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Full text of "Histoire de France depuis les Gaulois jusqu'à la mort de Louis XVI"

n 



^' 



HISTOIRE 

DE FRANCE 



DE L'IMPRIMERIE DE P. DIDOT L'AINÉ, 

CHSVALIIR DE LORDRE ROYAL DE SAINT-MICHEL, 

IMPRIMEUR DU ROI. 



HISTOIRE 

DE FRANCE 

DEPUIS LES GAULOIS 

JUSQU'A LA MORT DE LOUIS XVI 
Par ANQUETIL 

DE l'institut et DE LA LEGION d'hONNEUR. 



NOUVELLE EDITION 

REVUE ET CORRIGÉE. 







TOME DIXIEME. 

A PARIS 

CHEZ JANET ET GOTELLE, LIBRAIRES, 

RUE NEUVE-DES-PETITS-CHAMPS , N® I7. 

M. DCCCXVIL 



1. 10 




..é.-y 



TABLES SYNCHRONIQUES 

DE 

L'HISTOIRE DE FRANCE, 

OU 

CHRONOLOGIE 

DES PRINCES ET ÉTATS CONTEMPORAINS 

sous LES DIVERSES PÉRIODES DE LA MONARCHIE FRANÇOISE, 
POUR SERVIR DE SUITE 

A L'HISTOIRE DE FRANCE DE M. ANQUETIL 

ET DE SUPPLÉMENT A TOUTES LES AUTRES. 

Par m. de V**. 



^.V^/V^.^'W*'»»''»'^*'*'»' »/*«.'«^«/». «.■*<■•- V'».'».-V-«.-».%.-»/* «.'^.^ >.'&'«,%'«,■% x.-«.-V'« 



AVERTISSEMENT. 



A l'exemple du président Hénault, mais d'une manière plus 
étendue, il avoit été composé, pour la seconde édition de 
l'Histoire de France de M. Anquetil, une suite de tables chro- 
nologiques des princes et états contemporains, lesquelles 
dévoient s'adapter aux différents volumes de cette histoire > 
et que des circonstances particulières ne permirent pas d'y 
joindre. Ce qui ne put être réalisé à cette époque, le nouvel 
éditeur de l'Histoire de France s'est proposé de l'effectuer 
aujourd'hui. 

Mais le format de l'in-S® , en comprenant plus de matière 
sous une même épaisseur, ayant rompu une division métho- 
dique adoptée à dessein dans la coupe des volumes, comme 
un moyen de soulager l'intelligence et de favoriser l'instruc- 
tion, il a fallu, pour la conserver dans les tables, renoncer à 
les attacher partiellement aux divers tomes de l'ouvrage, et 
les réunir au contraire eu un seul. 

A ce changement, peut-être ont-elles plus acquis que perdu. 
Dans leur réunion en effet, moyennant la conservation de 
l'ordre analytique particulier à notre histoire, et le rappro- 
chement de sa chronologie avec celle des états contempo- 
rains, elles offrent à-la-fois, et un résumé spécial et com- 
mode qui peut servir de supplément à toutes les histoires de 
France, et un tableau précis et presque synoptique de l'histoire 
universelle, et enfin, ce qu'elles sont réellement, un véritable 
extrait de l'Art de vérifier les dates , mais qui embrasse les 
temps anciens, aussi bien que les temps modernes. 

En effet, à l'occasion de la première période, qui reufenrie 



8 AVEnTISSEMENT. 

dans son étendue tous les temps certains de l'histoire an- 
cienne , et qile Ton ne pouvoit traiter, pour cette raison, à 
l'instar des autres, on a essayé d'établir sur des considérations 
sommaires, mais solides et positives, les grandes et incon- 
testables bases de la chronologie ancienne , ainsi que la cor- 
respondance des ères les plus importantes de l'antiquité, avec 
celle dont on fait usage aujourd'hui. De là des notes, où l'on 
a fixé les époques principales , près desquelles viennent se 
ranger d'elles-mêmes les époques secondaires qui en dépen- 
dent ; et des tableaux , pour remonter de l'ère vulgaire dans 
les temps anciens , analogues à ceux de l'Art de vérifier les 
dates, pour redescendre dans les temps modernes. 

Dans cet essai d'ailleurs, on ne s'est point assujetti à cette 
précision scrupuleuse qui est du ressort exclusif de l'astro- 
nomie. Une prétention plus modeste, celle d'offrir simple- 
ment une introduction à la critique des faits chronologiques 
de l'antiquité , est le but qu'on s'y est proposé ; et on croira 
l'avoir atteint , si effectivement on est parvenu à donner des 
notions suffisantes , soit pour vérifier par approximation les 
grandes époques de l'histoire ancienne , soit pour préparer 
les voies à des solutions plus exactes , en posant à-peu-près 
les limites où elles se trouvent renfermées , soit même enfin 
quelquefois, en indiquant seulement le nœud d'une difficulté, 
sans la résoudre ; mais en exposant alors les circonstances 
particulières qui rendent certaines solutions chronologiques 
possibles ou impossibles, et très souvent arbitraires. 



TABLES SYNCHRONIQUES 



DE 



L'HISTOIRE DE FRANCE, 



ENSEMBLE DE L'OUVRAGE ET SA DIVISION. 



r« PÉRIODE. — De i 58o avant J. C. a 420 de J. C. 
Gaulois. 
Temps incertains. — Émigrations, et conquête de Jules-Ce'sar. — 
Incursions des Francs dans la Gaule. — Etablissement dans le 
pays. 

ne PÉRIODE. ^ De 420 a 752. 
Rois de France de la première race, dite des Mérovingiens , 2 1 rois. 
Rois païens. — Clovis. — Les fils de Clovis. — Les fils, petits -fils 

et arrière-petits-fils de Clotaire I, fils de Clovis. — Les rois 

faine'ants. 

IIP PÉRIODE. — De 762 A 987. 

Rois de France de la seconde race, dite des Carlovingiens, i5 rois. 

Splendeur des Carlovingiens sous les quatre premiers rois. — Dé- 
cadence sous Louis-le-Bègue,ses trois fils et les quatre compé- 
titeurs du dernier. — Chute des Carlovingiens. 

IV« PÉRIODE. —De 987 A i328. 

Rois de France de la troisième race , dite des Capétiens : Capétiens 

directs, i5 rois. 
Avant les croisades, 3. — Pendant les croisades, 6. ^- Après les 
croisades, 6. 

V« PÉRIODE. —De 1828 a 1498. 
Suite des rois de France de la troisième race : branche des Falois 
|K directs, 7 rois. 

Philippe VI, Jean II, Charles V, Charles VI, Charles VU, Louis XI 
et Charles VIII. 



fO ENSEMBLE DE LOUVRAGE ET SA DIVISION. 

VI« PÉUIODE. — Dr: 1498 A iSSg. 

Suite des rois de France de la troisième race: branche des Trahis 

collatéraux , 6 rois, 

Louis Xlf. — François I, Henri II, François II, Charles IX, 
Henri IIÏ. 

VI1« PÉRIODE. —De 1589 a i643. 

Suite des rois de France delà troisième race: branche des Bourbons. 

Henri IV; Louis XTIL 

VIIF PÉRIODE.— De 1643 A 1715. 

Suite des rois de France de la troisième race : suite des Bourbons. 
Louis XIV. 

IX^ PÉR[ODE. — De lyiS a 1817. 

Suite des rois de France de la troisième race : suite des Bourbons. 

Louis XV, Louis XVI, Louis XVII, Louis XVIIL 



PREMIERE PERIODE. 

De l'an i58o avant J. C. a l'an 4^0 de J. C. 
GAULOIS. 



SECTION I. — De i58o a 600 avant J. C. 

Temps incertains de l'histoire des Gaules. 

SECTION II. — De 600 a 5o avant J. C. 

Depuis les premières émigrations celtiques certaines, jusqu'à la conquête da 
pays par Jules-Cësar. 

SECTION III. — De l'an 5o avant J. C. a l'an 260 de J. C. 

Depuis la conquête des Gaules par Jules -César, jusqu'aux premières incur- 
sions qu'y tentèrent les Francs. 

SECTION IV. -~ De 260 a 420 de J. C. 

Depuis les premières incursions des Francs dans la Gaule, jusqu'à l'établis- 
sement qu'ils y formèrent sou-* Pharamond, leur premier roi. 



I a Tables synchroniques de r Histoire de France, 

GAULE. ROME. 

GAULOIS. 

SECTION I. — De i58o à 600 avant J. C. 
Temps incertains de l'histoire des Gaules. 



î58o. Ogniius ou l'Hercule Gau- 
lois, au temps même où l'Egyptien 
Cëcrops fondoit Athènes, et un siècle 
avant la sortie des Hébreux hors de 
l'Egypte , conduit et fonde des colo- 
nies celtiques ou gauloises en Espa- 
gne et en Italie. D. Martin Bouquet, 
Mist. des Gaules. 



l'c PÉR. De i58o av. /. C. à !\io de J. C. — Gaulois. Sect, i. i5 
GRÈCE. ORIENT. 

GAULOIS. 

SECTION I. — De i58o à 600 avant J. C. 

Temps incertains de l'histoire des Gaules. 



t582. Fondation du royaume d'A- 
thènes par l'Egyptien Cécrops, i3i8 
ans avant la rédaction des Marbres de 
Paras., sous l'archonte Diognète. Mar. 
deParos., Epoq. i. (Voy. note I.) 



î25o. Expédition des Argonautes 
dans le Pont-Euxin , un demi-siècle 
environ avant la guerre de Troie. 
HÉRODOT. 1. I , c. 53. Les principaux 
étoient Jason, Orphée, Hercule, Pe- 
lée père d'Achille, Laërte père d'U- 
lysse. Voj. Labciier , Canon d'Héro- 
dote; et, pour l'existence d'Hercule 
vers ce temps , les Marbr. de Paros^ 
Ep. 19. — Le centaure Chiron, qui 
avoit été instituteur de Jason et 
d'Hercule, et qui le fut depuis d'A- 
chille, leur donna des conseils pour 
leur navigation et un calendrier. — 
Il avoit fixé, dit-on , dans le zodiaque 
la 'situation de l'équinoxe de prin- 
temps. — Au retour du voyage, Her- 
cule en rassemble les héros dans les 
plaines de l'Elide, et y institue les jeux 
olympiques» (Voy. iiot, HI. ) 



1491. Sortie des Hébreux hors dft 
l'Egypte, sous la conduite de Moïse, 
arrière-petit-fils de Lévi, lequel l'é- 
toit d'Abraham. Paralip. 1 , 34 ; II, 1 ; 
VI, 1 , 2, 3 (a). — 4^o ^"^ après la 
vocation de ce dernier, à l'âge de 7$ 
ans. Gen. XII, 4; Exod. XII, 4»; 
Galat. III, 17 (b). — La 480** année 
avant la fondation du temple de Sa- 
lomon. 3. Rois, VI, i (t). — Au temps 
de la pleine lune et à l'époque du 
printemps, d'où Moïse choisit le mois 
de cette lune pour être désormais le 
premier mois de l'année. Exod. XII, 
2, i^'.Deut. XVI, I {d). (Voy.not. H.) 



i4 Tables synclironùjucs de niistorre de France. 

GAULE. ROME. 



â 

882, 8G9. Fondation de Carlliafjtf^ Tl 
la rivale future de Rome, par Elise 
ou Didon, la 7* année de Pygmalion, 
roi de Tyr, son frère. — 129 an3 
avant la fondation de Rome, suivant 
le Poljkistor de Solin, historien du 
n* siècle de l'ère chrétienne. — i4^ 
ans après la fondation du temple , 
d'après la supputation de Josephe 
sur la liste des rois de Tyr par MÉr- 
KANDRE. L. ï , contre Jppion , ch. 5» 
(Voy. net. VI.) 



ire PÉR, "De i58o av. J. C, à 4'20 de J. C, — Gaulois. Sect. i. i5 



GRECE. 

ii84« Prise de Troie par les Grecs. 

Marbr. de Paros^ Ep. 25 ; Canon de Lar- 
CHEK sur Hérodote ; Chron. ^'Eusebe. 

— 4^ à 5o ans après la mort ou l'a- 
pothéose d'Hercule. Vell. Paterc, 
I. I , c. 2 ; Apollodore, cité par Clé- 
ment d' Alexandrie , Stromat. liv. i , 
p. 382. — 8o ans avant le retour do 
ses descendants dans le Péloponèse, 
où ils fondèrent plusieurs royaumes, 
€t entre autres celui de Sparte, où 
régnèrent à-la-fois deux races roya- 
les, dites des ProcUdes ou Eurjpon- 
tides^ et des Eurysthénides ow. A gides. 

— i4o avant la colonie ionienne d'A- 
sie, et 299 avant la régence de Ly- 
curgue à Sparte. Eratosthene, cité 
par Clément d' Alexandrie^ Stromat. 1. 1 . 
p. 402. (Voy. not. IV.) 

1077. Colonies ioniennes ou athé- 
niennes établies dans l'Asie mineure 
àMilet, Ephèse,Clazomène, Priène, 
Samos, Chio, etc., i3 ans après la 
mort de Codrus, dernier roi d'Athè- 
nes, par Nélée, son second fils, frère 
de Médon , qui fut le premier des 
archontes perpétuels. Marbr. de Pa- 
rosy Ep. 28; Eratosthene, cité par 
Clément d' Alexandrie ., Strom. liv. I , 
p. 402. (Voy. not. IV.) 



ORIENT. 



1012. Fondation du temple par 
Salomon, la 4* année du règne de ce 
prince. 2. Paralip. III, 2. — r La 4o7% 
suivant la supputation d'Ussérius , 
avant la captivité de Babylone , qui 
est la 6()5^ avant notre ère. (V. not. V.) 

975. Mort de Salomon après ^o 
ans de règne, et schisme des dix 
tribus, ou commencement des royau- 
mes distincts d'Israël et de Juda , la 
38^ année du temple. 3. /îom, XI, 4^; 
XU, 20. 



884- 1'* olympiade dite ^Iphitus^ 
27 olympiades avant la i*"® dite de 
Corebus., ou rétablissement des jeux 
olympiques d'Hercule par Lycurgue, 
le législateur de Sparte , Iphitus 
d'Elée, et Cléosthènes de Pise. Phlé- 
gon; Chron, ^'EusEBEj Canon de h^^R- 
CHER sur HérQdotc, 



J 



884- Athalie, usurpatrice du trôn« 
de Juda, au même temps que Jéha 
s'emparoit de celui d'Israël, aprè» 
avoir fait périr les rois Ochosias et- 
Joram qui les occupoient. 4« ■^OW/ 
IX, 24, 27; XI, I. 

Ce synchronisme remarquable, qui 
sert à circonscrire les erreurs qui se 
sont glissées dans la chronologie de» 
rois de Juda et d'Israël, est de la 
1 29® année du temple , selon Uïsé- 

^U8^ 



i6 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

GAULE. ROME, 



753,752. Fondation de Rome par 
Homulus , 16* descendant d'Enée 
(selon Tite-Live et Denys d'Halicar- 
nasse), la 4^ année^ de la 6* olym- 
piade, suivant Varron, et la i*"® de 
la 7®, suivant les Fastes consulaires ; 
dates qui lient la chronologie ro- 
maine à la chronologie grecque. — 
Romulus règne 87 ans, Fast. consul, 
(Voy.not.IX.) 



l'e PÉR. De i58o ai^. J.C.h!^ 
GRÈCE. 

776. i^*^ juillet, époque où tom- 
boit alors le solstice d'été, et la 3^ an- 
née de l'archontat perpétuel d'Es- 
chyle, suivant Eusèbe, i*"^ olympiade 
dite de Corebus^ le premier vainqueur 
aux jeux olympiques dont il ait été 
tenu registre , et de laquelle date 
V Ere grecque des Oljmpiades. Ainsi fu- 
rent appelées des périodes de 4 a^s 
dont les années commençoient au 
solstice d'été, et qui prirent leur nom 
de la ville d'Olympie, où tous les 4 
ans se célébroient les jeux, à l'époque 
de la pleine lune qui suivoit le solstice 
d'été. Larcher , Canon d'Hérodote ; 
Basnage, Hist. des Juifs ^ 1. 7, c. 12, 
§. 21. — Dès le temps d'fphitus, sui- 
vant Le Noble, Disi. sur Vann. de la 
naiss. de J. C. tom. 17, p. 372, 011 
tenoit compte d'un jour intercalaire 
tous les 4 ans , et l'année de l'inter- 
calation étoit celle des jeux olympi- 
ques. (Voy. not. VII.) 

753. Fin des archontes à vie à 
Athènes, et commencement des sept 
archontes décennaux, qui durèrent 
69 ans. Can. de LâRCHER sur Hérodote^ 
Marbr. de Paros^Ep. 33. (V. not. VIII.) 



20 de /. C. — Gaulois. Sect, i. 17 
ORIENT. 



747. i" année de VEre de Naho- 
nassar et des rois particuliers de Ba- 
bylone, après la chute du grand em- 
pire d'Assyrie, qui avoit dominé 520 
ans sur l'Asie, et qui finit en Sarda- 
napale. Son empire se partagea en 
trois états ; celui d'Assyrie , propre- 
ment dit, ou de Ninive, où régna 
Téglat-Phalasar; celui de Babylone» 
où fut roi Bélesis, ou Baladan , oft 
Nabonassar ; et enfin celui des Médes, 
sous Arbace, qui en étoit gouver- 
neur. HÉRODOTE, l. I, c. 95. (Voyez 
not. X.) 

721. Fin du royaume d'Israël, dé- 
truit par Salmanasar, roi d'Assyrie 
ou de Ninive, la 6* année du règne 
d'Ezéchias, roi de Juda, et la 292* 
du temple, suivant la supputation 
d'Ussérius sur le 4* livre des Rois. 
4. /?ow, XVIII, 9, 10, 1 1. (Voy. not. V.) 



1 8 Tables synchronîques de l'Histoire de France. 

GAULE. ROME. 

714. Numa Pompilius, 2* roi de 
Rome. Règne remarquable par les 
institutions civiles et religieuses de 
ce prince. L'une des plus remarqua- 
bles fut la réforme du calendrier. — 
Il règne ^1 ans. Fast. cons. Plutarque, 
f^ie de Numa. ( Voy. not. XL ) 

671. Tullus Hostilius, 3* roi de 
Rome. Sous son règne, le combat fa- 
meux des Horaces et des Curiaces. 
— Il règne 32 ans. TlT. Liv. 1. i, c. 24 ; 
Fast. cons. 

640. Ancus Martius, 4^ »'oi de 
Rome. — Il règne 24 ans. TiT. Liv. 
L I , c. 32; Fast. cons. 



61 5. Tarquin l'Ancien, 5* roi de 
Rome , nommé auparavant Lucu- 
mon, fils de Démarate , de la famille 
des Bacchides, autrefois en auto- 
rité à Corinthe. Il avoit été obligé de 
s'expatrier lors de l'usurpation du 
souverain pouvoir par Cypsélus. — 
Tarquin fut le fondateur du Capi- 
tule. — Il régne 37 ans. Fast. cons.; 
Dents d'Haligarnisse, 1. 3; Tit. Liv. 
1. i,c. 35-38. 



SECTION IL —De 600 à 5o avant J. C. 

Depuis les émigrations gauloises certaines jusqu'à la conquête de la Gaule par 
Jules-César. 

600. Irruption des Gaulois en Ita- 
lie et en Germanie sous Bellovèse et 
Sigovèse. Ils s'établissent sur les deux 
rives du Pô, dans le nord de l'Italie, 
qui, de là, prit le nom de Gaule cisal- 
pine. Tit. Liv. 1. 5, c. 34; Justw, 
L 20, c. 5c j TiLCiT. Germ. a8. 



i^^e PÉR. De i58o av. J. C. à 420 de J. C. — Gaulois. Sect. i. 19 
GRÈGE. ' ORIENT. 



684- Créon, i*"^ archonte annuel 
d'Athènes, 4^0 ans avant la rédaction 
des Marbres de Paros sous l'archonte 
Diojjnète. Marbr. Epoq. 33. 



70g. Déjocès introduit la monar- 
chie chez les Mèdes, qui depuis Sar- 
danapale s'étoient gouvernés en ré- 
pubUque. Hérodot. 1 1, c. 122-125; 
EuSEB. Prép. évangél. l. 10, c. 10; 
Larcfier, Can. sur Hérod. 

671. PsHmmétique, roi d'Egypte, 
commence à régner concurremment 
avec onze autres rois , qu'il expulse 
au bout de i5 ans, et il règne encore 
39 ans par-delà. INéchos, Psammis, 
Apriès , Amasis et Psamménite ré- 
gnent après lui jusqu'à la conquête 
de l'Egypte par Cambyse , roi de 
Perse, fils de Cyrus. Hkrod. l. 2, c. 1 57; 
Can. de Larcher. ( Voy. not. XII.) 

633. Les Scythes s'emparent de 
l'Asie mineure, et descendent jus- 
qu'en Palestine. Hérod. l. i , c. io5. 

606. i^^ année de la captivité de 
Babylone, la 4* ^^ Joakiin, roi de 
Juda, la i^^ de Nabuchodonosor, roi 
de Babylone, et la 407^ depuis la 
fondation du temple; époque remar- 
quable en ce qu'elle lie la chronolo- 
gie sacrée et la chronologie profane. 
Jérém. XXV, 1,11,12; Dan. I, l à 6. 
4. Bois, XXIV, 1,2; Parahp. XXXVI, 
6; Joseph. Jntiq. 1. 10, c. 9; contre 
Appion, 1. 1, c. 6. (V. not. V etXUI.) 



SECTION II. — De 600 à 5o avant J.C. 

Depuit les émigrations gauloises certaines jusqu'à la conquête de la Gaule par 

Jules-César. 



20 



Tables synchroîiîqiies de l'Histoire de France. 



GAULE. 



59g. Fondation de Marseille , la 
i" année de la 45^ olympiade, par 
les habitants de Phocée, ville d'Ionie 
en Asie, 60 ans environ avant la 
ruine de leur ville par Harpage, gé- 
néral de Cyrus. Tit. Liv. 1. 5, c. 34; 
SoLlN , Poljrhistor. 



ROME. 



578. Servius Tullus , 6* roi de 
Rome. — Il régne 44 ^"S. Fast. cons. 

Législation de Servius , qui , à la 
division du peuple par tribus et cu- 
ries, instituée dans l'origine par Ro- 
mulus, substitue la division par clas- 
ses et centuries , contribuant cha- 
cune par égale portion aux charges 
pécuniaires de l'état. Les comices 
ou assemblées publiques par cen- 
turies , remplacèrent dès -lors les 
comices par tribus , qui donnoient 
la prépondérance à la multitude ; 
et celles-ci ne connurent plus dès- 
lors que des affaires d'un moindre in- 
térêt. — Dans la suite les tribuns fac- 
tieux du peuple firent rétablir les 
comices par tribus. Tit. Liv.l. i,c. 2. 



534. Tarquin le Superbe , 7* et 
dernier roi de Rome. — Après 25 
ans de règne, il est chassé du trône, 
et la royauté est abolie à Rome. Tit. 
Liv. 1. j , c. 49 ; Pa^f- cons. 



ire PÉR. De i58o a<^. J. C. a 420 de /. C. — Gaulois. Sect. 2. n 
GRÈCE. ORIENT. 



5g4- Législation de Solon à Athèv- 
ij'îs. — Il voyage ensuite en Egypte 
et en Asie, se rend à Sardes sur l'in- 
vitation deCrésus, roi de Lydie, et 
y fait connoissance avec Esope. HÉ- 
r.ODOT. 1. i,c. 29,80; Plutarq. Vie 
de Solon. 



588. Fin du royaume de Juda et 
ruine du temple par Nabuzardan , 
général de Nabuchodonosor , la 19® 
année du régne de ce prince , et la 
425^ du temple , suivant Ussérius. 
4. Rois, XXV, 8. (Voy. not. XIII.) 

55i. Naissance de Confucius, la 
Socrate de la Chine. Il vécut 76 ans, 
et mourut 6 à 7 ans avant la nais- 
sance de l'Athénien. Confucius du 
P, Couplet. 

545. Fin du royaume de Lydie par 
la bataille de Thymbrée , où Crésus 
fut battu et fait prisonnier parCyrus. 
HÉROD. 1. I , c. 78. 

538. Prise de Babylone sur Laby- 
net ou Balthasar par Cyrus, roi de 
Perse, pour Cyaxares, son oncle, roi 
desMêdes,rAstyages ou Darius Mède 
de Daniel. Dan. V, 3o, 3i ; VI, 28; 
IX, 2 ; XIII, 65 ; HÉROD. 1. i , c. 186, 
188; XÉNOPH. Cjrop. 1. 7; Can. de 
Ptolémée. (Voy. not. XIV.) 

536. i*"^ année de Cyrus à Baby- 
lone, et fin de la captivité des Juifs, 
qui obtiennent de lui la permission 
de retourner dans leur pays et de re- 
bâtir leur temple. l.Paralip. XXXVI, 
22, 23; i.Esdr. I, i; VI, 3; Jérém. 
XXV, 1 2 ; XXIX, 10. (Voy. not. XIV.) 

526. Conquête de l'Egypte par 
Cambyse, roi de Perse, fils de Cyrus, 
la 3* année de la 63^ olympiade. 
DiODORE,!. i,c. 68; HÉROD. 1. 3, c. i3. 

5 16. Achèvement du second tem- 
ple en la ô*" année de Darius, succes- 
seur d'Assuérus et d'Artaxerxès ( de 
Cambyse et de Smerdis-le-Mage). 
Esdr. IV, 6, 7 ; VI^ i5. Hérod. I. 3,c. i, 
67, 86. 



32 Tables synchr uniques de VHistoire de France, 

GAULE. ROME. 



5og. La royauté est abolie à Rome 
par L. J. Brutus , et le consulat an- 
nuel y est substitué dans une assem- 
blée du peuple par centuries. — De 
cette époque, les Romains désignent 
leurs années par les noms des deux 
consuls en charge. TiT. Liv. 1. i , 
c. 60; Fast. cons. 

5oi . Titus Lartius , premier dicta- 
teur à Rome. Tit. Liv. 1. 2, c. 18 ; 
Fast. cons. 

494- Retraite du peuple sur le 
mont Sacré et établissement des tri- 
buns du peuple. Tit. Liv. 1. 2, c. 32, 
33 ; Fast. cons. 

488. Coriolan, exilé de Rome, et 
l'assiégeant à la tête des Volsques, 
se retire, fléchi par les prières de sa 
mère et de sa femme. Tit. Liv. 1. 2, 
c. 4o. 

480. Dévouement de la famille des 
Fabius, qui, au nombre de 3o6, s'é- 
tant chargés de lever à leurs propres 
frais une armée contre les Véiens , 
sont tous taillés en pièces auprès du 
fleuve Cremère. Ils avoient juré de 
revenir vainqueurs. Tit. Liv. La, 
c, ^Cf^Fast. cons. 



lï-e PÉR. De i58o av. J. C. a 420 de J. C. — Gaulois. Scct. 2. aS 



GREGE. 

5 10. La tyrannie des Pisistratides 
à Athènes est détruite par Ilarmodius 
et Aristojjiton. llippias, fils de Pisis- 
trate, réclame les secours de Darius, 
fils d'IIystaspe, roi de Perse. HÉRon. 
1. 5, c. 96. — Ses instances, les insti- 
fjations des Grecs pour soulever les 
colonies {grecques d'Ionie, et l'incen- 
die de Sardes par les Athéniens, dé- 
terminent la lon(>ue guerre entre les 
Perses et les Grecs. Hérod. 1. 5, c. 96. 

491. Bataille de Marathon , où 
l'athénien Miltiade, avec dix mille 
Grecs, défait l'armée des Perses , 
commandée par Mardonius, gendre 
de Darius , et les force à se rembar- 
quer. Marbr. deParos^ Ep. 49; HÉROD. 
1.6, c. 43. 

480. Dévouement de 3oo Spar- 
tiates et de Léonidas, leur roi, au 
défilé des Thermopyles , où ils de- 
meurèrent tous après avoir fait périr 
vingt mille Perses. — Ce combat fut 
suivi, la même année, delà victoire 
navale de Salamine, remportée par 
Thémistocle etEurybiade; et, l'année 
suivante, des batailles de Platée et de 
Mycale, gagnées, la première par 
Pausanias et Aristide, la seconde par 
Léotychidès,roi de Sparte, et par l'a- 
thénien Xantippe , père de Périclès. 
Ces victoires forcèrent les Perses à 
évacuer la Grèce. Marbr. de Paras., 
Ep. Si et 53 ; Diod. 1. ii ; Hébod. 1. 7, 
c. 172; l. 8, c. 78 ;l. 9, c. 100. — Ici 
finit l'histoire d'Hérodote. (Voyez 
not. XV bis. ) 

Au moment même du combat des 
Thermopyles, Gélon, qui s'étoit em- 
paré de l'autorité à Syracuse , battit 
les Carthaginois, qui suivoient l'al- 
liance des Perses; et, par le traité 
qu'il fit avec eux, il les obligea de 
renoncer aux sacrifices humains. 
Diod. l. u. \ 



ORIENT. 

5o4. Les colonies grecques d'Ionie, 
qui avoient été conquises par les gé- 
néraux de Cyrus, sont excitées à la 
révolte contre le roi de Perse , et 
Sardes est brûlée par les Athéniens; 
ce qui détermine la longue guerre 
entre les Perses et les Grecs. Hérod- 
1. 5, c. loi. 



491. Expédition de Mardonius en 
Grèce. Voy. ci-contre. 

485 Xerxès, fils de Darius, suc- 
cède à son père, et en suit les projets 
contre les Grecs. Vers 480, après 4 
ans de préparatifs, il passe l'Helles- 
pont avec une armée innombrable. 
HÉROD. 1. 7, c. 4; Diod. 1. 11 (Voyez 
not. XV ). 

474- Artaxerxès I Longuemain est 
associé, vers ce temps, au tr6ne de 
Xerxès, scw père. (Voy. not. XVI.) 



a4 Tables synchroniques de V Histoire de France. 

GAULE. ROME. 



454. Les Romains, sous le consu- 
lat de Romilius et de Véturius , l'an 
3oo de Rome, selon Varron, envoient 
à Athènes prendre communication 
des lois de Solon. Tit. Liv. 1. 3, c. 3 1 j 
Fast. cons. 

45 1. Décemvirs établis à Rome en 
remplacement des consuls. Ils sont 
forcés d'abdiquer la 3® année. Tit. 
Liv. 1. 3, c. 33 , 54 ; Fast. cons. 

444- Les tribuns militaires,d'abord 
au nombre de trois, puis de quatre, 
puis de six , remplacent le consulat 
pendant 78 ans, à sept ou huit années 
près. Fast. cons. 



ire PÉR. De i58o av. J. C. à 420 dé J. C. — Gaulois, Sect. 1. 25 



GRECE. 

465. Syracuse recouvre la liberté 
après avoir chassé Trasybule, frère 
des rois Gélon et Hiéron , et la con- 
serve 60 ans, jusqu'à l'usurpation de 
Denys, dit l'Ancien. Diod. 1. h. 



449. Après 55 années de guerre, 
paix entre les Perses et les Grecs, la 
4* année de la 82^ olympiade. Les 
villes grecques d'Ionie sont affran- 
chies du joug des Perses. — La même 
année, mort de Cimon, fds de Miltia- 
des, et commencement de Périclès. 
Diod. 1, ii. 

432-3i. i*"® année de la 87^ olym- 
piade, réforme du calendrier athé- 
nien par Méton, d'après la décou- 
verte qu'il avoit faite de l'ennéa-déca- 
téride ou cycle de 19 ans , dit aussi 
nombre d'or et cycle lunaire, après 
lequel le soleil et la lune se retrou- 
voient dans la même situation , rela- 
tivement à la terre. 

L'année, qui commençoit aupara- 
vant à la nouvelle lune qui suit le 
solstice d'hiver, commença dès-lors, 
à quelques exceptions près, à la nou- 
velle lune qui suit le solstice d'été, la- 
quelle, en cette i*"^ année, eut lieu à 
Athènes le 16 juillet 432. Le solstice, 
qui à cette époque y tomboit le 27 
juin, avoit été observé cette même 
année par Méton , selon Diodore , 
1. 1 2, le 1 3 du mois de Scirrophorion. 

Les nouveaux archontes entrèrent 
désormais en charge , en Hecatom- 
beon , avec le commencement de la 
nouvelle année ; ce qui fit que l'ar- 
chontat d'Apseudès , commencé vers 
le solstice d'hiver, à la nouvelle lune 
de janvier 433 , finissant au 16 juillet 
de l'année 432, dura 18 mois. Larcu. 
Can. d'nérod. (Voy. not. XVIL) 



ORIENT. 

462. Révolte de l'Egypte contre les 
Perses, sous Inarus, secondé des 
Athéniens. Elle est étouffée au bout 
de 12 ans, et Inarus est mis à mort. 
Diod. lu; Ctésias, c. 32-4o. Thu- 

CYD. I. I. 

454. 20® année d'Artaxerxès-Lon- 
guemain depuis son adjonction au 
trône par Xerxès, son père, et la 
10^ seulement depuis la mort de ce- 
lui-ci. Can. de Ptol. — En cette année 
est accordée aux Juifs la permission 
de rebâtir les murs de Jérusalem. 
Néhém. II, i , 8. — A la même époque 
commencent les 70 semaines de Da- 
niel, au milieu de la dernière des- 
quelles le Christ doit être mis à mort; 
et après lesquelles le sanctuaire sera 
détruit. Dan. IX, 24-27. (V. not. XVI). 



I 



a6 Tables synchroniques de r Histoire de France. 

GAULE. ROME. 



390. Prise de Rome par les^au- 
lois Sénoiiois, commandes par Bren- 
nus. Ils en sont chassés par le dicta- 
teur Camille. Tit. Liv. 1. 5, c. 42; 

Fast. cons. 



390. Le Capitule, assiégé par le» 
Gaulois , est défendu par Manlius. 
Forcé de capituler, il est délivré, en 
ce moment même, par le dictateur 
Camille , qui bat les Gaulois. Tit. 
Liv. L 5, c. 49- 



366. Le même Camille, pour la 
cinquième fois consul, bat de nou- 
veau les Gaulois à Albe. Tit. Liv. 
\. 6, c. 42.. 



366. Camille, âgé de 80 ans, créé 
dictateur pour la cinquième fois , 
réconcilie le peuple et le sénat, bâtit 
un temple à la Concorde, et fait réta- 
blir le consulat, en accordant au 
peuple un consul plébéien. 

Cette dignité, ainsi rétablie, sur- 
vécut à la république et à la chute 
même de l'empire d'Occident. Elle se 
prolongea dans l'Orient jusqu'à l'an 
541 •) qwe fut consul Basile, dit le 
Jeune, le dernier particulier qui en 
ait été honoré. Justinien abolit alors 
cette dignité; et, si 25 ans après elle 
fut rétablie par Justin II, ce fut pour 
l'attacher exclusivement à la dignité 
impériale. Art de vérifi. les dat. 



ï^e Per. De i58o fli^. /. C. a 4^0 de J, C. — Gaulois. Sect. i. 27 
GRÈGE. ORIENT. 

4^ I. Gommencement de la guerre 
du Péloponèse, occasionée par la 
rivalité de Sparte et d'Athènes. Diod. 
1. 12; Thugyd. 1. 2. 

406. Denys, dit l*Ancien , usurpe 
le souverain pouvoir à Syracuse. 
Dion. 1. 12. 

404. Prise d'Athènes par les La- 
cédémonieiis ; établissement des 
trente tyrans, et fin de la guerre du 
Péloponèse. Dion. 1. 14. 

401. Retraite mémorable des dix 
mille Grecs auxiliaires du jeune Gy- 
rus. L'athénien Xénophon, un de 
leurs chefs, en a écrit l'intéressante 
histoire. Dion. 1. i4; Xénoph. 

399. Mort de Socrate. Canon de 
Larguer. 

396. Expédition d'Agésilas -le- 
Grand , roi de Sparte , contre la 
Perse, pour soutenir les Ioniens, qui 
avoient embrassé le parti du jeune 
Gyrus. Diod. 1. i4; Xénoph. Hist. grec. 
1.3. 

368. Denys-le-Jeune succède à son 
père à Syracuse. — Il en est chassé 
une première fois parDion, son beau- 
frère, en 357; et une seconde fois, 
en 343, par Timoléon , qui rend la 
liberté à Syracuse. Dion. 1. i5 et 16. 



401. Révolte du jeune Gyrus con- 
tre Artaxerxe Mnémon , son frère, 
roi de Perse. Malgré le secours des 
Lacédémoniens, il est vaincu et tué 
à Cunaxa, entre Babylone et Suse. 
Dioi). 1. 14. 

387. Paix d'Antalcide entre les 
Perses et les Grecs. Ges derniers aban- 
donnent les villes grecques d'Ionie. 
Diod. 1. i4; Xénoph. Hist. grecq. 1. 5. 

377. Nouvelle révolte de l'Egypte 
sous Acoris, Tachos et Nectanébus. 
Les Athéniens fournissent des se- 
cours au roi de Perse, et les Spar- 
tiates, commandés par Agésilas, aux 
Egyptiens. Diod. 1. i5; Xenoph. in 
Jgesil. 

358. Artaxerxcs Ochus, fils d'Ar- 
taxerxès Mnémon, parvient au trône. 
Ge prince cruel , qui avoit fait périr 
tous ses parents, porta ses disposi- 
tions barbares dans ses expéditions 
miUtaires. Ses cruautés en Egypte, 
qu'il soumit l'an 35o, et le mépris 
qu'il afficha pour les dieux du pays, 
et en particulier pour le bœuf Apis, 
qu'il tua de sa main, et qu'il fit man- 
ger à ses officiers, causèrent sa mort 
après 20 ans de règne. Il fut empoi- 
sonné par l'eunuque Bagoas, Egyp- 
tien, qui étoit son ministre, cl qui, 
dit-on, fit faire des manches de cou- 
teau des os de son maître. Dion. 
1. ifi; iELiES. 1. 4; Plut, in Isid.i Can. 
de Ptol. , 



aS 



Tables synchronîqites de F Histoire de France, 



GAULE. 



339. Trêve de 3o ans entre les 
Gaulois et les Romains. 



KOME. 

343. Commencement de la guerre 
des Romains contre les Samnites 
(habitants de l'Abbruze, sur la mer 
Adriatique). Cette lutte, qui dura 
70 ans, vit l'humiliation des Romains 
aux Fourches Caudines. Mais leur 
honte fut réparée par vingt-quatre 
triomphes et par l'assujettissement 
entier de toute l'Italie. Pontius , du 
côté des Samnites, Papirius etCurius, 
du côté des Romains, furent les hé- 
ros de cette guerre. Tit. Liv. 1. 7, 
c. 29; Fast. cons. 



321. Des Gaulois établis sur les 
frontières de la Thrace entrent à la 
solde d'Antigone contre Antipater 
et Eumènes, et lui procurent de» 
avantages. 



295. Les Gaulois du midi de l'Ita- 
lie ou de la Grande-Grèce s'allient 
aux Samnites contre les Romains. Le 
dévouement du second Décius pro- 
cure la victoire aux derniers. Tit. 
Liv. 1. 10, c. 28. 



ire PÉR. De i58o «P. /, C. a 420 de J. C. — Gaulois. Sect. 2. 



29 



GRECE. 

343. Syracuse est rendue à la li- 
berté par Tiraoléon, qui en chasse 
Denys-le-Jeune. Diod. 1. 16. 

338. Philippe, roi de Mace'doine, 
bat les Athe'niens à Chéronée, devient 
l'arbitre de ia Grèce, et se fait nom- 
mer généralissime des Grecs contre 
la Perse. Diod. 1. 16. 

336. Alexandre-le-Grand , roi de 
Macédoine, succède à son père la 
i""^ année de la 1 1 1*' olympiade. Diod. 
I. 16. — Il étoit né, suivant les Mar- 
bres de Paros, la 91* année avant 
l'archontat de Diognéte. (Voy. not. I.) 

334. Alexandre passe en Asie avec 
3o mille hommes de pied et 5 mille 
«hevaux seulement. — Les batailles 
du Granique, d'Issus et d'Arbelles le 
rendent, en quatre ans, maître de la 
Perse entière. Diod. l. 17. 

324. Mort d'Alexandre, la i*"^ an- 
née de la 114*^ olympiade, suivant 
Diodore, 1. 17 ; la 424** de l'ère de 
JVabonassar , suivant le Canon de 
Ptolémée. 

Guerres et divisions entre les gé- 
néraux d'Alexandre pendant 20 ans. 
Ptolémée, fils de Lagus, et qui, selon 
quelques auteurs, étoit fils de Phi- 
lippe et frère d'Alexandre , s'empare 
de l'Egypte et de la Palestine. 

3oi. Bataille d'Issus, ovi est défait 
et où périt Antigone, qui tendoit à 
envahir toutes les conquêtes d'A- 
lexandre. — Alors seulement, se fit le 
partage de la succession de ce prince. 
— Cassandre eut la Macédoine ; Ly- 
simaque, la Thrace et une partie de 
l'Asie mineure ; Ptolémée resta en 
possession de l'Egypte, et Séleucus, 
de l'Asie. Diod. 1. 20; Plutarq. Vit 
de Démétr. et de Pyrrhus. — Du par- 
tage de Lysimaque se formèrent à sa 
mort, en 281, les royaumes de Per- 
ganie et de Dithynie. 



ORIEiXT. 



335. Darius Codoman , échappé 
aux fureurs d'Ochus, est placé sur le 
trône de Perse par l'eunuque Bagoas. 
Il étoit cousin d'Arsès, que Bagoas 
avoit fait périr , comme son père 
Ochus. Diod. 1, 17. 

33o. Alexandre entre à Babylone, 
et fait passer l'empire des Perses aux 
Grecs. Diod. 1. 17. 



3 12. Séleucus, général de la ca- 
valerie d'Alexandre, s'empare de Ba- 
bylone, et fonde le royaume de Syrie. 
Diod. 1, 19. — De cette époque date 
l'ère des Grecs d'Asie, dite Ere des 
Séleucides. (V. not. XVIII.) ■ 

Séleucus bâtit quarante villes en 
Asie, entre autres Séleucie, au con- 
fluent du Tigre et de l'Euphrate, et 
dans le voisinage de Babylone , aux 
dépens de laquelle elle s'éleva , et 
qu'elle contribua insensiblement à 
convertir en un désert, suivant la 
prophétie d'Isaïe. Isaïe, XIII, 21; 
XIV, 22,23; Plin. 1.6, c. 26. 



3ou Tables synchroniqucs de t Histoire de France. 

GAULE. ROME. 



a83. Les Gaulois Se^nonois em- 
brassent la cause de Tarente contre 
les Romains. Ils tentent de surpren- 
dre Rome une seconde fois ; mais ils 
sont dissipés par Dolabella près du 
lac de Vadimone, en Etrurie. Polyb. 

1. 2. 

280. Expédition des Gaulois en 
Macédoine, sous le commandement 
de Belgius et du second Brennus. Ils 
battent Ptolémée Céraunus, et après 
lui Sosthènes ; mais ils sont contraints 
d'évacuer le pays après une tentative 
malheureuse contre le temple de Del- 
phes. — Alors ils sont appelés en 
Asie par Nicomède, roi de Bithynie, 
qui depuis la mort de Lysimaque 
essayoit de ressaisir le trône de ses 
ancêtres, et qui y remonte en effet 
par leur secours. — Il paye leurs ser- 
vices en leur procurant au centre de 
l'Asie mineure un étabUssement, qui 
prit le nom de Galade ou de Gallo- 
Grèce. JusTm. 1. 24, c. 4-8; TiT. Liv. 
L 38. ^ 



281. Pyrrhus, roi d'Epire , des- 
cend en Italie au secours des Taren- 
tlns. Une ffuerre de 10 ans, qu'il fait 
aux Romains , est célèbre par les 
victoires d'Héraclée et d'Asculum 
qu'il remporte sur eux; par la probité 
de Fabricius; et enfin par la victoire 
décisive de Curius Dentalus à Béné- 
vent. Cette guerre achève de sou- 
mettre l'Italie aux Romains. Plut, 
Vie de Pjrrhus ; Polyb. 1. i ; Fast. cons. 

264. Première guerre Punique ou 
Carthaginoise, qui dure 24 ans. Les 
Romains, malgré leur inexpérience 
dans la marine et les talents d'Amil- 
car Barca , enlèvent la Sicile aux 
Carthaginois. Régulus, l'un des gé- 
néraux de Rome, s'y fit remarquer 
par sa grandeur d'ame. Polyb. i. i ; 
App. de bell. Punie. 



225. Guerre des Gaulois Cisalpins 
contre les Romains. Elle finit en 2 23 
paVla réduction du pays en province 
romaine, après les victoires du fa- 
meux Marcellus, qui tua de sa main 
Viridomare, chef ou roi des Gaulois. 
Polyb. l. 2; Florus, l. 2. 



iTc PÉR. De i58o av. J. C. à 420 d'e J. C. — Gaulois. Sect. 1. 3i 



GRÈCE. 



281. Commencement de la ligue 
des Achéens pour assurer la liberté 
de la Grèce contre les entreprises des 
rois de Macédoine. Elle reçut son 
principal éclat de deux de ses pré- 
teurs, Aratus et Philopœmen. Polyb. 
1. 2. 



264 Rédaction des Marbres de 
Paros sous l'archontat de Diognête. 
(Voy. not. I.) 



246. Tentatives infructueuses et 
funestes d'Agis , roi de Sparte, pour 
rétablir les lois de Lycurgue, Plut. 
Fie d'Jgis. 



ORIENT. 

284. Ptolémée Philadelphe , roi 
d'Egypte, fds de Ptolémée Lagus ou 
Soter. — Il fait traduire les livres saints 
d'hébreu en grec. C'est la version 
dite des Septantes. Joseph. Antiq. 1. 1 2, 
c. 3. — Le même prince fit composer 
par Manethon, prêtre égyptien, une 
chronologie des rois d'Egypte , qui 
nous a été conservée par Jules Afri- 
cain. (Voy. not. XII. ) — Le Chaldéen 
Bérose écrivoit au même temps l'his- 
toire de son pays, qu'il dédia à An- 
tiochus Soter, fils de Séleucus. 

256. Les Parthes, sous la conduite 
d'Arsace, se soulèvent contre Antio- 
chus Théus (le Dieu), roi de Syrie 
et fils d'Antiochus Soter, et fondent 
un royaume qui résista à la puissance 
des Romains. Just. 1. 4i •> c 4* 

25o. Xiho-Amti, 1^ empereur chi^ 
nois de la 4* dynastie, fait construire 
la fameuse muraille au nord de la 
Chine pour réprimer les courses des 
Tartares, et brûle tous les monu- 
ments historiques antérieur! à sa ty- 
rannie. 



242. Aratus, la 22* année de la 
première guerre Punique, selon Po- 
lybe, étant pour la seconde fois pré- 
teur de la ligue Achéenne , enlève 
Corinthe au roi de Macédoine Anti- 
gone Gonatas, fils de Démétrius Po- 
liorcètes ( le preneur de villes ) et 
petit-fils du fameux Antigone, géné- 
ral d'Alexandre. Il fait entrer la ma- 
jeure partie du Péloponèse dans la 
confédération Achéenne. 



32 Tables synchroniques de V Histoire de France 

GAULE. 



2 ig. Révolte des Gaulois Cisalpins, 
excités par Annibal. Tit. Liv. 1. 21 ; 
Plut. Vied'Annib. 

201. Nouvelle révolte des Gaulois 
Cisalpins. Elle dure 10 ans, et finit 
par une victoire décisive, remportée 
par Scipion Nasica, qui les écrase, 
et fait évanouir en eux toute pensée 
ultérieure de soulèvement. Tit. Liv. 
1.36. 



ROME. 

2 1 8. Seconde guerre Punique, qui 
dure ly ans. Elle a été immortalisée 
par les talents d' Annibal et d'Archi- 
mède, d'une part; et de l'autre, par 
ceux de Fabius, de Marcellus et de 
Scipion, dit l'Africain. — Carthage 
fut affoiblie, et Rome acquit l'Espa- 
gne. Tit. Liv. 1. 2i-3o. 

200. Guerre des Romains contre 
Philippe , roi de Macédoine. Fast. 
cous. Voy. ci-contre. 



172. Réduction de la Lîgurie en 
province romaine par Paul Emile. 
Tit. Liv. 1. 40. 



191. Guerre des Romains contre 
Antiochus- le -Grand, roi de Syrie. 
Fast. cons, Voy. ci-contre. 



I ire PÉR. Ve i58o ai^ J. C. à f^io de J. C, ^ Gaulois. Sect. 
GRÈGE. 



2. 33 



200. Guerre des Romains contre 
Philippe, roi <le Mace'doine , fils de 
Dëmétrius et petit -fils d'Antigone 
Gonatas. — Rattu aux journées des 
Thermopyles et de Cynocc'phales, il 
est contraint de rendre à la liberté les 
villes de la Grèce. TiT. Liv. l. 3i et 
32 ; PoLïB. l. 17 ; Plut. Fie de Flamin. 



ORIENT. 

21 8. Antiochus-le-Grand , roi de 
Syrie, fils deSéleucusII Callinicu.s,et 
petit-fils d'Antiochus Théus, convoi- 
tant sur Ptolémée Philopator , roi 
d'Egypte, fils de Ptolémée Evergête 
et petit-fils de Philadelphe , la pro- 
vince de Célésyrie, intermédiaire 
entre la Syrie et la Palestine , s'em- 
pare aussi de cette dernière. Mais , 
battu l'année suivante à Raphia, sur 
la frontière d'Egypte, il est forcé de 
renoncer à sa conquête. — En 2o4 , 
à la mort de Philopator, il enlève de 
nouveau les deux provinces à Ptolé- 
mée Epiphane, son fils. — Expulsé 
momentanément en 198, il y rentre 
presque aussitôt, prend possession 
de Jérusalem, et comble de faveurs 
les Juifs, que Philopator s'étoit alié- 
nés en voulant pénétrer dans le tem- 
ple. — Deux ans après , Antiochus 
abandonne les deux provinces ea 
dot à Gléopâtre, sa fille, qu'il pro- 
met à Epiphane ; il remet d'ailleurs 
à s'en dessaisir à l'époque du maria- 
ge, qui n'eut heu que 7 ou 8 ans 
après, et alors même, il retint la moi- 
tié des revenus. Polyb. 1. 5; Joseph. 
Antiq. 1. 1 2 , c. 3. 



191. Philopcemen, préteur des 
Achéens , après avoir délivré Sparte 
de la tyrannie de Machanidas, la fait 
entrer dans la ligue Achéenne. Polyb. 

Excerpt. 



i83. Philopœmen, dit le dernier 
des Grecs, est fait prisonnier par les 
Messéniens, qui s'étoient détachés de 
la ligue, et est mis à mort par eux. Il 
est vengé par Lycortas, père de l'his- 
torien Polybe. Plut. Fie de Philop 

Gette même année, moururent Sci- 
piou et Annibal. TiT, Liv. 1. 89 



191. Guerre malheureuse d'Antio- 
chus-le-Grand, roi de Syrie, contre 
les Romains. Rattu à la bataille de 
Magnésie par Scipion V Asiatique, 
frère de V Africain^ il perd ses pos- 
sessions au-delà du mont Taurus. 
TiT. Liv. 1. 37 ; Fast. cons. 



34 Tables synchroniques de l'Histoire de France, 



GAULE. 



154. Première expe'dition des Ro- 
mains dans la Gaule transalpine , à 
l'occasion d'un secours réclamé par 
la ville de Marseille contre les Li- 
guriens transalpins. Polyb. in Légat. 
I3i,l34. 



ROME. 

171. Guerre des Romains contre 
Persée, roi de Macédoine , et réduc- 
tion de ce pays en province romaine. 
Fast. cons. Voy. ci-contre. 

149. Troisième {juerre Punique, et 
destruction de Carthage, l'an 146, 
par Scipion Emilien, dit le second 
Africain. Fils de Paul Emile, il avoit 
été adopté par le fils de Scipion l'A- 
fricain. Vell. Paterc. 1. i,c. i3. 



l47- Guerre Achéenne, qui finit 
l'année suivante par la réduction de 
la Grèce. Vell. Paterc. 1. i, c. i3. 



124. Fondation à' Kï:l {^Aqtia SeX' 
tiof), première colonie romaine dans 
la Gaule transalpine , par le consul 
Sextius. Vell. Paterc. 1. i , c. i5. 

Il 8. Fondation de Narbonne, se- 
conde colonie romaine dans la Gaule 
transalpine , par le consul Martius. 
Vell. Paterc. 1. i , c. i5, 

1 16. Premières voies romaines de 
l'Italie dans les Gaules par le consul 
^milius Scaurus. Strabon, 1. 5. 



|33. Troubles suscités II Rome à 
l'occasion de la loi agraire , qui dé- 
fendoit aux citoyens de tenir plus de 
5oo arpents de terre du domaine de 
la république. Les deux tribuns Ti- 
bérius et Caïus Gracchus , petits-fils 
du grand Scipion par Cornélie, leur 
mère, en furent les auteurs et le» 
victimes, à 12 ans l'un de l'autre. 
Vell. Paterc. 1. 2, c. 2. 



II 3. Commencement de la guerre 
des Romains contre les Cimbres. Elle 
dure 12 ans. Les Cimbres sont dé- 
truits à Aix et à Verceil par Marins, 
Catulus et Sylla. Florus, 1. 3; Tacit. 
Germ. 37. 



ir« PÉR. Ve 1 58o av, /. C. à 420 de J, C. 
GRÈCE. 



Gaulois. Séct. 1, 35 
ORIENT. 



171. Guerre de Persée , roi de 
Macédoine et fils de Philippe, contre 
les Romains. La victoire que Paul 
Emile remporte sur lui à Pydna, l'an 
168, met fin au royaume de Macé- 
doine. TiT. Liv. 1. 44 et 45. 



l46. Rome, après aroir semé la 
division dans la ligue Achéenne, l'at- 
taque à force ouverte. Corinthe est 
prise et ruinée, et la Grèce est réduite 
en province romaine. Vell. Paterc. 
1. i,c. 14. 



170. La 143* année de l'ère des 
Séleucides, Antiochus Epiph.ine, se- 
cond fils d'Antiochus-le-Grand, forcé 
par l'impérieux Popilius, envoyé de 
Rome, qui l'enferme dans un cercle 
tracé avec sa canne, d'évacuer l'E- 
gypte , qu'il espéroit enlever au jeune 
Ptolémée Pliilométor, son neveu, fils 
d'Epiphane, tourne sa mauvaise hu- 
meur contre la Gélésyrie et la Pales- 
tine, dont il avoit d'abord dépouillé 
ce prince; souille le temple de Jéru- 
salem en y plaçant la statue de Jupi- 
ter, et persécute les Juifs pour leur 
faire abandonner leur religion, i. 
Mach. I, ig, 21, 57. — Les Juifs 
défendent leur culte sous la conduite 
du prêtre Mathathias, arrière-petit- 
fils d'Asmonée, et sous ses trois fils 
Judas Machabée, Jonathas et Simon. 
I. Mach. II et suiv. ; Joseph. Antiq» 
1. 12, c. 7 et 8. 

i35. Jean Hyrcan I succède à Si- 
mon, son père, dans la grande prê- 
trise et le commandement de la Ju- 
dée. I. Mach. XVJ; JoSEPH. Antiq. 
1. i3, c. i5. 

i32. Attale III, roi de Pergame, 
arrière-petit-neveu de l'eunuque Phi- 
létère, premier roi de cette contrée^ 
lègue sou royaume aux Romains. 



36 



Tables synchroniques de V Histoire de France. 



GAULE. 

109. La Gaule transalpine devient 
le théâtre de la guerre entre les Ro- 
mains et les Cinibres, et de la des- 
tructioa de ces deruiers. Ftoa. 1. 3, 
C.4. 



ROME. 

111. Guerre des Romains contre 
Jugurtha, roi de Nuniidie. Elle se 
termine au bout de 6 ans par la prise 
de ce prince et la réunion d'une par- 
tie de son domaine au domaine de la 
république. Métellus, Marius et Syl- 
la se distinguèrent particulièrement 
dans cette guerre. Sallust. F*:/^^ cons. 

90. Guerre sociale, qui dure 3 ans, 
et à la fin de laquelle, malgré les vic- 
toires de Marius, de Sylla et deCnéius 
Pompée, père du grand Pompée, les 
Marses, les Samnites et autres peu- 
ples alliés d'Italie obtiennent le droit 
de cité Vell. Paterc. 1. 1 1 , c. i3. 

88. Guerre civile entre Marius et 
Sylla. La cause en fut une loi du 
peuple, qui otoit à Sylla le comman- 
dement de l'armée contre Mithridate 
pour en revêtir Marius. — Sylla, créé 
Dictateur perpétuel en 82, signale son 
autorité par d'horribles proscrip- 
tions, représailles de celles du parti 
opposé. Le jeune Pompée suit le par- 
ti de Sylla; Cinna, Sertorius et Per- 
penna se rangent sous celui de Ma- 
rius. Vell. Paterc. 1. 2, c. i4 à 20. 

88. Guerre des Romains contre 
Mithridate, roi de Pont, 16* des- 
cendant de Darius, fils d'Hystaspe, 
par Ariobarzane, son fils aîné. — 
Cette guerre, qui dura a4 ans, eut 
pour cause l'invasion de Mithridate 
dans les états de Nicomède, roi de 
Bithynie, allié de Rome, et le mas- 
sacre de cent mille Romains en un 
même jour dans l'Asie mineure , par 
les ordres du même prince. — Elle fut 
pour Sylla, pour Lucullus et pour 
Pompée une source de triomphes, et 
eut pour terme la réduction du Pont, 
de la Cappadoce et de la Syrie , 
qui tombèrent au pouvoir des Ro- 
mains. Vell. Paterc. 1. 2, c. i4 et 
«uiv. ; Appien , Guer, c, Mithr. 



ire PÉR. De i58o fïi\ /. C. a 420 de J. C. — Gaulois. Sect. 2. Sy 
GRÈCE. ORIENT. 



107. Aristobule I, fils d'Hyrcan et 
arricre-petit-fils deMathathias, prend 
le titre de roi des Juifs. — La même 
année Alexandre Jannée, son frère, 
lui succède. — Guerre de ce dernier 
contre le roi d'Egypte , Ptolémée La- 
thyre ou Soter , fils de Ptolémée 
Physcon , second fils de Ptolémée 
Epiphane. Joseph. Jntiq. 1. i3, c. 19, 



38 Tables synchroniques de ^Histoire de France. 

GAULE. ROME. 

73. Révolte des esclaves sous Spar- 
tacus. Ils sont exterminés parCrassiis 
et par Pompée. Vell. Paterc. 1. 3 , 
c. 33. 



€5. Réduction du royaume de Sy* 
fie en province romaine par Pompée. 
JuSTiit. 1. 40, c. 2 ; App. Guer. de Syrie . 



63. Les députés des Allobroges, 
sollicités d'entrer dans la conjuration 
de Gatiliiia , en livrent toutes les 
preuves à Cicéron. Sallijste. 

58. Première campagne de César 
dans les Gaules. Il en chasse les Hel- 
Tétiens et Arioviste , roi des Ger- 
mains. Ces, Guer. des Gaules .^ 1. i. 

67. Seconde campagne de César. 
L'attiique de ses quartiers d'hiver par 
les Belges lui donne occasion de sou- 
mettre ces peuples, ainsi que les con- 
trées Armoriques ou maritimes de la 
Gaule. Id. 1. 2. 

56. Troisième campagne. César 
consolide ses conquêtes dans le nord 
de la Gaule et les contrées Armori- 
ques qui s'étoient révoltées, et sou- 
met encore l'Aquitaine. Id. 1. 3. 

55. Quatrième campagne , em- 
ployée contre les Germains et la Bre- 
tagne {l'Angleterre). Id. 1. 4" 



63. Conjuration de Catilina. Rome 
est sauvée par Cicéron, malgré la 
résistance désespérée de Catilina et 
la conduite oblique de César. SalluS. 

60. Premier triumvirat , composé 
de Pompée, de Crassus et de César, 
et dont le premier résultat fut d'as- 
surer au dernier le consulat pour 
l'année suivante, et, à l'expiration 
de sa magistrature, le gouvernement 
des Gaules pour cinq ans. Plut. T'ie do 
Ces. et de Crus. ;DiON. 1. 37 ; App. Guer. 
civil. 1. 2. 



ifc pÉR, De i58o a\'. J, C. à 420 de J, C. — Gaulois. Sect. 2. 39 
GRÈCE. ORIENT. 

74. Nicomède III, roi de Bithynie, 
5® descendant de Nicomède I, lè^^u» 
son royaume aux Romains. Il étoit 
fils de Nicomède II, qui n'avoit su 
de moyens que le parricide, pour se 
soustraire à la haine de son père, d« 
Prusias, ce vil esclave des Romains, 
qui leur eût livré Annibal, si celui-ci 
ne se fût empoisonne. Eutrop. 1. 6. 

65. Antiochus, dit l'Asiatique, 6' 
descendant d'Antiochus- le -Grand 
(par Séleucus Philopator,son fils aîné, 
Démétrius Soter, Démétrius Nicator, 
Antiochus de Cyzique, et Antiochus 
Eusèbe), est dépouillé par Pompée du 
royaume de Syrie, qui est réduit en 
province romaine. — Depuis 80 ans 
ce malheureux état, livré à toutes les 
calamités des divisions intestines et 
des usurpations, n'offroit plus dans 
ses princes abâtardis, que le spectacle 
hideux de tous les genres de crimes. 
JrsTiN. l. 4»? c. 2. 

63. Pompée, sur quelques mécon- 
tentements que lui donne Aristobule 
II, fils dAlexandre Jannée, marche 
contre Jérusalem , et s'en empare 
l'année du consulat de Cicéron. Il 
rend la Judée tributaire , établit le 
Sanhédrin, et rend à Hyrcan II, frère 
aîné d' Aristobule, et déjà grand-prê- 
tre, l'autorité royale, que lui avoif 
enlevée son frère. — Pompée visite 
le temple, et pénètre jusque dans le 
Saint des Saints, dont l'entrée n'étoit 
permise qu'au grand-prétre, et une 
seule fois l'an. De cette époque, re- 
marque le continuateur de Rollin, sa 
fortune commença à décliner. Joseph. 
Antiq. I. i4, c. 8 ; Tacit. Hist. 1. 5, c. g. 



4o 



Tables syiichroniques de l'Histoire de France. 



GAULE. 

54. Cinquième campagne. Nouvel- 
le expédition dans la Grande-Breta- 
gne. — Les quartiers de César sont at- 
taques à la fin de l'année dans les Gau- 
'les , et une le'gion entière est surprise 
et de'truite. Ces. Guer. des GauL 1. 5. 

53. Sixième campagne. César dis- 
sipe la ligue des Belges , fomentée 
par Ambiorix de Liège et Inducio- 
mare de Trêves, et tente une nou- 
velle incursion en Germanie. Id. 1. 6. 

52. Septième campagne, la plus 
brillante de celles de César. Il force 
Alise , et contraint Vercingétorix , 
chef de la confédération générale de 
la Gaule, à se rendre. Id. 1. 7. 

5i, Huitième et dernière campa- 
gne. Révoltes partielles dans toutes 
les parties de la Gaule, étouffées par 
César. HiRTius, Guer. des GauL 1. 8. 



ROME. 



53. Mort de Crassus (M. Licin. ) 
dans son expédition contre les Par- 
thes. Plut. Vie de Crus. ; Dion. 1. 4o ; 
Appien, Guer. des Pank. 

52. Pompée, dans les circonstan- 
ces difficiles oti se trouvoit la répu- 
blique, est élu seul consul, par l'avis 
de Caton. Après quelques mois il 
s'associe C. Caecil. Métellus Scipion, 
père de Cornélie, sa nouvelle épouse, 
veuve du jeuneGrassus(Publ.).DiO!r. 
1. 40. 



SECTION IIL — Del'an5oavantJ.C.àl'an26odeJ. G. 

Depuis la conquéfe des Gaules par Jules-César jusqu'aux premières incursions des 

Francs. 



ROME. 

5o. Intrigues de Pompée à Rome , pendant la dernière année de César 
dans les Gaules, pour le forcer à licencier ses troupes; ce qui amène la 
guerre civile. App. , Dion. , Plut. 

49. Décret qui ordonne aux consuls en charge et au proconsul Pompée , 
de veiller à la sûreté de la république. — César passe le Rubicon, et force 
Pompée à quitter l'Italie. CES. Guer. civ, 1. i. 

EMPIRE ROMAIN. — Les xii Césars. 

48. Bataille de Pharsale, qui donne l'empire du monde à César {C.JuL). 
Ces. Guer. civ. 1. 3; App. ; Plut. Vie de César. 

45. 1*^^ année de la réforme du calendrier romain par ordre de Jules- 
César, dictateur et grand pontife, et commencement de l'ère de Jules César 
avec la nouvelle lune du i*^"* janvier de cette année. Censorin. c. 20, 21; 
Dion. I. 43; Pet au, Rationar. tenip. p. 2, 1. 3, c. i4; Le Noble, Diss. sur l'ann. 
de la naiss. de J. C. t. 17, p. 359. ( Voy. not. XX. ) 

44- Mort de César, assassiné dans le sénat. Fast. cons. 



i« PÉR. De i58o av, J» C, à 420 de J. C, — Gaulois Sect. 2. il 
GRÈGE, ORIENT. 



SECTION III. —De Tan 5o avant J. C. à l'an 260 de J. C. 

Depuis la conquête des Gaules par Jules-César jusqu'aux premières incursions des 

Francs. 



GAULE. 



ORIENT. 



4g. Trébonius, lieutenant de Cé- 
sar, s'empare de Marseille, qui s'ctoit 
déclarée pour Pompée à rinsti{jation 
de Domitius iEnobarbus (barbe rous- 
se), dési.<^né pour succéder s^ César 
dans le {gouvernement de la Gaule 
transalpine. Ces. Guer. civ. 1. i et 2. 



49. Ilyrcan II, fils de Janncc, est 
réduit à la souveraine sacrificature 
par César, qui donne l'autorité civile i 
l'Iduméeu Antipater, ministre d'IIyr- 
can, en reconnoissance des services 
qu'il lui avoit rendus dans sa guerre 
d'Egypte, Joskph. Anùq. 1. i4, c. i5. 



42 Tables synchroniques de V Histoire de France» 

EMPIRE ROMAIN. 

43. Second triumvirat, composé d'Octave, d'Antoine et de Lépide, mé- 
morable par les horribles proscriptions qu'il ordonna. — L'année suivante, 
bataille de Philippes, qui ruina le parti républicain, et oîi périrent Brutus et 
Cassius, défaits par Antoine et Octave. Vell. Paterc. 1. 2, c. 36, 3g. 

Si. Bataille navale d'Actium, sous le consulat d'Octave et de Messala. Elle 
fait passer l'empire du monde à Octave, vainqueur d'Antoine et de la reine 
d'Efiypte Cléop«tre. Vell. Paterc. 1. 2, c. 45 ; Fast. consul, 

39. i'"*' année d'Auguste en Egypte, et commencement de l'ère dite Actia- 
que ou de la réduction de l'Egypte, l'année qui suivit la mort d'Antoine et 
de Cléopâtre. Celle-ci étoit fille de Ptolémée-Aulête , fils naturel de Lathyre. 
Vell. Paterc. 1. 2, c. 46; Cejssorin ; Can. Ptol. 

27. C. Jul. Cces. OcTAViANUS, le second des 12 Césars, fils adoptif de Jules- 
César, dont il étoit petit-neveu par Octavianus, son père, fils de Balbus et 
de Julie, sœur de César. — Il reçoit cette année, du sénat, le titre à! Auguste, 
qui fut depuis le titre distinctif des empereurs romains. — 5 ans après, il 
abolit le tribunat, et s'en fait conférer la puissance. Tac. Ann. 1. i, c. 9. — 
Il se donne une garde, àxie prétorienne, composée de dix cohortes de mille 
hommes chacune. — De quatre femmes qu'il eut, il ne laissa d'enfants que 
Julie, honteusement célèbre par la licence de ses mœurs , et successivement 
épouse de Marcellus, neveu d'Auguste; d'Agrippa , son général; et de Ti- 
bère, fils de Livie, sa dernière femme. Julie eut du second trois fils: Caïus, 
Lucius, et Agrippa; et deux filles, Julie et Agrippine, la dernière, femme de 
Germanicus, neveu de Tibère. — La quatrième femme d'Auguste avoit été 
enlevée par lui à Claude Néron, son mari. — Octavie, sœur d'Auguste, épousa 
M. Marcellus, qui fut consul, puis Antoine le triumvir. Elle eut du premier le 
jeune Marcellus, qu'Octave destinoit à l'empire, mais qui mourut avant lui; 
et du second, la vertueuse Antonia,qui fut femme de Drusus, frère de Tibère. 

10. Auguste ordonne un dénombrement général dans tout l'empire et la 
clôture du temple de Janus, deux dispositions dont l'exécution est suspen- 
due pendant quatre ans par des mouvements en Dacie, en Germanie, et dans 
les Gaules, indisposées de la première mesure. S. Luc, Tit. Liv., Tacite, 
Suétone. Voyez Diss. de Le Noble surVann. de la naiss. de J. C. t. 17, p. ^o'i 
et suiv. 

6. Clôture du temple de Janus pendant i3 ans. Il est rouvert lors de U 
défaite de Varus par les Germains, Oros. ; Le Noble. Voyez ci-dessus. 



l'e PÉR. De i58o av. J. C, à 420 de J. C. — Gaulois. Sect.^. 45 
GAULE. ORIENT. 



41. Fondation de la* ville de Lyon 
par Munatius Plancus, un des lieu- 
tenants de César, consul l'année pré- 
cédente. Cette cité devient, par la 
faveur d'Auguste , la capitale des 
Gaules. Senec. JSpist. 91. 



27. Auguste, l'année de son sep- 
tième consulat avec Agrippa , étant 
h Narbonne pour y tenir les états, 
impose une forte contribution sur la 
Gaule. Epitom. Liv. 1. i34 ; Dion 1. 54- 



37. Hérode, fils de riduméen An 
tipater , époux de Mariamne, fille 
d'Alexandre II, fils d'Aristobule II, et 
d'Alexandra, fille d'Hyrcan, déclaré, 
trois ans auparavant, roi d'Idumée et 
de Samarie par les triumvirs, enlève 
encore Jérusalem au dernier des As 
monéens, Antigone, frère d'Alexan 
dre, et fils d'Aristobule. Joseph. Jntiq. 
1. 12, c. 17; 1. i4, c. 26, a8. (Voyez 
not.XXL) 



^. Soulèvement dans les Gaules à 
l'occasion du cens ou dénombrement 
ordonné par Auguste. Il est étouffé 
par l'adresse de Drusus, qui convo- 
que les députés de la Gaule à Lyon, 
et qui parvient même à leur faire éri- 
ger en cette ville un autel à l'empe- 
reur. Epitom. Liv. l. 137. 



5 ou 6. 25 décembre, naissance 
de J. C. ; époque antérieure d'un an 
ou deux à la mort d'Hérode. (Voyex 
not. XXII.) 

4. Mort d'Hérode, la 34" année 
depuis la prise de Jérusalem par ce 
prince. J08EPH. Antiq. l. 17, c. 8, 10, 
ii.(Voy. not. XXiï.) 

Le royaume d'Hérode est partage' 
entre ses trois fils Archélaiis , Hé- 
rode H Antipas , et Philippe. 



44 Tables synclironiques de l'Histoire de France. 

EMPIRE ROMAIN. 

1 . 1^* année de l'iSre 'vulgaire ou de V Incarnation, rapportée à la 2* du Nom- 
bre d'or usuel, qui est un cycle hébreu de 19 ans, par Denys-le-Petit, lequel 
mit cette ère en usa{i;e vers le commencement du 6*^ siècle. Dans cette suppu- 
tation, il commit une erreur de 4 ou 5 ans, reconnue depuis, mais trop tard 
pour pouvoir être réformée sans occasioner de la confusion dans les dates. 
Beï>A, Ration, tcmp. c. 42 ; Petau, Jiat. temp. pars 2, 1. 4? c. 1. (V. not. XXIII.) 

8. Défaite de Varus par les Germains, commandés par Hermann ou 
Arminius. 

\\. TiBF.nE ( Claude Néron^, fih de Claude Néron et de Livie , gendre et fils 
adoptif d'Auguste, succède à ce prince. — Il se fraye un chemin au trône 
en faisant assassiner le jeune Agrippa, fils de Julie. — 1 9 , il fait empoisonner 
Germanicus, fils de son frère Drusus, et fait mourir par la faim Agrippine, 
femme de Germanicus, et Drusus, l'un de ses fils. — 27, il va cacher ses dé- 
bauches dans l'ile de Caprée. 



37. C. Jul. Cœs. Germanicus, dit Cauoula, petit-neveu de Tibère, second 
fils de Germanicus et d'Agrippine. — La cruauté, la débauche et la folie 
partagent son règne. Il meurt assassiné. 

41. Tib. Clacdius Nero Dnisus, oncle de Caligula et frère de Germanicus, 
prince à-peu-près imbécille. — Il prend le nom de César et d'Auguste, quoi- 
qu'il n'eût point été adopté, et qu'il ne tînt à la maison impériale que par 
les femmes. Les empereurs après lui suivent cet exemple. Le nom à' Auguste 
devient celui du prince revêtu du souverain pouvoir, et celui de César ^ le 
titre de l'héritier présomptif. — Il eut cinq femmes r4a quatrième fut Mes- 
saline, si décriée pour ses mœurs ; il en eut Britannicus et Octavie. La cin- 
quième l'empoisonna -y ce fut Agrippine II, fille de Germanicus et de la ver- 
tueuse Aginppine. 

54. Nero Claudius Cœs. Germanicus, fils de Cn. Domitius jEnobarbus et de 
la seconde Agrippine . Claude l'avoit adopté au préjudice de son propre fils 
Britannicus. Néron fait empoisonner celui-ci en 55. — En 59, il fait poignar- 
der Agrippine, sa mère. —62, il force Octavie, qu'il avoit épousée, à s'ou- 
vrir les veines. — 64, il met le feu à la ville de Rome, et en accuse les chré- 
tiens. — 65, il tue d'un coup de pied Poppée, sa seconde femme, enceinte; 
oblige Sénèque, son gouverneur, à se donner la mort, et, deux ans après, 
Corbulon-, célèbre général de ce temps, qu'il appeloit son père. — 68, le 
sénat le déclare ennemi du genre humain. Il se tue pour se soustraire au 
.supplice. ' 

63. ScTV. Sulpit. Galba, âgé de 72- ans, est reconnu Auguste en Espagne 
par ses soldats. — Il est assassiné au bout de 7 mois par la garde prétorienne. 

69. M. Salv. Otho, proclamé à Rome par les assassins de Galba qu'il avoit 
soudoyés, perd contre les lieutenants de Vitellius la bataille de Bédriac, près 
de Ciémone, et se donne la mort après 3 mois de règne. 



ifc PÉR. De i58o av. J. C. à 420 de /. C. — Gaulois. Sect, 3. 45 
GAULE. PAPES. 



21. Soulèvements dans les Gaules 
excités par Florus et Sacrovir, et 
presque aussitôt étouffés. 



39. La Gaule est l'objet des vexa- 
tions de Caligula. Pendant les cour- 
ses qu'il y fit pour de prétendues ex- 
péditions en Germanie et en Breta- 
gne, il y bâtit un pliare près de Ges- 
soriac, aujourd'hui Boulogne. 

48. Claude, né à Lyon, témoigne 
de la bienveillance pour la Gaule, et 
fait déclarer les Eduens capables d'ê- 
tre promus aux places vacantes dans 
le sénat. 

58. Néron contribue libéralement 
à la reconstruction de la ville de 
Lyon, qui venoit d'éprouver un in- 
cendie 100 ans précisément après sa 
fondation. Néanmoins la première 
révolte contre lui éclate dans les 
Gaules. Le proprcteur Vindex en est 
l'instigateur. 



28. La i5* année de Tibère, Jean- 
Baptiste commence à baptiser dans 
le Jourdain. — Jésus-Christ, baptisé 
par lui, commence sa mission. S. Luc. 
m, 1 , 21 , 23. (Voy. not. XXIV.) 

33. Mort de^J. C. le vendredi 3 
avril, jour de l'immolation de l'agneau 
pascal, i5^ de la lune suivant les 
Juifs, qui ne comptent la nouvelle 
lune que du jour de son apparition, 
et le 16*^ suivant notre manière de 
compter. (Voy. not. XXIV,) 

42. S. Pierre, i**" pape, vient à 
Rome, et y fonde son siège 6 ans 
après avoir fondé celui d'Antioche. 
— 44 1 arrêté à Jérusalem par ordre 
d'Hérode Agrippa, fils d'Aristobule, 
qu'Hérode-le-Grand, son père, avoit 
fait mourir un an avant sa mort, il 
est délivré miraculeusement. — 5i, 
premier concile à Jérusalem ; S. Pierre 
Y maintient la liberté de l'évangile et 
l'inutilité des observances légales. — 
Ç>ii. Néron ouvre la première persé- 
cution contre les chrétiens. S. Piwre 
est mis en croix, et S. Paul, qui étoit 
citoyen romain, est décapité. 

66. S. Lin, — 70, sous son ponti* 
ficat eut lieu la prise de Jérusalem et 
la destruction du temple par Titus, 
fils de l'empereur Vespasieij. Ce siège 
est mémorable par les calamités des 
assiégés, également pressés par l'en- 
nemi, la faim et la violence de leurs 
dissentions intérieures : onze cent 
mille Juifs y périrent, et près de ccnt 
œilie fuieut vendus. 



46 Tables synchromijfues de t Histoire de France, 

EMPIRE ROMAIN. 

69. Jul. ViTELLius, élu empereur à Cologne par ses soldats, détrône 
Othon par ses lieutenants, et est de'trôné lui-même et mis à mort, à la fin 
de l'année, par ceux de Vespasien. 

69. Tit. Flav. Vespasianus, proclamé empereur par l'armée de Syrie. — 
•78, la Grande-Bretagne est réduite en province romaine. 

7g. Titus Vespasianus , fiîs de Vespasien. — Il avoit pris Jérusalem et ruiné 
le temple en l'an 70. — Il fut, tout le temps de son règne , les délices de 
Rome. 

81. Tit. Flav. Sab. DOMITIANUS, frère de Tite. — Il fait revivre les temps 
de Néron. — Sous lui la seconde persécution contre les chrétiens. — Il meurt 
assassiné. — De spu temps, vers g3, les Chinois détruisent l'empire des Huns, 
nation tartare, en guerre perpétuelle avec eux. Leur émigration forcée, en 
repoussant d'autres barbares vers l'Occident, donna à ceux-ci une impul- 
sion qui, gagnant de proche en proche, amena insensiblement la destruction 
de l'empire romain. Vojr. parmi les tables un tableau de la chronologie chinoise. 

Les F bons Empereurs. 

96. Cocceius Nerva, sénateur vénérable par son âge et par ses vertus , est 
élu par le sénat à la mort de Domitien. — Il rè^ne 16 mois, et adopte Trajan. 

98. Ulp. Trajanus Crinitus, fds adoptif de Nerva , né à Séville en Espagne; 
grand prince et particulier vicieux. — 107, il fait la conquête de la Dacie 
(la Transylvanie, la Valachie, la Moldavie). — 112, il enlève l'Arménie aux 
Perses, parvient jusqu'à Ctésiphon, leur capitale, près du Tigre, à l'oppo- 
site de Séleucie, et détrône Chosroès I ou Chosrou, qui fut rétabli dans ses 
états après la mort de Trajan. 



117. P. JEÎius Adriawtîs, fils adoptif de Trajan. — Il rend aux Parthes les 
conquêtes romaines au-delà de l'Euphrate. — 121, il bâtit une muraille dans 
le nord de la Bretagne, pour la séparer de l'Ecosse, — 126, il défend que 
l'on condamne les chrétiens sans accusation et sans conviction juridiques. — 
Il fait empoisonner Sabine, sa femme, petite-nièce de Trajan. — Ce prince 
voyagea pendant presque tout son règne, et ordinairement à pied et la tête 
nue. — 129, il rebâtit Jérusalem, et donne son nom à cette ville ; il soumet 
les Juifs révoltés sous la conduite de Barchochébas, et leur interdit l'entrée 
de la Judée. 

i38. Tit. Antonînus Plus, originaire de Nîmes et fils adoptif d'Adrien. — 
Il défait les Maures, les Germains et les Daces. — Il porte la vertu aussi loin 
que pouvoit le permettre la philosophie stoïcienne , dont il faisoit profes- 
sion. — DeFaustine, sa femme, il eut une fille du même nom, qui épousa 
Marc-Aurèle. L'une et l'autre ont laissé une réputation également décriée. 



1" PÉR. De i58o av. /. C. h 4ao de J, C. — Gaulois. Sect. 3. 47 

GAULE. PAPES. 

69. La Gaule , sous le prétexte 
d'attachement à Néron, est rançon- 
née par les soldats de Vitellius qui 
se rendent en Italie. — Même année, 

révoltes du Batave Civilis et du Gau- ^8. S. Clet ou Anaclet. Il est 

loisSabinus. Elles sont étouffées dans honoré comme martyr, ainsi que son 
le cours d'une année. prédécesseur, sans qu'on en ait d'ail- 

leurs de témoignages certains. 

91. S. Clément, qui, au témoignage 
deTertuUien, avoit été ordonné par 
S. Pierre. — Quelques uns lui attri- 
buent la célèbre mission qui donna, 
des pasteurs aux principales villes de 
la Gaule; d'autres la descendent un 
siècle et demi plus bag, au temps de 
S.Fabius. — 98, seconde persécution 
contre les chrétiens par l'empereur 
Domitien , laquelle dura jusqu'à sa 
mort. 

100. S. EvARiSTE, — 107, troisième 
persécution contre les chrétiens, aux- 
quels Pline le jeune rend un témoi- 
gnage favorable dans une lettre adres- 
sée à l'empereur Trajan. — Martyre 
de S. Ignace, disciple des apôtres, 
condamné par Trajan lui-même. — 
Hérésie de Basilides, qui condamnoit 
les lois du mariage, et ajoutoit mille 
rêveries à cette erreur. — Cessation 
des oracles. 

109. S. Alexandre. 

119. S. Sixte ou XiSTE. 

127. S. TÉLESPHORE, martyr. — 
i3o, Adrien rebâtit Jérusalem, à la- 
quelle il donne le nom dHAElia. Bles- 
sant à dessein les sentiments religieux 
des Juifs et des Chrétiens, il place un, 
pourceau de marbre sur une des por- 
tes de la ville, élève un temple à Jupi- 
ter sur le tombeau de J. C, et une sta- 
tue de Vénus sur le Calvaire. Les Juifs 
se révoltent sous Barchochébas. Six 
cent mille périssent dans les combats ; 
le reste est chassé de la terre sainte. 



Adrien fait construire le pont du 
Gard, aqueduc à trois rangs d'ar- 
cades , destiné à conduire à Nîmes 
les eaux de la fontaine d'Eure par- 
dessus une vallée de 160 pieds de 
profondeur. 



Antonin répare Narbonne, détrui- 
te par un incendie, et fait tracer des 
voies pubhques dans la Gaule. 



48 Tables synchroniques de l'Hisloire de France, 

EMPIRE ROMAIN. 



. i6i. MaUC. Aurelics 'AntoulnuSf gendre d'Antonin, régne 9 ans avec 
Lucius Verus, son cousin et son gendre, fils adoptif, comme lui, d'Anto- 
nin. — Il fait la guerre aux Parthes par ses lieutenants, et en personne aux 
Germains, aux Quades et aux Marcomans (peuples entre le Danube et la 
Bohême). — On a de lui un recueil de pensées écrit en grec. 



180. Ltic. AEUus AureUus Commodcs, fils de Marc-Aurêle. — Il retrace les 
abominations des régnes de Caligula, de Ne'ron et de Domitien. — Martia, 
sa maîtresse, le fait empoisonner. 

Siècle d'anarchie militaire. 

193. P. Helvius Pertinax, fils d'un marchand de charbon, élu empereur 
par les prétoriens et digne de l'être, est massacré par eux au bout de 3 mois. 

193. L. Septimiiis Severus, Julien, Niger et Albin se disputent l'empire. 
Après quatre ans de combats la victoire reste au premier. — 199 ^ il bat les 
Parthes, qui s'étoient déclarés pour l'un de ses compétiteurs. — 208, il 
porte la guerre dans la Grande-Rretagne, où il fait construire une secoude 
Bûuraille, et y meurt dans la ville d'Yorck. 



ire PÉR. De i58o «t.. /. a h 420 de J. C. ^ Gaulois. Secu 3 



GAULE. 



177. Persécution de ré{jlise des 
Gaules. Quarante-huit chrétiens sont 
livrés aux bêtes dans l'amphithéâtre 
de Lyon. — S. Pothin , évéque de 
cette ville, meurt des suites des ou- 
trages de la populace. 



49 
PAPES. 

189. S. Htgin. — Hérésie de Va- 
lentin , système théologique forme' 
d'une union bizarre de platonisme, 
de christianisme, et d'absurdités de 
sa création; preuve humiliante de 
l'excès de démence où peut tomber 
l'esprit humain Hvré à sa foiblesse 
et à sa présomption. — Tels furent, 
à quelques variations près, tous les 
systèmes des Gnostiques {samf?ts, iHu- 
minés) , ainsi qu'ils s'appeloient dans 
leur orgueil. _ Apologie de la reli- 
gion par Justin. 

142. S. Pie. — Antonin arrête la 
persécution contre les chrétiens. — 
i63, sous Marc-Aurèle, quatrième 
persécution longue et cruelle, malgré 
l'apologie présentée à l'empereur par 
Athénagore. 

168. S. SoTER. — Hérésie de Mon- 
tan, qui se donnoit pour le S. Esprit, 
ou du moins pour en être inspiré. Une 
grande austérité fit beaucoup de sec- 
tateurs à sa doctrine. ~ Elle séduisit 
jusqu'à Tatien et Tertulhen, qui tous 
da«x avoient été apologistes de la 
religion. — 174, miracle de la légion 
fulminante. 

177. S. Eleutiiere. — Martyrs de 
Vienne et de Lyon. — Lucius, roi 
d'x\ngleterre, demande des mission- 
naires au pape. 

193. S. Victor. — Différend entre 
les églises d'Orient et d'Occident sur 
la célébration de la Pâque : les pre- 
miers, dits Quartodécimans , la célé- 
broient, comme les Juifs, le 14* de 
la lune, quelque jour de la semaine 
que ce fût ; les autres , le dimanche 
suivant, en mémoire de la résurrec- 
tion. — Le pape veut séparer les 
églises d'Orient de sa communion, et 
reçoit à ce sujet de vives représenta- 
tions de la part des évéques d'Occi- 
dent. 



5o Tables synchroniques de V Histoire de France. 

EMPIRE ROMAIN. 

an. M. Aur. Sev. Antonin. Caracalla et P. Sept. GETA,tous deux fils de 
Sévère. — 212, CHracalla poi{;narde son frère dans les bras de sa mère. — 
La même année il rend un édit qui déclare citoyens romains tous les sujets 
de l'empire. — Dans une expédition contre les Parthes il est assassiné par 
Ma crin. 

217. M. Opilius MACRiifCS, né à Alger, est proclamé empereur par l'armée. 
Il est tué au bout de 4 mois de règne, après une victoire remportée sur lui 
par Héliogabale. 

218. M. Aur. Ant. Bassianus Elagabalus, petit-neveu par sa mère de l'im- 
pératrice Julie, femme de Sévère. — Proclamé par les soldats , il est tué par 
eux 4 ans après, n'étant encore âgé que de i8 ans. — Dans un âge aussi 
tendre, il s'étoit déjà acquis le titre honteux du Sardanapale des Romains. 

222. M. Aur. Sev. Alexander, cousin d'Héliogabale et adopté par lui, lui 
succède à i4 ans ; prince accompli, élevé avec soin par Mammée, sa mère, 
que l'on croit avoir été chrétienne. — 280, il fait la guerre avec succès contre 
Artaxerxès ,-roi des Perses. — Ce dernier prince, nommé Ardschir par les 
Orientaux, fils de Babeget, petit-fils de Sassan , après avoir mis en fuite 
Artaban, dernier roi Arsacide des Parthes, fonde en 228 la dvnastie des 
Perses Sassanides, qui fut détruite en 662 par les califes. — Alexandre est 
tué, près de Mayence, dans une émeute militaire. 



235. C. Jul. Ver. Maximikus, Goth, auteur de l'assassinat d'Alexandre, se 
fait proclamer à sa place. — Sa cruauté le fit surnommer le Phalaris et le 
Cjclope. — Il fut assassiné au bout de 3 ans. 

237. Les deux Gordiens, père et fils, Maxime et Balbin, successivement 
élus par le sénat et rejetés par les prétoriens , périssent de mort violente. Ils 
sont remplacés la même année par Gordien le jeune ^ petit-fils de Gordien le 
père, qui réunit les suffrages des prétoriens et du sénat. — Il périt au bout 
de 6 ans par les intrigues de Philippe, préfet du prétoire. 

244' ^- •^"^- Philippus, Arabe, est élu par les soldats. — Il étoit chrétien : 
on voit du moins qu'il faisoit profession du christianisme, par l'opposition 
que mit l'évêque S. Babylas à ce qu'il assistât à l'office de Pâques, avant qu'il 
ne se fût constitué au rang des pénitents, pour la part qu'il avoit eue à la 
mort de Gordien. — Il est tué dans une bataille contre I)èce, un de ses lieu- 
tenants, qui se révolta contre lui. 

249. Cn. Messius Quint. Traj. Decius. — 25o, première invasion desGoths, 
divisés en Visigoths et en Ostrogoths, ou Goths de l'ouest et de l'est, déno- 
mination empruntée de la position des uns et des autres sur le Danube. — 
a5i , Dèce périt avec deux de ses fils dans une bataille qu'il livre aux Goths. 



irc PÉR. De 1 58o m>. J. C. à l^io de J. C. — Gaulois. Sect. 3. 5 1 



GAULE. 

202. Martyre de S. Irénée à Lyon 
pendant la persécution de Sévère. — 
Disciple de S. Polycarpe, qui l'avoit 
été de S. Jean l'Evangéliste , il fut la 
lumière et le modèle des évêques de 
la Gaule. 



PAPES. 

202. S. ZÉPHiRiN. — Cinquième 
persécution. — Commencements d'O- 
rigène, qui remplace, dans l'école 
chrétienne d'Alexandrie, le savant 
prêtre Clément, l'auteur des Stro- 
mates ou Tapisseries. — Chute de 
Tertullien. — Martyre de S. Irénée 
à Lyon. 



219. S. Caluste, martyr. 



241. Les Francs sont battus près 
de Mayence par le tribun Aurélien , 
qui 3o ans après fut empereur. Vo- 
pisque,historien contemporain, nous 
apprend ce fait , et c'est la première 
fois que le nom de Francs est em- 
ployé dans l'histoire. C'étoit un nom 
générique sous lequel a été désignée 
la réunion qui eut lieu vers ce temps, 

»des Frisons, des Saliens, des Bruc- 
tères, des Angrivariens, des Cha- 
maves, des Cattes, ^des Sicambres , 

et autres peuples situés entr« le iUu" 
et le Weser. 



223. S. Urbain. — L'église, tran- 
quille sous l'empereur Alexandre Sé- 
vère, qui faisoit profession d'un res- 
pect particulier pour J. C. , profite 
de son repos pour bâtir des tem- 
ples. ' ' 

380. S. PoNTiEN. — 235, après la 
mort d'Alexandre, sixième persécu- 
tion contre les chrétiens. — Pontien, 
relégué en Sardaigne, y mourut. 

235. S. Anthère, honoré comme 
martyr. 

236. S. Fabien. — On lui attribue 
la célèbre mission des évêques de la 
Gaule, que d'autres donnent à S. Clé- 
ment, 4^ pape. — 25o, il fut des 
premières victimes de la septième 
persécution allumée par l'empereur 
Dèce ; persécution l'une des plus 
cruelles qui aient été exercées contre 
les chrétiens. 



4. 



52 Tables synchroniques de l'Histoire de France, 

EMPIRE ROMAIN. 

25 1. C. Vib. Trebonian. GalLcs, et Volusiantis, son fils, sont proclamés par 
les troupes de Mœsie et de Thrace, qui les massacrent l'année suivante. - — 
De leur temps, commença une peste qui désola l'empire pendant la ans. 



253. C. Jul. iEMiLiA>rs, reconnu par le sénat. —Trois mois après il est 
mis à mort par les soldats. 

253. P. Licin. Valerianus et P. Lie. Gallianus, son fils, associé par son 
père aussitôt que lui-même eut été proclamé. — 260, Valérien , invité par 
Sapor, roi de Perse, à une conférence, est arrêté par ce dernier, et, après 
3 ans d'humiliations, il est mis à mort et écorché. 



SECTION IV. -- De l'an 260 de J. C. à l'an 420. 

Depuis les premières incursions des Francs dans la Gaule jusqu'à l'établissement 
définitif qu'ils j formèrent sons Pharamond, leur premier roi. 



260. P. Licin. Galliancs, seul. — Sous ce prince toutes les armées et toutes 
les provinces s'arrogent le droit d'élire des empereurs. On en compte jus- 
qu'à trerUe, auxquels l'histoire a donné le nom de tyrans. Odenat, le plus 
illustre d'entre eux, reçut de Gallien le titre di* Auguste, et défendit l'empire 
contre les Perses. Zénobie, sa femme, prend après lui le titre de reine de 
Palmyre ou de l'Orient. — Gallien meurt assassiné. — De son temps, un dé- 
bordement général de barbares eut lieu dans toutes les parties de l'empire. 



268. M. Aur. Claudius, dit le Gothique^ à cause d'une victoire qu'il avoit 
remportée sur les Goths, est élu par les soldats, et leur choix est approuvé 
parle sénat. On attendoit beaucoup de ce prince, lorsque la mort l'enleva 
la 3* année de son règne. 

270. M. Aur. Claud. Qui«tillus, frère de Claude, est élu par le sénat; 
mais, désespérant de l'emporter sur Aurélien, son compétiteur, il se donn« 
la mort. 



ire PÉR. De i58o av. J. C. à 420 de J. C — Gaulois. Sect. 3. 
GAULE. PAPES. 



53 



25o. Nombreuse mission d'évéques 
dans les Gaules , qui comptent une 
infinité de martyrs pendant les per- 
sécutions de Dèce et de ses succes- 



25 1. S. Corneille, après une va- 
cance de i6 mois occasionée par la 
persécution de Dèce. — Schisme et 
hérésie de Novatien, i^*^ antipape.— 
Corneille souffre le martyre. 

252. S. LucE, martyr l'année sui- 
vante, dans la persécution deGallus, 
que l'on compte pour une seule avec 
celle de Dèce. 

253. S. Etienne. — Premières dis- f 
putes sur la validité du Baptême con- 
féré par les hérétiques. — 256, hui- 
tième persécution, où périt ce pon- 
tife. 

257. S. Sixte II, martyr dans la 
même persécution. 

259. S. Dents , élu après un an de 
vacance. 



SECTION IV. —De l'an 260 de J. C. à l'an 420. 

Depuis les premières incursions des Francs dans la Gaule jusqu'à l'établissement 
définitif qu'ils Y formèrent sous Pharamond, leur premier roi. 



Au milieu des troubles occasionés 
parles incursions des Francs dans la 
Gaule, Posthumus en 261, Victorinns 
en 264, Lollianus en 267, Marius et 
Tetricus en 268 , sont successivement 
proclamés empereurs des Gaules. 

262. Ravages du Vandale Crocus 
dans les Gaules. Ils sont réprimés par 
Probus, depuis empereur. 

264. Les Francs, qu'Eutrope ap- 
pelle les Allemands, après avoir ra- 
vagé les Gaules, fondent sur l'Itahe 
et sur l'Espagne. 



269. S. FÉLIX I. — 273, neuvième 
persécution sous Aurélien. 



54 Tables synchronuiues de V Histoire de France. 

EMPIRE ROMAIN. 

270. L. Val. Domit. Aurelunus, (i^rand capitaine, mais sévère jusqu'à la 
cruauté. — Il dompte les barbares, qui avoient percé jusqu'à Milan, et réta- 
blit l'empire dans ses limites. — 278, il détrône Zénobie , reine de Palmyre, 
et livre à la mort le rliéteur Lonj^in, son ministre. — Il est assassiné par son 
secrétaire. — Le premier des empereurs, il ceignit le diadème. 

275. M. Claud. Tacitits est élu après un interrè()ne de 6 mois, pendant 
lequel le sénat et l'armée se renvoient réciproquement l'honneur de donner 
un chef à l'empire. — Après 6 mois de règne il est mis à mort par les soldats. 

376. M, Ann. Florianus, frère de Tacite, prend le titre d'empereur; 
mais, vaincu par Probus, dont l'élection avoit été confirmée par le sénat, il 
^ s'ouvre les veines. 

276. M. Âiir. Val. Probus. Elevé malgré lui à l'empire, il justifie le choix 
de l'armée et du sénat par un enchaînement de victoires, — 282 , il est mas- 
sacré par les soldats. 

282. M. Âur. Carus, né à Narbonne, est élu par les soldats; il a des suc- 
cès en Perse, et y meurt. 

284. M. Aur. Carinus et M. Aur. Numerianus, tous deux fils de Carus, — 
L'un et l'autre sont assassinés en cette même année. Le dernier l'est par Aper, 
préfet du prétoire, son beau-père. 

284. C. Voler. Aur. Diocletianus est élu empereur par l'armée de Perse, 
— 286, il s'associe M. Val. Aur. Maximiakus Herculics, son ami. — 292, il 
fait Césars Flav. Aur. Constantius , connu sous le nom de Constance Chlore, 
et C. Galerius Val. Maxirnianus. — Les provinces de l'empire sont distri- 
buées entre ces quatre princes. — 3o3, édit de persécution contre les 
chrétiens, rendu à la sollicitation de Galère. — 3o5, le même Galère force 
les deux empereurs à abdiquer. 

De l'année de l'avènement de Dioclétien à l'empire et du 29 août, date Y Ère 
égyptienne dite de Dioclétien^ ou des Martjrs^ ou des Cophtes ^ usitée encore 
de nos joui's en Egypte. Les années en sont juliennes; mais les bissextiles 
précèdent immédiatement celles des Romains ou les nôtres. (Cette ère est la 
même que celle de Nabonassar, corrigée par Auguste, au moyen du jour 
intercalaire qui rendit fixe le commencement de l'année, de vague qu'il étoit 
auparavant; il n'y a de différence que dans le point de départ nouveau.) 



ïi-e PÉR. De i58o aif. J. C. à 420 de J. C. — Gaulois. Sect. 4. 55 
GAULE. PAPES- 



273. Tetricus, qui avoit été pro-^ 
elamé malgré lui empereur dans les 
Gaules, y appelle lui-même Aurélien, 
pour le dëcharg<ir de ce fardeau. 



277. Probus chasse de la Gaule les 
Bourguignons et les Vandales, qui, à 
Fimitation des Francs, y avoient for- 
mé des établissements. Il accorde des 
terres à ceux-ci. Quelques uns , qu'il 
avoit reléguas pour cause de révolte 
sur le Pont-Euxin, pillent la Grèce, 
l'Afrique, la Sicile, et retournent 
dans leur pays natal. 

Vers le même temps Probus dé- 
truit, encore dans les Gaules le parti 
de Proculus^ qui s'y étoit fait procla- 
mer empereur. 



\ 
275. S. EuTYCHiEN. — Sous lui com- 
mence le Manichéisme on l'hérésie des 
deux principes. Elle dut sa naissance 
à Manès, esclave persan, dont la 
doctrine, également absurde et li- 
cencieuse, étonne à-la-fois, et pour 
ses succès, et pour sa durée. 



2^3. S. Caïcs. — 286, massacre dfr 
la légion thébéenne et des Bagaudes. y 
— 293, Constance Chlore arrête la- 
persécution dans les Gaules. 



285. Maximien Hercule est envoyé 
dans les Gaules pour y réprimer la 
révolte des Bagaiides. — 286, il fait 
massacrer dans le Valais la légion 
thébéenne , toute composée de soldats 
chrétiens qui refusoient.de joindre 
des pratiques idolâtriquesà leur ser- 
ment de fidélité. — Il détruit les Ba- 
gaudes près de Lv^tèce ou Paris, au 
lieu appelé depuis Saint-Maur-des- 
Fossés. 



56 Tables synchroniques de V Histoire de France, 

EMPIRE ROMAIN. 



3o5. Constance Chlore et Maximien Galère, Augustes; Fuh. Val. Severus 
et C. Vah Maximinus ^ dit Da'îa^ Césars. — 3o6, Constance étant mort à 
Yorck, son armée proclame Auguste C. Fuïv. Val. Aur. Cl. Constantinus , 
son fils aîné. — Galère ne le reconnoît que comme César; il élève Sévère 
à la dignité d'Auguste, et C. Flav. Licinius à celle de César. 



3o6. Maximien Galère, Constantin et Sévère, Augustes. — En Boy, Lici- 
nius reçoit le même titre de Galère; et en 3o8, Maximin Data se le fait donner 
par son armée. — En 3o6,Maxence, fils d'ATercw/e, l'avoit pris aussi dans 
Rome même, et avoit rappelé son père à la jouissance du souverain pouvoir. 
— Sévère, envoyé contre eux par Galère, est fait prisonnier et mis à mort 
par eux en Boy. — En 3o8, Hercule, privé de la pourpre par son fils, auquel 
il avoit voulu la ravir, se réfugie dans les Gaules près de Constantin, son 
gendre; mais, ayant conspiré deux fois contre lui, il est contraint de s'é- 
trangler lui-même en 3io. — Maxence , sous prétexte de venger son père, 
arme contre Constantin. Il est défait, et périt dans le Tibre en 3i2. — Ga- 
lère étoit mort l'année précédente, et Maximin mourut en la suivante, ainsi 
que Dioclétien, qui vit l'éclatant triomphe de cette religion qu'il s'étoit flatté 
d'anéantir. — De tant de maîtres il ne resta que Constantin avec Licinius, 
qui avoit épousé sa sœur. De commun accord ils portèrent diverses lois favo- 
rables au christianisme: mais, plusieurs différends s'étant élevés depuis 
entre eux, Licinius fut vaincu en 323, et étranglé l'année suivante. 



ire PÉR. J)e i58o a\>. J. C. à 420 de J. C. — Gaulois. Sect. 4. Sy 

GAULE. PAPES. 

288. Le même Maximien repousse 
les Francs au-delà du Rhin , et les 
force à demander la paix. Pour les 
observer, il fait de Trêves la résidence 
des Césars dans les Gaules. — En 29 1 
il leur accorde les champs incultes 
des Nerviens et des Trévirs. — Pen- 
dant son séjour à Trêves, l'amphi- 
théâtre de cette ville, ses rues, son 
fleuve , sont ensanglantés par la 
cruelle persécution qu'il suscite aux 
chrétiens. 

292. Constance Chlore, ayant eu 
le gouvernement des Gaules dans son 
partage , arrête la persécution. — 
3^3, il chasse les Francs établis dans 
les îles de la Batavie par Carausius, 
qui venoit de prendre la pourpre dans 
la Grande-Bretagne, et il forme dans 
la Gaule diverses colonies de leurs 
prisonniers. — 297 , il les bat de 
nouveau près de Langres et en Hel- 
vétie. 

3o6. Constantin a des succès ré- 
pétés contre les Francs, et fait livrer 
aux bêtes, dans l'amphithéâtre de 
Trêves, deux de leurs rois, Ascaric 
et Ragaise. 



296. S. Marcellist. — 3o3, com- 
mencement de la dixième persécu- 
tion, la plus longue et l:i plus cruelle 
de toutes, mais la dernière jusqu'à 
l'époque où le christianisme vint 
s'asseoir sur le trône. — MarrelUn en 
fut une des premières victimes. — A 
sa mort le saint-siège vaqua durant 
4 ans. 



3o8. S. Marcel. 



3 10. S. EusEBE, exilé en Sicile. 



3ll. S. MlLTIADE ou MeLCHIADE, 

«près une vacance de 9 mois. — 3i J, 
conversion d« Constantin , qui fuit 
marcher ses troupes sous l'étendard 
du Labarum ou du monogramme grec 
du Christ. — Après la défaite de 
Maxence, il rend la paix à l'oglioe par 
un édit qui met fin à la persécution. 
— De l'année suivante 3i3 djte la 
l '^ année du cycle de 1 5 ans , dit de« 
Indictions. 



5S Tables Sfiichronfr/iœs de l'Histoire de France^ 

EMPIRE ROMAIN. 

La Religion chrétienne sur le trône, 

324. Constantin, seul. — En 829 il transfère le siège de l'empire à By- 
zance, qui prit le nom de Constantinople. — SSy, il meurt après le plus long, 
régne depuis Auguste, et après s]être fait baptiser à l'article de la mort. 



337. Plav. Cl. CoîîfSTATrTiNûS, dit Constantin le Jeune ^ FI. Jal. Fat. CoNSTAîr- 
ÎÏU8 et FI. Jtil. CoNSTANS, tous trois fils de Constantin, lui succèdent : le pre- 
mier, en Espagne, dans les Gaules et dans la Grande-Bretagne; \e second, 
en Asie et en Egypte ; le troisième, en Italie, en Illyrie et en Afrique. — Par 
les intrigues de Constance, les frères de Constantin et ses neveux, à l'excep- 
tion de Gallus et de Julien, sont massacrés par les soldats. — 34o, Constan- 
tin périt dans une guerre contre Constant, son frère, qui s'empare de sow 
héritage, — 35o, Constant est tué dans les Pyrénées, où il étoit poursuivi 
par les émissaires de Magnence, son capitaine des gardes, qui s'étoit fait 
proclamer empereur dans les Gaules. — 353, Constance, parla défaite et la 
Inort de Magnence, devient seul maître de l'empire. — 354, i^ ^'■^^^ périr 
Gallus, — L'impératrice intercède pour Julien, frère de Gallus. — Con- 
stance l'envoie, l'année suivante, dans les Gaules avec le <itre de César. Il 
s'y distingue contre les Francs, qu'il bat près de Strasbourg, et s'y fait 
aimer par la douceur et la justice de son administration. -^ 36o, les troupes 
de la Gaule le proclament Auguste, — Constance, qui étoit en chemin pour 
une expédition contre les Perses , revient sur ses pas pour marcher contre 
Julien. Il meurt sur ces entrefaites. — Ce prince favorisa l'hérésie arienne, 
et persécuta S. Athanase. — Il ne laissa qu'une fille, nommée Gonstantia , 
mariée dans la suite à l'empereur Gratien. 



jre Pin. De i58o av. J. C. à f^io de /. C. 
GALLE. 



Gaulois. Sect. 4. 5^ 
PAPES. 



3 14. S. Sylvestre. — 3 19, la paix de 
l'ëglise est troublée pour long-temps 
par l'hérésie d'Arius, quinioit, dans 
la Trinité, la consubstantialité du fils 
ex. du père. La protection qu'elle re- 
çut de divers empereurs, et même de 
Constantin, fit beaucoup de martyrs 
et d'apostats. — En 325, sous le con- 
sulat de Paulin et de iwWen ^ premier 
Concile œcuménique ou générai^ tenu à 
Nicée, en présence de Constantin, 
et dans lequel Arius est condamné. 
— En ce même concile fut porté le 
décret qui ordonne que la Pàque soit 
célébrée, suivant l'usage des églises 
d'Occident et d'Afrique, le dimanche 
après le i4^ de la lune, ou la pleine 
lune qui rencontre ou qui suit le 21 
mars, époque où l'on supposoit alors 
fixé l'équinoxe de printemps. (Voyez 
note XXV.) — 33 1 , Constantin or- 
donne la démolition des temjples de» 
idoles. 

336. S. Marc, 



' 337. Constantin le Jeune, fils aîné 
de Constantin, a les Gaules dans son 
partage. Il péxit dans une bataille 
contre son frère Constant. 

340. Constant succède à son frère 
dans les Gaules. En 34 1 il fait la 
guerre auxFrancs avec plus ou moins 
de succès. 

35o. Magnence, capitaine des gar- 
des de Constant , est proclamé em- 
pereur dans les Gaules, et Constant 
)st assassiné. — Magnence , battu 
)ar Constance à Meursia en Panno- 
»ie, est contraint de se renfermer 
ins Lyon : se voyant sans espérance 
le secours , il se donne la mort en 
153. — Constance s'étoit appuyé 
contre lui de l'alliance des Francs. 



337. S. Jules. — Il défend S. Atha- 
nase dans une lettre qui est considé- 
rée comme un des plus beaux mo- 
numents de l'antiquité. — 34o, à la 
sollicitation des mages, persécution 
de 4o ans, en Perse, contre les cliré- 
tiens. 



6o Tables synchroniques de C Histoire de France. 

EMPIRE ROMAIN. 



36i. FI. Jiih Claud. JuLiANCS, connu sous le nom de Julien l'Apostat , e'toit 
cousin (ijermain de Constance comme étant le second fils de Jules Constance, 
frère de Constantin. — Il fait de vains efforts pour rétablir le paganisme. — 
363, expédition en Perse, où il périt atteint d'une flèche. — Uavoit épousé 
une fille de Constance, et n'en eut pas d'enfants. 

363. FUlv. Claud. JoviàTîUS, est élu par l'armée, qui dans les déserts de la 
Perse ne pouvoit rester sans un chef d'une grande autorité. — Il fait un traité 
désavantageux, mais nécessaire, avec les Perses, et meurt en ramenant l'ar- 
mée, après 7 mois de régne. 



EMPIRE D'OCCIDENT. 

364- VALENTINIE^' I, capitaine des 
gardes de Jovien , est élu empereur. 
— Déférant au vœu des soldats , il 
se donne un collègue , et choisit Va- 
lens, son frère, auquel il abandonne 
l'Orient. — 366, débordement des 
barbares. — Valentinien les con- 
tient par une ligne de forteresses le 
long du Rhin. Il pénètre même chez 
eux, et force les Quades à demander 
la paix. — Il meurt d'un accès de co- 
lère à la vue de leurs députés , dont 
le vêtement grossier lui fit croire 
qu'ils avoient intention de l'insulter. 



EMPIRE D'ORIENT. 

364- Valens, frère de Valentinien, 
associé par lui à la dignité impériale, 
est pourvu du gouvernement des pro- 
vinces de l'Orient. — 376, il permet 
auxGoths,habitants autrefois du nord 
de la Chine, et alors des bords du Pa- 
lus Méotide, où ils avoient été poussés 
par les IJuns ou Tartares, de s'établir 
en Thrace ; mais, vexés par les minis- 
tres de Valens , ceux-ci ravagent le 
pays qui leur avoit été concédé. — 
379 , Valens , ayant voulu réprimer 
leurs courses, est défait par eux dans 
une bataille sanglante, près d'Andri- 
nople , et brûlé dans une cabane où 
il s'étoit retiré. 



irc PÉR. De i58o a^\ J. C. à l\io 
GAULE. 



355. Sylvain , officier franc , que 
Constance, pour le récompenser de 
ses services, avoit créé maître de la 
cavalerie dans les Gaules, ayant eu 
le malheur de se trouver en butte à 
ses soupçons, se fait proclamer Au- 
guste. Constance le fait assassiner. 
Les Francs entreprennent de venger 
leur compatriote. — 357 t J"lien , 
envoyé contre eux, les bat à Argen- 
torate (Strasbourg), et se fait une 
grande réputation de talent et d'in- 
tégrité. — La malveillance connue de 
Constance pour lui, excite ses soldats 
à le proclamer Auguste. — Julien, 
pendant son séjour dans la Gaule, 
bâtit le palais des Thermes à Lutèce 
(Paris). 



de J. C. — Gaulois. Sect. 4. 61 
PAPES. 

352. Libère. — 355, il est exilé ' 
pour s'être refusé à la condamnation 
de S. Athanase. — 357, il rentre dans 
son siège après avoir signé la formule 
insuffisante de Sirmium, qui ne ren- 
fermoit pas le mot de Consubstantiel, 
mais en condamnant d'ailleurs, et en 
la présence même de l'empereur, 
quiconque diroit que J. C. n'est pas 
égal- en toutes choses à son père. — 
En 359, il se relève en rejetant le 
concile de Rimini, oti les pères, après 
avoir maintenu la foi de Nicée, tom- 
bèrent dans la même faute que lui , 
celle d'avoir consenti, pour le bien 
de la paix, et par suite des menaces 
de Constance, à exprimer le dogme à 
l'aide d'un formulaire, d'oti étoit ban- 
ni le mot de Consubstantiel, ç^\x\ fermoit 
la bouche à tous les faux-fuyants de 
l'erreur; et qui fut remplacé par des 
expressions qu'ils crurent équiva- 
lentes, mais dont les Ariens surent se 
prévaloir à l'avantage de leur doc- 
trine. C'est de la surprise qui leur fut 
faite , que S. Jérôme a dit que « l'uni- 
vers fut étonné de se trouver arien » ; 
expression énergique, mais qui signi- 
fie d'ailleurs précisément le contraire 
de ce qu'elle semble dire, car l'on n'est 
point étonné d'être ce que] l'on veut 
être en effet. Malgré la faute de Li- 
bère, sa foi resta pure, et sa mémoire 
est demeurée respectée. S. Ambroise 
et S. Basile en parlent avec éloge, et 
le qualifient de bienheureux. — 36 1, 
Julien persécute les chrétiens, entre- 
prend de rétablir le paganisme, et 
essaye en vain de faire rebâtir le 
temple de Jérusalem. — 363, Jovien 
rend la paix à l'église. 



i 



6% Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

EMPIRE D'OCCIDENT. EMPIRE D'ORIENT. 



375. Gratien, fils de Valentinien, 
«t Valektinien II, son frère, que les 
troupes lui associent. — 879 , Gra- 
tien , devenu maître de l'Orient par 
]a mort de Valens, son onele, s'asso- 
cie Théodose, et lui donne l'Orient. 
— 383, il est tué à Lyon par les par- 
tisans du tyran Maxime, qui le sup- 
plante. 



383. Valentikien II, seul. — 387, 
dépouillé par le tyran Maxime, il se 
réfugie auprès de Théodose , qui le 
rétablit l'année suivante, après avoir 
fait mourir Maxime. — 392, le Franc 
Arbogast, son ministre, le fait étran- 
gler à Vienne , et lui substitue Eu- 
gène, sa créature, que Théodose dé- 
fait à Aquilée en 394, et qui est livré 
à la mort. 



379. TiiÉODOSE le Grand, fils du 
comte Théodose , que l'envie avoit 
fait périr comme coupable en 373 , 
est associé à l'empire par Gratien. 

— Il expulse les barbares , à l'aide 
des Francs et d' Arbogast, leur chef, 
qui lui est envoyé par Gratien.* — 
388, il défait le tyran Maxime, qui, 
après avoir fait périr Gratien, avoit 
dépouillé Valentinien , son frère. 
Théodose rétablit ce dernier, dont il 
épouse la sœur. — 390 , dans un 
mouvement de colère, il fait périr 
sept mille personnes à Thessaloni- 
que , pour avoir insulté ses statues. 

— Cette cruauté lui fit refuser l'en- 
trée de l'église -par S. Ambroise. — 
394, il défait Arbogast, assassin de 
l'empereur Valentinien , et le tyran 
Eugène, sa créature; et devient ainsi 
seul maître de tout l'empire. — Il 
n'en jouit que trois mois, et meuft 
en 395. 



ire PÉR. De i58o av. J. C. a 420 de J. C. — <5aulois. SecL 4. 63 
GAULE. PAPES. 

366. S. Damase. — L'antipape TJr- 
sicin cause beaucoup de troubles 

pendant le pontificat de Damase. 

S. Jérôme fut son secrétaire et son 
ami. — 38o, le PriscilUanisme, mélange 
bizarre de christianisme, de mani- 
chéisme et d'astrologie, est condamné 
au concile de Saragosse. — 38 1 , se- 
cond concile général à Constantino- 
ple contre Macédonius, qui nioit la 
divinité du S. Esprit.^ 



368. Les Francs et les Saxons in- 
■commodent de nouveau les Gaules 
par leurs incursions. 

379. Gratien, allant au secours de 
Valens, son oncle, confie le gouver- 
nement de l'état au Franc Mérobaud, 
•qui fut deux fois consul , et qui avoit 
commandé l'armée romaine contre 
Jes Quades au temps de Valentinien. 

38 1. Gratien confie le commande- 
«ient de ses troupes à Bauton et à 
Arbogast, tous deux Francs. Le der- 
nier, de concert avec Théodose, fai4; 
«vacuer l'Orient aux barbares. 



383. Maxime^ après s'être fait dé- 
clarer Auguste dans la Grande-Bre- 
tagne, défait Gratien dans les Gaules, 
€t le fait assassiner, la même année., 
près de Lyon. — 388, battu à Aqui- 
îée par Théodose et Arbogast , il esî 
mis à mort. 

388. Les Francs, sous Génobaud, 
Sunnon et Marcomir, SOA frère, que 
quelques uns font père de Phara- 
mond, s'étant jetés «ur les Gaules, 
sont battus près de la forêt de Char- 
bonières, dans le Hainaut, et forcés 
de repasser le Rhin. — Ils prennent 
leur revanche sur Quintinius, qui osa 
les poursuivre au-delà du fleuve, et 
lui font éprouver un échec compa- 
rable à celui de Varus. — Les me- 
naces d'Arbogast les retiennent ce- 
)endant dans leurs limites. — 392, 
les Gaules sont en combustion à l'é- 
Ipoque de la mort de Valentinien IL 
j^Arbogast s'aide des Francs pour ré- 
sister à Théodose. — 394 , il se tue 
après sa défaite et celle d'Eugène à 
Aquilée. 



384. S. SraiCE. — Hérésie de Jovi- 
«ien contre le mérite de la virginité. 
Elle est réfutée par S. Jérôme. — 
386, Symmaque, préfet de Rome, 
fait d'inutiles tentatives auprès de 
Valentinien pour le rétablissement 
de l'autel de la Victoire et des rites 
du paganisme. — PriscilUen , con- 
vaincu d'hérésie , est envoyé à la 
mort par le tyran Maxime. S. Martin 
refuse de communiquer avec les ins- 
tigateurs de sa condamnation. 



64 Tables synchroniques de t Histoire de France. 

EMPIRE D'OCCIDENT. 



395. HoNORius, 2* fils de Thëo- 
dose. — Lon{T-temps il ne règne que 
sous la tutèle de Stilicon, son minis- 
tre, dont il épousa successivement 
les deux filles. — 4^^, Stilicon, par 
la bataille de Polleutia, chasse Alaric 
de l'Italie. — En 4o5, il cerne près 
de Fësules Radagaisc, autre prince 
goth, qui est fait prisonnier et mis à 
mort. — 4^7? nouveau débordement 
des barbares, le plus considérable de 
tous. — Constantin, prodamé em- 
pereur par les soldats de la Grande- 
Bretagne , descend dans les Gaules , 
et bat les Vandales , à l'aide des 
Francs, auxquels il fait des conces- 
sions de territoire. — 4^8 , Stilicon 
est assassiné par ordre d'Honorius. 
— Alaric, sous le prétexte de le ven- 
ger, rentre en Italie, et se rend maî- 
tre de Rome, qui se rachète" du pil- 
lage. — En 409 1 i^ '^ prend de nou- 
veau; mais, cette fois, il la livre à 
ses soldats. — 4" i ^^s Vandales 
quittent la Gaule pour s'établir en 
Espagne. — Constance, général d'Ho- 
norius, soutient l'empire chancelant, 
et fait prisonnier le tyran Constantin. 
A celui-ci en succède un autre, nom- 
mé Jovin, que la trahison d'Ataulphe, 
roi des Visigoths, livra à Honorius. 
- — 4^4? Ataulphe épouse Placidie, 
sœur d'Honorius, et l'année suivante, 
à l'exemple des Vandales, il établit 
les Visigoths en Espagne, où il est as- 
sassiné en 416. — En 417, Constance 
épouse sa veuve ; il en eut Valenti- 
nien III et Ilonoria, qui appela Attila 
en Occident. — En 421, Constance, 
associé à l'empire, meurt la même 
année. — 4^4» naort d'Honorius. 



EMPIRE D'ORIENT. 

SgS. Arcade, fils aîné de Théo- 
dose. — Rufin, Eutrope, ainsi que 
Gainas, chef des Goths, au service 
de l'empire , tous trois ministres 
d'Arcade, le gouvernent tour-à-tour, 
et ont une fin également malheu- 
reuse. — Eudoxie, femme d'Arcade, 
suscite une violente persécution à 
S. Jean Chrysostôme, patriarche de 
Constantiuople. 

408. Théodose le Jeune ^ fils d'Ar- 
cade. — Pulchérie, sa sœur, plus 
âgée que lui de 2 ans seulement, est 
son conseil , et supplée , par ses 
grandes qualités, à celles qui man- 
quent à son frère. — 4^8 , Théo- 
dose publie un code de lois qui porte 
son nom, et qui est un recueil de 
toutes celles de ses prédécesseurs. — 
Ses dernières années sont troublées 
par les inondations des barbares. — 
En 449 1 Attila , roi des Huns , le 
force à une paix honteuse , et ne 
quitte Constantiuople que pour aller 
ravager l'Occident. — 4^^? mort de 
Théodose le Jeune. 



ire PÉR. De 1 58o av. J, C. à 4 

GAULE. 

3()5. Stilicoii, ministre dHonorius, 
fait renouveler les anciennes allian- 
ces avec les Francs. 

■397. Par le crédit du même Stili- 
con , Marcomir, chef ou roi des 
Francs, est envoyé en exil en Tos- 
cane, et Sunnon , son frère , est mis 
à mort par ses propres {jens. 

407. Constantin, proclame' empe- 
reur dans la Grande-Bretagne , des- 
cend dans les Gaules, et, à l'aide des 
Francs qui y étoient établis, il tente 
de s'opposer au débordement des 
barbares, dont les ravages durèrent 
dix ans. — Il leur fait, ains.i qu'aux 
Francs, des concessions de territoire. 
— 4^ 1 7 assiégé à-la-fois dans Arles , 
et par Géroncc, un de ses lieutenants, 
qui avoit fait soulever la Gaule con- 
tre lui, et par Constance, général 
d'Honorius , il est contraint de se 
rendre, et est mis à mort. 

411. Jovin, proclamé dans les Gau- 
les après Constantin, est trahi, deux 
ans après, par Ataulphe, roi des Vi- 
sigoths, son allié, et livré par lui à 
Ilonorius, qui le fait décapiter. 

416. Constance, général d'Hono- 
rius, et depuis son beau-frère et son 
collègue , rétablit l'ordre dans la 
Gaule. Il s'y consolide en confirmant 
les concessions entre le Rhin et la Mo- 
selle faites aux Francs par Constan- 
tin , et en accordant aux Visigoths 
Toulouse et la seconde Aquitaine 
(Bordeaux, etc.). — Le reste de la 
Gaule étoit encore sous la domina- 
tion romaine, lorsque les Francs, en 
420, élurent pour roi Pharamond, 
fils de Marcomir. 



20 Je J. C. — Gaulois. Sect. 4. 65 
PAPES. 



398. S. Anastase. 

402. S. INNOCENT L — Il combat 
les Novadcns, qui, sectateurs du pre- 
mier antipape, refusoient encore à 
l'église le pouvoir d'admettre les 
apostats à la pénitence. Il défend 
S. Chrysostôme, et condamne Pelage, 
qui, pour conserver la liberté, anéan- 
tissoit la grâce. — L'hérésie de ce 
dernier eut de longues suites. Dès sa 
naissance, elle enfanta le semi-péla- 
gianisme dans les Gaules; depuis, 
la présomption d'expliquer l'alliance 
mystérieuse de la grâce et de la li- 
berté y fit naître de nouvelles erreurs 
et de nouveaux troubles. Long-temps 
ils furent entretenus par un orgueil 
récalcitrant aux décisions de l'Eglise, 
la seule voie cependant d'arriver à 
la vérité , lorsque , par la nature des 
choses , la raison est inhabile à y 
conduire. 



417. S. ZoziME. — Surpris par les 
Pélagiens , il les traite d'abord avec 
indulgence. Depuis il les condamne 
par un décret, en forme de lettre, 
qu'il adresse à tous les évêques, et il 
obtient de l'empereur un rescript 
pour les expulser de JRome, 



OBSERVATION. 



Dans les tables qui suivent, il faut, après les dénomi- 
nations de fils, frère, oncle, etc., sous-entendre toujours 
du précédent <) à moins de désignation contraire. 



SECONDE PÉRIODE. 

De 420 A 752. 

Princes et États contemporains sous la première race des Rois 
de France j dite des Mérovingiens. 



I. FRANCE. 

1. Rois; sommaires de leurs règnes. 

Grands Vassaux. 

2. Ducs d'Aquitaine. 

3. Ducs de Bretagne. 

4. Ducs d'Atistrasie. 

5. Ducs de Bavière. 



6. Premier royaume de Bourgogne. 

II. ITALIE. 

7. Papes. 

8. Empereurs d'Occident. 

9. Rois goths d'Italie. 

10. Exarques de Ravennes. 

11. Rois lombards d'Italie. 

12. Ducs de Frioul, de Spolette et 
de Bénévent. 



i3. Venise. 

III. ESPAGNE. 

14. Rois visigotlis. 
i5. Gouverneurs d'Espagne pour les 
califes. 

IV. NORD DE L'EUROPE. 

16. Angleterre, 

17. Ecosse, Suède, Danemarck. 

V. ESGLAVONIE. 

18. Russie, Pologne, Hongrie, Bo- 
hême. 

VL ORIENT. 

ig. Empereurs d'Orient. 

20. Rois vandales en Afrique. 

21. Califes sarrasins. 



63 Tables synclivordques de l'Histoire de France. 

PREMIÈRE RACE, 

DITE DES MÉROVINGIENS. 



I. FRANCE. y 

Les Francs, peuples divers de la Germanie, répandus dans les contrées 
situées entre la mer, le Mein, le Weser et le Rhin (aujourd'hui la Westpha- 
lie), sont pour la première fois désignés sous ce nom par l'historien Vopisque, 
à l'occasion d'un avantage remporté sur eux, vers l'an 241, par l'empereur 
Aurélien, qui n'étoit encore que tribun. 

Vers cette même époque commencent aussi leurs incursions dans les 
Gaules. Ils y obtiennent des établissements des empereurs Probus et Maxi- 
min. Les empereurs suivants eurent une autre politique à leur égard. Con- 
stance Chlore les chasse de la Batavie, et établit néanmoins dans les Gaules 
diverses colonies de leurs prisonniers. Constantin, son fils, les repousse 
au-delà du Rhin. Us luttent plus également avec Constance, et sont vaincus 
par Julien. 

' En 368, ils inondent de nouveau la Gaule, et s'y fortifient de plus en plus 
jusqu'en l'an 4^7 1 qu'ils profitèrent encore des concessions que l'usurpateur 
Constantin, proclamé dans les Gaules au temps d'Honorius, fit aux barbares 
pour se les attacher. Ils y furent confirmés, en 4i6, par Constance, général 
du même Honorius, et depuis son beau-frère et son collègue, qui rétablit la 
paix à ce prix. 

C'est alors, et vers 4^0, que les Francs se choisissent un chef unique, qui 
donne plus d'ensemble à leurs opérations et de solidité à leur établissement : 
ce premier chef fut Pharamond. 



(O 
ROIS. 

Sommaires de leurs règnes. 

Section I. 420. Rois païens, au nombre de quatre : 

Pharamond^ Clodion, Mérovée , Childérîc. 

Etablissement fixe des Francs dans les Gaules, 

Section II. 481. Cfot'w, premier roi chrétien. 
Epoque de la vraie fondation de la monarchie françoise. 

Section III. 5ii. Les quatre fils de Clovis. Régnant à Paris, 2 : 
Childebert et Clotaire I. 
Division de la monarchie , puis sa réunion sous Clotaire par l'effet de la loi 
salique. 



3e PÉR. De 420 a 752. — ii*e Race^ dite des Mérovingiens. 69 

Section IV. 56 1. Les quatre fils, les petits -fils et arrière -petits -fils de 
Clotaire I, fils de Ciovis. Re'gnant à Paris, 4 : 
Caribert et Chilpéric I , son frère; Clotaire II ei Dagobert , fils et petit-fils de 

Chilpëric I. 
Nouvelle division de la monarchie Françoise. — Rivalité de Frcdr'gonde et 

de Brunehaut. — Nouvelle réunion de la monarchie sous Clotaire II. 

Section V. 638. Les dix rois fainéants : 

Ciovis II, fils de Dagobert, et ses trois fils Clotaire III., Childe'ric II., 
Thierry III ( 2 générations) ; 

Ciovis III et Childebert III ^ fils de Thierry III ; Dagobert III., fils de Childe- 
bert III, et Chilpéric II , fils de Childéric II ( 2 générations) ; 

Thierry IF, fils de Dagobert III, et Childéric III., son fils ou fils de Chilpé- 
ric II (2 générations). 

Puissance toujours croissante des maires du palais. — Absolue sous les trois 
derniers: Pépin de Herstal, petit-fils de Pépin de Landen ou le Vieux; 
Charles-Martel, son fils, et Pépin le Bref, son petit-fils. 



Section I, 
Les quatre Bois païens. 



420. PHARAMOND, i*"^ roi françois; il est inauguré sur un pavois. 

428. CLODION, dit le Chevelu, 2* roi, fils de Pharamond, selon quelques 
uns. — Aétius, général des Romains, le force à repasser le Rhin. — En 4^8; 
Clodion s'empare de Bavai, et en 44^ 1 '^ s'établit à Amiens. 

448. MÉROVÉE, 3* roi, dont le nom est devenu celui des rois de la pre- 
mière race. — En 45i , uni h Aétius, aux Visigoths et aux Bourguignons , il 
défait Attila , roi dv?s Huns, dans les plaines de la Champagne. 

456. CHILDÉRIC I, 4* ""^i» ^^s *î" précédent. — En 457, il est chassé du 
trône. — Il est rappelé en 464. 

Section II. 

Ciovis , premier Roi chrétien. 

481. CLOVIS I, 5^ roi, fils de Childéric — 486, il bat à Soissons Syagrius, 
général des Romains, qui s'étoit fait roi en s'appropriant ce qui leur restoit 
dans les Gaules. — 49 *» i^ s'empare de la Thuringe. — 49^? i^ épouse Cloiilde, 
fille de Chilpéric , roi des Bourguignons. Elle dispose Ciovis à embrasser le 
christianisme; il s'y détermine, en 496, après la bataille de Zulpich, qu'il 
gagne sur les Allemands. — En 5oo, il attaque Gondebaud, roi des Bour- 
guignons, et le rend tributaire. — 507, il défait Alaric II , roi des Visigoths, 
près de Poitiers, et s'empare de ses possessions dans le midi de la France. 
— 5o8, Thierry, l'aîné de ses fils, est battu devant Arles par Ibbas, général 
de Théodoric, roi des Ostrogoths d'Italie, tuteur du fils d' Alaric; et est 



no Tables synchronîques de l'Histoire de France. 

oblige de renoncer à la Provence. — Clovis reçoit de l'empereur Annstase 
le titre de Consul ; il se fait appeler Auguste, et établit son siège à Paris. — 
609, expéditions cruelles contre divers petits princes. — 5l i, mort de Clovis: 
ses quatre fds se partagent ses états. 

Section III. 

Les quatre fils de Clovis. 

5ii. CHILDEBERT I, 6* roi, fds de Clovis, régne à Paris. 
5i I. Thierry, fils de Clovis et d'une V^ femme,] 
534. Théodebert, fils de Thierry, > à Metz. 

547. TuÉODEB\LD, fils de Théodebert, j 

5i I. Glodomir, fils de Clovis, à Orléans. 
5ii. Clôt AIRE, fils de Clovis, à Soissons. 

— En SaS , les trois fils de Clotilde s'unissent contre Sigismond, roi de 
Bourgogne. Il est fait prisonnier, et est mis à mort par Clodomir ; mais Go- 
domar, son frère, lui succède, et, l'année suivante, le sort de Sigismond 
devient celui de Clodomir. — 626, Clotaire s'empare des états de son frère 
après avoir fait périr ses neveux, sauf Clodoalde, connu sous le nom de 
S. Cloud. — 53o, Thierry subjugue les Thuringiens. — 53 1, Childebert bat, 
près de Narbonne, Amalaric, roi des Visigoths, qui s'enfuit à Barcelone, et 
y est assassiné. — 533, Théodebert, fils de Thierry, recouvre sur les Visi- 
goths le Rouergue, le Gévandan, le Vélay et l'Albigeois. — 534, il s'unit à 
ses oncles pour la conquête de la Bourgogne, qu'ils se partagent entre eux. 

— 535, ambassade de l'empereur Justinien, qui invite les princes françois 
à s'unir à lui contre les Ostrogoths. — 536, Vitigès, pour en détruire l'effet, 
cède à ceux-ci tout ce que les Ostrogoths possédoient encore dans les Gaules; 
et, en 538, s'empare de Milan, moyennant un secours de dix mille Bourgui- 
gnons que lui donne Théodebert. — 539, irruption de Théodebert en Italie; 
il en revient chargé de butin. — 54o, l'empereur Justinien confirme aux 
François les donations des Ostrogoths. — 542, expédition malheureuse de 
Childebert et de Clotaire en Espagne. Ils lèvent le siège de Saragosse , P''^*' 
respect pour S. Vincent. — 547, i»oï't de Théodebert. Il avoit pris le titre de 
Dominus., réservé aux empereurs. Théodebalde, son fils, lui succède. — En 
552, il est recherché par Justinien et par Teïas, Son général Bucelin est 
battu, près de Capoue, par Narsès. — 553, il meurt sans enfants. Clotaire, 
son grand-oncle, hérite de ses états. — 555, Clotaire est battu par les 
Saxons, et Chramme , son fils, se révolte contre lui. — 558, Childebert 
meurt, ne laissant que des filles. Clotaire hérite de ses états. C'est le premier 
exemple de l'application de la loi salique. 

558. CLOTAIRE I, 7* roi, frère du précédent. 

Il réunit toute la monarchie. — 559, seconde révolte de Chramme, qui est 
brûlé, l'année suivante, avec toute sa famille, dans une chaumière où il s'é- 
toit réfugié, — 56i , mort de Clotaire I. Ses quatre fils se partagent ses états. 



I 



•2« PÉR. De /po à 752. — lï'e Race^ dite des Mérovingiens. 71 
Section IV. 

Les fils, pedts-fih et arrière-petits-Jils de Clotaire I^fils de Clovis. 

56i. CARIBERT, 8^ roi, fils de Clotaire I, règne à Paris. 

56 1. GoKTRAN, fils de Clotaire I, à Orléans et en Bourgogne. 

56 1. SiGEBERT, fils de Clotaire I, en Austrasie. Epoux de Brunehaut. 

56 1. Chilpérig, fils de Clotaire I, à Soissons. Epoux de Frédégonde. 

— 562, Sigebert bat les Huns, qui avoient fait une irruption dans les Gaules. 
Quatre ans après il est fait prisonnier par eux, et se rachète. — 567, Cari- 
bert meurt, ne laissant que des filles. Ses frères héritent de ses états. Second 
exemple de l'application de la loi salique. 

567. CHILPÉRIC I, 9^ roi, frère du précédent, règne à Paris. 

56 1. GoNTRAiN, fils de Clotaire I, à Orléans et en Bourgogne. 

56 1. Sigebert, fils de Clotaire I, ) . 

f f r^ TF ri j c- 1 / en Austrasie. 

575. Childebert 11, fais de Sigebert, j 

— 568 , Galasuinte , épouse de Chilpéric , est trouvée morte dans son lit. 
Frédégonde , qui la remplace , est soupçonnée de l'avoir empoisonnée. — 
573 , Sigebert , époux de Brunehaut , sœur de Galasuinte , arme pour la 
venger. — ^74, Contran favorise successivement les deux partis. Chilpéric 
demande la paix, et recommence la guerre l'année suivante. Elle se fait avec 
mille dévastations. Chilpéric est près de succomber, lorsque Frédégonde fait 
assassiner Sigebert. Childebert, son fils, lui succède. — 576, Mummol, gé- 
néral de Contran, bat et chasse les Lombards, qui avoient fait une irruption 
dans les Gaules. — Mérovée, fils de Chilpéric, épouse, contre le gré de son 
père, Brunehaut, veuve de Sigebert. — Brunehaut essaye d'enlever Frédé- 
gonde. — 577, Contran, n'ayant que des filles, adopte Childebert. — Mum- 
mol , son général , bat Chilpéric. — Mérovée est réduit par son père à se 
donner la mort. — 58o, mort des enfants de Chilpéric : Frédégonde accuse 
Clovis, son beau-fils, et le fait périr. — 58 1, Childebert s'unit à Chilpéric 
contre son bienfaiteur Contran; ils sont battus par lui. — 584, Chilpéric est 
assassiné par ordre de Frédégoi^de. 

554. CLOTAIRE II, 10^ roi, fils de Cliilpéric, âgé de 4 mois, règne à Paris. 

56 1. Contran, fils de Clotaire I, K ^ w 

K 1 rr TF en j r..n I tt > a Orlcans et en Bourgogne. 

593. Thierry II, 2^ fils de Childebert II, j 

575. Childebert II, fils de Sigebert, i . 

596. Théodebert II, fils de Childebert II, j 

— 584, Contran protège le jeune Clotaire, et est déclaré régent du royaume ; 
il donne la paix au jeune Childebert. — 585, celui-<A marche contre les 
Lombards par suite d'un subside qui lui est donné par l'empereur Maurice. 
Contran fait la guerre à Leuvigilde et à Récarède, son fils, rois des Visigoths, 
pour venger la mort de S. Herménégilde, frère du dernier. — Frédégonde 
essaye de faire assassiner Childebert et Brunehaut, sa mère. ;— 586, elle y 



7 a Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

réussit à l'égard de Prétextât, évêque de Rouen, qui avoit uni Mérovée et 
Brunehaut. — 58;, elle fait d'inutiles tentatives sur la vie de Contran, — 689 , 
Childebert est battu par les Lombards, et Contran l'est par les Coths en Sep- 
timanie ou première Narbonnoise. — ^90, essais de Frédégonde contre la 
vie de Childebert. — ^9^, mort de Contran; Childebert, son fils adoptif, 
lui succède. — Il attaque Clotaire ; Frédéjjonde , tenant son fils entre ses 
bras, haran{^ue l'armée, et la victoire se ranjje de son côté à Droissi en Sois- 
sonnois. — %6, Childebert meurt empoisonné, et laisse deux enfants , 
Théodebert II, qui règne en Austrasie, et Thierry II, en Bourgogne. — 697, 
mort de Frédégonde. — ^991 Théodebert II chasse Brunehaut, son aïeule, 
de son royaume ; elle est reçue en Bourgogne par Thierry II, son autre petit- 
fds. — 600, les deux frères battent Clotaire près d'Auxerre. — 601 , ils ren- 
dent les C.'iscons tributaires. — 604, nouvelle défaite de Clotaire; Thierry 
s'empare de Paris.. — 608, ligue de Clotaire et de Théodebert contre Thier- 
ry. — 610, celui-ci perd l'Alsace. — 612 , il bat Théodebert à Toul, et le 
fait prisonnier avec ses fils. Tous sont mis à mort, à l'instigation de Bru- 
nehaut. — 61 3, Thierry meurt lui-même peu après, ne laissant que des 
enfants naturels. — Brunehaut essaye de placer Sigebert, l'un d'eux, sur le 
trône. — Clotaire marche contre lui ; Sigebert est abandonné de son armée, 
et est fait prisonnier, ainsi que ses frères et sa bisaïeule. Ils sont tous livrés 
à la mort, et Brunehaut par un supplice cruel et prolongé. 

Clotaire II réunit toute la monarchie. — En 622, il associe Dagobert, 
son fils, au trône, et l'envoie en Austrasie. — 626, les grands de la Bour- 
gogne, qu'il invite à élire un maire du palais, refusent, et demandent à n'être 
gouvernés que par lui. — 638 , mort de Clotaire. 

628. DAGOBERT I, ii« roi, fils de Clotaire II. 

Dagobert abandonne à Caribert, son frère, le Toulousain, le Quercy, 
l'Angoumois, le Périgord , et la Novempopulanie ou Gascogne, qu'il fut 
obligé de soumettre. — 63o, il fait des iidditions aux lois des Francs. — 63 1, 
Caribert étant mort, Dagobert reprend l'Aquitaine, et en prive ses neveux. 

— 632, expédition contre les Venèdes ou Slaves, qui ravageoient la Thu- 
ringe. — 633, il établit Sigebert, son fils aîné, roi d'Austrasie, et destine la 
JNeustrie à Clovis II, le second. — 636, Judicaël, roi ou duc des Bretons, se 
soumet à lui. — 638, mort de Dagobert. — Après lui les maires du palais 
deviennent tout-puissants, et se frayent Je chemin au trône. 

Section V. 

Les dix Rois fainéants , sous la direction et la puissahce des Maires du Palais. 

638. CLOVIS II, 1 2^ roi, fils de Dagobert, règne en Neustrie et en Bourgogne. 
638. Sigebert II, son aîné, en Austrasie. 

— Les vertus d'Ega et d'Archambauld, maires du palais en Neustrie, et de 
Pépin de Landen ou le Vieux, en Austrasie^ donnent à leur dignité une 
considération qui devient fatale aux monarques, lorsque leurs emplois furent 
remplis par d'autres hommes. — 640, expédition de Sigebert en Thuringe. 



K^ 



i 



2^ PÉR. De 4^0 à y 01. — i^c Race, dite des Mérovingiens. -^3 
■ — 64i, la reine Nantilde, veuve de Da^jobert, convoque les seigneurs en 
Bourgogne pour l'élection d'un maire. — 656, mort de Sigebert. Grimoald, 
maire d'Austrasie, enlève son fils, le fait passer en Ecosse, et place son propre 
fils sur le trône ; mais celui-ci est chassé par les Austrasiens. — Mort de 
Clovis II. 

QSQ. CLOTAIRE III, i3^ roi, fils aîné de Clovis II, règne en Neustrie et 
en Bourgogne. 
66o. CHiLDÉnic II, 2^ fils de Clovis II, en Austrasie. 

— Glotaire III, âgé de quatre ans, est reconnu d'abord seul roi de toute la 
monarchie. — En 66o, Childéric II, son frère, est proclamé roi d'Austrasie» 

— 670, Ciotaire meurt sans enfants. 

670. CHILDÉRIC II, i.f roi, 2^ fils de Clovis II. 

Childéric II est proclamé roi de toute la France , malgré les efforts 
d'Ebroin, maire du palais de Neustrie , pour faire porter sur le trône 
Thierry, 3^ fils de Clovis II, lequel est rasé, ainsi qu'Ebroin. — 678, Chil- 
déric est assassiné par Bodilon, seigneur qu'il avoit outragé. 

673. THIERRY III, i5^roi, 3^ fils de Clovis II, en Neustrie et en Bourgogne. 
674. Dagobert II, fils de Sigebert II, en Austrasie. 



680. Martin et Pépin de Herstaï, ducs en Austrasie. 

681. Pépin de Herstal ou le Jeune , seul duc en Austrasie. 

— Ebroin fait proclamer un prétendu fils de Ciotaire III. — 674, Dagobert II 
revient d'Ecosse, et règne en Austrasie. — 675, Ebroin abandonne son fan- 
tôme de roi, et devient maire du palais de Thierry. — 677, guerre entre 
T?hierry et Dagobert. — 678, Ebroin fait périr l'évêque d'Autun S. Léger, 
qu'il avoit déjà fait aveugler, à cause de l'ombrage que lui portoit son crédit. 

— 679, mort de Dagobert III. — G80, les ducs Martin et Pépin de Herstal 
s'emparent du pouvoir en Austrasie; ils sont battus par Thierry. — 681 , 
mort d'Ebroin. — 686, Pépin demande à Thierry la réintégration de ceux 
qu'Ebroin avoit dépouillés : il est refusé. — 687, Pépin prend les armes, bat 
Thierry à Testry en Vermandois, le poursuit jusqu'à Paris, où il se rend 

^maître de sa personne. Thierry conserve tout l'extérieur delà royauté. Pépin 
s'en réserve la réalité. Il prend le titre de Duc des François ; et cette année 
peut être considérée comme le commencement d'une nouvelle dynastie, 
quoique l'ancienne ait encore subsisté 65 ans. — 689, Pépin bat les Frisons. 

— 691 , mort de Thierry III. 

691. CLOVIS m, i6« roi, fils de Thierry Ilï. 

681. Pépin de Herstal, duc des François, souverain en Austrasie. 

— Les maires du palais ne sont que les créatures de Pépin. — 695, il bat de 
nouveau les Frisons. 

695. CHILDEDERT IH, 17'' roi, 2* fils de Thierry IH. 

681. Pépin de Herstal^ duc des François, souverain en Austrasie. 

— Pépin donne pour maire du palais à Childebert, Grimoald le Jplus jeune 
de ses fils , — 709, Pépin bat les Allemands. 



74 Tables synchroniqiies de l'Histoire de France. 

711. DAGOBERT III, 18*' roi, fils du précèdent. 

681. Pépin deHerstal, duc des François, souverain en Austrasie. 
71 5. Charles-Martel^ fils de Pépin , duc d'Austrasie. 

— 712, Pépin soumet l'Allemagne. — 714, il meurt, laissant plusieurs petits- 
fils, et deux fils naturels, Charles-Martel et Cliildebrand, réputés les auteurs 
de la 2° et de la 3" race. — Plectrude, veuve de Pépin, règne sous le nom de 
Théobald, son petit-fils, maire du palais, quoique enfant. Elle fait arrêter 
Charles. — 7i5, les grands se soulèvent contre son gouvernement. Charles 
est délivré et proclamé duc d'Austrasie. — Dagobert meurt, laissant un fils 
qui ne monte pas encore sur le trône; Chilpéric, appelé aussi Daniel, lui 
est préféré. 

7 1 5. CHILPÉRIC II , 1 9*^ roi , fils de Childéric II. 

715. C/iar/e^-iJ/arie/, duc d'Austrasie et maire du palais. 

— Pépin éprouve un échec de la part des Frisons. — Les Saxons font une 
irruption en France. — 716, guerre entre le roi et -son maire du palaia. 
Double victoire de Charles, qui fait proclamer un roi appelé Clotaire. — 
71g, alhance de Chilpéric avec Eudes, duc d'Aquitaine. Charles les bat tous 
les deux, — 720, Eudes lui livre Chilpéric, qui meurt peu de temps après. 

720. THIERRY IV, dit de Chelles, 20^ roi, fils de Dagobert III. 
71 5. Charles-Marte! ^ duc d'Austrasie et maire du palais. 

— Charles règne sous le nom du roi. — Les Sarrasins envahissent la Gaule 
Narbonnoise. — 721, Zama, leur chef, est défait et tué par Eudes, duc d'A- 
q-iitairie. — 726 , Charles soumet la Bavière. — Les Saxons ravagent la France, 
et p.:rvjennent jusqu'à Autun, qu'ils dévastent. — 781, Charles bat le duc 
d'Aquitaine. — 732, les Sarrasins, conduits par Abdérame, gouverneur de 
l'Espagne pour les califes, sont défaits près de Tours ou de Poitiers par 
Charles, qui sauve la France, et reçoit le surnom de Martel. — 735, il s'em- 
pare de l'Aquitaine à la mort d'Eudes. — 736, il la rend à Hunold, son fils, 
sous condition d'hommage à lui et à ses fils. — 737, succès de Childebrand 
contre les Sarrasins, qu'il bat près de Narbonne. — Mort de Thierry. 

737. INTERREGNE pendant le reste de la vie de Charles-Martel. 

— 738, il dompte les Saxons. — 741 , deux nonces du pape Grégoire III lui 
apportent les clefs du sépulcre de S. Pierre , et sollicitent ses secours contre 
Luitprand, roi des Lombards. Les Romains lui donnent le titre de Consul et 
de Patrice de Rome, et offrent de se soustraire à l'obéissance des empereurs. 

— Charles partage ses royaumes entre ses fils. Il destine l'Austrasie , la 
Souabe et la Thuringe à Carloman; la Bourgogne, la Neustrie et la Provence 
à Pépin, et quelqvies territoires à Gripon. Il meurt la même année, et est 
enterré à Saint-Denys. 

742. CHILDÉRIC ni, 21^ roi, fils de Thierry IV ou de Chilpéric II. 
741. Carloman et Pépin ^ ducs des François. 
747. Pépin ^ seul duc des Fraiiçois. 

— 742, Pépin fait déclarer roi de Neustrie Childéric III, fils de Thierry ÏV 



1^ PÉR. De \2o à 752. — i»'e Race^ dite des Mérovingiens. ^5 

ou de Chilpéric II, mais se réserve toute l'autorité. — De concert avec Car- 
loman, son frère, il dompte les Gascons. — De 743^747, expédition 
contre Odilon, duc de Bavière, qui avoit épousé leur sœur. — Un envoyé du 
pape leur interdit la guerre contre ce prince. Ils répondent que la Bavière 
appartient à la France. — Expéditions contre les Saxons, les Allemands, les 
Gascons. — 747, Carloraan se retire au monastère du mont Cassin. — Gri- 
pon soulève les Saxons contre Pépin, et s'empare de la Bavière sur Tassillon. 
— 74g, Pépin marche en Saxe, rétablit Tassillon, et donne, en dédom- 
magement, à son frère le Mans et douze comtés. — 761 , Gripon, mécon- 
tent, se retire chez Waïfre, duc d'Aquitaine. — Pépin refuse ou feint de 
refuser le trône oii les François veulent le placer; mais, en 762, l'évêque 
de Wurtzbourget l'abbé de Saint-Denys, qu'il avoit envoyés au pape Zacha- 
rie, en ayant obtenu cette décision : « qu'il convenoit mieux de donner le 
titre de roi à celui qui en exerçoit le pouvoir, qu'à ceux qui dès long-temps 
en avoient perdu l'autorité >» , il convoque à Soissons un parlement, où il est 
proclamé. Cette mission au reste est fort problématique; et, déjà attaquée 
dans le 17® siècle, elle l'est encore, dans ce moment même, par une disser- 
tation pressante de M. l'abbé Guillon. — Le roi Childéric, âgé de i5 à 16 
ans, et un fds qu'il avoit, selon quelques uns, sont envoyés en des monastères 
différents. Childéric, selon les annales de S. Berlin, meurt dans sa retraite, 
Fin de la première race des rois de France. 



I 



Grands Vassaux de France. 

■ (2) 

Ducs d'Aquitaine. 

Boj. Clovis fait la conquête de 
l'Aquitaine sur Alaric , roi des Visi- 
goths. 

630. Caribert, frère de Dagobert 
I, est institué par lui roi ou duc 
d'Aquitaine ou de Toulouse. 

63 1. Childéric, fils. 

63 1. Dagobert, roi de France, 
son oncle , rentre en possession de 
l'Aquitaine. 

637. BoGGis et Bertrand , neveux 
ou fils de Caribert, sont institués ducs 
par leur oncle. — Ils réunissent la 
Gascogne au duché après la mort 
d'Amand, leur aïeul maternel. 

683. Eudes, fils de Boggis, seul 
duc par la renonciation de S. Hu- 
bert , évéque de Liège , fils de Ber- 
s'oppose aux usurpations 



irand. — Il 



Suite des Ducs d' Aquitaine. 
de Cha lies-Martel, et aux envahisse- 
ments des Sarrasins. 

