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HISTOIRE 



MONNAIE EOMAINE 



II. 



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Paria. — Imprimerie Cusset et Cv 'iC, rue Racine. 



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HISTOIRE 



DE LA 



MONNAIE ROMAINE 



THEODORE MOMMSEN 

TRADUITE DE L'aLLEMAND 
PAR 

LE DUC DE BLAGAS 

F.T PUnUÉE 
PAn 

J. DE WITTE 

MEMBRE DE l'iNSTITLT 

TOME SECOiND 




^ PARIS 



Ad MflEAII DE il BEVUE RUHISU4T:QFE 
CHEZ MM. ROLLIN ET FEUARDENT 

BUE TITIENIIB, 12. 



IIBUIltlE A. FBARCK 
F. YIEWEG, PROPRIÉTAIRE 

RUE RIGHCLIEO, C7. 



1870 



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AVERTISSEMENT 



Le duc de Blacas avait entrepris de traduire V His- 
toire de la Monnaie romaine, par M. Théodore Mommsen, 
ouvrage capital dont la réputation est européenne et 
auquel, en 1861, l'Académie des inscriptions et belles- 
lettres de l'Institut de France a décerné le prix de nu- 
mismatique, fondé par Allier de Hauteroche. 

Le premier volume delà traduction française, publié 
en 1865, contient une introduction historique et la 
première partie de Thistoire de la monnaie romaine 
jusqu'à Tan ili86 après la fondation de la ville. 

Deux autres volumes devaient compléter ce travail 
qui offre de grandes difficultés, a Ceux qui connaissent 

II. a 



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VJ AVERTISSEMENT. 

Toriginaly pour me servir des expressions du duc de 
Blacas, savent combien le style de M. Mommsen est 
concis et serré. » Mais le traducteur connaissait par- 
faitement la langue allemande et avait étudié avec soin 
toutes les questions traitées dans louvrage du savant 
professeur de Berlin. Il se proposait d'enrichir de 
notes et d'additions importantes les parties qui res- 
taient à imprimer; et déjà il avait mis sous presse le 
second volume, destiné à exposer Thistoire de la mon- 
naie romaine depuis la réduction de Tas jusqu'à la 
mort de Jules César. Il n'y avait guère encore que 
quelques feuilles d'imprimées quand la mort le surprit 
à Venise, le 10 février 1866. 

La famille du duc de Blacas comprenant la grande 
importance du travail entrepris par l'illustre défunt, 
et désirant voir achever l'ouvrage, me pria d'exami- 
ner l'état dans lequel se trouvait le manuscrit. Comme 
je connaissais les plans et les projets du duc, et comme 
d'ailleurs je l'avais aidé dans la révision des épreuves 
quand il s'occupait du premier volume, j'acceptai la 
mission délicate et honorable qui m'était confiée. 

Voici l'état dans lequel me fut remise la suite de 
l'ouvrage : 



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AYKBTISSEMKNT. vij 

Les feuilles 1 à 4 du tome II étaient tirées. On en 
était arrivé à la fin du chapitre IV de la seconde partie : 
Magistrats monétaires et lois relatives à la monnaie 
sous la République. Des lacunes existaient; on ne les 
rencontrait, il est vrai, que de loin en loin, mais elles 
se trouvaient précisément à des endroits où le traduc- 
teur avait introduit des modifications et des change- 
ments, parfois indiqués par de simples notes. Le cha- 
pitre IX, qui traite du classement chronologique des 
monnaies de la République, avait été revu avec soin ; 
le traducteur y avait ajouté une certaine quantité de 
notes et surtout des éclaircissements historiques. 

La troisième partie , V Empire^ était traduite, mais 
Tauteur n'avait pas eu le temps de revoir complète- 
ment son travail ; il ne s'était pas du tout occupé des 
notes et des citations, dont le soin avait été abandonné 
à un secrétaire. 

La quatrième et dernière partie, les Monnaies colo- 
niales et provinciales, élait dans un état plus imparfait 
encore et exigeait par conséquent un travail de révi- 
sion sévère et de fréquentes confrontations avec le 
texte allemand. 

La mission de celui qui entreprend la publication 



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YIlj AVERTISSEMENT. 

d'un ouvrage posthume, incomplet, inachevé dans cer- 
taines parties, est difficile et souvent très-embarras- 
sante. Il importe avant tout de conserver autant que 
possible la rédaction primitive, de saisir en même 
temps la pensée du savant qui a écrit l'ouvrage, et 
celle de son interprète. J*ai tâché de concilier la clarté 
de la rédaction avec le respect dû au travail du traduc- 
teur, et quant aux lacunes, j'ai cherché à y suppléer 
en suivant minutieusement les indications laissées par 
le duc. Je n'ai ajouté que très-rarement de nouvelles 
notes à celles qui avaient été préparées, et uniquement 
là où il m'a semblé utile de citer des travaux récents 
et la plupart du temps postérieurs à la publication du 
premier volume (1). Depuis cinq ans que ce premier 
volume a vu le jour, de nouvelles découvertes ont 
étendu le domaine de la science, et depuis la mort 
du duc de Blacas, il a paru un ouvrage des plus re- 
marquables sur les monnaies de l'antiquité, c'est le 
volume publié en 1866 par M. J. Brandis sous le titre 
suivant : Les monnaies, tes mesures et les poids de CAsie 



(1 ) Les notes du duc de Blacas sont signées de Tiniiiale B ; celles 
qui ont été ajoutées par moi sont signées des initiales J. W. 



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AVERTISSEMENT. IX 

antérieure jusqu'à Aleocandre le Grand (1). M. le baron 
d'Ailly, de son côté, a fait paraître le second volume, 
divisé en trois parties, de son grand ouvrage : Recher- 
ches sur ta monnaie romaine depuis son origine jusqu'à 
la mort d* Auguste (2). Pour faire profiter V Histoire de 
la Monnaie romaine traduite en français des conquêtes 
de la science, il aurait fallu refondre et compléter 
certaines parties de Touvrage, Ce travail aurait élé très- 
difficile et aurait exigé un temps considérable. Il deve- 
nait impossible si Ton songe que les nouvelles recher- 
ches de M. J. Brandis se rapportent uniquement aux 
monnaies dont il est question dans Vlntroduction histo- 
rique. Quant aux recherches de M. le baron d'Ailly, elles 
se rattachent directement à la monnaie romaine (3) ; 
mais au moment où les trois divisions de son second 
volume ont successivement paru, plusieurs de nos 
feuilles étaient déjà tirées. Le duc de Blacas a indiqué 
dans Y Avertissement placé en tête de l'ouvrage (p. vij) 



(4 ) Das Mûnz-Mass-Qewicfilswesen in Vorderasien bis au/Alexan- 
der den Orossen^ fierUn, 4866. 

(2) Lyon, 1866, 4868 et 4869. 

(3] Le duc de Blacas a rappelé plus d*une fois les recherches de 
M. le baron d'Ailly. Voy. t II, p. 481, p. 203, p. 215. 



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X AVERTISSEMENT. 

les raisons qui Tont décidé à laisser de côté les recti- 
fications et les modifications que, diaprés les progrès 
de la science» il y aurait à apporter à Touvrage de 
M. Mommsen. Je me suis conformé à cet exemple, en 
me renfermant presque constamment dans les attri- 
butions modestes de mon rôle d'éditeur, et en laissant 
à ceux qui nous suivront dans la carrière le soin de 
mettre à profit les travaux postérieurs à 1865. 

Le second volume que je donne aujourd'hui au pu- 
blic contient la seconde partie de Thistoire de la mon- 
naie romaine depuis la réduction de Tas jusqu'à la 
mort de Jules César. Les troisième et quatrième divi- 
sions de l'ouvrage, la monnaie sous l'Empire et les 
monnaies coloniales, formeront la matière du troisième 
volume, auquel seront réunies les planches. 

Plusieurs circonstances, des travaux de diverse es- 
pèce, des voyages et par-dessus tout la difficulté d'im- 
primer un ouvrage de cette nature, ne m'ont pas 
permis de terminer dans ces dernières années le se* 
cond volume de V Histoire de la Monnaie romaine. 
J'ai tout lieu d'espérer que le troisième et dernier vo- 
lume de cet important ouvrage pourra être livré au 
public studieux avant la fin de 1870. 



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AYERTISSEMEM. XI 

Je ne terminerai pas cet avertissement sans adresser 
mes bien sincères remerclments à Téminent professeur 
de Berlin, M. Th. Mommsen^ pour l'empressement 
avec lequel il m'a fourni les éclaircissements néces- 
saires, chaque fois que je me suis adressé à son obli* 
geance. 

J. DE WiTTE. 



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HISTOIRE 

DE 

LA MONNAIE ROMAINE 



SECONDE PARTIE. 

tiras LA lÎBCCTION M L'AS, TAN M ItlE IN (M AT. JÉSUS-ClliST) 
JDSOrA LA HOKT N CÉSAR. 



CHAPITRE I. 

RÉDUCTION DE L'AS. 
2 T. 

C\)nsi<lération8 générales sur la première réduction de Tas et siir les villes 
qui adoptèrent les premières Tas réduit. 

Rome conserva longtemps Tas du poids nominal d'une 
livre, mais pesant eflectivement de 9 à 10 onces, comme 
nous l'avons vu. Le grand nombre de ces as conservés dans 
nos musées prouve la longue durée de ce pied monétaire 
sans changement notable. Son poids ne va pas en dimi- 
nuant petit à petit, mais il tombe tout à coup (1) de plus 

(I) Nieliutir avilit, quoique avec Ijésitulioii, émis l'opinion que le système 
Mental avait Buccédé immédiatement an système libral (Hist, rom., I, p. 514, 
comp. &10). Les PP. Marchi et Teseiert avaient constaté ce fait d'une manière 
plus posiUve. — C'est à tort que M. Boeckh {Metr, Untert., p. 450) admet un 
affaiblissement successif des monnaies entre ces deux systèmes. 

JI. 1 



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2 CHAPITRE I. 

de moitié et Ton ne trouve dans la série romaine ni as ni 
semis d'un poids intermédiaire; ce changement existe éga- 
lement, quoique d'une manière moins sensible, pour les 
petites fractions ; il est aisé de le constater dans les riches 
collections de Copenhague, de Vienne, de Berlin et dans 
celle du musée Kircher à Rome, ainsi que dans les ouvrages 
d'Arigoni, d'Olivieri et de Passeri; il est donc tout à fait 
naturel de supposer que cette première réduction eut lieu 
en vertu d'un décret du peuple. 

L'as ainsi réduit dépasse rarement le poids de h onces (1) 
et descend ensuite graduellement, et presque sans arrêt 
appréciable, jusqu'au poids d'une once. 

Il est fort possible que plusieurs des réductions succes- 
sives qui eurent lieu dans la suite aient été également dé- 
crétées par le peuple. Nous examinerons plus tard les ren- 
seignements que les anciens auteurs nous fournissent à ce 
sujet (2), mais ceux que nous donnent les monnaies elles- 



(1) On trouTera les poids aux Annexes (t. IH). Le dëcussis le plus fort 
Indique un as de 107 grammes^ le plus fort tressis un as du même poids, 
le plus fort dupondius un as de 110 grammes. — 11 faudra s'en tenir à ce 
renseignement^ parée que les premières pièces de la série sont en géné- 
ral , celles dont le monnayage est le plus régulier, et aussi parce que ces 
poids représentent assez exactement 4 onces romaines = 109"^, 15. — Il est 
vrai que Ton rencontre quelquefois des as plus forts et dont le poids va 
Jusqu'à 5 onces 1/2; mais quelques-uns de ces as ne nous paraissent pas 
d'une authenticité irrécusable, et d'ailleurs quelques exemplaires isolés peu- 
vent avoir exceptionnellement du surpoids. 

(2) Nous ne pouvons partager l'opinion du P.Marchi (VAes grave, pi. 111 B, 
col. 2, et G, col. 1, n* 3 — 12), qui fait succéder un système quadrantaire 
au système triental. 

[ H. le baron d'Ailly, dans son bel ouvrage {Recherches sur les monnaies 
romaines^ 1. 1, p. 84 et suiv.}, donne le nom de semi-librale à la première 
réduction. CeUe série se compose des décussi«, tressis, dupondius, que 
M. Mommsen classe dans la série Mentale - les pièces qu'il cite sont les 



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RKDUGTION UK L AS. 



3 



mêmes ne semblent rien indiquer de semblable et pour- 
raient plutôt faire penser que ces diminutions de poids 
furent le résultat d'un abus ou plutôt d'une série d'abus. 

On fait curieux à constater, c'est que les villes moné- 
taires de l'Apulie adoptèrent la première réduction, tandis 
que celles du Latium, de la Gaule Cisalpine et du Picenum 
y restèrent étrangères. 

Les as autonomes de Luceria tombent tout à coup de 8 à 
à onces faibles, comme ceux de Rome (roy. t. I, p. 3A3 et 
suiv.) et descendent ensuite petit à petit jusqu'à une once 
forte. 11 en est de môme de la série romano-lucérienne. 
La série de Venusia (très-incomplétement connue, du reste) 
suit ce mouvement dans les mêmes proportions (voy. t. 1, 
p. 349), et s'arrête au-dessus du poids de 2 onces. Enfin 
nous pouvons y joindre le quadrans d'aes grave, frappée 
avec la légende ROMA« qui appartient probablement au 
système apulien, et que nous retrouvons également avec 
une réduction de poids (1). Après sa réduction, le système 



Dans quelle 

proportion Ica 

antres rilltra 

imttent-ellM 

Home? 



mêmes, et les poids qu'il donne diaprés ses propres observations difTèrent 
très-peu de ceux que Ton trouvera aux Annexes, M. d'Aflly fait également 
entrer dans la série semi-Obrale les as et les semis les plus forts de la série 
trientale de Bf. Mommsen (il donne seulement un plus grand nombre de 
semis, et le poids de ceux-ci dépasse celui des pièces citées par notre au- 
teur). Ce ne sont donc pas des matériaux nouveaux que nous fournit 
M. d'Ailly, et la différence consiste surtout dans la manière d'apprécier et 
de classer ceux que nous possédons. — A la suite de la série semi-librale, 
M. d'Ailly place une série quadrantaire composée des pièces les plus faibles 
de la série trientale de H. Mommsen et de quelques exemplaires plus faibles 
encore. B. ] 

(I) Comp.^ t. I, p. 190. — EclLhcI, Doct. num. vet., V, p. 47. — Bœclth, 
ioc, cit., p. 408. — LAes grave, cl. I, pi. XII, col. 2, n** 8 et 9. — On voit 
sur le quadrans de poids réduit un épi de blé qui ne se trouve pas sur la 
pièce primitive. — Le musée de Berlin possède trois exemplaires de c« 
quadrans avec un épi dans le champ; ils pèsent ISe^SS, 7*%68 et G(%48. 



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h CHAPITRE î. 

des as romains fut peu à peu adopté par un certain nombre 
de villes qui, jusque-là, lui étaient restées étrangères et 
Ville» d'Apttiie. n'avaient jamais coulé de pièces librales. Ainsi la ville de 
Téaté, en Apulie, fabriqua des pièces répondant à la série 
onciale, imitées de celles que frappait Venusia, sa voisine^ 
sur le pied de sextantaire faible (t. III, annexe R, 2). De 
même la colonie latine de Brundusium {tbid. R, 6) adopta la 
série trientale (de à onces fortes). Les pièces de Bari et de 
Caelium en Apulie (t. III, annexe S) marquées d'une ou 
deux étoiles peuvent être aussi considérées comme des 
onces- et des sextans sextantaires, ce qui est d'autant plus 
probable que d'autres indications ne permettent pas de 
faire remonter ces pièces au delà d'une époque relative- 
ment récente, et que l'atelier de Brundusium ne fabriquait 
également alors que des sextans, des onces et des demi- 
onces. Il est même vraisemblable qu'une grande partie des 
dernières pièces de cuivre de rApulie(t. III, annexe S) qui 
ne portent pas de marques indiquant leur valeur (1) rentrent 
dans la même catégorie et appartiennent au système itali- 
que des as. On distingue souvent parmi elles deux variétés 
de la même pièce, par exemple à Asculum d'Apulie (2) et 
parmi les plus anciennes pièces d'Uxentum; leur poids or- 
dinaire permet parfaitement de les considérer comme des 
onces de 9 grammes au plus, et appartenant à une série 
trientale. 
VI les Enfin les trois villes campaniennes de Capoue, Atella et 

de Ctinii>anie. 

(1) Sur les pièces de Caelium et de Bari on voit souvent la forme (j) 
pour VCl (Mionnet. t. I, n"* 305, 311 et 312); la forme de la légende 
KAIAEINHN (Eckhel, Dod. num. réf., F, p. 340; - Mionnet. ï, n» 310) 
mérite aussi d'être remarquée. 

(2) Sur les pièces d'Asculcm le sigma est lunaire. — Voy, FriedlUnder^ 
Oikische Mùn%en^ p. 50. — Ce mp. Annexe K, n" 3, 1. 1, p. 358. 



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RÉDUCTION DE l'aS. Ô 

Galatia (t. III, annexe T) ont frappé un assez grand nom- 
bre de pièces de cuivre avec des légendes en lettres osques : 
la plupart ont leur valeur indiquée comme dans le système 
romain et se rattachent à des as dont le poids varierait de 
3 onces jusqu'à 1 once. 

Dans ritalie septentrionale, le même fait se reproduit : 
des deux villes monétaires deTOmbrie, Tune, Iguviura, n'a 
que des pièces de son ancien système national, tandis que 
l'autre, Tuder, passe de son ancien système, qui se rapproche 
de l'aslibral romain, à Tas triental^ c'est dans cette dernière 
catégorie que se rangent la plupart des pièces de cette 
ville, même celles en forme d'amande qui lui sont parti- 
culières, comme nous l'avons vu (t. 1, p. 389 et suiv.). 

En Étrurie, les pièces coulées les moins anciennes ré- 
pondent assez exactement à l'as triental, mais ces pièces 
peuvent et doivent même, selon nous, se rattacher au sys- 
tème national des Étrusques; il n'y a guère que les pièces 
de Populonia (t. I, p. 215 et suiv., et p. 375) de la dernière 
époque, qui puissent être attribuées à l'influence du système 
romain après sa réduction, et encore semblent-elles plutôt 
appartenir au monnayage d'argent, dont elles constituent 
des fractions, qu'au monnayage de cuivre proprement dit. 

En somme, l'as réduit des Romains n'a pas été adopté au 
delà des Apennins ni dans l'ancien Latium, mais il a péné- 
tré dans TApulie, la Gampanie et TOmbrie, et il y a rem • 
placé l'ancien aes grave. 



Italie 
•eptenlrionale. 



Conclusion. 



Fabrique «t divisioDS de Tas de quatre onces. 

Ce que nous avons dit du style et de la fabrique des as ^* ''*'°'* 

•^ et se» diTisiont. 

d'une livre (t. 1, p. 194 et suiv.) s'applique aussi au mon- 



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6 



GHAPITBE I. 



Les places 

dirislonnaires 

sont quelquefois 

A'sppées. 



As fhippë. 



nayage d'un poids réduit. Nous voyons, comme dans l'an- 
cienne série, Tas et les divisions supérieures coulés, tandis 
que le sextanset l'once sont le plus ordinairement frappés ; 
quand l'as tombe à 3 onces (1), on commence à trouver 
des quadrans et des triens frappés; enfin quand il tombe 
à 2 onces et au-dessous, on trouve également des as et 
des semis frappés (2). 

L'ancien procédé fut alors de moins en moins usité, 
mais il ne fut cependant pas tout à fait abandonné, car 
on trouve encore des pièces coulées même parmi les petites 
divisions de Tas sextantaire et au-dessous (3). 

Le style devient plus négligé à mesure que le poids baisse, 
comme si les pièces ayant moins de valeur méritaient moins 
de soin. 



(1) L'Aes grave, p. 40. 

(2) Les plus forts de tons les as frappés qui sont conservés au musée 
Kircher pèsent 52 grammes (=^ 1 once 20 den., 2 exemplaires) et 34 grammes 
(= 1 once 10 den., 3 exemplaires). — Les semis les plus forts pèsent 
28 grammes (= 1 once, 2 exemplaires) et 19 grammes (= 16 den.), Gen- 
narelli, Specchio, p. 70, 

(3) Le musée Kircher possède des as sextantaires coulés, pesant 53 gram- 
mes (= 1 once 7 dr., 2 exemplaires) ; 49 grammes (= 1 once 6 dr., 2 exem- 
plaires) ; 42 grammes (= 1 once 4 dr., 2 exemplaires); 39 grammes (= 1 once 
3 dr.) ; des semis coulés de 78 grammes (= 1 once); 25 grammes (= 7 dr.) ; 
21 grammes (=6dr.); 18 grammes (= 5 dr., 2 exemplaire?) ; des triens 
coulés de 18 grammes (= 5 dr., 2 exemplaires) et de 14 grammes (= 4 dr.); 
des quadrans coulés de 14 grammes (= 4 dr.) ; des sextans coulés de 11 gram. 
mes (= 3 dr., 6 exemplaires) ; et de 7 grammes (= 2 dr.^ 8 exemplaires) ; 
enfin des onces coulées de 4 grammes (= 1 dr.). Gennarelli (loc. cit.). Cet 
auteur (p. 69) ne donne pas d'as coulés de la série onciale^ mais il donne 
des semis qui appartiennent à cette série (11 grammes = 3 dr.; 7 grammes 
=2 dr.), des triens (Il grammes =3 dr.; 7 grammes = 2 dr.), des quadrans 
(7 grammes=2 dr.; 4 grammes=l dr., 2 exemplaires), des sextans (4 gram- 
mes = 1 denier, 2 exemplaires). — Le Catalogue cTEnnery (p. 124) cite quatre 
onces coulées du système semi-oncial, dont le plus fort pèse 13 grammes 
(= 242 grains). 



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EÉDUCTION DE L AS. 7 

Le nom de Rome ne se trouve que sur les pièces frap- 
pées (1). Nous parlerons des emblèmes et des autres »gnes 
qui distinguent les ateliers et les officiers monétaires lorsque 
nous traiterons de Tordre chronologique des pièces de la 
République. Il suffit de remarquer ici que les marques d'ate- 
Uers sont fort anciennes, tandis qu'on ne rencontre les sym- 
boles ou emblèmes des monétaires qu'à ta fm de cette époque, 
lorsque Tas est tombé au poids de 2 onces et au-dessous. 

Les types et les marques de la valeur sont les menées 
qu'à l'époque précédente ; nous ne parlerons donc ici que 
de ce qui est particulier aux pièces de nouvelle création , 
mais il est plus important d'examiner quelles furent les 
pièces émises après la réduction du pied monétaire, tant 
à Rome que dans les villes qui suivirent son exemple. 

Lés grandes pièces carrées semblent avoir été alors inter- 
calées dans la série des monnaies romaines. Nous ne pou- 
vons, il est vrai, baser cette assertion que sur une seule 
pièce de cette nature : elle porte le type du bœuf (t. III, 
annexe Q) et la marque llll, elle pèse environ 13 onces» et 
non 5 livres romaines , comme les anciens lingots de la 
même forme. Le chiffre dont elle est marquée lui donne 
le caractère d'une véritable pièce monnayée valant h as 
du nouveau système. Dans la série romaine de l'as libral. 
Tas est la pièce la plus forte, et parmi les séries analo- 
gues, celle au type de la roue est la seule qui possède 
le dupondius; dans la série trientale, nous trouvons au 
contraire plusieurs multiples de l'as : le dupondius , le 



Légtnût: 



Marques de 1» 
Tftlenr. 

Nomenclfltnre 

deU 
•érie romftlne. 



rilcet carréet. 



(1) La Mule pièce couiée sur laquelle on Toit le nom de Rome ett on dé- 
ensslA d'Arigoni (t. III, pi. XXIII ti XXIV) au type de la Victoire. Hais cette 
pièce, dont l'original se trouve au Cabinet de Turln^ est évidemment fausse; 
nous en reparlerons plus loin. D. 



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8 CHAPITRE I. 

tressis et le décussis marqués II, III et X. Longtewps on a 
cru que l'émission de ces pièces n'avait pas duré au delà 
de l'époque où le poids de l'as tombe à 2 onces 1/2; mais 
une pièce nouvellement découverte est venue rectifier cette 
opinion et prouver qu'au moins le dupondius a été frappé 
ri. \\i. fit'. 3. (et non coulé) à l'époque de l'as onciai faible (1). 

La proue de vaisseau se voit constamment sur le revers 
du décussis, du tripondius et du dupondius, qui ont, du côté 
du droit, la tète casquée que nous avons déjà vue sur le triens 
et sur l'once ; seulement le casque est quelquefois orné d'une 
crête découpée, terminée en bec d'oiseau ou de griffon (2) , 
comme nous l'avons remarqué sur Tas et sur le dupondius 
de la série latine au type de la roue. On peut supposer 
d'après cela que ce nouveau type fut adopté à Rome en 
même temps que l'usage du décussis (3) , et il est pro- 
bable que la tète représente la déesse Roma (A). 



(1) Bull, de Vlnst. arch. 1862, p. 49. CeUe pièce apportenait alors à 
M. DepoIeUI, à Rome; elle pèse 30»M50.— Voyez cl-aprèa, ch. IX, notre ta- 
bleau chronologique. 

(2) Cayedoni, Ripostigli, p. 43. 

(3) Comp. les décussis, tripondius et dupondius du musée Klrdier {VAes 
grav€,d. l, pi. 1 et II. — Cohen, pi. LXXII) avec les pièces de la série au type 
de la roue, ibid.^ cl. I, pi. VIII (corop., ibid., pi IV et V). ËTidemment les Ro- 
mains ont emprunté ce type à la série latine ; car non-seulement ces tètes 
se trouvent également.sur l'as de la série de la roue, mais la crête du casque 
y est découpée d'une manière régulière, tandis que les artistes romains n'ont 
pas toujours bien compris cette découpure. Sur quelques pièces elle est in- 
forme, sur d'autres elle ressemble à un ornement de feuilles. Le casque n'est 
pas ailé; les ailes ne se volent que sur les pièces d'argent. Au surplus, on 
trouve aussi sur quelques-unes de ces grandes pièces le casque simple comme 
sur les onces et les triens. 

(4) Aldini {Sul ttpo primario délie antiche monete délia Romana Repu- 
blica, dans les Memorie delt Accadema di Torino, série II, t. III et IV) s'est 
prononcé pour l'attribution de cette tête à la déesse Roma , contrairement 



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RÉDUCTION DE i/aS. 9 

Les villes qui adoptèrent le système triental ne fabri- 
quèrent pas toutes, la série entière. Nous possédons : 

De Titdn : le semis, le triens, le quadrans, le sextans, n. xx. 
Tonce (t. I, annexa P, p. 389etsuiv.); 

De Luceria : Tas, le quincunx, le triens, le quadrans, le fi- xm. 
sextans, l'once, la demi-once (tfrtd , annexe H, p. 346) ; 

De la série romano-lucerienne : les mêmes pièces, et de pi. xm. 
plus le semis ; 

De Venusia : le dextans et le double dextans, marqués n. xv. 
N.l et N.ll, puis le quincunx, le quadrans, le sextans, Tonce, 
la demi-once. Le triens manque ou n'est point parvenu 
jusqu'à nous, ce qui ne peut être qu'accidentel ; 

De la série romano apulienne : le quadrans, ayant pour pi.xvn,u*8. 
type le taureau et le serpent ; 

De TéaU d'Apulie : le nummus ou dextans, le quincunx, 
le triens, le quadrans, le sextans, l'once (t. III, an- 
nexe R, 2). 

De Brundmium : le sextans, l'once, la demi-once (t. III, 
annexe R, 6); 



à Topinion d'Eckhel (loc. cit., p. 84) et de M. l'abbé Cavedoni {Saggio, 
p. 124), qui Tattrlbuent à Minerve. 11 appuie son opinion sur un médaillon 
de marbre conservé au musée de Pavie sur lequel on voit les téteâ de 
Romulus et de Remus, accompagnées de leurs noms, et coiffées du 
casque tenniné en bec d'oiseau. M. F. Kenner partage Topinion d'Aldini 
(Die Ronialypen, Vienne, 1857, p. 11 et sulv.). Nous croyons devoir nous 
ranger également à cette opinion, surtout parce que sur un certain nombre 
de pièces des derniers temps de la république, la légende ROMA est évi- 
demment destinée à donner TexplicaUon du type, comme nous le verrons plus 
loin, et comme le prouve encore mieux le dénier d'Osca. Sur ce denier, évidem- 
ment copié sur les deniers romains au type des Dioscures, la tôte de la di- 
vinité locale, est accompagnée de la iégende OSCA. Au surpius il est clair 
que cette tête peut avoir plus d'une signiQcaUon, et que selon les circon- 
stances elle peut être attribuée à Minerve/ou à^nMmportc quelle divinité 
locale, urbaine ou guerrière. 



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10 CHAPITRE I. 

De Barium, de Caelium, et peut-être d'autres villes apu- 
lieunes : le sextans et Tonce; 

De Capoue : une grosse pièce sans indication de valeur, 
et qui est probablement le dextans, puis le quincunx, le 
triens, le quadrans, le sextans , l'once et plu^eurs autres 
pièces plus petites, sans indication de valeur ; 

lïAteUa : le triens, le sextans, l'once; 

De Calatia : le sextans et l'once. 

Ainsi les pièces de 10, de 3 et de 2 as ne se rencontrent 
que dans la série romaine. Nous avons déjà remarqué plus 
haut que, dans toutes les séries fabriquées hors de Rome, 
Tas est fort rare, et qu'il manque même à Tuder; nous 
avons remarqué aussi que l'émission du nummus valant 
10 onces,. du double nummus valant 20 onces, et du quin- 
cunx remplaçant le semis dans les séries de l'Italie méri- 
dionale (t. I, p. 2A6), est due à l'usage adopté dans les 
pays habitués à la monnaie d'argent, de regarder l'once 
romaine comme l'équivalant de la litra faible, et 10 onces 
comme valant une litra forte ou le nummus ; quant à la 
demi-once, nous l'avons déjà rencontrée hors de Rome à 
l'époque de l'as libral. 

g IIL 

Époque de la rédaction de l'ns au poids de 4 onoes. — Caractères de cette 
réduction et des réductions qui la suivirent. 

Examinons maintenant à quelle époque l'as d'une livre 
fut supprimé et remplacé par celui de k onces, et comment 
il se fit qu'après cette première réduction, la monnaie de 
cuivre alla toujours en diminuant de poids. Voyons si ce 
fut par suite de mesures législatives ou parle fait d'une al- 
tération abusive. 



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RÉDUCTION DE l'aS. 11 

Nous avons sur ce sujet deux sortes de documents à con* 
sulter : les auteurs et les monnaies elles-mêmes. 
Commençons par les premiers. 
Varron (1) nous apprend que Tas libral fut aboli pen- opinioni 

-, . TkT 1 * .des historiens 

dant la guerre puntque. Nous trouvons le même renseigne- et des annaiittes. 
ment dans Verrius . Flaccus (écrivain qui, toutefois, a 
puisé à des sources peu connues et très-peu dignes de 
confiance) (2) . Reste à savoir laquelle des deux guerres 



(1) DeReRustica, I, 10, 2 : Scripula CCLXXXVIII ^as anliquus noster, 
ante bellum punicum valebat. Cf. de Lingua lattna, V, 169, 182. 

(2) Nous donnons ici les renseignements qui remontent à Verrius Flaccus 
et qu'il est bon de voir dans leur ensemble. Voici un passage tiré de Festus, 
p. 98 : « Grave aes dictum a pondère, quia déni usses, singuli pondo libras, 
« ef/iciebant denarium ab hoc ipso numéro dictum, Sed bellopunico populus 
« romanus pressus aère alieno ex singulis eusibus librariis senos fecit qui 
<f tantundem ut illi vaîerent. Item nummi quadrigati et bigati a figura 
« caelaturae dicti, » — Nous lisons page 347 : « Sextantari asses in usu esse 
tf coeperunt ex eo tempore, quo propter bellum punicum secundum^ quod 
« cum Eannibale gestum est, decrevere patres^ ut ex assibus, qui ium erant 
« librari, fièrent sextantari, per quos cum solvi coeptum esset et populus 
a aère alieno liberaretur et privati, quibus debitum publiée solvi oportebat, 
« non magno detrimento afficerentur, » — A la page 347 : « Sesiertii no- 

« [tam ait signa continere] dupundii et semissis; [unde sestertiw dictus 

« quasi semis] tertius; sed auctos es[se postea asses in seslertio.] Apud 
« antiquos autem [denarii denorum assium e]rant et valebant de[cu9sis dt- 
« cebanturque tum quadriga]ti bigati, Quinquessis [item valebat quinarius. 
« Idem auctor] est numerum aeris perduct[um esse ad XVI in denario lege 
« Fla\minia minus solvendi, cu[m Hannibalis bello premere]tur populus 
« romanus. » — Comparez, p. 334 : « Sestertius didtur quarta pars denarii^ 
« quo tempore is decussis valebat, id est dupundius S. » — Apulée, d'après 
« VEpUome de Priscien, VI, 12, 66, ëdiUon de Hertx ; « Sed tum sestertius 
« dipondium semissem, quinarius quinquessis, denarius decussis valebat, » 
« — En&D Pline, {Hist. natur., XXXIII, 3, 44) : « Argentum signatum 
« anno urbis CCCCLXXXV, Q, Ogulnio C, Fabio cos. quinque annis ante 
a primum punicum bellum et placuit denarium pro decem libris aeris 
valere, quinarium pro quinque, sestertium pro dupondio ac ternisse, 
« Librale atiiem pondus aeris imminutum est bello punico primo, cum im- 



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12 CHAPITRE I. 

puniques ces auteurs ont voulu désigner; la première, 

261-241 ar.j.c. 5^1 ^ura de Tannée 490 à Tannée 513 de Rome, ou la 

2iv2.)iav.j.^. seconde, celle d'Annibal, qui dura de 536 à 553? 11 nous 

faudra suppléer ici à ce que leur récit a de défectueux, 

d'autant plus que les historiens, qui sont venus après Varron, 

ont rendu la question encore plus obscure en tirant de ces 

premiers écrits des conclusions contradictoires. D'après le 

récit de Varron, dont le témoignage est digne de confiance, 

on peut inférer que ce changement dans le pied monétaire 

des espèces , eut lieu au commencement de la guerre , 

et peut-être même un peu plus tôt, mais certainement 

264 eiaisav. j.-c. pas à la fin ; nous avons donc à choisir entre les années 490 



« pensis res pubiica non sufflceret constitutumque , ui asses sextantario 
a pondère ferirentur, Ita quinque paries lucri factae dtssoluiumqne aes 
« alienum. Nota aeris ejus fuit ex altéra parte Janus geminus, ex altéra 
« rostrum navis, m triente vero et quadrante rates, — (Comparez Festus 
(( dans ses extraits de Verrius^ p. 275 : Ratitum quadranlem dictuni putaut, 
« quod in eo et triente ratis fuerit effigies ut navis in asse). Quadrans antea 
« ieruncius vocatus a tribus unciis. — (Comparez Festus duiis ses extrait^, 
p. 172 : « Nonuncium et teruncium dicitur quod novem unciarum sii site 
« irium). Postea Hannibale urgente Q, Fabio Maximo dictatore asses un- 
« ciales facti placuitque denarium sedecim assihus permutan, quinarium 
« octoniSy sestertium quatemis; ita res pubiica dimidium lucrata est. In 
« militari tamen stipendio semper denarius pro decem assibus datus est. 
« Notae argenti fuere bigae alque quadrigae; inde bigati quadrigatique 
(( dicti. » — Le texle de Pline s'accorde d'une manière remarquable avec les 
fragments de Festus ; ils conUennentles méme^ erreurs et les mêmes inadver- 
tances. L'un et l'autre disent que les quadrigati et les bigati étaient les plus 
anciens deniers^ et Vun et Fautre en font mention à Focca&ion de la réduction 
de las. Or non-seulement Pline {loc, czï., XXXIII] nomme Verrius Flaccus 
parmi les auteurs qu'il a consultés^ mais d'après la pîace qu'il lui donne 
dans cette nomenclature^ les emprunts qu'il lui a faits doivent se trouver 
avant le § 51 ; c'est donc évi<1emment de lui qu'il a tiré tout ce qu'il dit sur 
la réducUon du poids de Tas. M. Brunn (De indicibus Plinianis, p. 41, 5G) 
considère même le § 42 comme emprunté à Verrius. D'après les fragments 
qui nous restent de la glose de Festus, p. 274, sur le mot Ratitum, il paraî- 



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RÉDUCTION DE i/aS. 13 

et 586 comme l'époque approxîmatWe de cet événement. 
Heureusement, nous trouvons dans Verrius Flaccus quel- 
ques détails de plus sur les conséquences de cette première 
mesure. Cet auteur nous apprend que Tas oncial fut adopté 
pendant la guerre d'Annibal, sous la dictature de Q. Fabius 
Maximus, en 537. Cette donnée qui, cette fois, parait cer- 
taine et reposer sur des documents authentiques, tranche 
la question. La guerre punique dont parient les anciens 
auteurs lorsqu'ils veulent fixer l'époque à laquelle l'as libral 
fut réduit est évidemment la première, car d'après tous les 
auteurs et d'après le témoignage irrécusable des monnaies 
elles-mêmes, l'as oncial ne remplaça pas immédiatement 



trait que Verrius a copié un certain Ofpius dont Festus parle encore dan» 
la glosse Ordincrium^ p. 182, et qui est cité par Pline {Hisl. nat., XI, 45, 
?52). Cet auteur est peut-être l'Oppius Chares dont parle Suctone {De 
illust grammaticis, Ht) ; il a peut-être suivi également le récit de Tarqnitius 
Priscus, sur lequel M. Haupt a donné des détails complets dans V Index Sco- 
larumde Berlin pour Tété de 1859. — Il est impossible de savoir positive- 
Dient si Varron a puisé ou non aux mêmes sources. Ce qui est certain, c'est 
qu'aucun de ces auteurs ne peut nous inspirer grande confiance. Nous avons 
d^à signalé Terreur relative au type des plus anciens deniers; mais ce qui 
dépasse toute croyance, c'est ce qu'il nous dit du Rosirum navis au revers 
de l'as, et du Raiis au revers du qundrans et du triens, tandis qu'il est bien 
connu de tout le monde que de tout temps, toutes les pièces de cuivre ro- 
maines ont en une proue de navire pour type du revers. Ces erreurs, que 
nous pouvons appeler grossières, doivent nous ôter toute espèce de confiance 
dans les autres assertions de leur auteur, et nous le montrent comme un 
philologue qui voulait à tout prix'trouver une explication pour les expres- 
sions quadrans raiitus de Lucilius, bigati et quadrigati des annalistes, et 
enfin ieruncius, resté proverbial , et qui , suivant la méthode de quelques 
glopsographes, n'hétiitait pas à inventer de fausses explications quand il ne sa- 
vait pas où trouier les véritables. Nous parlerons plus loin des autres ano- 
malies du même auteur, et en particulier de son assimilation de l'as librnl 
avec le denier. Nous n'avons qu'une conséquence pratique à tirer de ce qui 
précède, c'est qu'il faut nous méfier des assertions d'un semblable anna- 
liste. 



J17 ar. J.-C. 



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ih CHAPITRE I. 

Tas libral, ce qui aurait eu lieu si celui-ci avait été conservé 
jusqu'au commencement de la guerre d'Annibal. Nous pou- 
vons donc considérer comme un fait acquis à Tbistoire 
264 ar. j-c. que la fabrication de l'as libral dura jusque vers i90 et 
217 av. j.-c. que celle de Tas oncial ne commença pas avant 537 ; mais 
nous cessons d'être d'accord avec notre annaliste, et nous 
pensons qu'il est dans l'erreur quand il nous dit que dans 
le courant de la première guerre punique, l'as libral fut 
remplacé par l'as sextantaire. En quoi consista donc cette 
première réduction? 

Les monnaies prouvent que Tas tombe d'une livre à 
i onces (1), qu'il descend ensuite rapidement par des af- 
faiblissements successifs jusqu'au poids d'une once, et qu'il 
avait déjà presque atteint ce minimum à Tépoque de la loi 
Fabia. 

Nous nous trouvons ici en présence de deux hypothèses ; 
ou bien il y eut entre la réduction de 490 et celle de 637 
une troisième réduction légale qui fixa momentanément Tas 
à 2 onces comme le dit notre annaliste, et, dans ce cas, il 
confond la deuxième réduction avec la première, qui est 
constatée par les monnsdes; ou bien l'as, réduit léga- 
lement à à onces, baissa de poids abusivement par suite 
des vicissitudes et des malheurs de la première guerre 
punique jusqu'à la loi Fabia : rien ne nous indique l'é- 
poque à laquelle a pu avoir lieu cette prétendue réduction 
intermédiaire, et nous la rejetons; nous aimons mieux 
nous en tenir à la première hypothèse et admettre que les 
annalistes, et les compilateurs qui sont venus après eux, 
se sont trompés. Cette erreur de leur part peut au reste 



(!) LAes grave, p. 41. On peut dire que les as tiientaux sont peu nom- 
breux comparativement aux autres. . 



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RÉDUCTION DE l'aS. 15 

s'expliquer facilement Us ODt confondu le fait réel avec le 
droit; ils ont constaté le fait que la loi Fabia avait réduit à 
une once Tas de 2 onces ; ils en ont conclu que la réduction 
de Tas à 2 onces avait eu lieu pendant la première guerre 
punique, et lis n'ont pas distingué cette réduction abusive 
de la réduction trientale opérée précédemment en vertu 
d'une loi (1). 

Le monnayage des colonies latines vient à l'appui de cette Preuve» tirëe» 
conclusioB. En effet, si les colonies, par suite de leur indé- ^""êôionir''* 
pendance souveraine, ne furent pas obligées d'adopter suc- 
cessivement toutes les fluctuations monétaires de la mère 
patrie, il n'en est pas moins vnd cependant que, de prime 
abord, elles prirent pour base de leur système monétaire 
celui qui était en vigueur à Rome lors de leur fondation. 

Or nous voyons que Venusia, fondée en 463, Hatria, mi»t. j.-c. 
en 465, Ariminum, en 486, ont émis des as d'une livre; *89-268 *v. j.c. 
Firmum, fondé en 490, n'en a que très-peu, tandis que ^64 av. j.-c. 
Brundusium, fondé en 510, émît dès son origine des as de *** •^^ ^^'^' 
à onces (2) . Ainsi peu de temps encore avant 490, le 
système libral existait à Rome, et en 510 le pied monétaire 
légal était triental, quoique de fait les monnaies eussent 
commencé déjà à tomber au-dessous de ce poids. 

Le rapport exact de la valeur de l'as libral avec c^Ue de ^vmt 

* * de« deux as 

l'as iriental ne peut être déterminé que par le rapport de entre eux. 



(1) Cette eiplIeaUon noui semble taUsfaisante, puisqu'elle met d'accord 
la théorie résultant de l'étude des historiens et les faits résultant de celle 
des monuments. Elle ne laisse peser sur les annalistes que le reproche 
d'une expression inexacte, et les absout d'une erreur matérielle. Pline et 
Festus ont puisé à la même source, la dirergence de leurs données n'est 
qu'apparente et due seulement h la manière dont l'écrivain postérieur a 
compris la question. 

(2) Bœclih, loc. Cl/., p. 411. 



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16 CHAPITRE î 

chacun d'eux avec le sesterce. Rome cessa probablement 
de fabriquer des as d'une livre dès la première émission 
des as de 4 onces, mais il ne s'ensuit pas que les premiers 
aient été dès lors retirés de la circulation ; ce qui est certain, 
c'est que l'as libral fut conservé comme monnaie de compte, 
et qu'il survécut, longtemps après sa suppression, dans le 
sesterce ou nummus d'argent, qui avait la même valeur; 
seulement on avait soin d'ajouter dans les comptes les 
mots aeris gravis pour distinguer l'ancien as (l)du nouveau, 
de même qu'en Sicile on appelait titra argenti Fancienne 
litra pour k distinguer de la nouvelle. En effet, il n'y 
avait pas de différence entre le nummus d'argent valant 
2 as 1/2 nouveaux de â onces chacun, et l'as ancien qui 
pesait effectivement 10 onces. 



(1) Bœckh {ioc. cit,, p. 306, 397, 414) fournit assez de preuves de la longue 
durée de cette manière de compter pour les amendes et les récompenses. 
Voyez aussi Marquardt, Handbuch, tom. 111,2, p. 7, note 17.— Lorsqu'au 
vii« siècle, dans le récit des triomphes^ à côté de sommes en argent ( sestev' 
tiorum, ou bien argenti bigati)y il est fait mention de pièces de bronze {aeris\ 
11 se peut fort bien que les historiens aient en effet entendu désigner des as 
valant 1/10 de denier, comme dans les prétendues évaluations du cens de 
Servius Tullius ( par exemple Tite Live, XXVIH, 9; XXXI, 49; XXXlll, 23, 
37). On peut en dire autant lorsque le même auteur (X, 4G ), an sujet des 
événemeiits de4Cl, par conséquent avant Tintroduction du denier d'argent 
s'exprime ainsi ^ Aeris gravis travecta vicient centum mûiia,— argenti — 
pondo mille octingenta triginta. La même observation s'applique à l'inscrip- 
Uon relative au triomphe de Duillius en 494, inscription, comme on sait, bien 
postérieure à l'époque même de l'événement, et sur laqueUe U est feit menUon 
de pièces d'or, d'argent et de cuivre {aeris), — Noos ne pensons pas que, 
lorsqu'il est question iVaes grave il faille croire que ce fussent des pièces 11- 
braies qui étaient portées en triomphe; mais il nous semble bien plus naturel 
f l'admettre que les employés du trésor, en évaluant la masse des pièces 
de cuivre de diverses espèces, estimaient sa valeur en^as libraux; de même 
que toutes les sommes d'argent un peu considérables, quoique payées en 
deniers d'argent étaient cependant évaluées en sesterces. 



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RÉDUCTION DE LAS. 17 

Les comptes de l'État puient donc continuer» et conti- 
nuèrent en effet à être tenus en as anciens longtemps après 
rémission des nouveaux as. Par conséquent cette opéra- 
tion ne fut en aucune façon une dépréciation de la monnaie 
dans l'acception ordinaire du mot. Le cuivre conservant 
encore une valeur intrinsèque, les villes latines purent 
continuer à émettre leurs lourdes pièces de cuivre, les as 
de 14 onces d'IIatria purent circuler avec les as de h onces 
de Rome , comme ils avaient circulé auparavant avec 
les as de 10 onces, et ce ne fut que lorsque ce métal 
cessa d'avoir une valeur intrinsèque à Rome, que les 
villes voisines durent suspendre la fabrication de leur aes 
graves 

On ne peut pas considérer cette opération comme une Lapruiun. 
banqueroute; en effet, une banqueroute qui aurait fait "^'^'"p-s^in?^ 
perdre aux créanciers de l'État et aux particuliers 60 bariquoiouK. 
pour 100 de leur capital, n'était pas dans les mœurs de 
la Rome du v' siècle^ elle n'était pas non plus dans les 
besoins de sa situation financière, à cette période flo- 
rissante da la République, qui sépare la guerre de Pyr- 
rhus de la première guerre punique. S'il en avait été 
ainsi, c'est-à-dire si l'on avait pu payer les dettes contrac- 
tées en as libraux, avec des as trientaux , il aurait fallu 
que l'as réduit devînt l'unité monétaire légale, comme 
nous l'avons vu pour la litra de Sicile, tandis qu'à Rome 
les comptes publics continuèrent longtemps à être réglés 
en as libraux. Quelqu'ait été, en un mot, le but que se soit 
proposé alors le gouvernement romain (nous insistons sur 
cepoint), il n'y eut ni banqueroute ni altération des mon- 
naies, dans l'acception ordinaire de ce mot, mais un simple 
changement dans le signe représentant la valeur ou, si l'on 
veut, dans Y expression de la valeur (Werthausdrncl:), 

H. 2 



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18 CHAPJTRE I. 

Li vérit :Uo La Véritable dépréciation n'eut lieu que pendant la guerre, 

de?,, éciation du j^pgque i»as descendit de 4 onces à â, 2 et même jusqu'à 

cuivre comme * ' •» i 

métal est de 1 oHce, sans que son rapport avec l'argent eût été modifié ; 
19IÎ Hv. j^c ) ^^ pièces de cuivre devinrent alors une sorte de monnaie 
d'appoint conservant encore en partie leur valeur intrin- 
sèque. En présence de cette dépréciation, celles des villes 
voisines qui avaient continué à couler des as d'une livre, 
durent nécessairement y renoncer. 

Ce qu il y a de curieux, c est qu'au moment même où la 
loi Fabia, en consacrant la réduction de l'as à une once, 
commençait la dépréciation du cuivre comme métal , on 
voulut, pour ainsi diœ, lui rendre ce qu'on lui enlevait, en 
changeant la valeur proportionnelle du denier à l'as, qui 
devint 1=1G au lieu de 1=10, ce que nous examinerons 
plus loin. 



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WENIËHS OAHOENT. U* 

CHAPITRE II. 

DENIERS D'ARGENT. 

Les premiers «lonierj». — Leur type. — Le lieu de leur émission. 

Les plus anciennes pièces d'argent des Rortlains ont, T>i>edMpuis 
comme chacun sait, pour type, d'un côté, une tête de 
femme, avec un casque orné de deux ailes et d'une 
crête découpée, terminée souvent en bec d'oiseau, et, au 
revers, les Dioscures à cheval, galopant à droite, la lance 
en arrêt, leurs manteaux flottant et leurs bonnets coni- 
ques surmontés des deux étoiles emblématiques du matin et 
du soir; ce type est le même pour toutes les pièces de la 
série d'argent. Peu de temps après, le type des Dioscures 
est souvent remplacé par la figure de Diane dans un bige 
galopant à droite. La tête du droit est la reproduction 
de celle qui se trouve sur quelques-uns des anciens as latins 
dans la série librale , sur les décussis et sur les autres 
multiples de l'as dans la série trientale (ci-dessus, ch. 1, 
p. 6 et suivantes), seulement des ailes y ont été ajou- 
tées; cette addition suffirait presque, selon nous, pour 
prouver que les monnaies de cuivre du système triental 
sont plus anciennes que les pièces d'argent. Ce même 
ornement décore le casque de Minerve sur plusieurs pièces 
d'argent de Vélia, de Thurium, de Métaponte (1), dans 



(I) Comparez dans Carelll les monnaies de Velin, pL CXXXIX, ir* 13-45; 
— rolIfsdeMrtaponlP. pi. CLVI, n-aC;- dpTlnirinm.pl CIAVII,n"?7 Sur 



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Sty\t et fabrique 
deft plus 



20 CHAPITRE ir. 

l'Italie méridionale. Les artistes qui ont gravé les coins 
romains ont probablement cherché à se rapprocher de ces 
modèles autant qu'à imiter les anciennes pièces de cuivre. 
LesDioscures se voient sur les monnaies d'argent des Brut- 
tiens (t. I, p. 281) et de Paesturo (t. I, p. 316), de même 
que sur le quincunx et d'autres pièces de la série romano- 
lucérienne, sur les pièces avec la légende ROMA-P, eofin sur 
quelques petites pièces de cuivre de Nuceria Alfatei'na, de 
Caeliumet de Rbegium (J). De toutes ces pièces d'argent, 
celles des Bruttiens et de Paestum sont les plus anciennes, et 
elles ont pu servir de nK)dèle aux premiers deniers romains, 
d'autant plus qu'elles sont à peu près de la même date. La 
ressemblance n*est cependant pas complète, les lances que 
les Dioscures ont toujours dans la main sur les deniers 
romains sont souvent remplacées sur les pièces des autres 
villes par des palmes quelquefois ornées de guirlandes. 

La fabrique et le style des deniers primitifs n'ont rien 
de particulier ; on n'y remarque pas cette rudesse qui choque 
l'œil dans un grand nombre de monnaies de la République 
appartenant à une époque postérieure (2) ^ elles ont beau- 
coup d'analogie avec les pièces campaniennes de la même 
époque (3), à ce point que les légendes en creux, qui, du 



aucune de ces pièces le casque de Pallas n'est surmonté d''iine ciisia ou 
crète découpée et terminée en forme de Lee d'efsean. 

(1) Friedlândcr, Osk. Mùnzen, p. 22, pi. IV, Nuceria, 2. — Carelli, 
pi. XCVIII, n« 18; pi. GO, n*» 17. — Le droit des deniers romains se trouve 
reproduit sur une monnaie de cuivre de C. Poplilius, qursfenr en Macédoine 
(Couslnéry, Voyage en Macédoine, 1. 1, pi III, n« 12). 

(2) Cavedoni, Appendice A, p. I8C; Bipostigli, p. 181. 

(3) Cavedoni {ioc, cit.) : « Le impronie délie più anfiche moiute conso- 
• lari e di famiglie riescono piaiie quasi corne nelle monete osche di Capuo, 
M di Atella e d'altre citià délia Campania. •— Lestjrpes des pièces de bronze 
03ques ont plus d'un point de ressemblance avec ceux des deniers romains 



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DENIERS D ARliENT. 21 

resiç, sont fort rares, se retrouvent également sur les unes 
et sur les autres (1). 

11 n'est guère probable que les plus aiîcVens deniers ou<mt<»téf.*ii<^ 
aient tous été frappés hors de Rome, car leur première ancu-asdènter»? 
émission coïncide avec l'établissement tle Falelier moné- 
taii-e sur le mont Capitolin (roy. le § suivant); maïs 
rien n'empêche de croire que les officiers préposés à la 
monnaie ont fait venir des artistes de la Grande Grèce, 
d'autant plus qu'à cette époque le sceptre de Rome s'éten- 
dait déjà sur cette partie de l'Italie. Nous verrons tout à 
l'heure que le gouvernement romain n'avait pas fait de 
son monnayage un privilège exclusif de la capitale, et que 
partout où se trouvait un magistrat romain ayant dans ses 
attributions le droit de battre monnaie, on pouvait frapper 
des pièces romaines. 11 n'est donc pas étonnant qu'on 
trouve des pièces romaines d'argent, et même dor et de 
cuivre, qui semblent être l'ouvrage d'artistes grecs ; msds 
il ne faut pas confondre ces pièces romaines, frappées ac- 
cidentellement hors de la ville, avec les monnaies égale- 
ment romaines des succursales monétaires établies dans 
quelques villes de l'Italie. Les monnaies romano-campa- 
niennes ou romano-lucériennes, tant pour le pied moné- 
taire que pour le type, la valeur, la division et d'autres 



primitifs; nous reyiendrons sur cette analogie; qu'il nous suffise de remar- 
quer ici que ces pièces datent toutes à peu près de la même époque, au point 
tiae pour plusieurs d'entre elles, en particulier pour les Ylctoriats romains et 
les onces de Capoue et d'Atella, il serait difficile de déterminer lesquelles ont 
servi de modèles aux autres. 

(1) En comparant la pièce de Capoue : Té(e de Janus imberbe. i( ROM A 
en creux dans un carlouche, Jupiter dans un quadrige (t. I, p. 368 ; Annexe M, 
II, 5, pi. XVH,ii<»5), avec le denier romain de la première émission (pi. XXII, 
n* 1), il est impossible de ne pas être frappé de la similitude qui existe entre 
la fabrique et surtout entre les légendes de ces deux pièces. 



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lie l'tttetier 
et de U valeur 



22 CHAPITRE II. 

particularités, conservent une certaine ressemblance avec 
les anciennes monnaies du pays, tandis que les monnaies 
romaines frappées hors de Rome, par un général ou un ma- 
gistrat romain, peuvent bien par leur style trahir le lieu de 
leur fabrication et la main étrangère qui en a gravé le coin , 
mais elles suivent toujours les règlem)ents qui régissent 
rémission des monnaies dans les ateliers de la capitale. 
ndicntinn Les premières pièces d'argent imitent les pièces de cuivre 

frappées, en ce sens que Ton n'y voit à côté du nom de 
Rome ni le nom ni Temblême particulier des magistrats 
monétaires, mais souvent le signe distinctif de Tatelier où 
elles ont été fabriquées et toujours Tindication de leur 
valeur. 

La série d'argent se compose de trois pièces, qui portent 
toutes les trois le nom de nummus, mais qui se distinguent 
par les sigles ou marques indiquant leur valeur X, V, US, 
et par les adjectifs denartu^, quinarius^ seslertius^ qui cor- 
respondent à ces sigles. 

§". 

Poids des daniors primitifs. — Leur analogie avec le» pÏKce:* d'argent 
de Populonia. — Date de leur éniission. 

11 est difficile de déterminer d'une manière précise quel 
était primitivement le poids légal des deniers. Nous savons 
que, sous la République et jusqu'au règne de Néron, le de- 
nier d'argent était taillé sur le pied de 84 à la livre = 3 scru- 
pules 3/7 = 36% 90 (1). Ce poids se trouve dans la plupart 



(I) Voyez Coroellus Celsus, contemporain de Tibère (V, 4C). — Scribo- 
nius Largus, qui vivait à la même époque, dit à la On de sa préface ; «< Eril 
a autem notn dennrii pro Graeca drachma; neqve enim in lihra X octo- 



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DtMtftS D AUtiLM. 53 

ûes nombreux deniers de la République aussi rigoureuse- 
ment que le comporte ce monnayage imparfait et bien moins 
exact pour l'ajustage du poids que le monnayage des Grecs ; 
il n'y a donc pas de doute à avoir sur le pied monétaire 
des deniers frappés pendant les vi* et vu* siècles (!)• 
Mais nous ne devons pas en conclure que ce pied fût le 



« ginta quaituor apud no^ quoi drachmae apud Grotcos incwrumt. » — 
PlInc {Uist. nat.^ XXI, 31, 186) s'exprime de même: « Denarii argentei 
« pondus habet drachma aitica. »— Le même (t6iV/., XXX III, 9^ 132) : «< Cum 
« sit jbtstum LXXXIV {denarios) e libris signari,» — Le même (ibid,, 
XII, 14 , 62) : « Teriium partem minae hoc est XXV lU denariorum pon- 
M dus. » Dans ce dernier passage, Pline confond la mine avec la livre. Au 
surplus, cette éyaloation n'était déjà plus exacte du temps de Pline. 

(I) A côté des deniers au-dessous de leur poids légal, on en trouve asseï 
souvent qui le dépassent sensiblement. Comme exemple de ces derniers, 
nous pouvons citer les suivante : L. HOSTILIVS. SASERNA (Riccio, Hostilia, 
iri . — (k)ben, ibid.y pi. XIX, n» 2), 4«',&6 (=70,3, Pembrokc, Cat., p. ICI). 
-RESTIO (Riccio, Âniia, n*2.-Cohen, ibid,, pi. HI, n''2), 4«',30 t=67,8, 
Pembroke. Cat., p. 97}.— P. CREPVSI (Riccio, Crepusia, if 2— Cohen, ibid., 
pi XVI), 4«%36 (= 67,3, Pembroke, Cat„ p. 100). — P. FONTEIVS. P. F. 
CAPITO ni VIR (Riccio, Fonteia, n* 12.— Coben. lôirf., pi. XVIII, n« 0), 4«',23 
(Pinder, Die ant. Mûnzen, p. 117). — L LVCRETJ. TRIO (Riccio, luciiï/ia, 
n»2.-Cohen,t^i</., pi. XXV, n-i), 4 «',22 (Pinder. loc. cit., p. 121) — S. AFRA 
(Riccio, Afrania, n" 1.— Cohen, i*iV/., pi. II),4»',21 (Pinder, loc, cit., p. 101). 
— L. PLAVTIVS PLANCVS (Riccio, P/aw^ia n" 18. -Cohen, pL XXXIII, 
n* 7), 4«%2 (Pinder, loc. cit., p. 127).- CN. PLANCIVS. AED. CVR. (Riccio, 
Plancia, n« I.— Cohen, ibid., pi. XXXIl), 4»%18(=64,5, Pembroke, Cat,, 
p. 117) — Q. CASSIVS (Riccio, Cassia, n» 7.— Cohen, ibid., pi. XI, n* 6), 
4»'.I8 (Pinder, loc. cit., p. 107). — Deux sesterces de T. CARISIVS (Riccio, 
Carisia, n« 8.— Cohen, i6iV/., pi. X, n« 5) pèsent Tun, bien conservé, 0«',77; 
Tautre, usé, 1«M2 (Cohen, p. xn). Toutes ces pièces sont relativement ré- 
centes; elles datent de l'époque de Ciccron, et leur poids extraordinaire peut 
être attribué à la maladresse d'un ouvrier.— On peut ajouter à ces pièces les 
deux suivantes, qui sont plus anciennes que les précédentes, et dont le poids 
doit être également regardé comme le résultat d'une maladresse d'ouvrier 
(Annales de l'inst. arch., 1863, p. 31). Elles ont pour type du revers la Vic- 
toire dans un bige et pèsent, l'une 4«',2, du Cabinet de Berlin, et l'autre 4«',13, 
de la colicctlon Dorghesi. 



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24 CHAPITRE II. 

même au moineut de la première émission. Ëti effet, il 
paraît impossible d'admettre que le denier d'argent, qui 
remonte à une époque antérieure à la première guerre pu- 
nique, se soit conservé toujours intact, et ait pu traverser 
sans altération cette époque désastreuse pendant laquelle 
la crise monétaire et commerciale détruisit la valeur in- 
trinsèque du cuivre, et amena la fabrication exceptionnelle 
d'une monnaie d'or toute de circonstance et, pour ainsi 
dire, fiduciaire. 

Quel était donc lé poids légal des premiers deniers d'ar- 
gent? Pour le trouver, il faut nécessairement aller le cher- 
cher parmi les deniers qui ont pour type du revers les 
Dioscures, avec la légende ROM A, sans aucun emblème, 
ni symbole, ni nom de magistrat. 

On peut, il est vrai, dire avec raison qu'un grand nombre 
de deniers qui répondent à cette description ont été frappés 
beaucoup plus tard ; cependant ceux dont la légende est en 
creux ne se rencontrent jamais avec des noms de monétaires 
ou des symboles, et par conséquent appartiennent, bien po- 
sitivement, à la première émission. Or des cinq exemplaires 
de cette espèce que nous avons fait peser, et qui dépas- 
sent aussi en dimension les deniers ordinaires, quatre pè- 
sent de 4«',57 à 46',45, le cinquième seul (probablement 
usé) ne pèse que 3»%7 (1). Les deniers semblables, mais 
avec la légende ROMA en lettres ordinaires, nous donnent 



(1) Des cinq exemplaires qui ont été pesés à notre demandei quatre ap- 
partenaient au comte Borghesi (ils pèsent 4«"57, ifc%47, 4«',40, 4«'.45), le cin- 
quième est au Cabinet de Munich et pèse d»\l,— M. Cohen ( Monnaies de la 
République romaine, p. 339) fait observer que ces deniers sont remarqua- 
blement plus forts que les deniers ordinaires. Ils sont rares, leur absence 
dans les CabiiirJs de Vienne et de Berlin le prouve sufllsammcnt. 



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DENIEES d'argent. 25 

à peu près les mêmes résultais (1). En effet, des dix-huit 
pièces pesées à Vienne, à Berlin et par le comte Borghesi, 



(1) Nous donnons ici le poids d'un certain nombre de deniers ayant au 
revers le type des Dioscures, la légende RoMA, caractères ordinaires, sans 
acconapagnement d'un symbole ni d'un nom de monétaire; ces pièces 
sont Urées des Cabinets de Berlin et de Vienne et de la collection Bor- 
ghesi; lorsque la lettre A présentera ane variété^ nous aurons soin d'en 
prévenir le lecteur : 

Grammes. 
4,C3 (ROMA, integerrimo, Borghesi). 
4,48 (=61 1/2 gr., très-bonne conservaUon, Vienne). 
4,48 (=61 1/2 gr., bonne conservation, Vienne). 
4,47 (integerrimo, Borghesi). 
4,4 1 (= 60 1/2 gr., très-bonne conservation, Vienne). 
4,38 (très-beau, Berlin). 
4,26 (= 58 1/2 gr., Vienne). 
4.25 (très-beau, Berlin; Pinder. p. î)8). 
4,07 IRoMA, beau, Berlin). 
4,03 (RoMA? un peu usé, Berlin). 
4 (usé, Berlin). 

3,86 (très-bon; 3,90, d'après Pinder, p. 98). 
3,75 (bello, Borghesi). 
3.70 (ROMA, belio, Borghesi). 
3.54 (=48 1/2 gr.. Vienne). 
3,50 {bellissxmo, Borghesi). 
3,22 (6e//o, Borghesi). 
3,17 {passabiley Borghebi). 

M. Charles Gonzalès a bien voulu nous communiquer les poids de huit 
deniers de cette espèce de la collection Santangelo. Les quatre plus Torts 
pèsent 4^'.45 (= 5 trappesi); 4«',3* (= 4 trap. 18 acini); 4»^I4 (=4 trap. 
13 ac, 2 exemplaires), peut-être s'en trouve-t-il dans le nombre ayant la 
légende incuse? — Les quatre plus faibles pèsent 3«',56, 3«',52, d<',43 et 
3*%31. — Un exemplaire an peu usé du Cabinet de Hodène pèse 4s%10 (Cave- 
doni, RiposUgii^ p. 175), un autre de la collection de M. le nu^or de Rauch 
pèse 4s%075 ( Mittheilungen der Berliner numùm. Geselischaft, UI, p. 295). 
Le plus fort des deniers de cette espèce que nous ayons jamais rencontré, 
a passé de la collection Pembroke au Musée Britannique; il pèse 5<',17 
(:=70,8, Cat. Pembroke, p. 121, un peu fatigue. Leake, p. 141, en donne 



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20 ciiAPirai- il. 

six pèsent de 4«%63 à 4*S38. Sept pèsent autant ou un peu 
moins que les deniers ordinaires, ce qui prouverait qu'ils 
sont usés ou bien qu'ils n'appartiennent pas à la première 
émission. C'est donc avec raison que Borghesi a conclu de 
ses diverses observations (1 ) que le poids légal des anciens 
deniers était de â scrupules = A*% 65; cette opinion est 
d'autant plus vraisemblable que nous trouvons ainsi un 
nombre rond de scrupules pour chacune des monnaies ro- 
maines de tout métal : pour le quinaire 2 scrupules = 28^,27; 
pour le sesterce 1 scrupule = l«',1â. Par conséquent, à 
l'époque de la première émission, la livre romaine aurait 
fourni 72 deniers = Ihh quinaires = 288 sesterces. 

Ces poids ne se maintinrent pas longtemps (2). On 
trouve un petit nombre de deniers taillés sur le pied de 
à scrupules, portant des emblèmes de monétaires et un 
moins grand nombre encore avec les plus anciens des mo- 



un du Musée Britannique = 80 gr. C'est probablement le même). — Les 
quinaires d'ancien type ont des poids correspondants : quinze exemplaires 
de la collection Borghesi pèsent de 2«',35 à 15%83 (Borghesi, Decad. XVI f, 
p. 18; OEuvr, compl., t. Il, p. 295). Les deux exemplaires du Cabinet de 
Berlin pèsent 2»';22 et 25^15 (Pinder, p. 98); cinq de la collection d'Ennery 
(p. 168) pèsent de 2»',23 (= 42 gr.) k U%dl (= 3C). — Les sesterces, au 
type des Dioscures, pèsent 1«',9 (deux au Cabinet de Berlin, Pinder, loc. 
cit.); 0»',96 (= 18, CnL (tEnnery, p. 168) et0«',09 (= 13, Cat, dTEnnery). 

(1) Borghesi, Osservaz. numismatiche^ Dec. XVll, p. 9; Œuvres compl,^ 
t. n, p. 288. 

(2) Sur trente-huit deniers au type des Dioscures et avec un symbole, ap- 
partenant à ia collection Borghesi, dix dépassent le poids de 4 grammes; 
savoir: 4«',65 (le croissant), 4«',62 (branche de laurier), 4«%5l (caducée), 
4«',46 (épée), 4K^40 (le bàlon à mesurer), 4«',37 (épce), 4»%35 (ancre), 4r,80 
(massue), 46'",23 (le croissant placé perpendiculairement C), 4«%20 (cadu- 
cée); les vingt-huit autres pèsent 4 grammes et au-dessous. — Le Cabinet 
de Berlin ne possède qu'un seul exemplaire de cette espèce, il pè^e 4»',4 
(Apex et Marteau). 



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DENIERS DAnOENI. 27 

nogramraes d ateliers (1), mais on n'en trouve pas avec 
des noms ou des monogrammes de monétaires (2) . 

Il existe une singulière analogie entre les deniers Annîogie 

1 ., it T*% i»/T oM»r sînguUVrc entre 

romamset les pièces d argent de Populoma (t. I, p. 216 ua deniers romains 
etsuiv.) : celles-ci sont marquées XX, X, A, lin, et pè- ^t'«pibce. 

' * > » » * do Popul ■ma. 

sent 8«%60, 45%28, 1k',98, d^r^OT, ce qui correspond à la 
série romaine -, seulement les Romains n'ont pas la pièce 
marquée XX , et leur monnaie de la première émission 
pèse un peu plus. Comment donc se figurer que cette 
ressemblance soit fortuite, surtout en songeant que Rome 
et Populonia sont les deux seules villes de la haute 
Italie où Ton ait frappé des monnaies d'argent? Les 
pièces d'argent de Populonia, par leur poids et leur fa- 
brique, se rattachent aux plus anciennes pièces d'Athènes; 
elles n'ont donc pu être copiées sur celles de Rome. Rome, 
au contraire, a pu emprunter à sa voisine de l'Étcurie la 
nomenclature, la division et les marques de son mon- 
nayage d'argent-, mais là s'arrête la ressemblance. Rome 
eut son système monétaire à elle, qu'elle basa sur le 
scrupule, et elle fixa d'après le même principe le rapport 
de l'argent au cuivre. 
Pline fait remonter la première émission des deniers d'ar- Date de i« première 

, „ , ,_^ ._. - -1. I ,11 dmlsslon des 

gent à 1 année 486 (3) ; les annalistes la mettent à 1 année deniers d'«r«eni. 

269 av J.-C. 

(1) La collection Borghesi en possédait un seul pesant au-dessus de 4b%05 : 
= 4»',a5 (ROMA en monogr.). — Il n'en existe pas au Cabinet de Berlin. 

(2) La collection Borghesi et le Cabinet de Berlin ne possèdent pas un 
seul denier de cette espèce dont le poids dépasse 4 grammes. — M. Cohen, 
p. XI, dte an denier avec la légende CAP pesant 4«';27. C'est encore une 
de ces rares excepUons comme nous en avons cité quelques-unes ci-dessus; 
l'exemplaire de la même pièce, bien conservé, appartenant à la collection 
Borghesi, ne pesait que 3i%85. 

(3) Pline {Hist. tint., XXXIll, 3, 44; cf. 42) s'exprime ainsi : « Argentum 
u signatum anno vrbh CCCCLXXXV. Q. Oguim'o, C. Fabio. cos, quiwfue 



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28 CHAPITRE n. 

suivante (1). Le témoignage de ces derniers semble mé- 
riter plus de confiance que celui de l'archéologue, à moins 
que pour les mettre d'accord on ne veuille admettre, ce 
qui, du reste, est possible, qu'il se soit passé un an entre 
la promulgation de la loi et sa mise à exécution. Il est po- 
sitif que ces renseignements ne se rapportent pas aux pièces 
campaniennes. qui n'ont de romain que la forme; car un 
de nos auteurs dit formellement que l'émission eut lieu à 
Rome, et il ajoute qu'on fixa la valeur des pièces d'argent 
à 10, à 6 et à 2 as 1/2, ce qui n'est pas applicable à la 
monnaie campanienne, et, de plus, jamais aucun historien 
n'a appelé Romains les habitants de Gapoue ou de toute 
autre ville devenus citoyens romains, ni considéré comme 
fait ou dit par des Romains ce que ces habitants ont pu 
faire ou dire. 
•m a7. j.-'^. C'^st donc bien en 486, quatre ans après la prise de Ta- 
rente et quatre ans avant la première guerre punique, que 



« annis ante primum Punicum beilum et plaçait denarium pro deceni 
«< libris aeris valere, quinarium pro quinque^ sestertium pro dupondio ac 
« semisse* » 

(1) TIte-Live {Epit,,\\) : « Tune primum populos Romanus argento uti 
u coepU. » Cette note se trouve entre le re'cit de la fondation d'Arlminum 
S68 ar. j.-c. et la défaite des Picentins, arrivées en 486, et la défaite des Sallentins, en 
267 av. j -c. 487, de sorte qu'il est impossible de lui donner la date de 485. — Zonare 
(VIII, 7), qui avait puisé ses renseignements dans Dion, qui les tenait lui- 
même de Tite-Live, dit : DoXXà 8è xçiii^vx xdte t^ Pc^ii-fi è^évovro Cum xal 
àpf upak Spaxi^alç XP^^°^^^- ^ passage se trouve entre la défaite des insur- 
gés du Samnium, en 485, et la soumission de la Calabre, en 487. — Le 
Syncelle dit (t I, p. 523, éd. de Bonn) : év P(6(ii[i icpcotov àpy^poûv ixcdn^ 
v<j(U9iia (ce passage manque dans le texte arménien de la Chronique d'Eu- 
273 av. J.-c. sèbe; le Chronicon Paschale place cet événement en 481, et saint Jérôme 
dans la troisième année de lu cxxvii* olympiade). Les chiADres ne sont pas 
exacts, mais c'est bien de la même époque que l'auteur veut parler, puisque 
immédiatement après il mentionne la soumission de la Calabre (en 487). 



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DENIERS D ARGENT. 29 

furent frapi)és à Rome les premiers deniers d'argent de la 
République. Les historiens n'attribuent cette innovation à 
aucune cause ni à aucune influence étrangère, mais seule- 
ment au développement considérable qu'avait pris à cette 
époque la richesse nationale (1) . Le choix des Dioscures 
pour le type du denier d'argent semble s'accorder avec cette 
donnée historique : les Dioscures étaient considérés comme 
les dieux tutélaires des chevaliers romains, c'est-à-dire de 
la portion du peuple-roi qui s'occupait plus particulière- 
ment du commerce; le quartier où était situé le temple 
qui leur était consacré pouvait être considéré comme le 
centre des affaires, comme la Bourse de Rome (2). Quel- 
ques années auparavant, en A60, on avait institué la fête 304 av. .t .^. 
de ces divinités, qui se célébra depuis annuellement avec 
pompe, et consistait en une brillante procession de cheva- 



(1) Oa a dit que Zonare avait donné les préparatifs de la guerre contre 
les Samnites comme une des causes de la première émission des deniers 
d'argent : mais cela n'est pas exact; Zonare n'en parle pas, et Denys d'Hali- 
ramasse n'en dit rien non plus dans le récit qu'il (ait de cette guerre (Ant. 
rom., XX. 9).— La possibilité de cette induction n'est même pas admissible, 
puisque les annalistes (qui ont tous évidemment puisé à la même source) 
sont unanimes pour placer la guerre des Samnites en 485^ et la première 209 av. j.-c. 
omission du denier d'argent en 48C. 36S av. .1 -c\ 

{t) Latégion de Rome, nommée adJanum médium, désignée par Horace 
( Sat. Il, 3, 18, et le Schol.) comme le centre des affaires, et que l'on pour- 
rait nommer la Bourse de Rome, comprenait certainement dans son étendue 
le temple de Castor [Bull, de VJnsl. arch., 1850, p. US); le lieu indiqué 
par les mots sub veteribus^ d'après Plante {Curculio, IV, 1, 19: Sunt qui dant 
quique accipiuni fenore), était évidemment auprès du temple de Castor, 
puisque dans le vers suivant l'auteur ajoute : Pone aedem Casforis ibi sunt 
subito quibus credas maie. Voilà pourquoi lorsque la loi Valeria réduisit 
toutes les créances au quart de leur valeur primitive, le tableau de cette ré- 
duction fut affiché sur le temple de Castor (Clcero, pro Quinct., IV, 17); on 
déposait de l'argent dans tous les temples, mais de préférence dans le temple 
de Castor (Juvenal., Sat , XIV, 260). 



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30 CHAPITRE II. 

liers romains qui se rendait à ce temple ; ce culte paraît avoir 
été alors le culte en faveur, on pourrait dire le culte à la 
mode, en Italie ; aussi voit-on en même temps le type des 
Dioscures sur les monnaies romaines, romano-lucériennes 
et sur celles de Paestum. En effet, les deux divinités tuté- 
laires des marins hellènes étaient un type fort approprié 
au\ monnaies que les villes les plus guerrières et les plus 
riches de l'Italie faisaient frapper en vue surtout de leur 
commerce maritime, et par lesquelles elles se rapprochaient 
du système monétaire des Grecs. 

C'est aussi à cette époque que l'administration de la 
monnaie, ou plutôt l'atelier monétaire de la République, 
fut établi sur le mont Gapitolin, dans le temple de Junon la 
Conseillère {Moneia) (1). 



(1) C'est ce que semble conûrmer ce passage de Suidas, emprun'é pro- 
bablement à Suétone : * MovîiTa fi lïpa -napàt Ptojiatot; èç aixto; toiqotSs. Pcuiiocloi 
6eTi8évT£ç xpri[iÂX(ù^ èv t<J) x^tç nû^pov xa\ TaçavTÏvouî T.oki[n^ Yiu^avTO t^ âfot' 
TfjV 5è XP^'*' aÙTOÏ;, el twv BtXojv àvôéÇovxai pLexà ôixaioaûv-ï^ç, ^^pTÎjAaTa aÙTOÙ; 
jX"?i èriXe t}/eiv. lux^^'^^» ^^ fojpLaïot t-?,; alnrîaewç èT(|X7ijav lïpav Movr^Tav, 
Touréo^t oûjjlCouXov, t6 vdaia|ia èv tû Upîj) aÙTT,ç ôpt^avreç ^^apârceoOai. • 
Cf. V. ÀOTipta. Le nom et le temple de Junon Moneta sont, il est vrai, bien 
2fio av. j.-c. plus anciens que l'année 485 (Beclter, Topographie derstndt Rom^ dans son 
Handbuch, I, p. 40 ), mais II est certain que l'atelier monétaire des Romains 
fut établi dans ce temple (Tit.-Liv., VI, 20) pendant quelque temps, et rien 
ne prouve que son établissement dans ce lieu ne coïncide pas avec l'époque 
de la guerre de Pyrrhus, el par conséquent avec rémission de la monnaie 
d'argent. De là vint l'usage d'appeler méiaphorlquement les magistrats 
préposi'S h la monnaie Triummri monetales ou Monetarii, et plus tard on 
appliqua la dénomlnali( n de Moneia k l'argent monnayé lui-mrme. 



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RAPPORT DE i/aRGBNT ET DU CUIVRE. 31 

CHAPITRE III. 

RAPPORT DE LA MONNAIE D'ARGENT AVEC LA MONNAIE DE CUIVRE. 

Nous avons vu que la valeur proportionnelle du cuivre Lcseucce 
vis-à-vis de l'argent n'avait pas été changée par l'émission ^^^..^^^^ monnai. 
du denier d'argent et la diminution du poids de l'as; les '*"*"" "'» 

1 I 1 . . 1 , ^^ Panci -nne. 

preuves les plus décisives démontrent qu à cette époque 
l'ancienne proportion de 1 : 250 subsistait encore. Nous en 
trouvons une première preuve dans le nom même de num" 
musy nom, il est vrai, généralement appliqué à toutes les 
pièces d'argent, mais plus particulièrement au sesterce (t. I, 
p. 238 ; ci-dessus p. 22 ) , probablement parce que son 
poids, qui était d'un scrupule (t. I, p. 253), représentait 
en argent la valeur exacte d'une livre de cuivre. 

De plus, nous voyons le mot nummu.% et le mot sesterce 
employés indifféremment pour désigner Tas libral qui, 
comme nous l'avons dit (ci -dessus p. 16), resta longtemps 
encore en usage comme valeur de compte ^1). Ainsi 
les amendes pour injures, que la loi des Douze Tables 
fixaient à 25, 150 et 300 as, se payaient en autant de ses- 
terces (2). La somme destinée à la célébration des jeux 



(1) Huschke (die Verfassung ffes Konigs Servius TuUius, Heiileliierg, 
1838, p. 107) avait déjà émis la même opinion. 

(2) La loi des Douze Tables ne désignait pas en propres termes en quelle 
monnaie devaient être payées ces amendes. Festus en donne l'explication 
page 371 : « Viginti quinque poenas [oupoenae], dit-il, in A7/ signifiai vi- 
« ginii quinfjue asses. » Aulu Celle, en reproduisant ce texte {Noctes Alticaey 
XX. 1, 12), met : Viginii quinque aeri*.— Gaîus (HI, 223) et Aulu Celle 
(/oc. cit., XVI, 10, 8, et XX, 1, 13) disent o^çct, tandis que Paulus {Colla- 
tiones^ ïî, 5, 5) parle de spslcrces. 



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32 CHAPITRE III. 

217 uv. I. c. publics en 537 est de 333,333 as 1/3 ou autant de ses- 
terces (1). Le minimum des héritages soumis à l'impôt de 

169 -T. J..C. la loi Voconia en 585 est évalué tantôt à 100,000 as, tantôt 
à 100,000 sesterces (2). Si nous en croyons les commenta- 

161 av. j.-c teurs, la loi somptuaire Fannia, rendue en 593, fixe le maxi- 
mumdu prix que doit coûter le dîner des jours ordinaires (les 



(\) Tite-LIve (XXII, 10) dit : «« Àet^is trecentis triyinla tribus mWibun 
« trecentis triginta tribus triente. » PJutarque (Fahius^ 4 ) : « Xr) «oTeprtwv 
Tpiatxo9((i>v Tpidbcovxa Tsuâv xa\ Sr.vapùdv TptaxoaCaiv Tpidxovra Tpûbv ix\ 
TpiTT)(M>p(ou icpoodvToç. » -^ Coinp. Welssenbom sur ce passage : 333 ses- 
teriia + 333 denarii 1/3 = 33,4333 sestertii 1/3. — Plutarque. qui évalue 
cette somme exactement à 83,583 drachmes 1/3, a probablement eu 
sous les yeux un texte fautif indiquant le chiffre COCXXXIIII au lieu de 

cccxxxin. 

(2) Nous trouvons la première de ces expressions (centum millia aeris) 
dans Gaïus (II, 374), la seconde dans Dion Casslus (LVI, 10) et dans le 
Pseudo-Asconius {Ad CIc. contr, Verr,, II. 1. 41, p. 188, édition d'Orelli). 
-^ il reste cependant encore une grande difllculté k résoudre. — D*après 
Aulu Celle {Noct. Att.^ VI [VII], 13), il est évident que le minimum des 
héritages soumis à Tlmpùt de la loi Voconia était en même temps le 
minimum de la première classe instituée par Servius Tullius. C'est pour 
cela que dans le discours relatif à cette loi, Caton fait la distinction entre 
ceux qu'il nomme les Classici=.primae classis homines , ei ceux qu'il in- 
dique comme étant htfra classem. — Il est même évident que la glose de 
Festus sur l'expression infra classem est basée sur le discours de Caton 
(p. 113). — Cependant M. Bœckh a parfaitement démontré [Metr. Unters., 
p. 433 et suIy. ) que Polybe (VI, 23, 15), Denys d'Halicamasse et même 
Tite-Live (XLV, 15), en évaluant le cens établi par Servius Tullius, se sont 
exprimés en as (réduits) valant le dixième du denier; comment la loi Voconia 
aurait-elle évalué ce même cens au même nombre d'as libraux? Nous ne 
pouvons supposer qu'il y ait ici une erreur, parce qu'il nous parait impos- 
sible que deux auteurs sérieux attestant tous les deux le même fait et par- 
faitement indépendants Tun de l'autre se soient trompés tous les deux, et 
surtout parce qu'une somme de 100,000 sesterces comme minimum de )n 
fortune d'un homme riche n'était pas une cho<«e rare au dernier siècle de la 
République. (Comp. noire travail sur les tribus de Rome, p. 120 (Dte Roem, 
Tribus in adminislrativer Beziehung, Alloua, 1844 ), et notre Histoire rom., 
t. III, p. 570.}— M. Rcpckh {loc. cit. y p. 435) suppose qu'au vir siècle le cens 



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RAPPORT DE l'argent ET DU CUIVRE. 33 

festins exceptés) tantôt à 10 as, tantôt à 2 deniers 1/2 (1) ; 
de même anciennement dans toutes les acquisitions, la 
valeur fictive consistait en 1 as ou en 1 sesterce (2). 
IJn autre rapprochement à faire, c'est que les Grecs ont 
constamment traduit aussi ae$ grave par ^\6<: (3) . Enfin 



flxé par Servit» Tullius avait été quadruple; mais cette hypothèse n'est pas 
soutenable {Roemiscke Tribus ,\oc. cit.), nom aimerions mieux supposer que la 
loi Voconia avait en effet flxé le cens de la première classe à 100^000 as foibles 
valant le dixième du denier, et que c'est ainsi que Caton l'avait comprise et 
en a parlé dans son discours; mais l'expression centum milliaaeris employée 
dans la rédaction de la loi étant amphibologique, toutes les Tols que l'occa- 
sion se présenta d'en faire l'application, on l'entendit toujours dans le sens de 
Vas libral ou du sesterce, d'après le principe d'accorder au testateur toute la 
liberté compatible avec la lettre même de la loi prise dans le sens le plus 
large; ce qui donna par la suite l'occasion de considérer les possesseurs de 
100,000 sesterces comme formant dans l'esprit de la loi une catégorie dis- 
tincte de riches. 

(1) A. Gellius {f^oct, AU., II, 24, 3) : «Lex Fannia — quibusdam diebus in 
« singulos dies cenienos aeris insumiconcessit — ceieris autem diebus omni- 
« bus denos, » — Athénée (VI, 108) cite la loi Fannia d'après Rutilius Rufus 
et dit : « Ô4^vetv & ic^etovo^ tôiv duoXv 6pax(uov xal ii\Ll90u^ oùx èic^Tpnce. >» 
— r40m parez encore Donatus (Vita Verg,, 12) : «Dena sestetiia pro singulo 
« versu Vergilio dari jussit. » — Ce que confirme Servius (ad Aen., VI, 
862) : «c Vergilius pro hoc, aère gravi donatus est, » — De même la loi 
Valeria (668 de R., 86 av. J.-C.)> qnl ordonne que les sesterces soient payés 
en as, ne devient intelligible que lorsqu'on se souvient que l'as ancien 
avait la valeur du sesterce. 

(2) Marquardt (Handbuch, III, 2, p. 13, note 42) fait à ce sujet des obser- 
vations fort Justes. — Tite-Live parle, dans des circonstances pareilles, de 
l'as (XXXI^ 14), et souvent du nummus untis. — Au reste, il ne faut pas 
confondre ce prix fictif, dont il est fait mention dans les lois postérieures, 
avec le prix fictif de la mancipatio ; dans ce dernier genre d'affaires 
ce prix pouvait n'être pas toujours un fragment de cuivre (aes rude) 
(Festus, verb. Rodus, p. 265. — Varro, IX, 83), mais c'était toujours 
une pièce de cuivre Voy. Husclike, Syntrophi instrumentum , p. 39 et 
suiv. 

(3) Plutarque ( Publico/a, 11 ) : « liv 8è Tij4-?i icpoÔdTOu ixlv ô6o)io\ Uxi, 
II. 3 



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34 CHAPITRE m. 

jusqu'à uoe époque relativement récente, les comptes offi- 
ciels se font indifféremment tantôt en qes gravf^ tantôt ep 
sesterces (ci-dessus, p. lôetsuiv). Que d^ difficultés n'an- 
rmt pjas amenées cette double manière de compter si aes 
grave et sesterce n'avaient pas été deux noms pour signifier 
une seule et même unité, comme en Sicile Ikpa ip-ppfou et 
v(^(jto<! C'est pour la même raison que sur les plus anciennes 
pièces d'or de la République les chiffres 4rX, XXXX, XX 
suffisent pour en désigner la valeur, sans qu'on ait eu be- 
soin d'ajouter les mots as ou sesterce; nous en parlerons 
plus tard. De plus, nous ne trouvons nulle part un exemple 
qui puisse prouver l'identité de l'as libral avec Tas valant 
le dixième ou le seizième du denier (1). Quant à la loi Cre- 
pereia, qui fixe à 125 sesterces la caution du serment fixée 
à 600 as par la loi des Douze Tables (2), elle n'avait certai- 



480 AT. .T. r. po6( 6è éxQii;ov. » Ce passage se rapporte à la lot Julia Papiria de 334. — 
Suidas, verbo Xawxpia. — Gloss. Labb., p. 130, àSokà^y asse. — Bœckh, 
Meir. Vniers., p. 346. 

(1) Toutes les fois qu'il est question du prétendu census de Servius Tul- 
lius, la valeur est toujours exprimée en as réduits (ss l/io ou 1/16 de de- 
nier); il ne s'ensuit pas que l'on réduisit ainsi toujours l'as îlbral, mais 
seulement que la valeur de ce cens avait été fixée dès l'origine en as réduits 
et non en as libraux, ce qui prouve que l'on ne peut pas le faire remonter 
jusqu'à Servius Tuliius. Au surplus, depuis l'admirable discussion de 
M. BœclLh sur ce sujet {Metr. Unters,, p. 427 et sufv.), je ne pense pas qu'il 
puisse y avoir encore un seul historien qui admette cette énormité. — Tite- 
Live (V, 32), en parlant de l'amende imposée à Camille, dit. il est vrai, 
qu'elle Uii de 15,000 as libraux {XV miilia gravis aeris). — Phitarque 
iCamiil.t 13), réduisant cette somme en argent, la porte à 1,500 drachmes. 
Mais ces assertions ont peu d^importance; et, comme dit H. Bœckh (p. 443), 
on peut les regarder comme des opinions personnelles et non comme des 
faits positifs. 

(2) Gaîus (IV, 95) s'exprime ainsi : « Sacramento reum provocamus eague 
M sponsio sestertiofum CXXV nummorum fit, scificet propter tegem Cre- 
« pereiam. » Le nom de la loi est incertain. 



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et des liistorleiii 
qui l'ont suivi. 



RAPPORT DE L*ARGENT ET DU CUIVRE. 35 

nement pas été votée pour traduire en monnaie d'argent 
Tamende fixée précédemment en as ; son but était réel- 
lement de diminuer le taux de l'amende que le perdant 
avait à payer. 

Le sesterce valant 1 as libral, le quinaire en vaudra 2 
et le denier h ; les signes qui se trouvent sur ces pièces, 
IIS (== 2 1/2) V et X, doivent donc se rapporter dès Tori- 
gine à Tas réduit (1). Ce que disent les anciens auteurs, Eneurd.F.sins 
ou plutôt ce que dit le seul auteur ancien qui ait traité ce 
sujet, est complètement incompatible avec la réalité des 
faits; et cependant, malgré le peu de sécurité que peuvent 
offrir ses i*enseignements, c'est de lui que les écrivains 
de l'époque impériale ont emprunté tout ce qu'ils disent 
sur l'ancien monnayage des Romains (2). Les données de 
cet auteur ne concordent pas davantage avec le rapport 
réel des métaux : unQ pièce d'argent pesant 1 scrupule 
n'a jamais pu valoir 2 anciens as 1/2, c'est-à-dire environ 
626 scrupules de cuivre, lorsqu'en Sicile l'aident était au 
cuivre comme 1 est à 250 ; ce qui peut expliquer œtte 
erreur, c'est qu'on a voulu faire concorder ce qu'oo sa- 



(1) Maeciaom (} 44) : « (Pecunia numeratayolim in aère erat^ posiea et 
« in argenlo feriri coepit ita^ ut omnis nummus argenteuê ex numéro aeris 
« potesiatem hal>eret » 

(2) Voy, ci-dessus, page 1 1, note 2, les passages que nous citons de Festus 
et de Pline. — Maeclanus ( J 74) : « Cum olim aises libriles essent et dena- 
« rius decem asses valeret et dedma pars denarii libram, quae eadem as 
« erat, singula (1/20) selibram, quae eadem semis erat, teruniius guadran- 
u iem haberet, etc. » — Varron ( voyez t. I, p. 244, note 1), au contraire {De 
Lingua latina, V, 174;, expUqne que la libella égale un dixième de denier, 
parce que le denier vaut 10 as ; mais dans l'origine Tas valait une livre pesant 
de cuivre, de sorte que as, libra, libella étaient des expressions synonymes 
qui pouvaient s'employer indifféremment; cet auteur pouvait parfaitement 
établir ce principe sans attribuer au denier une valeur de 10 as librnux. 



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30 CHAPITRE 111. 

vail de Tas ancien avec les fausses données chronolo- 
giques dont on pouvait disposer. En effet, il est clair 
que si la première réduction de Tas n'avait eu lieu 
î«4-i4i iv. j.-c. qu'entre les années 490 et 513, comme le croyait Verrius 
Flaccus, le denier d'argent aurait dû valoir iO anciens as 
émis en 485 ou 486; or pour que cela fût possible, il fau- 
drait ou que le sesterce ait pesé plus d'un scrupule ou que 
l'as en question ait été réellement plus faible que ne l'était 
l'as libral. M. BcBckh (1) a essayé de prouver la vérité de 
la première hypothèse; mais pour atteindre ce résultat, il 
lui a fallu d'abord aller chercher, pour en faire le denier 
primitif, une monnaie campanienne qui ne présente 
aucun des caractères du monnayage romain, et qui peut- 
êti*e même n'a jamais eu cours dans le Latium ; il a fallu 
encore supposer à cette pièce un poids de 8»',13, tandis 
qu'en réalité tous les exemplaires que nous en avons ne 
pèsent pas plus de 76%04 et que le poids de 8«',13 n'existe 
pas dans la série campanienne, et admettre enfin que l'ar- 
gent était au cuivre dans la proportion de 1 : 400, ce qui 
est tout à fait invraisemblable. 

Prenons donc la seconde hypothèse et cherchons un as 

(I) Metr. Unters.y p. 452.— Nlebuhr (Hist. rom., 1. 1, p. 505 et sulv.) pen- 
sait que Tas, d'après sa valeur intrinsèque^ avait toujours valu le dixième du 
denier et par là même, de la drachme, quel que fût son poids; et que les 
ainiiblissements successifs du poids avaient été occasionnés par le renchéris- 
sement du métal. -* Ce qui reviendrait à dire qu'à l'époque de l'as libral la 
proportion entre les deux métaux aurait été de 1 : 625, et du temps de l'as 
sextantaire de 1 : 120. Ce qu'on ne comprend pas, c'est comment l'as aurait pu 
valoir dès son origine le dixième du denier, qui ne fut inventé que près de deux 
cents ans plus tard. Aussi M. Bœckh a-t-il victorieusement combattu cette 
hypothèse (loc. cit. et surtout p. 43C) ; pour ce qui a rapport au prix des 
grains (p.416), lia parfaitement démontré qu'elle est Inadmissible et qu'elle 
est basée sur des suppositions erronées. — FrOhIich ( Animadcersiones in 
nummos quosdom urbis, p. GO et suiv.) était beaucoup plus près de la vérité. 



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2«4 Rv. J.-C. 



RAPPORT DE l'argent ET DU Cl IVRE. 3/ 

plus léger, dont 2 1/2 puissent valoir le sesterce que nous 
connaissons, nous trouverons que Fas demandé est l'as 
de 4 onces, celui de la première réduction, et qu'il rem- 
plît les conditions demandées. Les deux innovations im- 
portantes dans la réforme du système monéuire romain^ 
savoir : la réduction du poids de l'as et l'émission d'une 
monnaie d'argent, ont dû avoir lieu à peu près dans le 
même temps, ou plutôt faire partie d'une seule et même 
opération. Nous savons, d'une part, d'une manière cer- 
taine, que les premiers deniers furent frappés à Rome en 
485 ou 486. Varron nous apprend, d'autre part, que la ré- «69ou2«8av.j.-c. 
duction de l'as eut lieu à peu près vers le commencement 
de la guerre punique de 490. Rien n'empêche donc de 
supposer que les deux opérations se soient faites en même 
temps (1) ; j'aimerais même mieux admettre que la réduc- 
tion de l'as a précédé l'émission de l'argent. En effet, pour 
que le sesterce valût 2 as 1/2, il fallait que cet as existai 
déjà. Les types eux-mêmes semblent confirmer cette hypo- 
thèse, car après la réduction du poids de l'as les monnaies 
de cuivre conservent encore les anciens types, par exemple : 
la tête avec le casque sans ornements et la proue de navire, 
tandis que sur la monnaie d'argent le casque est ailé et 
les Dioscures ont remplacé la proue. Quant au rapport de 



(1) Il est vrai de dire que quelques colonies, fondées en 486 et en 490, 
ont cependant eu des monnaies librales; mais cette objection ne saurait 
atténuer notre argument. En elTet, ne peut-on pas admettre que les rè- 
glements monétaires de ces colonies, comme tout ce qui regardait leur ad- 
ministration et leur organisation, avait été décidé par un décret du peuple 
ou du sénat, quelques années avant leur établissement déûuiUf; et d'ailleurs 
nos données chronologiques pour cette époque sont tellement peu certaines, 
qu'il serait hasardeux d^attacber une trop grande importnuce à des anonia- 
Iles, qui peuvent n'être qu'apparentes. 



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38 CHAPITRE IJI. 

la valeur iairinsëque, nous avons une preuve matéiielle 
préférable à tous les raisonnements : Tas ancien pèse tout 
juste 2 as 1/2 du nouveau système ; or le sesterce d'argent 
= 2 as 1/2, donc l'ancien as égale le sesterce; enOn le dé- 
cussis de cuivre du nouveau système (dont la fabrication* 
du reste, a été de courte durée) égale comme valeur in- 
trinsèque et comme valeur monétaire le denier d'argent; 
l'un et Tautre ont pour type la tète casquée de Rome et les 
mêmes marques pour indiquer leur valeur. 

Nous manquons complètement de documents certains 
pour pouvoir apprécier la quantité relative des monnûes 
fabriquées alors dans les deux métaux : l'as de i onces 
et le denier primitif sont rares l'un et l'autre. Nous voi- 
rons bientôt qu'à cette époque la plus grande partie du 
numéraire romain était encore de cuivre : nous pourrions 
peut-être en conclure que les espèces d'or et d'argent 
étaient surtout destinées à circuler dans le midi de l'Italie. 

Nous avons, ce nous semble, surabondamment prouvé 
que la réduction de l'as et la fabrication de la monnaie d'ar- 
gent forment deux parties d'une seule et même opération ; 
nous irons encore plus loin : nous prétendons démontrer 
que cette réduction, qui ne devait ni dissimuler une ban- 
queroute ni déprécier le cuivre, n'a eu d'autre but que 
de rendre possible l'émission de la monnaie d'argent. 

Nous avons vu que la graude unité de cuivre, l'as, et 
l'unité d'argent, le scrupule (le ntimmu^) , avaient la même 
valeur; l'as se divisait en 12 onces, le scrupule ou num- 
mus en 10 libellae; si cette anomalie de deux systèmes 
existant de fait à côté l'un de l'autre, pouvait subsister 
tant qu'il n'y avait que de la monnaie de cuivre, l'émission 
de la monnaie d'argent a dû nécessairement la faire cesser 
en amenant leur fusion^ et c'est ce à quoi l'on est arrivé 



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RAt»PORr DE l'argent ET DL CUIVRE. 89 

en faisant de la nouvelle grande unité de cuivre la petite 
ttûité d'argent, et ela coûservant toujours le système dé- 
cimal pour l'argent et le système duodécimal pour le 
cuivt^; il en est résulté un système mixte dont la plus 
petite pièce, l'once de cuivre, se trouve être le cent- 
vingtième de la plus grande, le denier d'argent. 

11 se peut que les besoins du commerce de détail aient 
rendu nécessaire une monnaie d'appoint plus maniable et 
plus commode que Tonce coulée, qui représentait environ 
2 centimes 1/2 (1/6 groschen de Prusse) ; ce qui amena en 
même temps la réduction du poids de l'as. Mais ce qui est 
plus important à constater et en même temps plus vrai- 
semblable, c'est qu'on a voulu ainsi se rapprocher du sys- 
tème attique. Le quinaire et le denier de nouvelle création 
représentaient le double et le quadruple du numrous ou 
ancien scrupule ; or ces pièces pesant 2«%27 et 4^,65, se 
rapprochaient singulièrement du triobole de 2>%18 et de 
la drachme de à^'^i? d'Athènes, et pouvaient facilement 
être acceptées dans le commerce journalier comme ayant 
la même valeur ; c'est probablement pour cela qu'en tête 
de la nouvelle série on mit le nummus denarius et non le 
nummus sestertius. 

Ainsi, on le voit, plus d'une considération et plus d'une 
raison ont dû amener et motiver cette transformation si im- 
portante et si compliquée. Le législateur a pu emprunter 
le type à Fltalie du Sud, la division et les marques de la 
valeur à Populonia, mais pour tout ce qui est de l'essence 
même du monnayage, il est resté complètement romain et 
n'a pris chez les voisins que ce qui pouvait être commo- 
dément adapté au système national. 

On peut encore se demander si, la monnaie d'argent 
une fois créée, l'usage ou la législation conservèrent aux 



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40 CHAPITRE III. 

lingots d'argent le privilège dont avaient joui précédem- 
ment les lingots de cuivre, de pouvoir circuler concurrem- 
ment avec l'argent monnayé, et de pouvoir même être 
légalement employés dans le commerce pour leur valeur 
intrinsèque. Il parait positif qu*il n'en fut pas ainsi (1), 
car la loi de Sylla, qui déclare faux monnayeurs (2) ceux 
qui altèrent les lingots d'or, ne parle pas des lingots d'ar- 
gent. Ainsi les lingots d'argent, quoique plus rapprochés 
par leur nature des espèces monnayées, et bien qu'on les 
trouve souvent enfouis dans les mêmes dépôts que les de- 
niers et les as (3), n'ont cependant jamais été considérés, 
en droit, autrement que comme une marchandise ordi- 
naire, et il s'en faisait, à ce qu'il parait, un commerce con- 
sidérable. 



(1) Maeclaous (loceit.y S 78) : « Nummi largentei in pecunia, forma pu- 
« blica dumiaxat nomen accipiunt. » 

(2) Digest, XLVill, 10, 9 pr. 

(3) On a trouvé dans un dépôt près d'Aquilée des lingots d'argent en 
forme de petites briques; les plus forts pesaient 13 livres (CavedonI, 
Ripostigli, p. 13). Le poids total de ces lingots et des deniers de la Repu - 
blique qui avaient été enfouis en même temps dépassait 120 livres. —On a 
trouvé également auprès de Parme deux bracelets d'argent dans un dépôt 
d'as du système oncial (l^ma, Guida al museo di Par ma ^ p. 4). 



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LOIS MONÉTAIRES. 41 



CHAPITRE IV. 



MAGISTRATS MONETAIRES ET LOIS RELATIVES A LA MONNAIE 
SOUS LA RÉPUBLIQUE. 



§1. 



La fabrication des monnnies exécuta à Rome en vertu de décrets du peuple 
et administrée par des magistrats, sous la surveillance et le contrôle du sénat. 

A Rome, comme partout, le droit de battre monnaie ap- 
partenait à rÉtat. Nous ignorons quelle était dans l'origine 
la part faite à chacun des pouvoirs constitutifs de la Répu- 
blique dans l'exercice de cette partie de la souveraineté ; 
mais ce que nous en savons pour les deux derniers siècles, 
peut nous fournir des données suffisantes pour apprécier 
ce qui avait eu lieu dans les temps antérieurs. Or nous 
allons voir qu'à cette époque le peuple, le sénat et les ma- 
gistrats^ concouraient, chacun pour leur part, à l'émission 
légale des monnaies, cette branche de l'administration si 
importante pour la fortune publique, et que l'on peut ap- 
peler l'expression vivante de l'autonomie. Le peuple dé- 
crétait et des magistrats spéciaux administraient sous la 
direction et le contrôle du sénat. 

Le peuple, rassemblé dans les comices par tribus, dé- 
crétait tout ce qui était relatif à Témissiou, au poids, à la 
division, au métal des monnaies , au rapport des métaux 
entre eux. Nous le voyons par la loi Papiria et la loi Fia- 
minia sur le poids de l'as, par la loi Flaminia sur la propor- 
tion de l'unité d'argent avec l'unité de cuivre, parla loi Livia 
sur les monnaies fiduciaires, qui devaient alors être émises 



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42 CHAPITRE IV. 

en même temps que les monnaies réelles, par la loi Glodia 
pour la suppression des pièces de 3 sesterces et pour l'as- 
similation aux quinaires, de celles qui restaient encore en 
circulation , enfin par la loi Papiria, qui ordonne une nou- 
velle émission de pièces d*un sesterce. 

Dans la limite de ces restrictions légales, c'était, originai- 
rement, au magistrat suprême, à celui qui était revêtu de 
Yimperium^ qu'il appartenait de fixer souverainement le mo- 
ment, l'étendue, le mode de l'émission monétaire et l'espèce 
des monnaies à émettre. Car dans une république c'est au 
magistrat suprême qu'il appartient d'exercer au nom de 
l'ensemble des citoyens, tous les droits souverains que la loi 
n'a pas spécialement réservés à des magistrats particuliers. 
Aussi les dictateurs, les consuls j les proconsuls, les préteurs 
ou les propréteurs devaient-ils exercer le droit de battre mon- 
naie avant qu'on n'eût créé des ofBders monétaires spéciaux 
ou quand ces derniers cessaient d'exercer leurs fonctions. 

Ce droit n'impliquait pas nécessairement aVet lui celui 
de mettre sur les pièces son nom, un symbole ou un em- 
blème particulier, car le magistrat ne l'exerçait pas en 
son nom personnel, mais au nom et par délégation dû la 
Communauté. Aussi à l'époque brillante du iv« et du v* siè- 
cles, lorsque les individualités s'effaçaient pour làisâèr à 
l'État ou à l'ensemble des citoyens les honneurs de la sou- 
veraineté avec le prestige de l'autorité, en un mot tant 
qu'il exista une res publica proprement dite, lés divinités 
tutélaires de Rome et le nom de la ville avec son etnblëme, 
la proue de navire, se montrent touls sur les monnaies ; 
à peine y trouvons-nous quelquefois le signe distinctif de 
l'atelier monétaire (P de Luceria est le pluâ ancien); et ce 
signe distinctif n'est qu'une initiale ou nn taonogramnie, 
tandis que le nom de Rome s'écrit en toutes lettres. 



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LOIS MONÉTAIRES. A3 

Lorsque vers la fin de la dernière guerre punique la Ré- 
publique se trouva entraînée vers la forme oligarchique, les 
magistrats commencèrent à marquer leurs monnaies d'abord 
d'un symbole ou emblème distinctif, ensuite du nom de leur 
famille, indiqué par un monogramme. Leur nom particulier 
ne parut que plus tard, caché dans les premiers temps sous 
la forme de l'initiale ou de l'abréviation. Longtemps le nom 
de Rome conserva sa prééminence sur celui du magistrat ; il 
passa au second rang vers le milieu du \iv siècle, et bientôt 
après disparut entièrement. Vers la même époque apparais- 
sent sur les monnaies les premiers noms de dignités, et l'an- 
cien type uniforme se trouve remplacé par la représentation 
des exploits, souvent plus ou moins fabuleux, des aïeux, 
douteux eux-mêmes, des jeunes patriciens chargés de faire 
frapper les monnaies de la République; enfin, sans ouvrir 
l'histoire, l'inspection seule des monnaies nous apprendra 
bientôt que la monarchie militaire a succédé au gouverne- 
ment républicain. Dans le fait n'était-il pas moins cho- 
quant de voir la tète de César remplacer sur les monnaies 
celle de la déesse ROMA, que de voir un Faustus Sylia 
célébrer sur des monnaies républicaines, les hauts faits de 
son père et de son beau-père, ou le jeune Brutus, & l'âge 
de vingt-cinq ans, proclamer comme un héritage de fa- 
mille sa vocation au tyrannicide, en mettant sur les mon- 
naies de l'État, le buste et le nom de ses ancêtres? Nous 
examinerons tous ces détails lorsque nous nous occuperons 
de la série chronologique des monnaies de la République ; 
étudions d'abord le droit de battre monnaie en lui-même, 
au point de vue de la constitution. 

Nous l'avons déjà vu, ce droit est essentiellement l'apa- 
nage de la souveraine puissance, de Yimperivm; or nous monnaie urbaine 

■t i» t » , t . . , . . et monnaie frappée 

savons que la fabrication des monnaies romaines n a jamais uorb de Rome 



DiTision 
de lu monnaie m 



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h à CHM>irRË IV. 

été un privilège exclusivemenl réservé à la capitale , mais 
que, d'après les circonstances, elle avait souvent lieu dans 
les provinces même les plus éloignées ; nous pouvons donc 
admettre à prtorf que le droit de battre monnaie par- 
ticipait à la nature de Yimperium auquel il était attaché. 
Limité dans Rome et soumis à certaines restrictions comme 
Yimperium civile^ il participait, hors de Rome et jusqu'aux 
extrémités de l'Empire, à l'omnipotence de Yimperium mi- 
titare. Ainsi nous avons deux sortes de monnaies à étudier, 
celles qui furent frappées à Rome même, que nous appel- 
lerons monnaies urbaines^ et les monnaies frappées hors de 
Rome, sous l'autorité des généraux d'armée et des gouver- 
neurs de province. 

Mounnies urbnines ou frappées dans Rome. 



Les preinltTs 
inaffistrats de 
Itomen'eserccnt 
pas le dro t de 
battre monnaie 
dans la capitule. 



La monnaie urbaine aurait dû, d'après ce que nous avons 
dit plus haut, être du ressort des consuls ou des préteurs ; 
nous ne savons pas quelle fut la règle adoptée dans l'origine 
et si les premiers as coulés furent fabriqués par ordre des 
décemvirs et ensuite par celui des consuls ; mais dès que 
les noms des magistrats commencent à se montrer sur les 
pièces, nous savons qu'il n'en fut pas ainsi, et nous recon- 
naissons en cela la tendance de la politique des Romains. 
Dans le développement de leur liberté, ils ont constamment 
cherché à limiter ou même à supprimer autant que possible, 
dans l'intérieur de Rome, l'autorité de leurs premiers magis- 
trats, surtout pour ce qui touchait aux finances et aux caisses 
de l'État; ils y étaient parvenus longtemps avant qu'au 
vr siècle les noms des magistrats monétaires et au vu* les 
titres indiquant leurs fonctions, parussent sur les monnaies; 



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moni^talres. 



MONNAIES URBAINES. A5 

voilà pourquoi sur les pièces que Ton sait, ou que Ton croit 
avoir été frappées à Rome même, on ne voit jamais le nom 
des consuls et rarement celui des préteurs. L'as de Lu- 
ceria est la seule pièce sur laquelle on voit des noms (1) 
que Ton peut attribuer aux deux premiers magistrats en 
exercice; et il faut remarquer que ces noms sont aussi les 
premiers qui paraissent sur les monnaies. 

Quelle est donc l'origine de la magistrature spéciale- 
ment chargée de l'administration des monnaies et jus* 
qu'où s'étendait 1^ compétence des personnages qui en 
étaient investis? Nous les trouvons désigués par les mots Triumvir» 
III.YIRI. A. A. A. F. F. {iresviri auro, argenlo, aere^ flando fe- 
riundo) (2). Nous savons aussi qu'ils firent plus tard partie 

(1) P. PUHO. L. F. C. MODIO.CN. F. et SE. POS. P. BAB. 

T. r, p. 344. 

(2) C'est à cette qualiQcation que Cicëron fait allusion quand dans ses Épt- 
très familières (VII, 18) il dit : « Treviros vites censeo, audio capitales esse ; 
R mallem awo, aère argento essent ; » et dans son traité De Legibus (111, 3, * ) : 
H Aesy argentum aurumve publiée signanto, » Cependant cette dénomination 
ne semble avoir été définiUvement appliquée à la magistrature monétaire que 
dans les commencements de Tère impériale , car on ne la voit jamais sur les 
monnaies de la République, et sur les monnaies d'or, frappées en 7 15 et 7 16, de 
L. Nussidius Longus, de Ludus Regulus et de P. Clodius M. F. on lit au lieu 
de cette formule les initiales A. P. F. (auro publico feriundo). Plus tard, la 
qualiflcaUon III. VI R. A* A* A* F* F* se voit souvent dans les inscriptions 
comme sur les monnaies.— Le passage deCicéron {loc. ciï.) et l'analogie de ce 
titre avec ceux de Hvirjure dicundo, tribunus militum Icgionibus HUprimis 
aliqua earum, etc., prouvent bien que ces mots ne sont pas au datif, mais à 
l'ablaUf. — Cieéron dit dans un des endroits cités : Aes argentum aurum^ ce 
qui indique assez la correction que Ton doit faire à rautre; Pomponius {voy. 
note 1 de la page 47 ) place les métaux dans le même ordre. — Auro, ar- 
gento, aère, se lit dans plusieurs InscripUons (Ordli, n** 6502, 6915). — 
Monetalis est la qualification donnée à ces magistrats dans le langage fami- 
lier; et elle leur est venue de l'endroit où était le siège de leur administra- 
tion (voy. ci-dessus, p. 30, note 1 ); on la trouve dans Cieéron (ad Atticum, 
X, H,) et dans les inscriptions d'une époque plus récente (Triumvir mone- 



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46 CHAPITRE IV. 

du collège des Vigintisex tiri et, sous l'Empire, des Viifinii 
Leuis Httribntions vifi, LeuFS attrlbutious spéciales étaient de faire frapper les 
monnaies et couler les lingots (1)» car nous voyons déjà les 
trois métaux meutlounés à une époque où l'on conservait 
certainement des lingots d'or dans le trésor public, mais où 
l'oQ n'avait pas encore frappé de monnaie d'or dans la ville 
de Rome. Le mot flare implique l'idée de couler, qui peut, 
du reste, aussi bien s'appfiquer aux Ungois qu'aux globules 
de métal destinés à être frappés* Ces magistrats étaient 
tenus non-seulement de livrer aux deux questeurs de la 
ville, qui étaient les trésoriers de la République, tout l'ar- 
gent monnayé dont ils avaient besoin, mais ils devaient 
aussi en fournir aux particuliers, en échaage des lingots 
qui leur étaient remis (2). Nous manquons de détails sur 



ialis a, a: a, /. f., OreUi n- 2242, 2^79. 3U4, 5003, 5460, 5477, 0007, 6498, 
6981 ; Illvùr monetalis, Orelli, n*» 6603, 6612, Tune et l'autre d'une époque 
trè6>lMi88e; XXvir monelalis, OrelU, ii"2761 ; IUvir ad monetem, se trouve 
dans U reeaeil de Moratori, n* 714, 5, et nous semble IwfaiWiable. 

(1) n est TraieemblaUe que flore Indique Taetioii de couier les pièces et 
ferire l'aetien de les frapper ^ et il est remarquable que flore se trente 
avant ferire. Il se peut que les premiers oiBeiers chargés de la fabrication 
des monnaies avant la preraièrt émission des deniers d'argent et avant que 
la frappe n'ait été en usage à Rome, aient seulement joint à leur Utre de 
nivir la désignation de oere flonde ; feriundo aurait été ajouté plus tard ; 
il se peut aussi que le mot flando ait uniquement trait à la fonte des 
petits globules de métal destinés à être frappés. C'est évidemment dans ce 
dernier sens que flare a été entendu lorsque l'emploi des coins et du mar- 
teau eut tout à Uài remplacé Tancienne méthode ; c'est dans ce sens qu'il 
doit être entendu dans la légende CVR(a/or) X. f\Jiandi8) sur le denier 
n*" 269 de notre tableau chronologique, chap. IX {voy. Eckhel, J)oct. mon 
vet.y t. V, p. 212), et dans le passage de Varron, cité 1. 1, p. 262, note 1. 

(2) Noua savon» qu'au moins du temp» de Cicéron on pouvait se procurer 
de l'argent monnayé à rAdministration des monnaies. Voy, Cicéron {ad Ai- 
ticuniy VIII, 7, 3) : «» i4d PkilotimHm scripsi de viaiico, sive a moneta — 
« nemo enim solvil — sive ah oppiis (les banquiers). » 



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MAGISTRATS MONÉTAIRES. 47 

le personnel et le contrôle de cette BoagistFature à son 
origine (1); l'époque à laquelle remonte sa création n'a Lem premier 
jamais été parfaitement indiquée; elle est probablement *^''*d"^*T"^ 
ancienne, quoique dans la première moitié du vn* siècle temrorHire. 
elle ne puisse être encore considérée que comme une com- 
mission temporaire et extraordinaire } elle n'est pas men- 
tionnée dans le catalogue des magistratures ordinaires, 
contenu dans la loi Repetuiidarum qui fut promulguée par le 
plus jeune des Gracques, ni dans l'inscription découverte à 
Bantia, et qui est du même temps« Le premier document* 
qui en parle est l'éloge de G. Glaudius Pulcber, consul 
en 662 (2) : il y est dit qu'il avait occupé le triumvirat »2av. j-c. 
monétaire en sortant de la questure, ce qui est contraire à 
l'usage établi dans la suite, et prouve en même temps qu'à 
cette époque cette magistrature n'était encore qu'une com- 
mission extraordinaire (3). Un peu plus tard, en 6Ô9 ou ®* ®" ^* '^^- ^ -^ 
670, Manius Fonteiusfut questeur, après avoir été triumvir 
monétaire (A); et Gicéron, dans son Traité sur tes lois, en 
702, parle de cette magistrature comme régulièrement «aar.j.-c. 
constituée (5). Nous placerons donc entre les années ©60 104 et 89 av j..c 

(1) En efltet, Pomponhis (DigesL^Î, 2, 2, 30) commet une erreur manifeste 
et, en partie, facile à prouver Iof8<iu'6B parlant des peUtts magistratures» il 
cite les « triumviri moneialei aeris, argenti , auri flatones » comme ayant 
été institués après les praetores peregrinorum et ayant les praeiores provins 
ci arum. 

(2) Voy. OwUl, n« 568. 

(3) Un foit analogufBi çut ^g^^ent I|eu 4^ t^ps dj& César; P. faquins 
Scaeva reçut ex senatusconsulto (par conséquent hors rang) après la 
questure, d'al)ord le décemvirat ailitibus Judicandis, et ensuite la charge 
de quatuorvir capitalis {Inscr, Regn. Neap.^ n» 5244, et Henzen, Inscript., 
n» 6450). 

(4) Cicer., Pro FonUio, I/lj lU, 6* — Voy. notre tableau chronolo- 
gique, n" 177 et 233. 

(5) Cicer., De Legiôus^ IIÎ, 3, 6 : « Minores magistratus pariiii 



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lir^ftdesmoni.iiirs 
antéileurei 



hH CHAPITRE IV. 

et 665 rétablissement définitif de cette charge (1) confiée 
dès lors à trois magistrats : il est probable qu'avant cette 
époque» lorsque le besoin s'en faisait sentir, on nommait 
une commission temporaire pour surveiller la fabrication 
des monnaies , de même qu'on chargeait des triumvirs ou 
des quinquevirs de conduire les colonies ou de diviser les 
champs; quelquefois aussi on se contentait de confier cette 
surveillance, avec des pouvoirs spéciaux, à des magistrats 
déjà chargés d'une autre partie' de l'administration. 

preuTct Cette hypothèse se trouve pleinement confirmée par 

l'étude des monnaies antérieures à Sylla. En effet, si ces 

à Sylla. magistrats eussent été régulièrement élus tous les ans de- 
puis l'époque à laquelle on commence à trouver leurs noms 
sur les monnaies, un siècle environ avant la Guerre Sociale, 
nous aurions un bien plus grand nombre de noms de mo- 
nétaires. 

De plus, certains noms ne se trouvent que sur les pièces 
de cuivre, d'autres sur l'argent seulement, quelques-uns sur 
des victoriats, d'autres sur des quinaires, et même sur le bes 
et le dodrans seulement; tous ces faits semblent bien indi- 
quer que la fabrication des monnaies n'était pas régulière et 
qu'il n'y avait d'émission générale ou partielle que de temps 
à autre, suivant les besoins de la caisse publique ou ceux 
du commerce. Nous ne savons pas si dès l'origine ces ma- 
gistrats furent toujours au nombre de trois. On n'en voit, il 
est vrai, qu'un seul mentionné sur la plupart des monnaies, 
mais on ne saurait douter qu'il n'y en eût plusieurs (2), 

« jun's plures in plera sunto — nés, argentwn , aurumve publiée sig- 
M nanio, » 

(1) Eckhel, avec son tact ordinaire, avait déjà pressenti le fait qui nous 
paraît probable {loc. cit., t. V, p. 67). 

(2) En («fret , Claudius Pulcher dans son Elogium , prend le titre de 



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MAGISTRATS MONÉTAIRES. !\9 

par analogie avec les autres fonctions du même genre que 
Ton voit toujours confiées à un collège composé de plusieurs 
membres. Il y a même de fortes raisons pour croire que 
dès leur institution ils ont été au nombre de trois, car Tin- 
scription relative à Glaudius Pulcher indique qu'il avait 
deux collègues -, on lit aussi trois noms sur quelques mon- 
naies antérieures à Sylla (1); enfin la fixation de leur 
nombre à trois , à une époque postérieure , et la ressem:- 
blance de ces commissions avec les commissions agraires, 
rend cette supposition tout à fait vraisemblable. 
On connaît cinq monétaires dont les noms (2) se voient 



III.VIR.A. A.'A. F. F., et sur les monnaies on trouye son nom, C. PVLCHER, 
seul, sans autre désignation. Si l'on en excepte les plus anciennes pièces 
romano-lucériennes (voy. ci-dessus, p. 45, note 1), la même remarque s'ap- 
plique aux monnaies des colonies latines ; on ne volt qu'un seul nom de ma- 
gistrat sur les pièces de Brundusium, de Copia et de Valentia. Les monnaies 
de Paestum, sur lesquelles on lit des noms de quinquennales ^ quatuorviri, 
duoviri, paironi, pontifices, sont beaucoup plus récentes, ce que ces indica- 
tions seules prouvent suffisamment 

(1) Les deniers suivants appartenant à Tépoque républicaine portent les 
noms de trois magistrats faisant partie d'un seul et même collège :L. BfETEL. 
A. ALB. s. P., C. MALL.Kn* 191 de notre tableau chronologique).— Q. MET. 
CN. FVL, M. CALID (n» 166), - Q. CYKT, M. SILA, CN. DOMIT (ce dernier 
nom ne se trouve pas toujours avec celui de ses collègues, n* 107). — L. 
CENSORIN, P. CREPVSl, C. LIMETA (n* 227).— Q. OGVL, GAR, VER. 
(n« 239). — Q. MAR, C. F..., L. R.... (n« 165). La qualification de magistrat 
monétaire ne se trouve sur aucune de ces pièces. — Sans parler des pièces 
qui appartiennent évidemment à deux consuls, censeurs, édiles ou questeurs, 
on voit quelquefois deux noms de magistrats monétaires appartenant à la 
même commission, par exemple sur le denier suivant : C. CASSI, L. 
SALINA (n* 243), mais il ne s'en suit pas nécessairement que ces deux ma- 
gistrats aient été des duumvirs. Les deniers de CN. DOML montrent que 
souvent sur les pièces frappées par une seule et même commission ou lit 
tantôt les noms des trois collègues, tantôt ceux de deux, ou même d'un seul 
d'entre eux. 

(2) Voy, le n* 170 de notre tableau chronologique. 

II. ' 4 



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09 HT. J.-C. 



Peioek 104 
• T. J. C. 



L<*nrR foncHoim 
•ont quelquefois 

conflue* 
'anx quo>trnrS. 



100 av. J.-C. 

IM. XXIX, n" 7. 



50 CHAPITRE IV. 

sur les monnaies avec ceux de L Licinius Crassus et 
de Cn. Domitius. Peut-être y eut-il à cette époque une 
émission importante de monnaies pour laquelle on nomma 
extraordinairement une commission de sept membres, 
composée de ces deux personnages ( ceux-là mêmes qui 
furent encore collègues pour la censure en 662), et de 
cinq autres personnages plus jeunes et moins importants. 
La magistrature de L. Licinius et de Cn. Domitius n'est 
pas indiquée sur les monnaies ; ainsi rien ne nous oblige 
à placer rémission de leurs pièces pendant leur censure, et 
diverses considérations, que nous développerons plus loin, 
ne permettent pas de les classer après celles de Claudius 
Pulcher; or, nous le savons, ce dernier exerça la charge de 
monétaire avant celle d'édile, qu'il obtint en 665. Ainsi à 
l'époque de l'émission de ces monnaies, qui eut lieu en 6i5 
ou 660, le collège des monétaires était choisi, comme toutes 
les commissions extraordinaires, parmi les plus jeunes 
sénateurs, et leur élection n'était pas encore annuelle (1). 
Nous avons dit que, suivant toute apparence, on confiait 
quelquefois l'émission des monnaies à des magistrats déjà 
chargés d'autres fonctions. Nous n'avons cependant qu'un 
seul exemple à citer à l'appui de cette hypothèse : celui 
des questeurs Pison et Cépion qui, vers Tannée 664, firent 
frapper des deniers. 11 est vraisemblable qu'une pareille 
délégation était un fait exceptionnel, et n'avait lieu en 
général que pour assurer le service spécial dont ces ma- 
gistrats étaient d'ailleurs chargés; ainsi, dans le cas parti- 
culier que nous venons de citer, ces mêmes questeurs 



(1) Annales de Vlnst. orch., 1863, p. 56. — Pour Tëpoque que noas attrf* 
buoiis à ces pièces et pour les raisons qui nous les font classer ayant celles 
de Claudius Pulcher, voyez notre tableau chronologique, n* 170. 



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Socialf. 



MAGISTRATS MONÉTAIRES. 51 

avaient pour mission d'acheter une grande quantité de 
blé , et il fallait nécessaireoaent mettre de Targent mon- 
nayé à leur disposition. 

Ce ne fut qu'après la Guerre Sociale que le triumvirat LétabH!.«mcnt 
monétaire devint une magistrature ordinaire, à laquelle on q^Iprî"» il Guerre 
ne pouvait régulièrement aspirer qu'à l'âge de vingt-sept 
ans (1). Nous voudrions pouvoir établir qu'elle était exer- 
cée pendant une année comme toutes les autres; mais 
d'après les monnaies, on ne retrouve qu'environ soixante 
monétaires ordinaires entre la Guerre Sociale et la Guerre 
Civile, et il devrait y en avoir plus du double si le renouvel- 
lement avait été annuel. Il y a donc dans l'organisation de 
cette magistrature quelque chose que nous ne connaissons 



(1) Suivant toute apparence il n'existait pas, à proprement parier, d'âge 
légal pour exercer les foncUons de monétaire pas plus que pour les autres 
magistratures non curules; mais cet âge peut être déterminé par les clrcon- 
.stances accessoires et les règlements généraux. Ainsi, nous savons d'abord 
qu'il était interdit d'exercer aucune magistrature civile avant d'avoir servi 
dix ans dans l'armée {voy. Becker, Handbuch, II, 3, p. 21.— Borghesl, cité par 
Cavedoni, Ripostigli, p. 21), puis il y avait un règlement pour l'ordre 
dans leqfuel les magistratures pouvaient être conférées; ainsi on ne pouvait 
obtenir la questure qu'après le vigintivirat depuis que ces fonctions avaient 
été formellement élevées au rang de magistrature (Tacit., iiwi., 111,29); 
enfin on pourrait citer la défense d'exercer deux magistratures sans in- 
tervalle. — Les Gracques ont parfaitement pu être questeurs à l'Age de 
vingt-sept ans , parce que de leur temps le vigintivirat n'était pas encore 
organisé comme II l'a été depuis ; mais par la suite l'âge auquel on pou- 
vait l'obtenir a été retardé de trois ou quatre années. Sous les empereurs 
on arrivait à la questure à l'âge de vingt-cinq ans ( Dio Casa., LU , 20. — 
Marquardt, Handbuch, II, 3, p. 218)1 et au vigintivirat à vingt ans, mais pas 
avant, comme Eckhel (J)oct. num, vet., t. V, p. 63) l'a très-bien établi d'après 
les Annafes de Tacite (III, 29). L'Inscription funéraire d'un triumvir, mort 
à l'âge de dix-huit ans (Inscript, Neapol,, n» 45C), ne nous parait pas d'une 
authenticité inattaquable. — Comp. Plin., Epist, ad Trajan., § 79, et nos 
Stadtrechie, p. 418. 



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5^ CHAPITRE IV. 

pas encore exactement; peut-être sa durée était elle de deux 
années, ou bien n'était-elle conférée que tous les deux ans. 
Pour ne pas interrompre le récit de ce que nous savons 
sur rbistoire de cette institution, nous allons dire ici 
ce que nous connaissons de son organisation à l'époque 
suivante. 
Ce que derint César porta à quatre au lieu de trois le nombre des 
"'.ourc"!ir'* nionéUires en même temps que celui des capitales (1) , et 
tt depsu. ces nouveaux quaiuorvirs entrèrent en charge pour la pre- 
mière fois l'année njême de sa mort (2). Cett« innovation 
dura peu de temps, et Auguste rétablit les triumvirs^ 
comme nous le verrons plus loin. On trouve quelque temps 
encore leurs noms sur les monnaies , mais, peu après la 
naissance de Jésus-Christ, cet usage disparaît, et l'existence 
de cette charge jusqu'au m* siècle de notre ère ne nous 
est plus révélée que par les inscriptions (3). 



(1) SuetoD. ( Caesar^ XLI) : « Minorum magisiratvvm numetum am- 
« pliaviL M C'est ce qui explique l'existence d'au lUlvir capitalis , nommé 
dans une inscription d'Orelli (n* 6450), ainsi que les IlUviri monetales 
de cette époque. Comme le remarque très-bien Eckliel {loc, cit., t. V, 
p. 212), Flaminius Chilo a soin d'indiquer sur ses monnaies qu'il appartient 
à la première commission monétaire ainsi réformée, lllI.VIR.PRI(mti«) 
FLA(viO.— Le coUegium des minores magisiraius compta donc pendant 
un certain temps vingt-huit membres au moins. — Cayedoni (Ripostigli, 
p. 229) pense que cette augmentation du nombre dès magistrats n'eut lieu 
qu'après la mort de César ; mais son opinion ne peut plus se soutenir en 
face du texte formel de Suétone. 

(2) En 7 10. — Nous montrerons plus loin que ce fut bien cette année-là 
même que L. Flaminius Chilo exerça la charge de monétaire. 

(3) Les dernières inscriptions que nous connaissions dans lesquelles cette 
magistrature monétaire soit rappelée sont relaUves aux personnages sui* 
vants : Ser, Caipumius Dexter, qui fut consul l'an 226 de notre ère (OrelU, 
n*6â03) ; r. Clodius Pupienus Pulcher Maximus, fils de l'empereur assassiné 
en 238 (Orelli, n» 6512); L. Pulvius Aemilianus (Orelli, n* 3134), si, en 



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WAGIS'fRATS MONÉTAIRES. 53 

Nous rangerons au nombre des monétaires ordinaires la ^"«"" «"* '«• 

, P'boeiqae Ton peut 

plupart des magistrats dont les noms se trouvent sur les attHbaer 
monnaies frappées à Rome, sans que leurs fonctions y soient ^ *** «•f»«tr«t.. 
indiquées. On avait apparemment trouvé cette dernière 
mention inutile, puisque, régulièrement, les triumvirs seuls 
émettaient des monnaies marquées à leur nom. La qualifi- 
cation de 111 virs monétaires se voit pour la première fois 
sur les pièces frappées vers Tan 700 de Rome, tandis que 6* %r. j.-c. 
les autres charges y sont indiquées beaucoup plus tôt 

Les pièces émises par ces magistrats constituaient véri- 
tablement la monnaie légale de l'État^ et tant que dura la 
République il n*est jamais fait mention dans leurs légendes 
d'un décret du sénat qui les autorise (1) ; les autres magis- 
trats, au contraire, ne battaient monnaie que dans des cas 
exceptionnels et en vertu d'une autorisation spéciale. Il est 
de règle que cette autorisation soit mentionnée sur leurs 
pièces par une des formules S.C, EX S C. ou toute autre 
du même genre : c'est en vertu d'un décret de cette nature 
qu'en 072 le préteur Q. Antonkis Balbus reçut du sénat, n «r. j .c. 
partisan de Marins, la mission de rassembler tous les tré- 
sors des temples pour les fondre et en faire de la monnaie. 

C'est la seule fois que Ton vit, du temps de la Répu- 
blique, un magistrat de ce rang (2; chargé de battre mon- 



effet, ce personnage est bien le fils du consul de Tan 258. — Comparex Léon 
Renier, Mélanges dépigraphie, p. 12 et suif. 

(1) Les sigles S. C. qui se trouvent sur le denier frappé en 705 par ^9 ar. j.-c 
G. Coponlus, préleur du parU de Pompée, et par Q. Sfcinius, triumvir mo- 
nétaire, se rapportent au premier de ces personnages, car on ne les voit pas 
sur les deniers frappés par Q. Sicinius seul. Plus tard, on les retrouve sur 
les deniers de Manius Cordlus Rurus et de T. Carislus, monétaires de César, 
assez souvent sur l'argent, quelquefois sur l'or, et toujours sur le cuivre des 
monétaires d'Auguste. 

(3) Les préleurs étaient comptés parmi les mogisiraius majores. B. 



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5 A CHAPITRE IV. 

naie dans la capitale (1) ; les délégations de ce genre 
étaient plus souvent accordées ou confiées à des magistrats 
d'un rang inférieur, aux édiles (2) et aux questeurs (8), 
lorsque pour cause ou sous prétexte d'intérêt public le 
sénat trouvait bon qu'ils missent en circulation une plus 
grande abondance de numéraire ; l'émission se faisait alors 
pour le compte du trésor ou pour le compte particulier de 
ces magistrats (A). Cette autorisation ne se donnait en gé- 
néral que pour les pièces d'argent, car nous ne connaissons 
PI. XXXII, no^ 9 que deux as où elle soit constatée par la légende EX S. C, 
Tun est anonyme et l'autre porte les noms de C. Cassius 
et L. Salinalor. On peut donc regarder, sauf de rares ex- 
ceptions, comme exclusivement frappées par les magistrats 
monétaires ordinaires, toutes les pièces de cuivre fabri- 



et 11. 



(1) Nous avoDS des pièces d'or de L. Munalius Plaiicus, prnefectus urbis 
du temps de César. 

(3) Les monnaies frappées par les aediies curuies portent les légendes sui- 
vantes : M. SCAVRVS. AED. CVR. S. C. et P. YPSAE. S. C. - P. FOVRIVS. 
CRASSIPES. AED. CVR. - M. PLAETORIVS. CESTIANYS. AED. CVR. EX. 
S. C.-CN. PLANCIVS. AED. CVR. S. C — A. PLAVTIVS. AED. CVR. S. C. 
— P. GALB. AED. CVR. S. C. — Nous ne connaissons de pièces frappées par 
les édiles plébéiens que celles qui portent la légende : M. FAN. L. CRIT. 
AED. PL. P. A. 

(3) A part les monnaies des questeurs Piso et Caepio, dont nous arons 
parlé ci-dessus (p. 60), et celles des questeurs militaires, dont nous parle- 
rons au paragraphe suivant, les seules monnaies frappées par des questeurs, 
du temps de la république, portent les légendes suivantes : AP. CL. T. MAL. 
Q. VR. - CN. LEN. Q. ( ou bien LENT. CVR. X FL.) EX. S. C — 
P. LENT. P. F. L. N. Q. S. C — L. TORQVA. Q. EX. S. C.~ L. PLAETORL 
L. F. tt. S. C- M. SERGL SILVS. Q. EX. S. C. 

(4) Ceci avait lieu surtout à l'occasion des jeux donnés au peuple par ces 
magistrats, qui demandaient alors et obtenaient Tautorisation de faire une 
émission de deniers portant- leur nom, et dont ils fournissaient le métal. 
Quand il y avait une émission extraordinaire pour cause ou sous prétexte 
d'intérêt public, les lingots étaient fournis par le trésor. 



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MONNAIES FKAPPÉËS UOQS DE ROME. 55 

quées depuis que ces pièces étaient devenues une monnaie 
d'appoint* 

§111. 

Monnaies romaines fruj^pées hors de Rome. 

Nous distinguerons deux catégories parmi les pièces prcmibro 
frappées hors de Rome. — Un certain nombre de monnaies <î«t^«f«;** = 
romaines de la seconde moitié du v* siècle ou de la pre- dan^ d«8 viuc*. 
miëre moitié du vi'', outre le nom de Rome écrit en toutes 
lettres, portent encore un autre nom de ville, mais celui-ci 
est en abrégé ou en monogramme. Souvent même il est 
difficile de distinguer quand ces monogrammes indiquent 
un nom de magistrat ou un nom de ville. Les cinq mo- 
nogrammes de villes connus jusqu'à ce jour donnent les 
noms de Rome, Luceria, Ganusium, Grotone et Gorcyre, 
Le monogramme de Corcyre est en lettres grecques, et Ton 
voit à côté un second monogramme également en lettres 
grecques qui indique vraisemblablement un nom de magis- 
trat. Ges monnaies sont taillées d'après le système romain, 
approprié cependant au pays pour lequel elles étaient 
frappées; ainsi l'atelier de Gorcyre, outre le quinaire ro- 
main, fabriquait aussi le victoriat, c'est-à-dire la drachme 
illyrienne ; celui de Luceria, le dextans, le quincunx et la 
demi-once, avec l'as et le semis. On ne connaît jusqu'ici 
qu'un seul denier de cette espèce, et il est marqué du mo- 
nogramme de Rome ; il paraît que les ateliers secondaires 
n'ont émis que le victoriat, le quinaire et le sesterce d'ar- 
gent avec toute la série de cuivre à partir de Tas, et qu'il 
leur a toujours été interdit de frapper des deniers ou des dé- 
cussis; les pouvoirsqui leur étaient accordés n'auraient ainsi 
comporté que la fabrication de la monnaie divisionnaire 



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56 châpitbe IV. 

ou de secood ordre. Tous ces ateliers secondaires se trouvent 
dans la circonscription consulaire qui comprenait l'Italie 
avec la Gaule Cisalpine et l'Illyrie (1) ; ils étaient établis dans 
des villes alliées jouissant de Talliance la plus favorable (2) ; 
quelques-unes d'entre elles, comme Luceria et Canusium , 
émettaient en même temps des monnaies de cuivre en leur 
propre nom, dernier souvenir de leur ancienne autonomie. 
M.K's rHi8 Dans les villes où se trouvaient ces ateliers, la fabrica- 

*^iHunr«.Mitfe.* tion des monnaies était probablement confiée à des com- 
missaires particuliers et n'entrait pas dans les attributions 
du magistrat suprême de cette circonscription administra- 
tive. La restriction du droit de monnayage aux pièces les 
moins importantes, semble peu compatible aveit la dignité 
d'un haut personnage ; de plus, ces monnaies affectent con- 
stamment un caractère particulièrement local et qui s'est 
soutenu assez longtemps dans certaines villes; on peut citer, 
par exemple, les monnaies de Luceria qui ont suivi pendant 
ail moins un demi-siècle toutes les variations de la mon- 
naie romaine. Il est vraisemblable que ces ateliers étaient 
administrés sous la surveillance du consul, par des 
employés de rang inférieur établis dans les villes moné- 
taires de l'Italie. On pourrait peut-être comparer ces em- 
ployés des monnaies aux questeurs qui résidaient à Gales 
et à Ariminum, villes libres et alliées, et nous savons d'ail- 
leurs qu'un commandant particulier résidait à Gorcyre (3). 



(1) Voyex notre Histoire romaine, I, p. 622, et notre Rechtsfrage zvoischen 
Caesar und dem Sénat (Question de droit entre César et le Sënat)^ p. 8. 

(2) Les pièces d'argent frappées à Crotone Tont été probablement avant 
sa colonisatioiv 

(3) Pol)b., XXII, 15, 6. —Notre Histoire romaine^ 1, p. 525.— Le nom grec 
dont les initiales AF se voient sur les monnaies de Corcyre est probable- 
ment celui de l'officier chargé de ce service par le commandant militaire. 



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MONNAIES MILITAIRES. 57 

Il se peut enfio que le gouvernement romain ait établi 
dans un cert^n nombre de villes d'Italie et dans les îles 
voisines des ateliers pour la fabrication de la petite mon- 
naie, tandis que la principale monnaie, le denier, n'était 
frappée que dans la capitale, sous la surveillance im- 
médiate du magistrat principal. Il est ainsi très-possible 
qu'à l'époque où les succursales mettaient leur mono- 
gramme à côté de la légende ROMA, l'atelier principal de 
Rome mit aussi son monogramme particulier sur les pièces 
qu'elle fabriquait. Ce monnayage, exlra-muros^ ne dura 
pas fort longtemps et fut supprimé pendant la guerre d'Ân- 
nibal ou peu après. 

Le droit de battre monnaie, qui était attaché au com- seconde c«t<?Korit. 
mandement en chef d'une armée, est bien autrement im- mmuiin. 
portant, au point de vue politique et administratif, que 
le monnayage des succursales monétaires, et il demande à 
être étudié plus particulièrement. Ces pièces militaires se 
reconnaissent surtout aux noms des officiers qui les ont 
fait frapper. Nous commencerons donc par donner la liste 
de toutes les charges qui se trouvent mentionnées sur les 
monnaies indubitablement frappées hors de Rome jusqu'à 
la mort de César (710 de Rome). Il est certain que l'on peut 44 av. j..c. 
considérer comme ayant été frappées hors de Rome et pai* 
ordre des généraux d'armées un grand nombre de pièces 
sur lesquelles on ne voit ni le nom du magistrat ni l'indica- 
tion de ses fonctions. On peut ranger dans ce nombre les 
pièces d'or de 20, 40 ou 60 sesterces, ainsi que les pièces n. xxin. n». n, 
d'argent ou de cuivre avec l'ancien type, mais d'une fabri- '*' "' 
que évidemment grecque. Cependant, comme à tout prendre, 
on peut bien avoir employé à Rome des graveurs grecs pour 
graver les coins des monnaies, il vaudra mieux ne con- 
sidérer positivement comme pièces militaires, que celles 



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58 CHAPITRE IV. 

doDt Tattribution est certaioe; on les verra dans le tableau 
suivant : 

E&HCE NOM OTFlCIBâ CBAlfiÉ 5E LA DlRECnUM 

DE MONNAIE. nU GENERAL. DE LA MONNAIE. 

«• Ar«Ht /« Guerre Cirile de Cisër. 

Deuier G. Paapi. G. Mutil embratoi. (En 

caractères oiqaes ) • 

Aureiift, dealer. . . . L. Sclla imp L. Manli. pao o. 

Aureiis (Silla) (I) A. Manli. A. p. o. 

Anreus (Snlla) (Le nom manqne.] o. 

Anreos, denier, as.. . L. Sclla. imp on imp. iTEauM. . . • 

Denier C.Val.C.f.Flac.imperat.ex.s.c. •» 

Denier G. Anni. T. p. T. N. pro ces. jL. Pabi. L. r. Hisp. o. 

EX. s. c • *G. Tarooiti. p. p. 0. 

Aureus Magn. pbo cos • 

Denier Q. C(aeciuusJ M^etellus| P[iosj 

Il MPERATOR J on IMPER. SRUS nOm . • 

Quinaire • C. Egnathlei. Q. p. o. ''t). 

Dt-nier, quinaire. ... > C. Fdndan. O- (2). 

DeQier,qnadraus,ouce. •• Q. Lotatl Gbrco. 0> (2)* 

r Pendûnt U Guerre Civile de 705 à 709. 

Deuier G. Gaesar imp. cos. iter A. Alliends pro cos. 

^ , ., ( Gn. Piso pro 0. 

Denier magn. pro cos ' , 

' \ ARRO PRO 0. 

Deuier L. Llnt. G. Marc, cos Neri. o- crb. on senlemeiit o. 

sans nom, on uèmo sans 
Icgendt*. 

Deuier G. Coponios pr. s. c Q- Sicinids IUvir. 

1 Eppids le«. p[acienikimJ clo- 
Aureiis, denier Q. Metel. Pus SciPiu imp \ ravitJ. 

(p. GraSSUS IqNI. LE6. PRO PR. 

Denier, quinaire. ... M. Gato pro pr. (3) • 

Denier, as Gn. Magnus imp. f. on Gn. Ma- jM. Minât. Sabin. pr. o. 

GNUS IKP iM. POBLICI. LEG. PRO PR. 



(1) La légende L. SVLL. FELI. DIC. se rapporte à la slalue équestre 
de Sylla qui se voit sur le revers. (Cohen, pi. XXVI, n" 4.) 

(2) Les questeurs qui ont battu monnaie en vertu d'un décret du sénat (ci- 
dessus, p. 54, note 3) étaient probablement des questeurs urbains; ceux, au 
contraire, qui ne mentionnent pas le décret du sénat sur leurs pièces, étaient 
sans doute des questeurs militaires. 

(3) H est probable que ces pièces ont été frappées par CatoD lorsqu'il était 



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MONNAIES MILITAIRES. Ô9 

On peut joindre à ces noms, ceux des magistrats qui 
se trouvent, avec l'indication de leurs fonctions, sur des 
pièces qui n'appartiennent pas au système romain et qui 
ont été frappées sous la République dans les provinces 
soumises à Rome. Par exemple, les noms des questeurs qui 
se trouvent sur les pièces de cuivre frappées en Sicile (1), 
en Espagne (2) ou en Macédoine (3); ceux des gouverneurs, 



gouverneur de la Sicile. Elles n*0Dt pu être émises par lui pendant qu'il 
était en Afrique, quoi qu'en dise M. l'abbé CavedoDi (Bull, de Vlmt. arch,, 
1843, p. 13), parce que Caton ne commandait pas en clief dans cette proyince, 
et que les pièces frappées dans ces conditions auraient sans doute menUonné 
également le nom de Scipion, qui, en sa qualité de général de l'armée, avait 
poslUvement seul le droit de battre monnaie.^ [Confrontes ci-après^ ch. IX, 
$ 3, et Cavedoni, Nuovi stttdii, p. 22 et 23. B. ] 

(1) A^.ACIPI.Q (Landolina-Patemd, Moneie consolari sicule, p. 8). 
La forme de Tp , que nous avons pu vérifier nous-méme sur cette monnaie, 
et le Utre de questeur, inusité à l'époque impériale, mais fréquent sous la 
République, la classent évidemment à l'époque républicaine. Nous assigne- 
rons aux premières années du règne d'Auguste les monnaies frappées en 
Sicile par les propréteurs C. Arruntanus Balbus et P. Silva ou Silvanus 
(Borghesi, Bullet, arch» napoL, nouvelle série, t. VI, p. 32) ; celles des pro- 
consuls datent toutes bien positivement de l'empire. 

(2) CN, IVLI. L. F. Q. sur les pièces de Cordoue (Eckhel, loc. cit., 
t. I, p. 18); L. AP. DEC. Q. sur les pièces de Munda [aujourd'hui 
Monda, village près deMalaga] (ibid,, p. 26), d'Urso [aujourd'hui Orsuna] 
{ibid., p. 28 ) et d'une ville dont le nom n'est pas connu, et que Laodolina- 
Paterne {loc, cit., p. 16), trompé par le type, qui est semblable à celui des 
monnaies de Lilybée, a le tort de placer en Sicile. Nous attribuerons ces 
monnaies à l'époque républicaine pour les raisons que nous avons dévelop- 
pées dans la note précédente, et cette attribution est d'autant plus certaine 
pour celle de Cordoue que le nom de cette ville est ici Corduba, tandis qu'elle 
est nommée Colonia palncia sur les pièces de l'époque impériale. — Nous 
n*08ons pas être aussi positifs pour les monnaies de In Cyrénaîque frappées 
par A. Puplus Rufus Q. PRO. PR. (Eckhel, loc. ciL, t. IV, p. 12G.) 

(3) MAKEAONHN; TAMIOY TAIOY HOnAlAIOY ou bien 
TAIOY TAMIOY ou autre à peu près semblable; MAKEAONHN; 
TAMIOY AEYKIOY <t)OAKINNIOY, Outre l.i légende, on voit sou- 



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60 CHAPITKE IV. 

qui se voient sur les tétradracbmes macédoniens presque 
toujours avec celui de leur questeur ou de son rempla- 
çant (1) ; les noms des gouverneurs d'Asie et de Cilicie sur 
»8>»o«v. j. c les cistophores de 696 à 70& (2), enfin les (3) généraux 
C. Fannius et Métellus Scipion (&), qui commandaient en 
Asie Mineure pour le parti de Pompée. 



vent sur ces pièces une lettre ou un monogramme. (Eckhel, ioc. cit., t. Il, 
p. 62.-Mionnet, t. î, p. 465,456, n- 37-46 ; t. III, Suppl., p. 6, 7, n- 88-46.) 

(1) MAKEÂONHN, 6 (Thessalonfque). Plus rarement A ou B (Bor- 
ghcsi, Décade \\h 1. p.^ ; CEuvres compl., t. II, p. 236).— CAE. PR. 
et AESILLAS. Q. (Eckhel, toc. ciL. t. Il, p. 61. - Mionnet, 1. 1, p. 455, 
o« 36.^€li. Lenormant, Revue numistn., 1852, p. 327).— MAKEAONHN; 
6; SI et AESILLAS. Q.(Mionnet, /oc. <^.,n* 85). -M AKEAONnN; 
6; SWRA. LEG. PRO Q. (MIonnet, t II, Suppl., p. 5, n* 34 J. Sur 
d'autres pièces, on Toit seulement D ou LEG (et non LEEG) Thomas, Cat., 
p. 121. — Ch. Lenormant, Ioc. cit., p. 817 et 338. — Comp. aussi sur ces 
monnaies, Borghesi, Décade XVI , M; CEuvres compl,, t. III, p. 236 et suIt. 

(2) On yoit aussi sur les didrachmes cistophores le signe Q. du questeur 
sans adjonction du nom propre. Voy. Pinder, Cistopkoren, p. 271. 

(3) Les noms de ces gouverneurs ont été soigneusement publiés par Pinder 

67 av. j.-c. {Cislophoren, p. 545, 5G7). — En 687, aucun nom romain ne se voyait en- 

68 AV. j.>c. core sur les cistophores (Pinder, Ioc. cit,, p. 548) ; mais de 696 jusqu'à la 

fln delà République on en voit, au contraire, sur tous les cistophores celui 
qui porte le nom de Q. Ctcero ne nous parait pas d'une authenticité indu- 
bitable. (Pinder, Ioc. cit., p. 567). Le gpuverneur de la province est toujours 
qualifié de PRO COS. ou IMP. 

(4) Pinder (Ioc. cit., p. 569 et suiv.). — C. Fannius, C. F., était tribon 
6» «V. J.-c. du peuple en 695 (Cicer., pro Seslio, LUI, 113), et préteur non en 699, 
M «V. J.-c. comme le croyait horghe&ï {Décade V, 10; Œuvres compL, t. I, p. 283. 

