;>W C^Jân hevlile muhkiem sqryldyj 
en agonie U s'y serra fortement. 

Le verbe neutre remplace souvent le passif. Ex. ^•>/^ 
4^jJl»^ (her yerde seuUendi) on en parla en tout Ueu. 



Orammm{re eu stffh (art are. 25 1 

àj^j^^^ài\^j» (bir dàneêi yendikde) dès qu'un grain en fut 
mangé. 

Quelquefois il remplace aussi le verbe actif. Ex. ^ jj jl>1 jL» 

•• • 

aXI iij^^jjû^oljil* %^^(murâd idindi'ki guielttb bizzât gmen" 
dusi na&ar eUeye) il désira y approcher et le voir lui^'même 
en personne. ^j^jJ^^L^u\^ JUL-> wo-Uo j (bir sâhyb devlet 
djâmesini guieyimurdi) un homme fortuné mettait ses habits. 
Dans les cas où le pronom français se est synonyme de 
soi-même, on ne fait point usage de la forme neutre , mais du 
pronom réciproque ^JÙJ (guiendu) gouverné du verbe aetif on 
transitif. Ex. ^^\ sJ^^ ^\>^ J J j^x^ (guienduyiol tchâhe 
pertâb eiledij il se jeta dans ce puits. ^j>jJl* j^X^ (guiendnyi 
bUdurdi) il te fit coutudtre. 

Des veibes anifliaires modifioatib. 

g. 124. 

Le verbe «î)L*>. (virmekj donner ajoHté av. snbstaatif 
verbal (§. 44) des actifs, sert à rendre ces derniers plus expres- 
sifs. Ex. 4^J^^ ^\ ^J^l à^^y>y J^y^ (suvâr tubrening aghzin 
atchi mrdi) le cavalier ouvrit la bouche de la besace. Si*» 
tj'l^yi cU>»^l ^-'^•'^ («flW virub aghadjden duchurdi) en 
lui donnant une secousse U le précipita de T arbre. v^yU 
^o^y J (kapub koyouvirdi) en t enlevant il le lâcha. Cet 
auxiliaire exprime le transitif dans le verbe composé jLv^\ 
falyvirmek) faire prendre, concéder. 

Le verbe i^y (komak) mettre, laisser employé dans 
le sens du précédent , n^est usité que dans Tun ou Tautre verbe, 
il s^ajoute aussi au gérondit Ex. ^y a^| (asa komak) sus- 
pendre, ^y•y^\ (alyfcomak) retenir. 



352 ^^^ tr^iêihÊke. 

Le verbe jl^ (guiehnek) venir ajoaté aa gérondif oa au 
substantif verbal , indique quelquefois le mouvement. Ex. O/T^ 
^jj^èk»^ jL\ (bit guiun iltchi tchyka guieldi) un jour Tamr 
basêodeur vint paraître. c^-xUljJd cj-yl^ ^\* !j\^ (djâm 
hachme sytchrayub dourouguieUi) étant tout éperdu , il aOa 
êe lever. 

Le verbe jLj^ (guieurmek) précédé du gérondif exprime 
la transition à une action passagère. Ex. ^j^Aj^t^^ (feryàd 
de guieurdi) il êe mit à crier. 

Le verbe jU^^ (duchmek) tomber ajouté à ce même mode 
exprime la soudaineté de Faction. Ex. ^^Ju*^ OVj^ C^^^^^^*^^ 
duchdi) ausêitât il s'aêsii. ,jX:>^ è£, 6:^ jUb (châking 
bachine guietche duchdi) il passa soudainement à la tète du rot 

Le verbe ^l^jj^ (dourmakj s^ arrêter, rester lyouté aux 
participe en <^^ ou en ^^, communique au verbe principal F idée 
de la durée. Ex. ^^jjt» <^li a1^^ apIo (sagha sola bakub 
dourdy) il regarda continuellement à droit et à gauche. J^X^ 
JjJ^ ij^y^^ ^y ^^temftiyî youtmagha hâ%yrlanmich 
dourur) il est prêt à le dévorer. 

Le verbe A)i (kalmak) rester employé de la même ma- 
nière, indique un état plus complet de la durée. Ex. Ail^^lj^ 
iijJU c^Jl (deryà^i khâbe batub kaldUer) ils restèrent 
enfoncés dans la mer du sommeil. 

Eipoàtûm de qnelqaes locntioiu vepiMles particnlièrM. . 

§. 125. 
Le verbe jH^^ (guielmek) venir ajoaté aa gérondif acquiert 
la signification de a' accoutumer. ^>J^i^JJ^*L v. A»lj!J«jJl»l OjJk» 
(budoûn eyâleti vuzerâye virile guieldiguinden) puisqu'il est 



Chrammaire du iiyle tarture, 353 

tf usage de donner le gouvememeni de Bude aux visite. 

iMjyf^ ^à^j\ ij\m^\ (yhsân olouna guielen semmaûr kal- 

pakj le bonnet de zibeline que ton est accoutumé à conférer. 

Précédé de Tablatif d^an nom dérivé du verbe négatif am 

moyen des syllabes j) et jU (§• 71}, fl signifie feindre. 

