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Full text of "Histoire de l'ordre royal et Militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830"

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Gc 

929.718 

M45h 

v.3 

1788907 



REYNOLDS HISTORICAL 
GENEALOGY COLLECTION 



Gc 




3 1833 00674 6520 



/ 9.3 



HISTOîPvE DE L'ORDRE 

nOVAL ET MILITAIRE 

DE SAINT-LOUIS 

DEPUIS SON INSTITUTION EN 1603 JUSQU'EN 1830; 

PAR ALEX. MAZAS 

« 

Ancien officier d'état-major. 



T E R M I NÉ E 



PAR THEODORE ANNE 

Ancien garde du corps du Roi, compagnie de Noailles. 

DEUXIÈME ÉDITION , 

REVUE, CORRIGÉE ET C ON S I DÉ II A P LE M E N T AUGMENTÉE 



Ludnvictis Magrins instiluit IC!)3, 
ltcllicx virtulis pi-xiiiiiiin. 

[Dcviu de l'Ordre.) 

Jamais Louis XIV n'aurait pu soutenir avec avantage I 
lutte contre l'Europe coalisée, lors de la guerre de I 
Succession, s'il n'avait eu à su disposition la uionnai 
de la croix de Saint- Louis. 

(Napoléon. Discussion dans le conseil d'Étal 
dt l'institution de la Légion d'honneur.) 



Ouvrage contenant les noms de QUATORZE MILLE dignitaires ou chevaliers de l'Ordre. 



TOME TROISIEME, 



PARIS 

Fll'.MIN 1)1 DOT FRÈRES, FILS ET C" j B. DENTU, LlBHAlRE-ÉDITEfJ] 
Libraires-éditeur.', rue Jacob, 56. I\iIais-Roval , galerie d'Orléans , [3. 



1788907 



HISTOIRE DE L'ORDRE 



ROYAL ET MILITAIRE 



F 

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ATNT-T 



JL*. 



IjUUIO 



é-'""^ 



INTRODUCTION. 



D'Aspect, danslestroisvolumesdeson ouvrage intitulé : Histoire 
de l'ordre Royal el Militaire de Saint-Louis, et publié en 1700, 
n'a donné que les noms de quatorze cent trente-cinq dignitaires 
ou chevaliers; le présent ouvrage en contient quatorze mille. 

C'est le fruit de quatre ans d'un travail actif et laborieux, ac- 
compli au milieu de documents épars, souvent difficiles à retrouver. 

Nous n'avons rien épargné, ni temps, ni dépense, pour rester, 
du moins sous le rapport de la bonne volonté et du dévouement, au 
niveau de notre tâche. Cette édition compacte contient, nous de- 
vons le répéter, six fois plus de matières, au moins, que la pre- 
mière, et fait d'elle un ouvrage pour ainsi dire nouveau. 

Nous faisons cette observation, pour répondre à quelques lettres 
qui nous ont été adressées, et dans lesquelles on regardait le troi- 
sième volume que nous publions aujourd'hui comme un supplé- 
ment aux. deux volumes de la première édition.. 

11 n'y a pas eu réimpression , mais refonte complète de l'on- 



1J INTRODUCTION. 

vrage, addition de plus de huit mille noms, sans compter les états 
de services qui ne se trouvent pas dans la première publication. 

Ce dernier fait s'explique par l'ignorance où nous étions alors 
de documents précieux, authentiques, et qui empruntent une nou- 
velle importance au bouleversement amené dans les archives par- 
ticulières par nos révolutions. 

Nous avons eu souvent tant de peine à retrouver les noms qui 
nous étaient signalés, que nous avons voulu, au moyen d'indica- 
tions exactes, donner plus dé facilité aux recherches qui pour- 
raient être ultérieurement faites dans les ministères de la guerre 
et de la marine. 

Nous n'avons pas cité une seule croix de Saint-Louis dont 
l'authenticité ne puisse être prouvée. 

On a reproché aux deux premiers volumes, publiés en 1860, 
de contenir des noms dont l'orthographe n'était pas exacte. Notre 
réponse est facile. Nous avons laissé parler les registres officiels, 
et nous ne nous sommes pas permis de les rectifier. Il est bon 
que l'on sache que l'orthographe des noms s'est modifiée , et qu'il 
en est qui s'écrivent aujourd'hui autrement qu'ils ne s'écrivaient 
il y a cent ou cent cinquante ans. 

Cet ouvrage a deux auteurs, M. Mazas qui l'a commencé, et 
nous qui l'avons continué et terminé. Sur dix-huit cents pages 
environ dont, il se compose, quinze cents nous appartiennent, et 
sont le résultat de nos recherches. 

Ce sont ces recherches, parfois infructueuses, toujours longues 
et difficiles, qui ont retardé l'apparition de ce volume. 

M. Mazas n'ayant point laissé de notes, nous ignorons où il a 
pu puiser les éléments do son travail, et comme il n'a pu consul- 
ter les archives de la guerre et de la marine , il a dû s'aider de 
d'Aspect, des Etats de la France et des journaux de l'époque. 

Notre travail commence à la page 323 du premier volume, et, à 



INTRODUCTION. 11J 

dater de ce moment, les nominations prennent un caractère offi- 
ciel, puisqu'elles émanent des documents déposés aux ministères 
delà guerre et de la marine. 

Dans un article bienveillant, publié, à propos de notre ouvrage, 
par le Moi i iteur de l'Armée, on amis en parallèle les deux ordres de 
Saint-Louis et de la Légion d'honneur, et Ton a cherché à faire 
ressortir la supériorité égalitaire du dernier. L'exemple était tiré 
de la prise de Prague. On a fait observer que Chevert fut fait che- 
valier de Saint-Louis à cette occasion, et que le sergent Pascal, 
qui le suivit, ne put obtenir la même récompense, parce qu'il 
n'était pas officier, tandis que, de nos jours, il eut été également 
décoré. 

En ce qui concerne Chevert, et malgré la lacune qui existe dans 
les registres de l'ordre, de 1G95 à 1740, il y a là une erreur, qui 
du reste a été d'abord commise par 31. Mazas. La prise de Prague 
eut lieu le 2o novembre 1741 , et 31. Mazas dit, page 328, que Che- 
vert. fut fait chevalier de Saint-Louis et brigadier en 1743. Or, 
les Etats militaires portent que Chevert fut nommé brigadier le 
10 décembre 1741. C'était la récompense du fait de Prague. Quant 
à la croix de Saint-Louis, elle était antérieure. Il résulte des re- 
gistres-matricules que nous avons reproduits, t. I, p. 582, qu'il 
avait été indiqué en 1727, comme méritant cette croix qu'il obtint 
dans la période de 1734 à 1748. M. Mazas a confondu avec le titre 
de chevalier la pension de 1,500 livres sur l'ordre, qu'il obtint le 
l;i niai 1743, ainsi que nous en avons fait mention, t. I, p. Gu2. 
La pension n'était jamais donnée avec la croix, il fallait une an- 
cienneté dans l'ordre. 

11 serait injuste de juger un siècle d'après les idées d'un autre 
siècle, et de demander aune époque reculée ce que l'on n'a même 
pas conquis à l'époque à laquelle on écrit. 

lai reprochant à l'ancienne monarchie d'avoir eu pour les of- 



INTRODUCTION. 



fîciers une distinction qui n'était point commune aux soldais, on 
ne s'aperçoit pas que l'on fait le procès aux premières années de 
notre révolution. En 1789, les idées n'étaient plus celles de 1741: 
On avait proclamé l'égalité entre tous, et les titres nobiliaires 
avaient disparu. Le 1 er janvier 1791, l'assemblée nationale vota 
un décret, sanctionné par le roi, le 7 du même mois. Elle ne fit 
qu'un seul ordre des ordres de Saint-Louis et du Mérite militaire. 
C'était une belle occasion pour elle de mettre en action le prin- 
cipe d'égalité et de relever les soldats de la déchéance qui pesait 
sur eux. L'assemblée nationale y songea-t-elle? Nullement, 
• L'article 1 er porte : « A l'avenir, la décoration militaire sera 
accordée aux officiers de toutes armes et de tous les grades à 
vingt-quatre ans de services révolus. » • ■'■ ><j 

i 'La seule concession que lit l'assemblée se trouve dans l'article 
2, qui déclarait que cdes années de services comme soldat et sous- 
officier compteraient comme celles d'officier. » ' - ; : "-' !l 
-Jusqu'alors on n'en avait pas tenu compte. Mais, de 1791 à 1792, 
comme de 1693 à 1790 inclus, on ne pouvait être décoré que si 
l'on était officier. Comment peut-on donc reprocher à Louis XV 
de n'avoir pas fait pour le sergent Pascal ce que la révolution 
triomphante ne lit pas pour les soldats et les sous-officiers qu'elle 
appelait à elle? 

Nous respectons profondément l'institution de la Légion d'hon- 
neur, mais la croix de Saint-Louis avait un grand avantage sur 
Tordre créé en 1802 ; elle était exclusivement militaire ; elle était 
la î .'compense du sang versé pour l'État , et par cela même elle 
flattait davantage l'armée. ! 

Quand la croix d'honneur fut fondée , nous sortions d'une ré- 
volution qui n'avait laissé que des ruines , mais dont les excès 
étaient couverts parla gloire de nos armes, car l'armée fut tou- 
jours le palladium de la France. 



INTRODUCTION* V 

II. fallait reconstruire, et on ne put le faire qu'en ressuscitant 
ce qu'on avait follement détruit. Napoléon avait puisé le germe 
de son idée dans l'article 2 du décret de l'assemblée nationale du 
30 juillet 1791, ainsi conçu : . , . 

« L'assemblée nationale se réserve de statuer sur la distinction 
nationale unique qui pourra être accordée aux vertus, aux talents, 
aux services rendus à l'État, et néanmoins, en attendant qu'elle 
ait statué sur cet objet, les militaires pourront continuer de porter 
et de recevoir la décoration militaire actuellement existante. » 

Ce ne fut pas sans résistance que la Légion d'honneur fut 
adoptée. Elle eut des adversaires dans le conseil d'Etat , dans le 
Tribunat, dans le Corps législatif, et la majorité qui la vota fut si 
peu considérable, que, le principe reconnu, l'application n'en eut 
lieu qu'en 1804 , lorsque la République fît place à l'Empire. On 
trouvait ce principe contraire à celui de la république, et il suffit 
d'ouvrir les Mémoires du maréchal Gouvion Saint-Cyr pour 
voir que, même postérieurement, l'idée qui souriait à l'ancienne 
armée d'Italie ne souriait pas à l'ancienne armée du Rhin. 
Mais si cette institution était une anomalie sous la République, 
elle devint une nécessité par suite du rétablissement des formes 
monarchiques. 

« Je veux, disait Napoléon pour la faire consacrer, que la même 
croix brille sur la poitrine du soldat et sur celle du premier pré- 
sident de la Cour .de cassation. » C'était proclamer le principe de 
l'égalité, et cependant il ne poussa pas ce principe jusqu'à sou 
extrême limite. La croix d'honneur n'est pas complètement éga- 
litaire. Un soldat , un sous-officier peuvent être chevaliers, mais 
ils ne peuvent monter aux grades supérieurs. Il en est de même 
dessous-lieutenants et des lieutenants. Un capitaine ne peut aller 
au delà de la croix d'officier, et un colonel ne peut être grand- 
officier de l'ordre. 



VJ «INTRODUCTION. 

Ainsi, malgré le progrès dos idées, il y avait des restrictions, et 
ees restrictions justifient Je passé et mettent à néant les reproches 
qu'on lui adresse. 

Les deux premiers volumes conduisaient l'ordre de Saint-Louis 
depuis 1G93 jusqu'en 1792. Le troisième reprend cet ordre à son 
abolition en France , relate une partie des nominations faites à 
l'armée de Gondé et en Vendée, et arrive enfin à la période de 
18-14 à 1830. Il est terminé par un chapitre consacré à d'anciennes 
recherches, car, pendant ce travail de quatre années , nous avons 
écrit au milieu de réclamations et d'indications, qui nous for- 
çaient à chaque instant à faire un pas en arrière et à revenir au 
but que nous avions dépassé. 

La période de la Restauration montre quelle justice présidait 
aux actes du gouvernement royal. 11 récompensa à la fois les ser- 
vices qui lui avaient été rendus et ceux qui avaient été rendus à la 
France. Les émigrés durent produire leurs titres comme les au- 
tres. Les uns unirent à leurs services royaux leurs services dans 
Tannée impériale. Ceux que leurs convictions avaient conduits à 
rester fidèles à leur passé obtinrent dix ans de grâce. On a sou- 
vent parlé des émigrés avec défaveur, et cependant voici un fait 
qui prouve que, dans les luttes qu'ils soutinrent, l'amour de la 
patrie était resté profondément gravé dans leurs cœurs. En 1815, 
un émigré, M. Lefaucheux, sollicita la croix de Saint-Louis. La 
commission mixte, instituée pour l'examen des droits (voir plus 
loin, p. 201), lui reconnut vingt et un ans de services, années de 
grâce comprises , mais il en fallait vingt-quatre. Elle le recom- 
manda cependant au ministre, parce qu'en « 1790, commandant 
une patrouille de l'armée de Coudé, il lit prisonniers un officier et 
un sergent-major de l'armée républicaine, auxquels il offrit des 
secours pécuniaires avant de les remettre entre les mains du colo- 
nel de son régiment. Moreau, en avant été instruit, eut les mêmes 



INTRODUCTION. Vlj 

égards pour les officiers de l'armée de Condé. » Ce fut «cette cir- 
constance heureuse, attestée par monseigneur le duc de Bourbon, 
et indiquée dans l'état de services,» qui valut à M. Lefaucheux une 
croix bien méritée. 

. Nous avons cherché à donner satisfaction aux indications qui 
nous ont été adressées, mais nous ne pouvions aller au delà des 
registres, qui font de ce livre un document; incontestable, et nous 
prions nos lecteurs de consulter les errata et les deux tables alpha- 
bétiques. 

Enfin , on nous a demandé le chiffre des membres de l'ordre, 
existant encore aujourd'hui. Il nous est impossible de faire ce que 
les ministres de la guerre et de la marine ne pourraient faire eux- 
mêmes. 

Maintenant nous livrons notre œuvre au public. Nous n'avons 
pas la prétention de croire qu'elle estparfaite, mais du moins nous 
espérons que l'on reconnaîtra que c'est une œuvre honnête. Puisse- 
t-on trouver qu'elle est utile ! 



THEODORE ANNE. 



HISTOIRE 

DE L'ORDRE ROYAL ET MILITAIRE 



DE 



SAINT-LOUIS. 



DEUXIÈME PARTIE {suite). 
DE [745 à 1830. 



CHAPITRE PREMIER. 

Emigration. —Année de Gaulé. — Armées rie la Vendée. — Dignitaires île 
IVnlre, nommés de 179o à 1SOJ. — Chevaliers de Saint-Louis, nommés de 
1 71)2 à 17U7. 



L'émigration fnt-clle une faute, comme on s'est plu à le 
dire, comme on le répèle encore? Il faut, pour juger saine- 
ment les événements, se reporter à l'époque à laquelle ils se 
sont passés. La révolution était partout. Dans les provinces, 
on traquait les nobles et on brûlait leurs châteaux. Des cen- 
taines d'hommes se ruaient sur un seul. Les soldats el les 
marins destituaient leurs officiers et voulaient élire leurs 
chefs, qu'ils prenaient parmi leurs camarades. Mgr comte 
d'Artois et ses enfants, M. le prince de Coudé, Mgr le 
due de Bourbon, el Mur le due d'Knghien, avaient été 
forcés de quitter la France en 1780. Monsieur, comte de 
Provence, plus heureux que Louis XVI, parvint à franchir la 
frontière en 1791. Coblentz fut le point de ralliement vers 
lequel la noblesse se dirigea pour Fe concentrer. 

III. L 



a CHEVALIERS 

Elle devait rester en France, dit-on; elle devait se rallier 
autour du roi. Ou oublie que la préoccupation du roi était 
d'éviter tout conflit à l'intérieur; qu'à Versailles le roi n'é- 
tait défendu que par le guet qui quittait le service et par 
celui qui venait le prendre, et qu'il n'avait pas même au- 
tour de lui tous ses gardes du corps. On oublie que les me- 
neurs, maîtres de Paris, n'auraient pas souffert celle agglo- 
mération do serviteurs dévoués; on oublie les récriminations 
provoquées par la charge que le prince de Lambese lit sur la 
place Louis XV, à la tète de Royal-Allemand ; on oublie enlin 
que pour grouper la noblesse autour du trône il fallait un or- 
dre et que cet ordre ne fui pas donné. 

Laissons un émigré parler de l'émigration, (l'est à dix- 
sept ans qu'il quitta la France : « Les émigrés, dit-il, aban- 
donnèrent leur pays, leurs foyers, leurs propriétés, tout ce 
qu'ils avaient de plus cher au monde, pour suivre la ligne 
qu'une conscience intime leur disait être celle de l'honneur et 
du devoir. Ils se réunirent en corps, prirent les armes, et 
attendirent en silence le moment où ils seraient appelés à re- 
conquérir la terre qui les avait vus naître, que leurs pères 
avaient défendue au prix de leur sang, et qui maintenant les 
rejetait de son sein. Je n'ai jamais compris comment on a pu 
sérieusement l'aire aux émigrés un crime de la résolution 
qu'ils se virent forcés de prendre, ni même comment on a 
pu, de bonne foi, regarder l'émigration comme une faute. 
Elle fut, pour eux, un grand malheur, j'en conviens, mais 
un malheur auquel ils se soumirent à regret et par l'effet de 
l'a plus déplorable nécessité. La révolution n'avait-elle pas 
commencé par mettre les armes à la main à tout ce que la 
populace a de plus abject ? N'avait-elle pas ensuite déchaîné 
ces hordes sanguinaires contre tous les hommes distingués^ 
soit par leur naissance, soit par leurs fonctions, soit par leur 
richesse? Ne travaillait-elle pas depuis plusieurs années, par 
les trames les plus savamment ourdies, a éparpiller et à iso- 



m 17D l J A 175)7. [i 

1er les victimes désignées, dont le nombre était d'ailleurs, 
par la nature des choses, inférieur à celui de leurs cruels ad- 
versaires? La fuite netait-elie pas, dans celle position, l'uni- 
que parti à prendre, et n'offrait-elle pas, en outre, l' avantage 
de réunir sur un point ceux que Ton avait séparés avec tant 
de perfidie : réunion qui leur permettait de tenir tète à leurs 
ennemis, qui s'étaient ilattés de les opprimer un à un ? Quand 
à ces considérations on ajoute la voix de la religion, qui en- 
traînait loin d'une terre impie, celle de la loyauté, qui criait 
que l'émigration était le seul moyen de servir le roi, et celle 
de l'espérance, qui peignait le triomphe comme assuré et le 
retour comme prochain, on pourra admirer le dé\ouemenl 
A^> émigrés, plaindre leurs infortunes, mais jamais les blâ- 
mer (I). » 

Demandez à l'orangerie de Versailles, au 10 août, au 2 sep- 
tembre, aux échafauds en permanence pendant quinze mois, 
ce <pie sont devenus, ceux qui n'ont point quitté la l'rance, 
et blâmez ensuite, si vous l'osez, les émigrés qui préféraient 
la mort sur le champ de bataille à la mort par la main i\u 
bourreau ! 

L'armée de Coudé combattit vaillamment, et la Vendée, 
d'un autre côté, déploya un héroïsme surhumain. Ce n'était 
point une guerre ordinaire; car, tandis qu'en Vendée des 
hordes sanguinaires égorgeaient les vieillards, les femmes et 
les enfants, incendiaient les moissons et les chaumières 
d un peuple (pie Napoléon devait plus tard saluer du titre 
de peuple de géants, Vandamme écrivait au Comité de 
salut public : « Une centaine d'esclaves ont mordu la pous- 
sière, et nous en avons pris environ soixante, sans compter 
rou\ que les soldats vont attraper encore; dans le nom- 
bre de* prisonniers se trouvent trois émigrés. J'ignore si 

(I Î)U Ans <><■ ma vie, où Histoire de mun vmif/raliou, par li. de Corbelieni, 
•ix'^.li.'r do Suint-Louis, ancien volontaire de Damas, I vol. in-8 -, 1827, i>. 2H 



, 4 C11EVALIËIIS 

vous connaissez le traitement que je leur lais quand j'ai le 
bonheur d'en attraper: je ne donne pas à la commission mi- 
litaire la peine de les juger; leurs procès sont faits sur-le- 
champ; mes pistolets et mon sabre font leur affaire. . . Pour 
celle fois les tyrans seront totalement exterminés. Vive la ré- 
publique une et indivisible (1)1 » 

A coté de ces horribles paroles, il est bon de rappeler celles 
de l'émigré que nous venons de citer. 11 raconte le combat 
de Grosselies, en 1794-, combat qui eut pour résultat la re- 
traite de Tannée républicaine et la levée du siège de Cha'r- 

leroi : 

« La plaine, qui ne présentait à la vue qu'un champ de car- 
nage et de dévastation, offrait en même temps deux exem- 
ples frappants : L'un, des effets terribles du canon ; et l'autre, 
des efforts impuissants du courage malheureux. Le premier 
était une file de vingt grenadiers hongrois renversés par un 
seul boulet; l'autre était le corps d'un colonel républicain, 
qui, nouveau Curtius, s'était dévoué pour sauver son régi- 
ment. Je le vis étendu sur la poussière, près du moulin de 
Grosselies, entouré d'ennemis que sa valeur avait immolés. 
Ce colonel, voulant favoriser la retraite de son régiment, 
serré de près, s'était mis à sa queue, et, tenant tète à la ca- 
valerie autrichienne qui le poursuivait vivement, il en avait 
longtemps soutenu seul le choc; enfin, après une lutte longue, 
sanglante, et qui devenait trop inégale, enveloppé par sept 
hussards, dont il avait lue deux et mis trois hors de com- 
bat, il succomba glorieusement sous ses nombreuses blessu- 

(1) Meolution de l'aris, par Prudhomme, 21* livraison, p. 113, lcUre du 
1» brumaire an 11 l'il octobre I7'.>3).- Ce farouche républicain, cet egorgeur 

de pionniers, cet ennemi .le. tyran,, Quil par s'amender. Il devint comle, gr 1 

officier, grand ai^le de la Légion d'honneur, grand'-croix de l'ordre du Mente 
militaire de Wurtemberg, et, quand il commandai! en chef, il acceptait sans façon 
le litre d'Excellence. Il trouvait bon qu'on 
truire, puisque c'était à son profit. 



DE 1792 A 1797. 5 

rês, au nombre desquelles se trouvait la perte de son poignet, 
coupé par un coup de sabre. A quelques pas derrière lui, gi- 
saient sur le terrain deux chevaux de selle que conduisait son 
domestique, et qu'un môme boulet avait abattus. J'ignore le 
nom de ce brave officier; les fastes de la gloire révolution- 
naire auraient dû nous l'apprendre, mais ils se taisent à son 
égard. Je serais heureux: si je pouvais contribuer à réparer 
cette injustice; car la valeur, à quelque parti qu'elle appar- 
tienne, est un titre de gloire et eut toujours des droits à mon 
estime (1). » 

Pendant huit ans, émigrés et Vendéens luttèrent avec une 
égale ardeur, et la mêlée ne cessa que lorsque la république 
haletante tomba sous le joug d'un capitaine heureux, qui, 
d'abord consul, finit par se faire proclamer empereur. On a 
fait un crime aux royalistes d'avoir combattu ; mais ils ne 
combattaient pas contre la France, ils combattaient contre un 
gouvernement de bourreaux et d'assassins. Jamais les Anglais 
n'ont reproché aux Irlandais fidèles à Jacques 11 d'être venus 
-o langer sous les drapeaux de la France, et cependant ils 
les trouvaient devant eux au combat des Dunes, en Flandre, 
en Espagne, sous Louis XIV; à Fontenoy, à Rocoux, à 
I awfrld, sous Fouis XV. Jamais, en Angleterre, on n'a traité 
d'impie la guerre de 17F5-174G, faite par les Ecossais pour 
rétablir la monarchie des Stuarls. Les Vendéens sont lis 
Ecossais d'un autre temps, et les émigrés les Irlandais d'une 
autre époque. 

Pendant le cours de l'émigration, les promotions suivantes 
'"ivnl lieu dans les dignités de l'ordre de Saint-Louis : 

Commandeurs : de Beaumanoir, c 20 janvier 1801; mar- 
quis de Balivière, idem; comte de Chalup, maréchal de camp, 
I ;> novembre Ï79G; Cely, idem, L 2i octobre 1707; comte de 
Uu-queray, chef d'escadrons, 8 février 179.X; du Castellet, 

I. Du- Ans fie ma nV, pic., r .p. 104 el 103. 



(J CIIEYALlfilIS 

idem, 8 février 1798 (1); chevalier deCarbonnier, el de Chaut' 
pigny, maréchaux de camp, l' 1 ' juillet 1797; comte de Damas 
(Etienne-François) (2), idem, 20 janvier 1 <S( ) 1 ; comte d'Aigre- 
mo\\t,idem, 1793; vicomte du Hautoy, idem, 24 octobrol797; 
baron Danger, idem, 21 octobre 1797; comte de Fléchin, 
20 juillet 1799 (en marge : promesse du cordon rouge quand 
on eu délivrera); comte de la Grandière, chef d'escadre, 8 fé- 
vrier 1798; de Jobal, lieutenant-colonel de cavalerie (sans 
date); de Juzancourt, 20 janvier î 801 ; marquis de la Porte- 
Vezins, chef d'escadre, 8 février 1798; de la Saullaye, maré- 
chal de camp, o janvier 1797; la Laurencye, idem, l' r juil- 
let 1797; chevalier de la Varenne, idem, 21 octobre 1797; 
marquis de Monspey, idem, 2 i octobre 1797; chevalier de 
Maiseigne, maréchal de camp, colonel des carabiniers, 1G oc- 
tobre 1797; vicomte de Bareniin - Montchal } maréchal de 
camp, 20 janvier 1801 ; de Mayrot, même date; marquis de 

(I) Il y a évidemment erreur de la part tlu copiste qui a relevé, en 1<SI I, les lisfes 
•le l'émigration; il s'agit des chefs d'escadre, l'un de 1781, l'autre de lTSii. L'.l/- 
manach royal de 1788 dit : le marquis du Castellel. 

(â) Chevalier de Saint-Louis en 178G(voir t. II, p. 500), étant colonel du régiment 
du Vexin, émigré en 1791, commandant la compagnie des officiers de son régiment 
à l'année des princes jusqu'au 31 décembre lT'.l^, aide-major faisant les fonctions 
de major général du corps d'émigrés pendant la défense de Maastricht en fé- 
vrier 171)7); leva une lésion de son nom à la solde de la Hollande en 1794 après 
le siège de Maastricht, eut un cheval lue sous lui à Nimègue, même année : ma- 
réchal de camp en 179o ; débarqua à Quiberon avec l'infanterie de sa légion le 
li juillet 1793. Ce corps ayant été détruit à l'attaque de Sainte-Barbe le surlen- 
demain, le comte Etienne de Damas échappa aux suites de cette douloureuse 
journée, et rejoignit l'armée de Coudé en mars 17'Jii. continua d'y servir, et était 
présent au licenciement do cette armée le 1"> avril lNUl en Styrie. — Grand'- 
croix en 1S1 i (a). (Voir 181 i.) 

(o 1 On a beaucoup parlé «le l'espiii aristocratique îles émigrés. M. de Corbeliem, que nous 
avens cité, et quj était à Quiberon, raconte dans son ouvrage, p. 103,1e fait suivant: «Lu 
poste de quatre hommes, avec son caporal, avait été commandé pour monter la garde au luit 
lVniliièx le : deux hommes furent tournis par Périgord, et les deux autres, a ver le caporal, par 
Damas; le hasard voulut i| 1 "' ce caporal eut été, avant la révolution, marmiton chez M. le 
comte deÇhoiscul-PrasIin, tandis que ce seigtieui lui-mèine, simple volontaire dans la légion 
de Péiigord, se trouva parmi les deux hommes fuuriiis ce jour-là par celle légion, un \;t ainsi, 
dans cette occasion, un comte deCboiscul Praslin commandé par son mariniloU. » 



DE 171)2 A 1797. 7 

Ma/.ancourl, maréchal do camp, même date; comte de Mar- 
iantes, lieutenant général, 15 novembre 179G; marquis de 
Mauroy, maréchal de camp, 2i octobre 1797; de Nadal, 
mêmes grade et date; baron de Pont-V Abbé, même grade, 
7 septembre 1797; dellison, 20 janvier 1801 , comte de Ilu— 
range, même date; de Rivière, 8 février 1798; marquis de la 
Uozièrc-Caiiet. maréchal de camp, 15 novembre 1790; comte 
«le Cillai l de Surville, chef d'escadre, 8 février 1798; Sai- 
gnes, maréchal de camp, 1793; comte de Vaugiraud, maré- 
chal de camp el capitaine de vaisseau, 8 février 1798; comte 
de la Chapelle (Lefillenl), maréchal de camp, 15 novem- 
bre 179G. 

(lran/1's-croix : Le comte d'Hector, lieutenant, général des 
armées navales, 8 février 1798: le comte de la Chapelle 
(Lefillenl), lieutenant général, major général de l'armée des 
princes, ministre de la guerre, même date; le vicomte de 
liéhague, lieutenant général, \ février 1799; de la Saulaisi \), 
20 janvier 1801; marquis de Yauborel, maréchal de camp, 
même date; le comte de Mellet, maréchal de camp, 12 dé- 
cembre 1797; de Manson, maréchal de camp, commandant 
l'artillerie, 2 \ octobre 1797; Albert de Hioms, 8 février 1797; 
le comte Wall, lieutenant général, sans date; le comte de 
Vioménil, maréchal de camp, 1793; le comte de Béthisy, 
mêmes grade el date (2). 

Mérite, militaire. Grantt -croix : le baron de Hahn, lieute- 
nant général, 20 janvier 1801. 

( wnmandeurs : le baron de Balthazard, maréchal de camp, 

I Fcrilla Saullaye aux commandeurs. 

- M. le comte de Béthisy est pot-lé sur le registre des officiers reçus chevaliers de 
■ iml-I.ouis par M. le prince de Coude pendant l'émigration, comme avant 
-t< (ïiil grand'- croix le 50 février 1793, et ce registre lui demie le grade de lieu- 
tenant çénéra). — V.llmanach royal de 1SI7 porte, p. 513 : le comte de Kéthisy, 
lieutenant général le 20 janvier 1801 : et, p. iiû : grand'-croix de Saint-Louis, 
le.... 1701. — On voit combien il est difficile de se reconnaître an milieu de ,-,< 
date? m différentes, et extraites cependant des documents officiels. 



8 CHEVAL1EIIS 

février 1796; le comte de Saint-Gratien, 30 novembre 1799; 

le baron de Hahn, maréchal de camp, 20 janvier 1801. 

En tout, onze grand's-crôix, trente-sept commandeurs de 
Saint-Louis, un grand'-croix et trois commandeurs de l'ordre 
du Mërit militaire. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1792, à l'armée des Princes (1), 

Favcrnay (Jacques-François-Fatton), garde du roi (2); 
Faucigny-Lucinge (le chevalier Amédée, comte de) major en 
second (3). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1793. 

De Plenrre (Charles-Louis-Antoine-Désiré), capitaine de ca- 
valerie (i); le chevalier de Bressolles (François-Denis), capi- 
taine dans la légion Roger de Damas (o). 

On nous a signalé, parmi les chevaliers de Saint-Louis nom- 
més en 1793, M. Peureau de Chavegrand, commandant les 
chasseurs à cheval, au siège de Lyon, sous les ordres de .M. le 

(1) Les princes île la famille royale recevaient la croix de Saint-Louis après leur 
première campagne. Monsieir, comte île Provence, depuis Louis XVIII, n'ayant 
fait campagne ni sous Louis XV ni sous Louis XVI, n'était point chevalier de Sainl- 
Louis. Il prit cette croix à l'armée île Cou lé. 

(2) Né en 17.">i, lieutenant au régiment de l'Ile-de-France en 1772, garde du 
corps du roi, compagnie de Luxembourg, en 177^i, qualifié capitaine de cavalerie 
en 178C»; était de service les .*» et G octobre 1780, el fut blessé d'un coup de l'eu. 
Émigré en 1791, major de la légion royale de Saint-Mare, à Saint-Domingue, 
en 179-i, mort en 179(i. (.-Jrchives de la famille.) 

Çt) Reçu le 28 février 1706. Registre de l'Émigration.) 

(1) Ordonnance du n>i, du 10 février lSl.'i, qui nomme il. de fleurie cheva- 
lier de Saint-Louis, avec rang du 29 avril 17!C>. — 11 fut reçu le \o février 18!,'» 
par S. A. R. Monsieur. [Fiches de classement.] 

(5) Reçu par M. le prince de Coudé le lli janvier 1701. (Registre de M. le 
prince de Coudé, Emigration, fol. 2." — Il y a , au ministère de la guerre, 
deux registres concernant les croix accordées pendant l'émigration : l'un , 
signé' par le ministre il a la maison du roi ; l'autre, par S. A. S. M. le piince de 
Cm !é. 



DE 1792 A 1707. 9 

comte de Précy. M. de Précy, en vertu des pouvoirs qu'il te- 
nait de Monsieur, comte de Provence, régent, décora M. de 
Chavegraud sur le champ de bataille, d'après les traditions de 
la famille; mais les promotions de cet héroïque général ne se 
trouvent pas portées au Registre de l'Emigration. 31. de Cha- 
vegrand a expié sa foi politique sur l'échafaud le 29 prairial 
an II, et sa veuve obtint une pension, sous la restauration, à 
la recommandation de M. le marquis d'Autichamp. M. de 
Chavegrand n'a laissé qu'une fille, morte récemment, et qui 
avait épousé M. Raffelin. Des enfants issus de ce mariage, il ne 
reste que M. Auguste Raffelin , correcteur à l'imprimerie de 
MM. Didol, et c'est avec un vif regret que nous ne pouvons 
donner la consécration officielle à cette croix si bien gagnée 
et si chèrement payée. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1794. 