735. HusoLD, fils. — Il se retire 
dans un cloître. 

745. WxUFRE , fils, dernier duc mé- 
rovingien, et, à ce titre, compétiteur 
de Pépin, est dépouillé par lui en 768, 
et meurt la mèine année. Sa postérité 
se perpétue dans les ducs de Gas- 
cogne d'abord , puis dans les comtes 
de Bigorre et d'Armagnac. 

(3) 
Ducs de Bretagne. 

509. Clovis soumet la Bretagne, 
dont les chefs , rois ou ducs , de- 
viennent tributaires. 

56o. Sous les fils de Dagobert l'au- 
torité des rois s'affoibht, et la Bre- 
tagne retourne insensiblement à l'in- 
dépendance. 



76 Tables synchroniques 

(4) 

Ducs d'Justrasie. 

L'Austrasie ou la France orientale 
comprenoit les pays situes sur les 
deux rives du Rhin, savoir : la Lor- 
raine et l'Alsace, à l'ouest; le Palati- 
nat, la Franconie et la Souabe, à l'est. 

680. Martin et Pépin de Herstal, à 
la mort de Da(jobert II, se rendent 
maîtres de l'Austrasie, et la {jouver- 
nent sous le nom de ducs. 

Pour la suite vojez les rois de France. 

(5) 
Ducs de Bavière. 

lies Boyens Gaulois , établis en 
Bohême, en sont chassés, au temps 
d'Au{!fuste, par les Marcomans. Ils se 
réfu{^ient alors dans la partie de la 
Norique située entre l'Eus et l'Iser, 
et donnent encore leur nom à cette 
contrée. 

Clovis, ou son fds Childebert, fait 
la conquête de ce pays, et y établit 
des ducs héréditaires, mais dépen- 
dants. 

Tassillon en fut le premier duc , 
et Odilon II , gendre de Charles- 
Martel, lavant-dernier. Tassillon II, 
fds [d'Odilon , fut le dernier. — En 
787, il est dépossédé par CKarlema- 
gne, son cousin-germain, qui fit de 
la Bavière une province de son em- 
pire. 

(6) 
Premier Rojaume de Bourgogne. 

Le premier royaume de Bourgogne 
comprenoit le duché et la comté, la 
Provence, leDauphiné, la Suisse et 
la Savoie. 

Les Bourguignons , peuples des 



de V Histoire de France. 

Suite du i^"" Royaume de Bourgogne. 

bords de la mer Baltique, vers l'em- 
bouchure de la Vistule, s'établissent 
entre l'Elbe et le Rhin vers 260 , 
passent dans les Gaules en 4^6, et y 
fondent un royaume en 4i3. 

4l3. GONDICAIRE ou GOKDIOCHE , 

premier roi, 

463. Chilpéric, fils. — Il fut père 
de Glotilde, femme de Clovis. — Il 
est assassiné avec Gondomar, son 
frère, par Gondebaud, un autre de 
ses frères. 

491. Gondebaud, frère. — Il se 
défait de Godegisile, le dernier de ses 
frères. Il est auteur de la loi des 
Bourguignons dite loi Gombette. 

5i6. SiGiSMOKD, fils. — Il est fait 
prisonnier, en SaS, par les flls de 
Clovis, et est mis à mort. 

523. Gondomar, frère. — Les fils 
de Clovis lui enlèvent son royaume 
en 534. 

534. Fin du premier royaume de 
Bourgogne. 



56 1. Contran, roi d'Orléans, et 
SiGEBERT, roi d'Austrasie, tous deux 
fils de Clotaire et petits-fils de Clovis, 
partagent la Bourgogne. 

593. Childebert II, fils de Sige- 
bert , roi d'Austrasie , hérite de son 
père et de son oncle. 

6i3. Clotaire II, fils de Chilpéric 
et neveu de Sigebert. 

Après lui la Bourgogne n'est plus 
possédée qu'à titre de province , et 
souffre dans la suite divers partages. 

IL ITALIE. 

(7) 
Papes. 

418. S. BonifaceI, 4i^pape. 



2^ PÉR. De 420 a 752. — i^e Race, dite des Mérovingiens. 77 
Suite des Papes. 
422. S. CÉLESTIN I. — 4^*1 3^ con 



cile général à Ephèse contre les Nes- 
toriens, qui distinguoient deux per- 
sonnes en J. C. , en disant que la 
Sainte Vierge étoit mère du Christ , 
mais nou pas mère de Dieu. 

432. S. Sixte III. 

440. S. LÉON I le Grand. — 4^" •» 
4* concile général àChalcédoine con- 
tre Eutychès, qui, par éioignement 
du système des deux personnes dis- 
tinctes qu'admettoit Nestorius en 
J. C. , n'y reconnoissoit lui-même 
qu'une seule nature : d'où il résultoit 
que la Divinité avoit souffert la faim, 
la soif, la fatigue et la mort. — Les 
légats du pape présidèrent à ce con- 
cile : les six premières sessions furent 
consacrées au dogme, et les suivantes 
à la discipline. A la seizième , et en 
l'absence des légats, il fut fait uu 
canon qui reconnoissoit le siège de 
Constantinople pour le second en 
dignité. Mais il fut basé sur des 
motifs qui donnèrent peu à peu aux 
patriarches la prétention de marcher 
à l'égal des papes : de là vient que 
plusieurs ont rapporté à ce concile 
le principe du schisme qui a divisé 
depuis les deux églises. 

461. S. HiLAIRE. 
468. S. SiMPLICE. 

483. s. FÉLIX II. 

492. s. GÉI A3E. 

496. s. Anastase II. 

498. Symmaque. 

5 1 4 . HoRMiSDAS. — 5 1 6 , Ere chré- 
tienne ou vulgaire de l'Incarnation , 
Hïise en usage par Denys le Petit, qui 
se trompa de 4 ou 5 ans dans sa 
supputation. Il eût fallu compter 
alors 520. 

523. S. Jean I. 

526. FÉLIX III. 

53o. B0SIFACK II. 
533. Jbais U. 



Suite des Papes. 

535. Agapet II. 

536. Sylvere. 

537. Vigile. — 553, 5** concile 
général, 1^ de Constantinople, con- 
tre les trois Chapitres.^ écrits d'auteurs 
qui n'étoient plus, et où se rencon- 
troient des passages favorables au 
Nestorianisme. 

555. Pelage I. 

56o. Jean III. 

574. Benoit Bonose. 

578. Pelage II. 

590. S. Grégoire le Grand. — Mis- 
sion du moine S. Augustin en Angle- 
terre. 

604. S. Fabinien. 

606. BONIFACE III. 

607. BONIFACE IV. 

614. s. Dieu-Donné. 

617. BONIFACE V. 

625. HoNORius ou Honoré. — 636, 
trompé par l'hypocrite Sergius , pa- 
triarche de Constantinople , fauteur 
des Monothclites , le pape adresse à 
Sophrone, patriarche de Jérusalem, 
et accusateur de Sergius, une lettre^ 
dans laquelle , après avoir reconnu 
en J. C. l'unité de personne et la 
double nature, il l'engage à cesser 
d'agiter ces questions subtiles, qu'il 
traite de disputes de mots à abandon- 
ner aux grammairiens. — 639, lettre 
ou Ecthèse de l'empereur Héraclius, 
qui prétend exposer la doctrine ca- 
tholique sur les points contestés : c'é- 
toit l'ouvrage de Sergius. 

640. Severin. 

640. Jean IV. 

642. Théodose. — 644 •> iï nomme 
un administrateur du siège de Jéru- 
salem , devenu vacant par la mort de 
Sophrone et par les conquêtes des 
Arabes. — 64G, Tjpe de l'empereur 
Constant, qui réforme V Ecthèse., sans 
être plus orthodoxe. 

649. S. Martin I. —653, le Type 



78 Tables synchroniques de r Histoire de France, 



Suite des Papes. 

ayant été condamné par le papa, l'em- 
pereur fait enlever celui-ci, l'envoie 
en exil à Chersone, et ordonne une 
nouvelle élection. Après i5 mois de 
remises, les Romains, craignant qu'on 
ne remplit leur sié{je par un Mono- 
thélite, passant par-dessus les règles 
canoniques, élisent l'archiprêtre Eu- 
gène, qui gouvernoit depuis la va- 
cance. Martin, quand il en fut in- 
formé, ne s'en offensa point, et ap- 
prouva l'élection ; l'empereur , au 
contraire, fut près de la casser, par- 
ceque Engène s'étoit fait sacrer sans 
attendre sa confirmation , suivant 
l'usage. Martin mourut dans son exil 
en 655. 

654. S. Eugène I. 

657. VlTALIEK. 

672. Adéodat. 

676. DOMNUS I. 

678. Agathon. — 680,6" concile 
général, 3^ deConstantinople, contre 
les Monothélites^ qui, prétendant con- 
cilier les Nestoriens et les Euty- 
•chiens, n'admettoient en J.C. qu'une 
seule opération : ce qui dégradoit et 
anéantissoit même son humanité, en 
la supposant privée de volonté. Le 
concile condamne la mémoire du 
pape Honorius , comme fauteur de 
l'hérésie, par sa lettre à Sophrone. 

682. LÉON IL 

684. Benoit IL 

685. JeanV. 

686. CoNON. 

687. Sergius L 
701. Jean VI. 
7o5. Jean VIL 

708. SiSINNIUS. 

708. Constantin. 

71 5. Grégoire IL — De son temps, 
Rome commence à secouer le joug 
des empereurs grecs. — Mission de 
S. Boniface dans le nord de l'Alle- 
magne. 



Suite des Papes. 

73t. Grégoire III. 

74 1- Zacharie. — En 752, il auto- 
rise, selon quelques uns, la déposi- 
tion de Childéric III, et l'élection de 
Pépin au trône de France. Ce fait, 
peu d'accord avec les vertus du pon- 
tife, est accueilli dans des siècles 
d'ignorance ; et les papes, loin d'en 
gémir s'il eût été constant, s'en pré- 
valent au contraire de bonne foi, 
comme d'un de leurs titres à la dépo- 
sition des souverains : circonstance 
particulière, qui a le plus contribué à 
accréditer la supposition. Voy. l'abbé 
Guillon. 



(8) 
Empereurs d'Occident. 

395. Honorius, 2^ fils de Théodose 
le Grand. 

424. Valentinien, neveu, fils du 
général Constance, associé à l'empire 
par Honorius, et de Placidie, sœur 
du même empereur. 

455. PÉTRONE Maxime. — Rome est 
prise et pillée par Genséric , roi des 
Vandales. 

455. AviTus , de Clermont. — Le 
Suéve Ricimer le contraint de rési- 
gner, et gouverne sous les quatre 
empereurs qui suivent. 

457. Majorien. 

46 1 . ViBIUS SÉVÈRE IIL 

467. Anthémius. 

472. Olybrius. 

473. Glycérius. — Il abdique , et 
se fait sacrer évêque de Salone. 

474- JULIUS NÉPOS. 

475. RoMULus Augustus ou Au- 
gustulus , le dernier empereur d'Oc- 
cident, règne sous la tutèle du pa- 
trice Orestes, son père, et est détrôné 
par Odoacre, roi des Hérules. 

476. Fin de l'empire d'Occident 



2* PÉR. De 420 a j52» — 1^^ Race y dite des Mérovingiens. 79 



Suite des Empereurs d'Occident. 

après i23o ans d'existence depuis la 
fondation de Rome. 



(9) 
Âois Goths d'Italie. 

476. Odoacre, roi ou chef de la 
milice des Hérules, barbares sortis 
de la Prusse, s'empare de l'Italie, et 
met fin à l'empire d'Occideni. — Il est 
détrôné et mis à mort par Théodoric, 
roi des Ostrogoths ou Goths orien- 
taux, ainsi appelés par opposition 
aux Visigoths ou Goths de l'ouest, 
habitants de la Pannonie, tandis que 
les premiers habitoient la Thrace. 

493. Théodoric le Grand. 

526. Athalaric, petit-fds, sous la 
tutêle d'Amalasonte, sa mère. 

534. Théodat, neveu deThéodoric. 

536. ViTiGÈs, général. — Il est fait 
prisonnier par Bélisaire, général de 
Justinien. 

540. Heldibalde ou Théodebalde, 
neveu de Theudis , roi des Visigollis 
d'Espagne. 

541. Eraric. 

541. ToTiLA , neveu de Théode- 
balde. — Il est défait et tué parNar- 
sès, général de Justinien. 

552. Teia. — Il est défait et tué par 
Narsès, qui fait rentrer l'Italie sous 
la domination des empereurs. 



(10) 
Exarques de Ravennes. 

Narsès fut le premier gouverneur 
de l'Italie pour les empereurs d'O- 
rient. Destitué par Justiii II en 667, 
selon quelques uns il appela en Italie 
les Lombards, qui en firent la con- 
quête l'année suivante. 

Les empereurs, trop éloignés pour 
résister cfficaceiaient auj^ Lombards, 



Suite des Exarques de Raveiines. 

perdirent tout le nord de l'Italie : ils 
ne purent se maintenir, au midi,, que 
dans les provinces de Pouille et de 
Calabre , et au centre , que dans les 
dépendances de Rome et de Raven- 
nes, qu'ils continuèrent à gouverner 
par des vicaires ou Exarques. 

L'an 752, l'Exarchat est conquis 
par Astolphe , roi des Lombards. 
Trois ans après , Pépin le Bref le lui 
enlève^ et en fait don au saint-siège. 



(X) 

Rois Lombards en Italie, 
t 
Les Lombards, peuple des bord* 
de la Baltique, entre l'Elbe et l'Oder, 
abandonnant leur pays natal en 37g, 
essayent de diverses stations en Al- 
lemagne , se fixent dans la Pannonie 
en 527, la quittent en 568, et, sous la 
conduite d'Alboin , marchent à la 
conquête de l'Italie. Ils l'enlèvent aux 
empereurs d'Orient, et donnent leur 
nom à la partie septentrionale de 
cette contrée. 

568. Alboin, i^'' roi. — Il partage 
ses conquêtes en duchés, qu'il dis- 
tribue aux principaux capitaines qui 
l'avoient suivi. 

573. Cleph. 

575. Les trente ducs établis par 
Alboin. 

584- AuTHARïS, fils de Cleph. 

59 1 . Agilulpiie, parent. — Il épouse 
la veuve d'Autharis. 

61 5. Adaloald , fils. 

625. Ariovald, beau-frère. 

636. RoTHARis, époux de la veuve. 

652. RODOALD, fils. 

653. Aripert I, neveu d'Agilulphc 
et de la veuve d'Autharis. 

661. Pertharit et GoNOf bert, fils. 

662. GniMOALD, duc de Bcûévent. 



8o Tables synchrôniqites de l'Histoire de France. 

Suite des Rois Lombards en Italie. 



671. Garibald. 

671. Pertiiarit, rétabli. 

686. CUNIDERT, fils. 

700. LlUTPERT, fils. 

701. Ragimbert, duc de Turin. 
712. Ansprand, aïeul de Liutpert. 
712. LuiTrRAM), fils. 

744- IllLDEBRAKD, nCVeU. 

744- Ratcuis, duc de Frioul. 

74y. AsTOLPHE, frère. — En 762, 
il s'empare de l'Exarchat, que Pépin 
lui enlève trois ans après. 

706. Didier, général, dernier roi 
des Lombards. 

774. Charlemagne fait la conquête 
du royaume des Lombards. 

(12) 
Ducs de Frioul, de Spolette et de Bénévetit. 

Alboin, premier roi des Lombards, 
partagea ses conquêtes en trente du- 
chés , relevant de sa conronne et 
chargés de diverses redevances, et les 
distribua aux principaux capitaines 
qui l'avoient suivi. Après lui, le choix 
du monarque, le vœu des peuples, 
les droits du sang, y appelèrent éga- 
lement et sans règle uniforme : de là, 
mille causes de guerres ajoutées à 
toutes celles que l'ambition suggéra 
d'ailleurs. 

Les trois principaux duchés furent 
celui de Frioul, celui de Spolette qui 
comprenoit l'Ombrie et la Toscane, 
et celui de Bénévent. Le premier sub- 
sista jusqu'en 924, qu'il se démem- 
bra à la mort du duc Bérenger, qui 
fut sacré empereur; le secoad , jus- 
qu'en 1012, qu'il devint une dépen- 
dance du royaume d'Italie; et le troi- 
sième, jusqu'en 1077, que le droit 
de conquête le réunit au duché de 
Fouille et de Calabre, 



(i3) 
Venise. 

Les ravages d'Attila au nord de 
l'Italie vers la moitié du cinquième 
siècle, et ceux des Lombards à la fin 
du sixième, peuplent les petites iles 
semées au fond du golfe Adriatique, 
d'une multitude de réfugiés , qui 
d'abord y forment de petits états in- 
dépendants, et qui ensuite s'unissent 
entre eux par le lien d'une confédé- 
ration. Ce fut alors que, de l'agrément 
du pape et de l'empereur d'Orient , 
ils se choisirent un chef unique, sous 
le nom de Doge ou Duc. 

Paul Anafesto, élu en 697 à Iléra- 
clée, à l'embouchure de la Piave, fut 
le premier doge. De son temps , les 
Vénitiens avoient déjà des établisse- 
ments en terre ferme. Ses successeurs 
immédiats les étendirent par des 
traités avec les Lombards. 



»/%^*/»^»-i 



m. ESPAGNE. 

('4) 

Rois Visigoths en Espagne. 

En 409 î ^ l'époque du déborde- 
ment des barbares sur l'empire ro- 
main y l'Espagne est envahie presque 
entièrement par les Suèves, les Alains 
et les Vandales. Ils en sont dépossé- 
dés par les Visigoths ou Goths de 
l'Ouest ou de la Pannonie, ainsi nom- 
més de leur position à l'égard des 
Ostrogoths ou Goths de l'Ouest, qui 
s'étoient établis en Thrace. 

En 4^8, les Visigoths détruisent 
les Alains, et en 4^0, ils forcent les 
Vandales à passer en Afrique, où ces 
derniers fondent le royaume de Car- 
thage. Les Suèves résistèrent plus 
long-temps, et leur royaume compte 
i5o ans d'existence, mais sans avoir 
jeté le moindre éclat. 



2^ Pkr De f^io a 'jji. — 

Suiîe des Rois Visigoths en stagne. 

4io, Ataulpiie, beau-frère d'Ala- 
ric. — Il s'e'tablit à Barcelone. 

4i5. ScGEnic, frère de Sarus , gé- 
néral au service de l'empire. 

4i5. Wallia, beau-frère d'Atavd- 
jîhe. — L'empereur Ilonorius lui 
concède la seconde Aquitaine (Bor- 
deaux, etc.). 

4 19. TÉODORic ou Théodoride, pa- 
rent de Wallia. 

45 1. Thorismond, fils. 

453. Théodoric II , frère. — Il en- 
lève aux Romains leurs dernières pos- 
sessions en Espa(jne, 

466. EvARic ou EuRic, frère. 

434. Alaric II, fils. — Clovis lui 
enlève l'Aquitaine par la bataille de 
Vouillé,près Poitiers, où le prince 
Ooth perd la vie. 

507. Gesalic, fils naturel. 

507. Amalaric, fils d'Alaric, sous 
ia tutèle deThéodoric, roi des Ostro- 
goths, son aïeul, beau-père d'Alaric. 
— Il rentre en possession de Nar- 
bonne et do la Septimanie ou Lan- 
guedoc méridional. 

526. Amalaric, seul. 



53 1, Theudis, gouverneur d'Ama- 
laric. — Il transporte en Espagne le 
siège du gouvernement, qui jusqu'a- 
lors avoit été dans les Gaules. 

548. TiiEUDKELE, neveu de Totila, 
roi des Ostrogoths. 

549. AoiLA. 

554. Athaiîagilde. 



567. LinBA. 

572. Leuvigilde, frère, 
fin au royaume des Suèves. 
586. RÉCAREDE I le Grand, fils 
Goi. LiubaII, fils. 

6o3. VlTERlC. 

610. GONDEMAR. 

612. SiSEBUD. 

620. lUOAREPfi IIj fils. 



Il met 



Race, dite des Mérovingiens. 8r 

Suite d«s Rois Visigoths en Espagne. 

621. SuiNTiLLA, fils ou frère de 
Récarède I. 

63 1. SiSENAND. 

636. Scintilla II. 

640. TULCA, fils. 

642. Chindaswixd , fils de Suin- 
tilla I. — Il s'associe son fils en 649, 
et meurt en 653. 

649. Recheswisd, fils. 

672. Wamba. 

680. Erwige, cousin ou petit-fils 
de Chindaswind. 

687. Egiza , gendre d'Erwige et 
neveu de Wamba. 

701. W^ITIZA. 

71*1. R0DERIC ou Rodrigue , petit- 
fils de Chindaswind. 

Les Sarrasins envahissent la ma- 
jeure partie de l'Espagne. Les princes 
goths se retirent dans les Asturies. 

Rois Goths des Asturies. 

717. PELAGE, cousin de Roderic et 
petit-fils de Chindaswind par Favila , 
son père, duc de Cantabrie. 

737. Favila, fils. 
739. Alphonse le Catholique , gen- 
dre de Pelage. 

(i5) 

Gouverneurs de l'Espagne pour les 
Califes. 

712. Musa, gouverneur de l'Afri- 
que, fait la conquête de l'Espagne 
par Tarif, son général. 

714. Abdulaziz, fils. 

7i5. Alahor. 

718. Zama. — Il fait la conquête 
d'une partie de la Gaule Gothique. 
11 est tué dans une bataille contre 
Eudes, duc d'Aquitaine. 

721. Ambiza. — Il se rend maître 
des pays entre CarcassonuQ et iSaoes. 
725. Jahic. ^ 

72S, QoiffA* 



Suite de Russie^ Pologne, etc. 

que ces contrées offrent quelque 
certitude dans leur histoire. 



«.'«/V«.'%/^1 



8a Tables sjnchrouiques de l'Histoire de France. 

Suite d«s Gouverneurs de V Espagne, etc. 

72g. Aliathan. 

729. Abdérame. — Il est défait et 
tué en 732 à la bataille de Poitiers, 
gagnée par Charles-Martel. 

732. Abuolmelek. — II se rend 
maître d'Avignon. — Il est battu par 
Charles -Martel et par son frère 
Childebrand. 

737. Offa. 

740. Abdolmelek, rétabli. 

744- Abulcatar. 

748. TlIOABA. 

748. JusiF, dernier gouverneur. 

Sous lui, Abdérame, de la famille 
des Ommiades, enlève l'Espagne aux 
califes Abbassides,''et se fait procla- 
mer roi de Gordoue. 



VI. ORIENT. 

(19) 
Empereurs d'Orient, 



Race Théodosienne. 

395. Arcade, fds de Théodose le 
Grand. 

408. Théodose le Jeune, fils. 

45o. Sainte Pulghérie , sœur, et 
Marcien, son époux. 



IV. NORD DE L'EUROPE. 

(16) 

Angleterre. 

Les Anglo-Saxons, appelés du midi 
du Jutland pour protéger les peuples 
de l'Angleterre contre les Pietés, do- 
minent dans le pays , depuis l'éva- 
cuation des Romains , qui eut lieu 
vers l'an 4^0. Ils le divisent en sept 
royaumes, connus sous le nom dUHep- 
tarchie. 

(17) 
Ecosse, Suède, Danemarck. 

Ces royaumes, qui prétendent à la 
plus haute antiquité, n'offrent d'in- 
térêt et de certitude chronologique 
que vers le dixième siècle. 



V. ESCLAVONIE. 
(18) 
Bussie^ Pologne, Hongrie, Bohême. 
Ce n'est que vers le dixième siècle 



>«/«»^ 4^7* ^^O^ de Thrace. 



473. LÉON II, petit-fds, etZÉNow, 
gendre. 

491. Anastase 1, époux de la veuve 
de Zenon. — 5ii, il persécute les 
orthodoxes, et donne lieu à la révolte 
de Vitalien , dont le faux zèle allume 
la première guerre de religion. 

Race Justinienne. 

5 18. Justin I. — Guerres avec la 
Perse. 

527. JusTiNiEN I, neveu. — Les 
lois romaines sont réunies en un seul 
corps , sous le nom de Code Justlnien. 

565. Justin II Curopalate, neveu. 

678. Tibère II Constantin, adopté, 

582. Maurice, gendre. 



602. PnocAS, usurpateur. 
Race Héraclienne. 

610. HÉRACLius. — Victorieux con- 
tre les Perses , il ne peut empêcher 
les progrès des Sarrasins. 

64 1- HÉRACLIUS Constantin I, fils. 

64 1 . HÉBMiJ^ÉONAS , frère. 



2C PÉR. De 4'20 a 752. — \^^ Race, due des Mérovingiens. 83 
Suite des Empereurs d'Orient, 
64 1- Constantin II, fils de Cons- 



tantin I. 

668. Constantin III Pogonat, fds. 
— Constantinople est assie'gée par 
les Sarrasins. 

685. Justinîen II Rhinotinète , fds. 

695. Léonce, usurpateur. 

698. Absimare Tibère, usurpateur. 

7o5. Justinîen II, re'tabli. 



Suite des Rois Vandales en Jfriaue. 

alors sous la domination des empe- 
reurs. 



711. F1LÉPIQUE Bardane. 
713. Anastase II Artémius. 

716. Théodose III. 

Race Jsaiirienne. 

717, LÉON III l'Isaurien. 

741 . Constantin IV Copronyme^ fils. 



(20) 

Rois Vandales en Afrique^ 

Les Vandales, peuples des bords 
de la mer Baltique, qui habitoient, 
comme les Bourguignons, vers l'em- 
bouchure de la Vistule, passent le 
JBhin en 406, sous la conduite de 
Godégisile , leur premier roi , qui 
est tué dans une bataille contre les 
Francs. Gundéric, fils de Godégisile, 
les établit en Espagne en 412. Chas- 
sés de leur nouvelle demeure par les 
Visigoths , ils en vont chercher une 
autre en Afrique, où, sous la con- 
duite de Genséric, frère de Gundéric, 
ils fondent, en 428, le royaume de 



428. Genséric, fils de Godégisde. 

477. HUNÉRIC, fils. 

484. G0NTAMOND, neveu. 

496. Trasamond, frère. 

623. HiLnÉRic, cousin germain. 

53o. GÉLiMER. — Il usurpe et est 
détrôné en 534 P^"' Bélisaire, géné- 
ral de Justinien. L'Afrique rentre 



Califes Sarrasini. 

L'an 622, le vendredi \Ç) juillet, 
Mahomet, ol.^ligé de fuir de la iUec- 
que, sa ville nat;ile , pour la nou- 
veauté des opinions qu'il y répondoif, 
se réfugie à Médine, où il est reçu 
en apôtre. Le commencement de sa 
domination date de cette époque, 
ainsi que \Ere des Arabes^ dite, pour 
cette raison, de Vllégyre ou de la 
Fuite. (Voy. not. XXVL) 

En 63o, Mahomet rentre en con- 
quérant à la Mecque. Il ;; quelques 
succès, l'année suivante, en Syrie, et 
meurt à Médine en 632. 

622. Mahomet. 

632. Aboubekre, beau-père. — Il 
prend le titre de calife ou de 'vicaire, 
— Il s'empare de la Syrie. 

634. Omar , autre beau-père de 
Mahomet. — Il fait la conquête de 
l'Egypte. 

644- Othman, général. — Il sub- 
jugue la Perse , et l'enlève à Isdé- 
gerde III , dernier roi Sassanidc , 
prince dont l'avènement au trône, le 
i'^ juin 632, est le commencement 
d'une ère fameuse chez les Persans , 
dite VEre dlsdégerde. (Voyez note 
XXVII. ) — A la chute des califes , la 
Perse demeura divisée en diverses 
souverainetés jusqu'^ l'an i5oo, 
qu'Ismaël Sophi réunit toutes les 
provinces en une seule monarchie. 

Califes Ommiades, 

descendants d'Ommias , onch de 

Mahomet. 

661. MOAVIE, arrière - petit - filf 
6. 



84 



Tables synclironiqiies de VHistoire de France, 



Suite des Califes. 

d'Ommias. — Il fonde Kairoan, près 
du désert de Barca , an lieu où étoit 
autrefois Cyrènc. Cette ville devient 
l'une des plus florissantes du monde. 

680. YÉSID I, fils. 

683. MoAviElI,fils. 

684- Mervan I, parent. 

685. Abdolmalek, fils. 

7o5. Valed I, fils. — Il achève la 
conquête de l'Afrique , et soumet 
l'Espagne par ses lieutenants. 

71 4- Soliman, frère. 

717. Omar, cousin, fils d'Abdo- 
laziz. 



Suite des Califes. 

720. YÉsiD II, cousin, fils d' Ab- 
dolmalek. 

724. Hescham, frère. 

743. Valid II, neveu, fils d'Yésid II. 

744- YÉSID III, cousin, fils de Va- 
lid I. 

744- Ibrahim, frère. 

744- Mervan II, arrière-petit-fils 
de Mervan I. 

Califes Ahhassides. 

750. Aboul-Abbas, le premier des 
califes Abbassides, descendus d'Ab- 
bas, cousin-germain de Mahomet. 



TROISIÈME PÉRIODE. 

De 752 A 987. 

Princes et États contemporains sous la seconde race des Rois 
de France j dite des Carlovingiens. 



ï. FRANCE. 

î. Rois; sommaires de leurs règnes. 

Grands Vassaux. 



2. 
3. 

4. 
5. 
6. 

-7- 
8. 

9- 
10. 
II. 
12. 
i3. 
14. 



Ducs de France. 
Ducs de Bourgogne. 
Comtes de Champagne. 
Comtes de Vermandois. 
Comtes de Flandre. 
Comtes de Hainaut. 
Comtes de Hollande. 
Ducs de Normandie. 
Comtes d'Anjou. 
Ducs de Bretagne. 
Ducs d'Aquitaine. 
Comtes de Toulouse. 
Sires de Bourbon, i*'" m 



15. Rois de Bourgogne transjurane 
(Suisse). 

16. Rois de Bourgogne cisjurane 
(Franche-Comté) et d'Arles ou de 
Provence. 

17. Comtes de Provence. 

18. Ducs de Lorraine. 

II. ALLEMAGNE. 

ig. Empereurs. 

Grands Vassaux de t Empire. 

20. Ducs de Saxe, 
ai. Durs de Bavière. 

22. Comtes de Franconie. 

23. Ducs de Souabe. 



24. Comtes Palatins du Rhin. 

25. Margraves de Brandebourg. 

26. Margraves de Brunswick. 

27. Ducs de Bohême. 

IIL ITALIE. 

Papes. 

Rois d'Italie. 

Ducs de Toscane. 
. Catapans de la Pouille et de la 
Calabre. 
32. Venise. 



28. 
29. 
3o. 
3i. 



IV. ESPAGNE. 

33. Rois des Asturies on d'Oviédo. 

34. Rois Maures de Cordoue. 

35. Rois de Navarre. 

V. NORD DE L'EUROPE. 

36. Rois d'Angleterre. 

37. Rois d'Ecosse. 

38. Rois de Danemarck, 

39. Rois de Suède. 

VL ESCLAVONIE. 

40. Ducs de Bohême. Voy. 27. 

41. Rois de Hongrie. 

42. Ducs de Pologne. 

43. Grands-Ducs de Russie. 
44- Rois de Bulgarie. 

VIL ORIENT. 

45. Empereurs Grecs ou d'Orient. 

46. Califes Sarrasins. 



86 Tables s^nchroniques de t Histoire de France, 



SECONDE RACE, 

DITE DES CARLOVINGIENS. 



I. FRANGE. 

ROIS. 

Sommaires de leurs règnes. 

Section I. Splendeur des Carlovinjjiens sous Pépin le Bref; Charlemagne, 
son fils; Louis le Débonnaire, fila de Charles; et Charles le Chauve, fils de 
Louis. 

Section II. Décadence des Carlovingiens et interruption de la succçssion 
légitime sous Louis 11^ dit le Bègue., fils de Charles le Chauve ; sous ses trois 
fils, Louis III, Carloman., Charles le Simple i et sous les quatre compétiteurs 
qui régnèrent concurremment avec le dernier : Charles le Gros, Eudes et 
Robert^ son frère, Raoul, gendre du dernier. 

Section III. Retour à la succession légitime et chute des Carlovingiens sous 
Louis IV d'Outremer; Lothaire, son fils; et Louis VI, dit le Fainéant, fils de 
Lothaire, 

■«i>k>«'*»*>« Vt^^Mi^-m^^/^ v^'» «/»« vi'^ «^%/v «/m^ 

Section I, 
Splendeur des Carlovingiens. 

PEPIN h Bref, 22* roi de France. 

7^2, Pépin le Bref, fils de Charles-Martel, né en ']i^., est proclamé roi 
dans une assemblée de seigneurs françois, tenue à Soissons, et sacré à 
Reims par S. Boniface, archevêque de Mayence. — Il s'empare de la Sep- 
timanie sur les Goths. — 7^3, Grippon, frère de Pépin, est défait et tué 
dans la vallée de Maurienue , en se rendant chez les Lombards. • — 764 -, Pépin 
est sacré à Saint-Denys avec ses deux fils, par le pape Etienne II, après 
avoir été absous, ainsi que la noblesse, de leur parjure commun envers 
Childéric, lequel venoit de mourir à Saint-Bertin. — 755, Astolphe , roi des 
Lombards, ayant conquis l'exarchat de Ravennes sur les empereurs, me- 
nace aussi la ville de Rome. — Pépin marche au secours du pape, enlève 
l'exarchat au roi des Lombards, et en fait présent au pontife. — 757, 
Constantin Copronyme envoie un orgue à Pépin. — Hommage de Tassillon, 



3e PÉR. De 7Da a 987. — 1^ Race, dite des Carlovingiens. 87 

duc de Bavière. — 768, Les Saxons sont soumis au tribut. — 769, Les François 
enlèvent aux Goths, Narbonne et toute la Gothie (la Septimanie ou pre- 
mière Narbonnoise des Romains). — 768, mort de Waïfre, compétiteur de 
Pépin, comme descendant de Clotaire IL — Conquête de l'Aquitaine après 
huit ans de guerre. — Mort de Pépin , le 24 septembre. 

CHxiRLEMAGNE et CARLOMAN. 

768, Charlemagne, né vers 742, et Carloman, tous deux fds de Pépin, 
partagent les états de leur père. — 769, ils font la guerre à Hunald, père 
de Waïfre, duc d'Aquitaine, lequel a voit autrefois résigné à son fils. Hunald 
est fait prisonnier et l'Aquitaine reste conquise. — 770, Charles épouse 
Ermengarde, fille de Didier, roi des Lombards. — 771 , mort de Carloman. 
Charles lui succède au préjudice des enfants de Carloman, et quoiqu'ils 
fussent soutenus par Didier leur aïeul. — Charles renvoie Ermengarde, et 
épouse Hildegarde, princesse allemande. 

CHARLEMAGNE , empereur, et 23® roi de France. 

772, Guerre contre les Saxons. Charlemagne bat Witikind, détruit l'idole 
d'Irmensul, et donne la paix aux Saxons — 77^, appelé par le pape Adrien, 
contre Didier, roi des Lombards, il assiège Pavie. — 774, il confirme à Rome 
la donation de Pcpin ; et il y ajoute la Sabine , la Tuscie et le duché de Spo- 
lette, mais il s'en réserve la souveraineté. Il prend Pavie, s'empare de la 
personne de Didier, et se fait proclamer roi d'Italie ou des Lombards, et 
patrioe des Romains. — ■ 775, il retourne en Allemagne contre les Saxons 
révoltés, et les réduit de nouveau. — 776, nouveaux voyages en Italie et en 
Saxe pour y étouffer des troubles. Les Saxons promettent d'embi-asser le 
Christianisme. — 777 1 parlement tenu à Paderborn ; hommage des Saxons , 
Witikind excepté. — Des députés Sarrasins réclament les secours de Charles 
contre Abdérame ^ premier roi de Cordoue , lequel s'étoit élevé sur les ruines 
du pouvoir des gouverneurs des califes en Espagne. — Conquête de la Na- 
varre et d'une partie del'Aragon. — Mort de Roland et défaite de l'arrière- 
garde françoise, à Roncevaux, par Loup II, fils du duc d'Aquitaine Waïfre. — 
780, conquête de la Saxe; distribution d'évêques et^de prêtres diins le pays, 
pour baptiser et instruire les habitants. — 781 , Charles étant à Rome, y fail 
sacrer ses deux fils , le jour de Pâques , savoir : Pépin , roi d'Italie, et Louis, 
roi d'Aquitaine. — 782, Les Saxons, sous le commandement de Witikind, 
battent les François. Charles accourt en Saxe et fait décapiter quatre mille 
hommes; le soulèvement en devient plus général. — 78^, défaite des Saxona 
en deux batailles. — 78^, Witikind se soumet et reçoit le baptême. Sa son- 
mission et sa conversion sont également sincères. — 787, Charles uiarche 
contre le duc de Bénévent. — - Il ramène de Rome des savants, et rétablit 
les études en France. — 788, Tassillon , duc de Bavière, est condamne à 
mort aux assises d'Ingelheini. Il est confiné dans un monastère, et la Bavière 
eut réunie à la France. — L'impératrice Irène fait attaquer l'Italie par Adai- 
gise, fils de Didier. Il est défait et tué par les généraux de Charles. — 789 , 
Charles pousse ses concjuêtes en Germanie jusqu'à l'Oder, et en 791 , ta 
Pannonie jusqu'au Raab, qui devient une d«s limites de l'empiic. — 79^. »i 



88 Tables synchroniques de V Histoire de France. 

préside le concile de Francfort. — ygS, il transporte les Saxons re'vohés dans 
ses autres états. — 796, le pajje Léon III l'invite à venir recevoir le serment 
de fidélité des Romains. — 798, il ionde les évéchés d'Osnabruck, de Muns- 
ter, de Paderborn et d'Ilildfsheini. — 799, il rétablit le pape Léon chasse 
de son sicjje. — 800 , il se rend à Rome oii le pape se purge devant lui par 
serment des crimes qu'on lui impute. Le même pape le couronne empereur 
d'Occident. — Par estime pour lui , le calife Haroun lui fait abandon des 
Jieux saints. *— 802, concile d'Aix-la-Chapelle, pour la rédaction des lois des 
différents peuples soumis à la France. Institution des Missi dominici (envoyés 
dans les provinces). — 8o3, traité de limites entre l'empire d'Occident et 
l'empire d Orient. — Les ecclésiastiques sont dispensés d'aller à la guerre. 

— 8o4, fin de la guerre de Saxe. Cent mille familles en sont transplantées 
en France. — Second voyage du pape Léon, en France. — 806, Charles, 
fijs de l'empereur, soumet la Bohême et la Misnie. — Testament de l'empe- 
reur, qui parta.f^,e l'empire entre ses trois fils. — 808, première descente des 
Normands en France. Charles visite ses ports. Il en avoit depuis le Tibre 
jusqu'en Germanie. Le chef-lieu de sa marine étoit à Boulogne — 8i3, 
Chîrles s'associe Louis, son fils, roi d'Aquitaine, et meurt l'année suivante, 
le 28 janvier. 

LOUIS le Débonnaire^ empereur, 23* roi de France. 

814. Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, né en 778, succède à son 
père. — 816, il tient un concile à Aix-la-Chapelle pour la réformation du 
clergé. — Il va recevoir à Reims le pape Etienne IV, devant lequel il se pros- 
terne, et par qui il est couronné. — Il donne aux pontifes la ville et le duché 
de Rome , en s'en réservant la souveraineté. — 8 1 7, il associe son fils Lothaire 
à l'empite, et fait d'avance le partage de ses états entre ses enfants. — Révolte 
du roi d'Iialie, Bernard, fils de Pépin le Bossu, lequel étoit fils aîné de Char- 
lemagne, mais fils naturel, ou d'une femme de second rang. Il a les yeux 
crevés et meurt de cette opération. — 822, diète ou concile d'Attigny, où 
Louis fait pénitence publique de cette punition cruelle. — Capitulaire qui 
rend aux églises la liberté des élections. — 829, Louis fait un nouveau par- 
tage de ses états, à raison d'un quatrième fils que venoit de lui donner la nou- 
velle impératrice ,'^^ Judith de Bavière. — 83o, révolte à ce sujet. L'empereur 
est abandonné de son armée, et se trouve à la merci de ses trois fils aînés, 
qui veulent le contraindre à se faire moine. Leurs divisions lui rendent son 
autorité. — 83 1 , Les rebelles sont jugés , et l'empereur leur fait grâce. — 
833, il dépouille son fils Pépin de l'Aquitaine, pour en investir Charles. — - 
Nouvelle révolte et nouvelle défection de l'armée de l'empereur. — Diète de 
Gompiègne, où on l'oblige à faire la confession de ses prétendus crimes, où 
il est dépouillé des habits impériaux, et mis en pénitence par les évêques. 
Lothaire s'empare de sa personne. — 834, la jalousie de ses frères l'oblige de 
rendre la liberté an captif. — Louis est rétabli, et Lothaire est contraint de 
solliciter son pardon. Il lui est accordé sous la condition de ne pas sortir de 
l'Italie. — 837, Louis donne à son fils Charles la meilleure partie de la France. 

— 838 , descente des Danois par la Loire. Ils assiègent Tours, et sont défaits. 

— 839, nouveau partage après la mort de Pépin, dont les enfants sont 
oubliés. — ' Louis j mécontent de n'avoir que la Bavière, se révolte. — 84o, 



3c PÉR. Dc-j^ia 987. — 2C T^ace^ dite des Carlovingicns.' 89 
son père marche contre lui, le bat, mais il tombe malade, et meurt le 
20 juin. 

CHARLES le Chauve^ empereur, 25*' roi de France. 

840. Charles le Chauve, 4*^ fils de Louis le Débonnaire, né en 823, lui 
succède au trône de France. — 84 1 , réuni à son frère Louis , dit le Germa- 
nique, il gagne sur l'empereur Lothaire, son frère aîné, et sur Pépin, son 
neveu, la bataille meurtrière de Fontenay dans l'Auxerrois. — Les Nor- 
mands brûlent Rouen. — 842, alliance avec serment entre Charles et Louis 
contre Lothaire- Nithard, auteur contemporain, nous a transmis les ex- 
pressions mêmes du serment dans les langues Romane et Tudesque, en 
usage alors. — 843, Paix à Verdun. — Guerre contre Noménoé, duc de 
Bretagne, et Pépin qui se maintenoit en Aquitaine. — 845, les Normands 
viennent jusqu'à Paris. — 846, ils ravagent le Limousin. — 853, ils désolent 
la Touraine. — 855, ils sont battus par les Aquitains. — 857, ils brûlent 
l'église de Sainte-Cfeneviève, à Paris. — 858, soulèvement des grands qui 
appellent Louis; mais Charles l'oblige à se retirer. — 870, Charles par- 
tage avec Louis, son frère, l'héritage de Lothaire, roi de Lorraine, leur 
neveu, au préjudice de l'empereur Louis II, frère de ce dernier. — 87$, 
Charles se fait couronner empereur par le pape, à la mort de Louis II. — 

876, après l,a mort de Louis de Bavière, ayant voulu dépouiller Louis, son 
fils, il est battu par ce dernier à Andernach. — Fameux parlement de 
Chiersi où Charles fait des concessions qui amènent l'hérédité des fiefs. — 

877, il passe en Italie, à la prière du pape, en faveur duquel il se dépouille 
de la souveraineté de Rome, et meurt au retour, le 6 octobre. 

Section II. 
Décadence des Carlovingtens , et interruption de la succession légitime. 

LOUIS II, dit le Bègue ^ 2G* roi de France. 

877, Louis le Bègue, fils de Charles le Chauve, ne le i^'' novemljre 846, 
n'occupe le trône que deux ans. — 87g, il meurt le 10 avril, laissant deux 
fils d'une première femme qu'il avoit épousée sans le consentement de son 
père, et sa seconde femme enceinte d'un autre fils qui fut Charles,, dit le 
Simple. Les divisions qui résultèrent de cet état de choses, jointes à la foi- 
blcsse des princes, produisent des usurpations, et bientôt la chute de ia 
famille Carlovingienne. 

LOUIS III et CARLOMAN, 27^ et 28* rois de France. 

879, Louis III et Carlomun, fils aînés de Louis le Bègue, sont sacrés à 
l'abbaye de Ferrières, en Gâtinuis. — Louis de Saxe l«ur dispute le royaume. 
Ils le satisfont par l'abandon de la partie de la Lorraine qu'ils possédoienC. 
— Ils battent les Normands au confluent de hi Vienne et de la Loire. — 
880, partage de la monarchie entre les deux frères. Louis a le nord, et 
Garlomm le midi. Ils s'unissent contre Hugues, fils naturel de Lothaire et 
de Valdrado, qui revendiquoit la Lorraine; puis contre Boson, qui s'étoit 



go Tables syiichroniques de t Histoire de France. , 

fait roi de Provence. — Les Normands mettent obstacle à leurs progrès. — - 
88 1 , Louis bat les Normands dans le Vimeu. — 882 , il meurt cette anne'e, 
le 4 août. Carloman recueille sa succession, et meurt lui-même au bout de 
deux ans, le G décembre, sans postérité comme son frère. — Charles le 
Simple, leur frère, n'ayant alors que quatre ans, ne peut, à cause de son 
âge, recueillir leur succession. 

CHARLES le Gros, empereur, et 29*^ roi de France. 

884, Charles le Gros, fils de Louis le Germanique, et petit-fils de Louis 
le Débonnaire, roi de Souabe en 876, d'Italie en 879, et empereur en 880, 
est reconnu pour roi de France par les grands , qui pensent avoir besoin 
d'un tel appui contre les Normands. ■ — 885 , ceux-ci mettent le siège devant 
Paris. — Le comte Eudes défend la ville avec vigueur. — 886, Charles arrive 
et traite avec les Normands. — 887, la honte de son traité le fait mépriser. 
II est déposé en Allemagne, et les seigneurs françois élisent un autre roi. 

EUDES, So* roi de France. 

887, Eudes ou Odon, fils de Robert le Fort, duc de France, est élu roi 
par la presque totalité des grands du royaume. — 889, il bat les Normands 
à Montfaucon. — 892 , il porte la guerre en Aquitaine, contre le duc Guil- 
laume le Preux, et quelques autres seigneurs qui réclamoient les droits de 
Charles le Simple. — 898, Charles âgé de 14 ans, est sacré à Reims. — 
Eudes le force à fuir en Germanie. • — B96, traité entre Eudes et Charles. 
Le premier conserve le midi, et le second règne au nord. — 898, mort 
d'Eudes, le 3 janvier. 

CHARLES IV dit le Simple, 3i^ roi de France. 

898, Charles IV dit le Simple, fils posthume de Louis le Bègue, privé 
long-temps de ses droits, à cause de la foiblesse de son âge, et roi du nord 
de la France par un traité avec Eudes en 896, réunit toute la monarchie, 
à la mort de celui-ci, étant alors âgé d'environ i8 ans. — 91 1 5 contraint de 
composer avec Rollon, chef des Normands, il lui donne en fief le pays ap- 
pelé depuis Normandie, et Gisèle, sa fille, en mariage, sous la condition 
d'embrasser le christianisme. — Charles réunit la Lorraine, lors delà mort 
de Louis, roi de Germanie, le dernier rejeton de Charlemagne en Alle- 
magne. — 920, les seigneurs françois se prévalant de la foiblesse de Charles, 
renoncent à son obéissance dans une assemblée publique. — 922, ils élisent 
pour roi, Robert, frère d'Eudes. 

ROBERT, 32^ roi de France. 

922, Robert, frère d'Eudes, est couronné par Hervé, archevêque de 
Reims. — 923, il est tué, le 1 5 juin, dans une bataille que lui livre Charles, 
à Soissons, mais où ce dernier fut néanmoins battu, et forcé de fuir en 



RAOUL, 33* roi de France. 

923, Raoul ou Rodolphe, duc de Bourgogne et gendre de Robert , est élu 
roi par les intrigues de Hugues le Graod, son beau-lxère. fils de Robert. — 



3« PÉR. De 762 à 987. — 2e Race^ dite des Carlovingiens. gr 

Charles revient en France et se confie à Herbert, comte de Vermandois, 
qui l'arrête et le retient prisonnier. — 928, traité avec le roi Charles, qui 
recouvre une apparence de liberté. — 929, Charles meurt laissant un fils 
nommé Louis, et dit à! Outremer, parcequ'il avoit été conduit en Angleterre 
par sa mère, sœur du roi Adelstan. — 93o , Raoul bat les Normands dans 
le Limousin. — 933, il force le raidi de la France à le reconnoitre. — U 
ineurt en gSô, le 1 5 janvier. 

Section III. 
Retour à la succession légitime. Chute des Carlovingiens. 

LOUIS IV à'Outremer, 34^ roi de France. 

. 036, Louis IV dit d'Outremer, fils de Charles le Simple, né en 920, est 
rappelé en France par les seigneurs, à la mort de Raoul. — 938, ligue 
contre lui, formée par plusieurs .seigneurs, à la tête desquels est Hugues le 
Blanc ou le Grand, fils du roi Robert, — 94 1 5 Louis est battu par Hugues. 
Il se retire en Bourgogne, puis dans le midi de la France. — 942, paix entre 
eux par la médiation du pape Etienne VIII. — Louis, après la mort du duc 
de Normandie, Guillaume T"", fils de RoUon , essaye de s'emparer du duché. 
— 944^ il 6St fait prisonnier par les Normands, qui le remettent à Hugues, 
lequel le retient encore un an prisonnier. — 946, ligue du roi avec l'empereur 
Otton r% contre Hugues et contre Richard, duc de Normandie. Le roi vt 
l'empereur sont battus et repoussés. — 948, ils font excommunier Hugues 
au concile d'Ingelheim. — 95o, Hugues traite avec le roi. — 95i , ils rédui- 
sent de concert les seigneurs du midi. — 964, Louis meurt, le 10 septemlirf», 
d'une chute de cheval. -~ Le domaine royal étoit réduit alors aux villes dt: 
Reims et de Laon. 

LOTHAIRE, 35* roi de France. 

954 ) Lothaire, fils de Louis d'Outremer, né en 941, dispose des duchés de? 
Bourgogne et d'Aquitaine en faveur de Hugues , en reconnoissancc de srs 
soins pour lui assurera lui-même la couronne. — 966, il épouse Emme, Hlhi 
de sainte Adélaïde, veuve de Lothaire II, roi d'Italie, et épouse alors de l'en:- 
pereur Otton I. — 977» Charles, frère du roi, est créé duc de Lorraine par 
l'empereur Otton IL — 9/8, Lothaire s'associe Louis, son fils. — U s'em- 
pare de la Lorraine qu'il prétendoit lui appartenir, et est sur le point de 
surprendre Otton dans Aix-la-Chapelle. Peu de temps après, Otton fait une 
irruption en France, et pénètre jusqu'à Paris. Lothaire et Ilugues-Capet, fils 
de Hugues le Grand, le forcent à la retraite. — 980, traité de paix par le- 
quel la propriété de la Haute-Lorraine reste» à Otton, celle de la Basse » 
Charles, et la souveraineté au roi de France. — 982, expédition à la mort 
d'Otton II. — Lothaire abandonne ses conquêtes l'année suivante. — U 
meurt le 2 mars 986. 

LOUIS V, dit le Fainéant, 3G* roi de France. 
986 , Louis V, dit le Fainéant , fils de Lothaire, né vers 967, moule sur !• 



9^ Tables synchroniques de Vllisloirc de France. 

trône parles soins de lluyues Capct, son cousin-germain, à qui son père 
l'avoit recommande. — 987, le 21 mai, il meurt sans enfants. — La cou- 
ronne appartenoit à Charles, son oncle, duc de la Basse-Lorraine; mais 
celui-ci avoit aliène' les esprits par l'hommage qu'il avoit rendu à l'empereurj 
et les grands portèrent Hugues Capet sur le trône. 
987, fin de la seconde race. 



Grands Vassaux de France, 

Les comtés (gouvernements de vil- 
les ou de diocèses ) et les duchés (gou- 
vernements de provinces ou de plu- 
sieurs villes et diocèses), donnés 
d'abord par les rois à titre de béné- 
fices révocables à leur volonté, de- 
viennent peu-à-peu héréditaires par 
la foiblesse des rois de la 1^ race, et 
forment autant de petits états indé- 
pendants, au foible lien près, de la 
vassalité. 



(2) 
Ducs de France. 

.... Childebrând, frère de Char- 
les-Martel. 

.... Neblond, fils, comte d'Au- 
tun. 

.... Théodebert, fils. 

.... Robert I, Z^ fils, maire d'A- 
quitaine, sous le roi d'Aquitaine Pé- 
pin I, son beau-frère. — Guillaume, 
2^ fils de Théodebert, fut comte de 
Blois. 

86 1 . Robert II, dit le Fort., fils. — Il 
est fait duc de France par Charles le 
Chauve,en 86 1 . — H périt en 8^6 dans 
un combat contre les Normands. 

867. Robert, fils; roi de France 
en 922. 

.... Hugues VAbbé, comte d'Or- 
léans et d'Anjou, fils de Conrad, 
comte d'Auxerre, qui étcit frère de 
Judith, 2^ fciiimc de Louis le Dé- 
bonnaire; Hugues étoit encore beau- 
fils de Robert le Fort, qui épousa sa 



Suite des Ducs de France. 

mère. — Louis le Bègue le nomme 
tuteur de ses enfants avec Bernard, 
marquis de Septimanie. 

943 Hugues le Grand , le Blanc , 
l'Abbé., fils de Robert, roi de France. 
— Il est fait duc de France par Louis 
d'Outremer. 

g56. Hugues Capct, fils. — Roi de 
France en 987. Il réunit alors son 
duché à la couronne. 



(3) 
Ducs de Bourgogne. 

877. Richard le Justicier y comte 
d'Autun, frère de Richilde, femme 
de Charles le Chauve. 

92 1 . Giselbert, gendre deRichard, 
et jFrère du Roi Raoul, est investi par 
lui du duché. 

9Î8. Le même Giselbert avec Hu- 
gues le Noir, son beau-frère et Hu- 
gues le Blanc y fils du roi Robert. 

962. Le même Giselbert et Hugues 
le Blanc. 

966. Hugues le Blanc, seul. 

956. Otton, 2^ fils de Hugues le 
Blanc. 

9G5. Henri le Grand, y fils de 
Hugues, succède à son frère avec 
l'agrément du roi Lothaire. 

(4) 

Comtes de Champagne, 
de la maison de Vermandoîs. 

958. Robert de Vermandois .^ 3* 



3e PÉR. Be 'foi a 987. — 1^ 

Suite des Comtes de Champagne. 

fils de Herbert II, comte de Verman- 
dois. 

968. Herbert , frère , confirmé par 
le roi Lothaire. 

(5) 
Comtes de Vermandois , 



Race^ dite des CAilovin^iens. 93 

m 

Comtes de Hollande. 

Les Bataves, alliés fidèles des Ro- 
mains au temps de la conquête de 
la Gaule , reconnoissent la suzerai- 
neté des Francs, successeurs des Ro- 
mains. Charlemagne leur donne des 
gouverneurs, et Charles le Simple 
les rend héréditaires. 



843. Herbert I, fils de Pépin, et 
petit-fils de Bernard, roi d'Italie, ne- 
veu de Louis le Débonnaire. — Pé- 
pin , frère de Herbert, eut le comté 
de Valois , et sa postérité continua 
d'en jouir jusqu'en 1077. 

902. Herbert II, fils, gendre du 
roi Robert. — Ce fut lui qui arrêta 
et retint prisonnier, à Péronne^ le 
roi Charles le Simple. 

943. Albert I, fils. — Isabelle de 
Hainaut, i*"* femme de Philippe-Au- 
{;uste, descendoit de lui par Alix, sa 
fille, mariée à Arnould le Vieux, 
comte de Flandre. 



(6) 
Comtes de Flandre. 

85 1. Baudoin I Bras de Fer^ est 
fait comte de Flandre et d'Artois, 
par Charles le Chauve, dont il avoit 
épousé la fille. 

87g. Bauooin II le Chauve, fils. 

918. Arnould le Vieux et le Grand, 
fils. — Avec Baudoin III, son fils, 
de 968 à 962. 

965. Arnould le Jeune, fils de Bau- 
doin III. 



(7) 

Comtes de Hainaut. 

977. Renier, premier comte héré- 
ditaire, gendre de Hugues Capet. 



I 



923. Thierry, fils de Billung, com- 
te de Stubenskorn, et frère d'Her- 
man Billung, duc de Saxe, est in- 
vesti du comté de Hollande par 
Charles le Simple. 

963. Thierry H, fils. 

(9) 
Ducs de Normandie. 

De 885 à 912. RoLLON, sorti de la 
Norvvège, et l'un des chefs de ces 
peuples du nord, connus sous le 
nom de Normands, parcourt et ra- 
vage toute la France. 

912. RoLLON est investi du duché 
de Normandie et de la suzeraineté 
de la Bretagne, par concession de 
Charles le Simple. — Il reçoit le bap- 
tême, et y prend le nom de Robert, 
de celui du duc de France [depuis 
roi), qui fut son parrain. 

927. Guillaume I Longue -Épée, 
fils. 

942. Richard I Sans-Peur, fils, et 
beau-frère de Hugues Capet. 

(10) 
Comtes d'Anjou. 

879. Inoelfer, petit -fils par sa 
mère de Hugues l'Abbé, fils de Con- 
rad, comte d'Auxerre, reçoit le com- 
té d'Anjou , de Louis le Bègue. 

38y. Foulques le Roux y fiU. 



94 



Tables syncht'oiw/ues de l'Histoire de France. 

Suite des Ducs d'Aquitaine. 

plusieurs fois par Charles le Chauve. 

865. Chari.es, fils de Charles le 
Chnuvc, est fait roi d'Aquitaine. 

867.. Louis le Bègue, hère, roi 
d'Aquitaine. 

877. L'Aquitaine est réunie à la 
couronne. 



Suite des Comtes (f Anjou. 

938. FouLQCES le Bon, fds. 
953. Geoffroy I Grisegoîielle., fils. 
987. Fou LQU ES II I Nerra on le Noir, 
ou le Jérosoljmkain , fils. 

Ducs de Bretagne. 

786. Charlemagke soumet de nou- 
ireau la Bretagne. 

824- NoMÉNOÉ est fait duc ou gou- 
verneur par Louis le Débonnaire. — 
A la mort de ce monarque, il prend 
la qualification de roi, et se main- 
tient en possession de ce titre. 

^5i. Erispoé, fils, est confirmé 
dans sa dignité par Charles le Chauve. 

857. Salomon, cousin germain. 

874 à 992. — A Rennes , la fille 
d'Érispoé et ses descendants. — A 
Vannes et à Nantes, la fille de Salo- 
mon, ses descendants et successeurs. 

gi2. La suzeraineté sur la Bre- 
tagne est concédée par Charles le 
Simple, à Rollon, duc de Normandie. 

(12) 

Rois et Ducs d'Aquitaine. 

745. Waïfre, fils d'Hunald, et ar- 
rière-petit-fils de Boggis , neveu de 
Dagobert, compétiteur, à ce titre, de 
Pépin, est dépouillé par lui, en 768, 
et meurt la même année. Sa postérité 
se perpétue dans les ducs de Gas- 
cogne d'abord, puis dans les comtes 
de Bigorre et d'Armagnac. 



768. Pépin le Bref, roi de France, 
s'empare de l'Aquitaine. 

778. Louis le Débonnaire, petit- 
fils de Pépin , est fait roi d'Aquitaine 
par Charlemagne, son père. 

81 4- Pépin I, fils, roi d'Aquitaine. 

839. Pépin II, fils, roi d'Aquitai- 
ne. — De 848 à 865, il est dépouillé 



Ducs d'Aquitaine. 

893. Guillaume I le Pieux, comte 
d'Auvergne, est fait duc d'Aquitaine 
par le roi Eudes. 

918. Guillaume II le Jeune, neveu. 
Comte d'Auvergne. 

926. AcFREi) , frère , succède à 
Guillaume dans le duché d'Aquitaine 
et le comté d'Auvergne. 

928. Ebles, comte de Poitiers, est 
fait duc d'Aquitaine et comte d'Au- 
vergne par Charles le Simple, pen- 
dant un instant de liberté. — Il est 
dépouillé par Raoul. 

932. Raymond-Pons, comte de Tou- 
louse , cousin de Guillaume II, est 
investi du duché d'Aquitaine par 
Raoul. 

gSo. Guillaume III Tête d'Étoupe, 
comte de Poitiers, fils d'Ebles, est 
fait duc d'Aquitaine et comte d'Au- 
vergne par Louis d'Outremer, et se 
maintient dans leur possession, quoi- 
que Lothaire en eût gratifié Hugues 
Capet, en gSô. 

963. Guillaume Fier à Bras, fils. 
— IV en Aquitaine, II à Poitiers. — • 
Guillaume III , dit Taille-Fer, comte 
de Toulouse , s'empare du comté 
d'Auvergne , et le donne en 979 , en 
se réservant la suzeraineté, à Guy, 
vicomte de Clermont, qui mourut en 

989- 



(i3) 
Comtes de Toulouse. 
852. Raymond I, premier duc hé- 



3*" PÉR. De nSoi à 987. — 1^ Race, dite des Carlovingiens. 



95 



Suite des Comtes de Toulouse. 

réditaire du comté ou duché de Tou- 
louse ou du Languedoc septentrio- 
nal. 

864- Bernard, fils. 

875. OnoN ou Eudes, frère. 

918. Raymond II, tils. — Il réu- 
nit la Septimanie ou Gothie (Lan- 
guedoc méridional) dont Narbonne 
étoit la capitale. 

923, Raymond-Pons III, fils. 

960. Guillaume Taille-Fer^ fils. — 
Par sa femme il réunit le marquisat 
de Provence (comtat Venaissin), qu'il 
ne faut pas confondre avec le comté 
de Provence. 

(i4) 

Sires ou Barons de Bourbon^ 
première maison. 

Vers 900. Aymar ou Adhémar, est 
sire de Bourbon. — En 921 il fonde 
le prieuré de Souvigny, en Bourbon- 
nois. 

Vers 943. Aymon I , fils. 

Vers 959. Arghambauld I, fils. 

(i5) 

Royaume de Bourgogne transjurane. 

La Bourgogne transjurane com- 
prenoit la Suisse et les pays adja- 
cents ; capitale, Saint-Maurice en Va- 
lais. 

888. Raoul ou Rodolphe Welf, 
fils de Conrad le Jeune, comte de 
Paris, et arrière-petit-neveu de l'im- 
pératrice Judith, comte ou gouver- 
neur de la Bourgogne supérieure, 
tntre les Alpes et le Mont-Jura, s'y 
fait couronner roi à l'époque de la 
déposition de Charles le Gros. 

911. Raoul II, fils. — Proclamé 
roi d'Italie en 923 , il l'abandonue à 



Suite des Rois de Bourp^os;ne. 



Hugues, en gSo, en échange de la 
Provence et de la Bourgogne cisju- 
rane, et devient ainsi roi des deux 
Bourgognes. 

937. Conrad le Pacifique.^ fils. Il 
épouse la sœur de Lothaire, roi de 
France, Malhilde, qui lui porta Lyon 
en dot. Cette ville ne retourna à la 
France que sous Philippe le Bel. 

993. RxVOUL III le Fainéant., fils. — - 
Il règne jusqu'en io32. — Il institue 
pour son héritier, son beau neveu, 
Conrad le Salique , premier empe- 
reur de la maison de Franconie. Ce- 
lui-ci transmet cet héritage aux em- 
pereurs Henri III, son fih, Honri IV, 
son petit-fils , et Henri V, son arrière 
petit-fils. — A la mort de ce dernier, 
qui ne laissa pas d'enfants, sa suc- 
cession se disperse, et chaque gou- 
verneur essaye d'en faire son profit. 



(16) 

Royaume de Bourgogne cisjurane 

( Franche - Comté ) , et d'Arles ou de 

Provence; capitales^ Lyon et Arles. 

855. Charles, 3* fils de l'empereur 
Lothaire. 

863. Louis II, empereur, et Lo- 
thaire, roi de Lorraine, frères de 
Charles. 

879. BosoN, duc de Lombardie, 
gendre de l'empereur Louis II. 

890. Louis l'Aveugle ., fils. 

923. Hugues, comte d'Arles, fils 
de Thibault, comte d'Arles, et de 
Berlhe , fille de Lothaire, roi de Lor- 
raine, et de Valdrade, sa maîtresse. 
— Il est élu roi d'Italie, en 926. — 
A l'effet d'en jouir tranquillement, il 
abandonne en 930, la Provence et la 
Cisjurane, à Raoul, son compétiteur, 
roi de la Transjurane, — Déposé 
eu 948 , il va mourir en Provence, 



qS Tables synchroniques de l* Histoire de France. 

Suite des Rois de Bourgogne. 

-—Il avoit épousé en secondes noces, 
la fameuse romaine Marozie, veuve 
d'Albéric , duc de Spolette ; puis de 
Guy, duc de Toscane. 



(17) 
Comtes de Provence. 

A rimitation des {gouverneurs par- 
ticuliers des diverses provinces de 
France, ceux de Provence et des 
deux Bourgofjnes se rendirent in- 
sensiblement héréditaires, sur-tout 
a l'époque où ces états passèrent sous 
la domination des empereurs d'Al- 
lemagne. De là les comtes de Pro- 
vence, les comtes ou dauphins de 
Viennois, et autres. 

926. Bosox I, premier comte pro- 
priétaire, institué par le roi Hugues, 
et confirmé par Raoul II, devenu 
roi de Provence. 

946. BosoN II, qui n'étoit pas fils 
de Boson I, est institué par le roi 
Conrad le Pacifique. 

961. Guillaume et Ratbolt), fils. 

(18) 
Rois et Ducs de Lorraine. 



Rois. 



855. LoTiiAiRE, 2* fils de l'empe- 
reur Lothaire et petit-fils de Louis 
le Débonnaire. — C'est de lui que 
la Lorraine (Lotharingia) a pris son 
nom. — Il veut répudier sa femme 
pour épouser Valdrade, sa maîtresse. 

869. Charles le Chauve, roi de 
France, oncle, au préjudice de son 
neveu, l'empereur Louis II, frère de 
Lothaire. 

870. Charles le Chauve et Louis le 
Germanique .f son frère, se partagent 



Suite des Rois et Ducs de Lorraine. 

les états de leur neveu, au préju- 
dice de l'empereur Louis II. 

877. Louis le Bègue, frcre de Char- 
les le (Chauve, avec Louis de Saxe ^ 
frère de Louis le Germanique. 

879. Charles le Gros, empereur, 
frère de Louis de Saxe. 

888. Arnould le Bâtard, fils natu- 
rel de Carloman, frère de Charles le 
Gros. 

895. ZwENTiBOLT), fils naturel d'Ar- 
nould, reçoit de lui la Lorraine. 

900. Louis, empereur, fils d'Ar- 
nould. 

912. Charles le Simple, roi de 
France, cousin issu de germain de 
l'empereur Arnould , est reconnu par 
les Lorrains. 



923. Hekri l'Oiseleur, premier em- 
pereur de la maison de Saxe, s'em- 
pare de la Lorraine. 

g36. Otton I le Grand., empereur, 
fils. 

En 906, il divise la Lorraine en 
deux parties : la Haute-Lorraine ou 
3Iosellane, parceque la Moselle ar- 
rose ses frontières ; et la Basse-Lor- 
raine ou Lothier ou Brabant. 



Le duché de Basse-Lorraine ou de 
Brabant fut donné par l'empereur 
Otton , en 969 à Godefroy I , qui eut 
pour successeur, en 964, Godefroy II, 
son fils. Celui-ci étant mort sans en- 
fants, Charles, frèl-e de Lothaire, 
roi de France, en fut investi par 
l'empereur Otton II, et lui porta son 
hommage. — Cet acte fut la cause ou 
le prétexte de l'exclusion de Charles 
de la couronne de France , et de U 
chute des Carlovingiens. 

Ducs de la Haute-Lorraine. 

959. Frédéric,, comte de Bar, est 



3' PÉR. De 752 a 987. — 1^ 

Suite des Rois et Ducs de Lorraine. 

investi du duché , par l'empereur 
Ouon I. 



II. ALLEMAGNE. 

(19) 
Empereurs d'Occident. 



800. CiiARLEMAGNE , sacré empe- 
reur par le pape, Léon III, renou- 
velle ce titre en Occident. 

81 4- Louis le Débonnaire , fils. 

840. LoTHAiRE, fils aîné. 

855. Louis II, fils. 

875. Charles le Chauve^ roi de 
France, oncle, 4^ fils de Louis le 
Débonnaire. 

880. Charles le Gros, neveu, 2* 
fils de Louis le Germanique, 3* fils de 
Louis le Débonnaire. Voy. les Rois 
d'Italie. 

887. Arnould, fils naturel de Car- 
loman , frère aîné de Charles le Gros. 

900. Louis IV, fils, dernier des Car- 
lovingiens. 



91 1. Conrad, comte de Franconic, 
au refus d'Otton, duc de Saxe. 

Maison de Saxe. 

919. Henri /'Owe/eur, fils d'Otton, 
duc de Saxe. — Il bat les Slaves et 
les Huns, et établit divers margra- 
viats pour la défense des frontières, 
et entre autres celui d'Autriche en 
faveur de Léopold l'Illustre, tige de 
la première maison de ce nom , la- 
quelle finit en 1246, en la personne 
de Fi^déric le Belliqueux. 

936. OxTOîf I le Grand .^ fils, s'em- 
pare de l'Italie en 961. 

973. Otton II le Roux., fils 

983. Otton III le Sanguinaire, fils. 



Race^ dite des Carlovingiens. 97 
Grands Vassaux de l'Empire. 

La même cause qui fait naître les 
grands vassaux en France, leur donne 
également naissance en Allemagne. 

(20) 

Diicé de Saxe. 

880. Otton I, duc de Saxe. 
912. Henri l'Oiseleur., fils. — Em- 
pereur, en 919. 

936. Otton II le Grand, fils. — 
Empereur. 

Maisoji de Billung. 

^60. HeRxAIAN Billung, fils de Bil- 
lung, comte de Stubenskorn, est in- 
vesti par l'empereur Otton I. 

973. Bennon ou Bernard I, fils. 

(21) 
Ducs de Bavière. 

889. Léopold, duc de Bavière. 

907. Arnould le Mauvais., fils. — 
Ses trois fils, Eberhard, tige de la 
première maison d'Autriche, Ar- 
nould, comte de Wittelsbach, et Her- 
man, comte palatin du Rhin, sont dé- 
possédés par l'empereur Otton I. 

937. Berthold, frère. 

945. Henri I, de Saxe, le Querel- 
leur., frère de l'empereur Otton I, et 
gendre d'Arnould le Mauvais. 

955. Henri II, de Saxe, Ézelon ou 
le Jeune, fils, déposé. 

976. Otton, duc de Sotrfabe, fils 
de Ludolphe , et petit-fils de l'empe- 
reur Otton I. 

982. Henri le Jeune , dit Ézelon j 
rétabli. 

(22) 
Comtes de Franconie. 
C«lte contrée, au centre de l'AIIe- 

7 



9^ Tables synchroniques de VHistoire de France. 

Suite des Comtes de Franconie. 



magne, reçoit son nom cViine colonie 
«le Francs qui y fut envoyée par 
Clovis. 

Conrad, comte de Franconie, em- 
pereur eu 911. 

919. Eberuard, frère. — Comte 
palatin du Rhin en 926. 

989. Conrad II le Sage, duc de 
Franconie et de Lorraine, gendre de 
l'empereur Otton I. 

955. Otton, fils. 

,, . . Henri, fils. 



(23) 
Ducs de Souabe. 

916. Burchard, duc de Souabe. 

926. Herman, fils d'un comte de 
Franconie. 

960. Ludolphe, fils de l'empereur 
Otton I, et gendre d'Herman, dépose' 
par son père pour cause de révolte. 

955. Burchard II. 

973. Otton I, fils de Ludolphe, 
duc de Bavière en 976. 

982. Conrad, d'une maison incon- 
nue. 



(24) 
Comtes Palatins du Rhin- 

925. Eberuard de Franconie, frère 
de l'empçreur Conrad. 

9391' Herman , fils d'Arnould le 
Mauvais, duc de Bavière. — Il est le 
premier prince allemand qui ait pos- 
sédé un fief héréditaire. 

959 ou 990. EzON ou Ehrenfroi, 
gendre de l'empereur Otton II. 

r - ~ — ~- — " 

(25) 

\Margraves de Brandebourg. 
927. SiGEfROi, premier margrave 



Suite des Margraves de Brandebourg. 

(comte des marches ou frontières) 
de Brandebourg, gendre de l'empe- 
reur Henri I. 

937. GÉRON. 

965. Thierry. 

983. LoTHAiRE, comte de Waldeck, 
investi par Otton II. 

(26) 
Margraves de Brnnswich. 

955. Brunon, margrave de Brun- 
swick, fils de Henri de Saxe le Que- 
relleur, duc de Bavière. 

972. Brukon II, fils. 

(27) 
Ducs de Bohême. 

Six cents ans avant J. C, lesBoyens 
Gaulois traversent la forêt Hercy- 
nie , et donnant leur nom au pays 
qu'elle entoure. — Au temps d'Au- 
guste, ils en sont dépossédés par les 
Marcomans, commandés par Maro- 
boduus. 

En 55o, les Slaves, sous le com- 
mandement de Lesko, leur premier 
duc, s'emparent du même pays. Ils 
deviennent tributaires des rois car- 
lovingiens, et par suite membres de 
l'Empire. On voit en effet Wenceslas, 
un de leurs ducs, mis au ban de 
l'Empire, en 975, pour n'avoir pas 
comparu à une diète. 

890. BoRzivoï, i^*" duc chrétien, 
le 1 2® depuis Lesko. 

902. Spitionée, fils. 

907. WRxVTIslas, frère. 

916. Wenceslas, fils, devient tri- 
butaire et membre de l'Empire. 

938. BoLESLAS, frère. 

967. BoLESLAS II le Débonnaire, fiU. 



3<^ VÉR. De 752 ^^98' 
III. ITALIE. 
(28) 
Papes. 

^41 • ZACHARiE,9o''pape. — EnySî, 
îl autorise, selon quelques uns, la de'- 
position de Childéric III, et l'éléva- 
tion de Pépin au trône de France. Ce 
fait, peu d'accord avec les vertus du 
pontife, est accueilli dans des siècles 
d'ignorance; et les papes, loin d'en 
gémir s'il eût été constant, s'en pré- 
valent au contraire de bonne foi , 
comme d'un de leurs titres à la dépo- 
sition des souverains : circonstance 
particulière , qui a le plus contribué 
à accréditer la supposition. Fojez 
l'abbé Guillon. 

762. Etiexne, non sacré. 

752. Etienne II, 91^ pape. — Sous 
lui, les papes deviennent princes tem- 
porels par le don que lui fait Pépin 
le Bref de l'Exarchat de Ravennes , 
qu'il avoit enlevé à Astolphe, roi des 
Lombards.. — L'année précédente 
754, Etienne avoit couronné à Saint- 
Denys Pépin et ses deux fils , après 
l'avoir absous, lui et la noblesse, de 
leur parjure commun envers Childé- 
ric, qui venoit de mourir dans sa 
retraite. 

767. Paul I. 

768. Etienne III. 
772. Adrien I. — 787, 7* concile 

général , 2^ de Nicée , contre les 
iconoclastes ou briseurs d'images. 

795. LÉON III. — Il couronne Char- 
lemagne empereur. 

816. Etienne IV. 

817. Pascal I. — Louis le Débon- 
naire donne aux papes, en propriété, 
la ville et le duché de Rome, et s'en 
réserve la souveraineté. 

824. Eugène II. 
827. Valentin. 
827. Gkégoire IV. 
$44- Serqiv^ II. 



— 2c Race , dite des Carlo vin giens. 99 

Suite des Papes. 
847. LÉON IV. 

855. Benoit m. 

858. Nicolas I. 

867. Adrien II. — 869, 8^ concile 
général, 4^ de Constantinople, con- 
tre Photius, le premier auteur du 
schisme des Grecs. 

872. Jean VIIL 

882. Marin. 

884. Adrien IIL 

885. Etienne V. 
891. F0RMOSE, évéque de Porto. 

— Il est transféré de ce siè^^e à celui 
de Rome. — Ce premier exemple de 
translation devint une cause de trou- 
bles , dont l'église se ressentit long- 
temps. 

896. B0NIFACE VI. 

896. Etienne VI. — Il fait déterrer 
le corps de Formose, le fait juger et 
jeter dans le Tibre. 

897. Romain. 

898. Théodore. — Il fait inhumer 
de nouveau Formose. 

898. Jean IX. 

900. Benoit IV. — Commence- 
ment du 10^ siècle de l'église : siècle 
tristement célèbre par la dépravation 
des mœurs, l'ignorance du clergé, et 
les scandales donnés par plusieurs 
papes. 

9o3. LÉON V, chassé par Chris- 
tophe. 

903. Christophe , chassé par Ser- 
gius , et chargé de chaînes. 

904. Sergius^III. 
911. Anastase lll. 

913. Landon. 

914. Jean X, élu par le crédit de 
Théodora, sœur de la fameuse Ma- 
rozie, toute-puissante à Rome. — Il 
marche contre les Sarrasins, et les 
défait. — Il meurt étranglé par les 
ordres de Marozie et de Guy, sou 
mari, duc de Toscane. 

928. LÉQN VL 

7- 



lOO 



Tables synchroniques de V Histoire de France, 



Suite des Papes. 

929. Etiekne VII. 

93 1. Jean XI, fils d'Alberic, duc 
de Spolette, et de Marozie, veuve de 
Guy, meurt emprisonné par le pa- 
trice Albdric, [son frère utérin, fils 
de Guy. 

936. LÉON VIT. 

939. Etienne VIII. 

942. Marin II. 

946. Agapet II. — Conversion des 
Danois. 

956. Jean XII (Octavien), pre- 
mier pape qui ait chanf,é de nom, fils 
du patrice Albéric, et patrice lui- 
même, s'empare du saint-siège à 18 
ans. — Il est déposé en 963 dans un 
concile tenu en présence de l'empe- 
reur Otton I. 

963. LÉON VIII, et Benoit V, an- 
tipape. 

965. Jean XIII. — Conversion des 
Polonois. 

97a. Benoit VI, étranglé par or- 
dre du patrice Crescentius, fils de la 
fameuse Théo dora. — Boniface VII , 
antipape. 

974. DONLS IL 

975. Benoit VIL 

983. Jean XIV (Pierre)change son 
nom, par respect pour celui du prin- 
ce des apôtres. — Il est empoisonné 
par l'antipape Boniface VII, et son 
corps est traîne dans les rues. 

985. Jean XV, mort sans être or- 
donné, ne compte que pour le rang 
des papes de même nom. 

985. Jean XVI, chassé, puis rap- 
pelé par Crescentius. — Conversion 
des Russes. 



(29) 
Rois d'Italie. 

774. C11ARLEMAGNE , par la con- 
quête de la Lombardie sur Didier. 



Suite des Rois d'Italie. 

781. Pepin, fils. 

814. Louis le Débonnaire., frère, 
empereur. 

820. L0THAIRE, fils aîné, empereur 
en 840. 

844. Louis II, fils. 

876. Charles le Chauve , oncle , 
4*^ fils de Louis le Débonnaire. 

877. Carloman, neveu, fils de Louis 
le Germanique, 3*^ fils de Louis le 
Débonnaire. 

880. Charles le Gros, frère. 

887. Arnould, fils naturel de Car- 
loman , frère de Charles le Gros. 

888. Bérenger, duc de Frioul, pe- 
tit-fils de Louis le Débonnaire par les 
femmes. 

889. Guy, duc de Spolette, arrière- 
petit-fils de Louis le Débonnaire par 
les femmes. — Sacré empereur en 
891. 

894- Lambert, fils, sacré empereur 
en 892. 

899. Louis III, filsdeBoson, roi 
de Provence. — Sacré empereur en 
901. 

905. BÉRENGER, rétabli. — Sacré 
empereur en 916. 

922. Rodolphe ou Raoul , roi de la 
Bourgogne transjurane. 

926. Hugues, roi de Provence. — Il 
abandonne à Rodolphe, son compé- 
titeur, ie royaume de Provence et de 
Bourgogne cisjurane, pour jouir pai- 
siblement de l'Italie. 

945. LOTHAIRE, fds. 

960. BÉRENGER II, petit-fils de Bé- 
renger I, avec son fils Adalbert. 

961. Otton I, roi de Germanie en 
938. — Sacré empereur en 962, époux 
de sainte Adélaïde, veuve du roi Lo- 
thaire. — Il tiansmet l'Italie aux em- 
pereurs d'xillemagne. (Voy. les Em- 
pereurs d'Occident. ) 



3« Per. T)c 1^2 a 987. — 2C Race, dite des Carlovingiens. IQI 

(3o) . (3^). 



Ducs de Toscane. 

Vers 828. BoNiFACE, comte JeLuc- 
ques, devient marquis de Toscane, 
par concession de Louis le Débon- 
naire, qui donne, vers le même temps, 
le duché de Spolette à Guy, françois 
d'origine. 

Vers 847» Adalbert I, fds. 
890. Adalbert II le Riche., fils. — ■ 
Il invite Louis , roi de Provence , à 
s'emparer du royaume d'Italie , et 
contribue ensuite à l'en chasser. — 
Il épouse Berthe, fille de Lothaire, 
roi de Lorraine, et de Valdrade , et 
veuve de Thibaut, comte d'Arles, 
dont elle avoit eu Hugues, roi d'Arles, 
et depuis d'Italie. 

917. Guy, fils. — Il épouse en 925 
la fameuse Marozie, veuve d'Albéric, 
consul ou patrice de Rome, et depuis 
duc de Spolette. 

929. Lambert, frère. — Dépouillé 
par son frère utérin Hugues, roi d'I- 
talie. 

931. BosoN, frère de Hugues, roi 
d'Itahe. 

936. Hubert ou Humbert, fils na- 
turel de Hugues, roi d'Italie. 

96 1. Hugues le Grand., fils, et de- 
puis duc de Spolette. — Il meartsans 
postérité. 

(3i) 

Catapans de la Poiiille et de la Calahre. 

La Fouille et la Calabre, restées 
au pouvoir des empereurs d'Orient 
après la perte de l'Exarchat, conti- 
nuent à être administrées, en leur 
nom, par des gouverneurs, appelés 
(7«^a/)an5. Ils subsistent jusqu'en 1071, 
que les deux provinces passèrent au 
pouvoir des ducs normands de la 
Fouille. 



Venise. 

Les Vénitiens continuent à être 
gouvernés par des doges , élus par 
acclamation dans des assemblées po- 
pulaires toujours plus ou moins tu- 
multueuses. Quelques doges ont as- 
sez de crédit pour se faire adjoindre 
leurs fils, et la dignité ducale se 
transmet en quelques familles, pen- 
dant plusieurs générations. Tous les 
doges, d'ailleyrs, gouvernent avec 
une autorité absolue, et souvent avec 
une tyrannie qui dépose contre les 
avantages prétendus de l'élection. 
Cet état de choses dure jusqu'en 
1172, que le gouvernement prend 
une nouvelle forme. 

L'indépendance des Vénitiens , 
pendant cette période, n'est pas ab- 
solue. Ils payoientun tribut à Pépin, 
roi d'Italie, 2^ fils de Charlemagne. 
Sur quelques mécontentements qu'ils 
donnent à ce prince, il envahit leurs 
possessions, ruine Héraclée, à l'em- 
bouchure de la Piave, la seule ville 
qu'ils possédassent alors, ordonne 
en souverain à Rialto, qu'il joint aux 
îles voisines, et devient ainsi le véri- 
table fondateur de la ville de Venise. 
Bientôt, vainqueur radouci, il en fait 
don à la république , l'affranchit du 
tribut qu'elle lui payoit , et ajoute 
même à ces premiers bienfaits, une 
lisière de terre ferme , le long |dev 
Lagunes. 

Charlemagne, à la fin de son rè- 
pne, cède aux empereurs d'Orient les 
droits qu'il prétendoit avoir à la suze- 
raineté de Venise; mais l'autorité de 
ceux-ci y fut marquée plutôt par les 
titres et les dignités qu'ils coufé- 
roient aux dof.es, que par les ordre* 
qu'ils leur intimoient. 



102 



Tables synchroniques de l'Histoire de France, 
IV. ESPAGNE. 
(33)1 



Bois des j4sturies on d'Ovîédo. 

73g. Alphonse /<?(7/iajfe, gendre de 
Pelage. 

757. FnoÏLA, fils. 

768. AuRÉLio, cousin germain. 

776. Silo, gendre d'Alphonse. 

783. Alpho>se II, fils de Froïla. 

783. Maurégat, oncle naturel. 

789. Veremond ou Bermude , dia- 
cre, frère d'Aurélio. 

791. Alphonse II le Chaste, rap- 
pelé. 

842. Ramire, cousin, fils de Ve- 
remond. 

85o. OrdoonoI, fils. 

866. Alphokse III le Grand ^ fils. 
— On lui doit une chronique de ses 
prédécesseurs. 

918. Garcie, fils. 

91 4- Obdogno II, fils. — Il enlève 
aux Sarrasins le royaume de Léon. 

923. Froïla', frère. 

924. Alphonse IV l'Aveugle, ne- 
Teu, fils d'Ordogno. 

927. PiAMiRE n, frère. 
950. OrdognoIII, fils. 
955. Sanche I, frère. 

955. OrdogsoIV, fils d'Alphonse 
IV. 

956. SANCHE,rétabH. 
967. Ramire III, fils. 

982. Veremond ou Bermi:deII, fils 
d'Ordogno III. 



(34) 
Rois Maures de Cofdoue. 

756. Abdérame ou Abdoulrahmast, 
premier roi Maure de Cordoue y 
prince Ommiade, échappé aux re- 
cherches des Abbassides, passe en 
Espagne, où l'ancien respect pour 
le soiig d'Oaunias, le fait proclamer 



Suite des Rois Maures de Cordoue, 

roi. Il prend le titre de Miramolin , 
seigneur des croyans. 

Ce fat contre lui que fut dirigée- 
l'expédition de Charlemagne , au re- 
tour de laquelle péiit Roland, à 
Roncevaux. 

788. Issem ou Hescham, fils. 

796. Alhacan, fils. — ' Louis y roi 
d'Aquitaine, lui enlève le comté de 
Barcelone qui reste à la France, d'a- 
bord comme province, et ensuite 
comme fief, jusqu'à son union à 
l'Aragon en ii37, par le mariage 
du dernier comte , avec Pétronille, 
héritière du royaume d'Aragon. 

822. Abdérame II, fils. 

852. Mahomet I, fils. 

886. Almondar, fils. 

889. Abdallah, frère. 

912. Abdérame III, neveu. 

961. Alhacan II, fils. 

976. Issem II, fils. — Sous ce prin- 
ce commence l'anarchie qui amène 
rapidement la chute des Ommiadcs. 



(35) 
Rois de Navarre. 

AzNAR , fils de Loup - Sanche , duc 
de Gascogne, petit-fils de Lowp II, 
qui détruisit l'arrière-garde de Char- 
lemagne, à Roncevaux, et arrière- 
petit-fils de VV^aïfre, dernier duc d'A- 
quitaine, fait révolter la Navarre 
contre Pépin, roi d'Aquitaine , et s'y 
rend indépendant en 83 r. 

Garcie-Ximénès, petit-fils de San- 
che -Sancion , duc de Gascogne, 
frère d'Aznar, prend le titre de roi 
en 860. Selon quelques uns, le frère 
d'Aznar, ou raïeul de Garcie, fut 
Inigo-Arista, comte de Bigorre et roi 
de Navarre ; d'autres le font d'origine 
Gothique et même Espagnole. 

Quoi qu'il en soit, le cinquième 



3e PÉR. De jôi h 987, — 2C 

Suite des Rois de Navarre. 

descendant de Garcie fut, vers l'an 
1000, Sanche III, dit le Grand. Hé- 
ritier de la Navarre et de l'Aragon , 
il y réunit la Castille , par sa femme, 
et par le mariage de son second fils 
avec l'héritière de Léon. Il vit toute 
l'Espagne chrétienne soumise à son 
pouvoir. Il la divise à sa mort, entre 
«es enfants. 

V. NORD DE L'EUROPE- 



(36) 

Rois d' Angleterre.^ 
828. Fin de l'heptarchie. 
Race Saxone. 

828. Egbert, roi de Wessex, dès 
l'an 800, réunit les sept royaumes 
sous sa domination. 

838. Ethelwolf, fds. 

858. Ethelbald, fils. 

860. Ethelbert, frère. 

866. Ethelred I, frère. 

872. Alfred le Grand ^ frère, le 
Charlemagne de l'Angleterre. 

900. Edouard /'^«cf'ew, fils. 

924. Athelstan, fils. — Sa sœur 
Ogive épouse Charles le Simple, roi 
de France. Elle se réfugie auprès de 
lui lorsque son mari est détrôné. 

94o: Edmond, frère. 

946. Edred, frère. 

955 Edwy, neveu ; fils d'Edmond. 

959. Edgar /ePac^yîywff, frère. 

975. S. Edouard le Martyr, fils. 

978 Etuelred II, frère. 



(37) 
Rois d'Ecosse. 
La Ciilédonie ou l'Ecosse, échappa 



Race, dite des Carlovingiens. io3 
Suite des Rois d'Ecosse. 

au joug des Romains, conquéran» 
de la Grande-Bretagne. Ses peuples 
les avoient pourtant provofjués par 
des courses assez importunes. Adrien 
se borna à les réprimer par la con- 
struction d'une muraille qui sépare 
l'Angleterre de ce pays. 

La foi chrétienne fut portée en 
Ecosse dès le cinquième siècle , à ce 
qu'on croit. 

Fergus I, que l'on suppose avoir 
vécu 35o ans avant J. G., passe pour 
le premier roi d'Ecosse. Fergus II, 
le quarantième , qui régnoit vers 
l'an 400 , est reconnu avec moins 
d'incertitude pour le restaurateur de 
la monarchie écossaise. Kennetll, le 
69'', qui occupoit le trône en 765, 
extermina les Pietés , peuple sauvage 
du nord de l'Angleterre , ainsi nom- 
més de ce qu'ils se peignoient le 
corps. Le 83*^ roi, Malcolm II, qui 
commença à régner en ioo4, rendit 
le royaume héréditaire. C'est par lui 
qu'on commencera le tableau chro- 
nologique des rois d'Ecosse. 



(38); 

Rois de Danemarck. 

Le Danemarck, l'ancienne patrie 
des Teutons et des Cimbres, qui fu- 
rent si terribles aux Romains, et 
celle des Normands encore plus fu- 
nestes à la France, fait remonter ses 
rois à un temps immémorial. Au rap- 
port des historiens du nord, le scythe 
Odin, devenu depuis l'un des ob- 
jets du culte Scandinave, fuyant les 
progrès de Pompée dans sa jiatrie , 
s'établit en Danemarck et en Suède, 
après des courses immenses , mar- 
quées par ses conquêtes et par ses 
institutions civiles et religieuses. 
L'aîné^de ses fils, Skiœld, fot en D»' 



io4 



Tables synchroîwjucs de l' Histoire de France, 
Suite des Rois de Danemarck. 



nemarck la tige d'une longue suite 
de rois; mais ce n'est guère qu'au 
lo* siècle que des documents cer-. 
tains peuvent permettre d'en offrir 
le tableau. 

En 8a6. S. Anschaire, moine de 
Corbie, près d'Amiens, et depuis 
arcbevéque de Hambourg, porta la 
foi dans ce pays où prévaloit la my- 
thologie Ossianique. Louis le Débon- 
naire, fut parrain d'Harald, le pre- 
mier roi chrétien de ce pays; mats 
il abandonna le Christianisme lors 
de son retour en Danemarck. 

gSo. JIarald III Blaatand^ fds de 
Gormo le Vieux. — En 944 d fait une 
descente en France pour défendre 
Kichard, duc de Normandie, f contre 
les entreprises de Louis d'Outremer. 
■ — En 948 il se fait baptiser , en 
conséquence d'un traité avec l'em- 
pereur Otton L 

980. Stjénon, fils. — En 944, il 
soumet l'Angleterre à un tribut. — ■ 
L'an 1002, tous les Danois y ayant 
été massacrés, il y porte de nouveau 
«es armes et s'y fait proclamer roi 
en 1014. 



(39) 
Rois de Suède. 

La Suède prétend à la mém* an- 
tiquité que le Danemarck. Niorder, 
second fils d'Odin, eut la Suède en 
partage, et y fut la tige des Ynglings 
ou Cadets [qui se maintinrent, jus- 
qu'en 720, sur le trône. A la race 
d'Odin succéda, en 740, celle de Si- 
gurd, Russe d'origine; puis en 1060, 
celle de Stenkil qui étoit allié, par 
son père, à la race de Sigurd, et par 
sa mère à celle d'Odin. Ce n'est qu'a- 
près cette dernière dynastie quel'his- 



Suite des Rois de Suède. 

toire de Suéde commence à acquérir 
quelque certitude. 

Sous la race de Sigurd, le Chris- 
tianisme s'introduisit en Suède par 



es mêmes missionnaues qui 



l'a- 



voient porté en Danemarck : mais ce 
ne fut que vers l'an 1000 qu'il y ac- 
quit une véritable consistance. 



VL ESCLAV,ONIE. 

(4o) 

Ducs de Bohême. 
Voyez Allemagne, n^ 27. 



(40 

Rois de Hongrie. 

La Hongrie, autrefois la Panno- 
nie , la Dacie et le pays des Yaziges, 
successivement occupée par les Ro- 
mains , les Huns , les Goths , les Aba- 
res et les Slavons, passe au temps 
de Charlemagne sous la domination 
des rois de France, qui continuent 
d'y dominer jusqu'à la mort de Char- 
les le Gros. Vers cette époque ce 
pays devint la conquête de nouveaux 
tartares appelés Hongrois, qui ré- 
pandoient la terreur dans toute l'Eu- 
rope et jusqu'en France, et qui la 
perpétuèrent jusqu'à la fin du 10* 
siècle, que la religion chrétienne 
adoucit insensiblement la férocité de 
leurs mœurs. 

Leurs rois étoient électifs. Etien- 
ne I, dit le Saint, et le premier roi 
chrétien de ce pays, commence à ré- 
gner vers l'an 1000. 



Se^PÉR. De 732 a 987. — 'X^ Race, dite des Carlovingicns. io5 



(42) 

Ducs de Pologne. 

Quelques auteurs donnent à la Po- 
lof^ne pour premier duc, le Slavon 
Lesko , venu dans ce pays, au mê- 
me temps que paroît le Lesko , pre- 
mier duc de Bohême, qui pourroit 
bien être le même que celui de Po- 
lo{jne. Il est plus constant que Piast, 
cultivateur intelligent , recomman- 
dable pour cette raison aux yeux de 
ses concitoyens , fut élu par eux duc 
de Polo{jne en 842. Sa postérité s'est 
maintenue en possession du pouvoir 
suprême, jusqu'à son extinction ar- 
rivée en iSyo. Alors le trône devint 
électif, et fut presque toujours oc- 
cupé par des étrangers. 

842. Piast. 

861. ZlÉMOVICZ, fils. 

893. Lesko IV, fds. 

913, ZlÉMOMISLAS, fils. 

964. MlÉCISLAW, fils. l*"" duc 

chrétien. — Il est contraint par l'em- 
pereur Otton III, de se soumettre à 
un tribut. 



(43) 

Grands-Ducs de Russie. 

Au commencement du 9* siècle, une 
population de Slaves et de Tschou- 
dis (de Sarmates et de Scythes) si- 
tuée entre la mer Noire et la mer 
Baltique, vexée par les Khazares , 
peuple voisin de la mer Noire, ap- 
pelle à son secours les Varagues, habi- 
tants des bords de la Baltique. Ceux- 
ci se distinguoient en Varagues 
Coths, Suèves, Ingres, Russes, etc. 
Eourik, chef des Varagues Russes, 
marche au secours des Slaves et des 
.Tchoudis, et se voit payé de ses ser- 
vices par une élection qui le porte 



Suite des Grands-Ducs de Russie. 

au duché de Novogorod. Sa postérité 
mâle le posséda avec de grandes ex- 
tensions, jusqu'à l'année 1598 qu'el- 
le s'éteignit. Mais sa postérité fémi- 
nine, remonta sur le trône en i6i3, 
par Michel Fédorovitch Romanof , 
dont la mère Axénie, princesse de 
Citzki , descendoit du grand-duc 
Mstislaf, fils de Vladimir Monom;!- 
que, arrière-petit-fils de S. Wlatlimir; 
et dont l'aïeule Eudoxie, princesse 
de Susdal, et mère de son'père, des- 
cendoit du prince André larosla- 
vitch, frère de S. Alexandre Ncwski. 

Grands-Ducs de Novogorod et de KkJ. 

862. RoDRiK, i®''duc. 

879. Oleg , frère, s'empare de 
Kiof. 

9x3. Igor RouriAovitch , ou fils de 
Rourik. 

945. Sainte Olga, femme de Rou- 
rik. 

964. SvAToSLAVE Igorevîtch. 

973. Iaropolr Svatoslavitch. 

981. S. V^^h^m^wv. Svatoslavitch. ïl 
se fait baptiser, et introduit le chris- 
tianisme eu Russie. 



(44) 



Vers la fin du 7* siècle, au tenjjis 
de Constantin-Pogonat , les Bulgares, 
venus des bords du Volga, s'établis- 
sent entre le Danube et les monta- 
gnes de la Thrace, dans le pays 
auquel ils donnent leur nom. Us y 
fondent un royaume qui dure 35o 
ans, 'et qui finit, vers l'an 1020, qu'il 
redevint une province de l'cnipire 
Grec. 



io6 



Tables sjnchroinqites 
VII. ORIENT. 

(45) 

Empereurs Grecs ou d'Orient. 



Race Isauricnne. 

7/fi. CosSTAKTiiï IV Copronjme ^ 
fils de Léon l'Isaurien. 

775. LÉON IV Kkazare, fils. 

780. CossTASTiN V, fils, avec Irène 
sa mère. 

797. Ircné. 



802. NicÉPHORE Logothète. — Traite 
do parta{>e avec Charlemagne, des 
empires d'Orient et d'Occident. 

81 1. Staurace, fils. 

811. Michel Curopalate ^ beau- 
frère. 

81 3. Léon V Arménien. 

Race Phrygienne. 

820. Michel II le pègue. 

82g. Théophile I, fils. 

842. Michel III l'Ivrogne.^ fils. — 
Sous lui l'intrusion de Photius, pre- 
mier auteur du schisme des Grecs. 
— Les Russes paroissent pour la 
première fois sur les terres de l'em- 
pire. 

Race Macédonienne. 

867. Basile le Macédonien. 
886. Léon VI le Philosophe, fils. 

911. Alexandre, frère; 

912. Constantin VI Porphjrogé- 
Kète, neveu, fils de Le'on VI. 

919. Constantin VI avec Romain 
Lécapène, son beau-père, et les trois 
fils de Romain, Christophe, Etienne 
et Constantin VII. ^ — Premiers rava- 
ges des Hongrois. 

945, Constantin Porphyrogénèce , 
seul. — Ami des sciences, il les cul- 
tive lui-même, mais aux dépens des 
»oius de son empire. 



de l'IIîsloîre de France. 

Suite des Empereurs Grecs ou d'OrienC^ 

959. Romain II Porphjrogénète ^ 
fils. 

963. NicÉPHORE II Phocas, époux 
de la veuve. 

969. Jean Zimiscès , usurpateur. 
— Bon général, il bat les Sarrasins 
et les Russes. 

976. Basile II et Constantin VIII,. 
fils de Romain II. 

(46) 
Califes Sarrasins. 



Califes Abhassides , 
descendant d'Ahhas, cousin de Mahomet, 

•jSo. A^oll-Abbas. 

754. Âbov GiAFAU Almanzor, fj ère. 
— Il fonde Bagdad , résidence de* 
Abbassides. 

775. MohaMmed Mahadi , fils. 

780, Hadi, fils. 

786. Haroun al Raschid ou le Jus- 
ticier., frère , protecteur des Lettres. 

809. Amin, fils. 

81 3. Al Mamoun , frère. — Le 
meilleur et le plus savant des princes 
musulmans. Il protège spécialement 
l'astronomie. 

833. Motassem, frère. Il se forme 
une milice turque qui tarda peu à 
faire la loi aux Califes mêmes. 

842. Vatek Billah, fils. 

847. Mothavakel, frère. 

861. Mostanser, fils. 

862. MosTAiN Billah, cousin ; fils 
de Mohammed, fils de Motassem, — 
Il est déposé par la milice turque 
qu'avoit formée son grand-père. 

866. MoTAz, frère de Mostanser. 

869. MosTHADi Billah, fils de Va- 
tek. 

870. Motamed Billah et Mouaf- 
Fek, tous deux fils de Mothavakel, 



7 
Suite des Califes Sarrasins. 
BiLLAH , fils 



de 



892. MOTIIAHED 

Mouaffek. 

902. MOCTAFL BiLLAH, fils. 

908. MocTADER, fils OU frère. — 
De son temps Obeidallah, descendu 
d'Ali et de Fatime , fonde en Afrique 
la dynastie des Califes Fatimites. 

932. Kaher, frère, est déposé et 
réduit à mendier à la porte de la 
mosquée. 

934- Rhadi, neveu, fils de Mocta- 
cler. — La puissance des califes est 
réduite à la ville de Bagdad, et leurs 
fonctions à celles de la religion. Sous 
leur nom, régne effectivement l'é- 



j2 a 987. — 2C Race, dite des Garlovingiens. 107 
Suite des Califes Sarrasins. 

mir Al Omra (émir des émirs) créa- 
tion de Rhadi, officier qu'on peut 
assimiler aux maires du palais de la 
1^^ race des rois de France.' 

940. M0TAK1, frère, déposé par 
l'émir Al Omra. 

944- MosTAKFi, neveu, déposé par 
l'émir Al Omra. 

946. MoTHi, cousin. — II est forcé 
d'abdiquer. — 3/oez, i**" Fatimite 
qui ait pris le titre de Calife en Egypte, 
après avoir soumis ce pays, fonde la 
ville du Caire, en 969. 

974. Thaï, fils. — Il est forcé d'ab- 
diquer en 991. 



QUATRIÈME PÉRIODE. 

De 987 A i328. 

Princes et Étals contemporains sous les Capétiens directs 
[troisième race). 



I. FRANCE. 



I. Rois. 



Princes du sang et apanages. 

2. Maison de Rourgogne. 

3. de Rourgogne-Portugal 

4- de Rourgogae-Viennois 

5. — . de Vermandois. 

6. de Dreux. 

7. de Dreux-Bretagne. 

8. de Courtenay. 

p. ^ d'Artois. 

10. d'Anjou. 

d'Anjou , Provence 



II. 



et 



Naples. 

12. 

i3. 

,4. 

i5. 

16. 



d'Anjou-IIongrie. 

d'Anjou-Tarente. 

d'Anjou-Durazzo. 

de Bourbon, 2*^. 

de Valois. 

de Valois-AIençon. 

d'Evreux. 



Grands Passaux. 



19. Ducs de Rourgogne (Pairs). 

20. Comtes de Rourgogne. 

21. Comtes de Champagne (Pairs). 

22. Comtes de Vermandois. 

23. Comtes de Flandre (Pairs). 

24. Comtes de Hainaut. 

25. Comtes de Hollande. 

26. Ducs de Normandie (Pairs). 



27. Comtes d'Anjou. 

28. Ducs de Rretagne. 

29. Ducsd'AquitaineoudeGuienne, 
et Comtes de Poitiers (Pairs). 

30. Sires d'Albret. 

3i. Comtes d'Armagnac. 

32. Comtes de Toulouse (Pairs). 

33. Comtes de Foix. 

34. Comtes d'x\uvergne. 

35. Dauphins d'Auvergne. 

36. Sires de Rourbon. 



37. Comtes de Provence. 

38. Comtes d'Orange. 

39. Dauphins de Viennois. 

40. Ducs de Lorraine. 



4 1 . Domaine de la Couronne. 

II. ALLEMAGNE. 

42. Empereurs. 

Grands Vassaux de V Empire. 

43. Ducs de Saxe..r 
44- Ducs de-Bavière. 

45. Comtes de Franconie. 

46. Ducs de Souabe. 

47. Comtes Palatins du Rhin. 

48. Margraves de Rrandebourg. 
•49. Margraves de Brunswick. 

5o' Ducs et Rois de Rohéme. 



5i. Suisse. 



Tables synchronicfues de l'Histoire de France. 



III. ITALIE. 

52. Papes. 

53. Comtes de Savoie. 
54- Seigneurs de Milan. 

55. Capitaines de Mantoue. 

56. Parme et Plaisance. 

Sy. Ducs et Marquis de Toscane, et 

République de Florence. 
58. Seigneurs de Ferrare. 
69. Comtes d'Urbin. 

60. Venise. 

61. Gênes. 

62. Comtes et Ducs de Pouille et de 
Calabre, Rois de Naples et de Sicile. 





IV. ESPAGNE. 


63. 


Rois de Léon et de Castille. 


64. 


Rois d'Aragon. 


65. 


Rois de Navarre. 


66. 


Rois de Portufjal. 



67. Rois Maures de Cordoue. 

V. NORD DE L'EUROPE. 

68. Rois d'Angleterre. 

69. Rois d'Ecosse. 

70. Rois de Danemarck. 

71. Rois de Suède. 

VL ESGLAVONIE. 

72. Rois de Hongrie. 

73. Rois de Pologne. 

74. Grands-Ducs de Russie, 

75. Rois fiulgares. 

VIL ORIENT. 

76. Empereurs d'Orient. 

77. Rois de Jérusalem. 

78. Empereurs Ottomans. 

79. Califes Sarrasins. 

80. Tartares Mogols. 



) jo Tables synchroniqiies de l'IIisloùe de France. 



TROISIÈME RACE, 

DITE DES CAPÉTIENS. 

CAPÉTIENS DIRECTS. 



I. FRANGE. 

(0 

ROIS. 

Sommaires de leurs règnes. 
Section I. xivant les croisades, 3 : Hugues Capet, Robert, Henri T. 

Section II. Pendant les croisades, 6 : Philippe /, Louis VI dit le Gros, Louis Fil 
dit le Jeune, Philippe II Auguste^ Louis VIII dit Coeur de Lion ^ Louis IX ou 
S. Louis. 

Section III. Après les croisades , 6 : Philippe III le Hardi, Philippe IV dit le 
Bel.^ Louis X 6\lle Hutin, Jean /, son fils posthume, qui ne vit que huit 
jours , Philippe V dit le Long, et Charles IV dit le Bel, tous deux frères de 
Louis Hutin. 



Section I, 

Avant les Croisades , 3. 

HUGUES Capet, 3f roi de France. 



987, Hugues Çapet, né vers 947 ; oncle à la mode de Bretagne du dernier 
roi Louis V; fils de Hugues le Grand, duc de France, et d'Hedwige, qui 
étoit sœur de l'empereur Otton I, et de Gerberge, femme de Louis IV 
d'Outremer; petit-fils du roi Robert, compétiteur de Charles le Simple; et 
arrière-petit-fils de Robert, créé duc de France par Charles le Chauve, Il est 
élu roi de France dans une assemblée des seigneurs françois tenue à Noyon, 
et sacré à Reims, le 3 juillet. — Il bat Guillaume, duc d'Aquitaine, qui 
avoit embrassé le parti de son compétiteur, Charles de Lorraine, second 
fils de Louis d'Outremer. — 988 , il fait sacrer son fils Robert. — Charles 
s'empare de Laon et bat Hugues Capet. — 98g, il surprend encore la ville de 
Reims ; mais, en 991 , il est trahi et livré à Laon par l'archevêque, qui ouvre 



4'' PÉR Bg 987 à 1328. — 3e Race^ Capétiens directs. 1 1 1 
les portes à Hugues. — Il meurt en prison , à Orléans. — Hugues re'unit à 
la couronne le duché de France et le comté de Paris. Alors, au lieu d'ua 
comte de Paris , il y eut un prévôt. — Hugues meurt le 24 octobre 096. 

ROBERT, 38^ roi de France. 

•^996, Robert, fils de Hugues Capet, né vers 970, déjà couronné deux 
fois, succède à son père. — 998 , son mariage avec Berthe est déclaré nul 
par le Pape dans un concile. — Robert ayant refusé d'obéir, le royaume est 
mis en interdit. — Il cède, et épouse Constance, fille de Guillaume, comte 
de Toulouse. — 1002, guerre contre Ott-Guillaume, comte de Bourgof^ne 
pour la succession au duché. — ioi5 , Robert en reste maître, et en investit 
son second fils. — 1017, il s'associe Hugues, son aîné.-— 1022, concile 
d'Orléans, où l'on condamne des Manichéens. — I023, entrevue du roi et 
de l'empereur Henri II, sur la Meuse. — 1024, il refuse pour lui et pour son 
fils, l'empire que lui offroient les Italiens. — 1027, Hugues étant mort, il 
s'associe son second fils. — io3o, les deux fils du roi, poussés par leur 
mère, prennent les armes. — Il meurt le 20 juillet io3i. 

Robert est la tige de la première maison de Bourgogne, et par elle, ti<^« 
des dauphins de Viennois de la même maison, et des rois de Portugal. 

HENRI I, 39* roi de France. 

io3i , Henri I, fils de Robert, né vers ioo4, sacré du vivant de son père, 
lui succède. — Conspiration de son frère et de sa mère. — Le duc de Nor- 
mandie lui fournit des secours avec lesquels il les réduit l'un et l'autre. Il 
donne le duché de Bourgogne à son frère, et le Vexin au duc de Normandie- 
— io4o, il réduit son second frère, enlève le comté de Meulan au comte 
Valeran, qui avoit appuyé celui-ci, et le réunit à la couronne. — lo59, il 
fait sacrer son fils, Philippe. — Il meurt le 29 août 1060. 

Henri est la tige de la seconde maison de Vermandois. 

Section II. 
Pendant les Croisades^ 6. 

PHILIPPE I, 4o* roi de France. 

loGo, Philippe I, fils de Henri I, né vers io52, associé à son père en io58, 
lui succède, sous la tutelle de Baudoin, comte de Flandre, -:- 1071 , il bat 
à Mont-Cassel, Robert le Frison, usurpateur de la Flandre. — 1087, une 
raillerie attire sur Philippe les armes de Guillaume, duc de Normandie^ 
devenu roi d'Angleterre. • — 1092, il répudie Berllie, sa femme, et épouse 
Bertrade, qu'il avoit enlevée à Foulques, duc d'Anjou. — L'évêque de Beau- 
vais bénit cette alliance, que condamne Yves de Chartres. Philippe fait em- 
prisonner celui-ci. — 1094, il convoque un concile à Reims pour le faire 
déposer, et faire approuver son mariage avec Bertrade, Berthe étant 
morte; mais il est excommunié par le légat du pape, et en logf) par le pape 
lui-même, au concile de Clermont. Il obtient néanmoins un délai, et la ta- 
«ulté de continuer à faire usage de la couronne aux grandes fête». — ■ 1093, 



1 1 2 Ttthles synchronictues de V Histoire de France. 

première croisade, et prise de Jérusalem. 1096, Philippe renvoie Bcr- 

trade et est absous. Il la reprend l'année suivante, et est excommunié de 
nouveau en 1 100. — Quatre ans après, il est rétabli sous la condition de ne 
])lus revoir Bertrade. Il tient mal sa promesse, mais Rome feignit de l'igno- 
rer. — Il meurt le 3 août 1 108. 

LOUIS VI, dit le Gros, 41'= roi de France. 

1108, Louis VI, dit le Gros, fils de Philippe I, né vers 1081, associé à 
son père en 1098, lui succède. — 1109, il demande au duc de Normandie 
la démx^dition de Gisors, et lui propose de vider leurs différends corps à 
corps. -V- 1 1 12 , commencement d'une guerre avec les Normands; elle dure 
7 ou 8 ans. — Louis réduit dans le même temps divers petits seigneurs pour 
leurs brigandages, ou parcequ'ils étoient excités contre lui par le roi d'An- 
{çleterre. — ï 1 19 7 bataille de Brenneville, ovi il est sur le point d'être pris. — 
Paix par la médiation du pape Galixte II ; elle ne dure que deux ans. ^ — 1 1 24i 
l'empereur Henri V se joint au roi d'Angleterre, mais l'activité de Louis, à 
la tête de la nombreuse armée des vassaux françois , le force à la retraite. 
— 'Nouvelle paix. — 1127, Louis est excommunié par l'évêque de Paris, 
pour cause d'usurpations; saint Bernard approuve l'évêque. — Louis venge 
la mort du comte de Flandre. — 1 129, il fait couronner son fils, Philippe , 
le jour de Pâques. — i i3o, Louis convoque un concile à Étampes, pour se 
décider entre les deux papes, nommés le même jour, par deux sections de 
cardinaux: Innocent est reconnu. ■ — i i3i , le pape sacre Louis, second fils 
du roi, l'aîné étant mort. — Louis meurt le i^** août 1137. — Il eut pour 
ministre l'abbé Suger. 

Louis VI fut la tige des maisons de Dreux, de Bretagne et de Courtenay, 

LOUIS VII , dit le Jeune, ^1^ roi de France. 

1137, Louis VII, dit le Jeune, fils de Louis le Gros, né vers 1119, déjà 
sacré à Reims , en 1 1 3 1 , succède à son père quelques jours après son mariage 
avec Éléonore, héritière de l'Aquitaine. — 1 141 , il veut s'emparer du comté 
de Toulouse, comme appartenant à sa femme. — 1 142, il se brouille avec 
Innocent II, qui met le royaume en interdit. Louis s'en pfend au comte de 
Champagne, et brûle Vitri. — 1 1 4^ ? l'interdit est levé, et le roi se croise pour 
l'expiation de son crime. — ii46, il reçoit la croix des mains de S Bernard, et 
se met en route avec la reine. — Il perd une partie de ses troupes en traver- 
sant l'Asie. — Il arrive en Palestine en 1 148. La mésintelligence des princes 
croisés l'empêchant d'y faire des progrès, il quitte la Syrie et revient en 
France. ^ — Ii5i, mort de Suger. — 1162, le roi fait annuler son mariage 
avec Éléonore. — Elle épouse six semaines après", Henri d'Anjou, depuis 
roi d'Angleterre, et elle lui porte la Guienne. — ii54, Louis épouse Con- 
stance de Castille. — n6i , il reçoit en France le pape Alexandre III, chassé 
par une faction ; et en 1 164, Thomas Becket, évêque de Cantorbéry, persé- 
cuté par Henri IL — 1177? P'»ix entre la France et l'Angleterre. — iï79î 
Louis fait sacrer son fils. -— Il meurt le 18 septembre 1 180. 

PHILIPPE II, dit Auguste , 43*^ roi de France. 

1180, Philippe, dit Auguste, fils de Louis VII, né le 2a août ii65, déjà 



4^ PÉR. De 987 h 1^28. — 3' Race^ Capétiens directs. 1 13 
couronné deux fois, succède à son père sous la tutelle de Philippe d'Alsace 
comte de Flandre. — 1182, édit contre les Juifs. — ii83, Philippe embellit 
Paris , et le fait paver. — 1 186, guerre avec l'Angleterre au sujet de Gisors 
d. . de sa sœur, qu'il redemande. — La paix se fait : Philippe garde Issoudnn 
pour les frais de la guerre. — 1 188, Dixme à'ilc Saladine^ pour les frais d'une 
croisade contre Saladin. — Nouvelle guerre contre le roi d'Angleterre oui 
est obligé de signer le traité défavorable de la Colorabière, et meurt peu de 
jours après. — 1 190, Philippe part pour la Terre-Sainte, ainsi que Pdchard 
roi d'Angleterre. La discorde se met entre eux, ce qui fait renoncer le roi 
de France à prolonger son séjour en Syrie. — 1 193 , il épouse IngeburfTe et 
la répudie presque immédiatement. — Il profite de la détention du roi d'An- 
gleterre pour l'attaquer en Normandie. — ii94-> Richard délivré, };>at Phi- 
lippe à Freleval, et s'y empare des archives de la couronne, lesquelles existent 
encore, déposées à la tour de Londres. — ngS, Paix. — ngf), Philippe 

épouse Agnès de Méranie. — 1198, nouvelle guerre avec l'Anfleterre. • 

Philippe se procure de l'argent en laissant rentrer les Juifs. — 1200 inter- 
dit sur la France à cause d'Ingeburge ; il est levé au bout de sept mois sur 
la promesse que fait le roi de la reprendi^e. — i2o3, Jean Sans-Terre roi 
d'Angleterre, est cité devant la cour des pairs, accusé d'avoir fait périr son 
neveu. Sur son refus de comparoitre, ses domaines de France sont confis- 
qués, et conquis pour la plupart; il ne resta aux Anglois que la Guyenne. 
— I2i3, le roi Jean est déchu par le pape, et son royaume donné à Philippe; 
mais pendant que celui-ci dispose ses forces pour passer en Angleterre, Jean 
se reconnoît vassal du pape, qui s'oppose dès-lors à l'expédition. — 1214 
Philippe tourne ses armes contre la Flandre et contre l'empereur Otton IV, 
qui avoient formé une ligue contre lui, et remporte sur eux une victoire 
éclatante, à Bouvines. — 12 16, les barons anglois, mécontents de Jean Sans- 
Terre, offrent la couronne à Louis, fds de Philippe; il est couronné à Lon- 
dres. Le pape l'excommunie; le roi Jean étant mort, et son frère ayant été 
reconnu , Louis est forcé de revenir en France. Il meurt le i4 juillet 1 223. 

LOUIS VIII, dit le Lion, 44*^ roi de France. 

1223, Louis VIII, dit le Lion, fils de Philippe Auguste, né le 5 septembre 
1 187, et le premier des Capétiens qui n'ait point été sacré du vivant de son 
père, succède à celui-ci. — Henri III, roi d'Angleterre, au lieu d'assister à 
son sacre, comme grand vassal, le somme de lui rendre la Normandie. — 
1224, Louis entre en Guyenne. — Il abandonne son premier dessein, à la 
prière du pape, pour tourner ses efforts contre les Albigeois. — 1225, il fait 
acheter au roi d'Angleterre une trêve de trois ans. — 1226, le légat du pape 
lui confère les domaines du comte de Toulouse. Amauri et Guy de Montfort, 
fds et frère de Simon, qui a voit fait la conquête du comté, avoient cédé 
leurs droits au roi. — Pendant son expédition , il tombe malade à Montpel- 
lier, et meurt le 8 novembre 1226. 

Louis VIII est la tige de la maison d'Artois, et de la première d'Anjou. 

. S. LOUIS, IX^ du nom, 45^ roi de France. 
1226, S. Louis, fds de Louis VIII, né le 25 avril I2i5, succède à son 
père sous la tutelle de la reioe Blanche, sa mère. — Intrigues des grandi 

8 



1 14 Tables synchro?iiques de l'Histoire de France, 

vassaux contre elle et contre lui. La régente dissipe leur ligue. — 122^, Te 
comte de Toulouse , l'un d'eux, est obligé de céder une partie de ses états- 

— Le roi marche ensuite contre le duc de Bretagne, soutenu par Henri III, 
roi d'-Angleterre. — i23o, il conclut une trêve de trois ans avec Henri. — 
1234» il épouse Marguerite de Provence. — 1286, il est déclaré majeur, 
Hvant 21 ans. — Déclaration qui ordonne la saisie du temporel des évêques, 
quand ils troubleront les juges séculiers dans leurs fonctions. — 1240, 
Louis refuse la couronne impériale que Grégoire IX lui offroil pour le comte 
d'Artois, et empêche la levée de deniers que faisoit le pape en France, pour 
suivre la guerre contre Frédéric II. — 1 241, cour plénière, dite la nonpareilley 
\ cause de sa magnificence. Il y investit son frère Alphonse du comté de 
l^oitou, de celui d'Auvergne, et de l'Albigeois, cédé en 1229 par le comte 
de Toulouse. — 1242, Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, refuse 
l'hommage au nouveau comte de Poitiers, et appelle Henri III à son secours. 

— Louis bat le roi d'Angleterre àTaillebourg et à Saintes, et lui accorde, 
Tannée suivante, une trêve de trois ans. — 1 244? maladie du roi : il fait vœu 
de se croiser. — 1 248, il part avec la reine et avec ses frères, et passe l'hiver 
en Chypre. — 1249, débarquement à Damiette. — i25o, combat de la Mas- 
soure, où est tué le comte. d'Artois, frère du roi; le roi lui-même est fait 
prisonnier peu après. — Au bout d'un mois de négociations , il est remis 
en liberté, moyennant une rançon, et passe à Saint-Jean d'Acre avec les 
débris de son armée. — 1264, il retourne en France. — 1259, contre 
l'avis de son conseil, il remet au roi d'Angleterre toutes les anciennes 
possessions angloises au-delà de la Garonne, et de plus le Quercy, le Limou- 
sin, l'Agénois, la Saintonge, au-delà de la Charente, à condition d'hommage- 
lige et de renonciation à toutes les autres provinces que ses ancêtres avoient 
possédées. — 1260, il fonde l'hôpital des Quinze- Vingts pour des aveugles. 

— 1264, il prononce comme arbitre entre le roi d'Angleterre et ses barons; 
sa décision d'ailleurs fut rejetée. — 1 269 , Pragmatique-Sanction qui rend 
aux églises la liberté d'élire leurs prélats , et qui prévient les empiétements 
du clergé sur l'autorité séculière. — 1270, Code de S. Louis, sous le nom 
di Etablissements. — Nouvelle croisade. — Louis descend à Tunis , emporte. 
le château, et meurt devant la place, le 26 août, de la maladie qui ravage 
«on armée. — Boniface VIII l'agrège au nombre des saints en 1297. 

S. Louis, par Robert, soa sixième fils, est la tige de la maison de BourboQ. 

Section III. 

Après les Croisades y 6. 

PHILIPPE III, dit le Hardi, 46« roi de France. 

^270, Philippe III, dit le Hardi, fils de S. Louis, né en mai 1245, continu* 
le siège de Tunis, puis conclut une trêve de dix ans. — 1279, *l remet l'A- 
génois, retenu jusqu'alors, à Edouard, fils de Henri III. — Le Quercy reste 
en négociation jusqu'en 1286. — 1272, il prend possession du comté de 
Toulouse après la mort de sou oncle, et réduit le comte de Foix. — 1274 7 
ii remet au. pape le coiutat Venaiisin, que lui avoit résefvé le CQiute de Toa- 



4« PÉR. Ve 987 à iZ'1%. — 3e Race, Capétiens directs. 1 15 
louse. — 1276, guerre contre Alphonse X, roi de Castille, pour soutenir 
les droits des fils de Ferdinand de La Cerda, son aîné, et gendre de S. Louis 
contre les prétentions du second fils d'Alphonse , déclaré héritier du trône 
par son père. — 1278, exécution de Pierre de La Brosse, principal ministre 
du roi. — 1280, institution du parlement de Toulouse, qui ne dura que 
quatre ans, et dont l'attribution fut dévolue au parlement de Paris. — 1286, 
guerre contre le roi d'Aragon. Le pape, après avoir excommunié celui-ci 
pour s'être emparé de la Sicile, en 1282, après les Vêpres sicihennes, avoit 
proposé le royaume à Charles de Valois, fils du roi. — Philippe prend Per- 
pignan, passe les Pyrénées, assiège Girone, tombe malade, et meurt à Per- 
pignan le 6 octobre. 

Philippe le Hardi fut la tige des maisons de Valois, d'Alençon et d'Évreux. 

PHILIPPE IV, dit le Bel, ^f roi de France et de Navarre. 

1285, Philippe IV, dit le Bel, fils de Philippe le Hardi, né en 1268, suc- 
cède à son père. — 1286, il acquiert du roi d'Angleterre la province du 
Quercy, moyennant une rente de 3ooo livres tournois. — 1290, traité avec 

don Sanche, roi de Castille, reconnu roi au préjudice des La Cerda. 

1293, Edouard I, cité pour répondre sur les hostilités de ses sujets, refuse 
d'obéir. — 1 294, parlement rendu sédentaire. — Edouard descend en France, 
à l'embouchure de la Garonne. — 1295, il prend quelques villes. — 1296, 
elles sont reprises par Charles de Valois, frère du roi , et par Robert, comte 
d'Artois. — > 1297, guerre contre Guy, comte de Flandre, pour avoir fait 
alliance avec le roi d'Angleterre. — Le comte d'Artois bat les Flamands à 
Furnes. — Trêve de deux ans accordée aux Anglois et aux Flamands. — 
1 299 , le comte Guy se remet à la disposition du roi , qui le fait enfermer, et 
s'empare de la Flandre. — i3o2, révolte des Flamands maltraités. — Ils 
remportent une grande victoire à Courtray sur le comte d'Artois, qui y 
périt. — Philippe assemble l'arrière-ban, impose le cinquième, et altère les 
monnoies. — Assemblée de seigneurs et de prélats à Notre-Dame contre les 
entreprises du pape Boniface VIII, au sujet de l'emprisonnement de Saisset, 
évêque de Pamiers. — i3o3, dénonciation du pape par Nogaret et Duplessis, 
et appel du roi, des évêques, des chapitres et des universités au futur concile. 
— Bulles de Boniface contre les appels. — Il est arrêté à Anagni par Nogaret 
et Sciarra Colonne. — • Il refuse de se démettre, et, au bout de quelques 
jours, il est mis en liberté par les habitants, — Il part pour Rome ; il y 
tombe malade, et y meurt. — Edouard fait sa paix. Il abandonne les Fla- 
mands, et recouvre la Guienne. — i3o4) Philippe gagne sur les Flamands la 
bataille de Mons-en-Puelle. — i3o5, il fait la paix avec eux, et leur rend leur 
comte Robert de Béthune, fils de Guy, qui venoit de mourir. — i3o7, Pro- 
cédures contre les Templiers. — i3io, réunion de la ville de Lyon. — i3i2, 
apprêts de guerre contre la Flandre, et altération des monnoies, qui ne 
valoient que le septième de leur dénomination. — Sédition à Paris. — Sup- 
pression de l'ordre des Templiers. — i3i3, le roi part pour la Flandre. Il 
s'accommode avec les Flamands. — i3i4) ordonnance sur les apanages, 
réservés aux seule hoirs mâles^ — Mort du roij le 39 novembre. 



1 16 Tables synchroniques de l'Histoire de France, 

LOUJS X, dit Ilutin^ 48*' roi de France et de Navprre. 

i3l4» Louis X, dit Hutin, fils aîné de Philippe le Bel, né le 4 octobre 
1289, ^^^ *^^ Navarre depuis i3o4, ^ ^^ mort de sa mère. — i3i5, il fait 
étrangler sa femme, convaincue d'adultère. — En(;uerrand de Marigny, 
administrateur des finances sous Philippe le Bel, est pendu à Montfaucon 
par les poursuites injustes de Charles de Valois, oncle du roi. — Affran- 
chissement des serfs des domaines royaux, moyennant finance. — Rappel 
des Juifs, dans la même vue de se procurer des ressources. — Expédition 
sans succès contre les Flamands. — i3i6, le roi meurt le 5 juin, laissant sa 
fçmme enceinte. 

JEAN I, 49* roi de France et de Navarre. 

i3i6, Jean I, fils posthume de Louis Hutin, né le i5 novembre, meurt 
le 23. 

PHILIPPE V, dit le Long, 5o^ roi de France et de Navarre. 

i3i6, Philippe V, dit le Long, né vers 1293, second fils de Philippe le 
Bel, est déclaré, dans une assemblée du parlement et des seigneurs, régent 
du royaume pendant la grossesse de sa belle-sœur. — i3i7, sacre du roi. 

— Déclaration solennelle qui exclut les filles de la couronne, suivant les 
lois et les coutumes des François. Par suite de cet acte sont évincées Jeanne, 
reine de Navarre, nièce du roi, et Isabelle, sœur aînée du monarque, mariée 
à Edouard III, roi d'Angleterrs. — Préparatifs sans effets contre la Flandre. 

— Les Albigeois sont poursuivis en Languedoc ; on en brûle plusieurs. 

— i32i, on sévit également contre les lépreux et les Juifs, accusés d'em- 
poisonner les fontaines. — Compagnies de Pastoureaux. — Philippe meurt 
le 3 janvier i322. 

CHARLES rV, dit le Bel, 5i^ roi de France. 

i322, Charles IV, dit le Bel, né vers 1294, troisième fils de Philippe le 
Bel, succède à son frère. — i323, il réforme les monnoies, puis en permet 
de nouveau l'altération. — i324, guerre avec l'Angleterre pour empiéte- 
ments de territoire, et dénis de justice. — Charles de Valois s'empare de 
presque toute la Guienne. — i325, paix entre les deux monarques, procurée 
par Isabelle, sœur de Charles, et femme d'Edouard U. — Le prince de Galles 
rend hommage pour la Guienne. — i326, guerre des bâtards en Languedoc. 
- — L'armée du roi y taille en pièces les bâtards et les Anglois, qui les soute- 
noient. — Charles meurt le 3i janvier i328, sans laisser de postérité mâle. 
l328, fin des Capétiens directs. 



4*^ PÉR. De 987 à i328. — 3«= Race , Caj>eLieiis directs. 117 

Suite de la Maison de Bourgogne. 



Princes apanages 
et autres du sang de France. 

Observation. De Hugues Capet à 
Philippe Auguste , les apanages fu- 
rent donnes en toute propriété , en 
sorte qu'ils ne purent revenir à la 
couronne que par alliance, ou par 
acquisition. — De Louis VIII à Phi- 
lippe le Bel, ils ne furent concé- 
dés qu'à charge de retour à défaut 
d'hoirs ; et ce ne fut qu'à dater de l'or- 
donnance de Philippe le Bel , en 1 3 1 4? 
que l'hérédité des apanages fut res- 
treinte aux seuls hoirs mâles. 



(2) 

Maison de Bourgogne {Pairs de France'). 

12 générations; fiiiit en i36i. 

Tige, Robert, roi de France. 

lo32. Robert le Vieux, 3^ fds , 
duc de Bourgogne par la conces- 
sion de Henri I, son frère, roi de 
France. 

Pour la suite, voyez les Grands 
Vassaux, n° 19. 



(3) 

Maison de Bourgogne-Portugal. 

23 générations, y compris le roi 
actuel Jean VI. 

Tige, Robert, roi de France. 

io32. Robert le Vieux, fils, duc 
de Bourgogne. 

Henri, fds, mort en 1066, 

avant son père. 

1095. Henri, fils, comte de Por- 
tugal , par son mariage avec Thérèse, 
fille nnfurolle d'Alphonse V, roi de 
Cujlillc et de Léon. 



1 1 1 3 , Alphonse - Hekriqtîez , fik , 
i*"^ roi de Portugal. 

Pour la suite, voyez les Rois de 
Portugal., n^ 66. 



(4) 

Maison de Bourgogne-Viennois. 
Tige, Robert, roi de France. 

io32. Robert le Vieux, fils, duc 
de Bourgogne. 

.... Henri, fils, mort en loGG, 
avant son père. 

1075, Hugues i, fils, duc de Bour- 
gogne. 

1078. Eudes I, fils, duc de Bour- 
gogne. 

1 102. Hugues II, fils, duc de Bour- 
gogne. 

1142. Eudes II, fils, duc de Bour- 
gogne. 

1162. Hugues III, fils, due de Bour- 
gogne , qui en secondes noces , épou- 
se Béatrix, comtesse de Vienne , hé- 
ritière du Dauphiné de Viennois. 

1192. André, fils de Hugues III 
et de la comtesse de Vienne, hérite 
de sa mère, sous le nom de Dauphiu 
de Viennois. 

Pour la suite , voyez les Dauphins 
de Fiennois^ n° 39. 

(5) 

Maison de Vermandois. 

6 générations; finit en 1214- 

Tige, Henri I, roi de France. 

Vers 1086. Hugues le Grand , 3* 
fils, comte de Vermandois, par son 
mariage avec l'héritière. 

1102. Raoul I, fils. — 1147? iï est 
régent de France avec l'abbé Suger 



8 Tables sjnchroîiiqiies de l'Histoire de France. 

(8) 
Maison de Courtenay. 



Suite de la Maison de Fermandois. 

•—Il eut deux frères, Simon I, ëvê- 
que, comte et pair de Noyon, et 
Henri de diaumont, père du conné- 
table Hugues, qui le fut sous Phi- 
lippe, sous .Louis le Gros et sous 
Louis le Jeune. 

Pour la suite, voyez les Comtes de 
Vennandois^ n** 22. 



(6) 
Maison de Dreux. 

8 générations; finit en 1376. 
Tige, Louis le Gros., roi de France. 

II 37. Robert I le Grand, 4^ fils, 
comte de Dreux, et depuis par al- 
liance, comte du Perche. 

II 88. Robert II le Jeune, fils. 

1218. Robert III Gatebled., fils. 

1233. Jean I, fils, mort à Nicosie, 
à la suite de S. Louis. 

1248. Robert IV, fils. 

ia8i. Jean IV le Bon., fils, grand 
chambrier. 

1309. Robert V, fils. 

(7) 
Maison de Dreux-Bretagne. 

1 1 générations , y compris Anne 
de Bretagne, morte en i5i4- 

Tige, Louis VI le Gros., roi de France. 

1137. Robert, comte de Dreux, 
4* fils. 

1188. Robert II, fils. 

I2i3. Pierre Mauclerc, fils, épou- 
se Alix de Thouars , héritière de 
Bretagne. 

Voyez la suite aux Ducs de Bre- 



tagne, n^ 28. 



14 générations, par les branches 
de Champignelles, Bléneau , la Ferté- 
Loupière etChevillon; finit en 1730. 

Tige , Louis VI le Gros, roi de France. 

ii5o. Pierre I, 6® fils, épouse 
l'héritière de Courtenay, Montargis, 
Château-Renard, Champignelles, etc. 

II 83. Pierre II, fils, beau-frère 
de Baudoin I, empereur de Constan- 
tinople, dont il avoit épousé la sœur, 
devient empereur lui-même en 1 2 16. 
— en 1 188 il avoit cédé Montargis à 
Philippe Auguste. 

C'est par Robert de Champignel- 
les, son frère, que les Courtenay se 
sont perpétués jusqu'en 1730 et mê- 
me jusqu'en 1768, en la personne 
d'Hélènft de Courtenay, veuve du 
marquis de Beaufremont : mais la 
première branche seule peut être 
dite historique, les princes de la 
branche cadette, à raison de l'ob- 
scurité où ils sont tombés, n'ayant pu 
parvenir à se faire reconnoître pour 
princes du sang , par les rois de 
France. 

1221. Robert, fils, empereur de 
Constantinople. — Sous sa foible 
administration se foiment contre lui 
les empires de Nicée , de Trébizonde 
et de Thessalonique. 

1228. Baudoin II, frère. — Ce fut 
lui qui perdit Constantinople en 
1260. 

1272. Philippe, fils, empereur ti- 
tulaire de Constantinople. 

1285. Catherine, fille, impératrice 
titulaire, et seconde femme de Char- 
les de Valois, frère de Philippe le 
Bel, lui porte son vain titre. 

i3o7. Jeanne, fille, épouse Phi- 
lippe IV^ d'Anjou , prince de Tarente, 



4« PÉR. !)& 987 à iS^S. — 3e Race, Capétiens directs. i \^ 

Suite de la Maison d'Artois. 



Suite (le la maison de Courtenay. 

«Jui devient par elle empereur titu- 
laire. 

i322. Louis d'Anjou^ prince de 
Tarente , fils , deuxième époux de la 
fameuse Jeanne de Naples. Il meurt 
sans postérité en i362. 

Nota. Les Courtenay d'Angleterre 
descendent d'un membre de la pre- 
mière maison, qui passa en Angle- 
terre en 1066, à la suite de Guillaume 
le Conquérant. 



en pairie pour le dédommager dd 
l'Artois. — Gendre de Charles de 
Valois, et beau-frère du roi Philippe 
de Valois. — Évincé de la succès*^ 
si on de l'Artois, il se retire par ven- 
geance auprès d'Edouard III, roi 
d'Angleterre, et l'excite à prétendre 
à la couronne de France , comme 
petit-fils, par sa mère, de Philippe 
le Bel. — Il meurt, en i343, des 
blessures qu'il reçoit dans une ten* 
tative de débarquement 



(9) 

Maison d' Artois. 

7 générations; finit en 1472» 

Tige, Louis VIII Cœur de Lion., roi 
de France. 

1237. Robert le Vaillant., 3® fils. 
— En exécution du testament de son 
père, il reçoit le comté d'Artois ^ de 
S. Louis, son frère. — Il est tué à la 
Massoure en 1260. 

1 25o. Robert II le Bon., fils. — Ré«^ 
gent de Naples en 1284- — Pair en 
1297. — Tué en i3o2, à la bataille 
de Courtray. 

Il eut pour enfants, Philippe, mort 
en 1298, de ses blessures à la ba- 
taille de Furnes, et Mahaud ou Mar- 
guerite, son héritière, par suite du 
fameux procès pour la succession de 
l'Artois. — Elle porta cette province 
à Othon , comte de Bourgogne, son 
mari ; et Jeanne, leur fille et leur hé- 
ritière, la porta à Phihppe le Long, 
roi de France; ce prince ne la réunit 
point à la couronne, mais il l'aban- 
donna à Jeanne II, sa fille, laquelle 
la fit passer dans la maison de Bour- 
|;ogne (Duché). 

i3o2. Robert III, fils, comte de 
Beaumont le Roger , qui fut érige' 



(10) 

Maison d'Anjou. 

6 générations; finit en i435. 

Tige , Louis VIII Cœur de Lion , roi 
de France. 

1246. Charles I, 5® fils. — En 
conformité du testament de son pè* 
re , et en considération de son ma- 
riage avec Béatrix, héritière de Pro- 
vence, il reçoit de S. Louis, son 
frère, les comtés d'Anjou et du Mai- 
ne» — En 1 266 il fait la conquête du 
royaume de Naples sur Mainfroi et 
sur le jeune Conradin , dernier re- 
jeton de la maison de Souabe. 

1285. Charles II le Boiteux , fils, 
roi de Naples. — De sa femme, hé- 
ritière de Hongrie, il eut 10 fils et 
5 filles. 

1290. Marguerite, fille. — Elle 
porte les comtés d'Anjou et du Maine 
à Charles de Valois, frère de Philippe 
le Bel. — En 1297 l'Anjou est érigé 
en comté-pairie. — En i325, Phi- 
lippe de Valois , fils aîné de Charles, 
hérite de l'Anjou et du Maine , qu'il 
réunit à la couronne, lors de son 
avènement au trône, en i328. 



120 Tables synclii'onùiues de 

Anjou , Provence et Napîes. 

1 266. Cîi.vuLKS I (F Anjou , frère de 
S. Louis. 

1285. CiiAnLF.s II le Boiteux^ fils. 
1390. HOBEUT II, 3*^ fils. 

Voyez les Rois de Naples, n** 62. 

(12) 
Anjou-Hongrie. 

I 290. CHAnLES-MARTEL , fils du Toi 

de Naples, Charles le Boiteux, de- 
vient roi de Hongrie comme héritier 
de sa mère. — Il meurt à iZ ans, 
sans avoir été en Hongrie, où ré- 
gnoit André Ip' Vénitien, son con- 
current. 

1296. Charles-Robert ou Charo- 
BERT, fils, roi de Hongrie. 

(i3) 

Anjou- Tarente. 

1290. Philippe de Tarente., fils de 
Charles le Boiteux; prince d'Achaïe, 
empereur titulaire de Constaniino- 
ple par Jeanne de Valois, sa femme, 
sœur du roi Philippe de Valois. 



(i4) 

Anjou-Durazzo . 

1290. Jean de Durazzo^ conqué- 
rant de la Morée, fils de Charles le 
Boiteux. 

(i5) 

Seconde Maison de Bourbon. 

18 générations, jusques et com- 
pris Louis XVII, roi de France. 

Tige, S. Louis^^roi de France. 

126g. Robert, 5" fils. — Comte 



ÏIIisLoù'c de France. 
Suite de la 2* Maison de Bourbon. 

de Clermont en Beauvoisis , par le 
don de son père : il épouse vers 1 272, 
Béatrix de Bourgogne, héritière de 
Bourbon, et en prend le nom. 

iSiy. Louis I, fils. — En 1827, 
le Bourbonnois est érigé en duché, 
et le duc Louis créé pair «le France 
par Charles le Bel. — Béatrix, fille de 
Jean de Charolois, son frère, porte 
le Charolois dans la maison d'Arma- 
gnac , qui le vendit, en iSgo, à Phi- 
lippe le Hardi, duc de Bourgogne. 



(,6) 

Maison de Valois. 

10 générations ; finit en iSSg. 

Tige, Philippe III le Hardi., roi de 
France. 

1282. Charles de Valois j 2* fils, 
reçoit de son père le comté d,e Va- 
lois, et en i283 les comtés d'Alen- 
çon et du Perche. Il devient empe- 
reur titulaire de Constantinople par 
sa seconde femme , Catherine de 
Courtenay. — Déjà il étoit roi titu- 
laire d'Aragon par investiture du 
pape , en 1 283. Mais en 1 290 il aban- 
donne ses prétentions sur ce royau- 
me, moyennant le comté d'Anjou 
qu'il reçut en épousant la fille de 
Charles le Boiteux. 

i325. Philippe de Valois., fils. — 
En i328 il porte la branche de Va- 
lois sur le trône. 



(•7) 

Maison de Valois- Alençon. 

7 générations , à compter de Char- 
les de Valois; finit en iSaS. 

Tige, Philippe III le Hardi., roi de 
France. 

1283. Charles de Valois., 2* fils, 



4« PÉR. 27^987^ 1 328.— 
Tjuite de la Maison de Valois- Jlenço?ï. 

romte d'Alencon et du Perche, par 
don de son père à la mort de Ro- 
bert, comte d'Alençon, fils de S. 
Louis. 

iZiÇ). Charles, fds, comte d'A- 
lençon et du Perche. — i346, tue à 
la bataille de Cix'cy, perdue en par- 
tie par sa faute. 

(18) 

Maison d'Evreux. 

5 générations; finit en i44*- 

Tige, Philippe leHardi^ roi de France. 

1282. LODIS d'Evreux^ 3*^ fils, — 
ïSiy, le comté d'Evreux est érigé 
en comté-pairie. 

iSig. Philippe, fils. — Roi de Na- 
varre en i3i8, par son mariage avec 
Jeanne, fille de Louis Hutin, roi de 
France. — Il n'entre en possession 
qu'en i328. 



3e Race^ Capétiens directs. 121 

Suite des Ducs de Bourgogne. 

Espagne , est fait comte de Portugal, 
et devient la tige des rois de ce pays. 

1 102. Hugues II, fils. 

1142. Eudes II, fils. 

1162. Hugues III, fils. — Ayant 
répudié sa première femme, il épou- 
se l'héritière du Dauphiné de Vien- 
nois. — Philippe Auguste, en quit- 
tant la Terre -Sainte, lui confie le 
commandement des troupes françoi- 
ses; mais lajalousie de Hugues contre 
Richard, roi d'Angleterre, l'empêche 
de seconder celui-ci. — Il réunit le 
comté de Dijon à la mort du dernier 
comte. 



Grands Vassaux de la 
Couronne. 

'Ducs de Bourgogne ( Pairs ). 

fj65. Henri le Grand, fils de Hu- 
gues le Blanc, et frère de Hugues 
Capet, roi de France. 

1002. Robert, roi de France, ne- 
veu , fils de Hugues Capet. 

101 5. Henri II, fils aine. 

io32. Robert I le Vieux, frère, 2" 
fils de Robert, duc de Bourgogne 
par concession de Henri, son frère, 
devenu roi de France. 

1075. Hugues I, petit-fils; fils de 
1I( iiri, mort en 10G6, avant Robert I, 
son père. 

1078. Eudes I Bord , frère. — 
Henri, l'un de ses frères, passe en 



1192. Eudes III, fils, du 



ht. 

— Il refuse de se croiser pour la 
Terre-Sainte, et se croise contre les 
Albigeois. — Il commande l'aile droi- 
te de l'armée françoise à la bataille 
de Bouvines. — Alexandre, son frè- 
re, fut la tige du rameau de Mon- 
taigu , qui, par ceux de Sombernon 
et de Couches, s'est perpétué jus- 
qu'en 1470. — André, son frère, du 
2* lit, eut le Dauphiné de Vien- 
nois. 

1218. Hugues IV, fils. — Roi de 
Thessalonique en 1266, par traité 
avec Baudoin II, empereur de Con- 
stanlinople. — En 1237, il aban- 
donne à Jean de ChAlons, qui avoit 
épousé sa sœur, la seigneurie de Sa- 
lins , et d'autres terres dans le comté 
de Bourgogne , en échange de la 
châtellenie de Charolois et des com- 
tés de Châlons et d'Auxerre. Jean so 
réserve le nom de Châlons, pour lui 
et les siens. 

1272, Robert II, fils, grand cham- 
bellan de France. — Jean, son frère, 
châtelain de Charolois, épouse l'hé- 
ritière de Bourbon. 

i3o5. Hugues V, fils, 

i3i5. Eudes IV, frère. — i33o, 
comte de Bourgogne et d'Artois, par 
suite de son mariage «n i3i8, avec 



12Î Tables sjnchroniqucs de l'Histoire de France. 

Suite des Ducs de Bourgogne. 

l'héritière, Jeanne, fille de Philippe 
le Lonjj. 



(20) 

Comtes de Bourgogne 
eu de Franche- Comté. 



la 



Les comtes bénéficiaires de 
Bourgogne cisjurane profitent de l'é- 
loignement des empereurs auxquels 
ëtoit e'chu le royaume des deux Bour- 
gognes, pour se rendre peu-à-peu 
indépendants. 

983. Ottos ou Otte-Guillatjme , 
premier comte propriétaire, fils d'A- 
dalbert, roi d'Italie, et beau-fils de 
Henri le Grand, duc de Bourgogne. 

1027. Renaud I, fils. 

loSy. Guillaume I le Grand., fils. 
— Etienne, l'un de ses fils, est la 
tige de la maison de Châlons. 

1087. Renaud II, fils. 

I loo. Guillaume II l'Allemand., fils. 

Guillaume III l'Enfant., fils. 

II 26. Renaud III, fils d'Etienne, 
fils de Guillaume le Grand. — Maî- 
tre depuis Baie jusqu'à l'Isère, il re- 
fuse l'hommage à l'empereur. 

1148. BÉATRix, fille, et l'empe- 
reur Frédéric-Barberousse,son mari. 

1 190. Otton I ou II, 3* fils, com- 
te palatin de Bourgogne, titre que 
conservent ses successeurs. 

1200. BÉATRIX, fille, et OttonII 
ou III son mari, duc de Méranie en 
Tyrol. 

1234. Otton III ou IV, fils. 

1248. Aux, sœur, et Hugues de 
Châlons, son mari, petit-fils, par sa 
mère, de Hugues III, duc de Bour- 
gogne, et 6® descendant d'Etienne, 
tige de sa maison. 

1279. Otton IV ou V, dit Ottenin., 
fils, époux de la fameuse Mabaud, 
comtesse d'Artois. — 1295 , il aban- 



Suite des Comtes de .Bourgogne, 

donne son comté à Philippe le Bel 
en considération du mariage de sa 
fille Jeanne I, avec Philippe le Long, 
2* fils du roi. — i3o2, il préside, 
au nom du roi, la première assem- 
blée du parlement rendu sédentaire. 
— Il révoque la donation faite à sa 
fille. — Il meurt l'année suivante à 
Melun ; et est enterré à l'abbaye du 
Lys. 

i3o3. Robert l'Enfant, fils, n'a ni 
titre , ni autorité. La justice se rend 
au nom de Philippe le Bel. 

i3i5. Jeanne I, sœur, et Philippe 

le Long, son mari en ï3o6, et roi 

de France en i3i6. 



(21) 
Comtes de Champagne (Pairs). 

968. Herbert, fils d'Herbert II, 
comte de Vermandois. Il est confir- 
mé par le roi Lothaire pour les ser- 
vices qu'il lui rend. — Leutgarde , 
sa sœur, épousa Thibault le Vieux , 
comte de Blois, et eut, entre autres 
enfants, Hildegarde, qui épousa Bou- 
chard de Montmorency, seigneur de 
Bray-sur-Seine, tige de la maison de 
Montmorency. 

993. ETIENNE, fils, meurt sans 
postérité. 

Comtes de Champagne et de Blois. 

10 19. Eudes, comte de Blois, cou- 
sin-germain , fils de Eudes I, comte 
de Blois , et petit-fils de Leutgarde 
et de Thibault le Vieux ou le Tri- 
cheur, lequel, petit-fils lui-même, 
par sa mère, de Robert le Fort, avoit 
été gratifié du comté de Blois par 
H^ugues le Blanc , son cousin-ger- 
main. 

1037. Etienne II, fils, comte de 
Champagne. 



4*^ PÉR. De 987 à 1328 — 3 
Suite des Comtes de Champagne. 

1037. Thibaut III, son frère, 
comte de Blois. 

1047. ^^ même Thibaut, I en 
Champagne, et III à Blois, seul. 

1089. Hugues, fds , comte de 
Champaxjne. — Il se fait templier 
en 1125. 

1089. Etienne, son frère, est 
comte de Blois, puis de Boulogne, 
par sa femme Matliilde, nièce de 
Godefroi de Bouillon. Il fut père 
d'Etienne, roi d'Angleterre. — Il 
est du nombre des premiers prin- 
ces qui se croisèrent. 

1 102. Thibaut IV le Grand., fds 

d'Etienne, comte de Blois. 

1 125. Le même Thibaut, II et IV, 

fils d'Etienne et neveu de Hugues, 

beau-père de Louis le Jeune, roi de 

France. 

Il 52. Henri I, fils, comte de Cham- 
pagne. 

Il 52. Thibaut V h Bon., son 
frère, comte de Blois et de Char- 
tres. 

1180. Henri II, fils de Henri, 
comte de Champagne, nommé roi 
de Je'rusalem en 1192 , par Richard, 
roi d'Angleterre. 

II 9 1 . Louis, fils de Thibaut V, 
comte de Blois. 
1197. Thibaut III, frère de Henri 
II, comte de Champagne. — Il évin- 
ce ses nièces en vertu de la loi sa- 
lique, ce qui est confirmé sous S. 
Louis par un jugement formel, ren- 
du en 1234. 

1201. Thibaut IV le Posthume et le 
Grand., fils, l'amant de la reine Blan- 
che. — 1234, roi de Navarre par la 
mort de Sanche le Fort, son oncle. 
1 2o5. Thibaut VI le Jeune , fils 
de Louis, comte de Blois. — A sa 
mort, le comté de Blois passe à 
sa tante Marguerite, femme de 
Gautier d'Avesnes. Marie , leur 
fille, le porte à la maison de Chà- 



e Race, Capétiens directs. 1^3 

Suite des Comtes de Champagne. 

tillon, de laquelle il fut acheté en 

1391 , par Louis, duc d'Orléans, 

frère de Charles VI. 

1253. Thibaut V le Jeune ^ fils de 

Thibaut IV, II en Navarre; gendre 

de S. Louis. 

1270. Henri Ill/e Gro5, frère, roi 
de Navarre. 

1274. Jeanne, fille , reine de Na- 
varre. 

1284. Philippe le Bel, époux de 
Jeanne , réunit à la couronne , à sofi 
avènement au trône, la Champagne, 
la Brie et la Navarre. 