Ex. ,*)\i' i>jÛi^j^ (guieurmezlikden guielmek) feindre de ne 

pas voir. 

Le même est exprimé par le verbe J^^jj) (ourmak) frapper 

ajouté au datif dn nom de la chose feinte on à celui du participe 

négatif dn présent, qni pour cet usage est susceptible de ce cas. 

Ex. <^Jjjl aJ^Io j^^X^ (guienduyi saghyrfygha ourdy) il 

feignit la surdité. fjùj^\ aJU* jj^X^ (guienduyibUmeze ourdy) 
il feignit de ne pas savoir. 

Cette même signification résulte encore, lorsqu'on igoute 
au participe présent négatif la terminaison neutre des verbes 
dérivés d'action (§. 83). Ex. jlPj^ \ (ichitmezlenmek) faire 
semblant de ne pas omr. 

Le verbe j\^ (bUmek) savoir ajouté au gérondif acquiert 

la signification de pouvoir. Ex. à^j^ a1) [y» jji JÛ j^ ^^^ 

J^ s^S\ (khâtyre her ne kader chei^i ala bilurse alub tchy^ 

karj tant de choses qu^il est capable de recueillir dans la 

mémoire, il emporte avec soi. ^y»j^ t^j ^ C^idje vire 
bilursin) comment peus'tu le donner? 

Le verbe A\i (kalmakj rester frieéûéieV Msiiitexf rime 
rincapacité de continuer une action , à laquelle on avait été accou- 
tumé. Ex. ààiJ^ ^ *-<^j' sJ^S^ ^ ^Jm^ Ajl T^^J^ ^^ y 

^^jJU 0-^J jU> 'OJi^ K^ *-Jl^ ^Jjlj (btr guiun mizâdji 
bàze sa* fi kiulli 'âryz olub bir mertebeye vardy ki talebi ty^me 
itchun pervâz itmekden kaldy) un jour il survint à la con^ 

45 



354 Lifore trohième. 

stitution du faucon une faiblesse totale, qui s* augmenta à un 
tel point gu^il cessa de prendre son vol pour chercher nour^ 
riture. wx11ï-C>^a4 ^tj fJ^jl^j ê>j^ (tchun pir oldym nitâdji 
pettcheden kaldym) lorsque fêtais vieille, je cessai de faire 
des petits. 

Le même verbe combiné avec J l (os) peu et construit selon 
les règles générales, ou avec le datif de quelque participe ou de 
Tinfinitif, répond à Téxpression peu s^ en falloir. Ex. jlijjl»jl 
iij^M A^AiU^ jbU aU;1 v-iU (a% ïealdy kitâbi àtech ile méAi 
ffuibi tâbede kavouroula) peu s'en est fallu que par f ardeur du 
feu il ne fût frit comme le poisson dans la poêle. c>U. . ^l» 
i^jJlî J\ ^JO*^ (bach u djân virmemize a% haldy) peu s'en est 
fallu que nous n'eussions rendu Tome, ^y ^ AiiJl* J^Ju^^* 
^jJlï jl a4J W (ffuieuzi patlamagha ve yuregui tchatlamagha 
az haldy) ses yeux manquèrent de pétiller et son coeur de 
crevasser. 

Le verbe ^Jli Cn^^^^^J écrire ajouté au gérondif ex* 
prime le même. En remployant on peut en même tems faire encore 
usage de la combinaison précédente. Ex. ^^ OJsji^^^ilf^ 
fj^j\* aJ^I (djundesi khavfden hèlâk ola yazdy) tous ensemble 
manquèrent de périr de crainte. ^^j^jL jj^l ^JJ^^ j\ AlCTbUy 
(bou felâkietle az kaldy eule yazdy) dans cette misère il ^en 
est fallu peu qu 'il ne mourût. 

De l'usage des adverbes. 

§. 126. 
Les adverbes qui dans la construction ordinaire, précèdent 
toujours le verbe, se combinent souvent avec celui-ci à la manière 
des composés. Si le mot, auquel il se rapporte, n^est point 



Grammaire ébt style lartare, 355 

exprimé, Tadverbe reste, dans ce cas, invariable. Ex. J^i aI^ 
\jS»jy C^jumle karchu yuridiler) tous vinrent à 8a ren^ 
contre. iS^J^ ^.^ (Ucheru guirdi) il entra. 

Si le mot, auquel Tadverbe se rapporte, est exprimé, 
celui-là prend conformément à sa si^ification, la terminaison du 
datif ou de Tablatif. Ex. -LjJJ^a^.1U 'O^yi (kapouden dachra 
guieldilerj ilê sortirent de ia porte, i^^jji» aIîI J^I (o/ 
àteche yakyn guiehibj s^ approchant de ce feu, jê^\ i>j>r\jjy 
ii jJl (nerduhânden achagha atdiler) il le Jetèrent à bas de 
tescalier. 

Si les adverbes sont regardés comme substantifs, ils ad« 
mettent les terminaisons de tous les cas. Ex. «^jl^! J^I-> ^^^^ 
(ttcheruye dàkkyl ùlnb) entrant dans Vintérieur. ^j\ à^^^\ 
(itcherude olanler) ceux ^ui se trouvent au dedans. 