S. A. S. Mgr le duc d'Enghien ( Louis-Antoine-Henri de 
Bourbon) 1); le vicomte de Béthisy (Charles), colonel 

I) Né à Chantilly le 2 août 1775. — Quitta la France le 10 juillet 1780 ; chargé 
d'un commandement dan; l'armée de son grand-père, il se distingua au passage 
de I lini (u), le 12 septembre; au combat de Weissembourg, le 15 octobre, et à relui 
île Berstheini, le 2 décembre 170,"; il lit la campagne de 1790; reprit les armes 
• il 1"!>9, et se retira à Etlenheim, en 1801, après le licenciement de ['armée 
d- Coudé. Lulové d'Kttenlieim pir un détachement, dans la mit du lîi au 
10 mus IN0Î, il fut livré à une commission militaire, condamné à mort et fusillé 
• \ ii ci nues le 20 du même mois, à cinq heures du matin. [Dictionnaire des dates, 
!" M. d H.irmnnville, t. I« p. 1001.) — Ce crime horrible a été flétri par tous 
I » historiens. Le prince était innocent, et il fut traité comme coupable. « Il était en 
pu. neutre, et, pour se saisir de lui, il fallut violer le droit des gens. Le premier 
consul lit rédiger tous les ordres, et les signa lui-même. Ils étaient complets et po- 
•tiX 1!- contenaient la composition de la commission, la désignation àe> colonels 
ili- h garnison qui devaient en être membres, l'injonction de se réunir immédiate- 
ment, pour tout finir dm-; la nuit ; et si, comme on ne pouvait en douter, la con- 
damnation était une condamnation à mort, de faire exécuter le prisonnier sur-le- 
•liimp.... Le h nit »e répandit dans Paris qu'un prince avait été saisi, transféré à 

■i ( '..■m- anuiriTUt lie» lu l" oY-ci'mbie 1800. 



10 CIIEVALIKI'.S 

au régi tuent deHohenlohe(l); le 'baron deYiomesnil (Charles- 

Vincennes et fusillé. L'effet fut grand et déplorable... Les honnêtes gens furent 
désolés île voir un gouvernement, admirable jusque-là, tremper ses mains dans le 
sang, et en un jour se mettre au nive.au de ceux qui avaient fait mourir Louis XVI, 
et, il faut le reconnaître, sans l'excuse des passions révolutionnaires.... Il n'vavait 
de satisfaits que les révolutionnaires ardents.... aucun d'eux ne craignait plus que 
le général Bonaparte travaillât désormais pour les Bourbons. Singulière misère de 
l'esprit humain ! Cet homme extraordinaire, d'un esprit si grand, si jusle, d'un 
cœur si généreux, était naguère encore plein de sévérité pour les révolutionnaires, 
et pour leurs excès. Il jugeait leurs égarements sans aucune indulgence, quelque- 
fois même sans aucune justice; il leur reprochait amèrement d'avoir versé le sang 
de Louis XVI, déshonoré la révolution, rendu la France inconciliable avec l'Eu- 
rope. 11 jugeait ainsi dans le calme de sa raison ; et lout à coup, quand ses passions 
avaient été excitées, il avait égalé en un instant l'acte commis sur la personne de 
Louis XVI, qu'il reprochait si amèrement à ses devanciers, et s'était placé, à l'é- 
gard de l'Europe, dans un état d'opposition morale, qui rendit bientôt la guerre gé- 
nérale inévitable. » [Histoire du Consulat et de l'Empire, par M. Thiers, t. IV, 
p. G02 à G 1 0. ) ■ — Voir encore les Mémoires du roi Joseph, t. I er . On y trouve des 
détails intéressants sur cet horrible événement et sur les efforts que lit Joséphine 
pour changer la résolution de son mari. M. le prince de Coudé avait, avant la 
révolution, reporté sur le jeune Napoléon la bienveillance qu'il avait promise à 
Joseph, el le malheureux grand-père voyait son petit-fils immolé par son ancien 
protégé. Mgr le duc d'Enghien avait trente-deux ans quand il mourut. 11 avait été 
reçu chevalier de Saint-Louis par son grand-père, et la mention se trouve au re- 
gistre de M. le prince de Condé. 

Delille, dans le poème de la Pitié, a célébré la gloire des Condé. 

Qu'on ne me vante plus ce triple Gtîryon, 

Dont trois âmes mouvaient la masse épouvantable. 

J'aime à voir, surpassant les héros <!e la faille, 

In même espoir mouvoir trois héros à la fois; 

Conclu, Bourbon, Enghien, -e font d'autres Hoctois; 

Et prodigues d'un sang chéri de la victoire, 

Trois générations vont ensemble a la yloire. 

(I) Porté au Registre de l' Emigration, fol. 19, sans indication de grad.- ni de 
date ; mais on trouve, au Registre de M. le prince de Condé fol. 2 : « Tra- 
vail de Mgr comte d'Artois, à II r:: : sa nomination a été tnvovée au comte 
de Béthisy, son père. » —Le comte de Béthisy, maréchal de camp, le IGjnin 1809. 
(Almanacli royal 'de 1817, p. .M G.) — Commandant la seconde brigade de la 
seconde division d'infanterie de la garde rov de. t n 1815. .Même Ahnanach, p. :*>ol .) 
— Né vers 1770; fit toutes les campagnes delà Vendée contre les républicains, et 
ne revint en France qu'en 181 i ; député en 181;», c'est à lui qu'appartient la fameuse 



DE 1792 A 1797. M 

GabncUDuIioux) (1); ic chevalier de Damoiseau (Yiclor- 
Fraucois-Louis), ciipitaino d'artillerie dans la légion Roger 
do Damas; le vicomte de Mory (André-Jérôme-Lamire) (2); 
le baron de Chastegnier (Charles-Louis) (3); le comte de 
Ville (1), chasseur noble, légion Roger de Damas; de Lau- 
lanié (Raymond) (5) ; Da\ igneau (Pierre-Marie) (6). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1795. 

S. A. R. Mgr le duc de Berry (Charles-Fcrdinand-d'Ar- 
lois) (7). 

pxelaniîlion : Vive le Roi quand même! Cette maison illustre, dont il est fait men- 
tion dès le temps des croisades, avait à Paris, rue Béthisy, un liôtel où l'amiral de 
Colijrny f.it assassiné, en 1372, dans la nuit de la Saint-Barthélémy, (Diction- 
naire des ]>ates, par M. d'Harmonville, 1843, t. I", p. fi24.) 

(1) Ordonnance du roi du 3 décembre 182G, qui donne à M. le baron de Vio- 
meenil, maréchal de camp, rang dans l'ordre de Saint-Louis, dii 20 février l79i, 
jnur de sa réception. (Archives de la guerre.) 

(2) Colonel, attaché au régiment de Conti-infanlerie en France, lieutenant îles 
chaleurs nobles, compagnie n" 2, ;i l'armée de Condé. (Registre de M. le prince 
,/.. Conde'.) — Il fut reçu, le 20 avril 1794, par le maréchal duc de Broglie. (Ar- 
c/tires de la famille.) 

(3) Chef d'escadron au régiment de la Reine-cavalerie en France, brigadier dans 
l.i cavalerie noble à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 10 août 1794, 
reçu, le 23 janvier 1703, par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de 
Condè,fo\.i.) 

(lj lra\ad de Mgr comte d'Artois, à llam. — Sa nomination a été envoyée au 
comte de Ville, son père. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 2.) 

• >> Lieutenant au régiment du Perche, en France, cavalier noble à l'armée de 
''■""'••. reçu, le 23 août 1793, par M. le prince de Condé. (Registre deM.le prince 
d< Cumlé, fol. 1.) 

1 Lapitauic au régiment de Viennois en France, chasseur noble, compagnie 
» S, a 1 armée de Condé, reçu, en juin 1794, par M. le prince de Condé. (Registre 
«/•• .»;. /«■ prince de Condé, fol. 3.) 

(<. Ne a Versailles le 24 janvier 1778, chevalier des ordres du roi le 31 mai 
I7>9, second fils de S. A. [{.Mgr comte d'Artois (depuis, le roi Charles X), 
•I de Marie-Thérèse de Savoie. H lit ses premières armes devant Thionville, en juil- 

' '''--!. sons les ordres de -on père, qui commandait le centre de l'armée; lit la 
• iiii|ijgiu< de I ,;it, ,i | ..urne île Coudé, comme volontaire: commanda la cavalerie 



12 CllEVALIEIlS 

Le comte de Nantouillet, colonel adjudant de Mgr le 
duc de Berry; le chevalier de Contye, capitaine aux 
dragons de Bourbon; le chevalier de Pons, capitaine de 
Royal-Normandie, cavalerie; le comte de Caslries, capitaine 
au régiment de Caslries; de Fabert; de "Fayot, garde du 
corps (1); le comte de Frotté (Louis) (2); Pioger; le vicomte 
de Pioger de Saint-Perrons (Henri-Amant), capitaine; le che- 
valier de Lourmel (le Normand); le chevalier de Lamoignon 
(Christian) capitaine; Àchard de Saint-JMauvieux (Julien- 
Louis, chevau-léger de la garde (3) ; 

(te celte armée enlTOG, et fit les campagnes de 1795, 1790 et 1797. En 181-i, il 
débarqua à Cherbourg, et fut reçu avec enthousiasme. Le roi le nomma colonel 
général des chasseurs à cheval et chevau-légers-lanciors. Lors du retour de Napo- 
léon, en 1815, il prit le commandement de l'armée réunie sous les murs de Pari-', 
et, lorsque le roi dut quitter Paris, dans la nuit du 20 mars, il commanda les trou- 
pes de la maison militaire chargées de couvrir la retraite. Pendant les cent- 
jours, il commanda le camp d'Alost, où se tenaient réunis les fidèles serviteurs de 
la royauté. Le 15 février 1820, il fut assassiné par Louvel, et mourut le lendemain 
en demandant la grâce de son assassin. Loyal et généreux, brave comme tous les 
princes de sa race, sa mort fut l'objet d'un deuil universel. Il eut de <on mariage 
avec S. A. 11. Madame Marie-Caroline-Ferdiuande-Loube, princesse des Deux- 
Siciles, Louise-Marie-Thérèse, Mademoiselle, aujourd'hui duchesse de Parme, et 
llenri-Charles-Marie-Dieudonné. duc de Bordeaux - , aujourd'hui Monsieur le comte 
de Chamhord. 

(1) Porté d'une autre part sous le nom de Du Fayet. 

(2) Chevalier de Saint-Louis le I e1 ' décembre 1795, reçu le même jour. (Regis- 
tre de l'Emigration.) — Commandant les royalistes de la Normandie. Il fut fusillé 
sous le Consulat; on déchira le sauf-conduit qui le protégeait, et on le traduisit à 
Verneuil devant un conseil de guerre convoqué par LelYbwe, depuis maréchal, et 
duc de Dantzick. Parmi les officiers désignés pour siéger, nous ne voulons pas nous 
senir du mot juges, se trouvait le colonel de dragons Louis Bonaparle, père de 
Napoléon 111; niais il refusa avec indignation, déclarant hautement qu'il ne voulait 
pas tremper dans un assassinat. On fut obligé de chercher un officier moins scru- 
puleux, et on le trouva. 

(5) Chevalier de Saint-Louis le 2 août 1795. (Registre de l'Emigration, f" 108.) 
— Chevau-léger en France, cavalier noble à l'armée de Coudé, chevalier de Sainl- 
Louis eu août 1795, reçu, le 2."> août, par M. le prince de Condé. ( Re- 
gistre de M. le prince deCondéfi" 5.) On nous a signalé M. le comte Aehaid de Bon- 
vonloir, député de la Manche sous la restauration, et qui psi porté dans \'Alnwnach 



DE 1702 A 1797. 13 

Oc la Biche (Joseph)(l); 

De Champreux (Jean-Etienne) (2), cavalier noble; le baron 
Ihigon de Marcellanges Nicolas) (3), chasseur noble; dePé- 
rônnet (4), sous-lieutenant de gendarmerie; le vicomte de 
Montesson (An tome-Louis-Hector) (5); deMontaignac (Henri), 

royal de 1830, p. 154, avec la double qualité de chevalier de Saint-Louis cl de 
la Lé-ion d'honn ur. Nous n'avons pu le retrouver sur les registres de l'ordre, et 
cependant sa nomination ne peut être mise en doute. 

(I) Garde du corps du roi en France, brigadier au h' r régiment de cavalerie 
noble, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 15 février 1795, reçu le 5 avril 
par M. le prince de Condé. [Registre de M. le prince de Condé, f° ï.) 

■;2) Garde du corps du roi, chevalier de Saint-Louis le 10 février 179i>. (/Je- 
gistre de V Émigration, V 30.) — Jean Etienne, gai de du corps en France, cava- 
lier noble, 2 e régiment, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 15 dé- 
cembre 17D5, reçu, le 28 février 1700, par M. le prince de Coude. {Registre 
de M. le prince de Condé.) — 10 juillet 1820, pension de 300 francs sur l'ordre 
à M. de Champreux (Jean-Étienne), chevalier de Saint-Louis du 10 février 1705. 
[Registre dt\s Pensions de 1K1 i à 1850.) 

(5 Chevalier deSaiift-Louis le 2 août 1705. [Registre de l'Émigration, l" 108.) 
Cipitiiuc au régiment de Beauvoisis en France, chasseur noble, compagnie n" 0, à 
l'armée du Condé. — Reçu, le 25 août, par M. le prince de Condé. [Registre 
(/' .1/. le prince de Coudé.) 

;i, De Péronnet (Jcan-Anne-Éloy), chevalier de Saint- Louis le 50 décembre 
17'.i5, reç-i le lendemain par le comte de Cossé-Brissac, capitaine-colonel dus 
Cent- Suisses. - Colonel de cavalerie le 29 mars 1810. [Pièces et brevets commu- 
niqués.) 

5) Le vicomte de Montesson. — 11 est porté sans grade ni date au Registre de 
l'Émigration, P 108 ; mais il semble appartenir à la promotion du 2 août 1795, ce 
•lui est confirmé par la mention suivante, faite au Registre de M. le prime de 
l'vndè: » Meslre de camp d'Orléans-cavalerie en France, commandant le régiment 
•l« vu, nom à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis en août 1795, reçu le 25 
pat S. A. S. M. le prince île Condé. » — Il y a une erreur dans celte note, 
. t la i ■■ itilic.iiio-.i se trouve dans l'état de services suivant : « Le chevalier de Mou- 
le.-ioii Antoine Louis-Hccloi), né le 21 août 1752, mousquetaire, deuxième com- 
p.Kiiip, en 1771, reformé en 1775, sous-lieutenant au régiment de Blaisois en 
I77S, ra...- de capitaine dans Orléans-dragons en 1779, capitaine en second eu 
1783, im-slrc de camp en second du régiment d'Orleaus-infanterie en 1781. —Lu 
I78li, «rutilualion de 1. SOU livres. — i785, fort occupé de l'instruction de son 
re.-i.n nt. RcgUtre dit régiment d'Orléans infanterie, de 1770 a 17SS.) — Co!o- 
iii I, attaché aii régiment. [Registre du même régiment, de 1788 à 1795, f> 67. j — 
Ce t par .neur que V Étal militaire de 17SI donne à M. de Montesson.. p. "93, 



l.'i CIIEYALIEIIS 

capitaine; de Laffonj (Jean-Ciéuient), garde «lu corps; Lasai- 
gne de Saint-Georges (Jean) (l), chasseur noble; Lacger (2); 
le marquis Dcsmonstiers de Merinville f François-Pliilippe- 
Auguste) (3) ; Desmonstiers (Paul-François de Merinvillc), 

le titre de comte et la croix de Saint- Louis. Il n'était alors i[iic chevalier; quant à la 
croix, les meslres de camp, art. 1"' de la décision du lçr juin 1781. ne pouvaient 
l'avoir qu'à dix-huit ans de services sans interruption; pour les capitaines, il fallait 
vingt-huit ans (Voir tome II, p. 506), et M. de Montesson ne pouvait arguer que 
de dix ans. Du reste, celte erreur a été réparée dans \es Etats subséquents. On voit 
qu'il ne faut pas toujours se fier aux Etats militaire*. 

(1) Lieutenant au régiment de Médoc en France, chasseur noble, compagnie 
n" 7, à l'armée de Coudé, chevalier en août 1795, reçu, le 2oaoûl, par M. le prince 
de Coudé. (Registre de M. te prince de Comte, f" 11.") — De la Saigne de Saint- 
Georges. (Archives de la famille.) 

(2) De Lacger (Pierre), capitaine au régiment d'Auvergne en France, chasseur 
noble, compagnie n° 7, chevalier en août 1795, reçu, le 25 août, par M. lé prince 
de Coudé. [Registre de M. le prince de Condé, fol. II.) 

(5) Porté sans désignation de grade, à la date du mois d'août 1795 {Registre de 
l'Emigration 5 fol . 51.) — François-Louis-Auguste, colonel du régiment de la Reine- 
cavalerie en France, cavalier noble à l'armée de Condé, chevalier le 25aoùt1795, 
reçu, le mémo jour, par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince 
de Condé, fol. 7.) — Né le 28 août 1700, sous-lieutenant en second au régi- 
ment du Roi-infanterie en 1770, sous-lieutenant en 1779, guidon aux gendarmes de 
la garde, mestre île camp en 1782, pour ne prendre rang qu'à vingt- trois ans d'âge, 
réformé avec la compagnie en 1787. colonel attaché au régiment de la Heine-ca- 
valerie en 1788, rayé le 50 juin 1701. [Registre de Reine-cavalerie, de 1788 à 
1793, fol. 2.) — La famille de Merinvdle compte de nombreux chevaliers de Saint- 
Louis, que nous n'avons pu constater, par suite de la lacune qui existe dans les 
registres de l'ordre, depuis 1693 jusqu'en 4716. Ainsi, le marquis de Merinvillc 
(François des Monticrs). mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom, 
puis capitaine-lieutenant d'un régiment de gendarmes, maréchal île camp en 1719, 
mort en 17."", est peint dans un tableau de 1711 avec la croix de Saint-Louis. 
(Renseignements fournis parla famille.) D'IIozier, t. Il, p. 115, cite le comte de 
Merinvillc François des Monticrs), sous-lieutenant des gendarmes de Bretagne, 
mestre de camp-beutenant du régiment Royal-Pologne en 1742, gouverneur de 
Narhonne, mort eu 1 7 ï ( > , comme ayant été l'ait chevalier de Saint-Louis avant 
17 10; et, môme Volume, p. 580, le vicomte de Merinvillc (François Martial) , 
mousquetaire en 17.78, puis guidon, enseigne, sous-lieutenant aux gendarmes de 
II. .ii. le. maréchal de camp en 17'iS, lieutenant gênerai fil 1762, comme ayant 
été nommé chevalier de Saint-Louis depuis 1710. D'après la famille, il a reçu h 
finit en 1715, à la sniie de l'affaire de Dcltinacn; 



m 1702 A 1797. 15 

lieutenant; le marquis de Puivert (Emmanucl-Jacques-Du- 
roux) (1_. ; Beauharnois (François marquis de Beanwis), co- 
lonel aide-major (2); le chevalier d'Armagnac (Pierre-Casi- 
luir de Casteoet) (3) ; le marquis de Saînt-Mauris, capitaine; 



(I) Porté, sans désignation de grade, chevalier de Saint-Louis le 14 décembre 
1795, et reçu le même jour. {Registre de l'Émigration, fol. 129.) — Du Roux, 
marquis de Puyvcrl, né à Toulouse, en 17ou, sous-lieutenant sans appointements 
dans Royal-Picardie en 1772, rang de capitaine en 1770, capitaine réformé audit 
régiment, même année, capitaine en second en 1780, capitaine commandant en 
1785, major en second du régiment de Guyenne-infanterie en 178S. (Registre de 
Royal- Picardie, de mG à 1788.) — Émigré en 1790, aide de camp de M. le 
ronite d'Artois à Coblentz. Rentré en France, pour y servir les intérêts des Bour- 
bons, il fut arrêté à Belleville en I80i, et ne sortit de prison qu'en 1812. Avant 
pris part à la conspiration de Malet, il fut arrêté de nouveau et conduit à Vin- 
CKiincs, puis transféré à Angers, où il resta jusqu'à la restauration, qui le lit lieu- 
tenant général et lui donna le commandement de Vincennes, jusqu'en 1830. (Dic- 
tionnaire des dates, par M. d'Harsokviue, t. II. p. 779.) Cet article contient plu- 
sieurs erreurs. M. d'Harmonville fait naître M, de Puivert vers J770; il est né eu 
1 îoî». Il dit qu'il fut major du régiment de Guyenne à vingt et un ans; il en avait 
trente-trois quand il fut nommé. Il est vrai que VAlmanach royal de 1811-1815 
donne a M. de Puivert le grade de lieutenant général; mais, dans celui de 1817, 
page 5HS, il est porté comme maréchal de camp du 1 er février 1803, et reste avec 
te grade jusqu'en 1850. Sou nom, écrit en 181 i avec un y, est écrit en 1850 
u*cc un i dans le même Almanach. — Il fut, sous la Restauration, maréchal de 
iMmp, pair de France, gouverneur de Vincennes, commandeur de l'ordre et offi- 
cier de la Légion d'honneur. (Voir l'Almanach royal de 1850, p. 128 et 595.) — 
Il recul en 1811 le commandement de Vincennes des mains du général Daumesuilj 
««quel il le remit le 20 mars 1815. Le 8 juillet suivant, il lut reintégré, et à la 
révolution de 18Ô0 il fut remplacé, toujours par le même général DauinesniJ, ce 
■!"' I»i dire à ce dernier : « Nous avons joué en partie liée, et j'ai gagné la belle. » 

- l'erc de madame la comtesse de Lavalette célèbre par le dévouement 
'|M rite montra pour son mari, condamné à mort comme coupable de participation 
■un éu-iiemeuls du 20 mars 1815. et qu'elle réussit à faire évader la veille du jour 
vu il devait être exécuté ; oncle du prince Eugène et d'Horlense de Beauliarnaisj 
rc.no de IVllande, mère de Napoléon Ht. 

■ ■> Capitaine au régiment de Vivarais en France, chasseur noble, compagnie 
n" l, r, ru, le 2(i août 17'.)5, par M. le prince de Coude. [Registre de M. le 
pruice de Coud*. — On nous a signalé son oncle, M. d'Armagnac (Jean-Pierre- 
I-'Hik île CiitlanelVrnpil-iinc d'infanterie, chevalier de Saint-Louis vers 1760, et qui a 
f-iit la campagne de Fontenoj et celles do la guerre de Sept- Ans. Nous ne l'avons pas 



10 GlIEVAMELiS 

de Sully (Louis-César-.Hue) (I); le marquis de Bongars, lieii- 

lenanl-colonel de mousquetaires (2); de Vaîori (François- 
Florent), garde du corps (3); le chevalier Dumontct de Car- 
daillac (Joseph-tlilarion) (■!■); de Chamouroux (Antoine) (o); 
le baron de Reding (Charles), officier au régiment Royal- 
Etranger; le comte du Parc, lieutenant (6); le duc de Lévis 
(Gaston-Pierre-Marie) (7); le baron de Blair (Charles-Hypo- 

Irouvé sur les registres de l'ordre de 1746 à 1781, et nous n'avons pu avoir re- 
cours aux registres matricules, faute d'indication du régiment dans lequel il a 
servi. Sa nomination serait alors antérieure à 1746. 

(1) Capitaine au régiment Dauphin-dragons en France, major des hussards de 
Bascliv à l'armée de Coudé, reçu, le 25 août 1795, par M. le prince de Coudé. 
(Registre de M. le prince de Condé, fol. 5.) 

(2) Le marquis de Bongars (Jean-François-Marie), chef d'escadron au régi- 
ment de Noailles-dragons en France, capitaine aux hussards de Damas, reçu le 
15 décembre 1 7V*è> par M. le prince de Condé. [Registre de M. le prince de Condé, 
fol. 15.) 

(3) L'un des trois gardes du corps qui accompagnèrent Louis XVI à Varcnnes, 
et dont le dévouement est resté immortel. — Comte de Valori, commandeur de 
l'ordre eu 1815, et nnréchal de camp. 

(t) Capitaine au régiment de Beauvoisis en France, chasseur nohle, compagnie 
n° 6, reçu par M. le prince de Condé le 26 août 1795. (Registre de M. le prince de 
Condé, fol. 8.) 

(o) Lieutenant au régiment d'Auvergne en France, chasseur nohle, compagnie 
n° 7, reçu, le 25 août 1795, par M. le prince de Condé. [Registre de M. le 
prince de Condé.) 

(6) Du Parc (Constantin-Frédéric Timoléon). — Lieutenant en second sans 
appointements en 1777, sous-lieutenant en 1780, lieutenant eu second en 1781. 
[Registre du régiment du Roi-infanterie, de 1770 a 1788.] — A fait les campagnes 
de rémigration, a été nommé maréchal de camp honoraire, pour retraite, eu 
1825, et a été député du département île la Muichc. (Renseignements fournis par 
la famille.) 

(7) Ordonnance du roi, du 5 décembre 182.6, qui nomme M. le duc de Lévis, 
maréchal de camp, chevalier de Saint- Louis, avec rang du 15 décembre 1795, 
date de sa réception. — Né en 17tii, aspirant ù l'école d'artillerie de Douai eu 
1777, rang de sous-li>utenanl en 1779, capitaine en survivance d'une compa- 
gnie des gardes du corps de Monsieur, comte de Provence, eu 1780, capitaine 
dans les carabiniers de Monsieur en 1782, rang île meslrc de camp en 1787, mestre 
de camp attaché au régiment Muréchal-do-Tureime en 1788. [Registre du régi- 
ment yarécfiul~ile~Turenne,de 1788 à 1795.) — Pair de France, membre de l'A- 



DE 1792 A 1797. !7 

lile) (I), lieutenant au régiment d'Auslrasie; de Bernon 
(Henii)(2); le chevalier Dupucli (Jacques-Morand) (3); de 
Sevrac (Laurent- Joseph-Marie) (i); de Laborie Sainl-Sermin 
(Pierre) (5); le Gonidec (Balthazard-Olivier de Traissan) (6); 
de Kéraly (le Gonidec), chasseur noble ; de Duyigneau (Jean- 
François-Marie) (7) ; de Crény (Marie-Louis-Nicolas), lieu- 



cadémie française, chevalier des ordres du roi, chevalier d'honneur de S. A. R. 
Madame, duchesse de Berrv. 

(1) Porté au Registre de l'Émigration, fol. 12, chevalier de Saint-Louis le 31 dé- 
cembre 1790. C'est une erreur; car on trouve au Registre de M. le prince 
de Condé, fol. 16 : «Sous-lieutenant au régiment d'Auslrasie en Franc, chasseur 
noble, compagnie n° 3, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 31 dé- 
cembre 1703, reçu le 22 février 179G par M. le prince de Condé. "• —Volontaire 
au régiment de Nassau en 1779, cadet gentilhomme même année, sous-lieutena.it 
en 1780, lieutenant en 1785. [Registre d'Auslrasie, de 1788 à 1793.) 

(2) Porté au Registre de l'Émigration, fol. 12, sans indication de grade ni de 
date de nomination. — De Bernon de Puylemer ( Henri-Pierrc-Benjamin ) . capi- 
taine de cinonniers-gardes-côles en France, chasseur nohle, compagnie n° 9, che- 
valier en août 1793, reçu par M. le prince de Condé le 23 aoùi. (Registre de 
\t. /<- pn'iire de Condé.) 

..»,. Porté au Registre de l'Émigration , fol. 30, sans indication de grade. — 
Capitaine au régiment d'Enghien en France, chasseur nohle, compagnie n« 10, à 
l'armée de Condé, chevalier en août 1793, reçu, le 23 août, par M. le prince de 
Condé. (Registre de M. le prince de Condé, M. 10.) —Du Puch (Jac<]i.c), ne, 
i' 7 septembre 1733, à Ra/.at, diocèse de Sarlat. Rang de sous-licuterianl 
sans appointements en 177-1, sous-lieutenant en 1776, lieutenant en second et en 
premier en 1780, capitaine en second en 1781, a ahandonné en 1791. (Registre 
du régiment d'Enghien, de 1788 à 1793, fol. G7.) 

(•i) Porté au Registre de l'Émigration, lui. 131, sans indication de grade. — 
De Séverac, capitaine au régiment de Piémont en France, chasseur nohle, compa- 
gnie ii° 23, i l'aimée de Condé, chevalier en août 1793, reçu, le 23 aoiil, par 
M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 12.) — 
.^ >us lieutenant en 1771, lieutenant en second en 1778, en premier en 1782, 
capitaine en second en 1783, a donné sa démission le 7 mai 17!>2. — 1773, olli- 
cier de beaucoup d'espérances. (Registre du régiment de Piémont, de 1788 à 1793.) 

(3) Capitaine au régiment provincial de MonlaubunenFYaiice, chasseur noble, com- 
pagnie n° 2, à l'armée de Coude, chevalier en août 1793, reçu, le 23 août, par 
M. le prince de Coude. (Registre de M. le prince d<- Condé, fol. 12.) 

(G) Porté au Registre de V Cmigralion, fol. 73. suis indication de crade. 

(7) Perlé au Registre de l' Émigràlhii, fol.30, sans indication de grade. 
III. C o 



18 CHEVALïEïlft 

tenant au régiment des chevaliers de la Couronne; de 
Juigné (Casinïir-Yarice), cl le comte de Juigné (Charles- 
Philibert le Clerc), colonels de gendarmerie; le vicomte 
de Vergennes ( Louis - Charles - Joseph - Gravier ) , colonel ; 
Montiert (Jacques-Charles) (1); Dtigreils, comte de Mcssillac 
(Joseph) (2); de Montfiquet (Pierre-Antoine), capitaine (ie 
gardes-côtes; le comte d'Esgrigny (3) ; de Fabert (Nicolas- 
Antoine ) (i); de Galonné (Marie-Adrien-Charlcs-François- 
KJours) (y), de Gouault (Jacques) (6); de Billioliy (Venceslas- 
Michei), lieutenant de vaisseau ; de Barville (7) ; le comte de 
Douhet (Charles-François) (8). 

Service de mer : de Barras-Melian (9); le baron de Franc - 

(1) Porlé au Registre de l'Émigration, sans indicalion de grade. 

(2) Chevau-léger en Franco, cavalier noble à l'armée de Coudé, chevalier eu 
août 1795, reçu, le 25 août, par M. le prince de Coudé. (Registre de M. le prince 
de Coudé, fol. 7.) 

(5) Lieutenant aux gardes françaises en France, aide de camp de M. le prince 
de Condc à l'armée de ce nom, chevalier en août 1795, reçu, le 25 août, par M. le 
prince de Coudé. (Registre de M. le prince de Condc, fol. 1 1.) 

(■i) Porlé au Registre de l'Emigration, sans indication de grade. 

(5) Capitaine au régiment d'Auvergne en France, chasseur noble , compagnie 
n° 7, chevalier en août 1795, reçu, le 25 août, par M. le prince de Coudé. (Registre 
de M, le prince de Condc. fol .11.) 

(G) Porté, sans date de nomination et sans désignation de grade, au Registre de /' E- 
migralion, fol. 75; mais on trouve au Registre de M. le prince de Condé, fol. 12 : 
« De Gouaull (Jacques) servait dans la gendarmerie en France, lieutenant de cava- 
lerie à la légion de Mirabeau, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis en août 
1795, reçu, le 25 août même année, par M. le prince de Condé. » 

(7) De Barville (Alexandre Pierre), lieutenant au régiment d'Auvergne m 
France, chasseur noble, compagnie n" 7, à l'armée de Condé, chevalier de Saint- 
Louis en août 1795, reçu, le 25 août, par M, le prince de Condé. (Registre de 
M. le prince de Condc, fol. 11.) 

(8) Le comte de Douhet (Charles-François, chevalier de Saint-Louis en 1795. 
(Registre de l'Émigration, fol. 50.) — Le comte de Douhet de Mariât (Charles- 
François), lieutenant au régiment de Bourbon-cavalerie en France, capitaine à la 
légion de Mirabeau, chevalier de Saint-Louis en 1795, reçu, le 25 du même mois, 
par S. A. S. M. le prince du Condc (Registre de M. le prince de Condé t 
fol. 15.) 

(9) Lieutenant de vaisseau en 178G, a émigré, a fait la campagne de 1792. — 



DE 1702 A 17D7, i(l 

lieu (Ansoinic-Florcntin-Mario-Pasquicr) (I), lieutenants de 
vaisseau. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1796. 

S. A. R. .Mgr le duc d'Angoulème (Louis-Antoine d'Ar- 
tois) (2) ; 

Après le licenciement, s'est retiré à Malle, comme chevalier de cet ordre, et y est 
resté jusqu'en 1798. — Chevalier de Saint-Louis le 25 septembre 1795. — Re- 
traité en 181G comme capitaine de vaisseau honoraire avec une pension de 
I ,{7-1 francs. [Liste générale, 1787, f" 171, Archives de la marine.) 

(1; Chevalier de Saint-Louis le 17 décembre 1795, reçu le 3 mars 1790. (Regis- 
tre de (Emigration, f° 60, Archives de la guerre.) — Lieutenant de vaisseau en 
France, fourrier dans la cavalerie noble à l'armée de Condé, chevalier de Saint- 
I.'uiis (n anùt 1795. M. de Franclieu, ayant quitté l'armée, au mois d'août 1795, 
pour rejoindre Mgr le duc de Bourbon, n'a été reçu qu'à la lin de 1797 par ce 
prince. [Registre de M. le prince de Condé, fol. 7.) 