(22) 
Comtes de Vermandoîs. 

943. Albert I, fils du détenteur 
de Charles le Simple, Herbert IL 

988. Herbert III, fils. 
ioi5. Albert II , fils. 
.... Otton , frère. 
1043. Herbert IV, fils. 

Maison de France. 

1076. Adélaïde, comtesse de Vei** 
mandois, fille, et Hugues le Grand, 
son mari, 2* fils de Henri I, roi de 
France. — Il fut l'un des premiers 
princes croisés. 

1102. Raoul I, fils. — 1147-) *"*-~ 
gent de France avec l'abbé Suger. 

II 52. RAOULlI/e/eï/weou/eP/ewjr, 
fils. 

1168. Isabelle et Éléonore , sœurs 
de Raoul. 

1 1 83. Philippe- Auguste, plus pro- 
che héritier d'Isabelle, et cession- 
naire d'Éléonore, s'empare du comté 
de Vermandois, contre les préten- 
tions de Philippe d'Alsace, comte 
de Flandre , et époux d'Isabelle, 
qui lui avoit fait don du comté pour 
sa vie , mais au préjudice de ses hé- 
ritiers. 



1^4 TabUs synchroniques 

(.3) 

Comtes de Flandre (^Pairs) 

965. Arnoul le Jeune, fils de Bau- 
doin m. 

989. BArnoiN IV le Barbu , fils. 

1034. BArnoiN V de Lille, le Dé- 
bonnaire, fils. — Matliilde, sa fille 
épouse Guillaume le Conquérant. 

1067. Bavdois "VI de Mons^ le Bon, 
fils. 

1070. Arnoul Ilf le Malheureux 
fils. 

1072. Robert I le Frison, onele 
h^ fils de Baudoin V de Lille. 

1093. Robert II le Jérosolymitain 
fils. 

1 1 1 1 . Baudoin VII à la Hache, fils 
mort sans postérité. 



1 1 19. Charles I le Bon , fils de Ga- 
rnit, roi de Danemarck, et d'Adèle , 
fille de Robert le Frison. — Il meurt 
sans enfants. 



II 27 Guillaume Cliton , le TSlor- 
mand^ fils de Robert II, duc de Nor- 
mandie, et petit-fils de Mathilde de 
Flandre,l'emme de Guillaume le Con- 
quérant , est investi du comté de 
Flandre par Louis le Gros, son beau- 
frère. Il meurt sans laisser d'enfants. 



Il 28. Thierry d'Alsace, fils de 
Thierry, duc de Lorraine, et de Ger- 
trude, fille de Robert le Frison. — 
Son fils Mathieu, épouse Marie, fille 
d'Etienne, roi d'Angleterre, et hé- 
ritière du comté de Boulogne. 

1169. Philippe d'Alsace^ fils. — 
1 183, il donne le comté d'Artois en 
dota sa nièce, Isabelle de Hainaut, 
femme de Philippe-Auguste. 

Maison de Hainaut, ancienne de Flandre. 

1191. Marguerite, fille, et 'Bau- 
doin VIII le Courageux, son époux, 
comte de ilainaut. 



de C Histoire de France. 

Suite des Comtes de Flandre. 

1194. Baudoin IX, fils. — 1204, 
empereur de Constantinople. 

1206. Jeanne, fille, et Ferrand, 
fils do Sanche I, roi de Portugal, 
puis Thomas de Savoie, ses époux. 

1244- Marguerite de Constanti- 
nople, sœur, épouse Bouchard d'A- 
vesnes, qui étoit dans les ordres, puis 
Guillaume de Dampière- Bourbon, 
2*^ fils de Guy, époux de l'héritière de 
Bourbon. 

Les d'Avesnes, issus du premier 
mariage, héritent du Hainaut; et les 
Dampière, issvis du second, héritent 
de la Flandre. 

Maison de Dampière. 

1280. Guy de Dampière, fils de 
Guillaume. — Guerres contre la Fran- 
ce. — Batailles de Fumes, de Cour- 
tray, de Mons-en-Puelle. 

i3o5. Robert III de Be thune ., fils. 

i322. Louis I de Ncvers et de Cré- 
cj; fils de Louis de Nevers, et petit-fils 
de Robert IIL — Robert de Cassel , 
son oncle, lui dispute le duché. Le 
parlement qui fut investi de cette af- 
faire , l'adjugea à Louis. — Révolte 
en Flandre; batailles de Cassel et de 
Crécy. 



(^4) 

Comtes de Hainaut. 

977. Renier IV, i^'' comte pro- 
priétaire ; gendre de Hugues Capet. 
ioi3. Renier V, fils. 

Maison de Flandre. 

1037. R1CHILDE, fille, et Baudoin I, 
deMons, son mari, fils de Baudoin 
de Lille , comte de Flandre. 

1070. Baudoin II de Jérusalem., fils. 

1098. Baudoin III, fils. 

1 1 20, Baudoin IV, le Bâtisseur.^ fils. 

1171. Baudoin V, le Courageux., 



4ePÉR. De 987 a l328. 
Suite des Comtes de Hainaut. 

fils — 1191 , comte de Mandre. — 
Isabelle, sa fille, e'pouse Philippe- 
Auguste, 

1195. Baudoin VI, fils. — 1204, 
empereur de Gonstantinople. 

1 206. Jeanne], fille. — Voyez Com- 
tes de Flandre. 

1 244- Marguerite, sœur. — Voyez 
Comtes de Flandre. 

Maison d!Avesnes. 

1280. Jean <f ^f e^/zw , fils de Jean 
d'Avesnes , et d'Alix de Hollande, 
sœur du comte et empereur Guil- 
laume , et petit-fils de Bouchard d'A- 
vesnes, et de Marguerite, comtesse 
de Flandre et de Hainaut. — Il hé- 
rite du Hainaut à la mort de son 
aïeule; et de la Hollande en 1299, 
à celle de Jean I, dernier comte de 
Hollande, petit-neveu d'Alix, mère 
de Jean. 

i3o4. Guillaume I le Bon, fils. — 
III en Hollande. 



(25) 

Comtes de Hollande. 

963. Thierry H, fils de Thierry I, 
premier comte héréditaire. 
989. Arnoul, fils. 
998. Thierry IH, fils. 

1039. Thierry IV, fils 

1049. Florent I, frère, père de 
Berlhe , femme du roi Philippe I. 

1061. Thierry V, fils, rétahli dans 
ses états par Guillaume le Conqué- 
rant. 

109 1. Florent II, fils. 

1122. Thierry VI, fils. 

I iSy. Florent III , fils. — De son 
temps, en 11 70, les digues se rom- 
pent. 

1190. Thierry VII, fils. 

i2o3. Ada, fille, et Louis, comte 
de LosSfSOQ mari. 



3c Race, Capétiens directs. 125 

Suite des Comtes de Hollande. 

1 204. Guillaume I, frère de Thier- 
ry VII, enlève le comté au comte de 
Loss. — Il est fait prisonnier à la ba- 
taille de Bouvines. 

1223. Florent IV, fils. 

1234. Guillaume II, fils, roi des 
Bomains en 1247. — Empereur en 
1254, à la mort de Conrad IV, père 
du jeune Conradin, et au commen- 
cement de l'époque d'anarchie qui 
accompagna l'extinction de la mai- 
son de Souabe. 

1256. Florent V, fils. 

1296. Jean I, fils, meurt sans pos- 
térité. 

1299. J'^A.N d'Js'esnes., comte de 
Hainaut, cousin du précédent. 

Voyez les Comtes de Hainaut. 



(26) 
Ducs de Normandie (^ Pairs). 

942. BiCHARD I Sans-Peiir^fih âe 
Guillaume Longue-Épée, fils de Bol- 
Ion. — Il avoit épousé une sœur de 
Hugues Gapet , mais il n'en eut point 
d'enfants. 

996. BicnARD/ei?o/z,fils. 

1027. BiCHARD III, fils. 

1028. BOHERT I le Diable ou le Ma- 
gnifique , frère. — Il meurt dans un 
pèlerinage à Jérusalem. 

io35. Guillaume I le Bâtard ou 
le Conquérant, fils naturel. — 1062, 
comte du Maine, par testament du 
dernier comte. — 1066, roi d'Angle- 
terre par testament et par conquête^ 

1087. BoBERT II Courte-Heuse , fils 
aîné. — Se distingue dans la première 
croisade. 

1 096. Guillaume III le Jloux, frère, 
déjà roi d'Angleterre. 

1 100. BoBERT II, rentre dans son 
duché. 

1 106. Hesri I, frère, roi d'Angle- 



26 



Tables synchronùjues de tllhtoire de Fiance. 



Suite des Ducs de Normandie. 

terre, dépouille Robert, qui meurt 
en prison en il 34- 



1 135. Etienne de Blois, neveu ; fils 
d'Etienne, comte de Blois, et d'A- 
dèle, fdle de Guillaume le Conqué- 
rant. — Il devient aussi roi d'x\ngle- 
terre. 

1137. EusTACHE, fils, investi par 
son père. 



II 44- Geoffroy le Bel ou Planta- 
genet, comte d'Anjou et du Maine , 
époux de Mathilde, fille du roi Hen- 
ri I, et veuve de l'empereur Henri V. 

ii3i. Henri H, fils, comte d'An- 
jou et du Maine. — 11 Sa, duc d'A- 
quitaine par son mariage avec Éléo- 
nore, femme répudiée de Louis le 
Jeune, roi de France. — ii54î roi 
d'Angleterre. 

1189. Richard IV, fils, roi d'An- 
gleterre. 

1199. Jean Sans-Terre, roi d'An- 
gleterre , frère, 4^ ^1^ de Henri II, 
avec Arthur son neveu, fils de Geof- 
froy, duc de Bretagne, 3® fils de 
Henri IL 

1204. Philippe -Auguste, roi de 
France, en qualité de seigneur su- 
zerain, confisque la Normandie sur 
Jean Sans-Terre, pour avoir assas- 
siné son neveu , et refusé de com- 
paroître à la cour des pairs. 



(=7) 

Comtes d'Anjou. 

987. Foulques III Nerra ou le Noir 
ou le Jérosoljmitain f fils de Geof- 
froy I Grisegonelle. 

io4o. Geoffroy II Martel, fils. 
Mort sans enfants. 

Seconde race de Château-Landon. 

1060. Geoffroy III k Barbu ^ et 



Suite des Comtes d'Anjou. 

Foulques IV le Rechin., fils de Geof- 
froy de Château-Landon, et d'Her- 
mengarde, fille de Foulques Nerra. 

1067. Foulques le Rechin, seul, 
par l'emprisonnement de son frère. 
— . La 4^ femme de Foulques fut la 
fameuse Bertrade, enlevée en 1092 
par Philippe I, roi de France. 

1109. Foulques V le Jeune, fils. 
— II 10, comte du Maine, par la 
mort d'IIélie, son beau -père. — 
I i3i , roi de Jérusalem. 

1 129. Geoffroy V le Bel ou Plan- 
tagenet^ fils, épouse Mathilde, veuve 
de l'empereur Henri V, et fille uni- 
que de Henri I, roi d'Angleterre. — 
L'an I i44i et dix ans après la mort de 
son beau-père, il parvient à se mettre 
en possession de la Normandie. 

Pour la suite, voyez les Ducs de 
Normandie. 



(28) 

Ducs de Bretagne. 

990. CoNAN I, dit le Tort, comte de 
Rennes, arrière-petit-fils de la fille 
du duc ou roi Érispoé. 

992. Geoffroy I, fils, prend le titre 
de comte ou duc de Bretagne , sans 
réunir néanmoins le comté de Nantes. 

1008. Alain III, fils. 

1040. CoNAN II, fils. 

1066. Hoel, gendre d'Alain III. 

io84- Alain-Fergent , fils , et gen- 
dre de Guillaume le Conquérant. — 
Puis de Foulques le Rechin, comte 
d'Anjou. — Se croise. — Se fait re- 
ligieux. — Mathias, son frère, est 
comte de Nantes. 

iii3. CoNAN III /e Gros^ fils. 

1148. Hoel, fils désavoué, est 
reconnu à Nantes ; et Eudes, gendre 
de Conan, à Rennes. 

ii56. Geoffroy, fils de Henri II, 
roi d'Angleterre, à Nantes; et Co- 



4« PÉR. De 987 h i328. — 3e Race, Capétiens directs. 127 

Suite des Ducs cT Aquitaine. 

Aquitaine, II à Poitiers, fils de Guil- 
laume III Tête d'Étoupe, 

994. Guillaume V et III h Grande 
fils. — Ce prince, son père et son 
aïeul, finissent leur vie dans la pro- 
fession religieuse. 

io3o. Guillaume VI et IV le Gras, 
fils. 

1037. Eudes, frère. — Il devient 
duc de Gascogne et comte de Bor- 
deaux, par les droits de sa mère, 
fille de Guillaume- Sa nche, duc de 
Gascogne ou Novempopulanie. 

1040. Guillaume VII et V le Har- 
di^ frère utérin. 

io58. Guillaume VIII et VI, frère. 

— En 1070, il réunit la Gascogne, 
dont la maison d'Armagnac s'étoit 
emparée à la mort d'Eudes. 

1086. Guillaume IX et VII le 
Vieux, fils. — En logS il s'empare 
du comté de]Toulouse comme gen- 
dre de Raymond -Bérenger, dernier 
duc qui, au préjudice de sa fille, 
avoit vendu le comté à Raymond de 
Saint-Gilles, son frère. — Il en est 
chassé en 1 123. 

II 27. Guillaume X et VIII, fils. 

— Raymond, son frère, épouse l'ké- 
ritière d'Antioche. 

II 37. Éléonore, fille, et Louis le 
Jeune ^ roi de France, son mari, qui 
la répudie en i iSa. 

II 52. Éléonore et Henri d'Anjou^ 
roi d'Angleterre, la même année. 

1168. Richard, fils de Henri, roi 



Suite des Ducs de Bretagne. 

SAN IV le Petit, petit-fils de Conan III, 
à Rennes. 

1 158. Conan IV, seul. — En 1 166 
il abandonne la souveraineté de |a 
Bretagne au roi d'Angleterre. 

1 175. Geoffroy II, 3® fils de Hen- 
ri II, roi d'Angleterre, et gendre fu- 
tur de Conan. 

1196. Arthur, fils posthume, et 
Constance, sa mère. — Arthur est 
égorgé des propres mains de Jean , 
son oncle, roi d'Angleterre. 

i2o3. Guy de Thouars, époux de 
Constance. 

1 206. Philippe- Auguste, à titre de 
souverain, et Guy, régent pour sa 
fille aînée Alix. 

Maison de France. 

I2i3. Alix, fille de Guy et de 
Constance, et Pierre Mauclerc , son 
mari, comte de Dreux, fils de Pier- 
re II le Jeune, petit-fils de Robert le 
Grand, et arrière-petit-fils du roi 
Louis VI le Gros. Il fait hommage- 
Hge au roi de France. 

1237. Jean I le Roux., fils. 

1286. Jean II, fils. — Premier 
prince du sang. — Il est créé duc et 
pair en 1297, et la Bretagne relève 
alors immédiatement de la couronne. 

i3o5. Arthur II, fils. — D'Yolan- 
de de Dreux, comtesse de Monlfort, 
sa seconde femme, il eut Jean de 
Montfort, qui disputa le duché à 
Charles de Blois, époux de Jeanne 
de Penthiévre, fille de Guy, frère 
aîné de Montfort. 

i3i2. Jean le Bon., fils. — Meurt 
fn l34i, sans laisser de postérité. 



d'Angleterre. 



Il en fait hommage 



(29) 

Ducs d'Aquitaine ou de Guienne (Pairs)., 

et Comtes dç Poitiers. 

963. Guillaume Fier à Bras, IV en 



au roi de France. 

1196. Otton, fils de Henri le Lion, 
duc de Saxe et de Bavière, et de Ma- 
thilde, sœur de Richard. — Empe- 
reur en 1198. 

1199. Éléonore, de nouveau. — 
Elle résigne à Jean Sans-Terre, son 
fils , roi d'Angleterre. 

1199. Jean Sans -Terrât fiU , roi 
d'Angleterre. 



liS Tables synchronirjucs 

Suite des Ducs d'Aquitaine. 

1204. PiiiLiiTE- Auguste, roi de 
France, par conHscation ; voyez lîor' 
mandie. 



1259. Henri III, roi d'Anf;letcrre. 
— Il recouvre, à la charge do l'Iiom- 
mage-lige, la Guienne, le Quercy, le 
Limousin et l'Agénois, par la resti- 
tution que S. Louis se crut obligé de 
lui faire, malgré l'avis de son conseil. 
jj .1272. Edouard I,'fils, roi d'An- 
gleterre. 

iSoy. Edouard II, fds. 

1327. Edouard III, fils. — Ses pré- 
tentions à la couronne de France 
deviennent la cause de plus' d'un 
siècle de guerres entre la France et 
l'Angleterre. — Voyez, pour la suite, 
les Rois d'Angleterre., jusqu'en i453, 
que les Anglois furent entièrement 
expulsés du territoire de la France. 



de l'Histoire de France, 

Suite des Sires d'Albret. 

laisse deux filles , qu'il institue ses 
héritières. 

1281. Matiie, fdle , meurt sans 
postérité. 

1296. Isabelle, sœur, femme de 
Bernard VI, comte d'Armagnac, ne 
lui donne pas d'enfants. 

1298. Amanieu VII, oncle, frère 
de Beruard-Ézi I. 

1324. Bernard-Ézi II, fds, quitte 
le service de l'Angleterre pour s'at- 
tacher à la France. Bérard, son se- 
cond fils, se dislingue par sa valeur 
sous les règnes de Charles V et de 
Charles VI ; et Bose, sa fdle , épouse 
en i35o, le fameux captai de Buch, 
Jean III de Grailly. 



Comtes de Poitiers. 

1 24 1 . Alphonse, frère de S. Louis , 
reçoit de ce prince le comté de Poi- 
tiers. 

1271. Le comté retourne à la cou- 
ronne par la mort d'Alphonse, qui 
ne laissa pas de lignée. 



(3o) 

Sires d'JWret, 

Vassaux des Ducs de Guienne , dans les 

landes de Bordeaux; Nérac, capitale. 

io5o. Amanieu I, sire d'Albret. 

1096. Amanieu II, le premier croi- 
sé qui entra dans Jérusalem, après 
Godefroy de Bouillon. 

ii3o. Amanieu III. 

I i4o. Bernard I, fils. 

1174. Amanieu IV, fils. 

1209. Amanieu V, fils. 

125.5. Amanieu VÏ, fils. 

1270. Bernard -Ézi I, fds. — H 



(3>) 

Comtes d' Armagnac ., 
Vassaux du Duc de Guienne. 

Garcie-Sanche le Courbé, duc de 
Gascogne et de Novempopulanje , 
huitième descendant du malheureux 
Waïfre, duc d'Aquitaine, en déta- 
che le comté de Fezenzac, en faveur 
de Guillaume Garcie, son second 
fils. Celui-ci à son tour divise son 
comté, et donne l'Armagnac à Bei- 
nard, son second fils, qui fut le pre- 
mier comte d'Armagnac. D'Otho , 
frère aîné de Bernard , descendent 
les barons de Montesquiou. 

960. Bernard, lo*" descendant de 
Waïfre , premier comte d'Arma- 
gnac. 

.... GÉRAUD I Trancaléon, fils. 

.... Bernard II Tumapaler^ fils. 

1070. GÉRAUD II, fils. 

.... Bernard III, fils. 

11 10. GÉRAUD III, fils. 

.... Bernard IV, fils. 

1 188. GÉRAUD IV, fds. Il porte foi 



4* PÉR. T>e 987/2 1328. — 3« 

Suite des Comtes d'Armagnac. 

€t homma(ïe à Simon de Montfort. 

1 2 1 9. Arnaxjd-Bernard , frère. 

.... Pierre GEnAun , frère , vers 
1226. 

Bernard Vy neveu, fils de 

Ge:raud IV. — 1241, il entre dans la 
ligue contre S. Louis. 

1245. MascaroseI, sœur, femme 
d'Arnauld , vicomte de Lomagne. 
Géraud V, son cousin germain, fds 
de Roger, le dernier des fds de Ber- 
nard IV, lui dispute son héritage. 

1249. Mascarose II, tille, femme 
d'Eskivat de Chabannois, vicomte 
de Bigorre, qui fait hommage au roi 
d'Angleterre. 

1256. GÉRAUD V, fils de Roger, 
dernier fils de Bernard IV, fait hom- 
mage au roi d'Angleterre, réunit les 
quatre vallées d'Aure , Neste , Bar-, 
rouse et Magnoac. Il épouse Mathe, 
fille puînée de Gaston VII, dernier 
vicomte de Béarn , qui ne laissa que 
des tilles. 

1285. Bernard VI, fils. — Il fait 
hommage au roi d'Angleterre. En 
1290, à la mort de Gaston VII, der- 
nier vicomte de Béarn, il prétend à 
1 héritage du chef de sa mère , contre 
Roger Bernard III, comte de Foix , 
qui avoit épousé Marguerite, fille du 
vicomte de Béarn , sœur aînée de 
Mathe, et qui, déplus, avoit été 
déclarée héritière par testament, de 
son père. De là une guerre de quatre- 
vingts ans entre les deux maisons. 

1319. Jean I, fils, hérite du chef 
de sa mère, de Rodez et de Cariât, et 
épouse Reine de Got, nièce du pape 
Clément V. — - En 1862, il est fait 
, prisonnier par le comte de Foix. 
Paix entre eux l'année suivante. 



/irt<?e_, Capétiens directs. 129 

(32) 

Comtes ou ducs de Toulouse (^Pairs). 

960. Guillaume III Tailhfery fils 
de Raymond-Pons. 

loSy. Pons, fils, et, par sa mère , 
marquis de Provence (du comtat 
Venaissin). 

loGo. Guillaume IV , fils. 

1088. Raymond IV de S. Gilles^ 
frère, par achat sur Guillaume, et au 
préjudice de Philippine, sa nièce, 
duchesse d'Aquitaine. — Il fut le 
premier prince qui se croisa, et .de- 
vint comte de Tripoli, l'une des qua- 
tre principautés de la Palestine. 

I io5. Bertrand-Pons fils. 

II 12. Alphonse Jourdain, frère. 

1 148. Raymond V, fils, beau-frère 
de Louis le Jeune, roi de France, 
dont il épouse la sœur. — Commen- 
cement des Albigeois. 



ÏI94- 



Raymond VI, croisade con- 



tre les Albigeois. — Le comte est 
plusieurs fois excommunié, dépouil- 
lé et rétabli. — 1 2i5, il est dépouillé 
en faveur de Simon, comte de Mon- 
fort, chef des croisés. — 1217, il se 
rétablit dans ses états. 

1222. Raymond VU, fils. — Il est 
excommunié. — Amauri , fils de 
Monfort, cède ses droits à Louis VIII, 
roi de France; de là les guerres de 
Louis VIII et de S. Louis, son fils. — 
1229, Raymond fiance sa fille et sou 
héritière avec Alphonse, frère de 
S. Louis, sous la clause de dévolution 
de son comté à la couronne, à défaut 
d'enfants. — Il réserve seulement le 
comtat Venaissin, pour le Pape. — 
Établissement de l'inquisition à Tou- 
louse. 

1249. Jeanne, fille, et Alphonse, 
comte de Poitiers, frère de S. Louis. 
— Il commence le pont du Saint- 
Esprit sur le Rhône. — Il meurt saus 
postérité. 

1271. PuiuppeUI, roi de France, 

9 



l3(i Tables synchroniqiies de l'Histoire de France. 

Suite (les Comtes de Toulouse. 



hérite du comté de Toulouse, par 
suite du contrat de mariage de son 
oncle ; et le {gouverne sous ce titre , 
ainsi que ses successeurs: le comté 
u'esl formellement réuni qu'en i36i. 
— Philippe, en 1274, remet au pape 
le comtat Venaissin, d'après les dis- 
positions de Raymond, se réservant 
uéaumoins la moitié d'Avignon. 



(33) 

Comtes de Foix, 
Vassaux des ducs de Guîenne. 

Le comté de Foix étoit une dé- 
pendance des comtés de Carcasson- 
ne et de Rasez, dont les premiers 
comtes, de la famille de S. Guillau- 
me, duc de Toulouse, datent de 819. 

io35. Roger, i^"" comte de Foix, 
fils de Bernard-Roger, second fils de 
Roger 1, comte de Carcassonne. 

io64- Pierre, frère. 

1070. Roger 111, fondateur de Pa- 
miers. 

1124. Roger III, fils. 

1149. Roger-Ber>ard I, fils. — 
Il fait hommage aux comtes de Bar- 
celone, contre les prétentions des 
comtes de Toulouse. 

1 1 88. Raymond-Roger , fils , poète 
provençal, et grand capitaine. — Il 
prend parti dans la guerre des Albi- 
geois, pour le comte de Toulouse, 
contre Simon de Montfort. 

iiiZ. Roger-Bernard II le Grand ^ 
fils, partage le sort du comte de Tou- 
louse. Il est dépouillé, puis rétabli. 

1241. Roger IV, fils, au préjudice 
du comte de Toulouse; il reconnoît 
le roi de France pour son suzerain 
immédiat. 

1265. Roger-Bernard III, fils. — 
De concert avec le comte d' Arma- 



Suite des Comtes de Foix. 

gnac, son beau-frère, il dépouille Gé- 
raud, seigneur de Sompuy, ce qui at- 
tire sur lui les armes du roi de France, 
Philippe le Hardi, et la disgrâce d'une 
détention qui dura un an. — 1290, 
commencement de 80 ans d'hostili- 
tés avec la maison d'Armagnac , au 
sujet de l'héritage du dernier vi- 
comte deBéarn, qui n'avoit laissé 
que des filles. Roger-Bernard III 
avoit épousé l'aînée , instituée héri- 
tière par le testament de son père. 

— 1295, arrêt du parlement de Tou- 
louse , qui ordonne le duel à ce su- 
jet, entre l'oncle et le neveu, en 
présence de Philippe le Bel, qui se ; 
para les combattants, mais qui es- 
saya vainement de les concilier, en 
leur attribuant à chacun une par- 
tie de l'héritage. 

i3o2. Gaston I, fils. — Suite des 
démêlés pour la succession de Bearn. 
• — En 1 309, Gaston est condamné par 
le parlement de Paris, et refuse d'ob- 
tempérer au jugement. Il est arrêté 
en conséquence, et resserré au châ- 
telet, d'où il sortit peu après. 

i3i5. Gaston II, fils, — En i328, 
il est général de l'armée dé Picardie. 

— En i34o, le roi paye ses services 
par le don de la, seigneurie de Lau- 
trec. Il meurt à Séville, dans une ex- 
pédition contre les Maures. 

(34) 
Comtes d'Auvergne. 

989. Guillaume IV, frère de Guy, 
lequel avoit été investi du comté 
d'Auvergne par le comte de Toulou- 
se , Taillefer, qui l'avoit enlevé aux 
ducs d'Aquitaine. Une charte de 
Guillaume est datée du règne de 
Charles, frère de Lothaire, ce qui 
prouve qu'il fut attaché à son parti, 
contre celui de Hugues Capet, 



4^ PÉR. De 987 à i328. — 3e Race, Capétiens directs. i3i 



Suite des Comtes d'Auvergne. 

1016. Robert I, fils. 

io32. Guillaume V, fils. 

1060. Robert II, fils. 

1096. Guillaume VI, fils. — Il se 
croise au concile de Clermont. Vas- 
sal indocile, deux fois il fut réduit 
à la soumission par Louis le Gros. 

II 36. Robert III, fils. — Il e'pouse 
Marchise , sœur de Guignes IV, com- 
te d'Albon, premier dauphin de 
Vienne. 

1 145. Guillaume VII , dit le Jeune 
ou îe Grand. — En 11 55, il est dé- 
pouillé d'une partie de ses états par 
Guillaume, dit le Vieux, son oncle. 
II se maintient dans le reste, dont 
Aigueperse étoit la capitale, par la 
protection du roi d'Angleterre, duc 
d'Aquitaine , qu'il reconnut pour 
suzerain. 

II 55. Guillaume VIII, dit le Vieux., 
oncle , frère de Robert III. — Il en- 
vahit sur son neveu la majeure partie 
du comté d'Auvergne, et s'y main- 
tient par la protection du roi Louis 
le Jeune. 

1182. Robert IV, fils. 

1 194. Guillaume IX, fils, 

1 195. Guy II , frère. — Il se ligue 
avec le Dauphin d'Auvergne contre 
Philippe-Auguste, et meurt presque 
entièrement dépouillé. 

1224' Guillaume X, fils. — En 
1280, il fait avec S. Louis un traité 
par lequel il est rétabli dans une par- 
tie de ses états. 

Il y eut alors deux Comtés d^ Au- 
vergne. Celui qui demeura au roi 
porta aussi le nom de Terre d'Auver- 
gne. Louis le donna en 1241 ii son 
frère Alphdnse. Retourné à la cou- 
ronne, il fut érigé, en i3Go, en 
duché, en faveur de Jean, duc de 
Berri. 

1247. Robert V, fils. — En 1260, 
tH hérite du comté de Boulogne, du 



Suite des Comtes d'Auvergne. 

chef de sa mère, Alix de Brabant. 

1277. Guillaume XI, fils. 

1279. Robert VI, frère — Il se 
distingue à la bataille de Courtrai. 

i3i4. Robert VII, dit le Grand, 
fils. — A la tête de la noblesse d'Au- 
vergne, il secourt Philippe le Long, 
contre les Flamands. Il avoit épousé 
Blanche, fille de Robert, le 6^ fils 
de S. Louis et la tige de la maison 
de Bourbon. D'un second mariage, 
il eut, entre autres enfants, Guy, 
connu sous le nom du cardinal de 
Boulogne. 

ï 326. Guillaume XII, fils du pre- 
mier lit. — Il se distingue en i328, 
à la bataille de Cassel, et meurt en 
i332. 



(35) 
Dauphins d'Auvergne. 

1170. GtriLLAUME I, fils de Guil- 
laume le Jeune, comte d'Auvergne, 
prend le titre de comte de Clermont, 
et celui de Dauphin d' Auvergne , 
par imitation des dauphins de Vien- 
nois , dont il descendoit par Mar- 
chise, son aïeule. En i iqS, s'étant 
lié avec Guy, comte d'Auvergne, 
contre Philippe-Auguste , il est en- 
core dépouillé d'une partie de ses 
états. En 1229, il est rétabli par S. 
Louis, sous la condition de recon- 
noître le roi pour seigneur immédiat. 
Il acquiert par mariage le comté de 
Montferrat. 

1234. Guillaume II, fils. 

1240. Robert I, fils. 

1262. Robert II, fils. 

1282. Robert III, fils. — Guy, son 
frère , est ce fameur commandeur 
du Temple, qui fut brûlé en i3o7, 
«ivec le graud-maître de Molay, aprè» 

9 



l32 



Tables synchroniqiies de V Histoire de France. 



Suite tles Dauphins d'Auvergne. 

nvoir rétracté les dépositions qu'il 
avoit faites contre son ordre. 

i324. Jean, dit Danphinet, fils. — 
Général de Philippe de Valois, en 
1240» i' ^'"^ P*'^^ ^^ Saint-Omer les 
Anglois et les Flamands. En i345, 
il suit le roi Jean en Gascogne, con- 
tre le comte de Derby. 



(36) 
Sires ou Barons de Bourbon. 

fj59? Abchambaud I, fils d'Aimoin 
ou de Guy, et petit-fils d'Aymar ou 
Adhémar, le premier seigneur connu 
de Bourbon, qui vivoit en 921. 
1000? Eudes ou Odon, fils. 
1028? Arcïiambault II, fils. — Gé- 
rand, soir troisième fils-, est la tige 
de la branche de Montluçon, dont 
l'héritage retourna à la branche 
aînée, soit par mariage, soit par 
extinction; car on n'est point d'ac- 
cord à ce sujet , non plus que sur 
l'époque du retour,, que les uns pla- 
cent en 121 1, et que les a^tre3 re- 
cvdent jusqu'en 1289. 

1048? Arciiambaulx III, fils. 
. .i. ^: Arcïiambault IV, fils. — En 
JO70, Ermengarde, sa fille, épouse 
foulques le Rechin, comte d'Anjou. 
ii3o? Archambault V, fils. — ■ Il 
est protégé par Louis le Gros,, con- 
tre Ayipon, son oncle, qui veut,. l)e> 
dépouiller. >o,,^ l^iiii .t 

. . . ., Aymon, dit Noire ou Traire- 
Vache, .oncle, 

1147? Archambault VI, fils, t — - 
Épouse Agnès de Maurienne, et fut 
ainsi beau-frère deLauis le Gros, et 
ensuite du connétable Mathieu I de 
Montmorency. H suivit Louis VII à 
la seconde croisade, et eut pour 
fils Archambault VII, gendre d'Eu- 
4çs JI, duc de Bourgogne, lequel, 



Suite des Sires de Bourbon. 

né en 1 140, mourut en 1169, deux 
ans avant son père. 

Bourbon-Dampierre. 

1 1 7 1 . Mahaut ou Marguerite ou 
Marie, fille d'Archambauld VII, épou- 
se en premières noces Gaucher de 
Vienne , seigneur de Salins , dont elle 
est séparée pour cause de parenté ; 
et en secondes noces, Guy de Dam- 
pierre, grand-bouteiller de Cham- 
pagne, duquel elle eut plusieurs fils. 
Elle meurt en 1218. 

1 2 1 1? Archambault VIII le Grand, 
fils de Guy et de Mahaut, est con- 
firmé dans son héritage en 121 1, par 
Philippe-Auguste, contre les préten- 
tions de la comtesse de Forcalquier, 
sa sœur utérine , fille de Gaucher de 
Vienne. — Il épouse une fille de 
Dreux de Mello , connétable de Fran- 
ce, et selon d'autres, Béatrix, héri- 
tière de la branche de Montluçon. 

Guillaume de Bourbon-Dampierre, 
frère puiné d'xirchambault VIII , 
épousa l'héritière de Flandre , et 
devint ainsi, par les femmes, tige 
de la maison impériale d'Auti-iche , 
comme son frère le fut de la maison 
royale de Bourbon. 

1238. Archambault IX, fils, épou- 
se Yolande, héritière de Chàtillon , 
comtesse de INevers, Auxerre et Ton- 
Herre. ■■■\ 

Bourbon-Bourgogne. ' 

1249. Agkès, 1^ fille, épouse Jeat< 
de Bourgogne, et lui porte les biens 
paternels. - — Mahaut, sa sœur aînée, 
porte les biens maternels à Eudes , 
duc de Bourgogne, frère de Jean. 

Bourbon-France. 

1272. BÉATRIX, fille de Jean et 
d'Agnès^ épouse, vers 1275, Roceriç 



4.e PÉR. De 987 a iS^S. — 3- Race, Capëtiens directs. i^3 



Suite des Sires de Bourbon. 

de Clermont, sixième fils de S. Louis, 
et lui porte les biens de la maison 
de Bourbon, dont il prend le nom. 

Ducs de Bourbon. 

1 3 1 7 . Louis I , de Bourbon , fils. ■ — 
En l327, la baronie de Bourbon est 
érigée en duché-pairie par Charles 
le Bel. 



(37) 
•Comtes de Provence. 

961. GriLLAUaiE ï et RotbOld, fils 
de Boson IL 

992, Guillaume II, fils de Guil- 
laume I, avec Rotbold; puis avec 
Guillaume III, fils de Ilotbold- 

1018. Guillaume -Geoffroi I et 
Guillaume -Bertrand, fils de Guil- 
laume II avec Guillaume III, puis 
avec Emme , sa sœur , femme de 
Guillaume Taillefer, comte de Tou- 
louse. — Après quelque temps de 
possession indivise , il y eut partage 
ainsi qu'il suit : 

Les fils de Geoffroi, furent comtes 
de Provence 5 ceux de Bertrand , com- 
tes de Forcalquier; ceux d'Emme , 
marquis de Provence ou du comtat 
Venaissin. 

io63. Bertrand II, fils de Geof- 
froi I. — Il refuse l'hommage à l'em- 
pereur Henri IV, à cause de son ex- 
communication, et la porte au pape. 

1093. Étiennette Douce, mère de 
Bertrand IL 

1 1 00. Gerberge , fille , et Gilbert , 
comte de Gévaudan , son mari. 

Maison de Barcelone. 

II 12. Douce, fille ainée, et Ray- 
mond-Béuenger IV, son mari, comte 
de Bitrcclouc. 



Suite des Comtes de Provence. 

ii3o. Bérenger-Raymond, 2* fils, 

— Son frère aîné Rayaiond-Béren- 
ger le Vieux, fut comte de Barcelone 
et roi d'Aragon. 

II 44- Ray'MOND-BérekgerII le Jeu- 
ne, fils. — 1162, fin des guerres 
avec la maison de Baux, dans la- 
quelle Étiennette, sœur de Douce, 
avoit porté ses droits sur lu Pro- 
vence. Elles sont terminées par l'in- 
féodalion accordée à Raymond, par 
l'empereur Frédéric-Barberousse. 

1166. Douce, fille et héritière, — 
Elle est dépossédée par Raymond V, 
comte de Toulouse, dont elle devoit 
être la bru, et qui épousa sa mère. 

— Elle meurt en 1172. 

1167. Alphonse, comte de Barce- 
lone et roi d'Aragon, fils de Ray- 
mond-Bérenger le Vieux, chasse le 
comte de Toulouse , et s'empare lui- 
même du comté. 

1196. Alphonse II, 2" fils, comte 
de Provence, et par sa femme comte 
de Forcalquier. Les Sabran, à raison 
d'une légère portion du comté qu'ils 
obtinrent, continuèrent à prendre le 
titre de comtes de Forcalquier. 

1209. Raymond-Bérenger IV, fils. 

— Il ne laissa que quatre filles, qui 
toutes se trouvèrent mariées à des 
têtes couronnées. Les trois premières 
ayant épousé les rois de France, 
d'Angleterre et des Romains , il laissa 
son comté à la dernière. 

1245. BÉATRix, 4* fillci et Char- 
les, comte d'Anjou, son mari, frère 
de S. Louis. — A celte époque , la 
puissance des empereurs est entière- 
ment anéantie en Provence. — 1 266, 
Charles est institué par le pape, roi 
de Naplcs et de Sicile, au préjudice 
des droits du jeune et malheureux 
Conradin. — 1280, l'empereur lui 
confirme ses possessions de Pro- 
vence. 



i34 



Tables synchroniques de V Histoire de France. 



Suite des Comtes de Provence. 

ia85. Charles II le Boiteux^ roi 
de Naplcs, His. — Il unit le comté 
de Picuioni à la Provence. — 1290, 
déjà possesseur d'une moitié d'Avi- 
{;non , cunmie comte de Provence , 
il reçoit la seconde moitié de Phi- 
lippe le 1U;1, en dc'dommagement de 
l'Anjou et du M.ùne, quil donne en 
dot à sa fille , épouse de Charles de 
Valois. 

1809. Robert, 3*^ fils, roi de Na- 
ples. 



(38) 
Comtes d'Orange. 

Le comté d'Orange, possédé vers 
Fan 1000, par Giraud-Adhémar, le 
premier comte propriétaire que l'on 
connoisse, et dont les descendants 
ont été maitres de Grignan et de 
Monteil, dit depuis et de leur nom, 
Montélimar, passa par mariage, au 
commencement du douzième siècle, 
dans la maison des seigneurs de 
Montpellier. 

Divisé depuis en plusieurs por- 
tions héréditaires , une moitié, vers 
la fin du même siècle, fut donnée 
aux chevaliers de S. Jean, et l'autre 
entra par mariage dans la niaison de 
Baux. En 1214, Guillaume IV, le se- 
cond prince de cette maison, obtint 
de l'empereur Frédéric II le titre de 
roi d'Arles. En 12 19, ayant été fait 
prisonnier par les Albigeois d'Avi- 
gnon, auxquels il faisoit la guerre, 
il fut écorché vif par eux, et coupé 
ensuite par morceaux. En i3o9, 
Bertrand III , son petit - fils , bien 
venu auprès du roi de Naples, Char- 
les le Boiteux, reçut de lui l'autre 
moitié du comté d'Orange , que ce 
prince avoit rachetée des chevaliers 
de Saint-Jean. 



(39) 

Comtes ou Dauphins de Viennois , 
dans le Graisivaiidan ; Grenoble, capit. 



Maison d'Albon. 

io44- Guignes le Vieux , comte 
d'Albon. 

io63. Guignes II le Gras^ fils. 

1080. Guignes III, fils. 

Guignes IV, fils. — Le pre- 
mier qui ait pris le titre de Dauphin. 
Ce fut à son exemple que Guillaume 
d'Auvergne, son arrière -petit -fils, 
dépouillé de la majeure partie de 
son comté, donna au reste le titre 
de Dauphiné d'Auvergne. 

1149. Cuignes V, fils. — Premier 
comte de Viennois, par acte passé, 
en 1 155 , par devant l'empereur Fré- 
déric. 



1162. BÉATRix, fille, et Hugues Iir, 
duc de Bourgogne, son mari. 

1228. André ou Guignes VI, fils. 

1237. Guignes VII, fils. 

1269. "^EAN I, fils. — Rend hom- 
mage à Charles, comte de Provence 
et roi de Naples. 

Maison de la Tour du Pin. 

1281. Anne, sœur, et Humbert , 
baron de la Tour du Pin , son mari. 

i3o7. Jean II , fils. 

iSig. Guignes VIII, fils. 

i333. Humbert II, frère, dernipr 
dauphin. — En i343, il fait cession 
de ses états aux fils de Phdippe de 
Valois. Il la renouvelle en i349 en 
faveur de Charles, qui fut depuis 
roi, sous le nom de Charles V, et 
qu'il en investit réellement. Il entre 
alors dans l'ordre de S. Dominique. 
— Il est fait archevêque de Reims 



à 



4« PÉR. De 987 à iSaS. — 3^- Race^ Capétiens directs. 



Suite des Dauphins de Viennois. 

en i352; évêque de Paris en i354 
et meurt en i356. 



(4o) 

Ducs héréditaires 
de la Haute-Lorraine ou Mosellane. 

gSg. FRÉnÉRic I, comte de Bar, 
établi duc par l'empereur Otton I. 

984. Thierry, fils. 

1024. Frédéric II, fils. 

I o36. GoTHELON , pourvu des deux 
Lorraines par les empereurs Henri II 
et Conrad. 

1043. Albert d'Alsace^ pourvupar 
l'empereur Henri III. 

Ducs propriétaires. 

1048. GÉRARD d' Alsace, neveu. — 
II épouse Hedwide de INamur, pe- 
tite-fille de Charles de France, exclu 
du trône par Hugues Capet, et de- 
vient la tige de la maison de Lor- 
raine, et par suite de la seconde 
maison d'Autriche. — Odalric, son 
frère, a été celle de la maison de 
Lenoncourt, qui s'est prolongée jus- 
qu'à nos jours. 

1070. Thierry, fils. — De son 



Suite des Ducs de Lorraine. 

temps, en 1093, le fameux Godefroy 
de Bouillon est investi du duché 
de Basse-Lorraine, par l'empereur 
Henri IV. 

III 5. Simon ou Sigismokd, fils. 

II 39. Matthieu I, fils. — Ilépon- 
se la sœur de l'empereur Frédéric- 
Barberousse. 

Il 76. Simon II, fils. 

1205. Ferri I, frère. 

1206. Ferri II, fils. 
I2i3. Thibaut I, fils. 
1220. Matthieu II, frère. 
I25i. Ferri III, fils. 
i3o4. Thibaut II, fils. 

i3i2. Ferri IV, fils. — Vers ce 
temps, la Lorraine s'affranchit in- 
sensiblement de la dépendance de 
l'Empire, et s'attache à la France, 
qui en prend occasion d'affecter une 
certaine supériorité sur la personne 
même des ducs. — Cette prétention 
s'accrut encore lorsque les ducs eu- 
rent réuni à leur duché le comté de 
Bar, qui relevoit en partie de la 
France. 

i328. Raoul, fils. — i346, il est 
tué à la bataille de Crécy, qui, dit- 
on , n'eût pas été perdue, si tous y 
eussent combattu comme lui. 



(40 
DOMAINE DE LA COURONNE 



sous LES CAPETIENS DIRECTS. 



Réunions au Domaifie. Distractions du Doiiffiine. 

-Jft> Sous HUGUES Capet. 



587. Duché dc'J Domaines du nouveau 
France. ï monarque , réunis à la 

987. C. d'Or- f couronne par le fait de 
le'ans. \ son avènement. 



. .Abbeville. 



Droits sur cct«? ville, 
abandonnés par le roi en 
faveur de Titicues d'Ab- 
beville, son ycndre. 



i36 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 

Sous ROBERT. 



1002. D. de 

Bourgogne , 

jusq. en ioi5. 



ioi5. C. 
Sens. 



de 



Rcuni parle roi à titre 
d'héritiei' de Hugues le 
Grand, son oncle , mort 
sans enfants; et encore 
par droit de conquête, 
h. cause des prétentions 
d'Ott.Guillaume , comte 
de Bourgogne , fils d'A- 
dalbert, roi d'Italie, et 
beau-fils de Hugues le 
Grand. 

Par conquête sur Re- 
naud II, comte de Sens, 
contre lequel liobert est 
appelé', par l'archevêque 
Leutéric , en guerre avec 
le comte. 

Renaud I le "Vieux , 
aïeul du dernier , est le 
fondateur des villes de 
Joigny et de Château- 
Renard. 



101 5. D. de Donné en apanage 
Bourgogne , Henri , fils de Robert, 
retour en io3i 



Sous HENRI L 



io3i. D. de 

Bourgogne , 

jusq. en io32- 



Réuni par l'avènement 
de Henri à la couronne. 



[o32. D. de 

Bourgogne , 

ret. en .ï36i. 



Donne' par le roi , en 
apanage , à Robert le 
Vieux , son frère , qui fut 
tige de la première mai- 
son de Bourgogne. 



Sous PHILIPPE I. 



ioï8. C. de 
Château-Lan- 
don. 

1094. C. de 
Bourges, 

Jusq. en i36o. 



Par conquête sur Foul- 
ques le Réchin , comte 
d'Anjou. 

Acheté d'Eudes Her- 
pin , qui partoit pour la 
terre sainte. 



Sous LOUIS VI /<? Jeune. 



1137. D. d'A- 
quitaine , 
jusq. en n5a. 



Par mariage avec Eléo- 
nore, héritière du duché. 



i52. D. d'A- 
quitaine , 
en i2o4- 



ret 



Rendu lors de la dis- 
solution du mariage con- 
tracté avec Eléonore , la- 
quelle porta le duché à 
Henri, comte d'Anjou, 
roi d'Angleterre, lamême 
année. 



4« PÉR. De 987 à i328. — 3e Race, Capétiens directs. 187 
Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 



Sous PHILIPPE II Auguste. 



l 



80. C. d'Ar- 
tois, 
jusq.cn 1237. 



119^. C. d'A- 

lençon , 
jusq. en 1268. 

1198. C. d'Au- 
vergne , 
jusq. en 1241. 



1200. Ç- d'E- 

vreux, 
jusq. en 1282. 

1204. D. de 
Normandie, 

jusq, en i33i. 

1204. C d'An- 
jou, 

jusq. en 1246' 

1204. C. de 
Touraine. 

i2o4- C. de 
Poitiers. 

jusq. en 1241 

1204. D. d'A- 
quitaine , 

jusq. en isSq. 

I2i5. C. de 
Termandois , 
et d'Axuié- 
nois. 



Dot accorde'e à Isabel- 
le de Hainaut, première 
femme de Philippe-Au- 
guste , par Philippe d'Al- 
sace , comte de Flandre , 
oncle de la reine, 

Par acquisition sur Alix 
ou Elise ou Héla, fille du 
dernier comte. 

Par conquête sur le 
comte et sur le dauphin 
d'Auvergne, à l'occasion 
de difficultés élevées sur 
la suzeraineté immédiate, 
contestée entre les rois 
de France et d'Angle- 
terre. 

JVota. La majeure par- 
tic de l'Auvergne ayant 
été enlevée en 1 1 55 à son 
légitime possesseur , le 
reste , dont Aigue-Perse 
« toit la capitale , prit le 
nom de Dauphiné d'Au' 
vergne. En i436, il passa 
par donation dans la mai- 
son de Bourbon-Mont- 
pensier. 

Par achat sur Amaury 
III , comte de Montfort , 
qui ne laissoit pas d'en- 
fants. 



Par confiscation sur 
Jean Sans - Terre , roi 
d'Angleterre , et pour 
cause de félonie, comme 
ayant refuse de compa- 
roître devant la cour des 
pairs, à l'effet de s'y jtis- 
tifier du meurtre d'Ar- 
thur, son neveu, dont 
les droits primoient les 
siens. 



Par cession d'Elconorc 
de Vcrmandois contre les 
prétentions de Philippe 
d'Alsace, comte de Flan- 
dre , veuf de l'atnée d'E- 
léonore, et usufruitier du 
comte par ses dernières 
voloQtés. 



1 38 Tables synchroniques de V Histoire de France, 

Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 



i2i5.C.deVa- Comme 
lois, maudois. 

jusq. en 1268. 



Ver- 



Sous S. LOUIS. 



\ii%. C. de 
Quercy. 



1229. C. de 

Carcassonne, 

122p. C. de 

Nîniei!. 
1229. C. de< 

liéziers. 1 

1229 C. d'Al- j 

bigeois , I 

jusq. en \i\i. I 

1240. C. du 

Perche , 
jusq. en 1268. 
iil^i. Terres 

d'Auvergne. 



Par juf[cment contre le 
comte de Toulouse, au 
domaine duquel le comté 
avoit été uni par con- 
que e , en 9f>o. 

Par cession d'Amaury, 
fils de himon de Mont- 
fort, qui les avou enlevés 
à Raymond -Trancavel, 
comte de Carcassonne , 
accusé de favoriser les 
Albigeois. Uaymond con- 
Ifirnie la cession en 1247, 
et reçoit du roi une pen- 
sion de 600 livres. (Le 
marc étoit alors à 54 
sous.) 

Par acquisition des hé- 
ritiers du dernier comte. 

S. Louis, ayant rendu 
aux comtes d'Auveigne 
la majeure partie de la 
conquête faite sur eux 
par sou aieui Philippe • 
Augusie conserve le res- 
te sou. le nom de Terres 
d'^^ïuvergne, 13e là trois 
domaines d'Auverjjne , 
sou.« les dénominations 
de Comté d'^uverf^Cj 
Dauphiné d' Auvergne , 
tt Terres d'Auvergne. 



245. C. 

Mâcon. 



de 



Par acquisition sur 
l'héritière de Mâcon , 
veuve de Jean de Dreux, 
de Braine. 



1237. C. d'Ar- Abandonné en apa- 
tois, nage par le roi , en exé- 

ret. en i3o6. cution du testament de 
Louis VIll, à Robert, son 
frère, tige de la maison 
d'Artois. -^ En 1290, il 
est porté, par la fameuse 
Mahaud, dans la maison 
de Bourgogne (comté). 



1241.C. d'Au- 
vergne, 
rei. en i533. 



i24i. C. de 
Poitiers, 

ret. en 1272. 

1241 Terres 
d'Auvergne, 

ret. en 1272. 

1241. C. d'Al- 
bigeois, 

ret. en 1272. 



Restitué par S. Louis 
aux anciens po.ssesseurs , 
à une partie près qui de- 
meure au domaine sous 
le nom de Terres d'Au^ 
.vergne. — En i338 , le 
comiépasse, parmariage, 
dans la maison de Bour- 
gogne (duché), — Ea 
i36i , à la mort de Phi- 
lippe de Rouvres , il re- 
tourne à la mai.son d'Au- 
vergne , di Ht l'héritière , 
en 1422, le porte dans 
celle de La Tour. — De 
celle ci, en i524, il passe, 

Far dernière volonié de 
héritière , à Catherine 
de Médicis , qui épousa 
Henri M. 

Donné par le roi , en 
apanage , à son frère Al- 
phonse. 
Idem. 



Idem^, 



4« PÉR. De 987 à 1328. — 3e Race, Capétiens directs. 189 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine, 



1246 C. d'An- 
jou et du 
Maine , 

ret. en i328. 



Abandonné en apa- 
na{;e par 'e roi, en exë- 
cuiion du testament de 
Louis Vllî, à Charles, son 
frère, tige delà première 
maison d'Anjou. ■— En 
1290, il passe, par ma- 
riage , dans la maibou ds 
Valois. 



1259. C. de 

Quercy, 
ret. en 1286^ 
ï25g. D. de| 

Guienne. 
laSg. G. d'A-j 

génois. 
laSg. C. de' 

Limousin , 
ret. ea iSyS. 



Restitue'* par S. Louis, 
malgré l'avis de son con- 
seil , à Henri 111 , roi 
d'Angleterre , qui lui 
cède tous ses droits sur 
la Normandie. 



1268. C. de Donné par le roi , en 

Valois , apanage , à Jean Tristan, 

ret. en 1270. son quatrième fils, comte 

de Nevers par sa femme 

1268. C. d'A- Donné par le roi, en 

lençon et du apanage , à Pierre , son 

Perche , cinquième fils, 
ret. e» i283. 



1270. C. 
Valois , 
jusq. 



de 



282. 



Par la mort de Jean 
Tristan, fils de S. Louis, 
qui en avoit été apanage 
deux ans aupai avant. 



1268. C. de 

Clermont, 
ret. en 1^27. 



Donné par le roi , en 
apanage, à Robert , son 
sixième fils, tige de la 
seconde maison de Bour- 
bon. 



Sous PHILIPPE III h Hardi. 



1272. C. de 
Toulouse. 



1272. C. de 

Poitiers , 
jusq. en i36o. 

127?.. Terres 

d'Auvergne. 

jusq. en 1889. 



A la mort d'Alphonse, 
comte de Poitiers , frère 
de S. Louis, et suivant les 
clauses de son contrat de 
mariage, par lesquelles 
le comté , qu'il tenoit de 
sa femme , devoit être 
dévolu à la couronne , à 
défaut de postérité. 

A la mort d'Alphonse, 
frère de S.Louis, qui en 
étoii apanage. 

Idem. 



i4o 



Tables synchrordques de U Histoire de France, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



1276. C. de Par acquisition. 

Nemours , 
jusq.en i4o4. 



1274. C. Ve- 

naissiu , 
ret. en 1797 

par traité. 



1282. G. de 

Valois , 
ret. en i32S. 

1282. C. d'E- 

vreux , 
ret. en i4o4. 



Partie de l'héritage des 
comtes de Toulouse , à 
laquelle prétendoientles 
papes en vertu d'une ré- 
serve du dernier comte 
en leur faveur. Par ac- 
cord avec le pape, le roi 
le lui abandonne, sauf la 
moitié d'Avignon. 

Donné en apanage à 
Charles, second fils de 
Philippe , tige de la mai- 
son de Valois. 

Donné en apanage à 
Louis , troisième iils de 
Philippe, lige de la mai- 
son d'Evreux. 



1283. C. d'A- 
lençon et du 
Perche , 

jusq. en i285. 

1284. C. de 
Chartres , 

jusq. versi3ii 



Par la mort de l'apa- 
nage Pierre, comte d'A- 
lençon, cinquième fils de 
S. Louis. 

Par achat sur Jeanne 
de Châiilion , veuve de 
Pierre, comte d'Alençon, 
et héritière des comtés 
de Chartres et de Blois. 
Ce dernier resta dans la 
maison de Châtillon, qui 
le vendit en 1891 à Louis, 
duc d'Orléans, frère de 
Charles VL 



1283. C. d'A- 
lençon et du 
Perche , 

ret. en i543' 



Donné en augmenta- 
tion d'apanage à Charles 
de Valois, second fils de 
Philippe, — En i326, il 
passe en partage à Char- 
les, second fils de l'apa- 
nage, et lige de la maison 
d'Alençon. 



Sous PHILIPPE IV le Bel. 



1284' C. de' Par mariage avec Jean- 
Champagne ne , héritière, 
et de Brie. 



1284- Roy, de 

Navarre , 
jusq. en i328. 

1286. C. de 

Quercy, 
jusq. en i36o. 



Idem. 



Par renonciation d'E- 
douard I, roi d'Angle- 
terre , moyennant 3ooo 
livres tournois de rente. 



1290, La moi- 
tié d'Avi- 
gnon, 

ret. en 1797. 



Donné à Charles le 
Boiteux, roi de Naplcs 
et comte de Provence , 
possesseur de l'autre 
moitié , en dédommage- 
ment des comtés d'Anjou 
et du Maine, donnés par 
lui en dot à st fiile , 
épouse de Charles de 
Valois. 



4« PÉR. De 987 à iSiS. — 3e Race^ Capétiens directs. 



i4i 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



«392. C. de 

liij^orre , 
jus(j. en i3ii. 



i3o3. C. fie la 

Marche , 
jusq. en 1327. 

i3o3. C. d'An- 

gouléiue, 
jitsq. en i3i8. 

i3io. C. de 
Lyonnois. 



L'héritière Pétronille , 
mariée cinq fois, laisse, 
de divers lits, trois tilles, 
qui , p:\r les prétentions 
qii elles firent naître, obli- 
j;èrent le roi à jTcndre 
C' nnoiîsance de l'héré- 
dité. Des droits plus ou 
moins c>=vtains qu'il avoit 
lui-même, en lui donnant 
occasion de les fair^; va- 
loir , lui fournirent celle 
de se rendre maître de 
Vhérita{je. 

Par testament de Hu- 
{jues Xin de Lusignan , 
au préjudice de Guy, son 
frère. La force conti'ibua 
à opérer cette réunion. 

Parle même testament. 



Par conquête sur l'ar- 
chevêque de Lyon et les 
bourf;eois , à l'occasion 
d'une insulte faite à quel- 
ques uns des officiers 
qu'y entretenoit le roi, à 
titre de protecteur. 



Vers i3ii. C. 

de Chartres, 

ret. en iSzS. 

Vers i3ii. C. 
de la Marche, 
ret. en iSaS. 



Donné en augmenta- 
tion d'apanage par Phi- 
lippe à Charles de Valois, 
son frère. 

Donné en apanage par 
Philippe à Charles le Bel, 
son troisième fils. 



i3ii. C. de 

Bigorre , 
ret. en iSaa. 



Idem. 



Sous PIUtlPPE V le Long. 



i3o6. C. de 

Bour/jogne , 

jusq. en i3i8. 

i3o6. C. d'Ar- 
tois, 
jusq. en i3i8. 



Par mariage avec Jean- 
ne , héritière , au préju- 
dice de Robert FEnfant, 
son frère. 

Par le même mariage. 
Le comté d'Artois étoit 
passé, vers 1290, de la 
maison de France-Artois 
à la maison de Bourgogne 
(comté), par la fameuse 
Mahaud d'Artois, mère 
dg Jeanne. 



i3i8. C. de Abandonné à Eudes IV, 

Bourgogne , duc de Bourgogne, com- 

ret. en /668. me dot de Jeanne, tille 
de Philippe le Long. 

i3i8. C. d'Ar- Idem. 

tois . 
ret. en lôSg. 

z3i8. C. d'An- Donné à Philippe d'E- 

goulême , vrei*i.x en auçmcaiatiou 

ret. eu t547. d'apanage 



i4^ Tables synchroniqite^ de V Histoire de France. 

Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 



Sous CHARLES le Bel. 



i3a2. C. de la 

Marche , 
jusq. eu 13:27. 

i322. C. de 

Bigorre . 
jusq. en i36o. 



Par avènement à la 
couronne. 



Idem. 



1327. C. de Par échange avec 

Clennont, Louis l, duc de Bour- 
jus(^. en ïSag, bon, contre le comte' Ue 
la Marche. 



ï3?7. C. dt 

Marche 
rei. en lA 



Par échar)f;e contre le 
comté de Clermoît, avec 
Louis (le Bourbon . fils 
de Robert, fils i:e S. Louis. 
Ce prince fut créé ■ uc et 
pair à cette occasion. 

Le duc Louis donna 
le comté de la Marrhe en 
partapjC à son second fils 
Jacques, depuis conné- 
table de France , et tige 
de la maison royale de 
Bourbon. 

Eléonore, arrière-pe- 
tite-fille de Jacques, por- 
ta ce comté en dot à Ber- 
nard l(e Pardiac, second 
fils du fameu^x connétable 
d'Arnia^onac. Bru de cette 
illustre victime des fu- 
reurs populaires, elle de- 
voit être mère de l'in- 
fortuné Jacques d'Arma- 
gnac , duc de Nemours , 
décapité aux Halles en 
1477. 



Ainsi, à l'extinction des Capétiens directs, le domaine de la couronne, si 
absolument nul à leur avènement au trône, se compo.-<uit : de l'Isle-dc-Frunce, 
de la Normandie, de la Picardie, de L» Champaf^ne et de la Brie, de l'Orléa- 
Tiois, du Berry, des comtés de Sens et de Mâcon, d'une partie du Lyonnois, 
de la Touraine, du Poitou, du Quercy, du comté de Toulouse, et d'une 
grande partie du Languedoc. 

On voyoit encore entre les mains des grands vassaux: la Flandre, le Hai- 
naut, l'Auvergne, laGuienne, la Gascogne et le Dauphiné 

Le reste du royaume, composé du duché et du comté de Bourgogne, de 
l'xinjou, du Maine, du Perche, du Bourbonnois, de la Marche , de l'Angou- 
mois et de la Provence , étoit occupé par les princes du sang de France, soit 
par alliance, soit à titre d'apanage, et offroit ainsi à la couronne une expec- 
tative de succession ou de retour. 

La Lorraine se maintenoit dans une égale indépendance de l'Allemagne 
et de la France; mais, par inclination, elle favorisoit les intérêts de celte 
dernière. 

•*■•>»*■»-•< W* V*'* *'»* V'WV*'* «^^Tl V»^ »'*'»> 



4e PÉR. "De 987 à 1328. — 3e Race, Capétiens directs. i43 
II. ALLEMAGNE. 

(42) 



Empereurs. 



Suite de la maison de Saxe. 

983. Otton III le Sanguinaire ^ fils 
dÔtton IL 

1002. Hesri II, duc de Bavière, 
le Saint ou le Boiteux, arrière-petit- 
fils de Henri I l'Oiseleur. — Meurt 
sans laisser d'enfants. 

Maison de Franconie. 

1024. Conrad II le Salique, duc 
de Franconie, arrière-petit-fils de 
Lut^jarde , fille de l'empereur Otton 
I, et de Conrad le Sage, duc de 
FrauL'onie. 

1089. Henri III le Noir, fils. 

io56, Hfnri IV, fils. — Guerres 
du Sacerdoce et de l'Empire. 

H06. Henri V, fils, par l'abdica- 
tion forcée de son père. — Il meurt 
sans enfants. 



1125. LoTHAiRE II, comte deSup- 
plenbourg, duc de Saxe. 

Maison de Souabe. 

1 iSy. Conrad III de Ilohen-Stauf- 
fen ou de Souabe, duc de Franconie, 
et neveu, par sa mère, de l'empe- 
reur Henri V. — Il dépouille Henri 
le Superbe (Welf) de la Saxe et de 
la Bavière , qu'il donne aux maisons 
de Brandebourg-Ascanie et d'Autri- 
che ancienne. — Guerres des Bava- 
rois et des impériaux ou des Guel- 
phes et des Gibelins, du nom de 
leurs cris de guerre, Welf d'une 
part , et de l'autre Weïblingen, nom 
d'un village de Souabe. 

II 52. Frédéric I Barherousse, ne- 
veu , fils de Ffcdéric , duc de Souabe, 



Suite des Empereurs. 

frère de Conrad. — Origine des du- 
chés et comtés d'Italie. 

II 90. Henri VI, fils. 

II 98. Philippe, frère, — Il a pour 
compétiteurs, Otton IV, fils de Henri 
le Lion, et petit-fils de Henri le Su- 
perbe, ducs de Saxe et de Bavière; 
et Frédéric II, voi de Sicile, fils de 
Henri VL 

1208. Otton IV. — Il est battu à 
Bouvines par Philippe-Auguste. 

121 2. Frédéric II, roi de Sicile, 
fils de Henri VI. 

i25o. Conrad IV, fils de Frédéric 
II et père de Conrauin. 



1254. GuiLLArxME, comte de Hol- 
lande. 

1 256. Interrègne. — 1 257, double 
élection de Richard de Cornouailles, 
fils de Jean Sans-Terre,et d'Alphonse, 
roi de Castille ; mais ni l'un ni l'au- 
tre ne régnèrent effectivement. 

Les villes les plus commerçantes 
de l'Allemagne profitent de l'anar- 
chie pour jeter les fondements de la 
ligue anséatique, qui eut ses magis- 
trats indépendants. Elle s'accrut au 
point de compter 60 à 80 villes , à la 
tête desquelles étoient Lubeck, Co- 
logne, Brunswick et Dantzick. 

Maisons de Habsbourg., de Luxembourg.^ 
et de Bai'ière. 

1273. Rodolphe I, gentilhomme 
Suisse , comte de Habsbourg , et 
Landgrave de la Haute-Alsace. — II 
descendoit d'Eltichon, duc d'Alsace, 
à la fin du septième siècle, et tige 
commune des maisons d'Habsbourg- 
Autriche et de Lorraine. 

1 292. Adolphe de Nassau. 

1298. Albert d'Autriche, fils de 
Rodolphe. — Entre 21 enfants que 
lui donna Elisabeth, fille et héritière 
de Muynurd, comte de Tyvol , et 



l'.J 



Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite des Empereurs. 

nièce de Frédéric de Bade, qui sui- 
vit et partajjea la fortune du mal- 
heureux Gonradin , son cousin, on 
distingue : Frédéric le Beau, compéti- 
teur de Louis de Bavière, ci-dessous ; 
Léopold, duc d'Autriche, défait à 
Morgarten par les Suisses ; et Albert 
le Sa(>e, qui de Jeanne , héritière du 
comté de Ferrette, eut après 19 ans 
de stérilité, Léopold, dit le Preux, 
tué à Sempach, contre les Suisses, 
souche de la maison impériale d'Au- 
triche. 

i3o8. Henri VIÏ de Luxembourg , 
arrière-petit-fils de Valéran de Lim- 
bourg, qui épousa l'héritière du 
comté de Luxembourg. 

De Valéran, oncle de Henri, des- 
cendent les branches de Luxem- 
bourg -Ligny, Saint -Pol, Brienne, 
Piney et Martigues, et entre autres 
personnages illustres, les deux com- 
tes de Saint -Pol, connétables, le 
premier sous Charles VI, et le se- 
cond sous Louis XL 

i3i4. Louis de Bavière, petit-fils 
de Rodolphe, par sa mère, et Fré- 
déric le Bel^ fils aine de l'empereur 
Albert. 

i322. LotJis de Bavière, seul. 



Grands Vassaux de l'Empire. 

(43) 
Ducs de Saxe. 



Maison de Billung. 

Ç)']?». Bennon ou Bernard I, fils 
d'Herman-Billung, qui avoit été in- 
vesti par l'empereur Otton L 

1010. Bernard H, fils, 

1062. Ordulpiie ou Otton, fils. 

1073. Magnus, fils. — Il laisse 
deux filles, l'une épouse Henri le 



Suite des Ducs de Saxe. 

Noir, duc de B;ivière, et l'autre Ot- 
ton - d'Ascanie, comte de Balien- 
Stîodt, d'où naquit Albert, marquis 
de Brandebourg. 

1106. L0THAIRE, comte de Sup- 
phinbourg , investi par l'empereur 
Henri V. — Empereur en 1 1 25. — 
Il ne laissa qu'une fille. 

Il 36. Henri le Superbe., duc de 
Bavière, gendre, fils de Henri le Noir. 
— Il est dépouillé de ses états en 1 1 Sg, 
pour avoir préfendu à l'empire. 

II 39. Alueut l'Ours.^ marquis de 
Brandebourg, petit-fils du duc Ma- 
gnus, investi par Conrad III. — ■ 
Remet le duché en 1142. 

1142. Hp^nri îc Lion., duc de Ba- 
vière, fils de Henri le Superl)e. — 
Il est dépouillé en 1 180, pour n'avoir 
comparu à aucune des diètes aux- 
quelles il avoit été cité. — Il avoit 
épousé Matîùlde, fille de Henri H, 
roi d'Angleterre, et fut père de l'em- 
pereur Otton IV, 

Maison d'Jscanîe ou d' Ascherslehen. 

1180. Bernard III d'Ascanie, fils 
d'Albert l'Ours, investi par l'empe- 
reur Frédéric Barberousse. " — Il 
fait échouer les projets de l'empereur 
Henri VI, pour rendre l'empire hé- 
réditaire. 

1212. Albert I, fils. — Henri, 
son frère, est la tige de la maisoix 
d'Anhalt. 

1260. Albert II, fils. — Gendre 
de l'empereur Rodolphe de Habs- 
bourg. 

1298. Rodolphe I, fils. 



(4i) 

Ducs de Bavière. 

982. Henri le Jeune ou Ézelon , 
fils de Henri de Saxe le Querelleur, ^ 
frère de l'empereur Otton I. ri 



4^ PÉR. De 987 à 1328. 
Suite des Ducs de Bvvière. 

<)g5. Henri III de Saxe, le Boiteux 
ou le Saint^ fils. — Empereur en 
1002. 



3e Race, Capétiens directs. i45 

Suite des Ducs de Bavière. 

En II 39, il est dépouillé d'une par- 
tie de ses biens. 



ioo5. Henri IV Ézelon, de Luxem- 
l)our{^, beau -frère de l'empereur 
Henri V, reçoit de lui le duché de 
Bavière. 

1027. Henri V de Fronconie , fils 
de l'empereur Conrad III. — Empe- 
reur en io3g, sous le nom d'Henri III. 

1043. Henri VI de Luxembourg, 
fils de Henri IV. 



1049. Conrad, petit -fils d'Ézon, 
comte palatin du Rhin. — Déposé. 

io53. Conrad II de Franconie , 
fils de l'empereur Henri III. 

io56. Agnes d'Aquitaine, veuve 
de l'empereur Henri III, adminis- 
trice. 



1061. Otton, comte de Northeim, 
duc de Saxe sur la Werra. — Dé- 
posé. 

107 1 . Welf I , fils d'Azon II d'Est, 
marquis en Jtalie, gendre d'Otton 
de Northeim. — Il est la souche des 
ducs de Brunswick, devenus rois 
d'Angleterre; et Foulques, son frère, 
du second lit, de la maison de Mo- 
dène. — En 1699, il y eut une al- 
liance entre les deux maisons, par 
le mariage de ïienaud d'Est , duc de 
Modène, avec Charlotte Félicité, 
fille du duc de Brunswick-Hanovre. 

iioi. Welf II, fils; il épouse la 
célèbre comtesse Mathilde de Tos- 
cane. — Il meurt sans enfants. 

m 9. Henri VII le Noir, frère. 

II 25. Henri VIII le Superbe^ fils, 
gendre de l'empereur Lothaire de 
i^upplenbourg. — Il est investi des 
duchés de Saxe, de la seigneurie de 
Cruûswick, de la ïoscaoe, çtc. — 



1189. LÉOPOLD, fils deLéopold, 
margrave d'Autriche, est investi par 
l'empereur Conrad III. 

ii4'2. Henri d'Autriche, frère. 



II 54. Henri IX le Lion, duc de 
Saxe, fils de Henri le Superbe, est 
rétabh; mais le pays entre l'Inn et 
l'Isère, est détaché de ses domaines 
sous le titre de duché d'Autriche, et 
ne relève plus de la Bavière. — En 
Il 80, il est dépouillé ; il ne lui reste 
que Brunswick et Lunebourg 

Maison de Wittelsbach. 

1 1 80. Otton I de Bavière-Wittels- 
bach , de l'ancienne maison de Ba- 
vière , dépossédée en 945, est investi 
par l'empereur Fréd< lic Barberous- 
se. — De lui sont descendues les 
maisons électorales Palatine et de 
Bavière. 

II 83. Louis, fils. 

I23i. Otton II l'Illustre, fils. — 
Il devient comte palatin du Rhin par 
son mariage avec Agnès, fille du 
comte palatin Henri de Saxe, fils de 
Henri le Lion. 

1253. Locis le Sévère, fils, duc 
de Bavière, et comte Palatin. — 
Gendre de l'empereur Rodolphe de 
Habsbourg. 

1294. Louis, duc et électeur de 
Bavière, 2*^ fils de Louis le Sévère. 
— Rodolphe, son aîné, eut le Pala- 
tinat du Rhin et le titre d'électeur. 
Ces deux princes sont les tiges des 
deux maisons électorales palatine et 
de Bavière. — Louis est élu empe- 
reur en i3i4. — Il réunit le Brandei 
bourg, le Ilainault, la Hollande. 



46 



Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



(45) 
Comtes de Franconie. 

.... Henri , fils d'Otton. 

.... Conrad, fils. — Empereur 
en 1024. 

1024. Conrad le Jeune ^ cousin- 
(jermaiii de l'empereur Conrad II. 

1089. L'empereur Henri III, fils 
de l'empereur Conrad, 

io56. L'empereur Henri IV, fils. 
— Il est déposé par son fils. 

1106. L'empereur Henri V, fils. 



II 16. Conrad de Hohen-Stauffen, 
fils de Frédéric, duc deSouabe, et 
neveu, par sa mère, de l'empereur 
Henri V. — Empereur en 1 138. 

1162. Frédéric de Rotheœbourg, 
fils de l'empereur Conrad, et cou- 
sin-germain de l'empereur Frédé- 
ric I. 

II 67. Conrad, 3^ fils de l'empe- 
reur Frédéric. — Duc de Souabe en 
1 191 , à la mort de son frère Con- 
rad. 

1196. Philippe, 4^ fils de l'empe- 
reur Frédéric I, et frère de l'empe- 
reur Henri VI. — Prince de Tos- 
cane en 1 195. — Duc de Souabe en 
1196.^ — ^ Empereur en 1197. 

1 208. Frédéric II, neveu, et fils de 
l'empereur Henri VI, duc de Fran- 
conie et deSouabe. — Empereur en 
1212. 

i25o. L'empereur Conrad IV, fils. 
— Duc de Franconie et de Souabe. 

1354- CoNRADiN, fils. — Duc de 
Franconie et de Souabe. — Décapité 
àNaples, en 1268, avec son cousin, 
Frédéric de Bade. 

Avec Conradin s'éteignirent les 
duchés de Souabe et de Franconie; 
et, à la faveur de l'anarchie, la plu- 
part des seigneurs particuliers de ces 
contrées se rendent ^indépendants, 



Suite des Comtes de Franconie. 

et deviennent princes immédiats. 
L'empereur Rodolphe de Ibibsbourg 
donne les débris de la Souabe à son 
fils Rodolphe; et ceux de la Fran- 
conie à Frédéric, Burgrave de Nu- 
remberg, son neveu, qu'il fait prince 
de l'empire. De lui descendent les 
électeurs de Brandebourg, devenus 
rois de Prusse. 

Le duché d'Autriche appartenant 
au jeune Frédéric de Bade, comme 
petit-fils de la sœur aînée du dernier 
duc, est envahi par Ottocare II, roi 
de Bohème , qui avoit épousé la 
sœur cadette. Rodolphe, ayant ob- 
tenu pour son fils Albert , Elisabeth 
de Tyrol, nièce de Frédéric, rede- 
mande l'Autriche à Ottocare, et le 
force à la restituer. Albert devient 
ainsi la tige de la seconde maison 
d'Autriche. 



(4&) 

Ducs de Souabe. 

982. Conrad , d'une maison in- 
connue , succède à Otton I. 

997. Herman II, que l'on croit fils 
d'Otton I. 

1004. Herman III, fils. — Il meurt 
sans laisser d'enfants. 



1012. Ernest, fils de Léopold , 
marquis d'Autriche, épouse Gisèle, 
veuve d'Herman, laquelle épousa 
depuis l'empereur Conrad II. 

ioi5. Ernest, fils. 

io3o. Herman IV, frère. 



io38. Henri, fils de l'Empereur 
Conrad II. — Empereur en 1089. 

1045. Otton II, comte Palatin du 
Rhin. 

1047. Otton III de Schweinfurt. 

1057. Rodolphe de RJkiufelden^ 



4^ PÉR. De 987 a iS^S. — 3e Race, Capétiens clireets. 147 

Suite des Ducs de Souahe. Suite des Comtes Palatins du Rhin. 



îjeati-frère de l'empereur Henri IV. 
Élu pour le renjplacer, il est tué dans 
$a révolte à la bataille de Wolksheim. 



1141. Herman, comte de Staleck. 



1060. Frédério I de Ilohen-Stauf- 
fen , gendre et général de l'empe- 
reur Henri IV, est investi par lui 
à la place de Rodolphe. 

iio5. Frédéric H, fils. — Con- 
rad, son frère, est fait duc de Fran- 
conie en 1 1 16. 

1147. Frédéric HI Barberousse ^ 
fils. — Empereur en 1162, sous le 
nom de Frédéric I. 

II 67. Frédéric IV, 2^ fils. 

1191. Conrad, duc de Franconie, 
frère. 

JKIQÔ. Philippe , frère , duc de 
ifranconie et de Souabe. 

Pour la suite , voyez les Comtes 
de Franconie. 



(47) 
Comtes Palatins du Rhin. 

gSg ou 993. ÉzoN ou Ehrenfroi , 
fils d'Herman, et gendre de l'empe- 
reur Otton I. 

io35. Otton, fils de Ludolphe, 
fils d'Ézon ;il est.investi de la Souabe 
en 1045. 

1045. Henri du Lac, cousin-ger- 
main, fils d'Ézelon, fils d'Herman. 



1095. SiGEFROi de Louvain ou de 
Ballenstaedt, fils de la femme de 
Henri, et gendre de Henri le Gras, 
fils d'Otton de Northeim, duc de 
Bavière. 

iii3. GoDEFROi de Calve ou de 
Galbe, investi par l'empereur Hen- 
ri V. 

Après 1 1 25. Guillaume, fils de Si- 
gefroi. — Meurt sans enfants. 



II 56. Conrad de Hohen-Stauffen, 
investi par l'empereur Frédéric Bar- 
berousse, son frère. 

1 196. Henri de Saxe, gendre, fils 
de Henri le Lion , duc de Saxe et de 
Bavière. — Il est dépouillé en I2i5. 



i2i5. Louis, duc de Bavière, in- 
vesti par l'empereur Frédéric II. 

1 228. Otton l'Illustre , fils , duc de 
Bavière , et gendre de Henri de 
Saxe. 

1253. Louis le Sévère, duc de Ba- 
vière, fils, 

1294. Rodolphe I, fils aine, élec- 
teur, gendre de l'empereur Adolphe 
de Nassau. — Il est dépouillé de ses 
états par l'empereur Louis de Ba- 
vière, son frère, tige de la brancha 
cadette de sa maison. 

i3i9. Adolphe le Simple, fils. — 
Rend le droit électoral alternatif 
avec la Bavière. 

1327. Rodolphe II, frère. 



(48) 
Margraves de Brandebourg. 

983. Lothaire, comte de Wal- 
delck, investi par Otton II. 

ioo3. Werner, fils. 

loio. Bernard, fils de Thierry, 
prédécesseur de Lothaire. 

10 18. Bernard II, fils. 

1046. Guillaume, fils. 



io5G. Udon, comte de Stade. 

1082. Henri I, fils. 

1087. Udon II, frère. 

1106. Rodolphe I, frère. — Il re- 
çoit de l'empereur Henri V les Mar- 
ches pour huit ans, à condition d'é- 
lever son neveu. 

10. 



48 



Tulles syîichronîqucs de l'Histoire de France. 



Suite des Margraves de Brandebourg. 

ni 5. Henri II, fils d'Udon II, 
meurt sans enfants. 

II 28. UuOK III, fils de Rodolphe, 
meurt sans enfants. 



ii3o. Conrad, comte de Ploceke. 

II 34. Albert VOurs^ comte d'As- 
canie, investi par l'empereur Lo- 
thaire. — Duc de Saxe en i i3g. — ■ 
Il rend en 1 1 42 , le duché à Henri le 
Lion. Le margraviat, par compensa- 
tion, est affranchi de la dépendance 
de la Saxe, et devient principauté de 
l'Empire, 

1169. Otton I, fils. 

1198. Otton II, fils. 

1206. Albert II , frère, 

1221. Jean I, fils. 

1266. Jean II, fils. 

1285. Otton IV la Flèche, frère. 

1298. Conrad I , électeur de Bran- 
debourg, 

i3o4- Jean III, fils. 

i3o5. Waldémar, frère, 

iSig. Waldémar II, neveu, fils 
de Henri de Landsberg, fils de Con- 
rad. — Il meurt sans enfants. 

i322, Jean IV, frère. Il meurt sans 
enfants. 



i322. Louis I de Bavière, fils aîné 
de l'empereur Louis de Bavière, est 
investi par son père, malgré les pré- 
tentions des princes descendant d'Al- 
bert l'Ours. — 1 349, il remet le mar- 
graviat à son frère Louis, dit le Ro- 
main, et se réservé la dignité élec- 
torale. 



(49) 
Margraves de Bnmswick. 

972, Brunon II, fils de Brunon I, 
premier margrave, lequel étoit fils 
puîné de Henri de Saxe le Querelleur. 



Suite des Margraves de Brunswick. 
1006. LunOLPHE, fils. 

io38. Brunon III, fils. 
1057. EcBERT, frère. 
1068. ECBERT II, fils. 

1090. Gertrude, sœur, et Henri 
le Gras, son mari, duc de Saxe sur 
la Werra , fils d'Otton de Northeim. 

IIl3. RiCHENSE, fille, etLOTHAlRK 

de Supplcnbourg, son mari, empe- 
reur en 1 125. 

II 36. Gertrude, fille, et Henri 
le Superbe^ son mari, duc de Ba- 
vière, 

1139. Henri le Lion, fils, duc de 
Bavière, de Saxe et de Toscane. — 
Dépouillé de ses états en 1 180, il ne 
lui reste à sa mort que Brunswick et 
Lunebourg. 

1 195. Henri, comte de Brunswick, 
fils, et frère de l'empereur Otton IV. 
Il est investi en i i96,dupalatinat du 
Rhin. Il meurt en 1227, ne laissant 
que des filles. — Guillaume, son frère, 
a Lunebourg en partage. 

Ducs de Brunswick. 

1227. Otton I l'Enfant, fils de 
Guillaume de Lunebourg, et son 
héritier en I2i3, veut recueillir 
aussi l'héritage de son oncle Henri. 
Il lui est disputé par l'empereur Fré- 
déric II, qui avoit acheté les droits 
des filles de Henri. — Après plu- 
sieurs années d'hostilités, Otton, 
par accord, cède les domaines allo- 
diaux de Brunswick et de Luné- 
bourg, à rempereur,Mequel les lui 
rend en 1 235, avec le titre de duchés 
mouvants de l'Empire. 

1252. Albert I le Grand., fils. 
, 1279. Albert II le Gras., fils, — 
Olhon de Brunswick, son petit-ne- 
veu , fut le quatrième mari de Jeanne 
de Naples. 

i3i8. Magnus I le Preux, fils. 



4^ PÉR. DegS-] à i3i8. — 3^ Race^ Capétiens directs. i/JQ 

Suite des Ducs et Rois de Bohême. 



(5o) 
Ducs et Rois de Bohême. 

967. BoLESLAS II le Débonnaire, 
duc de Bohême, fils de Boleslas I. 
999. Boleslas III l'Aveugle, fils. 
1002. Jaromir, frère, 
loi 2. Udalrig , frère. 
1087. Bretislas l'Achille, fils. — 
Il impose un tribut aux Polonois. 
io55. Spïtignée II, fils. 
1061. Vratislas II, frère. — En 
io8g, il reçoit de l'empereur Henri 
IV le titre de roi , mais personnel à 
lui. 

1092. CoK R AD I, frère. 
1095. Bretislas II, fils de Vratis- 
las II. 

1100. BoRZivoi II , frère. 
U07. SvATOPOLK, fils d'Otton de 
Moravie, frère de Spitignée. 

1109. Vladislas III, fils du roi 
Vladislas II. 

1 125. SoBiESLAS I, frère. 
I i4o. Vladislas IV, fils de Vladis- 
las III — En II 55, il reçoit de l'em- 
pereur Frédéric Barberousse, le titre 
de vicaire de l'Empire, et celui de 
roi de Bohême, qu'avoit porté son 
yrand-père. 

1174- SoBiESLAsII, fils de Sobies- 
las I. 11 meurt sans enfants. 

1 1 78. FRÉDÉRic,fils]deWladislasIV. 

1 190. Conrad II, fils de Léopold, 
fils de Conrad I. 

1191. Wexceslas II, fils de So- 
bieslas I. 

1193. Henri Bretislas, évêque de 
Prague , fils de Wladislas III. 

1196. Wladislas V, dernier duc, 
fils du roi W^ladislas IV. 

Rois de Bohême. 

Il 97. PrÉmislas II Ottocare, le Fie 
torieux., frère. — En 1199, il est 
déclaré roi par l'empereur Phihppe. 
— Depuis, il prend le parti d'Otton, 



d'où il fut nommé Ottocare, (ami 
d'Otton). 

1 23o. Wesceslas III Ottocare ou le 
Borgne, fils 

1253. PrÉmislas Ottocare, fils. — 
Il est forcé de prendre investiture de 
l'empereur Rodolphe de Habsbourg» 
autrefois maréchal de sa cour; et de 
restituer l'Autriche, dont l'empe- 
reur investit son fils Albert. Voyez 
Franconie. 

1278. Wenceslas IV, fils, et gendre 
de l'empereur Rodolphe. — En 1290, 
il est confirmé dans les dignités d'É- 
lecteur et de Grand Échanson de 
l'empire, ainsi qu'en avoient joui 
son père, son aïeul, son bisaïeul et 
son trisaïeul, selon que porte le 
diplôme. — En i3oo, il est élu roi 
de Pologne. 

i3o5. Wenceslas V, fils. — Il meurt 
sans enfants. 



i3o6. Henri, duc de Carinthie, 
époux d'Anne, sœur de Wenceslas 
V. — Il est dépouillé pour défaut 
d'investiture. 

i3io. Jean de Luxembourg, fils 
de l'emperevir Henri VII, et époux 
d'Elisabeth, seconde sœur de Wen- 
ceslas V. — Il est tué à la bataille 
de'Crécy, en i346, combattant pour 
la France. 



(5,) 

Suisse. 

En 1 307, les trois petits cantons 
Suisses d'Uri , de »Schwitz et d'Unter- 
Walden, vexés par l'empereur Al- 
bert , fils de Rodolphe de Habsbourg, 
se révoltent , sous la direction de 
Guillaume Tell ; ils se confédèrent , 
et donnent ainsi naissance à la^fépu- 
bl/que Helvétique. Le cauton d 



i5o 



Tables synchrotîiques de r Histoire de France. 



Suite de la Suisse. 

Schwitz, donne son nom à la confé- 
ddration. 

i3i5. Seize cents Suisses , battent 
îi Morgarten , l'archiduc Léopold , 
fils de l'empereur Albert, qui étoit 
entré dans leur pays avec vingt mille 
hommes. Par cette victoire, ils assu- 
rent leur indépendance. 



III. ITALIE. 

(52) 

Papes. 

985. Jean XVI, iSy* pape. — 
Il est chassé, puis rappelé par Cres- 
centius. — Conversion des Russes. 

9()6. Grégoire V (Brunon), fils 
d'Otton, duc de Franconie, et ar- 
rière-petit-fils, par son aïeule Lut- 
garde, de l'empereur Otton I. — 
Il est placé sur le saint-siège par le 
crédit d'Otton III, à l'âge de 24 ans. 
— Philagathe, antipape, sous le nom 
de Jean XVII. 

999. SiLVESTRE II (Gerbert), né 
en Auvergne, le premier pape fran- 
çois. L'étendue de ses connoissances 
le fait soupçonner de sorcellerie. 
iO()3. Jeak XVII (Siccon). 
ioo3. Jean XVIII (Phasian), ab- 
dique en 1009. 

1009. Sergius IV (OsPorci). 
1012. Benoit VIII (Théophilite) , 
fils de Grégoire, comte de Tuscu- 
lum. — Il chasse les Sarrasins de la 
Toscane. 

1024. Jean XIX (Romain), duc 
de Rome, frère de Benoît. — Il est 
élu à force d'argent. 

io33. Benoit IX (Théophylacte), 
fils d'Albéric , duc de Tusculum , 
neveu de Jean XIX. Il parvient très 
jeune à la papauté, par les largesses 
de son père. 



Suite des Papes. 

io44- Grégoire VI (Gratien), par 
cession simoniaque de Benoît IX. 

— Il est déposé au concile de Sutri, 
en 1046. 

1046. Clément II (Suidger), 
1048. Damase II (Poppon), choisi 
par l'empereur. 

1048. S. LÉON IX (Brunon d'É- 
gesheim), est élu à W^orms dans une 
assemblée convoquée par l'empereur. 

— Il accepte sous condition de la 
ratification du clergé et du peuple de 
Rome. — Consommation du schisme 
des Grecs. 

io55. Victor II (Gebhard), pa- 
rent de l'empereur Frédéric Barbe- 
rousse. — Il garde jusqu'à sa mort 
son évêché d'Eichstaett. 

loSy. Etienne IX (Frédéric), fils 
de Gothelon, duc de la Basse-Lor- 
raine. 

Benoit X, antipape, élu en îo58, 
n'est compté parmi les papes, que 
pour le rang qu'il donne à ceux du 
nom de Benoît. 

io58. Nicolas II ( Gérard ) de 
Bourgogne. — loSg, concile de Rome 
où l'on statue le mode d'élection des 
papes, sauf le respect et l'honneur 
dus à l'empereur. — Le pape investit 
les Normands, fils de Tancrède de 
Hauteville, des'duchés de Pouille et 
de Calabre. 

1061. Alexandre II (Anselme de 
Badage), Milanois, se fait introniser 
sans attendre le consentement du 
roi des Romains. 

1073. Grégoire VII (Hildebrand). 
Prévoyant les difficultés qu'il pour- 
roit avoir avec l'empereur, il le prie 
de ne pas consentir à son élection. 
— L'empereur la ratifie. — Com- 
mencement des guerres dites du Sa- 
cerdoce et de l'Empire. — La fameuse 
comtesse Mathilde de Toscane lui 
fait donation secrète de ses états.v 



4e Pêr. De 987 a ï3!28. — 3<^ ^^ce, Capétiens directs. i5i 



Suite des Papes. 

io86. Victor III (Didier). 

1088. T^RBAiN II (Olton), Fran- 
çois. — 1096, i*"^ croisade, dont 
Godefroy de Bouillon fut le chef. 

1099. Pascal II (Rainier), hospi- 
talier de Saint-Jean. — 11 18, com- 
mencement des Templiers, quelques 
années après les Hospitaliers de Saint- 
Jean de Jérusalem. 

iii4- GÉLASE II (Jean de Gabre) 

iiig. Calixtf. II (Guy), fds de 
Guillaume le Grand, comte de Bour- 
{jogne. — II 23, 9*^ concile général, 
i^"" de Latran , qui mit fin aux guer- 
res du Sacerdoce et de l'Empire. — 
Le clergé de Rome est reconnu dans 
le droit d'élire les papes, sans la 
confirmation des «mpereurs. 

1 1 24. Honoré II ( Lambert ). 

ii3o. Innocent II (Grégoire Papi) 
— iiSg, 10^ concile général, 2'' de 
Latran, pour l'extinction du schis- 
me, et la condamnation d'Arnaud 
de Bresse. 

1143. CÉLESTiN II (Guy de Tos- 
cane ). 

ii44« Lucius II (Gérard de Bolo- 
gnel). 

1145. Eugène III (Bernard de 
Pise). — ii47i 2* croisade. Chefs: 
Louis VII et l'empereur Conrad III. 

11 53. Anastase IV (Conrad de 
Rome). 

11 54. Adrien IV (Nicolas Break- 
spear). 

II 59. Alexandre III (Roland de 
Sienne) — 1179^ ïi^ concile géné- 
ral, 3® de Latran, contre les Vau- 
dois et les Albigeois. — Alexandre 
attribue aux cardinaux le droit ex- 
clusif d'élire les papes. 

1 181. Lucius III (Ubalde de Lac- 
ques ). 

1 185. Urbain 111 (Hubert Crivelli). 

1187. Grégoiri VIII (Albert de 
Ecnéventl. 



Suite des Papes. 

1187. Clémint m (PauHn de Ro- 
me). — 1188,3" croisade. Chefs: 
l'empereur Frédéric II, Philippe-Au- 
guste, roi de France, et Richard, roi 
d'Angleterre. 

1 191. CÉLESTIN m (Hyacinthe Bo- 
bocard). — 1195,4" croisade. Chef : 
l'empereur Henri VI. 

1198. Innocent III (Lothaire de 
Segni), savant canoniste. — ^^99» 
5* croisade. Chefs : de simples prin- 
ces et les Vénitiens. Ils s'emparent 
deConstantinople. — I2i5, 12*^ con- 
cile général, 4*^ de Latran, contr« 
les Albigeois et Bérenger. 

1 2 1 6. Honoré III (Cencio Sa velli) . 
— Inquisition. — 6^ croisade. Chef: 
André II, roi de Hongrie. 

1227. Grégoire IX (Ugolin de 
Segni). 

1241. CÉLESTIN IV (Geoffroi). 

1243. Innocent IV (Sinibalde de 
Fiesque) — 1245, i3* concile gé- 
néral, i^** de Lyon, contre l'empe- 
reur Frédéric II. — 7® croisade. 
Chef: S. Louis, roi de France. 

1254. Alexandre IV (Reinald da 
Segni) , neveu de Grégoire IX. 

1261. Urbain IV ( Jacques-Panta- 
léon de Court - Palais) , natif de 
Troyes, fils d'un savetier. — Il in- 
vite Charles, comte d'Anjou, à la 
conquête de Naples. — Il institue 
la fête du Saint-Sacrement. 

1265. Clément IV (Guy Fonl- 
quois), François de naissance. — 
8* et dernière croisade. Chef: S. 
Louis , roi de France. 

1271. Grégoire X (Théalde ou 
Thibault de Plaisance). — 1274, i4* 
concile général, 2^ de Lyon, pour 
la réunion des églises latine et grec- 
que. 

1276. Innocent V (Pierre de Ta- 
rentaise). 

1276. Adrien V (Ottobon). — Il 



i5i 



Tables sjnchrouùjucs de l'Histoire de France. 



Suite des Papes. 

meurt sans avoir été sacré. Il n'étoit 
que diacre. 

1276. Jean XXI (Pierre), Por- 
tugais , qui auroit dû être appelé 
Jean XX, et dont la dé5i{i;n::fion nu- 
mérique provient de ce que quelques 
lins ont compté pour pripe, soit 
l'antipape Jean XVII, sous Grégoi- 
re V; .-oit Jetn, fils de Robert, an- 
tipape, au temps de Benoit IX, sous 
le nom de Sylvestre III. 

1277. Nicolas III (Jean Gaétan), 
de la famille des Ursins. 

1281. Martin IV ( Simon de Brion 
ou de Brie) , François de naissan- 
ce. — Il excommunie les Siciliens 
à raison du massacre des Vêpres 
Siciliennes. 

1285. Honoré IV (Jacques Sa- 
velii). A sa mort le saint-siège va- 
que dix mois, par suite d'une épidé- 
mie qui enleva plusieurs cardinaux, 
et fit séparer les autres. 

1288. Nicolas IV (Jérôme). 

1294. Célestin V (Pierre de Mou- 
ron). 

1294. BoNiFACE VIII (Benoît Caïe- 
tan), d'Agnani. — Démêlés avec 
Philippe le Bel, au sujet de l'em- 
prisonnement de Bernard de Sais- 
set , premier évêque de Pamiers. — 
Institution du Jubilé. 

i3o3, Benoit XI (Nicolas Boca- 
sio). A sa mort, vacance de onze 
mois, par la mésintelligence des 
cardinaux. 

i3o5. Clément V (Bertrand de 
Got), François, créature de Phi- 
lippe le Bel. — P^n 1809, il transfère 
le saint-siège à Avignon. — i3ii , 
l5*^ concile général, à Vienne, pour 
l'abolition des Templiers. — A sa 
mort, le saint-siège vaque 28 mois. 

i3i6. Jean XXII (Jacques d'Eau- 
se), né à Cahors. 



(53) 
Comtes de Savoie. 

Les comtes de Savoie , gouver- 
neurs de cette province, pour les 
empereurs , se rendent insensible- 
ment indépendants de ceux-ci. 

Comtes de Maurienne. 

.... ¥LvuviMT aux Blanches-Mains, 
1048. AiMÉ:)ÉE I, fils. 
1072. HumbertII, fils. 

Comtes de Savoie. 

1108. Amédée II, fils. 

1148. Humbert III le Saint. 

1 188. Thomas , fils. 

1233. Amédée III ou IV, fils. ^ 

1253. BoNiFACE, dit Roland.) fils. |l 
Sous la tutèle de Thomas, comte de ™ 
Maurienne, son oncle. 

1263. Pierre le Petit-Charlemagne , 
frère d'Amédée. 

1268. Philippe I, frère. 

1285. Amédée V le Grand., fils de 
Thomas, comte de Maurienne. — 
En i3i5, il secourt les chevaliers de 
Saint-Jean de Rhodes contre les at- 
taques d'Othman, premier empereur 
des Turcs ; de là, la devise F. E. R. T. 
Fortitudo Ejus Rhodum Tenait. Sa va- 
leur a sauvé Rhodes. 

i323. Edouard, fils. 



(54) 



Milan profite des guerres du Sa- 
cerdoce et de l'Empire, pour secouer 
insensiblement le joug des empe- 
reurs. Elle passe alors sous la do- 
mination de ses propres concitoyens 
les Torriani , les Visconti et les 
Sforces. 

Torriani. 

1257. Martin dalla Torre (de la 



4^ PÉR. De 987 à iS'iS. — 3e Race, Capétiens directs. i53 

Suite des Capitaines de Mantoue. 



Suite des Seigneurs de Milan. 

fonr), chef d'un rassemblement sé- 
ditieux, chasse de la ville les nobles 
et l'archevêque Visconti. 

1263. Philippe dalla Torre^ frère. 

1265. Napoléon dalla Torre , pa- 
rent. — II est fait prisonnier dans 
une bataille que lui livre l'archevê- 
que Visconti. 

Visconti. 

1277. Otton Fi5co«?i, archevêque 
de Milan. 

1295. Mathieu le Grand .^ neveu, 
chef des Gibelins ou Impériaux en 
Italie. — Sa domination est troublée 
parles Torriani. — Il résigne à son 
fils. 

i322. G ALÉAS, fils. — Arrêté en 
1827, par ordre de l'empereur Louis 
de Bavière, il est relâché en ï328. 



(55) 

Capitaines de Mantoue. 

Mantoue est donnée par l'empe- 
reur Otton II à Thédalde, aïeul de la 
fameuse comtesse Mathilde. Après 
elle, et à . la faveur des divisions 
entre les papes et les empereurs, 
cette ville secoue le joug des der- 
niers, mais pour passer sous celui de 
ses propres concitoyens. Ludovic, 
comte de San -Bonifacio, en étoit 
capitaine, lorsqu'il en fut chassé par 
Bonacossi. 

1272. PiNAMONTE Bonacossi. 

1291. G Aiirio Bonacossi, fils. 

.... Bardelon Bonacossi, chasse 
son frère Carpio. 

1 299. BoïTicELLA Bonacossi, chas- 
se son aïeul Bardelon. 

i3o8. Passeuino et BcTiRON Bona- 
cossi, fils. — Passerino périt dans 
une sédition en i328, et l'autorité 



passe alors aux Gonzagues, qui l'ont 
conservée 400 ans. 



(56) 
Parme et Plaisance. 

Parme et Plaisance, après avoir 
secoué le joug des empereurs, à l'i- 
mitation des autres villes d'Italie, se 
gouvernent quelque temps en ré- 
publique. En i3i5, elles font partie 
de l'état de Milan. Elles se révoltent 
en i322 et i326, et se donnent au 
pape Jean XXII. En i339, elles re- 
tournent aux Viscontis. 



(57) 

Ducs et Marquis de Toscane., 

et République de Florence. 

.... Adalbert III , dont la famil- 
le n'est pas connue, succède à Hu- 
gues le Grand, mort sans enfants. 

IOl4- HaGINAIRE ou RÉGNIER. 

1027. BoNiFACE II, fils de Thédalde, 
comte de Modène, Reggio, Man- 
toue, Ferrare et Canosse, est in- 
vesti du marquisat de Toscane par 
l'empereur Conrad IL 

io52. Frédéric , dit i?onj/âce , fils, 
mort en bas Age. 

io55. BÉATRix, fille de Frédéric II, 
duc de la Haute-Lorraine, et mère 
de Frédéric Boniface, administre le 
duché , de concert avec Godefroi le 
Barbu, duc de la Basse-Lorraine, 
son second mari. 

1076. Matiulde la Grande-Duches- 
se f fille de Boniface II et de Béatrix. 
— Veuve de Godefroi le Bossu, fils du 
2*^ mari de sa mère, elle épouse Welf, 
fils de Welf I, duc de Bavière (IV« 
dans la généalogie de sa maison ), 
et petit-fils d'Albert-Azzon ou AttOD, 



,54 



Tables synchroniques de VHisloîrc de France. 



Suite des Ducs et Marquis de Toscane. 

marquis d'Est. — Elle épouse avec 
zèle la cause des papes, contre l'em- 
pereur Henri IV, dont elle étoit cou- 
sine. — L'an 1077, elle fait une do- 
nation secrète de ses états au saint- 
siè{5e, et la renouvelle en 1102. Elle 
meurt sans enfants, en iii5. 

iii5. L'empereur Henri V se met 
en possession des biens de Mathilde, 
et même des allodiaux , malgré les 
réclamations du pape et de Welf. 
Il y envoie des gouverneurs. 

Gouverneurs de Toscane. 

Ratdoi) est le premier. 

Il 19. Conrad, neveu de l'empe- 
reur Henri V. — De son temps, com- 
mencent les longues guerres entre 
les Pisans et les Génois. 

ii3i. Rampret. 



11 33. Henri le Superbe^ duc de 
Bavière , est investi du duché de 
Toscane par l'empereur Lothaire. 

1139. Uldéric, créé duc de Tos- 
cane par l'empereur Conrad. 

Il 53. Welf d'Est VI, frère de 
Henri le Superbe, est investi par son 
neveu Frédéric I Barberousse. — 
"Welf , se voyant sans enfants , lui 
cède ses états, au préjudice de Henri 
le Lion, son neveu. 

1195. Philippe, 5^ fils de l'empe- 
reur Frédéric, est investi par l'empe- 
reur Henri VI, son frère. — De son 
temps , le pape Innocent III fait des 
tentatives pour rentrer dans les al- 
lodiaux de Mathilde ; de là, les trou- 
bles de l'Italie et les guerres des 
Guelphes et des Gibelins. Alors , 
aussi, la Toscane s'érige en républi- 
que, gouvernement qui dura près 
de 400 ans. 

Florence République. 

Les factions des Blancs et dr€S 



Suite des Ducs et Marquis de Toscane. 

Noirs commencent à la déchirer. 

.... Florence est gouvernée par 
36 Anciens, ayant à leur tête un Ca- 
pitaine et un Podestat. 

1268. 12 chefs, dits Bons Hom- 
mes, exercent la magistrature, et 
sont renouvelés tous les deux mois. 

1280. Lesmagistratssont au nom- 
bre de i4; sept du parti Guelphe, et 
autant du parti Gibelin. Ils sont an- 
nuels. 

1282. Onnomme 3 PncMr^, puis 6. 

i3i2. Henri VII assiège envain 
Florence. Guerres entre les Floren- 
tins et les Lucquois , commandés 
par Castruccio Castracani, réputé 
l'un des grands capitaines de son 
siècle, et institué duc de Lucques 
par l'empereur Henri VH. Les Flo- 
rentins appellent à leur secours Ro- 
bert, roi de Naples, auquel ils con- 
fèrent la souveraineté de leur ville 
pour 5 ans. 



(58) 
Seigneurs de Ferrare. 

A la mort de la comtesse Mathild» 
de Toscane, Modéne, Ferrare et 
Reggio , disputées entre les papes 
et les empereurs, profitent de leurs 
différends pour se mettre en liberté 
et choisir elles-mêmes leurs magis- 
trats. Azzon VI, marquis d'Est, po- 
destat de Ferrare en 1196, en fut 
nommé seigneurperpétuelvers 1208; 
et depuis, sa maison a continué de 
régner à Modéne et à Reggio jusqu'à 
nos jours. 

1082. Azzon VI ou Azzolin, mar- 
quis d'Est, premier seigneur per- ^a 
pétuel de Ferrare. — Il descendoit ^ 
d'Otbert I, seigneur de Canosse, 



4«PÉR. "De 987 a 1328. — 3« Race^ Capétiens directs. i55 



qui avoit été fait comte du sacré 
palais par Otton I , en 962. 

121 2. Aldrovandin I, fils. 

I2i5. AzzON VII le Jeune^ frère. 

1264- Obizon II, fils de Renaud, 
fils d'Azzon VII. Il s'allie à Charles 
d'Anjou contre Mainfroi. — Les Mo- 
denois , en 1 288 , et ceux de Reggio , 
en 1290, l'élisent pour leur seigneur. 

1293. AzzoN VIII, fils. — Persé- 
cuté par ses frères, il les deshérite, 
et teste en faveur de Foulques, fils 
de Fresco, son fils naturel. 

i3o8. Foulques, petit-fils natu- 
rel. — Guerres entre Foulques et 
ses oncles. Ferrare est occupée suc- 
cessivement par les Vénitiens et par 
le pape. Modène passe aux Pii. 

iSij. Renaud, Obizon III et Nico- 
las, fils d'Obizon II. Ils s'emparent 
de Ferrare, et y sont maintenus par 
le pape, à condition qu'ils n'y se- 
ront que ses vicaires. Ils rentrent 
aussi, dans la suite, en possession de 
Modêne. 



(59) 
Comtes d'Urbin. 

Lés comtes d'Urbin, vicaires de 
l'Empire, dans cette partie de l'Ita- 
lie, se rendent indépendants vers la 
fin du douzième siècle. Deux mai- 
sons y occupèrent alors successive- 
ment le souverain pouvoir, celles de 
Montéfeltro et de Rovère. Les pre- 
miers, issus de Montéfeltrino , capi- 
taine célèbre de la fin du 12*^ siècle, 
dominèrent à Urbin jusqu'en i3o8, 
d'abord sous le titre de comtes, et 
depuis 1474 5 sous celui de ducs, qui 
leur fut donné par le pape en i474. 
Les seconds, entrés par alliance dans 
la même maison, régnent de l5o8 



Suite des Comtes d'Urbin. 

jusqu'en i636, que le dernier Ro- 
vère remit ses états à l'église. 

Les premiers des Montéfeltri s'of- 
frent , sur la scène de l'histoire , sous 
le rôle de Condottieri ou de chefs de 
bandes. 



(60) 
Fenise. 

997. Les Vénitiens s'emparent des 
îles de Dalmatie, et, en 1048, de celle 
de Corfou. 

1172. 12 tribuns sont choisis pour 
surveiller la puissance des doges. 
Chaque année ils nomment chacun 
20 citoyens qui forment le grand 
conseil, d'où l'on tire les électeurs 
qui choisissent le doge. 

1202. Les Vénitiens transportent 
les croisés, et s'emparent avec eux de 
Constantinople. Pour récompense, 
ils obtiennent la moitié de Constan- 
tinople et de la Morée, ainsi que la 
plupart des îles de l'Empire. Ils ac- 
quièrent celle de Candie, du mar- 
quis de Monferrat^qui l'avoit eue 
dans son partage. 

Vers le même temps, ils transpor- 
tent de Constantinople à Venise, les 
quatre chevaux de bronze , chef- 
d'œuvre de Lysippe. Constantin les 
avoit tirés de Rome, où ils avoient 
été envoyés à Néron par Tiridate, 
roi d'Arménie. 

1269. Les Vénitiens délivrent 11- 
talie du tyran Ezzelin. — Commen- 
cement d'une guerre maritime de 
40 ans avec les Génois. 

1268. Nouvelle forme d'élection 
du doge, trouvée si sage, qu'il n'y a 
rien été changé depuis, 

1297. Le doge Pierre Gradenico, 
compose le grand conseil des seuls 
nobles de l'état. Alors .se forme le 



i56 Tables synchroniques de V Histoire de France. 



Suite de Venise. 

Livre d'Or pour recevoir les noms 
de tous les nobles. 

1299. Paix entre les Vénitiens et 
les Génois : les premiers renoncent 
à entrer armes dans la mer Noire et 
dans celle de Syrie. 

i3io. A l'occasion d'une conspi- 
ration, dtablissement d'une commis- 
sion inquisitoriale qui s'est perpé- 
tuée depuis , sous le nom de Conseil 
des dix. 



(61) 
Gènes. 

Gènes, indépendante dès le 9® siè- 
cle, puisqu'elle enlève à cette épo- 
que l'île de Corse aux Sarrasins, est 
gouvernée par des consuls qui sont 
changés tous les quatre ans. 

1100. Les Génois prennent part 
à la première croisade. 

iiig. Commencement des longues 
guerres des Génois et des Pisans. 

II 75. Paix entre eux. Ils parta- 
gent l'île de Sardaigne. 

1 200. Un Podestat étranger rem- 
place les consuls. 

1204. Les Génois enlèvent Syra- 
cuse aux Pisans. 

1254- Le peuple, las de la domi- 
nation des nobles, nomme un Ca- 
pitaine du Peuple^ lui donne un con- 
seil de 32 personnes, et oblige le 
Podestat à lui prêter serment de 
fidélité. 

1258. Brouilleries à Saint -Jean- 
d'Acre , entre les Génois et les Vé- 
nitiens. Guerre de 4o ans entre eux. 

1262. Les nobles abolissent la di- 
gnité de Capitaine du Peuple et 
rétablissent le Podestat, qu'ils dé- 
corent du titre diAbbé du Peuple. 



Suite de Cènes. 

1266. Les Génois s'emparent de 
Caffa dans la Crimée. 

1270. Nouvelle révolution. Doria 
et Spinola sont déclarés Capitaines 
de la Liberté Génoise. 

1291. Les Capitaines deviennent 
annuels ainsi que le Podestat, et 
doivent être choisis parmi les étran- 
gers. 

i3io. Conseil souverain mi-parti 
de nobles et de roturiers. 

1317. FiESQUE et Grimaldi, Capi- 
taines du Peuple (du parti Guel- 
phe). 

i3i8. Robert, roi deNaples, ac- 
couru au secours de Gênes, assiégée 
par Spinola et Doria, du parti Gibe- 
lin, est reconnu chef de l'état pour 
seize ans. Il le gouverne par un vi- 
caire. — i33i, il réconcilie les deux 
partis. — i335, les Gibelins font 
chasser son vicaire. 



(62) 

Comtes et Ducs de Fouille et de Calabre, 
Rois de Naples et de Sicile. 



Race Normande. 

1043. GuiLLArME I Bras de Fer., 
comte de Pouille, fils de Tancréde, 
gentilhomme Normand. Sous pré- 
texte de chasser les Sarrasins de la 
Pouille, il en expulse pareillement 
les Catapans, gouverneurs du pays 
pour les empereurs de Constantino- 
ple. 

1046. Dreux ou Drogo, frère. 

io5i. HuMPHRED, frère, i^ — io53 , 
il est reconnu vassal du saint-siège , 
et investi du comté par le pape 
S. Léon , qu'il avoit fait prisonnier. 

1057. Robert -GuiscARD , frère, 
duc de Pouille et de Calabre. — Il 
porte la guerre en Grèce. 



4'' VLr. DegS-] à iSiS. — 3^ Race, Capétiens directs. i5n 
Suite des Comtes et Ducs de PoiiiUe. Suite des Comtes et Ducs de Pouille. 



1072. Roger, frère, comte de 

Sicile ,où il étoit passé en io63. 

io85 Roger , fils de Guiscard , duc 

de Pouille et do Calabre. Boémond, 

son frère, un des chefs de la première 

croisade, est élu duc d'Antioche. 

1 lOi . RocER II h Jeune, fils de 

Roi^er, comte de Sicile. — Roi de 

Sicile en ii3o, par vine bulle de 

l'antipape Anaclet. 

un. GriLL.^t!ME II , fils de Roger, 

duc de Pouille et de Calabre. Il meurt 

sans laisser d'enfants. 

II 27. Roger II, roi de Sicile, cou- 
sin de Guillaume, duc de Calabre et 
de Pouille, s'empare de ses états. — 
En i3o9, il est reconnu roi de Sicile 
par le pape, à condition d'hommage, 
et d'un tribut annuel. 

1154. GiTiLLArME I, fils, dit le 
Mauvais. 

II 66. Guillaume II, fils, dit le Bon. 
1189. Tancrede , fils naturel de 
Roger, frère de Guillaume II, au pré- 
judice de Constance, sa tante, fille 
du roi Roger II. 

II94- Guillaume III, fils, détrôné. 

Maison de Souabe. 

1 194. Henri VI, empereur, époux 
de Constance, fille de Roger II. 

1197. Frédéric-Roger, fils, sous 
la tutèle du pape Innocent III. — 
Empereur en 1212. 

1 25o. Conrad I, fils. — Empereur 
en i25o. 

1 254. Conrad II, dit Conradin, fils, 
âgé de deux ans. — Il est conduit en 
Allemagne par sa mère. 

1268. Mainfroi, oncle naturel, 
régent, se fait déclarer roi, sous le 
faux rapport de la mort de Conra- 
din. — Il périt à la bataille du Champ 
fleuri, près Bénévent. 

Maisons^^de France et d' Aragon. 

1 266. Charles I, frère de S. Louis, 



appelé par le pape contre Mainfroi. 
— 1 268, il livre au bourreau le jeune 
Conradin, qui avoit été fait prison- 
nier après la bataille de Célano. 

1282. Pierre, roi d Aragon, 

gendre de Mainfroi , s'empare 

de la Sicile après les fameuses 

Vêpres Siciliennes. 

1285. Charles II le Boiteux, fils 

de Charles I, roi de Naples. 

1285. Jacques, roi de Sicile, 
2^ fils de Pierre, et gendre de 
Charles II. — i 295 , il abdique 
en faveur de son beau-père. 

1296. Frédéric II, frère de 
Jacques , roi de Sicile. — Il est 
élu parles Siciliens en mépris du 
traité de Jacques. 
1809. RoBKRT le Bon, fils de Char- 
les II, roi de Naples. 



IV. ESPAGNE. 

(63) 
Rois de Léon. 

982. VÉRÉMOND ou BeRMUDE II, 

fils d'Ordogno III. 

999. Alphonse V, fils. 
1027. Rermude III le Goutteux, fils, 
ne laisse pas d'enfants. En lui finit la 
race masculine des Goths. 

Rois de Castille et de Léon. 

1087. Ferdinand I, gendre d'Al- 
phonse V, et 2^ fils de Sanche le 
Grand., roi de Navarre, d'Aragon et 
de Castille , hérite de ce dernier 
royaume dès io35. — Sous ce prince 
commence à paroître Rodrigue Diaz, 
si renommé dans l'histoire d'Espagne 
sous le nom du Cid. 

io65. Alphonse VI, 2^ fils, roi 
de Léon. — 1070, il est dépouillé 
par Sunche, sou frère. — ^^l^i ^^ 



i58 



Tables syncUroiiiques de l'Histoire de France. 



Suite des RoU de Léon et de Castilîe. 

•lui succède en Castilîe. — io85, il 
«ujève Tolède aux Mahomctans. 

io65. Sanciie II, fils aîné, roi 
de Castilîe. — 1070, à l'aide des 
victoires de Kodrigue-Diaz, con- 
nu sous le nom duCid, il parvient 
à dépouiller ses frères. — 1072, 
il meurt sans enfants. 
1109. Uraque, tille d'Alphonse VI 
Cl de Constance, fille du duc de 
Bourgogne, avec Alphonse VII le 
Ritailleur, roi d'Aragon, son se- 
cond mari , par qui elle fut enfer- 
mée, puis répudiée. 

1126. Alphonse VIII, fils d'Ura- 
que et de Raymond, comte de Ga- 
lice , fils de Guillaume le Grand , 
comte de Bourgogne. 

1 1 57. Sanche III , fils , roi de Cas- 
tilîe. 

1157. Ferdinand II, frère, roi 
de Léon. 

11 58. Alphonse III, roi de Cas- 
tilîe, fils de Sanche. — 1 2 1 2, il gagne 
sur les Maures la célèbre bataille des 
Naves de Tolosa, où périrent deux 
cent mille mahométans. 

1 1 88. Alphonse IX, fils de Fer- 
dinand II, roi de Léon, enlève 
aux Maures l'Estramadure, vers 
ii3o. 
1 2 1 4 . Henri I , fils d'Alphonse III, 
roi de Castilîe. — Il meurt sans en- 
fants. 

1 2 1 7. Saint Ferdinand IIl, fils d'Al- 
phonse IX, roi de Léon, et de Bé- 
rengère , fille d'Alphonse III, et sœur 
de Blanche , mère de S. Louis , est 
reconnu roi de Castilîe. — En 1280, 
il est proclamé roi de Léon à la 
mort de son père , malgré le testa- 
ment de ce dernier en faveur de ses 
filles. — Il enlève aux Maures Cor- 
doue, qu'ils tenoient depuis la ba- 
taille de Xérès, en 712; et les pro- 
viofifs de l'Andalousie et de Murcie. 



Suite des Rois de Léon et de Castilîe. 

1262. Alphonse X le Sage et l'As- 
tronome, fils. — En 1267 il est élu 
empereur d'Allemagne ^ mais cette 
nomination demeure sans effet. 

1284- Sanche IV, fils, au préjudice 
des La Cerda, fils de son frère aîné. 

1295. Ferdinand IV, fils. 

i322. Alphonse XI, fils. — Il fut 
père de don Pèdre le Cruel de Cas- 
tille, et de Henri de Transtamare, en- 
tre lesquels éclata une guerre civile, 
à laquelle prirent part la France et 
l'Angleterre. — En i34o, de concert 
avec le roi de Portugal, il remporte 
sur les rois de Maroc et de Grenade 
la fameuse bataille de Tarifa ou de 
Salado, où deux cent mille Maures 
périrent, ou furent faits prisonniers. 



(64) 



970. Sanche Aharca.^ roi de Na- 
varre, et comte d'Aragon, achève la 
conquête de cette province, et l'érigé 
en royaume. 

982. Garcie le Tremhleur, fils. 

1 000. Sanche le Grand^ fils. — Déjà 
roi de Navarre et d'Aragon, il réunit 
la Castilîe en 1028, du chef de sa 
femme ; et en io33, il fait épouser à 
son second fils l'héritière de Léon. 

io35. Ramire I, fils naturel de 
Sanche le Grand, roi de Navarre. 

io63. Sanche Ramiuez, fils. — 
1076, il s'empare du roi de Na- 
varre après avoir fait périr Sancho IV, 
son cousin-germain , et évincé son 
fils. 

1094. Pierre I Sanche, fils, roi de 
Navarre. 

1104. Alphonse I le Batailleur, 
frère, roi de Navarre. 

II 34. RajiiPvEII le Moine .^ frère. 



4e PÉR- De 987 a i328. — 3' 

Suite des Rois d'Aragon. 
Maison de Barceîojie. 

II 37. PÉTRONELLE, fille, et RaT- 

aïoî^D-BÉRENGER, comtc de Barcelone, 
son mari. 

1 162. Alphonse II, fils, comte de 
Barcelone et de Provence. 

1 176. Pierre ou Pedre II, fils. — 
II prend le parti des Albigeois , et 
périt dans un combat contre Simon 
de Montfort. 

I2i3. Ja.yme ou Jacques I, fils. — 
Il fait la conquête des royaumes de 
Valence et de Majorque sur les 
Maures. 

1276. Pierre III, fils, roi d'Ara- 
gon et de Valence. — Il s'empare 
de la Sicile après les Vêpres Sicilien- 
nes — Constance de Souabe, sa fem- 
me , fille de Mainfroi , sauve Charles 
le Boiteux , fils de Charles d'Anjou, 
qui avoit été fait prisonnier, et que 
les Siciliens vouloient mettre à mort 
en représailles de Conradin. — Don 
Jayme, son frère, hérite de Major- 
que, du Roussillon et de Montpel- 
lier. — Son petit-fils en est dépouillé 
par Pierre IV, roi d'Aragon. 

1285. Alphonse III, enlève Ma- 
jorque à son oncle, et Minorque aux 
Mahométans. — Il relâche Charles 
le Boiteux qui renonce à la Sicile. 

1291. Jayme II, frère. — lagS, il 
renonce à la Sicile, par traité avec 
Charles le Boiteux, mais les Siciliens 
appellent alors Frédéric, frère de 
Jayme. — Celui-ci s'empare de la 
i Sardaigne sur les Pisans. 

1327. Alphonse IV, frère. — Il 
monte sur le trône par la renoncia- 
tion de son frère aîné , qui se fait 
moine, et qui fut grand-maître de 
Calatrava et de Montèse. — Il fut 
père de Pierre IV, dit le Cruel et le 
Cérémonieux. 



Race^ Capétiens directs. 

(65) 
Rois de Navarre. 



iSg 



970. Sanche II Abarca, arrière- 
petit-fils deGarcie Xiraénès, le pre- 
mier roi de Navarre. 

982. Garcie II le Trembleur., fils. 

1000. Sanche III le Grand, fils. — 
Il hérite de son père, de l'Aragon et 
de la Navarre ; en 1028, il y réunit la 
Castille du chef de sa femme ; et, par 
le mariage de son 2^ fils, en io33, 
avec l'héritière de Léon, il voit toute 
l'Espagne chrétienne ou du Nord 
soumise à son autorité. 

io35. Garcie III, fils aîné* — li 
est tué dans une bataille contre son 
frère Ferdinand. 

1054. Sanche IV, fils. — Il est 
assassiné par son frère. 

1076. Sanche Ramirez, roi d'Ara- 
gon, au préjudice de ses cousins, 
frères de Sanche IV. 

1094. Pedre I Sanche , fils , roi 
d'Arragon. 

1 104. Alphonse I le Batailleur .f 
frère, roi d'Aragon, puis de Cas- 
tille par sa femme Uraque. — Il 
réunit toute la monarchie comme 
son bisaïeul. — Il lègue ses royau- 
mes aux hospitaliers de Saint-Jean 
et du Temple. Cette disposition 
n'eut pas de suite. 

ii34. Garcie Ramirez IV, petit- 
fils de Ramire, frère de Sanche IV. 
ii5o. Sanche VI le Sage, fils. 
1 194. Sanche VII le Fort^ fils. 

Race de Champagne. 

1234. Thibaut I (IV en Champa- 
gne ) , fils de Sancha , sœur de Sanche 
le Fort. 

1253. Thibaut II (V), fils, gendre 
de S.Louis. 

1 270. Henri le Gras, frère ; il évin- 
ce les filles de Thibaut. 

1274. Jeanne, fille. 



i6o Tables synchroniqiies 

Suite des Rois de Navarre. 

Race de France. 

1284. Philippe le Bel, roi de Fran- 
ce, époux de Jeanne. 

i3o5. Louis Hudn, fils aîné, roi 
de France. 

i3i6. Philippe le Long^ frère, roi 
de France, évince Jeanne II, fille de 
Louis Hutin. 

i32 2. Charles le Bel., frère, roi de 
France, évince pareillement Jeanne. 



(66)1 
Rois de Portugal. 

Henri de Bourgogne, petit-fils de 
Robert, duc de Bourgogne, et ar- 
rière-petit-fils du roi Robert. — Il 
passe en Espagne pour y combattre 
les Sarrasins. Alphonse VI, roi de 
Castille, lui donne sa fille naturelle 
en mariage, le titre de comte de 
Portugal, et tout ce qu'il pourra 
conquérir sur les Sarrasins. 

1194. Henri, comte de Portugal, 
ci-dessus. — Il reçoit en dot les par- 
ties septentrionales du Portvigal jus- 
qu'au Douro. 

III 2. Alphonse Henriqijez. — 
L'an II 39, ayant remporté une vic- 
toire sur cinq rois Maures, il est 
proclamé roi par ses soldats. — 
H 48, il s'empare sxir les rois Mau- 
res, de Lisbonne et des provinces 
d'Estramadure et de Beira. 

Il 85. Sanche I, fils, s'empare des 
Algarves et d'Elvas. 
^ 121 1. Alphonse II, fils. 

1223. Sanche II Capel, fils, dé- 
posé. 

1246. Alphonse III, frère, comte 
de Boulogne par sa femme, régent 
jusqu'à la mort de son frère. — Il 
répudie sa femme pour épouser une 
fille naturelle du roi de Castille , ce 



de r Histoire de France, 

Suite des Rois de Portugal. 

qui fait naître de grands démêlés 
entre ce prince et le pape. — Il s'em- 
pare de l'Alenléjo sur les Maures. 

1279. Denïs, le Père de la Patrie ^ 
fils. 

i325. Alphonse IV le Brave., fils. 
Père de Pierre le Cruel , roi de Por- 
tugal. — Il fait périr Inès de Castro , 
maîtresse de son fils. — i34o, il 
contribua à la bataille de Tarifa. 



(67) 
Rois Maures de Cordoue. 

976. IssEM II, fils d'Alhacan. — 
Sous ce prince, commence l'isnar- 
chie qui amène rapidement la chute 
des Ommiades, 

1006. MÉHÉDi, parent. 

1009. SuLEiMAN , neveu d'Issem. 

10 10. MÉHÉm , rétabli. 
10 12. IssEM, rétabli. 

SuLEiMAN , rétabli. 

10 1 5. Hamoud. 

10 17. Casim, frère. 

1018. HiAYiA, fils d'Hamoud. 

1026. MÉHÉMED. 

1027. MuTAMED AL Allah. Il meurt 
en io38. 

Avec Mutamed finit la dynastie 
des Ommiades, en Espagne, après 
y avoir duré 3o8 ans. Chaque gou- 
verneur de ville ou de province , 
s'étant alors fait prince ou roi, on 
vit naître une multitude de petits 
royaumes, qui se nuisirent par leurs 
rivalités, et qui offrirent eux-mêmes 
aux princes chrétiens l'occasion et 
la facilité de ruiner peu à peu le 
pouvoir des Maures en Espagne, 
malgré les puissants efforts des Al- 
moravides et des Almohades , vois 
de Maroc , pour le soutenir. 



4« PÉR. De 987 à 1828. — 3è Race^ Capétiens directs. 16 ï 



V. NORD DE L'EUROPE. 

(68) 
'Angleterre. 



Race Saxonne^ 

978. Ethelred II , frère d'E- 
douard le Martyr. — 984, expédi- 
tion des Danois en Angleterre. — - 
1002, ils y sont tous massacrés. 

Rois Danois. 

101 4- SuENON, roi deDanemarck. 
— Après diverses expéditions en 
Angleterre, il s'en empare et s'y fait 
couroianer. 



101 5. Ethelred II est rétabli. 

1016. Edmond II, fils, meurt en 
1017. 



101 5. Canut le Grand, roi de Da- 
nemarck, fils de Suénon. 
io36. HAnALDl,fils. 
1040. Hardi-Canut, frère. 



1042. Edouard III le Confesseur., 
fils d'Ethelred II. — Il meurt sans 
enfants. — Il avoit fait réunir les 
lois d'Angleterre en un seul corps. 

1066. Harald, fils du comte God- 
win, ministre d'Edouard, est pro- 
clamé roi par les États, au préjudice 
d'Edgar, petit-fils d'Edmond. 

Race Normande. 

io66. GuiLLAU.ME I, duc de Nor- 
mandie, dit le Bâtard, et le Conque^ 
rant^ depuis sa conquête de l'Angle- 
terre, élève des prétentions en vertu 
d'une promesse que lui avoit faite 
Edouard , par reconnoissance de 
l'accueil qu'il avoit reçu en Norman- 
die. — La bataille d'IIastings, avant 
laquelle Guillaume brûle les vais- 



Suite des Rois d'Angleterre. 

seaux qui l'avoient apporté, le rend 
maître de l'Angleterre. — Il ordonne 
que les lois soient écrites en francois. 

1087. Guillaume II /e /{o«.r, fils , 
au préjudice de Robert, son frère 
aîné, qui, dans la suite voulant par- 
tir pour la croisade, lui engage son 
duché de Normandie. 

1 100. Henri I Beauclerc, frère , 
au préjudice de son aîné , qu'il fait 
prisonnier à la bataille de Tinche- 
brai, et qui meurt en prison, après 
vingt-huit ans de captivité. 



II 35. Etienne, comte de Blois et 
de Boulogne, petit-fils de Guillaume 
le Conquérant, par Adèle, sa mère, 
succède à son oncle, au préjudice 
de Mathilde , sa cousine, fille de 
Henri. — En 11 53, il reconnoît les 
droits de celle-ci, pour en jouir 
après lui, et quoiqu'il eût un fils. 

Race d'Anjou ou de Château-TMndon. 

II 54. Henri II Plantagenet, fils de 
Mathilde , et de Geoffroi , comte 
d'Anjou. — Il réunit l'Aquitaine à 
ses héritages , en épousant Éléonore, 
femme répudiée de Louis VII, dit le 
Jeune, roi de France. — Il a de 
longs démêlés avec Thomas Becket, 
archevêque de Cantorbéry. — 1172) 
il fait la conquête de l'Irlande. 

1 1 89. Richard I Cœur de Lion^ fils, 
l'un des chefs de la troisième croi- 
sade. — Il s'empare de l'île de Chypre, 
qu'il donne à Guy de Lusignan, privé 
de son royaume de Jérusalem. — Les 
anciens registres de la couronne de 
France tombent entre ses mains, au 
combat de Freteval , et depuis ce 
temps, ils sont conservés à la tour 
de Londres. 

119g. Jean Sans-Terre^ frère, au 
préjudice du fils de Geoffroi,son frère 
»îné , le jeune Arthur, qu'il fil assas* 
II 



Go. 



Tulles synchroniques de V Histoire de France, 



Suite des Rois dtJngleterre. 

siner. Philippe-Auguste, sur son re- 
fus de comparoître devant la cour 
des pair3 pour rendre compte de cet 
assassinat, confisque tous les biens 
qu'il possède en France. — Jean 
siyne la Grande Charte en I2i5, et 
s'en repent. — La couronne est alors 
offerte à Louis, fils du roi de France. 

I2i6. Henri III, fils. — Simon de 
Montfort, comte de Leicester, fils 
du fameux Simon, géne'ral contre les 
Albigeois, l'oblige à signer une char- 
te , dite des Statuts d'Oxford. C'est 
l'époque de l'origine des communes 
d'Angleterre. — Par un traité avec 
S. Louis, il recouvre la Guienne en 
1259. 

1272. Edouard I, fils, s empare 
du pays de Galles et de l'Ecosse. 

iSoy. Edouard II, fils. —Prince 
jffouverné par des favoris qui causè- 
rent ses malheurs. Isabelle de France, 
fille de Phihppe le Bel, maltraitée 
par Edouard, son mari, passe en 
France, retourne en Angleterre avec 
des troupes, fait le roi prisonnier, 
et le fait périr peu après. 

1327. ÉdouarûIII, fils, petit-fils 
de Philippe le Bel, par sa mère. De 
1-1, des prétentions à la couronne de 
France, et un siècle de guerres. — 
Victoires de Crécy et de Poitiers. — 
Edouard fut père de Jean de Gand, 
duc de liancastre, et d'Edmond, duc 
d'York, tiges des deux maisons en- 
tre lesquelles éclata, en i452, la fa- 
meuse guerre civile, dite des Deux 
Roses. 



Suite des Rois d'Ecosse. 

1040. Macbeth, petit-fils de Mal- 
colm, par sa mère. 

1067. Malcolm III, fils de Dun- 
can I. — Il fait Stuart ou grand- 
maitre de sa maison, le comte Wal- 
ther ou Gauthier, tige de la Maison 
Stuart. 

1093. Donald VI, frère. 

1094. DuNCAN II, fils naturel de 
Malcolm III. 

1095. Malcolm, rétabli. 
1098. Edgar, fils de Malcolm. 
1 107. Alexandre, frère. 

II 24. David I, frère. 

ii53. Malcolm IV, fils de Henri, 
et petit-fils de David. 

ii65. Guillaume le Lion, frère. 
— Contraint par Henri II d'assujet- 
tir son royaume à l'Angleterre , il en 
est relevé par Richard. 

I2i4. Alexandre II, fils. 

1249. Alexandre III, fils. — Il 
meurt en 1 286 , après avoir survécu 
à sa postérité. Après lui, Jean Baillol, 
descendant de Marguerite, fille aînée 
de Malcolm, et Robert de Bruce, 
d'une fille cadette du même , pré- 
tendent à la couronne. Edouard I, 
roi d'Angleterre, pris pour arbitre, 
l'adjuge à Baillol. 

1 292. Jean Baillol. — Il cède sa 
couronne au roi d'Angleterre, en 
1296. 

1296. Edouard, roi d'Angleterre. 

i3o6. Robert I de Bruce, 'fils de 
Robert le Prétendant. — Il secoue le 
joug des Anglois. Sa fille porte ses 
droits à la couronne dans la maison 
Stuart. 



(69) 
Rois d'Ecosse. 

1004. Malcolm II. — Il rend le 
royaume héréditaire. 

io33. DtJNCAN, petit-fils. 



(70) 
Rois de Danemarck. 

980. SuÉwoîf , fils d'Harald VII. 



4*^^ Piift Dg 987 à 1328, — 3e Race, Capétiens directs. iG3 



Suite (les Rois de Danemarch. 

— En 994 il soumet l'Angleterre. — 
En 1002 , tous les Danois y sont mas- 
sacrés. — En 1014, à \f\ suite d'une 
nouvelle expédition, il s'y fait pro- 
clamer roi. 

ioi5. Canut II, le Grand, fils, roi 
de Danemarck et d'Angleterre par 
héritage , l'est encore de Norwège 
par conquête. 

io36. Canpt III ou Hardi Canut, 
fds, 

1042. M.iGNUS le Bon y fils d'Olaiis, 
roi de Norwège. 

1048. SuÉNON II, neveu de Canut 
le Grand. — Cinq de ses fils lui suc- 
cèdent. 

I074- Harald IX, fils. — Il abolit 
les épreuves superstitieuses , et y 
substitue le seiment. 

1080. Canut IV /e ^rt/wf, frère. 

1086. Olaus IV, frère. 

1096. Éric III /<? j9o«, frère. 

1 106. Nicolas, frère. 

II 35. Éric IV, fils naturel d'É- 
ric m. 

iiSq. Éric V, neveu par sa mère. 

1147. SuÉNON III, fils naturel d'É- 
ric IV. 

1157. Waldémar le Grand ^ fils 
de S. Canut , roi des Abodrites ou 
du Mecklenbourg, lequel étoit fils 
d'Éric III. — En 11 58, il se recon- 
noît vassal de l'Empire pour la Van- 
dalie. 

1182. Canut VI le Pieux, fils. 

1 2o3. Walkémar le Victorieux^ fils. 

I241. ÉRIC VI, fils. 

i25o. Abel, frère. 

1252. Christophe, frère. 

1259. Éric VII, fils. 

1286. ÉRIC VIII, fils. 

iSao. Christophe II, frère. 



(70 
Rois de Suède. 



Race des Swerher. 

I l34- SWERKER II. — Sous lui, le 

Denier de S. Pierre est accordé en 
Suède à la cour de Rome. 

II 55. Eric IX ledwarson, dit le 
Saine. — Il est élu par les Goths ou 
Suédois du midi. Les Uplandois ou 
Suédois du nord élisent Charles, fils 
de Swerker. On convient qu'Éric et 
Charles , et leurs descendants, règife- 
ront alternativement. — i i5o, con- 
quête de la Finlande. 

1 160. Charles VIII, fils de Swer- 
ker. 

1 1 68 . Canut Èrikson., ou fils d'Éric . 

1192. Swerker III, fils de Char- 
les \n. 

12 10. Éric X Canutson. 

1220. Jean, fils de Swerker. 

1 223. Éric XI le Bègue^ fils d'Éric . 

— Il meurt sans laisser de postérité. 

Race des Folkes. 

i25o. Waldémar, neveu d'Éric et 
fils de Birger, larl ou duc de Bielbo. 

— Il est élu au préjudice des princes 
de la maison des Swerker, et règne 
sous la tutêle de son père, l'un des 
grands hommes de la Suède. Mais 
tous les avantages que l'état devoit 
retirer de l'administration de celui-ci 
furent perdus par la foi blesse qu'il 
eut de partager le territoire entre 
ses enfants, ce qui fit naître une 
longue suite de guerres civiles. 

1279. Magnus I Ladélas , frère, 

— II enlève le trône à Waldémar, 
son frère. 

1 290. Birger XI, fils. — Il fait pé- 
rir ses frères qui l'avoieut arrêté. — 
Les Suédois se révoltent contre lui. 
Il est forcé de s'exiler, et Magnus, 
son fils, est décapité. 



i6i 



Tables synchroniques de V Histoire de France» 



Suite des Rois de Suède. 

•i3o.o. Magnus Smeck Éricson, ne- 
veu, fils du duc Eric, et petit-fils de 
Magnus I. — i348, les Suédois of- 
frent la couronne à son fils Éric; 
de là , entre le père et le fils , une 
guerre, qui se termine par un par- 
tage. — 1357, Éric meurt empoi- 
sonne. — 1359, Magnus fiance Ha- 
quin , son autre fils, avec Marg^ierite, 
fille de Waldémar, roi de Norwêge. 
— i365, Magnus est déposé. 



l.-V»/».-«/«/»-»-'V^ 



IV. ESCLAVONIE. 

(72) 
Hois de Hongrie. 

997. Etienne le Saint, premier 
roi chrétien de Hongrie. — Son fils 
meurt avant lui. — La couronne de 
S» Etienne sert encore aujourd'hui 
au sacre des rois de Hongrie. 

io38. Pierre V Allemand., élu par 
les états. 

1042. Aba , beau-frère de S. 
Etienne. 

io44- Pierre, rétabli. 

1047. André I, élu. 

1061. Bêla. I, frère. 

io63. Salomon, fils d'André. 

1074. Geisa I, fils de Bêla. 

1077. Ladislas, "frère. 

1095. CoLOMAN, fils de Geisa. 

1114. Etienne H, fils. 

ii3i. hT.LS.\\ l'Aveugle élu. 

II 4i. Geisa H, fils. 

1161. Etienne HI, fils de Geisa. 

1174. Bêla III, frèi'e , épouse 
Marguerite, fille de Louis VII, roi 
de France. 

II 96. Émeric ou Henri, fils. 

1204. Ladislas II, fils. 

1204. AuNDRÉ II le Jérosoljmitain f 
«n«le. — Il se met à la t€te d'une 



Suite des Rois de Hongrie. 

croisade, en 121 7. — Il confirmé 
les privilèges des Hongrois. 

1235. BÉLX 'IV, fils. — 1241 , le 
tartare Batou-Kah , petit-fils de Gen- 
gis-Kan, ravage la Hongriie. — 1246, 
Bêla est battu par Frédéric le Bel- 
liqueux, dernier dUc d'Autriche , dé 
la première maison, lequel périt dans 
CQ^te bataille. — Bêla prétend s'em- 
parer de son héritage ; mais il est 
vaincu par Ottocar I, roi de Bo* 
héme , qui avoit épousé une fille 
cadette de Frédéric. 

1270. Etienne III, fils. 

1272. Lauïslas III, dit le Cumain , 
fils. — 1282, ravages des Tartares 
Cumains. — Il fait la paix avec eux, 
adopte leurs coutumes, et prend des 
concubines de cette nation. Néan- 
moins les Cumains conspirent con- 
tre lui, et l'assassinent. 

1290. André III, dit le Vénitien., 
parce qu'il étoit né à Venise, fils 
d'Etienne le Posthume, et petit-fils 
d'André II. — Il a pour concurrent 
Charles-Martel, fils de Charles II, 
roi de Naples, et de Marie, sœur de 
Ladislas. Mais ce prince ne vint ja- 
mais en Hongrie. — Il mourut jeune, 
et laissa héritier de ses droits un fils 
en bas âge, appelé Charles-Robert, 
et par abréviation , Chafobel't. 

i3oo. Charobert. — Il passe en 
Hongrie vers la fin du règne d'An» 
dré, appuyé des bulles des papes 
Boniface VIII et Clément V. Il se 
fait un parti qui éloigne ses con- 
currents. — Il fit le bonheur de la 
Hongrie et en étendit les limites. — • 
Il meurt en i342. 



(73) 
Ducs de Pologne. 

964. MiÉciSLAW , premier duc 



4* PÉR. De 987 h i328; — 3e Race , Capétiens directs. i65 



Suite des Ducs de Pologne. 

chre'tien. — Il est forcé par l'empe- 
reur Otton m, de se soumettre à un 
tribut, 

999. BoLESLAS T Intrépide, fils. — 
Il affranchit la Pologne de l'hom- 
mage imposé par l'empereur Ot- 
ton III. 

I025. MlÉCISLAW II OU MÉSICO , 

fils. 

1034. Interrègne. 

104 1. Casimir, fils. — Il fait ses 
études à Paris, entre à Cluny, et en 
sort avec dispense du pape, moyen- 
nant le Denier de S. Pierre. 

io58. BoLESLAS II, fils. — Il prit 
le titre de roi , et fut le protecteur 
des princes malheureux ; mais il ne 
soutint pas ces beaux commence- 
ments. Blessé des remontrances de 
Stanislas, évêqu* de Gracovie, au 
sujet de ses débauches , il le tue à. 
l'autel même. Grégoire VII met son 
royaume en interdit , et délie ses 
sujets du serment de fidélité. Il fut 
obligé de céder à l'orage. 

1081. Wladislas Herman, frère. 
— Il se borne au titre de duc. 

II02v BOLESLAS III, fils. Il SC 

trouve a 4? batailles, et n'en perd 
qu'une seule. 

1 1 39. Wladislas , fils. 

1 146. BolbslaS IV, frère. 

iiyS- MlÉCISLAW III, frère. — Il 
est chassé par son frère. 

1177. Gasimir II le Juste, frère. 

1194. Lesko V le Blanc.^ fils. — 
Son règne est traversé par les tenta- 
tives de Miécislaw, son oncle, pour 
remonter sur le trône. 

1227. BoLESLAS V le Chaste, fils. 
• — En 1248, irruption des Tartares 
sous BatoM-Kan. — Boleslas meurt 
sans enfants. 

1279. Lesko VI le Noir, petit-fils 
de Gonrad , frère de Lesko V le 
iJlanc. Il ne laisse pas d'eufanls. 



Suite des Ducs de Pologne, 

1 289. Interrègne , et débats entre 
plusieurs prétendants. 

1295. Prémislas II, duc de Pas- 

nanifi. — Il prend le titre de roi. Il 

meurt assassiné par le marquis de 
Brandebourg. 

1296. Wladislas Loketek, frère 
de Lesko VI. — Il est déposé en 
i3oo. 

i3oo. Weuceslas, roi de Bohême, 
est élu roi de Pologne. 

i3o4. Wladislas Loketek, réta- 
bli. — Son fils, Gasimir le Grand, 
fut le dernier de la famille des Piast. 



(74) 
Grands Ducs de Russie. 



Ducs de Novogorod et de Kiow. 

981. Wladimir le Grand Sviatos- 
lavitch (fils de Sviatoslaf), arrière- 
petit-fils de Rourik. — Il étabUt le 
christianisme en Russie. 

ioi5. SviATOPOLK, fils de Wladi- 
mir ou de son frère laropolk. 

1016. Iaroslap JVladimirovitch , 
beiiu-père de Henri I, roi de France. 

1054. IsiASLAF laroslavitch. 

1073. Sviatoslaf laroslavitch. 

1078. WsÉvoLOD laroslavitch. — 
Sous lui., est acceptée la buUe d'Ur- 
bain II, ppur la fête de la translation 
de S- Nicolas, que l'église de Gonsta»- 
tinople ne reconnoît pas ; ce qui 
prouve que l'église russe n'étoit pas 
encore qbsolument schismatique. 

1093. SviATOPOLK Michel Isiasla- 
vitçh. 

iii4- Wladimir Monomaque Vsi- 
volodovitch. 

1 1 26. Mstislaf Wladimirovitch. -■- 
De lui descendoit Kcénie Ivanowna, 
épouse dç F«dor Nikita Romaao^, 



i66 



Tables synchroniques de VHistoire de France. 



Suite des Grands-Ducs de Russie. 

et mère du premier czar de la maison 
des Romanof. 

II 32. Iaropolk JFladimîrovitch. 

1 138. WlATCHESLAF Wladimirovkch. 

ii38. WsÉvoLOD, fils d'01e(j, fils 
de Sviatoslaf. 

II 46. \s\KSL\T Mstislavitch. 

II 56. louRYE ou Georges /F/a«/iVni- 
rovitch., concurremment avec le pré- 
cédent et avec Rostislaf, frère d'I- 
siaslaf. 

Ducs de JVladimir et de Novogôrod. 

1 1 5 8 . AfiDTiÉ lonréfitck. 

I 177. DÉMÉTRIUS WSEVOLOD loiiré- 

vitch. 

12 16. Constantin Vsêvolodovkch. 

1 2 1 8. Georges II Vsévolodovitch. — 
1236, irruption des Tartares en Rus- 
sie sous Batou-Kan, petit-fils de Gen- 
gis-Kan. Les Russes deviennent 
leurs tributaires ; et leurs princes, 
pendant 200 ans , ne régnent que 
«ous le bon plaisir des Tartares. 

1238. Iaroslaf Vsévolodovitch. — 
1244? UW6 partie des Russes qui 
avoient adhéré au schisme des Grecs, 
se réunit à l'église romaine. — De 
l'un des fils d'Iaroslaf descendoit Fé- 
dor Nikita Romanof, père du premier 
czar de la maison des Romanof. 

1246. Alexandre laroslavitch New- 
ski.^ ainsi nommé d'une victoire rem- 
portée par lui, sur la Neva, contre les 
/ Livoniens . — 1 262, il reçoit du pape 
une ambassade, dont on ignore l'ob- 
jet. — Il est honoré en Russie comme 
saint , et à ce titre , il est le patron 
d'un ordre institué en 1716 , par 
Catherine I. — Rourik étoit son 
dixième aïeul ; et Fédor, le dernier 
maie de sa race, son dixième descen- 
dant. 

1264" Iaroslaf laroslavitch.^ duc 
par le choi£ des Tartares. 



Suite des Grands-Ducs de Russie. 

1 27 1 . Basile ou Vasile laroslavitch . 
1276. DiwitTiW?, Atexandrovitch. 
1281. André \\ Aleorandrovitch. 



Grands-Ducs de Moscou. 

1296. Daniel Alexandrovitch. — Il 
prend le premier le titre de duc de 
Moscou, et établit sa résidence en 
cette ville. 

1 3o4. Michel laroslavitch. — Il est 
mis à mort par ordre des Tartares. 

1 3 1 7 . Georg es II I Danilovitch . 

i326. Alexandre Mikdilovitch. 

i328. Ivane ou Jean Danilovitch. 
— Les Tartares font de grands dé- 
gâts en Russie. 



(75) 
Rois Bulgares. 

En 1 1 86 Pierre ou Calopierre et 
son frère. Asan secouent le joug 
des Grecs , et se font proclamer 
rois. 

En 1 2o5 , J0ANKICE ou Jean ou Ca- 
lojean, fils de Pierre. — Ayant fait 
prisonnier Baudoin , empereur de 
Constantinople, il ordonne qu'il soit 
mutilé de tous ses membres, et fait 
jeter ensuite le tronc dans un pré- 
cipice. 

La suite des rois Bulgares offre 
peu d'intérêt, et leur histoire se 
ressent de la confusion qu'entraîne 
l'anarchie. Leur ruine, commencée 
par leurs divisions , et accélérée par 
les invasions des Tartares, est con- 
sommée par les Turcs. Bajazet s'em- 
pare de la Bulgarie en 1396, après 
la bataille de Nicopoli.j 



.-\.r\r\,-\r%/*. 



4* PÉR. De 987 à 13-28. — 3»: Race, Capéliens directs. 167 

. VIL ORIENT. Suite des Ernj^ereurs d'Orient. 

(y6) Turcs, qui, déjà maîtres de l'Asie 

mineure, venoient de s'emparer d'An- 

Empereurs d'Orient. tioche. -. Alexis est accusé d'avoir 

trahi les croisés qui firent la conquête 

de Jérusalem. 

II 18. Jean Comnène, fils. 

1143. Manuel Comnène , fils, au 
préjudice d'Isaac , son aîné. — Il 
traverse la seconde croisade. 

Ii83. Andronic I Comiiène, petit- 
fils d'Alexis et cousin-j^ermain da 
précédent. — Il fait périr le fils de 
Manuel, et se livre à mille atrocités. 
— Il est détrôné et livre à la popu- 
lace. — Le 



Suite de la Race Macédonienne. 

976. Basile II et Constantin VIII, 
fils de Romain II. — Basile porte la 
guerre avec succès en Italie et en 
Bulgarie. Il réduit cette dernière 
contrée en province de l'empire. 

1028. Romain III Argjre, gendre 
de Constantin. 

1034. Michel IV le Paphiagonien, 
— Il épouse Zoé, veuve de Romain. 

1041. Michel V Calaphate, neveu. 
io4i- Zoé et Théodora, filles de 

Constantin VIII. 

1042. CoNST.\NTiN IX Monomaque 
ou le Gladiateur , époux de Zoé. — 
Sous lui les Turcs attaquent l'empire 
pour la première fois. — Vers ce 
même temps se consomme le schisme 
des Grecs. 

io54- Théodora. 



Th 



Siciliens s'emparent de 



io56. Michel V Stratiotique , dési- 
gné par Théodora. 

Race des Comntnes et des Ducas. 

1057. Isaac Comnène ,* général , 
proclamé par les troupes. — Il ab- 
dique au bout de deux ans. 

I oSp. Constantin X Ducas, désigné 
par Isaac. — L'empire est désolé par 
les Hongrois et par les Turcs. 

1067. Romain IV Diogène^ époux 
de la veuve. — Il est fait prisonnier 
jîar les Turcs. 

1071. Michel VI Parapinace, fils 
de Ducas. — Il abdique. 

1078. NicÉPHORE Botoniate, géné- 
ral. — 11 est déposé. 

1081. Alexis Comnène.^ général, 
neveu d'Lsaac. — Son régne fut rem- 
pli par différentes guerres contre les 



lessaJonique. 

II 85. Isaac l'Jnge, issu d'Alexis 
Comnène par les femmes. — Il prend 
des mesures pour faire échouer la 
troisième croisade. Il est détrôné par 
son frère. — La Rulgarie secoue le 
joug des Grecs. 

II q5. Alexis III l'Jnge Comnène, 
frère. — Il est chassé par les Véni- 
tiens et par les princes qui font par- 
tie de la quatrième croisade. 

i2o3. Isaac l'Ange, rétabli, et 
Alexis IV, son fils. 