— Bullet, arch. napol,, nouv. série, t. V, p. 145), mais en 706, puisque 
Cicéron le nomme parmi les hauts fonctionnaires de cette année {ad At- 
ticum. Vil, 15, 2; VIII, 15, 3); les cistophores de cette année portent 
C. FAN (mu*) PONT(i/px) PR(fle/or)î Josèphe, dans les Ant. jud., 
(XIV, 10, 13, et XV), le nomme àp^i^pâ-criYoç ou «xpaTTiTÔ; Otwitoç. 11 est 
évident qu'il prit le gouvernement de l'Asie en qualité de préteur lorsque 
tous les magistrats urbains quittèrent la capitale pour rejoindre l'armée ; il 
48 av. J.-c. ne fut jamais proconsul, et mourut en 706 (Cicer., ad Atticum, XI, 
6,6). 



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MONNAIES MILITAIRES. 61 

Quand sur ces pièces il y a un nom romain sans indica- 
tion de magistrature, il n'est pas toujours aisé de distin- 
guer s'il s'agit d'un magistrat municipal ou d'un oiBcier 
de l'Empire ; cependant on peut avec certitude regarder 
comme des noms de magistrats romains ceux qui se trou- 
vent sur les monnaies siciliennes de cuivre semblables 
aux monnaies sur lesquelles le titre de questeur est men- 
tionné; G. Papirius Garbo, dont le nom se lit sur les 
pièces de cuivre de la Bithynie, de 693 à 695, et G. Gaeci- «!-*»•▼. j.-c. 
lius Comutus (1) , qui y figure de 698 à 702, sont évidem- mm *t. j.-c. 
ment des officiers romains. Tous ces noms sont toujours 
écrits en caractères latins, excepté sur les pièces de cuivre 
de la Macédoine et de la Bithynie. 

Le général, qu'on l'appelât dictateur, consul, préteur, conciwio». 
proconsul, propréteur, ou qu'il fût seulement désigné par 
le titre i^Imperator^ avait, par le fait même du commande- 
ment en chef {imferium) dont il était revêtu, le droit de 
battre monnaie, et ce droit, il pouvait l'exercer légalement 
par son questeur ou par son proquesteur {proquaestore 
ou legaltu pro quQestare)^ dans toute l'étendue des pro- 
vinces soumises à son autorité. Pendant la Guerre Givile, 
les magistrats urbains, comme le questeur urbain et les 
triumvirs monétaires remplacèrent exceptionnellement les 
questeurs militaires, souvent même des commandants de 
corps d'armée {legatipro consule ou pro praetare)^ revêtus 
extraordinairement des pouvoirs consulaires ou prétoriens, 
furent momentanément chargés de battre monnaie. Le 
plus souvent l'autorisation du sénat n'est pas mentionnée 
sur ces pièces, parce qu'évidemment le général en chef, 



(I) Borghesi, Antologia di FiV^ws^(1823), XI, A. p. 87 et .«uir. 



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02 ^ CHAPITRE IV. 

agissant dans les limites des fonctions de sa charge, n'en 
avait pas besoin, et que ce monnayage était régulier. 
Nous ne connaissons que trois monnaies militaires sur 
lesquelles il soit fait mention de Tautorisation du sénat, et 
ces trois exceptions servent à confirmer la règle générale. 
Les deux premières pièces appartiennent à deux lieutenants 
de Sylla, L. Annius, qu'il envoya en Espagne combattre les 
partisans de Sertorius, aussitôt après sa rentrée au pouvoir, 
et L. Valerius Flaccus, qui gouverna la Gaule à la même 
époque. Il est tout naturel que Sylla, qui était parvenu à 
mettre le gouvernement entre les mains du sénat, voulût 
également faire remonter jusqu'à lui les droits monétsûres 
du général d'armée. Quant à la troisième exception, elle 
peut aussi s'expliquer ; en effet, G. Goponius n'avait pas 
légalement le droit de battre monnaie, puisqu'il comman- 
dait les troupes comme préteur et non comme propréteur; 
il lui fallait donc, d'après la constitution alors en vi- 
gueur, une autorisation spéciale du sénat pour exercer 
les droits monétaires, qui, appartenaient au général en 
chef. 
Monnnies d'or La positiou indépendante des généraux donnait, pour 

^'''7én6ilal!'^ aiusl diro, à leurs droits monétaires, sinon plus d'extension, 
du moins une sorte d'élasticité qui leur permettait de s'af- 
franchir de quelques-unes des entraves et des restrictions 
imposées au monnayage urbain ; ils usèrent de leur omni- 
potence en particulier pour l'or, et il nous semble incon- 
testable que toutes les pièces d'or de la République sont des 

PI. xxiii, !.-• n, monnaies militaires. Les pièces de 60, de 40 et de 20 ses- 
terces frappées suivant toute apparence par les généraux 
qui combattaient Annibal dans le midi de l'Italie sont, 
probablement, les plus anciennes; nous nommerons en- 
suite le Philippe d'or de T. Quinctius (si toutefois cette 



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MONNAIES MILITAIRES. OS 

pièce a été frappée par son ordre et non en son hooneurj , 
les pièces d'or de Sylla, celles des Italiens révoltés, celles 
de Pompée, enfin celles de César lui-même. La législation 
romaine, en autorisant les payements en lingots d'or, ne 
donnait pas aux monétaires ordinaires ou extraordinaires 
la faculté de frapper des monnaies d'or, mais elle suffisait 
parfaitement pour que les généraux d'armée se crussent le 
droit de le faire. Ces généraux se conformaient, du reste, 
pour les points essentiels, aux règlements en vigueur à 
Rome, et leurs deniers sont comme de raison, taillés, sur 
le pied des deniers frappés dans la capitale. 

Il est bon d'observer ici, que jamais magistrat romain 
n'a fait frapper des monnaies d'après le système local des 
provinces conquises, même lorsque, par exception, la fa- 
brication de ces monnaies continuait à être tolérée, et 
qu'elles circulaient avec l'autorisation du gouvernement 
romain. Ainsi les tétradrachmes macédoniens avec la lé- 
légende MAKEAONHN furent, il est vrai, frappés sous la 
domination des Romains mais en vertu du droit local 
conservé aux Macédoniens et non par les officiers romains. 
Ajoutons cependant que, dans ces cas exceptionnels, le 
gouvernement romain se réservait toujours un droit de 
surveillance sur les ateliers locaux; nous verrons plus 
tard comment cette surveillance et ce contrôle finirent 
peu à peu par absorber le droit lui-même; il ne pouvait 
en être autrement, puisque les magistrats chargés de ce 
contrôle étaient le questeur et le gouverneur, qui avaient 
eux-mêmes, en vertu de leur charge, le droit de battre 
monnaie. 



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OA CHAPITRE IV. 

§IV. 

Qnelle <5tait la pnrt d*inflnence r^^scrrée au sénat dans rémission des 
monnaios. 

Ce que nous venons de dire donne assez la mesure de la 
part d'influence exercée par le sénat sur le monnayage. 
Quoique, originairement, le sénat n'exerçât aucune des 
prérogatives de la souveraineté, qui était partagée entre 
le peuple et ses consuls, et que, légalement, un plébiscite 
pût même sans son intervention nommer une commission 
monétaire, il est à croire cependant que, dans les pre- 
miers temps, rémission de nouvelles pièces n'avait lieu 
dans la capitale qu'en vertu d'un sénatus-consulte spé- 
cial. C'est même probablement pour cela que sur les an- 
ciennes pièces il est si rarement fait mention du sénat (1). 
Les formules qui constatent son autorisation ou son in- 
tervention (2) ne commencent à se montrer qu'après la 
création des triumvirs, spécialement chargés de surveil- 
ler la fabrication des monnaie». Ceci, du reste, s'explique 



(1) C'est ce que prouTe notre tableau chronologique. Dans la légende 
p.. XXIX. a- 7. PISO. CAEPIO. Q. AD. FRV. EMV. EX. S. C. le sénatus-consulte 
se rapporte à Tachât des blés et non à la permission de battre monnaie. 

()) Outre les formules ordinaires EX. S. C. et S. C, on trouve encore 
les suivantes :D. S. S. (de senatus sententia, n- 186 et 243).— P. E.S.C. 
( publiée ex senatus consuito, n* 207). — S. C. D. T. ( senatus cmsulto de 
PI. XXIX, n- «0. ihesauro (?), n» 257; TexplicaUcn est encore douteuse). — ARG(efito) 
PVB(/ico) (n* 210), ou bien EX. A.PV. (n» 208). ou bien EX. A. P. 
(n- 238-234), A. PV. (n* 215), ou bien encore P. A. (n* 235), ou bien 
PV. {publiée, n« 209), ou enfin P{ubliee) (n» 211 ). Toutes ces formules 
semblent destinées à indiquer une émission exceptionnelle et à lui donner 
la sanction légale. Les deux dernières pourraient tout aussi bien désigner 
un décret du peuple. 



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INFLUENCE DU SÉNAT. 65 

parfaitement; car ce n'est qu'à partir de cette époque 
que Ton peut établir une différence entre le monnayage 
ordinaire et le monnayage extraordinaire. Depuis, comme 
nous l'avons déjà vu, cette autorisation du sénat ne se 
trouve plus sur les pièces frappées par les triumvirs mo- 
nétaires ou par les généraux d'armée, mais il est rare 
qu'elle manque sur les monnaies émises dans la capitale 
en dehors des usages ordinaires. Ajoutons cependant que 
cette règle n'est pas absolue (1) , et que l'on pourrait citer 
un certain nombre d'exceptions (2) . 



(1) Nous afong déjà tu la formule S« C. ou une autre analogue sur 
des monnaies appartenant à des préteurs, des édiles, des questeurs ou 
exceptionnellement à des généraux d'armée. On les trouve encore avec les 
légendes suivantes : M.AFRA.S.C.- LAXSIVS.LF.NASO.S.C. 

— C. CÂSSI. L. SÂLINÂ. D. S. S. (As.) — Tl. CUVD. Tl. F. p' ^^^"' "• ^ 
AP. N. S. C. — C. CONSIDI. NONIANI. S. C. — CETEGVS. 

S. C. — LENT. MAR. F. P. E. S, C. — FAVSTVS. S. C. — C. 
FABI. C. F. EX. A. PV. — LFARSVLEI. MENSOR.S.C. — P. 
CRASSVS. M. F. S. C.-M. LVCILI. RVF. PV.— C. MARI. 
C F. CAPIT. S. C— L. C. MEMIES. L F. GAL EX. S. C. 

— C NAE. BALB. S. C— SVFENAS. S. C. — Q. POMPONI. 
RVFVS. S. C — L PROCILL F. S. C. — Tl. a D. S.S.~L. 
RVSTI. S. C- L. SENTI. C F. ARG. PVB.— M. SERVILI. 
M. F. RVLLI. P.— L. TITVRI. SABIN. A. PV. — MESSAL. F. 
PATRE. COS. S. C. — T. VETTIVS. IVDEX. S. C. — M. 
VOLTEI. M. F. S. C. D. T,— Enûn on trouve les formules EX S. C. 
et EX A. p. sans nom de monétaire. Nous n*avons pas donné ici les lé- 
gendes dans lesquelles S.C. se rapporte au type de la pièce, comme sur 
plusieurs monnaies de la famille Aemilla. 

(2) Le denier (n* 342) de P. FVBIYS CRASSIPES, édile carule, est sans 
aucun doute postérieur à l'époque de Sylla^ et 11 fait certainement partie 
d*une émisaloo extraordinaire; cependant on D*y voit pas les sigles S.C. 
Lea autres exemples d'excepUon du même genre que nous pourrions citer 
sont moins concluants : sur les deniers de LENTVLVS MÂRCELLI F. on voit 

11. 6 



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66 CHAPITRE IT« 



tantôt ROMA et tantôt P. E. S. C; on ne voit Jamais S. C. lor les 
deniers des questeurs urbains ÂP. GLÂYDIVS et T. MAL... Cependant il se 
01 ar. J..C. peut qne ces pièces soient antérieures à 663. Quantaïudeaiers deC. MARIVS 
GAPITO (n* 249), les sigles S. C. ne se troureut que sur ies pièces mar- 
quées des chiUfres XXVI et suivants Jusqu'à CL. Nous croyons pouvoir attri- 
buer cette anomalie à une foute ou à un oubli de l'ouvrier, et nous ne saurions 
y voir avec Borghesi (Deead, III, 5^ p. 15 1 CEuvres cowtpL, t. I, p. 302 et 
soiv.), une prorogation du triumvirat : la prorogation d'une magistratuv» 
urbaine est un fait qui ne s'est jamais présenté. 



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MONWAMS DB CUIVRE. CJ7 



CHAPITRE V. 



MONNAIES DE CUIVRE PENDXNT LES DEUX DERNIERS SIÉaES 
DE U RÉPUBLIQUE. 



Le poids de Tas légalement réduit, vers Tan 486, à Mdociio. 
4 onces, avait petit à petit baissé dans la pratique, pendant »"««~^«^*«^d"p<H<i. 
la première guerre junique, et fut définitivement fixé à jcsiv. j.-c. 
une once en 537, Tannée même de la bataille de Trasi- antv. j.c. 
mène. Sa valeur fut en même temps réduite d'un dixième 
à un seizième de denier (1) ; on fit cependant une exception 
pour la solde des troupes, qui continua à leur être comptée 
sur le pied de 10 as par denier. Ainsi l'ancien as valant 
un dixième du denier, ne fut supprimé que comme argent 
monnayé et continua à subsister encore comme valeur de 
compte. C'est pourquoi le signe X fut conservé sur les de- 
niers, et, en effet, le signe XVI ne se voit que sur un groupe 
tout à fait isolé qui appartient au vu* siècle (2). Cette me- 



(1) Les passages de Pline et de Festus que nous avons cités (p. 11^ note 2) 
renferment une contradiction qui se trouvait probablement déjà dans l'an- 
cien annaliste qu'ils ont consulté. En effet, si, comme on peut le croire, il 
n'y a pas d'erreur dans les mots Lex Flaminia minuê solvendi qui complè- 
tent le texte, cette loi a dû être pronroiguée peu de temps avant la dictature 
de Fabius et non pendant cette dictature, puisque Fabius ne fut dictateur 
qu'après la mort de Flaminius. 

(2) Voyez ci -après notre tableau chronologique (du n"* 96 au n« 99). Le 
chiffre XYI se lit sur un groupe de deniers frappés par cinq monétaires 
qui furent probablement contemporains, tandis que le chiffre X se trouve 
sur les deniers antérieurs et postérieurs à ceux-ci ; on lit également XVI sur 
quelques-unes des pièces de la Guerre Sociale et X sur les autres monnaie 
de cette série. Ce changement passager n'a probablement été que le fait 



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(58 CHAWTREJ. 

sure, d(.iU les anciens annalistes ont exagéré Ilmpor- 
tance financière (1), fut moins une nouvelle révolution 
monétaire qu'une sanction légale donnée à une révolution 
déjà opérée. Les pièces de cuivre avaient encore conservé 
une valeur mtriifôèque, même après la réduction de Tas à 
A onces, puisque le sesterce pesant un scrupule d'argent 
valait 2 as 1/2 = 250 scrupules de cuivre; elles n'eurent 
plus en réalité qu'une valeur purement nomiaale après leurs 
aflaiblissements successifs pendant la première guerre pu^ 
nique, et le fait de cet affaiblissement fut régularisé au 
commencement de la guerre d'AnnibaL Le poids du deniev 
avait aussi baissé, mais pas dans la même proportion ik 
beaucoup près : ainsi le sesterce d'argent ne pesait plu^ 
qu'environ six septièmes de scrupule et valait à nouveaux 
as du poids de 96 scrupules de cuivre. La proportion de 
l'argent au cuivre, au lieu d'être 1 : 260, étiât par consé- 
quent devenue 1 : 112. Le but financier de cette opération 
était de donner au cuivre monnayé, qui dans le commerce 
s* échangeait contre Targent, une valeur double de sa valeur 
métallique. Ce résultat, ainsi que la valeur exceptionnelle 
donnée aux pièces d'or, répondait aux circonstances dans 
lesquelles l'État se trouvait alors : ses finances étaient gê- 
PMitioorMpectire nées, quoiquc son crédit fût encore intact. Mais, pour bien 
tt^do^Xm. ^PF^c^^r ^^^^^ l'importance de cette mesure, il nous faut 
étudier la position respective de l'argent et du cuivre dans 
le numéraire romain, et voir à quelle époque l'argent prit 
définitivement la première place dans les transactions par- 



«run caprice des monétaires; il nepent être attribné ni à la loi Ftamlola 
217 ar. J.-0. (en 537)^ ni à la loi Valeria (en 6G8), pidsfia'H eut lieu à peu près cent 
80 av. jx;« nus après la première et quarante ans avant la seconde. 

(1) C'est ce que prouve surabondamment H. Bcsekh» Metr, Dntirs., p. 47>l 



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fonrnls 
1* p«r le« d<<|»ôtB, 



M0!SNA1ES DE CUIVRE. 60 

ticulières et dans la législation pour ne laisser au cuivre 
que le rôle secondaire d'une monnaie d'appoint. 

Les dépôts enfouis à diverses époques pouiTont nous Rwiteigneinent» 
fournir d'utiles renseignements. On sait que de tout temps 
il y a eu pendant les guerres, des enfouissements d'ar- 
gent, et il serait étonnant que l'époque de la guerre d'An- 
nibal en Italie fit exception. Or, de tous les dépôts de de- 
niers qui ont été découverts jusqu'à présent, aucun n'est 
antérieur à la seconde moitié du vu** siècle, tandis que 
plusieurs dépôts d'as peuvent se placer à l'époque de la 
guerre d'Annibal, si toutefois on doit s'en rapporter aux 
renseîgnemenls assez peu complets que nous avons sur 
ces découvertes (1) . Comme, en général, on enfouit de pré- 
férence l'espèce qui se trouve le plus en circulation au mo- 

(1) Le 12 septembre 1820, on découvrit près de Parme, sur le i>ord du 
Taro^ un vase contenant plusieurs centaines d'as de familles^ avec mono- 
grammes et tons du système oncial; dans le même vase, se trouvaient deux 
bracelets d'argent (Lama, Guida ai -museo di Parma, p. 4).— A une distance 
d'un demi-mille (un peu plus de 800 mètres) de Cervetri, M. i'arcbiprétre 
Regollni découvrit un dépôt contenant 1,630 as, beaucoup de semis, de qua- 
drans et d'autres fractions plus petites. Presque toutes ces pièces apparte- 
naient au système oncial : elles étaient renfermées dans une urne de tuf, de 
forme obiongue, recouverte de briques et enfouie à la profondeur de huit 
pleâs {NeueJenaer Ali ffem.Utter,Zeitung.Archaeôl, Jnzet^er, 184S,Sp. 854). 
— Dans un autre dépôt, dont le prince San Giorgio avait fait l'acquisition, 
il s'est trouvé deux as et on semis avec la légende TOD et deux as de la 
famille Jnventia (Ricclo, Monete di fam., p. 225). — Nous rapporterons à la 
mémeépoque^le dépôt de monnaies de cuivre trouvé à Capoueil y a quelques 
années (Rlccio, Monete di Città, notes p. 3, n* 18 « Un grande ripostigiio 
« ne rinvenne, or son tre ami, D, Orazio de Pasquale deiie Cwti,), » 1( 
est à regretter que de semblables trouvailles n'arrivent pas intactes sous les 
yeox de savants comme Schiassi, Borghesi et l'abbé Gavedoni, et que le plus 
souvent elles tombent entre les mains de spéculateurs ignorants ou, ce qui 
est pis encore, à moitié instruits, qui peuvent avoir intérêt à dissimuler les 
circonstances dans lesquelles ont eu lieu ces découvertes, et qui privent 
ninsi la science 4ie documents précieux. 



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70 GBÂPITRB T. 

ment du danger, nous en conclurons que le cuivre était alors 
la principale espèce monétaire de Tltalie. 

7* Par lia données Lcs bistoriens, cu parlant du butin fait sur l'ennemi et 
•uTir^u^nt ^'^^ largesses distribuées à l'occasion des triomphes, don- 

»t let triomphct. ncut des détails précieux sur le métal et le nombre des 
diverses espèces de monnaies enlevées à Tennemi, et nous 
fournissent ainsi d'utiles renseignements sur le numéraire 
de ces diverses époques. Or nous voyons qu'à propos des 
triomphes qui suivirent les victoires remportées sur Asdru- 
707 .T. j.-c. bal en 547, sur les Celtes et les Ligures en 557 et 558, 
une partie plus ou moins considérable du butin est indi- 
quée en monnaies de cuivre (1), tandis que cette indication 
est faite en monnaies d'argent, probablement à propos du 
triomphe de Duilius en à9h (2), après la conquête de la 



197 tt 196 «▼. J.-c. 



2«0 âT. J.-C. 



(1) A propos du triomphe qui suivU la victoire remportée sur Asdrubal 
m ar. j. c. en 547, H est fait mentioe de 3 millions de sesterces et de 80,000 as 
d'une livre {aeris, voy. ci-dessus, p. 16, note 1; Tite-Live, XXVllI. 9). 
Cette énorme quantité d'argent ne peut s'expliquer que par l'enlève- 
ment de la caisse militaire, à la suite de la prise du camp ennemi (Tite- 
107 ar. j.c. Live, XXVII, 49). Dans le triomphe de 557, après la défaite des Insubriens 
et des Cénomans, on voit figurer 237,500 as (aerit), 79,000 deniers (or- 
genti bigati); dans celui qui eut lieu à la même époque après la défaite dee 
Ligures et des Boîens, 254,000 as et 53,!^00 deniers (Tite-Live, XXXIII, 23); 
136 av. J.-c. en 558, après la défaite des Insobrlens'et des habitants de Côipe, 320,000 as 
234 ,000 deniers (Tite-Uve, XXXIII, 37). Les cbi fifres donnés par Tite-Live 
(XXXI, 49) à l'occasion du butin fait sur les Gaulois, ont été évidemment 
nitérés par les copistes, comme il est aisé de s'eD4issurer à la seule inspection 
du manuscrit. Sî, au lieu d'entendre ces sommes en as du système llbral, 
on voulait les entendre en as réduits, la plupart deviendraient trop peu im- 
portantes pour mériter d'être menUonnées dans l'histoU^ 

(2) L'inscription de la colonne rostrale parle en effet de monnaies d'or, 
d'argent et de cuivre; mais il faudrait savoir dans quel rapport ces trois 
sommes se trouvent vis-à-vis l'une de l'auu-e. D'après diverses données 
que nous développerons ailleurs. Il nous parait probable que le nombre 
des as (libraux) qui montait effectivement à 2 millions 100,000, exprime en 



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MONNAIES DE GUIVBE. 71 

Sicile, et positivement à propos de ceux qui suivirent la 

défaite des Carthaginois en 553 (1). Il en est de même foiaT.j..c. 

après les victoires en Espagne en bbà, 559, 560 et 563 (2) , m, 195, 194, 191 

la défaite des Macédoniens en 5Ç0 (8), celle des Boîens en 

563 (i), et en général à l'occasion de tous les triomphe» 

plus récents. L*on peut donc raisonnablement admettre 

que depuis Tan 560, même en Italie, le prix du butin 

vendu publiquement par les soins des questeurs militaires 

se payait en monnaie d'argent et non en monnsde de 

cuivre. Les largesses distribuées à l'occasion des triomphes 

se firent en monnaie de cuivre jusqu'en 565, sans excep- isg tr. j.-c, 

tion, même après les victoires remportées sur Carthage, 

sur l'Espagne et sur la Macédoine, quoique l'on n'eût porté 

dans le cortège que de l'or et de l'argent (5). L. Scipion, 



monnaie romaine la quantité d'or et d*argent qui se trouvait dans le botIn> 
c*e8t-^-dIre 160,000 tmmei d'argent et 8,500 d'or. Noua ne pouvons pas, il 
est vrai, prouver rigoureuacmeut ce que nous avançons, parce que le chiflire 
total des as et celui des pièces d'argent sont incomplets sur rinscription, 
et que Ton n'y trouve pas indiquée la valeur des monnaies d'or et d'argent f 
mais l'ensemble de l'Inscription et la nature même des choses paraissent 
justifier notre opinion* En efiRst, les questeurs estimaient sans doute la 
valeur du butin d'après les circonstances locales, et quand la vente avait 
lien dans un pays où la monnaie d'argent était en usage, elle se faisait 
contre de la monnaie d'argent. H est donc naturel que l'on n'ait rapporté de 
Sicile que des pièces d'or et d'argent 

(1) IHte-Live^XXX, 45. . 

(2) TWrf., XXXI, 20; XXXIV. 10. 46; XXXVI, 21. «0. 

(3) Ibid., XXXIV, 52. 
(4)/ôtd.,XXXVI, 40. 

(5) Tite-Live, XXVIH, 9; XXX', 45; XXXI, 20; XXXIII, 23. 87; 
XXXIV, 46. 52; XXXM, 40. Les as dont il est ici question ne sont pas des 
as libraux, mais des as semblables à ceux qui servaient à payer la solde des 
troupes. — Comparex aussi le présent de 250 as offert en 560 (Tite-Live, 194 «r. j.-c 
XXXIV, 52), et celui de 25 deniers offert en 565 et 567 (Tite-Livc, XXXVII, isdttisrtr.^.^. 
59; XXXIX, 5). 



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39 par l'émission 
des monnaies. 



72 CHAPITRE V. 

dont radministration fait époque pour bien des innova- 
189 fiv. j.-c. liQjjs, fut le premier qui distribua de l'argent, en 565 (1); 
son exemple fut suivi par les généraux revenus d'Espagne 
131 et 179 HT. J.-c. ou d'Asie (2). Après les campagnes de Ligurie en 573 et 
575, on ne distribua que du cuivre (3), mais c'est le der- 
nier exemple que nous trouvions de cet ancien usage. Dans 
157 ar. J.-c. l'inventaire du trésor romain de 597 (4), il n'est question 
que d'or et d'argent ; de sorte que, dès cette époque, il est 
certain que l'on ne conservait plus de cuivre dans ce qu'on 
appelait encore Yaerarium du peuple romain. 

L'émission même des monnaies nous prouve que pen- 
dant les deux premiers tiers du vi* siècle on n'avait encore 
frappé qu'une très-petite quantité de monnaie d'argent, 
tandis que depuis cette époque on en frappa pour des 
somnoes considérables. Comme on le verra dans notre ta- 
bleau chronologique, les deniers des deux premiers tiers du 
w siècle sont presque tous rares, et à ce moment l'émis- 
sion de la monnaie de cuivre, si abondante auparavant^ 
diminue tout à coup. Parmi les plus anciens monétaires 
plusieurs n'ont même fabriqué que de la monnaie de cuivre, 
ce qui ne se voit plus qu'exceptionnellement dans la suite. 
Conclusion. ^^"^ pouvous douc cousidércr comme très-probable 

que jusqu'au milieu du vr siècle le numéraire d'une 
grande partie de l'Italie se composait presque exclusive- 
ment de pièces romaines de cuivre, et que dans le courant 
de ce siècle ces pièces cessèrent d'être employées dans le 



(1) Tile-LIve, XXXVII, 69. 

(2) Ibid,, XXXIX, 5 et 7; XL, 43; XLI, 7 et allleuni. On distribua égale- 
177 av. j.c. meot de l'argent après la défaite des Istriens et des Ligures en S77 (Tlte- 

Liye.XLI, 13). 

(3) Tilc-LiTC, XL, 34. 69. 

(4) Pline. Hist. nat, XXXIH, 3, 65. 



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M0NHAlfi3 DE CUlVfil. 73 

commerce en gros, bien qu'elles eussent perdu leur valeur 
intrinsèque dès Tépoque de la première guerre punique. 

Il est difficile, sinon impossible, d'admettre qu'après la 
réduction de l'as à une once, on ait encore accepté dans 
les payements le cuivre pour la valeur de son poids; et il 
est certain que l'ancienne idée romaine de considérer le 
cuivre comme un métal précieux, s'effaça pour faire place 
à ridée grecque qui ne considère le cuivre que conmie le 
signe représentatif d'une valeur d'argent. 

La loi Papiria de 66S, qui supprima l'as d'une once et 
introduisit, ou du moins autorisa l'as d'une demi-once, 
n'occasionna aucune commotion (1). Le cuivre n'était plus 
alors qu'une monnaie d'appoint, et l'on n'attachait aucune 
importance au plus ou moins de valeur intrinsèque des as. 
11 n'est donc pas étonnant qu'on dépassât quelquefois le 
minimum légal et qu'il se trouve même des as qui ne pèsent 
plus qu'un huitième d'once (2). Bientôt après, c'est-à-dire 
entre les années 670 et 680, l'émission de la monnaie de ®^ ** ' * *^- ^-'^ 
cuivre cessa tout à fait ; et, si l'on excepte quelques pièces 
de cuivre frappées hors de la capitale par les généraux, on 



L* monnat* 

de cuivre 

tombe en 

discrédit 

et aon ëmiMloii 

cesse. 



89 ar. J.-G. 



(f) La loi Papiria, qui pennit d'émettre des as sur le pied d'une demi- 
once, doit son nom à C.PapiriusCarbo^ tribun du peuple (Plinins, Hist non,, 
XXXIH, 3, 46). Jusqu'à cette époque le poids légal des as était d'une once; 
quelques villes confédérées» entre autres ValenUa, avaient des as taillés sur 
le pied d'une demi-once. Ces villes ajant été incorporées dans Fétat ro- 
main, perdirent leur droit de battre monnaie; les pièces qu'elles avaient déjà 
émises durent être nécessairement reUrées ou bien acceptées dans le numé- 
raire romain; c'est ainsi que la mesuie ordonnée par la loi Papiria se trouve 
expliquée. 

(2) Dans l'ouvrage de Paternô {Monete consolari sicule^ p. 32), on trouve 
sous les n"* 7 et 9 deux pièces de ce genre pesant 6 gr. (= 7 trapp.) et 4 gr. 
( = 5 trapp.). Leur type est le type ordinaire; la plus faible des deux porte 
même la légende ROMA qui manque sur l'autre; on n'y voit, du reste, ni 
la marque de leur valeur ni le nom du monétaire. 



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74 



GBAPITEB V. 



Loi Valerla 

sar les dettes. 

8on pende durée; 

elle eat abrogée 

par Sylla 

et.n'exerce ancone 

Inflnence 

sar lee espèces 

monétaires. 

66 ar. J.^. 



ne fabriqua plus que des monnaies d'argent pendant plus 
d'un demi-siècle. 

La loi Yaleria fut bien autrement subversive et d'une 
bien plus grande importance que la loi Papiria. Promul- 
guée en 668» sur la proposition du consul L. Valerius Flac- 
cus, en faveur des débiteurs, cette loi n'altérait pas direc- 
tement le monnayage proprement dit, mais elle changeait 
Tunité de compte, et elle marque, pour ainsi dire, le point 
culminant de la phase démocratique de la République 
romaine (1). 11 y avait alors, outre l'as monnayé valant le 
seizième du denier, deux as de compte. Dans le commerce 
en gros, on continuait à compter par as d'une livre ou 
par sesterces (=1/4 du denier), tandis que dans le com- 
merce de détail et pour la solde des troupes, on employsdt 



(1) Vellelus Patercnlas, II, 23,: «In hujus {Marii cos. VII) locumsuf- 
« fectus Valerius Flaccus iwpissimae legis audor, qua ereditonbui qua* 
« drantem soloi jus erat (et Xkoixjusserat), » Salluste (Catilina^ XXXIII, 
63aT.j.-C. dans un discours de L. Manlius, de l'anoée 691) : «Novissumê memo- 
<« ria noslra propter magnitudinem aeris alieni volentibus omnibus bonis 
81 av. J.-C. « argentum aère solutum est. » Cicéron {pro QuinctiOy IV, 17, l'an 673 de 
84 %f. J.-C. Rome) : « Per te, C, Aquili, decidit P. Quinciius (probablement en 670), 
« quid liberis ejus (Scapulae) dissolverei. Hoc eoper te agebatur, quod 
« propier aerariam rationem non salis erat in tabuiis inspexisse quantum 
« deberetur^ nisi ad Castoris quaesisses quantum solveretur, » Et dans le 
discours pro Fonteio^ I, 1 : « lia dissolvit ut omnes alii dissoiverunt. Nam 
« ita ego defendo M* Fonteium^ judices, itaque contendo post legem Va- 
« leriam latam a [Me]te[llo] ? qi^estore usque ad T, Crispinum quaestorem 
« allier neminem solvisse, hune omnium superiorum, hujus autem omnes, 
« qui postea fuerunt, auctoritatem dico secutos. Nam quod in tabuiis do- 
« drantariis, quas ait ab Hirtuleio institutas, Fontei officium desiderata etc.» 
On voit par ces passages que les questeurs qui faisaient des payements en 
se conformant à la loi Valeria, ayaient fait afficher au temple de Castor le 
tableau de la réduction de 7S pour 100 sur les dettes, et que le public se 
conformait à ce règlement. — Au sujet de Flaccus, compares notre Hist. 
rom,, 11, p. 815. 



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MONIIAIBS DE CUIVRE. 76 

Tas valant un dixième iîu denier. La loi Valeria supprima 
le premier (Fas libral) et lui substitua Tas monnayé du 
temps, valant un seizième de denier; le gouvernement et 
les particuliers purent ainsi t)ayer leurs anciennes dettes 
en as nouveaux, c'est-à-dire avec un rabais de 75 pour 100 
sur le capital. C'était la première fois depuis rétablisse- 
ment de la République qu'une loi changeait l'unité de 
compte jusqu'alors immuable. Une véritable banqueroute 
légale se trouva ainsi consommée. Cet état de choses était 
trop violent et trop arbitraire pour durer longtemps. 
Sylla supprima la loi Valeria et rétablit l'ancienne manière 
de compter. Mais les révolutions de cette nature n'eurent, 
comme nous l'avons dit, aucune influence sur le mon- 
nayage proprement dit. Le signe X, qui, du reste, était 
déjà presque tombé en désuétude à cette époque, put 
même continuer à figurer sur les monnaies, puisque la loi 
Valeria avait dû nécessairement conserver le second as de 
compte, celui qui valait un dixième du denier et servait à 
la solde des troupes. 

Les monnaies elles-mêmes ne furent pas changées, seu- Demi^rea 
lement le décussis, le quadrussis, le tripondius et même .^r^e^^dTveMw 
le dupondius disparurent peu après la réduction de pièces de cuivre 
l'as (1), probablement parle seul fait de la dépréciation du ctaa*e$s3dei* 
cuivre, qui, ayant perdu sa valeur intrinsèque, parais- ^«i^wd-un*». 
sait peu approprié à la fabrication de pièces de cette 
importance. En même temps, les petites fractions, le sex- 
lans et l'once, devinrent de plus en plus rares, sans ce- 



(0 Le dupondius lui-même ne. dura 'cerlainemciU pas beaucoup plus 
longtemps que les autres multiples de l'as^ puisque nous ne connaissons 
encore qu'un exemplaire ( unique jusqu'ici ) d'uu dupondius frappé sur le 
piedoncial. _^^^ _^ _ 



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7Ô CHAPITBK V. 

pendant disparaître coraplétement •, ce qu'il faut attribuer 
à l'accroissement des richesses et au renchérissement des 
denrées qui les rendait inutiles, plutôt qu'à la réduction du 
pied monétaire à une demi-once (l).Par exception, le moné- 
taire G. Cassius, dans la première moitié du vu* siècle, 
ri. xxvni, no*6 fit frapper des dodrans (S: •)« et des bes (S:)) sans que 
^^ ^' nous sachions ce qui avait pu le déterminer à cette émission 

extraordinaire de pièces valant les trois quarts et les deux 
tiers de l'as ; enfin on trouve parmi les pièces frappées à 
Paestum des sescunda (semisqueuncia «Z) valant un hui- 
tième d'as (2). 

Les modifications de détail dans la fabrication de la 
monnaie de cuivre, qui eurent lieu dans la suite n'ont au- 
cun intérêt historique, et nous n'en parlerons dorénavant 
qu'autant qu'elles pourront servir de jalons pour la chro- 
nologie. 



(1) Dans le système demioncial, on tenait rarement compte du poids 
lorsqu'il s'agissait de frapper les peUtes fractions, et on évitait ainsi Pin 
convénient d'avoir des pièces d'un poids par trop minime. 

(2) Carelli, pi. CXX, n* 86; Cat.^ n** 20G et 207. Le musée de Berlin en 
possède quelques exemplaires qui pèsent de ^' à 2>',5. 



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UONKAIES D* ARGENT. 77 



CHAPITRE VI. 



H0X!fA1ES D'ARGRNT PENDANT LES DEUX DERNIERS SIÈCLES 
DE U RÉPimiQUE. 

Du denier et de ftes divisions. 

Nous avons vu plue haut (p. 22) que le poids du denier 
fut réduit de A scrupules à 3 scrupules 3/7 (de A'%55 à 
3*',90); malheureusement les pièces de cette époque qui 
ont été pesées, ne sont pas assez nombreuses pour nous 
permettre de discerner quelles sont les variétés qui suivent 
l'ancien poids et de juger si Taflaiblissement du poids eut 
lieu légalement en une seule fois qu bien si, ce qui est plus 
probable, il arriva petit à petit. Nous pouvons cependant 
constater que le poids réduit fut définitivement adopté 
d'assez bonne heure et peu de temps après que l'usage de 
marquer sur les pièces des symboles ou les emblèmes par- 
ticuliers des monétaires se fut introduit (p. 26 et 27), 
Suivant toute vraisemblance, on peut assigner à cette ré- 
duction la date de 537, ce qui la ferait coïncider avec la 
seconde réduction de l'as. Depuis cette époque (1) jusqu'au 



(1) Un sesterce de M' Cordius a fait admettre à Tabbë Cavedoni comme 
probable la rëducUon de cette espèce aux deux tiers de son poids en vertu 
de la loi Papiria (Saggio, app., p. 142). Nous ne pouvons partager l'opi- 
nion du savant modénals. Un grand nombre de pesées nous ont démontré 
que le poids de celte pièce ne prouve rien; nous y voyons seulement un 
exemple de plus de l'irrégularité qui existe dans la taille des petites pièces. 



RédnetiMi 

du poida. 



217 «r. J.-C. 



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78 GHAPITRB Tl. 

règne de Néron, il y a bien eu quelques variations dans le 
poids de la monnaie d'argent, mais on ne peut signaler 
aucun changement important (1). 
AUiag*. L'argent des pièces romaine3 de la République est en 

général assez pur, et 1 altération de ce métal, là ou on 
peut la constater, doit être attribuée au hasard (2) plutôt 
qu'à une intention positive ; cependant on rencontre assez 
souvent des pièces dites fourrées^ c'est-à-dire avec une 
âme ordinairement en cuivre, plus rarement en fer, re- 



qni 8ont trèf-iouTeot plus faibles qo'elles ne derraient Fétre par rapport 
. aux pièces principales. — Gomp. Coheo, jfomi. oontultdrei^ p. xi et xii. 

(1) Les deniers de C. Pison, quoique plus récents, sont en géoéral de 
0c,l (=2 grains) plus forts que ceux de L. Pison. Voy. FriedliUider^ dans 
la ZeiUchrifl de KObne, t. II, p. 142. Les deniers italiques de la Guerre So- 
ciale sont en général très-forts de poids. Leake en donne six (p. 125), qui 
pèsent de 4«',04(=62,d) à Z^flZ (=3:S6,1), c'est-à-dire 3«s9t en moyenne; 
les vingt-six pièces de la coUecUon Blacas pèsent de 4*%15 à 3^,60^ et donnent 
une moyenne de 2^,^. 

(2) M. Schiassi {Medaglie di Cadriano, p. 83) et H. le mijor de Raoeli 
{Mittk. der numism. Getellschaft in Biriin^ III, p. 295 et suit. ) donnent 

PI. zvn, n* s. ^^ analyses dont nous extrayons les résultats suivants : Tête de Janus. 

PI. 2ULII, n«« 1 1^ Quadrige (t I, Annexe M, p. 368, pi. XVII, n*5) = 0,990 (4 essais, 
«^ >* Raucb). —Tête de Rome, f} Les Dioscores = 0,986 ( Rauch). — Tête de 

n. XXVI, n«2. ^^^^ Bige attelé de cerft= 0,986 (Rauch). — Tête d'ApoUon. ^Qua- 
drige =0,958 (2 essais, Rauch). — LENT.MAR.F- 1^ Deux figures (Cohen^ 
pi. XIV, n» 6) =0,988 (Schiassi). - P. HYPSAEVS. Le roi Arétas 
=0,986 (Schiassi).— FAVST.SX. »? Quatre couronnes =0,982 (Schiassi). 
-- Famille Plautia, avec la légende BACCHIYS =0,980' (SchiassQ. — 
Caton, avec la légende YICTRIX et Rome assise = 0,977 (Schiassi). 
— Famille Calpurnia. Tête d'Apollon. ^ Cavalier = 0,972 (2 essais, 
Rauch). - aC.M.P.I. ^ Éléphant = 0,955 (Schiassi). - PALIKANYS. 
ilT Chaise curule=0«',954 (Schiassi). — FAYST, ^ Trois trophées =0»',952 
(Schiassi). — D'après les analyses de Dareet,Ie titre des monnaies de la 
République varie de 0«'t993 à 0i',96S (Letronne, Ccmidèratkm générales, 
p. 84 )| et d'après Thompson etPabbronl (Schiassi, loe* eit.) de 0i%998 à 
0",982, 0«\979, O^'.OOt et 0«',902. 



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MONNAIES d'aRCBIIT. 79 

couverte d'une mince feuille d'argent et n'ayant par con- 
séquent aucune valeur intrinsèque (1). Les auteurs en par- 
lent souvent II parait que la première émission de mon- ^e, p,^eet 
naies fourrées eut lieu pendant la guerre d'Annibal (2) ; '^""^^^ «^"^ 
la rareté de ces pièces parmi les anciens deniers au type gonvernement. 
des Dioscures (3), et leur présence parmi les aureus frappés 
pendant cette guerre confirment notre opinion (4). Cette in* 

(1) L'expres8ion latine pour rendre cette opération est : aes^ on bien ferrum 
argenio miscere. On tronye dans Pilne {HisL nat., XXXIII, 3, 46; IX, 182) : 
« Miscuit deûario Illvir Antonius ferrum; misceniur aéra falsae monetae.» 
11 ne peut être question ici d'un alliage ou du moins d'un alliage propre- 
ment dit, car il n'en existe pas pour les monnaies de la République, et c'est 
à propos de .eee monnaies que Pline parle de ce mélange. De pins, 11 est 
chimiquement impossible d'allier du fer avec de l'argent (Mongex, Mém. de 
ràcad. des inscript,, t. IX, p. 253), tandis que l'on rencontre des deniers 
des légions de Marc-Antoine doublés d'une &me de fer (Mongez, loc. cit.). 
Voy. Eekhel, Doci, Nwn. Vet., 1, Proleg^^ p. cxti.— Akerman, Coi, of roman 
coins, I, p. IX ; Num. Ckron,, VI, p. 68. On dit même que l'on tronte des 
pièces de la République doublées d'une ftme de plomb (Akerman, Num. 
CAron.,rV, p. 163); mais cette assertion demande confirmation. Plus tard, 
lorsque le titre de i'aiigent commence à être sensiblement altéré, le mot 
miscere doit s'entendre également des pièces fourrées et des pièces de bas Utre 
(Voplscusy Taeitus, IX). Quand il s'agit de l'or, on se sert de l'expres- 
sion tingere (Ulpian. Digest., ^LVlll, 10, 8), ou bien inficere (Schol. Pers., 
8aU y, 106). Akerman cite un denier d'Antoine et un autre de Tibère de 
bas titre contenant l'un 18 et l'autre 20 pour 100 d'argent fin (Cat, of 
roman comsy 1. 1, p. yni). 

(2) Zonare (VIll, ad fin.) raconte que les Romains, après la bataille' de 
Trasimène, refusèrent les présents dHiéron, et il ajoute : KoCitep èv &xp'nH^'^ 
dyrre^, ôaxt t^ dp^upoûv vdtxiqia à^ykç x<i\ xaOai^dv Y^vdiJievov icpdrepov x^^^ 
'xpoqjLtÇou 

(3) Voy. Cohen, p. xtni. — Riccio (Mon, fam,, p. 2) cite an denier au 
rcTers des Dioscures et à bord dentdé qui s'est trouvé fbnrré. Nenmanu 
possédait une pièce fourrée au type du quadrige avec la légende incuse (Pop, 
num., n, p. 108). 

(4) M. lemqjor de Rauch [Mitth, der nwn. Ges, in Berlin^ III, p. 287) cite 
une pièce d'or de 20 sesterces, fourrée; on sait que les pièces d'or le sont fort 
rarement* 



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80 CHAPITRE VI. 

novation correspond d'ailleurs parfaitement aux données 
que nous avons sur la fabrication des pièces de cuivre et 
même des pièces d'or contemporaines, comme nous le 
verrons plus loin. En même temps qu'on prêtait au 
cuivre une valeur double de sa' valeur véritable, on 
émettait des pièces d'argent fourrées, que l'on faisait cir- 
culer dans une certaine proportion avec les deniers de bon 
aloi. Quoi qu'on en ait dit, les deniers fourrés ne sont 
pas en général l'œuvre des faussaires : ce sont des monnaies 
fiduciaires émises par le gouvernement, à telles enseignes 
qu'on pouvait être légalement forcé de les accepter pour 
leur valeur nominale tout comme les deniers usés ou faibles 
de poids, et qu'il n'était pas permis de les refuser comme 
de la fausse monnaie (1) . L'opinion que toutes les pièces de 
ce genre sont l'œuvre des faussaires est inadmissible, car 
on voit quelques types particuliers fourrés de préférence, 
tandis que d'autres ne le sont jamais, et on en connaît dans 
la série impériale qui n'existent pas, pour ainsi dire, autre- 
ment. Nous ne prétendons pas dire cependant que les faux 
roonnayeurs n'aient jamais suivi un exemple si bien appro- 
prié à leur industrie (2) ; il est même prouvé qu'ils l'ont 
imité, etnous croyons l'invention de ce genre de fraude bien 



(1) Anien {Epieteti, m, 1) : T6 toO Kafocpoc vdiuqta oOxC^eottv àiro* 

icpoéoOat aÛT^v 8ti va dvT* aOroû icci>^o6{i£vov. Julias Panllus {Sententkte re^ 
xepiae, V, 25, i)i%Lege Comelia testamerUaria tenetur qui vultu princi- 
« pum tignatam monelampraeter adtdtennamreprQbaoerii. » 

(S) Ainsi on voit sur une pièce fourrée de L. Cassius Caeicianus dans 
le champ du revers et du droit des lettres alphabétiques rangées dans un autre 
ordre que celui de tous ses deniers d'argent (Riccio, CataL, p. C3). \\ est 
évident que cette pièce est i'ceuvre d'un faux inonnayeur qui n'a pas copié 
exactement l'original. C'est pour la même raison que les pièces hybrides 



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de cette fAutte 
metare. 



UONNAIES D*ABG€NT. 81 

antérieure à Tépoque où le gouvernement romain en fjt 
usage. 

Quoi qu'il en soit, les suites de cette fausse mesure finan- 
cière se firent cruellement sentir; mesure pire qu'une suHet fonestt» 
émission d'assignats, véritable supercherie par laquelle le 
gouvernement trompait le public et se trompait lui-même, 
puisqu'il dissimulait ainsi l'émission d'une monnaie fidu- 
ciaire, et qu'il se mettait en même temps dans l'impossibi- 
lité de connaître dans quelle proportion le faux numéraire 
circulait avec l'argent de bon aloi (1). Nous ne sommes 
pas à même d'apprécier quelle était l'importance de 
cette émission dans Torigioe, et il est probable qu'avec 
le temps la fraude alla en augmentant au lieu de 
diminuer. L'usage auquel il est souvent fait allusion 
dans les auteurs, de constater la valeur des deniers 
au son qu'ils rendaient en les jetant à terre ou autre- 
ment (2) , et le très-petit nombre de pièces fourrées qui 
se rencontrent dans les dépôts de deniers de la Répu- 



(e'est-à-dire celles dont le revers ne correspond pas an droit) sont souvent 
des pièces fourrées; ce genre d'erreur pouvait bien avoir lieu qiielquefoi4 
dans les ateliers de i'Ëtat, mais U devait arriver plus facilement encore aux 
faux monnayeurs. Voyez EclLliel, ioe, cit., V, p. 93.— Borghesi, Annai, de 
PJnsL arch., IBZS, p. 61. — Les pièces fabriquées par les faux monnayeurs 
sont plus souvent des surmoulages en étain ou en plomb que des pièces four- 
rées {Digest., XLVIII, 10, 9, i; comp. Julius Paullos, loc. cit., V, 
26,5). 

(1) Même lorsque la quanUté de pièces fourrées que le gouvernement était 
autorisé à émettre avait été décrétée par un vote du peuple, personne ne 
pouvait savoir combien de deniers de bon aloi circulaient en même 
temps. 

(2) Voyez ce que dit M. Tabbé Cavedoni {Saggio, p. 29), à Toccaslon 
des pièces fourrées, sur Forigine possible des marques au poinçon, qui se 
voient sur quelques pièces. 

II. 6 



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82 CHAPITRE Tr. 

blique (1), doivent nous faire penser que celles-ci ne 
jouissaient pas dans le public de la même faveur que les 
bonnes pièces, et que leurs détenteurs devaient de temps 
91 «r. j.-c. en temps éprouver des pertes sensibles. En 668, M. Livius 
Drusus proposa une émission de monnaies dans laquelle 
les pièces fourrées se trouveraient dans la proportion d'une 
contre sept deniers d'argent (2) ; et, en effet, soit que cette 
proposition ait été acceptée, soit qu'on ait adopté une 
antre mesure à peu près semblable, il est constant que 
le nombre des deniers de mauvais aloi en circulation de- 
vint fort considérable à cette époque. Dans le temps de 
Cinna la valeur du numéraire était devenue si incertaine, 
que personne ne savait au juste ce qu'il possédait (S). 
Alors (670 de Rome) les tribuns du peuple et les préteurs 
déFibérèrent sur les moyens à prendre pour remédier i cet 



84 av. J.C. 



(1) II ne 8*est trouyé qu'un seul denier fourré dans chacun des dépôts de 
Frascarolo, San Cesario et CoUeccbio, et peut-être deux seulement dans 
celui de Cadriano qui était fort considérable. (Cavedoni, Hipottigli, p. 12 
et 255.) 

(2) « livius Drusus^ dit Pline {Hist naU, WWW, 8, 4$), m tribunatu 
m piebei octavam partem aeris argento miscuiL m C'est probablement le plus 
jeune des deux personnages do même nom que nous connaissons. Comp. 
notre Hist, rom., U, p. 212. A la manière dont parle Pline, on ne peut douter 
que cette loi n'ait été exécutée. 

(3) Cicéron ( De offkiis, III, 20, 80) : t Jactabatur illis temporibus num- 
8G «▼. J.-c « f*!^ 9ie ut nemo posset scire quid baberet» » La loi Valeria de 668 contri* 

bua sans doute à cette crise financière qu'on ne peut pas attribuer à la loi 
89 «▼. J. c. Papiria de 665; cependant les désastres auxquels les mesures de Grati- 
dianus mirent un terme, ne Tenaient pas de la réducUon dans le taux du 
capital, mais du peu de confiance qu'inspirait le numéraire en circulation. 
C'est à cet état de choses que font allusion ces paroles du prologue de la 
Casina de Plauto (v. 9. 10) : « Nunc novae quae prodeunt comoediae, muito 
« sunt nequiot^s quam nummi novi. » Nous arons essayé (Rheinisckes Mu- 
seum, N. F., X, p. 122 et sul?.) de montrer que la scène de ce prologue peut 
être censée se passer dans les temps de Ciona. 



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MONNAIES D* ARGENT. 83 

inconvénient : un édit du préteur M. Marius Graiidianus 
institua des bureaux de vérifioation (1), supprima le cours 
forcé des deniers fourrés et ordonna aux caisses publiques 
de les retirer de la circulation et de donner en échange des 
deniers de bon aloi. 

Cet appel au peuple et le retrait des pièces fourrées ne 
se trouvent, il est vrai, mentionnés par aucun historien ; 
mais ne sont-ils pas la conséquence naturelle de l'établis- 
sement légal des bureaux de contrôle ? Sans ce retrait, à 
quoi bon établir de semblables bureaux ? L'amende dont 
parle Cicéron et dont étaient punis ceux qui voulaient 
payer avec des pièces qu'ils savaient être de mauvais aloi, 
la reconnaissance que le peuple témoigna à Marius Grati- 
diauus^ ne sont-elles pas de nouvelles preuves de ce retrait 
et de cet appel? Aurait-on rendu des honneurs presque 
divins à ce personnage, en brûlant de Tencens devant ses 
images, si l'édit de contrôle n'avait pas été suivi du retrait 
des mauvaises pièces, et s'il s'était contenté de donner 
une facilité de plus à une vérification qui n'était pas 
bien diflBcile par elle-même ? Sylla revint à l'ancien usage 



(1) Cicéron (/oc. cit.) : •Gratidiùnus cum praetor esset colle* 

m giumque praetorium tribuni plebi adhibuisseni, ut res nummaria de 

« communi sent^tia constitueretur, conscripserunt communiter 

« edictum cum poena atque Judicio^ eonititueruntque ut cmnes simul in 
« rostra post meridiem escenderent. Et céleri quidem alius alio : Mariuê ab 
m subselliis in rostra recta idque quod communiter compositum fuerat soltis 
« edixit. Et ea ree, ei quoeris^ eimagno honori flàt ; omnibus vicis statuae^ ad 
« eas tusycerei; quid multa f Nemo unquam multitudim fuit carior, »— Pline 
( Hist. nat.y XXXHI, 9, 132) : « Igilur are fada denarios probare (ce qui 
« veut dire, que les bureaux de contrôle furent institués) tamjucundaplebei 
• lege (c'était plutôt un édit qu'une lol}| ut Mario Gratidiano vicatim totas 
« (peut être faudrait-il substituer tus ad au mot totas) statuas dicaverit » 
Comp. ce que dit le même auteur, liv. XXXW, B, 27, 



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8A CHAPITRE YL 

et rétablit par un édit le cours forcé des pièces fourrées 
(voy. p. 80, note 1). César, au contraire, toujours fidèle 
aux bonnes traditions du parti démocratique, n'émit au- 
cune pièce fourrée (1), peut-être même reiira-t-il celles 
^ui étaient en circulation (2). 

JLes premières pièces émises en argent furent le denier, 

L« qain.ire le quinaire et le sesterce. On suspendit bientôt rémission 

elle sesterce, ^^g quiuaîres ct dcs sestcrccs; nous ne retrouvons des 

quinaires qu'avec les deux plus anciens types, les Dios^ 

cures et le bige de Diane , et encore n*existe-t-il jusqu'ici 

qu'un seul exemplaire avec ce second type. Les quinaires 

marqués avec le monogramme d'une ville sont relativement 

assez nombreux, et ceux qui portent le monogramme ou 

le symbole d'un magistrat sont au contraire fort rares. II 

n'existe de sesterces qu'avec le type des Dioscures, et le 

seul monogramme que l'on y voie est le plus ancien, celui 

de la ville de Rome. Il nous semble donc que l'émission 

m iT. j. c. des quinaires a été suspendue vers Tan 637, et celle des 

sesterces encore plus tôt. L'interruption dura environ un 



(1) M. Coheo (p. xviii] assure qu'il n'existe pas de pièces fourrées de 
Jules César. Cette assertion est peut-être trop absolue (Ramus en donne 
plusieurs sous les n** 9, 20, 31); mais les rares exceptions que Ton connaît 
peuvent passer pour l'œuvre des faux monnayeurs. 

(2) On sait qu'une partie du numéraire frappé souf la République était 
encore en circulation du temps de Trajan, et l'on pourrait croire que les pièces 
fourrées, que l'on n'avait aucun intérêt à fondre, devaient avoir échappé au 
creuset, et par conséquent se trouver en grand nombre parmi les pièces 
encore subsistantes de cette époque. Mais 11 parait qu'il n'en fut pas ainsi ; 
nous ne croyons même pas avoir rencontré une seule pièce fourrée avec la 
contremarque Impériale. Il devient donc probable qu'à une certaine époque 
les anciennes pièces fourrées ont été retirées [ou du moins que le gouverne* 
ment refusait d'en autoriser le cours« en les poinçonnant]. 



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LE YICTORUT. 85 

siècle, et ces pièces ne reparurent que dans les derniers 
temps du gouvernement républicain, le quinaire dans des 
circonstances particulières que nous aurons lieu d'exami- 
ner plus loin, le sesterce plus tard encore que le quinaire, 
pour une cause qui nous est inconnue : F un et Tautre pro- 
bablement en vertu d'un décret du peuple. Les sesterces de 
cette nouvelle émission frappés par les monétaires Silanus 
et Pison portent la légende ELP que Borghesi (1) explique 
par E lege Papiria^ et qu'il attribue à cette loi, publiée en 
665. L'émission des sesterces fut ensuite de nouveau sus- ®* *' ^- ®- 
pendue pour n'être reprise que du temps de César. 

§n. 

Le victoriat. — Son origine. — Sa valeur. — Sa position dans le . système 
monétaire romain. — Ateliers qui le fabriquaient. 

Borghesi (2) montra le premier la marche à suivre pour lo rictonat. 
découvrir l'origine d'une autre série bien importante au 
point de vue de la numismatique et de l'histoire : nous 
voulons parler du victoriat et du demi-victoriat, auxquels 
on peut joindre aujourd'hui le double victoriat (3). Le type 



(1) Annales de Vlnet, arch., 1849, p. 12. U n'existe, il est yral, aucuBo 
raison déterminante qui nous oblige à adopter cette version de préférence à 
toute autre, mais rien ne nous empêche de la regarder comme possible et 
même probable. 

(2) Osservazioni numism,, decad, XYII, 1-5; Œuvres compL^ t. JI^p. 283 
et aulY. Gomp. aussi Bœckb, Metr. Unters., p. 99 et 455. Cet auteur, parUnt 
de l'ancienne idée que le victoriat aurait eu dès l'origine la ipéme va- 
leur que le quinaire» n'a pu arriver à aucun résultat saUsfiiisant. 

(3) Au sujet du double victoriat nouvellement trouvé en Espagne, voyei. 
l'arUcIe de U. Mommsen dans les Annales de VlnsU arch., 1863.->Voyez 
aussi» ci-après, notre Tableau chronologique, n*" 5, note 1. B. , 



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n. -wiii. 

•1,'J. 3. 4tt 10. 



tia \ictoriftt. 



86 CHAPITaB TI. 

de ces pièces est, du côté droit, la tête de Jupiter, et sur 
le revers, la Victoire couronnant un trophée. Elles ne por- 
tèrent dans l'origine aucune marqua indiquant leur valeur, 
et un peu plxis tard le demi-victoriat seul se trouve quel- 
quefois marqué d'une S (1). La première émission du vie- 
toriat a dû suivre de près celle du denier (2) ; elle eut cer- 
tainement lieu avant la réduction du poids et avant que 
l'usage se fût introduit de mettre sur les monnaies les noms 
et les emblèmes des monétaires ; on doit donc, sans hési- 
217 av. j. c. tation, la placer avant Tannée 537. 

vnieur et pnids Nous savous par l'histoire que la valeur du victoriat était 
d'abord différente de celle du quinaire, que ce ne fut que 
plus tard qu'on les assimila l'un à l'autre. Les pesées 
donnent au victoriat le poids de 8 sesterces ou 3/4 de 
denier, et comme probablement il fut réduit en même 
temps que les autres monnaies d'argent, nous pouvons 
admettre qu'il était originairement de 3 scrupules ou 1/96 
de livre = S»»,*!, et après la réduction, de 2 4/7 de 
scrupule, ou 1/1 12 de livre =: 2«»,92 (3). 



(1) Qaaot à rabsence de la marque indiquant la yatenr^ voyez ct-aprét, 
le Tableau chronologique ^ n* 5, note 1. — Le seul demi-Tlctorlat marqué du 
signe S est de l'atelier de Vibo (PI. XXni, n* 10). Il atait été attribué Jus- 
qu'ici à la famille Vibia. B. 

(2) Cette opinion de H. Hommsen acquiert un nouTeau degré de cerUtude 
depuis la découverte, faite en Espagne, de Tictoriats avee la légende en 
lettres incuses {Annales de flnst, arch.f loo. cit.). Voyez ci-après à la fin do 
chapitre et au tableau chronologique, n* 6, note 2 (pi. UIII, n«8). B. 

(3) Nous doDQons ici les poids de trente yictoriats n'ayant aucun signe 
accessoire; vingt-huit d'après Borghesl, loe. cU,^ un d'après Pinder, p. 87, 
et un d'après Cohen, p. xii : 8«',52, 3s',44 (Pinder), 3»%35, Z^^dO^ ^^,21, 
3^,20, St%16. 3^11, 3«',10 (usé), 8»%05, 3J',04, 2«%97, 2«',95, 2«'^2, 2«',88, 
2IS8G (usé), 2s',85, 2^,82, 2e',75, 2^70, 2«',68 (usé), 2«%«7 (usé). 2«%C^ 
2»',62, 2i%58, 2s%55 (usé). 2«%52 (usé), 2»',48 (usé), 2«',2I (beau, Cohen), 



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LE VICTOBUT. 87 

Le victoriat pourtant ne fut jamais considéré comme une sm position 

,...j,. . jLiA • indépendante vls- 

division du demer, mais comme une espèce à part; ce qui j^^vu do denier. 

le prouve, c'est la dénomination de demi-victoriat donnée 

à la moitié. De plus, nous voyons dans les historiens et 

sur les inscriptions des sonunes quelquefois considérables 

énoncées en victoriats à côté d*autres sommes énoncées en 

deniers (!)• EnGn le victoriat, quoique monnaie romaine 

et d'un poids proportionnel à la livre romaine, n'avait pas 

cependant une valeur fixe, en proportion avec celle du 

denier : il était considéré comme une pièce étrangère, 

comme une marchandise (2) , de sorte que celui à qui Ton 

devait 300 deniers, pouvait bien être obligé à accepter 



2c»18. Cinq pèsent donc environ 3 scrapnles; treize dépassent le poids 
normal réduit. On troatera aax Annexes les poids des Tictorlats sur les- 
quels se trouvent des emblèmes et des monogrammes; sur seiie avec em- 
blèmes on n'en trouve que cinq qui dépassent le poids normal réduit (3<%33, 
épée gauloise; Bt'ySO, épieu; 3<%07, corne d'abondance; 3c%06» sanglier i 
Sc,04, épi). Parmi les victoriats à monogrammes, on en trouve quelques-uns 
de Luceria (3r^97, 3>',26), et un petit nombre avec VB. CROT. CM« 
M P., qui dépassent aussi le poids normal réduit, mais la différence est 
presque insensible. 

[Pour le poids des victoriats trouvés en Espagne, du double victoriat et 
du deml*victoriat, voyez le n* i du tableau chronologique avec les notes.] 

(1) On lit dans Tite-Live, XU 13, à Tannée 577 :« (C. Claudius) tulit m av. j.^. 
« in triumpho (après avoir défait les Ligures et les Istrieos) denarium ire- 

m eenta eeptem milia et vietoriatum octoginta quinque milia septingentos 
» duos, » Dans le Jugement arbitra rendu par les Minucius en 637, on Ut, 
1. 24, 25 : « Pro eo agro vectigal Langenses Veituris in poplicum Genuam 
m dent in anos singulos vic[t<matos] n[umos] CCCC. • 

(2) Pllne^ Hist nat», XXXIII, 8^ 46 : « Is qui nunc victoriatus appellalur 
« Itge Clodia pereussus est; aatea enim hic nummtis ex Illyrico advectus 
m mereis loeo habebatur; est autem signatus Victoria et inde nomen, » On 
lit dans Maeelamis, S XLV : c Victoriatus nunc taniundem valet quantum 
« qtdnarius; olim ut peregrinus nummus loco mereis ut nunc tetrachmum 
« (ainsi dans les manuscrits) et drachma habebatur, » Pline confond le vic- 
toriat romain avec ia pièce illyrienne quia la même valeur., 



117 av. J.-C. 



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88 CHAPITRE VI. 

en payement 600 quinaires ou' 1,200 sesterces, mais on 
n'aurait pas pu le forcer à recevoir 400 victoriats. Les 
pièces elles-mêmes en fournissent une preuve pour ainsi 
dire authentique. En effet, presque jusqu'à l'époque de la 
Guerre Sociale, il n'existe pas une seule monnaie romaine de 
cuivre, d'argent ou d'or qui ne porte en chiffres Thadica- 
tion de la valeur légale pour laquelle elle devait être ac- 
ceptée dans le commerce (1); le victoriat seul n'est pas 
marqué. 

Cette absence de marque tient peut-être à ce que cette 
monnaie, originaire de Tlllyrie, était plus spécialement 
destinée aux provinces situées hors de l'Italie proprement 
dite, et qui cependant étaient soumises à la même admi- 
nistration, comme l'IIlyrie et la Gaule Cisalpine. Pline dit 
positivement que le victoriat était originaire de l'IIlyrie (2). 

177 av. j^. Dans le butin conquis en 677 sur les Ligures et les Istriens, 
on rapporta à Rome une somme considérable en deniers et 
une autre en victoriats. Les comptes publics de Gênes, en 

inmr.j.-c. 637, étaient réglés en victoriats. Cette monnaie étidt fort 
abondante, car presque tous les monétaires en ont fabri- 
qué, et nous en possédons qui portent les monogrammes de 
presque tous les ateliers connus (Rome, Luceria, Vibo, Cro- 
tone, Corcyre). Nous voyons dans les œuvres de Caton (3) 

(1) Noos avons ea déjà Toccasion (t#I, p. 209) de foire remarquer It 
earaetère légal et impératif des chiffres Indiquant la valeur des pièees. 

(i) Pline (loc, cit,). Quant aux 130,000 pièces Ulyrii argenU dont parle 
167 tr . j.-c. Tlte-Live (XLV, 43), qui firent partie du butin enlevé (en 587) à Genthins, roi 
d'Illyrie, outre 3,000 deniers et une certaine quanUté de lingots d'or et d'ar- 
gent, on peut les expliquer par des victoriats ou par des monnaies de Dyr- 
rhachium ou d'ApoUonia» qut matériellement ont la même râleur que le» 
victoriats. 

(8) Caton (De re rusiica, cap. XV) : VIC. N. X., et (cap. CXLV > 
VICT, II* Nécessairement Caton a entendu par là des victoriats anciens» 



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LE VICTORIÂT. 89 

que de son temps les comptes se faisaient généralement en 
victoriats. 

Pour bien connaître la véritable valeur de cette pièce, 
nous devons donc d'abord étudier les monnaies de riUyrie, 
c'est-à-dire les pièces frappées à Corcyre, à ApoUonia et à 
Dyrrbachium au commencement du vr siècle de Rome, lors 
de la première émission des victoriats. C'est ce que nous 
allons faire dans le paragrapbe suivant, en y ajoutant tout 
ce que nous savons des variations et de l'histoire de ces 
deux espèces de monnaies. 

§ ni. 

Système monéUire de l'Illyrie. — CommeDt le vlctoriat romain peut-il •*/ 
rattacher? — Variations de la dnohme illjrienne et du viotoriat. — 
Suppression dn victoriat. 

Dans les monnaies de l'Illyrie on reconnaît deux épo- Fr«miëieéi>oqae. 
ques bien distinctes : à la plus ancienne appartiennent les 
pièces d'un meilleur style, sur lesquelles les noms de ma- 
gistrats ne se trouvent pas, ou sont à peine indiqués. 
Nous rangerons dans cette première époque : !• les sta- 
tères assez rares, qui pour le type et le poids se rappro- 
chent des monnaies corinthiennes, ainsi que les ^tiers 
de statère qui s'y rattachent; les premiers frappés à 
Corcyre et à Dyrrhachium et pesant 8«%56, les seconds à 
Dyrrbachium, et pesant jusqu'à 2»',67 (1) ; 2° les pièces 



car 8'il avait tooIq parler des victoriats de la deroiôre ëmlssioB ayant la 
même valeur que les qoioaires» U aurait mis tout simplement S deniers et 
1 denier. 

(1) Gomp. t I, p. 87, note 2. Le sUtère de Goreyre : tête de PUlas; 
^^ Pégase, avec la l^endeKOP. pèse 8^i0 (=UI, Leake). Ce.'sUtôre est 



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90 CHAPITRE TI. 

de 3 drachmes» plus communes que les staiëres, et pe- 
sant lls%lA et au-dessous; elles ont été frappées à Dyrrba- 
cbium, à ApoUonia et à Corcyre; toutes, indistinctement, 
ont pour type la vache qui lèche son veau, et au revers, 
les prétendus jardins d' Alcinoûs (1) . 

Il parait que les monnaies divisionnaires qui se rappor- 
tent à cette dernière espèce manquent dans les séries de 
Dyrrhachium et d' ApoUonia, tandis que l'atelier de Corcyre 
a fourni en abondance des demi-tridrachmes, des quarts, 
et des fractions moindres encore (2). 



fort rare s parmi lei Dombreoseï petites monnaies d'argent de Corcyre, on 
n'a pas encore trouvé de pièces qoi poissent s'y rattacher comme monnaies di - 
visionnaires. Les pièces tu type de P^ase s'y rencontrent sontent, il est yral, 
mais, à cause de lenr poids, nous ne poafons y reconnailre des fractions 
de ce statère, comme le Tondrait M. le baron de ProlLesdi (Inedùa, 
p. 251); il est surfont impossible de voir des demi-statères dans les 
monnaies qui ont la tête de Baecbus au droit. Comp. la note 2 |dns bas. 

— Le statère de Dyrrbachiom avec le même type, légende AYP, ra- 
rement AYPPAXINON, pèse 8^,56 (=131,8, Leake, 2 exemplaires) et 
8^,34 (=128^7, Leake).— Le tiers de statère, légende AYP> tête d'Hercule; 
I)) Pégase Tolant, pè8e2«',67 (=41,2, Leake) et au-dessous.» Noos ne con- 
naissons pas de monnaies d'ApoUonia taillées sur ce pied. 

(1) Outre les pièces les plus anciennes, la plupart sans légende et frap- 
pées d'un seul côté (voy. 1. 1, p. 87, note 8), on peut citer encore des mon- 
naies semblables marquées de la lettre K, pesant 10>',98 (=205 8/4, 
Mionnet, t. II, p. 68, n* 1. Comp. Prokesch, Inedita, p. 249); a?ec les 
lettres AH, pesant IQ^fiS (= 164«9, Cai. N<n'thwick); avec AHOA, 
pesant i0«',53 (= 162,5, Leake); avec la légende ..NKIAION(?), pesant 
ils%21 (=211, Bllonnet,t. ni, Suppl., p. 858, n* 315), plus souvent avec la 
légende AYP, pesant ll«%i4(= 172, Leake), lli'.lO (=171 l/4,Hunter), 
Ur,02 (= 207 1/2, Mionnet, t. m, SuppL, p. 829, n* 116) et au- 
dessous; enfin d'autres avec les lettres AY et la légende BACIAEHC 
MONOYNIOY, pesant 10«',26 (= 193 1/4. Mionnet, t. U, p. 44. n» 164). 

— La pièce d'ApoUonia citée par Bœckh {Metr. Unten. p. 99), et pesant 
806 grains 1/2 anglais, est fonsse. Mionnet, t. II, p. 81, n* 38. 

(2) Les monnaies de Corcyre ayant pour type la moitié intérleore d'un 



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LE VlCfORlAT. 01 

Les pièces de la seconde époque se reconnaissent à un Deuxième cioquc. 
travail moins parfait et à renonciation, en toutes lettres, 
d'un nom de magistrat, le plus souvent de deux. Gorcyre 
ne fournit plus alors que des pièces de cuivre, tandis qu A- 
poUonia et Dyrrhachium continuent à en émettre en ar- 
gent. On peut subdiviser cette émission en deux périodes : 
pendant la première, le type des anciens tridrachmes a été 
conservé, et Ton distingue deux espèces : l'unité, fort 
commune (1), dont le poids varie de S«%55 à 2«%7, et la 
moitié qui est fort rare (2). Les pièces de la seconde pé- 



taareaa debout; ^ Les jardins d'Alcinoùs, pesant S*',! (Pinder, p. 47) et 
au-dessons, sont probablement des demi-nnités, ainsi que les pièces ayant 
pour type la tête de Baeehus; ^Pégase, et pesant éf'^Sl (=90 1/2, Prokesch, 
Jnediia, p. 2S1). Les pièces ayant pour type une vache allaitant son reau ; 
^ Les jardins d'AIcinoûs, et pesant 2<*J6 (ss 52 Prokeech^ p. 250) ou ceUes 
plus fréquentes qui sont marquées d'une étoile et d'un vase (pesant at^^ST 
= 54, Prokesch, /oc cit») et au-dessous sont probablement des quarts. U ne 
peut pas être question ici des plus petites pièces. Comp. les riches séries de 
M. le baron de Prokesch, Inedita, p. 249 et suIt. 

(1) Les pièces dont le style et les légendes moins complètes prouvent 
une plus grande ancienneté (Mionnet, t. II, p. 43, du n* 148 au n" 152), 
sont les plus fortes; elles pèsent Zf',S2 (=66 1/2), 3<%48 (=65 1/2, 
I exemplaires), Sc,40 (= 64 )• Les autres; pièces ..décrites par Mionnet 
(pourvu toutefois qu'elles soient d'une bonne conservation et non fourrées) 
pèsent ; 8*',56 (= 67, 1 exemplaire), de 3<',46 à 3^,40 (=de 65 1/4 à 64, 
4 exemplaires), de 3(%38 à 8(',35 (= de 63 3/4 à 63,^9 exempUihres), de 
3>',38 à 3<%29 ( = de 62 3/4 à 62, 19 exemplaires), de 3c«28 à 3»%24 ( = de 
61 3/4 à 61, 12 exemplaires), de 3>',23 à 3«',19 (= de 60 3/4 à 60, 18 exem- 
plaires), de 3*',17 à Sr,08 (= de 59 3/4 à 58, 17 exempUires), de 3i%05 
à 2«%93 (= de 57 1/2 à 55 1/4, 14 exemplahres)^ 2',89 (=54 1/2, 1 exem- 
plaire), 2<%87 (= 54, 2 exemplahres), 2(^,80 ( = 52 3/4, 1 exemplaire), 
2^,73 ( = 51 1/2, 1 exemplaire), 2«',72 (= 51 1/i, 2 exemplahres), 2^,66 
( = 50, 1 exemplaire), 2>%42 (=45 1/2, 1 exemplaire). 

(2) AYP, ...KAAAirrRATOY. 1«',59 (=30. Prokesch, inedita, 
p. 248). Cette pièce est sans doute une demi-unité, puisque le type du droit 
représente seulement la partie antérieure de la fâche, tandis que d'autres 



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T>ate yrobablo 
<1o ces époques, 

et obaerTatlona 

sar les monnaies 

tllyriennes. 



92 CHAPITRE VI. 

riode se rencontrent moins souvent; elles proviennent 
toutes d'Apollonia, et leur série se compose de quatre 
pièces. La principale, qui est en même temps la moins rare, 
a pour type la tête d'Apollon et, au revers, trois nymphes 
qui dansent; son poids varie de 4*^,03 à 3«%27; réguliè- 
rement le poids devrait être de 38',9 à 36',6 (1). Les 
trois autres pièces sont fort rares, et pèsent au maximum 
3M7, l8%90etl«',15(2). 

Évidemment tous ces changements ne peuvent pas s'ex- 
pliquer par le développement régulier d'un seul et même 
système monétaire. Dès une époque reculée, nous voyons 
l'atelier de Corcyre, d'abord le plus actif du pays, limiter 



piècoB^ par exemple celle d'Apollonla, pesant 2(%03 ( = 31 4/10, Mus. 
Brlt.), pourraient être des unités entières, mais nsées. 

(1) Les poids!: 4«',03 {=62ALeake), 4«',02 (= 62,1, Leake), ♦«'(=61,8 
Leake), 8»',07 (=61,2, Lcake), S^S (=6l,Leake), 8«',92 (=78 8/4, 
MioDnet), de 8i%8S à 8>',82, 6 exemplaires (=72 1/2, Mlonnet ; = 59*%8, 
2 exemplaires, 59,1 ; 59; 2 exemplaires, Leake), de 8«',76 à 8<',70, 8 exem- 
plaires ( = 58,1, Leake; 58, Hunter; 70 1/2^ Mlonnet), de 8«',65 à 3(%54, 
6 exemplaires (= 56»3, Leake, 54 8/4, Hunier, 68 1/2; 67, 2 exemplaires, 
66 8/4, Mlonnet), de Z^,bO à 3«',40, 4 exemplaires ( = 54, 2 exemplaires, 
58 1/2, Hunter; 52,5 Leake), 8*',88 (=68 8/4, Mlonnet), 3>',27 (=50,5, Leake). 
Les noms des magistrats sont tons différents de ceux de la série précédente. 

(2) AnOAAflNIATAN, A..PnN... Tôte de Pallas. ^ Obélisque. 
3tr,n (= 49, Borell, Num, Chron., VU, p. 126). - AnOAAnNIATAN, 
TIMHN, ANAPflNOI. Tète de Pallas. ^Obélisque. ir,90(=29,3, 
Leake), l^,BZ (=34 1/2, Prokesch, Inedita, p. 248). Ces deux pièces vont 
ensemble. La principale unité de cette série, avec la légende AnOA- 
AflNIATAN, TIMHN ANAPO, ANAPONOX, au type des trois 
nymphes qui dansent, pèse Z^fil (=61,2, Leake), 8^,93 (=74, Prokesch). 
- ATTOAAONIATAN, AINEA. Volcan en feu. ^ Bâton pastoraL 1«',15 
(=17 8/4, Borellt Num. Chron.^ t. Vil, p. 126; comp. Mionnet, t. II, p. 82, 
n-4i). - AnOAAnNIATAN, API2T0A0X02, OIAflNIAA. 
Lyre, i^ Obélisque. 0"',85 (= 16, Mlonnet, t II, p. 81, nMl ). 



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279 av. J. C, 



LE VICTORIAT. 9$ 

sa production à la fabrication de la monnaie de cuivre, et 
probablement au même moment, le pied monétaire changer 
à ApoUoniaet à Dyrrhachiam. Historiquement et numis- 
matiquement, il est difiicile d'assigner à cette révolution 
une autre cause et une autre époque que l'occupation de 
ces contrées par les Romains, en 525, lorsque Corcyre, 
Dyrrhachium et ApoUonia se soumirent volontairement, 
sous la réserve de leur autonomie. Attachées alors à Rome 
par les liens d'une alliance perpétuelle, ces villes furent 
toujours, depuis, considérées comme faisant partie de la 
circonscription administrative de Rome et subordonnées 
à l'autorité des consuls, comme l'Italie proprement dite (1). 
Rome avait retiré, peu d'années auparavant, à ses alliés 
italiens le droit de fabriquer de la monnaie d'argent en 
leur propre nom; il était naturel que l'île de Corcyre, 
devenue italienne, partageât le sort des villes de l'Italie. 
En dédommagement, le gouvernement y établit un atelier 
monétaire romain pour l'émission des vicloriats ou des 
quinaires. Les nouveaux alliés du continent illyrien furent 
traités avec moins de sévérité ; ils conservèrent leur mon- 
naie d'argent, mais à certaines conditions et sous la sur- 
veillance de la puissance protectrice. Les noms romains (2) 



(1) Ck>mp., en particnlier, Poljbe, II, 11 et suiv.; IIT, 16; YII, 9. — Ap- 
picn, lllyrica, VII, VIII. — Notre Hist. rom., I, p. 526. Les rapports entre 

Rome et Apollonia sont fort anciens ; on tU dès 485 une ambassade des seo ar. j. c. 
ApoUoniates envoyée à Rome. (nte-Live, Epitome, XV. — Dion, fragm. 
XLII. — Zonaras, VIII, 7. — Valère Maxime. VI, 6. 5.) — Cicéron (Épi- 
ires, XIII, 1 à la fin ) parle encore de Dyrrhachiam comme d'une Tille libre. 

(2) Sur une pièce de Dyrrhachium au type de la rache : AEYKIOZ, 
Mionnet, 1 111, Suppl., p. 338, n** 192 et 193.— Sur une pièce d'Apollonla 
au type des trois nymphes : <t>ONAANIOZ, Leake; comp. Mionnet, t. III, 
Soppl., p. 818, n« 41.— Sur une pièce de la même ville au type de la vache: 
MAAPK02, Mionnet, 1. 1\, p. 29, n- 14; Hunter (comp. Mionnet, t. III, 



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9i CHAPITRE VI. 

qui se trouvent sur beaucoup de pièces de Dyrrhachium et 
d'Apollonia, durant cette seconde époque, prouvent que la 
nouvelle émission eut lieu, en partie du moins, sous le 
gouvernement romain. Nous pouvons donc admettre que 
toutes les monnaies de l'ancien système sont antérieures à 
Î29 av. j.-c. Tannée 525 (1), et que celles du nouveau, qui d'ailleura 
se rencontrent aussi dans les dépôts de la Transylvanie, 
mêlées aux deniers romains, sont toutes postérieures à 
cette époque (2). Ces dernières pièces sont taillées sur un 
autre pied que les plus anciennes qui ont évidemment 
précédé l'époque romaine, et forment un système à part. 
Les quatre pièces de la série la plus récente d'Apollonia ont 
une telle analogie avec les deniers, les victoriats, les 
quinaires et les sesterces romains de poids réduit, qu'on 
se trouve pour ainsi dire forcément amené à rattacher 
également au système romain antérieur à la réduction du 
poids, les monnaies des villes romano-illyriennes de la pé- 
riode intermédiaire, et qui sont de beaucoup les plus nom- 
breuses. 

Cette analogie se retf ouve dans le poids du plus ancien 
victoriat, 38',41, et dans le demi-victoriat ; de plus, il y a 



Soppl., p. 317, n** 31 et 32). On voit anssi sur une pièce de cuirre de Dyr- 
rhachium le nom TAIOY. Mionnet, t. II, p. 43, n* 157. 

(1) Le roi MonuDius, dont le nom se troove sur les monnaies de Djrrha- 
chium, ne peut pas alors être le prince Dardanien da même nom dont parlent 
Polybe (XXIX, 5) et Tlte-Llve (XtIV, 30); mais, à part tonte autre considé- 
ration^ Il est difficile d'admettre l'existence d'nn roi dans one république 
placée sons la protection des Romains, et d'ailleurs Monunlus est un nom 
assez commun dans ce pays (Ecihel, Doct num. vet, t. IF, p. 157) . 

(2) Seidl (Chronik der arch, Funde, î, p. 26 et 80; II, p. Ih.^Beitràge w 
einet Chronik^ IF, p. 238; lll, p. 84) a décrit divers dép6t8 décourerts en 
Transylvanie; la plupart ne contenaient presque que des monnaies illy- 
riennes, parmi lesquelles se sont rencontrées quelques monnaies romaines. 



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LE TICTORIAT. 95 

toute apparence que la première émission des victoriats à 
Rome coïncide avec l'établissement de la puissance ro- 
maine en niyrîe. 

Borghesi a parfaitement saisi l'identité du victoriat avec 
la pièce ordinaire de riUyrie au type de la vache avec son 
veau; mais cette observation s'applique au victoriat de 
l'ancien système et non au victoriat ordinaire, et il ne faut 
pas non plus se figurer que les victoriats sont tout simple- 
ment d'anciennes pièces illyriennes frappées avec un coin 
romain. Les circonstances historiques et le poids même des 
pièces s'opposent à cette interprétation. 11 semble plutôt 
que lors de l'organisation de la puissance romaine en lUyrie, 
en 526, on frappa en même temps des monnaies locales aux 22» av. j-c. 
types de Dyrrhachium et d'ÂpolIonia, et des victoriats ro- 
mains, toutes ces pièces pesant uniformément le même 
poids, 3^,A1. Ainsi les villes qui continuèrent à battre 
monnaie sous la puissance romaine furent obligées d'a- 
dopter le pied monétaire du vainqueur ; mais celui-ci eut 
égard, autant que possible, aux habitudes locales et con- 
serva en particulier les anciens tjT)es. 

La pièce d'argent romsdne qu'il s'agissait de créer devait 
être dans une proportion commode de compte et de change 
avec les pièces illyriennes alors en circulation, et devait 
aussi pouvoir s'adapter aux pièces en usage dans la 
Grèce. L'ancien denier {^ih^^bb) non plus qu'aucune de 
ses divisions ne répondait à ce besoin. On fabriqua donc 
une pièce pesant en même temps les trois quarts du 
denier romain et le tiers des grosses pièces d'argent illy- 
riennes jusqu'alors en usage, et qui conservait en même 
temps le type de ces dernières (1). Or ces pièces étaient 

(1) Cette circonstance, le grand nombre des monnaies taillées sur le pied 



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90 CHAPITRE VI. 

des TRiDRÀGHMES (t. I, p. 37), et nous avons vu que la 
division par tiers était fréquente et presque nécessaire 
dans ce système (1) ; il se peut même que les habitants 
d'ApolIonia et de Dyrrhachium aient compté en drachmes 
de cette espèce, lorsqu'on ne fabriquait encore que des 
tridrachmes. Par son poids (variant de 3 à A grammes), 
cette drachme était avant tout semblable aux pièces d'ar- 
gent de Marseille (t. 1, p. 160) et de Rhodes (t. I, p. 49), 
et à la drachme des systèmes syrien et égyptien (t. I, 
p. 45). C'était donc une pièce parfaitement commode 
et qui facilitait le commerce de l'Italie avec les pays 
étrangers. 
D„^ Nous avons vu que cette drachme romarKh-illyrienne de 

de rëmiMion de 3 scrupulcs (= 3«%41) fut émise pour la première fois vers 
de l'ancien poids 1 ^n 526. Les victoriats de ce poids sont extrêmement rares, 
228 ar. j. c. ^^ q^j tendrait à prouver que leur émission n'a pas duré 
longtemps, tandis qne les pièces analogues au type illy- 
rien (la vache avec son veau) sont au contraire fort nom- 
breuses et ont dû être frappées pendant une longue suite 
d'années. Il se peut que les exigences du commerce étran- 
ger, et particulièremeut celui d'Egypte, aient contribué à 
la préférence que les villes illyriennes donnèrent à l'ancien 



de la monnaie perse, ainsi que les pièces de Monnnias qui leur saccadèrent, 
et qui ne sont évidemment pas très-anciennes, montrent bien qu'à rëpoqne 
de l'occupation du pays par les Romains, la principale monnaie en lilyrie 
était le statère d'argent perse (p. 90, note 1) et.non lestatère corinUiien 
(p. 89^ note 1 ). 

(1) Voy, 1. 1, p. 17 et suiv.; p. 41 et suiv. — On la trouve, par exemple, 
dans la monnaie de Zacynthos, qui suivait en somme le même système mo- 
nétaire. La principale pièce de cette ville variait de llc'ySl (=182,3, Leake) 
à U gr. (=169 3/4, Hunter); et la seconde pièce, semblable à la première 
pour le type, varie de S^'.îS {= 58,4, Mus. Brit.) à 3»',38 (=63 1/2, 
Mionnet). 



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LE VICTORIAT. 



97 



pied monétaire romain, et il est peut-être permis d'attri- 
buer à la différence qui existe entre les nouvelles pièces 
romaines et les pièces illyriennes au type de la vache, la 
rareté de celles-ci en Italie, sur la côte de l'Adriatique, et 
en général partout où circulaient de préférence les pièces 
purement romaines. ApoUonia finit par renoncer également 
à l'ancien système, et frappa les quatre pièces de sa série 
d'après le système réduit. Nous ignorons l'époque de ce 
changement et pourquoi Dyrrhachium ne suivit pas cet 
exemple ; nous ignorons aussi combien de temps les ate- 
liers monétaires de ces deux villes fabriquèrent encore des 
pièces d'argent. 

Après la réduction du poids du denier romain, le poids Poids da nouvca» 
du nouveau victoriat (3/4 de denier) fut également dimi- i,^rtdr roiotv- c 
nué et porté à 2«',92. Ce qui facilita l'adoption de cette 
mesure c'est qu'il se trouvait ainsi égaler la drachme co- 
rintho-achéenne de 2«',91 (t. I, p. 80 et 85); toujours est- 
il que cette nouvelle pièce servit ensuite de prototype à une 
partie du monnayage provincial du temps de la Répu- 
blique, et que nous la retrouvons également à Marseillp et 
à Rhodes. 

Les monnaies d'argent des Massaliotes, et plus particu- 
lièrement celles qui ont pour type la tète de Diane avec le 
lion au revers, — ce sont les plus communes, — étaient 
répandues, au vr siècle, non-seulement dans le midi de la 
France, dont elles formaient le principal numéraire, mais 
encore dans la vallée du Pô et dans la vallé« supérieure 
du Rhône. On en trouve en Lombardie (1) enfouies avec des 



k la monnaie 
provinciale. 



^Itvniialf 
^oMursvttl? 



(1) Borghcsl (Deçad, XVII, 4, p. 2« • Œuvres compl,, t. Il, p. 302) cite un 
dépôt considérable de pièces massaliotes trooTé peu de femps auparavant 
en Lombardie. On a également rencontré à Sanguineto, près de Ugnago, 
II. 7 



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98 CHAPITRE TI. 

victoriats romains (1), dans le canton du Tessin (2), dans 
les Grisons (3), et en grande quantité dans le Tyrol iu- 
Ken (â) .On en a trouvé aussi, mais isolément, plus au nord (6), 



une pièce massallote de style barbare, avec une légende en caractère! do 
nord de l'Étnirle. (CavedonI, dans les Ànnali di mmismatica. de Woreili, 
t. î,p.81.) 

(1) On a découvert à S. Gesario, non loin de Modène» une drachme mas- 
saliote au type du lion, avec quatre peUtes pièces d'argent, également de 
Marseille, au type de la roue, et d'une fabrique barbare; un victorlat romain 
avec la toise à mesurer dans le champ, un semis onclal sans légende et 
sans aucun symbole, ainsi que la peUte pièce de cuivre d'Ariminium (Cave- 
doni, Bullet. de VlnsU arch., 1834. p. t99). 

(2) Des dépôts de monnaies massaliotes barbares ont été découverts à 
Cimo, près d'Agno, sur le lac de Lugano ( voy. nos Nardetrusk. Alphahele, 
p. 825), et aussi auprès de Casamario, dans le canton du Tesshi (Soret, 
Mémoires de la Société de Genève, I, p. 231 ). 

(3) Auprès de Burwein (Oberhalbsteinthal, dans le canton des Grisons), 
on a découvert des ImiUtions barbares de monnaies massaliotes, dont quel- 
ques-unes portaient des légendes en caractères semblables à ceux du nord 
de l'Élrurle (Nordetrusk. AlpJiabete, p. 203). 

(4) Les monnaies massaUotes sont fort communes dans cette contrée, 
surtout auprès de Castel Tesino, dans la Valsugana (Glovanelll, Zeitsehrift 
des Ferdinandeums zu Innsàruck. V, p. 88). MiUe pièces massaliotes, les 
unes originale», les autres barbares, ont été découvertes près de Brento- 
nico, sur la rive droite de TAdige, au-dessous de Roveredo INordetrusk, 
Âlphabete, p. 204). Auprès de Trente, on a découvert dans unanclen cimetière 
un grand nombre de pièces massaUotes, parmi eUes deux deniers romains 
(de ia famille Minucia et de la famille Fabia) et un certain nombre d'as 
romains, avec une pièce de cuivre incertaine (GiovaneUi, dei Rezi, 

p. 81). 

(5) On ne trouve auprès de Genève ni pièces marseillaises originales ni 
copies barbares de ces monnaies, mais on rencontre souvent des monnaies 
des Volces qui sont taiUées sur le même pied (Soret, Bévue numùmat., 
1841, p. 306. — Ménwires de Genève, I, p. 231 ). Nous avons vu nous-méme 
une (mais une seule) pièce de Marseille dans le médaWier de l'hospice du 
grand Saint-Bernard. Dans les coUectlons de Zurich, il n'y en a pas une 
aéule qui ait été découverte au nord de Berne. U paraîtrait qu'une monnaie 
massaUote a été découverte auprès de Kloten, dans le canton de Zurich 
CHotUnger, Helvet. Kirchengeschichie. Zugabe, p. T ). 



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LE VICTOBIAT. 99 

par exemple auprès de Berne (4). Il est vrai que la plupart 
de ces pièces n'ont pas été frappées à Marseille même : 
elles ont été copiées par des peuplades barbares établies 
surtout, à ce qu'il parait, dans la'vallée du Rhône, et qui 
imitaient grossièrement, à la manière des Celtes, le type et la 
légende helléniques. Ces peuples remplaçaient quelquefois, 
mais rarement, la légende par une inscription en carac- 
tères étrusques d'une forme qui leur est particulière; 
malgré rirrégulanté du poids, on reconnaît que le pied 
monétaire de leurs pièces est toujoui*s le même. 

Les monnûes d'argent au type du lion circulaient donc 
dans tout le nord de l'Italie, concurremment avec les 
pièces romaines, en particulier avec le victoriat ; et leur 
poids prouve qu'elles subirent plus tard l'influence du 
monnayage romain. Il en résulte que ces pièces se divisent 
en deux catégories; les plus anciennes, très-rares, d'un 
travail simm archaïque, du moins très-beau, pesant de 
S*',?? à 8s%56, et celles de la seconde époque, très-nom- 
breuses, dont quelques-unes sont fort belles, d'un style eu 
générd plus moderne, qui ne dépassent jaoms 3s',08, et pè- 
sent en général de 2«',70 à 2«',60 (2). Les premières, quoique 



(1) Dans les entirons de Berne , on a découvert , à plnelenrt ftprites, dps 
monnaies massaliotes Yéritables et des copies barltares de ces monnaies; 
on a trooTë également des pièces de cuivre massaliotes, des pièces de peUn 
celUqnes et des fragments de parures celtiques (Nordetrusk» Alphabete, 
p. 33S> note 35). 

(2) On trouve dans la Ntmi. de la Gaule narbonnaise de Iff. de la Saus* 
saie (p. et suivantes), un grand nombre de pièces bien classées et pesées 
avec soin; si l'on écarte les pièces barbares, dont le poids ne peut pas être 
aussi exact que celui des autres, et les pièces fourrées, on trouve les résul- 
tats suivanU: Z^JI (3 exemplaires), 3«',76 (1 exemplaire), Zf^U (I exem- 
pUlre), 3«',56 ( 1 exemplaire); ces six pièces, d'après le type et le style, 
appartiennent évidemment aux plus anciennes de cette sorte. Puis encore 



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100 



CHAPITRE VI. 



Monnaie 
de Rhodei. 



Lo Tictoriat. 



leur poids approche de celui du victoriat, n'en sont cepen- 
dant pas une imitation : elles sont évidemment l'ancienne 
drachme phocéenne (t. I, p. 160); les secondes sont le ré- 
sultat d'une réduction de poids subite et non d'un affai? 
blissement progressif. Pour expliquer leur origine d'une 
manière satisfaisante» il faut admettre que les Marseillais, 
soit de leur plein gré, soit pour obéh* à un ordre formel du 
gouvernement romain, remplacèrent leur ancienne drachme 
par une pièce ayant un poids égal aux trois quarts du denier. 

Le monnayage rhodien est tout à fait analogue à celui 
de Marseille : la drachme forte, pesant originairement de 
3«',37 à Z^,2b, varie plus tard de 36%09 à 2»',42 (t 1, 
p. 49, notées) , et Festus nous apprend qu'elle était acceptée 
sur le marché de Rome pour trois quarts de denier (t. I, 
p. 50). 

Ainsi, il est bien établi que la pièce d'argent la plus 
usitée dans les principales villes de commerce, qui subis* 
saient sinon la domination directe des Romains, du moins 
leur influence, comme Corinthe, Marseille et Rhodes, était 
devenue, là où elle ne l'avait pas toujours été, égale en 
poids aux trois quarts du denier, ce qui explique suffisam- 
ment l'émission dans les ateliers monétaires de Rome et 
pendant un certain nombre d'années, d'une pièce valant 
trois quarts de denier. 

Il ne faut pas croire cependant que cette émission ait 



Zffi^ (1 exemplaire), 2«%92 ( 1 exemplaire), 2«',80 (4 exemplaires), 2«'75 
(♦ exemplaires), 2^,1Z (2 exemplaires), 2»%72 (2 exemplaires), 2«',70 
(2G exemplaires), 2«%68 (3 exemplaires), 2«',C5 (45 exemplaires), 2*^,03 
(2 exemplaires), 2»',e2 ( 4 exemplaires ), 2«',60 (20 exemplaires), 2«%57 
(2 exemplaires), 2«',55 (Il exemplaires), 2«',50 (4 exemplaires), 2«',47 
(1 exemplaire), 2«',45 (1 exemplaire), 2«',42 (I exemplaire), 2»%40{1 exem- 
plaire), enQn2«',î3(l exemplaire). 



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LÉ VICTORIAT. 101 

duré bien longtemps. Le victoriat se trouve souvent avec 
un monogramme de ville ou un symbole de monétaire, ra- 
rement avec le monogramme d'un monétaire, et jamais avec 
le nom entier du magistrat : ce gui prouverait que la fabri- 
cation avait été abandonnée avant la fin du vi* siècle. Il est 
vrai que, d'après le texte du jugement arbitral rendu dans 
l'affaire des Génois, le victoriat devait exister encore en 
637, mais il a dû être démonétisé peu après, et s'est con- in «v. j.-c 
fondu avec le quinaire. Varron (1) et après lui les historiens 
de l'époque impériale (2) n'attribuent au victoriat que la 
valeur du quinaire. C'est probablement pour cela que lors- 
qu'on émit de nouveaux quinsdres après une assez longue 
interruption, on leur donna un type ressemblant à celui des 
anciens victoriats, auquel on joignit la lettre Q comme 
signe officiel de leur valeur. Pline rapporte que ces nouveaux 
quinaires au type de l'ancien victoriat furent émis en ver- 
tu d'une loi Glodia (ci-dessus, p. 87, note 2). Cette loi 
doit avoir été décrétée fers l'an 650, puisque nous avons lo* av. j..c. 
des quinaires de cette sorte frappés par le monétaire M. Cato, 
mort en 66S, et que ceux de T. Cloulius, C. Fundanius, »i •^. J -c. 
C. Egnatuleius et P. Sabinus sont plus anciens. Les victo- 
riats encore en circulation furent sans doute alors assimilés 
à ces nouveaux quinaires, car il s'en est trouvé tin dans le 



(1) De lingua latina^ X, 41. — Depuis cette époque on ne compte plus 
en Ylctoriate* — * Dans Cicéron {Pro Fonteio, \, 9), victoriaios mille est 
une fousse leçon; U y est plutôt qaesUon de trois taxes de la douane ro- 
maine : guatemi denarii, — temi cum victoriaio, — bini et victoriatus. 

(2) Maeclanos, d-dessas p. 87^ note 2 et ailleurs. 11 parait que du temps 
de l'empire^ dans le langage familier, le deml-denler s'appelait victoriatus 
«t non quinariuSf quoique le nom officiel du demi-denier frappé, d'apriàs la 
loi Clodia, à l'Imitation de l'ancien Tlctoriat, fût guinarius, comme le prouve 
IcQ dont il est marqué. 



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102 CHAPITRE TI. 

dépôt de Roûcofreddo (1) qui necontieaait, du reste, que des 
deniers et des quinaires. Il est vrai qu'à cette époque les 
victoriats les moins anciens devaient compter déjà environ 
un siècle de date, et par conséquent le frai pouvait, à lui 
seul, justifier cette dépréciation. 
i>emiv!ctori«K I^e demi-victoriat est beaucoup plus rare que le victoriat. 
Celui qui est marqué du monogramme de Vibo est peut- 
être le seul qui ait été frappé avec un noonogramme (2) ; 
on le trouve quelquefois plus tard, lorsque Tusage de mar- 
if uer les pièces d'une lettre ou d'un chiffre avait déjà pré- 
valu ; alors il ne porte aucune marque de sa valeur, ou bien 
cette valeur est indiquée en sesterces comme autrefois sur 
les pièces d'or, et les lettres IS signifient 1 sesterce et 1/2. 
On peut supposer que les pièces ainsi marquées sont posté- 
rieures à la loi Glodia, car cette indication de valeur en 
monnaies romaines ne s'accorde pas avec ce que nous 
savons de l'essence même du victoriat qui dans l'origine 
était considéré comme une marchandise et partant n'avait 
aucune valeur officielle. Au reste, l'opportunité de la loi 
Clodia se comprend parfaitenïent : en effet, ce victoriat, 
pièce romaine et en même temps étrangère, moitié mon- 
naie, moitié denrée, n*avait plus sa raison d'être depuis que 
l'émission des deniers avait pris de grands développements. 



(1) Cavedoni, Ripostigli, p. 30.— Morell, ThesaurtM, pi. III, n*" 6 des 
Incertaines, 

(2) II est prouve aojoard'hul qne la pièce de ce genre dtée par M. Ricdo 
( Monete di fam.^ p. 263) ne mérite aucune confiance (Voyet notre tableau 
chronologique^ n* 5.)« La petite pièce^ peu ancienne d'aiUenrs^ ayee la l^sende 
VNI pourrait bien être un quinaire de la oonvelle espèce et postérieure 
à la loi Clodla, car ces nouveaux quinaires portent quelquefois le type du 
demUvictoriat. An surplus cette pièce s'est rencontrée dans le dépôt de 
Valfenera avec d'autres quinaires (CavedonI, BulL de Vlntt. tirch., 1$^, 
p. 164;. 



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LE VICTOBIAT. 103 

et qu'ils circulaient en nombre au dehors des limites de 
r Italie proprement dite. 

Quant au double victoriat, il est encore plus rare Daubi«rictoriat. 
que le demi-victoriat; la circonstance que le seul exem- 
plsdre connu jusqu'ici, a été découvert en Espagne, jointe 
à la rencontre dans le même pays des seuls victoriats con- 
nus avec la légende ROMA eo lettres incuses, justifie 
parfaitement notre système, tant sur Thistoire et Torigine 
de cette monnide que sur la destination particulière qui lui 
avait été donnée de faciliter le commerce avec les villes du 
littoral de la Méditerranée. Il paraît donc évident (Annales 
de Vlnst.^ 1863, p. 9) que dès la première moitié du 
VI* siècle et avant la conquête de l'Espagne, les relations 
nouées par les Romains dans la Péninsule et qui ame- 
nèrent le ivaiié d'alliance entre Rome et Sagonte, firent 
exporter en Espagne on grand nombre de victoriats et, 
parmi eux, quelques-uns de la plus ancienne espèce. Cela 
n'est pas étonnant, puisque le victoriat valant matériel- 
lement autant que la drachme massaliote, le négociant 
romain qui avait des fonds à faire passer en Espagne 
trouvait avantage à y envoyer des victoriats plutôt que 
des deniers. 

Les autres variations de la monnaie romaine et en parti- 
culier les changements successifs des types et des légendes 
n'ont d'importance qu'au point de vue du classement chro- 
nologique. Nous les renvoyons donc au chapitre où nous 
traiterons de Tancienneté relative des monnaies. 



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1 



lOA CHAPIJKK Vf. 

OBSERVATIONS 
SUE LORIGINE DU VICTORIAT. 



On vient de lire rhistoîreduvîctomt telle que Ta comprise notre- 
savant auteur. M. Mommsen, avec sa logique ordinaire, a admira- 
blement tiré parti de Topinion de Borghesi^etFon a pu juger avec 
quelle science et quelle sûreté d'appréciatioa il a rattaché au 
victoriat la drachme marseillaise et les monnaies qui en sont les 
dérivés ou les imitations. Cependant en présence de la décou- 
verte du double victoriat et du victoriat avec la légende incuse, 
des doutes sérieux se sont élevés dans mon esprit; les idées 
de M. Mommsen n'ont pas, il est vrai, été modifiées par ceUe 
rencontre, et j'ai fidèlement reproduit, dans le texte ou dans les 
notes, toutes los observations qu'elle lui a suggérées et qu'il a 
insérées dans les Annales de V Institut archéologique (1863}. 
Comme on Ta vu, il résulte de ces observations que le victoriat 
est plus ancien que notre auteur ne Tavait d'abord pensé, et que 
cette espèce a pénétré en Espagne avant les autres monnaies 
romaines. Mais n'y a-t-ii pas encore un pas k faire'' Après les 
découvertes espagnoles, l'opinion de Borghesi sur l'origine iUy* 
rienne du victoriat est-elle encore soutenable ? 

Pour mettre le lecteur à même de juger cette question, je ne 
puis faire mieux que d'insérer ici la lettre dont M. Zobel accom- 
pagnait l'envoi des empreintes qui m'ont servi k faire graver 
les n*' 1 et a de la pi. XXIII. 

ik La découverte du double victoriat et de la série de victoriats 
archaïques à légendes incuses, doit, ce me semble, dit M. Zobel, 
modifier Topinion de Borghesi, adoptée par M. Mommsen, 
sur Forigine illy rienne du victoriat. L'indication assez vague de 
Pline : Is gwtNUNC victoriaius appellatur (c'est-à-dire le quinaire 
du temps de Pline) lege Clodia percussus est; antea enim hic 



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LE VICTORIAT. 405 

nummus ex Illyrico advectus mercis loco habebatur ne prouve 
rien Évidemment Pline a le tort de confondre le victoriat romain 
avec la monnaie lllyrienne contemporaine, et M. Mommsen Ta 
reconnu lui-même (ci-dessus, p. 87, note 2). Le parti que 
Borghesi a tiré de ce passage était déjà un progrès et pouvait 
paraître suffisant pour expliquer Torigine du victoriat, alors qu'il 
était impossible de trouver une explication plus satisfaisante. 
Mais depuis nos dernières découvertes, cette origine nous paraît 
dégagée de toutes ses obscurités sans que nous allions la cher- 
cher en lilyrie. » 

« En effet, quand on compare la série des victoriats archaïques pi. xxni, n« i, 
avec la légende ROMA (en creux ou en relief) sans symboles ni ^' '• 

lettres accessoires k celle des monnaies d'argent de Capoue» 
portant cette même légende ROMA, on est frappé de la ressem- n. xxiir, n* 4. 
blance que ces deux séries présentent tant pour la fabrique, le 
style, le travail, le métal que pour les formes paléographiques 
et le poids. Or, cette analogie n*existe pas entre les victoriats et 
les monnaies illyriennes. » 

a Ces monnaies de Gapoue, auxquelles on donne ordinairement 
le nom de quadrigaiiy sont, d'après M. Mommsen [Geschichte 
des rômischen MUnzwesens^ p. 213 et 243) (1), des statères du 
système phocto^ampanien réduits au poids romain de 6 scru- 
pules, c'est-k-'dire des unités de 6 scrupules et des demi* 
unités de 3 scrupules. Elles ont pour type la tête de Janus im- 
berbe ; T^ Jupiter dans un quadrige galopant k droite. Ces types 
se retrouvent également sur Tas de Capoue, tandis que sur les 
onces on voit la tête de Jupiter et au revers la Victoire couron- 
nant un trophée. Or ce dernier type est précisément celui du 
victoriat, valant tout juste la moitié du quadrigatus. Ces mon- 
naies de Capoue forment 4onc une série d'argent fin avec la 
légende en creux ; l'unité a pour type la tête de Janus ; ^ le qua- 
drige de Jupiter, et la demi-unité a pour type la tète de Jupiter; 
T^ la Victoire couronnant un trophée. Plus tard on mit la légende 
en relief et Ton affaiblit le titre du métal ainsi que le poids des 



(0 Voy. 1. 1, p. 301 et iulv., et t. IIÎ, Monnaies coloniûUi et provinciales. 



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106 CHAPITRE TI. 

pièces. Au lieu d*un6 seule et même série ayant deux types, on 
eut alors deux séries ayant chacune un type particulier : 

!'• SÉRIE, au type du quadrige. 

Unité (commune), de 7 gr. k 5 gr. 

Moitié (rare), de S",»» a 3^25. 

2* SÉRIE, au type de la Victoire. 

Unité (rare), de Q^^^l. 

Moitié (commune), de 3»',5k2*',7. 

Les grandes pièces avec le type du quadrige et les petites arec 
le type de la Victoire étant plus communes que les autres, on 
prit rhabîtude de désigner les premières par le nom de quadri- 
gatiy et les secondes par celui de victoriati. » 

« Après la chute de Gapoue, les Romains fermèrent Tatelier mo- 
nétaire de cette ville infidèle; ils déclarèrent la pièce principale 
égale a leur denier d'argent, et ils firent de la seconde une monnaie 
provinciale assimilée en Italie k une monnaie étrangère et traitée 
comme une marchandise {mercis loco). Ce n'est donc pas le vîctoriat 
qui dérive de la drachme illyrienne, dont la Taleur lui était un peu 
supérieurCr mais c*est la drachme iilyrienne qui fut assimilée 
au victoriat comme le furent plus tard celle de Marseille et celle 
de Rhodes (ci-dessus, p. 100). Les Romains, en assimilant les 
espèces étrangères k une espèce de moindre valeur, les fai- 
saient peu k peu disparaître de la circulation, et en donnant k 
celles qui restaient, une valeur proportionnelle k leur denier, 
ils préparaient rintroduction de celui-ci dans les provinces. » 

« Le résultat des trouvailles est venu confirmer le récit des 
historiens et prouver qu*au vi* et au vit* siècle le victoriat était 
dans rilalie septentrionale, dans la Gaule et en Espagne, Tespèce 
la plus répandue. Les peuples de la Gampanie, dont la monnaie 
était taillée diaprés le système phocéen, durent accepter le vic- 
toriat comme valant un demi-statère, tandis que les Romains ne 
le considérèrent jamais que comme une pièce de 3 scrupules 
n'ayant qu'un rapport indirect avec leur denier. La preuve qu'ils 
le considéraient comme une espèce k part, c'est qu'ils firent 
frapper des demi-victoriats. » . — l::.uj 



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LE VICTOfiUT. 107 

« Sauf ces quelques observations sur l'origine du victoriat, je 
suis parfaitement d'accord avec M. Mommsen et je me range tout 
h fait à son opinion. » 

M. Zobel résume, on le voit, d'une manière assez satisfaisante les 
objections que Ton peut faire aux défenseurs de l'origine illyrienne 
du victoriat. Il le fait venir de la Campanie au lieu de le faire 
venir de Plllyrie; mais, k cela près, il est parfaitement d*accord 
avec le savant allemand sur l'importance de cette monnaie, son 
rôle en Italie et dans les provinces, les changements qu'elle 
subit et enfin sa destinée au siècle suivant. 

Comme on le verra (n* 5 du tableau chronologique), il faudra 
ajouter k la 2* série de M. Zobel une troisième pièce que le 
savant espagnol croît plus récente et frappée seulement par les 
monétaires romaiae, le éemi-vieiariaU valant lo quart de l'unité 
etpeaaiit de i^yiSr ^1*^,13, avec un module de i5 ài3 m.tlljiBèlres. pi. xxiit, n* 4. 

Ne pourrait-on pas dire aussi que les Romains adoptèrent le 
type du quadrigatus campanien, lorsque, sans renoncer encore 
à leur ancien type (les Dioscures), ils mirent sur quelques-uns 
de leurs deniers le char de Jupiter ou d^autres divinités, uni- 
quement pour faire secepter plus (bcilement leur monnaie par 
les peuples de la Campanie? 

Les victoriats, deatoés au commerce des provinces çt de l'étran- 
ger, continuèrent encore assez longtemps à être frappés, con- 
jointement avec les espèces d*origine romaine, dans l'atelier 
monétaire de Rome. Il faudra donc, malgré son origine campa- 
nien ne, conserver k cette espèce la place que Borghesi et 
M, Mommsen lui avaient conservée dans la série romaine. 

B. 



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i08 CHAPITBB VII. 

CHAPITRE VII. 

MONNAIES D'OR FRAPPÉES SOUS U RÉPUBLIQUE.- LINGOTS D'OR. 

§ï 

Ancienneté des transactions en or, et quels forent les premiers impôts 
prélevés en or. 

Lingots L'or servait depuis longtemps déjà aux échanges dans 

conaenrés dans | ji « i . it i» 

raersrioD. '^ couimerce de Rooie, quand le monnayage a argent fut 
introduit. II est vrai que tout ce que racontent les anciens 
chroniqueurs sur For gaulois, les offrandes en or déposées 
dans les temples, les récompenses accordées aux vainqueurs, 
pourrait faire croire le contraire et donner à penser qu à 
cette époque l'or n'était employé que pour les parures des 
femmes et dans l'ornementation des temples (Ij . Cependant 
357 ar. j.-c. l'impôt du 5 pour 100 qui frappa dès 897 les affranchisse- 
ments, fut, sinon dès l'origine, du moins de fort bonne 
heure payé en or. Le produit de cet impôt fut déposé dans 



(t) Varron, d'après NoDiut, verb.Torqnes, p. 228, éd. MûUen— Pline, iJù/. 
nat., XXXIII, 1, 16.— Diodore,XIV, in.-Tite-U?e, Y, 50.— Talère Maxime, 
V, C, 8. — Feetus, verb. Matroois, p. 158. — Gomp., sur l'or gaolois, Tite- 
Life, V, 48.— Denys d'Haliearnasee, XDI, 18.— IModore, XIV, lie.— Festus, 
an mot Vœ viciis, p. 872.— Snétooe, Vie de Tibère, IIJ, et sortont Pline, Hisi, 
nat,, XXXllI, 1, 14. On peut considérer eomme une invention forgée par les 
partisans de ێsar ThistorieUe que raconte ce dernier anr 2,000 lirres pesant 

62 av. j.-c. d'or qui auraient disparu du Capitole en 702, pendantque Pompée éuf t consul 
nns collègue. Nous regardons de même comme on conte inventé par les 
Pompéiens ce que rapporte Suétone de 8,000 Uvres d'or volées an Capitole 

M av. j.^:. pendant le premier consulat de César en 89S, et qui y auraient été rempla- 
cées par du cuifre doré ( Suétone, Vie de César, LIV). 



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49 «V. J.-C. 



MONRAfES tfOR. 109 

les caisses de TÉtat et s'accumula au polut que, lorsqu'en 
545 on eut recours à cette dernière ressource pour faire jo9 «t. j.-c 
face aux besoins pressants de la République, il s'en trouva 
4,000 livres pesant (1) . Plus tard l'or forma la prin- 
cipale partie de la réserve que l'on conservait dans l'aera- 
rium : elle en formait les 4/6 en 697 (2), et en 706 en- m «t. j.-c. 
core (3) plus de la moitié de l'encaisse était en or. Aussi 
savons-nous que le gouvernement romain autorisait le paye- 
ment en or des fnds de guerre stipulés en argent (4), 
et que les trois métaux entraient dès le milieu du vu* siècle 
dans les attributions des officiers monétaires : le titre seul de 
cesmagistrats suffirait pour le prouver. Enfin nous voyons 
qu'à la môme époque diverses dépenses ou recettes de l'État 
étaient ordonnancées en or (5). Les particuliers suivaient 
sans doute cet exemple, et nous n'ignorons pas que du 



(1) De là rexpression aurum vicesimarium (TIte-Life, XXVII, 10; comp. 
aussi VII, 16).— Un passai de Varron (dans Nonias, p. S20 : Nàmfqteres 
argerUei atque aurei primum confiait aique in aerarium conditi) in- 
dique bien que Ton mit de bonne benre des Ungots d'or dans l'aerarium. 
Dans l'origine, c'était sans doute surtout à titre de dépôt d'une denrée pré- 
cieuse et inaltérable^ ainsi que cela se faisait pour d'autres matières, par 
exemple pour le laserpilium (Pline, Hist, nat., XIX, 3, 40). 

(2) Ce dépôt était, d'aprôs Pline (HUt nat, XXXllI, 3, Sa [manuscrit de 
Bamberg]), 17,410 livres d'or, 22,070 llTres d'argent enllngots, 6,135,400 ses- 
teirces (= 18,230 livres) en argent monnayé. L'état de la caisse montait 

en 663 à auri \XVI\ .XX.DCCCXXX/ (=1,620,83]), somme qui ne repré- 9i av. J.-c. 
sente probablement que le cbiffre des sesterces; de sorte qu'il manque 
quelque chose après le mot auri. 

(3) D'après Pline [Hist. nat, XXX1II,8, 56). 15,000 lingots d'or, 30,000 iin- 
gots d'argent et 30 militons de sesterces (=89,286 livres). D'après Orose 
(VI, 1&), 4,135 livres d'or, environ 900,000 livres d'argent. 11 y a évi- 
demment erreur dans ces chiffres* 

(4) Pline, Hist. nat., XXXIII, 3, 51.— Polybe. XXll, 15, 8. - Tile-Live, 
XXXVUl, II. ' 

(5) Pour payer les préparatifs de la guerre contre Mithridnte, on vendit 



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110 CHAPITRE VU. 

temps de Cicéron, quelques-uns possédaient déjà de fartes 
sommes en or (i). 
coiitrAie de l'or. A cctte ëpoque, Tor circulait régiattèvinftttLttà Ungots. Le 
poids en était souvent csmtaté par des pesées, mais jamais 
on ne songeait à contrôler la finesse du métal, et il était 
admis, oae fois pour toutes, que les lingots en circulation 
étiâent de l'or le plus pur. Il existe même une loi de Sylla 
punissant avec la même sévérité ceux qui altéreraient des 
lingots d*or et ceux qui fabriqueraient la fausse monnaie 
d'argent (2). Cette loi pourrait faire supposer que les lin- 
gots destinés 1 la circulation et à tenir lieu d'argent mon- 
nayé portaient un signe quelconque, espèce de contrôle 
officiel qui en garantissait la finesse, comme cela s'était 
pratiqué autrefois pour les lingots de cuivre (t. I, p. 176). 
Cependant nous n'en voyons de traces nulle part. Peut-être 
au lieu d'une marque qui en aurait rendu le fractionnement 
moins facile, se contentait-on de donner à ces lingots une 
formo particulière iacile à reconnaître. 



contre de Ter des terres appartenant à TËtat (Applen» Mithridate^ XXII. -> 
Comp. Orose, V, 18). Lucllins parle aussi de payements en or par le trésor 
(cite par Noniiw verb. Publicitus, p. 513; comp. verb, Rogare, p. 382). 
69 ar. J..C. (1) A U sulto d'un Tol commis à Larinum en 68S, on constata la dispa- 

rition d'une somme en argent monnayé et de cinq lirres d*or en lingots 
(Cicéron, Pro Clueniio, LXIV^ 179). — Dans le dépôt de Cadriano, on a 
trouvé plusieurs milliers de deniers d'argent et un certain nombre de Un- 
gots d'or ( Schiassi, Ritrov. a Cadriano, p. 24) . 

(2) Digeste, XLVllI, 10, 9, pr. : « ^i m aurum vitii quid addiderit, qui 
«* argenteos nummos adulterinos fiaverit, falsi crimine teneri. » Ainsi l'or 
en lingots devait être pur ( decoctum^ obryzum ). 



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MONNAIES d'or. Ht 

§11. 

Valeur propoiflionnelle de Var vw-à-vn des antres métaux. 

Il devait nécessairement exister un tarif fixant la va- 
leur réciproque des trois métaux. Coamient en aurait il 
pu être autrement puisque nous savons que le fisc perce- 
vait 5 pour 100 en or sur les affranchissements et que sou- 
vent les généraux demandaleat qu*un certain nombre de 
livres d'or leur fût envoyé, sommes que les historiens expri- 
ment en sesterces (1)7 Ces passages seraient inintelligibles 
s'il n'avait pas existé de tarif* De plus, les actes judiciaires 
prouvent qu'à la fin dû vr siècle la livre d'or valait 4,000 ses- 
terces ou 1,000 deniers ou 11 *7it livres pesant d'argent, 
ce qui revient à la proportion de 1 : 11,91 (2) . Cette propor- 



(1) îlteLlTB, XXXIX, 5. 

(?) Tlte-Lire (XXXVm, &5) rapporte^ feodi ta date de 667, d'tprèa Valeitas isr tr. j.-o. 
Antiat, que L. Scipion aralt été accusé « fe» miiUi pfmdo mari, quadrin- 
« genia octoginia argenti plus accepisse quam in aerarimn retnierit, • et 
il ajoute : « Malim librarti menâum qvom menâm^ium scriptoris esse in 
msumma auri atque' argenti. Simiiius enim vert est argenti quam auri 
m majus pondus fuisse et potius quadragies qttam dueentiee quaâragies 
« litem aestimatam. » H rapporte ensuite l'expression du méeoBtentcineDt du 
frère de L. Scipion : « Quod cum bis mUièe in aerarimn intulisset, quë» 
« dragies ratio ab se posceretur. « Comme on Ta déjà ohserré depuis long- 
temps, Tite-Live pense qn'Antlas n'a pat écrit 6,000 livres d'or Talent 
2\ millions de sesterces, auprès desquels la peUte somme d'argent de 480 li* 
Très d'argent = 161,380 sesterces ne Taudrait pas la peine d'être citée; mais 
6^000 livres d'argent et 480 livres d'or valant ensemble 2/)l 6,000 -f 1 ,920,000 
=3,936,000 on environ 4 milltoni de sesterces. On ne peut pas dire id que 
Tite-Live appUque à un antre âge les proportions de valeurs existant à 
son époque, puisqu'il attribue expressément à l'auteur qu'il cite les deux ex- 
pressions, tant celle de la valeur en livres pesant d'or et d'argent que celle 



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112 CHAPITRE VU. 

tion peut être regardée comme celle qui existait aux vr 
et vu* siècles, et probablement aussi comme la plus an- 
cienne (1) ; elle a dû rester la même en moyenne pendant 
un grand nombre d'années, quoique nécessairement di- 
verses circonstances aient dû y apporter de temps à autre 
quelques modifications momentanées et amener une hausse 
ou une baisse (2) dans la valeur relative des métaux. Ainsi 
après la découverte des mines du Noricum, .au commen- 
cement du VII* siècle (3) , Tor baissa d'un tiers sur tous 
les marchés de ritalie; la grande quantité d'or rapportée 

de la Taleur eo sesterces. De plus, H est clair que cette éraluatlon a été faite 
d'après le cours légal. Ce qui le prouTe encore, c'est que, dans un autre 
passage, un général ayant demandé 100 livres d'or, on lui accorda 80,000 ses- 
terces, ce qui réduit la somme à 20 livres d'or (Tite-Life, XXWX, 5). — 
Letronne (Considérations générales, p. 60 et sulv. ) et, d'après lui , Bœckli 
(Meir, Uniers., p. 460) ont adopté la proporUon de 1 : 13,7 pour le temps 
de la République, en se basant sur ce passage de Pline (Hisl. nat., XIX, 4, 21 ): 
« Quatemis denariis scrupula eius {Uni byssini) permuiata quondam ut 
« auri reperio. » Mais évidemment Pline ne parle pas du prix que l'or avale 
eu autrefois, mais de la valeur qu'avait eue le byssus, qu'il compare avec la 
valeur de Tor de son temps; et en effet, sous les empereurs Flaviens, la 
pièce d'or de 6 scrupules 1/2 valait 25 deniers, et par conséquent le scru- 
pule d'or environ 4 deniers. 

(1) Il reste à savoir quelle pouvait être cette proportion pour l'époque qui a 
précédé la diminution du poids du denier. SI dans ce temps la livre d'or valait 
déjà 4,000 sesterces=13 livres 8/0 d'argent, la proporUon était de 1 : 13,88. 
ce qui n'est pu vraisemblable. Si, au Heu de cela, la proporUon était déjà ce 
qu'elle fut plus tard 1 s 11,91, alors la livre d'or valait 3,428 4/7 anciens 
sesterces, ce qui ne peut être admis non plus à moins d'arrondir les chiiSres. 
11 se pourrait cependant que la livre d'or valût alors 12 livres d'argent 
= 3,4S6 sesterces. 

(2) Compares, sur le rapport entre la valeur de l'or et celle de l'argent en 
Grèce et en Asie, Bœckh {Staatshaushaltung der Athener, t I, p. 42 de la 
seconde édition). En sonune, l'or avait p)us de valeur en Italie qu'en Grèce, 
et surtout qu'au fond de TOrlent. La proporUon moyenne semble avoir été 
pour la Grèce 1 : 10, et pour ritalie 1:11,91. 

(3) Strabon, IV, 6, 12, d'après Polybe. 



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MONNAIES D*aB. 113 

à Rome par César après la guerre contre les Celtes, eut 
une influeiice encore plus forte, et la livre d'or ne valut plus 
•que 3,000 sesterces: la proportion se trouva donc réduite 
à 1 : 8,93 (1). Nous avons vu plus haut (tome I, p. 266) 
qu'aux V* et vr siècles, les monnaies d'or de la Campanie 
avaient été tarifées dans la proportion de 1 : 1,800 vis à- 
vis des pièces romaines en bronze, ce qui revient à 1 : 
180 pour le rapport de l'argent au cuivre, à 1 : 10 pour 
l'or et l'argent : proportion désavantageuse pour les pièces 
d'or, mais qui s'explique facilement puisqu'elles étaient 
étrangères. 

En 565, les Étoliens furent autorisés à payer en or et i89 «r. j..c. 
sur le pied de 1 : 10 le tiers de la contribution de guerre 
qui leur avait été imposée, quoique dans le traité de paix 
elle eût été stipulée «n argent (2). 

Le tarif, désavantageux à l'or en général , lui devient Tarif «rantageus 
favorable quand il s'agit des monnaies romaines (3) de LX, romrinwrqni'^ne 
•de XL et de XX sesterces, dont l'émission' commence en »ontqu8de» 
537 (4). Le scrupule d'or y est estimé sur le pied de exc^u"o"nlnet. 

ÎI7 »r. J.-C. 



(1) Saetoiu (Vila Caesaris, LIV) : « Unde factum. Ut auro abundaret ter- 
« nisgue milibus nummum in Ubras promercale per Italiam provineiasgwe 
« divenderei, m 

(2) Polybe, XXII, 15, S. — TIte-LIve, XXXVIII, 11. 

(a) Ces moanaies ont été probablement frappées bon de IHoiAe, nais ceN 
taioement pour le compte da gouvernement romain (p. 57). Elles ne 
sont pas romaines uniquement par la forme comme les monliaies d'or de la 
Campanie. Nous en avons la preuve d*abord dans le témoignage de Pline, 
comme on va voir dans le passage que nous citerons pluà loin, et plus direc* 
temeot encore par la marque qui se trouve sur les pièces; cette marque in- 
dique une valeur supérieure à la valeur Intrinsèque et ne peut leur atolr été 
donnée qu'an profit de l'Ëtat qui les a fait frapper. 

(4) « Aureus nummus (dit Pline, Hist. naiur,^ XXXIIJ, 3, 47) pf»st on- 
m nosLl (d'après le manuscrit de Bamberg, LXU dans les antres) percussus 

11. 8 



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114 CHAPITRE VII. 

20 sesterces, par conséquent Tor monnayé se trouve être à 
l'argent monnayé comme 1 : 17,143. Ce fait a été rapporté 
par Pline (1) , dont le récit est du reste confirmé par les 
chiffres qui se voient sur ces pièces (2). Nous en concluons 



261 tr. j.-c. « ggf quant argenteus.nEn faisant remonter le denier d'argent à l'année 486 

217 «T. J.-c. (voir p. 28)^ on arrive tout Juste à la date 537. 

(1) Dans le passage déjà cité d'après le manuscrit de Bamberg> Pline ajoute 
à ce que nous avons donné dans la note précédente: « Ita ut scripulum ca« 
« lerei sesteriio viciens quod efficit in librali ratione sestertii qui tune 
n erant CCCC. » Les autres manuscrits^ moins importants, ne présentent 
pas de variantes remarquables, seulement la meilleure catégorie de ces manu- 
tcrits (Voss. Riccard. Paris, n"* 6797, et le bon manuscrit de Budaeus) mettent 
effecit au lieu de efficit^ libras au lieu de iibrali et D nongenti au lieu de 
CGC Cm On doit probablement écrire : a Ita ut scripulum valeret sestertiot 
« vicenos, quod effecit in librali ratione sestertiorum qui tune erant 
« VDCCLX,» c'est-à-dire 5,760 anciens sesterces pour une livre pesant 
d'or, en calculant le sesterce à 1/336 de la livre, et non à 1/384 comme 
on le faisait du temps de Pline. L'opinion deLetronne (Considérations gêné- 
raleSfP.60)y d'après laquelle Pline parlerait du profit que faisait le gouverne- 
ment pour chaque livre d'or monnayé, ne nous semble soutenable ni au point 
de vue grammatical, ni au point de vue du fait matériel. En effet, la phrase 
res publica lucrata est qui précède, est trop éloignée pour qu'elle permette 
d'ajouter le mot lucri à effecit; l'évaluation de ce prétendu bénéûce à 
1,152 sesterces n'est due qu'à une fausse interprétation du passage de Pline 
que nous avons cité p. 112, et sa réduction à 900 sesterces par suite de 
la défalcation des frais de monnayage, est entièrement arbitraire. Boecking 
(Inst, 1 1, p. 343) pense que Pline a réduit les 5,760 sesterces = 14,400 as 
d'un dixième de denier en as d'un seiiième de denier, ce qui donne 900 de- 
niers. Mais cette interprétation ne concorde pas avec les cbillVes des ma*- 
nuscritSy et de plus ce calcul de réduction nous semble trop compliqué 
pour Pline. Nous ne voyons d'autre manière de nous en Urer que de changer 
les chiffres CCCC ou DDCCCC euTBCCLX. 

(2) Le poids de ces pièces d'or est connu ; cependant nous réunissons !d les 
pesées les plus sûres que nous ayons, parce qu'elles constituent la base la 
plus certaine et la plus ancienne sur laquelle puisse s'appuyer la recon* 
stitution de la livre romaine. — Pièce de LX sesterces : 3i%42 (Gab. de Ber- 
lin« Plnder, p. 8); 3^,41 (= 64,25, Letronne, Considérations, p. 6); as'.SS 
et3*',38(Borghesl,dana les Memêrie nuniismatichéfit Oiamilla,p.33); Zf,ZS 



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MONNAIES d'or. 115 

que la pièce d'or était, à Rome comme à AthèneSt une 
pièce fiduciaire, tarifée comme uue monnaie obsidionale, 
c'est-à-dire au-dçssus de sa valeur réelle. En effet, la date 
de son émission coïncide avec celle des premières pièces 
fourrées {voy, ci-dessus, p. 79) et avec la réduction de 
l'as ; c'est probablement pour cela que cette émission 
dura si peu de temps, car elle cessa avec les malheurs 
de la guerre d'Annibal. 11 paraît que la plupart de ces 
pièces furent alors retirées de la circulation; on n'y 
voit aucun nom de monétaire, et leur type est ancien. On 
peut donc dire que sous le gouvernement de la République, 
il n'y eut pas de monnayage d'or régulièrement établi en 
Italie. 

Dans le bas Valais, on rencontre quelquefois des pièces pucc. 
d'or d'un type particulier non encore expliqué; elles dor du valait. 
portent le nom d'un prince ou chef celte (d'un prince 
des Salasses, suivant toute apparence) et ont été frappées 
avant la soumission de ce peuple aux Romains, en 611 ; 143 1^. j.-c. 
leur poids est de 6 scrupules romains ( = 6*',82), et 
elles semblent avoir été fabriquées avec l'or de Victu- 
mulae. Ces monnaies prouvent, il est vrai, que ce pays 
jouissait encore de toute son autonomie, mais elles mon- 
trent aussi que, dès cette époque, les poids et les me- 



(=:S1»7, Pembroke, Cat, p. 74; Leake,p. 141, exemplaire du Mus. Brit.); 
3«%34S (Cohen, Méd. consul,, p. x). — Pièce de XL sesterces : 2«%26 (Bor- 
ghesi); 2«',229 (= 34,4, Pembroke etLeake); 2«',205 (Cohen). —Pièce de 
XX sesterces : 1»M3 (Borghesi; 2I«"%37S et 21»''^*',333, Letronne) ; 1«%121 
(=17,3, Pembroke, Leake); 1«',11 (Cohen). — La pièce la plus forte. 
3<%42, donne une livre de d28(%32; les pièces un peu ploi faibles, mais 
dont les poids sont concordants, 3c,39, 2<^,26 et li%13, donnent une lifre 
de 325f,44. 



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116 -CHAPITRE VÎI, 

sures des Romains étaient adoptés dans la vallée supé- 
rieure du Rhône (IJl» 
Les places d'or Ce ne fut que vers la fin de la République que les mon- 
^dlujw^i^^' °*^®^ ^'^^ conwnencèrent à reparaître, quoique en petit 
nombre. La pièce qui porte le nom de T. Quinctius (2) n'en 
fait point partie. Celle-ci a le poids d'un statëre athéniefl, et 
on y voit la tête de Flamininus; elle a probablement été 
frappée par quelque ville grecque, jalouse de donner au 
Libérateur des honneurs royaux, ce qui arriva plus d'une 
fois en Grèce. €ne autre pièce d'or qui porte le nom 
de quelque magistrat italiote de l'époque de la Guerre 
PI. XXX. «• 11. Sociale, Mmius leius (3) , a le même poids ; on peut croire 
que les relations des confédérés avec Mithridate leur 



<1) On .trouTert plus de détails sur ces pièces dtos dos NonUtrusk. 
Àlph. (p. 202, 220, 250 et saiv.), où nous ea donnons un dessin. On en eon- 
natt cinq exemplaires, a^ee différentes légendes, mais du même type : trois 
traits horizontaux, à cdté un globule, au-dessous une sorte de filet; ^ Lé- 
gende sur un rubandécoré d'omementaUons singulières. —Elles ont été trou- 
vées : une à Colombey, une autre à Port- Valais dans le bas Valais, deux au 
grand Saint-Bernard, et la cinquième à Kulm en ArgoTle.— Les deux exem- 
plaires dont nous connaissons le poids pèsent Oc'jOS et Gs'^e&S.— Les pbllippes 
d'or imités dans les Gaules ne sont d'aucune utilité pour le classement de 
ces monnaies, parce que d*nne part ils ne se sont pas rencontrés aussi loin, 
et d'autre part les pièces d'or celtiques du midi de la France n'ont aucune ana- 
logie de poids ni de type avec celles des Salasses. 

(2) Tête ayec une barbe courte; il Victoire debout tenant une palme et 
une couronne; à cèté on lit T. QVLNCTI; le poids est de 8*^,50 (=160 grains) 
d'après Mionnet, t. 111, Supplément, p. 260, «t F- Lenormant, Revue nu- 
mtsm,, 1852, p. 197. Cette pièce pèserait donc un gramme de moins que 
le tétradrachme d'Alexandre. M. Cohen (p. XI) s'est Clément trompé 
en lui donnant le poids de 10(%80, tout ea citant TarUcle de M. P. Lenor* 
mant. 

(8) Si'.iT. FriedlKnder, Beitrëge^ 1, p. 176. — D'après Burgon, 8^,49 
(c=z: Uli",!, Cat. Thomas, p. 6 ). Quant à TauthenUcité de cette pièce, voyez 
notre elassiflcation chronologique. 



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«7 âv. J.-C. 



MONNAIES d'or. Î17 

avaient fait choisir de préférence le poids grec pour leurs 
pièces d'or, qui sont, du reste, très-peu nombreuses. 

En éliminant les monnaies fausses et celles qui ont été 
coulées sur des pièces d'argent (1) r il ne reste plus de pièces 
d'or de l'épocjne républicaine que celles frappées par les 
généraux, savoir : par Sylla en 667 et pendant les années 
suivantes (2), par Pompée en 673 (3), et par César iitr.a.-c. 

(1) Comp. SOT les nombreuses pièces d'or reconnues aujourd'hui pour 
fiasses, Eckhel, D. Num. Vet., t. V, p. 37 ;— Borgbesi, Decad, XIV, p. h2; 
— AmeUi, Synopsis, p. 83; — Mionnet^ Catalogue ;^Cobito, ioc. ciY., p. x, 
et plusieurs autres.^-Le trarail consciencieux de Letronne sur les monnaies 
d'or des Aimilles est derenu pour ainsi dire inutile; autrefois nous y ayons 
nous-méme été trompé, sinon pour le principe, du moins dans quelques cas 
Isolés. «* Dans le fait, excepté les pièces citées dans notre texte, toutes les 
monnaies d'or attribuées è l'époque antérieure à César sont ou busses ou 
contemporaines de César on postérieures &lui. Une seule pièce fait exception à 
cette règle, c'est raureus de Cn. Lentulus ; elle pèse 1/42 de livre; nous Ta- 
Tons ckissée au n* 239 de notre série chronologique arec les pièces d'argent 
et de cuiTre portant la même légende. 

(2) On connaît quatre types de Sylla : 1« L. SVLLA. IMPER. ITERVM. 
10^,71 ( =165,3. Pembroke, Cai., p. 77); 10«',69 (^ 165, Mus. Brit., 
Akerman, Num. joumai, I, 171); 10c^6S (Modène. Cayedoni, Riposiigli, 
p. 147, nn peu usée); — 2* de L. SVLLÂ el^de L. MANLI(ti#) : 10»%8tt 

(coU. Borghesi. Cavedonl, Ripostigli, r. 147, fleur d» coin); 10^,76 '•"*'»»•*• 
(=16C,1, Pembroke, Cat, p. 70; = Ï2 trapp., RIccio, Cat., p. 75); 
IO«',73 (=202, Mus. Thomas. Akerman, Num, joum., 1, 71); HH%70 
(=201 1/2. De la Nause, Mém, de fAcad,, XXX, p. 373); cet exemplaire 
est probablement celui que cite Letronne (Considérations, p, 6) comme au- 
reus de la famille Cornelia^ et dont il ne décrit pas le type. Il pèse, d'après 
et sarant» 10«',S4 ( = 204); - 3» L. SVLLA. A. MANLI. 1 10*',S5 ( = 167,5, Cohe», pi. xxvi, 
Pembroke, Gat,^ p. T7) • — 4* Tête dladémée de femme, ly Double corne ^* ^• 

d'abondance; dans le champ, la lettre Q : 10«',78 ( =203, Cab. de ^"^*";P* *^» 
France» Bev. num^ 1839, p. 341); 8»',91 (= 10 trapp., Riceio, €at., p. 10; 
ce poids est sans doute exacte puisque M. Riceio fait obsenrer que son 
exemplaire est nn peu plus faible que celui du €abinet de France). — Quant 
ao prétendu demi-aureus de Sylla, voyez ce que nous en disons t. ï, p. 16, 
note 2,M ci-après à la série chronologique. 
(3) 9 grammes (musée de Bologne. Cayedoni, Bipostigli, p. 147); 8«',95, 



Fl. XXXI, n* s. 



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46 ar. J.-C. 



ri.ZXXT.nMS 
et 3. 



I(r,915 


i0«',85 


«r,090 


8«',9l 


•«%09« 


9^.00 


ei'.is» 


8«'.!e 



118 CHAPITBB VU. 

à partir de 708 (1); toutes sont, par conséquent, des mon- 
naies militaires. Leur poids est très-inégal ; mais s'il ne 
répond pas à un nombre rond de scrupules (2), il peut 
être réduit en fractions régulières de la livre romaine, 
comme on le voit dans le tableau ci-joint : 

MliBmil MltffMI 

Piices d'or de Sylla, ordinairement t/30 de la lirre romiine. 
W. — nrement 1/36 — 

PI. XXXI, no n. «• de Pompée, - 1,36 - 

PI. XXXI, n* 4. '<'• de César, — 1/40 - 

PI. XXXII, n« 1. 

Ce que nous avons dit plus haut explique cette irrégu- 
larité : les lingots d'or fin étaient acceptés au poids dans 
tous les payements; les généraux avaient des pouvoirs 
monétaires assez étendus pour changer ces lingots en mon- 
naies dont le poids déterminait la valeur. Ainsi Taureus 
de 1/30 de livre valait 133 1/3 sesterces, celui de 1/36 = 
111 sesterces 1/9, celui de 1/40 = 100 sesterces, en sup- 
posant que les pièces eussent tout leur poids et ne fussent 
pas usées. On peut en conclure que César, qui, à Toc- 
46 a», j.-o. casion de son triomphe, en 708, donna 20,000 sesterces 
à chacun de ses soldats, paya cette somme avec deux cents 
pièces d'or. Il est de même probable que Sylla et Pompée 
ont payé 400 sesterces avec trois des plus fortes pièces d'or, 
et 1,000 sesterces avec neuf des plus petites. 



(=168,25, un peu usée. Letronne^ Considérations, p. 6; tC8, Cat. cfEnnery, 
VI. XXXI, n* 17. p jjj^^ probablement le môme exemplaire); 8«%91 ( = enYiroo 10 trappes!, 

Riccio, Ca/.,p. 166); 8(%90, collection Blacas. 
49-47 «r. J -0. ' '' Toutes Ics plèces d*or qui ont élô classées aux annéos 705-707 sont ou 

mal classées ou fausses. 
(2) C'était l'opinion de Letronne; mais dans Tétat actuel de la science, 

cette opinion n'a plus besoin d'être réfutée. Ce n'est qu'accidentellement 

que la pièce d'or qui pèse 1/30 de Une le trouTe peter en même temps 

8 scrupules. 



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MONNAIES D*OB. 110 

Toutes ces émissions de monnaies d'or ont un caractère 
exceptionnel. Celle qui fut ordonnée par César, encore ré- 
publicaine pour la forme et le principe, inaugure cependant 
par son abondance le système impérial ; nous Texamine- 
rons plus loin. On sait que toutes les pièces de Pompée, 
une partie de celles^de Sylla et la plupart de celles de César 
ont été frappées à Toceasion de leurs triomphes. Les pièces 
de Sylla qui ne rentrent pas dans cette catégorie, étaient 
probablement . destinées à TAsie. Les monnaies d'or 
frappées en Italie dans les derniers temps de la Répu- 
blique, ne sont donc, pour ainsi dire, que des monnaies 
de circonstance émises à l'occasion de quelque solennité. 
Mais il ne faut pas oublier que les monnaies ne repré- 
sentaient pas à beaucoup près toute la circulation du nu- 
méraire en Italie; elles n'étaient destinées qu'aux usages 
journaliers et au petit commerce, tandis que les grandes 
affaires se réglaient en lingots d'or et au poids. Nous 
retrouvons encore ici une nouvelle preuve de l'esprit 
pratique des Romains dans les questions de finance ; car 
le grand commerce se trouve toujours plus sûr et plus à 
l'abri des crises politiques lorsqu'il est indépendaut des 
monnaies et qu'il peut se procurer et administrer lui- 
même ses ressources métalliques en toute liberté, sans 
avoir besoin du secours de l'État. 



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120 CHAPITRE VIII. 



CHAPITRE VIII. 

INDICATIONS 'POUR LB CLASSEMENT CHRONOLOOIQUB MIS MONNAIES 
ROMAINES FRAPPÉES SOUS LA RÉPUBLIQUE DEPUIS LA PREMIERS 
ÉMISSION DU DENIER D'ARGENT EN 486 JUSQU'EN 704 DE BOME (l). 

§K 
Lei dépôu« 

La découyerte des dépôts est le seul témoignage immé- 
diat qui puisse donner des renseignements directs sur l'an- 
cienneté relative des monnaies de la République ; en les 
examinant avec soin et métbode, on arrivera à déterminer 
les conditions chronologiques des pièces qui s'y trouvent 
et même de celles qui y manquent Avant taut« il faut fixer 
l'époque de l'enfouissement et rechercher ensuite quelles 
sont les pièces les plus récentes parmi les espèces connues 
que l'on y rencontre, et les plus anciennes de celles qui 



(1) Ce que nous disons des indications principales qni peuT^nt senrir a» 
classement obronologique des monnaies de la République, concorde, en gi» 
néral , avec les recherches de Borghesi et de Caredoni ; nous le disons une 
fois pour toutes, parce qp'il nous a été impossible et qu'il eût été inu- 
tUe de faire remarquer les petites diilërences qui existent entre les résultats 
qja'lls ont obtenus et les nôtres^ toutes les fois que l'examen, de quelque 
détail noua a amené à une divergence d'opinion.^ M. 

J'ai eu soin de modifier ici le texte de l'auteur pour le mettre d'accord 
arec les corrections qu'il y apporte lui-même dans les Annale* de 1863, et 
J'ai pensé qu'il était également inutile de faire remarquer au lecteur tous les 
changements que j'ai dû faire avec l'approbation de l'auteur; Je les al Indi- 
qués lorsque la modiâcatioo était, considérable. 6« 



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DÉPÔTS* 121 

ne s'y troavent pas (1). Pour arriver à ce résultat, il faut 
rechercher dans l'histoire locale les circonstances qui ont 
pu motiver Tenfouissement du dépôt, par exemple quand 
et comment une guerre a ravagé le pays. Plus le dépôt 
t est considérable, plus il devient facile de préciser d'une 

[ manière plausible la date de son enfouissement, car plus 

le noilibre des pièces est grand, plus il est probable qu'une 
pièce commune, si elle ne s'y trouve pas, n'a été frappée 
qu'après l'enfouissement; quant aux pièces rares, il est 
clair que leur présence est concluante, et que leur absence 
ne l'est pas. Voilà pourquoi dans le tableau que nous don- 
nons au chapitre suivant, indépendamment du degré de 
rareté admis par les numismatistes» nous avons tenu 
compte autaat que possible du nombre de chaque espèce 
de monnaie rencontré dans les divers dépôts> Il faut aussi 
ne pas oublier que la différence du pied monétaire et la 
période pendant laquelle telle ou telle pièce a été en circu- 
lation, exercent une certaine influence sur la proportion 
dans laquelle chaque espèce peut se trouver réunie aux 
autres» 

Dans les trésors découverts jusqu'à ce jour^ on n'a vu Argent. 
que très-rarement des deniers de l'espèce la plus 
ancienne, pesant un soixante-douâème de livre, confondus 
avec des deniers plus récents, ce qui s'explique non-seu- 
lement par la rareté de ces pièces, mais aussi par la diffé- 
rence de leur valeur. Les espèces récentes scmt toujours en 
plus grand nombre que les anciennes; ainsi ,^ dans le riche 
dépôt du Mans, qui avait été enfoui sous Tibère, 

(1) Lm espèces frappées à FëtraDger ne se mêlent pas immédiatement 
aTee celles qui sont d'origine italienne; e'est ce qae prooTent les n** 2Z2, 
297» 28S. 



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des cs})l'cci. 



122 CHAPITRE VIU. 

il tfy avait presque pas de deniers du vi* siècle et très- 
peu du temps de Sylla, surtout des plus anciens ; en re- 
vanche, dans le dépôt de Fiesole, les deniers de Q. Tltius 
(n» 214) se trouvaient en nombre tout à fait dispropor- 
tionné à celui des autres espèces. 

Dans les dépôts qui ne contiennent que des pièces de 
cuivre, les diverses espèces sont mêlées ; les plus petites 
fractions se voient à côté des as et des semis, tandis qu'en 
général les deniers sont toujours seuls. 

On a rarement trouvé des quinaires mêlés aux deniers, 
comme àRoncofreddo, Valfenera (1), Larino (2) et Carrare; 
jamais de sesterces. 11 est encore plus rare de trouver des 
victoriats^ bn en cite cependant dans un dépôt espagnol, 
à Cazlona, et dans celui de Hevisz-Szamos en Transylva- 
nie, où Ton a découvert un victoriat avec des bijoux 
d'argent et un grand nombre de drachmes de la ville de 
Dyrrhachium. 

Les dépôts de pièces de cuivre, qui doivent être les plus 
anciens (p. 69) et qui seraient les plus intéressants pour la 
connaissance des monnaies du vi* siècle, n'ont malheu- 
reusement pas été décrits avec soin. Les trésors de deniers 
sont relativement récents. De tous ceux qui ont été l'objet 
d'une étude approfondie, il n'y en a pas un seul dont 
l'enfouissement puisse remonter beaucoup au delà de 
la Guerre Sociale; et de tous les autres, sur lesquels 
nous n'avons que des renseignements incomplets, 
celui de Badulato seul pourrait être plus ancien (3) ; de 



(0 Bulletin, 1852. p. ICSetiulv. 

(2) Cayedonl, Riposiigli, p. 39. 

(3) Ce dépôt, qui tomba entre let maint de M. Rtoclo (Catal,, p. III), 
contenait des déniera au revers des Dioscores, ayant des symboles ou des 



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dêp6ts« 123 

sorte qu'il nous reste peu d'espoir d'apprendre avec le 
temps quelque chose de plus satisfaisant de ce côté. 
Nous allons donner la description des dépôts qui ont 
été le mieux étudiés, en suivant l'ordre chronologique de 
leur enfouissement. 

!• Le dépôt de RoncarolOf près de Yerceil (RC), a dû noncaroio; 
être enfoui entre 645 et 650. Quatre-vingt-treize pièces ont io9etio4ar. j^. 
été soigneusement étudiées par M. Luigi Bruzza (1) , sur 
environ cent cinquante qui s'y sont trouvées réunies. Ex- 
cepté cinq pièces rares et que pour d'autres raisons on peut 
classer à une époque antérieure (n*»22, 37, 94, 130, 180), 
toutes les autres ont été également trouvées à Fiesole, tandis 
que l'on n'a rencontré à Roncarolo aucun des deniers sans 
le nom de Rome et sans indication de valeur, qui sont fort 
nombreux à Fiesole, ni en particulier aucun des cinq 
plus récents de ce dépôt,qui ont dû être frappés après 650 loi ar. j.-c. 



monogrammes. M. Ricclo cite en particulier les symboles suivants : le fou- 
dre, la tête de femme (3 exemplaires ), le bouclier et la trompette, TaTiron, 
l'oiseau; les monogrammes : AV (3 exemplaires), AVTR (2 exemplaires), 
TAMP (3 exemplaires), LHPL, MAT (6 exemplaires), TOD (6 exemplai- 
res), et les noms CN. DO., CN. CALP. ( 3 exemplaires), Q. L. C. (3 exem- 
plaires), SX. Q. (3 exemplaires), 3 autres de la famille Qnlnctia, pro- 
bablement arec les IniUales T. Q, L. ATILI. NOM, M.AVREU. COTA. — Il 
y a peu de parti à tirer de cette découverte, puisque malheureusement les 
deniers les moins anciens n'ont pas été décrits; parmi les pièces citées il 
en est une avec les initiales T. Q. qui a le signe X, et qui, par conséquent, 
ne peut être antérieure à Tan 620. 

(1) Buîlet., 1853, p. 132. — Cavedoni suppose que l'enfouissement de ce 
dépôt eut lieu pendant la guerre des Cimbres en 652. ~ Les cinquante-trois 
deniers découverts à l'ancien Glatema, près de Bologne (Bu//e(.,1841,p. 166), 
se sont également trouvés dans le dépôt de Fiesoie; mais les cinq deniers cor- 
respondant aux as semionciaux ne se trouvent ni dans l'un ni dans l'autre 
trésor. Nous avons pensé qu'une description spéciale de cette peUie trou- 
vaille était MntUe. 



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12& CHAPITRB TIII. 