2 Monseigneur de France, duc d'Angoulème (Louis-Antoine), né à Versailles 
I.' i» août 1775, grand prieur de France en 1776, colonel-propriétaire, en 17S5, 
du régiment de Savoie-Carignan, qui prit le nom de duc d'Angoulème, par or- 
donnance du 20 novembre même année. (Registre du régiment d'Angoulème, de 
1770 n 1788.) — Fils aîné de Charles-Philippe de France, .Monsieur, frère du roi 
depuis, le roi Charles X), et de Marie-Thérèse de Savoie. — Chevalier des ordres 
du roi, le 27 mai 1787.— Marié, le 10 juin 1799.. à S. A. R. Marie-Thcrèsc-Clinr* 
lotte de France, Madame, fille du roi Louis XVI, qui plus tird recul les sur- 
noms d'Orpheline du Temple et d'Héroïne de Bordeaux. Il fit, comme 
>on Irèrc , Mgr le duc de Berry, les campagnes de l'armée de Condé. — « Mgr 
le duc d'Angoulème et Mgr le duc de Berry se trouvèrent au combat 
tic liavenheim. le 1 er décembre 1800. Le prince de Condé fui obligé d'employer 
I autorité pour faire retirer les deux princes qui s'exposaient inutilement ; un soldat 
•naît été frappé d'une balle à un pas du premier. » (M. de Chateaubriand, Mémoi- 
res , etc.) Neuf jours plus tard, Pieliegru passait l'Inn , débordait l'armée 
royaliste et s'emparait de Riedering. L'ordre fut donné de reprendre cette 
plue, n M. le prince de Cordé et Mgr le duc d'Angoulème attaquèrent avec les 
grenadiers de Bourbon, et emportèrent sur-le-champ les batteries républicaines.» 
[Lettre de Mgr le duc de Uerry à la reine de Xaples.) Investi des pleins pouvoirs 
du roi, en 181 t, il entra à Bordeaux le 12 mars, au milieu dos acclamations des 
habitants, cl y leva des volontaires, empressés de se réunir sous ses ordres. Le roi 
le nomma colonel général des cuirassiers et dragons, et grand amiral de France. 
l'-n 1*15 ayant reçu de nouveaux pouvoirs du roi, lors du retour de Napoléon , il 



20 CIIEVALÎE1\S 

Le chevalier de la Gropte de Saint-Àbre (Henri-Joseph), en- 

appcla le Midi aux armes, el nous dirons, à cette époque, les services qu'il rendit à 
la cause du roi, son oncle. Forcé par la défection de capituler, pour sauver les vo- 
lontaires qui l'avaient suivi, il écrivit à son auguste père : « Me voilà ici résigné à 
tout, el bien occupé de ceux qui me sont chers ; mais je demande et j'exige même 
que le roi ne cède sur rien pour me délivrer. Je ne crains ni la mort ni la prison, 
et tout ce que Dieu m'envena sera bien reçu. » 11 était à Bordeaux le 26 août 
1815, lorsqu'il apprit que les Espagnols, rassemblés depuis deux mois sur leurs 
frontières, se préparaient à les franchir. 11 écrivit le 27 au prince de Laval, ambas- 
sadeur à Madrid : « Je partirai à une heure et demie pour Perpignan, où je compte 
cire dans la journée de dimanche. J'ai écrit avant-hier des lettres très-fortes à Cas- 
tanos et à l'Abisbal. Ce qu'il y a de certain, c'est que, s'ils veulent entrer en 
France, il faudra qu'ils me passent sur le corps. » Monseigneur courut à la fron- 
tière, eut plusieurs entrevues avec le général Castanos, le détermina à rétrograder, 
et les Espagnols durent renoncer au projet qu'ils avaient conçu de reprendre le 
Houssillon, perdu par eux sous Louis XIV. — Généralissime de l'armée d'Espagne 
en 1X23, il conquit l'affection du soldat. Dauphin de France en 182i, il fut, 
en 1828, chargé du personnel de l'armée, et il put dire, plus tard, lorsque la mort 
l'atteignit, qu'il n'avait à se reprocher ni une injustice ni un tort volontaire causé 
par lui à un officier. Après les événements de J830, il prit le titre de comte de 
Marnes, et mourut à Goritz, en Illyrie, le 5 juin ISi i. Prince noble et conscien- 
cieux, esprit éclairé, cœur magnanime, il a vécu sans peur et il est mort sans re- 
proche. Il avait cet esprit de bienfaisance commun aux Bourbons ; il aimait les 
ollicii rs de l'empire, et les rapprochait de sa personne. M. le comte de Montbel, 
digne serviteur de la royauté, et fidèle au malheur, comme il l'a élé à la fortune, 
a publié, sur les derniers moments de cet auguste prince, une brochure pleine 
d'aine et qui met en relief les brillantes qualités que la France ingrate a mécon- 
nues. Nous en détacherons le passage suivant : « En 18>2, une estafette envoyée de 
Vienne apporta à M. le comte de Marnes la nouvelle que, le 13 juillet, le duc 
d'Orléans avait péri d'une chute sur le chemin de la Révolte. Le premier sentiment 
du lils de Charles X fut de s'attrister de l'appel subit devant Dieu d'un jeune 
homme dans toute la force et l'éclat de son existence. — «Prendrons-nous le 
deuii? nous demanda-t-il. . Il faut agir d'après les maximes de l'Evangile, mon- 
trer ainsi que nous pardonnons et que nous portons dans nos cœ.irs un intérêt 
chrétien à ceux mêmes qui nous ont fait du mal... Mais non, a jouta l-il, après 
quelques moments de cilence, si nous prenions le deuil, nous appellerions le b'à'i.e 
sur cette famille, qui n'a pas eu un semblable égard pour la mémoire de mon père, 
a qui elle aurait dû tint de reconnaissance.... Ils sont assez à plaindre... Nous de- 
vons manager leur douleur... Nous prierons pour eux en silence. » — Le leude- 
ui lin un service de mort était célébré dans la chapelle du château pour l'âme du 
tac d'Orléans, Entouré de sa famille, le comte de Manies portait a la table sainte 
l< pardon complet de toutes les injures, imitant le divin Modèle auquel il venait 



DE 1792 A 1797. 21 

soigne de vaisseau, chasseur noble, compagnie n° 9 (1); le 
vicomte d'Autichamp, officier supérieur honoraire d'hommes 
d'armes à cheval (2); le comte d'Autichamp (Charles), ma- 
réchal de camp (3); de Bruges (Alphonse; et de Bruges (Jo- 
lie s'unir; il priait du fond de son âme, comme le Christ avait prié sur le Cal- 
vaire pour ceux qui l'avaient couronné d'épines, et qui le faisaient expirer sur la 
croix.» (le comte de Marnes, par le comlede Monibel, brochure in-8°, p. 50 cl 57.) 
Il était né petit-fils de France, et par conséquent était Mgr le duc d'Angoulême ; 
mais, lors de son mariage, en 1799, il reçut du roi le brevet de lils de France, afin 
d'être l'égal de sa femme, et il devint dès lors Mgr duc d'Angou'ème, litre qu'il 
échangea, en 182i, contre celui de Daupbin. 

(1) Porté une seconde fois sur le Registre de l'Émigration, comme chevalier, 
m 1797. 

(2) Le vicomte d'Autichamp (Jean-Joseph-Jacques-Louis de Beaumont). — 
Émigré en 1789 , rejoignit Mgr comte d'Artois, à Turin, et le suivit à 
Cobîentz ; colonel des hommes d'armes ; fit partie de l'expédition de Champagne, 
en 1792; commanda une compagnie de cent gentilshommes au siège de Maestrieht; 
se rendit en Angleterre en 179.'»; s'y embarqua pour l'expédition de Quiberon, où 
il ne put arriver à temps; resta à Jersey jusqu'en 1797 ; revint en Angleterre, et 
fut envoyé en Vendée en 1798, par Monsieur, comte d'Artois, auprès du comte. 
Charles, son frère; sous-lieutenant des gardes du corps, et maréchal de camp en 
181 l ; était au combat de Guérande, en Vendée, en juin 1815, commandant du 
département de la Vienne,, au mois d'août, même année; rentré dans les gardes du 
corps; mort à Suint-Lô, en décembre 1828. (Dictionnaire des Dates, par M. d'IIar- 
monville, t. I er , p. 549.) — C'est dans la compagnie de Nouilles que cet officier 
général servit, comme sous-lieutenant en 181 i, et comme lieutenant, à dater du 
l' r novembre 1815, ainsi qu'il résulte du contrôle delà compagnie, arrêté, le l r r no- 
vembre 1815, par le piince de Poix, et déposé aux Archives de la guerre. — Le 
Dictionnaire des Dates dit que le vicomte d'Autichamp a commencé à servir 
comme sous-lieutenant dans le régiment de Mestre-de-camp-général-dc-la-cavale- 
tie en 1788; mais le registre matricule du corps ne nous donne d'autre inscrip- 
tion que celle de M. de Beaumont (Chris 1 qihc-Marie, cadet- gentilhomme en 1780, 
sous-lieutenant en 1781, rayé (lieg islre de 177(5 à 1788) : nous retrouvons cet 
officier capitaine réformé dans Royal -Lorraine, en 1785, en payant 7,500 livres, 
avec un brevet de retenue de 5,000 livres ; capitaine avec réforme à la formation 
de 1788. [Registre de liuyal-Lorraine, de 1770 «1788, et de 1788 à 1703.) 

(5) Le comte d'Autichamp (Cliarles-Marie-Auguste-.Ioseph de Beaumont), né le 

S août 1770 (porté né en 1769 sur les matricules de 1770 à 1795). — Sous-lieulc- 

natit de remplacement au régiment Dauphin-dragons en 1785: sous-lieutenant en 

1785; nue réforme de capitaine dans Royal-dragons en 17iS7_, en payanto,250 livres. 

liegisd e de Dauphin- dragons, de 177tj(i 1788.) — Passé dans Dauphin-dragons 



22 CHEVALIERS 

sepli), lieutenants de vaisseau; le comte de Bouille (Louis- 

en 1788. (Registre de Royal-dragons, de 177G à 1788.) — Élait capitaine réformé 
dans Royal-dragons; capitaine avec réforme dans ce régiment-ci, à la formation de 
1788 ; passé en 1789 au régiment do Condé-dragons. (Registre de Dauphin-dra- 
gons, de 1788 à 1793.) — Nommé, le 15 novembre 1791, adjudant-major dans 
la garde à cheval du roi. (Registre des dragons de Condé, de 1788 à 1793.) — 
Aide de camp du marquis d'Autiehamp, son oncle, au camp de Melz, en 1787- 
1788; adjudant-major de la garde constitutionnelle de Louis XVI en 1792. échappé 
au massacre et pa^sé en Vendée, servit sous d'Elbée, et ensuile sous Bonchamp, qui 
lui confia plusieurs fois le commandement; élait au siège de Nantes le 27 juin 1795, 
emporta le bourg de Niort; se distingua à Martigné-Briaut , battit le général Locomle 
à CJianlonnay; attaqua Sanlerre, posté à Doué ; occupa Saint-Florent, avec 1rs 
compagnies bretonnes, lors de la défaite des Vendéens à Cbollet et à Beaupréau ; 
se présenta devant Varandes, fit passer la Loire aux Bretons, mit la garnison en 
fuite, et revint sur la me gauche prendre les ordres de Bonchamp, qui le char- 
gea de sauver la vie à cinq mille prisonniers républicains ; assiégea Granville ; prit 
part ù la bataille du Mans ; fut fait prisonnier deux jours api es, et fut sauvé par un 
colonel de hussards républicains, qui l'admit dans son régiment, en qualité d'ins- 
tructeur, sous le nom de Villemet; revint dans la Vendée; fut envoyé, en 1795, 
par Sloffiet, auprès de Monsieur, comte d'Artois, à Pile-Dieu, pour assurer Son 
Altesse Royale de son dévouement ; maréchal de camp en 179G, et commandant de 
l'armée de Slofllet, à la mort de ce général; général en chef des armées de la 
Vendée, à la mort de (iharette : commandait aux Aubiers en 1799 ; se retira dans 
ses terres à la pacification de 1800; organisa l'insurrection de l'Anjou en 18 M ; 
lieutenant général, commandeur de l'ordre, et commandant de la l re subdivision 
de la 22 e division militaire (chef-lieu, Tours), eu 181 i ; un des chefs de l'armée 
vendéenne en 1815; réunit à Jallais cinq mille Vendéens, et oblige les iroupes im- 
périales à évacuer entièrement le pays ; obtient quelques avantages à Grolle le 
19 juin, et perd, le 20, la bataille de Roehe-Servicre, la dernière livrée en Ven- 
dée; président du collège électoral de Beaupréau le 2G juillet 1813, pair de 
France le 27 août suivant ; commandant de la 22 e division militaire (Tours) , puis 
delà H* (Bordeaux); grand'-croix de Saint-Louis en 1822; commandant la l»' e di- 
vision du corps d'armée du maréchal duc de Reggio, en 1823, en Espagne; chef 
de l'insurrection vendéenne de 1832, condamné à mort par contumace en 1835. 
[Dictionnaire des dates, par d'HAniio.N ville, tome I, p. 549, 2<? colonne.) — Comman- 
deur de la Légion d'honneur en 1825; mort le G octobre 1S59, en son château 
de la Rochefilon, près Parlhenay (Deux-Sèvres). — Fils du chevalier de Saint- 
Louis de 1777 (voir 2 e volume, page2U'|, petit-lil> du chevalier de Saint-Louis 
de 175 i à 17 18, tué à Lawfeld (voir 2 e volume, page 21) (a) , neveu du chevalier 

(u) C'est par erreur que nous axons indiqué cet officier supérieur connue devant être le 
chevalier de Saint-Louis de lT'io, cité I er volume, p. 320. ( n examen plus attentif nous a 
amené à penser que le chevalier de H'iO est un autre d'.Atitichamp. 



DE 1792 A 1797. 23 

Joseph-Amour), et le vicomte de Bouille, major en se- 
cond; le chevalier de la Bourdonnaye, lieutenant-colonel; 

tic Saint-Louis de 1 705 (voir 1er volume, page 502), frère du chevalier de 
Saint-Louis dont le nom précède le sien. — Ses deux fils , Marie-Charles 
et Achille , officiers sons la restauration , fidèles aux nobles traditions de 
leur famille, donnèrent leur démission en 1850, et marchèrent sous ses ordres 
lors de la pri*e d'armes de 1852, ordonnée par Madame, duchesse de Berry. — 
Le frère aine du comte Charles d'Autichamp, cadet gentilhomme, puis sous- 
lieutenant nu régiment d'Agenais, lit la campngne d'Amérique avec son père, 
tomba blessé sur le champ de bataille, et dut son salut au dévouement d'un grena- 
dier qui le releva tout sanglant et l'emporta sur ses épaules. Peu après, cet hé- 
roïque enfant fut tué par un boulet, sur un des vaisseaux de M. de Gnsse et sous 
les veux do son père. D'après les traditions de la famille, il aurait été fait chevalier 
de Saint-Louis à dix-sept ans; mais nous n'avons pu retrouver cette nomination ni 
fur les registres de l'ordre, déposés aux Archives de la guerre, ni sur le registre 
matricule du régiment d'Agenais. — La vie du comte Charles d'Autichamp est 
pleine d'incidents dramatiques. Au 10 août, tombé au milieu d'une bande d'assas- 
riuE, et traîné par les cheveux jusqu'à la place de Grève, puis laissé seul avec un 
de ces misérables, il terrassa son adversaire, lui arracha son coutelas, le lui plon- 
»en dans la poitrine, ramassa un morceau d'habit rouge d'un Suisse égorgé à ses 
tôles, el, tout souillé de sang, passa au milieu des égorgeurs, qui le prirent pour 
un des leurs. A l'attaque de Nantes, il eut deux chevaux tués sous lui, et trente- 
sep! eanonniers à ses côtés. Lors de la retraite, il n'échappa à la mort qu'en sai- 
sissant fortement par la queue le cheval de Forestier, officier vendéen, et en se 
laissant entraîner par lui. Au combat de Chantonnay, il enveloppa, avec la Roche- 
jiquelein et aidé d'Elbéc et de Lescure, un corps de huit mille hommes, qu'il 
écrasa, et qui, au bout de deux heures de lutte, ne comptait plus que quelques 
centaines de fuyards et de blessés. A Torfou, cerné par un détachement républi- 
cain et assailli par trois soldais, il en tua un, écarte les autres et rejoint les siens. 
A la déroute du Mans, resserré par un détachement de hussards, il avait entre ses 
mains la vie de leur colonel. — « Ne tirez pas , dit celui-ci , et je vous sauve. » — 
En effet, à l'aide d'un nom supposé, et sous l'uniforme de soldat de son régiment, 
le colonel Vidal parvint à faire diriger le comte d'Autichamp sur Caen, d'où ce 
valeureux royaliste repassa dans la Vendée. Pendant celte longue lutte, ses troupes 
tirent prisonnier un capitaine républicain et allaient le fusiller en représailles du 
sort qui les attendait quand elles tombaient au pouvoir de la république. Celui-ci 
fi- réclama du général d'Autichamp, et, conduit en sa présence, se fit reconnaître 
pour le grenadier qui avait sauvé son frère dans la guerre d'Amérique. Le comte 
Charles l'embrassa et lui rendit la liberté, payant ainsi la dette contractée par sa 
famille. (Voir la biographie complète du comte Charles d'Autichamp, dan* le jour- 
nal ¥ Union t numéro du 25 octobre 1859.) 



L>/i CHEVALIERS 

le marquis de la Bourdonnaye, lieutenant-colonel; le marquis 
de la Bédoyère (Hucliet), capitaine de remplacement; le comte 
de Bourmont (Louis-Auguste-Yictor) (1), major général de 



(1) De Ghaisne de Bourmont, né le 2 septembre 1773, enseigne surnuméraire 
en 1788, présent le 51 août J789. (Registre des Gardes françaises, officiers, de 
-J77G à 1789.) Émigré ; services de 1791 à 1800, à l'armée de Condé ou en Bre- 
tagne. — Eu 1800, le premier consul lui offrit le grade de général de division. Il 
refusa. Emprisonné au Temple, puis à la citadelle de Besançon, il s'évada en 180î> 3 
après cinq ans de captivité. 11 vécut en exil, en Espagne et en Portugal de 1803 à 
1809. Rentré en 1809, il fut réintégré en prison à Nantes, et n'en sortit, en 1S10, 
qu'en acceptant un brevet de colonel. 11 devint général de brigade, puis général de 
division le 13 février 1814, pour son héroïque défense de Nogent-sur-Seine. Dix 
blessures attestent sa présence au feu. 11 fut atteint d'un biseaïen à la jambe, de 
deux coups de lance, l'un à la cuisse, l'autre à la jambe, de six coups de sabre, 
deux sur le bras, trois sur la tôle, un au front, et d'une balle au genou. Il vil avec 
bonheur revenir les Bourbons, et refusa de seconder Ney dans sa défection. Le 21 
mars 1813, il n'échappait qu'en se cachant au mandat d'arrêt lancé contre lui 
par ordre de Napoléon. Une proclamation d'un général prussien ayant menacé la 
France, d'un partage, M. de Bourmont consentit à servir, pour maintenir l'inté- 
grité du pays; mais l'acte additionnel devant être accepté par tous les militaires, 
il refusa de signer la déchéance des princes de la maison de Bourbon, et il motiva 
par écrit ce refus. C'était affronter une nouvelle disgrâce. Six années de prison 
avaient appris à M. de Bourmont le danger qu'il courait, car son vole négatif était 
une démission, et la démission eût emporté avec elle une nouvelle captivité. D'une 
autre part, il fallait qu'il attendit que sa femme lui envoyât une somme d'argent 
assez forte pour pouvoir franchir la frontière et vivre à l'étranger, car il n'avait 
rien. On ne payait pas les appointements: il était sans un sou, et songeait â vendre 
un cheval, s'il ne pouvait obtenir du payeur au moins un à-compte sur ce qui lui 
était dû. 

Il faut distinguer entre 1813 et les années précédentes. Sous l'empire il n'y 
avait pas division d'opinions; il y avaitl'ennemi d'un côté, et de l'autre la France : 
181 i avait changé la situation. L'ancien chouan, auquel on demandait d'approu- 
ver la déchéance des Bourbons, n'alla point au quartier général ennemi. Il ne con- 
seilla pas Blùcher, il ne rectilia point le plan d'opérations de ce général; il alla, 
le 13 juin, retrouver le roi qu'il aimait, la cause qu'il avait servie dans ses jeu- 
nes années. 11 y alla quand la division des opinions existait. Napoléon constate dans 
ses Mémoires que, par suite de ses manœuvres dans la journée du 13 au 10 juin, 
les deux armées ennemies étaient surprises. M. de Bourmont n'avait i\onc donné 
aucun renseignement aux étrangers. Après l'issue de Waterloo, il quitte Alost, 
rentie eu France, rétablit le pouvoir du roi à Arias, à Douai, à DuukerqiiP, à 



DE 1792 A 1707. 25 

l'armée de M. de Scépeaux; le comte de Bélhune, capitaine 
dans Loyal-Émigrant; le comte de Beaussier (Louis- Joseph), 
lieutenant de vaisseau ; Bugeaud (Pierre de la Piconerie), 



Bnpaumê, à Lille et dans dix-sept autres villes de la 1G C division militaire, or- 
donne de fermer les portes de ces places aux troupes étrangères el conserve à la 
France les caisses des agents du trésor, 40,000 fusils et 4,000 pièces de canon ; 
service immense dont la passion ne lui tint aucun compte. Chose singulière, et 
qui prouve jusqu'où peut aller l'aberration des hommes, ceux qui glorifiaient les 
chefs qui, au mois de mars, avaient quitté la cocarde blanche pour prendre la co- 
carde tricolore, analhématisaient celui qui, au mois de juin, quittait la cocarde 
tricolore pour reprendre la cocarde Manche. Les premiers avaient entraîné leurs 
soldais dans leur défection, au mépris des serments qu'ils avaient prèles, et M. île 
Bourmcnt était parti seul, après avoir refusé un serment qui répugnait à sa cons- 
cience el qui le plaçait sous le coup d'une nouvelle persécution. Mais la logique 
n'est pas le partage de ceux qui se laissent emporter par la passion, et qui nient la 
morale quand elle se tourne contre eux. 

On a fait souvent parler le général Gérard, et il semblait qu'il était hostile à 
M. de Bourmont. Eu 1820, le comte Gérard recommandait à M. de Bourmonl un 
ions-intendant qui allait le rejoindre en Espagne, et il terminait sa lettre en dî- 
nant : « Je saisis avec plaisir cette occasion, mon cher Général, de me rappeler ù 
volie amitié et de vous assurer de mes sentiments bien dévoués. » Ministre de la 
pierre, à la suite de la révolution de Juillet, il écrivit encore au vainqueur d'Al- 
v.T que, d'heureuses circonstances l'ayant séparé de ses collègues, il n'avait pas à 
redouter leur sort, et que la France saurait récompenser ses services. Ce u'est 
pas dans ces termes qu'on écrit à un traître, et le maréchal Gérard savait à quoi 
s'en tenir sur la prétendue trahison de 1813. 

Commandant de la Légion d'honneur le 23 août 1814, pair de France, grand 
officier de la Légion d'honneur, puis grand'-croix du même ordre en 1824, com- 
mandant la deuxième division d'infanterie de la garde royale, à la formation eu 
isir., commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1817, ministre de la guerre en 
1S20 , M. de Bourmont fut nommé, en 1830, commandant en chef des troupes de 
L m- H de mer, composant l'expédition d'Alger. Vainqueur à Staouéli, et conqué- 
rml d'Alger, il proclama la déchéance du gouvernement des deys, et la réunion 
de l'Algérie à la France. A son entrée à Alger, il fit mettre les scellés sur la Cas. 
luli, et loi sommes renfermées dans le lré>or du dey, sommes montant à quarante- 
huit millions, furent scrupuleusement inventoriées, el versées au trésor royal de 
France. Sommé maréchal de France, à la suite de celte conquête, dignité qu'il 
paya «lu sang d'un de ses fils, le capitaine Amédéc de Bourmont, il n'hésita pas 
levant la révolution de Juillet, refusa de la reconnaître et quitta l'Algérie, suivi 
de ses d.u\ autres lils, et n'emportant pour toute richesse que le cercueil où repo- 
sait IVnluit hieu-aimé, tombé glorieusement au combat «le Sidi-Kalef. Il rom- 



20 CHEVALIERS 

lieutenant de vaisseau (1); le duc deCaylus, capitaine au ré- 
giment de Dillon ; le vicomte de Carondelet, capitaine dans 
Auxerrois; le comte de Champagne, lieutenant-colonel, et le 
marquis de Champagne (Claude-Antoine-Louis); le vicomte 
de Conlades, colonel de Rohan; de Cacqueray (2), capitaine 
d'une compagnie noble; du Coucdic, lieutenant de vaisseau; 
de Cacqueray (Charles-Georges) (3), lieutenant de vaisseau ; 
le marquis de Chabannes (la Palice >, colonel de chasseurs à 
cheval; de Cacqueray de Saint-Quentin, aide-major de la 
2 e compagnie noble d'ordonnance; de Cacqueray de Saint- 
Vincent (Jacques-Louis) (4) ; le marquis de Castellane (Joseph- 
Léonard), major en second; le marquis de Contades-Giscux, 
colonel, elle comte de Contades; le comte de Cussy (Vouilly), 
capitaine; le comte de Damas (Joseph-Elisabeth-Roger), co- 

manda ensuite l'armée portugaise, el défendit les droits du roi don Miguel 1°' 
contre l'agression de l'empereur don Pedro. Rentré plus tard en France, i! se vit 
disputer par le gouvernement de Juillet le bâton de maréchal, juste récompense 
d'une grande conquête, el mourut plus riche de gloire que de fortune, mais entouré 
de l'estime de tous ceux qui, comme l'histoire, ne se laissent pas égarer par l'es- 
prit de parti. 

(1) Il devait être l'oncle ou le cousin du maréchal, dont le père s'appelait Jean- 
Amltroise. 

(2) Il y avait, à l'armée de Coudé, quarante-deux officiers du nom de Cacque- 
ray. — Celui-ci, chevalier de Saint-Louis du 6 août 1796, est porté au Registre de 
l'Emigration, fol. -43. 

(ô) Cacqueray de Valmcnnier (Charles-Georges), contre-amiral en retraite, che- 
valier de Saint-Louis le "20 février 1796, brevet remis le 10 janvier 1816. (Registre 
de l'Ordre, de 1814 à 1850, Archives de la marine, fol. 77.) — Garde-marine eu 
1777, enseigne de vaisseau en 1780, lieutenant de eompignie en ... . [Liste gé- 
nérale, 1770, fol. 175.) — Lieutenant de vaisseau en 1780. (Liste générale, 1787 , 
t. 1, fol. 106 verso, Archives de la marine.) — Chevalier deSaint-Louis le 20 jan- 
vier 1790. (Registre de l'Émigration, Archives de la guerre.) 

(I) Capitaine de canonniers gardes-côtes en France, servant aux chasseurs nobles, 
compagnie n° 1 , à l'armée de Coudé, chevalier de Saint-Louis le 10 août 179(1, 
reçu , le 11, par M. le prince de Coudé. [Registre de M. le prince de C onde, 
fol. 19.) — Il doit y avoir erreur dans la date de la nomination. Nous présumons 
qu'elle est du août, date de la promotion générale, car M. île Cacqueray de 
Saint-Vincent ne peut pas avoir été reçu avant sa nomination. 



DE 1792 A 1797. 27 

lonel de la légion de son nom (1); Damoiseau (Louis-Alphonse), 
capitaine; du Cliayla, cavalier noble ; le comte de Fiquel- 
mont (Etienne-Bernard), major; le comte de Failly (Achille- 
ÏTenri), capitaine; le comte de la Ferronnays (Joseph), colonel 
en second; le chevalier Foucauld de Dussac et de Foucauld 
(Jean-Baptiste Dussac\ cavaliers nobles; de Fontenay (Marie- 
Jacques-Jean-Hilarion), lieutenant de vaisseau (2); de la 
Feuillade (François); de Guercliy (Joseph de Vathaire); le 
comte de Ciouvello (Louis-Paul), lieutenant-colonel (3); le 
marquis de Las-Cases, lieutenant de vaisseau; le chevalier 
de la Tour-Lauraguais, officier supérieur d'une compagnie 
noble d'ordonnance; le comte de Laval (Pierre-Marie), capi- 
taine; le comte de Lubcrsac, lieutenant aux gardes fran- 
çaises; le vicomte de l'Espinay, capitaine; de la Tour d'Au- 
vergne (Martin) et le vicomte de Menou (Louis-Charles) (i), 
capitaines; 



\) Capitaine au régiment de Roi - infanterie en France, colonel - pro- 
priétaire de h légion de son nom à l'armée de Coudé, chevalier de Saint-Louis 
'ii nnrs 17!M>, reçu, le II) mai, par le roi. (Registre de M. le prince de Coudé, 
fol. 17.) — Porté chevalier de Saint-Louis, le 10 août 1790, au Registre de l'É- 
migralion. — Lieutenant général le 22 juin 18 14, commandeur de l'ordre le 
5 uni 181C», gouverneur de la 19 e division militaire (Lyon). (Almanach royal de 
1817, p. 014, 444, 528.) 

2) Porté deux fois. 

(5) Le vicomte de Gouvello, chevalier de Saint-Louis le 15 février 1790, pon- 
«"•n de 500 francs sur l'ordre le 1 1 février 1821; maréchal de camp, commandeur 
>!. l'ordre le 29 octohre 1820, et sa pension portée à 1,500 francs. (Registre des 
l'entions de l'ordre, de 1814 à 1830.) 

(• C'pitaine aux dragons d'Autichamp en Fiance, servant au 3'' régiment 
•le Cavalerie-nolde à l'armée de Condé , chevalier le 9 août 179fi , reçu par 
M. le prince de Coudé. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 2.".) — Louis- 
Mu u\ iic a Nantes le 28 septembre 1752, rang de sous-lieutenant sans appointements 
«'h 1 i<iS, sens-lieutenant en 1772, rang de capitaine en 1779. capitaine en second en 
1 .SI. _ A déposé 7,1100 livres, retirera 5,250 livres. — 1785. n'entend pas mal 
«"ii iiH-lit-r. [Registre des dragons de la Rochefoucauld (ci-devant d'Autichamp, et 
ylus lard d'Angouli'me) , de 1770 « 1 788.^ — F.migré en 1792. [Registre du 
M'- dragons, ci-ilevunt d'Angoulïme, de 1 788 « 1795.) 



28 CHEVALIERS 

De Meriou (Pierre- Armand) (1), capitaine; baron 
de Montalemberl (Jean-Charles) (2); de Monllozier (François- 
Sébastien Regnaud), capitaine; le chevalier de Montmorency 
(Anne-Joseph-Thibaut); de Montbel (François-Sébastien), ca- 
pitaine ; de Mazancourt, aide de camp, chasseur noble ; le comte 
de Penn-Yillemur(3), capitaine; le marquis de Praslin (Claude- 

(1) Le chevalier de Menou, né le 5 avril 1755, sous-lieutenant au régiment 
de Soissonnais en 1771 , de la compagnie de chasseurs en 1776, lieutenant en se- 
cond en 1778, lieutenant en premier en 1780, de la compagnie de grenadiers eu 
1782, capitaine en second même année, capitaine commandant en 17S7, de la com- 
pagnie de grenadiers en 17S8, lieutenant-colonel du régiment Colonel-général de 
l'infanterie française et étrangère en 1791, démissionnaire même année. — Sep- 
tembre 1789, a donné une grande preuve de courage et de fermeté dans une oc- 
casion où un bataillon se révoltait. [Registre du I er infanterie (Colonel- général), de 
1788 à J793.) — Porté par erreur chevalier de Saint-Louis dans Y État militaire, 
de 1792, p. 74. 

(2) Porté deux fois, d'abord avec le grade de colonel, ensuite avec celui de ca- 
pitaine, brigadier général au service britannique. 

(5) Le comte de Penne-Villemur (Louis) est né dans les Hautes-Pyrénées, le 
1 ,r août 17G1. Il fut cadet au régiment de Flandre, infanterie wallonne, au service 
d'Espagne, en 1778, et fit une campagne en Afrique. Passé au service de France, 
après avoir obtenu son congé, il fut nommé, en 1780, cadet gentilhomme dans 
Royal-dragons, et, en 1786, sous-lieutenant aux hussards d'Esterhazy. Lieutenant 
le 5 mai 1791, il émigra le 13 novembre et fit les campagnes de 1792, 1797» et 
17!li. Major aux hussards de Hohan, il servit jusqu'à la paix avec la plus grande 
distinction, et, en 1805, il fut nommé chambellan de l'empereur d'Autriche, 
François 1 er . En 1809, il passa en Espagne, où il fut nommé colonel de cava- 
lerie, et servit sous les ordres du général marquis de la Homana. Il mérita, par sa 
valeur, le grade de brigadier général de cavalerie, qui lui fut conféré en 1811, et, 
le 25 juin suivant, il fut nommé maréchal de camp. Le comte de Toréno, dans son 
Histoire de la guerre de l'Indépendance, a parlé souvent et avec le plu-; grand 
éloge de M. de Villemur, qui refusa les offres brillantes que Napoléon lui lit faire. 
— Lieutenant général en 1816, et chevalier de l'ordre militaire de Saint-Ferdi- 
nand, il fut nommé, le -i mai 1820, commandeur de l'ordre de Saint-Louis par le 
roi Louis XV1I1 ; mais, comme il était au service d'Espagne, et que fis insignes 
lui furent envoyés par la voie diplomatique, il est porté, au ministère de la guerre, 
sur le registre affecté aux dignitaires étrangers. Eu 1825, il commanda un corps 
de volontaires, et opéra avec l'armée française pendant toute celte campagne, à la 
suite de laquelle il fut nommé gouverneur militaire et politique de la ville et place 
de Barcelone, second commandant militaire de la principauté de Catalogne, 



DE 1792 A 1797. 20 

Alexandre de Pons), capitaine; le prince de Léon (Alexandre- 
Luuis-Auguslc de Rohan-Cliabot) (1), colonel; le chevalier de 

cl sous-inspecteur des volontaires royalistes de celle province. Chevalier proies de 
l'ordre militaire d'Alcantara, et de la troisième classe de l'ordre de Saint-Ferdi- 
nand, en 1829, grand'-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Georges de la 
Réunion, de Naples, en 1830, il fut destitue" en 1853 et envoyé à Saragosse. 
En 1831, il était au moment de faire reconnaître l'autorilé du roi Charles \ dans 
celte place importante. Plus de quinze mille hommes étaient dans la confidence de 
ce mouvement ; mais, trahi deux heures avant l'exécution, il dut fuir pour ne pas 
être fusillé. Il se rendit à Elizondo (âgé de soixante-douze ans) et se présenta 
comme volontaire; mais le président de la junte de Navarre se démit de ses fonc- 
lionsensa faveur. Le roi Charles V lui envoya, de Portugal, le hrevet de capitaine- 
général de l'Aragon, avec les pouvoirs les plus étendus. Lorsqu'il arriva, au mois 
de mars il y avait trois bataillons de volontaires ; lorsque Charles Y rejoignit son 
armée, au mois de juillet suivant, Sa Majesté trouva quatorze mille hommes. Au mois 
d'avril 1850. le roi ayant jugé à propos de réunir tous les ministères en un seul, 
le comte de Villemur fut nommé grand'-croix de l'ordre de Charles 111, avec les 
honneurs et prérogatives de conseiller d'État, et président de la junte provisoire 
consultative du ministère de la guerre. Il mourut le 21 août suivant, âge de 
»oiianli-quinze ans, couronnant pir une mort chrétienne une vie toute d'honneur 
il de gloire. Après sa mort, et pour reconnaître ses éclatants services, le roi 
Clnrlcs V le nomma capitaine général, grade équivalent à celui de maréchal de 
Kr.iiice. Il avait épousé à. Reims, en 1790, mademoiselle de Souyn, fille du maré- 
chal do camp gouverneur de la ville de Reims ( voir aux chevaliers de 1730, t. I, 
I». iio ). U eut de ce mariage le comte de Villemur (Adolphe-Raymond), né a 
Dînant (Pays-Bas), capitaine de cavalerie, commandeur de l'ordre de Charles 111 
d'E>pagne 3 et chevalier de l'ordre du Christ de Portugal. De son second mariage, 
contracté, en 1813, avec mademoiselle de Moralès-Arzé y Reinoso, fille du comte 
ile la Torre de Arzé, il eut M. de Villemur (Guillaume Justinien-Theodore), né en 
l>irain.iilurc en 18-23, so-'S-lieulcnant de lanciers. Par ordonnance du roi 
i.o..< WllI, du 20 juillet 1815, et par jugement du tribunal de Baguères, du 
J«> loùl 1810, les enfants du comte Louis de Villemur ont été affranchis de l'oblt- 
g iiimi, uns objet, de porter le nom de Penne, qui n'est que celui de leurs ancêtres 
m r< r. cls. Voir la biographie du comte de Villemur, par son fils, le comte Adolphe 
de Villemur, brochure in-8", 183G, cbez Dentu, libraire.) — C'est par erreur que, 
iIjii« li prem ère é.liiion, t. Il, p. 513, nous avons dit que le comte de Villemur 
,(..1 lils du lient,. nul général de ce nom, blessé à la bataille de Ginstall.i, eu 
|s5l. ,t qui dt avec U plus grande distinction la guerre de Sept-Ans. Ce sont deux 
imitons différentes; leur origine et leurs blasons ne sont pas les menus. 