Les adverbes en a^ O^^jc) > terminaison qui renferme le 
pronom affixe de la troisième personne (§. 53), peuvent être pré* 
cédés d^un génitif actuel ou retranché. Ex. ^^^^^J:.:^ ^^y/^ 
(heriflering ardindfe guider di) il marchait derrière les hommes. 
jLfj^yoA^^Ju^^jLê.>l (âdemiier ntezhebindje sorarsang) situ 
demandes à Végard de Ut race humaine. 

L^adverbe aL (bile) ensemble est traité comme ceux qui 

■M 

sont originairent des noms. Par conséquent il admet les affixes et 
la terminaisoi adverbiale è^ C^j^)- ^^ v-^^1 aL«»aL> (bUesme 
alttb) prenant avec soi. ^jJmj>\ aJ^ (biledje irichdij Uypar^ 
vint en même tems. On dit de même u^ (bilemdje) avec moi, 
a^^aL (Tnlesindje) avec lui etc. 

. «M 

Dans Tad verbe ^ (kani) oâ? on emploie ordinairement 
le cas de la demeure au lien du datif. «^^juTa JÛ5 (kande gui- 
dersin) où vas ^ tu? Le même est observé i Fégard de Tex- 



356 iÂvte troitiètne. 

pression tjjy C^aunde) ici, qui est originairement le pronom 
démonstratif y (bouj* Ex. ^jj JxL àjS^àj^y (baunde ffuiel- 
mengize bâ^ys nedur) quel est le motif que vous venez ici? 

De rmage des pos^sitieiis erigmains. 

Les postpositions originaires (S^-SS), à Texoeption de 
i3 j -et 0^9 se construisent avec le nominatif, toutes les fois 
qu^ils se joignent aux noms. Es. y^jjja àjj^\ P^f^ C^^^ ayagh 
uzre dourub) restant debout sur un pied. à^\ O^lifi^ (khal- 
vet itchre) dans la réclusion. aL» jUj^ ^J • v^lJ (tàb u tebi 
Aezâr birle) avec mtUe peines et tribulations. ç£^ JC>- ^à^ 
(pentche^i tchenâr guibi) comme la paume du platane. Les 
aflixes restent de même au cas primitif. Ex.^j^UaJu JJJuli jJl C^^^s^ 
^jj^l C âkybet^endichlikmouktezâsi uzre J selon Vexigeance de 
la précaution. 

Lorsque ces postpositions se joignent aux pronoms person- 
nels et démonstratifs , ainsi qu^aux interrogati£s ^ (kim) et Ai 
C^e), ceux-ci prennent ordinairement la terminaison du génitif. 
Ex. 0^ Çbenimichun) à cause de moi. ^ j\jy (bouning 
birle) au moyen de ceci. Xjlj^ Abu.*» x| (benim seningle^adâ" 
vetvm) V inimitié qu*il y a entre nous deux. Cependant après 
le pluriel en ^ O^^J ^^ conserve la construction -avec le nomi- 
natif. Ex. ^J^y (bounler guibi) comme ceux. Le même se 
fait dans quelques cas rares à Tégard des autres pronoms. 
Ex. JJL*! (sensyz) sans toi. 

L^aflixe de la troisième personne prend* quelquefois le !j 
caractéristique des cas obliques , à la manière des adverbes 
(S* ^3)9 loi^s^q^^il doit être suivi de la postposition J.*i C^yz). 



1 



Orawnmaire du itifh tartare. 357 

Ex. J-U-> Joj' cT** r'^y i/^ (êahar bir dem nefeg ourmaz <fe- 
miîMpz) le matin ne respire pas un moment sans son haleine. 

La postposition aL 1 (ile) étant placée entre deux sobstan- 
tifs répond très-souvent à la particule et Ex.^i3^AL1 juL>y 
(guioûsfend ile guiurk gutbi) comme le brebis et le loup. On 
en fait aussi usage pour distinguer deux objets Tun de Tautre. 
Ex, ^jj i^ jJULc^ èL\^^^ (êyhr ile simiyàning ferky nedur) 
quelle différence y a^t'il entre la sorcellerie et la magie na- 
turelle? 

i3^ (dekj et ^JC^ (deguin) exigent toujours le datif du 
nom. Ex. ij j^b (chàme dek) jusqtCau soir. ^^ it^ (soubhe 
deguin) jusqu'au matin. Le mot auquel ces postpositions se 
joignent, peut encore être précédé de Tune des conjonctions U (^tâ) 
et jW CfcAoAr J jtftf^tf^. Ex. ^jj^L^U (ta sabâha dek) 
jusqu^au matin. 

De rasage des postpontkms dérnrées iinrariaUes. 

$. 128. 

Parmi les postpositions qui représentent un substantif inva- 
riablement employé au datif ($-56),.l5o (yanga), a9^ (tarefe) 
et èLûi Cfa%le) se construisent avec Tablatif. Ex. l5^ i>ùyi 
i5JlL«) (kapouden yanga airyldy) il s^en alla vers la porte. 
i^jljl i>]^ dijit» 0->J3 àbt (chah kyzden tarefe niguierân olub) 
le roi Jetant ses regards vers la fille. J^ ^j^ i^ AJUâ» Jj^^U 
(sà'-irlerden fazle ne guieurdingii) qu'avez-vous vu par pré^ 
férence aux autres ? 