1 2o4- Alexis Ducas Murtzuphle . — 
Constantinople est prise par les Lai 
tins. L'empire est partagé entre eux. 
Boniface, marquis de Montferrat , 
reçoit l'île de Crète et la Thessalie 
avec titre de royaume. Les Vénitiens 
obtiennent la moitié de Constanti- 
nople, et presque toutes les îles dr 
l'empire; ils y joignent c^elle de Crète, 
£|u'ils achètent du marquis de Mont- 
ferrat, moyennant mille marcs d'or. 
Le sire d'Avesnes s'empare de l'île 
de Nêgrepont ; La Roche , gentil- 
homme bourguignon , de Thèbes et 
d'Athènes ; Guillaume de Champlitte, 
seigneur champenois, de l'Achaïe ; 
et divers antres seigneurs, de diffé- 
rentes pariicà do l'empiic. Les jirin- 



i68 



Tables synchroniques de VHistoire de France. 



Suite des Empereurs d'Orient. 

ces grecs qui peuvent se maintenir 
en quelque endroit s'y forment aussi 
des principautés : Michel l'Ange 
Comnène, bâtard de la maison im- 
pe'riale , s'établit ainsi en Épire ; 
Alexis Comnène, petit-fils d'Andro- 
nic I, à Trébizonde ; et Théodore 
Lascariâ, gendre d'Alexis III, prend 
la pourpre impériale à Nicée. Le 
comte de Flandre, Baudoin, qui est 
ëlu empereur par les Latins , n'eut 
guère dans sa dépendance que la 
Thrace, avec une partie de la Mœsie, 
que lui disputèrent les Bulgares. 

Empereurs français. 

1204. Batidoin I, comte de Flan- 
dre. — Fait prisonnier par les Bul- 
gares, il est mis à mort par eux. 

i2o4- Théodore Lascaris., Z^^~ 
dre d'Alexis III, empereur à Ni- 
cée en Natolie. 
1 206. IIenbi, frère de Baudoin. — 
II épouse la fille du roi des Bulgares, 
et est empoisonné par elle. 

1216. Pierre de Courtenai, époux 
d'Yolande, sœur de Baudoin, et petit- 
fils de Louis le Gros, roi de France. 
1221. Robert de Courtenai, fils, 
i — Son empire est presque réduit au 
territoire de Constantinople. 

1222. Jean Ducas Vatace.^ {j^^~ 
dre de Lascaris, empereur à ISi- 
cée. 
1228. Baudoin II de Courtenai, 
frère de Robert, et Jean deBrienne., roi 
titulaire de Jérusalem, son beau-père. 
1237. Baudoin II, seul. — Plu- 
sieurs fois il va solliciter des secours 
en Occident , et ne peut empêcher 
l'empire latin de périr entre ses mains, 
en 1260. 

1 2 55 . Th éodore Lascaris II., fils 
de Vatace. 

1259. Jean Lascaris, fils, sous 
la tutèle de Michel Paléologue , 



Suite des Empereurs d'Orient! 

arrière-petit-fils par sa mère d'A-»' 
lexis III l'Ange. 

Hace des Paléologues. 

1260. Michel Paléologue, arrière- 
petit-fils d'Alexis l'Ange, se fait cou- 
ronner empereur après avoir repris 
Constantinople, et fait périr son pu- 
pille. — Il travaille à réunir les deux 
églises, et signe un acte d'union en 
1277. 

1282. Andronig II Paléologue, dit 
le Vieux ^ fils. — Il rompt l'union. — ■ 
Sous ce prince foible, Othman, pre- 
mier empereur des Turcs, fait des 
conquêtes sur l'empire, et établit son 
siège à Pruse. — i3io. Foulques de 
Villaret, grand-maitre de Saint-Jean 
de Jérusalem, lui enlève Rhodes, et 
y établit ses chevaliers. 

1828. Andronig Ul Paléologue , dit 
le Jeune, fils de Michel et petit-fils 
d'Andronic II, détrône son aïeul, 
auquel il laisse les ornements im.» 
périaux. — Andronic, malgré des 
talents, ne peut empêcher les progrès 
des Turcs, qui s'établissent à Nicée. 
— En i339, il reprend la négocia-» 
tion de l'union des deux églises. 



(77) 
lîois de Jérusalem. 

Jérusalem, après avoir passé des 
Juifs aux Romains, et de ceux-ci aux 
Sarrasins, puis aux Turcs Ortokides, 
venoit de tomber sous le pouvoir des 
Califes Fatimites d'Egypte lorsque 
les croisés, partis d'Europe pour dé- 
livrer les saints lieux des vexations 
qu'y éprouvoient leurs pèlerins, s'en 
emparèrent en 1099, sous le com^ 
mandement de Godefroy de Bouil-^ 
Ion , duc de la Basse-Lorraine. 

Au même temps se formèrent trois 



4« PÉR. De 987 h 1328. — 3e Race^ Capétiens directs. 169 

Suite des Rois de Jérusalem. Suite des Rois de Jérusalem, 

bylle, veuve de Guillaume, et fils de 
Hugues VIII de Lusignan , comte 
d'une partie de la Marche. — Les 
chrétiens, ayjtnt rompu une trêve 
conclue avec Saladin, sont défaits 
par lui à Tibériade. — Le roi est 
fait prisonnier, et Jérusalem tombe 
au pouvoir du vainqueur. — Ce fut à 
cette occasion que fut publiée la 
troisième croisade. 

1192. Henri, comte de Champa- 
gne , et époux d'Isabelle , 2^ fille 
d'Amaury , laquelle avoit déjà été 
mariée à Humphroi du Thoron et à 
Conrad, marquis deTyr, est choisi 
par Richard, roi d'Angleterre, pour 
régner sur ce qui reste aux chrétiens 
en Palestine. Le même Richard don- 
ne à Lusignanle royaume de Chypre, 
que sa postérité conserva jusqu'en 
1489. — Du temps de Henri arriva 
la quatrième croisade. — Il se tue en 
tombant d'une fenêtre de son palais 
d'Acre. 

1197. AMAURYlIdeLusignan,déja 
roi de Syrie, frère de Guy, et époux 
d'Isabelle, veuve de Henri. — Cin- 
quième croisade, dont les effets ne 
se firent point sentir en Palestine, et 
s'arrêtèrent à Constantinople. — 
1 201, réunion des comtés d'Antioche 
et de Tripoli en la personne deBoé- 
mondlV, dit le Borgne, qui s'autorisa 
d'une donation de Raymond III, der- 
nier comte de Tripoli. 

1209. Jean de Brienne, époux de 
Marie, fille d'Isabelle et de Conrad, 
marquis de Tyr. — En 1228, empe- 
reur à Constantinople. 

1225. L'empereur FnÉDÉnic H, 
gendre, roi titulaire de Jérusalem. — 
Il entreprend d'y rentrer, et il y réus- 
sit en 1228, par un traité avec Malek 
Kamel ou Mélédin, fils de Malek Adel 
Saiffeddin, frère de Saladin. 

Ï239. Anarchie en Palestine par 



autres petits états indépendants , 
dont les divisions avancèrent la ruine 
commune, les comtés d'Édesse , de 
Tripoli et d'Antioche : le premier , 
conquête particulière de B.iudoin, 
frère de Godefroy ; le second , de 
Bertrand, fils de Raymond de Saint- 
Gilles, comte de Toulouse ; et le troi- 
sième, de Boémond, fils de Robert 
Guiscard, duc de Pouille et de Ca- 
labre. 

1099. Godefroy de Bouillon, chef 
de la croisade, est élu roi de Jérusa- 
lem. — Il ordonne que les lois soient 
écrites en françois. 

iiQO, Baudoin I, frère. — Il se 
rend maître de Saint-Jean d'Acre et 
de Béryte. 

II 1 8. Baudoin II du Bourg., parent. 
— Il s'empare de toute la Syrie , à 
l'exception de Damas , d'Alep et 
d'Édesse. 

ii3i. Foulques, comte d'Anjou , 
gendre. 

1142. Baudoin III, fils. — Nou- 
reddin ou Noradin, fils de Zenghi, 
sultan d'Alep, et depuis, de Damas et 
d'Egypte, enlève le comté d'Édesse 
«ux chrétiens. — La seconde croisade 
est dirigée contre lui. 

1162. Amaury I, comte de Jaffa , 
frère. — Expédition en Egypte pour 
en chasser les troupes de Noradin. 

II y3. Baudoin IV, fils. — Il est sur 
le point d'être fait prisonnier par 
Saladin, qui, à la mort de Noradin , 
s'étoit emparé de ses états — Saladin 
étoit neveu de Sirkouh ou Siracon, 
général du sultan. 

ii85. Baudoin V, âgé de 5 ans, 
neveu, fils de Guillaume, marquis de 
Montferrat, et de Sibylle, sœur de 
Baudoin IV, 

1186. Guy de Lusignan, comte 
d'Ascalon et de Joppé , époux de Si- 



1 7© Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite des Rois de Jérusalem. 

suite des prétentions de divers con- 
currents à la couronne. — Malek 
Sala, fils de Malek Kainel, en profite 
pour prendre Jérusalem, qui, la mê- 
me année, est restituée aux chré- 
tiens. 

1244- Les Turcs Kharismiens , 
chassés de leurs demeures par les 
Tartares, se jettent sur la Syrie , et, 
de concert avec Malek Sala , s'em- 
parent de Jérusalem. 

1245. Septième croisade sous Saint 
Louis, pour reconquérir Jérusalem. 
Il y trouve la captivité, en 1249- 

i25o. Conrad, fils de Frédéric ; 
empereur, et roi de Jérusalem. 

1254. CoNRADiN, fils, roi titulaire 
de Jérusalem. 

1266. Huitième et dernière croi- 
sade sous S. Louis. Il y trouve la mort, 
en 1270. 

1268. Prise d'Antioche par Bibars 
ou Bondochar, 4^ sultan mamelouck 
d'Egypte (a). 

1269. Hugues le Grand .^ roi de 
Chypre, petit -fils par Henri, son 
père, de Bohémond II, prince d'An- 
tioche, et par Isabelle, sa mère, 
d'Alix , fille de Henri , comte de 
Champagne, roi de Jérusalem, la- 
quelle avoit épousé Hugues de Lusi- 
gnan, roi de Chypre, fils d'Amaury. 

— En 1269, il se fait couronner à 
Tyr roi de Jérusalem. 

1 286. Henri II, fils, roi de Chypre. 

— Il se fait couronner roi de Jéru- 
salem, comme son père. 

1289. Prise de Tripoli par Ké- 

(a) Les Mameloucks étoient une uiilice 
turque du Kaptchak , que s'étoit formée 
la famiUe de Saladin , et qui lui enleva le 
souverain pouvoir en i25o, au temps et 
à l'occasion de la rançon de S. Louis. Us 
l'ont conservé jusqu'en 1 517, que Stilim I, 
empereur des Turcs, fit la conquête de 
l'Egypte. 



Suite des Rois de Jérusalem. 

laoun, qui, d'Atabek, ou heutenant 
des enfants de Bibars , s'étoit fait 
sultan lui-même. 

1291. Prise de Saint-Jean d'Acre 
par le même Kélaoun, et expulsion 
totale des chrétiens hors de la Pales- 
tine. 



(78) 
Empereurs Ottomans. 

Les Turcs , nation tartare du cen- 
tre de l'Asie, s'étoient répandus à 
différentes époques, et sous les di- 
vers noms de Huns, Hongrois, Ko- 
rasmiens, Gasnévides, Seldjoucides 
et autres, en différentes contrées de 
l'Europe et de l'Asie. Les Seldjou- 
cides, ainsi nommés de Seldjouk, un 
de leurs chefs ou sultans, avoient, 
au temps d'Alexis Comnène, formé 
un établissement dans la partie orien- 
tale de l'Asie mineure; et Iconium , 
capitale de la Lycaonie, étoit deve- 
nue le siège de leur empire. Il dura 
200 ans, et fut détruit par les Mogols 
Gengiskanides , autres Tartares de 
la partie orientale de l'Asie, au nord 
de la Chine. Les gouverneurs ou 
Émirs Seldjoucides se retirèrent alors 
dans les montagnes de leurs gouver- 
nements , et s'y rendirent indépen- 
dants. Olhman, l'un d'eux, de la fa- 
mille des Seldjoucides, accrut son 
petit état de ceux de quelques émirs 
ses voisins, et devint ainsi le fonda- 
teur d'un nouvel empire qui devoit 
remplacer celui des califes, et qui a 
pris son nom. 

1299. Othman, émir du dernier 
sultan d'Iconium, premier empereur 
ottoman. — En i326, il enlève aux 
Grecs Pruse ou Burse, capitale de la 
Bithynie, et il en fait le siège de son 
empire. 



k 



4' PÉR. DegS'] à i328. — 3« Race^ Capétiens directs. 171 



Suite des Empereurs Ottomans. 

1 326. OrraiN , fils. — Il enlève aux 
Grecs Nicomèdie et Nicée en Asie , 
et Gallipoli en Europe. — Lié d'ami- 
tié avec l'usurpateur du trône de 
Constantinople, Jean Cantacuzène, 
il épouse sa fille Théodora. 



(79) 
Califes Sarrasins. 

974- Thaï, fils de Mothi. 

991. Kader, petit-fils de Mokta- 
der, et cousin de Thaï. 

io3i. Kaïem Bameillah , fils. — 
Les Turcs Seldjoucides s'établissent 
dans la Perse. En loSy, Kaïem cou- 
ronne lui-même, comme sultan de 
Ba{jdad , Togrulbeg, petit -fils de 
Seldjouk; et dès-lors, les Califes ne 
régnent plus que sous la tutèle des 
sultans. — A Togrul succède , en 
io63, Alp-Arslan, son fils. 

1075. MoKTADi Bamrillah , pctit- 
fils , sous la tutèle de Malek Schah , 
fils d'Alp-Arslan. — En 1076, Malek 
enlève la Syrie et Jérusalem aux ca- 
lifes d'Egypte, qui en étoient maîtres 
depuis près d'un siècle. Il abandonne 
Alep et Damas à son frère , qui les 
transmet après lui à ses fils ; mais, au 
bout de 40 ans, elles leur sont enle- 
vées par Ilgazi, fils d'Ortok, tige des 
Turcs Ortokides. 

Sous le califat de Moktadi, les Ba- 
thinéens ou Assassins, dont le chef est 
connu sous le nom du Vieux de la 
Montagne, s'établissent dans les mon- 
tagnes de la Perse. 

1094. MOSTHADER, fils, SOUS la tU- 

tèle de Barkiarok, fils de Malek. — 
En 1097, Codbuka ou Corban, gé- 
néral du sultan, se joint en vain aux 
sultans d'Alep et de Damas, pour 
reprendre Antioche sur les Francs, 
qui l'avoient enlevée à Kilidge Ar- 



Suite des Califes Sarrasins. 

slan , fils de Soliman, premier sultan 
d'Iconium, petit-fils de Seldjouk. — 
En 1098, le calife d'Egypte enlève 
Jérusalem aux Turcs; et c'est sur lui 
que les croisés la prirent l'année 
suivante. 

Il 18. MOSTARCHED, fils. — SoitS 

lui, les lieutenants des sultans, ou 
Ataheks , deviennent peu à peu leurs 
égaux. 

11 35. Rasched, fils. 

11 36. MoKTAFi, oncle. 

I160. MOSTANGED, fils. 

II 70. MosTHADi, fils. — En 117T, 
les Califes Fatimites sont détruits en 
Egypte par Saladin , le même qui , 
depuis , enleva Jérusalem aux chré- 
tiens. 

II 80. Nasser, fils. 

1225. Daher, fils. 

1226. MOSTANSER, fils. 

1243. MosTAZEM, fils, dernier ca- 
life. — En 1254, ayant refusé des 
secours au Tartare Iloulagou pour 
attaquer les Assassins , celui-ci les 
détruit avec ses seules forces, et les 
tourne ensuite contre le calife. Ba{5- 
dad est prise en 1256, et Mostazem 
est mis à mort en laSS. 



(80) 
Tartares Mogols. 

1 1 76. TÉMOUDGIN, surnommé Gen- 
gis Kan , chef de la horde des Mo- 
gols, au nord de la Chine, parvient, 
par de rapides conquêtes, à fonder 
le plus vaste empire qui ait jamais 
existé. 

1229. Oktaï, fils. — Par son fils 
Gaïouk , et par ses neveux Batou , 
Mangou, Baidar, il commande depuis 
la Chine jusqu'en Pologne et en Hon- 
grie. 

I241. G-AIOUK, fils. 



jj^ Tables syncJironiques de V Histoire de France. 



Suite des Tartares Mogols. 

1249. Manoou Kan, fils de TouU 
et neveu d'Oktaï. — Il embrasse le 
christianisme. Rubruquis, frère mi- 
neur, lui est député par S. Louis. — 
Houlagou, son frère, détruit le royau- 
xne des Assassins et l'empire des Car 
lifes. 

1 2 59 . Ho€ LAGOU, frère . — Il règne 
sur les Tartares occidentaux ou de 
la Perse ; Kublaï, son frère, sur les 
orientaux ou ù la Chine, où il fut le 
premier empereur de la ao*' dynastie. 

— Bibars, sultan d'Egypte, le même 
qui acheva d'expulser les chrétiens 
de la Palestine, reprend sur lui di- 
verses villes de Syrie., 

. 1 265. Abaka Kan , fds. — Il envoie 
des ambassadeurs au concile de Lyon. 

— Nikoudar, son frère, qui lui suc- 
céda, se fit musulman, et persécuta 
les chrétiens. 



Suite des Tartares Mogoh. 

Sous ces deux princes l'empire des 
Mogols commença à décliner. En 
i3i7, il se divisa en autant de par- 
ties que de gouverneurs , qui se 
rendirent indépendants. Cet état de 
confusion dura jusqu'en i36o, que 
Timur Bek ou Tamerlan, simple e'miV, 
renversa ces monarchies naissantes, 
et se forma un empire presque aussi, 
étendu que celui de Gengis KLan. 

A sa mort, en i4o5, s'éleva la dy- 
nastie turque, dite du Mouton noù\. 
qui régna en Perse jusqu'en 1468, 
et qui fut remplacée par celle du 
Mouton blanc. Mais, en i5oi , Ismael 
Sophi, arrière-petit-fds du restaura- 
teur de la secte d'Ali en Perse, s'em- 
para du trône , et sa postérité s'y est- 
maintenue jusque dans le dernier, 
siècle. 



CINQUIÈME PÉRIODE, 

De i328 a 1498. 
Troisième Race ( Valois directs). 



I. FRANCE. 

I. Rois; sommaires de leurs règnes. 

Princes apanages. 

3. Maison de Bourgogne (1"). 

3. de Dreux. 

4. de Bretagne. 

5. d'Artois. 

6. d'Artois , non proprié- 
taire du comté. 

7. d'Anjou (i*"*). 

8. d'Anjou-Naples et Pro- 
vence. 

g. d'Anjou-Tarente. 

10. d'Anjou-Durazzo. 

11. d'Anjou-Hongrie. 

12. de Bourbon (Ducs). 

i3. de Bourbon la Marche et 

Vendôme. 

14. d'Alençon. 

15. d'Évreux. 

16. d'Anjou etProvence (2*). 

17. de Berry. 

18. de Bourgogne (2*). 

19. de Bourgogne-Nevers. 

20. de Valois-Orléans. 

ai. de Valois-Angoulême. 

32. de Valois Orléans-Bâtard 

ou de Longueville. 

Grands Vassaux. 

33. Comtes de Bourgogne. 

34. Comtes de Flandre. 



25. Comtes de Hainaut. 

26. Comtes de Hollande. 

27. Ducs de Guienne. 

28. Sires d'Albret. 

29. Comtes d'Armagnac. 

30. Comtes de Foix. 

3i. Comtes de Foix-Lautrec. 

32. Comtes d'Auvergne. 

33. Dauphins d'Auvergne. 

34. Comtes de Nevers. 

35. Princes d'Orange. 

36. Dauphins de Viennois. 
3?. Ducs de Lorraine. 



38. Domaine de la Couronne. 

II. ALLEMAGNE. 

39. Empereurs. 

Grands Vassaux de l'Empire. 

40. Rois de Bohême (Électeurs). 

41. Ducs de Saxe (Électeurs). 

42. Ducs de Bavière. 

43. Comtes Palatins du Rhin (Élect.). 
44- Margraves de Brandebourg (El.). 
45. Ducs de Brunswick. 



46. S« 



in. ITALIF. 



47. Papes. 

48. Comtes et Ducs de Savoie. 

49. Seigneurs et Ducs de Milan. 



7 t 



Tables syncliromijues 



5i). Capitaines et Marquis de Man- 

toue. 
5i. Toscane, Princes de Florence. 

52. Seigneurs de Ferrare, Modène 
et Reggio. 

53. Comtes d'Urbin. 

54. Venise. 

55. Gênes. 

56. Rois de Naples. 

57. Rois de Sicile. 

IV. ESPAGNE. 

58. Rois de Castille et de Léon. 

59. Rois d'Aragon. 

60. Rois de Navarre. 

61. Rois de Portugal. 



de rilisloiie de France. 

V. NORD DE L'EUROPE- 

62. Rois d'Angleterre. 

63. Rois d'Ecosse. 

64- Rois de Danemarck. 

65. Rois de Suède. 

VI. ESCLAVONIE. 

66. Rois de Hongrie. 

67. Rois de Pologne. 

68. Grands-Ducs de Moscovie. 

VIL ORIENT. 

69. Empereurs d'Orient. 

70. Empereurs Ottomans. 



i« PÉR. T)e i328 a 1498. — 3^ Race^ Valois directs. i-j 



TROISIÈME RACE, 



VALOIS DIRECTS. 



I. FRANCE. 

(0 

ROIS. 

Sommaires de leurs règnes. 

PHILIPPE VI, dit de Valois, 52« roi de France. 

iSaS, Philippe, dit de Valois, fils de Charles de Valois, et petit-fils de 
-Philippe III le Hardi, né en I2g3, e'vince, en vertu de la loi salique, Isa- 
belle, mère d'Edouard III, roi d'Angleterre, et fille de Philippe le Bel , ainsi 
que les petites-filles du même prince, filles des rois précédents. — Il rem- 
porte à Casse) une victoire sur les Flamands révoltes contre leur comte 
'Louis, son parent. — iSag, hommage du roi d'Angleterre. — Disputes sur 
les limites de la juridiction ecclésiastique. — Commencement de X Appel 
comme d'abus, pour le maintien des Libertés de l'Église Gallicane. — i332, 
les Pairs prononcent contre Robert d'Artois dans l'affaire de la succession 
au comté. Robert se rend auprès d'Edouard, et devient l'un des instiga- 
teurs de la guerre. — i336, commencement d'un siècle d'hostilités presque 
continuelles avec l'Angleterre. — iSSg, par les instigations d'Artevelle , 
Edouard s'unit aux Flamands révoltés, et prend le titre et les armes des rois 
de France. — i34o, victoire navale des Anglois au combat de l'Écluse. — 
Le duc de Bourgogne les bat sur terre à Mont-Cassel. — Trêve d'un an. — 
i34i , le théâtre de la guerre est en Bretagne, où les deux prétendants Jean 
de Montfort et Charles de Blois sont soutenus, le premier par l'Angleterre , 
et le second par la France. — Robert d'Artois y est blessé à mort. — i343 , 
nouvelle trêve procurée par le pape. — i344î Philippe fait arrêter dans un 
tournoi plusieurs gentilshommes bretons, et les fait exécuter comme favo- 
risant les Anglois. — i345, Edouard irrité rompt la trêve par le conseil de 
Geoffroy d'Harcourt, qui remplit près de lui la place de Robert d'Artois. — 
Descente des Anglois en Guienne. — 1 346, autre descente dans la Normandie, 
dépourvue de troupes : les Anglois parviennent jusqu'aux portes de Paris , 
et livrent tout aux flammes. — Philippe oblige Edouard à la retraite , l'at- 
teint à Crécy, et livre inconsidérément une bataille, où il est battu, quoique 



i^(y Tables synclironiques de P Histoire de France. 

plus fort du double. — ï^47i P''ise de Calais par Edouard, et dévouement 
de ses citoyens. — Trêve obtenue par les soins du pape , et prolongée suc- 
cessivement jusqu'en i35i. — i349, réunion du Dauphiné et du comté de 
Montpellier. — Mort de Philippe le 22 août i35o. 

JEAN n, dit le bon, 53" roi de France. 

i35o, Jean II, dit le Bon, fds de Philippe de Valois, né le 26 avril iSig, 
succède à son père. — Il fait arrêter le connétable Raoul de Nesle, soup- 
çonné de trahison, et lui fait trancher la tête sans forme de procès. — i35i^ 
institution de l'ordre de l'Étoile. — Tentatives de surprise essayées sur quel- 
ques places, malgré la trêve. — i354, le nouveau connétable de La Cerda est 
assassiné par ordre de Charles le Mauvais, roi de Navarre. — i355, reprise 
des hostilités en Guienne. — i356, le roi de Navarre est arrêté. — Jean 
s'avance contre le prince de Galles, qu'il cerne à Poitiers. — Il l'attaque, 
au lieu de l'attendre à composition. — Les François sont battus , et le 
roi est fait prisonnier. — • Charles, fils du roi, convoque les états -généraux. 

— Sédition de Marcel. — i357, nouvelle convocation des états, qui établis- 
sent un conseil de régence. — Trêve de deux ans. — La sédition continue. 

— I 358, M;ircel fait tuer, en présence du dauphin, deux de ses officiers. — • 
Le dauphin s'échappe de Paris, rassemble les états à Compiêgne, et y est 
déclaré régent. — Marcel, prêt à livrer Paris aux Anglois et aux Navarrois, 
est tué par Maillard. Le régent est rappelé dans la capitale. — Le roi de 
Navarre et la Jacquerie ajoutent aux malheurs du royaume. — i359, traité 
entre les rois de France et d'Angleterre. Les états refusent de le ratifier. — 
Le roi Jean est alors enfermé à la Tour de Londres; et Edouard, avec une 
armée de cent mille hommes, ravage tout le nord de la France, et fait une 
tentative inutile sur Paris. — i36o, paix à Bretigny, près de Chartres. — 
Jean revient en France. — i36i, réunion des duchés de Bourgoî^ne et de" 
Normandie, et des comtés de Toulouse et de Champagne. — i364î Jean 
retourne à Londres, et y meurt le 8 avril. Son corps est rapporté en France. 

— Il est la tige des secondes maisons d'Anjou et de Bourgogne, et de celle 
de Berry. 

CHARLES V, dit le Sage, 54" roi de France. 

l364 , Charles V, dit le Sage , fils de Jean II, dit le Bon , né le 21 janvier 
iSSy. — Victoire de Cocherel, où les François, conduits par Du Guesclin, 
battent les Anglois, commandés par Jean de Grailli, Captai de Buch. Le» 
deux nations ne combattoient que comme auxiliaires pour les deux partis 
opposés qui se disputoient la Bretagne. — i365. Traité de Guérande, qui 
adjuge la Bretagne aux Montfort. — Les grandes Compagnies sont conduites 
en Castillc par Du Guesclin , pour y servir Henri de Transtamare, contre 
son frère Pierre le Cruel, protégé par les Anglois. — Le prince de Galles, 
ajourné à la cour des pairs, refuse de comparoître. — i369, Charles déclare 
la guerre à Edouard. — Le Ponthieu et une partie de l'Aquitaine sont enlevés 
à l'Angleterre. — Le duc de Bourgogne est chargé d'observer, sans com- 
battre, une armée nouvellement débarquée à Calais. — 1370, Du Guesclin 
rappelé d'Espagne, reçoit l'épée de connétable, et bat Robert KnoUes. — 
1371, une flotte castillane bat et ruine celle des Anglois, près de la Ko- 



5e PÉR. De 1828 à i49^' — 3e Rnce^ Valois-directs. 177 
chelle. Le captai de Buch, qui avoit remplacé le prince de Galles, tombé 
malade, est fait prisonnier à Soubise. — ^11 est enfermé au Temple, où il 
mourut, Charles ayant refusé de le rendre. — iSyS, Du Guesclin passe en 
Bretagne, où les Anglois tenoient encore; il est arrêté dans ses succès, pour 
s'opposer à une nouvelle armée débarquée à Calais. Il la harcèle tellement, 
qu'arrivée enGuienne, elle se trouve réduite à 6 mille hommes. — i374, 
la majorité des rois de France est fixée à i4 ans. — i375, trêve d'un an; 
elle se prolonge jusqu'en 1877. — Edouard meurt à l'expiration de la trêve. 

— Jean de Vienne, défenseur de Calais, fait une descente en Angleterre, et 
y répand la terreur. — Les ducs de Bourgogne et d'Anjou, le Connétable, et 
Olivier de Clisson, ont des succès en Picardie, en Guienne et en Bretagne. 

— 1378, l'empereur Charles IV vient à Paris. — Charles le Mauvais veut 
empoisonner le roi, on saisit ses places de Normandie. — Dans une nom- 
breuse assemblée tenue à Vincennes, Charles V se décide pour l'obédience 
de Clément VII, et rejette celle d'Urbain VI. — L'université attendit à se 
prononcer jusqu'en i382. — i38o, Du Guesclin meurt devant la ville de 
Randan en Gévaudan, dont les clefs sont déposées sur son cercueil. — Le 
roi ne lui survit que de deux mois, et meurt le i6 septembre. — Charles V 
est la tige de la maison d'Orléans , d'où sortirent celles d'Angoulême et 
d'Orléans-Bâtard ou Longueville. 

CHARLES VI, dit le Bien- Aimé ^ 55* roi de France. 

i38o, Charles VI, dit le Bien-Aimé, fils de Charles V, né le 3 décembre 
l368, succède à son père, sous la régence de son oncle Louis d'Anjou, qui 
•spolie le trésor de l'état pour son expédition de Naples. — i38i , Paix avec 
la Bretagne. — i382, le duc d'Anjou part pour l'Italie, où il ne réussit point, 
et meurt deux ans après. — Charles gagne la bataille de Rosebec sur les 
Flamands, révoltés contre leur comte. — A son retour, il punit les Parisiens 
pour cause de révolte au sujet des impôts : c'étoit la troisième depuis ce règne. 

— Jean Desmarets, haï des oncles du roi, périt dans cette circonstance. — 
i383, nouvelle expédition en Flandre. — i385, Charles épouse Isabelle de 
Bavière-Ingolstadt. — 1 386, flotte armée à l'Écluse, qui devient inutile par les 
retardements du duc de Berri. Pendant l'hiver elle est brûlée p^r les Anglois. 

— i38g, trêve de 3 ans. — Charles va réformer les abus dans le midi de la 
France. — Bétisac, secrétaire du duc de Berri, est brûlé. — Le roi ôte le 
gouvernement du Languedoc à son oncle, et le lui rend au bout de 3 ans. 

— 1392, le connétable Olivier de CUsson est assassiné par Craon, qui se 
réfugie en Bretagne. —Sur le refus que fait le duc de le rendre, le roi se dé- 
termine à la guerre. — Étant au Mans, il tombe en phrénésie. 

Les ducs de Berri et de Bourgogne s'emparent de la régence. — Clisson 
s enfuit; on dispose de sa charge. — i393, nouvel accès de démence du roi 
à l'occasion d'une mascarade. — i394, édit de bannissement des Juifs, lequel 
n'a été révoqué que de nos jours, par l'effet des nouvelles lois. — 1396 , 
trêve avec les Anglois. — Le roi Richard II, épouse Isabelle, fille du roi de 
France. — 1396, Gènes se donne à la France. — La fleur de la noblesse 
françoise, commandée par Jean, comte de Nevers, périt en Hongrie, à la 
bataille de Nicopolis, gagnée par Bajazet. — 1402, découverte des Cana- 
ries par Jean de Bellieucoiirl, gentilhomme normand. — i4o5, rivalité entre 

12 



l 'j 8 Tables synchroniffiies de t Histoire de France. 

ïes maisons d'Orlr^ans et de Rour(yoffne. — Jean S:tns-Peur se rend maître 
d'e Phris, qn'j'baiidonnent le duc d'Orléans et la reine. — On les réconcilie. 

— r4o7, le duc de Rourffoî^nc fait assassiner le duc d'Orléans. — 1408» 
il' fait prononcer une apf)lo{îie de sa conduite par J-. Petit, cordelier. — • 
€ontre-apolo{jie par l'abbé de Saint-Denys. — Le duc de Rour{>o{jne est 
déclaré ennemi de I Éiat. — Il revient à Paris, triomphant des Lié^çeois. — 
Le roi et la reine se retirent à Tours. — ï fog, le duc obtient sa grâce d'à 
roi. -^ Les Génois chassent les François de leur ville. — Montaigu , sur- 
intendant des Hnances , est décapité à l'instigation du duc de Bourgogne. 

— 14 10. guerre civile entre le duc de Bourgogne et les princes tenant pour 
Ja cour, désignés sous le nom d'Orléans on d'Armagnacs , à cause du comte 
d'Armagnac, bean-père du jeune duc d'Orléans.— Accommodement de 
peu de durée, à Bicêtre. ■— 14"» ï« faction bourguignone commet des atro- 
cités dans Paris. — Les princes s'en approchent ; le duc les empêche d'y 
pénétrer. Hs vont piller le trésor de la reine, à Saint-Denys. — 14^^, leg 
princes traitent avec Henri IV, roi d'Angleterre ; ils s'engagent à lui faire 
remettre les provinces cédées par le traité de Bretigny, et se reconnoissent 
ses vassaux pour leurs terres d'Aquitaine. — Les princes sont déctarés enne- 
mis de l'état; le roi marche contre eux à Bourges. — La paix se fait. — Dé- 
fense d'employer les noms d'Armagnacs et de Bourguignons. — i4i3, nou- 
velle sédition des bourgeois de Paris. — Ils prennent le chaperon pour signe 
de reconnoissance, et le présentent au roi. — Ils arrêtent les principaux 
seigneurs, et les font juger. — Nouvelle paix à Pontoise. — 14^4? ^^ ^^c de 
Bourgogne s'approche de Paris avec une armée. — Il est poursuivi et réduit 
à demander la paix. 

i4i5, Henri IV, roi d'Angleterre, traite avec le duc de Bourgogne, pour 
l'exécution du traité de Bretigny. — Ses demandes ayant été repoussées , il 
entre en France, y fait peu de progrès , et veut se retirer. — Le connétable 
d'AIbret lui coupe la retraite, et le force à une bataille. Ce fut celle d'Azin- 
court, aussi funeste à la France que celles de Crécy et de Poitiers. — Mort 
du dauphin Louis , gendre du duc de Bourgogne. — Jean , duc de Touiaine ^ 
gendre du comte de Hainaut, le remplace. — Le comte d'Armagnac reçoit 
l'épée de connétable. — 1 4 " ^ i l'empereur Sigismond se propose pour média- 
teur entre la France et l'Angleterre. Le connétable s'y oppose. Mort du duc 
de Berri. — l4*7» l^ reine est exilée à Tours. — Le dauj)hin Jean meurt ; 
Charles , son frère , lui succède. — Descente du roi d'Angleterre en Norman- 
die. — Le duc de Bourgogne délivre la reine et l'emmène à Troyes, où elle 
prend le titre de régente. — Elle casse tous les tribunaux, et défend de leur 
obéir, sous prétexte que le roi n'est pas libre. — i4ï8i l'Ile-Adam, du parti 
du duc de Bourgogne, est introduit dans Paris. Le connétable et trois mille 
individus sont massacrés. Tannegui du Châtel, prévôt de Paris, fait évader 
le dauphin. — Le 14 juillet suivant, la reine et le duc de Bourgogne entrent 
en triomphe à Paris. — 14^9? entrevue du roi d'Angleterre avec la reine et 
le duc de Bourgogne à Meulan. On y traite de la paix et du mariage da roi 
d'Angleterre avec Catherine, fille de Charles VI. — Entrevue du dau|hin 
et du duc de Bourgogne à Pouilli-ie-Fort , où ils se jurent amitié, et se pro- 
mettent de s'opposer aux Anglois. — Ils se donnent, à deux mois de là, un 
ûouveau rendez-vous àMomereau. Le duc y est tué. — Le dauphin se retira 



5*^ PÉR. De i328 a \!\tfi. — 3e Race, Valois directs. i-rg 
à Bourges pour se faire un parti contre la reine, qui veut l'exclure du trône; 
le roi donne une déclaration en conse'quence. — 1420, traite' de Troyes. 
Henri IV, roi d'Angleterre, devient gendre du roi, et reçoit le titre de re'gent 
et d'he'ritier du royaume. Le nouveau duc de Bourgogne sacrifie ses propres 
droits à la vengeance. — Le roi d'Angleterre se fait remettre le Louvre, la 
Bastille, Vincennes, et dispose du gouvernement de Paris. — Le dauphin est 
cité à la Table de marbre, et déclaré indigne de succéder à la couronne. Il en 
appelle à Dieu et à son épée. ■ — Il transfère le parlement de Paris à Poitiers. 
Toutes les autorités sont doubles en France. — î42i-) le dauphin bat à 
Baugé, le duc deClarence, frère du roi d'Angleterre. Celui-ci vient à son 
secours. — 1422, le roi d'Angleterre meurt; le roi de France le suit au bout 
Je deux mois, le 22 octobre 1422. 

CHARLES VII, dit le Victorieux^ 56^ roi de France. 

1422, Charles VII, dit le Victorieux, fils de Charles VI, né le 22 février 
i4o3, se fait couronner roi, à Poitiers, pendant que Henri VI est proclamé 
à Paris. — 142^, le duc de Bretagne abandonne son alliance pour celle des 
Anglois. — Charles perd la bataille de Cravant. — i424? i^ perd encore 
celle de Verneuil. — Diversion par la guerre du duc de Glocestre contre 
Jean de Brabant, au sujet de Jacqueline de Hainaut. — 1426, le comte de 
llichemont, frère du duc de Bretagne, embrasse le parti du roi, qui le fait 
connétable à la place du comte de Buchan, tué à la bataille de Verneuil, et 
il y entraîne son frère. — 14^7^ ^^ connétable fait noyer Giac, favori du roi. 

— Montargis soutient contrôles Anglois un siège de trois mois. — Jean, comte 
de Dunois, et La Hire, le font lever au comte de Warwick, en inondant ses 
quartiers. — Le duc de Bretagne est forcé d'abandonner le parti du roi, et 
de signer le traité de Troyes. — 1428, siège d'Orléans par les Anglois. — 
Journée des Harengs, où Fastol bat les François. — Jeanne d'Arc, dite la Pu- 
celle d'Orléans, Agée de 17 ans , fait lever le siège. • — Elle emporte Jargena 
et Beaugency, combat à la bataille de Patai, on Talbot est pris, conduit le roi 
à Reims, et l'y fait sacrer. — Le roi s'avance sur Paris, qu'il ne peut emporter. 

— i43o, la Pucellc se jette dans Compiègne, assiégée par les Anglois. Elle 
est prise dans une sortie. — Bataille de la Croisette, oià Barbazan, avec 3ooo 
hommes, bat 8000 Anglois ou Bourguignons. — i^^i-, les Anglois font brûler 
la Pucelle d'Orléans à Rouen, comme sorcière. — 24 ans après, le pape Ga- 
lixte III fait réhabiliter sa mémoire. — Henri VI est sacré à Paris. — i432 , 
Chartres est pris par les François. • — La Hire et Xaintrailles battent les An- 
glois à Gerberoi. — i433, le connétable fait enlever La Trémouille, favori du 
roi. — 1435, il réussit à amener le duc de Bourgogne à des conférences à Ar- 
ras. Tous les princes de la chrétienté y avoient des ambassadeurs. On accorde 
au duc des conditions exorbitantes, et la paix est signée avec lui. Mort de 
la reine Isabelle. — i435, le connétable et le comte de Dunois chassent les* 
Anglois de Paris. — 14^7? le roi rentre dans la capitale. — i438, assemblée 
solennelle à Bourges, où l'on rédige la Pragmatique-Sanction. — i439, le con- 
nétable enlève Meaux aux Anglois. — i440î Praguerle ou révolte du dauphin : 
le roi marche contre lui, et l'oblige à solliciter son pardon. — Le duc de 
Bourgogne paye une partie de la rançon du duc d'Orléans, prisonnier çn An-» 
gleterre depuis la bataille d'Azincourt. — 144'? prise de Creil et de Pomoise. 

12. 



iâo Tahîes synclironiques de V Histoire de France, 

— 1442 1 Je roi porte la guerre en Languedoc et en Gascogne. — 
avec l'Angleterre, prolongée jusqu'en i449- — Le dauphin, à la sollicitation 
de l'empereur, va faire la guerre aux Suisses, et gagne sur eux la bataille 
de Botteleai, près Bàle. — Établissement de la taille et annuelle et perpé- 
tuelle pour le paiement des troupes. — i448 , violation de la trêve par les 
Anglois. — i449i'^ ""«^i attaque, et recouvre une partie de la Normandie. 
~- i45o, bataille de Formigny, gagnée par le connétable. Le roi achève la 
conquête de la Normandie, et entre en Guienne. — i45i , le comte de Da- 
nois, lieutenant-général pour le roi, réduit cette province. — i452, Con- 
damnation de Jacques Cœur, commuée en exil. — i453, les Anglois sont, 
entièrement chassés de la Guienne après la mort de Talbot , tué devant Cas- 
tillon en Périgord. — i456, le dauphin retiré depuis lo ans en Dauphiné, 
se rend auprès du duc de Bourgogne. — ï4^7î descente des François en 
Angleterre , ils pillent Sandwich . — 14^6 , condamnation du duc d'Alençon, 
convaincu d'avoir appelé les Anglois en France. — Charles meurt en 1461, 
lé 22 juillet. 

LOUIS XI, 57^ roi de France. 

i46t . Louis XI , fds d« Cliarles VII, né le 3 juillet 1428. — Pressé à son 
sacre de pardonnera ceux qui Tavoient offensé, il excepte sept personnes 
sans les nommer. — Il casse les officiers de son père, augmente les impôts, 
réprime les séditions, et supprime la Pragmatique-Sanction. — 1462, il 
prête cent mille écus au roi d'Aragon, et reçoit en engagement le Roussil- 
lon et la Cerdagne. — i463, entrevue inutile avec Henri IV, roi de Caslille, 
qui l'avoit choisi pour arbitre de ses différends avec le roi d'Aragon. — I» 
dégage des mains du duc de Bourgogne, moyennant 4oo mille écus d'or, les 
villes de Picardie qui lui avoient été cédées par le traité d'Arras. — i465, 
ligue des princes, dite la Guerre du Bien public. — Bataille de Montihéri. — • 
Traité de Conflans, qui met fin à la guerre. — 1466, il reprend la Norman^ 
die, qu'il avoit cédée à son frère par le traité, et en chasse le duc de Bre- 
tagne, qui avoit pris le parti du jeune prince. — 1468, États de Tours : on y 
établit que la Normandie est un fief inséparablement uni à la couronne, le- 
quel ne peut être donné en apanage. — Paix d'Ancenis, avec le duc de Bre- 
tagne. — Entrevue avec le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, au sujet 
de l'exécution du traité de Conflans. La révolte des Liégeois, excitée par le 
roi, ayant éclaté en ce moment, le duc le fait arrêter à Péronne, le contraint 
de marcher contre Liège , et d'accorder la Champagne et la Brie à son frère. 

— i4^9î ^^ cardinal Balue et Tévêque de Verdun, convaincus de trahison et 
d'entretenir la division dans la famille royale, sont enfermés dans des cages 
de fer, où ils restèrent, l'un 12 ans, et l'autre i^. — Charles reçoit la Guienne 
au lieu de la Champagne. — Institution de l'ordre de »Saint-Michel. — i470î 
le roi confisque, par arrêt, les terres du duc de Bourgogne, pour raison des 
troubles qu'il cherchoit à exciter. — 14;^^ guerre de chicane entre eux en 
Picardie. Trêve — 147^ •> niort du duc de Guienne. — Le roi détache le duo 
de Bretagne de l'alliunce du duc de Bourgogne. — Le duc de Bourgogne, 
furieux, ravage la Picardie et assiège Beauvais, dont les femmes font lever le 
siège. - — Pendant que le roi s'oppose au duc de Bourgogne en Normandie, 
le roi d'Aragon s'empare de Perpignan, et le comte d'Armagnac, de Lcc- 



5» PÊR. De i328 Cl 1498. — 3e Race^ Valois directs. i8i 

toure. — 1473, le roi fait une trêve avec le duc de Bourgo^pie, et marche 
en Languedoc. Les François s'introduisent dans Lectoure à l'occasion d'un 
pourparler, s'en rendent maîtres, et massacrent le duc. Le roi est obligé de 
lever le siège de Perpignan. Par traité avec le roi d'x^ragon, il s'engage à 
rendre leKoussillon, lors du remboursement de la somme qu'il avoit prêtée. 

— Nouvelles brouilleries avec le duc de Bourgogne. — Le roi engage le 
légat du pape à excommunier celui des princes qui refuseroit la paix. — Le 
parlement refuse d'enregistrer cette bulle. — i474? le duc de Bourgogne est 
soupçonné d'avoir voulu faire empoisonner le roi. — Ligue du duc avec le roi 
d'Angleterre contre Louis XI, qui, de son côté, s'allie aux huit cantons Suisses. 

— 147^7 Perpignan se rend aux François. — La trêve étant expirée avec le duc 
de Bourgogne, le roi, pendant que celui-ci est occupé au siège de Nuitz, lui 
enlève toutes les places sur la Somme ; il contraint G uillaume de Ghâlons, qu'il 
fait prisonnier, à lui abandonner la souveraineté d'Orange pour sa rançon. — 
Descente d'Edouard IV, à Calais. — Le duc de Bourgogne, toujours occupé 
à Nuitz, ne s'étant pas trouvé au rendez-vous, Edouard fait une trêve avec 
le roi. — Traité entre le roi et le duc de Bourgogne, qui se livrent mutuel- 
lement leurs ennemis. — Le connétable de Saint-Pol, réfugié près du duc, est 
remis au roi, qui lui fait faire son procès. Il est condamné à mort et décapité. 

— i477î le tluc de Bourgogne est tué, assiégeant Nancy. Il ne laisse qu'une 
fille. — Louis se met en possession du duché de Bourgogne. — Les états d'Ar- 
tois se soumettent au roi, par l'espoir qu'on leur donne de l'union de Marie, 
fille du duc, et âgée de vingt ans, avec le dauphin Charles, âgé seulement de 
huit. — Louis s'empare du Hainaut. — Les Flamands alarmés appellent des 
secours, et sont battus : mais, deux mois après, ils donnent leur princesse en 
mariage à l'archiduc Maximilien , fils de l'empereur Frédéric III. — Jacques 
d'Armagnac, duc de Nemours, est exécuté aux Halles. — 1478 , le roi enlève 
le comté de Boulogne à Bertrand de la Tour, moyennant une indemnité. 11 
met le comté, relevant de l'Artois, sous la mouvance de la Sainte Vierge. Il 
fait accuser le feu duc de Bourgogne de félonie, pour s'emparer de ses états. 
• — Il interrompt ses conquêtes par une trêve d'un an avec Maximilien. — 
i479, «"éprise des hostilités. — Chaumont d'Amboise envahit la Franche- 
Comté. — Maximilien assiège Térouanne , et bat le maréchal des Querdes à 
Cuiuegate. — i48o, établissement des postes en France. — Réunion, du comté 
d'Anjou. — 14^ 'î Charles, comte de Provence, et roi titulaire de Sicile, fait 
le roi son légataire.. — 1482, mort de Marie de Bourgogne: les Gantois se 
saisissent de ses enfants, Philippe et Marguerite, au mépris de Maximilien, 
leur père, et arrêtent, par le traité d'Arras, le mariage de Marguerite, âgée 
de 3 ans, avec le dauphin, qui en avoit lO. La jeune princesse est amenée 
en France. On abandonne , pour sa dot, les comtés de Bourgogne, d'Artois, 
d'Auxerre, de Mâconnois et de Charolois. Le mariage n'eut pas lieu. — 
liOuis, tombé en langueur, devient soupçonneux, et s'enferme au château 
de Plessis-les-Tours. — Il meurt en i483, le 3o août. On a dit de lui, qu'il 
ne fut ni bon fils, ni bon père, ni bon mari, ni bon frère, ni bon ami, ni 
bon sujet, ni bon roi enfin, quoiqu'il ait fait le bien du royaume. 

CHARLES VIII, 58« roi de France. 
i483, Charles VIH, fils de Louis XI, ué le 3o juin 1470. —Anne, sa sceup, 



i82 Tables synchronûjiies de VUistoiie de France, 

r|»ouse de Pierre de Bourbon -Beaujeu, a la tutèle et le f,ouvernemenfy 
par lu volonté de Louis XI. — Louis, duc d'Orléans, la lui dispute comme 
premier prince du san(j. Anne se réfère aux éfats-^jénéraux. — 14^4^ états- 
{^énéraux à Tours, qui prononcent en laveur de Miid;ime. — Le roi est 
déclaré majeur, on lui donne un conseil de douze personnes. — i485, le duc 
d'Orléans prend les armes. — i486, GhaHes, accompa.jjné de sa sœur, va 
soumettre la Guienne, menace la Bretagne, et s'oppose, en Picardie, à 
Maximilieu. — 1487^ entrée des François en Bretaj^ue, succès en Picardie, 

— 1488, bataille de Saint-Aubin du Cormier, où Louis de la TrémouilLe 
bat le duc d'Orléans, et le fait prisonnier. Le duc de Bretagne demande la 
paix, l'obtient, et meurt trois semaines après, ne laissant que deux filles. — • 
Anne, l'aînée, aidée du roi d'Angleterre, soutient la guerre. — i49^î ^^ ^^^ 
rend la liberté au duc d'Orléans. — ï49ïi P'*ix avec la Bretagne, sous la 
condition du mariage du roi avec la duchesse Anne, fiancie à Maximili^n, 
auquel on renvoie sa fille. — Ligue entre Maximilien et Henri VIII, roi 
d'Angleterre. — ï49^7 Henri descend à Calais, et assiège inutilement Bou- 
logne; une somme d'argent qui lui est offerte \e fait repasser dans son île. — 
Trêve avec Maximilien. — 149^^ P^^^ '^^^^ ^^^ moyennant la restitution de 
la dot de Marguerite; et avec le roi d'Aragon, moyennant la restitution diKk 
Roussiilon et de la Cerdagne. — i494'? Charles passe en Italie, entre à 
Rome, traite avec Alexandre VI, qui devoit lui remettre Zizim, frère de 
Biijazet. — i49^î il s'empare de Naples. — Ligue contre lui dans le Nord 
de l'Italie. — Charles quitte Naples avec 9 mille hommes pour revenir en 
France, et bat à Fornoue, l'armée des alliés, qui, forte de 4© raille homme?, 
lui fermoit le passage. — Gilbert de Bourbon-Montpensier, laissé à Naples, 
est forcé par Gonsalve à capituler. — Charles défend le Languedoc contre 
le roi d'Aragon. — i497^ ^^ Grand-Conseil est organisé en cour souveraine. 

— 1498, Charles occupé d'une seconde expédition en Italie, se rend au 
château d'Amboise, et y meurt subitement le 7 avril, il avoit survécu à 
quatre enfants qu'il avoit eus d'Anne de Bretagne. — La couronne passa 
ainsi dans la branche de Valois-Orléans, 



Princes apanages. Suite de la 1 ""^ Maison de Bourgogne. 

f^\ durèrent dix ans. — Il fonda la 
chartreuse de Beaune. 

Première Maison de Bourgogne. ^3^^ Philippe I de Rouvres, du 

i3i5. Eudes IV, duc de Bourgo- lieu de sa naissance, petit-fils. — Il 

gne, frère de Hugues V, et fils de étoit fils de Philippe, comte d'Artois, 

Robert II, grand chambellan de Fran- fils d'Eudes IV, et de Jeanne, comtes.se 

ce. — Il devient comte de Bourgogne d'Auvergne et de Boulogne, qui de- 

et d'Artois en i33o, par suite du puis épousa le roi Jean.- — En i36i, 

mariage qu'il avoit contracté en i3 18 Philippe meurt sans enfants, et en 

avec l'héritière Jeanne, fille aînée de lui s'éteignit la première maison des 

Philippe le Long. — Cet héritage lui ducs de Bourgogne , issue du roi Ro- 

est disputé par ies sœurs de Jeanne, bert. 

et les hostilités qui s'ensuivirent , Le roi Jean se mit en possession 



5e PÉR. De i32S à 149S. — 3« îiace, Valois cîivects. i83 



Suite de la r * Maison de Bourgogne. 

du duché par droit de proximité : il 
n'en avoit pas d'autre. Le droit de 
retour ne lui étoit point favorable , 
en ce qu'il existoit encore deux ra- 
meaux de Bourj^of^ne, dits de Som- 
Lernon et de Gauches, issus de Hu- 
gues III ; et par le droit de représen- 
tation, le roi de Navarre, Charles 
le Mauvais, petit-fils de l'infortunée 
Marguerite de Bourgogne, eût évin- 
cé le roi Jean, 'fils de Jeanne, sœur 
cadette de Marguerite. 

Le comté de Bourgogne passa à 
Marguerite, seconde fille de Philippe 
le Long, comme héritière de sa mère, 
et elle le porta dans la maison de Flan- 
dre, par son mariage avec le comte 
Louis , dit de Crécy ou de Nevers. 

Les comtés d'Auvergne et de Bou- 
logne furent recueillis par le comte 
Jean, comte d'Auvergne, oncle de 
Jeanne. 

Pour la seconde Maison de Bourgo- 
gne^ voyez n** 18. 



(3) 
Maison de Dreux. 

iSog. Robert V, comte de Dreux, 
fds de Jean II le Bon. 

1329. Jean III, frère. 

i33i. Pierre, frère. — Il meurt 
sans postérité en i345. 

1345. Jeanne, fille. 

i346. Jeanne 11, tante, fille de 
Jean II le Bon, et femme de Louis, 
vicomte de Thouars. 

.... PÉRONNELLE de Thouars, fille, 
héritière de Jean Simon, son frère. 
— Elle vend le comté à Charles V, 
ea 1378. 

En i382 , Charles VI engage le 
comté de Dreux à Arnaud Amanieu, 
sire d'Alhret, et le retire en 1407, 



Suite de la ISlaison de Dreux. 

pour le donner en augmeutation 
d'apanage à Louis , son frère , duc 
d'Orléans. — Henri III le donna à 
son frère François, duc d'Alençou, 
et à la mort de celui-ci , il fuit en- 
gagé à Charles de Bourbon, coi^te 
de Soissons , qui le laissa à son fils , 
tué à Sedan, à la bataille de la Mar- 
sie en i64i. Marie d'Orléans, fille 
de Louise de Bourbon , sa sœur, et 
de Henri de Longueville , y succéda 
et en jouit jusqu'à sa mort. 

Une branche cadette de la maison 
de Dreux a subsisté jusqu'en iSgo, 
en la personne de Jean de Dreux, 
seigneur de Morainville, tué à cette 
époque , sous les drapeaiWi de He»- 
ri IV. 



(4) 

Maison de Bretagne. 

i3i2. Jean, dit le Bw?., duc de 
Bretagne, fils d'Arthur. — Il meurt 
sans enfanis, et désigne pour son 
successeur Charles de Blois, époux 
de Jeanne, sa nièce, fille de Guy de 
Penthièvre , aîné de Jean de Mont- 
fort. Ce dernier étoit fils d'un second 
Ut. Yolande de Dreux, sa mère, fille 
de Béatrix , héritière de Montfort , 
avoit porté ce comté dans la maison 
de Bretagne. 

i34i- Charles de Blois, et JeawIÏV 
de Moxufort, son bel-oncle, se dis- 
putent le duché. — Les pairs de 
France l'adjugent à Charles, qui fait 
prisonnier son compétiteur. Jeanne 
de Flandre, femme de celui-ci, sou- 
tient son parti, à l'aide des Anglois. 
Montfort s'évade, et meurt laissant 
un fils. — Charles est fait prisonnier à 
son tour, et est envoyé en Angleterre. 
Jeanne de Penthièvre ou la Boiteuse, 
sa femme, suit l'exemple donné par 



i84 



Tables synchroniques de rHistoire de France. 



Suite de la Maison de Bretagne. 

JoRime de Flandre — Guerre entre les 
deux Jeannes. — Combat des trente. 

— i356, Charles recouvre la liberté. 

— En i364, bataille d'Aurai , qui 
finit la querelle. Charles y est tué. 
Il laisse un fils prisonnier en An- 
gleterre. 

i3f>4. Jean V de Montfort, fils de 
Jean IV. — i365 , il est reconnu duc 
par le traité de Guérande. — iSSy , 
le connétable de Clisson paye la 
rançon de Jean , l'ainé des Penthiè- 
vres , et lui donne sa fille en maria{je. 
Le duc en prend ombrajçe, arrête 
Clisson en trahison, et veut le faire 
mourir. Il le relâche moyennant une 
forte rançon. — Guerre avec le con- 
nétable, elle dure neuf ans, et se 
termine par la médiation du duc de 
Bour^^ogne. 

1 39g. Jean VI le Don et le Sage^ fils. 

— 1420, il est enlevé par les Pen- 
thièvres, fils de Jean de Blois-Pen- 
thièvre, et de Marguerite de Clis- 
son , fille du connétable, et ainsi 
que l'avoit été CUsson , -leur aïeul, 
par Jean V. Mais l'indignation gé- 
nérale des Bretons les oblige à 
relâcher le duc — Il donne, par 
reconnoissance, son pesant d'or à 
Notre-Dame de Nantes, et son pesant 
d'argent à Saint-Yon : il pesoit 38o 
marcs. — Durant toute la durée de 
son règne, il demeure flottant entre 
la France et l'Angleterre. 

1442- François I, fils. — Il ne 
laisse pas d'enfants. 

i45o. Pierre II, frère. 

14^57. Arthur III, comte de Ri- 
chement, connétable de France, 
oncle, frère de Jean VI. C'est lui 
qui, conservant sa charge de con- 
nétable de France malgré les remon- 
trances de ses barons bretons, leur 
répondoit : <« Je veux honorer dans 
« JHia vieillesse une charge qui m'a 



Suite de la Maison de Bretagne. 

• honoré dans ma jeunesse. » — Il 
ne laisse pas d'enfants. 

1458. François II, neveu, fils de 
Richard, comte d'Etampes, 4^ fils de 
Jean V. — i485, Landois, son fa- 
vori, est mis à mort par les nobles, 
au moment où ils alloient se livrer 
un combat à son sujet. — 14^7 7 le 
duc donne asile au duc d'Orléans. 
— 1488, bataille de Saint-Aubin du 
Cormier, oii le duc d'Orléans est fait 
prisonnier, — Le duc de Bretagne 
meurt la même année, et ne laisse 
que deux filles. 

1488. Anne, fille ainée. — Elle 
est recherchée par Alain, sire d'Al- 
Lret, et par Maximilien , roi des 
Romains , qui l'épouse par procu- 
reur. Elle épousa effeciivement Char- 
les Vin en i4oo, et Louis XII, son 
successeur, en i499- 

(5) 

Maison d' Artois , 

propriétaire du Comté. 

ï3i5. Jeanne, fille d'Otton IV ou 
Ottenin , comte de Bourgogne, et 
de la fameuse Mahaud d'Artois. — 
Jeanne porte ce comté à Philippe le 
Long, qui l'avoit épousée en i3o6, 
et qui fut roi de France en i3i6. 

Pour la suite , voyez les Comtes , 
puis les Ducs de Bourgogne. 

(6) 

Princes d'Artois^ 

non propriétaires du Comté. 

1298. Robert III d'Artois, fils de 
Philippe, blessé mortellement à Fur- 
nes, petit-fils de Robert II le Bon, 
tué à Courtrai, et neveu de Mahaut, 
laquelle hérita du comté en vertu des 
çQutumes de l'Artois, qui admettent 



5« PÉR. De 1828 à 1498. — ^« Race, Valois directs. 



8S 



Suite de la Maison d'Artois. 

la proximité au préjudice de îa re- 
présentation. — Mal(îré la main de 
Jeanne de Valois, sœnr du roi, le 
comté-pairie de Beaumont le Ro{5,er, 
et diverses pensions qui lui furent 
accordées en dédommajîement de 
ses prétentions, le mécontentement 
qu'il eut de la perte de son procès 
à la cour des pairs, lui fit chercher 
un asile auprès d'Edouard III, qu'il 
excita à porter la guerre en France. 
— 1343, il meurt des blessures qu'il 
reçoit dans un débarquement sur les 
côtes de Bretagne. 

1343. Jean Sans- Terre ^ fils. — 
ï35o, il obtint le comté d'Eu après 
l'exécution irrégulière du connétable 
de ce nom. — Le comte de Longue- 
ville, son frère, est tué à la bataille 
de Poitiers. 

1897. Philippe d'Artois, fils, com- 
te d'Eu, connétable de France après 
Clisson. — Il meurt la même année. 
L'année précédente, il avoit été fait 
prisonnier par Bajazet, à la funeste 
bataille de Nicopolis. 

1397. Charles d'Artois, fils. — Il 
est fait prisonnier à Azincourt, en 
i4i5. — n demeure 23 ans captif en 
Angleterre, et meurt en 1472. En 
lui s'éteignit la maison d'Artois. 



(7) 
Première Maison d'Anjou. 

Le comté d'Anjou passe, en 1290, 
dans la maison de Valois , par le 
mariage de Charles de Valois, frère 
de Philippe le Bel , avec Marguerite 
d'Anjou, fille du roi de Naples, 
Charles le Boiteux. - — A son avène- 
ment au trône, en iSaS, Philippe 
de Valois réunit le comté au domajae 
de la couronne. 



(8) 

Anjou-Naples , 
Comtes de Provence. 

iSog. Robert le Bon ou le Sage ^ 
roi de Naples et comte de Provence,. 
3^ fils de Charles le Boiteux, et pe- 
tit-fils de Charles d'Anjou, frère de 
S. Louis , et tige de la jiremière mai- 
son d'Anjou. 

1343. Jeanne, reine de Naples et 
comtesse de Provence, petite-fille, 
fille de Charles, duc de Calabre, et 
de Marie, fille de Charles, duc de 
Valois. — 1348, elle vend Avignon 
au pape, à l'effet de lever des trou- 
pes pour rentrer à Naples. — i35o, 
elle annuUe ses aliénations. — i365, 
l'empereur Charles IV se fait cou- 
ronner roi à Arles, et s'y fait prêter 
serment de fidélité. Il institue, pour 
son vicaire dans ce royaume, le dau- 
phin Charles de France, roi depuis, 
sous le nom de Charles VI. C'est le 
dernier acte de souveraineté des 
empereurs à Arles. — i38o, Jeanne 
adopte pour son héritier Louis , duc 
d'Anjou , frère du roi Charles V, et 
tige de la seconde maison d'Anjou. 
— i382, Jeanne est étouffée par les 
ordres de Charles de Durazzo , qui 
lui succéda à Naples. 

Pour la suite des Comtes de Prô- 
t>ence\ voyez la seconde Maison d'An^ 
jou, n? 16. 



(9) 

Anjoii-Tarente. 

iSoq. Philippe de Tarente, fils de 
Charles le Boiteux, prince d^Achaïe, 
et empereur titulaire de Constantino- 
ple par Catherine, sa femme, sœur 
du roi Philippe de Valois. 

i332. Louis, fils, second mari de 



i86 Tables synchroniques de V Histoire de France. 

Suite de la Maison dAnjou-Tarente. Suite de la Maison d'Anjou-Hongrie. 

la fameuse Jeanne de Nuples, sa cou- son mari, marquis de Brandebourg, 



8ine. — Il meurt en i362, sans lais- 
ser d'enfants. 



et depuis empereur. 

Voyez les Rois de Hongrie. 



{^o) 
Anjou-Durazzo. 

iSoQ. Jean de Durazzo, fils de 
Charles le Boiteux. — Il fait la con- 
quête de la Morëe. 

«336. Charles, fils. — Il est dé- 
rapité par ordre de Louis, roi de 
Hongrie, pour sa complicité à l'as- 
sassinat du roi André, son frère, 
«premier mari de Jeanne. 

1348. Marguerite, fille, et Charles 
de Durazzo ou le Petit .^ ou de la Paix^ 
«on mari et son cousin - germain , 
fils de Louis, et petit-fils de Jean. 
— H devient roi de Naples en i382 , 
après avoir fait étrangler la fameuse 
Jeanne, sa bienfaitrice. — Roi de 
Hongrie en i385, il est assassiné en 
i386. 

i386. Ladislas, fils. — Il meurt 
«ans postérité. 

1 4 1 4- Jeanne II ou JEANNELLE,sœur, 
digne de la première Jeanne par ses 
désordres. Elle adopte Louis III d'An- 
jou, petit-fils de Louis I, frère de 
Charles V, tige de la seconde mai- 
son d'Anjou; voyez Naples. 



Anjou-Hongrie. 

1 295. Charles Robert on Charo- 
BERT, roi de Hongrie, fils de Char- 
les-Martel, et petit-fils de Charles le 
Boiteux. 

1342. Loms I le Grand .^ fils. 

i382. Marie, fille, dite le Jîoi pla- 
rte^ et Sigismqnd de LuxemJ>durg , 



(12) 

Maison de Bourbon. 

i3i7. Loris I, duc de Bourbon en 
1327, petit-fils de S. Louis, et fils 
de Robert de Clermont, «poux de 
l'héritière de Bourbon, et tige de la 
seconde maison de Bourbon. — Il 
contribue à la victoire de Cassel. — 
Philippe de Valois le récompense de 
ses services en lui remettant le com- 
té de Clermont en Beauvoisis, qu'il 
avoit cédé au roi précédent, en échan- 
ge du comté de la Marche. 

i34i- Pierre, fils. — II est tué à 
la bataille de Poitiers. — Jacques, 
comte de la Marche, son frère, con- 
nétable de France , est la tige de ,1» 
maison royale de Bourbon. 

1 356. Louis II le Bon., fils, l'un det 
tuteurs de Charles VI , qui étoit fils 
de Jeanne de Bourbon, sa sœur. Il 
acquiert par alliance les comtés de 
Forez et de Clermont en Auvergne. 

i4io. Jean , fils, — Il est fait pri- 
sonnier à Azincourt, et meurt en 
Anglete«'e. — i 4oo 1 ^ épouse Marie 
de Berri , héritière du duché d'Au- 
vergne et du comté de Montpeu- 
sier. 

Charles VI consentit à ce que 
cette partie de l'apanage de son 
pncle devînt la dot de sa fille, à 
condition qu'à défaut d'hoirs mâles ^ 
issus de oe mariage, les domaines 
des ducs de Bourbon appartien- 
droient à la couronne. 

1434. Charles I, fils. — Louis le 
Bon, son frère, est la tige de la pre- 
mière branche de Montpensier. 



5«^ PÉR. De i328 a i^qS. — 3^ Race, Valois directs. 1S7 

Suite de la Maison de Bourbon la Marche 



Suite de la Maison de Bourbon. 

1456. Jeajs /e JSo«, fils, connéta- 
ble, dit le Fléau des Anglois. — Il ne 
Jaisse que des enfants naturels, et 
entre autres, Mathieu, qui se fit une 
grande re'putation de valeur, et qui 
est connu sous le nom du {jrand Bâ- 
tard de Bourbon. 

1488. Chakles II, cardinal, frère. 

1488. Pierre de Beaujeu, frère, 
époux d'Anne de France , fille de 
Louis Xî. — Une de ses sœurs, Mar- 
jjuerite de Bourbon, e'pouse Philippe 
II Sans-Terre, duc de Savoie, et fut 
mère de la célèbre Louise de Savoie, 
comtesse, puis duchesse d'Angou- 
lême, laxjuelle, à la mort de Susanne, 
fille du duc Pierre, réclama tout l'hé- 
ritage de la maison de Bourbon, et 
fut cause de la défection du fameux 
connétable Charles de Bourbon. — 
Pierre meurt en i5o3. 



(,3) 
Bourbon la Marche , puis Vendôme. 

.... Jacques I, comte de la Mar- 
che, deuxième fils de Louis 1, duc 
de Bourbon. — Il devient connéta- 
ble de France, et est tué au combat 
de Briguais par les Tard-Venus. 

i36i. Jean, fils. — Il épouse l'hé- 
ritière de Vendôme. — Jacques, 'son 
fr«re , est la tige des Bourbon- 
Préaux, qui s'éteignent il la seconde 
génération 

1^93. Louis, comte de Vendôme , 
fils. — Jacques II, comte de la Mar- 
che , son frère aîné, grand chambel- 
lan de France, épouse Jeanne II ou 
Jeannelle, reine de Naples. Par les 
chagrins dont elle l'abreuve, elle le 
force à retourner en France , où il 
se fait cordelier, à Besançon. Eléo- 
norf', ^a fille et son héritière , porte 



le comté de la Marche dans la mai- 
son d'Armagnac. Bru du connétable 
d'Armagnac, massacré en i4ï8, elle 
fut mère de Jacques d'Armagnac, 
duc de Nemours, décapité aux Ihd- 
les en 1677. — Jean , frère puiné du 
comte de Vendôme , épouse l'hé- 
ritière de Carency. Cette branche 
dure quatre générations : l'héritière 
en porte les biens aux seigneurs de 
la Vauguyon. 

i447- Jea.^^ fils- — Il épouse l'hé- 
ritière de la Roche sur Yoo. 

i477- François, fils. — Il é;pouse 
Marie de Luxembourg, petite-fille 
du connétable de Saint-Pol, à la- 
quelle Charles VIII rend les biens 
confisqués sur son aïeul. — Louis, 
prince de la Roche sur Yon, son 
frère, épouse l'héritière de Mont- 
pensier, sœur du connétable de Bour 
bon, et devient la tige de la seconde 
maison de Mantpensier. 

1495. Charles, fils. — i5i5, il est 
créé duc de Vendôme par François 1. 
Il est nommé chef du conseil de ré- 
gence pendant la captivité du roi. 



(i4) 

Maison d' Alencon- 

1326. Charles II, comte d'Alon- 
çon, frère du roi Philippe de Valois, 
et tige de la maison d'Alençon. — ^ 
Il est tué à la bataille de Crécy, qui 
fut perdue en partie par sa faute, et 
où il commandoit l'avant-garde. 

i346. Charles III, fils. — En i35f}, 
il se fait dominicain, et devient ar- 
chevêque de Lyon. 

1359. Pierre II, fils. — L'un des 
otages lors de la paix de Bretigny en 
i36o. 

1404. Jean I, fils, dit le Sage. — • 
i4i4? il est créé duc et pair. — Il 



i88 Tables synchromques 

Suite de la Maison d'Àhncon. 

p'rit à Azinronit, après avoir tue de 
sa main le duc d'Yorok , et abattu la 
couronne du roi d'An{i;leterre. 

i4i5. Jeaw II le Ron^ fils. — II est 
condamné à mort sous Charles VU. 
Le roi commue la peine en une pri- 
son perpétuelle, de laquelle il est 
délivré par Louis XI. — Il est con- 
damné de nouveau à mort, sous ce 
prince, et sa peine est encore com- 
muée en prison perpétuelle. 

1476. René, fils. — Il est con- 
damné par Louis XI à recevoir gar- 
nison dans ses châteaux, sur le soup- 
çon d'avoir voulu vendre son duché 
au duc de Bourgogne. Charles VIII 
lui rend la faveur royale. 

Charles IV, fils. — Il est fait con- 
nétable après la défection du con- 
nétable de Bourbon. — Il épouse 
Marguerite, sœur de François I, et 
est reconnu pour premier prince du 
sang. — Il meurt en iBiS , de honte 
de sa mauvaise conduite, à la bataille 
de Pavie, perdue par sa faute. — Il 
ne laisse pas d'enfants. — Ses do- 
maines sont réunis à la couronne. 



(i5) 

Maison d'Evreux^ 
Rois dç Navarre., 

1319. Philippe /e i?o/z ou le Sage ^ 
comte d'Evreux, fils de Louis d'E- 
vreux, second frère de Philippe le 
Bel. — Roi de Navarre par son ma- 
riage avec Jeanne , fille de Louis 
Hutin. — Il transige des prétentions 
de sa femme à la Champagne et à 
la Brie, moyennant les terres de Mor- 
tain, de Beaumont sur Oise, d'As- 
nières et quelques autres. — Phi- 
lippe de Valois déclare lui devoir la 
victoire de Cassel. 

1343. Chaules /e Mauvais^ fils. - — 



de ^Histoire de France. 

Suite de la Maison d'Evreux. 

Opprobre de sa maison et fléau de 
la France, il succède à son père an 
comté d'Evreux, en i343; et à sa 
mère, au royaume de Navarre, en 
1349. 

i386. Charles II le ISohle, fils. ~ 
i4o4 , il cède à Charles VI son com- 
té d'Evreux et ses prétentions sur la 
Champagne et la Brie, pour le du- 
ché-pairie de Nemours. — i4i2, à 
la mort de Pierre, comte de Mortain, 
son frère, le comté de Mortain est 
réuni à la couronne. 

1425. Blanche, fille et principale 
héritière. — Elle porte le royaume 
de Navarre à Jean II, roi d'Aragon, 
son mari, et fut mère par lui, du 
prince de Viane, si célèbre par ses 
malheurs; de Blanche, sa sœur, qui 
les partagea ; et d'Éléonore , qui 
porta la Navarre dans la maison de 
Foix. 



(16) 

Seconde Maison d^ Anjou et de Provence. 

5 générations ; finit en 1481. 

Tige , Jean II , roi de France. 

i356. Louis I, a^ fils du roi Jean. 
— Il reçoit de lui en apanage les 
comtés d'Anjou et du Maine. — 
i36o, ils sont érigés en duchés en 
sa faveur. — i382, il devient comte 
de Provence, et roi titulaire de Na- 
pies par le testament de Jeanne I , 
reine de Naples. — Nommé régent 
pendant la minorité du roi Char- 
les VI, son neveu, il abandonne la 
régence pour passer à Naples; mais 
ce demie» royaume resta à la maison 
d'Aragon. 

i384. Loris II, fils. 

1417. Louis III, fils. — Ses droite 



5e PÉR. De i328 h 1498. -^ 3e Race, Valois directs. 189 



Suite de la 2* Maison d'Anjou, etc. 

sur Naples sont accrus de la dona- 
tion particulière de Jeanne II ou 
J^annelle, fille de Charles de Du- 
razzo. — Il ne laisse pas d'enfants, 
•i— Charles, son second frère, a le 
comté du Maine en partage. 

1434. René, dit le bon Roi René , 
frère, 2^ fils de Louis II. — Il hérite 
du comté de Bar, et épouse l'héritière 
de Lorraine. — i44-^t> *^ ^^^ chassé 
de Naples. — i453, il cède la cou- 
ronne à son fils. — A la mort de 
René en 1480, Louis XI réunit l'An- 
jou, faute d'hoirs mâles. Cependant 
le neveu de René existoit, et lui 
succéda en Provence. 

1480. Charles II, comte du Mai- 
ne en 1472, neveu; fils de Charles, 
troisième fils de Louis II. — En i48i, 
il institue Louis XI , son héritier, et 
Hieurt à la fin de la même année, 
sans laisser d'enfants. 

Par sa mort, la Provence est réu- 
nie à la couronne. 



(»7) 
Maison de Berri, 
2 générations. 

i36o. Jean, 3* fils du roi Jean II. 
— Il reçoit de lui le duché de Berri 
en apanage. — 14^6, à la mort du 
duc, qui ne laissa qu'une fille appelée 
Marie, laquelle avoit épousé en 1400, 
Jean, duc de Bourbon , le Berri fut 
réuni à la couronne, et n'en fut plus 
détaché que momentanément, soit 
pour servir d'apanage aux héritiers 
personnels de la couronne, soit pour 
être possédé en usufruit par quel- 
cjues princesses, filles des rois. 



(18) 

Setojide Maison de Bourgogne, 

5 générations; finit en 1491* 

Tige, Jean II, roi de France. 

i363. Philippe II le Hardi, 4* fils 
du roi Jean. — 11 reçoit de son père 
le duché de Bourgogne en apanage. 

— i384, il hérite, par sa femme, des 
comtés de Bourgogne, de Flandre, 
de Nevers, d'Artois, de Rethel, etc. 

— 1390, il achète le comté de Cha- 
rolois des comtes d'Armagnac. — 
1393 , rivalité entre lui et le duc 
d'Orléans , frère de Charles VI , pen- 
dant la maladie du monarque. — • 
1896, Jean de Nevers, son fils aîné, 
qu'il envoie à la tête de la noblesse 
de France, au secours de Sigismond, 
roi de Hongrie, est fait prisonnier 
par Bajazet, à la bataille de Nico- 
polis. 

Antoine, son second fils, devient 
duc de Brabant par le don de sa 
mère, héritière du duché, à charge 
d'en disposer en faveur d'un de ses 
fils. — Marguerite, sœur d'Antoine, 
épouse Guillaume, comte de Hol- 
lande , devient mère de la fameuse 
Jacqueline de Hainaut, et donne à 
Philippe le Bon, son neveu, des droits 
à l'héritage de Jacqueline. 

i4o4- Jean, dit Sans-Peur, fils, 
connu du temps de son père sous le 
nom de Jean de Nevers. — i4o7? '^ 
fait assassiner le duc d'Orléans , 
frère de Charles VI. — 14^9^ ^^ ^st 
assassiné sur le pont de Montereau , 
au moment d'une conférence avec 
le dauphin. 

En i4i8, Jean IV, duc de Bra- 
bant, fils aîné d'Antoine, frère de 
Jean Sans-Peur, épouse Jacquehne, 
héritière de Hainaut et de Hollande. 

— Philippe de Saint-Pol, le second, 



igo Tables synchron{quc3 de t Histoire de France 

Suite de la 2® Maison de Boursrocrne. 



hérita, de sa mère, des comte's de 
Limbourg et de Luxembour{;. 

1419. Philippe le Bon, iilsy duc 
de Bourgo{;ne. — Il se joint aux 
An{»loi3 pour ven{jer son père, as- 
sassine' sur le pont de Montereau. 

— 1429? il institue l'ordre de la Toi- 
son d'or, dont on ignore le motif, 
ainsi que celui du symbole dont il 
fit choix. — i43o, il devient duc de 
Hrabant et de Limbourg, comme 
he'ritier de Philippe de Saint-Pol, 
«on cousin germain, lequel etoit hé- 
ritier lui-même de Jean VI, duc de 
Brabant, son frère, époux de la fa- 
meuse Jacqueline de Hollande. — 
1433, il force Jacqueline, sa cou- 
sine-germaine, à lui céder ses états. 

— Il achète de l'héritière le duché 
de Luxembourg. — De son temps te 
comté de Bourgogne prend le nom 
de Franche-Comté. — i443 , traité 
d'Arras , par lequel il se réconciUe 
avec la France. 

1467. Charles le Téméraire^ fils, 
connu du temps de son père sous le 
nom de comte de Charolois. — 1 468 , 
il arrête Louis XI à Péronne. — 
1471 , il se déclare exempt de toute 
vassalité envers la France. — i477> 
il est tué au siège de Nancy. 

En lui finissent les ducs de Bour- 
gogne de la seconde maison. 

A la mort de Charles, Louis XI 
réunit le duché de Bourgogne comme 
apanage, et quoiqu'il y eût encore 
des mâles de cette maison dans la 
branche de Nevers. — Marie, fille 
de Charles, porta le reste de son hé- 
ritage dans la maison d'Autriche, 
par son mariage avec l'archiduc 
Maximilien, depuis empereur. 



Bourgogne-Nevers. 



vers, troiïiième fils de Philippe le 
Hardi, le premier duc de Bourgogne 
de la seconde maison de ce nom. 
— II est tué à la bataille d'Azin- 
court, ainsi que son frère Antoine, 
duc de Brabant. 

i4i5. Charles I, fils. — Il est fait 
pair de France en 1459. 

i464- Jean, frère. — i477r * '•«" 
mort de Cliarles le Téméraire, il 
ne fait aucune réclamation contre 
Louis XI , qui se mit en possession 
de la Bourgogne ; et il en fit depui» 
contre Maximilien, qu'il ajourna à la 
cour des pairs, pour le reste de la 
succession. — ' 1491 , il meurt sans 
postérité mâle. — Elisabeth, une de 
ses filles , porte son héritage dans>l» 
maison de Clèves. 



(20) 

Maison d'Orléans. 

Tige, Charles V, roi de France. 

4 générations; finit en i5i5. 

.... Loris I, duc d'Orléans, 2* 
fils de Charles V, et frère de Char- 
les VI. — Il est assassiné par ordre » 
du duc de Bourgogne, Jean Sans- 
Peur. — De Valentine Visconti, son 
épouse, dérivent les droits que les 
rois de France ont voulu faire valoir 
sur le Milanez. 

1407. Charles, fils. — Il demeure 
3o ans prisonnier en Angleterre. II 
est racheté par le duc de Bourgogne , 
qui éteignit aussi l'inimitié des deux 
maisons. — Il eut pour frères, Jean, 
tige de la maison d'Angoulême, et 
Jean Bâtard, comte deDunois, tige 
de la maison de Lonoueville, 



5^ 



Pkr. De i328à 149S* — 3^ Race, Valois directs. 



Suite de la Maison d'Orléans. 

1466. Lours H, fils. — Roi de 
France en 1498 , sous le nom de 
Louis XII. — Séparé de Jeanne, fille 
de Louis XI, il épousa x\nne de Bre- 
t;i(jne, et ne laissa d'elle que deux 
filles, Claude , femme de François I, 
qui lui succéda au trône, et Renée, 
qui épousa le duc de Ferrare. ■ — Ma- 
rie, sa sœur, épousa Jean de Fois, 
vicomte de Narbonne, d'où naquit 
le fameux Gaston , mort au sein de la 
victoire, à Ravennes, âgé seulement 
de 24 a»s. 



Suite de la Maison d^ Orléans-Bâtard. 

duc d'Orléans, frère de Charles VI, 
comte de Dunois par le don du duc 
d'Orléans, son frère. — Il s'ilkisfra 
par ses exploits sous le règne dtf 
Charles VII. — Le premier échec 
qu'éprouvèrent les Anglois, maîtres 
de la France, vint de sa main en 1427, 
et eut lieu sous les murs de Mon- 
targis, dont il leur fit lever le siège. 

1468. François, fils. — Il estl'ame 
de la faction du duc d'Orléans. 

1491. François II, fils. — i5o5, 
il est fait duc de Longueville 



(21) 

Maison d' Angoulême. 

5 génératioris, à compter de Jean 
qui suit; finit en iSSg. 

,,.. Jkan, comte d'Angoulème, 
fçcondfils de Louis ï, duc d'Orléans, 
frère de Charles VI. — Il meurt en 
1467. 

1467. Charles, fils. — Il épouse 
îa célèbre Louise, fille de Philippe 
Sans-Terre, duc de Savoie, connue 
<ous le nom de la duchesse d' An- 
goulême. 

1496. François, fils, roi de Fran- 
ce en i5i 5, à la mort de Louis XII, 
— Marguerite, sa sœur, fut appelée 
\a 4" Grâce et la 16*' Muse. Elle épou- 
sa le duc d'Alençon, et après lui, 
Henri d'Albret, roi de Navarre, et 
fut mère de la fameuse Jeanne d'Al- 
bret. 



(22) 

Orléans-Bâtard .^ 

ou Comtes de Dunois , puis Ducs de 

Longueville. 

8 générations; finit en 1707. 

.... Jk*':^ , fils nature] de Loui 



Grands Vassaux, 



(23) 



i3i5. Jeanne, fille d'Otton IV cm 
Otteuin, et de la fameuse Mahaut, 
comtesse d'Artois , porte les comtés 
de Bourgogne et d'Artois à Philippe 
le Long, qui l'épousa en i3o6, et 
qui devint roi de France en i3i6. 

i33o. Jeanne II , fille aînée de 
Philippe le Long, porte le comté de 
Bourgogne, à Eudes IV, duc de Bour- 
gogne, son mari, qui l'avoit épousée 
en i3i8, et qu'on accuse d'avoir sa- 
crifié à cette alliance les intérêts de 
sa nièce et de sa pupille Jeanne > 
fille de Louis Hutin. — Philippe, 
comte d'Artois , son fils , meurt 
avant lui, laissant de Jeanne, com- 
tesse d'Auvergne et de Boulogne, «a 
fils , nommé Philippe de Rouvres , 
qui succéda à son aïeul. 

1347. Philippe de Rouvres, duc 
de Bourgogne, petit-fils; fils de Phi- 
lippe, comte d'Artois, et de Jeanne, 
comtesse d'Auvergne et de Boulo- 
gne. — i36i , il meurt sans enfants- 
Voyczles Ducs de Dour^oorne, n" 2- 



Ï92 Tables synchronù/ucs de r Histoire de France. 

Suite des Comtes de Bourgogne. 

i36i. MARCUEniTE, seconde fdie 
de Philippe le Long, veuve de Louis I, 
comte de Flandre, dit de Nevers et 
de Crecy. 

i382. Louis de Male^ comte de 
Flandre, tils. 

i384. MARGUEniTE II, fdle, porte 
le comté à Philippe II le Hardi, 
duc de Bour{;o(jne. 

Pour la suite, voyez les Ducs de 
Bourgogne de la seconde maison , 



(24) 

Comtes de Flandre. 

i322. Loris I, dit de Nevers et 
de Crécy, fils de Louis , dit de Ne- 
vers, et petit-fils de Robert III, dit 
de Béthune, devient comte de Bour- 
gogne par Marguerite, sa femme. 
— Batailles de Cassel et de Crécy; 
Louis périt à cette dernière. 

1346. Louis II, dit de Maie., du 
lieu de sa naissance. — i384, ^^ ^^' 
tué d'un coup de poignard, dans 
tine dispute qu'il eut avec Jean, duc 
de Berri , comte de Boulogne par sa 
femme, au sujet de l'hommage de ce 
comté , qu'il exigeoit, en sa qualité 
de comte d'Artois. ■ — Marguerite , 
sa fille , porte le comté de Flandre 
dans la maison de Bourgogne. Voyez 
n° 18. 



(25) 

Comtes de Hainaut. 

i3o4. Guillaume I le Bon, III en 
Hollande, fils de Jean d'Avasnes, 
comte de Hainaut et de Hollande. 

1337. Guillaume II, IV en Hol- 



Suite des Comtes de Haînaui. 

lande, fils. — Il est tué dans une 
guerre contre les Frisons. — Il ne 
laisse pas d'enfants. — En i334, il 
avoit épousé Jeanne, héritière de 
Brabant, qui, depuis, épousa Wen- 
ceslas , duc de Luxembourg , frère 
de l'empereur Charles IV, dont elle 
n'eut pas non plus d'enfants. — 
i4o4, elle fit don de ses terres à 
Marguerite, sa nièce, comtesse de 
Flandre, et duchesse douairière de 
Bourgogne, pour en doter celui de 
ses fils qu'elle voudroit choisir. Mar- 
guerite choisit son second fils, An- 
toine. 

Maison de Bavière. 

1345. Marguerite, sœur, et l'em- 
pereur Louis de Bavière, son mari. 
1349. Guillaume III de Bavière, 

V en Hollande, dit Vlnsensé., 2^ fils. 
— Il est comte de Hainaut et de Hol- 
lande par cession de sa mère. — 1 35o, 
elle revient contre sa cession. Delà, 
entre la mère et le fils, une guerre qui 
dura jusqu'en i354, et qui confirma 
Guillaume dans sa possession. A cette 
occasion, les Hollandois se divisent 
en deux factions , les Gabeliauy , 
attachés à Guillaume , et les Iloekins, 
attachés à l'impératrice. — i357, il 
donne des signes de démence. Al- 
bert, son frère, est déclaré Ruward 
ou protecteur. Guillaume meurt sans 
enfants. 

1389. Albert, frère, auparavant 
régent de l'état. — Il détourne Guil- 
laume, son fils, d'aller avec Jean de 
Nevers , en Hongrie , contre les 
Turcs , gens qui jamais ne lui forjirent. 

i4o4- Guillaume IV de Bavière, 

VI en Hollande, fils. 

1417. Jacqueline, fille. — Elle 
épousa, i** en i4i 5, le dauphin Jean, 
fils de Charles VI; 2« en i4i8 , 
Jean IV, duc de Brabant , fils d'An- 



5^^ PÉR. De i328 à 1498. — 3e Race, Valois directs. 

Suite des Sires d'Alhret. 



193 



Suite des Comtes de Haiiiaut. 

loine , second fils de Philippe le 
Hardi, duc de Bourgogne; 3° en 
1423, Humphroi, duc de Glocester, 
frère de Henri V, du vivant même 
de son second mari, après avoir fait 
casser son mariage par l'antipape 
Benoît Xni, au refus de Martin V; 
et 4** enfin en 1 432, François de Bor- 
selen, stathouder de Hollande, après 
que son tro;sième mariage eut encore 
été cassé. — 14^75 Philippe le Bon, 
duc de Bourgogne , se fait recon- 
noître comte de Hainaut par les états; 
et, en i433, Jacqueline ratifie cot 
acte pour sauver son dernier mari, 
dont le duc s'étoit emparé. — i436, 
elle meurt à 36 ans. 



(26) 
Comtes de Hollande. 

Voyez les Comtes de Hainaut^ ci- 
dessus. 



(27) 
Ducs de Guienne. 

Voyez les Rois d'Angleterre. — En 
1452, ils ont perdu tout ce qu'ils 
possédoient en France, à l'exceptioET 
de Calais. 



(28) 
Sires d'Àlbret. 

1324. Bernaru-ÉziH, fils d'Ama- 
nieu VII. — Il quitte le service d'An- 
gleterre pour s'attacher à celui de 
France. — Bérard, son second fils, 
se distingue par sa valeur sous les 
règnes de Charles V et de Charles VI ; 
«t Roscj sa fille, épouse, en i35o, le 



fameux Captai de Buch, Jean III de 
Grailly. 

l358. ARNATjn-AMANIEU, fils. 

Il contribue, avec les comtes de Foix 
et d'Armagnac, à faire rentrer la 
Guienne sous l'obéissance des rois 
de France. — i368, il épouse Mar- 
guerite de Bourbon, sœur de Jeanne, 
femme de Charles V. 

1401. Charles I, fils. — Il est con- 
nétable de France en 1402. — Des- 
titué en 141 1 , il est rétabli en i4ï3, 
après la mort du connétable de S.-Pol. 
— Il est tué à la bataille d'Azincourt, 
où il commandoit lavant-garde. 

i4i5. Charles II, fils. — En 1 456, 
il règle l'ordre de la succession dans 
sa famille, de manière à exclure les 
filles, tant qu'il y auroit des maies. 
Il survit à Jean , son fils , vicomte de 
Tartas. — Guillaume, frère de Char- 
les II, est la tige des sires d'Orval. 

1471. Alain le Grand, petit-fils, 
fils de Jean, vicomte de Tartas. — 
Il fut l'un des prétendants à la main 
de la fameuse Anne de Bretagne. 

Jean, son fils, mort en i5i6, 
avant son père, devient par Cathe- 
rine de Foix, sa femme, comte de 
Foix , prince de Béarn et roi de Na- 
varre. 



(^9) 
Comtes d^ Armagnac et de Fezensac. 

1319. Jean I, fils de Bernard VI. 
— Il hérite de sa mère des comtés 
de Rodez et de Cariât. Il épouse 
Reine de Got, nièce du pape Clé- 
ment V. — Suite des guerres avec 
les comtes de Foix pour la succes- 
sion du Béarn. Il est fait prisonnier 
par le comte de Foix en i362. Paix 
entre eux l'anaée suivante. 
i3 



V 



«94- 



Tables synchroniques de V Histoire de France, 



Suite des Comtes d'Armagnac. 

1373. Jèah II le Bossh, fils. — Le 
mariage de sa fille Béatrix, dite fa 
gaie Jrma^naisc ^ avec le fils du 
comte de Foix, termine la guerre 
pour la succession du Béarn, lequel 
demeura aux comtes de Foix. 

i384. Jean III, fils.— Il est comte 
de Comminges par sa mère. — Il ne 
laisse que des filles. 

1391. BEhrîARD VII, frère. — H 
évince ses nièces. — H s'empare de 
Pardiiic et de Fezenzaguet sur Ge'- 
raud, son parent, qu'il fait périr 
en prison. — i4o7î *' devient chef 
du parti d'Orléans ou des Arma- 
gnacs, sous Charles VI. — i4ï^ï 
il est fait connétable et premier mi- 
nistre. — 14 18, il est massacré par le 
parti bourguignon. 

i4i8. Jean IV, fils. — Il est dé- 
pouillé par Charles VII, puis rétabli. 
— Bernard, son frère, comte de 
Perdiac, fut père de Jacques d'Ar- 
magnac, duc de Nemours en 1461 , 
décapité aux Halles en i477- — 
Jacques fut père de Louis, duc de 
Nemours , le dernier des Armagnacs, 
tué en i5o3,à la bataille de Ceri- 
gnoles, qu'il perdit contre Gousalve, 
général de Ferdinand le Catholi- 
que. 

i45o. Jean V, fils. — Il est dé- 
pouillé en 1460 pour trahison, et 
est rétabli par Louis XI , à son avè- 
nement. — 1470? '^ 6st dépouillé de 
nouveau par Louis XI, pour de nou- 
velles trames. — i47^î il périt dans 
la ville dé Lectoure , emportée par 
trahison. 

1473. Charles I, frère. — Il est 
emprisonné à la Bastille, à la mort 
de son frère. — 148I5 l'Armagnac est 
confisqué et abandonné à la maison 
d'Albret. — i483, Charles VIII fait 
rentrer le comte dans ses domaines. 
Mais son esprit alors étoit aliéné par 



Suite des Comtes d\Armagnac. 

suite des mauvais traitements qu'il 
avoit essuyés pendant sa captivité. 

1497. Chaules II, duc d'Alençon, 
petit-his de Marie , sœur du dernier 
comte Charles. — Au préjudice de 
Louis d'Armagnac, duc de Nemours, 
fils du malheureux Jacques, il est 
appelé à la possession du comté 
par le testament de Charles I, et 
par le don que François I fait , du 
même comté, à Marguerite, sa sœur^ 
épouse du duc. — Il meurt en i525. 



(3o) 
Comtes de Foix. 

i3i5. Gaston II, fils de Gaston L 
■ — 1 338, il commande l'armée fran- 
çoise en Picardie. — Le roi paye 
ses services par le don de la souve- 
raineté de Lautrec. — Il meurt à 
Séville, dans une expédition contre 
les Maures. 

1343. Gaston III, dit Phœbus., à 
cause de sa beauté, fils. — i362, il 
fait prisonnier le comte d'Arma- 
gnac, qui lui disputoit la succession 
du Béarn. — Gaston, son fils, meurt 
de regret d'avoir couru le risque de 
l'empoisonner avec une poudre que 
lui avoit donnée Charles le Mauvais, 
roi de Navarre, et dont l'effet de- 
Yoit être, selon lui, de réconcilier 
le père et la mère du jeune prince. 
— 1390, Gaston, se voyant sans 
enfants , fait don de ses états au roi 
Charles VI. 

1391. Mathieu, fils de Bernard II, 
petit-fils de Bernard I , et arrière- 
petit-fils de Gaston I, succède, par 
abandon du roi, au comté: cet aban- 
don fut sollicité par le duc de Berry, 
qu'on suppose en avoir été payé. — 
Mathieu jneurt sans enfants. 



5e Për, De 1328 à 1498. — 3© Race^ Valois directs. 19$ 

Suite des Comtes de Foix. Suite des Comtes de Foîx. 

est la tige du rameau de Lautrec. 

1472. François PHOEBT7S, petit-fils, 
fils de Gaston, mort avant son père, 
et de Madeleine de France , fille d« 
Louis XL — Il succède en Navarre 
à son aïeule Éléonore. 

i483. Catherine , sœur, comtesse 
de Foix et reine de Navarre, porte 
l'un et l'autre en 1484, à Jean d'Aï- 
bret^ son mari, fils d'Alain le Grand. 
Il meurt en i5i6. 



Maison de Grailly. 

iSgS. Isabelle, sœur, et Argham- 
SAULD de Grailly, captai (chef, sei- 
jjneur) de Buch, frère puiné du fa- 
meux captai Jean III, le rival de du 
Guesclin. (Jean III mourut au Tem- 
ple en 1877, pour refus d'accéder à la 
condition de ne plus servir contre la 
France.) Lui et son frère étoient fils 
de Pierre de Grailly, chevalier de 
l'ordre de la Jarretière , captai de 
Buch, par sa femme, et fils lui-même 
de Jean de Grailly, sénéchal deGuien- 
ne , pour Edouard I , en 1 38G. 

i4i 2. Jean de Grailly, fils. — i4i9» 
il est nommé gouverneur du Lan- 
guedoc, et par le roi Charles VI, et 
par le dauphin Charles, son fils. — 
1425 , il reçoit de Charles VII le 
comté de Bigorre, en récompense de 
ses services. — Gaston, captai de 
Buch , son second frère, fut père de 
Jean, qui épousa l'héritière de Cau- 
dale en Angleterre , et devint la tige 
de la maison de Foix-Candale, dont 
l'héritage en 1687 passa , par l'héri- 
tière Marguerite, dans la maison de la 
Valette. — Pierre , sieur de Lautrec , 
son troisième fils, est la tige du ra- 
meau de Lautrec. 

i436. Gaston IV, fils. — i455, il 
achète la vicomte de Narbonne. — 
II est déclaré héritier du royaume de 
Navarre par Jean II , son beau-père, 
«u préjudice du prince de Viane, 
déshérité pour avoir réclamé par la 
force le royaume de Navarre, comme 
héritage de sa mère. Don Carlos, 
prince de Viane, meurt en 1461. — 
Gaston est fait pair de France en 
1458, et meurt en 1472. — Gas- 
ton, son fils, étoit mort en 1470. 
— Marguerite, une de ses filles, fut 
mère de la célèbre Anne de Breta- 
gne. — Pierre , frère de Gaston IV, 



Voyez les Sires d'Albret. 



(3i) 

Sieurs, Comtes ou Vicomtes de Foix- 
Lautrec. 

Tige, Jean de Grailly, comte de Foix. 

.... Pierre , 2^ fils , sieur de Lau- 
trec, frère du comte de Foix, Gas- 
ton IV, et neveu de Gaston, captai 
de Buch, dont le fils Jean de Foix, 
épousa l'héritière de Caudale, eii 
Angleterre. 

.... Jean de Foix , sieur de Lau- 
trec, fils. — Il épouse Jeanne d'Ay- 
die, fille d'Odet, comte de Commin- 
ges, et de Marie deLescun. Il en eut 
Odet de Foix, sieur de Lautrec, ma- 
réchal de France; Thomas, sieur de 
Lescun, dit le maréchal de Foix; 
André, sieur de Lesparre; et Fran- 
çoise de Foix, épouse de Jean de 
Laval, sieur de Château-Briant, et 
maîtresse de François I. 



(32) 

Comtes d'Au\>ergne. 

1 326. Guillaume XII, comte d'Au- 
vergne et de Boulogne, fils de Ro- 
bert VII, dit le Grand. — Il se dii- 
tingue à la bataille de Cassel. 



Jg6 Tables synchronîques de t Histoire de France. 



Suite des Comtes <r Auvergne. 

i333. Jeanne, fille, épouse Eu- 
des IV, duc de Bour(jo(jne, puis le 
roi Jean. 

i36o. Philippe de Rouvres, petit- 
fils de Jeanne et d'Eudes IV. Il meurt 
sans enfants, y o^cz Bourgogne, n** 2. 

i36i. Jean I, arrière-grand-onclc, 
fds du deuxième lit de Robert VII, 
et frère paternel de Guillaume XII. 

i386. Jean, fils. 

1 396. Jeanne II, fille, épouse Jean, 
duo de Berry, â{jé de 67 ans, puis 
Geor{»es de La Trémouille, auquel 
elle donne son comté par contrat de 
mariaffe. — Mécontente de lui, elle 
révoque cette disposition et institue 
pour son héritière Marie qui suit. 

1422. Mauie , fille de Godefroi 
de Boulo{ijne, troisième fils de Ro- 
bert VII, et veuve de Bertrand V, 
*(;igneur de La Tour. 

Maison de la Tour. 

1437. Bertrand I, fils de Ber- 
trand V, seigneur de La Tour, et de 
Marie, comtesse d'Auvergne. 

1462. Bertrand II, fils. — i47ï? 
il échange avec Louis XI le comté 
de Boulogne pour le comté de Lau- 
raguais en Languedoc. — Il épouse 
Louise, fille de Georges de La Tré- 
mouille , ce qui éteint les prétentions 
de cette maison. 

i494- Jea^n III î fils- 



(33) 
Dauphins d'Auvergne. 

1324. Jean, dit Z>ai//?Aj«ef, fils de 
Robert III. — Il sert Philippe de 
Valois contre les Flamands, et le 
roi Jean, son fils, contre les An- 
glois. 

i35i. Beraud I, fils. — n recueille 
la succession de Mercœur. 



Suite des Dauphins d^ Auvergne. 

ï356. BÉRAI3D II, dit le Comte Ca- 
mus. — i36o, il est du nombre des 
seigneurs donnés en otage aux An- 
glois par le traité de Bretigny, et 
resta treize ans en Angleterre. Be- 
raud fut l'un des plus magnifiques 
et des plus valeureux seigneurs de 
son temps. — Sa fille aînée porte 
les comtés de Forez et de Clermont 
à Louis II, duc de Bourbon. 

i4oo. BÉRAUD III, fils. — Il épouse 
Jeanne, fille de Bertrand V de La 
Tour, et de Marie, comtesse d'Au- 
vergne et de Boulogne. 

1426. Jeanne, fille unique. — Elle 
épousé Louis I de Bourbon, comte 
de Montpensier, aïeul du fameux 
connétable de Bourbon. — En i436, 
six jours avant sa mort, elle fit, par 
testament, donation à son mari 
de tous ses biens, lesquels passèrent 
ainsi dans la première maison de 
Bourbon-Montpensier. 



(34) 
Comtes de Nevers. 



Maison de Clèves. 

1491- Engilbert de Clèves, fils de 
Jean de Clèves, et d'Elisabeth de 
Wevers , fille et héritière de Jean , 
dernier comte de Nevers, lequel étoit 
petit-fils de Philippe le Hardi , pre- 
mier duc de Bourgogne de la seconde 
maison. — Charlotte de Nevers, sœur 
cadette d'Elisabeth, et femme de Jean 
d'Albret, sire d'Orval, lui dispute le 
Nivernois : le mariage de leurs en- 
fants, négocié par Louis XII, con- 
cilie les intérêts des deux maisons. 



i 



5c FÉR. De 13^8 h 1498. — 3^ Race, Valois directs. 

Suite des Princes d'Orange. 



^97 



(35) 
Princes d'Orange. 

1282. Bertrand III de Baux, fds 
de Raymond I, second fils de l'infor- 
tuné Guillaume V, écorché vif par 
les Albigeois , hérite du quart du 
comté d'Orange. En 1 2S9, il acquiert 
un autre quart par échange; et en 
i3o9, Charles II, roideNaples, lui 
fait don de l'autre moitié qu'il avoit 
rachetée des chevaliers de Saint-Jean 
de Jérusalem. 

i335. Raymond m, fils. 
i34o. Raymond IV, fils. — Ayant 
des démêlés avec Catherine de Baux, 
dame de Courtheson, il se saisit de 
sa personne, et la traite avec une 
telle inhumanité, que la reine Jeanne 
de Naples' provoque contre lui un 
jugement d'après lequel il est con- 
damné à perdre la tête. — Il obtient 
sa grâce en 1359. — ^' fonde une 
Université à Orange. — Il laisse une 
fille, mariée en i388 à Jean de Chà- 
lons, baron d'Arlai, auquel elle porte 
le comté d'Orange et la baronnie de 
Baux. 

Maison de Châlons. 

1 3g3. Marîe, fille de Raymond IV, 
et Jean de Ghâlons, 3® du nom dans 
sa maison. — Il s'attache, ainsi que 
ses descendants , à la maison de 
Bourgogne. 

i4i8. Louis le Bon, fils. — Quel- 
que porté qu'il fût pour la maison de 
Bourgogne, il refuse le serment de 
fidélité que requéroit le roi d'Angle- 
terre Henri V, en vertu du traité de 
Troyes ; et il parvient même, dans la 
suite, à détacher le duc de Bour- 
gogne des intérêts de l'Angleterre. 

i463. Guillaume VU, fils. — 1473? 
fait prisonnier par Louis XI, il est 
contraint de lui vendre la souverai- 
neté de son domaine. 



1475. Jean II, fils. —II est rétahli 
dans sa souveraineté par Louis XII, 
dont il avoit partagé la mauvaise for- 
tune, ayant été fait prisonnier avec 
lui à Saint-Aubin. 



(36) 
Dauphins de Viennois. 

i3i9. Guignes VIII, fils de Jean If, 
et petit-fils de Humbert I de La Tour 
du Pin, qui avoit épousé Anne, sœur 
et héritière de Jean I, dernier dau- 
phin de la maison de Bourgogncr- 
France. 

i333. HuMBÊRT II, frère, dernier 
dauphin de Viennois. — En i343, se 
voyant sans enfants, il fait cession- 
de ses états aux fils de Philippe de 
Valois. — En i349, il la renouvelle 
en faveur de Charles , fils de Jean , 
duc de Normandie, fils aîné du roi, 
et l'en investit réellement. — Il entre 
ensuite dans rormre de S. Domini-^ 
que. — En i352, il est fait arche- 
Têque de Reims, et en i354^ évêque 
de Paris. — Il meurt en i356. 



(37) 
Ducs de Lorraine. 

t328. Raoul, fils de Ferry IV. — 
Il est tué à la bataille de Crécy, en 
combattant pour la France. 

i346. Jean I, fils. — Il combat 
pour la France aux batailles de Poi- 
tiers et de Rosebèque. — Ferry, so» 
second fils, tué à Azincourt, est la 
tige de la branche de Vaudemont. 

1091. Charles II le Hardi ^ fils. — 
Il fait la guerre avec succès à Tunis, 
en Lithuanio, et sur son propre ter- 
ritoire , où il bat le duc d'Orléans enr 
1407. — La même année, il est coa- 



198 



Tables synchroniques de V Histoire de France, 



Suite des Ducs de Lorraine. 



damné à mort par le parlement de 
Paris, pour avoir traîné à la queue 
de son cheval les panonceaux du roi, 
qui avoient été appliqués à la porte 
de Neufchâteau en signe de main- 
mise, et pour refus par lui de compa- 
roître à l'effet de rendre compte de 
▼exations dont il étoit accusé. Cet 
arrêt n'eut point de suite. — En i4i8, 
la reine Isabeau de Bavière lui fait 
conférer l'épée de connétable. 

1 43 1 . Isabelle, fille, et René d'An- 
jou, son mari, comte de Bar par hé- 
ritage. — Antoine de Vaudemont , 
fils de Ferry, frère du duc Charles II, 
dispute le duché à sa cousine, et fait 
prisonnier René, en i43i , à la ba- 
taille de Bullegneville. — Isabelle ne 
s'en maintient pas moins en posses- 
sion de la Lorraine, et René y rentre 
en 1436, après avoir payé une grosse 
rançon. — Devenu roi de Naples et 
comte de Provence en i435, par la 
mort de Louis, son frère, et le testa- 
ment de Jeannelle , il se rend à Na- 
ples en i438. — En 1442? il en est 
chassé par Alphonse V. — i444î ^^ 
marie Yolande, sa fille, à Ferry, fils 
d'Antoine de Vaudemont. — i453, 
il résigne la Lorraine à Jean, duc de 
Calabre, son fils, et passe en Italie. 

— L'année suivante il revient en Pro- 
vence, et y meurt en 1480. 

1453. Jean II, duc de Calabre, fils. 

— 1453, il est nommé gouverneur de 
Gênes par Charles VII. — i4^9î i^ 
fait de vaines tentatives pour faire 
rentrer sa famille en possession du 
royaume de Naples. — 14^3) il prend 



Suite des Ducs de Lorraine. 

parti dans la ligue des princes fran- 
çois, dite du Bien public. — i468, il 
fait pour son père une tentative con- 
tre l'Aragon, sur lequel il prétendoit 
avoir des droits, du chef d'Yolande 
d'Aragon , mère de René, et seconde 
fille de Jean I, roi d'Aragon. Il y 
périt en 1470. 

1470. Nicolas, fils. — Il meurt 
sans être marié. 

Branche de Vaudemont. 

1473. René II, fils de Ferry, lequel 
étoit fils d'Antoine de Vaudemont et 
d'Yolande, fille de René le Bon. — - 
Cest dans une expédition contre lui 
que fut tué, en i477i Charles le 
Téméraire, le dernierduc de la secon- 
de maison de Bourgogne. — Claude , 
second fils de René II, s'établit ea 
France, et y devient la tige de la 
maison de Guise. — Un troisième fils 
du même René fut Jean, premier car- 
dinal de Lorraine, pourvu de tant de 
bénéfices, qu'on disoit qu'il pouvoit 
tenir un concile à lui seul; ce qu'on 
put dire également de son neveu , le 
second cardinal de Lorraine , qui se 
distingua au concile de Trente. — 
Le duc René eut ces enfants de Phi- 
lippine de Gueldre , qu'il épousa 
après s'être séparé de Jeanne d'Har- 
court, pour cause de stérilité. C« 
fut un motif de division entre les 
enfants nés avant la mort de Jeanne, 
et ceux qui naquirent après ; et la 
cause qui fit passer Claude de Lor- 
raine en France. 



5^ PÉR. De i328 à 1493. — 3e Racc^ Valais directs. 199 
(38) 
DOMAINE DE LA COURONNE 

sous LES VALOIS DIRECTS. 

A l'avènement des Valois, le domaine de la couronne se composoit : de 
risle-de-France, de la Normandie, de la Picardie, de la Champagne , de la 
Brie, de l'Orléanois, duBerry, des comtés de Sens et de Maçon, d'une partie 
du Lyonnois, de la Touraine, du Poitou, du Quercy, du comte' de Tou- 
louse, et d'une grande partie du Languedoc. 

On voyoit encore entre les mains des grands vassaux: la Flandre, le Hai- 
naut, l'Auvergne, laGuienne, la Gascogne et le Dauphiné. 

Le reste du royaume, composé du duché et du comté de Bourgogne, de 
l'Anjou, du Maine, du Perche, du Bourbonnois, de la Marche, de l'Angou^^ 
mois et de la Provence, étoit occupé par les princes du sang, soit par alliance, 
soit comme apanage, et offroit ainsi à la couronne une expectative de réunion, 
soit à titre de succession , soit à titre de retour. 

La Lorraine se maintenoit dans une égale indépendance de l'Allemagne 
et de la France j mais, par inclination, elle favorisoit les intérét^^ de cette 
dernière. 



Réunions ait Domaine. 



Distractions du Domaine. 



Sous PHILIPPE VI de Valois. 



fSaS. C. de Apana{»e du nouveau 

Valois, roi, réuni à la couronne 

jusq. en i344- P^''' l^ ^^^^ <1^ i>on avvue- 



i3a8. C. de 

Chartres , 
jusq. en i528. 



Idem. 



1828. C. d'An- Domaine du nouveîwi 

jou et du roi, entré dans sa maison 

Maine , par mariage de son père, 

jusq. en i364- en 1299. 



1328. Roy. de. 

Navarre , 
ret. en 1589. 



1329. C. de 
Clermont en 
Beauvoisis . 

ret. en i523. 



Rendu S Jeanne , fille 
de Louis Hutiii, et femme 
de Philippe d'Evrçux , 
qui avoit été évincée par 
les deux rois précédents, 
comme héritiers mascu- 
lins de Jeaune de Navar- 
re , leur mère ; titre que 
n 'avoit pas Philippe de 
Valois. 

Donné, en récompense 
de ses services h la ba- 
taille de Cassel, Jk Louis, 
premier duc de Bourbon, 
qui, en 1327, 1 avoit cédé 
au roi , en échange du 
comté dje la Marche. 



i33i. D. de 

Normandie, apanage 
ret. en i35o. 



Donné par le roi, Ctt 
^ son iiis. 



300 Tables syuchroniques de l'Histoire de France, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



.1335. C. de 
Champagne 
ei de Brie. 



1349. C. d'An- 

goulême , 
jusq. en i35i. 



ï349- Dauphi- 
né de Vian, 
nois. 

i35o. C. de 
Montpellier. 



Par transaction avec 
Philippe (l'Evicux, époux 
de Jeanne, fille de Louis 
Huiin , Cl héritière de 
Chaiiijia}»nc ti de Na- 
varre, et moyennant la 
cession de quelques ter- 
res en Normandie. — Les 
deux rois précédents en 
avoient évincé Jeanne , 
comme héritiers mascu- 
lins de .leanne de Navarre 
et de Champagne, leur 
mère; litre que n'avoit 
pas Philippe de Valois. 

Par échange avec la 
reine de Navarre , pour 
Ponioise, Asnière, Beau- 
mont-sur-Oise , et autres 
terres. 

Par le don de Hum- 
bert II de La Tour du 
Pin , dernier dauphin. 

Par acquisition sur don 
Jayme IV, roi de Major- 
que, qui cherchoit de 
l'argent pour se rétablir 
dans son royaume. < 

Par cette acquisition 
fut consommée la réu- 
nion de tout le Langue- 
doc. 



i335. C. d'An- 

goulême , 
ret. en 1349. 



i335. C. de 

Mortain , 
ret. en i4i2. 



Donné par le roi â 
Philippe d'Evreux, époux 
<'° Jeanne, fdle de Louis 
Huiin , en compensation 
des droits de sa femme 
sur la Champagne et sur 
la Brie. 

Idem. 



i344- C. de Donné par le roi, en 

Valois , apanage, à Philippe, son 

ret. en iSyS. second fils. 

1349. Pontoi- En échange po»ir le 

se , Asnière, comté d'Angoulême. 
etc. 



i35o. C. d'Or- Donné par 'le roi, en 
léans, apanage, à Philippe, son 

ret. en 1375. second fils. 



Sous JEAN II le Bon.] 



i35o. D. de 

Normandie, 

jusq. en i3S5. 

,1354. C. d'An- 
goulême , 
jusq. eni36Q. 



Apanage du prince , 
réuni par le fait de son 
avènement au trône. 

Par la mort du dona- 
taire. 



i35i. C. d'An- Donné par le roi Jean 
gouléme, à Charles de La Cerda, 

ret. en i354. connétable de France : 
funeste présent qui cau- 
sa la mort du donataire , 
assassiné par ordre du roi 
de Navarre. 

i355. D. de Donné parle roi, en a- 
Normandie, panage,au dauphin Char- 

ret. en i364- les, son fils. 



i36o. D. de 

Guienne , 
ret. en 1378. 



Abandonné au roi 
d'Angleterre par le traité 
de Bretigny, pour la ran- 
çon du roi Jean , qui re- 
nonce en même temps 
au droit de suzeraineté 
sur les provinces cédées. 



i36o. C. de Idem. 

Bigorre , 
ret. eu 1378, 



i 



5« PÉR. De i328 à 149S. — 3^ Race, Valois directs. 201 
Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 



i36o. C. de 

Poitiers , 
ret. en 1370. 

i36o. C. d'An- 

gouléme , 
ret. en 1372. 

i36o. C. de 
Montreuil et 
dePontliieu, 

ret. en i38o. 

i36o. C. d'Oye 

et de Calais, 

ret. en i558. 



Idem. 



Idtm. 



Idem. 



Idem. 



i36r. D. de 

Bourgogne , 

jusq.en i363. 



A la m«rt de Philippe 
de Rouvres, qui ne laisse 
pas d'enfants, le roi ré- 
clame le duché en vertu 
du droit de proximité, le 
seul qu'il pût faire valoir 
utilement. Voy, les Ducs 
de Bourgogne» 



i36o.D. d'Au- 
vergne , 
ret. en i523. 



i363. D. de 

Bourgogne , 

ret. en i477« 



d'An- 



i364. D 
ret. en 14.8 



Les terres d'Auvergne 
dépendant du domaine 
de la couronne sont éri- 
gées en duché en faveur 
de Jean , duc de Berry, 
troisième fils du roi. En 
i4oo, elles passent , par 
mariage , dans la maison 
de Bourbon, 

Donné par le roi , eu 
apanage, à Philippe le 
Hardi, son quatrième fils. 

Donné par le roi , en 

apanage , à Louis , son 
second fils. 



i364. D. de Donné par le roi, en 
Berry, apanage , à Jean , «on 

ret. en i4i6. troisième fils. 



Sous CHARLES V, dit le Sage, 



i364- D. de Apanage do prince , 

Normandie, réuni par le fait de son 

jusq. en i465. avènement au trône. 

i365. G. d'Au- Par achat sur Jean de 

serre , Châlons. 
jusq.,en i435. 

1370. C. de Par conquête sur les 

Poitou , Anglois. 
jusq. en 1375. 



1372. C.d'An- 

goulême , 
jusq. en 1375. 



Idem. 



îol Tables synchroniques de l'Histoire de France* 

Distractions du Domaine. 



Réunions au Domaine. 
l375. D. (l'Or- Par la mort cle Tapa 
jusq. en i38o 



7 

léans , nage Philippe , oncle du 



1375. C 
Valois , 
jusq. eu 1393. 

1378. C. de 

Dreux , 
jusq. en i382. 
1378. D. de 

Guienne, 
jusq. en i^^o. 
1378. C. de 

Bifforrc , 
jusq. en i^i'i. 
i389. C. de 

Ponthicu. 



de Idem. 



Par acquisition sur 
l'héritière Péronelle de 
Thouars. 

Par conquête sçir les 
Âoglois. 

Idem, 



Idem. 



1375. C. de Donné par le uoi , en 

Poitou, au{;inentation d'apanage, 

ret. en i4i6. au duc de Berry , son 

frère. 

1375. C. d'An- Idem. 
goulême , 
ret. en 1394. 



i38o. C. de Donné par le roi, en 

Valois , apanage , à Louis , son. 

ret. en 1498. second fils , aïeul de 

Louis XII et bisaïeul de 

François I. 



Sous CHARLES VI le Bien- Aimé. 



1392. C. de 
Touraine. 



Paréchanf»eavccLo«i«, 
comte de Touraine , son 
frère , pour le duché 
d'Orléans. 



i394- C. d'An- Par cession de Jean , 

goulême , duc de Berry. 
jusq. en i394- 



1896, C. de Par confiscation sur 
Périgord, Archambauld de Talley- 

jusq. eni396. rand , le dernier comte 
de Périgord. lequel avoit 
méprisé l'autorité et la 
médiation du roi dans 
une contestation entre 
lui et ses vassaux. 



[383. C. de 

Dreux , 
ret. en 1407- 



i386. C. de 

Touraine , 
ret. en 1392. 

1392. D. d'Or- 
léans, 
ret. en 1498^- 



1394. C. d'An- 

goulême , 
ret. en i5i5. 



1396. C. de 

Périgord , 
ret. en 1589. 



Enga{Ȏ au sire d'Al- 
bret , Arnaud Amanieu, 
en dédommagement des 
pertes qu'il avoit es- 
suyées , pour avoir suivi 
le parti de la France con- 
ti'e l'Angleterre. 

Donné par le roi , en 
augmentation d'apanage, 
au comte de Valois , son 
frère. 

Donné par le roi , en 
échange du comté de 
Touraine, à Louis, son 
frère , dit depuis duc 
d'Orléans. 

Donné par le roi , en 
augmentation d'apanage, 
à Louis, duc d'Orléans, 
son frère. — Celui-ci le 
donne , en i4o3 , à Jean, 
son troisième fils. 

Donné par le roi, en 
augmentation d'apanage, 
à Louis, duc d'Orléans, 
son frère , qui le donne 
à son troisième fils Jean. 
— Jean le vendit , en 
1445, à Jean de Blois , 
comte de Penthièvre; et 
la nièce de ce dernier le 
porta à Alain I, sire d'Aï- 
bret. 



5c PÉR. De 1828 a 1498. — 3e Race, Valois directs. 3o5 



Réunions au Domaine. 

l4o4- C. d'E- Par échange pour le 
vreux , comté de Nemoui's, éri(;é 

jusq.eniSôp. en duché-pairie en fa- 
veur de Charles le Noble, 
roi de Navarre. 



Distractions du Domaine. 



de 



1407. C 
Dreux, 
jusq. en 1407 



ï3i2. C. de 
Mortain. 



1*416. D. de 
Berry. 



Relire par le roî s«rle 
sire d'Albret, suivant une 
réserve stipulée lors du 
premier engagement. 

Le roi ne le relire que 
pour le céder aussitôt au 
duc d'Orléans, son frère. 

A la mort de Pierre , 
comte de Mortain , frère 
de Charles le Noble , roi 
de Navarre. 

Par la mort de Jean , 
duc de Berry , qui en 
avoit été apanage ; et qui 
ne laissoit pas de posté» 
rite masculine. 



i4o4. D. de 

Nemours, 
ret. vers i5o6. 



1407- C. 
Dreux , 



de 

'498, 



Abandonné au roi àtt 
Navarre Charles le No- 
ble, pour son comté d'E- 
vreux et ses prétentions 
sur la Champagne et la 
Brie. 

Béatrix, l'une des filles- 
de Charles, le porta en 
mariage à Jacques II de 
Bourbon , comte de la 
Marche ; et Eléonore , 
leur fille , à Bernard 
d'Armagnac, second fils 
du connétable. Enfin , 
Marguerite, arrière -pe- 
tite - fille de celui - ci , 
n'ayant point eu d'en- 
fants de Rohan de Gié, 
son mari, maréchal de 
France, Louis XII réunit 
le duché. 

Donné par le roi , en 
augmentation d'apanage^ 
au duc d'Orléans , sou 
frère. 



ï420. D. de 

Guienne , 
ret. en i4^2- 



La Guienne , ok le» 
Anglois avoient toujours 
conservé Bordeaux, et oà 
ilss'étoient étendus dans 
le cours de la guerre (ren- 
tre naturellement sous 
leur obéissance, par suite 
du traité de Troyes, qui 
faisoit le roi d'Angleterre 
héritier présomptif de la 
couronne. 



Sous CHARLES VII. 



1434. C. de 
Valenlinois, 
Diois. 



Par testament du der- 
nier comte , et sous la 
condition de payer ses 
dettes; ce que Charles, 
encore dauphin , ne put 
faire en 1419. Ce ne fut 
qu'en i434 qu'il put en- 
trer en possession , en 
remboursant le duc de 
Savoie , qui lui avoit été 
s«Jb«titué à cette fin. 



1425. C. de Donné par le roi » 
Bigorre, Jean de Grailly, comte 

ret. en iSSg. deFoix, en récompens* 
de ses services. 



1435. C. d'Au- 

xerre , 
réf. en i477* 



Donné par le roi \ 
Philippe le Bon , duc de 
Bourgogne , pour le dé- 
tacher des Anglois et le 
ramènera son parti. 

à 



ao4 



Tables synchronique^ de VHisioîre de France, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domairn. 



1444. C. de 

Comminf;es, 

jusq. en 1478. 



1452. D. de 

Guienne, 
jusq. en 1469- 



1462. C. de 
BoussilloQ et 
deCerdapne, 

5u8q. en i493- 



i465. D. 
Berry. 



de 



1469. D. de 
Normandie. 

1472. D. de 
Guienne. 

1475. S.-Pol , 
Meaux, Sois- 
sons, Condé, 
Enghien, 

jusq. en 1475. 

i477- D- de 
Bourgogne. 



1477. C. de 
Châlons. 



Par don de l'héritière, 
et en reconnoissancc de 
ce que le roi l'arrache à 
«ne captivité de 28 ans 
que lui avoit fait éprou- 
ver Matthieu de Foix , 
son mari, pour la forcer 
à l'instituer son héritier. 

Par conquête sur les 
Anglois. 



i46o. D. 

Berry, 
ret. en i465. second fils. 



de Donné par le rot , en» 
apanap.e, à Charles, son 



Sous LOUIS XI. 



Par engagement de 
Jean II , roi d'Aragon, et 
moyennant une somme 
de 3oo mille écus. 

Par échange avec Char- 
les, son frère, contre le 
duché de Normandie. — ■ 
Le Berry n'est plus déta- 
ché que momentanément 
de la couronne, pour de- 
venir l'apanajje de quel- 
ques héritiers très rap- 
prochés du trône. Il fut 
celui de Louis XVI, avant 
d'être dauphin. 

Par échange avec son 
frère , pour le duché de 
Guienne. 

Par la mort de Charles, 
frère du roi, qui en étoit 
apanage. 

Par confiscation sur le 
connétable de Saint-Pol , 
décapité en place de 
Grève. 



Par la mort de Charles 
le Téméraire , dernier 
duc apanage, lequel ne 
laisse pas d'enfants mâ- 
les. 

Idem. 



1477. C. de Idem. 

Charolois , 
jusq. en i493. 



Idem. 



1 



r465. D. de Donné par le roi , en 
Normandie, apanage, à Charles, sou 
ret. en 1469. frère , en échange du 
Berry. 



1469. D. de Donné par le roi , en 
Guienne , apanage , à Charles , son 
ret. en 1472. frère, en échange de la 
Normandie. 



1475. S.-Pol, 
Meaux, Sois- 
sons, Condé, 
Enghien , 

ret. en i477- 



Héritage du connéta- 
ble de Saint-Pol , aban- 
donné par le roi au duc 
de Bourgogne, en échan- 
ge de la personne du 
connétable. 



/ 



Jijon. 



'477- ^• 
Semur. 



BePÉR. /?<?i328à 1498. 

Réunions au Domaine. 
Idem. 

Idem. 



de 



4477. C. d'Au- 
xonne. 

f477. S.-Pol, 
Meaux, Sois- 
sons, Condé, 
Enghien , 

jusq. eu 1488. 

1477. C. de 

Fardiac , 
jusq. en 1479. 



Idem. 



Idem. He'ritage du con- 
ue'tablc de Saint-Pol , qui 
avoit été abandonné au 
duc de Bourgogne. 



Par confiscation sur 
Jacques d'Armagnac, pe- 
lit-fils du connétable de 
ce nom, comte de Par- 
diac , duc de Nemours, 
décapité aux Halles. 



1477 
Marche 



C. de la Idem. Ce comté e'toit 
entré dans la maison d'Ar- 
magnac par le mariage de 
l'héritière , Eléonore de 
Bourbon, avec Bernard 
de Pardiac, second fils 
du connétable , et père 
du malheureux Jacques 
de Nemours, 



3« Race, Valois directs. 2o5 
Distractions jdu Domaine, 



i477- C. delà 

Marche , 
ret. en iSaS. 



Cet ancien héritage de 
la maison de Bourbon est 
donné par le roi au sire 
de Bourbon-Baujeu, son 
gendre, après la condam- 
nation de Jacques d'Ar- 
magnac. 



1478. C. de 
15oulogne. 



Philippe le Bon , lors 
du traité d'Arras , en 
1435 , s'étoit fait céder 
ce comté , qui apparie- 
Boit à la maison d'Au- 
vergne. Louis XI se l'ap- 
proprie à la mort du 
duc de Bourgogne , et 
donne en dédommage- 
ment h Bertrand de La 
Tour, comte d'Auvergne, 
le comté de Lauraguais, 
en Languedoc. 

Nota, Louis XI donna 
la souveraineté de ce 
comté à la Sainte Vierge, 
et en fit hommage à l'i- 
mage de Boulogne, afin 
qu'il cessât de relever du 
comté d'Artois, qu'il crai- 
gnoit de perdre , et qui 
tu e£fet lui é(Jiappa. 



1478. C. de Abandonné par le roi 
Lauraguais. à Bertrand de La Tour, 
comte d'Auvergne , ea 
échange de ses droits sur 
le comié de Boulogne , 
dont il s'empare à la mort 
du duc de Bourgogne. 

1478. C. de Donné par Louis XI à 
Comminges, Odet d'Aydie, sieur de 
ret. en i548. Lescun. 



1478. C. d'E- DonnéparleroiàJean 

tampes. de Foix, vicomte de Nar- 

bonne , second fils de 

Gaston IV , comte de 

Foix. 



5o6 Tables synchroniques de t Histoire de France. 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



'479- Baronie 
de Penthiè- 
Vi-e. 



i48o. C. d'An- 
jou. 



i48i. C. de 
Provence. 



i48i. C. de 
Forcalquier. 



[48i. c. 
Maine. 



du 



l48r. C. d'Ar- 
magnac , 
jusq. en i48i. 



Par acquisition sur les 
héritiers de la maison de 
Blois. — Il est à ol)server 
que les droits seuls fu- 
rent alors acquis , et que 
la réunion effective du 
domaine n'eut lieu que 
sous le règne suivant , 
avec celle de la Bretagne. 

Par le décès de l'apa- 
nage , le bon roi René, 
mort sans postérité mas- 
culine, mais qui laissa un 
neveu, Charles, comte 
du Maine , auquel l'apa- 
nage auroil dû passer. 

Par testament de Char- 
les , comte du Maine , le 
dernier de la maison 
d'Anjou , qui en avoit 
recueilli l'héritage. — Il 
étoit, par sa mère, neveu 
du connétable de Saint- 
Pol; par sa sœur, beau- 
frère de Jacques d'Ar- 
magnac, et par sa tante, 
cousin-germain de Louis 
XI. 

Idem. Comme uni à la 
Provence. 

Comme apanage réver- 
sible , faute d'hoirs mâ- 
les de l'apanage Charles 
d'Anjou , comte du Mai- 
ne. 

Par confiscation sur le 
comte Charles d'Arma- 
gnac , complice de la tra- 
hison du comte Jean, son 
frère, tué à la prise de 
Lectoure en i473- 



1479. C. de 
Pardiac. 



Idem. 



(48 1. C. d'Ar- 
magnac. 



Donné par le roi a« 

sire d'Albret , après la 
confiscation sur le comte 
d'Armagnac. 



Sous CHARLES VIIL 



i483. C. d'Ar- Le roi retire le comté 
magnac, d'Armagnac au sire d'Al- 

jusq. en i483. bret , pour le rendre à la 
maison d'Armagnac. 



1491- I^' de Par le mariage du roi 
Bretagne. avec l'héritière, Anne de 
Bretagne. 



[483. C. d'Ai 
magnac. 



1488. S. -Pol, 
Meaux, Sois- 
sons, Coudé, 
Enghien. 



Rendu par le roi à 1* 
maison d'Armagnac, mais 
le domaine utile seule- 
ment. 

Rendu à la petite-fille 
du connétable de Saint- 
Pol, en considération de 
son mariage avec Fran- 
çois de Bourbon , comte 
de Venilôuie , qui fut bi- 
saieal de Henri IV. 



5e PÉR. De i328 à 1498. — 3e Race, Valois directs. 207 

Distractions du Domaine. 



Réunions au Domaine. 

l^Qi- C. de Comme une de'pen- 

PeatUièvre. dance de la Bretagne de- 
puis la conBscatiun qui 
en avoit été faite en i4i9 
sur lesPenthièvres, pour 
avoir arrêté le duc de 
Bretagne. 



1493. C. de Abandonné par le roi 
Charolois. à l'archiduc Philippe le 
Beau, Hls de Marie de 
Bourgogne. 
1493. C. de Restitué à Ferdinand 
Roussillon et le Catholique sans exiger 
de Gerdagne, le remboursement des 
ret. en i6\%. sommes prêtées par Louis 
XI à Jean, son pèie, mais 
eus la condition de ne 
point s'opposer aux pro- 
jets des François sur l'I- 
talie. 



i,-%r\r\,-v%r^ 



n. ALLEMAGNE. 

(39) 
Empereurs. 

i322. Louis de Bavière, petit-fils 
de l'empereur Rodolphe par sa mère, 
seul empereur, par la captivité de son 
compétiteur et cousin-germain Fré- 
déric le Beau, fils de l'empereur Al- 
bert. Frédéric avoit été fait prison- 
nier à la bataille de Mûhldort. 

Le pape Jean XXII, prenant parti 
entre les deux rivaux, excommunie 
Louis, et- délie ses sujets du serment 
de fidélité. Par représailles, l'empe- 
reur fait prononcer à Rome la dé- 
cltéance du pape, et nomme à sa 
place Pierre de Corbière, le couronne 
lui-même, et se fait ensuite couron- 
ner par lui. — Nicolas Rienzi, tri- 
bun de Rome, évoque aussi les deux 
compétiteurs à son tribunal. — Louis 
meurt en 1347» 

1347. Charles IV, comte de Lu- 
xembourg et l'oi de Bohême, fils de 
Jean, roi de Bohême, et pelit-fils de 
l'empereur Henri VII, est élu empe- 
reur du vivant de son prédécesseur. 
- — Il achète les droits des rivatjx 
qu'on lui oppose. — En i3$5, il est 



Suite des Empereurs. 

couronné à Milan roi des Lombards. 
— En i356, il publie la Bulle d'or y 
qui réduit à sept le nombre des élec- 
teurs, savoir: trois ecclésiastiques, 
les archevêques de Mayence , de 
Trêves et de Cologne ; et quatre laïcs, 
le roi de Bohême, le comte palatin 
du Rhin, le duc de Saxe et le marquis 
de Brandebourg. — Il vend la sou- 
veraineté des villes d'Italie à ceux qui 
les gouvernent. 

1378. M'^ESCESL AS, roi de Bohême, 
fils. — 1395, il crée Jean Galéas Vis- 
conti duc de Milan et vicaire d'Italie, 
moyennant 100 mille francs, et perd 
ainsi le dernier domaine des empe- 
reurs en Italie. — Il est déposé en 
1400. 

1400. Robert, comte palatin du 
Rhin. 

i4io. SiGiSMOirn, roi de Hongrie, 
fils de l'empereur Charles IV. — Il y 
avoit alors trois empereurs et trois 
papes. Le premier schisme finit en 
141 1, et le dernier en 1417- — ^4*^» 
Sigismond fait brûler Jean Hus, mal- 
gré le sauf-conduit qu'il lui avoit ac- 
cordé pour le concile de Constance : 
de là, la guerre desHussites. — i4'9» 
il dtiviçnt roi dfe Bohême. — i43i , 



208 



Tables synchronîques de V Histoire de France. 



Suite des Empereurs. 

il reçoit la couronne de fer à Mijan. 

Maison d'Autriche. 

i438. Albert II, duo d'Autriche, 
gendre ; fils d'Albert IV , petit-fils 
d'Albert III, et arrière-petit-fils d'Al- 
bert II le Sa(T;c, fils de l'empereur 
Albeit I, lequel étoit fils de Rodolphe 
de Habsbourg. — Il hérite de tous 
les royaumes de son beau-père; et, 
depuis lui, la dignité impériale ne 
sort plus de la maison d'Autriche, — 
Il laisse deux filles et un fils posthu- 
me, Ladislas, qui hérita de la Bohême 
et de la Hongrie, et qui mourut sans 
laisser de postérité. 

i44o- Frédéric III, cousin, fils 
d'Ernest, duc d'Autriche de la bran- 
che de Styrie , petit-fils de Léopold 
le Preux, tué en i386 à la bataille de 
Sempach contre les Suisses , arrière- 
petit-fils d'Albert II le Sage , fils de 
l'empereur Albert I, et petit-fils de 
l'empereur Rodolphe de Habsbourg. 

— Il érige l'Autriche en archiduché. 

— i447^ Concordat par lequel les 
élections sont rendues aux cathé- 
drales dans l'Empire. — i452, l'em- 
pereur est couronné roi de Lom- 
bardie. — i4^7î ^^ Hongrie lui est 
enlevée parMathias Corvin. — i477î 
l'archiduc Maximilien, son fils, épou- 
se Marie, héritière de Bourgogne. 

— 1 485, Vienne est prise parMathias 
Corvin, qui la garde jusqu'à sa mort, 
arrivée en 1490. 

1493. Maximilien I, fils. — 149^? 
il érige le comté de Wirtemberg en 
duché. — 1496» Philippe le Beau, 
son fils, épouse Jeanne, dite la Folle, 
héritière de Gastille et d'Aragon. — 
i5i3, Maximilien sert comme volon- 
taire à Térouenne, dans l'armée du roi 
d'Angleterre, à cent écus par jour. — 
iSiy, Luther commence à dogmati- 
ser. — Les postes sont étabhes vers 



Suite des Empereurs. 

ce temps en Allemagne par François 
de la Tour-Taxis, auquel elles turent 
concédées en fief. 



Grands Vassaux de l'Empire, 

(4o) 

Rois de Bohême {^Électeurs'). 



Maison de Luxembourg. 

i3io. Jean de Luxembourg, fils 
de l'empereur Henri VII, et époux 
d'Elisabeth ou Isabelle, 2*^ sœur du 
dernier roi Wenceslas V - — En 1 346, 
il est tué à Créry, où il combattoit 
pour Iri France. 

13/46. Charles I, IV^ comme em- 
pereur, fils. — Par la Bulle d'or de 
i356 , il confirme le droit d'électoral 
aux rois de Bohême. — Il acquiert 
d'Otton de Bavière le margraviat de 
Brandebovirg. 

1378. Wenceslas VI , fils, roi de 
Bohême et empereur. — 1400, il est 
déposé de l'Empire. — Chassé de 
Bohême, il est rétabli plusieurs fois. 
• — Il favorise d'abord Jean IIus, qui 
prêche la doctrine de Wiclef , et es- 
saye inutilement ensuite de réprimer 
les Hussifes. — '■ i^^^-, Jean Hus est 
brûlé à Constance, où il avoit été 
appelé. — En i4ï9? 4^ mille Hus- 
sites s'assemblent sur le mont Tha- 



unt à leur tête Jean Trosnok 



ou Ziska ou le Borgne. — Ils jettent 
les sénateurs de Prague par les fenê- 
tres. Wenceslas, à cette nouvelle, est 
frappé d'apoplexie. 

1419. SiGiSMOiND, frère, déjà roi 
de Hongrie en 1392 par son mariage 
avec l'héritière, et empereur en 1410. 
— Ziska, après de grands avantages, 
meurt en 1424. — Les deuxProcopes 



5« PÉR. Ve i328 à 1498. — 3e Race, Valois directs. 209 



Suite des Rois de Bohême. 

•succèdent au commandement avec 
les mêmes succès. — 14^^^ *^^* trai- 
tés amènent une pacification passa- 
gère. On accorde la Coupe aux Bohé- 
miens; ce qui les divise en deux par- 
tis , les uns acceptant l'union du 
concile de Constance, et les autres 
la refusant. — i4^4î ^^^ derniers 
sont battus et soumis. 

1437. Albert d'Autriche, époux 
d'Elisabeth, fiile et unique héritière 
de Si^ismond, lui succède à l'Empire, 
en Bohême, et en Hongrie. 

i44o- Ladislas , fils posthume, 
succède, non sans contradiction, en 
Bohême et en Hongrie. — Il meurt à 
]8 ans, sans laisser de postérité. 



1458. PoDiÉBRAD, chef des Hus- 
sites, et l'un des gouverneurs pen- 
dant la minorité du roi, se maintient 
dans l'avitorité jusqu'à sa mort. 

1471. Vladislas, fils de Casimir IV, 
roi de Pologne, et que Podiébrad 
avoit fait élire de son vivant pour lui 
succéder. — Mathias Corvin, roi de 
Hongrie, lui dispute le trône, et ob- 
tient quelques provinces, que sa mort 
fait retourner à la Bohême. ^— Vla- 
dislas s'empare lui-même du trône 
de Hongrie lors de la mort de Ma- 
thias. 



(40 

Ducs de Saxe ( Électeurs ) . 

1298. Rodolphe, fds d'Albert II, 
et petit-fds, par sa mère, de l'empe- 
reur Rodolphe, 

i356. Rodolphe II, fils. 

1370. Wenceslas, frère, au pré- 
judice d'Otton, son neveu , fds d'Al- 
bert, son aîné. — 1376, l'électorat 
est attaché aux seuls ducs de Saxe. 

i388. Rodolphe IH, fils. 



Suite des Ducs de Saxe. 

14 18. Albert III, frère. — Le 
dernier de la maison d'Ascanie. Il 
meurt sans postérité, en 1423. 

Maison de Misnîe. 

1423. Frédéric le Belliqueux.^ land- 
grave de Thuringe et marquis de 
Misnie. — Il est investi par l'empe- 
reur Sigismond , de préférence à 
tous les concurrents , et en recon- 
noissance des secours qu'il lui avoit 
donnés dans la guerre contre les 
Hussites. 

Il descendoit de Théodoric, comte 
de Wettin, issu à ce qu'on croit de 
Witikind. Conrad, sixième descen- 
dant de Théodoric, fut investi, en 
1 1 27, du marquisat de Misnie ; Henri 
l'Illustre, arrière-petit-fils de celui- 
ci, fut le premier landgrave de Thu- 
ringe, de la maison de Misnie, et le 
quatrième aïeul de Frédéric, ci-des- 
sus. — C'est encore sa postérité qui 
règne de nos jours en Saxe. 

1428. Frédéric III le Bon, fds. — 
Albert, son second fils, est la bran- 
che Albertine, devenue électorale 
en 1548, au préjudice de la branche 
aînée. 

i464- Ernest, fds. 

i486. Frédéric III le Sage, fils. — 
Chef du conseil et gouverneur gé- 
néral de l'Empire, sous l'empereur 
Maximilien. — Il fonde l'université 
de Wittemberg, et se fait le protec- 
teur de Luther. — Il meurt à 62 ans, 
sans être marié. 



(40 

Ducs de Bavière {Branche cadette). 

1294. Louis I, duc et électeur d« 
Bavière, second fils de Louis le Sé- 
vère ; petit-fils par sa mère de l'em- 
pereur Rodolphe, et empereur lui- 
14 



aïo Tables synchroniques de t Histoire de France. 



Suite des Ducs de Bavière. 

même en i3ï4. — Son frère aîné 
Rodolphe a le palatinat du Rhin en 
partage. — Ces deux princes sont 
les tiffes des deux maisons ëlecto- 
ï aies Palatine et de Bavière. — Louis 
réunit le Brandebourg, le Ilainaut, 
la Hollande. Il partage ces états en- 
tre ses enfants. 

1347. Etienne l'Jgraffé., second 
frère. — Il dispute à la maison d'Au- 
triche la succession du Tyrol, va- 
cante à la mort de Maynard , fils de 
Louis, son frère aîné, et de l'héritière 
du comté. — Il est obligé de l'aban- 
donner aux ducs d'Autriche en iSôg. 
— i356, il est privé par la bulle 
d'or du titre d'électeur, réservé aux 
comtes palatins du Rhin, aînés de sa 
maison, dont la postérité s'est étein- 
te de nos jours en la personne de 
Maximilien- Joseph . 

1875. Jean, troisième fils, est duc 
à Munich. — Etienne, l'aîné, règne 
à Ingolstadt , et fut père de la célè- 
bre Isabeau de Bavière, femme de 
Charles VI. — Frédéric, le second, 
eut Landshut pour partage. — 1392, 
pacte entre les trois frères, qui ar- 
rêtent qu'aucune partie du duché ne 
passera aux filles. 

1397. Ernest et Guillaume, frères, 
fils de Jean, duc à Munich. 

1438. Albert I/e PicMo:, fils d'Er- 
nest. 

1460. Jean et Sigismond, son frère, 
fils. 

i465, Albert II, frère. — A la 
mort de Georges le Riche, arrière- 
petit-fils de Frédéric, duc de Lands- 
hut, il réunit la Basse-Bavière, mal- 
gré les efforts de la branche Palatine 
qui soutenoit Robert le Vertueux, 
troisième fils de Philippe, comte 
palatin du Rhin, lequel Robert avoit 
épousé la fille et l'héritière de Geor- 
ges. L'empereur Maximilien second;i 



Suite des Ducs de Bavière. 

Albert, en mettant le palatin au ban 
de l'Empire. 



(43) 

Comtes Palatins du Rhin {Électeurs). 
Branche aînée de Bavière. 

1327. Rodolphe II, frère d'Adolphe 
le Simple; fils de Rodolphe I de Ba- 
vière, et de Mathilde, fille de l'em- 
pereur Adolphe de Nassau ; pe- 
tit-fils de Louis le Sévère, duc de 
Bavière. 

i353. Robert I, frère. — En 1 356, 
la dignité électorale lui est attribuée 
par la bulle d'or, exclusivement à la 
branche cadette de Bavière. 

1390. Robert le Tenace., neveu; 
fils d'Adolphe. — 1895, pacte de 
famille pour obvier à la division du 
Palatinat. 

1398. Robert III, fils. — Empe- 
reur en 1400, lors de la déposition 
de W^enceslas. 

i4io. Louis II le Barbu., fils. — 
Il assiste au concile de Constance, 
et préside à l'exécution de Jean lius, 
et de Ji'rôme de Prague. — Jean , 
duc de Neubourg, son frère, fut père 
de Christophe , roi de Danemarck 
et de Suède en 144' • — Etienne, 
un autre frère, duc de Simmeren et 
Deux-Ponts, est auteur de la bran- 
che de Simmeren, par Frédéric, son 
fils aîné, et de celle de Deux-Ponts, 
par Louis le Noir, le second. 

1436. Louis III le Bon , fils. 

i449« Frédéric le Victorieux., frère. 
— Au préjudice de son neveu. 

1476. Philippe, neveu, fils de 
Louis III. 



5« PÉR. De 13^8 à 149S. — 3e Race^ Valois directs. 211 



(44) 

Margraves de Brandebourg {Éiecteurs). 

i322. Lo€is de Bavière, fils aîné 
de l'empereur Louis de Bavière, est 
investi par son père , malgré les 
prétentions des princes descendant 
d'Albert l'Ours. — Il remet le mar- 
fjraviat à son frère, et se réserve la 
dignité électorale. — Il avoit épousé 
Marguerite, héritière du Tyrol, et 
en eut un fils nommé Maynard, qui 
succéda à ce comté. 

1349. Louis II de Bavière, dit ie 
Homain^ frère. — En i36i , il suc- 
cède à la dignité électorale de son 
frère. — Il meurt sans enfants. 

i366. Otton V de Bavière, frère. 
Dissipateur, il vend son électoral à 
l'empereur Charles IV. 



1373. SiGiSMOND de Luxembourg, 
2*^ fils de l'empereur Charles IV. — 
En i4i5, il vend le margraviat à 
Frédéric, burgrave de Nuremberg, 
sous faculté de rachat, dans ie cas où 
lui ou son frère auroient des enfants 
maies. 

Maison de Nurembjerg. 

1417. Frédéric I, fils de Frédéric, 
burgrave de Nuremberg, lequel des- 
cendoit de Conrad, qui étoit déjà 
Burgrave en 1200, et étoit fils puîné 
de Rodolphe, comte de Hohenzol- 
lern. — Frédéric est investi en 1417- 

i44o- Frédéric II Dent de Fer^ fils, 
au préjudice de son aîné, Jean, dit 
l'Alchimiste. 

1469. Albert III, dit l'Achille et 
T Agraffé^ frère. 

i486. Jean, dit Cicéron^ fils. 

i499- JoACHiM, dit Nestor, iils. — ■ 
Il donne asile au roi de Danemarck, 
Ciiristiern II , dont il avoit épousé 
la sœur. 



(45) 

Ducs de Brunswick. 

i3i8. Magncs I le Pieux., fils d'Al- 
bert II. 

i368. MagnusII Torquatus on à la 
Chaîne., fils. — Frédéric, son fils 
aîné, élu empereur en i4oo, après 
la déposition de Wenceslas , est as- 
sassiné presque immédiatement. 

1373. Bernard I, fils. — Henri, 
frère de Bernard, est la tige de la 
première branche de Wolfembutel. 

1434. Otton le Boiteux., fils. 

i445- Frédéric /ePte«.r, frère. — 
Il se retire dans un couvent. 

1459. Otton le Victorieux^ fils. — ■ 
Il meurt en 1471- 

1471. Frédéric /e /»ie«j;, père, — 
Il prend la régence. 

1478. Henri le Jeune., petit-fils; 
fils d'Otton. 



(46) 
Suisses. 

ï3i5. Les trois petits cantons Suis- 
ses d'Uri, de Schwitz et d'Unterwal- 
den, confédérés en i3o7, sont at- 
taqués par l'archiduc Léopold, fils 
de l'empereur Albert. Il entre en 
Suisse à la tête de 20 mille hommes. 
Seize cents Suisses seulement par- 
viennent, à la faveur des accidents 
multipliés du terrain, à le battre, à 
le chasser hors du pays, et à assurer 
leur indépendance malgré les fré- 
quentes tentatives de la maison d'Au- 
triche pour les faire rentrer sous le 
joug. 

i332. Luccrue accède à la confé- 
dération. 

l35i. Zurich, idem. 

i35i. Claris, idem. 

i352. Zug, idem. 

i353. Berne, idem. Il fut ainsi 

i4- 



Afi 



Tables syiichronîques de l'Histoire de France. 



Suite des Suisses. 

le huitième des cantons, appelés les 
huit vieux Cantons. Ce ne tut que 
i3o ans après qu'il y eut de nouvel- 
les accessions. 

i386. Bataille de Sempach , où 
Léopold le Preux , fils d'Albert le 
Sage, duc d'Autriche, et neveu du 
duc Léopold, défait à Morgarten, est 
Lattu par les Suisses, et périt avec 
près de 700 gentilshommes. 

, 141 5. Les huit cantons enlèvent 
à Frédéric d'Autriche le comté de 
£ade, entre le Russ et le Rhin, et le 
possèdcuX en commun. 
- 1442. Le canton de Zurich , dans 
une querelle avec ceux de Schwitz et 
die Glaris, réclame les secours de 
l'empereur Frédéric IIL Bàle , Berne 
et Soleure, considérant un tel enga- 
gement comme incompatible avec 
celui de leur confédération, pren- 
nent parti pour les deux cantons. 

i444- Journée, dite de Saint-Jac- 
ques, à Bottelem, près de Baie, où 
douze cents Suisses attaquent l'avant- 
garde des François , appelés par 
l'empereur, et commandés par Louis 
XI, encore dauphin. Ils y sont tous 
tués. Cet échec fit lever aux Suisses 
le siège de Zurich, mais donna d'ail- 
leurs au dauphin une idée si avan- 
tageuse de leur valeur, qu'il leur ac- 
corda une paix honorable. 

Le résultat de la guerre civile qui 
avoit éclaté entre les Suisses fut la 
reconnoissance du droit de la con- 
fédération, de s'opposer aux allian- 
ces particulières des cantons avec 
l'étranger; et de celui des cantons 
neutres, de juger des différends de 
l'intérieur, et de contraindre les ré- 
calcitrants par la force. 

1453, Premier traité des Suisses 
avec la France. 

1460. Conquête de la Thurgovie 
sur Sigismond, archiduc d'Autriche, 



Suite des Suisses. 

fils du duc Frédéric , et petit-fils de 
Léopold le Preux , tué à Sempach. 

1467. Capitulât ou traité de com- 
merce entre les Suisses et Galéas 
Marie Sforce, duc de Milan. 

i474- Paix perpétuelle sous le nom 
d'Union héréditaire, conclue entre les 
Suisses et l'archiduc Sigismond. 

Les Suisse* prêtent même 80 mille 
francs à l'archiduc , pour retirer le 
Comté de Ferrette qu'il avoit engagé 
à Charles le Téméraire , duc de Bour- 
gogne, A l'.e^et de se procurer des 
fonds pour leur faire la guerre, et, 
sur le refus de Charles de rendre le 
comté, ils s'allient avec Sigismond 
contre lui. 

1475. Louis XI fait un traité d'al- 
liance avec les Suisses. 

1476. Charles le Téméraire entre 
en Suisse , s'empare de Granson , 
et en fait pendre la garnison. Her- 
man d'Eptingen , à la tête de vingt 
mille Suisses, lui livre bataille près 
de cette ville, et le met en déroute. 
Son bagage fut pris. Un diamant 
de la valeur de plusieurs millions 
fut vendu un écu. Il a passé depuis 
au duc de Toscane : c'est le plus 
gros de l'Europe. — Charles, à la 
fin de l'année, perd une seconde ba^ 
taille à Morat. Les Suisses construi- 
sirent avec les os des Bourguignons 
qui y périrent un monument, dit 
VOssuaire de Morat., qui a subsisté 
jusqu'en 179^ , et qui a été détruit 
par un bataillon de Bourguignons, 
lors de l'invasion de la Suisse pen- 
dant la guerre de la révolution. 