I) Ne le 5 décembre 1701. _ A le litre de cousin. — Cadet gentilhomme 
dan* J iriiac-dr.gon- en 1770, rang de sous-lieutenant sans appointements en [in, 



ao . nm-v\uLits 

Saftiges (Pierre), lieutenant aux grenadiers de Bourbon; do 
Saint-Georges, commandant une colonne de loyalistes vu 
basse Normandie; le comte de Suzannet (^Constant), maréchal 
de camp; le comte- de Talleyrand-Périgord (Jcan-Bozon), 
le comte de Talleyrand - Périgord ( Jean - Archambaud ) 
et le comte de Touslain-Viray ( François-Etienne), colonels ; 
Sapinaud (Marie-René-Prosper), lieutenant; le comte de Ver- 
gennes (Constant-Gravier), colonel des gardes de la porte; 
de Palys (Esprit-Édouard-Joachim-Marie Mayer), capitaine. 

Furent encore nommés chevaliers de Saint-Louis en 1796 : 

Le comte de Bournon (Jacques-Louis\ lieutenant des ma- 
réchaux, de France; le baron cl'Eberstein (1), capitaine; la 
Taille (Alexandre-César de Trclinville) et la Taille ('2), capi- 
taines; le vicomte de Frcsne (Frédéric); de Godefroy 
(Charles-Louis i (3); le chevalier de Mauniigny (^Louis- 
François) (4); A y mer de la Chevalerie Charles) (5); 

Capitaine d'infanterie par commission en 1780, attaché au régiment de la Sarre, 
capitaine île dragons, attaché aux dragons-Dauphin en 178Ô, capitaine attaché aux 
Carabiniers, sans droit à replacement, on 178i, meslre de camp en second du 
régiment d'Artois-infanterie en 178.'i, attaché comme mestre de camp à Royal-Pié- 
mont en 1788. (Registre d'Artois-infanterie, c/c 1770 fi 1788.) 

(1) Le comte d'Eherstein (Charles-Marie), capitaine aux hussards de Cliauibo* 
rant, en France, capitaine dans la légion lloger de Dumas, à l'armée de Condé. 
chevalier le G août 17%, reçu le i0 août par M. le prince de Condé. (Registre 
de M. Ir prince de ('onde.) — Il doit y avoir erreur en ce qui concerne le régi- 
ment de Chamborant, car nous n'avons pu retrouver les services de cet officier 
dans les registres matricules de ce corps. 

['!) La première de ces nominations est du G août, la seconde est du 10. En 
marge de la seconde, on trouve l'annotation suivante au crayon : « 11 y en a un 
autre du même nom et grade. )> (Registre de l'Émigration.) 

(5) Pension de 500 francs sur l'ordre, le 50 octobre 1820 ; réside à Sainl-Jean- 
de Daye (Manche). (Registre des Pensions, t/c 1 S 1 5 à 1850.) 

(I) Capitaine au régiment de Poitou, eu France, volontaire au régiment de Noir- 
ville, à l'armée de Coudé, reçu par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prime 
de Corulû.) 

(.*») Officier au régiment de Piémont, en France, servant au l< r reuinicnl de Cd- 



DH 1702 \ 1797, ' yl 

d'Kspaigne, comte do Ycnnevelle ( Henri-Jacqucs-Lôuis ) (1); 
le chevalier de Saint-Genys (Denis), ehevau-léger ( v 2" ; Gode- 
froy (Jean-Louis-Pierre), capitaine; Sautereau (Élie-Charïes- 
Florent), sous-lien tenant; Amy; le marquïs d'Autanne Jean- 
Charlqs-François); Auriol (Paris-Jean-Louis), capitaine au ré- 
giment d'Angoulème ; le marquis de Jumilhae (Pierre-Joseph 
La Chapelle); Bruays, chef de division, armée de Basse-Nor- 
mandie; Coster (Jean-Baptiste), volontaire à l'armée royale; 
demoiselle Dufief (Anne-Victoire-Aimée Libault de la Baros- 
sière), épouse de Nicolas-Henri Gouin, services de la 1 \ endée(3); 
Soyer, major général (4); Laroque (Charles Eugène-Narcisse;, 
commandant une division en basse Normandie; le comte de 
Mollet (Henri-Louis-Philibert) et le vicomte de Milleville 
Claude-Louis-Oelave), colonels; de Maldcn La Poujade (Jcau- 
Baplisle) et le comte de Montesquiou-Fezensac (François- 
Joseph), gardes du corps; le comte de Mauléon (Louis-Henri), 
colonel; le baron de Mandat, chef de colonne, première di- 
vision, armée de Normandie; le comte de Montagnt (Antoine* 
Marie-Armand), colonel; Picot, adjudant général, armée de 
Normandie; le marquis de Rochemorc et le vicomte rteRon- 
cherolles (Anne-Michel-Louis), colonels; le baron de Rossi- 
gnol, garde du corps; Rossignol, capitaine; de Sambœuf 
Jean-Koberl-Philippe), garde du corps; de Saint-Paul, chef de 
division, année de Basse-Normandie; le vicomte de l'urpin 
do Crissé •( G uy-Lancelot ) , lieutenant des gardes du corps 

ulctie-nolile à l'armée de Condé, reçu par M. le prince de Cottdé. {llegislie de 
V tt i> ince dr Condé.) 

I. M ijoc du régiment de la Reine-cavalerie, en France, servant au T> c régiment 
d. Cliasseurs-nobles à Tannée de Condé, reçu par M. le prince de Coude. [Registre 
rf* .V. /• prince deCondti.) 

-2 Porté aui lettres de réception : marquis de Sainl-Gcnys (Denis-CharleS). 
litgislre de l'Emigration.) 

iô] En marge tjç ce nrtm se trouve l'annotation suivante: « Notée comme non 
u\ nisc. h Jiegiitre de l'Émigration.) 

( \) Officier vcndét'ti. 



o'J ' CHEVALIERS 

de Monsieur, comte d'Artois; le marquis do Vcnce (Pierre- 
Paul-Ours Hélion de Villeneuve), colonel; le baron de Yissel 
(Charles-Augustin), brigadier; le vicomte de Vaudreuil (1); 
de Bonnegens (Philippe-Joseph), lieutenant au régiment de 
Roucrgue; Bussy (Antoinc-François-Aimé, comte de Mignial 
de), et Bussy (Jean-Claude, vicomte de Migniat de), colonels 
des chasseurs de Bcrry; le marquis de la Bédoyère (Marie- 
Corcntin-IIuchet), capitaine de remplacement; de la Beyrie 
(Charles-François); le chevalier de la Lande d'islé, cavalier 
noble; Viennot de Vaublanc (Jean-François), capitaine de 
canonniers gardes-côtes; le chevalier d'Ambly (François-Jo- 
seph) (2); le marquis de Rivière (Charles-François), lieute- 
nant aux gardes françaises (3); Kergu (4); Las-Cases (Em- 
manuel) (o), lieutenant de vaisseau; Lallemand (Jacques- 
François); Lallemancl, chasseur noble; le comte de La Fcr- 



(1) Il fui reçu par le comlc de Vaudreuil. (Registre de l'Émigration.) 

(2) Lieutenant au régiment de Bourgogne, en France, chasseur noble, compa- 
gnie n° 10, à l'armée de Coudé, chevalier le G août, reçu, le 18, par M. le prince 
de Condé. [Registre de M. le prince de Comté) 

(5) Rivière de Riffardeau (Charles-François;, né le 17 décembre 17G5 à lleuilly, 
diocèse de Bourges, enseigne surnuméraire en 1780, enseigne en 1781, sous-lieu- 
tenant en second en 1785, de grenadiers en 1787, sous-lieutenant en premier en 
J78S, était présent le 31 août 1780. [Registre des Gardes françaises, de 1786 à 
1780.) — Condamne à mort en 1801, peine commuée, procès de Georges Cadou- 
dal ; détenu pendant quatre ans, déporté en 1800, maréchal de camp le -S février 
181 1, lieutenant général en 1815, ambassadeur à Constantinople, pair de France, 
commandeur de l'ordre en 1811, grand'-croix en 1810, capitaine des gardes du 
corps de Monsieur, devenus gardes du corps du roi en 18^,"), duc en 1855 et che- 
valier des ordres du roi, gouverneur de Mgr le duc de Bordeaux en 18*20, mort 
en 1828. 

(1) Nous présumons que cet officier, porté sans indication de prénoms et de 
grade, est l'officier qui, nommé en 1702, refusa alors cette distinction et l'accepta 
à l'armée de Condé. (Voir I. Il, p. 40o.) 

(o) De Las-Cases (Emmanuel), marquis de la Caussade. Officier de marine 
avant la révolution, émigré, échappé aux désastres de Quiheron, rentré en France 
après le 18 brumaire ; auteur de V Atlas de Lesage, baron de l'empire, chambellan 
de Napoléon, retiré en Angleterre en 181 î, revenu en 18l">, un des serviteurs de 



DE 1792 A 171)7. 33 

ronnays (Auguste) (1); le marquis de Cumont, chef de divi- 
sion de canonuiers gardes-cotes: le comte Dupac-Bcllegarde 
(Gabriel-Marie), major de cavalerie; le baron Dupac-Bello- 
garde, lieutenant de vaisseau; de Calonne (Jean-Joseph , lieu- 
tenant au régiment Royal-Auvergne (2); de Pompièrcs (Mi- 
chel-François-Labbcy); Fournas delà Brosse (Anne-Élisabeth- 
Joseph-Blaise) (3); le comte de Cardaillae, lieutenant de roi 
en Ouercy; 

])e Boubéc ^Odet), garde du 5 corps; le chevalier de 
Touchebœuf-Beaumont (Grégoire) (i); de Moncade (Pierre- 
Paul) (S); 

Gouyon de Coipel ( Louis -Marie -Victor ) , lieutenant; 
le comte de Maleyssie (Anioine-Charles-Marie-Anne Tardieu), 
lieutenant aux gardes françaises; de Gassot de Champigny 

Napoléon, qui le suivirent clins sa captivité, expulsé de Sainte-Hélène à la fin de 
1N|0, auteur du Mémorial de Sainte-Hélène. La vie cl le caractère de cet ancien 
émigré, devenu, sans motif, l'ennemi de la royauté qu'il avait défendue, sont de» 
énigmes inexplicables. 

(I) Porté sans date de nomination, mais entre 1796 et 1797, ce qui nous fait 
supposer qu'il appartient à la première de ces années. — Marquis de la Ferronnays, 
><>ii« la rcslau ration premier gentilhomme de la chambre de S. A. R. Mgr le duc 
de Beny, pair de France, ambassadeur en Russie, ministre des affaires étrangères eu 
\X~1~, mort en 1828 ou au commencement de 1829. 

x '2) Capitaine le 15 septembre 1791, démissionnaire le 25 janvier 1792. [lie' 
gistre de Royal-Auvergne, de 17.S8 à 1793.) 

\ô) Reçu le 27 novembre 181 ï. (Registre de l'Emigration, fol. 08.) — Le che- 
v ilirr Blas de Fournas de la Brosse, capitaine général des provinces basques, com- 
mandeur de l'ordre, au titre étranger, en 1S29. [Registre des Etrangers décores 
de l'ordre de Saint-Louis.) 

(i Lieutenant au régiment d'Auvergne, en France, sons-lieutenant an 
régiment de Montesson , à l'année de Coudé, chevalier le 6 août, reçu le 7, 
par M. le prince de Coudé. (Registre de M, le prince de Cvndé.) 

(b) M avait reçu plusieurs blessures, dont une fort grave, et fut chevalier de 
Saint-Louis à vingt-trois ans. [Archives de la famille.) D'après les mêmes rensei- 
gnement*, un de Moncade (Jean-Paul), garde du corps, compagnie d'II.ircourt, a 
été chevalier de Saint-Louis avant 1731», et un de Moncade (Jean-Joseph), seigneur 
de Roquebère, brigadier des gardes du corps, même compagnie, chevalier de Sainl- 
Louis le JG .Huit 1753, a été tué à Fontenoy. 

lit. 3 




foucault Pierre) (8), lieutenants de vaisseau; Latapie, 
aide-major général (9); Latapie, lieutenant; le mar- 

(1) Lieutenant au régiment de la Heine-dragon?, en France, cavalier au 5 e ré- 
giment de Cavalerie-noble à l'armée de Coudé, reçu par M. le prince de Coudé, 
sans indication de date. [Registre de M. le prince de Coude.) 

(2) Le chevalier d'Hardivillers (Éléonor-Jean), capitaine de frégate, chevalier 
de Saint-Louis le 10 juillet 1790, brevet remis le 9 avril 1810. [Registre de l'or- 
dre, de 181 i à 1850, Archives de la marine, fol. 78.) (a). 

(5) Capitaine au régiment de la Reine-cavalerie, en France, aide-de-camp de 
M. le prince de Coudé, chevalier le 7 août, reçu par S. A. S., sans indication de 
date. {Registre de M. le prince de L'ondé.) — Porté également au Registre de l' Emi- 
gration, fol. 1 10. 

(1) Son frère, fusillé à Quiberon, nous a été indiqué comme ayant été égale- 
ment chevalier de Saint-Louis, mais nous n'avons pu retrouver la constatation of- 
ficielle. 

(5) Ordonnance du "3 décembre 1820, qui le reconnaît chevalier de Saint-Louis, 
du 1 T) juin 17'JO. — Pension de 500 francs sur l'ordre, portée à 500 francs en 
18-20. (Registre des Pensions de l'ordre, de 181 i à 1850.) 

(G) Comte de la Hoche Saint-André (Louis-Alexandre), capitaine de vaisseau, 
chevalier de Saint-Louis le 12 janvier 1796, brevet remis le 17 août 1810. (Re- 
gistre de l'ordre, de 181 1 à 1850, Archives de la marine, fol. 82.) — Chevalier 
de Saint-Louis le 10 janvier. (Registre de l'Emigration.) 

(7) De la Hoche Saint-André (Charles), chevalier de Saint-Louis, le 20 janvier 
1700. (Registre de l'Émigration.) 

(8) De la Rochefoucauld du Breuil (Pierre-Aimé), capitaine de frégate, cheva- 
lier de Saint-Louis le 20 janvier 1790, brevet remis le 17 août 1817. (Registre de 
l'ordre, de 1814 à 1850, Archives de la marine, fol. 82.) 

(9) Lieutenant au régiment de Médoc, en France, aide-major général de l'in- 
fanterie, chevalier le août, reçu le 10 novembre par M. le prince de Coudé. 
[Registre de M. le prince de Vondé, fol. 17.) 

[a] L'orthographe du nom est d'Hanlivilliers. Un officier île ce nom, garde du corps <lc Mon- 
sieur, comte d'Artois, ci peintre distingue*, a été professeui dé dessin de Mgr le «lue île nordenux' 
juhqu-.ii t830. 



178S907 

DE 1702 A 1797. 35 

quis de Montmuran ( PierreJean-Bapliste-Martial la Motteï, 
capitaine ; Moreau de la Belive (Antoine-Barthélémy), cava- 
lier noble 1); le vicomte de Liniers (André-Auguste), capi- 
taine; le marquis Després, sous-aide-major dans Royal-Lor- 
raine cavalerie; de la Bourdonnaye de Boisvy ; de Sarliges 
(François), lieutenant; deFromental (Joseph-Maurice Morel); 
de Pelletier (César-Antoine); de Boisdenemelz (Alphonse- 
Daniel) (2), capitaine dans les dragons de Lorraine; de Bois- 
denemelz (Alexandre-Daniel), lieutenant de vaisseau ; La Roche 
(François), lieutenant-colonel; Rotalier (CharlesAlexis-Jo- 
sepli), sous-lieutenant; Faget de Renol (Joseph), lieutenant de 
gendarmerie; du Bois de Beauregard (Aimé-Gabriel-Fidèle), 
capitaine de grenadiers royaux ; Regnauld de la Sourdière, 
capitaine; le comte de Kcrgariou (Joseph) et de Penfentenio 
de Kervereguin (Jean-François-Marie) (3), lieutenants de vais- 

(I; darde ilu corps en 1771, compagnie de Villeroy ; était île service à Yer- 
Milies lis 5 et (i octobre (sa compagnie devenue Luxembourg); nomination contir- 
niir le -9 octobre 1815 : Moreau de Lubclive. (lienseignemenls fournis par la fa- 
mille.) 

\'l) D'IIozier, t. Il, p. 158, cite comme chevalier de Saint-Louis depuis 17 K>, 
Daniel (Claude), seigneur de Boisdenemelz, aide-major des gardes, compagnie de 
lîeamau, rang d'enseigne en 17.72, mort en 1701. — M. de BoisDenemctz, dit 
YElal militaire de 17G3, p. 11 ï, exempt eu 177)7, aujourd'hui aide-major depuis 
175:2, avec brevet d'enseigne en 17.'S3, de la 5' compagnie française de? gardes du 
corps, brigadier en 17-58, maréchal de camp en 1761. — Page 159 du mèmcElat 
militaire, M. de Boisdenemelz ligure comme enseigne titulaire sur le contrôle de la 
compagnie de Beauvau. — Dans Y Étal militaire de 17GG, p. 150, il est porte 
comme lieutenant des gardes du corps. — A dater de 177:2, on ne le trouve plus 
dans les Etals militaires, à l'article Maison du roi : il se retira donc en 1771 ; 
mais il ligure toujours dans la liste îles maréchaux de camp. — Lieutenant gené- 
ial le l' r mars 1780. [Etal militaire de I78D, p. 78.) — Porté, État militaire de 
I7U1, p. 5], au nombre des lieutenants généraux morls du l' r janvier 1790 tu 
l ,r mai 1701. — Sa croix de Saint-Louis étant antérieure à la rcpri>e îles regis- 
tres de Tordre en 17 il», nous ne pouvons (jue citer ses services, et rappeler la 
constatation faite par d'Hozïer. 

.5; Nommé par S. A. l\. Monsieur, comte d'Artois, cet officier est, par erreur 
du Copiste, porté, sur le ikgistre de l'Emigration, sons le nom de Penl'onteny. Ce 
registre ayant été recopié, en lSl l, dans les bureaux du ministère de la maison du 

3. 



36 CIIEVALIEI1S 

seau; Maillard de la Martinière (Jéan^Baplisle-Joseph-François 
de Gorcy) (1), capitaine; le chevalier de Molhcs de Blanche 
(François-Bernard) (2); Gastebois tJJ), lieutenant ; le comte de 
Coin tin (Louis-Éléonorc) (i), capitaine; Saint-Andéol (Jean- 
André de Malmazet) (5), garde du corps; de Conway, capi- 
taine au régiment de Dilion , major dans la brigade Irlan- 
daise); le vicomte de Cugnac (Louis-Christophe), lieutenant 
des maréchaux de France ; du Chayla , cavalier noble ; de 
Grammont ( Léopold-Marie-Joseph de Pomairol), lieutenant; 
le vicomte de Chabot (Jean-Baptiste- Louis-François), capitaine; 
de Chabannes (Louis-Joseph Scipion de la Bastide), garde du 
corps ; le baron de Chalancey (Jean-François), lieutenant au 

roi, nous avons rectifié l'erreur dans la constatation du fait, parce qu'il ne s'agit 
plus ici de l'orthographe plus ou moins fidèle d'un nom, mais d'un nom totalement 
défiguré. — Le registre le porte chevalier de Saint-Louis du 20 janvier i7'J6. D'a- 
près la famille, sa nomination serait du 20 février, et il a été reçu par le comte 
d'Hector le 5 mars. 

(1) De la Martinière, capitaine au régiment de Poitou. {Etat militaire de 1790, 
p. 159.) — Chef de section à l'armée de Condé, chef de bataillon en 1815, pelit- 
fils du chevalier de Saint-Louis de 173 i (voir 2 e vol., p. 9), (ils du chevalier de 
1748 (voir 1 er volume, p. 411), et neveu du chevalier de 1775 (voir 2 e vol., 
p. 222). — Sa nomination est du \S juin 1790. 

(2) Élève de l'École militaire, sous-lieutenant en 1775, lieutenant eu 1781, ca- 
pitaine en 1789, a abandonne en 1791. (Registre du régiment de Beamoisis, de 
1788 à 1795.) — Chasseur noble, compagnie n" 0, à l'année de Condé, chevalier 
le 6 août, reçu le 18 par M. le prince de Condé. [Registre de M. te prince de 
Condé, fol. 19.) 

(5) Chevalier de Saint-Louis le 10 juillet, mort avant sa réception. (Registre de 
l'Émigration, fol. 75.) 

(4) Comte de Courtin de Lagerie, ancien mousquetaire, 1" compagnie. (Ar- 
chives de la famille.) 

(5) Était garde du corps du roi, compagnie de Villeroy, avant la révolution.— A 
dû être fait brigadier à L'année île Condé, car nous trouvons la mention suivante 
clans un état de la compagnie de Grainont (ancienne compagnie Villeroy), arrêté 
par le capitaine, M. le duc de Giamont, h; I" septembre 1815 : « Malmazet de 
Saint-Andéol (Jean-André), maréchal de> logis le ti septembre 1814 (brigadier 
avant la formation), chef d'escadrons, émigré, a fait quatre campagnes; est dans lu 
cas d'obtenir le brevet de colonel, rang du 5 avril IS0X. _ Retraité le 1"- novem- 
bre 1815. » — Il fut retraité comme colonel. 



DE 1792 A 1797. 37 

priment do Sôubise; le comte de Dion (Louis-François, lieute- 
nant; le chevalier de Saint-Cyr, capitaine; Vidrange (4), ca- 
valier noble; le chevalier de la Côurbière (2), cavalier no- 
ble ; de Lézardière (Spire-Benjamin), lieutenant de vaisseau; 
le chevalier de la Fonchais (Jean -Roland), lieutenant de vais- 
seau; le comte de Moriolles (3); de Buîssy ( Chaiics-Laurent- 
l'icrre) (i), lieutenant; de Bierville ( Louis-Poillou ) (o); de 
Saint-Paul de Linshéan, chef de division dans Tannée de 



■»■ 



(1) Do Vidrange, cavalier au 2 e régiment de Cavalerie-noble, chevalier de Saint- 
Lbuis le 7 août IG96, reçu par M. le prince de Condé, sans énoncialion de date. 
Registre de .17. le prince de Condé, fol. 12.) 

(1) Le chevalier de la Corbière (Eugène Aignan), capitaine au régiment de 
ik.irn en France, servant au 1 er régiment de Cavalerie-noble à l'armée de Condé, 
chevalier de Saint-Louis le 7 août 179(3. (Registre de M. le prince de Condé, 
M. 22.) 

(5) Porté sur le Registre de l'Émigration, fol. 110, sans désignation de grade, 
. I.. \il.er do Saint-Louis le 10 juillet 1796, reçu le 20 août 1707. — De Moriolles, 
.. mte <le Beauclair (Alexandre-Charles) , garde du corps, compagnie de Luxem- 
!• iifv, le . . . ., capitaine de cavalerie par commission du 2) avril 1777, capitaine 
■ '■• remplacement dans Penthièvre-infanterie en 178i, major en second du régi- 
iv. ni de Cambrésis le 1 er mai 1788, passé, au mois de novembre, major du régi— 
m, ut de Penthièvrc-dragons. {Registre de Penthièvre-infanterie, de 1770 à 1788.) 
Minpiis de Moriolles. (État militaire de 1780, p. 585.) 

(4J Sous-lieutenant au régiment de Brie en 1781, lieutenant en '1789, démis- 
>i. .i.ii nre et émigré en 1791. — A rejoint les princes et a servi sous leurs ordres 
jusqu'en novembre 1792. — Volontaire au régiment de Béon en 1795, sous-lieu- 
itnnit au régiment de Morteinart en 1791, breveté capitaine en 1815, rang de 
1791, capitaine au 5' régiment d'infanterie de la garde royale le 25 octobre 1815, 
|.ir\.-té chef de bataillon le 50 octobre 181G, rang du 25 octobre 1815; 
campagnes de 1792, 1795, 1791, 1795, 1790; blessé d'un coup de bisçaïen à 
l'épaule droite, le 19 août 1795, chevalier de Saint-Louis le 12 avril 1790. (État 
nominatif des officiers du 5 e d'infanterie de la garde, 1S 17, archives de la guerre.) 

;;) Chevalier de Saint-Louis le 29 septembre 1790, reçu le 9 février 1797. 
liegistre de l'Émigration, fol. 18.) — De Poilloue de Bierville (Louis), élève 
d'artillerie en France, capitaine d'artillerie dans la légion de Damas, à l'armée de 
Condé;, chevalier de Saint-Louis le 5 janvier 1797, reçu, le 9 février, par M. le 
prince de Condé. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 21». ) — Chevalier de 
S nul-Louis d l'a flaire d'Ol.er-Kimlack, pour s'être distingué, (,/rchices delà fi- 



38 CHEVALIEHS 

Basse-Normandie,; le baron de Blair (Charles-Hippolyte), lieu- 
tenant au régiment d'Austrasic (0; Briant (Franeois-Hyaein- 
the-Penquélen), lieutenant dans les grenadiers royaux; Des- 
peyron, lieutenant; Duval (Pierre-Stanislas), cavalier noble; 
le comte de Moriolles (2) ; de Branges (Charles-Antoine, che- 
valier de Bourcia) (3), cavalier noble; de la Morélie, lieu- 
tenant de vaisseau (4). 

Le prince de Hohenlohe-Vaklenbourg-Barteinstein (Louis- 
Aloïse), colonel-propriétaire du régiment de son nom, et le 
prince de Hohenlolie-Yaldenbourg-Barleinstcin ((maries-Jo- 
seph), colonel du même régiment (5). 

De Verton (Jacques-Philippe), capitaine; le baron Dubois 



(1) Sous-lieutenant au régiment d'Austrasie en France, chasseur noble, com- 
pagnie n° 5, chevalier de Saint -Louis le 51 décembre 179.">, reçu le 22 février 
1790 par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Coudé, fol. 10.' — 
Chevalier de Saint-Louis le 51 décembre 179(3. (Registre de l'Émigration.) 

(2) Chevalier de Saint-Louis le 25 décembre 1790. (Registre de l'Émigration, 
fol. 115.) — Nous ignorons s'il y avait, à l'armée de Condé, deux officiers de ce 
nom, ou si cette nomination fait double emploi avec celle relatée plus haut. 

(5) Capitaine au régiment de Bourbon-infanterie en France, chasseur noble, 
compagnie n° 1, chevalier le août, reçu le 11 par M. le prince de Condé. (Re- 
gistre de M. le prince de Condé.) — Brougy (erreur du registre, c'est de Branges) 
de Bourcia, né le 50 décembre 1755, sons-lieutenant en 1772, lieutenant eu se- 
cond en 1778, lieutenant en premier en 1779, capitaine en second en 1 783, capi- 
taine commandant en 1787, ;i abandonné en 1791. (Registre du nG e infanterie 
(Bourbon) , de 1788 « 1793.) 

(i) De Jarrige de la Morélie (Jean-Baptiste-Louis), lieutenant de vaisseau sur 
V Apollon en 1791, émigré même année. {Archives de la famille.) 

(b) Ils furent tous deux reçus par le roi le 20 mai 17!>6. (Registre de M. le 
prince de Condé, fol. 17.) — Le premier, Louis Aloys, prince souverain, servit 
avec ardeur la cause des Bourbons. Il passa en 1801 au service de l'Autriche, et 
fut nommé gouverneur des deux Gallicies en 1807. Ayant été dépouillé île sa prin- 
cipauté par Napoléon, il fut naturalisé Français sous Louis XVIII, eu 1813, re- 
connu dans le grade de lieutenant général, commanda un corps d'armée, en 1825, 
dans la campagne d"Espngne, et fut nommé maréchal de France par le roi 
Charles X, au mois de mars 1827. Il mourut en 1829. Il avait fondé, comme 
prince souverain, en 181 ( » ou 1817, l'ordre du l'iumir, qui fut conféré, avec la 
permission du roi Louis XV111, à des Français fidèles à la cause du roi. 



DE 1792 A 1797. 39 

il'Aisy, sous-lieutenant aux grenadiers d'ordonnance; de 
Guerchy (Joseph de Vathaire) (1); Saint-Mandé, officier- 
mousquetaire (2; ; de Farey (Annibal-Pierre-François) (3), 
capitaine. 

Ferret (André Dubuc) (4), Ferret (François-Marie Dnbnc) (5), 
le vicomte de Poret de Berjon (6), de Montault (7), lieu- 



(1) Cet officier est porté deux l'ois au Registre de l'Émigration, d'abord à la 
lettre G, sons la dénomination que nous venons d'indiquer (fol. 75), et à la lettre V. 
cous le nom de « Vathaire (Joseph), voyez Guerey» (fol. Ifi6). 

(2) Nous présumons qu'il s'agit ici de M. Dubois de Saint-Mandé, colonel de 
cavalerie, qui nous a été signalé comme ayant élé fait chevalier de Saint-Louis en 
1790. — Dubois de Saint-Mandé (.Jacques-Alexandre), né à Juliers en 1733, ran" 
de sous-lieutenant en 1770, sous-lieutenant même année, lieutenant en 1773, 
r.ipilaine pourvu d'une compagnie en 1774, réformé en 1776, capitaine en second 
«n 1780, démissionnaire le . . août 1780. (Registre des dragons d'Orléans, de 177G 
u 178*.) 

"> Porté ileux fois, au Registre de l'Émigration, avec les mêmes prénoms : la 
première l'ois, chevalier de. Saint-Louis le ï avril, reçu le .~>0 (fol. 09) ; et la se- 
•'.!,• !..„, chevalier le G juillet, reçu le 28 (fol. 70J. 

• l Chevalier de Saint-Louis le 23 novembre 17%. On lil à la colonne d'oh- 
nrt.ili.ins : <« Porté reçu par M. Dubuc de Saint-Prix, sans indication de date. » 
Heghlre de l'Émigration, fol. G8.) —RI. Dubuc de Ferret (André) est porté surle 
Itfjistre de l'ordre, de 181 i a 187)0, fol. 75, ministère de la marine, avec cette 
""!'• : « Chevalier de Saint-Louis le 2o octobre 1796, brevet expédié le 10 décembre 
l'-li; » unis, au Registre de l'Émigration, il n'y a point de promotion du 23 oc- 
tobre 1790. 

(•'») Chevalier de Saint-Louis le 23 novembre 1790. [Registre de l'Émigration, 
l«l. 09.}— Il est également porté sur le Registre de l'ordre, de 1811 à 1850, 
f-d. 75, ministère de la marine, comme ayant été nommé le 23 octobre 179(1, et 
ayant reçu son brevet le 10 décembre 181 ï. 

(0) Lieutenant de vaisseau en 1780, émigré en 1792, chevalier de Saint-Louis 
<•" I Î9G, retraité en 1816, avec le grade de capitaine de vaisseau honoraire et une 
pension de 1.380 francs. [Liste générale, 1787, t. 1er, fol. 160, ministère de la 
marine.) 

(7) Lieutenant de vaisseau en 1780, a émigré, a fait la campagne de 179-2; 
blessé d'un coup «le feu au bras gauche, à Quiheron, en 1793. chevalier «le Saint- 
Louis le 21) février 1796, lieulenant-colonel d'infanterie en 1798, retraité avec le 
brevet honorifique «le capitaine d«' vaisseau en 181 1. pension de 1,200 francs en 
1810. {Liste générale, 1787, fol. |&i verso.) 



40 CHEVALIERS 

tenants de vaisseau, et le Gardeur de Tilly ainé(l), ancien 
officier de marine. 

De Gaillard (Louis) (2); de Margeot (Louis-Charles), mous- 
quetaire (3); le chevalier de Gaillard (Alphonse), lieutenant 
de vaisseau ; le comte de .Macnemara (Albert;, sous-lieute- 
nant. 

Chevaliers nommés en 1797. 

1797. _ L e chevalier de Palys (Nicolas-Pierre-François 
Desmarest), capitaine au régiment de la Rochefoucauld ; le 
comte de Flavigny, aide de camp, sous-lieutenant dans En- 
ghien ; de la Cropte de Saint-Abre (Alexandre-Guy^, du 
1 er régiment de Cavalerie-noble; le chevalier Damoiseau de 
la Bande (Roger-Louis), lieutenant au régiment de Damas, 
ancien lieutenant, dans Champagne; de Barbot (Etienne de 
Bellegarde), chasseur noble; le marquis de Bournonville 
(Achille), capitaine aux grenadiers de Rohan ; Canroberl de 

(1) Ancien officier de marine, chevalier de Saint-Louis le 29 janvier 1700, bre- 
vet remis le 10 décembre 181-i. [Registre de l'ordre, de 1 S i i à 1830, fol. 72, 
ministère de la marine.) 