(Chap. IX, n<^ 212, 21S, 214, 215, 216). Malgré son peu 
d'importance, on peut donc assigner au trésor de Roncarolo 
une date plus ancienne qu'à celui deFiesoIe; il peut avoir 
104 ar. j.-c. été eufoul ayant 650, puisqu'il contenait des deniers de Li- 
109 ar. j.-c. cinius et de Domitius, frappés vers 6A5 (n* 170) (1). 
ciona. 2* Dépôt de Cazlona (CAZL) (2). M. Zobel a décou- 

vert dans la riche bibliothèque de M. Delgado un ma- 
nuscrit du milieu du xvii* siècle, intitulé : Discorso del 
Marques de la Àula sobre el vaso y medallas que se hallaron 
en Cazlona anno del618. D'après cet écrit on aurait trouvé, 
en 1618, à peu de distance de Cazlona, près de Terres, 
propriété du marquis de Gamarasa, et à trois lieues de 
Baeça, un vase d'argest du poids de 10 onces, pouvant 
contenir 2i onces (690 graimnes) d'eau. Ce vase était rem- 
pli de monnaies d'argent (S). Le marquis de la Aula en avait 
examiné 683, dont im victoriat et huit pièces à légendes 
celtibériennes; les autres étaient des deniers de la Ré* 
publique de plus de cent types différents (sur ce nombre 
trois pièces incuses). La courte notice du marquis se 
termine par un catalogue sommaire dans lequel il divise 
toutes les pièces en quatre catégories : les Dios- 
cures^ les Bigati^ les Quadrigati^ enfin celles diverse noix 



(1) Ànn, de VlnsL arch,, 1868. 

(2) Ann. de Vinstit. arch. 1863, p. 1M5. 

(8) Le dessin de ce Ttse a été reproduit par Velasquez {Ensayo sobre los 
a/fabetos, pi. XIX, 5. Cf. p. 123). Sa forme ovoïde ressemble à un pileos 
renversé et se termine en pointe; sa hautear est de 0«,10S, son diamètre à 
l'oriAce de 0",137. Arintériear se trouve une frise avec des ornements en 
forme de croissant. Sur le bord extérieur on lit , en lettres pointlllées , 
rinscripUon celtibérienne que voici : 

Au moment de la découverte , l'ortûce était tourné en dessous. 



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DÉPÔTS. 126 

dont il ddnné le tableau synoptique. D'après une observa- 
tion de M. Zobel, les huit monnaies celtibériennes décou* 
vertes à Cazlona se trouvent être précisément les pièces les 
plus anciennes et les plus récentes que Ton connaisse 
de cette espèce; de plus, elles manquent dans les dépôts 
espagnols moins anciens, ce qui conGrme notre hypothèse 
(émise au chapitre des monnaies provinciales) que FEspi^ne 
doit avoir perdu le droit de battre monnaie au plus tard 
dans la première partie du vu* siècle, peut-être à la suite 
de la guerre de Numance. 

Cet enfouissement parait plus ancien que celui de Fie- 
sole, mais nous en discuterons la date probable lorsque 
nous parlerons du dépôt d'OIiva, un peu plus récent et 
beaucoup mieux connu que celi^i de Cazlona ; nous présente- 
rons en même temps les observations que cette découverte 
nous a suggérées sur le classement des monnaies de la Ré- 
publique. Seulement nous ferons remarquer à ceux qui 
trouveront le nombre des types trop considérable en pro- 
portion des pièces observées (115 environ sur 688, ce 
qui donne une moyenne de 6 pièces par variété), que dans 
les temps anciens les monétaires frappaient bien moins de 
pièces que plus tard ; par conséquent plus un enfouissement 
est ancien, plus il doit y avoir de variétés dans les mon- 
naies. En ne choisissant parmi celles de Fiesole que les de- 
niers qui se sont trouvés à Cazlona, nous aurons la même 
proportion de 6 à 7 exemplaires par variété. L'étude que 
nous avons faite de ces résultats, nous a prouvé l'exactitude 
et le soin que le savant espagnol a apportés à son travail. 
Malheureusement, trop préoccupé de la variété des revers, 
il s'est moins appliqué à décrire le côté de la tête, de sorte 
que dans le cas où deux exemplaires offrent une différence 
pour le nom du monétaire, souvent il n'en nomme qu'un 



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126 CHAPITRE VIII. 

seul, parce que les revers sont les mêmes. Nous aftrons plu- 
sieurs fois occasion de constater cet oubli. 
ouva. 3* Dépôt d'Oliva (OL) (1). En 1848 ou 1849, aux envi- 

rons de Izna-1-toral, dans une propriété appelée Dehesa de 
la Oliva et située à une douzaine de lieues espagnoles à l'est 
deJaën, un paysan trouva un vase de terre qui contenait de 
600 à 700 deniers d'argent pesant* ensemble 5 ou 6 livres 
de métal. Le propriétaire du terrain, M. Antoine Benavidès, 
président de l'Académie de Madrid, ne put en acquérir que 
45 pièces, et l'Académie, à qui il les offrit, en publia le ca- 
talogue sans indiquer que ces monnaies provenaient toutes 
du même dépôt {3fem. historico^ I, p. un). 

Au mois d'août 1861, on découvrit un second dépôt dans 
ce même domaine d' Oliva-, il ne paraît pas que ce trésor 
ait jamais été renfermé dans un vase, car les monnaies 
furent retirées de la terre une à une. 696 pièces et peu 
après 575 autres parvinrent à M. Benavidès; grâce à ses 
soins et aux instances de MM. Delgado et Zobel, l'Académie 
acheta toute la trouvaille, ce qui donna à M. Zobel l'occa- 
sion de l'étudier et d'en dresser un catalogue. D'après 
nos indications, le numismatiste espagnol s'est attaché à 
décrire l'état de conservation des diverses pièces qui lui ont 
passé par les mains, ce qui sera d'un grand secours pour en 
fixer la date. De plus, il a tenu compte du nombre des pièces 
bien ou mal conservées et de la nature du métal plus ou moins 
oxydable qui a pu avoir de l'influence sur leur conservation. 
Naturellement, aucun de ces crUeria ne doit être employé 
d'une manière machinale, mais avec jugement et intelli- 
gence. 



(I) Ânn. de nnttH. arch., 1863, p. 15-32. 



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DÉPÔTS. 127 

Sous le rapport de Tancienneté, renfouissement ou les 
enfouissements d'Oliva (car il semble que les deux dépôts 
ont été cachés en môme temps) peuvent être placés entre 
celui de Cazlona et celui de Fiesole. En effet, en jetant 
un coup d'œil sur les cinq périodes que nous avons dis- 
tinguées entre Tannée 486 et Tannée 670, nous obser- 
vons que les deniers de la première époque sont deux 
fois plus nombreux à Oliva qu'à Fiesole, ceux de la 
deuxième et delà troisième trois fois; ceux de la quatrième 
sont aussi nombreux dans Tun comme dans Tautre dépôt, 
ceux de la cinquième enfin (sans tenir compte des mo- 
nétaires dont les noms ne se rencontrent pas à Oliva) se 
trouvent au nombre de 34 à Oliva et de 225 à Fiesole. Huit 
deniers très-communs (188, 190, 194, 195, 197, 204, 
205, 209) ont été trouvés à Oliva dans un état de 
conservation magnifique , mais en très-petit nombre 
d'exemplaires (1); tandis que, dans presque tous les 
dépôts explorés jusqu'ici, les deniers les plus nouveaux 
sont aussi les plus nombreux. Nous en concluons que 
ces deniers, à Tépoque de Tenfouissement , étaient en 
cours d'émission et ne circulaient pas généralement. Il faut, 
il est vrai, tenir compte de la différence qui doit exister 
entre T Italie et les Provinces, les pièces frappées en Italie 
ayant toujours eu besoin d'un certain temps avant de pénétrer 
dans les provinces. C'est pour la même raison que, récipro- 
quement, les monnaies frappées en Espagne, dans la Gaule 
ou en Orient et en particulier les deniers de Sylla, mal- 
gré leur grand nombre, sont rares, quand ils ne man- 



(1) H ne 8'ett mémo rencontré qu'an senl exemplaire de plosieurs de ces 
monnaies. 



S(«8 av. J.-C. 
84 av. J.-C. 



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128 CHAPITRE Tlll. 

quent pas entièrement, dans les dépôts de l'Italie, où ik 
n'apparaissent guère que dix ans après leur émission (1). 
Par la même raison, des deniers frappés dix ans auparavant 
en Italie, où ils se trouvent en nombre, doivent être 
encore fort rares en Espagne. C'est ce qui nous explique 
pourquoi il ne s'est trouvé à Oliva qu'un seul exemplaire 
du denier de L. Tborius Balbus, si commun ordinairement, 
et qui s'était trouvé dans le dépôt, plus ancien, de Gazlona. 
Le trésor d'Oliva ne nous fournira donc en abondance 
que les deniers antérieurs à la première moitié du 
vil* siècle. Les nombreux deniers frappés en Italie pendant 
la Guerre Sociale et la guerre civile qui suivit, ne pénétrè- 
rent en Espagne que longtemps après, tandis que quelques 
espèces contemporaines s'y sont trouvées plus fréquem- 
ment, soit parce qu'elles avaient été frappées en Espagne 
ou dans les provinces limitrophes, soit parce qu'on les avait 
employées à la solde des légions d'Espagne. Nous devons 
avouer que cette explication peut faire perdre aux décou- 
vertes qui nous occupent, une partie de leur importance et 
qu'elle rendl'époque des enfouissements plus difficile à fixer; 
cependant ces dépôts n'en sont pas moins des plus anciens 
que nous connaissions. Ils doivent être antérieurs en date 
au trésor de Fiesole, car l'absence dans les dépôts espagnols 



(1) Voy, cl-demns, p. 121^ note. — Peut-être est-ce à tort que 
nous avons attribue à une loi spéciale (lui en aurait défendu l'impor- 
tation en Italie (ci-après, tome fif, chap. des monnaies provinciales), 
la rareté des deniers celtibériens dans les dépôts italiens; le petit 
nombre de ces pièces dans les dépôts espagnols contemporains de Ci- 
céron et de César suffit pour expliquer leur ^absence totale dans les trésors 
d'IUlie. 



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DÉPÔTS. 129 

de plusieurs deniers qui se trouvent à Fiesole, ne peut pas 
s'expliquer uniquement par leur rareté relative. Quoi qu'il 
en soit, nous allons résumer ici ce que l'examen de ces 
divers dépôts nous a appris d'intéressant (1). 

Nous croyons pouvoir établir que les deux enfouissements 
de Gazlona et d'Oliva se sont succédés à un intervalle très- 
rapproché. Les deniers les plus récents de Gazlona se trou- 
vent frustes à Oliva ; de plus le denier de L. Thorius Balbus, 
qui existait déjà dans le dépôt de Gazlona, devait être fort 
rare en Espagne à l'époque où Tenfouissement d'Oliva eut 
lieu, car il ne s'y en est trouvé qu'un seul. Enfin, un certain 
nombre des deniers manquant à Gazlona s'^st rencontré à 
Oliva, par exemple ceux de L. Valerius Flaccus et d^ Ti. Q. . . ; 



(1) Si Tabsence, dans un dépôt, de pièces communes dans d'autres dépôts 
nous donne le termintts ante quem^ comment fixerons-nous ce terminus 
dans le cas présent, puisque les deniers frappés en Italie doivent être 
rares en Espagne pendant les premières années qui suivent leur émis* 
sion? Par exemple, après avoir trouvé ZO exemplaires du denier de 
L. Thorius Balbus (n* 188) à Fiesole, et un seul exemplaire à Olivia, com- 
ment pouvons-nous savoir si d'autres deniers à peu près contemporains, 
mais émis en moins grand nombre, manquent à Oliva à cause de 
l'époque plus récente de leur fabrication on seulement à cause de leur ra- 
reté? Nous ferons encore observer que les deux dépôts d'Oliva sont tout à 
fait contemporains, celui qui les a enfouis ayant, comme cela se pratiquait 
souvent, partagé probablement son trésor en deux parties. Or, en exa- 
minant le résultat des découvertes, nous voyons que les deux dé- 
pôts contenaient des monnaies A peu près Identiques; seulement on a 
trouvé dans le second dépôt les quatre deniers de I. Iulius L. F, Cœsar 
(n* IW), de Q, Thermus M. F. (n*200), de C. Suipicius C. F. (n» 206), de 
C. Fabiw C. F. (n* 208), qui sont beaucoup plus rares que ceux de L. Tho- 
rius. Manquent-ils dans le premier dépôt à cause de leur rareté ou à cause 
de leur date? Il résulte des observations matérielles de M. Zobel que ces 
pièces, surtout celles de Fabius de Suipicius, et en particulier ceUes de 
Thermus étalent d'une admirable conservation. (Ann, de tltutit. areh,, 
1863, p. 20.) 

II. 



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ISO cHAPinB vm. 

ces derniers y étaient même en grand nombre ; il n'y a donc 
pas à hésiter, et l'antériorité du dépôt de Cazlona sur celui 
d'Oliva est bien et dûment constatée. Il est à regretter 
que nous ignorions le nombre des diverses pièces de 
'Gazlona et même leur degré de conservation. Nous sommes 
plus heureux pour le dépôt d'Oliva dont le contenu a été 
analysé avec exactitude; on sait par là quelles étaient, 
à l'époque de son enfouissement, les pièces les plus répan- 
dues en Espagne et celles qui n'y avaient encore pénétré 

lOieuMâT. j.c. qu'en petit nombre. Les premières vont jusqu'à l'année <J60 
ou 655; ainsi, à part les pièces rares ou rarissimes, toute 
pièce qui se trouve en même temps dans les deux dépôts es- 
pagnols et dans celui de Fiesole en nombre proportionné 
à son émission, peut être considérée comme frappée 
avant 650 ou au moins avant 655, tandis que celles 
qui ne s'y trouvent qu'en petit nombre ou y manquent com- 
plètement peuvent passer pour être d'une date plus récente. 
L'enfouissement doit avoir eu lieu environ quinze ans plus 
fiâT. j.^. tard que l'émission des pièces; celui de Gazlona vers 660 ; 
celui d'Oliva vers le temps de la Guerre Sociale. Ces deux 
dates correspondent à des moments de perturbation pour 

n tt 9s «r. j.-c. l'Espagne ; la période de 658 à 661 est l'époque de la 
guerre de Lusitanie, et les années suivantes ont été mar- 
quées de troubles dans tout l'Empire romain, 
poxobunco. à* f*^ dépôt de Pozoblanco (PB) n'est que fort imparfaite- 
ment connu ; nous devons à M. Zobel le petit nombre de 
renseignements exacts que nous en possédons (1). On pré- 



(1) Je dois ces détails à l'obligeance de M. Zobel, et Je crois rendre 
service aux nomismaUstes en donnant ici le résumé des obserTstions 
de ce savant sur les 84 pièces qn'll a eues entre les mains. J'y joins les nu* 
méros de mon tableau chronologique du chapitre suivant. B. 



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DÉPÔTS. ISl 

tendqa'il contenait un millier de monnaies, mais 8& seu* 



gS, 


4 






1 


5| 


'k 


lieniDis. 


OBSB&VATlOnS. 


5 


2 


2 


ROMA. 


Sans symbole. 




3 


6 


Proue. 


M 




59 


8 


ROMA. 


Bige. 




67 


68 


P.SVA, 


m 




72 


56 


M.ATIH. 


» 




73 


97 


P.SEMP. 


» 




74 


55 


C AESTI- 


» 




93 


144 


CN.GEL. 


w 




102 


59 


M.BAEBI. 


N 




103 


58 


A^.RVF. 


Bonne conserTation. 




104 


88 


CARB. 


» 




105 


92 


CPLVTI. 


M 




108 


148* 


M.FAr.C.F. 


Bonne consenntloii. 




ni 


169 


TI.\E. 


» 




182 


183 


M.FOVRI.LF. 


Fleur de coin. 


16 


147 


140 


aFABI. 


Fleur de coin. 




119 


166 


M.TVLLI. 


M 




122 


109 


LMINVCI. 


m 




123 


104 


P.CALP. 


Fleur de coin. 




124 


163 


C.SERVEILI.M.F. 


» 




183 


179 


T.CLOVLI. 


m 




128 


113 


M.PORC. 


M 




• 133 


105 


CN.DOM. 


» 




157 


134 


C.CASSI. 


M 




144 


128 


M.METELLVS.aF 


» 




146 


130 


CSERVEIL. 


» 




181 


121 


Rome assUe. 


Fleur de coin. 




168 
/ 


162 
3 
5 


M.SERGI. 

/ n 


Fleur de coin. 




' 


1 ;: 






170 


2 199 
3 


e 


Bonne conservation. 


14 




d. 




\ 


1 


e. 







84 



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132 CHAPITRE Tllh 

lemont, apportées à Madrid par H. Gutîerrez de h» Bios, oDt 
pa être examinées par M. Zobel. Ce dépôt offre une grande 
res6eii4>lance avec ceux de Cazlona et d'Oli va, et il a dû être 
enfoui vers la même époque ; les deniers de Licinius et de 
Co. Doroitius y sont relativement nombreux et d'une bonne 
conservation. Ce sont les plus récents ayant une date à peu 
près certaine. Les deniers de M. Fourius L. F. , de Q. Fabius 
ainsi que ceux au type de Rome assise étaient cependant 
les plus beaux (1). 
PiMoie. 5. Dépôl de Fiesole (F), enfoui entre les années 666 et 

M. 84 ar. j.-c. 670. 2110 deuiers ont été examinés, sur un nombre plus 
que double qu'il contenait ; ils ont été décrits par Zan- 
noni (2). On y a trouvé non-seulement les deniers de Lici- 
lof «T. j.^. nius et de Domitius, frappés vers 645 (n* 170), qui étaient 
les •dernières monnaies d'une date à peu près certaine, mais 
des pièces plus récentes encore, telles que les deniers sans le 
nom de Rome et sans marque de valeur (n*'189 et suiv.) qui 
y étaient en assez grand nombre, puis cinq autres deniers, 
correspondant à des as du système demi-oncial et frappés 
«f «T. j.c. par conséquent au plus tôt en 665 (n»' 212, 21 S, 214, 216, 
216). Mais on n'y a vu ni les deniers des questeurs de l'an 
670 (n** 238 et 284) ni aucune pièce plus récente. Les cinq 
deniers correspondant à des as semi-onciaux représentent au 
moins l'émission d'une année, l'enfouissement ne peut donc 

88 et 84 ar. J.C. avoir eu lieu ni avant 666 ni après 670. Dans notre tableau 



(I) On verra au chapitre soifant qàe cette coosenraUen, jointe à difers 
nutrca indice», m'a décidé à ciianger de place et à reléguer à la fin de la 
quatrième période ces deta dernières pièces qui me semblent un peu plus 
récentes que celles de Licinius et de Domitius. B. 

(^) G. B. Zannoni, Dei denarii consolari e di famiglie Romane^ disot» 
Urrcti in Fiesole, 1829. FIrenxe» 1830, in-8». 



84 «r. J..C. 



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IMÈPÔTS. ISS 

chronologique, les deniers du dépôt de Fiesole vont jus- 
qu'au n"" 216 inclusivement. 

6» Dépôt de CingoH (CI). Vers la fin de février 1864, dans cmgou. 
un endroit appelé la Villa di Àvenale^ près de l'église de 
Saint-Serge, à quatre milles romains au nord de l'antique 
Treia, et à peu près à la même distance à l'est de la moderne 
Gingoli, des ouvriers, en creusant le terrain pour faire une 
plantation, trouvèrent un dépôt de monnaies consulaires ro- 
maines. Le rapport que le P. Gamicci fit de cette trouvaille 
à l'Institut archéologique de Rome (1) est basé sur les ob- 
servations qu'il a pu faire lui-même, puisqu'il a eu entre les 
mains la presque totalité des pièces trouvées, et sur les ren- 
seignements recueillis sur place par le marquis FilippoRaf- 
faelli. Ce dépôt contenait 1SA7 pièces. Le rapport en donne 
la liste, le nombre de chacune des espèces avec des notes 
sur leur état de conservation et les classe dans l'ordre 
chronologique indiqué par M. Mommsen dans l'ouvrage que 
nous traduisons (2). 

Le trésor de Cingoli contenait, outre la plupart des pièces 
antérieures àla Guerre Sociale et trouvées déjà dans le dépôt 



(1) Tesorettoldimonete scoperto nel territorio di Cingoli. Roma. Estralto 
del Buiiettino di corrisp. archeoL Agosto, 186&. 

(2) Cette analyse eonUrme les piiooipes posés par notre auteur et prouve 
en même temps toute la justesse des oorrecUons apporUSes à sa première 
classification par son travail sur les dépôts espagnols (irait, de Plnst. arch. 
1863). Pour n'en citer qu'un exemple, le n* 101 du tableau chronologique 

(n* 234 de M. Mommsen), classé d'abord entre les années 067 et 673 87 et si av. J.-c. 

comme ayant été trouvé dans le dépôt de Montecodruzxo, et reporté dans la 

deuxième période, de 600 à 620, par suite de la découverte des dépôts espa • 1^4 et 1S4 «t. j .-'". 

gnols, s'est trouvé à Cingoli dans un état de conservation fort .médiocre, 

tandis que les deniers de l'époque qui lui avait été d'abord assignée élaieol 

tous à fleur de coin. B. 



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86 et U AV. J.-C. 



ISA GHAPITEB Tin. 

de Fiesole, cinq pièces qui jusqu'ici s'étaient vues pour h 
première fois dans le dépôt de Hontecodruzzo : ce sont les 
n** 226, 227, 228, 229, 230 (226, 280 d, 231, 282, 238. 
Mommsen) qui, par conséquent, sont plus anciens que tous 
les autres deniers de Montecodruzzo, et les derniers qui 
aient été frappés avant renfouissement du dépôt de Gingoli. 
Dans le nombre nous remarquons le n"" 227 frappé par une 
commission de trois monétaires, et les n** 228, 229, et 230 
frappés partroismagistrats isolés LRYBRIVS DOSSENNVS, 
CN. LENTYLYS, C. MARCIYS CENSORINYS. Ces trois per- 
sonnages ont émis de la monnaie de cuivre du système 
demi-oncial. C'étaient par conséquent des III virs ordi- 
nsdres et ils constitusdent probablement un coUegium. Nous 
avons donc ici deux commissions de trois membres et 
au moins deux annuités de magistrature ordinaire, 
puisque nous ne savons pas si à cette époque les triumvirs 
monétaires étaient soumis à une élection annuelle comme 
les autres fonctionnaires publics. Les deux frères L. et G. 
MEMIYS etTI. CUYDIYS TI. F. AP. N., qui ont frappé les 
deniers n""* 226 et 231, sont des monétsdres extraordinaires, 
car ils n'ont battu monnûe qu'en vertu d' un sénatus consulte. 
On peut donc placer cet enfouissement deux ou trois 
années après celui de Flesole et un peu avant celui 
de Montecodruzzo, c'est-à-dire vers l'an 668 ou 670. 
U ne s'est trouvé dans ce dépôt qu'un seul exemplaire 
(d'une conservation satisfaisante sans être à fleur de coin) 
du denier n"" 231 de Ti. Claudius; et ce denier, qui pour- 
tant n'est pas rare, ne s'est trouvé ni à Montecodruzzo ni à 
Carrare, mais on le rencontre dans le dépôt de Transylvanie 
et dans les trésors plus récents. Peut-être pourrait-on en 
conclure que cette monnaie n'a pas été frappée en Italie et 
que l'exemplaire trouvé à Gingoli y a pénétré par hasard 



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DÉPÔTS. 1S& 

bien avant les autres. Le Père Garrucci rappelle que 
dans les environs de Gingoli, sur le fleuve lesi, se livra 
le combat dans lequel Metellus battit Garrinas» lieute- 
nant de Marius, et qui le rendit maître de la campagne 
voi^ne. Le savant numismatiste en conclut avec assez 
de vraisemblance que l'enfouissement en question eut lieu 
pendant les troubles qui précédèrent ou suivirent cet 
événement en 672, d'autant plus que cette époque cola- m ir. j.^. 
cide assez exactement avec la date indiquée par lacompa- 
raison des monnaies. 

T"" Led^pdtde Jfon^ecodruzzo (MC), près de Saint-Marin, Montooodmtw. 
danslaRomagne,adûètre enfoui vers 673. LecomteBorgbesi » «v. j.^. 
a pu examiner à7Zi pièces provenant de ce trésor (i) .Dws le 
nombre se trouvaient le denier deQ. AntoniusBaIbus(n*236) , 
ceux des deux Memmius de Tannée 672 (n* 226) et quel- sa «r. j.^. 
ques exemplaires isolés des deniers de Flaccus (n"" 237) et 
d'Annius (n* 238) , frappés en 673; de sorte que Tenfouîs- n av. j.-c. 
sèment eut lieu probablement avant que ces pièces, frap- 
pées en Espagne, aient pu franchir en grand nombre les 
frontières de l'Italie. Il n'est pas étonnant que les deniers 
de Sylla, émis au plus tard en 672, ne s'y soient pas Mâf.j.<i 
trouvés, puisque frappés en Grèce et dans l'Asie Mineure, 
ils ne pénétrèrent en Italie que fort tard. Une variété 
d'entre eux, quoique peu rare, ne se trouve même pas 
à Roncofreddo. On peut apprécier le temps qui s'é- 
coula entre les deux enfouissements de Fiesole et de 
Montecodruzzo par le nombre des nouveaux monétaires 



(I) Voy. CâTedonl, Rfpostigli, p. 19; 4637 seulement ont été cata- 
logués; 07 antres, que Borgfaesl eut l'occasion d'examiner dqrais, n'oia 
fourni aucun type nouveau. 



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130 CHAPITRE VUL 

ordinaires dont on lit les noms dans ce dernier trésor. On 
y a recueilli les pièces ûe deux commissions de III virs mo- 
nétaires: L. Censorinus, P. Grepusius,C. limetanus (n*227) 
et Q. Ogulnius Gallus, Yer(gilius?), Gar ou Car(vilius7) 
(n"" 239), ainsi que les monnaies de trois monétaires dont les 
noms sont isolés sur les pièces; On. Lentulus (n* 229], 
G. Marcius Censorious (n* 230), L Rubrius DosseuDus 
(n* 228) dont il existe des pièces de cuivre, et qui par 
conséquent ont aussi été triumvirs; enfin de deux autres : 
G. Norbanus (n* 2Ai) et G. Licinius Macer (n"" 2A0) dont 
nous ne possédons pas de pièces de cuivre, mais que nous 
n'avons aucune raison de regarder comme des monétaires 
extraordinaires, et qui, avec les quatre précédents, peuvent 
former encore deux autres collèges annuels. Toujours est-il, 
et Tensemble de ces pièces le prouve, que le dépôt de Mon- 
tecodruzzo est au moins de quatre années plus récent que 
celui de Fiesole, mais Fintervalle entre les deux enfouisse- 
ments pourrait être encore plus long, car il est de fait qu*à 
cette époque, pour quelque raison que ce puisse être, les 
commissions moné^ires ne se renouvelaient pas régulière- 
ment tous les ans (p. 50). Il découle de ce que nous avons 
vu que toutes les pièces trouvées à Montecodruzzo, et qui 
S7 et %i «T. j.-c. manquaient à Fiesole, ont été frappées entre les années 667 
et 673. 
CArrwe. 8* Dépôt de Carrare (CARR) (1). Les travaux du Mar- 

quis Remedi {Relazione degli scavi falli in Luni. Sar- 
zana, 1860; Bull, de ïlnsL arch., 1861, p. 126 et 78), et 
du savant abbé Gavedoni {Raguaglio archeologico di un 
antico ripostiglioscoperto in Carrara. BulL^ 1860, p. 139,. 
200, 221, et 1861, p. 121) nous fournissent sur le dépôt 

(1) Ann.de Vlnsi, arch., 1863. 



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DÉPÔTS. i 87 

sorti de terre au mois d'avril 1860 à Carrare (1) des 
détails qui, bien qu'incomplets, nous mettent à même d'en 
parler avec connaissance de cause. Il est à regretter que 
Cavedoni ne nous ait pas donné un catalogue complet des 
trois mille deniers de ce dépôt, car il est positif que plu- 
sieurs pièces, citées depuis la publication du Marquis 
Remedi comme étant de la même provenance, n'en ont 
jamais fait partie (2). Cavedoni indique, parmi ces der- 
nières, le denier de L. Valerius Acisculus, au type d'Europe 
enlevée par le taureau, et celui de César, au type de 
l'éléphant. 

Le trésor de Carrare contenait les mêmes pièces que celui 
de Montecodruzzo, et d'après Cavedoni, la plupart de celles 
qui étaient frustes à Montecodruzzo se sont trouvées belles 
à Carrare. Nous en concluons que l'enfouissement du dépôt 
de Carrare est le plus récent des deux. Les roonnûes de 
Sylla manquent dans l'un et dans l'autre, ce qui s'explique 
parfaitement par les observations que nous avons eu oc- 
casion de faire au sujet des monnaies émises dans les pro- 
vinces éloignées de l'Italie. Or celles de Sylla ont presque 
toutes été frappées en Orient. Cependant on y a trouvé le 
rare denier sans nom de monétaire et marqué seulement 
de l'initiale Q, ayant pour type la corne d'abondance, et 



(1) On peaC eoosnlter notre lettre à M. Hensen sor le même sqjet Buliei, 
de rinst areh., 1861, p. 78. 

(2) Dans la première notice publiée par Cavedoni (BuHet, de tinst. arch. 

1860, p. 139), le denier de L, Cossutiue Stabula (n« 286) se trooTait aassi 
sor la liste de ce dépôt, ce qui était fait pour dérouter tous les calculs, 
puisqu'il ne s'était rencontré ni à Roncofreddo ni à Frascarolo; mais deux 
rectifications insérées successivement dans le Bulletin (1860, p. 203; 

1861, p.| 124) sont venues nous dire qu'il y avait été porté par er- 
reur. 



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138 CHAPITfiB VllI. 

que l'on attribue à Sylla. Outre ce denier, cinq 
autres s'y sont également trouvés, qui manquaient à 
Montecodruzzo : l'anonyme au type de la corne d'abon- 
dance, comme celui que nous venons de citer, mais avec la 
légende EX S. G. (un exemplaire); les deniers de £• Ca«- 
ciliuê Metêlluê Pim imp. (peu d'exemplaires); ceux de 
C. Marins Capiio (en grand nombre), d'il. Pasiumius A. 
F. 5p. N. ÀUrinus (très-peu d'exemplaires), et de L. Ruiilius 
Flaeeus. Ce dernier avdt échappé à l'examen du Marquis 
Bemedi, mais Cavedoni a pu en voir un exemplaire. 
Toutes ces pièces, d'après le savant modenais, étaient 
d'une excellente conservation. Nous pouvons donc admettre 
80 et 79 av. J..C. avcc probabilité qu'elles ont été frappées vers 67 h ou 
676, peu après l'enfouissement de Montecodruzzo, abstrac- 
tion fûte de la première, à qui sa rareté permet d'attribuer 
une date plus ancienne. 

Il nous reste à dire un mot des monndes divisionnaires 
d'argent Elles étaient à Carrare en plus grand nombre 
que dans la plupart des autres dépôts; on en a trouvé 
cinq cent cinq, dont trente-quatre quinaires de M. Cato; 
de plus, quelques pièces fort anciennes, entre autres des 
quinaires avec ou même sans symboles accessoires (n** 2 
et «3) ; peut-être celui qui porte le monogramme de Rome 
(n^ 6) , et ceux des monétaires T. Cloulius (n* 183) , C. E^a- 
tuleius (n» 184), P. Sabinus (n» 185), C. Fundanius (n* 196), 
M. Cato (n» 1 86), L. Pîson (n« 212) , Q. Titius (n* 214) , L. Ru- 
brius Dossennus (n* 228), Cn. Lentulus (n*229), ensuite 
l'ancien victoriat (n* 5), quelques drachmes de la ligue 
achéenne au type de la tête de Jupiter barbu et au ^ de la 
tète de chèvre avec la légende AX (en monogramme) 
et innO* enfin la pièce d'un sesterce et demi avec la 
marque IS (n^ 218). Il nous estdiflScile de déterminer com- 



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DÉPÔTS. 130 

ment ces derniëres pièces ODt pu Être enfouies dans ce dé- 
pôt Le victoriat d'ancien poids a été rencontré pluâeurs 
fois dans des trésors qui ne contenaient que des deniers, 
comme ceux de Gaziona et de Liria; il se peut qu'à cette 
époque il ait circulé comme denier, son poids se trouvant 
entre celui du denier et celui du quinaire. A Carrare* ob il 
y avait une grande quantité de quinaires, il aura été pro- 
bablement confondu avec eux. Sans doute il en a 
été de même des drachmes achéennes, dont le poids est 
égal à celui du victoriat (Bull de tIn$U arth.^ 1861, 
p. 79). Quant à la pièce d'un sesterce et demi, y est-elle 
entrée pour sa valeur normale ou abusivement pour un 
quinaire? C'est ce que nous ne saurions décider. 

9* Le dépôt de Hevisz^zamos (HSZ), dans le comitat de iicTiu.szamos. 
Weissenburg en Transylvanie, découvert en 18&A, conte- 
nait trois deniers sans nom de monétaire, au type des 
Dioscures et avec l'emblème du croissant dans le champ; 
trois autres, au type de la Victoire dans un bige, et cent 
onze pièces avec des noms de monétaires. Les plus récentes 
de ces monnaies occupent dans notre série chronologique 
les n""* 252 à 258, et ce dernier est le seul dont la place 
ait été modifiée par suite de cette découverte, puis- 
qu'elle a prouvé que s'il ne s'est rencontré ni à Ron- 
cofreddo ni à Frascarolo, c'est uniquement à cause de sa 
rareté. 

Ce dépôt doit trouver place entre celui de Carrare, en- 
foui de 675 à 680, et ceux de Roncofreddo et de Frasca- 79 «t 74 et. j..c. 
rolo, cachés de 680 à 685. On peut donc fixer vers 680 la 74 «t e» %r. j.-c. 
date de son enfouissement {Archiv fur Kunde ©««(rftcfct- 
seher Geschichte, t. XXIV, p. 377) (1). 

(I) Dans le même recueil^ t. XXIX. p. 318, U est fait mention d'un autre 
dépAt troQYé aux enTirona de riume, en l8Cf>, dans un »»anc de rochers. 



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RoncofredUo. 
74 et 69 AT. J.-C. 



7ft et 71 »r. J.^. 
74 ftT. J.-C. 
69 AT. J.^. 



FrMCftrolo. 



lAO CHAPITRE TlJl. 

Dans le même dépôt il y avait trois cent dix-huit drachmes 
de Dyrrbachium et un anneau d'argent décoré de divers 
ornements. 

lO"" Le dépôt de Roncofreddo (RF.), près de Savignano* 
dans la Romagne, a été enfoui entre les années 680 et 685, 
probablement pendant la guerre des esclaves. Il contenait 
environ six mille deniers ou quinsdres, qui onttousétéexami- 
nés et catalogués par Pietro Borghesi (1). On y rencontre les 
deniers de Metellus Plus (n"" 2A8), frappés entre 679 et 683 
et ceux de Cn. Lentulus frappés vers 680 (n''2S9); mais on 
n'y voit pas ceux desédiles de l'an 685, P. Galba et M. Plae- 
torius (n^' 266 et 267). Ce dépôt est donc d'au moins six 
années plus récent que celui de Montecodruzzo; il n'a fourni 
que neuf monétaires ordinaires dont les noms ne se trou- 
vaient pas dans le dépôt précédent. 

!!• Le dépôt de Frascarolo (FR), près de Castelvetro 
(12 milles italiens au sud de Modëne) , enfoui à la même 
époque que le précédent, contenait environ onze cents de- 
niers, catalogués par Cavedoni (2). Comme toutes ces 
pièces n'ont pas été trouvées en même temps et qu'elles ne 
sont arrivées que successivement à l'illustre numismatiste. 



Malheureusement ce dépôt, qui parait aticieii^ contenait trop peu de pièces 
pour pouvoir fournir de nouveaux éclairclsseuieiits à la chronologie des 
monnaies consulaires. 

(1) Cavedoni, Ripostigli, p. 25 et suiv. 

(2; Cavedoni, Saggio, p. 9(comp. appendice C, p. 181; Ripostigli y p. 30 
et 209). La première découverte et la plus considérable eut lien sur le côté 
oriental d'un petit fossé qui coupe ie bois. On trouva les deniers à même 
dans la terre, et sans trace d'un vase qui aurait pu les contenir. Pendant les 
plaies d'automne, on en découvrit encore quelques-uns. Ces pièces passè- 
rent par bien des mains différentes ; Cavedoni loi-méme en examina le plus 
grand nombre, mais il ne les vit pas toutes. 



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69 »r. J.-C. 



DÉPÔTS. lAl 

il se peut qu*il y ait eu quelques erreurs ; on est même 
certain qu'il y en a eu pour les pièces de Libo {ù^ 280} et 
de C. Piso (n"" 270). Quant à deux autres deniers qui se 
trouvent à Frascarolo et qui manquent à Roncofreddo, ceux 
de L. Furius Broccfaus (n* 291) et de G. Postumins 
(n"" 290), nous doutons qu'ils soient vraiment antérieurs 
à l'année 685, d'autant plus que le titre de triumvir, qui 
se voit sur la pièce de Brocchus, ne se trouve sur aucun 
autre denier de la même époque. L'absence des mon- 
naies de L. Rustius (n*" 26&) et surtout de celles de L.Far- 
suleius Mensor (n"" 262) qui se sont trouvées à Ronco- 
freddo, semblerait indiquer que ce dernier trésor a été 
enfoui un peu plus tard que celui de Frascarolo, et que ces 
deux pièces sont les plus récentes du dépôt de Ronco- 
freddo. 
12* Le dépôl de Cadriano (C), à à milles de Bologne, c^»^»»»»- 

50 âv, J.-C. 

enfoui en 70A ou au commencement de 705, contenait un 49 ar. j..c. 

grand nombre de deniers dont environ trois mille ont été 

étudiés et décrits par M. Philippe Scbiassi (1). Les deniers 

les plus récents sont de l'année 700 (n** 275, 276) ; il n'y en 

a ni de 705ni des années suivantes. De plus, tous les deniers 

de 705 qui manquent à Cadriano sont communs, et la guerre 

civile qui éclata dans ce pays au mois de janvier 705 peut 

bien avoir été cause de l'enfouissement. Tout se réunit 

l)our en fixer la date non-seulement entre 700 et 705, 

mais positivement à la fin de 70& ou au commencement de 

705. de dépôt est donc d'au moins vingt années plus ré- 



(1) Pilippo Schiaasi, Del ritrouamento di medagiie consoiari e di fami- 
glie fatioa Cadriano, Vanno 1811; eflizione seconda accresciula. Bologoa, 
1820, in-8". Cavedoiii, Hipostigli (p. 31 et 362) a donné diverses recMQca- 
lions et additions à cet ouf nige. 



64 IT. J.-C. 
49 »T. J.-C. 



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li|2 CHAPITRE VIII. 

ceot que celai de Roncofreddo, et cependant nous n'y trou- 
vons guère qu'environ trente nouveaux noms de monétaires 
ordinaires. 
6«n-ce.ario. ijo u dépôt de Saf^Cesafio (SC) , à 8 milles de Modène, 
dans la direction de Bologne, a été enfoui en même temps 
que le précédent. Sept cent trente pièces ont été examinées 
et décrites par Cavedoni, sur environ quatre mille qui en 
formaient la totalité (1). Tous les deniers communs se 
sonttrouvés dans ces deux dépôts dans la même proportion, 
de sorte qu'on peut les considérer comme ayant été cachés 
en même temps. 

Pour mieux distinguer les deniers de César et en fixer plus 
sûrement la date, enfin pour déterminer avec plus de pré- 
cision la quantité en circulation de chacune des espèces iso- 
lées, il nous faut encore étudier les dépôts suivants : 
vmoi*. a^ San Niecolo di Villola (V), près Gadriano, aux envi- 

rons de Bologne, dépôt qui remonte à l'an 711, pendant la 
gaerré de Modène. Huit cent quatre-vingt^ept pièces ont 
été décrites par Scbiassi, sur plus de mille qu'il conte- 
n«dt (2). Les plus récentes ont été frappées par D. Brutus 
44 et m ar. j.-c. scul, de 710 à 711, par G. Pansa seul ou par D. Brutus et 
G. Pansa réunis, dans les premiers mois de 711 (S). 

b. ColUcchio (COLL), près de Spilamberto, à 12 milles 



JoUeccbio. 



(1) Saggio,p. 6. RipOstigli,^,Z9. 

(2) Dans la seconde éditioo de ToiiTrage dté p. 141. — Voyei 
Cavedooiy RiposUgii, p. 34 et 254. 

(3) En effet, les deniers de G. Pansa, ceux en particulier qui portent la 
légende LIBERTATIS Talluslon évidente à la mort de César) et celui qu'il a 

. frappé conjointement avec D. BRUTUS, et qui porte pour type Temblème du 

Sénat (un caducée tenu par deux mains entrelacées), n'ont pas été frappés 

44 ftT. J.-c. en 710, comme le pense Cavedoni (Saggio, p. 18); ils n'ont pu Tétre qu'en 

43 ar. J.-C. 1 1 1> P^FCO que Pansa n*occupa aucune fonction publique d^uis le printemps 

7 10 Jusqu'au !•' Janvier 711. 



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DÉPÔTS. lAS 

au sud de Modène; de la même époque que le précédent. 
Cinq cents deniers, sur mille environ qu'il contenait, ont 
été décrits par Gavedoni (1). 

c. Sania Anna (SA), sur le Panaro, à la frontière du s. Anna. 
Modenais et du Bolonais; enfoui à la même époque que les 

deux précédents. Les deux mille deniers qu'il contenait ont 
été examinés par Gavedoni (2). La découverte de ce dé- 
pôt est due à une inondation ; son contenu, ou ce qui est 
regardé comme tel, ayant passé par beaucoup de mains, 
nous ferons à son sujet les mômes réserves que pour le tré- 
sor de Frascarolo. 

d. San Bartolomeo in Sasso Forte (SF), à 6 milles de shs^o Forte. 
R^gio. Ge petit dépôt est peut-être un peu plus récent 

que les trois autres. Quatre cent trente et une pièces renfer- 
mées dans un vase ont été décrites par Gavedoni (S). 
Les deux deniers de P. Accoleius Lariscolus et de Petillius 
Gapitolinus paraissent être les pièces les plus récentes qui 
s'y soient trouvées; ils n'existdent pas dans les dépôts 
précédents et datent de Tannée 711. 

e. Le dépôt de PeccioU (P), à Valla d'Era, près Pise, recciou. 



(1) Saggio, p. 7. Appendice, p. 181; comp. RiposUgli, p. 34. — Gave- 
doni pense que ce dépôt et le solvant sont un peu moins anciens que celui 
de Villola, parce que l'on y a trouvé le denier de Palikanus, qui manque 
dans l'autre : ce qui ferait descendre Tenfouissement Jusqu'en 711. Ce- 
pendant la rareté de cette pièce et le pea d'Importance des dépôts suffisent 
poor Justifier cette absence. 

(2) Appendice A, p. 163, et G., p. 179. RiposUgli, p. 35. Les deniers de 
L. Buca, de P. SepolliasMaceretde L. Valerius Aciscnins sont rares^et s'ils 
se sont trouvés dans le dépôt de S. Anna, après avoir manqué dans les deux 
précédents, c'est que le dépôt lui-même est plus considérable que les 
autres; car il est impossible de donner aux deux premiers deniers une date 
plus récente qu'à ceux de G. Pansa qui sont de 711. 

(Z) Appendice Cf p. 187. RiposUgli, p. 35. 



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144 CHAPITRE \III. 

38aT. j.^. ne remonte pas au delà de Tannée 716; il contenût six 
mille pièces, dont cent cinquante ont été examinées par 
Cavedoni (1). 
i^iria. /. Dépôt de Liria (LIR) (2). Le 81 octobre 1800, on 

découvrit à Liria, dans le royaume de Valence, un vase de 
terre contenant près de mille deniers. Don Giuseppe Ganga 
Arguelles endonna le catalogue, à la démandede F Académie 
de Madrid. Ce travail, fait avec soin, mais par un homme 
qui ne s'était jamais occupé de numismatique, est conservé 
dans la bibliothèque de l'Académie : c'est tout ce qui nous 
reste de cette trouvaille aujourd'hui dispersée. On verra, 
en lisant le chapitre suivant, que cjb dépôt renfermait 
très-peu de pièces antérieures à Sylla, ce qui prouve com- 
bien ces monnaies étaient déjà rares du temps de César. 
Le dépôt lui-même a fourni trois cent soixante-deux de- 
niers de Sylla, cent quatre-vingt-six de divers monétaires, 
49 et 4s av. j.^. tous frappés entre les années 705 et 711 ; quelques pièces 
illisibles et un victoriat du poids ancien (n* 5), formant un 
total de neuf cent quatre-vingt quatre pièces. Ce trésor cor- 
respond donc parfaitement à ceux de Villola, Colleccbio 
43AT.J.C. et Santa Anna, qui furent enfouis en 711^ il contient, 
excepté les plus rares, tous les deniers frappés jusqu'à cette 
époque. Les deniers de P. Accoleius et de Petillius Capito- 
linus ne s'y trouvent pas, non plus que ceux des triumvirs 
48 iT. j.-c. entrés en charge dans l'automne de 711. Les deniers émis en 
Espagne y abondent, et ceux qui ont été mis en circulation 
en Italie peu avant l'enfouissement s'y rencontrent en nombre 
suffisant, de sorte que ce trésor n'est pas en cela dans les 



(1) Ann. de flnst. arch., 1854. p. Cl. 

(2) Ann. de rinst. arch.^ I8CS, ioc. cit. 



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Cordoue. 



DÉPÔTS. 1&5 

Conditions exceptionnelles que nous avions signalées pour 
ceux de Cazlona et d'Oliva. On y trouve même un assez 
grand nombre d'exemplaires du denier de C. Annius, frappé 
par son questeur Fabius pendant la guerre de Sertorius 
(n*238);etceux de Gn. Pompée fils, qui, quoique rares en 
général, y sont cependant au nombre de dix-huit. Enfin, le 
dépôt prouve (et ceci n'est pas ce qu'il y a de moins 
instructif) que c'est à Sextus Pompée, et non à son 
frère, qui ne prit jamais le titre de Plus, que Ton doit at- 
tribuer les monnaies de la famille Pompeia, portant les 
mots Sextus et Plus : fait que nous avions déjà soup- 
çonné (1). 

g. Dépôt de Cordoue (2). M. Fernandès Guen*a fit 
Facquisition de cent trente deniers provenant d'un dépôt 
découvert à Cordoue enl83i. Le catalogue, dont nous de- 
vons la communication à M. Zobel, ne contenait que des 
renseignements assez vagues, et d'ailleurs les monnaies se 
rapportent toutes à une époque numismatique parfaitement 
connue. Nous remarquerons seulement que cet enfouisse- 
ment contenait toutes les monnaies les plus récentes du 
dépôt de Liria, en particulier celles de Cn. Magnus et de 
M. Poblicius (trois sur les cent trente pièces décrites), une 
de Sextus Magnus Plus, celles de L. Albinus et de G. Yibius 
Pansa, enfin celles de Petillius Gapitolinus et de L. Li- 
vineius Regulus. Le dépôt de Sasso Forte nous a déjà 
montré (ci-dessus page 1A3), que le premier de ces deniers 
avait été frappé en 711 avec celui de P. Accoleius, mais isar. j.c. 



(1) Ci-après, ch. IX, S 3. 

(2) Ann, de Clnst. arch,, 1803, loe, cit. 

n. 10 



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ii6 CHAPITBE YIII. 

après ceux d'AIbinus et de Pansa. Noos avions déjà trouvé 
celui de L. Livineius Regulus dans le dépôt, & peu près 
contemporain, de Santa Anna. Le trésor de Gordoue confirme 
donc ce qui ne pouvait être jusqu'ici qu'une conjecture : 
c'est que les deniers portant le nom de Regulus ont été 
48 et ssftT.j.^î. frappés, les uns en 711 et les autres en 716. 
Arb«..»t«. ft. Pans le département de la Gironde, à Arbanatz (AR), 

près de Podemac, dans l'ancien territoire des Biluriges 
Vivisci^ dépendant de l'Aquitaine, le hasard amena, en 1856, 
la découverte d'un dépôt contenant neuf cent soixante-six 
deniers. M. le duc de Luynes l'acquit en totalité, et il fait 
partie du don magnifique dont cet illustre antiquaire a en- 
richi le Cabinet de France. Gavedoni en a publié un cata- 
logue exact {Bull, de tlnst. arch.^ 1863, p. lA). Nous ne 
citerons parmi les deniers de l'époque républicaine qui s'y 
trouvent, que celui qui porte la légende MESSAL. F. PATRE 
COS (n*277). Gette pièce, qui ne s'était rencontrée dans 
aucun des dépôts connus jusqu'àce jour, s'est trouvée à fleur 
de coin dans celui d' Arbanatz. Quant aux pièces de l'époque 
dictatoriale, elles ne présentent aucun intérêt particulier, 
puisque leur date avsdt déjà été fixée par d'autres dépôts; 
les seules pièces vraiment utiles au point de vue chrono- 
logique qu'il nous ait fournies sont les plus récentes, celles 
du triumvirat, pour lesquelles il s'accorde parfaitement avec 
le dépôt de Peccioli. 

Nous n'avons pas encore de données très-exactes sur les 
dépôts renfermant des monnaies gauloises mêlées aux 
deniers romains; ils sont cependant assez communs en 
France. Lorsque cette lacune aura été comblée, on pourra dé- 
terminer avec exactitude la date encore incertaine des qui- 
naires gaulois. 



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SÉRIES ET VARIÉTÉS. Ii7 

§"• 

Séries et variétés. 

Il est facile de reconnaître les pièces du même moné- 
taire quand elles sont toutes du même métal ; mais cette 
tâche est moins aisée quand elles sont de différents métaux. 
La difficulté vient de la manière d'écrire les noms, qui sont 
souvent plus abrégés sur le cuivre que sur Targent; 
de plus, le même nom n'indique pas toujours le même 
personnage. On ne peut donc établir de règle générale. Sans 
parler des pièces d'or, si rares du temps de la République, 
il y a des monétaires qui n'ont frappé que des pièces de 
cuivre, d'autres n'ont émis que des pièces d'argent, 
d'autres enfin ont frappé des pièces des deux métaux. En 
général, le cuivre est plus abondant dans l'origine, et l'ar- 
gent le devient ensuite; cependant parmi les plus anciens 
monétaires on en rencontre déjà, comme S.Quinctius (n*â6) , 
M. P... (n* 32) dont les noms ne se trouvent que sur l'ar- 
gent ; et parmi les plus récents il y a quelques-uns, comme 
C. Cassius et L. Salinator (n*» 243), dont les noms ne £e 
voient que sur le cuivre. Nous remarquerons aussi que, dans 
l'origine, tous les monétaires qui ont fabriqué de la monnaie 
de cuivre ont frappé des as; on peut supposer que s'il nous 
en manque quelques-uns, comme l'as et le semis de A. Spu- 
riiius, dont nous ne possédons que le trions (n© 66), cela vient 
de ce que le hasard ne l'a pas encore fait découvrir (1). 



(1) Voyes Annaiet, 1893, loc. cit. — Cette observation est parfaitement 
exacte; M. Mommsen citait encore Anrelius (n<* 34), et il se trouve précisé- 
ment que l'as, le trions et le qnadrans de ce monétaire que M. Mommsen 
ne connaissait pat, existent dans la collection de M. le baron d'Ailly. Les 



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148 CHAPITRE TIII. 

Plus tard la fabrication de Tas fut suspendue et, caoïm^ 
on le verra au chapitre suivant, il n'en existe pas dans la 
deuxième, la troisième ni même dans la quatrième période, 
i»4. 104 aT. j..€. c'est-à-dire de l'an 600 à l'an 650. Ce n'est que vers la 
fin de cette quatrième période que Cn. Blasio (n"* 163) et 
C. Fonteius (n* 164) ont recommencé à frapper des as. 
On en fabriqua fort peu pendant la période suivante, et à 
74 av. j.-c. partir de 680, l'atelier de Rome ne fournit plus ni as, ni 
fractions, de sorte qu'à proprement parler le monnayage de 
cuivre de la République cesse en 680 (1). 

Nous avons vu plus haut que les décussis, les triponcTius 
et les dupondius de cuivre appartiennent exclusivement 
aux premières années, et que nous ne connaissons encore 
qu'un seul dupondius frappé et correspondant à l'as oncia) 
faible. Depuis l'adoption du pied semi-oncial, c'est-à-dire 
pendant les dernières années du monnayage de cuivre, l'as, 
le semis et lequadrans sont plus communs que les petite» 
fractions. 

A toutes les époques le denier a été la plus abondante 
des pièces d'argent ; aussi sa présence dans une série ne 
peut-elle pas servir de crittrium pour son classement chro- 
nologique. En général, le grand nombredes pièces n'est pas 
une preuve d'ancienneté. On remarquera que la plupart 
des deniers classés avant le n** 61 de notre tableau chrono- 
logique sont rares. 

Les pièces d'argent du second ordre sont au contraire 



pièees qai iDanqaent à la série d'A. Sporilios exMent peut-être également 
dans l«fS cartoos de quelque eoUecUon dont le catalogue n'a pas encore été 
publié. B. 

(1) Ann. fie VInst. arch., îoc. cit,, p. 24, 34, SI. 



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SÉRIES ET VARIÉTÉS. 1&9 

un bon jalon pour la chronologie, et les trois principales, 
savoir : le sesterce, le quinaire et le victoriat méritent, à 
cause de leurs émissions et de leurs démonétisations suc- 
cessives, un examen plus approfondi. 

1* Le sesterce a été émis à trois époques différentes, se- 8e«t«ro«. 
parées entre elles par des intervalles assez longs. 

a. 186 et suivants. Cette première fabrication n^a pu m« ««. j^. 
durer que quelques dizaines d'années; elle doit avoir cessé 

avant Taffaiblissement du poids des pièces d'argent, 
en S37 (1)» avant qu'un type nouveau n'eût remplacé tu mw, j.-c, 
celui des Dioscures (puisqu'il tfexiste pas même de sesterce 
avec le bige de Diane) , enfin avant que les signes ou em- 
blèmes de monétaires ne parussent sur l'argent. En effet, 
les monogrammes de Rome et de Luceria sont les seules 
marques accessoires que l'on voit sur les sesterces de cette 
époque* On peut cependant supposer que dans le commen- 
cement ces sortes de signes se mettaient plus particulière- 
ment sur les piindpales pièces des divers métaux et ne se 
mettront pas sur les pièces divisionnaires. 

b. En 666 ou 666 eut lieu l'émission des sesterces de ««etsiar. j.c. 
Kson et de Silanus, avec les initiales E. L. P. (e lege Papi- 

ria?) (n* 213). €es espèces sont complètement isolées, et 
leur émission doit se rattacher à des changements in- 
troduits alors dans la petite monnaie et à l'adoption du sys- 
lème demi-oncial pour le bronze. 

c. De 706 à 711 furent frappés les sesterces de Pompée 4« ii 48 ^w. j^. 
et de César, dont il sera question plus loin. 



(1) il faot eep«Ddaiit ne pas oobller que les petites fractions ne sont Jt- 
mais aussi régnilèrement ajostëes qne les pièces principales, et que leur 
poids n'est Jamais très-eiaet (p. 2S, note). 



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150 CHAPITRE TIII. 

Quinaire. 2'' Oo pcut faire à peu près les mêmes observations ao 

sujet des quinaires. 

a. Les quinaires de la première époque sont semblables, 
pour le type, aux plus anciens deniers et portent le signe 
de leur valeur V; ils sont contemporains des plus anciens 
sesterces, mais leur émission a duré un peu plus longtemps 
que celle de ces derniers, car on en a trouvé pesant 1/168 

217 »r. J..C. de livre, qui sont par conséquent postérieurs à l'année 537 
(ci-dessus, pages 25 et 26, note); quelques-uns ont pour 
type du revers Diane dans un bige (n"" 7); enfin on les trouve 
non-seulement avec la marque des ateliers monétaires, 
comme ROMA (en monogramme) (n* 6) , L (n^ 8) , KOP (n* 9) , 
H (n» 1 4) ,Q. (n* 18) , mais encore avec des symboles ou em- 
blèmes de magistrats monétaires, tels que Tépi, le fer de 
lance horizontal, le scorpion, avec les monogrammes TÂMP 
(n* 22), MT (n« 28), AVR. (n'» 34), et même avec le nom 
abrégé G. VAR. (n*" 18). Le petit nombre de quinaires de 
cette dernière espèce, que nous possédons, prouve que leur 
fabrication ne dura pas beaucoup plus longtemps que celle 
des sesterces; on en rencontre, quoique rarement, de coin 
espagnol, et l'on sait que le monnayage romano-espagnol 

306 »v. j.-c. ne commença qu'en 5A8. Dans le chapitre suivant nous 
n'en trouverons que pendant la première période, et encore 
pas au delà de notre n"" 51 ; il n'en existe ni dans la seconde 
période ni dans la troisième (1). 

104 ar. J..C. à. Lorsque Ton démonétisa le victoriat vers l'an 650, 
on frappa de nouveaux quinaires, auxquels on assimila ce 
qui pouvait rester dans le commerce d'anciens victoriats ; on 
leur donna en même temps un type à peu près semblable. 



(1) Afin, de Vlnst, arch,, loc, cit., p. 24. 



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SÉRIES ET VARIÉTÉS. 151 

Les trois plus anciens quinaires de cette catégorie (1) 
sont probablement ceux de T. Cloulius (n"" 183), de 
G. Egnatuleius (n* 18A) et de P. Sabinus (q*185), tous les 
trois avec le type du victoriat ou du demi-victoriat, et la 
nouvelle marque de valeur Q. Après eux viennent les qui- 
naires de G- Fundanius (n*196) et de Gn. Lentulus (n" 229) 
sans marque de valeur, mais au type du victoriat ; ceux de 
M. Cato (n* 203), de L. Piso Frugi (m 212) et de Q- Titius 
(n* 21 A), dont le type est un peu changé ; enfin ceux qui 
se rattachent aux deniers de M. Fonteius et de L. Julius 
Bursio (n" 233, 234) dont le type est entièrement diffé- 
i^nt Les moins anciens de ces monétaires ont exercé leur 
charge vers 670, de sorte que cette émission de quinaires 84 «t. j.^. 
a pu durer de 650 à 670. ,04. 34 „, 4.^. 

c« En 705 une nouvelle émission de quinaires eut lieu 40 ar. j.c. 



(1) Voyes Ann. de VInsL arcA., loc. cit., p. 4C. — M. Mommsen serait 
«sses tenté de laisser le monétaire T. Cloulius dans la troistème période, 
de 620 à 640, mais il se trouve embarrassé pour P. Sabinas et G. Egna- ^^^ ^ ^^^ 
Culeius d«Dt les quinaires sont semblables à celui de T. Cloulius et dont J.-c. 

nous ne connaissons pas de deniers; ii lui parait impossible qu'après 
une première émission de quinaires de la nouvelle forme il y ait eu aus- 
sitôt une suspension dans leur émission qui n'aurait été reprise que par 
C. Fundanius et M« Caton et à U v* période, c'est-à-dire entre 650 et 104. 84 ar. j.-c. 
670. M. Mommsen croirait plutôt qu'il y a eu deux monétaires, du nom 
de T. Cloulius, dont l'un aurait émis le denier classé par M. Zobel dans 
la ni* période, entre 620 et 640, et un autre, contemporain et probable- 
ment collègue de C Egnatuleius et de P. Sabinus, qui pendant la f* pé- 
riode (vers €50] n'aurait, comme eux, émis que des quinaires. Cependant 
cette solution, qui a son côté spécieux à cause du manque absolu de de- 
niers des monétaires Egnatuleius et Sabinus, ne satisfait pas eotièrement 
notre savant auteur^ d'ailleurs, le denier de Cloulius, par Pabsenoe de 
l'indication de la valeur, lui parait être une anomalie dans la lu* période* 
C'est ce qui m'a décidé à attribuer le denier et le quinaire au même T. 
Cloulius, et à les classer au commencement de la w* période. Voyez ci-après 
ch. IX, n* 183. B. 



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152 CHAPITRE TIII. 

en même temps que celle des sesterces, et lear fabrication 
continua quelques années. 
victoritt. 3» Nous avons vu dans un précédant chapitre (p. 96 

et suiv.) Torigine du victoriat. Il paraît que cette espèce 
pénétra en Espagne plus tôt que les deniers. La décou- 
verte de victoriats trouvés en Espagne avec une légende 
incuse, prouve ou qu'ils sont plus anciens ou que le mode 
de fabrication fut concédé plus longtemps que nous ne 
l'avions d'abord pensé (1). Cependant les victoriats d'un 
poids plus fort et correspondant au poids primitif des de- 
niers et aux as trientaux, sont les plus rares ; autant que 
nous avons pu le vérifier ils portent les emblèmes suivants : 
le croissant, la massue, l'épée recourbée et le monogramme 
229k 217 •?. j.-c. de ROMA (n* 6), et remontent à la période de 525 à 537. 
Depuis lors, le victoriat fut frappé en assez grande quantité ; 
nous le rencontrons avec les mêmes monogrammes d'atelier 
que le quinaire, ensuite avec ceux de Yibo (n* 11) et de 
Crotone (n* 10). On le trouve également avec les emblèmes 
suivants : l'épi, l'autel allumé, la branche, le foudre, le 
trident, la mouche, la corne d'abondance, le casque, le 
chien, l'épieu, la pointe de lance horizontale, quatre can- 
délabres, le bonnet lauré, le pentagone, le boisseau, le pa- 
pillon, le porc, Fépée gauloise et le scipion ; enfin il en existe 
avec les initiales ou monogrammes TAMP. (n* 22), ME 
(n- 24), CM (n- 16), MATI (n- 31), MP (n- 32), MT (n* 23); 
mais l'émission de cette espèce cessa au milieu du vi* siècle. 

§ III. 

Le pied monétaire. 

Les plus anciennes pièces d'or frappées à partir de 537 



Or. 
317 fty. J.-^. 



(1) Ànn. de Vlnst. arch,, loc cit., p. 8. Comp. le tableau chronologique. 



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87 tT. J.-C. 
•l ar. J.-C. 



4« »r. J.-C. 



Argent. 
217 «T. J.-C. 



LE PIED MONÉTAIEE. lÔS 

(!!• 19) pèsent un, deux et trois scrupules (Voy. ci-dessus, 
p. 113, lli). Les didrachmes italiotes sont copiés sur ceux 
d'Athènes (n» 225); les aureus de Sylia (p*232) frappés à 
partir de 667, et ceux de Pompée (n* 245) en 678 et suiv., 
pèsent 1/30 et 1/36 de livre; enfin les aureus de César, 
frappés depuis 708, pèsent 1/AO de livi*e. Au point de vue 
chronologique, cette dernière donnée est précieuse, parce 
qu'elle classe après 708 toutes les pièces d'argent frappées 
par des monétaires dont les noms se trouvent sur les pièces 
d'or de Jules César. 

On sait que dans l'origine, et probablement jusqu'en 
537, le denier pesait 1/72 et tomba plus tard à 1/84 
de livre; il faut observer cependant qu'il ne fut jamais 
d'un poids rigoureusement exact, et que parmi les 
pièces les plus récentes il s'en trouve quelques-unes 
qui pèsent plus que leur poids normal. D'après les pesées 
que nous possédons, mais qui n'ont pas été faites sur une 
masse assez considérable de pièces, nous ne trouvons que 
les espèces suivantes, au type des Dioscures, qui pèsent 
l'ancien poids : 

a, sans aucun emblème; 

6, avec les symboles suivants : l'ancre, le caducée, le 
croissant, le marteau et l'apex, la massue, la couronne de 
laurier, la branche de laurier, l'épée recourbée, le scipion; 

c, avec le monogramme de Rome (p. 26. 27, notes). 

Nous avons développé plus haut l'histoire de la monnaie 
de cuivre, et nous avons vu que vers l'époque de la pre- 
mière émission des deniers d'argent (486-490), le poids de îeaeiMé.r. j -c 
l'as de cuivre avait été fixé à quatre onces, puis réduit à 
une once en 537, mais que dans l'intervalle ce poids avait m .r. j.-c. 
subi une suite d'affaiblissements successifs. Ces change- 
ments forment donc une espèce de série chronologique 



Cuirre. 



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1Ô& CHAPITRE YIII. 

268 et 217 ar. j.-c. eotrc Ics 000063 486 et 587 -, enfin la loi Papiria, qui fixa le 
89 mr. j c. poids des as à une demi-once, fut publiée vers 665, De 
tout temps on a vu dans 1* affaiblissement successif du 
pied monétaire du cuivre un élément chronologique pour 
le classement des pièces, et par conséquent pour le classe- 
ment des espèces d'argent émises par les mêmes moné- 
taires; mais les recherches faites jusqu'à ce jour sur 
cette matière ont été défectueuses, leurs auteurs ne 
s' étant pas exactement rendu compte de la façon dont 
les Romains ont exécuté les règlements de cette fabri- 
cation, ni des rapports ou des différences qui existent 
entre le poids légal et le poids réel. Le poids effectif des 
monnaies ayant une valeur réelle^ est pour ainsi dire né- 
cetsairemenl et presque invariabkment le poids légal ; sauf 
de rares exceptions, il n'y a point de surpoids possible. 
Ainsi en prenant pour base le poids effectif de l'as li- 
bral, on arrivera facilement à en déterminer d'une ma- 
nière pratique, sinon avec une exactitude mathématique, 
le pied monétaire. Quant aux monnaies fiduciaires et 
même pour les monnaies <ï appoint , il est superflu d'en 
fixer rigoureusement le poids légal ou d'en vérifier l'exac- 
titude. Le poids des pièces de billon de deux centimes 
n'est-il pas aussi indifférent pour le commerce que la 
dimension des billets de banque 7 L'égalité du poids pour 
ces pièces a aussi peu d'importance que l'égalité de la 
dimension pour les billets. Or la monnaie de cuivre cessa 
de fait d'avoir une valeur réelle lorsqu'on émit des as 
de quatre onces, et, en droit, lorsque l'as fut réduit à une 
once. 

Les monétaires romains ont largement usé de la liberté 
qui leur était laissée à ce sujet par la loi, ou du moins par 
Fusage, et il n'est pas rare de rencontrer des pièces de la 



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LE PIBD MONÉTAIRE. 156 

même valeur nominale et de la même émission, présentant 
les différences de poids les plus anormales. Ainsi on 
trouve assez souvent des trions et même des quadrans plus 
forts que le semis de la même série. Le tableau que 
nous donnerons aux annexes (1), montrera toutes ces 
anomalies. Il ne faudrait cependant pas se laisser tromper 
par ces irrégularités au point de croire que le poids 
légal n'existait pas, mais il ne faut jamais oublier de 
mettre en pratique les précautions et les observations sui* 
vantes: 

1* Dans la monnaie consulaire en cuivre l'étude d'une 
seule pièce ne suffit pas pour déterminer son pied moné- 
taire, et lorsqu'on voit un numismatiste classer un as 
dans la série onciale, et un autre le classer dans la série 
sextantaire, cela tient à ce que l'un et l'autre ont pesé la 
pièce que le hasard avait mise sous leur main, sans penser 
à vérifier si d'autres pièces identiques ne pesaient pas le 
double ou la moitié. Voilà pourquoi nous avons recueilli le 
plus de pesées possible tant dans les auteurs existants que 
dans diverses collections, grâce à l'obligeance de nos amis. 
On trouvera dans notre tableau le résultat des observations 
faites au cabinet de Berlin, par M. Friedlaender, aux 
cabinets de Vienne, de Munich, de Modëne, dans la riche 



(1) J'ai ajoaté au tableau de M. Mommsen quelques pesées nouyelles que 
J'ai pu me procurer, et dont Je dois une grande partie à Tobligeance 
de M. le baron d'Ailly. Mais ce tableau est loin d'être complet; 
ceux qui Tiendront après nous et voudront tirer parti du poids des mon- 
naies romaines, trouveront leur tâche singulièrement facilitée quand tout 
rouvrage de M. d'Ailly aura paru. On a pu voir dans son premier volume le 
soin minutieux avec lequel il note le poids de chaque pièce. Ce travail a 
été continué avec le même soin pour toutes les monnaies de la République. B. 



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156 CHAPITRE Vm. 

collection du comte Borgbesi ; nous avons aussi profité des 
ouvrages d'Olivieri, d'Ennery, de M. Riccio et autres. Mais 
il faut accepter avec d'autant plus de précaution les observa- 
tions de ce dernier, qu'elles ne méritent pas toute notre 
confiance ; par exemple les as et les semis de la famille 
Baebia pèsent, d'après ses lettres, 6, 6 et quelquefois 12 
grammes de moins qu'il ne les porte dans son catalogue. 
Cinq as de la famille Matia pèsent sdlleurs 31 , 30, 27,16 et 
16 grammes ; Riccio en donne trois de 37, trois de 36, trois 
de 35, deux de 33 et un de 27 grammes. Il serait trop long 
de nous arrêter davantage sur ce sujet ; ce que nous avons 
dit suffit pour mettre le lecteur sur ses gardes, et d'ailleurs 
M. Cohen a déjà relevé une partie des erreurs commises 
par M. Riccio. 

2'' Il est naturel que plus les pièces diminuent de vo- 
lume, moins leur poids a d'importance; il n'y a donc guère 
que l'as dont il puisse être intéressant de constater le poids . 
Les semis mêmes offrent peu de sécurité, on le voit par 
ceux de Cn. Domitius; nous en connaissons trois pe- 
sant 8,8 et 6 grammes, et qui pourraient faire penser 
qu'ils appartiennent au système demi-oncial, si l'as ne 
pesait pas 27 grammes; de même l'as de M. Yargunteius 
pèse 28 grammes, et trois semis du même monétaire pè- 
sent 7, 6 et 5 grammes. Les petites fractions de la série 
onciale sont en général au-dessous, celles de la série demi- 
onciale au-dessus de leur poids normal ; de sorte que si l'on 
ne veut pas, en évaluant le pied monétaire, s'exposer à 
perdre toute espèce de base fixe, il faut nécessairement ne 
pas tenir compte de ces fractions à partir du triens. 

3*' Pour les as des séries onciale et demi-onciale, le pied 
monétaire semble avoir eu uniquement pour but de fixer 
un minimum au-dessous duquel on ne devait pas fa- 



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LE PIED MONÊTAIBE. ' 157 

briquer de monnaies» mais qu'on aurait pu dépasser. 
La raison qui nous fait interpréter ainsi ces règlements 
est toute simple. La loi de 537 avait moins pour but de 217 «r. j.-c. 
changer le poids des monnaies que de mettre un terme à 
leur affaiblissement successif et à l'arbitraire des moné-- 
taires. La loi de 665 avait pour but d'assimiler les as 89 %r, j -g. 
d'une demi once frappés à Copia et à Valentia aux as d'une 
once frappés à Rome. Dans l'un et l'autre cas, la fixation 
d'un minimum était plus appropriée que celle d'un poids 
absolument exact D'ailleurs la manière dont les magis- 
trats traitaient la monnaie de cuivre ne peut pas raisonna- 
blement faire supposer qu'ils se soient jamais crus 
astreints à suivre une règle stricte pour le poids des 
pièces, et l'on ne peut pas admettre que telle ait été l'in- 
tention du législateur, tandis qu'un minimum était fa- 
cile à observer, pourvu qu'on ne se servît pas d'un flan 
par trop mince. On ne se faisait d'ailleurs pas faute, à cette 
époque, de compléter le poids avec de l'étain et du plomb. 
Le profit que faisait l'État sur chaque as ëtsût assez 
considérable de quelque façon qu'on s'y prît. 

Notre manière d'intei*préier la législation monétaire rela- 
tive aux as sera justifiée par la série des pesées, dont le ré- 
sultat, au reste, ne pourrait s'expliquer autrement. Nous al- 
Ions citer deux exemples. Tout concourt à faire classer les 
as de L. Mamilius et de M. Titinius après l'année 537; or 317 «r. j.c. 
on peut les ranger avec les as d'une once uniquement 
parce que les exemplaires les plus faibles pèsent environ 
une once. Les as de Sextus Pompée (1) frappés long- 



(1) Foyes pour l'attribution de ces a», Ann. de rinst, arch,^ 1803, p. 73. 
As aTecla I(<gende CN.MAG.IMP portant les signes et les types ordinaires: 



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158 CHAPITRE VIII. 

temps après la loi Papiria, le prouvent encore mieux ; ils 
sont probablement les derniers as de la République et pè- 
sent cependant entre 27 et 16 grammes; ils ne peuvent 
donc rentrer dans la série demi-onciale que si Ton prend le 
minimum (1). 

Série d<>t as. Eu étudiaut d'après leur poids les as qui portent des 
emblèmes et des légendes, nous pouvons les classer avec 
quelque certitude dans les catégories suivantes : 

Série trienuie. a. Séfte tuentah pesant de fait de 2 onces à l once 7,- 
— Outre l'ancienne série de Luceria (n** 8) , nous ne pou- 
vons faire entrer dans cette catégorie que les groupes sui- 



2^^ (Borghesl, Decad., III, |10, p. 32; Œuvres compf,, t. I, p. 219); 19»» 
( = 6 gros, Cat. d'Ennery); IS»* (Cabinet de Berlin); 17«%99 (=20 trapp. 
4 onces: Riccio^ d'après les pesées exactes de M. Gonxalès; d'après Mon. di 
fam,, p. 165,1 1/lG; d'après son Cat, p.l65, 2/3 d'once); \e^,i (Cab. de Berlin, 
usé).— As avec la légende MAGN.PIVS IMP. et la double tête de Pompée 
enJanus. i)) Proue : 26^,73 (=1 once. Riccio, d'après M. Gonxalès); 25,8 
(Cab. de Berlin); 25,4 (Berlin); 25,34 (=6 gros, 45r, Cat. d'Ennery, 
p. 445); 24,1 (Berlin) ; 23,32 (=s 6 gros, 7«', Cal. d'Ennery, p. 178); 21,05 
(Berlin); 20,18 (=5 gros, 20»'. Cat. d'Ennery, p. 445); 19,3 (Berlin); 19«' (Ber- 
lin); 17,82 (= 20 trapp., Riccio) ; 17^,66 (= 15 denari, Ollvieri); 17,02 
(Berlin); 16(',93 (=19 trapp., Riccio); 15,53 (Berlin, presque beau); 
14,17 (Berlin, id,), comp. Riccio, Cat., p. 166. Il y donne les poids des 
exemplaires de sa collection, qui pèseraient 1 once 1/4, 1 once à peine, 
8/4 d'once et 18 trappesl; Cavedoni, Appendice A, p. 177 ; Letronne, Consi- 
dérations, p. 26; Boeckh, Metr. Unters. p. 358.473. — As avec la légende : 
MAGN.PIVS.IMP.F.,EPPIVS,LEG. et la tête de Jaous; entre les deux 
têtes, un autel entouré d'un serpent. J^ Proue : 19s%60 (=22 trapp., Riccio, 
Cat., p. 88). 

(1) On n'imagine pas tous les efforts qui ont été tentés pour mettre 
ces pièces en rapport avec la loi Papiria. Oo a été Jusqu'à vouloir, 
en dépit des types, considérer comme dupondius les as de Sextus Pompée, 
sur lesquels il n'y a point de marque de valeur, comme cela se trouve sur 
quelques-uns des derniers as; d'autres numismalistes ont voulu attribuer 
ceux de ces as qui portent la légende CN.MAG.IMP. à un imperator 
nommé CN. Magius, inconnu dans l'histoire. 



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LE PIED MONÉTAIRE. 159 

vants, désignés par les symboles ou les emblèmes qui s'y 
trouvent marqués : 

Caducée. 62 gr. [60 gr.] (1). 

Marteau et bonnet sacerdotal, 64. 57. 49. [45]. 44.43. pi. xxii. n- s. 

Massue : 58. 55. 52 .[52]. 

Couronne [47]. 42.42.41.39. pi.xxii.nM. 

Victoire debout [53]. 49. 

Parmi les pièces isolées, portant également des emblèmes 
et que nous ne pouvons juger avec certitude, il s'en trouve 
peut-être encore d'autres appartenant à cette catégorie : 
par exemple, celles qui portent le croissant, la branche de 
laurier, le taureau. 

Par contre, parmi les pièces qui portent un nom de ma- 
gistrat , il n'en est pas une seule dont le pied mo- 
nétaire dépasse le poids d'une once; nous pouvons en 
conclure que les monétaires n'ont mis leurs noms sur les 
pièces de cuivre qu'après l'année 537. Observons aussi que «n ar. j. c. 
les deniers correspondant aux as que nous avons cités, sont 
tous taillés sur le plus ancien pied (p. 153), ce qui con- 
firme encore l'assertion que la réduction du poids de l'ar- 
gent devait coïncider avec rémission de Tas dune once. 

b. La plus ancienne variété de l'as oncial doit être celle sërieondaie forte. 
dont le poids effectif varie entre 1 once 1/2 comme maximum 
du poids, et 1 once comme minimum. Nous pouvons ranger 
dans cette catégorie les pièces qui portent les symboles 
suivants : 

La proue [83 gr.] 33.28. 



(1) Nous avons mis entre [ ] les poids qui nous paraissent Incer- 
tains, surtout ceux que nous ne connaissons que par les ouvrages de 
M. Riccio. 



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160 CHAPITRE Vin. 

La Victoire et le fer de lance 42. [40]. 31.31.30. 
27 gr. 

La louve avec les jumeaux [47]. [83]. 82. 30. 28. [27] 
[20] gr. 

L'ancre 41. [37]. 36.35.31.31.28.19. 

Quant aux monogrammes ou abréviations, nous y lisons : 
Fi. XXIV. u* 1. LAP 36.[36. 33]. 30. 28. 27.27.27 gr. 

AV 48.34.32. [32.27] gr. 

AVTR 30 gr. 

TAMP [40. 41. 36]. 27 gr. 

ME [40. 33]. 30. 30. 30 gr. 

MD 37 (coll. d'Ailly). 36. 35. [33]. 28.26 gr. 

LEP [40]. 37. 37. [83. 33]. 31.31 gr. 

PVR 34 gr. 

LHPL 39. [33]. 
ou enfin les noms propres : 

L. MAMILI 33.33.29.26. 
n. XXIV, n. 4. M. TITINI [47]. 40. [38. 33]. 32. 29. 27. [27. 27]. 25. 

TOD [40. 40]. 35. [33. 33]. 

Il faut observer que les pièces onciales sont nombreuses 
parmi celles qui portent un monogramme, et fort rares 
parmi celles qui portent des noms propres. Les premières 
sont regardées avec raison comme les plus anciennes, et 
xious voyons que ce sont celles dont le plus grand nombre 
se rapproche davantage, pour la date, de la loi qui avait 
établi ce pied monétaire. 

Nous avons appelé cette série onciale forle^ mais la plu- 
part des numismatistes donnent le nom de sextantaires à 
tous les as dont le poids dépasse, ne fût-ce que de quel- 
ques grammes, le poids d'une once. Les deniers se 
rattachant à ces groupes d'as ne' pèsent déjà plus que le 
poids réduit. 



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Pied onciat. 



LE PlEO MONÉTAIIIB. 161 

c. Nous réunissons dans une seconde catégorie d'as on- 
tiaux ceux dont le poids moyen revient environ à une once, 
et qui, pris isolément, pèsent les uds un peu plus, les autres 
un peu moins qu'une once. Dans cette classe se rangent les 
pièces portant les symboles et les monogrammes suivants : 

Le chien: (40J. 30.80.26.17 gr.; moyenne, 26 gr. 

MAE : [3A]. 24 gr. 

MAT: [36. 36. 36. 36, 36. 36. 36. 33. 3â]. 81, 30. pi. xxiv, n-2. 
[27]. 25. 16. [16] gr.; moyenne, 26«',5. 

OPEMI : [36J. 33.27.21 gr.; moyenne, 27 gf. 

TP : 84.(33]. 27.23.(20.18]* moyenne, 28 gr. 

VAL : [83. 81. 31. 30]. 29. 2â. 27. [27]. 22. 20 gr.; 
moyenne, 25 gr. 

On peut mettre dans la même catégorie la plus grande 
partie des as portant des noms de monétaires en abrégé 
(mais non en monogrammes) , par exemple : 

BAL : 37. [33. 27]. 27. 24. 22 gr. ; moyenne, 27«',6. 

SAR :33. (31. 29]. 28.26.21.19.18gr.;moyenne,24gr. 

A.CAE : [36.-33]. 31. 31. 31. 29. 28. 28. 26.26. 25. 24. 

22. 22. 19 gr. ; moyenne, 26 gr. 

C.SAX : 34. (33]. 30. 29. 27. 25. 25 gr. ; moyenne, 28 gr. 
SAX : 34. [33]. 31. 26. 23. 23.22. 20 gr; moyenne, 26 gr. 
CINA : [40]. 37. 29. 28. 28. 26. 25. 23. 22 . 20. 20. 15 gr. ; 
moyenne, 25 gr. 

C. MAIANI : 36. 34. 33. 30. 29. 29. 26. [26]. 24. 23. 23. 

23. 22, 22. 21. 20. 18. 18. 17 gr.; moyenne, 25 gr. 

d. Enfin il est permis de ranger dans la série onciale ré- 
duite les pièces dont le poids est au-dessous de Fonce. 

Ainsi onze as de P. SVLLA pèsent entre 27 et 17 grammes; 
moyenne, 22 gr.; dix-sept de Turdus entre 29 et 16; 
moyenne, 22; seize de Sextus Pompée entre 27 et 17; 
moyenne, 21. 

IL 11 



pied ondAl nSJait- 



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Pied demi-onclol. 



49 «T. J.-C. 



102 CHAPITRE TIII. 

Gomme de raison, les as les plus faibles sont aussi les 
moins anciens. 

€. Les as frappés sur le pied deml-oncial sont peu nom- 
breux ; sans parler du petit nombre de ceux qui ont été frap- 
pés hors de Rome après 705 et qui appartiennent plutôt à la 
catégorie de l'once réduite qu'à celle de la demi-once, nous 
ne trouvons guère à classer ici que les pièces qui portent 
les légendes suivantes : 



L. Piflo Frogl As, semis, qnadrans. \ « ^ r 

PI. XXX, no 8. D. silanus, L. P. As, semis, triens. J ^^^ ^^^^^ ^ 

Q. TiUus. As, semis, quadrans. f . \^ 

r m.^ . e. ^. A / volent pour U 

L. TitnriDS SabiDOS. • • • • . As. ( ^, !; 

1 1 * fois 

PI. XXX, n» 7. c. Vlbios Pansa As, semis, quadrans, j * Fl l 

sextans, once. / 

L. Solia. • • • • . As, triens, sextans. Roncofreddo. 

Cn. Lentnlos.. • • As, semis. 

Ogolnios et ses coUdgoee* • • As. 

C. Marcios Censorinus. • . • As, semis. i Montecodnuzo. 

L. Robrius Dossennus. ... As, semis, quadrans, 

sextans. 

Ex S. G. (n« 247) As. Roncofreddo. 

ri. xxxii, u" 9. c. Cassius, L. Salinator. . . As, semis. l N'ont pas de 

L P. D. A. P. (n«^]9).. • As, semis, triens, \ deniers 

quadrans. \ correspondants. 

Dans la plupart des séries suivantes, Vas manque, ou 
quand il existe, nous* n'avons pas pu en constater le poids : 

M. Aeilius Semis, triens, quadrans. ) ^^ ^^^^^ 

M'.Fontelus As, semis, once. ( correspondants 

L. Mlnuclos. Semis, triens, quadrans. l *® ^^J^"^ ^^^^ 

C. Servilius, M. F Triens, quadrans, scxtons. ( ^" '®^* * 

Avec U tête d'éléphant. . Semis, triens, quadrans. | R^ncarolo ou à 

f Fiesole. 

M. Aafldlos Semis, triens, quadrans. 

H. Anrdlus Cotta Semis. ^ Montecodrom. 

CMetellns. ... # . . Semis, quadrans. 

G. CurlaUus le Jeune. . • Semis, triens. quadrans. 



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lË PIED MONÉTAIRE. iGS 

M. Fabrinfus Semis, trient, qnadrans, 1 N'ont pas de 

sextans. \ deniers 

Q. Molo \ Tricns. ' correspondants. 

Ces espèces, malgré la faiblesse de leur poids, sont 
plutôt onciales que demi-onciales, surtout celles dont les 
deniers correspondants ont été trouvés à Fiesole. Le trésor 
de Fiesole ayant été enfoui peu de temps avant 670, puis- si âv. j.c 
qu'on y a trouvé cinq deniers correspondant à des as 
demi-onciaux et qui selon toute apparence doivent être re- 
gardés comme les moins anciens de ce dépôt, il nous pa- 
raît évident que la loi Papiria qui créa l'as d'une demi-once 
est bien la loi de 665. On peut en conclure aussi qu'après 89 ar. j.-c. 
673 (date de l'enfouissement du trésor de Montecodruzzo) , si ^t. j.-c. 
il ne se fabriquait plus de pièces de cuivre dans l'atelier 
monétaire de Rome, à moins qu'on ne veuille rapporter à 
cette époque quelques-uns des as demi-onciaux qui n'ont 
ni emblèmes ni noms de monétaires (p. 73, note [2), ce 
qui ne serait pas impossible. Le seul as dont le denier cor- 
respondant (n* 247), fort rare il est vrai, ait été trouvé à 
Honcofreddo, porte la légende EX S.C., ce qui indique que pi. xxx», «• n. 
son émission était extraordinaire. 

Nous pouvons conclure de ce qui précède, que les données conclusion, 
chronologiques, résultant du poids des monnaies consu- 
laires de cuivre, sont extrêmement peu considérables, 
parce que, les pesées connues et certaines n'étant pas 
nombreuses, nous ne pouvons prendre pour base que des 
moyennes ou les minimums des poids. Les monnaies trien- 
tales qui sont antérieures à 537, et les monnaies demi- 217 av. j.^. 
onciales postérieures à 665, sont rares. La plus grande 89av. j.-c. 
partie de ces pièces appartient à la série onciale et a été 
frappée entre 537 et 665 (sauf quelques pièces isolées qui 
peuvent être postérieures à cette dernière date). Les diffé- 



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loi CHAPITRE TIII. 

rences qui existent dans le poids des pièces de la série on- 
ciale peuvent servir de jalons pour leur classement chro- 
nologique , comme nous l'avons vu ; mais en supposant 
même que nous connaissions exactement le poids de toutes 
les monnaies de cette espèce qui sont parvenues jusqu'à 
nous, leur nombre est encore trop restreint pour que les 
chiffres résultant de leurs moyennes et du minimum de leur 
poids, offrent une base bien certaine pour nos calculs. 
Quoique les as onciaux soient en général plus forts au 
VI* siècle qu'au vir, il est possible que quelques moné- 
taires du vil* siècle aient encore frappé des pièces du même 
poids que ceux du vi*. 

§ IV. 

Signes oa chiffres indiquant la valeur. 

Or. Sur les plus anciennes pièces d'or, celles qui datent de 

217 »T. j.-c. 537 et suiv., la valeur est toujours indiquée ; elle ne l'est 
jamais sur celles de Sylla ni sur les plus récentes. 
Argent. Lcs aucienues pièces d'argent portent toutes le signe 

indiquant leur valeur, à l'exception du victoriat, parce 
qu'on le considérait à peu près comme une monnaie étran- 
gère ayant plutôt une valeur commerciale qu'une valeur 
monétaire. Un grand nombre des deniers trouvés à Fie- 
sole ne portent pas ce signe, pas plus que d'autres qui, 
pour des raisons particulières, doivent être classés avant 
670. On verra dans notre tableau chronologique, que les 
pièces des trois premières périodes ont toutes l'indica- 
tion de leur valeur, c'est-à-dire jusqu'au n' d54 (640 de 
Rome) . Dans la quatrième période on compte trois moné- 
taires, M. Furius Philus (n° 182), C. Pulcher (n<» 176), L. 



84 av. J.-C. 



114 âT. J.-C. 



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NOM DE nOME. l65 

Caesius (n* 178), sur les deniers desquels rindicalion de la 

valeur ne se trouve pas; dans la v* période enOn, de 650 à io4-84 et. j.-c. 

670, on ne rencontre plus l'indication de la valeur, excepté 

sur le n* 191 (L. Metellus, A. Albinus et C. Malleolu^}, sur 

îe n* 204 (L. Cotta) et sur quelques deniers de L. Pison 

(n* 212) ; on la voit encore sur le n* 264 (L. Rustius) d'une 

époque beaucoup plus récente, mais cette monnaie n'est que 

la reproduction d'un ancien type. On peut en conclure que 

jusqu'en 640, la valeur est toujours indiquée sur les de- "* •▼• J -c. 

niers, que depuis 665 environ, elle ne l'est jamais et que, war. j.c. 

entre ces deux dates, îl n'y a pas de règle fixe. 

Ce critérium est un des plus infaillibles pour fixer l'âge 
des monnaies ; et nous l'avons employé souvent pour la 
classification des deniers rares dont la date n'a pu être 
suffisamment déterminée par les dépôts. 

La marque de la valeur s'est conservée plus longtemps cuirr*. 
sur le cuivre que sur l'argent ; il y a des séries dans lesquelles 
on la trouve encore sur le cuivre, alors qu'elle a déjà dispara 
de l'argent (n- 197, 206, 206, 207, 210, 212, 213, 232, 
233). A l'époque du système oncial, elle manque quelquefois 
sur les plus petites fractions, par exemple sur la demi-once 
(n^*8, 12) et sur l'once (n*** 82, 129), très-rarement sur le 
quadrans (n» 129) ou sur l'as (n® 208). Après l'adoption du 
pied demi-oncial elle manque plus souvent sur les as^ 
(n«' 214, 215, 216, 228, 229, 230, 239, 247), et alors on 
U retrouve encore sur les fractions. 

§v. 

Nom de Bomoi 

Ce que nous avons dit des signes indiquant la valeur, o.. 

s'applique aussi au nom de Rome ; sur les plus anciennes 



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166 CHAPITRE Vin. 

}i7 &▼. j.-c. pièces d'or de 537 et suiv., on lit le mot Roma^ qui ne se 

trouve ni sur les aureus de Sylla ni sur ceux qui ont été 

frappés après. 

Argent. De même que le signe indiquant la valeur, le nom de 

Rome se voit toujours sur les plus anciennes pièces d'ar- 

84 tv. j.-c. gent ; il devient rare ensuite et disparaît avant 670. 

114 ar. j.-c. Il ne manque presque jamab avant 640 ; on le voit même 

104 «▼. j.^. jusqu'en 650, excepté sur quelques deniers de Licinius et 
Domitius (n* 170) et sur les n" 174, 175. 176, 177 et 178. 
Depuis 650, c'est-à-dire dans la v* période de notre tableau 
chronologique, on ne le voit plus qu'exceptionnellement 
sur les n" 183, 184, 190, 191, 205, 206, 207, 208, 
210, 212^ 213, 216, 217, 218, 220, et encore ne le trouve- 
t-on pas constamment sur tous les deniers qui répondent à 

SI ar. j.-c. ces numéros. Depuis l'année 670 il ne sert plus qu'à 
riudication du type, par exemple sur quelques deniers de 
T. Carisius et de Caton d'Utique, à l'époque césarienne et 
sur le n"" 265. On peut lui prêter la même signification sur 
quelques pièces antérieures à celles-ci (par exemple sur les 
n*' 191 et 203). Le plus ancien denier de date certaine qui 
ne porte pas le nom de Rome comme nom de ville est le 
103-100 av. j. c. n® 192, frappé entre C51et654; les derniers de date|certaine 

89 ar. j. c. qui lo portcut, sont les n- 212 et 213, frappés en 665, et 
les n"" 221-224, émis pendant la Guerre Sociale. Par con- 
séquent, tous les deniers portant le nom de Rome, quand 
ce nom n'est pas destiné à expliquer le type, devront être 
considérés comme antérieurs à la Guerre Sociale, et tous 
ceux qui ne le portent pas seront incontestablement posté- 

ni ar. j.-c. rieurs à Tannée 640, comme nous l'avons déjà vu pour 
les signes indiquant la valeur. Ces date^ sont surtout posi- 
tives quaud les deux renseignements résultant du nom de 
Rome et de l'indication dej la valeur, se trouvent réunis* 



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NOM DE BOMB. 167 

Le petit nombre de deniers sur lesquels on voit l'indica- 
tion de la valeur sans le nom de Rome — n*»' 96 (1) , 170, 
174, 177, 191 (quelquefois), 204, 205, 212 (quelquefois), 
et tous les deniers de la Guerre Sociale, — ou bien le nom 
de Rome sans l'indication de la valeur (n*' 182, 18S, 190, 
191, 20S, 205, 207, 212, 215) appartiennent presque tous 
à Tépoque de transition, entre 640 et 670. Il arrive aussi luet si ar. j.c. 
dans cet intervalle que le nom de Rome et l'indication 
de la valeur se trouvent sur quelques exemplaires de 
la même pièce et qu'ils manquent sur d'autres ; par 
exemple, le denier n* 212 se trouve en général sans le 
nom de Rome et sans l'indication de la valeur, et il se ren- 
contre quelquefois avec une seule de ces indications, quel- 
quefois avec toutes les -deux. 

Le nom de Rome, qui ne se rencontre jamais sur les cairre, 
pièces coulées, se voit, de même que l'indication de la va- 
leur, beaucoup plus longtemps sur les pièces de cuivre 
frappées que sur l'argent. Dans quelques séries on le voit 
sur les pièces de cuivre et non sur le denier, quoique la 
série ait été émise par le même monétsdre, par exemple 
sur les n*« 197, 206, 208, 210, 230, 28S, L'inverse n'a lieu 
qu'exceptionnellement, sur les n** 207 et 21 S. Quant aux 
pièces onciales, Roma se lit sur tous les as, excepté sur un seul 
(n* 207) auquel on peut joindre le semis n« 147, publié 
par M. Riccio, puis les fractions (n- 63, 99 (?) 129, 143, 146, 
162) ; et encore cette absence est-elle souvent due à un oubli, 
peut-être même le mot Roma ne manque-t-il que dans les 
descriptions que nous avons sous les yeux et non sur les 
pièces elles-mêmes. Nous verrons, dans le chapitre suivant, 



(1) Il est au moins fort douteux que le nom de Rome s'y Uouve. 



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16S GBAPITRB yill. 

les raisons particulières qui Font fait omettre sur les 
pièces de cuivre de Cn. Domitius et de ses collègues 
{n'* i67, 189). 

Le nom de Rome ne tend positivement à disparaître 
qu'^^rès Tadoption du système demi-oncîal (n** 212, 218, 
214, 215, 216, 219, 228, 229, 232, 230, 243, 247). Cette 
suppression ne fut cependant pas aussi absolue sur le cuivre 
que sur Fargent, car le nom de Rome reparaît encore sur les 
as de Sextus Pompée. 



8 VI. 



Nous avons vu plus haut (p. 04), que les formules £X•S.C^ 
SX, ÂRG*PVB et autres semblables ne furent employées que 
depuis la seconde moitié du vu* siècle. En effet, sur la 
1Ô3 100 av. j.c. pièce n*^ 192 (de 651 à 654) , les mots EX.SX sont plutôt le 
complément de la phrase AD FRV.EMV. que TindicaUen^ 
d'une autorisation spéciale du sénat pour battre monnaie. 

De toutes les formules de ce genre, EX. S. G. parait être 
la plus ancienne ; elle est la seule que Ton rencontre con- 
jointement avec le nom de Rome et Tindication de la 
iiiav.j.-c. valeur, avant l'année 640, et encore ne la voit-on que 
sur les trois monnaies n"** 168, 169, 179.. C'est ce qui 
nous a décidé à classer cette dernière pièce dans notre 
4* période. Plus tard on rencontre la même formule sur 
une des pièces trouvées dans le dépôt de Fiesole (n* 207) ;. 
P.E.S.C. y signifie publiée e senaius consuUo. Ensuite elle 



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NOMS ET EMBLÈMBS DES MONÉTAIRES. lôfl 

se ▼oit sur plueinurs monnaies frappées entre 670 et 6S0 84 74 ar. j.-c: 
{nr 22$, aS7, 288, 247, 259), sur une pièce de 685 69aT. j.-c. 
(n* 267) et sur me antre de 606 (n* 278) ; mais sor ces ss «r. j.^. 
denx derniers noméroe la légirade alterne avec SrG. On ne 
treuveqae deux fois la formule D»S.&, sur un denier assez 
ancien (n*186) et sur un as demi-ondal (n* 2hi). 

Les formales €x argenê^ publicOf argenté publko ou bien 
pubUee (comp. d^-dessus p. 64, note 2) , ne se Yoient que sur 
les pièces les moins anciennes du dépôt de Fiesole (o'' 208, 
EX.A.P.; n* 209 avec PV ; n« 210 avec ARG.PVB. ; n« 211 
avec P. ; n* 21 6 avec A.PV ) et sur quelques deniers frappés 
immédiatement après {n^ 233, 284 : EX.A.P. ; n* 236 : 
P.A) ; elles 8eod)leDt n'avoir été usitées que très-peu 
de temps avant ou peu après Tannée 670. On peut rap- »* •^^ '^ -^ 
porter à la même époque la formule du même genreË.L.P. 
(e lege PapiriaT) que Ton voit sur les sesterces n^* 212 et 
213, et cette autre £tfgr« Papiria De Aère Publico{7) sur Tas 
du Tf 210. 

La formule S.G. est moins ancienne et plus fréquente. 
On la voit pour la première fois vers 670 et 672 (n* 231 sseï tv. j.c. 
et 236) ; assez souvent depuis 680 environ (n*^ 249, 253, 74 ar. j.c. 
256,267 (sous la forme S.C.D.TO, 260, 262, 264, 266, 
267, 268, 271, 278, 274, 275, 276, 277, 283, 287, 298, 
808, 809), et sur les pièces de cuivre de Tépoque impériale. 



§VII. 

Emblèmes, noms tt marques particaiières des âirectenrs et des ourriers 
de la MoDDaie. 



Les noms d'atelier et les symboles ou emblèmes correspon- 
dant à ces noms, sont fort anciens dans le monnayage ro« 



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170 CHAPITRE Vni. 

main et d'une date antérieure à la i" émission de la mon- 
naie d'argent (t. I/p. 188). S'ils disparaissent au yi* siècle, 
c'est qu'alors la fabrication de la monnaie fut centralisée 
& Rome (voir p. 67). En effet, dans la série de Luceria, qui 
certainement dura plus longtemps que toutes les autres, on 
ne connaît pas de pièces répondant à l'as d'une demi-once et 
sur aucune d'elles on ne rencontre la lettre L de forme 
carrée. La présence d'une marque d'atelier est donc tou- 
jours l'indice certain d'une haute antiquité. L'atelier est 
désigné sur les pièces romaines par une simple initiale ou 
tout au plus par un monogramme , comme cela se pra- 
tique encore aujourd'hui. 

Quelquefois on voit le nom de Rome en monogramme 
comme indication de l'atelier, à côté du nom de ROMA 
écrit en toutes lettres, comme indication de la cité souve- 
raine ou, si Ton veut, de l'État, au nom duquel la monnaie 
avait été frappée. Nous avons groupé sous le n"" 6 et entre 
les n*"' 8 et 18, les pièces avec un monogramme eu une 
initiale, susceptibles de présenter un sens; les autres sont 
rangées parmi les pièces dont les initiales n'ont pas en- 
core été expliquées. 

Il parait certain que plusieurs des emblèmes que Ton 
voit sur les n" 8, 4, 7, 19, 94, appartiennent plutôt à 
des villes qu'à des particuliers ; on peut même regarder 
ce fait comme certain pour le caducée parce qu'il ne se 
rencontre pas seulement sur les as frappés les plus forts 
et par conséquent les plus anciens, mais qu'on le voit 
déjà sur des as coulés, du système libral (t. I, p. 190) ; 
or sur ces derniers il indique bien positivement un atelier. 
Il nous a été impossible jusqu'à ce jour de déterminer 
quels sont les emblèmes qui rentrent dans cette catégorie 
et s'il y en a beaucoup. 



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Noms des 
monétaires. 



NOMS ET EMBLÈMES DES MONÉTAIBES. 171 

Où trouve déjà, quoique rarement, des symboles appar- EmbibiiK»«tsym- 
tenant à des officiers monétaires, ayant la réduction du 
poids des monnaies, qui eut lieu en 537. Quelques-uns 317 av. j..c. 
des symboles que nous avons indiqués ci-dessus (p. 169), 
parexemple : le marteau et le bonnet de Flamine, sont évi- pi. xxii, s. 
demment des emblèmes de familles. On peut fixer leur 
première apparition à l'année 520 environ* Depuis lors, 334 «r. j.-c. 
malgré l'usage bientôt général de mettre en toutes lettres 
le nom du monétaire sur les pièces, on trouve encore, 
vers le milieu du vu* siècle, des deniers qui n'ont d'autre 
marqueaccessoireque l'emblème du monétaire, parexemple : 
sur le Bigatu» de Metellus (n"" 136) de la famille Gaecilia. 

Les noms des monétaires ne se rencontrent pas avant 
537, mais bientôt après. On les voit paraître à la fois 217 «v. j -c. 
sur le cuivre et sur l'argent ; la pièce n* 9 frappée à Cor- 
cyre est la seule sur laquelle on trouve le monogramme 
d'un atelier à côté de celui d'un magistrat. Originairement 
le nom du monétaire était inscrit en lettres liées ensemble, 
formant ainsi une sorte de monogramme, et les lettres 
n'étaient détachées les unes des autres que lorsqu'il de- 
venait impossible d'en faire une ligature comme pour 
TOD,GR; alors on se contentait d'une abréviation. 

Plus tard ces lettres entrelacées paraissent plus rarement, 
et on les remplace par des initiales (voir lesn*»* il, 108, 
135, 152, 165, 186, 248, etc.). 

Ce n'est que vers la fin du vr siècle que les monétaires 
conmiencent enfin à mettre leurs noms en toutes lettres. 
Le nom de Rome, qui se trouve sans exception écrit en toutes 
lettres, reste pendant quelque temps associé à celui des 
monétaires ; nous avons vu qu'il disparaît vers le milieu du 
vil* siècle, le nom du monétaire étant devenu la légende 
principale, après n'avoir été d'abord qu'un simple acces- 



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des légcndi ■ 
moD<t«irêf. 



178 CHAPITRE nil. 

soire-, c'est alors que par un revirement assez singulier le 
nom de Rome, avant de disparaître entièrement, se montre 
encore de temps en temps sous la forme d'un monogramme 
(n"156, 158, 212); on le trouve quelquefois, mais plus ra- 
rement, indiqué par une simple initiale (n* IM) ; au sur- 
plus la présence du nom du monétaire n'a jamais été re- 
gardée comme indispensable , car même à une époque 
récente on voit encore quelques deniers sans légende, ou 
qui n'en ont que de très-courtes, par exemple les n" 221, 
233, 234, 246, 272, 281. 
Forme Lcs légcudcs mouétaircs n'ont pas la forme solennelle, 

usitée pour les inscriptions. Elles sont plus familières et 
se rapprochent du style épistolaire, de sorte qu'on peut 
les comparer à une signature. Elles n'indiquent le plus 
souvent que le nomen genlilicium^ rarement celui de l'in- 
dividu. Ce nom de la Gens est destiné dans l'origine à 
expliquer ou à remplacer l'emblème ; aussi voyons-nous 
que sur deux deniers des familles Horatia et Decia, 
restitués par Trajan, on a eu soin d'ajouter aux em- 
blèmes les noms Codes et Decius Mus. Le nom de fa- 
mille du monétaire ou celui de la branche à laquelle il 
appartient, se voient souvent seuls, celui-ci à toutes les 
époques, le premier surtout sur les pièces les plus ancien- 
nes (ainsi sur les if* 20, 21, 24, 31, 34, 42 (?), 44). 
Encore ne voit-on le nomen gentilicium seul que là où la gens 
ne s'était pas divisée en branches, par exemple sur le n* 55 
(Opei). Le n' 103, AV(relius) RVF(us) (1) offre le seul 
exemple que nous connaissions d'un nom de famille réuni 



(i) La légeode, à pea prés semblable, da deoier de PeiilHus Capitolinuf, 
43 an J.*C. de Tannée 711, rentre dans le style de l'époque plus récente où Ton YOlt dis- 
paraître le Pramomen, 



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NOMS ET EMBLÈMES DES MONÉTAIBEt. i7S 

à celui de la branche ; le nom de Rufus^ étant fort com- 
mun, n'a probablement pas paru suffisant, et c'est pour- 
quoi on y a joint celui de la gens. 

Au reste, on trouve quelquefois aussi des noms indi- 
viduels, même sur les pièces les plus anciennes ; tantôt 
les trois noms réunis, le prénom, le nom de famille et le 
cognonun; quelquefois le prénom seulement et celui de la 
gens ; ou bien le prénom et le cognomen ; mais cette dernière 
forme est la moins ancienne (voy. n« 48, C Varo). Ce 
n'est qu'à une époque relativement récente que l'on trouve 
d'autres indications individuelles plus précises : d'abord le 
nom du père (51, 99, 102, 126, ISA); depuis Sylla aussi 
le nom du grand-père (no* 281, 288, 260, 260, 261, 282); 
quelquefois, mais bien rarement, le nom de la tribu rem- 
place le cognomen (GilL,n*205, 226;comp. C.UARIYS, 
CF.TRO, sous le règne d'Auguste). Parfois la lettre F 
mise après un nom distingue le fils du père qui portait le 
même nom, comme sur les n** 101, 266, 277, sur les as 
des deux fils de Pompée et sur les monnaies de L. JLttt- 
neius RegultAS, contemporain du triumvirat (1). 

Sur les pièces les plus anciennes, le nom propre du mo- 
nétaire est toujours au nominatif (2) , de même que le 
nom de ROMA* Ce n'est que vers le milieu du vu* siècle 
que l'on rencontre quelquefois le génitif (n* 137, TI. 
MINVCI, C.RAVGVRINI [?]; n* 182,M. FOVRl.L.F. PH1LI[?|; 
n* 174, L. VALERI FLACCl ; >• 170. M. AVRELI SCAVRI; 



(1) Cette forme n'est du reste pas très-rare. Oo en trouvera des exemples 
dans Jahn, Ficoronische Cisla, page 4C,el dans nos Inscript, Nenpol.y n* 5688. 

(2) Dans les temps anciens, lorsque le nominatif se termine en lux, on 
trouTe presque toiJûoors la terminaison t, ce qu'il ne faut pas prendre pour 
ungéoitlt 



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i74 CHAPITRE VIII. 

n*2H, P. SIÎRVIU, M. F. RVLLI; n'287, G. GONSIDI NOM- 
ANI; n*2S8, KALENI, CORDI; n* 291, L. FVRI, CN. F. 
BROCCHI ; n» 297, Q. POxM. RVFI ; n« 300, L. ROSGI FA- 
BATI). 

coiieruvM. D'après Tancienne législation, chaque fonctionnaire était 

indépendant de ses collègues et pouvait exercer les fonc- 
tions de sa charge sans leur concours. G'est d'après ce 
principe qu'on ne voit dès l'origine qu'un seul nom de 
monétaire sur les pièces , ce qui eut lieii d'ailleurs le 
plus souvent. Gependant dans le courant du \\V siècle 
on trouve deux et quelquefois trois monétaires nommés à 
la fois (n-165,166,167, 170,191,192,194, 226,227,235, 
239,258. Voy. ci-dessus, p. 49, note 1). 
Tilrea. Vcrs la même époque on voit quelquefois réunis sur la 

même pièce des noms de plusieurs magistrats de rangs 
différents, comme sur les deniers du n* 170 et autres. {Voy. 
ci-dessus, p. 50.) 

Nous avons déjà vu (p. 68) que les titres des fonctions ou 
dignités ne commencent à être mentionnés sur les mon- 
nîiies qu'à une époque assez récente. Le plus ancien de- 
nier qui porte cette indication est celui de Pison et Gae- 
103 1 av. j.-c. pion, questeurs de 651 à 654 (n* 192). Dans la seconde 
moitié du vu* siècle, cette indication devient fréquente sur 
les pièces d'une émission extraordinaire ; il arrive même 
que le nom de la dignité s'y trouve sans celui du di- 
gnitaire (n" 246, 248. Voy. p. 60, note 1). Gependant 
il faut bien remarquer que sous la république, l'indication 
de la dignité n'était pas indispensable, même sur les pièces 
frappées extraordinairement par des magistrats ou par des 
généraux d'armée ; il suffit de rappeler les nombreux de- 
niers portant les lettres S. G. sans indication de magistra- 
tures, ainsi que les monnaies de GéscU* et de Pansa. 



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NOMS ET EMBrÈBIBS DES MOflÉTAlRES. 175 

Comme de raison, les officiers ordinaires de la Monnaie 
furent les derniers à mettre sur leurs pièces le titre de 
leur charge : jusqu'en 704 inclusivement nous n'en trou- so av. j. c. 
vons que huit qui prennent le titre de III vir : ce sont 
M'-AciUus (n« 279), M\Aquillius, M'.F. M'.N. (n« 282), Lon- 
ginus (n- 285), Caldus (n*^ 286), P. Fonteius P. F. Capito 
(n* 290), L. Furius Cn, F. Brocchus (n^ 291) , C. Hosidius C. F. 
Geta (n*» 292), L. Torquatus (n» 294); et aucun d'entre 
eux n'a exercé cette magistrature avant l'année 680, ou 74^4 tv. j -c. 
peut-être même 700 de Rome. A l'époque de César et 
pendant les premières années d'Auguste, cette mention de 
la dignité devient de plus en plus fréquente ; enfin, après 
la réforme monétaire de 739, le titre de triumvir ne man- Kar. j.-c. 
que plus et se voit toujours accompagné de la formule 
A. A.A.F.F. qui y parait pour la première fois. Sur les au- 
reus frappés en 716, les monétsûres prennent le titre de ss ar. j..c. 
guattuorvir A.P.F., et sur un denier frappé dans la der- 
nière année de César ou même sous le triumvirat, C. Cossu- 
tius Haridianus a ajouté à son nom la formule A. A.A.F.F. 
sans y joindre le titre de triumvir. ^. .. , 

^ * signes partlciit ei a 

Souvent sur les monnaies romaines d'argent on voit d'un des ouvriers 
côté, et quelquefois des deux côtés, des signes variés, tantôt 
des symboles ou des chiffres romains, tantôt des lettres ou 
des syllabes grecques ou latines. Ces signes n'ont pas 
une grande importance , et il parait certain maintenant 
que c'étaient les marques des graveurs, ou que tout 
simplement ils servaient à distinguer les divers coins 
et & faciliter le contrôle ; mais leur emploi n'a jamais été 
l'objet d'une étude spéciale. On voit de ces signes sur f ar- 
gent, jamais sur l'or, etcela parla bonne raison qu'à l'époque 
où ils étaient en usage on ne frappait pour ainsi dire pas 
de pièces d'or ; ils sont rares sur le bronze dont le con* 



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176 CHAPITRE VIII. 

trôle était moins nécessaire, et on n'en voit gnëre que sur 
la série de cuivre groupée sous le n* 239, Nous n'en par- 
lons ici qu'au point de vue chronologique pour lequel ils 
sont une indication qui ne manque pas d'importance. On 
n'en trouve jamais sur les plus anciens deniers (1). Parmi 
les pièces marquées du nom de Rome et d'un signe de va- 
leur, on n'en connaît que six qui portent des chiffres de 
cette espèce (ce sont les n" 146, i68, 164, 180, 205, 207j, 
et le style avec les autres indications monétaires de ces 
six pièces montre assez que leur émission n'est pas des 
plus anciennes. Cependant le grand nombre de monnaies 
ainsi marquées qui s*est rencontré dans le dépôt de Fie* 
sole prouve que cet usage date de la première moitié du 
lu ET. j,^. vir siècle. Si le denier n* 146 a été frappé en 6S0, ce 
doit être un des plus anciens exemples qui existent (2); 

104-74 ar. j.^. la plupart datent de 650 à 680, et cet usage est loin d'avoir 
été constant. Nous possédons des pièces contemporaines 
qui n'ont pas de ces marques, et dont quelques-unes ont été 
frappées par les mêmes monétaires. Dans les derniers temps 
de la république les signes des ouvriers deviennent plus 
rares sans cependant disparaître complètement. On les re- 
trouve sur le denier de M. Plaetorius (n* 267), frappé en 

69. 61 ET. j.^. 685, sur celui de C. Piso (n» 270) vers 698, sur celui de 
Longinus III vir (n* 285) , même sur un denier de César, 
4c Av, j.-c. frappé en 708 (S) , et enfin sur les pièces de M. Mettius, 
44 ty. J.-c. monétaire en 710. Plus tard on n'en trouve plus. 



(1) On Toit déjà des signes tout à fait semblables, et en parUcuUer des 
lettres grecques, bien avant ceUe époque sur des monnaies grecques, par 
exemple sur les pièces de fabrique campanienne avec la légende ROMANO 
ou an type de la Victoire tenant une palme (t. I, annexe M> p. 36S). 

(2) Voyez au Tableau chronologique n* 14C. 

(3) On a généralement adopté l'cxpHcaUon donum, munus, proposée par 



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NOMS ET EMBLÈMES DES MONÉTAIRES. 177 

Les signes varient suivant les époques. Ainsi, les symboles 
sont fréquents à dater de laGuerre Sociale {n^* 163,189,192, 
208,212,213,215,216,221-228); quant aux lettres, elles 
appaitiennent d'abord àFalphabet latin (n"" lik6), quelquefois 
à l'alphabet grec (n"»* 168,202,203,207,208,230,267,270). 
Puisviennentlesmon(^ammes(n"163,212,227,270),etsur 
les pièces groupées sous le n"" 23i on trouve une série de 
syllabes latines, BA.BE.BI.BO.BY, etc., jusqu'à VA. EnCn, 
depuis la Guerre Sociale, on rencontre des chiffres romains 
(n- 208, 212, 213, 215, 216, 218, 221 etc.), et parfois des 
chiffres grecs (n- 215,257). Souvent lorsqu'on faisait des 
émissions considérables, le même monétaire employait dif- 
férentes sortes de signes. La raison pour laquelle on évitait 
dans Forigine d'employer les chiffres romains comme signes 
distinctifs était sans doute la crainte qu'on ne les confondit 
avec les chiffres indiquant la valeur, qui n'étaient pas encore 
tout à fait tombés en désuétude. Poiu: des raisons analogues 
les lettres de l'alphabet latin étaient souvent accompagnées 
d'un ou de plusieurs points groupés dans diverses positions. 
Ces points ne servaient pas précisément à multiplier le nom- 
bre des coins ; ils étaient destinés plutôt à établir une distinc- 
tion entre les signes et les lettres initiales de la légende. En 
général l'ancien alphabet latin de A jusqu'à X est employé de 
préférence. On voit aussi les lettres Y et Z sur quelques deniers 
quine sontcependantpaslesmoinsanciens(n'''186,216,255) . 



Borghesl pour les lettres D. et M. qui se trouvent dans le champ d'un denier 
de César ayant pour légende COS.TKHT.DItT.ITER.AVGVR.POM.MAX. 
Cependant on trouve les mêmes lettres D. ou M. tantôt seules, tantôt 
accompagnées de chiffres inférieurs, sur les pièces de L. Titurius Sabinus, 
sur lesquelles on voit également la série des chiffres romains depuis J 
jusqu'à CV (ooy, le o* 215). Il n'est donc pas douteux qu'elles n'aient une 
signification numérale. 

II. 12 



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178 



CHAPITRE TIII. 



§ VIII. 

DispositioB des légendes et des signes monétaires snr les deux faces des 
moimaies. 



Signe indlqnaot 
U valeur. 



Kom de Rome. 



134 âT, J.-C. 



Sur les pièces d'or et d'argent, le iigne indiquant la 
valeur est toujours au droit ; dans l'origine il était placé 
derrière la tète, de façon à être remarqué à la pre- 
mière vue. Nous ne connaissons d'exception à cette r^le 
que les trois deniers n"^ 119, lh9, 156; le signe s'y trouve 
sur le revers, et le nom de Rome au droit Le demi-vie- 
toriat (nMl),les quinaires marqués Q (n""* 183, 18i, 185), 
la pièce d'un sesterce et demi, marquée IS (n"" 218) présen- 
tent la même particularité. 

Sur le cuivre, au contraire, l'indication de la valeur est 
marquée sur les deux faces. Il nous a paru inutile de recher- 
cher les rares exceptions de cette règle ; sur les pièces de 
Q. Titius (n"" 21i) par exemple, la valeur est indiquée au 
droit. 

Le nom de Rome se trouve au revers sur tous les deniers les 
plus anciens sans exception, d'abord à l'exergue dans une 
sorte de cartouche formé de quatre lignes* Ces lignes dispa- 
l'aissent peu à peu, et ce n'est que plus tard, peu avant leur dis- 
parition complète, qu'on trouve le moiRoma indifféremment 
sur le droit et sur le revers. Les deniers sur lesquels l'indica- 
tion de la valeur est au droit (n** 108,109,119,124,138, 
143-150.155,158460,162,166-169,172,173,181,183,190, 
191,203,205,207), ne pourront donc pas pour cela être clas- 
sés avec les plus anciens. Il est difficile de dire l'époque 
précise de ce changement ; mais on commence à le remar- 
quer sur quelques pièces des dernières années de ce que 
nous appelons la deuxième période, c'est-à-dire vers 620. 



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DISPOSITION DES LÉGENDES. 179 

Sur le cuivre» ce n'est qu'exceptionDellement et dans des 
€as tout à fait isolés que Ton voit le nom de Rome transporté 
au droit (n" 124,136443,161,163). 

Les formules senatusconsuUo^ argenio publico^etc. n'ont lm fbraaut 

se £t AP 

pas de place fixe. On remarque cependant qu'elles sont du 
côté du revers sur les pièces les plus anciennes, et seule- 
ment plas tard au droit. Une fois on les voit sur les deux 
faces (n* 268). 

Anciennement les emblèmei et les noms des ateliers et des Embi^mMetnoms 
monétaires sont quelquefois marqués sur les deux côtés JH monëuîre!! 
de la pièce ( ^ de Luceria n* 8, CA. n*» 12, P. n* 17, et 
parmi les emblèmes , l'ancre et le bâton à mesurer) ; 
quelquefois ils sont répartis sur les deux faces (P/T, 
n* 8; C/M, n* 16). On les trouve rarement au droit 
(comme sur le n" 8), et très-souvent sur le revers. Plus 
tard l'usage prévalut de ne les mettre que sur le re- 
vers. Tant que le nom du magistrat monétaire n'a été 
exprimé que par un monogramme, on aimait à le mettre 
sur le revers des pièces d'argent ; depuis que le nom et 
Femblëme se trouvent ensemble et que les trois noms se 
lisent tout au long sur les pièces, le praenomen et le 
nom de famille sont sur le revers, ïembléme et le cogno- 
men au droit. Cet usage est presque constant jusqu'à 
l'époque de César. On pourra en juger par les exemples 
suivants : 

Revers. Droit. 

No 72 M. ATILl SARAN. 

« 76 L. CVP Corne d'abondance. 

fc 77 CN. LYCR TRIO. 

a 78 M. IVNI Tête d'âne. 

« 102 M. BAEBl Q. F. . . . TAMPIL 



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♦ 

il 



180 CHAPITRE vni. 

Les deux légendes sont en général indépendantes Tune 
de l'autre, et peuvent se lire isolément ; quelquefois même 
il serait impossible de les lire autrement, p, ex. : n* 101, 

d CVR. F Cûius) TRIG; n-l62, Q. LVTATI Q(uae8tor) CERCO. 

<jet ordre n'est interverti que sur quelques deniers de 
la famille Antestia : C. ANTESTI ^. Chien (n* 74) ; plus 
tard sur les n~ 200 : M. FOVRl L. F. i^. PHILI et SOO : L. 
ROSGl ^ FABATL Sur les pièces anciennes , il est rare 
que les trois noms se trouvent réunis sur le même cdté 
(n- 76,110,127,168,173), mais ils le sont souvent sur 
les deniers plus récents. L'usage de mettre le nom 
du monétaire en son entier J^u droit semble correspon* 
dre à l'époque où la mention du nom de Rome n'est plus 
une règle fixe; les premiers exemples que nous en trou- 
vîonssont les vT 180.182,146,154,161,168472,192. Cet 
usage devient par la suite de plus en plus fréquent 

Sur ie cuivre la règle a été beaucoup plus scrupu- 
leusement observée. Le nom et l'emblème s'y trou- 
vent presque toujours sur le revers; et pour cette ndson 
le nom y a souvent une forme plus abrégée que sur l'ar- 
gent; quant à l'emblème et au cognomen, ils n'y figurent 
même pas toujours, tandis qu'on les voit sur l'argent. Les 
exceptions sont trop rares et trop peu importantes pour 
être mentionnées. Nous ne citerons que l'as n** 73 : 

L. SEMP. PITIO, et les pièces de cmvre n" 160 : P. NERVA. 

Marqntfl parika. Ou voit los marques particulières des ouvriers tantôt 

rrttn. ^** *"" ^^^ '® ^^^^* » tantôt sur le revers , souvent sur les deux 

côtés à la fois. Ces doubles signes se voient déjà sur une 

des plus anciennes pièces (n* 163). Nous renonçons àexa- 



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TYPES* 181 

miner les détails de ces variations parce qu'elles n'intéres- 
sent pas la chronologie (1). 

§1X. 

Typei. 

Les monnaies d'or des années 537 et suiv. prouven tjp« «• lor. 
qu'à cette époque la variété des types était encore '*' •^* "'•"^' 
inconnue. Les types du temps de Sylla, de Pompée 
et de César sont la reproduction de leurs monnaies 
d'argent. 

a. Le type primitif du denier : tèie de femme avec le T3rp«der*rg«nt. 

.«. 9 . • ^ .... -1 D«iiier: droit. 

casque atlé^ s est maintenu sans variation jusque vers le 
milieu du vu* siècle; il n'y a que six ou tout au plus sept 
deniers avec la marque de leur valeur et le nom de Rome 
sur le revers, qui s'éloignent de cette règle (n** li6,15iA, 
163,164471,179, auxquelson peut ajouter le n* 1 91) ; beau- 
coup de ces pièces présentent encore d'autres variantes. 
Ce n'est que plus tard, lorsque le nom de Rome change de 
place ou qu'il manque entièrement, que l'on voit la tète cas* 
quée de la déesse Roma remplacée soit par la tète casquée 
d'une antre divinité, soit par ceHe d'un des ancêtres du mo- 
nétaire. Toutes ces pièces sont postérieures à l'année 640^ ti^ «t. j..c. 
mais jusqu'à la dictature de Sylla et même de son temps, 
à côté des pièces à types nouveaux il s'en trouve qui 
conservent l'ancien type ( n* 282) ; plus tard on le ren- 
contre pour la dernière fois sur le denier dé L. Rutilius 
Flaccus,. n* 261. Vers la fin de la République on voit 



(1) L'étude des type«, des emblèmes, des divers signes accessoires qui se 
troaveat sur les deniers et sur les as, sera facililée par le tra?ail de H. le ba- 
ron d'AUly. B. 



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182 CHAPITRE THI. 

des têtes sur les deux faces (n~ 252, 272, 286,297), 
ou des types divers (n^ 273,278,297,807), de sorte 
que toute différence entre le droit et le revers est effa- 
c6e» 

ïitrerè du dealer. b. Lc rcvers Ic plus aucion de la série d'argent est, comme 
on le sait, le type des Dioscures* Cependant peu de temps 
après l'introduction de la monnaie d'argent , avant que 
l'usage de contre-marquer les pièces de Temblème d'un 
monétaire ou de son nom eut commencé, avant la suppres- 
sion du quinaire et la réduction du poids du denier, c'est-à- 
S17 ar. J..C. dirc avant 537 déjà, nous voyons Diane dans un bige rem* 
placer quelquefois les Dioscures (n~ 7,22,28, 94) • Ce 
n'est que vers le milieu de ce que nous nommons la !'• pé- 
riode, et après la réduction du poids du denier, que Ton 
voit le bige de la Victoire (n* 69), souvent sans em- 
blêmes dans le champ, remplacer celui de Diane* Le rem- 
placement de la Victoire par d'autres divinités, la substi* 
tution du quadrige au bige et des cerfs aux chevaux 
(n** 94) semblent devoir être rapportés à la fin du vi' siècle, 
ou plutôt au commencement du vu*. Nous avons classé ces 
monnaies dans notre ii* période dont nous fixons le corn- 
ue ar. j.c. mencement vers l'an 600. 

Dès la fin de cette n* période, on voit des revers 
tout à fait nouveaux qui ne sont plus ni les Dioscu- 
res, ni les biges ou quadriges des divinités (n°» 109, 110, 
111), et qui se rapportent plutôt à la famille du moné- 
taire qu'à la République. Les anciens revers se main- 
tiennent en nombre à peu près égal à celui des nou- 

18411 iHav.j.^. veaux (1) pendant notre m* période de 620 à 640, mais le 
nombre de ceux-ci augmente à mesure que la marque indi* 

(1) Voir les Annal€9 de Vlnstiiut arch,, 1863. B* 



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TYPES. 183 

quant la valeur et le nom de ROMA tendent à disparaître. 
Enfin à la v* période et môme dès le milieu de la iv« 
(depuis 6h5y mais surtout depuis 650) , il n'y a plus de lo». 104 »? . j. c. 
règle fixe, et les types sont livrés au caprice des mo« 
nétaires. Les plus anciens types de ce genre semblent être 
lacolonne surmontée d'une divinité sur le denierde C. Augu- 
rinus(n*10P) , reproduit un peu plus tard par son fils Tiberius 
(n* 137) ,1a louve sur le denier de SextusPompeius Faustulus 
(n* 110), le serment des alliés sur celui de Ti. Veturius 
(n* 111), le portrait de Philippe de Macédoine sur celui de 
Q. Philippus (n* 142), les types rappelant la Macédoine 
et l'Espagne siu* les deniers de M. Metellus (n*" 14A) et de 
Q. Maximus (o'^lAS) , les scènes de combat sur les deniers de 
C. Servilius (n* 146), de T. Didius (n» 158) et de M. Sergins 
Silus (n"" 168), les statues équestres et monuments honori- 
fiques sur les deniers de Manius iEmilius Lepidus (no 155) 
etdeL. Philippus (n» 166), le vote sur celui de P. Nerva 
(n* 160) , la galère sur celui de Q. Lutatius (n* 162) , la pro- 
vocation sur celui de P. Lseca (n* 172). 

Les types fsdsant allusion à des faits contemporains sont 
plus rares ; on peut citer dans ce genre celui qui représente 
les deux questeurs Piso et Gsepio achetant du blé, sur le 
denier n* 192 (651 à 654 de Rome) ; le denier de la Guerre los 100 et. j. c. 
Sociale avec la louve et le taureau, n"" 222. 

Cependant, malgré ces innovations, les anciens types 
se conservent longtemps encore; ainsi on voit les 
Dioscures sur on denierde la Guerre Sociale (n*221 a), 
et on retrouve même, quoique rarement, durant notre 
v« période, c'est-à-dire après le milieu du vir siècle, sinon 
les Dioscures, du moins lesbiges et les quadriges avecDiane, 
la Victoire et d'autres divinités, mais ils disparaissent 
vers 690. $i it. j-c 



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U Vlctorlftt. 



•etCercQ. 



IH m. J.-C. 



18A CHAPITRE TUl. 

Les dernières pièces au type du bige sont, si on en ex- 
Ai Vf. j.c. cepte celles dé L. Flaminius Ghilo, frappées, e& 710, à Tr- 
mitationdes antiennes, lesdeniers de FaustusSylla (n"* 269), 
deL. Axius Naso (n' 283) et de T. Yettius Sabinus (n* S03) ; 
les plus récents au type du quadrige sont ceux de M. Seau* 
rus et de P. Hypsaeus (n^*27S, 274), encore qu'ils ne soient 
pas de l'ancien type, le sujet représenté est le même, mais 
arrangé autrement et un peu modernisé. 

r. Le Victariat. — Son type est tout à fait spécial et 
diffère entièrement des autres pièces d'argent; il n'a ja* 
mais varié. 

d. Le quinaire et le sesterce ardent dans l'origine le même 
type que le denier; on rencontre quelquefois le quinaire 
avec un bige au revers, mus jamais le sesterce. Lors de 
la nouvelle émission de quinaires, qui eut lieu en 650, on 
leur donna d'abord le nom et le type des victoriats; de 
là vient le caractère particulier de cette espèce, caractère 
qu'elle conserva pendant toute la durée de l'Empire, mid- 
^ gré les changements des types. 

Enfin, il ne faut pas oublier que l'on rencontre assez sou- 
vent des types héréditaires (n** 91 et 101, 60 et 70, 175, 
20S; voir n* 48). Ce^ types reproduits par le fils ou le 
petit-fils du mônét^dre qui les a employés le premier, peu- 
vent souvent par leur aspect et leur ressemblance avec le 
prototype donner le change sur leur ancienneté. 
Type, do ertfrt. Sur Ic cuivrc, les anciens types ont été conservés beau^ 
coup plus fidèlement que sur l'argent , ce que l'on doit at- 
tribuer à diverses causes. D'abord la fixité des types était 
plus nécessaire pour ces pièces que pour celles d'argent 
parce qu'il fallait qu'on pût les distinguer facilement des 
autres monnaies italiques du même métal ; ensuite l'é^ 
m uv. J..C. mission de l'as cessa vers l'an 600 pour ne reparaître 



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TYPES. 185 

qu'exceptionDellement de 650 à 670 et disparaître encore ^4 k64 ar. j..c. 
une fois vers 680, époque à laquelle cette grande variété ^* "^ ''•■^' 
de revers se montre sur la monnaie d'argent. La mon- 
naie de cuivre étant fort ancienne, le type en était pour 
ainsi dire consacré par le temps et difiScile à changer. Ce- 
pendant les monnaies divisionnaires présentent souvent des 
types plus variés» ce qui se voit déjà sur les sextans et les 
onces de la série de Luceria, malgré son ancienneté (n"" 8). 
On rencontre parfois sur le revers de l'once, au lieu de 
la proue, la légende au milieu d'une couronne (n""* 82, 11&, pi. xxvi. n* la. 
162), ou bien une corne d'abondance (n"" 1, d'après 
Riccio, Cat p. 15), puis deux cornes d'abondance (n"" 197), 
un quadrige (n** 233), un éléphant (r 63), uq chien 
(n"" 156)« La tôte de Saturne figure également sur l'once, 
à la place de la tète ordinaire du droit. Enfin sur le 
revers du quadrans de L. Opimius, le type usuel est 
remplacé par une massue dans une couronne de laurier 
(n* 140), et sur celui deTi. Veturius (n^ IH) par un vase 
à parfum avec le strigile. Ce dernier type avait probable- 
ment été choisi parce que le quadrans était le prix ordi- 
naire d'un bain. 

A l'époque de la Guerre Sociale, les trois ofiiciers moné- 
taires contemporains, L. Piso Frugi (n* 212), C. Vibius 
Pansa (n* 216) et Q. Titius (n* 214) adoptèrent chacun des 
types différents, le premier pour le quadrans, le second 
pour le quadrans et le sextans, le troisième pour le semis, 
le trions et le quadrans ; mais ils conservèrent àl'as son an- 
cien type. Cn. Bla^o, au contr2dre,par une exception unique, 
mit sur le revers de ses as un trophée et une Victoire 
(n* 163), et modifia seulement le droit du quadrans en re- pi. xxvm, n«9. 
présentant Hercule avec une tète barbue. Les variations de 
type que Ton remarque sur les as des dernières émissions, 



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186 GHAFlTBfi VIU. 

telles que deux ou trois proues de nayire au lieu d'une seule 
PI. XXX. B« 7. (n** 212,216,230) et le remplacement de la tète de Jauua 
par deux têtes (n^* 214, 228, 230), n'ont pas d'importance 
pour le sujet que nous traitons. Nous verrons au chapitre 
des monnaies provinciales quel était le rapport existant 
entre le denier romain et les pièces de cuivre étrangles au 
système romain (comme celles des n*»* 167, 189)- 

En terminant ce paragraphe, nous émettons le vœu de voir 
un jour quelque archéologue, riche de science et d'expé- 
rience, approfondir l'étude des monnaies de la République. 
Évidemment on tirerait de Texamen de la coiffure, du 
vêtement, du style des diverses tètes de divinités quel- 
ques données chronologiques qui fixeraient d'une n^nière 
plus absolue et plus tranchée celles que nous ne faisons 
qu'indiquer. 

5X. 

Légendes explicatives du type. 

On voit sur les HK)numents de style archaïque des inscrip- 
tions qui en expliquent le sujet; il en est de même sur les mon- 
naies. Nous rangeons dans cette catégorie le mot Volcanom 
qu'on lit sur les pièces de cuivre de la ville d' Aesemia. L'im- 
muabilité des types rendait toute explication inutile pour les 
pièces à légendes latines. Le mot ROMA des monnaies romai- 
nes ne peut évidemment pas être pris dans ce sens, ne f&t-ce 
qu'à cause de la place qu'il occupe sur les plus anciens de- 
niers, où il se trouve toujours sur le revers et à l'exergue, au- 
dessous des Dioscures. L'usage d'employer des types variés 
et arbitrairement choisis par les monétaires, aurait pu ame- 
ner ce genre de légendes. Cependant il n'en fut pas ainsi 
dans les premiers moments. Parmi les deniers antérieurs 



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LÉGENDES BXPLICATITES. 187 

à rannée 670, on ne peut en citer que six qui aient de sem* u ar. ^..c. 
blaUes l^endes en monogrammes ou en initiales : n* 166 
♦=*aMn«K;j n* 177 ?{enates) P(u6Kct); n» 178 P = Apollo 
eti3t=Lare{i); n* 188 1(tino) S{ispe$) JA{ater) ^egina) ; 
n* 206 D(«) V{eMtes) P(ti6Kct); n* 216 A=Ta{liu$); sept 
autres ont les mots écrits en toutes lettres : n"" 172 PRO- 
VOCO; n*180 QVIRIN ; n* 191 ROMA; n*197 PIETAS ; n* 201 
NVMA POMPIL; n* 208 ROMA VICTRIX; n* 213 SALVS 
(voyez aussi le n* 110). Toutes ces pièces ne remontent pas 
au delà du vu* siède. Plus tard les légendes de cette espèce 
deviennent de plus en plus communes et de plus en plus 
complètes; elles finissent par se rapporter à des événe- 
ments presque contemporains, comme sur le denier de 
M. Scaurus (n*273). 

Les légendes sont généralement au nominatif; on peut 
cit^ comme étant exceptionnellement au génitif les n*' 230 
NVMAE POMPILI, ANGI MARCI; n*279 SALVTIS, n* 304 
GONCORDUE ou GONGORDIAI-, enfin les pièces frappées à 
Fépoque de la mortdeGésarou immédiatement après par Pa- 
likanus, sur lesquelles on lit HONORIS, LIBERTATIS, FEU- 
CITATIS, ou ceUes de Pansa avec LIRERTATIS, lOVIS AXVR. 

Les légendes qui font partie du sujet même sont à peu 
près du même genre, mais ne peuvent se classer dans la 
même catégorie. Ainsi A^.AEMILIO.LEP surlen^'lôS, M. sur 
le bouclier du n* 146, L.SVLL. FELl. DIG sur le n* 232. 

§XL 

Lettres et formes grammaticales. 

Il ne peut entrer dans notre plan de réunir ici tous les Lettre». 
textes épigraphiques que nous fournissent les monnaies; 
nous nous contenterons d'en faire connaître ceux qui peu- 
vent aider aux recherches chronologiques. 



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ÎIT •?. J.-C. 



188 CHAPITRE \IU. 

A dans le nom de ROMA est la forme sinon unique, du 
moins la plus fréquente sur les pièces les plus anciennes. 
Dans la collection Borghesi, parnd les deniers frappés 
S17 %f. j.^:. ayant la réduction de 537, on voit A sur quatre pièces 
dont la légende est incuse, et dont Tune est sans emblème, 
tandis que les trois autres portent des emblèmes. Sur &x 
pièces avec des emblèmes ou des monogrammes d'ateliers 
on voit A (1), ce qui pourrût faire croire que cette forme a 
été adoptée après Tusage des emblèmes, msds avant Tan- 
née 537, par conséquent dans la première moitié du vr siè- 
cle. 

Nous ferons remarquer en même temps qu'à l'exception 
des anciennes séries avec les initiales CA (n* 1 2) , KA (n* 13) ,. 
la forme archaïque A n'est usitée que pour le nom de Rome 
et que la forme ordinaire A se trouve dans les monogram- 
mes, même sur les pièces où Roma est écrit avec A. Il en ré- 
sulte donc que la forme A ne peut servir à fixer la date des 
monnaies ; mais la forme A, même quand elle ne se rencontre 
que dans le mot Roma, est toujours un indice de haute anti- 
quité. C'est ce qui a lieu pour les pièces les plus anciennes 
lorsque les noms des monétaires sont en abrégé, et parmi les 



(1) ROMA (incns) 4»%57, 4»%47, 4«',46, 4»',45; en caractères ordinaires 
et sans emblème 4>%47; (sur un autre denier de la même e^^èce^ pesant 4c%63, 
on lit ROMA); avec l'ancre 4t%35; le croissant 4«',65; la branche de 
laurier 4i',62.-ROMA> avec le caducée 4f,51 (un autre afee ROMA 
4r,îO); avec le croissant (C) 4«',23; avec la massue 4^,30; avec la toise à 
mesurer, 4^,40; avec Tépée espagnole 4«',45, 4«',37 ; avec ROMA en mo- 
nogramme 4 «',35. M. 

Sur les victoriats à légendes incuses, trouvés en Espagne; TA conserve 
également sa forme archaïque. Le double victoriat ayant malheureu- 
sement été percé auprès de VA, la forme de cette lettre est difficile à distio- 
guer^ cependant on en voit assez pour s'assurer qu'elle était A. 



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POEME DES LETTRES, 189 

pièces plus récentes pour la plupart de celles qui ont au 
revers le type des Dioscures (n** 49,^50, 61, 72, 78, 74), 
même sur deux pièces qui ont la lettre L carrée (n- 41 , 71), 
unsi que surquelques-uns des plus anciens ft^o^î (n** 60,62, 
63). Plus tard la forme A ne se voit plus du tout (1), excepté 
sur un denier de la Guerre Sociale (n* 222) ; elle disparaît 
donc de l'alphabet monétaire dans le courant du vi* siècle. 
On sait qu'elle a été conservée plus longtemps dans l'al- 
phabet des inscriptions ordinaires. 

Les autres formes de l'A (n* 2) et l'A grec, usité surtout 
dans les monogrammes (n*«26, 48, 61, 68, 120,178,283), 
n'offrent pas d'intérêt pour la chronologie. 

La lettre Kne se voit que devant l'A. Ainsi, nous lisons 
jra(n* 13) , alternativement avec Ca (n*12) ,— excepté quand 
le mot est dérivé du grec comme dans le n^ 9, — et dans le 
moiMaïeni (n* 258). Le nom de Palikanus est écrit par un 
K sur tous les deniers de ce monétaire du temps de César. 

La forme P est plus fréquente que L dans les premiers 
temps. On la voit sur les pièces de Luceria (n* 8) , dans les 
monogrammes V (n* 29) , C/Ç (n-87) , W (n* 84) , BAf (n* 58) , 
W à cdté de K (n« 27) ; de plus dans C.Àl (n' 33), L. Antes. 
Grog, (n* 129) , M. Atili Saran. (n» 72) , etc. Nous pourrions 
pousser cette énumération beaucoup plus loin, mais nous 
ferons remarquer que la lettre L se trouve sur des pièces 
anciennes en même temps que P; puis plus tard on trouve V 
sur des pièces relativement récentes, de sorte que la forme 



(1) Nous doutons fort que la forme A se trouye rëellement sur le d* 98. 
U est en effet très-difficile de constater la forme véritable de cette lettre sur 
les exemplaires en mauvais état. Quant aux as, nous aimons mieux ne pas 
«0 parler à ce point de vue, parce que nous n'avons pas assez de documents 
sous les yeux pour nous renseigner exactement. 



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190 CHAPITRE y m. 

pointue de cette lettre n'est pas un critérium infaillible d'an* 
cienneté (1), quoique en général ^ soit plus fréquent dans 
le Yi* et L dans le yu* siècle. 

est souvent plus petit que les autres lettres sur les 
pièces anciennes, ainsi que dans l'anden alpbabet grec; 
mais cette remarque est sans utilité pour la chronologie, 
car on rencontre aussi de petits dans le tu* siècle, par 
exemple sur le denier n* 165. 

P carré appartient surtout aux pièces anciennes, mais 
on le retrouve encore isolément sur quelques deniers 
de Lentulus (n'' 207). et de Metellus Plus (n« 2&8). Le P 
fermé, de l'alphabet plus moderne, ne se rencontre jamais 
sur les monnaies» si ce n'est sur quelques pièces d'un tra- 
vail négligé. 

Y ne se voit que dans Ypsœ (n"" 27 h) , et il est très^souvent 
remplacé par V, comme dans les formes Hupsaeus (n* 27}), 
Eruc (n« 287) et SibuUa (n* 294). Ensuite Y figure dans 
quelques séries de lettres, comme nous l'avons vu p. 177. 
Lettret numérales. Lo sîgDQ 4, veut dire cinquonlô (n'* 19, 212, 262). 1 qui 
a la même signification (n^"' 227, 230, 231, 232, 23A, 
2il, 2A9, 253, 263, 265, 270) est employé sur les pièces 
84 «T. j.^. frappées après l'année 670, mais depuis lors beaucoup 
plus souvent que le premier. On le voit en particulier 
sur les deniers de Jules César. La forme L ne se rencontre 
jamais sur les pièces de la République comme signe nu- 
méral ; le quinaire de M. Antoine frappé à Lyon est proba- 
blement le premier exemple que nous en ayons. 

Les chiffres sont rarement placés de manière à avoir une 
valeur soustractive ; cependant on peut en citer quelques 



(1) Annalex de V Institut arch., 1863. 



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CHIFFRES. 191 

exemples devant l'X (1) et devant le C (2) , rarement de- 
vant V (3), plus rarement encore devant L (A). 

Quelquefois on barre les lettres qui servent de chiffres, Lettres nnmëraief 
afin de les distinguer des lettres ordinaires. C'est ainsi *^'''^' 
que l'on trouve sur les monnaies X ou ^. Les signes V et 
IIS (5) n'étaient déjà plus employés à l'époque où cet 
usage de barrer les lettres prit naissance. On ne le voit 
jamais appliqué au chiffre XYI ni à l'S* 

Les plus anciennes pièces portant le signe X sont dans 
notre m* période ; elles ne remontent donc pas au delàde l'an 
620, et l'on n'en rencontre pas d'une date antérieure (6). 134 tr. j.-c. 
Le premier que l'on trouvera sur notre tableau ehronolo- n. xxvn,n«6. 
gique porte le n* 122. Depuis lors il semble avoir été gé- 
néralement adopté, jusqu'à la suppression des indications 
de la valeur sur le denier; cependant l'X non barré se voit 
encore assez souvent, par exemple sur les n"^ li7, 1A8, 



(1) IIX Bnnio (Rkcio, Ca<.» p. 102); IX Cens. Llm. Grep. {ibid,, p. 79); 
Tltorins {ibid., p. I»2); XIX Silanos (ibid., p. 126); XXIX (ibid.); XXXXIX 
Farsoleias {ibid., p. 91); LXXXIX (ibid.); CXXIX Ti. QaudJus {ibid., 
p. 65). 

(2) XXC. L. Pi80 {ibid., p. 57); XCIII FareoleiuB {ibid. Sappl., p. 10); 
XCIII, XCV, XCVIII {ibid.); VIC. Tl. Oandlus (ibid., p. 65); VC {ibid.). 

(3) IV Barflio {ibid., p. 102;; Satrienus {ibid., p. 180); XIV (ibid.); LXIV 
Lacretios Trio {ibid., p. 132). 

(4) XU. i'anuleioB {ibid. Sappl., p. 10). Sur les monnaies de M. Antoine, 
que noof Tenons de citer^ on lit les chiffres XL et XLI. 

(5) [HS se volt pins tard sor les sesterces en cuivre ft>appés par M. Antoine 
(pi. XXXIII, n* 3)]. 

(6) Cavedoni {Ripostigli, p. 166) suppose que les cliiffres barres ont 
commencé à être usités vers 560, à cause de la date qu'il donne au denier 194 ar. j.c. 
Q« 135; mais cette date étant, d'après Cavedoni lui-même, fort incer- 
taine, rien ne noas parait moins sûr que cette donnée qui, du reste, est 
formellement contredite par nos dernières études {Ann. de VInst. arch., 1863, 

p. 43 et suiv.). 



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192 CHAPITEE YlII. 

Ii9, 161, 167, 169, 170-173, 181, 191 et même sur des 
pièces de la Guerre Sociale. 
Ainsi Ton peut avec certitude classer au tu* siècle (après 

it4 âv. j.^. Tannée 620) tous les deniers sur lesquels X est barré, mais 
on doit observer en même temps que TX n'est pas barré 
sur tous les deniers de cette époque. 

On rencontre aussi quelquefob D avec une barre hori- 
zontale (n* 227) et M\ avec une barre perpendiculaire 
(n"" 215), probablement avec la signification de 500 et 
de 1000. 

ponctaâtion. La ponctuation est rarement négligée; cependant on lit 
SAFRAsurle n* 62, AVRYFsur len*103; par contre le point 
subsiste malgré la ligature dans la légende oOMP (n* 85). 
Ligtturet. Les Uçalures nécessaires dans les commencements pour 

quelques légendes (Voy. p. 171) ont été dans la suite con- 
servées pour gagner de la place. 

La règle adoptée plus tard d'indiquer distinctement 
chacune des lettres liées ensemble, par exemple de ne 
compter le T comme ligature du T et de l'I, à moins de 
prolonger la ligne du milieu t, souffre quelques exceptions 
dans les légendes monétaires : ainsi on voit POIF (n* 281), 
WLI (n* 182), crf L à côté de Crf OY (n« 166), et même m, 
pour Melel (lus) (n* 166). 

Abrëfutiont. Lcs règles ordinaires de l'abréviation subsistent pour 
le prœnomen; seulement on doit remarquer que sur les 
monnaies comme sur les anciennes inscriptions S signifie 
Spurius; SX (n* 46) ou bien SEX (n^* 110 et 159), Sextus. 
Qaand le nomen et le cogfwmen ne sont pas écrits en 
toutes lettres, Tabréviaiion s'arrête en général sur une 
consonne (1)-, cependant cette règle souffre un grand 

(1) Borghesi, Decad, 1,9, p. Î6. OEuvr. compl., t. I, p. 155; Bm//. napol. 
IV. 47. 



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ORTHOGRAPHE. lÔS 

nombre d* exceptions, surtout dans les temps anciens. Ainsi 
nousavonsAFRA (nms)(n«'62), AV(r«lms) (n°20), CAE(ci7tMs) 
(n* 82), l)0(miliu8) (n* 39) et D0MI((m5) (n« 167), PO(m- 
peius) (n* 110), VETV(rtiM) (n» 111), LICI(nw5) (n* 170),. 
LIMETA(nti5) (n« 227), UEÇtellus) (n« 24), METE(Hus) 
(nM31), SALINA(/or) (n» 243), SILA(ww«) (nM67), TO- 
(dilïus) (n«28),T0RQVA((t<s) (n-lt59),TRIGE(mmus)(n»91), 
VNI/manw?) (n»217). 

E> U El sont employés indifféremment, avec la même ^^ J^\!^nltx^. 
valeur, sur les deniers du vu* siècle. Ainsi nous lisons 
OPEMI (n* 44), plus tard OPEIMl (n- 55, 140, 141), 
D0ME(«U5) et Wm{tiu$) (n» 133), DEIDI (n* 168), 
PREIMVS (n^ 296), PREIVERNVM, alternativement avec 
PRIV- et PREV- (n* 273). Du temps de César et même après 
lui, on trouve encore LEIBERTAS et CASSEI. Cette dernière 
forme est naturellement un génitif et non un nominatif. 

I prolongé au delà de la ligne pour indiquer un I long 
est rare; on le voit sur le denier de Calidius {n? 166), et 
sur les monnaies de P. Àecoleius Lariscolus^ vers Tan 711, *3*^ ^- ^* 
on lit quelquefois LARiSCOLVS (1). 

V s'est conservé dans MAXSVMVS (n* 261) ; plus rarement 
on lit CRASSVPES à côté de CRASSIPES (n* 242). 

O ne remplace jamais l'V dans les légendes monétaires-, 
la forme ALIO (n* 189) nous paraît fort douteuse. Si le 
mot a été bien lu, c'est une exception ou un provincia- 
lisme : par contre, on doit admettre sans difficulté FOY = 
Folv{iu8), qu'on lit généralement, mais à tort. Foui- 
r(tti5), comme équivalent de Ful{mus) (n" 166). Dans 
CLOVLI (n* 183), y a eu la valeur d'une consonne 
du moins dans les temps anciens ; le nom do la famille 

(0 Borghesl, Décade VII, 10. p. 44. OEuvr. compL, t. I» p. 367. 
II. 13 



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194 



CHAPITRE VIII. 



Furia s'écrit soit avec OV (n** 182, 242), soit avec un V 
accentué (!!• 291, comp. n* 83). L'Y de BRVTI sur les pièces 
4i et « «T.j.-c. de D. Brutus frappées en 710 et 7H est surmonté d'un 
point (1). Le signe qui se voit au-dessus de TV de MVSA 
(n* 298), mais qui ne se trouve pas sur TV de MVSARVM, a 
été avec raison assimilé à Taccent grec d'une voyelle longue. 

Nous devons faire remarquer k cette occasion que le sylla- 
baire des monnaies de Bursio (n"" 234) admet le V comme 
voyelle et comme consonne et que par conséquent l'on 
trouve VA.VE.VI.VO.VV (2). 

Sur les pièces les plus anciennes, on ne voit guère que 
la forme AE, par exemple MAE, BAE(6i), LAEGA, CAEPIO, 
PAETV5etc. 

Les exemples de la diphthongue Ai appartiennent proba- 
blement tous à la fin du vu* siècle : AIMILIA (n* 281), 
CAISAR (n« 159), CONCORDIAl (n* 304). One seule fois 
on lit AEI dans CAEICIANI (n* 193). — COIL (n* 49) se 
trouve alternativement avec COEL (n" 286). 

XS figure sur les pièces du vu* siècle-, par exemple 
MAXSYMVS (n* 261), AXSIVS (n« 283). Sur le denier 
n' 281 qui n'est pas très-ancien on voit plus souvent 
ALEXANDREA que.ALEXSANDREA. L'orthographe des syl- 
labes Sex^ Max^ Sax ne prouve rien. 

Les consonnes doubles font défaut sur les pièces très-an- 
ciennes. On y lit : CINA (n<>86), COTA (n* 92), GELI (n^ 93), 
PILIPVS (nM42), RENI (if 100?), SARAN (n« 72), SISENA 
(n» 148), SVLA (n* 67), VARO (n" 48). Des traces de cette 
orthographe se sont conservées assez longtemps, car sur les 



Consonne». 



Redoublement 
des con»onne«. 



(!) Cavedoni, Saggio, p. 173, d'après deux excmpiaîrfa. 
(2) VE. VI.VV, d'après le calalogue de Ricclo. 



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84 av. J. C. 