1480. La France commence à pren- 
dre des Suisses à sa solde. 

1481. Fribourg et Soleure sont 
reçus dans la confédération Suisse. 

1491. Les Grisons et le Valais en- 
trent dans l'alliance des Suisses. 



5« PÉR. De 1 328 à 149^ • — 3« RaôCy Valois directs. 3i3 



III. ITALIE. 

(47) 
Papes. 

i3i6. Jean XXII (Jacques d'Eau- 
se), François, 192" pape. 

1334. Benoit XII (Jacques Four- 
nier), François, 198^ pape. 

1342, Clément VI (Pierre Roger) , 
François, ancien chanéelier de Fran- 
ce, 194^ pape. — Il réduit le jubilé 
centenaire à 5o ans. — Il dépose 
l'empereur Louis de Bavière. — 1 348, 
il achète la ville d'Avignon de la reine 
Jeanne de Naples. 

i352. Innocent VI (Etienne d'Al- 
bert), François, 195^ pape. — 1354, 
mort de Rienzi , qui étoit parvenu à 
la suprême autorité dans Rome. 

i362. Urbain V (Guillaume Gri- 
moald ou Grimaud), François, 196* 
pape. — Il retourne à Rome , qui , 
depuis 63 ans, étoit privée de son 
pasteur. — Il meurt néanmoins en 
France. 

1370. Grégoire XI (Pierre Ro- 
ger), François, neveu du pape Clé- 
ment VI, et 197* pape. — Il retourne 
à Rome. — Il donne plusieurs bulles 
contre Wiclef. 

Schisme d'Occident. 

iSyS. Urbain VI (Barthélemi Pri- 
Ijnano), Napolitain, njS*^ P^P^) ^'u 
le 9 avril, dans un conclave, en- 
touré par la populace qui demande 
un pape Italien. 

Le 21 septembre, les cardinaux 
mécontents d'Urbain, déclarent qu'ils 
n'ont pas été libres , et élisent le car- 
dinal Robert, de la maison de Ge- 
nève , qui avoit été chanoine de 
paris , et évêque de Térouenne, puis 
de Cambray, et qui prend le nom 
de Clément VII. 

Alors commjence le grand schisme, 



Suite des Papes. 

dit d'Occident, qui dura 4» ans, et 
qui retint dans l'incertitude les plu»^ 
savants et les plus saints. 

Urbain fut reconnu par l'Allema- 
gne , la Hongrie et l'Angleterre , et 
eut son siège à Rome ; Clément le fut 
par la France , l'Espagne , la Sicile 
et l'Ecosse, et établit son siège à 
Avignon. 

Urbain in&titue la fête du Saint- 
Sacrement , et réduit le jubilé à 
33 ans. 

1389. BoNiFACE IX ( Pierre Toma- 
celli), Napolitain, 199^ pape, suc- 
cède à Urbain V. — Clément VU 
meurt en 1394. Les cardinaux de 
son obédience lui donnent pour suc- 
cesseur Pierre de Lune, Catalan, 
qui prend le nom de Benoît XIII, et 
qui trompe toutes les espérances 
de réunion qu'il avoit fait espérer. 

i4o4- Innocent VII (Cosmat de 
Meliorati), 200* pape, né à Sul- 
mone, dans l'Abbruzze, succède à 
Boniface. — Benoît XIII, qui s'étoit 
vu seul pape pendant la vacance , 
prétend se maintenir dans sa di- 
gnité. 

i4o6. Grégoire XII (Ange Cor- 
rario), Vénitien, 201* pape, suc- 
cède à Innocent. — Benoît XIU 
continue à persister dans ses pré- 
tentions. 

En 1 408, concile de Pise , convo- 
qué par les cardinaux des deux obé- 
diences. Il dépose les deux papes, 
sans pouvoir les faire renoncer à 
leur dignité. — On y élit Alexandre V 
(Pierre), archevêque de Milan, né 
en l'île de Candie. Il y eut alors 
trois papes. 

1499. Alexandre V (Pierre de 
Candie), 202* pape, élu par le con- 
cile de Pise, qui dépose Grégoire 
XII et Benoît XIIL 

1 4 1 o. Jean XXIII ( Balthazar Cos- 



ai4 



Tables synchroniqucs de VHistoire de France. 



Suite des Papes. 

Sa), Napolitain, 3o3* pape, succède 
à Alexandre dans le saint-siège, que 
disputent toujours Grégoire XII et 
Benoît XIII. 

Il indique pour l'an i4ï4 "" con- 
cile ge'néral à Constance, à l'effet de 
mettre fin au schisme. — Il est dé- 
pose' dans la 12* session, et il y 
donne son adhésion. — Grégoire re- 
nonce au pontificat à la 14*^, et Be- 
noît est déposé à la 87*. — 14^6, 
condamnation de JeanHus, qui est 
livré au feu, malgré un sauf-conduit 
qui lui avoit été donné par l'empe- 
reur pour se rendre à Constance. 

1417. Martin V (Othon Colonne), 
Romain, 204* P^pe, est élu par le 
concile de Constance, où Jean XXIIÏ 
fut privé du pontificat , où Gré- 
goire XII y renonça, et où Benoît 
XIIÏ fut déposé. Ce dernier n'obéit 
point au concile ; à sa mort , en 1424, 
deux cardinaux élurent Gilles Mu- 
gnoz, qui abdiqua en 1429, et le 
schisme fut éteint. 

i43i. EUGENE rV (Gabriel Con- 
dolmière), Vénitien, 2o5* pape. — 
i43i, concile général convoqué à 
Bâle , pour la réunion de l'église 
grecque et la réformation de l'église. 
Le concile se déclare supérieur au 
pape. — 14^99 à la 34* session, le 
concile dépose Eugène, comme en- 
nemi du repos public et de l'église ; 
et les cardinaux présents élisent Amé- 
dée, duc de Savoie, qui prend le nom 
de Félix V. — Ce concile n'est tenu 
pour légitime que jusqu'à la 26* ses- 
sion, et même, à raison de ses dé- 
cisions contre les papes, les ultra- 
montains ne le tiennent pas pour 
œcuménique , non plus que le con- 
cile de Constance. — Ces deux as- 
semblées n'ont point de tableau au 
Vatican, et les papes n'en ont re- 
connu que les décrets en matière dç 



Suite des Papes. 

foi. — 1438, Eugène tient un con-r 
cile à Ferrare pour la réunion des 
deux églises, et elle s'opère; mal- 
heureusement elle ne fut pas de 
longue durée. — i438, Pragmatique- 
Sanction de Charles VII, à Bourges. 
On y approuve la supériorité du 
concile sur le pape , la liberté des 
élections, et 1^ suppression des an- 
nates. 

1447. Nicolas V (Thomas de Sar- 
zane), 206*' pape. — 1449, \e duc de 
Savoie, Amédée , renonce au ponti- 
ficat. — Nicolas meurt de chagrin 
de la prise de Constantinople, qu'il 
avoit comme prophétisée. 

1455. Calixte III ( Alphonse Bor- 
gia ), Espagnol, 207^ pape. — Il ne 
cesse d'inviter les princes chrétiens 
à s'armer contre les Turcs. 

1456. Pie II (iEneî^s Sylvius Pico- 
lomini), duSiennois, 208*^ pape. — 
Il obtient de Louis XI la révocation 
de la Pragmatique-Sanction.^ malgré 
le parlement et l'université de Paris. 
— i463, il publie une bulle contre 
les écrits qu'il avoit publiés en faveur 
du concile de Bâle, dont il avoit été 
secrétaire. Il supplie que l'on con- 
damne les sentiments d'iEneas, pour 
suivre la doctrine de Pie II. — Il 
poursuit les desseins de ses prédéces- 
seurs contre les Turcs. 

1464. PAUirfr( Pierre Barbo), Vé- 
nitien, 2er9® pape. — Il réduit le ju- 
bilé à 25 ans. 

1471. Sixte IV (François d'Albes- 
cola de la Rovère), Génois, fils d'un 
pêcheur, 210^ pape — Il fournit au 
roi de Naples une flotte pour chasser 
les Turcs d'Otrante. 

1484. Innocent VIII (Jean -Bap- 
tiste Cibo), noble génois, 211* pape. 
— Marié avant d'être dans les or- 
dres. 

1492. Alexandre VI ( Rodrigue 



{ 



5e PÉR De i328 à 1498.— 3^ Race, Valois directs. 2i5 



Suite des Papes. 

Borgia), Espagnol, de la maison de 
Lenzoli, par son père, et de celle de 
Borgia, par sa mère, 212^ pape. — 
Pontife de mœurs j usteraent décrie'es . 
On lui connoît quatre enfants natu- 
rels, Jean, Ce'sar, Geoffroi et Lucrèce. 
— Il appelle Charles VIII en Italie, 
et fait une ligue pour l'en chasser, 
lorsqu'il le voit maître de Naples. — 
Il donne le duché de Bénévent à 
Jean, sou fils, duc de Candie, qui 
peu après est trouvé mort dans son 
lit. — Il charge César, son second 
fils, de porter à Louis XÏI la bulle 
de dissolution de son mariage avec 
Jeanne, fille de Louis XI. 



(48) 



i323. Edouard, fils d'Amédée V 
le Grand. Il ne laisse qu'une fille. 

1329. Aymon, frère. — En i334, 
"" il est médiateur de la paix entre la 
France et l'Angleterre. 

1343. Amédée VI, dit le Comte Verd^ 
fils. — Il reçoit Gex et le Faucigny, 
pour quelques villes qu'il prétendoit 
sur les frontières du Dauphiné. — 
Beau-frère de Charles V, il sert la 
France contre les Anglois. — i366, 
il chasse les Turcs de Gallipoli. — 
1 382 , il aide Louis d'Anjou dans son 
expédition de Naples, et en reçoit le 
♦;omté de Piémont, détaché de la 
Provence. 

i383. Amédée VII, dit le Comte 
Rouge, fils. — Il épouse Bonne, fille 
de Jean ,',duc de Berry, 

Ducs de Savoie. 

iSgS. Amédée VIII k Pacifique, 
fils, i**" duc de Savoie. — »4o' ? '1 
acquiert d'Odon de Villars le comté 
de Genève ou de Genevois. — 14^^^ 



Suite des Comtes et Ducs de Savoie. 

le comté de Savoie est érigé en du- 
ché par l'empereur Sigismond. — 
i4i8, le duc succède dans le comte' 
de Piémont à Louis de Savoie, prince 
d'Achaïe . son frère , et obtient par 
traité Nice et Villefranche. — i434, 
il se retire au prieuré de Ripaille où 
il vit dans les délices, et y institue 
l'ordre de l'Annonciade. Il déclare 
son fils lieutenant -général de ses 
états, puis se fait ermite avec six de 
ses nouveaux chevaliers. — Le con- 
cile de Bâle l'élit pape , lorsqu'il veut 
déposer Eugène IV. Amédée prend 
alors le nom de Félix V. En i44o» 
il y renonce ainsi qu'à son titre, vou- 
lant prévenir les suites funestes qui 
pourroient résulter de ce schisme. 

i45i. Louis, fils. — Il marie sa 
fille au dauphin Louis, sans le coîi-. 
seulement de Charles VII, auquel il 
fait ensuite ses soumissions. — Il 
épouse Anne de Lusignan , fille de 
Janus ou Jean II, roi de Chypre, 
d'où sont venues les prétentions des 
ducs de Savoie au titre de rois de 
Chypre et de Jérusalem. 

Louis, un de ses fils, épouse Char- 
lotte de Lusignan, fille de Jean III et 
nièce d'Anne; mais Jacques II, fils, 
naturel de Jean III, s'empare d« 
royaume. — i47^7 Jacques III, son 
fils , étant mort , Catherine Cornaro , 
sa mère, cède ses droits aux Véni- 
tiens qui se mettent en possession ; 
et Charlotte de Lusignan cède les 
siens aux ducs de Savoie. 

i465. Amédée IX le Bienheureux , 
— Sujet à des attaques d'épilepsie, 
il remet le gouvernement à Yolande, 
son épouse, sœur de Louis XI. 

1472. Philibert I, dit /e Chasseur, 
fils. — Le duc de Bourgogne fait en 
lever Yolande, mère du duc, de 
peur qu'elle ne favorisât Louis XI. 

1482. Charles I, dit le Guerrier, 



ai6 Tables synchroniques de l'Histoire de France, 



Suite des Comtes et Ducs de Savoie. 

frère. — Il est élevé en France par 
le comte de Danois. — Il s'empare 
du marquisat de Saluées. 

1489. Charles II, fils. — Le mar- 
quis de Saluées rentre dans ses 
états. 

1 496. Philippe II Sans Terre , grand 
oncle, 5* fils de Louis, et petit-fils 
d'Amédee VIII, succède comme plus 
proche héritier à son petit-neveu. — 
Grand chamhellan de Charles VIII. 
— Il fut père de la fameuse Louise, 
femme de Charles de Valois, comte 
d'Angouléme, père de François I, et 
de Philippe, comte de Genève et duc 
de Nemours , tige de la branche de 
Savoie-Nemours. 

1497. Philibert II le Beau^ fils. — 
Excellent capitaine, gendre de l'em- 
pereur MaximiUen, et oncle de Fran- 
çois I. 



(49) 
Seigneurs et Ducs de Milan. 



Viscontis. 



i322. Galéas ViscoNTi, fils de Ma- 
thieu le Grand, et petit-neveu du 
premier Visconti qui ait régné à 
Milan. — Arrêté en iSay, par ordre 
de l'empereur Louis de Bavière, il 
est relâché en i328. 

i328. AzzoN ou Ottoït , fils. — 
1829, il reçoit de l'empereur le titre 
de vicaire de l'Empire, à Milan. — 
i332, il enlève à Jean, roi de Bo- 
hême, Bergame, Pavie, Verceil, 
Crémone, Corne, Lodi, Crème et 
Plaisance. 

1339. Ltîchin, frère. — i346, il 
acquiert la ville de Parme, d'Obizon 
d'Esté. — Deux fils qu'il eut ne lui 
succédèrent pas, parceque sa femme 



Suite des Seigneurs et Ducs de Milan, 

déclara qu'ils n'étoient point nés de' 
lui. 

1349. Jean Visconti, fils de Ma- 
thieu le Grand, cardinal et archevê- 
que de Milan. — Il s'empare de Bo- 
logne en i35o, et donne un gouver- a 
neur à Gênes en i353. ™ 

1354. Mathieu, Bernabo et Ga- 
léas II, fils d'Etienne, frère de Jean. 
Ils partagent les états de Milan et 
de Gênes. — Mathieu meurt en 1 35o, 
et Galéas en 1378. 

Ducs de Milan. 

1378. Jean Galéas, le premier et 
le plus célèbre des ducs de Milan,, 
fils de Galéas II, règne avec Bernabo, 
son oncle et son beau-père. — Il 
avoit épousé en premières noces Isa- 
belle, fille du roi de France Jean II, 
qui lui avoit porté en dot le comté de 
Vertus en Champagne. — Il s'empare 
de Vérone et de Vicence. — i385, il 
fait arrêter et empoisonner Bernabo, 
son oncle, qui lui tendoit des em- 
bûches. — 1395, moyennant 100 
mille florins, il obtient le titre de duc 
de Milan, de l'empereur Wenceslas, 
son beau -frère. Il quitte alors le 
titre de comte de Vertus. — iSgg, 
il acquiert Pise et Sienne. — La 
même année il donne sa fille Va- 
lentine, à Louis, duc d'Orléans, 
frère de Charles VI, et lui destine 
sa succession, à défaut de ses fils, 
clause qui fut la cause de nos guer- 
res d'Italie. — Pérouse et Bologne se 
mettent sous sa protection. 

i4o2. Jean-Marie, fils. — Réveil 
des factions des Guelphes et des 
Gibelins. — Bologne , Assise et Pé- 
rouse sont cédées au pape. — II 
périt par une conjuration. 

i4i2. Philippe -Marie, frère, le 
dernier des Viscontis. — Son géné- 
ral Bussoni, dit Carmagnole, lui 



5-PÉR. Z7e i^iSà 1498.. 

Suite des Seigneurs et Ducs de Milan. 

procure divers avantages , et, entre 
autres, la conquête de Gênes 5 mais 
ayant été disgracié, il passe au ser- 
vice des Vénitiens, et enlève à son 
ancien maître la plupart des con- 
quêtes qu'il avoit faites pour lui. 
Cependant, sur un soupçon d'infi- 
délité, les Vénitiens firent périr Bus- 
soni en \[(hi. — François Sforce, un 
autre de ses généraux, l'ayant quitté 
comme l'avoit fait Carmagnole, il le 
regagne en \l\^\ ^ en lui faisant 
épouser sa fille naturelle, et lui 
frayant ainsi la voie au duché. Phi- 
lippe-Marie fit décapiter une de ses 
femmes, sur un soupçon d'adultère. 
— Valentine, sa sœur, avoit épousé 
Louis, duc d'Orléans, frère de Char- 
les VI. 

Les Sforces. 

i447- François Sforce^ gendre du 
précédent, et fils naturel de Jacques, 
dit Jaccomuzo, et surnommé Sforce, 
qui, de simple paysan , parvint, par 
sa valeur, à la dignité de connétable 
du royaume de Naples, et de gonfa- 
lonier de l'église romaine. 

11 eut à combattre quatre préten- 
dants à la succession des Viscontis : 
le duc de Savoie, les Vénitiens, le roi 
de Naples et le duc d'Orléans. — 
Les Milanois veulent s'ériger en ré- 
pubUque, et donnent le commande- 
ment de leurs troupes à François 
Sforce. — Bientôt lié avec les Vé- 
nitiens, il assiège Milan même, et 
s'y fait proclamer duc en i45o. — 
Louis XI lui cède ses droits sur 
Gênes. 

1466. Gale AS M.\rie Sforce., fils. 
— 1467, il conclut avec les Suisses , 
sous le nom de capitulât, un traité 
de commerce, renouvelé par ses suc- 
cesseurs. — Il est assassiné pour 
ses crimes et ses débauches. 



■ 3e Race, Valois directs. 3it 

Suite des Seigneurs et Ducs de Milan. 

1476. Jean Galéas Mahïe Sforce.^ 
fils. — II meurt d'un poison lent que 
lui fait donner Ludovic le More, son 
oncle, qui règne sous son nom, et 
qui lui succède. 

i494- Ludovic Marie Sforce, dit 
le More., oncle; fils du duc François 
Sforce. — En 149^, il entre dans la 
ligue contre Charles VIII. — Louis 
XII conquiert le duché par Trivulce 
en i499- — Ludovic y rentre avec le 
secours des Suisses, qui le livrent 
ensuite aux François. — Il meurt en 
France, au château de Loches, en 
i5io. 



(5o) 
Capitaines et Marquis de Mantoue, 



Capitaines de Mantoue. 

iSaS. Louis de Gonzague, premier 
de cette maison, succède aux Bona- 
cossi. — i354, l'empereur Charles IV 
lui confirme la souveraineté de Man- 
toue et celle de Reggio, qu'il avoit 
enlevées aux Scaligers ou Seigneurs 
délia Scala (de l'Echelle), souverains 
de Vérone et de Vicence. 

1369. Guy de Gonzague, fils. — 
Feltrin, son frère, seigneur de Reg- 
gio , vend sa principauté à Bernabo 
Visconti. 

1869. Louis II, 2« fils. — Il f;,it 
périr ses deux frères. 

i382. François I, fils. — 1897, il 
bat les Viscontis, dans la même jour- 
née, et en plaine, et sur le fleuve du 
Pô. 

Marquis de Mantoue. 

1407. Jean-François, fils, général 
des troupes de l'Église dans la guerre 
contre Ladislas, roi de Naples. — 



2l8 



Tables sjnchroniqiies de l'Histoire de France. 



Suite des Marquis de Mantoue. 

— 1433, l'empereur Sigismond lui 
donne le titre de Marquis. — i437, 
f;e'néral des Vénitiens, il les aban- 
donne l'année suivante. 

i444- Loris III, dit le Turc^ fils. 

— 1462, général des Vénitiens. 
1478. Frédéric, fils. 

1484. Jean-François II, fils. — Il 
se distingue contre les François, à 
la bataille de Fornoue. — Il est suc- 
cessivement général de Louis XII, et 
du pape Jules II. — 1609 , étant en- 
tré dans la ligue contre les Vénitiens, 
il est fait prisonnier ; il est relâché à 
la recommandation du pape, qui le 
fait gonfalonier de l'Église. 



(5i) 
Toscane. 

Florence République. 

1342. Gauthier de Brienne, duc 
d'Athènes, est choisi pour Capitaine 
conservateur du peuple, et Seigneur à vie; 
mais il est chassé au bout d'un an. 
On destitue en même temps les 
prieurs nobles, et on établit un gou- 
vernement purement populaire. 

i368. L'empereur Charles IV, 
après avoir agi en maître à Sienne , 
se trouve assiégé dans son palais, et 
obligé de légitimer l'indépendance 
de cette ville. — En 1370, les Luc- 
quois achètent leur liberté de leur 
gouverneur impérial, qui se retire. 
Depuis ce temps , ils demeurent li- 
bres. 

i3go. Les Florentins se liguent 
avec les Bolonois pour s'opposer à 
la puissance toujours croissante de 
Philippe-Marie, duc de Milan. 

1406. Les Florentins se rendent 
maîtres de Pise. 



Suite de la Toscane. 

1419. Florence est érigée en ar- 
chevêché par Martin V, à son passage 
en cette ville, lors de son retour du 
concile de Constance, où il avoit été 
élu pape. 

1421. Les Florentins achètent des 
Génois la ville de Livourne. 

1428. Jean de Médicis, négociant 
à Florence, plusieurs fois Gonfalonier 
(porte-étendard) ou chef de sa ville, 
meurt regretté de tous ses conci- 
toyens. Il laisse deux fils, Cosme et 
Laurent dit l'Ancien, duquel sont 
issus les grands-ducs de Toscane. 

1433. Cosme de Médicis, dont le 
commerce s'étendoit en Europe et 
en Asie, envié des Albizzi, des Strozzi 
et autres, est arrêté et destiné au 
supplice. — Le peuple , pour le 
sauver, l'exile pour cinq ans, et le 
fait rappeler au bout d'un an, à 
cause de la gêne que les manufac- 
tures éprouvoient de son absence. 
— 1464? Cosme de Médicis meurt à 
75 ans, après avoir été 34 ans l'oracle 
de sa patrie, oii il excita tous les 
genres d'industrie. Un décret public 
le proclama, après sa mort. Père de 
la patrie. 

1446. Les Pitti, les Acciaïoli et 
autres, veulent faire assassiner Pierre 
de Médicis , fils de Cosme. Ils sont 
exilés. Ils allument une guerre civile, 
à l'aide des Condottieri. 

1467- Sous les auspices de Pierre 
de Médicis, Paul Toscanella com- 
mence, dans la cathédrale de Flo- 
rence, la fameuse méridienne, dont 
le gnomon est élevé de 277 pieds au- 
dessus du pavé. C'est, dit M. de La 
Lande , le plus grand instrument 
astronomique qu'il y ait au monde. 
1472. Pierre de Médicis meurt, 
laissant deux fils, Laurent et Julien, 
qui eurent chacun un fils élevé sur 
la chaire de S; Pierre. 



5« PÉR. De i3!28 h 1498. — 3^ RacCj Valois directs. 2i() 



Suite de la Toscane. 
Princes de la République de Florence. 

1478. Laurent I et Julien sont 
reconnus , par leurs concitoyens , 
princes de la République. — Les Pazzi 
conspirent contre eux. — Julien est 
assassiné dans l'église , au moment 
même de l'élévation. — Laurent 
échappe. — Les assassins et l'arche- 
vêque de Pise sont pendus aux fe- 
nêtres du palais. — Le pape excom- 
munie les Florentins , et se ligue 
contre eux avec le roi de Naples. — 
D'autre part, Louis XI, Milan, Ve- 
nise etFerrare arment pour eux, mais 
sans succès. — Laurent alors se rend 
avec confiance près du roi de Naples, 
et lui demande la paix de sa patrie. 
Il réussit tellement dans cette dé- 
marche hasardeuse, que d'un ennemi 
il se fit un alhé. — Laurent, dit le 
Père des Muses , laisse trois fils : 
Pierre; Jean, cardinal à i3 ans ; et 
JuHen. Il eut de plus un fils naturel , 
nommé Jules. 

1492. Pierre II de Médicis, fils de 
Laurent. — En i494-) il livie à Char- 
les VIII quelques villes frontières \ 
ce qui indispose les Florentins , qui 
le chassent de la ville. — Le mêive 
Charles VIII affranchit Pise de la 
domination de Florence. — Les Flo- 
rentins établissent un gouvernement 
aristocratique par le conseil de Jé- 
rôme Savonarole, fameux domini- 
cain de Ferrare, brûlé depuis comme 
fourbe et visionnaire. 



(52) 

Seigneurs de Ferrare, Mudène et Reggio. 

iSiy. Renaud, Obizon III et Ni- 
colas, tous trois fils d'Obizon II, 
s'emparent de Ferrare sur leur neveu 



Suite des Seigneurs de Ferrare , etc. 

naturel, et y sont maintenus par le 
pape, à condition qu'ils n'y seront 
que ses vicaires. — Dans la suite ils 
rentrent en possession de Modène. 

i352. Aldrovandin II, fils d'Obi- 
zon . — Il laisse un fils appelé Obizon . 

i36i. Nicolas II, frère, au pré- 
judice d'Obizon, son neveu. 

i388. Albert d'Est, frère. 

1393, Nicolas III, fils. — Charles 
VII lui permet de joindre trois fleurs 
de lis à l'aigle de son écusson. 

i44i- Lionel, fils naturel. — • Il 
succède par disposition de son père, 
confirmée par le pape, et au préju- 
dice des enfants légitimes. — Il dut 
cette préférence à ses vertus. — Il 
laissa un fils. 

Ducs de Ferrare, Modèné^ Reggio. 

i45o. BoRSO, frère naturel de Lio- 
nel, évince ses frères légitimes et son 
neveu. — En i452, le marquis Borso 
est créé duc de Modène et de Reggio 
par l'empereur Frédéric III , et en 
1471 , duc de Ferrare, par le pape. 
— Il meurt sans prendre d'alliance. 

1471- Hercule I, frère légitime, 
fils de Nicolas III. — Il fait périr 
Nicolas, son neveu, fils de Lionel, 
qui liai avoit disputé la succession 
de son père. 



(53) 

Comtes d'Urbin. 

Vers i322, Galéas Montefeltro , 
cinquième descendant de Montéfel- 
trino, est investi du comté d'Urbin 
avec le titre de J icaire de l'Empire. — 
Deux frères de Galoas et quatre pe- 
tits-neveux occupent , après lui, Ur- 
bin jusqu'en 1404. 



./,oi 



Guy- Antoine 5 fils du der- 



220 Tables synchroniqiies de V Histoire de France» 



Suite des Comtes d'Urhln. 

nier, est connétable de Naples et duc 
de Spolette. 

1442. OnE-ANTOiNE, fils. — De- 
venu par ses crimes odieux à ses su- 
jets, il est assassiné. 

Ducs d'Urbin, 

i444- FRÉnÉRic , frère naturel, 
compense par ses grandes qualités 
les défauts de sa naissance. — 14^7^ 
général des Florentins contre les exi- 
lés de Florence. — i474î *' ^st créé 
duc par le pape Sixte IV. — Il est al- 
ternativement général de partis op- 
posés. — Il fait une longue guerre 
auxMalatesta delUmini, ennemis de 
sa maison. 

1482. Guy-Ubald, fils. — Général 
des troupes du pape Alexandre VI, 
avec César Borgia. — Ce dernier 
ayant emprunté à Ubald son artille- 
rie et ses troupes, il s'en sert pour 
le dépouiller. — Le pape Jules II le 
rétablit dans ses états. 



(54) 

yénise. 

1339. Les Vénitiens enlèvent la 
marche Trévisane à Martin de l'Es- 
cale ou Scaliger, seigneur de Vérone. 

1346. Traité des Vénitiens avec 
Malek-es-Saleh Ismaïl , sultan d'E- 
gypte, duquel ils obtiennent la li- 
berté de faire entrer leurs vaisseaux 
dans tous les ports de l'Egypte et de 
la Syrie : de là date la richesse com- 
merciale de Venise. 

i35o. La rivalité du commerce 
fait naître des hostilités entre les 
Vénitiens et les Génois. Ces der- 
niers , qui avoient formé un établis- 
sement à Caffa en Crimée, veulent 
interdire aux Vénitiens la navigation 



Suite de Venise. 

de la mer Noire. Paix au bout tîe 
cinq ans. 

1354. Mort du doge André Dan- 
dolo, rempli de qualités éminentes, 
et auteur de la première histoire de 
Venise. 

Son successeur, Marin Falun, ou- 
tragé par un noble, conjure contre 
la noblesse, et forme le dessein d'u- 
surper la souveraineté. Le complot 
ayant été découvert, il est décapité 
en i355. 

i36i. Les Vénitiens abandonnent 
ristrie et la Dalmatie au roi Louis de 
Hongrie. 

1376. A l'aide du canon qu'ils 
emploient pour la première fois, ils 
emportent la ville de Guéro, dans le 
Feltrin. 

i4o5. Les Vénitiens s'emparent 
de Padoue sur François Carrara. Ce- 
lui-ci s^étant rendu à Padoue avec 
ses fils pour implorer la miséricorde 
des Vénitiens, ils sont jetés en pri- 
son, et étranglés par ordre des dix. 

1407. Lépante se donne aux Vé- 
nitiens. Ils acquièrent Patras l'année 
suivante. 

i45i. Le patriarcat de Grado est 
transféré par le pape à Venise. Lau- 
rent Justiniani, célèbre pour sa piété 
et son savoir, en est le premier pa- 
triarche. 

1453. Les Vénitiens envoient au 
secours de Constantinople une flotte,, 
qui arrive trop tard. 

1457. Le doge François Foscati 
est déposé par le conseil des dix. 

i463. Guerre des Vénitiens et des 
Turcs , entre lesquels la Morée étoit 
alors partagée. 

1470. Mahomet II enlève Négre- 
pont aux Vénitiens. II fait scier leur 
commandant Érizzo, auquel il avoit 
promis de sauver la tête. 

1475. Le sénat adopte pour fille 



5^ PÊR. De i3a8 à 1498. — 3^ Race^ Valois directs. 221 



Suite de Venise. 

Catherine Cornaro , fille d'un séna- 
teur vénitien, et veuve de Jacques If, 
roi de Chypre, fils naturel de Jean III. 
À ce titre, il s'empare de Chypre en 
1489, au préjudice des droits des 
ducs de Savoie, héritiers d'Anne et 
de Charlotte, sœur et fille de Jean III. 

1476. LesTurcs mettent tout à feu 
et à sang dans le Frioul. 

1479. Paix avec les Turcs. 

1495. Ligue des Vénitiens contre 
Charles VIII, maître deNaples. Obli- 
gé de revenir en France, il bat à 
Fornoue les Vénitiens, qui s'étoicnt 
proposé de lui fermer le passage. 



(53) 
Gènes. 

i335. Les Génois du parti Gibe- 
lin chassent le vicaire du roi Robert 
de Nîiples , et font éUre un Abbé du 
peuple. 

1339. Le gouvernement passe en- 
tre les mains du peuple, qui se 
donne un doge, Simon Boccanegra, 
et qui exclut les Guelphes du gou- 
vernement. — Boccanegra se démet 
au bout de quelque temps pour sa- 
tisfaire les exilés qui étoient aux 
portes de Gènes. Le peuple nomme 
un nouveau doge. 

1345. LucuiN ViscoNTi, seigneur 
de Milan, réconcilie les deux partis. 

i35o. Les Génois s'emparent de 
Caffa en Crimée, et interdisent la 
navigation de la mer Noire aux Vé- 
nitiens. Hostilités entre eux à ce 
sujet. 

Les Génois vainqueurs dans le 
canal de Constantinople, assiègent 
cette ville pour ovoir favorisé les 
Vénitiens et les Catalans. Vaincus à 
leur tour, ils sont obligés, par dé- 
faut de vivres, de se donner à Jean 



Suite de Gènes. 

Visconti, archevêque et seigneur de 
Milan. — i355, ils font la paix avec 
les Vénitiens. 

1 356. Soulèvement contre les Vis- 
contis. Réélection de Simon Bocca- 
negra au dogat. Il est empoisonné 
en i363. Gabriel Adorno, plébéien, 
est élu pour lui succéder. 

i36i. Nouvelle guerre entre les 
Génois et les Vénitiens. 

1373. Les Génois, pour se venger 
d'une préférence accordée par la 
cour de Chypre aux bayles de Ve- 
nise sur les consuls de Gènes, des- 
cendent dans l'île, font le roi Pier- 
re II prisonnier, et ne le relâchent 
que sur la cession qu'il leur fait de 
Famagouste. 

1379. Pierre Dori.v menace Ve- 
nise d'un siège, et s'empare de plu- 
sieurs des îles voisines. — La paix 
est signée en i38i par la médiation 
d'Amédée VI, comte de Savoie. 

1396. A l'époque où le Milanois, 
dont dépendoit Gênes, est aban« 
donné par l'empereur Wenceslas 
au premier duc de Milan, Jean Ga- 
léas, les Génois, fatigués de leurs 
dissensions intestines , se donnent 
à Charles VI, roi de France. — Va- 
leran de Luxembourg est envoyé à 
Gênes comme gouverneur. — Les 
divisions et les troubles continuent. 
— Les Génois se donnent pour chef 
Bap. Boccanegra , sous le nom de 
Capitaine de la garde du roi. — Ce 
choix fut désapprouvé à la cour, et 
Boccanegra fut obligé de se démettre., 
i4oi. Jean le Maingre de Bou^ 
cicaut, envoyé par Charles VI, n- 
tablit le calme par des actes de sé- 
vérité. — Il délivre Famagouste dans 
l'île de Chypre, et prend Baruth en 
Syrie; mais la flotte vénitienne en- 
lève, au retour, le butin qu'il y avoit 
fait. 



222 



Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite de Gènes. 

1407. Étfiblissement de la banque 
de Saint-Georfjes. 

1409. Gênes se révolte en l'ab- 
sence de Boucicaut, qui étoit allé 
prendre possession de Milan, dont 
le duc vouloit se mettre sous la pro- 
tection de la France; le marquis de 
Monlferrat est élu capitaine général ; 
mais en i4i3 il est lui-même ex- 
pulsé, etGcorges Adorne est élu doge. 

142 1 . PiiiLiPPE-MAniE risconti^ duc 
de Milan. — Il fait la conquête de 
Gênes par son lieutenant Bussoni, 
dit Carmagnole. 

1435. Gaëte s'étant donnée aux 
Génois, et étant assiégée par Alphon- 
se, roi d'Aragon, les Génois envoient 
une flotte au secours de la ville. — 
Alphonse monte sur la sienne et 
combat toute la journée les Génois, 
près de l'île de Ponza. Sa flotte est 
détruite, et lui-même est fait pri- 
sonnier, avec Jean, roi de Navarre. 
— Le duc de IVIilan les ayant relâ- 
chés , les Génois se soulèvent et re- 
saisissent leur indépendance. Le 
dogat passe alternativement des 
Adornes aux Fregoses qui se l'en- 
lèvent mutuellement. 

1458. Les Génois se donnent de 
nouveau à la France. — Charles VII 
y envoie le duc de Loi'raine en qua- 
lité de gouverneur. Il est bientôt 
assiégé par les Adornes. — En 1461, 
les François sont chassés de Gênes. 

1464. François Sforce, duc de 
Milan. — 11 s'empare de Gênes. — 
Sous lui et sous son successeur les 
Génois demeurent tranquilles. 

1478. Nouvelle révolte des Gé- 
nois, les Fregoses dominent. 

1487. Gênes se remet sous la do- 
mination des ducs de Milan. 

1495. Tentative inutile de Char- 
les VIII pour s'emparer de Gênes. 



(56) 
Rois de Naples. 

1 809. Robert le Bon , fds de Char- 
les II le Boiteux, etpetit-fds de Char- 
les I, duc d'Anjou, qui avoit enlevé 
ce royaume à la maison de Souabe. 

— i3i3, Florence, menacée par l'em- 
pereur Henri VII, défère à Robert 
l'autorité pour cinq ans. Henri dé- 
clare le roi de Naples rebelle, cou- 
pable de lèse - majesté , déchu de 
ses états , banni des terres de l'Em- 
pire , et ses sujets déliés du serment 
de fidélité. La mort l'empêche de 
soutenir cet acte de proscription. 

1343. Jeanne, fille de Charles, 
duc de Calabre , et petite-fille de Ro- 
bert le Bon. — 1345, André de Hon- 
grie, son cousin issu de germain, 
et son mari, est pendu à une des 
fenêtres de son palais. En i347 -, 
Jeanne épouse Louis, prince de Ta- 
rente , fils de Philippe , frère du roi 
Robert. — Le roi de Hongrie, frère 
d'André , entre en Italie et fait dé- 
capiter Charles de Durazzo, con- 
vaincu d'avoir étranglé le roi André. 

— i348, Jeanne passe à Avignon, 
où elle se justifie devant le consis- 
toire. Elle vend Avignon au pape , 
afin de se procurer l'argent néces- 
saire pour rentrer dans ses états. — 
i35o, paix avec le roi de Hongrie, 
par la médiation et l'arbitrage du 
pape. — i367, Jeanne, âgée de 
trente - sept ans , épouse en troi- 
sièmes noces Jacques d'Aragon, fils 
du roi de Mayorque, et en 1376, 
Ottan de Brunswick. — i38o, elle 
est déclarée déchue par le pape Ur- 
bain VI , parcequ'elle favorisoit son 
compétiteur. — Il appelle de Hon- 
grie Charles le Petit ou de Durazzo , 
cousin de la reine et son héritier. — 
Jeanne lui oppose Louis, oncle de 
Charles VI, et tige de la seconde" 



5e PÉR. De i328 à 1498. — 3e Race^ Valois directs. 2a 3 



Suite des Rois de Naples. 

maison d'Anjou , et l'institue son 
héritier. — Charles de Duras arrive 
le premier, est reçu à Naples, et fait 
étouffer la reine en i382. 

i382. Charles de Durazzo ou de 
Duras ^ ou le Petit ou de la Paix ^ fils 
de Louis de Duras, et petit-fils de 
Jean, huitième fils de Charles le 
Boiteux; gendre et neveu de Char- 
les de Duras, décapité comme cou- 
pable de l'assassinat d'André. — Il 
se brouille avec le pape, qui l'ex- 
communie, — Il retourne en Hon- 
grie, où il usurpe un nouveau royau- 
me. — Il est assassiné la même an- 
née. 

i382. Louis I d'Anjou, fils de 
Jean II, roi de France, roi titu- 
laire. — Il voit so» armée se fon- 
dre par la tactique de son com- 
pétiteur, et en meurt de chagrin. 
i385. Louis II d'Anjou, fils, 
roi titulaire — i387 , il prend 
Naples, et le perd en 1399. — Il 
repasse en Italie en 1409; mais 
l'inconstance des Italiens l'oblige 
à retourner en Provence au bout 
de deux ans. 
i386. Ladislas, fils de Charles de 
Duras. — i387, il est expulsé de 
Naples. Il y rentre en 1399, et fait 
périr tous les barons qui lui avoient 
manqué. — i4o3 , il est sacré roi en 
Hongrie. — i4"i i^ ^st battu à Ro- 
che-Sèche ou Ponté -Corvo, par 
Louis II d'Anjou. Il disoit de celte 
journée, <jue, s'il eût été poursuivi le 
jour, il eût perdu la couronne et la 
vie; le lendemain la couronne seu- 
lement ; mais qu'en différant de trois 
jours , on lui av^it conservé l'une et 
l'autre. — Il se relève en effet, «t 
rentre à Naples, où il meurt peu 
après. 

i385. Louis II d'Anjou, roi ti- 
tulaire, fils de Louig I. 



Suite des Rois de Naples. 

i4i4- Jeanne II ou Jeannelle , 
sœur de Ladislas , et Jacques de 
Bourbon, comte de la Marche, son 
mari. — Jacques fait périr un favori 
de la reine, et la retient elle-même 
en captivité. — Conspiration en fa- 
veur de celle-ci. Jacques, assiégé dans 
le château de l'OEuf , est obligé de 
se rendre, de quitter le titre de roi, 
de prendre celui de simple vicaire , 
et de renvoyer tous les François. — 
Bientôt il est confiné à son tour. — Il 
est relâché; mais, d'après de nou- 
veaux dégoûts qu'il éprouve , il re- 
tourne en France, et se fait cordelier 
à Besançon. — 1 421, Jeanne pressée 
par Louis III d'Anjou, qui répétoit 
l'héritage auquel Jeanne I avoit ap- 
pelé son aïeul, appelle elle-même 
Alphonse , roi d'Aragon et^de Sicile, 
qu'elle institue son héritier. Bientôt 
elle se lasse de lui, et lui substitue, 
en 1423, le même Louis d'Anjou, et 
après lui, René, son frère. — Elle 
varie encore en i433 et i434î ^t 
meurt en i435. 

i385. Louis II d'Anjou, roi ti- 
tulaire , fils de Louis I. 

i4ji7. Louis III d'Anjou, roi 
titulaire , fils de Louis II. — II 
meurt en i434' 

ï434- René, dit le Bon^ frère 
du précédent. 

Rois de Naples de la Maison d^ Aragon. 

1435. Alphonse I, V en Aragon, 
roi de Naples et de Sicile. — Il se 
maintient dans le royaume de Naples, 
où il avoit été appelé par Jeannelle. 
Il s'empare de Naples en i442- 

1435. René d'xVnjou, dit le Bon 
roi René, roi titulaire, et comme 
frère de Louis III , et comm* 
héritier testamentaire de Jean- 
nelle. — 1442 î il est chassé de 
Naples. — i458 , il rési(jne à son 



:ài 



\ Tables synchroniques de P Histoire de France, 



Suite de Rois de NapJes. 

fils Jean, duc de Calabre. — i465, 
11 est élu par un parti , au royau- 
me d'Aragon, auquel il préten- 
doit par sa mère. Il y envoie Jean, 
son fils, roi titulaire de Naples, 
et duc de Lorraine. Mais celui-ci 
meurt dans cette expédition en 
1470. — En 1444 î Yolande, fille 
de René, avoit épousé Ferry II de 
Lorraine, comte de Vaudemont, 
et elle porta à cette maison ses 
prétentions sur Naples. 
1458. Ferdinand I, fils naturel 
d'Alphonse. — Il succède au royau- 
me de Naples et de Sicile. — Il a 
plusieurs compétiteurs à combattre. 
La faveur du pape Pie II, dont il 
épousa la nièce , l'en fait triompher. 
— Il est battu deux fois par Jean 
d'Anjou , fils du roi René. — Mais , 
en 1462, la chance tourne en sa fa- 
veur, par le secours que lui donne le 
fameux Scanderberg, roi d'Albanie. 
1458. Jean d'Anjou, fils du 
roi René, roi titulaire par la ré- 
signation de son père, et le 
choix des barons. — Il meurt 
en 1470- 

i494- Alphonse II, fils de Ferdi- 
nand. — Il abdique l'année suivante, 
au bruit de l'arrivée des François. 

1495. Ferdinand II, fils. — Char- 
les VIII s'empare de ses états ; mais 
obligé d'en sortir par suite de la 
ligue des Vénitiens , Ferdinand y 
rentre, et meurt peu après. 

1496. Frédéric III, oncle, fils de 
Ferdinand I. — En i5oi il est dé- 
pouillé par Louis XII , et envoyé en 
France où il meurt. — Son fils Fer- 
dinand est livré à Gonsalve, général 
de Ferdinand, roi d'Aragon, alhé 
de Louis XII. — Le jeune prince est 
envoyé en Espagne comme son père 
en France. 

Deux des filles de Frédéric portent 



Suite des Rois de Naples. 

leurs prétentions dans les maisons 
de Laval et de La Trémoille. 



(57) 
Rois de Sicile. 

1296. Frédéric II, frère de Jac- 
ques, et fils de Pierre I, roi d'Ara- 
gon et de Sicile, qui avoit enlevé ce 
dernier royaume à Charles d'Anjou, 
après les Vêpres Siciliennes. — Fré- 
déric succède à son frère par le 
vœu des Siciliens, et au mépris du 
traité de Jacques avec Charles II, 
•auquel il rendoit la Sicile. Comme 
soii frère, il est gendre du même 
Charles II. 

1337. Pierre II, fils. 

1342. Louis, fils. — En i347, il 
est reconnu par la reine Jeanne, qui 
fait un traité avec lui. 

i355. Frédéric III, frère. — En 
1372, il se reconnoît vassal de la 
reine Jeanne, et prend le titre de 
roi de Trinacrie, laissant celui de 
Sicile à la reine. — 1376, il est re- 
levé par le pape, des censures qui 
depuis quatre-vingt-dix ans avoient 
presque continuellement pesé sur les 
rois de Sicile. 

1377. Marie, fille. — iSgi, elle 
épouse Martin, dit le Jeune., fils de 
Martin, duc de Montblanc, et depuis 
roi d'Aragon. 

i4oa. Martin le Jeune, seul après 
la mort de sa femme. — Il meurt 
en 1409, en Sardaigne, où il s'étoit 
porté pour contenir des révoltés. 

1409. Martin, roi d'Aragon, père. 
— Il succède à son fils, et meurt 
en 1410. 

Pour la suite , voyez les Rois d'A- 
ragon , puis d'Espagne , jusqu'en 
1713. 



5f PÉR. De i328 à 1498. — 3^^ Race, Valois directs. 2^5 



iV. ESPAGNE. 

(58) 
Rois de Castllle et de Léon. 

i3i2. Alphonse XI, fils de Ferdi- 
nand IV. — i34o, de concert avec 
le roi de Portugal , il remporte sur 
le roi de Maroc et de Grenade la 
fameuse bataille de Tarif ou de Sa- 
lado , où les Maures perdirent 200 
mille hommes. 

i35o. Pierre IV le Cruel, fds. — 
Il fait périr Éléonore de Gusman, 
maîtresse de son père , et mère de 
Henri de Transtamare; Blanche, sa 
femme, belle -sœur de Charles V, 
roi de France; un de ses frères natu- 
rels, plusieurs de ses parents, raille 
autres victimes, et enfin, de sa pro- 
pre main, le roi de Grenade, venu 
près de lui sur la foi d'un sauf-con- 
duit. — i366, re'volte contre lui. — 
Henri de Transtamare est choisi pour 
le remplacer. — Pierre est rétabli en 
1367, après la bataille de Navarette, 
où du Guesclin, commandant l'ar- 
mée qui lui étoit opposée , est fait 
prisonnier par le prince de Galles. 
— i368, du Guesclin prend sa re- 
vanche à Monteil. — Don Pèdre y 
est pris, et il est tué dans une lutte 
particulière qui s'engage entre lui et 
son frère. Il étoit âgé de 38 an». 

i368. Henri de Transtamare, dit 
le Magnifique, frère naturel. — Il 
est reconnu malgré les prétentions 
des rois de Portugal, d'Aragon, de 
Navarre, et des gendres de Pierre, 
qui étoient fils d'Edouard III , roi 
d'Angleterre. — Il avoit épousé Jean- 
ne de Pegnafiel, delà famille de la 
Cerda, qui descendoit de S. Louis 
par Blanche, sa fille. Elle lui porta 
la Biscaye. 

1379. Jean I, fils. — Il est in- 
quiété par divers prétendants à la 



Suite des Hois de Castillc et de Léon, 

couronne. — En 1387, pacification 
par le mariage de Henri, fils de 
Jean, avec Catherine, fille de Jean 
de Lança stre, gendre de Pierre le 
Cruel. — L'infant prit le titre de 
Prince des JsUtries, qui depuis a été 
celui des héritiers présomptifs. 

i3go. Henri III, dit le Maladif., 
fils. — Sous son régne, meurt en 
i4oi , âgé de 120 ans, le chevalier 
Boso , qui avoit fait cent campagnes , 
et s'étoit trouvé à toutes les batailles 
qui s'étoient données en Espagne 
depuis un siècle. 

1406. Jean II, fils. — Il bat les 
Maures de Grenade. — Troubles 
causés par sa foiblesse pour don 
Alvar de Lune, son favori et son 
ministre, qui meurt néanmoins sur 
un échafaud. 

1454. Henri IV l'Impuissant, fils. 

— Il enlève Gibraltar aux Maures. 

— i463, entrevue d'un demi quart- 
d'heure avec Louis XI, où l'un dé- 
ploie un luxe extraordinaire, où l'au- 
tre affiche une mesquinerie outrée, 
et dont le résultat fut qu'ils se mé- 
prisèrent mutuellement. — i465 , il 
est déposé. — Alphonse, son frère, 
proclamé à sa place, meurt au bout 
de trois ans. — Henri est rétabli; 
mais Isabelle, sa sœur, est déclarée 
son héritière, au préjudice de Jean- 
ne, qu'on ne voulut pas reconnoître 
pour sa fille, à cause des débau- 
ches de sa jeunesse qui l'avoient, 
disoit-on, rendu incapable d'avoir 
des enfants. 

i474- Isabelle, sœur, et Ferdi- 
nand V, son mari, fils de Jean If, 
roi de Navarre et d'Aragon. — i479» 
à la mort de son père, il réunit l'A- 
ragon à la Caslille. — i48o, étabhs- 
sement de l'inquisition en Espagne, 
à la sollicitation du dominicain Tor- 
quemada. — 1492 t Ferdinand s'em- 
15 



I2G Tables synclironiques de l'Histoire de France, 

Suite des Rois d'Aragon. 



Suite (les Rok de Castille et de Léon. 

pare sur les Maures du royaume rie 
Grenade, et reçoit d'Innoteut VIII 
le surnom de Catholique. — La mé- 
ine année, deux vaisseaux espafjnols, 
commandés par le Génois Christo- 
phe-Colomb, font la découverte d'un 
nouveau cantinenl, auquel, cinq ans 
après, le Florentin Auiérij^o Ves- 
pucci donne son nom. — »5oo. t'er- 
dinandjse li{|ue avec Louis XII pour 
faire la conquête du royaume de 
Naples. 



■Rois d^ Aragon. 

iZi']. Alphonse IV, fils de Jayme II, 
beveu d'Alphonse III et petit-fils de 
Pierre III, qui s'empara de la Sicile 
après les Vêpres Siciliennes. — Il 
monte sur le trône par la renon- 
ciation de son frère aîné, qui se fait 
moine. 

i336. Pierre IV, dit le Cruel et le 
Cérémonieux.) fils — i3^3, il s'em- 
pare du royaume de Mayorque sur 
don Jayme FI, son beau-frère, petit- 
fils de don Jayme I, roi de Mayor- 
que, frère de Pierre ÏII. — i35o, 
on cesse de compter en Aragon par 
les années de César-Auguste, Ere 
dite d'Espagne, qui date de la ré- 
duction entière du pays, 38 ans 
avant l'ère vulgaire. 

1387. Jean, fib. 

13^5. Martin, frère. — Il hérite 
de la Sicile à la mort de son fils. — 
Il meurt lui-même sans enfants, en 
l4i8. En lui s'éteignit la maison des 
anciens comtes de Barcelone. 



Plusieurs prétendants aspirent à 
la succession, qui n'étoit pas suf- 
fisamment réglée : neuf députés , 
dont trois Aragonois, trois Valen- 



ciens et trois Catalans, se réunissent 
à Caspé , frontière des trois états j 
et là se jugent les droits des divers 
prétendants. — Saint Vincent-Fer- 
rier fut du nombre des électeurs, et 
ce fut lui qui proclama l'élu , après 
deux ans d'interrègne. 

Maison de Caslille. 

i4i2. Ferdinand, 2® fils de Jean I, 
roi de Castille, et d'Eléonore, sœur 
de Mtirtin, roi d'Aragon. Ses vertus 
firent peut-être pencher la balance 
des électeurs en sa faveur. 

141 6. Alphonse V, fils. — Il est 
adopté, puis rejeté par Jeanne II, 
reine de Kaples, qui lui préfère René 
d'Anjou. — A la mort de Jeanne , en 
1435, il attaque Naples. Mais sa 
flotte est défaite par les Génois et 
les Milanois. Pas un seul vaisseaii 
n'échappa, et lui-même fut fait pri- 
sonnier. Le duc de Milan le relâche, 
et fait même une ligue avec lui pour 
le remettre en possession de Naples, 
ce qui eut lieu en i442' — U laisse 
ce royaume à Ferdinand, duc de 
Calabre, son fils naturel. 

145&. Jean IÎ, frère, roi de Na- 
varre, par Blanche, sa femme, fille 
de Charles III d'Évréux, dit le Noble, 
roi de Navarre, et veuve de Martin, 
roi de Sicile. — Il a de longues dis- 
sensions avec don drlos, son fils, 
dit le prince de Viane : l'héritage de 
la Navarre , auquel prétendoit le 
prince, à la mort de sa mère, et 
dont ne vouloit point se dessaisir 
son père , en fut la cause. — Le 
princemeurt en 1460, après des hos- 
tilités et des pacifications plusieurs 
fois répétées. On soupçonna qu'il 
avoit été empoisonné. — Il institua 
pour son héritière, Bîanche, sa sœur, 
qui avoit partagé ses malheurs, et 
qui, trois ans après, mourut empoi- 



Se PÉR. De i328 h 1498. — 3e Race^ Valois directs. 227 



Suite des Rois d'Aragon. 

sonnée. — L'Araj^on est attaque' par 
plusieurs prétendants. — Jean, prin- 
ce de Portu{jal, et René d'Anjou, duc 
de Lorraine, ont quelques succès, 
mais ils n'eurent pas de suites. 

1479. Ferdinand II, fils, époux 
d'Isabelle, héritière de Castille. — 
Il succède à son père en Ara(jon , 
mais non dans la Navarre, qui passe 
à Éléonore, sa sœur aînée, fille du 
premier lit et de l'héritière de Na- 
varre. — Ferdinand s'en met en pos- 
session par force, en i5i2. 

Voyez Castille. 



(60) 

Jioîs de Navarre. 

l322, Charles /e Z?<r/, roi de Fran- 
ce, 3* fils de Philippe le fiel et de 
Jeanne de Navarre , évince Jeanne II, 
sa nièce, fille de Louis Hutin, son 
aîné, et femme de Philippe d'Évreux, 
peîit-lîls de Philippe le Hardi. 

i328. Jeanne II, nièce, fille de 
Louis Hutin, et Philippe d'Evreux, 
son mari, qui meurt en i343, au 
sièjife d'Algesiras, contre les Maures. 
— Comme ce royaume venoit de 
Jeanne, elle continue à réjjner. 

1349. Charles II, dit le Mauvais., 
fils, gendre de Jean II, roi de Fran- 
ce. — !354> il fait assassiner Char- 
les de La Gerda, connétable de Fran- 
ce. — Arrêté en i356, il s'échappe 
en i357, et devient le fléau de la 
France.' — i365, il obtient le comté 
de Montpellier en échange de Man- 
tes et de Meulan. — 1378, il se 
ligue avec les Anglois, et veut em- 
poisonner Charles V. — i385, il 
meurt, brûlé dans un drap imbibé 
d'eau-de-vie , doat il s'éloit fait ea- 



Suite des Rois de Navarre. 

velopper pour réparer ses forces , et 
auquel le feu fut hiis par mégarde. 
Ce fait n'est pas absolument con- 
stant. 

1387. Charles ÏII, dit le Noble ^ 
fils. — i4o4i ^' renonce à toutes ses 
prétentions sur la Champagne, la 
Brie et le comté d'Evreux, moyen- 
nant une pension, et le comté de 
Nemours. 

1425. Blanche, fille, veuve de 
Martin d'Aragon, roi de Sicile. Elle 
épouse Jean II, fils de Ferdinand de 
Castille, roi d'Aragon, et roi d'Ara- 
gon lui-même en i458. — 144' > 
mort de Blanche, et commencement 
des divisions entre Jean II et don 
Carlos, son fils, prince deViane, 
pour la succession de la Navarre- 

— Factions des Grammontains et 
des Beaumontains. Ces derniers te- 
noient pour le jeune prince. — Don 
Carlos meurt empoisonné en 1461 ; 
et Blanche, sa sœur, sa fidèle com- 
pagne, qu'il avoit instituée son héri- 
tière, meurt en 1464. 

i479- Eléonore, fille, veuve d© 
Gaston IV, comte de Foix. 

Maison de Foix^ 

1479. FraNçois-Phoebus, petit-fils; 
fils de Gaston de Foix, qui étoit fils 
de Gaston IV, et de Madeleine de 
France, sœur de Louis XI. — 1482, 
fin des divisions des Beaumontains 
et des Grammontains. — Le jeune 
prince meurt sans alliance. 

Maison d'Alhret. 

i483. Catherine de Foix, sœur, 
et Jean d'Albret, fils d'Alain le Grand, 
sire d'Albret. — Jean , vicomte do 
Narbonne, oncle de Catherine, et, 
après lui, son fils Gaston, duc de 
Nemours, prétendent à la Navarre, 

— Le parlement de Paris rend, dan^ 

i5. 



2^8 Tables synclu^oniqucs de VHistoire de France. 



Suite des Rois de Navarre. 

jîette cause, des arrêts contradictoi- 
res. — Ces démêlés durent jusqu'à 
la mort de Gaston, tué en i5i2, à 
la bataille de Ravennes. — A cette 
époque, Ferdinand, roi d'ilragon , 
époux de Germîyne de Foix, sœur 
de Gaston, s'empare de la llaute- 
JNavarre, parla force des armes. 



(60 
Rois de Portugal* 

i325. Alphonse le Brave ^ fils de 
Penys , Père de la Patrie. — Il fait 
mourir Inès de Castro, maîtresse de 
son fils , Pierre le Cruel , que ce 
prince avoit épousée secrètement 
après la mort de sa femme. — Ha 
part à la victoire de Tarif ou de Sa- 
lado, remportée sur les Maures. 

iSôy. PiERBE le Cruel ou le Justi- 
cier^ fils. — Il tire vengeance de la 
mort d'Inès , qu'il déclare avoir été 
Sa femme. 

1867. Ferdinand, fils de Pierre, 
et de sa première femme Constance. 
— Il entreprend en vain d'enlever 
la couronne de Castille à Henri de 
Transtamare. — Il épouse Éléonore 
Tellez, qu'il fait séparer de Laurent 
d'Acunha. — Il en laisse une fille, 
nommée Béatrix, mariée à Jean I, roi 
de Castille, lequel, à ce litre, prétend 
au trône de Portugal , et retient pri- 
sonnier chez lui , Jean, fils de Pierre 
et d'Inès, qui s'étoit réfugié en Cas- 
tille. — Mais les Portugais élisent 
un autre Jean , fils naturel de Pierre 
et de Thérèse Lorenzo. 

Branche Bâtarde, dite d'Avis. 

l383. Jean I le Grand ^ et le Père 
de la Patrie., grand-maître de l'ordre 
d'Avis . fils naturel de Pierre le Cruel. 



Suite des Rois de Portugal 

— D'abord régent, puis roi. — Il 
bat le roi de Castille à Aljubaroba, 
et y bâtit un couvent, dit de la Ba- 
taille, qui est devenu depuis le lieu 
de la sépulture des rois d& Portugal. 

— 1^94, il oblige les seigneurs à 
lui vendre les domaines qu'ils te- 
noient de la couronne, ce qui, en 
leur enlevant leurs nombreux vas- 
saux, leur ôta une puissance nui- 
sible à l'état. — 1420, navigations 
célèbres des Portugais; découverte 
de l'île de Madère. — 1422, l'Èr» 
chrétienne est mise en usage. Jus- 
qu'alors on se servoit de l'ère de Cé- 
sar ou de la réduction de l'Espagne, 
dont la 3^* répond à l'an i de Jé- 
sus-Christ. — Il eut un fils naturel, 
Alphonse, duc de Bragance, dont 
le septième descendant, Jean IV, 
fut élevé sur le trône lors de la ré- 
volution de 1640, et dont la pos- 
térité a continué de régner jusqu'à 
nos jours. 

1433. Edouard, fils. — Expédi- 
tion malheureuse en Afrique. Il y 
laisse un de ses frères, qui meurt 
dans les prisons des Mahométans. 

— Ferdinand, duc de Viseu, son 
second fils, fut père de Jacques, 
duc de Viseu, et d'Emmanuel le 
Grand. 

1438. Alphonse V, dit l'Africain., 
fils. — 1474 î invité par les grands 
de Castille, il pénètre dans le pays; 
fiance, mais n'épouse pas Jeanne, 
prétendue fille de Henri IV l'Impuii- 
saut, et se fait proclamer roi. — 
Battu par le nouveau roi de Castille 
Ferdinand, il passe en France, où 
il sollicite en vain des secours de 
Louis XI. 

148 1. Jean II, fils. — 1482, il fait 
construire un fort en Guinée pour 
s'y assurer une mine. — Il fait exé- 
cuter le duc de Bragance, petit-fils 



5« PÉR. De i32S à i493- — 3^ Race^ Valoir directs. atig 



Suite des Rois de Portugal. 

d'Alphonse, pour intelligences; et 
poignarde de sa main le jeune duc 
de Viseu, Jacques, son cousin-ger- 
main et son beau-frère, qui se prê- 
toit aux vues des grands pour être 
porté sur le trône. — Vers 1492, 
Cano, son amiral, noble vénitien, 
découvre Bénin, Congo, et le cap 
de Bonne-Espérance. — Le roi de 
Congo demande des missionnaires, 
et se fait baptiser. — 149^? diffé- 
rends avec le roi de Castille au sujet 
des découvertes de Colomb , sur les 
traces duquel il veut envoyer ses na- 
vigateurs. — Le pape, médiateur 
entre eux, fixe leurs prétentions par 
une ligne de marcadon^ et l'année 
suivante par une autre , dite de dé- 
marcation. 

1495. Emmanuel le Grand, cousin- 
germain, l'un des plus grands prin- 
ces de Portugal. Il étoit fils de Fer- 
dinand, duc de Viseu, fils d'Edouard ; 
et frère de Jacques, poignardé par 
Jean IL — Il meurt en iSai. 



V. NORD DE L'EUROPE. 

(62) 
Rois d'Angleterre. 

1327. Edouard III, fils d Edouard II 
et d'Isabelle de France, fille de Phi- 
lippe le Bel. De là ses prétentions à 
la couronne de France , et tout un 
siècle de guerres. — Victoires de 
l'Écluse en i34o, de Crécy en i346, 
de Poitiers en i356; le roi Jean est 
fait prisonnier à la dernière bataille. 
— i36o, traité de Bretigny, qui rend 
un territoire considérable en France 
à Edouard. — 1347, prise de Calais, 
qui reste 211 ans entre les mains des 
Anglois. — A la fin de son règne, il 
se voit enlever par Charles V la ma 



[Suite des Rois d'Angleterre. 

jeure partie de ses possessions en 
France. 

Jean de Gand, duc de Lancastre , 
et Edmond, duc d'Yorck, deux de 
ses fils, sont les tiges des deux mai- 
sons entre lesquelles éclata en i452^ 
la fameuse guerre civile, dite de& 
Deux Roses. 

1377. Richard II, petit -fils, fils 
d'Edouard, prince de Galles, connu 
sous le nom du Prince Noir. — Règne 
des favoris. — Le roi fait assassiner 
le duc de Glocester, un de ses on- 
cles ; bannit le duc de Lancastre, et, 
à la mort de celui-ci, confisque sou 
héritage sur le duc d'Hereford , son 
fils. —Soulèvement général pendant 
une expédition de Richard en Ir- 
lande. Le nouveau duc de Lancastre 
est à la tête des révoltés. — Le roi, 
abandonné de ses troupes, est arrêté, 
confiné à la tour de Londres, et 
forcé de résigner la couronne an 
duc de Lancastre. — Le parlement 
confirme cet acte au préjudice des 
droits d'Edmond Mortimer, comte 
de La Marche, arrière-petit-fils de 
Lionel, 2^ fils d'Edouard III. — Il ar- 
rête encore que Richard demeurera 
en prison, et qu'il sera mis à mort, 
si Ion tente de le délivrer, ce qui 
eut lieu en i4oo. — Il avoit épousé 
une fille de Charles VI, qui épousa 
depuis Charles, comte d'AngouIême, 
puis duc d'Orléans. 

Sous ce règne, Wiclef, précur- 
seur de Luther, commence à répan- 
dre en Angleterre la doctrine funeste 
qui devoit embraser l'Europe dans 
le seizième siècle, 

Maisoh de Lancastre [Rose rouge). 

1399. Henri IV, fils de Jean de 
Gand , duc de Lancastre. — Son 
rêgue fut agité d'uue suite de ré- 



aJo Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

Suite des Bois d'Ansleterre. 



voltes qu'il eut le bonheur d'ëtouf- 
fer. 

i4i3. Henri V, fils. — Guerre 
contre la France. Victorieux à Azin- 
court en i4i5, il fait massacrer les 
prisonniers. — i4ï^î alliance avec 
le duc de Bourgo{îfne, à la faveur 
de laquelle il fait de rapides progrès 
en France. — 14^1 , il épouse Ca- 
therine, fille de Charles VI, et est 
reconnu héritier du royaume, au 
préjudice du dauphin. — 1422, il 
meurt à Vincennes, laissant un fils 
de Catherine. — Celle-ci épousa en 
secondes noces Ovvcn Tudor, gentil- 
homme g'ilois. Eile en eut, entre au- 
tres fils, Edmond, qui épousa Mar- 
guerite, petite-fille de Jean de Beau- 
fort, duc de Sommerset, frère légi- 
timé de Henri IV. Henri, leur fils, 
monta sur le trône sous le nom de 
Henri Vil. 

1422. HE^'nI VI, fils de Henri V, 
et de Catherine de France, tille de 
Charles VI, hérite du trône d'An- 
gleterre, et, deux mois après, de ce- 
lui de France, qu'il dispute à Char- 
les VI'. — i4^ï 7 i^ est sacré à Paris. 
— 1435, la paix d'Arras entre Char- 
les et le duc de Bourgogne, com- 
mence à ruiner les affaires des An- 
glois. — i444î Henri épouse Mar- 
guerite d'Anjou, fille du bon roi 
Kené, femme d'un gr^nd courage, 
qui fut associée à un époux du ca- 
ractère le plus foible, 

1452. Les Anglois sont irrévoca- 
blement expulsés de la Normandie 
et de la Guienne, — Commencement 
de la guerre dite des deux Roses. 
« — Richard , duc d'Yorck, profite du 
roéconlenteraent général paur aspi- 
rer à la couronne. — Il y avoit droit 
par sa mère Anne, héritière de Cla- 
rence , sœur d'Edmond Mortimer, et 
«rrière-petite-ûlle de Lionel, duc de 



Suite des Rois d Angleterre . 

Clarence , aîné de Jean de Gaud, 
duc de Lancastre. Pour lui, il étoit 
fils de Richard, décapité e» ^f\^^1 
par ordre de Henri V, pour conspi- 
ration tendante à placer son beau- 
frère Edjnond sur le trône; et petit- 
fils d'Edmond, duc d'Yorck, cadet 
de Jean de Gand. Treize batailles 
signalèrent cette discorde , quatre- 
vingts princes du sang y périrent, et 
un million d'Anglois. 

Le comte de Warwick prend parti 
pour Richard , et fait le roi prison- 
nier en 1455 et en 1460. — La reine 
lève une armée, et défait le duc, qui 
est tué dans la bataille. — L'année 
suivante, en i46i , elle bat aussi 
Warwick, et délivre le roi. Mais 
Edouard, fils de Richard, n'en mar- 
che pas moins sur Londres, et s'y fait 
couronner. 

Maison d'Yorck (Rose hianchey. 

1461. Edouard IV, fils de Richard 
et arrière-petit-fils d'Edmond, duc 
d'Yorck, 4* fils d'Edouard llf. ~ 
i463, il fait prisonnier Henri, qui 
est livré aux huées de la populace et 
enfermé à la tour. — La reine, ca- 
chée dans une forêt avec son fils 
Edouard, est dépouillée de ses pier- 
reries par des voleurs : l'un d'eux 
la sauve et la fait embarquer pour 
la France, 

1470. Warwick change de parti., 
parcequ'Édouard épouse une An- 
gloise, pendant qu'il étoit envoyé à 
la cour de France pour négocier une 
autre alliance. — Il fait Edouard pri- 
sonnier ; mais ce prince s'échappe. 
• — Warwick passe en France , se ré- 
concilie avec la reine, lève une nou- 
velle armée, contraint Edouard à 
quitter l'Angleterre , et proclame 
de nouveau Henri. — i47Iî Edouard 
reparoît avec des secours du duc de 



5c PÉR. De i328 a 1498. — 3^ Race^ Valois directs. 2ji 



Suite des Rois d'Angleterre. 

Bourf^Of^ne; il s'einpnre une seconde 
fois de la personne de Henri, et défait 
Warwick, qui est îné à la b.ttaille 
de B.trnet , d(jnnée le jour de Pâques. 
Celle de Tewksbury, livrée deux mois 
après, achève de de'cider du sort de 
la maison de Lancastre. — Le jeune 
Edouard, A«jé de 18 ans, qui y lut 
fait prisonnier, est massacré par Ri- 
chard, duc de Glocester, frère du 
roi. — Peu après, il se char{^e de 
faire périr aussi Henri. — La reine 
est mise à la tour, d'où elle ne sor- 
tit qu'en 14/5, moyennant une ran- 
çon. — Henri Tudor, comte de Ricli- 
niond, seul rejeton des Lancastres, 
se Siiuve en France. 

14^3. Edouard V, fils. — Il est 
dépouillé par son oncle Richard , 
duc de Glocester, sous le prétexte 
qu'il n'étoit point issu de lé{iitin)e 
mariajje. — Au bout de quelque 
temps, il' est mis à mort ainsi que 
son frère. 

i483. RiCBARD ni le Bossu, duc 
de Glocester, oncre , frère d'E- 
douard IV. — i484î il demande au 
duc de Bretagne le comte de Rich- 
inond, retiré chez lui. Celui-ci a le 
bonheur de s'évader, et se rend au- 
près de Charles VIIL ~ i485, Rich- 
i^ond passe en Angleterre avec les 
secours du roi de France, et défait , 



à Bosworth, Richard 



, qui y périt. 



Avec Ri« hard, finit la querelle des 
Deux-Roses, et la race masculine 
des Plantajrenets sur le trône. — 
Le dernier mâle de cette maison 
Edouard, comte de Warwick, fils du 
duc de Cia renée, frère d'Edouard IV 
et de Richard Ilï, et d'une fille de 
Warwick, fut décapité en »499- 

Les comtes de Moira d'aujour- 
d'hui descendent d'une sœur de ce 
comte Edouard, laquelle e'pousa Ri- 
chard Pofe. 



Suite des Rois d'Angleterre. 

Maison Tudor. 

i485. Henri VîI, fils dEdmond 
Tudor, qui étoit fils d'Owen Tudor, 
et de Catherine de France, veuve 
de Henri V, et de Marguerite de 
Soinmerset, petite-filîe de Jean de 
Beau fort, duc de Sommerset, et fils 
lé{jitimé de Jean de Gand, duc de 
LanciiStre. — H épouse Elisabeth, 
fille d'Edouard IV, héiiiière de la 
Rose Blanche, et réunit ainsi les 
droits des Deux Roses. 

En i5o2, il' fiance avec dispense 
du pape Jules II, Henri, son 2* fils, 
âgé de dix ans, avec Catherine d'A- 
ragon, veuve de son fils aîné Arthur. 
— Des deux filles qu'il laissa, Mar- 
guerite, l'aînée, épousa Jacques IV, 
roi d'Ecosse, et fut l'aïeule de la 
fameuse Marie Stuart , décapitée 
par ordre d'Elisabeth ; Marie, la. 
seconde, veuve de Louis XII, épousa 
Charles Brandon, duc deSuffolk, et 
fut aussi l'aïeule d'une autre infor- 
tunée, Jeanne Gray, décapitée par 
ordre de la reine Marie, sœur aînée 
d'Elisabeth. 



(63) 
Rois d'Ecosse. 

i3o6. Robert II de Bruce, fils 
du prétendant Robert, évincé par 
Edouard I, roi d'Angleterre, enlève 
à ce prince la couronne que Baillol, 
compétiteur de son père, lui avoit 
résignée en 1296. 

1329. David H, fils. — Il est dé-^ 
trôné en i33i. 

i33i. Edouard Baillol, fils de 
Jean Baillol, détrône David avec 
l'aide d'Edouard III, roi d'Angleter-i 
re. — Robert Stuart, neveu de Da- 
vid , rctabht §ou oncle sur le trône^ 



232 



Tables syitchronùjucs de V Histoire de France, 



Suite des Rois d'Ecosse. 

1342. David II, rclabli. — i346, 
il est fait prisonnier à la bataille de 
Durhatn par Philippe de Ilainaut, 
femme d'Edouard III. — Il est re- 
lAché en 13G7, et meurt sans enfants 
en iSyi. 

Famille des Stuarts . 

iSyi. Robert II Stiiart^ neveu, 
fds de Walther Stuart, et dç Marie 
Bruce , sœur de David. — Longues 
guerres contre les Anglois. — ' Alexan- 
dre, son frère, est la tige de la bran- 
che de Darniey et d'Aubigny, — 
1429, Jean et Guillaume, deux fils 
d'Alexandre, sont tués près d'Or- 
léans, à la journée dite des Harengs, 

1390. Robert III, fils (appelé 
Jean avant son avènement). — i486, 
déjà privé de soo fils aîné, par le 
crime du duc d'Albanie, son frère, 
il meurt de douleur de ce que Jac- 
ques, son second fils, venoit d'être 
arrêté prisonnier en Angleterre. 

i4o6. Jacques J , fils de Robert IIL 
— Prisonnier en Angleterre lors de 
la mort de son père. — Le royaume 
est gouverné jusqu'en 1420 par Ro- 
bert, duc d'Albanie, son oncle, et à 
la mort de celui-ci, par Murdoe 
Stuart, comte de Fife, fils du duc 
d'Albanie. — Murdoe accorde à 
Charles VII un secours de sept mille 
Écossois qui lui furent amenés par 
Jean Stuart, comte de Buchan, son 
frère , lequel fut fait connétable de 
France, et p^rit en \^il\^ à la ba- 
Wille de Verneuil. — Jacques, relâ- 
ché en 1424 î^st assassiné en 1437. 

1437. Jacques II, fils. — Il est tué 
au siège de Koxoborough d'un éclat 
de canon. — Sa veuve continue le 
siège, et emporte la place. 

1460. Jacques III, fils. — Ayant pris 
les 'rmes contre des révoltés, il est 
défait par eux et mis à mort, — 



Suite des Rois d'Ecosse. 

Alexandre, duc d'Albanie, son frère, 
qui avoit été arrêté par ses ordres, 
s'évade, et meurt en France en i483. 

1488. Jacques IV, fils. — Un des 
plus grands rois de l'Ecosse. — i5i3, 
pour faire diversion en faveur de 
Louis XII, il attaque Henri VIII, 
son beau-frère. — Il est tué à la ba- 
taille de Floddenfield- 

Marguerite, sa femme, sœur de 
Henri VIII, porte à la maison de 
Stuart les droits qui l'ont fait monter 
sur le trône d'xingleterre. 



(64) 
Rois de Danemarck. 

i320. Christophe II, frère d'É- 
ric VIII, et fils d'Éiùc VIL — Il est 
plusieurs fois détrôné et rétabli. 

i336. Interrègne et anarchie de 
quatre ans. 

i34o. Waldemar, fils de Chris- 
tophe. — Retiré à la cour de l'em- 
pereur après les malheurs de son 
père, il la quitte, et retourne en 
Danemarck. \ 

1375. Olaus, fils de Marguerite, 
fille de Waldémar et d'Haquin, roi 
de Norvvège. — H réunit les deux 
royaumes. 

1387. Marguerite, dite la Sémira- 
mis du Nord^ fille de Waldémar, et 
mère d'Olaiis, lui succède. — i388, 
elle s'associe Éric, son petit-neveu, 
fils de W^ratislas VII , duc de Pomé» 
ranie. — La noblesse de Suède re- 
nonce au roi Albert , et reconnoît 
Marguerite. — Celle-ci fait Albert 
prisonnier à la bataille de Falkoping, 
et règne sur les trois états. — 1397, 
union de Calmar en Suède , où elle 
fait approuver la réunion des trois 
royaumes sous un seul chef. 



5e Per. De i328 a 1498. — 3^ /îactf, Valois directs. iVt 



Suite des Rois de DanemarcÂ. 

i4i2. Éric IX, Xlil en Suède, 
petit-neveu, fils de Wratislas , duc 
de Pome'ranie, et de Marie de Mec- 
Kelbourg, fdle d'Ingeburge , sœur 
aîne'e de Marguerite. — Les Suédois 
fatigués d'être régis par des gouver- 
neurs qui les tyrannisent, se révol- 
tent , et nomment Charles Ganutson , 
jnaréchal de Suède, administrateur 
du royaume pour le sénat. — Les 
Danois, également mécontents d'E- 
ric, déclarent le trône vacant, et 
élisent en i43o, Christophe, neveu 
d'Eric, et fils de Jean de Bavière, 
duc de Nenbourg. 

1439. Christophe III, neveu par 
sa mère. — 144*? ^^ ^^ ^^''^ recon- 
noître en Suède. — Il meurt sans 
laisser d'enfants. — 5» mort fut 
l'époque de la désunion des trois 
royaumes. 

1 448. Chrisïiern I, fils de Thierry, 
comte d'Oldembourg, et d'IIcdwige 
de Sleswick , est élu par les États. 

— Il épouse la veuve de Christophe, 
le jour qu'il est proclamé solennel- 
lement. — Charles Canutson lui en- 
lève la Suède. — Il la recouvre en 
i458, et est encore obligé de l'aban- 
donner en i47ï- — C'est lui qui 
institue, en 1478, l'ordre de l'Élé- 
phant. I 

1481. Jean^I (II en Suède), fils. 

— Les états de Suède lui défèrent 
la couronne. — i5oi, les intrigues 
de Steen-Sture , administrateur de 
Suède, l'en expulsent. 



(65) 

Rois de Suéde. 

l320. Magnus II , Smech , Éricson , 
Hcveu (de Birger. — ■ Il est réduit à 
la fuite. — i348, les Suédois mé- 
contents de lui, placent sou fils Éric 



Suite des Rois de Suède. 

sur le trône ; guerre entre le père et 
le fils. — i354, ils partagent le 
royaume. — i357, Eric meurt em- 
poisonné. — i35o, Magnus fiance 
Haquin, son autre fils, avec la fa- 
meuse Marguerite , fille de "Walde- 
mar, roi de Danemarck. — i3G5, 
Magnus est déposé et enfermé. 

i365. Albert, neveu, par sa mère 
Euphémie, sœur du roi Magnus; et 
fils d'Albert, duc de Meckelbourg. 
— Haquin délivre son père Magnus. 
Mais celui-ci ayant été repris, ré- 
signe, en 1371, pour être libre. — 
1 385, Albert se brouille avec la no- 
blesse et le clergé, qui se donnent 
à la reine de Danemarck, sans que \% 
roi , bien que favorisé par le peuple, 
puisse l'empêcher. — i388, la ba- 
taille de Falkoping, où il perd la 
liberté, décide entre lui et Margue- 
rite. — i394î il obtient la liberté en 
résignant. 

i388. Marguerite, dite la Semi- 
Tamis du Nord. — Elle épouse Ha- 
quin, roi de Norwège, fils de Magnus, 
roi de Suède ; succède en Danemarck 
à son fils Olaiis; et obtient la Suède 
par le vœu des grands et la victoire 
de Falkoping. — Elle s'associe Éric, 
son petit-neveu, fils de Wratislas II, 
duc de Poméranie, et de Marie de 
Meckelbourg, sa nièce. — 1397, loi 
pour l'union des trois couronnes, 
dite l'Union de Calmar, du nom d'une 
ville de Suède où furent convoqués 
les trois États du royaume. 

i4i2. Éric, petit -neveu. — Ré- 
volte des Suédois, tyrannisés par le» 
gouverneurs danois. — Charles Ca- 
nutson , maréchal de Suède , est 
déclaré administrateur du royaume 
pour le sénat. — i438, Éric est dé- 
posé en Danemarck. 

1439. Christophe II (III en Da- 
nemarck), neveu; fils de JeaJi de 



234 



Tables synchronique s de V Histoire de France. 



Suite des Rois de Suède. 

Bavière, duc de Neubourg, et d'une 
sœur d'Eric. — Il est reconnu en 
Suède en i44' i 6t meurt en i448. 

i44S- ^^"Ani.ES Camitson^ maréchal 
de Suède. — Il est procl une roi de 
Suède, à la mort ds Christophe ; et roi 
de Norwc'îe , l'année suivante. — 
1457, il se brouille avec les {;r:;nds. 
- 1458, Christiern I, roi de D,:ne- 
marck, est appelé par eux, et pro- 
clamé roi de Suède. 

1458. Christiehn I, roi de Da- 
nemarck. — En 1471 , fati{^ué des 
révoltes du pays, il quitte la Suède. 

1471- Steen-Sture, est élu ad- 
ministrateur par les états de Suède, 
jusqu'à l'élection d'un roi. 

i497- ^^^^ ^^ i} ^^ Danemarck), 
fds de Christiern, est élu par les 
États. — Il fait Steen-Sture maré- 
chal de la cour. — Cehii-ci profite 
de son crédit pour expulser le roi, 
ce qui eut lieu en i56i. 



VI. ESCLAVONIE. 

(66) 



i3oo. Charles-Robert ou Châro- 
BERT, fils de Charles-Martel (fils de 
Charles II, roi de Naples, et de M;i- 
rie, sœur de Ladislas le Gumain), et 
de Clémence, fille de l'empereur Ro- 
dolphe de Habsbour{j. — Il passe en 
Honffrie vers la fin du rè{*ne d'André 
le Vénitien, et, appuyé des bulles 
des papes Bonifacc VIII etClémentV, 
il se fait un parti qui écarte ses ri- 
vaux. — Il fait le bonheur de la Hon- 
grie, et en recule les limites. 

1342. Louis le Gmnd^ fils. — 1347, 
il passe en Italie pour venger la mort 
d'André, son frère, époux de la fa- 



Suite des Rois de Hongrie, 

meuse Jeanne de Naples. — La peste- 
l'obli^je de retourner en Hongrie en 
1348. — i35o, il s'empare de nou- 
veau de Naples , et transige avec 
Jeanne. 

i383. Marie, fille, dite le Roi Ma- 
rie,, sous la ré{^ençe de sa mère Eli- 
sabeth, filîe d'Etienne, Ban de Bos- 



qui 



nie. — Nirobis de Gara, 
sous leur nom, mécontente les Hon- 
grois. — Charles de Durazzo ou le 
Petit, le meurtrier de Jeanne, arrive 
de Naples, et se fait couronner le 
3i décembre i586. Il est assassiné 
six s»^'maines après, par ordre d'Eli- 
sabeth. — Le B;^n de Ooatie sur- 
prend les deux reines, massacre Ga- 
ra , fait noyer Eli.si«beth, et retient. 
Marie captive. — Sigismond, fils de 
l'cmpercurCharles IV, et qui lui étoit 
fiancé, vole à son secours, l'épouse, 
et est reconnu roi de Hongrie. 

1392. SiGiSMONn, fils de l'empereur 
Charles IV, et empereur lui-même en 
i4io. — Il sollicite des secours des 
princes chrétiens contre Bajazet, em- 
pereur des Turcs. — La France lui 
envoie la fleur de sa noblesse, sous 
la conduite de Jean, comte de Ncvers, 
depuis Jean Sans-Peur, duc de Bour- 
gogne. — 1396, bataille de Nicopo- 
lis, perdue parla témérité des Fran- 
çois. — Sigismond, échappé du com- 
bat, est arrêté par ses propres sujets 'y 
et Lulislas, roi do Naples, est appehé 
et couronné. — Sigismond , délivré 
de sa prison, le met en fuite. — Il 
est élu empereur en i4io, et devient 
roi de Bohême en 1419. — Il ne laisse 
qu'une fille, nommée Elisabeth. 

1438. Albert d'Autriche, gendre, 
et, la même année, roi de Bohême 
et eujpereur. — Il meurt l'année sui-i 
vante, laissai>t sa femn»e enceinte. 

i44o- Ladislas ou Wladislas IV, 
roi de Pologne, fils de Jagellon, est 



SePÉR. De i328rt i4o8 — 3e Race^ Valois directs. 233 



Suite des Rois Je Hongrie. 

élu. — La veuve d'Albert accouche 
d'un fils, nommé aussi Ladislas. Elle 
le fait couronner à quatre mois; puis 
s'enfuit en Autriche, emportant avec 
elle la couronne de S. Etienne. — 
On ne put couronner le roi de Po- 
lo{;ne qu'avec celle de la statue du 
saint. — A murât II, à la faveur de 
ces divisions, assièffe Belffrado. Les 
Turcs y emploient le canon , et sont 
néanmoins oblij^és de lever le siège. 

— 1442^ ils sont battus par Jean 
Corvin Huniade, Vaivode de Tran- 
sylvanie. — Amurat demande une 
Irève; elle est accordée pour dix ans. 

— Ladislas la rompt au bout de six 
mois, à la persuasion du cardinal 
Julien Césarini , et, avec 18 mille 
hommes , il affronte 60 mille Turcs 
à Varna. Il y est écrasé et y périt. 

i444- ïnterrèj^ne. Les Hon{^rois 
redemandent à l'empereur Frédéric 
le fds d'Albert et la couronne de 
S. Etienne. — Sur son refus, ils éli- 
sent pour ré{ifent Jean Corvin Hu- 
niade. — Celui-ci fait la (juerre à 
l'empereur et aux Turcs. 

1453. Ladislas V le Posthume., fils 
d'Albert, est renvoyé dans ses états. 
■ — 1456, Huniade défait Mahomet H, 
qui assiégeoit Bel}i;rade avec i/îo 
mille hommes, — Huniade meurt la 
même année, et le roi, l'année sui- 
vante. 

i458. Mathias, filsd'Huniade, et 
figé de seize ans, est élu par les États 
assemblés dans la plaine de Rakos , 
près de Pesth. — 11 étoit alors pri- 
sonnier à Prague, sous la garde de 
Podiébrad,qui le relâche à condition 
que le jeune prince épousera sa fille. 

— 1468, à la sollicitation de l'em- 
pereur et du pape, il déclare la 
guerre à Podiébrad, son beau-père, 
devenu roi de Bohême, et s'y f^iiit 
«ouroûner lui-même. — Depuis, il 



Suite des Rois de Hongrie. 

fait à-la -fois la guerre à l'empereur 
et aux Turcs. Il s'empare de Vienne 
en i485, et y meurt en 1490, sans 
laisser de postérité légitime. 

1490. Ladislas VI, roi de Bohême, 
fils deCasimir, roi de Pologne, est élu. 
— Il cède la Silésie à son frère, rend 
l'Autriche à Maximilien, et substitue, 
à défaut de postérité, le royaume de 
Honjjrie à la maison d'Autriche : 
pacte dont cette maison se prévalut 
sans cesse, et auquel les Hongrois 
persistèrent aussi à opposer le droit 
d'élection. — En 1492, ses troupes 
sont battues par les Turcs , qui , à 
l'effet de donner l'état de leur vic- 
toire, le constatent en coupant le nez 
aux morts. — Ladislas fit recueillir 
les lois de Hongrie en un seul corps. 



(67) 
Rois de Pologne. 

1 3o4. Wladislas Loretek, rétabli. 

— Les chevaliers teutoniques enlè- 
vent Danlzick à la Pologne, et une 
partie de la Poméranie. — iSao, 
Loketek se fait couronner roi à Cra- 
covie. 

i333. Casimir le Grand., fils. — Il 
cède la Silésie à Jean de Luxembourg, 
roi de Bohême, et la Poméranie aux 
chevaliers teutoniques. — i344î il 
repousse les Tartares. — i347, *^ 
donne um code de lois à la Pologne. 

— i366, il soumet une partie de l;i 
Lilhuanie. — Il accorde aux Juifi» 
de grands avantages, dont ils jouis- 
sent encore aujourd'hui. 

En lui finit la dynastie des Piasts, 
qui avoit duré 528 ans. 



1370. Louis, roi de Hongrie, ne- 
veu, est proclamé roi. — On lui fait 
jurer des convenlioDs, fondement du 



îx3G Tables sjnchroniqiies de V Histoire de France, 



Suite des Rois de Pologne. 

(jouvernement re'publicain de Polo- 
gne. — Il nefjlige le pays, aliène les 
esprits, et donne occasion à Jayellon, 
{jrand-duc de Litlmanie, de faire des 
pro{ïrès. 

i382. SiGWMOîîD, marquis de Bran- 
debourfç, pendre, fils de l'empereur 
Charles IV, est élu, pxiis déposé pour 
sa fierté. 

Djnastie des Jagellons. 

i384. Hedwige, fille de Casimir, 
est appelée par les États. Elle épouse 
Jagellon, grand-duc de Litliuanie , 
sous la condition qu'il se fera bap- 
tiser. — Il prend au baptême le nom 
de Wladislas V. — Il est contraint 
d'abandonner la Lithuanie à ses 
frères , sous l'hommage toutefois de 
la Pologne. 

1434. Wladislas, fils (IV en Hon- 
grie), dont il fut élu roi en i44o- — • 

— En 1444? î^yant violé, au bout de 
six mois , une trêve de dix ans con- 
clue avec A murât II, il est tué à la 
bataille de Varna. — Il meurt sans 
alliance. 

1445. Casimir II, duc de Lithua- 
nie, frère. — Il est élu, refuse, re- 
demande, et est accepté. — Guerre 
de douze ans avec les chevaliers teu- 
toniques. Il leur enlève la Poméra- 
nie et la Prusse ducale ; le reste leur 
est laissé sous condition d'hommage. 

— 1492? établissement des Nonces 
terrestres , ou députéà aux diètes , 
portant chacun leur Deto. — Trois de 
ses fils lui succèdent. 

1492. Jean Albert, fils. — Guerre 
contre les Turcs et contre le vaivode 
de Valachie. 

(68) 
Grands-Ducs de Moscovie. 



Suite des Grands-Ducs de Moscovie. 

fils de Daniel. — De son temps, les 
Tartares ravagent la Russie. — Le 
siège de la souveraineté se fixe à 
Moscou. 

l34o. %Vs\^OS Ivanovitch. 

l353. IvANE II Ivanovitch. 

l36o. DÉMÉTRius Constantinovitch ^ 
prince de Susdal , fils du prince 
Constantin, et petit-fils du duc Mi- 
chel, règne par la protection des 
Tartares, et est déposé par eux. 

ï362. DÉMÉTRIUS Ivanovitch Donshi^ 
ainsi surnommé pour la victoire qu'il 
remporte près du Don sur les Tar- 
tares ; ce qui n'empêche pas l'occu- 
pation passagère de Moscou par 
Ceux-ci. - — Le Kremlin, ou la forte- 
resse de cette ville , est bâti par lui 
en pierres. 

1 389. Basile Diinitriévitch. — i Sgg, 
Timur-Kiuk , lieutenant de Timur- 
lenk ou Tamerlan , s'empare de No- 
vogorod. — ï4ï^9 un concile tenu 
à Novogrodek dépose Photius, mé- 
tropolite de Russie, pour avoir prê- 
ché le schisme avec l'église romaine. 
— Son successeur, Grégoire, assiste 
au concile de Constance ; mais Pho- 
tius fait insensiblement prévaloir le 
schisme. — Basile meurt en 1425. 

1425. Basile III Vasiliévitch. — 
Guerre contre ses oncles et ses cou- 
sins, qui prétendent au trône. — Le 
métropolitain russe Isidore assiste 
au concile de Florence en i43g. 

1462. IvANE III Vasiliévitch. — Il 
affranchit la Russie du joug des Tar- 
tares, et rend tributaire le royaume 
de Casan. — Il séquestre les petites 
principautés, abolit les apanages, et 
donne ainsi une grande force au 
pouvoir souverain. 



'%/»/*-v'«/v-w»/v-ww'W'»'V'W'»/* 



1328. IvANE Daniloviccky ou Jean, 



S<^VéR.De i328^ 498. 

VII. ORIENT. 

(69) 
Empereurs d'Orient. 



Race des Paléologues. 

\Zi%. Andronic III Paléologue, pe- 
tit-fils d'Andronic II , son prédéces- 
seur, et arrière-petit-fils de Michel , 
le premier des Paléolo(jues, qui en- 
leva Constantinople aux Latins en 
1260. — Andronic ravit le trône à 
son grand-père, qui l'avoit fait cou- 
ronner. — Malgré des talents , il ne 
peut empêcher les Turcs de s'établir 
à Nicée en i333. — iSSg, il négocie 
la réunion des deux églises. 

i34i- Jean Paléologue , fils, âgé de 
7 ans. — Jean Cantacuzène profite 
de l'âge du prince pour se faire cou- 
ronner empereur; mais, en 1 355, il est 
obligé de se retirer dans un monas- 
tère. — 1^69, voyages de Jean Pa- 
léologue en Occident, pour solliciter 
des secours contre les Turcs. Il fait 
une profession de foi orthodoxe en- 
tre les mains du p^pe. Il ne retire 
aucun fruit de ses démarches. — 
1373, Andronic, l'un de ses fils, et 
Guntuza , fils du sultan Amurat , 
conspirent d'accord contre leurs pè- 
res. Guntuza a les deux yeux crevés ; 
Andronic, un seul. — Délivré par les 
Génois, il arrête son père. L'empe- 
reur s'échappe, et se réfugie auprès 
de Bajazet. Andronic , craignant le 
Turc , se retire à Sélivrée , où il 
meurt , et laisse le rçtour libre à 
Jean Paléologue. 

1391. Manuel Paléologue^ fils. — 
A la nouvelle de la mort de son père, 
il s'échappe de la cour de Bajazet , 
où il étoit en otage. Le sultan irrité 
passe en Thrace, et force Manuel à 
s'associer Jean, son neveu, fils d'An- 
«Irouic. — 1400, voyag«« inutiles de 



• 3e Race y Valois directs. ^^37 
Suite des Empereurs d'Orient. 

Manuel en France et en Angleterre; 
mais, dans l'intervalle, Bajazet avoit 
été détrôné parTamerlan. — 1423, 
Amurat II, irrité de ce que Manuel 
avoit pris contre lui le parti d'un de 
ses oncles, vient assiéger Constanti- 
nople avec 200 mille hommes. A ce 
siège, le canon est employé pour la 
première fois en Orient. Amurat est 
obligé de le lever, à cause d'une ré- 
volte de Chélébi, l'un de ses frères. 

— 14^5, traité de paix entre les deux 
états. 

1426. Jean II Paléologue^ fils. — 
De 1426 à 1437, négociations pour 
la réunion des deux églises, et pour 
obtenir des secours des Latins. — ■ 
1438, Jean II passe en Occident, 
comme son père et son grand-père. 
Il arrive en Italie, et assiste au con- 
cile de Florence, où la réunion fut 
opérée; mais, par les jintrigues de 
Marc d'Éphèse , elle ne dura que 
jusqu'au retour. — 144^? divisions 
dans la famille impériale : Démétrius, 
frère de Jean, obtient d'Amurat des 
troupes pour assiéger Gonstantino- 
ple, qu'il ne peut enlever. — i444» 
après la bataille de Varna , Amurat 
menace de nouveau Gonstantinople. 

— Jean est réduit à implorer sa pi- 
tié, et obtient de lui de n'être point 
inquiété le reste de ses jours. — Il 
meurt sans laisser de postérité. 

14 4^- Constantin XII Paléologue, 
dit Dragasès^ du nom de sa mère, 
frère. — Démétrius, son frère, lui 
dispute la couronne. Amurat se porte 
arbitre de la querelle, et adjuge le 
trône à Constantin. — i453, Maho- 
met II, fils d'Amurat II, rompt l'al- 
liance avec Constantin , et assiège 
Gonstantinople avec 3oo mille hom- 
mes et 400 galères. La valeur céda 
au nombre, et Gonstantinople fut 
emportée eu i453. 



2.33 Tables synchronicjucs de 

Suite des Empereurs J'OrienC 

Ainsi Hnit l'empire rom:)in, fonde 
par Au{|u.sfe lors de la victoire d'Ac^- 
tiuui, trente ans avant l'ère chré- 
tienne. 



? r Histoire de France. 

Suite des Empereurs Ottomans^ 

d'Ancyre en Phrygie, où Bajazet fnt 
fait prisonnier. Mais il ne fut pas 
mis dans une cage, ainsi qu'on l'a 
raconte long-temps. Il meurt l'année 
suivante. 



(70) 
Empereurs Ottomans . 

laqg. Othman, i^^ empereur, émir 
et parent du dernier sultan seldjou- 
cide d'Iconium, dont les états avoient 
€té envahis par les Mogols. Il en ras- 
semble les débris, et devient le fon- 
dateur d'un nouvel empire qui a 
reçu son nom. — i Saô , il enlève aux 
Grecs Pruse ou Burse, capitale de la 
Bithynie, et en fait le siège de son 
empire. . 

i326. Orkais, fds. — Il enlève aux: 
Grecs Nicomédie et Nicée en Asie, 
et Gallipoli en Europe. — Lié d'ami- 
tié avec l'usurpateur du trône de 
Constantinople, Jean Cantacuzène, 
il épouse sa fille. 

i36o. Ambrât I, fd s. — Il s'empare 
d'Ancyre en Asie, et d'Andrinople en 
Europe, où il s'établit. — i362, il 
institue la milice des janissaires , 
composée d'enfants chrétiens élevés 
dans le mahométisme. — i^Rg, il 
remporte une victoire à Cassovie sur 
les Hongrois, Bulgares, Serviens, etc. 
Il est assassiné en visitant le champ 
de bataille. 

1389. Bajazet, dit l'Eclair, fils. 
1393, il bat les Hongrois àNicopoli. 
— 1394, il obtient du calife d'Egypte 
la patente de sultan. — 1396, nou- 
velle victoire à Nicopoli sur les Hon- 
grois. La noblesse françoise , con- 
duite par Jean de Nevers , depuis 
duc de Bourgogne, y fut écrasée. — 
A son retour, il somme inutilement 
Constantinople. — i4oo, invasion par 
leMogol Tamerlau. — i4o3j bataille 



renonce à ses conquêtes d'Europe, à 
l'exception de la Thrace, et recouvre 
une partie de celles d'Asie. — Il est 
attaqué par son frère Musa, et périt 
dans le cours de leurs démêlés. 

i4io. Musa ou Moyse Chélébi , 
frère. — Il partage l'empire avec son 
frère Mahomet. — i4ï^^ ^' remporte 
sur Sigismond, près de Semendria, 
une victoire si complète, qu'à peine 
il se sauve un seul homme. — Divi- 
sions et hostilités entre les deux frè- 
res. Musa succombe, et est mis k 
mort. 

i4i3. Mahomet, frère. — Par sa 
prudence il rétablit l'empire, ébranlé 
par les guerres civiles. 

1421. Amurat II, fils. — Le trône 
lui est disputé par Mustapha , son 
oncle, qui est fait prisonnier, et 
qu'il fait pendre. — i423, il met le 
siège devant Constantinople pour les 
secours donnés par les Grecs à Mus- 
tapha ; mais il est obligé de le lever 
pour étouffer une révolte de Chélébi, 
son frère, qui est pris et étranglé. — ^ 
1429, il enlève Thessalonique aux 
Vénitiens. — i442i il est battu en 
Hongrie par Jean Gorvin Huniade, 
vaivode de Transylvanie. — i444» 
trêve de dix ans avec les chrétiens. 
Elle est rompue au bout de six mois 
par Ladislas, roi de Pologne et de 
Hongrie. Amurat le rencontre à 
Varna, et, après la plus vigoureuse 
résistance, il écrase l'armée chré- 
tienne. Ladislas y périt. Amurat di- 
soit qu'il seroit fâché de vaincre sou- 
vent au même prix. — 1447^ ex- 
pédition en Albanie pour réduire 



5«PÉR. Pei328à 1498.— 

Suite des Empereurs Ottomans. 

tîeorges Castriot, dit Scanderbeg, roi 
d'Épire, dont le père avoit été dé- 
pouillé par les Turcs. — Cent mille 
hommes assiègent en vain Croye , 
sa capitule, cjui n'avoit qu'une gar- 
nison de 4 'TiiJle hommes. Scandet- 
beg, avec un petit corps de troupes, 
coupe les vivres à cette nombrciise 
armée, et la contraint de décamper. 
i45f. Mahomet II , fds. — Il ren- 
versa 2 empires, 12 royaumes, et 
prit 200 villes. — Il eut tous les ta- 
lents et tous les vices. — i453, il 
s'empare de Constantinople , et en 
1458, de Corinthe. — 1462, il met 
fin « l'empire de Trébizonde, et fait 
périr David Comnène. — ^477'» ^^ 
i'empiare de l'Albanie sur les tils de 
Scanderbeg. — 1480, il s'empare 
d'Otrante en Italie. Toute l'Europe 
«n trembla. La mort vint heureuse- 
ment terminer la carrière de ce ter- 
rible conquérant. — Scanderbeg et 



3« Race, Valois clirects. 2^9 

Suite des Empereurs Ottomans. 

Iluniade furent les seuls auxquels il 
fut donné de lui résister avec avan- 
tage. — Huniade l'avoit forcé de 
lever le siège de Belgrade. 

1481. Bajazet II, fds. — Zizim^ 
son frère, prétend au trône. — Zizim, 
défait par Bajazet , passe à Rhodes , 
d'oii il est conduit en France. — 
1489, il est livré aux députés du 
pape Innocent VIII. — Charles VIII 
l'ayant réclamé, Alexandre VI le lui 
remet en 149^ ; mais il meurt peu de 
jours après son départ de Rome. — 
1499, les Turcs, appelés par le duc 
de Milan , ravagent le Frioul. — 
Guerre de 5 ans contre Venise. — 
Sélim , second fils de Bajazet, qui 
aspire au trône, est battu par son 
père; mais, ayant été appelé par 
les janissaires, Bajazet abdique, et 
meurt empoisonné peu de temps 
après. 



SIXIÈME PÉRIODE 

De 1498 A 1589. 
Troisième Race ( Valois collatéraux). 



I. FRANCE. 
I . Rois ; sommaires de leurs règnes 

Princes apanages. 

3. Maison de Bourbon (Ducs). 

S de Bourbon-Vendôme. 

4. de Bourbon-Condé. 

5. de Bourbon-Soissons. 

6. de Bourbon - Montpen- 

sier (2*). 

7. d'AIençon. 

8. de Valois-Angoulême. 

g. de Valois Orléans-Bâtard 

ou Longueville. 

10. de Valois-Alençon (2^). 

11. de Valois Angoulême- 

Bâtard. 

Grands Vassaux. 

12. Sires d'Albret. 

i3. Seigneurs de Foix-Lautrec. 
14. Vicomtes de Foix-Narbonne. 
i5. Comtes d'Armagnac. 

16. Comtes d'Auvergne. 

17. Comtes et Ducs de Nevers. 

18. Princes d'Orange. 



19. Ducs de Lorraine. 

20. Ducs de Lorraine-Guise. 

21. Ducs de Lori'aine-Aumale. 

22. Ducs de Lorraine-Elbeuf. 



23. Domaine de la Couronne. 

IL ALLEMAGNE. 

24. Empereurs. 

Grands Vassaux de l'Empire. 

25. Rois de Bohême (Électeurs). 

26. Ducs de Saxe (Électeurs). 

27. Ducs de Bavière. 

28. Comtes Palatins du Rhin (Élec- 
teurs). 

29. Margraves de Brandebourg (Élec- 
teurs). 

30. Ducs de Brunswick. 



3 1 . République des Provinces-Unies , 

32. Suisses. 

IIL ITALIE. 

33. Papes. 

34. Ducs de Savoie. 

35. Ducs de Milan. 

36. Ducs de Mantoue. 

37. Ducs de Parme et de Plaisance. 

38. Princes et Ducs de Florence, et 
Grands-Ducs de Toscane. 

39. Ducs de Ferrare, Modène, etc. 

40. Ducs d'Urbin. 

41. Venise. 

42. Gênes. 

43. Rois de Naples et de Si€ile. 



Tables synchronûjues de VHistoire de France, 



241 



IV. ESPAGNE. 

^4- R^is de Castille. 

45. Rois d'Aragon. 

^Q. Rois de Navarre, 

47. Rois de Portugal. 

V. NORD DE L'EUROPE. 

48. Rois d'Angleterre. 

49. Rois d'Ecosse. 

50. Rois de Dauemarck. 



5i. Rois de Suède. 

VI. ESGLAVONIE. 

$2. Rois de Hongrie. 

53. Rois de Pologne. 

54. Grands-Ducs et Czars d« Mos- 
covie. 

VII. ORIENT. 

55. Empereurs Ottomans, 



242 Tables synchronitjues de f Histoire de France. 



TROISIÈME RACE, 

VAL0I3 COLLATÉRAUX. 



L FRANGE. 

(O 

ROIS. 
Sommaires de leurs règnes. 



Branche de Valois. — Rameau d'Orléans, 

LOUIS XII, dit Je Père du Peuple^ 69^ roi de France. 

1498, Louis XII, né le 27 juin 1462, fils de Charles, duc d'Orléans, et 
petit-fils de Louis, duc d'Orléans, frère de Charles VI, assassiné parle duc 
de Bourgogne, et de Valentine Visconti, sœur des derniers ducs de Milan 
de cette maison. — Il obtient du pape Alexandre VI, de prononcer la nuIUté 
de son premier mariage, et épouse Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII. 
— i499i conquête du Milanois par Louis XII. — i5oo, Ludovic y rentre. 
La Trémouille, envoyé contre lui, le fait prisonnier. — j5oi, de concert 
avec Ferdinand, roi de Castille, il s'empare du royaume de Naples, qu'ils 
dévoient partager entre eux. — i5o2, ils se le disputent. — D'Aubigny est 
battu à Séminara par Antoine de Lèves, et le duc d'Armagnac à Cérignole 
par Gonsalve. Ces deux batailles enlèvent aux François leurs conquêtes dans 
le royaume de Naples. — i5o6, Etats de Tours, oti Louis rompt le mariage 
projeté de sa fille, avec Charles de Luxembourg (Charles-Quint), et la 
destine à François, comte d'Angoulême, depuis roi de France, et cousin issu 
de germain de la princesse. — iSoy, expédition contre Gênes. — Entrevue 
à Savone avec le roi d'Aragon. — i5o8, ligue de Cambray, où Louis se joint 
au pape, à l'empereur, et au roi d'Espagne , contre les Vénitiens. — Le roi 
remporte sur eux la victoire d'Aignadel. — 1 5 10, le pape et le roi d'Es- 
pagne se retirent de la ligue. — i5ii, le roi, après avoir consulté les doc- 
teurs , se détermine à faire la guerre au pape, et à secourir contre lui le duc 
de Ferrare, qu'il avoit excommunié, ainsi que ses adhérents. Le maréchal 
de Chaumont meurt dans celte expédition. Il fait demander au pape l'ab- 



6e PÊR. De 1498 à iSSq. — 3« Race, Valois collatéraux. 24S 
solution, et elle lui est accorde'e. Trivulce le remplace. — iSia, victoire 
remportée à Ra venues par Gaston de Foix, neveu du roi. Il périt dans son 
triomphe : Venise et Rome trembloient; mais Maximilien se retire, les Suisses 
se déclarent contre la France, Milan et Gênes se révoltent, et le Milanois 
fut perdu. — i5i3, Trivulce a d'abord quelques succès, Gênes est reprise; 
mais les Suisses battent La Trémouille à Novarre, et les armes réunies de 
Henri VIII et de Maximilien battent de Pienne à Guinégate, à la journée 
dite des Éperons. Les Suisses font le siè(je de Dijon. La Trémouille le fait 
lever en traitant avec eux. — t5i4, mort de la reine Anne ; mariage de 
François, duc d'Angoulême, avec madame Claude, fille du roi. Paix avec 
l'Angleterre. Louis XH épouse la sœur de Henri VIII. — i5i5, mort du roi. 
Je i^"" janvier. Il ne laisse que des filles, madame Claude, ci-dessus, et 
Renée, femme d'Hercule II d'Est, duc de Ferrare. 



Branche de Valois. — Rameau d' Orléans- Angoulémc, 

FRANÇOIS I, dit le Père des Lettres^ 60® roi de France. 

i5i5, François I, dit le Père des Lettres, né le 12 septembre i494i ^'1* 
de Charles d'Orléans, comte d'Angouléme, et de Louise de Savoie; petit-fils 
de Jean, comte d'Angouléme, et arrière-petit-fils de Louis, duc d'Orléans ^ 
frère de Charles VI. — Il parvient au trône le i*"" janvier i5i5. — Le roi 
entre eu ItaHe pour recouvrer le Milanois. — Il gagne la bataille de Mari- 
gnan contre les Suisses, et s'empare de Milan. — Entrevue à Rologne entre 
le pape Léon X et lui : le résultat de leur conférence fut l'abolition de la 
Pragmatique et l'adoption du Concordat. — i5i6, paix perpétuelle avec les 
Suisses. — i5i8, François brigue l'empire : Charles de Luxembourg, petit- 
fils de Maximilien, l'emporte sur lui; de là leur rivalité. — i520, entrevue 
de François et de Henri VIII, au champ dit du Drap-d'Or. • — iSai , première 
guerre contre Charles-Quint : les François, sous André de Foix, dit Lespare, 
reprennent la Navarre pour Henri d'Albret, et la reperdent aussitôt. — 
Siège de Mézières par Charles-Quint ; Bayard , qui défend la ville , fait lever 
le siège. — Le Milanois tombe au pouvoir des Impériaux. — i522, Lautrec, 
abandonné des Suisses, est battu à la Bicoque, entre Milan et Monza. — 
Henri VIII se déclare contre le roi de France. — Arrestation de Semblançai, 
surintendant des finances, qui, cinq ans après , est envoyé au supplice. Ac- 
cusé d'avoir détourné les fonds assignés à l'armée d'Italie, il avoit déclaré les 
avoir remis à la duchesse d'Anjjoulême. — i523 , persécuté par cette même 
princesse, le connétable Charles de Bourbon passe au service de l'empereur. 
— Bonnivet bloque Milan; Bayard ravitaille le château de Crémone, assiégé 
depuis 22 mois, et défendu alors par 8 soldats. — 1624, le connétable et 
le marquis de Pescaire battent Bonnivet et Bayard à Romagnano; le der- 
nier y meurt de ses blessures. — Les Impériaux entrent en Provence, et 
assiègent Marseille. Ils sont contraints à la retraite. — François rentre en 
Italie, recouvre Milan, et assiège Pavie. — i525, bataille de Pavie oii le roi 
«8t fait prisonnier, La Trémouille y est tué. — La régente fait une ligu« 



ft44 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

avec le roi d'Angleterre. — iSaô, traité de Madrid; le roi renonce à ses 
prétentions sur l'Italie, cède le duché de Bourgogne et le comté de Charo- 
lois, et donne deux de ses fils en otage. — Seconde guerre: ligue sainte avec 
le pape, les Florentins, les Vénitiens, les Suisses, et le roi d'Angleterre, 
pour la sûreté de l'Italie. — Lautrec y entre pendant que les Impériaux 
tiennent le pape prisonnier au château Saint-Ange. Mais la contagion se 
met dans son armée ; il en est atteint lui-même l'année suivante , et il en 
jjjeurt. — 1639, traité de Cambray, dit la Paix des Dames. François renonce 
de nouveau à ses droits sur l'Italie , ainsi qu'à l'hommage de la Flandre et de 
l'Artois, et Charles-Quint au duché de Bourgogne. — i53o, les deux fds du 
roi donnés en otage, lui sont rendus, et il épouse Éléonore, sœur de Charles. 

i53i , mort de Louise de Savoie, mère du roi. — i532 , ligue défensive 

conclue parle roi à Eslingen, avec les protestants d'Allemagne. — i533, il 
marie son second fils à Catherine de Médicis, fille de Laurent, duc d'Urbin : 
elle est amenée à Marseille par le pape Clément VII, son oncle. — i'534, 
troisième guerre : nouvelle expédition du roi en Italie pour venger la mort de 
Merveille, son ambassadeur secret auprès du duc de Milan, François Sforce, 
qui lui avoit fait trancher la tête. — Il force le passage des Alpes, que refu- 
soit le duc de Savoie ; mais Sforce étant mort, et l'empereur s'approchant 
de Milan , le roi se borne à conserver quelques forteresses en Piémont. — 
Mort du chancelier Duprat. ^ — i536, conférences inutiles pour la paix; 
l'empereur passe le Var, et assiège Marseille. Le maréchal Anne de Mont- 
morency l'oblige à repasser les Alpes. — Il est également repoussé en 
Picardie. — Jacques V, roi d'Ecosse, vient au secours de la France sans y 
être invité. — i^Sy, trêve de 10 mois pour la Picardie et les Pays-Bas. — • 
Montmorency force le pas de Suze en Piémont. Il est fait connétable l'an- 
n«e suivante. — i538, trêve de 10 ans conclue à JNice parla médiation du 
pape Paul III. Les deux princes, qui ne se virent pas dans le moment de 
la négociation, eurent ensuite une entrevue à Aigues-Mortes. — i53g, 
l'empereur passe par la France pour se rendre aux Pays-Bas, révoltés 
contre lui. — Il promet l'investiture du Milanois à l'un des fils du roi, ce 
qu'il ne tient pas. — i54i, Rinçon et Frégose, ambassadeurs du roi, sont 
assassinés par le mai-quis du Guast, gouverneur du Milanois. — i542, la 
guerre recommence pour la quatrième fois entre l'empereur et le roi. — 
Campagne en Roussillon. — Disgrâce du chancelier Poyet. — i543, vente des 
offices de judicature. — i544i l'empereur s'empare de Cambray, et le roi 
de Luxembourg. — Le duc d'Enghien échoue devant la citadelle de Nice , 
qu'il assiégeoit avec Barberousse. — 1544? ^ remporte sur du Guast la vic- 
toire de Cerisoles, près de Carignan. — Le roi d'Angleterre se prononce 
pour l'empereur. — Paix à Crespi avec l'enipereur. — i545, d'Annebatit 
bat une flotte angloise près de l'île de Wight. — Exécution contre les Vau- 
dois : Mérindol, Cabrières et 20 villages sont brûlés et les habitants passés 
au fil de l'épée. — 1 546 , paix avec l'Angleterre. — 1 547, mort ^^ Henri VIII 
et de François I; ce dernier meurt le 3i mars. 

HENRI II , 61 '^ roi de FTance. 

i547; Fils de François I, né le 3 1 mars i5i8. — i548, il envoie en Ecosse 
des troupes contre les Anglais , et en fait venir l'hétitière Marie Stuart, qu'il 



6^ PÉR. De 1498 à ï58q. — 3^ Race^ Valois collatéraux. 245 
destine à son fils. — Révolte de Bordeaux ; la ville est châtie'e par le conne'- 
table. — i549, cour établie pour jujjer les causes des protestants. — i552, 
établissement des Présidiaux. — Déclaration de guerre à l'empereur , par 
suite d'une ligue faite l'année précédente avec les princes d'Allemagne. Le 
roi, traversant la Lorraine, s'empare de cette province et de son jeune duc ; 
et, par surprise, des villes impériales de Metz, Toul et Verdun : mais les 
princes allemands lui manquent, et il soutient seul la guerre en Picardie. — 
L'empereur assiège Metz, défendue parle duc de Guise François, qui fait 
lever le siège. — i553, l'empereur prend Térouanne. — Le maréchal de 
Brissac, en Piémont, fait observer la plus exacte discipline à ses troupes. — 
Les François s'emparent de la Corse, que reprit ensuite André Doria . — 1 554, 
le roi attaque à-la-fois le Çambresis, le Hainaut et le Brabant. — En Italie 
le maréchal de Strozzi est défait par le marquis de Marignan, à Marciano en 
Toscane. >— Celui-ci assiège Sienne, défendue par Montluc. — i555, ligue 
du roi et du pape Paul IV contre les Espagnols, à l'effet de partager le 
royaume de Naples. — 1556, trêve de 5 ans conclue à Vaucelles avec l'empe- 
reur; elle est rompue par les efforts du pape. — Abdication de Charles-Quint. 

— Marie, reine d'Angleterre, épouse Philippe II, roi d'Espagne, et déclare la 
guerre à la France. — Emmanuel-Philibert, duc de Savoie et général de l'em- 
pereur, gagne la bataille de Saint-Quentin sur le connétable de Montmorency ; 
les vainqueurs ne perdirent que 80 hommes : la France crut être à la veille de 
sa perte. — Le duc de Guise est appelé d'Itahe. — i558, il est créé lieute- 
nant-général du royaume. — Il s'empare de Calais. — Le dauphin épouse 
Marie Stuart. — Le maréchal de Termes est battu à Gravelines par le comte 
d'Egmont. — 1 559 , paix de Cateau-Cambresis avec l'Angleterre et l'Espagne. 

— Le duc de Savoie est rétabli dans ses états; Philippe II épouse la fille de 
Henri, et Marguerite , sœur de celui-ci, épouse le duc de Savoie. Henri fait 
arrêter cinq conseillers suspects d'hérésie, et leur fait faire leur procès. — 
Il meurt le 10 juillet, des suites d'une blessure reçue dans un tournoi. 

FRANÇOIS II, 62^ roi de France. 

iSSg, François II, fils aîné de Henri II, né le 20 janvier i544i et déjà 
roi d'Ecosse, par son mariage avec Marie Stuart. Changements dans le 
ministère; les princes du sang et les Montmorency sont écartés pour faire 
place aux deux Guises. — Deux partis se forment au sujet de la religion. 
Le prince de Condé, Coligny, d'Andelot et le cardinal de Châtillon , sont à 
la tête des calvinistes. — Le président Minard, l'un des juges des cinq con- 
seillers arrêtés sous le règne précédent, est assassiné. — Anne du Bourg, 
l'un d'entre eux, est exécuté. — i56o , conjuration d'Amboise, on le prince 
de Condé et les protestants projettent d'enlever le roi et de massacrer les 
Guises. — Elle est découverte. — Les huguenots prennent les armes dans la 
Normandie et dans le midi. — Édit de Romorantin sur le crime d'hérésie; il 
est rédigé par l'Hôpital, successeur d'Olivier, dans la vue de prévenir 
l'inquisition. — Coligny présente une requête pour les calvinistes. — On 
décide d'assembler les États-généraux à Orléans. — Le prince de Condé et le 
roi de Navarre s'y étant rendus, sont arrêtés. — Condé est condamné à 
mort. — Les Guises pressoient l'exécution du jugement, lorsque le roi vin 
à mourir, le 5 décembre. — A 5a mort , l'état étoit endetté de 42 millions, 



a46 Tables synchroniques de V Histoire de France. 

CHARLES IX, 63" roi de France. 

i56o, Charles IX, frère de François II, né le 27 juin i55o, succède à 
son frère, sous la tutèle et la ré{;ence de Catherine do Modicis, sa mère ; 
Antoine de Bourbon, roi de Navarre, étant lieutenant-général du royaume. 
— Condé est mis en Uberté. — Les États-^^jénéraux s'ouvrent. — Ordonnance 
sur les matières ecclésiastiques et sur la justice. — i56i, le roi de Navarre se 
prononce pour les calvinistes. — Le connétable se réconcilie alors avec le 
duc de Guise et le maréchal de Saint-André, ce qui forma le triumvirat. — 
Édit de Saint-Germain en Laye, sur les disputes de religion. — Les calvi- 
nistes refusent de s'y soumettre, et les chefs demandent une conférence, 
qui fut le f.»meux Colloque de Poissj. Théodore de Bèze y parla principale- 
ment pour les huguenots, et le cardinal de Lorraine pour les catholiques. 
Les deux partis firent chacun une profession de foi. Celle des ministres fut 
jugée insuffisante, et ils refusèrent de souscrire au dixième article de la con- 
fession d'Augsbourg sur la présence réelle. — Le roi de Navarre, choqué de 
la mauvaise foi des ministres, se réunit au triumvirat. — i562, édit de Saint- 
Germain en Laye, pour permettre l'exercice de la nouvelle religion hors de 
l'enceinte des villes. — Massacre des protestants à Vassy, signal de la pre^ 
mière guerre civile. — Le prince de Condé s'empare d'Orléans. — Les pro- 
testants occupent Blois, Tours, Angers, Poitiers, la Rochelle, Dieppe, 
Rouen, Lyon, pillent les églises , détruisent les monastères, et maltraitent 
les prêtres. Parmi eux, le baron des Adrets se fait remarquer par sa féro- 
cité. — Ils appellent les Anglois et leur livrent le Havre. — La cour assiège 
Rouen; Antoine de Bourbon, roi de Navarre, y périt. Condé vole au se- 
cours de la Normandie. — Il est fait prisonnier à Dreux par le duc de Guise, 
Montmorency y est pris par les huguenots, et Saint-André y est tué. Le con- 
nétable et le prince sont échangés. — i563, le duc de Guise, âgé de 44 ^^s, 
est assassiné au siège d'Orléans. — Édit de pacification donné à Amboise. 
• — Le maréchal de Brissac enlève le Havre aux Anglois. — i564, Catherine 
de Médicis fait jeter les fondements des Tuileries sur les plans de Philibert 
de Lorme et de Jean Bullan. — Voyage de Charles dans le midi de la 
France. — Ordonnance de Roussillon sur le Rhône, qui fixe le commencement 
de l'année au premier de janvier. — Sous la première race, elle commençoit 
avec le mois de mars; sous la seconde, à Noël; et sous la troisième, à Pâques. 
— Edit pour modifier les concessions faites aux protestants. On prive le 
prince de Condé de la lieutenance-générale qui lui avoit été promise. — 
l565, le duc d'Anjou, frère du roi, change à sa confirmation son nom 
d'Edouard-Alexandre en celui de Henri; et le duc d'Alençon, celui d'Hercule 
en celui de François. — i566. États de Moulins, pour réconcilier les deux 
partis : ils sont sans succès à cet égard. — Édit de Moulins sur la justice, et 
confirmant celui de Roussillon. — i^ôj, les huguenots tentent d'enlever la 
cour, qui se réfugie à Meaux, et qui est sauvée par le colonel suisse Pfiffer de 
Lucerne. — Ils appellent à leur secours les protestants d'Allemagne. — Se- 
conde guerre civile. -^làdilSkiWe de Saint-Denys. Le connétable y est blessé à mort. 
On lui fait des funérailles royales, et il n'est point nommé à sa charge. Celle 
de lieutenant-général est donnée au duc d'Anjou. — i568, la petite paix à 
liongjumeau. — Troisième guerre civile. — Le prince de Condé, averti qu'on 



6e PÉR. De 1498 à 1589. — 3e Race^ Valois collatéraux. 247 
songe à l'arrêter, reprend les armes, et se joint à la Rochelle à la reine de 
Navarre et à ses enfants. — Édit qui expulse les ministres protestants hors da 
royaume. — i56g, bataille de Jarnac sur la Charente, gagne'e par le duc 
d'Anjou sur les huguenots. Le prince de Condé, âgé de 89 ans, y est tué. — 
Le prince de Béarn, âgé de i5 ans, est donné pour chef au parti; Coligny le 
commande, et bat le duc d'Anjou au combat de la Uoche-Abeille ; Henri y fait 
ses premières armes. — Les vainqueurs ne font aucun quartier et égorgent 
leurs prisonniers. — Coligny lève le siège de Poitiers ; il est battu à Mont- 
contour par le duc d'Anjou, mais il est mal poursuivi. — 1^70, troisième 
paix à Saint-Germain en Laye. Les protestants obtiennent quatre places de 
sûreté: la Rochelle, Montauban, Cognac et la Charité. C est la paix, dite 
Boiteuse et Malassise. — Le roi épouse Elisabeth, fille de l'empereur Maxi- 
milien IL — iSyi, on attire à la cour Coligny, sous prétexte de la guerre 
de Flandre, et la reine de Navarre, sous celui de marier son fils à la sœur 
du roi. — 1572, mort de la reine de Navarre, —r- Mariage du roi de Navarre 
avec Marguerite, qui, dit-on, ne prononça jamais oui. — Massacre de la 
Saint-Barthélémy. Henri, duc de Guise, conduit les assassins chez l'Amiral. 
6000 protestants, dont 600 gentilshommes et 20 seigneurs marquants^ 
périssent à Paris. Le roi de Navarre et le prince de Condé furent épargnés; 
mais ils abjurèrent. — Quelques provinces furent sauvées par l'humanité de 
leur gouverneur. — La cour envoya des contre-ordres après les premiers, 
jours. — Quatrième guerre civile. — Siège de la Rochelle défendue par La 
Noue. Elle soutient neuf assauts et traite avec le due d'Anjou, mais de 
manière que les huguenots restent les plus forts dans la ville. — Mort de 
l'Hôpital. — Quatrième édit de pacification. — La ville de Sancerre le re- 
jette. Siè(;e affreux qui coûta 40 mille hommes à la France. — Le duc 
d'Anjou est élu roi de Pologne. — Troisième parti des Mécontents et des 
Politiques ^ ayant à leur tête le duc d'Alençon et les Montmorency; les re- 
ligionnaires s'y joignent. — 1^74, le duc d'Alençon, que les politiques comp- 
toient enlever de la cour, est arrêté ainsi que les maréchaux de Montmo- 
rency et de Cossé. Thoré et Méru, frères de Montmorency, se retirent à. 
Strasbourg avec le prince de Condé. — La Mole et Coconas, impliqués dans. 
la conjuration, ont la tête tranchée. — Montmorency-Damville prend ses- 
sûretés en Languedoc. Les hostilités recommencent. — Cinquième guerre 
civile. Montgommeri est pris à Domfront et exécuté. — Le roi meurt le 3(>, 
mai, âgé de 24 an§. 

HENRI III, 64* roi de France. 

1574, Henri III, frère de Charles IX, né le 19 septembre i55i,,éIttroi 
de Pologne le 9 mai 1673. — Il s'évade de Pologne, passe à Vienne, à Ve- 
nise et à Turin. — Il continue la guerre contre les huguenots. — 1675, mort 
du cardinal de Lorraine, âgé de 5o ans. — Le cardinal de Guise, son neveu, 
sacre le roi. ■ — Montbrun, chef des huguenots en Dauphiné, est pris et mis 
à mort; à la révolte contre le roi, il avoit ajouté l'injure. ■ — Le duc d'A- 
lençon s'échappe de la cour, et le prince de Condé amène d'Allemagne 
des Reîtres. — Il est battu près de Château-Thierry par le duc de Guise , 
qui est blessé au visage , et qui en reçut le nom de Balafré. Trêve de 6 mois. 
— 1576, le roi de Navarre quitte la cour, retourne au calvinisme et se joint 



248 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 

aux huguenots. — Cinquième paix avec les huguenots, on leur aecortîe 
dans les parlements des chambres mi-parties. — L'édit mécontente les ca- 
tholiques qui forment l'association connue sous le nom de la Ligue. — Les 
huguenots demandent les États : ils sont assemblés à Blois. — On y révoque 
Jes privilèges des huguenots, et on autorise la ligue que l'on fait signer au 
roi, qui s'en déclare maladroitement le chef. — ïSyy, sixième guerre contre 
les huguenots. — Le roi accorde une sixième paix, pour prévenir l'en- 
trée des troupes étrangères; mais les hostihtés se renouvellent. — iSyS, 
trois mignons de Henri III sont tués en des combats particuliers. — Saint- 
Maigrin , autre favori, est assassiné par ordre du duc de Guise ou de 
Mayenne. — Institution de l'ordre du Saint-Esprit. — Construction du 
Pont-Neuf. — ïS^g, ordonnance de Blois, résultat des demandes dès États, 
Mort de François, duc de Montmorency. — Damville, son frère, prend le 
titre de duc. — i58o, septième guerre .^ dite des Amoureux. Le roi de Na- 
varre la fait décider. — i58i , septième paix à Fleix. Le duc d'Anjou passe 
dans les Pays-Bas, révoltés contre le roi d'Espagne. — On lui défère la sou- 
veraineté. — 1682 , troubles en Languedoc occasionés par la rivalité des 
ducs de Montmorency et de Joyeuse. — Le duc d'Anjou est couronné duc 
de Brabant et comte de Flandre. — i583, le roi institue la confrérie des 
Pénitents. — Le duc d'Anjou se brouille avec Guillaume de Nassau, prince 
d'Orange, et quitte les Pays-Bas. — i584,niort du due d'Anjou. — Le roi de 
Navarre devient héritier présomptif de la couronne; mais, attendu qu'il étoit 
hérétique, Henri, duc de Guise, prétend la lui enlever. — i585, le car- 
dinal deBouvbon,. oncle du roi de Navarre, donne une déclaration pour 
prétendre aussi à la couronne. — Henri s'élève contre la ligue qui veut l'ex- 
clure; le roi se disculpe auprès d'elle, et révoque les privilèges des protes- 
tants. — Jj^i huitième guerre i'aWnme. — Bulle de Sixte-Quint contre le roi 
de Navarre et le prince de Condé. — i586, ligue particulière, dite des 
Seize ^ vendus au duc de Guise, et ainsi nommés des seize quartiers de 
Paris. — - 1 587, les Seize tentent d'enlever la couronne au roi. — Le duc 
d'Épernon sauve le roi en se rendant maître de la Bastille et de l'Arsenal. — 
Le duc de Joyeuse est battu par le roi de Navarre, à Coutras enGuienne, 
et y est tué. — Le roi se met en campagne, et arrête sur la Loire les Alle- 
mands , qui alloient rejoindre le roi de Navarre. — Le duc de Guise les dé- 
fait à Vimory en Gàtinois, et à Auneau en Beausse, et les force à retourner 
cliez eux. — Le roi est diffamé dans les sermons. — i588, mémoire pré- 
senté au roi par le duc de Guise et par la ligue, pour l'acceptation du con- 
cile de Trente, l'établissement de l'inquisition et le changement du gouver- 
nement. — Mort de Henri, prince de Condé, que Henri IV appeloit son bras 
droit. — Le duc de Guise vient à Paris malgré les défenses du roi, qui fait 
entrer 6000 hommes pour sa sûreté. — Les ligueurs se barricadent. — Le 
roi quitte Paris et se rend à Chartres. — Paix le 21 juillet par l'édit de réu- 
nion. — Il y est dit que le successeur du roi ne pourra être un hérétique. — 
États de Blois. Le duc de Guise s'y rend dans l'espérance d'y faire déposer 
ïe roi; — Celui-ci le fait assassiner pour se soustraire à ses tentatives, et le 
lendemain il fait assassiner le cardinal de Guise, son frère. On arrête le 
piince de Joinville, son fils, le cardinal de Bourbon et les chefs de la ligue. 
— Le duc de Savoie profite des troubles de la France, et s'empare du mar- 



6e PÉR. De 1498 à i58<5. — 3^ Race, Valois collatéraux. 249 
quisat de Saluées, sous prétexte d'empêcher l'hérésie de pénétrer chez lui. 
■ — i58q, mort de Catherine de Médicis. — La guerre civile se rallume. Le 
roi a à combattre les ligueurs et les huguenots. Paris ferme ses portes au 
roi, et les seize enferment 5o magistrats à. la Bastille. — Mayenne, frère du 
duc de Guise, arrive à Paris, et y est proclamé par les seize lieutenant- 
général de l'état royal et couronne de France. — A Toulouse, le président 
Duranti, attaché au roi et à la religion, est massacré parles ligueurs. — Le 
roi se retire à Tours et réclame le secours du roi de Navarre, qui venoit de 
le vaincre, et qui lui amène son armée. — Les deux rois reçoivent dix mille 
Suisses que Harlai, baron de Sancy, avoit levés à ses frais, et ils se rendent 
devant Paris. Le 3i juillet, Henri III étabht son quartier à Saint-Cloud, le 
lendemain il est assassiné par Jacques Clément; il meurt le 2 août, âgé de 
87 ans , sans laisser d'enfants. En lui finit la branche des Valois. — Le mare 
d'or étoit alors à 222 livres, et le marc d'argent à 19. 



Princes apanages, 

(2) 

Maison de Bourbon (^Ducs). 

i/[SS. Pierre de Beaujeu, duc de 
Bourbon, frère des ducs Jean le Bon, 
et Charles , cardinal , et fds du duc 
Charles I. — Il épouse Anne de Fran- 
ce , fille de Louis XI. — Marguerite , 
une de ses sœurs, épouse Philippe II 
Sans-Terre, duc de Savoie, et fut 
mère de la célèbre Louise de Savoie, 
comtesse, puis duchesse d'Angou- 
lême. — Pierre meurt en i5o3, et ne 
laisse qu'une fille. 

i5o3. Suzanne, fille et héritière 
du duc Pierre. — Louis XII , à l'effet 
de concilier les prétentions de la 
branche de Montpensier sur l'héri- 
tage des ducs de Bourbon , fait épou- 
ser à Suzanne, Charles de Bourbon, 
le fameux connétable , fils de Gilbert 
de Montpensier, vice-roi de Napïes , 
lequel étoit fils de Louis le Bon, tige 
de la maison de Montpensier , et 
frère du duc Charles I. — A la mort 
de Suzanne, qui institue son mari 
pour son héritier , l'héritage de la 
maison de Bourbon est réclamé par 
Louise de Savoicj duchesse d'An^ou- 



Suite de la Maison de Bourbon. 

léme, mère de François I; le conné- 
table, privé par le parlement d'une 
partie de l'héritage , passe au service 
de Charles-Quint. — Ses biens , se'- 
queslrés en iSaS, sont définitive- 
ment confisqués en i Say. — Il est tue 
cette même année au siège de Rome. 
— Il ne laissa pas de postérité. 



(3) 

Bourbon- Vendôme , 
antérieurement la Marche. 

1495. Charles, fils de François 
de Bourbon , comte de Vendôme. — 
i5i5, il est créé duc par François I, 
et lors de la captivité de ce prince, 
il est nommé chef du conseil de it'- 
gence par la duchesse d'Angoulême. 

1 537. Antoine , fils. — Roi de Na- 
varre par Jeanne d'Albret, sa femme- 
— Entre autres fi'ères d'xintoine, on 
remarque François , comte d'En- 
ghien, vainqueur des Espagnols t* 
Cerisoles en i544 •) ^S^ seulement de 
25 ans; Charles, cardinal, pro- 
clamé roi de France par la ligue, 
sou3,!c nom de Chiaîes X: Louis. 



Tables synchroniques de V Histoire de France, 



Suite de Bourbon-Vendomc . 

premier prince de Condé, tige du 
rameau de Bourbon de ce nom ; et 
les comtes de Soissons et d'Enghien, 
tués à Saint-Quentin en lôSy. 

i562. Henri, fils. —Roi de Fran- 
ce en 1689, à rextiiiction de la bran- 
che des Valois. 



(4) 

Bourbon-Conde. 

Loris I, prince de Condé, frère 
d'Antoine de Bourbon , duc de Ven- 
dôme. — Ame de la- conjuration 
d'Amboise contre les Guises, il est 
condamné à perdre la vie, et n'échap- 
pe que par la mort de François II. 
— Chef des protestants, il est fait 
prisonnier à la bataille de Dreux, et 
tué de sang-froid après celle de Jar- 
nac, par Montesquiou, capitaine des 
gardes du duc d'Anjou. 

1669. Henri I, fils. — Henri IV 
l'appeloit son bras droit, — II meurt 
empoisonné. — Il eut pour frères, 
François, prince de Conti, sourd- 
muet ; Charles, cardinal de Bour- 
l)on, qui eut un parti pour le faire 
roi au préjudice de Henri IV; enfin 
un autre Charles de Bourbon, tige 
de la maison de Soissons. 

i588. Henri II, fils posthume. — 
Il épousa Charlotte de Montmorency, 
fille du connétable Henri , célèbre 
pour la passion qu'elle inspira à 
Henri IV, passion qui égara ce mo- 
narque, et qui répandit la honte et 
l'amertume sur ses derniers jours. 



(5) 
Bourhcn-Soissons. 

1569. Hekri de Bourbon, comte 
de Soissons, fils de Louis, premier 



Suite de Bourbon-Soissons. 

prince de Condé, et de Françoise 
de Longueville, sa seconde femme. 



(6) 

Boiirbon-Montpensier , 
seconde branche de ce nom. 

.... Louis, prince de la Roche- 
sur-Yon , frère de François de Bour- 
bon, comte de Vendôme. — Il épouse 
Louise de Bourbon - Montpensier , 
sœur du fameux connétable, héri- 
tière de sa branche, et devient la 
tige de la seconde branche de ce 
nom. 

i520. Louis, fils. — Créé duc de 
Montpensier en 1628. — Fait pri- 
sonnier à Saint-Quentin en iSSy. 
— Catherine de Guise, sa seconde 
femme, sœur de Henri le Balafré, 
est célèbre par son zèle pour le parti 
de la ligue. 

1682. François, fils. — Deux de 
Ses sœurs épousent les ducs de Bouil- 
lon et de Nevers; une troisième, 
abbesse de Jouars, se fait hugue- 
note, et épouse Guillaume VIII de 
Nassau - Dillembourg , prince d'O- 
range, et fondateur de la république 
des Provinces-Unies. 



\ 



(7) 

Maison d'Alençon. 

1492. Charles IV, duc d'Alençon, 
fils de René. — Connétable après la 
défection du connétable de Bourbon. 
. — Il épouse Marguerite, sœur de 
François I, et fut reconnu premier 
prince du sang. — Il meurt en i525, 
de honte de sa mauvaise conduite à 
la bataille de Pavie, perdue par sa 
faute, — Il ne laisse pas d'enfants , 



6^ PÉR. De 1498 à 1589.— 3e Race, Valois collatéraux. aSi 



Suite de la Maison d'JIencon. 
et ses domaines sont réunis à la cou- 



(8) 
Maison de Valois- Angoulême. 

1496. François, fils de Charles, 
comte d'Angoulême. — Roi de Fran- 
ce en i5i5. — Marguerite, sa sœur, 
appelée la quatrième Grâce et la 
dixième Muse, épousa le duc d'A- 
lençon, et après lui Henri d'Albret, 
roi de Navarre, dont elle eut la fa- 
meuse Jeanne d'Albret. 

François I, devenu roi, donne le 
comté d'AnjToulême à sa mère, et 
l'érigé en duché. 



(10) 

Valois-Alencon (2^). 

i5G6. François (auquel avoit été 
donné le nom d'Hercule à son bap- 
tême), quatrième fils de Henri II, roi 
de France, reçoit de Charles II, son 
frère, en i566, le duché d'Alençon 
et le comté du Perche. — En 1676, 
Henri III lui donne les duchés de 
Berry et d'Anjou, d'où il ne fut plus 
appelé que duc d'Anjou. — Il pré- 
tend à la main de la reine Elisabeth 
d'Angleterre. — 1682, appelé par 
les rebelles des Provinces-Unies, il 
est couronné duc de Brabant et com- 
te de Flandre : mais s'étant brouillé 
avec le prince d'Orange, il est obligé 
de fuir. — Il meurt en i584, âgé de 
29 ans. — Son héritage est réuni à la 
couronne. 



(9) 
Valois Orléans-Bâtard ou Longueville. 

1491- François II, de Longueville, 
fils de François I, et petit -fils de 
Jean, bâtard d'Orléans, comte de 
Dunois. 

i5i2. IjOuis, frère. — Il épouse 
Jeanne de Bade, héritière de Hoch- 
berg, Neufchàtel et Valengin, et ar- 
rière-petite-fille de Jean de Chàlons, 
prince d'Orange par sa femme. 

i5i6. Charles, fils. — Il est tué 
à Pavie. 

i525. Louis, frère. 

1537. François , frère. 

1548. LÉONORE, fils. — Prisonnier 
à Saint-Quentin en 1657. — En 1671, 
il reçoit de Charles IX le titre de 
prince du sang, — Sa sœur, seconde 
épouse de Louis I, premier prince 
de Condé, est la mère des comtes de 
Soissons. 

1673. Henri. — Il est fidèle au 
parti de Henri IV. 



(■■) 

Valois Angoulêine-Bâtard. 

1689. Charles, comte d'Auvergne 
et duc d'Angouléme , fils naturel de 
Charles IX, et de Marie Touchet , 
qui fut mariée depuis à François 
de Bdzac, seigneur d'Entragues, de 
qui elle eut la fameuse Henriette 
d'Entragues , maîtresse de Henri IV. 
— 160 ), Marguerite de Valois, 
sœur de Henri III, réclama au par- 
lement contre le don fait par son 
frère, en 1689, du comté d'Auver- 
gne , et y prétendit comme héritière 
de sa mère. Il lui fut adjugé, et elle 
en fit don au dauphin Louis, depuis 
Louis XIII. 



Grands Vassaux, 
(12) 
Sires d'Albret. 
1471. Alain k Grand, fils de Jean, 



252 Tables synchroniques de VHisloire de France. 



Suite des Sires d'Alhret. 

vicomte de Tartas, et petit-fils de 
Charles II. — H fut un des préten- 
dants à la main d'Anne de Bre- 
tagne. 

Jean, son^fds, mort avant lui, en 
i5i6, ëpoux de Catherine de Foix , 
petite-fille de Gaston IV, et sœur de 
François Phœbus, devint, par cette 
alliance, comte de Foix, prince de 
Béarn et roi de Navarre. 

i522. Henri I, comte de Foix, 
prince de Be'arn, et roi de Navarre, 
par Jean son père , et sire d'Albret 
par son grand-père, devient comte 
d'Armagnac par sa femme, Margue- 
rite de Valois, à laquelle François I, 
son frère, avoit donné ce comté. — 
La Sirie d'Albret est érigée en duché 
en i55o. 

i555. Jeanne d'Albret, fille. — 
Elle porte son héritage à Antoine 
de Bourbon, duc de Vendôme. — 
Jeanne embrasse le calvinisme, y 
élève son fils, et devient l'ame de ce 
parti. — Elle meurt en 1572, à la 
veille des noces de son fils aveC Mar- 
guerite de Valois, sceur du roi, deux 
mois avant le massacre de la Saint- 
Barthélémy. 

Maison de Bourbon Vendôme. 

1572. Henri II d'Albret, III en 
Navarre, et IV en France, fils. — 
Il embrasse la religion catholique 
après la Saint-Barthélémy. — 1574, 
il est arrêté par ordre de Charles IX, 
et conduit à Vincennes, pour être 
entré dans le complot formé à l'effet 
d'enlever le duc d'Alençon, frère du 
roi. — 1675, il s'échappe de la cour, 
et retourne à l'hérésie. — Roi de 
France en 1689, *1 Y reunit ses nom- 
breux héritages à la couronne. 



(i3) 



.... Jean de Foix, sieur de Lau- 
trec, fils de Pierre, tige du uimeau 
de Lautrec , lequel étoit frère du 
comte de Foix, Gaston IV, et neveu 
de Gaston, captai de Buch, dont le 
fils, Jean de Foix, épousa l'héritière 
de Candale en /Angleterre. — Jean 
de Foix, sieur de Lautrec, épotise 
Jeanne d'Aydie, fille d'Odet, comte 
de Comminges , et de Marie de Les- 
cun. Il en eut : 

i** Odet de Foix, fils, sieur de 
Lautrec, maréchal de France , mort 
en iSsS, à Naples, de la maladie 
qui y affligea son armée; 

2? Thomas, sieur de Lescun , dit 
le maréchal de Foix, mort de ses 
blessures à Pavie; 

3° André, sieur de l'Esparre, tué 
en Navarre , dans une surprise , en 
i52i ; 

Et 4'' Françoise de Foix, épouse 
de Jean de Laval , sieur de Chateau- 
briand, et maîtresse de François I. 



(i4) 

Vicomtes de Foix-Narbonne . 

1468. Jean de Foix, 2* fils de Gas- 
ton IV, comte de Foix, reçoit de lui 
le vicomte de Narbonne, qu'il avoit 
acheté en i455. — Jean, par le don 
de Louis XI, devient comte d'Étam- 
pes en 1478, et de Pardiac, en i479- 
— En i483, il dispute la Navarre à 
sa nièce Catherine , et transige 
moyennant une pension, — Il épouse 
Marie d'Orléans, sœur de Louis XII. 

i5oo. Gaston II, fils, neveu bien 
aimé de Louis XII. — Il dispute de 
nouveau la Navarre; et le parle- 
ment , pour complaire au roi, le 
favorise dSTas ses prétentions. Ca- 



9« PÉR. De 1498 à 1589. — 3e Race\ Valois collatéraux. ^53 
Suite des Vicomtes de Foix-Narbonne. Suite des Comtes d'Auvergne. 



tlierine se maintient ne'anmoins en 
possession. — 1607, il échange avec 
Louis XII le vicomte de Narbonne 
pour le duché' de Nemours. — i5i3, 
il est tué par son imprudence à la 
fin de la bataille de Ravennes qu'il 
avoit gagnée. Il étoit âgé de 24 ans, 
et ne laissa point de postérité. — Le 
duché de Nemours est réuni alors à 
la couronne. 



(i5) 

Comtes d'Armagnac. 

1497. Charles II , duc d'Alençon, 
petit-fils de Marie , sœur de Charles I, 
dernier comte d'Armagnac. — Il est 
appelé, au préjudice de Louis d'Ar- 
magnac, duc de Nemours, fils du 
malheureux Jacques, décapité en 
1477, à la possession du comté, et 
par le testament de Charles I, et par 
le don que François I fit à Margue- 
rite, sa sœur, épouse du duc, de ce 
même comté, en vertu de la confis- 
cation qui en avoit été faite en 148 1. 
— En i525, mort de Charles IL 
Voyez Charles IV, duc d'Alençon. 

Marguerite, après la mort du duc, 
dont elle n'eut pas d'enfants , porta 
en 1626 le comté d'Armagnac dans 
la maison d'Aibret, par son mariage 
avec Henri d'Aibret , comte de Fuix 
et roi de Navarre. 

Louis d'Armagnac, duc de Ne- 
mours , le dernier de sa maison , 
périt en i5o3, à la bataille de Ce- 
rignoles, qu'il perdit contre le grand 
Gousalve. 



(i6) 
Comtes d'Auvergne. 

i494- Jean III, fils de Bertrand II 
d^; La Tour, courte d'Auvergne. 



i5oi. Anne, fille aînée. — ^Elle 
épouse Jean Stuart, duc d'Albanie, 
petit-fils du roi d'Ecosse Jacques II, 
et n'en a pas d'enfants. 

1524. Catherine de Médicis, nièce, 
fille de Madelaine, sœur d'Anne, et 
de Laurent de Médicis, gouverneur 
de Florence, Elle est appelée à la 
succession de sa tante par droit de 
parenté et par testament. — ^En i533, 
elle porte le comté d'Auvergne à 
Henri, second fils de François I, et, 
depuis, roi de France, sous le nom 
de Henri IL — La réunion , qui eut 
lieu de fait à l'avènement du prince 
à la couronne en i54i , ne fut revê- 
tue des formes de droit qu'en i547- 



(17) 
Comtes et Ducs de JSevers. 



Maison de Clèves. 

149Ï. Engilbert de Clèves, fils de 
Jean de Clèves et d'Elisabeth de Ne- 
vers, fille et héritière de Jean, der- 
nier comte de Nevers , lequel étoit 
arrière-petit-fils de Philippe le Hardi, 
premier duc de Bourgogne de la se- 
conde maison. — Charlotte de Ne- 
vers , sœ.ur cadette d'Elisabeth , et 
femme de Jean d'Aibret, sire d'Orval, 
lui dispute le Nivernois. — Le ma- 
riage de leurs enfants, déterminé par 
Louis XII, concilie les intérêts des 
deux maisons. 

i5o6. Charles II, fils. 

i52i. François I, fils. — iSSg, il 
est fait duc et pair. C'est le premier 
prince étranger qui ait été revêtu de 
cette dignité. — Outre ses fils, il eut 
encore trois filles, Henriette, Ca- 
therine et Marie, appelées à la cour 
les trois Grckces., qui épousèrent, la 



îà5; 



Tables synchroniques de l'Histoire de France, 



Suite des Comtes et Ducs de Nevers. 

première, Louis de Gonzague, duc 
de Mantoue , auquel elle porta le 
duché' de Nevers ; la seconde, Henri 
de Guise, dit le Balafré, et la troi- 
sième, Henri I de Bourbon-Condé. 

i562. François II, fils. — H fut 
tué à la bataille de Dreux. 

i563. Jacques, marquis d'Isle , 
frère. — H meurt sans laisser de 
postérité. 

1 564. Henriette de Clèves , sœur 
aînée, et LoUis de Gonzague , son 
mari en i565. — H sert Henri IV 
avec zèle, et meurt de chagrin d'un 
reproche de ce prince sur la prise 
de Cambray. 



(18) 
Princes (TOrange. 

1475. Jean II deChâlons, fils de 
Guillaume VII. — Compagnon de 
fortune de Louis XII, avec lequel il 
avoit été fait prisonnier à la bataille 
de Saint-Aubin, il est rétabli par ce 
prince dans la souveraineté de son 
domaine d'Orange, à laquelle Louis 
XI avoit forcé son père de renoncer. 

i5o2. Philibert, fils, âgé de trois 
semaines à la mort de son père. — 
François I réclame de nouveau la 
souveraineté. Philibert passe alors 
au service de Charles -Quint. Son 
comté est confisqué, et lui-même 
est fait prisonnier en i524. — Rétabli 
parle traité de Madrid , il demeure 
au service de l'empereur. — En 1627, 
après que le connétable de Bourbon 
eut été tué sous les murs de Rome , 
il prend le commandement de l'ar- 
mée , et s'empare de la ville. — 1 53o, 
il est tué dans un combat près de 
Florence, en assiégeant cette ville 
pour l'empereur. — Il n'avoit pas 
été marié, 



Suite des Princes d'Orange. 

Maison de Nassau. 

i53o. René de Nassau , fils de 
Henri de Nassau et de Claude de 
Châlons , sœur de Philibert. — Blessé 
à mort au siège de Saint-Dizier , et 
ne laissant pas d'enfants, il fait ua 
testament en faveur de Guillaume , 
son cousin-germain , au préjudice 
des droits des maisons de Nesle et 
de Longueville, qui descendoient de 
Marie de Baux. 

1 544- Guillaume I d'Orange, VIII* 
de Nassau , du premier rameau de 
Dillembourg, et de la branche ca- 
dette de la maison de Nassau, sépa- 
rée de l'aînée en 1292; fils de Guil- 
laume de Dillembourg, et cousin- 
germain de René de Nassau , qui 
l'appelle à sa succession. — Ce fut 
lui qui fonda la république des Pro- 
vinces-Unies. — Sa tête ayant été 
mise à prix comme rebelle par Phi- 
lippe II, il fut tué d'un coup de pisto- 
let en i585. — Il eut quatre femmes. 
De Charlotte de Bourbon-Montpen- 
sier, abbesse de Jouars, qui se fit 
calviniste, il eut Louise-Julienne, 
femme de l'infortuné Frédéric V, 
électeur palatin. — Jean de Nassau, 
son frère, stathouder particulier de 
la province de Frise , est la tige des 
deux derniers stathouders de Hol- 
lande, et des rois actuels des Pays- 
Bas. 

i584. Philippe-Guillaume, fils de 
Guillaume I et d'Anne d'Egmond , 
hérite de la principauté , demeure 
cathoHque, et reste au service d'Es- 
pagne. — 11 meurt sans enfants ea 
i6i8. 