(2) Capitaine au régiment de Soissonnais en France, lieutenant de la 4 e compa- 
gnie des chasseurs nobles à l'armée de Coudé , chevalier de Saint-Louis le G août 
1790, reçu, le 23 août suivant, par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince 
de Coudé, fol. 18.) 

(3) La famille nous a communiqué un certificat du 12 avril 179G, signé par 
M. le maréchal duc de Broglie, et qui porte : « que M. de Margeot a servi comme 
sous-lieutenant dans le régiment de Poitou, de 1707 à 1771 , époque de son entrée 
aux mousquetaires, deuxième compagnie ; qu'il a été licencié avec sa compagnie 
en 1770, et qu'il a reçu le brevet de capitaine ; qu'il a émigré en 1791 ; qu'il a fait 
fa campagne de 1792, à l'armée des princes, seconde compagnie noble d'ordon- 
nance, et qu'il a servi avec honneur et zèle; que, le 10 août 1791, il e>t entré 
cmnme sous-officier dans le régiment de Broglie, ù la solde de l'Angleterre; enfin 
que, en 1790, il a été nommé chevalier de Saint-Louis, et qu'il a été reçu le 
2*> mars, à Pyrmont, par le maréchal de Broglie. » — La nomination de M. de 
Margeot e-t du 7, mars 17'.Mi. [Registre de l'Émigration, fol. 109.) 



DE 1792 A 1797. /|1 

Certain (Antoine), lieutenant au régiment (l'Autichamp (1); 

(1) Gànrobert de Certain (Antoine), né en 173 i, à Laval, généralité de Montai!» 
Lan, sous-lieutenant nu régiment de Penlhièvre en 1770, lieutenant en 177 4, en 
second à la formation de 1776, lieutenant en premier en 1779, capitaine en se- 
cond en 1784, de la compagnie de grenadiers même année. — En 1787, gratifi- 
cation de 300 livres. — En 1789, même gratification. — A donné sa démission le 
..avril 1791, et a obtenu l'assurance de la croix de Saint-Louis ù vingt-quatre 
ans de services. (Registre du régiment de Penthièvre (78e), de 1788 à 1797).) — 
Cet officier, nommé chevalier de Saint-Louis le 1« janvier 1797, fut reçu le 11 oc 
Libre 1814 par S. A. R. Mgr duc d'Angoulême. — Il fit avec honneur les 
campagnes de l'émigration, et rentra en France chargé d'une mission particulière 
et directe du roi Louis X VIII, alors àMittau. Ses instructions, ainsi qu'une lettre 
de Sa Majesté, lui furent remises par le marquis de Foucault, ex-constituant. En 
vertu de cette mission, il fit plusieurs voyages à Paris, du temps du Directoire et 
du Consulat. Il fut arrêté dans son dernier voyage, et détenu dix mois au Temple, 
m 1801 et 1802. On a dit que la restauration n'était pas économe des deniers de 
la France, quand il s'agissait de ceux qui l'avaient servie. M. Canrohert de Certain 
lut retraité en 181 i, comme chef de bataillon, avec une pension de GOÛ francs ; 
il eut en 1X17 une pension de 300 francs sur l'ordre de Saint-Louis, élevée à 

«M» francs en 1820, et une autre pension de 300 francs sur la cassette du roi. 
\io-i, 1,20(1 francs, portés à 1,400 francs ensuite, voilà tout ce qui fut accordé à 
i.iiiiflïcierdont le dévouement n'avait pas fléchi, et dont la famille possédait, avant 
li révolution, une fortune de plus de 300,000 livres. — Son acte de naissance est 
ainsi conçu : « Antoine Certain, fils légitime de messire Louis de Certain, écuyer, 
. 1 de dame Anne-Louise de Verdal, né le 3 juin 1734, au village de Laval de Cère, 
paroisse de Cahus. Parrain : Antoine Lacambre, avocat au parlement, du village 
de Lapoujade, paroisse d'Altilliae, en Limosin. Marraine : dame Anne de Larribe, 
habitante du château de Grugnac , paroisse de Sousseirac. » — M. Canrohert de 
Certain avait épousé en secondes noces mademoiselle de Niocel, petite-nièce du 
luron d'Espagnac, lieutenant général des armées du roi, grand'-croix de Saint- 
Louis et gouverneur des Invalides. C'est de ce mariage qu'est né S. E. M. le maré- 
ilul Canrohert. — Le père de mademoiselle de Niocel était colonel de cavalerie; 
un de ses oncles a été major des Invalides ; un autre, grand prévôt, et le troisième, 
garde du corps du roi. — La famille de Certain servit constamment dans le régi- 
ment de Penlhièvre, et lui fournit, depuis sa création jusqu'en 1791, dix-sept olli- 
eiers, dont onze chevaliers de Saint-Louis. 

Lu frère de M. Canroberl de Certain servait aussi dans Penlhièvre. — Certain 
de Verdalle (Jean-Baptiste), né en 1758, cadet gentilhomme en 1778, sous-lieu— 
tenant en 1779. lieutenant en second en 17S3, en premier en 1788. — En 1787, 
{.'ratification extraordinaire de 230 livres, [Registre du régiment de Penthièvre, de 
I77ti à I788.J — Adjudant-major en 1791 , nommé capitaine de la gendarmerie 



AS CHEVALIERS 

de Çheffontaines (vicomte de Pensenlcnio) , aide de camp 
de Mgr le duc d'Enghien; le chevalier Duchatelier (1); 
le comte de Galard-Terraube (Louis-Armand j, cavalier no- 
ble ; le marquis de Ligondès, le chevalier de Mcnou (Georges- 
Pierre-Constantin) (2), et de Montalembert (Pierre), cavaliers 
nobles; le vicomte de Narbonne-Lara (Jean-Baptiste Manri- 
que); d'Ormcsson (Jean-David), capitaine; Piogcr, major du 
génie ; le comte de Polignac (Charles-Louis-Alexandre , cava- 
lier noble; le marquis de Penne-Villemur, officier de lms- 



nalionalc dans le département de la Corrèze, par commission du 15 juin mémo 
année. {Registre de Penthièvre, de 17!SS ù 1797».) — De Certain, porté à la fois ad- 
judant- major au régiment de Penthièvre et capitaine de gendarmerie dans la 
23'' division militaire, composée des départements de la Charente, de la Haute 
Vienne et de la Corrèze. [État militaire de 1792 , p. 204 et 537.) — On voit 
quelle confusion régnait alors. ■ — Cet officier, qui ne figure plus sur YEtat mili- 
taire de 1/93, émigra, ainsi que son frère Antoine, fit les campagnes de Tannée 
de Condé, et se retira ensuite en Russie. 

M. Dupuy de Certain (François-Xavier), garde du corps du roi , compagnie 
Écossaise, frère d'Antoine et de ,lean-Baptiste, émigra aussi et mourut à l'armée 
de Coudé. 

Madame Canrobert de Certain, née de Niocel, mère du maréchal Canrobert, 
était cousine de M. Siryès de Mayrinhac, officier de la Légion d'honneur, membre 
de la chambre des députés , conseiller d'État , directeur du personnel et de 
la police générale du royaume au ministère de l'intérieur, démissionnaire 
en 1830. 

Enfin, M. le maréchal Canrobert, élève au collège de Senlis, fondé par l'Asso- 
ciation paternelle des chevaliers de Saint-Louis, entra à Sainl-Cyr en 1820, lit 
partie de la promotion de 1828, et se trouve porté dans V Annuaire militaire de 
1830, p. 510, comme sous-lieutenant au 47 e de ligne , commandé par le comte île 
Rougé. 

(1) Porté en double. Du Chastelicr. 

(2) Le chevalier de Menou était né à Xotre-Dame-de-Genouillé, en Poitou. 
Elève à l'Ecole royale militaire, cadet gentilhomme en 177(5, sous-lieutenant en 
1778, lieutenant en second en 1780, premier lieutenant en 1787, capitaine le 
I e " décembre 1791, il abandonna en 1792. (Registre du régiment de Bresse, 177ti 
« 1788, et I78S «1793.) — Il lit les campagnes de l'émigration comme chasseur 
nnlilr, compagnie n» ] i>, et chevalier de Saint-Louis le 23 octobre 1797; il fut 
ion le 3 février 1798 par S. A. S. M. le prince de Condé, [Registre des chevaliers 
re\us par S, A. S. pendant l'émigration, loi. 111.] 



DE 1792 A 1797. 'i!3 

sards au régiment de Ilohan (1); Raousset-Boulbon (2), lieu- 
tenant; le comte de Sainle-Aldegonde; de Saint-Georges 

Louis-Joseph Ilarscouet), lieutenant ; le vicomte de Saint- 
Georges, cavalier noble; de Trogoff (Jean-Baptiste) ; le cheva- 
lier de Montalembert (Atl)énaïs-Bernard-Louis-Claude) et le 
vicomte de Valori (Louis-Henri-Daniel), capitaines; de Vil- 
loutrey (Pierre-Louis), cavalier noble; de Valori (Charles- 
Marie), lieutenant (3); le comte de Vibraye (Anne-Victor- 
Denis Hurault) (4). 

De Clauzel (Etienne Lavit), capitaine dans Lascaris; Pas- 
qnier (Bernard-Augustin), capitaine; le chevalier de Grény 

Olvmpe-Cyprien-Alphonse) (5); le chevalier de Pins de Mon- 
seeon (Jean-François-Claude (6); Pons, cavalier noble (7); 



(1) Frère aîné du comlo Louis, chevalier de Saint-Louis en 1790 [voir plus 
huit, p. i*8) ; son brevet portait : « Qu'attendu que le marquis de Villemur était 
. hevalier de Malte, il serait tenu de rapporter à sa réception la permission du 
. : util maître de l'ordre de porter les deux décorations; » formalité qui fut rem- 
i "'• 

,2. Aurèle de Kaousset-Boulbon, capitaine de frégate, chevalier de Saint-Louis 
i il IT'J", brevet expédié le 1 er juillet 1S1G. (Registre de l'Ordre, de 181 i à J8Ô0, 
Arrhives de la marine, fol. 79.) — Nous présumons qu'il s'agit du même officier, le 
rojislrede l'émigration ne faisant mention que d'un seul chevalier de ce nom. 11 
ferait le père du comte de Unousset-Boulbon. fusillé au Mexique, et dont les aven- 
tures ont été l'objet de plusieurs relations. 

{■*j Nommé le 12 août, reçu le 21 août. [Registre de l'Emigration.) 

(i) Chevalier de Saint-Louis le J2 août 1797, reçu le 20 janvier 1790. (Regis- 
tre de l'Émigration, fol. 171.) 

[î>] Lieutenant au régiment de la Marine, en France, chasseur noble, ^compa- 
gnie, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 2a octobre 1797, reçu 
par M. le prince de Coudé, le 27 janvier 1800. (Registre de M. le prince de 
Condé.) 

']fi) Capitaine au régiment d'Orléans, en France, chasseur noble, 7'" compagnie, 
ù l'année rie Condé, chevalier de Saint-Louis le 2."> octobre 1797. [Registre de 
M. le prince de Condé.) 

.7) Deux autres officiers du même nom, le chevalier de Pons (Antoine!, et de 
ruas, sont portés au Registre de l'Emigration comme chevaliers de Saint-Louis, 
'ans indication de grade ni date de nomination. 



UU CHEVALIEHS 

le comte de Pimodan (Charles-Louis-Honoré), major (1); de 
Franclieu (François), aide de camp de S. A. S. Mgr le duc de 
Bourbon ; le marquis Aymer de la Chevalerie, aide de camp 
de S. A. S. M. le prince de Condé; d'Esparbès de Lussan 

(Philippe); Malden (Alexandre), cavalier noble; Maleden (\o 
Balezy (François); Malden, capitaine; de Maleden (Jean); 
Morisson de la Basselière (Henri) (2), Davisard et la Brelol- 

(1) Le comte de Pimodan (Charles-Louis-Honoré de la Vallée), lieutenant gé- 
néral honoraire, chevalier de Saint-Louis du 10 juillet 1797, pension de 500 francs 
sur l'ordre le 15 juillet 1825, jouissance du 1" janvier 1820. (liec/islre des Pen- 
sions sur l'ordre, de 1814 à 1830, 1" vol., fol. 154.) 

(2) Sous-lieutenant aux dragons de Deux-Ponts, en France, aide-major général 
des logis de la cavalerie à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 25 octo- 
hre 1797, reçu par M. le prince de Condé le 12 janvier 179S. ( Re- 
gistre de M. le prince de Condé.) — Le Registre de M. le prince de Condé, 
registre affecté aux officiers reçus par S. A. S. (ils sont au nomhre de onze 
cents), porte que M. de la Bassetière a été reçu le 12 janvier 1798, et nous avons 
dû en conclure que M. de la Bassetière a eu M. le prince de Condé pour parrain ; 
mais, d'après les renseignements fournis par la famille de cet officier, qui a le cer- 
tificat, la réception a eu lieu le l°r janvier 1798, et c'est Mgr le duc d'En- 
ghien qui y a procédé. — Morisson de la Bassetière (Jean-Baptiste-Marie-Henri - 
Joseph), lieutenant-colonel, retraité le 20 mai 1828, mort le 4 mai 1845; volontaire 
le 15 août 1781, sous-lieutenant aux chasseurs de Flandre (auparavant dragons de 
Deux-Ponts) le 15 août 1785, jusqu'au 15 septemhre 1791 : émigré; a fait toutes 
les campagnes de l'Emigration, de 1792 à 1801 ; major de cavalerie le 1 er juillet 
1797; major (lieutenant-colonel), par ordonnance du roi du 5 janvier 1815, 
quoiqu'il n'eût pas le temps rigoureusement voulu, mais à cause de la distinction 
de ses services; aide de camp de M. le lieutenant général de la Boehefoucauld, le 
12 janvier 1815, non comme major (lieutenant-colonel), mais comme chef d'esca- 
drons ; cessa ces fondions le 1"' janvier 1819, son général avant été mis à la re- 
traite : en traitement de demi-solde (2,550 francs), jusqu'au 19 mai 1828 : trente 
ans, quatre mois, quinze jours de services et neuf campagnes : pour trente ans, 
1,000 francs ; pour neuf ans, 450 francs ; total : 1,-150 franc;.— Le 21 décembre 
1815, lettre de M. le prince de Condé au ministre de la guérit', dans la- 
quelle S. A. S. réclame pour M. de la Bassetière le grade de colonel, qu'elle avait 
demandé en 1801, à une époque où malheureusement des considérations politi- 
ques empêchaient le roi d'accorder des grâces. M. le prince île Coudé 
rertîfic la distinction des services de M. de la Bassetière et les preuves de bra- 
voure qu'il a données dans divers combats, notamment à celui de Constance. — Le 
Î7 janvier ISI7, lettre semblable de S. A. S. au ministre de la guerre.— Note du 



DE 1702 A 1707. ilô 

tk-ie, aides de eamp de M. le prince de Condé; le comman- 
deur de Lenjamcl, maréchal de camp-, le chevalier de Mai- 
ministre de la guerre, afin qu'on lui présente M. de la Bassetière pour remplacer 
M. de la Broue, dans l'étal-major de la garde royale; Mgr le duc de Berrv 
recommande particulièrement cet officier, et renonce en sa faveur à toutes les re- 
commandations qu'il a pu faire auparavant. Celte note est sans date, niais elle doit 
se rapporter à la formation de la garde, au mois d'octobre 1815 ; c'est à ce moment 
que les recommandations des princes furent nombreuses et multipliées. Le 1(> no- 
vembre 1815, Mgr le duc de Berry apostillait une demande de M. de la 
Bassetière tendant à obtenir un régiment de cavalerie ou une légion. — Le 2/ jan- 
vier 1817, rapport du maréchal comte de Beurnonville, président de la commis- 
sion des anciens officiers : sur la recommandation de M. le prince de Condé, 
la commission propose M. de la Bassetière pour le grade de colonel , at- 
tendu l'intérêt que lui porte le prince, et la distinction de ses services et ta- 
lents militaires. 11 connaît fort bien les détails de la cavalerie ; trois fois il a été très- 
utile aux trois générations de l'illustre maison de Condé : en sauvant la vie à Mgr 
le duc d'Lnghien en 1707 ; en empêchant M. le prince de Condé de tomber en 1700 
aux mains de l'ennemi; et en dirigeant en 1815, dans des circonstances difficiles, 
l'embarquement de Mgr l<*duc de Bourbon, quand 5. A. S. fut obligée de quitter 
la Vendée. — Promesse du ministre de proposer M. de la Bassetière pour le grade 
de colonel, aussitôt que l'occasion se présentera de l'employer dans l'arme de la 
cavalerie : promesse restée sans effet. {Dossier de M. de la Bassetière, Archives de 
(a guerre.) 

Ces détails sont une réponse adressée à ceux qui veulent que la restauration ait 
comblé de ses faveurs les anciens émigrés. Deux princes n'ont pu réussir à faire co'oncl 
un homme dont le nom était lié si intimement à l'histoire de la maison deComlé. On lui 
a aumône une demi-solde de 2,350 francs, et, quand il a eu ses trente ans de ser- 
vice, on s'est cru quille envers lui, au moyen d*une pension de 1 ,-ioO francs. Ce- 
pendant M. de la Bassetière avait encore à la justice du roi des titres autres que 
les siens. Son père, Jean-Baptistc-Maric-Henri Morisson de la Bassetière, chevau- 
légcr de la gmle du roi, a émigré en 1701, a rejoint à Neuwied, électoral de 
Trêves, son ancien corps, formé sous la dénomination de l n " compagnie noble il or- 
donnance, et a fait les campagnes de 1702. Cet officier avait six fils ; sasoir : un. 
qui est mort enfant : Henri, dont nous venons de rappeler les services; Prudent, 
oflicier d'infanterie, tué dans les guerres de la Vendée; Louis, ancien psjre du roi 
Louis XVI, tué à Quiberon; Calivte, officier d'artillerie tué à Quiberon ; Charles, 
mort dans la Vendée; et Constant, qui lit une partie des guerres delà Vendée, cl 
fui nommé chevalier de Saint-Louis eu 1822 (voira cette date;. — Henri de la 
Bassetière obtint, le l' r novembre 1828, le brevet de colonel honoraire de cavale- 
lie, qui alla le chercher dans sa retraite; nuis, s'il fut mal récompensé, sou lils 
aiué. lhiiri-Marie-Calixte-Leon Moris<ou de la Bassetière, page des écuries du roi 



ao CHEVALIERS 

gueryej adjudant général, armée de Normandie; le marquis 
deMontignaè (Jean-Baptiste Piqué), colonel; Roland (1), co- 
lonel; Rnssillon (François-Louis) (2), Rossignol-Gradmonl 
(.Marie-Pierre-Paul), lieutenant-colonel ; le comte de Rouvray 
(François-Paul-Laurenl), colonel ; le vicomte du Lan d'Alle- 
mans (Jcan-Adélaïde-Edme). chasseur noble, compagnie n° 1); 
le prince de Broglie (Yictor-Amédée-Marie), aide maréchal 
général des logis de la cavalerie; de Broglie (Pierrc-AmédéeV, 
de Broglio (Jean-Antoine Cappissuchy), lieutenant dans Bar- 
donnenche ; le baron de Saint-Christol (Antoine-Jacques-Ju- 
les) (3) , Laulanié (François) et de la Villéon (André-Joseph- 
Mârie (i), lieutenants ; de SalignaoFénelon (François) (5) ; 

en 182 i, sous-lieutenant au 18" chasseurs on 1826, n'oublia pas de quel sang il 
sortait, et, en 1850, il se retira du service devant la révolution de juillet. Son se- 
cond lils, au moment de ces tristes événements, venait, par les boutés de Madame, 
duchesse de Berry, d'être nommé ù son tour page des écuries, et la carrière mili- 
taire se serait ouverte devant lui. Ces deux jeunes gens, obéissant à leur conscience, 
sont restés en dehors des événements politiques et ont continué les principes d'hon- 
neur et de fidélité qui leur avaient élé transmis. 

(1) Le colonel Roland, étant protestant, reçut la croix du ÏMérhe militait e. 

(2) Même note que celle du colonel Roland : ces deux officiers, sont les premiers 
Français auxquels est accordée, sur les registres de l'ordre, la croix instituée pour 
récompenser les services des étrangers non catholiques. 

(3) Biémond, baron de Sainl-Chiistol (Josoph-Antoinc-Laurent), capitaine clans 
la légion Roger de Damas, reçu par M. le prince de Condc. (Registre de M. le 
prince de Condc.) — Chevalier de Saint-Louis le 2o octobre 1707, il avait obtenu, 
le 5 septembre précédent, six uns de diminution sur le temps exigé. (Registre de 
l'Emigration.) 

(i) Pension de 500 francs sur Tordre, le 10 janvier 1810. (Registre des 
Pensions de V ordre t de 18! 4 à 1850.) 

(5) Porté sans date de nomination au Registre de l'Emigration, fol. 155; mai? 
on trouve au Registre de M. le prince de Candi'-, fol. 27- «Lieutenant au 
régiment de Gutenne, en France, chasseur noble, compagnie n" 8, à l'armée de 
Coudé, chevalier de Saint-Louis le 1" janvier ÎT'.IT, reçu le l rr mars par 
M. le prince de Coudé. » . — • Le baron de Salignae de la Mothc-Fenelon, né a l'a- 
ris en 1755, chevalier de Saiiit-Louis le 5 janvier 1707, pension de 500 francs 
sur l'ordre en 1825, portée à 500 francs eu 1 828. Registre des Pensions de l'or- 
dre, de ISIi « 1850, vol. I, fol. 115.— Nous avons parle plus haut (t. Il, p. 484] 
de la inorl glorieuse, a Solférino, d'un joune officier de ce nom, sous-lieutenant 



DE 1792 A 1707. ' 4 7 

de Tiischer (Lauis) (1); la Gorce (Pierre) (2); la lloche- 
Ponciès, chasseur noble; le chevalier de la Roche-Ponciès; 
iTlispaibès de Lussan (Philippe); le baron de Reding (Antoine 
Louis-Dominique), capitaine; de Maumign y (Charles), maré- 
chal des logis aux chasseurs de Noinville; le chevalier de 
Percy (François-Ambroise) (3) ; le chevalier de Bèze ( André- 
Jacques-Jean-^épomueènc'); le comte de lieaussier (Louis- 
Joseph), lieutenant de vaisseau, lieutenant-colonel de la lé- 
gion britannique. 

Duplessis (Louis le Goux), chevalier de la Couronne; Cro- 
zet de Cumignac (Jose[)h-Jean-Charles) (1); le marquis du 
Crozet (Charles-Jean-Bapliste-François) (5); de la Boessièrc 

aux chasseurs d'Afrique. Le Moniteur de l'armée du 21 janvier 18C0 a traduit 
d'un journal allemand le récit de l'un des épisodes de cette sanglante journée, où 
la bravoure fut grande de part et d'autre. L'auteur de ce récit est M. le baron 
Alfred Gourelzky, capitaine au 49 e de ligne autrichien (régiment du baron de 
IL»?). « Une forte colonne de cavalerie ennemie (des 1 er et ô c chasseurs d'Afrique) 
[on lit >nr nous. Ces chasseurs exécutèrent, l'une après l'autre, trois charges bril- 
! ml.» qui furent bravement repoussées. A la dernière charge, un officier s'élança 
virement contre le carré de notre troisième bataillon; mais cheval et cavalier 
tombèrent morts dans le carré. J'appris par un calepin et des cartes de visite 
trouvés sur lui, et que je possède encore, que cet officier était le sous-lieutenant 
Alexandre de Saliguac-Fénelon, neveu du colonel du même nom, commandant 
l<" I" chasseurs d'Afrique. » Ainsi se continue, sans se briser, la chaîne qui relie 
cl le pa-sé et le présent. 

(I) Capitaine au régiment de Flandre en France, capitaine aide-major au ix- 
jrtntent dcMontessoiij à l'armée de Coudé, chevalier de Saint-Louis le 16 février 
\é { h, reçu le 11 avril par M. 'le prince de Coudé. [Registre de M. le prince de 
'•"'/•■, M. 3L) 

(-) Lieutenant des Invalides en France, chasseur noble, compagnie n" I", a 
l'armé. : de Coudé, chevalier de Saint-Louis le 2i> octobre 1797, [Registre de M. le 
prince de ('onde.) 

(."•) Lieutenant au régiment de Montréal en France, chasseur noble, compagnie 
u" 7. Registre de M. le prince de Cntidc.) 

(I) Capitaine an régiment Dauphin-cavalerie en France 3 cl à l'année de Coudé. 
Registre de M. le prince de Condê.) 

(ô) Capitaine au régiment Dauphin-cavalerie en Fiance, et à l'armée de 
Onde. 'Registre de M. le prince de Coudé.) — Marquis du Crou/et. ( Irchives de 
la famille.) 



DE 1792 A 1707. ' 4 7 

de Taschcr (Louis) (1); la Gorce (Pierre) (2); la Roche- 
Ponciès, chasseur noble; le chevalier de la Roche-Ponciès; 
il'Esparbès de Lussan (Philippe); le baron de Reding (Antoine 
Louis-Dominique), capitaine; de Maumigoy (Charles), maré- 
chal des logis aux chasseurs de Noinville; le chevalier de 
Percy (Frauçois-Àmbroise) (3) ; le chevalier de Bèze (André- 
Jacques-Jean-NéponmcèneY; le comte de Beaussier (Louis- 
Joseph", lieutenant de vaisseau, lieutenant-colonel de la lé- 
gion britannique. 

Duplessis (Louis leGoux), chevalier de la Couronne; Cro- 
/(•{ de Cumignac (Joseph-Jean-Charles) (I); le marquis du 
Crozet (Charles-Jean-Baptiste-François) (5); de la Boessicrc 

;ui\ chasseurs d'Afrique. Le Moniteur de l'armée du 21 janvier 18G0 a Irailuit 
d'un journal allemand le récit de l'un des épisodes de cette sanglante journée, ou 
lu bravoure fut grande de part et d'autre. L'auteur de ce récit est M. le baron 
Alfred Gourclzky, capitaine au 19'' de ligne autrichien (régiment du baron de 
IL->). « Une forte colonne de cavalerie ennemie (des 1 er et 5 e chasseurs d'Afrique] 
Ion lit Mir nous. Ces chasseurs exécutèrent, l'une après l'autre, trois charges bril- 
!itii.» qui furent bravement repoussées. A la dernière charge, un officier s'élança 
*iv. m.iit contre le carré de notre troisième bataillon; mais cheval et cavalier 
l'iinhèront morts dans le carré. J'appris par un calepin et des caries de visite 
trouves sur lui, et que je possède encore, que cet officier était le sous-lieutenant 
Alexandre de Saliguac-Fénelon, neveu du colonel du même nom, commandant 
le I"' chasseurs d'Afrique. » Ainsi se continue, sans se briser, la chaîne qui relie 
cl le passe et le présent. 

(1) Capitaine au régiment de Flandre en France, capitaine aide-major au ix- 
çiim.'tit de Montesson, à l'année de Coudé, chevalier de Saint-Louis le 16 février 
1797, reçu le 11 avril par M. le prince de Coudé. 'Registre de M. le prime de 
fond*, M. SI.) 

(2) Lieutenant des Invalides en France, chasseur noble, compagnie u" I", j 
l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 23 octobre 1797, [Registre de M. le 
prince «V Condé.) 

(."») Lieutenant au régiment de Montréal en France, chasseur noble, compagnie 
n" 7. Registre de M. le prince de Condé.) 

(i Capitaine au régiment Dauphin-cavalerie en France, cl à l'année de Condé. 
Registre de M. le prince de Condé.) 

{•>) Cipitùue au régiment Dauphin-cavalerie en France, et à l'armée de 
C-iiulé. [Registre de M. le prince de Condé.) — Marquis du Crou/et. ( trchîves de 
la famille.) 



Il S ÇHEVAL1EBS 

(Marc*Àn4oine -Marie -Hyacinthe), lieutenant des hommes 
d'armes à cheval; Yenon (de la Ponce de) (1), capitaine; 
«le Grandin (Joseph-Augustin) (2) ; de Grandin de Mansi- 
gny (Jean-Robert-Louis) (3), chasseur noble; de Béthunc- 
Hesdigneul (Eugène-Francois-Léon-Pierre) (-4-); le chevalier 
de Saint-Mézard (5), cavalier noble; Bcllegarde (6); de 
Hellegarde (Jean-Jacques-Thérèse la Forgue), capitaine de 
remplacement dans le régiment de Picardie; le marquis de 
Liniers (Joseph-Louis), lieutenant aux hommes d'armes à 
pied; le chevalier de Josne-Contay (Louis-Théodore) (7); de 
Laffont (Paul), garde du corps; de Galvière (Emmanuel- 
Jules) (8) ; Chambrey (9). 



(1) On trouve aux h tires de réception, Registre de l'Émigration, fol. 135: 
« M. de la Ponce, lettre de réception du "2\ octobre 170S. » Nous ne savons s'il 
s'agit de M. de la Pouce Venon. ou de M. de la Ponce, ancien commissaire des 
guerres et directeur des Invalides, que nous n'avons pu retrouver sur les registres 
de l'ordre. 

(2) De Grandin. (Registre de l'Immigration.) — De Grandin de Mansigny 
(Joscph-Augusiin), lieutenant au régiment d'Lnghien en France, chasseur noble, 
compagnie n° 17, chevalier de Saint-Louis le 10 février 1707. La réception ne 
s'est pas trouvée. (Registre de M. le prince de Condé, fol. o-i.) 

(5) Capitaine au régiment de Bourbon en France, chasseur noble, compagnie 
n° 10, chevalier de Saint-Louis le 2o octobre 1707, reçu le 8 février 1708 par 
M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Coudé, fol. iO.) 

(■i) Prince de Béthune. (Titres de la famille.) 

(;>) De Guiraudès de Saint-Mézard, garde du corps du roi en 1774. (Jrchiccs 
de la famille.) 

(G) De Bellegnrde (Charles Vassal), sous-lieutenant au régiment de Vexin eu 
France, chasseur noble, compagnie n° 10. (Registre de .)f. le prince de Conde.) 

(7) Le Josne-Contay, capitaine au régiment du Roi-infanterie en France, vo- 
lontaire aux hussards de Damas, à l'armée de Condé, chevalier de S.iinl-Louis le 
10 février 1707. (Registre de M. le } rince de Condé, fol. 52.) 

(S) Lieutenant au régiment de Penthièvre en France, lieutenant au régiment 
de Damas, chevalier de Saint-Louis le .'i janvier 1707. (Registre de M. le prince de 
Condé.) — M. de Cahière n'est pas porte sur le Registre de l'Émigration, mai- 
la mention au Registre de M. le prince de Condé établit la qualité. 

(D) Baron de Chambrey (Nicolas Dieiulonné), capitaine au régiment Colonel- 
fréncral de l'infanterie en Fraroe, servant an 1" régiment noble, à l'armée de 



DE 171)2 A 1797. 49 

D'Arlanges(l); de Longçliamp (Louis-Gabriel de Roche) (2); 
Pindray (3), cavalier noble; du Pral (Pierre-Antoine) et 
de Nattes de Nadaillan (M a rie-Laurent Tibert) (4), lieute- 
nants; Gaslcbois de la Monde (Jean-Baptiste) (5), chasseur 
noble; le marquis de la Bédoyère (Marie-Corentin Huchet), 
capitaine; Ségur de Mqnlagneau (Pierre-Henri) (6), chasseur 
noble; de Suites (Jacques-Paris), cavalier noble; le Fau- 
cheux (Pierre-Alexandre) (7) et le chevalier du Quesnay (Jac- 

Gondé. (Registre de M. le prince de Condé, M. 30.) — Le Grand de Chamhrey, né 
à Cliambrey (Lorraine) en 1758, sous-lieutenant en 177 i. lieutenant en second en 
1779, lieutenant en 1780, capitaine en second en 1783; officier d'espérance: dé- 
missionnaire en 1791, s'est retiré avec l'assurance de la croix de Saint-Louis à 
vingt-quatre ans de services. (Registre de Colonel-général-infantcrie, de 1788 a 
1793.) 

(1) D'Arlanges (Joseph-Marie Gaston), chasseur nohle, compagnie n° 12, che- 
valier de Suint-Louis le 5 janvier 1797, reçu, le 28 juillet, par M. le prince de 
Coudé. (Registre de M. le prince de Coudé, fol. 27.) — Blesse à Ober-Kamlak ; 
n'avait pis vingt-trois ans quand il fut nommé. (Archives de la famille.) 

(2) IV" Longçliamp (Louis-Gabriel de Roche), né le 27 novembre 1753, sous- 
li* h tenant ui 1773, lieutenant en second en 1779, en premier en 1782, a aban- 
donné même année. — 1773, de lapins grande espérance. (Registre du régiment 
d'Auvergne, de 177G à 1788.) — Émigré, a fait toutes les campagnes de l'armée 
de Coudé dans les compagnies nobles, reçu par M. le prince de Coudé eu 1799. — 
Présent au licenciement en 1801. (Campagnes de M. le prince de Condé,par M. le 
marquis d'Ecquevitly, t. III, p. 233.) 

;.)) De Pindray (Guy), capitaine de c.nonnicrs- gardes-côtes en France, chas- 
seur noble , 5 e compagnie, à l'armée de Coudé. (Registre de M. te prince de 
Condé, fol. 38.) 

(i) Au Registre du régiment de Lorraine, dans lequel servait cet officier, au 
lieu de Tibert, il c*l dit : Tliibery. — De Nardaillan, orthographe du nom. 

(3) Le chevalier de Gastehois de la Monde, lieutenant au régiment de Bretagne 
en France, chasseur noble, compagnie no 6, à l'armée de Comlé, mort avant que 
ta nomination lui fût parvenue. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 27.) — Il 
y avait, à l'année de Condé, quatre officiers du nom de Gastehois, dont l'âge avancé 
n'avait paralysé ni la fidélité ni le dévouement. 

(*>) Il y a des Ségur-Monlazeau. — Nous crovons que le nom de MonI agneau 
est une cireur commise par l'employé chargé de copier les listes de l'éiirgration. 