OBTHOGRAPH£. 195 

as de Sylla on lit encore SVLA (n» 282), tandis que Ton voit 
SVLLA sur toutes ses pièces d'or et d'argent. On peut citer 
aussi MEMIES (n*» 226) , peut-être AL10(?) sur le bronze cor- 
respondant au denier qui porte la légende ALLI (n' 189). 
Parmi les pièces frappées avant 670, les suivantes ont des 
consonnes doubles : ALLI (n«189), CASSI (n«* 157 et 193), 
FLACCI (n*17â) , HERENNI (n« 197) , MAL ou MALLE {if 191) , 
MEMMI(n**151, 175,205), METELLVS(n»*lâ3,lââ), NATTA 
(n«70),PfllLIPPYS (nM56),RVLLI (n*211),TVLLI (n*119). 

Les voyelles doubles ne figurent que dans FEELIX, qui voyeiiet doubles. 
s'écrit aussi FELIX sur les deniers de Faustus Sylla (n*269) , 
et dans G. NVMONIVS YAALA sur un denier frappé après 
la mort de César. Cette dernière famille semble avoir con- 
servé pour son nom une orthographe déjà tombée en dé- 
suétude (Voir nos Inscriptiones regni Neapolitani, n* 91, et 
Orem,n^5310). 

r aspiration manque sur les plus anciennes pièces après LcttreiMpiréet. 
les lettres C.P.T. Ainsi on lit CETEGVS (n^ 179), CILO 
^n* 173) , (tandis que sur le denier toutàfaitsemblable, frappé 
en 710, on lit CHILO) , PIUPYS {rf 142) , TAMPIL (n' 102) , 
TALNA (n" 61 ; les fastes capitolins orthographient Thalna) . 
Plus tard) la nouvelle orthographe ajouta une H à tous ces 
noms : cependant on lit encore TRIVMPVS et GRACCVS 
sur certaines monnaies du temps de César et d'Auguste. 

On commence à trouver des lettres aspirées après 
640 (1) -, ainsi nous avons parmi les pièces de notre iv pé- 
riode PHILIPPVS (n» 156), PHILI (n» 182), PVLCIIER 
(n* 176); à la V, c'est-à-dire entre 650 et 670, THERMVS 
(n* 200) , THORIVS (n» 188) ; vers 700, BROCCHVS (n» 291) , 
nom d'origine latine, comme Pulcher et Thorius, et dans 



44 ar. J.-C. 



114 av. J.-C. 



104-84 av. J.-C. 
54 av. J.-C. 



(1) Annales de l'Inst. arch,, 1863^ p. 52 et suiv. 

13* 



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1Ô6 CHAPITRE VIII. 

lequel l'aspiration a été adoptée. YPSAEYS et HYPSAEVS 

M «y. j.-c. se trouvent en même temps sur les deniers de Tannée 696 
(n'* 278, 274) , ce qui paraît assez singulier. 

supprewion La terminaisou f que Ton trouve souvent sur les mon- 

naies et dans les inscriptions de T époque républicaine pour 
les noms de la seconde déclinaison en -ius^ vient, suivant 
toute apparence, de la suppression des finales m et s. 
Comme on peut s'en convaincre en comparant les formes 
grecques, osques et latines, la prononciation de ces noms a 
varié dans l'origine entre to5, tm, tïs, w, et il arriva ainsi 
tout naturellement qu'en supprimant 1*5 finale, on obtint 
la terminaison -t, ce qui ne pouvait être le résultat d'une 
abréviation ordinaire. Une fois cette forme adoptée, elle 
fut longtemps conservée par habitude : nous ne trou- 
vons qu'un seul nominatif avec la terminaison -ttis, en 
104 ar. J.-c. toutos Icttrcs, sur Ics deniers frappés avant 650 : ACILIVS 
io4et84ar.j..c. (n« 130); dcux cutrc 650 et 670 : THORIVS (n« 188) et 
VIBIVS (n* 216). Il paraît donc qu'elle est à peu près con- 
temporaine de la Guerre Sociale, oa du moins qu'elle n'est 
pas beaucoup plus ancienne. Les mots LARE (n** 178; en 
monogramme il est vrai) et ALBINV sur les deniers de 

43 av. j. c. 711 peuvent encore être cités comme des exemples de la 
suppression d'une consonne finale, ainsi que ITERV sur 
les deniers de Sylla (n* 232) et CAPTV sur ceux de Scaurus 

(8 av. j.-o. (n» 273) de l'année 696. 

§ xn. 

Fabrique. 

La dentelure des bords^ que Tacite considère, ainsi que 
le type du bige, comme les signes particuliers qui distin- 
guent le denier républicain da denier impérial, a long- 



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FABRIQUE- 197 

temps passé pour un indice de haute antiquité. En effet, 
nous possédons un denier sans nom de monétaire, et au 
type des Dioscures, avec une roue comme emblème dans le 
champ, denier certainement fort ancien, que nous avons 
classé sous le n* 3 de notre tableau chronologique, attendu 
que tous les exemplaires répondent à l'ancien poids de 72 
à la livre. Nous voyons aussi dans l'ouvrage de M. L. MuUer 
{Numismatique de V ancienne Afrique^ t. II, p. 142) que les 
Carthaginois semblent avoir été les premiers qui adoptè- 
rent les pièces à bords dentelés, ce qui eut lieu vers 
Tan 500 de Rome. Il ne faut donc pas s'étonner que 254ar.j.-c. 
ce système de dentelure ait pu être employé momentané- 
ment à Rome, vers 537 ou un peu avant (1). Quoi qu'il en " »▼. j.c. 
soit, ce denier est le seul de ce genre auquel on puisse attri- 
buer une aussi haute antiquité; tous les autres sont relati- 
vement récents. Les premiers que nous voyons apparaître 
avec le bord dentelé, après cent-cinquante ans d'interrup- 
tion (2), portent les noms de Licinius Crassus et de Cn. 
Domitius (n* 170) ^ ce sont les seuls qui aient été frappés 
avant 650. Nous n'en connaissons que quatre autres 104 av. j.-c. 
antérieurs à 670 : les deniers de L. Cotta (n* 204), de L. 84 «7. j.-c. 
Scipio Asiagenus (n* 187), de L. Memmius (n** 205) et de 
L. Sulpicius G. F. (n° 206). Les noms de Domitius et de 
Crassus, qui se trouvent avec ceux de cinq monétaires 
sur les premiers deniers dentelés frappés au vu* siècle, 
pourraient faire penser que cette commission extraor- 



(1) Annales de flnst. arch., 1863, p. 25 6126.— Voy, Friedlaender, 
dans le Journal de Koehne, Zeitschrift, t. II, p. 136). 

(2) Cavedoni {Ripostigli, p. 178) est évidemment dans Terreur lorsqu'il 

dit que la première émission des serrait eut Heu vers iiOO. — Voyez aussi ifi4 ay. j -c. 
Cavedooi, Nuovi studii, p. 7 et 8. 



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198 CHAPITRE VIII. 

dinaire de sept membres a inauguré une ère nouvelle pour 
le monnayage, et que ces magistrats sont les auteurs de 
l'innovation; de plus, comme Crassus se trouve con- 
stamment nommé avant Domitius, on pourrait peut-être en 
conclure que c'est à lui qu'elle est due plus particulière- 
ment. 

Ce système de dentelure a duré jusque vers la fin de la 
République. Les deniers dentelés de L. Roscius Fabatus 
(n" 300) et autres, qui se sont trouvés pour la première 
fois dans le dépôt de Cadriano (n'* 282, 289, 292, 303, 
73ftr. j.c 305), ont probablement été tous frappés après 681. Ceux 
de M'. Aquillius (n* 282) et de C. Hosidius Geta (n« 292) 
semblent être les plus récents, puisque ces magistrats 
prennent déjà sur leurs monnaies le titre de triumvir. 

Au surplus, la dentelure n'a pas été de règle générale, 
et à l'époque même où elle était en usage, on fabriquait des 
pièces à la manière ordinaire. Hors de Rome, cette méthode 
n'a jamais été employée, et il est probable que tous les 
deniers nommés Serrati ont été fabriqués dans les ateliers 
de la capitale. 

Nous pouvons faire remarquer qu'en général le flan des 
pièces est épais et petit à la première et à la dernière 
époque, plat et large à l'époque intermédiaire (1). 

Nous avons eu soin d'annoter les échanges de coins 

hybrides. toulcs Ics fois quc uous cu avous rencontré, car ce sont 

presque toujours des coins contemporains qui donnent 

lieu à ces combinaisons maladroites; mais il est difficile 



(1) Borghesi^ Dec., 1, 1, p. 8; Œuvr. compl., t. }, p. 139. Parmi les de- 
niers de L. Sylla et de L. Manliui 11 se trouve des flans des deux espèces. 
Cavedoni, Ripostigli^ p. 177. 



Klun. 



Monnaies 



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FABRIQUE. 199 

de faire de ces erreurs de fabrique un critérium pour Tâge 
des monnaies. 

Vanalogie de fabrique a été peu utilisée pour la classi- Analogie de styie 
fication qui va suivre , quoique nous ayons souvent cité ** **• fabrique. 
Topinion de numismatistes expérimentés, surtout de Gave- 
doni. Il arrive maintes fois que le côté droit et le revers de 
la même pièce ne sont pas du même style, et les consé- 
quences que les maîtres les plus habiles avaien. tirées de 
faits semblables se sont trouvées complètement détruites 
par la découverte des trésors. On comprendra donc la ré- 
serve que nous avons dû nous imposer à ce sujet (1). 



(1) M. le comte de Salis, après des recherches consciencieuses sur l'ana- 
logie du style et des fabriques, est arrive à un classement dont le résultat 
est impaUenunent attendu par les numismatistes et qui pourra jeter un jour 
nouveau sur cette matière. B. 



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200 CH&PITBE IX. 



CHAPITRE IX. 

CLASSEMENT CHRONOLOGIQUE DES MONNAIES DE LA RÉPUBLIQIE. 



§ I. 

Considérations préliminaires. 



introducuon. La Domenclature suivante renferme toutes les monnaies 
frappées par le gouvernement romain depuis la suppression 

268 ar. j.-c. (Je Tas Hbral en 486, au commencement de la guerre pu- 

50 av. J.-c. jjjq^g^ jusqu'à Tan de Rome 704. 

Nous avons, comme de juste, éliminé les pièces mises en 
circulation par des faussaires anciens, ainsi que les imita- 
tions barbares; mais nous y faisons figurer les monnaies 
frappées par les Confédérés pendant la Guerre Sociale, et 
une liste abrégée des monétaires qui ont battu monnaie 
49-43 av. J.-C. depuis 705 jusqu'en 711. 

Nous avons groupé ensemble, autant que nous l'avons 
pu, toutes les pièces d'une même émission, et ces émis- 
sions ont été rangées suivant leur date. Cependant, un clas- 
sement chronologique des monnaies de la République, 
année par année, est non-seulement impossible dans l'état 



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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 201 

actuel de la science, il est même difficile de prévoir 
si jamais on y arrivera, à moins de nouvelles décou- 
vertes tout à fait inespérées. L'essayer maintenant serait 
donner l'incertain pour le certain. Mais il nous a semblé 
utile de réunir les monnaies en plusieurs groupes limités 
dans un espace de temps relativement restreint. Nous 
avons pris pour base de notre classification, le contenu des 
dépôts et les autres criteria chronologiques que nous 
avons développés au chapitre précédent. Le résumé que 
nous allons en donner fera mieux comprendre au lecteur de 
quelle façon nous avons conçu ce travail et quels sont les 
résultats que nous avons obtenus (1). Il ne manque pas 
de pièces dont la place peut être contestée et pour les- 
quelles les indications chronologiques se contredisent ; 
mais on trouvera' généralement ensemble tout ce qui d'après 



(1) M. Mommsen avait fixé les groupes et leur ordre^ en prenaut pour base 
le résultat des dépôts trouvés en Italie. La découverte des dépôts espagnols 
et l'étude à laquelle s'est livré M. Zobel sur l'état de couservation des pièces^ 
ont modifié quelques-uns des résultats obtenus par M. Mommsen; elles ont 
permis de multiplier les classes et de fixer pour rémission des diverses 
sortes de monnaies des limites chronologiques plus restieintes, de sorte 
que ce classement a fait un grand pas depuis la publication de l'ouvrage 
allemand. 

L'auteur a publié lui-même ces modincations pour le classement des mon- 
naies d'argent, dans un mémoire inséré aux Annales de l'Institut archéolo- 
gique de Rome, 1863. J'ai dû refondre les deux travaux et y intercaler les 
pièces de cuivre et d'or dont M. Mommsen ne s'était pas occupé. Mais faute 
de renseignements plus précis, j'ai dû mo contenter de les donner dans 
l'ordre alphabétique à la fin de chacune des cinq périodes. 

Enfin, j'ai cru pouvoir changer la place de quelques pièces, parce que les 
données fournies par M. Zobel ne m'ont pas semblé pouvoir infirmer les 
données différentes fournies par l'histoire et les autres criteria dont nous 
disposons; mais je ne l'ai fait que rarement et j'ai eu soin d'en prévenir 
le lecteur. B. 



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giqae. 



202 CHAPITRE IX. 

nos connaissances actuelles peut raisonnablement être con- 
sidéré comme pouvant ou devant être réuni. Cette classi- 
fication fera le désespoir des amateurs qui jouent avec les 
médailles sans vouloir s'instruire; elle méritera, du moins 
nous nous en flattons, l'approbation des érudits qui doivent 
être scandalisés de trouver une pièce du temps de Cicéron 
à côté d'une pièce contemporaine d'Annibal, et qui pour la 
moindre recherche sont obligés de parcourir tous les car- 
tons d'un médaillier, désagrément qui arrive sans cesse 
avec Tordre alphabétique adopté jusqu'à présent. 
. . ^ , On trouvera à chaque article du tableau chronologique : 

Diapotitlon da ta- ^ ° ^ 

b\eaa chronoio- [1» Lc fiunUro d' Ordre ; deux crochets [ ] renferment le nu- 
méro correspondant au nôtre dans l'ouvrage allemand. Le 
chiffre romain et le numéro suivant répondent à la classi- 
fication adoptée par M. Mommsen dans les rectifications 
insérées aux Annales de l'Institut de Rome. 

fy ai joint, comme dans loriginal, la date de l'émis- 
sion de telle ou telle pièce , quand cette date m'a paru 
probable.] B. 

2° La légende contenant le nom de Rome ou toute autre 
indication (comme A.P.S.C.) tendant à montrer l'origine 
de la pièce et si elle appartient à une émission ordinaire ou 
extraordinaire. On a eu soin d'indiquer à côté des lé- 
gendes le droit et le ^ (revers) , pour faire connaître la 
place qu'elles occupent sur l'une ou l'autre face des mon- 
naies. — Pour les pièces de cuivre cette indication a été 
souvent omise parce que le nom du monétaire y est tou- 
jours sur le revers. 

3* Le nom du monétaire ou de V atelier^ quand les pièces 
ont été frappées dans des succursales établies en pro- 
vince. 

A"" Les espèces qui composent la série frappée par le mo- 



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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 203 

nétaire « avec une note relative à la marque de leur valeur. 
— Pour l'argent, quand le contraire n'est pas indiqué, il 
est entendu que cette marque se trouve au droit. 

S*" Le pied monétaire du cuivre. 

[Je renvoie aux annexes le tableau contenant une longue 
série de pesées de pièces de cuivre. J'ai pu augmenter le 
nombre de celles que donnait notre auteur ; mais ce tra- 
vail est encore bien incomplet. On aura sur ce sujet des 
renseignements satisfaisants lorsque le second volume de 
l'ouvrage de M. le baron d'Aiily aura paru.] B. 

Quant au poids des pièces d'argent, nous ne l'avons in- 
diqué que par exception. 

6« Types. Toutes les fois qu'il s'agissait des anciens 
types de l'argent ou du cuivre, on a évité d'en répéter 
la description. Pour les autres, nous avons résumé les tra- 
vaux des meilleurs numismatistes, surtout ceux de Cave- 
doni. D'ailleurs, nous sommes loin de prétendre à donner 
ici une description complète et détaillée de chacune des 
monnaies. 

En ce qui concerne les renseignements historiques, on 
les trouvera, comme de raison, plus développés et plus 
soignés ; ceux que nous présentons au lecteur ont été tirés 
soit d'ouvrages anciens, soit de ceux de Cavedoni et du 
comte Borghesi. Le savant n'y trouvera pas grand' chose 
de nouveau ; mais ce qu'il y a eu jusqu'ici d'incomplet, 
d'arbitraire et de contradictoire, a été écarté, et les opi- 
nions erronées sur la chronologie sont remplacées par des 
données plus sûres. Enfin nous avons autant que possible 
séparé ce qui est certain de ce qui est seulement probable. 

?• La forme des lettres. Sous ce titre nous avons réuni 
toutes les particularités épigraphiques et grammaticales 
des légendes. 



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204 CHAPITRE IX. 

S"" La fabrique. Cet article contient les signes particu- 
liers du coin. Nous avons mentionné les imitations italiques, 
qui sont d'une si grande importance pour la chronologie. 
— Quand rien n'indique le contraire , nos observations 
s'appliquent surtout i l'argent. 

9» Le degré de rareté. La lettre G indique les pièces com- 
munes, les chiffres R. R*. R*. signifient les différents degrés 
de rareté d'après ce qui est généralement admis dans le 
commerce. En cela nous nous sommes surtout attaché aux 
appréciations de Gavedoni. Mais ces renseignements ne 
s'appliquent qu'aux deniers, à moins que le contraire ne 
soit spécialement énoncé. 

10^ Les dépôts. Il nous a paru indispensable de mention- 
ner les dépôts des deniers avec le nombre des exemplaires 
qu'on y a trouvés. 

Pour indiquer ces dépôts, nous avons employé des abré- 
viations dont voici la clef : 

AR. -— Arbanatz (France). 
G. — Cadriano. 
GI. — Gingoli. 
GARR. — Garrare. 
GAZL. — Gazlona (Espagne). 
GOLL. — GoUecchio. 
GOR. — Gordoue (Espagne). 
FIES, ou F. — Fiesole. 

FR. — Frascarolo. 
LIR. — Uria (Espagne). 
MG. — Montecodruzzo. 
0. ouOL. -— Oliva (Espagne). 
P. — Peccioli. 
PB. — Pozoblanco (Espagne). 



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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 205 

RG. — Roncarolo. 
RF. — Roncofreddo. 
SA. — Santa Anna, 
se. — San Cesario. 
fiF. — S. Bartolomeo in Sassoforte. 
HSZ. — Hewisz-Szamos (en Transylvanie). 
V. — S. Niccoio di ViUola. 

Enfin nous avons mentionné les restitutions de l'époque 
impériale et indiqué les pièces contremarquées par les 
empereurs. 

Il*' [Pour rendre Tétude et la comparaison plus faciles, j'ai 
eu soinr de mettre en marge les numéros des planches sur 
lesquelles j'ai réuni des exemples du monnayage républi- 
cain à ses différentes époques. A la fin de chaque article 
je renvoie aux planches de M. Cohen, souvent aussi à 
celles de M. Riccio, lorsque les pièces citées ne se trouvent 
pas dans l'ouvrage du premier.] B. 

12° Les notes contiennent des renseignements sur les ma- 
gistrats monétaires et sur leurs familles. Il est certain que 
l'identité du monétaire avec tel ou tel personnage historique 
ne peut être mathématiquement prouvée, surtout pour les 
pièces anciennes où la qualification ne suit pas le nom des 
magistrats, même quand on connaît parfaitement leur filia- 
tion. Par exemple, nous connaissons très-bien la généalo- 
gie de la famille DomUia^ mais il n'est pas facile de dé- 
terminer auquel des Cn. Domitius^ très-nombreux à chaque 
génération, peut appartenir telle pièce en particulier. L'hé- 
rédité des mêmes noms dans les familles et la rareté des 
noms propres sur les monnaies rend la détermination de 
l'individualité très-difficile. Lorsque l'âge d'une monnaie est 
suffisamment déterminé par des considérations probantes, 



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206 CHAPITRE IX. 

on peut, par induction, trouver l'individu auquel elle doit 
être attribuée; mais nous nous sommes eflbrcé de nous 
abstenir de ces inductions incertaines et trompeuses. Les 
recherches antérieures ont été utilisées, cependant nous 
ne les mentionnons que dans le cas où elles contiennent 
quelques renseignements de plus qu une simple nomencla- 
ture de noms semblables à ceux qui se trouvent sur les 
monnaies. 
Rësnméâoaiytiqae Nous dounous ici, pour plus do clarté, le résumé de 
notre tableau chronologique. 



du tableaa cliro 
nologiqae. 



2«8.iM. ar j .c. I" PERIODE, QU de Rome 486 à 600? (n«» 1-90). 

Séries. Les monétaires de cette période frappent indis- 
tinctement des pièces d'argent et de cuivre, les autres des 
pièces de l'un de ces métaux seulement. 

Pied monétaire. Tous les deniers taillés sur le pied de 
72 à la livre sont groupés sous les n*»* 1 à 6. Les de- 
niers de 80 à la livre commencent avec le n* 6, ainsi que le 
premier changement du revers. Du n* 20 au n<» 28, les as 
pèsent sensiblement plus d'une once. 
Indicaiion de la valeur) sans changement pendant toute 

et nom de Rome. ) la durée de la période. 

Types du denier : Tète de Rome avec le casque ailé. ^ Les 
Dioscures à cheval. Ces divinités sont d'abord l'unique 
type du revers ; depuis le n* 6 elles sont quelquefois rem- 
placées par Diane dans un bige et, à partir du n<» 59, par le 
bige de la Victoire. Le type de la monnaie de cuivre reste 
invariable. ^ 

Forme des Lettres : A se voit dans le nom de Rome jus- 
qu'au n* 58, et alternativement avec A depuis le n« 59, sur- 
tout pour les noms des monétaires. La lettre L carrée se 
trouve à côté de Ir pointue. 



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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 207 

Fabrique. Le denier avec remblème de la roue est le 
seul qui ait le bord dentelé. Proportionnellenïent les vic- 
toriats sont plus épais que les deniers. 

Classification et dates. II est difficile de fixer au juste la 
fin de cette période.- Nouai savons qu'en 537 le poids du 2i7âv.j..c. 
denier fut affaibli, et le monnayage espagnol prouve que 
jusqu'en 548 on n'avait apporté que peu de cbangements 20e av. j..c. 
au monnayage primitif. 

Nous réunirons donc : 

Dans une 1" partie toutes les pièces de fabrique an- 
cienne dont on peut fixer la date de 486 à 560 (du n* 1 au 2G8îi204av. j.c. 
n** 58). 

Dans une 2' partie celles qui, sans présenter de modifica- 
tions importantes, sont cependant plus récentes et ont dû 
être frappées de 550 à 600 (dun* 59 au n" 90). 204k 154 ar.j.c. 

IP Période, de 660? a 620? (n" 91-118). U4.i54 ar. j. c. 

Séries. L'émission de l'as est suspendue, on ignore si ce 
fut par une décision légale ou simplement par la désué- 
tude. Nous sommes arrivé à constater ce fait curieux 
sans l'avoi/ soupçonné d'avance , sans même avoir eu 
l'idée qu'il en fût ainsi, uniquement par la constatation de 
l'état matériel des deniers contenus dans le dépôt d'Oliva 
et de leur classement suivant le degré de leur conserva- 
lion. 

La marque de la valeur se maintient sans changement; 
seulement sur les deniers n** 95 à 99 le chiffre XVI rem- 
place le chiffre X. 

Le nom de Rome occupe en général le revers (excepté 
sur le n*96, qui présente une anomalie). Sur la fin de cette 
période, les monétaires M. Fannius et C. Augurinus (n** 108 
et 109) sont les premiers à le mettre au droit. 



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208 CHAPITRE IX. 

Types : Celui du droit ne change pas encore; sur le re- 
vers les trois anciens types (les Dioscures, le bîge de Diane 
et celui de la Victoire) alternent, dès le commencement de 
la période, avec les quadriges d'autres divinités. On voit 
sur trois deniers (n°' 109, 110 et 111) des revers entière- 
ment nouveaux et dont le sujet semble tiré de Thistoire 
particulière de la famille du monétaire. 

Forme des lettres : On se sert, pour indiquer la valeur, 
de rx ancien, et non encore de l'X barré. 

Date et classification : Nous ne pourrions que répéter ici 
ce que nous avons dit plus haut et anticiper sur ce que 
nous dirons bientôt, de la difficulté d'attribuer à des per- 
sonnages connus dans l'histoire les noms des monétaires. 
On verra cependant que ce groupe peu nombreux ne peut 
If^ être placé que dans les premières années du vu' siècle. 

M. Zobel ne trouve pas une grande différence entre l'état 
de conservation de ces pièces et celui des dernières pièces 
de la T" période ; nous les plaçons en tête de la seconde. 
Ensuite viennent celles qui portent le chiffre XVI. Depuis 
le n** 103 la différence avec les pièces de la première pé- 
riode devient sensible» 

134-114 av. j.c Ill« Période, de 620 a 640 (n^* 119-154). 

Dépôts. 363 exemplaires des deniers classés à cette pé- 
riode ont été trouvés à Oliva et 122 à Fiesole; ainsi ces 
derniers ne forment que le tiers des premiers. La conser- 
vation est en général bonne. 

Séries. L'as continue à manquer partout. 

Indication de la valeur. Sans changement. 

Nom de Rome. On le voit encore sur tous les deniers, 
mais il est souvent placé au droit, au lieu de se trouver 
sur le revers. 



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CONSIDÉRATIONS PaÉLlMlNAlRES. 209 

Forme des lettres. La forme X se montre dès le commen- 
cement de cette période; cependant X n'est pas encore tout 
à fait abandonné. 

Classification et date. Tous nos criteria donnent bien 
à ces dénias la date indiquée (620-640) ; mais il nous a ^«*-ii* »^- ^--^ 
fallu renoncer à l'attribution ordinaire du n** 136 pour le 
conserver à cette période (voy, la note de ce n*). 11 est 
évident que le n° lââ doit être attribué au consul de 
Tannée 639 ; d'autres peuvent appartenir à des person- [ h» *▼• J-c. 
nages qui parvinrent au consulat entre 631 et 641. A cette im-iw*t. j.^. 
époque, la direction des monnaies n'était pas encore con- 
fiée à des magistrats ordinaires : on la donnait à des com- 
missaires extraordinaires nommés par le Sénat selon les 
besoins du sei-vice. Il n'est donc pas impossible que plu- 
sieurs monétaires de l'époque des Gracques aient fait partie 
d'une de ces commissions. 

M. Zobel divisait les deniers de cette période en deux 
groupes dont le 1" était composé des n" 126-138, 167, 
183; il les considérait comme étant d'une fabrique plus 
parfaite et d'un meilleur dessin que ceux du second groupe 
(n- 140-146, 169); le reste (n" 119, 120, 122, 123, 139, 
147) tient un peu de l'une et de l'autre espèce. 

[On verra aux notes des n""* indiqués, les raisons qui 
m'ont décidé à m' écarter du système de M. Zobel.] B. 

IV Période, de 640 a 650 (n" 155 à 182): lum ir. j.-o 

Dépôts. Les pièces classées dans cette période se sont 
trouvées, en nombre à peu près égal, à Oliva (576) et 
àFiesole (582) ; les n" 169, 172, 174 et 177 ne s'étani 
pas rencontrés à Cazlona, le premier peut-êtie à cause de 
sa rareté, les autres parce qu'ils étaient de trop fraîche 

11. H 



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210 CHAPITRE IX. 

date pour avoir pu encore pénétrer en Espagne, nous les 
considérons comme les plus récents de cette période. Les 
deniers d'Oliva étaient sinon à fleur de coin, du moins 
très-beaux. 

Séries. Les monétaires n'avaient encore frappé que les 
fractions de Tas, excepté Gn. Blasio (nH63) et G. Fonteius 
(n«l64). 

Indication de la valeur. On la trouve sur tous les deniers 
de cette période, excepté sur trois des plus récents ; ceux de 
M. Furius Philus (n« 182), de G. Pulcher (nM76) et de 
L. Gaesius (nM78). 

L^ nom de Rome se voit sur la plupart des monnaies de 
cette période ; il manque cependant sur quelques pièces 
frappées par la commission que présidaient Licinius et Do- 
mitius (n^ 170) , ainsi que sur les deniers n^» 174-178, c'est- 
à-dire sur les plus récents. 

Légendes accessoires. Le titre de la magistrature et l'auto* 
risation du Sénat font leur apparition sur les deniers (n""* 168, 
169 et 179). 

Types. La tète de Rome commence à être remplacée par 
des types de fantaisie, tels que des tète^ de divinités ou 
même des portraits comme ceux de Philippe et de Scipion 
sur les n""* 166 et 163. Sur quelques pièces on trouve 
déjà des légendes explicatives du type (n** 166, 172, 177, 
178). 

Symboles divers. Dans le champ des deniers n«» 164, 17/ 
et 180 se montrent des lettres alphabétiques ou numérales 
latines. Gn. BJasio (n<» 163), qui s'éloigne le plus des an- 
ciennes traditions, emploie comme signes monétaires, des 
lettres grecques, des monogrammes et des symboles pro- 
prement ditSé 



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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 211 

Forme des lettres. Les lettres aspirées cA, pft, th com- 
mencent à paraître. 

Fabrique. Le bord dentelé est employé pour la première 
fois, ou peut-être repris après un long intervalle, par la 
commission réunie sous la présidence de licinius Crassus 
et de Domitius Âhenobarbus (n"" 170) ; mais cet exemple ne 
trouve pas encore d'imitateurs. 

Chronologie et classification. Les deniers de Glaudius 
Pulcber (n« 176), dont on peut fixer la date à 650, sont loétv. j.<;. 
es plus récents de cette période. M. Zobel constate qu'ils 
étaient aussi bien conservés que ceux d'Âppius Glaudius 
et de M. Herennius (n" 194 et 197), de la ¥• période, mais 
ils se sont trouvés en fort grand nombre et en quantité 
égale dans les dépôts d'Oliva et de Fiesole ; de plus, on n'en 
a pas rencontré à Gaziona. Ge denier ne peut donc pas être 
classé à la Y* période, mais il est un des plus récents de la 
IV. Les deniers n" 165, 156, 168, 160, 162 sont les 
moins bien conservés; on peut leur adjoindre les n*"' 163 
et 164. Les n" 161, 165-170, 181, 182 sont mieux conser- 
vés, et les n"^ de 171 à 178 sont les plus beaux. 

V Période, de 660 a 670 (n" 183 à 220). 4-84 »t. j.-c. 

Dépôts. Excepté le n"" 186, tous les deniers de cette pé- 
riode étaient moins nombreux à Oliva qu'à Fiesole. De 
même, à Gaziona, il ne s'en est rencontré que deux, et ce 
sont probablement les plus anciens. Toutes les variétés ont 
été trouvées à Fiesole, et les pièces d'Oliva étaient d'une 
très-belle conservation. 

Séries. Le quinaire reparaît sous une forme nouvelle. Les 
monétaires de la première partie de cette période n'ont 
pas frappé de pièces de cuivre, excepté M. Herenniuo 
(n^ 197) et peut-être L* Julius (n*» 198), si toutefois Tas 



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212 CHAPITRE IX. 

qui lui est attribué par Ricdo est authentique. Ceux de la 
seconde partie en ont presque tous frappé en abondance ; 
nous avons même des as, du système oncial, de L. Memmius 
(n* 205), C. Sulpicius (n* 206), Lentulus (n* 207), C. Fabius 
(n* 208) ; peu après, L. Pison (n^ 212) et D. Silanus (n« 218) 
inaugurèrent les as du système semi-onciai. 

Vindicalion de la valeur n'est plus qu'une exception. 
Elle se voit encore sur les deniers n* 191, 204 et sur quel- 
ques-uns de ceux de L. Pison (n* 212). 

Le nom de Rome ne se trouve non plus que par excep- 
tion sur les n'« 190, 191, 206, 207, 212, 215 ; et encore 
ne se voit-il pas sur toutes les pièces qui correspondent à ces 
numéros. (Voyez ce que nous avons dit, p. 169, des deniers 
84 ay. j.c. frappés Qu 670 avec la légende EX.AP.) 

Types. Il n'y a plus aucune règle fixe^ le choix des 
types, tant pour le droit que pour le revers, est laissé à 
la fantaisie des monétaires. 

Dates et classification. Bien que toutes les pièces de 
cette période, trouvées à Oliva, soient belles, on peut 
distinguer trois degrés différents dans leur état de conser- 
vation. Les n" 186, 187, 188, 190, 195, 204 et 205 peu- 
vent se ranger dans la première catégorie, qui est la moins 
bien conservée; le n^ 194 (auquel M. Zobel compare les 
deniers de Glaudius Pulcher, de la période précédente) et 
le n^ 197 appartiennent à la seconde; le denier de M. Lu- 
cilius Rufus (n® 209) forme la troisième catégorie. Nous 
avons placé en tète ceux qui nous ont paru les plus an- 
ciens, en suivant pour les autres l'ordre alphabétique. 



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CONSIDÉRATIONS PRÉMMINAIRES. 21 S 

N- 221-226. 

Pièces frappées par les insurgés de la Guerre Sociale, 
de 66& à 672 au plus tard. »o^ ar. j.-c. 

N^» 226-281. 
Pièces enfouies dans le dépôt de Cingoli vers 668. m »▼. j.-c. 

N«* 233-245. 

Pièces enfouies dans le dépôt de Montecodruzzo, en 673 ; si w. j.c. 
frappées de 667 à 673. st^i »▼. j.^. 

N*- 246-251. 

Pièces enfouies dans le dépôt de Carrare vers 675, au 79av.j.-c. 
plus tard en 680; frappées après 674 et avant 679. 74. so. 75 tr. j.c. 

N" 252-258. 
Pièces enfouies dans le dépôt de Hevisz-Szamos en Tran- 
sylvanie, im peu après l'enfouissement de Carrare. Les 
sept deniers indiqués ne se trouvaient pas à Carrare ; ils 
sont par conséquent postérieurs à Tannée 675. Le chan- 79ar.j..c. 
gement apporté par cette découverte au tableau chronolo- 
gique de l'édition allemande, n'est sensible que pour les 
places occupées par les n°* 257 et 258. On peut penser 
que ce dernier aurait pu se trouver dans les dépôts de Ron- 
eofreddo et de Frascarolo s'il avait été moins rare. 

N" 259-265. 

Pièces des dépôts de Roncofreddo et de Frascarolo, 680 

à 685. 

N«* 266-305. 

Pièces rafouies à Cadriano, au plus tard en 705 ; frappées 
de 685 à 704 environ. 

N<»» 306-310. 

Monnaies d'une date douteuse, mais frappées certaine- 
ment peu de temps avant ou après 704. • 



74 69 av 


. J.-C. 


49 av. 


J.-C. 


69-50 av 


. J.-C. 


50 av. 


h-C. 



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214 GHAPmiB fX. 

§11. 

Tableau chronologique. 

aei.u4 »T. j.-c. !'• Période , de l'anwée 486 a 600. 

i«ê.»t4 »T. j.^. 1 (année 486— 6S0 environ). 

Légende : ^ ROMA ne se voit que sur les pièces frappées, 
et jamais sur les pièces coulées (1). 

Espèces : Décussis, tressis, dupondius, as, semis, 
triens, quadrans, sextans et l'once, avec les marques de 
leur valeur respective (X, III, II, |, S, ...., ...,.•♦ •)• 

Pied monétaire : Triental (quatre onces); mais le poids 
va toujours en diminuant et, vers la fin de la période, 
tombeau-dessous de deux onces (2). 
Types du droit. Décussis : Tète de femme avec le casque 
à cimier terminé en bec d'oiseau (tète de Rome? 
Voyez p. 8, note 4). 

(1) Voy. ci-dessas, p. 7, note 1, ce que Je dis à propos da déeassis ao 
type de la Victoire, donné par Arigoni. fi. 

(3) i^rmi les pièces sur lesquelles le type n'est accompagné ni d'une lé* 
gende ni d'un emblème, nous Yoyoos dans J'ouvrage d'Oliyferi le poids des 
as tomber Jusqu'à 50*^^6 (= 1 once^ 19 den.)> celui des semis à 23rfi (= 
20 den.), celui des triens Jusqu'à tt^fi (=10 den.)> celui des quadrans à 
2«',9 (= 2 Vs den.) et même l^^^S (= 1 Va <1^0> ^^ ^^ sextans Jusqu'à 
5*',9 (=5 den.)^ celui des onces à lc,8 (= 1 Vs àèn.). Ainsi les trois pre- 
mières pièces delà série et le sextans ne descendent pas tout à fait Jusqu'au 
pied oncial. Nous n'attachons pas une grande importance-à l'exception que 
présentent l'once et le quadrans^ car nous ayons déjà eu occasion de re- 
marquer l'irrégularité du monnayage des pièces diYisionnaires. M. 

J'ai pu, grâce à Tobligeance de M. le baron d'Ailly, vérifier moi-même le 
poids des pièces de cette espèce que ce savant possède dans sa collection. 
J'ai trouYé pour les as, «0«',32; 60«',20; 58«',66; 62«',90; 61«',90; 51i',42; 
le plus faible pèse 28*', c'est-à-dire un peu plus d'une once; les semis pè- 
sent : 21*^,ed; 26«',94; 21>% et le plus faible 17«%45; les triens ll^fiA; 12i',03; 
nc,23> et le plus falMe Oc'yOl ; les quadrans^ 6«%82; 6*%21, et le plus faible 



PI. XXI. n- 1, 



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1" Pékiode. — 1N<» 1. 215 

Tressis : Même type. 

Dupondius : Même type. 

As : Tête de Janus. 

Semis : Tête laurée de Jupiter. 

Triens : Tête de femme casquée. 

Quadrans : Tête d'Hercule, couverte de la peau de 
lion. 

Sextans : Tête de Mercure, coiffée du pétase ailé. 

Once : Tête de femme casquée. 
Types du revers : Toujours la proue de navire ; quelque- 
fois, mais rarement, la proue est remplacée sur Fonce par 
une corne d'abondance (Riccio, Cat.^ p. 15, n'* 89 et 90). 
Fabrique : La fonte et la fiappe ont été employées si- 
multanément pour toutes les pièces de la série à l'époque 
qui précède immédiatement celle où Ton commence à voir 
des emblèmes de monétaires. Le décassis et le tressis 
sont toujours coulés et leur poids dépasse le pied sextan- 
taire; on peut en dire autant du dupondius (1). En gé- 
néral, il n'y a pas une grande différence de poids entre les 
plus faibles des as coulés et les plus forts des as frappés. On 
en trouve dansOlivieri du poids de 53»' (= 1 once, 21den.), 
51«%9 (= 1 once, 20 den.), bQ^\Q {= 1 once, 19 den.) (2). 
Il est vrai qu'il existe des as de ce poids sur lesquels on 



4»',l6; les sextans, 9«',54; 9»',53; ^f^^iS; S^,e\\ 8«%19, jusqu'à 6»%82;le8 
onces enfin, 4*%80; 4«',51 ; 4^,41. On le voit, ces nouvelles données ne font 
que confirmer les appréciations de M. Mommsen. B. 

(1) Le seul dupondius frappé, que nous connaissions, pèse 39*^50; il ap- 
partient donc à la série onciale faible ou peut-être à la série seroionciale. 
(Bull, de rinst, arch., 1862, p. 49). 

(2) Comparez le poids des as de la collection d'Aiily, p. 214, note 2. Voyez 
aussi dans les Recherches sur la monnaie romaine, 1. 1, de cet autaur, les di- 
visions qu'il attribue aux séries de l'as coulé. 

II. 14' 



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216 CHAPITRE IX. 

voit déjà les emblèmes et les noms des monétaires (p. 159, 
160), Quant à la frappe, elle avait été adoptée beaucoup 
plus tôt pour les petites pièces que pour les grandes, et 
depuis la réduction de Tas au poids de quatre onces, il 
est rare de trouver des triens, des quadrans, des sextans 
et des onces coulés. 

(Cohen, pi. LXX, n^ 1 ; pi. LXXII , n«* 1, 2, 3). 



2. 1, 1, a. 

Légende : ^ ROMA. 

Espèces : Denier, quinaire, sesterce avec l'indication de 
leur valeur (X, V, IIS). 

Pied monétaire : 7?, de la livre romaine. 
8,4^ * * Types : Tête de femme avec le casque ailé. ^ Les Dios- 
cures à cheval, galopant à droite, avec leurs manteaux flot- 
tants, leurs bonnets pointus et les lances en arrêt ; au-dessus 
de leurs têtes, deux étoiles. 

Forme des lettres : i ^^ P^^^ ^^^^^^"^ ^ ^ * A- 
(X. 

Fabrique : La légende est tantôt incuse, tantôt en relief (1) . 

Degré de rareté : G. 



(1) M. Zobel observe qae les deniers aDonymes avec les liioscures au revers, 
ceux soriout qui sont frappés sur des flans larges et minces avec un relief peu 
saillant et sur lesquels on trouve la fornae A dans le mot ROMA semblent 
les plus aucieus; ils ont constamment été trouvés plus usés et plus frustes que 
les autre' dans les dépôts espagnols. Sur ces pièces la tête de Romen'est pres- 
que jamais ornée de boucles d'oreilles. Les pièces un peu moins larges, plus 
épaisses et dont le relief est plus saillant, paraissent moins anciennes ; sur 
celles-ci la tête porte presque toujours des boucles d'oreilles, et l'A est quel- 
quefois moins archaïque. 11 s'est trouvé deux pièces de cette sorte bien ron- 
servéeset presque belles dans le dépôt d'Oliva. Les cinq pièces les plus fortes 
du trésor d'Oliva pesaient 4»%28; 4«%25; 4«%12; 4»',I1 ; 4«%06. {Armaiet de 
CInst, arch,, 1863). B. 



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1" Période. — N" 2, 3. 217 

Dépôts : CAZL. OL (21, dont 16 avec ROM A, et 5 avec 
ROM A, presque tous usés). RG. FIES (21 avec ou sans em- 
blèmes). GARR.PB (3). MO (97).RF.FR.G.SG.G0LL. SA(H). 
SF (3). GI (2 usés). 

(Gohen, pi. XLIII, n^* 1, 2, 3, â, 6. — Riccio, pi. LXXl, 
Incerte). 



5 [6]. I, 1, b. 

Légende : ^ ROMA. 

Espèces : Deniers et quinaires avecla marque de leur valeur. 
Pied monétaire : * j^, de la livre romaine. 



PI. XXII, n- fi, 6 
et». 



Type : Le même que sur le n*2; dans le champ un emblème 
On rencontre rarement le quinaire avec un emblème (1). 

Forme des lettres : Gomme au n" 2. 

Fabrique : Les lettres de la légende ne sont jamais in- 
cuses, mais en relief ; on peut répéter au reste ce que nous 
en avons dit au n* 2. Nous remarquerons seulement que les 
pièces qui portent le symbole de la roue, sont en général 
plates et à bord dentelé ; cette particularité qui ne se re- 
trouve que longtemps après sur les deniers des triumvirs 
monétaires, ne prouve rien contre leur ancienneté, puis- 
qu'il existe despiècesdentelées,frappées en Afrique, que Ton 
peut faire remonter à Tannée 535. Elles prouvent qu'après «»» a^. J-c 
l'essai qui en avait été fait à Rome, probablement par un 
seul monétaire, cette méthode fut abandonnée pour n'èlre 
reprise que plus tard. 



(I) L*émi88ioD da quinaire a cessé en Kspagne vers 548 (Bu//. {/e/7nj^arcA., 20« ar. j.c. 
1862, loc. et/.), celle du sesterce avait cesse quelques années plus tôt. La 
prompte disparition de ces deux espèces explique pourquoi les emblèmes ne 
se voient jamais sur les sesterces et sont si rares sur les quinaires de nos 
collections. Quant aux monnaies d'or et de cuivre, Temblème ne figure sou- 
vent que sur la pièce principale et non sur les fracUons. B. 



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218 CHAPITRE IX. 

Dépôts : GAZL(?).0L(12 avec ROMA, fort usées; 2 d'entre 
elles avec la roue et dentelées, 3 avec le croissant, 2 avec 
rétoile sous les chevaux, 2 avec la corne d'abondance, 1 
avec le taureau cornupète, 1 avec le griffon, 1 avec le fer de 
lance). FIES (voyez le n*» 2). CARR (avec le croissant» le 
taureau, le chien, etc.). MC. RF.FR. CSC. COLL. SA(9). SF 
(3).PB(1). 

(Cohen, pi. XLill, n° 5). 

EMBLÈMES OU SYMBOLES (1) QUI SE TROUVENT SUR LES PIÈCES 

n" 3, 4, 7, 19, 94. 



Abeiileiyoy. Mouche). 

Ancre. — Aureus de 60 sesterces. 
— Denier v^ Dio8cures4«%35(Borghe8i, 
belle conservation). — As, bemis, 
trlens, quadrans, sextans, once. L'as 
varie de 41»' à 12^; il y a pro- 
bablennent deux séries. — Pour le 
Iriens, voy. Rircio, Cûf., p. 8. 

Ane. — As du pied oncial (un as de 
22«^ dans Rlccio, Cat., p. 7). 

Autel allumé, — Viclorial (Riccio, 
Cal., p. 24). 

Bâton ou plutôt toise à mesurer 
{verga o piuttoslo decempeda, Bor- 
ghesl). — Denier 4«%40 (belle conser- 
vation ; la toise à mesurer est sur le 
revers, Borghesi); 3«%60 (belle pièce, 
Temblème sur le côté droit, Borghesi) ; 
3«%68 (très- belle pièce, l'emblème sur 
les deux faces, Borghesl}. — Vicloi iat 
2»%85 (très-beau, Borghesl). 

Le même emblème nu droit et une 



palme sur le recers. — Denier i( Dioa- 
cures 3»',56 (belle pièce, communi- 
quée par Borghesl). 

Le même emblème au droit, sym* 
bole inconnu sur le revers. — Denier 
î^ Dioscures 3«',05 (endommagé, com- 
muniqué par Borghesi). 

Bdton noueux, tantôt au droit, 
tantôt sur le revers ou sur les deux 
faces.— Denier fDioscurcs). — Victo- 
riat. — Quadrans et sextans (Pied on- 
cial.»). Pour le sextans, voir Riccio, 
Cat., p. 9. 

Bâton augurai (Lltuus; badone 
Qugurale ricurvo in piedi). — Denier 
ij) Dioscures. Voyez Riccio, primo 
suppl. p. 3. 

Les deux bonnets des Dioscures. 
As, semis (Pied oncial; as = 29«')- 
— Sur le semis, voy. Riccio. Cat., 
p. 207. 

Bonnet de flamine. — Denier i^ 



(4) Le type des victoriati» et des pièces de cuivre est le type ordinaire. 
Quand la source n'est pas indiquée, le renseignement a été pris dans Riccio 
[Monete di fam.y p. 255-26i). 



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I" Période. — N» 8. 



219 



Dioflcnrea Sf'.Ob (Pièce endommagée, 
BorgtkeÊl,)Hiec\Ofprimosupplemento, 
p.». 

Bonnet lauré. — Denier, victoriat» 
as, semis, triens, qnadrans (Pied on- 
eial très-fort t). Pour le semis et le 
triens, voy. Rlceio^ Cat, p. 7 et 8. 

Boisseau à mesurer le 6/^.— Victo- 
rlat2c,88 (bel exemplaire, Borghesi). 

Bouclier et /tYtiti«(trompette)en sau- 
toir t emblème de la famille Decid^ 
le nom de DECIVS MVS (au droit) 
se trouvant sur la restitution de cette 
pièeeparTnJan. Il n'estplnsfait men- 
tion de cette famille après le V« siècle ; 
Cicëron {Philip, XI, 6, 13; XIII, 13, 
27} dit, conmie par ironie, de P. De- 
cius, qu'il prétendait descendre des 
Decii Mures, — Denier fll Dioscures 
^t\X (assez beau, Borghesi). 

Bouclier rond ou carré (Ricclo, 
Monet. difam., p. 260).— Denier i^ 
Dioscures. 

Bouquetin (cflprone), voy. Chamois. 
— As, semis (Pied onclal? RIccio, 
Cat., p. 9.) 

Branche de laurier, — Denier jf 
Dioscures if,Gi (magnifique conser- 
Tation, Borghesi), As sextantalre, à 
ce qu'il parait. — [Le denier nous a 
été communiqué par Borghesi; sur 
Pas,yoy.RIcclo, Cat. p. 5.] 

Caducée, — Denier ^ Dioscures 
h^fSl (Borghesi, magnifique conser- 
yation);4<%20 (t6t<f.,beau); as,triens, 
quadrans, sextans.— Pied sextantaire. 

Casque avec un cimier en forme de 
faucille. — Denier q) Dioscures 3" 
(osé, Borghesi); yictorlat 2^,72 (beau, 
Borghesi). As probablement du pied 
onclal fort. 



Casque surmonté d'un croissant, 
— Denier ^ Dioscures. -> Quadrans 
(Rlcclo, Ca^, p. 8 et 22). . 

Cep de vigne chargé de raisins. — 
As, suivant toute apparence, du pied 
oncial (2 as de 27^ chacun). 

Cercle coupé de deux lignes qui 
forment un triangle dans le bas. — 
Denier ^ Dioscures (RIccIo, ITone^ di 
fam., pi. LXVIÏ, n* 1). 

Chamois [Camoscio o capra selvag- 
gia, RIccIo). — As^ semis, quadrans, 
du pied oncial fort (RIccIo, Cat,, 
p. 7, 9, 10). C'est probablement le 
même symbole que Ton a indiqué 
quelquefois sous le nom de Bouque- 
tin^ quoique dans l'ouvrage deRIccio 
les deux symboles se suivent. 

Cheml debout, ^As^ probablement 
du pied onclal (Ricdo, Cat,, p. 7). 

Chien debout. Emblème de la fa* 
mille Antestia. — Denier jf Dioscures 
3^,80 (beau, Borghesi); victorlat, 
2(^,15 (beau, Borghesi) ; as, semis. 
Pied oncial fort {Semis dans Ricdo, 
Cat., p. 7. — Ollvieri). 

Chouette. — Denier ij) Dioscures 
3>',76 (bel exemplaire, Borghesi). 

Comecfa^omftmce.— Denier ijf Dios- 
cures A*' (beau, Borghesi).— Victorlat 
3*%07 (très-beau, Borghesi), as, semis, 
quadrans; probablement du pied 
sextantaire. (Semis dans RIccIo, Cat,, 
p. 207 ; quadrans, ibid., p. 8). 

Couronne, — Pièce d'or de 60 sester- 
ces. — Denier ^ Dioscures A^, (bel 
exemplaire, Borghesi). — As, semis. 
Pied sextantaire (moyenne de 4 as 

Croissant. — Denier ^ 1« les Dios- 
cures 4>',65 (très-belle conservation : 
mezza luna fra le teste dei Dioscuri, 



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220 



CHAPITRE IX. 



Borghe6i);4c')23 (très^Ile conserva- 
tion iC fraie teste dei Dioscuri, Bor- 
ghesl ; Riccio , Mon. di fam. p. 2C0.) 
2* Diane dans un char attelé de cerfs 
(n« 94). Victoriat 2«%50 (belle pièce, 
Borghesi). as, semis, sextans: suivant 
toute apparence du pied sextantaire 
et deml-oncial (un as 41 <% d'autres à 
ce qu'on dit de 50^ et de Uf^). Il y a 
aussi des trions et des sextans avec la 
lettre C, qu'on doit peut-être ratta- 
cher à cette 8érie(Riccio, Cat,<i p. 19). 

Croix oblique X' — Trions (Riccio, 
Cû^,p. 207). 

Dauphin, — Denier ^ Dioscures 
3«',22(Borghe8i, ex. usé). As, semis, 
quadrans. — Pied onclal (un as de 
SO»»). 

Tête d'éléphant. Emblème des Me- 
tellus. (Voyez ci-après n« 136.) 

Épée gauloise. — Denier^ Dios- 
cures. — Victoriat 3«',33 (très -bel 
exemplaire, Borghesi). — As, peut- 
être du pied oncial fort. 

Épée recourbée, — Denier i^l Dios- 
cures 4»* 45; 4«', 37 (tous les deux 
très-bien conservés, Borghesi). Vic- 
toriat, as. trions. —Riccio, p. 260 cite 
le denier; Capranesi a publié les 
autres dans les Ann, de Vlnst, arch, 
1842, p. 129. 

tpieu de chasse. — Denier (Bor- 
ghesi, Dec. , XVII, p. 22; CEuvr. compl., 
t.lï, p. 299).— Victoriat 3^,30 (bel 
exemplaire, Borghesi). 

Épis. — Denier t} 1" Dioscures 
3»',60 (Borghesi, Dec., XVII p. 18). 
2» Victoire dans un bigc. — Victo- 
riat 3«',04 (Borghesi). — Quinaire 
f) Dioscures 1*%85 (Borghesi).— As, 
semis, trions, sextans, once. Pied on- 
cial fort (un as = 39»). 



Étendard (bandiera svolazzante). 
— As du pied oncial (?). 

J^/ot/tf.— Aureus de 60 sesterces.— 
Denier ^ Dioscures 3s',90 (bel exempl. 
Borghesi). As, semis, quadrans. 
Pied oncial (moyenne de 3as,=24>'). 

Fer de lance (posé horixontale- 
ment) — Denier^ Dioscures 3«',S5 
(très-usé, Borghesi).— Victoriat 2«',90 
(Borghesi, Dec., XVH, p. 8). — Qui- 
naire 1«',92 (Boigheii, loe. ci/.)— As, 
Bêmls, quadrans, seitans. Pied ondal 
(as deSli*). 

Fer de lante (?) (posé perpendiea- 
lairement) —Denier vj) Dioscures (Ric- 
cio, Ca/., p. 22; pi. III, n« 1). 

Fleur. — Denier fll Dioscures. 

Feuille de vigne. — Trions î (Ric- 
cio, Cat., p. 10). 

Foudre. — Denier ^ Dioscures. — 
Victoriat 2«',33 (beau, Borghesi). — 
Quadrans. — (Denier dans Riccio, 
Cat., p. 22, pi. III, n*" 2; le quadrans 
ibid. p. 10). 

Gouvernail. — Denier 1^^ Dioscures 
3<',75 (belle pièce, Borghesi). Riccio, 
Cat., p. 22, pi. m, n» 8. 

Gouvernail et oiseau. — As du 
pied onclal (un as = 26^). 

Grappe de raisins. — As du pied 
sextantaire d'après Riccio, Cat., p. 5. 

Griffon. — Décrit quelquefois sous 
le nom de Pégase ou de Sphinx. De- 
nier ^ Dioscures 3«',8S (très-beau, 
Borghesi). — As, semis. Pied oncial 
(moyenne de 5 as = 23<'). 

Insecte. — Trions (Riccio, Cat., 
p. 8, 10). 

Lion. — As, semis. Pied oncial. 

Louve allaitant les jumeaux. — 
As, trions, sextans. Pied oncial fort 



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I" Période. — N* 3. 



221 



(moyenoe de 3 as =30c).— Trleos et 
sextuiB (RIoeto, Cat., p. 8, 10). 

Marteau, ^ As, aemis, triens. Pied 
oDcial à ce que l'on prétend (Riccfo, 
Ca/.,p.l6a,D-7,8,9.— Cohen,p.â42). 

Marieau et bormet de Fiamine. Où 
fattriboe ordinairemeot au Pootife 
€• SemproDlos Taditanasi Prétear 
en 6&7 (Tlt Uv. XXXIII, i2. Voy. 
Cavedonjf Bullet, de VItut, arch, 
1844^ p. Xî); cependant cette série 
parait être plus ancienne et remonter 
au delà de 537.— Denier (Dioscnres, 
Coben, pL XLIU, n* 3) : if A (Gab. 
de Berlin) et Ss'^M (fruste, Borgbesi). 

— As (Cohen, pi. LXX, n* 3), semis, 
triens, quadrans. Pied sextantaire 
(moyenne de 5 as = 48>')* — Qqa* 
drans, Gapranesi, Ann, de Flnst. 
arch. 1842, p. 130. 

Massue. — Denier jf Dioscures 
4^,30 (Borgbesi, très-belle pièce). — 
Yictoriat 2(%24 (belle pièce, Borgbesi). 

— As, sextans. Pied sextantaire 
(moyenne de 4 as = 53*^. 

Mouche. —Denier 1^1 Bige de Diane. 
— Victoriat 1»',83 (très-usé, Borgbesi). 

— As, triens (l'as de 19^). Olivicri ap- 
pelle le symbole de cet as une abeille. 

Navire. — Denier ^ Dioscures. 
(Riccio, Cat., p. 21). 

Orei7/e.— Denier^ Dioscures Sk'J? 
(bel exempL communiqué par Bor- 
gbesi). 

Po/mtf.— Denier ^ Dioscures 3«',S1 
(conservation passable, Borgbesi). 

Papillon. — Victoriat, as, triens. 
Pied oncial, à ce que l'on prétend. 
Ledenier que donne Riccio, MoneL di 
fatn,, p. 263, nous parait incertain. 

Papillon sur un cep de vigne, chargé 
de grappes de raisins^ ou bien sur une 



grappe. —Ai, semis.— Piedondal 
d'après Riccio, Cat., p. 7. 

Pelle. — Denier i^ Dioscures. 

Pentagone. — Aurons de 60 ses- 
terces. — Denier j), Dioscures, d>',71 
(beau, Borgbesi). — Victoriat, 2>',64 
(beau, Borgbesi). 

Porc. — Denier j} Dioscnres. — 
Victoriat 3»',06 (Pinder, p. 98) et 
21^,60 (Borgbesi). As, semis, triens, 
quadrans. Pied ondal à ce que Ton 
prétend. — (Triens, Gapranesi, Ann. 
de rinst.arch. 1842, p. 130). 

Proue de navire. — Denier tf Dios- 
cures 3*',70 (bel exemplaire, Bor- 
gbesi). — As, semis, quadrans» 
sextans. Pied oncial fort (2 as, en 
moyenne =:3ls').— Quadrans, Riccio, 
Cat., p. 8. 

Roue à 6 rayons. — Denier ij) Dios- 
cures, bord dentelé, sur le pied de 
72 à la livre. Coben, p. 339. — Caye- 
doni, Saggio,p,2Z; Appendice il, p. 
286.— Riccio, Monet. difam., p. 260; 
Cat., p. 22. — Friediaender dans 
Koehne's Zeitschrift^ II, p. 186. — 
Ann. de rinst. arch. 1863, p. 25. — 
Cavedoni, Nuovi studii, p. 6. 

Scorpion. Denier et quinaire (avec 
le bige de Diane). Quadrans (dans 
Riccio, Cat., p. 10). 

Serpent enroulé. — Denier q! Dios- 
cures. 

Taureau debout. — Denier ^ Dios- 
cures. As. Pied oncial probablement 
(Riccio, Cat., p. 5 et 7, décrit deux 
as, l'un avec le symbole du taureau 
debout, comme appartenant au sys- 
tème sextantaire , et Tantre avec le 
taureau comupète comme oncial.) 

Tête de femme. Emblème des Bora' 
tu Coelites. Un denier de cette ea. 



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222 



CHAPITRE IX. 



pèce, rostitoé par Trojan, porte sur 
le droit la légende COCLES; ce- 
pendant cette famille n'est pas citée 
parmi les familles sénatoriales après 
le lY* siècle de Rome^ déserte qu'on 
est étonné d'en rencontrer l'emblème 
sur des pièces d'argent. — Denier ^ 
Dioscures^ troayé à SA. et à SP; 
3«',72 (beUe pièce, Borghesi). 

Quatre torches (on quatre que» 
nouillei, d'après Cayedoni). — Victo- 
riat(comp. Borghesi, i)ec.9 XVII, p. 18; 
(Euw\ compl,, t. Il, p. 296).^Demi- 
ylctoriat avec tète d'Apollon. ^ Vic- 
toire cooronnant un troptiée (Mo- 
reili. Incertaines^ pi. IV, C— Cave- 
doni, Ripostigtif p. 156> n* 140). 

Tourterelle ou un oiseau à peu près 



semblable. — Denier ^ Dioscures. ~ 
As. — Pied ondal (aif). 

Trident, — Denier q^ INosciires. 
31^,55 (beau, Borghesi).— Victoriat 

Tronçon de colonne, — As. —Pied 
demi-oncial? (Riocio, Caial,, p. 9). 

Victoire couronnant les Dioscures 
sur le denier, on une pointe de lance 
snrlecnlTre. — Denier ^ Dioscures 
ld^,lSf asseibienconserré, Boighesi). 
— As/semis, triens, qaadrans, sextans, 
once.— Pied ondal fort (moyenne de 
5as=a32»'.) 

Victoire tenant une couronne, de* 
bout sur une proue ou bien planant 
au-dessus. — As, semis, triens, qna- 
drans, sextans, once. Piedseztantaire 
(1 as ss K^). 



917 AT. J..C. h [5] (vers Fan 5S7 de R.) 

Légende : ^ ROMA. 
Fi.xxii,n«*7,i. Espèces : As, semis, iriens, quadrans, sextans, once avec 
la marque de leur valeur (1). 

Pied monétaire : Triental réduit L'as varie de 2 onces à 
1 once et au-dessous (2). 

Type : Ordinaire. Les emblèmes sont plus fréquents sur 
Tas que sur ses divisons. 

Fabrique : Les pièces sur lesquelles on voit un emblème 
sont presque toutes frappées. Ces emblèmes ne se trouvent, 



(1) Nous ne connaissons pas de décnssis, de tressls on de dupondlns du 
pied sextantaire ou d'un pied monétaire inférieur. Le dupondius frappé 
répond seul à un as d'un poids sensiblement au-4es80us de l'once. Jusqu'id 
nous n'avons yn d'emblèmes que sur des as qui ne dépassent pas deux onces. 
Nous ne parlons pas du fer de lance qui se trouTe sur le décnssis d'Arigooi. 

(2) Nous ne sommes pas bien convaincu qu'il existe des as semi-ondanx 
avec un emblème seulement, sans légendCé 



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!'• Période. — N- â, 5J 228 

dans rorigine, que sur Tas, et l'on pourrait en inférer que 
les petites fractions ont été coulées à l'époque où Ton frap- 
pait déjà la pièce principale (1). Toujours est-il que les as 
coulés les plus faibles sont d'une once 7,» et qu'il se trouve 
des semis, des triens, des quadrans et des sextans coulés 
sur le pied oncial. Nous répétons ici ce que nous avons dit 
au n"" 1, que les petites fracUons ne sont pas taillées assez 
régulièrement pom- que leur poids ait de l'importance. 
(Cohen, pi. LXX, n" 2, 3, 12). 



5 [4] (vers 626? peut-être plus tôt ). in •▼. j..c. 

Légende : ^ ROMA* 

Espèces : Double victoriat, victoriat et demi- Victoria t sans pi.xxm, n- i,a 
la marque de leur valeur (2). 



(1) Noos n'ayons pas grande conâance dans les as semionciaux coulés da 
Cat, (TEnnery. Ollvieri et Gennarelli n'en donnent pas même du poids d'une 
once. 

(2) Le seul exemplaire connu du double Tictortat a été trouvé en 
Espagne près de Tortose; il a fait partie de la collection de M* A. Heiss 
à Madrid. La gravure que J'en donne est faite d'après une empreinte 
envoyée à M. Mommsen. €e savant a bien voulu me la communiquer 
en me donnant les renseignements nécessaires pour modifier ce qu'il 
avait dit sur le victoriat dans l'ouvrage que Je traduis. M. Mommsen 
remarque avec raison que la présence en Espagne du double victoriat et 
des victoriats à caractères incus, prouve que dans la première moitié du vi* 
siècle, et avant la conquête romaine, les négociants italiens se servaient du 
victoriat plutôt que du denier dans leurs relations avec la péninsule Ibérique. 
Ce foit n'a rien qui doive nous surprendre^ puisque le victoriat par son poids 
et sa valeur intrinsèque est identique à la drachme marseillaise. Ce ne 

ftat qu'après leurs victoires en Espagne, en 548, que les Romains firent frap- soe «▼. J.-C. 
per des deniers à légendes celtibériennes dans les ateliers monétaires qu'ils 
avaient établis dans la Tarraconnaise> à Osca. 

Dans son ouvrage (p. 481, note 43)> M. Mommsen avait admis, sous tontes 
réserves, l'existence d'un demi-victoriat au même type que le victoriat et 



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*22A CHAPITRE IX. 

Pied monHaire : Poids primitif i^.àl ; poids réduit 2«%93. 
Le double victoriat qui pèse 0»%37 est troué. 

Type : Le même pour les trois espèces. Tête laurée et 
barbue de Jupiter à droite, if Victoire à droite couronnant 
un trophée. 

Forme des lettres : Presque toujours A. 

Fabrique : La légende est quelquefois en caractères in- 
eus (1). Les plus anciennes pièces sont sans emblème, 
les autres avec emblèmes. 

Degré de rareté : Le double victoriat est unique jusqu'à 
ce jour, le victoriat peu commun, le demi-victoriat très- 
rare. 



a?ec la marque de sa valeur S« tout en prérenant qa'U ne le connaluait que 
par le témoignage de Ricclo dans ses Mon. di fam.^ p. 262, pi. LXXI^ et que 
cette pièce ne se trouvait pas dans le Catalogue du même auteur. U soup- 
çonnait que le numismatiste napolitain s'était trompé dans son premier od- 
vrage en donnant comme un demi-victoriat la pièce d'un sesterce et demi 
marquée du chifflre IS (n* 218). H résulte des recherches que J'ai Ciites 
tant au Cabinet de France que dans d'autres collections que les conjectures de 
M. Monmisen étaient parfaitement fondées, et que le victoriat en question 
avec la marque de sa valeur n'existe pas. Grâce à l'obligeance de M. le ba- 
ron d'ÂJlly, qui a bien voulu me communiquer le résultat de ses études, 
j'ai pu compléter cet article en donnant un véritable demi-victoriat, d'après 
deux pièces de sa riche collection. L'une de ces pièces a 15 miliimètrea de 
diamètre et pèse 1(%85, la seconde pèse 1(',48 et a 13 mlllImètreB de dla* 
mètre. On voit que les poids correspondent asses exactement aux deux poids 
du victoriat. C'est d'après la première de ces pièces que J'ai fait graver 
lenMdek pLXXIU. B. 

(1) Cette particularité qui ne s'est encore rencontrée sur aucun des vic- 
torlats trouvés en Italie, se voit sur quatre victoriats découverts en Espagne. 
L'un appartient à M. Mascarell à Jaliva et pèse 3(%47; deux autres se trouvent 
au musée naUonal de Madrid et pèsent 3^%1 1 (usé)^ et 3 grammes. Le qua- 
trième est au musée Delgado et pèse 2«%09. M. Zobel, à qui je dois ces ren- 
seignements, ajoute qu'un défaut du flan a fait disparaître la légende, mais 
que tout l'ettsemble de la pièce présente tant de similitude de style^et de 



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1" PÉRIODE. — N* 6. 226 

Dépôts. RF.LIR (1 ex.). 
(Cohen, pi. XUll, n** 16 et 16). 



PI. 2UUU,n*i. 



6 [10] (vers 626 de Rome). I, 2. ««t *t. j.^. 

Légende : ^ ROMA. — Nom d'atelier : Sj ROMA en mo- 
nogramme X& (1)* 

Espèces : Denier, victoriat, quinaire, sesterce, as, semis, 
quadrans, sextans f B^" d'Ailly], toutes, excepté le victoriat, 
avec la marque de leur valeur (2). 
Pied monétaire du cuivre : Oncial fort et souvent sextan- 
taire. 
—de Vargent: Le denier pèse, d'après Borghesi, â^,36; 
le sesterce de la collection Pembroke pèse l^'^l^ 
(= 17,7 , un peu usé. Cat. Pembroke^ p. 122). 
Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : A partout. 



fabrique avec les trois autres^ qu'il ne doute pas que sa légende n'ait été éga- 
lement incuse. Toujours est-il que nous en connaissons trois exemplaires 
Lien autlientiques. Le fait est intéressant à constater parce qu'ii reporte la 
fabrication des victoriats à une époque assez reculée. La gravure que j'en 
donne pi. XXllI, n* 3, est faite sur les empreintes qui m'ont été communi- 
quées par M. Zobel. B. 

(1) Le monogramme ne doit pas se lire A/\ (voyez le Catalogue de la col- 
lection Pembroke, p. 121). Riccio a voulu y découvrir les éléments du mot 
ROMIL et Ta attribué à la famiile Romilia, mais cette explication est au- 
jourd'hui abandonnée. On ne peut pas non plus admettre la leçon ROMA 
{nius) que donne M. Cohen (Rev, num, 1858, p. 53), et celle de Charles Le- 
normant Q.MARI (Ibid.) ne nous parait pas meilleure. 

(2)Comp. pour le denier ce qu'en ditBI. Cohen [loc. cit, el Monnaies de 
la République romaine, p. 343 et 344). Pour le victoriat, le quinaire, le 
sesterce et Tas, voir Riccio, Cat. p. US, pi. 1V| n** 22 et 24; pi. VI ii* 3. 
U. 15 



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2î26 ^ CHAPITRE IX. 

Rareté: R* (1). 

(Cohen, pi. XLIII, n" 5 et 7; pi. LXX, n^ 6). 



117 âr. J.-C. 
PU XXUI tt* 6. 



7 (Vers Fan 537 de Rome) (2). I, 8. 

Légende : ^ ROMA. 

Espèces : Denier et quinaire avec la marque de leur va* 
leur. 

Pied monétaire : Vgo de la livre. 

Type : Tête de femme avec le casque ailé. rI Diane dans 
un bige galopant adroite, le croissant au-dessus de la tête. 
Sans emblème, ou avec un scorpion, une mouche ou une 
abeille, un épi (Riccio, p. 261). 

Forme des lettres : 

X ( sur les pièces marquées du scor- J 
a\ pion ou de l'épi fCavedoni, Ripostigli^ 

A (sur les pièces marquées de la/ p. 2A1, n. 210. 
Al mouche ) 



(1) Le dénier est fort rare; 11 ne s'est reocontré dans aucun des dépôts 
espagnols^ ni, que nous sachions, dans ceux d'Italie. Sa place chronolo- 
gique est indubitable^ car de tous les deniers sur lesquels, outre le nom de 
ROMA ^° ^^^^ encore un monogranune^ c'est le seul dont le poids soit 
de Vti d® Uvre* Tous les deniers de l'ancien poids se trouvent en tête de 
notre série {Riposligli di denari romani scoperii nella Spagna, dans les 
Armai, de Vlnst. arch., 1863). B. 

(2) M. Zobel regarde ces Bigati avec Diane comme beaucoup plus anciens 
que ceux avec le bige de la Victoire et sur lesquels ou ne voit ni emblème ni 
nom de famille. Les Bigati avec le bige de Diane trouvés à Cliva étaient fort 
usés ; la forme archaïque A ou A est constamment employée dans la légende, 
tandis que sur les autres on voit toujours VA de forme plus récente. On a des 
quinaires avec le bige de Diane^ on n'en connaît pas avec celui de la Victoire; 
enûn comme nous verrons ci-après, c'est sur les deniers avec le bige de Diane 
que se trouvent les plus anciens noms de famille, (inn. de lUnsi.arch., 1863. ) 

B« 



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1'*^ PÉRIODE. — r 8. 227 

Rareté : Denier peu commun ; quinaire R\ 

Dépôts du denier :GAZLOL (2 avec la mouche, usés). F 

(1 avec l'abeille, 2 avec deux rats?). MG(6).RF.FR.C.SC. 

GOLL.SA (1). 

(Cohen, pi. XLIIl, n"8, 13). 



8 [11]. 

Légende : S) ROMA se voit sur toutes les pièces frappées, 
excepté sur la demi-once 6, mais cette légende ne se trouve 
ni sur les as, ni sur les semis coulés. — Nom de l'ate- 
lier ; V{uceria) sur toutes les pièces, ordinairement sur 
le revers, rarement au droit, quelquefois sur les deux 
faces. Par exemple, au droit ^, au revers T sur le victoriat, 
le sesterce, le sextans, l'once ; ou bien au droit T, au revers 
P sur la demi-once, ou bien encore au revers T en mono- 
granmie sur le victoriat et le sextans. Dans ce dernier cas 
le T, qui n'est pas encore expliqué, semblerait devoir faire 
partie du nom de l'atelier (?\ 

Espèces : Victoriat, quinaire, sesterce, as, dextans pi. xxm,n«8. 
(S....) (1), semis, quincunx ( ), triens, quadrans, sex- 
tans, once, demi-once (2), toutes avec la marque de leur 
valeur, à l'exception du victoriat, du sesterce, de la demi- 
once 6, et quelquefois de la demi-once a. 

Pied monétaire du cuivre: Il varie du triental à l'oncial, 
mais il ne descend guère jusqu'au semi-oncial (2). Il est 
probable que ces espèces n'existent pas toutes avec toutes 
les variétés de poids ; celles surtout qui n'appartiennent 

(1) C'est probablement par erreur que Riccio donne an dodrans (S**) 
{Mon. di 1am.y p. 264). 

(2) Suprà, p. 170. 



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228 CHAPITRE IX. 

pas à la série romaiûe (dextans, quincunx> demi-once) ne 
se frappaient peut-être plus à la dernière époque de ce 
monnayage. 

Lorsque les monnaies étaient taillées sur le pied sextan- 
taire, le dèxtans n'existait certainement pas encore dans 
cette série, et lorsque le pied oncial fut introduit, le quin- 
cunx fut supprimé et remplacé par le dextans afin qu'il res- 
tât dans la série onciale une pièce matériellement semblable 
au quincunx de la série sextantaire, mais avec une valeur 
nominale double. 

Pied monétaire de Vargent : Poids du victoriat 3«%27 
(avec V au droit et T au revers, belle conservation, Bor- 
ghesi) ; 3^,26 (avec l^ au droit, belle conservation, Bor- 
ghesi) ; 2«'81 (^ au revers, belle conservation, Boi^hesi) ; 
2'',47 (L T en ligature au revers, belle conservation, 
Borghesi). — Poids du quinaire : l8',21 (Cabinet de 
Vienne). — Poids du sesterce: 0",©8 (=1 trapp. 2 ac 
Riccio, Monele di Lucera^ cL iv, n* 15, p. 20). 

Tgfes du vxcioriai et du quinaire : Ordinaires. 

— du sesterce : Tête de femme casquée. ^ Un Dioscure 
à cheval galopant à gauche, le bras levé (1). 

— de fas: Ordinaire. 

— du dexlans : Tête de Cérès couronnée d'épis, i^ Vic- 
toire dans un quadrige (Riccio, Cat.^ pi. V, n* 2, 
et Mon, di Lacera, cl. iv, n** 1). 

— du semis : Ordinaire (sur un semis triental on voit 



(1) Quoique Tindicatioii de la valeur ne soit pas marquée sur cette pièce» 
ce doit être un sesterce (Hlccio^ Cat,, pi. 111, n« lU), le type indiquant un 
demi -quinaire. Comp. ci-dessous le sextans, l'once et la demi-once. Le poids 
cunlirme cette supposition ; maijs dans pareille circonstance celte preuve 
o'est pas suffisante. 



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!'• PÉRIODE. — W 8. 229 

dans le champ, au-dessus de la proue, une étoile, 
une massue et une aile. Riccio» CaL, pi. V, n* 1). 
Typedu quincunx : Tête laurée d'Apollon. Î3 Les Dioscures 
galopant à droite, la lance en arrêt ; au-dessus deux 
étoiles (Riccio, CaU , pi. V, n* 3, et Monete di Lu^ 
cera^ pi. III, cl. rv, n* 3). 

— du triens et du quadrans : Ordinaires. 

— du sextans : a Ordinaire; quelquefois une massue 
au-dessus de la proue, b Tête de femme avec le 
casque à cimier terminé en bec d'oiseau. S) Les Dios- 
cures galopant avec la lance en arrêt ouïe bras levé 
(Riccio, Cat.y pi. V, n* 5; Monete di Lucera^ pi. III, 
cl. IV, n* 4). 

— de Vonce : a Ordinaire, b Tête de femme avec le 
casque phrygien terminé en bec d'oiseau. ^ Un Dios- 
cure galopant avec la lance en arrêt (Riccio, loc. 
cit.) (1). 

— de la demi-once : a Tête de Mercure avec le pétase 
ailé. Sj Proue de navire (Riccio, Cat. , pi. V, n* 19 ; 
Mon. di Lucera^jH. V,cl. v, n" â8). b Têtes des Dios- 
cures avec leurs bonnets laurés. ^ Deux chevaux 
galopant; au-dessus deux étoiles (Riccio, Mon. di 
Lucera, pi. IV, cl. iv, n» 8). 

Forme des lettres : ^ et jamais L; A et jamaisA (Riccio, 
Ca/.,p. 46). 

Fabrique : Les as et semis trientaux sont quelquefois 
coulés {Voy. les poids aux Annexes du !•' vol., p. 343). 



(I) Le Dfoscare isolé qui se voit sur l'once, les têtes des Dioscures et les che- 
vaux sans cavalier de la demi-once^ comparés aux types du sextans, indi- 
quent bien une moiiié. Comparez plus haut le quinaire et le sesterce. 



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229 av. J.-C 



230 CHAPITRE IX. 

9 [12]. (Après Fan 525 de Rome). 

Légendes : ^ ROMA. — Nom de l'atelier : i^ KOP (xupa). 

— Magistrat : Sj AT (en monogramme ^ et /J) (1). 

Espèces : Victoriat sans la marque de sa valeur ; quinaire 
avec la marque de sa valeur (2). 

Types : Ordinaires. 

Style : Le style du quinaire est tout différent de celui des 
pièces frappées à Rome ; les chevaux sont séparés l'un de 
l'autre et galopent plus lourdement. 

Forme des lettres : A« 

Rareté : R\ 



*0 [14]. 

Légendes : i^ ROMA. — Nom de l'atelier : ^ CROT (o). 
PI. xxra, n» ». Espèce : Victoriat sans marque de sa valeur (3). 

(1) C'est à tort que quelques auteurs ont pensé que ce dernier mono- 
gramme pouvait se lire TA. Quant à l'attribution du premier^ elle est indubi- 
table depuis queM. Friediaender a constaté qu'il se trouvait également et de 
la même forme sur les monnaies autonomes de Corcyre. L'analogie de ces 
pièces avec celles de Luceria, sur lesquelles le nom de ROMA est inscrit à 
côté de l'initiale U, et les données historiques (ci-dessus p. 90) ne peuvent 
que confirmer encore cette attribution. Mais nous ne voyons pas pourquoi 
Cavedoni (Bullet, de Vînst, arch., 1856^ p. 77) veut que toutes ces pièces 

2t9 ftT.Jw-C. aient été frappées en 525, Tannée même de la conquête de cette Ile par les 
Romains, puisque depuis lors elle resta entre leurs mains. Le poids coïn- 
cide assef avec celui du denier réduit à Vso ^'^ ^i^^- 

(2) Ces deux pièces se trouvent dans le Cabinet de Berlin. Le victoriat 
pèse 2^,8 et le quinaire 2^,05; un quinaire de la coll. Blacas pèse 2*^^03. 
Le victoriat est gravé dans le Cai. de Riccio, pi. Ul, n*" 15 (p. 144). 

JH (3) On ne connaît pas de denier avec ce nom. Il ne se rencontre pas non 
plus sur un autre victoriat avec le prénom ou le nom entier du monétaire 
auquel on l'attribue assez généralement. Ces deux circonstances^ Jointes i 
Tanalogie de cette pièce avec le victoriat de VU>o, nous ont décidé à l'attribuer 
à l'atelier monétaire établi àCrotone par les Romains. — Borghesi (Z>fc. VI ^ 
4; Œuvr, compl. 1. 1^ p. 304) a cependant attribué ce victoriat à T. Metilios 



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I" PÉBIODE. — N^ 11. 231 

Pied monétaire : Poids, d'après Borghesi, 8^,05 (pièce 
usée); d'après M. Cohen (Monn. de la Républiqucy p. XII, 
2«'63, bel exemplaire). 

Type : Ordinaire. 

Rareté : R. 

(Cohen, pi. XXVII, Metilia n' 1). 



11 [13]. (De 526 à 565 ? ). ««e-m ar. j.m). 

Légendes : rI ROM A. — Nom de Tatelier: r) VIB (o), en 
monogramme >B (1). 

Espèces : Victoriat sans la marque de sa valeur; demi- 
victoriat avec S sur le revers. 

Pied monétaire : Poids du victoriat 8»% 80 (Cab. Blacas, Pi.xxni,n*io. 
très-beau); 3«',21 (très-beau, Borghesi); S*' (très-beau, 
Borghesi, Dec. XVII, p. 17 ; Œuvres compl.^ t.II, p. 295) ; 



on plat6t Ti. Maecilius Croto^ lieutenaDt d'Appius Claudius, préteur en • 

Sidle ran 589 de Rome^ et dont il est question dans Tite-Live (XXIII, 31; 315 av. J.-C. 

cf. IV, 48.) 

(1) Cayedonl avait proposé d'expliquer ce monogramme par ^B (Ripos- 
Hgliy p. 176, n. 155). Il donnait pour raison que sur Texemplaire qu'il avait 
entre les mains, la barre I manquait, et que le premier jambage du V était 
un peu plus court que l'autre. Mais d'après les explications que nous avons 
données plus haut (p. 192), il nous semble que 11 peut très - bien être rem- 
placé par le jambage qui est au milieu du monogramme ; quant à la seconde 
objection, le premier jambage n'est pas plus court que l'autre, ni sur Texem- 
plaire que nous avons eu sous les yeux, ni sur ceux de Borghesi, de Cohen, etc. 

[11 en est de même de l'exemplaire de ma collection ; voyez la planche XXIII, 
n« 10.] B. 

Nous nous en tiendrons donc à la leçon YB* 

Comme il n'existe pas de deniers sur lesquels on lise ce monogramme, 
nous en concluons que ce victoriat n'a pas été frappé dans la capitale, mais 
dans quelque succursale monétaire en province, et nous n'hésitons pas à 
l'attribuer à la ville de Vibo dans le Bruttium. Cette ville changea de nom en 
565 et prit depuis celui de Valentia. C'est donc entre la première émission is» av. J.-c. 
de victoriats et cette date que nous plaçons la fabrication de ces pièces. 



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232 CHAPITRE IX. 

2«',70 (Cohen, Monn. de la République, p. XII); 26%M 
(très-beau, Borghesî, loc.ciL). — Poids du demi-victoriat 
1«%48; I8%4â (Borghesi, loc. cit). 

Type : Ordinaire. Le demi-victoriat ressemble au victo- 
riat. 

Forme des lettres ; A. 

Fabrique : Ordinaire. 

Rareté : Le victoriat commun ; le demi-victoriat rare. 

(Cohen, pL XLl, Yibia, n"* 1 et 2). 



12 [15]. 

Légendes : i^ ROMA. — Nom d'atelier : CA sur les deux 
faces (1). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, demi- 
once, toutes (excepté la demi-once) avec l'indication de 
leur valeur (2). 

Pied monétaire : Oncial. Le poids de deux, as = 26»' et 
13«». 
Types : Ordinaires pour les six premières pièces. La double 
tête de Janus est formée de la réunion d'une tête 
de vieillard avec une tète jeune. Sur le semis on 
voit une massue au-dessus de la proue. 
— de la demi-once : Tête de Mercure avec le pétase ailé . 
1^ Proue de navire {Voy. Ricdo, Cat., pi. V, n» 21). 
Forme des lettres : A. 

(1) On peut considérer ces deux lettres comme les Initiales du nom 
d'une Tille d'Apulie, de Canusium par exemple. Les initiales du moné- 
taire ne sont pas gravées sur les deux faces, et lorsqu'on trouve des lettres 
ainsi placées^ on peut toujours supposer qu'elles désignent une ville (voyez 
n** 8 et 17). Dans le cas actuel^ les espèces ne sont pas toutes de celles qui 
étaient frappées dans la capitale. Enfin, on les trouve surtout en Apulle 
(Comp. Borgfaesi et Cavedoni, Bullet, arch, napolitanoy tlV, p. 46 et sulv.}. 

(2) Riccio, Monete di città, p. 4t. 



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1" PÉRIODE. — ïT 18-14. 288 

Fabrique : Grecque. D'après Borghesi, Tas est de tous les 
as romains le plus beau comme style. Le triens est la plus 
belle et en même temps la moins rare de toutes les pièces 
de cette série (Riccio, MoneU di città^ p. &2). 

Nous connaissons une monnaie romano-campanienne au 
type de la tête tourrelée avec un cavalier au revers {Voir 1. 1, 
Annexesy p. 370), et cinq {ûèces des Oeniades en Acama- 
nie, qui ont été surfrappées avec le coin de ce triens (Riccio, 
Ca^, p. 11 et 17; pi. y, n"" 18) ; il existe aussi un sextans 
romain de Si^'^ài (=1 1/4 once. Riccio, Cat.^ p. 206), et 
par conséquent de la série onciale, qui a été surfrappé 
avec le coin de Tas dont nous nous occupons. 



15 [18]. 

Légendes : i^ ROMA. — Nom d'atelier : i^ KA (1). 
Espèces : Triens et sextans avec la marque de leur va- 
leur (2). 

Pied monétaire : Plus d'une once. 
Types : Ordinaires. Au-dessus de la proue, un épi. 
Forme des lettres : A (Riccio, Cat.y p. 18). 
Fabrique : Mauvais style. 



14(17]. 

Légendes : ^ ROM A. — Nom d*atelier : ^ H (3). 

(1) Par analogie avec la légende do n* 12, on l'attribue en général à un 
nom de Tille. 

(2) Riccio ne donne qne ces deux pièces dans son Catalogue, p. 18; dans 
ses Monete di famiglie, p. 264, il donne encore Tonce et le quadrans, nuds 
l'exactitude de cette dernière asserUon ne nous semble pas prouTée. 

(3) Le style de cette série n'est pas romain; de plus elle est complète, et 
il ne lui manque que le denier. C'est ce qui nous porte à regarder la lettre 
H comme rinitiale d'un nom de fille. 



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23A CHAPITRE IX. 

Espèces : Vîctoriat, quinaire, as, semis, triens, quadrans, 
sextans, once, toutes avec la marque de leur valeur, ex- 
cepté le victoriat. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as = 
Sô»», un semis 22"). 

Pied monétaire de Targent : Poids du quinaire 28%12 
(=32,6; Cat. Pembroke, p. 122). 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : A (Riccio, Cat.y p. 17). 
Fabrique : Le triens est beau et nullement de fabrique 
romaine (Riccio, Mon. diciltà, p. 39). 
Rareté : R. 



15 [30]. 

Légendes : i$ ROMA. — Nom de l'atelier : i^ LX (1). 

Espèces : As avec la marque de sa valeur. 

Pied monétaire : Plus d'une once (un a3 = 39«0. 

Type : Ordinaire. 



16 [31]. 

Légendes : ^ ROMA. — Nom de l'atelier : c au droit, m 
au revers (2). 

Espèces : Victoriat. 

Poids ; 3«%16 (bien conservé, Borghesi); 3«',06 (coll. 
Blacas). 



Cl) Inédit. Borghesi : Prora di nave, sopra cui /' I nota delV asse fra 
fin L e un X ; soHo ROMA* 
(2) RIccIo, Moneiedifamiglie,^. 262. 



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!'• PÉRIODE. — N* 17. 285 



Type : Ordinaire. 
RareU : R. 



17 [18]. 

Légendes : ^ ROMA. — Nom d'atelier : P tantôt sur les 
deux faces, tantôt au droit ou bien au revers seulement (1). 

Espèces : As, dextans (S*. «O» semis, quincunx ( ), 

trions, quadrans, dextans, once, demi-once (Z), avec la 
marque de leur valeur (2). 

Pied monétaire : Oncial (moyenne de trois as : 20^*) . 

Type de Vas : Ordinaire. 

— du dextans : Tète de Gérés couronnée d'épis. ^ La 
Victoire dans un quadrige (Riccio, Cat.^ pi. Y, 
n-7et8). 

— du semis : Ordinaire. 

— du quincunx : Tète laurée d'Apollon. ^ Les Dios- 
cures galopant, la lance en arrêt ; au-dessus deux 
étoiles (Riccio, Cat.^ pi. V, n* 9). 

— des triens, quadrans^ sextans et once : Ordi- 
naire. (Sur le trions quelquefois une couronne de 
laurier). 

— de la demi'Once : Tète de Mercure avec le casque 
ailé. Sj Proue de navire (Riccio, Cat. pi. V, n*» 22) . 

[p 
Forme des lettres : l partout (Riccio, Joe. ci*., n. 18). 
(A. 

Fabrique : Belle. 



(1) On tronye le plos souvent cette série entre Lncera et Bar!, et plus par- 
ticulièrement à Ruvo (Riccio, Monete di ctïM, note 50). 

(2) Riccio, Monete di città, p. 42 et suiv.; Catalogue, p. 18. 



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236 CHAPITRE IX. 

18 [19]. 

Légendes : ^ ROMA. —Nom de l'atelier : i^ Q (1). 
Espèces : Victoriat, quinaire, semis (2). 

Pied monétaire du cuivre? — Poids du victoriat 2«%64 
(bel exemplaire, Borghesi). 

Type : Ordinaire. 

Rareté : R. 



2i7ay. J..C. 19 [Q]. (An de Rome 587 et suiv.). 

Légende : i^ ROMA. 
PI xxiii Espèces : Pièces d'or de 60, 40 et 20 sesterces, avec l'in- 

n- 11, 1» et it. dication de leur valeur (1 X,XXXX,XX) • 

Pied monétaire : '/te Vt»» Visa ^^ ^^ ^îvre romaine, ou 
bien 3, 2 et 1 scmpules. 

Types : Tête de Mars casquée à droite. ^ Aigle à droite, 
les ailes éployées, tenant un foudre dans les serres. — Sur 
les pièces de 60 sesterces on voit quelquefois un emblème 
dans le champ : le pentagone, i*étoile, l'ancre, lacouronne 
(Riccio, Monete di fam., p. 267 ; Cat. p. 11). 
Il =50. 

Forme des lettres : | 

(A. 

Fabrique : Grecque, belle en général (Riccio, Cat.^ 
p. 11, n*» 2). 

(Cohen, pi. XLIIl, Fabrique campanîenne, n** 1, 2, 3). 



(1) C'est probablement Tinitiale d'on nom de ville^ puisque nous avons le 
yictoriat et le quinaire, taudis que le denier manque. 

(2) Riccio, Monete di famiglie^ p. 264. 



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1" PÉBIODE. — N" 20. 237 

20 [21], l, 4. 

Légendes : ijl ROMA. — Monétaire : ^ AV {relius)^ en 
monogramme A/ (i)* 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, 
avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (poids de 3 as, 
variant de 43«' à 32 ; moyenne 36«') (2). 

Types de V argent : Tête de femme avec le casque ailé. 
^ a Diane dans un bige, le croissant sur la tète, tantôt c ^^ ^^«i^»""**- 
et tantôt u (Riccio, Cat.^ p. 23 et 47) (3). ftLesDios- 
cures (4). 

Types du cuivre : Ordinaires. 

Forme des lettres : A et A dans ROMA et A dans le mono- 
gramme» 

RareU ; a R. 6 R'. 
. DépùU : a MC (1) . COLL. SA (1). 

(Cohen, pi. VII, n» 3 et pi. XLIX, n«2. — Riccio, pL 
VIII, n*', 6 et 7). 



(1) C'est par erreur qu'on a cru pouvoir découvrir dans le monogramme 
f^ leaélémente de la légende C-AV. Voyex Riccio, Mon. di fam., p. 32. 
— Cavedoni, Ripostigli, p. 256. 

(2) Tous les as analogues aux deniers compris entre les n** 20 et 28 in- 
dnsivement, dépassent sensiblement le poids d'une once. 

(3) La variété du denier a est rare, car elle ne s'est pas trouvée dans le 
dépôt d'Oliva. B. 

(i) La variété 6 ne se trouve ni dans l'ouvrage de M. Cohen, ni dans celui 
de M. Riccio. M. Monunsen n'en paile pas non plus ; elle est donc encore 
plus rare que la variété a. Je la donne pi. XX III, n* 14. Le style et la fabri- 
que sont parfaitement semblables aux autres. Je ne doute pas que les 
«leux variétés n'apparUenneut au même monétairei B» 



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238 CHAPITRE IX. 

«* [22]. I, 5. 

Légendes : i^ RQMA. — Monétaire : i^ AVTR (ontti^), en 
monogramme AR (1). 

Espèces : Denier et as avec la marqne de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as pèse 

Poids du denter : i^^db (très-beau, Borghesi). 

Types : Ordinaires pour l'argent comme pour le cuivre. 

A dans ROMA, et A dans le mono- 
gramme (Borghesi). 



Forme des lettres : 



Rareté : R». 

Dépôts; MG (1). OL (2 usés). 

(Cohen, pL VII, iurroma et pi. XLIX.) 



maT. j^. 22 [28]. (Vers l'an 540 de Rome.) I, 6. 

Légendes : i^ ROM A. — Monétaire : «jl TAMP (ilus)^ en 
monogramme jÇi^. Quelquefois, sur le victoriat, ce mono- 
gramme est tracé de droite à gauche (Riccio, Cot., p. 49, 
n' 8; pi. III, n* 18) (2). 

Espèces : Denier, victoriat, quinaire, as, semis, triens. 



(1) Ce n'est que sur la fin de la République que Ton coDuaitavec certitude 
rexistenee d'une famille sénatoriale du nom d'Autronla. Cependant Macrobe 
{Salum., \, 11, 2) cite un Autronlus Maximus qui Yivaltaa y* siècle. 

(2) Le premier personnage de cette famille dont 11 soit question dans Thls- 
218 av. j.-c. t0ire est Q. Baeblus Tampllus, qui ftit envoyé auprès d'Annibal, en 636 (T. 

LIT., XXI, 7;— Clc, Philipp^f V, 10, 27). H est probable que c'est ce per- 
sonnage, qui en qualité de triumvir monétaire, fit frapper cette série de mon- 
i99eti8iAv. j.-c. nales. 11 eut deux fils: Gnaeus, préteur en 5S5 et consul en 572; Maicus, pré- 
19a et 181 ar. J.-C. teur en 562, consul en 573 ; tous les deux sont désignés comme Q. F. GN. N. 
•^ Le denier n<» 102 [59] a été frappé par ce dernier. 



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!'• PÉRIODE. — H" 23. 239 

quadrans, sextans, once, toutes, excepté le victoriat, avec 
la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial fort (un as de M. le 
baron d'Ailly =40«',50; un autre de Borghesi =268%35; 
semis = 20 ',80, coll. d'Ailly -, IS»',?!, Riccio). 

Poids du denier : 3^,51 (avec le monogramme dans le 
champ; exemplaire usé, Borghesi); 38',49 (avec le mono- 
gramme entre les tètes des Dioscures : usé, Borghesi). 

Poids du vicloriat : 2«%63 (belle conservation, Cohen, 
p. XII); =:2",20 (usé, Borghesi). 

Type du denier : a Ordinaire, b ^ Diane dans un bige. 
— des fractions : Ordinaire. 

IA ou A (cette dernière forme d'après 
Borghesi) dans ROMA; 
A dans le monogramme. 
X. 
Dépôts : a RC.MG (1). FR. COLL. CI (1 usé). 
Rareté : a R*. 6 un exemplaire connu* 
(Cohen, Baebia, pi. VII, n«» 1 et 2; pi. VIII, n*»* 3, 4; pi. 
XLIX, n^* 1, 2, 8). 



23 [84]. 

Légendes : ^ ROM^ — Monétaire : î$ MT, en mono- 
gramme M (1). 
Espèces : Denier (2), victoriat, quinaire. 
Poids du denier : 38',60 (usé) . 
— du vicloriat : 28',83; 2«',45 (coll. Blacas). 



(1) Borghesi, Dec XVII, 1; OEuvres campL L 11 p. 287. Vayef ci-après les 
actes da n*" 31. 
(2) CoUectlOD Blacas. 



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2&0 CHAPITRE IX. 

Poids du quinaire : 2«' et 1»',96 (Borghesi). 
Types : Ordinaires. 
RareU : R. 



24 1, 7. 

Légendes ii^ROMh. —Monétaire; ME {lellus), en mono- 
gramme fΠ(1)* 

Espèces : Denier, victoriat, as, semis, triens, quadrans, 
sextans, toutes, excepté le victoriat, avec la marque de leur 
valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (3 as, tous les 
trois de 30»'). 

Poids du victoriat : 28%83 (bien conservé, Borghesi) ; 
28%58 (Cohen, p. XII). 

Types de Vargent et du cuivre : Ordmaires. 
IX 

Forme des lettres : I (Cab. de Berlin). 

(a. 

Rareté : R. 

(Cohen, pi. VIII, CaecUia, n^* 1, 2 ; pL XLIX). 



25. 

Légendes : ^ ROMA* — Monét^re : 1^ MD..., en mono- 
gramme /VO (2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, 
toutes avec Tindication de leur valeur (3). 

Pied monétaire : Plus d'une once. (Poids de 4 as, de 36 



(1) La famille Caecllla portait le surnom de Metellus dès le vi« siècle. 

(2) On lit ordinairement ce monogramme M. Duillius; mais rien ne proore 
que cette explication soit exacte. 

(3) Riccio iCatal»% p. 86} donne un quadrans j Tonce, ibid., pL VI> n* 22. 



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1" PÉRIODE. — PT* 26, 27. 241 

à 26»'; moyenne SI*'.— Dans la collection d'Ailly : iJt^.Jb; 
35«%62; 33«',22 ; 308',70 ; moyenne 34«'). 

Types: Ordinaires. On Taureau dans le champ, au-dessus 
de la proue. 

(Cohen, Incertaines, pi. LXX, n"6). 



26 [27]. I, 8. 

Légendes ; ^ ROM A. t- Monétaire : ^ PVR(purco), en 
monogramme W. 

Espèces : Denier et as avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus qu'oncial (un as d'O- 
livieri = 34^, un autre du baron d'Ailly = 30«',62j. 

Poids du denier : 3«',75 (bien conservé , Borghesi). 

Types : Ordinaires. 

(X 

w? j 1 .. /^ très-distinctement (Riccio, Catal, 
r orme des lettres: < , „. ^ .^. 
J pi. III, n' 12). 

(a (Borghesi j. 

Rareté : R*. 

Dépôts : G (Gavedoni, Ripostigli^ p. 254). OL (lusé). 

(Cohen, pi. XIX, Furia, n^ 1 et pi . LV, nM). 



27 [28]. I, 9. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : ^ LPL(au«t««?) 
H(upsaeus?), en monogramme fcp« te, ou bien t£ (1). 



(1) L6 premier monogramme 86 trouve dans le Catalogue de Riccio, pi. IV, 
D« 16, et dans Borghesi, Dec, V, 6; (Muwes complètes, t. I, p. 266 j le se- 
cond sur une pièce da Cabinet de Berlin; le troisième sur une pièce de la 
collect. Blacas.— Borghesi Qoc. cit.) propose de traduire le monogramme par 

II. 16 



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242 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, as, semis (1), triens, quadrans, sextans, 
avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre ; Plus d'une once (as = 39«', 
Borghesi-, =41»',30; à0«',82; 378%73; 3(5«',79, coll. du 
baron d'Ailly). 

Poids du denier : 3«%60 (bien conservé, Borghesi); 3»',76 
(colK Blacas). 

Types : Ordinaires. 

iP et L dans le monogramme. 
X 



t: X 



Rareté : R, 

Dépôt : GAZL. 

(Cohen, pi. XXXII, Plautia, n« i et2 et pi. LXII, n« 1). 



28 [29] (2). I, 10 

Légendes liijKOlhk* — Monétaire :i^...TOD... ou TO... 

Espèces : Denier, as, semis, trions, quadrans, sextans (3) , 
avec les marques de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (un as =35»^, 
Borghesi; =3â»%62; 34«%40, coll. d'Ailly). 

LociusPlautlusHopsaeas; on coDnait par Tite-Live (XXXVII^ 47 et 50) 
189 sT J -G ^^ personnage de ce nom, préteur en 565. Mais noas avons de la peine à ad- 
mettre cette explication parce qu'il nous semble que ce monogranune doit 
se lire plutôt LHPL que LPLH* 

(1) Le seaiis est donné par Riccio, Catalogue^ p. 160; le quadrans et le. 
sextans sont dans la collection d'Ailly. 

(2) Dans la série chronologique des deniers trouvés à Ollva, M. Zobel 
place celui-ci immédiatement après notre n* 3 et avant le denier avec le 
bige de Diane (notre n» 7). Il attribue la même ancienneté à notre n* 40 
(Ripostigli di denari romani scoperti nella Spagna. Voy, Ann. de l'insl. 
arch., 1863). B. 

(3) Le triens a été donné par Riccio dans son Cotai, ^ p. 193^ le quadrans 
et le sextans sont dans la collection d'Ailly. 



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!'• PÉRIODE. — N*» 29. 243 

Type du denier i Tête de femme avec le casque ailé. 
â Diane dans un bige, le croissant sur la tête ; au-dessous, 

dans le champ, un oiseau à courtes pattes, la queue relevée, 

perché sur la barre du T (1) . 
Type de Vas : Ordinaire; le môme oiseau dans le champ, 

au-dessus de la proue* 

iX 

Forme des lettres : } 

Fabrique i Ressemblant beaucoup à celle des numéros 
20 et AO. 

Rareté i B« 

Dépôts: GAZL,OL (2 usés). F (1). MC (4). G (Gavedoni, fit- 
postigli^ p. 254). 

(Gohen, pl# XUII, Incertaines^ n** 9). 



29 [26]. 

Légendes ; Sj ROMA* — Monétaire : f^ L. F. P , en 

monogramme 7 (2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, 
avec la marque de leur valeur (3). 



(1) Voyez ropinlon d'Aless. Visconti, sur cet oiseaa (Borghesi, Dec. VII, 2; 
Œuvr, compLy t. ï, p. 332. H rapproche le nom de cet oiseau, d'un nom ou 
sornom qui ressemblerait à Todus (Festus, p. 352 et 353), mais que nous 
ne trouYons nuUe part. 

(2) On interprète ordinairement ce monogramme par L. Furius Piiilus; 
cependant il pourrait s'expliquer tout aussi bien par L. Furius Purpureo, 
ou un autre nom analogue. 

(3) L'as, le semis, dans Riccio, Monete di fam,; le sextans, Riccio, CataL; 
triens et once, Cohen, Monn, de la République-, quadrans et sextans, Capra- 
nesi, Ann. de Vlnst, arch., 1839, p. 281. Toute la série (excepté l'once) se 
troQTe dans la collection d'Âilly. 



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2iA CHAPITRE IX. 

Pied monétaire du cuivre t Plus qu*oncial (moyenne de h 
as de 37 à ii^, = 34»', Gab. de Berlin et collection Bor- 
ghesi. — 338',36; 33k',32; 328',30; 31«',16; 30«',22, coll. 
d'Ailly). 

Types : Ordinaires ; sur l'as dans le champ, une Victoire 
volant ou debout. 

Forme des lettres : P dans le monogramme. 

(Coheui pL LV, Furia, n** 4, 5, 0). 



30 [20]. 
pi.xxiv»B»i. Légendes: ^ ROMA. — Monétaire : ^ L. A •.. P...., en 
monogramme if (1). 

Espèces : As, semis (2), triens, quadrans, sextans, avec 
la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plus d'une once (moyenne de 
6 as de 368' à 278', =29«'). 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : L (et non P) dans le monogranune. 

(Cohen, pL XLVII, Appuleia, n- 1, 2, 3, 4). 



51 [32]. 1,11. 

Légendes : Sj ROMA. — Monétaire : ^ MAT(tenu5), en 
monogramme AK, rarement M ATI avec le même mono- 
Fj. XXIV. n» s. gramme (3). 



(1) L'explication la pins probable est L. Aemllius Papus ou L. Aemillus 
Paullus. 

(2) Semis, Rlccio, Monet, di fam., p. 242. — [Toute la série se trouTe 
dans la collection d'Âilly]. B. 

(3) C'est le marquis de Lagoy qui a publié le denier avec la légende M ATI 
Rev, num,, 1858, p. 317). 11 nefaut pas confondre avec cette série lesyicto- 
riats et lef quinaires sur lesquels on voit le monogramme /P^ (d^dessua 



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!'• PÉRIODE. — N" 82. 245 

Espèces : Denier, yictoriat« as, semis» triens» quadrans, 
Bextans, toutes, excepté le victoriat, avec la siarque de leur 
valeur (1). 

Piid monitaire du euiore : Plus d'une once (moyenne de 
quatre as =25<',6)« 
Poids du denier : 4^,16 (Borghesi, forte patine); S^jôô 
(Borghesi, passable)-, 3«%55 (M. de Lagoy, Revue 
num.^ 1858, p. 317, avec MAT); 3«%5 {ibid. avec 
MATI); 2«',93 (Cohen). 
— du victoriat : 2»',81 (bien conservé , Cohen, Monn. 
de la République^ p. XII); 2«',55 (Borghesi, Dec. 
XVII, p. 7; OEuvres compL, t. II, p. 286). 
Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : A dans , ROMA , A dans le mono- 
granune. 
Rareté : R. 

Dépbts : CÂZL.GARR.MC (6 usés). C. 
(Cohen, pi. XXVII, Matia, n'*' 1, 2, 3, et pi. LIX n^* 1 et 3). 



32 [38]. I, 12. 

Légendes : S) ROMA. — Monétaire : ^1 M-P, en mono- 
gramme N?. 

n* 23 [34], Borghesi, Dec, IVII, 1, p. 8; Œuvres comp/., t ll,p. 286); le qua- 
drans sur lequel on lit P* A\T est éyidemment d'une époque plus récente et 
n'appartient pas au même monétaire {Voyez Cohen, Monn, de la République, 
pi. L1X> Matia^ n«* 3 et 4, et plus loin notre d« 115). A l'époque à laquelle 
appartiennent q^s pièces, c'est-à-dire au yi* siècle, nous ne connaissons 
parmi les familles romaines que le nom de Matienus qui puisse convenir à 
notre monétaire (Borghesi, Dec. IV, 9; Œuvres compL, 1. 1, p. 245. 
Quant au cognomen Maio, auquel on aurait pu penser, il ne peut plus en 
être question depuis la découverte du denier avec la légende MATI* 

(1) Quant au quinaire qui porte le monogramme /K (Ramus, Cat. num, vet. 
Mus, Régis Daniœ, II, p. 86), nous doutons de son existence : il est à sup- 



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216 GHAPITBE IX. 

Espèces : Denier (1), victoriat. 
Poids du denier: S^'.OO (bien conservé, Boi^besi). 
— du victoriat ; 3«%04 (Borgliesi). 
Types : Ordinaires. 
Forme des lettres : A (Borghesi). 
Rareté : R'. 



55 [35]. I, 12 6m. 

Légendes : ^1 ROMA. —Monétaire : ^ CAL.... (2). 
Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (3). 
Type : Ordinaire. 

iP (Cohen). 
A dans le mot ROMA, A dans AL 
(Borghesi. Cohen). 
X (Cohen). 
Rareté : R. 

(Cohen, pi. I, Aelia n* 2.) 



54 [36]. 1, 13. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : i^ AVR(eItti5j, en mo- 
nogramme AR. 

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, triens, quadrans, 
sextans, avec la marque de leur valeur (4). 

poser que cette fois, comme il arrive soaveDt, il a été confondu avec le qui- 
naire marqué du monogramme f^ (n* 23). Nous pensons qu'à répoqueoù ces 

monnaies ont été frappées, l'émission des quinaires avait déjà été suspendue. 

(1) Voyei Borghesi, Dec, XVU, p. 21 ; Œuvres eompi.^ t. II, p. 29S. 

(9) Le complément de ce nom est fort Incertain : on en fait ordinairement 
le mot ALLIVS, par analogie avec le denier n*" 189. 

(S) Le poids de ce denier varie de 4(',27 ( d'après Cohen, p. XII, à Z^.BS 
(bien conservé , Borghesi). 

(i) Dans son mémoire sur les Ripostigli di denari romani scoperti nelia 
Spagna {Ânn. de rinst, arch., 1863), M. Mommsen remarquait que tous les 



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I" Période. — N«» 85, 36, 247 

Pied monétaire du cuivre : Probablement oncial? (As de 

la collection d'Ailly =188%6â; 13»',9à. —Semis (Modène) 

= 11^20). 
Types : Ordinaires. 

iA (Gab. de Berlin) et aussi 
A (Riccio, pL III» n"* 6), dans le mot 
ROMA; 
A dans le monogramme. 
X, 
Rareté : R*. 
(Cohen, pL VII, Aurélia, n^' 1 et 2 et pi. XLIX, n* 1). 



33 [37]. I, 14. 

Légende : ^ ROMA. — Nom d'atelier : ^ B (1). 
Espèces : Denier. 
Type : Ordinaire. 
Rareté : R. 



36. 

Légende i ^ ROMA. — Nom d'atelier : C. pj^ ^^^^ ^^ 

Espèces : Denier. 
Poids du denier : (?). 
Type : Ordinaire. 



monétaires de cette époque qui avalent émis delà monnaie de cuivie, avaient 
frappé aussi des as. 11 ne citait que deux exceptions^ et encore, disait- il, un 
Jour on découvrira les as de ces deux séries. Les prévisions de notre savant 
auteur se sont en partie réalisées ; puisque la riche collection de M. le baron 
d'Ailly contient la série M tout entière (sauf l'once). Elles se sont encore 
réalisées en ce sens qu'il avait devine la faiblesse de Tas» qui atteint à peine 
le poids de l'once, ce que prouvent les poids que j'ai donnés ci-dessus. B. 
(1) Riccio, Calai., p. 22. 



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2A8 CHAPITRE IX. 

Fabrique : Étrangère (1). 
Rareté : R. 



57 [38]. I, 15. 

Ugendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ CN.CALP(t4mîti«), 
en monogramme >Ç (2). 
Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (3). 
Type : Ordinaire. 

A dans ROMA (Gab. de Berlin). 

I A dans le monogramme. 

1 V dans le monogramme. 

Ix. 

Rareté : R\ 

Dépôts : CAZL.RG.C. 

(Cohen, pi. IX, Calpurnia^ n« 1). 



Forme des lettres : 



58 [39]. 1, 16. 

Légendes : ^ ROMA. — Nom d'atelier : ^ D [Itj. 

(1) Le style du revers est lourd et contraste avec la beauté de la tête. On 
ne remarque pas dans les cheveux l'élégance et la légèreté ordinaires à ce type. 
Les étoiles sont formées de cinq points grossièrement marqués. J'ai classé 
ici cette monnaie dont ni M. Mommsen ni M. Cohen n'ont parlé. Par son 
poids^ elle parait ancienne. La lettre C est Tinitiale d'un nom de ville; je le 
pense du moins par analogie avec les autres pièces sur lesquelles on ne voit 
qu'une lettre. Enfin le style indique qu'elle n'a pas été frappée à Rome. Mais 
peut-être est-ce la pièce (ci^dessus n*> 35) indiquée comme portant la lettre 
B et contremarquée d'un croissant placé perpendiculairement (C). Dans ce 
cas, il y a évidemment erreur, car le C du denier n» 36 n'est pas un crois- 
sant. (Ma collection). B. 

(2) Nous ne connaissons aucun personnage de ce nom plus ancien que le 
189 ar j -c con^u^ ^^ ^'^^ ^^^ Cuacus (suivaut Cassiodoro), ou Lucius (d'après Vaière 

Maxime, 1, 3, 2)Calpurnlus Piso.Volr Drumann> Geschichie Roms, t. II, p. 87. 

(3) Le poids de ce denier est de 4<s02 (Borghesi) [celui de ma collection, 
quoique un peu usé, pèse 4s%26.j B. 
K(4) Riccio, Monete di fam.» p. 260. 



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1" PÉRIODE. — »• 39. 249 

Espiceê : Denier (1). 
Type : Ordinaire. 
Rareté : R. 
Dépôt : GÂRIL 



59 [40]. I, 17. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire: ^ CH-DO{fnitiu$) 
sur l'argent; CN.DOME ou CNDOMI ou CN-DOM sur le 
cuivre (2). 

Espèces : Denier (3), as, semis» triens, quadrans, sextans, 
avec la marque de leur valeur (4). 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (1 as = 27»'). 

Types : Ordinîdres. 

(A (Borghesi). 
Rareté : R. 

Dépôts : CAZL.OL (4), abondait dans le trésor de Badu- 
lato (Ricdo, Cat., p. 84). F(l). MC(2). FR.C.SG. 
(Cohen, pi. XVI, Domitia, n« 1, et pi. LIV, n«- 1 et 2). 



Forme des lettres : < 



(1) Poids du denier SK'yTS (Borghesi). 

(2) Ce personnage peat fort bien être Cn. Domitias L.F.L.N. Ahenobar- 

bas qoi fût consul l'an 562. Comparez^ sur les yariantes de la légende. Bor- ^** *▼• ^''^' 
ghesl^ Dec, XIV, 6, p. 26 ; Œuvr. compl,, t. II, p. 157. Sur les deux 
semis et le qaadrans du Cabinet de Berlin on lit : DO/VE»- -* La forme 
DEOMI sur le qnadrans donné par Ricdo est sans doute une faute du 
graveur (Cûiû/., p. 84, n» 26, pi VI, n» 17). 

(3) Poids du denier Z^fiQ (bien consenré, Borghesi). 

(4) Borghesi {loc, cit.) avait rattaché cette série de cuivre au denier n* 167 
[139] ci-dessous. Nous l'avions nous-méme d'abord attribué à Uomitios con- 
sul en 592, et classé au n« 133 [105] ; mais une étude plus approfondie nous 
décide à le Joindre au denier n» 39 malgré la très-haute antiquité de 
celui-ci. (Voir Arm. deVlnsU arch., 1863, p. 30 et 34.) 



163 ftT. j.-c. 



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260 CHAPITRE IX. 

40 [41]. h 18. 

Légendes : i^ ROMA« — Monétaire : ^ TAL {na), en mo- 
nogramme Ji et quelquefois A (collection Blacas) (1). 

Espèces : Denier, as, semis, quadrans, sextans, avec la 
marque de leur valeur (2). 

Pied monétaire du cuivre : Une once (moyenne de 6 as, 

Type de Vargent : Ordinaire, i^ Diane dans un bige avec 
le croissant sur la tête. 
— du cuivre: Ordinaire. 

!L dans le monogramme sur l'as ; 
P d'après M. Cohen sur le denier, 
que nous n'avons point vu. 
X 
A (Cohen). 
Rareté : R'. 

Dépôt : OL (i seul en mauvais état). 
(Cohen, pi. XXIV, Juventia, nM, et pi. LVII). 

PI. zxm, n» is. 41 [2]. 1,19. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : v^ Q. L{utaiius) 
C(erco), ou bien C (atw/u5?) (3). 

(1) Borghesi remarque qu'il existe incontestablement quelques as avec le 
monogramme A sans L. Cependant nous n'avons pas osé en faire une caté- 
gorie à part, d'abord parce que cette différence est peu sensible et rarement 
observée, et puis parce qu'il nous parait impossible de compléter d'une 
manière satisfaisante les initiales AT ou TA. Les lettres TAL se complètent 
parfaitement par Tcdna^ surnom de la famille Jnventia, plusieurs fois citée 
dans l'histoire depuis le milieu du yi* siècle. 

(2) Le sextans est donné par Riccio, Cotai. ^ p. 128 ; il se trouve également 
(ainsi que toutes les pièces citées) dans la collection de M. le baron d'Alliy. 

(3) Ce personnage est inconuu, car le denier ne peut être attribué ni à Q. 
141 et 386 ar. J..C. Lutatius G.F.G.N.Gerco, consul l'an 513 et censeur l'an 51 8, son poids même 

indiquant une date trop récente; ni à Q. Lutatius Catolus, père du consul de 
109 ar. j^. Tau 652, parce qu'il est plus ancien. Compares le n* 162. 



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!'• PÉMODE. — N* 42. 251 

Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (1) , 
Type : Ordinaire. 

L (et non V) , d'après la pièce du Ca- 
binet de Berlin, et celle de Riccio, 
Forme des lettres : ' Cat., pi. III, n*» 13 (2). 

Rareté: R*. 

D^pfl^ : Badulato (Voir plus haut, p. 122, note 3). G (Ca- 
vedoni, Ripostigli, p. 25&). CARR. 
(Cohen, pi. XXV, Lutatia, n» i). 



42 [43]. h 20. 

Légendes : i^ ROMA. — Monétaire : ^ MA.o, en mono- 
gramme AA (3). 

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, triens, quadrans, 
sextans, avec la marque de leur valeur (4). 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un as, d'après Bor- 
ghesi, =20»'). 

Poids du denier, d'après le même savant : 3^,65 (usé). 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : | A, aussi dans le nom de Rome 
' (Borghesi). 

(1) L6 poidi de ce denier est, d'après Borghesi^ Z^fib et Z^,e!l d'aprâs 
l'exemplaire de la collect. Blacas. 

(2) La forme de la lettre est également carrée dans la gravure de M. Cohen, 
sur l'exemplaire da Cabinet de France et sur celui de ma collection. Voyex 
pi. XXIII, n** 15. B. 

(3) Il n'y a pas une seule bonne raison à donner pour interpréter ce mo- 
nogramme par MkK{Maximus). Voyez ce que nous disons plus loin au 
sujet du prétendu as avec la légende Q.MAX. n*" 145. 

(4) Le quinaire a été publié par M. Cohen, Revue num,, 1858, p. 52, et 
le triens par M. Riccio, Catal,, p. 88. 



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838 %\ J.-C. 



262 CHAPITRE IX« 

Rareté: R*. 

(Cohen, pL XVII, Fabia, nM , et pi. LIV, ii«« 1 et 2). 



45 [àâ]. I, 21. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ P.MAE(nm5) sur 
Fargent, et MAE sur le cuivre, toujours en mono- 
gramme A^ (1). 

Espèces : Demer(2), as, semis, triens,quadrans, sextans, 
avec la marque de leur valeur (3) . 

Pied monétaire de Vasi Plus d'une once (24»', Bor- 
ghesi) 86«',75; Bl**, (collection d'Ailly); moyenne des 
cinq as de cette collection = 30«',70). 

lypes : Ordinaires. Sur Tas, dans le champ, au-dessus 
de la proue, un bouclier rond ou une patëre? 



(1) 11 nous parait douteux qu'il existe des deniers avec la l^ende MAE en 
monogramme (sans la lettre P,) comme l'assure Cavedoni, /{tpo^f.^p. 102.— 
MM. Riccio et Cohen attribuent à la famille Caecilia un as et un semis avec la 
légende ME, l'as d'après les exemplaires des collections fiorghesijBt Nott, le 
semis d'après l'exemplaire de la collection Nott; cependant il semble que la 
Traie leçon est constamment MAE. Borghesl nous écrivait à cette occasion: 
« Sarà un duplicalo coir asse délia Maenia, La compagnia dello scudo nu 
aveva sedolto da prima a leggere f^y ancor qui, ma dopo che il Riccio 
assicuràche nel triente corrispondenie da lui posseduto, p, 131, tav, XXXIX, 
n*b è chiara la lezione ML^ mi è parso^che ancht il mio asse non larifiuti,i» 
La famille Maenia est connue dans les ▼* et ti* siècles; ainsi on peut citer 
G. Maenius P.F.P.N., consul en 416); le magistrat monétaire dont il est ici 
question n'a pas laissé de trace dans l'histoire. On aurait pu aussi attribuer 
ces pièces à un Maelios; toujours est-il qu'on ne peut leur assigner une 
époque très-reculée, à cause du peu de rareté du denier. 

(2) L'exemplaire de la collect. Borghesi pèse Z"yHl 

(3) Le quadrans et le sextans se trouvent dans la collection de M. le baron 
d'AiUy. B. 



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I" PÉRIODE. — N** 44, 45. 258 

!A dans le nom de Rome ; 
A et A dans le monogramme sur l'ar- 
gent ; 
À sur le cuivre, d'après M. Cohen (1). 
X. 
Rareté : G. 

Dépôts : CAZL.OL (2 usés). FIES (2). RF.G (Cavedoni, «t- 
postigli,^. 254). SA (1). 

(Cohen, pi. XXV, Maenia, n* 1, pi. LVIII, n* 1, et 
pLXUX, n*2.) 



44 [45]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ OPEMllt^O* ^^ ™^ 
nogranune O CW . 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, once, avec la mar- 
que de leur valeur. 

Pied fnonétaire de Vas : Une once forte, (moyenne des 
quatre as de Riccio, de Berlin, d'Olivierietde Vienne, =29»'. 
—Les trois as de la coll. d'Ailly,31»',62; 26««,92; 25«'90). 

Types : Ordinaires. 

(Cohen, pi. LX, Opeimta, n*' 1 et 2). 



45 [46]. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : ^ TPou PT, en mono- 
gramme P (2). 

(1) Sur ToD des deax exemplaires décooTerU à OliTaontroayelaforme 
ROMA, et sur Taotre ROMA* Sur ce dernier^ le moDogramme da mo- 
nétaire a ia forme P\MEi. Nous ne ponrons expliquer cette forme que par 
une méprise du graveur; il a Joiut le point qui suit le P au premier jam- 
bage de rM et il a barré ensuite les deux côtés de l'M au lieu de n'en barrer 
que le second (Atm. de llrut, arch.^ 1863, loc. ciï.)* 

(2) Ces monnaies se trouTent surtout en Apulie. Voyez Riccio, Afoim. 
di eUtà, net. 52. 



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)38ttil5«T.J.-C. 



26i GHAPITRK IX. 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, ooce, 
avec la marque de leur valeur (1). 

Pied monétaire: Une once forte (moyenne de trois as 
= 28^). 

Types : Ordinaires. 

(Cohen, pi. LXX. Incertaines^ n*' A et 8). 



46 [47]. I, 22. 

Légendes : ^ ROMA*— Monétaire : ^ S (e) X.Q.{uinctili%të) (2) . 
Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (3). 
Type : Ordinaire. 

SX =Sextus* 
Forme des lettres : X 

A. 
RareU : R. 

Dépôts : CAZL.MG (!)• 
(Cohen, pi. XXXV, Quinctia, n*» 1). 



47 [49]. I, 23. 

Légendes : b^ ROM A. —Monétaire : S) OR{acus ?) (4) , mais 
on lit C.R. sur l'exemplaire de la collection Blacas. 
Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (5) . 
Type : Ordinaire. 



(1) Voy. Riccio^ loc, cit. 

(2) On attribue généralement cette monnaie à la famille QuincUa> mais le 
prénom Sex. ne se rencontre Jamais dans cette famille^ tandis qu'il est sou- 
vent porté par des indlvldas de la famille QoipcUlia. 

(3) L'exemplaire du comte Borghesi était bien coosenré et pesait 3c,7i. 

(4) Ces Initiales ont été complétées de cette manière parce que Gracus 
est le seul nom commençant par GR que l'on rencontre au vi* siècle. On con. 
naît, à cette époque^ deux consuU de ce nom^ l'un en 616 et l'autre en 539. 

(ô) Ce denier de la collecUon Borghesi est d'une bonne conservation et 
pèse Zf'M* 



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i" PÉBIODE, — N* 48. 266 

/G d'après Borghesi {Deead.^ VIII, 
5 ; OEuvres compl., 1. 1, p. 585), 
et d'après Cavedoni {Ripost., 
p. 128); 
Forme des lettres : / c au Cabinet deBerlin et coll. Blacas. 

I A (d'après Borghesi et Cavedoni; 
cette lettre est peu distincte sur 
l'exemplaire de Berlin) . 

Fabrique : Semblable au n* AS ci-après. 
RareU : R*. 
Dépôt : CARR. 



48 [51]. I, 2A. 

Légendes : ^ ROMA^— Monétaire : ^ C.VAR(o), sur quel- 
ques deniers et sur tous les quinaires, ainsi que sur un as 
cité par Borghesi; i^ VAR sur les autres deniers; ^ VARO 
en général sur toutes les pièces de cuivre. VAR a toujours 
la forme du monogramme V^ (1). 

Espèces : Denier, quinaire, as, semis, trions, quadrans, 
sextans et once, toutes avec la marque de leur valeur (2). 



(1) On attribue, en général^ ces pièces à C. Terentius C.F.M^.^ consul en 

bZ8, et qui perdit la bataille de Cannes; mais quoi qu'en dise le savant sisay. j..c. 

comte Borghesi [Dec, III, 3; Œuvres compL, t. I, p. 198), nous ne 

Toyons pas de raison déterminante pour adopter cette opinion, d'autant plus 

que l'as étant laissé sur le pied d'une once^ on ne peut pas admettre qu'il 

ait été frappé avant 537. Nous croirions plus volontiers qu*il a été frappé par 

on ûls ou petit'ûls^ d'ailleurs inconnus^ du consul de 538. 

(2) On peut contester que les pièces portant la légende C.VAR appartien- 
nent au même monétaire que les pièces qui portent le monogramme V?i> 
11 est d'ailleurs très -rare à cette époque de trouver le prénom et le surûom 
réunis dans la même légende (cl-dessus p. 173). 



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266 CHAPITRE iX. 

Pied monétaire de Vas : Oncial (moyenne de six as = 
25«',5 (1). 

Poids du denier : à^ (avec C.VAR. belle conservation, 
Borghesi); Z^JS (avec VAR, usé, même coll.). 

Types : Ordinaires. 

iA dans ROM A; 
A sur Targent; 
A sur le cuivre, dans le nom du mo- 
nétaire. 
X. 
Rareté : R* avec VAR, R* avec C.VAR, R* quinwre. 

I avec C.VAR.MC (1) J 
(Cohen, pi. XXXIX, Terentia, n" 1, 2, 8 et pi. LXYII, 
n« 1, 2, 8.) 

*9 [65]. I, 25. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire :-^ L.C0IL(tU8) (2). 
Espèces 1 Denier, avec la marque de sa valeur (3). 
I)fpe s Ordinaire. 

jA 
Forme des lettres : < ^ 

(x- 

Rareté : K 

Dépôts : OL (1). C. 

(Cohen, pi. XIII, Cœlia, n' 1). 



(1) M. Mommsen doute fort que l'on puisse admettre que Tas du comte 
Borghesi ait été un as sextantaire, il s'en rapporte à sa série de pesées ; ce* 
pendant nous pouvons citer les as de M. le baron d'Ailly, qui pèsent 36*',40; 
Zif',1Z;Zl^,Zl; 27<'. (Voyez nos pesées aux Annexes.) B. 

(2) Tite-Ll?e (XUII, 21) nomme on L. Coelius vivant en 585. 

(3) L'exemplaire dn comte Borghesi^ quoique fruste, pesait 9^,7fi. 



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!'• PÉRIODE. — N" 60, 51. 257 

60 [77]. I, Î6. 

Ugendes : i^ ROMA.— Monétaire : ^ L.ITI... (1). 
Espèces : Denier avec la marque de sa valeur (2). 
Type : Ordinaire. 

Forme des lettres : < X 
(A. 
Rareté : R*. 

Dépôts : F(I).RF.OL (2 usés). CARR. 
(Goben, pi. XIX, Itia). 



61 [78]. I, 27. 

Légende : ^ ROMA. — Monétaire : S) C.IVNI {us) C. F. et 
sur les pièces de cuivre C. IVNI (3). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, 
once, avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de huit as 
= 25»') (A). 

Types : Ordinaires. 

[A 



Forme des lettres . . 

\ X» 

Rareté : G. 

Dépôts : F(â). MG (12). RF.G.SG.SA (1). GASL.OL (4). 

GARR.GI (1 usé). 

(Cohen, pi. XXIII, Junia, n* 1 ; pi. LVI, n**l et 2). 



(1) Nous DO trouvons mentionné nulle part ni le nom de la famille Itia, 
nî un antre nom de famille commençant par !ti on Itti, 

(2) Le denier de la collection Borgheai =4*' (très-bien conserré). — L'at 
(ayec la légende L.ITI. et un croissant dans le champ du rerers) cité par 
Riccio (CataL, p. 99) est évidemment Tas de Q. Titius ci-dessous n* 214. 

(3) Personnage Inconnu dans rbistolre. 

(4) Poids du denier 4c,0S (bien cooierré, eoU. Borgbesi). 

II. 17 



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268 CHAPITRE IX. 

S2 [48]. I, M 

Légendes: ^ROMA.— Monétaire; ^C. SCR (iftomw*) (1). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, 
once, avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 6 as = 
22 grammes). 

Poids du denier : 3«'92 (bien conservé, coUect. Borghesi). 

7yp«5; Ordinaires. 



Forme des lettres 



( A et A- 



Rareté : G. 

Dépôts : F(6). MC (8). C. SC. COLL. SA (2). SF (1). CARR. 
GAZL. OL (3 dont 2 usés). 

(Cohen, pi. XXXVI, Scribonia, n* !•) 



85 [60] (2). 

Légende : ^ ROMA. — Monétaire : ^ BAL (3). 



(1) Ce magistrat est probablement G. Scribonias Gario qui fut édile en 
**Î74 It^^J-c"^* ^^ (T.-Liv., XXXIII, 42; XXXIV, 53), préteur en 561 (T.-Liv., XXXIV, 54), 

nommé Gurio Maximus en 580 (T.-Llv., XLI, 31; XXXIII, 42), ou bien 
G. Scribonius cité par Tite-Liye (XL, 31) comme ayant eu an commande- 
181 ar. j.-c. ^^^^ d^DS Tannée en 573, et qui était probablement ÛU du précédent Le 
denier est fort commun, ce qui ne prouve pas une grande ancienneté. 

(2) J'ai classé à la fin de la première parUe de la première période toutes 
les monnaies de cuivre dont Tas dépasse le poids moyen de 26 grammes, et 
J'ai renvoyé les autres à la deuxième moitié du vi* siècle. Cet ordre m'a 
paru rationnel et le seul conforme aux principes de classification que 
J'ai adoptés. Les légendes abrégées on en monogrammes s'accordent du 
reste presque toujours avec les indications chronologiques fournies par le 
poids. B. 

(3) Nous hésitons entre BAL(^tt«) et BAL(a), et dans le premier cas, le 
monétaire appartient-il à la famille Acilia ou bien à la famille Naeviaf Noos 



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i" PÉRIODE. — N* 64 Î69 

Eêpiem : As, semis, triens, quadmas, sextans, avec la 
marque de lem* yaleur. 

Pied monétaire lOnciBl (moyenne de quatre as =47«',6). 
— Les deux as de la collection d' Ailly pèsent kt^fiO et 33s'. 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : Ar. 

(Coben, pL XLVI, Àcilia, n"" 1). 



54 [83]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : i^ L.IMAIMILI(u5) (1). 
Espèces : As, semis, trions» quadi^s, seztans (2) , avec la 
marque de leor valeur. 
Pied monétaire : Ondal fort (moyenne de A as = 80*') (3) • 



iDclinoDs plutôt vers eette deniière opinion, car le sornom de Balbus est 
plus ancien dans la famille Naeiia qne dans la famille Âcilia (T.-Lir. 
XLV, 18). 

(1) U légende de Tas a été lue MAMI^ par Oli? ieri (F<mdazione di Pe- 
sarOf p. 50) et CMAMII^I par Borghesi (Dec, IV» 7, p. 8; Œuvres com- 
plètes, 1. 1, p. 2S9).— Sur le triens du Cabinet de Berlin^ il y a éfidemment 
1^. MAMIPI. M. Riccio et d'après lui, M. Cohen^ donnent toujours C. 
MAMILI. Mais le facHBimiledu premier Catalogue de Riccio, pi. V^ n<> IS 
n'est pas clair, et celui qu'il donne p. 134 est indéchifErable. 

[Il y a évidemment erreur de la part de M. Riccio, et par conséquent cette 
erreur se retroure dans l' ouvrage de M. Cohen. La légende est toujours 
V. MAMIPI on k MAMIP. et C. MAMIP. n'exUte pas. U forme de la 
lettre V pointue du prénom est moins prononcée sur quelques exemplaires 
que sur d'autres, et alors elle se rapproche davantage de C. J'ai pu vérifier 
le fait grâce à l'obligeance de M. le baron-d'AiUy]. B. 

La famille Mamilia a fourni des consuls à la République dès le v* siècle. 
U est impossible de déterminer quel est le membre de cette famille qui 
exerça les fonctions de triumvir monétaire. 

(2) Le sextans appartient à la collection de M. le baron d'Ailiy. B. 
(8) La moyenne des as de la collection d'Ailiy est de 26^,67 ; l'as du 

même cabinet avec le même type, mais sans antre légende que ROM A pèse 



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260 ghâpitrb IX. 

Types : Ordinaires. Sur la proue Ulysse appuyé sur un 
bâton (1). 
Forme des lettres : P. 
(Cohen, pi. LYIII, Mamilia). 



55 [112]. 

Légendes t ^ ROMA* — Monétaire : i^ OPEI(mtus) (2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, avec la marque de 
leur valeur. 

Pied monétaire: Oncial et plus (moyenne de onze as 
= 26«'). — Collection d'Ailly, 35«',26«'et 31k',26. 

Types : Ordinaires. 
(Cohen, pi. LXI, Opeimia, n«' 3 et A). 



22>'^98. Cette série anonyme se compose de Tas^ du semis^ du qaadrans et 
du seitans. B. 

(1) La famille Mamiliaprétendait descendre d'Ulysse. Denys d'Hallcamasse 
{Àniiq, Rom,, IV> 45) dit que le gendre de Tarquin le Superbe se nommait 
Octavius Mamilius et descendait d'Ulysse etdeClrcé. (5; èxaXeîto Ôxrdroç 
MxijlCXioc' àvéçepeSlTÔ févoç elç TTi^éyovov tôv èÇ Ôdus^éb); xa\K(px7)c, xaT»j>xet 
6'èv TcdXei To^x^cp. Voyez Borghesi, loc cit. 

B. 

(2) Dans son édition allemande, M. Mommsen avait placé ce monétaire à 
une époque beaucoup plus basse, mais il est évident, d'après les données 
actuelles, qu'il a dû remplir sa cbarge yers la moitié du vi* siècle. Le poids 
de l'as et la brièveté de la légende lui assignent une place certaine et tout à 
fait distincte des deux monétaires L.OPEIMI(u«), et M.OPEIMI(t^)>aTec 
les monnaies desquels celles-ci n'ont aucune analogie {Annal, de VTnst. 
arch., 1863, et les n" 140 et 141 ci-après). B. 



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!'• PÉRIODE. — W» 56, 57. 261 

»e [56J. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ CSAE (ntta) en mo- 
nogramme (1). 
Espèce : As. 

Poids de Vas : 32 grammes. 
Type : Ordinaire. Collection Blacas. p,. xxiv, n- «. 



57 [64]. 

Légendes : â ROMA. — Monétaire : i^ CSAX ou bien 
SAX(2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire : Une once forte (moyenne de six as avec 
la légende C*SAX — 28»' ; de sept as avec la légende SAX 
= 26«').— Collection d'Ailly 36^,38 ; 35«%33; 31«%57, avec 
C.SAX ; 33«',82; 29«',92, sans la lettre C. 

Types : Ordinaires. 

(Cohen, pi. LU, Clovia, n*' 1, 2, 3, A, 5). 



(1) Jusqu'ici nous De connaissions pas de monétaire ayant porté ce nom. 
li faut donc le joindre à la liste des familles. 

Il est impossible d'établir de moyenne pour le poids de l'as et de détermi- 
ner an Juste sur quel pied il n été taillé, mais le poids du seul eiemplaire 
connu, sa fabrique^ la forme des lettres, tout concourt à le classer plutôt 
dans la première moitié du n* siècle que dans la seconde. 

B. 

(2) Personnage inconnu.— .Tite-Live (XLI, 58 ; XLII, t ; XLIV, 40), parle ^ 

d'un C. CloTius Saiula qui fut préteur pour la seconde fols en 581, lieute- ns «r. j.-c. 
nant de Paul Emile en Macédoine, en 586; c'est à lui que Borghesi attri- tes ar. j.-c. 
bne ces monnaies; elles dateraient alors de la seconde moitié du ? i* siècle 
(Borghesi, Dec. I, 5; Œuvres eampl., t. T, p. U7). 

II. IT 



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262 CHAPITRE IX. 

«8 [99]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ M.TITINI (ws) (1). 
PI. XXIV, nM. Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, ODce, 
avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire : Plus d'une once (moyenne de cinq 
as= 31«',52) (2). 

Types : Ordinaires (3) . 

(Cohen, pi. LXVIII, Titinia, n»' 1 et 2). 



Deuxième partie, 
de ran 660 k 
Tan 600 de 
Rome. 



59 [3]. 

Légende: ^ ROMA (4). 



1,33. 



1«3 ar. J.-C. 
178 ar. J.-C. 
108 ar. J.-C. 



(1) Nous connaissons trois personnages qui ont successivement puric vc 
nom : M. Tltinlus Curvus (T.-Liv. XXXV, 8), tribun du peuple en 5CÏ 
et préteur en 576 (T.-Liv. XL, 59). —Un autre M. Titinius avait un 
commandement dans l'armée pendant la guerre de Sicile en 651 (Dio- 
dor. Sicul. p. 632, éd. Wess.).— Enfin un correspondant de Cicéron (Sueton., 
de Rhet. 2) portait le même nom. 11 est évident que les monnaies dont nous 
nous occupons ne peuvent être attribuées qu*au premier de ces trois person- 
nages. 

(2) II nous paraît difficile d'admettre avec Borghcsi {Dec. XVU, 6, p. 48; 
Œuvres compl.y 1. 1, p. 320) que ces pièces out été taillées sur le pied sei- 
tantaire. Cf. ce que nous avons dit plus haut, p. 160. 

(3) Ce monétaire et L. Mamilius (n® 54) sont presque les seuls de cette 
époque qui aient écrit leurs noms tout au long. Le poids considérable de 
l'as ne permet cependant pas de faire descendre M. Titinius à une époque 
plus récente. B. 

(4) Contrairement à l'opinion émise dans l'Histoire de la monnaie ro- 
maine {RÔmische Mùnzwesen, p. 480), M. Mommsen constate dans les Art" 
nales de rinstitut arch, 1863 (p. 28 et 31), que les deniers au type de la Diane 
dans un bige, doivent être regardés comme plus anciens que ceux au type 
de la Victoire dans un bige. {Voyez ci-dessus n<* 7). En efTet, il n'existe pas 
de quinaire au type de la Victoire, mais il en existe au type de Diane. De 
plus, plusieurs des familles dont les noms se voient sur les deniers au type 
de Diane sont historiquement plus anciennes que toutes ceUes qui se voient 
sur les deniers au type delà Victoire; enfin M. Mommsen regarde comme 



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i** PÉRIODE. — N* 60. 268 

Eipice : Denier^ avec rindication de sa valeur. 
Types : Tète de femme avec le casque ailé. ^ La Victoire pi.xxv. &• i. 
dans un bige. 

lA 



Forme des leitreêi 

Rareté : G. 

DipôU:? (10).MC (26 usés). RF.FR.C.SC.SA (2). SF(2). 
GAZL.OL (23 dont 18 usés). GARR.CI(6 usés). 
(Coben, pi. XLIII, Incertaines^ nMl). 



60 [90]. 1,20. 

Légendes : v^ ROMA. — Monétaire : v^ NAT(a) (1). ' 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, seztans et 
once, avec la marque de leur valeur (2).' 

Piedmonétaireducuivre : Oncial (moyennede 7as = 25<') ; 
moyenne des 6 as du baron d'Ailly, 27s',3A, maximum 
32p,16, minimum 23^', 20. 

Types du denier : Tète de femme avec le casque ailé, j) 

Victoire dans un bige. 
— du cuivre : Ordinaire. 



on des rares exemples d'erreurs mooétaires, le poids exceptioimel é**,) 
et 4(',18 de deux deniers an type de la Vietoire> qui lui avalent Cilt sup- 
poser qu'ils étaient taillés sur le pied de 72 à la liyre> tandis qu'ils doirent 
être rangés parmi ceux de 84 à la liyre. 11 s'ensuit qu'il les classe ici malgré 
Tabsenoe de tout emblème. Cette dreonstanee Jointe au poids les ayait 
foit regarder eomme plus anciens. Dans les Ànnaks {loc, cit.) M. Mommsen 
les arait même mis à la suite des quatre deniers portant les noms de N AT. 
C. TAL. SAFRA et SAR. J'ai pensé qu'U râlait mieux les mettre arant 

ces monétaires. 

B. 

(1) Les Pinarii Nattae se rencontrent dans l'histoire depuis leir siècle. 

{7) L'once est dtée dans Riccio^ Cot,, p. IS8. 



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26i CHAPITRE IX. 

!A et i^ (quelques fois d'après Cave- 
doni) dans le nom de Rome; 
A dans celui du monétaire. 

Rareté : C. 

Dépôts : F (2), C.SA.SF (1). OL (9 dont 8 usés). CARR.CI 
(3 usés). A Montecodruzzo et probablement aussi à Cazlona 
ces deniers n'ont pas été indiqués séparément de ceux 
marqués NATTA (n« 70) qui sont plus récents. 

(Cohen, pi. XXXI, Pinaria.n'^' 1 et 2 et pi. LXII, n*' 1, 2 
et 3). 



61 [80]. I, 30. 

Légendes z ^ ROMA. — Monétaire : ^ C.TALN(a) en mo- 
nogramme 7!L (1). 

Espèce : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Tète de femme avec le casque ailé, i^ Victoire dans 
un bige. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : C. 

Dépôts: F(2). MC(3). RF.G.SC.0L(1 beau). GARR. 

(Cohen, pi. XXIV, Juventia, n» 2). 



(1) PersoDDage inconnu. L'ancienne interprétation C.ATIL.conserrée 
parGayedoni(/it>of/. p. M) contre l'opinion formelle de Borghesi (Dec. \, 
&,p. 13; Œuvres compi. 1. 1, p. 262) nous semble inadmissible. Cemoné- 
taire est inconnu; d'ailleurs le nom des Juventli est rare dans l'histoire. 
L'attribution à G. Juventius Labeo, admise par la plupart des numisma- 
tistes, repose sur la lecture erronée d'un passage de Tite-Live (XXXIII, 22), 
dans lequel on lit aujourd'hui d'accord avec les manuscrits Gn. Liguriuss 
le Jurisconsulte G. Juventias, élève de P.^Mucins (Digest, h 2, 2, 42), n'tft 
pas asseï ancien pour qu'on puisse lui attribuer ce deni£r. 



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!'• PÉRIODE. — N*' 62, 68. 265 

62 [5&]. I, 31. 

Ugendes : Sj ROMA.— Monétaire : â S(p) AFRA(ntus) (1). 
Espèces : Denier, as, semis, txiens, quadrans, sextans, 
avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 1& as 
= 238'). 
Type du denier : Ordinaire. ^ Bige de la Victoire. 

— du cuivre : Ordinaire. Dans le champ du re- 
vers le plus souvent un dauphin. 
IX 
A, rarement A* Les deux formes se 
voient dans le nom de Rome ; 
A dans le nom du monétaire. 
Fabrique: Quelques-unes de ces pièces sont presque bar- 
bares (Riccio, Cat. , p. 32) ; elles ressemblent beaucoup à 
celles de P. Sulla (n» 67) et de L. Saufeius (n» 69). 
Rareté: C. 

Dépôts: F(l). MC(13). RF. CSG. S A (2). GARR.CAZL.OL 
(9 dont 6 usés). Cl(l usé). 

(Cohen, pi. XLYI, Afrania, n' 1 et pi. XLVII, n*»' 2, 
3, 4, 5). 



65 [67]. I, 32. 

Légendes : ^ ROMA (manque sur les onces).— Monétaire 
SAR(anw5) (2). 



(1) La famille Afrania éteit déjà sénatoriale au vi* siècle (T.Uy. XXXIX, 
23, 55; cf. XLIIl^ 18). Sp. Afranius D'est du reste pas connu. 

(2) Les Sarranus ou plus tard Serranus sont une branche de la famille 
Atilia^ et leur ancienneté remonte au moins jusqu'à la guerre d'Annlbal. — 

Le monéUira en question peut être M. Atilius Senaous qui, en 564, fut, ^«o •^' J-C- 



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266 CHAPITRE IX. 

Espécis : Denier, as, semis, triens, quadrans, once, avec 
la marque de leur valeur. 
Piedmanitairedu cuivre: Oncial(moyennede 8Îxas=24«»). 
Type de T argent : Ordinaire. ^ Victoire dans un bige. 
— du cuivre : Ordinaire. Un éléphant au revers de 
l'once au lieu de la proue de vsûsseau. 
^A (et d'après Cavedoni aussi A) 
dans le nom de Rome ; 

17 j I *. I A souvent, A mais rarement (Gab. de 
Forme des lettres : < ^ ,.\ . , ^ 

Berlin) dans le nom du moné- 
taire surlecuivreetsurFargent. 

Rareté : G. 

DépôU : F (2). MC (5). RF.C.SF(l). CAZL.OL (7 dont 
6 usés). 

(Cohen, pi. VII, Atilia, n« 8 et pi. XLVIIl, n»* 4, 6, 6, 7). 



64 [76]. I, 34. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : i^ PVR (pureo) (1). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de quatre 
as = 26«0. 

Type de Vargent : Tète de femme avec le casque ailé. 



avec deux antres anciens préteurs , nommé IlIrtV Coi. Ded. (T. - U^. 
XXXVIf^ 40 et 57), on bien nn antre personnage de la même famille qni Ait 
1T4 »T. j.C. préteur en 580 (T.-Uv. XLI, 21). 

(1) n ne faut pas confondre cette série aiee cdle du n* 26, dont le mo- 
nogranune ^ diffère essentiellement de la légende qui est écrite ici sor 
l'argent PVR et sur le cul? re PW (Borgktsi cité par Ricoio, p. 96). 



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I" PÉRIODE. — N* 65. 267 

^ Diane dans un bige , le croissant sur 
la tête. Emblème dans le champ : mu- 
rex (1). 
Type de cuivre : Ordinaire. 

Formes des lettres : \ 

1 P et P. 

Fabrique: {Voyez le n* 65 ci-après). 

Rareté : C. 

Dépôts : F (2). MC (12). RF.FR.G.COLL.SA (2). CAZL. 

OL (3 usés). CARR. 

(Cohen, pi. XIX, Furia, n" 2, et pi. LV, n« 2). 



65 [72]. I, 35. 

Ugendcs : ^ ROMA. — Monétaire : % FLAVS (2). 



(1) Le type du revers semble assigner une époque assez reculée à ce de- 
nier et aux deux suivants (de Fia? us et de Spurilius, n** 65 et GG), qui ont 
dû être frappés vers le même temps, à en juger par la ressemblance de leur 
fabrique. Il est vrai que l'on pourrait nous objecter, pour les uns comme 
pour les autres, l'A ordinaire et nullement archaïque des légendes, et la 
présence du même type sur des deniers évidemment plus récents (n* 94) et 
que nous avons classés à la période suivante. 

Cette série ne peut être attribuée à L. Furius Purpureo qui fut consul en 
&ô8t comn.e l'a cru Havercamp; mais elle peut appartenir <^ son fils, qui i96av. j. c. 
portait le même nom (T.-Liv., XXXI, 29. — Borgliesi, Dec, H, 4; Œuvres 
compl., t. 1, p. 167 et 168), et qui fût envoyé en Ëtolie par le consul P. Sul- 
picius Galba, en 554, pendant que son père était préteur dans les Gaules. 200 av. j.-c. 

Borghesi {loc, cit.) pense que ces monétaires étaient collègues. 

B. 

(2) Les anciens numismatistes avaient attribué cette pièce à la famille 
Flavia, et c'est à cette famille qu'on la trouve classée dans les ouvrages 
de Vaillant, Havercamp et Eckhel. Borgkeiii fait observer que FLAVS 
estici pour FLAVVS) de même que l'on trouve dans les inscriptions DAVS 
pourDAVVS, IVENTVS pour IVVENTVS, etc. Flavus étant un surnom 
de la famille Decimia, c'est à cette famille, d'après l'avis du savant épigra- 



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268 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 
Types : Tête de femme avec le casque ailé. ^ Diane dans 
un bige, comme au n* 64. 

Formes des lettres : I ^ 

Fabrique : Semblable à celle du n* précédent et du n* sui- 
vant. La légende seule constitue une différence entre ces 
deniers. (Borghesi, Dec, II, 4). 

Rareté : G. 

Dépôts : RG.F (6). MG (9). RF FR.G.SC.GOLL.SA (4). CI 
(2 usés) . 

(Gohen, pi. XVI, Decimia). 



C6 [98]. I, 36. 

Légende : ^ ROMA. - Monétaire : ^ ASPVRI.... (1). 
Espèces : Denier et triens, avec la marque de leur valeur. 
Pied monétaire du cuivre : Probablement oncial? 



pbiste de Saint-Marin, qu'il faut restituer cette monnaie. D'ailleurs elle uttre 
tant de ressemblance avec celle de P. Sula^ dont la date est certaine, qu'il 
est assez naturel de la classer dans les premières années de la deuxième 
moitié du tj* siècle de Rome et de l'attribuer à G. Decimias Flavus^ qui fut 
181 av. J.-G. préteur de la ville de Rome, en 570, et mourut la même année. (T.-Liy., 
XXXIX, 32 et 39). Voyez Borgbesl, Dec,, U, 3 ; Œuvres compL, 1. 1. p. t6G. 

(1) H. Zobel avait, d'après son état de conservation dans les dépôts espa- 
gnols, classé ceUe pièce un peu plus Iws {Ann, de Vlnsi. arch. 1863) ; mais 
je la mets ici, d'accord avec M. Mommsen, parce que la complète ressem- 
• blance de sa fabrique avec celle des deux précédentes m'engage à regarder, 
avec Borgbesl {loc. cit.), les trois monétaires L. Furius Porpureo, G. Deci- 
mlus Flavus et A. Spurllius comme collègues. B. 

Nous devons relever en même temps l'erreur de quelques éditeurs de Tite- 
Live qui, d'un membre de cette famille Spurilia, tribun du peuple, ont 
fait un Sp. Icillus (T.-Liv., IV, 42). 



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!'• PÉRIODE. — N* 67. 269 

Types du denier : Tète de femme avec le casque ailé. 

^ Diane daos un bige, comme au n"" 65. 
— du triens : Ordinaire. 
Forme des lettres : X. 

Fabrique : Semblable aux deux nv précédents. 
Rareté : C. 

Dépôts : F (à^. MG (7).RF.G.SG.SF(1). GAZL.OL (6 dont 
5usés).GARR.GI(2usés). 
(Gohen, pi. XXXVIII, Spurilia). 



67 [68]. (Vers l'an 660.) 1, 37. m »t. i,-c. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ P.SVLA (1). 

Espèces: Denier, as, semis, triens, quadrans avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de onze as 
= 22»'). 