6e PÉR. Be 498 a 1589. — 3< 
(19) 

Ducs de Lorraine. 



Branche de Vaudemont. 

1473. René II, fils de Ferry, qui 
étoit fils lui-même d'Antoine de 
Vaudemont et d'Yolande , fille de 
René I. — C'est dans une expéditioa 
contre lui que fut tué, en i477 » 
Charles le Téméraire, le dernier duc 
de la seconde maison de Bourgogne. 

— Claude, 5^ fils de René, s'établit 
en France, et y devient la tige de la 
maison de Guise. — Un autre de ses 
fils fut Jean, premier cardinal de 
Lorraine, pourvu de tant de béné- 
fices, qu'on disoit de lui qu'il pouvoit 
tenir un concile à lui seul ; ce qu'on 
put dire également de son neveu 
Charles, second cardinal de Lor- 
raine, qui se distingua au concile 
de Trente. — Le duc René eut ces 
enfants de Philippine de Gueldre , 
après avoir répudié Jeanne d'Har- 
eourt pour cause de stérilité. 

i5o8. Antoine, fils. — i543, son 
duché est reconnu indépendant par 
la diète de Nuremberg, sous la nvju- 
vance néanmoins et la protection de 
l'Empire, et tenu par suite d'entrer 
en partage des contributions géné- 
rales, lesquelles sont fixées pour lui 
au tiers d'un contingent électoral. 

— Nicolas, un de ses fils, fut duc 
de Mercœur ; et Philibert - Emma- 
nuel, fils de celui-ci, gouverneur de 
la Bretagne au temps de la ligue , 
joua un rôle à cette époque. Fran- 
çoise, sa fille et sou héritière, épousa 
César, duc de Vendôme, fils naturel 
de Henri IV. 

i544- François I, fils. — Il fut 
élevé à la cour de François I, roi de 
France, son parrain. 

1545. CiiARLTis III, filir , «t gendre 
fie Henri U. — l5SS } il fait la guerre 



Race^ Valois collatéraux. 255 

Suite des Ducs de Lorraine. 

à Henri III, son beau-frère, pour 
venger la mort de ses cousins Henri 
de Guise le Balafré et le cardinal de 
Guise, son frère, assassinés à Blois 
par ordre du roi.^ — Il meurt en 1608. 

(20) 

Lorraine- Guise. 

Vers i5i2. Claude de Lorraine, 
5* fils de René II, duc de Lorraine, 
après avoir disputé en vain le duché 
à son aîné Antoine , sous prétexte 
que celui-ci étoit né du vivant de la 
première femme de leur père, illé- 
gitimement répudiée , s'établit en 
France , y épouse Antoinette de 
Bourbon, tante d'Antoine, roi de 
Navarre, et de Louis, premier prince 
de Coudé, et devient la tige de la 
mémorable maison de Guise. — Déjà 
marquis de Mayenne et d'Elbeuf , 
comte d'Aumale et baron de Join- 
ville , il fut créé duc de Guise par 
François I, en iSaS. — Il avoit reçu 
vingt-deux blessures à la bataille de 
Marignan. — Outre le célèbre Fran- 
çois de Guise, l'aîné de ses enfants , 
il eut encore Charles, le second car- 
dinal de Lorraine, qui gouverna la 
France de concert avec son frère 
aîné, et qui se distingua au concile 
de Trente 5 Claude, tige du rameau 
d'Aumale, qui n'eut que deux géné- 
rations; René, tige de celui d'El- 
beuf, d'où vinrent ceux d'Harcourt , 
de Brienne, de Lambesc, de Marsan, 
de Pont et de Lillebonne; enfin Ma- 
rie, reine d'Ecosse, qui fut mère de 
l'infortunée Marie Stuurt. 

i55o. François, fils, le plus ha- 
bile capitaine de son siècle. — 
i553 , il défend Metz contre Charles- 
Quint. — 1557, après la bataille de 
Saint-Quentin il est déclaré lieute- 



2">6 Tables synchroniqites da l'Histoire de France, 



Suite des Ducs de Li 



■Guise. 



nant-ffénér.il du royaume. — • i558, 
il enlève aux Anglois Calais , la der- 
nière de leurs possessions en France, 
qu'ils occupoient depuis i347- — 
iSSg, de concert avec le cardinal 
de Lorraine, son frère, il gouverne la 
France sous François II. — i56i, 
il forme, avec le connétable Anne de 
Montmorency et le maréchal de Saint- 
André, le triumvirat opposé aux cal- 
vinistes. — i563, il est assassiné de- 
vant Orléans par Poltrot, calviniste. 

i563. Henri le Balafré^ fds, l'au- 
teur des barricades. — Il est assas- 
siné à Blois avec son frère le cardinal 
de Guise. — Il eut pour frère Char- 
les , duc de Mayenne, qui soutint 
après lui le parti de la ligue, et pour 
sœur Catherine , ligueuse outrée , 
femme de Louis de Bourbon , créé 
duc de Montpensier en i538. 

i588. Charles, fds. — Il meurt ea 
Italie en 1640, disgracié par le car- 
dinal de Richelieu. — Il eut pour 
frères, i " Claude de Lorraine, prince 
de Joinville, puis duc de Chevreuse 
en 161 2, époux de la célèbre Marie 
de Rohan -Montbazon , veuve du 
connétable de Luynes, et qui, veuve 
encore de son second mari, dont elle 
n'eut point d'enfants, eut pour re- 
prises le duché de Chevreuse , qui 
passa aux enfants de son premier 
mari; 1^ Louis, second cardinal de 
Guise; 3^ le chevalier de Guise. Loui- 
se ou Alovse, leur sœur, épousa le 
prince de Conli, sourd-muet de nais- 
sance, second fils de Louis I, prince 
de Condé. 



(21) 
Lorra in e-Auinale. 

Claude de Lorraine , grand -ve- 
neur, duc d'Aumale en i547, ^^G^ ^** 
rameau de ce nom, 3* fds de Claude, 
premier duc de Guise. — i569, op- 
posé au duc des Deux-Ponts, il ne 
peut l'empêcher de pénétrer en 
France, et de se réunir aux calvi- 
nistes. — 1^73, il est tué au siège 
de la Rochelle. 

1 673. Charles, duc d'Aumale, fils. 
— Un des chefs les plus ardents de 
la ligue. — iSgS, condamné par le 
parlement à être écart elé, comme 
coupable du meurtre de Henri III , 
il se retire à Bruxelles, où il meurt 
en i63i, ne laissant qu'une fille, qui 
porta son héritage à Henri de Sa- 
voie, duc de Nemours. — Le cheva- 
lier d'Aumale, son frère, est tué en 
iSqi , à l'attaque de Saint-Denys. 



(22) 
Lorraine-Elbeuf. 

René de Lorraine, marquis d'El- 
beuf, général de la ligue, 7^ fils de 
Claude, premier duc de Guise, et tige 
du rameau d'Elbeuf, qui a subsisté 
jusqu'à nas jours. 

i566. Charles, fils. — Duc d'El- 
beuf en i58i, il embrasse le parti 
de Henri IV. — Il meurt en i6o5. — 
Henri, son second fils, connu sous 
le nom de maréchal d'Harcourt, fut 
la tige (lu rameau d'Armagnac, ou 
de Brionne et Lambesc , et de celui 
de Marsan. 



6e PÉR. De 1498 a 1589. — 3e Race^ Valois collatéraux. 25^ 

(23) 

DOMAINE DE LA COURONNE. 



Réunions au Domaine, 



Distractions du Domaine. 



Sous LOUIS XIL 



1498. D. d'Or- Par l'avènement de l'a- 
iéans. pauage au trône. 



1498. D. de 
Valois. 

«498. C. de 
Blois et de 
Uunois. 



Idem. 
Idenu 



i5o6. C. de 

Nemours, 
jusq. en iSoy. 



A la mort du mare'chal 
de Rohan-Gié , qui avoit 
épouse l'héritière d' Ar- 
magnac , peiite- fille de 
l 'infortuné Jacques d'Ar- 
magnac , duc de Ne- 
mours , et qui n'en avoit 
pas eu d'enfants. 



i!»07. Vicomte Par échange du roi 

de Narbonne. avec Gaston de Foix, son 

neveu, contre le comté 

de Nemours , qu'il érige 

en duché. 



1507. D. de Par échange du roi 
Nemours , avec Gaston de Foix, son 
ret. en iSiî. neveu, contre le vicomte 
de Narbonne, 



ï5i?.. D. de A la mort de Gaston, 

Nemours, son neveu. 
jusq.cn i5i5. 



Sous FRANÇOIS L 



i5i5. C. d'An- Par l'avènement de i'a- 

goulême , panagé au trône, 
jusq. en i5i5. , 



i5i5. D. d'An- Donné par le roi ï. 
goulême. Louise de Savoie , sa mè- 

re, après l'avoir érigé en 
duché. 



i520. C. d'O- 
. range, 
jusq. «o 1539. 



Par confiscation sur 
Philibert, prince d'Oran- 
ge , qufr les prétentions 
du roi à la souveraineté 
de ce pays fout passer du 
£oie de Chai Us-Quint, 



i5i5. D. de 
Nemours. 



Idem. Louise le fait 
passer en 1 5 a8 à Philippe 
de Savoie, son frère. 



»7 



a58 Tables syncUronîqucs de Vllistoire de Fiance, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



i^>3. D. de 
Buurbounois. 



iSaS. C tic 
Montluçon. 

i523. C. lie 
Clermont en 
Beauvoisis. 



Par séquestre sur le 
connétable de Bourbon , 
après sa défection et sa 
fuite vers l'empereur 
Charles-Quint. La con- 
fiscation l'ut prononcée 
en 1527. 
Idem. 



Idem. 



ï523. C. 
Forez. 



de 



Idem^ 



i523. C. de 
Beaujolois. 

iSaS. Dauphin 
ne' d'Auver- 
gne, 

[523. Terres 
ou duché 
d'Auver-one. 



Idem. 



Idem. 



Idem. 



i523. C. delà 

Marche. 
i525. G. d'A- 

lençon et du 

Perche , 
jusq. en i566. 

l525. C. d'Ar- 
magnac , 
jusq. en i526, 
i525. C. de 
Rouergue. 



Idem. 

Par la mort du duc 
d'Alençon , e'poux de 
Marguerite , sœur de 
François I , décédé sans 
postérité. 

Par la mort du duc 
d'Alençon, décédé sans 
postérité. 

Idem. Le duc le pos- 
sédoit comme appelé par 
testament à cet héritage. 



l53i. C. d'An- Par la mort de Louise 
goulême , de Savoie , mère du roi. 
jusq. en i5 . . 
sous Henri IIT. 



i526. C. d'Ar- 
magnac , 
ret. en i58g. 



[529. C. 
range . 



d'O- 



Donné de nouveau par 
le roi à Marguerite , sa 
sœur, veuve du duc d'A- 
lençon , et en faveur de 
son mariage avec Henri 
d'Albrct, roi de Navarre. 

Bestitué au duc Phili- 
bert par le traité de Ma- 
drid. 



i532. D. de 
NemourS) 



Idem. Philippe de Sa- 
voie , frère de Louise , 
qui en jouissoit depuis 
1628, est obligé, par ar- 
rêt du parlement , d'y 
renoncer; mais il en re- 
tient le titre. 



6e Per De 1498 à ijgS. — 3^ Race^ Valois collatéraux. aSg^ 

Réunions au Domaine. Distractions du Domaine. 

Sous HENRI II. 

1 547. C. (i'Au- Par mariage de Henri , 
vergne, en 1533 , avec Catherine 

jusq. en 1689. de Médicis , héritière de 
ce comté. 

t548.Marq.de A l'extinction du der- 

Saluces, nier possesseur, qui ne 

jusq. en i588. laissa pas de postérité ; le 

marquisat étant un fief 

mouvant du Dauphiné. 

i548. C. de A la mort de Henri 
Comminyes. d'Aydie , et faute d'hoirs 
mâles. 

«552. Metz, Par conquête sur l'Em- 
TouletVer- pire, et par le traité de 
dun. Cateau - Cambrésis , en 

1559. 

4558. C. d'Oye Par conquête sur l'An- 
€1 de Calais, fjleterre , et par le traité 
de Cateau-Camhrésis. 



Sous CHARLES IX. 



l566« D. d'A- Donné par le roi , ca 

lençon, etC. apanage, .^ Hercule ou 

du Perche , François, son frère. 

ret. en i584. 



i566. C. d'E- 

vreux , 
ret. en i584. 



Idem,. 



1569. D. de 
Penthièvre. 



iSyo. D. de 

Nemours , 
ret. en iGSg. 



1576. Duchés 
de Berry et 
d'Anjou , 

ret. lijx i584 



Accordé par le roi à la 
maison de Luxembour;;, 
qui descendoit , par les 
femmes , de la maison de 
Blois-Penthièvre. 

Accordé par le roi à 
Renée, dochessc de Fer- 
rare, en dédommagement 
de la succession de la 
reine Anne de Bretagne, 
sa mère. — Anne d'Est , 
sa KUe, le porte à Jacques 
de Savoie, son mari. 

Accordés par le roi, en 
augmentation d'apanage, 
à François, sou frère. 



200 Tables synchroniques de V Histoire de France, 

Réunions au Domaine. Distractions du Domaine, 

Sous HENRI III. 



1S84. D. d'A- 


Par la 


mort 


de Fran« 






leuçon. 


cois, frère du roi, 


décédé 


i5.. C. d'An- 


Donné par le roi à 




sans alliance. 






{joulême , 


Diane de France, sa sœur 


i584. C. d'E- 


Idem. 








ret. en 1619. 


légitimée. — Ce fut elle 


vreux. 












qui réconcilia Henri III 
et Henri IV. 


ir)8^|. Duchés 


Idem. 












de Bcrry et 










l588.Marq.de 


Enlevé par le duc de 


d'Anjou. 










Saluées , 
ret. en 1600, 

1589. C. d'Au- 
vergne , 
rct. en i6i5. 


Savoie, à la faveur des 
troubles de ce règne. 

Donné par le roi à 
Charles de Valois, fils 
naturel de son frère Char- 



les IX Marguerite de 

Valois l'en évinça en 
1606, par arrêt du parle- 
ment. 



^V'K/«.'%/V%''%/t/V1 



II. ALLEMAGNE. 

(24) 
' Empereurs. 

1493. Maximilien I, fils de l'em- 
pereur Frédéric III. — i49^i ^^ érige 
en Duché le comté de Wurtemberg. 

— 1496 •) Philippe le Beau, son fils ; 
il épouse Jeanne, dite la Folle, hé- 
ritière de Castille et d'Aragon. — 
i5i3, il sert en qualité de volontaire 
à Térouanne , dans l'armée du roi 
d'Angleterre , à cent écus par jour. 

— i5i7, Luther commence à dog- 
matiser en Allemagne. — Du temps 
de Maximilien les postes sont éta- 
blies en Allemagne, par les soins de 
François de La Tour et^Taxis ; elles 
sont attribuées en fief à sa famille en 
i6i5. 

iSig. Charles-Quint, fils. — Fils 
de l'archiduc Philippe le Beau, et de 
Jeanne la Folle. — Né en i5oo. — 
Roi d'Espagne en i5i6. — Rivalité 



Suite des Empereurs. 

entre lui et François I, roi de Fran- 
ce. — i525, ce dernier est fait pri- 
sonnier par lui à la bataille de Pavie, 
et recouvre la liberté par le traité de 
Madrid en iSaô. — i527, prise de 
Rome pour Charles V, par le conné- 
table de Bourbon qui y est tué. — 
i53o, Charles V est couronné roi de 
Lombardie. — La même année, con- 
fession de foi des princes protestants 
à Augsbourg , et ligue protestante 
de Smalkalde. — i536, Charles por- 
te la guerre en Provence. — • i539, 
il traverse la France pour se rendre 
aux Pays-Bas. — i546, mort de Lu- 
ther et premières hostilités entre les 
confédérés de Smalkalde et l'empe- 
reur. — 1^47, bataille de Muhlberg, 
où l'électeur de Saxe , chef du parti 
protestant, est fait prisonnier. — ■ 
1 552, siège de la ville de Metz, dé- 
fendue par le duc François de Guise. 
— i556j Charles abdique la cou- 



Ge PÉR. De 1^98 à 1589. — 3^ Race, Valois collatéraux. 261 



Suite des Empereurs. 

ronne d'Espagne en faveur de son 
fils, et celle d'Allemagne en faveur de 
son frère; il se retire ensuite dans un 
monastère d'Espagne, où il meurt 
en i558. 

i558. Ferdinand I, frère, roi de 
Hongrie et de Bohême. — A compter 
de ce prince, les empereurs ont 
cessé de prendre la confirmation du 
pape. 

i564. Maximilien II, fds. — 1^72, 
il abandonne la Hongrie à son tils. 

1576. Rodolphe II, fils. — Prince 
indolent qui ne s'occupe que de chi- 
mie et d'astronomie. — 1608, Ma- 
thias, son frère , le force à lui aban- 
donner la Hongrie, et la Bohême en 
1 6 1 1 . Rodolphe meurt en 1 6 1 2, sans 
avoir été marié. 



Grands J^assaux de l'Empire. 

(25) 

R)is de Bohême {Électeurs). 

1471. Wladislas , fils de Casi- 
mir IV, roi de Pologne, et que Po- 
diebrad avoit fait élire de son vivant 
pour lui succéder. — Mathias, roi 
de Hongrie, lui dispute le trône, 
et obtient quelques provinces que sa 
mort fait retourner à la Bohême. — 
Wladislas s'empare lui-même de la 
Hongrie à la mort de Mathias. 

i5i6. Louis, fils. — Il péiit en 
iSîG, à la bataille de Mohacz contre 
les Turcs. 

i526. Ferdinand I, frère de l'em- 
pereur Charles-Quint, et beau-frère 
du roi Louis, dont il avoit épousé 
Anne, la sœur et l'héritière. — Les 
États ne reconnoissent point ses 
droits, mais l'élisent librement, et 
lui en font donner une reconnois- 
suuce. — Cet acte fut annulé m 



Suite des Rois de Bohême. 

1545 et en i548 parles États mêmes, 
qui reconnurent le droit héréditaire 
comme consacré par l'usage et par 
la bulle d'or, — Les catholiques de 
Bohême se distinguent entre les op- 
posants à la ligue de Smalkalde. — 
Ferdinand devient empereur en i558, 
par l'abdication de Charles V, son 
frère. — Depuis lui, la Bohême est 
possédée par les empereurs, à quel- 
ques exceptions près. 

i564. Maximilien II, fils, empe- 
reur. 

1576. Rodolphe II, fils, empe- 
reur. 



(26) 
Ducs de Saxe {Electeurs). 

i486. Frédéric III le Sage., fils 
d'Ernest. — Chef du conseil et gou- 
verneur général de l'empire sous 
l'empereur Maximilien. — Il fonde 
l'université de Wittemberg, et se 
fait le protecteur de Luther. — Il 
meurt à 62 ans, sans avoir pris d'al- 
liance — Albert, son oncle, est la 
tige de la branche Albertine, deve- 
nue électorale en i548. 

i52.'). Jean le Constant., frère. — 
i.53o, il présente à Augsbourg , k 
l'empereur Charles V, la confession 
de foi des princes dissidents. 

i532. Jean Frédéric le Magnanime., 
fils. — Chef de la ligue de Smalkalde, 
il est fait prisonnier par Charles V 
à la bataille de Muhiberg eu i547, 
et est dépouillé de son électoral, qui 
est donné par Charles V à la bran- 
che Albertine ; on ne lui réserve que 
le duché de Gotha. 

Branche cadette ou Albertine. 

l^\6. Maurick , cousiii issu d* 



162 



Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite des Ducs Je Saxe. 

germain du précédent ; fils de Henri 
de Saxe, et petit-fils d'Albert, fils du 
duc Frédéric II, second de la mai- 
son de Misnie. — Il reçoit de Char- 
les-Quint l'investiture de l'électorat 
de Saxe, dont l'empereur dépouille 
la branche aînée. — II se tourne 
dans la suite contre son bienfaiteur 
qu'il pensa surprendre à Inspruck 
en i552. Cet événement amène la 
pacification de Passau. 

i553. Auguste te Pieux., frère. 

i586. Christian I, fils. — Il quitte 
la religion luthérienne pour la ré- 
formée. 



(27) 
'Ducs de Bavière [Branche cadette). 

i465. Alreut II, frère de Jean et 
de Sigismond, fils d'Albert le Pieux. 
— Il réunit la Basse-Bavière à lu 
jTiort de Georges , duc de Bavière 
à Landshut , qui n'avoit qu'une fille 
mariée au second fils de l'électeur 
palatin. — Dans les hostilités qui 
eurent lieu à ce sujet, Maximilien 
se prononce pour Albert, et met le 
palatin au ban de l'empire. — Albert 
établit dans sa maison le droit de 
primogéniture, à l'effet de prévenir 
les partages qui affoiblissent l'état. 

i5o8. Guillaume I le Constant., 
fils. — i558, il entre dans la ligue 
catholique opposée à celle de Smal- 
kalde. 

i55o. Albert III le Magnanime., 
fils. 

1579. Guillaume II le Religieux., 
fils. — iSgô, il abdique, et se con- 
sacre à la retraite, où il vécut 29 ans . 



(•28) 
Comtes Palatins du Rhin (^Electeurs). 



Branche aînée de Bavière. 

1 476. Philippe , neveu de Frédéric 
le Victorieux, qui lui avoit enlevé 
son héritage, et fils de Louis III 

i5o8. Louis IV, le Pacifique., fils. 

l544- FrÉdéhic II le Sage., frère. 
— Au préjudice de ses neveux, fils 
de Robert, son aîné. — En ï5'z9, il 
avoit commandé l'armée de l'empe- 
reur, et avoit fait lèvera Soliman le 
siège de Vienne. 

i556. Otton-Hf^ri, neveu, fil* 
de Robert, et duc de Neubourg par 
sa mère. — Membre de la confédé- 
ration de Smalkalde, il embrasse le 
luthéranisme en i542. — H fonde la 
bibliothèque de Heidelberg. — Il 
cède le duché de Neubourg à Wolf- 
gang, duc de Deux-Ponts, de la mai- 
son palatine de Bavière, dont les deux 
fils, Philippe-Louis et Jean, furent 
les tiges , le premier, du rameau de 
Neubourg, et le second, de celui de 
Deux-Ponts. — Otton ne laisse pas 
d'enfants, et appelle à sa succes- 
sion le duc de Simmeren, son cousin 

Rameau de Simmeren. 

1559. Frédéric III, duc de Sim- 
meren, cousin d'Otton- Henri, fils 
de Jean II, fils de Jean I, fils de Fré- 
déric, fils d'Etienne, tige de la bran- 
che de Simmeren, et fils de Robert HI, 
empereur en i4oo. — Il embrasse le 
calvinisme , et envoie des secours 
aux huguenots de France, en i567 
et en 1675, par Jean Casimir, son se- 
cond fils; et en 1669, par Wolfgang, 
duc de Deux-Ponts. 

1576. Louis V, fils. — Il retourne 
axi luthéranisme. 

i583. Frédéric IV, fils, sous la 



6e PÉR. Z)e 1498 h 1589. — ^"^ Race, Valois collatéraux. 26^ 



Suite des Comtes Palatins du Rhin. 

tutèle de son oncle Jean Casimir , 
qui le fait élever dans le calvinisme. 
— 1610, chef de l'union protestante 
contre les catholiques. 



(29) 
Margraves de Brandebourg {Electeurs). 

i486. Jean, dit Cicéron, fils d'Al- 
bert III l'Achille. 

1499. JoACHiM, dit ISlestor, fils. — 
Il donne asile au roi de Danemarck, 
Christiern II, dont il avoit épousé 
la sœur. 

i535. JoAciini II l'Hector^ fils. — 
Il se fait luthérien, et sécularise les 
évêchés de ses états. — Il n'accède 
cependant point à la ligue de Smal- 
kalde, et suit au contraire le parti de 
l'empereur. 

iSyi. Jean Georges, fils. — Il 
réunit la nouvelle Marche, par l'hé- 
ritage de Jean le Prudent, son oncle. 



(3o) 
Ducs de Brunswick. 

1478. Heîîri le Jeune, fils d'Olton 
le Victorieux. 

i522. Ernest, duc de Zell, se- 
cond fils. — La postérité de Otton 
de Harbourg, son frère aîné, ne 
subsiste que jusqu'en 1642. — Er- 
nest contribue à dompter la révolte 
des paysans en iSaS, et ceîh^^des 
anabaptistes en i535. — Il signe la 
confession d'Augsbourg , et entre 
dans la ligue de Smalkalde. 

1546. Guillaume le Jeune, duc de 
Zell, second fils d'Ernest, premier 
duc de Zell — Henri, frère aine de 
Guillaume, est la tige du rameau de 
Danneberg, puis de Brunswick-WoH- 
feubutel, en la personne d'Auguste, 



Suite des Ducs de Brunswick. 

son fils, qui hérita de l'ancien ra- 
meau de ce nom. — En 1671 , Ro- 
dolphe, fils d'Auguste, réunit, par 
conquête, à ses états la ville de 
Brunswick , dont sa maison tiroic 
son nom. Les divers privilèges qu'elle 
avoit obtenus des premiers ducs de 
Brunswick avoient peu tardé à la 
soustraire à leur domination , ea 
sorte qu'elle étoit devenue libre et 
impériale. 



(3i) 
République des Procinces-Unies. 

iSS.*). CuARiES-QuiNT, fils de l'ar- 
chiduc Philippe le Beau, et petit-fil* 
de Marie de Bourgogne, qui porta 
les Pays-Bas dans la maison d'Au- 
triche, les cède à son fils Philippe H, 
et lui abandonne le royaume d'Es- 
pagne l'année suivante. 

i566. Révolte des Pays-Bas à l'oc- 
casion des rigueurs contre les héré- 
tiques. 

Guillaume de Nassau -Dillem- 
bourg, prince d'Orange, gouver- 
neur pour le roi de trois provinces, 
favorise la révolte et en devient 
l'âme. 

i568. Les comtes d'Egmont et de 
Horn sont exécutés par ordre du duc 
d'Albe, envoyé dans les Pays-Bas 
comme gouverneur; les cruautés de 
ce dernier ne firent qu'accroître la 
rébellion. Requesens, don Juan d'Au- 
triche, cet illustre vainqueur de Lé- 
pante, et Alexandre Farnèse, duc 
de Parme , l'un des plus grands ca- 
pitaines de son temps , qui lui suc- 
cèdent tour- à -tour, ne peuvent, 
malgré des talents et de la condes- 
cendance, rappeler les peuples au 
devoir. 

if)79. Union d'Utrecht ou eonfc- 



a64 



Tables synchronîques de l'Histoire de France^ 



Suite fies Provinces-Unies. 

dération des sept provinces de Guel- 
dres, de Hollande, de Zélande, d'U- 
trecht, de Frise , d'Over-Yssel et de 
Groninjjue. GciLLArME, qui la pro- 
voque, est élu premier Stathouder 
desProvinces-Unies. 

i'8i. Déclaration des insur(T{és 
par laquelle ils renoncent à l'obéis- 
sance du roi d'Espajrne, et appellent 
le duc d'Alençon, frère du roi de 
France, lequel fut couronné duc de 
Brabant et comte de Flandre. — La 
jalousie du prince d'Orange le force 
à se retirer en i584- 

1 584- Guillaume , dont la tête avoit 
«'té mise à prix , comme robelle que 
la punition ne pouvoit atteindre au- 
trement, est assassiné d'un coup de 
pistolet. — Jean de Nassau, son frère, 
stathouder particulier de la province 
de Frise, est la tige des deux der- 
niers slatliouders. Les HoUandois 
offrent à Henri III de se mettre sous 
la domination de la France. Le roi 
les refuse, et fut mal payé de sa dé- 
licatesse par les Espagnols. — Mau- 
BiCE de Nassau^ second stathouder, 
et fils de Guillaume, succède, à l'âge 
de dix-huit ans , à toute l'autorité de 
son père. 

i585. Alliance des HoUandois avec 
Elisabeth, reine d'Angleterre, qui 
leur fait passer des secours. 

l588. Yj^Invincibile Armada^ flotte 
de i5o vaisseaux envoyée par Phi- 
lippe II contre l'Angleterre , est dis- 
persée par la tempête. 



(32) 

Suisses. 

i5oo. Les Suisses alliés de Ludo- 
vic le More, duc de Milan, le livrent 
à La Trémouille. 

i5oi. Bûle et Schaffouse sont re- 



Suite des Suisses. 

çus dans la confédération helvétlqne.^ 

ï5o2, Saint-Gall entre dans l'al- 
liance des Suisses; etBienne, l'année 
suivante. 

i5io. Les Suisses prennent al- 
liance contre la France avec l'empe- 
reur et le roi d'Angleterre. 

i5i2. Les Suisses s'emparent de 
Lugano, Locarno et Bellinzona, et 
les GrisoMs de Bornjio, de Chiavenna 
et de la Valteline. 

i5i3. Appenzell se rachète de la 
souveraineté de l'abbé de Saint-Gall, 
et forme le treizième canton. 

i5i3. Les Suisses battentLa Tré- 
mouille à Novarre. — Ils pénètrent 
en Bourgogne, et assiègent Dijon. 
La Trémouille les éloigne moyennant 
une somme ^d'argent et la promesse 
d'une autre plus considérable. 

i5i5. Ils défendent le Milanoi* 
contre François I, et sont défaits à 
la bataille de Marignan. 

i5i6. Paix de Fribourg entre la 
France et les Suisses , dite la Paix 
Perpétuelle.^ parcequ'elle étoit demeu- 
rée telle, jusqu'à l'époque, du moins, 
de la révolution françoise, dont elle a 
éprouvé le contre-coup en 1798. — 
Confirmation du capitulât ou du 
traité de commerce de i4^7 avec le 
duc de Milan. 

1623. Le sénat de Zurich, sur la 
proposition de Zuingle, adopte la 
réformation. — -Bâle, Berne et Schaf- 
fouse suivent cet exemple. 

i524- Les Suisses abandonnent à 
Rebec l'amiral Bonnivet, qui est dé- 
fait par le connétable de Bourbon. 

i5î6. Genève et Neufchâtel en- 
trent dans l'alliance des Suisses. 

iS2g. Guerre dite de Capel , en- 
tre les deux cantons protestants de 
Zurich et de Berne , et les cinq ca- 
tholiques de liUcerne, Uri , Schvvitz , 
Unterwalden et Zug. — Fribourg et 



Ce VÉR.'De 1498 Cl iSSg. — o^ Race^ Valois collatéranx. 265 



Suite des Suisses. 

Soleure catholiques , Bàle et Schaf- 
fouse , protestants , Claris et Ap- 
penzell, mixtes^ demeurent {;énera- 
îement neutres dans les {guerres de 
religion, et contribuent à ramener 
la paix. 

i53i. Sanglante bataille entre les 
cantons catholiques et les protes- 
tants. Ces derniers sont battus. Zuin- 
fjle, la cause fatale de ces funestes 
divisions, périt dans le combat. — 
A l'aspect des suites déplorables de 
leurs divisions, les deux partis se 
tolèrent mutuellement. 

i535. Interdiction de la religion 
catholique à Genève, qui devient le 
chef-lieu du calvinisme. 

i536. Les Bernois enlèvent le pays 
de Vaud au duc de Savoie, chassent 
lévêque de Lausanne, établissent la 
réforme dans le pays, et le gouver- 
nent en souverains. 

i549- Henri II renouvelle l'allian- 
ce avec les Suisses, qui s'y prêtent 
avec peine, à cause des exécutions 
qui se faisoient en France contre les 
luthériens. 

i552. Les Suisses renouvellent 
avec Charles-Quint le traité de com- 
merce ou capitulât des ducs de 
Milan. 

iSôy. Les Suisses à la solde de la 
France protègent Charles IX contre 
l'enlèvement projeté par le prince 
de Condé et les huguenots , et le ra- 
mènent de Meaux ù Paris, au milieu 
de leur bataillon. 

1579. La France rcconnoît Ge- 
nève pour alliée des Suisses, et com- 
prise dans l'alliance perpétuelle. 

1682. Renouvellement de l'allian- 
ce des Suisses avec la France. 

1589. Alliance particulière de 
Henri III avec Genève, contre le duc 
de Savoie. 

1589. JNicolasde Ilarluy, sieur de 



Suite des Suisses. 

Sancy, amène un secours de 10 mille 
Suisses à Henri IV. 



IIL ITALIE. 

(33) 
Papes. 

1492. Alexatsdre VI (Rodrigue 
Borgia), Espagnol, 212^ pape; de 
la maison de Lenzoli , par son père , 
et de celle de Borgia par sa mère. 

— Pontife de mœurs justement dé- 
criées. — On lui connoît quatre en- 
fants naturels, Jean, César, Geoffroy 
et Lucrèce. — Il appelle Charles VIII 
en Italie , et lorsqu'il le voit maître 
de Naples, il fait une ligue pour l'en 
chasser. — Il donne le duché de Bé- 
névent à Jean, son fds, duc de Can- 
die, qui peu après est trouvé mort 
dans son lit. — Il charge César, son 
second fils, de porter à Louis XII 
la bulle de dissolution de son ma- 
riage avec Jeanne , fille de Louis XL 

— Il accorde à Emmanuel IV, roi de 
Portugal, une dispense pour épou- 
ser la sœur de sa première femme. 

i5o3. Pie III (François Picolo- 
mini ) , neveu de Pie II, 2 1 3^ pape. — 
Le cardinal d'Amboise, ministre de 
Louis XII, s'étoit flatté d'être élu. Il 
est dupé par le cardinal de La Ro- 
vère, qui le supplante à l'élection 
suivante. 

i5o3. Jules II (Julien de La Ré- 
vère), Génois, neveu de Sixte IV, 
21 4^ pape. Cette année même il ac- 
corde à Henri, prince de Galles, une 
bulle de dispense pour épouser Ca- 
therine d'Aragon, veuve de son frère 
Arthur. — Il s'efforce de réunir les 
parties du domaine de l'église qui 
avoienl été usurpées. — Sur la résis- 



lOô Tahlcs synchroniques de V Histoire de France. 

Suite des Papes. 

t.'incc que lui opposent les Vénitiens, 
il forme contre eux, en i5o8, la i'a- 
rciùnse Ligue de Cambraj. — i5io, les 
Vénitiens cèdent. Il s'allie alors avec 
eux pour chasser les François, et fait 
la (juerre en personne. — i5i2, il 
excommunie le roi de France, met 
son royaume en interdit, et délie ses 
sujets du serment de fidélité. En 
général, il employa, pour soutenir 
sa pwissance temporelle , tous les 
moyens propres à affoiblir la spiri- 
tuelle. — La même année, concile 
général, cinquième de Latran, pour 
s'opposer aux proj^rès des Turcs. 

i5i3. LÉON X (Jean de Médicis), 
Florentin, pape à 36 ans, et le ii'y^. 
— Protecteur des beaux-arts et des 
lettres, il donne son nom à cet â{je 
<le la littérature. — Il avoit été fait 
prisonnier, l'année précédente, à la 
bataille de Ravennes. — 1^17, Con- 
cordat avec François I, par lequel le 
ehoix des évéques est laissé au roi, 
et les annatcs sont abandonnées au 
pape. — Indulgences accordées par 
lui à ceux qui contribueroient aux 
frais de la construction de la basi- 
lique de Saint-Pierre de Rome. — 
Luther s'élève contre les indulgen- 
ces. — Ce fut la première étincelle 
de l'incendie qui embrasa depuis 
l'Europe. — 1621, Luther est ex- 
communié par le pape. 

i522. Adrien VI (Adrien Florent), 
Hollandois, précepteur de Charles- 
Quint, 216*^ pape. 

i5i3. Clément VII (Jules de Mé- 
dicis) , Florentin, cousin de Léon X, 
217^ pape. — Il se ligue avec Fran- 
çois I contre Charles V. Le connéta- 
ble deRourbon attaque Rome, qui est 
prise et pillée. Clément, assiégé dans 
le château Saint-Ange, se sauve au 
bout de 7 mois. - — Raccommodé avec 
Fefiapereur, il évoque à Rome l'affaire 



Suite des Papes. 

du divorce de sa tante avec Henri 
VIII, — i53o, il couronne à Rologne 
Charles-Quint, empereur. — i533, 
il célèbre le mariage de Henri, duc 
d'Orléans , second fds de François I, 
avec Catherine de Médicis, sa nièce. 

— l534, il déclare valide le ma- 
riage de Henri VIII. Ce fut la cause 
du schisme de l'Angleterre , lequel 
date de cette époque. 

1534. Paul III (Alexandre Far- 
nèse), Romain, 218^ pape. — Il con- 
voque un concile général à Trente , 
pour remédier aux maux de l'église. 

— i54o, il approuve l'institut des 
Jésuites. — Calvin commence à dog-» 
matiser. — i545, ouverture du con- 
cile de Trente contre les hérésies 
de Luther et de Calvin. — Paul insti- 
tue Louis Farnèse, son fils, duc de 
Parme, aux dépens du domaine du 
saint-siège. 

i55o. Jules III (Jean-Marie del 
Monte), Romain, 219*' pape. 

i555. Marcel II (Marcel Cervino), 
Romain, 220^ pape. 

i555. Paul IV (Jean Pierre Ca- 
raffa), 221^ pape. — Il institue l'or- 
dre des Théatins. Il entraîne la Fran- 
ce dans une guerre dangereuse. 

iSSg. Pie IV (Jean Ange Méde- 
quin ou de Médicis), d'une autre 
famille que celle de Florence , et 
frère du fameux marquis de Mari- 
gnan, 222*^ pape. — i563, fin du 
concile de Trente , commencé en 
1 545. — Le pape l'approuve en 1 564- 

— Il n'est reçu en France que pour 
les décrets sur la foi. 

i566. Pie V( Michel Ghisleri), né 
en Ligurie, et de l'ordre de Saint-Do- 
minique, 223*^ pape. — Étant grand- 
inquisiteur, il avoit fait brûler plu- 
sieurs hérétiques. — 1^67, il con- 
damne Baïus, dont les opinions ont 
amené les querelles du jansénisme. 



6^ PÉR. De 1498 a 1589. — 3^ Race, Valois collatéraux 267 

Suite des Papes. 

Il confirme la conjuré- 



Suite des Papes. 

— l568, bulle in cœna Doinini., où 
sont attribués aux ecclésiastiques des 
privilèges inconciliables avec l'auto- 
rité civile ; ce qui a empêché de la 
recevoir presque universellement. — 
iSyo, il excommunie la reine Elisa- 
beth. — 1671 , il concourt au grand 
armement maritime que commande 
don Juan d'Autriche contre lesTurcs, 
et ainsi à la victoire de Lépante, qui 
n'eut d'ailleurs aucun résultat. — Pie 
V confirme l'établissement des frères 
de la Charité. — Ce pontife, dont les 
lumières n'égalèrent pas les vertus , 
fut canonisé par Clément XI. 

iSys. Grégoire XIII ( Hugues 
Buoncompagni), Bolonois, 224*^ p-i- 
pe. — Il poursuit la guerre contre les 
Turcs, confirme la congrégation de 
l'Oratoire, et travaille inutilement à 
réunir l'église de Russie. — i582, il 
réforme le calendrier romain par l'in- 
troduction des épactes, par la sup- 
pression des bissextiles centenaires, 
et par celle de dix jours de cette an- 
née, qui n'en eut ainsi que 355. Par ce 
moyen, l'année suivante commença à 
l'époque oii elle eût commencé effec- 
tivement , si, depuis le concile de 
Nicée en 325, on n'eût pas compté 
chaque année 11 minutes et 12 se- 
condes de trop, en supposant Tannée 
de 365 jours 6 heures. Voyez l'année 
325. — i583, Grégoire excommunie 
Gebhard Truchsess, archevêque et 
électeur de Cologne, qui avoit em- 
l)rassé l'hérésie, et s'étoit marié. — 
11 reçoit une ambassade du Japon. — 
Un fils qu'il avoit eu avant d'entrer 
dans les ordres est la tige de la 
maison de Buoncompagni. 

i585. Sixte V (Félix Péretti), de 
la Marche d'Ancône, d'abord gar- 
dien de pourceaux, puis cordelier. 



calvinistes. 

gation des Feuillants. — Il embellit 

liome, et y établit une police sévère. 



(34) 
Ducs de Savoie. 

1497. Philibert II le Beau, fils d<? 
Philippe I Sans-Terre, gendre de 
l'empereur Maximilien et frère de 
Louise de Savoie, comtesse, puis 
duchesse d'Angouléme , mère de 
François I. — H eut la réputation 
d'un grand capitaine. 

i5o4. Charles III le Bon, frère. - 
i534, les Genevois, soutenus parles 
Suisses, se révoltent contre lui, em- 
brassent le luthéranisme, et forts de 
l'appui de la France, s'érigent en 
république. — 1 536, les Bernois en- 
lèvent aussi au duc le pays de Vaud , 
chassent l'évêque de Lausanne,' et 
établissent les nouvelles opinion» 
dans ce pays, qu'ils gouvernent en 
souverains. — Le duc Charles avoit 
fourni au connétable de Bourbon 
l'argent nécessaire à lever en Alle- 
magne les Lansquenets qui décidè- 
rent la victoire de Pavie, la captivité 
de François I, et l'expulsion des Fran- 
çois hors de l'Italie. — Il paya cher 
sa complaisance, et sur la fin de sa 
vie, il se vit dépouillé de ses états 
par les François. 

i553. Emmanuel Philibert, dit 
Tête de Fer, fils. — i559, il gagne 
pour le roi d'Espagne, Philippe II, 
la bataille de Saint-Quentin, qui jeta 
l'alarme dans toute la France. — 
1559, paix de Cateau Cambre sis , y^^ 
laquelle il est rétabli dans ses états, 
en exceptant Turin, Pignerol, et 
quelques autres places , qui lui 



225® pape. — i585, bulle contre furent rendues depuis, partie par 
Henri III, roi de France, et contre les Charles IX, et partie par Henri III. 



268 



Tables synclironiqiœs de Vllisloirâ de France. 



Suite des Ducs de Savoie. 

1 58o. Charles Emmanuel I le Grand., 
fils. — i588, à la faveur des troubles 
de la France, il s'empare du mar- 
quisat de S;duces. — 1601, il le re- 
tient par traité, et donne en échange 
le pays de Gex, le Buyey et le Val- 
romey. — 1602, il tente en pleine 
paix de s'emparer de Genève par 
surprise. Ses troupes sont repoussées 
et les prisonniers sont pendus comme 
voleurs nocturnes. — 1628, à la mort 
du duc de Mantoue, il se déclare 
pour la maison d'Autriche. — Il 
meurt en i63o, presque entièrement 
dépouillé de ses états par la France. 
— Thomas François, l'un de ses fils, 
est la tige de la branche de Garignan. 



(35) 
Ducs de Milan. 

i494- Ludovic-Marie Sforce, dit 
h More , oncle de l'infortuné Jean 
Galéas Marie, qui fut empoisonné 
par lui, et fils de François, le pre- 
mier des Sforces, duc en i447- — 
1495, il entre dans la ligue contre 
Charles Vlll. — ^499 •> Trivulce con- 
quiert le duché pour Louis XII. — 
i5oo, Ludovic y rentre avec le se- 
cours des Suisses, qui le livrent de- 
puis aux François. — Il meurt au 
château de Loches en i5io. 

i5oo. Louis XII, roi de France. 

— Il sollicite et obtient de l'empe- 
reur Maximilien l'investiture du du- 
ché. 

i5i2. Maximilien Sforce, fils de 
Ludovic, entre dans Milan par suite 
de la ligue formée par le pape et 
l'empereur. 

i5i5. François I, roi de France. 

— Il s'empare de Milan après la ba- 
taille de Marignan. — Maximilien 
lui cède le château et ses droits , 



Suite des Ducs de Milan. 

moyennant une pension. — Sforce 
meurt assassiné en i53o. 

1621. Ligue contre les François, 
entre Léon X et Charles - Quint ; 
Prosper Colonne et le marquis de 
Pescaire battent les François à Vauri 
sur l'Adda , ce qui les force à aban- 
donner Milan. 

1621. François-Marie Sforce, se- 
cond fils de Ludovic. — 1622, ba- 
taille de la Bicoque qui achève de 
faire perdre le Milanois aux Fran- 
çois. — 1524? François I étant rentré 
en Italie, Sforce abandonne Milan; 
il y rentre l'année suivante, après la 
bataille de Payie. — i525, ayant 
voulu se rendre indépendant des Im- 
périaux, ils lui enlèvent ses meilleu- 
res places, et Milan est obligé de 
prêter serment à l'empereur. — 
1629, Sforce obtient de l'empereur 
une nouvelle investiture. — Il meurt 
en i535. 

i535. Charles- Quint s'empare 
du Milanois comme fief vacant de 
l'Empire, et encore à titre d'héri- 
tier institué par Sforce. Il en donne 
l'investiture à Philippe, son fils. — 
Depuis ce temps, les rois d'Espagne 
ont possédé le Milanois jusqu'en 
1706, que l'empereur Joseph I s'en 
empara , et le transmit à sa famille. 
Celle-ci le perdit en 1 797, par le trai- 
té de Campo-Formio ., et y rentra par 
celui de Paris, du 3o mai i8i4- 



(36) 
Marquis de Mantoue. 

1484. Jean François II, marquis 
de Mantoue, fils de Frédéric. — Il 
se distingue contre les François à la 
journée de Fornoue. — Il est suc- 
cessivement général de Louis XII et 
du pape Jules II. — iSog, étant 



6e PÉR. De 1498 Cl 1589. — 3« Race^ Valois collatéraux. 269 



Suite des Marquis de Mantoue. 

entré dans la ligue de Cambray, il 
est fait prisonnier par les Vénitiens, 
puis relâché à la recommandation 
du pape, qui le fait gonfalonier de 
l'église. 

Ducs de Mantoue. 

iSiQ. Frédéric II, fds. — Premier 
duc de Mantoue. — Nommé par 
Léon X général des troupes de l'é- 
glise , il fait la guerre aux François. 
— i53o, Charles V lui donne le titre 
de duc. — Il obtient du même le 
marquisat de Montferrat , comme 
ayant épousé la nièce du dernier 
marquis Jean Georges Paléologue. 

Louis, l'un de ses fds, devint duc 
de Nevers en i545, par son ma- 
riage avec Henriette de Clèves. 

i54o. François II, fds. 

i55o. Guillaume, frère. 

1587. Vincent I, fds. — Il fait 
construire la citadelle de Casai dans 
le duché de Montferrat. — Il meurt 
en 1612. 



(3?) 
Panne et Plaisance. 

i5i2. Le pape Jules II se fait 
payer de la part qu'il prend à la 
ligue contre la France, pour affran- 
chir le Milanois, par la cession de 
Parme et de Plaisance qui en fai- 
soient partie depuis i3i5. 

i5i5. François I s'en empare. 

162 1. LÉON X le recouvre à l'aide 
des Impériaux et du duc de Man- 
toue. 

Ducs de Parme et de Plaisance. 

1545. Pierre -Louis Farnèse, né 
d'un mariage secret du pape Paul III, 
d;ms sa jeunesse, reçoit de son père, 



Suite de Parme et Plaisance, 

avec l'agrément du sacré collège , 
les territoires de Parme et de Plai- 
sance érigés en duchés. Il abandonne 
au saint-siège en dédommagement 
Nepi et Frascati. — Pierre -Louis 
possédoit déjà Castro et Ronciglione 
sous la dépendance du saint-siège. 
— Il fait des réformes utiles qui 
soulèvent des mécontents, et il est 
assassiné. — Il avoit fait bâtir la ci- 
tadelle de Plaisance. — Horace, duc 
de Castro, l'un de ses tils, qui fut 
tué en i555 au siège d'IIesdin, avoit 
épousé Diane de France ou d'An- 
goulême , fille légitimée de Henri II. 
1547. Octave Farnèse, fils. — Il 
ne peut succéder qu'au duché de 
Parme, l'empereur s'étant emparé de 
Plaisance. — La ville lui est rendue 
en i556, mais sans la citadelle. — 
Il l'obtint en 1 58 1 . — Il avoit épousé, 
en i538, Marguerite, fille naturelle 
de Charles-Quint, veuve d'Alexandre 
de Médicis , duc de Florence. 

i586. Alexandre Farnèse , fils 
unique. — Un des grands capitaines 
de son siècle. — i578, il est fait 
gouverneur des Pays-Bas révoltés. 
— Peut-être par ses grandes qua- 
lités en eût-il empêché la défection, 
si on ne l'en eût tiré pour l'opposer 
à Henri IV. — Il fit construire la 
citadelle de Parme. — Il avoit épousé 
Marie, fille aînée d'Edouard, duc 
de Guimaraens , fils d'Emmanuel le 
Grand, roi de Portugal, laquelle lui 
porta les droits les plus légitimes au 
royaume de Portugal. La force en 



décida en faveur de Phili 
d'Espagne I. 



ppe 



II, roi 



OS) 

Princes de la République de Florence. . 
1^92. Pierre M de Médicis, fils 



Tables synchronie/ lies de PHistoire de France. 



Suite des Princes Je Florence. 

îûné de Laurent I, et frère de Jean, 
cardinal, et depuis pnpe, sous le 
nom (le Léon X, succède à son père. 
— 1494, il est chassé de la ville. — 
Charles VIII affranchit Pise de la 
domination de Florence. — Les Flo- 
rentins établissent un gouvernement 
aristocratique par le conseil de Jé- 
rôme Savonarole, fameux domini- 
cain de Ferrare, brûlé depuis comme 
fourbe et visionnaire. 

i5o4. Pierre II qui s'étoit engagé 
au service des François , se noie , et 
laisse deux fils, Laurent et Cosme, 
ainsi qu'une fdle nommée Clarice , 
mariée à Philippe Strozzi. 

iSog. Les Florentins recouvrent 
Pise. — Depuis la perte de son in- 
dépendance cette ville a dépéri|, et 
de i5o mille âmes qu'elle possédoit, 
elle a été réduite au dixième. 

i5i 2. Julien II et le cardinal Jean 
qui fut pape l'année suivante, sous le 
nom de Léon X, tous deux frères de 
Pierre II, sont rétablis à Florence , 
à la prière du pape Jules II, par 
Raymond de Cardonne, vice-roi de 
JNaples. 

i5i6. Laurent II le Jeune, fils de 
Pierre II, reçoit du pape Léon X, 
son oncle, le duché d'Urbin enlevé 
à François-Marie de La Rovère, ne- 
veu du pape Jules II. — Il épouse 
Madeleine de La Tour, comtesse 
d'Auvergne et de Boulogne, qui 
mourut en couche de la fameuse 
Catherine de Médicis , femme de 
Henri II. — Laurent survécut de 5 
jours à sa femme. 

iSiQ. Jules de Médicis, cardinal 
archevêque de Florence , fils naturel 
de Julien I, et de la belle Camille 
Cafarelli, l'une des causes de la ja- 
lousie des Pazzis et de la conjuration 
qu'ils tramèrent, prend le gouverne- 
meut de Florence, à titre de. légat 



Suite des Princes de Florence, 

do Léon X , son cousin-germain. — 
i523, il devient pape sous le nom 
de Cléuîent VII. 

i523. HippoLYTE de Médicis, car- 
dinal, fils naturel de Julien II, et 
Alexandre de Médicis, fils naturel 
de Laurent II, et frère de Catherine, 
sont nommés par le pape Clément 
VII ses heutenanls à Florence. — 
Clément VII ayant pris part à la ligue 
de la France , de l'Angleterre et de 
Venise , contre Charles-Quint, est 
attaqué le premier, et Rome est 
prise. L'un des soutiens du pape 
avoit été Jean de Médicis, dit l'In- 
vincible et le Grand Diable , arrière- 
petit-fils de Laurent l'Ancien, frère 
du premier Cosme. 

1527. Les Florentins voyantRome 
prise, se révoltent, et renversent 
les statues de Léon X et de Clé- 
ment VII. 

1529. Le pape s'allie, à l'empe- 
reur pour rétablir sa famille à Flo- 
rence. — Alexandre de Médicis 
épouse Marguerite, fille naturelle 
de Charles-Quint. — Le prince d'O- 
range, Philibert, assiège Florence 
pour l'empereur, et y est tué. Fer- 
dinand de Gonzague qui lui succède, 
emporte la place en i53o. 

Ducs de Florence. 

i53t. Alexandre de Médicis, fila 
naturel de Laurent II, est reconnu 
chef de l'état, et l'année suivante 
duc de Florence. — Ses cruautés et 
ses débauches indisposent les. peu- 
ples. — Il est assassiné par Lauren- 
tin de Médicis, son cousin. - — Il ne 
laisse pas d'enfants et est le dernier 
maie de la branche aînée. 

1537. Cosme de Médicis, dit le 
Grand., fils de Jean l'Invincible, fils 
de Jean ou Jourdain, fils de Pierre 
François j fils de Laurent l'Ancien, 



6e PÉR. De 1498 à 1589. — 3c Race, Valois collatéraux. 271 

Suite des Ducs de Ferrure , etc. 



Suite des Ducs de Florence. 

frère du premier Cosme, et tige de la 
Lranche cadette. — i538, les Flo- 
rentins commandés par Strozzi, es- 
saient de se rétablir dans leur li- 
berté, et sont battus par lui. -— 
1543, il racbète de l'empereur les 
citadelles de Florence et de Livour- 
ïie, et fait un port franc de cette 
dernière ville. — iSSy, Jacques de 
Médichino, marquis de Marignan, 
général de l'empereur, force la ville 
de Sienne à capituler, malgré la belle 
défense deMontluc. — Cosme obtient 
cette ville de Philippe II. Elle se gou- 
vernoit en république depuis 1260. 
— Il institue l'ordre des chevaliers 
de Saint-Étienne, pour réprimer les 
courses des Turcs sur les côtes de la 
Toscane. — i562, Garcia, fils de 
Cosme, ayant tué d'un coup de poi- 
gnard le cardinal Jean , son frère , 
dans une querelle , est frappé du 
même poignard par son père, sur le 
corps même du cardinal. — i564, 
Cosme résigne le gouvernement à 
son fils aîné, et ne se réserve que le 
titre ducal. — 1 56g , le pape Pie V le 
déclare grand-duc, et lui donne la 
couronne royale et le sceptre. 

1574. François -Marie , fils. — 
Éléonore , sa fille aînée, épouse 
Vincent, duc de Mantoue, et Marie, 
la seconde , Henri IV, roi de France. 

1587. Ferdinand I, frère. — Car- 
dinal en i563. — En 1689, il épouse 
Christine, fille de Charles III, duc 
de Lorraine. 



(39) 

Ducs de Ferrure^ Modène et Reggio. 

\ 

1471. Hercule d'Est, fils de Ni- 
colas III, et frère légitime de Borso, 
qui avoit été créé duc de Modène et 
de Reggio par l'empereur Frédéric II, 



et duc de Ferrare par le pape. — Il 
fait périr Nicolas, son neveu, fils de 
Lionel, qui lui avoit disputé la suc- 
cession de son père. 

i5o5. Alphonse I, fils. — Il épouse 
Lucrèce Borgia, fille du pape Alexan- 
dre VI. G'étoit le quatrième maria- 
ge de Lucrèce : les deux premiers 
avoient été cassés par son père , et 
son troisième époux avoit été étran- 
glé par ordre de César Borgia , son 
frère. — Il entre dans la ligue de 
Cambray, et est fait gonfalonier de 
l'Église. — Ayant refusé de s'en re- 
tirer en même temps que le p«ipe, il 
entre en guerre avec lui , et perd 
Modène et Reggio. — i5i2, il con- 
tribue, par l'effet de son artillerie, à 
la victoire des François à Ravennes. 

— i523 et i527, il reprend Modène 
et Reggio. — Il lutte toute sa vie 
contre les papes, et parvient à dé- 
jouer tous leurs efforts contre lui. 

1534. Hercule II, fils. — Il épouse 
Renée de France, fille de Louis XI J, 

— Après la mort du duc, à la fin de 
i55g, Renée revint en France, et fit 
son séjour à Montargis , où elle mou- 
rut en 1675, imbue des erreurs du 
calvinisme. 

iSSg. Alphonse II, fils. — Il fait 
enfermer le Tasse pour ses liaisons 
avec Eléonore, sa sœur, et comme 
attaqué de folie. 



(4o) 

Ducs d'Urbin. 

1482. Gui-Ubald de Montefeltro, 
fils de Frédéric, premier duc d'Ur- 
bin. — Il est général du pape Alexan- 
dre VI, avec César Borgia , fils du 
pontife. — Ce dernier emprunte à 
Gui son artillerie et ses troupes, et 
s'en sert pour le dépouiller. — Le 



nyi Tables synchroniques de Vllisloire de France, 

Suite des Ducs cTUrbin. 



pape Jules II le rétablit dans ses 
c'tats. 

Les Rovères. 

i5o8. Fraxçois-Marie de La Ro- 
vère, neveu; tils de Jeanne de Mon- 
teFeltro, sœur de Gui, et de Jean de 
La Rovère, frère du pape Jules IL — 
i5ii, il poif;narde un cardinal qui 
l'avoit desservi près de son oncle. — 
Jules le déclare déchu de sa dignité, 
et le rétablit au bout de cinq mois. 
— Léon X fait revivre le jugement, 
et donne ses états, en i5i6, à Lau- 
rent II de Médicis, son neveu. — Il 
se rétablit dans ses états à la mort de 
Léon X. 

i538. Gui-Ubald IIMe La Rovère, 
fils — Capitaine général des Véni- 
tiens, puis de Paul III. 

1574. FrxVnçois-Marie II, fds. — 
H s'étoit signalé en 1671 à la bataille 
de Lépante. — i623, le chagrin qu'il 
conçoit de la mort de son fils unique 
le fait renoncer à ses états , qu'il 
abandonne à l'Église. — François- 
Ubald, son fils, laissa une fille pos- 
thume qui ne recueillit que les biens 
allodiaux de sa maison. Elle épousa 
Ferdinand II, duc de Toscane. 



(40 

Venise. 

i5oi. Institution du tribunal des 
inquisiteurs d'État, pour veiller à la 
conservation de la république. Il est 
composé de trois magistrats, revêtus 
d'un pouvoir absolu sur les citoyens. 
— Les Vénitiens acquièrent la ville 
de Rimini de Pandolphe Malatesta , 
et enlèvent celle de Faenza à César 
Borgia. 

i5o4- Jules II redemande aux Vé- 
nitiens les villes de Faenza^ Ravçunes 



Suite de Venise. 

et Rimini ; et, sur leur refus, il signe 
à Rlois une ligue avec l'empereur et 
le roi de France. Les Vénitiens dé- 
tournent l'orage en cédant au pape 
une partie de la Romagne. 

1008. Ligue de Cambray entre le 
pape, les rois de France et d'Aragon, 
les ducs de Savoie, de Mantoue et de 
Ferrare , pour dépouiller les Véni- 
tiens de leurs états de terre ferme. 
Il en résulte une guerre qui dure huit 
ans. — i5o9, bataille d'Agnadel, où 
les Vénitiens sont battus par Louis 
XII, et oîi l'Alviane, leur général, 
est fait prisonnier. — Le territoire de 
Venise est envahi et partagé. 

i5io. La république fait la paix 
avec le pape, et forme une ligue avec 
lui, avec les Suisses et avec Henri VIII, 
roi d'Angleterre. — 1 5 1 2 , bataille de 
Ravennes, où Gaston de Foix, neveu 
de Louis XII, bat les confédérés. Le 
cardinal Jean de Médicis, général de 
l'armée pontificale, et pape l'année 
suivante, y est fait prisonnier. — 
Ce fut le dernier avantage des Fran- 
çois. 

i5i3. Les Vénitiens s'allient aux 
François, qui sont battus par les 
Suisses à Novarre. — i5i5, ils con- 
tribuent au gain de la bataille de 
Marignan, contre ces mêmes Suisses. 

i5i6. Paix qui dissout la ligue de 
Cambray. 

i538. Ligue des Vénitiens, du 
pape et de l'empereur contre Soli- 
man II, empereur des Turcs. — • An- 
dré Doria est déclaré généralissime 
de la flotte. — Avec des forces supé- 
rieures , deux fois il refuse le com- 
bat ; et il livre les Vénitiens au feu 
des Turcs. — i54o, paix avec les 
Turcs. 

1567. ^'"^ seigneurie défend de re- 
cevoir la bulle in cccna Domini da. 
pape Pie V, 



ÇepÉR. De i40^ a iSSg. — 3« Race, Valois collatéraux. 273 

Suite de Gènes, 



Suite de Venise. 

ïSyo. Séliai se dispose à enlever 
Chypre aux Vénitiens. — Ligue ma- 
ritime pour s'y opposer; elle est ren- 
due inutile par la mésintelligence des 
chefs des diverses nations. — L'île 
est conquise par les Turcs. Toutes 
les capitulations sont violées : les no- 
bles vénitiens faits prisonniers sont 
mis à mort ; Bragadiuo, leur chef, est 
«corché vif. 

1571. Bataille navale de Lépante, 
oi\ lesTun es sont défaits pardon Juan 
d'Autriche, fds naturel de Charles- 
Quint, et général de la flotte combi- 
née ; il étoit âgé de 24 ans. — Cette 
victoire brillante n'eut aucun résul- 
tat, et les Vénitiens, en conséquence, 
firent la paix €n 1673. 



(42) 
Gènes. 

1499. Les Génois se donnent à 
Louis Xiï. — i5o6, ils se soulèvent. 
— iSoy, Louis XII passe les Alpes, 
entre dans Gênes, l'épée nue à la 
main, et se borne à lever une contri- 
Lution , dont il remet le tiers. — Les 
papes tentent en vain de faire révol- 
ter de nouveau la ville. 

1 5 1 3. Nouvelle révolte à l'occasion 
des désastres des François en Ita- 
lie. — Octavien Frégose est nommé 
doge. 

i5i5. François I rentre en pos- 
session de Gênes, et nomme gouver- 
neur le doge lui-même. 

1622. Gênes est emportée parles 
Impériaux. 

1627. Gjênes est reprise par les 
François. André Doria , amiral gé- 
nois au service de France, bloquoit 
Ifi port. — ïrivulce ««t nommé gou- 
yerueur. 



Révolution à Gènes. 

iSaS. André Doria, ayant quitta 
le service de France, s'empare de 
Gênes , et en chasse les François. — • 
Il change la foi me du gouvernement. 
Aux vingt-huit familles illustres àw 
pays ( les Adornes et les Frégoses 
exceptés), on agrège toutes les au- 
tres, tant nobles que bourgeoises, 
qui avoient été admises aux charges, 
et qui sont confirmées dans le droit 
d'y prétendre. Le reste des citoyens, 
le petit peuple, fut exclu du gou- 
vernement. - — Un doge fut élu tous 
les deux ans pour régir l'état, assisté 
de huit gouverneurs, et d'un conseil 
de quatre cents citoyens, — Doria 
est nommé censeur à vie , et on lui 
élève une statue. 

1547. Conjuration de Jean-Louia 
d« Fiesque contre André Doria et 
contre son neveu Jannetin Doria, sou 
bras droit. — Elle éclate pendant la 
nuit ; tout réussissoit au gré des con- 
jurés, lorsque Fiesque, se rendant au 
port pour saisir les galères , glisse 
sur une planche, et se noie. 

i553. Descente des François et 
des Turcs dans l'île de Corse. — ■ 
Doria la défend avec des succès 
divers. — Elle est évacuée par les 
François eu iSSg, à la paix de Ca- 
teau-Cambresis. — S. Piétro d'Or- 
nano , chef des rebelles , passe en 
France. Alphonse, son fds, fut ma- 
réchal de France. 

1 56o. Mort d'André Doria , le plus 
grand homme de mer de son temps, 
et peut-être le meilleur citoyen, si 
c'est l'être effectivement que d'avoir 
sacrifié sa propre gloire et l'intérêt 
de toute la chrétienté à la craint» 
de faire prévaloir Venise sur sa pa- 
trie , en se refusant aux fréquentes 
occasions qu'il eut de vaincre les 
18 



3«j4- Tables synchronîques de 

Suite de Gênes. 



Turcs, et de faire triompher la cause 
remise entre ses mains. 

i574- Disputes entre les nouveaux 
nobles et les anciens h l'occasion de 
quelques privilèges attribués à ces 
derniers en i547. Toutes les puis- 
sances voisines, dans la crainte de 
voir Gênes sous la domination ex- 
clusive de quelqu'une d'entre elles, 
s'entremettent pour faire cesser les 
troubles. — On abolit le règlement 
de i547, et la paix intérieure et ex- 
térieure s'e'tablit pour 5o ans. 



(43) 

Rois de Napîes et de Sicile. 

1496. Frédéric III, le dernier de 
la branche bâtarde d'Aragon , oncle 
de Ferdinand II, et fds de Ferdi- 
nand I, fils naturel d'Alphonse V, 
roi d'Aragon, lequel avoit conquis 
ce royaume en i^^^-, sur la maison 
d'Anjou, et en avoit fait l'héritage 
de son fils naturel. — i5oi, il est dé- 
pouillé par Louis XII, et est envoyé 
en France où il meurt. — Son fds 
Ferdinand est livré à Gonsalve , gé- 
néral de Ferdinand le Gathohque, 
roi d'Aragon , allié de Louis XII. — 
Le jeune prince est envoyé en Es- 
pagne comme son père en France. 
— Deux des fdles de Frédéric por- 
tèrent leurs prétentions dans les mai- 
sons de Laval et de la Trémouille. 

l5o3. Ferdinand le Catholique ^ roi 
d'Aragon , s'empare de tout le royau- 
me qu'il devoit partager avec Louis 
XII. — Il y est confirmé par le traité 
deBlois, en i5o5. 

Depuis ce temps le royaume de 
Naples et de Sicile demeure attaché 
à la monarchie espagnole jusqu'en 
*7*4î <{^^ f«t accordé à l'archiduc 



VHsitoire de France, 

Suite des Rois de Naples et de Sicile, 

Charles, depuis empereur, sous le 
nom de Charles VI. 



, */»/Vl<-W-»/»/^ 



IV. ESPAGNE. 

(44) 

Rois de Castille. 

i474- Isabelle, fille de Jean II le 
Maladif, et sœur de Henri IV l'Im- 
puissant, succède à son père, au pré- 
judice de Jeanne, sa nièce, dont la lé- 
gitimité n'est pas reconnue. — • Elle 
règne avec son mari Ferdinand V, 
fils de Jean II, roi de Navarre et 
d'Aragon. — 1479? Ferdinand, à la 
mort de son père, réunit l'Aragon à 
la Castille. — 1480, établissement 
de l'inquisition en Espagne, à la 
sollicitation du dominicain Torquc- 
mada. — 149^? Ferdinand s'empare 
sur les Maures du royaume de Gre- 
nade, et reçoit d'Innocent VIII le 
surnom de Catholique. — La même 
année deux vaisseaux espagnols, 
commandés par le Génois Chris- 
tophe Colomb , font la découverte 
d'un nouveau continent , auquel, 
cinq ans après, le Florentin Amé- 
rigo Vespucci donne son nom. — 
i5oo, Ferdinand se ligue avec Louis 
XII pour conquérir le royaume de 
Naples. 

i5o4- Jeanne, dite la Folle ^ héri- 
tière de sa mère Isabelle, règne en 
Castille avec l'archiduc Philippe le 
£(caii ., son mari, fils de l'empereur 
Maximilien. — i5o5, Ferdinand, ad- 
ministrateur du royaume par le tes- 
tament de sa femme, est obligé de 
renoncera son titre. — i5o6, mort 
de Philippe. Ferdinand est nommé 
régent. Ximenès, confesseur de la 
reine Isabelle, puis archevêque d© 



6e PÉR. T)t 1498 h i58g. — 3« /?ac(?, Valois collatéraux. 275 



Suite des Rois de Castille. 

Tolède et cardinal, est appelé à l'ad- 
ministralion. — Il travaille à la con- 
version (les mahométans, et en bap- 
tise 3 mille en un jour. — Il fait à 
ses dépens la conquête d'Oran en 
Afrique. — Il fonde l'université d'Al- 
cala , et y fait imprimer la première 
Bible polyglotte. — i5 10, Ferdinand 
se fait donner par le pape l'investi- 
ture du royaume deNaples. — i5i2, 
il enlève la Haute-Navarre à Jean 
d'Albret, s'autorisant des droits de 
Germaine de Fois, sa seconde fem- 
me, sœur et prétendue héritière de 
Gaston de Foix, duc de Nemours. 

— Il meurt en i5i6 — Catherine, 
quatrième fdle de Ferdinand et d'Isa- 
belle, épouse Arthur d'Angleterre, 
puis Henri VIIÏ, son frère. 

i5iG. Charles I en Espagne, V 
dans l'Empire , et connu sous le 
nom de Charles-Quint, fils de l'ar- 
chiduc Philippe le Beau et de Jeanne 
la Folle qui vécut jusqu'en i555. 
iSig, Charles est élu empereur à 
19 ans. — Cette année Fernand Cor- 
tez fait la conquête du Mexique. — 

— 1622, la Victoire, vaisseau de 
l'escadre de Magellan, Portugais au 
service d'Espagne, rentre au port 
de Saint-Lucas de Séville, après avoir 
fait le premier voyage autour du 
Bûonde. Magellan fut tué aux Phi- 
lippines dans cette expédition. — 
1625, Pizarre pénètre au Pérou, qui 
est soumis en i535. — i535, Char- 
les s'empare du duché de Milan à la 
mort du dernier des Sforces , qui 
l'institue son héritier. — i556, il 
abdique la couronne d'Espagne en 
faveur de Philippe, son fils, et celle 
de l'Empire en faveur de Ferdinand, 
son frère. — i558, il meurt dans le 
monastère de Saint-Just en Estra- 
madure , oii il s'étoit retiré. Voyez 
les empereurs. 



Suite des Rois de CasdUc. 

i556. Philippe II, fils, roi d'Angle- 
terre en i554, par son mariage avec 
Marie, fille de Henri VIII. — iSSy, il 
gagne la bataille de Saint-Quentia 
par le duc de Savoie , son général. 
— i558, mort de Marie d'Angleterre 
son e;pouse. — lÔSg, paix deCâteau- 
Cambresis entre la France et l'Es- 
pagne. — Philippe donne le gouver- 
nement des Pays-Bas à Marguerite, 
duchesse de Parme, sa sœur, ce qui 
indispose le prince d'Orange et le 
comte d'Egmont, qui aspiroient à 
cette dignité. — i565, mesures de 
rigueur contre les hérétiques des 
Pays-Bas , cause de la perte de sept 
de ces provinces qui depuis ont 
formé la république des Provinces- 
Unies. — i568, Philippe arrête son 
fils don Carlos, qui étoit prêt à se ren- 
dre dans les Pays-Bas, et qui meurt 
peu après. La reine Elisabeth, fille de 
Henri II , roi de France, et qui avoit 
étédestinée d'abord au jeune prince, 
le suit de près. — i^Gg, révolte des 
Maures restés en Espagne. — 1^78, 
don Juan , frère naturel de Philippe, 
et déjà illustre par la victoire da 
Lépante, bat les insurgés des Pays- 
Bas à Gemblours; ils perdirent six 
mille hommes , ôt les Espagnols 
deux hommes, dit-on, seulement. 
A la fin de la même année, don Juan 
meurt âgé de 3i ans, laissant après 
lui la conviction que ses talents et ses 
vertus eussent triomphé de la révolte 
s'il eût vécu. — i58o, Philippe , à la 
mort de don Sébastien, roi de Por- 
tugal, se porte pour héritier et s'em- 
pare du royaume. — l588, Xlnvin- 
cibile Armada^ flotte de i5o voiles, 
destinée contre l'Angleterre , est dé- 
truite par la tempête. 

1598. Philippe III, fils. — 1609, 
trêve de 12 ans avec la Hollande. — 
11 grdouxue à tous les Mahométans d» 
18. 



a^^ 



Tables synchronicjues de V Histoire de France. 



Suite des Rois de CastiUe. 

«es états de quitter le royaume, sous 
peine de mort ; l'Espagne y perdit 
irn million d'hommes. Ils firent offre 
de passer en France. Henri IV n'osa 
pas les recueillir, dans la crainte de 
donner des armes à la malveillance. 

Philippe est gouverné par le duc 

de Ler^^e. — 1620, le duc de Feria 
fait révolter la Valtehne contre les 
Grisons. — La France et Venise pren- 
nent parti pour les Grisons, — Anne- 
Marie Mauricie, fille de Philippe III, 
«pousa Louis XIII en 161 5. 



(45) 

Rois d^ Aragon. 

1 479. Ferdinand II , fds de Jean II. 
— Époux d'Isabelle , reine de Cas- 
tiUe. — Il hérite de son père de l'A- 
ragon, mais non de la Navarre, qui 
passe à Éléonore, sa sœur aînée, 
veuve de Gaston IV, comte de Foix, 
fille du premier lit et de l'héritière 
de Navarre ; en i5i2 , Ferdinand 
s'empare de la partie de ce royaume 
située au midi des Pyrénées. 

i5i6. Charles I, petit-fils (V en 
Allemagne), succède en Aragon, en 
Castille, en Navarre, et dan§ les Pays- 
Bas; et est encore élu empereur en 
1619, à la mort de Maximilieh, son 
aïeul. Voyez les Rois d'Espagne. 



(46) 
Rois de Navarre. 



Maison d'Albret. 

i483. Catherine de Foix ^ sœur 
de Gaston Phœbus, et Jean d'Albret^ 
son mari, fils aîné d'Alain le Grand, 
$ire d'Albret. -— Jean, vicomte d» 



Suite des Rois de Navarre. 

Narbonne, oncle de Catherine, et 
après lui Gaston, son fils, duc de 
Nemours, réclament la Navarre. — 
Le parlement de Paris rend sur 
cette contestation des arrêts contra- 
dictoires. — Ces démêlés durent 
jusqu'à la mort de Gaston, tué en 
i5i2, à la bataille de Ravennes. — 
Alors Ferdinand , roi d'Aragon , 
époux de Germaine de Foix, sœur 
du duc, s'empare de la Haute-Na- 
varre par la force des armes. 

i5i6. Henri II d'Albret ., fils. — 
Hérite de la Basse-Navarre au nord 
des Pyrénées. — Il épouse Margue- 
rite, sœur de François I, et veuve 
du duc d'Alençon. Elle lui porte 
l'Armagnac. 

i555. Jeanne d'Albret., fille, et 
Antoine de Bourbon , duc de Ven- 
dôme, huitième descendant de Ro- 
bert, cinquième fils de S. Louis. — 
Jeanne favorise le calvinisme. — 
Antoine meurt en i562. — Jeanne 
régne seule, et devient en France 
l'appui des hérétiques. — 1^72, elle 
meurt à Paris, 011 elle étoit venue 
pour le mariage de son fils Henri, 
avec Marguerite de Valois , fille de 
Henri II, et sœur du roi Charles IX. 

1572. Henri III, en Navarre (IV 
en France). Cette année, après le 
massacre de la Saint-Barthélémy, il 
embrasse la religion catholique. — 
Arrêté en i574, il s'échappe de la 
cour l'année suivante, et retourne 
au calvinisme. — 1^89, à la mort de 
Henri Ht, il parvient au trône de 
France , comme plus proche héri- 
tier de la couronne. lî y réunit la 
Navarre et les nombreux domaines 
qu'il possédoit dans le midi de la 
France. 



6« PÉR. De 1498 a 1589. — 3e Race^ Valois collatéraux. 277 



(47) 



1495. Emmanuel /<? Gmnc/, cousin- 
germain de Jean II, fils de Ferdi- 
nand, duc de Viseu, et petit-fils du 
roi Edouard. — L'un des meilleurs 
et des plus grands rois qu'ait eus le 
Portugal, — 1497 1 ^^^ amiraux Vas- 
quez et Paul de Gama, découvrent 
la côte d'Ethiopie et celle de Mala- 
bar. — i5oo, Alvarès, se rendant 
aux Indes, est jeté par la tempête 
sur les côtes du Brésil , qu'il dé- 
couvre. — Les Vénitiens suscitent 
aux Portugais l'inimitié de l'Egypte 
et du roi de Calicut. — i5o4î les 
Portugais brûlent une partie de la 
ville de Cranganor, sur la côte de 
Malabar, — Ils épargnent l'autre 
par égard pour les chrétiens qu'ils 
y rencontrent, à leur grand éton- 
nement. — Ceux-ci différoient en 
quelques points des catholiques, et 
se disoient chrétiens de S. Thomas, 
comme ayant reçu leur doctrine de 
cet apôtre; mais les sentiments de 
Nestorius qu'ils suivoient, et la dé- 
férence qu'ils témoigoient pour le 
patriarche schismatique de Baby- 
lone, donnent une date postérieure 
à l'établissement de leur église. — 
i.5o6, François d'Almeyda forme des 
établissements dans le royaume de 
Quiloa en Afrique , et dans ceux de 
Narsingue, de Cananor et de Co- 
chin , au sud de la presqu'île de 
l'Inde en deçà du Gange. — • Lo- 
renzo,son fils, s'empare de Ceylan 
et des Maldives, au sud de la même 
presque île. — ïSoy, Alphonse d'Al- 
buquerque s'empare d'Ormus, dans 
le golfe Persique. — i5io, Jac- 
ques Sigueira s'insinue à Sumatra. 
— Albuquerque s'empare de Goa , 
qui devient le chef-lieu des établis- 
sements porlugais duns l'Inde, «t 



Suite des Rois de Portugal. 

l'année suivante de la presque île de 
Malaca. — i5i5, il meurt à Goa, 
du chagrin de se voir rappelé. — 
iSiy, les Portugais obtiennent des 
Chinois de bâtir une ville à Macao , 
à 20 lieues de Canton. — i520, An- 
toine Gorrea pénètre dans le Pégu 
et fait alliance avec le souverain. — 
Emmanuel laissa : i° Jean qui suit; 
2** Isabelle, femme de l'empereur 
Charles -Quint 5 3° Marie B^alrix, 
femme de Charles III, duc de ^■à- 
voie^ 4° ï^ouis, duc de Béja, père 
d'un fils naturel , Antoine , prieur 
de Crato ; 5^ le cardinal Henri ; 
Ç>^ Edouard, duc de Guimaraens, 
époux d'Isabelle de Bragance, dont 
il eut deux filles, Marie, l'aînée, qui 
épousa Alexandre Farnèse, duc de 
Parme, et Catherine, la cadette, 
épouse de Jean, duc de Bragance, 
prétendant au trône à la mort de 
don Sébastien, et aïeul de Jean IV, 
qui y monta effectivement à la ré- 
volution de 1640. 

i52i. Jean III, fils, — Il perd une 
partie de ses conquêtes dans l'inté- 
rieur de l'Afrique. — 1^26, il établit 
l'inquisition. — i54o, il fait passer 
dans l'Inde S. François Xavier, avec 
le titre de légat à latere. — Avare 
de la fortune de ses peuples, il 
allège les impôts par la suppression 
des dépenses superflues. — il survit 
à tous ses fils. 

i447- SÉBASTIEN, petit-fils; fils de 
linfant Jean, et d'une sœur de Char- 
les-Quint. — Prince d'une humeur 
chevaleresque; il fait la guerre aux 
Maures d'Afrique , et est tué en i SjS, 
à 25 ans, à la bataille d'Alcaçarqui- 
vir, sans qu'on sache ce que devint 
son corps. 

1578. Henri cardinal, oncle, fils 
d'Emmanuel le Grand, ûgé de 67 ans 
Sou règne fort (.ourt s«rt aux pré* 



378 



Tables synclironîques de V Histoire de France. 



Suite des Rois de Portugal. 

tendants à sa succession , à préparer 
leurs moyens de réussite. 

Ils étoient au nombre de cinq : 
Antoine, prieur de Crato, fils na- 
turel de Louis de Béja, frère de 
Henri; Marie et Catherine, épouses 
d'Alexandre Farnèse et du duc de 
Bragance, toutes deux filles d'E- 
douard, duc de Guirnaraens, le 
dernier des fils d'Emmanuçl le Grand; 
le roi d'Espagne et le duc de Savoie, 
peiits-fils d'Emmanuel par Isabelle 
et Marie Béatrix , leurs mères. 

Le point de droit à décider étoit 
de savoir : qui devoit l'emporter des 
petifs-fils représentant leurs mères, 
ou des petites-filles représentant leur 
père. 

Maison de Castille. 

i58o. Philippe I (Il en Espagne). 
— Ce prince , petit-fils par sa mère 
d'Emmanuel, l'emporte, par la force, 
sur tous ses concurrents, et entre 
autres sur le prieur de Crato, au- 
quel la France avoit donné 60 vais- 
seaux et 6 mille hommes. — Phi- 
lippe vexe ses nouveaux sujets. 

1598. Phiuppe II (III en Espa- 
gne) , fils. — Il fait éti-angler un 
faux Sébastien, qui lui est livré par 
le grand -duc de Toscane. — Les 
Portugais sont vexés par lui comme 
par son père. — i6o4, les Hollan- 
dois enlèvent aux Portugais, deve- 
nus sujets de l'Espagne, une partie 
des Moluques et plusieurs autres 
établissements. 



V. NORD DE L'EUROPE. 

(48) 

Rois d^ Angleterre . 



v%.-v-%/u'm* 



Maison Tudor. 

1485. Henri VII, connu aupa- 
ravant sous le nom du duc de Rich- 
mond , né d'Edmond Tudor , fils 
d'Owen Tudor et de Catherine de 
France, veuve de Henri V, et de Mar- 
guerite de Sommerset, son épouse, 
petite-fille de Jean de Beaufort, duc 
de Sommerset, fils légitimé de Jean 
de Gand , duc de Lancastre. — Henri 
épouse Elisabeth, fille d'Edouard IV, 
et héritière de la Rose-Blanche, et 
réunit ainsi les droits des deux 
Roses. 

En i5o2, il fiance, avec dispense 
du pape Jules II, Henri, son 2^ fils, 
âgé de 10 ans, avec Catherine d'A- 
ragon, veuve de son fils aîné Arthur. 

— Marguerite, l'aînée de ses filles, 
épousa Jacques IV, roi d'Ecosse, et 
fut aïeule de la fameuse Marie Stuart. 

— Marie , la seconde veuve de 
Louis XII, épousa Charles Brandon, 
duc de SuFfollc, et fut aussi l'aïeule 
d'une autre infortunée , Jeanne Gray, 
décapitée par ordre de la reine Ma- 
rie, comme Marie Stuart par ordre 
d'Elisabeth. 

iSog. Henri VHI, fils. — iSai, 
il fait un traité des sept Sacrements 
contre Luther. Léon X lui donne le 
titre de Défenseur de la foi ^ que ses 
successeurs ont continué de porter. 
— 1527, premiers scrupulesduroisur 
son mariage, causés par l'inclination 
qu'il prend pour Anne de Boulen- 

— 1 52g, l'affaire est évoquée à Rome. 

— Le cardinal Wolsey est disgracié 
et les sceaux sont donnés à Thomas 
Morus. — i53o, Henri consulte di- 
verses universités sur son mariage- 



6e PÉR. De 1498 (^ 1 5% — ^*^ ii«^e, Valois collatéraux. 279 



Suite des Rois d: Angleterre. 

Les universite's protestantes d'Alle- 
magne ne lui sont pns fiiVor.ihles. 

— i53i, le parlement le reconnoit 
pour protecteur, et chef suprême de 
î'e'glise d'Angleterre. — i53}, Tho- 
mas Morus voyant que les démarches 
du roi tendoient à un schisme, re- 
met les sceaux. — i533 , Crî«nraer, 
archevêque de C^ntorbery, déclare 
nul le premier mariage du roi, et 
confirme le second. — Le parlement 
interdit les appels au pape. — i534, 
le parlement confirme la nullité du 
mariage et approuve les statuts 
schismatiques de Henri. — Fisher et 
Morus qui n'y accèdent pas, sont 
envoyés à la tour. — Clément VII, 
presse par Charles-Quint , neveu de 
Catherine, déclare valide le premier 
mariage. — Le parlement renouvelle 
alors le titre de chef suprême de 
l'église donné au roi; il lui accorde 
les annates, et condamne Fischer et 
Morus à une prison perpétuelle. — • 
Henri défend de donner le nom de 
pape à l'évêque de Rome, et con- 
somme ainsi le schisme. — i535, il 
envoie Fischer et Morus à l'échafaud, 
supprime les petits monastères, et 
délie les religieux de leurs vœux. 

— i536, il fait périr Anne de Roa- 
len , pour épouser Jeanne Seymour. 

— Celle-ci, l'année suivante, meurt 
en couches d'Edouard, qui succéda 
à Henri VIII. — i538, Henri sup- 
prime les grands monastères et porte 
des lois de sang contre les hérétiques. 

— 1 540, il épouse Anne de Clèves. — 
La même année il fait casser son ma- 
riage par le parlement, et épouse Ca- 
therine Howard. — Au hoiit de deux 
ans il fait décapiter celle-ci pour con- 
duite déréglée. — i543, il épouse 
Catherine Parr. — i544 et i545, il 
supprime les hôpitaux, les collèges 
et les universités, à l'exception de 



Suite des Rois d'Angleterre. 

celles d'Oxford et de Cambridge, 
1547. Edouard VI, fils de Henri 
VIÎI et de Jeanne Seymour, sous le 
protectorat de son oncle, le duc de 
Sommerset, qui travaille à rétablis- 
sement du protestantisme en Angle- 
terre. — Il supprime la messe e't la 
confession , et oblige les évêques à 
exercer leur juridiction au nom du- 
roi. — i55o, nouvelle liturgie. — . 
On brûle les autres livres, ou on les 
abandonne aux épiciers. — i552, le 
mariage des prêtres est déclaré va- 
lide. — Le duc de Sommerset, sup» 
planté par une intrigue, est décapité. 

— Edouard meurt à 16 ans. 

i5Ô3. Jeanne Gray, fille de Henri 
Gray, duc de Suffoik et de Françoise 
Brandon, petite-fille de Henri VII, 
est proclamée reine en opposition 
aux droits de Marie. Mais elle ne le 
fut que neuf jours, et paya de sa 
tête, l'année suivante, l'imprudence 
de ses partisans. 

i553. Marie, fille de Henri VIIÏ 
et de Catherine d'Aragon, âgée de 
37 ans. — i554, elle épouse Phi- 
lippe H, fils de CJiarles-Qiiint, ce 
qui occasione des révoltes. — Elle 
rétablit la religion catholique par 
des voies de rigueur, qui inspirèrent 
de l'éloignement pour ses dogmes. 
— ' i558, elle perd la ville de Calais, 
la dernière possession des Angloisr- 
en France. — Elle ne laisse point 
de postérité. 

i558. Elisabeth, fille de Henri VIIÎ 
et d'Anne de Boulea. — Elle se pro- 
nonce pour la religion prétendue 
réformée. — i55(), le parlement la 
déclare modératrice suprême dans 
les affaires ecclésiastiques et civiles. 

— Elle excite l'industrie et le com- 
merce, et occupe ses voisins chez 
eux en y favorisant les troubles. — • 
i568, Marie Sluart , sa cousine ^reinr- 



28o 



Tables synchroniq'ues de VHisloire de France, 



Suite des Roïs â! Angleterre. 

d'Ecosse, persécutée par ses sujets, 
se sauve en An{Tjleterre 5 elle y est 
«rrêtée et détenue. — i58o, Fran- 
çois Drake rentre en Angleterre après 
avoir fait le tour du monde. La Vic- 
toire, vaisseau de Maffellan, l'avoit 
seul fait avant lui, 58 ans aupara- 
vant. — Elisabeth flatte tour-à-toar 
plusieurs princes catholiques de l'es- 
poir de l'épouser. — 1 585, elle accor- 
de des secours au prince de Condé , 
chef des calvinistes, pour faire lever 
le siège de la Rochelle. — Statuts sé- 
vères contre les catholiques. — Jean 
Davis trouve le détroit de son nom 
en cherchant vainement un passage 
au nord pour se rendre aux Indes. 
— i586, conspiration contre Elisa- 
beth. On y implique la reine d'E- 
cosse, qui est jugée et décapitée 
l'année suivante. — iSgi , Elisabeth 
envoie des troupes à Henri IV. — 
iSqÔ, les Anglois s'emparent de Ca- 
dix et se contentent de piller la ville. 
< — 1601 , Elisabeth fait décapiter le 
comte d'Essex. — i6o3, elle meurt 
âgée de 70 ans. 



(49) 
Rois d'Ecosse. 

1488. Jacques IV, fils de Jacques III. 
< — Un des plus grands rois de l'E- 
cosse. — i5i3, pour faire diversion 
en faveur de Louis XII, il attaque 
Henri VIII, son beau-frère. — Il est 
tué à la bataille de Floddenfîeld. — 
Marguerite, sa femme, sœur de 
Henri VIII, porte aux Stuarts les 
droits qui les ont fait monter au trône 
d'Angleterre. 

i5i3. Jacques iV, fils. — Le cal- 
vinisme commence à s'introduire en 
Ecosse; la fidélité des sujets en 
éprouve de la diminution. Jacques, 



Suite des Rois d'Ecosse. 

prêt à livrer bataille aux Anglois , est 
abandotiné par les siens. Il en meurt 
de douleur. — Il avoit épousé en 
premières noces Madeleine de Fran- 
ce, fille de François I, et en secon- 
des, Marie de Lorraine-Guise, fille 
du duc Claude. 

1542. Marie Stuart , fille de Jac- 
ques V et de Marie de Lorraine- 
Guise, fille du duc Claude. — Agée 
de 8 jours à la mort de son père y 
elle régne sous la tutèle de sa iiitie. 
>— Elle est envoyée en Fr-mce, pour 
y être en sûreté pendant les événe- 
ments d'u«e guerre qui s'allume avec 
l'Angleterre, à l'époque de la mort 
de Henri VIII. — i558, elle épouse 
le dauphin François , roi de France 
l'année suivante. — JMarie prend le 
titre de reine d'Angleterre et d'E- 
cosse , et porte des lois contre la 
religion protestante dans ses états; 
deux imprudences qui causèrent ses 
mafliettr-s et sa mort. — i56i , à la 
mort de son mari, elle retourne en 
Ecosse. — i564, elle épouse Henri 
Stuart Darnley, son cousin. — i566, 
il fait assassiner en présence de la 
reine, le musicien Rizzio, favori de 
celle-ci. — i567, Henri périt par l'ex- 
plosion d'une mine pratiquée sous sa 
chambre. — Le comte de Bothwelî, 
accusé de ce crime, se justifie. — Il 
enlève la reine et l'épouse. — Le con- 
sentement qu'elle donne à son ravis- 
seur la charge aux yeux de la nation 
du meurtre de son mari. — Le comte 
de Murray, fils naturel de Jacques V, 
et frère de la reine, se met à la tête 
d'une conjuration contre elle. — • 
Bothwell est mis en fuite , et la reine 
arrêtée est obligée de résigner la 
couronne à son fils, âgé de treize 
mois. — i588, elle s'évade et se ré- 
fugie en Angleterre, espérant des 
secours d'Elisabeth, sa cousine-; 



^e PÉR. De 1498 à 158^. — 3« Race^ Valois collatéraux, i^i 



Suite des Rois d'Ecosse. 

mais celle-ci refuse de la voir, la fait 
arrêter, et après une captivité' de 
dix-huit ans, la fait condamner à 
mort pour conjuration contre elle , 
et exécuter à Foiheriny-Gay, le 18 
février iSSy. — Elle meurt dans la 
communion romaine, et avec de 
grands sentiments^e piété. 

1567. Jacques VI, fils de Marie 
Stuart et de Henri Stuart Darnley, 
Sous la régence du couite de Mur- 
ray, son oncle naturel ; puis du comte 
de Lenox. — Il est élevé dans la re- 
ligion protestante. — i586, il se 
ligue avec la reine Elisabeth contre 
les entreprises des puissances ca- 
tholiques. — iSSy, il intercède en 
vain pour sa mère auprès d'Elisabeth, 
et est dissuadé de venger sa mort 
par ses ministres, et par une lettre 
artificieuse d'ÉUsabeth qui lui té- 
moigne que cet événement a eu lieu 
contre son intention et à son insu. 
' — i6o3, à la mort d'Elisabeth, il 
est reconnu roi d'Angleterre. — 
Les deux royaumes eurent alors un 
même souverain , mais furent gou- 
vernés chacun en particulier. — Ce 
ne fut qu'en 1707 que la reine Anne 
les réunit en un seul état, qui n'eut 
qu'un seul parlement. 

Pour la suite , voyez les Rois d'An- 
gleterre. 



(5o) 
Rois de Danemarch. 

1481. Jean I (II en Suéde), fils 
de Christiern I d'Oldembourg. — 
1497, 'es États de Suède lui défèrent 
la couronne. — i5oi , les intrigues 
de l'administrateur Steen Slure l'ex- 
pulsent de la Suède. 

i5i3. Christiern II, fils. — iSi^j 



Suite des Rois de Danemarch. 

une bataille, où fut tué l'administra- 
teur Steen Sture, le rend maître de 
la Suéde. — Couronné en iSao, iî 
fait suivre la cérémonie du couron- 
nement du massacre des grands de 
Suéde. — Les esprits sont aliénés , 
mais abattus. — i 5ti i , Gustave Wasa, 
petit-neveu du roi Charles Canutson, 
s'échappe de prison, et se fait un 
parti. — i523, Christiern est déposé 
en Danemarck et en Suéde. — Il 
prend la fuite, erre pendant neuf 
ans, fait une descente en Norwège, 
y est arrêté en i532, puis confiné 
dans une prison jusqu'en iSSg, qu'il 
mourut. 

i523. Frédéric ie Pacifique^ duc 
de Holstein , oncle ; fils de Chris- 
tiern I. — i526, il introduit le lu- 
théranisme par un édit qui permet 
la liberté de conscience. — De lui 
descendent les princes qui occupent 
aujourd'hui les trônes deDanemarck, 
de Suéde et de Russie. 

i533. Interrègne, pendant lequel 
un parti essaie de faire rappeler 
Christiern II. 

i534- Cristiern III, fils de Fré- 
déric. — Élu en i534, il éprouve des 
résistances qui le forcent à conqué- 
rir le royaume. — Il prend Copen- 
hague en i536. — i537, il abolit la 
religion catholique en Danemarck. 

1559. l'^FiÉDÉRic II, fils. — Guerres 
avec la Suéde. — 1 582 , à la mort de 
Jean, duc de Sleswick et de Holstein, 
son oncle , les deux duchés sont par- 
tagés chacun par moitié, entre le 
roi Frédéric II et Adolphe-Frédéric, 
duc de IIolstein-Gottorp, son oncle , 
frère du décédé. De là des difficul- 
tés perpétuelles avec les ducs de 
IIolstein-Gottorp. 

i588. Christian IV, fils. — Guerr« 
avec la Suéde. — i625, il devient 
chef de la ligue pour le rclabliste- 



282 Tables synchroniques de V Histoire de France 

Saîte des Rois de Danemarck. 



ment de l'électeur palatin. — 1626, 
battu par Tilly à Lutter, il fait sa 
paix avec l'empereur en i62y. 



(5.) 

I Rois de Suède. 
• 

1^97. Jean II (I en Danemarck), 
fils de Christiern I, est élu par les 
ëtats. — Il fait Steen Sture maréchal 
de la cour.' — Celui-ci profite de son 
crédit pour expulser le ]^)i, ce qui 
eut lieu en i5oi. 

i5oi. Steen -Sture, administrar 
teur pour la seconde fois. — Tout 
plie sous lui. — Il meurt en i5o3, 

i5o3. Swante-Nilson-Sture , élu 
par les États pour administrateur, 
empêche le roi Jean de rentrer. 

i5i3. Sténon, fds de Swante-Sture, 
«uccède à son père dans l'adminis- 
tration du royaume. — 1^19? d est 
tué dans une bataille contre les trou- 
pes de Christiern II , roi de Dane- 
marck , ce qui rendit la Suède à ce 
prince. 

i520. Christiern II, roi de Dane- 
marck, fils de Jean. — Il fait suivre 
la cérémonie de son couronnement 
^«massacre des grands. — iSai, 
Gustave Wasa, petit-neveu du roi 
Charles Canutson,.se sauve de la 
prison où il attendoit la mort, et 
fait révolter la Dalécarlie , puis le 
reste du royaume. — i523, Chris- 
liern est déposé en Danemarck et en 
Suéde. 

i523. Gustave, dit TFasa^ est élu 
roi par les États. — 1^29, il tient 
ime espèce de concile à Orebro , 
en Néricie, où il fait recevoir la con- 
fession d'Augsbourg et abolir la re- 
ligion catholique. — 1 533, il étouffe 
par des actes de sévérité une ré- 
volte des Dalécardiens. — '^44? d 



Suite des Rois de Suède^ 

demande et obtient l'hérédité dans 
sa maison, et promet de ne souffrir 
que la religion luthérienne dans ses 
états. — i555, guerre contre les 
Russes. — Prince absolu, quoique 
né particulier, Gustave changea tout 
en Suéde , et néanmoins emporta 
l'amour du peuple et des grands. Il 
mourut en i56o. 

i56o. ÉRIC XIV, fds. — Prince 
cruel et sujet à des accès de dé- 
mence. — Il est déposé par ses frères 
en i568, et confiné dans une prison 
où il mourut empoisonné en 1578. 
Il laisse deux enfants d'une bour- 
geoise qu'il avoit épousée. 

i568. Jean III , frère. — Il épouse 
Catherine, fille de Sigismond I, roi 
de Pologne. — A la prière de celle-ci, 
il fait des efforts pour rétablir la 
religion catholique en Suéde, et np 
peut y réussir. 



VI. ESCLAVONIE. 

(52) 

Rois de Hongrie 
et Princes de Transjlvanie. 

1490. Ladislas IV, roi de Bohême, 
fils de Casimir, roi de Pologne ; et 
successeur de Mathias, fils de Cor- 
vin Huniade. — Il cède la Silésie à 
son frère , rend l'Autriche à Maxi- 
milien, et substitue, à défaut de pos- 
térité, le royaume de Hongrie à la 
maison d'Autriche ; pacte dont cette 
maison se prévalut sans cesse et au- 
quel les Hongrois persistèrent aussi 
à opposerle droit d'élection. — i493, 
les troupes de Ladislas sont battues 
par les Turcs, qui coupent le nez 
aux morts pour constater l'état de la 
victoire. — Ladislas fait recueilUr 



6e PÉR. De 1498 à iSSg. — 3^ Race, Valois collatéraux. 283 



Suite des Rois de Hongrie. 

les lois de Hongrie en un seul 
corps. 

i5i6. Louis II, fils, âgé de 10 ans. 
— L'âge du prince favorise les di- 
visions , et Soliman II en profite 
pour s'emparer de Belgrade, de Sa- 
lankemen et de Petervaradin. — 
l526, bataille de Mohacz, près des 
Cinq-Églises, ou Louis, âgé de 20 
ans, perd la vie. Son corps ne fut 
retrouvé que deux mois après dans 
un marais. 

1 526. Jean-Zapolskï et Ferdinand I 
d'Autriche, frère de Charles-Quint, 
époux d'Anne, sœur de Louis. — 
Ils sont élus chacun par leurs par- 
tisans. — Zaposlki réclame le se- 
cours des Turcs. — 1^29, Soliman 
traverse la Hongrie et met le siège 
devant Vienne ; il y échoue. — En 
revenant sur ses pas, il établit Za- 
polski à Bude. — i536, traité entre 
les deux concurrents qui confirme 
à chacun ce qu'il possède , sous la 
condition qu'à la mort de Jean, la 
couronne reviendroit en totalité à 
Ferdinand, ce qui eut lieu en i54o. 
Il fut convenu de plus, que, si 
Jean avoit un fils, la Transylvanie 
seroit démembrée de la Hongrie 
pour lui en faire un état; ce qui eut 
encore lieu. — Depuis ce temps, il 
y eut des princes de Transylvanie 
élus par les États, et choisis en dif- 
férentes maisons. En 1694, le der- 
nier prince de Transylvanie, Michel 
Abaft'i II , céda ses droits à la mai- 
son d'Autriche, moyennant une pen- 
sion. 

i54o. Ferdinand I d'Autriche, seul. 

— Empereur en j558. — i54o, les 
partisans de Zapolski font couron- 
ner Jean Sigismond, son fils, né peu 
de jours avant la mort de son père. 

— i552, Soliman, sous prétexte de 
soutenir les droits de celui-ci. 



Suite des Rois de Hongrie. 

s'empare du Bannat de Temeswar, 
— i553, Ferdinand cède le royaume 
de Hongrie à son fils Maximilien. 

i563. Maximilien, fils , empereur 
en i564. — En 1572, il résigne la 
couronne de Hongrie à son fils. 

1672. Rodolphe, fils. — Empereur 
en 1576. — 1^93 5 Guerre avec les 
Turcs. — Un corps ne François, sous 
la conduite du dur «de Mercœur, va 
au secours de la irfongrie. — 1606, 
trêve de 20 ans. — 1608, Rodolphe 
est contraint par son frère Mathias 
de lui céder la Hongrie et l'Autriche, 
et en 161 1 la Bohême. 



(53) 

_ Rois de Pologne 
et Ducs de Prusse et de Courlande. 

1492. Jean- Albert, fils de Ca- 
simir IV et petit-fils de Jagellon. — 
Guerre contre les Turcs et le vai- 
vode de Valachie. 

i5oi. Alexandre, grand-duc de 
Lithuanie , frère. — Il réunit son 
duché à la Pologne. — Dans une 
guerre contre les Turcs, frappé de 
paralysie , il se fait porter sur le 
champ de bataille, voit fuir l'en- 
nemi, et meurt en rendant grâces 
au ciel. 

i5o6. Sigismond I, frère. — i5a5, 
Albert, grand-maître de l'ordre Teu- 
tonique, et neveu de Sigismond, se 
fait luthérien, et avec le consente- 
ment de son oncle, rend la Prusse, 
érigée en duché, héréditaire dans sa 
maison. — Sigismond s'applique à 
polir les mœurs de ses sujets, en 
leur inspirant le goût des sciences. 
— Catherine , une de ses filles , 
épouse Jean III, roi de Suède, et fut 
mère de Sigismond III. 

i548. Sigismond II Auguste^ fils. 



îi84 



Tables synchroniques de ^Histoire de France, 



Suite des Rois de Pologne. 

désigne dès if)3o. — i56i, Girard 
Ketler , grand - maître des porte- 
{jlaives, s'étant fait luthérien, reçoit 
la Courlande en «'change de la Livo- 
nie, à titre liérëditaire et à charge 
d'hommage. — Il est le premier duc 
héréditaire de Courlande. — Lesnou- 
relles opinions font, sous ce règne, 
des progrès en Pologne. — Sigis- 
mond meurt en iSya, sans laisser de 
postérité. En lui finit la race des Ja- 
Igellons. 

1572. Henri de Valois, dnc d'An- 
jou, fds de Henri H, roi de France, 
est élu roi, — 1^74, à la mort de 
Charles IX, son frère, il quitte fur- 
tivement la Pologne. 



1575. Étienne-Battori, prince de 
Transylvanie, est élu sous condition 
d'épouser la princesse Anne, sœur 
de Sigismond-Aufjuste. — Battori 
discipline les cosaques et en forme 
un corps de cavalerie pour l'opposer 
auj: Tartares. 

1587. SigismondIII, fils de Jean III, 
roi de Suède, et petit- fils par sa 
mère de Sigismond I. — L'archiduc 
Maximilien , frère de l'empereur Ro- 
dolphe II, qui lui disputa la cou- 
ronne, est fait prisonnier en i588. 
— Il obtient sa liberté l'année sui- 
vante, en renonçant à ses préten- 
tions. — 1592, Sigismond est ap- 
pelé à la couronne de Suède. 



(54) 

Grands-Ducs et Czars de Moscou. 

1462. IvANE III Vasiliévitch (fils de 
Basile ). — Il succède à son père. — 
Il affranchit la Russie du joug des 
Tartares, et rend le royaume de. Ca- 



Suite des Grands-Ducs de 3îoscovie. 

San tributaire. — Il séquestre les pe- 
tites principautés, abolit les apa- 
nages, et donne ainsi une grande 
force au pouvoir du souverain. — ■ 
Sous Ivane III eurent lieu les pre- 
mières incursions des Russes en Si- 
bérie. 

i5o5. Basile IV Ivanovkch. — Au 
préjudice de son neveu , fils de son 
frère aîné. — Il maintient les Tar- 
tares dans la dépendance. — Il s'em- 
pare sur la Pologne de Pleskoff et 
de Smolensk. 

Czars ou Tsars ou Rois de Russie. 

1534. Ivane IV Vasiliévitck. — 
1 552 , il fait rentrer les Tartares sous 
le joug, et soumet Astracan. — iSSg, 
il bat les Livoniens et fait périr le 
grand-maître de l'ordre Teutoniquc. 
— i579, il réclame la médiation du 
pape Grégoire XIII , entre lui et les 
Polonois et les Suédois. — Le Jé- 
suite Possevin lui est envoyé. — Il 
procure la paix, mais ne peut pro- 
curer le retour de l'église russe au 
saint-siège. Le czar institue la milice 
des Strélitz. — Célèbre par ses ex- 
ploits militaires, mais plus célèbre 
encore par ses cruautés, l'épithète 
de tyran s'est attachée à son nom. 

i584. FÉDOR ou Théodore Ivano- 
vitch. — i588, érection du patriar- 
chat de Russie. Jusqu'alors cette 
église avoit été dépendante de celle 
de Constantinople. Pierre le Grand 
abolit le patriarchat en 1 708. — i SgS, 
les Russes s'emparent de la partie 
occidentale de la Sibérie sur les 
Tartares Usbecks. — Fédor meurt 
en iSgS. Avec lui s'éteignit la pos- 
térité masculine de Rourik. — Sa 
postérité féminine remonta sur le 
trône en i6i3, en la personne de 



6e PÉR. De 1498 h 1589. — 3c Race, Valois collatéraux. 285. 



Suite des Grands-Ducs de Moscovie. 

novna, descendue de Mstislas, quin- 
zième grand-duc, et épouse de Fédor 
Nikititch Romanof , cousin-germain 
de Fédor Ivanovitch. 



v%/v*/*/v -fc/^'W'm/^ 



VIL ORIENT. 

(55) 
Empereurs Ottomans. 

i48 1 . Bajazet, fils de Mahomet II, 
le conquérant de Constantinople. 
— Zizira, son frère, prétend au 
trône. Défait par Bajazet, il passe 
à Rhodes, d'où il est conduit en 
France. — 14^9? il est livré aux 
députés du pape Innocent VIII. — 
Charles VIII l'ayant réclamé, Alexan- 
dre VI le lui remet en i4954 mais il 
meurt peu de jours après son départ 
de Rome, — i499i l^s Turcs, appelés 
par le duc de Milan, ravagent le 
Frioul, — Guerre de cinq ans con- 
tre Venise. — Sélim, second fils de 
Bajazet, aspire au trône. Il est battu 
par son père, puis appelé par les 
janissaires. — Bajazet abdique alors, 
et meurt empoisonné peu de temps 
après. 

i5i2. SÉLIM I, 2* fils. — Ahmed, 
son frère aîné, veut monter sur le 
trône. Il est fait prisonnier et étran- 
glé. — i5i4î Sélim bat Ismaïl, pre- 
mier sophi de Perse, et lui enlève 
Tauris. — i5i6, invité par les pa- 
chas d'Alep et de Damas, qui dépen- 
doient alors de l'Egypte, il s'empare 
de la Syrie, et, l'année suivante, de 
l'Eîgypte , dont il fait pendre le der- 
nier sultan mamelouck. 

1526. Soliman II, fils. — i52i, il 
s'empare de Belgrade. — i522, il 
enlève Rhodes aux chevaliers de 
Saint-Jean de Jérusalem après un 
siège de 4 mois. Vilhers de l'Ile 



Suite des Empereurs Ottomans. 

Adam, grand-maître, défendoit la 
place et s'y acquit une grande célé- 
brité. — i526, il gagne la bataille 
de Mohacz, sur Louis, roi de Hon- 
grie, qui y périt, — i529, sous pré- 
texte de défendre les intérêts de 
Zapolski contre Ferdinand, beau- 
frère de Louis et frère de Charles- 
Quint, il traverse la Hongrie et vient 
avec 25o mille hommes mettre le 
siège devant Vienne. Il y périt 80 
raille Turcs par la résistance de 
Frédéric , frère de l'électeur palatin 
Louis IV, et, après lui, par celle de 
l'électeur lui-même, qui en 20 jours 
soutint 20 assauts. — Soliman éprou- 
ve aussi un échec de la-part de Schah 
Thamasp, fils d'Ismaïl, premier sophi 
de Perse. — i534, Chairouddin, dit 
Barberousse , son amiral, s'empare 
de Tunis. — i536, Charles-Quint y 
rétablit le roi dépouillé, et délivre 
les esclaves chrétiens de toutes les 
nations. — i538, le même Barbe- 
rousse soumet à Soliman l'Yemen et 
les provinces voisines. ■ — i54o, nou- 
velle irruption en Hongrie, en fa- 
veur du fils de Zapolski. — i543, 
Soliman, allié de François I, envoie 
Barberousse' faire le siège de Nice; 
l'amiral est obligé de le lever. — 1 552, 
le sultan s'empare du bannat de Te- 
meswar. — i565, le bâcha Mehemet 
assiège en vain, durant cinq mois, 
la cité de Malte nouvellement forti- 
fiée et défendue par le grand-maître 
de La Vallette. — i566, Soliman 
meurt devant Sigith. — Après cet 
empereur, le plus grand des Otto- 
mans , l'empire commence à décli- 
ner. 

i566. SélimII, fils. — 1 568, il fait 
la paix avec l'empereur Maximilien II. 
— 1571 , il attaque l'île de Chypre, 
au mépris de la paix qu'il venoit de 
confirmer avec les Vénitiens. — Sou 



286 



Tables synchroniques de t Histoire de France. 



Suite des Empereurs Ottomans. 

général viole toutes les capitulations; 
il fait périr les nobles Vénitiens qui 
défendoient l'île, et fait écorcher vif 
leur chef Bragadino. — La même 
année sa flotte est détruite à Lé- 
pante par don Juan d'Autriche ; 
mais ce foible dédommagement de 
la perte de Chypre n'eut d'ailleurs 
aucun résultat. Fous nous avez coupé 
la barbe qui repoussera., disoit le grand- 
visir au baile de Venise, et nous., 
nous 'VOUS avons coupé un bras qui ne 
repoussera pas. 



Suite des Empereurs Ottomans. 

i584. Amurat III, fils. — Il fait 
massacrer cinq de ses frères en mon- 
tant sur le trône. — 1^78, il com- 
mence une longue guerre contre les 
Perses. — iSBg, il fait la paix avec 
Schah-Abbas le Grand, petit-fils d'Is- 
maïl , et le septième sophi de Perse. 
Les Persans, par le traité^ rendent 
leurs conquêtes. — 1^92, pour oc- 
cuper les janissaires, il viole la trêve 
avec l'empereur. — Les chrétiens le 
battent en Hongrie. 



SEPTIÈME PÉRIODE 

De 1589 a ^^43- 
Troisième Race [Bourbojis), 



Henri IV. — Louis XIII. 



I. FRANCE. 

1. Rois; sommaires de leurs régnes. 

Princes apanages. 

2. Maison de Bourbon-Orléans (i*"^) 

3. de Bourbon-Condé. 

4' de Bourbon-Soissons. 

5. — deBourbon-Montpensier(2®)a 

6. de Bourbon -Vendôme- 

Légitiiné. 

7. de Valois-Orle'ans-Bâtard 

ou de Longueville. 

8. de Valois - Angoulême- 

Bâtard. 



9. Ducs de Nevers. 

10. Ducs de Bouillon. 

11. Princes d'Orange. 

12. Ducs de Lorraine. 

i3. Ducs de Lorraine-Guise. 

14. Ducs de Lorraine-Elbeuf. 

15. Ducs de Lorraine- Armagnac. 



22. Margraves de Brandebourg (El.). 

23. Ducs de Brunswick. 



16. Domaine de la Couronne. 

II. ALLEMAGNE. 

17. Empereurs. 

Grands Vassaux de l'Empire. 

18. Rois de Bohême (Électeurs), 
ïg. Ducs de Saxe (Électeurs). 
50. Ducs de Bavière (Électeurs). 
ai. Gonatçs Palatius du Rlnn(Élect.) 



24. République des Provinces-Unie*. 

25. Suisses. 

III. ITALIE. 

26. Papes. 

27. Ducs de Savoie. 

28. Ducs de Mantoue. 

29. Ducs de Parme et de Plaisance. 

30. Grands-Ducs de Toscane. 

3i. Dues de Ferrare, Modène,etc, 

32. Ducs d'Urbin. 

33. Venise. 

34. G#nes. 

IV. ESPAGNE. 

35. Rois d'Espagne. 
ZÇ>. Rois de Portugal. 

V. NORD DE L'EUROPB. 

37. Rois d'Angleterre. 

38. Rois d'Ecosse. 

39. Rois de Danemarck. 

40. Rois de Suède. 

VI. ESCLAVQNIE. 

41 ■ Rois de Hongrie. 

42. Rois de Pologne. 

43. Czars ou Rois de Russie. 

VII. ORIENT. 
44* Empereurs Ottomans. 



a88 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



TROISIÈME RACE. 

BRANCHE DES BOURBONS. ' 



I. FRANGE. 

(0 

ROIS. 

Sommaires de leurs règnes. 

HENRI IV, dit le Grande GS** roi de France. 

i589, Henri IV, dit le Grand, déjà roi de Navarre, né le i3 décembre i553, 
fils d'Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et de Jeanne d'Albret, reine 
de Navarre, dixième descendant de S. Louis, ainsi qu'il suit ; S. Louis, tipe. 
— I. Robert, comte de Clermont, sire de Bourbon par sa femme. — 2. Louis, 
premier duc de Bourbon. — 3. Jacques de Bourbon, comte de la Marche, 
connétable. — 4- ^^^^ tle Bourbon, comte de Vendôme par sa femme. — 
5. Louis M de Bourbon, comte de Vendôme. — 6. Jean II de Bourbon, comte 
de Vendôme. — 7. François de Bourbon, comte «Je Vendôme, époux de 
Catherine de Saint-Pol. — 8. Charles de Bourbon, premier duc de Ven- 
dôme. — 9. Antoine de Bourbon , duc de Vendôme , et roi de Navarre par 
sa femme, — lo. Henri IV, roi de France. 

A la mort de Henri FII, il reçoit le sermenf de la plupart des seigneurs 
catholiques; d'autres le lui refusent et le quittent, ce qui l'oblige à lever le 
siège de Paris. Il se retire en Normandie pour recevoir les secours de la 
reine d'Angleterre. — Le duc de Mayenne le suit et est battu à Arques. — ■ 
Le roi revient devant Paris et s'empare des faubourgs; mais le retour du 
duc le force à se retirer à Tours. — D'après les insinuations de Mayenne, qui 
se fait élire lieutenant-général, le cardinal de Bourbon, retenu prisonnier 
à Fontenay-le-Comte , est proclamé roi à Paris, sous le nom de Charles X. 

iSqo, nouvelle victoire de Honri IV sur Mayenne, à Ivry, et blocus 
de Paris. — Mort du cardinal de Bourbon. — Le roi d'Espagne demande la 
couronne pour sa fille, et le duc de Lorraine pour son fils; ils étoient en- 
fants des deux filles aînées de Henri II. — Fameuse procession de la ligue 
o\\ i3oo ecclésiastiques étoient armés d'arquebuses. Le 27 juillet, les fau- 
bourgs sont emportés et la ville est réduite à la plus horrible disette. —Le 



i^e PÉR. 1 589-1643. — 3e Race, Ëourbons {Henri \, Louis iZ). 289 
3o août le roi lève le siège pour aller à la rencontre du duc de Parme. — Le 
duc évite le combat, jette des vivres dans Paris et se retire dans les Pays- 
Bas. — Le duc de Savoie pe'nètre jusqu'à Aix, et s'y fait de'clarer lieutenant- 
géne'ral de Provence sous la couronne de France. Lesdiguières fait évanouir 
ce vain titre en pénétrant lui-même en Savoie et en Piémont. 

i5qi, Gréf,oi|-e XIV envoie des lettres monitoriales contre Henri IV. . 

Une assemblée de prélats les déclare nulles. — Le chevalier d'Aumale frère 
du duc de ce nom, est tué en voulant surprendre Saint-Denys. — Le roi est 
sur le point de surprendre Paris, à la journée dite des Farines. — Tiers-parti 
qui porte au trône le caixlinal de Bourbon, fils du prince de Condé. — Les 
seize veulent mettre à leur tête le jeune duc de Guise au lieu du duc de 
Mayenne. — Ils font pendre le président Brisson et deux conseillers. — Le 
duc de Mayenne use de représailles sur trois des seize. — Le roi fait épouser 
au vicomte de Turenne Ihéritière de Sedan. — Siège de llouen par le roi; la 
ville est défendue par Villars Brancas. 

1692, le duc de Parme dégage Uouen. — Le roi l'enferme à Gaudebçc. 

Le duc lui échappe et se retire en Flandre, où il meurt. — Succès divers en 
Dauphiné et en Languedoc. 

iSgS, États convoqués à Paris par le duc de Mayenne. — L'ambassadeur 
d'Espagne y propose l'abolition de la loi salique. — Sa demande est rejetée 
avec indignation. — Le duc de Mayenne, mécontent des Espagnols, engaj^e 
les États à des conférences à Suréne avec le roi ; elles durent vingt jours, et 
se terminent par l'annonce de la conversion du monarque. — Les ligueurs 
ne se rendent pas, et les Espagnols proposent le mariage de l'infante, fille 
d'Elisabeth de France, et pelite-fille de Henri H, avec le jeune duc de Guise^ 
qui seroit élu roi. — Le roi prend Dreux, qui étoit l'entrepôt de Paris : les 
Parisiens désirent la paix. — Le parlement de Paris rend un arrêt contre les 
prétentions des Espagnols. — Conférences de Saint-Denys, où l'archevêque 
de Bourges achève de lever les doutes du roi sur la religion, reçoit son 
abjuration, et lui donne l'absolution. — Attentat de Barrière sur le roi. — 
Le duc de Nemours, gouverneur de Lyon, veut s'y faire une souveraineté; 
il est prévenu par l'archevêque, tout dévoué au duc de Mayenne, et il est 
enferme à Pierre-Encise. — Le roi confère la dignité de connétable au ma- 
réclial Henri, duc de Montmorency, connu du vivant de son père sous le 
nom de Damville. — Déclaration d'amnistie par le roi. — La satire Ménip- 
pée contribue à ramener les esprits , par le ridicule qu'elle jette sur le parti 
delà ligue. 

1594, Lyon, Orléans, Bourges et d'autres villes reviennent à l'obéis- 
sance. — Le roi se fait sacrer à Chartres avec la Sainte-Ampoule de S. Mar- 
tin, apportée de Noirmoutiers, attendu que Reims tenoit encore pour la 
ligue. — Le 22 mars, Brissac, gouverneur de Paris, y introduit le roi, qui 
lui donne le bâton de maréchal de France. — Villars remet Rouen et reçoit 
la charge d'amiral. — Le duc de Guise, gouverneur de Champagne, fait 
son accomodement; la Picardie se soumet; et le duc d'Aumont est envoyé 
contre le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, qui cherchoit à s'y faire 
une souveraineté. — Jean Châtel tente d'assassiner le roi; il est exécuté, 
et les Jésuites, chez lesquels il avoit étudié, sont tenus de quitter U 
royaume. 

'9 



ago Tables synchroniques de l'Histoire de France, 

— iSgS, le roi déclare la guerre à l'Espagne. — La Bourgogne secoue 1«» 
joug de la ligue. — Le roi y marche à la rencontre de l'Amirauté de Caslille, 
qui y pénétroit par la Franche-Comté; le duc de Mayenne l'accompagnoit. 

— Combat de Fontaine-Françoise, où le roi les bat avec plus de bonheur 
que de prudence. — Les Espagnols s'emparent de Cambray. — Clément VIII 
accorde au roi l'absolution, que négocioient par ses ordres d'Ossat et du 
Perron. 

1696, paix des duc de Mayenne et de Joyeuse avec le roi. — Le duc de 
Mercœur se soutient encore deux ans en Bretagne. — Marseille se rend au 
roi. — Les Espagnols s'emparent de Calais et d'Ardres. — Assemblée des 
notables tenue à Rouen par le roi. 

1697, le roi reprend Amiens sur les Espagnols. — Campagne glorieuse de 
Lesdiguières contre le duc de Savoie. 

iSgS, le duc de Mercœur est réduit par le roi. Pour faire sa paix, il 
donne sa fille unique en mariage à César de Vendôme, fils naturel du roi et 
de la marquise de Monceaux, Gabrielle d'Estrées. Ce fut le terme de la 
jjjTue. — Fameux édit de Nantes en faveur des protestants. — Paix de Vec- 
vins entre la France et l'Espagne. 

1599, Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, et depuis duc de 
Sully, est pourvu de la surintendance des finances sur la démission de Sancy, 

— Mort de Gabrielle d'Estrées, dans le temps où, pour l'épouser, le roi 
travailloit à faire annuller son mariage avec Marguerite de Valois. — Ce 
mariage est déclaré nul à la fin de l'année. 

1600, conférence de Fontainebleau entre Duplessis-Mornay, gouverneur 
de Soumur, et du Perron, évêque d'Evreux. — Guerre contre le duc de 
Savoie, qui refusoit d'exécuter le traité d'échange fait avec le roi au sujet 
du marquisat de Saluées. — On lui enlève la Bresse, le Bugey et la Savoie. 

— Mariage du roi, à Lyon, avec Marie de Médicis, fille de François, duc 
de Florence. 

1601, paix avec le duc de Savoie, qui abandonne la Bresse", le Bugey, le 
pays de Gex et le Valromey. 

i6o2 , Charles de Gontaut, maréchal duc de Biron, et Charles, comte 
d'Auvergne, fils naturel de Charles IX, sont mis à la Bastille. Le maréchal 
fist condamné à mort, le comte obtient sa grâce. — Renouvellement de 
l'alliance des Suisses avec la France. 

i6o3, rappel des Jésuites. 

1604, le Pont-Neuf est achevé. — Le canal de Briare est commencé. 

— La Paulette est introduite. — Une colonie est envoyée au Canada. — 
Nouvelle conspiration du comte d'Auvergne et de la marquise de Verneuil, 
maitresse du roi. Jugés l'année suivante, le roi leur fait grâce. 

1607, médiation du roi qui termine le différend entre la république de 
Venise et le pape. 

1609, par la médiation du roi, trêve de I2 ans entre l'Espagne et les 
Provinces-Unies. 

1610, immenses préparatifs de guerre contre la maison d'Autriche. —^ 
Cowronnement de la reine. — 14 maij assassinat du roi, âgé de 58 ans. 



7«PÉR. 1589-1643. — 3^ Race,Bourh(in^(/ïenri^jLouis i^i). 291 
LOUIS XIII, dit le Juste, 66" roi de France. 

1610, Louis XIII, né le ^y septembre 1601 , fils de Henri IV et de Marie 
deMédicis, succède à son père sous la tutèle de sa mère, déclarée régente 
par le parlement. C'est la première fois que cette compagnie ait déféré la 
régence. — Ravaillac, assassin du roi, est exécuté; l'original de son procès 
disparoît, et son testament de mort est écrit d'une manière indéchiffrable. 
— Le maréchal de La Châtre et le prince de Nassau prennent Juliers, et, 
suivant le traité de Henri IV, ils remettent la place à l'électeur de Brande- 
bourg et au dac de Neubourg. — La reine change de politique, et recherche 
l'alliance de l'Espagne. 

161 1, Sully se retire de l'administration. Quand il y entra en iSgô, à 
>f)eine, sur i5o milHons d'impôts, en entroit-il 3o au tre'sor. — Sous lui, et 
avec 36 millions de revenu seulement, 200 millions furent acquittés en dix 
ans, et il laissa encore i4 à i5 millions à la Bastille. — Mort de Mayenne. 

161 2 , défense aux réformés de s'assembler sans la permission du roi. 

161 3, ordonnance du roi contre les duels. 

1614, Henri, prince de Condé, et d'autres mécontents quittent la cour. 
Un traité à Sainte-Menehould les rappelle, et les États-généraux sont con- 
voqués; on n'y décide rien. Le roi avoit été préalablement déclaré majeur. 
La statue de Henri IV, envoyée par Cosme II, duc de Toscane, est élevée sur 
le Pont-Neuf. 

i6i5, le palais du Luxembourg est commencé. — Mort de Marguerite de 
Valois. — Le prince de Condé se retire de nouveau de la cour, parcequ'il 
n'est pas fait chef du conseil. Il se plaint du maréchal d'Ancre, et se ligue 
avec les protestants. — Mariage du roi avec Anne d'Autriche , fille de Phi- 
lippe III, roi d'Espagne. 

i6i6, pacification, et, peu après, arrestation du prince de Condé, qui 
est mis à la Bastille. Les autres seigneurs se retirent de la cour. 

1617, le maréchal d'Ancre est tué par Vitry, qui est fait maréchal de 
France. — La reine se retire à Blois , où elle est bientôt retenue sous bonne 
garde. Richelieu l'y suit, — De Luynes, auteur de cette révolution, demeure 
maître de l'esprit du roi. — Gaston^ frère du roi, préside à Rouen une 
assemblée de notables, qui ne fit rien. — L'exercice de la religion catho- 
lique est rétabli en Béarn par arrêt. 

1618, RicheUeu est relégué à Avignon. 

1619, le duc d'Épernon délivre la reine mère. — De Luynes engage 
Richelieu à amener la reine à un accommodement, ce qui a lieu. — Le 
prince de Condé est déUvré et justifié, ce qui pique la reine. — Luynes 
est fait duc et pair. 

1620, nouvelles discordes à l'occasion de la faveur de Luynes; la 
reine mère est à la tête des mécontents. Par le conseil de Condé, le roi 
réduit le duc de Longueville en Normandie, puis il passe en Anjou, où il 
force sa mère à demander la paix. — Réunion du Béarn et de la Navarre 
à la couronne. — Edit qui ordonne la restitution des biens ecclésiastiques 
usurpés depuis soixante ans en Béarn. Ce fut la cause de la guerre de re- 
ligion qui éclata J'aonée «uivante. 

»9 



39'^ Tables synchroniques de ttilstoire de Fraude. 

1621, tie Luynes est fait connétable. Cette dignité étoit vacante depui» 
i6i4, par la vciOTt de Henri, duc de Montmorency. — Les rellgionnaires 
s'assemblent à la Rochelle sans la permission du roi. — - Le roi marche 
contre eux, et ôte le gouvernement de Saumur à Duplessis-Mornay. — 
L'assemblée de la Rochelle divise les provinces du royaume en huit cercles, 
nomme des chefs à chaque cercle, ordonne aux religionnaires de prendre 
les armes, et laisse percer le dessein de former une répubHque. — Le duc 
de Rouillon refuse le commandement général. Le duc de Rohan accepte 
celui de la Ilaute-Guienne et du Haut-Languedoc. Le roi prend plusieurs 
petites places, et échoue devant Montauban, défendue par le marquis de 
La Force. — Mort du connétable de Luynes, du chagrin qu'il éprouve de 
n'avoir pu s'emparer de la place. 

1622, le roi chasse Soubise de l'île de Riez en Poitou. — Le marquis 
de La Force change de parti, remet au roi Sainte-Foi, et reçoit le bâton 
de maréchal de France. — Le mai-échal de Lesdiguières abandonne le 
calvinisme et est fait connétable. — Paix qui confirme l'édit de Nantes. 
Montauban et la Rochelle sont données comme places de sûreté aux pro- 
testants. — Richelieu est fait cardinal à la sollicitation de la reine mère- 
— Paris , autrefois suffragant de Sens , est érigé en archevêché, 

1623, ligue de la France avec Venise et le duc de Savoie, pour empê- 
cher les Espagnols de s'emparer de la Valteline. 

1624, Richelieu entre au conseil. — Le marquis de Cœuvres s'empare 
de la Valtehne sans effusion de sang. 

1626 , les religionnaires reprennent les armes , sous prétexte que les 
conditions de la paix ne sont pas exécutées. Toiras leur enlève l'île de Ré, 
et le duc de Montmorency bat leur flotte et s'empare d'Oléron. Soubise 
pasSte en Angleterre. Les Espagnols abandonnent la Valteline. Lesdiguières, 
envoyé dans l'état de Gênes, y fait la guerre pour le duc de Savoie. — 
Charles I monte sur le trône d'Angleterre, et épouse Henriette de France, 
fille de Heriri IV. 

1626 , pacification en France, et traité de paix avec l'Espagne, à Monçon, 
par lequel la Valteline est rendue aux Grisons. — Monsieur épouse made- 
moiselle de Montpensier. — Conspiration de Chalais contre Richelieu ; 
Chalais est décapité. Le comte de Soissons prend la fuite. — Le cardinal 
reçoit une compagnie de gardes. Mort de Lesdiguières, âgé de 82 ans. 

1627, suppression des charges de connétable et de grand-amiral; celle de 
surintendant-général du commerce et de la navigation est donnée au car- 
dinaL — Renouvellement de la guerre de religion. L'Angleterre envoie aux 
réformés une flotte sous le commandement du duc de Ruckingham. — Il est 
chassé de l'île de Ré par le maréchal de Schomberg. — Siège de la Rochelle 
commencé par le duc d'Angoulême. Le roi vient au camp, accompagné du 
cardinal. — Digue de 900 toises construite en cinq mois par les ordres du 
cardinal, pour fermer le port aux secours de l'Angleterre. — François de 
Montmorency, comte de Routeville, et Rosmadec, comte de Chapelles, 
son cousin, sont exécutés en place de Grève pour crime de duel. 

1628, vaine tentative des Anglois pour forcer la jetée. Prise de la Ro- 
chelle par le roi; ses fortifications sont démolies, et la religion catholique 
y est rétablie. , , 



y^PÉR. 1 589-1643. — 3e /?ace, Bourbons {Benril^^ Louis i3). sqS- 
1629, le roi force le Pas de Suze pour aller secourir le duc de Mantoue 
pressé par les Espagnols, et fait lever le siè^je de Casai. — Il poursuit le duc 
de Eolian en Languedoc ; celui-ci demande la paix et se retire à Venise 
avec la permission du roi. Le roi fait démolir les fortifications des villes 
occupées par les protestants; c'est la dernière guerre de religion qu'on 
ait vue en France jusqu'à celle de la Vendée. — Le-ijcardinal est déclaré 
premier ministre. — Accompagné de trois maréchaux, et avec le titre de 
lieutenant-général représentant le roi^ il va secourir Casai, et le duc de Man- 
toue, inquiété de nouveau parles Espagnols. 

i63o, guerre contre le duc de Savoie, qui n'exécutoit pas les traités. 
Le roi soumet la Savoie. Le duc de Montmorency bat et fait prisonnier le 
général espagnol Doria, au Pont de Veillane. Toiras demeure assiégé dans 
Casai par les Espagnols. — L'abbé Jules Mazarin procure une trêve qui 
amène la paix de Ratisbonne entre la France et l'Empire. Casai est assurée 
au duc de Mantoue. — Le roi tombe malade à Lyon. On se ligue pour lui 
faire renvoyer le cardinal; celui-ci, à son retour, se présente à lui avec 
assurance, se disculpe, et confond ses ennemis. Ce jour fut appelé la Journée 
des Dupes. 

i63i, ligue entre la France et la Suéde au camjp de Bernwald, pour le 
rétablissement des princes de l'Empire dépouillés par l'empereur. La reine 
mère, arrêtée à Compiègne , s'échappe et se retire à Bruxelles. Monsieur 
passe en Lorraine, et, veuf depuis 1627, il conclut son mariage avec Mar- 
guerite, sœur du duc de Lorraine. — Chambre de justice à l'Arsenal pour 
faire le procès aux partisans de la reine et du duc. Déclaration de guerre 
au duc de Lorraine. 

i632, paix avec le duc, qui remet Marsal au roi et oblige Gaston à se 
retirer. Celui-ci passe en Flandre. — Traité avec le duc de Savoie, qui aban- 
donne Pignerol, dont la France avoit le dépôt par le traité de Quiérasque 
de l'année précédente. — Le maréchal de Marillac est décapité pour cause 
de concussion , et réellement pour avoir tenu le parti de la reine et de 
Gaston. — Le duc d'Orléans pénètre ea Bourgogne à la tête des Espagnols , 
et va rejoindre Montmorency en Languedoc. Le duc de Lorraine qui veut 
remuer perd encore les villes de Glermont et de Stenai, Bataille de Castel- 
naudari, oii le maréchal de Schomberg bat Montmorency, et le fait prison- 
nier. Le roi fait grâce à Monsieur. Montmorency périt à 38 ans, par arrêt 
du parlement de Toulouse. Monsieur irrité quitte de nouveau la France^ 
et la reine mère passe en Hollande, puis en Angleterre. 

i633, le roi donne une amnistie dont il excepte cinq évêques de Lan- 
guedoc , qui avoient tenu le parti de son frère. Déterminé à les faire 
déposer, il autorise par des lettres-patentes du 16 mars le bref du pape 
qui nommoit des commissaires pour faire le procès à ces prélats. Le 
clergé protesta en i65o contre cette délégation, — Renouvellement de 
l'alhance avec la Suède. — Guerre contre le duc de Lorraine qui cède Nancy 
pour quatre ans., 

1634, arrêt du parlement qui déclare nul le mariage du duc d'Orlaans, 
comme conclu sans la participation du roi. Le clergé se déclare l'année 
suivante pour ce sentiment. — Le pape et l'université de Louvain ne furent 
pas de cet avis. — Traite entre la France et la Hollande CQnt»:e l'Eipagpe. 



2q4 Tables syrtchroniques de l'Histoire de France. 

Urbain Grandîer est condamné à Loudun, pour cause de magie. -— 

Bataille de Nordlingue gagiK^e par Ferdinand, roi de Hongrie, contre les 
Suédois. — Monsieur s'accommode avec le roi, — Les Suédois abandonnent 
au roi leurs conquêtes sur le Rhin, et notamment Philisbourg, moyen- 
nant 4oo mille écus. 

i635, académie françoîse. — Les Autrichiens surprennent Philisbourg. 

— Les Espagnols surprennent Trêves, et enlèvent l'électeur, allié de la 
France; acte qui constitua celle-ci en guerre avec l'Espagne pendant 
a5 ans. Traité avec la Hollande pour partager les Pays-Bas. Les François 
s'emparent de la Valteline. — Bataille d'Avein où les maréchaux de Brézé 
et de Châtillon défont les Espagnols, commandés par le prince Thomas 
ée Savoie, qui vouloit empêcher leur jonction avec les Hollandois. — Ligue 
entre la France, la Savoie, et le duc de Parme. — Le cardinal de La 
Valette ravitaille les Suédois à Mayence, et fait lever le siège de Deux- 
Ponts à Galas, — Le duc de Rohan chasse les Impériaux de k Valteline. 

i636, traité avec Christine, reine de Suède. — Le prince de Condé 
entre en Franche-Comté, — Les Espagnols s'emparent de Corbie, et jettent 
la consternation dans Paris. Le comte de Soissons reprend la ville trois 
mois après. — Le duc de Lorraine et Galas font une irruption en Bour- 
gogne. Ils sont obligés de lever le siège de Saint-Jean de Losne, et sont 
poursuivis par La Valette et le duc de Saxe-Weimar, — ^ L'amiral d'Aragon 
surprend Saint-Jean de Luz. — Le duc de Savoie et le maréchal de Créqui 
défont le marquis de Leganez sur le Tesin. 

1637, le duc de Rohan est obligé de remettre les places de la Valteline 
aux Grisons, faute de pouvoir leur payer un million qui leur étoit du. 
Le duc d'Harcourt reprend les îles de Sainte-Marguerite et de Saint-Honorat* 
Les Espagnols investissent Leucate en Roussillon, défendue pendant un 
mois par Barri et 80 hommes ; il est dégagé par le duc d'Haluin, qui fut 
fait maréchal de France, et prit le nom de maréchal de Schomberg. 

i638, le roi met son royaume sous la protection de la Sainte-Vierge. 

— Jean de Wert fait lever le siège de Rhinfeld, à Weimar ; le duc de 
Rohan y est blessé à mort. Trois jours après, Jean de Wert est fait prison- 
nier par Weimar, et envoyé en France ; il est échangé contre le maréchal 
Horn, Suédois, pris à Nordlingen, Le Brisgaw est enlevé par Weimar, Le 
prince de Condé porte la guerre en Espagne, — L'archevêque de Bor- 
deaux (Sourdis) brûle une flotte espagnole à la vue de Gattari. —- Nais- 
sance de Louis XIV, la 23® année de mariage du roi, — Le prince de 
Condé est obUgé de lever le siège de Fontarabie. — Mort du père Joseph 
du Tremblay, capucin, le conseil de RicheHeu. 

1639, Feuquières est battu et fait prisonnier devant Thionville paf 
Picolomini. — Le roi donne le bâton de maréchal, sur la brèche de 
Hesdin, à Charles da La Porte de La Meilleraie, parent du cardinal, — • 
Mort de Weimar. Son armée s'engage au roi sous le duc de Longueville. 

— Les beaux-frères de la duchesse de Savoie surprennent Turin; elle se 
rétire avec les François dans la citadelle. — Mort du cardinal de La Va- 
lette, général de l'armée françoise en Piémont. Le comte d'Harcourt lui 
succède dans le commandement. Il ravitaille Casai. — Place Louis XIII. 

1640, prise d'Arras par les maréchaux de Châtillon et 



7* PÉR. 1589-1643. — 3e Race^ Bourbons {Henri 4, Louis i3). agS 

Siêfïe de Turin par le comte d'Harcourt. — Leganez l'assiêçe lui-même 

dans ses lignes. Le vicomte de Turenne se fait remarquer à ce siège. La 
Catalogne révoltée se met sous la protection de la France. 

1641, révolte du comte de Soissons. Il est tué, au sein de la victoire, à 
la Marsée , près Sedan. — Traité avec le duc de Lorraine, qui recouvre ses 
^tats. — Il rompt ses engagements, et le roi lui enlève de nouveau la 
Lorraine. — Le comte de Guébriant gagne la bataille de Wolfenbuttel 
contre l'archiduc Léopold et Piccolomini. Continuation de la guerre dans 
les Pays-Bas , — Levée du siège de Tarragone ravitaillée par une flotte que 
l'archevêque Sourdis laissa passer. 

1642 , Lamboy et Merci sont faits prisonniers à Kempen par le maréchal 
de Guébriant. — Traité de Cinq-Mars et des ducs d'Orléans et de Bouillon 
avec l'Espagne. Cinq-Mars et Bouillon sont arrêtés. Monsieur avoue, et 
reçoit son pardon; Bouillon perd Sedan; Cinq-Mars est décapité; de Thou, 
son ami, partage le même sort pour non révélation. — Prise deCollroure, 
de Monçon et de Perpignan, par les maréchaux de La Meilleraie,de La Mothe 
et de Schomberg. — Bataille de Lérida, gagnée par le maréchal de La Mothe 
contre Leganez, qui écrivit à Philippe qu'il avoit gagné la bataille. — Ré- 
conciliation du prince Thomas de Savoie avec la France. — Mort de Marie de 
Médicis à Cologne. Le cardinal de Richelieu meurt cinq mois après elle. — 
L'abbé Jules Mazarin prend sa place au conseil, et est aussitôt créé cardinaL 

1643, mort de Louis XIII, le i4 mai. 



Princes apanages, ' 

(^) 
"Bourbon Orléans ( i*"* maison). 

Gaston, duc d'Orléans , 3* fils de 
Henri IV. — Prince toujours mé- 
content, toujours irrésolu, toujours 
fatal à ceux qui embrassèrent ses 
intérêts. — Persécuté par Richelieu 
sous le règne de son frère , il est 
lieutenant-général du royaume pen- 
dant la minorité orageuse de son 
neveu, — Il épouse, en premières 
noces, Marie, héritière de Mont- 
pensier, dont il ne laissa après lui 
qne la grande Mademoiselle; et en 
secondes noces, et contre le gré de 
son frère, Marguerite, sœur du duc 
de Lorraine Charles IV, de laquelle 
il ne laissa pareillement que des filles. 
— Il meurt en 1660. 



BourbQn- Condt. 

i588. Henri II, prince de Conde', 
fils posthume de Henri I, le bras 
droit de Henri IV, et petit-fils de 
Louis I, tige de la maison de Condé, 
— Il épouse Charlotte de Montmo- 
rency, fille du connétable Henri , et 
dite la belle Fosseuse , célèbre pour la 
passion que conçut pour elle Henri 
IV; passion funeste qui répandit la 
honte et l'amertume sur les derniers 
jours de ce monarque. — Henri I! 
fut père : de Louis, dit le grand Con- 
dé; d'Armand, tige du rameau do 
Conti^ et d'Anne, la fameuse du- 
chesse de Longueville. 



196 



Tables synchronicjues de VHistoire de France, 



(4) 

Bourbon-Soisso ns . 

1569. Charles de Bourbon^ comte 
de Soissons, fils de Louis, premier 
prince de Conde, et de Françoise de 
Longueville , sa seconde femme. — 
Il fut aimé de Catherine de Bourbon, 
sœur de Henri IV, et sa cousine-ger- 
rnaine. II fut sur le point de l'épouser 
sans le consentement du roi. — Elle 
fut mariée à Henri II le Bon, duc de 
Lorraine, et n'en eut pas d'enfants. 

1612. LouisI, fils, tué en 1641 à 
la bataille dé la Marsée. — Il ne laisse 
pas d'enfants. En lui s'éteignit le ra- 
meau de Soissons. — Marie, sa sœur, 
héritière de Soissons, épousa Tho- 
mas de Savoie, prince de Carignan , 
frère du duc Victor-Amédée I, et fut 
l'aïeule du fameux prince Eugène. 



(5) 
Bourbon-Montpensier {^7.^ maison"). 

i582. François, duc de Montpen- 
sier , fils de Louis , créé duc de 
Montpen.'^ier ; et petit-fils de l'héri- 
tière de la première maison de Mont^ 
ponsier, sœur du fameux conxiétable 
de Bourbon. — Deux de ses sœurs 
épousent les ducs de Bouillon et de 
Nevers. — Une troisième, abbesse 
de Jouars , se fait huguenote, et 
épouse Guillaume de Nassau-Dillem- 
bourg, prince d'Orange, et fonda- 
teur de la république des Provinces- 
Unies, dont il fut le premier stat- 
houJer. 

1592. Henri, fils. 

1608. Marie, fille de Henri de 
Bourbon-Montpensier, et son héri- 
tière, porte son héritage a Gaston, 
duc d'Orléans, frère de Louis XIII. 

1627. Anne -Marie -Louise, fille 
aînée, dite la grande Mademoiselle^ 



Suite de Bourbon-Montpensier. 

célèbre par sa fortune, par ses mé- 
moires, et par son amour pour le duc 
de Ljuzun , qu'elle épousa secrète- 
ment. Elle meurt en lôgS. 



(6) 
Bourbon-Fendôme légitimé. 

.... CÉSAR , duc de Vendôme , 
légitimé en 1596 , fils naturel de 
Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, 
duchesse de Beaufort. 



(7) 

Valois-Orléans bâtard ou Longue\nlle. 

iSy. Henri, duc de Longueville, 
fils de Léonore, duc de Longueville. 
— Il demeure fidèle au parti de 
Henri IV. 

1695. Henri II, fils. — Époux 
d'Anne de Bourbon, sœur du grand 
Condé, la fameuse duchesse de Lon- 
gueville. — 1646, plénipotentiaire 
au traité de Westphalie. — i65o, il 
est arrêté et conduit à Vincennes 
avec les princes de Condé et de Con- 
ti, ses beaux-frères.. 



(8) 
Valois- Angoulêtne bâtard. 

1089. Charles, comte d'Auvergne 
en 1589 , et duc d'Angoulême en 
1619, fils naturel de Charles IX et de 
Marie Touchet , laquelle épousa de- 
puis François de Balzac, seigneur 
d'Entragues, dont elle eut la fameuse 
Henriette d'Entragues, maîtresse de 
Henri IV^. ■ — 1604, il traite avec les 
Espagnols, de concert avec sa sœuF 
Henriette, pour détrôner Henri IV 
et mettre à sa place le fils qu'elle 



7« PÉR. 1589-1643. — 3« Race^ Bourbons {Henri ^^ Louis 1 3). 297 

Suite de Valois-Angoulême bâtard. Suite des Ducs de Nevers. 



avoit eu du roi. — 1606, M;ir{^nerite 
de Valois, sœur de Henri III, et 
femme séparée de Henri IV, se pour- 
voit au parlement contre Charles , 
pour le don qui lui avoit été t'ait par 
Henri III du comté d'Auvergne ; et 
elle le réclame comme héritage de 
sa mère. — Il lui fut adjuf;é, et fut 
réuni à la couronne en iGi5, à la 
mort de cette princesse. — Charles 
meurt en i65o. — Françoise de Ma- 
ruel , sa seconde femme, meurt en 
1713, 63 ans après lui, et 140 après 
Charles IX, son beau-père. 



(9) 

Ducs de Nevers. 

i564- Henriette fife Clèves^ l'aînée 
des trois sœurs appelées à la cour les 
trois Grâces, sœur des deux derniers , 
ducs, et fdle de François I, petit- 
fils d'En{i{ilbert , premier comte de la 
maison de Clèves. — En i565 , elle 
porte le duché à Louis de Gonzague, 
dont le fds devint duc de Mantoue 
en 1627. — Louis sert Henri IV avec 
zèle et talent , et meurt de chagrin 
d'un reproche de ce prince sur la 
prise de Cambray. 

1601. Charles I de Gonzague .^ fds 
de Louis de Gonzague et de Henriette 
de Clèves, héritière de Nevers. — 
Duc de Mantoue en 1637, il y est 
établi par Louis XIH , malgré l'op- 
position de l'empereur et du duc de 
Savoie. — Il épouse Catherine, fille 
du fameux duc de Mayenne, et son 
héritière par la mort de Henri, duc 
d'Aiguillon , fils du même Mayenne. 
— Jl fut pèt-e : de Marie-Louise, qui 
fut recherchée par Gaston, duc d'Or- 
léans , frère de Louis XIV, et qui 
épousa les deux frères Sigismond et 
Casimir, rois de Pologne j et d'Aime 



de Gonzague , la fameuse princesse 
palatine, épouse d'Edouard de Ba- 
vière , fils de l'électeur palatin Fré- 
déric I. 

1637. Charles II de Gonzague., pe- 
tit-fils de Charles de Gonzague, fils 
de Charles I. — En iGSp, il vend le 
Nivernois au cardinal Mazarin , qui 
le laisse à Philippe-Julien Mancini , 
son neveu. — Depuis, le Nivernois 
a été mis sur le pied des autres du- 
chés-pairies. 



(,0) 
Ducs de Bouillon. 

iSgî. Henri de La Tout d'Àuver- 
gne-Oliergues ., vicomte de Turenne, 
maréchal de France en iSp':», épouse, 
par le crédit de Henri IV, Charlotte 
de La Marck, héritière de Bouillon 
et de Sedan. Il n'en eut pas d'en- 
fants ; mais il fut son héritier par 
testament , au préjudice de Charles- 
Piobert de La Marck, capitaine des 
Cent-Suisses, son oncle, avec^equel 
il transigea. — Il épouse en secondes 
noces Elisabeth de Nassau-Orange, 
fille de Guillaume de Nassau-Orange, 
premier slathouder des Provinces- 
Unies. — En 162 1 , il est général des 
protestants à la Rochelle. — Il les 
quitte en 1623, et meurt la même 
année. 

1623. Frédéric -Maurice, duc de 
Bouillon, fils aîné. — Il se fait catho- 
lique en 1637. — Engagé dans les 
intrigues du comte de Soissons, il est 
arrêté en 1642, et obligé, pour sau- 
ver sa personne, de céder sa princi- 
pauté. — Il reçoit, en échange de la 
cession qu'il en fit en i65i , les du- 
chés d'Albret et de Château-Thierry 
avec les comtés d'Auvergne et d'E- 
vreux, îiinsi que le rang et les droits 



29S Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite des Ducs de Bouillon. 

6e prince étranger. — Il meurt en 
i652. 

. Il eut pour frère Henri , vicomte 
de Turenne, m;»rechal de Frnnce en 
1643, et m;iréch;il-{i;encr;(l de l'ar- 
mëe en 1660^ l'un des plus fjrands 
capitaines de la France, recomman- 
dable sur -tout pour avoir fait de 
grandes choses avec peu de soldats , 
et pour les avoir toujours ména(^és 
avec un soin auquel il faut attribuer 
le petit nombre de revers qu'il éprou- 
va. — Il fut tué d'un coup de canon 
en 1675, et ne laissa point de pos- 
térité. — Il a voit abjuré le protes- 
tantisme en 1668. 



('0 



1584- Philippe - Guillaume , fds 
aîné de Guillaume I de Dillembourg- 
Orange, premier stathouder des Pro- 
vinces-Unies, et d'Anne d'Egmond. 
— Il hérite de la principauté d'O- 
range. Il resta catholique et au ser- 
vice d'Espagne. — Il meurt sans 
postérité. 

16 18- Maurice de Nassau, second 
stathouder des Provinces-Unies, frè- 
re; fils de Guillaume I et d'Anne de 
Saxe. — r- Grand capitaine qui affer- 
mit la souveraineté des Pays-Bas. — • 
Il mourut sans laisser de postérité. 

1635. Hetsri - Frédéric , troisième 
stathouder, frère ; fils de Guillaume I 
et de Louise de Coligny, fille de l'a- 
miral. 



(12) 
Ducs de Lorraine. 

1545. Charles F J , fils du duc 
François I, et gendre du roi Henri II. 



Suite des Ducs de Lorraine, 

— 1588, il fait la guerre à Henri Ilf, 
son beau-frère, pour venger la mort 
de ses cousins Henri de Guise le Ba- 
lafré et le cardinal de Guise, son 
frère, assassinés à Blois par ordre 
du roi. 

1608. Henri II le Bon, fils. — lï 
épouse Catherine, sœur de Henri IV, 
dont il n'a pas d'enfants. — De Ma- 
rie de Gonzague, fille du duc Vin- 
cent, il eut deux filles, Nicole et 
Claude. 

1624. François, frère. — H récla- 
me la loi salique pour hériter de son 
frère, et cède ensuite la souveraineté 
à son fils Charles, époux de Nicole^ 

1624. Charles IV le Magnifique^ 
fils. — Dépouillé de ses états par 
Louis XIII pour connivence au ma- 
riage de sa sœur avec Gaston, frère 
du roi, il se retire en Allemagne , et 
fait l'abandon de ses états au cardi- 
nal Nicolas-François, son frère, qui 
épouse Claude, sa cousine, et qui 
est obligé de fuir avec elle. — En 
1634, de concert avec l'archiduc 
Ferdinand, fils de l'empereur, et le 
cardinal infant, frère du roi d'Eâ- 
pa{T|ne, il gagne la bataille décisive 
de Nordlingue sur les Suédois et les 
protestants. — i636, il assiège eti 
vain avec Galas la petite et mauvaise 
place de Saint-Jean-de-Losne , qui 
n'étoit guère défendue que par ses 
habitants. — i652, il se joint aux 
princes contre la cour. — 1609 , il 
est rétabli par la paix des Pyrénées. 
— 1662, il abandonne son duché à 
Louis XIV, sous la condition que les 
princes de Lorraine seroient aptes à 
hériter de la couronne après les 
Bourbons. — Il se repent presque 
aussitôt de cet acte; et, sur le refus 
de livrer ses places, il est dépouillé 
de nouveau par Louis XIV. — Il 
combat Turenne à Sintzheiœ, défaiî 



7ePÉR. 1589-1643.— -3€/Jrtc<?, 

Suite des Ducs de Lorraine. 