.7) Garde dn corps en France, chasseur nohle, compagnie n° 11. (Registre de 
M. le prince de Condé, loi. 50.) 

ni. u 



50 CHEVALIERS 

quesrHubert) (1), chasseurs nobles; Gramond-Jorclain, cava- 
lier noble ; le comte de Besse (Jean-Louis-Yietor-Eustorge) (2); 
le marquis de Choisy (Charles-Gabriel), cavalier noble; de 
Bonnechose (Loiîis-É tienne) (3) , le comte de Laumont 
(Jean-Suzanne) et le baron de Laumont i Laurent-Marie), colo- 
nels au service britannique; de Villers (i) et d'IIéroudeville 
(Bernardin-Léonard le Courtois) (oj, capitaines; le comte cl'Hé- 
roudeville (Anloine-Balthazar de Ricouart) (6), lieutenant; 
le comte de Louvagny (Jacques-Reine de Beaurepaire) (T), 



(I) Chevalier de Saint-Louis le 1 er juillet 1797, reçu, le 25 septembre, par 
RI. le prince de Condé. {Registre de M. le prince de Coude, fol. 52.) 

(i) Enseigne aux gaules françaises en France, servant au 5 e régiment de cava- 
lerie noble, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 10 février 1797, reçu, 
le 20 mars, par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Condé, fol. 28.) 
— Bes<e de la Richardièrc (Jenn-Eustorge-Claudc-Louis- Victor), né le 2 juin 
1760, à Clermont-Ferrand, cadet-gentilhomme en la compagnie de l'École royale 
militaire en 1780, sous-lieutenant surnuméraire et sous-lieutenant en pied dans le 
régiment Colonel-général de l'infanterie en 1782, enseigne surnuméraire aux 
gardes françaises en 1785, enseigne en 1785, sous-lieutenant en second en 1788, 
était présent le 51 août 1789. (Registre, Gardes françaises, officiers, de 1780 à 
1789.) 

(5) Chasseur noble, compagnie n" 15, chevalier de Saint-Louis le 25 octobre 
1797, reçu, le 27 février 1798, par M. le prince de Condé. (Registre de M. le 
prince de Condé, fol. 40.) 

(1) Capitaine à la légion de Mirabeau. (Registre de M. le prince de Condé, 
fol. 57.) 

(5) Il doit y avoir erreur de la part de l'employé; ce doit être d'IIéroudeville. 
(Voir un chevalier de ce nom en 1815.) 

((>) 11 y a encore ici une erreur. Les Ricouart étaient comtes d'IIérotiville. 
(Voir t. H, p. 5 et 9, et aux chevaliers de 1815.) — - Celui dont il s'agit ici, 
ancien mousquetaire, officier au régiment de Bresse, maréchal des logis chef aux 
mousquetaires en 1815, a élé retraité avec le grade de colonel de cavalerie. (./;- 
chices de la famille.) — Nous avons déjà dit que l'absence des registres de l'ordre, 
de 1095 à 1740, nous avait empêché de retrouver plusieurs chevaliers de ce nom, 
cl nous devons multiplier les rectification.», afin de prouver de nouveau avec quel 
soin nos recherches sont faites, et quelles difficultés nous rencontrons. 

|7; Servant au 2'' régiment de cavalerie noble, chevalier de Saint-Louis le 
5 jauvicr 17H7. (Registre de M. le prince de Comte, loi. 50.) 



DL 1?U2 A 17!»7. 5l 

chasseur noble; Dubois d'Aisy (Philippe-Germain) (1); de 
la Roque (Pierre-Saroson) (2J; do Pochard (Sébaslien- 
Joseph-Prosperj (3); le vicomte de Villiers de l'Isle-Adam 
(Joseph-Gabriel) (4) ; de Philibaucourt (Philippe-Sébasuen), 
sous-lieutenant; le baron d'Aligny (Claude-Anne de De- 
lon) (o), cavalier noble; le Gonidec de Kerhallie (Germain- 

(1) Capitaine au régiment Dauphin-cavalerie en France, servant nu 1er r é g j_ 
...ont de cavalerie noble, à l'armée de Condé. {Registre de M. le prince de fonde 
fol. 30.) 

(2) Officier au régiment de Port-au-Prince (île de Saint-Domingue), chas< eilr 
noble, compagnie no 9, à l'armée de Condé. [Registre de M. le prince de Condé 
fol. 55.) ' 

(3) Capitaine au régiment de Bourbonnais en France, chasseur noble, compa- 
gnie no lô, à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis le 1G février J797. [>- 
gistre de M. le prince de Condé.) - La famille a le certificat de réception, signé 
de M. le pnnec de Condé, et daté du quartier général de Mulheim, le 16 mais 
1797. 

(i) Cet officier n'est pas porté sur le Registre de l'Émigration, mais l'état de 
sévices joint, à son dossier, aux archives de la guerre, donne les défaits suivant, • 
« Asp.rant de marine avant la révolution, chef de canton ^ armées royales de 
Ouest; aservi jusqu'en 1800; était à Quiberon; chevalier de Saint-Louis le 4 ma, 
1<U7 ; pnsonn.er d'État sous l'empire, jusqu'en 1809. - 11 prit alors du service; 
«I a fait en Espagne, comme lieutenant, les campagnes de 1810, 1811 181" et 
parfe de 1813. Le reste de 1813 et 1814 à l'armée d'Italie. Capitaine au 68* 
(devenu 76'), le 12 octobre 1815, chef de bataillon pour prendre rang de 1811 
époque à laquelle il avait été mis a l'ordre du jour de l'armée d'Espagne ; lieute- 
nant de roi , sous la restauration, ù Montreuil , à Saint-Malo et à l'Ile d'4ix ■ re- 
laie avec une pension de 1,398 fr.; était chevalier de Malte honoraire - t :„c 
ordonnance du roi du 7 septembre 1813, insérée au Bulletin des Lois, „- 121 
!•• ~», • autorisé M. le vicomte de Villiers (Joseph-Gabriel), à ajouter à ,„„ 
"""> «lu, de l'Isle-Adam. „ - Nous appelons l'attention du lec.eur sur ces ser- 
ves. On a beaucoup calomnié les émigrés : en voilà un qui, passé sou, | e < dm- 
!•••■••«•« l-ur recouvrer sa liberté, et forcé de servir, reste, jusqu'à la fin de l'em- 
|'"o hdele a la parole engagée, et realise ainsi cette belle maiime de M. le comte 
«I* âmes dan. 1 Vvil : „ Q uand on a prûtd lln ^^ m doi| ^ d 

iro.ll. de son sang. . L'histoire se ref.it ainsi peu à peu, non par des déclamai 
nous, mais par des faits. 

P) Ancien mousquetaire, officier-major de la S* compagnie noble d'ordon- 
nance a I armée de Coude, avec brevet de colonel de cavalerie, mort en 1834, ma- 
*" Ml «le camp en retraite. (Jrchhes de la famille.) 



52 CHEVALIERS 

Mario) ((); d'Espeyron (Louis-Armand-Picrre) (2); de Blair 
(Jean-François-Pierre), capitaine au régiment d'Àustrasie, of- 
ficier dans la brigade irlandaise britannique (3); de l'An- 
brière (Louis-André-Colombeau-Briant) (4); le comte de Mo- 
riolles (Alexandre-Nicolas-Charles-Maric-Léonard) (5); de 
Boislinard de Boubon (Jean-François) (6); de Gevigney 
(Claude-François de Tyard), ebasseur noble; des Essars 
(Louis-Lazare-CIaude-Guilbert), chasseur noble; de la Tullaye 
(Alexandre-Jean-Baptistc) (7), lieutenant de vaisseau; Pe- 



(1) Sous -lieutenant au régiment d'Auvergne en France, chasseur noble , 
compagnie n° 13, à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de Coude, 
fol. 51).) 

(2) D'Espeyron (Louis-Pierre-Armand), lieutenant au régiment de JN'eustrie, en 
France, lieutenant au régiment de Montesson, ù l'armée de Comlé, chevalier de 
Saint-Louis le 5 janv : er 1797, reçu, le 8 lévrier, par M. le prince de Coudé. (Re- 
gistre de M. le prince de Condé, fol. 28.) 

(5j Services de 1777, capitaine en second en 1785, en premier en 1789, a 
abandonné en 1791. (Registre du régiment d'Austrasie, de 1788 à 1793.) — Che- 
valier de Saint-Louis le 12 août 1797, reçu le 4 mai 1800. (Registre de l Emigra- 
tion, fol. 20.) 

(i) Porte au Registre de l'Émigration, à la lettre A, fol. 3, puis en double à la 
lettre B, fol. 11, sans indication de grade et de date de nomination; mais la fa- 
mille a un certificat de M. le prince de Coudé, daté du 5 octobre 181 1, constatant 
que cet officier a été blessé, le 15 août 179(3, d'une balle qui lui a cassé le bras 
droit, d'une seconde b die qui lui a percé le bras gauche; qu'il a été fait lieute- 
nant-colonel le 15 octobre suivant, en considération de ses blessures, et qu'il a été 
nommé chevalier de Saint-Louis en 1797. 

(5) Chevalier de Saint-Louis le 11 septembre 1797, sans désignation de grade. 
(Registre de l'Emigration, fol. 111.) 

(<3) Sous-lieutenant au régiment de Poitou en France, chasseur noble, compa- 
gnie n° 10, chevalier de Saint-Louis le 3 janvier 1797. (Registre de M. le prime 
rie Courte, fol. 27.) 

(7) Porté au Registre de l'Emigration, fol. 1(33, comme nommé chevalier le 
15 décembre 1797, et reçu le 25 septembre 1799. — D'une autre part, on trouve 
au Registre de l'ordre, de !8li « 1820, Archives de la marine, fol. 71 : « De la 
Tullaye 'Alexandre-Jean-Bapliste), ancien officier de la marine, reçu chevalier île 
Saint-Louis par le chevalier de la Tullaye, major de vaisseau, le 15 décembre 
17'J7, brevet expédié le 10 décembre 181-f. » 



DE 1798 A 181/1. 53 

ricr, comte de Salvert (1); d'Etienne du fiourgifet ( c 2), 
lieutenant de vaisseau ; le comte de Mac-Carthy-Lévignac (3). 



CHAPITRE II. 

Promotions de 1798 à 1814. 



Chevaliers de Saîni-Louis nommés en 1798. 

Le comte de la Bonrdonnaye (Sévère), capitaine de dra- 
gons; le comte de Caraman (Maurice), major aux carabiniers; 
le vicomte de Chambray (Jacques), colonel ; le chevalier de 
Damas (Charles), lieutenant de vaisseau ; le comte de Jui— 
gué (Charles-Philibert Lcclère), major en second aux cui- 
rassiers; le marquis de la Maisonfort (Antoine-Philippe Du- 
bois- Descours) ; le duc de Fleury (André-Hcrcule-Marie-Louis 
de Rosset), colonel ; de Saint-Georges, chasseur noble; Tro- 
goff de Kerleau, lieutenant, des maréchaux de France; le 
comte de Vérac, major en second (4); le chevalier de Villèle 
(Quelar), major; le chevalier de Reviers-Mauny (Jean-Char- 
les), capitaine; le chevalier de Lusignan (Couhé), lieutenant; 

(1) Chevalier de Saint-Louis en 1797, brevet remis le 5 février 1816. [Registre 
de l'ordre , de 1811 à 1800, Archives de la marine, fol. 77.) 

(2) Lieutenant de vaisseau en 1780, a émigré, a fait la campagne de 1792; che- 
valier de Saint-Louis en.1797, retraité en 181 i, avec le grade honorifique de capi- 
taine de vaisseau. — Pension de retraite de 900 francs en 1810. [Liste générale, 
1787, t. 1, fol. 16(3, verso, Archives delà marine.) 

(7>) Sous-lieutenant au régiment du Roi-dragons en France, aide de camp de 
M. le prince de Coudé eu émigration, chevalier de Saint-Louis le 25 octobre 1797, 
reçu, le 10 juillet 1798, par iM. le prince de Coudé. [Registre de M. le prince de 
Coiïdé, fol. r>.) 

(i) Porté avec le grade de major, fol. 170, et sans désignation de grade, 
fol. lO'.l. Nous ignorons s'il s'agit d'un seul, on de deux officiers du même nom. 



54 CHEVALIERS 

Belmoht (Jacques-Firmin de M'alcor), capitaine; de la Ro- 
zière (Jean Cartel) et le comte de Walston (Luc-Alain), colo- 
nels; Romain de Saint-René de la Possonière (Félix) (1 , 
lieutenant; le comte de Saint-Pierre, major; le vicomte de 
Bertier (Anne-Pierre), major (2); de Nieuil (Aimable-Henri- 
François), et de Cumont 'Jean-Charles), sous-lieutenants; le 
baron de Saint-Christol d'Ayrollcs (Joseph-Laurent de lîer— 
moud, comte de Yilléneuve-lès- Avignon), et le baron de Sainl- 
Christol (Antoine-Jules de Bermond), sans désignation de 
-rade (3). 

Fabresan (Joseph-François de Fournas de la Brosse), sans 

(I) Lieutenant au régiment d'artillerie de Grenoble, en France servant dans la 
compagnie noble d'artillerie à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de 
Condé.) — De Romain (Félix), né à Angers le 15 juin 17GG, élève d'artillerie le 
I er septembre 1782, lieutenant en second surnuméraire le 1 er septembre 1784, 
lieutenant en second le 6 septembre 1783, capitaine en second le 23 juillet 171)1, 
a abandonné ; remplacé le 6 février 1792. (Registre des lieutenants d'artillerie 
avant 1780.) — Le comte de Saint-Romain est mort le mars 1838, dans sa 
quatre-vingt-douzième année. M. le comte de Quatrebarbes a publié, à Angers, en 
1838, une Irès-intéressante notice sur ce vénérable vieillard <> qui a fait toutes les 
campagnes de l'émigration, n'a reçu que la croix de Saint-Louis, et s'est trouvé 
très-largement récompensé par sa nomination de membre de la commission gra- 
tuite , chargée de proposer des secours pour les \ieux vendéens. Ce sont les 
seules fonctions qu'il eût peut-être jamais sollicitées, car il ne dut qu'au souvenir 
personnel de Louis XYIll et de Monsieur, comte d'Artois, sa nomination d'inspec- 
teur général de la garde nationale, Je colonel d'artillerie et son titre de comte. » 
Dans les cent-jours, il servit en Vendée sous les ordres du comte d'Auticbamp; 
sa mort, toute chrétienne et toute royaliste, fut un sujet de deuil pour cette con- 
trée de l'Anjou , si pleine de cœurs dévoués et chrétiens, il. le comte de Cliain- 
hord s'est associé à la douleur générale, et il a adressé de Venise, le 8 avril 
18.38, au comte de Romain actuel, une de ces lettres loucbantes que l'auguste 
petit-iils de Cbarles X puise dans son âme, et de laquelle nous extrayons le pas- 
sage suivant : «. Celui que vous ave/ perdu était un de ces fervents et nobles cœurs 
qu'aucune vicissitude ne peut ébranler, qu'aucune séduction ne saurait atteindre, 
un de ces types d'honneur et d'antique fidélité que je m'afflige de voir successive- 
ment disparaître. » 

{-• Colonel du troisième régiment de la garde rovale, à la formation en 1813, 
ensuite maréchal de camp et commandeur de la Légion d'honneur. 

(■•, IL furent nommés tous les deux le '10 Février. 



DE 1798 A 1814. 55 

désignation de grade (1); Malcyssie ; de Possesse (Jacques 
llaudoz), capitaine (2); de la Yernette (Pierre-Albert-Ber- 
nanF (3); le baron de Fénelon (la Mothe-Salignac) (Jean ■ 
Louis-Augustin), lieutenant-colonel (4):Garron de laBévière 
(Claude-Marie-Hector-Gabriel) (-5); le vicomte de Gliambray 
(Jacques;, colonel ; le comte de la Bourdonnaye (Sévère), ca- 
|)itaine de dragons; de la Roche de Yernay (Henri), capitaine; 
le chevalier de Puisaye i Louis-Frédéric) ; le chevalier de Da- 
mas (Charles), lieutenant de vaisseau; d'ïlédouville (Théo- 
dore-André), lieutenant: Hoirie (Pierre-Dominique), garde 
du corps; le chevalier de Grandmont ; le comte de Cahuzac de 
Verdier (François-Germain -Joseph), officier dans le régiment 
de Champagne-infanterie (6); Chabannes, capitaine; delà 
Ponce (7) ; le baron de Roquemont (François-Joseph-Henri 
Réhague), lieutenant au régiment provincial d'Arras (8); le 
comte de Caraman (Maurice), major de carabiniers; Gode- 
mar (Nicolas-Pierre), aide de camp du vicomte d'Arrot ; le 

I. Lieutenant en premier du génie, [archives de la famille.) — D'Aspect, 
i. II. p. H", rile un la Brosse, capitaine de canonniers dans Royal-artillerie, 
chevalier de Saint-Louis depuis 1701, et on trouve au registre des dignitaires 
i Irangers, nommés par la restauration , le chevalier Blas de Fournas de la Brosse, 
capitaine général des provinces basques, commandeur de l'ordre le 19 avril 
1829. 

(2; (Colonel de cavalerie, sous-lieutenant des gardes du corps du roi , compagnie 
île K.iguse, en 181-4. (État de la compagnie au 2G mars 1815, signé par le ma- 
réchal dur de Raguse, Archives de la guerre.) 

'">) Chevalier de Saint-Louis le 2o mars 1798, rang assigné par une ordonnance 
roy.de du 10 février lSITi. {Archives de la guerre.) 

K \ Chevalier de Saint-Louis le 7 janvier 1798, reçu le 20 janvier. {Registre 
de l'Emigration, fol. (IX.) 

(.'• Porte à la lettre G el à la lettre L : au G, sans désignation de grade, à la 
lettre L, canonnicr noble. (Registre de l'Émigration.) 

G) De Cahuzac, sous-lieutenant au régiment de Champagne. (Etat militaire de 
1791, p. 130) 

(7) S.ms désignation de grade, reçu le 2i octobre 1798. (Lettres de réception, 
Registre de l'Émigration, p. 1-10.) 

S Porté nu Registre de l'Emigration, fol. 27. 



5G CHEVALIERS 

chevalier d'Àubermesnil (Gabriel-Jacques Lemoyne), lieute- 
nant an régiment d'Enghien-infantene, capitaine de milices 
à la Martinique (1); le comte de Camille (Richard-Nicolas), 
capitaine d'artillerie (2) ; le chevalier de Champchevrier 
(Alexandre-Michel de Larue du Can) et de Négrier (François- 
Gabricl-Charles), sous-lieutenants; Darthenay (Louis-Charles- 
François) (3); Cléry (Jean-Baptiste Cant Ilanet) (4); l)u- 



(1) Porté au Registre de l'Émigration, fol. 9. — C'est à tort que l'Annuaire 
de la noblesse de 1852, p. 297, a contesté au représentant de la Seine-Inférieure 
en 1819, M. d'Aubermesnil (Lemoyne), sa qualité de noble. La noblesse de celle 
maison, on l'a vu dans cet ouvrage, e>t ancienne et toute militaire. 

(2) Chevalier de Saint-Louis le 2G décembre 1798, reçu le 10 janvier 1799. 
(Registre de l'Emigration, fol. 70.) 

(3) Chevalier de Sainl-Louis le 14 mai 1798 , pension de 500 francs sur l'ordre 
le I 1 ' 1 ' octobre 1828. — Ancien officier. — Réside au Déserl, arrondissement de 
Sainl-Lô. (Registre des pensions, de 1814 à 1830, Archives ae la guerre.) 

(4) Chevalier de Saint-Louis le 1 er juillet 1798. (Registre de l'Émigration, 
fol. 41.) — Cléry, valet de chambre de Louis XVI, au Temple, célèbre par le dé- 
nuement qu'il montra. Son nom est resté attaché à celui du roi martyr. Sa fa- 
mille nous a envoyé 1°: une copie de l'ordre, daté de Mittau, le 1 er juillet 1798, 
et par lequel le roi Louis XVIII charge Monsieur, comte d'Artois, de recevoir 
chevalier de Saint-Louis Jean-Baptiste Cant Ilanet Cléry, « en considération du 
zèle, de la fidélité, et de l'attachement dont il a donné des preuves à son infortuné 
frère et roi, et à sa famille, pendant sa captivité dans la tour du Temple » ; 
2" une copie du certificat de réception du 13 octobre 1798, signé par le comte 
de Dciilieny, maréchal de camp, commandeur des ordres royaux du Mont-Carmcl 
et de Saint-Lazare, chevalier de Saint-Louis, daté de Vienne le 15 octobre 17D8 ; 
Monsieuh n'étant pas à portée de recevoir Cléry, M. de Bercluny fut le parrain, 
et les témoins de la réception furent le marquis de la Yaupaliérc et le duc 
de Croy ; 5° une copie de la lettre suivante du roi Louis XVIII, datée de Mittau 
le 11 juillet 1798: 

« Si quelque chose, mon cher Cléry, pouvait augmenter en moi les sentiments 
que les malheurs de ma famille y excitent, votre ouvrage, que je viens de rece- 
voir (a), eût produit cet effet. Il y a longtemps que je cherche, non le moyen de 
vous récompenser (des services comme les vôtres trouvent leur récompense eu 
eux-mêmes), mais de me satisfaire eu vous donnant une marque d'honneur qui 
puisse, à la fois, attester votre courageuse fidélité, et ma reconnaissance : je crois 

\'<) On sau (| (lc ciury a écrit des détails iriis-iiuéressanis sur la captivité et la mort du roi, 
A'-lMtï réimjiruiuSs dans la collection dei Mémoires uir l'histoire de France. 



DE 1798 A 18 lu. 57 

plessis^Grenedan (1); le vicomte d'Arrot (2); le Maire- Du- 
rant (Charles-Gabriel). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1799. 

Le marquis de Clermout-Lodève; le comte du Couédic 
(Thomas-Louis)., capitaine; le chevalier de Gombault (Fran- 
çois), capitaine; de la Tour d'Auvergne (Martin), capitaine; 
de Pompières (Michel-François l'Abbey); du Frainaud (Jean- 
Léonor Horric), garde du corps du roi; Mallet (François), 
maréchal de camp; Neux (Antoine-Lambert-Marie-Jean j, co- 
lonel; le chevalier de Failly (Pierre) (3), élève de marine; 

l'avoir trouvée. La devise de l'ordre de Saint- Louis fait assez connaître que 
Louis XIV l'institua pour être le prix de la valeur: s'il ne le destina qu'aux ser- 
vices militaires, c'est que les preuves les plus éclatantes de la vertu qu'il voulait 
honorer, semblaient réservées à la profession des armes. Mais pouvait-il prévoir le 
s»rt qui attendait ses descendants? Vous avez montré non moins de courage dans 
la prison du Temple que le guerrier qui brave la mort au champ d'honneur; et, 
en vous accordant la décoration qui lui sert de récompense, je ne blesse pas l'esprit 
de cette nohle institution. Je regretterais de ne pouvoir vous armer chevalier de 
ma propre main, si je ne croyais augmenter le prix d'un don qui vous sera trans- 
mis par celle de MoNSlEU» ; et Louis XVI, du séjour où ses vertus l'ont placé, ap- 
plaudira au sentiment de ses deux frères, réunis pour honorer de concert celui de 
ses sujets qui lui a donné, jusqu'aux derniers moments, des marques d'un dévoue- 
ment à toute épreuve. Soyez bien sûr, mon cher Cléry, de tous mes sentiments 
pour vous. Signé Louis. » 

Ces copies sont certifiées conformes aux originaux, par madame de Gaillard, 
née Elisabeth Cléiy. — Deux messieurs de Gaillard, dont le nom se lie à celui de 
Cléry, l'un colonel, l'autre chef de division vendéenne, ont été également faits 
chevaliers de Saint-Louis, à Gand, en 1 S 1 î5 . Voir à cette date. 

(1) Duplessis Grenedan, capitaine de 'aisseau. — Chevalier de Saint-Louis le 
2»'» novembre 1799. — Brevet expédié le 14 mai 1817. {Registre de l'ordre, de 
1SI I à 1850, fol. 94, Archives de la marine.) 

(2) Le Vicomte d'Arrot René-Marie), ancien maréchal des logis, faisant fonc- 
tions de maréchal général des logis à Saint-Domingue, chevalier de Saint-Louis 
le 20 mars I7 ( .l9. — brevet expédié le 7 avril 1821. [Idem, fol. 131.1 

Çt) De Failly (Pierre-Louis-Marie), ancien officier de marine, nommé chevalier 
de Saint-Louis pendant l'émigration. Brevet expédié le 12 février 1SIG. (Registre 
de l'ordre j de 1 X 1 t à 1830, fol. 77, Archives de la marine.) — La nomination 
est du 12 juillet 1799. [Registre de l'Émigration.) 



5g CHEVALIERS 

Serons de Bienville (1) (François- Louis), capitaine; le 
Ma-nan (â); de Saint-Germe (Antoine) (3), garde du corps 
du roi ; de Surville (Louis Rampont); Soyer (4); le chevalier 
d'Escrivieux f Joseph-Nicolas ) et de Belleville ( Pierre-N.co- 
las) (5) , lieutenants ; de Lavergne, lieutenant de vaisseau ; de 
la Riboisière ( Giles-François-Anne le Pays ), chevau-léger; e 
chevalier de lîovnet (Paul, (6), lieutenant; le due de Maille 
(Charles-François-Armand) (7), colonel; Laveirgne, capitaine; 
Achard des Hautes-Noës (8). 

fl) Ordonnance du roi du 10 février 1813, qui nomme M de Bienville 
chevalier de Saint-Louis, et lui donne rang du » mars 1799 _ «•* ^» 
fut reçu, le 19 février 1813, par S. A. S. M. le prmee de Conde. ÇA*'"» 
l'ordre, et Fiches de classement.) . 

(2) Comte le Maignan, en 1813 chef d'état-major du quatrième corps vendéen, 
.dus tard lieutenant-colonel. [Renseignements fournis par la famtlle ) 

(51 Chevalier de Saint-Louis le 15 novembre 1799, reçu le 27 mars 1800. 
^^ratio,) - S'était offert comme otage de Louis XVI. { Ar*~ 

de la famille.) 

fi ) Major général de l'armée vendéenne. {Voir les Mémoires du temps, 

'(5) Qualifié Francois-Gahriel, aux lettres de réception, du 50 décembre 1/99. 
_ La nomination est du 15 août; [Registre de Immigration.) 

(fi) Il avait servi avant la révolution dans le régiment prov.nc.alde Poitou , moit 
en Angleterre, en 1799. 

(7) Chevalier de Saint-Louis le 8 août 1799, porte reçu , sans date, par 
S \ R M( N sieor, comte à' hv\o\s. [Registre de ï Emigration.) - Pair de irrai , 
premier gentilhomme de la chambre de Monsieur, puis du roi, maréchal de camp 
Lvalier des ordre,, officier de la Légion d'honneur. [Mmanacks royaux de 
1817, P . 04, et de 1850, p. 55, 1 14, T.75, 522 et 278.) 

(8 M Achard des Hautes-Noës n'est pas porté sur le Registre de VEm^Hor,, 
mai. son petit-fils nous a envoyé la copie légalisée du certificat sutvant : 

« Ministère de la maison du roi : 

«Paris, le 20 octobre 1821. 

«B Mb ue I» vériOcMion qui a é.é fai.c ,1„ «gH.re (Mnl ta «* * 
MM , «F* au „,i„i„é,, ,1e la maison du roi, oue M ACar.l ,!, > H 
N„5s, alor. Heutcuau. ,1e dragon,, »-* » » 1"?' " :; - ■"«» '"'• ' '" """"" l 
chevalier de Saint-Louis le 20 août 1799. 

,;;l «*» «HKU confonuu : le .W*~«toi» dK.a. ,1c la ,na,*» u„ 

roi, marquis de Lairistos.» ,„..„.. 

û rlciou Je ceUe pièce semMe indinner ,u,l «M. S ou S larc.au 



DE 1798 A 181 'i. 59 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1800. 

Du Raget (Pierre-François); le chevalier du Raget (Louis- 
Alexandre), capitaine d'artillerie; de Fontenay de la Guyar- 
dière (François-Jacques-Louis-César), ancien lieutenant au 
régiment de Neuslrie, et le chevalier de Fontenay de la 
Guyardière (René-Jean-Alexandre), ancien lieutenant au régi- 
ment de Beauce, chasseurs nobles, 4 e compagnie; le chevalier 
d' Arnoul l de Fontenay (Cléradius-Yictor), sous-lieutenant au 
régiment de Coudé, servant aux chasseurs nobles d'Àngou- 
léme ; le comte de Blacas, marquis d'Aulps (1); le vicomte 
de Bruges (François-Nicolas-Lonis); le comte de Gorday (2); 
de Cacqueray (Louis-François\ officier au régiment de Ver- 
mandois ; le chevalier du Masnadau (François-Annet de Cous- 
tin); delà Rochefoucauld (Dupuis-Rousseau Marie-François), 

ration, un autre liegistre des croix de l'Emigration que celui déposé aux .archives 
d>> la guerre. — Ou nous a communiqué également une lettre de M. le Gonidec, 
député sous la restauration, annonçant que MM. Acliard, Maudait, Saint-Victor 
et Gonidec ont été nommés chevaliers île Saint-Louis par Monsieur, comte d'Ar- 
tois, le 20 août 1791), et que le brevet collectif a été déposé dans les bureaux de 
M. le comte de Plaças, ministre de la maison du roi. — M. Achard des Hnute*- 
Noës a servi, comme chef de division, dans l'armée de M. de Frotté. Ce grade lui 
donnait rang- de colonel, et cependant il ne fut retraité, au retour du roi, que 
comme chef de bataillon, un grade au-dessus de celui qu'il avait en 1791 : voilà 
tout ce qu'obtenaient les serviteurs du roi, auxquels le libéralisme veut qu'on ait 
prodigué les trésors de la France. 

(1) Grand maître de la garde robe du roi, ministre et secrétaire d'État de la 
maison du roi, marécbal de camp. (Almanach royal de 1814-1815, p. 10, 100, 
et -454.) — l'air de France en 1815, ambassadeur à Rome. [Almanach royal de 
1817, p. 89 et 57.) — Premier gentilbomme de la cbambre du roi, ambassadeur 
à Naples, chevalier des ordres en 18-20. [Almanach royal de 1X30, p. 10, 55 
et 277.) — Mort à Kircbberg, exilé volontaire auprès de la royauté, qui avait tou- 
jours été l'objet de sou culte et de son dévouement. 

(2) Parent de Charlotte Gorday, et député sous la restauration. Il eut un duel 
avec le général Foy ; après le duel, le général, malgré les clameurs de son parti, 
rétracta à la tribune les paroles qui avaient provoqué cette affaire, et rendit pleine 
et entière justice au courage et à la loyauté des émigrés. 



60 CHEVALIERS 

capitaine; le comte de Quéïen (César-Auguste-Marie); le vi- 
comte <le Rochecliouart-Ponleville (Armand-Constant), ma- 
jor; le marquis de Toustain (Victor-Louis- Alexandre), lieu- 
tenant-colonel; le comte de Yaudreuil ' Jean-Joachim-Phili- 
bert-Charles Rigaud), colonel. ^j^ri^r 

Lusignan (Louis-François-Marie) (1); le comte Frotfier de 
la Messelière (Joseph-Marie-Louis) (2) ; le comte de Damas ' 
(Émery-Gaston) (3); le chevalier de Boispéan (Isaac-Jean) (4), 
le comte de Launay (Émery- Joseph de Longneau), enseigne 
aux gardes françaises; le comte de Quesnay (Charles-Nicolas- 
Jacques Dupont), aide de camp de M. le prince de Condé (5); 

(1) Lieutenant do vaisseau en France, servant au régiment noble à cheval 
d'Angoulême, à l'armée de Condé. [Registre de M. le prince de Condé.) 

(2) Lieutenant de carabiniers en France, servant au régiment noble à cheval 
d'Angoulême, à l'armée de Condé. (Même registre.) — Frotier, orthographe du 
nom. — On nous a signalé un autre officier de ce nom, qui a, d'après les Archives 
de la famille, été nommé à Fontenoy. Voici ses services: « Le chevalier de la 
Messelière (Louis Frottier), né en 1710, est de Poitiers. — Page du roi depuis 
1720 jusqu'en 1729, cornette aux dragons de Vitry en 1733, lieutenant en 1755, 
capitaine en 1739 : son père a été capitaine de gendarmerie, et est mort, étant 
lieutenant général des armées du roi. des blessures qu'il avait reçues à Hochstetlt ; il 
est parent du vicomte de Pons. — Rang de mestre de camp en 1741. — Dit que la 
rliargo de grand écuyer était dans sa maison sous Charles VI et Cbarles Vil. — 
Est parent de M. Dargenson, sa trisaïeule étant sœur de M. Dargenson, trisaïeul 
de Monseigneur (le marquis d'Argenson, ministre de la guerre de 1745àl7î>l). 
— A présent mestre de camp à la suite de la cavalerie. (Registre, rang des ca- 
pitaines de cavalerie et dragons , de 1731 à 1763, régiment de Preyssac , ci- 
devant de Pons et d'Uarcourt.) — Brigadier en 1748. (Etat militaire de 1759, 
p. 1.i8.) — Maréchal de camp en 1761. [Étal militaire de 1762, p. 116.) — 
Mort en 1777. (Étal militaire de 1778, p. 101.) '— L'absence des registres 
de 1693 à 1746 ne nous a pas permis de retrouver une nomination qui est in- 
contestable. 

(3) Lieutenant au régiment du Koi-inl'anterie en France, oflicier aux dragons 
d'Engliien, à l'armée de Condé. (Même registre.) 

(4) Lieutenant au régiment Dauphin-dragons en France, servant au régiment 
noble à cheval d'Angoulême, à l'armée de Condé. (Même registre.) 

(«>) Marécbalde camp, gentilhomme ordinaire de S. A. S. Mgr le duc de Bour- 
bon. {Almanach royal de I817,p.72.) —Aide de camp titulaire de S.A. II. Mgr h* 
duc de Bourbon, prince de Coudé. (Almanach royal de 1830, p. 91.) 



m 1798 A 1814. 01 

Suffîen (Maurice-Honoré-Polyeucte de Lange de Saint-) ; de 
Bcsse de Fromcntal (Gaspard) (1); Cabanes (Henri de Gaze!); 
de Neuville (Josoph-Cliaiies-FIorent). 