(1) L'histoire cite deux personnages qui portèrent le nom de P. Cornélius 
Sylla. Le premier est P. Cornélius Rufinus^ bisaïeul du dictateur, décem- 
▼ir, qui remplit la charge de préteur en 542. Pendant sa magistrature, *^* •^^ ^"^' 
ayant consulté les llyres sibyllins, il décida le sénat à établir des jeux en 
Fhonneur d'Apollon; il fut surnoomié Sibylla et par abréviation Sylla 
(Macrob. Saium. I, 17); il fut donc le premier à porter ce nom, 
mais les monnaies dont nous nous occupons ne peuvent pas être de lui 
puisqu'il ne reçut ce surnom que pendant ou après sa préture, par consé- 
quent postérieurement à son triumvirat monétaire. Le second est son fils, 
grand-père du dictateur, préteur en 668 (T.-Llv., XXXIX, 6 et 8), et c'est m tv. J.-C. 
évidenriment lui qui fit frapper cette série de monnaies, ce qui fixe appro- 
xlmaUvement la date de leur émission (Borghesi, Dec, II, 2; Œuvres 
. compl.f t. 1, p. 161 et suiv.). L'orthographe de Suîa avec une seule L nous 
empêche de chercher ce monétaire à une époque postérieure à l'an 600, puis- 
que le redoublement des consonnes se trouve déjà à la fin du vi* ou dans les 
premières années du vu* siècle. —Cf. Henzen, Bull, de VlnsU arch, 18S8, p. 12. 



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270 CHAPITftt IX. 

Type d» denier : Tète de feranie avec le casque ailé. 
^ La Yictdre dans un bige. 

PI. XXV, n» I. — du cuivre : Ordinaire. Sur la proue de vaisseau au 

revers de Tas et peut-être même au 
fevers du triens, on voit quelquefois 
une tête de femme (une SibyUe?) . (Bor- 
ghesi» Dec. II, 2 ; ÛEuvr^ compL 1 1» 
p. 161 et suiv*)* 

I ^ hors du monogramme ; dans le mo- 
nogramme souvent SVA rare- 
ment SYA* 

|A 

|X 

|SVLA se trouve toujours avec une 
seule L» par conséquent sans 
redoublement de consonne. 

' Fabriquer Elle a quelque ressemblance avec celle du 
n*62. 

Rareté : G. 

Dépd<i:RG.F(5).MG(14). RF.FR.C.SG.SA(6). GAZL.OL 
(9 dont 6 usés) . GARR.GI (2 un peu usés). 
(Cohen, pi. XV, Cornélia, n^ 16 et pL LUI, n»' 11 et 12). 



Forme àe$ lettres 



6» [82]. I, 38. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : î$ C.MAIANI(tts) (1> 



(t) Famille iocooDue. 



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I" PÉBIODB. — W 69. 271 

Espèces : Denier, as, (1) semis, triens, quadrans, ooce (2) , 
avec l'indication de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyçnne de dix-huit 
as = 25»'). 

Type du denier : Tête de fenune coiffée d'un casque ailé. 
^ La Victoire dans un bige. 
— du cuivre i Ordinaire. pi. xxr.nM. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : G. 

Dépdl5: F(6).HG(8).BF.G.SaSA(2). GiZL0L(9usés). 
GARR.GI (1 usé). 

(Gohen, pi. XXY, Maiania, et pi. LVIII, n*»*! et 2). 



•• [96]. I, 39. 

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire: ^ LSAVF(eiu3) (3). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, avec Tindi- 
cation de leur yaleur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de neuf as 
=2â«')« —[Quatre as de la collection d'Ailly, 30«',98; 
S08',42;29»',85;28'%17]. 

I)ipe du denier : Tète de femme avec le casque ailé. 
^ La Victoire dans un bige. 

(!) I/as attribué par M. Riccio à la famille iEmilia n* 1, à came de 8a 
légeDde M.AIM. n'est, d'après le témoignage de M. le baron d'Ailly^ qo'an 
exemplaire mal conservé et mal lu de l'as de C.MAIANI(u«) {Lettre du O 
Borghesi à M, Mommsen)» 

(2) L'once m*a été communiquée par M. le baron d'Ailly, qui la possède 

dans sa riche collection. 

B. 

(3) Cette famille n'est connue à Rome comme sénatoriale qu'après l'époque 
des Gracques; mais de très-anciennet inacriptions de Préneste en font 
déjà mention. (AAem. Muséum^ Neue Folge, V, 1847, p. 464, et Muratori, 

P-132.) 



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272 CHAPITRE .IX. 

Type du cuivre : Ordinaire. Sur Tas, au-dessus de la proue, 
un croissant. 

l P constamment 



Forme des lettres 1 1 

Fabrique : A peu près semblable à celle des monnaies de 
Sp. Afranius, n* 62. 

Rareté : G. 

Dépôts : RC.F(â). MG(H). RF. CSG. COLL. SA (3). SF (3). 
GI (âusés). 

(Gohen, pi. XXXVl, Saufeiay et pL LXV, n»' 1, 2, 3). 



70 [158]. 1,40. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ NATTA (1). 



(1) Ce n'est pas sans hésitation qne je place ici cette monnaie que le re- 
doublement de la consonne et la forme de la lettre A au lieu de A dans le 
nom de Rome pouvaient faire descendre Jusqu'au commencement du siècle 
suivant. Cependant J'ai cru devoir la laisser provisoirement à la place 
que lui donne M. Mommsèn dans les Annales de V Institut arch. 1863, p. 32 
et je donne ici la traduction complète de ce que Tauteur dit à ce sujet : 

B. 

« Nous n'avons pas voulu changer la place que M. Zobel attribue à ce 
« denier d'après sa fabrique et son état de conservation dans les dépôts es- 
« pagnols. Je suis persuadé, dit M. Zobel, que le denier gui porte la lé- 
• gende NAT {avee la forme archaïque A dans le mot ROMA et qui a 
« son analogue dans le cuivre) ne doit pas être attribué au monétaire qui a 
« fait frapper le denier portant la légende NATTA {avec la forme A dans 
« le mot ROMA) et qui n^apas d'analogue dans le cuivre). Le degré de con- 
a servation est à peu près le méme^ il est vrai, pour les^exemplaires trouvés 
a ensemble; je ne crois donc pas que Von puisse les mettre bien loin l'un 
ce de Vautre. La fabrique du second est plus récente que celle du premier 
<c et se rapproche beaucoup de celle des deniers de Flavus et de P. Sula 
« (n** 65 et 67 ci-dessus). Quelque singulier que puisse paraître le fait du 
« redoublement de la consonne que d'autres indices ne permettent pas de 
« placer en deçà du vi* siècle, cette circonstance ne doit pas nous arrêter, 



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I" PÉRIODE* -- If 71. 27S 

Espèces : Denier, avec l'indication de sa valeur. 
Types : Tête de femme avec le casque ailé, â La Victoire 
dans un bige. 

Forme des lettres : } 

( A» 

Rareté : G. 

Dépôts: F(3). MC (21). RF.FR. C.SC.COLL.SA.CAZL.OL 

(8 dont 7 usés). 

(Cohen, pi. XXXI» Pinaria, n* 1). 



71 [84]. I, 41. 

Légende ; i^ ROMA. — Monétaire i ^ aMARC(«tii) 
et au droit : LIBO (1). 

Espèces : Denier, as, semis, triensi quadrans, sextans, 
once, avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de douze 
as =25»') (2). 

Types : Ordinaires. 

A dans le nom de Rome; 
I A dans le nom du monétaire. 



Forme des lettres 

I ^ 



L (et jamais P.) 



« car DOQs pourrions citer exceptionnellemeot qeelqaes exemples d'un re- 
« doublement semblable sur des monuments de cette époque^ par exemple 
« sur le tombeau des Scipion (Corpus Inscr, lot, vol. I, n*" 33^ 34 et 36) et 
« sur celui de L. Mummius, consul en 609 (Cf. Ritschl^ de Titulo Mum* 
« miano, p. IV, et d^ Titulo Aletrin,y p. V). » 

(1) Cette famille est du reste complètement inconnue. 

(2) Poids du denier bien conservé d'après Borghesi = *»\ 

n. 18 



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iyh fcHAPlTBÉ li. 

Rareté : C. 

mpôtsi RG.P (b).MC(ll). RP.PR.C.SC.SA(i). SF(1). 
CAZL.0L(9 usés) .CI (2 usés). 

(Cohen, pi. XXVI, Marda^n" 1 etj)!. LVllI,n- 1,2,3^4). 



72 [56]. ^ 1,42. 

Légendes : i^ ROMA. —Monétaire: ^ M.AflLI(«s) (ou 
ATIL), au droit SARAN(u«). Sur le cuivre seulement 
M.ATILI (1). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, sextans, 
once, àVefe indication de leur valeur. 

Pied mdHHaii'e du cuivre : Ohciàl (itibyenné dé i2 as 
= 228'). 

P^ôid's dU dénier : k grammes, le pliis forl de 6 Irfes- 
beaux exemplaires d'après Borgliesî. 

type : Ordltidlrë. 

I. très-positivement silr 1* argent 
comme sur ié cUivré. 

\k 

Forme des lèllreè:{A et tarënient A dans le nom de 

Rome, A dans le nom du moné- 
taire, ^aranus s'écrit sans re- 
doublement de la consonne. 

Fabrique : Semblable à celle du n*» précédent et du n* 
suivant (2); 



(1) Voyex, BUT cette famille, la note du n« 68. - Ce peréonnagc est pro- 
152 »v. a. c. bablement celui qui fut préteut en 602 (Applan. Hisp.^ 88). 

(2) Cf. Cavedoni, Annal, de Vlnst. areh , 1849; p. tO«. Peul-êtrfc ces 
trois monéUires étdientrllà collègues f (*• 



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1" PÉRIODE. — W 75. 



U 



Rareté : G. 

Dépôts : F (3). MG (5). tlF.Ftt.G.St.PB(l). GOLL.SA (4). 
SF (1). CAZL.OL (6 usés). CARR.GI (2 usés). 

(Gohen, pi. Vli, AiiUa, n- 1 et 2 ; pi. xLtUl, h«4 et 2). 



73 [97]. I, A3. 

Légendes : ^ ROMA. —Monétaire : ^ L.SEMP {ronius) , au 
droit PITIO (1), sur les deniers et sur quelques as; tous 
les autres as et le reste de la série portent L.SEMP. ; plus 
rarement on lit sur Tas SEMPR (2) . 

Espèces : Denier, as, semis, trions, quadrans, sextans, 
avec la ifaafque de leur valeur (3). 

Pi&i monétaire du cuivrtsi Ohcial (flibjfenne de 13 as 
= 23*'). 

Typm t Ordinaires. 



(1) Famille du reste inconnue. 

(2) Voyex Riccio. Mon. àiFarii., p. 2b4. 

(3) Poids du dénier d'après feorghësi = \^. — Dcfe sept pièces ironrccé 
à Olivd, lèé troii plils fortes pesaient 4«S2t; 4k',08, 4«S02. Elles sont 
assez belles. Les trois plus faibles pèsent un peu moins de 4E^ Ces 
poids exceptionnels prouvent que, même après la rëdiction, quelques 
monétaires ont pu frapper des monnaies aîec un excédant de poids. La 
liiëme remarque s'ajrtfjllqiic à quelques deniers espagnols, particulièrement 
à ceux qui portent la légende ^S\ et qui déplissent souvent le poids nor- 
mal de 3«%115; cependant il est positif que le monnapge romain ne com- 
mença pas en Espagne avant l'an 5i8 de Rome, et par conséquent postérieure- ^W ar. J.-C. 
ment à la réduction du poids du dénier. {Annal, de l'inst. arch., 18G3). 

[L'exempl. de ma collection, qui est d'une assez belle conservation, pèse à 
pea près a^'.&O. B. 



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167 av. J.-C. 



FortM des lettres : 



276 CaUPITRE II. 

f |f presque toujours; 
L sur deux deniers du Cabinet de 

Vienne. 
P dans le monogramme N?* 
P dans le surnom Pitio. 
A 

Ix. 

Rareté : G. 

Dépôts'. F(2).MC(11). RF.FR.C.SC.SA(5). PB(3). SF(1). 
CIÂZL.OL (7 dont 6 usés). GABR.GI (2 usés). 

(Gohen, pi. XXXYI, Sempronia, n* 2 ; pi. LXV et LXVI, 
n- 1, 2, 8, 4). 



t; 



74 [55]. hià. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : au reyers ou au droit 
CANTESTI (U5) (1). 

Espèces : Denier, as, semis, trions, quadrans, avec indi- 
cation de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 6 as=23»»). 

Poids du denier : i^^Si (C.ANTE sur le droit, Borghesi, 
bel exempL); 3«",75 (CANTESTI sur le revers ou sur le 
droit indifféremment, Borghesi, bel exempL). 

I)ipe : Ordinaire. Dans le champ un chien sur le droit 
ou sur le revers alternant avec la légende. 

(X 
A le plus souvent, quelquefois a* 



(1) On peut attribuer ces monnaies à C. Antistius Labeo qui fut envoyé 
dans la Macédoine avec d'autree sénateurs^ Tan 587 (T.-Liv., XLV, 17. 
— or. Dramann^ Getchiehie R<ms,U I>p. 56). 



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!'• PÉRIODE. — N* 76. 277 

Rareté : G. 

DipôU: RC.F(5). MG (17). RF. FR. G (Gavedoni, Ht- 
po8t., p. 256). SC.SF(2).GAZL.OL(14dontl2 usés). GARR. 
CI (2 usés). PB (1). 

(Gohen,pl. II. Ànleslia, n- \ et 2; pi. XtVII, n- 1, 2, 8). 



75 [164]. I, 45. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ C.TER(en(tta) 
LVC(antw) (1). 

Espèces : Denier, as» semis, triens, quadrans, avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 10 as 
= 22»'). 

PI XXV n** A 

Poids du denier : 8«',80 (bel exempl. Borghesi). \^ c, 7, s. ' 

Type : Ordinaire. Dans le champ du côté de la tête sur le 
denier et au revers sur le cuivre, une Victoire tenant une 
couronne. 

[X 
(2). 
Rareté: G. 

Dépô^: F (2). MG (7). RF.FR.G.SG.SA (1). GAZL.OL 
(7 dont 6 usés) . CARR.LIR (1). 



(1) Ces monnaies pourraient être attribuées à C. Terentios Lncanusqul 
donna des combats de gladiateurs et dont Pline (Hist, nat., XXXV, 1, 52) 
Tante la magnificence, sans indiquer Tépoque à laquelle il vivait. 

(2) La forme de la lettre L carrée nous avait d'abord engagé à faire des- 
cendre cette série à une époque postérieure. Mais nous avons déjà pu con- 
stater que la forme L se rencontre sur des monnaies du vi* siècle de Rome. D'un 
autre côté nous avons pour nous- guider la présence de Tas dans cette série] 
rétat deconseivaiion et la fabrique des exemplaires trouvés à Oliva, et cet 
considérations nous ont décidé à ne pas placer ces pièces plus bas que la fin 
du VI* siècle. (Voy. Ann. de VInst. arch., 1863.) 



(X 
L 



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22|3 CHAPITRE II, 

(Cohen, pi. XXXIX, Terentia, n» â, et pi. LXyiI, n- ^ , 6, 
6, 7). 



7§ [^9]. I. 46. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : Sj L.CVP(tcnniu«?) (1). 
Espèces : Denier, avec indication de sa valeur. 
Poids (Jtt Renier : Z^ySb (bel exemplaire, Borçhesi). 
Types : Ordipaires. Symbole : Une Gorpe d'abondance, 
dans le champ du côté de la tète. 

Forme des lettres : | A (jamais A). 

(x. 

Rareté : Peu commun. 

Dépôts : RG.F (3). MG. (4). RF.FR.G.SG.SA (6). SF (1). 
CAZLOL (A, dont 3 usés). GARR.GI (2 usés). 
(Gohen, pL XVI,Cupi6nma,n'' 1). 



77 [81]. I, 47. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ CN.UVCfl (e«fii), 
et au droit: TRIp (2). 
Espèces : Denier, avec la marque (ie s^ valeur. 
Poids : 3«',W (bel exemplaire, Borghesi). 



(1) Personnage tout à fait Inconnu, le nom même n'est pas certain; car on 
pourrait lire CVPITVS; cependant Borgiiesi (Dec. X,2j Œuvres compl- 
t. I, p. 466), Pattribue de préférence à un Cupiennius ou Copiennius, et re- 
garde, avec assez de vraisemblance, le symbole de la corn.' d'abondance 
{copia) comme une sorte d'arme parlante; mais les Cupiennii ne se rencon- 
trent que vers la On de laRëpublIque. 

(2) Le nom de celte famille n'est connu dans l'histoire que par c«ttc ?erie 
de monnaies et celle du n» 263. 



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!»• PÉ|J0Pïf. — If 78, 579 

Tffpeê i Ordinaires. 

Forme des lettres : < X. 

Rareté : C. 

Dépôts : RG.F (10). MG (19). RF.FR.C.SC.COLL.SA (2). 
SF (8). GAZL.OL (16 usés). CAR^'.LIR (1). GI (4 usés). 
(Goheiv pi. XXV, Lucretia, n* IJ. 



78 [79]. I. 48. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : â^M.IVNI(us). 

Espèces : Denier, avec l'indication de sa valeur. 

Poids du denier : 38',85 (très- bel exemplaire, Borgf^esi). 

Types : Ordipaire3. Dans le champ, ai^ droit^ une ^te 
d'âne (1). 

Forme des lettres : X,A. 

Rareté : G. 

D^ôts : RG.F (8). MC (26). RF.Ff^.C.SC.SA (2). G} 
(2 usés). 

(Gohen, pi. XXIII, Junia. n« 2). 



(1) M. Friedlaender (Koehne, Zeitschrift, U, p. 194) rattache Tembléme 
de la tète d'âne au surnom de Silaniis. Cette opinion nous semble beaucoup 
plus plausible que celle (|e Ca^edonl (Ripost.^ p. 94 et p. 245), qui le rattache 
au surnom ()e Brutus porté par M. Junius, M. F. L. N., consul en 676. nsaT. J.-C. 
Nous ne pensons pas cependant qu'on puisse attribuer ce denier à M. Junius 
Silanus, qui fut préteur en 542 (Drumann, Geschichte Roms, tr IV, su ar. J-C. 
p. 45. — Borghesl, Ann. de Vlnstit. arch., 1849, p. 7), et nous l*attrl- 
buons plutôt au fils ou même au petit-fils àe ce dernier, car il est fort 
commun, et ne remonte pas beaucoup au delà de Tannéie' èoO. 154 «r. J.»G. 



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280 CHAPITRE XZ. 

79 [63]. I, 49. 

Légendes : i^ ROMA. — Monétaire : i^ P.PAETVS (l). 
Espèces : Denier, avec Tindication de sa valeur. 
Poids du denier : 3»%85 (bel exemplaire, Borghesi). 
Types : Ordinaires. 

iP toujours (2). 
X 
A. 
Rareté : G. 

Dépôts : BG.F (2). MC (11). RF. G. GOLL. GAZL. 0L(12 
usés). GARR.GI (1 usé). 
(Gohen, pi. I, Aélia^ n"" 1). 



80 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : CBLASO'o) (3). 



(1) On ne connaît dans Thistolrc que trois personnages de cette famille : P. 
301,199 »T. j.-c. Ailius Q.F.P.N. Paitus, consul en 553, censeur en 555; son frère, Sex. Ailius 
198,194 av. J.-O. Q.F.P.N. Paltus Gatus, consul en &56,censeur en 560 ; et le fils du premier Q. 

167 ar. J.-C. Ailius P.F.Q.N. Paetus, consul en 687. Nous ne pouTons pas attribuer cetta 
pièce au consul de Tannée 553^ et elle a sans doute été frappée par un fière 
(inconnu dans l'histoire) du consul de 587. Nous ne pensons pas non plus 
que ce monétaire ait pu appartenir à la gens des Autronii Paeti, quoique le 
prénom dePnblius ait été porté par plusieurs d'entre eux. La gens Autronia 
est fort ancienne [voir n"* 21), mais la branche des Pâètus qui en est issue 
ne remonte pas aussi haut. 

(2) Borghesi, Dec. XVI, 9; Œuvres complètes,tA\,p.212. Cab.de France, 
coll. Blacas. 

(3) M. Mommsen attribuait la légende C. BLAS. à une erreur de 
M. Riccio. Il n'a par conséquent admis que le monétaire P. BLAS. Un as 
de ma collection, d'une superbe conservation, ne permet plus de mettre en 
doute Texistence du monétaire C. BLAS- Je le classe ici à son rang alpha- 
bétique, n'osant pas me prononcer sur la place qu'il doit occuper avant ou 
après P. BLAS. dont il était probablement le père ou le fils, mais il 
appartient certainement à la deuxième moitié du vi* siècle. B. 



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I»* PÉRIODE. — W 81, 8*2. 281 

Espèce : As (ma collection). 
Pied monétaire : Oncial (1 exempl. = 21«',73). 
Types : Ordinaires. 
Forme des lettres : L,A. 
Rareté : R, d'après Riccio. 

(Cohen, p. 102, n*9. — Riccio, Cat., p. 62, d» 4, pi. XV, 
n* à. — Morell., Corneliat pi. I, n* 8). 



«I [66]. 

Légendes : ^ ROMA. —Monétaire : ^ P.BLAS(»o) (1). 
Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, avec l'in- 
dication de leur valeur. 
Pied monétaire : Oncial (moyenne de sept as = 238»). 
Types : Ordinaires. 
Formes des lettres : P et L. 
(Cohen, pi. LUI, Cornelia, n*» 6, 6, 7). 



82 [62] (2). 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : A.CAE(ctItu5) (3). 



0) Tite-Liye(XLin;5^XLV, 13) mentionne on Publias Cornélius Blasio, 
Tan de Rome 584. {Voyez la note du numéro précédent^ au sujet de l'as de 170 ar. J.-c. 
C. Blasio). 

(2) J'ai rangé ici par ordre alphabétique les monnaies de cuivre que des 
raisons particulières m'ont empêché de classer ailleurs. Toutes, d'après leur 
poids, ont dû être frappées dans la seconde moitié du ti* siècle de Rome. 

B. 

(3) Tite-Livt (XXXVin, 36) mentionne un édile de ce nom, l'an 565 de 189 ar. j.-c. 
Rome. La famille Caecina, à laquelle on attrîbue généralement ces mon- 
naies, n'était pas encore nationalisée à Rome à l'époque où elles ont été 

émises. (Voyez Borghesl, cité par Riccio, p. 40). 



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28t GH^PITBB K, 

Espices : As, semis, trient, q^^^ans, ne^^na, «vec la 
marque de leur valeur; once, sang cptte m^fqqp. 

Pied monétaire : Oncial (moyenne de treiee as = 
26»0 (1). 

Types : Ordinaires de Tas au sextans inclusivement; et 
sur Fonce, tête de femme. î^ Légende dans une cou- 
ronne. 

(Cohen, pi. L, Caeeina, n«» i et 2), 



88 [78]. 

Légendes : H) ROM A. — Monétaire : ^ L.FVI?l(u«) (2). 

Espèces : As, triens, avec Tindication de leur valeur.' 

Pied monétaire : Probablement oncial (d'après Riçcio, 
l'as pèse 2â«'). 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : V» d'après Riccio, Monete difam. p. 
97. Gf, la pi. XXI. 

Rareté : R. 

(Riccio, Mon. ai fam., pi. XXI, Furia, nv 6 et 7). 



(1) Rlcdo, CaU, p. ^3, Q« }5. C'est pi)r sqite d'ai^ç faqte d'impressioo qi^ a 
été copiée Bor son premier ouvrage que la légende C* CAE y a remp)aoé 

A.CAE- 

(2) Ce^ monnaies ne peuvent être attribuées à L. FuriuB^ Brocchoa^ qui 
vient beaucoup plus tard et ne fabriqua que peu de p)èces d'argent. A cette 
époque, l'émission du enivre avait été suspendue. On ne peut pas non plus 

196 av. j.^. ^^ attribuer à L. Furius Purpureo^ consul en 558^ dont nous avons parlé 
au n"" 64; et qui a émis des pièces de cuivre à peu près au même poids, mais 
avec la légende PV?. B. 



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I" PÉRioç?. — !?•• 84, 86, 391 

84 [62]. 

Ligendeê : ^ fipiflA* — l^onétaire : ^ VAL(ent«|) en ipo- 
gramme VV (l}. 

Espèces : As, semis, triens, quadraps;, ^e^t^p^, pnce, s^y^ 
rindication de leur valeur. 

Pied monétaire : Oncial (moyenne (Je piflcj as = 2^?'). 

Types : Ordinaireg. 

jRare^é: G. 

(Cohen, pi. LXV|II^ ^^'ffî^» ?<•• 4 Çt 2]. 



85 [93]. 

Légendes : ^ ROMA- — Monétaire : ^ L.POMP(oniu«) 
en monogramme eO^ (2). 

Espèces : As, semis, triens, qqadrans, sextans, avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire : Oncial (moyenne de quatre as == 26c). 

Types : Ordinaires. 

Rareté : R. 

(Cohen, pi. LXIII, Pompeta, n*»« 1, 2, 3, i, 6). 



(1) J'ai classe ces pièces ft la seconde moitié du yi* siècle de Rome, à cause 
de leur poids monétaire, bien que la légende courte et monogrnmmatique 
eût pu les faire classer à la fln de la première moitié du même siècle. 

B. 

(2) Le prénom de l.ucius est rare daus la famille Pompeia, et ne se trouve 
qu'une seule fois dans Tite-Live(XLll,()5), mais il est surtout porté par des 
membres de la famille Pomponia. Nous croyons donc que l'abré via t ion POM P. 
indique plutôt un Pomponius qu'un Pompeius. 



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284 CHAPITRE IX. 

86 [67]. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire ; i^ QNA (1). 
Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, avec la 
marque de leur valeur. 
Pied monélaire : Oncial (moyenne de onze as = 25«'). 
Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : CINA» sans redoublement de consonnes. 
Rareté : C. 
(Cohen, pi. LUI, Cornelia^ n"l, 2, 8). 



87 [85]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ Q.MARI(u5) (2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, avec 
la marque de leur valeur. 

Pied monétaire : Oncial (moyenne de 2 as =258', d'après 
Riccio. Deux as du baron d'Ailly pèsent 33«' et 32«*'). 

Types : Ordinaires* 

Rareté? 

(Cohen, pi. LIX» Maria). 



88 [145]. 

Légendes : v^ ROMA. — Monétaire : ^ MVRENA (3). 



(1) Le premier personnage de ce nom, comiu dans Thistoire , est L. Cor- 
127 ay. J.-C. ncllus Cinna, consul en 627. 

(2) Personnage inconnu. 

(3) Ce nom ne parait dans Thiaioire que dans les premières années du 
vil** siècle de Rome (Drumano, Geschichte Roms,i, \\, p. 183). I^e person- 
nage qui a frappé ces monnaies est complètement inconnu. 



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1" P<RI0DI. — ir* 89, 90. 286 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, once, 
avec la marque de leur valeur. 
Pied monétaire : Oncial (moyenue de onze as = 23«'). 
Types : Ordinaires. 
(Cohen, pi. LVII» Licinia, n^"' 1 et 2). 



89. 

Légendes : ^ ^OMA. — Monétaire : ^ SAL. en mono* 
gramme SAr (i). 

Espèces : As. 

Pied monétaire : Oncial (l'as de la collection Blacas pèse 
26«»,60). 

Fabrique : Semblable à celle des as précédents. 

Rareté : R. 



90 [89]. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : S, TVRD (us) (2). 

Espèces : As, semis, triens, quadrans, sextans, avec la 
marque de leur valeur. 
• Pied monétaire : Oncial (moyenne de 17 as = 22«'). 

Types : Ordinaires. 

Rareté : G. 

(Cohen, pi. LXII, Papiria). 



(1) Je n'ai troa?é cette pièce dans ancnn recoeil, et je me suis assuré 
qu'elle n'existe ni au Cabinet de France ni dans la riche collection de 
M.d*Ailly. Son poids permet peot-ôtrede la placer vers le miiiea du vi* siècle. 

B. 

(2) Tite-Ll?e (XLI, 6) et Clcéron {BpUt. ad fam,, IX, 21, 3) menUonnent 
le nom de Papirius Turdus. 



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IM— 1S4AT.J.-C. 



*W chApitrb ti; 

ît* Période, dé l'an ëoo â 6^0 de ftome. 

»«[71]. _ ^ ll,l. 

légendes : ^ ftÔMA. — Monétàîré : i^ C.CWk{iatius) , et 
au droit, TRIGE (mmu5) sur l'argent; sur le cuivre C.tVR. 
seulement (1). 

Espèces i Denier, semis^ triens, avec la marque de leur 
valeur (2). 
n.xxvi, n.i. ^^^ monétaire: Presque oncial (Riccio, Ca^,p. 82). 

Types de f argent : Tête de femme avec le cascjue ailé. ^ 
Déesse dans un quadrige couronnée par la Victoire. 

— du cuivre : Ordinaires. (La Victoire ne se trouve 
pas sur la proue). 

Forme des lettres : X. 

Rareté : G. 

Dépôts:! (1).MG(3). RF.G(Gavedoni,fitpos«ffIi,p. 254). 
COLL. SA (A). GAZL (?). OL (5 usés). 

(Cohen, pi. XVI, Cunarta, n*» 1). 



92 [126]. 11^ 2. 

Légendes : Sj ROMA. —Monétaire : â M. AVRELI(ii«), et 
au droite COTA^ rarement sur l'argent et toujours sur le 
cuivre M. AVRELI (3). 

(1) Ces monnaies ont probablement servi de prototype aux monnaies 
frappées par un autre monétaire de ctitlfe famille (Vbl/. cl-ilprès, h*» Ibl) ; 
elles doivent être attribuées, selon toute probabilité, à ce G. Curiatius, que 
Cicéron (deleg,, III, 9, 20) nomme homo omnium in/imus, et qui futtribun 

138 ar. j.-c. ^^ peuple en l'an 616 de Rome. 

(2) Ce denier ne se trouve pas dans la liste des pièces découvertes à Caz- 
lona; il est probable cependant qu'il y était, et dans l'inventaire qui eh a été 
fait, on l'a. confondu sans doute avec lé denief û" 101. M. Zobel pense que ce 
monétaire et lés deux suivants appartenaient aU même collège {Ann. de 
rinst. arch. t. XXXV, p. 38). 

(3) Sur les exemplaires que nous avons sous les yeux, ta légende est posi- 
tivement COTA* LeredoublementdelacoiuoDoesous la forme COTÀ oii 



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ii-^^ PÉitofll. - ît* 92. 26^ 

Eêj^icèi : Denier, et semis, avec la marque dé teilr Va- 
leur. 

Pied monétaire du cuivre : Approximativement d'tihé 
demi-once, peut-être âU dessus. 

Types de l* argent : Tête de femme avfeê le dH^uH Sdie; 
1^ Hei*cùlé dftiis ub bige tr&tué par deilx centaui^s. 
— ttii buivire : OrdtaadiiBé. 
À 

ix 

Fomides Iktirti : h carré (et faon i^ J36itltu); 

IcOTA sans rëdoUblëtnetltdë lacdii- 
sonne. 
Rareté : R». 

Dépôts : Badulato (p. 123, note 8 de la p. 122). MG(1). 
RF. G (Gavedoni, ûiposl. p. 2B8). SG. SA(1). GAZL. OL 
(2 dàés) .LIR (1). 

(Gohen, pi. VII, Aurélia, il* 8; — Riccio, pi. VIII, n' 3, 
semis). 



même COTA» existe-t-^lle réellement sur quelques exemplaires comme le 
pense Cavedonl {Riposligli,^, 55)7 C'est ce que nous ne saurions décider.— L'ab - 
sence du cognomen sur quelques deniers prouve bien que le semis appar- 
tient au même monétaire que l'argent (Riccio, Ca/., p. 47, n"» 14). — Parmi 
les personnages de ce nom connus dans Thlstoire on compte : M. Âurélius 
CotU, édile en 538 (T. Llv., XXllI, 30), plus tard décem?ir (T. Llv. XXIX, 
38) et ambassadeur (T. Liv. XXX, 26), et qui mourut en 555 {t. Liv. XXXI, 50); 
ensuite un second personnage du même noin^ lieutenant de Scipion Âsiaticus 
en 564 et 565 (t. Liv. XXXVII,52}. Xous t)ensonscependantque ces pièces ont 
été frappées par un troisième Aurélius, peut-être le flis ou le petit-fils de ce iMetiSftar.J -C. 
dernier. L'étendue do la légende, la fohne de l'A, et surtout le changement 
dans le Ispë dû reters sur le denier, né nous permettent t^às de les faire 
remôutéf â tihe daté asset ancienne pour les attribuer à l'un ou à l'auti-e 
des deux personnages que n'oud dtons cités; 



316 ar. J.-C. 
199 ftT. J.-C. 



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1 



288 CHàPmB IX. 

95 [144]. II, S. 

Léffendeê : i^ ROMA* — Monétaire : ^ CN.GELI(tM) ou 
GEL (1). 

Espèces : Deniert semis, trieDS, quadrans, avec la mar- 
que de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Entre Toncial et le 1/2 ondal 
[les trois semis de la coll. d'Ailly pèsent : 9«%96, 8«',68, et 
8«%15, les trions 7«%03 et A^fiO, les quadrans 6»',03, 
5«%50, 2«'94]. 

Types de l'argent : Tète de femme avec le casque ailé 
dans une couronne de myrte. ^ Guerrier armé de toutes 
pièces enlevant une femme dans un quadrige. 
— du cuivre : Ordinaire. 

ix 
L carré (etnonl^). 
GELI sans redoublement de con- 
sonne. 
Rareté : G. 

Dépôts : F (2), MG (10). RF. FR. G. SG. SA (3). GAZL 
PB (6). OL (12 dont 9 usés). GARR. CI (2 un peu usés). 

(Gohen, pi. XXIX, Gellia, no 1 et pi. LVI. — Riccio, 
pi. XXI, n- 20, 21 ; pi. LVII, n- 1, 2, 3). 



(1) Nous n'aTODs pu Térifler s'il y a réellement deux L dans GELLI 
sur le triens comme Tlndique M. Riccio (p. 9S, pi. LVII, n* 2); la nouyeauté 
du type du revers et la faiblesse du poids dans les monnaies de cuirrene per- 
mettent pas de classer ce monétaire ayant le vu* siècle. On connaît deux per- 
sonnages du nom de Cn. Gellius, C9lui contre lequel Caton TAncien fit un 
discours (Âul. Gell., XIV^ 2) et l'historien qui écri?it dans la première moitié 
du TU* siècle ; ces deux personnages pourraient bien être un seul et noéme 
indlYldn qui serait en même temps notre monétaire. 



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Il-* PÉRIODE. — «•• 94, 95. 289 

î>4 [8]. II, 4. 

Légendes : ^ ROMA. — (Sans nom de monétaire) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

lypes : Tête de femme avec le casque ailé, i^ Diane dans pi. xxvi. n« 2 
un bige traîné par des cerfs. La déesse a le carquois sur 
l'épaule et une longue torche à la main. Dans le champ, 
au-dessous, un croissant. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : Peu commun. 

Dépôts : RG. MG (1). RF. OL (1 beau). 

(Gohen, pi XLIII, Incertaines^ n» 10). 



9» [H8]. II, 6. 

Ugendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ L.IVLI (us) (2). 



(1) M. Mominsen, dans son Histoire de la monnaie romaine ^ avait classé 
cette pièce soas le d** 8 , avec les plus anciennes et avant que i'asage ne m 
fût introduit de mettre sur les monnaies le nom du magistrat qui les avait 
fait frapper. Il la fait descendre maintenant de presque un siècle, parce qu'il 
ne s'en est trouvé qu'un seul exemplaire bien conservé à;0liva et aucun, ni à 
Caziona, ni à Carrare, ni même à Fiesole : ce qui, avec l'état de conserva- 
tion de l'exemplaire d'Oliva, prouverait que ce denier a été frappé entre 
Tenfouissement de Cazlona et celui d'OIiva, et qu'il était fort peu répandu 
même en Italie à l'époque de l'enfouissement de Fiesole. D. 

(2) Ce monétaire est probablement le père de L. Julius, consul en 0S4. — 90 av. j..c. 
Nous ne saurions le placer à l'époque d'Annibal comme le propose Cavedoni 

(Ripost,, p. 166 etîU). — Et à cette occasion qu'il nous soit permis d'ex- 
primer notre étonnement devoir ce savant nous accuser d'avoir attribué la 
date de 668 aux deniers de L. Juiius {Buiiet, ifaliano^ I, p. 60) et aux quatre 8d av. J.-C 
suivants marqués également du chiffre XYI. Nous avons au contraire tou- 
jours protesté contre cette opinion. En effet nous voyons sur ces deniers le 
nom de Rome à sa place habituelle, à l'exergue du revers, et renfermé dans 
un cartouche, ou du moins séparé du champ par une ligne bien marquée. 
Us ont tous pour type du revers les Dioscures, le blge ou le quadrige, la plu- 
II. 19* 



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290 CHAPlTItt IX. 

Espèces : Denier, avec T indication de la valeur, XVI (1). 
Poids du denier : 3«',85. (Borghési , très-bel exem- 
plaire) . 
PI. XXVI, n« 8. Types : Ordinaires. 

L (et non p). 

(A. 
Rareté : Peu commun. 

Dépôts : RC.F (1). MC (3). RF. FR. G. CAZL.OL (8 usés). 
CARR. CI (3 usés). 

(Cohen, pi. XIX, Jw/ta, n* 1). 



Forme des lettres : 



96 [116]. II, 6. 

Légendes : NOM (2). — Monétaire : ^ L-ATILI {us). 



part ont été trouvés dans les dépôts de Fiesole et de Roncarolo; il n'y a pas 
de lettres numérales dans le champ, et les bords nesontpasdente'és; com- 
ment donc pourrait-on les supposer contemporains de la Guerre Sociale, et 
les classer avec ceux qui portent également ïei marques X et XVI > et dont 
86 ar. J.-c. l'émission peut être fixée vers 668, à l'occasion de la loi Valeria? 

(1) M. Riccio (Cat,, p. 100) attribue à ce monétaire un as taillé sur le pied 
oncial. En admettant que la légende de cet as ait été bien lue, ou peut l'attri- 
buer avec plus de vraisemblance k L. Jullus César, fils du monétaire dont 

90 av. J.-c. nous nous occupons, et qui fut consul en 664. Nous avons classé cet as avec 
les deniers de ce magistrat ci-dessous, n<^ 198. 

(2) Borghési (Dec, XVI, 8 ; Œuvres compL, 1. 11, p. 269) reconnaît dans le 
nom abrégé NOM le surnom de L. Atilius, qu'il appelle Nomentanus. Il en 
conclut qu'il appartenait à une troisième branche de la famille Atilia dont 
le surnom n'est pas mcnUonné dans l'histoire, et à laquelle il rattache le Jeune 

68 av. j.-o. AUIlU8qui,audiredeTite-Live(XXXI1.27el28),combatUltl'an686deRorae. 
Ce jeune homme pourrait même être le monétaire en question. Cependant la 
place occupée par ce surnomàrexergue est exactement celle que devrait occu- 
per le nom de ROM A. Le silence complet de l'histoire sur cette branche de la 
famille AtlIia, dont nous connaissons déjà les Serranus et les Regulus, enfin la 
rareté même de cette pièce nous décident à rejeter Texplication proposée par 
Borgliesi et à admettre plutôt la vraUemblance d'une erreur de la part de 



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U"* PÉRIODE. — !»• 96. 291 

Espèces : Denier, avec le chiffre XVI« 
Type : Ordinaire, i^ Bige de la Victoire. 

l'artiste qui fit le premier modèle et qui fat ensuite servilement copié par le 
graveur. Nous tenons cette opinion pour la seule soutenable, quoique la même 
faute se reproduise sur la pièce delà collection fiorghesi et sur deux pièces du 
Cabinet de Vienne qui ne sont cependant pas du même coin. (imi. de Vinst* 
areh.^ 1863, p. 39). 

[Quelque spécieuse que soit l'explication de M. Hommsen, qui répond ainsi 
à toutes les difficultés^ je regrette pour mon compte de ne pouvoir l'adopter. 
Cette pièce est la seule de cette époque où un surnom^ quoique nouveau et 
Inconnu, remplace le nom de Rome à l'exergue; et il parait difficile de la sé- 
parer du petit groupe qui porte le chiflire XVI. Gomment croire cependant 
qu'une erreur aussi considérable ait pu être reproduite sur tous les coins? 
Cette erreur^ admissible quand on ne connaissait encore que deux ou trois 
pièces semblables, Fest-elle encore aujourd'hui? A la pièce de la collection 
Borghesi et aux deux exemplaires de coins différents du Cabinet de Vienne, 
déjà cités, on peut ajouter celle du Cabinet de France^ quatre pièces de coins 
différents de la collection d'Âilly et l'exemplaire de ma collection^ sur les- 
quels le mot NOM est indubitable. M. d'Ailly m'assure avoir eu Toccasion de 
voir onze exemplaires bien conservés et non fourrés sur lesquels on lit dis- 
tinctement NOM* Je suis donc forcé d'en revenir à l'opinion de Borgbesi; 
et jusqu'à ce que l'on ait produit un exemplaire bien authentique portant 
le nom de ROMAt il faudra admettre que Patin a mal lu l'exemplaire 
qu'il avait entre les mains, ou que cette pièce étant usée il n'a pu lire que 
OM doat il a fait nécessairement (R)OM(A)* Mais si nous lisons NOM 
avec Borghesi, nous aurons une pièce avec un surnom à l'exergue, sans le 
nom de Rome ni sur le droit ni sur le revers et avec le chiffre XVI; ce sera 
donc une anomalie de plus, et logiquement, il faudra alors assigner à cette 
pièce une autre place dans l'ordre chronologique. L'exemplaire de ma collec- 
tion, dont je donne ici un bois, offre une difficulté de plus, puisque le mot 
NOM est, à ce qu'il parait, précédé d'une lettre qui ressemble à un A fort 




usé du reste et peu clair. En attendant que toutes ces difficultés soient réso- 
lues, je laisse ce denier à la place que lui avait donnée M. Hommsen]. B. 



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292 GHAPITRB IX. 

Forme des lettres : L (et non ^). 

Barété : R». 

Dépôts : MG (1). OL (2 usés). 

(Cohen, pi. Yll.Atiîia, n*4. — Riccio, pi. LU, n* 1). 



97 [117]. 11,7. 

Légendes : ^ ROMA. —Monétaire : ^ M.AVF(tdiu5) , au 
droit : Ry/S{ticus), et seulement M.AYF. sur le cuivre (1). 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans(2), avec la 
marque de leur valeur, XVI (XAI sur l'exemplaire du Ca- 
binet de Berlin). 

Pied m<métaire du cuivre : Semi-oncial suivant toute ap« 
parence (un semis = 5»', 5). 

Type de T argent : i^ Jupiter dans un quadrige. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Forme des lettres : A. 

Rareté : R*. 

Dépôts: MG (1). 

(Cohen, pi, VII, Aufidia et pi. XLVIII, n«* 1 et 2). 



EumlDée à Vaide d'une forte loape, il est impossible de prendre pour un 
A osé et à moitié effacé l'apparence de caractère qui semble exister ayant le 
moi NOM; Je suis persuadé que cette apparence de lettre n'est autre 
chose qu'un simple accident de la frappe. L'exemplaire du denier de 
h. Atiiius conservé au Cabinet de France et un autre exemplaire de la col- 
lection Northwick, au Musée Britannique^ ne donnent que le mot NOM 
et Jamais il n'y a eu d'autre lettre avant ce mot. — Voyez sur ce denier 
les remarques de M. Agostino Olivieri dans la Rivista deîla numismatica 
antica e moderna, Asti, 1864^ p. 110. J. W. 

(1) Cette famille est tout à fait inconnue dans l'histoire. M. Aufidius qui se 
17» ftT. J..C chargea de la conservation du Capitole en 676 (Plin., Hist, no/., XXXV, 3, 4), 

par cela même qu'il était entrepreneur de travaux publics^ ne pouvait pas 
être sénateur. 

(2) Le quadrans est cité dans le Cat. de Riccio, p. 47. 



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Il*' PÉRIODE. — W 98, 99. 298 

88 [119]. Il, 8. 

Légendes : i^ ROMA. — Monétaire : ^ CTITINI (us) (1). 

Espèces : Denier, semis, trions, quadrans (2), avec la 
marque de leur valeur, XVI. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un semis = 15«»). 

Type du denier : Ordinaire. Q Victoire dans un bige. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Forme des lettres : A (quelquefois At d'après Cavedoni, 
Atpost., p. 2A1). 

Rareté : R. 

Dépôts ; F (1). MG (i). C.CAZL.OL (1). CARR. 

(Cohen, pi. XXXIX, TÏUma.— Pour le bronze t?oy. Riccio, 
pi. XLVI,n**3et4). 



99(120] (8). II. 10. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : ^ C. VAL (erms) CF. 
FLAC(cM5) sur le denier, C.VAL.C.F. sur le semis (4). 

(1) L*hl8(oire a conservé le souyenir de plusieurs personnages du même 

DODi, savoir : un tribun du peuple en 661 (T. Uv. XXXV, 8); un ancien 193 ar. j.-c. 
soldat, G. Titinius Gadaeus en 651 (Diodor. Sicul., p. 532, éd. Wess.); enfin un los at. J.*G. 
soldat de la Guerre Sociale, Titinius Sisenna, cité par NoniuSi verbo Testu- 
dines, p. 58, éd. Mûller. 

(2) Le quadrans est cité par Riccio, Cat,, p. 192. 

(3) Pour ne pas séparer les deniers portant le chifiRre XVI, J'ai intenrerU ici 
Tordre adopté par M. Zobel et J'ai placé les pièces de G. Valerius avant celles 
de G. Rennius qui ne portent que le chiffre X* B. 

(4) Le nom de Rome ne se trouve pas sur le semis publié par Gapranesl 
{Annales de l'inst, arch,^ 1839, p. 282); c'est probablement un oubli. — Ge 
monétaire ne peut être aucun des personnages suivants, les seuls de ce nom 

connus dans Thiéloire : G. Valerius Flaccus, Flamen Diaits, en 545 (T. Liv, >W ar. J.-O. 
XX VI 1, 8), édile en 555 (T. Liv. XXXI, 50 et XXXII. 7), préteur en 571 (T. Liv. m et lll ar. J.-C . 
XXXiX, 39, 45, 54). Ge magistrat est nommé P.F.L.N.par Tite Live(XXVll,8; 
XXXI,50.~ Gomparez les Fastes des années 559 et 570). Ges pièces sont d'une 
date trop ancienne pour pouvoir être attribuées au consul de 661 et au gou- 
verneur des Gaules de 67 1 (voir n* 237) qui portent le même nom. 



•S«t8SAT.J.-C. 






\ 



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29A CBAPITEB IX. 

Espèces : Denier et semis, avec la marque de leur valeur, 
Xf et rarement XYI. 

Pied monétaire du cuivre : Il se rapproche plus de l'once 
que de la 7« once (un semis = 9«'). 

Type du denier : Ordinaire. ^ Victoire dans un bige. 
— du semis : Ordinaire. 

IX 
L dans FUC P quelquefois dans 
le monogramme W. 
A- 
Rareté : Avec X, G ; avec XVI, R. 
Dépôts : Avec X : RG. F (2). MG (7). RF.FR.G.SG.SA (2). 
SF (4). GAZL OL (11 usés). GARR. LIR (1). GI (2 usés) -, 
avec XVI :F(2). 

(Gohen, pi. XL, Valeria^ n" 1 et 2. — Pour le bronze 
voyez Riccio, pi. LXY, n^ 1). 



100 [95]. II, 9. 

Légende : Sj ROMA. — Monétaire : ^ C.RENI (u5) (1). 
Espèces : Denier et quadrans, avec indication de leur 
valeur (2). 



(I) Famille inconnue, de laqoelle descendaient penUôtre les Rennios de 
TEmpire. (Voyef Borghesi, Dec, VII^ 3; OEuvres compl, 1. 1^ p. 33S]. 

(%) Le quadrans a été publié pour la première fois par M. Minerrinl 
{Bull, arch, nap,, Vll^ p. 116). Ce savant réfute les étymologies données 
Jusqu'ici du nom de Rennius; 11 pense que le type fait plus ordinaire- 
ment allusion au surnom qu'au nom du monétaire et que par conséquent 
ce magistrat pouvait se nommer G. Rennius Capella; il rappelle à ce propos 
les types qui se rapportent aux surnoms de Pansa, de TroguSi de Mus, sur 
les monnaies des familles Vibla> Quinctia et Decia. Cette conjecture^ quelque 
Ingénieuse qu'elle soi^ me paraît inadnasslble. Je préfère voir ici avee 



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n"* PÊBiODE. — N* 101. 295 

Pied monétaire du cuivre : Inconnu. 

Type de (argent : Tète de femme avec le casque ailé. 

t^ Déesse dans un bige attelé de boucs; elle est 

vêtue de la stola, et tient dans ses mdns un fouet 

et un sceptre (1). 
— du cuivre : Ordinaire. Au-dessus .de la proue une 

chèvre. 
Forme des lettres : X. La consonne n'est pas redçublée. 
Un petit o dans RoMA* 

Fabrique : Semblable à celle du denier de Sex. Pompeius 
Fostlus, no 110. (Gavedoni, Ripost.^ p. 246). 
Rareté : G. 

Dépôts : RG. F (11). MG (23). RF. FR.G.SG.C0LL.SA(9). 
SF (2;. GAZL. OL (24 usés). GARR. GI (11 usés). 
(Coben, pi. XXXYI, Renia). 



101 [234]. II, 11. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ C.CVR(îattui) 



Ca?edoDi {Nuovi ttudix, p. 24), une allasion aa culte de la Jaoon Lana- 
TieDDe; ce sayant est porté à croire que la gens Renula était origi- 
naire de LanuYlnm, comme les familles Tlioria et Papia> ce qui est du reste 
confirmé par une inscription fort ancienne trouvée dans les Marais-Pontins, 

et dans ItqneUe le nom de C. RENNI VS C. L. LAETYS se trouve men- 
tionné à cdté de ceux de L. Papius et de M. Thorius. (Marini, Arval,, p.62). 

B. 
(I) Borghesi {Decad. VIT, 3; Œuvre* compl., t I,'p. 334 et 835} Youdrail 
reconnaître Ici la Junon (dpa alyoi^yo(i des Lacédémonlens, mais comment 
cette divinité se trouverait^elie sur une monnaie romaine? On ne peut admet- 
tre non plus que les Romains du sixième siècle aient fait dériver un nom de 
famille du mot grec ^yIv qui signifie brebis et qui est connu seulement des 
glossographes. C'est pourquoi le nom de Juno Caprotina nous parait préfé- 
rable pour l'explieaUon du type dont il s'agit. 



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296 CHAPITRE IX» 

F(tKu«), au droit : TRIG(emmué), et C.CVR.F. sur leéui- 
vre(l)« 
PI. xxvi,n«4. Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, once, avecla 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre: Semi-oncial (la moyenne de 
sept semis donne un as de ii^)* 
Type du denier : Ordinaire; semblable à celui du n* 01. 
S) Déesse dans un quadrige couronnée par la Vic- 
toire. 
— » du cuivre : Ordinaire; sur quelques variétés des 
diverses pièces de la série, on voit une Victoire 
au-dessus de la proue. 

(1] Nous avions d'abord cru que le denier de G. Cnriatiusfils était posté» 
u AT. j.-c. rienr à l'année 670^ par($e qu'il ne s'est pas rencontré dans le dép6t de Fiesole, 
et nous l'avions classé en conséquence. Mais son absence de ce dépôt peut 
parfaitement s'expliquer par sa rareté. Les pièces de cuivre da même mené* 
taire semblent tailiées sur le pied semi-ondal; cette faiblesse de poids n'est 
pas un argument sérieux contre la date plus ancienne que nous leur attri- 
buons aujourd'hui^ puisque l'as de la série n'existe pas et que nous ne pos* 
sédons qne les pièces divisionnaires; nous avons vu p. 163 que souvent cet 
pièces scmt semi-onciales dans la série onciale. Nous ne craignons donc pal 
de nous tromper en assignant aux monnaies de G. Curiatius ÛIs une date qui 
convient mieux à l'ancienneté de leur style. Ges monnaies seront, il est vrai, 
les seules antérieures à Sylla sur lesquelles la désignation F(/Uius) n'est 
pas suivie du nom du père; mais cette circonstance ne saurait nous arrêter, 
car les monuments épigraphiques contemporains fournissent assex d'exem- 
ples de cette forme. 

Après on examen attentif de leur fabrique et da leur état de conserva* 
tlon^ ces deniers ont paru à M. Zobel un peu plus récents que ceux du 
père de ce monétaire qui n'ont d'autre différence que l'absence de la lettre F 
à la suite de la légende. On ne peut les attribuer au même monétaire, puis- 
que cette absence de la lettre F se rencontre également sur le cuivre et sur 
l'argent, et que la Victoire ne se voit que sur les pièces de cuivre du ûls. 
Nous attribuerons donc avec une certaine confiance ies pièces sans la lettre F 
iss AT. j.^. à G. Curiatius qui fut tribun du peuple en 616, et nous les avons classées au 
commencement de cette période tous le n* 91. Le fils a sans doute succédé 
à son père à peu d'années d'intervalle. {Am. d$ Vlmt, arch. IHZ, p. 40). 



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Il— PÉRIODE. — W 102. 297 

Forme des letires : X. 
Rareté : Peu commun. 

Dépôts : MG (6). G.GAlZL.OL (3 dont 2 usés et 1 beau). 
CI (2 usés). 

(Cohen, pi. XVI, Curialia, n* 2, et pi. LIV, n«* 1 et 2). 



102 [59]. II, 12. 

Légendes : i^ ROMA« — Monétaire : ^ M. BAEB\{us) 
et au droit r a F. TAMPIL(u«) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (2). 

Types : Ordinaires. — ^. Apollon dans un quadrige, te- 
nant une branche de laurier, un arc et une flèche (3). 



(1) La conserration de ce denier daos les dépôts récemment décoayerts^ ne 
permet plus de lui assigner la date ancienne que nous lui arions d'abord 
donnée en l'attribuant à H. Baebius, Q.F.ON.N. Tamphilus, qui Ait consul 

en 673. Ce denier a évidemment été frappé par xm personnage du même m §,r, j,.c. 
nom vivant au vii* siècle et dont l'histoire n'a pas conservé le souvenir. 

(2) M. Coben, (p. 67 en note) cite d'après Morell un as avec la légende 
M. BAEBI, dont l'authenticité lui parait avec raison fort suspecte. 

(3) Cavedoni {Nuovi studii, p. 16) reconnaît ici l'ÂpoUon Arnaziuf ou 
AmtuiuSf divinité de la ville d'Ârna en Ombrie, aux environs de Pérouse. 
Cet Apollon reconnaissable aux mêmes attributs avec la légende explicative 
ARNASI» se voit sur des pièces de Trébonien Galle et de son flls Volu- 
tien^ dont la famille était originaire d'Ârna (Borghesi, Archiv, stor, Italian. 
t. XVI, !'• partie, p. civ — cvi). Il en conclut que la famille Baebia venait 
Cément d'Arna et avait conservé k Rome le culte de sa patrie. Cet Apollon 
serait d'origine étrusque. Cf. Gerhard, EtrutkUche Spiegel, pi. LXXVII 
et LXXXIII. B. 



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298 CHAPITRE IX. 

V plus souvent et rarement L, comme 

sur un exempL du Cabinet deMu- 

^ , , , nich, et sur un autre de la coll. 

Forme des lettres: ( g,^^ 

|A 

[x. 

Rareté : C. 

DépôtsiF (8).MG (aO).RF.FR.G.SG.GOLL.SA(6).SF (1). 
GAZL. OL (33 usés). GARR.LIR (2). CI (6 usés). AR (1). 
(Cohen, pi. VIII, Baebia, n* 6.— Riccio, pL VIII, n* 1) . 



105 [58]. II, 13. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ AV {relius) RVF 

(115) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (2). 
Type : Ordinaire. ^ Jupiter dans un quadrige. 
Forme des lettres : X. 
Rareté : R. 

Dépôts : F (1). MG (2). GAZL.OL (6 usés). LIR(1 usé). 
PB (1 beau). 

(Cohen, pi. VII, Aurélia^ n* h). 



104 [88 et 157]. II, li et 15. 

Légendes : ^ ROMA* — Monétaire : i^ CARB. ou M.CARBO 



(1) Famille inconnue. Ce denier et les suivants se trouyent dans les dépôts 
espagnols dans un état de conservation sensiblement sapériear aax précé- 
dents. {Ànnalet de V Institut arch,, 1863). C'est pourquoi nous les plaçootà 
la fin de cette période. 

(2) Un exempl. de ce denier pèse 4c,16. {Rev. num, 18S6, p. 143). 



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!!■• PÉRIODE. — !«• 104. 29» 

sur le denier; CARB. sur le semis; CARBO sur lequadrans 
et le semis (1). 

Espèces : Denier, semis, quadrans, avec la marque de ^** ^^^iof* *' 
leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Inconnu. 

Type de f argent : Ordinaire. Sur le denier avec la légende 
M* CARBO une branche dans le champ derrière la 
tète (2). ^ Jupiter dans un quadrige tenant le 
foudre et le sceptre. 

— du cuivre : Ordinaire. Sur le semis, dans le champ 



(1) Les deoz deoien rëunis ici sous le même numéro sont en général 
donnés à denx monétaires différents. Noos les aYions attrilmés nous-méme 

Ton an père du consul de 634, Tantre au frère cadet du même consul, iso ar. j.-c. 
M. Zobel les attribue à un seul et même personnage; il nous écrit à ce 
sujet : « On remarque deux styles différents dans les deniers de cette époque; 
m les uns sont d'une fabrique médiocre^ les autres sont frappés sur des flans 
« plus larges^ plats ayec des lettres plus grandes et des têtes plus fortes et 
« d'un travail plus grossier. On en a un exemple dans les monnaies de 
« M. Baeblus; ici la différence de fabrique se fait également remarquer, et 
« il y a de plus une légère différence dans la J^nde ; le denier ayec la lé- 
« gende CARB* est unpeu plus plat; sur celui qui a pour légende M«CARBO 
c on yoit une branche dans le champ derrière la tête; cependant le poids 
« des deux deniers est identique, leur conseryation dans le trésor d'Ollya 
« est semblable, et s'il y a une différence on peut dire que les pièces qui por- 
« tent le prénom M sont plutôt pu peu moins bonnes que les autres. » ~ 
Quoi qu'il en soit et bien qu'à cette époque la légende des monétaires ne 
présente pas en général de yariantes, nous nous rangeons à l'opinion de 
M. Zobel {Ann. de Vlnst. arch.^ 1863, p. 41). 

[Ainsi, CARBO et M.CARBO seraient un seul etmême personnage, pro- 
bablement le ÛIs de G. Papirius Carbo, préteur en 586 et père des deux consuls 
C. Carbo en 634, et de Cd. Carbo consul en 641. Cayedoni les attribue éga- 
lement à un seul et même monétaire, mais il en faisait remonter la date à 
la deuxième moitié du yi* siècle]. B. 

(2) Cette branche de laurier rappellerait, d'après Cayedoni, le souvenir de 
Papirius, le premier censeur. B. 



ISS «T. J.-C. 

110 «T. J.-C, 

118 «T. J.-G. 



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300 CHAPITRE IX. 

du revers une étoile d'après Borghesi (1) et M. Cohen; 
un foudre sur le semis et sur le quadrâns d'après Riccio et 
M. Cohen. 

jX. 

Forme des lettres : < o souvent petit et ainsi placé [B% 
( (Cavedoni, Ripost.^ p. 245). 

Rareté : C. 

Dépôts; avecCARB : F (8). MG(17). RF.FR.C.SG.SA (3). 
SF (l).PB (2). CAZL.OL (lOusés).CARR.LIR (1). CI (3 usés); 
avec M.CARBO: RG.F (8). MG (35). RF.FR.C.SG.SA (4). 
SF (1). CAZL.OL (12 usés). GARR. LIR. 

(Cohen, pi. XXX| Papiria, n«* 1 et 2; pl.LXII, n» 6). 



105 [92] (2). II, 16. 

Légendes : ^ ROM A.— Monétaire ; i^ C.PLVTI(u5) (3). 
Espèce : Denier, avec la marque de sa valeur (A). 
Type : Ordinidre. 

jX 
Forme des lettres : 1 V 

(a. 

Rareté : C. 



(1) Decad., XVII, 6, p. 49 ; CEuv, compL, t. II, p. 321. 

[Je De connais que le semis du Cabinet de France sur lequel on toU 
CAR. avec une étoile dans le champ]. B. 

(2) M. Zobel (Ann, de VInstit. arch,, loc. cU,), regarde ce denier et les 
trois suivants comme tout à fait contemporains. 

(3) C'est à tort que l'on 'a considéré ce personnage comme appartenant à 
une des familles Plautia ou Plotia; la famille Plutia n'est pas connue dans 
rhistoire. 

(4) L'ezempl. de la coll. Borghesi d'une belle conservaUoD pesait St*,?!. 



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!!•• PÉKIODE. — N* 106. 801 

Dip6U:F{6).m (17).RF.FR.C.SG. COLL.SA (4).GAZL. 
OL (16 usés). CARR. PB (1). CI (11 usés). 

(Cohen, pi. XXXII, Plautia, n* 3. — Riccio, pi. XXXVII, 
nM). 



106 [94]. II, 17. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ C. CATO (1 ) . 
Espèce : Denier, avec la marque de sa valeur. 
Type : Ordinaire. % Victoire dans un bige. 

IX 
O plus petit et placé en haut : T^ 
dans le nom de CAT^. (Cavedom, 
Riposligli, p. 245) • 
Rareté : G. 

DépôU : F (7).MG (31).RF.FR.G.SC.C0LL.SA(6).SF(1). 

GAZL.OL (3i presque tous usés). CARR. LIR(1).GI(11 usés). 

(Goben, pi. XXXV, Porda, n* A.— Riccio, pi. XXXIX, n'' 2) . 



(1) L'histoire ne noas a conservé le sonrenir que d'un seul membre delà 
famille Porcia qui ait porté ce nom avant l'époque de Sylla : C. Porcins 
M F.tf.N.Gato^ qui fut consul en 640. Cavedoni {Ripostigli^ p. 245) parle 
d'un Hostilins qui portait le surnom de Cato et qui est cité comme préleur 
de l'année 547 parTite Live (XXVll, 35; XXXVI, 10; XXXÏ, 4 et XXXVIII. 55). 
Mais son prénom est T. dans le premier passage, C. dans le second, L. dans 
le troisième et le quatrième; ce dernier prénom semble être le yéritable. La 
lettre G ne s'était glissée dans le nom que par erreur et par suite d'une con- 
cision avec C. Hostiliui Tnbului dont il est fait mention au livre XxVlI, 
cbap* SS. 



114 av. J.*0. 
SOT av. J.-C. 



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S02 CHAPITRE IX. 

107 [87]. 11.18. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^a MINV(ciii«)» au 
droit : RVF(tw) (i). 

Espèces ; Denier (2) et quadrans, avec la marque de leur 
valeur. 

Pied monilaire du cuivre : (?). 

Types : Ordinaires. 

Forme des lettres : ] 
f A. 

Rareté : C. 

Dépôts : RG. F (5). MC (ll).FR.aSC.COLL.CI (7 usés). 

SA (3). GAZL.OL (21 usés). GARR.LIR (1). 

(Gohen, pi. XXVIU, JIftnuda, et pi. LIX, n* 1). 



108 [148 c, d]. II, 19. 

Légendes : Au droit ROMA (sur le denier); ^ ROMA 
(sur le semis). — Monétaire : S) M.FAN(nttw) CF. (3). 



197 ar. j.-c. (0 Cd nooi a été porté par le consul de l'année 557; par le père des deux 

117 ar. j.-c. frères qui en 637 furent enyoyés par le Sénat comme arbitres à Gènes, et 
enûn par Taîné de ces deux frères. 
[Le monétaire en question pourrait bien être ce dernier personnage.] 

B. 
(2) Un exemplaire de ce denier d'une belle conserTation (coll. Borgfaesi) 
pesait 3*'^85. 
199 ar. j.>c. (3) M. Fannius C. F. pourraitètre le père de C.Fannius M. F., consul en 032 

(Henxen^ Inser. laL sélect,, n* 5351). M. Zobel {Ann. de Vlntt. arch. 1863, 
p. 42) pense que ce denier est le premier sur lequel le nom de Rome a passé 
du revers sur le droit; il croit aussi que ce changement eut lieu uniquement 
parce que tout le champ du revers étant occupé par le quadrigCi le nom du 
monétaire se trouva relégué à l'exergue, à la place occupée ordinairement 
par le nom de Rome. 



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Il* PÉRIODE. — ir 109. 308 

FéSpèces : Denier et semis, avec la marque de leur valeur. 
Pied monétaire du cuivre : Oncial (?). 
Type du denier : Ordinaire, i^ Victoire dans un qua- 
drige. 
— du cuivre : Ordinaire. 
Forme des lettres : X. 
Rareté : C. 

Dépôts : RC (9j. F (18). MG (45). RF. FR. G. SG. GOLL. 
SA(3).PB(1).GI (7 usés). 

(Gohen, pi. XVIII, Fannia. — Riccio, semis, pi. LVI). 



PI. XXVI, n« 11. 



109 [164]. II, 20. 

Légendes : Au droit : ROM A (sur l'argent); & ROM A 
(sur le cuivre). — Monétaire : ^ C.AVG (urinus) (1). 

Espèces : Denier, semis (2) , triens, quadrans, sextans, 
once, avec la marque de leur valeur. 



(1) La famille Minucia qui portait le surnom d'Auguriaus parait descendre 
de M. Minucius Faesus qui fut on des cinq premiers augures élus par le 

peuple en 464 (T. Liv.^ X, 9) ; elle était par conséquent plébéienne. Nous avons 500 ar. J.-c. 
prou ?é ailleurs (Rhein. Mus,, N. F.^ XV, p. 208 et suiv.) que ce fut par erreur 
que les historiens du temps de l'Empire donnèrent ce surnom d'Âuguriiius aux 
anciens Minucius d'origine patricienne, comme les magistrats des années 
257, 2^7, 263, 296^ 297, 304, ou d'origine plébéienne, comme le consul de 
449. Il n*y a que trois personnages de cette famille qui aient véritablement 
porté le surnom û'Augurinus; ce sont les deux Minucius magistrats monétai- 
res (celui dont il est ici question et son ûls (?) qui occupa la même magiâtra- 
ture un peu plus tard (n*> 137); le troisième est G. Minucius Âugurinus (A. 
Gell., VI, 19). tribun du peuple en 667, mais qui remonte à une époque trop J37 ^^ j ,(;. 
ancienne pour avoir fait frapper les monnaies dont nous nous occupons. 

(2) Le prétendu as de ce monétaire a-t-il jamais existé? Cela nous semble 
fort problématique malgré i'asserUon de M. Riccio (p. 148, pi. LXI, n*> 1). 
M. Cohen ne le donne que d'après cet auteur et 11 ne l'a jamais vu lui-même. 
M. le baron d'Aill> ne l'a rencontré nulle part, et nous ne coimaUsons aucun 



305 ar. J.-C. 



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«, 7. 



SO/i CHAPITRE IX. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial selon toute appa- 
rence (la moyenne de cinq semis donne un as de 19»*) . 
PI. XXVI. n»» 6, Type du denier : Ordinaire. ^ Colonne ionique sur- 
montée d'une figure tenant des épis et un sceptre -, 
la base est ornée d'épis et de têtes de lion ; deux 
clochettes {tintinnabula) sont suspendues au cha- 
piteau ; à côté, deux hommes vêtus de la toge, 
dont l'un tient un bâton augurai, tandis que 
l'autre, le pied posé sur un boisseau (?), tient 
dans ses mains un pain et un plat, ou peut-être 
encore un autre pain (1). 

Types de cuivre : Ordinaires. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : C. 



Dumismatiste, de quelque autorité, qui l'ait jamais vu dans aucune coiiec- 
tîoo ; son eiistence nous paraît d'autant plus douteuse que ce serait le seul 
as que Ton pût attribuer à un monétaire de cette période et de la suivante 
(GOO-620, 620-640). {Afin, de Vlnstit. arch., 1863, p. 36). 

(1) Ce denier et ies deux suivants nous offrent, d'après M. Zobel, les plus 
anciens exemples d'un changement complet dans le type du revers. Nous leur 
avons conservé la place que leur assigne cet auteur d'après leur état de 
conservation. Le denier d'Augurinus n'est pas mieux conservé que les meil- 
leurs de cette période. Le style en est grossier et pourrait même le faire 
placer un peu plus haut. {AnnaL de Vlnstit. arch., 1863, p. 42). 
Ce type représente le monument érigé en 315 devant la porte Trigemina 

439 av. J.-C. (Becker, Boms Topogr.y p. 166, 464, note 961) à L. Minucius, probable- 
458et450av.J.-C. ^^"t celui qui fut consul eu 296 et décemvir en 304, en récompense de 
la manière dont il avait pourvu aux approvisionnements de la Tiile. 
Pline (HisL nat,, XXXIY. 5, 11; cf. XVIU, 3. 4), et Denys d'HaUcamasse 
(icep\ èmpovXcÔv, p. XXXVI, éd. C. MûUer), d'accord avec le type de cette 
monnaie, font consister ce monumenl en une colonne surmontée d'une 
statue; Tite-Live (IV, 16) au contraire prétend que c'était on bœuf doré. 
L'homme qui se tient auprès de la colonne et pose le pied sur un boisseau, 
est bien évidemment ce L. Minucius, et celui qui porte le lituus est proba- 
blement M. Minucius Faesus, l'un des premiers augures plébéiens Dommés 

300 av. J.-C. en 464 (T. Liv. X, 9. — Eclihel, Doct, num. vet., t. V. p. 266). 



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ir* PÉRIODE. — ir 110. 805 

DépôU : F.MC (i) . RF.FR.G.CAZLOL (3 usés). CI (1 usé). 

(Cohen, pi. XXVIII, Minucia, n* 3; pi. LIX,no6^ pi. LX, 

n» 6. — Riccio, pi. XXXII, n*« 1 et 2, et pi. luXI, n- 2, 3, 4). 



HO [169]. II, 21. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ SEX.P0(mpeiu5) (7) 
FOSTLVS sur le denier; SEX.POM. sur le semis (1). 

Espèces : Denier, semis, avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial. 

Type du denier : Ordinaire ; derrière la tête un vase à 
lait. ^ La louve allaitant les jumeaux sous le 
figuier ruminai-, trois oiseaux sur les bran- 
ches ; auprès, le berger Faustulus appuyé sur 
son bâton. 
— du semis : Ordinaire; au-dessas de la proue un 
vase à lait. 

(X 
Forme des lettres : 1 

I P ou P. 

Fabrique : Semblable à celle du n* 100. 

Rareté : G. 

Dépôts : F (7). MG (18). RF.FR.G.SG.GOLL.SA(5).SF(8). 
CAZL. OL (12, dont 9 usés, 2 beaux et 1 fruste). GARR. 
LIE (2). CI (5 usés). 

(1) On préfère lire Pompeins aa liea de Pomponlos, uniquement parce 
qne le prénom de Sextos est beaucoup plus fréquent et beaucoup plus an- 
den dans la famille Pompeia que dans la fkmille Pomponia, où il ne se 
trouye qu'uneseulefols. (T.-Liy., XXI, 51 .^Borgfaesl, Armales de VInst. arch., 
1848, p. 240). Fostlus ou Faustulus indique évidemment ici le surnom du 
monétaire, car à l'époque où cette pièce a été frappée, l'usage des légendes 
complètes expliquant le sujet des types ne s'était pas encore Introduit (p. 187). 

Ce Sextus Pompeius peut être le père de Gn. Pompeius SEX.F.CN.N. 
Strabo qui fut consul en 666, et le grand-père du triumvir. '^ *^' ^•~^' 

11. 20 



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94 ar. J.^. 



306 CHAPITRE IX. 

(Cohen, pi. XXXIII, Pompeia^ n* !• — Pour le semis 
voyez Riccio, pi. XXXVIII, n* 5). 



111 [169]. II, 22. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ TlVETV(rtt4«) ou 
VET(tirtu5) B.... sur le quadrans; TI.VET au droit, sur 
le denier (i). 

Espèces : Denier, quadrans, avec la marque de leur va- 
leur. 

Pied monétaire du cuivre : (?). 

Type du denier : Tète de Mars imberbe on de Rome 
à droite, avec le casque orné de plumes. ^ Deux 
hommes cuirassés, l'un barbu, l'autre imberbe, 
tenant une lance dans la main gauche, et une 
épée nue dans la main droite, touchent ou frap- 
pent de leurs épées un jeune porc que tient dans 
ses bras un enfant à genoux (2). 



(1) Le B qui termine la légende nous rappelle T. BetaUas Barras, citoyen 
d'Ascnlam, et qui Tiyalt vers Tan 660 (Cicero^ BruL^ XLVI^ 169). 

U va sans dire que nous ne lui attribuons pas ces monnaies, mais le 
monétaire qui les a fait frapper appartenait peut-être à la même famille. 

(2) Ce type singulier rappelle le traité honteux conclu aux Fourches Cau- 
891 ar. J.-C. dines en 433 par les consuls T. Veturius CalTinus et Sp. Postumius Albinus^ 

ou du moins celui qui accordait aux Campaniens et aux Sanmites les droits 
884 ar. j.-c. de clté^ et qui arait été conclu par les mêmes consuls en 430; mais nous 
ne voyons pas pourquoi le premier de ces événements, qui avait été de son 
temps considéré comme un malheur public, n'aurait pas pu être rappelé, 
sur les monnaies, deux cents ans après, comme un souvenir de famille. Ce 
qui nous porte à croire qu*en effet on doit reconnaître ici une allusion an 
traité des Fourches Caudines, c'est la dréquente répéUUen de ce type sur 
les monnaies italiques frappées pendant la Guerre Sociale. 



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Il"'* PÉRIODE. — W H2. 307 

Types du quadrans : Tête d'Hercule coiflFée de la peau de 
lion. S) Strigile, et vase à parfums (1). 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : La tête a été reproduite sur les monnaies de 
la Guerre Sociale (voyez ci-dessous n* 222 b). Le revers a été 
reproduit également à la même époque (n"" 222 d). Nous 
avons cependant de la peine à croire que le monétaire ait 
voulu copier, pour le revers, le type d'une pièce romano- 
campanienne d'or ou celui des pièces de Gapoue et d'Âtella. 

Rareté : G. 

Dépôts : RG.F (4). MG(IO). RF.FR.G.C0LL.SA(2).SF(2). 
GAZL.OL (A, dont 3 usés et 1 beau). CARR.GI (1 conservé). 
PB (2). 

(Gohen, pi. XLI, Veturia, et pi. LXIX). 



H2 [70]. 

Légendes : % ROMA. ~ Monétaire : ^ C.CVP(tefintus) (?). 
Espèces : Semis, quadrans (7), avec la marque de leur 
valeur (2). 
Pied monétaire : Oncial faible ou peut-être semi-oncial. 
Type : Ordinaire. 



(1) Le strigile et le vase i parfoms représentés sur le quadrans^ rappellent 
le quadrante iavari (Cic, Pro Caelio, XXVI, 62.— Horat., Sat,^ 1, 8, 137. 
-JaY.,Sa^,Vl,447). 

(2) L'existence du semis est mise en doute par M. le baron d'AllIy^ qui 
pense que ce pourrait bien être un semis avec la légende C.CVR mal 
lue (CaYedoDl, Ripost.^ p. 266). Cependant le fac-simile qu'en donne M. Riccio 
(Cat.t pi. VI, n* 14) est bien dair. Pour ce qui est du quadrans^ nous ne le 
connaissons que par Ramus (fiai, num. vet. régis Daniae^ II, p. 49), qui 
a lu P.CVP? reste à savoir s'il a bien lu. 



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308 CHAPITRE IX. 

(Cohen, pi. LIY, Cupiennia. — Pour le semis et le qua- 
drans voy. Riccio, pi. LV, n" 1 et 2). 



H5 [74]. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ S(p). FV(riu5). 

Espèces : Triens, avec la marque de la valeur. 

Pied monétaire : Oncial (?) (1). 

Type : Ordinaire. 

(Cohen, pi. LV, Furia, n'» 3). 



114 [76]. 

Légendes : % ROM A. — Monétaire : ^ L.H{ostilius) 
TVB(u/u5) (2). 

Espèces : Once, avec la marque de sa valeur. 

Pied monétaire : (?). 
PI. XXVI. nMî. ^yP^ • Tôte ordinaire d'un style un peu modernisé. ^ La 
légende en monogramme dans une couronne de laurier, au 
lieu de la proue. 



(1) M. le baron d'Ailiy possède qq exemplaire de ce triens que l'on ne 
connaissait jusqu'ici que par M. Riccio (pi. LVII, n* 6); il pèse 9«%10. Je l'ai 
mis à la fin de la 2* période à cause de son poids, et parce qu'il se trouye le 
seul de son espèce; on pourrait peut-être penser qu'il a été frappé dès le 
commencement de cette période ou à la un de la première par un fils on 
196 ar. j.-c. qq peUt-flls de L. Furlus SP.F. SP.N. Purpureo, consul en 6S8. 

B. 
(}) Ce personnage est probablement L. Hostllius Tnbulus qui fut préteur 
141 âr! j^! *° ^^^ (Cleero, ad Aliicum, XII, 5, 3), et qui fut exilé en 613 (Cicero, de 
Fin.,!!, 16,54; IV. 28, 77). 



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Il»* PÉRIODE. — N" H5, 116. 80d 

Forme des lettres : l bien distinctement. 
(Cohen, pi. LYI, Hostilia). 



ns [86]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ PMAT{ienus (?) (1). 

Espèces : Quadrans, avec la marque de sa valeur. 

Pied monétaire : Plus que semi-oncial (?). Dn exemplaire 
de la collect. Borghesi pèse Sc^AS, et un autre de la collect. 
d'Ailly 5,20. 

Type : Ordinaire. 

(Cohen, p. LIX, Matiût n"" A). 



116 [61]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ MET(e(lu5), en mo- 
nogramme AE. (2). 

Espèces : Semis, trions, quadrans, avec la marque de leur 
valeur. 

Pied monétaire : (?). 

Types : Ordinaires; dans le champ, comme symbole ou 
emblème de la famille, un bouclier macédonien. 

(Cohen, p. 60, Caecilia^ n** 10, 11, 12. (Il n'en donne 



(1) Voyez ce qoe dous ayons dit ci-dessus au n* 31 à propos de la légende 
MAT (en monogramune). Tlte-Live (XXIX, 6) cite un P. Matieoas^ tribun 
militaire en 54ft; mais cette pièce est éridemment beaucoup moins ancienne. 

(S) Voyez ci-dessus au n"* 43, ce qoe nous pensons de la prétendue lé- so» «t. j.*C. 
gende ME que l'on a cru lire sur quelques pièces de cuiyre. 



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810 CHAPITRE IX. 

pas la gravure dans ses planches). — Ricdo, pL X, CaeciUa, 
n«23; pi. LUI, n«* 8 et 9). 



H7 [91]. 

Ligende$ : ^ ROMA. — Monétaire : ^ Q.PLAET(ortti5) (1). 

Espèces : Semis, avec la mai^que de sa valeur. 

Pied monétaire : (?). 

Type: Ordinaire. 

(Cohen, pi. LUI, Plaetoria» d'après Biccio, pi. LXII). 



118 [60]. 

Légendes : % ROMA. — Monétaire : ^ TE, en mono- 
gramme "E (2). 
Espèces : Triens, avec la marque de sa valeur. 
Pied monétaire : Oncial. 
Type : Ordinaire. 



(1) Od ne connaît de cette pièce qae l'exemplaire de la collection Tri- 
TQliio à Milan, publié par Riccio^ pi. LXII. La famille Plaetorla est connue 
comme sénatoriale depuis le ti* siècle; le monétaire est le seul membre de 
cette famille ayant porté le prénom de Quiotus. 

(2) M. Cohen (p. 311, n* IS) attribue cette monnaie à la famille Terentia , 
mais il n'en donne pas la gravure dans ses planches, et il ajoute, aux 
éclaircissements, que cette attribution ne lui parait même pas certaine. 
M. Hiccio qui la donne pi. LXV, d'après un exemplaire de la collection 
Borghesi, se demande si ce ne serait pas une pièce de la famille Caecilia sur 
laquelle on aurait oublié TM de la légende MET. B. 



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ni«* PÉRIODE. — w* 119, 120. 311 

Troisième période, de TaDoée 620 à l'aimée 610. 

119 [1156]. III, 2. 

Légendes: Au droit: ROMA. — Monétaire : ^ M.TVLLI 

(u$){i). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur sur le 
revers. 

Type : Ordinaire. ^| Victoire dans un quadrige, tenant 
une palme ; au-dessus une couronne de laurier. 

C'est peut-être une allusion aux triomphes du roi Servius 
TuUius (homonyme du monétaire) et à la couronne de lau- 
rier, la première de cette espèce décernée à Rome (Dionys. 
Halicarn. Anl. Rom.^ IV, 3. — Gavedoni, Ann. de flnst. 
arch. 1839, p. 317) (2). 

Forme des lettres : X. 

Rareté: G (3;. 

Dépôts : RG.F (4). MG (22). RF. FR. G. GOLL. SA (6). PB 
(A). GI (5 usés). 

(Gohen, pi. XXXIX, Tullia). 



120 [165] III, 3. 

Légendes : Sj ROMA.— Monétaire: î$L.TREBANI(ui) (A). 



(1) CavedoDi {Saggio, p. 186) ayait attribué cette pièce à M. Tullias 
M.F.A.N. Decula, consal en 673. Mais cette attribution ne nous parait plus 
admissible {Annales de Vlnstitut arch., 1863, p. 44). 

[On pourrait peut-être l'attribuer au père de ce même consul]. B. 

(2) Ce denier et celui de A. Manlius Q.F. Ser. (ci-après n« 149) sont les 
seuls sur lesquels on trouve la valeur indiquée dans le champ du revers. 
Gavedoni^ {Ripost. p. 196), remarque aussi que la fabrique a beaucoup de 
ressemblance avec celle du denier de P. Calpurnius (ci-après n"* 123). B. 

(3) Ce denier à été restitué par Trajan. 

(4) Faniiiifi incunuue. 



134— lUftT.J.^:. 



•1 «T. J.*C. 



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312 CHAPITRE IX. 

PI. XXVII, n- 1, Espèces : Denier, semis» triens, quadrans, sextans, avec 
' • ' la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Plutôt oncial que semi-oncial 

(la moyenne de trois semis donne un as de 17 grammes). 

Type du denier : Ordinaire. ^ Jupiter dans un quadrige 

tenant le foudre et le sceptre. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Forme des lettres : < L (et non P). 

(a dans le nom de Rome. 
Rareté: C. 

Dépôts: F (4). MG (9). RF. FR. C. SA (2). CAZL. OL 
(3 usés). LIR (1). 

(Cohen, pi. XXXIX, Trebania, et pi. LXYIII, n«« 1, 2, 3). 



121 [100]. 

Légende i ^ ROMA« (Sans nom de monétaire). 

Espèces : Denier, avec la marque dei sa valeur (1). 

Type: Ordinaire; derrière la tète, le bonnet de la li- 
berté. ^ Jupiter tenant une palme et le foudre, dans un 
quadrige au pas à droite. 



( 1 ) Cette monnaie ne s'est pas tronvée dans les dépôts espagnols, et elle 
n*est pas mentionnée dans ceux de Tltalie. M. Cohen ne la donne qae 
d'après Riccio, et celoi-ci la cite conmie faisant partie de sa collection. Le 
symbole qui est derrière la tête ressemble, d'après la grayore, platôt au 
bonnet de la liberté qu'à une urne. Cavedonl (Nuovi studii, p. 14) considère 
ce denier comme une pièce hybride^ composée du droit de G. Cassins (n« 157) 
et du revers de M. Vargunteius (n" 132). Quoi qu'il en soit de l'authenticité 
de cette pièce^ je la place ici à cause de son style, de la forme des lettres et 
en particulier du signe X qui devint alors en usage, comme on le verra 
sur les pièces suivantes. B. 



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m— PÉRIODE. — N» 122. 818 

Forme des lettres : X, A. 

Rareté: R*. 

(Cohen, pi. XLIII, Incertaines^ n* 12). 



122 [109]. III, à. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétmre: ^ L.MINVCI(u«j (1). 
Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, avec la mar- 
que de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial, selon l'apparence 
(un semis = 5»'). 
Type du denier : Tète de femme avec le casque ailé, pa- n. xxvii,n« e. 
rée de pendants d'oreille en forme de grappe 
de raisins. ^Jupiter dans un quadrige galopant 
à droite; il tient le foudre et le sceptre. 
— du cuivre : Ordinaires. 
Forme des lettres : X, L (et non P). 
Rareté: G. 

Dépôts: F. (4). MG (11). RF. FR. G. SG. COLL. SA (1). 
GAZL. OL (7, dont 5 usés, 2 beaux). GARR. PB {i)^ CI 
(A usés). 

(Cohen, pi. XXVIII, JIftnwcta, n* 2, et pi. LIX, n«» 3 et 4). 



( I ) Le nom de Lucias Minaclas a été porté dans les différentes branches 
de cette famille par plusieurs personnages dont l'histoire nous a conservé le 
souvenir; mais nous n'en connaissons aucun auquel on puisse attribuer cette 
émission de monnaies, puisqu'il ne faut plus songer à L. MlnuciusThermus 
qui axait un commandement dans Tarmée du consul A. Manlius en Istrie, 
pendant les années 574 et 576 (T.-Liy. XL, 85; XLI, 8) et auquel M. Mom- isoeti78ar. j.-c. 
msen l'ayait d'abord attribuée {Annales de Vlnst, arch.^ 1868). B. 



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31 A CHAPITRE U. 

«25 [104]. III, 5. 

PI. XXVII, n« «. Ugendes : ^ ROMA. — Monétaire : i^ P.CALP(umtui) (1). 
Espèces : Denier, semis, quadrans, avec la marque de leur 
valeur. 
Pied monétaire du cuivre : Oncial (un semis = !()«')• 
Types de t argent : Semblables à ceux du n"" précédent. 
^ Femme tenant un fouet dans un bige, galo- 
pant à droite et couronnée par la Victoire; sur 
la croupe du cheval de droite le signe X. 
— du cuivre: Ordinaires, 
^ du semis : Au lieu d'une simple proue, on voit le na- 
vire entier, avec un personnage au gouvernail, et sur le 
milieu une Victoire ailée tenant une couronne. 

^ du quadratis : Semblable à celui du semis, seulement 
le mot ROMA est inscrit sur le navire au lieu d'être à l'exer- 
gue, et sa place sous le navire est occupée par un poisson. 
Forme des lettres : X, P et P. 

Fabrique : Flan large et plat comme pour le n' 119 (2). 
Rareté: R. 

Dépôts : F (1). MC (4). RF. FR. G. COLL. SA (1). PB 
(1 fleur de coin). CAZL. OL (6, dont un beau et 5 usés). 
(Cohen, pi. IX, Calpurnia, n' 2; pL L, n«» 1 et 2). 



124 [163]. (vers l'an de Rome 630.) III, 7. 

Légendes : Au droit: ROMA. — Monétaire : ^ C.SERVEILI 

(u«)M.F. (3). 

(1) P. Calpurnius LaDariua est le seul persoDDage de ce nom connu da 
temps de la Répablique. Il prit part à la guerre de Sertorius (Cic. de Offlciis, 
1|], 16^ 66. » Plutarch. Sertorius, YII). C'est à lui que Borghesl {Dec. 1, 1 ; 
Œuvres complètes^ T. I, p. 141) attribue ces pièces ; nous ne pouYons adop- 
ter l'avis de ce savant et nous les croyons plus anciennes. 

(2) Voyez la remarque de Cavedoni, Bipost. p. 196. 

(3) M. Zobel avait d'abord cru ces monnaies beaucoup plus récentes et 



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III"» PÉRIODE. — »• 124. 



315 



Espèces : Denier, triens, quadrans, sextans, avec la mar- 
que de leur valeur. 

allrlbualt leur mauYaise conservation dans les dépôts espagnols à la qua- 
lité inférieure du métal. Nons ne pouvons partager cette opinion en voyant 
qnele nombre de ces pièces dans le dépôt d'Oliva dépasse anUnt celui du dépôt 
de FU»ole(innûZe« de VInst. arch, 1863. p. 45). Nous pensons quele monétaire 
en quesUon n'est autre que C. Servilius M. F., père de P.Servillus C.F.M.N. 
Vatialsauricos-Mals pourapporter plus de clarté dansFétode des monnaies 
de cette famille, étude encore difficile et obscure malgré les savantes re- 
cherches deBorghcsl {Dec. WyT, Œuvres compL T. I. p. 441), nous allons 
donner ici la généalogie de la famille Servllla. 

P. Servilius Q. f. Cn. n. Gemlnus, consul en 502. 

C. Servilius Gemlnus membre d'une commission agraire en 536, 
vivait encore en 651 (T.-Uv. XXX, 19). 



C. Servilius C. f. P. n. (Fast. CapiU 
551, 552) appelé aussi Geoilnufl par 
Tlte-Llve^ fut consul en 551^ membre 
d'une commission agraire en 553 
(T.-Liv. XXXI, 4), pontife en 544 
(T.-Liv. XXVII, 6), grand pontife 
en 570 (T.-LIV. XXXIX, 46; XL, 87) 
etdécemvlr (T.-Uv. XL, 42), mourut 
en 574 (T. Llv. l. dt.). 



M. Servilius C. f. P. n. Pulex Ge- 
mlnus (Fast. Capit 551, 552), augure 
en 543 (T.-Uv. XXVI, 43), consul 
en 552, membre des commissions 
agraires en 553 (T.-Liv. XXXI, 4), 
en 557 (T.-Llv. XXXIl, 29), et en 
560 (T..LIV. XXXIV, 45), vivait en- 
core en 687 (T.-LIV. XLV, 36). 



M. Servilius, tribun millUire en 573 

(T.-Llv. XL, 27). pontife en 584 

(T.-Uv. XUII, 11). 



Servilius 



M. Servilius 

(Connu seulement comme grand-père 

de risaurlen). 

C. Servilius M. f. Augur monétaire uCaecllia,Ûlle de Q. C. Servilius mo- 
(n« 124), préteur, accusateur de Lu- Metellus Mace- nétalre vers l'an 



cullus vers 652, accusé en vain par 

les fils de ce dernier, périt à'Asculum 

en 664. 

I 

M. Servilius C. f. P. Servilius G. f. 



monétaire 
(n* 202). 



M. n. Vatia Isau- 
ï\cu& {Fast Cap.) 
né vers l'an 625, 
consul en 675, 
mourut en 710. 



donlcus (Dru- 630 (n« 146), 

mann, CewWch- gouverneur de 

te Roms y t. II, la Sicile vers 650. 

p. 23). puis exilé. 



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316 CHAPITRE IX. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial suivant toute ap- 
parence. 



44 tT. J-G. IsauricuSi dont on connaît la vle^ les parents et les aîeox^ moonit en 710, 

à l'âge de qoatre-yingt-dix ans. (Snidas, v. ' Aicixioc Mdpxoç.— Dio Cass. XLV, 

100 ftY. J.-C. ï^« -" CIc. Philip. II, 6, 42). Il porta déjà les armes en 654 (CIc. pro. Rab. 

88 av. J.-C. P^''^' ^^^i ^''> 20« 6t triompha comme propréteur en 666. La manière 

79 ftT. J.-G. remarquable par laquelle Isauricus parvint au consulat en 675, est une 
raison pour le reconnaître dans... illus G. t M. n. Yatia de la table triom- 
phale, an lieu d'y yoir son frère, d'ailleurs inconnu, conmie le Tondrait Bor- 
ghesl. C'est sans doute le même Sepouiftoc ou ZepomlXioc (Plutarcb. Sylla, X), 
dontSylIa appuya en vain la candidature pour une magistrature plus éle?ée> 
88 et 90 ST. J.-C. OU 666. Il peut aToir été préteur en 664 et avoir brigué le consulat pour 

87 !¥ . J.-G. Tannée 667, après avoir gouverné une province et avoir obtenu les honneurs 
du triomphe. Ayant échoué alors il l'obtint d'autant plus honorablement^ 
après la victoire de Sylla qui se conduisit envers lui comme à l'égard de 
Nonius (tH>y. n* 271). Il était alors Agé de 40 ans au moins, et né par con- 
129 ar. J.-C. iéquent en 625 ou peu de temps auparavant, ce qui s'accorde avec les données 
que nous avons énumérées comme avec l'Age de sa mère Caecllia, fille de 
143 AT. J.-C. Q. Metellus Macédoniens, consul en 611 (Gic. de Dùtm^ XLYII, 123. — Gf. 
Drumann, Gtsehiehte Roms, t. Il, p. 23). En effet eUe avait eu quatre frères, 
et d'après l'époque de leurs consulats, on peut placer leur naissance entre 
tes et 15» ar. J.-C. àS9 et 599. Nous trouvons dans ce qui nous reste des annales de cette épo- 
que : V que G. Servilius M. f., père de l'Isaurlen, commanda une armée, et 
dès lors qu'il fut préteur (Clcero, in Vêrrem, III, 90, 811); 2* que G. Servi- 

104 AT. J.-C. ''"* '"^ gouverneur de la Sicile avant L. Lucullus, vers l'an 650, mais qu'il y 
essuya une défaite et qu'après avoir été mis en Jugement, il fut envoyé en 
exil (Diodor., Sicul. Exe. PhoU p. 536; Exe. Vat. p. 123. — Florus, II, 7, 
éd. Jahn); 3* qu'un G. Servilius, après avoir été préteur, faillit être mis en 
accusation par L. Phllon qui lui avait servi probablement de questeur, mais 
que ce dernier n'en obtint pas l'autorisation (Gicero, Div. in Q. Caec, XIX, 63, 
et ibi Schol. p. 123); 4* que Servilius Augur traina devant la Justice L. Lu- 

103 av. J.-C. <^(iUus préteur en 651 (Drumann, Gesehiehte Roms, t. IV, p. 120) et le força 
à s'expatrier; mais qu'il fut lui-même mis en Jugement par les deux fils 
de celui qu'il avait accusé, Lucius et Marcus Lucullus, et qu'il fut aoquite 
(Plutarcb. Lueuiius, L— GIc, de Officiis, II, 14, 50); 5» enfin nous tronvoos 
encore que les Lucullus dont nous avons parlé, étaient ennemis déclarés de 
risaurien (Qc. de Provine, tons., IX, 22.^ Gf. Âead.pr, II, 1, 1). Nous avons 

•0 ar. J.-C. encore le proconsul assassiné A Asculum en 664, et qui est nommé G. Ser- 



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IIP* PÉRIODE. — N*» 124. 317 

Type du denier: Ordinaire ; derrière la tète une couronne 
de laurier. ^ Les Dioscures galopant en sens 
inverse et se regardant (1). 
— du cuivre : Ordinaire. Le mot ROMA se trouve à 
l'exergue au-dessous de la tète, sur le cuivre 
comme sur l'argent. Sur le cuivre au-dessous 
de la proue, dans le champ, une couronne de 
laurier (2). 
Forme des lettres : X. 

Fabrique : Belle ; le revers a été copié plus tard par les 
Italiotes du temps de la Guerre Sociale. 
Rareté: G. 

Dépôts : RG. F (1). MG (15). RF. FR. G. SC. COLL. PB (2). 
SA (1) . SF f 2) . GAZL OL (24 dont 22 usés et 2 beaux) GARR. 
Gl (2 usés). 



yIds par Orose (V, 18)^ Ser?iu8 par Velléins Patercalos (II, 1S)> Senrilios 
par Appieii(BeI/. civ. l, 38), Q. Senraens par Tite Lire (Eptï. LXXII). 

On ne peut, il est yral, attribuer tons les faite rénnis ici an même Ser- 
YilioB. SerriliDB Augnr, que les deux Lncnllus poursuivirent inutilement 
en justice^ ne peut être le même personnage que G. Serrilius qui fut banni 
de Rome. Les monnaies sont d'accord sur ce point ayecrhistoire, puisque 
nous rencontrons dans la première moitié du yii* siècle deux monétaires de 
ce nom : G. Serrilius vers Fan 630 (ci-après n« 146) et G. Senrilius M. f. iu »▼. J.-C. 
(n* 124) qui fut certainement le père de Tlsaurien. On ne peut décider avec 
certitude comment ces données pjEirticulières se partagent entre les deux 
personnages. Cependant rinlmitié existant entre Tlsaurien et les Lucullus, 
nous amène à croire que Taccusateur de Lucullus était le père de Tlsaurien. 
C'est d'après ce principe que nous ayons partagé entre eux les diverses don- 
nées dans le tableau généalogique. 

(1) Nous pensons que ce monétaire ayait choisi ce type à cause du sur- 
nom de Geminus qui distinguait plusieurs membres de sa famille. 

(2) La série des monnaies de cuiyre des deux Seryilins qui en ont lirappé 
ne commence qu'au triens. Gette singularité nous rappelle que cette famille 
d'aprè» Pline (Bist. naU XXXIV, 13, 38) honorait religieusement un trien^f. 
— Serviliorum famiUa hahet trientem sacrumt eut tumma cum cura ma- 
gnifieentiaque sacra quotannis fadunt. 



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318 CHAPITRE IX. 

(Cohen, pi. XXXVII, Servilia, n* 8; pi. LXVI, n* 2. — 
Riccio, pi. XLIII, n" 4, 5, 6; pi. LXIV, n«» 3 et 5). 



125 [101]. m, 8. 

Légende : ^ ROMA. — Monétaire : ^ C.ABVRI(u«) et au 
droit GEM(mu«)(l). 

Espèces: Denier, trions, quadrans, sextans, once, avec 
la marque de leur valeur (2). 

Pied monétaire du cuivre : Plutôt oncial que semi-oncial. 

Type de t argent : Ordinaire. ^ Mars dans un quadrige. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : G. 

Dépôts : F(3). MG(7). RF. FR. G. SG. GOLL. SA(4). SF(1). 
GAZL. OL(10, dont 8 usés et 2 beaux). L1R(2). 

(Gohen, pi. 1, Aburia, n* 2 ; pi. XLVI, n«» 1, 2). 



126 [102]. III, 9. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ M.ABVRI(ta) 
M.F.GEM(mu5) sur le quadrans et l'once; i^ M.ABYRI. et 



(t) Tite-Live (XLII, 85) cite an G. Aburias qoiftit enroyé à CarUiage 
171 ar. j.-c. comme ambassadeur en 583. Le monétaire est peut-être son fllftyon un 
parent du même nom. 

(2) M. Cohen {Monn, de la République, p. 3) cite un as de la collection 
d'Ennery^ mais qui ini parait ayeo raison étît plutôt un as de la famille 
Vibia, refait ou mal conservé. 
[L'once que je cite se trouve dans la collection de M. le baron d'Allly]. 

B. 



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m"' PÉRIODE. - r 127. 319 

au droit GEM. sur le denier, et seulement M.ABVRI au 
revers sur le semis et le sextans (1). 

Espèces : Denier, semis, quadrans, sextans, once, avec la 
marque de leur valeur (2). 

Pied monétaire du cuivre : Plutôt oncial que semi-oncial. 
(On connaît un semis de S** et un quadrans fort de 9«'). 

Type de V argent : Ordinaire. ^ Le Soleil tenant un fouet 
de la main droite, dans un quadrige galopant 
à droite. 
— du cuivre: Ordinaire. 

Forme des lettres : X. 

Rareté: G. 

Dépôts: RG. F(2). MG(16). RF. FR. G. SC. SA(4). GAZL. 
0L(19, dont 15 usés et h beaux). GARR. GI(3 usés). 

(Gohen, pi. I, Aburia, n*» 1 ; pL XLVI, n« 3). 



127 [148 a et b]. III, 10. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ PMkE{nius) ANT 
(ias) sur le denier et sur l'once ; P.MAE.ANT.M.F. sur le 
quadrans (3). 



(1) TiteLiYe (XXXIX, 4; XLI, t4 et 15) parle d'an M. Abarius, tribun 

du peuple en 567 et préteur en 578. 187 et ne sr. J.-C. 

[C'était probablement un des ancêtres de notre monétaire]. B. 

(2) Le semis se tron?e au Gabtnet de Berlin ; Tonce dans la colIecUon de 
M. d'Ailly et dans le 1** supplément de Riccio, pi. LI, n* 1 . 

(3) Borghesl (Dec. I, 3, p. 13; Œuvres compl., 1. 1, p. 144) a rétabli la 
yéritable lecture de la légende P.MAE.ANT.M.F. déjà déchiffrée par Vail- 
lant et qui depuis avait été Ine inexactement M.E. — Ce savant l'interpré- 
tait par Marci fiUus. 11. Sfommsen (n" 148 a) avait d'abord pensé que les 
deux lettres réunies en monogramme ^ ne pouvaient être séparées et il 
supposait que M. Fannius avait été collègue de P. Maenius Antias^ que leurs 
noms se trouvaient ensemble sur quelques-unes des pièces qu'ils avaient 
émises et isolément sur d'autres. ( Voy, ci-dessus le n» 108). La nouvelle 



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320 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, quadrans et once (1), avec la marque de 
leur valeur. 

Pied monétaire : Oncial (?) 

Types de V argent : Ordinaires. ^ Victoire dans un qua- 
drige. 
— du cuivre : Ordinaires. 

Forme des lettres : X. 

Fabrique du denier: Semblable à celle du denier de M. Por- 
cins Laeca, n* 128. — Morell {Maenia D.) donne une pièce 
hybride composée du droit du denier de P. Maenius avec 
le revers de celui de M. Porcins Laeca. 

Rareté: G. 

Dépôts : RC. F(3). MG (19). RF. FR. C. SG. SA (6). GAZL 
OL. (31, dont 25 usés et 6 beaux). GARR. GI (3 usés). 

(Gohen, pi. XXV, Maenia. n« 2 ; pi. LVIII, n" 2.— Riccio, 
pi. XXIX, n"2,6). 



128 [113]. III, 11. 

Légendes: S) ROMA. — Monétaire: ^ M.PORC(tu«) 
et au droit LAECA (2). 



clas8iflcatiOD, proposée par M. Zobel, et basée sur les dépôts espagnols a 
modifié l'opinion du savant auteur de cette histoire {Annales de Vltut, arch. 
loc. ctQ qui en est reyenn purement et simplement à Topinion de Borghesi, 
et il lit coDune lui Marci Fillus. Ce monétaire dont l'histoire ne parle pas, 
sas ar. j.-c. pouTait être selon loi on descendant de C. Maenius P.P.P.N. qui triompha 
des AnUatesen 416, et avait légué à la famille le surnom de Antias (T.-Uv.> 
VIII, 13). B. 

(1) L'once ne se trouve pas dans Touvrage de M. Cohen^ elle a été pu- 
bliée dans les Mem, numismat. de Diamilla, I^ p. 57 et pi. IV, n<> 6. 11 
s'en trouve un bel exemplaire dans le médaillier de M. le baron d'Ailly. 

(2) Nous ne connaissons de cette famille, avant Tépoque de Sylla, que le 
monétaire dont il est ici qnesUon^ celui qui a frappé les monnaies n* 172 et 

195 ar. j.G. ^« Porclus Lacca, préleur en 559. 



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m» PÉBiODE. — N* 129. 321 

Espèces : Denier, avec la marque de la valeur. 

Type : Ordinaire. ^ La Liberté tenant un bonnet et un 
sceptre, et couronnée par la Victoire, dans un quadrige ga- 
lopant à droite. 

Le choix de ce type est une allusion évidente aux trois 
lois qui portent le nom de Poreia sur le droit de provoca- 
tion (Cic. de RepublicGi II, 31, 5A) ; la date de la promul- 
gation de ces lois n'est pas très-certaine ; on sait seule- 
ment que la plus importante des trois est antérieure à 
l'époque des Gracques (Cic. in Vert. V, 63, 163) et qu'une 
autre est due à l'initiative de Caton l'Ancien. (Festus, 
sub verb. Pro Scapulis^ p. 284, éd. MuUer) . 

(p. 
Forme des lettres : j ^ 

Rareté : G. 

DipôU; RG. F(H). MG(32). RF. FR. G. SG. GOLL, SA(7). 
SF(1). GAZL. OL (31, dont 25 usés et 6 beaux). GARR. LIR 
(8). PR (2). 

(Gohen, pi. XXXIV, Poreia, n« 2), 



129 [103]. III, 12. 

Légendes: ^ ROMA (manque quelquefois sur le qua- 
drans. Rorgbesi, Dec. VIII, A, p. 11 ; Œuvres complètes, 
i. I, p. 382).— Monétaire : ^ L.ANTES(ftu^) et au droit GRAG 
(ulus) ; sur quelques quadrans et sur tous les sextans 
L.ANTES. seulement (1). 



(1) Voy. ce que dit Borgheri {Dec. VIII, 4; Œuvres compl T. I,p. 380) 
au sujet du surnom et de l*emblème ou symbole que Ton voit sur les pièces 
de ce monétaire. 

II. 21 



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322 GHAPITRI:; IX. 

Espèces : Denier, triens, quadrans, sextans, once. L'in- 
dication de la valeur manque sur Tonce et parfois sur le 
quadrans. Foy. Raucb, dans le Zeitschrift de Koebne, II, 
P.-141 (1). 

Pied monétaire du cuivre : Oncial ou semi-oncial. 

Type de Vargent : Ordinaire. ^ Jupiter dans un qua- 
drige (2). 

Types du cuivre : Ordinaires. 

Sur quelques quadrans et sur le triens une corneille est 
posée sur la proue (3). 

Îl distinctement sur tous les exem- 
plaires, 
X. 

Fabrique : Semblable aux monnaies de M. Aburius, 
n« 126. 

Rareté: G. 

Dépôts : RG (les monnaies de la famille Antestia sont re- 
lativement très-nombreuses dans ce dépôt). F(10). MG(41). 



(1) L'once a été publiée par Riccio (Cat p. 34, n« 38). 

(2) Riccio (Monete di famiglie, p. 1, Aburia, o» 4} cite deux denien 
hybrides dont l'un est fourré; le droit est de la fomille AotesUa avec la 
légende GRAG. et le reyers de M. Aburius (ci-dessus n* lie); on en con- 
naît un troisième dans le Cabinet de Munich. 

[Ces pièces hybrides que l'on peut attribuer à une maladresse des oa- 
yriers monétaires qui se sont trompés de coin prouvent an moins que cet 
deux séries ont été frappées en même temps et on pourrait en conclure que 
M. Aburius M. F. Geminus était collègue de L. Anlestius Gragulus]. B. 

(8) Borghesi (Dec. YIII^ 4 ; OEuvres ampL 1. 1^ p. 380) lait observer avec 
Eckhel (Doci. num vet., t. V^ p. 70 et 136) que^ lorsqu'un surnom signiûe 
on objet gnelconque, cet objet remplace souvent le surnom : et il eu con- 
clut que cet oiseau qui serait alors un geal^ remplace» sur les pièces de 
cuivre^ le surnom de Graculus qui y manque quelquefois, et qui est sur 
toutes les pièces d'argent. B. 



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îlf PÉRIODE. — N* J30. 32S 

RF. FR. C. se. COLL. SA (8). SF(1). GAZL OL (49, dont 
A4 usés, 5 beaui). GÂRR. LIR (8). CI (3 usés). AR (1). 
(Cohen, pi. II, AnteHia, n* 8 ; pL XLVII, n<»» 4 et 6). 



150 [123]. III, 13. 

Légendes: ^ ROM A.— Monétaire: au droit, légende cir- 
culaire : M.ACILIVS.M.F. sur l'argent; ^ M.ACILI sur le 
cuivre (1). 

Espèces: Denier, semis, triens, (2) quadrans, avec la 
marque de leur valeur. (Si toutefois ces pièces appartiennent 
toutes au même monétaire ?). 

Pied monétaire du cuivre : Probablement semi-oncial. 

Type de t argent : Ordinaire. ^ Hercule dans un quadrige 

à droite portant un trophée et une massue. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Formes des lettres: X. 

Fabrique : La légende est circulaire du côté de la têle ; 
les lettres sont placées à égale distance Tune de l'autre 
entre deux cercles de grénetis. 

Rareté: R. 

Dépôts : RC. MG (5). RF. C. SC. SA (2). SF (1). GAZL. OL 
(15 usés et 6 beaux). CI (2 usés). 

(Cohen, pi. I, Acilia, n" 2, et pi. XLVI, n« 3.)— Riccio, 
pi. I, n"" 3, quadrans (?). 



(1) Personnage inconnu dans l'histoire. Noos ne connaissons aucun membre 
de la famille Acilia dans les branches des Balbus ou des Glabrio qui ait porté 
le prénom de Marcus. 

(3) Le triens est au Cabinet de Vienne (Arneth, Synopsis, p. 9), le semis 
décrit par Riccio provient de la collection Noth. 

[La collection d^AIlly possède plusieurs semis, un quadrans et un Iriens]. 

B. 



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32A CHAPITRE fX. 

«31 [131]. 111,14. 

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire: au droit: Q.METE 
(/lus) •, sur le triens quelquefois METE. sans prénom (1). 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, once, avec la 
marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial très-faible (la moyenne 
de 12 semis donne un as de l?**). 
Type de V argent : Ordinaire. ^ Jupiter tenant un rameau 
de laurier et le foudre, dans un quadrige au pas 
à droite. 
— du cuivre : Ordinaires pour le semis, le triens, le 
quadrans. Sur l'once la proue du revers est rem- 
placée par une couronne de laurier au centre de 
laquelle est inscrite la légende (2). 
Forme des lettres : X. 
Rareté : Peu commun. 



(1) La grande reasemblance du denier de Q. Metellaa avec celai de 
M. VargunteiuB (ci-après^ n* 133) rend très-acceptable la enpposiUon émise 
par Borgliesi {Dec. XIV, 6; Œuvres compl. t. II, p. 155) que ces denx mo- 
nétaires ont été collègnes. Ce savant leur donne ponr troisième collègue 
Gn. Domitius (n« 167), mais nons ne pouTons être de son avis. En effet si 
le type dn denier est le même, les accessoires sont différents. Ainsi le 
signe qui indique la valeur est X (au lieu de ^), le nom de Rome est au 
droit et celui du monétaire au revers; enfin nous expliquerons plus loin les 
ralsous qui nous portent à croire que Cn. Domitius était collègue de M. Si* 
lanus et de Q. Gurtius. 

Nous connaissons un grand nombre de Metellus qui ont porté le prénom 

de Qulntus. Il nous est difficile de décider par conséquent auquel d'entre 

eux on doit attribuer ces monnaies. 11 est probable que c'est l'un des trois 

ist, 109 et 98 personnages de cette famille qui fut consul dans les années 631^ 645 et 656. 

(2) Le dessin de M. Cohen est la reproducUon de celui de M. Riccio^ qui 
avait fait dessiner l'exemplaire du Museo Classense à Ravenne, cité par 
Borghcsi. [Note de M. Noël des Vergers, dans les OEuv, compl, de Dorghesi, 
1. 11, p. 155 ] ^ B. 



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m* PÉRIODE. — N* 132. 826 

Dépôts : RC. F(l). MG (7). RF. G. COLL. CAZL. OL (10, 
dont 7 usés et 3 bien conservés). GI (5 usés) . AR (1). 

(Gohen, pL VIII, Caecilia^ n* 3, et pL L, n** 3, 4, 5. — 
Riccio, pi. IX, n^ 6 ; pi. X, n»* 21, 22, 23, 24). 



152 [132]. III, 15. 

Légende : i^ ROMA. -— Monétaire : au droit : M.VARG 
(unteius) (1). 

Espèces ; Denier, semis, trions, quadrans, sextans, avec 
la marque de leur valeur (2). 

(1) Personnage inconnu dans Thistoire mais qoi appartient ëyidemment 
à la famille Vargnnteia. On connaît an L. Varganteins, sénateur, compromis 
dans la conjuration de CatUina. (Sallust. Caiiiina, XVII. —Glc. Pro Sulla, II, 
6). Un autre Varguntelus^ lieutenant de Grassus, se laissa surprendre pendant 
la retraite ayec quatre cohortes qui furent taillées en pièces. (Plutarch. Cras^ 
sus, XXVII]). Enfin Suétone (de Grammatieis, 2) parle d'un Q. Vargunteius, 
grammairien latin qui vécut peu aprôs Ennius dont il divisa les Annales en 
dii-huit llTres. 

(2) L'as attribué par quelques auteurs à ce monétaire (Cohen, p. 325, Var» 
gunteia, n** 2* —Riccio, pi. XLVIII, n* 2) n'existe pas. C'est par erreur qu'on 
a lu sur cet as VARG au lieu de VARO. M. Kenner^ conservateur au 
Cabinet impérial de Vienne, constate dans une lettre adressée à M. Mommsen 
que la légende VfiO est parfaitement claire; la pièce provient de la collec- 
tion Tiepolo et elle se trouve décrite à la famille Vibia dans le catalogue de 
eette collection (Venetiis, 1736) dont l'aoteur a également lu VARO 
{Armâtes de l'InsU ûrch. 1863, p. 35). Quant à la pièce de la collection 
de M. L. Reynies à Lausanne^ elle a été publiée avec la prétendue légende 
M* VARG par M. Riccio. Mais cette légende n'existe pas, et H. Riccio, tant 
dans la description que dans la gravure qu'il en donne, a gratuitement 
ajouté le prénom M. qui ne se lit pas dans le catalogue de M. Reynies 
(Annal, de Virât, arch, loc, et/.). C'est donc par l'ouvrage de Riccio que 
M. Cofaen a été induit en erreur. — M. le baron d'Ailly a examiné la pièce 
originale avec grande attention ; ce numismatiste expérimenté a reconnu 
sans hésiter que la légende est bien VARO et non VARG. légende peu 
distincte, il est vrai, qui se rapporte à la famille Terentia, mais qui 



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3S6 CHAPITRE IX. 

Pied monitûire du cuivre : Oncial. 

Type de Targent : Ordinaire. ^ Jupiter dans un qua- 
drige au pas, à droite, tenant un rameau de 
laurier et le foudre. 

Types du cuivre : Ordinaires. 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Voyez la note 1, p. 324. 

Rareté: G. 

Dépôts: F (4). MC (22). RF. FR. G. SG. GOLL. SA (1). 
GAZL. OL (H, dont 9 usés et 2 beaux). CARR, LIR (5). CI 
(8 peu usés). 

(Gohen,pl. XLyVargunteia, n*»!; pi. LXlX,n" 1,2,3,4). 



135 [105]. 111,17. 

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire : ^| CN.D0M(rttii5) {l\ 
Espèces : Denier (2), avec la marque de la valeur. 

ayait été mal lue : • Toutes les fractions de ce monétaire, observe 

n M. d'Ailly, portent la sigle M de son prénom; or cette sigle n'aoralt pas 

H plus fait défaut sur Tas que sur les autres pièces. » Ainsi disparait encore 

une des excepUons que Ton aurait pu opposer à la règle que M. Mommsen 

et M. Zobel ont parfaitement établie de l'absence de l'as pendant la 2* et 

1S41U av. J..C. '^ ^* Période des monnaies de la République^ de Tan 600 à l'an 640. B. 

(t) Ce monétaire est probablement Cn. Domltlus Ahenobarbus, consul 

113 av. J..C. en 632, fils de celui qui fut consul en 50i et qui lui même avait été magistrat 

16 j âT. j.-c. monétaire. (Voy. ci-dessus n« 39). 

(2) Borghesi avait réuni la série de cuivre avec les deniers de CN.DOMI 
(/tW), ci-après n" 167; nous avions cru devoir les réunir plutôt au 
CN.DOM(t/itif) dont nous donnons ici le denier^ mais rien n'empêche 
de les réunir au denier frappé par son père (n" 39) et c'est ce que nous 
avons fait (Annales de l'Institut arch. 1863). 

[Cette attribution est encore une application du principe posé par 
MM. Mommsen et Zobel de l'absence de l'as pendant cette période et cette 
application, en confirmant la règle, ne peut rencontrer de la part des 
numismatistes aucune objection sérieuse]. B. 



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I1I« PÉRIODE. — N* 134. 327 

Type : Ordinaire ; derrière la tète un épi. ^ La Victoire 
dans un bige ; au-dessous un homme nu combattant un 
lion. 

Forme des lettres : X. 

Rareté: G. 

Dépôts: RC. F (8). MG (10). RF. FR. G. SG. GOLL. SA (1). 
SF (1) . GAZL. OL {i usés, 8 beaux). CARR. LIR. Gl (2 usés) . 
PB(1). 

(Gohen, pi. XVI, Domitia, n« 2). 



134 [107]. m, 18. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : ^ M.MARCl'uj) M.R 
sur le cuivre, et M.MARC(tui) sur l'argent (1). 

Espèces : Denier, trions, quadrans, avec la marque de leur 
valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Presque oncial suivant toute 
apparence. 



(]) II est certain aujourd'hui que laTériUble leçon est M.MARCIAA^F. 
et que ce monétaire est le descendant de l'édile Manius Marclus qui, sui- 
vant Pline (Hist. nat. XVIII, 3^ 15), distribua le premier au peuple du 
blé au prix minime d*un as par boisseau. (AT. Marcius aedilis plebis 
prt'mus frumentum populo in modios assibus daiavit). Voyez MlnerTlnl 
{BuU. de rinst, arch. 1841, p. 25). (Note de M. Mommsen dans Us Œuvres 
eompl. de Borgheei, t. I, p. 192). 

M. Riccio (Cat. p. 136), cite des quadrans avec M.MARCI.M.F., 
M.MARC, et AV.MARCI, mais ces diverses leçons ne se présentent pas 
avec un degré de certitude satisfaisant. 

[J'ai tout lieu de croire qu'en effet la ligature M^ qui se voit sur le triens 
de la planche LVIII de M. Cohen est une erreur échappa au graveur et 
qu'il faudrait remplacer par >MF. M. d'Ailly qui possède quinze spécimens 
portant le nom de ce monétaire, de valeurs diverses, m*a assuré qu'il ne s'y 
rencontre pas une seule pièce avec ^f ]. B. 



PI.XXVII, n- 7, 



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328 CHAPITRE IX. 

Type du denier : Ordinaire ; denîère la tête un boisseau à 
mesurer le blé. ^ La Victoire dwû3 un bige ; au- 
dessous deux épis (1). 
— du cuivre : Ordinaires. 
Forme des kUres : )f . 
Rareté: G. 

Dépôts : F (8). MG(25). RF. FR. G. SG. GOLL. SA (3). SF 
(1). GAZL. 0L(10 beaux). CARR. LIR (3). GI (5 usés). 
(Gohen, pi. XXVI, Uarcia, n» 3, et pi. LVIIÏ, n" 6 et 7). 



S3C ar. J.-C. 



155 [115]. III, 20. 

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire: ^ T.Q(t4ifu:au5) (2). 

Espèces : Denier, semis, trions, quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (deux semis = 1(H') (3). 

Type du denier : Ordinaire; derrière la tête l'apex qui 
fait allusion au surnom de Flamininus. Au-dessous 
des Dioscures, le bouclier macédonien (â). 



(1) Les symboles do droit et du revers se rapportent au trait d'histoire 
reiatif à 11'. Marcios, ancêtre du monétaire et que nous ayons rappelé à la 
note précédente. Cf. Cavedoni, Nuovi studii, p. 20. 

(2) 11 ne faut évidemment pas confondre notre monétaire avec T. Quinc- 



198 iT. J.-C. tiusT.F.L.N. Fiaminlnus, né vers &28, consul en 556 et vainqueur de Philippe 
en 557. En effet le bouclier macédonien fait allusion à la bataille de Cyno- 
céphales et Flamininus n'est certainement pas devenu monétaire après avoir 
été consul. Du reste toutes les indications monétaires s'accordent pour 
donner une date plus récente à ce magistrat monétaire; il suffirait de la 
forme de l'X barré ^. On pourrait attribuer ces monnaies à son Ois, consul 

160 ar. J..C. CD 604^ mais avec plus de vraisemblance encore^ et c'est ce que nous pré- 

its tf. J.c. ferons^ à son petit-fils^ consul en 631. 

(3) Poids du denier dans la collection Borghesi, 3«',B2 (bien conservé!. 

(4) Voyez ce que nous avons dit dans la note 2. 



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Iir PÉRIODE. — N*» 136. 329 

Type du cuivre: Ordinaire. 
Forme des lettres : X. 
Rareté: G. 

Dépôts : RG. F(6). MG (9). RF. FR. G. SA (1). GAZL. OL (7, 
dont 3 usés et h beaux). GARR. GI (2 usés). 

(Gohen, pi. XXXV, Quinctia, n» 2 et pi. LXIII, n** 1, 2). 



156 [172]. III, 21. 

Légende : ^ ROM A. — (Sans nom de monétaire). 

Espèces ; Denier, semis, trions, quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Il paraît être semi-oncial (2 se- 
mis =8«' et 7»'). 

Types du denier : Ordinaire. ^ Déesse dans un bige, peut- 
être la Piétés représentée exactement comme sur 
les deniers de Sextus Pompée (Borghesi, Dec. VIII, 
6; Œuvres complu 1. 1, p. 389), tenant un sceptre 
et une branche de laurier; au-dessous du char, 
dans le champ, une tète d'éléphant avec sa clo- 
chette, emblème de la famille Metella. (Borghesi, 
loc. du et Œuvres compL^ 1. 1, p. 388) (j). 
— du cuivre : Ordinaire; dans le champ une tête 
d'éléphant. 

Forme des lettres : ^. 

(1) Ce denier qui porte l'emblème des Hetellus ne peut pas représenter 
véritablement la déesse Pietés, on s'il la représente, c*est que cette fa- 
raiHe professait un culte particulier pour cette déesse, longtemps avant 
que Q. Caecilius Metellus Plus, qui fut consul en 674, n'eût pris le surnom 
de Pius en 655 (Drumann, Geschichte Roms, t. II, p. 41). 09 av. J.-G. 

[J'ai suivi la classification de M. Mommsen (Ann. del'lnsL arch, |863, 
p. 47) en laissant cette série à la troisième période, ce qui exclut l'attri- 
bution de Borghesi. Du reste la divinité qui est dans le blge peut bien 
être tout autre que la Piété]. B. 



) av. J.-C. 



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330 CHAPITRE IX. 

RareU: G. 

Dépôts: RG. F(l). MG(12). RF. FR. G. SG. GOLL. SA (2). 
GAZL (?). OL. (12, dont 10 usés et 2 beaux). GARR. 
(Gohen, pi. VIII, Caeeilia, n* 5 et pi. L, n** 6 et 7). 



157 [155]. 111,22. 

Ugendes : i^ ROMA. — Monétaire : ^ TI.MINVCI.C.F. 
AVGVRINI ou AVGVRNI. (Riccio, Cat., p. 149. — Gohen, 
p. 219) ; sur le cuivre seulement TI.AVGVRINI (Riccio, loc. 
cit.) ou TI.AVGVRI (1). 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial ou plus proba- 
blement oncial. 

Type du denier : Répétition du n* 109, denier de G. Au- 

gurinus. ' 
— du cuivre: Ordinaire. Au-dessus de la proue le bâ- 
ton augurai. (Rorghesi, Dec. IV, 2; Œuvres compL^ 
U I, p. 229). 
Forme des lettres : X. 
Rareté: G. (2). 



(1) On peut supposer que ce monétaire, du reste inconnu, est le flis du 
monétaire G. Augurlnus (n° 109). L'emploi du génitif nous parât t tellement 
extraordinaire pour cette époque (voir p. 173) que nous nous demandons s'il 
n'y a pas ici tout simplement une faute du graveur qui ayant mis NI au lieu 
de IN a réparé ensuite son erreur en intercalant un I de manière i faire 
INI (?). Comparez le n* 182 , denier de M. Furius, auquel peut s'appliquer 
la même remarque. 

(3) Nous pensons que la ressemblance du denier de Ti. Minucius avec celui 
de G. Augurinus l'aura fait confondre avec ce dernier, et que c'est pour cela 
que nous ne le trouvons pas mentionné parmi les pièces du dépôt de 
Gazluna {Annales de VInst, arch. 1863, p. 48). 



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Iir PÉRIODE. — !«• 188. 331 

Dépôls : F (4). MC (13). RF. FR. G. SG. SA (3). SF(1). OL 
(18, dont 12 osés, 5 beaux, 1 fruste). GARR. (2). 
(Cohen, pi. XXVIII, Minucia, n* 4 et pi. LX, n' 7). 



138 [122]. 111, 23. 

Légendes: ^ ROMA sur le cuivre; au droit ROMA sur 
l'argent.— Monétaire : S W.ACILI(m«) et au droit BALBVS; 
le cognomen manque sur le cuivre (1). 

Espèces : Denier, semis, quadrans (2), avec l'indication de 
leur valeur. (Si toutefois ces pièces appartiennent toutes au 
même monétaire). 
Pied monétaire du cuivre : Oncial ou semi-oncial (?). 
Type de l'argent : Ordinaire, mais la tète est placée au 
centre d'une couronne de laurier. ^ Jupiter tenant 
le sceptre et lançant la foudre, dans un quadrige 
galopant à droite et conduit par la Victoire; 
dans le champ sous les chevaux un bouclier rond. 
— du cuivre : Ordinaire. 

IL dans ACILI ; P dans la ligature 
BAf. 
X. 
Rareté : Peu commun. 



(!) Ce personnage est probablement M'. Acilius Balbus, consul en 640; il ii4 av. j.-c. 
doit être le fils ou le petit-fils de M*. Acilius L.F.K.N. Balbus^ consul en 604. i60 av. J.-c. 
La forme M' (Manius) se trouve dans Cassiodore et dans quelques manuscrits 
de Pline {Hist, nai. l\, 29, 98; 56, 147). M seYOit dans d'autres manuscrits 
du même auteur et dans Jullus Obsequens (XXXVll). 

(2) Pour le se Dis, voyez RIccio, Monet. di famiglie, aggiunta, p. 243 ; pour 
le quadrans Cat. p. 207, primo supplemeniOt p. 3. 



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332 CHAPITRE IX. 

Dépôts: F(l). MG (2). RF. G. SG. Sk(i). SF (1). GAZL. OL 
(2, dont 1 fraste et 1 beau). GARR. GI(1 usé). 

(Gohen, pi. I, Acilia, n' 1 et pi. XLVl, n'» 3. — Riccio, 
pi. LXYI, semis). 



159 [Hâ]. ni, 6. 

Légendes : ^ ROMAt — Monétaire : ^ L.P0ST(umtu5j 
ALB(inti5) (1). 
Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 
Type: Ordinaire; derrière la tète Y apex ^ allusion évi- 
dente au sacerdoce du père ou du grand-père. ^ Mars por- 
tant un trophée, dans un quadrige galopant adroite (2). 
IX. 
L, mais la forme n'est pas toujours 
bien accusée et se rapproche 
quelquefois de P. 
Fabrique : Tout à fait semblable à celle des pièces frap- 
pées par les deux monétaires du nom d'Opeimius qui 
suivent. 
Rareté: G. 

Dépôts : RG. F(3) . MG(8). RF. FR. G. SG. GOLL. GAZL. OL 
(8, dont 6 usés et 3 beaux). GARR. GI(1 conservé). 
(Gohen, pi. XXXV, Poslumia, n« 1.— Riccio, pi. XL, n*» 3) . 



(1) Ce personnage est sans doute le ûls ou le peUt-fils de L. Postumius 
108 ar. J.-G. SP.F.L.N. Albinus, Flamen Martialis en 586, consul en 600^ et dont parle 
m ar. J.-C. Tite LiYe(XLV, 15). U avait été édile en 593. (Cavedoni, Nuovi studii,p. 24) 

[La grande ressemblance de la fabrique de cette pièce et de celles des 
OpeimiuB m'a paru une raison suffisante pour rapprocher ces monnaies et 
modifier en ce point Tordre adopté par MM. Mommsen et Zobel {Annales 
de rinst. arch, 1863, p. 45)]. B. 

(2) Allusion à la dignité de Flamen Martialis, Voy. Borghesi, Dec» Vil. 8; 
Œuvres compl., 1. 1, p. 358. B. 



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m» PÉBiODE, — N* 140. 335 

«40 [110]. III, 24. 

Légendes: ^ ROM A. — Monétaire: ^ L.OPEIMI(u<) et 
sur le quadrans L.OPEIM. ou LOPEI (1). 

Espèces : Denier, semis, quadrans, avec la marque de 
leur valeur. 
Pied monétaire du cuivre : (?). 
Type du denier i Ordinaire ; derrière la tète une cou- 
ronne de laurier. 
Type du semis : Ordinaire ; au-dessus de la proue une 
couronne de laurier. ^ Victoire tenant dans la main 
une couronne, dans un bige galopant adroite (2). 
— du quadrans : Ordinaire. ^ Quelquefois une mas* 
sue placée dans une couronne remplace la proue 
traditionnelle. 






Fabrique : Semblable à celle du n* précédent et à celle 
du n* suivant. 

Rareté : G. 

Dépôts : F(1). MG(8). RF.G.SC.SA(1).SF(1).0L(7 frustes. 
Ibeau). CARR. Gl(7usés). 

(Gohen, pi. XXX, Opeimia, n* 1 et pi. LXI, n* 6. Pour 
le quadrans, voyez Riccio, pi. LXI, Opimia, n"** 2, 3). 



(1) C'est probablement le même personnage qui fut consul en 633. M.Zo- i2t «,. j ^, 
bel trouve une telle ressemblance entre les deniers des deui Opimius et 

celui de Q. Fbilippns^Q*'142y qu'il pense qu'ils ont fait tous les trois partie du 
même collège. 

(2) Il est probable que ce denier se trouvait aussi dans le dépêt de Cazlona, 
quoiqu'il n'en soit pas question, mais qu'il a été confondu avec celui de 
M. Opeimius.n^ 141, avec lequel il a une grande ressemblance. 



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'334 CHAPITRE IX. 

*41 [111]. 111,25. 

Légendes: ^ ROM A. — Monétaire : ^ M.OPEIMI(u.s) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Type : Ordinaire -, derrière la tête un trépied. En rap- 
prochant ce symbole de l'Apollon du revers, on peut y voir 
une allusion au sacerdoce, sams faciundis (Borghesi, Dec. 
YII,8; Œuvres complu t. I, p. 357). ^ Apollon dans un 
bîge, armé d'un arc, d'une flèche et d'un carquois. 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Identique avec le n* précédent. 

Rareté : C. 

Dépôts: r(4). MC.(5).RF.FR.G.SC.SA(3). SF(1).CAZL. 
0L(3, dont 2 usés et 1 beau). GARR. 

(Cohen, pi. XXX, Opeimia, n* 2. — Riccio, pi. XXXIV, 
n- 2). 



142 [151]. m, 27. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : i^ Q.PILIPVS (2). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Ordinaires, i^ Cavalier armé d'une lance et vêtu 
du costume grec avec le casque diadème. Dans le champ, 
casque royal macédonien orné de cornes de bouc (3). 

Forme des lettres : X, L (et non p). 



(1) Personnage inconnu. 

(2) Nous pensons que ce monétaire n'est autre que le père de L. Marclus, 
91 av. j.-c. Q.P.Q.N. Philippus^ consul en 663, et qui n'est du reste jamais cité dans 

16» av. j.-c. r histoire. Q. Marcius qui en 585 combattit contre Persée, roi de Macé- 
doine (Tit.-Liv. XLIV, 3), est sans doute le père de notre monétaire et le 
grand-père du consul. 

(3) Borghesi {Dec, \\\, 7; Œuvres cornpL.i, I, p. 208} a démontré que 
c'efet bien un des Philippe, rois de Macédoine, que l'on a voulu représenter ici. 



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lir PÉRIODE. — N' 143. 335 

Le nom de PILIPVS est écrit sans redoublement de la 
consonne P et sans l'aspiration h. 

Rareté : G. 

Dépôts : RG. F(7). MG. (14). RF.FR.G.GOLL.SA(l). GAZL 
0L(15, dont 11 usés et 1 beau). GARR.LlR(l). CI(6 usés). 

(Gohen, pi. XXVI, Marcia, n* 4. — Riccio, pi. IV). 



145 [127]. 111, 28. 

Légendes : Au droit ROM A (manque sur le quadrans). — 
Monétaire : ^ C.METELLVS; aussi METEL et METE (1). 

—Le plus ancien personnage que nous connaissions de la famille Marcia est 

Q. Marcins Q.F.Q.N. Philippus, consul en 473. LesMarcius Philippus étaient 

ooe ancienne tsmille plébéienne qui ayait la prétention de descendre des 

rois de Macédoine ou du moins de leur de?oir son cognomen pour une rai- ^gi ^^ j^ ^ 

son qudeonque qui nous est restée inconnue. Nous ne sayons pas non plus 

si c'est à cette tradiUon que l'on doit rapporter le surnom de rex» porté 

par la branche patricienne de cette famille^ ni d'où vient la dénominaUon 

de Mardus Philippus que la Chronique de Rome {voy, l'édition que 

nous en avons donnée p. 645 , dans le mémoire Intitulé : tber den Chro» 

nographen vom Jahre 854^ dans les AbhandL der phiL hist. Classe der 

K. Sâch, Gesellschaft der Wissetuchaflen, 1. 1, Lelpz.^ 1850), donne au roi 

Ancus, aïeul de toutes les branches de cette famille. (Ovld., Fast.M, SOI).— 

Quoiqu'il en soit, s'il est vrai que L. Marcius Q.F. Philippus, père de celui i^ ^j^ j.^. 

qui fut consul en 5(18 conclut avec Philippe, roi de Macédoine, un traité 

d'hospitalité qui profita à son fils lors de son ambassade auprès du roi 171 ar. J.-C. 

Persée, en 588, ce traité doit être considéré comme le résultat et non 

conmie l'origine des anciens rapports de la fiuniUe Marcia avec les rois 

de Macédoine et n'a pu avoir aucune influence sur le choix du type qui 

nous occupe. 11 est du reste fort possible que ce traité n'ait été conclu 

que par Q. Philippus lui-même lors de sa première ambassade, en 571, 

auprès du roi PhUippe (Polyb. XXIV, 4, 6, 10. - T.-Uv. XXXIX, 48; XL, 

2, 3), et que Tite-Live se trompe lorsqu'il dit que ce traité était un Patemum 

fiospitium pour Persée comme pour l'ambassadeur romain. 

(1) Le nom de Rome et la marque de la valeur prouvent que ce denier a 
été frappé avant la Guerre Sociale ; sa rareté explique son absence du dépôt 



183 ar. i.C, 



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336 CHAPITRE IX, 

Espécei : Denier, semis, quadrans, avec la marque de leur 

valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Un peu au-dessous de Fonce. 

Type de Vargent : Ordinaire, i^ Jupiter dans un bige 

d'éléphants, et couronné par la Victoire, allusion 

à la victoire- du proconsul L. Metellus, à Panorme 

wonr.j.^. i»an 504. 

— du cuivre : Ordinaire. Quelquefois dans le champ 
une tête d'éléphant; la légende se trouve parfois 
sur la proue; les pièces sans la tète d'éléphant et 
portant la légende au-dessus de la proue (Riccio, 
Caecilia^ n" 22, 23) forment peut-être une série à 
part. 



Forme de, &«m:j;;(^*°^'^P^''^- 



Rareté : R. 

Dépôts :^G (2). RF. FR. C. COLL CAZL OL (3 usés, 
2 beaux). CI (3 usés). 

(Cohen, pL YIII, Caecilia^ n"" 8 ; semis, p. 63, u?' 31 et 33. 
— Riccio, semis et quadranSf pi. LIV. n"" 13, 1&, 15). 



144 [128]. m, 29. 

Légendes : ^ ROMA sur le cuivre; au droit ROMA sur 
l'argent. — Monétaire : S, M.METELLVS.Q.F. et sur le 
cuivre, au revers M.METELLVS seulement (1). 



de Flesole. Le monétaire est sans doute C. Metellus Caprarios, ofûcier 
dans Tarmée^ lors de la guerre de Numance en 620 (Cic. de Officiis, II, 06, 
184 ftiiis aT.j.-c. 267), et consul en 641 (Annal, de VInst. arch,, 1863, p. 49). 

(1) Ce monétaire ne peut être que M. Caecilius Q.F. Metellus, consul en 
lift af. J.-G. 639. Le rapprochement de ce denier avec les deux 8ui?ants(n*" 145 et 146) 
est dû à Cayedoni {Saggio, p. 33) et ne peut être plus juste. 



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lU* PÉRIODE. — N* 145. 337 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oucial. (La valeur moyenne 
de à semis donne un as de 19»'.). 

Type de l'argent : a Ordinaire. Le casque ailé est orné plxxvit, n*Mi 
fune étoile, et les pendants d'oreille sont formés 
de trois pendeloques. ^ Bouclier macédonien ; au 
centre une tête d'éléphant ; autour, une couronne 
de laurier, allusion aux victoires remportées par 
des généraux de cette famille en Sicile (ôOA) et en 250 et i48av j.c. 
Macédoine (606). 
b Tête diadémée d'Apollon. Même revers (1). 
— du cuivre : Ordinaire. Le nom est inscrit sur la 
proue ; dans le champ souvent un bouclier. 



Forme des lettres ; l * 



(sur le cuivre on lit parfois U). 

Fabrique : Ressemble fort aux deniers de Q. Maximus 
(n» 145) et de C, Servilius (n° 146). 

Rareté : a C. b peu G. 

Dépôts : a F (2). MC (6). RF. FR. G. SG. SA (2). GAZL. 
PB (4). OL (9 dont 5 usés et 4 beaux). GARR. Gl (3 usés). 

b RF. FR. G. SG. 

(Gohen, pL Vlll, Caecilia, n«« 6 et 7; pL L, n- 8, 9, 10). 



145 [129]. III, 30. 

Légendes : ^ ROMA sur le cuivre ; au droit ROM A sur 
l'argent. — Monétaire : au droit (IMAXiinius) (2). 



(1) Le denier 6 a été restitué par Trajan. 

(2) Le monétaire est probablement Q. Fabius Maximas, ûls de Servilianus^ 

consul en G38 Uô tv. j.c 

II. 22* 



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338 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, avec la marque 
de leur valeur (1). 

Pied monétaire du euivre : Il se rapproche plus de Fonce 
que de la demi-once. 

Type de Vargent : a Ordinaire. Le casque ailé est orné 
d'une étoile, les pendants d'oreille sont formés de 
trois pendeloques. ^ Corne d'abondance et foudre en 
sautoir (2) ; autour, deux couronnes. 

b Tête laurée d'Apollon; dans le champ, une 
lyre, i^ Même revers. 
— du cuivre : Ordinaire (3). 
Forme des lettres : X. 

Fabrique : Voyez le n* précédent et le n* suivant. 
Rareté : a Peu commun. 6 R. 

Dépôts : aRC.F(â). MG (6). FR. G. SG. GOLL. OL 
(A, dont 2 usés et 2 beaux). 



(1) Le triens inédit est au Cabinet de Berlin. Pour lequndrans, voy. Cohen, 
pi. UV. Fûbia. n* 3, et Riccio, Cat., p. 89, n»' 22-26. 

(2) C'est le type des monnaies de Valence en Espagne (Cavedoni, Saggio, 
p. 43) ; il est probable que ce type fait allusion à une victoire remportée 
près de cette Yllle sur Viriathus par Q. Fabius Maxlmus iGmllianus vers 

1^5 ar. J..C. 609, ou plus probablement par Q. Fabius Maiimus Ser?itianu8 vers 612. (Ap- 
14J Ar, j.-c. pian., Hispanicay LXV, LXVll-LXIX). 

(3) L'as attribué i ce monétaire n'existe pas, ce qui confirme Toplnion 
de l'absence de l'as à cette période comme à la précédente. En effet 
le prétendu as n'avait été donné par les auteurs que d'après Ramui 
qui l'aurait vu au Cabinet de Copenhague. Or M. L. Mùller écrit i ce sujet 
(lettre particulière à M. Mommsen) : « La médaille a été mai lue; MAX* 
• n'existe pas sur la proue, comme le dit Ramus. On n'y voit pas non plus 
« Q. MAX. comme l'ont rapporté MM. Cohen et Riccio, mais seulement AA? 
« il n'y a Jamais eu de lettre ni avant ni après ce monogramme, et cette 
« pièce est évidemment la même que le n° 2, p. 131, de M. Cohen. » {Ann, 
de finit, tirch,, 1863, p. 49. Voyez ci-dessus n* 42). B. 



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m* PÉRIODE. — N» 146. 3S9 

6 RF. C. COLL. CI (3 peu usés). 

(Cohen, pL XVII, Fabia, nf 3, 4, et pi. LIV, n* 8). 



146 [180]. III, 31. 

Légendes : ^ ROMA« sur le cuivre (manque quelquefois 
sur le quadrans) ; au droit ROMA, sur Fargent. — Moné- 
uire : Sj C.SERVEIL(itM) ; sur le cuivre CSERVEILI (1). 
Espèces : Denier, triens, quadrans, avec la marque de 
leur valeur. 
Type de f argent : a Ordinaire; le casque ailé est orné pi.xxvn.no to. 
d'une étoile, les pendants d'oreille sont formés de 
trois pendeloques; derrière la tête, dans le champ 
le lituus. ^ Un cavalier armé d'une cuirasse, d'un 
casque et d'un bouclier orné de la lettre M (Mar- 
eus) galopant et perçant de sa lance un autre ca- 
valier sans casque (2), armé d'une cuirasse, d'un 
bouclier et d'une longue épée. 
6 Tête laurée d'Apollon. Même revers (3). 



(1) Pour la géoéaiogie de la femille Servilia, voy, le n° t24. 

(2) Allaslon à M. SeryiUus Pulex Gemlnus^ consul en bS7, et qui fut 309 a . J.-C. 
biessé et couvert de cicatrices dans vingt-trois combats singuliers, dont il 

sortit vainqueur. (T.-Liv., XLV, 39. — Plutarch. Paulus ^milius, XXXI.— 
Borghesi, Dec., IX, 7; CEuvr. compl., t. I, p. 441). Le même personnage 
fut augure pendant plus de quarante ans^ et il l^ua le surnom d'augure à 
ses descendants; de là le lituus qu'on trouve sur leurs monnaies. 

(3) Ces trois derniers monétaires M. Metellus^ Q. Maximus et C. Servi- 
iius ont frappé deux classes distinctes de deniers avec des revers tout à 
fait identiques, mais avec la tête de Rome sur les uns, et la tête d'Apollon 
sur les autres. Cette similitude amène avec raison Cavedonl {Saggio, p. 33) 
à cette conclusion que ces trois magistrats formaient un seul et même 
collège. Cependant, tandis que l'on trouve les deniers avec la tète de 
Rome dans le dépôt de Cazlona et dans les dépôts plus récents, ceux qui 



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340 - CHAPITHE IX. 

Type du cuivre : Ordinaire : sur le quadrans, au-dessus 
de la proue, deux épis. 

[ |f sur le denier a, L sur le denier b. 



Forme des lettres . . 

I ^" 

Fabrique : Voyez les deux n" précédents. Sur le denier 6, 
lettres latines du côté du droit. 

Rareté : a C. b R'. 

Dépôts : a F (â). MC (6). RF. FR. C. SA (5). GAZL. PB (1). 
OL (7 dont 4 usés, 3 beaux). Cl (3 usés). 

6RF. 

(Cohen, pi. XXXVll, Servilia, n<>' 1 et 2 ; pi. LXVI, n* 1. — 
Riccio, triens, pi. LXIV, n* 1). 



147 [lâO]. III, i. 

Légendes : ROMA, au droit sur le denier, au revers 

portent la iête d'Apollon manqnent h Fiesole, à Montecodruzio et dans les 
deux plus anciens dépôts espagnols^ sans que cette absence puisse être at- 
tribuée à leur rareté; de plus sur les deniers de SerYilius avec la tête de 
Rome^ la lettre p est pointue et carrée L sur les autres, où parait la tête 
d'Apollon. Tous les moyens de critique numismatique s'accordent parfaite- 
ment pour faire classer la première espèce à l'époque qui nous occupe, 
tandis que la tête du droit et les lettres numérales que Ton voit sur les 
autres leur assigneraient une date beaucoup plus récente, et les feraient 
descendre peut-être Jusqu'au temps de Sylla. D'un autre côté nous devons 
avouer que le nom de Rome et le signe Indiquant la valeur qui s'y lisent 
étaient tout à fait tombés en désuétude à cette époque ; aussi nous serait-il 
difficile de trouver dans !a généalogie si connue des Metellus, un jeune M. Me- 
tellus Q.F. vivant à cette époque. Nous serons donc obligé de supposer que, 
pour une raison qui nous est restée inconnue, ces trois deniers ont été re- 
frappés avec un changement du côté du droit, trente ou quarante ans après 
leur première émission. {Annales de l* Institut arch., 1803, p. 49 et 50). 

[En attendant que ce doute soit éclairci^ et ne sachant où les placer, Je 
les laisse provisoirement sous les mêmes n*** que ceux qui portent la 
tête de Rome^ sauf à les remettre plus tard à leur ordre chronologique, s'il 
y a lieu de les changer de place]. 6. 



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m* PÉRIODE. — N» lâ7. 541 

sur le quadrans; manque sur le semis. — Monétaire : 
1^ Q.FABI(u«) et au droit LABEO; sur le quadrans seulement 
Q,FABI (1). 

Espèces : Denier, semis (2) , quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre: Semi-oncial, ou plutôt oncial 
faible. 

Type de l'argent : Ordinaire. ^ Jupiter dans un qua- 
drige, tenant le foudre et le sceptre; sous les che- 
vaux, un éperon de navire, allusion probable à la 
victoire navale du préteur Q. Fabius Labeo Tan 
565. (T.-Liv.. XXXVII, 60; XXXVIII, 47). 
— du cuivre : Ordinaire. 



189 ar. J.-G. 






Forme des lettres . 

petit. 

Rareté : C. 

DépôU : RG. F (15). MG (51). RF. FR. G. SG. COLL. SA 
(10). SF (1). GAZL. PB (1). OL (15 dont 11 usés, 3 beaux 
et 1 fruste). GARR. GI (17 peu usés^. 

(Gohen, pi. XVII, Fabia, n« 2 et pl. LIV, n* 5). 



(1) Le monétaire est sans doute un descendant de Q. Fabius Labeo^ pré- 
teur en 565^ et consul en 571, peut-être celui dont parle Gicéron (Brutus, l89eti8Sar. j.-c. 
XXI, 81). 

[M. Mommsen {Annales de Clnst. arch,, 1863, p. 44) place les pièces de 
ce monétaire en tête de cette troisième période, tout en ajoutant que tant 
pour leur conseryation que pour le nombre des pièces trouvées à Oiiva 
et qui égale celles trouvées à Fiesole, il serait peut-être plus juste de les 
placer à la fin. M. Zobel ne les a évidemment placées au commencement 
que pour être fidèle à son système de deux groupes. J'ai dit plus haut 
(p. 209) qu'il me semblait plus naturel de n'avoir pas égard à ces groupes. 
J'ai donc cru être plus dans la vérité en les mettant ici.] B. 

(2) Pour le semis, voyef Riccio, Cat., p. 207. 



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184 ar. J.-C. 
104 ar. J.-C* 



3A2 CHAPITRE IX. 

148 [187]. III, 32. 

Légendes : Au droit ROMA. — Monétaire ; bj CN.COR- 
NEL(tti5)L.F. et au droit SISENA (1). 
Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 
Type : Ordinaire. Sj Jupiter, dans un quadrige, foudroyant 

un géant; au-dessus, tête du Soleil, le croissant 

de la Lune et deux étoiles (2)* 

IX. 
L (et non pas U). 
Le surnom SISENA est écnt sans 
redoublement de la consonne. 
Fabrique : Flan large et mince. 
Rareté: R*. 
(Cohen, pL XIV, Cornelia, n* 1.— Riccio^pL XIV,n*87). 



149 [lâO]. 111,88. 

Légendes : Au droit ROMA. — Monétaire : ^ A.MANLI (ta) 
aF, etaudroitSER...(3). 



(1) Nous n'ayons rencontré ce nom nulle part, mais la famille est sou- 
vent citée (T.-Llv.JXXXIX, 46. - Dio Cass. XXXVl, 1. - Sénat Cotu. de 
Asclep. Clazomen. sociisque, dans Haubold, AnU rom. monum. legalia, p. 90. 
— Corpus inscr, lat,^ n»203, p. 110. 

(1) Ce denier très-rare et les deux suivants ne se trouvent dans presque 
aucun des dépôts explorés jusqu'à ce Jour^ et manquent tout à fait danr 
ceux de l'Espagne : nous les plaçons Ici, parce que les deux premiers, ayant 
le nem de Rome du côté de la tête et le troisième rX barré^ ne peuvent être 
antérieurs à l'année 620 et qu'ils ne peuvent non plus être postérieurs à 
050, puisqu'ils ont le nom de Rome et IMndicaUon de leur valeur. {Annale de 
Vlnst, arch , 18C3, p. 50). 

(3) La légende se trouvant répartie sur les deux faces de la pièce, l'expli- 
ciitlon de SER par Sergia {tribus), d'après isickhel {Doct. num.vet., t. Y, 
p. 244.^Borghe8i, Dec. 1, 8, p. 24$ Œuvres compL t. I,p. 154), ne nous pa- 
raît pas possible, d'autant plus que let deux parties de la légende sont indé- 



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m* PÉRIODE. — N* 150. 343 

Espèces : Denier, avec le signe de la valeur sur le revers, pi^ xxvii, n* la. 

Type : Ordinaire ; le casque à aigrette, f^ Le Soleil dans 
un quadrige de face ; dans le champ un croissant et deux 
étoiles (1). 

Forme des lettres : X. 

Rareté : R'. 

(Cohen, pi. XXV, Manlia, nM). 



150 [156]. III, 3i. 

Légendes : ^KOMA sur le cuivre et au droit sur Taigent. 
— Monétaire : ^ C NVMITORI {us); sur le quadrans et 
le sextans C. NVMITOR; quelquefois sur le quadrans 
C. NVM (2). 

Espèces : Denier, semis, trions, quadrans, sextans, avec 
la marque de leur valeur. 



pendantes Tune de l'autre. {Voy. p. 180). SER est pIutAt rabréviation d'un 

cogoomen, Serenus ou Serranus. Nous ne pouvons pas non plus adopter 

l'attribution de cette pièce aux branches célèbres de la famille Manlia> 

parce que le prénom de Quintus ne leur appartient pas. Nous aimerions 

mieux rapprocher le nom de ce monétaire de Q. Manlius, tribun du peuple 

en 685. (Cic. in Verrem^ I, 10, 30, où ce personnage- est nommé Mailius; et 69 av. J.-C. 

pro Cluentio, XIII, 38). 

(j) Cavedonl {Annales de l'Inst, arch,, t. XI, p. 306; Nuovi siudii, p. 15) 
croit voir dans la réunion de ces astres une allusion aux victoires de Cn. 
Manlius Vulso, dans l'Orient; il ne partage pas les doutes de M. Mommsen 
sur l'origine de cette famille. B. 

(2) C'est à tort qu'on a voulu attribuer cette pièce à la famille Numonia. 
On connaît un C. NumUorius qui fut proscrit par Blarius en 668 (Appian., 8« ar. J.-c 
Bell, civ,, }, 72. — Florus, II, 9, éd. de Jahn). Un chevalier romain du même 
nom (peut-être le fils du précédent) porta témoignage contre Verres en 68i 70 ar. j.-C. 
(Cic m Verrem, V, 63, 163). Le monétaire dont nous nous occuons n'est évi- 
demment pas ce dernier personnage, puisqu'il n'était pas sénateur; mais 
son père pourrait bien avoir frappé ces monnaies. 