Les expressions aIi^ (yerine) et jj^ (mahalline) se 

m m 

construisent 9 comme les substantifs ordinaires, avec le génitif 
actuel ou retranché. Ex. è:^J>»^^yé»jjj\^^^ >^ . j^ 



358 iÀvre iroiêième, 

J^jjy Ijj fj^ 0^^ àem merkem yerine nich aururayz 9e 
naûch mahaUine nich revà guienrutêyz) taujaurê vous applp- 
futfs la lancette au Heu du baume, et crojfez permis de êub^ 
sHtuer Faiguillan à la tkériague. 

De Fnsage des postpontkms nktailifeiL 

%. 18». 

Les sobstantifis tartares qui tienoent lie« àt postpositioBS 
es* ^"^^ s^emploient , comme les noms communs , an rapport da 
génitif 9 avec les terminaisons de tous les cas qu^exige le sens, 
à Pexeeption cependant dn génitif qni est tont-à-fait inusité. 
Ex. kjSJi\ è^^ (Inr guUHe ùckmde) dans une nuit^ èS^\ ^ 
J^ ùjC (chehr iichme guirdUer) ils entrèrent dans la ville. 
^jû»1f.y^ ^^^^ JU»U (tâdjing uzerme kudjaûm Udi) il se 
précipita sur la couronne. «^Jl^ OJ^I ^ Ji^U» (ckâhinf 
takhti altinden tchykub) sortant par^dessous le trône du roi. 

Le cas primitif de ces postpositions est moins usité. Ex. 

J^JJj^ L>Ud ^^^^^^^ ^^"^ (S^àyg^y y^^ W^ yuksedjik 
tach uzeri dur) le Heu où il couche est le dessus d'une pierre 

fàn peu élevée, j X^ àj\ j[L^y^ j^^ ^jj^ (d&urdykleri bir 

kiâhistân arasi dur) le lieu sa lis se trouvent est le milieu 

de montagnes. 

Lorsque ces postpositions se rapportent a des pronoms 

personnels y ceux-ci peuvent être rendus par les possessifs ou 

par les affixes. Ex. «^^^^ All^^IJiil (aning ustine duckub) 

tombant sur lui. ^jJrL ^y (bizim yanùnisde) à notre côté. 

s^^!jjS%\ (eungvtùden guietchnb) puissant amprès de moi. 

4^0» Wjl Ai Aojj) (useHme ne lâsdm kU) quelle nécessité y 

avaU'il pour moi? JLXj] .J^ a^^jJj' (uzerlerine hw^aûm 



Grammaire du êiyle tartare. 359 

itdiler) ils se précipitèrent sur eux. j» X^^^^^hj\ (aroêi 
tchok guieichmedinj avant que beaucoup de tems fût passé 
pendant cela. 

Les prépositions pérsannes dérivées (U., §. 53) et celles 
qui sont composées de uoms arabes (II., $• 55) peavent être con- 
struites de même, les termes simples de ces derniers étant rendus 

par les cas tartares ou par la postposition aLI (f&9* K^-^ 
AjûlL* j^y Çbeni neV'^ym miyâninde) au milieu de ma race. 
là ^Ï^^^/L> r*^^ ^ bâlâme bakar) il regarde au dessous de 
moi et au dessus de mol iS Si\j^\ h^Jio j\^ (mâr tarefineou^ 
satdy) il f étendit vers le serpent. «-/ Jjl a jJ^ ju^jj^ Al* (bizè 
ghadr sadedinde olub) étant sur le point d'agir à mon égard 
avec perfidie. O ^J^J^ tj O^wn tarefimùkden) de notre part. 
f^ff ^*.^ .AaU^iJJU^ (vekiâleti moutlakèm hasbile) en vertu de 
notre plein^ouvoir absolu. 

Les expressions de cette dernière sorte sont quelquefois 
exactement employées comme dans le style persan. Ex. j^/cjJ 
j j JLi "aUU^I TrJ^ (ta^biri kkâridji yhâte^i bêcher dur) son 
explication est au dessus de la conception humaine. ^^^^ 
t JT^ J.l k^^ Aij J J.l J^ C^er sebili ta'djil ol dirèkkte 
muteveddjih olub guielur) il vient s'^approcher de cet arbre 
par voie de festination. 

Mais plus souvent, lorsqu^on fkit usage du rapport du 
génitif persan , on ajoute les désinences tartares à la fin de la 
combinaison. Ex. aJu^^UI (esnà'i kielàmdej pendant le 
discours. ajlîLL c>L« (miyàni beyâbânde) au milieu du désert. 

Quelquefois on trouve les mots qui représentent les post* 
positions substantives , employés isolément . et dépourvus des 
aflixes. Dans ce cas, leur particularité grammaticale se perd 



360 Livre troiêième. 

toat-à-fait, bieB qae, dans la traduction, on les paisse rendre 
par des prépositions. Ex. ^jJU>iS^I ^^^}SLj l>/Iî/^ (guwû' 
nàguioûn pichkiechleri eunge saldy) il mU devant les yeux des 
dons divers. *Jii l ^j,J^ 3U> 1 Jd* U (mâbeining yslâhyni 
ridjà eilesunj guHl demande la reconcUiaiian entre les partis. 