Surgcres (René-Louis) (2); Grutus de Tailly (Pierre-Ga- 
briel) (3); de la Martinière (Charles-Jcan-Baptiste-Joseph Mail- 
lard) (4); de Gacqueray (Louis-François), officier au régiment 
de Yermandois; le comte de Clioisy (Gharles-François-Ga- 
bricl) (5); de Foucault de Malembert (Jacques-Jean) (G); de 
Foucault de Bellemare (7); de Foucault (Antoine-Désir) (8); 
Hoirie (Denis); Horric (Jean-Éléonore) (9) ; Deschamps de 

(1) Lieutenant au régiment de Haynault en France, lieutenant au régiment de 

grenadiers de Bourbon, à l'armée de Coudé, reçu par M. le prince de Condé. 
[Registre de M. le prince de Condé.) 

(2) De Surgères, sous-lieutenant au régiment d'Armagnac en France, chasseur 
noble, compagnie n° 2, chevalier de Saint-Louis le lu septembre 1800, reçu, le 
15 janvier 1801 , par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Condà.) 
— Marquis de Surgères. (Titre de la famille.) 

(ô) Garde du corps du roi en France, servant au régiment noble à cheval d'An- 
goulèmc ù l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de Condé, f» 52.) 

(1) Avait servi dans le régiment de Poitou, fit les campagnes de l'émigration, 
fut reçu chevalier de Saint-Louis, en 1801, par S. A. R. Mgr duc d'Angoulèuie, 
et mourut à Anspach dans la même année. (Archives de la famille.) — De la Mar- 
tinière, capitaine de grenadiers. (État militaire de 1789, p. 159.) — Petit- fils, 
du chevalier de Saint-Louis de 175i". (Voir 2e vol., p. 9.) — Second fils du 
chevalier de Saint-Louis de 1718. (Voir 1" volume, p. 41J.) — Neveu du che- 
valier de Saint-Louis de 177ù\ (Voir 2 e vol., p. 222.) — Frère du chevalier 
de Saint-Louis del79G. (Voir plus haut, p. 56.) 

(5) Capitaine an régiment de la Reine-cavalerie en France, servant au régi- 
ment noble à cheval d'Angoulème, à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince 
de Condé.) 

(G) Elève de la marine en France, servant dans une compagnie noble d'artille- 
rie, chevalier de Saint-Louis le L> septembre 1800, reçu, le 11 janvier 1801, par 
M. le prince de ('onde. (Registre de M. le prince de Condé.) 

(7) Ancien garde du corps du r»i, servant au régiment noble à cheval d'Àngou- 
lù.ne à l'armée de Condé. [Registre de M. le prince de Condé.) 

(8) Ancien garde du corps du Roi, servant au régiment noble à cheval d'An- 
goulème, à l'armée de Coudé. (Registre de M. le prince de Condé.) 

(9) Gardes du corps du roi, servant tou< deux au régiment noble à cheval 
d'Angoulème, à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de Condé.) 



G'2 CHEVALIERS 

Yerneix (Joseph- Jacques) (1), chasseur noble; le chevalier 
Pallu du Parc (François) (2); lechevalierd'IIéroudeville (Jean- 
Bernardin) (3); de Moréville (Goislard); le baron de Blair de 
la Baltayock (Louis) (i) ; d'Espeyron (Vincent- Jean) (o); Le- 

(1) Né en 1759. — Cadet gentilhomme au régiment de Cambrésis en 1780, 
sous-lieutenant en 1781, lieutenant en second en 1788, a abandonné le 12 dé- 
cembre 1701. [Registre du régiment de Cambrésis, de 1788 à 1793.) — Lieute- 
nant au régiment de Cambrésis en France, chasseur noble , compagnie n° 0, à 
l'armée de Condé , chevalier de Saint-Louis le 15 septembre 1800, reçu, le 
1") janvier 1801, pur M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Coudé, 
fo 10.) 

(2) Chevalier de Siinl Louis le 14 janvier 1800, grâce particulière de Mon- 
sieur. (Registre de l'Émigration, f° 136.) — Le baron Pallu du Parc (François), 
né à Poitiers en J761, colonel, chevalier de Saint-Louis le 25 novembre 1700, 
pension de 500 francs sur l'ordre le 20 mai 1822, jouissance du 1 er avril précé- 
dent, réside à Briançon (Hautes-Alpes). (Registres des Pensions de l'ordre, de 
ISUà 1850, 1« vol., 1*59.) 

(3) Lieutenant au régiment de Languedoc en France, ebasseur noble, -4 e com- 
pagnie, chevalier de Saint-Louis le 15 septembre 1800, reçu, le 17 jan- 
vier 1801 , par M. le prince de Condé. (Registre de M. le prince de Condé, 
P 48.) 

(1) De Baltuïock (Louis), lieutenant au régiment d'Auxcrrois en France, sous- 
lieutenant au régiment de grenadiers de Bourbon, à l'armée de Condé. (Registre 
de M, le prince de Condé.) 

(5) Le 15 février 1815, il reçut son brevet, pour prendre rang du 12 janvier 
1801 (jour de sa réception sans doute, car sa nomination est du 15 septembre 1800). 
(Registre de l'Emigration, fo Gi.) — La famille nous a communiqué en outre 
l'original de la lettre suivante : 

« Dusseldorff, le 30 avril 1791. 

«Monseigneur le prince de Condé, Monsieur, a informé Son Altesse Royale 
Monseigneur, comte d'Artois, de la valeur que vous avez montrée en combattant 
sous ses ordres, et de la blessure grave que vous avez reçue. Son Altesse Rovalc, 
voulant vous donner une marque particulière de la satisfaction qu'Elle a de votre 
conduite, m'a charge de vous annoncer qu'Elle a décidé que vous recevrez la croix 
de Saint-Louis lorsque vous aurez acquis vingt ans de services. Je suis très-aise de 
vous faire parvenir cette a>surancc flatteuse. J'ai l'honneur d'être très-parfaitement. 
Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur, 

« Le maréchal duc de Bkoc;ue. 
" A M. le chevalier d'Espeyron, chasseur dans la 5' compagnie noble.)) 
Sou acte de naissance constate qu'il fut tenu sur les fonts baptismaux, en 17(15, 



DE 1798 A 1814. Go 

nequensaing, capitaine (1); Yvelin, baron de Béville (Pierre- 
Alphonse-Gaspard) (2); Yilliers de l'Ile-Adam (Alèxandre- 
Marie-Claude) (3) ; Dcsaix de Veygoux (Louis-Amable) (4); 
le comle de Hespel (Romain-Séraphin-AJarie). 

Bea timon t (François, chevalier Islanl de Lavaue) ; de Bes- 
sey de Beauregard (o) , Roquefort (Jean-François-Léon de 
Serres de) (G); Polignac (Jules-François-Héraclius , comte 
Armand de), capitaine (7); Villot; de Pimodan (Armand- 
Charles la Vallée). 

par M. Pierre de l'Église, capitaine au régiment de Champagne, chevalier de 
Saint-Louis. 

(1) Son nom était de Lencquesaing (Élienne), officier supérieur du génie. 11 
t'<[ mort vers 1850. [Renseignements fournis par la famille.) — Leucquescing, 
liculcnanl en premier du génie. (Etal militaire de 1792, p. 116.) — Chevalier 
de Saint-Louis le 1 er mai 1800, reçu le i juillet suivant. (Registre de l'Émigra- 
tion.) 

(2) Capitaine au régiment de Penthièvre en France, servant au régiment noble 
à cheval du duc d'Angoulème, à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de 
l'onde, f° où.) 

(3) Lieutenant au régiment Colonel-général de l'infanterie en France, quartier» 
maître du régiment des chasseurs nobles, chevalier de Saint-Louis le lo septem- 
bre J 800, reçu, le 12 janvier 1801, par M. lé prince de Condé. (Registrede M, le 
prince de Condé, p. i(i.) 

(t) Cadet gentilhomme au régiment de Beauvoisis en France, chasseur noble, 
compagnie no 6, à l'armée de Condé. (Registre de M. le prince de Condé.) — L'or- 
thographe du nom e>t des Aix. — Fils du chevalier de Saint-Louis de 17GÛ. 
(Voir 1er volume, p. 567.) 

(o) Maréchal des logis aux chasseurs de Picardie, en France, officier aux dra- 
gons d'Engliien , chevalier de S tint Louis le lo septembre 1800. (Registre de 
M. le prince de Condé.) — Porté au registre de l'Émigration, sans indication île 
date de nomination, fol. 23, sous le nom de : Besset (Sylvestre). 

(0) Desserres de Roquefort, lieutenant au régiment de Picardie, en France, 
sous-lieutenant au régiment de Bourbon. (Registre de M. le prince de Condé.) 

(1) Envoyé en France par Monsieur, comte d'Artois, pour vérifier les rapports 
faits à Londres sur l'état des esprits, il fut compris dans le pinces de Georges 
Cadoudal, et condamné à mort. Sa peine fut commuée en deux ans de prison, qui 
durèrent jusqu'en 181 ». époque à laquelle il parvint à rejoindre Monsieur, a Ve- 
Soul. — Maréchal de camp le \ juin ISI i. premier écuyer de S. A. H. Monsieur. 
(Almunach royal de |X|7-, p. Ci et MS/| — Une , premier écuyer du roi, pair de 



6!i CHEVALIERS 



Chevalier» de Saint-Loui» nommés en 1801. 

Barbeyrac (chevalier de Saint-Maurice), capitaine; le comte 
de Chazelle, lieutenant; le comte de Langeron (1), le comte 
de Polaslron ; le chevalier de Frotté (Pierre-Jean;, officier de 
milice; Duplessis-Parscau (Pierre-François) (2); de Bar (Jean- 
France, chevalier des ordres, officier de la Légion d'honneur. [Almanach royal 
de 1850, p. 61, 114,278, el 520.) 

(|) H passa au service de Russie, se lit naturaliser Russe, et serv.t avec hon- 
neur pendant les guerres de 1800 à 1814. M. Thiers parle de lui avec éloge dans 
son Histoire de l'Empire, en raconlant la bataille d'Austerhtz. 

Nous avons cité plus haut, p. 107, le marquis de Langeron, cheval.er de Sainl- 
Louis en 1705, et commandeur de l'ordre en 1707. En 1675, il servait u.dement 
au combat du 21 août entre les (lottes de France et d'Angleterre , el la Hotte de 
Hollande, près de Gorée. [Gazette de France du 1er septembre.) - En 1674, il 
contribuait à la prise d'un vaisseau espagnol. [Gazette de France du 8 septembre.) 
_ En 167o, il donnait des preuves d'une grande valeur dans un combat avec une 
escadre espagnole. {Gazette de France du 15 mars.) - En 1676, il commandait 
un vaisseau dans le combat du 8 janvier près de Mclazzo, où Duquesne batht 
Ruvler {Gazelle de France du 1 mars) , et il était envoyé en cour pour porter .... 
roi la confirmation de la victoire remportée le 2 juin, par le maréchal de \ ivonne 
sur les Hottes d'Espagne et de Hollande réunies. (Gazette de France du 2„ ju,n.) 
_ En 1080, il était fait chef d'escadre ; en 1097, lieutenant général des armées 
navales. {Gazette de France des 29 octobre 1689, et 13 avril 1097.) - En 16o6, 
un Langeron se défendait vigoureusement dans Bohain avec quatre compagnies 
.de son régiment, et aimait m.enx s'y laisser forcer par les Espagnols, auxquels .1 
tuait plus de quatre cents hommes, que d'accepter aucune cap.tulat.on. {Gazette 
de France du 20 juillet.) - En 1613, le comte de Langeron délivrait le comte 
,lc Noaillcs, assiégé dans V.llefranehe par les croquants de Rouergue. [Gazette de 
France du 25 octobre.) - Un comte de Langeron, lieutenant général des armées 
du roi , commandait une division à Fontenoy. [Gazette de France du 29 mai 1 « »0 
- Un Langeron (Jacques-Charles Andrault de) est mort eu 1729 ba.lU, grand - 
croix de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de la Vaulranche eu 
Re.rv, abbé de Rellehonne, lieutenant général des armées du roi , chef d escadre 
des galères et commandant de la ville de Marseille. [Gazette de France du lo juil- 
let. - Un marquis de Maulcvricr-Langcron (Jean-Baplislc-Louis) a été fait maréchal 
A, France en 1745. [Gazette de France du 13 avril.) - On voit que le chevalier 
ne Sa'mt-Louis de 1801 était de bonne r..ce, et qu'il ne dérogea pas. 

% Duplessis-Parscan (Pierre-Fiançoii) , capitaine -de frégate, cheval.er de 



DE 1798 A 1814. 65 

François le Paige), Limolean (Joseph Picot, chevalier de), 
sous-lieutenant (1). 



Chevaliers de Saînt-Louis, nommés pendant l'émigration 
sans indication de date. 



Boulbon (Àurelle, chevalier de Raousset); le comte de Tur- 
got (An toine-É tien ne-Marie). 

Le comte de Vennevelle-d'Espaigne, major au régiment de 
la Reine (cavalerie) ; le vicomte de Caraman (Louis-Charles- 
Victor de Riquct), major de chasseurs à cheval ; le marquis 
de Foucauld de Lardimalie ; le comte de la Fcrronnays (Au- 
guste); le marquis de la Garde; le comte de Lambertye, ca- 
valier noble; le chevalier de Lambertye ; le comte de la 
Maisonfort (Maximilien Dubois Descours); le marquis de 
Polignac ; de Rumigny (Louis -Gabriel -Philippe -Augustin 
Quelluy) (2), sous-lieutenant; Roger (Pierre), chef d'escadron; 
le comte de Sérent; le comte de Viltré (3); de Pioger (Joseph- 
François- Anne); Drouot (Jean-Baptiste). 

Le chevalier de Cardaillac (Joscpli-IIilarion) ; de Marques- 
sac (Marie-Pierre); le marquis de la Porte- Vezins ; le comte 
du Parc(Gonstantin-Frédéric-Timoléon); de Macarty-Levignac 

Saint-Louis le 1 er janvier 1801. (Registre de l'ordre, de 1814 à 1830, fol. 9i, 
Archives de la marine.) — Capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis le 
7 janvier 1801 , reçu le 9 novembre suivant, par S. A. R. Monseigneur, duc 
d'Angoulême. — Brevet expédié le 30 mars 1830. (Idem, fol. 109.) (a) 

(1) Son nom était M. Picot de Limoelan de Closrivière. Il se retira aux 
Etals-unis, se lit prêtre, et mourut en 1820, aimé, honoré, et regretté de ses 
ouailles. 

(2) Gueully (voir t. II, p. 99). 

(3) Maréchal de camp en IKli, lieutenant général en 1823. — Commandeur 
de la Légion d'honneur [Almanach royal de 1830, p. 37-1). 

(n Crue seconde mention complète la première, niais elle donne une autre date à la nomi- 
nation dans l'ordre. Quant à In différence rie grade, elle s'explique par celle raison que, ca- 
pitaine tic h égale dans l'émigration, M. Duplessis-Parscau fut nommé capitaine de vaisseau 
lurs du retour des Bourbons. 

111. 5 



60 CUEVALIËUS 

(Robert-Joseph); Morélie (Etienne de la): le vicomte de Sei- 
glières .(Louis-Armand-François); de la Tapie (Jean-Baptiste- 
Gaspard); Duvivier (Pierre- Alexandre-Charles le Choisne) 
lieutenant; Dubuisson-Donibret, du Brossey, lieutenants de 
vaisseau; de Perthuis (Joseph); Lafoni de Mascaras (Jeau- 
Paul-Joseph) ; La fond '(Joseph-Louis Arnaud de), garde du 
corps; le comte de Besse (Jean-Louis- Victor-Eustorgc ) ; le 
comte de Cacqueray; Andras ( Louis-Gui llaume-Frauçois ) ; 
Andras (Claude); le chevalier de Carbonnier; de la Beyrie 
(François); de la Salle (Joseph); Surville (le comte Cillart 
de); Gramont de Yillemonlès (Jean-Nicolas); le marquis de 
Bongars (Jean-François) (1); d'Esgrigny (Jean-René Rhouen- 
nc); Chambrey (Nicolas-Dieudonné le Grand), le chevalier 
de Ville de l'Epinoy ;Chateaubodeau (Jean-Baptiste); Bragouze 
de Saint-Sauveur (2). 

1802. 

Pons (Louis-Guillaume-Yves), ingénieur des pouls et 
chaussées. 

1803. 

Le chevalier de Ghevigné (A une- Armand-Pascal), lieute- 
nant (3). 

1805. 
Le comte de la Tour-du-Pin-Montauban (ii. 

(1) Porté sans date île nomination, mais reçu le «"1 janvier 1797. (Registre de 
l'Émigration, fol. 15.) 

(2) Bragouze île Saint-Sauveur. — Lieutenant de vaisseau en 1789, énii-nv eu 
171)1, lieutenant de vaisseau dans la marine Espagnole, de 1795 à 1805, chevalier 
de Saint-Louis pendant rémigration, retraité avec le grade de capitaine de fré- 
gate honoraire en 1811, pension de N-27 francs en 1810. [Liste centrale, 1787, 
loi. 209 verso, Archives delà marine.) 

.•>) Nommé par ordonnance du '20 novembre lSl i, mais avec cette observation 
qu'il avait un hou d'assurance, et qu'il doit prendre rang du U* juillet 1803. (Re- 
gistre de l'Emigration.) 

l-J Porté sans date de nomination, mais reçu le 29 mai 180, v i. (Même 
registre.) 



DE 1798 A 1S14. 67 

1808. 

Bar (Jean), commandant du génie. 

1810. 

Le comle de Grimaldi (Cliarles-Philippe-Auguste), colonel ; 
le comte d'Espagne (1). 

1812. 

Le comte de Périgord (Adalbert). 

1813. 
Le comte d'Allonvillc, colonel d'infanterie. 
1814. 

Le comte de Sainte-Aldegondc (Louis-Charles), maréchal 
de camp, et le marquis de Tourzel, grand prévôt de l'hôtel, 
chevaliers de Saint-Louis le 1 er janvier; le comte deBouettc 
de Blemur (É tienne-Gaston-Louis-François), chevalier de Saint- 
Louis le 20 mars; de Belleville, chevalier de Saint-Louis le 
10 avril; de Bastie (2)1 



CHAPITRE III. 
Restauration. — Promotion de I81i. 



lui tond de son exil, le frère de Louis XVI, Monsieur 
comte de Provence, devenu roi par la mort de Louis XVII, 
(ii vertu du principe héréditaire, n'avait jamais doute du ré- 
tablissement de l'ancienne monarchie. Lorsque la guerre 

(I ) Chevalier de Saint-Louis le 10 mars 1810, lieutenant au régiment de Condc- 
«nfanlerie pu France, a servi à l'armée de Condé, comme aide de camp de M. le 
prince de Coudé. (Registre de M. le prince de Condé, fol. oo.) 

- Porté au registre de l'Émigration, comme chevalier de Saint-Louis en 181 \, 
'» u< sans date de nomination: 



68 CHEVALIERS 

d'Espagne eut dévoré quatre cent mille Français et la guerre 
de Russie trois cent mille, il comprit que la force matérielle 
qui manquait à Napoléon était le prélude de la chute du sol- 
dat couronné, et que la fortune des armes qui avait élevé un 
trône devait le voir crouler sous le poids de la défaite. À 
peine le triste récit de la retraite de Moscou était-il connu 
de Louis XYIII, que ce prince recommandait à l'empereur 
Alexandre les cent cinquante mille prisonniers tombés en ses 
mains, et, dans cette lettre, aussi noble que touchante, il 
parlait en roi, en père ; lui, monarque sans couronne, mais 
fort de la valeur du grand nom de Bourbon, il traitait d'égal 
à égal avec le puissant souverain du Nord. 

En 1813,, des prodiges furent accomplis. Napoléon impro- 
visa une armée, et ses conscrits se battirent comme de vieux 
soldats, mais il avait traité trop durement les rois pour trou- 
ver en eux des amis fidèles. Il les avait conquis et non ral- 
liés, et ces royautés secondaires, vassales de la victoire, quit- 
tèrent leur maître le jour où la fortune l'abandonna. Napo- 
léon n'eut pas à combattre seulement contre les deux armées 
russe et prussienne qui commencèrent la campagne; il ne re- 
cueillit aucun fruit des heureuses journées de Lulzen et de 
Baulzen, et l'armistice de Dresde lui fut fatal. Bientôt il eut 
à lutter contre l'Europe entière entraînée par l'Autriche, et, 
au milieu de la mêlée, il fallait à chaque instant qu'il bou- 
chât les trouées faites dans ses rangs par la défection. 

En 1814, la résistance pouvait retarder la mort de l'em- 
pire, mais non la conjurer. L'ennemi était au cœur de la 
France, et Napoléon livrait de belles batailles, qui attesteront 
à jamais la valeur de nos troupes; mais chaque victoire l'af- 
faiblissait. Autour de lui on s'agitait, non pour le sauver, 
mais pour ne pas le suivre dans sa chute. Bien fous sont les 
souverains qui, au jour du malheur, comptent sur le dé- 
vouement de ceux qu'ils ont comblés; pour un qui reste 
lidèle, cent sont prêts à trahir. 



DE 1814. 69 

Monsieur, comle d'Artois, nommé, par Louis XVIII, lieute- 
nant général du royaume, était arrivé à Vesoul, et il avait 
fait répandre aussitôt une proclamation adressée aux Fran- 
çais. Son fils, .Monseigneur, duc d'Angoulème, était maître 
de Bordeaux, où il était entouré d'une légion d'infanterie et 
de volontaires royaux à cheval, qui s'étaient spontanément 
levés pour le servir. Deux anciens chevaliers de Saint-Louis 
qui habitaient Troycs, MM. le marquis de Vidranges (1) et de 
Gouault (2), reprirent leurs croix de Saint-Louis, leur co- 
carde blanche, et allèrent, à la tète d'une députation, expri- 
mer à l'empereur Alexandre, maître de cette ville, leurs 
vœux pour le rétablissement de la maison de Bourbon; 
mais, dit un historien, « Alexandre avait donné sa parole 
au parti patriote et sénatorial de laisser la France libre de 
choisir la forme de son gouvernement. 11 n'avait aucun goût 
pour les Bourbons. « Nous ne venons pas , » répondit-il , 
« pour donner nous-mème un roi à la France ; nous vou- 
« Ions connaître ses intentions, et c'est à elle à se pronon- 
ce cer (3). » 

Napoléon rentra dans ïroyes et ordonna de traduire ces 
royalistes devant un conseil de guerre. M. de Vidranges 
s'était mis à l'abri de l'orage; M. de Gouault avait commis 
l'imprudence de rester : il fut arrêté, jugé, condamné et fu- 
sillé (A). 

Quelques jours après, un suprême combat avait lieu sous 
les murs de Paris. Les maréchaux Marmont et Mortier, avec 

(1) Chevalier de Saint-Louis en 1796. (Voir plus haut, p. 37.) 

(2) Chevalier île Saint-Louis en 179o. (Voir plus haut, p. 18.) 

(5) L'Europe pendant le Consulat et l'Empire, par M. Capefigue, t. X. 

(-i) Le fait d'avoir repris la cocarde Manche a été contesté par M. de Monlaigu, 
fils d'un des membres de la députation qui se rendit auprès du czar. (Voir le jour- 
nal V Union du mois de février 1860.) Cette députation se composait de huit habi- 
tants notables de Troyes. Mais, d'une autre part, ce l'ait est uniformément articulé 
par MM. Tbiers, Lubis, Capefigue et de Vaulabelle, dans les histoires qu'ils ont 
publiées sur la Restauration. 



70 CHEVALIERS 

quatorze mille hommes, luttèrent pendant douze heures 
contre une armée de cent quatre-vingt mille soldats, dont 
soixante-cinq mille furent engagés ; ils tuèrent ou blessèrent 
treize mille cinq cents hommes à l'ennemi, et ne capitulèrent 
que lorsque, acculés au mur d'enceinte, ils voyaient les trou- 
pes alliées prêtes à forcer cette dernière barrière. Déjà même 
des grenadiers russes avaient pénétré dans le faubourg du 
Temple , et il fallut une charge vigoureuse pour les eu 
chasser. 

La reddition de Paris entraîna la chute de Napoléon. On a 
beaucoup argumenté sur ces événements, et, pendant quinze 
ans, la monarchie des Bourbons a été accusée d'être rentrée 
avec l'aide de l'étranger. L'histoire a fait justice de cette ca- 
lomnie. Les Bourbons revinrent parce que seuls ils pouvaient 
rendre le calme et la tranquillité à la France; ils revinrent, 
rappelés non par les étrangers, mais par l'élan de la popula- 
tion, par les acclamations des mères, fatiguées de livrer 
chaque année leurs enfants, dont le sang entretenait des 
guerres sans fin ; ils revinrent parce que la régence de Ma- 
rie-Louise était impossible; parce (pie le gouvernement, aux 
mains de l'un des frères de Napoléon ou de l'un des grands 
dignitaires de l'empire, eut engendré des discordes sans fin. 
Il n'y a de possible que les Bourbons, dit M. de Talleyrand; 
tout le reste n'est qu'intrigue. Et M. de Talleyrand était dans 
le vrai (1). 

(1) Voir le XVII e volume du Consulat et de V Empire, par M. Thiers, ouvrage 
dans lequel celle \érité est pleinement démontrée, et, certes, on n'accusera pas 
l'auteur de partialité envers la maison de Bourbon. La chute de Napoléon l'ut pré- 
cipitée par M. de Talleyrand, prince de Bénévent, vice-grand électeur de l'empire ; 
parle duc de Dalbcrg, conseiller d'Etat; par le baron Louis, administrateur du 
trésor, et par l'abbé île Pradt, archevêque de Malines. L'acte de déchéance, voté 
par le sénat, était préparé depuis longtemps par un des membres de celte assem- 
blée, l'abbé Grégoire, régicide ; et le Moniteur a enregistré toules les adhésions 
qui vinrent spontanément se grouper autour de cet acte. Cambacérès, duc de 
Parme, arebi-cbancelier de l'empire et régicide; Reynier, duc de Massa, ancien 



DE 181-1. 71 

Le 12 avril, .Monsieur, comte d'Artois, lit son entrée à Pa- 
lis, et, quelques jours après, il fut rejoint par Mgr le duc de 
Berry. Ce prince, en débarquant à Cherbourg, avait été reçu 
par le contre-amiral Troude, commandant maritime, et il 
avait exprimé à ce brave marin, surnommé X Horace fran- 
çais, son désir de voir Louis XVIII rentrer sur un vaisseau 
de la France. L'amiral avait mis sur-le-champ son pavillon 
sur le vaisseau le Polonais et était parti pour l'Angleterre. 
Cet empressement est une nouvelle preuve de l'élan qui se 
manifestait partout. Troude se rendit à Hartwel ; mais l'An- 
gleterre avait déjà préparé une flotte pour le retour du roi, 
et Louis XVIII ne pouvait pas refuser les honneurs que vou- 
laient lui rendre ceux qui l'avaient accueilli dans son infor- 
tune, alors que le continent lui était fermé. Il fit un gracieux 
accueil à l'amiral, lui exposa son embarras, lui exprima ses 
regrets, parla de la France comme les Courbons savent en 
parler, et le reçut lui-même chevalier de Saint-Louis. Cette 
réception est. du 16 avril 1814; c'est le premier acte de roi 
(ail par Louis XVI II, après la reconnaissance de ses droits, 
à Paris, et ce fut à la marine qu'échut cette faveur (1). 

Le 19 avril, le roi donna la même croix au vicomte de 
Caignon, et le lendemain 20 au duc de Civrac (Durfort, 
comte de Lorges) et -au marquis de Civrac (Durfort de Lorges). 
Le 2i, il débarqua à Calais, et, le marquis de Dreux-Brézé 
l'étant venu recevoir, le roi détacha sa croix de Saint-Louis 
et voulut la lui donner; mais M. de Brézé déclina ce grand 
honneur, et, montrant à Louis XVIII un homme encore 



ministre de la justice el président du Corps législatif, envoyaient leur adhésion 
avant que Napoléon n'eût signé son abdication. Tous voulaient être les hommes de 
la veille, et craignaient, en hésitant, d'être les hommes du lendemain. 

(I) Le contre-amiral Troude. officier de la Légion d'honneur. (Almanach impé- 
rial de 1SL2, p. 3ÔS.) — Mort à Brest le 1 e ' février 1S W 2'». (Registre de l'ordre, 
de 1S1 i à 1830, fol. 7r2.) — \ oir, pour ses services, la iiiograyhie maritime de 
M. Hennequin, t. I, p. Titl'i à 37^0 



72 CHEVALIERS 

jeune, aux allures martiales, à l'air franc et ouvert : « Sire, 
dit-il, voilà le marquis de la Rochejaquelein, qui mérite bien 
plus que moi cette croix, que la bonté du roi me destine! » 
— Louis XYIII remit en souriant au frère du héros de la 
Vendée, à l'un des auteurs du mouvement de Bordeaux, au 
futur martyr d'un dévouement égal à celui de 1793, cette 
noble récompense due au courage et à la iidélité (1). Le 
marquis de Dreux-Brézé ne perdit rien pour attendre, et le 
roi fit encore chevaliers de Saint-Louis, à Compiègne, le 
26 avril, le comte d'Avaray, ancien officier ; le 29, le mar- 
quis de Montmorency, colonel. 

Le 3 mai il entrait à Paris, salué par un enthousiasme uni- 
versel, qui ne l'avait pas quitté depuis le moment où, après 
vingt-trois ans de malheurs, il avait pu enfin fouler de nou- 
veau le sol de cette France, si aimée de lui et des siens ! 

Son retour devenait le signal de la résurrection de l'ordre 
de Saint-Louis, et les demandes d'admission furent nom- 
breuses. Les généraux de l'empire étaient au nombre des 
premiers solliciteurs et se montraient les plus empressés. Il 
fut arrêté, en principe, que tous ceux qui réunissaient vingt- 
quatre ans de service (campagnes comprises) pourraient être 
nommés chevaliers (2). 



(1) Le marquis do la Rochejaquelehi (Louis) n'est pas porté sur les registres de 
l'ordre, mais nous l'avons vu, en 181i, décoré de la croix de Saint-Louis. Un ta- 
bleau placé dans la salle des gardes, dite des Généraux vendéens, à Saint-Cloud , 
le représentait avec celte croix, que certes il avait bien méritée. 

(2) Celait la reprise de la loi du 1 er janvier 1791; mais comme les émigrés 
restés fidèles, malgré leur détresse, ne pouvaient satisfaire aux prescriptions de cette 
loi, et que d'une autre part on ne pouvait sans injustice leur refuser la récompense 
honorifique due à leur dévouement, le roi leur accorda dix ans de grâce. Une com- 
mission mixte, composée d'officiers généraux de l'armée de Coudé et d'ofticiers 
généraux de l'empire , afin que nul soupçon ne put peser sur les décisions, iùt 
chargée d'examiner lus droits des vieux serviteurs de la légitimité, et de proposer 
au ministre ceux qui réunissaient les conditions voulues. C'e>t à celte catégorie 
qu'appartiennent les chevaliers désignés plus loin sons le titre d'anciens ofliciers. 



DE I8I/1. 73 

Aux termes des anciens édits, la croix de Saint-Louis comp- 
tait comme chevaliers de droit les maréchaux dont les noms 
suivent, et dont les services éclatants, inscrits dans nos fas- 
tes et répétés à chaque page de notre histoire, n'ont pas be- 
soin de commentaires : le duc de Conégliano (Moncey); 
Jourdan (1); le duc de Rivoli, prince d'Essling (Masséna) ; le 
duc de Castiglione (Augereau) ; le duc de Dalmatie (Soull); 
Brune (2); le duc de T révise (Mortier); le duc d'Elchingen, 
prince de la Moskowa (Ney) ; le duc de Rellune (Victor) ; le 
duc de Reggio (Oudinot); le duc de Raguse (Marmont) (3); 
le duc de Tarente (Macdonald); le duc d'Albuféra(Suchet); le 
comte Gouvion Saint-Cyr; le duc de Dantzick (Lefebvre); le 
comte Pérignon, le comte Serrurier (4). Dans cette nomencla- 
ture ne figure pas le maréchal Davout (o),duc d'Auerstaxlt, 
prince (TEckrûulh , qui, bloqué dans Hambourg, ne rendit 
celle place qu'en vertu du traité de paix du 30 mai 181 \. \\ 
fut nommé en 18 J 9. 



(i) La restauration le fit comte ; sous l'empire il n'avait aucun titre nobiliaire. 

(2) Brune n'avait reçu de Napoléon aucun titre. 

(5) Marmont, dans ses Mémoires, dit que son père, capitaine au régiment de 
Ilaynault, fut fait chevalier de Saint-Louis en 17.MG, après la prise du fort Saint- 
Philippe (ile de Minorque), pour être resté pendant quinze jours, avec sa compa- 
gnie, sur une mine qui pouvait faire explosion à chaque instant. — Viesse de Mar- 
mont (Nicolas-Edme), né à Chàtitlon le 2j dkemhre 1729, lieutenant au régi- 
ment d'Haynault en 1746, capitaine même année, en seconda la réforme, replacé 
en 1732, cesse de figurer sur les registres à la recomposition de 1703. Sa nomina- 
tion comme chevalier de Saint-Louis n'est pas indiquée sur les registres de l'ordre, 
mais on trouve, au registre matricule de 1718 à 17G3, à côté de son nom, une croix 
faite avec un crayon rouge, qui semhle indiquer qu'il était décoré; et, dans une 
requête adressée par lui, en 1779, au ministre de la guerre, il signe chevalier de 
Saint-Louis, et rappelle qu'il s'était retiré en 1702 avec une pension de quatre 
cents livres. Nous ne pouvons donc assigner à sa nomination une date officielle. 
Il était fils légitime de messire Ldme Viesse, écuyer, receveur au grenier à sel de 
Cliàlillon, et de dame Marguerite Morel. ( Dossiers des Pensions.) 

(4) Le maréchal Serrurier fut nommé par erreur. 11 était chevalier de Saint- 
Louis de 1781. (Voir t. 11. p. 313.) 

(*>) L'orthographe du nom est d'Avout. 



7'i CHEVALIERS 

Le prince do Wagram (Berthier) reprit la croix de Saint- 
Louis, qu'il avait reçue en 1788 (voir t. 11, p. i2, v )), et le 
duc de Valmy (do Kellerniann, chevalier de 1771\ le cordon 
de commandeur, que Louis XVI lui avait donné en 1792 (1). 