11. 22*' 



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3AA CHAPITRE IX. 

Pied fnonitaire du cuivre : Oncial selon toute apparence 
(la moyenne de quatre semis donne un as de 19"). 
Type du denier : Ordinaire. ^ Victoire dans un quadrige 

tenant une couronne de laurier. 
— du cuivre : Ordinaire. 

Forme des lettres : X (d'après Riccio, pi. IV, n*» 12). 
Rareté : R\ 
(Cohen, pi. XXX, Numitoria, n» 1 et pi. LX, n" 1 et 2). 



151 [153]. 

Légendes : ^ ROMA. —Monétaire : ^ C.MEMMI {us) (t). 

Espèces : Semis et quadrans, avec la marque de leur va- 
leur. 

Pied monétaire du cuivre^ (Un semis = 9«'). 

Type : Ordinaire ; à la proue une tête de femme que cou- 
ronne un génie ailé. 

(Riccio, pi. LXI, Memmia, n** 1 et 2). 



1S2 [168]. 

Légendes : ^ (?) ROMA. (?) — Monétaire : % (?) C 
V...C... (2). 
Espèces : Quadrans. 
Pied monétaire : (?). 
Type : Ordinaire. 



(1) Époque incertaine; peut-être ce Meroinius était-il l*ami de Lucrèce. 
Voy. plus loin le n* 226. 

(2) Peut.étre C. Vaierius Catullus^ d'après Dorgliesi^ qui possédait celle 
monnaie Inédite. 



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iir ET iv* pÊfiiODES. — »'• 153, loi, 155. 345 

153 [100]. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ Q.MOLO (Ij. 
Espèce : Triens, avec la marque de la valeur (2). 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial, selon toute ap- 
parence. 
Type : Ordinaire. 



IS4 [167]. 

Légendes : % ROMA. — Marque d'atelier : ^ V. 

Espèces : Semis, triens (3). 

Pied monétaire de tas : Serai -oncial (?). 

Type : Ordinaire. 



Quatrième période de Tannée 6A0 à Tannée 650. 



114-104 ar. J. C. 



155 [124]. IV, 1. 

Légende : Au droit ROMA. 

Espèces : Denier, avec la marque de la valeur. 

Type : Tête de femme diadémée et laurée. ^ Trois arceaux r» xxvni, n« i. 

supportant la statue d'un cavalier armé ; autour 

la légende : W.AEMILIO LEP (ido) (4). 

(1) CeUe légende u'est donnée que par M. Riccio {Cat,, p. 170). Comp. le 
monétaire L. Pomponius Mole (rx' 201). Cette monnaie ne serait pas d'une 
époque trèe-récente, puisque le nom de Rome s'y trouve encore. 

(2) Riccio, Cat,y p. 170. ^ Le triens de Q. Molo n'est pas décrit dans les 
Monete di famiglie» 

(3) Riccio, Cai., p. 19. 

(4) C'est à tort que l'on croit généralement reconnaître ici le pont Émillen 
(Eckhel, Doct. num, vet , t. V, p. 127). Cette monnaie est plus ancienne que 

le pont qui ne fut construit qu'en 733 par le consul M*. iOmilius Lepidus. si ar. J.-G. 
(Voy, nos Epigraph, ÀnaiecL, n* 17. Berichte der K. Sâch, GeseUschafl 
der Wissenschaften xu Leipzig, 1850, p. 323, et le commentaire sur l'in- 



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346 CHAPITRE IX. 

Forme des lettres : X. L'O est tellement petit qu'il avait 
été pris pour un point par Eckhel ; cependant le point 
véritable se trouve à côté. (Cavedoni, Saggio, p. 31). 

Rareté : Très-commun. 

D<îpdf5:F(19).MC.(67).RF.FR.C.SC.G0LLSA(3).GAZL.0L 
(22 dont 11 usés, 8 beaux, 3 frustes). GARR.L1R(3).AR.(2). 
Cl (6 conservés). 

(Cohen, pi. I, /tmiliay n** 3. — Riccio, pi. II, n« 4). 



156 [152]. IV, 2. 

Légendes : ^ ROMA sur le cuivre; ROMA (en mono 
gramme) au droit sur l'argent. — Monétaire : ^ L. PHI- 



pi.xxvm.n-i LIPPVSCl). 



scription du pont Fabricius, dans le Corpus Inscr, Latin,, n* 600, p. 174) I.a 
légende circulaire est au datif, par conséquent elle se rapporte au personnaf^e 
en rhonneur de qui la statue avait été élevée et non au monétaire; c'est pro- 
bablement la copie de celle qui se trouvait sur le monument lui-même, et 
ce monument devait être un arc de triomphe dans le genre de ceux de Fabius 
et ne Caipurnius (Oros., V, 9). On connaît deux personnages du nom de 
Manius Lepidus plus anciens que Sylla : c'étaient le père et le grand-père de 
158 av. j.-c. celui qui fut consul en 696. Le grand-père peut être celui qui fut décemvir 
236 a\'. J -c. en 518 et dont parlent les Fastes Capitoîins, Cet arc de triomphe a peut-être 
été élevé en l'honneur de l'un de ces deux personnages. 

[Il est probable que le monétaire, contre l'usage adopté de son temps, n'a 
pas mis son nom sur ce denier, parce qu'il portait celui de son ancêtre. Ca- 
vedoni (Nuovi stvdii^ p. 14 et 15), pense qu'au lieu d'un arc de triomphe 
il faut voir ici les sulistructions voûtées des rostres au Forum où 11 suppose 
qu'était placée la statue de M*. iOmilius, comme l'ont été plusieurs autres du 
même genre. Les monnaies de Lollius Pallkanus (Cohen, pi. XXV, Lollia, 
II" 2) montrent bien que le soubassement des rostres était en forme d'arca- 
des^ et si l'on ne voit pas ici la saillie des rostres, c'est que l'espace libre 
entre les arcades est occupé par les lettres de la légende LEP. (Cf. D. Det- 
lefsen, Ann. de l'inst. arch,, |860, p. 189)]. B. 

(I) Ce personnage est sans doute le fils du monétaire Q-PILIPVS 
136 aT. J.-c. ^no 142). Il naquit vers 619, brigua en vain le consulat pour l'année C6I, 
devint consul en 663, et censeur en 668; et peut fort bien avoir été triumvir 
monétaire entre 640 et 650. 



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IV» PÉRIODE. — N* 157. 347 

Espèces : Denier, quadrans, once, avec Tindication de 
leur valeur; celle-ci se trouve au revers sur le denier. 

Pied monétaire du cuivre : (?). 

Type du denier : Portrait d*homme coiffé du casque des 
rois de Macédoine. Dans le champ, devant la tête, 
on lit : ^(ÉXticroc) (1). i^ Statue d'un guerrier à 
cheval tenant une branche de laurier dans la main 
droite (2). 

— du quadrans. Ordinaire. ^ Ordinaire ; sur la proue 
un coq. 

— de Vonce : Tète de Saturne, quelquefois la faucille 
ou harpe derrière la tête. ^ Une proue surmontée 
d'un chien; quelquefois un chien seul. (Cohen, 
p. 203, n»* 21 et 22). 

Forme des lettres : X. 
Rareté : G. 

Dépôts : F(2). MG(4). RF.C.SG.C0LL.SA(1).GAZL.0L (3 
beaux). GARR. 

(Gohen, pi. XXVI, Marciay n» 5 et pi. LYIII, n^ 8 et 11). 



157 [134] (postérieur à 641) (8). III, i9. 



(1) Voy. sur le sarnom de ^(Xiinco« ce qae noas avons dit aa n* 142. 

(3) Cette statue est peut-être celle de Q. Mareios Tremulus, consul en 448 to« «t. /.-g. 
et qui lui fut érigée sur le Forum après sa victoire sur les Héroïques. 
(T. Uv. IX, 43. — Clc, Phiiip. VI, 6. 18.- Plln., Hist nat, XXXIV, 6, Î8. 
— Beeker, Roms Topogr,j p. 828). Rien ne peut faire supposer que cette 
statue représente Philippe de Macédoine. 

(8) Annales de tinst, arch,, 1863, p. 47, où le denier est placé à la troi- 
sième classe, mais M. Mommseo observe lui-même qu'il serait mieux à la 
fin de cette classe. J'ai pensé qu'il vaut encore mieux le mettre à la qua- 
trième, comme postérieur à Tannée 641 . B. 



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3A8 CHAPITRE IX. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : i^ C.CASSI(tis) (1). 
Espèces : Denier, dodrans, bes, avec l'indication de leur 
valeur S/, et S ; (2). 
pi.xxvni,n-5, Pied monétaire du cuivre : Oncial (la moyenne de quatre 
' ' dodrans donne un as de IS^'). 

Types de l'argent : Ordinaire. Derrière la tête, une urne. 
— Ce symbole fait allusion au procès des Vestales, 
jugé en 6âl. (Voir n'* 28A , 285) . ^ La Liberté dans 
un quadrige à droite, tenant un bonnet et un 
sceptre. 

— du dodrans : Tête de Vulcain coiffée du bonnet 
conique à droite (3) ; dans le champ derrière la 
tête> des tenailles. ^ Proue. 

— du bes : Tête de Bacchus ceinte de lierre (d'après 
Borghesî, Dec, IV, 7 ; OEuv. compl.^ 1. 1, p. 240), 
ou de Vénus ceinte de fleurs (Riccio). ^ Proue. 

Forme des lettres : X. Les consonnes sont doublées. 
Rareté : G. 

Dépôts : F(8).MG(17).RF.FR.C.SG.G0LL.GAZL.0L (12, 
dont 9 frustes, 3 beaux). GARR.PB(1).GI (4 usés). AR(1). 
(Gohen, pi. XI, Cassia, n*» 1 et pi. LU, n" 2 et 3). 



96 ar. J.-C. (^) ^® monétaire est C. Cassius L. F. Longinus, qui fut coosul en 658, fils 

187 ar. J.-C. de L. Cassius Longinus qui, comme tribun du peuple en 617, fit passer la loi 

(dite Cassia) sur le vote par écrit dans les jugements du peuple, consul en 

I27etii Sar. J.-C. 637 et en 6il, l'un des juges duj>rocès des Vestales. Ces pièces sont éyidem- 

ment postérieures à cette dernière année, puisque le symbole de Tume des 

TOtes fait allusion à ce procès. 

(3) Riccio donne bien un as {Cassia, n" 2), mais Borghesi n*a jamais ren- 
contré d'as appartenant à cette série (Dec, IV, 7; CEuvr. compl, t.I, p. 240 
et suiy.) et nous doutons fort de son authenticité. 

(3) C'est par une erreur du graveur que cette tête est représentée laurée 
et sans bonnet dans l'ouvrage de M. Cohen, pi. LU, n" 2. B. 



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IV PÉRIODE. — r* 158, 159. 349 

158 [138]. IV, 3. 

Légendes : Au droit ROMA en monogramme. — Moné - 
taire : ^ T.DEIDI(m5) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Ordinaire. ^ Guerrier Tépée au côté, le bouclier 
au bras gauche, frappant avec un fouet (ou un cep de 
vigne?) un autre guerrier qui se défend avec Tépée et se 
couvre de son bouclier. Type encore inexpliqué. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : R. 

Dépôts : F(2).MC(3).RF.G.GAZL.0L (2dontlbeau et 1 
usé). 

(Gohen, pi. XVI, Didia). 



IS» [106]. III, 26. 

Légendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ SEX- IVLI (tis) 
CAISAR (2). 
Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (3). 



(1) Ce monétaire est peut-être T. Oidius T. F. Scx. N. qui devint consul 

en 6h&, ou peut-être et même probablement, celui qui l'année suivante, C57, 98c;97ar. j. c. 
déploya tant de zèlo dans le procès de Caepion. {Annales deVlnst. arch., 
<863,p. 54. — Cic, rfeOra/., II, 47, 197. —Cf. notre Hist. Rom., t. Il, p. 178). 

(2) Ce monétaire ne peut être ni Sex. Juiius Sex. F. L. N. Caesar qui fut 

consul en 597, ni Sex. Juiius, préteur en 631; il pourrait être le flls d'un de m ci 123 ar.j.C. 
CCS deux personnages. (Cic. ad Her., Il, 13, 19, et de Domo, LUI, 136. — 
Drumann, Geschichle Roms, t. III, p. 119). 

(3) M. Zobel {Annales de l'Jnjit, arch., 1863, p. 48) fait remarquer qu'il 
existe une grande analogie entre le denier de Sex. Juiius et ceux de P. Nerva 
et de M. Cipius (n** 160 et 161) ; je ne comprends pas alors pourquoi il 
sépare ces magistrats qui ont pu être collègues, en mettant le premier dans 
la 3* classe? — Je l'ai remis à la place qui. Je crois, est la sienne. Cepen- 
dant Je dois faire remarquer que si l'analogie est frappante entre les de- 
niers de P. Nerva et de M. Cipius, je ne trouve pas qu'on puisse en dire 



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360 CHAPITRE IX. 

Type : Ordinaire ; dans le champ, derrière la tête, une 
ancre, i^ Vénus dans un bige à droite, couronnée par Gu- 
pidon placé derrière le char. (Borghesi, Dec, 1, 6; OËuvr. 
compL, t. 1, p. 149). 

[X (1). 



Forme des lettres ... , 

t L et non V. 

Rareté : R. 

Dépôts : MG(2).RF.FR.G.0L (1 beau). 

(Gohen, pi. XIX, Julia, n« 2). 



160 [146]. IV, 4. 

Légendes : ^ ROMA sur le cuivre ; au droit, ROMA sur 
Targent. — Monétaire : au droit P.NERVA sur le cuivre; 
au revers P.NERVA sur l'argent (2). 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, avec la marque 
de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de deux 
semis = 16«') . 

Types du denier : Buste de femme à gauche, coiffé d'un 
casque à deux plumes , tenant de la main droite 
un javelot appuyé sur l'épaule; au bras gauche, 

autant du denier de Sex. Julius qui me pareil bien difTérent pour le style et 
pour la fabrique ; de plus 11 est frappé sur un flan très-large et le flan des 
deux autres deniers est remarquablement petit et épais. B. 

(1) Ce chifTire a la forme X sur les exemplaires du Cabinet do Munich et 
de la collection Blacas. Cf. Cavedoni, Ripost., p. 92. l\ est figuré X dans la 
planche de M. Cohen, pi. XIX, Julia, n* 2. 

(2) Nous ne Toyons pas ce qui a pu déterminer les numismatistes à don- 
ner ce denier à la famille Silia. Le cognomen Nerva se trouve bien dans 
cette famille, mais jieaucoup plus tard, et le premier Silius que nous sa- 

90 «T. J.-c. ehions positivement l'avoir porté est P. Silius, P. F. Nerva, consul en 734. 

Nous aimons mieux attribuer cette série de pièces à P. Licinius Nerva, gou- 
103 ar. J.-c. verneur de la Sicile en 651. (Dionis Frag,, XCIII. — Diodor. Sicul., p. &39. 

édlt. Wesseling. — Drumann, Geschichte Roms, t. IV, p. 197). 



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IV' PÉRIODE. — !!• 160. 361 

un bouclier dont répisëme est un cavalier ga- 
lopant à gauche ; au-dessus de la tète, un crois- 
sant. ^ Trois hommes revêtus de la toge dans 
l'enceinte des comices {Saepla) ; l'un dépose son 
vote dans l'urne, le second semble remettre son 
vote au troisième. Derrière ces hommes, deux li- 
gnes parallèles; au-dessus le pied et la partie 
inférieure d'un siège ou d'un banc (1), 
Type du $emi8 : Ordinaire ; au-dessus de la proue, une 

femme faisant une libation. 
— du triens : Ordinaire. 



(I) Ce type n'a pu être encore expliqué d'une manière ftatisfaisante, parce 
qu'on atlriboail le denier à la famille Silia. L'explication devient facile si 
on le reaUtue à la famille Liclnia. En effet, C. Licinius Crassus» tribun du 
peuple en 609^ fût le premier qui rassembla le peuple dans une enceinte clA- 145 av. j..c. 
tnrée. Primtis populum ad leges accipiendas in septem jugera forensia e 
comitio eduxit. (Varro, de Re Rustica, \, 2, 9). Gœttllng corrige avec raison 
insaepta. (Cf. Clc. pro Sest., XXXVll, 79.— Becker, Roms Topograph., p. 328, 
note S88). Ce même tribun fut le premier qui, à la tribune aux harangues, 
se tourna du cAté du Forum au lieu de se tourner vers le Comitium, (Clc, 
pro Lael., XXV, 96 : Primus instituit in forum versus agerecum populo). Ce 
que nous voyons sur la médaille en question, est évidemment une estrade, 
élevée de quelques marches, sans doute le Pons dont il est souvent question 
à l'occasion des votes. (Becker-Marqnardr, t. Il, 3, p. 101). Un citoyen en- 
core sur les marches de l'estrade (on ne voit que la partie supérieure du 
corps] reçoit des mains du Rogalor son bulletin de vote, pendant qu'un 
autre citoyen déjà monté sur l'estrade dépose son vote dans l'urne placée 
sur on piédestal. (Becker-Marqunrdt, t. H, Z, p. 102, note 400). Les 
lignes parallèles qui se volent par derrière et le siège dont on aperçoit 
la partie inférieure sont, d'après l'ingénieuse explication de CavedonI {Ri- 
postigli, p. 133), les cordes tendues qui séparaient les tribus, les unes des 
autres, et le siège ou le banc des tribuns. (Becker-Marquardt, t. II, 3, p. 100). 
—Les choses ne se passaient pas encore ainsi en 609, cela est certain, puisque m av. j.-c. 
lea buUeUns de vote ne furent introduits qu'en 614, mais P. Ucinius Nerva, i40 nv. j.-c. 
descendant du tribun C. Llclnius, voulant rappeler sur ce denier le souvenir 
de son ancêtre, a représenté la scène telle qu'elle avait lien de son temps. 



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352 CHAPITRE IX. 

Type du quadrans : Ordinaiie; au-dessus de la proue, 
un animal, peut-être une chèvre. (Borghesi, 
Dec, IV, 3; OEuvr. compl, t. I, p. 230). 
Forme des lettres : X. 
Rareté : C. 

Dépôts: F(7).MG(14).RF.FR.C.SG.SA(3).SF(l).CAZL.OL. 
(8, dont 5 usés, 3 beaux), CARR.LIR(12).G1 (2 conservés). 
• (Cohen, pi. XXXVIll, Silia, et pi. LXVl, n- 1, 2, 3. — 
Riccio, pi. XLIV, n" 1, 2, 3). 



lei [135]. IV, 16. 

Légendes : ^ ROM A (sur quelques quadrans du côté du 
droit). — Monétaire : au droit M.CIRI(ws)M.F. (1). 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans et once (2), 
avec la marque de leur valeur. 

(1) Cette famille u'est pas connue eomme sénatoriale. La place occupée 
par le nom du monétaire sur le droit ne permet pas d'assigner à cette pièce 
une très -haute antiquité. 

[M. Mommsen [Annales de Vlnst, arch,, 1863^ p. 55)'et M. Zobel avaient 
placé cette série vers le milieu de la IV* période; mais tout en la classant 
ainsi, M. Mommsen ajoute : « Le no.nbre de ces deniers dans le dépôt 
« d'Oliva dépasse de beaucoup celui des mêmes deniers dans celui de Piè- 
ce sole, ce qui pourrait les faire mettre dans la 111* période; les autres indi. 
« cations numismatiques conviennent parfaitement à la 111* période, et 
« l'état de conservation n'est pas en général très-bon. » — Ailleurs (foc. 
cil., p. 48, n''2G), M. Mommsen remarque qu'il existe une grande affinité 
entre les deniers de Sex. Jul. Caesar, et ceux de P. Nerva et de M. Cipius 
(voy. ci-dessus, n"* 169). Cependant il respecte le classement de M. Zobel 
et met le 1*' à la un de la III* période, le 2* au commencement de la IV* 
et le 3* au milieu de la IV^ Les observations de notre savant auteur, autant 
que rafflnité qui existe entre ces pièces, m'ont décidé à réunir au commence- 
ment de la IV* période les séries de ces trois monétaires qui probablement 
ont été collègues:. B. 

(2) Le semis donné par Riccio, pi. LV, n» 2, d'après Morell, a été refait au 
burin. (Cohen, Monn. de la Républ., p. 86). Le semis du Cabinet de Vienne 
est antique, à ce qu'il parait. 
• 



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IV- PÉWODB. — »• 162. 358 

Pied monilaire du cuivre : Oncial (1) . 

Type du denier : Ordinaire. ^ La Victoire dans un bige. 

Au-dessous, dans le champ, un gouvernail. 
Types du cuivre^ semis et triera : Ordinaires. 

Quadrans : Au revers» un gouvernail. 

Once ; Tète d'Hercule. ^ Dn gouvernail. 
Forme des lettres : X. 
Rareté : Très-commun. 

Dépôts: f (67).MG(88).RF.FR.G.SG.G0LL.SA(10).SF(5). 
GAZL.OL (90, dont 73 usés, 15 beaux, 2 frustes). GARR. 
LIR(1).GI(15 conservés). AR(7) . 

(Cohen, pi. XII, Cipia, pi. LU, n" 1 et 2). 



162. [147]. IV. 5. 

Légendes : % ROMA sur le quadrans ; au droit ROMA 
sur le denier (manque sur Tonce). — Monétaire : ^| Q. LV- 
TATI(ti5) QL{uaestor)i au droit CERCO* Sur le cuivre 
au revers Q.LVTATI seulement (2). 

Espèces : Denier, quadrans, once (3), avec la marque de 
leur valeur. 



(1) Le semis du Cabinet de FraDce pèse Ids* 73; celui de Vienne IS^'; 
le triens de la collection d'Ailly pèse 7*' 30; enfin^ l'once (Tôte d'Hercule. 
ijl GouTernall) pèse 3*^ 70 (collecUou d'Ailly). B. 

(2) Personnage inconnu. Voyei au n* 41 ce que nous disons de Q. Lu- 

taUus Cerco, consul en &13. On. Lulatius Cerco est nommé à l'occasion l4i ar. J.-C. 
d'une ambassade en S81 (T.-Liv., XLII, 6). Le nombre de ces deniers 17» tr. J.-c. 
trouvés dans le dépôt d'Oliva est très-faible en comparaison de celui des 
mêmes pièces trouvées à Fiesole; peut-être cette circonstance aurait-elle dû 
nous les faire classer à la fin de cette période vers 650? {Ànn. de VInst. 
arch., 1863, p. 54). 

(3) Pour l'onoe, voy. Diamilla, Memorie numismatiehe, 1, p. 56. 

U. 2S 



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35A CHAPITRE IX. 

Pied monétaire du cuivre ? 

Type du denier : Tête jeune casqpiée, probablement celle 
de Mars (Borghesi, Dec. , 1, 4, p. 16 ; Œuv. compl , 
1. 1, p. 146). ^ Galère (la proue ornée d'une tête 
casquée) dans une couronne de chêne, allusion à la 
241 ay. j.^. victoirp navale remportée par G. Lutatius Gatulus 

en 613. 

— du quadrans : Ordinaire; les bonnets des Dioscures 
au-dessus de la proue. 

— de fonce : Ordinaire; le casque de Minerve est orné 
d'étoiles et de deux plumes. ^ La légende dans 
une couronne de chêne remplace la proue. 

Forme des lettres : X. 

Rareté : G. 

Dépôts : F(15).MG (26).RF.FR.G.SG.G0LL.SA(5).Sr(l). 
CAZL.OL. (45 usés, 3 beaux) . GARR. 

(Gohen, pi. XXV, Lutatia^ n'» 2. — Pour le quadrans, 
voy. Riccio, pi. XXIX, n* 3). 



163 [181]. IV, 6. 

Légendes : ^ ROM A (sur l'as, au droit), r— Monétaire : 
au droit CN.BLASIO.CN.F; sur le semis CN.BLASIO seu- 
lement (1). 

(1) La légende CN.BLASIO.CN.F.ÇN^N. est une erreur de lecture 

échappée à Morell, Comelia, pi. I, ir 2, A^ et cette erreur a été partagée par 

M. CohcD (p. 103}. L'N de la On n'existe pas, comme il est facile de le Yolr 

sur la planclie même de M. Coben, et CN. doit se lire ayant Blasio sur Tas, 

comme sur le denier. — Le monétaire qui a frappé cette série était proba- 

l»4 âv. j.^. blement un descendant de Cn. Cornélius Blasio, préteur en Sicile en 660 

sous le 2* consulat de Scipion l'Africain l'Ancien. (T5-LIt., XXXIV, 42 et 43). 

Ce Blasio, préteur en Sicile, était peut-être lui-môme petit-flls de Cn. Cor- 

e70ek357ftY.j.C ^^j^Qg L.F.Cn.N. Blasio, consul en 484 et497> censeur en 480 (voy. n^81)* 

269 ftv, J.-e. 



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IV"* PÉRIODE. - N* 168. 355 

Espèces : Denier, as (1), semis, quadrans, avec la ri.xxvni,n-8,». 
marque de leur valeur (2). 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (moyenne de 3 as = 
22»', Quatre as de M. le baron d'Ailly pèsent 34,46; 29,68 ; 
28,67; 25,32), 
Type au denier : Tête casquée de Scipion l'Ancien. (Vis- 
conti» Icouog. rom.^ I, 9* — Borgliesi, Dec^^ H, S^ 
OEtiw compL^ t I» p. 18'2), Dans le champ un 
symbole, ii Jupiter debout, tenant le foudre elle 
sceptre, entre JunoQ à sa droite, tenant un sceptre, 
et Pallas casquée àsa gauche qui couronne le souve- 
rain des Dieux. (Borghesi, loc, cit.). L'aigle se voit 
quelquefois aux pieds de Jupiter. Dans le cliaiiip, 
symbole et oiooograninie en lettres grecques (3), 
— rfc Ta* : Ordinaire. ^ Victoire couronnant un tro- 
phée, ou d'après Cavedoni {Nuovi studii^ p. 17) 
érigeant un trophée auquel elle fixe un casque 
avec un marteau qu'elle tient à la main (4), (Cf. 
Annales de finst. arch*^ t. XXI, p, 194)< 



[l] Cet as Gît l« premier tful ait élu înppé iiprës une longue intcrrupUoiL 
L'ns ïlu noméfo suivant a été frappe en ludriie temps ou à peu prta. 
(2J L'ûurcufl doiit parlo Ln >'iiuïO cet faux (Colicrï, p. X)* 
(3) Ce rcvcre rflppelle qn^ rinwgc de Scipion TAnclen ^talt iîonserv^i^o au 
Cnpîtoie dflna Je frm^ile de Jopikr, dans Je^uel ce grornl liomme pa&SûH 
pour avoir eu de fon vivant de fiéqi^onia entretlena nvocla divlnile. (T..-L1V. 
XXVI, tO.- YiH. Mûï-, J, 3, 5,-AuJ. Gcli., VI [Vil], l.-Aur, Vldûr, de 

Dana les cérémoi^iea Tunèbrea on rUouneiir tîea mujobres de celle ramJUo^ 
le cortège s'ûtr^tait sur le Forum pour entendre l'oïflt^on Tunèitre. On vDjuJi 
Qhn riinJi^edc Scipion rAftic^ilEi deEcenire ilu Cûpitnlo «t ae jofudn) ttux 
autres Images Jes aiiciUrca tiu dcfuiiL {Appian. ih'jip , XXUi). 

(<) Type de» médailles d*Agallinde, roi de Syrîicnaej on trouve co inina^ 
anjeC nur quciquea vftsea pt'int:^. (Vo^ei Ch.UtiûrmûTit cl J. de Witte, ftVrf* 
de4 monuw. fh^motjru^h.^ t, I, pi. XCtV)» B* 



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356 CHAPITRE iX. 

Type du semis : Ordinaire. 

— du quadrans : Tête d'Hercule barbu à gauche 
(GoU. d'Ailly), 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Symbole du côté du droit ; le symbole est 
quelquefois remplacé par un monogramme ou une lettre 
grecque sur le revers. — Avec la contremarque de Ves- 
pasien. (Cohen, p. XXXIX). 

Rareté : G. 

Dépôts : F (10). MG (20). RF. FR. G. SC. COLL. SA (5). 
SF (1). AR (3). 

(Cohen, pi. XIV, Cort^lia, n* à et pi. LUI, n^ 8. Semis, 
p. 103 du texte. — Riccio, semis, pi. XV, n* 3). 



164 [148]. IV, 7. 

Légendes : ^ ROM A. — Monétaire : Sj C.F0NT(riu5) (1). 

Espèces : Denier, as, semis, triens, quadrans, once, 
avec la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un semis srlS»'; 
moyenne des quatre as de la collection d'Ailly = 26«',10). 

Type de V argent : Double tète imberbe de Janus. Les 
passages d'Arnobe (III, 29) et de Cicéron {de Le- 



(1) Ce personnage est probablement C.(?) Fonteius qui périt k Àsculum eo 
91 âT, j.-c. ^^- (Vellel us Pater culus, U, 16.— Appian. Bell.civ,^ I, 38.— Cic.,/)ro Fonteio, 
XVIII, 41). L'tiistoire ne nous a pas conservé son prénom, mais ce prénom 
devait être Caîiis, si toutefois notre attribution é^t exacte, et qu'on ait bien 
fait d'attribuer à son fils ies pièces du n* 233. G. Fontelas, lieutenant {te- 
ls h 78 âT J ^. gaitis) du gouverneur des Gaules, de 679 à 681 (Cic. pro FonieiOy VIII, 18), 
ne peut être le monétaire qui a fait frapper ces monnaies, comme le pen- 
sait Borghesi, cité par Gavedoni (Ripostigli, p. 302). 



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ly"' PÉRIODE. — N* 165. 357 

gibus, II, 22,66) ne disent pas d'une manière ex- 
plicite que Fons ou Fonius, fils de Janus, ait été 
représenté de cette manière (1).^ Galère naviguant 
à la rame. Type non encore expliqué. 
Type du cuivre : Ordinaire pour toute la série, Tonce 
exceptée. Dans le champ de Tas une ancre. (Bor- 
ghesi, Dec, IV, 2; OEuv. compl, t. I, p. 228). 
— de fonce : Ordinaire. ^| Mars dans un qua- 
drige (2). 
Forme des lettres : X. 

Fabrique : Marques accessoires. Lettres latines avec 
points jusqu'au nombre de 7 sur le droit. 
Rareté ; C. 

Dèpùts : F (9). MC (16), BF. FR- C. SC, COLL. SA (i). 
SF (h)* CAZU CL (10 dont 5 usés^ 4 beaux et 1 frusle). 
CARRXIR. CI (7 usés). 

(Cohen, pi. XVilU Fonfeia, n** l et pi. LV, ii**' 1, 2, \ 
4). 



163 [108], JV, 9. 

Légendes : ni ROMA* — Monétaires : R Q-MAR{ciu^) . CF. 



{t) \[ suSWi Ae savoir qae Vam é\tiii1\U de Jar^u» (roinniÊ te fait (ihscrver 
CATCdonli Nuf^ri ttudii, p, ÎOJj pour en corï<;|ure qu*il ^lait r^pr^sftnTti nvet 
une double tête. Alml sur les rares p\ècei d'or de La famîlle Livinoh. au 
droit desquelles paraît la Tête du IriuniTir Marc-Aotolne (Culien, pi. \XV, 
n* 8, — Nitm, i:hrùn. I86S, p[. J, n" K), Anléon, Dis d'Mertulo auquel lo 
triumvir fHisilt rt^monlor son origine (Plularch, , Af* Antf^nius , IV), Mt 
rrpréscntfï comme ^on père avec la peau de lion, seuïenwnt finu^des tnnla 
pïUB Jeunei*.— Voy. (tur Fontus, Ch, Lenormant, Squv, gâterie mythoL^ p. t. 

U. 

(2) L'once se trouve dans la collection do M. le baron d'AllIy. Dnirs l'mi- 
Tragfi de H> Cohen^ la tête du Bemls e^t itnhert>eî elle eat bort^uo dans 



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358 CHAPITRE IX. 

L.R.«*«-* (Quintus Marcius, €• Fabius? Lucius Rustius?) ou 
bien B^ CF...., L.R..., Q.M. (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Ordinaires. ^ Victoire dans un quadrige. 

Forme des lettres : X et quelquefois X. 

Rareté : Peu commun. 

Dépôts : F (1). MC (11). RF. FR. C. SA (1). OL (4 dont 
2 usés et 2 beaux). LIR (6). GI(1 un peu usé). 

(Cohen, pi. XXVI, Marcia, n' 2.— Riccio, pi. XXX, n' 6). 



67 et 49 RT. J.-C. 



lee [183]. IV, 10. 

Légendes : Au droit ROMA. — Monétaires : a ^ M.CA- 
LID(iw5), Q.METEL(/M«), CN.F0LV(tU5). (Foy. p. 193), 

b ^ aMET{ellus), M.CALID(m5), CN.FVL (vius). 

c CN.F0LV(m5), M.CAL(idms), aMET(e//u5) (2). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Type : Ordinaire, â La Victoire tenant une couronne dans 
un bige galopant à droite. 

Forme des Uttres : X. /t = METEL et Cff L (Gab. de 



(t) Ces trois monétaires sont incoDnus. Les deux derniers noms sont doa- 
Uux. 

(2) Le seul Galldius que nous connaissions est le cëlèbre orateur^ qui fut 
préteur en 697 et mourut gouverneur de la Gaule Cisalpine vers 705. 
(Hleronym., ad 01., CLXIIX, 2; CLXXX, 4. — Cic, Brut, LXXIX, 274). 
Tout en admettant qu'il ne soit parvenu aux places supérieures de la magis- 
trature que dans un âge très-avancé^ il est impossible qu'il ait été triumvir 
monétaire à Tépoque dont il est question loi.— Quant à Q. Metellus^ nous avons 
à choisir parmi les nombreux personnages de ce nom qui furent consuls 
en 631; 6i5, 656, 674, 694^ 697^ à l'exception des deux et peut-^.tre des trois 
premiers; mais rien ne saurait fixer notre choix. — On trouve beaucoup de 
Fulvius mentionnés dans l'histoire da vi* siôole; nous n'en connaissons pas 
un seul au vn\ 



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IV»* PÉRIODE. — N* 167. 369 

Berlin) ou C»L (Gavedoni, SaggiOy p. 18â), CALID, avec 
un I plus long que les autres lettres. (Foy. p. 193). 

Rareté : G. 

Dépôts : F(17) . MC (là). RF. FR. C. SG. SA (â) GAZL. OL 
(19 dont 5 usés, 13 beaux, 1 fruste). CARR. LIR (3). GI 
(5 usés). 

(Cohen, pi. VII, Calidia et pi. XVIII, Fulvia). 



IB7[139]. IV, llell2. 

légendes : ROMA {manque sur le cuivre; au droit sur 
le denier a, au revers sor le denier h). — Monétaires : Les 
noms des troi3 collègues figurent sur le cuivre. Au droit ; 
CN. D0Ml{/m5). ^ M.SILA(«ii5),QXVRTI(i*.<), — Sur Tar^ 
gent ils se divisent : sur le denier a % CH.DOM\{iiiis) (1); 
sur le denier b i^ M.SILA(nm)j au droit Q.CVRT(w) ; 
Tordre inverse est rare (2). Sur le denier c au droit; 
QXVRT(ïHi)- ^CN.D0MI{im5) (3), 

Espèces : Denier, semis, triens, quadrans, sextans (4), 
once, avec la marque de leur valeur. ^^ 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un aemis = H»*). 



(l) C'est probabïement h Cn, DomlUus qui fur. cûnnul en CSS, ot non ^ j .g 
celui qui le fut en 632* {Afin, de PlnsL nrch^^ ï8G5j p. 51), 123 ^y, j..c. 

(î) M. SilûTiû^ est pfobûbE^menl le rtls de M. Junlus D. F» SlfaiiUs fRor- 
gliesi, Ann, tU l*in$L firch,t t8lS, p. 0), qui fut tnti^uï pu f;4i. — Q* Curliufl 109 av. J.-C. 
cf^t un per^onnnge iiiconim, probAbleinciit Je prre de Q, Curiius^ quJ rt^tu- 
plisMÏt lea fonctions de Juge (l'Jns(mclion en GSl. [Cj*;. in Vcrrem^ I, Ctjp 70 ar. J.-C. 

(3) Ulcdo, Primo titppi,^ p. B. — Cavedonï^ Butî. qixL napoL, N.S.l.V, 
p. 1Î0< 

(4) Pour le MitasE, boy, Borgtjcsl, toc. cit,, p. 15. 



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360 CHAPITRE IX. 

Type du dmier : Ordinaire. ^ Jupiter dans un quadrige 
au pas, tenant le foudre et une branche de laurier, 
sur les deniers a et c; tenant le sceptre et lan- 
çant la foudre, dans un quadrige au galop; au- 
dessus le bâton augurai, sur le denier b. 

— du semis. Ordinaire. ^ Une massue. 

— du triens. Ordinaire. ^1 Bouclier orné d'une tête 
de Méduse ou peut-être simplement l'égide de 
Minerve. 

— du quadrans : Ordinaire. ^ Une massue, une flèche, 
un arc. 

— du sextans : ^ Caducée. 

— de fonce : Tête de Vénus diadémée. ^ Lyre. 
Forme des lettres : X. 

Fabrique : Souvent grossière. (Riccio, Cat.^ p. 82). 

Rareté: a G. 6 G. c. R. 

Dépôts : a F(7). MG(IO) . RF. FR. G. GOLL. SA(â). SF (1). 
GÂZL.OL (6, dont 3 usés et 6 beaux). GARR. 

6 F(15).MG(35). RF. FR. G.SG.G0LL.SA(6).SF(2).GAZL. 
OL (17 dont 9 usés, 6 beaux, 2 frustes). GARR.L1R (2). GI 
(9 conservés). 

c (?). 

(Gohen, pi. XVI, Cureta et Domitia, n» S; pi. LIV, Ctir- 
tia, n" 1, 2, 3, 4. — Riccio, pi. XVIII, Curtia, n** 1, 2, 3 
et Domilia, n* 7 et pi. LVI, Curlia^ n*« 1 et 2). 



168 [162]. IV, 18. 

Légendes : Au droit ROMA; EX-S.C. — Monétaire : 
i^M.SERGI(u5) SILVS Q(i«a«5for) (1). 

197 «T. j.-c. (I) Ce nom a été porté par le bisaïeul de CaUlina, préleur en S&7 (Dni- 
mann, Geschichte Roms, t. V, p. 386), par son grand-p^re, qui avait uo 



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IV» PÉRIODE. — N» 169. S61 

Espèces : Denier, avec marque de la valeur. 

Types : Ordinaire, ^ Cavalier armé de la cuirasse et du p>-«viii.umo. 
casque, galopant à gauche ; il tient dans les mains l'épée, 
le bouclier et la tête à longs cheveux d'un ennemi vaincu, 
probablement d'un Gaulois. (Gavedoni, Ripostigli, p. 263). 
— Allusion à M. Sergius Silus, bisaïeul de Catilina, et qui 
quoique privé d'un bras se Jii^tingiia par aa valeur dans la 
seconde guerre punique et contre les Gaulois, (Plia*, HisL 
naL.WU 28, 10A et 105), 

Forme des leitreA : X. 

Rareté : Très-commuUp 

Dépôts : RC.F (31). MG (55). RR FR. C. SG. GOLl< SA 
(13). SF(2), CAZL, OL (29 dont 26 usés, 3 beaux). GÂHR. 
LIR (6). PB (1 à fleur de coin). 

On rencontre aussi ce denier poinçonné avec la contre* 
marque IMP.VES- (Borghesi, i>ec. ilt^S; (J£ui\ compi^t I, 
p, 210 et 211), 

(Gohen,pl- XXXVII, Sergia). 



189 (150]. IV, 15. 

Légendes : Au droit ROMA; f^ EX S»C. — Monétaire 
^ L.TORQVA(/us) a{iiaestor) (1). 



commandement Jaos Tarmée <îe Peul-Emlle en 58fi (T.-Llv., XLÏV\ 10)^ iasat, j.-<j. 
et probaLlement ausâi par eon père dont le tjom ne se treuTç nuH^ part. 
Considérant Tëpoqne dû celte pièce n été Truppée, on doit Tattrlbocr au père 
plutôt qu'au grand-père du célèbre censplrateur- 

(J) Morel] {Manlior A) donne un denier Aur lequel la droit de celui-ci se 
trouve réuni an J)! de T, Manliu^», montitaîre de Sjlla, (n* Î3a n). On a Tonlu 
en conclure que le même persannnge avait frappé le» ileux pièces, et 
qu'après avoir battu monnaie pour te sénat comme questeur, Il avait 
eiercÉ lei m^mei To ne lion s dans Tarmée de Sylla, A quelques auni^ee d1n* 
tervalle^ M* Alomm^eu ne voit aucune ralMn pour admettre ou pour r^eter 



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W2 CHAPITRE IX. 

Espèces : Dénier, avec la marque de sa valeur. 

Type : Ordinaire ; autour le torques, f^ Cavalier armé 
du casque et du bouclier galopant à gauche» la lance en 
arrêt. 

Forme des lettres : X. 

Rareté: C. 

Dépôts : F (2). MG(9). RF. C. COLL. SA (5). SF (1). OL 
(1 beau). LIR (1). PB (2). 

(Cohen, pi. XXVI, Uanlia, n« 5). 



«70 [199]. IV, 17. 

pi.xxvm,nMi. Légendes : Au droit ROM A, sur le denier a; ne se 
trouve pas sur les autres. — Monétaires : a, 6, c, d, e. 
^L.LIC(mi«5), CN.DOM(tnw«) (à l'exergue). 

a Au droit : M.AVRELI. ^ SCAVRI. 

b Au droit: L.COSCO(nt). M.F. 

c Au droit: C.MALLE(oIi). CF. 

d Au droit : LPOMPONLCN.F. 

e Au droit: L.PORCI.LICI (ni) (1). 



complètement cette opinion (texte allemand, p. 647). Cependant elle n'est 
plus admissible avec la classification actuelle (Ann. de VInst, arch., 1863, 
p. 55), puisque dons cette hypothèse notre denier aurait été frappé en 666, 
et celui de Sylia, n° 232 a en 667. Il me semble plus simple d'admettre ou 
que la médaille hybride est Tœuvre d'un faussaire, ou que le monétaire de 
Sylla a copié un de ses deniers sur celui de son parent qui d'ailleurs, par le 
torques , rappelait une des gloires de sa famille. On peut ajouter ce que dit 
M. Mommsen (texte allemand, /. cit.), qu'au surplus l'un des deux, le 
pro-questeur de Sylla, s'appelait L. Manlius, sans aucun surnom, et l'autre 
L. Torquatus, et qu'il n'y a pas de raison déterminante pour en faire un 
seul et même personnage. B. 

(1 ) M. Zobel fait observer que dans les dépôts espagnols, les deniers de 
Ucinlui et de Domitiui étaient loin d'être les phis beaux de cette dasse. 



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IV PÉmODE, — Tî* 170. Sw 

EspiceA : Denier, avec la marque de sa valeur. 
Type du denier : Ordinaire. ^ Mars dans un bige. 
Forme de» lettres : X pour b, c, tl, f ; )f pour a. 
Faôrïgiie : Bord dentelé* 
Rareté: C. 



lia <e rapproclient asseï des précédants, maia lli tont fort Inforîtura comma 
conBemlion aui suivants, eUurLoiit i i^^ui de Clodlus Pulcher (n- m). 
Aucune variété ne e^eet rencontrée à fieur de toiiiî celle de L- Pompontua 
De re»t pas non plue, maïs elle e^L d uoe bonne conscrvaliop, et, ix qol eal 
Bsset singulier , c'eat que le D eU retourné but loutca lea variétés dans le 
nom de Cn. Domillua. Âtnsl on y lit QOM (au lieu de DOM). U" des 
deniers du mont^aire L. Pordua ^n égakmenl a^sez l>eûu; loulea !ea autres 
plÈcaa sont «ans exception ou d^une conàemtion mét^iocre, on f«rl usées. 
Au premier euup d'tril on peut voir que ces monnaies sont plus anciennes 
que ceirea de la V' période. A moina qu'on ae refuse ton le conïUnce 
ani fails matériels, il faudra donc ch.inger les atlhl^utlons des deniers 
mlvîints, suTiaut celle du denier de C. Pulcber, basée sur sen éloge qui dit 
formellement qu'il fut monéiaire avant d^ciro édile (ce qui eut lieu en G5;>% 
ou renoncer à attribuer la ïvirie de denter^n' ITOj buï deui: censanra 
L. LIciniosel Cn. Dumttius. Oc la ciiarge de L. Lielniue et deCn- Dontiliufl 
n^est pas énoncée *ur ces pièces, et Cnvcdoui avait pv^naé qu^on ponvalt 
les attribuer i deux maiiUtrniÊ plus ancien*, mat» du mémo nom qoe les 
censeura deCtiî et également coll^^gues; nous pensons qu'il esl plus simple 
de leî attribuer h ces mêmes mpgisirîiiftj non pas comme censeurs, mala 
comme directeurs eitraordinatrea de la monnaie. D'ailleurs^ n'avons-nous 
pas TU (p. 4S) que jusque vers celle époqu^j il n'y eut pas de triumvirat 
monétaire régulier^ Au reste, il eat impossible d^admeltre que ces deniers 
ûîent été frappéa pendant une autre magislralure de ces deuï personnages 
qui ûuraîenlété revêtus de pouvoirs extraordinaires pour anrvolller la fal^ri- 
catton des monnaies; en elTet ce ne fol pas pendant leur questure, car 
L. Llciulus Crassus rexert;» cn Asie î ce ne fui pas pendant leur IriLunat, 
parce qu'ils ne l'eurent pae ciisembiei Craç^us t'obtint en iSl, et Uomltius a^ pt loi av, J.-C. 
en G50, Ce ne fut pas non plus pendant leur ëdiUté, puisque Crassus l'eut 
en même temps que Q. Scacvola- enfin ce ne M pas pendant leur préture, 
parce qoe lépaque b laquelle Crassus et Domitius ont pu Toblenir ett évi- 
demment postérieure à celle fù les pit>t?ea qui pfjrtcnt leurs noms ont été 
frappées. Mais rien n'empêche d'admettre que vers les atinees 045-650 on ait lotï — lHav.j>-C, 
mis a la téta de radoalnistratloi] de la monDale une commission do sept 



yi> ir» J>-C* 



9'J HT* J.^C. 



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3Ô4 GHilPITRE IX, 

Dépôts : a F (4). MG (5). RF. FR. G. SG, COLL. SA (2). SF 
(1). GAZL. CARR. LIR. PB (3). AR (2). 

6 RG. F (3). MG (6). RF. FR. G. SG, SA (1). SF (1). 
OL (6). PB (5). 

c F (2). MG (5). RF. G. SG. SA (3). OL (3). PB (2). GI (4 
usés). 

d RG. F (5j. MG (16). RF. FR. G. GOLL. SA (1). SF (1). 
0L(7). LIR(l). PB (3). 

«RG. F (3). MG (4). RF. FR. SA (1). CAZL 0L(2). GARR. 
PB (1). 

Sur les 18 exemplaires du dépôt d'Oliva, 4 étaient frustes, 
7 beaux et 7 usés. Les 14 de Pozoblanco étaient tous beaux. 



Gohen, 

a pi. VII, Aurélia, n*» 6. 
b pi. XV, Cosconia, n** 1 . 
c pi. XXXIII, Poblicia, n* 1. 
d pi. XXXIV, Pomponiay n» 1 . 
e pi, XXXlV, Porda, n* 1. 



Riccio, 

pi. VIII, n» 5. 
pi. XVII, n* 5. 
pi. XXXVIII, n* 1. 
pi. XXXIX, n» 1. 
pi. XXXIX, n« 1. 



93 •▼. J.-T. 



101 ar. J..C. 



membres^ composée de deux sénateurs et de cinq personnages plus Jeunes et 
moins illustres, et que Ton ait choisi pour la première de ces fonctions, préci- 
sément les deux sénateurs qui ont été plus tard collègues comme censeurs, 
en 662. 

Les cinq derniers monétaires sont tons inconnus, excepté C. Malleolus C. P., 
peut-être celui qui doTint tristement célèbre par sa condamnation à mort 
pour avoir assassiné sa propre mère, en 653. (Am. de Vlnst arch.t 1863, 
p. SS et suiv.). 



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If PÉRIODB. — N- 171 et 172. 866 

i71 [125]. IV, 18. 

Légendes : ^ ROM A.— Monétaire : ^ W.AQVIL(Kt«) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de laTaleur. 

Type : Tète radiée et diadémée du Soleil. ^ Diane dans 
un bige, le croissant sur la tète et entourée de quatre 
étoiles. Bien qu'il n'y ait que quatre étoiles, il est évident 
que cette réunion du Soleil, de la Lune et des étoiles fait 
allusion aux divinités diurnes (2) . 

Forme des lettres : X. 

Rareté : R. 

DépôU : F (2). MC (10). RF.C.SA (2). SF (1). GAZL.OL 
(1 beau). CARR.LIR (2). CI (1 usé). 

(Cohen, pi. YI, Aquilia, n*» 1. — Riccio, pi. \II, n» 1). 



172 [161]. IV, 19. 

Légende : Au droit ROMA. — Monétaire : au droit 
PLAECA. (3). 

Espèces : Denier, avec la marque de la valeur. 

Types : Ordinsdres. ^ <juerrier armé d'une cuirasse et 
d'une épée, et accompagné d'un licteur portant les fais- 



(1) Ce denier semble trop peu ancien pour pouvoir être attribué à M' Aqai- 
lius M'.F.M'.N. qui fut consul en 653, mais nous pouvons l*attribuer à son loi ar. J.-C. 
fils. {Arm. de l'intt. arch, 1863, p. 57). 

^2) Cavedoni {Nuovi studii, p. 15) pense que la réunion du Soleil avec 
la Lune et quatre étoiles indique plutôt l'orient et fait allusion au triomphe 
de M' Aquilllns MT.M'N. proconsul, Tainqueur en Asie, en 627. (Fea, Fram- is7 «?. j.-c. 
menti de' Fasti, p. 28. ~ Cf. Appian. Beil. civ,, l, 22). B. 

(8) Personnage inconnu. (Foy. len* 128). ^ 



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3Ô6 CHAPITRE IX, 

ceaux étendant la main sur la tète d'un citoyen en toge; 
au-dessous on lit PROVOCO (1). 

ix 
L et non P. 
ROMA est écrit en tout petits carac- 
tères au-dessus de la tête, au droit. 

Rareté : G. 

Dépôts : F. (10). MG. (20). RF.FR.C.SG.COLL.SA (2). OL 
(4 dontl beau, 2 frustes, 1 à fleur de coin). CARR.LIR (2). 
(Gohen, pL XXXIV, Porcia, n» 8). 



173 [142], IV, 20. 

Légendes : Au droit ROMA* — Monétaire : ^ L.FLAMINI 
(ws).CIL0(2). 

Espèces : Denier, avec la marque de la valeur. 

Type du denier : Ordinaire. ^ Victoire dans un bige. 

Formes des lettres : X. — o petit, et souvent placé ainsi l^ 
(Cavedoni, Ripostigli p. 246). 

L'aspiration manque dans le mot Cilo, 



(1) Cavedool {Ripostiglt\ p. 121) voit ici une allusion à l'extension da 
droit de Provocation accordée aux citoyens romains^ même à rencontre du 
commandement militaire* (Sallust« Bell, Jugurth. LXIX). Ce changement 
Important dans là législation remonte évidemment à une dea trois lois 
Porcia sur le droit de provocation (comp. le n» 128). — Ce denier ne se 
trouvait pas dans le dépôt de Gazlona ; il ne s'en est rencontré qu'un fort 
petit nombre à Ollva ; nous devons donc le regarder comme on des moins 
anciens de ce dépôt. (Ann, de CInst. arch, 1863, p; 57). 

(2) Ce personnage n'est pas nommé dans l'histoire; nous supposons qu'il 
44 «T. j.-o. doit être un des ancêtres de L. Flaminlus Chilo qui en 710 fhtppa des de* 

nlers avec le même revers et la même légende, mais qui, le conformant k 
l'usage de son temps, 9upprima le mot ROMA et l'indication de la va- 
leur X et ajouta un H à l'orthographe de son cognomen {Ckdlo). 



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IV* PÉRIODE. — N* 174. 867 

Fabrique : Barbare. (Riccio, Cat., p. 91). 

Rareté : Très-commun, 

Dépôts: F (45), MG (90). RF.FR,G.SC.COLL.SA (7). 
SF (4). GAZL.OL (59, 4 usés, 26 beaux, 7 frustes, 2 à fleur 
de coin). CARR.LIR (13). GI. (24 usés). 

(Coben, pL ÎVIII, Flammia, d" 1). 



174 [194]. IV, 21. 

Légendeê : Sans le nom de Rome.— Monétaire ; $ L.VALE- 
RLFLACC! (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de la valeur. 

Type: Buste ailé de la Victoire, ^ Mars casqué tenant 
la lance et un trophée* Dans le champ Y Apex et un épi de 
blé, La signification de ce dernier symbole est inconnue. 

Forme des lettres î X- 

Barété : G. 

Dépôts :¥{iO),UC (^7). RF-FRCSC SA (1). OL (9 dont 
7 beaux et 2 frustes), CARR.LIR (1). 

(Cohen, pi, XL^ Vateria^ n*5}. 



(J) Le type du revers semble hiflfqiier fjue co monélalre est un Ûla de 

Lé ValerJua FIeiccus, consul ea 623 et prêtre de Mûfs, ou bien U Valcriufl, isi ar. j.-c. 

L, F. Lh N. Flaccu*» consul en CM ; InterroieD G7î (Fwji* C^p* C7S), on l«ea?. J.-C. 

bien encore L ValerJua FI accu a, qu*U ne faut poa confondre avec le finicé- W»v.J.-C, 

dent dont Ir père n*est pas connu^ et qui fut consul en CGS. ( Vot/. notre ffw^ 8« ar. J.-C. 

[tt eai {)lus probalile cependnnt quo ]« monétaire en question cst^ r n cdti, 
le consoï (le Trtnn^îc (»C8 j co ^lenitr ne *\'liiïJL pu* renL^^Jnîpè ii Cflilona 
doit âtre n^t^cssulretnent tlusni parmi le£ plu4 re^nt» de cotte 4|untri4m« 
période* {Ànn, de tlmt, arch^, l BC3, p* 67)0 U^ 



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368 GHilPITRE IX. 

173 [188]. IV, 22. 

Légendes : (le nom de Rome manque).— Monétaire : ^ L. 
MEMMIM (!)• 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Tête d'un jeune homme couronnée de chêne. ^ 
Les Dioscures debout tenant leurs chevaux par la bride; au- 
dessus deux étoiles. 

Forme des lettres : X. * 

Rareté : G. 

Dépôts : F (19). MC (28). RF. FR. C. SG. COLL. SA (11). 
CAZL.OL (15, dont 11 beaux, 7 frustes, 1 à fleur de coin). 
CÂRR. 

(Cohen, pi. XXVII, Memmia, n* 1). 



176 (178J. IV, 2S. 

Légendes : • . . — Monét^e : ^ C.PVLCHER (2). 
Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 
Type : Ordinaire. ^ Victoire dans un bige. 



(1) Ce personnage est probablement le père de deux flU da même nom 

qui naquirent entre les années 640 et 650 et que nous retrouTerons à 

Fëpoque suivante (n«* 20S et 226). 

104 «T. j -c, (^) ^ denier a sans doute été frappé vers 650 et certainement avant 

MftT. j.-c. 655 par G. Pulclier dont nous connaissons Velogium. (OrelU^ n* 569). Fils 

14S «T. j.-c. d'Appius Ciaudius qui fut consul en 611, il fut questeur, puis monétaire, 

99,ss,93ftT. J.-C. ^1® ^^ ^^^f préteur en 659, consul en 662. (Borghesi^ Dec. XIV, 9; CEuvr. 

eompl ,t. 11, p. 171.— Drumann, Geschichte Homs, 1. 11^ p. 182 et 184, n** 

29et 37).I1 était le frère aine du monétaire Appius Ciaudius, dont il sera fait 

mention sous le n* 194. (Cic. pro Planco, XXI, 51 ; nous pensons comme 

Borghesi qu'il faut lire dans ce passage fratre au lieu de pâtre). C'était 

un personnage très-influent et dont il est souvent fait mention à oette 

époque, (^.ic. loc. dt. et Brut. XLV, 167). 



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IV"* PÉRIODE. — N* 177. 369 

Rareté : Très-commun. 

Dépôts: F(25).MC (34). RF.FR.C.SC.COLL.SA (7). SF 
(1). CAZL. OL (23, 16 beaux, 6 frustes, 1 à fleur de coin). 
CARR.UR(4). AR(4). 

(Cohen, PI. XII, Claudia, n«» 2). 



177 [198]. IV, 24. 

Légende : ... — Monétaire : ^ W.F0NTEI(ti5) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Deux têtes imberbes accolées couronnées de myrte 
ou de laurier, au-dessus deux étoiles; dans le champ 
quelquefois les deux lettres : P.P. {Pénales publici?) (2). 
^ Galëi-e garnie de rames; un pilote au gouvernail (3). 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Sur le revers les lettres de l'alphabet latin 
depuis A jusqu'à X, seules ou accompagnées de points. 

Rareté : C. 



(1) Ce denier ne s'est pas tronyë dans le dépôt deCazIonn, et il n'a évi- 
demment été frappé que vers la fin de cette période; il est cependant en- 
core trop ancien pour être attribué an personnage de ce nom qui fut ques- 
teur en 6C9 ou 670, comme nous l'avions d'at>ord pensé. {Ann. de Vlnst, 
arch., 1863, p. 67). 

(2) Comp. le n*> 206. Cette expIicaUon semble préférable à celle donnée 
par Borghesi {Dec, VI, 7; CEwyr. compL, 1. 1, p. 317) Pénates Praestiiet,cBr 
cette dernière épitbète convient plutôt aux Lares et à Jupiter. — On n'a 
point encore expliqué Jusqu'ici pourquoi les Dioscures jouent un si grand 
rôle sur les deniers de Fonteius. Le culte qu'on leur rendait à Tusculum, 
patrie des Fonteius, ne parait pas un motif suffisant. 

(3) Cf. le D" 164, où l'on a donné Texplication de la double tète imberbe 
représentant le fils de Janus, nommé Fontus, allusion & la famille Fonteia. 

B. 
IL 24 



85«t8l av.J.^. 



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60 et 59 ar.J.-C. 



870 CHAPITRE fX. 

Dépôts : F (7j. MG{12). RF.FR.G.SC.SA (5). SF(1). OL 
(5 beaux). GARR. 

(Gohen, pi. XVIII, Fonteia, n" 2 et 3. — Riccio, pi. XX, 
n»2). 



178 [174]. IV, 25. 

Légende. . . — Monétaire: ^ L. CAESI(t^5) (1). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Buste jeune et diadème d'Apollon (?) lançant une 
flèche (2) ; dans le champ i ou bien K, (ApoUo) (3) . ^ Deux 
jeunes gens assis tenant des sceptres; entre eux, un chien 
qu'ils caressent; dans le champ on lit : AB, Lare(s)-^ au- 
dessus entre les deux figures une tête de profil. 

Forme des lettres : A, A* 

Rareté: G. 

Dépôts :F (6) . MG (â) . RF.FR.G.SG.SA (3) . SF (l).CAZL.OL 
(6 dont 2 usés, 3 beaux, 1 fruste). GARR. LIR(2). 

(Gohen, pi. VIII, Caesia). 



(1) Ce personnage est peut-être le père de L. Caesius^ cité par Cicéron 
(ad Quint, fratrem. I, 1, 4^ 14 ; 11^ 2, 4) dans ses lettres des années 694 et 
695. 

(2) Ou plutôt un foudre ? B. 

(3) Nous ne pouvons admettre avec Eckhel {Doct, num. veU t. V, p. 157 et 
219) que Texplication la plus proîjjible de ce monogramme soit Argenio PU' 
blico, d'abord parce que cette formule ne se trouve Jamais en monogramme, 
ensuite parce que nous voyons sur le revers un deuxième monogramme qui 
signifie Lares, Le même monogramme^ dont la lettre A affecte la forme grec- 
que, se retrouve avec le même buste sur le n» 233. On pourrait joindre l'em- 
blème de la flèche (?) (A. Gell., V, 12), ce qui conduirait au nom d'AP(o//o), 
d'autant plus qu'il est impossible d'y trouver les éléments du nom de Rome 
que l'on y a clienlié. 



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iv— PÉRIODE. — N^' 179, 180. 371 

179 [136]. IV, 26. 

Légendes: ^ ROMA; au droit EX.S.C. — Monétaire : ^ 
CETEGVS(l). 

Espèces : Denier, avec le signe indiquant sa valeur. 

Type : Tête de Rome avec le casque sans ailes, orné d'un 
cimier terminé en forme de bec d'oiseau. % Jeune garçon 
nu, coiffé d'un bonnet phrygien ou d'un casque semblable 
à celui de la tête du droit, tenant une branche ou une 
palme sur son épaule, et monté sur un bouc, galopant à 
droite ; le tout dans une couronne. 

Évidemment, d'après la juste appréciation de l'abbé Ga- 
vedoni, c'est Attis, qu'il faut reconnaître ici, nourri du lait 
d'une chèvre, et une allusion à l'établissement de son culte 
à Rome en 550, sous le consulat de M. Cethegus, ancêtre 
du monétaire. {Bull, de (Inst. arch.^ 1844, p. 23). 

Forme des lettres : X. 

L'aspiration manque dans le surnom CETEGVS. 

Rareté : Exemplaire unique an Cabinet de France. 

(Cohen, pi. XIV, Comelia, u^ 2). 



204 iv. .I.-C 



180 [141]. IV, 27. 

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire : ^ N.FABI(t«) PIC- 
TOR (2). 



(1) Et non CETHEGVS par nn TH en monogramme. Voy. Ch Lenor- 
mant^ Rev. numismatique 1842, p. 3)5. Ce personnage est peut être P. Corne- 
lins Cethegus qui, après avoir été préteur, Joua depuis un rôle dans les 
troubles de 666. (Drumann, Geschichle Roms, t. Il, p. 557). — Ce denier ne 88 «t. j -c 
8*est trouvé dans aucun des dépôts connus; nous l'avons placé dans cette 
période à cause de la formule EX. S. C. qui ne se rencontre pas dans les 
précédentes. (Ann. de VInst. arch. 1863, p. 58). 

(3) Ce monétaire est sans doute an petlt-flls ou un arrière-pelit-ftls de 
Q. Fabius Pictor, auquel il est fnlt allusion dans le type du revers. Il n'est 



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189 av. J.-C. 
167 av. J.^. 



372 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Type : Ordinaire. S) Guerrier casqué, assis, tenant un 
bonnet de flamine dans sa main droite; de la main gaucbe 
il tient une lance appuyée sur un bouclier rond sur lequel 
on lit : QVIRIN(aKs), allusion à Q. Fabius Pictor, Flamen 
Quirinalis, de 565 à 587. (T. Liv. XXXVII, 47; XLV, 44) (1). 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Ordinairement il se trouve dans le champ, 
des deux côtés, des lettres de l'alphabet latin. Le tableau 
de leurs combinaisons, que donne Gavedoni {Appendice k, 
p. 257), ne s'accorde pas avec ce que dit Riccio {Cat. p. 89). 
Il nous semble qu'il doit exister un rapport entre chaque 
lettre du droit et une lettre du revers. 

Rareté : R. 

Dépôts : RG. MG (4). SA (1). GAZL.GARR. 

(Cohen, pi. XVII, Fabia, n* 6). 



pas connu dans Thistoire^ à moins que ce ne soit N. Fabius Pictor, dont 
Cicéron {de Divin. 1,21, 43) parle comme d'un écrivain. Ce denier nes*est 
pas trouvé dans le dépôt d'Oliva et ne peut être classé qu'à cette période. 
Les lettres de l'alphabet qui se trouvent dans le champ, ne permettent 
pas de le classer à la période précédente, le nom de Rome et l'indication 
de la valeur semblent Feiclure de la suivante, où on ne les rencontre 
qu'exceptionnellemefit. {Ann, de l'Inst. arch., 1863, p. 58). 

(1) Le guerrier est barbu et, d'après Gavedoni {Nuovi studii, p. 19), le per- 
sonnage ici figuré doit être plus ancien que Fabius Pictor, Flamen Quiri- 
nalis. Le savant modénals voudrait y voir C. Fabius Dorso (Val. Max. l,t,U), 
qui donna un grand exemple de piété, au quatrième siècle de la fondation de 
Rome, en sortant du Capitole, alors assiégé par les Gaulois, pour aller sur le 
mont Quirinal offirir un sacrifice votif. (Statum Fabiae gentis tacrificium). 
Cf. T.-Liv. V, 4Cet52. B. 



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IV— PÉRIODE. — «•• 181, 18-:>. 373 

181 [12'J]. IV, 8. 

Légendes : Au droit ROMA. Sans nom de monétaire. 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur (1) . 

Type : Ordinaire, mais la tête est plus petite et d'uu 
style particulier» ^ Femme casquée Sa la phrygienne, (la 
déesse Rome) assise sur des armes, contemplant Romulus 
elRémus allaités par 3a louve; dans le champ deuxoîseaa^t, 
probabiement des vautours, allusion à la fondation de 
Rome (2). 

Forme des lettres ; X. 

Rareté: Très-commun. 

Dépôts : F (9).MG (ll),RFJR.C.SC.COa.SA (3). GAZL 
(ÎJ- OL (9 dont 5 usés» 3 beaux et 1 fruste). Pil (1 à fleur 
de coin). Cl {!)• , ' 

(Cohen,phXLin7««rrflinw,n'ia.— nîccio,plLXXI,n"5). 



itt2 [i83J. IV, U. 

Légendes : ^ ROMA» — Monétaire : au droit M.FOVRi^ 
(3) L.F. Hi HLI (h), probablement pour PHILU 

(1) 1^ pu&da âGi flenii^ii de ceUf^ tjâ|ièce e^i à j^m prés le même que ceJuJ 

e^t d'une auire opinion» 

(3) La EiQi:uIai:iié du typp, ra^iecnce probable) df! ce â<'ji\vt du dé[u\i Je 
Cailona ([ïiâ1js;ré ^on peu de rareté) ^ jointes à »a belle conservation dans 
cnluL de Pozoblanco^ gemMcnt des raisons furHîa^^tes pt^ur fuire dcsrt^n<ire 
re denier d{! quflqvje^ années et pour le f^iire clEi^^er k la Un t\^^ la quatrième 
période^ au Uen de te placer au commerictimÊnU Je n'ose le faire [iHSïier s\jiit& 
lacinquièmr^ à cau^e de nndicatlan de £a vali^ur q^/lL c^^HB^erviï encuie i*i 
A cause de quelq(i«>a nulr^e rai&oN» ïi^miismâtiquefi qui avulent atiifa^é 
MM' Momm^en et Z rbcl à le mf^ltrc au ct^nitnenL'emenc d« Ja quairiëme 
période. -^ Ce denlur a etè roalitué par Trajan. li. 

{Zj PerftOnnage io^^onnu; Le dernW personnage de cette famille dont il 
lolt Fait mt^nliun dan^ l'hlâtoln^ est L, t'uriua Pbitujt, consul en CIS et qui tit w, J.-C. 
pi'Ul ^tri! le? përe du mou(!tair<\ 

(4} S^f iur l'etemplair« dnCabJnetde BrrMo et car ttslni dtj b r^ejicuhon 

n, H - 



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37Â CHAPITRE JX. 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur, 
ri. XXVIII nM2. jyp^^ . Double tète barbue et laurée de Janus. ^ Rome 
casquée et debout, tenant un sceptre et couronnant un tro- 
phée d'armes gauloises ; au-dessus une étoile (1). 

Forme des lettres : OV pour V. (Foy. p. 195). 

Rareté : Très-commun. 

Dépôts : RC.F(27). MC (62).RF.FR.C.SC.G0LL.SA(10j. 
GAZL.OL (20 dont 16 usés, A beaux). GARR.LIR (1). PB 
(16 à fleur de coin). • 

(Cohen, pi. XIX, Furia, n« 3.— Riccio, pi. XXI, if 3). 



104-84 o. j .c. Cinquième période de Tan 660 à Tan 670. 

185 [179]. III, 16. 

Légendes : Au droit ROMA sur le denier (ne se trouve 
I pas sur le quinaire). — Monétaire : Sj T.CLOVLI (ta) (2). 

I 

I 

' Borghesi {Dec. X\\\, 5, p. 39; CEuv, compl , t. Il, p. 313). Cependaut le gé- 

I nitif PHILI, qui serait l'explication la plus naturelle, est une rare excep- 

I tion (p. 192 et 173) ; peut-être faut-il y voir une faute échappa an graveur. 

I (Cornp. le n<> 137). 

i (0 La figure casquée qui couronne le trophée ne peut être que la déesse 

Rome, la place qu'occupe la légende ROMA semble indiquer qu'elle est 
desUnée à donner l'explication de cette figure, plutôt qu'à désigner que cette 
pièce est une pièce romaine. — Cette considération , Jointe à l'absence 
de ^indication de la valeur et au changement du type, m'a semblé une 
raison suffisante pour contrebalancer celles qui avaient décidé MM. Zobel et 
Momm-sen à classer ce denier dans la première moitié de la quatrième période. 
Le grand nombre d'exemplaires trouvé à Caziona s'explique par le peu de 
rareté de ces pièces; c'est pour la même raison qu'elles sont aussi les plus 
nombreuses des espèces trouvées à Poxoblanoo ; leur conservation (à fleur 
de coin) les range évidemment parmi les plus récentes de ce dernier dépêt 

B. 
(2) Personnage inconnu appartenant à Tancienne famille patricienne des 
Cluiiius ou Cioelios. La forme primitive de ce nom a dû être Glovilius (oom- 
parex la forme osque Ciovaiius). En retranchant la voyelle, on en a formé 



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▼"• PÉRIODE. — N« 183. 375 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur ; quinaire, 
avec la marque de sa valeur (1). 

Type du denier : Ordinaire ; dans le champ, derrière la pi.xxix,u'^iet 2. 
tête une couronne de laurier, bj Victoire dans un 
blge ; au-dessous un épi. 



CJovlÉue OD GiuLiu» (Dlonys. Haltfitirti. \1, ^7} et en retrâncbant la conEûane 
V, on en ft formé CLoïlLus, Cluiliuj, CJoellufl. Titâ-LIte {IV* tl) parle d'uti 
cerLaln 1\ Cjoelm^, 

(l)M.M(im[n!ieii u cia&«é ce monétaire à la tratftïèmo période, se rangeant à 
i'oplalon di^ U- Zobi;]. i>'aprè^ ce ili^rnicr^ le nombre des pièt^o^ trouvÉcH A OIWii 
dépasse ir<>^ telui du dépAt d« Fie&oh cl leur cf^nsvrvDiion ]ûHbii Irop h dé« 
sirer, pour que Ton puiei^ij li^s ciaâ»er plu« ba^ qu'eotre les ttnnéej^ (i20 et 
G40, 5fQJ9 l\. Mommseo ajoute f]ue tous Wa auire£ t^Uena inooétair^a Uidi- 
quaienl uiie époque plus rci'eiite. Cloulius se tiouverait élre Je premier mo- 
|]étalre qui eut ro;rna la TabrJcatiun de? qulnalre&j depuis (ongt^^mps aban* 
donnée; il aurait é\ê \m\*é par C, Sabîtios ol C. F^gnatulejus, ft^s i^untempo- 
Tttiri^p fiuiv^iiit toute probai^djlé^ et ct^Ue émU-ion n'aurait plua été reprise 
«neuUti quti ioiigkni^JK apjos, par G, FundonUis et M. [^aton, U ia cinquième 
{H^rlode^ ce qui f^ât pt^u piob^l^ie- Mais., chose plus frappante ent^ort;, il cûléié 
1^ seul moiiLLatre d^ celle époque qui aurait ûmis l'iudicalion delà valeur «ur 
uue partir dt^ aea pièca {ïm deniers], et le nom de Rome lur \es autre» (1« 
quinaire); déplus il aurait conlrumargué se^quÉnatre^ d'une série dt^ ietlrt», 
ciJ qui no se voit qu'à lu quatrième jiériodt;. Pour l<i classer tomme le propose 
M. Zobel, il faudrait donner une plus gmoiie aocîenïielti à la loi Cloiïia 
qui démonétisa io viclorlat valant »/i de dcnlcr et qui ordonna l'émisBlon du 
demi ^denier au type de Ja Victoire^ Une graude partie de ce^ diifkuKés serait 
évitée si on suppûHoil qu'il a eTlstc deui mouéiairea du mémo nom, dont 
Ton [ilus réctîut n'aurnil, comme Sabinus et EKnatuleiu», frappé que dea 
qurnaireSn et l'autre, plus anf^lcn^ n'aurai! frappé que des deniers j Cf^jteu* 
danl, même avec cette hypotliÉBc, ajoute M, Mommsen, Il serait difflcile de 
dâASer le plua ancien desClouliua dnn» la trobièma pèrii^de, & cause de Tab- 
leuce de la marque qui indique la valeur monélairc. Ces obaervationa m'ont 
décidée re^tîuer au commencement de Ia cin^ulctjie période les pièces miir* 
qtjecs du nom «le Gloulins, tout en étant a&9(?z di.sposé k douuer ie^ déniera 
et les quinaiTes à deux munéialreH dllTèreuts ; je les laisse e«pendan^ cûmme 
notre auteur, réunie soujîi*? md^nt numéro. (Cf. Ànn. dd^lnui . urch,^ latli 
p. 40). B. 



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376 GHAPITEE IX. 

Type du quinaire : Tète laurée de Jupiter, à droite. ^ 
Victoire couronnant un trophée au pied duquel est 
assis un captif enchaîné. 

Fabrique : Dans le champ du droit sur le quinaire, lettres 
de l'alphabet latin avec des points jusqu'à X. 

Rareté : C. 

DépôU : Denier. F (â). MG (18). FR.C.SG.COLL.SA (2). 
CAZL.OL (12 usés). GARR.LIR (2). PB (3). 

Quinaire. RF. GAKR. 

(Gohen, pi. XII, Cloulia, n" 1 et 2). 



184 [182]. 

Légendes : ^ ROM A* — Monétaire : au droit CEGNA- 
TVLEI {US) CF. (1). 

Espèce i Quinaire, avec la marque de sa valeur (Q) sur les 
deux faces. 
PI. XXIX, no 5. Types : Tête laurée d'Apollon. ^ Victoire écrivant sur 
le bouclier d'un trophée, dont le casque, orné de cornes de 
taureau, parait indiquer une origine gauloise ou germa- 
nique. Aux pieds du trophée, un carnix et un autre objet. 
(Gavedoni, Riposiigli^ p. 258) (2). 

Fabrique : Eckhel {Doct. num. vet. t. V, p. 92, 94), cite 
un exemplaire fourré qui offre la réunion du droit du 
quinaire d'Egnatuleius avec le revers de celui de 



(1) Ce personnage est inconnu. Nous ne connaissons du reste de celte fa* 
44 ar. j.^. mille que L. Egnatuleius, questeur en 710» et dont Cicéron parle plus d'une 

fois. 

(2) L'objet qui est aux pieds du trophée est évidemment une trompette 
(carnix) et non une torche; quant au deuxième objet, ce n'est pas une corne 
mais un piquet de bois destiné à consolider le poteau qui porte le trophée. 

B. 



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V""* PÉBIODE. — N» 186. 377 

T. Gloulius (!!• 183), et ud autre exemplaire, où le même 
droit se trouve accouplé avec le revers de M*. Acilius 111 vir 
(n*» 279). 

Rareté : G. 

Dépôts : RF.GARR. 

(Cohen, pi. XVII, Egnatuleia). 



185 [lÔDJ. 

Ugendcs ; . . , — Monétaire ; ^ P.SABIN {us) (1), 

Espèces : Quinaire, avec la marque de sa valeur (Q). 

Type : Tète laurée de Jupiter. jj| Victoire couronuant un pi. xxix,n»4, 
trophée, 

fabrique : Lettres de Talphabet laiin, quelquefois ac- 
compagnées de points, dans le champ sur les deuA laces. 

Rareté : G. 

Dépôts: RFXARR. 

(Cohen, pL XL, Vttiia^ n'I). 



(I) Personnage inconnu^ appartenant peut-être ik la faniÉLLe Veuia. On ue 
<:u[inaU pas d^aulre famille dan^ iaqui'Lk \ç pronom Publlu^ (l ïe co- 
gnomcn SaMiiu^ ^leiit été nu$ii eouvËiit porté», ûu moins^ à cette époque. 
([k>ret)«si, Dec., XI, 1} Œuur. complet. W, \k 23). 

[Je Ferai remar«]uer ici la grande ressemblance qui eitsle entre le qui- 
naire (ie Clouiius (u" H3) et celui dtjSabiDu» (a*' tB&)ï le qatiiDlre d'Ëgnaïu- 
lciU0(n* 184) au cuntraire, est bien dlJIérenl. Sur ce dernier quinaire, le nom 
du monélaire eeI au droit et ItJ nom de liome ù Texerguc du revers^ de plue 
Ja Léic de JupiLcr ejil rem^lutee par Cf^hn d'Apollon. Ces djjrër<*ni^ei me fe- 
raient presque douter ûi} la euntemporunéilé du qulnîitre d'EgnatulHEisel 
des dcui autres. U. UonimEcn cepantlnut pensrque ces troitf manêtaires 
çnX éié i^uNé{i^{!s. (Attu. t/^ Vln^t, ur^h.^ itiUli^ p, 4tl). B> 



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378 CHAPITRE IX. 

18« [191]. V, i. 

Légendes : i^ D.S.S. (1) lettres gravées en creux à 
Fexerguesur une tablette. — Monétaire : ^Tl-Q.... (2). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Types : Buste à gauche lauré et barbu d'Hercule, couvert 
de la peau du lion, tenant la massue sur Fépaule. Sj Éphèbe 
nu et lauré conduisant deux chevaux galopant à gauche. 
Sous les chevaux un rat (3). 

Forme des lettres : Y,Z, se trouvent parmi les lettres ac- 
cessoires dans le champ. {Voy. ci-dessus, p. 177. — Cave- 
doni, Ripostigli^ p. 125). 

Fabrique : Lettres de Talphabet latin seules ou accom- 
pagnées de points dans le champ du revers. 

Rareté: G 

Dépôts : F (6). MG (13). RF.FR.G.GOLLSA (3). OL 
(9 dont 6 beaux, 3 frustes). GARR. 

(Gohen, pi. XXXVl, Quinctia, n« â). 



187 [201]. V, 2. 

Légende : . • . —Monétaire*: % LSCIP('o) ASIAG 

{enus) (4). 

(1) De Senatus Sententia. 

(2) Ce prénom n'appartientni àla famille Quinctia, nia la familleQuinctilia. 

(3) U est vraisemblable que le rat est Tembléme de la famille du moné • 
taire. Mais ce serait aller trop loin que d'y reconnaître une allusion aux sur- 
noms Mus ou Trogus et de le rapporter à T. Qulnctius Trogus (Cavedonl* 
Ripost. p. US, d'après Varron, de Lingua lat. V, 90, 92, en supposant même 
que ce nom y a été bien lu).-~Le nombre relativement considérable des de- 
niers de cette espèce trouvés à Oliva prouve que cette pièce est assez an- 
cienne; c'est ce qui nous décide à la placer au commencement de cette série 
(Ann. de Vlntt, arch., 1863, p. 61). 

Ce denier a été restitué par Trajan; il en existe an exemplaire au Musée 
Britannique. 

(4) Ces pièces s'étant rencontrées dans le dépôt de Cazlona et en peUt 
nombre dans celui d'Oliva doivent nécessairement être classées parmi les 



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Y"* PÉBIODE. — N* 188. 379 

Espèces : Denier, saos la marque de sa valeur. 

Types : Tête laurée de Jupiter à gauche. ^ Jupiter dans 
un quadrige. 

Fabrique : Bord dentelé. Dans le champ, du côté du 
droit ou du côté du revers, lettres, souvent accompagnées 
de poinls, de FalphabellatiiidepuisAjusqu àX, cominesur 
les pièces de L. Jlemmius (n" 205), Une pièce fourrée du 
Cabinet de Vienne oionire ce revers avec la légende ASIAO 
au lieu de ASIAG, réuni au droit du denier de P, Clodiua 
M,F. avec le type de la tète d'Apollon (Riccio, Clandiat 
n°13). Voyez Eckhel, /^od, uunu ref.^t. V,p, 92, — Arneit*, 
Si/nopsis, [ij p. 10. — G\\ Wiener Sitzungsberichte^ U IX, 
p. 9i8 et 9'22, — Ou trouve aussi ce denier avec la contre- 
inarcpie IMP VES. (Eckliel, loc.eiL.U 1, p. GVll).* 

Rareté : G. 

Dépôts : F (17). MC (22). UF.FR.G.SC.GOLL.SA (2), 
GAZL. OL (9 dont 1 beau^ 6 Irustes, 2 à Heur de coin). 
CARR* UR(1). AU (3j, ^ 

tGohen, pi. XIV, Corneliat u' S, — Riccio, pi XVI, 

n' ac). 

Légendes : — Monétaire : ^ L THORIVS BÂLBVS (J). 



ptuA «nriennes de cette période t nous [es attribuerons donc avec Cavedout 

{Saggio, p. i2i Rijiost.^ p. 19i>) au consul de ïnn. UTJ, plutôt qu'A son flis ^^ ur. J.-C. 

(Applun.|iïW/,aii. Ij 83), comme le surnom d\4ï;a^enrif tioti^ rav:iJt U'ubord 

fait supposer, Ce BurDom tious avait semblé cvmvenir mJem au Qia qu'au 

père quo f'on désigue ordJnairetnetitj comme 1[ L'esl d'aiiUura dans toA 

/Wfej Ca^t^o/m*, par le surnom d'AsiaLicua. [Atiu, dfr flmL arch. I8ti3, 

p. 61). Ch, Lenormaût [Rf^vue uumùm,, ï^'^Sj [** 3aî) atiribue ayttu'i ce de- 

Dtfir au vainqueur même d'AatiudJtie, 

(1) L, Thorium Dall>ut. origmalrede Lanuvium^ contemporalu ai CïcèroQ et 
Tiveur Tamcux. fut tué dana tinc bnUllIe, quand L. TorquaLU£, prt^tvur en T06, 49 av. j.-c. 



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380 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de la valeur. 

Type : Tête de Junon Lanuvienne couverte de la peau 
d'une chèvre ; à côté on lit I.S.M.R. {Juno Sispes Mater 
liegina). Le monétaire était originaire de Lanuviuni. % 
Taureau galopant adroite, allusion au nom du monétaire,* 
lauruSy torus. On peut aussi penser à la ville de Thurium 
en Lucanie dont les monnaies ont précisément pour type 
un taureau cornupète. 

Fabrique : Lettres de Talphabet latin depuis A jusqu'à X, 
dans le champ du revers. — Ces pièces sont rarement four- 
rées (Cohen, p. XVIII). 

liarelé : C. 

Dépôts : F (39). MG (76 bien consei-vés). RF.FR. CSC. 
COLL.SA (9). SF (4). CAZL.OL {i fruste). CARR. LIR (6). 

(Cohen, pi. XXXIX, Thoria. — Riccio, pi. XLV, n» 1). 



189 [170J. V. â. 

Légendes : — Monétaire : ^ C.ALLI(ti5) au droit BALA 

surTargent ; B^ CALIOC?), et au droit BALA sur le cuivre (1). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur, et pièces 
de cuivre étrangères à la série romaine (2) . 

était encore enfant. (Gic, de Fin, II» 20;. Il est donc probable que le moné- 
taire en question est bien celui des Thorius qui combattit contre Sertoriui 
79 «V J -c. *^"^ ^^ ordres de Metellus, et qui en 675 fut tué dans un combat contre Hir- 
tuieius (Florus^ 11, 10, éd. de Jahn); Plutarque {Sertorius^ Xil) le nomme 
ecopdvioc.— Les L. Turius dont 11 est quelquefois fait mention dans l'histoire 
semblent appartenir à une tout antre famille que les Thorius. — Le dépôt 
de Gazlona contenait un grand nombre de deniers de L. Thorius; ce denier 
est donc assez ancien pour avoir été frappé une vingtaine d'années avant la 
mort du monétaire auquel il estattrilué. {Ânn. de l'Jnst, arch, 1863, p. 61). 

(1) Famille inconnue. — La pièce de cuivre du Museo C/assense à Ra- 
veiine, donnée par M. Riccio, peut inspirer des doutes. 

(2) Les pièces de cuivre frappées dans la capitale à cette époque portent 
encore le nom de Rome et l'indication de la valeur, ce qui nous empêche de 



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V— PÉRIODE. — f^ 190. 381 

Type de f argent : Tête diadémée de femme. î^ Diane 

dans un bige de cerfs. 
— du cuivre : Poing fermé. ^ Légende dans une cou- 
ronne de laurier (1). 

Forme des lettres : Ordinaire sur l'argent. 

Quant au cuivre, si les archaïsmes que l'on signale exis- 
tent véritablement sur ces pièces, on pourrait les expliquer 
en disant qu'elles ont été frappées dans quelque province, 
comme on explique la légende des monnaies de Memmius 
(n*» 226). ALIO à l'ablatif pourrait s'expliquer, en suppo- 
sant que le mot Praetore est sous-entendu. 

Fabrique : Le flan est remarquablement petit et épais ; 
il a plus d'une ressemblance avec celui de L. Julius L. F. 
Gaesar (n* 199). (Gavedoni, Saggio^ p. 62). — Lettres de 
l'alphabet latin dans le champ du côté du droit ; un symbole 
qui varie, dans celui du revers. 

Rareté : G. 

Dépôts : F (22). MG (16). RF.FR.G.SG.SA (6). GARR.LIR 
(6). AR (1). 

(Gohen, pL I, ^Ka, n*» 3, et pi. XLVI, nM). 



PI. XXIX, n»* 5. 
et 6. 



190 [171]. An de Rome 660. V, 6. 

Légendes : Au droit ROMA» seulement sur le denier c. 
— Monétaire : a,c% LSATVRN (mus)— b î^ LSAT (2). 

considérer les pièces de coivre au nom de C.ALIO comme des onces d'un 
nouveau type. Il existe également des pièces de cuivre de Q. Curtius et de 
ses collègues (n"* 167) et de L. Axius Naso (n<* 283), frappées, comme celles- 
ci, pour les besoins d'une province et se rattachant au denier romain. 

(1) Cette pièce publiée par Paternô [Monete consoiari-sîcule, pi. 1, n»4) 
semble avoir été copiée sur celle que donne M. Ricclo, pi. LI; le poids n'en 
est pas indiqué. Quant à la substitution de la forme p à la forme L^ nous 
n'y avons aucune confiance. 

(2) Borghesi (Itec XVI, 10; Œuvres compl., t. II, p. 279) a remarqué avec 



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382 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. . 

Types : a Ordinaire. ^ Saturne dans un quadrige, allu- 
sion au nom du monétaire ; b le droit a répété des deux 
côtés; c le revers a des deux côtés. 

Fabrique : Grande ressemblance avec le denier de G. 
GoeliusGaldus,n'>195.(Borghesi,I)6C.XVI,10, p. 26; Œuvres 
complu t. II, p. 279). Lettres de l'alphabet latin depuis A 
jusqu'à X dî^ns le champ du droit 6, ou dans celui du 
revers a, c; elles sont quelquefois accompagnées de points. 

Rarelé : a C. & et c R*. 

Dépôts : a F (28). MG (60 bien conservés). RF.FR.G.SC. 
GOLL.SA (12). SF(6). OL (i fruste). GARR.LIR (9). 

6F(1).MG (1). 

cRF. 

(Cohen, a pi. \UAppuleiay n* 2; 6 nM; c n** 3. — Riccio, 
pi. LU). 



191 [173]. V, 6. 

Légendes : a ^ ROMA. — Monétaires : au droit L.METEL 
[lus), A.ALB(tnu«) S (p) F. ^ C.MALL (eolus) (1) . 



raison que le cognomen ne se voit régulièrement seul sur les monnaies que 
lorsqu'il est suffisant pour indiquer clairement la famille du monétaire; or, 
à l'époque qui précède Sylla, il n'y avait que la famille Appulela qui portât le 
surnom de Satumlnus. Nous avions donc pensé pouvoir aUribuer cette mon- 
naie au seul homme connu qui ait porté ce nom vers le milieu du vu* siècle, 
108-100 av j. c. c'est-à-dire au fameux démagogue qui fut tribun du peuple en 651 et 654 {voy. 
notre Hist. rom, t. II, p. 179^ not. 197) et qui poutait bien avoir été ma- 
gistrat monétaire, peu de temps avant son premier tribunal, mais nous avons 
dû renoncer à cette opinion devant l'évidence des faits. Ce denier n'ayant 
pu être frappé que dans la période de 650 à 660, ne peut élre attribué à ce 
personnage, [Ann, de l'Jnst., 1863, p. 6t). 

(1) Ces pièces ayant été copiées par les insurgés italiotes ont dû être frap- 
pées avant la guerre des Marses. Cependant, d'après ce que nous avons dit 



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¥"• PÉBIODE. — N* 191. 

6 Au droit ROM A (très-rare). ^C.MALL(eo/t«). 

c Au droit ROMA. ^ CMAL{leolu8). 

d Au droit ROMA (rarement R). i^ A. ALBIN VS S.F. 

e Au droit ROMA. b) A.ALBINVS S.F. 

Espèces: Denier, avec la marque de sa valeur; celle ci 
manque quelquefois sur le denier 6 et toujours sur le de- 
nier e. (Cavedoni, Appendice G, p. 145). 

Types : a, b. Tête laurée d'Apollon (?) ; au-dessous un 
croissant ou une étoile. ^ Rome tenant Tépée et la lance, 
assise à gauche sur des armes et couronnée par la Vic- 
toire (1). 

c. Tête de Mars coiffée d'un casque à cimier; dans le 
cbamp un marteau, emblème du monétaire, i^ Héros nu, la 
chlamyde rejetée sur l'épaule, Fépieu dans la main droite, 
le pied posé sur une cuirasse, se tenant debout devant un 
trophée, dans l'attitude du repos. Dans le champ derrière 



SLVL n" VO [Ann, de Vlnst.arch.^ 1663^ p. ôS), nous ne pouvons plus admettre 
avec Borghesl (Dec. XVI, 9; CEuv, compL, t. Il, p. 272) que C. Pobliclus Mal- 
leolusestleméme qui frappa monnaie avec Crassus et DomiUus (n** 170); mais 
ceMalIeoIus peut bien être celui qui mourut en 674, étant questeuri -L. Me- '^ ^^' ^•"^' 
tellusest sans doute celui qui fut préteur en 683 et consul en 686 (Drumann, es ar*. j'.-C. 
Geschichie Roms, t. Il,p. 56).— A. Albinus Sp. F. est sans doute le flls de Sp. 
Postumius Albinus qui fut consul en 644; c'est peut-être lui qui ayant em- no ay. J.-c. 
brassé le parti de Marins fut tué en 672, dans le combat livré devant la porte ®* *^- •^•*^ • 
Colline; (Appian , Bell,^ civ, I, 93). Ces monnaies ne peuvent pas être de 
beaucoup antérieures à la Guerre Sociale, car Metelius ne peut être né long- 
temps avant Tannée 644. — De plus ces deniers sont en général fort com- i*o av. j. c. 
muns, et leur petit nombre dans les dépôts espagnols prouve bien qu'on doit 
les regarder comme les plus récents de cette période. (Ann, de l'inst, arch,, 
1863, p 61). 

(1) ROMA se trouve sur le revers de ces pièces comme explication du 
type. Voye% dans l'ouvrage de M. Cohen (p. 258, n* 6) la pièce sur la- 
quelle le mot ROMA se lit deux fois; mais la gravure, pi. XXXllI, Po- 
blicia, n*6, n'est pas tout à fait conforme à la descripUon ; ROM A ne 
s'y voit que sur le revers. 



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384 CHAPITRE IX. 

lui, ou bien une proue, ornée tantôt d'un caducée, tantôt 
d'une sauterelle, ou bien une tablette garnie de crochets 
pour la suspendre, et divisée en deux parties. Sur Time de 
ces parties on voit toujours la lettre P et sur Tautre souvent 
le nom du monétaire C.MAL. Mais quand ce nom est écrit 
au-dessous, il n'est pas répété sur la tablette qui alors reste 
vide. (Borghesi, Dec. XVI,9; Œuv. compl., t. II, p. 272) (1). 

d. Tête laurée d'Apollon (?); derrière une étoile. ^Les 
Dioscures à pied faisant boire leurs chevaux à une fontaine; 
au-dessus un croissant (2). 

e. Tête de Diane armée du carquois et de l'arc (3). ^ Trois 
cavaliers galopant la lance en arrêt; devant eux un guer- 
rier renversé ; au-dessus l'extrémité de deux étendards (4). 
(Cavedoni, Saggio^ p. 174). 

(1)0d n'a pas encore pu trouver pour ce type, une explication satisfaisante, 
cependant il se pourrait qu'il fit également allusion à la soumission et à la 
pacification de Tltalie; la tablette en parUculier peui indiquer la loi Plautia- 

89 ar. j.^. Papirla, ou la loi Pompeia, décrétées toutes deux en 665. Toujours est-il 

que s'il faut l'attribuer à une loi Poblicia^ ce ne peut pas être celle qui est 

relative aux Jeux de dés^ la seule que nous connaissions jusqu'ici sous ce 

nom. {DigetU XI, 5, 3). 

(2) Allusion à la victoire d'A. Postumius Albus sur le lac Régllle en 2S8 et 

496 av. j.Q. ^ l'apparition des Dioscures à Rome, auprès de la fontaine Juturna, le soir de 
la bataille. (Dionys. Halicam., VI, 13. — Becker, Homs Topograph, p. 298)^ 
et pour cela^ la Lune se trouve représentée à côté. (Cavedoni, Saggio,p. 174). 
(3j En comparant cette pièce avec le n« 250^ on voit clairement qu'on n'a 
pas voulu représenter ici Diane Cornia, déesse de Tusculum (Plin., Hist, nat,, 
\Sl, 44, 91), en mémoire de la bataille du lac Régiile, qui avait eu lieu sur 
le territoire de cette ville (Tit.-Liv. 11^ 19)^ mais la Diane du mont Aven- 
tin^ protectrice du Latiom soumis à Rome. (Cavedoni, Bull, de Plnst. arch, 
1845, p. 185). 

(4) Allusion à la même bataille dans laquelle, d'après Florus (I, 5) et An- 
relius Victor (de Viris illustribus, XVI) dont le récit dilTère de celui des 
autres historiens, la victoire fut décidée par une manœuvre singulière du 
général romain qui fit jeter les enseignes dans les rangs des ennemis et lança 
la cavalerie à bride abattue sur leur infanterie. (Voy. Schwegler, Rômisehe 
Geichichte.i. II, p. 63). 



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\* PÉRIODE. N* 192. 



385 



Formes des lettres : X sur les deniers a, 6, d; X ou X in- 
cJifTéremment sur le denier c. — p ou P sur la tablette. 

Fabrique : Le revers des deniers a, 6, est une imitaticn 
des monnaies étoliennes (Cavedoni, RipostiglU p. 167) ; il a 
été copié sur quelques monnaies de la Guerre Sociale, 
n* 221, /. (Borghesi, Dec. XVI, 9, p. 17; Œuvr. compl 
t. II, p. 272). — Gavedoni {Bull. arch. Napol. N. S. t. 
V, p. 129) cite une pièce sur laquelle le droit du denier d se 
trouve réuni au revers du denier a. 



Rareté 



is 



ftR. 



Dépôts 



Gohen 



d Peu commun. 
(17). MG (85 très-bien conservés). 

RRFR.SG.GOLL.GARR.OL (7). 
(1). MC. RF.FR.G.GARR. 
(14). MG (14). RF.FR.G.SG.SA (3). 

SF (1). GARR.OL (3). 
(2;. MG (4).FR.G.SA (l).GARR. 
(16). MG (7). RF.FR.G.SG.GOLL.SA 
(1). GARR.OL (1). 
a pL YIII, Cœcilia^ n'4. 
6 pi. XXXIII, Poblicia, n- 5 et 6. 
c pi. XXXIII, Poblicia, n" 2, 3, 4. 
d pi. XXXV, Postumia, n"' 3 et 4. 
e pi. XXXV, Postwmia, n*» 2. 



b F 

c F 

d F 

e F 



192 fl75]. V, 7. 

Légendes : ^ ADFRV(wen(um) EMV(ndwm) EX.S.C— Mo- 
nétaires : au droit PISO CAEPIO CL(uaestores) (1). 

(1) On lit dans l'auteur anonyme des livres ad C. Herennium, I, 13, 21 : 
Cum L. Saturninus fegem frumentariam de semissibus et trierUibus la- 
II. 2i 



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38(i CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 
PI. x\ix,ii- 7. Type : Tête de Saturne avec la harpe, allusion à T/EVa- 
rium Sa/urnt des questeurs. (Cavedoni, Appendice^ p. 164.) 
i^ Les deux questeurs assis Fun près de Tautre; dans le 
cbamp des épis. 

Fabrique : Symboles accessoires du côté du droit. 

Hareli : G. 

Dépôts : F (5) . MC (12). RF.FR.C.SC.COLL.SA (2). CARR. 
LlR(l). AR (1). 

(Cohen, pi. X, Calpurnia, n* 2â.) 

1»3 [176]. V, 8. 

Lêgeniies : .... — Monétaire : k L.CASSI(»<.^) et i\u droit 
CAEICIAN(u5) (1). 

tutus esset, Q, Cueino,qui id temporis quaestor urbanus erat, docuit setia- 
tum aerarium p'iti non passe largitionem tantam. C'est avec rai^^on 
que Cavedoni {appendice, p. IC4) fait l'application de ce passage à notre 
denier; la famille des Serviiius Caepio était trop connue, à l'époque à 
laquelle appartient nécessairement cette pièce, pour que l'on puisse 
douter de ridenti;é du personnage. La questure de Caepion dont parle le 
rhéteur anonyme que nous avons cité, eut lieu lors du premier ou plus 
vraisemblablement lors du second tribunal de Salurninus, c*est-i»dire en 
103 et looav. j -C. G51 0UG54. {Voy. notre Bist. rom. t. Il, p. 199.) Le Sénat avait probablement 
accordé aux questeurs urbains des fonds extraordinaires pour Tachât des 
blés que la guerre de Sicile avait fuit renchérir; à cette occasion on 
frappa une grande quantité de ces deniers, dans l'intention de montrer 
les efforts du gouvernement pour livier au peuple le blé à meilleur 
compte. On comprend très-bien que Caepion s'opposa énergiquement à la 
proposition d'abolir la Recognitio qui avait été exigée Jusqu*A cette époque 
pour les livraisons de blé. — Pison doit être L. Pison flis de L. Pison Cae- 
sonlnus, consul en 642, et père du consul du même nom en €96. (Dru- 

llî «r. J.C. 

is ttv. j.-c. mann, Geschichte Roms^ t. Il, p. 62.) Ce denier ne s'est pas trouvé en abon- 
dance dans les dépôts espagnols, mais cette circonstance ne nous empêchera 
pas de le dnsëer entre les annét s 651 et 654, comme nous l'avions déjà fait. 
{Ann, de Vlnst, arch. 1863, p. 62.) 

(1) Famille inconnue ; comparez L.Cassius Kaeclanus dans une inscription 
qui n'est probablement pas antérieure au temps d'Auguste. (Gruter,p, 864, 
n- H. — Cf. Etkhel, Doct. num, ve\, 1. V, p. 106.) 



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\* rÉuiODE. — N^ loi. S87 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête deCérès couronnée d'épis, it) Deux taureaux 
attelés à une charrue. 

Forme des lellres : AEI , comme dans le nom CAEI- 
CILIVS de Finscription d Ateste (Henzen, n* 6114) qui re- 
monte à Tan 613 ou à Tan 638. 

Fabrique : Lettres de l'alphabet latin quelquefois avec 
des points depuis A jusqu'à X du côté du droit et du revers, 
accouplées en ordre inverse, comme sur le tableau suivant : 

ABCDEF GH I K 
XVTSRQPONM 

(Friedlànder, Oskische Mûnzen^ p. 87. — Riccio, Cat. p. 68. 
primo suppL p. 6). 

Le nombre et la position des points auprès des lettres sont 
les mêmes sur le droit et sur le revers. — Riccio (/. cit.) 
cite une pièce fourrée sur laquelle se trouvent réunies les 
lettres G. et C. 

Rareté : C. 

Dépôts: F (8). MC. (15). RF.FR.G.SG.COLL.SA (S). SF 
(1). CARR. 

(Cohen, pi. XI, Cassia^ n* 2.) 



lUonllOar. J.-C. 



104 [177]. Vers Tan de Rome 655. V, 9 99 «v. j.-c 

Légendes : ....—Monétaires : a ^ AP.CL (audiu*), T M AL- 

{Uus?) Qiuacstores) VR(6ani). & ^T.M AL (/«m5?),AP.CL (an- 

dius) Q{uaeslores) VR(6awi) (1). 



(I) Erkhel {Doct. num, vet., t. V, p. 250) n'admet pas pour la sigle Q.VR. 
rexpUcaUoD quaeitom uràani, parce que, dil-il, l'indicaUon des magistra- 
tures ne se trouve pas sur les anciens deniers. Uor^hesi, de son côté 



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S88 CHAPITRi': IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Tapf : Tête de femme avec le casque ailé; dans le champ 
derrière la tête un objet triangulaire ou quadrangulaire 
avec un trou au milieu. ^ La Victoire dans un trîge. 

Fabrique : Flan petit, style fin et soigné. — Il existe des 
pièces de cette espèce avec la contremarque de Vespasien. 
(Eckhel, Dort. mm. veL, t. I, p. CVII.) 

Rareté: C. 

Dépôts:? (64). MC («9). RF FR. CSG. COLL. SA (18). OL 



(Dec.,\\, 7; GE'wres compl. t. II, p. 2i8), objecte à relie iiiief|iréta(ioii 
l*abseiicc de In furmiiic EX.S.C. et propusc en conséquence rexiJicatlon Q. 
y/R{binius). Maib on peut lui répondre que les pièce.< ne portent déjà plus 
ni le nom de Rome ni l'indication de leur valeur, que rien n'indique en 
elles une haute antiquiiëy qu'elles ont été trouvées à Fiesole et appartiennent 
par conséquent à Tépoque où l'on voit de temps en temps paraître quelques 
titres de magistrature, sans l'adjonction de la formule EX.SC. (Voy, 
p. 174 et 175.) 

Nous ne connaissons dans Tblstoire qu'un seul Appius Claudius , qvt\ 

puisse avoir été questeur dans le second tiers du vu* siècle. Ap. Claudius, 

uut a7mv. .i.-c. consul en Gll, est trop ancien; celui qui fut tribun du peuple en C67 (Ap- 

82 av. J..C. pian. Bell, nv., \, 68) et qui fut tué aux portes de Rome en 672 (Plutarcb. 

77 av. J..C. Syllîi, XXIX) ne Test pas assM. Vlnierrex de l'an G77 (Sallust. Hisl. 1, 49, 

fti av. J.^. 32, éd. Dietscli) et qui doit être le même que le consul de 700, esi encore 

moins ancien. II ne nous reste plus de tous les Claudius qui appartiennent 

à ces générations que Ap. Claudius, Ap. (non C.) F. Pulclier, fils du consul 

1 40 II 8 ) «r j -c. de 011 et frère cadet du monétaire (n^" 17G), préteur lui-même en 605, consul 

îv Cl 70 u\\ .i.-c. à un Age déjà avancé en 075, et qui mourut proconsul de Macédoine en 078. 

(Drumann, Gtschichte Roms, t. Il, p. 184, n» 37, — Borghesl, Dec, XIV, 9; 

(Maures compl., t. Il, p. 171.) Ce personnage peut bien en effet avoir éié. 

09 Mv. j.c. questeur de la ville en 055. 

Le nom du collègue de Claudius ne peut être déterminé d'une manière 
certaine. Le monogramme ne nous fournit pas les éléments de MANL; 
le prénom de Titus n'appartient pas k la famille Pobllcia, et par là même 
Malleolus n'est pas plus possible que Manlius, En dernière analyse, il ne 
reste plus d'autre nom que celui de Malllus, famille à laquelle appartenait 
4o;, ;.v. .1. c. Tji. Malllus, Cn. F. consul en 640. 



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V PÉRIOOE. — N' 195. i8» 

(5 dont 1 beau. 3 frustes, 1 à fleur de coin). GARR.LIR (10). 
AR (12). 

(Cohen, pi. XL, Vrbinia, n*»* 1 et 2.) 



105 [180]. V, 10. 

Légendes:... — Monétaire : a Bj) CCOIL («U5) CALD(ti<) (1). 
&î$CàLD(u5). 
Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 
Type : Ordinaire. % La Victoire dans un bige galopant à 
gauche. 

Fabrique : Lettres de Talphabet latin depuis A jusqu'à X 
seules ou accompagnées de points, sur le revers. Ce denier 
ressemble beaucoup à celui de L. Satuminus, n" 190. 
Rareté: C. 

a F (4). MG (12). RF.FR.G.SG.SA (8). LIR 
(1). OL (l fruste). GARR. 
Dépôls : { b ¥ (12). MG (22). RF.FR.G.SC.COLL SA 
I (7). SF (1). LIR (2) . OL (1 fruste) . GARR 
I AR (1). 
(Gohen, pi. XIII, Coe/ia, n^* 2 et 3.) 

(1) CeUe pièce a été frappée prot>ablement par C. Coelius C. F. Cnldus» 
homo novusy d'après l'expression de CIcéron [de Oralore, I, 25, 117). Ce 
pertonnagc avait élé tribun du peuple peu après G47 (Oros. Y, 15), consul ^f^J ^^ j ç. 
en 660.(Borglie8i, Dec, XVI, lO. p. 25; XVU, G, p. 46; OEuv, compl, 1. 11, 94av. JM'. 
p. 280 et 318. — Drumann^ Geschichte Roms^ t. Il, p. 409.) — Celle atlrîhu- 
tion peut te soutenir quoiqu'on puisse songer aussi au fils de ce mémo 
personnage, C. Caldus IMP. AV^^r, n» 280. {Ann, de VInst. arch., 18G3,p. 62.) 

[J ajouterai qu'il faudrait classer cette pièce parmi h s plus récentes de In 
série si elle est du fils, et parmi les plus anciennes si elle est du père. — 
il me paraît difficile avec la place que lui donne M. Mommscn, que le mo- 
itétalre ail pu élie tribun du peuple peu après Gi?, aussi dans son Histoire 
de la monnaie romaine (texte allemand, p. 5C3) lui avni >il applique la dale 
approximative de GtS^ date qui n*e&t plus admissIMc, d'aprèft sn nouvelîc 
classiflcation.j II. 



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390 CIIAPITRK IX. 

4»e[l8â]. V, 11. 

Légende : .. . — Monétaire : ^ C.FVNDAN(m5) Q.{uaestor) 
et sur le quÎDâire : ^ C.FVNDÀ. Q. (1). 

Espèces : Denier, quinaire, sans la marque de leur va- 
leur (?.;. 
ri.xxix.n»8,y. Types du denier. Ordinaire. ^ Triomphateur dans un 
quadrige, le sceptre et la branche de laurier à la 
main ; sur un des chevaux un jeune garçon qui 
tient une branche de laurier sur Tépaule (3). 

Type du quinaire : Tête laurée de lupitpr. ^ La Victoire 
couronnant un trophée, auprès un captif i genoux 
et un carnix. 

Fabrique : Lettres latines avec ou sans points du côté du 
droit. 

Rareté: C. 



AT. J. -G. 



(1) Ce personnage est peut-être le père, d'ailleurs inconnu, de C. Funda- 
niaStC F. tribun du peuple en G8?,et beau-père de Varron. (Varro,(/e Re rus- 
tica, !, 2. 1.— Borghesl, Dec. XVII, 4, p. 32-33; CEuv. cowpl,, t. Il, p. 307 et 
308. — Lexde Thetmens., dans Gruter, p. 600.— Muratoii p. 582.— Orelll, 
n<» 3673.— Haubold, Ant, rom» monum, leg., p. IZ^.— Corpus inscript. iat., 
u*'204,p. 114.) 

(2) La lettre Q. se trouvant également sur le dtnier ne peut pas être prise, 
sur le quinaire, comme indication de sa valeur. 

(3) Voy, Cavedonl {Ann, de Vlnst. arch. 1839, p. 312), et Borghesi 
ijoc, cit.). Le triomphateur représenté ici pourrait Tort bien être C. Marins, 

loi av. j.-c. qui triompha en G&3, et dont le fils avait alors une dixaine d'années; le pri- 
sonnier qu^on voit sur le quinaire serait alors le roi Teutobodus (Cavedonl, loc. 
cif,), mais on pourrait ausi reconnaître ici un autre triomphateur que 
Marins, qui aurait eu un fil?, ou un jeune parent à mettre sur un des ctic- 
vnux de son char. [Voy. le n' 245). 

Ce denier ne s'est pas trouvé dans les dépô's espagnols. {Ann. de l ïnst. 
arch,, 18C3, p. C2.) 



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\' Pi-'UIODE. — N^ 197. 301 

Dépôts : Denier. F (6). MC (10) . RF.FR.G.SG.GOLL.SA (1). 
SF(1). Quinaire. CARR. 

(Cohen, pi. XVIII, Fundania, n* 1 et pi. XIX, n" 2.) 



197 [185j. V, 12. 

Légendes : Sj ROMA, sur le cuivre seulement. — Moné- 
taire : ^ M.HERENNI (us) (I). 

Espèces iDenier^ serais, quadrans, once, avec la marque de 
la valeur, sur le cuivre seulement. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un semis = 16»'). 
Types du denier : Tête diadémée de la Piété, PIETAS. 
Sj Homme nu qui s'enfuit, emportant soo père sur 
ses épaules (2). 

(1) Herennius est comme Heriiis un ancien prénom et tout à la fois un 
nom de famille samnlte. [Voy. nos Unleritalische Dialect.^ p. 261.) Celle fa- 
mille est forl peu ancienne h Rr>me; avanl la Guerre Sociale nous ne coit- 
nalssons que les personnages suivants qui lui aienl apparlenu: 

P C. Herennius qui, d'aprèâ une donnée peut-être erronée, fut triumvir 
col. deduct, en 530. (T. Li?. XXI. 25.) 2I8 »▼. J -G. 

2* Herennius Siculus (Val. Max. IX, 12, C) qui fut emprisonné en 633, ^^i nv. j. c. 
comme ami de C. Gracchus, et qui échappa au supplice par une mort volon- 
taire; il était aruspice et par conséquent selon toute apparence il r/était 
pas né à Rome et ne fut certainement jamais sénateur. 

3* C. Herennius qui, en qualité de patron de la famille Maria, refusa de 
porter témoignage contre C. Marins, dans le procès qui lui ftot intenté en 639 1 1 a av. j -c. 
(niutarch. Marius, V) et ne fit pas non plus partie du f*éuat. 

4* M. Herennius, consul en 661, probablement Taïeul de Herennins, M. F. 91 »". j.-r. 
Picens, consul en 720 (Oreili, n** 110). Le monétaire peut être le eonsul de £4 iir. j.-c. 
CGI, ou son lils, père du consul de 720. 

(2) Les deux frères, Amphinomus et Anapias de Catane, qui, lors d'une 
éruption de TEtna, emportèrent leurs vieux parents sur leuri» épaules (Val. 
Max. V. 4,4) et furent surnommés les pieux (ol xaXojjwvot t05e6etç. 
Paus. X. 28, 4).— D'après Sotin (V)^ le lieu de leur sépulture portait le nom 
de Campus piorum. Us sont représentés sur tes monnaies de Calanc, 
tantôt ensemble et tanlôl iso!cn:ent (E«khel, Doct. num, vet., t. I, p. 203', 



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3U2 CHAPlïKIi IX. 

Types du semis et du quadrans : Ordinaires. 
— de fonce : ^ Deux cornes d'abondance au lieu de la 
proue. 

Fabrique : Lettres latines , avec ou sans points sur le 
droit, ou sur le revers. 

Rareté: G. 

Dépôts : F (19). MO (42). RF.FR.C.SG.COLL.SA (7J. SF 
(2). OL (1 à fleur de coin). 

(Cohen, pi. XIX, Hnenma^ n° 1. — Riccio (bronze), 
pi. LVII, n'^ 1, 2, 3.) 



ninsl qaesur les monnaies de M. Hercnnius et sur celles de Seitus Pompée. 
(Eckhel^ ioc. cit,, t. VI, p. 28 et 30.) Dans l'une et l'autre circonstance le type 
se rapporte en partie à la localité de Catane et en partie à la personne même 
du monétaire. Le plus ancien Herennius connu d'origine romaine et que rien 
ne nous empêche de considérer comme le père ou le grand-père de notre 
monétaire^ l'aruspice et l'ami de G. Graccbus, Herennius Siculus peut bien 
aToir été originaire de Catane. (Borghesl^ Dec. XV, 4; OEuvres compl., t. II, 
p. 206.) Quant à la pièce deSex. Pompée elle a été certainement frappée en 
Sicile et sans doute à Catane. 

Il est bon d'observer sur le denier d'Herennius le rapport frappant 
qui existe entre ce revers et la tète do la Piété du droit; de même sur la 
pièce de Sex. Pompée, les deux frères de Catane sont évidemment en rap- 
port avec le surnom dePiu^ qui se lit sur toutes ses pièces; on sait pour- 
quoi Sex. Pompée tenait k constater ainsi sa piété. 

Quant au monétaire Herennius, Als ou petit-flls de l'ami de G. Graechus, 
en choisissant ce type il voulait probablement faire allusion à la /idélUé 
de son aïeul, fidélité quil scella de son sang par une mort volontaire; cette 
explication s'accorde parfaitement ave^ cette espèce de culte voué aux 
Gracques, après leur mort. (Plutarcb. C, Graechus, XVllI» et notre Bist. 
rom, U II. p. 123 et 195.) C'est aus«i probablement à cause de ce sou- 
venir qu'Herennins, lorsqu'il brigua le consulat, fut pré'érë à L. Philippus, 
sans aucun mérite personnel reconnu et sans avoir rendu aucun service 
signalé» à une époque où un homme nouveau {novus homo) parvenait difQd- 
leuicnt aux honneurs (Cicero^ Brut. XLV, IGO; pro MurrngyWH^ 3(LJ 



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V ri^RiODE. — N» 198, 199. 393 

1»8 [186]. V, 13. 

Légendes : .... — Monétaire : ^ L.IVLI(ti«) (1). 
Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. As (d'après 
Riccio) . 
Pied monétaire du cuivre : Oncial? 
Type de V argent: Ordinaire; dans le champ un épi. b^ 

Victoire dans un bige. 
— du cuivre : Ordinaire ; d'après Riccio, le nom du 

moBéUdre se trouverait inscrit sur la proue (2). 
Rareté : C. 

Dépôts: F (6). MG (6). RF.FR.G.SC.SA (2). GARR. 
(Cohen, pi. XX, Julia, n» 3.) 



109 [187]. V, 14. 

Légendes : .... — Monétaire : ^ L.IVLI(ti5) LF, et au 
droitCAESAR(8). 
Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 
Types : Tète imberbe, probablement de Mars, casquée. 



(1) Voyez le n^ 95. % 

(2) Cet an, qui est décrit dans le Catalogue de Riccio p. 100, ne se trouve 
pas dans les Monete délie famiglie di Roma. — En supposant qu'il soit 
authentique, ce qui n'est pas prouvé, il est plus rationnel de Tattribuer à 
ce monétaire ou à son Ûls (n* 190) qu'à L. Julius. qui vivait au commen- 
cement du vu* siècle. {Ann, de l'InsL arch,, 18G3, p. 69.) Voy, les notes 
dn n* 199. 

(3) Celte légende convient tout aussi bien au consul de Tannée CG4 (Dru- 90 ar. j. c. 
mann, Geschichte Roms, t. III, p. 1 19, n** 20. Comp. p. 12G, n* 26) qu'a son fils 

consul en 090 (Drumann, loc. cit„ 1. 11 J, p. 120, n"* 22); mais l'époque à la- g4 »▼. J.-C. 

quelle cette pièce fut frappée^ le 2* tiers du vu* siècle, convient mieux au 

père, qui Joignait à son nom l'Indication L. F. pour se distinguer de son père 

L. Jnllus Sex. F. Caesari tandis que cette désignation était Inutile pour le 

fils. — Ajoutons que les dépôts espagnols confirment cette r.ttribution. 

{Am. de Vlnst arch., 1803, p. 68.) 



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30A CHAPITttE IX. 

(Borghesi, Dec. I, â, p. 16; OEuvr. compL 1. 1, p. 146) (1). 
^ Vénus dans un char traîné par deux Amours qui volent; 
dans le champ, une lyre. 

Fabrique : Lettres latines, quelquefois avec des points, 
aussi bien sur le droit que sur le revers. Flan de très-petite 
dimension. 

Rareté : C. 

Dépôts: F(10).MG (20). RF.FR.G.SC.SA (4). SF (1). 
CARR.LIR (l)et 1 usé dans le deuxième dépôt d'Oliva. 

(Cohen, pi. XX, Julia, n** 4.) 



200 [189]. V, 15. 

Légendes : .. . —Monétaire : a Q. THERM(us).M.F. (2). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur (3). 

Type : Tête jeune avec le casque à crinière orné de plu- 
mes. ^ Deux guerriers combattant; l'un est armé à la ro* 
maine, l'autre qui semble être un barbare porte un casque 
avec des cornes et un bouclier échancré; entre eux un 
guerrier romain renversé. 

Rareté: G. 



(f) Borghesi {loc, cit.) pense quMI faut reconnaître Ici plutôt la tétc de 

Rome, et 11 comp ire celte léle avec celle qui est flgurée «ur les monnaies 

de la famille Mfniicla (Cohen, pi. XXVIIl, Minucia, n* 5) et «ur celles de la 

famille Pobllcia (Cohen, pi. XXXIII, Poblicfa, x\^ 2, 3, 4). Voy. n*»» 191, 200. 

(2) Ce monétaire ne peut être Q. MInucius Thermus, tribun du peuple en 

et 52 ar. j. C. C92, et préteurcn lOÎ, puisque la pièce a été frappée au plus tord en 670. — 

On pourrait plutôt ridenllfler avec Minucius Thermus qui brigua en vain le 

64 av. j. c. consulat pour Tannée G90. (CIcero, ad Alticum, I, 1, 2.) 

(3] L*armurc semble indiquer un guerrier thrace (Cavedoni, BipoH., 
p. 109); le type rappellerait donc la mort de Q. Minucius Thermus, consul 
en 501, lue en combattant les Thraces en 5C5. (Til.-Uv. XXXVI!!, 41, iC cl 
49.) — Ce denier a été restitue parTrajan. 



Iî)3av. j.-c. 
lM»av. .)..C. 



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\« rÉRiODE. — N* 201. 395 

Dépàls : F (19). MG(44). RF.FR.G.SG.COLL.SA (7). CARR. 
LIR (9) et 1 bel exemplaire à fleur de coin dans le deuxième 
dépôt d'Oliva. 

(Cohen, pi. XXVIII, Minucia^ n* 5.) 



201 [190] V, 16. 

Légendes : .... — Monétaire : Au droit L.POMPON(tm) 
MOLO (1). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête laurée d*Apollon. Sj Numa diadème et tenant Pixxi.NSn" n. 
le lituus dans la main droite, sacrifie devant un autel al- 
lumé. Près de lui un homme tenant un bouc (2). A Texer- 
gue on lit : NVMÀ P0MPIL(tu5) (3). 

Fabrique : Elle ressemble à celle des pièces de L. Metel- 
lus, G. Malleolus, A. Albinus (n* 191) . 

Rareté: G. 

Dépôts : F (3).MG (9 bien conservés). FR.G.SA (2). SF (1). 
Il est à remarquer que cette pièce ne s'est pas rencontrée à 
Roncofreddo. 

(Gohen, pi. XXXIV, Pomponia n* 2.) 



(f) Famille inconnue. Cf. n*» 153. 

(2) Numa n'a point la télé voilée, suivant Tusage romain; il parait donc 
qu*il sacrifie un bouc à Apollon, suivant les rites grecs. Ceci rappelle un 

passage de Tilc-Live (XXV, 12) qui se rapporte à l'année 542 : Senatus con- 212 av. J.-C 
sultum facium est, ut decemviri sacra graeco ritu facerenl, ApoUini bove 
aurato et capris duabus albis auratis. (Cavedoni, Nuovi studii, p. 22.) B. 

(3) La famille Pomponia prétendait descendre de Pompo, fils de Numa. 
(Plut. Numa, XXI.) 



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201 at. J.-C. 



396 CHAPITRE JX. 

»02 [192]. V, 17. 

Légendes: ...— Monétaire : ^ M.SERVEILI(w5)C.F. (1)- 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Ordinaire. ^ Deux cavaliers amiés d'épées etdebou- 
cliers combattant à pied auprès de leurs chevaux. C'est pro- 
bablement la représentation d*un des vingt-trois combats 
singuliers de M. Servilius Geminus Pulex, consul en 552 (2). 

Fabrique : Lettres de l'alphabet grec dans le champ du 
droit, de l'alphabet latin dans celui du revers, de sorte que 
les deux alphabets vont en sens inverse. (A(O.By.CX.D<t>etc.) 
Travail assez grossier, probablement d'un atelier de pro- 
vince. 

Rareté: G. 

Dépôts: F (13). MG (4). G. SA (1). GARR. LIR. 

(Gohen, pi. XXXVIl, Servilia, n" à. — Riccio, pi. XLlIf, 
nM.) 



203 [197]. V, 18. 

Légendes : .... — Monétaire : Au droit M.CATO (3). 



(1) Voy, les n"* 124 et 14G avec les notes. — Ce personnage estprobable- 
8i AT. J.-C. blement le plus jeune des deux frères qui combattaient en 672 dans l'armée 

desarlstucrate8(op^'ma/um).(VelleiusPaterculu8jl,28.— Cr.Licinian.p.27, 
édit. de Bonn.) H n*es( pas connu dans Tliistoire, tandis que son frère obtint 
8S aT J.^. les honneurs du triomphe en C06, et plus tard le titre d'isaurtcus. -Ce denier 
n'a ni la marque de sa valeur, ni le nom de Rume, mais des lettres alpha- 
bétiques. Il a dû être frappé vers le milieu du vu* siècle. 

(2) Voyez au n* 124 la généalogie de cette famille. 

l3) Ce personnage est sans doute le père de Caton d*Ulique qui mourut 

05 ar. J.-C. pendant qu'il briguait la prëture, après 659> année de la naissance de son 

91 ar. j.<;. fllS) et avant 6C3, comme il résulte de la tutelle conQëe alors à M. Livius 

Drusus, mort en 063. (Aul. Gell. XIII, 20, li). CHte attribution est d'au- 



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V« PÉIMODK. — N« -203. 307 

Espèces : Denier et quinaire, sans la marque de leur va- 
leur. 

Type du dcm'er : Tête de femme (lîiidémée: A càté te 
tûot ROMA, qui, à cause de la légende complémen- 
taire VICTRIX du revers, se rapporte évidemment 
à la tête» (Borghesi, Ikc. IV,^, p, 1 fl ; OEuvvcs comp '. 
t, I, p. 234,) K Victoire ailée, assise tenant nue 
paime et une [^at*'Te; rarement â laplare de ce der- 
nier attribut, on voit une couronne de laurier (Bor- 
ghesi^ Dec. JV, hi OEnrr. cnvjpl.^ t I, p. 232) ; à 
Texergne, le mot VICTRIX; sur le siège quelque- 
fois ST.. (1)- 

Ttjfic du qatuaire '^ TÉte jei:ne couronnée <le lierre, Le 
iTVors semblable àcoluidudenier,saDsIea lettres ST. 

Fabrique: Sur le quinaire on voit des lettres latines et 
rarement des lettres grecques du cAté du droit (roy^s Rie- 
cjo, Cat^p, 171, contrairement à ce quedJLOavedoni, RipoÈ- 
ligli^p. V21), ou bien des lettres nmtiérales depuis | jusqu'à 
XX, ou bien encore des symboles accessoires. Les deux côtus 
ont été imités plus tard sur les deniers iialiutes. On trouve 
aussi cette pièce avec la contre-marque IMPAYES. (Bor- 



tant lïioip» doiïleu&e quo kt denier» du tiU, i\ue nuuft verrons plus tiirl 

frappM vfîftlOo, Ëûtit esfcniirikoïfiit pnrtii* ù t-ptu de son père, el qi»c ^o ûv. J, C, 

tuutia tes trtïkaUons mor>étiitres eonc«urenl A \n mcmc prc^^ompUon. Ellu 

est encore conftrm^e par la découverte d(^s dépots e.^p^gnols, {Ann. fU i'intl, 

nrtvi., ]B?3, p. ^.) 

(I) Altu^fon i i'édicule consHUTé â la VirJorin Vtr^fO pnr C«ton l*Aneîeii, 
çrand-p^re du mon(îi:ilrc, npréa se» succt^s on L'ipïjçrîie. c>» 5r»[ {T.-Uv* lya**-. j.-ç, 
XXXV, 9), L'eipllciiiion des lieïtre& ST pflf iis ïiK't xtij^fnffium (ttor|rt»e*1. 
fîre. IV^ ^ïOfîwt■rM (Wm;>/., ï |, p. îJ^j ou >lfl/« , .f(flti/M (CavcdonJ, 
SnçfjiOt p* iSJ n*etl pns ^aUshiRonio. 



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398 CHAPITRE IX. 

ghesi, Dec. III, 8 \ OEuvr. compl. , t. 1, p. 211), et elle a été 
restituée par Trajan. 

Rareté: G. 

Dépôts: Denier. F(32).MG (25 bien conservés}. RF.FR. 
C.SG.GOLL.SA (2). GARR.GI (5). 

Quinaire. RF.GARR. 

(Gohen, pi. XXXV, Porcia, n»' 5 et ik) 



«62 ar J -C. 



204 [200]. V. 10. 

Légende : .... —Monétaire : ^ L.COT(/a) (1). 

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur. 

Types : Tête de Vulcain ; dans le champ des tenailles, 
le tout dans une couronne de myrte. ^ Aigle éployé sur 
un foudre dans une couronne de laurier, type des monnaies 
de Lipara : il rappelle la conquête de cette île par L. Gotta 
en 502. (Gavedoni, Saggio^ p. 132.) 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Bord dentelé, lettres de Talphabet latin sur 
le droit ou sur le revers, rarement sur les deux côtés à la 



(1) Ces monoales ne peuvent, à cause de la dentelure du bord, appartenir 
92 av. J.-c. à une époque antérieure à l'année 662 ; le monétaire n'est donc pa« re 
103 av. .1..C. L. AureliuB Cotta qui, vers V%n 651, déploya comme tribun du peuple tant 
d'activité dans le procès de Caepion(Cic. deOratore, II, 47, 107), et qui plus 
tard devint préteur (Cic. ibid, 111,11,42; Brufus, XXXVI, i a7 ; LXXI V, 2&9), 
70 et G& av.j. c. mais ce monétaire doit être le famcux L.Cotta, préteur en 084 et cousul en 669, 
appartenant au parti modéré et qui, selon tout apparence, rencontra beau- 
coup d'obstacles dans sa carrière. 11 peut fort bien avoir été monétaire avant 
64 ar. J.-C. l'année C70; Gaius, son frère aîné, brigua le tribunal du peuple dès rannée 
91 av. J.-c. 663. Les dépôts espagnols confirment cette attribution. {Ann. de yinst. arch., 
1803, p. 03). 



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\* PÉuiODE. — N*» •>05. 399 

fois. (Riccio Cal. p. 47.) Riccio {Uonele di favûylie p. '2) 
cite cinq exemplaires fourrés de cette pièce. 

Rareté : C. 

Dépôts : F (0). MG (0). FR.SG.GOLL.SA (2). OL (2 frus- 
tes). GARR. 

(Gohen, pi. VII, Aurélia, n° 7. — Riccio, pi. VIII, n° 2). 



203 [2021. V, 20. 

Légendes : it ROMA, sur le ciiivri?; au (Irnk ROMA, sur 
Targent. — Moiiélaîre : û L.MEMMI(r^s) GAL[eriti) \ mais 
sur le cuivre LMÈMMI seulement (1), 

Espècf&: Denier, sans la marque de sa valeur; as, se- 
uils, quadrans, avec cette îiiïir(|iïe. 

Pied numéiaire du cukre i Oricial; la moyenne de deux 
as = 23<^ 

Ty/y* (iit rfcniVr : Tête de Saturne; derrière la tête dans 
le cJiamp la liarpê* ft Vénus dans un bige, couron- 
née par TArnour, (jui s'approche d'elle en volant* 
Type du cuivre : Ordinaire; la proue du revers est oni6e 
d*une tête de femme (Vénus) couronnée par TAmour. 
Fabrique : Bord dentelé. Lettres de Talpliabet latin avec 
ou sans points, tantôt du côté du droit, tantôt sur le revers* 
Ces pièces sont souvent fourrées. (Riccio, MoneU di favn- 
glift p. 2.) 
Rareté: C. 



(f) Tou r la péncnïoglr ilersilc fiunUlp, m^r; les n[>tfs ilu n"ï3C. Lu lïen- 
IcLure du Lurd et Le plda U« Vm noui ont iltiU^rmiritii tk pbcrr celto &étlt à 
celte époqurj et tes dtfjjûl» rrpngnnU onl t'ontlrmé nutrc altrilmUort. {Aun. 
de Vinsî. arcfi., \Aiy'Aj \k U,) 



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AOO ciiAPirnE ix. 

Dépôts: F (9j. MG (21). RF.FR.G.SC.COLL.SA (8). OL 
(3 dont 1 fruste et 2 à fleur de coin). CARR.LIR (1) . 
(Cohen, pi. XXVII, Memmia, n° 2 et pi. LIX, n*- 1, 2, 3.) 



206 [203]. V,21. 

Légende : ^ ROMA, sur le cuivre seulement. — Mené* 
taire : % C.SVLPICI(w«) CFi; sur le cuivre C.SVLPI. 
CF.(l). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur, as, (2) et 
quadrans, avec cette marque. 

Pied monétaire du cuivre : Oncial (un as = 28«*). 
Types du denier : Têtes des Pénates couronnées de myrte, 
ou de laurier, D(^0 P{eaates) PÇuhlici). Voy. le 
n*» 177 (3). hi Deux hommes tenant chacun une 
lance dans la main gauche et la main droite éten- 
due sur une truie couchée par terre avec ses 
petits (4). 

(1) Il est dirûcile de dire avec quelque cerUtude quel est ce «nonétaire ; c*est 
63 aT. J C. peut-être C. Sulpicius, préteur en 091 (Cic. Calilinn, lit, 3, 8), ou comme le 

pense Borghesi ([>ec.,XI, 8; Œuvres compi,, t. Il, p. 33 ;cr. le travail deBor- 
gbesly Censori, p. 87 ; Œuvres épigr,, t. If^ p. 60), le Galba qui servait dans 
la guerre deMithridale(Appian. Jlfi<//n(/(i/.,XLIII.- Plutarch., Sy//a, XVIl). 
Il ne faut pas le confondre avec SepouiiToç (Servilius) dont parle Plutarque 
{Sylla, X.-Cr. le n* 146). La dentelure de la pièce indique l'époque de son 
émission. 

(2) As (RIccio, Cat,, pi. Vï, n» 6. — Horghesi, Dec, XI, 8 ; OEuv, compL, 
t. Il, p. 29 et 30). 

La planche LXVII de M. Cobcn donne la légende C.SVLPI pour Pas 
et pour le quadrans, sans les leUres CF. qui se voient sur la planche XLV 
de Ricclo. 

(3) La légende comme le t>pe du revers font allusion à Lavinium, ville 
qui semble avoir été le berceau de la famille Sulpicia. (Cf. Tacit. AnnaL, III, 
48.) 

(i) Allusion au prodige qui fixa l'emplacement pour In fondation de Lavi- 



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V— PÉRIODE. - N« 207. 401 

Typei du cuivre : Ordinaire. Sur l'un des cdtés de Tas on 

voit une palme au lieu du signe | (?) 
Fabrique : Bord dentelé. Lettres latines sur le revers. 

Rareté: C. 

Dépôts : F (1). MG (10), RRFR.aS\ (1). SF (1). CARR 
(1, BuîL de ([n$U ardu 1S(51, p. 157), LIR (2 ix Heur de 
coin dans le 2' dépôL cTOliva)- 

(Cohen, pi. XSXVllï» Sulpkia, n» 1 et pi. LXVII, n" 1 
et % — Rîcrio, pi. XLV, n" 1, % 3), 



207 i20A]. V, 22. 

Légendes: Au droit ROMA^ sur le denier, ou bîen^ mais ra-^ 
rement P{ubUcc}E. S{enaius)C{onsulto) ; jamaîâ sur TaSt *- 
Monétaire: ^ LENT("Î(m), MARfMfO F(t7iiiJi) (I)- 



niatn où deraïent être dopt>«é£ 1» Pénates de Trotf h Cea personnagce qui 
tûxii tfl pjns aoDTeDi représentée arméfl^ êetnbhnt élit Jo^ PéDJiUi eux- 
mémei (Djod^tb, Hati^am. f^ G8);lïs apparure&t à ÉQé(>, dan» un ion^j 
et lui promlrnot LeojpLre de Rotac après celui de Lavlnium, (Aur. Vicror, 
de Origine tfent. fow*,XlK^ liJr>ny^. Hallûam. J, Sfl, —Cf. Si:hwcî;ler, !io- 
mhche Ge^chtchtf, L J, p, 2 Ah.— liorghwi, /oc. ciL; ûtwrr. compL t. Ujp. 30]» 
(]) Le premier Len talus MarcelliTitt* qusnou« rencotilrani dflns rhlstoirc, 
«et I^ Lentutiifl, (lis de M. Claudius Mnrccllu». (Cic. Hrut.^ XXXVJ, i3ÛJ qui 
eombatlU à Aquaft SeiUae, ei» 4jii:ï [Hutafch. Mariai, IX at X\l. ^ Dm- 
manr», Gtsthichie Borna, t. JI, p. 40 i, n- 33) cl père de Cn, CorneliueP.K. 
Lenlulus Uaroellinus, eoniuf, en COR, (DrumiDû, i. ctf.^ tJï, p. 405, n" '61). 
]) élalC donc tic au plus lard on G30, maijt vraiaemïjlablament plu^ tÂF, oe iiSar/j.-C, 
qui s'accorde égaldmrnt nv<x TAge de M, CUudiua MarecNue Aeâcrnini.i, 
ficn rrère (llrumann, /. cù,, l. II, p. 404, n"* 21 et S5;. C'eat dont* \ 
tort qu on confond d'ordfnaife ce perfionDMge nvec V. LenLutu^ UafceU^xca 
qui Tut cnToyo i^ Cyrènc comme premier que»leur,en 679 (SaliusL, Hisi,, If, 75 „ j .^^ 
30,é<lÉdeDiet«ch);UnouipArailplu£rraiaemllab]e que ce dernier perEOjtnn^c 
cit aon flU niné^ mon de bonne ii«ure, sutvant lout apparence, et, par 
c«»«<.^|uent, un frèje de Gnaeua, e<>n»ul en fi93, U se pwrraii également (« ^y^ jjq 
t|ne ]jentu1ti& Kfart^ellînuj^qiii »crvtt 10U& Ica erdrca de Ponjptfe^enqualilà 
IL 26 



102 âT. J.-C. 



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/kO*2 CHAPiTaE IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur*, as avec 
celte marque (1). 
Pied monétaire de tas : Oncial, (moyenne de deux as = 

Type de t argent : Tête d'Hercule jeune avec la peau de lion 
et la massue ; dans le champ derrière la tète un bou- 
clier. ^ Rome debout armée du casque et de la 
lance, couronnée par le Génie du peuple qui tient 
une corne d'abondance ; le tout dans une couronne 
de laurier. 

Type de F as : Ordinaire ; dans le champ la triquétra (2). 

Forme des lettres s P (Gavedoni, Appmdice A, p. 281). 

m I ■ ■ ■ ■ ■ 

67 av. J.-G. ^^® lieutenant, dans la guerre contre les Pirates, en C87 (Appian. Mithrir 
dut., XGV.—Floms, 1, 40, éd. Jahn),au liea d'être le pdre du consul de 698, 
fût le ménie personnage que Publius^ questeur en 679, ou peut-être le con- 
sul Gnaeus lui-même. — La légende peut se lire de deux manières dilTé- 
rentes : Lent^ulu*) Mar(ceUi) ?{ilius), et alors elle se rapporterait au père; 
ou i.ien Lent(ulm)Mar{eeUimis) F{ilius)^ et alors elle Indiquerait l'un des Ûls. 
- La première leçon a été adoptée par fickhel {Doct, num, vet^ t. V, p. 188), et 
eette opinion est corroborée par l'oiemple parfaitemeut semblable de AI* 
binus Brnti F; d'alHeurs, U est tout naturel que le père ne s'inUtuIe pas 
simplement P. Lentutus P. P., parce que ainsi on aurait pu le confondre 

71 Vf. J.-o. avec p. Cornélius P. P. Lentulus Sura, son contemporain et consul en 68a. 

Knfln, toutes les indications monétaires pronrent que la pièce de bronxe doit 

avoir été frappée avant la réd^iction de Tas à une demi once, et avant la cora- 

' pièle disparition du nom de Rome sur les deniers, c'est-à-dire avant Tan- 

née G6& (comp. p. 108); elle ne peut donc point appartenir au questeur de 

75 AT. j 4i ' ^^^ 079.— Cette aUrituUon est confirmée par les dépôts espagnols. {Aiw, de 
l'Imi. arch, 1803, p. 63). 

(1) L'as ne se trouve ni dans Cohen ni dans Ricdo. Voy. Capranesl, Arm, 
' de Vlnst. arch. 1843^ p. 131. -< Arnelh, Synopitis num, ront., p. 30, n* 4. 

— Borgbesi, {Dec, \V\l, 0, p.49; Œuvres compi., i, 11, p. 32t>) cite tinta 
Inédit de la collection d'AUly. 

(2) Borgbesi (loc. ait,) pense que la triquétra fait alli^on à la conquête 
sis^AT j -c ^® Syracuse par M. Claudlus Marcellus, en Sk%; depuis lors Syracuse fut 

toujours sous le patronage de cette famille, et chaque année elle célébrait la 
fOte de llarcellus. (Drumann, /. cit„ t. Il, p. 399). 



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V* PÉRIODE. — N<» 208. 403 

Fabrique : Une lettre latine ou grecque seule ou avec 
des points, sur le droit et sur le revers. 

Rareté : Avec le nom de Rome, peu commun; avec P.E, 
S.C. R. 

l Avec ROMA : F (4). MO (5). RF. FR. C. SC. 
Dépôts : Isa (1). CARR. AR (8). 

( Avec P.ES.C. : SA. 
(Cohen, pi. XIV, Cornelta, n" 6 et 6^ 



a08 [205]. V, 23, 

Ugmdfs : ^ ROMA, sur le cuivre; quelquefois au 

droit EXA[rgmtQ) PV(6ïtVo), sur Targent. — Monétaire; 

H CFABI(u^) CF, (!)• 

{1} PÎ0U3 héiltan» fort à adopter l'ancienne opinion remiao en honneur 
par Borgheal {Dec. JV, 2 et Dgc. XVll, e^ p. 49; Œtav, compt , t. I, p. 227 «jl 
S^SrCt t. II, p. 3vo), d'apréa laquelle roi^caii rcfisemblant A uolbU qui leTott 
su rêvera de ces monnaie», ferait ail ualon au surnom de Bufto, Oa pcul ledE- 
ïDsndcr d*aî)Drd, &i roiapau appelé Du(«o,x^'iù^xw:,^arlc de vautour, répond 
tiien à relui que Ton voU jd. De plu», les FaUu« auxquels appartient le sur- 
nom (le Uuteo, qui éiaient putricirns, ne aont ptua m^Atlunnf^i nprAji Jo 
sUiènie siècle, el aulanii^ue nou^ ucïiions, Ils n'ont Jama'iâ porté le prénom 
Gtiiuâ. t'^^tlribuUon du «urnom Duleo h. un nevfu de Scipion t^miileu non^s 
parait le résultat d'une erreur (Appl«u. ^m/).) LXXXIV). Au re^le le nombrR 
des cmblémeH quj peuvent faire a lusion à un rogbomririi comme Purpart^n 
(n-fl*), S*7flnuJ fn" 78)j Graçtil»^ {n." 120), J/o//roiwç (n* 191), Cfosiipês 
(n" 242) est beauiuiup plus restreint qu'on ne U suppûae communément. 
^ )Z eâl par conséquent trOs-\ rat semblable que ces piëcefl, qui ont été 
frappées peu de leinpâ avant Ùûit (comp., p^ 4GS) (ce qu'mdique encore 89aT. J.-C. 
Tnb^ence du eognomen) ]i*<ippartienncnl pas à un membre de Tandeiine et 
iUusire famille PaUlUi el que la monétaire eu queetion e&t tlla de C. Fabluït 
Hadrlanus, préteur en (iTO (C, Tnijini, T.-Liv., Epii. LXXXIV et LXXXVK- 84 et. j.-c. 
C, Fabius Hadrianuâ, Si boL nd Cw. in Vrrrem, p. 10*, éd. Orelli*— Fabius 
tïadrîanun, Oios. V, 20, — Hadrianus, Cic, in Verrentj l, Î7j 70 et V, 3f;, 
i»i.— Yal. Msx.flX> ro, 2.— DioJûr. Fra^m. l'tffr- , p. I3B, éd. Dïnrlorf). 



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hOh CHAPITRE IX. 

Espèceê : Denier et as, sans la marque de leur valeur. 
Pied monétaire du euitre : Oncial (un as = 22<'). 
Type da denier : Tète de femme voilée et tourelée. ^ La 
Victoire dans un bige ; au-dessous un oiseau res- 
semblant à un ibis ou à une cigogne (1). 
Type de ta$ : Ordinaire ^ le même oiseau en avant de la 

proue. 
i^eérique: Lettres latines avec ou sans points sur le 
revers des pièces où se trouvent les sigles EX.A.PV; lettres 
latines ou grecques avec ou sans points du côté du droit 
sur les autres. 
Rareté: C. 
Dipôti : Avec EX.A.PV. :F (6). MG (25). RF. a COLL. 

SA(1). SR 
Sans ces lettres: MG-RF.FR.G.SG.COLL.SA (3). CI (9). 
(Cohen, pi. XVII et XVIII, Fabia, n" 7 et 8 et pU LIV, 

n-4). 



209 [206]. V, 24. 

légende: Au droit PV(frIiee)« — Monétaire : ^ M.LVCI- 
Ll(ttâ) RVP(t«) (2). 



(») Otredumlk reeonnalt dans cel oImm un huieo, espèce de héron, 
d'appèt rUm {Hi$L nat., X, 8, • : Buteonem appellant Romani familia 
eOem êœ «• <o§meminaêmt cum prospère auspieio in ducis (Fabil) navi 
êêdiieet), 9Htit le eenfead à tort arec le fabuleux Tpfopxoç. Mais la forme quo 
M a denBéelegraTeur confient parfaitement au buiio ou bufeo qui in 
fatmiifem UM Ofyit {Pkiiom. 47, op. Wernsdorf, Poefae latini minores, 
t. VI, p. SM); el sa peeitlen sur la proue du natire an rerers de Tas offre une 
coUicIdeoee frappante avec le texte de Pline. (Gatedonl, Ifuovi itudii, p. 19. 
— Cf. Bévue numitm., 1857, p. 355). H. 

(2) Cette famille n'est pas eonnue d'ailleurs. Borghesi (Censori, p. 55; 
(Euvres êpIgrapK, t. II, p. 17, pense que le monétaire M. Luciiius pourrait 



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\* PÉRIODE. — N** 210. S05 

Espèces : Denier, sans la marque de la valeur. 

Type : Tête de femme avec le casque ailé, le tout dans 
une couronne de laurier, f^ La Victoire dans un bige galo- 
pant à droite. 

Rareté : C. 

Dépôts : F ^20). MC (20 bien conservés). RR FR. C. SC 
tlOLL.SA (5)» OL (1 à Heur de (XiHi,J« piiîsJjeaw île toute U 
trouvaille). CARIl. Lll\ (7). 

(Golicp, pi, \X\\lxtci/ia. — Riocio, j>K XXVIIIJ^ 



210 [207], V, 2*. 

Légendes : ii KOMA» sur le cuivre seulement; a« ikctii 
ARG(en(fj) PVB(/ïco)*3ur Targcnt. — MancÈairc ; f^ L.SENTI 
{lis) C.F, (1). 

Espèces : Denier, sans la «larque tie sa valeur; quadrant, 
avec cette marque. 

Pied monétaire du cuivre? 

Type de VargerU i Tôtc de Rome avec le casque ailé. pi. xxix, n-io. 



être le même per&r>nnag<ï qfi? \t tHbun du peuple auquel fe cetiMur (celai 
de TanMce ODO aclûti toute Appàrc^i^i^} U' Atillus inriigfia une HdtrJgfiurc 
(Prontu. ixd if. Cact., V, 26^ 27* éd. tAa\}. Ce pendant Le denier jiorte la 
Jëgonde PV {Uict) H ne «emUe pafi avoir clé frappé Jongleiups bvani Q'Q 
(p. lôS); alûfK raltHlutïot] de Dorghcsl n'est plus vrai9eailj[abk\ 

(I) reraotmage Jiicoimu. C'est probn blême nt k ^\e de C. Senti u«^ prêteur et 
l^ropu^ieor do Mac^dc^ine de OCiàGtiT (Ofoa.,V js.— T.-Llv-^ Jîfi^LXX.— 
PlulûTCb, StjUat XL— Varro, fl/>. Plîn., Ht si, A'a^.j XlV, js, 30, — Cic, ï« 
rerre^Jï, 111,03, 2n ; pre P/rtJiCTj Vnijy î in Pmutfrt], XXXIV, 8t,— Cf. Bof* 
fihe>I.D#c,XVI,3,p,5iûeMi\ram/>/,jt ll,p.2iO).CeUefdniillespml>Ien'avo^r 
adopN que pluB lard lo aurnom tic Saturninus. (CL Ctc prf> Pianç^^ /, cit.), 

— (Juanl à Tepoqu^j on peui cttmparcrce que nous avon^ dit h ta page jfl8. 

— Cette oltrlbutton e>t (^e&Qrmce pnir li^s tlqi4lf ciipAgnots. (ilnfi. ^/^ /'/njff. 
tfrfA,, lSa3, p, C3), 

M* 3G' 



64 «T. J. c. 
84 »T. J.-C. 

B9 et 87 âT, J.-C. 



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40b CHAPITRE IX. 

^ Jupiter tenant le sceptre, et le foudre dans an 
quadrige galopant à droite. 
Tgpe du cuivre : Ordinaire. 
Fabrique : Lettres latines du côté du revers. 
RareU : C. 

Dépôtê : F (11). MG (20 bien conservés). RF.FUCSa 
COLL.SA (8). GARR.LIR (7). 

(Cohen, pi. XXXVII, Sentia. — Pour le quadrans^ vay. 
Riccio, pi. LXIV). 



211 [208]. V, 26. 

Légende : ^ P{ublice). — Monétaire : î^ P.SERVILIM.F- 
et au droit RVLLI (I). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Buste casqué de Pallas avec l'égide (2) sur la poi- 
trine. ^ La Victoire tenant une palme, dans un bige galo- 
pant à droite. 

On rencontre aussi cette pièce avec la contremarque 
IMP. VES. Eckbel, Docl. num. vet.^ 1. 1, p. CVIl.— Borghesî, 
Dec. III, 8 ; Œuvres compL^ t. I, p. 210. —Riccio, Cal., 
p. 185. 
Rareté : C. 



(1) Ce monéUire est sans doute P. ServiUus Rullus, dont parle Pline {Hist, 
nat,, VIII, 61, 210), et dont le fils» qui portait le méaie nom, fut tribun du 
63 tr. j.^. peuple eo «91. — Voyez ce que nous avons dit p. ]C9 au sujet de la date de 
cette pièce. 

(3) CavedODl (Ripwtigli, p. 132) voit avec quelque vraisemblance dans c« 
type, semblable à celui du triens frappé par d'autres monétaires de la famflle 
Servilia, une allusion au triens qiie?énérait cette famille. (Voy. les n** 124 el 
HC] Nous avons cité le passage de Piinerelatifàceculteà la page 317, note?. 



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V PÉRIODE. — N* 212. 407 

Dépôts : F (8). MG (88). RF.FR.CSC.COLL.SA (12). SF 
(2).CARR.LIR(6). 

(Cohen, pi. XXXVIII, Servilia, n* 0). 



212 [209]. V, 27, 

Légende : ^ ROMA, rarement sur le denier et sur Tas* 
quelquefois en iiionogramnie AA {Cabine L de Berlin) ; Ja- 
mais sur le quitiaire^ le sesterce, le semis et le quadraiîs. 
îi ELlfje) P(apin"a?), souvent sur le sesterce- — Monétaire ; 
a L PlSOL,F.PRVGU sur quelques deniers; i^ LPISO- 
FRVGIïSur la plupart des deniers et sur Tas, le aemisetle 
quadrans a; ^ PISO FRVGJ sur ([uelques deniers, ou bien 
vi^ L.PISO-L^F. et au droit FRVGI- Au droit PISO* ^ FRVGI 
ou h( FRVGI seulement, sur le sesterce ; ^ L PISO sur le 
quadrans fr. On rencontre aussi FRVG. ou FRV- au li*iu de 
FRVGI (1). 



(1) C'&t Borgh^sl (Àfinof<}nie VlnsL arch.t 1B40, p. 13) qui lo premiâr a so as. J.-C. 
expliqué la légefirfe E.L.P. p*r JS"tr fege Papitia, loi dft J'iin 0C5* ^ous 
fivmis xu pluft hauL qu'on clli}t ccl\& Jol e&t La loL ^nor4l<jmerit cunnur, eouu 
J6 nom de PlaudaPapiria, et qui fui promulguée ctrUe même année- 
Ktïe conréralt )g druH de dloycn nimnin à loua les confédérés italiplei en 
mflsflc et uontPtmlt il ijfé renies dlt^p os liions relalivos a tin mofmâLe^ (^^^ p, 73 
et 1^9}, Le grnnd nombre do ces monnaies pcul être aUrtbtiâ qtcc beau- 
coup de vr»laeinljlanc:o aux TraU {H;caslojinéfl pnr ta Guerre Sociale. On h 
dâ convertir alora en arjjcnt monnayé la réeerfo en Itngcita qui £C trouvnlt 
dans le trésor pnbtli^j c'osi è cette oirconRtJiace que nous dorons de EQvoir h 
combien ae montait cette réserve en CG3 (iioy. p. 100^ notent , W est probable ^i it j.^c. 
qu*à c-ettc époque le triumvint monétaire n'était pa« encore une mai^Ulra^ 
tuTc règuUÈro (p. 50) et que le Sénat confia en CG5 ou CGC à Pleon {n" S 13) j^j ^^ ^^ ^^^ j^ 
ïtàSilanus (n*^2ia) des pouvoirs spéclauiponr uneëmiesioTi extraordinaire 
de mounaicE. 