De l'usage des postposttieiis adrotiales. 

S* 130. 
Parmi les postpositions qid sont proprement des adverbes 
(S* ^^)9 ^^^ V^ expriment rapproche, Topposition on le sens 
transitif d^nne action, se construisent avec le datif du mot pré<^ 
cèdent. Ceux qui indiquent la cause, Texcès, la précédence, la 
succession, la privation et Texception, en demandent Pablatit 
Parmi les expressions tartares citées antérieurement, ij^^ 
(doghri) et tj^ (guieure) appartiennent à la première classe, 
les autres à la dernière. Ex. «^ jJ^l Ofj^ <A/^j^ Al«*AiU^ (Tchà-- 
nesine doghri revân oldy) il alla vers son habiiaiion. ^l^iju 
àj^ii\^^C3^ (mouktezà^i vakt u hâle guieure J selon Fexi- 
geance du tems et du lieu. Jï^^l 'oX^\y J^yy (^^^ kouch 
youvasinden euturij à cause d'un nid if oiseau. i^^SàL» >»l»^ 
j^ (bir katch senelerden beruj depuis plusieurs années. > 
tjXèàJj]^ »^^\j^j^yi A9^ (bir tarefe firârden euzguie fikr 
idemedi) il ne put penser qu^à fuir vers (autre cdté.^S^j^j^ 

m 

(chitndidenguieru) dorénavant. 

Parmi les expression étrangères citées antérieurement 
($. 48), L Ciinâ-enJ, JU (dà-ir), ^Sjjy^ C»<*-roûri), 
w-i (karib), o3fe (moukhàKO, J.li. (moukàbU) et J^ 
(nisbet) se construisent avec le datif, les autres avec Fablatif. 
Ex. aUjI Pji J* JuJj Jjp àj^l -Ui A;^Oji!> "^s/^ (harekieti 



Grammaire du ityle tartare, 36 1 

tnezboûresine bmâ^en bizzaroûre 'azl u tehdili lâzim olma^ 
ghyle) sa déposition étant absolument nécessaire en consé^ 
çuence de son susdit procédé, j^jy^sl^^ a*jJlj ^jj^ J^^Ul 
(anga nisbet doûzakh guienduye djennet guieurinurj en cont" 
paraison de cela F enfers lui parait le paradis, i^^/j ijùj^ 
jjj^jil i>ùùj^^ (haddden biroùn ve ^adedden efzoûn dyr) il 
est sans limites et sans nombre, mji] i^jSy (bounden akdem) 
avant ce tems. ^^j\^ »JjuOJ^1 (anden moukaddem varub) 
en y allant avant lui. 

Les postpositions de cette classe qai sont originairement des 
adjectifs, se construisent encore, dans la qualité de ces derniers, 
avec les Substantifs. Ex.j^\^^^\j iijù ^^..a^C^uhassel zevke 
dâ-ir bir ma'nâ dyr) enfin c'est une chose relative à tamuse" 
ment. Qaelquefois ils admettent aassi les affixes. Ex. ^jJLj «JU 
^ JlL) m\5^ ^y^^ (nâz u niyâzden ghairisin hykiâyet eiledij 
il raconta tout à t exception des flatteries et des prières. 

Les participes adverbiaux qui tiennent lieu de postposi- 
tions, se construisent selon le sens du verbe. Le nominatif du 
substantif y peut être précédé de la particule iJ (ta) jusque, 
qui d^ailleurs a relation avec ce participe (§. 132}. Ex. Jô. 
^^t ^^ (vakti soubh olyndje) jusqu'à la matinée. .UliblJ 
A^ J .b» (ta henguiâmi châm olyndje) jusqu'à la soirée. AiL ^ 
Jjji>.lï àt^ (divâne guielindje katchdiler) ils fuyèrent jus» 
q%iau divan. Les autres expressions en t^ ne diffèrent point des 
adverbes (§. 126). Ex. t^^y^ Jyl^ l>U/ (f^^^àni humâyoûn 
moûdjibndje) selon tordre impérial. 

Les composés avec aL) se construisent comme les mots 
ordinaires. Ex. aLwi ^jUp JC^ (senung 'ynâding sebebile) 
à cause de ton opiniâtreté. 

46 



302 tdvre troiêième. 

De la oombinaiMn des postpositieiu avec les verbes. 

$. 131. 

Plnsîears postpositioDS originaires et adverbiales se com- 
binent avec Tinfinitif on avec le participe du prétérit, ces derniers 
prenant les mêmes terminaisons de cas que les autres mots. Les 
pins usitées sont tjjj\ (uzre) ^ aS^ Oftrle) , ^ (guibi) , *U» 
(bina- en), LU (sâniyâ), jj^ (ghairi), \j^U C^â-'adâ) 
ei^\i (nâchi), y comprises celles qui se trouvent dans les 
traités des susdites formes verbales (§. 118, et 112). 

aLi (birle) et ^ Cff^^O y 4^^ ^^ ^^^^ ^^^ combbaisons 
intimes qu^avec le participe du prétérit , en acquièrent des signi* 
fications nouvelles, le premiei^ celle de aussitôt que, Tautre 
celle de lorsque. Ex. aS^ JS-^ (guieldugui birle) aussUôi 

qu'il arriva, ^ ^-^Jy J}^ j^ ^^ C^hâh bou hâli guieurdigui 

• •• 

guibi) lorsque le roi vit cet état des choses. 