Créqui à Consarbrik, et meurt en 
1675, sans laisser de postérité. 

(i3) 
Lorraine- Guise. 

i588. Charles, fils de Henri le 
Balafré, assassiné à Blois. — Il meurt 
en Italie en 1640, disgracié par le 
cardinal de Richelieu. Il eut pour 
frères: Claude de Lorraine, prince 
de Joinville, puis duc de Chevreuse 
«n 161 2, époux de la célèbre Marie 
de Rohan Montbazon, veuve du con- 
nétable de Luynes, et qui, veuve 
encore de son second mari sans en 
avoir eu d'enfants, eut pour ses re- 
prises le duché de Chevreuse , qui 
passa aux enfants de son premier 
tnari ; Louis , second cardinal de 
Guise, et le chevalier de Guise» — 
tiouise, sa sœur, épousa le prince de 
Conti, sourd -muet de naissance, 
second fils de Louis , prince de 
Condé. 

1640. Henri II , fils. — Prince 
d'un caractère romanesque. — 164?, 
appelé par les Napolitains révoltés, 
il est fait prisonnier par les Espa- 
gnols, et n'est relâché qu'au bout 
de 5 ans. — On l'appeloit le héros 
^e la fable, comme Condé le héros 
de l'histoire. Il recherche quelque 
temps Anne de Gonzague, depuis 
princesse palatine, puis y renonce. 
— Il meurt sans postérité en 1664. 



(i3 bis) 
Lorraine- Jumale. 

1573. Charles, duc d'Aumale, fils 
de Claude, duc d'Aumale, 3^ fils de 
Claude, premier duc de Guise, — Il 



Bo\irhons{Hennf^^ Louis i^). 295 
Suite de Lorraine-Âumaïe. 

est un des chefs les plus ardents de 
la hgue. — ïSgS, il est condamné 
par le parlement à être ccartelé > 
comme coupable du meurtre de Hen- 
i*i III. Il se retire à Bruxelles, où il 
meurt «n i63i, ne laissant qu'une 
fille, qui porta son héritage à Henri 
de Savoie, duc de Nemours. — Le 
chevalier d'Aumale, son père, est 
tué en iSqi, à l'attaque de Saint- 
Denys. 



(i4) 

Lorrainê-Elbeuf. 

i566. Charles, fils dé René de 
Lorraine, marquis d'Elbeuf, et tige 
du rameau de ce nom. — Duc d'El- 
beuf en i58i, il s'attache au parti 
de Henri IV. • — Henri, son second 
fils, connu sous le nom du maré- 
chal d'Harcourt, est la tige du ra- 
meau d'Armagnac ou de Lambesc et 
de Brionne, et de celui de Marsan. 

i6o5. Charles II, fils. — Il épouse 
en 16 19 Catherine Henriette, fille 
légitimée de Henri IV et de Ga- 
brielle d'Estrées. — Il meurt eh 
1657. 



(,5) 
Lorraine- Armagnac. 

i6o5. Henri, comte d'Armagnac 
en i64.'>, par don de Louis XIV, 
connu sous le nom du maréchal 
d'Harcourt, second fils de Charles I, 
duc d'Elbcnf. — - Il se distingue 
sous les règnes de Louis XIII et de 
Louis XIV, et particulièrement par 
le combat de Quiers en 1639, et la 
prise de Turin en 1640. — H meurt 
subitement en 1666, âgé de 66 ans. 



3oo Tables synchroniqiies de l'Histoire de France, 

(16) 
DOMAINE DE LA COURONNE. 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine^ 



Sous HENRI IV. 



R. de Na- 
varre. 

P. de Bé- 
arn. 

C. de Li- 
mousin. 

C. de Pé- 
rigord. 

C. d'Ar- 
magnac 

C 
gorre, 

C. de Foix 

C. d'Al- 
bret. 

C. de Yen- 
dôme. 



1600. Marq. 

de Saluées , 

jusq. en 1601. 



Par r.ivéncmrnt de 
Henri IV à la couronne. 
Henri avoit d'abord des- 
tiné à sa sœur l'hériiagc 
de sa mère ; mais la par- 
tie du parlement séante 
deBi- ^ Tours protesta contre 
cette destination , et la 
mort de la princesse mit 
fin à la difficulté. 



Par conquête sur 
duc de Savoie. 



i5()8. C. de 

Vendôme, 
ret. en 1712. 



Donné en apanage à 
César . fils naturel du roi 
et de Gabrielle d'Lstrées. 



i6oi. La Bres- Par échange contre le 
se, le Bûgey marquisat de Saluées, 
et le Valro- 
raey. 



[601. Marq. 
de Saluées. 



Par échange contre la 
Bresse, le Bugey et le 
Valromey. 



Sous LOUIS XIII. 



l6i5. C. d'Au- Parla mortct la cession 
vergne , antérieure de Marguerite 

jusq. en i65ié de Valois , sœur de Hen- 
ri ni, qui, comme héri- 
tière de sa mère , avoit 
évincé en 1606, par arrêt 
du parlement, Charles de 
Valois , fils naturel de 
Charles IX. 

1619. C. d'An- A la mort de Diane de 
gouléme , France, fille légitimée de 

jusq. cniôiQ. Henri II, épouse d'Ho- 
race Farnèse , puis de 
François de Montmorcri- 
cy , fils aîné du conné- 
table Anne. 



. . . D. d'Or- 
léans , 
ret. en 1660. 



[619. C. d'An- 

gouléme , 
ret. en i653. 



Donné en apanage 
Gaston, frère du roi. 



Abandonné par le roi 
à Charles de Valois pour 
le dédommager du com- 
té d'Auvergne , dont il 
avoit gardé le titre jus- 
qu'alors. 



ne PÉR. 1589-1643. — 3c /î<7ce, Bourbons [Hemi^^ Louis iZ). 3oi 



Réunions au. Domaine. 



Distractions du Domaine. 



1642- Princi- 
pauté de Se- 
dan. 



ï642. C. de 
Roussillon. 



Par confiscation sur 
Frédéric- Maurice de la 
Tour d'Auver«ne-Olier- 
fjues , dnc de Bouillon, 
fi ère du f;tmeux maré- 
chal de Turenne. Impli- 
aué dans les intrigues 
du comte de Soissons , il 
abandonne sa principau- 
té pour sauver sa vie. 

Par conquête, confir- 
mée en 1559 par le traité 
des Pyrénées. 



III. ALLEMAGNE. 

(17) 
Empereurs. 

1576. Rodolphe II, fils deMaximi- 
lien II, et petit-fils de Ferdinand I, 
frère de Charles -Quint. — Prince 
indolent qui ne s'occupe que de 
chimie et d'astronomie. — Mathias, 
son frère, le force à lui céder la 
Hongrie et l'Autriche en i6o8, et la 
Bohême en 161 1. — Il ne se marie 
point et meurt en 161 2. 

1612. Mathi.vs , frère, déjà roi 
de Bohême et de Hongrie. — 16 17, 
troubles en Bohême excités par les 
protestants, et causes premières de 
la guerre de trente ans 

i6ig. Feroinand II, un des grands 
princes de l'Allemagne, cousin-ger- 
main de Mathias , fils de Charles de 
Styrie, et petit-fils de Ferdinand I, 
■frère de Charles -Quint. — Frédé- 
ric V, électeur palatin , et chef des 
protestants, est élu roi de .Bohême 
par les États , au préjudice des 
droits de Ferdinand. Ce fut l'origine 
de la fameuse guerre de trente ans. 
— Maximilien, duc de Bavière, et 
Tilly, général des troupes impé- 
riales, forcent l'électeur à quitter la 



Suite des Empereurs. 

Bohême. — 1621 , il est dépouillé de 
son électorat. — 1623, l'électorat 
est donné au duc de Bavière. — 
1626, Tilly et Walstein font triom- 
pher les armes de l'empereur. — 
1629, l'empereur ordonne la resti- 
tution des biens de l'église. — Les 
électeurs de Saxe et de Brandebourg 
appellent Gustave-Adolphe. — i63i, 
Gustave gagne la bataille deLeipsick, 
et en 1682, celle de Lutzen, oh il 
est tué. — Le duc de Saxe-Weimar 
le remplace. — i634, Walstein, 
mécontent de l'empereur, devient 
infidèle. Il est assassiné par ordre 
de l'empereur, qui donne le com- 
mandement de ses troupes à Fer- 
dinand, son fils, roi de Bohême et^ 
de Hongrie ; celui-ci bat les Suédois 
à Nordlingue. — i635 , la France 
prend part à la guerre. — i636, 
Banier, général des Suédois, bat 
les Impériaux à Witstock. 

1637. Ferdinand III, fils. — Le 
duc de Saxe-Weimar, Banier et Tor- 
stenson poursuivent leurs succès sur 
les Impériaux. — 1639, Piccolomini 
bat Feuquièresu — i644î Mercy est 
battu à Fribourg par le duc d'En- 
ghien, depuis le Grand-Gondé. — 



3o2 



Tables synch ioniques de l'Histoire de France, 



Suite des Empereurs. 

li'anne'e suivante, Mercy prend sa 
revanche sur Turenne, à Marien- 
ihal; mais presque immédiatement 
après, il est défait de nouveau par 
le duc d'Enghein , à Nordlingue, où 
il perd la vie. — 164^ > P^^^ ^^ 
Westphalie. 



Grands Vassaux de l'Empire. 

, (ï8)] 
Rois de Bohême [Électeurs^ 

1576. Rodolphe II, à la mort de 
l'empereur Maximilien II, son frère, 
il devient alors empereur lui-même. 
161 1. Mathias, frère, déjà roi de 
Hon(jrie et duc d'Autriche, oblige 
encore son frère à lui céder la Bo- 
hême. — 1612, empereur. — 1617, 
se voyant sans enfants, il fait cou- 
ronner roi de Bohême Ferdinand 
de Styrie , son cousin-germain , et 
lui abandonne la Hongrie l'année 
suivante, après avoir obtenu de ses 
propres frères, les archiducs Albert 
et Maxirailien , qui Vavoient pas 
d'enfants non plus que lui, une re- 
nonciation à leurs droits sur son 
liéritage. 

1617. Ferdinand II, cousin -ger- 
main , fils de Charles de Styrie et 
■ petit-fils de Ferdinand I ; empereur 
en 1619, à la mort de Mathias. 
m — La même année les états de Bo- 
hême prononcent sa déposition et 
élisent Frédéric V, électeur palatin, 
qui est soutenu parles protestants, 
La bataille de Prague, l'année sui- 
vante , ruine le parti de ce der- 
nier. 

1627. Ferdinand III, fils. — Par 
concession de son père, il est roi de 
Hongrie en 1625, et de Bohême en 



Suite des Rois de Bohême. 

1627. — Empereur en 1637, à la 
mort de son père. 



(19) 
Ducs de Saxe (^Électeurs). 

i586, Christian I, fils d'Auguste 
le Pieux, et neveu de Maurice, le 
premier duc de la branche cadette 
ou Albertine. — Il quitte la religion 
luthérienne pour la réformée. 

1691. Christian II, fils. - — Il re- 
tourne à la religion luthérienne. 

i6ii. Jean-Georges, frère. — Il 
suit d'abord le parti de l'empereur. 
— Il le quitte en 1626, lors de l'édit 
de restitution des biens de l'église, 
et il se joint aux Suédois. — i635, 
il fait sa paix avec l'empereur, et 
obtient la Lusace. — 11 meurt en 
i656. 



(20) 
Ducs de Bavière {Électeurs "). 



Branche cadeUe de Bavière. 

1579. GuiLLArME II le Religieux^ 
fils d'Albert III le Magnanime. — 
1596, il abdique, et se consacre à la 
retraite, dans laquelle il vécut 29 ans. 

1596. Maximilien I, fils, premier 
électeur de la branche cadette. — 
Chef des catholiques pendant la guer- 
re de trente ans, comme l'électeur 
palatin, Frédéric V, le fut des pro- 
testants. — Ce dernier perd la di- 
gnité électorale et le haut-palatinat 
qui sont conférés à Maximilien , en 
1628, et lui sont confirmés à la paix 
de Westphalie. — Tilly et Mercy, 
5is généraux, combattirent Gustave- 



7ePi:R l589-i643. — 3e /îace; 

Suite des Ducs de Bavière. 

Adolphe, Turenne et Condé. — Il 
meurt en i65i. 

(=0 

Comtes Palatins du Min (Électeurs) , 



Bourbons {HtiJiril^^ Louis i3). 3o3 
Suite des Margraves de Brandebourg. 

Christian, son frère, est la ti{;e du 
second rameau de lîareith, éteint en 
1 769. — Joarhitn-Ernest, autre frère. 



Branche aînée de Bavière. 

i583. Frédéric IV, fils de Louis V, 
et petit-fils de Frédéric III, le pre- 
mier électeur de la branche de Sim- 
meren. — ' Il commence à régner 
$ous la tutèle de Jean-Casimir, son 
oncle , qui le fait élever dans le cal- 
vinisme. — 1610 , il est reconnu 
c'ief de l'union protestante contre 
I ,'s catholiques. 

1610. Frédéric V, fils. — 1619, 
il accepte la couronne de Bohême, 
quoique les États la lui offrissent 
au préjudice des droits de l'em- 
pereur Ferdinand. De là tous ses 
malheurs. — 1621, il est mis au 
ban de l'Empire et dépouillé du 
haut-palatinat et de la dignité élec- 
torale, qui sont concédés en i623 
a la branche cadette de la maison 
de Bavière. — Il avoit épousé Elisa- 
beth , fille de Jacques VI, roi d'An- 
gleterre. — De cette alliance des- 
cendent les rois actuels d'Angleterre. 
' — Il meurt en i632, de la douleur 
que lui cause la nouvelle de la mort 
de Gustave-Adolphe, des succès du- 
quel il espéroit son rétablissement. 



(22) 
Margraves de Brandebourg [Electeur i). 

1571. Je.\n-Georges , fils de Joa- 
chim l'Hector. — Il réunit la nou- 
velle 'Marche par l'héritage de Jean 
ia Prudent, son oncle. 

iS^S. JOACHm-FfVÉDfiPIÇ, fils. -^ 



le fut de celui d'Ans 



pacïi, qui re- 



cueillit l'héritage de Bareith, et dont 
le dernier duc vendit ses états au roi 
de Prusse en 1792. 

1608. Jean Sigismond, fils. — 1609, 
il prétend à la succession de Juliers 
et de Clèves, par sa femme, fille aî- 
née du dernier duc Jean-Guillaume, 
contre le comte palatin Wolfgang- 
Guillaume , duc de Neubourg , qui 
avoit épousé la cadette. — Un souf- 
flet que l'électeur donna au duc met 
obstacle aux arrangements à l'amia- 
ble. — L'empereur veut provisoire- 
ment, comme juge , séquestrer l'hé- 
ritage. — 16 10, les protestans s'y op- 
posent, et forment entre eux la célè- 
bre union de Hall , dont Henri IV fut 
l'instigateur. — iGi4,I'tilccteur, pour 
se rendre agréable aux peuples du 
duché de Cléves et gagner les Hol- 
landois , passe du luthéranisme au 
calvinisme ; et son compétiteur, pour 
se procurer les secours de l'Espagne, 
se fait catholique. ■ — 161 8 , Jean-Si- 
gismond hérite d'Albert -Frédéric , 
son beau-père, du duché de Prusse. 

1619. Georges-Gcillavme, fils. — 
Ses états sont dévastés par la guerre 
de trente ans. — Il est obligé de chan- 
ger ses alliances selon les jîartis qui 
deviennent les plus forts , et laisse 
son électoral dans la confusion. 

1640. Frédéric - Guillaume îo 
Grand .^ fils. — L'un des héros de sa 
race. — Il répare les malheurs de la 
guerre , accroît ses états, et termine 
l'affaire de la succession de Juliers, 
qu'il partage avec le duc de Neu- 
bourg. -r- ib85, il recueille les pro- 
testans de France que fait émigrerla 
révocation de l'édit de Nantes. 



3o4 Tables synchronicjues de V Histoire de Prance, 

(23) 

Ducs de Brunswick, 



République des Provinces-Unies, 



i546. Guillaume le Jeune ^ duc Je 
Zell, second fils d'Ernest, premier 
duc de Zell en 162 2. — Henri, fils 
aîné d'Ernest, est la ti(;e du rameau 
de Danneberg , depuis Brunswick 
Wolfenbuttel , en la personne d'Au- 
guste, son fils, qui recueillit l'héri- 
ta()fe de l'ancien rameau de ce nom. 

i5g2. EnNEST II, fiiS , duc de Zell. 
— Il établit le luthéranisme dans ses 
états. 

i6ii. Christian, évêque de Min- 
deiï, frère , duc de Zell. — Il ne faut 
pas confondre ce prince avec le fa- 
meux Christian de Brunswick Wol- 
fenbuttel, administrateur de l'évêché 
de Ilalberstadt, célèbre dans la {guer- 
re de trente ans par ses talents mili- 
taires et par ses cruautés envers les 
catholiques. Ce dernier mourut en 
1626, à(ifé de 27 ans. En son frère 
aîné finit le premier rameau de Wol- 
fenbuttel, dont les biens et les titres 
furent recueillis par les aînés du ra- 
meau de Lunebourg. 

i633. Auguste, frère, 

i636. Frédéric II, frère. Il meurt 
en 1648. 

Geor^jes, frère de Frédéric, et duc 
de Calemberg en i634, est le seul 
d'entre ses frères qui ait laissé une 
postérité. Ils étoient convenus, pour 
ne point înorceler leur héritage , 
<]u'un seul d'entre eux se marieroit, 
et le sort tomba sur Geor(jes. •— Il se 
distin{^ua dans la {juerre de trente 
ans, et mourut en i64i. — Jean- 
Frédéric, duc de Hanovre, l'un des 
fils de Geoij^es, se fit catholique, 
épousa une princesse palatine , et 
maria une de ses filles au duc de 
Modène, et l'autre à l'empereur Jo- 
seph I. 



1592. Mort du duc de Parme, 
Alexandre Farnèse, gouverneur des 
Pays-Bas, l'un des grands capitaines 
de son siècle, et de la sagesse et des 
talents duquel on espéroil la réduc- 
tion des insurgés. 

iSgS. Philippe II abandonne les 
Pays-Bas en dot à Isabelle, sa fille, 
qui épouse l'archiduc Albert, fils de 
l'empereur Maximilien H, et petit-fils 
de l'empereur Ferdinand I, frère de 
Charles-Quint. Cette mesure affermit 
dix des provinees belgiques dans 
l'obéissance. 

1609. Trêve de douze ans, par la 
médiation de la France, de l'Angle- 
terre et du Danemarck, entre les 
Espagnols elles Hollandois, qui fu- 
rent reconnus peuple libre et indé- 
pendant. — Ilsavoient eu des succès 
tant sur terre que sur mer, et parti- 
culièrement dans les Indes , où ils 
firent des conquêtes sur les Espa- 
gnols et les Portugais, — Tromp , 
amiral hollandois, acquit dans cette 
guerre la réputation du plus grand 
homme de mer qui eût paru jusqu'a- 
lors. — Le grand pensionnaire Bar- 
neveldt contribua de tout son pou- 
voir à faire cesser les hostilités , 
ainsi qu'à détourner son pays de 
prendre part à la guerre de Bohême, 
qui ne pouvoit profiter qu'à l'ambi- 
tion de* Maurice. De là la haine que 
lui voua le stdthouder. 

16 18. Synode général de toutes 
les égUses calvinistes, tenu à Dor- 
drecht, au sujet des querelles reli- 
gieuses des Jrminiens et des Goma~ 
ristes. Les premiers, calvinistes miti- 
gés, desiroient quelque réforme à la 
dure doctrine de Calvin sur fa pré- 
destination; les adoucissements qu'ils 
proposoient, et qui, à la vérité, n'ai- 



7« PÉR. 1589-1643. — 3e Race, Bourbons (/fewr* 4, Louis i3). 3o5 



Suite des Provinces-Unies. 

loient pas à moins qu'à ruiner le cal- 
vinisme en le convaincant d'erreur, 
furent condamnés par le synode. Les 
catholiques n'en triomphèrent pas 
moins de sa décision, tant pour l'in- 
faillibilité qu'il fut obli^^é de s'attri- 
buer, quand ses docteurs la refusoient 
au concile de Trente, que pour l'ex- 
clusion qui fut donnée aux Armi- 
niens , et qui justifia le même con- 
cile de celle que les protestants lui 
reprochoient à leur égard. Maurice 
et Barneveldt prirent part à ces dé- 
bats. Le dernier succomba avec le 
parti vaincu. Il fut condamné à mort 
comme Arminien, et encore comme 
traître à son pays, qu'il fut accusé 
d'avoir voulu livrer aux Espagnols. 

1621. Cessation de la trêve de 
douze ans. Maurice pour les Hollan- 
dois , et Ambroise Spinola pour les 
Espagnols, déploient de nouveau les 
talents dont ils avoient déjà fait 
preuve avant la trêve. 

1625. Henri-Frédéric, troisième 
stathouder, succède à Maurice. Il 
poursuit les desseins de son frère 
pour l'affranchissement de sa patrie, 
et prépare la paix qui devoit le con- 
solider. 

i63o. Les Hollandois enlèvent le 
Brésil aux Espagnols. 

1634. Alliance avec la France con- 
tre l'Espagne. 



(25) 

Suisses. 

iSga. Henri IV confirme le traité 
, d'alliance de Henri III avec Genève 
contre le duc de Savoie. 

1602. Renouvellement de l'alliance 
des Suisses avec la France. 

1602. Charles-Emmanuel, duc de 
Savoie, par suite de ses ancienne» 



Suite des Suisses. 

prétentions sur Genève, cherche à 
surprendre cette ville en pleine paix. 
Le 21 décembre, pendant la nuit, 
un corps de ses troupes escalade les 
murs. Les bourgeois réveillés subi- 
tement prennent les armes , et re- 
poussent les assaillants. Ceux qui 
furent pris furent pendus comme 
voleurs de nuit. 

161 5. Alliance des Suisses avec 
Venise. 

1 62 1 . Les Espagnols, sous prétexte 
de protégerles Valtelins catholiques, 
sujets des Grisons protestans, et, dans» 
la réalité, pour procurer aux deux 
branches Allemande et Espagnole de 
la maison d'Autriche , une commu- 
nication entre leurs territoires , s'é- 
toient saisis des passages de la Valte- 
line , et y avoient construit des forts. 
Un traité conclu cette année à Ma- 
drid entre la France et l'Espagne 
stipule que les Espagnols se retire- 
ront, et que les Valtelins ne seront 
point inquiétés pour leur religion. 

1624- Guerre dans la Valteline en- 
tre les François et les Espagnols pour 
l'exécution du traité de Madrid. 

1625. Les Espagnols sont dépos- 
sédés , et le traité de Madrid est con- 
firmé par un nouveau. 

1634. Alliance des Suisses avec 
l'Espagne. — Ils restent neutres d'ail- 
leurs dans la lutte des maisons de 
France et d'Autriche , et fournissent 
également aux deux partis des soldats 
braves et fidèles. 

i635. La Valteline est de nouveau 
le théâtre de la guerre entre les Fran- 
çois et les Espagnols pendant la 
guerre de la succession de Mantoue. 
— Le duc de Rohan fait une savante 
campagne contre Serbelloni. 



5o6 



Tables synchronîqiies de VHîsloti^ de France» 



III. ITALIE. 

(26) 
Papes. 

i585. Sixte V ( Félix Peretti), de 
U Marche d'Ancone; d'abord gardien 
de pourceaux, puis cordelier, 226® 
pape. — i585, bulle contre Henri 
IV, roi de France, et contre les Cal- 
vinistes. — 11 confirme la congré- 
gation des Feuillants. — Il embellit 
B<ome, et y établit une police sévère. 

iSgo. Urbain VII (Jean-Baptiste 
Castagna), Génois, 226*" pape. 

1590. Grégoire XIV ( Nicolas 
Sfondrate), Crémonois, 227^ pape. 

— Il se déclare contre Henri IV, et, 
en 1691, donne une bulle contre lui. 

— Les évêques de France refusent 
de l'accepter. 

1691. Inkoceist IX (Jean-Antoine 
Facchinetti),Bolonois, 228^ pape. 

1692. Clément VIII ( Hippolyte 
Aldobrandin) , né à Fano, 229^ pape. 

— 1595, il absout Henri IV. — 1598, 
il s'empare de Ferrare. — Même an- 
née, congrégation dite de Auxiliis., sur 
les matières de la grâce , débattues 
«ntre les Jésuites et les Dominicains. 

i6o5. LÉON XI (Alexandre Octa- 
vien de Médicis ) , 280^ pape. 

i6o5. Paul V (Camille Borghèse), 
Romain, 23 1*^ pape. — i6o5, brouil- 
leties avec la république de Venise, 
terminées à l'amiable en 1607, par la 
médiation de Henri IV. — 1606, il 
interdit aux catholiques d'Angleterre 
le serment A' Allégeance ^ relatif à l'in- 
dépendance temporelle du roi, mais 
que l'on crut à Rome un piège pour 
faire admettre la suprématie reli- 
gieuse du prince. — 1607 , fin des 
congrégations deAuxiliis. Le pape ne 
prononce point, et défend aux dis- 
putants de se censurer. — Il canonise 
â. Charles Borromée , approuve Tin- 



Suite des Papes. 

stitut de la Visitation, celui de sainte 
Ursule, et la congrégation de l'Ora- 
toire. 

162 1. Grégoire XV ( Alexandre 
Ludovisio ) , Bolonois, 232*^ pape. — 
Le maréchal de Lesdiguières lui avoit 
promis d'abjurer quand il seroit pa- 
pe, et tint parole. — Grégoire cano- 
nise S. Ignace, S. François Xavier, 
sainte Thérèse et S. Philippe de Néri ; 
il érige le siège de Paris en archevê- 
ché , établit la Propagande et la con- 
grégation de Saint-Maur en France. 

1623. Urbain VHI (Maffée Barbe- 
rin), Florentin, 2 23^ pape. — 1626, 
il réunit le duché d'Urbin par dona- 
tion de François-Marie de La Rovère. 
— i63o, bulle qui accorde le titre 
di Eminentlssime aux cardinaux , auxT 
trois électeurs ecclésiastiques , et au 
grand-maître de l'ordre de Malte , à 
l'exclusion de tous autres. — 1640, 
Urbain déclare la guerre au duc de 
Parme pour avoir fortifié des places, 
contre la teneur de la concession de 
Paul H. 



(27) 
Ducs de Savoie. 

i58o. Charles- Emmanuel, le 
Grand .^ fils d'Emmanuel Philibert, 
le vainqueur de Saint-Quentin. — 
i588, à la faveur des troubles de la 
France, il s'empare du marquisat de 
Saluées. — 1601, il le garde par traité, 
en échange du pays de Gex, du Bu- 
gey et du Valroniey. — 1602 , il tente 
en pleine paix de s'emparer de Ge- 
nève par surprise. Ses troupes sont 
repoussées, et les prisonniers sont 
pendus comme voleurs de nuit. — 
1628, à la mort du duc de Mantoue, il 
se déclare pour la maison d'Autriche. 
— Il meurt ea i63o, presque entiè- 



^fc PÉR. 



i 589-^643. — 3« Race, Bourbons {Henri l^^ Louis i3). 307 



Suite des Ducs de Savoie. 

ïement dépouillé de ses états par la 
France. — Thomas-François, l'un de 
ses fils, (-ait la branche de Carignan. 
i63o. Victor AmédéeI, fils. — 11 
fait sa paix la même année avec la 
France. — L'année suivante, il lui 
cède Pignerol et autres places , pour 
lesquelles il reçoit un équivalent dans 
Dans la guerre de 



II 



le Moniferrat. 



il prend le parti de la France 
ctoit gendre de Henri IV. 

Thomas, prince de Carignan , son 
frère, eut de Marie de Bourbon, hé- 
ritière de Soissons , Eugène , comte 
de Soissons et gouverneur de Ciiam- 
pagïie, qui épousa la fameuse Olym- 
pe Manc ini , nièce du cardinal Ma- 
zarin , et qui fut père du célèbre 
prince Eugène , général de l'Empe- 
reur. 

1637. François-Hyacinthe, fds. 

i638. Charles-Emmanuel II , frère, 
sous la tulêle de sa mère, qui est trou- 
blée par les oncles du roi. — Il entre 
dans l'alliance de la France contre 
l'Espagne. — lôSg, la paix des Py- 
rénées rend le calme à son pays. — 
U construit la ville neuve de Turin 
et le Palais-royal , et fait le chemin 
ditWe V Echelle ou de la Grotte , près 
de la grande Chartreuse, pour le 
transport des marchandises de Fran- 
ce et d'Italie. — Il meurt en iGyS. 



(28) 
Ducs de Mantoue. 

158;. Vincent I deGonzague, fds 
de Guillaume, neveu de François, et 
petit-fds de Fi'édéric II, premier duc 
de Mantoue. — 11 fait construire la 
citadelle de Casai dans le Montferrat. 

161 2. François 111, fils. 

i6i2. Ferdinand, frèrç,— D'abc»rd 



Suite des Ducs de Mantoue. 

cardinal. — Il usurpe le duché sur 
Marie sa nièce. 

1G26. Vincent II, frère. — Cardi- 
nal en 161 5. — En 16 17, il épouse 
en secret Isabelle de Gonzague- 
Bozzolo. — Il veut faire casser ce 
mariage pour cause de stérilité, et 
épouser Marie, sa nièce. — Depuis il 
change de dessein ; il la fait épouser à 
Charles de Gonzague, son cousin, et 
meurt le lendemain des noces. 

1627. Charles I, duc de Nevers , 
cousin de Vincent II, fils de Louis 
de Gonzague, duc de Nevers, et petit- 
fils de Frédéric II , premier <luc de 
Mantoue. — L'empereur et le duc 
de Savoie veulent s'emparer de l'hé- 
ritage de Vincent II ; Louis XIII prend 
sa défense. — i63o, Mantoue est 
pris par les Impériaux. — i63i , le 
traité de Quérasque rétablit Charles 
dans le Mantouan et le Montferrat. 
— Ce fut lui qui fit bâtir Charleville 
en Champagne. — Il avoit épousé 
Catherine de Lorraine , fille du fa- 
meux duc de Mayenne. Outre deux 
fds qu'elle lui donna, et qui mouru- 
rent avant lui , il en eut encore Marie- 
Louise qui épousa les deux frères 
Ladislas VII et Jean Casimir , rois de 
Pologne ; et Anne, la fameuse prin- 
cesse palatine, femme d'Edouard de 
Bavière, fils du malheureux électeur 
pitlatin, Frédéric V. 

1637. Charles H, petit-fils; fils dé 
Charles , duc de Rhételois. — Il 
épouse en 1627 Marie, fille du duc 
François III. — Il meurt en i645. 



(29) 
Ducs de Parme et de Plaisance. 

1 58^. Alexandre Farnese , fils uni- 
que d'Octave, et arrière-petit-fils du 
pape Paul m. — L'un des grand* CR- 
^0, 



3o8 



Tables syncTironiques de VHistoîre de France, 



Sui te (1 es Ducs de Parme et de Plaisance. 

pitaines de son siècle. — 1678 , gou- 
verneur des Pays-Bas révoltes, peut- 
être par ses grandes qualités en eut- 
il empêché la détection , si on ne l'en 
eût tiré pourl'opposerà Henri IV. — 
Il fait construire la citadelle de 
Parme. 

1592. Ranuce, fds. — 1600, il 
épouse Marguerite Aldobrandin , 
nièce du pape, et est fait gonfalo- 
iiicr perpétuel de l'église. 

1622. Odoard ou Edouard, 2® fils 
de Ranuce ( le premier étoit sourd- 
muet). — i635, il se déclare pour 
la France, et est presque le seul 
prince d'Italie qui embrasse sa cause. 
— Ses états sont envahis par les Es- 
pagnols. — Ije pape Urbain "VIII s'en- 
tremet pour les lui faire rendre. — 
1639 , guerre avec le même pape 
pour le duché de Castro. — i644î 
la paix le lui conserve. 



(3o) 
Grands Ducs de Toscane. 

1687. FerdinandI deMédicis, frère 
de François-Marie, et fils du grand 
Cosme — Cardinalen i553. — iSSej, 
il épouhe Christine , fille de Char- 
les Ili , duc de Lorraine. 

1609. CoSME II de Médicis, fils de 
Ferdinand I , et petit-fils du Grand- 
Cosme. — 16^9 î il envoie des se- 
cours à l'empereur Ferdinand II. 
— Ses troupes ayant changé leurs 
drapeaux, passent au travers des 
ennemis, et arrivent à Vienne, dont 
ils contribuent à faire lever le siège. 

1621. Ferdinand II, fils. — Il 
garde la neutralité dans les guerres 
de la France et de l'Espagne en 
Italie; et avec Cosme III, son fils, 
héritier de sa politique, il procure 



Suite des Grands-Ducs de Toscane. 

un siècle de paix à ses peuples. — 
Il meurt eu 1670. 



(3i) 
Ducs de Ferrare , Modène et Reggîo. 

1559. Alphonse II d'Esté, fils d'Her- 
cule II et de Renée de France , fille 
de Louis XII. — Il fait enfermer Le 
Tasse pour ses liaisons avec Éléono- 
re, sa sœur, et comme attaqué de folie. 

1697. CÉSAR d'Esté, fils d'Al- 
phonse d'Esté, duc de Montéchio, 
petit-fils du dernier duc Alphonse I, 
et arrière-petit-fils d'Hercule II , et 
de Renée de France, fille de Louis XII. 
— 1698 , le pape Clément VIII, sous 
prétexte que l'aïeule du duc, troisiè- 
me femme d'Alphonse I, n'étoit pas 
légitime épouse, s'empare du duché 
de Ferrare, comme fief dévolu au 
saint-siège , à défaut d'héritiers légi- 
times. 

Ducs de Modène. 

1628. Alphonse III, fils. — Il ab- 
dique en 1629, et prend l'habit de 
capucin dans le Tyrol. — Il meupt 
en 1644 7 A^ns une mission au pied 
des Apennins. 

1629. François I, fils. — Il se 
conserve neutre pendant la guerre 
pour la succession de Mantoue. — 
1647, généralissime des François ea 
Italie, il est contrarié par les gé- 
néraux particuliers, et ne peut riea 
faire d'utile. — Il meurt en i658. 



(32) 

Ducs d'Urbin. 

1 574. François-Marie II de La Ro- 
vère, fils de Guy-Ubald et petit-fils 
de François-Marie I, premier duc 



7« PÉR. 1589-1643. — 3« Race^ Bourbons {Henri /^, Louis 1 3). 309 



Suite des Ducs d'Urbin. 

d'Urbin , du nom de la Rovère. — 
Il s'e'toit signale' en iSji à la bataille 
de Le'pante. — 1626, le chagrin 
qu'il avoit conçu de la mort de son 
fils unique le fait renoncer à ses 
États, qu'il abandonne à l'église. — 
Il meurt en i636. François Ubald, 
son fils, mort subitement en i623, 
laissa une fille posthume qui ne re- 
cueillit que les biens allodiaux de sa 
maison. Elle épousa Ferdinand II, 
duc de Toscane. 



(33) 
P^enise. 

i6o5. Démêlés du pape Paul V 
avec la république , au sujet de 
l'emprisonnement d'un chanoine de 
Vicence, distrait à la justice régu- 
lière par ordre du conseil des dix; 
et pour la défense faite aux ecclé- 
siastiques d'acquérir des biens-fonds 
et de bâtir des églises, sans permis- 
sion expresse de l'autorité tempo- 
relle. Paul excommunie la seigneurie 
et met l'Etat en interdit. — Défense 
de la part de la seigneurie d'aflicher 
aucune bulle, et ordre de continuer 
l'office divin. — Les Jésuites , les 
Théatins et les Capucins seuls , 
obéissent au pape. •: — Les réfrac- 
taires à l'ordre de la seigneurie sont 
exilés. — Les Jésuites sortent pro- 
cessionnellement, à neuf heures du 
soir, chacun d'eux portant au cou la 
Sainte-Eucharistie dans une boîte. 

Guerre de plume d'abord entre 
les deux puissances; elle est sou- 
tenue d'une part par les cardinaux 
Bellarmin et Baronius , et de l'autre 
par Paul Sarpi, moine servite, dit Fra 
Paolo. — On se menace ensuite des 
armes temporelles. Henri IV cherche 
à étouffer les dissensions. — Il envoie 



Suite de P'enise. 

à Venise et à Rome le cardinal de 
Joyeuse, qui concilie les différends. 

— La seigneurie rendit le prison- 
nier, mais les Jésuites ne furent pas 
rétablis. Ils n'obtinrent leur, retour 
qu'en lôSy. 

1610. Hekri IV, roi de France, 
est inscrit sur le livre d'or de la 
république, à la demande de ses 
ambassadeurs. 

161 8. Conjuration dé ramltassao 
deur d'Espagne Bedmar, à l'effet 
de massacrer les gouvernants, brûler 
la ville et renverser la république. 

— Le complot n'a pas de suite, par- 
ceque les vaisseaux qui dévoient en 
seconder l'exécution et s'emparer 
du port n'arrivent pas. — La con- 
juration est découverte. Plusieurs 
François et Espagnols qui y avoient 
pris part sont noyés. 



(34) 
Gènes. 

1589-1610. Paix intérieure et ex- 
térieure. 

1624. Guerre contre le duc de 
Savoie, les Vénitiens et la Franre,, 
ligués ensemble pour dépouiller 
Gènes du marquisat de Zucarello , 
que la république avoit acquis de 
l'empereur, et sur lequel le duc de 
Savoie avoit des prétentions. — Les 
conquêtes des alliés sont rapides ; 
mais Doria et Benoît Spinola , aidés 
des Espagnols, reprennent l'avan- 
tage, et la paix est signée en i63i. 

1625. Inquisition d'état établie, à 
l'instar de celle de Venise. 



■»/«r*,-«/WV^/VW*.'V*/VWVW*i 



Tables synchroni^ues de VHlsloire de France, 



IV. ESPAGNE. 

(35) 
Rois d'Espagne. 

1598. Philippe III, fils de Philip- 
pe II et petit-fils de Charles-Quint. 
— 1609, trêve de 12 ans avec la 
Hollande. — Il ordonne à tous les 
Mahometans de ses états de quitter le 
royaume, sons peine de mort. — L'Es- 
pagne perd un million d'hommes. — 
On les refuse en France , où ils of- 
froient de se retirer. — Philippe est 
gouverné par le duc de Lerme. — 
i6?o, le duc de Feria fait révolter la 
Valteline contre les Grisons. — La 
France et Venise prennent parti pour 
les Grisons. — Guerre à ce sujet. — 
Anne-Marie-Mauricie, fille de Philip- 
pe, avoit épousé Louis XIII en 161 5. 

162 1. Philippe IV, fils. — Il est 
gouverné par le duc d'Olivarès, son 
ministre, comme Louis XlIlTétoit, 
au même temps, par le cardinal de 
Richelieu. — Fin 'de la trêve avec les 
Hollandois. — i633, Philippe IV, à la 
mort d'Isabelle-Claire-Eugénie, sa 
tante, à laquelle Philippe II avoit don- 
né les Pays-Bas en dot, en iSgS, lors 
de son mariage avec l'archiduc Al- 
bert, frère des empereurs Rodolphe 
II et Mathias, et mort comme eux sans 
-postérité, rentre en possession des 
dix provinces demeurées fidèles. — 
l635, les Espagnols, instruits d'un 
traité de la France avec les Hollan- 
dois pour les attaquer, surprennent 
l'électeur de Trêves, allié de la Fran- 
ce, et l'enlèvent. Ce fut la première 
hostilité d'une guerre qui dura treize 
ans avec l'Empire et vingt -quatre 
avec l'Espagne. — 1640, le duc 
d'Ohvarès ayant voulu faire contri- 
buer également toutes les provinces 
de l'État, la Catalogne et le Portugal 
se révoltent. — Le duc de Bragance 
est proclamé roi de Portugal. — 



Suite des Rois d'Espagne. 

1641 , les Catalans se donnent à 
Louis XIII. — 1643 , Olivarès est 
destitué au moment oh. il n'avoit 
plus à craindre la rivalité de Riche- 
lieu. Don Louis de Haro , son neveu, 
lui succède. — ^^\l •> révolte de 
Naples sous Mazaniello , assassiné 
au bout de 7 jours par ordre du 
vice-roi. — Nouveau soulèvement 
quelques mois après. — Le duc de 
Guise, Henri II, appelé le héros de 
la fable, petit-fils du Balafré, est 
appelé parles Napolitains, peut-être 
pour les droits qu'il tcnoit d'Yolande, 
une de ses aïeules, fille du bon roi 
René. — Quoique abandonné par la 
France, il résiste 5 mois aux Espa- 
gnols; trahi par Gennaro, l'un des 
chefs de la révolte, il est fait prison- 
nier et retenu 4 ans dans les cachots 
de l'Espagne. — 1648, paix de Muns- 
ter avec les Hollandois. — i652, don 
Juan, fils naturel du roi, soumet la 
Catalogne. — i659, paix des Pyré- 
nées avec la France. — i663, les 
Portugais, commandés par Schom- 
berg, aidés des Anglois, et, sous 
main, aussi des François, battent à 
Évora les Espagnols, qui concevoieut 
déjà l'espoir de rentrer à Lisbonne. 
•— 1664, nouvelle victoire des Por- 
tugais à Castel-Rodrigo, et en i665 
à Villa- Viciosa. 



(36) 

Rois de Portugal. 

1 598 . Philippe II (III en Espagne), 
fils de Philippe I, qui étoit petit-fils, 
par sa mère, du roi Emmanuel le 
Grand, et qui, à ce titre, s'étoit em- 
paré du Portugal à la mort du car- 
dinal de Henri, oncle de don Sébas- 
tien. — <■ Il fait étrangler un faux 
Sébastien, qui lui est livré par le duc 



ne PÉR. i589 1643. — 3c Race, Bourbons (Henf^i/^, Louis i3). 3n 



Suite des Bois de Portugal. 

de Toscane. — Les Portugais sont 
vexes sous son {gouvernement. — 
1604, les Hollandois enlèvent aux 
Portu{;ais, devenus sujets de l'Es- 
pagne , une partie des Moluques et 
plusieurs autres établissements. 

1621. Philippe III (IV en Espagne), 
fils. — Les Portugais, vexés, tendent 
à la révolte. — Elle est fomentée, à 
ce qu'on croit, par le cardinal de Ri- 
chelieu. — 1640, révolution qui place 
sur le trône Jean IV, duc de Bra- 
gance, le septième descendant d'Al- 
phonse, frère natu rel du roi Edouard, 
aïeul du grand Emmanuel; et le troi- 
sième descendant par Catherine , son 
aïeule, d'Edouard, duc de Guima- 
raens , fils du même Emmanuel. 

Maison de Bragance. 

1640. Jean IV, duc de Bragance, 
petit-fds de Catherine , fille de l'In- 
fant Edouard, duc de Guimaraens , 
fils d'Emmanuel le Grand. — Du 
côté paternel, Jean IV étoit fils de 
Théodose I, connétable de Portugal, 
fils de Jean , époux de Catherine, ci- 
dessus, et l'un des prétendants à la 
couronne pour cette cause. Celui-ci 
étoit fils de Jacques, fils de Ferdi- 
nand II , décapité en 1 483 , par ordre 
du grand Emmanuel, dont il avoit 
épousé la sœur; et ce dernier étoit 
fils de Ferdinand I, connétable de 
Portugal , fils d'Alphonse , duc de 
Bragance, lequel étoit fils naturel du 
roi Jean I d'Avis. — Il meurt en 1 656. 

Les Portugais repoussent les Es- 
pagnols, et retirent plusieurs de 
leurs possessions des mains des Hol- 
landois, entre autres le Brésil. — 
Il perdent Ceylan sans retour. — 
Catherine, une des filles de Jean, 
épouse Charles II, roi d'Angleterre. 



V. NORD DE L'EUROPE. 

(37) 



i558. Elisabeth, fille de Henri VIII 
et d'Anne de Boulen. — Elle se pro- 
nonce pour la religion prétendue 
réformée. — iSSg, le parlement la 
déclare gouvernante suprême dans 
le's choses ecclésiastiques et civiles. 
— i568, Marie Stuart, sa cousine, 
reine d'Ecosse, persécutée par ses 
sujets, se sauve en Angleterre, où 
elle est arrêtée et détenue. — i58o, 
François Drake rentre en Angleterre 
après avoir fait le tour du monde. 
La Victoire, vaisseau de Magellan, 
l'avoit seul fait avant lui, 58 ans 
auparavant. — Ehsabeth flatte tour- 
à-tour plusieurs princes catholiques 
de l'espoir de l'épouser. — i585, 
elle accorde des secours au prince 
de Condé, chef des calvinistes, pour 
faire lever le siège de la Rochelle. 
> — Statuts sévères contre les catho- 
liques. — Jean Davis, en cherchant 
vainement un passage au nord pour 
se rendre aux Indes, trouve le dé- 
troit auquel il donne son nom. — 
i586, conjuration contre Elisabeth. 
On y implique la reine d'Ecosse qui 
est jugée et décapitée l'année sui- 
vante. — 1^91 ^ Elisabeth envoie des 
troupes à Henri IV. — i SgG , les An- 
glois s'emparent de Cadix et se con- 
tentent de piller la ville. — 1601, 
Elisabeth fait décapiter le comte 
d'Essex. — 1 6o3 , elle meurt à 70 ans. 

Maison de Stuart. 

i6o3. J.\CQUEs I (VI en Ecosse), 
fils de Henri Stuart Darnley et de 
Marie Stuart, fille de Jacques V, 
roi d'Ecosse, qui étoit fils de Mar- 
guerite, sœur de Henri VIII. — 1 6o5, 
conspiration des poudres pour fairo 
sauter le parlement et le roi. — Le« 



3 II Tables synchroniqiies de r Histoire de France. 

Suite des Rois cCAngleterrc . 



Jésuites sont accuses d'y avoir pris 
part. Arnaud, qui passoit pour leur 
ennemi, a employé sa plume à les 
en juslitier. — 1606, serment d'Al- 
légeance^ relatif â l'indépendance du 
roi de toute autorité; il est exigé de 
tous les catholiques, et condamné 
par le pape Paul V. — Elisabeth, 
fille du roi, épouse Frédéric V, élec- 
teur palatin, depuis roi de Bohême 
et chef du parti protestant en Alle- 
magne. — De cette princesse des- 
cendent les rois actuels d'Angleterre» 

— 1621, parlement où se manifes- 
tent pour la première fois les fac- 
tions des Torys et des Whigs ^ ou 
des partisans du roi et du peuple, 

1625. Charles I, fils, roi d'Angle- 
terre et d'Ecosse. . — Il épouse Hen- 
riette de France, fille de Henri IV. 

— 1628, il soutient vainement les 
Rochelois révoltés. — 1687, il tente 
imprudemment d'introduire la litur- 
gie anglicane parmi les Écossois de- 
venus calvinistes ou presbytériens. 

— Ils crient au papisme , et la guerre 
s'allume. — 1640, le roi , à l'effet de 
se procurer les moyens de la soutenir, 
convoque pour son malheur un par- 
lement qui commence sa sinistre 
carrière par faire périr Strafford, 
ministre du roi. — Massacre des 
protestants en Irlande. — 1642, l'in- 
solence des communes fait quitter 
Londres au roi. — On en vient aux 
armes. — Bataille ^ Kingstown in- 
décise. — 1643, batailFe de Newbury 
à l'avantage du roi, gagnée par le 
prince Robert ou Rupert , neveu 
du roi, fils de l'électeur palatin Fré- 
déric V, et d'Elisabeth, sœur de 
Charles I. — En i644î iï est battu à 
Marstonmoor.' — i645, lord Fairfax 
etCromwell, chef des indépendants, 
sont à la tête des parlementaires. 
— Bataille de JNaseby, décisive con- 



Suite des Rois d Angleterre. 

tre le roi. — 1646, Charles se retire 
parmi les Écossois , qui l'année sui- 
vante le livrent au parlement. — 
Un officier de l'armée le lui enlève. 
- — Le roi s'échappe et passe à l'ile 
de Wiglît. — Il y est arrêté, remis 
à Cromwell, jugé et exécuté le 9 fé- 
vrier 1649. — Charles , son fils aîné, 
et Jacques, duc d'Yorck, le second, 
montèrent dans la suite sur le trône ; 
Henriette-Marie, l'aînée de ses filles, 
épousa Guillaume II de Nassau, 
prince d'Orange, stathouder, et père 
du fameux Guillaume - Henri , qui 
détrôna Jacques ; Henriette-Aune , 
la seconde, les délices de la cour 
de Louis XIV, épousa Philippe, duc 
d'Orléans, frère du roi. • 



(38) 
Rois d'Ecosse, 

1567. Jacques VI, fils de Marie 
Stuart et de Henri Stuart-Darnley, 
monte sur le trône, âgé de treize 
mois, lors de la résignation forcée 
de sa mère, et sous la régence du 
comte de Murray, son oncle naturel, 
puis du comte Lénox. — Il est élevé 
dans la religion protestante. — 1 586, 
il se ligue avec la reine Elisabeth con- 
tre les entreprises des puissances 
catholiques. — 1^87', il intercède 
en vain pour sa mère auprès d'Eli- 
sabeth, et il est détourné de venger 
sa mort par ses ministres, et par une 
lettre artificieuse d'Elisabeth, qui lui 
témoigne que cet événement a eu 
Keu contre son intention et à son 
insu. — i6o3 , à la mort d'Éhsa- 
beth, il est reconnu roi d'Angleterre; 
les deux royaumes eurent alors un 
même souverain, mais furent gou- 
vernés chacun en particulier. Ce ne 



n^ Pér. 1589-1643. — 3^ /?rtce, Bourbons {Henri i, Louis i3). 3i3 

Suite des Bois d'Ecosse. 



fut qu'en 1707 que la reine Anne les 
re'unit en un seul e'tat, n'ayant qu'un 
seul parlement. 

Pour la suite, \oyez les Rois d' An- 
gleterre. 



(39) 
Hois de Danemarck. 

1 588. Christian, fils de Frédéric IL 

— Guerre avec, la Suède. — 1626, il 
devient chef de la ligue pour le ré- 
tablissement de l'électeur palatin. -- 
1626, battu par Tilly à Lutter, il 
fait sa paix avec l'empereur en 1629. 

— Il meurt en 1648. 



(4o) 

Rois de Suède. 

i568. Jean III, frère d'Éric XIV, 
et fils de Gustave Wasa. — Il épouse 
Catherine, fille de Sigismond,roi de 
Pologne. — A sa prière, il fait des 
efforts pour rétablir la religion ca- 
tholique en Suède, et ne peut y 
réussir. 

1592.-S1GISMOND, roi de Pologne , 
fils. — On l'oblige à son sacre de 
conserver la Confession d' Àugsbourg. 

— Alors naquit la mésintelligence 
entre lui et son oncle Charles, zélé 
luthérien. Elle aboutit à la déposi- 
tion de Sigismond. 

1604. Charles IX, oncle de Si- 
gismond, roi de Suède et de Pologne , 
et fils de Gustave Wasa , est élu par 
les États, au préjudice de son neveu. 

— L'année suivante il est battu à 
Riga par les Polonois. — Il meurt en 
1611. 

Il épousa, 1° Anne-Marie, fille de 
Louis V, électeur palatin, dont il eut 
Catherine, femme de Jeaa Casimir , 



Suite des Rois de Suède. 

comte palatin, frère de l'électeur 
Louis V, et père du roi de Suède 
Charles X ; 1^ Christine de Hols- 
tein, de laquelle il eut Gustave-Adol- 
phe, qui lui succéda. 

1611. Gustave-Adolphe, fils, et 
petit-fils de Gustave Wasa. — Guerre 
contre la Russie à l'occasion des 
prétentions de Gustave à être élu 
Czar. Paix en 1617. Il acquiert les 
places des Russes sur la Baltique. — 
1629, maître de la Prusse, il fait la 
paix avec la Pologne, et tourne alors 
ses armes contre l'empereur, en fa- 
veur des protestants. — i63o, il dé- 
barque à Rugen, et parcourt l'Alle- 
magne en conquérant. — i63i , il 
gagne la bataille de Leipsick sur 
Tilly, et pénètre jusqu'à Mayence , 
qu'il emporte. — i632 , il passe le 
Leck malgré Tilly, qui est blesse 
mortellement, et entre à Munich. — • 
i632, il bat Walstein à Lutzen eu 
Saxe, et y perd la vie. 

i633. Christine, fille, succède par 
le choix des États. — Les Suédois 
appuient les projets de la France, 
et , dirigés par le chancelier Oxens- 
tiern , ils continuent la guerre. — ■ 
1634, Gustave Horn, un de leurs gé- 
néraux, est battu par les Impériaux à 
Nordlingue. — i636, BanierJ prend 
la revanche à Witstock, et désole la 
Saxe, le Brandebourg et la Poméra- 
nie. — Il meurt en 1640, et se dé- 
signe pour successeur Torslenson. 
Celuj-ci^bat l'archiduc Léopold et 
Piccolomini , prend Leipsick, et ra- 
vage la Moravie et la Silésie. — For- 
cé de quitter le commandement à 
cause de la goutte, il est remplacé 
par W^rangel en i645. — Wrangel 
bat les Impériaux à Sommershausen 
en 1648. — Même année, paix de 
Munster, qui, après trente ans de 
guerre, rend le calme à l'Allemagne. 



34 



Tables synchroniques de VJIistoire de France, 



Suite des Rois de Suède. 

k— ïiCS Suédois obtiennent Brème, 
Werden, Rugen et la haute Poméra- 
nie. — i65o, Christine fait recon- 
noître par les États, pour son suc- 
cesseur, Charles -Gustave, fils de 
Jean-Casimir, comte pa!;-. lin du Rliin, 
et de Catherine de Suéde, fille de 
Charles IX. — i654, elle abdiqvie, 
fait abjuration à [nspruck, et se re- 
tire à Rome. — Depuis elle fait deux 
voyages en France, et un autre en 
Suède, à la mort de Charles-Gustave. 
— Elle meurt à Rome en i68g. 



Suite des Rois de Hongrie. , 

1624. — 1625, Ferdinand cède la 
Hongrie à son fils. 

1625. FERDINAlVn III, fils. — i636, 
il est élu roi des Romains. — iGSy, 
roi de Bohême. — La même année, 
les Hongrois protestants se soulè- 
vent, et mettent à leur tête Georges 
Rap^otski, prince de Transylvanie. — ■ 
1645, Ferdinand fait avec eux une 
paix désavantageuse. — 1^47 •> ^^ 
cède le royaiuîie à son fils aîné Fer- 
dinand. 



VI. ESCLAVONIE. 

(40 
Rois de Hongrie. 



Maximilien II, et petit-fils de Ferdi- 
nand I, frère de Charles-Quint. — 
ïloi de Hongrie par l'abandon de son 
père. — 1576, il lui succède à l'Em- 
pire. — ï 593, guerre contre lesTurcs. 
— Un corps de François , sous la 
conduite du duc de Mercœur, va au 
secours de la Hongrie. — 1606, trêve 
de 20 ans. — 1608, Rodolphe est 
contraint par son frère Mathias de 
lui céder la Hongrie et l'Autriche, et 
en 161 1 , la Bohême. 

1608. Mathias IÏ, frère. — 161 8, 
il se démet du royaume de Hongrie 
en faveur de Ferdinand d'Autriche , 
son cousin-germain. 

161 8. Ferdinand II, archiduc de 
Gratz, cousin-germain; fils de Char- 
les, duc de Stirie. — Les occupa- 
tions de ce prince en Bohême don- 
nent occasion h Bethlem Gabor, prin- 
ce de Transylvanie, de commettre, 
par zèle pour le calvinisme, mille 
cruautés en Hongrie. — Paix en 



(40 



iSBy. SiGisMOND III, fils de Jean III, 
roi de Suède, et petit-fils par sa mère 
de Sigismond I. — L'archiduc Maxi- 
milien, frère de l'empereur Rodol- 
phe II, qui lui dispute la couronne, 
est fait prisonnier en i588. — Il ob- 
tient sa liberté l'année suivante , en 
renonçant à la couronne. — i^gS, 
Sigismond est appelé à la couronne 
de Suède ; elle lui est enlevée en i6o4 
par son oncle Charles IX. 

i632. Wladislas VH, fils. — Il 
conquiert sur les Russes Smolensk 
et Czernikove. — i636, trêve de 26 
ans avec la Suède. — ï637, guerre 
funeste des Polonois contre les Co- 
saques, sur le motif que ceux-ci 
avoient donné asile à des paysans 
maltraités. — Kmielniski se met à la 
tête des Cosaques, et soutient les 
efforts des Polonois. 



(43) 
Czars ou Rois de Russie. 

[584- Théodore ou Fédor Ivano- 



7«PÉR. 1589-1643. — 3« Race, Bourbons {Henri /^^ Lvuis i3). Bi5 



Suite des Czars ou Rois de Russie, 

vitch (fils d'Ivane). — i588, érection 
du patriarcat de Russie. Jusqu'a- 
lors cette efflise avoit été dépen- 
dante de celle de Constantinople. 
Pierre le Orand l'abolit en 1703. — 
iSgS, les Russes s'emparent de la 
partie occidentale de la Sibérie sur 
les Tartares Usbeks. — Fédor meurt 
en 1598. — Avec lui s'éteignit la 
postérité masculine de Rourik. — La 
postérité féminine remonta sur le 
trône en i6i3. 



l5gS. Boris Fédorovitch Godounof^ 
ministre et beau-frère de Fédor, qui 
avoit épousé sa sœur. — Il est soup- 
çonné d'avoir fait périr le czar, et 
Démétrius, son frère. — t6o4, Gris- 
chka Rastriga, que d'autres nomment 
Georges Atrépief, se donne pour 
être Démétrius, se fait un parti, et 
bat les troupes de Boris, qui meurt 
sur ces entrefaites. 

l6o4- FÉnOR Rorissovitch Godounof. 

— Le faux Démétrius se le fait re- 
mettre entre les mains , et le fait 
périr. 

1604. Le faux Démétrius régne 
quelque temps sans contradiction ; 
mais bientôt il indispose les esprils 
par ses réformes. — Il éclate une 
conjuration, à la tête de laquelle est 
Basile Schouiski. Basile est arrêté, 
condamné, puis obtient sa grâce. 

— Il en use pour former une nou- 
velle conjuration, qui réussit. — Le 
faux Démétrius, assiégé dans son pa- 
lais, est arrêté et tué d'un coup de 
pistolet. — On fait main-basse sur 
les Polonois qu'il avoit autour de lui, 
et qui n'avoient pas peu contribué à 
indisposer les Russes. 

1606. Basile Ivanovitch Schouiski^ 
descendant de Rourik par les fem- 
mes. — Élu par le sénat, il indispose 
bientôt les Russes par sa conduite. 



Suite des Czars ou Rois de Russie. 

— ■ Il paroît un nouveau Démétrius y 
qui, au bout de quelque temps, est 
assassiné par ses propres troupes. — 
Les Polonois attaquent les Russes. 
— Les grands déposent Scbouiski, 
et offrent le trône, les uns au fils de 
Sigisniond, roi de Pologne, sous la 
condition de changer de religion ; les 
autres à Charles IX, roi de Suéde. — 
Moscou ouvre ses portes à Sigis- 
mond ; mais Ladislas, son fils, répu- 
gnant à abandonner sa religion, as- 
pire à posséder le pays à titre de 
conquête , et met le siège devant 
Smolensk. — Ce procédé change les 
dispositions des Russes, qui élisent 
Michel, fils de Fédor, de la maison d« 
Romanof. — Ivane IV avoit épousa 
Anastasie Romanof, tante de Fédor, 
lequel, ainsi que son épouse, des- 
cendoit de Rourik par les femmes. 

161 3. Michel Fédorovitch^ ou fils 
de Fédor Nikititch Romanof, des- 
cendant par sa mère du prince An- 
dré , frère de S. Alexandre Nevski, 
et de Xénie Ivanovna, qui descen- 
doit du grand-duc Mstislaf , quatriè- 
me depuis Rourik. — Il est élu lors 
de la déposition de Basile Schouiski, 
et quinze ans après la mort de Fé- 
dor Ivanovitch. — Lui-même n'é- 
toit alors âgé que de quinze ans. 
— Fédor, son père, archevêque de 
Rostof, et de la maison de Roma- 
nof, alliée par les femmes à celle 
de Rourik, étoit prisonnier en Polo- 
gne à l'époque de l'élection de son 
fils. — 161 7, Michel est obligé de 
céder à la Suéde les places que la 
Russie possédoit sur la Baltique. — 
1618, il conclut une trêve avec la 
Pologne. Son père, délivré alors de 
sa captivité, vient l'aider de ses con- 
seils. — 1634, il attaque la Pologne 
avec une arniée de cent mille hom- 
mes ; et les Turcs, de concert avec 



3 1 6 Tables synchroniques de V Histoire de France. 



Suite des Czars ou Rois de Russie. 

lui, entrent en Moldavie. — Son ar- 
mée cernée est forcée de se rendre. 
— Il fait la paix en cédant Smolensk 
et Tzernikof à Ladislas , roi de Po- 
logne , qui se désiste du titre de 



VII. ORIENT. 

(44) 

Empereurs Ottomans. 

i584. Amurat III, fils de Sélim II, 
et petit-fils du grand Soliman II, ar- 
rière-petit-fils de Mahomet II, le con- 
quérant de Constantinople. — Il fait 
massacrer cinq de ses frères en mon- 
tant sur le trône. — i^yS, guerre 
de douze ans contre les Perses. — 
1689, il fait la paix avec Schah- 
Abbas le Grand , petit-fils d'Ismaïl , 
et le septième sophi de Perse. — Les 
Persans, par le traité, rendent leurs 
conquêtes. — 1^92, pour occuper 
les janissaires, Amurat viole la trêve 
avec l'empereur. — Les chrétiens le 
battent en Hongrie. 

iSgS. Mahomet III, fils. — En 
montant sur le trône il fait étrangler 
dix-neuf de ses frères, et jeter à la 
mer dix femmes de son père , qui 
étoient enceintes. — La guerrecon- 
tinue avec des succès divers. 

i6o3. Ahmed ou Achmet, fils aîné. 
— 1606, il conclut avec l'empereur 
Bodolphe II une trêve de 20 ans. — 
161 1, les Persans, à la suite d'une 



Suite des Empereurs Ottomans. 

guerre avec Ahmed, recouvrent U 
ville de Tauris. — Ahmed meurt en 
1617. 

16 17. Mustapha, frère. — Son 
indolence et ses débauches le font 
déposer par les janissaires , après 
quatre mois de règne. 

1618. Osman ou Othman II, fils 
d'Achmet, âgé de huit ans. — Guerre 
contre la Perse, favorable aux Turcs. 
— 1621, irruption inutile en Polo- 
gne, où les Turcs perdent 80 mille 
hommes. — 1622, révolte des janis- 
saires, qui replacent Mustapha sur 
le trône. 

1622. Ml'STApha rétabH. — Il fait 
étrangler son neveu Othman. — Ne 
s'étant pas^ amendé, il est déposé de 
nouveau, promené sur un âne, puis 
étranglé. 

1623. Amurat IV, 2^ fils d'Ach- 
met. — i638, il emporte Bagdad, au 
troisième siège qu'il fait de cette 
ville, e^ y fait massacrer 3o mille 
Persans. — En 1624, il avoit donné 
un édit pour permettre l'usage du 
vin. Il est obligé de le révoquer l'an- 
née suivante. — Il meurt d'u» exrès 
de vin. 

1640. Ibrahim, frère, 3^ fils d'Ach- 
met. — 1642 , il enlève Azof aux 
Tartares. — i645, il déclare la guerre 
aux Vénitiens , et s'empare de Can- 
die, à l'exception de la capitale. — 
Ses débauches et ses cruautés lé font 
déposer par les grands de l'État , le 
muphti à la tête. — Il est étranglé. 



HUITIÈME PÉRIODE 

De 1643 A 1715. 
Troisième Race {Bourbons). 



Louis XIV. 



I. FRANCE. 

Rois ; sommaires de leurs régnes. 

Princes apanages. 

Maison de Bourbon-Espagne. 

de Bourbon-Orléans (2*). 

de Bourbon-Orléans (i'^*) 

de Bourbon-Gondé. 

. de Bourbon-Conti. 

de Bourbon -Montpen- 



(2«). 



timc. 



de Bourbon-Maine légi- 
de Bourbon-Toulouse 



légitimé, 
légitimé. 



de Bourbon-Vendôme 



de Valois-Orléans bâtard 
ou Longueville. 

de Valois- Angoulême 

bâtard. 



i3. 


Ducs de Nevers. 


i4- 


Ducs de Bouillon. 


i5. 


Princes d'Orange. 


16. 


Ducs de Lorraine. 


17- 


Ducs de Lorraine-Guise. 


18. 


Ducs de Lorraine-Klbeuf. 


19- 


Ducs de Lorraine-Harcourt. 


20. 


Ducs de Lorraine - Armagnac , 




puis Elbeuf. 



2 1 . Domaine de la Couronne. 

IL ALLEMAGNE. 

22. Empereurs. 



Grands Vassaux de V Empire. 

23. Rois de Bohême (Électeurs). 

24. Ducs de Saxe (Électeurs). 
26. Ducs de Bavière (Électeurs). 

26. Comtes Palatins du Rhin (Élect.) 

27. Margraves de Brandebourg (El.) 

28. Ducs de Brunswick (Électeurs). 

29. République des Provinces-Unies, 

30. Suisses. 

IIL ITALIE. 

Si. Papes. 

32. Ducs de Savoie etRois de Sardaig; 

33. Milanois. 

34. Ducs de Mantoue. 

35. Ducs de Parme et de Plaisance. 

36. Grands-Ducs de Toscane. 

37. Ducs de Modéoe. 

38. Venise. 

39. Gènes. 

IV. ESPAGNE. 

40. Rois d'Espagne. 

41. Rois de Portugal. 

V. NORD DE L'EUROPE. 

42. Rois d'Angleterre. 

43. Rois de Danemarck. 
44- Rois de Suède. 

VL ESGLAVONIE. 

45. Rois de Hongrie. 

46. Rois de Pologne. 

47. Czars de Russie. 

VII. ORIENT. 

48. Empereurs Ottomans^ 



3 iS Tables synchrorvujues de U Histoire de France^ 



TROISIÈME RACE. 



'\/\/\.'\/%/\,'%/\/%t 



BRANCHE DES BOURBONS. 



ï. FRANGE. 

(0 

Sommaires de leurs règnes. 

LOUIS XIV, 67^ roi de Fi-ance. 

^ i643, Louis XTV, 67® roi de France, ne' le 5 septembre i638, fils dé 
Louis XIII et d'Anne d'Autriche, fdle de Philippe III, roi d'Espagne. — Le 18 
mai, la régence est déférée; par le parlement à la reine mère. — Le lende- 
main 19, le duc d'Enghien, depuis le grand Gondé, âgé de 20 ans, gagne la 
bataille de Rocroi sur les Espagnols. — Le maréchal de Guébriant prend 
Rothweil, et y meurt de ses blessures. Son armée, dont Rantzau avoit pris 
le commandement, est battue à Dutlingen par le duc de Lorraine, Jean 
de Wert et Mercy. Turenne est envoyé à cette armée, et reçoit le bâton de 
maréchal de France. — Mazarin est déclaré premier ministre. — On négo- 
cie la paix à Munster. 

i644î ^^ maréchal de La Mothe est battu en Catalogne, et Lérida est 
repris. Il est traduit à^un conseil de guerre: 4 ans après il est absous. — >■ 
Le duc d'Enghien, ayant sous lui les maréchaux deGramont et de Turenne, 
bat le général Mercy à Fribourg, et s'empare de Philisbourg et de Mayence. 

— Le duc d'Orléans prend Gravelines. 

1645, Turenne est surpris à Mariendal par Mercy. Le duc d'Enghien, 
venu à son secours, bat Mercy à Nordlingue, le général bavarois y est tué* 
Turenne rétablit l'électeur de Trêves. — Monsieur commande une armée 
dans les Pays-Bas, ayant sous lui les maréchaux de Gassion et de Rantzau. 

— Le comte d'Harcourt bat les Espagnols en Catalogne. 

1646, Courtray et Mardik sont pris par le duc d'Orléans, et Dunkerque 
par le duc d'Enghien. — Le duc de Brézé , près d'envelopper une flotte 
espagnole devant Orbitello , est tué d'un coup de canon, à 27 ans. Les 
maréchaux de La Meilleraie et Duplessis-Praslin prennent Piombino et 
Portolongone. — Le duc d'Harcourt lève le siège de Lérida. Mort de Henri II, 
prince de Condéj le duc d'Enghien en prend le nom. 



8e PÉR. 1643-1715. — 3e Race^ Bourbons {Louis i4). 819 

1647, L'archiduc Léopold, frère de l'empereur, fait des proffrès ea, 
Flandre. Le maréchal de Gassion est tué devant Lens, qui se rendit. Tu- 
renne le remplace. Il arrête l'archiduc et retourne dans le Bas-P.datinat 
pour secourir Worms. — Le nouveau prince de Condé est obligé de lever 
le sièfîe de Lérida ; il avoit fait ouvrir la tranchée au son du violon. — Les 
Napolitains révoltés se mettent sous la protection de la France, et ap- 
pellent le duc de Guise. — Combat sans résuhat entre la flotte espagnole et 
la flotte françoise envoyée au secours de Naples. Ce fut le seul effort de la 
France de ce côté. 

1648, don Juan d'Autriche, fils naturel de Philippe IV, eotre à Naple* 
par intelligences, et fait prisonnier le duc de Guise, qui ne fut délivré 
que quatre ans après. — Turenne, joint aux Suédois, gagne la bataille 
de Sommershausen , et force l'électeur de Bavière à évacuer Munich. — Le 
maréchal de Schomberg prend Tortose en Catalogne , et le maréchal 
Duplessis-Praslin bat les Espagnols à Crémone. — L'archiduc Léopold 
prend Lens, mais le lendemain il est battu près de cette ville par le prince 
de Condé. — Deux mois après, la paix ei-t conclue à Munster entre l'Empire^ 
la France et ses alhés. C'est le fameux Traité^ dit Je Westphaîie. — Troubles de 
la Fronde à l'occasion de l'enlèvement de deux magistrats du parlement. 

1649, ^^ ^^^^ ^^ retire à Saint-Germain-en-Laye, et fait former le blo- 
cus de la capitale par le prince de Condé. Les bourgeois avoient pris les 
armes, excités par le due de Beaufort, le prince de Conti, la duchesse de 
Longueville, le duc de Bouillon, et le coadjuteur de Paris, François Paul 
de Retz. — Paix à Ruel. — Les Espagnols profitent des troubles , et ils ont 
des succès en Flandre et en Catalogne. Le comte d'Harcourt est envoyé en- 
Flandre. — Le prince de Condé, se croyant mal récompensé de la cour, se 
tourne contre elle. 

i65o, il est arrêté avec le prince de Conti et le duc de Longueville. 
Turcnne se joint aux Espagnols. Le roi parcourt les provinces et les 
pacifie. Le maréchal Duplessis-PrasUn arrête les progrès des Espagnols et 
de Turenne, et les bat à Réthel. 

i65i, les princes sont rerais en liberté, et Mazarin se retire à Cologne. 
Turenne revient à la cour. — Nouveaux mécontentements du prince de 
Condé. — Le roi est déclaré majeur. — Le prince de Condé fait révolter 
laGuienne; le comte d'Harcourt est envoyé contre lui. — Arrêt du parle- 
ment pour courir sus au cardinal Mazarin. 

1662, le cardinal, escorté d'une armée, arrive à Poitiers où étoit la cour. 
— Le prince de Condé quitte la Guienne pour rejoindre l'armée que ses 
partisans avoient réunie sur la Loire. — Il bat le maréchal d'Hocquincourt 
à Bléneau. Turenne l'arrête par d'habiles dispositions, et sauve le roi qui 
étoit à Gien. — Combat du faubourg Saint- Antoine , où Turenne alloit 
écraser Condé, lorsque Paris ouvrit ses portes au prince. — Le cardinal 
Mazarin se retire à Sedan , et le roi rentre à Paris. — Le prince de Condé 
se jette dans les bras des E$[K»gnols et le coadjuteur de Retz est arrêté. — ' 
Les Espagnols profilent des troubles de la France, reprennent Barcelone, 
Gravelines et Dunkerque. 

i653, le cardinal revieul triomphant à Paris j l'année se passe à réduire 



320 Tables sytichroniques de l'Histoire de France. 

les villes révoltées. — Le pape Innocent X condamne cinq propositions ex- 
traites pour le sens, de l'Augustinus de Janscnius, évêque d'Ypres; le refus 
des partisans de l'évêque à se soumettre à ce jugement occasione en France 
de longues dissensions religieuses. 

i654, le prince de Conti épouse une nièce du cardinal Mazarin. Le 
prince de Condé, son frère, est déclaré, au parlement, criminel de lèse- 
majesté. — Siège d'Arras par le prince de Condé, l'archiduc et le comte 
de Fuensaldagne. — Turenne le fait lever. — Prise de Stenay par le roi, 
ayant sous lui Fabert. — Le prince de Conti s'empare en Roussillon de 
Villefranche et de Puycerda — Efforts du coadjuteur pour se mettre en 
possession de l'archevêché de Paris à la mort de son oncle. Il s'évade de 
sa prison et se retire sur les terres d'Espagne. 

i655, Turenne prend plusieurs villes dans les Pays-Bas. Le prince 
Thomas commande les François en Italie. Le duc de Vendôme bat les 
Espagnols sur mer à la hauteur de Barcelone. 

i656, le prince de Condé enlève le maréchal de La Ferté et ses quartiers, 
et fait lever le siège de Valenciennes à Turenne. Ses succès n'ont pas d'autre 
suite. 

lôSy, Turenne et Condé, opposés l'un à l'autre dans les Pays-Bas, con- 
tinuent à s'observer, et leurs pertes sont balancées. — Bulle d'Alexan- 
dre VII, qui confirme celle d'Innocent X, au sujet de Jansénius. 

i658. Siège de Dunkerque par Turenne. Bataille des Dunes, où il défait 
le prince de Condé et don Juan d'Autriche , venus au secours de la place. 

— Elle est remise à Cromwell, qui avoit envoyé un secours aux assiégeants. 
La victoire des Dunes procure la conquête de la majeure partie de la 
Flandre. — Le roi tombe malade à Mardik. — Succès en Italie. 

lôSg, Paix^ dite des Pyrénées^ entre la France et l'Espagne. — Le ma- 
riage du roi est stipulé avec l'infante, qui renonce à la couronne d'Espagne. 

— Le prince de Condé est compris au traité, et est bien reçu à la cour. 

1660, mariage du roi à Saint-Jean de Luz. — Mort de Gaston, duc 
d'Orléans, oncle du roi. Turenne est fait maréchal-général des camps et 
armées du roi. Entrée du roi et de la reine à Paris. 

1661 , mort du cardinal Mazarin. — Le roi déclare qu'il n'aura point de 
premier ministre et qu'il régnera par lui-même. — Il fait arrêter Fouquet, 
surintendant des finances, et le remplace par Colbert. — Naissance du 
Dauphin. — On commence à bâtir le château de Versailles. Il ne fut 
terminé qu'en 1687. 

1662, un des pages du marquis de Créqui, ambassadeur à Rome, est tué 
par la garde corse. Le roi, en représailles, réunit à la couronne, l'année 
suivante, Avignon et le Comtat-Venaissin. — Il rachète Dunkerque moyen- 
nant cinq millions. — Le duc de Lorraine cède ses états au roi. 

i663, campagMe du roi en Lorraine pour forcer le duc à tenir ses 
derniers engagements. — Les pirates de la Méditerranée sont réprimés 
par le duc de Beaufort. — Établissement de l'Académie des belles-lettres. 

1664, accommodement entre le pape et le roi. — Colonies envoyées à 
Cayenne et au Canada. Expédition de Gigéri sur les côtes d'Afrique. — 
Secours de six mille hommes envoyé à l'empereur contre les Turcs. Il 



8e PÉR. 1643-1715. — 3e Race^ Bourbons {Louis il\). 32 1 
contribue à la victoire de Saint-Golhard et à la paix qui en fut la suite. 

Acade'mie de peinture et de sculpture. — Canal de Languedoc. 

i6G5, le duc de Beaufort bat les pirates près de Tunis. — Mort de Phi- 
lippe IV, roi d'Espagne, qui laisse un fils âgé de quatre ans. — Sollicité 
par les Hollandois, le roi s'unit à eux contre l'Angleterre et lui de'clare la 
guerre. — Formulaire envoyé en France au sujet des cinq propositions con- 
damnées de Jansénius. 

1666, Académie des sciences. — Mort d'Anne d'Autriche. — Batailles 
navales auxquelles les François ne purent prendre part. 

1667, Paix avec l'Angleterre. — Guerre contre l'Espagne pour la succes- 
sion de Philippe. Le roi envahit les Pays-Bas. Marsin et le prince de Ligne 
sont battus. — Observatoire. — Ordonnance civile. 

1668, conquête de la Franche-Comté. — Paix cl' JU-Ia-Chape/Ie, par la- 
quelle le roi garde ses conquêtes en Flandre et rend la Franche-Comté. 
— Turenne embrasse la religion catholique. — Paix de Clément IX, qui 
met fin pour trente ans aux troubles occasionés par le jansénisme et le 
formulaire. 



1669, le duc de Beaufort envoyé au secours des Vénitiens contre les 
Turcs, est tué dans une sortie. — Casimir, roi de Pologne, abdique, et se 
retire à Paris. 

1670, traité de paix avec Alger. — Le roi s'empare de la Lorraine. — Mort 
de la duchesse d'Orléans, sœur du roi d'Angleterre. — Ordonnance crimi- 
nelle. — Voyage de la cour dans les Pays-Bas. — Traité de la France avec 
l'Angleterre pour attaquer la Hollande. 

167 1, Académie d'architecture. — Hôtel des Invalides. — Mariage du duc 
d'Orléans, frère du roi, avec Elisabeth-Charlotte, fille de l'électeur palatin. 

1672., déclaration de guerre à la Hollande. Invasion du pays par le 
roi, ayant sous lui Condé, Turenne, Créqui et Luxembourg. Passage du 
Rhin. Les États de Hollande demandent la paix ; on rejette leurs pr(jpo- 
sitions et on leur en fait d'autres que les de Witt proposent d'accepter. 
Le prince d'Orange leur en fait un crime, et ils sont massacrés. Amster- 
dam et plusieurs autres villes lâchent leurs écluses et échappent aux Fran- 
çois par l'inondation. Le prince d'Orange est élevé à la dignité de stathou- 
der. — Ligue de l'empereur, de l'Espagne et de l'électeur de Rrandebourj] , 
contre la France. — Levée du siège do Cliarleroi par le prince d'Orange. 
— Combat indécis entre les flottes françoise et angloise contre la flotte hol- 
landoise, commandée par Ruyter. 

1673, Turenne, avec douze mille hommes, force l'électeur de Brande- 
bourg, qui en avoit 26 mille, à demander une trêve. — Le roi s'empare de 
Maëstricht, et force Strasbourg à la neutralité. — Il rappelle ses troupes 
de Hollande. — Le prince d'Orange, réuni aux troupes impériales et à celles 
d'Espagne, prend Bonn. — Le roi confisque la principauté d'Orange. — 
Combats entre les flottes alliées et celle de Hollande — Édit portant exten- 
sion de la régale à tous les diocèses de France. Résistance de quatre cvê- 
ques, qui sont soutenus par le pape. 

1674 , t*^*^ ^^ l'iAnjjleterre avec la Hollande. — La France se voit attaquée 
par presque toute l'Europe. — Le roi s'empare de la Franche-Comté.— 



ai 



322 Tahiti synclironiqucs de V Histoire de "Prance. 

Bataille sanglante de Senef, où le prince de Condé bat le prince d'Orange. — 
En Roussillon, les Espagnols s'emparent de Bellegarde, — Secours envoyé 
aux Messinois re'vollës. — Turenne bat les Impériaux à Sintzhein. Dévasta- 
tion du Palatinat. Strasbourg donne passage à l'armée impériale. Turenne 
I9 bat à Ensheim. Il se retire en Lorraine avec quinze mille hommes, et 
l'armée impériale , accrue jusqu'au nombre de soixante mille hommes , 
prend ses quartiers en Alsace. Turenne les attaque à l'improviste, et 
après avoir battu une troisième fois les Impériaux à Turkheim, il les 
force à repasser le Rhin , réduits à vingt mille hommes. 

1675, la citadelle de Liège, Dinant, Hui et Limbourg se rendent aux 
François dans les Pays-Bas. — En Roussillon, le comte de Schomberg reprend 
Bellegarde et s'empare de quelques autres villes. — En Allemagne, Turenne, 
opposé à MontécucuUi, se dispose à recueillir le fruit d'une savante cam- 
pagne, lorsqu'il est tué d'un coup de canon. — L'armée françoise repasse le 
Rhin. MontécucuUi forme le sfège de Haguenau. Condé le lui fait lever. 
— Le maréchal de Créqui est battu devant Trêves par le duc de Lorraine. 

1676, conférences à Nimègue pour la paix. — Prise de Philisbourg et de 
diverses villes dans les Pays-Bas. — Duquesne entre malgré Ruyter dans le 
port de Messine. — Seconde bataille navale près d'Agouste, entre Duquesne 
et Ruyter. Le dernier y est tué. — Troisième victoire navale remportée par 
Duquesne et le maréchal de Vivonne près de Palerme. 

1677, prise de Valenciennes et de Cambray. — Le prince d'Orange est 
battu à Cassel. — Le maréchal de Créqui fait repasser le Rhin au duc de 
Lorraine. Il gagne la bataille de Kokesberg près de Strasbourg, et s'em- 
pare de Fribourg. — Le maréchal de Navailles bat les Espagnols sur leurs 
frontières. — Le comte d'Estrées prend Tabago, et brûle quatorze vaisseaux 
aux alliés. 

1678, le roi prend Gand et Ypres. — 10 août, paix signée à Nimègue avec 
les Hollandois, qui recouvrent Maëstricht. — Le prince d'Orange, mécontent 
des conditions, attaque et surprend le maréchal de Luxembourg, qu'il croit 
battre ; mais il est battu lui-même. — Les Espagnols accèdent à la paix, et 
abandonnent à la France la Franche-Comté, Valenciennes, Cambray, et 
■quelques autres villes. — Créqui poursuit ses succès en Allemagne. 

1679, l'empereur et les princes de l'Empire accèdent à la paix de 
Nimègue. — Le duc de Lorraine, Charles V, neveu de Charles IV, refusa d'y 
adhérer, et resta sans états. Louis avoit dicté la paix , et reçut alors le 
nom de Grand. 

1680, mariage du dauphin avec la Hlle aînée de l'électeur de Bavière. — 
Conseils établis à Brissac et à Metz pour réunir les terres démembrées de 
l'Alsace et des Trois-Évêchés, ce qui occasione diverses plaintes contre l© 
roi. Édits divers contre le calvinisme. — Poursuites judiciaires contre 
le maréchal de Luxembourg. La comtesse de Soissons et la duchesse de 
Bouillon, sa sœur, sont impliquées dans des accusations d'empoisonnement. 

1681 , Duquesne force à la paix les corsaires de Tripoli. — Louvois 
contraint Strasbourg à se soumettre au roi. — Ouverture de l'assemblée 
générale du clergé, convoquée par le roi à l'occasion de ses différend* avei; 
Innocent X au sujet de la régale. 



8e Per. 1643-1715. — 3e Race, Bourbons {Louis i4). ZiZ 

1682, l'assemblée du clergé adhère à l'extension de la régale. Le pape 
casse sa résolution: alors, sur la proposition de Bossuet, elle adopte 
quatre articles sur les bornes de la puissance ecclésiastique. — Naissance 
du duc de Bourgogne, fds aîné du dauphin. — bombardement d'Alger. 

i683, second bombardement d'Alger par Duquesne. — Prise de la cita- 
delle de Courtray en représailles de quelques hostilités du gouverneur des 
Pays-Bas espagnols. — Mort de la reine et de Colbert. — Naissance de 
Philippe, duc d'Anjou, second fils du dauphin, et depuis roi d'Espagne. 

i684î bombardement de Gênes. — Le roi s'empare de Luxembourg. — 
Paix avec Alger. — Trêve de 20 ans avec l'empereur et l'Empire, au sujet 
des réunions qui sont concédées à la France pour ce temps. 

i685, paix avec Gênes, avec Tripoli-et Tunis. — Révocation de l'édit 
de Nantes donné par Henri IV, en iSgS, en faveur des calvinistes. 

1686, ligue d'Augsbourg ménagée contre la France par le prince d'O- 
range, qui se propose d'occuper Louis XIV sur le continent, afin de 
l'empêcher de traverser ses projets sur l'Angleterre. — Maladie du roi. — 
Mort du prince de Condé. — Établissement de Saint-Cyr pour l'éducation 
de 3oo jeunes demoiselles. 

1687, brouilleries avec Rome au sujet des franchises que le pape veut 
abolir. 

1688, appel du procureur-général de la bulle du pape au sujet des fran- 
chises, et saisie d'Avignon. — Le roi, piqué contre la ligue, commence les 
hostilités. Keiserslautern, Heidelberg, Philisbourg, Mayence, Manheim, 
«ont pris par les François. — Pendant ce temps le prince d'Orange, époux 
de Marie, fille aînée de Jacques II, descend en Angleterre, et en chasse son 
beau-père. — Nouveau bombardement d'Alger par le maréchal d'Estrées, 

1689, Jacques II, descendu en France, est reconduit en Irlande. Le 
comte de Château-Renaud lui porte des renforts et bat la flotte angloise 
à son retour. — HostiUtés dans le Palatinat par suite des prétentions oppo- 
sées de l'électeur palatin, premier de la branche de Neubourg, et de la 
duchesse d'Orléans, dernière du rameau de Simmeren. Incendie du pays par 
ordre de Louvois, qui vouloit mettre un désert entre la France et l'Allemagne. 
— Les alliés se mettent en mouvement, et reprennent Bonn et Mayence. 

1690, le comte de Tourville défait les flottes d'Angleterre et de Hol- 
lande, et fait une descente en Angleterre. — Les Anglois sont repoussés 
à Québec. — Le maréchal de Luxembourg bat le prince de Waldeck à 
Fleurus, près de Charleroi; et Catinat, en Italie, défait le duc de Savoie àr 
Staffarde , près de Saluées. M. de Saint-Ruth réduit la Savoie. — Mort de la 
dauphine. — Jacques II perd la bataille de la Boyne, et est obligé de rega- 
gner la France. 

1691 , Catinat prend Villefranche, Nice et Montmeillan. — Le roi prend 
Mons. — Combat de Leuze , où le maréchal de Luxembourg bat de nouveau 
le prince de Waldeck. — M. de Saint-Ruth perd la bataille de Kirconnel en 
Irlande, ce qui entraîne la perte de ce pays pour Jacques II. Seize mille 
hommes de troupes irlandoises s'expatrient pour ne pas reconnoître 
Guillaume. — Mort de Louvois. — Barbezieux, son fils , lui succède a,u mi- 
nistère de la guerre. 

1692, prise dç Namiur par le roi. à U rue' d'une armée de cent mille 

ai. 



344 Tables synchroniques de V Histoire de France. 

hommes, commandée par le prince d'Orange et le duc de Bavière. — Le 
maréchal de Luxembourg, surpris à Steinkcrque, n'en défait pas moins le 
prince d'Orange. Quatre princes du sang s'y trouvent et s'y distinguent. 
Calinat en Italie fait échouer les projets du duc de Savoie, qui avoit péné- 
tré en Dauphiné. — Le Maréchal de Lorges byt à Spirebach et à Pfortzheim 
l'administrateur du duché de Wurtemberg. — Tourvillc, attaqué par une 
jQotte double de la sienne, soutient le combat et fait une belle retraite. 

1693, bataille de Nerwinde près de Bruxelles, où le maréchal de 
Luxembourg bat le prince d'Orange. — Prise d'Heidelberg par le maréchal 
de Lorges. Il y eut des cruautés commises, et la sépulture des électeurs 
fut violée. — Catinat bat le duc de Savoie à la Marsaille, près de Pignerol. 
— Tourvillc enlève un convoi aux Anglois. — Machine infernale dirigée par 
les Anglois contre Saint-Malo, dont les armateurs désoloient leur com- 
merce. Elle ne brise que quelques vitres. — Institution de l'ordre militaire 
dé Saint-Louis. 

1694, le dauphin ayant sous lui le maréchal de Luxembourg, fait 
échouer les projets du prince d'Orange pour pénétrer en France. — Le 
maréchal de Noailles bat les Espagnols sur le Ter, et s'empare de Palamos, 
Ostalric, Gironne, etc. — Vaine tentative des Anglois sur Brest. — Jean-Bart 
J)at les Hollandois, supérieurs en force, leur enlève trois vaisseaux et un 
convoi de cent voiles dont ils s'étoient emparés. — Dieppe est bombardée 
par les Anglois. 

1695, mort du maréchal de Luxembourg, et terme des grands succès 
de Louis XIV. — Le prince d'Orange reprend Namur. — Bombardement 
des Anglois sur les côtes de la France. — Le duc de Vendôme fait lever le 
siège de Palamos. — Nouvelles tentatives de bombardement et de machines 
infernales des Anglois sur Saint-Malo, Dunkerque et dalais, — Édit sur la 
juridiction contentieuse ecclésiastique. 

1696, le duc de Savoie est détaché de la ligue. — Le duc de Bourgogne 
épouse sa fdle aînée. — L'année suivante, les efforts de cent vaisseaux anglois 
se réduisent à tenter quelques bombardements. — Mort de Colbert de Croissi, 
frère du surintendant, et l'un des habiles négociateurs de son temps. M. de 
Torci, son fils , lui succède au ministère des affaires étrangères. 

1697, Catinat éprend Ath dans les Pays -Bas 5 Vendôme Barcelone; 
et Duguay-Trouin Carthagène en Amérique. Paix de Riswick^ près de la 
Haye. — Le duc de Lorraine, Léopold, fils de Charles V, rentre par le traité 
dans ses états. 



1698, partage de la succession d'Espagne projeté par le prince d'O- 
range, et signé à la Haye par 1^ plupart des puissances de l'Europe. 

1699, mort du prince électoral de Bavière, auquel étoit destinée la cou- 
ronne d'Espagne par le projet de la Haye ; ce qui en rompt toutes les mesures. 

inoo, mort de Charles II, roi d'Espagne; il appelle à sa succession 
Philippe, duc d'Anjou, le second fils du dauphin. Louis XIV accepte la 
fiuccession pour son petit-fils, qui est proclamé le 24 novembre à Madrid, 
et qui part de France le mois suivant pour se rendre en Espagne. 

1701, mort de Barbezieux. Chamillart, déjà contrôleur-général, lui 
succède dans le ministère de la guerre. —Grande alliance signée à la Haye, 



8e PÉR. 1843-1715. — 3e Place y Bourbons {Louis i4). SaS 

entre l'empereur, l'Anjjleterre et les Provinces-Unies, contre la France^ 
qui s'allie au Portugal, au duc de Bavière et au duc de Savoie; mais le 
dernier trahit la France. — Gatiuat, opposé au prince Eugène en Italie, s'en 
aperçoit, mais n'est point écouté à la cour. — Le maréchal de Villeroi, 
envoyé pour le remplacer, est battu par le prince Eugène de Savoie au 
combat de Cliiari. — Mort de Jacques II, roi d'Angleterre. Louis XIV 
salue Jacques llî, son (ils, comme roi d'Angleterre ; ce qui indispose denou^ 
veau le prince d'Orange contre lui. — Mort de Philippe, duc d'Orléans, 
frère de Louis XIV. 

1702, le prince Eugène surprend le maréchal de Villeroi dans Cré- 
mone et le fait prisonnier. Mais le même jour il est chassé de la ville avec 
perte. — Mort du prince d'Orange. — Anne Stuart, 2" fille de Jacques II, 
est proclamée reine d'x\ngleterre. — Philippe V passe à Naples. — Le duc 
de Vendôme bat Annibal Visconti à Santa- Vittoria , s'empare de Modène , et 
fait lever le blocus de Mantoue au prince Eugène. — Bataille indécise entre 
eux à Luzara; cependant le champ de bataille resta aux François. — Les 
alliés s'emparent, dans les Pays-Bas, de Venloo, de Ruremonde et de Liège; 
et en Allemagne, le prince de Bade prend Landau. — Le duc de Bavière, 
d'un autre côté, surprend Ulm ; et Villars, détaché par Catinat, ayant passé 
le Rhin et pris Neubourg, bat le prince de Bade à Friedlingen. Ses soldats 
le proclament maréchal de France sur le champ de bataille, et, quinze 
jours après, le roi lui envoie le bâton. — Le comte de Tallard prend Trêves 

et Trarbach Tentative infructueuse des Anglois et des Hollandois sur 

Cadix; mais ils s'emparent, dans le port de Vigo , de cinq vaisseaux et d'au- 
tant de galions. On brûla les autres par ordre du comte de^Château-Renaud, 
ou on les fit échouer pour les soustraire à la capture. 

1703, le maréchal de Villars passe le Rhin et prend le fort de Kehl. — • 
L'électeur de Bavière bat les Impériaux à Passau , s'empare de Ratisbonne, 
et, dans le Tyrol, de Kuftein et d'Inspruck. — La défection du duc de 
Savoie, qui se déclare pour l'empereur, arrête ses progrès. Le maréchal 
de Villars et le duc de Bavière battent le comte de Styrum à Hochstedt, près 
de Donawert. Les François perdirent deux cents hommes seulement, et les 
ennemis quatre mille et autant de prisonniers. — Tallard gagne la bataille 
de Spire sur le prince de Ilesse-Cassel, qui fut roi de Suède après Charles XII, 
dont il avoit épousé la sœur. — Le duc de Marlborough prend Bonn et Hui. 
— Bataille indécise d'Eckeren entre le baron d'Opdam, général des alliés, 
et le maréchal de Boufflers et le marquis de Bedmar. — En Italie , le duc do 
Vendôme désarme le duc de Savoie. — Rigueurs inutiles du maréchal de 
Montrevel contre les Camisards où calvinistes des Cevcnnes. 

1704, le duc de La Feuillade s'empare de la Savoie, et le duc de Ven- 
dôme de Verceil et d'Ivrée. — Seconde bataille d'Hochstedt , où le duc de 
Bavière et les maréchaux de Marsin et de Tallard sont complètement; 
battus et défaits parle duc de Marlborough et le prince Eugène. La perte 
de cent lieues de pays fut la suite de cette défaite. — L'archiduc Charles, 
second fils de l'empereur et prétendant à la couronne d'Espagne, arrive 
en Portugal, dont le roi avoit abandonné les intérêts de la France, et 
entre en Espagne. — Les Anglois se rendent maîtres de Gibraltar, où il n'y 
avoit que cent hommes de garnison. — Bataille navale entre l'amiral anglois 



3^(5 Tables synclironiques de V Histoire de France, 

Ilook et le comte de Toulouse. — Le marëclial de Villars , partie par force 
et partie par adresse, soumet les camisards. 

1705, le grand-prieur de France, frère du duc de Vendôme, et le duc 
de La Feuillade, ont des succès en Piémont. Le duc de Vendôme bat à 
Cassano le prince Eugène. — Mort de l'empereur Léopold. — Joseph, son 
fds aîné, lui succède. — Villars, avec une armée inférieure en nombre, 
empêche Marlborough de pénétrer en France. — Tentative infructueuse 
des François par mer et par terre pour reprendre Gibraltar. 

1706, victoire du duc de Vendôme à Calcinato. — Il est envoyé dans les 
Pays-Bas, oti le maréchal de Villeroi et l'électeur de Bavière avoient été 
-battus à Ramillies sur la Méhaigne, par le duc de Marlborough et par le 
duc de Wurtemberg; ce qui les obligea de reculer jusqu'à Lille. — Les 
François, commandés par le duc d'Orléans, le maréchal de Marsin et le duc 
de La Feuillade, sont aussi battus parle prince Eugène dans leurs lignes 
devant Turin. Ils se retirent sous Pignerol , ce qui leur fit perdre toute 
l'Italie. — Le maréchal de Villars étoit plus heureux dans le PaUitinat; mais 
ses succès y furent bornés , à cause des renforts qui furent tirés de son 
armée pour la Flandre. — En Espagne, les Anglois entrent dans Madrid, et 
y font proclamer l'archiduc. — Philippe y rentre la même année. 

1707, bataille d'Almanza gagnée par le duc de Berwick, fils naturel de 
Jacques II, et général de Philippe, sur le marquis de Galloway, général des 
Anglois. Les royaumes de Valence et d'Aragon furent les fruits de cette 
victoire. — Le duc d'Orléans prit Lérida, — En Italie, les François et les 
Espagnols évacuent la Lombardie par capitulation, et Naples se déclare? 
pour l'empereur. — Villars s'empare, en Allemagne, des lignes de Stolhofen- 
— Le duc de Savoie et le prince ^Eugène entrent en Provence et font le 
siège de Toulon, que les flottes angloise et hollandoise favorisent par mer. 
Le maréchal de Tessé le fait lever. — Le comte de Villars , frère du maré- 
chal, reprend Minorque. 

1708, le maréchal de Villars fait échouer en Provence les projets du 
duc de Savoie. — Le duc de Bourgogne, ayant sous lui le duc de Vendôme , 
est battu à Oudenarde par le prince Eugène et par Marlborough, qui pren- 
lîcnt Lille , malgré la belle et vigoureuse défense du maréchal de Boufflers. 
Les vents dispersent une flotte commandée par le comte de Forbin, pour 
conduire le prétendant en Angleterre. — Les Anglois s'emparent des îles de 
Sardaigne et de Minorque. 

1709, hiver rigoureux qui commença le 5 janvier, et fit périr presque 
Tous les fruits de la terre. — Bataille de Malplaquet, où les maréchaux de 
Villars et de Boufflers sont battus par le prince Eugène et par Marlborough. 
— ^ En Alsace , le comté du Bourg défait le comte de Mercy, et le marquis du 
Bay, en Portugal, bat milord Galloway. — En mer, le capitaine Cassart, avec 
un seul vaisseau, se défend contre i5 vaisseaux de guerre, et leur échappe. 

1710, conférences de Gertruydemberg pour la paix. — Louis XIV offre 
de contribuer par des fonds à la guerre contre son petit -fils. On veut 
qu'il y coopère par les armes, et la guerre continue. — Batailles d'Almenara 
et de Saragosse, gagnées par lord Stanhope et par le comte de Slahrem- 
berg; ce qui oblige Philippe à quitter Madrid, oii l'archiduc est reçu. — 
Le duc de Vendôme y ramène Philippe , fait prisonnier Stanhope, et défait 



8ePÉR. 1643-1715.— 3c Race, Bourbons {Louis il\). 527* 
Stahremberg à Villaviciosa. Cette bataille affermit Philippe sur son trône. 

1711, mort de l'empereur Joseph. — L'archiduc Charles, son frère, lui 
succède; cet événement auroit dû faire cesser la guerre. Une vieille pré- 
vention contre Louis XIV la fit durer encore quelque temps. La Cata- 
logne retombe au pouvoir de Philippe. — Le duc de Marlborough est rap- 
pelé par sa cour, ce qui contribue à quelques succès qu'obtint Villars 
en Flandre. — Descente de Duguay-Trouin à Rio-Janeiro, ail Brésil. — Le 
dauphin meurt de la petite-vérole. 

1712, mort du duc de Bourgogne devenu dauphin, delà duchesse son 
épouse, et de leur fils aîné. Le second, depuis Louis XV, fut très malade 
dans le même temps. — Le maréchal de Catinat meurt la même année» — 
Conférences d'Utrecht entre la France et l'Angleterre. — Suspension d'armés 
entre elles. — Villars s'empare des lignes et du camp de Denain; deux jours 
après il enlève Marchiennes, où étoient les magasins de l'ennemi, et fait lever 
le siège de Landrecies au prince Eugène. — Mort du duc de Vendôme. 

1713, paix d'Utrecht avec la Grande-Bretagne, le duc de Savoie, le rot 
de Portugal , le roi de Prusse et les États-Généraux ; l'empereur refuse d'y 
accéder. — Villars prend Fribourg, et les troupes impériales quittent Bar- 
celone. — Constitution Unigenitus du pape Clément XI, qui condamne loi 
propositions dans les réflexions du père Quesnel sur le nouveau Testament. 

17 14, acceptation de la bulle par les évêques assemblés à Paris. Let- 
tres-patentes pour la faire recevoir comme loi de l'état. — Édit du roi, par 
lequel le duc du Maine et le comte de Toulouse, ses fils naturels, et leurs 
descendants sont appelés à la couronne, en cas d'extinction des princes 
légitimes. — Paix de Rastadt entre le roi et l'empereur, négociée par Villars 
et le prince Eugène, 

17 15, audience donnée par le roi à l'ambassadeur de Perse. — i*^ sep- 
tembre, mort du roi, âgé de 77 ans. 



Princes apanages. Suite de Bourbon-Orléans. 

( 2 ) de Gaston , frère de Louis XIII qui ne 

„ , „ laissa point de postérité mâle, — i- 

Bourbon-EspasTne. t, .x j 1 r 

^ ° tpoux en premières noces de la fa- 

1700. Philippe V, duc d'Anjou, meuse Henriette d'Angleterre, fille 

roi d'Espagne, 2* fils de Louis, dau- ^^ Charles I, il épouse en secondes 

phin de France , et petit - fils de noces Elisabeth-Charlotte de Baviè- 

Louis XIV. Voyez Espagne. re , fille de Charles-Louis , électeur 

palatin du Rhin. 

1701. Philippe 11 , fils, régent 



(^) de France pendant la minorité de 
Bûurbon-Orléans {seconde Maison). Louis XV. — Il épouse Françoise- 
Marie de Bourbon , la seconde Ma- 
1660. Philippe, duc d'Orléans , demoiselle de Blois , fille légitimée 
frère de Louis XIV, apanajjé du du- Je Louis XIV et d'Alhenaïs de Ro- 
che d'Orléans, de Nemours, de Char- chechouart, duchesse deMontesiiaiu 
très et de Monîpensicr , après la mort 



328 



Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



(4) 

Bourbon-Orléans [première Maison ) 

Gaston , duc d'Oriéans , 3^ fils de 
Henri IV, duc d'Orléans, prince tou- 
jours méoonlent, toujours irrésolu , 
toujours fatal aux amis qui embras- 
sèrent ses inlérétà. — Persécuté par 
Richelieu sous le rèfjne de son frère, 
il est lieutenant-{;énéral du royaume, 
pendant la minorité orageuse de son 
neveu, — II épouse en premières no- 
ces Marie , héritière de Montpensier, 
dont il ne laissa après lui que la 
grand» Mademoiselle. — En secondes 
noces , et contre le gré de son frère , 
Marguerite , sœur du duc de Lorrai- 
ne , Charles IV. — Il meurt en i66o 
sans laisserde postérité mâle. — Son 
apanage est donné à Philippe , frère 
du* roi. 



Suite de Bourbon- Condé. 

de Catherine, fille et héritière de 
Mayenne. — Du chef de cette prin- 
cesse, la maison de Condé recueillit 
l'héritage de la branche aînée de la 
maison de Lorraine-Guise. 

1709. Louis III, fils. — Il épouse 
Louise-Françoise de Bourbon, dite 
Madanoiseile de Nantes , fille légitimée 
de Louis XIV et de madame de Mon- 
tespun. 

17 10. Louis-Henri, fils. — Pre- 
mier ministre de Louis XV après la 
mort du duc d'Orléans , régent. — 
Il a eu pour fils Louis-Joseph, géné- 
ral de l'armée des émigrés dans la 
guerre de la révolution , père de 
Louis -Henri, duc de Bourbon, et 
aïeul de Louis-Antoine Henri, duc 
d'Enghien, le 10^ et le dernier de sa 
branche, fusillé en i8o4 à Vincennes. 



(5) 
Bourbon-Condé. 

i588. Henri II, prince de Condé, 
posthume de Henri I, le bras droit 
de Henri IV, et petit-fils de Louis I, 
tige de la maison de Condé. — Il épou- 
sa Charlotte de Montmorency, dite la 
belle Fosseuse , fille du connétable 
Henri , célèbre pour la passion que 
conçut pour elle Henri IV, passion 
funeste qui versa la honte et l'amer- 
tume sur les derniers jours de ce mo- 
narque. — Outre le grand Condé , il 
fut père d'Armand , tige du rameau 
de Conti, et d'Anne de Bourbon, la 
fameuse duchesse de Longueville. 

1646. Louis II, fils, dit le Grand 
Condé. — Il épouse Clémence de 
Maillé , nièce du cardinal de Riche- 
lieu. 

1686. Henri-Jules, fils. — Il épou- 
se Anne, comtesse palatine de Ba- 
vière, fille d'Anne de Gonzague, la 
fameuse Palatine , laquelle étoit fille 



(6) 
Bourbon- Conti. 

1646. Armand, prince de Conti, 
frère du grand Condé, et tige du ra- 
meau de Conti. — Il se jette dans le 
parti de la Fronde. — Il épouse Anne 
Martinozzi, nièce du cardinal Maza- 
rin. 

1666. Louis-Armand, fils, époux 
de Marie-Anne de Bourbon , dite 
Mademoiselle de Blois, fille légitimée 
de Louis XIV et de la duchesse de La 
Vallière. — Ce jeuneprince donnoit 
les plus grandes espérances, lorsqu'il 
mourut de la petite-vérole en i685. \ 

i685. François-Louis, dit le Grand., 
frère. — Prince qui rappeloit le grand 
Condé, son oncle. — En 1697 ' ^ ^* 
mort du roi de Pologne Sobieski , il 
est élu roi par un parti qui fut obligé 
de céder à celui de l'électeur de Saxe , 
Frédéric Auguste. — Il épouse Marie 
de Condé , sœur de Louis III. 



S^PÉR. 1643-17 15 — 3e Race, Bourbons {Louis i4). 829 



(7) 

Bcurbon-Montpcnsier (2*). 

1627. Anse - Marie - LorisE , du- 
chesse de Montpensier., dite lagrande 
Mademoiselle ^ iille ainëe de Gaston , 
duc d'Orléans, frère de Louis XllI, 
et de Mdrie, fille et héritière de Henri 
de Bourbon -Montpensier ; elle est 
célèbre par sa fortune, ses mémoires, 
la part qu'elle prit à la Fronde, et 
enfin par son amour pour le duc de 
Lauzun, qu'elle épousa secrètement. 
Elle mourut en iGgS. 



(8) 
Bourbon -Maine légitimé. 

Louis- Auguste, duc du Maine, fils 
naturel de Louis XIV et de madame 
de Montespan. — Lé;',itimé en 1681. 
Surintendant de l'éducation de 
Louis XV, -^ Il épouse Louise de 
Condé, tante du duc Louis-Henri , 
premier ministre de Louis XV. — Il 
meurt en lySô. 



(9) 
Bourbon - Toulouse légitimé. 

Louis-Alexandre , comte de Tou- 
louse , amiral de France, fils Àg 
Louis XIV et de madame de Moiites- 
pan , légitimé en 1681. — Mort en 
1737. 



(10) 
Bourbon - Vendôme légitimé. 

CÉSAR, duc de Vendôme, fils de 
Henri IV et de Gabrielle d'Estrées , 
duchesse de Beaufort , légitime en 
iSgS. — Il épouse Christine deLor- 



Suite de Bourbon- Vendôme . 

raine Mercœur, arrière-petite-fille du 
duc Antijine , frère de (Haude de 
Guise. 

i655. Louis, fils, cardinal après 
la mort de sa femme, Laure Man- 
cini. — Il eut pour frère François de 
Vendôme , duc de Beaufort , le héros 
de la Fronde , dit le roi des Halles ; tT^é 
au siège de Candie. — Elisabeth, 
sa sœur, épousa Charles-Amédée de 
Savoie , duc de Nemours , qui fut 
tué en duel, en 1652, par le duc de 
Beaufort son beau-frère. 

1669. Louis-Joseph, fils, le grand 
duc de Vendôme, qui parla victoire 
d'Almanza plaça Philippe V sur le 
trône d'Espagne. Il épousa Marie de 
Condé , sœur de Louis III , et ne laissa 
pas d'enfants. U meurt en 171 2. — 
Philippe, son frère, grand prieur de 
France , et le dernier de sa race , 
meurt en 1737. 



Valois -Orléans , bâtard de Longueville. 

1695. Henri II, duc de Longue- 
ville, fils de Henri I. — Epoux d'Anne, 
sœur du grand Condé , la célèbre du- 
chesse de Longueville. — Il est battu 
en i638, à Poligny, par le duc de 
Lorraine. — 1646 , plénip.otentiaire 
au traité de WestphaHe. — Il est ar- 
rêté en i65o et conduit à Vincennes 
avec les princes de Condé et de Con- 
ti ses beaux-frères. 

i663. Charles Paris, fils, ainsi 
nomhié parceque le corps municipal 
l'avoit tenu sur les fonts en i6/|8, 
la duchesse de Longueville ayant été 
faire ses couches à l'hôtel de ville. 
— 1672 , il est tué par son impru- 
dence au passage du Rhin, et à la 
veille d'être élu roi de Pologne. 

1672. Jean, frère, abbé. 



33o Tables synchroniques de V Histoire de France. 



Suite de Valois-Orléans. 

169^. Marie, sœur, épouse de 
Henri, duc de Nemours, frère du 
duc Charles , tué en duel par le duc 
de Beaufort. — A sa mort , en 1 707 , 
Neufchâtel et Valengin se donnent 
au roi de Prusse , comme héritier de 
la maison d'Orange , laquelle s'étoit 
substituée aux droits des aînés de la 
maison de Cliâlons , d'où descendoit 
aussi la maison de Longueville , par 
Alix, fille de Jean de Chàlons et de 
Marie de Baux, héritière d'Orange. 
— Le comté de Dunois est réuni à la 
couronne. 



(12) 
Valois - Ângoiiléme bâtard. 

iSSg. Charles, comte d'Auvergne 
en 1689 etduc d'Angoulêmeen 1619, 
fils naturel de Charles IX et de Marie 
Touchet, qui épousa depuis Fran- 
çois Balzac, seigneur d'Entragues , 
dont elle eut la fameuse Henriette 
d'Entragues , maîtresse de Henri IV. 

— 1 6o4 , il traite avec les Espagnols , 
de concert avec Henriette, pour dé- 
trôner Henri IV, et mettre en sa place 
le fils qu'elle avoit eu du roi. — 1 606, 
Marguerite de Valois, sœur de Hen- 
ri III , réclame et obtient le comté 
d'Auvergne , comme héritière de sa 
mère , et il est réuni à la couronne à 
la mort de cette princesse, en 161 5. 

— En 1 6 1 9 , Louis XIII donne à Char- 
les le duché d'Angouiéme. — Il épou- 
se en premières noces Charlotte de 
Montmorency, morte en i636, et eu 
secondes noces Françoise de Maruel, 
qui mourut en 1713 , soixante-treize 
ans après son mari, et cent quarante 
ans après Charles IX, son beau-père. 

i65o. Louis - Emmanuel , comte 
d' A lais , fils. 

i653. Marie, fille, porte le duché 



Suite de Valois- Angoulême. 

d'Angouiéme dans la maison de Guise 
par son mariage avec Louis , duc de 
Joyeuse , frère de Henri II , dernier 
duc de Guise. 



(i3) 
Ducs de Ne vers. 

1637. Charles II de Gonzague , 
duc de Mantoue , fils de Charles de 
Gonzague, et petit-fils de Charles I, 
qui fut établi à Mantoue en 1627 , 
par les secours de la France, et mal- 
gré l'opposition de l'empereur et du 
duc de Savoie. — En lôSg, il vend 
le Nivernois au cardinal Mazarin, qui 
le laissa à Philippe-Julien Mancini, 
son neveu. Depuis, le Nivernois a été 
mis sur le même pied que les autres 
duchés-pairies. 



(i4) 

Ducs de Bouillon. 

1623. Frédéric -Maurice, fils de 
Henri de La Tour d'Auvergne Olier- 
gues, qui fut maréchal de France sous 
Henri IV, et héritier des principautés 
de Sedan et de Bouillon par testament 
de sa femme Charlotte de La Marck; et 
d'Elisabeth de Nassau-Orange, fille de 
Guillaume, premier stathouder des 
Provinces-Unies. — Il se fait catho- 
lique en 1637. — Engagé dans les in- 
trigues du comte de Soissons, il est 
arrêté en 1642, et obligé, pour sauver 
sa personne, de renoncer à sa prin- 
cipauté. — i65i,en échange de la ces- 
sion qu'il en fit , il reçoit les duchés 
d'Albret et de Château-Thierry et les 
comtés d'Auvergne et d'Evreux, avec 
les droits et le rang de prince étran- 
ger. Il meurt en i652, 

Ilreut pour frère Henri, vicomte 



8e PÉR. 1643-17 15. — 3e Race^ Bourbons {Louis i4). 33] 



Suite des Ducs de Bouillon. 

de Turenne , maréchal de France en 
1643, maréchal {général de l'armée 
en 1G60, l'un des plus grands capi- 
taines de la France , recommanda- 
hle sur-tout pour avoir fait de gran- 
des choses avec peu de soldats , et 
pour les avoir ménagés avec un soin 
auquel il faut attribuer les revers , 
d'ailleurs peu nombreux , qu'il éprou- 
va. — Il fut tué d'un coup de canon 
en 1675, etne laissa pas de postérité. 
— Il avoit abjuré le protestantisme en 
1668. 

i652. Godefroi-Maurice, fils aîné. 
■ — Il eut pour frères François-Mau- 
rice, dit comte d'Auvergne et mar- 
quis de Berg-op-Zoom par sa femme, 
et Emmanuel-Théodose qui fut le 
cardinal de Bouillon, doyen du sacré 
collège. — Godefroi-Maurice, mort 
en 1722, fut père d'Emmanuel-Théo- 
dose, mort en 1780, et celui-ci de 
Charles-Godefroi , qui en 1738 ven- 
dit à Louis XV la principauté de Tu- 
renne , en s'en réservant le nom et à 
sa postérité. 



(i5) 
Princes d'Orange. 

1625. Henri-Frédéric , troisième 
«tathouder des Provinces-Unies, frè- 
re deMaurice, second stathouder, et 
lîls de Guillaume de Nassau-Dillem- 
bourg, héritier d'Orange, premier 
statliQuder, et de Louise de Coligny, 
fille de l'amiral. — Il prépare la paix 
de la Hollande avec l'Espagne. 

1647. Guillaume II, fils, quatriè- 
me stathouder des Provinces-Unies. 
Sous lui fut conclu le traité de Muns- 
ter par lequel la Hollande fut recon- 
nue pays libre et indépendant. — Il 
aspire à la souveraineté et assiège 
Amsterdam; mais les écluses làt'hées 



Suite des Princes d'Orange. 

l'obligent à renoncer à son projet. — < 
Il meurt la même année. 

i65o. Guillaume IH Henri, fils. 

— Il est exclu du stathouderat tant 
que vécut le pensionnaire de Witt. 

— A la mort de celiii-ci , assassiné en 
1672, lors del'invasion de Louis XIV,^ 
il est reconnu stathouder. — H fut 
l'un des plus actifs ennemis de la 
France. Toujours battu , il ne cessa 
jamais d'être redoutable. — 1688 , 
il chasse du trône d'Angleterre Jac- 
ques II , son beau-père. — Il meurt 
sans enfants, en 1702, 

A la mort de Guillaume , la prin- 
cipauté d'Orange fut réclamée par 
Jean-Guillaume , le Frison , de Nas- 
sau-Dietz , son neveu et héritier de 
ses autres biens. Frédéric I , roi de 
Prusse, la lui disputa. Le prince de 
Conti , héritier en vertu d'un testa- 
ment de l'abbé de Longueville , der- 
nier mâle de cette maison, lequel des- 
cendoit de Jean de Châlons et de Ma- 
rie de Baux , par Alix leur fille , y 
prétendit aussi; enfin, Louis XIV ré- 
clama comme souverain et à défaut 
d'hoirs mâles. 

Le parlement adjugea la souverai- 
neté d'Orange au roi , et le domaine 
utile au prince de Conti. • — Dans la 
suite le traité d'Utrecht confirma ce» 
dispositions. 



(,6) 
Ducs de Lorraine. 

1624. Charles IV, le Magnifique^ 
fils de François, neveu et gepdre de 
Henri II, le Bon., dont il avoit épousé 
Nicole, la fille aînée. — Il est dé- 
pouillé de ses états par Louis XIII 
pour connivence au mariage de sa 
sœur avec Gaston , frère du roi. — 
Il se relire en Allemagne , et fait l'a- 



332 Tables synchj^oniques 

Suite des Ducs de Lorraine. 

bandon de ses états au cardinal Ni- 
colas-François, son frère, qui remet 
son chapeau, épouse Claude, sœur de 
Nicole , et est ob]i(i[é de fuir avec 
elle. — En i634 , Charles , de con- 
cert avec l'archiduc Ferdinand, fils 
de l'empereur, et le cardinal infant, 
frère du roi d'Espagne, (;a{ïnc pour 
l'empereur la bataille de Nordlin^ijue 
sur les Suédois et le parti protestant. 
— En i636, de concert avec Galas , 
et à la tête de soixante mille hom- 
mes , il assiège en vain la petite et 
mauvaise place de St. Jean de Losne, 
qui n'étoit guère défendue que par 
ses seuls habitants. — i653, il se 
joint aux princes contre la cour. — 
l65g , il est rétabli par la paix des 
Pyrénées. — 1662 , il abandonne 
son duché à Louis XIV, à condition 
que les princes de Lorraine seront 
aptes à hériter de la couronne après 
les Bourbons. — fl se repent de cet 
accord , et sur le refus de livrer ses 
pla ^es , il est de nouveau dépouillé 
par Louis XIV. — Il combat Tnrenne 
à Sintzheim, bat Créqni à Consar- 
brick, et meurt en 1676, sans laisser 
de postérité. 

1675. Charles V, neveu, fils de 
Nicolas-François, et gendre de l'em- 
pereur Léopold. — Après s'être dis- 
tingué à Saint-Gothard , à Senef, à 
Philisbourg, il est nommé généralis- 
sime des troupes impériales. — De 
concert avec Sobieski , il délivre 
Vienne des Turcs en i683, et les bat 
encore à Essek eu 1687. Ce prince, 
qui réunissoit toutes les qu;:lités d'uu 
héros, ne voulut point rentrer dans 
ses états aux conditions que lui fit 
offrir Louis XIV à la paix de Ni- 
mègue. 



1690. LÉOPOLT) , fib 



1697, il 



recouvre ses états à la paix de llys- 
\vick, et les gouverne avec une sa- 



de l'Histoire de France* 

Suite des Ducs de Lorraine. 

gesse qui le fait adorer de ses peu»- 
pies. Il meurt en 1729. 



(17) 
Lorraine-Guise. 

1640. Henri Iî, duc de Guise, fils 
de Charles, et petit-fils de Henri I le 
Balafré. — Prince d'un caractère ro- 
manesque. — 1647, appelé par les 
Napolitains révoltés pour les droits 
qu'il pouvoit avoir par Yolande, fille 
du roi René, et l'une de ses aïeules, il 
est fait prisonnier par les Espagnols, 
et relâché au bout de cinq ans. — On 
l'appeloit le Héros de la fable., comme 
Condé le Héros de l'histoire. — Il re- 
cherche quelque temps Anne do Gon- 
zague, depuis princesse palatine. — 
Il meurt sans postérité en 1664. 

1664. Louis-JosEPii , neveu, fils de 
Louis, duc de Joyeuse, et de Marie, 
héritière de Valois-xingoulême bâ- 
tard. — 11 épouse Elisabeth d'Or- 
léans, duchesse d'Alençon, fille de 
Gaston, frère de Ijouis XIII , et de 
Marguerite de Lorraine. 

1671. François-Joseph, fils. — Il 
meurt en bas âge. 

1676. Marie, duchesse de Guise, 
tante. -^ Elle meurt en 1688, sans 
être mariée. La maison de Condé 
recueille son héritage , comme is- 
sue de Catherine , fille du duc de 
Mayenne. Fojez n** 5. 



(18) 
LoTraiiic-Eibeuf. 

i6o5. Charles II, doc d'Elbeuf, 
fils de Charles I, et petit-fils de René, 
lige du rameau d'Elbeuf. — Il épouse 
en iGig Cathcrine-Honrislte , fille 



8e PÉR. 1643-17 15. — 3e Race, Bourbons {Louis i4). 333 



Suite de Lorraine- Elbeuf. 

légitimée de Henri IV et de Gabrielle 
d'Estrées. — Il eut part aux intrigues 
de la Fronde. 

1657. Charles III, fils. — Fran- 
çois, son frère, estla tige des comtes 
d'Harcourt , et Charles , un autre 
frère, du rameau de Lillebonne. 

i6g-2. Emmanuel-Maurice, fils. — 
Il prend du service à Naples. — C'est 
à lui qu'on doit la découverte d'Her- 
culanum, en faisant faire des fouilles 
dans un puits qu'il avoit acheté d'un 
paysan, pour en tirer quelques mar- 
bres qui s'y étoient rencontrés. — Il 
meurt en 1763, sans laisser de pos- 
térité. Sa succession passe au rameau 
d'Armagnac, qui reprit le nom d'EI- 
beuf. 



(^9) 
Lorraine-Harcourt. 

1657. François, duc d'Harcourt, 
frère de Charles III, duc d'Elbeuf. 

1694. Alphonse -Henri -Charles, 
fils. — Il passe au service de Venise. 



Suite de Lorraine-Harcourt. 

Il meurt en 1719. 
son fils, mort en 
qu'une fille. 



- Anne -Marie, 
1729, ne laissç 



(20) 
Lorraine- Armagnac ^ puis Elbeuf. 

i6o5. Henri, comte d'Armagnac 
par le don de Louis XIV en i645, 
et connu sous le nom de maréchal 
d'Harcourt, 2* fils de Charles I, duc 
d'Elbeuf. — Il se distingue sous les 
règnes de Louis XIII et de Louis XIV, 
et particulièrement au combat de 
Quiers en lôSg, et au siège de Turin 
en 1640. Il meurt subitement en 
1666, âgé de 66 ans. 

1666. Louis, fils. — Il meurt en 
1718. — Charles, son frère , comte 
de Marsan , épouse l'héritière de 
Pons. Il meurt en 1708. H a pour fils 
Louis , prince de Pons , mort en 
1755, après Gaston, son fils, qui ne 
laisse pas de postérité de Marie de 
Rohan - Soubise , gouvernante des 
enfants de Louis XVI. 



(21) 

DOMAINE DE LA COURONNE, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domeii:ic. 



1648. Land- 
^,raviat d'Al- 
sace. 



Par le traité de We$t- 
pbalie. 



1645. C. d'Ar- 
uiaguac. 

i65i.C. d'Au- 
vergne. 



Par don du roi à H n- 
ri de Lorraine , coirilc 
d'Harcourt. 

Accordé au duc de 
Bouillon en dédoniina- 
geinent de sa principauté 
de Sedan , confisquée ca 
.j[64a. 



334 



Tables synchroniques de t Histoire de France, 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 
Idem, 



i65i. C. d'E 
vreux. 



i653. C. d'An- A la mort de Louis- 
gouléine. Emmanuel , tils de Char- 
les de Valois, fils naturel 
de Charles IX. 



1659. C. d'Ar- 
tois. 



Par le traité de» Pyre'- 

nécs. 



1659. Flandre Idem. 
françoisc. 

1659. Ilainaut Idem. 
françois. 



A l'extinction des he'- 
ritiers mâles de Jacques 
de Savoie , gendre de 
Renée, duchesse de Fer- 
rare , fdle de Louis XII , 
à laquelle il avoit été 
donné par Charles IX. 

Cette ville, qui jus- 
qu'alors s'étoit mainte- 
nue dans une espèce 
d'indépendance , est ré- 
duile à l'obéissance par 
la construction d'une ci- 
tadelle. 

Saisie sur le prince 
d'Oranjje, et donnée au 
comte d'Auvergne, cadet 
du duc de Bouillon , en 
représailles de la saisie 
du marquisat de Berg- 
op-Zoom , qui lui appar- 
tenoit quant au domaine 
utile. 
1660. D. d'Or- A la mort de Gaston , 

léans , de oncle du roi, qui en étoit 

Chartres et apanage. 

de Valois, 
jusq. en 1660. 

1668. Franche- Par conquête sur l'Es- 
Comté, pagne, 
jusq. en 1678. 



1639. D. de 
Nemours. 



j66o. c. de 
Marseille. 



1660. Princip. 

d'Orange , 
jusq. en 1678. 



1678. Franche- 
' Comté. 



Par le traité de Nimè- 
gue , dont Louis XIV 
dicta les conditions. 



i65i. C. d'Al- 
bret. 

i65i. D. de 
Château- 
Thierry. 



Idem. 
Idem. 



i6Sq. C. de Cédé à l'Espagne par 

Charolois. la paix des Pyrénées. — 

Le prince de Condé s'en 

saisit, pour répétitions 

sur l'Espagne. 



i56o. D. d'Or- Donné par le roi , ea 

léans, de apanage, à Philippe, son 

Chartres et frère, 
de Valois. 



1668. Franche- Restituée â l'Espagne 
Comté , par la paix d'Aix-la-Gha- 

ret. en 1678. pelle. 

1678. Princip. Restituée au prince 

d'Orange. d'Orange par la paix de 
Nimèguc, 



8ePÉR. 1643-1715. — 3c Race^ Bourbons {Louis il{). 335 



Réunions au Domaine. 



Distractions du Domaine. 



"02. Prîncip. A la mort de Guillau- 
d'Orangc. me-Henri de Nassau, cin- 
quième staihouder des 
Provinces-Unies, et roi 
d'An{;leterre,con)me fief 
dévolu au souverain, fau- 
te d'hoirs mâles. — L« 
prince de Conti en eut 
le domaine utile comme 
lie'ritierpar testament de 
la maison de Longue- 
ville , qui descendoit de 
Jean de Chàlons et de 
l'he'riiière d'Oranp,e Ma- 
rie de Baux par Alix, leur 
fille. Le traite d'Utrecht, 
en 1713, confirma cette 
disposition en confirmant 
• au roi de Prusse Neuf- 
cliâtel et Valen{;in. 
de A la mort de Marie de 
Longueville, dernière de 
la maison de Valois-Or- 
léans bâtard. 



707. G. 
Dunois. 



1712. C. de 
Vendôme. 



1714. D. 
Berry. 



de 



1714. D. d'A- 
lençon. 

1714. C. d'An- 
gouléme. 



A la mort de Louis- 
Joseph , le "rand-duc de 
Vendôme , qui ne laissa 
pas de postérité. 

Par la mort du duc de 
Berry, petil-fiU de Louis 
XIV. 
Idem. 



Idem. 



1710. D. de 

Berry, 
ret. en i7i4' 



le 
ret. 



o. D. d'A- 
ençon , 
en 1714. 



1710. C. d'An- 

gouléme , 
ret. en I7i4> 



Donné en apanage à 
Charles, petit -fils de 
Louis XIV, frère du duc 
de Bourgogne , devenu 
dauphin , et de Philippe, 
roi d'Espagne. 

Idem. 



Idem. 



II. ALLEMAGNE. 

(22) 
Empereurs. 

1637. Ferdinand IIÏ , fils de Fer- 
dinand II j et i»rn«re-peUt-fiU de 



Suite des Empereurs. 

Ferdinand I, frère de Charles-Quint. 
— Le duc de Saxe-Weiniar, Banier 
et Torstenson , après la mort de Gus- 
tave-Adolphe, poursuivent les suc- 
cà« des Suédois sur les Impériaux. 



336 



Tables synchroniques de t Histoire de France. 



Suite des Empereurs. 

— Piccolomini surprend Feuquières. 
— i644'>.,Mercy est battu par le duc 
d'Enghien à Fribourg. — L'année 
suivante il surprend Turenne à Ma- 
rienthal, mais, presque immédiate- 
ment après, il e^t défait de nouveau 
par le duc d'Enghien à Nordlingue , 
et périt dans cette bataille. — 1648, 
paixdeWestphalie. — Ferdinand IV, 
son fils aîné, roi de Bohême en 1646, 
de Hongrie en 1647, et roi des Ro- 
mains en i653, meurt en 1654- 

1657. Interrègne de i5 mois. 
Louis XIV, l'électeur de Bavière, 
l'archiduc Léopold-Guillaume , évê- 
que de Passau, et frère de Ferdi- 
nand III, et le comte palatin de Neu- 
bourg , sont successivement propo- 
sés, sans pouvoir réunir la majorité 
des suffrages. La crainted'un schisme 
fait arrêter enfin les voix sur Léo- 
pold, second fils de Ferdinand ill. 

i658. Léopold, 2® fils de Ferdi- 
nand III, du même âge que Louis 
XIV, à peu près , commence à ré- 
gner, à peu près aussi, au temps que 
ce prince prenoit lui-même les rênes 
du gouvernement. — 1660, il con- 
clut la paix d'OJiva avec la Suède. 

— 1664, bataille de Saint-Gothard, 
gagnée par Montecuculli, sur les 
Turcs, à l'aide des secours de l'Em- 
pire et de 6 mille François sous 
les ordres du comte de Coligny 
et du marquis de La Feuillade. 
Cette victoire amena la paix. — 
1672, il secourt la Hollande atta- 
cpiée par Louis XIV, de là une guer- 
re glorieuse pour la France, jusqu'à 
la mort de Turenne en 1676. Cette 
laéme année Créqui est battu à Con- 
sarbrick et fait prisonnier à Trêves. 

— 1678, paix de Wimèguc. — i683, 
les Turcs déclarent la guerre à Fer- 
dinand, et arrivent jusqu'à Vienne, 
dont ils font le siège, et qui est 



Suite des Empereurs. 

délivrée par Jean Sobieski, roi de 
Pologne. — 1686, ligue d'Augsbourg 
contre la France, formée par Guil- 
laume lU, stathouder, et dans la- 
quelle entre l'empereur, qui coopère 
ainsi à renverser Jacques II de des- 
sus le trône d'Angleterre, et à rui- 
ner la religion catholique dans ce 
pays. — 1697, paix de Riswick. — > 
1701 , il prend part à la guerre de la 
succession d'Espagne et envoie le 
prince Eugène en Italie. — Celui-ci 
vainqueur à Carpi et à Chiari, per- 
dit son avantage à Luzara, contre le 
duc de Vendôme. — 1704 7 l'archi- 
duc IV, second fils de Léopold, dé- 
barque en Etipagne, où commencent 
les hostilités. 

1705, JosKPnI, fils aîné. — 1706, 
il s'empare du Milanois. — 1707, du 
royaume deNapies. — 1711, il meurt 
de la j)etite-vérole. Cet événement 
change la politique des cours et 
amène la paix. — L'aînée de ses 
filles épousa Frédéric-Auguste III, 
roi de Pologne et électeur de Saxe^ 
et la seconde, Charles-Albert, élec- 
teur de Bavière, depuis empereur. 
■ — Malgré leurs renonciations à leurs 
droits héréditaires lors de ces ollian-. 
ces, les deux époux disputent l'hé- 
ritage de Charles VI à Marie-Thérèse, 
sa fille, et ce fut la cause de la 
guerre qui suivit la mort de ce prince. 

1711. Charles VI, frère. — 1712, 
les Anglois se retirent de la ligue. 
Ils abandonnent le prince Eugène 
qui est battu à Denain par Villar's. 
— 1713, paix de la Fiance avec les 
alUés à Utrecht, et l'année suivante 
à Rastadt avec l'empereur. Les Pays- 
Bas espagnols , Naples , la Sardaigne, 
Milan, la Toscane maritime lui sont 
cédés. — 1715, traité, dit de Bar- 
rière^ entre l'empereur et les Hollan- 
dois, et par lequel ceux-ci obticn- 



8e PÉR. 1G43-1715. — S'^ Racej Bourbons {Louis i4). 33; 



Suite des Empereurs. 

nent de mettre des garnisons dnns 
quelques unes des villes des Pays- 
Bas, — 17 16, guerre contre lesTurcs; 
exploits du prince Eugène. — 17 18, 
descente des Espagnols en Sicile , 
ce qui force l'empereur à fiiire la 
paix avec les Turcs. — Quadruple 
alliance contre l'Espagne pour la 
forcer à l'exécution des traités d'U- 
trecht et de Rastadt. — 17 19 7 1» dis- 
grâce du cardinal Albéroni, premier 
ministre d'Espagne, amène la paix. 
. — L'Angleterre, la Hollande, la 
France et l'Espagne accèdent à la 
pragmatique- sanction de l'empe- 
reur, relative à l'ordre de succession 
étal)li par lui, en faveur de Marie- 
Thérèse, sa fdle aînée. — ^733, 
guerre contre la France au sujet du 
royaume de Pologne, que l'empe- 
reur veut faire passer à la maison 
de Saxe. Il y perd Naples et la Sicile, 
adjugés à l'infant don Carlos , fils de 
Philippe V, roi d'Espagne, et d'Éli- 
saheth-Farnèse; et le Milanois, qui 
est donné au roi de Sardaigne. — 
1787, nouvelle guerre avec la Tur- 
quie, défavorable à l'Autriche. — 
Paix désavantageuse en 1739. — 
1740, Charles VI meurt sans laisser 
de postérité mâle. 



Grands Vassaux de l'Empire, 

(23) 

Rois de Bohême {Électeurs). 

1627. Ferdinand III, fils de l'em- 
pereur Ferdinand II, et arrière-pe- 
tit-fils de Ferdinand I, frère de 
Charles-Quint. — Roi de Hongrie 
par concession de son père en 1626, 
de Bohême en 1627. — Empereur 
en 1637 à la mort de son père. 

1646. FERr)iNA.ND IV, fils aîné. — 



Suite des Rois de Bohême. 

Couronné roi de Bohême en 1646, 
de Hongrie en 1647, *^^s Romains 
en i653, il meurt en 1664, avant sou 
père. 

i654- Ferdinand IJI, ci-dessus, 
après la mort de son fils. 

i656. LÉOPOLD, 2® fils. — Déjà 
couronné roi de Hongrie en i655, 
il est élu empereur en i658, après la 
mort de son père. 

1705. Joseph, fils aîné. — Roi de 
Hongrie en 1687. — Empereur en 
1705. 

1711. Charles VI , frère. — Em- 
pereur la même année. 



(^4) 

Ducs de Saxe {Electeurs). 

161 1. Jean -Georges I, frère de 
Christian II, et fils de Christian 1. 

— Il suit d'abord le parti de l'em- 
pereur, — 1626, il le quitte lors de 
l'édit de restitution des biens de l'é- 
glise, et se joint aux Suédois. — 
i635 , il fait sa paix avec l'empereur 
et obtient la Lusace. 

i656. Jean -Georges II, fils. — 
1664, il contribue à faire déclarer 
l'Empire contre les Turcs. 

ibBo. Jean-Georges III, fils. — 
Il contribue à faire lever le siège de 
Vienne aux Turcs. — 1686, il entr» 
dans la ligue d'Augsbourg et com- 
mande l'armée de l'Empire en 1691. 

1691. Jean-Georges IV, fils. — 
Il meurt sans enfants. 

1694. Frédéric-Auguste I, frère. 

— Il se fait une réputation militaire 
contre les Turcs. — 1697, ^' ^^* ^'^ 
roi de Pologne, malgré les préten- 
tions du prince de Conti. — •7o4> 
il est détrôné par Charles XII, roi 
de Suède, qui fait élire Stanislas 
Leczin=:ki. — 1709- ajaès la défaite 

22 



338 



Tables synchroniques de t Histoire de France. 



Suite des Ducs de Saxe. 

de Charles XII, à Pultawa, il re- 
monte sur le trône. Il meurt en 
1733. — Il eut pour fils naturel 
Maurice de Saxe, dit le maréchal 
de Saxe. 



Suite des Ducs de Bavière. 

gène et le duc de Marlborough, le 
prive de ses états, où il ne fut rétabli 
que dix ans après par la paix de 
Rastadt. — U meurt en 1726. 



(20) 
Ducs de Bavière (Électeurs). 



(26) 
Comtes Palatins du Rhin {Electeurs), 



Branche cadette de Savière. 

1596. Maximilien I , premier élec- 
teur de la branche cadette , fds de 
Guillaume le Religieux. — Il est chef 
des catholiques pendant la guerre de 
3o ans , comme l'électeur, palatin , 
Frédéric V^ l'étoit des protestants. 

— Ce dernier perd la dignité élec- 
torale et le Haut-Palatinat qui sont 
conférés en i623 à Maximilien, et 
qui lui sont confirmés à la paix de 
Westphalie. — Tilly et Mercy, ses 
généraux, combattent Gustave-Adol- 
phe, Turenne et Condé. 

i65i. Ferdinand -Marie, fils. — ■ 
Il se maintient dans la neutralité 
pendant les guerres de son temps. 

— 1680, sa fille épouse Louis , dau- 
phin de France, fils de Louis XIV. 

1679. Maximilien-Emmanuel , fils. 

— Il fait la guerre en personne'en 
Hongrie contre les Turcs , et dans 
les Pays-Bas contre la France. — ■ 
1689, gendre de l'empereur Léo- 
pold , il est fait gouverneur des 
Pays-Bas. — 1699, mort de son fils, 
âgé de 7 ans , destiné au trône d'Es- 
pagne, comme fils de Marie-Antoi- 
nette d'Autriche, fille de Marguerite- 
Thérèse d'Esptgne, fille du roi Phi- 
lippe IV. — Il s'unit alors avec les 
François, et bat les Impériaux à la 
première bataille d'Hochstet en 1 7o3; 
mais la seconde de ce nom, gagnée 
l'année suivante par le prince Eu- 



Branche aînée de Bavière. 

1610. Frédéric V, fils de Frédé^- 
rie IV, et arrière-pelit-fils de Fré- 
déric III, le premier électeur du 
rameau de Simmeren. — 1619, il 
accepte imprudemment la couronne 
de Bohême que lui offrent les états, 
après avoir déposé l'empereur Fer- 
dinand. De là tous ses malheurs. — 
1621 , Ferdinand le met au ban de 
l'Empire, et le dépouille du Haut- 
Palatinat et de la dignité électorale, 
qui sont concédés en i623 à la 
branche cadette de la maison de 
Bavière. — Il avoit épousé Éhsa- 
beth, fille de Jacques VI, roi d'An- 
gleterre; de cette alliance sont pro- 
venus les rois actuels d'Ajagleterre. 
— i632, il meurt de la douleur que 
lui cause la nouvelle de la mort de 
Gustave-Adolphe, des succès duquel 
il s'étoit promis son rétablissement. 

1648. Charles-Louis, fils. — En 
cette année il recouvre le Bas-Palati- 
nat par la paix de Westphalie, et on 
crée pour lui un huitième électorat, 
avec la charge de grand-trésorier de 
l'Empire. Il est stipulé qu'à l'extinc- 
tion de la branche cadette ou Wil- 
helmine de Bavière, le Haut-Palatinat 
retourneroit à la maison palatine 
avec la dignité électorale, et que le 
huitième électorat seroit éteint. — Il 
contracte, du vivant de sa femme, un 
mariage illégitime, dont il eut treize 



8« Pkr. 1643-1715. — 3e Race, Bourbons (Louis i4). 339 

Suite (les Comtes Pedatins du Rhin. Suite des Margraves de Brandebourg, 



enfants qui ont porté le nom de 
Jlauhgraves ou comtes sauvages. — 
Edouard, son frèr« , se fait catho- 
lique, et épouse Anne de Gonzaj^ue, 
fille du duc de Nevers, et connue 
sous le nom de la Princesse palatine. 
1680. Charles, fils. — Dernier 
électeur de la Lrauche de Simme- 
ren. 

Rameau de Neuhourg^ catholique. 

iG83. Philippe-Guillaume, duc de 
Neubour{î, fils de Wolfgang Guil- 
laume, qui, compétiteur de l'électeur 
de Brandebourg, retourna à la reli- 
(^ion catholique, et qui étoit fils de 
Philippe-Louis, fils de Wolfgangl, 
duc de Neubourg, tige de la maison 
palatine d'aujourd'hui ; celui-ci, fils 
de Louis II, fils d'Alexandre, fils de 
Louis le Noir, fils d'Etienne, fils de 
l'empereur Robert , comte palatin. 

— De la succession de Juliers, il 
avoit obtenu, en 1666, Juliers, Berg 
et Ravenstein ; et l'électeur de Bran- 
debourg avoit eu la Marck et Ra- 
vensberg. 

1090. Jean -Guillaume, fils. — 
1693 , dévastation du Palatinat par 
les François, pour les prétentions de 
la duchesse d'Orléans, soeur de l'é- 
lecteur Charles. — Elle est satisfaite 
moyennant une somme considérable. 

— Jean-Guillaume meurt en 1716. 



(=7) 

Margraves de Brandebourg {Électeurs). 

i,G4o. Frédéric-Guillaume /e Grand., 
fils de Georges -Guillaume, et l'un 
des héros de sa race. — Il répare les 
malheurs de la guerre de 3o ans , 
accroît ses états et termine l'affaire 
de la succession de Juliers qu'il par- 



tage avec le duc de Neubourg. — 
i685, il recueille les protestants de^ 
France que fait émigrer la révoca- 
tion de l'édit de Nantes. 

Rois de Prusse. 

1688. Frédéric III (I comme roi 
de Prusse), fils. — ■ 1701 , il se fait 
proclamer roi de Prusse à Kœnigs- 
berg. — L'empereur y consent à 
cause des secours que fournit l'élec- 
teur aux alliés dans la guerre de la 
succession d'Espagne. — Frédéric 
fonde alors l'ordre de l'Aigle-Noir. 
— 1707, à l'extinction de la maison 
de Longueville, les habitants de la 
principauté de Neufchâtel se don- 
nent à lui , comme à l'héritier de la 
maison d'Orange , laquelle s'étoit 
substituée aux droits des aînés delà 
maison de Châlons, d'où descendoit 
la maison de Longueville par Alix, 
fille de Jean de Chulons , et de Marie 
de Baux, héritière d'Orange. 

1713. Frédéric -Guillaume II (I 
comme roi de Prusse), fils. — 1720, 
il acquiert par le traité de Stokholtu 
une partie de la Poméranie. — 1 720, 
il fonde la ville de Postdam. — i ySo, 
il fait enfermer son fils à Custrin. — 
Il meiirt en 1740, laissant ses états 
florissants. 



(28) 
Ducs de Brunswick {Électeurs'), 

i636. Frédéric II, frère d'Au- 
guste, de Christian et d'Ernest II, 
tous fils de Guillaume le Jeune, et 
petit-fils d'Ernest, premier duc de 
Zell. — 1642 , il recueille la succes- 
sion des ducs d'Harbourg, aînés de 
la maison de Brunswick et descen- 
dants d'Ottou , frère d'Ernest, pre* 

22. 



34o Tables synchroniques de l'Histoire de France, 



Suite des Ducs de Brunswick. 

mier tluc de Zell. — Il meurt en 
i648. 

Georges, frère de Frédéric et des 
autres, due de Callenberg en t634, 
est le seul de tous ses frères qui se 
marie. A l'effet de ne pas démem- 
brer rhéritaf;e de Brunswick, ils 
avoient arrêté entre eux qu'un seul 
se marieroit, et le sort tomba sur 
Ceor{Tps. — Il se distingua dans la 
guerre de 3o ans, et mourut en 164». 
' — Il laissa quatre fils ; Christian- 
Louis et Georges-Guillaume, qui sui- 
vent. Jean-Frédéric, duc de Hano- 
vre, qui se fit catholique, épousa 
une tille de la princesse palatine, et 
maria une de ses lilles au duc de 
Modène , et l'autre à l'empereur 
Joseph; enfin Ernest-Auguste, évê- 
que d'Osnabruck, héritier d'Hanovre 
en 1680, tige de la nouvelle maison 
de ce nom, et neuvième électeur 
en 16(^2. Il épousa Sophie, fille de 
Frédéric V, électeur palatin, et d'É- 
lisabethd'.\ngleterre, sœur de Char- 
les I, et c'est par suite de cette 
alliance que Georges-Louis, son fils, 
a été appelé au trône d'Angleterre. 

i648. Christian-Louis, neveu de 
Frédéric, et fils de Georges, duc de 
Callenberg. — Il meurt sans laisser 
de postérité. 

i665. Georges-Guillaume, frère. 
« — 1676, de concert avec le duc de 
Lorraine , il gagne la bataille de Con- 
sarbrick sur le maréchal de Créqui. 
— 1682, il marie Sophie-Dorothée, 
sa fille, à Georges-Louis, prince hé- 
réditaire d'Hanovre, depuis roi d'An- 
gleterre, et fils d'Ernest- Auguste, 
duc d'Hanovre , son frère puîné. — 
1G92, il consent à l'érection du neu- 
vième électoral de Hanovre en fa- 
veur du même Ernest- Auguste. — 
H meurt çn lyoS. 



Suite des Ducs de Brunswîch- 

Ducs d'Hanovre {^Ééecteurs^. 

1706. Georges-Louis, duc d'Ha- 
novre, neveu; fils d'Ernest-Auguste, 
duc d'Hanovre et premier électeur 
de ce nom, et petit-fils de Georges, 
duc de Callenberg. — Il succède au 
duché de Hanovre en i6g8. — 1708, 
il est admis au collège électoral par 
les princes, qui jusqu'alors s'étoient 
opposés à l'érection du neuvième 
électoral. — 17 14, il succède en An- 
gleterre à la reine Anne, sa cousine 
issue de germain, comme étant le 
plus proche héritier du trône dans 
la ligne protestante. Voyez Angle- 
terre. 



(29) 
République des Provinces-Unies. 

1647. Guillaume II, quatrième 
stathouder, et fils de Henri-Frédéric, 
succède à son père. — Il conclut 
avec l'Espagne, en 1648, le fameux 
traité de Munster, par lequel la 
Hollande est reconnue puissance 
libre et indépendante. — i65o, il 
essaie d'usurper le souverain pou- 
voir et assiège Amsterdam — Les 
écluses qui sont lâchées le forcent 
de renoncer à sa tentative. — Il 
meurt la même année , laissant un 
fils posthume, le fameux Guillau- 
me III. 

i65 1 . Guerre entre les Provinces- 
Unies et l'Angleterre au sujet d'un 
acte de navigation que fait passer 
Cromvvrell, et par lequel il étoit dé- 
fendu d'importer en Angleterre des 
marchandises provenant d'autres 
pays que de ceux des vaisseaux 
chargeurs, acte visiblement dirigé 
contre la Hollande. Martin Van- 
Tiomp fut tué dans cette guerre j, 




8e PÉR. 1643-17 15. — 3c Race, Bourbons {Louis i4). 

Suite des Provinces-Urnes . 



341 



€t Ruyter s'y distingua La paix se 
fit en 1654. Les HoUandois se sou- 
mirent à rendre honneur au pavil- 
lon anglois. 

i664- Nouvelle guerre déclarée 
aux HoUandois par Charles II, roi 
d'Angleterre, sur des motifs frivoles. 
Il fait attaquer leurs établissements 
à l'improviste. La France seconde 
les HoUandois. — Après des succès 
divers, Ruyter met fin à la guerre 
par une expédition dans la Tamise , 
qui fit trembler Londres. La paix se 
fait à Bréda en 1667. 

ifi54 et 1667. Édits d'abolition du 
stathouderat. 

1672. Guillaume ni, fils de Guil- 
laume II, est élu cinquième stathou- 
der, à l'occasion de l'invasion de 
Louis XIV. — Les de Witt, qui s'op- 
posent à sa nomination, sont mas- 
sacrés. — 1687, il forme la ligue 
d'Augsbourg contre la France. — 
i688, il détrône son beau-père, 
Jacques II , roi d'Annleterre. — Il 
meurt en 1702. 

1702. La Hollande prend part à 
la guerre de la succession d'Espa- 
gne, en devient le mobile , et, par 
l'excès d'humiliation où elle s'ef- 
force de réduire Louis XIV, elle 
manque l'occasion d'un traité favo- 
rable aux alliés , auquel le roi con- 
sentoit d'accéder. 



(3o) 
Suisses. 

1648. Traité deWestphalie, où la 
Suisse est reconnue par l'Empire 
pour une répubhque libre et indé- 
penilaiite. 

i65i. Alliance avec Je duc de 
Savoie, confirmée depuis en i683. 
— Le duc y prtw'l l'^MV'aoHment 



Suite des Suisses, 

d'intervenir comme médiateur dans 
les dissensions des Suisses, et d'ap- 
puyer les résolutions de la m.tjo- 
rité. 

1654. Alliance des cantons avec 
l'Angleterre et la Hollande. 

i655. Hostilités entre les cantons 
catholiques et protestants à l'occa- 
sion des pro[)riétés saisies de quel- 
ques habitants de Schwitz, passés à 
Zurich et au protestantisme. Non 
seulement le canton de Schwitz re- 
fusoit de relâcher les biens, mais il 
rériaraoil encore les individus, à 
l'effet (ie les punir comme déser- 
teurs et apostats. Les protestants 
sont battus à VUmergen, — i656, 
les cantons neutres procurent la 
paix 

166.3. Renouvellement de l'allian- 
ce des Suisses avec la France. 

1671. Le service des Suisses de- 
vient per«ianent en France. 

1687 Les Suisses se disposent à 
défendre l'indépendance de Genève, 
leur alliée, à l'occasion d'un acte de 
juridiction du parlement de Dijon 
à l'égard de cette ville. Louis XIV 
défend à son parlement de passer 
outre, et rassure la confédération. 
1688. Les Suisses, sollicités par la 
France et par l'empereur lors de la 
ligue d'xiugsbourg , gardent la neu- 
tralité et obtiennent de \a France 
que leurs soldats ne soient pas em- 
ployés contre l'empereur. 

1690, Traité et capitulations des 
Suisses avec l'Angleterre. 

1701. Le duc d'Anjou, devenu roi 
d'Espagne, confie la garde du Mi- 
lanois aux Suisses; mais l'empereur 
ayant dpfendu à ses sujets de c()m- 
mercer avec eux, et notamment de 
leur porter du sel et du blé, ils sont 
o1)ligés de renoncer à leurs euça- 
gements avec la Fraace. 



342 



Tabhs sync7iromr/ues de l'Histoire de France. 



Suite des Suisses. 

1712. Différends de l'abbé de Saint- 
G.ill avec les To{ï{jembour{;eois, ses 
sujets , la plupart prolestants. Les 
cantons catholiques soutiennent 
l'abbé, et les cantons protestants, 
les Toggembour{i;eois. On passe aux 
hostilités. Les catholiques sont bat- 
tus à Bremgarten et à Vilraergen. 
Paix d'Arau faite la même année 
par l'entremise du comte du Luc , 
ambassadeur de France. — L'obsti- 
nation de l'abbé de Saint-Gall dans 
ses prétentions fait qu'il n'est réat- 
bli qu'en 1718. 