Le prctnLCr deeea deux pfTsonnages c^l vraiscmhalilement L. Pito Frugi 
L.V.L*%- (Cic ifl Vffirem, IV, 33, &G ei 57) donHa naissance ne peul être poa* 
tcricurei i'anné6 fil?, époque sfipiov.imaUvc de li inoï^t r!c f^np^rr, aTor^ 1^7 4r. j>-c^ 



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408 CHAPITRE rx. 

Espèces : Denier, quinaire, sesterce, a», semis, quacb^aos ; 
la marque de la valeur se trouve rarement sur le denier; 
jamais sur le quinaire et le sesterce, presque toujours sur 
le cuivre. 
Pied monilaire du cuivre : Semi-oncial. 
Type du denier : Tète laurée d'Apollon. ^ Cavalier au galop 
tenant dans ta main droite une palme, un fouet, 
une hache, un trident, une épée ou une torche. 

— du^uinaire : Même tête. i$ La Victoire debout tenant 
une palme et une couronne. 

— du sesterce : Même tête, i^ Cheval au galop. 

— de las : Tête de Janus. ^ Ordinaire; au-dessus de 
la proue a Victoire tenant une palme *r à quelque- 
fois deux navires avec leurs rames, leur proue et 
leurs aplustres (Riccio). 

— dm semis et du quadrans : a Ordinaire. 

— du quadrans : 6 Tête d'Apollon, i^ Un gouvernail et 
une ancre en sautoir. 

= 50 toujours; P quelquefois. 
Fabrique r Dans le champ lettres latines quelquefois ac- 
compagnées de points;: doubles lettres latines le plus sou- 
vent en monogramme ^ chiffres entre autres CCl D3 (10,000) 

préteur en Espagne. Voy, Drumann, Geschichtt Roms. t. H, p. 83^ n" 17. 
87 âT. j.-c. fîson «e porta accusateur de P. Gabinius en 66T ou pou après (Ole. Div. 
in Caec. XX, 04. — Drumann, loc, crt. t. Iir, p. C3) et devint lui-môme 
pféteur en 680 (Cic. in Verrem, 1^ 46, 110; IV, 26, 56); c'est lui encore 
qui passe à bon droit pour être le père de C. Pison, le mari de Tullla^ 
né vers 670 (n'* 270). Les monnaies s'accordent avec ces données ; en 
effet ceiiet de L. Pison ont dû être frappées, comme noua l'avons vu, en' 
£65 ou 669, et celles de C. Plson sont la copie de celles de son père, comme 
cela arrive presque toujours quand le père et le fils sont successivement 
monétaires (t;oy. p. 181). 



74 av. J.-C. 



Forme des lettres : ( 



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\' PÉRIODE. — N° 213. 409 

(GavedoDi, Riposi., p. 60). Symboles accessoires, sur le 
droit et sur le revers (I). 

Rareté : Ll; lîenicr a est commun^ il n dû être frappé eu 
f^L'anilc quantum, puisque Von a un coiu marqué du 
chiffre 10,000. 
Denier h W, — Quinaire B. — Se^stercell'. 

/Dénier, F(2ll),MC(18G bieuconservés), ni\ 
F«.C.SC.GOLL.SA(33),SF{7)^ CAIUL 
Dépôts : Lmc30),An(l8). 

[Quinaire* GARR* 
(Cohen^ pi. I\, Ca^purnia, n" 3 à 21 et pi, L, n" 3, A, 
5, 0, — RiccJO»pU X, 11**0, 7, S, 0, 10 et pi, LIV, n"l,2, 
3,4,5), 



215 [210]. Vcry 005 ou 0<Î6. V, 28, ^^^^^ «^ "^ ^ <^* 

Légende: ROMA, au revers sur les deniers a^ b\ au droit 
sur le denier c; toujours sur le denier a, quelquefois sur 
les deniers &, c ; au droit ROMA ou bien B\~{€ge)F (apiria?) 
sur le sesterce, janiïûs sur le cuivre. — Monétaire : i^ D. 
SILANVS.LF. sur les deniers; i^D*SlLANVS, sur quelques 
deniers de la variété a et sur le sesterce (2) . 



(r) CavoJont (Nuovi fttnfiiij p. h) clLc d'ûpTûa Ectiiol it S<?6ltnî ïes ïcUros 
/i;rerquK& C, Â, Z, TT, Dr comme fo trouvant quHquf^fola BUr loâ d«QlcrHdu 
la fîiniMIc (lalpufjiLa^ L'ouvra^o de At. le baron d*Ailly fournint lC3 plus ini- 
ttutlcux dtSialla eur bs Byml>oJc0 et Ujs lettres acccaaoires. 

(ï) Nous TiQ connaissons nt le monétaire til son pËre; d'allleiirs te nom de 
L, SLlanus ne sn trouve mentionne nulle part au tcmpa de h Ili:>put>h<]ae, car 
Kjlûnua qui fut gouvtîrneur d'Asir; on G^S, fl'app*;laiï, d*flpft'd It^* manus- 7*^ nr. J.C, 
crita de Plïne (W/j^ nni. H, as, MKl, — Cf. XXXV, H, ]3i, et smlout les 
notes de Uaase «lanmon Vf^tlclnt^ t^otcrcutua, llj K1^ 3), Sllanus et non L. Si- 
lanus. L'allribulioîi de l'infcfiptiûo -'c Canos» {insoipi, Stftpol. n* C*J) ; 



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410 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier et sesterce* sans ia marque de leur va- 
leur, as et semis (1), avec cette marque. 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 
PI. xxx^^iv»»!,», jyp^ j^ denier : a Tête de femme avec le casque ailé. 
^ Victoire ailée dans un bige galopant à droite. 

6 Tète diadémée de Salus avec le nom SALVS 
écrit au-dessous; autour un torques (2). ^ La Vic- 
toire dans un bige ; au-dessous une mouche* 

c Masque de Silène couronné de branches de 
pin» au-dessous quelquefois une charrue, le tout 
dans un torques. La charrue fait peut-être allusion 
au surnom Bubulcus que portait la famille Junia. 
^ Victoire ailée dans un bige, galopant à droite ; 
dans le champ, au-dessous un carnix. 
Type du sesterce : Semblable à celui du denier a. 
— du cuivre : Ordinaire. 
Fabrique : Denier, a Lettres latines depuis A jusqu'à X du 

L. SILANO M. F. D. N. PR. AVGVRI à Silanos qui éialt goQYer- 
neur d'Asie en 678 (comme le suppose Borgtiesi, Ann. de VhuL arch.^ 
1 849, p. 15) est devenue fort douteuse, surtout depuis qu'il est moins certain 
que ce gouverneur s'appelât positivement Lucius; l'omiuion du nom de fa- 
mille indique d'ailleurs une époque plus récente. H est beaucoup plus vrai- 
semblable que ce monument appartient à L. Silanus qui brigua Inutilement 
le consulat en 733 (Dio Cass. LIV, C. — Borghesl, loc, cit. p. 22, n* 17) 
et qui peut bien avoir été le fils de M. Silanus, lieutenant de César en 700 
(Borghesi, ibid., n* 16) et le petit-flls de D. Sllanu?^ gouverneur de l'Es- 
pagne en C&3 (Borghesi^ ibid,, n* 6). On ne connaît d'ailleurs aucun D. Silanus 
L. F. qui pourrait avoir été monétaire en 065 ou 6G6^ car le consul de l'an 
602 était le fils d'un Marcus (Borghesi, loc, cit. n* 10). Le poids cité par 
Reinesius (H, 56) avec la légende : D. IVNIVS, L. F- SILANVS Q. 
VRB. est d'une authenticité fort douteuse. 

(1) Le semis est cité par Riccio, Cat.^ p. 126. 

(2) Allusion au temple consacré à la Santé par L. Junius Bubulcus Brutus 
en 542, peut-être aussi à la parenté des Silanus avec les Manlius Torquatus. 
(Borghfti, Ann, del'Inst. nrch, 1819, p. 8). 



21 tT. 


J.-C. 


Mar. 


J.-C. 


101»? 


. J.'C. 


89 00 88 


•y. J.-C. 



312 a?. J.-C. 



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>• PÉRIODE. — w 214. 411 

côté du droit, chiffres depuis | jusqu'à XXX sur le revers. 
(Borghesi, Dec.^ V, 3 ; OEuvr. compL^ t. I, p. 256). 
6 Lettres latines du côté du droit et symbole accessoire 
sur le revers, quand le nom de Rome ne s'y trouve 
pas, 
c Quelquefois lellres latines sur le droit 
Rareté : Deniers a, 6 C. — c R, — Sesterce R*, 

/ a F{106).MC(lt32 bien conservés). RF.FR. 
C.SC.C0LLSA(17}, SF(2), Cl{44 beaux). 
b F (12). MC (10). RF-FRXXOLL.SA {2), 

Cl (2 beaux), 
c F (7). MC (2 bien conservés), RF,FR. 
\ Sans distinction de type* CARR.LIR (12). 
{Cohen, ph XXIII, Junia, u" 4, 6, 0, 7, 8, 9, 10 et 
pi. LVl,n"3). 



t)(pàti 



214 [âîS]. V, 20, 

Légende :.... — Monétaire : i^ û,TlTI(u*) (1). 
E$pêcei : Denier, quinaire, as, sans la marque de ieui- 
valeur; semis, triens, quadrans avec cette marque. 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial, 
Type du denier i a Tiite avec une longue barbe poîntuei 
et un diadème ailé. ^ Pégase volant (2). 



(L)La famille Tillaeat connaâ comme r^tnit lie sénotoriote depuis le rti'alc- 
tlCi on trouve Seï,TUlus» iribundu peuple en Ghbi mais Je jmmdu monë- m *t. /,-0. 
tilre n'est cité nulle part* car on ne peut le confondre aTec Q. Titlui^, qui soc- 
cupalt de négoce et qu i v Int trou ver Sylla en CGfl, après la bataille de Oieronée s* vt. J.- C , 
(Plulnrch.tSy//û.XVU) jeu outre on dojl plutôt lire Q, TUIiuaqueQ,TmuB 
dan» 1(! teste de César {BelL cin. IIJ, 44), puisque Ton rencontre un Q* Til- 
llus Sasîlua dans les acte» des Trèrea Arvales, QG ans ajtîès J. G. 

(î)Leiypedelit*tetKiTbut^ reste encore Inexpliqué, Votj.UùT^hGiU Dec. \t. 



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412 CHAPITRE IX. 

Type du denier b Tête clladéméeetcouronnée de lierre tfune 
Bacchante. î^ Semblable à celui du denier a. 

— au quinaire : Buste ailé de la Victoire. % Semblable 
à celui du denier a. 

— de Vas : Ordinaire. Tête non laurée de Janus, avec 
une longue barbe pointue. (Borghesi, Dec. VU, 5^ 
p. 12; XI, 2, p. 12; ÔEuvr. compl, 1. 1, p, 338 et 
u II, p. 11) ; à côté de la proue un croissant, une 
palme, ou les bonnets desDioscures. 

— du semis : Tête laurée d'Apollon. rJ Minerve casquée 
dans un quadrige, et tenant la lance. (Borghesi, 
Difc. VII, 5; OEuvr. compl, t. 1, p. 338) (1). 

— du Iriens : Masque barbu de Silène couronné de 
lierre (Borghesi, Dt'c. VII, 4; OEuvr. compL^ 1. 1, p. 
336 et 337). ^ Gérés tenant deux torches, devant 
elle un porc; autour une couronne de laurier. (Bor- 

I ci2; CEuv. compL, t. Il, p. & et 7). Ce savant croit reconnaître le Mercure 
gaulois dans une tête semblable sur les monnaies gauloises de cuivre. 

[n est plus vraisemblable que les monnaies gauloises de faflnos sont une 
imitatioD ou contrefaçon de celles de Q. Titius (Knue numismcUigtte, 18 i7» 
t. Xllip. ?S4).^0n pourrait attribuer cette tôte à Bacchus Psilax. [Ann. de 
rinst, arch. t. "XI, p.3lG. — Cavedoni, Nuoviitudii, p. 26).r— Ch. Lenormant 
(Nouv. galeine myth, p. G) veut y reconnaître le dieu Mulinus TiUnos. 
Cf. Revue mm. 1838, t. Ill, p. 11)]. B. 

Quant aa Pégase, ce type pourrait également être gnulois. (Borghesi» 
Dec. XI, 1 et 2, p. 13; CEuv. compU, t. II, p. n). — Ce denier a été resUtuô 
parTraJan. 

(1) Ces types se retrouvent sur le denier contemporain de C. Yibius Pansa, 
n** 210 a. Le nombre disproportionné d'exemplaires des deniers à trouvés 
dans le dépôt de Fiesole a fait croire à Cavedoni {Ripostigli, p. 200} que le 
denier a n'était pas encore en pleine circulation lorsque ce dépôt fut enfoui; 
mais les autrcb dépôts montrent que ce nombre disproportionné ne prouve 
rien; on peut l'expliquer en supposant que le propriétaire du dépôt venait 
de recevoir au moment de l'enfouissement et pour une raison quelconque 
400 deniers tous semblables et sortant de la monnaie. 



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\— PÉRIODE. — !«• 215. AÏS 

gbeâ, Dec. VII, A; OEuvr. eompL^ t. I, p. 335 et 

suiv.)(l). 
Type du quadrans : Tête semblable à celle du denier a, 
^ Masque de Silène comme sur le droit du trïens. 
Fabrique: Très-grossîère, lésas souvent de forme pres- 
que ovale. (Borghesî, Dec. XI, 2, p. 12 ; OEuvr, complet* 11^ 
p. 10). 
Rareté : C. 

Denier a F (39). MC (70 bien conservés). 
RK FR, a se. COLL, SA (10). SF (3), CI (43 
beaux). 
Dépôts: { Denier ft F (400), MG (45), RF.FR. G. SCXI 
(77 beaux). GOLL SA (15). SF (5), OARR. 
LIR (2t)- 

Quînaire RF. CARR, 
(Cohen, pi, XXXIX, Titia, n- 1, 2, 3 et pt. LXVIII, n'" 1, 
2.3,4), 



«I3[2IA]. V, 30. 

LégeudeA ; An droit A(rjcnfo) PV(6iim) sur le denier b et 
quelquefois aussi sur le dénier a. — Monéuire : ^ LTl- 
TVRI(tis) URSABlNYSsurVas;^ L.TITVRI(iii),etaudroit 
SABIN(t4*) sur le denier (2), 



(1) On donne ordij>ai rement A tort celte pïèas jiour un r|UAdranft, Le» 

l;pe» sont semblables h ceuK îles dejuerft contemporaina d« C^ Tibms ranin 
li" SIC (/, pourle droit cl5ïû c, pour le rererfi* 

(2) Ce man^Uim est peut-éirc Titurius, qui eul un co m mandement 
danalK guerredcSertohuî^CSalLuK.j /A>MÎ, 38, éd. deDiolscti), et dont le Dî» 
Q. TUurius SablnusTuI lieutenant do Céflar. — Ou^nlà l'as avec la légende 
TVRIL ilont parle M. Cohen, p. 318» ii* J * vok[ comment Borghcai s'eJiprime 
ii cc9u)«l : Posseggo unccr ioquest* assctsuî quaU /ej^otAfVjmw*^**/*: TVRIL» 
Tutiavo!(a fa cortitpond^nza deï ;wfo c deiia fafjt^^ca mi fa finhitar^^ rh& 



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Alà CHAPITRE iX. 

E$pèces : Denier et as, sans la marque de leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 

Type du denier : a Tète du roi T. Tatius, à côté on voit 
les lettres JA{tius) (en monogramme), ou bien 
une palme. ^ Deux jeunes gens enlevant des jeunes 
filles. — Enlèvement des Sabines. 
b Même tète; ordinairement dans le champ une 
palme, i^ Une jeune fille (Tarpéia) élevant les bras 
et ensevelie sous les boucliers que jettent sur elle 
des hommes debout à ses côtés ; au-dessus un crois- 
sant et une étoile (1). 

c Même tête. f$ Victoire dans un bige, tenant une 
branche de laurier. 

Type de tas : Ordinaire , quelquefois au-dessus de la 
proue, la Victoire tenant une palme et une cou- 
ronne. La tête de Janus ressemble quelquefois à celle 
que Ton voit sur Tas de Q. Titius, n* 214 (2). 



sia uno dei soliti délia Tituria, in eut si sono consunte le prime lettere delC 
epigrafe (L, Ti.) TYRI-L- (/.) e risparmiata Vultima per angustie di 
ipazio, Per tnancanza poi dimetallo non é leggibUe la leggenda delV esergo, 
chedeciderebbeogniquestione. (Lettre à M. Mommien). L'empreinte qu'en 
donne Hlccio(Ca/.^ p. 104, pi. VI, n* 8) semble Tavorable à cette supposiUon; 
H faut observer cependant que Capranesl (Ann, de Vlmt, arch., 1842, p. U4 
et pi. 0, n"* 14) a publié un seinis avec la légende L. TVR en monogramnic 
et que Riccio (/ cit.) a fait connaître un quadrans avec TVR également en 
monogramme. — Cf A. de Barthéltmy, Revue num, 1869, p. 188 et pi. V, 
nM. 

(1) Propice (V, 4, 23) fait aussi Jouer on rôle à la Lune dans l'histoire 
de Tarpéia et U parait qoe l'édicule de la Lone sur la Graecostasis se 
rattache à cette tradition (Kal. Pinc. a. d. IX K. Sept.). Sur les deniers de P. 
Pétronius Turpilianus on voit également tantôt la mort de Tarpéia, et 
tantôt un croissant et une étoile, ce qui est une coïncidence digne de 
remarque. 

(2) Lorsque le dépôt de Fiesole fut enfoui, il n'y avait en circulation que 
les deux premières esp^:es (Cavcdoni Ripostigli, p. îOO\ — Un dépôt 



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\* PÉfiiODE. — N* 216. Al 5 

(Borgbesi, Dec. XI, 2, p. 12; Œuvr. complu i. II» 

p. H). 

Fabrique : Le denier c est d'un travail différent et beau- 
coup plus soigné que celui des deniers a, b, (Cavedoni^ 
Append, K, p. 183). 

Sur le dealer f, lettres latines ou chiffres romains jus- 
qu'à CVî même D, (d, seuls ou suivis de chiffres, jusqu'à 
XVIll, ou bien chiffres grecs, ou bien encore s^'uibolea ac- 
cessoires du cûté du revers (1). 

Rareté: G. 

Dépôts: Denier o F (18), MG (90 bien conservés). RF, 
FR. C. Sd, COLL. SA (18). SF (3). C\RR. LIR (&). 

Denier b F (lOj, MG (OG bien conservés)- RF. FR, C. SC, 
œLL. SA (12).CARR. LIR (1). 

Denier c MG (Ô7), HF. FR. C. SG. COLL. SA (11). SF 
(G). CARR, LÎR(l), 

(Çohen»pLXXXlX^riÏMna,n"l,2,3,A,5,(îetpLLXVin)- 



21C[215]. V,31. 

Ugende» : i^ ROMA sur les as û et c- — Monét:«tre : 
î) C.VIBIVS. CF. et au droit PANSA, sur les deuiers; ^ C, 
VIBI. PANS sur Tas b et sur le seial» ; ^ C. ViBtVS sur Tas a ; 
fi C, VIBI sur le quadrans et le sextant e, ainsi que sur Tas fr 
(Cabinet de Rerlin) ; ^ C PANSA sur Tasc (2). 



de lïiû dtmers trtnuvé à G iul ta (province de TcramoJ con*i*taU presque 
Kxclufiivemeni en monnaies Je ïa (umiU&TiiurtaJ^Batl. de l^U^t.m^h., IS30, 
p 180). 

(l)llorehCS^dm,UljetEcKJiel (ûw^ jaum, ver,l.Vjp.94)cUent underJer 
île ce mnntiutrc^ dtiul Je droit se truuv« xéaxW bu type d'un quinaire de 
L. SealiuE prtM^uejilour de Brnïua* 

(3) A tu jugf^T par la rcfseniblaiirc du nom €i du type, romni« d*Apr^ 
rrpoqufl déterminée par le» Indires rrw)ru:Uirr>,re peraunna^ ^si sansduule 



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M6 CHAPITRE IX. 

pi.xzs.n-c.t7. Eipiee$ : Denier et as à, c, sans la marque de leur va- 
leur; asa, semis, quadrans, et sextans, avec cette marque (1) . 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 

Type du denier : a Tète laurée d'Apollon. î^ Pallas cas^ 
quée dans un quadrige, tenant un trophée et un bou- 
clier. Foy. le semis n* 21). 
6 Le même quadrige sur les deux faces. 
e Tète laurée d'Apollon. i$ Gérés marchant, tenant 
deux torches dans les mains; devant elle un porc; 
quelquefois une couronne de laurier entoure le 
type. Voy. le trîens n* 214. 
d Masque de Silène couronné de lierre; au-des- 
sous un thyrse, des tintinnabula^ des crotales ou un 
triangle. (Borghesit Dec. VII, h; OEuvr. œmpl^ 
1. 1, p. 335. — Comp. le trions, n* 21 A). ^ Mas- 
que barbu de Pan avec des oreilles de chèvre, allu- 
sion au surnom du monétaire (Eckhel Doct. Num. 
vet. , t. V, p. 3iO) ; au-dessous un pedum, des flûtes 
ou la syrinx. 
Type de Tas : a Ordinaire. 

b Tète de Janus. ^ Trois proues. 

cTète de Janus. f^ Trois proues, au-dessus les 

tètes des Dioscures, deux étoiles et une palme (2;. 



4S «T. j.^. le père de C. Vibioi C. F. C. N. Pansa, consul en 711, sur le compte da- 
t2*8iftT.j.-G. quel noos ne saTons du reste rien si ce n'est qu'il fut proscrit en 672 ou 
e7l(DioCassius^LV,17). 
(1) Les pièces de culTre appartiennent sans doute an père puisqu'il n'en 
43 «r. j.-c. z fut frappe aucune à Rome^ lorsque le flis batUit monnaie en 711 . 

()} Sur un des u de la collecUon Borghesi la tête de Janus n'est pas laurée 
et a une barbe pointue, absolument comme sur l'as de Q. Titios n*2l4. (Bor- 
glieil, Dec. VII» 5; CEuu. comp, t f, p. 330 et 310). 



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V"'* PÉRIODE. — N* 217. A17 

Type du semis : Ordinaire. 

— du quadrans et du sextans : Busle ailé de la Vic- 
toire. ^ Proue de navire. 

Forme des lettres : On trouve Y parmi les lettres gravées 
sur le denier a. 

Fabrique : Sur les deniers, d, b^ c, chilTreiJ avec ou satm 
points, ou lettres latines avec ou sans poijUs. Ixs lettres 
M/- et X/, accompagnées de trois points (Riccio, Ta/*, 
p. 200) rendent inadmissible Topinionde Cavedoni {HiposL^ 
p. 142) qui voyait dans S.S: etc. les indlcaiions de diverse» 
fractions de Tas. Sur le denier (/, symboles accessoires se 
rattachant aux têtes des divinités, sur les deux cùiés. 

Rareté ; Deniers a, c^ G'. 6, R. d, BV 

Dépôts : Denier a F (46). MC (323 bien conservés), RF, 
FR, C, se, COLL. SA (30). SF (11). CARR, LIR (19). 
Denier b MC (4 bien conservés) . RF, 
Denier c F (4). MC (2 bien conservés). RF. SA (1). (URM. 
IJR (1). 
Denier d MC (3 bien conservés). FR. CARR. 

(Cohen, pi. XLl, Vibia, n"' 3, 4, 5, i\ 7, 8, 9, 10 et 
pL LXIX,n-l, 2, 3,) 



217 [63], 

Légendes : ^ ROMA (manque quelquefois. Toï/. Riczio^Cat, 
p. 206).— Monétaire :i?VNl(l)- 

Espèces : Pièce d'un sesterce et demi(?), sans la marque 
de sa valeur (2), 

(Il BorphCBi (Dec. XVU, 5; (Eui\ compL, t, lî, p. SU) Biti»)U}M t|u<ï 
rea piûïM*3 appartrcnnenr & Clmidltts Cr>1manuK. préteur eri (ï05 (Orusn V, *. — '•î> «^•- J-c. 
FloruB. 1, au, fd. d<^ Jalm- — A»ïr. Victor, fie Mris itiustr. L\Xl). fitïpeinlaiii 
tout concourt à kur Tnirc as£jf;jier une date bcuQcuup plust rn:Ërttr. 

fî} IJ e^t aua^i dillld[c do déterminer pr^deement In vftk'iir rfe wtto tm'»^* 
iiaic que sn dale, — Si Tori uJmftiall 1^ fijjiposilJuu dt tlorghcs^, nom 



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418 CHAPITRE JX. 

ri. XXX, n-8. Type : Tête laurée d'Apollon. S) La Victoire couronnant 
un trophée. 
Rareté: R*. 
(Cohen, pi. XII, Claudia, n» 1.) 



ai« [196]. 
Légendes : ^ ROMA. 

Espèces : Pièce d'un sesterce et demi, rarement avec la 
marque de sa valeur IS (1). 



aurions ici le seul eiemple d'un deml-victoriat portant on nom de mo- 
nétaire; mais si cette pièce est de fabrique plus récente^ elle doit Taloir on 
un sesterce et demi (wy, n** S18) on représenter le quinaire. Le type oon- 
Tient également à ces deux espèces, et le poids 1^,1$ (Berlin) et i^^ZA (sni- 
Tant Borghesi) ne décide rien. La présence de cette pièce parmi d'antres 
quinaires à Valfenera est en faveur de la dernière supposition. {Voy, p. 102» 
note 2.) 

[L.es observations de M. Monmisen dans les Ànn, de VInst, arch., I86S, 
passim, et la comparaison de cette pièce avec les autres monnaies division- 
naires de cette époque m'ont décidé à la classer provisoirement à la un de 
la V* période. Ce qui est posUif^ c'est qu'eUe est de fabrique récente et n'ap- 
partient pas au milieu du vi* siècle, comme notre auteur l'avait cm d'abord, 
en la classant à la première période.] B. 

(i ) CeUe espèce de monnaie sur laquelle on voit régulièrement des con- 
tre-marques d'ouvriers ne peut être antérieure à l'année 630 (p. 176) et 
appartient probablement au second tiers du vu* siècle. Nous avons tu plus 
haut (p. 86 et suiv.) qu'on pouvait considérer ces pièces comme une conti- 
nuation, ou plutôt comme une nouvelle émission des deml-victorlats. Le 
poids confirme cette opinion ; quant au type, il est certainement une ré- 
miniscence de l'ancien vlctoriat, mais 11 ne reproduit pas celui de l'ancien 
demi-victoriat. Cette espèce n'a jamais été frappée en grande abondance. 

Lorsque l'on recommença à frapper des quinaires , on leur donna un 
type pareil à celui du vlctoriat, et on leur assimila ce qui restait dans la 
circulation d'anciens victorlats ou demi-victoriats. La nouvelle pièce d'un 
«esterce et demi frappée alors pour la première fois reçut un type assex sem- 



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¥"'• PÉRIODE. — N» 219. 419 

Types : Tête laurée d'Apollon. ^ La Victoire couronnant pi xxix.n-u. 
un trophée. 

Fabrique : Ordinairement lettres latines avec ou sans 
points, ou bien des points seuls (Borghesi, Dec. XVII, 2, p. 
19; Œuvr. compL, t. II, p. 296 et 297) ou des chiffres (Ric- 
cio, Uonete di fam. , p. 262) ou bien des emblèmes particu- 
liers (quatre torches, ou quatre quenouilles) (1), 

Rareté : 0. 

(Cohen, Incertaines^ pï< XLUI, n° 16.) 



219 [211], 

Légendes:^ LP,D.A.P, (2). 



Jpinble à celui du cjutniiirâ aur lequel la UIg do Jupiter eit remplactM! quel- 
que foLa par cîeUe U'ApoUon. 

Le demi-vktoriatj comme noua l'jivonariejà f^marrïue en Mmlïcu(p. 103), 
peut fort bien élrs une piiïce d'un £e^i«rce et demi, ave^' sa v^Jeur indiquée pitr 
IS au lieu (te 5; qunnt aux pidce^t à peu près «embbblca f^ur lesquelles on 
voitquarre flambeaux ou la IfieenJe VNI (ir* 311) on peut fort Lien ne pas 
les plicer à I époque du vlctorJat et lei i^onBîdL^rer ou comme dea pièces d'un 
Ëoateree et dcmlj uu comme de& quinairea d'une époque plus récente. 

(l)^oufi avons donné plus haut fious le n" 3 [cf. p., 323] ceue monnaïe sur 
laquelle on roft la tâte d'ApolïoUj et au rerer^ U Victoire couronnant un 
trophée, el dans le champ quatre flambeaux quq CnvedoDl {Bipo-vt,, p. ihG, 
not. 140) regarde comme quatre quenoul liée. Nous l'avons con£id<Tce comme 
un demi'Victoriatj à cause de reii^Jence prétendue d'un viclorlat tout à fait 
pareil. Mais tandis que la pîôce nvoc la tétc d^Apolton e^l indubitable. In 
pièce analogue avec la tête da Jupiter D'eftt connue que par le témolj§rnage 
de Ricci a (Mon. di fam,j p. 2Û!^. Le silence du Caiaiogne de cet aufeur (p. 3<^) 
semble prouver qu'en effet elle n*e?(tste paa. Ainsi tombe l'objection que l'cm 
pouvait faire contre ce que noua avons i>tablL dans la note précédente, que 
les pièces où Ton voit la Victoire au revers de la tête d'Apollon n'appartien- 
nent pas h. la «érie des Ttctoriatfl mais au nouveau quinaire cmia eu vertu 
de la loi Cl^^dla. Il e-^t probable, quoique nnus [ie le sacJdons pas posiltl* 
veiuont, que les quatre llambeaui sont une marque jMiHieuhére d'ouvrier 
plulotqu'un emblème de monétaire. 

(2) Ces letlrea n'ont point encore été expliquas d*un« manière sBllsfai' 
pante. Borgheil {Dt^. VIJJ, 3; UEuvr. comptât t^ h p. 379} a propose délire : 



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420 CHAPITRE IX. 

Espèces : As, semis, iriens, quadrans, avec la inarque de 
leur valeur. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 

Type : Ordinaire. 

(Cohen, Incertaines, pi. LXX, n* 9. — Riccio, pi. XXXVIÏ, 
Plautia, n«* 5 et 6 et pi. LXII, n«' 3, à.) 



2S0 [212]. 

Ugendes : ^ ROMA. — Monétaire : ^ M. FABRINlCti«) (<). 

Espèces : Semis, triens, quadrans, sextans, avec la mar- 
que de leur valeur. 

Pied monétaire de Vas : Se rapproche plus de la demi-once 
que de l'once. 

Type : Ordinaire. 

(Cohen, pi. LIV, Fabrinia, n*» 1. 2, 3, 4.) 



»o-8i. j.-c. Pièces de la Guerre Sociale, de 66& à 672. 

221 '[216]. 

Légendes : ITALIA (sur les deniers k au droite l tantôt au 
droit, tantôt au revers, m au revers); VuaThD sur les 
deniers a, 6, n au revers, f , A au droit Les deniers c, d, fj 
g, t, sans lôgende« 



LmP(lautius) D{ecianu8) K{edilis) P^lebis) ; mais Jamais les édiles plébéiens 
n*ont frappé des monnaies de cuivre. (Voy, p. 54). Cavedonl {Buiiet, de 
rinst, arch,, ISit, p. 187) supposait que l'on pouvait Interpréter ces sigles 
par L^ge Papiria Dtminutum A^sis Pondus, mais la seconde moitié de 
celle restiluUon n'est basée sur aucune preuve solide, tandis que la première 
est en quelque sorte confirmée par les légendes des sesterces de Pison et 
de Si! anus (n«* 212 et 213). On pourrait peut élre lire Lege Papiria De Aère 
Publico. 

(I) Famille inconnue. L*cpoque de ces pièces est incertainei mais la fai- 
blesse de leur poids prouve qu'elles ne peuvent pas éire fort anciennes. 



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GUERRE S0G1AL£. — M" 221. A21 

Espèces : Deniers a, b (?) avec le signe X, l avec les signes 
X ou XVI indifféremment, les autres ,sans la marque de leur 
valeur. 

Types : a Tête de femme avec le casque ailé; devant 
X. Sj Les Dioscures galopant la lance en arrêt ; au-dessus 
deux étoiles. (Friedlânder, OskischeMûnzeUyBundesgenossen 
Kricfj, pi. IX, 11' 7.) 

b La même tète; dans le cliamp une coiiroBne, ^ Leà 
Dioscures s'élançaat en sens inverse avec leurs lances 
tournées vers la terre. [Wicclo, 3{ott. dlciità^ p. 8) (1). 

c Tête d'un Dioscure (ou de Vulcain d'après Cavedonî» 
fîulL de ffnut. arch, 1853, p. 12â)jCoiOrée d*un bonnet co- 
nique lauré; au dessu.s une étoile, i*^ Minerve ou Thalle 
{Avellino^ lîaiL aft^h. r\ap^ 11, p. Set 25) casquée* année 
d'une lance et d'un bouclier dans unbige galopant adroite. 
(Friedlitnder, foc. cit., pi. X^ n° 22.) 

d Buste de femme casquée, i gauche, dans le champ |. 
K). Personnage couvert d'une peau de lion, arme d'une épée 
et tenant une Jance dans la main gauche ; 11 pose la main 
droite sur la tête d'un taureau dont on ne voit que la partie 
antérieure. Le t«ureau est l'emblème de l'Italie. (Fried- 
liljider, hc. ciL, n** '23.) 

€ Tête de femme laurée à gautihe. H Figure debout, 
casquée et revêtue de la cuirasse, tenant la lauce de la main 
droite, et la main gauche appuyée sur le parazonium, posant 
le pied sur une enseigne militaire (ou viu casque?) ; à côté 
la partie antérieure d'un taureau couché, à l'exergue une 
lettre ou un chiffre qui varie, (Fiïediander, ioc. ciu^ pi. IX* 
nM.) 

/* Buste casqué de femme à gauche, la poitrine couverte 

(1] Ce Lypc a dLéco{»i^ de^ deiuer« delfl EatirilcS^rvINa, Vojj. n" \2i. 



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h'22 CHAPITRE IX. 

d'une cuirasse, et couronné par la Victoire. ^ P^*son- 
nage armé d'une cuirasse; à côté de lui un demi-taareau 
et un trophée avec quatre boucliers. (Friedlânder, loe. cit., 
pi. XI, n* 5.) 

g La même tète à droite couronnée par la Victoire. ^ Deux 
guerriers dont l'un tient une lance et a la tète ceinte d'un 
diadème, se tendent les mains; à côté, l'avant d'un navire 
portant une espèce de pavillon (7) ; sur le pont du navire 
deux boucliers et deux lances^ à l'exergue la lettre A ou 
d'autres signes. (Friedlânder, loc. cit., pi. X, n* 13. — Bor- 
gbesi, BuU.deVIn$t. arch. 1851, p. 61.) Il est hors de doute 
que ce type fait allusion à l'alliance conclue enti*e les peuples 
italiotes et Mithridate, et à la descente sur les côtes d'Italie, 
promise par ce dernier. (Diodor. Sicul., t. Il, p. 540, éd. 
Wess. — Friedlânder, Joe. cit., p. 84.) (1). 

A, t, k Tête de femme laïu'ée, tantôt à droite tantôt à 
gauche. ^ Jeune homme agenouillé devant une lance, 
tenant un porc, que huit guerriers, quatre de chaque 
côté, touchent avec la pointe de leurs épées. (Friedlân- 
der, loc. cit., n** 11, 12, 18.) Ce type fait probablement 
allusion au traité des Fourches Caudines, l'an 433. Foy.n*lll. 
PI. XXX. n» V. l Tète de femme laurée à droite ; devant X. ^ L'Italie, cas- 
quée, la lance dans la main droite, et la main gauche posée 

(t) Ursinus [Pamil. Rom,, p. 73) et après lui Morell (Comelia, pi. V, 
n* U) donnent une pièce semblable avec la légende SVLA.IA^. Borghesi 
{Dec. Vin, 1 ; OEuvr, compL, 1. 1^ p. 373 et suiv.; Bulief, <fe PInst» arch,, 
1851, p. 61) et Gavedoni (Buliet. de Vlnst. arch,, 1837, p. 200; 1843, p. l43; 
1844, p. 24; 1850, p. 202) croyant à son existence ont cherché à expliquer 
cette légende singulière; mais nous ne l'a?ons rencontrée nulle part, et doqs 
nous sommes assuré qu'elle n'existe pas au Cabinet de France où l'on pré- 
tendait qu'elle se trouvait. {Voy. Friedlânder, Oskische Mûnxen, p. 84.) L'er- 
reur d*UrsiRus est assez excusable & une époque où l'on connaissait peu les 
chifitres ainsi que les lettres tracées de droite à gauche et renversées qui se 
trouvent souvent à l'cxcrgue des pièces de la Guerre Sociale, 



3il ar. J.-C. 



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GOfiRBE SOCIALE. — N* 222. 



42S 



sur le parazonium , assise sur des boucliers et couronnée 
par la Victoire debout derrière elle. (Friedlânder, loc. cit.^ 
pi. X,n*» 14, 15 et 16.) 

m Tête de femme diadémée. ^ La Victoire assise, tenant 
une palme à la main (1). (Friedlânder, {. eU.^ pi. X, n* 17.) 
n Tète de Bacchante, couronnée de lierre, à droite; le 
tout dans une couronne de laurier. ^ Taureau terrassant 
une louve, dans le champ une lettre osque. Ce type fait 
allusion à la destruction de Rome par Tltalie. 
Forme des lettres : X et lettres osques. 

/ a Quelquefois des chifires osques. 

Sm- les variétés c, n, lettres osques ou sym- 
boles accessoires dans le champ. (Riccio, Mon. 
diciltài p. 7.) 
e Lettres osques ou chiffres à Texergue. 
/", 9, { Chiffres osques à l'exergue. 
h Lettres osques. 

k Lettres latines isolées ou disposées deux par 
deux (2) la première réunie avec la dernière : 
AX et ainsi de suite, (Friedlânder, p. 86) ou 
bien chiffres à l'exergue. 

l, n Quelquefois des lettres latines à l'exer- 
gue ou dans le champ. 
Rareté : Toutes ces variétés sont rares, surtout (, d, ft , m, ti. 
Dépôts: «MC(1). SfMC(l). 



Fabrique 






\ 



«22 [217]. 

Légende i a V'-/3TI-D. —Monétaire : Au droit linRNn.>. 

JhTV W. >. légende circulaire autour de la 

tète entre double grènetis. 

(1) Cf. Vitula, nom donné à la Victoire. Piso ap. Mierob. Satwm., \\\, 3. 

(2) Voy, suprùy p. 387. 



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h'ih GAAPiTRE IX. 

b Au droit VUSTI-D et au revers le roônic 

nom >.HnNNn.>. 
c Au droit : Jk-jwm ^ >.in NR n.>. 
c« Au droit : ITALIA. fi) MnNNn. X 
d ^ MRNHn. >. et au droit : OVTNOama 

e Sj IHNNn. >. et au droit : CIVTN08M13 

JbTWM. (1). 
f ^ WimSR^ et au droit JhTVW- >. (2). 
Espèces : Deniers 6, c, avec la marque de leur valeur; les 
autres, sans cette marque. 

Types : a Tête de femme avec le casque ailé. ^ Sem- 
blable au n* 221 e. (Friedlânder, loc. cit., pi. IX, n* 4.) 



(I) On voit sur un eiemplaire Mutil embratur du côté du droit, Viteliu 
sur le rcYers. (Riccio, Mon. di città, p. 9.) 

90 «v. j.-c. (2) Les consuls nomnéd par les conrédcrés iialiotes en C64, le MarseQ. 

Pompaedius Silo et le Samnile C. Papius MutUus (Diodor. Sicul. XXXVil, 
p. S39, éd. Wess ) ont tous deux battu inonnalj, sans doute en vertu de 
leur autorité consulaire et plus tard prooonsulaire, puisque ]e second prend 
lo titre d*imperator sur ses monnaies. — Dans les fragments qui nous res- 
tent de l'histoire de cette guerre, nous ne trouvons le nom de Papius cité 

89 HT. j.-c. nulle part, après sa défaite par Sylla en C65; il avait été blessé (Appian., 
Bell. civ,f I, 51) dans ce combat, mais il ne périt, selon tout apparence, 
que plus tard^ à la suite des proscriptions d* SylIa; car il est sans doute le 
Papius Mutilus dont la mort est mentionnée p^r Tite-Live {Epit. LXXYIX) 
et par Granius Ucinianus (p. 39, édit de Bonn); il ne faut pas le confondre 

4:1 HT. j.-c. avec Stalius cité par Appien {Beil, civ. IV, 25) qui mourut vers l'an 111. 
La plus grande partie de ces monnaies et en particulier toutes celles qui 
portent les légendes Itaiia, ou Viteliu. doivent avoir été frappées dans iei 
premières années de la Guerre Sociale, lorsque les insurgés espéraient en- 
core fonder une capitale rivale de Rome. Au contraire, les monnaies plus 
rares qui portent les noms de cUefsi saflniens on samnites, sont d'une époque 
plus récente et ont élé frappées lorsque le Samnium soutenait seul encore 
le poids de la guerre et ne combattait plus que pour rindépendanco de son 
tcrrliolre, (Voyez notre Hisf. mm,, t. Il, p. 243.) 



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GUEttBK SOCIALE. — N' 223. A25 

b Tête casquée, à droite, avec des favoris le long des 
joues et le menton rasé (Mars). % Semblable au n* 221, h^ 
î, ki avec quatre guerriers au lieu de huit (Friedlânder, 
io€. Ht., pi. IX, nMO.) 

c Gomme le n'» 221 b. (Friedlànder, loc. cit. , pi. IX, n' 8.) ?\. xxx, u- lo. 

c* Semblable; seulement au lieu de la légende osque on 
lit ITALIA du côté du di*oit. (Friedlànder, n» 20 ; à Berlin, 
Munich, Paris) (1). 

d Tête imberbe, casquée à gauche. ^ Semblable au de- 
nier 6, mais avec deux guerriers au lieu de quatre. (Fried- 
lànder, (. cit., pi. IX, n* 9.) 

e Tête de femme couronnée de lierre à droite. ^ Taureau 
frappant de ses cornes une louve ]9en versée à terre. (Fried- 
lànder, toc. cit. y pL IX, n* 6.) 

f Tête de femme casquée à gauche. î^ Gomme au n' 221 e. 
(Friedlànder, /. cit., pi. IX, n'» 3.) 
i X c, c«, X ft. 

Forme des iHtres : | A dans ITALIA (d'après les exem- 
(plaires de Berlin et de Munich). 

Fabrique : f Lettres osques sur le revers. 

Rareté: R. 



223 [218]. 

Légendes : Au droit V 1^3 T h3 — Monétaire : ^ W H3 V ^ . 
.m. (Friedlànder, pL IX, n* 2) (2). 
Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 



(1) Un exemplaire tia Cabinet de France porte au revers la légende 
ITAI^I A et n'a pas de nom osque. 

(3) 1^ quatrième lettre du nom n'est pas un h» comme l'a lu Swtnton, 
mais on K, comme le disent Avellino^ (BuU, arch. Nap,, t. VI, p. 78-71).} 



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426 CHAPITRE IX. 

Type : Semblable au n"* 221 e. 

Fabrique : Lettres osques à l'exergue sur le revers. 

Rareté: R». 



224 [219]. (probablement de 664 à 666). 
Légendes : Au droit ITALIA. —Monétaire : ^ Q. SILO (1) . 
Espèces ; Denier, sans la marque de sa valeur. 
Type : Semblable au n*» 221 ft, t ,k. (Friedlânder, loc. cit. , 
pL X,n^l9.) 

Rareté : Un seul exemplaire connu, au Cabinet de France. 
(Millingen, 5y Wojfe of anc. com5, pi. I, n» 1.) 



225 [220]. 

Légendes — Monétaire : i^ \M iW-SU im. 

n. XXX, II'' 11. Espèces : Aureus, sans marque de sa valeur (2) . 



Friedlâoder (p. 77) et Riccio (ITon. di ciUàt p. 6); ce qui est eocore comûrmé ptr 
Texemplaire acheté à la vente Northwick pour le Cabinet de Berlin. La cin- 
quième lettre d'après Swinton^ qui Ta copiée sur deux exemplaires, est un L et 
d'après Riccio quia cruToir deux lettres, h I; d'après ÀTellino, c'est ^; 
l'exemplaire de Berlin est malhenrensement usé à cet endroit C'est proba- 
blement la lecture de Swinton qui est la bonne. En effet, Luvkis ou Luvikis 
est employé comme prénom sur une lame de plomb trouvée à Gapooe (Bull, 
arch, Nap. N. S. t. V, p. 100). L'histoire ne parle pas d'un général italiote 
qui ait porté le nom de N. Lucius Maril P. 
88 uns av. j. c. (t) Comparez le n<'222,p. 424, note 2.— Q. Pompaedius Silo mourut en 666. 
(Tit.-Liv., Epit. LXXVI.) 

(2) Cette monnaie, connue depuis 1830, a passé au Cabinet de France avec 
la collecUon de M. le duc de Luynes. (Riccio, Mon, di citià, App. p. 14.) La 
légende en langue osque est caractéristique et si correcte qu'aucun faussaire 
italien n'eût été alors en état de l'inventer. Tous les indices monétaires 
concourent éprouver son authenticité; on n'a jamais pu lui opposer une 
I seule preuve plausible ni môme réfuter ce que M. Friedlânder {Otk, Mûnsen, 

p. 73 et suiv.) dit en sa faveur; au contraire, depuis lors le duc de 



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DÉPÔT DE CINGOLI. — N* 226. 427 

Poids : Égal au statère d'or at tique (p. 116). 

Type : Tête de Bacchante couronnée de lierre à droite. 
nj Ciste mystique contre laquelle est appuyé un thyrse orné 
d'une bandelette flottante. Sur la ciste, une nébridc. 

Rareté : Exemplaire unique, au Cabinet de France. 
(Friedliinder, O^kische IHutizen^ p. 73.) 



Monnaies irouvces dans le dépôt de Cingoli, enfouies *i»sjtiinr. j»c. 
vers 671 et frappées de 668 à G71. 

SîfiC; [226]. 

Légendes : Au droit EX. SX.— Monétaires : k LC, MEMIES- 
L.P-GAL(*na}(1)- 



Luynv?, J'un de* premiers numismolistcs prflliquw, n rfémoiilrti ovec cerr*- 
tijdcrnuthenLkitédec:elt«pié<»remar4iunLle.lPln(1oretPncdtiLniier, £feiVr%e 
^ur àltcren Mùnzkuntlf^j % p, nC) Cf. suftrtt^ p, 1 Un 

(I) Il eEl evîderttj <l*i>préa its dociimenUque nous possédons, ifue reficlem 
rrëres Luciu^ etGnius qui on( fait frapper lo «le.nier n* 220^ ont lerv] ensemble 
en quaLlté de questeurs danâ Tarméc oppoHce ii Scrlorius ; CJcëron (pro 
Bttito, l\, ^) dit positivement que Gaius occupa cette ctmrge^ mats comniQ 
wnii s^^ong que ce personnage fut préteur en Blifî, ii i\9 peut due en «tf«r. J,-C. 
rnfme tcmpa le questeur Menindusquî fut tuë en C7DA la bataille de ta Turïa. a %r J ^ 

Le (Renier au t>po dc^ Dloscures avec \a iégende L. MEMML a Méy 
d après loua lea iudJce^ mûnètaircs, claaaé ver^ le milieu du \iv* BLè^te^ et 
iitthbue au plus ancien membre cennu de celte familier portant fe pr^tïnm de 
Lucitia. sous le n'J75. Le denier n-5fli avec la It^gende L.MEMMI.GAL, et 
nyanl pour type le char de VéntiSj au^ai bien que les piëcca de cuivre qui s'; 
MKachent, nemblii Iteaucuup plus rà:eot, et d'après leA lettres qui ae trouvent 
daoB leebamp et d'autres indicea, peut se placer entre ïti aunéea ftft2 et Ot;i. ^^^ ^^ g^ ^^ j ç^ 
En eiret d'une pnrL le dunier est denliilc et a'eat trouvé à Fieaole et de Taulre 
la cuivre appartient nu syaL^me onciat { il a donc ct^ probat élément frappé 
par Ift aecond L-Memmiitan iicau-fri^rede Pompée» pendant 8i*n triumvirat mo- 
nélairr.Leïpi^e.^ï de cuivre deC ÏSeuimius (n*' f^l) ne ao distinguent de i^lle 
de Luci us que [^ r la lègei i tle ; e) te i pori en i les u nea e t le a a u ins d es e j m bt>l CB « ^^ 

rcintif* au culte de Vënu»« svmboEcs qui ne » volem ni sur les «uclem de- 



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lU «V. J.-C. 



428 CHAPixnE IX. 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur (1). 
Types : Tète de Saturne ; derrière elle la faucille ou harpe. 



nier9 de la même famille, ni sur les plu» récents. (n<" ilb, 29C.) On peut donc 
les aUriboer avec vraisemblance au frère de ce Lucius; mais II se peut aussi 
qu'elles aient été frappées par son oncle qui fût tribun du peuple eo 643. C'est 
pour cette raison que nous les avons classées avant Sylla ; enfin les deniers 
avec la légende L. C. MEMIES L, P. GAL. ne peuvent pas, quoi qu'en 
dise Borghesi (D«c. X Y 11, C, p. 4G ; (JEuv. compl. t. II. p. 318), être attribués aux 
deux fi-ères de la première génération ; car s'ils avaient été frappés avant 
100 av. J.-C. Tannée 654^ on en aurait trouvé dans le trésor de Fiesole; or coomie 11 ne s'en 
est pas rencontré un seul à Fiesole, et qu'ils étaient en grand nombre et d'une 
belle conservation dans le dépôt de Montecodruzzo, ils ont dû être frappés 
87 et 81 av. J.-C. entre les années 6G7 et 675; de plus le type est le même que celui des de« 
niers frappés par le beau-frère de Pompée pendant son triumvirat moné- 
taire. Les deux frères Bfemmius, comme nous Tavons dit, servaient alors 
ensemble dans l'armée d'Espagne en qualité de questeurs; la mention du 
S. C«, sur les monnaies militaires, convient parfaitement aux monnaies 
frappées par des généraux du parti de Sylla, et se retrouve encore sur les 
deux deniers n<** 237 et 238; l'absence des pièces de cuivre correspondantes, 
l'archaïsme des lettres, singulier pour cette époque, la fabrique à deml-bar- 
liare^tout semble s'accorder pour faire croire que ces monnaies ont été frappées 
en Espagne, et pour les faire attribuer aux questeurs L. et C.MemmIus; il faut 
encore remarquer que diaprés Cicéron {pro Baibo, 11, S), C. Memmlos n'ar- 
77 av. J.-C. riva pas en Espagne en même temps que Pompée en 677, mais qu'il s*y 
trouvait avant lui ; on pourrait donc admettre que les deux frères furent en- 
si av. J .>c. Yoyés en Espagne avant Annius et dès l'année 613 pour y combattre Sertorius, 
et que ce fut alors qn'iis frappèrent ces deniers. 

[D'après ce que nous avons vu ci-dessus, il faudra faire remonter cesdeniers 

à quelques années plus haut, si comme tout porte à le croire, le dépôt de 

83 av. J.-C. Clngoli a été enfoui en 671 au plus tard, liest vrai qu'il ne s'y trouvait 

qu'un seul denier des frères L. et *Z, Memmiu», ce qui peut faire penser 

qu'à l'époque de suii enfouissement ils étaient encore fort rares en Italie.] 

B 

(I) Corghesl {DecA, 7, p. 10; CEuv. compl A. I,p. 149) propose d'attribner le 

denier de L. MEMMI. (n» 205) et les pièces de cuivre de C. MEMMI. 

(il* l&l) à la même émission, mais cette combinaison ne nous parait pas 

possible ; les trouvailles prouvent que les deniers de L. et de C. Mcmmius 

88 av. J.-C. sont postérieurs à Tannée 066, tandis que les pièces de cuivre sont du sys- 

89 ar. J.-C. (ème onclal et par conséquent frappées avant 0G5. D'ailleurs nous avons vu 



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É 



DÉPÔT DE CI^GOLI. — N" 226. 429 

^ Vénus dans un bige couronnée par TAmour volant au 
devant d'elle (1). 

Forme des lettres : L (et non ^). 

La consonne M n'est pas redoublée. — Le nominatif du 
pluriel de la seconde déclinaison se termine en e^f. 

Fabrique : Presque barbare. (Eckhel , DocL num. vel. t. V, 
p. 96 et p. 251 .) Lettres latines avec ou sans points du côté 
du droit. 

Rareté: C. 

Dépôts: MG (44 bien conservés). RF.FR.G.SC.SA (2). 
SF(l).CARR.Lm(l).CI(l). 

(Cohen, pi. XXVII, Memmia, n» 3.) 



(p. 54) que les magistrats autres que les triumvirs monétaires et qui ne bat- 
taient monnaie qu'en vertu d'un sénaius-consulte ne frappaient ordinaire- 
ment que des pièces d'argent, et si ees deux monnaies avaient la même ori- 
gine, pourquoi les lettres S* C* qui se trouvent sur l'argent ne se verraient-elles 
pas aussi sur le cuivre? Enfln à cause de la différence du style et de l'ortho- 
graphe, il semble qu'on doit attribuer plutôt une commune origine au de- 
nier de L. Memmius et aux pièces de cuivre qui portent le même nom 
(n** 206), et les séparer de celles qui portent le nom de Galus et qui appar- 
tiennent, sans doute, k une autre émission. 

(I) Vénus couronnée par TAmour se voit sur toutes les monnaies des deux 
frères Memmius (n«* ISi, 205); voilà pourquoi, comme l'a très-bien remar- 
qué Borghesi {Dec, I, 7 , p- 20 ; OEuv. compl. 1 1, p. 150), Lucrèce (1, 1-28) dans 
îa belle dédicace de son poème au plus jeune des deux frères, invoque 
Vénus comme sa protectrice : 

Memniadae nostro quem tu, Dca, tempore in omni 
Omnibus omaium volmsii excellere rébus. 
Mmadum genetrix hominum divumque voluptas 
Aima Venus 



Te iociam studeo scribundis versibis esse, 
Quos ego de Rerum Natura pangere conor. 

Pour mettre plus de clarté dans la classiflcaUon des monna'es de la fa- 
miUe Memmla nous en donnons Ici la généalogie. 



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430 CHAPITRE IX. 

C. Memmius tribun militaire en 620. (Froniln. Siraiegem. ÎV, I, l.-Pkitarcli. 
Apophth. Sf i>ion. Min. XVII). 



C. Memmius 
tribun du peuple en 
643, tué pendant sa 
candidature au con- 
Bulaien 654; né par 
conséquent vert 61 1. 



Frères 
(Clc, Brut. 
XXXVI, 136.) 



L. MemmùisL. f. Gai. yj p^mpeia, 
(son prénom connu sœur du 
seulement par les mé- uiumvir. 
dailies) servit en 672 
en Sicile, sous les or- 
dres de Pompée (Plu- 
larch. Pomp., XI); 
questeur en Espagne 
pendant la guerre de 
Sertorius; tué en 679 à 
la bataille de la Turia 
(Plutarch. Sertoriut , 
XXI. — Oroe., V, 23); 
a frappé les deniers 
u- 206 et 226. 

C. Memmius tribun du peuple en 700 
(Cicer.dd Quintumfratrem, III, 5, 15 
et ailleurs). Comme la chronologie ne 
permet pas d'en faire le Ois de Fausta, 
on peut leconsidérer comme le Ois de 
Pompeia. 



L. Memmius 
avocat, vivait encore 
en 664 (Cicer. Brut. 
LXXXIX, 304). Moné- 
taire du denier n* 175. 



I 



C. Memmius L. f.GûL U Foii^a, 
(c'est à tort qu'on l'a fiUe do die- 
appelé Gemeiius, à tateurSylls, 
cause de C. M aenius Ge- née en 665. 
mellus dont parle Cicé- 
ron dans ses lettres ad 
/<im.XIII,19,2).Mem. 
mfus n'avait pas de sur- 
nom, sans quoi on le 
verrait sur ses mon- 
naies à la place de ce- 
lui de ia tribu. Ques- 
tair en Espagne pen- 
dant la guerre de 
Sertorius avant et 
pendant l'année 077 
(Cic, pro Balb. Il, 
5); il était donc né 
avant 650. Il intenU 
un procès k M. Lucul- 
lus en 688 (Plutardi., 
lucuHus,\\\\\\iCat. 
Min. XXÏX). Préteur 
en 696, propréteur de 
Bithynle en 687 (Ca- 
tull. Carm. X, 28) et 
tm/iera/or (monnaie de 
son fils n« 296) ; con- 
damné pour cause de 
brigue illégale pendant 
sa candidature au con- 
sulat en 701. L'ami de 
Lucrèce (659-702). Il a 
frappé le denier n» 151 
peut-être et le n» 226. 

C. Memmius C. /*., comparut dans le 
procès de Scaurus en 700 (Asoon. in 
Scaur. p. 29); il a frappé le denier 
n» 296, 



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DÉPÔT DE GINGOLI. — N^ 227. 431 

227 [230]. 

Monétaires : a Au droit LCENSORIN (w5). % P. CRE- 
PVSl(t*5), C.LIMETA(nt«) (1). 
b Au droit L. CENSORIN (u«).î$ C.LIME- 

TAN(w^)*P.CREPVSlM- 
c ^ LXENSOR (*»«*)- 
d Tv P, CREPVSl(ï«)- 
e a C.MAMIL(iW*) UMETANM* 
Espèces ; Deniers» sans la marque de leur valeur (2)< 
Types : a* b Télé de femme (Vénusî) diadémée, voilée ei 
ornée d'un collier, il Divinité féminine dans un bige» 

c Tèle iaurée d* Apollon, un sceptre sur l'épaule, fij Le sa^ 
tjre Marsyas nu portant une cuire sur Tépaule el levant la 
main; derrière lui une colonne surmontée d*une statue 
drapée {3J> Wr 



[1 ) L*éptiqtie t laqtieïLe ces àealern ont été frappëi est nasex eiaclcm^nl dé- 
iermlnéeparle» trouvailles et les aulnut ti^i^a mon e La ire* j mais Ui^eBlpaH 
possible de déierminer quds étaient les monétaires eux-mcmcs* Ces mon- 
naies ue dounetit aucun éd«ircJîi9CEnenL sur la famille Crepusla.— On connaît 
un perBonnago nommé G. Mamiliu^Liuii^lanu^-f tribun du peu pic en aw^ mais HO ut. J.-ct, 
Ttous ne pouvons pais Lui alUlbufïr ce^ piècf'.s ^ nous ne pouvons pas non pluâ 
songer à MamiUus qui a donne son nom â La toi agraire île '{H} {Gt^maltci jn it. J.-C. 
iaL, ]l, 220). — L, Ceufonnufi est probabiomcnt un fr^rc du monélaire C^ 
Marciufl Censorinua [n* î30) tuâ en 673 et p^re de L, Marciua L. F. G, ^. si it. j,-a 
Ctnaormus, comiil en 71S- ï» »»■ J--C, 

{%) Loeemiâ avec La Légende L. CENSORIN (cDLLectiunNoU^voy.RlcdOj 
Afartïu, n' IS^^ ne noua inspim pas ite conflancej et II at^ pourrail que œlte 
pièce ne fût autre chose qu'un eiemplnirr mal Lu du er'mis de C- CENSORI 
tn*- 230), 

(3) Ge type repr^fiCJLto prot>atj Liment la statue de Marsyas (Ëckhel 
hoct. num, iT^ t. tV, p. \^Z] élevée sur k Forum (Beckerj Hoyrvs Topogr.^ 
p. 3ït). La coLotinc qui csl par dt^rrièro peut bieu être celle dont parle Festu» 
(verb. Statua, p. 290^ i^d. MulLer) comme ayant M élevée à un eomt^lien sur 
Je Vulcanal ; c'ett l'opinion de Cavedotd (Ripotiigti, p.. iDû)ou t^lenencoro 



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A32 CHAPITRR IX. 

d Tête laurée d'Apollon. S| Cavalier brandissant une 
lance (1). 

e Tête de Mercure coiffée du pétase ailé; dans le champ 
derrière son épaule un caducée (2). ft Dlysse en costume de 
matelot coiffé du pileus, appuyé sur un bâton, et reconnu 
par son chien qui vient au devant de lui (3). 

IB = 500 sur le denier 6. (GavedonI, 
fiîpo5/.,p.78,note.-Ric. 
cio, CaL, p. 81, n« 84). 
i= 50 toujours (4). 
Fabrique : a, 6 Chiffres romains sur le revers. 

c Rarement avec des symboles accessoires 
correspondant sur les deux côtés, ou bien 
avec des symboles accessoires au droit 
et des lettres ou chiffres au revers. 



la colonne Maenia, car la statue qui la surmontait n'était évidemment 
pas équestre. (Becker, loc. cit. p. 32S.) Mais comment Justifler le choit 
d'Apollon et de Marsyas pour type de ces monnaies? Nous l'ignorons ; Il se 
ponrrait que la famille Marcia eût quelque prétention à faire remonter sa 
généalogie Jusqu'à Marsyas. CaTedoni {Soggio, p. 54), fait observer les rap- 
ports qui existent entre les noms Marsyas et Marcia. 

(1) Ce type fait probablement allusion à quelque trait de bravoure d'un 
membre de la famille Crepusia, mais dont le souvenir ne nous a pas étécon- 
serve. 

(2) Mercure était l'aïeul de la maison d'Ulysse, et pur conséquent de la fa- 
mille Mamilia. Sa présence sur les pièces de cette famille est donc parfai- 
tement JusUfiée. (Ovid. Metam. WU, I4G. — Eckhel^ Doct. num, vet,, t. V, 
p. 242.) 

(3) La famille Mamllla^ oiiginaire de Tusculum, faisait remonter sa gé- 
néalogie Jusqu'à Mamilla fille deTélégonus et petite-fille d'Ulysse (Pestus, 
vérbo Mamiliorum, p. 130, 131, éd. Mûller. — T.-Liv.. I, 49. — Cf. p. 2C0, 
note 1). 

(4) Dans le Cabinet de Uerlln IXXXII et Cil avec les typfs a, b. — 
CCCCIX avec le type rf. 



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Rareté : G. 



DÉPÔT DE QiNGOLI. — N* £28. 433 

d Lettres latines et symboles accessoires au 

droit et chiffres au revers, 
e Lettres latines ou monogramme TA ou AT 

du côté du droit, bord dentelé (1). 



Dépôts : 



Cohen : 



a, b MR [à bien conservés), RF.Fll.CSC. 

SA (A). GARR.LIR(l). 
c MC (10 bien conservés), RF.FU.G.SC. 

GOLL.SA (17), SF (1), CARU.LIR (M). 

AR (1). 
d MC (IH bien conservés). RF.FRX.SC. 

COLLSA {U). SF (2). CAnnJJR (6). 

CI(1), AR(5). 
$ MC (2 bien conservés). RF^FR CSC 

COLL. SA (ti> SF (3). CARR.LIR (5). 

AR (5). 
a, b PL XXVU Marcia, n" 10 et 11. 
c PI, XXVI, Marcia, n- 9. 
d PL XVI, Crepusia n" D. 
4 PL XXV, Mamilia. 



228 [231], 

Li'ijmde : .... — Monétaire : ^ L. RVBRI(h5). An droit 
DOSSEN {nus} sur le denier «, le quinaire et l'as; k L. 
RVBRI et au droit DOS- sur les Oeniei'a (t, c; DOS» sur te 
semis^ L. RVBR! sur le quadraiis et le sexLans r2). 



(1} Ccllti pièce a iLc resiiluéo \ nr Tiajan- 

(?] Pcf^fitfnitiigc incDiiiïu h iiinins ^{utï ce ne suït le sêriAlcur L. Hubilus 
fait prl^uLinler ft Coriliiluin en 1o5> (i^aosar, ^^/ rit? * J, ?3j. 



49 tr J.-C. 



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A34 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, quiDaire, as, semis, quadraos, sextans; 
la marque de la valew*, seulement sur le semis, le qua- 
drans et le sextans. 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 
Type du denier : a Tète laurée de Jupiter, le sœptre sur 
Tépaule. ^ Char {tensa) attelé de quatre chevaux, 
orné d'un foudre et surmonté d'une Victoire volant 
et tenant une couronne (1). 

6 Tète de Junon voilée et diadémée, le sceptre sur 
l'épaule. Bjl Même char {lensa) orné d'un foudre ou 
d'un sûgle tenant un foudre et surmonté d'une 
Vîctoh^ (2> 

c Buste casqué de Pallas, l'égide sur la poitrine. 
% Char semblable orné d'un aigle sur un foudre, 
et surmonté d'une Victoire dans un bige (3). 
— du quinaire : Tête de Neptune avec le trident. ^. 
La Victoire marchant une palme à la mam ; devant 
elle un autel de forme ronde avec Yomphalos de 
Delphes; un serpent est enroulé autour de cet 
autel (A). 



(1) Voyez Borghesi, Dec. XVl, BiCEuv. compL^ t, If, p. 258. Cette monnaie 
et les suivantes ont été souvent mal décrites. — Ce denier a été restitué par 
Tri^n. 

(2) Ce denier a été resUtué par Trajan. 

(8) On voit sur ces trois deniers les trois divinités da Capltole et les revers 
représentent les chars honoriflques de ces mêmes divinités; ces types font 
allasion aux jeux du cirque et à l'entrée solennelle des chars. {Voy. Bor- 
ghesi) loc. cit,^ etCavedoni.ilfin. de Vlnst, arch., 1849» p. 205). Nous Igno- 
rons ce qui a pu déterminer le choix de ces types. Ce que nous savons de la 
loi Rubria-Aciila (Cor/m« inscr, graee, n* 2485) que Gavedoni rappelle à cette 
occasion, ne semble pu indiquer que cette loi ait eu aucun rapport avec cette 
solennité. — Le denier c a aussi été restitué par Trajan. 

(4) Nous ignorons quel rapport peut exister entre ces emblèmes du culte 



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DÉPÔT DE ClNGOLl. — N'» 229. 435 

Jype de Vas : a Tête de Janus; entre les deux têtes, un 
autel avec Yompbalos et entouré d*un serpent. 
^. La proue de navire. 

— de Vas : 6 Double tête composée d'une tête d'Her- 
cule avec la peau de lion, et de la tête de Mercure 
coiffée du pétase ailé. ^. Laproue; devant, un temple, 
dans lequel on voit un autel avec Yomphalos et le 
serpent. 

— (in semis et du quadrans : Ordinaires. 

— du sextans : Tête de Mercure avec le pétase ailé et 
le caducée, i^- La proue et le temple comme sur 
l'as b. 

RayHé : C 

f Denier a MG* {50 bien conâervés). RF,FR,C* 
SC.COLUSA (12). SF (1). CARR.CK 

— h MC ('28 bien conservés}. RF. FR.G.SG. 
GOM.SA (6).SF(3). CARR, 

— c MG. (20biencoiiservés),RF.FR.G.SG, 
GOLL SA(S).SF(3}.GARR. 

\ — & et c Cl [13). Quinaire. GARR. 
(Gohen, pi. XXXVI, Uubria a, nM ; ^, n* 2, c, n" 3; 
quinaiœ, rf 4 et pi. LXIV, n-* 1, 2, 3 et i.) 



D^l}ôts 



22î> [232]. 

Létjende :.., — Monétaire : F^ CN.LENTVL(i«j sur le de- 
nier; CN.LENT sur le quinaire, Tas et le semis (1). 

d'Ë^cular^c ei la Loi Bubrin, car i\ s«raU nbsurilc de rappeler à cette occn^ 
iLoQ le niéiJeciii Hubrius (PJin. ffixL Na^ \\W, î, 4), qui vivait &aus J rm^ 
pire» par cumdt|ELent longlcnifïs après rëpogtir ù Is^iuellc appHirtJenricul i o* 
monoalcft. 

(])Ge perfiOntiBfzc ne peut être que tin. CurnelLua J.t^^aulL:;^ Mjiivi'lltni^! q^w fut 
consul en U9B cl t^ui, en ÛSO |icndant sa qucslitre^ (il trupp^r iu dcitier n"* 7(t^. 66et74av. J.*C. 



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78ftr.J..C. 



4S6 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, quinaire, as et semis; marque de la va- 
leur sur le semis seulement. 
Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 
Type du denier : Tète de Mars jeune et casquée, avec la 
lance sur l'épaule. ^ La Victoire dans un bige (1). 
— du quinaire : Tèle de Jupiter. ^ La Victoire couron- 
nant un trophée, 
—• du cuivre : Ordinaire; quelquefois dans le champ 
de l'as la triquétra à côté de la proue. (Riccio, Cat. 
p. 76, n* 76). 
Rareté: G. 

/Denier MC (308). RF.FR.C.SC.COLL.SA (28). 
Dépôts : j SF (4). GARR.GI (8). AR (1). 

(Quinaire RF.CARR. CI (10). 
(Cohen, pi. XIV, Comelia, n*« 7, 8, et pi. LUI, n- 9 
et 10.) 



C'est ici qu'on doit classer cette pièce d'or énigmatique, 
quoique indubitablement bonne, dont l'unique exemplaire 
se trouve au Cabinet de France. 

^ CN.LENTVL. — Tête de Jupiter dans une couronne de 
laurier. ^ Aigle sur un foudre. (Morell, Cornelia, pi. V, E. 
— Rev. num., 1866, pi. X, n* 7. — Cohen, pi. XIV, Corne- 
lia, n»9). 



Borghesi {Dec, XVII, 4, p. 31 ; OEuv. compl., t. Il, p. 306), propose de railriboer 
à On. Lentolus Ciodianus^ consul en 683, mais l'Age de ce personnage et 
i'ëpoque ne coïncident pas d'une manière satisfaisante et d'ailleurs on voit 
flans le champ de i'as la triquétra, emblème connu des Marcellus, et qui 
prouve bien que le monétaire est un Cornélius Lentulus Karcellinus. 
l (1) On le trouve avec la contre-marque : IMP.VES. (Borghesi^ Dec. 111, 
8; CEttvres compL^ 1. 1^ p. 210 et 311). 



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DÉPÔT DE CINGOLI. — N* 230. 487 

Le poids de cette pièce est de 7«%80 (=146 | d'après de 
la Nauze, Mém. de l'Académie, vol. XXX, p. 368) .—M. F. Le- 
normant {Mon. des Lagides, p. 140 et Revue num., 1856, 
p. 336) avait d'abord indiqué 7«%65 comme poids de cet 
aureus, mais il Ta ensuite rectifié à 7«',90. — Riccio {Mon. 
di fam., p. 63, n* 17) cite un denier d'argent du même 
type que l'aureus dont nous venons de parler ; mais cette 
pièce n'a jamais existé. {Voy. Cavedoni, Ripostigli, p. 72. 
— Cohen, Monnaies de la République, p. 104, note 1.) 

Le poids de cette pièce est celui des derniers aureus du 
règne d'Auguste ; mais alors on ne trouve pas de monétaire 
qui ait porté le nom de Cn. Lentulus, et le type et la légende 
des monnaies d'or et d'argent sont tellement différents 
qu'il semble impossible d'admettre que cette pièce ait été 
fabriquée à cette époque. Il ne nous reste donc plus qu'à la 
classer à l'époque de Sylla ou de Pompée, en lui attribuant 
un poids de ^^ de livre ou de 2 deniers, et de la considérer 
comme concordant avec les pièces d'argent et de cuivre que 
nous venons de décrire. 



230 [233]. 

Légendes : vt) ROMA seulement sur le cuivre. — Moné- 
taii-e : ^ C.MARCI(m5) CENSO(rmtis) sur l'as a ; ^ CCEN- 
SORI (rarement CENSOR) sur le denier 6 et le semis; ^ C. 
CENSO sur le denier a et l'as b (1) . 

Espèces : Denier, as, semis; marque de la valeur sur le 
semis seulement. 



(1) On peut supposer que ce personnage est C. Censorinus du parti de 
Marins qui périt Jeune encore, à ce qu'il paraît, en 673. {Cic, Brut. LXVU. g, ^^ j _ç 
237 ; XC, 31 1. ~ Drumann, Geschtchte Roms, t. II, p. 585 et 467). Comparez 
le n* 327, p. 431, note 1. 



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A38 CHAPITRE IX. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 

Type du denier : a Tète barbue de Numa Pompilius (1), 
et tête imberbe d'Ancus Marcius, accolées. 
Hj Deux chevaux galopant, et sur l'un un jeune 
homme armé d'un fouet sautant de l'un sur 
l'autre. 

b Tête d'Apollon; quelquefois ime lyre dans le 
champ. Si Cheval en course, quelquefois couronné 
par une Victoire volant au-dessus (2). 
— de Vas : a Têtes de Numa et d'Ancus, comme sur le 
déniera; à côté on lit NVMAE POMPILI. ANCI 
MARCI ou NVMA POMPILI (us), ANCVS MARCI 
(us) (3). ^ Deux proues; entre elles une colonne 
surmontée de la Victoire tenant une palme et une 
couronne (4). 

6 Semblable au précédent. ^ Deux arcs ; sous l'un 
on voit une proue, sous l'autre la Victoire comme 
ci-dessus. 



(1) La famille Marcia qui perlait le suritom de rex faisait remouler sa 
géDéalogie à Mamercus, flls de Numa. (Pluturch., Numa, XXl}. 

(2) Les types des deniers a, b, de même que les deniers n** 313et 270 des 
Pisons font allusion aux Jeux célébrés en l'honneur d'Apollon, dont TinsU- 
tution avait eu lieu en vertu d'un oracle du devin Blarcius (T. Liv., XXV, 
12} et dont le préteur C. Calpurnius Pison demanda au Sénat la continuaUon 

m «r. j.-C. en 543 (T. Liv., XXVI, 23; XXVII, II). Il n'y avait pas seulement à ces 
jeux des courses de chars, mais aussi des courses de cavaliers ((fe^u^ores) qui 
conduisaient deux chevaux et qui pendant la course sautaient de Tunsur 
Tautre. (L. Friedlânder dans le Manuel de Marquardt, t. IV, p. 6 18-5 19). 

(3) Nous n'avons pas encore rencontré la légende au nominatif que 
donne M. Cohen à la pi. LVIII, n«* 9 et lO. 

(4) La colonne est placée à côté des vaisseaux; elle représente un phare 
ou un monument du port et n'est pas posée sur l'un des vaisseaux comme 
on lit dans quelques descri pilous (Cavedoui, Nuovi studii, p. 30). 

B. 



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DÉPÔT DE G1N60LI. — N* 231. A30 

Type du semis : Ordinaire. 

Fabrique : Sur les deniers a, 6 on voit quelquefois des 
lettres latines du côté du droit, des symboles accessoires , 
des lettres numérales, ou des lettres latines ou grecques 
sur le revers. 
Rareté : C. 

/Denier a MG (65).RF.FR.C.SC.C0LL.SA (4). 
J SF(1).CARR.CI(4). 
Dépôts : iDeDier6MG(27).RF.FR.G.SG.SA(6).GARR. 

l GI(1). 
(Gohen, pi XXVI, Marcia, n»- d et 7, et pi. LVIII, n»- 9 
et 10.) 



251 [246]. 

Légende: kn droit S- C —Monétaire : ^ Tl. CLAVD(tu«) 
Tl F. AP.N (1). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type du denier : Tête de Diane accompagnée de Tare et 
du carquois. ^ Victoire dans un bige. 

Forme des lettres : 1 = 50. 

Fabrique : Bord dentelé. Lettres numérales sur le revers 
jusqu'à CLXV au moins; une autre série avec A devant le 

(1) Probablement Tiberins Nero qui dans la guerre des Pirates en 687 97 «v. J.-C. 
avait un commandement sur la flotte sous les ordres de Pompée (Appian. 
Mithridat., XCV.— Florus^ 1, 40^ éd. Jahn) et qui en 691 donna son avis dans «3 av. J-c . 
rassemblée du Sénat. (Sallust., Catilina, L.— Appian. Bellum civile, 11, 5). 
Ce personnage est sans doute le grand-père de l'empereur Tibère, mais 
nous ne connaissons ni son père ni son grand-père. — C'est la première fols 
que nous trouvons le nom du grand-père du monétaire mentionné sur les 
monnaies. (Supra, p. 173). 

[Ce denier s'étant trouvé dans le dépôt de Cfngoli est évidemment anté- 
rieur à l'époque que lui assigne Cavedoni {OEuv. compl. de Borgtiesi, t. I, 79 et 7S at. j.*c 
p. 186, note de Cavedoni) entre 675 et 681.] p, 



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AAO CHAPITRK JX. 

nombre et allant au moins juaqu'à CXXV. Borghesi, (Dec, 
II, 9; Œwor. compl., l. 1, p. 485) explique A par Aller (?). 

Rareté : C. 

Dépôts : RF.FR.G.SC.GOLL.SA (9). SF (3). LIR (8). HSZ. 
Cl (1 assez beau). AR (6). 

(Cohen, pi. XII, Claudia, n« 3.) 



sret 81 «v. j.-c. Pièces de Sylla frappées de 666 à 673 (1). 

252 [224]. 

Monétaires : a ^ L. SVLLA IMP {erator) ou IM. ; au droit L 
MANLI(tis) FRO.aimestore). 

19 lir. J.-C. (1) A la fin de Vnn Qli, la loi Valeria conféra à Sylia la dictature et il prit la 
même année le titre de Feiix (Dramann, Getchichte Roms, 1. 11^ p. 474 et 
475); depuis lors il ne s'appela plus que F^/ix^tcfator et quitta, comme de 
raison^le titre d'imperator qui ne convenait plus à la magistrature purement 
civile qu'il occupait. 

Ce changement de titre se trouve confirmé par les Fastes Capitolins. Il 
avait conservé Jusqu'alors son titre à^inyaeraior (Cic. Brutus, XLVIII^ 179; 
Philipp., XIV, 8, 23; Pro Rab, Post., X, 26. — Epigram. op, Appian. Bell. 
ctv., 1, 97). Le titre de imperator iterum^ que lui donnent quelquefois les nié 
dallles, ne se rapporte pas aux nombreuses victoires qu'il remporta sur Mi- 
87-84 ar. J.-C. tbridate, de 667 à 670; car un général ne pouvait être proclamé imperator 
qu'une seule fois dans la même guerre (Dio Cass. LX, 21). Mais il est probable 
que ce titre lui avait été déjà donné une fois, soit dans sa campagne de 

fi et J.-C. CIlicie, qu'il fit en qualité de propréieur en 662 (Piutarch., Sylla, V), soit 
pendant la Guerre Sociale, et on avait tenu compte de ce renouvellement de 
titre^ comme nous le verrons aussi pour L. iEmillus Paullus (n* 280). Ce- 
pendant il ne faudrait pas regarder les monnaies sur lesquelles on lit IMP. 
comme plus anciennes que celles sur lesquelles on trouve IMP. ITERVMî 
ear nous savons par les inscriptions, que l'usage d'ajouter iterum commença 
seulement à s'introduire vers cette époque, et qu'il n'était pas encore devenu 
une règle flie ni exactement suivie. Les trois premières pièces ont donc pu 
87-8« av. j. c. être frappées entre les années 667 et G72. On lit dans Plutarque {Lucullus, 
II) au sujet de L. Lucullns : Ai ixcCvou èxdicv) xb «Xtlorov Iv IIeXoicowi{oy 
«cpl T^v lli6pt8aTix6v in^Xc^iov xa\ Aouxou\><iov àiz ixe(vou TctocT^YOpcuOr) xa\ 
dieTiXc9CV iic\ icXcîOTOv Oic6 tû>v oTpaTuuTixtdv yp€Ùuyf iv t<^ icoXéji<|> Xa(j.6dv<av 
d(ioi6^v Totxclav. Lorsque Sylla, après la {guerre contre Milbrîdate, imposa uue 



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83ftr.J.-C. 



PjfcCES DE SYLLA. — N* 232. AAl 

b S^L. SVLA. IMPE. 

contribution de guerre aux villes de l'Asie Mineure, 11 ordonna à Lucullus 
de faire rentrer cette c-ontrlbutlon et de battre monnaie : Td tc xpi^tutta xwjxol 
icpà^ai xi\ vdjxKTpia xd(|»ou. Lucullus, qui avait servi sous les ordres de Sylla en 
Asie comme questeur, et ensuite comme proquesteur, resta dans cette pro- 
vince après le départ de son généra].(Cic.ic(7d.pr.,II, 1, 1 : m Asiam quaestor 
profectus ibipermultos annos admirahili quadam laude provinciae praefuit), 
li eut donc par deux fois l'occasion de battre monnaie; la première fois en g^ ^, j ^q 
6G7, dans le Péloponnèse pendant le siège d'Athènes, ensuite depuis 671 après 
le départ de Sylla. Nos monnaies s'accordent parfaitement avec ces données 
historiques, seulement elles ne portent pas le nom de Lucullus. En effet, 
comme nous l'avons déjà vu, elles ont été frappées à diverses époques, les 
unes avant, les autres après le départ de Sylia ; ensuite la fabrique des pièces 
avec la légende IMP. ITERVM convient bien à une émission faite hors 
de Rome. Troisièment enûn (et c'est ce qu'il y a de plus remarquable), l'émis- 
sion exceptionnelle des monnaies d'or de Sylla ne s'explique que parce qu'elle 
eut lieu en Grèce et dans TAsle Mineure, par conséquent dans les pays où 
la monnaie d'or était d'un usage général. 

On pourra se demander comment il se fait que ces pièces dont plusieurs 
sont assez communes, et qui ont dû être frappées entre les années 666 et 67?, gg^gj ^^ j^ 
ne se sont cependant pas rencontrées dans les dépôt? de Fiesole et de Monte- 
codrazzo, enfouis en 666-670 et en 673, et ne se sont trouvées qu'en très- gj ^^ j ç 

petit nombre dans celui de Roncofreddo enfoui en 683 ; mais il ne fout pas .. * j .r ' 
oublierqoeles communications furent presque entièrement interrompues en- 
tre l'Italie et l'Orient pendant la période de 667 à 670, et que les pièces d'or 
de Sylla (Plutarque le dit formellement) étaient avant tout destinées à cir- 
culer en Orient. 11 ne faut donc nullement s'étonner que ces pièces n'aient 
pénétré en Italie que quelques années plus tard. 

Les pièces de cuivre au contraire peuvent bien avoir été frappées dans 
ritalie méridionale pendant la guerre de 673, d'autant plus que tout ce qu'on 
en connaît jusqu'à ce Jour se trouve dans la collection d'un Napolitain, et 
que Tas entre autres a été positivement trouvé à Maddaloni dans la Cam- 
panie. (Riccio, Cat, p. 76). 

Il n'est pas probable que L. Manlius soit le même personnage que L. Tor- 
quatus qui frappa le denier n« 169; on pourrait plutôt pen:^er à L. Manlius, 
gouverneur de la Gaule Narbonnalse vers 677 , (Oros. V, 23.— T.-Li v. Epit, XC), 
nommé L. Mallius, par César (Bell, civ,, III, 20), ou L. Lollius, par Plutar- 
que (Sertoriust XII). — {Voy, Drumann ^Geschichie Roms, t. IV, p. 857.— 
Borghesl, De?. Vil, 9, p. 39; OEun. compl,, t. I. p. 364.) 

A. Manlius A. F. est le personnage qui joua un rôle dans la guerre conire 
Jugurtha ou bien Manlius qui prit part vers cette époque à une délibération 
du Sénat relative aux habitants de Tlbur. Un des deux Manlins nommé sur les 
pièces de Sylla est sans doate celui qui combattit à côté de ce général auprèa 
de la porte CoUine (Plutarch., Sylla, XXIX). 



82 av. J.-C. 



77 ar. J. C. 



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AA2 GHAPITRK IX. 

c Au droit L. SVLU. ^ IMPER.ITERVM ou 

ITERV (1). 
d Au droit A. MANLI (us) A-F. a(uaestor) (2). 
Espèces : a, c, d aureus; a, c deniers; 6 as, triens et 
sextans (3). Marque de la valeur sur le cuivre seulement. 
Pied monélaire de for : ^ de la livre (a, c, d) ou ^ 
de la livre. Voy. supra^ p. H8. 
— du cuivre : Se rapproche plus de la demi- 

once que de l'once, 
i ^Jà." '^' Types de V aureus el du denier a : Tète de femme avec le 
casque ailé-, à côté 1 ou T (4). ^ Jupiter dans un quadrige 
tenant une branche de laurier ou le caducée et couronné 
par la Victoire (5). 



(1) ITERV, «?oy. CavedonI, Saggio.p. 143. 

(2) Telle est la légeDde de rexemplaire da cabinet de France. Cohen, 
pi. XXVI.ifan/ta n« 4. La légende n'est pas complète sarla pièce de la col* 
lecllon Pembroke : A. MAN*- et L. SVLL. FE*'* {Num. Pembr, l, 
pi. VIII, avec moins d'exactltule que dans le CatcU, p. 77). 

(3) Le triens et le sextans sont cités par Rlcclo, Cat. p. 70, mais sans 
qo'il en donne la description. 

(4) Le signe X on T qui sur une partie de ces pièces se lit après le nom 
MANLI n'a pas encore été expliqué d'une manière satisfaisante; peut-être 
est-ce un chiffre indiquant les 60 années de Tàge de S>lla ? Nous retrou- 

1A8 av. .T.-c. vous Un fait analogue sur les pièces de H. Antoine : Sylla était né en 016, 
87 av. j.-c. nous avons ?u p. 440, note 1 que ces pièces ont dû être frappées en 067. 

[Gavedoni (Nuovi studii, p. 17) conteste cette explication de X= 50 et son 
attribution à l'âge de Sylla en la remplaçant par une autre plus contestable 
encore. 11 pense que la lettre T slgnifle triumphalis, ce qui donnerait lien 
de croire que ces pièces aTaient été frappées d'avance pour être distribuées 
en largesses à Toccasion du triomphe de Sylla.] B. 

(5) Quoi qu'en dise Eckhel (Dod. num, vei,, t. V, p. 190) le triomphateur qui 
est dans le char n'e&t certainement pas Sylla. A cette époque on n'aurait pas 

. encore osé représenter ainsi sur les monnaies un fait contemporain, et d'ail- 
leors ces pièces ont été frappées plusieurs années avant le triomphe d^ 
81 av. J.-c. Syll' <I"^ ^*^^ li®° ^^'^^ 073. 



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PIÈCES DE SYIXA. — N» 2.^2. 44^^ 

b as : Type ordinaire. 

c aureus et denier : Tète de Vénus diadémée; devant, Cu- 
pidon tenant une palme. A Le praefericulum et le lituus 
entre deux trophées (1). 

d aureuê : Tète de Teiume casquée. ^ Statue équestre ; à 
côté on lit: L. SVLL(ac) FELI(ci) D\C{tatori) (2). 

Forme des Utlres : Sur Tas on lit L.SVA, ce qui fixe les 
données incertaines sur la fornie de la lettre V qui est 
aiguë dans la ligature sur Tas seulement. (Foy. Riccio, Cat. , 
pi. V, n^* 12 et 13, et Mon. di fam., p. 243. — Bull, de 
Vlnêt. arcA., 1844, p. 187; 1856, p. 79. — Cohen, pi. LUI, 
Cornelia^ n* 13.) 

La consonne V n'y est pas redoublée, comme sur les 
pièces d'or et d'argent. 

Fabrique : a Le flan tantôt petit et épais, tantôt mince 



[Dans les Nuovi studii{p. 17),CavedoDi conteste cette appréciation de notre 
•ntear. Un fait analogue se trouTO sur les pièces d'or de Pompée. Jupiter est 
toujours représenté le buste nu , et le foudre à la main comnne sur les 
moooales de Q. et de C. Metellus, de C. Domltius et de M. Vargnnteius 
(il** 143, 131, 167 et 132). Ici le personnage est en costuoie triomphal; les 
deniers peuvent, d'après Gavedoni, avoir été frappés quelque temps avant 
le triomphe de Sjrlla qui eut lieu en 073 pour servir aui largesses qui de- 
vaient se faire dans cette occasion]. B. 

( I) Appien {Beli. ctv., I^ 79) parle du pontiflcat de Sylla; les deux trophées 
font allusion à son titre de imperator iterum. Nous verrons une allusion 
semblable sur les monnaies émises par Paul Emile : PAVLLVS TER, 
sur le dedfer n* 280. L'allusion aux deux trophées lie Chéronée ne nous 
semble pas admissible (Pausanias^ IX, 40. — Plutarch., Sylla, XIX, et de 
Fort. Rom. IV). 

(2) L'inscription PELI se rapporte à la statue, et doit se lire FELI(ci) 
plutôt que FELI(a;). Appien (Bell, civ., 1, 97) raconte en effet que pendant la 
dictature deSylia, on lui érigea aux rostres une statue équestre et dorée avec 
l'inscription KopvnXCou £uXXa Vjvcjxdvoc cOtuxoO;. {C\c. Philipp., IX, 6, 13.» 
Vellelus Paterc. Il, 61. — Suetun. Caviar, 75.— DioCass, XLIl, 18;XL!||,49. 
i-Çf. Drumanoi Geschichte Roms, t. Il, p. 474.) 



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444 CHAPITRE IX. 

et large (Borghesi, Dec. I, 1, p. 8; OEuv. compl, t. 1, 
p. 140). 

c Les pièces d'argent sont toutes de fabrique grossière 
(Eckhel, Docl. num. veL, t. V, p. 190). 

Rareté : a, 6, c, d C ; c R. 

Di^pôts : a RF.FR. (en grand nombre, Gavedoni, Saggio, 
p. 19). G.SG.G0LL.SA(15).SF(4).L1R(10). Dans le trésor 
de Diamanley 40 exemplaires bien conservés (Riccio, Mon. 
di fam.^ p. 134). 

c FR.G.G0LL.SA(5).LIR(2). 

(Gohen, pi. XXV, Manlia, n- 2 et 3; pi. XXVI, n*4; 
pi. XV, Cornelia, n» 17 et pi. LUI, n* 13.) 



La pièce d'or suivante, sans légende, a été décrite dans 
le Catalogue de la Coll. Thomas, p. 297, n« 21 32, et à 
cause de son poids, 68',462 (= 84, 3«' anglais), elle a été 
classée parmi les monnaies de Sylla, comme valant la 
moitié de l'aureus ordinaire. En voici la description : 

Tète de Diane avec l'arc et le carquois. ^ Statue de Diane 
d'Éphèse; dans le champ un cerf et une abeille. 

Gette pièce est donc parfaitement semblable à celle qui 
est décrite par Mionnet (t. III, p. 151 ; 5upp/., t. VI, pi. III, 
n* 2) , ayant le poids ordinaire attique (8»', 4=158, 5 grains) , 
et la légende E<t>EZinN. Par son poids, cette pièce se rap- 
proche il est vrai beaucoup plus de ^ de la livre romaine 
(= 5«',46) que du pied monétaire des pièces d'argent du 
système perse ou des statëres d'Égine {voy. 1. 1, p. 10) ; il est 
possible qu'elle ait été frappée à Éphèse par ordre de Sylla. 



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DÉPÔT DE MONTEGODRUZZO. — N* 23S. AA5 

Pièces trouvées dans le dépôt de Montecodruzzo, 

enfouies en 673 et pièces contemporaines. ** *""• ^'' ' 

255 [221]. 

Légendes : b) ROM A seulement sur le cuivre; au droit EX* 
k{rgento) P{ubKco), sur les pièces d'argent b.c. — Mo- 
nétaire : a Au droit fH. FONTEI(tM) C. F; siu- le cui- 
vre fH. FONT (1). Le nom du monétaire manque sur les 
pièces 6, c. 

Espèces : a, 6 Deniers ; c quinaire sans la marque de leur 
valeur ; as, semis (2) et once, avec la marque de leur va- 
leur. 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 
Types du denier el du quinaire : Tête jeune, au-dessous 
un foudre ; à côté À, monogramme du nom d'Apol- 
lon. Voy. n"* 178. î^ Génie ailé monté sur un bouc; 
au-dessus les bonnets des Dioscures (3) ; à l'exer- 
gue un thyrse : le tout dans une couronne. 

— de (as et du semis : Ordinaires; au-dessus de la 
proue les bonnets des Dioscures et deux étoiles. 

— des onces : a ^ Ordinaire. 

6 Sj Quadrige au lieu de la proue. 



(1) H' Ponteius G. F. n'est certaiDement pas le même M' Fonleius qui 
a frappé le denier n* 177 {Ann, de l'Inst. arch., 1863, p. 57); il fut questeur 
vers 670, et frappa ces pièces pendant sa questure; son père C. Fontelus 84 ar. j.-c. 
est probableoaent celui qui étant triumvir monétaire a frappé le denier 
n** 164^ et fut tué à Âscuium en 663. C'est par erreur que Cavedoni (Riposiigli, 9 1 ar. J.^. 
p. 203) attribue ce denier à un prétendu cousin^ complètement Inconnu, du 
questeur de 670. 

(2) Semis. Fby. Ricclo, Cat. p. 92. 

(3) Comp. Cavedoni, Bullet de flnst. arch,t iSSb, p. 181. On ne comprend 
pas trop pourquoi M' Fonteius avait choisi ce type. 



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446 CHAPITRE IX. 

Fabrique : Morell [Fonleia D) donne une médaille hy- 
bride composée du droit du denier de C. Egnatius, n* 261 
c, et du revers du n* 233. 

Rareté : Denier a G ; 6 R*. Quinaire R*. 

Dépôts : a MG (41 bien conservés). RF.FR. G. SG GOLLSA 
(13).SF(3).GARR.LIR(8). 

6 MG.FR.G (Gavedoni, Riposligli, p. 254).GOLL. 

a, 6 Ail (4). 

(Gohen, pi. XVIII, Fonteia, n- 4, 5, 6, 7 et 8; pi. LV, 
n* 5,) 



254 [222]. 

Légendes : b ^ EX. Â(rgento) P(ubKco). — Monétaire : a % 
L. IVLI(us) BVRSIO (1). Sur les pièces 6, c le nom du mo- 
nétaire manque. 

Espèces : a, b Deniers ; c quinaire, sans la marque de leur 
valeur. 

Types du denier : Tête de Génie laurée, avec des ailes anx 
tempes; dans le champ un trident. ^ Victoire 
tenant une couronne dans un quadrige galopant 
à droite. 
— du quinaire : Même tète. ^ Génie nu ailé, dansant 
et tenant un trident ou un foudre ou plutôt es- 
sayant de rompre un foudre sur son genou. (Bor- 
ghesi, Dec, VI, S; OEuvr. complu t. I, p. 318). 
Forme des lettres : 1 = 50. 
Fabrique : Symboles accessoires toujours sur le droit, et 



(1) CeUe famille n'est pas connue. L'analogie des pièces de Li Jullas Borelo 
avec celles de M' Fonteius G. P. (n** 333) est frapt>ante. Bursio était sans 
doute le collègue de Fonteius dans la questure urbaine. 



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DÉPÔT DE MONrEGODRUZZO. — N* 235.. 447 

presque toujours sur le revers des chiffres, des lettres ou bien 
des syllabes latines. On connaît depuis BA.BE-BIBO.BV jus- 
qu'à VA, etc. (p. 194) XA, etc., et même la série QA, etc. 
{Voy. Borghesi, Dec. y VI, 8; OEuvr. complu t. l, p. 317. 
— Cavedoni, Riposligli, p. 92, 173, 252). 

Rareté : a G; 6 R; quinaire R*. 

Dépôts : a MG (167 bien conservés). RF.FR.G.SG.GOLL.SA 
(18).SF(7).GARR.LIR(21).AR(9). 

6 MG.G.GOLL. 

(Gohen, pi. XX, Julia, n- 5, 6, 7.) 



255 [223]. 

Légendes : ^ P{ublico) A{rgento). — Monétsdres : ^ M. 
FAN(nit«), L CRIT(ontu5),etaudroit>ED(ik5) PL(ebet) (1). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Types : Tête de Gérés couronnée d*épis ; deux magistrats 
assis sur leur siège, devant eux, un épi. 

Forme des lettres : L ordinairement; mais P se voit clai- 
rement sur un denier du Gabinet de Berlin dans p .CRIT; 
^D.PL- manque sur ce même denier. CRt a été lu avec 
certitude ; CRT qui se voit quelquefois (Gohen), doit être 
considéré comme une faute du graveur. 

Rareté : R. 



(1) H. FaDnius remplit avant A74 les fonctions de Judex quaestïonis, (Cic so %r. j.-^, 
pro Sex. Roscio, IV, 11). Cette charge était donnée en général aux magis- 
trats qui avaient été édiles. Fannins avait donc exercé cette magistrature 
en 67S ou un peu avant. — L. Critoniui n'est pas connu; il est peut-être le as av. j.-c. 
père de Critonius qui fut édile en 710 (Ole. ad Atticum, XIII, 21, 3,— 44st.j.-0. 
Appian. Bell. ctt;.,III, 28). 



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88 ar. J.C. 



448 CHAPITRE IX. •, 

DépôlBiMG (5 bien conservés}. RF.FR.C.SC.C0LL.SA(3). 
GARR.AR(l). 
(Cohen, pi. XVI, Crilonia.) 



23G [225] (an de Rome 672). 

Légende : Au droit S.C. — Monétaire : ^ Q, ANTO(nttM) 
BALB(ti«) PR{aetor)(i). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Types : Tête laurée de Jupiter. ^ La Victoire dans un 
quadrige. 

Fabrique : Bord dentelé. Lettres latines jusqu'à X avec 
des points sur le droit ou sur le revers, rarement sur les 
deux côtés à la fois. (Riccio. Cat.y p. 36, n* 16). 

Rareté : G. 

Dépôts : MO (13 à fleur de coin). RF.FR.C.SC.COLL. 
SA(13).SF(A).GARR.L1R(21).AR(9). 

(Cohen, pi. III, Anlonia, n"" 1.) 



257 [227]. 

Légende : ^ EX. S. C — Monétaire : S) C. VAL (mu«) 
FLAC(cta) IMPERAT(or) (2). 



(1) Gavedoni (Saggio, p. 32) a fixé le premier la date de ce denier en fal- 
83 AT J -C ^^^^ remarquer qu'en G72 on Ût porter h la monnaie les trésors des temples 

pour payer les troupes (Val. Max. Vil, C, 4. Senatus consulta aurea atque ar- 
gentea templorum omamenta^ ne militibus stipendia deessent conflata suni) 
et que cette même année, Q. Antonius étant préteur et gouverneur de la 
Sardaigne pour Marius, en fut expulsé par L. Philippus, lieutenant de Sylla 
(T.-Uv.£pi7. LXXXVl). 

(2) C. Valerius Fiaccus était dans le courant de Tété de G71 gouverueur des 
Gaulc5, et déjà impcrator (Cic. pro Quinctio, VII, 38; cf., VI, 24). C'est 



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DÉPÔT DE MONIECODRUZZO. — N* 288» 4i9 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Buste de la Vicloire. f^ Aigle légionnaire entre 
deux enseignes de cohortes sur lesquelles on lit : H{aslati) 
et P{rincipes) (1). 

Fabrique : Lettres latine^ jusqu'à X, ou symboles acces- 
soires du côté du droit. 

Rareté : C. 

Dépôts : MC (2 bien conseiTés). RF.FR.CSC.COLL.SA 
(2).CARR.AR(1). 

(Cohen, pi. XL, Vakria^ n* 4.) 



258 [228]. 

Légende : Au droit EX. S. C — Monétaires : a, 6 Au droit 
C. ANNIVS (a ANNI)T. F. T. N- PRO- COS (2); al^ L FA- 



lui qui conféra le droit de citoyen romain an Ganlois G. Yalerias Cabanu 
(Gaeftar, de Bell. Gall, \, 47). Il obtint les honneurs da trloaipbf après le 
12 mars 678. Liclnianns (p. 39, éd. de Bonn) dit qo'll triompha des 8i av.j^. 
CeiUbériens et des Gaulois : Ex Celtiberia et Gallia. U atait déposé 
la magistrature, Tannée même qne Cicéron parla ponr P. QnincUus. 
Lucius Flaccus, neveu dn monétaire, et préteur en 691, serfit d'abord sous <sa mv. j ^. 
ses ordres, et fit ensuite la campagne de CUlcie sous P. Servliius Isau- 
rlcns en 676. Diverses circonstances, et en particulier son triomphe, mon- rs ^^ . j. c. 
trent que bien qnMl eût commandé dans la Gaule sous ie gouvernement da 
parti contraire, cependant il s*était réconcilié avec Sylla ; il ne faut par con- 
séquent pas s'étonner de voir mentionner le S.C* sur ses monnaies, comme 
sur celles des généraux du parti deSylla (n** 336, 338). On peut en conclure 
qne ses monnaies ont dû être frappées vers la fin de son commandement : le 
trésor de Montecodruzso, enfoui en 673, ne contenait que deux exemplaires si nv. .i4X 
de ce denier qui est cependant assez commun , ce qui prouve qu'alors 
ces pièces étaient nouvelles , et n'étalent pas encore très-répandues en 
Italie. 

(1) Ce denier a été resUtué par îra]an. 

(2) G. AnnlttS était probablement le fils de T. Ânnius Rufus consul 

en 626, petil-flls de T. Annius Luscus consul en 601. Ici se trouve men- >^8«tiw*'^J'<'- 
U. 39 



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A50 CHAPITRE IX. 

61 (t«) LF.HISP(am>nsts) Q(uae«(or) ; 6^C.TARQVITI(t«) 
P. F. Q,{uaeslor). 
Espèces : Denier, sans marque de la valeur. 
Type : a Tête de femme diadémée; dans le champ or- 
dinairement un caducée et une balance. Sj La Vic- 
toire dans un quadrige. 
6 Tète semblable. ^ La Victoire dans un bige. 
Fabrique : a Lettres avec ou sans points, ou symboles 
accessoires sur le droit ou sur le revers. Travsdl ordinaire. 
6. ChiflFres sur le revers. Travail très-grossier. (Cavedoni, 
Riposligliy p. 21). 

tioDDé encore une foU le Dom da grand-père da monétaire. Voy. n*281. 

107 AV. j.-c. G. Annias avait servi comme officier dans la guerre contre Jugurtha en 647 

(Salluit. Bell. Jugurt. LXXVII). Sylla alors maître de Tltalie l'envoya à 

82 on 81 ar. J.-C. la fin de 672, OU au commencement de 673, en Espagne pour combattre 

Sertorius, général du parU deMarlus; Ânnius l'expulsa de la proflnce après 

80 ar. j.^. l'avoir bAttu, mais il fût remplacé dès l'année 674. (Plutarch. Sertorius, 

VIL— Drumann, Geschichte Roms^ 1 1, p. 42 ; t. IV, p. 858). Les deniers d'An- 

nius ont été frappés en Espagne dans les deux provinces qu'il gouvernait, 

et par deux questeurs différents, ce qui explique la différence de fabrique 

qu'on remarque entre les deux variétés. 

L. Fabius Hispaniensis senator ex proscriptis (il est quelquefois nommé 
Tucius ou Tltius dans les manuscrits) est cité parmi les partisans de 
Sertorius qui prirent part à l'assassinat de ce général. (SaUust, Hist. 111, 4, 
éd. DieUch). 

F/ontin (Stratagem. II, 6, 31) nomme G. Tarquitius parmi les officiers de 
l'armée de Sertorius, et 11 l'appelle G. Tarquitius Priscus {Tarquiniut ou 
Àrquimus Priscus dans les manuscrits de deux fragments de Salluste, But, 
111, 3, 4). 11 était aussi du nombre des meurtriers de Sertorius; comp. dans 
Tacite (Jnn., Xll, 59; XIV, 46) et sur les monnaies, d'après Eckhel {Doct. 
num vet., t. 11, p. 402), M. Tarquitius Priscus, gouverneur de Biihynie. Il se 
peut que ce soit rbistorien Tarquitius Priscus (voy. cinlessus, p. 13> en note) 
que Virgile nomme en même temps que Aelius Stilo et Varron, et aux écrits 
duquel les fragments de Salluste que nous avons cités, semblent se rapporter. 
11 peut paraître assez singulier de voir deux questeurs du lieutenant de 
Sylla servir ensuite dans l'armée de Sertorius, mais il ne faut pu s'en 
étonner. 



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DÉPÔT DE MONTliGODRUZZO. — N» 289. 451 

Rareté : a, R. 6, R*. 

Dépôts : a MG (1). RF. CSG. COLL. SA (3). SF (1). GARR 
L1R(7). AR(7). 

b. RF.G.SG.SA(1). GARR. 

(Gohen a, pi. II, Annia, n** 1, 2, 5 et 4 ; 6, pi. XXXVIII, 
Tarquitia). 



259 [229]. 



Monétaires 



a ^ GAR...., OCVL...., VER.... (1). 

b S) GAR. VER. OCVL. 

c ^ OCVL GAR. VER. 

d ^ OCVL VER. GAR. 

e Sj VER. GAR. OCVL 

f ^ VER. OCVL GAR. 

g Sanslégende et sans nom de monétaire. 



(1) La leçoD GAR (au lieu de CAR), a été déanitifement établie par 
Borgheei (Dec. III^ 6; CEuv, compl,, U I, p. 206). Ce saTaot afoue pourtant 
qu'assez souvent on voit CAR. mais ceci ne prouve rien, parce que dans 
l'écriture en petites lettres et peu soignée on met souvent C pour G. — 
M. Cohen (p. 80) remarque que sur les monnaies on ne voit jamais OGVL. mais 
toujours OCVL. et Borghesi (loc. cit.) a lu de même. — Moreil donne 
{Ogulnia, 6), une pièce qui iiu lieu de la légende ordinaire du denier 4, 
porte la suivante : Q. OGVL. CAL. VER. CAR. Mais Moreil a proba- 
blement emprunté cette pièce à Goitzius, et c'est vraisemblablement par 
erreur qu*eile a été mise dans la liste des pièces trouvées à Gadriano (Ca- 
vedoni, Ripostigii, p. 3S) ; elle n'existe dans aaeane coIlectioD, et les nu«' 
mismatistes le* plus expérimentés, nommément M. le Baron d'Ail ly , ne 
l'ont jamais vue. Après avoir ainsi éliminé ce denier comme faux, nous 
pourrons dire avec raison que ces trois noms sont trois surnoms {cognoniinay, 
car à cette époque le nom de famille ne se mettait pas seul sur les monnaies. 
Il faudra donc rayer de la liste des familles nionéi.iiics i.i Cnrviiiu ou 6^- 
§Uia, la Gargonia, VOgulnia^ la Vergilia ou Verginia; mais il faut avouer 
que Ic9 légendes ainsi rciablies n*en sont peut-être que plus dlfQcilcs à corn- 



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i62 GHAPITBE IX. 

Espèces : a, 6, c, d, e, g Deniers : a, 6, c, d, €, ^ As, sans 
marque de leur valeur (1) . 

Pied monétaire du cuivre : Semi-oncial. 

Type du denier : Tête de Jupiter jeune couronnée de chêne ; 
au-dessous le foudre. ^ Jupiter tenant le foudre 
dans un quadrige galopant à droite. 
— de Tas : Ordinaire. 

Fabrique : Lettres latines sur les deniers, qui ont la lé- 
gende o, 6, c, d, e (non sur g), toujours du côté du revers. 
L'as ressemble à celui de M' Fonteius, n^ 233 (Riccio). 

Rareté : a, 6, c, d, €, R*. g, G. 

Dépôts : a, ft, c, d, e MG (4 bien conservés). RF.G.SG. 
COLL.SA (1). 

aGARR.G.LIR (13 beaux). 

g MG (194 bien conservés). RF.FR.G.SG.GOLL.SA (29). 
SF (4). 

(Gohen, a, 6, g, pi. XI, Carvilia, n»* 1, 2, 3, et pi. LI, 
n»* 1 et 2; c, d, pi. XXX, Ogulnia, n** 1 et 2; e, pi. XL et 
pL LXIX, Vergilia; d, pi. LX, Ogulnia.) 



240 [235]. 

Légende: — Monétaire : ^ C. LICINIVS. L.F. MA- 

CER (2). 

pléter. Les deniers a» 6, c, d, existent avec la contremarque de Vespasien 
(Eckhel, DocU mm.vei., 1. 1, p. CVII). 

(1) BorglMBi {loc, cit.-, CEuvr, compL, t. 1^ p. 208) fait reooarquer que 
la légende /* ne se Toit que sur les as, et jamais sur \ts deniers. M. Gohen 
neldonne que les légendes a, b, c,d, e, 11 se peut qu'il existe des as, cor- 
respondant avec le denier anépigraphe g, que fiorghesi a joiiit aux deniers 
(I, 6, c, df e, et que ces monétaires aient fait frapper des as scmi-ondaux^ 
sans le nom de Rome et sans marque de valeur. 

(2) Sans aucun doute ce personnage est Thistorien C Licioius Macer qui 
73 «r. J.-C, devint tribun du peuple en 681 (Drumarn, Geschichie Roms, t. IV, p. 194^ 

et qui doit avoir été triumvir monétaire pendant la dictature de S>ila. 



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DÉPÔT DE MONTECODRUZZO. — N* 241. 45S 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Buste jeune diadème (Apollon?), brandissant une 
triple lance (ou plutôt un foudre?) (1). î^ Pallas dans un 
quadrige, armée de pied en cap et combattant. 

Fabrique : Flan singulièrement grand et mince. (Borgbesi, 
Dec. y 1, 1, p. 8 -, OEuvr. compl., t. I, p. 139 et lAO). 

Rareté : G. 

Dépôts : MG (15 bien conservés). RF.FR.G.SC.COLL. 
SA (12). SF(A). CARR.LIR (7). AR (1). 

(Gohen, pi. XXIV, Licinia, n» 1.) 



241 [236]. 

Légende : ....— Monétaire : Au droit C. NORBANVS (2). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête diadémèe de Vénus. ^ Proue, faisceau de 
verges avec la hache, caducée et un épi de blé. Chiffres 
romains de | à XXI. — Même revers sans proue ; la série de 
chiffres commence également par I (Riccio, Cat. , p. 202), 
et non à XXII comme le pense Gavedoni, Riposl.^ 
p. Ul (3). 



(1) Voy. n« 178. 

(2) Ce magistrat est probablement le fils, inconnu dans l'histoire, de 

C. Norbanus, consul en G71, et le père de C. Norbanus C. F. Flaccus, con- 88 av. j.^. 
Bul en 716 et en 730. Lorsque les dernières bandes itallotes assiégeaient Rhé- 88 et 24 ar. j.-c . 
glum vers Tannée 667, avec l'intention de transporter la guerre en Sicile, 87 nr. .i.-c. 
après ia prise de cette ville, G. Norbanos, alors gouverneur de riie (Cic. in 
Yerrenif \\], 49, 117; V, 4, 8) réunit des troupes, et fit des préparatifs de dé- 
fense tels, que les insurgés abandonnèrent cette entreprise, et levèrent le 
siège de Rhégium (Diod. Sicul., t.ll, p. 540, éd. Wess.). C'est peut-être en sou- 
venir de cet événement que le type de ce denier réunit les emblèmes qui 
peuvent caractériser une flotte, un général, une levée de troupes, et des 
approvisionnements (Cavedoni, Saggio, p. 192). 

(3) Cette pièce a été restituée par Trajan, 



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i^^ CHAPITRE TX. 

Forme des lettres : 1 = 50. 

Fabrique : Lettres numérales du côté du droit. D'après 
Morell {Norbana, IV), il existe une pièce hybride sur la- 
quelle le droit du denier de Norbanus est réuni au revers 
de celui de L» Censorinus (n* 227 c). 

Rareté : C. 

Dépôts : MG (12). RF.FR.C.'SG.COLL.SA (10). SF (1). 
GARR.LIR (7). 

(Gohen, pi. XXIX, Norbana, n» 2.) 



242 [287]. 

Légende:.... —Monétaire : % P. FOVRIVS CRASSIPES 
(rarement CRASSVPES) AED. CVR (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

T\ipes : Tète tourrelée de Gybèle; dans le champ un gros 
pied. % Ghaise curule (2). 

Forme des lettres : OV {Voy. page 193). 

Rareté : G. 

Dépôts : MG(31). RF.FR.G.SG.G0LL.SA(2). SF(1).GARR. 

(Gohen, pi. XIX, Furia, n« A.) 



245 [238] (3). 

Légende : r; D(e) S{enatus) S{enteri(ia) sur la proue. — 



(1) roy.CavedonI, Ripostigli, p. 20 «l 88. Celte famille est connue dès le 
▼!• siècle (T. LlY. XXXV, 40; XXXVllf, 42; XLl. 28; XLII, 1). 

Le monétaire qui a frappé ce denier est Inconnu, c'était peut-être le père 
M ar. j.-c. ^ FurlDS Grasalpes qui épousa en 698 la fille de Cicéron (Drumatin^ Geschi- 
chte Roms, i.\\, 1^.091). 

(2) La chaise curule caractérise les édiles curules qui présidaient aux jeux 
mégalésiens. {Voyex n" 267.) 

(3) Les trois pièces suivantes, n« 243, as^ n» 244, quadrans et n^ 245, 
aurcu.«, sont contemporaino» de l'enfouissement de l*an CîS. 



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DÉPÔT DE MONTEGODRUZZO. — N^ 2A& ET 2A5. 455 

Monétaires : Sj O CASSI VS (ordinairement CASSI) t L SALI- 
NA (<or) (ordinairement SALIN). On trouve aussi L SALIN. 
C.CASSIVS(l). 

Espèces : As, avec la marque de sa valeur. pi. xx^n, »• •. 

Pied monétaire : Semi-oncial. 

Typ« : Ordinaire. 

(Cohen, pi. LU, Cassia^ n^" 1.) 



244 [259]. 

Légende : .... — Monétdre : ^ C. RVF(i«). 
Espèces : Quadrans, avec la marque de sa valeur (Cohen, 
, 218,n'3). 
Pied monétaire : (?). 

Type : Ordinaire. Tête d'Hercule. ^ Proue de vaisseau. 
(Cohen, pi. LIX, Minucia^ n** 2). 



845 [240]. 

Légende .-.... — Monétaire : Au droit MAGNVS. ^ PRO.' 
COS (2). 



(0 Morell, Cassia, U, B. L'as étant semi-oncial peut être attribué à C.Cas- 
sius L. F. Varus, consul en 681. L. Salinator est totalement Inconnu, à 73 ar. j.-c. 
nDoins que ce ne soit Julius Salinator, ofûcier dans i*armée de Sertorius, et 
tué en 678 (Plntarch., Sertorius, VII). Cet as ne peut avoir été frappé ni . 8! «t. j. c. 
par un Livius Salinator du vi* siècle, ni par L. Oppius Salinator^ préteur 
en 568 (T. Llv. XXXII 28; XXXV, 28 et 24 ; XXXVI, 2), ni par Salinator qui loi *v. j.-c. 
fut accusé de concussion, et absous par ses juges peu avant 632 (Appian., 122 «t. j.-c. 
Btf//.Ctt7.,I,22). 

(2) C'est un fait bien connu et suffisamment prouve que Pompée, après ses 
victoires en Afrique en 673. reçut le surnom de Magfius, par les acclama-' t si ar. J, c. 



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PI. XX51. h* lî. 



A6I5 CffM^ITRE IX. 

Espèce: Aureus. 

Pied tnonéiaire : ^j de la livre {Voy. p. 118). 
Type : Tête de l'Afrique couverte d'une peau d'éléphant 
entre le praefericulum et le lituua , le tout dans une cou* 



tloDs de Tannée oa par eelles de ion entouraie immédiat, pea importe, et 
les hésitations pleines de contradictions d'Appien ne peuvent pas le faire 
révoquer en doute (Plutarch. Pompeius, Xlll. — Piin.^ Hist. nat., VU, 36, 
96.— Dlodor. Sicul., XXXVII, p. 641, éd. Wess. — Dio Cass. XXXVII, 21. — 
T. Ut. XXX, 45.-Appian. Mithridat., XCVIl, 118, Ul ; Bell, civ., II, 66). 
Ainsi, ces pièces d'or dont le revers fait allusion à un triomphe, entêté 
si.7iet6Ur..T..c. fr^PP^ * Toccaslon de la guerre d'Afrique en 673, ou pour la campagne 
d'Espagne en 683, ou en 693 pour la guerre des Pirates, ou enûn pour cdie 
de Mithrldate. Cavedoni {Appetuiice B, p. 149) a adopté la denitème hypo- 
thèse; EdJiel {Doct. num. vet.f t. V, p. 281) la troisième; nous penchoM 
poor la première. En eUet la tête coiffée de la dépouille d'un éléphant ne peut 
représenter qne l'Afrique, et il est difficile de ne pas y voir une allusion aux 
victoires africaines, et en paiticulier à la grande chasse d'éléphants organisée 
par Pompée après la défaite des ennemis (Plutarch. Pompeius^ XII), ainsi 
qu'au projet abandonné depuis, mais qu'il avait formé de monter an Gapitole 
dans un char attelé d'éléphants (Plutarch. /. ct/.,XIV.— Piin., HUU nat, 
VIII, 2, 4.—Llcinian. Gran., p. 39, éd. de Bonn). Le litre de proconsul peut 
paraître singulier, mais Pompée après avoir refhsé le Utre d'imperaior el 
jivoir été salué de Magmu par ses soldats, se montra assez avide d'honneors 
extraordinaires pour qu'on puisse le croire capable d'avoir préféré mettre sqf 
ses monnaies le titre de M AGN VS P RO COSt plutôt que le titre plus 
ordinaire d'tmpero/or, sans mentionner son nom propre; nous verrons 
plus tard la même singularité sur les deniers de Metellus (n* 248). On peut 
objecter, il est vrai, que Pompée, à ton retour d'Afrique triompha avec le Utre 
de propréteur et non avec celui de proconsul (Uclnlan., loc. cit), mais il 
y a entre ces deux titres une distinction de rang, et non une différence 
d'autorité; on connaît les rapports assez froids qui régnaient alors entre 
Sylla et Pompée. Ce dernier envoyé en Sicile et en Afrique cum imperio 
(T. LIv. Epit.t LXXXIX), sans avoir rempli auparavant aucune magistra- 
ture régulière, peut bien avoir en Afrique pris de sa propre autorité le Utre 
de proconsul et avoir ensuite à son retour à Rome triomphé avec celui de 
I propréteur; tout le reste s'explique facilement. Les aureus de Pompée res- 

« semblent par leur poids et leurs types à ceux de Sylla ; Ils n'ont évldem- 

? ment pas été frappés à Rome, mais dans une province, La légende consacre 



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DÉPÔT DE CARRARF. — N« 246. 467 

ronne de laurier ou de myrte, â Personnage dans un qua- 
drige tenant une palme; il est couronné par la Victoire qui 
vole au-dessus; sur un des chevaux est assis un jeune gar - 
çoD tenant une palme et une baguette. 

(Cohen, pi. XXXIII, P(mpeia, n» 2.— Riccio, Cat., pi. II, 
n* 15). 



Pièces trouvées dans le dépôt de Carrare enfoui entre 

les années 675 et 67P. 79.75 ^^. j.c. 

«48 [224 e]. 
Légende : ^ Q. sans nom de monétaire (1). 

le Utre de Magnus que i'arniëe avait donné à son général par acclama- 
tion, et semble comme sur les pièces de Sylla anUeiper sur les honneurs du 
triomphe qui devaient lui être accordés à Rome. 

Le lituus et le praefericnlum conviennent à la dignité d'augure dont 
Pompée était rerétu. (Cic. Philip. Il, 2, 4. Voy. le n» 275). Quant au jeune 
garçon qui est sur le cheval. Il est évident que ce n*est pas un fils de Pom- 
pée puisqu'à cette époque il n'en avait phs encore; mais à défaut d'enfant 
de rimperator, cet honneur s'accordait souvent à des parents. (Oie. pro Mur, 
V,ll.— Appian.Pun., LXVI.— Sueton. 7Y6.VI). Ce jeune garçon pourrait donc 
être Sextus Pompée auquel Sylla confia en même temps qu'à son propre 
beau-fils M. Scaurus (préteur en 698) la direction du jeu de la guerre de ««*v. j. c. 
Troie ^ célébré par les jeunes gens (l^lutarch. Cato Min, III]; Il est dit 
expressément que c'était le fils du frère de Pompée (dSeXjpidoOç). n est à 
croire que Plutarque a voulu désigner On. Poropeius Magnus, le rival de 
César; mais 00 sait que Pompée n'avait qu'une sœur, mariée à Memmlus^ 
et point de frère. Aussi, d'après Borghesi (Ânn. de l'Intt. arch, 1848, p. 242). 
le personnage dont il s'agit serait plutôt Cn. Pompeius Strabo, le père de 
Pompée ; le passage n'est pas clair ; Plutarque aurait dû désigner Sextus 
Pompée comme le ÛIs de l'oncle du grand Pompée. En tout cas, Sextus 
Pompée né vers 659, et consul seulement en 719 (Borghesi, loc, cit.), 9i et 85 av. j.-c. 
peut bien avoir apsisté comme praetextatus au triomphe de 673. *>1 *^' ^•^^• 

(1) D'après ce que nous avons vu p. 58 et suiv., on peut supposer que le Q 
de cet monnaies anonymes indique qu'elles ont été frappées par le queffeur 
fl'on général d'armée, Cette .«uppositlon se trouve confirmée par l'exemple 



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468 CHAPITRE IX. 

Espèces : Aureus et denier, sans marque de la valeur. 

Pied monétaire de Vor : 1/36 de la livre {voy. p. 117, 
note 2). 

Types de Vor et de l'argent : Tète diadémée de femme. 
S) Double corne d'abondance (le même type que celui de la 
ville de Yalentia dans le Bruttium). 

Fabrique : Lettres latines sur le droit. 

Rareté : R. 

Dépôts : FR.C.COLL.GARR. 

(Cohen, pi. XV, Cornelia, n» 18.) 



247 [241]. 

Légende : ^ EX.S.C. (1) sans nom de monétaire. 

Espèces : Denier et as, sans marque de leur valeur. 

Pied monétaire de tas : Semi-oncial. 

Type du denier : Tète diadémée de Vénus. ^ Corne d'a- 
bondance entourée d'une bandelette, le tout dans 
une couronne de laurier (2). 



des tétradrachmes et des cistophores sur lesquels on Tolt : Q* et LEG. 
avec cette slgniflcatioD. Cavedoni {Ripostigii, p. 147) a attribué ces mon- 
naies à Sylla; cette attribution nous a semblé devoir être conservée parce 
que ie poids de l'aureus les classe évidemment à Tépoque du nfonnayage de 
Syila et de Pompée.— Le denier est la seule des pièces de Sylla qui ait été 
trouvée dans le dépôt de Carrare [Ànn. de Vlnsl. arch», 1863, p. 67). U ne 
se trouve pas plus que les autres ni à Fiesole ni à Montecodruzzo. 

(1) Nous ne savons pourquoi cette pièce est ordinairement classée à la 
famille Julia; M. Cohen remarque avec raison que cette attribution est in- 
certaine. C'est un des cinq deniers qui manquent au dépôt de Monteco- 
druzzo, et se trouvent à celui de Carrare. {Ànn. de VInst, arch,, 1863, 
p. 67). 

(2) Eckhel (^Doct. num, vet, t. VI, p. 192) pense que cette corne d'abon- 
dance pourrait élrc l'emblème du Sénat. 



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DÉPÔT DE CARRABE. — N** 248. 459 

Type de Pas : Ordinaire; au-dessus de la proue, un pi.xxxiT,n*u. 
guerrfer appuyé sur sa lance, et devant, un épi 
(Gavedoni, Bull. deVInst. arch.^ 1844, p. 28). 

Fabrique : Lettres latines du côté du droit. 

Rareté : R. 

Dépôts : RF.SG.CARR. 

(Cohen, pi. XX, Julia, n« 8 et pi. LVl, n« 1.) 



248 [244]. 

Légende : .... — Monétaire : a ^ Q.C(aectlitis) fà{etellus) 
P(ius) \{mperator)\ 6 ^ IMPER (ator) (1). 
Espèces : Denier, sans marque de sa valeur (2). 

(0 Q. CaecUius Hetellus est le premier de cette famille qai ait porté le 
surnom de Ptus. Dans sa Jeunesse il avait frappé les pièces que nous ayons 
données sous le n? 136. Celles dont nous nous occupons à présent, n'ont pu 
être frappées que plus tard^ lorsque après avoir été consul en 674, il fut en- 
voyé comme gouverneur en Espagne, où il resta jusqu'en 683. Plutarque 
{Sertwius, XXII.— Cf. Drumann, Geschichte Roms, t. IV, p. 370) dit qu'il y fut 
acclamé imperator par son armée en 679; mais Plutarque est une autorité 
qui mérite peu de confiance quand il s'agit de chronologie; et nous croi- 
rions volontiers qu'il prit ce titre peu de temps après son arrivée en Espagne 
vers 675. Quoi qu'il en soit^ même en admettant avec Cavedoni (Saggio^ip. 38) 
qu'ii Tait déjà obtenu en Italie, pendant la guerre contre les Marses en 666 
(ce que contredisent Plutarque, loc, cit.^ et Velieius Patercnlus,!!, 15) toujours 
est-il qu'il avait dû le quitter à Tépoque de son consulat en 674^ et qu'il 
ne put pas le reprendre arbitrairement, sans une nouvelle acclamation de 
Tarmée (Ann. de yinst, arch,, 1863, p. 68) ; quoi qu'il en soit, ces pièces 
doivent être postérieures à son arrivée en Espagne; elles do se sont 
trouvées ni à Montecodruzzo^ ni à Fiesole, mais il s'est rencontré deux 
exemplaires du denier a, et un du denier 6,àLirla, et le denier a est une des 
cinq pièces manquant à Montecodruzzo dont le dépôt de Carrare contenait 
un petit nombre d'exemplaires. (Ann. de VInsL arch., 1863, /. cit,). 

(2) Morell [Caecilia, II, 3) est le seul auteur qui mentionne un semis avec 
la légende Q. MET. PIVS; mais nous doutons fort de l'authenticité de 
cette pièce. 



80 AV. 


J.-C. 


71 ar. 


.T.-C. 


75 ar. 


J.-C. 


T»aT. 


J.-C. 


88 av. 


J.-C. 


80 av. 


J.-C. 



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460 CHAPITRE IX. 

Type : a Tête diadémée de la Piété; dans le champ, une 
cigogne. ^ Éléphant, emblème de la famille Gae- 
cilia (roy. n«' 136 et 144). 
b Tête semblable. ^ Le lituus et le praefericulum, 
dans une couronne de laurier (1). 
Forme des lettres : Tantôt P tantôt P ; les deux formes 
se voient très-clairement sur les exemplaires du Cabinet 
de Berlin. 
Rareté : C. 

Îa RF.FR.G.SG.C0LL.SA(6).SF (2).] 
CARR.L1R (2). / 

b RF.FR.GSG.G0LL.SA(l).SF(2).jAR W- 
LIR (1). 
(Cohen, pi. VIII, Caedlia, n°' 10 et H.) 



249 [250]. 

Légende:.,,. — ^. S C (manque sur les coins marqués de | 
jusqu'à XXIV, et se trouve sur les coins depuis XXVI jus- 
qu'à C±). — Monétaire : Au droit C.MARI(m«) C.F.CAPIT(o) 
(sur les coins de I à XXVIlll)^ ^ C.MARI(tis) CF. et au 
droit CAPIT(o) (sur les coins de XXXIV à C±) (2). 



(1) Les insignes d'augure se trouvent sur ies monnaies de Q. Metellus et 
sur celles de son ftls. Ce fait peut nous surprendre, car l'un et l'autre furent 
pontifes, et le père n*ourut pendant son pontificat. (Drumann, Geschichte 
Roms, t. ri, p. 43 et 45). 

(2) Famille inconnue. Voy. Borghcsi {Dec, III, 5; CEuv. cowpi., t. I, 
p. 203), au sujet de ces variétés. Le nom de T. Marins C. F- Capito a clé 
compléJé d'après une inscription donnée par Muratori, p. G78, C. Ces pièces 
étaient belles et nombreuses dans le dépôt de Carrare. On peut supposer 
que C. Marins et les deux monétaires suivants ont été collègues dans le 



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DÉPÔT DE CARRARE. — N" 250. 461 

Espèces : Denier, sans marque de valeur. 

Type : Tête de Gérés couronnée d'épis. Sj Laboureur con- 
duisant une charrue attelée de deux taureaux (1). 

Forme des lellres : 1 = 50. 

Fabrique : Bord dentelé, série de chiffres romains, sur 
le droit et sur le reversp Syaiboles accesâoire^, sur Its re- 
vers des pièces marquées S-C* 11 existe deux exemplaires 
(dont Tuii e^t l'ourréj ayant tous deux le nombre XII sur le 
droit et CXXIII sur le revers (Riccio, p, 1), Ce denier est 
très-stmveut fourré. (Cohen, p, XYIII). 

Rareté: C 

Dèpàu : ilF (de toutes les variétés)., FR.C.SC.SA (8), SF 
(1), CARR.Liri {:>)- 

{Colien, pi XX Vh Maria, n^M, :2, 3.) 



2d0 [25^]. (An de Rome 6/3 à 685). 

Lèijmde : .,.,— Muuétaire* u Â.POST(wm(iw) A'F,S(p}' 
N.ALBIN(us) (2). 

Ji^péce» : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : a Tète de Diane avec Tare et le carquois; au- 
dessus un bucrâue de face- ft Persounuge revêtu 
de la toge debout sur une montagne et prés d'un 



(riumvirat et ont baitu raonnaio en tiT4 ou 675, immi^iitatemciit après Toa- g. .g ^^. , n 
î<iuÏ!^iitnQUi du dt»pûl (le MoiJtecoOruxzo» {Awt. de tïmt. mxh^ 1S03, p, tï7 
et tiS). 

(1) C% detiier a été reiiîtué par Trajan. 

(2) C» moiiùULrtJ e^t pruUliturnt'nt Jt^ui^me A. Alblnus qul^ Cé«ar tmiiiEim 
gouvojoeur dti Sicile nu Toi. (A|ïpittn. Ueli. ctv,. 11, Wj* Urumann {Ge^cfùi^ftU 49 ar. J.C. 
Hottutj tt IRi p. iuu) Vu coiifmjJu kiuti avyi^ ro£luujius, lu confldeut doCËiar^ 

iju'A;iL>k{i ol i:ii:«rMii nmitmciit i»OLivent ; il éiuJl k tHi du ui^tié^iùie A. Al- 
Uluua^p. K 11' lUI. 



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46*? CHAPITRE IX. 

autel allumé, aspergeant avec un rameau le 
taureau destiné au sacrifice (1). 
b Tête de femme les cheveux dénoués et à demi 
voilée. HISPAN(ta). ^ Personnage revêtu de la 
toge, étendant la maîn droite vers une aigle lé- 
gionnaire plantée en terre; à la gauche de ce 
personnage, un faisceau consulaire avec la 
hache (2) . 

Fabrique : Bord dentelé. 

Rareté : G. 

( a RF.FR.C.SG.G0LL.SA(3).SF(1). CARR- 

Depuis : } b RF.FR.G.SG.COLL.SA (6). SF (1). GARR. 
I LlR(à). 

(Gohen, pi. XXXV, Poslumia, n'» 5 et 6.) ' 



(1) Borghesl (PasH, H, p. 43) reconnaît avec raison dans ce type une allu- 
sion au taurobole du mont Aventin (T. Liv. 1^ 45) dans lequel les augures 
virent l'annonce de la domination de Rome sur les villes du voisinage; le 
bucrâne qui se voit du côté de la tête représente les cornes de taureau, 
suspendues au temple. La famille Postumia avait probablement adopté ce 
type parce que ce fut un Postumius Albus qui, par la victoire dulac Régille, 
soumit le Latium et accomplit ainsi la prédiction. C'est aussi pour cette rai- 
son que sur les monnaies de cette famille on rencontre presque toujours 
des allusions au culte de Diane. 

(2) Nous ne connaissons pas d'explication assez satisfaisante pour ce type. 
Parmi le grand nombre de celles qui ont été proposées^ l'opinion de Cave- 
doni [BulL deVlnsU arch,, 1838, p. 161) semble être une des plus plausi- 
bles : il volt dans ce type une allusion aux levées extraordinaires ordonnées 

161 av. J.-c. P&r ^- Lucuilus et A. Aibinus, consuls en 603, pour la guerre d'Espagne. 
Cependant la hache dans le faisceau consulaire reste toujours un embarras, 
car dans les levées qui avaient lieu dans l'intérieur de Romc^ on ne portait 
pas les faisceaux avec les haches; de plu$, nous voyons bien le général et 
ses insignes, mais pas d'enrôlés ; enfin ce n'est pas Aibhius^ mais Lucuilus, 
qui alla en Espagne, et le choix de ( e fait est au moins singulier dans une 
famille si riche en exploits glorieux. Nous croyons plutôt que ce type lait 



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DÊPfrr DE HEWISZ-SZAMOS. — N"" 252. A68 

251 [257]. 

Légende :.. .. — Monétaire. ^ L- RVTILI (us) ; au droit, FLAC 
{eus) (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tète de femme avec le casque ailé. ^ La Victoire 
dans un bige. 

Rareté : G. 

Dépôts : RF.FR.C.SG.COLL.SA (6). SF (2). CARR.LIR 
(8 et! incuse). 

(Cohen, pi. XXXVI, Rutilia.) 



Dépôt de Hewisz-Szamos en Transylvanie enfoui vers 680. tiiy. j.c. 

252 [245]. 

Légende : .... — Monétaire, h^ LCASSI(u«). Q*F. (2). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 



allnsion à an événement dont le souvenir est entièrement perdu ponr nons; 

peot-étre à nne circonstance de la campagne d'Espagne (574 à 576) d*Âlbl- isoounsar. J.-c. 

nus qoi fut ensuite consal en 581 . 178 «r. j.-c. 

[Ces pièces se sont trouvées en très-petit nombre à Carrare.] B. 

(1) Famllie inconnue. Gicéron {Pro Cluentio, LXV, 182) parle d'un 
sénateur nommé L. Rutiilus^ qui siégea comme juge dans le procès de 
Cluentius. U s'est trouvé à Carrare très-peu d'exemplaires de ce denier; 
CàTedoni {Ann, de VInst.arch,, 1868, p. 67) n'en cite qu'un seul, mais très- 
bien conservé; nous pensons que ce monétaire a été le collègue des deux 
précédents. 

[Cavedoni {Nuovi studii, p. 25) attribue également ce denier au sénateur 
L. RuUlius qui, dit-il, a dû exercer la charge de triumvir monétaire entre 
les années 673 et 677 ; on voit que le savant IModénais se trouve d'accord ^i ^^ 77 .y, j,.c. 
tvee notre auteur.] B. 

(3) A l'époque où ce denier a dû être frappé, nous ne connaissons qu'an 
seul Cassius ; c'est celui qui fut préteur en 688, et qui, compromis dans la ^^ «▼• J*-C. 
conJuraUon de Catillna, fut condamné à mort. Son père est inconnu» Salluste 
ifiaiiiim, XVll) et Asconius Pedianus (m Tog. Cand., p. 82. «Cf. Schoh 



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C9 av. J. C. 
40 J a^. J.-C. 



A6i GUAPITRB IX. 

Type : Tête de Bacchus (Liber) couronnée de lierre (1). 
Êjl Tète jeune de Libéra couronnée de pampres et de raisins. 
Fabrique : Travail fort délicat. 
Rareté : G. 

Dépôts : HSZ (1). RF.FR.C.SC.SA (4). LIR (8). AR (1). 
(Cohen, pi. XI, Cassia^n'* 3.) 



263 [251]. 

Légende : Au droit S-C — Monétaire : ^ C.NAE(t?itii) 

BAL{bu8) (2). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête diadémée de Vénus, f^ La Victoire dans un 
trige. 

Forme des lettres : 1 = 50. 

Fabrique : Bord dentelé. Lettres latines depuis A jusqu'à 



Bob, p. 867) lui donnent le surnom de Longinua, mais en Rënértl, on ne le 
r.omme que L. Caçslus, et c'est ainsi que le désigne Clcéron. Dans cette 
famille Ton portait rarement lecognomen. On pourrait aussi attribuer ce de- 
nier à L. Cassius, tribun miliUlre en C85 (Ole. tw Verrem, I, 10, 30). Ce- 
pendant ce dernier personnage paraît plus jeune. 

(1) Allusion au lemple consacré en 261 à Cérès, à Liber et à LUiera, par 
Spurlus CasRlus (Becker, Roms Topographe, p. 4*1 1). Comp. la léle toule sem- 
blable de lÀber sur le denier n» 267 c. La Libéra Italienne était Invoquée à 
rëpoque des vendanges (Pjeller, Rôm, Mythologie^ p. *40 etsnl?.); la cou- 
ronne de pampres lui convient donc parfaitement, quoique cet attribut ait 
fait naître des doulcs à Eckhel {Doct. nw». vet., t. V, p. 167), sur lo nom à 
donner à celte divinité. Les rapports existant entre le temple de Gérés et la 
Liberté plébéienne (PreUer, loc. cit., p. 433) et le culte parUculier de U fa- 
mille Cassla pour cette dernière divinité (n- IW et 284), rentrent dans le 
même ordre d'idées. 

(2) Personnage inconnu. Tite-Llve (XLV, t8)menllonne un L. Naevius Bai- 
ns av . J .-c. [)U3, sénateur en 586. 



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DÉPÔT DE HEWISZ-SZAMOS. — N"" 25A. A65 

X du côté de la tête, lettres latines ou chiffres sur le revers. 

Rareté : C. 

Dépôts : RF.FR.C.SG.GOLL.SA (16). SF (6). LIR (12). 
HSZ(3). 

(Cohen, pi. XXIX, Naevia.) 



264 [252]. 

Légende : .... — Monétaire ; % L-PAP\[us) (1). 

Espèces : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête de Junon Lanuvienne couverte d'une peau 
de chèvre et ornée d'une bandelette (2). ^ Griffon courant. 

Fabrique : Bord dentelé, symboles accessoires, correspon- 
dant des deux côtés. (Borghesi, Dec. IV, 1 ; OEuvr. compL.» 
1. 1, p. 224etsuiv.). On voit rarementle même chiffre sur les 
deux faces. Parmi les symboles accessoires on voit aussi une 
tablette portant le mot PAPI ; on y a reconnu une allusion à 
la loi Papia sur les Vestales, rendue à mie époque que nous 
ne connaissons pas. (Mercklin, Coopi.y p. 75.) Il ne peut en 
effet êire ici question de la seconde loi Papia publiée en 
689 ; mais le symbole correspondant étant le scrinium^ il 
est évident qu'il ne s'agit ici que d'un acte privé et non 
d'un acte public. Gette pièce est très-souvent fourrée 
(Gohen, p. XVIII). 

Rareté : G. 



(1) Personnage inconnu ; peut-être est-il le père de L. Papius Celsusqui fut 
monétaire à Tépoque de César. 

(2) La famille Papia était originaire de LanuTium. (Drumann, Geschichte 
Roms, 1. 1, p. 43.) 

II. 30 



C6 «Y. J.-C. 



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406 CHAPITRE IX, 

Dépôts : RF. FR. G. SG. GOLL SA(8).SF(1).L1R.(2). 
HSZ(l). 
(Gohen, pi. XXX, Papia, n» 1.) 



255 [253]. 

Légende : Au droit ROMA. — Monétaire : ^ C.POBLICI 

(w<) Q,F (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête de femme jeune et casquée, deux plumes sur 
le casque ; le mot ROMA désigne certainement la tête cas- 
quée comme représentant la déesse Rome. ^ Hercule étouf- 
fant le lion; à côté la massue et le carquois. 

Forme des lettres : Y, Z. 

Fabrique : Bord dentelé; du côté du droit une lettre qui 
varie, et du côté du revers la même lettre renversée. 

RareU : G. 

Dépôts : RF.FR.G.SG.G0LL.SA(à).SF(2). LIR(2).HSZ (1). 

(Gohen, pi. XXXIII, Poblicia, n« 7.) 



256 [255]. 

Légende : Au droit S.C. — Monétaire : ^ L'PROCILI(tij) F 
(tKus}(2). 

fi« IV. ).^, (1) Peut-être un ûis de Q. Publicius, préteur en 688. (Cic. pro Ciueniio, 

XLV, 126.) 
(2) Cicéron (dans son épitre ad Quint, fratrem, II, 8, 1) parle d'un Proci- 
56 av. j.-c. lius à Toccasion d'une délibération du sénat en 698 ; il fut condamné pour 
54 av. j. c. meurtre ou pour tout autre crime en 700. (CIc. adAlticum, IV, 15,4 et 16, 5.) 
fi est probable que l'historien de ce nom et ce personnage ne font qu'un. 
(Varro, de lingua latina, V, 148, 164.— Piin.Hw/. na^,VUl, 2, 4.) Procilius 
jouissait d'une certaine réputation pour la connaissance de l'histoire 
romaine, car Cicéron (ad Quint, frairem, II, 8, \;ad Atticum, II, 2,2), de- 
mande s'il vaut mieux consulter Diccarque ou Prociiius ; c'est sans doute 
ce dernier personnage qui est le monétaire en queslion^ 



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DÉPÔT DE HEWISZ-SZAMOS. — N** 257. 467 

Espèce : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : o Tête laurée de Jupiter, ij Junon Lanuvienne 
debout armée d'une lance et d'un bouclier, 
et 'Coiffée de la peau de chèvre ; devant elle 
le dragon (1). 
6 Tête de Junon Lanuvienne couverte de la peau 
de chèvre. ^ Junon Lanuvienne dans un bige, 
le dragon sous les pieds des chevaux. 

Fabrique : b Bord dentelé. 

Rareté : C. 

aRF.FR.C.SC.COLL.SA(10). SF(2). LIR(à). 

Dépôts : HSZ. 

, 6RF.FR.G.SC.SA(5). LIR(7). 

(Cohen, pi. XXXV, Procilia, n" 1 et 2.) 



257 [259]. 

Légende :....— Monétaire : vij M.VOLTEI(us) M.F. (2). 

Espèce : Denier, sans marque de sa valeur. 

Types : a Tête laurée et barbue de Jupiter. ^ Temple 

orné de quatre colonnes doriques avec un 

foudre ailé sur le fronton et trois portes; 

celle du milieu est plus grande que les deux 

autres. 
6 Tête d'Hercule jeune couverte de la peau de 

lion. ^1 Sanglier courant. 
c Tête jeune et diadémée de Liber couronnée 

de feuilles de lierre et de corymbes. ^ Cérès 

(1) Ce type s'eiplique parfaitement, si ron suppose que la famille Pro- 
cilia était originaire de Lanuvium. 

(2) 11 n'est pas question de cette famille comme famille sénatoriale ;^eu' 
iement un L. Vulteius est nommé par Gicéron [in Verrem^ III, C6f 165) et par 
Florus (11^ ld> p. 08, éd. labn). 



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468 CHAPITRE IX. 

dans un char traîné par deux dragons et te- 
nant une torche dans chaque main. 

d Tête laurée d Apollon. ^ Trépied avec le ser- 
pent; à droite du trépied, on lit S{enaius) 
C(oiisu//o), à gauche, D{e) T{hesauro1) . 

e Têle jeune à longs cheveux, avec un casqoe 
sans cimier, autour une couronne de laurier 
ou d'olivier; les épaules couvertes de la 
chlamyde. ^ Cybèle avec une couronne tour- 
relée, assise sur un char attelé de lions, et te- 
nant une patère à la main (1). 

(I) Jusqu'ici, les types de ces cinq monnaies n'ont pas été expliqués 
d'une manière satisfaisante : ils se rapportent aux cinq grandes fêtes celé- 
brées annuellement à Rome à cette époque, savoir : la fête de Rome, la 
fête Plébéienne, celles de Gérés, d'Apollon et les jeux Mégalésiens.— Le denier 
o, avec la tête de Jupiter et le temple du Capitole, se rapporte aux jeux 
Romains : ludos antiguissimos gui primi Romani appeilati iunt.,,, Jovî, 
Junom\ Minervaegue esse factundos, (Clo. in Verrem, V, H, 36.] — Les jeux 

320 aT. J -C. Plébéiens furent fondés par G. Flaminius en 534 {voy. notre Hist, rom,, 
t. I, p. 788) ; leur programme est très-peu connu, car on ne peut consi- 
dérer comme tel ce que nous savons de leurs rapports avec Vepulum Jovit 
(Marquardt, Handb,, t. IV, p. 293). Nous croyons reconnaître dans les types 
du denier b (tête d'Hercule et au revers un sanglier) une allusion à ces 
jeax. Hercule n'était pas seulement le protecteur des luttes de la palestre, 
il prés^idait encore aux concours de musique dont il était considéré comme 
le dieu tutélaire, et on voyait dans le cirque Flaminicn, à côté du temple 
où 11 était honoré avec les Muses, un second temple qui lui était particu- 
lièrement consacré sous le titre de Magnus Cusios. (Becker, Roms Topogr., 
p. 612, 618.) — Le denier c, sur lequel on voit d'un côté une tête jeune cou- 
ronnée de lierre dans laquelle on reconnaît facilement celle de Liber (comp. 
n*'262) et au revers Gérés dans un cbar attelé de dragons, se rapporte bien évi- 
demment aux fêtes de Gérés (Cere(z/ia,comp.,n<* 296), qui, d* après le témoi- 
gnage de Gicéron (in Verrem, V, 14, 36), se célébraient en l'honneur des 
trois divinités honorées dans le temple de Gérés : Cereri, Libero^ lÀberaeque; 
l'origine de ces fêtes est fort ancienne, mais nous ne pouvons en fixer la 
date d'une manière certaine. — Le denier d, avec la tête d'Apollon et le 

212 av. J.-C trépied, se rapporte évidemment aux j( ux fondés en 542 en 1 honneur 



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DÉPÔT DE HEWISZ-SZAMOS. — VT 257. 469 

Fabrique ; c Symboles accessoires sur le revers. — e Sym- 
boles accessoires sur le droit et chiffres grecs sur le revers. 

d'Apollon (comp., n«230). La seconde partie de la légende SC. DT. a élë 
expliquée Ju'tqu'ici par donum tuiit, ce qui ne signlûe rien et ne semble pas 
conforme aux usages monéUIrcs de» Romains. L'explication de thesauro^mus 
parait beaucoup pins convenable, puisque la collecte qui se faisait pour la cé- 
lébration de ces fftles en était une des particularités les plus remarquables, et 
avait déjà été mentionnée par l'oracle à l'époque de leur fondation; on peut 
même appliquer à cette partie de la cérémonie le passage suivant de Varron 
{deling, ht. V, 181) : Etiam nunc Dits cum thesauris aises dant, stipemdi- 
cunt L'explication entière de la légende serait donc senatus consuito, de 
thesauro et signifierait que les frais de cette fête étaient couverts en partie 
par le trésor public, et en partie par le produit de la coll6cte; Toracle cité 
par Tite Live .(XXV, 12) dit : Cum populus dederit expMico partem, {par^ 
tem] privait uti conférant pro se atque suis, — EnOn sur le denier e, nous 
voyons la Mère des Dieux sur son char traîné par des lions ; elle Âtalt la 
protectrice particulière des feux Mégaléfiens, institués en 550 ; la téta casquée >04 ar. J.-C. 
jeune et imberbe attribuée d'abord à Minerve, puis à Mars jeune, a été in- 
génieusement expliquée par Cavedoni {Saggio, p. 76; Ripostigli, p. 145); 
ce savant, rapprochant le type du droit de celui du revers, y reconnaît une 
tête de Corybante que Ton voit souvent sur d'autres monuments repré- 
sentée de la même façon, imberbe avec de longs cheveux, un casque d'une 
grande simplicité et une chlamyde. Il nous semble que sans sortir de cet 
ordre d'idées, on pourrait donner à cette tête le nom d'Attis dont la présence 
sur le droit d'une pièce au revers de laquelle se trouve Cybèie, nous parait 
plus convenable que celle d'un simple Corybante. On peut comparer à ce 
sujet les fragments d'un hymne en l'honneur d'Altis cités par Tauteur des 
Philosophumena, saint Hippoiyte, Origène ou un autre (Refutatio omnium 
haeresium, V, d): àï xoiXoGvt.... Alpidvtoi (?) KopOCivra. (Cf. Gerhard, Grie- 
chische Mythologie, $ 149.) — Les fêtes de Flore {voy. n* 301) et de la Vic- 
toire [voy. n* 271) qui sont moins anciennes et moins importantes ne sont 
pas représentées sur ces monnaies. 

[Cavedoni {Nuovi studii, p. 27 et 28) donne son adhésion complète àTattrl- 
bulion faite par M. Momrosen des types de ces cinq deniers aux cinq jeux 
principaux du peuple romain, puis ii ajoute: « Je préfère toujours attribuer 
<c la tête en qnestion (denier e) plutôt à un Corybante qu'à Attis, et j'en 
M ferais même plus particulièrement la tête de Corybas, fils de Jason et de 
• Cybèie, qui après l'apothéose de son père, passa avec sa mère et son oncle 
« Dardanus en Asie, où il répandit le culte de la Grande Mère des Dieux, 
« qu'il appela Cybèie du nom de sa propre mère. (D odor. Sicul. V, 49.) Ce 



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470 CHAPITRE IX, 

Rareté : aC. 6, c, d, e B. 

a RF.FR.G.SG.SA (7). SF (1). LIR (6). 

l 6 RF.FR.C.SG.SA(1).LIR(2).HSZ(1). 

c RF.FR.C. se. COLL. SA (7). SF (1). LIR (7). 
Dépoli :{ jjg2^ ^^ '^ ^■ 

d RF. 
\ e RF.FR.C. se. COLL. SA (6). SF(1). LIR (A). 
(Cohen, pi. XLII, VoUeia, n»* 1, 2, 3, A, 5.) 



258 [285]. 

L<»gfwd^:....— Monétaire: Au droit KALENI. ^CORDI (1). 
Espèce : Denier, sans marque de la valeur. 
Type : Tête laurée de V Honneur^ et tête casquée de la 
Valeur ;k côté on lit les deux mots HO(nos) , VIRT(i«) (2). ^ 



« mythe qui se liait h l'origine troyenne de Rome, est selon mol le sujet 
<« d'un bas-relief publié par M. Gerhard (Antike Bildwerke, pi. XXH) ; il re- 
M présente un Corybante semblable à celui qui est figuré sur le denier de 
« M. VolteiuS; tenant son bouclier életé en l'air et placé debout entre Cy- 
tt bêle assise sur son trône^ et une femme voilée que je crois être la mère 
« da héros^ arrivée de la Samotbrace. Ce bas-relief omhit run des côtés 
« d'un autel carré trouvé à- Sorrente et semble appartenir à l'époque de 
« Marc-Aurèle. » B. 