Les autres expressions ne s'éloignent pas de leur signi- 
fication primitive. Ex. Crw^' c>^/^ O-Jj^ C^ àjy\^ ^^ (seferi 
humâyoûne guielmek uzre fermân olounmaghyn) un ordre 
ayant été donné à V égard de t arrivée à la guerre impériale. 
^jJ^Ljlp AiA-i^^ OJL?' ^j^Si^\jyX*(me-moûroldykleriu%re 
buroûseye 'âzim oldyler) ils se mirent en chemin vers Brousse, 
ainsi qu'il leur fut ordonné. ^\i O-XÛ^l ^j^y^m^ (mesmou'leri 
obnakden nâchi) parcequils avaient entendu, jj/ojj ^ ij\j 
^^^\ jjSs^^\l C>jûiijAjl>I«* (re-iu tedbiri mu'teber obna" 
dyghynden nâchi mutekieddir olub) étant indigné parceque son 
conseil n'eut pas été regardé. 

Le verbe auxiliaire j)lc^1 (itmek) y est souvent retranché 
comme ailleurs (§. 121). Ex. ^li i^jû^l^^ jy, Jl^AiJi;^ 



Grammaire du style tariare, 3^3 

fmulâkâtine kiemàli chei^k ugharâminden nâchi) puisqu'il avait 
un désir extrême de le rencontrer. Le mot a1^ (birle) acquiert 
alors la signification de i\j\ Ole) lyouté à F infinitif (§. 45}. 

Ex. a1^ JU«jIi# AlJu ^\^ \^ s/^ (^^^ **^* hevâ^i nef sine 
mutâba^^at birle) chacun se livrant à ses passions. 

Les expressions ^j (dek) et r/Cù C^eguin) se joignent 

M 

encore au participe adverbial indéterminé (§. 44} , qui , pour cet 
usage seul 9 admet alors le datif. Ex. ^^ ^j^^\ j^ (djentk olyn- 
djeye dek) jusqu'à ce qu'Us se soient assemblés. «^L JJj) 
C^ù d^i^j\^ AiA»U« (otouz sâ^'ai mesâfeye varindjeye deguin) 
jusqu'à la distance de trente heures. 

Dans quelques cas rares, on ajoute encore une postposi-^ 

tion au participe du présent négatif. Ex. J»! cX:>jcil jïj^ O*^*^^ 

itmezden evvel) avant qu'il ne s'envole. L^ expression «^ (Tferu) 

se joint quelquefois au participe consécutif dérivé (§. 42). Ex. 

j^ i>j!ii^\ J^^U« (mou^'àrazat olalden beru) dès le tems que 

j'en eus un rencontre. 

De la cmBtniction des coqjonctions avec les verbes. 

§. 132. 

La plupart des conjonctious nWrent rien de particulier dans 
leur construction. En général , les diverses formes verbales s^em- 
ploient selon les règles exposées plus haut, îndépendemment des 
particules qui les précèdent. On ne trouve des exceptions ou des 
modifications qu^à Tégard des expressions suivantes: 

^\ (eguier) si et les conjonctions composées avec des 
pronoms interrogatifs devenus relatifs, exigent ordinairement les 
tems conditionnels du verbe. Ex. a^J:, \ J^ \ ^>l 5l (eguier 
belâghat yzhâr Itse) s'il montre de f éloquence, fi^jji ^^ 



364 Livre troisiènu. 

•Ju»aIj1 jJi A^^jlf) (her ne kader rnevU eiledvmse kâdir otama" 
dym) quelle résistance que je fis , je n!y pus pas réussir. 
Les exceptions en sont rares. Ex. Lj ,>iaJ1 1p tA^^^ y S^ 
(eguier bou kaz^eyi^ylm''ul^yakyn bilem) si je savais cette 
chose avec certitude, ^jjû f j^ aJ ^ (her ne kader kim 
bakdyler) à quel point qu^ils regardèrent. Lorsqu^on exprime 
le passé , il peut être suivi de Timparfait dn subjonctif. Ex. il 

^•î>ê^ ^y.Ji'^s/ù^^ *JoJj' ^^jt J^^ ^ é^ ^i^ f ^' 

iJ^Jijy ^ (eguier islam ^askieri soulh u salâhy bozub uzeri- 
mize duchmen guibi guielmeyeidiler bisim tarefimizden soulh 
bozoulmazdy) si t armée musulmane fCeût pas violé la paix en 
marchant contre nous en ennemi, de notre part la paix n^au" 
rait pas été rompue. 