1716 Renouvellement de l'allian- 
ce avec la France. Le roi s'engage 
à donner des secours aux cantons 
catholiques qui seroient attaqués 
par des puissances étrangères, et, 
en cas de division en Suisse , à se- 
courir le parti le plus foible. 

m. ITALIE. 

(3i) . 

Papes. 

1623. Urbain Vm(Maf fée Barbe- 
rin), Florentin, 233^ pape. — • 1626, 
il réunit le duché d'Urbin par do- 
nation de François-Mane de La Ro- 
vère. — i63o, bulle qui accorde le 
titre dH Eminentissime aux cardinaux , 
aux trois électeurs ecclésiastiques et 
au grand-maître de l'ordre de Malte, 
à l'exclusion de tous autres. — 1640, 
il déclare la guerre au duc de Parme , 
pour avoir fortifié des places contre 
la teneur de la concession de Paul II. 

i644' Innocent X (Jean Pamphili), 
Romain, 234^ pape. — Il recherche 
les Barberins pour leur ailministra- 
tion, et défend aux cardinaux de 
sortir d'Italie. — En représailles j le 



Suite des Papes. 

cardinal Mazarin défend de faire 
passer des fonds à Rome. — Le pape 
se réconcilie avec les Barl)erins. 
— i653,il condamne les cinq fa- 
meuses propositions, sommaire de 
la doctrine de Jansénius. — Dona 
Olympia Maidalchina , sa belle-sœur, 
eut beaucoup d'influence sous son 
pontificat. 

i655. ALEXAKDREVII(FabioChigi), 
Siennois, 235^ pape. — i656, il con- 
firme la bulle d'Innocent X contre les 
cinq propositions de Jansénius. — j 

1662 , Louis XIV demande satisfac- ] 

tion pour l'insulte faite à son ambas- 
sadeur par la garde corse, et saisit 
Avignon qu'il rend en 1664. — i665 » 
le pape envoie en France un formu- 
laire à signer sur les matières du jan- 
sénisme. — Il condamne une censure 
de la faculté de Paris contre Jacques 
Vernant, carme, auteur d'une défen- 
se de l'autorité du pape. — Il cano- 
nise St. François de Sales. 

1667. Clément IX (Jules Rospi- 
gliosi ) , Toscan , 236^ pape. — 1 668, 
paix dite de Clément IX, qui assou- 
pit pour trente ans les querelles du 
jansénisme. 

1670. Clément XI (Jean-Baptiste 
Emile Altiéri ) , Romain , âgé de qua- 
tre-vingts ans, 237^ pape. — 1673 et 
1675, édits de Louis XIV pour éten- 
dre le droit de régale à toutes les 
églises de son royaume. — Résistance 
des évéqnes d'Aleth et de Pamiers, 
Pavillon et Caulet. 

1676. Innocent XI ( Benoît Odes- 
calchi),Milanois, 238® pape. — 1673, 
bref du pape adressé au roi , qu'il 
menace de toute son autorité s'il ne 
revient sur l'extension donnée par lui 
à la régale. — 1681 , assemblée du 
clergé de France, qui adhère à l'édit 
du roi , moyennant la réforme de 
quelques abus en cette naatière. — 



8e PÉR 1643-1 71 5. ~ 3« Race, Bourbons {Loiu's i4). 343 



Suite der. Papes. 

1 68?, bref du pape qui blàme l'accep- 
ration du cler(;c' , et qui exhorte les 
membres de l'assemblée à se re'trar- 
ter. — 18 mars 1682, f.imeuse de- 
cl;»ration de l'assemblc'e du clerjjé de 
France, en quatre articles, portant 
reconnoissance, i** de l'indépendan- 
ce de l'autorité' temporelle; 3** de la 
supériorité des conciles {jénéraux sur 
le pape, n'approuvant pas le senti- 
ment de ceux qui la réduisent aux 
temps de schisme ; 3** du respect qui 
doit être conservé aux usafjes de l'é- 
{*lise gallicane; 4** du droit de déci- 
sion appartenant au pape dans la ma- 
tière de foi, sauf l'acceptation de l'é- 
glise. — Innocent XI refuse des bulles 
aux ecclésiastiques du second ordre 
de l'assemblée du clergé qui avoient 
> été nommés évêques. Cet état de cho- 
ses dure onze ans. — 1687, Innocent 
veut réformer l'abus des franchises 
des hôtels des ambassadeurs, qui 
étoient un asile pour les malfaiteurs, 
liouis XIV, mécontent du pape, s'y 
oppose avec hauteur, — Innocent 
excommunie son ambassadeur. — 
Le roi se saisit d'Avignon. — Le pape 
])crsiste à refuser les bulles , et la 
condescendance , non plus que la 
fermeté, ne peuvent le vaincre. 

1689. Alexanore Vlil ( Pierre Ot- 
tnboni), Vénitien, aSg* -pape. — 
Louis XIV lui remet Avignon. — Il 
laisse espérer un accommodement, 
et suit l'exemple de son prédécesseur. 

1691. Innocent XII (Antoine Pi- 
gnatelli ) , Napolitain , 2^0* pape. 
— 1691 , projet de réunion des lu- 
thériens à l'église ratholjque, traité 
entre Bossuet et Leibnitz. L'expec- 
tative de la maison de Brunswick, 
appelée au trône d'Angleterre en 
haine de la catholicité , fait rompre 
les négociations en 1701. — »f>93 , 
les postulants d«8 bulles mandent 



Suite des Papes. 

séparément au pape qu'ils sont af- 
fligés de ce qui s'est passé dans les 
assemblées du clergé, et qu'ils dés- 
avouent tout ce qui a pu y être dé- 
libéré au préjudice des droits de l'é- 
glise. — Moyennant cette espèce de 
désaveu, les bulles sont expédiées, 
et la paix est rendue à l'église de 
France. — 1699 , condamnation du 
livre des Maximes des Saints par Fé- 
nélon. — Contestations devant la 
congrégation de la Propagande au 
sujet des cérémonies chinoises. 

1700 Clément XI (Jean-Françoi? 
Albano), né à Pesaro, 241^ pape. — ■ 
1701, renouvellement des disputes 
sur le jansénisme. — 1705, bulle in 
Pinearn contre le silence respectueux. 
— 1708, maria«geà Barcelone de l'ar- 
chiduc Charles et de la princesse 
Elisabeth -Christine de Brunswick- 
Blankenberg. L'université protestan- 
te d'Hehnstadt, au duché de Bruns- 
wick, consultée, à l'occasion de cette 
alliance, sur le changement de reli- 
gion exigé de la princesse, rend, le 28 
avril 1707, une décision favorable à 
l'éolise catholique. Le savant Fabri- 
cius en fut le principal auteur. — 
1713, bulle U/ii^enitits contre les Ré- 
flexions morales du père Quesnel suv 
le nouveau Testament. — 171 5, bulle 
Ex illâ die contre les cérémonies chi- 
noises. — Différend avec le duc de 
Savoie, devenu roi de Sicile, au su- 
jet du tribunal dit de la monarchie de 
Sicile y lequel, par concession d'Ur- 
bain II, en 1098, envers Roger, comte 
de Sicile, jugeoit sans nppelde toutes 
les affaires ecclésiastiques. 



(32-) 

Ducs de Savoie. 
i638. Charles E.MMA.KU EL II, frère 



344 



Tables synchronifjiies de l' Histoire de France. 



Suite des Ducs île Savoie. 

tle François Hyacinthe, fils de Victor 
Aiticdée I et petit-fils du turbulent 
Charles Emmanuel I dit le Grand. — 
II commence à régner sous la tutèle 
de sa mère qui est troublée par ses 
oncles. — Il en're dans l'alliance de 
la France contre l'Espagne. — i659 , 
la paix des Pyrénées rend le calme 
à son pays. — Il construit la ville 
neuve de Turin et le palais royal , et 
fait construire le chemin dit des 
Echelles ou de la Grotte près la grande 
Chartreuse , pour le transport des 
marchandises de France et d'Italie, 



1675. Victor Amédée II, fils. — 
1686 , à la sollicitation de Louis XIV 
il chasse des vallées de la Luzerne , 
Angrone , etc. , les Vaudois , dits 
Barbets. — 16^0, étant entré dans la 
ligue d'Augsbourg, il rappelle ces hé- 
rétiques, conformément au traité de 
la Haye. — Le général françois, St- 
Ruth, s'empare de la Savoie. — Ga- 
tinat remporte la victoire de Staf- 
farde sur le duc, qui n'en prend pas 
moins Saluées. — 1692 , il pénètre 
en Provence.— 1698, il est battu 
par Gatinat à la Marsaille. — 1^96, 
il fait la paix avec la France , qui lui 
remet Pignerol qu'elle pbssédoit de- 
puis 68 ans. — ■ 1697, sa fille aînée 
épouse Louis , duc de Bourgogne , 
depuis dauphin, et la seconde épouse 
en 1 70 ! Philippe, duc d'Anjou, frère 
de Louis, et depuis roi d'Espagne. — 
Nommé généralissime de France et 
d'Espagne en Italie, lors de la guerre 
pour la succession d'Espagne , il 
trahit cette cause tout en combattant 
vaillamment pour elle. — 1708 , il se 
déclare ouvertement contre son gen- 
dre. — 1704 , le duc de La Feuillade 
lui enlève la Savoie et le Piémont. — 
1706, Turin est assiégé par le duc 



Suite des Dites de Savoie. 

d'Orléans et le maréchal de Marsin, 
Ils sont forcés dans leurs retranche- 
ments par le prince Eugène et par le 
duc qui recouvre ainsi le Piémont. — 
1708, à la mort du duc de Mantoue , 
l'empereur lui abandonne le Mont- 
ferrat. — 1 7 1 3, par le traité d'Utrecht, 
il recouvre la Savoie et le comté de 
Nice, cède la vallée deBarcelonnette, 
et obtient la Sicile. — 1718, une flot- 
te espagnole s'empare , en pleine 
paix, de la Sicile, et y fait proclamer 
Plulippe V. — 1720 , Amédée reçoit 
la Sardaigne en échange. — 17^0, 
il abdique. — L'année suivante il 
veut remonter sur le trône. Son fils 
le fait arrêter de l'avis de son con- 
seil , et contre son propre gré. — Il 
meurt en 1732. 



(33) 
Milanois. 

1706. Le Milanois, que Charles - 
quint avoit annexé à la monarchie 
d'Espagne, en i535, à la mort du 
dernier duc François-Marie Sforce , 
lui est enlevé dans la guerre de la suc- 
cession d'Espagne par l'empereur 
Joseph I , auquel la possession en 
est confirmée par le traité de Ras- 
tadt. 



(34) 
Ducs de Mantoue. 

1637. Charles II , fils de Charles, 
duc de Rhételois, petit-fils de Char- 
les I, duc de Nevers , puis de Man- 
toue , arrière-petit-fils de Louis de 
Gonzague, duc de Nevers, tige de la 
branche cadette, fils de Frédéric I, 
duc de Mantoue. — Charles, en 1627, 
avoit épousé Mûrie de Gonzague , fille 



8« PÉR. 1643-1715. — 3c Race, Bourbons {Louis i4). 



345 



Suite des Ducs de Mantoue. 

de François III , et he'ritière de la 
brandie aînée. 

i665. Charles III, fils. — Il se de'- 
clare pour la France dans la guerre 
de la succession. — 1707 , les Impé- 
riaux s'emparent de ses états. — 
1708 , il meurt à Venise sans laisser 
de postérité. — Les ducs de Guas- 
talle et d'Elîjeuf prétendent à sa suc- 
cession. Mais l'empereur se l'attri- 
bue, sauf le Montferrat qu'il cède au 
duc de Savoie. 



(35) 
Ducs de Parme et de Plaisance. 

1622. OdOAP.D ou EDOlTAHn, 2^ fils 

deRainuce (le premier étoit sourd- 
muet). — i635, il se déclare pour 
la France et est presque le seul prince 
d'Italie qui embrasse sa cause. Ses 
états sont envahis par les Espagnols. 
Le pape Urbain VIII s'emploie pour 
les lui faire rendre. — i ôSg , guerre 
avec le même pape pour le duché de 
Castro. — 1644 t 1^ pyix le lui con- 
serve. 

_i646. Rainuce II , fils. — 1649 » 
guerre avec le pape Innocent X au 
sujet de l'évêquede Castro, qui, nom- 
mé par le pape, est assassiné par des 
émissaires du ministre du duc. — Ce 
dernier y perdit Castro et Ronci- 
glione. 

169^. François, fils. — Il a le bon- 
beurde pouvoir rester neutre dans 
les guerres qui de son temps désolent 
l'Italie. 



(36) 
Grands-Ducs de Toscane. 

1621. Ferdinand II, fils de Cos- 
me II, petit-fils de Ferdinand I, et 



Suite des Grands-Ducs de Toscane. 

arrière-petit-fils du grand Cosme I. 
— Il garde la neutralité dans les 
guerres de la France et de l'Espa- 
gne en Italie , et avec son fils Cos- 
me m, héritier de sa politique, il 
procure un siècle de paix à ses peu- 
ples. 

1670. Cosme III, fils. — Il se 
maintient dans la neutralité. — Meurt 
en 1723. 



(37) 

Ducs de Modène. 

1629. François I, fils d'Alphon- 
se m, et petit-fils de César d'Esté, 
qui perdit le duché de Ferrare. — 
Il s» conserve neutre pendant la 
guerre de la succession de Mantoue. 



1647, nommé généralissime 



des 



troupes françoises en Italie, il est 
contrarié par les généraux particu- 
liers, et ne peut rien faire d'utile. 

i658. Alphonse IV, fils. —Géné- 
ralissime des François comme sou 
père. — Il épouse Laure Martinozzi, 
nièce du cardinal Mazarin. 

1662. François II, fils. — Ilraeurt 
sans laisser d'enfants. 

1694. Renaud, oncle, fils du duc 
François I. — D'abord cardinal. — 
Il épouse Charlotte-Félicité , fille 
aînée de Jean - Frédéric , duc de 
Brunswick - Hanovre (la seconde 
épousa l'empereur Joseph I). Les 
deux époux avoient une origine 
commune en Azzon II d'Esté, qui 
eut, d'une première femme, -Welf, 
duc de Bavière en 1077, tige de la 
maison de Brunswick , et d'une sf» 
conde , Foulques qui continua la 
maison d'Esté en Italie. — i7o3, 
son ambassadeur à Vienne, s'étant 
hasardé de complimenter l'archi- 
duc Charles sur son avènement 



346 Tables synchroniques de l* Histoire de France, 

Suite dos Ducs de Modènc. 

au trône d'Espagne , les François 
confisquent son duché, — Par re- 
pre'sailles, l'empereur lui donne le 
duché de laMirandole, qu'il avoit 
enlevé à la maison Pic, pour avoir 
favorisé les François. — En 1734, il 
est encore obligé de sortir momen- 
tanément de ses États, envahis par 
les François et les Espagnols. — 11 
meurt en lySy. 



(38) 
Venise. 

1645. Le sultan Ibrahim attaque 
l'île de Candie. — La France, l'Es- 
pagne et la Toscane y envoient de 
foibles secours. — La Canée est for- 
cée de capituler. 

1648. Les Turcs lèvent le siège 
de Candie et le reprennent l'année 
suivante. Ils bâtissent un fort vis-à- 
vis de la ville. 

i655. Victoire navale des Véni- 
tiens sur les Turcs, au détroit des 
Dardanelles, et, l'année suivante, au 
détroit de Constantinople. 

1667. Reprise du siège de Candie 
par Achmet-Kiupruli. — 1668, la 
France y envoie le capitaine Mont- 
brun Saint-André. — ^ Le duc de La 
Feuillade s'y rend aussi à ses frais 
avec 600 gentilshommes; mais après 
quelques exploits, réduit à la moitié 
de son monde, il*retourne en Fran- 
ce. — 1669, troisième renfort de 
5ooo hommes envoyé par la France 
sous la conduite des ducs de Beau- 
fort et de Navailles. — Contre l'avis 
des Vénitiens et de Montbrun , ils 
font une sortie inutile, dans laquelle 
est tué le duc de Beaufort , aban- 
donné des siens, qui s'étoient crus 
sur un terrain miné. Le duc de Na- 
vailles revient alors en France, mal- 



Suite de Venise. 

gré les prières de François Morosini 
qui fut obligé de capituler. Le siège 
avoit duré 29 mois, et coûté la vie à 
3o mille clirétiens, et à plus de 100 
mille infidèles. 

1684. Ligue des Vénitiens, de 
l'empereur et de la Pologne contre 
les Turcs. Les Vénitiens s'emparent 
de toute la Morée sous la conduite 
du do{îe Morosini, qui avoit déjà si 
bien défendu Candie, et auquel la 
république accorde le titre hérédi- 
taire de chevalier unique à Venise. 
— 1688, il est élu doge. Il meurt 
en 1694. 

1699. Paix de Carlowitz, qui as- 
sure la Morée aux Vénitiens. 

1700. Venise garde la neutralité 
dans la guerre de la succession. 

1714. LesTurcsdéclarent la guer- 
re aux Vénitiens, et l'année suivante 
s'emparent de la Morée. 



(39) 
Gènes. 

1673. Conjuration de La Torré 
pour livrer Gênes au duc de Savoie. 
— Elle est découverte. — La Torré 
est mis à mort par ordre de l'inqui- 
sition d'état. — Le duc de Savoie fait 
alors une guerre ouverte à la répu- 
blique. — 1673, le pape, la Fran- 
ce et l'Espagne s'entremettent pour 
procurer la paix. 

i684' La prédilection marquée 
des Génois pour l'Espagne irrite 
Louis XIV. — Duquesne et le mar- 
quis de Seignelai, par ses ordres*, 
bombardent Gênes pendant dix 
jours. — Le pape s'intéresse pour 
les Génois auprès de Louis XIV et 
obtient, en i685, malgré les efforts 
de l'Espagne pour les en détourner, 
qu'ils feront satisfaction au roi. — 



8e PêR. 1643-1715. — 3e Race^ Bourbons {Loins i4). S/J/ 



Suite de Gènes. 

Les Génois sont obli(»és de conffc- 
dier les troupes espa{jnolps qu'ils 
avoient dans leur e'tat, de suppri- 
mer les augmentations qu'ils avoient 
fnites à leur marine depuis i683, et 
d'envover quatre sénateurs et leur 
do{Te à Versailles, mal^^ré la loi qui 
lui interdisoit de sortir de Gênes, 
pour témoigner au roi le regret d'a- 
voir encouru son indignation. 

1713. Gênes acquiert de l'empe- 
reur le marquisat de Final. 



IV. ESPAGNE. 

(4o) 

Rois d'Espagne. 

162 1. Philippe ÏV, fils de Philip- 
pe III, petit-tils de Philippe II, et 
arrière-petit-fds de Charles -Quint. 
— Prince gouverné par le duc d'O- 
livarès, son ministre, comme Louis 
XIII, au même temps, l'étoit par Ri- 
chelieu. — Fin de la trêve de douze 
jins avec les Hollandois. •— i633, à 
la mort d'Isabelle-Claire-Eugénie, sa 
tante, qui avoit reçu de Philippe II, 
son père, les Pays-Bas en dot, en 
iSgS, lors de son mariage avec l'ar- 
chiduc Albert, frère des empereurs 
Rodolphe If et Malhias , et mort 
comme eux sans postérité, il rentre 
en possession des dix provinces de- 
meurées fidèles. — i635, les Espa- 
gnols , instruits d'un traité de la 
France avec les Hollandois pour les 
attaquer, surprennent eux-mêmes 
l'électeur dé Trêves , allié de la PVan- 
ce, et l'enlèvent. Ce fut la première 
hostilité d'une guerre q«i dura treize 
ans avec l'Einpire, et 24 ""** avec 
l'Espagne. — iG^o, le duc d'Oliva- 
1 es ayant voula faire contribuer éga- 



Suite des Jlois d'Espagne. 

lement toutes les provinces de l'État, 
la Catalogne et le Portugal se révol- 
tent. — Le duc de Bragance est pro- 
clamé roi de Portugal. — 1641 , les 
Catalans se donnent à Louis XIII. 

— 1643, Olivarès est destitué au 
moment oti il n'avoit plus à redouter 
la rivalité de Richelieu. Don Louis 
de Haro , son neveu, lui succède. — 
1647, révolte de Naples sous Masa- 
niello, assassine au bout de 7 jours 
par ordre du vice -roi. — Nouveau 
soulèvement quelques mois après. — 
Le duc de Guise , Henri II , appelé 
le héros de la fable, petit-fils du 
Balafré, est appelé par les Napoli- 
tains, peut-être à raison des droits 
qu'il tenoit d'Yolande, l'une de ses 
aïeules, fille du roi René. — Quoi* 
que abandonné par la France, il ré- 
siste 5 mois aux Espagnols. — Trahi 
par Gennaro, l'un des chefs de la ré- 
volte, il est fait prisonnier et retenu 
4 ans dans les cachots de l'Espagne. 

— 1648, paix de Munster avec les 
Hollandois — i652, don Juan, fils 
naturel du roi , soumet la Catalogne. 
1659, paix des Pyrénées avec la 
France. — i663, les Portugais, com- 
mandés par Schomberg, aidés par les 
Anglois, et, sous main'encore, par les 
François, battent à Évora les Espa- 
gnols, qui concevoient déjà l'espoir 
de rentrer à Lisbonne. — 1664, nou- 
velle victoire des Portugais à Cas- 
tel-Rodrigo, et en i665, à Villa- 
Viciosa. 

i665. Charles II, fils. — Le der- 
nier de la maison d'Autriche en 
Espagne. — 1668 , paix avec le Por- 
tugal*. — 1670, guerre contre les 
flibustiers de Saint-Domingue, com- 
mandés par Morgan. — 1673, guerre 
contre la France. L'Espagne nomme 
le prince d'Orange son généralis- 
sime. — ÏO78, paix de Nimègwe. 



348 Tables synchroniques de VHistoîre de France. 



Suite des Rois d'Espagne. 

Cession de la Franche -Comté à la 
France. — 1679, mort de don Juan, 
fils naturel de Philippe IV, et le der- 
nier des {jrands liommes de la mai- 
son d'Autriche. — Ne^jociations des 
coui's au sujet de la succession de 
Charles, (jui n'a point d'enfants. — 
1700, testament du roi en faveur de 
Philippe, duc d'Anjou, son petit- 
neveu, second fils du dauphin, et 
petit-fd% de Louis XIV. 

Maison de Bourbon. 

1700. Philippe V, second fils du 
dauphin Louis, dit Monseigneur, 
petit-fils de Louis XIV, et petit- 
neveu du dernier roi Charles H, 
dont la sœur du premier lit, Marie- 
Thérèse, avoit épousé Louis XIV, 
son cousin-germain. — 1701, ligue 
de l'empereur, de l'Angleterre et de 
la Hollande, à laquelle accèdent la 
Savoie , le Portugal et la Prusse, en 
faveur de l'archiduc Charles, second 
fils de l'empereur Léopold et neveu 
du dernier ri Charles II, dont la 
sœur du même lit, Marguerite-Thé- 
rèse, avoit épousé l'empereur Léo- 
pold. — Guerre de douze ans qui se 
termine en 1713 par la paix d'U- 
trecht. — L'Espagne abandonne Gi- 
braltar et Minorque aux Anglois ; 
Naples , la Sardaigne, le Milanois 
et la Toscane maritime à l'archiduc 
Charles, devenu empereur, et la 
Sicile au duc de Savoie. — I7i4i 
par les conseils de l'abbé Albéroni, 
Philippe épouse en secondes noces 
Elisabeth Farnèse, héritière de Par- 
me et de Plaisance. — 17 17? Albé- 
roni est fait cardinal et premier 
ministre. — Une flotte espagnole, 
<[ue l'on croyoit destinée à secourir 
les Vénitiens contre les Turcs, s'em- 
pare de lu Sardaigne, et l'année 



Suite des Rois d'Espagne. 

suivante une autre flotte s'empare 
de la Sicile — • L'amiral anglois Byng 
bat la flotte après son débarque- 
ment, ruine la marine espagnole, mais 
ne peut empêcher la conquête de 
l'île. — La France déclare la guerre 
à l'Espagne. — Paix en 1720. — La 
Sicile et la Sardaigne sont rendues, 
puis échangées entre l'empereur et 
le duc de Savoie. — Les troupes 
évacuées vont dégager en Afrique 
la ville de Ceuta, assiégée depuis 
20 ans par les Maures. — 1720, le 
cardinal Albéroni est disgracié. — 
1724, le roi abdique. 



(40. 



Maison de Bragance. 

1640- Jean IV, duc de Bragance, 
petit-fils de Catherine, fille de l'in- 
fant Edouard, duc de Guimaraens, 
fils d'Emmanuel le Grand. — Il étoit 
fils de Théodore II, connétable de 
Portugal, 7* duc de Bragance, fils de 
Jean , époux de Catherine ci-dessus, 
et prétendant au trône à ce titre. 
Celui-ci étoit fils de Théodore I , fils 
de Jacques, fils de Ferdinand II, dé- 
capité en i483, par ordre d'Emma- 
nuel le Grand, dont il avoit épousé la 
sœur ; et ce dernier étoit fils de 
Ferdinand I , connétable de Portu- 
gal , fils d'Alphonse, i^*" duc de 
Bragance, fils naturel du roi Jean I 
d'Avis. — 11 est proclamé roi lors 
de la révolte du Portugal contre Phi- 
lippe IV, roi d'Espagne. Louise de 
Gusman, son épouse, soutient son 
caractère irrésolu. 

Les Portugais repoussent les Es- 
pagnols*, et retirent plusieurs de 



8* PÉR. 1643-1715. -^ 3e Race, Bourbons {Louis i4). 349 



Suite des fiois de Portugal. 

leurs possessions des*m.iins des Hol- 
landois, et entre autres le Brésil. — 
Ils perdent Ceylan sans retour. — 
Catherine, une des filles de Jean, 
épouse Charles II, roi d'Angleterre. 
i656. ALPHONSE VI , fils. — Il 
commence à régner sous la tutèle de 
sa mère qui gouverne avec sagesse. 
— En 1662, âgé de vingt ans, il 
prend les rênes de l'État, mais il se 
conduit si mal, tant sous le rapport 
du gouvernement qu'à l'égard de sa 
femme, que l'un et l'autre lui échap- 
pent et passent à son frère. — 1667, 
il est relégué aux iles Tercères. — 
En 1G75, il revient près de Lis- 
bonne, et y meurt en i683. 

Marie de Savoie , duchesse de Ne- 
mours, son épouse, au refus de la 
fameuse Mademoiselle, étoit la se- 
conde fille de Charles de Savoie , 
duc de Nemours , tué en duel par le 
duc de Beaufgrt, son beau-frère, et 
arrièrc-petite-fille de Jacques de Sa- 
' voie , duc de Nemours, l'ornement 
de sa branche, neveu de la fameuse 
Louise de Savoie, duchesse d'An- 
goulême, mère de François I, époux 
d'Anne d'Esté, veuve du duc Fran- 
çois de Lorraine-Guise , mère de 
Henri le Balafré, et fdle de Renée 
de France, duchesse de Ferrare, 
fille de Louis XII. — Le mariage de 
Marie de Savoie ayant été déclaré 
nul en j6G8, elle épousa la même 
année Pierre II , frère d'Alphonse. 

1682. PiERHE II, frère. — 1686, 
il donne aux Jésuites missionnaires 
de l'Amérique l'administration po- 
litique et temporelle dans leurs mis- 
sions, et interdit l'entrée des blancs 
et des créoles dans les villages des 
Indiens. — 1701 , dans la guerre de 
la succession, il prend d'abord le 
parti de la France, et passe ensuite 
à celui de l'empereur — iJoS, il 



Suite des Roi$ de Portusal. 

o 

signe avec l'Angleterre le fameux 
traité de Methuen, si favorable au 
commerce anglois, et qui a donné 
à l'Angleterre une si grande in- 
fluence en Portugal. 

1706. Jean V, fils de Pierre II et 
de Marie-Élisabeth, fille de Guillau- 
me, électeur palatin. — 1708, con- 
vention avec Philippe V pour que 
les laboureurs et les vignerons ne 
soient pas inquiétés par les hostili- 
tés. — 171 1 7 <lu Guay-Trouin s'em- 
pare de Rio -Janeiro, capitale du 
Brésil, et y cause un dommage de 
a5 raillions aux Portugais. — I7i3, 
paix d'Utrecht, — 1726, Jean V 
obtient du pape qu'il seroit donné 
un avocat aux prisonniers du sainte 
office, et il assujettit les inquisiteurs 
à communiquer leurs arrêts au con- 
seil avant de pouvoir procéder à leur 
exécution. — Il meurt en 1750. 

-»/»^-».-\y»/*'\/v»-iL/v».-y»/»,-v'%/V'»/»/v-»/»/«.-V'*/^^»-'»/%'»/»/^ 

V. NORD DE L'EUROPE. 

(42) 

Rois d'Angleterre. 

1625. Charles I, fils de Jacques I, 
et petit-fils de Marie Stuart, roi d'An- 
gleterre et d'Ecosse. — Il épouse 
Heniùetle de France, fillip de Hen- 
ri IV. — 1628^ il soutient vainement 
les Rochelois révoltés. — 1687, *' 
tente imprudemment d'introduire la 
liturgie anglicane parmi les Écos- 
sois, devenus calvinistes ou presby- 
tériens. — ■ ils crient au papisme, et 
la guerre s'allume. — i64o, le roi, 
à l'effet de se procurer les moyens 
de la faire, convoque pour son mal- 
heur un parlement qui commence 
sa sinistre carrière par faire périr 
Stralford, ministre du roi. — Mas- 



35o Tables synchroniques de V Histoire de France» 



Suite des Rois d'Angleterre. 

sacre îles protestants en Irlande. — 
1642, l'insolence des communes fait 
quitter Londres au roi. — On en 
\ient aux armes. — Bataille delvings- 
town indécise. — i643, bataille de 
Newsbury à ravanta{je du roi, et 
ga(ïaée par le prince Rupert ou Ro- 
bert, neveu du roi, fils de l'électeur 
palatin Frédéric V, et d'Elisabeth , 
fille de Ciiarles I. — 1^44^ ^^ ^st 
Lattuà Marstonmoor. — i645,Croni- 
well, chef des indépendants, et lord 
Fairfax, sont à la tête des parle- 
mentaires. — Bataille de Naseby , 
décisive contre le roi. — 1646 , il se 
réfugie chez les Ecossois, qui, l'an- 
née suivante , le livrent au parle- 
ment. — Un officier de l'armée le 
lui enlève. — Charles s'échappe, et 
passe à l'île de Wight. — Il y est 
arrêté, remis à Cromwell , jugé, et 
exécuté le 9 février 1649. — Char- 
les, son fils aîné, et Jacques, duc 
d'Yorck, le second, montèrent dans 
la suite sur le trône; Henriette-Ma- 
rie, l'aînée de ses filles, épousa 
Guillaume II de Nassau, prince d'O- 
range, stathouder, et père du fa- 
meux Guillaume Henri, qui détrôna 
Jacques, son beau-père; Henriette- 
Anne, la seconde, les délices de la 
cour de Louis XIV, épousa Philippe, 
duc d'Orléans, frère du roi. 

1649. Interrègne. — La chambre 
des communes abolit» la royauté et 
la chambre des lords. — i65o, Char- 
les II descend en Ecosse, où il est 
reconnu roi. — ■ i65i , défait à Dum- 
bar, il court risque d'être pris, et a 
le bonheur de regagner la France. 
— La même année, fameux acte, 
dit de Navigation., portant défense à 
tout bâtiment étranger d'importer 
en Angleterre aucune marchandise 
provenant d'autre part que de son 
pays. Cet acte que fait passer Crom- 



Suite des Rois d'Angleterre. 

well , dirige tisiblement contre le 
commerce hollandois , occasione 
la guerre entre les deux nations. — 
i653, Cromwell, appuyé des officiers 
de l'armée, dissout le parlement, 
comme faisant un mauvais usage de 
son autorité, et lui substitue i44 in- 
dividus sans connoissances et sans 
mérite , qu'il amène avant la fin de 
l'année, à remettre leur autorité à 
l'armée. — Les officiers la transmet- 
tent à Cromwell, sous le titre de Pro- 
tecteur. 

i653. Cromwell (Olivier), pro- 
tecteur. — 1654, il convoque un 
parlement qu'il casse l'année sui- 
vante. — Il fait la paix avec la Hol- 
lande. — i655, il enlève la Jamaï- 
que aux Espagnols, et s'allie à la 
France contre l'Espagne, sous la 
condition que les fils de Charles se- 
ront expulsés du territoire françois, 
et que Dunkerque lui sera remis. 

— i658, il meurt à 58 ans. — En- 
terré avec pompe à Westminster, 
il est exhumé en 1660 et pendu à 
un gibet. — Il déclare Richard, son 
fils, son successeur, 

i658. Cromwell (Richard). — Il 
est reconnu protecteur par le parle- 
ment, qui est cassé par lui au bout do 
quelque temps. — Il tombe alors en 
défaveur. L'armée fait renommer le 
même parlement qui oblige Richard 
à se démettre et à se contenter d'une 
pension. — Ce parlement appelé par 
dérision rump ou croupion., devient 
lui-même la fable de la nation. — 
1660 , le général Monck lui en fait 
substituer un autre qui rappelle 
Charles II , fils de Charles I , et lui 
envoie des députés à la Haye. 

1 660. Charles II , fils de Charles I. 

— Il étoit à la Haye à la mort de son 
père. En i65i , il étoit passé en 
Ecosse , o\x il avoit été proclamé ; 




8e PÉR. 1643-17 1 5. — 3e Race^ Bourbons {Louis \!\). 35j[ 



Suite des Rois d^ Angleterre. 

mais, battu par Cromwell, il erra pen- 
dant 12 ans en France, en Allema- 
gne et en Hollande. — Re'tabli sur le 
trône, il livre à la justice dix des plus 
coupables meurtriers de son père. — 
Etablissement de la Société royale 
de Londres. — 1662, acte d'unitor- 
mité pour obliger tous les ministres 
anglicans à un même rite. — Charles 
rend Dunkerque au roi de France 
pour 4 millions. — 1664? il déclare 
la guerre aux Hollandois , comme un 
moyen de se procurer de l'argent. 
— Le duc d'Yorck, son frère , gagne 
une grande bataille navale sur Op- 
dam, qui y périt. — 166G, nouvelle 
bataille navale où le prince Rupert 
et le duc d'Albemarle ont du dessous 
contre Ruyter et Cornélius van 
Tromp , fils du fameux Martin. La 
bataille dura quatre jours. La même 
ann(fe, les Anglois prennent leur re- 
vanche ; cependant la supériorité 
reste à Ruyter, qui vint brûler des 
vaisseaux anglois dans la Tamise , et 
fit trembler la capitale.— Incendie de 
Londres qui dure trois jours. — 1667, 
paix de Bréda avec la Hollande. — 
1 668 , triple alliance avec la Hollande 
et la Suède pour contraindre la Fran- 
ce à faire la paix avec l'Espagne. — 
1672, déclaration portant liberté de 
conscience. — Guerre contre les 
Hollandois, en vertu d'une conven- 
tion avec Louis XIV. — 1673, les 
presbytériens du parlement forcent 
le roi de révoquer l'édit de liberté de 
conscience. — Acte dit du Test ^ par 
lequel le parlement oblige tous les 
employés publics au serment A' AUé- 
gence et de suprématie ; à recevoir les 
sacrements chacun dans sa paroisse , 
et à renoncer, par écrit, à la croyance 
en la présence réelle dans Teucharis- 
tio. — 1674, paix avec la Hollande. — 
1G79, U roi casse le parkuient, qui 



Suite des Rois d'Angleterre. 

duroit depuis 18 ans. — Le nouveau 
parlement , encore plus opposé à la 
cour que le précédent, et sur-tout au 
duc d'Yorck, à cause de sa religion, 
force ce prince à s'exiler. — Acte 
âihabeas corpus , qui oblige à juger 
tout détenu à u» terme prescrit. 
— Charles donne malheureusement 
l'exemple de l'irréligion, qui succéda 
en Angleterre au fanatisme. — Il ne 
laissa pas d'enfants légitimes. 

1 685. Jacques II , frère. — Il avoit 
abjuré en 1671. — Il fait profession 
publique de catholicisme. — Révolte 
duduc deMonmouth, fils naturel de 
Charles II. Il est décapité. — Le par- 
Jement refuse l'abolition de l'acte du 
Test. — Jacques fait sacrer dans sa 
chapelle quatre évêques pour exer- 
cer leurs fonctions en Angleterre 
comme vicaires , et demande un 
nonce au pape. — 1687 , entrée pu- 
blique du nonce, accompagné d'une 
multitude de religieux ; appareil inu- 
tile, qui blessa des yeux peu préparés 
à ce spectacle. — Déclaration d'abo- 
lition de l'acte du Test .^ et injonction 
aux évêques de la publier. — Sept s'y 
refusent , sont jugés et absous. — 
Toutes les sectes se révoltent. — Le 
stathouder Guillaume-Henri , gen- 
dre du roi, fomente les alarmes, et, 
avec une flotte destinée, suivant les 
apparences , contre la France , il 
aborde en Angleterre. — Le roi qui 
l'eût peut-être repoussé, s'ill'eut at- 
taqué sur-le-champ comme envahis- 
seur du territoire , se défie de la fidé- 
lité des troupes. Pendant son hési- 
tation , toute la noblesse gagnée par 
Guillaume passe de son côté. — Le 
roi prend la fuite. — Il est arrêté et 
conduit à Londres , d'où Guillaume 
le fait conduire à Rochester. — Le 
roi s'évade et passe en France. — 
1689,11 s'embarque pour l'Irlande 



35^ Tables synchronùjues de f Histoire de France. 



Suite des Rois d'Angleterre. 

avec les secours de Louis XIV. Mais 
la bataille de la Hoyne , en 1690, 
ruine de nouveau ses affaires, — ■ Il 
revient en France cl meurt à St. Ger- 
main en 1701. 

De Jeanne Hvde , sa première fem- 
me, fille du grand-chancelier, comte 
de Clarendon, dont nous avons une 
histoire de la révolution , il eut Marie, 
épouse de Guillaume-ilenri de Na.s- 
sau, prince d'Oranfje, qui le de'trôna , 
et Anne-Marie qui épousa Georges, 
second fils de Frédéric III, roi de 
Danemarck, et qui succéda à Guil- 
laume. — De sa seconde femme Ma- 
rie d'Esté, fille d'Alphonse V, duc 
de Modène,il eut un fils dit Jac- 
ques III, né eh 1688. — Enfin, d'A- 
rabella Churchill , sœur du duc de 
Marlborough , il eut Jacques Fitz- 
James , duc de Berwick , maréchal 
de France. 

1688. Interrègne. — Convention 
angloise qui déclare que le roi a ab- 
diqué, et que le trône est vacant ; et 
qui, au mépris des droits du prince 
de Galles, proclame le prince et la 
princesse d'Orange , avec limitation 
de leur pouvoir. 

1689. Guillaume III Henp.i de 
Nassau j prince d'Orange, stathou- 
der des Provinces-Unies , gendre de 
Jacques II et fils de Guillaume II de 
Nassau et de Henriette-Marie , fille 
de Charles I. — 1690 et 1691 , ba- 
tailles de la Boyne et de Kircoimel , 
par lesquelles il soumet l'Irlande qui 
étoit restée fidèle à Jacques II. — 
169 1 , il fait déclarer l'Angleterre 
contre la France. — 1697, paix de 
Riswick à laquelle il est reconnu roi 
d'Angleterre par la France. — 1699, 
les Anglois l'obhgent à renvoyer sa 
garde hollandoise. — 1701, il re- 
connolt Philippe V pour roi d'Espa- 
gne , mais Jacques II étant mqrt à 



Suite des Bois d'Angleterre. 

St. Germain , et liouis XIV ayant sa- 
lué son fifs roi d'Angleterre , Guil- 
laume se déclare contre Philippe. — 
Bill du parlement pour appeler à la 
succession au trône la ligne protes- 
tante la plus proche; disposition qui, 
après la princesse Anne , y porte la 
maison de Brunswick -Hanovre. — • 
Guillaume meurt en 1702, âgé de 
cinquante-deux ans. 

1702. Anne , fille de Jacques II et 
de Jeanne Hyde , mariée à Georges , 
2* fils du roi de Danemarck, Frédé- 
ric III. — Elle se déclare contre la 
France dans la guerre de la succes- 
sion d'Espagne , et donne le com- 
mandement de ses troupes à Chur- 
chill , duc de Marlborough, qui fit 
dix campagnes consécutives très bril - 
lantes. — 1704, l'amiral Rook sema 
pare de Gibraltar, qui se trouva n'a- 
voir en ce moment qu'une centaine 
d'hommes de garnison. — 1 706 , l'An- 
gleterre et l'Ecosse sont réunies en 
un seul royaume, ayant un seul par- 
lement. — 1708 , tentative de Jac- 
ques III en Ecosse contrariée par les 
vents. Le comte de Forbiu qui le 
portoit est obligé de rentrer en Fran- 
ce. — Mort du prince Georges , époux 
de la reine. — 17095 le docteur Sa- 
cheverel est condamné à trois ans de 
silence pour avoir prêché l'obéissan- 
ce passive au souverain, et ses ser- 
mons sont condamnés au feu. — - 
17 10, le crédit des Whigs baisse, et 
la reine entre en négociation avec 
la France pour la paix. — 171 1 , 
l'empereur Joseph étant mort , et 
Charles , son frère , prétendant à l'Es- 
pagne lui succédant , et se trouvant 
dans le cas de réunir deux héritages 
que les alliés tendoient à maintenir 
séparés , la reine Anne signe les pré-^ 
liminaires de la paix avec la France. 
— Le prétendant fut alors contraint 




SePÉR. 1643-1715. — 3e Race, Bourbons (Louis i4). 353 



Suite des Rois d'Angleterre. 

de sortir de ce royaume. — 1712, 
Marlborough est rappelé et accusé de 
péculat. On se contente de l'humilier. 
— Le duc d'Ormond , nouveau gé- 
néral, reçoit l'ordre de se séparer des 
alliés ; ce qui contribue à la défaite 
du prince Eugène à Denain , et au 
salut de la France. — I7i3, paix 
d'Utreclit : Gibraltar et l'île de Mi- 
norque sont cédés à l'Angleterre. — 
1714, mort de la reine qui ne laisse 
pas d'enfants. 

Maison de Brunswick-Hanovre. 

17 14. Georges I Louis, électeur 
d'Hanovre, fils d'Ernest- Auguste, 
premier électeur, et petit-fils par sa 
mère de Frédéric V, électeur pala- 
tin, et d'Elisabeth Stuart , sœur de 
Charles I, est appelé au trône en vertu 
dubillde 1701. — 1716, Jacques III, 
dit le chevalier de S. Georges , est 
proclamé dans le nord de l'Angle- 
terre. Il y descend lui-même eu 1 7 1 6 ; 
mais son parti trop foible est dissipé, 
et i\ repasse en France. Beaucoup de 
seigneurs écossois qui l'avoient se- 
condé sont arrêtés et exécutés — 
171 7, Georges, à la solficitation de 
l'université de Cambridge , abolit 
l'usage de brûler chaque année le dia- 
ble, le pape et le prétendant. — 1 7 1 8, 
traité de la quadruple alliance contre 
l'Espagne, dont la flotte est attaquée 
en pleine paix par l'amiral Byng , 
d'après l'agression que l'Espagne 
s'étoit permise aussi , en pleine paix, 
contre les iles de Sardaigne et de 
Sicile. — 1719, l'Espagne fournit au 
prétendant une flotte qui est disper- 
sée par la tempête. Il se retire alors 
à Rome. — 1728, les quakers obtien- 
nent du parlement d'être dispensés 
du serment. 



(43) 
Rois de Danemarek. 

i588. Christian IV, fils de Fréde'- 
ric II. — Guerre avec la Suède. — 
1626 , il devient chef de la ligue 
pour le rétablissement de l'électeur 
palatin. — 1626, battu par Tilly à 
Lutter, il fait sa paix avec l'empereur 
en 1629. 

i648. Frédéric III , fils. — Il est 
élu par les États pour succéder à son 
père. — Guerre contre la Suède. — 
i658, Charles-Gustave, roi de Suéde, 
vient camper devant Copenhague , 
après avoir passé le Sund sur la 
glace. — i66o, traité de Copenha- 
gue , par lequel Frédéric cède la 
Scanie, la Hallandie, le Bleking et 
l'ile de Rugen. — La même année , 
les États, en reconnoissance du cou- 
rage et du dévouement du roi , liji 
défèrent le pouvoir absolu, et ren- 
dent la couronne héréditaire dans sa 
famille. — Georges, son second fils, 
épouse Anne Stuart, depuis reine 
d'Angleterre 

1670. Christiern V, fils. — 1675, 
Guerre de 4 ans avec la Suéde. 

1699. Frédéric IV, fils. — 11 se 
ligue avec Frédéric-Auguste , roi de 
Pologne, et le czar Pierre le Grand , 
contre le jeune Charles XII, roi de 
Suéde, nouvellement monté sur le 
trône. — Au même temps, et à l'oc- 
casion de l'évêché de Lubeck, il dé- 
clare la guerre au duc de Holstein, 
beau-frère de Charles XII. — Celui- 
ci passe en Danemarek, et, en six 
semaines, il force Frédéric au traité 
de Travendal , par lequel il rend 
toutes les places du Holstein. — 
1709, après la paix de Pulta^va , le 
Danemarek renouvelle les hostilités 
contre la Suéde. — 1720, paix de 
Stockholm. 



33 



35A 



Tables synchroniques de VHistoire de France» 



(44) 

Rois de Suède. 

t633. Christine , fille de Gustave- 
Adolphe, petite-fille de Charles IX, 
et arrière-pétite-filie de Gustave Wa- 
sa. — Elle succède à son père par le 
choix des États. — Les Suédois ap- 
puient les projets de la France, et, 
dirigés par le chancelier Oxenstiern, 
ils continuent la (îuerre. — iGS.I, 
Gustave Horn est ^battu par les Im- 
périaux à NordUnfjue. — i636, Ban- 
nier prend la revanche à Witstock , 
et désole la Saxe, le Brandebourg et 
la Poméranie. — Il meurt en 1640, 
et se désigne pour successeur Tor- 
stenson. Celui-ci bat l'archiduc Léo- 
pold et Piccolomini, prend Leipsick, 
ravage la Moravie et la Silésie. — 
Forcé de quitter à cause de la goutte, 
il est remplacé par Wrangel en 
i64.'>. — 1648, il bat les Impériaux 
à Sommershausen. — La même an- 
née, paix de Westphahe, qui, après 
3o ans de guerre, rend le repos à 
l'Allemagne. — Les Suédois obtien- 
nent Brème, Werden , Rugen et la 
haute Poméranie. — i65o, Christine 
fait reconnoître pour son successeur, 
par les États, Charles-Gustave, fils 
de Jean Casimir, comte palatin du 
lUiin, et de Catherine de Suède, fille 
de Cha ries IX. — 1 654 , elle ahdique, 
fait abjuration àlnspruck, et se re- 
tire à Piome. — Elle fait depuis deux 
voyages en France, et un autre en 
Suède, à la mort de Charles-Gustave. 

— Elle meurt en 1689. 

1654. Charles-Gustave X, fils de 
Jean Casimir, comte palatin , çt de 
Catherine de Suède , fille de Charles 
IX, et petite-fille de Gustave Wasa. 

— i655, il déclare la guerre à la 
Pologne , qu'il soumet presque en- 
tièrement. — Aidée, l'année suivante, 
des secours de l'Autriche, du Dane- 



Suite des Rois de Suède. 

marck et de la Russie, la Pologne se 
relève. 

1660. Charles XI, fils. — Traité 
de paix d'Oliva, près de Dantzick, — - 
1675, excité par la France, le roi de 
Suède envoie Wrangel contre le Bran- 
debourg. — Le Danemarck prend 
parti pour l'électeur. — 1676, victoi- 
re de Lunden en Scanie, remportée 
par le roi de Suède sur le roi de Dane- 
marck. — 1679, paix entre ces puis- 
sances à Saint-Germain-en-Laye. — > 
1680, les États accordent à Charles 
la souveraineté absolue. 

1697. Charles XII, fils. — Il est 
âgé de i5 ans quand il succède à son 
père. — 1699, ''G"*^ ^^ Danemarck, 
de la Pologne et de la Russie contre 
lui. — 1700, Charles pénètre en Da- 
nemarck pour soutenir Frédéric, duc 
de Holstein-Gottorp, qui avoit épousé 
sa sœur Hedwige, et qui fut l'aïeul 
de Pierre III , empereur de toutes 
les Russies. — Il force le roi de Da- 
nemarck à faire la paix. — La même 
année, avec 9 mille Suédois, il bat 
60 mille Russes à Narva. — Ï701 , il 
bat le roi de Pologne à Riga , et 
chasse les Russes de la Courlande. 
— 1704, il force les Polonois à dé- 
poser Frédéric - Auguste , et à lui 
substituer Stanislas Leczinski. — 
1706, il entre en Saxe, et force 
Frédéric-Auguste à donner lui-mê- 
me sa renonciation. — 1708, il porte 
la guerre dans les états du czar ; 
mais, au lieu de passer par la Livo- 
nie, ce qui l'eût laissé en communi- 
cation avec ses états, il veut pénétrer 
à Moscou , en traversant les déserts 
de l'Ukraine. — 1709, il arrive, avec 
une armée épuisée par la disette, de- 
vant Pultawa , sur les confins de 
l'Ukraine et de la Russie. — Il y est 
battu par le czar, perd son armée, 
et est réduit à fuir en Turquie. Il 



SePÉR. 1643-1715.- 

. Suite des Rois de Suède. 

passe le Borysthène, gagne Oczakow, 
et trouve un asile à Bender , en 
JBessarabie. — Il y est défrayé par 
le sultan. — Charles demande une 
armée , qu'il n'obtient pas. — La 
Porte traite au contraire avec le czar. 

— 1713, après trois ans et demi de 
«éjour en Turquie , Charles reçoit 
l'ordre de partir ; il s'y refuse. — On 
l'assiège dans son palais, où il se dé- 
fend; on y met le feu, il se jette, à 
travers les flammes, au milieu des 
ennemis. Une chute permet de le 
saisir. — On le conduit à Andrino- 
ple, où le sultan lui fait accueil. — 
En 171 4 il quitta la Turquie, et ar- 
rive à l'improviste à Stralsund, après 
avoir traversé incognito toute l'Alle- 
magne. — Les rois de Danemarck et 
de Prusse, qui lui avoient déclaré la 
^guerre lors de sa disgrâce , font le 
siège de Stralsund, — il quitte la 
ville, la voyant dans la nécessité de 
capituler. — 1718, il assiège Frédé- 
rickshall en Norvvège, et y est tué- 

— 11 ne fut point marié. — Il gou- 
verna la Suède en maître absolu. — 
Le sénat s'en vengea, d'abord sur son 
ministre le comte de Gœrtz, qui eut 
la tête tranchée , et ensuite sur les 
successeurs du monarque , qu'il ré- 
duisit à n'être plus que les présidents 
de leur conseil. 



VI. ESCLAVOJNIE. 

(45) 

Rois de Hongrie. 

1625. Ferdinand III, fils de l'em- 
pereur Ferdinand II. — Roi de Hon- 
grie par concession de son père. — 
1627, roi de Bohême. — i636, roi 



3e l^ace^ Êourbons {Louis i4). 35S 
Suite des Rois de Hongrie, 

La même année, les Hongrois pro- 
testants se soulèvent , et mettent à 
leur tête Georges Ragotzki, prince 
de Transylvanie. — i645, il fait avec 
eux une paix désavantageuse. 

1647. Ferdinand IV, fils. — Rai 
par concession de son père. — La 
Bohême lui avoit été pareillement 
concédée en i645. — Il meurt de la 
petite-vérole en i654. 

i655. Léopold, frère. — Il est élu 
à la mort de son frère , et devient 
empereur en i658, après la mort de 
son père. — i663, le visir Mahomet 
Kupruli ou Coprogli entre en Hon- 
grie. — 1(364, bataille de Saint-Go^ 
thard, gagnée par Montécuculli, à 
l'aide des François commandés par 
les comtes de La Feuiiîade et de 
Coligny. Elle est suivie d'une trêve. 
' — 1670, révolte des protestants sous 
le prince François Ragotzki , petite 
fils de Georges. — 1677, soiîs le 
comte Emeric Tékéli, ils se joignent 
aux Turcs. — i683, le duc de Lor- 
raine Charles V rej)rend Presbourg 
pendant le siège de Vienne par les 
Turcs. Il a de nouveaux succès , eu 
i684, à Waitzen ; en i685, à Neu- 
hausel ; en i686, à Bude; eu 1687, à 
Mohatz. — 1687, I-i^opold, fier de 
ses succès, fait déclarer dans une 
diète la couronne héréditaire. — Il 
■cède en même temps cette couronne 
à son fils Joseph. — Il fallut obéir. 
Lin échafaud , dressé depuis cinq 
mois dans la ville d'Eperies , avoit 
|)réparé les esprits à la soumission. 



Uc« Uomitiu: 



x63- 



, cmpcrtur, 



1687. Joseph, fils. — 1691 , ba- 
taille de Salankemen, gagnée sur les 
Turcs par le prince de Bade. — 1697, 
victoire du prince Eugène à Zenta. 

— 1699, paix de Carlowilz. — 1701, 
François Ragoizki s'échappe de sa 
prison, et forme un parti en Hongrie. 

— 1705, la France lui fait passer des 

33. 



356 Tables synchroniques de l'Histoire de France. 



Suite des Rois de Hongrie. 

secours. — 1707, Ragotzki fait dé- 
clarer, dans une diète, le trône va- 
cant. — 1711, il est obligé de fuir. 

— L'empereur Joseph meurt : sa 
veuve rend divers privilèges aux 
Hongrois. 

1712. Charles, frère, empereur. 
■ — 17 16, ligue avec les Vénitiens 
contre les Turcs. — Le prince Eugène 
les bat à Peterwaradin et à Salan- 
kemen, et leur enlève Temeswar. — 
171 7, nouvelle victoire, et pi-ise de 
l^elgrade. — 1718, paix de Passa- 
rowitz, qui enlève aux Turcs leban- 
nat de Temeswar et de Belgrade, et 
une partie de la Servie. — '7^7 ? 
nouvelle guerre contre les Turcs. — 
Les Impériaux sont battus à Krotzka. 

— 1739, paix de Vienne, désavanta- 
geuse à l'empereur. — Les rives de 
la Save et du Danube marquent les 
limites des deux états. 



(46) 

Rois de Pologne. 

i632. Wladislas VII, fils de Si- 
gismond III , et petit-fils de Jean III, 
roi de Suède. — Il conquiert sur les 
Russes Smolensk et Czernikof. — 
i636, trêve de 26 ans avec la Suède. 
— 1637, guerre de longue durée con- 
tre les Cosaques ; elle a pour cause 
l'asile donné par ceux-ci à des pay- 
sans maltraités. — Kmielniski se met 
à la tête des Cosaques, et soutient 
les efforts des Polonois. 

1648. Jean Casimir, frère. — 1649, 
il fait la paix avec les Cosaques. — 
La guerre recommence l'année sui- 
vante par l'obstination des seigneurs 
polonois à vouloir subjuguer les Co- 
saques — i65i, ^ la tête de loo 
mille Polonois, il hài à Bérétesko en 



Suite des Rois de Pologne. 

Wolhynie 3oo mille Cosaques et 
Tartares. — i655, diversion faite 
par Charles-Gustave, roi de Suède, 
qui force le roi de se retirer en Si- 
lésie. — i656, combats sanglants 
entre les SuMois et les Polonois. — 
i66o, paix d'Oliva. — 1668, Jean 
abdique , par suite de la mauvaise 
volonté qu'il reconnoît pour lui 
dans la noblesse. — Louis XIV lui 
donne l'abbaye de Saint -Germain- 
d es-Prés. 

1669. Michel Koribut Wiesso- 
wiESKi, issu des Jagellons. — 1672, 
les Turcs prennent Kaminieck. -^ 
Michel fait une paix honteuse que 
ne ratifie point le sénat. — 1^73, 
Jean Sobieski, grand-maréchal de la 
couronne, bâties Turcs à Choczin. 
Le roi meurt le même jour. 

1674. Iean Sobieski, est élu. — Il 
réduit les Cosaques, bat les Turcs, 
et les force en 1676 à une paix avan- 
tageuse à la Pologne et à la religion. 

— i683, à la tête de 20 mille Po- 
lonois, il va au secours de Vienne 
assiégée par 200 mille Turcs. Le 
duc de Lorraine et l'électeur de Ba- 
vière le joignent chacun avec 3o mille 
hommes. — C'est en cette occasion 
qu'il dit, après avoir considéré du 
haut d'une montagne la position 
du grand-visir : Cet homme est mal 
campé : je le cannois; cest un ignorant 
présomptueux. Nous n'aurons point 
d'honneur à cette affaire, par la faci- 
lité qu'il y aura de réussir. — Le len- 
demain les Turcs sont entièrement 
défaits. — Depuis il est battu à Stri- 
gonie, par trop de précipitation; 
mais deux jours après il prend sa 
revanche, à l'aide du duc de Lor- 
raine. — 1696, il meurt d'apoplexie. 

— Son fils, le prince de Conti et 
l'électeur de Saxe, prétendent à la 
couronne. 



Se PÉR. 1643-1715. — 3c Race, Bourbons (Louis i4). 35; 



Suite des Rois de Pologne. 

1697. Frédéric-Auguste I, élec- 
teur de Saxe. — 1^99, paix de Car- 
lowitz. La Poloj^ne recouvre Kami- 
nieck et la Podolie, et elle abandonne 
la Moldavie. — 1700, il se ligue avec 
la Russie contre Charles XII , roi de 
Suède. — 1 701, il est battu par celui- 
ci à Riffa, et en 1702 à Clissow. — 
1704, Charles XII le fait déposer. 

I7(>4' Staîmislas Leczinski, palatin 
de Posnanie. — Il est élu par la diète 
des confédérés, sur la désignation 
du roi de Suède. — 1706, paix d'Alt- 
Banstadt par laquelle Frédéric-Au- 
guste renonce au trône et à l'al- 
liance de la Russie. — 1709, après 
la bataille de Pultawa, funeste à 
Charles XII, Stanislas, est obligé de 
fuir dans la Poméranie Suédoise, 
puis dans le duché de Deux-Ponts , 
qui lui est assigné en dédommage- 
ment par le roi de Suède. La France, 
en 1719, lui donne un asile à Weis- 
sembourg en Alsace, puis à Cham- 
bord. 

1709. Frédéric- Auguste , rétabli. 
— 1715, troubles au sujet des im- 
pôts. — 17 17, les confédérés qui 
tenoient encore pour Stanislas, met- 
tent bas les armes. — ^l^^t P^^x 
avec la Suède à la mort de Char- 
les XII. — Il meurt en 1733. 



(47) 



Czars ou rois de Russie. 



Maison de Romanof. 

161 3. Michel Fédorovitch ., ou fils 
de Fédor Nikititch Romanof, lequel 
Fédor, descendant par sa mère, Eu- 
doxie Alexandrovna, du prince An- 
dré, frère de S. Alexandre Newski , 
avoit épousé Xénie Ivanowna, qui 



Suite des Czars ou Rois de Russie. 

descendoit elle-même de Rourik, par 
le 1 5^ grand-duc Mtislaf — Il est élu 
lors de la déposition de Basile 
Schouiski, qui avoit succédé au faux 
Démétrius et aux deux Godounofs; 
et quinze ans seulement depuis la 
mort de Fédor Ivanowitch, le dernier 
descendant mâle de Rourik. — Il n'a- 
voit que quinze ans. — Fédor, son 
père, archevêque de Rostof, allié par 
Anastasie Romanof, sa tante, femme 
d'Ivan IV, à la maison de Rourik, étoit 
prisonnier en Pologne à l'époque de 
l'élection de son fils. — 161 7, Michel 
cède à la Suède les places que la Ru; n 
sie possédoit sur la Baltique. — 161 8, 
il conclut une trêve avec la Pologne. 
Son père revient alors , et l'aide de 
ses conseils. - — i634, il attaque la 
Pologne avec 100 mille Russes, tan- 
dis que les Turcs concertés avec lui 
entrent en Moldavie. — Son armée 
est cernée par Wladislas. — Il fait 
la paix en cédant Smolensk et Czer- 
nikof , et le roi de Pologne renonce 
au titre de Czar. 

i645: Alexis Michaelovitch. — 
1654 ■) il rentre en possession de 
Smolensk et de Czernikof. — 1672 , 
menacé par les Turcs, il propose 
au pape une ligue et des conditions 
de réunion qu'on ne crut pas pou- 
voir accepter. — Il commence la 
civilisation de la Russie. 

1676. FÉDOR Alexeiovitch. — Il 
meurt en 1682 , sans laisser de pos- 
térité. 

1682. Pierre Alexeiovitch le Grand y 
frère. — Agé de dix ans, il est dé- 
signé par son frère, au préjudice 
d'Ivan , son aîné , âgé de quatorze 
ans , mais foible d'esprit et de 
corps. — Sophie, sa sœur, aidée de 
la milice des StréUtz, se fait asso- 
cier au trône. — 1689, Pierre fait 
enfermer Sophie , coupable de cous- 



358 



Tables synchroniqucs de V Histoire de France, 



Suite des Czars ou Rois de Russie. 

piration. — 1696, mort d'Ivane, qui 
ne laisse que doux filles; Catherine, 
mariée à Charles-Loopold, duc de 
Meckclboar(î; et Anne, épouse de 
Fréde'ric-Guillaume, duc de Cour- 
lande , et depuis impératrice. — 
1696, Pierre enlève Azoff aux Turcs, 
et jette à cette occasion les fonde- 
ments de la marine russe. — ^697, 
voya{i;cs dé Pierre en Allemagne, en 
Ilollande, en Angleterre et en Fran- 
ce. — 1698, une sédition excitée 
par sa sœur l'oblige de retourner à 
Moscou. — Deux mille coupables 
s«nt exécutés , et quelques uns de 
la propre main du czar. Les Strélitz 
sont décimés, et le reste est licencié. 

— 1699 , il institue l'ordre de Saint- 
André. — Il abandonne l'ère grec- 
que, qui date de la création, pour 
adopter le calendrier Julien, non 
réformé. — 1700, de concert avec 
Ja Pologne , il attaque Charles XII. 

— Il est battu à Narva. — i7o3, il 
abolit le patriarcat de Russie, et 
institue un synode perpétuel com- 
posé d'évêques et d'abbés. — Il bâtit 
Saint-Pétersbourg dans l'Ingrie, à 
l'embouchure de la Neva. — 1708, 
il bat en Volhinie le général Lewen- 
haupt , qui alloit rejoindre Char- 
les XII en Ukraine. — i/Og? il dé- 
fait Charles XII à Pultawa, sur les 
confins de l'Ukraine et de la Russie, 
et le force à chercher un asile en 
Turquie. — 1710, il s'empare de la 
Livonie. — 1 7 1 1 , il déclare la guerre 
arux Turcs. — i\ est enfermé à Fal- 
czim sur le Pruth, en Moldavie. — 
La czarine demande la paix au grand- 
^isir, et accompagne ses proposi- 
tions de riches présens qui la lui 
obtiennent. Le czar rend Azof et les 
places sur la mer de Zabache. — 
1713, conquête de la Finlande. — 
1716, il recommence ses voyages. 



Suite des Czafs ou Rois de Russie, 

Il parcourt l'Allemagne , le Dane- 
marck, la Hollande, la France. — 
De retour dans ses états, il fait ar- 
rêter son fils Alexis. — Le czaré- 
witch est condamné à mort pour 
avoir quitté la Russie sans la per- 
mission de son père, et pour avoir 
blâmé ses institutions. — Il meurt 
de convulsions causées, dit-on, par 
la lecture de son arrêt. — 1721 > 
Pierre prend le titre d'empereur. — 
Paix de Nystad avec les Suédois. 
Ceux-ci abandonnent la Livonie, 
l'Esthonie , l'Ingermanie, une partie 
de l'Ingrie et de la Finlande. — 
1722, à la faveur des troubles de la 
Perse, Pierre enlève à ce pays , Der- 
bent, sur la mer Caspienne. 

De Catherine, sa seconde femme, 
il eut Anne, mariée à Charles-Fré- 
déric , duc de Holstein - Gottorp , 
mère de l'empereur Pierre III , mort 
en 1762, et Elisabeth, qui, quoi- 
que la cadette, fut impératrice en 
1741- 



L. •^/\/\,'W\,-%y%y\,-\j'\/\,-\ 



LX/m/vvi/v»/»/»,-»/»/*, 



VIL ORIENT. 

(48) 
Empereurs Ottomans. 

1640. Ibrahim, frère d'A murât IV,. 
son prédécesseur, et troisième fils 
d'Achmet. — 1642, il enlève Azof 
aux Tartares. — i645, il déclare la 
guerre aux Vénitiens, et s'empare de 
l'île de Candie , à l'exception de la 
capitale. — Ses débauches le font 
déposer par les grands de l'État, le 
muphti à la tête. 

i649- Mahomet IV, âgé de 7 ans, 
fils aîné d'Ibrahim. — i65o, le visir 
Mahomet Cupruli enlève aux Véni- 



l 



B*- PÉR. 1643-1 7 1 5. — 3e Race y Bourbons {Louis i4). 359^ 



Suite des Empereurs Ottomans. 

tiens Lermios et Mételiu , et aux 
Impériaux, Varadin. — Ahmed Cu- 
pruli, son fils, suit ses traces. — 
i663, il conduit le sultan en Hon- 
grie, où il a d'abord des succès. — 
1664, il est battu par Montëcuculli 
à Saint-Gothard. — Paix avec l'Em- 
pire. — 1669, prise de Candie après 
un blocus de 20 ans et un siège de 
29 mois. — 1672, guerre avec la 
Pologne pour protéger les Cosaques 
qui s'étoient donnés à la Porte. — 
Les Turcs prennent Kaminieck ; 
mais l'année suivante ils sont battus 
à Choczim par Jean Sobieski, qui 
fut élu depuis roi de Pologne. — 
1678, mort d'Ahmed Cupruli, l'un 
des grands ministres de l'empire 
Ottoman. Kara Mustapha, qui lui 
succède, rompt la trêve avec l'Em- 
pire. — i683, il marche à Vienne 
et l'assiège. — Le roi de Pologne le 
bat et lui fait lever le siège. La vic- 
toire coûte peu de sang. Il ne périt 
pas plus de 7 à 8 cents hommes de 
chaque côté. — Mustapha paye sa 
défaite de sa tète. — Les Turcs sont 
encore battus les années suivantes 
en Hongrie , et notamment à Mo- 
hatz, en 1686, par le duc de Lorraine. 
— Ces malheurs attribués au sultan 
le font déposer. 

1687. Soliman III, frère, second 
fils d'Ibrahim. — Révoltes qui per- 
mettent des succès aux Impériaux 
en Hongrie. Belgrade est prise par 
eux. — Mustapha Cupruli rétablit 
les affaires des Turcs, et reprend 
plusieurs des villes de Hongrie. — 
Soliman doit la gloire de son règne 
à l'habileté de ce ministre. 

1 69 1 . AcHMET II , frère , troisièm e 
fds d'Ibrahim. — Mustapha Cupruli 
est tué à la bataille de Salankcmen 
gagnée par le prince de Rade. 

1695. Mustapha II, neveu, fils de 



Suite des Empereurs Ottomans. 

Mahomet IV. — Il fait toute la cam- 
pagne de Hongrie jusqu'à la paix. 

— 1697, il est battu par le prince 
Eugène à Zenta , sur la Teisse. ■ — 
1 699 , paix de Carlowîtz. — La Tran- 
sylvanie est cédée aux Impériaux , 
Kaminieck aux Polonois, la Morée 
aux Vénitiens, et Azof aux Russes. 

— Troubles domestiques. Mustapha 
est déposé, et meurt l'année sui- 
vante. 

1703. AcHMET III, frère. — Il 
punit ceux qui ont concouru à la 
déposition dont il profite. — 1709, 
il recueille Charles XII sur son ter- 
ritoire — 1710, il élève à la dignité 
de prince de Moldavie Démétrius 
Cantimir, qui s'attache aux Mosco- 
vites. Ce prince a écrit une histoire 
des Ottomans. — > 171 1 , le grand- 
visir Baltagi Mehemet, à la tête de 
i5o mille hommes, cerne le czar 
Pierre sur le Pruth en Moldavie. 
Gagné par les présents de Catherine, 
il lui accorde la paix. — 171 5, le 
sultan déclare la guerrre aux Véni- 
tiens. — 17 16, l'empereur la déclare 
aux Turcs. Le prince Eugène les bat 
à Petervaradin et à Salankemen , et 
s'empare de Temeswar. — 171 8, 
yjaix de Pas^sarowitz entre les Turcs, 
Venise , et l'empereur. — 1721, Ach- 
met attaque Mahmoud, fils de Mir- 
veis, tous deux usurpateurs du trône 
persan du malheureux Schah Hus- 
sein, cinquième descendant de Schab 
Abbas le Grand, et le onzième sophi 
de la race d'Ismaïl. — ^'J'^lt p^dx 
avec Aschraf, sophi de Perse, cou- 
sin-germain de Mahmoud. — Elle 
est à Tavantage des Turcs qui éten- 
dirent leurs frontières du côté de la 
Perse. — De plus le sultan est re- 
connu par les Persans pour succes- 
seur des califes, elle kotbuh ou la 
prière publique est fuite en »oa 



36o Tables synchronicjues de P Histoire de France. 

Suite des Empereurs Ottomans. Suite des Empereurs Ottomans. 

nom par. toute la Perse. — i73o, la en avant, et opèrent la déposition 

guerre se renouvelle. — Le mécon- du sultan. — Lui-même installe son 

lentement donne de l'importance à neveu appelé à lui succéder, et meurt 

deux simples janissaires, Patrona- six ans après. 
Kahl et JVIousslouh, qui se mettent 



NEUVIÈME PÉRIODE 

De 1715 A 1817. 
Troisième Race {Bourbons). 



Louis XV, Louis XVI, Louis XVÏI, Louis XVIIL 



I. FRANCE. 

I. Rois; sommaires de leurs règnes. 

Princes apanages. 

Maison de Bourbon-Espagne. 

de Bourbon-Naples. 

de Bourbon-Parme. 

de Bourbon-Orléans. 

de Bourbon-Condé. 

de Bourbon-Conti. 

de Bourbon-Maine le'gi- 



timé. 



de Bourbon - Toulouse 



légitimé: 

10. Ducs de Lorraine. 

1 1. Ducs de Lorraine-Elbeuf. 

12. Ducs de Lorraine-Harcourt. 

i3. Ducs de Lorraine - Armagnac , 
puis Elbeuf. 



14. Domaine de la Couronne. 
II. ALLEMAGNE. 

i5. Empereurs. 

Grands Vassaux de l'Empire. 

16. Rois de Bohême (Électeurs). 

17. Ducs de Saxe (Électeurs). 

18. Durs de Bavière (Électeurs), 
ig. Comtes Palatins du Rhin (Élect.). 
20. Margraves de Brandebourg, Rois 

de Prusse (Électeurs). 



21. Ducs de Brunswick, Rois d'An- 
gleterre (Électeurs d'Hanovre). 

22. Ducs de Wurtemberg. 



23. République des Provinces-Unies, 

24. Suisses. 

m. ITALIE. 

25. Papes. 

26. Ducs de Savoie et Rois de Sardaigt 

27. Milanois. 

28. Ducs de Parme et de Plaisance* 
2g. Grands-Ducs de Toscane. 

3o. Ducs de Modène. 

3i. Venise. 

32. Gênes. 

33. Rois de Naples et de Sicile. 

IV. ESPAGNE. 

34. Rois d'Espagne. 

35. Rois de Portugal. 

V. NORD DE L'EUROPE, 

36. Rois d'Angleterre. 

37. Rois de Danemarck. 

38. Rois de Suède. 

VI. ESCLAVONIE. 

3g. Rois de Hongrie. 

40. Rois de Pologne. 

41 . Empereurs de Russie. 

VIL ORIENT. 

42. Empereurs Ottomans. 



3(32 Tables syuclirouiques de ^Histoire de France. 



TROISIÈME RACE 



•*y%/V1y%/*^ 



BRANCHE DES BOURBONS. 



I. FRANGE. 

ROIS. 
Sommaires de leurs règnes. 

LOUIS XV, 68^ roi de France. 

lyiS, Louis XV, né le 1 5 fe'vrier lyio, troisième fils de Louis, duc de 
Bourgogne, dauphin en 171 1 , et de Marie-Adélaïde de Savoie, fille du duc 
de Savoie, Victor-Amédée II, premier roi de Sardaigne; petit-fils de Louis, 
dauphin, dit Monseigneur, et de Marie-Anne, fille du second électeur de 
Bavière, Ferdinand-Marie; arrière -petit -fils de Louis XIV et de Marie- 
Thérèse d'Atitriche, fille de Philippe IV, roi d'Espagne, et sœur de Charles II. 
' — La régence est déférée par le parlement au duc d'Orléans, premier 
prince du sang, qui rétablit ce corps dans le droit de remontrances. 

1716, chambre pour la recherche des malversations commises dans les 
finances. — Établissement de la banque, dite de Law. 

1717, le maréchal de Villeroi est nommé gouverneur du roi, et l'ancien 
évêque de Fréjus, Fleury, son précepteur. — Appel de la constitution Uni- ' 
genitiis au futur concile par les évêques de Mirepoix, de Sénez, de Mont- 
pellier et de Boulogne. Adhésion du cardinal de Noailles et de quelques 
facultés de théologie. 

1718, quadruple alliance entre l'empereur, la France, l'Angleterre et la 
Hollande, pour arrêter les suites de la guerre entre l'Empire et l'Espagne. 
— Les princes légitimés de France sont privés des droits que leur avoit 
accordés Louis XIV. — Conspiration du cardinal Albéroni, ministre d'Es- 
pagne, pour enlever la régence au duc d'Orléans. Le duc du Maine, soup- 
çonné d'y avoir trempé, est arrêté, ainsi que l'ambassadeur d'Espagne, dont 
les papiers sont saisis. — Édit pour la refonte et l'augmentation des mon- 
noies. La banque de Law est déclarée banque royale. Défense de faire des 
paiements en argent au-dessus de 600 livres. 

1719, guerre avec l'Espagne. — Mort de madame de Maintenon. —*■ 



f)ePÉR. 1715-1817- — 3e /?â5ce, Bourbons (£o«7:yi 5, 16,17, 1 8). ^^^ 
Démêlés entre l'empereur et la Hollande au sujet de la compa>înîe d'Os- 
tende. La France, l'Espagne et l'Angleterre y prennent part. — Le maré- 
chal de Berwick pénètre en Espa(jne. Suspension d'armes qui fut suivie de 
la paix. — Diminution de la valeur des espèces monnoyées. Défense de 
faire des paiements en argent au-dessus de dix livres, et en or au-dessus 
de trois cent. 

1720, peste de Marseille. — Corps de doctrine présenté par le cardinal 
de Noailles, et accepté par quarante évéques. Au moyen de cet accom- 
modement, déclaration qui ordonne l'acceptation simple de la bulle avec 
défense d'en appeler; mais les quatre évéques renouvellent leur appel, — 
Law est fait contrôleur-général. — Édit pour la réduction des billets de 
banque et des actions de la compagnie des Indes ; les uns et les autres 
commencent à perdre dans la confiance du public. Law sort de Paris et de 
France. 

1722, l'infante d'Espagne, Marie-Anne, destinée au roi, arrive en France. 
— Le cardinal Dubois, premier ministre. — Sacre du roi. 

1723 , majorité du roi. — Mort du cardinal Dubois et du régent. 

1724, congrès de Cambray pour concilier les différends entre l'Empe- 
reur et l'Espagne. 

1735, renvoi de l'infante d'Espagne. — Rupture du congrès. — Ma- 
riage du roi avec Marie Leczinska, fille du roi de Pologne, Stanislas. 

1726, arrêt du conseil qui porte le louis d'or de 20 à 24 livres, et l'écu 
de 5 livres à 6 livres. Le marc d'or est fixé à 740 livres 9 sous 6 deniers, et 
le marc d'argent à 5i livres 3 sous 3 deniers. — L^ancien évêque de Fréjus 
est fait ministre d'état et cardinal. 

1727, le cardinal de Fleury amène les puissances belligérantes à des 
préliminaires de paix. — Concile d'Embrun qui suspend de ses fonctions 
i'évêque de Sénez, pour sa résistance à la bulle. — Congrès de Sois- 
sons. 

1728, plaintes du cardinal de Noailles au sujet du jugement du concile. 

1729, naissance du dauphin. — Cent docteurs appelants sont exclus de 
la Sorbonne, et un décret est rendu pour faire signer la bulle à tous les 
candidats. 

1 730 , nouvelle déclaration pour la signature pure et simple. — Commen- 
cement de la révolte de la Corse contre Gênes. 

1733, guerre entre la France et l'empereur pour la succession au trône 
de Pologne, où Louis XV veut faire remonter son beau-père. L'électeur de 
Saxe est élu. — Une armée françoise entre en Allemagne, sous le maréchal 
de Berwick, et une autre en Italie, sous Villars et le duc de Savoie, pé- 
nètre dans la Lombardie, et s'empare de Milan. 

1734, le marquis de Maillebois s'empare de Seravalle , Novare et Tor^ 
tone. — Mort du maréchal de Villars. — Le marquis de Coigny gagne la. 
bataille de Parme sur le général Mercy; et le duc de Savoie, celle de 
Guastalla. Le maréchal de Berwick est tué au siège de PhiHsbourg. La ville 
n'en fut pas moins prise , malgré le prince Eugène, dont ce fut la dftrnièr© 
campagne. 

1735, préliminaires de paix à Vienne. — Le duché de Toscane est aban^^ 
donné à l'empereur en équivalent de b Lorraine cédée à la France en pro- 



364 Tables synchroniqiics de V Histoire de France. 

priété et en usufruit au roi Stanislas; et don Carlos, fils du roi d'Espagne, 
est maintenu en possession de Naples et de la Sicile. La France garantit la 
pragmatique-sanction pour la succession de l'empereur. 

1736, le baron de Neuhoff se fait déclarer roi en Corse, sous le nom du 
roi Théodore. 

1738, incendie des archives de la chambre des comptes; ordre en con- 
séquence à tous les concessionnaires de dons ou de dignités, de représenter 
leurs titres pour être inscrits de nouveau. — La France donne des troupes 
aux Génois contre les Corses, et se porte pour médiatrice. Les uns ac- 
cèdent aux accommodements qu'elle propose , et les autres les rejettent. 

1739, révocation <ie l'appel contre la bulle par la faculté des arts. Le 
syndic Gibert et son ami Rollin, qui s'opposèrent à cet acte, furent exilés. 
— - Le marquis de Maillebois soumet les rebelles de Corse. 

1740, mort de l'empereur Charles VL Guerre pour sa succession que plu- 
sieurs princes disputent à Marie-Thérèse, sa fille. 

1741 , la France envoie des troupes à l'électeur de Bavière, l'un des 
prétendants, qui s'empare de Prague et se fait couronner roi de Bohème. 

— Au même temps, le roi de Prusse Frédéric II s'emparoit de la Silésie. 

1742 , l'électeur de Bavière est élu empereur sous le nom de Charles VIL 
Pendant ce temps le comte de Kevenhuller lui enlève ses états. Le comte de 
Saxe prend Egra. — Le roi de Prusse fait la paix avec la reine de Hongrie. 

— Le maréchal de Broglie, commandant l'armée françoise, abandonné des 
alliés, se retire sous Prague ; le maréchal de Belle-Isle s'y enferme. Le prince 
Charles de Lorraine, beau-frère de la reine de Hongrie, l'assiège en vain 
pendant deux mois. Une diversion du maréchal de Maillebois le force à 
quitter la place. — Retraite de Prague par le maréchal de Belle-Isle. 

1743, mort du cardinal de Fleury. — Le reste de la garnison de Prague, 
laissée sous le commandement de Chevert, en sort par une capitulation 
honorable. — Troisième incursion des Autrichiens à Munich. Suspension 
d'armes entre l'empereur et la reine de Hongrie. — Le roi rappelle son armée 
sur les frontières, et reconnoît les états d'Allemagne pour médiateurs; la 
reine de Hongrie rejette cette médiation. —Le prince Charles s'avance sur 
le Rhin, mais ne peut le franchir. — La témérité du comte de Gramont sauve 
I armée angloise, commandée par le roi d'Angleterre, et cernée sur le Mein, 
près de Dettingue, par le maréchal de Noailles. 

'744î campagne du roi en Flandre, où il s'empare de plusieurs villes» 
Comme il se portoit en Alsace pour s'opposer au prince Charles , il 
tombe malade à Metz, et reçoit alors le surnom de Bien- Aimé. — Le comte de 
oaxe, laissé en Flandre avec une armée médiocre, s'y maintient contre les 
alliés. — Le maréchal de Coigny force à la retraite le prince Charles qui avoit 
passé le Rhin, et s'étoit emparé des lignes de Weissembourg et de àSaverne. 

— Le roi de Prusse rentré dans la lice, s'empare de Prague et de diverses 
autres villes. Le prince, en le fatiguant, le force à retirer sa garnison de 
Pragudj^ — L'empereur rentre dans Munich. — Le roi prend Fribourg. 

— L'infant don Philippe, duc de Parme, s'empare de la Savoie, et se joint en 
Provence au prince de Conti. Ils forcent les gorges du Piémont, et battent 
le roi de Sardaigne sous Coni. Ils prennent leurs quartiers d'hiver en 




gePÉR. 1-^15-1817. — 3e 7?«<?e, Bourbons (£owi*^ 15,16,17, 18). 3G5 

Provence. — L'amiral anfjlois Matthews est battu dans la Me'diterranée par 
les flottes de France et d'Espagne. 

1745, le dauphin épouse l'infante ;Marie-Thérèse d'Espagne. Elle meurt 
en couches l'année suivante. — Fameuse bataille de Fontenoy gagnée par le 
eomte de Saxe, en présence du roi et du dauphin, sur les alliés, commandés 
par le duc de Cumberland. Tournay, qui étoit investi par le comte, se 
rendit quelques jours après. — Le comte de Lowendal s'empare de la ma- 
jeure partie des villes de la Flandre maritime. — Gênes s'alUe à la France- 

Succès de l'infant don PhiUppp, du maréchal de Maillebois et du duc 

de Modène, contrïç le roi-de-^ardaigne et l'empereur. Milan ouvre se? 
portes. . 

1746, prise de Bruxelles, d'Anvers et de Mons par les François. Bataille 
de Raucoux, gagnée par le maréchal de Saxe. — Les Impériaux reprennent 
en Italie tout ce qu'ils avoient perdu dans la campagne précédente, forcent 
le passage de la Bochetta, obligent les François et les Espagnols à regagner 
la France, et s'emparent deOénes. Le duc de Savoie pénètre en Provence 
et est arrêté par le maréchal de Belle-Isle. — Dans le même temps une révo- 
lution soudaine chassoit les Impériaux de Gênes. — M\ de La Bourdonnaye 
enlève Madras aux Anglois. Les Anglois s'emparent des îles Sainte-Mar- 
guerite. 

1747, mariage du dauphin avec Marie -Josephe, fille de l'électeur de 
Saxe, roi de Pologne. — Les Autrichiens et les Piémontais sont chassés de 
la Provence. — Le comte de Belle-Isle, frère du maréchal, reprend les îles 
de Saint-Honorat et de Sainte-Marguerite. Le même, attaquant les retran- 
chements formidables du plateau de l'Assiette , construits pour couvrir 
Exiles et Fenestrelles, y est tué. — Les Génois repoussent les attaques 
des Impériaux. Le duc de Boufflers, envoyé pour les secourir, meurt de la 
petite-vérole. Les Autrichiens lèvent le siège. — La Flandre hollandoise est 
conquise par MM. de Lowendal et de Contades. — Le prince d'Orange est 
é\\i stathouder héréditaire. — Gain de la bataille de Lawfelt par le maré- 
chal de Saxe, sur les alliés. Le comte de Lowendal prençl d'assaut Berg- 
op-Zoom, et est fait maréchal de France. — Le marquis de La Jonquière 
attaqué par l'amiral Anson , et M. de l'Étenduère par le viçe-amiral Hawke, 
résistent avec des forces inférieures de moitié , et sont totalement défaits. 
Deux seuls vaisseaux échappèrent. 

1748, l'investissement de Maëstricht par le maréchal de Saxe amène 
des négociations, et sa prise, une suspension d'armes. — Paix d'Jix-la- 
Chapelle^ par laquelle le roi rend toutes ses conquêtes. — Dans le« Indes, 
M. Dupleix fait lever aux Anglois le siège de Pondichéry. 

1749, entreprises des Anglois sur les frontières du Canada. — Commis- 
saires nommés par les deux nations pour en régler les limites. Pendant 
quatre ans que se prolonge leur mission, ils ne peuvent convenir de rien. 
• — Edit portant défense aux gens de main -morte d'acquérir des biens 
fonds. 

1760, édit pouf l'étabhssement d'une noblesse militaire. Elle est acquise 

aux capitaines dont les pères et aïeux auroiH servi «a la même qualité 

Mort du maréchal de Saxe. 



366 Tables synchroiiiques de VIIisLoire de France. 

lySl, établissement d'une école militaire pour l'éducation de cinq cent« 
gentilshommes. — Mort du chancelier d'Aguesseau. — Naissance du duc 
de Bourgogne. 

1762, arrêt du parlement contre les refus de sacrements, sous prétexte 
de non acceptation de la bulle Unigenitus. Les évéques qui les avoient or- 
donnés contestent au parlement sa compétence. 

1753, le roi interdit au parlement toutes poursuites au sujet des sacre- 
ments. Remontrances au roi, qui refuse de les écouter. Les magistrats des 
enquêtes et des requêtes , sur le refus d'obtempérer à de nouvelles lettres de 
jua|ipn>sout exilés ; la grand'chambre est transférée à Pontoise, puis exilée 
à "issons. Lettres -patentes pour l'érection d'une chambre destinée à 
rendre la justice à la place du parlement. 

1754, naissance du duc de Berry, depuis Louis XVL — Déclaration qui 
impose un silence absolu sur les disputes qui troublent l'église de France. 
— Le parlement est rétabli dans ses fonctions. — Les Anglois construisent 
un fort sur les terres de France, voisines de l'Acadie. M. de Jumonville qui 
leur est envoyé par le gouverneur du Canada , est assassiné. M. de Villiers, 
frère de Jumonville, enlève le fort. 

1755, l'assemblée du clergé, divisée au nombre de 16 contre 17, sur 
le respect dû à la bulle , sur la notoriété du fait et du droit, et sur la com- 

. pétence en matière de sacrements, s'adresse au pape pour avoir son senti- 
ment. — Naissance du comte de Provence. — Hostilités commencées sur 
mer par les Anglois, qui s'emparent de deux vaisseaux françois. — Combat 
sur rOhio, près du fort du Quesne en Canada, où les Anglois sont battus 
par les François. 

1766, le maréchal de Richelieu s'empare du fort Saint - Philippe , cita- 
delle du port Mahon; et M. de La Galissonnière, qui couvroit le siège avec 
sa flotte, bat l'amiral Byng, quoique inférieur en nombre. — Alliance de 
la France avec l'impératrice, reine de Hongrie. Le prince de Soubise lui 
conduit 24 mille hommes, à l'occasion d'une irruption du roi de Prusse 
en Saxe et en Bohême. — Le parlement' supprime le bref du pape en ré- 
ponse au* évéques. — Le roi donne une déclaration portant qu'on doit 
respect à la constitution , sans lui attribuer la dénomination de règle de foi; 
il renvoie la connoissance des refus de sacrements aux juges ecclésiastiques, 
et permet aux magistrats de punir les auteurs de ces refus — Suppression 
de deux chambres du parlement. Quelques magistrats de la grand' chambre 
donnent leur démission. — Le marquis de Montcalm, envoyé en Canada, 
eiilève aux Anglois trois forts qu'ils avoient bâtis sur le territoire françois, 
et les fait démolir. 

1767, as^ssinat tenté sur le roi par Robert Damiens. Les magistrats 
restants de fa grand'chambre , assistés des pairs, font le procès à Damiens , 
et Je condamnent à mort. — Déclaration interprétative de l'édit de sup- 
pression des chambres du parlement. — Naissance du comte d'Artois. — ■ 
— Rappel des évéques exilés pour refus de sacrements. — La France envoie 
une armée de cent mille hommes en Allemagne. Clèves et Wesel sont en- 
levées au roi de Prusse par le prince de Soubise, et EmhÔen et l'Oost-Frise 
par le marquis d'Auvet. Le maréchal d'Estrées gagne la bataille d'Has- 
tembeck, près Hamclen, sur le duc de Cumberland qui abandonne l'élec- 



^ePÉR. I7i5-i8£7. — 3«i?ace, Bourbons (Lom^i 5,16,17,18). 36) 

torat d'Hanovre. — Le duc de Richelieu qui prend le commandement de 
l'armée, pousse le duc de Gumberland du côté de Verden, et l'oblige à 
capituler à Closterseven. Les Anglois furent peu fidèles à exe'cutei* la 
capitulation. — Dans les Indes, ils enlèvent aux François Chandernagor, à 
l'embouchure du Gange. 

1768, descentes successives des Anglois à la baie de Cancale, près de 
Saint-Malo, à Cherbourg et à Saint-Brieuc. Ils se rembarquent presque 
aussitôt; mais à la dernière, atteints près de Saint-Cast par le duc d'Ai- 
guillon, ils perdent le quart de leur monde. — Bataille de Crevelt, où le 
prince Ferdinand de Brunswick bat le comte de (Jlermont. — Le duc de 
I3roglie bat le prince d'Isembourg à Minden, — Le maréchal de Contades 
succède au prince de Glermont. — Le prince de Soubise gagne la bataille 
de Lutzelberg sur les Hanovriens. — Eu Canada, le marquis de Montcalra, 
avec 4 mille hommes, défait 22 mille Anglois sous le général Abercromby, 
mais ne peut empêcher qu'ils ne s'emparent de Louisbourg. 

1769, ordre du mérite militaire en faveur des protestants. ■ — Le duo 
de Broglie repousse à Berghen le prince Ferdinand de Brunswick. Celui-ci 
prend sa revanche à Minden, sur le maréchal de Contades. — Les Anglois 
s'emparent de Québec. — Batailles navales près de Lagos «t de Belle-Isle, 
où les flottes françoises de MM. de La Clue et de Confi.ais sont détruites ou 
dispersées. — Dans l'Inde, M. d'x\ché résiste aux Anglois. 

1760, bataille de Corbach, gagnée par le maréchal de Broglie sur le prince 
héréditaire de Brunswick, — Les Anglois s'emparent de. tout le Canada. 

1761 , mort du duc de Bourgogne. — Prise de Belle-Isle par les Anglois. 
. — Pacte de famille entre toutes les branches de la maison de Bourbon 
pour la défense de leurs états. — * Baptême des enfants du dauphin. — • 
Siège de Cassel par le prince Ferdinand. Déroute du prince par le comte 
de Stainville, et levée du siège. — Défaite du maréchal de Broglie par le 
prince Ferdinand à Filingshausen. — Les Anglois prennent Pondichéry sur 
la côte de Coromandel, et Mahé sur celle de Malabar. — Dénonciation des 
constitutions des Jésuites; arrêt du parlement qui défend l'enseignement 
à ces religieux. Le roi consulte les évêques sur leur régime, et la répoiise 
leur est favorable. * 

1762, les rois de France et d'Espagne déclarent la guerre au roi de 
Portugal, allié de l'Angleterre. — Arrêt du parlement qui dissout la société 
des Jésuites. Les autres parlements du royaume, à l'exception de deux, 
adhèrent à cet arrêt. — Tiéunion de Dombes à la couronne. — Bataille de 
Joannesberg gagnée par le prince de Condé sur le prince héréditaire de 
Brunswick. — Prise de Cassel par les alliés. -^ Signature des préliminaires 
de la paix. — ■ La France cède la Louisiane à l'Espagne. 

1763, traité de paix signe' n Paris ^ entre la France, l'Espagne, l'Angle- 
terre et le Portugal, et à Hubertsbotirg en Saxe, entre le roi de Prusse et 
l'impératrice reine de Hongrie, et l'électeur de Saxe. 

1764, la compagnie des Indes rétrocède au roi le port de Lorient, les 
côtes d'Afrique, et les îles de France et de Bourbon. — ■ Édit de suppres- 
sion des Jésuites en France. — Le roi pose la première pierre de l'église de^ 
Saiste-Geneviève. ■ .' 



368 TahlA synchroniques de t Histoire de France, 

1765, le parlement supprime une constitution de Cle'ment XIH qui 
confirme l'institut des Je'suites. — Mort du dauphin , âge' de 36 ans. 

1766, rae'diation inutile du roi et des cantons de Berne et de Zurich pour 
re'tablir la paix à Genève. 

1767, mort de la dauphinc. — Cession de l'île de Corse au roi par la 
république de Gênes. 

1768, réintégration du grand conseil, démissionnaire depuis 1765. — 
Suppression par le parlement de Paris du bref de Clément XHI contre le 
duc de Parme, comme contraire aux immunités ecclésiastiques. — Prohibi- 
tion d'entrer dans les ordres monastiques avant 11 ans pour les hommes, et 
18 pour les femmes. — Pacification à Genève. — Réunion d'Avignon et du 
comtat Venaissin à la couronne. — Mort delà reine. — M. de Maupeou 
est nommé chancelier. — Lit de justice pour la prorogation du second 
vingtième. — Passage de Vénus sur le soleil. 

1769, Pascal Paoli, chef des Corses, abandonne l'ile. 

1770, extinction de la compagnie des Indes; le roi se charge d'acquitter 
ses dettes. ^- Madame Louise, fille du roi, se fait carmélite. — Affaire du 
duc d'Aiguillon. — Le dauphin épouse l'archiduchesse Marie-Antoinette, 
fille de l'empereur François I de Lorraine, et de Marie-Thérèse d'Autriche, 
reine de Hongrie et de Bohême. — Exil du duc de Choiseul. 

1771, le comte de Provence épouse Marie-Joséphine-Louise de Savoie, 
fille de Victor-Amédée III. — Édit sur les hypothèques. — Confirmation 
moyennant finance, des droits de noblesse acquis par offices depuis le 
règne du roi. — Suppression des parlements, et création de nouvelles cours 
de justice. — Prorogation des vingtièmes. 

1772 , partage de la Pologne, sans opposition de la part de la France. 

1773, suppression des Jésuites par un bref du pape Clément XIV. 

1774, 10 mai, Louis XV meurt de la petite-vérole k l'âge de 64 ans. 

LOUIS XVI, 69" roi de France. . 

1774, Louis XVI, né le iZ août 1754. Son père étoit Louis, dauphin, 
fils de Louis XV et de Marie Leczinska, fille du roi de Pologne Stanislas 
Lecïinski, et sa mère, Marie-Josephe, fille de Frédéric-Auguste II, électeur 
de Saxe et roi de Pologne, fils de celui qui avoit détrôné Stanislas. En 1770 
il épouse Marie-Antoinette de Lorraine-Autriche , fille de l'empereur Fran- 
çois-Etienne , et de Marie-Thérèse, reine de Hongrie, fille et héritière de 
l'empereur Charles VI. 

1774, nouveau ministère à la tête duquel est M. de Maurepas. — Réta- 
blissement des parlements. 

1775, sacre du roi. — Émeutes à l'occasioai de la libre circulation des 
grains. 

1776, suppression des corvées. — Etablissement d'une caisse d'escompte. 
— M. Necker, directeur du Trésor-Royal. 

1777, premières opérations financières de M. Necker, nommé direc- 
teur-général des finances. — Franklin, au nom des insurgés américains, 
négocie avec la France. 

1778, traité d'alliance éventuel entre la France et les États-Unis d'Ame- 



J 



'9«PÉR. 1715-1817. — 3e ^ace, Bourbons (Z^oz^w i5, 16, 17, 18). 369 
rique. L'i^ngleterre rappelle son ambassadeur. Combat sans re'sultat, près 
de l'ile d'Ouessant, entre les flottes de France et d'Angleterre, comman- 
de'es par les amiraux d'Orvilliers et Keppel. — Naissance de Madame , fille 
de Louis XVI. 

inng^ prise des îles de Saint- Vincent et de la Grenade par le comte 
d'Estaing. Il échoue devant Savannah. — Crçation de 5 millions de rentes 
viagères. — Suppression des droits féodaux de servitude, encore existants. 

1780, neutralité armée des puissances du nord. — Combats aux An- 
tilles entre les amiraux de Guichen et Rodney. — L'Angleterre déclare 1» 
guerre à la Hollande. — Prorogation du second vingtième. — Adminis- 
tration provinciale essayée dans la généralité de Moulins. — Réforme 
d'une partie de la maison militaire du roi. — Abolition de la question. 

1781 , compte rendu au roi par M. Necker, et démission de ce ministre. 

Lord Cornveallis est cerné et fait prisonnier dans la presqu'île d'Yorck- 

Town , par le concours des généraux françois et anïéricains. — Prise de 
Minorque par le duc de Grillon. — Prise de Pondichéry par les Anglois. — 
Le bailli de Suffren sauve le cap de Bonne-Espérance. 

1782, combat des Saintes, où l'amiral françois de Grasse est fait prisot^- 
nier par l'amiral anglois Rodney. — Tentatives inutiles contre Gibraltar, à 
force ouverte et par famine. — Combats indécis dans l'Inde entre le bailli 
de Suffren et l'amiral Hughes. 

1783 , changements dans le ministère anglois qui amènent la paix. 
1784, médiation de la France entre l'empereur et la Hollancje, en diffé- 
rend pour la navigation de l'Escaut. 

1786, procès du collier, où se trouve comprocpis le non) de la reine, çt 
où sont impliqués le cardinal de Rohan et l'adepte CagUostro, — Louis XVI 
visite les travaux du port de Cherbourg. — Traité dç commerce avec l'An- 
gleterre. 

1787. Révolution : AssembléiÇ 4^s Notqk^es. 

1787, première assemblée des notables où M. de Galonné, contrôleur- 
général, découvre \v^ plaie financière de la France, et propose de la guérir 
par l'abandon des privilèges. ' — Il est remplacé par l'archevêque de Tou- 
louse (Loménie de Brienne). — Proposition d'emprunts graduels, et lit de 
justice pour les faire enregistrer. Le parlement proteste, est transféré à 
Troyes, et rappelé un mois après. — Nouveau lit de justice pour un emprunt 
de 420 millions. Opposition du duc d'Orléans et de deux conseillers. Ils SQnt 
exilés. 

1788, projets de l'archevêque de Toulouse contre les parlements. Il* 
sont éventés par MM. d'Espréménil et de Montsabert, conseillers, qui sont 
arrêtés. — Lit de justice pour l'enregistrement d'édits qui circonscrivent 
l'autorité du parlement, et portent création d'une cour plénière. — La cour 
plénière est révoquée, et une convocation des États-Généraux annoncée. 
L'archevêque de Toulouse réclame imprudemment les lumières des publi- 
cistes sur leur forme. — Il donne sa démission, et est remplacé par 
M. Necker. — Seconde assemblée des notables, uniquement appelée pour 
donner son avis sur la forme des Élats-Gcnéraux. Le roi, sur le rapport 



»^H<> Tables synclironiques de Cllisloire de France. 

de M. Necker, !»rn;te que le tiers-e'tat aura une repiésentaiion double, mars 
nue l'on voteroit par ordre. 

1789, il s'ëtablit des dilbs politiques. — Soulèvement dans le faubourg 
SHint-Antoine, et pillage de la manufacture Réveillon. 

"1789. EtatS'Généraux , dits dcptàs Assemblée nationale ou constituante. 

5 mai^ ouverture des États-Généraux à Versailles. — 17 juin, le tiers-état se 
Constitutî eh Assemblée nationale. Le roi ayant fait fermer la salle d'assem- 
blée, les députés se réunissent au jeu de paume, et là ils jurent de ne se 
pas séparer qu'ils n'aient donné une constitution à la France. — 23 juin, 
«éance royale où Louis XVI offre lui-même une constitution extraite des 
cahiers des députés. Ceux-ci résistent; le roi en.<yage ceux du cler^jé et de 
la noblesse à se réunir au tiers-état. — M. Necker est renvoyé. ' — Défec- 
tion des troupes qu'on avoit cantonnées aux environs de la capitale. — 
14 juillet, soulèvement à Paris; prise de la Bastille, massacre du gouver- 
neur, du prévôt des marchands, de l'intendant de Paris; armement de tout 
le royaume, incendie des châteaux. — Le comte d'Artois et le prince de 
Condé quittent le royaume. Commencement de l'émigration. — Le 4 août, 
décrets de suppression de tous les privilèges en France. — 5 et 6 octobre, 
la populace de Paris force les chefs de la garde nationale de la conduire à 
Versailles. Massacres au château. Le roi et la reine sont amenés à Paris. 
L'assemblée s'y rend de son côté. — 2 novembre, les biens du clergé sont 
misa la disposition de la nation. — Création d'assignats hypothéqués sur 
la vente des biens du clergé. 

1790, division de la France en départements. — 4 février, serment 
livique, le premier de ceux qui ont, ou désolé les consciences, ou détruit 
la religion du serment. — Suppression des vœux monastiques. — Droit de 
paix et de guerre réservé à l'assemblée. — Suppression de la noblesse et 
de toutes les distinctions nobiliaires. — Constitutioti civile du clergé. — 
Fédération générale de l'armée et des gardes nationales au Champ-de-Mars. 
Insurrection de quelques régiments à Nancy , et mort héroïque du jeune 
Desilles. —^ Démission de M. JNecker. — Premier massacre des blancs à Saint- 
Domingue. — Serment à la constitution civile du clergé exigé des évêques 
et des prêtres; refus d'une grande partie; naissance du schisme et des 
persécutions. 

1791, tribunal provisoire établi à Orléans pour juger les crimes de lèse- 
nation. — Le quart du méridien terrestre est adopté par l'assemblée pour 
la base d'un nouveau système de mesures. — Mort de Mirabeau. Il est 
porté en grande pompe à la basilique de Sainte-Geneviève, convertie en 
Panthéon, pour recevoir les cendres des grands hommes. Voltaire et Rous- 
seau y sont déposés peu après. — Le peuple et la garde nationale s'op- 
posent au voyage du roi à Saint-Cloud. — Le 20 juin, il fuit de Paris, ainsi 
que Monsieur. — Il est reconnu et arrêté à Varennes. L'assemblée nationale 
le suspend de son autorité. Attroupements au Champ-de-Mars pour faire 
prononcer sa déchéance. — Nouveaux massacres des blancs à Saint-Do- 
mingue. — Réunion d'Avignon à la France. — Le roi accepte la nouvelle 
«onstitulion, et est rendu à lu liberté. — Organisation de sa garde constita- 



g^'t^ÉR. 17 15-1817. — 3e /îrtc^;, Bourbons (Zoï/wi 5, 16, 17,18). 37! 
tiohnelle. — Fin de l'Assemblée constituante, dont les membres s'interdiseat 
lu faculté de faire partie de la nouvelle. 

1 79 1 . Assemblée législaMe. 

i®*" octobre, ouverture de l'assemblée législative, qui dès sa première 
séance annonce un système d'hostilité contre le roi. — La somme des 
assignats en circulation est portée à i4oo millions. — Séquestre décrété, et 
peine de mort prononcée contre lés émigrés non rentrés att i''^' janvier sui- 
vant. Obligation aux prêtres de prêter sous huitaine le serment exigé d'eux. 
Le roi oppose son veto à ces deux décrets. — Déclaration de l'assemblée 
portant qu'elle renonce à toute conquête. 

- Ï792, les princes sont décrétés d'accusation, et Monsieur est déchu de 
son droit à la régence. Le ministre des affaires étrangères de Lessart, est 
décrété d'accusatîoti et envoyé à Orléans.-— 20 avril, le général Dumouriez 
qui lui succède, d'accord avec l'assemblée, fait déclarer la guerre à l'Au- 
tHche, et jaillir ainsi l'étincelle qui produisit un embrasement de vingt- 
trois ans. — Décret d'accusation contre M. de Brissac, commandant de la 
garde constitutionnelle du roi. — Abolition de tous les droits féodaux sans 
indemnité. — Changements dans le ministère. Pendant deux mois le roi est 
réduit à changer de ministres presque chaque jour. — 20 juin, la populace 
de Paris est soulevée et dirigée contre le château des Tuileries, où elle 
place le bonnet rouge sur la tête de Louis XVI. — 10 août, nouvelle in- 
surrection préparée par les factieux et avec plus de succès. Les Suisses 
qui défendoient le château sont massacrés. — Le roi, qui se réfugie au sein 
de l'assemblée, dans l'espoir de faire cesser le carnage, est envoyé prison- 
nier au Luxembourg, puis au Temple. — L'assemblée convoque une Con- 
vention nationale et nomme un ministère. — Le roi de Prusse, allié de 
l'Autriche, entre en France et s'empare de Longvvy, de Verdun, et s'avance 
jusqu'à Châlons. — Le 2 septembre et jours suivants, massacres dans les 
prisons de Paris. Le 8, massacre, à Versailles, des prisonniers de la haute- 
cour d'Orléans. — 20 septembre, l'armée prussienne , battue à Valmy par 
le général Kellermann, est forcée d'évacuer le territoire de la France. — 
Émission d'une loi qui permet le divorce. 

1792. Convention nationale^ 

31 septembre, première séance de la Convention. La royauté est abolie 
et la république décrétée. — Les François envahissent la Savoie, le couité 
de Nice, le Palatinat, et font lever le siège de Lille aux Autrichiens. — 
Peine de mort décrétée contre les émigrés pris les armes à la main. — 6 ne- 
vembre, bataille de Jemmapes gagnée sur l'archiduc Albert par le générai 
Dumouriez, qui s'empare du Brabaot. — La convention déclare qu'elle 
prêtera secours aux peuples qui voudront recouvrer leur hberté. — La 
commune de Paris demande le jugement du roi. liobespierre propose qu'il 
soit mis à mort sur-le-champ, en vertu d'une insurrection. — La Convention 
s'arrête à le faire comparoître à la barre pour l'interroger. 

Ï793, 17 janvier, Louis XVI est condamné à mort à la majorité de 366 

24- 



îj^fc' Tables synchronujues de l'Histoire de France. 

▼oix sur 721 . — La Convention recette l'appel au peuple, ainsi que tout délai 
dans l'exécution. — Elle a lieu le 21 . — Au moment fatal, l'abbé Edgewortht, 
•confesseur du roi , lui adresse ces paroles sublimes et inspirées : Fils d& 
S. Louis, montez au ciel. 

LQUI? XVH, 70* roi de France. 

1793, Louis XVH, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette de Lorraine- 
Autriche, né le 27 mars 1785, d'abord duc de Normandie, puis dauphin 
le 4 juin 1789 par la mort de son frère, devient roi le m janvier 1793, par 
la iu tragique de son pève. 

Jeté à huit ans dans une obscure prison, il s'y voit réduit, dans une cham- 
bre infecte, h une solitude absolue. De l'eau et la nourriture la plu^ com- 
mune y prolongent avec calcul des jours minés d'avance par les traitements 
les plus infâmes. Jamais une main compatissante n'aida sa foiblesse à ré- 
parer la couche grossière où il repose ses membres abattus par la souf- 
france; à purger son réduit des immondices qu'y entasse la nécessité; à 
introduire un air réparateur , par des issues que la défiance arme d'un ca- 
denas; et son linge et ses vêtements pourrirent sur lui, sans être renouvelés. 
Tel est le régime par leqnel Une politique vraiment infernale, acharnée sur 
cetlô tendre et innoçentQ ylctime, amène rapidement sa destiruction. 

^Sfuke. <f<? la. Ççnyeriiiçn. 

1793, la Franco déclare la guerre irAnglqterrf, au Stathouder et à l'Es- 
pagne. Dès-lor^ se noue contre la France la première coalition préparée » 
Pilnitz dès l'ahnée précédente. — Peine de mort portée contre les émigrés. 

— Confiscations des biens des condamnés pour cause poUtique. — 18 mars, 
bataille de Nervvinde gagnée par le prince de Cobourg sur le général Du- 
mouriez, et évacuation de la Belgique par les François. — Soulèvement dé 
la Vendée à l'occasion d'une levée de 3oo mille hommes. — Le général Du- 
œouriez fait arrêter 4 députés et les livre à l'Autriche. Ne pouvant entraîner 
son armée dans ses vues contre la Convention , il prend la fuite avec les 
enfants du duc d Orléans. — Arrestation du duc d'Orléans. — Création 
d'un comité de salut public. — Déportation des prêtres insermentés à la 
Guyane. — Recrutement de 16 à 46 ans contre la Vendée. — Combat naval 
entre l'amiral Villaret-Joyeuse et l'amiral Howe ; les François perdent six 
vaisseaux. —^ La Convention, cernée par les sections de Paris et poussée par 
ceux de ses membres appelés Cordeliers., décrète l'arrestation de 34 députés, 
dits Girondins, et consolide le terrorisme — Constitution répubUcaine sou- 
mise à l'acceptation du peuple. — Soulèvement à Lyon et dans le Calvados. 

— Le député Marat est assassiné par Charlotte Conlay. — Prise de Valen- 
ciennes par les Autrichiens. — Arrestation de tous les étrangers en France. 

— Acceptatiorr de la constitution au Champ-de-Mars par les députés des 
assemblée* primaires. — Le duc de Brunswick, le comte de Wurmser et le 
prince deCondé forcent les lignes de Weissembourg, tournées par le princ^ 
de Waldeck. — Dunkerque est investi par les Anglois. — Réquisition mili- 
taire de 18 à a 5 ans, -«- Établissement du grand-Hvrç. — Tpulo^ çst livré 



I 



pc Pin. i»; 1 5-i8i 7. — - 3e Race, Bôurbohs {Louis i5, 16, i 7, 1 8). 873 

^iix Angloîs. — 8 septembi^e, bataille d'Hondscoote, gagnée par le ge'ne'ral 
Houchard sur le duc d'Yorck, let levée da siège de Dunkerque. — 53 députés 
sont décrétés d'accusation. — Etablissètnent du maximum sur les denrées 
ûe première nécessité. — Incarcération des suspects. — 5 octobre, établis- 
sement d'un nouveau calendrier, destiné à faire disparoitre toute trace de 
croyance religieuse (a). — Prise de Lyon et mitraillades judiciaires. -*- 
— Ajournement de la constitution républicaine. -^ Le ï6 octobre, la reine 
est conduite à l'échafaud; le 3i, exécution dé Si députés girondins; et 
ie 6 novembre, du duc d'Orléans. — L'évêque constitutionnel de Paris ab- 
dique à la barre les fonctions sacerdotaUs, et la Convention arrête de 
subistituer un culte raisonnable an culte catholique. Dès profanations sont 
encouragées au sein même de l'assemblée ; une fête de la raison est célébrée 
J)ar la Convention dans l'église de Notre-Dame, et toutes les églises sont 
fermées. — Les honneurs du Panlbéon sont décernés à Marat. — Les assas- 
sinats des tribunaux révolutionnaires se multiplient. Plusieurs députés et 
iautres se donnent la mort pour se soustraire ati supplice. — ^Établissement 
tl'un gouvernement qualifié de révolntionnaire par ses propres auteurs. — 
Séquestre des parents d'émigrés. — Combats de Bertheim, près Strasbourg;, 
où le duc de Bourbon est blessé d'un coup de sabre. Le prince de Condé, 
Son père, et le duc d'Enghien, son fils, y payoient aussi de leurs personnes^ 
«t offroient le spectacle rare dans les fastes militaires de trois générations 
combattant l'une près de l'autre. — Reprise de Toulon, où Bonaparte com- 
mence à se faire connoître, et évacuation Aes ti^pifes -de Weisseœbour^ par 
le duc de Brunswick. 

1794, fête de l'anniversaire de la mort de Louis XVï. — On commenc* 
à chômer la décade,, au lieu du dimancîie. — Abolition de l'esclavage de» 
nègres. — Création de commissions pour juger plus promptement les déte- 
nus. — Exécution des révolutionnaires Hébert, Chnumette, etc. , de plusieurs 
députés du bord des Cordeliers; de l'évêque constitutionnel de P;.ris; de 
M. de Malesberbes, défenseur du roi, etc. — Déclaration solennelle de la 
Convention, par laquelle cette assemblée reconnoît l'Être suprême. — Le 
10 mai, madame Elisabeth, sœur du roi, est envoyée au supplice.- — Com- 
bat naval entre l'amiral Villaret et l'amiral Howe ; les François perdent plu- 
sieurs vaisseaux. Le Vengeur se fait couler bas plutôt que de se rendre. — 
% juin, fête en l'honneur de l'Être suprême, présidée par Robespierre, à la 
tête de la Convention. — 26 juin, bataille de Fleurus gagnée par le générai 
Jourdan. Conformément à un décret récent de la Convention, o« n'y fait 
point de prisonniers anglois. — 27 juillet (9 thermidor an III), fin du 

(a) Chaque année du nouveau calendrier commence à minuit du jour où timbe 
l^éqninoxe Vrai d'automne en temps civil, et aw Uiëridieh de Paris. — La première 
année ^st censée avoir commencé le as septembre 1792 , à l'époqHC où la république 
fut décrétée. Chaque année est composée de la mois de 3 décades ou de 3ojourc>, et 
de 5 jours complémentaires. Les années surabondantes, dites sextiles , ont 6 jours 
complémentaires. (Les années 3,7,11, ont été sextiles.) L'usage de ce c.iloudrier • 
duré 12 ans. Il a cessé le i^' janvier 1806. 

Les années 2, 3, 5, 6, 7, ont commencé le 2S septembre; 4» ^> 9' ^^' "'» ï3,le î3 J 
et Van 12, le 2]. Voyez le Tableau de corresponclîinoe de l'ère rrpuhliciiinC âVec té 
calendrier grégorien. 



3nl[ Tables synchroniqucs de V Histoire de France, 

règne de la terreur. Révolution au sein de la Convention. — Chute de Robes^ 
pierre. H est exécuté le lendemain avec quelques autres, et 70 membres de la 
commune de Paris. — Reprise de Landrecies, de Valenciennes et de Conde'. 
Dans la première de ces places, sur le refus de compi^ndre les émigrés 
dans la capitulation, ceux-ci s'ouvrent un passage de vive force, mais 
beaucoup y périssent. — 94 Nantois sont renvoyés absous. — Les cendres 
de Marat et de Rousseau sont portées au Panthéon, et celles de Mirabeau en 
sont exclues. — 12 novembre, fermeture de la salle des Jacobins. 

I"q5, organisation d'un nouveau tribunal révolutionnaire en remplace- 
Hient de l'ancien. — Invasion de la Hollande par le général Pichegru. Aboli- 
tion du stathouderat. — 21 janvier, commémoration du supplice de Louis 
XVL Des jeunes gens brûlent en représailles le buste de Marat. — Loi sur 
la liberté des cultes. — Les députés modérés qui avoient été mis hors la loi 
rentrent au sein de la Convention. — Collot, Rarrère et autres sont condam- 
nés à la déportation par la Convention. — 5 avril, traité de paix à Râle entre 
la France et la Prusse. — 20 mai (i^*" prairial an III), essai des terroristes pour 
ressaisir le pouvoir. Les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau se portent 
nu sein de la Convention , assassinent le député Féraud, dont ils déposent la 
tête sur le bureau du président ( Roissy-d'Anglas) , demandent du pain et la 
constitution de 1793. La Convention est délivrée par le bataillon de la Rutte 
des Moulins. Elle ordonne l'arrestation de \.\ députés, le désarmement des 
terroristes, et la remise des canons des sections ; les assassins de Féraud sont 
exécutés; plusieurs députés se donnent la mort. — La Convention accorde 
une église à chaque arrondissement de Paris. — 8 juin, après 34 mois de 
captivité, Louis XVII meurt au Temple, victime d'une scélératesse raffinée 
qui s'étoit étudiée à miner à-la-fois ses facultés physiques et intellectuelles. 

LOUIS XVIII, 71* roi de France. 

1795, Louis XVIII, frère de Louis XVI, né le 17 novembre i755, suc- 
cède à son neveu, par le droit de sa naissance. Son avènement est célébré 
le 4 juillet, à l'armée des émigrés, que commandoit le prince de Condé* 
C'est ainsi qu'au milieu d'un petit nombre de fidèles, seuls en position de 
pouvoir encore élever la voix, furent proclamés Charles VII et Henri IV. Le 
re^te de la France, sous le joug de l'oppression, fut contraint de demeurer 
muet, et ce n'est qu'après dix-neuf ans d'attente et de nouvelles épreuves y 
^u'il lui est enfin donné de faire retentir aussi son cri d'acclamation. 

Suite de la Convention. 

Restitution des biens des condamnés. — Débarquement d'émigrés, 1* 
plupart officiers de la marine , sur la presqu'île de Quiberon. Ils y tiennent 
près d'un mois sans pouvoir faire de progrès ; défaits par le général Hoche, 
ils se rendent, et sont fusillés par ordre supérieur, malgré la capitulation 
du jeune Sombreuil, leur chef, qui avoit consenti à en être excepté. — 
22 juillet, paix de Râle avec l'Espagne. — Célébration de l'anniversaire du 
10 août. — Loi sur la présentation d'un nouvel acte constitutionnel aux^ 
^semblées primaires » et la r«éleetioa dés deux tiers de la Convention. L^ 



\ 



9'^Pkr 1715-1817. — 3^ Race, Bourbons {Louis iS, 16, l'j^iS). 37> 
constitution nouvelle établit un Directoire exécutif de cinq membres et 
deux chambres, l'une dite des Anciens, de aSo membres, et l'autre des. 
Cinq-cents, -r- Réunion delà Belgique. ■ — La Convention s'établit en per- 
manence à l'occasion des mouvements de quelques sections opposées à la, 
réélection des deux tiers. Elle nomme Barras général en chef de l'armée de 
l'intérieur. Il s'adjoint Bonaparte. — 5 octobre (i3 vendémiaire an IV), 
combat entre les troupes commandées par Bonaparte, et les sections de 
Paris> Après une perte de 3ooo hommes, les sections sont contraintes de cé- 
der. — Grand nombre d'individus sont condamnés à mort par contumace. 

— Les parents d'émigrés sont exclus des places jusqu'à la paix. — Choix 
Ucs deuji tiers opéré par le sort. — Fin de la Convention. 

è 
1795. Directoire exécutif. 

1^"" novembre, les Anciens élisent les membres du Directoire, et leur choix, 

' tombe sur cinq conventionnels qui tous avoient voté la mort du roi. — Le. 

général Schérer bat les Autrichiens à Loano , et leur fait évacuer l'état de 

^ Gênes. — Madame, fille de Louis XVI, est échangée contre les députés 

livrés par le général Dumouriez. 

1796, célébration de l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Serment de 
haine à la royauté. — Conspiration anarchique de Babeuf. — Bonaparte, 
est nommé au commandement en chef de l'armée d'Italie. — Création de 
2 milliards 400 millions de mandats territoriaux , en remplacement des. 
assignats qui avoient été portés à ^S milliards. Ils sont eux-mêmes démoné- 
tisés en moins d'un an. — Les généraux vendéens , Charette et Stofflet, sont 
])ris et fusillés. — Le sénat de Venise, intimidé p.ir Bonaparte, fait signi- 
fier à Louis XVIII de se retirer de Vérone. — Il se rend à l'armée, sur le 
lihin, et se fait voir aux avant-postes républicains. — Bonaparte, par Içs 
victoires de Montenotte, Millesimo, Dégo et Mondovi, force ù la paix le roi 
de Sardaigne, qui cède à la France Nice et la Savoie, et abandonne jusqu'à 
la j)acification générale les principales de ses forteresses. — Les journées de 
Lodi, Castiglione, Rovéredo,Arcolc, Montenotte et Saint-Georges, achèvent 
de faire évacuer l'Italie aux Autrichiens. - — Armistices et pacifications avec 
Naples, Rome, Parme, Modène, Wurtemberg, Bade et la Bavière. — Les 
Anglois s'emparent dans le mêoie tenips des colonies françoiscs et hollan- 
doises. — 19 juillet, assassinat tenté sur Loui« XVîlI à Dillingen. — Moreaa 
passe le Rhin, s'empare deKehl, bat les Autrichiens à Renchen et à Ras- 
tadt, et contraint le prince Charles à repasser le Danube. Les émigrés, tout 
en éprouvant des échecs à Ettlingen et à Kamlach,^ y font preuve de valeur. 

— Les succès de Moreau sont interrompus par la défaite du général Jour- 
dan, qui est battu à Wurtzbourg par le prince Charles. Moreau fait de sa 
retraite le plus beau monument de sa gloire militaire. Victorieux à Biberach 
il y eût détruit l'armée autrichienne, sans la résistance vigoureuse des émi- 
{;rés françois. — Traité d'alliance entre la France et l'Espagne qui déclare 
la guerre à l'Angleterre. — Les marchandises angVoises sont prohibées ea. 
France et saisies en Italie. — 7 décembre, neutralité du nord de l'AlIew 
\nagne stipulée entre la France et la Prusse. — Une Hotte françoise destin(^e 
à, favorise^' les mé-eonteats d'Irlande, est battue jiar la temp«to et ne peu.*: 



376 Tables synchroniciues de l'Histoire de France^ 

exécuter son dessein. — Rupture des conférences de paix entre la France 
et l'Angleterre, celle-ci refusant de consentir à l'alliance de la Belgique à 
lu France. — Alliance entre le pape et l'empereur. — L'introduction dans 
les deux conseils d'un second tiers étranger à la Convention contribue à 
améliorer l'opinion et les lois. 

1797, conspiration royaliste de Brottier,^La Villeurnoy , etc. — Victoire 
de Bonaparte à Rivoli. Les Autrichiens font leur retraite par les états de Ve- 
nise. — 19 février, traité de Tolentino avec le pape. Il abandonne les légations 
du Pô , qui sont converties en république Cispadane , et il cède à la France 
Avignon et le Comtat Venaissin. — Le prince Charles rappelé des bords du 
Rhin est battu par Bonaparte à la bataille du Tagliamento. Les François oc- 
cupent successivement le Tyrol , la Styrie et la Carinthie. Le 1 8 avril les pré- 
liminaires de la paix sont signés à Léoben. — Le général Moreau avoit des 
succès pareils sur le Rhin quand l'armistice arrêta ses progrès. — Bonaparte, 
à l'occasion des mauvais traitements des Vénitiens à l'égard de quelques sol- 
dats François, marche sur Venise , s'empare de la ville le 16 mai, et change 
sou aristocratie en un gouvernement démocratique. — A la même époque et 
sons la même influence, Gênes imite cet exemple, et se constitue en répu- 
blique Ligurienne. — La Lombardie est érigée en république Cisalpine, qui 
s'accroît bientôt de la république Cispadane. — Rapport au conseil des Cinq- 
Cents sur la liberté des cultes. — Négociations infructueuses de paix avec 
l'Angleterre. — Mort du grand-maître de Malte, Emmanuel de Rohan, et élec- 
tion du bailli de Homspesch, sous lequel l'ordre devoit perdre sa résidence. 
— Essai d'un culte dit théophilanthropique^ dont le directeur La Reveillière se 
fait le grand patriarche. — Révolution du 18 fructidor an V (5 septembre). 
L'ancien directeur Carnot et le nouveau directeur Barthélémy , les généraux 
Pichegru et Ramel , cinquante-trois députés et quarante-quatre journalistes 
èont condamnés par une loi à la déportation , comme impliqués dans une 
Conspiration contre le Directoire.- — 17 octobre , /?a/jr de Campo-Formio- 
L'empereur abandonne la Belgique et la Lombardie, et reçoit en échange 
presque tout le territoire de Visnise. La Fratice s'en réserve les îles, qui sont 
depuis érigées en république des Sept-Iles ou Ionienne. — Le grand duc de 
Toscane reçoit l'évêché de Salzbourg en échange de son duché, et le duc de 
Mbdène le Brisgau en échange du sien. — Un congrès est indiqué à Ras- 
tadt pour la pacification de l'Allemagne. — L'armée de Condé est licenciée. 
Le prince, dans la vue d'attacher son armée au service de la Russie, se rend 
à Pétersbourg auprès de l'empereur Paul I , qui venoit de succéder à sa 
încre, l'impératrice Catherine It. — Louis XVIII, retiré à Blankenbourg, trouve 
J'année suivante un asile chez ce monarque à Mittau , en Courlande — t4 
décembre, loi relative à la liquidation de l'arriéré de la dette publique et à 
la délivrance de bons représentant, les uns, les deux tiers de la dette mobi- 
lisée; les autres, le tiers consolidé. Ce dernier, après liquidation faite en 1798, 
se'trouva monter à 45 milHons et demi. La dette perpétuelle éloit en 1789 
de 5i millions. — L^n soulèvement de la populace de Rome contre la légation 
françoise et le massacre du général Duphot deviennent l'occasion d'une 
invasion nouvelle des états du pape. 

1798, saisie des marchandises angloises; tout vaisseau neutre qui en est 
porteur est déclaré de bonne prise. — Menaces d'une descente en Angleterre. 



9*^PÉR. 17 i5-i8 17.— 3e 7?ace, Bourbons (Loi«5i 5, 16,17, i8). 877 
•^— L'assassinat d'un aide-dè-camp François par des paysans de la Suisse de- 
vient l'occasion d'une guerre contre ce pays. Les Vaudois secouent le joug 
de Berne, et une armée Françoise se dirige contre cette ville qui est prise le 
5 mars, après une sanglante bataille. — Le i^*" Février, Rome est occupée 
par le général Berthiôr, qui y constitue une république. — Le pape se retire 
à Sienne. —Constitution donnée à l'Helvétie, à l'instar de celle de France; 
résistance des petits cantons. 1 5 avril, réunion de Genève à la France. — ig 
mai, Bonaparte s'embarque pour l'Egypte; il s'empare de Malte le 12 juin, 
d'Alexandrie le 2 juillet et du Caire le 28, après avoir battu les Mamelouks 
à la bataille des Pyramides. Le i*^"" août, la bataille navale d'Aboukir où l'a- 
miral Nelson détr-uit la flotte Françoise, lui enlève toute communication ul- 
térieure avec la France 5 21 octobre , soulèvement au Caire contré les Fran- 
çois et répression sanglante. — L'empereur de Russie se déclare grand-maî- 
tre de l'ordre de Malte. — 5 septembre, établissement de la conscription 
militaire, et levée de 200 mille conscrits. —La célébration des décades est 
établie dans les églises concurremment avec l'exercice du culte. — Le roi de 
Naples s'allie aux Anglois , et chasse les François de Rome. — Le générai 
Jottbert, envoyé en Italie, Force le roi de Sardaigne à renoncer à la sou- 
veraineté du Piémont. — Les Napolitains sont battus par le général Cham- 
pionnet, et le roi de Naples est contraint de se retirer en Sicile. 

1790), soulèvement des Lazzaronis, à Naples. Le général Mack qui com- 
mande l'armée napolitaine est menacé, et se rend à l'armée Françoise. Cham- 
pionnet met les Lazzaronis en déroute, entre dans Naples, et constitue une 
république Parthénopéehne. — Bonaparte pénètre en Syrie, gagne la ba- 
taille d'El Arisch, et s'empare de Gaza et de JaFFa. Il échoue devant Saint- 
Jean d'Acre. — Les envahissements de la France et les diFTicultés sans cesse 
renaissantes au congrès de Rastadt déterminent une seconde coalition de la 
Russie, de l'Autriche, de la Turquie et de lAnglettrre contre la France. — Le 
Directoire rappelle ses plénipotentiaires de Rastadt; ils sont assassinés dans 
leur retour. — Les François sont battus à Stokach par le prince Charles, el 
à Cassano par le maréchal russe Suwaroff qui s'empare de Milan. L'armée 
Françoise rappelée de Naples est battue par lui à la Trébie, et Fait néanmoins 
sa jonction avec le géhéral Jonbert. — Le pape Pie VI, soustrait par les 
François aux Autrichiens, aux Russes et aux Turcs, qui se flattoient de le 
délivrer, est transporté de Sienne à Parme , puis à Briançon et à Valence ? 
où il meurt le 29 juin , dans la 82* année de son âge , et la 26^ de son pon- 
tifica't. — 10 juin, mariage à Mittau de Madame, fille de Louis XVI, avec le 
duc d'Angoulême. — • Masséna envoyé en Helvétie est battu par le prince 
Charles. -- Une armée torque débarquée en Egypte, est anéantie à la ba- 
taille d'Aboukir. — Nouvelle victoire deSuwaroFFà Novi ; Joubert y est tufe'; 
Moreau Fait la retraite. — 20 mille Anglois et Russes débarquent dans le Aord 
de la Hollande ; la flotte hollandoisG, gagnée d'avance, se rend sans cohibat. 
— Divisions entre le Directoire et le Corps-LégislatiF. — Emprunt Forcé de 
100 millions. — Loi des otages contre les nobles. — Symptômes prononcés 
du retour de l'anarchie, et en même temps delà décadence du gouvernement, 
que l'on s'attend à voir crouler bientôt sous les eFforts des allies, qui tou- 
chent le sol de la France. La Providence en ordonne autrement. — Les An- 
glo-russes sont battus par le général Brune à Bergen, et forcés d'évacuer la 



378 Tables synchroniques de f Histoire de France. 

ïlollande ; les Austro-russes, prives de l'assistance du prince Charles , qui 
se porte vainement sur Philisbourg , sont défaits à Zurich par Masséna ; et 
Suuaroff, appelé trop tard d'Italie à leur secours, est forcé lui-même d'a- 
bandonner la Suisse, et d'opérer sa retraite en Allemajine, d'où il est bien- 
tôt rappelé en Russie avec son armée. — 16 octobre, Bonaparte, parti d'E- 
{jypte le 23 août, arrive à Paris, et y apparoît comme un sauveur. — \^^ no- 
vembre, élection du pape Pie Vil, à Venise. 

1799. Consulat. 

9 novembre (18 brumaire an VIII), révolution dans le gouvernement. 
Le Corps-iié{][i3laiif, transféré à St. Cloud, abolit le Directoire. Une commis- 
sion formée de Bonaparte, Siéyes et Hoger-Ducos, le remplace provisoire- 
raeut, et le i3 décembre, une nouvelle constitution établit trois consuls 
pour cinq ans, Bonaparte i®"" consul , Cambacérès et Le Brun , 2^ et 5^ 
consuls. Un Sénat de 80 membres , un Tribunal de 100 et un Corps-Légis- 
latif de 3oo. — M. de Talleyrand-Périgord est nommé ministre des affaires 
étrangères. — Une loi supprime toutes les fêtes nationales, excepté celles du 
1 4 juillet et du i^' vendémiaire. — Des honneurs sont décernés aux restes 
de Pie VI. 

1800, traité d'El Arisch pour l'évacuation de l'Egvpte par les François ; 
les Anglois y mettent obstacle. — La nouvelle constitution est acceptéepar 
signatures privées données chez les notaires. — Institution des préfectures. 

— Le premier consul s'installe aux Tuileries avec toute les formes monar- 
chiques. — Pacification de la Vendée. — Clôture de la liste des értiigi'és. — 
Etablissement delà Banque de France. — Formation d'une armée de réserve 
à Dijon. — Kléber bat les Turcs en Egypte , à Héliopolis et en d'autres lieux. 

— Moreau ouvre la campagne par les victoires d'Engen, Mœrskirch et Bibe- 
rach. — Bonaparte franchit le mont Saint-Bernard contre l'attente du géné- 
ral Mêlas, qui suppose que ce n'est qu'une feinte. Il descend dans les plaines 
du Piémont, s'empare des magasins de l'ennemi à Milan, et, le i4 juin, livre 
et gagne la bataille de Marengo qui force les Autrichiens à l'évacuation du 
Piémont. Il ordonne un Te Deum à Milan, premier retour à la provocation, 
d'un acte religieux de la part de l'autorité. — Au même temps Moreau bat les 
Autrichiens à Hochstedt , et s'avance en Autriche, — Kléber est assassiné en 
Egypte; le général Menou lui succède dans le commandement. — Armistice 
et préliminaires de paix entre l'Autriche et la France. — Congrès de Luné- 
ville. — Capitulation de Malte, qui se rend aux Anglois après un blocus de 
26 mois. — Rupture de l'armistice. Le 3 décembre,^ bataille de Hohenlinden 
gagnée par Moreau, qui s'approche de Vienne, et force l'Auâ-iche à un nou- 
vel armistice. — 24 décembre, explosion d'une machine infernale dirigée 
contre le premier consul. Il est autorisé à se former une garde. 

i8oi, Paull, mécontent de la coalition, se rapproche de la France , et 
fait signifier à Louis XVIII de quitter ses états. Le monarque et la duchesse 
d'Angoulême se mettent en route vers l'époque du 21 janvier, et se rendent 
à Varsovie, dans les états du roi de Prusse. Il retourne en Russie après la mort; 
de Paul I. — 9 février, paix de LunévUle ; la Belgique et la rive gauche du 
ïlhin sont cédées à la France. — Armistice entre la France et Naples. — Les 



9*'PÉR. 1715-1817. — 3c iJrtce, Bourbons (/:of/« 15,16,17, 18). 879 
prisonniers russes sont renvoye's à l'empereur Paul, habilles et armés. — 
Bataille d'Alexandrie en Egypte. Les François y sont battus par le ge'néral 
anglois Abercrombie, nouvellement débarqué; il est tué dans l'action. 
— Traité avec l'Espagne d'après lequel le duché de Parme est cédé à la 
France , et l'Etrurie donnée au duc de Parme. — Traité de paix avec INaples, 
qui cède l'île d'Elbe, et ferme sq^ ports aux Anglois. — 24 mars, Paul I, em-^ 
pereur de Russie, est assassiné. Alexandre son fils lui succède. — Concile des 
évèques constitutionnels à Paris pour la pacification de l'église de France. -- 
Le nègre Toussaint-Louverture se fait nommer gouverneur à vie à St-Domin- 
gue. — Combat naval d'Algésiras, où le contre-amiral Linois obtient de l'a- 
vantage sur les Anglois. — i5 juillet , Concordat avec le pape. — Paix avec 
la Bavière. — Evacuation de l'Egypte. — i*^ octobre. Traité de St-Ildé- 
phonse par lequel la Louisiane est rendue à la France par l'Espagne. — Le 
même jour préliminaires avec l'Angleterre. — Paix avec la Russie. — Préli-- 
minaires avec la Porte. — Expédition sous le général Leclerc, beau-frère de 
Bonaparte, pour s'emparer de Saint-Domingue. 

i8g3, le premier consul est nommé à Lyon président de la république 
Italienne, ci-devant Cisalpine. — Christophe fait massacrer tous les blancs 
au Cap. Il est mis hors la loi ainsi que Toussaint-Louverture. — 26 mars, 
traité de paix à Amiens entre la France et l'Angleterre. Celle-ci rend ses con^ 
quêtes, à l'exception des îles de la Trinité et de Ceylan. La restitution de 
Malte est stipulée , et la république des Sept-Iles reconnue. — 18 avril , loi 
organique sur le culte. — Le cardinal Caprara vient en France avec le carac- 
tère de légat à latere. — Nouvelle circonscription des diocèses, et nomination 
des évêques. — 26 avril, loi d'amnistie en faveur des émigrés. — 8 mai, 
Bonaparte est prorogé consul par le Sénat pour dix ans, après l'expiration 
des cinq premièces années. Arrêté des consuls pour prendre l'avis du peuple 
françois sur le consulat à vie. — Création de la Légion d'honneur. — Paix 
avec le Wirtemberg. — Renonciation du prince d'Orange à la dignité de 
stathouder. — 4 i"^^? Toussaint-Louverture, Christophe et Dessahnes se 
soumettent. — Toussaint est envoyé en France ; Christophe s'évade. — 25 
juin, paix avec la Turquie, qui ouvre la mer Noire aux François. 

1 80 2 . Co7isulat à rie. 

2 août, d'après le dépouillement des votes du peuple françois, déposés 
chez les notaires, les consuls sont déclarés à vie, et Bonaparte reçoit le droit 
de se choisir un successeur. — i'"'' octobre, troubles en Suisse. Le premier 
consul ordonne qu'on lui adresse des députés pour connoître le vœu de 

cantons sur une constitution. Le 21 , il fait entrer une armée en Suisse. 2 

novembre, le général Leclerc meurt à Saint-Domingue, et est remplacé par 
le général Rochambeau. La majeure partie de l'expédition succombe à 
l'épidémie qui se déclare. — Réunion de l'île d'Elbe à la France. 

i8o3, création de trente sénatoreries ou espèces d'apanages pour autant 
de sénateurs. Bonaparte essaye d'obtenir une renonciation du roi à ses 
droits. Noble réponse de Louis XVIIL Tous les princes françois y adhèrent. 
T— Mort de Toussaint-Louverture. — 3o avril, cession de la Louisiane aux 
Etats-Uttis, moyennaut soixante millions. — 16 mai, renouvellement de la 



l8o Tables sjnchroniques de P Histoire de France. 

çnerrè êhtrt Ih France et rArtgleterre. Malte, qtié cette puissahce Veut con- 
server, en est le sujet. Tous les Anglois qui se trouvent en France sont ar- 
rête's, en repre'sailles delà capture des vaisseaux de commerce françois. — 
Une armée Françoise entre en Hanovre, et s'en empare ; une autre, re'uniè à 
Boulogne, menace l'Angleterre d'une invasion. — Prohibition en France des 
denrées colohiales angloises. — 3o novembre, évacuation de S.-Domin{i;tièpar 
les François, et nouveau^; massacr'es des blancs, ordoUnés par Dessalines. 

i8o4, arrestation des généraux Pichè{^ru et Moreau, de Georges Cadou- 
<Ial et autres, pr(>venus de conspiratioU contre le prertiièr consul. — Nouveauit 
massacres de blancs à St. Domingu^ par ordre de Dessalines, qui s'étoit fait 
nommer çouvemeUr général d'Haïti. — Jubilé en France à l'occasion dd 
Concordat. — 21 mars, le duc d'Enghien , arrêté par ordre de Bonaparte 
sur le territoire de Bade, est couduit à Paris, et fusillé à Vincennes. — Adop- 
tion d'un mêm'e Code civil pour toute la France. — Etablissement des Im- 
pôts indirefcts connus sous le nom de Droits-réunis. 

i8o4- Napoléon Eiyipetetcr. 

18 mai, sénatas-consulte qui, pour investir le premier consul d'une con- 
sidération qui défende sa personne contre les attentats , lui donne le titré 
d'empereur, et déclare cette dignité héréditaire dans sa famille, à l'exclusiori 
des femmes. Il prend le nom de Napoléon. — 5 juin , protestation de Louis 
XVIII, datée de Varsovie. — Condamnation à mort de Georges Cadoudalet 
de quelques autres. Pichegf u étoit mort dans sa prison ; Moreau est banni ; 
MM. de Polignac, de Rivière , d'Hozier et quelques uns arec eux demeurent 
détenus par commutation de peine. — 1 5 juillet, première distribution dé 
îa décoration de la Légion d'honneur. — Rétablissement des Missions étran- 
gères. — L'empereUr d'Allemagne se fait déclarer eïnpereur héréditaire d'Au* 
triche. ' — Dessalines se fait couronner roi d'Iïaïii sous le nom de Jacques ï. 
— 2 décembre , le pape Pie VII sacre l'empereur dans là cathédrale de Paris, 

i8o5, les François poi"tent du secours à la ville dé S.-Domingue, et bat- 
tent Dessalines sous ses murs. — La république Italienne proclame l^mpe- 
reur Napoléon roi d'Italie. — Troisième coalition contre la France entre l'An- 
gleterre, la Russie et l'Autriche. — La princesse Elisa Bonaparte , sœur dé 
l'empereur, et mariée au prince Félix Bacciochi, est mise en possession de 
la principauté de Lucques et de Piombino. — La république LigUriénne de- 
mande sa réunion à la France. — Réunion de Parme , Plaisance et Guastalla 
à la France. — Le i5 septembre, les Autrichiens envahissent la Bavière. 
L'électeur joint ses troupes à celles des François. Dès côtes de France oppo- 
sées à l'Angleterre, l'arniée françoise est portée sur le Rhin, qu'elle passe le 
27, et alors commence la campagne dite des 70 jours. — 8 octobre, traité 
de neutralité du roi de Naples. — 17 octobre, le général Mack, côUpc et Cerné 
dansUlm, y capitule avec 3o mille Autrichiens. — 20 octobre, une escadre 
ângloise débarque 12 mille hommes à Naples. — 2ï octobre, combat uaval 
dé TrafalgAr, ot\ les François et les Espagnols réunis perdent ig vaisseaux. 
L'amiral françois Villeneuve, fait prisonnier, se tue lui-même à Rennes au 
commencement de l'année suivante ; l'amiral espagnol Graviua es,t blessé 
l^rièvement, et succombe à sa blessure peu de temps avant la mort de l'ami- 



9^ PÉR. 1715-1S17. — 3* /Jactf, Bourbons (Lowz5 15,16,17, 18). 3Sï 
riil François. L'amiral anglois Nelson est tué dans le combat, avec la gloire do 
mettre l'ennemi de sa patrie dans l'impuissance de contrarier ses plans sur la 
mer. — 1 3 novembre, entrée des François à Vienne. — 2 décembre, bataille 
d'Austerlitz, dite des Trois Empereurs, à cause de la présence de Napoléon 
et des em,pereur3 de ïlussie et d'Autriche ; les alliés sont battus. Entrevue 
de Napoléon et de l'empereur d'Autriche. — Le 6, un armistice est conclu, et 
les Russes se retirent. — 26 décembre, paix de Presbourg avec l'Autriche. Les 
états de Venise sont abandonnés au roygume d'Italie; le Tyrol, à, 1^ Bavière; 
les électeurs de Bavière et de Wirtemberg sont élevés h. la dignité royale ; l'é- 
lecteur de Salzbourg devient électeur de Wurtzbourg; lesrépubUquesBatavo 
et Helvétique sont reconnues. — Napoléon tourne ses armes contre Naples- 
1806, adoption par l'empereur d'Eugène de Bej^u^arnois, fils de s^ fem- 
me. Il est nommé vice-roi d'Italie, et épouse une fille du roi de Bavière. — 
^^a France abandonne à la Prusse l'électorat de Hanovre. — - Invasion du 
royaume des Deux-Siciles par les François. Joseph Bonaparte, frère de Na- 
poléon, entre dans Naples le i5 février, et, ài la fin du mois suivant, il est 
proclamé, par Napoléon, roi de Naples et de Sicile. Ferdinand IV, retiré en 
Sicile, retient cette île sous son pouvoir. — Restauration de l'église de Saint- 
Denys pour devenir la sépulture des empereurs; celle de Sainte-Geneviève est 
rendue au culte. — La principauté de Neuchâtel est abandonnée par la Prusse» 
Napoléon donne la principauté au maréchal Berthier, et le duché de Clêves et 
de Berg au général Murât, époux de sa sœur Caroline ; la princesse Pauline, 
yeuve du général Leclerc, remariée au prince Camille Borghèse, est revêtuç 
«Je la principauté de Guastalla — Stéphanie de Beauhamois, nièce de sa 
femme, épouse le prince héréditaire de Bade. — L'électeur, archichancelief 
d'Allemagne, nomme pour son coadjuteur le cardinal Fesch, oncle de Na- 
poléon. — Etablissement d'une université unique en France. — Sur la de- 
mande de la répubhque Batave, Napoléon proclame, le 5 juin , Louis, 50a 
fi'ère, roi de PoHande- — R fait prince de Bénéveut le ministre des relations 
extérieures, Talleyrapd ; et prince de Ponte-Corvo, le général Bernadolte- 
beau-frère de Joseph. — 12 juillet, confédération des états du Rhin sous 1« 
protectorat de l'empereur Napoléon , et dissolution de l'ancien empire d'Al^ 
lemagne. L'électeur de Bade et celui de Wurtzbourg , le duc de Berg et \^ 
landgrave de Hesse d'Armstadt prennent le titre de grands-ducs. L'empereur 
d'Allemagne renonce à son titre, et adopte dél[initivement celui d'empereuf 
d'Autriche, r^ l*' octobre, quatrième cçalition contre la France. — La Prussf 
se met en avant, et réclaine l'évacuation de l'Allemagne par les François. 
— 14 octobre , bataille décisive d'Iéna , gagnée par Napoléon sur le duc dô 
Brunswick, et qui met toute la Prusse sous la main des François. Ils entrent; 
à BerUn le 27. Le 6 novembre, les restes de l'armée prussienne, sous 1^ 
maréchal ^lucher, capitulent près de Lubeck , et les villes fortes se rendent 
l'une après l'autre. — r tÇ novembre, suspension d'armes. — 7,1 novembre, 
(décret daté de Berlin, qui déclare les îles britanniques en état de blocus ^ 
et qui interdit tout commerce et toute communication avec elles. — 2^ 
^jovembre , entrée des François à Varsovie. — La Russie déclare la gyerre x 
la France et à la Turquie. — L'électeur 4© SâXÇ accède à 1^ conféderatinja 
du Rhin, et prend le titre de Roi. 

L$07, établissement d'une république à Haïti* L^ nègre Christophe est 



3^2 Tables Sfnchronif/ues de r Histoire de France. 

mis hors la loi par le Sénat. — Bataille d'Eylau gagnée par les François sur 
les Russes, qui sont repoussés loin de la Vistule. — L'amiral anglois Duck- 
worlh force le passage des Dardanelles, et bloque inutilement Constan- 
tinople pour faire déclarer la Turquie contre la France. — i4 juin , bataille 
de Friedland, près de Kœnigsberg, qui décide la paix. — Entrevue de Na- 
poléon et de l'empereur Alexandre à Tilsit. — 8 juillet, paix de Tihit. La 
Prusse perd toutes ses possessions au-delà de l'Elbe. La Pologne prussienne 
est donnée au roi de Saxe, et la Westplialie, avec titre de royaume ^ à Jé- 
rôme Bonaparte, frère de Napoléon. En conséquence du même traité, 
Louis XVIII se retire en Angleterre, et se fixe au château dllartwell. — Les 
princes de Bénévent et de Neufchâtel, nommés grands dignitaires de l'Em- 
pire, quittent le ministère. — i3 juillet, le roi de Suède ne pouvant se ré- 
soudre, depuis la mort du duc d'Enghien, à traiter avec Napoléon, rompt 
l'armistice avec la France et perd ses possessions d'Allemagne. — Réunion 
de Raguse au royaume d'Italie. — Suppression du tribunat. — Mariage de 
Jérôme Bonaparte avec une princesse de Wurtemberg. — 3o octobre, traité 
entre la France et l'Espagne pour la conquête du Portugal. 25 mille hommes 
d'infanterie françoise et 3 mille de cavalerie entrent en Espagne à cette 
intention. — 1 1 novembre , le roi d'Angleterre , en représailles du décret 
de Berlin, ordonne que tous les ports de France et de ses alliés soient con- 
sidérés en état de blocus. — 29 novembre, la reine et le régent de Portugal 
quittent l'Europe et s'embarquent pour le Brésil. Le lendemain le général 
françois Junot entre à Lisbonne. — 10 décembre, la régente d'Étrurie, au 
nom de son|fils, renonce à la Toscane en faveur de la France, sous pro- 
messe de dédommagement. — 17 décembre, décret de Napoléon, qui dé- 
clare ennemi tout vaisseau visité par les Anglois, qui leur paiera un impôt, 
ou qui touchera aUx côtes d'Angleterre. 

i8g8, le gouvernement général du Portugal est confié au général Junot. 
— Création d'une noblesse héréditaire, et de titres de ducs, comtes, barons 
et'chevaliers d'Empire. — 24 mars, le général Murât arrive à Madrid, à la 
tête des troupes françoises. — Une insurrection éclate à Aranjuez. Elle est 
dirigée contre le prince de la Paix, conseiller du roi. — Le monarque ab- 
dique en faveur du prince des Asturies, son fils, — Le père et le fils, in- 
vités à se rendre à Rayonne près de l'empereur Napoléon , qui s'offre pour 
médiateur entre eux, y sont contraints l'un et l'autre de renoncer en sa fa- 
veur au trône d'Espagne qu'il donne à son frère Joseph ; et le général Murât 
reçoit celui de Naples. — 2 mai, soulèvement à Madrid contre les Fran- 
çois, et massacres qui sont la suite de sa répression. Une junte suprême, 
formée par le roi Ferdinand VII avant son départ, déclare la guerre à la 
France. — Le 19 juillet, le général Dupont est forcé de se rendre prison- 
nier à Andujar, en Andalousie, au général Castagnos. — Le 3o août, les 
François évacuent le Portugal par accord avec les Anglois. — Napoléon 
entre en Espagne à la tête d'une armée. Il s'empare de Burgos le 9 no- 
vembre, et de Madrid le 4 décembre. — Durant tout le cours de l'année, 
les états romains sont vexés par les troupes françoises qui occupent Rome 
et son territoire. Quatre provinces en sont détachées, et sont réunies au 
royaume d'Italie. 

1809, prise de Saragosse par los, François, après la résistance la plu» 



9«PÉR. irio-i^i'j. — 3^ Race,'Bomhons {Louis iS,\6,i'],iS). 3S^ 

opiniâtre du {jenéral Pylafox et des habitants. Prise du Ferrol. — Napoléon 
donne le duché de Berg à son neveu, fils du roi de Hollande; et la Toscane 
à sa sœurÉlisa. — 27 mars, cinquième coalition. Déclaration et proclamation 
de l'Autriche au sujet des infractions de la France au traité de Presbourf' 
de l'envahissement de l'Espagne, et de l'asservissement de l'église. — g avril 
le prince Charles envahit la Bavière. — Du 19 au 23 avril, les François bat- 
tent les Autrichiens à Abensberg, Eckmiihl, Ratisbonne. Le roi de Bavière 
rentre à Munich, et Napoléon est à Vienne le i3 mai. — 10 mai, la diète de 
Suède dépose Gustave IV, et proclame , le mois suivant, Charles XIII son 
oncle. — 14 mai, le pape réclame contre l'envahissement de ses états, et le 
II juin il excommunie Napoléon. — Le 22 mai, victoire des François àEsslinp 
sur le Danube ; le 1 4 juin, à Raab en Hongrie ; et le 7 juillet, à Wagram, sous 
Vienne. Cette dernière victoire décide de la paix ^ dite dLAhenbourg ou de 
Vienne. Elle est conclue le i3 octobre. L'Autriche perd ses provinces sur la 
mer Adriatique. — Elles sont réunies à la France sous le titre de provinces 
Illyriennes. — 5 octobre, 3oo mille conscrits sont mis à la disposition du 
gouvernement. — 16 décembre, le Sénat prononce la dissolution du mariai^e 
de Napoléon avec Joséphine Tascher , veuve Beauharnais. L'officialité de 
Paris déclare la nullité, le 10 janvier suivant. 

1810, paix entre la France et le roi de Suède, Charles XIIL — Siège de 
Cadix: — 17 février, réunion des États romains à la France. — Demande 
solennelle pour l'empereur Napoléon de la main de l'archiduchesse Marie- 
Louise. — Célébration du mariage le 2 avril. — Réunion de la Hollande à la 
France, et des pays situés sur la rive gauche du Rhin, dans la vue de mettre 
obstacle au commerce de contrebande de l'Angleterre. — ■ Le maréchal 

Bernadotte, prince de Ponté-Corvo