(1) L'élude des monnaies permet d'attribuer ce denier à Q. Pu tins Q. 
61 âT. j.-c. P. Cm, N. Caienus, le fameux tribun du peuple de l'année 693, préteur 

69 et 47 AT. J.-C. ^n 695 el consul en 707, le seul sénateur de ce nom qui pous soit connu. 
— Quant à son collègue Cordus, c'est un personnage inconnu et la famille 
elle-même est incertaine. On trouve ce cognomen à l'époque de l'Empire 
porté par des Cae^ius et des Cremutius; du temps de la République nous ne 
connaissons que le meurtrier de Porsenna que Denys d'H tlicarnaste (V, 96) et 
quelques auteurs plus récents appellent Cordus au lieu de Scaevola (Sabwe- 
gler, Rdmische Geschichte, t. Il, p. 183), mais ces témoignages nous semblent 
iasufflsants pour faire descendre ce monétaire de la famille Mucla. 

(2) Nous ne pouvons déterminer aujusie la signiAcatlon de ce type. Le 
revers pourrait (aire penser qu'il est question de la paciâcation de l'Italie 
après la Ourrre Sociale. QuaM à Honos et Virtus, Hkkhcl {Doct. tmm. vet,, 



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DÉPÔT DK HEWISZ-SZAMOS. — N* 258. 471 

L'Italie vêtue d'une tunique talaire tenant une corne d'abon- 
dance et tendant la main à Rome diadémée; celle-ci vêtue 
de la tunique courte, ceinte du parazonium, tenant le scep- 
tre dans la main gauche, pose le pied sur un globe ^ à côté 
sont écrits les noms ITAL(ta), ROM (a) (1); dans le champ, 
derrière l'Italie, un caducée ailé. 

Fabrique : Bord dentelé. 

Rareté: R. 

Dépôts : C.SC.GOLL.SF. (1). LIR (1). HSZ (1). 

(Cohen, pi. XVIII, Fufia.) 



J'ajoute Ici les détails suivants extraits de VArchiv fur Kunde Oesterrei- 
chischer GeschichU-Quelleriy vol. XXIV, p. 377 etsuiv. 

A Hewisz-Szamos (Obères Welssenburger Ck)mltat) en Transylvanie, dans 
l'année 1844, on a trouvé un dépôt contenant : 

9 deniers consulaires sans noms de monétaire. — Tête de Rome. Bf Les 
Dioscures; dans le champ un croissant (3). — Tête d'Apollon. ij Jupiter 
dans un quadrige (3). — Tête de Rome, if Victoire dans un bige (3 dont 
on incus). 

m pièces de monétaires : 

N'^ de notre classification, 

126. Aburia (I). Tête de Rome. 1)/ Quadrige du SoIeii.Riccio^ Mon. di fam.y 
n* 1. 

t. V, p: 256) volt dans ce type, mais ceci ne nous semble pas probable, une 
allusion à C. Mucius, l'arciiitecte du temple consacré par Marins k V Honneur 
et à la Valeur. On classe généralement le monétaire Cordus à la famille 
Mucia sans qu'il y ait pour cela de raison bien déterminante. 

(1) Cette image de la Paix qui suivit la guerre de Sylla s'accorde par- 
faitement avec l'époque à laquelle nous ramènent les indices monétaires. 

[Cette pièce classée d'abord entre 680 et 700 ayant été trouvée dans le f^ o« «* «▼• J -C. 
dépôt de Transylvanie doit évidemment être de quelques années plus an- 
cienne, et ie type du revers permet de la classer après la paciQcation de 
l'Italie ; son absence des dépôts de Roncofreddo et de Frascarolo peut s'expli- 
quer par sa rareté; il est cepeninnt assez singulier que le premier dépôt 
où elle paraisse soit en Transylvanie, celte pièce ayant été probablement 
frappée à Ru nie.] B. 



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472 CHAPITRE IX. 

79. Aelia. Paetas (1). Roma. j} Dioscnres. Ricclo^ n* 1. 

155. AemiUa, Lepidus (I). Tête laurée et dladémëe. i^ Statne équestre. 
Riccio^ n' 5. 

1\. AntesUn, Caïu» (1). Tête de Rome, ij! Dioscares. Rlecio,n<> 1. 

129. — Grag. (1). Tète de Rome. i|) Jupiter dans un quadrige. Riccio, n* 7. 

236. Antonia. Ralbas (I). Tête de Jupiter. ^ Quadrige de la Victoire. 
Riccio^ n« 1. 

63. Atilia, Saranus (i). Tête de Rome. ^ Bige de la Victoire. Ricelo, d* 7. 

191 (I. Caecilia, L. Metel. (3). Tête d'Apollon. ^ Rome assise sur des 
armes. Rlccio^ n** 37. 

248 a, — Metellus Pius(l).Têtedelt Piété, i^ Éléphant ayec nne sonnette 
an con. Kiccio, n* 40. 

166. Calidia. Tête de Rome (1). ^ BIge de la Victoire. Ricclo, n* 1. 

ili. Calpumia, Tête d'Apollon (2). ^. L. Piso Frugi. CaYtiier. Rlecio, 
n«6. 

239. Carvilia. Car. Ogul Ver. (1). Tête de Jupiter Jeune on d'Apollon 
Vedius.]^ Quadrige de Jupiter. La légende du revers est effacée. Riccio, n* 1 . ' 

252. Cassta. L. Q. f. (1). Tête de Liber, ql Tête de Libéra. Riccio, n* 9. 

161. Cipia, M. II. f. (1). Tête de Rome, ^ Bige de la Victoire. Riccio, n* 1. 

176. Claudia. C. Pulcher (2). Tête de Rome. ^ Bige de la Victoire. Riccio, 
n*3. 

231. — Ttberius (3). Tête de Diane, q) Bige de la Victoire. Riccio, n* 10. 
195. Coelia, Caldos (3). Tête de Rome, ql Bige de la Victoire. Riccio, 

n* 2. 

229. Comelia. Lentulus (1). Tête de Mars. ^ Bige de la Victoire. Rlcdo, 
n» 16. 

207. — Marcelll f. (1). Buste d*Hercule. ^ La Valeur on Rome couronnée 
par le Génie du peuple romain. Riccio* n* 34. 

148. — Sisena (1). Tête de Rome. ^ Jupiter combattant les géants, ac- 
compagné des signes du Soleil, de la Lune et des étoiles. Riccio, n* 43. 

232. — Sulla imperator (1). Tête de Rome. t( Sylla dans un char triomphal 
couronné par la Victoire. Riccio, n** 54. 

227 d. Crepusia, P. (2). Tête d'Apollon, ql Cavalier. Pièce fourrée. 
Riccio, n» 2. 

227 a. — L. Censorinus (1). Tète de Junon Moneta. ^ La déesse dans un 
bige. Riccio, d*> 1. 

235. Crilonia. M. Fan. L. Crit. aed. pi. (1). Tête de Cérès. ^ Les deux 
édiles assis. Dans le champ P. A. Riccio, n* 1. 

101. Curiaiia. C (1). Tête de Rome, v/ Junon Curitis (?) dans un qua- 
drige couronnée par la Victoire. Riccio, n* I. 



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DÉPÔT DE HEWISZ-SZAMOS. 473 

147. Fabia. Labeo (2). Tète de Rome. ^ Jupiter dans an quadrige^ tenant 
le sceptre et le foudre; dessous un éperon de navire. Biccio, n* 1. 
173. Flaminia, Cllo (2). Tête de Rome, ijj Bigc de la Victoire. Riccio^ n* 1. 

233. Fonteia, W (1). Tête d'Apollon Vedius. ^ Génie allé monté sur un 
bouc. Riccio, n» 9. 

2S8. Fufia, L. Kalenns (i). Têtes de l'Honneor et de la Valeur. ^ Rome 
et litalle 66 donnant la main. Riccio, n« 1. 
166. Fulvia, Cn. (1 ). Tête de Rome. Y^ Bige de la Victoire. Riccio, n* 1. 

196. Fundania, G. (1). Tête de Rome. ^ Triomphateur dans un quadrige. 
Riccio, n* 1 . 

242. Furia. Crassipes (1). Tête de Gybèle. ^ Chaise carale. Riccio, n* 16. 
182. — Phllus (S). Double tête de Janus. ^ Rome couronnant un trophée. 
Rlcclo, n» 11. 

197. Herennia, M. (1). Tête delà Piété. ^.Un des Jeunes gens de Gatane 
emportant son père sur ses épaules. Riccio, n** 1. 

234. Julia, Burslo (1). Tête ailée déjeune homme, q) Victoire dans nn 
quadrige. Riccio, n* 5. 

78. Jmia, M. (1). Tête de Rome, jj Les Dioscnres. Riccio, n* 7. 

213 a. — Sllanus (3). Tête de Rome. i^ Victoire dans un bige. Riccio, n* 12. 

240. Ucinia. Macer (1). Buste d'Apollon Vedius. iq) Palias dans un qua- 
drige. Riccio, n* 12. 

162. Lutatia. Gerco (4). Tête de Mars. îf Galère. Riccio, n* 2. Snr nn des 
rerers, la tête de Mars est Incuse. 

230 6. Uarcia, G. GensorInus (l).'Téte d'Apolion. ^ Gheval en course; 
an-dessus une oreille. Ricdo, n* 19. 

227 c. — L. GensorInus (1). Tête d'Apollon, q) Marsyas avec l'outre sur 
répaule, an pied d'une colonne surmontée d'une statue. Riccio, n* 13. 

71. — Libç (1). Tête de Rome, ij! Les Dioscnres. Riccio, n* 4. 

142. — Q. Piiipus (1). ^ Le roi Philippe de Macédoine è cheval. Riccio, 
n*21. 

205. Memmia, L. (i). Tête de Saturne. ^ Vénus dans un bigc. Riccio, n* 6. 

122. Minucia. L. (1). Tête de Rome. ^Jupiter dans un quadrige. Riccio, 
n* 15. 

200. — Q. Thermus (3). Tête de Rome. ^ Gombat de deux guerriers près 
d'un troisième blessé. Riccio, n° 13. 

253. Naevia, Balbus (3). Tête de Vénus. ^ Victoire dans un trige. Riccio, 
n» 1. 

254. Papia. L. (1). Tête de Junon Sisplta. 19) Griffon. Riccio, n* 1. 

70. Pinaria, Natta (1). Tête de Rome. ^ Bige de la Victoire. Riccio, n* 1. 

255. Poblicia, G. (1). Tête de Rome, j) Hercubet le lion. Riccio, n* 10. 



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474 CHAPITRE IX. 

191 c. Poblicia, C. Malleolus (1). Tête de Mars. ^ Héros no, le pied posé 
sor une cuirasse; devant, un trophée et une proue de navire Riccio, n'6. 

1 10. Pompeia, Fostius (2 . Téie de Rome. ^ La louve et les jumeaux, 
avec le berger Faustulus. Riccio, n" C. 

170 d. Pomponia. L. (1). Tête de Rome. ^ Bige de Mars. Riccio, n* 1. 

106. Porcia, Cato (2). Tête de Rome, q! Bige de la Victoire. Riccio, n* 2. 

172. ^LAeca (2). ^ Provoco. Guerrier accompagné d'un licteur, étendant 
la main au-dessus d'un citoyen en toge. Pièce fourrée. Riccio, n** 1. 

128. — Laeca (1). ^ Quadrige de la Liberté couronnée par la Victoire. 
Riccio» n* 4. 

101 tf et 139. Postumia, Albinus (3). Tête de Diane. Tf Trois cavaliers 
poursuivant un ennemi. — Tête de Rome. ^ Mars dans un quadrige. Riccio, 
n»* 3 et 4. 

256 a. Procilia. L. (3). Tête de Jupiter, i)! Junon Sispita. Riccio, n« 1. 
09. Saufeia. L. (1). Tête de Rome, if Bige de la Victoire. Riccio, n* 1. 

210. Sentia, L. (2). Arg. pub. Tête de Rcme. ff Jupiter dans un quadrige. 
Riccio, n* I. 

1C8. Sergia, Siius Q. (2). Tête de Rome. î) Cavalier. Riccio, n* 1. 

211. Servilia. Rullus (1 ). Tét'? de Pallas. if Bige de la Victoire. Riccio, n* 1 f . 

214 a et 6. Titia. Q. (4). Tête ailée et barbue. î} Pégase. — Tête de Bac- 
chante, ff Pégase. Riccio, n»» 1 et 4. 

215 b. Titwia. Sabinus (3). Tête de Tatiuf. ^ Tarpéia entre deux guer- 
riers. Riccio, n" 3. 

194. Vrbinia (1). Tête de Rome, i)) Victoire dans un trige. Riccio, n* 1. 
99. Fa/errta. Flaccus (l).Tête de Rome. ^ Bige de la Victoire. Riccio, n' 1. 

111. Vduria. Tiberius (1). Tête de Mars. ^ Deux guerriers prêtant ser- 
ment sur un porc. Riccio. n* 1. 

216 a, Vibia. G. Pansa (5).Têto d'Apollon. ^ Pallas tenant un trophée 
dans un quadrige. Riccio, n** 5. 

257 b. Volteia. M. (I). Tête d'Hercule. 1)1 Sanglier. Riccio. n«2. 

On a trouvé en même temps 3i8 drachmes de Dyrrhachium, 27 autres à 
peine lisibles, et un anneau d'argent, pesant en tout 43k%59. 

Les détails que l'on trouve dans le même recueil, vol. XXIX, p. 308 et 
suiv.; p. 311 et suiv. sur les trouvailles de Tersacteprès de Fiume, et de 
Grosspold en Transylvanie, fournissent des relevés analogues. 

Dans la première do ces localités on a trouvé à deux reprises différentes 
en 1858 et en 1860 une cinquantaine de deniers de l'époque répulilicaine. A 
Grosspold, on a trouvé en 1860 environ 500 pièces appartenant également 
aux temps de la République. B. 



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DÉPÔTS DE RONCOFREDDO ET DE FRASGAROLO. — N* 269. 475 

Monnaies trouvées dans les dépôts de Roncofreddo et de 
Frascarolo, enfouis de 680 à 685 et monnaies contempo- 74 «o «r. j.-c 
raines. 

25» [242]. 

Ugende : ^ EX.S.C. — Monétaire : a ^ CN.LEN (m/u5) 
ai^estor); 6^ LENT(uiiis) CyR{alor) X.FL(and«) (1). 

Espèces : Denier, sans marque de la valeur. 

Types : Tête barbue et diadémée, avec un sceptre; à 
côté on lit : G(mms) P(opuJi) R{omani). ^ Le globe ter- 
restre entre un sceptre et une couronne de laurier d'un 
côté, et un gouvernail de l'autre. 

Rareté: a C.bK 

la RF.FR.G.SG.G0LL.SA(12). SF(2). Lm(5). 

Dépôts:) AR(IO). 

\b C.SG.SA(1).SF(1).LIR (1). 

(Cohen, pi. XIV, Cornelia, n" 10 et 11.) 



(1) Les dëpôU ayant coDgtaté que cette pièce a été frappée entre les 
années 673 et 685, noas n'hésitons pas à croire qu'elle a été frappée à Toc- si et sa av. j c 
eagion des grands armements de terre et de mer, que le Sénat ordonna de 
préparer contre Milhridate et les Pirates en 680, et en particulier au crédit 74 nr. J. c. 
de 18 millions de deniers voté pour la consltruction d'une flotte destinée 
an go«iYemeur d'Asie (Plutarch. Luculius, XHl); Te type convient parfaite* 
ment à cette explication. Le magistrat qui fit frapper cette pièce est Cn.Cor- 
Delius P.F.Lentulus Marcellinus, fils du monétaifis du n* 207. En 68i, Cicéfon 70 ar. J.-G. 
(m VerrerHy II, 42, 103) le qualifiait de clarissimus adoiescens; il fut pré- 
teur en 60â, consul en 698. (Borghesi cité par Cavedoni, Ripostigii, p. 26. 59 et £6 ar. J.-G. 
— Drumann, Geschichte Roms, t. H, p. 406). D'après son âge, il peut bi^n avoir 
été questeur en 680 et avoir en cette qualité battu monnaie en vertu d'un 74 ar. j.jc 
sénatus-consulte. 



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476 CHAPITRE IX. 

«60 [245]. (An de Rome 680?) 

Légende : Au droit S.C. — Monétaire : % P.LENT(ti{ti5) 
P.F.L.N. et au droit Q,{uaestor) (1). 

Espèce : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tète d'Hercule barbue (2). â Le Génie du penple 
romain imberbe assis sur la chaise curule, le pied posé sur 
le globe, et couronné par la Victoire. 

Rareté : R. 

Dépôts : SA.AR (1). 

(Cohen, pi. XIV, Cornelia, n* 12.) 



261 [247]. (An de Rome 675 à 685). 
Légende:....— Monétaire : 1^CEGNATIVS.CN.F.CN.N. 
etaudroitMAXSVMVS (8). 
Espèce : Dénier, sans la marque de sa valeur. 
Types : a Ruste de Vénus, portant Cupidon sur l'épaule 
droite, i^^ Figure de divinité (la Liberté) dans 



(I) Arëpoqueà laquelle appartient cette monnaie, il n'existe qa'an seul 
il vr. J.-C. Lentulus qui puisse l'avoir frappée, P. Lentulus Sptnther, consul en 697, 
dont le père se nommait Publius et dont le grand-père est inconnu. (Dru- 
mann, Geschichte Roms, t. Il, p. 533.) La grande analogie de ce type avec celui 
du denier précédent rend très-plausible l'hypothèse de Gavedoni (Ripottigfi, 
p. 206), qu'elles ont été fiappées en même temps; Il est aussi très-possible que 
67 ot M ar. j.-C. P. Lentulus, consul en 697, et Gn. Lentulus, consul en 698, aient été ques- 
teurs ensemble. Cette pièce est si rare qu'il n'est pas étonnant qu'elle ne se 
soit pas trouvée dans les dépôts plus anciens. 

()) On a cru lire OSCA sur quelques exemplaires de cette pièce, mais 
cette prétendue légende nous paraît être tout simplement Û-S.C*, et ia 
ressemblance de la tête avec celle des deniers espagnols n'est pas assex frap- 
pante pour faire penser qu'on ait eu l'intention de les copier. 

(3) Personnage Inconnu dans l'histoire. Gicéron {ad Atticum, XIII, 34) 
M «r. J..C. parle d'un Egnatius Maximus vivant en 709. 



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DÉPÔTS DE RONGOFKEDDO ET DE FRASGAROLO. — N* 262. 477 

un bige, couronnée par un jeune garçon ou 
par la Victoire ; dans le champ le bonnet 
de la liberté. 
6 Buste ailé de Cupidon avec Tare et le car- 
quois sur l'épaule. ^ Temple distyle dans le- 
quel on voit les images de deux divinités, un 
dieu et une déesse de face et debout ; au-dessus 
le foudre et le bonnet de la liberté (1). 
c Tête diadémée de la Liberté*, derrière elle un 
bonnet. ^ Deux femmes debout; Tune (Rome)» 
casquée, pose le pied sur une tête de loup ; 
l'autre (Vénus) diadémée, caressée par Cupidon 
qui arrange sa chevelure ; des deux cdtés un 
éperon de navire et une rame (2). 
Fabrique : a Bord dentelé; lettres numérales sur le 
droit. (Riccio, Ca^, p. 87). b Lettres niunérales sur le re- 
vers, c Lettres latines sur le revers. 
Rareté : a, 6 R. c Peu commun. 

ia FR.C (Gavedoni, RiposL, p. 264). SG.AR(2). 
6 RF.FR.C.SG. 
c G.SaG0LL.SA.(6)LIR. (3). 
(Gohen, pi. XVII, Egnalia, n«* 1, 2, 3.) 



«62 [248]. 

Légende : Au droit S.C. — Monétaire : â L.FARSVLEI(ti«) 
etaudroitMENSOR(3). 

(1) CavedoDi (Ripostigli, p. 81) appelle avec raison ce temple : ûedes Jovis 
lÀbertatis, 

(2) La réunion de Vénus et de Rome se rapporte évidemment à la fable 
de l'origine troyenne de Rome. 

(3) Famille inconnue. Voyez ce que nousdisons supra^ p. 141, surTépoque 
à laquelle cette pièce appartient. 



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478 CHAPITRE IX. 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête de femme diadémée; dans le champ, un 
bonnet. ^ Guerrier armé d'un casque, d'une cuirasse et 
d'une lance, conduisant un bige sur lequel un autre per- 
sonnage revêtu de la toge s'apprête à monter. Au-dessous 
un scorpion, mais seulement quand les chiffres se trouvent 
sur le droit. Ce type est encore inexpliqué. 

Forme des lettres : 4^ = 50 (1). 

Fabrique : Chiffres sur le droit ou sur le revers. 

Rareté : C. 

Dépôts : RF.C.SC.COLL.SA (7). SF (3) . LIR(5). AR (4). 

(Cohen, pi. XVIII, Farsuleia, n«' 1 et 2.) 



265 [249]. 

Légende — Monétaire : ^ LLVCRETlH TRIO (2). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 
Type : a Tête radiée du Soleil {Lucretiitë de luxl). ij 
La Lune avec sept étoiles {septem triones). 
b Têtelauréede Neptune, le trident sur l'épaule, 
j^ Génie ailé monté sur un dauphin (3). 
Forme des lettres : 1 == 50. 

Fabrique : Lettres numérales du côté du droit sur le 
denier b. 
Rareté : C. 

[a RF.FR.CSA (3). SF(2).LIR(1). AR(2). 



Dépôts :<^^ RF.FR.C.SC.COLL.SA (4). 
(Cohen, pL XXV, Lucretia, n^' 2 et 3.) 



(1) L'arcbaî8inc du chiffre 4^ (= 50) est digne de remarque. 

(2) Comp. le n" 77. 

(3) Ces doux pièces ont été restituées par Trajan. 



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DÉPÔTS DE RONCOFREDDO ET DE FRASGAROLO. — N" '204-5. 479 

264 [256]. (An de Rome 673—685). 

Légende : Au droit SX. — Monétaire : i^ L.RVSTI 
{us) (1). 

Espèce : Denier, avec la marque de sa valeur, dont la 
présence à cette époque est singulière. 

Type : Tète casquée de Mars. ^ Bélier debout (2); 

Forme des lettres : X. 

Fabrique : Lettres numérales sur le droit. 

Rareté : G. 

Défais : RF.C.SG.GOLL.SA (5) . SF(1). LIR (2) . AR(2) . 

(Gohen, pi. XXXVI, Rustia, n« 1.) 



268 [258]. 

Légende:.... — Monétaire : ^ P.SATRIENVS (3). 
Espèce : Denier, sans marque de la valeur. 

Type : Tète casquée de Mars. ^ Louve marchant; au- 
dessus le mot ROMA qu'il faut prendre comme une légende 
explicative (p. 166j, Gependant jamais le nom de Roma n'a 
été donné à la louve. (Foy. Schwegler, /iômische ÉrescWchie, 
1. 1, p. 423). 

Forme des lettres : 1 = 50. 

Fabrique : Lettres numérales du côté de la tète. Morell 
{Satriena^ II) donne une pièce hybride sur laquelle ce revers 
est joint à un autre qui porte la légende : TLCAESAR DIVI 
AVG. F. AVGVSTVS. 

(1) Personnage inconnu. On connaît un Rusiius, qui Ot la campagne 

contre lea Parthes en 701 sous les ordres de Crassus. (Plutarch., Crassus, bz av. j.-c. 
XXXII.) Voy. p. ]4f, pour I*époque à laquelle nous classons cette pièce. 

(2) Le bélier est l'emblème du mois de mars, le premier mois de l'année 
avant Jules César (voy. notre Chronologie, p. 307, Berlin, 18&9). On voit 
également des têtes de bélier auprès des bustes des deux Fortunes d'Ântium^ 
sur les deniers de Q. Rustius, monétaire du temps d'Auguste. 

(5) Cette famille est inconnue. 



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àSO CHAPITRE II. 

Rareté : C. 

Dépôts : RF.FR.G.SG.G0LL.SA(8).SF(l).LlR(2).AR(i). 

(Cohen, pi. XXXVI, Satriena.) 



Monnaies trouvées dans le dépôt de Gadriano enfoui en 
ft0ou4$«T.j.-c. 704 ou 705. 

266 [260]. lAn de Rome 685). 

Légende : Au droit S.C. — Monétaii-e : ^ P. GALB(a) 
AED. (ouAE).CVR. (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête voilée de Yesta, peut-être allusion au ponti- 
ficat du monétaire comme les emblèmes du revers ^ Cou- 
teau de sacrifice, simpulum et hache sacerdotale ornée 
d'une tête de lion (2). 

Fabrique : Cette pièce se trouve souvent fourrée. (Cohen, 
p. XIX). 

Rareté : R. 

Dépôts : G.SG.COLL.SF (2). LIR (1). 

(Cohen, pi. XXXVIII, Sulpicia, n« 2.) 



(1) P. (Sulpiciuà) Galba est le personnage récusé comnne juré par Verres (Cic. 
70 ay j .c "* Yerrenif I, 7, 18^, en 684, et qui brigua inutilement le consulat pour 
as ar. J..C. I*année 691. (Asconius, in Tog. Candid,, p. 82). Il est fait mention de lui 
57 ar. J.-C. commc pontife en 097. (Cic. deharusp, respons», VI, 12). On peut fixer avec 

asseï de certitude Tannée de Tédilité de Galba, d'après la loi annale. Ce ne 

10 ar. J. C. P^*^^ ^^^^ toutefois en 684, puisque cette année-là il remplit les fonctions de 

juré. Il ne faut pas le confondre avec P. Sulpicius^ Juré comme lui dans 

7o«t69av.j.-G. 1« procès de Verres en 684^ questeur en 685 (Cic. in Verrem, \, 10, 80), 

•s ar. J.-c« d'abord parce que Galba qui espérait devenir consul en 691 , ne pouvait 

exercer la questure en 685 ; et d'autre part parce que P. Galba fut récusé par 

Verres, tandis que P. Sulpicius ne le fut pas, et siégea au nombre des jurés. 

Il ne faut pas non plus le confondre avec l'augure Galba (Gic, ad Aitictan, 

IX, 9, 3) qui est évidemment Ser. Sulpicius Galba, parUsan de César. 

(2) Ce denier a été restitué par Trajan. 



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DÉPÔT DE GADRIANO. — «• 267. 481 

267 [261]. (ÀQ de Rome 685). 

aftEX.S.C 
6 Au droit : S.C 
Légendes : / ù, d,e^ EX.S.C. 
f7*J- S.C. 
g ^ S.C. 

a%tt. PLAÊTOftIVS. AÉD. CVR. et au 

droit CESTIANVS. 
6 ^ M.PLAETORIVS.M.F.AED.CVR. et 

au droit CESTIANVS. 
^(I,cf$ W.PLAETORLCEST. 
r ^ M.PLAETORIVS (ou PUETORI) 

CEST. 
âlïÎM.PLAETOR.CEST. C*)- 
Espéces : Deniers, sans la marque de la valeur. 
Types : a Tête tourrelée de Gybèle ; clans le champ de- 
vant la tête un globe; derrière, la partit 
antérieure d'un lion. Un bandeau autour. ^ 
Chaise curule; dans le champ un symbole 
qui varie ^ le tout dans un bandeau (2). 



Monélaire$ 



(1) M. Plaelorios est probablement le même qae Plactorlus qui fut l'accu- 
sateur 4e Fontelus en 684 (Cic. pro Fonieio, I, 2; ÎLVI, 36); il futédUe, selon 
toute apparence, en G85 (Cic.pro C/t/en/îo,XLV, l^G.— Drumann, Geschichie 
Roms, t. V, p. 335), puis préteur en C88. (Cir. pro Cluentio, LUI, U7). Son 
père pourrait être M. Plaetoriu«, que Sylla fit tiicr en 672 (Vaier. Max., IX,2, 
1. — Oros.V, 21). 

(2) Ce t}pe, et celui du n" 24?, qui lui ressemble, se rapportent évidem- 
ment aux fêtes MégaUsicnnes que céléi)raient les édiles curules. Les autres 
types sont restés jusqu'ici sans explication satisfaisante; on n'a pas même 
pu déterminer d'une manière certaine les divinités qu'ils représentent. Au 
surplus, ils ne paraissent pas poavoir se rspporter aiu trois autre;» féttes 

11. U 



70 av. J-C. 
69 av. J.-C. 
66ar.J.-r^ 
82 ar. J.-C. 



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482 GHilPITRE IX. 

6 Tète jeune casquée, couronnée de laurier, 
d'épis, de pavots et de lotus; des ailes aux 
épaules; derrière elle un arc et un carquois; 
devant, une corne d'abondance, le tout dans 
un bandeau. ^ Aigle sur un foudre; le tout 
dans un bandeau. 
c Tète jeune imberbe avec des cheveux flot- 
tants. ^ Caducée ailé. 
d Tète de femme les cheveux élégamment 
tressés en réseau, les bandeaux relevés en 
forme de couronne autour d'un diadème, et 
parée de boucles d'oreille et d'un collier. ^ 
Caducée ailé. 
e Tète semblable à la précédente. ^ Praeferi- 

culum et torche allumée. 
f Tête semblable aux deux précédentes. ^ Fron- 
ton de temple dont le tympan est orné d'un 
géant anguipède. 
g Tête de femme avec les cheveux relevés sur la 
nuque. ^ Tête imberbe de face ; comme base 
un cartouche qui se termine aux deux extré- 
mités en queue d'aronde et qui porte pour 
inscription le mot SORS; au-dessous, des 
traits incertains. 
Fabrique: a, avec symboles accessoires sur le revers; 
6, sans symboles accessoires; c, d, «, f, g, symboles acces- 
soires, ou plus rarement lettres grecques du côté du droit. 
Rareté : a, 6, c, d C. «, /", g R. 
--'-'■-' 

que faisaient célébrer les édiles curules, savoir : les fêtes de Rome, en 
l'honneur de Jupiter> de Junon et de Minerve, les Céréales, en l'honneur de 
Cérès, de Liber et de Libéra, enfin la fête de Flore, Voy. ci-dessaa le n* 267 
et plus bas les n*^ 296 et 801. 



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DÉPÔT DE GADBUNO. — N* 268. 488 

a C. se. COLL. SA (8). SF (1). LIR '3). AR(15) , 

!b G.SC.COLL.SA ((i). SF (1), L1H(6), "M 
cG.SaSA(2).SF(l). 
d G {Cavedoni, RipoAL, p. 25A), SA (2)- 
eG,SA(l). 
g G. 
(Cohen, ph XXXII, Plaeioria, n^' 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8et9)- 



!i6« [562]. (Avant lan de Rome rtSS). 

Légende : S.C 3ur les deux cûUSs,—^ Monétaire: i^L.PLAE- 
TORI(m)L.FQ(waM^or) {!}, 

Espèce : Denîer, sans la marque de sa vaîeur. 

Type : Tête diadéo^ée de femme (Jiinon Moneta) \ à côté, 
on lit : MONETA. ^ Athlète nu tenant nne palme sui* puxxxt, n-ft, 
Tépanle et le ceste à la main {'2). 

Fabrique : Symboles accessoires sur le revers, se rap- 
portant loua à la palestre; sur uîie pièce hybride on trouve 
le droit des deniers de M. l^laeLorius (u' 2tî7 ri, e) avec le 
revers du nôtre (Morell, Plaet.y U, A), et sur un autre le 
droit de L, Plaetoriua avec le revers iW M. Nae(onu$ 
(n"2Ô7 f) {Morell, i6/d., II, B). 

Rareté : R'. 



(1) Cq d«Dier peut ^tr« aftrtbuâ à L, Pl»«tûriuB, qu'on trouve ctté en Gîfl ^^ ^^ j .f*^ 
comme stitiateur^ ft qui pûri^oïiM?<iueiU avait rte (jui i^tnir, [i\U\ pfo Ciuent.t 

LX, lOri.'-Uorgtiesi, Decad. H, Tj Œuvt\ compl, t. I, p» iSfIJ. 

(2) AlUisUm éviil?nlc nu coianomEJU ç&jtttanust ptirU par celte fa m Mie. 
(Ëor^heai, ii«?, U, 7; Œuvr, compi., \. i, p. 1^2. ^ Cl.n'' îdTj. Le ujot 
caestus (de caedere] et k mol M^&îont dû se confomire de litïim heure 
tlttiia tu proaOiicUkliuD. iFestu»j veib. CoestuSf p* 4&^ éd. Mûiler)* 



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A8A CHAPITRE IX. 

Dépôt : G. 

(Cohen, pi. XXXII, Plaeloria, n» !)• 



«69 [268J. (Vers l'an de Rome 690). 

Légende :.... —Monétaire : a Au droit FAVSTVS (1)-, b 
i$ FAVSTVS. 

Espèce : Deniers, sans la marque de leur valeur^ 

Type : a Tête diadémée de Diane surmontée du crois- 
sant; derrière elle le lituus (2). fi) Un magistrat 
romain assis (Sylla) , devant lui un homme im- 
berbe agenouillé {Bocchus) tient une branche 
d'olivier à la main ; derrière lui également age- 
nouillé, un captif barbu (Jugurlha); à côté, 
on lit le mot : FEUX (3). 



(1) Ces monnaies semblent pouvoir être attribuées 4 FausUs Sylla, fils 
89 ft 64 ET. j.-c. du dictateur^ né vera 666; il les aurait fait frapper comme triumvir moné- 
taire vers 690. Tandis que les deniers frappés par ce même Faustus en 700 

S4 ftT. J.-c. (n" 275) célèbrent la gloire de Pompée, ceux-ci se rapportent seulement à 
Sylla; ceci s'explique d'ailleurs par suite du mariage de Faustus avec la fille 
S9 ar. J.-C. ^^ Pompée, après 695. (Drumann, Geschichte Aor?M, t. IV^ p. 691). 

(2) Le dictateur Sylla honorait particulièrement Diane. (Velleius Pater- 
culus, 11, ib.^lnscrip» Neap,, n« 3575. — Drumann, Geschichte Roms, t. lî, 
p. 459. — Comp. le denier de L. Buca, n** 306). 11 était augure (comp. le 
n* 232, p. 443, note 1). H ne peut pas y avoir ici d'allusioa k la qualité d'au- 
gure de Faustus lui-même (Drumann, ioc. cit., L II, p. 610), quand mêoie 
on aurait la preuve qu'il était déjà en possession de ce titre lorsqu'il fit 
frapper ces monnaies, puisque tout sur ces pièces se rapporte à son père. 

(3) Allusion à l'offrande en or, consacrée an Capitole par Boochus, lors- 
qu'il fut déclaré l'ami des Romains (PluUroh. MQriu$, XXXU; Sylla, VI). 
On dit que ce même«ujet était gravé sur le cachet de Syila« Val. Max. VOl, 
14, 4 : X. Sut la Jugurthae a Boccho rege ad Man'um perducti ioiam sibi 
laudem iam cupide adseruit, ut annule, quo signatorio utebalur^ in- 
sculptam il Iam tradiiionem haberet, Plutarque (Sylla, lU), dit : Hv 



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DÉPÔT DE GADRIANO. — N* 270. 485 

— b Buste jeune diadème et avec la peau de lion sur 
les épaules , avec le mot PEELIX , écrit à 
côté (1). ^ Diane dans un bige, le lituus à la 
main ; dans le champ, le cruiâsaot tte la lune 
et trois étoiles (2J< 
Forme des hilre» : FEELIX et FELIX > le premier con- 
servé tel qu'il s'écrivait au temps du dictateur (voy* supra^ 
p, 195). 
Rareté : R. 

aaSC.C0LL.SA{2j*LlR{l). 
b SA*SP(1). 
(Cohen, pi, XV, Cornelia, n" 2a et 26). - 



Dépôts 



^70 [2t54]. (Vers Tan de Roriie 60S), 

Légende :••.* ~ Monétrure : iv C PISO. L F- FRVGI (Vd^ 
renieot FRV&.FRV. FR.) (3), 



* 



{Cttm^&Tct et que dit Je même Ptutarque d&ui t& Tle i1« Man'us (X), et dans 
Sun traUé : fietp. gerend, praevepta^ \U, — Plin-, Uist, nati^ XXXVIl, i^ 
9.— Et^khelj DtMT^ num. ^«^^ I. V, \u ÉWS). 

(1) Ce type Tait probaiil fument allueioa à la même oirrundo, cl L'ûn duU 
reconnaître Ici la tétc Je Jugurltia. 

[Cell6at(rjJiutLou cfit corttettée par Cavcdorii [Huùvî fttidii, p. IH)^ pnr \b 
raïsoD qD'eti ^49 lorsqu'iJ fui livréà Svtïa pur Biwchufi, Juguribii dictait plus 105 »v, j..c. 
Jeune, CMte tête avait été iittrituéo précé^îtnimcnt î\ Drtctïiua îui-mème piir 
Eekhel(/of:.n7.)»iïtai«nv«(iptîu de vratseTiiblanuesuhnijl ropiti^ondeVlÈtionti 
(Iconc^grophie f/re^it^^ t, IIJ, c. J!J). Le sav;jnl modéimlâ {JUpoxtujli, p. Tfi) 
iiietlanl en regard octlo tête avec la gravure tl*u« miroir étrusque (G{*rli*r*ï, 
Etru^kUche Spie^eif pL CLXXIIf) penee qu'elle repréaanre HciculeCallinTeue]. 

U. 

(2) Le denier à &èié re?tUuë par Trajau. 

(a) Ce p(fraotinage est certaÉoenjcïit C. PUo Frugi L. F. (Clc, ad 
AificitJTt^ }, \s, 'A). [] fitaii lila Je !.. ViAo L. F. Frugî, mùîielaire rttj denior 
n* If |2 j trn mi, trè«-ieut]e encore^ il avait été tlutcé à U ûlJe de Cliscron i 11 67 ar. j. c. 



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486 CHAPITRE IX. 

Espèce : Denier, sans la marque de la valeur, 
pj. XXXI, n'7. Type : Tête d'Apollon avec un diadème très-simple, 
quelquefois avec une couronne de laurier, rarement avec 
l'arc, le carquois ou le trident sur l'épaule. ^ Cavalier 
quelquefois ailé, quelquefois portant une espèce de capu- 
chon sur la tête, le plus souvent tenant une branche d'oli- 
vier, un fouet ou une torche, rarement un globe, sur un 
cheval galopant à droite ou à gauche (1). 

Forme des lettres : 1 = 50. 

Fabrique : Elle est tout autre et meilleure que celle des 
deniers de L. Pison (n* 212); les pièces de Gains ont un 
relief plus saillant et sont toujours de 0«%1 environ plus 
fortes. (Friedlànder , dans le journal de Rœhne, Zeits- 
chrifi, II, p. 142). Lettres latines et grecques; mono- 
grammes, lettres numérales, symboles accessoires sur le 
droit et sur le revers. 

Rareté : G. 

Dépôts : G.SC.GOLL.SA (8). SF (1). AR(6). 

(Cohen, pi. IX, Calpumia, n^' 15, 16, 17, 18, 19, 20 

et 21). 



67 «T. J.-c. mourut en C97, \ peine âgé de 30 ans. (Drumann, /. cif, t. Il, p. 83 et suiv.). 
61 Vt. J.-c. '^ ^^^ queBteur en G06, et par conséquent monétaire au plus tard en 693.— Ce 

denier ne s'étant trouvé ni à Montecodruzzo, ni à Roncufreddo, on ne peut 
67 av. J.-C. Tattribuer au consul de l'année 687. (Cf. Drumann, loc. cit., 1. 11, p, 92). 

(1) Le type ressemble à celui du denier n<* 212 frappé par le père de notre 

monétaire, et fuit, comme ce denier, allusion aux jeux ApoUinaires fondé? 

par un de leurs ancêtres. Voy, n** 230, p. 438, note 2. 
On a dit qu'il s'était rencontré un exemplaire de ce denier à Frascarolo ^ 

mais cette donnée ne concorde ni avec son absence du dépôt de Ronco-. 

freddo, ni avec la date certaine qui peut lui être attribuée d'après d'autre» 

indices ; elle est probablement le résultat d'une erreur facile à expliquer 

quand on sait la manière dont ce trésor a été décrit. (Voy. p. 140 et 141)s 



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DÉPÔT DE CADRUNO. — N* 271. 487 

871 [265] (Vers l'an de Rome 694). 

Légende : Au droit S»C. — Monétaire : Au droit SV- 
FENAS (1). 

Espèce : Denier, sans la marque de la valeur. 

Type : Tête barbue de Saturne; dans le champ, derrière 
elle la harpe et un objet indéterminé, peut-être un vase à 
serrer de l'argent ou un bonnet. Foy., quant à la fabrique, 
ci-après le n* 274, p. 490, note 3. ^ Rome armée de la 
lance et de l'épée, assise sur un monceau d'armes, et cou- 
ronnée par la Victoire; à côté, on lit ; SEX.N0NI(u5) PR 
(aelor) L{udos)\(ictoriae) P{rimm) F(ecft) (2). 

Rareté : G. 

Dépôts 2 G.SC.SA(13). SF (3). LIR (4), AR(4 très-beaux). 

(Cohen, pi. XXIX, Nonia). 



(1) Ce magistrat est sans doute M. Nonlus Sufeaas, tribun du peuple en 

698, et propréteur en 704^ selon toute apparence. (Ole. ad Àtticum,yi, 1^ 13 ; se et so tr. j.-c. 
VIII, 15, 3^ (?) — Plutarch. Cicero, XXXVIll). Nous avons restitué le prénom 
UDiquement d'après le texte deCicéron {adAtticum, VI, 1, 13). La tête de Sa- 
turne qu'on volt sur le droit de ces pièces» pourrait faire penser que Nonlus 
Sufenas les a fait frapper pendant sa questure urbaine, charge qu'il a dû 
remplir vers Tan G94. 60 »?. J.-c. 

(2) Nous ne pouvons admettre l'explication des lettres L.V. par Ludos 
\fotivos; les Jeux votive sont aus«l anciens que Rome même; d'après la na- 
ture des choses^ comme d'après l'analogie des deniers n"* 296 et 301, il ne 
peut évidemment être ici question que de jeux périodiques annuels. L'ex- 
plication proposée par Pighius {Annales, III, p. 265) Ludos Sictoriae, est 

donc la plus probable; il s'agirait alors des jeux institués en 672, en l'hon- si ar. J.-c. 

neur de la victoire de la porte Colline. Ces jeux étaient dans les attributions 

des préteurs. Sex. Nonlus qui fut le premier à les faire célébrer doit avoir 

été préteur en 673. C'est ^ans doute ce même Nonius qui échoua en 666 dans ^* ^^ ^ *^' ^'^^ 

sa candidature, parce qu'il était neveu de S>lla (Plutarch. Syllu, X. — Dru- 

mann, /. ctï., 1. 11, p^ 518.^Cf. supra, le n" 124^ p. 316, note de la généalogie 

de U gens Servilia), mais après la victoire de Syila il fut dédommagé de 

cet échec d'une manière éclatante. 



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600 *v. J.-C. 



489 tiV, J.-C. 



488 CHAPITRE IX. 

272 [266] (Vers l'an de Rome 696). 

Légende :.... — Monétaire : .... (1). 

Espèces : Deniers sans la marque de leur valeur (2). 

Type : a Tête de M. Junius Brutiis, consul en 265. A côté 
on lit : BRVTVS. ^ Tête de G. ServiliusStruc- 
tus Ahala, qui en 815 étant maître de la cava- 
lerie tua Sp. Maelius, lequel passait pour as- 
pirer à la royauté; à côté on lit : AHALA. 
6 Tête de la Liberté; à côté : LIBERTAS. riConsul 
accompagné de deux licteurs avec les fais- 
ceaux et les haches, et précédé d'un accensus; 
au-dessous : BRVTVS. 

Rareté : G. 

[a G.SG.GOLL.SA (16). SF (8). LIR (2) AR (2). 



Dépôts. jjG,sG.G0LL.SA(12).SF(3). LIR (2). AR(5). 
(Gohen, pi. XXIII, Junia, n*»* 11 et 12). 



(1) Le monétaire n'a pas mis son nom sur ces pièces^ mais il le fait connaître 
(comme on le volt aassi pour les deniers n«« i&5 et 281) en domiant sous 
la forme d'une légende explicative les noms de quelqaes-uns de ses ancêtres, 
et en même temps ceux du libérateur et des tyrannicides desfajnilles Junia 
et Servilia. Ces deniers peuvent donc être attribués avec i>eaacoup de 
probabilité à Q. Gaepio Biutus» propre ûls de M. Junius Brutns et de SerTilia, 
85 ar. j.c. et flU adopllf de Q. Servilius Caepio. Ce personnage était né en €69 et il peat 
frS âr. J.-C. avoir été triumvir monétaire en 696 et par conséquent avoir fait parade de 
sa théorie sur le tyrannioide quinze ans avant de la mettre en pratique. 

(2) Nous regardons comme duuteux^ l'aureuscité par Ricclo (Ca/.,p. 126, 

n* 106, et p. I8â, pi. Il, n** 18)^ parce que le denier estévidemment antérieur à 

64 ar. j.^. l'sQ 700 et quo l'émission des monnaies d'or ne commença à Rome qu'en 

49 ay. J.-C. 705. Le type des prét^dus aureus est le même qae celui du denier; leur 

poids nous est incomm. 



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DÉPÔT DE OADRIAlfO, — »• 278. 489 

275 [267J (Vers l'an de Rome 696). 

Légende : Au droit EX.S.C — Monétaire : Au droit 
M.SCAVR(u5) AED.eVR. ^ P.HVPSAEVS (ou HVPSAE.) 
AED.CVR (1). 

Espèce : Denier t sans ]a marque de sa valeur* 

Type : Un roi à genoux, retenant de la main gauche un 
cfianieau, et présentant de la main droite une branche 
d'olivier; on lit au-dessous : REX-ARETAS (cette légentle 
manque quel([uefai3) (2), \i Jui^iter dans un quadrige, avec 
les mots : CHVPSAE(w.^) COS PRElVERJnuïfO (ouPRElVE- 
PREIVL PREIVOCÂPTV.(nuemenlCAPT*etCAPTVM).(Ga- ri.^xxi n^a. 



(1} Oti aâftureque te mot AED.eal quelquefois orthographié AID. (^rkhel, 
Jfttjf* r^tfjf*, Piftittifij n' IS). IJticIUilè di; Srwnrna tomhe cerLmnf^meriien oao tA n\. .t.-C, 

pjt^ce montre que le fSénat accorJn eiccpiionneJtcmenl Aui deux édilea cu- 
mtea Je drt}it de faire une émiâAioii de monnate^tj ù [ùHnatWn d» JeuK quitta 
devaient fajri* télf*brer. Les ancien* liislorit^ns {voy, Drumann^ hc. cit.) tiuiis 
paHiTil de» soïTinies éiiormfs quo parLu'.uU^ rement Scauruadtpenw ié celle 
frccastoD, et J 'a tendance de ces momiulrs en vti une nuuvoJte preuve* IJ passe 
pour avoir eupporto à lut uul \n pJiis grande partie des depen^eâ qui Turviit 
faites en celte ^ir(^o^atAtlcc, N«ii5 iio coijuaisaûnâ ëod cuiiùjgut! que par hs 
niuni^nii'», Comp, te u*S7l. 

(2) AreLa», le roJ des NuLa ttsexi^ de Pulrn^ fil sa 5uumi«»iun hu\ Bouiaii)« 
entre les mainB de U. Scauruei, (ili)is*;i>uvcrnrur de Sjrie, >erâ G^i (>u *iUt, j^^g j^ç 
(Jdseplu ÂfiLJiid. XIV, :». 1; Helt.JutL, l, 3, l. — t)rurj:cum, Gt-schit^hts 
koTitSj t. \, p. Si». - fiurghcai, &rfl//. XV, t ; OEnv. cf^mitL^ L H, p. IH-^)- 
C^ost ta ptufr audenDemunnaJe.duntte typeiepré^nle unfuU eonlûiDftumïtl 
important (coinp, p, I»?}, U. le duc de Luyriea (/î<rv* n^m., ISLH, p. SlM) 
aUribue à t^e roi une svrie de pitres d'ari;(.'nt et de cume dont lui iri^rnilist, 
en caracléres fiinaUlquts, fiietjlflcrfttfîiil Afûifis ipr Nnfftit, l'/ttUnirnittft ai 
Chulda r^yidi} Sfihiit. J.e* plùt^câ d'urijehi p^**i»L V'^IO^ V%£i3, *"t23, l'%0&) 
e£ matera leur pciida un peu Tort semblejki être des draclinKi^ nttlque». t,eï 
légended dci pièces de cuivre, d'api è* le œOxue f;ivant^ iigni lieraient ; Obolm 
ury^ntif ei fi^Tnioboiiiàtfi ari^enti. 



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490 CHAPITBE IX. 

vedonî, Appendice, p. 189. — Borgbesi, Dec. XV, p. 1; 
OEuvr. cotwpJ., t. II, p. 185). Dans le champ au-des80Xis, 
souvent un scorpion. Gomp. le n* suiv. 274 (1). 

Forme des lettres : On lit toujours HVPSAEVS sur ce de- 
nier et toujours YPSAEVS sur le denier suivant ; PREIV. 
toujours ici, PRIV. ou PREV. sur le suivant, et CAPTV au 
lieu de CAPTVM (2). 

Rareté : G. 

Dépôts : G.SG.GOLL.SA (34). SF(9). LIR (23). AR (23). 

(Gohen, pi. I, Àemilia, n*»- 1 et 2. — Riccio, Ca^, pi. IV, 
n^ 17). 



274 [268] (Vers l'an de Rome 696?) 

Légende : Au droit S.C. — Monétaire : Au droit P. 
YPSAE(ms) (3). 



(1) Cette pièce a été restituée par Trajaii. 

(2) Voyez sur cette suppression de ia lettre M ce que dit M. kàt, de Long* 
périer dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France ^ 1852, 
t. XXI, p. 370 et suiv., et dans le Bulletin de V Académie des Sciences de 
Belgique, t. XIX, 2* partie, 1852, p. 397 et suiv. Comp. sur les lettres M 
et N omise!» dans l'écriture, ce qui a été dit au sujet de VAnovsvara dans la 
Revue numismatique, 1856, p. 76^ 87 ; 1858, p. 23; 1864, p. 333 et suiv. J. W. 

(3) Ce denier passe en général pour être contemporain du précédent^ e^ 
pour avoir été frappé par P. Plautius Hypsaeus pendant son édillté. Cave- 
donl {Ripostigliy p. 210) fait cependant remarquer qu'il diffère pour l'ortho- 
graphe et le style des monnaies émises par les édiles Scaurus et Hypsaeus; 
il serait plutôt disposé à l'attribuer aux deux questeurs Sufènas et Hypsaeus^ 
ainsi que celui que nous avons décrit sous le n" 271. Ces deux pièces se 
ressemblent beaucoup et on en a même fait une troisième, en se servant de 
la face de l'une et du revers de Tautre; mais Cavedonl n'a pas observé 
que ces deniers ont été frappés par ordre du Sénat et par conséquent à 
Rome ; celui de Sufeuas porte mémo l'indlcaUen de la questure urbaine^ 



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DÉPÔT DE GADRUNO. — N* 274. 491 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Types : a Tête de Neptune à droite; dans le champ, der- 
rière la tête, un trident. ^ Jupiter dans un 
quadrige; sous le char, souvent un scorpion. 
A l'exergue, on lit : C.YPSAE(ti5) COS. 
PRIV(emum) (PREV. sur l'exemplaire de 
Berlin) CEPIT(l). 

6 Tête d'Amphitrite (Borghesi, Dec. XI, 9; 
OEuv. comp.,t. II, p. 34 et 35) ; dans le champ 
un dauphin (2). ^ Semblable au précédent. 

tandis que Hypsaeus était questeur de Pompée en Asie. (Asconius^ inMilone, 

p. 36. — Oie. pro Flacco, XXI, 50). Les dates ne peuvent pas non plus 

s'accorder, car Sufenas était probablement questeur en 694, et Hypsaeus <o «t. j.-C. 

l'avait été probablement en 690, puisqu'il fut édile en 696, et que cette êi et 68 tr. J.^. 

année-là même, Pompée se trouvait en Asie. Il semble donc préférable de 

s'en tenir à l'opinion générale, et d'admettre que le denier (n*> 274) a été 

frappé par Hypsaeus seul, et le précédent (n* 273) par Scaurus, ce qui suffit 

d'après nous, pour expliquer la différence de la fabrique et de l'orthographe; 

les historiens, il est vrai, ne parlent pas de l'édillté d'Hypsaeus ; la date en est 

cependant à peu près certaine^ puisqu'il brigua le consulat pour l'année 702. 6) av. J.-c. 

(1) Cette pièce est le seul monument qui donne le cognomen grec YPSAE 
(ta) à un des anciens membres de la famille Plautia ; nous pensons que c'est 
par erreur: le personnage auquel cette légende fait allusion est sans doute 

C. PlaatiuB Decianus, consul en 42ô (T.-Llv., VIII, 20), et non son homo- ^^^ , ^ 
nyme G. Plautius Venno, le conquérant de Prlvernum en 413, et dont nous 341 ^y] j].^] 
ne trouvons pas le nom sur les listes triomphales. (T.-Liv., Ylli, 1. — Bor- 
ghesi, Decad.f XV, 2; CEuv, compl,, t. II, p. 191 et suiv. — Voy. notre 
HisL rom.f t. I, p. 329). La légende ne s'applique évidemment pas au moné- 
taire et nous parait destinée à célébrer le triomphe qui suivit la conquête 
de Prlvernum; nous ne pouvons comme Eckhel trouver dans le type de 
Jupiter figuré au revers une représentation de Zzl^ O^tircoc et une allusion 
au cognomen du monétaire.—- Oorghesi {ioc. cii ; CEuv, compl,, t. II, p. 197) 
a fait observer que le scorpion est l'emblème de la Gommagène où Hypsaeus 
exerçait un commandement sous les ordres de Pompée pendant sa campa- 
gne d'Asie. 

(2) ':avedoni (Ann. de Vlnst. arch,, t. XXI, p. 309) avait reconnu dans cette 
tête celle 'd'Ino ou de l.eucothoé ; depuis {Nuovi studii, p. 21) 11 a préféré. 



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à9*2 OflAMni iz. 

Forme dês kttres : Voy. ce qui a été dit au n*" 278. 

Fabrique : Elle a beaucoup de ressemblance avec celle 
des deniers de Sufenss, n"" 27i. — Morell {Nonia^ III) donne 
une médaille bybride sur laquelle le revers de ce denier se 
trouve réuni au droit du denier de Sufenas, n* 271. 

Rareté: C. 

Dépôts : G.SG.GOLL.SA (&). SF (1). LIR (4). 

(Cohen, pi. XXXII et XXXIII, Plautia, n" h et 5). 



275 [269] (An de Rome 700). 

Légendes : Au droit SC. — Monétaire : Tantôt au re- 
vers, tantôt au droit FAVST(u5) (toujours en mono- 
gramme ^^) manque quelquefois (1). 

Espèce : Deniers, sans la marque de leur valeur. 



avec plus de probabilité, l'attribuer à Leoeonoë, fille de Neptune (Lmeonài 
Nepfuni filia ex ThemiHo Hj/pm filia. Hygio. Fa6. 157). \\ paraîtrait d'après 
cette explication que les Hypsacug fiiisalent remonter leur origine à Neptune^ 
de n.cmc que Ks Bûisio couàiJû aient comme leur auteur Byrseus. qui avait 
jadis dunné rhuspi(ali!ë à Neptune, à Mercure et à Apollon. (Hygio. Fub., 
195). B. 

55 ftv. j.-c. (1) Le type de ces monnaies indique qu'elles ont été frappées en 689 oa 

trèi^-poj de temps après; nous leur donnons la date de 700 qui est celle de 
la que turc de lau^tus S\ll;i; nous pensons même qu'il était questeur urbain 
puisqu'il liub.la iRume. (A^cunius, in Scaur.^p, 20). Pompée faisait alors de 
grands cllurts pour subvenir à l'alimentation de la capitale dont il était 
cbar^jë. Le Sénat lui accorda une subvention extraordinaire de quarante 
millii scstiices pour achiter des blés, et suppléer ainsi à l'absence de ré- 
coltes, causée par les inondations du Tibre. (Dio Cass. XXXIX, 63. — Cic. 
ad Quinium fratrem, III, 1 ; 11, 6). Faustus Sylla, gendre de Pompée et alors 
questeur urbain, fut sans doute chargé de rémission de monnaies que ces 
dépenses nécessitaient. Les types de ces pièces sont comme un reflet de la 
position politique de Rome à cette époque. Car c'était le iBoment où IN)mpée 
cherchait à s'emparer de la dictature. 



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DÉPÔT DB QiDRUNO. — N* 275. lfi% 

Types : a Tète diadémée de Vénus, co^roonée de myrte; 
sur l'épaule un sceptre (1). ^ Trois trophées 
posés de face entre le praefericulum et le 
lituus (2) . 
6 Tête d'Hercule jeune couverte de la peau de 
lion (3). S) Globe sur lequel sont indiqués 
les continents et les mers, au milieu de trois 
couronnes; des deux côtés de la couronne 
inférieure, un aplustre et un épi ; au-dessus 
du globe, une quati'îème couronne de feuilles 
entremêlées de pierreries avec un ornement 
de métal au milieu et relié par des bande- 
lettes (â). 



(1) Ce type fait allusloa au temple de Vénus Victrix consacré par Pompée 

en CM. (Becker^ Roms Topograph., p. 676). 56 tr. J.-C. 

(2) On voyait trois trophées sur le cachet de Pompée (Dio Cass. XLU 
18), d'où Ipi Tient le titre de t6 Tf Ctov aùxoTt^é/stù^ que lui donnent les in- 
scriptions. (Corp^ inscr, graec,^ n" 3008). C'est probablement par erreur 
qu'un cachet tout semblable est attribué à Sylla (Dio, hc, cit,) car S>lla ne 
fut Jamais que imp, ilerum (voy. ci-dessus n** 232). ^ous avons vu d'ailleurs 
que Syila avait adopté pour type de son sceau la scène dans laquelle Ju- 
gortba e»t livré par Bocclius (n^* 269). Pompée était de plus augure (n** 246). 

(3) A Texempie d'Hercule, Pompée avait, jeune encore, paiiouiu l'uni- 
vers en conquérant. (Plin., Hist. nat., Vll^ 26, 9S. — Cavedoni, Ann. de 
rinst. orcA., 1839, p. 301). 

[11 regardait Hercule comme son protecteur. A la bataille de Pharsale, il 
avait donné comme mot d'ordre à ses soldats : Hercules inviclus, (Âppian. 
BelL civ,, 11, 76. Ka\ xâi ouvOiitiaTa Âva6i5dvx(< , 6 |jàv Koiîjap^ 'Af :o5£tt^v 
Ntxnçdpov, 6 tk no|MiiiYo< HpoxXéa 'âvCx^tov). Cf. Ann, de llnst, arch. 1868, 
p. 203]. J. W. 

(4) Les trois couronnes semblables font allusion aux trois couronnes 
triomphales (coronae triumphaies) décernées à Pompée pour ses victoires 
dans les trois parties du monde. (Val. Max., V, 1, 10. On peut citer aussi 
•on trophée «cp\ oUou(iév7^« (Dio Casa. XXX VII, 21. — Cicero,pro Balho^ 
VI, 16. Cujus très triumphi testes essent totum orbem terrarum nostro 
imptrio teneri). Les ornements de navire et les ép|s font allusion à Tap- 



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494 CHAPITRE IX* 

Rareté : a C. 6 Peu commun. 

a C.SG.COLL.SA(l). AR(1). 



^^'^^^^ ' I 6 G.SG.C0LL.SA(3). SF (1). 
(Cohen, pi. XV, Cornelia, n*' 21, 22, 28). 



276 [270] fAn de Rome 700). 

Légendes : a Au droit S.C. — Monétaire : Au droit CN. 
PLANCIVS.AED.CVR. 
b Au droit S.C — Monétaire : Au droit À. 
PLÀVTIVS.AED.CVR (1). 



67 ar. j.^. provisionnemcnt de la ylile confié à Pompée en 697, sans qu'il soit néces- 

saire de Tattribner à la défaite des Pirates. La grande couronne de métal 

est sans doute la couronne de laurier en or avec laquelle Pompée fut auto- 

63 «T. j.c. risé à paraître dans les fêtes publiques en 691. (Vell. Paterc. Il, 40. — Dio 

Cass. XXXVI', 21.— Borghesl,Z)ec. IX, 8; OEuv, comp,, 1. 1, p. 449 et snlv.). 

68 av. j.-c. (1) Cn. Plancius, questeur ou proquestenr en Macédoine en 696, tribun do 
66et64ar. j.-c peuple en 698, était édile curule en 700. (Drumann, Geschichte Roms^ t. VI, 

p. 46. — Wunder, Prolegom, in Plane, p. LXVIII). Son collègue était 
A. Plautius ou Plotius, tribun du peuple comme lui en 698 (Dio Cass. 
XXXIX, 16), édile curule en 700 (Cicero, pro Piancio, VII, 17; X%lï, 63), 

61 ar. j.-c, préteur en 703 (Cicero, ad Attt'cum, V, 15, 1). 11 est douteux que les deux 
édiles ne soient entrés en charge qu'an mois de septembre, comme ou le 
croit généralement; rien dans le texte de CIcéron ne peut le faire supposer^ 
et d'ailleurs la monnaie de Plotius fait allusion aux Jeux Mégaléslens qui se 
célébraient en avril; il est positif que le premier scrutin sur cette élection, 

64 ar. j.-c« et qui n'eut aucun résultat, avait eu lieu avant le premier Janvier 700 (Clc. 
pro Plane, XX, 49), et que le procès Intenté à Planclus pour coalition électo- 
rale (sodalitium) fui Jugé au mois de septembre de la même année (Wunder, 
loc. cit.). Une particularité de ce procès de coalition, si singulier sous diffé- 
rents points de vue, mérite d'être examinée de plus près : l'accusation a-t- 
elle suspendu l'entrée en fonctions de Planclus ou bien l'instruction du 
procès a-t'ielle eu lieu pendant sa magistrature? Cette seconde hypothèse 
est sans doute la véritable, et les comices qui décidèrent TélecUon des 
64 ar, j,-c. édiles pour l'anoée 700 eurent lieu dans les premiers jours de cette eDDée. 



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DÉPÔT DE GADRIANO. — N* 276. 495 

Espèce : Deniers, sans la marque de leur valeur. 

Types : a Tête de femme coiffée d'un bonnet plat, peut- 
être Diane Planciana (Orelli, n*» 2880. — 
Eckhel, Doc^num. i?ft.,t. V,p. 275); derrière, 
un arc et un carquois. ^ Bouquetin à droite; 
derrière un arc et un carquois (1). 
b Tête tourrelée de Cybèle; allusion aux jeux 
Mégalésiens (2). ^ Homme barbu agenouillé, 
vêtu d*anaxyrides et d'un ample manteau; il 
tient de la main gauche un chameau par la 
bride, et une branche d'olivier dans la main 
droite. Autour on lit : BACCHI VS IVDAEVS (8) . 

Rareté : G. 

DéDÔt • )^ tl.SG.GOLLSA (6). LIR (2). AR (3). 
^ ^\b G.SG.COLL.SA (1 1). SF (2). AR (5). 

(Gohen, pi. XXXIl, PJancia; pi. XXXIII,'P/aweta, n* 6). 



(1) Ontrouvecettepièce avec la contremarque IMP« VES. (Eckhel, Doct, 
num. ve/., 1. 1, p. CVIL— Borgbesi, Decad. III, 8; CEuvr, compl.^ 1. 1, p. 2l0. 
— Cohen, p. XXXIX). 

(2) Voy» supra, n" 257 et 267. 

(3) Ce denier est évidemment une imitation de celui de Scaurus (n* 273) 
frappé pen de temps auparavant; l'événement auquel il fait allusion doit 
avoir de l'analogie avec la soumission d'Arétas et a eu lieu pendant la cam- 
pagne de Pompée en Orient et au corps d'armée commandé par A. PloUus. 

Ce dernier devenu tribun du peuple en 698 se déclara pour le parti de 56 «v. j.-c. 

Pompée. (Dio Gass., XXXIX, 16). 11 est donc très-possible qu'il ait servi sous 

ses ordres dans sa campagne de Judée. Le nom de Baccblns ne se trouve 

nulle part cité dans rhlstoire. Le duc de Luynes {Rev. num,, 1858> p. 384) 

croit reconnaître dans ce nom la forme juive du nom d'AristobuIeet attribue 

par conséquent à la déesse protectrice de la ville de Jérusalem la tête 

de divinité gravée sur le droit ; mais cette opinion est contestable. S'il en 

était ainsi, le titre de Rex accompagnerait le nom du roi Juif, et d'ailleurs 

Aristobule fit sa soumission à Pompée lui-même. 



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496 CHAPITRE IX. 

277 [271] (An de Rome 70J). 

Légende : ^ S*C. — Monétaire : Au droit MESSAL(Ia) 
F{ilius). H PATRECOS (1). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Bnsle C>e 'emmQ cp-^i'iée à d^ui^; sur l'épaule 
gauclie un javelot (2). R Chaise cvirule au-dessous delà- 
quelle on voit un sceptre et un diadème (allusion aux rois 
qui obéissaient au consul de Rome). 

Rareté : R\ 

Dépôt: AR(1). 

(Cohen, pi. XL, Valeria, n^ 5). 



278 [272] (An de Rome 696 à 704). 

Légende ;....' — Mené. aire : r CAESAR (3). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

lype : Simpulum, aspeisoir, hache ornée d'une tête de 



(1) Quatre person' âges Ce ce nom ont été consuls f enu. ;; îcs aunées 693, 
"01, 722 et 723; auquel faut-il s'arrét^^ ? B .r.'he^i {Decad. \Ui, ;0; OEuv, 

61, 58, 82, 31 compl., I. 1, p. 402 et suiv.), après a\<> r t\ un : questio , ( décide 

^^'^' •• en faveur du con^ui de l'année 701, pm^q /j' e^t piome que 1 p trois 

autres n'avaient poi<.t eu de ûls adultes a lé^oqae de leur consi'Ial; du 

reste le fils de ce M. Valtrius Mc^saLa, consal eu 701, dous e^t iul^niéme 

Inconnu. 

(2) Cavedjûi Riptbiiyli, p. 139 j Nuovi studii, p. 20) croit que cette tôte 
est celle de Maià .u. .tri)*\ B. 

(;>) ïoiiies les iu' loiu.ons nionélaires qui pduo il ddernuuer la date de 

cette ï ii'ce et son t.vj-p, fa ^a- 1 a'ius ju au poni.jKat, se rèunisseît pour la 

faire aUriL^er à Ce^ar le UKtaieur, et à u*ie epr ^ -• autérl» ure à ia guerre 

civile. S'il eu est alnsi^ il est évident qu'ede a dû être frappée pendant le 

58 et M ar. J.*C. gouveroemeot de César daoa les Gaules entre les années 696 et 70i. 



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DÉPÔT DE CADRIANO. — No 279. 497 

lion ou de loup, bonnet sacerdotal (l). ^ Un éléphant 
contre lequel se dresse un serpent (2). 

Rareté : C. 

Dépôts: CSC (bien Conservé). COLL. SA (50> SF (19). 
LlR(13â). AR(132). 

(Cohen, pi. XX, Julia^ n' 10). 



279 [278] (An de Rome 700). 

Ugende :.... — Monétaire : ^ /^.ACILIVS Ml VIR (8). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tète laurée de femme à droite ; légende explicative 



(1) Ces objets sont rembième da pontificat; on les voit aussi sur les 
pièces du trlamyir Lépldos^ pontifex maximus (Eckhel, ^ Doc<. num, vet, 
t. VI, p. 34), et du pontife Cn. DomIUus Calvlnus (Eckbel, loc. cit., t. V, 

p. 203). César devint pontife en 682 et pontifex maximus en 691. 71 ^ ej^y. j..c 

(2) Ce type rappelle k Cavedoni {Ripastigii, p. 9i) le texte de Pline (ffist. 
nat, VIII, 12, 33) : (Dracones) obvii deprehensi in advenos (elephantos), eri- 
gunt se oculosque maxime petunt. On sait que TéléphaDt était rembième de 
la famille de Jules César. (Dramann, Geschichte Roms, U lit, p. 116). 

Ce denier a été restitué par Trajan. 

(3) On connaît un M. Aelllus qui combattit dans la guerre elTlle soos les 

ordres de César, en 706 (Caesar. de Betio eivili, III, 16, 16, 39); c'est sans 4% tr. J.^. 
doute lui qui peu de temps après devint gouyerneur de la Sicile (Cic. ad 
Famtï. Xlll,30)etdela6rèce (i&tV/.,VII,30,3 et31, 1). On croit reconnaître 
sou nom sur un as de Palerme. (BulLde Plnst. orcA., I834,p. 74; t&tVf.,1836, 
p. 43. — Morell, Acilia, I, A). U légende de cet as serait M. ACILI. PRO... 
mais cette lecture n'est pas suffisamment constatée. Enfin les fastes de Ve- 
nusium font mention de M. Aelllus consul subrogé en 721. On trouve le pré- 
nom M. et non pas M' danslemanascritdeJucundus. (RossI, Fastimunicip, di 
Venosa, p. 26). Ce dernier Aelllus est ordinairement considéré comme étant le 
même personnage que le consulaire Aciiius Aviola. (Val. Max. f, 8, 12. — 
Plln., Hist.nat., VU, 52, 173). Gomme le prénom M. (Marcus)nt nous parait 
nulle part complètement avéré, nous pensons que ce personnage peut éin 
le monétaira du denier n* 279; Tépoque de son émission est déterminée 
par le Utre de triumvir monéulre que nous voyons Ici ponr la première fois. 
(Cf. «icptv, p. 17&). 

II. It 



S« ftT. J.-C 



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498 CHAPITRE IX. 

»i. XXXI.»» a SALVTIS (1). i^La Santé debout tenant de la main droite 
un serpent; autour la légende explicative: VALETV(dtnt5). 

Fabrique : Cette pièce se trouve rarement fourrée. (Cohen, 
p. XVIII). 

Rareté : G. 

Dépôts : C.SC.COLL.SA (33). SF(7). LIR (6). AR (19). 

(Cohen, pi. I, ilctlîa,n*' S). 



280 [27A]. (An de Rome 700). 

Légende: .... — Monétaire : a Au droit PAVLLVS LE- 
PIDVS (2) ; 6 Au droit PAVLLVS LEPIDVS. ^ LIBO (3) ; 

(1) Ce type rappelle le yerbe grec db(<o|&ai que la famille Adila pouvait 
donner comme ëtymologfe à 800 nom^ avec d'autant plus de nfson que le 
premier médecin grec qui vint à Rome avait obtenu du gouvernement le 
privilège d'ouvrir une boutique dans la rue Acilia. (Plin.^ Hist. natf XXIX, 
1^ 12). Du reste les mots saius et valetudo sont ordinairement regardés 
comme synonymes, et il est possible que la même divinité ait été repré- 
sentée sous différents noms des deux côtés de ce denier. 

(2) Borghesi (Censori, p. 101, 107; Œuvr. épigr,, t. 11, p. 65et6Uiv.)a 
porté beaucoup de lumière sur tout ce qui se rapporte à Paullus iCmiliiis 
L.F.M.N. Lepidus. Son père était consul en 704, et il fut exilé avec lui en 

60 et 43 av. j.^. 711. (Dio Gass., LIV, 2). Cest à cette occasion que nous trouTons son nom 
mentionné pour la première fois dans Thistolre* II fut plus tard à la tête 
du paru républicain dans.llle de Crète (Applan. Beii, civ., V^ S); ensuite 
H fit la paix avec le gouvernement établi^ devint consul en 720, et censeur 

34ctî2nr. J..C. eU 732. 

56 Mr. j. c. (3) L. Scribonlus Libo Jouait déjà un rôle Important dans le Sénat en 698 

(Gicero, adFamil., l, \, 8), et 11 est souvent nommé parmi les principaux 

49 nv. j. c. ^^^^ ^° P^^^^ ^® Pompée dans la guerre civile pendant Tannée 705 et les 

années suivantes; plus tard> il fit également sa paix avec le parti vain* 

queur, et devint consul en même temps que Paulus, en 720. 

Les deniers dont nons nous occupons ont été Arappés \oi uns conjointe* 
ment par les deux monétaires, les autres par un seul des deux, car LIBO 
qui se lit sur le denier b, ne peut pas être réuni à la légende PVTEAL 
SCRIBON., parce que l'abréviation USOinù)^ qui d'ailleurs n'est pas 
rdmalne, n'est pas conciliable avec la légende du denier c. 

Les édiles Scaums et Hypsaeus (n** 273 et 274) ont frappé des monnaies 



84 «T. J. c. 



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DÉPÔT DB CÀDRUNO. — Jl* 280. 499 

ce dernier nom manque quelquefois ; c Au droit LIBO. 
Espèces : Deniers, sans la marque de la valeur (1). 
Types : a Tête de femme voilée, avec la légende explica- 
tive CONCORDIA. ^ Trophée; à droite, le 
général romain, la main droite étendue, et à 
gauche un prisonnier en costume grec, les 
mains attachées derrière le dos, ayant deux 
jeunes garçons devant lui (Persée et ses fils) ; 
légende explicative ; PAVLLVS.TER (2). 
6 Tête de femme voilée ^ à côté le mot CONCORD 
(ta). % Autel (ou plutôt margelle de puits) 
orné d'une guirlande de laurier et de deux 
lyres; au bas, un marteau ou des tensulles, 



dans le même genre. Cependant, comme snr celles du n' 280 on ne lit 
pas S.C> il paraîtrait que Paulus et Libo étaient triumvirs monétaires. Ces 
deux familles avaient entre elles des liens de parenté. (Dio Cass., XL, 04). 
La femme de Panlus était ûlle d'une Scribonia. (Drumann, Geschichte Roms^ 
t. I, p. 10. — Cavedoni, Saggio, p. 84). 

(1) L'anrens de la collection Pembroke (I, pi. VII, et Cat,, n» 325), pe- 
sant ec'.QI et portant le type du denier a ost certainement faux ; et on 
peut en dire autant de celui qui est figuré sur la pi. I, n» 1 du Cat. de Rie- 
cio, p. 226. Qoant à Taureos du Cabinet de Vienne (Eckhel, Doct, num, vet.t 
t. V> p. 130) avec le type du denier b, sa fausseté a été constatée dans les 
Wiener Sitzungs Berichte^ t. IX, p. 022. 

(i) Cette légende fait allusion aux trois victoires de L. iGmilius Paullus 
en Espagne, l'an 664; en Lfgurie, Tan 673, et en Macédoine, en 586; le ^^^^"^-c/** 
mot imperator est donc sous-entendu. Nous avons vu de mémo sur les 
pièces de Sylla (n** 232) deux trophées en rapport avec la légende IMPE- 
RATOR ITERVM. L'auteur de la pièce a évité de nommer les trois 
triomphes de Paullus que nous voyons mentionnés plus tard sur une ins- 
cription (Gruter, 298, 2), et dans Vellelus Paterculus (1, 9). C*est dans ce sens 
qn*U faut rectifier ce qui a été dit dans les Annales de rinttitut archéolo^ 
giquedê 1868, p. 178. 



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500 CHAPITRE a. 

ou le bonnet de Yulcain ; autour de l'autel, on 
Ut : PVTEAL SCRIBON (îanum) (1). 
c Tète imberbe. A côté on lit ; BON {\u) EVENT(ttf) . 
^Type et légende semblables au denier b (2). 
Rareii : a, 6, c G. 

l a C.SG.C0LL.SA(18).SF(7).Lffi(8).AR(18). 
Dèpàii : b G.SG.C0LL.SA(7).LIR(1). 

( c C.SC.COLL.SA (22). SF (6). LIR (14). 

C'est probablement par erreur que Cavedoni (Rip. , p. 209) 
cite un exemplaire de la variété c comme ayant été trouvé 
à Frascarolo. 

(Cohen, pi. I, AerniHa^ n*» 9 et 10 ; pi. XXXVI, Scribonia, 
n»2). 



281 [275] (An de Rome 693 ?) 

Légende : .... — Monétaire : — (3). 
Espèces : Deniers, sans la marque de la valeur. 



(1) Nous Ignorons complètement quel est le Scribonius LIbo qni érigea 
cet autel sur le Forum. (Becker, Roms Topograph. p. 280). 

[Ce monument est plutôt la margelle d'un puits qu'un aotel. En l'exami- 
nant attentiyement sur quelques pièces^ on Yolt parfaitement qu*il était 
creux ; il y avait autour trois lyres, dont deux seulement se yoient^ et trois 
festons. (Cf. Schiasst, Guida al MuseOy p. 20. — Eckhel, Dod, num, veL, 
t V, p. 801. — Bull, de Plnst arch., 1847, p. 79. — Cavedoni, Nuooi 
studiif p. 25]. B. 

(2) Les variétés a et c de ce denier ont été restituées par Trajan. 

(3; Ces pièces ont été frappées, suivant toute apparence, par un M. Le- 
pldus, mais qui, à l'exemple de M' Lepidus (n* 155) et de Brutus (n*272), 
ne désigne son nom que par celui de ses ancêtres. Noos deTons en consé* 
49 ar. J. C, quence les attribuer au triumvir Lépide, qui devint préteur en 705, et qui, 
•1 ar. J.-c. par conséquent, peut avoir été monétaire en 693. Les lettres SX* sur les 
deniers a, b font partie de la légende; ce qui le prouve, c'est que cette 
formule ne se trouve pas sur le denier c (comp. le n*» 349). 



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DÉPÔT DE GADHIAMO. — M^ 281. 601 

Types : aTète de femme tourrelée ; à côté le mot ALEXSAN- 
DREA, ou plus souvent ALEXANDREA. ^Per- 
sonnage en costume romain posant un dia* 
dëme sur la tète d'un enfant revêtu du 
costume grec, et tenant le sceptre. On lit à 
côté : M. LEPIDVS TVTOR. REG(â)S.C. PONF 
(sic) MAX. (1). 

b Tète de femme voilée; quelquefois dans le 
champ une couronne et un vase. ^ Façade 
latérale d'une basilique, avec le^ mots : M* 
LEPIDVS AIMILIA. REF(ecta) S-C (2). 

c Tète de femme diadémée et laurée; dans le 
champ des deux côtés, souvent un vase et une 
couronne, rarement une palme. (Riccio, CaL^ 
p. 31, n"" 33 et primo suppl^ p. 3). ^ Jeune 



(1) Ce type représente probablement M. Lepidus^congul en 567 et 579, i87eti7ftaT.J.-c. 
ponUfex maximus en 574, et, dans 8a jeunesse, membre de la igo ^r. j..o. 
commiasioQ qui, en 554, fut enfoyée en Egypte et au roi Philippe 900 ar. J.-C. 
pour protéger Ptolémée V Épipbane pendant sa minorité. (Drumann, 
Geschichie Roms , t. I, p. 2). La faute de chronologie commise par Va« 
lère Maxime (VI, 6, 1), qui fait aller à Alexandrie Lepidus déjà pontifex 
maximus bis consul, ne se trouve pas reproduite sur la monnaie, puisque, 
d'après la disposition de la légende, les différents titres honorifiques ne 
doiTent pas se lire à la suite les uns des autres. Le type se rapporte é? i* 
demmeat aux négociations qui se suif aient à Rome yers 693 pour décider si av. j. c. 
du sort de l'Egypte. Leur résultat ftit la consécration du pouToir que les 
Lagides exerçaient déjà de fait. {Voy. notre Hist rom.^ 1. 111, p. l 51). 
t (2) Cette légende ne doit pas être lue comme formant un sens suivi 
(comp. le n* 273). 11 s'agit ici de la restauration de la basilique Émilienne 
par M. iEmillus Lepidus, consul en 676. Pline (///?/. nat., XXXV, 3, 13) 78 av. J.^. 
dit s if. Aemilius collega in consulaiu Q. Lutatii non in basiiica modo 
Aemiiia, verum et domisuae(clipeos) posuit (Becker, Roms Topograph . p. 302) , 
et il ne peut être question en aucun cas do la reconstruction du même édi- 
fice par L« Paullus, en 699. 55 «y. j .c. 



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602 CHAPITRE IX. 

cavalier avec de longs cheveux, orné de la 
bulla, et portant un trophée ; à côté on Ht : 
M. LEPIDVS.AN(norum) Xy.PR {ogressus) H 
{ostem) 0{ccidit) C{ivem) S{ervavit) ou bien 
seulement M. LEPIDVS (i). 

Fabrique : a Se trouve souvent fourrée; b est presque 
toujours fourrée. (Cohen, p. XIX). 

Rareté : a, 6 RV c R. 

/ a CSA (1). 

Dépôts : j b G.SA(1).AR(1). 

( c G.GOLL.SA (3) . SF (1) . AR (i). 

fCohen, pi. I, Aemilia, n" 4, 6, 6, 7 et 8j, 



282 [276]. (Vers l'an de Rome 700). 
Légende :.... —Monétaire : ^ W.AQVILfKtis) W,F.W,N. 
et au droit |||. VIR(2). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tète de femme casquée : VIRTVS. ô Un guerrier 



(1] Oo Ht dans Valère Maxime (III, 1, 1) : AemUiua Lepiduêpuer etiam 
tum progressus m aciem hostem interemitt civem servavit; cujus,», operiâ 
index est in Capitolio statua bullcUa et incincta praetexta, senatu$ 6eti« 
sulto posita, — L'auteur avait éyidemment sous les yeux l'inseription qui 
est reproduite sur la monnaie; c'est pourquoi il faut lire VK{ogrts9u») el 
non pas PR{fletextat%i8), d'autant pins quMl était inutile d'exprimer dans 
rinscripUon ce que la statue disait asses d'eUe«môme. Cet éf énement ne se 
trouve pas mentionné ailleurs que dans Valère Haxlme. 

Le denier c a été restitué par Trajan. 

(2) Le monétaire est sans doute un descendant da oonsnl de Tannée 
ioi «T. J..C. 653. Il n'est pas connu dans l'IUstoire, mais la date do denier est à peo près 
déterminée par la menUoodu Utre de triumvir monétaire dans la légendf 
{supra^ p. 175). 



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DÉPÔT DE CADBUNO. — N" 283, 284. 503 

relève une femme demi-nue et les cheveux épars qui s'af- 
faisse sur elle-même; au-dessous SiCIL(ta), allusion k la 
répression de la révolte des esclaves en Sicile par le con- 
sul M' Aquillius, de 653 à 655. 

Fabrique ; Bord dentelé. 

Rareté : G. 

Dépôts : G.SC.COLL.SF (3). L1R(3). AR (6). 

(Cohen, pi. VI, igm'Ka, n*» 2). 



101-99 AT. J. C. 



285 [277]. (An de Rome 680 à 704). 

Ugende : Au droit : S.C — Monétdre : v^ L.AXSIVS.L. 
F.etaudroitNASO(l). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur (2). 

Type : Tête de Mars (Borghesi, Dec. I, 4 ; OEuvr. cotnpl , m. xxxi, n» 9. 
t. I, p. 144 et 146) coiffée d'un casque orné de deux 
plumes. ^ Diane dans un bige de cerfs (3), 

Fabrique : Lettres numérales latines sur le droit et sur 
le revers. 

Rareté : RV 

Dépôt : G. 

(Cohen, pi. Vil, Axsia, n" 1 et 2). 



2»4 [278J. (An de Rome 680 à 704) . 
Légende : .... — Monétaire : Au revers ou au droit Q. 
CASSIVS (4). 



(1) Cette famille n'est pas comme da temps de la République. 

(2) Les monnaies de cuivre frappées en Sicile sur lesquelles on lit 
N ASO n'ont probablement rien de commun arec ce denier. 

(8) Cène sont pas des cerfc, mais des axis, et ces animaux font allusion 
an nom de la famille Jxia^ d'après l'obserration de M. Adr.de Longpéricr. 
(Voy. Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t. XXI, p. 367). J. W. 

(4) Ce monétaire est probablement Q. Cassius, questeur en 699, et tri- 55 ^t. J.-c. 



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604 GUAPITBE IX. 

Espicê : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Types : a Tète de femme voilée, VEST(a) (1). i^ Temple 
dans lequel est placée une chaise curule; 
dans le champ Fume des votes, et un bulletin 
de vote avec les deux lettres A(65oIt7o) C(on- 
demno) (2). 
6 Tôte de femme diadémée, LIBERT(a<). i$ Sem- 
blable au précédent. 
cTôte jeune (Bonus Eventus?) un sceptre sur 
l'épaule. ^ Aigle sur un foudre, entre un lituus 
et un praefericulum. 

Rareté : C. 



o ar. J.-C. buo du peuple en 705 (Drumaon^ Gtschichte Roms, t. Il, p. 158), a1i- 
qad l'hiBtorien de la guerre d'Alexandrie (BelL Alex, XLVIH sqq.) donne 
le surnom de Longlnus, dont ne parlent ni Cicéron ni César. Q. Casaius, 

41 «T. J^. lieutenant de ce dernier en 706 (Drumann, /oc. ctY., t. 1!^ p. 161), nous 
parait d'une époque trop récente pour que nous puissions lui attribuer 
ce denier. 

(1) 11 parait qu'il existe une pièce de la collection Fontana parfaitement 
semblable à celle-ci, seulement le mot VEST. y est remplacé par le mot 
lOCVS. 

[Malgré- l'autorité de Sestini, cette pièce m'inspire peu de conflance, 
et comme le dit M. Cohen (p. 82, note 2), elle me Cait l'efifet d'être simple- 
ment une copie barbare de la pièce a] . B. 

(2) Les deux deniers a, b font comme les n*' 157 et 985 allusion au 
lis ar J.-C. procès intenté en 641 par G. Cassius contre les Vestales, dans Tlntérét de la 

démocratie : la cbalse curule représente ici le siège du Juge. C'est à tort 
qu'on yeul reconnaître habituellement dans l'urne et le bulletin de rote 
1S7 «r. J.-C. une allusion à la loi Cassia de l'an 617 sur le vote par écrit dans les j ugements 
du peuple, car, dans les comices, les votes n'étalent pas déposés dans une 
urne mais dans des cistes, et la pièce suivante nous montre que le peuple 
votait alors d'après la loi Cassia par ces mots : Antiquo et VU rogas, et non 
par les verbes : Absoho, Condemno. Ces tablettes représentent donc phitèt 
la sitella et sarticula employées par les tiibunaux des quoÊtliones, et dont 
11 fut fait usage dans le procès des Vestales. 
U denier a a été re&Utné par Tri^an. 



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DÉPÔT DE CAD»IA!fO. — W 286, 286. 505 

la C.SCSA(6).LIR(4). j 

Dépôts : |6C.SC.C0LL.SA(2). AR (8). 

(cG.SC.C0LL.SA(18).SF(l).UR(l). ) 
(Cohen, pi. XI, Cassia, n** 6, 7, 8). 



28« [279]. (An de Rome 700) . 

Légende : .... — Monétaire ; ^ L0NGINCt4«) III.V(ir) (1). 

Espèce : Denier, sacs la marque de sa valeur. 

Type : Tète de femme voilée (Vesta); dans le champ, 
derrière la tète, une urne, allusion au procès des Vestales 
en 641 {voyez le n* précédent) . ^ Citoyen romain déposant us âv. j.-c. 
dans r urne un bulletin de vote marqué V (a* rogas), allusion 
à la loi Cassia de Tan 617 sur les votes. ««^ «^^ J-c- 

Fabrique : Lettres latines du côté du droit. 

Rarelé i C. 

Dépôts : C.SC.C0LL.SA(15). SF (2). AR (8). 

(Cohen, pi. XI, Cassia, n»' 4 et 5) . 



aBtt[280] (Peu de temps avant Tan de Rome 700). 
Légende :.... — Monétaire : ^CALDVS.III.ViR (2). 



(1) Ce denier ne peut être attribué à G. Gasslus, meurtrier de César, 
questeur eo 700, tribun du peuple en 705, préteur eo 710. Car bien que **»*'j*[ç* •'^* 
souvent cité dans Tbistoire, nulle part on ne lui donne le surnom de Lon- 
ginus. (Drumann, Geschickte Roms^ t. II, p. 117, n« 12). Lucius, son frère 
oadeii lieutenant de César en 706, tribun du peuple en 710 (Orumann, 4S et 44 ar. j.-c. 
loc, cit., t. II, p. W), porte ce surnom dans les commentaires de César 
{Bell. CIO., 111, 84, 30, 5&) et dans une InseripUon (Orelll, n* bel); il 
parait avoir été le premier de la famille Cassia qui l'ait porté. C'est donc à 
lui que nous attribuons le denier en question dont la date se trouve d'ail- 
leurs déterminée par la mention du titre de triumvir monétaire. (Voy, 
iupra, p. I7S). 

(3) Ce monétaire est sans doute C. Coelius L.P.C.N. Caldus (Cic. ad 
Fmn.f U, 19), questeur de Qcéroo en 701; Borghesl (Dec., VI, 9 et 10; m tv. j.^2. 



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&00 CHAPITa£ II. 

Espèce i Denier, sans la marque de sa valeur (1). 

Types : a Portrait d'homme sans barbe; à côlé on lit : 
C.COEL(ttij) CALDVS.COS. (quelquefois, mais 
rarement le mot COS. manque) ; derrière la 
tète, une tablette portant les lettres L{ibero) 
D(amfio) (2). ^ Tète jeune radiée; dans le 
champ, un bouclier long sur lequel on lit quel- 
quefois S(oi)(?) (Borghesi, Dec. VI, 9 ; Œuvr. 
campl, t. I, p. S19 et 320) et un bouclier 
rond (3). 
b Le même portrait avec les mots : C.COEL(îu«) 
CALDVSCOS*, dans le champ ime enseigne 
militaire ornée de franges et sur laquelle on lit : 
HIS(pama) , et une seconde enseigne surmon- 
tée d'un sanglier ou un javelot espagnol (&). 
^ Personnage préparant un leetistemiufn; au« 
dessous on Ut : L.CALDVS.VII.VIR.EPVL(o) 
ou EPV. ou EP. vraisemblablement le père 
du monétaire. On voit à côté deux trophées, 
l'un orné d'un bouclier long, l'autre d'un 
bouclier rond ] au-dessous se trouve la légende 
tracée sur deux lignes perpendiculaires : C* 

CEwf, ampi,, t. l,p. 319 et loiy.) nooi fournit des édairciieemeoti à ee 
rajet 
(I) L'aoreas dont parle Eckhel {Dod. mm. veU, t. V, p. 17S) est fanx. 
(3) G. Coelins, G. F. Caldus, grand-père du monétaire^ et le premier de 
107 tr. J.-G. cette famille qui ge toit dlitingué, ÙA Iribun du peuple en 647^ et obUnt 
pendant son tribunal la loi sur le Yote seeret dans les procès pour attentat 
94 *T. J.-O. contre la République {PerduelUo), U fut ensuite consul en 660. 

(3) Borghesl TOit ici, comme dans le trophée qui se trouve sur le reyers 
du denier 6, une allusion à une victoire remportée en Orient. 

(4) Allusion à des faits d'armes d'ailleurs inconnus, arrivés probablement pen- 
103-98 ar. j.-c. dant la préture en Espagne de G. Goelius Galdus, de 6&3 à 656, qui fut ensuite 

H av. j.^ consul en 660, comme nous Tenons de le dire. (BorgheeU U ^t,^ \. I, p. VI). 



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DÉPÔT DE GAUBUm). - IT 287, 607 

CALDVS.IMP.A(us^r), ou plus rarement, AV, 
comme sur un exemplaire de Borghesi, et sur 
un autre de Riccio (Cat. , p. (57, n** 67. — Bor- 
ghesi, Dec. VI, 9; OEuwr. cotnpl, 1. 1, p. 325) 
X (ftV, probablement sacris fac%undis).Ge per-» 
sonnage est selon toute apparence un oncle du 
monétaire, qui ne nous est pas connu, mais 
qui avait été proclamé imperatar en Orient, à 
en juger d'après la disposition des trophées. 

Rareli : R. 

a G. 

b C.SG.SA(8).SF(2). AR(2). 

(Cohen, pi. XIII, Coelia, n*' 4, 6, 7, 8, 9 et 10), 



DipôU : ( 



287 [281]. (An de Rome 680-704). 

Légende : Au droit S.C. — Monétidre : Au droit C.CON- 
SIDI.NONIANI (1). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tète diadémée de Vénus, i^ Temple sur la pointe 
d'un rocher, entouré de murailles; au-dessus de la porte, 
on lit le mot ERVC (ma) (2). 

Rareté : R. 

Dépôts : G.SG.COLL. 

(Gohen, pi. XIII, Conitdta, n* 1). 



(1) Personnage inconna. Comp. M. Considias Nonlanus^ préteur en 702. ss «t. j.-c« 
(3) Ce type représente le temple qni dominait la Tille (TÉryx en Sicile. Il 
était consacré à Vfons Ërycine, dont le cuke ftit introduit de bonne heure 
à Rome, et se répandit dans toute nulle. (Comp. Preiler, Ubmiiche Mytho- 
logie, p« 385, 391). 



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508 CHAPITRE IX. 

988 [282]. {kn de Rome 680 à 70A). 

Légende :.... —Monétaire : i^ L.C0SSVn(u5) CF. et au 
droit SABVU(l). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tète de Méduse wlée à gauche, i^ Bellérophon 
brandissant sa lance, monté sur P^ase volant à droite. 

Fabrique : Lettre numérales sur le revers. 

Rareté : Peu commun. 

Dépôts : G.SG.SA (1). LIR (1). 

(Cohen, pi. XVI, Cossulia, n* 1). 



289 [283]. (An de Rome 680 à 704). 

Légende : .... — Monétaire : i^Q.CREPER(eîu5) MF.RO- 
CVS, ou Q.CREPEREI(u«) ROCVS (2). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tète d'une divinité marine avec de longs cheveux 
flottants; dans le champ, derrière la tète, un poisson ou un 
autre emblème qui rappelle la mer ou la marine, i^ Fi- 
gure imberbe armée du trident conduisant deux hippo- 
campes (3). 

Fabrique : Bord dentelé; lettres latines sur le droit et 
sur le revers. Cette pièce est souvent fourrée. (Cohen, 
p. XIX). 

Hareté : R*. 

Dépôts : C. COLL. SA (3). SF (1). LIR (3). 

(Cohen, pi. XVI, Crepereia, n" 1 et 2). 



(1) Famille inconnue dans l'histoire. 

(2) Clcéron (m Verrem, I, 10, 30) nomme en 684 un sénatear portant le 
nom de M. Crepereius ; nous pensons que c'est le père de ce monétaira. 

(3) Foy. Gavedoni {Ripost., p. 77) au sujet de ces types. B. 



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DÉPÔT DE GADRIANO. — N« 290. 609 

290 [284J. (Vers l'an de Rome 700). 

Légende : .... —Monétaire : a Au droit P.FONTEIVS. 
P.F. CAPITO.IIIVIR (1); 6 Au droit P.FONTEIVS. CA- 
PITO.IIIVIR. 

Espèce : Deniers, sans la marque de la valeur. 

Types : a Tète avec barbe naissante, casquée; un trophée 
sur l'épaule. ^ Cavalier brandissant un ja- 
velot contre un ennemi armé d'un casque 
gaulois et d'un bouclier long (Gavedonî, Ri- 
posiigli^ p. 258), qui est sur le point d'égor- 
ger un troisième combattant renversé à terre 
et sans armes; à côté on lit : AA^.FONT(eîta) 
TR.MIL(2). 

6 Tète de femme diadémée et voilée; à côté on 
lit : CONCORDIA. v^ Édifice à trois étages 
soutenu par des arcades et des colonnes. Au- 
tour on lit : T.DIDI(ia) IMP.VIL({am) PVB 
{licam refecit) (3). 

Rareté : a R. 6 R». 



(f) Ce monétaire est probablement le père adoptif de P. Clodius^ 
P. Fonteios, né verg Tan 675. (Drumann, Geschichte Roms, t II, p. 228). '• ■▼• J.-C. 
Dès le VI* siècle, on voit figurer des personnages portant le nom de Fopteius 
Capito parmi les notabilités plébéiennes. 

(2) L'histoire ne parle pas de i'évéoement représenté sur cef f e pièce. 

(3) Nous n'ayons aucune donnée sur la construction ou la reconstruction 
de ia villa publica sur le champ de Mars (Becker, Roms Topograph,, 
p. 624) par T. Didius. Ce personnage est sans doute celui qui commanda l'ar- 
mée en Espagne en qualité de consul ou de proconsul, de 666 à 661. (Cf. ts-tsar. j.^. 
notre n* 158). Nous ne savons pas non plus quel rapport a pu exister entrt 

ca Didlua et les memlnree de It famille Fcmteia. 



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510 CHAPITRE IX. 



Dèfiàu • \ ^ C.SC.GOLLSA (10). LIR (3). AR (6). 

^ ' I 6C.SC.SF(1).LIR(2). 
(Cohen, pi. XVIII, Fonteia, n- 9 et 10). 



291 [286]. (Vers l'an de Rome 700). 

Légende : .... — Monétaire : ^ LFVRI.CN.F. et au droit 
BROCCHIIII.VIR(l). 

E$pice : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête de Cérès couronnée d'épis; à côté un épi et 
un grain d'orge. % Chaise curule entre deux faisceaux de 
verges avec des haches (2). 

Forme des letlres : V dans FVRI sur tous les deniers 
(Borghesi, Dec. VI, 8; Œuvr. comp/., t. I, p. 302 et SOS). 
Suivant Riccio (p. 67) , le même signe se trouve aussi sur la 
monnaie de cuivre du n* 8S. 

Rareté : C. 

Dépôts : C.SC.C0LL.SA(16). LIR (4). AR(A). 

Nous ne croyons pas que cette monnaie ait pu se trouver 
dans le dépôt de Frascarolo, ce qui la ferait remonter à Fan 
68S environ (p. 140) (3). 

(Cohen, pi. XIX, Furia, n* 6). 



(1) Valère Maxime (VI» 1, 13) parle d'an Cn.Furius Broochos, stot déter- 
miner l'époque à laquelle 11 vivait; la famille d'ailleurs ne noua est pas 

51 av. J..C. connue. Nous devons nécessairement placer vers 700 rémission de ce de^ 
nier, sur leqoel le titre de triumvir monétaire est énoncé. 

(2) Type encore inexpliqué. \\ nous semble impossible qn'on ait voala 
représenter ici l'anecdote d'un affranchi que Cavedoni {BtUM, de rinst. 
arch^ 1S62, p. 60) raconte d'après PJine (Hist. nat., XVIII, 6, 41). 

(9) Voy. sur ce sujet GaTedonI) Nnovi studii, p. l. B. 



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DÉPÔT DE GADRIANO. — N» 292, 295. 511 

292 [287]. (Vers l'an de Rome 700). 

Légende :.... — Monétaire : ^ C.HOSIDI(u«) CF. et au 
droit GETA III.VIR(l). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête de Diane, avec ou sans le diadème, ayant 
pour attributs une flèche et un arc. ^ Sanglier transpercé 
d'un trait et attaqué par un chien (2). 

Fabrique : Bord dentelé, quand la tête de Diane est sans 
diadème. 

Rareté : Avec le bord uni C. Avec le bord dentelé R. 

!Le denier commun, G.SG.G0LL.SA(9).SF(2). 
LlR(H;.AR(il). 
Le denier rare, CSA (2). SF(1). 
CCohen, pi. XIX, Hosidia, n*» 1 et 2). 



295 [288]. (An de Rome 695? 699 à 700 ?). 
Légende : Au droit : SO — Monétaire : ^ P.CRASSVS 
M-F. (3). 



(1) Ce magistrat est probablement le même qui fut ensuite proscrit en 

711. (Dio Cass., XLVIl, 10. — Applan., Bell, civ., IV, 41). . 4, a^. J.-C. 

(2) Comp, les intéressantes recherches de M. Adrien de Longpérier 
(Mémoires de ia Société des Antiquaires de France, t. XXI, p. 354 et su!?.) 
sur le type dee deniers de la famille Hosidia. Le sarant numismatiste recon- 
naît dans le type du revers le sanglier de Calydon et fait remarquer le rap- 
port du mot Oç avec le nom de la famille Hosidia. Le sanglier de Calydon 
est accompagné de son nom HVS sur une coupe de la Pinacothèque de 
Munich, signée des artistes Archiclès et Glaucytès. (Gerhard, Juserlesene 
Vasenbilder, t. lit, pi. CGXXXV et CCXXXVi.-^AfonMmtfn/* inédits de Hnst. 
arch., t. IV, pi. LIX. — H. Brunn, Geschichte der griechischen Kùnstier, 
t. II, p. 691 et sulv. — Cf. J. de Witte, Revue de Philologie, U 11, p. 394 et 
sulv^. ,. W. 

(3) Ce personnage est sans doute P. Liolnius M. F, Crassosi le plus Jeune 
fils du triumvir, qui combattit dans les GtalM sous les ordres de Cé«ar, de 



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bii CHAPITRE It. 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

1)ip€ : Tête diadémée de Vénus, couronnée de myrte, i^ 
Chevalier romain armé de la cuirasse, le casque sur la 
tète, la lance à la main, et le bouclier à ses pieds, con- 
duisant son cheval par la bride pour le présenter an cen« 
seur (1> 

RmrHt : Peu commun. 

Dtpii$ : G.SaSA(2). UR (1). AR (1). 

(Cohen, pi- XXIV, Itctnùi, n* 2). 



ttl [i$$^]. (Vers ran de Rome 09S). 

liyfMk:.... — Monétaire : % L TORQVAT(itt) III. 

F^iffct : Denier, sans la marque de k valeur. 

rjyt : TNe de Sibylle ceisle d*uB bandeau; à cdtéon 
Ut SliVLLAv3\ i Trépied; au-dessus un petit pneTOTCu- 
hiM entre deux étoiles; k toitt daas un torques (A). 



«» ^ « ^. ^ Vi. ^ >Ni^ t« »<•«< M W>*^pM M "«. iPHnaa. Hmk i f àie Amc t. VI, 

«< «,v \ ^ %>»M1' 4^ ^IMiMtet^ «t«» ."^ «*t. 



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DÉPÔT DE GADRUNO. — N"" 205. 613 

Forme des leUres : V,plus rarement Y (1). 

Rareté : B« 

Dépôts iC.COLL.S A {2). 

(Cohen, pi. XXYI, JUanlia^ n" 6 et 7). 



295 [290]. (An de Rome 680-704). 

Légende:.... — Monétaire : i$ PHILIPPVS (2). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Tête imberbe diadémée ; dans le champ derrière 
la tète lelituus; au-dessous on lit : ANCVS (3). i^ Série 
d'arcades, entre les arceaux desquelles on lit : AQVA MAR 
(cta), rarement MARC ou MARCI. (Riccio, Cat., p. 139) ; 
au-dessus est placée une statue équestre (A). 

Rareté : Très-commun. 

Dépôts : G.SG.G0LL.SA(25).SF(5).LIR(8).AR(12). 

(Goben, pi. XXVI, Marcia, n« 8). 



(1) Sar les deux exemplaires gravés dans l'ouvrage de M. Cohen, on voit 
Y et non V* Cavedoni {Nuovi studii, p. 4) signale aussi la même forme 
•or on exemplaire à fleor de coin à loi appartenant; il en est de même sor 
l'exemplaire de ma collection. B. 

(2) Ce personnage est oo bien L. Marclos Phiiippus» consul en C98, oo Q. m ar. J.-c. 
Philippus, proconsul en 099 (Cicero, ad Fam.^ XIII, 73, 74), ou, plus pro- 65 ar. J.-C. 
hablement, L. Marcios Pbilippus, flls du premier, qui rlevint tribun du 

peuple en 706 (Caesar, de Bell, civ., I, 6), et préleur en 7 10. 49 ^^ 44 ^^^ j .c 

(3) C'est à Ancus Marcius qu'on ailribue généralement le premier établis- 
sement de l'aqueduc qui porle son nom. (Plin., Hist, nat., XXXI, 3, 4i). 

(4) Cette statue est probablement celle de Q. Marcius Rex qui, pendant sa 

préture en 008. amena jusque sur le Gapitole Venu appelée aqua Marcia 146 a**. J.-C. 
(Plin., Hist. nat., XXXI. 3, 4! ; XXXVt, 15, 121.— Frontinus, de Aguaeduct. 
VII), et à qoi l'on érigea one statue sur ce lieu même, en souvenir de ce 
j)ienfait signalé. (Orelli-Henzen, n** 5088, 0858. _ Bullet. de Plust, arch., 
1845, p. 121). 
Le denier n° 295 a été restitué par Trajan. 

n. 33 



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6lâ CHAPITRE IX. 

296 [291]. (An de Rome 680 à 704). 

Légende: .... - Monétaire : Au droit : C.MEMMI (t«) CF. (1) . 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Types : a Tête de Cérès couronnée d'épis. Ce type fait 
allusion aux fêtes nommées Cerialia . ^ Trophée 
d'armes probablement orientales. (Borghesi, 
Dec. VI, 9, p. 87; (Xuvr. compl. , t I, 
p. 825). Auprès du trophée un prisonnier à 
genoux; à côté on lit : C. MEMMIVS. IMPE- 
RATOR (2). 
— 6 Tête barbue de Quirinus avec une couronne 
de laurier; à côté on lit : QVIRINVS (S). ^ 
Cérès assise, tenant trois épis dans la main 
droite, une torche dans la main gauche; de- 
vant elle un dragon; autour du revers on 
lit : MEMMIVS. AED. CERIALIA. PREIMVS. 
FECIT (A). 

58 ar. j.-c. (1) Ce moDétaire est sans doute le flls de C. Memmius, préteur en 69G, et 

84 ar. j.^. peut EToir été consul en 720. 

(2) Borghesi a sans doute avec raison rapporté cette légende au père du 
67 ar. j.JC, monétaire^ C Memmins, propréteur de Blthynie en 697. (Koy. n* 236, p. 490, 

généalogie de la lamiile Memmia). Ses exploits ne nous sont pas connus. 

(3) On n'a pu Jusqu'ici expliquer pour quelle raison la famille Memmia a 
mis la tête de Quirious sur ses monnaies. Cette famille avait la prétention 
d'être du nombre des flamilles d'origine troyenne (Senrius^ ad Virg. Aen., 
y, tn), peut-être faisait-elle remonter sa généalogie jusqu'à Quirinus T 
Toujours est-il constant que son nom n'est pas très-anciennement cité dans 
l'histoire. L'apostrophe adressée par Catulle (Corm.^ XXVllI, ftn.}à Memmius 
et à Pison : Opprobria Romuli Remique, fait sans doute allusion à cette pré- 
tention, d'autant plus que les Calpurnius, qui étalent plébéieos comme les 
Memmius^ prétendaient descendre de Numa. (Piutarcii.) Numa, XXI). 

(4) Un passage de Tite-Live (XXX, 39), ordinairement mai interprété, 
303 ar. J..C. prouve que les fêtes de Gérés existaient déjà en 652 à l'état de jeux régu- 
liers^ et que les édiles plébéiens étaient chargés de leur célébration; d'après 
cette donnée, rMI arrivait par basai d que les édiles venaient à manquer, le 



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DÉPÔT DE CADRIANU. — M* 297. 516 

Rareté : a pas G. ( G. 

C.SG.SA(5).SF(1).LIR(2). 
[b G.SG.G0LL.SA(1). 
(Gohen, pi. XXVU, lUemmia, n- 4 et 5). 



Dépôts : 1^ 



88 âV. J.-C. 



297 [292]. (Vers l'an de Rome 695). 

Légende : .... — Monétaire : a bJ Q. POM(p«)RVFI; 6. 
(^ Q. POMPEI.RVFO) (1). 

Espèces : Denier, sans marque de valeur. 

Types : a Portrait d'homme; à côté on lit RVFVS.COS. 
nom de l'aïeul paternel du monétaire, collègue 
de Sylla, pendant le consulat de 666. ^ Por- 
trait d'homme ; à côté on lit SVLLA.COS. aïeul 
du monétaire du côté maternel. 
6 Chaise curule entre une flèche et une branche 
de laurier (i;oy. n* 141), c'est probablement 
une allusion au décemvirat sacris faciundis 
(Gavedoni, Saggio^ p. 165) ; à côté on lit : 
Q. POMPEIM. Q. F. RVFVS.COS. i^ Chaise 
curule entre une couronne de laurier et un 



soin de ces fêtes était confié à un dictateur. Nous ignorons répoque de ieur 
instit'ition ; mais ce fut probablement peu de temps auparavant, puisque la 
famille Menimia n'e&t pas citée avant la guerre d'Annibal. (Gump., u* 257, 
p. 468^ note). 

Ce denier a été restitué par Trajan. 

(1) Ce personnage, qui portait le même nom que son père, est le Ais de 
Q. Pompeius Rufas et de Gornélie, petit-fils du côté paternai, de Q. Pom- 
peius Rufus, consul an 666, et, du côté maternel^ du dictateur Syila ; il fut gg ^^^^ j..e. 
tribun du peuple en 702 (Orumann, Gesehichte Roms, t. IV, p. 312), et par 52 av. j.-c. 
conséquent monétaire vers 695. 6» ht. j.-c. 



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187 «V. J.-C. 



616 CHAPITRE IX. 

lituus [voy. n» 232, p. 443, note 1, et n* 269, 

p. 484, note 2) ; au-dessus on lit SVLLACOS. 

Fabrique : Morell (Cornrfta, pi. IV, A) cite une pièce 

hybride sur laquelle le revers du denier a, avec la légende 

SVLLA.COS. se trouve réuni au droit du n"" 272 a, avec la 

légende BRVTVS. 

Rareté : aR. frC. 

jaG.SA(l).LIR(l). 
Dépôts : jjc^sG.îgA(9).SF(2).LIR(l).AR(6). 
(Cohen, pi. XV, Corntlia, n" 10 et 20). 



298 [293]. (An de Rome 680 à 704). 

Légende :.... — Monétaire : Au droit sur le denier a ; au 
revers sur le denier 6 Q.POMPONI(u«)M>ySA(l). 

Espèce : Denier, sans marque de valeur. 

Types : a Tête lampée d'Apollon. ^ Hercule revêtu de la 
peau de lion, armé de Tare et de la massue, 
jouant de la lyre; HERCVLES.MVSARVM (2). 
b Têtelaurée d'Apollon (Borghesi, Dec.,XIV, 3; 
Œuvr. compl.^ t. II, p. 144) ; dans le champ 
les attributs d'une des Muses. ^ Une des neuf 
Muses debout avec ses attributs. {Voy. Bor- 
ghesi, Dec, VI, 1 ; OEuvr. compl.,t. I, p. 292). 



(1) Famille incooDae au temps de la République; pour les Pomponlos 
Musa du temps de l'Empire, voy, Borghesi, Dec,, VI, 2; OEuv, compL, 1. 1^ 
p. 800. 

(2) Ces types reproduisent probablement le groupe d'Hercule et des neuf 
Muses, que Nobilior dédia en 567 dans le temple d'Hercule (Hercuiù 
Musarum), (Becker, Roms Topograph., p. 612). — Eckhel, DocL nwn, vet,, 
t. V, p. 283). 



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DÉPÔT DE GADRUNO. — II* 299, 517 

Forme des lettfes : V ou V toujours dans MVSA, mais 
jamais dans MVSARVM. Gavedoni {Saggio, p. 171) pen^se 
que ces signes correspondent aux différents accents grecs 
des mots Moû^a et MotSviov. 

Fabrique : Morell (Pomponia^ pi. III, n* 2) donne une 
médaille hybride sur laquelle on voit le revers du denier 6 
réuni avec le droit de celui de Q. Pomponius Rufus, n* 309, 

Rareté : R. 

iaC.SC.G0LL.SA(8). 



Dépôts : I 



b C.SG.G0LL.SA(7).SF(2).UR(3). ^^'^^ 



(Gohen, pi. XXXIY, Pompmia^ n*» 4—15). 



299 [294]. (An de Rome 680 à 704). 

Légende : .... — Monétaire : ^ C. POSTVMI(u«)TA.... 
ou AT.... (1). 

Espèce : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête de Diane avec Tare et le carquois sur Té- 
paule ; les cheveux relevés et attachés sur le haut de la 
tète. ^ Ghien courant ; au-dessous, dans le champ, un 
épieu de chasse (2). 

Rareté : G. 



(1) Famille inconnue. — On oe sait si la syllabe AT ou bien TA appar- 
tient au nom propre. 

(2) Ces types trouvent leur explication dans le culte que la famille Pos- 
tumia rendait à Diane (n* 250, p. 462, note 1 ; cf. n° 191). La ressemblance 
de ces types, avec ceux d'une pièce beaucoup plus ancienne de la ville de La- 
rinum (Frledlaender, Oskische Mûnzen, pi. Vl, n* 7), sur laquelle Gavedoni 
{Bipostigli, p. 123) attire Tattention, nous semble être TefTet du hasard. 

[Gavedoni (Nuovi stwiii^ p. 24) pense qoe Ton pourrait conclure du rap- 
prochement que la famille Postumia était originaire de Larinom]. B. 



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518 CHAPITRE IX. 

Dépôts : FR (sauf erreur, voj/. p. 141). CSC. COLL. SA 
(6j.SF(2).LIR(7).AR(7). 
(Cohen, pL XXXV, Poslumia, n* 7). 



300 [295]. (An de Rome 680 à 704 j. 

Légende : .... — Monétaire : Au droit L. ROSCI. 
i^ FABATI (1). 

Espèce ; Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête de Junon Lanuvienne, couverte d'une peau 
de chèvre (2). â Jeune fille nourrissant un dragon (3). 

Fabrique : Rord dentelé. — Symboles accessoires cor- 
respondant du côté du droit et du côté du revers. (Rorghesi, 
jD«fc., IV, 1; OEuvr. compl., t. I, p. 228). Cette pièce est 
très-souvent fourrée. (Cohen, p. XIX). 

Rareté : C. 

Dépôts : C.SC.COLL.SA(10).SF(5).LIR(3).AR(5). 

(Cohen, pi. XXXVI, Roscia). 



301 [296]. (An de Rome 680 à 704). 

Légende : .... — Monétaire : ^ C. SERVEIL(tt*5)C.F.(4). 



£4 av. j.-c. (0 Lieutenant de César dans les Gaules en 700 (Caesar, de Bell. Gall,, V, 

49 âv J.-c '^ ®^ ^^)» prêteur en 705 (Caesar, Bell.civ,, I, 3, 8, 10. — Cic. ad Atticvm, 
43 ar. J.-C, V^> ^2» ^' "" ^^^ ^^**' ^^'» ^)- '^ ^"^ ^^^ * ** bataille de Modène, en 7H. 
{CA^.ad Famil., X, 33, 4). 

(2) Il fout évidemment voir ici une allusion à l'origine du monétaire. 
d*autant plus que le coméJien Q. Rosdus était également originaire de Lt- 
nuvium. 

(3) Cette épreuve imposée aui Jeunes filles de LanuTium est mentionnée 
par plusieurs auteurs. (Propert., V, 8, 3.— iElian., HUt. Anim., XI, 16). 

(4) Aucun personnage de ce nom n'est nommé dans l'histoire h l'époque 
où les indices monétaires et les trouvailles nous ont fait classer. ce denier. 
—Leiiluus semblerait indiquer que le monétaire appartenait à la branche des 
Serviiius qui portait le surnom A'Augur, 



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DÉPÔT DE CADRIANO. — N* 502. Ôl9 

Espèce : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tête de Flore avec des boucles d'oreille, un col- 
lier et une couronne de laurier mêlée de fleurs ; à côté on 
lit : FLORAL (ta) PRIMVS; dans le champ, derrière la tête, 
un lituus (1) . Bj Deux jeunes guerriers armés du casque et 
du bouclier en face Tun de l'autre, et se présentant mu- 
tuellement leurs épées (2). 

Rareté : G. 

Dépôts : C.SC.G0LL.SA(8).SF(1).LIR(6).AR(5). 

(Cohen, pi. XXXVII, Servilia, n* 5). 



302 [297]. (An de Rome 680—704). 
Légende : .... — Monétaire : Au droit SER.SVLP 
{(dus) (3). 
Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 



(1) Les deux édiles L. et M. Publlcias Malleolus (Ovld. Fast., \\ 287. 
•*- Festus, sub verb. Publieiuê, p. 288, éd. Mûller.—Tacit., Annales^ \\, 49. 
-> Varro^ de Ling. lat., V, 158) firent célébrer pour la première fois les fêtes 
en l'honneur de Flore, à l'occasion de Touverture de la rue Publicia et de la 
construction du temple de Flore en 514. (Plln., Hist. nat„ XVIII, 29^ 286. 240 av. J.-C^ 
— Velleius Paterc.^ I, 14). 11 serait possible que ce type représentât la pre- 
mière célébration régulière de ces Jeux convertis en une fête annuelle en 

581. (Ovid. Fast, V, 329). Nous ignorons le nom des édiles de cette année, . 173 ar. j.c. 
et 11 se pourrait que l'un d'eux fût un flU de C. Serviiius, consul en 551, et ^03 av. j.-c. 
portant le même nom que son père. Le denier n** 301 désigne bien C. Ser- 
vilius G. F. comme le fondateur des fêtes de Flore, puisque le nom qui fe 
trouve sur le revers, si d'un côté il est destiné h indiquer le monétaire, de 
Tautre il complète la légende du droit (comp. les n*" 155, 272, 281). 

(2) Sujet inexpliqué jusqu'à ce jour. — Ce denier a été restitué par 
Trajan. 

(3) Ce monétaire est probablement Ser. Suipicius Galba qui servit sous les 

ordres de C. Pomptinus dans les Gaules, en 693 (Dio Cass., XXXVII, 48), «i a^. J-c. 
et devint préleur en 700. (Drumann, GeschichteRoms, t. 111, p. 701). 6i ar. J. c. 



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620 CHAPITRE DU 

Tyoe : Tête jeune laurée, ^ Trophée composé de débris 
de navires; à droite de ce trophée, un prisonnier, coiffé 
peut-être du b(»nnet phrygien, semble placé devant une 
lance dont on voit la pointe au-dessus de sa tête; à gauche 
un autre homme vêtu du costume grec, coiffé du chapeau des 
voyageurs.(Cavedonî,5ai/(7/o,p. 180; App€ndice,ipAQ7){l). 

Fabrique : Pièce souvent fourrée. (Cohen, p. XIX). 

Rareté : R*. 

Dépôts: C.SF(1).LIR(1). 

(Cohen, pi. XXXVIII, Sulpicia, n* 8). 



503 [298]. (An de Rome 680—704) . 

Légende : Au droit SC. — Monétaire : ^ T.VETTIVS 
et au droit SABINVS (2). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Portrait d'un homme barbu; au-dessous on lit : 
7A:[tius) (3). ^ Personnage revêtu de la toge et tenant un 
sceptre, dans un bige, au pas à gauche ; au-dessus on lit : 
IVDEX; derrière le bige, un épi (â). 



(1) SuWant ropinion de Cayedoni, ce type fait allaslon à la vente des 
Ëgfnètes captifs (représentés par le prisonnier sub hasta) après la prise 

SMettosar. j.-c. d'Égine par P. Sulpicins Galba, proconsul en 545 et 546, et à la permission 
accordée aax autres Grecs de racheter leurs concitoyens. (Polyb., IX, 40; 
XXIU. 8). 

(2) Ce personnage est peut-être T. VetUus dont parle Gicéron {pro Flacco, 
ss ar. J.-C. XXXI V^ 84), préleur en 695, et désigné comme gouverneur de l'Afrique. 

(3) A en Juger par son surnom, le monétaire descendait d*une famille Sa- 
bine, et c'est probablement pour cela qu'il a pris comme type de ses de- 
niers le portrait d'un roi romano-sabin. 

(4) Type inexpliqué Jusqu'à présent. W est très-probable que le niot 
lYDEX ne fàitpoint partie dunom du monétaire, mais se'rapporteau type; 
peut-être a-t-on voulu rej)résenter Ici Tatius ou plutôt Numa, comme roi- 



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DÉPÔT DE GADRIÂNO. — »• S04. 62t 

Fabrique : Bord dentelé. 
RareU : R. 

Dépôts : C.SC.GOLL.AR(l). 
(Cohen, pi. XL, Vetlia, n* 2). 



504 [299]. (Vers Tan de Rome 696j. 

Légende :.... — Monétaire : ^ L. VINICI>«) (1). 

Espèces : Denier, sans marque de valem*. 

Type : Tête de femme laurée ; auprès on lit : CONCOR- 
DIAI (Cabinet de Berlin) ou CONCORDIAE. ^ La Victoire 
volant; elle tient une palme ornée de quatre couronnes (2). 

Rareté : R. 



Jagesor qd char (la plus ancienne ^//a euruiis). Eckbel {Doct, ntim. vet,t 
t. V^p, 337) rappelle à Toccasion de ce type Vlnterrex Sp. Vetlius, qui fit voter 
le peuple pour Télectloo de Numa. (Plutarch., Numa, Vil). 

[k l'appui de l'opinion de M. Nommsen, et en particulier de l'attribution 
de ce type à Numa, Cavedoni {Nuovi studii, p. 27) cite le passage suivant 
de Cicéron (de Repuhlica, V, 2) : Nullus privatus erat disceptatar aut arbi- 
ter litis, sed omnia conficiebantur fudiciis regiis. Et il ajoute : cette eiplica- 
Uon Justifie également l'épi qui se voit derrière le char du roi-Juge, puis- 
que nous lisons dans Cicéron {ioc. cit., \\, 14) : (Numa) primum agros, quos 
bello Rornuius ceperat, divisit viritim civibtis, docuitque sine depopula- 
tione aique praeda posse eos^ colendis agris, abundare commodis omni- 
bus; amoremque eis otii et pacis injecit, quibus facillime justitia et fides 
convalescit, et quorum patrocinio maxime cul tus agrorum perceptioque fru- 
gurn defenditur], B. 

(1) Ce monétaire est probablement L. Vinicius, tribun du peuple en 703, 51 et 33 a<. j.-c. 
et consul en 721 ; il parait avoir été le premier sénateur de cette famille. 

(Borghesi, Dec, XVII, 5, p. 41 ; OEuv. compL, t. II, p. 31 1 ; Ann. de Vlnst. 

arch., 1848, p. 236). Il fut monétaire vers 696. 58 mt. j.-C. . 

(2) Cavedoni (Ripostigli, p. 214). ^ Vaillant avait déjà reconnu dans ces 
quatre couronnes celles que l'on voit, avec d'autres distinctions honoriQques 
accordées à Pompée, sur un denier presque contemporain de Faustns 
Sylla, n«275 b. 



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6^2 CHAPITRE IX. 

Dépôts : G. 

(Cohen, pi. XLII, Vinicia, n* 1). 



50S [300]. (An de Rome 680 à 704) . 

Légende : .... —Monétaire : ^ L.VOL...L.F.STRAB(o) (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tète laurée de Jupiter. % Europe sur le taureau, 
retenant de ses deux mains son voile qui flotte au-dessus 
de sa tète; dans le champ, un foudre et une feuille de 
lierre (2). 

Fabrique : Bord dentelé ; lettres latines du côté de la 
tète. 

Rareté : R*. 

Dépôts : G. 

(Gohen, pi. XLII, VoHeia, n* 6). 



Pièces de date incertaine. 
50« [301]. 
Légende ; .... — Monétaire : Au droit L-BVCA (3). 

(1) Le monogramme de cette monnaie V.0 ne peut guère 8'expliquer au- 
trement que par VLO ou VOL, ce qui formerait peut-être Volonius, 
comme on trouve souvent Fluius pour Floviut, etc. On lit ordinairement 
Vol, et Ton attribue le denier n** 305 à la famille VoUeia, tandis qu'il pourrait 
appartenir tout aussi bien aux familles Volcatia, Volumnla ou Yolusia. Au- 
cune de ces explications n'est satisfaisante et ne peut servir à déterminer 
d'une manière certaine quelle e'st la fdiniile du monétaire. 

(2) Le motif qui a déterminé le choix de ce type nous échappe. 

44 av. J..C. (3) L. Aemillus Buca était monétaire en 710. (Voy. au S suivant); mai« 

sur ses pièces la légende est sur le revers, et^ à Texception du quinaire, le 
nom du dictateur se trouve du côté du droit; de plus^ Il y a tant de dif- 
férence entre ces pièces et le denier n* 306» que l'on peut avec raison attrl- 



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PIÈCES DE DATE INCiaTAINE. — N* 307. 52Î 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Type : Tète diadémée de Vénus. Cavedoni (Ànn. de 
t Inst. arch. , 1854, p. 62) croit avoir reconnu la lettre V sur 
le diadème. ^ Personnage dormant, étendu sur une peau, 
la tête appuyée sur un rocher, une couverture étendue sur 
les jambes; deux femmes descendant de la montagne s'ap- 
prochent de lui ; Tune d'elles porte un voile flottant et un 
croissant sur la tète; la seconde est ailée, et tient une ba- 
guette (et non pas une palme) (1) • 

Rareté : R». 

(Cohen, pi. I, Aemilia, n* 11). 



507 [302]. 

Légende:.... —Monétaire : ^ MPISO.M.F.FRVGI (2). 

buer celui-ci à an autre personnase du même nom et d'une époque un peu 

plus reculée. Le monétaire de 710 étant désigné comme fils dans le procès 

de Scaurus, en 700 (Ascon. in Scaur. p. 29), son père^ qui portait le même S4 ar. J.-G. 

nom, vivait sans doute encore à cette époque (Borgbesi^ Dec., IX^ 3 ; CEuvr. 

campl.^ t. \, p. 424), mais il n'en résulte cependant pas que le père ait été 

également monétaire. 

(1) Koy. Riccio, Co/., pi. IV, n» 1. Cavedoni donne une description exacte de 
ce type dans les Annales de Vlnst. arch,, 1854, p. 62. Ce type passe d'ordi- 
naire pour représenter un songe qu'avait eu Sylla avant de marcher sur 

Rome en 666, et dans lequel la Bellone asiatique lui avait apparu et lui avait gg ,v j e. 

remis un foudre pour écraser ses ennemis. (Eckhel, Doc/. num.vet.^UVj p. 121. 

—Borghesi, /oc. aï.). Mais il faut observer que le foudre ne se voit pas sur la 

monnaie, et que les historiens ne parlent pas de la montagne. Toutefois, si 

cette explication est bonne, on pourrait supposer qu'il devait exister un lien 

de parenté entre L. Buca et la famille de Svila; cette supposition a même 

on certain degré de vraisemblance, puisque, dans le procès de Scan rus, son 

fils figure parmi les parents do Faustus. (Ascon., loc. cit. — Borghesi, loc, 

cit.). 

(2) Nous ne connaissons d'autre personnage qui ait porté ce nom que 

M . Galpurnius M. F. PisoFrugi, consul en 693, auquel on doit aussi attri- 6i ar. j.-c. 
buer l'inscription donnée par Gruter, p. 190, 4. Cependant il ne nous pa- 
rait pas bien certain que cette pièce puisse remonter au delà de l'an 705. 49 av. J.-c. 



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52A CHAPITRE IX. 

Espèce : Denier, sans marque de valeur. 

Types : a Tète jeune diadémée; dans le champ une cou- 
ronne et une coupe. ^ Patère et couteau des 
sacrifices placés au-dessous de la légende ; le 
tout dans une couronne de laurier. 
b Hermès ; dans le champ une couronne et une 
coupe. ^ Semblable au précédent. 

Rareté : R». 

Dépôts : a SA (1). 

(Cohen, pi. X, Calpurnia, n"22 et 23). 



508 [303]. 

Légende :.... — Monétaire : Au droit MARCELLINVS(l). 

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur. 

Type : Portrait de M. Marcellus, conquérant de Syra- 
cuse ; derrière lui la triquétra, emblème de la Sicile. ^ Mar- 
cellus portant un trophée dans un temple (les dépouilles de 
Virdomarus) ; à côté on lit : MARCELLVS. COS- QVINQ 
{uies) (2). 

Rareté : R. 

Dépôts : SA (2). 

(Cohen, pi. XII, Claudia^ n* A). 



509 [30A]. 

Légende : Au droit S C- — Monétaire : % Q.POMPONI 
(M5),et au droit RVFVS. 



(1) Ce personnage est probablement P. Cornélius Lentolus MarcelUnus, 
48 av. J.-C. questeur en 706. (DrumanD, Geschichte Roms^ 1. 11, p. 406). 

(2) Cette pièce a été restituée par Trajan. 



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PIÈCES DE DATE INCERTAINE. — N* 310. 626 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Types : Tête laurée de Jupiter. ^ Aigle éployé, posé sur 
un sceptre, et tenant une couronne de laurier dans une de 
ses serres. 

Fabrique : Symboles accessoires ou lettres numérales 
sur le revers. Morell {Pomponiay pi. III, 2) et Borghesi 
{Dec. y VI, 2; OEuvr. compL^ 1. 1, p. 300) citent une pièce 
hybride sur laquelle le droit de ce denier se trouve réuni 
avec le revers du denier de Q. Pomponius Musa, n* 298 b. 

Rareté : R*. 

Dépôts : COLL. 

(Cohen, pi. XXXIV, Pomponta, n» 3). 



510 [305]. 

Légende : .... — Monétwre : Au droit VIBIVS. ^ NOR- 
BANVS (1). 

Espèces : Denier, sans marque de sa valeur. 

Types : Tête laurée d'Apollon. ^ Hercule nu assis et te- 
nant la massue ; à ses pieds le lion couché ; dans le champ 
un croissant. 

On n'a jamais connu qu'un seul exemplaire de ce denier ; 
nous ne savons où il se trouve aujourd'hui. 



(1) Le p. AotODio Benedetti, jésuite à Fermo, possédait un exemplaire de 
cette monnaie pour l'authenticité de laquelle Odorico et Pieiro Borgliesi te 
sont prononcés. C'est au fils de ce dernier que nous en deTons la descripUon 
{DeCf X, 10; OEuvr. compL, 1. 1, p. 514 et sniv.). Depuis lors cette pièce a 
disparu sans que nous ayons pu en trouver une empreinte on un dessin. En 
supposant que la légende ait été bien lue, ce denier n'a pu être frappé par un 
monétaire nommé Vibius Norbanus, puisque Norbanus est à lui seul un nom 
de famille. Il est platdt présumable que le nom du monétaire manque sur 
le revers, et qu'il faut l'attribuer à deux monétaires... Vibias et... Norbanus. 
Comp. les observations de M. Cohen {Monn. de la Réptiblique romaine', p. 230) . 



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626 CHAPITRE IX. 

M. Hoffmann a reçu dernièrement d'un de ses correspondants^ 
en Italie le contenu intégral d'un petit dépôt de pièces d*argent 
découvert récemment. 11 a bien voulu me le confier, et j'ai pu 
Fétudier au point de vue de la conservation; les moins bien 
conservées de ces pièces sont de la catégorie généralement ap- 
pelée j)ièces incertaines; les plus récentes sont des monnaies 
samnites de la Guerre Sociale. Ces dernières, au nombre de qua- 
torze, sont magnifiques de conservation, et elles ont évidemment 
été enfouies avant d'avoir circulé. Toutes sont de types connus 
excepté une seule dont je donne plus bas le dessin. 

Je joins ici la liste des cent cinquante-quatre pièces par ordre de 
conservation . Cet ordre correspond, a une ou deux exceptions près, 
avec Tordre de conservation indiqué par M. Zobel pour les deniers 
trouvés en Espagne, et qui ont été décrits par M. Mommsen dans 
les Annales de rinsiitut archéologique de Ro7ne, 1863, pages i et 
suiv. Elles correspondent aussi avec l'ordre de conservation des 
pièces trouvées à Arbanatz, dans le département de la Gironde 
et dont Cavedoni a donné le détail dans le Bulletin Aelsi même 
Société. 1863, p. 14 et suiv., sur les indications que lui avait 
fournies M. le duc de Luynes (1). 

Pour plus de clarté, je renvoie aux planches des ouvrages de 
M. Cohen et de M. Friedlaender. 

Deux pièces incuses de mé-j o 

diocre conservation. j 

ROMA, sans légende et sans ,^^^^^^.^ ^ XLIII, n-2, 

emblème. N» 2 de notre ta- \ ^^^^^ ^ ' ^ 

bleau chronologique. ] 

Incertaines, pi. XLHI, n* 3, 
Semblable avec une étoile. N* 3. | ^^g^^ I 

* iwT« o {Incertaines, pi. XLIII, n* 3, 
» avec un croissant. «"3. , ^ . 

j usée. 1 

,, , J VT. o ( Incertaines, pi. XLIII, n* 3, 

» corne d abondance. N* 3. , ' ^ ' ' 

( usées. 3 

/» 1- J J * i^\ Ttf.o \ Incertaines, pi. XLIII, n* 3, 
» roue aborddentelé).N*3.) 'f , ' ' . 

^ ' j un peu moins usée. i 

A reporter 10 



(1) Cf. Revue Numism. 1860, p. 230. 



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DÉPÔT EXAMINÉ PAU LE DUC DE BLAGAS. 



627 



Bepart 10 

Au revers de Diane dans un bige ( Incertaines^ pi. XLIII, n* 40, 

de cerfs. N- 94. l très-usée. \ 

MCALID.QMETELCN.FOLjCa/idia, pi. VIII, une très- 

(4). N* 466. ' usée, Tautre usée. % 

L. COSCO. M. F- L. Lie OiA cosconia, pi. XV, très-usée. 4 
DOM. NM70. ^ 

S Caecilia, pi. VI H, n* 6, très- 
MMETELLVSQF. NM44. [ usées. 2 

[Minucia, pi. XXVIil, n' 4, 
Bige de la Victoire sans légende U^^^aine*, pi. XLIII, nM4, 



et sans emblème, N** 59. 
SAR. N- 63. 
NAT. N*» 60. 
CMAIANI. N-68. 

NATTA. N' 70. 

CIVNI.C.p. N- 54. 

CN LVCR.TRIO. N" 77. 

M.ATILSARAN. N» 72. 
CPLVTI. N« 405. 

CCATO. N- 406. 

CSERVEILI. N- 446. 

M.FAN.CF. N- 108. 
Q.MINV.RVF. N- 407. 



( usées.- 2 

^/i/ia, pi. VU, n' 3, usée. 4 
Pinaria^ pi. XXXI, n" 2, usée. 4 
Maianiay pi. XXV, usées. 2 

iPinaria, pi. XXXl , n" 4 , 
usée. 4 

Juniay pi. XXlII, n** 4, usées. 3 
Lucreiia, pi. XXV, n" 4, un 
peu plus usée que les pré- 
cédentes. 4 
Atilia, pi. VII, n' 4, usée. I 
iPlauiia, pi. XXXII, n« 3, 
I frottée. i 
I Porcia, pi. XXXV, n* 4, une 
( frottée, une assez bien. 3 

IServilia, pi. XXXVII, n" 4, 
un peu plus usée que les 
autres. 4 

j Fannia^ pi. XVlII, une frot- 
( tée, Tautre un peu mieux. 2 
ilf mi^cia, pi. XXVIII, n* 4, une 
assez fatiguée, deux belles. 3 

A reporter 38 



(1) L'état dans lequel cette pièce et la suivante se trouTent est dû sans 
doute à quelque circoDstance particulière, car elles ne sont évidemment pas 
contemporaines de celles qui sont dans les mêmes conditions. 



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528 



CHAPITRE IX. 



CCVR.TRIGE. N- 91. 

CABVm&EM. N- 125. 
M ABVRIM.F.&EM. N« m. 

LOPEIMI. N- 140. 
Q.PILIPVS. N« 142. 
QMETE. N* 131. 
PCALP. N* 123. 
MPORCLAECA. N- 128. 
P.PAETVS. N»79. 

GRENI. No 100. 

MBAEBIQF.TAMP. N- 102. 
M.CARB. N- 104. 
CNDOMI. N- 167. 
CFONT. N' 164. 

MFOVRILF. N* 182. 

MCIPIM.F. No 161. 
Q.FABI LABEO. N- 147. 



Report 38 

Curiatia, pi. XVI, n* 1, une 
frottée, les autres assez 
bien. 3 

Aburia, pi. I, n* 2, frottées. 4 
— *pL I, n* 1, frottée. 1 
Opimia, pi. XXX, n* 1 , frot- 
tées. 2 
3farcia, pi. XXVI, n* 4, frot- 
tées. 2 
( Caecilia^ pi. VIII, n» 3, frol- 
t tées. 2 

ICalpttmiaf pi. IX, n* 2, frot- 
tée. 1 
( Porcia, pi. XXXIV, n* 2, frol- 
1 tées. 2 

tJElia^ pi. I, n" 1, bien con- 
servées. 2 
[Renia, pi XXXVI, un peu 
\ moins bien que les précé- 
dentes. 5 
Baebia, pi. VIII, n* 6, assez 

bien conservées. 3 

Papiria, pi. XXX, n* 1, assez 

bien conservées. 3 

Domitia, pi. XVI, n* 3, assez 

bien conservées. 3 

Fonieia, pi. XVIII, n* 1, assez 

bien conservées, t 

Furia, pi. XIX, n* 3, trois 
assez bien conservées , 
deux belles. 5 

iCipia, pi. XII, assez bien 
I conservées. 8 

j Fabia, pi. XVII, n* 2, quatre 
I belles, une très-belle. 5 

Bige et tète d'élépbant. N» 136. Caecilia, pi. VIII,n' 5, belle. 1 
NV.AEMILIOLEP. N* 155. JEmilia, pi. I, n- 3, belles. 2 

Q.LVTATI.CERCO, N* 162. Lu^a^ia, pi. XXV, n'2,belles. 3 

C'CASSI- N' 157. Cassia, pi. XI, n" 1, belle. 1 

A reporter 98 



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DÉPÔT EXAMINÉ PAR LE DCC DE BLACAS. 



529 



MSERGISILVS Q. NM68. 

LFLAMINICILO. N* 173. 

LPOMPONI.CN.F.L.LIC.CN. 
DOM. N" 170. 

APCL.T MAL.Q.VR. N« 194. 
CCOILCALD. N' 195. 



Report 98 

Ser^ria, pi. XXXVll, belle. 1 
Flamiuia, pi. XVIIf, n" 1, 

belles. 3 
Pompovia, pi. XXXIV, n« 1, 

belle. 1 
Urbinia^ pi. XL, n" 1, deux 

belles, une Irès-belle. 3 

Coeliay pi. XIII, n» 2, belle. 1 



C FABI.CF.EX.A.PV. ^^^OH^tl' ^^^ ^^"'/\'^' ^^"^ 

I belles, une fatiguée. 



MLVCILIRVF. N" 209. 



Lucilia^ pi. XXV, trois belles. 



une fatiguée. 



CMAL. N- 191 c. 

LCASSICAEICIAN. N- 193. 
CFVNDAN.Q. N« 196. 

LIVLI. N- 198. 



ÛTHERMMF. N^ 200. 



Sans légende. lî? Char delà ViC'\ , * . , ^. „. 

toire. Sous le char, un epi. > . ,^ . . \^ ,i . . 
*^ j et 11, très-belle (1). 



N"59. 

L.THORIVS.BALBVS.I.S.M.R.(^^*«^'«» P»- XXXIX , très- 

K* 188. 
CALLIBALA. N- 189. 

LSATVRN. N- m. 



\ belles. 

JËlia, pi. I, n- 3, très-belles, 
l Ap\mleia, pi. VI, n' 2, très- 
I belles. 

iFoblicia, pi. XXXIII, n« 4, 
( très-belle. 

CajWa, pi. XI, n* 2, très-belle. 1 
iFundania, pi. XVIII, n° 1, 
\ très-belle. i 

tJulia, pi. XX, n» 3, très- 
I belles, un peu frottées. 2 



L.IVLI.L.F.CAESAR. N- ,99 K«««.Pl- XX, "• 4, très-belle, 

( un peu frottée. i 

\ Minucia, pi. XXVIIÏ, n** 5, 
\ une belle, une très-belle. 2 

A reporter 131 



(1) Celte pièce, par sa conservation, est une vcritiib!c anomalie au milieu 
de toutes les autre.-». Il me paraît difficile d'admettre qu'elle soit contem- 
poraine de la Guerre Sociale, sa conservation est duc à quelque circonstance 
particulière. 



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530 CHAPITRE IX. 

Beport 431 

L.MEMM,. «• 1,5. rirsiif"™' "■ '■ . 

CPVLCHER. N- .76. I ^ï,î?' P^- ^"' "• ^' ^'^" , 

p. SERVILI. M. F. RVLLI.(5mji/ta,pl. XXXYUI, n* 6, 
N» 211. I très-belle. 1 

ICalpumia, pi. IX, nT' Idet 

L PISOFRVGI. N' 2«^. î *^ (^^^^^^ avecRoma), très- 

I belles. 3 

D. SILANVS. L- F. ROMA. ( «^«^^ia, pi. XXlïl, n- 6, 7, 9, 
K» 213. ( très-belles. 3 

Total 440 

Pièces de la Guerre Sociale. 

Tète laurée. V I-/3TI-3 . j Friedlaender, O^kische 

j Figure debout, bœuf couché. [ Mitnzen, 

p^o22ie. )P^- ï^"** 4. Fleur de coin, t 

llème tète sans légende. 1 » n* 42 » 4 

m Huit chefs. N* 224 L f 

Même tète. ITALIA- Ini x nM8 » 3 

,i Huit chefs. iV 224 it. jpL X, n 48. » 3 

Même tète à droite. !» » » 4 

Même revers* Ibid, ( 

Tête d*homme casquée k droile. \ 

VU3ThD. (pi. IX, nMO. » 2 

K? Quatre chefs. >.HnNNn.>. l 
N* 222 b. ) 

Tête avec casque ailé. 1 

«? Les Dioscures à droile; à( ^ f^* 7. » 2 

l'exergue VI-/3T 1-3. N«224a.) 

Tête avec casque a panache à 

gauche. ClVTN0akH3.^hT- 

VlM. } » n- 9. 

1) Deux chefs. >.inNNn.>. 

N* 222 if. 

A reporter. . . , , 452 



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DÉPÔT EXAMINÉ PAR LE DUC DE BLACAS. 



531 



Eeport 
Tète couronnée de pampres à \ Fleur 
droite. CIVTNQaW3.^H- 

tj Taureau terrassant la louve, 

adroite. inNNn.>.-Collect. 

Blacas. N** 222 e 
Tète semblable, sans légende, 

le tout dans une couronne de 

laurier. 
m Semblable. VU^3TI-3 ; 

dans le champ N- — CoUect. 

Blacas. N* 221 n. 



152 

de coin (semblable à la 
pièce, pi. IX, 
n* 6, sauf que le 
revers est tour- 
né k droite au 
lieu d'être à 
gauche) (1). i 
inédite (2). 1 




Total général. 



154 



(1) La pièce, sur laquelle parait le groupe du taureau terrassant la louve, 
tourné à droite, est très-rare, mais elle a été publiée plusieurs fols. 
Yoy, FriedlaeDder, ioc» etY., p. 80. Cette pièce est gravée dans l'ouvrage de 
Dutens, Explication de quelques médailles, p. 239. — Mus, Pembroke, II, 
pi. LXXXYll; cf., Cat,, n*28S.-— MillingeD, Considérations sur la numisma- 
tique de fancienne Italie^ snppL, pi. Il, n* 16. J. W. 

(2) C'est le seul exemplaire des monnaies de la Guerre Sociale qui, à ma 
connaissance, porte la légende VUelliu, avec le redoublement de la lettre /, 
Cependant rautbenticité de cette pièce ne m'inspire aucun doute. 

J. W. 



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532 CHAPITRE IX. 

S in. 

Tableîm dc« monnaies d'or et d'argent frappées de 705 à 711 (i}. 

45 âr. j.-c. An 705 et suiv. CAESAR. Énée portant Anchise. — Denier. 
PI. XXXI, n- 10. Commun. — V.COLL.SA.SF.P. 

(Cohen, pi. XX, Julia, n° 9;. 



n. XXXI, n- 4. — CAESAR ou CAESAR.IMP. Quelquefois 

avec le chiffre III. Trophée. — Aureus (2), 
denier, quinaire. 

Or très-rare ; argent lrè.s-commun. — 
V. COLL. SA. SF. P. LIR (78). 
(Cohen, pi. XX, /w/ia, n»*13-l«). 



(1) U n*existe pas de pièces de cuivre frappées à ceUe époque par ordre 
PI XXXII II* 2 ^^ gouvernement. La seule pièce de cuivre de César, frappée par le préfet 
46-45 av. J.-c. C. Clovius, CQ 708-709, et qui porte la légende DICTER., n'est pas de 

fabrique romaine. (Ecktiel, Doct. num. vet., t. VI, p. 7, et t. Y, p. 169 et 
173). Les armes qui y sont représentées sont espagnoles, et, d'après cela, l'on 
peut supposer que cette pièce a été frappée en Espagne pendant la campagne 
de cette année. (Ram us, Cat. num. vet. Mus. régis Daniae, t. WtCaesar, 
n* 34). Comme le type de celte pièce diiïère complètement du type officiel 
des as, on doit la classer avec les monnaies provinciales. Cf. Ann. de 
Vinst. arch , 1863, p. 75. — Cohen, pi. LUI, Clovia, n* C. 

(2) L'aureus a été décrit par M. Cohen (Médailles impériales^ t. I, p. 8, 
n* 11), et publié dans la Revue numistn., 1800, pi. XVI, n" 3, — Cf. Num. 
Chronide, ne'w ser., vol. V, 1805, pi. I, n» 1, et ma. Vlî, 1867, p. 258 et 
suiv. Un exemplaire de ce rare aureus se trouvait dans la collection Blaca.«. 

J, W. 



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FIN l)K LA RÉPURUQUE. — OU ET ARGENT. 638 

An705etsuiv. MAGN. PRO.COS.îCN.PISO.PRO.Q — H.xxxi,n«is. 
Dénier. 

Rare.— V.C0LL.LIR(3). 
(Cohen, pi. X, Calpurnia, n"» 25). 



MAGN. PRO.COS.;VARRO.PRO.Q. — 

Denier (1). 



(1) Nous ne connaissons pas de pièces plus difficiles à classer convena- 
Idement que les quatre pièces suivantes de Pompée ou de ses ûls: 

l-^MAGN.PRO.COS. et au droit: VARRO.PRO.Q. -Denier. 

buste de Jupiter Tcrminalis. — Ce type fait probablement allusion au nom 
de Terentitis que Varron peut avoir rapproché de Terminus, comme il a 
fait dériver terminus ùq terra ou terere {de Ling. lat,, V, 21, éd. Mùller], 
et, comme son élève Verrius, cité par Festus (p. 360 et 351, éd. Miiller}, 
fait dériver terentum de terra. 

1^ Sceptre entre un aigle et un dauphin. — U existe quelques deniers fort 
rarts sur lesquels le type du droit se trouve répété des deux côtés, par suite 
sans doute d'une erreur de U part des ouvriers de la monnaie. 

Rare. — V.SA (I). — Cohen, pi. XXXIX. Tcrentin, n«» 5 et 6. 

2*^ MAGN. PRO. COS. a au droit : CN.PISO.PRO.Q. ~ De- pi.xxxi.nMs. 
nier. — Tête diadémée de Numa, NVMA, allusion à l'origine de la famille 
Caipurnia, qui avait la prétention de descendre d'un fils de Numa, nommé 
Calpus. (Plularch., Numa, XXI). 

T^ Proue de vaisseau. 

Rare. — V.CuLL. — Cohen, pi. X, Calpurnia. n« 25. 

3» ^ CN.MAGNVS.IMP. et au droit : M.POBLICI.LEG.PRO. 
PR. — Denier. — Tète de femme jeune et casquée. 

^ Un général, l'épée au côté, se tenant à la proue d'un navire, sur le 
point de débarquer, saisit une palme que lui présente une femme (/fijpânm) 
qui porte deux lances sous le bras, et un bouclier rejeté sur le dos. 

Ces pièces sont pour la plupart d'un travail asseï grossier, et elles ont pro- 
bablement été fabriquées par un artiste de province. (Cavedoni^ Riposta, 
p. 118). Trois exemplaires de cette pièce se trouvaient dans )a collection 
Pell.ssier, formée à Tunis (Exploration scient, de V Algérie^ t. XVI^ p. 435). 

Rare. — COLL.SA. (3). — Cohen, pi. XXXIII, Poùlicia, n« 8. 

Borghcsi et Cavedoni prétendent, il est vrai, qu'on a trouvé aussi celle 



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•^34 CHAPITRE IX. 

Raie. —V. SA. 

(Cohen, pi. XXXIX, Terenlia, n'» 6). 



pièce dans le trésor de Roncoffeddo; mais cette donnée nou» semble peo 
probable, et ne repose sans doute qoe sur ane erreur, car elle est eo eontra- 
diction avec ce que nous connaissons d'ailleurs de cette trouTalUe, et 
comme, d'un côté, trois exemplaires s'en sont trouvés à Saota Anna, et que, 
de Tautre, le prix n*en est pas très-élevé chex les marchands d'antiquités, 
cette pièce ne peut pas, par conséquent, être d'une très-grande rareté. Pietro 
Borgbesl^ qui a décrit le trésor de Santa Anna, indique sous la rubrique de 
la famille Poblicia la pièce n*" V de Morell. Mais Mofell a réuni sous le même 
numéro deux deniers différents; celui qui nous occupe et le n* 170 c de 
notre tableau chronologique, qui porte le nom de C. Malleolus; et comme, 
d'ailleurs, nous savons que ce denier a positivement été trouvé à Ronco- 
freddo, il e^t probable que les observations de Borgbesl et de Cavedonl s'ap- 
pliquent à cette pièce (n* 170 c), et non à celle qui ftilt l'objet de notre remar- 
que. — Cf. Ann, de finst, arch., 1863, p. 73, note. 

[Cavedonl (Bu//, arch. Haliano, t. I, p. 57) fiait quelques observations 
sur la conjecture de M. Mommsen, lequel répond à ces observations dans les 
Annales de V Institut archéologique (/. cit.), et persiste dans sa manière de 
voir] J. W. 

4- 1}) CN.MAG.IMP. 

On a prétenJu, mais ceci est une erreur, que le mot ROM A se trouve sur 
cette monnaie de cuivre. — As frappé sur le pied d'une once. [Voy. p. I&7 
et 1S8, note). —Type ordinaire. Riccio en a publié une empreinte dans son 
Catalogue^ pL VI, n» I. — Cohen, pi. LXIII, Pompeia, n* 0. 

Les trouvailles prouvent que les trois deniers en question manquent dans 
les plus anciens dépôts et, en particulier, dans celui de Cadriano, enfoui 
49 tr. j.-c. en 705; ils ne sont pas très-communs, il est vrai, mais ils ne sont pas non 
plus assez rares pour admettre qu'aucun ne puisse s'être trouvé dans œ 
dépôt qui était considérable. 11 est donc probable qu'ils n*ont été tnppés 
qu'en 705, ou même après. 

IH>ur ee qui regarde en particulier les deux premiers, qui évidemment ne 

doivent pas être séparés, il semblerait probable quils ont été frappés peu- 

«7 ar. j.-c. dant la guerre des Pirates, en G87, puisque M. Terentius Yarro a pris psrt à 

cette guerre sous les ordres de Pompée. Ëckhel (Doct, tmm. tet,^ U V, 

p. 28 1\ Borghesi, et enfin Cavcdoni {Saggio, p. U3; Hipasi,^ p. 210] sont 



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FIN DE LA RÉPUBLIQUE. — OB El ABGENT. 6S5 

705 et suiv. L.LÉNTX.MARC.COS