^UU (mâdâmki) tandis ^ti^peut être construit avec le 

« 

participe du prétérit en ^^ (tche) , avec celui en àd. (indje) 
ou avec le subjonctif. Ex. ^jJ^^aII^jj^ ^1.>U (mâdâmki 
dervich ele guielmediktchej tandis que le derviche ne nous 
tombe entre les mains, à^f^j/^à^ aJ J i^li ^bU (mâdâmki 



katyr loûleye nidje guirer dimeyindje) tandis qu^il ne dit point 
comment le mulet entre dans le tuyeau. !j^i^j\ m \^ àoM ^bU 
à\^ jyA^ (mâdâmki kal^'e djevânibi erba^'aden mahsoûr 
olmaya) tandis que la forteresse n*est pas assiégée de quatre 
côtés. 

\j (ta) lorsqu^U sipA&e jusque, peut être suivi du parti- 
cipe en èJi (indje). Ex. ic^_^ sZÀÀ i>J^\ U (ta anden nedjât 
boulyndje) jusqu'à ce qu'ils en fussent sauvés. 

ili^\ (aslâ) du tout, jamais exige la forme négative du 
verbe. Ex. s^AAjj\3 è<»\_^^li^\ (aslâ djevâbe kâdir olmayub) 
ne pouvant répondre du tout. 



Grammaire du style iartare, 305 

La particule persanne àj (ne) ne pas se construit avec le 

verbe positif. Ex. aLUJ J)^\ ^^j^y J^\ aLUJ J^^J^ ^ 

ji^^l^jull^ (ne guirdichi âsumânle inhylâl boulur, ve ne 

ykhtilâfi zemânle zevâl^ezîr oiur) il ne se dissout pas avec 

la révolution du ciel, ni cesse -t^il avec la mutation du tems. 

De rmage particulier de qnelqiies eoidenctielUL 

$. 133. 

L^expression persanne ^^ (meguier) mais s'emploie sou- 
vent d^une manière pléonastique au commencement d^une phrase. 
Ex. 4^I^L Lj Js>^ ^ AjLJliJiC jUbjl» il Cmeguiet pâdi- 
châhing takhti yaninde bir havzy zibâ var idi) auprès du trône 
du souverain il y eut un vivier jolL 

La combinaison ^^^ O^^ dakky) signifie encore une 
fois. Ex. ^jjû j*o^ C^ir dàkhy bakdy) il y regarda encore 
une fois. Avec le verbe négatif elle peut être rendue par plus. 
Ex. J? I J^ S^^sj^ (^^^ dakhy meil itmez) il n'a plus de Fin' 
clination, 

j CveJ et redonde souvent devant quelques autres parti- 
cules, lorsque celles - ci se répètent dans la même phrase. Telles 
sont principalement l» fy^J ou, ^ C^^J ^^ P^^f Jp>.li (yâkhdd) 

m m 

OU bien, ^\ (et) ô. Et. J, ^>>-l» ^ ^y*»JJ^^^^ ^ &jS\^y (bou 
4jihânde yâ anler doursun ve yâkhâd bizj dans ce monde 
qu'il existe ou eux ou nous. OJp f^ iS^ j ^^^ J-J^ fS^ ij) 
^Ll C^i hakîmi hykmet^chinâs ve ei ''alhnVyzzet-esâs) 6 philo- 
sophe qui comprend la nature, â savant dont la base est la gloire. 
La particule ^ C^O ^^^ toujours attachée à la fin des 
mots , et par conséquent elle ne peut jamais commencer une 
phrase. Ex. c^ yllS i^JuiblT)! JdjuJLl (iltchide karârguiàhinden 



360 Livre troisième, 

kalkub) r ambassadeur aussi se levant du lieu de son séjour. 
ijy.^%^ A^l> ajSJI (aningde bachine bir belâ guielmesun) 
qu^un malheur ne survienne à sa tête aussi, Lors^^elle se 
répète deux fois, elle répond à Texpression tant..,. que. Ex. 
jù ryj^:^ djuLê AJul^ Cy^^^ ^^ fy ''* ^ mustahsin dyr) sa 
science et sa pratique sont également louables. 

Cette particule , ainsi que ^j (dakhy) et aL» C^ileJ, 
peut être rendue par bien que, lorsqu'elle se joint à un tems 
conditionnel. Ex. ,jy)^^\ aLS ^i^ jjj\yi^,^ à^S (kiminemuyesser 
olursa de kimine olmazdy) bien qu*U devint possible à quelques^ 
uns deux, à d* autres il ne devenait pas, Ajîli aJlc^ j» OJU^l 
ipl (idjdzet virsem de, fâ-'ide itmezj quand même je le per" 
mettrais, il ne servirait à rien. 

Les particules ^ju») (hndi) donc ei j^ C^urJ cependant 
ne peuvent non plus commencer la phrase. Ex. ^ jul aL^ (seu^- 
lie imdi) parle donc, c5J>j(y J[^^3 j.> à^\^ (khôdje dur 
katyri guieurdi) le ho^ja cependant vit le mulet. 

n en est de même quant à T expression a^) (^isej cepen» 
dant, qui est originairement le conditionnel irrégulier du verbe 

substantif. Ex.^^v^yl, Uy O^^/^j' O'w^j' à^\^^j^ (dervich 
ise oghrin oghrin bounga bakub guiuler) cependant le derviche 
le regardant furtivement souriait, La phrase qui contient cette 
expression, peut néanmoins commencer par une antre conjonction 
d'un sens analogue. Ex. Ai^ Jî^^ -C^'^^^ c5^ A.^1 jlTy ,>^=»J 
ÙA^\ oîIUl Oàkin bon kiâr ise ryzâ-i hazreti khâlyky bîtchoûne 
moukhâlif olmaghyle) mais cette chose étant contraire à la 
volonté du Dieu étemel. Elle peut aussi être employée dans les 
phrases comparatives , immédiatement après Tablatif de Tinfinitif. 
Ex. jjL:i^^3bl JU JJLisi- JjliJlc^ A^l J (bednâm 



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Grammaire du ityle tartàrê» 367 

ohnakden ise chimdiden hak^kati hâfi y'iâm khôchdur) il vaut 
mieux déclarer la vérité aussitôt que devenir diffamé, 

La particule interrogative ^ C^i) s^ attaché à la fin da 
mot , qui est le principal'sajet de la question. Ex. jj^jia» Kjy y 
(bir birine nat^r mi dur) est-ce qu'ails ressemblent Fun à 

Fautre? j^jj^ J^\t^ cS'-^r* f^' J f^' A.>SiUj> Ji» j C^iki 
demâghyngde yt-'âm u in-^âm sevdâ^i khâmin mi pichurur' 
sin) est" ce que tu cuis dans la marmite de ton cerveau la 
passion crue du régal? ^^j^ ^ ^y aJliLj j\i»jy^\ (okou" 
dyghyng kitâbde beuile mi guieurding) est-ce que tu Tas 
trouvé ainsi dans le livre que tu Ks? j^yj i^^\y 'O^ ^^y, 
^ (bir aktche butun bir âdeme virilur mi) dontie^t'On un 
aspre à un homme entier? 

La particule ) J (nola), ainsi que les interrogatifs com- 
posés avec M O^i) servent comme explétifs, et s^ emploient prin- 
cipalement chez les poètes. Ils se joignent ordinairement aux tems 
coiiAtionnels , et la phrase entière y peut être regardée comme 
affrtnative. Ex. "iy JLjI ^A-iô J5y ajû-* C^ende guieunglum 
kii'besin yapsang nola) tu bâtis la caaba de mon affection. ^^ 
ICaIÏ AJi^ J^-> A.^1 jX Cadjebmibengzer ise dechtighamde 
He banga) la- tulipe au champ du souci est semblable â moi. 

Des aaemaUes'de la eonstnictioii des phrases. 

$. 184- 

Pour exprimer l'opinion, Fintention, le désir, le comman- 
dement, ou la crainte, on se sert souvent de Texpression yj 
(diyu, deyi) contraction de ^^y^ (diyub) disant, précédée 
d^une phrase dans laquelle on fait parler le sujet. Ex. 'Oy**sji 
tJ^S AitilyJ (kourousun diyu âfitâbe kody) elle f exposa 



368 Livre troitième, — Grammaire du style tartare. 

au soleil pour le sécher, ^^•^jiy yùj^Lj] (eksUur diyu kor^ 
icardy) il craignait quHl ne s^amoindrît. Cette expression se 
joint quelquefois aux noms, le verbe substantif étant omis. Ex, Sj^ 
^^jjj^jl^j ^^ y^ (chekier diyu ^edigui zehr olurdij ce 
i/u^U mangeait et qu 'il croyait du sucre devenait poison. 

Avec les mots , qui eux-mêmes expriment les susdites opé- 
rations de Tame, le verbe y j (diyu) peut être omis» Ex. ^^U^ 
^-Xitd pj^jy *^^^^ ("ArAa/âir oïub kourtoulurum sandy) il se 
crut. sauvé. àLx^\mjM^^M (alub guiderim umidile) dans 
f espérance de pouvQir (emporter. 

Dans la construction ordinaire, les expressions adverbiales 
et les mots susceptibles des terminaisons des cas précédent tou- 
jours le verbe ^ et par conséquent celui-ci est le dernier mot de 
la phrase. Les exceptions en sont rares en prose et dans le style 
cultivé. Ex. J^ ^ AjJ Jci j.> 6JÛ^ AiL!UC>U* ^Jûi^ ^^^-^^^ a\^.>^ 
AJûJ^^j^ Jj,> aJÛ-#aJj<* (pâdichâh re'^yitet beininde djân ne^ 
sâbesinde dyr bedende, ve dit menziiesinde dyr deroûm^i 
tende) le roi au milieu fies sujets est du remg de Famé dms 
la substance, et de la dignité du coeur au dedans du cons. 
aJ^.! \ùfy (iiz guielelim iltchiye) revenons à t ambassades • 

Mais cette construction anomale est très-fréquente en p(i- 
sie, où Ton observe aussi toutes les autres sortes de transp^ 
sitions , nomméhient celle que le génitif est précédé de son com* 
plément. Ex. Aft;^^ j a^±-^ ^ 'o\s>. a^IL . ap ^ à<^^ -^jy^ aIj 
-^i/**** i^^ L^^^JJ^ C^olayuzung guieurieÇek guitse'adem muU 
kine djân, soubhedek guieutchme durur ^âdeti ehliseferung) qu'à 
V aspect de ton visage tame parte au royaume de la non^existence. 
C'est r usage des voyageurs de cheminer jusqu'au matin. 




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