Louis XVIII rétablit la maison militaire. Respectant tous 
les droits acquis, il ne voulut pas enlever aux officiers de 
l'empire les emplois dont ils jouissaient , et , d'un autre coté, 
ayant à récompenser ou les serviteurs qui lui étaient restés 
fidèles, ou les fils de ces serviteurs, il crut tout concilier en 
reformant les corps préposés à la garde des rois. Cette mesure 
généreuse, qui conciliait tous les droits et ne coûtait rien à 
l'État, puisque la dépense était supportée par la liste civile, 
souleva de vives récriminations, et, neuf mois après, cepen- 
dant, elle porta de bons fruits. Le roi, fidèle au système de 
fusion, qu'il voulait inaugurer, augmenta les compagnies des 
gardes du corps, en les portant de quatre à six. Le duc 
d'Havre, le duc de Gramont, le prince de Poix et le duc de 
Luxembourg, anciens courtisans du malheur, commandèrent 
les quatre premières compagnies; les cinquième et sixième 
compagnies (nouvelle formation) eurent pour chefs le prince 
de Wagram et le duc de Raguse, maréchaux de l'empire. 

La compagnie des gendarmes eut pour capitaine le comte 
Etienne de Durfort; celle des chevau-légers, le comte Charles 
de Damas, anciens serviteurs de la royauté; la première 
compagnie des mousquetaires (gris), le comte de Nansouty, 
premier écuyer de Napoléon ; la deuxième compagnie des 
mousquetaires (noirs), le marquis de la Grange, général de di- 
vision de l'empire; la compagnie des grenadiers à cheval, le 
marquis Louis de la Rochejaquelein; les Cent-Suisses, le duc 
de Mortemart, officier d'ordonnance de Napoléon; et les gar- 
des de la porte, le comte deVergcnnes, ancien émigré. 



(ti Voir I. II, p. :;0G. — Avant la révolution, le due de Valmy avait, comme 
'nèvaher, une pension de S00 Ihrcs sur l'ordre de Saint-Louis. 



de i8i 'i. 7."» 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1814. 

Seivwe de terre : S. A. S. Mgr le duc d'Orléans (1). 

(1) D'Orléans, duc de Chartres (Louis-Philippe), né le G octobre 1773. — Co- 
lonel propriétaire du régiment de Chartres-dragons le 21 novembre 1785. — 
l' r juin 1791, conserve le commandement de ce régiment, à la condition d'en 
remplir les fondions et de le commander en personne. — A prêté le serment dé- 
frété le 22 juin 1791 . (Registre du 1 4 e dragons (Chartres), de 1788 à 1795, fol, 4.) 

— Chevalier des ordres du roi le 2 février 1789. (État militaire de 1790, p. 91 .) 

— M. de Chartres, colonel du 14" dragons, ci-devant Chartres. (Et at militaire de 
1792, p. 295.) — Égalité (ils, lieutenant général le 11 septembre 1792. (État mi- 
litaire de 1795, p. 11.) — « Paris, le 29 mai 1814. Aujourd'hui, S. A. S. 
Mgr le duc d'Orléans a reçu la croix de Saint-Louis de la main du roi, conformé- 
ment au cérémonial établi. Le roi était debout, l'épée nue à la main; S. E. le mi- 
nistre de la guerre (le comte Dupont) ;t lu la formule du serment de l'ordre, et ce 
serment a été prêté par Son Altesse. Le Roi lui a ensuite donné l'accolade dans les 
formes accoutumées de la chevalerie. Au moment où Sa Majesté relevait M. le due 
pour l'embrasser, Son Altesse s'est inclinée de nouveau et a baisé respectueuse- 
ment la main de Sa Majesté. » (Moniteur du 5(1 mai 1811.) — Duc d'Orléans. 
(Almanach royal, 1814-1815, p. 25.) — Prince du sang et pair de France. (Idem, 
p. 04.) — Colonel général des hussards. (Idem,[>. -420. ) — Commandeur et 
grand'-croix de Tordre de Saint-Louis le 5 mai 1810. (Voir plus loin, aux digni- 
taires de 1814 i 1S50.) — Grand'-croix de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1817, p. 451.) (a). 

[a) Après avoir prêté serment, comme chevalier des ordres, « de servir le rot contre toute 
personne, pouvant vivre et mourir, et ce jusqu'à la mort», le duc de Chartres se juta, connue 
son père, dans la révolution. Lieutenant général a l'année de Dumouricz, il suivit son général, 
lorsque celui-ci passa à l'ennemi, le 3 avril 1703, et, repoussé partout comme prince, il fut ré- 
duit à élre professeur en Suisso. Il alla aux États-Unis, revint en Angleterre, et sollicita du 
roi et des princes un pardon qui lui fut généreusement accordé. Il prit le titre de duc d'Or- 
léans, qui lui appartenait par la mort de sou père (voir 2 e vol., p. 23S) , et put, grâce à 
celte réhabilitation, épouser la princesse Marie-Amélie, ûile de Ferdinand 1 e ', roi dos I)eu\-Si- 
ciles. Il voulut combattre pour la défense des droits de Ferdinand VII, roi d'Espagne, contre 
l'envahissement de la Péninsule par Napoléon, et vint se mettre aux ordres des Certes de Cadix, 
mais l'Angleterre exigea son renvoi. En 1814, le roi Louis XVIII lui rendit ses biens par or- 
donnance, et lui donna le litre de bien-aimé neveu (voir le Bulletin ries Lois de 1820 , quoiqu'il 
n'eut dioit qu'à celui de cousin. En 182Û, le roi Charles X lui conféra le litre d'Altesse Royale, 
qu'il avait vainement sollicité de Louis XVIII, et, pour garantir légalement l'apanage de la mai- 
son d'Orléans, il voulut que cet apanage fût compris dans la loi sur la liste civile. Ce moyen fut 
employé pour conjurer l'opposition qu'une partie de la chambre des députés aurait faite à cet 
apanage, s'il eût été présenté isolément. Il fallut l'accepter pour ne pas rejeter la loi. Mgr le 
duc de Bourbon, prince de Coude, voulant faire Mgr le duc de Bouleaux son héritier, Madame, 
duchesse de Berry, obtint que le testament du prince IÏU l'ait eu faveur de M. le duc d'An- 
maie, fils de M. le due d'Orléans, Mgr le due de Bordeaux devant être roi de France. Kn 1830, 
M. le duc d'Orléans fut nommé lieutenant général du royaume par le roi Charles \ et par le 



70 CHEVALIERS 

Maison militaire du. roi. — (lardes du corps. — Compa- 
gnie (T Havre ', officiers supérieurs : le chevalier de Ségur- 
Montaigne (Michel-Jacques), (rang de colonel); le marquis de 
Clermont-Montoison (Anne-Charles), le comte de Sourdis 
(Ange-François-Théophile) (1), le marquis de Conflans-d'Àr- 
menticres, le marquis de Fraguier, le baron de Glandevès (2), 
le baron de Jassaud (3), le comte de Murinais, le marquis 
de Bartillat. 

Maréchaux des logis : de Persan (Picrre-Nicolas-Casimir), 
Ducos de la Hitte (Jean-Baptiste). 

Brigadiers : le vicomte d'Éguisy (André-Nicolas-Henri- 
Alexandre d'Hardivilliers ), de la Boissière (Joseph-François 
Tramier), de Chàteauvieux (Claude-Marc-Henri). 

Gardes : d'Artois de Bournonville (Éloi-Joseph) (4), Gui- 
raudës de Saint-Mézard (Guillaume) (5), Langlumé des An- 



(i) Colonel des chasseurs à cheval du Var :20e) , officier de la Légion d'hon- 
neur. (Almanach royal de 1817, p. 606.) 

(2) Gouverneur des Tuileries , pair de France , commandeur de l'ordre de 
Saint-Louis, commandeur de la Légion d'honneur, maréchal de camp. {Almanach 
royal de 1830, pp. 5i, 110, 280, 575.) — Porté par erreur à la page 54 de cet 
almanach, avec le grade de lieutenant général. 

(5) Lieutenant- major (colonel) , commandeur de la Légion d'honneur. (Al- 
manach royal de 1830, p. 70.) 

(i) Sous-lieulenant (lieutenant-colonel), chevalier de la Légion d'honneur. 
{Almanach royal de 1830, p. 70.) 

(5) Baron de Saint-Mézard. {Titres de la famille.) 

gouvernement de l'hôtel de ville. 11 accepta cette double nomination, et, le 2 août, le roi 
Charles X et Monsieur le Dauphin ayant abdiqué en laveur de Mgr le duc do BordeauN, M. le 
duc d'Orléans chargé de proclamer la royauté d'Henri V, ne s'inspira pas de l'exemple de 
son aïeul le Régent, qui avait respecté la couronne de Louis XV. Il poussa Charles X et U-> 
princes de sa famille vers la frontière, accepta le noue que la révolution lui offrait, el fui 
proclamé roi des Français sous le nom de Louis-Philippe 1 er . Lors de l'héroïque tentative de 
MADAME, duchesse de Berry, en 1M2, il acheta d'un traître le secret de la retraite de cette 
auguste princesse, la lit arrêter et la lit conduire à Wave, où il la retint pendant plus de siv 
mois, oubliant ainsi que le grand-père de MADAME Taxait accepté pour gendre, qu'il devait 
à MADAME l'immense héritage delà maison de Coudé, et qu'il avait en face de lui une mens 
qui venait réclamer l'héritage de sou fds à celui qui aurait dû le défendre et non l'usurpei. 
Détrôné par une émeute semblable à celle qui l'avait tait roi, il abdiqua le 2U révrier IHiS, 
lut obligé, pour gag»"' l'Angleterre, de prendre le nom de Smiili et le costume anglais, et 
mom ut le 20 août is.M). 



I)h 181*. 77 

des (Nicolas-Louis), de Verdonnet (Jacques), Raguet-Brau- 
cion (Antoine-François-Jacob) , Raguct de Liman (Pierie- 
Charlcs), de Cosnac, le chevalier de Cosnac, de Chàleauneuf 
(Charles-André), de Chàleauneuf (Louis-André), de Sal- 
perwick. 

Compagnie de Cramant : le baron Digeon, maréchal de 
camp, commandant l'artillerie des gardes du corps (1). 

Officiers supérieurs : le vicomte de Caraman (Victor Ri- 
(juet), le comte de Cherisey (Charles-Louis-Prosper) ( c 2j, 
le comte de Boisgelin (Alexandre- Joseph) (3), le comte 

(1) En 181 i, on avait attaché aux gardes du corps deux bouches à feu par 
compagnie. — Général de brigade de l'empire, le baron Digeon fut fait lieutenant 
général et grand officier de la Légion d'honneur par la restauration. A la 
création de la garde royale, en 4815, il fut appelé au commandement de la bri- 
gade d'artillerie. 

(2) Né à Paris le a décembre 1780. — Page du roi de Prusse (Frédéric 11) 
eu 1790. — Cadet au régiment de Pellct ( service de Prusse) en 1799 , enseigne 
eu 1801, lieutenant en second en 1803, premier lieutenant en 1808, démissionnaire 
même année. — Lieutenant au i c étranger (service de France) en 1809. capitaine 
en 1810, aide de camp du général Dulauloy et chef de bataillon en 1813, sous-lieu- 
tenant des gardes du corps du roi , rang de lieutenant-colonel, en 1814, rang de 
colonel en 1822, colonel du 38 e de ligne môme année, colonel du 2« de la garde royale 
(infanterie) en 1828, maréchal de camp le il août 1850. — Campagnes de 1800 
et 1807, au service de Prusse. — Décoré de la croix du Mérite militaire de Prusse. 
— Campagnes de 1810, 1811, 1813, 1811, au service de France; 1813 avec le 
roi, en Belgique, et 1823 en Espagne. — Notes d'inspection : 1824, officier fort 
distingué sous tous les rapports, commande parfaitement son régiment ; son admi- 
nistration est bien établie, et l'inspecteur se plaît à lui rendre la justice qu'il mé- 
rite. — 1825, est plein d'honneur et de rectitude, avec un air modeste; e;t 
rempli d'instruction et de capacité ; il conduit son régiment avec beaucoup de 
sagesse, et mérite la confiance du roi sous tous les rapports possibles. — 182G, 
belle tenue, exact dans son service, ponctuel dans sou obéissance, M. de Cherisey 
est, à tous égards, un militaire fort distingué. — 1827, le comte de Cherisey est 
un militaire très-actif, dans la force de l'âge, et s'occupant avec zèle et capacité 
de la conduite de son régiment. — Décédé le 5 octobre 1857. — Le 21 août 1812, 
pension de 1,000 francs à sa veuve, née Louise-Caroline Leroy de Lisa. [Dossiers 
des Pensions j n° 02, 270.) 

(3) Lieutenant (breveté colonel) , chevalier de Malte , officier de la Lésion 
d'honneur. (Jlmanach royal de 1817, p. 558.) — Marquis tic Boisgelin, major des 



78 CUEVALIEKS 

d'ilulst-d'llauteroche, le marquis de Lasleyrie du Saillant. 

Brigadiers : de Sainte-Marie (Michel-Jean-Louis), de Bas- 
tard (Jean-Gaspard) (l). 

Gardes : de Saint-Priest (Jean-Claude-Joseph), de Loques- 
sye (Bernard) (2), de Flavigny (Charles-Philippe), le baron 
de Sasselanges (Pierre-Jules de Saignard) (3), de la Suzo 
(Alphonse-Louis Chamillart), Gouillart du Mon tois (Guillaume- 
Florent) , de Lavau (Armand) (-4), Chambrun d'Lx-Loup dit 
de Ilosemont (Pierre-Laurent;, Saint-Marc (Carrier) , Villot de 
Boisluisant (Jean-Baptiste-Gabriel) (S), Despériers de la Ge- 
louze (Jacques) (6) , le comte de Chamisso (CharleS-Loilis- 



gardes du corps le 28 octobre 1827 , maréchal de camp le 20 avril 1818, com- 
mandeur de la Légion d'honneur, pair de France. [Annuaire de la maison mili- 
taire du roi, 1829, p. 10.) — Mort en 1829. 

(1) Garde du corps en 178 i, émigré, a fait <[uatre campagnes. — Brigadier en 
1814 (capitaine de cavalerie), est dans le cas d'obtenir le brevet de major (lieu- 
tenant-colonel), retraité le l" novembre 181î>. (Contrôle de la compagnie de 
Gramont, arrêté le 1 er septembre 1813.) — Retraité lieutenant-colonel de cavale- 
tic, officier de la Légion d'honneur. [Archives de la famille.) 

(2) Garde du corps avant la révolution, frère du chevalier de Saint-Louis 
de 1791. (Voir 2 e vol., p. 48."».) — Il avait eu aussi un bon pour la croix de Saint- 
Louis, à la suite des journées des 5 et G octobre. [Renseignements fournis par la 
famille.) 

~>) Sanhard, orthographe du nom patronymique. 

(i) Maréchal des logis (capitaine-commandant). (Almanach royal de 181V, 
p. 338.) 

(3) Garde du corps en 1780, était de service les 3 et octobre, émigré en 
1791, a fait huit campagnes, brigadier (capitaine) en 181 1, est dans le cas d'ob- 
tenir le brevet de colonel, rang de -1814, retraité le 1 er novembre 1813. (État de- 
là compagnie au l ,r septembre 1813;) 

(G) Despériers (Jacques). — Garde du corps en 17SG, émigré, brigadier (ca- 
pitaine) en janvier 1813, maréchal des logis le 1 er novembre 1813, est dans le 
cas d'obtenir le brevet de major (lieutenant-colonel), rang de 1812. [Etat de la 
compagnie aH i tr septembre 1S13.) — Despériers, sous-lieutenant (lieutenant- 
colonel). [Almanach Royal de 1817, p. 338.) — Ancien otage de Louis XVI, retiré 
en 1829, après quarante-sept ans de services, lieutenant de la compagnie. (Ren- 
seignements tournis par la famille.) — Un autre officier de ce nom n été fait 
chevalier de Saint-Louis le 9 mars 1770. Nous avons eu quelque peine à le re- 



DE 181 h. • 70 

Marie-ilippolyte), deCliamisso (Charles-Louis), le vicomte de 
Foucault, le chevalier de Gentil (Henri), le chevalier de Gentil 
(Louis), de Pons (Jean-Jacques), le comte deQuélen, Surel de 
Mon (bel. 

Compagnie de Noailles % officiers supérieurs : le COUllC 
de Rotalicr (Alexis-Charles-Félix), aide-major (1); le baron 
d'Haugerànville (François-Charles-Jean-Marie d'Avrange; (2), 
le baron Boulnois (3), lieutenants ; le comte de Durforl- 
Léobard ( Etienne -Joseph ) (4), le comte de Choiseul- 
Beaupré (Louis-Marie- Joseph -Gabriel -César) (5), le comte 
de Poix de Marecreux (Louis- Marie) (6), le comte de 

trouver, parce qu'il csl inscrit ainsi qu'il suit sur le registre de l'ordre, de 
.1702 à 1781 : « Gclouze (Pierre Despériers de la), garde du corps, compagnie 
de Villeroy. « 11 nous a été impossible de retrouver les officiers suivants, signalés 
comme ayant été membres de l'ordre : 1° Despériers de la Gclouze (Pierre), 
mort enseigne des gardes du corps; 2° Despériers de la Gelouze (Etienne), 
garde du corps, mort en 1701 ; 5" Despériers de la Gelouze, officier des gardes 
du corps, compagnie de Villeroy, gouverneur de l'hôtel de Versailles. 

(1) D'abord sous-lieutenant d'artillerie, colonel en 1801, puis aide-major te 
1 er juillet 1814, maréchal de camp, officier de la Légion d'honneur. [Étal de la 
compagnie, arrêté le I e * novembre 1815, far le prince de Poix, capitaine.) — 
Commandeur de la Légion d'honneur le 25 mai 1825. [Almanach royal de 1850, 
p. 500.) 

(2) Lieutenant, maréchal de camp, grand-oflicier de la Légion d'honneur, che- 
valier de Tordre militaire de Maximilien-.ïoseph de Bavière, aide-major général 
le 1 er novembre 1815, mort le .... [Même Etat.) 

(5) Lieutenant , lieutenant général , commandant de la Légion d'honneur, 
chevalier de l'ordre des Deux - Siciles , retiré le 1 er novembre 1815. {Même 
Étal.) 

K \) Sous-lieutenant, major de cavalerie ( lieutenant-colonel )j chevalier de la 
Légion d'honneur, mort le ... octobre 1815. [Même Etal.) 

(5) Sous-lieutenant , colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur. 
[Même Étal.) 

(6) Sous-lieutenant, major de cavalerie (lieutenant-colonel), lieutenant le 
1" novembre 1S15. [Même Etat.) — Colonel de cavalerie. [Almanach royal de 
ISI7, p. 550.) — Un ancien maréchal des logi< rie la compagnie, M. Xavier Ilu- 
veiin, garde du corps en IS11, n publié, smis le nom de M. de Montépin, un 
ouvrage Ires-intéressant intitulé : Souvenirs d'un garde du corps. Ou y lit. f. II, 
p. 158 : « Ma revue biographique des exilés volontaires de Gand tire à sa lin. 



80 ' CUEVAMEUS 

Brunet (1), le comte île Nadaillac (2), le coinle de Saini 
Morys (3). 

Maréchal des logis : Horric (i). 

Brigadiers : de la Morinerie (Étienne-Micliel), Horric 
(Jean) (5). 

Gardes : de Richeniorit (Jean), de Cacqueray (Charles- 
Geoffroy) (G), de Bonnegcns de Chabrignac (Joseph-Benja- 
) (7), d'Alesme d'Aigueperse (Pierre) (8), le chevalier de 



min 



Je n'ai plus qu'à nommer M. le comte tic Poix-Marcrrcuv, sous-lieutcnant de 1 1 
compagnie dcNoailles, qui, depuis la nuit du 19 au 20 mars 1 81 5, n'avait pas quitté 

ht voiture du roi, jusqu'au moment où elle s'arrêta devant l'iiôlel du comte 
d'ilanc, Weld-Slraçt. » M. le comte de Poix était le fils du chevalier de Saint- 
Louis de 1700. (voir t. I, p. 318.) — Sa fidélité est continuée aujourd'hui par 
son fils, M. le comte Ludovic de Poix, ancien garde du corps de Monsieur, puis 
du roi. 

(1) Sous-lieutenant, colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, lieu- 
tenant le 1 er novembre 1815. (Etal arrêté le 1" novembre 1813.) 

(2) D'abord sous-lieutenant, puis lieutenant. (Même État.) — Lieutenant- 
adjudant-mfljor. (Almanach royal de 1817, p. 538.) — Lieutenant commandant, 
maréchal de camp le 1 i février 1823. (Annuaire militaire de 1830, p. 141.) 

(5) Sous-lieutenant, maréchal de camp, lieutenant le 1er novembre 1813, mort 
le ... (État arrêté le ["novembre 1813.) — Il fut tué en duel par le colonel 
Barbier du Fay, dans les premières années de la restauration. 

(i) Maréchal des logis, major de cavalerie (lieutenant-colonel), chevalier de la 
Légion d'honneur, retraité le 1 er novembre 1813. (État arrêté le 1 er no- 
vembre 1813.) 

(o) Jean Léonard, chef d'escadron, retraité le I e1 ' novembre 1813. (Même 
État.) — Il avait été reçu par Mgr duc d'Angoulême, le 9 janvier 1801 (Ficha 
de classement) , et su nomination n'était qu'une confirmation. Son rang dans 
l'ordre datait de 1801. 

(G; De Cacqueray de Gaillonnet, brigadier le l" 1 ' novembre 1813. (État ci- 
dessus cité.) — Chevalier de la Légion d'honneur, maréchal des lngis chef, chef 
d'escadron le 22 mai 1822. [Annuaire militaire de 1830, p. I il.) — A fait toutes 
les campagnes de l'émigration; a suivi le roi Louis XVlll à G and en 1813, et le 
roi Charles X à Cherbourg en 1830; licencié à Saint-Lô le 2i noùt, retraité avec 
le grade de lieutenant-colonel ; est mort à Versailles en 1837, Agé de quatre- 
vingts ans. 

(7) Chevalier de la Légion d'honneur, porte- étendard, chef d'escadron le 22 mai 
18-2:2. [Annuaire de 1830, p. 1 H.) 

(8) Garde du corps de Noaiilcs uvanl la révolution, et émigré. — Un autre 



DE 1814. 81 

Beaumont (Pierre-Philippe) (1), de Terves (Jean-Joseph) (2), 
Gazeau (Marie-Félix-Bonaventurc), de Bressolles (3), Du- 
tertre (deuxième) (Louis-ÏIenri-Charles), de Linage (André- 
Louis), le chevalier de Beaumont (Ïacques-Philippe-Charles), 
de Lapelin (Jean-Baptiste-Auguslin-François) (4), le vicomte 
de Cosnac (Christophe), de Gosnac (Louis), de Cosnac (Mar- 
tial), de Ligondès (Julien). 

Compagnie de Luxembourg : le duc de Luxembourg, ca- 
pitaine (5). 



officier de ce nom, M. (Tâlesme de Rigoulesmc, a été nommé chevalier de Saint- 
Louis le 5 février 1748. Le registre de l'ordre de 17 46 à 1737, porte celte men- 
tion : « Dalennes, capitaine au régiment Royal-Roussillon » ; mais te registre du 
corps rétablit le nom: « Dalesme (Pierre de Rigoulesme), né le 24 décembre 
1710, est de Limoges, cadet à Metz, en 1731, lieutenant réformé en 1733, enseigne 
en 175i, lieutenant en 1738, delà compagnie Colonelle en 1745, rang de capi- 
taine en 1744, pourvu d'une compagnie en 1746, chevalier de Saint-Louis en 
1747, blessé d'un coup de feu au cou, à l'affaire de l'Assiette en 1747, et à la 
main, à l'affaire du 3 août 1738. — 1763, bon gentilhomme, ne manque pas d'in- 
telligence, a des sentiments. — Retiré en 1764 avec une pension de retraite de 
300 livres. » (Registre de Royal-Roussillon-infanterie, de 1763 à 1776, fol. 19.) — 
C'est à cet'e famille qu'appartient le chevalier de Saint-Louis de 1693. ( Voir 
Ur vol., p. 132.) Il avait été blessé grièvement à Neiwinde, et il obtint, en 1706, 
sur les fonds de l'ordre, une pension de 800 livres, portée à 1,300 livres en 1707. 
La famille possède ces brevets qui rétablissent l'orthographe du nom. 

(1) Reçu le 30 avril 1796, par le comte de Flécliin. ( Fiches de classement.) Sa 
nomination n'est qu'une confirmation. 

(2) Brigadier, chef d'escadron le 1" novembre 1813. [État de la compagnie, 
déjà cité.) 

(5) De Bressolles cTÂutreuil. (Fiches de classement.) 

;4) De Lipelin-Desbordes, brigadier le ..., maréchal des logis le 1 er novembre 
1813. (État déjà cité.) — Fils du chevalier de 1778. (Voir tome II, p. 263.) — 
11 fut reçu par Mgr le duc deBerry. (Fiches de classement.) — Son fils, garde du 
corps du roi, même compagnie, de 1826 à 1830, fut arrêté en 1832, au mo- 
ment où il amenait à Madame, duchesse de Berry, des recrues, qu'il avait enrô- 
lées, et fut mis en jugement. Ce digne continuateur d'une fidélité traditionnelle 
a été frappé, il y a deo\ ans, dans ses plus chères affections par la mort de son 
fils, décédé dans les mers de la Chine, enseigne de vaisseau, et chevalier de la Lé- 
sion d'honneur. 

(3) Lieutenant général le 23 septembre 1&13. (Almuriach royal de 1813, p. 313 } 

ni. 6 



82 CHEVALIERS 

Officiers supérieurs : le comte d'Âslorg ( Eugène- Alexan- 
dre-Saturnin), (colonel) (1) ; le baron Paultre de ta Motte, le 
comte de Léautaud, le vicomte le Vaillant, le marquis de la 
Roche-Dragon, le comte de Latour-Maubourg (Charles). 

Maréchaux des logis : de Pardieu (Victor- Antoine-Elisa- 
beth) (2); Gourrcau de Chanzeaux (Louis-Constantin Àuger); 
Drudes de Campagnols (Etienne-François) (3). 

brigadiers : de .Foncières (Antoine-Louis); Gourrcau de la 
Houssaye (Louis-Constantin-René) ; Gourreau de l'Epinay 
(Louis-Constantin), de Bournonville (Charles-Alaire). 

Gardes : de Sambœuf ( Jean-François-Robert-Guislain-Sa- 
lomon) (£); de Beaumont (Anne-Chrislian-Duc); de Johannes 



■ — Pair de France, chevalier des ordres du roi , oflicier de la Légion d'honneur, 
chevalier de Malte. (Almanach royal de 1850, p. 73.) 

(1) Gentilhomme d'honneur et aide de camp de S. A. R. Mgr le duc 
de Bordeaux, maréchal de camp, commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1830 , p. 87 et 37G.) Pair de France , grand oflicier de la Légion d'hon- 
neur, et lieutenant général sous Louis-Philippe. 

(2) Comte de Pardieu. (Titres de la famille.) 

(3) Le chevalier de Campagnols , lieutenant des maréchaux de France, à 
Vire. (État militaire de 1790, p. il.) — Drudes de Campagnolles , orthographe 
du nom ; émigré ; reçut en 1792, de Monsieur (depuis le roi Louis XVIII), l'ordre 
de retourner en basse Normandie, où il servit dans l'armée royale; fut reçu che- 
valier de Saint-Louis par M. le comte de Corday, député, chevalier de Saint-Louis 
en émigration (voir plus haut, p. 77), qui lui-même avait eu pour parrain dan? 
l'ordre Mgr duc d'Àngoulême. (Renseignements fournis par la famille.) 

(-4) Maréchal des logis (capitaine commandant ) et chevalier de la Légion 
d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 3-iO.) — Maréchal des logis de première 
classe, chef d'escadron le il août 1819, rang de lieutenant-colonel le 11 août 
1827. (Annuaire militaire de 1830 , p. loi.) — Garde du corps du roi dans 
l'émigration, lils du chevalier de 1796. (Voir plus haut, p. 51.) — Un des cent- 
gardes qui étaient à Mittau, auprès du roi, en 1799, et qui furent appelés par 
Sa Majesté à l'honneur de signer l'acte de mariage de Mgr duc d'Angoulême, et 
de Madame , tille du roi Louis XVI. — Emigré à Gand en 1813. — On dit que les 
princes sont puissants : M. de Sambϝf est la preuve du contraire. En 1817, Mon- 
seigneur, duc d'Angoulême, le recommanda vivement pour la place vacante de 
Sous-lieutenant des cérémonies. Le capitaine des gardes, duquel cette place rele- 
vait, avait un autre candidat, et, plutôt que de céder au désir du prince, il suppri- 



DE 181/1. 83 

(Antoine-Honoré-Nicolas); le marquis d'Aubigny (Henri-Os- 
wald-Gabriel Henrys); le chevalier de Mareschal (Philippe- 
Bernard); de Pefry Saint-Auvant (lîubert-Léonore-Benja- 
min) (1); de Suze (Charles-Augustin-Jean-Bapliste Duver- 
dier) (2); de Grammont (Jean-Louis-Alexis Bonnin); le comte 
d'Hust de Vareilles (Ferdinand-Louis-Marie); de Giverville 
(Charles) (3); le comte de Cocllogon; de Foucault (Alphonse); 
d'Jmbîeval (Louis-Maximilien); le Pays de Bourjolly. 

Gardes surnuméraires : le chevalier de Clermont-Monloi- 
son (Philibert-Henri-Jules), le comte de Lescures. 

Compagnie de Jf'agrain : de la Bourdonnaye (Arthur- 
Charles-Esprit) (4) et le baron de Bongars (Joseph-Barlhele- 
my-Clair), colonels aides de camp du prince de Wagram. 

Officiers supérieurs : le marquis de Courbon-Blénac (Char- 
les-Pierre-Hypolite) (o); le comte de la Laing d'Audcnardc; le 

ma la charge. Cette injustice ne refroidit pas le zèle de M. de Sambœuf, qui était, 
en 1850, fidèle à son devoir, auprès du roi Charles X, de Saiut-Cloud à Cher- 
bourg. 

(1) Comte et lieutenant-colonel de cavalerie. (Titres de la famille.) — Cet offi- 
cier doit être le fils du chevalier de 1760. (Voir 1 er vol., p. 528.) 

(2) Maréchal des logis (capitaine commandant). (Almanach royal de 1 8 1 7 ^ 
|>. 540.) — Porte-étendard, chef d'escadron le 1 1 août 1819, breveté lieutenant- 
colonel le M août 1827, chevalier de la Légion d'honneur. [Annuaire militaire 
de 1850, p. 150.) — Il accompagna le roi Charles X, en 1850, de Saint-Cloud à 
Cherbourg. 

(5) Brigadier (capitaine en second), chevalier de la Légion d'honneur. (Alma- 
nach royal de 1817, p. 540.) 

(i) Comte de la Bourdonnaye, colonel des chasseurs à cheval du Morbihan (1 I e ), 
officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. G0G.) — Gentil- 
homme de la chambré du roi, commandeur de la Légion d'honneur en 1821, ma- 
réchal de camp. (Almanach royal de 1850, p. 55, 209 et 57G.) — Aujourd'hui, 
marquis de la Bourdonnaye. 

(5) « Le général de brigade marquis de Courbon-Blénac (Charles-Pierre-Hip- 
polyle), né à Paris le 2ï juillet 1778, y est décède le 10 octobre 1859. 

« Enrôlé volontaire, le 10 octobre 1708, au 7 e d'artillerie légère, il fut attaché, 
comme fusant partie d'une compagnie prisonnière de guerre en Italie, au général 
de division Hédouville. inspecteur général des 15 e et 11'." divisions militaires, jus- 
qu'à ce que l'échange de sa compagnie eût été effectué. Capitaine, le 1 er juin 1807, 

G, 



g . CHEVALIER 



comlc de la Rochefontenille (Pierre-Auguste-Fulbert); le 
comte de CheffoiUaines ; le marquis d'Hautpoûl; le baron de 
Montmarie; le comte de Mondreville; le baron de Montgardé; 
le comte de la Rivoire-, le vicomte de Saint-Simon. 

Brigadier : Duhamel de la Bothelière (Victor-Laurent- 

Modeste). , 

Gardes : de Bar (Jean-Charles); de Noue (André de 
l'Effe) (1); de Linage (Hugues-Euscbe) ; Dufourc-Dantist; de 

Warcy (Paillet). 

Compagnie de Ragiise, officiers supérieurs : le baron de 

Vincent (2) ; 

à.la 1» compagnie du bataillon léger de Hoheniollern, passé au service de West- 
phalie avec son corps, devenu 1« régiment d'infanterie légère, chef de bataillon le 
15 août 1809, démissionnaire le 12 août 1811, rentré au service de France dans 
le grade de capitaine le lomars 1812, employé à l'état-major de la grande-armée, 
aide de camp du prince de Neufchàtel le 15 mars 1815, chef de bataulon le ol du 
même moi,, adjudant commandant le 51 janvier 1814 , M. de Courbon-Blénac de- 
vint le 1" juin, sous-lieutenant aux gardes du corps (compagnie de Vvagram), 
lieutenant le 1" novembre 1815 à la compagnie de Luxembourg, lieutenanta.de- 
major avec rang de maréchal de camp le 15 décembre 1821, et faisant fonct.ons 
de major le 17 juin 1829. 

« Mis en disponibilité à compter du 1" septembre 1850, compris dan. le cadre 
de réserve de l'état-major général le 22 mars 1851, admis à la pens.on de retra.te 
le 24 janvier 1838, le général de Courbon-Blénac avait été relevé de la retra.te, et 
replacé, sur sa demande, le 1- janvier 1855, dans la section de réserve, en exé- 
cution du décret du 1" décembre 1852. » ( Moniteur de l'armée du 1er novembre 

^v a une erreur dans cette notice. 11 est dit que M. de Courbon-Blénac fut ap- 
pelé en 1829 à faire les fonctions de major. 11 fut nommé major titulaire du corps, 
en 1829, reconnu comme te', et il est porté en cette qualité dans l'Annuaire mili- 
taire de 1850, p. 122.) - C'est comme major des gardes du corps qu'il accompa- 
gna le roi Charles X jusqu'à Cherbourg. 

(|) Deleffe-Denoue, brigadier, capitaine en 1790. [Etat de la compagnie au 

9 octobre 1813.) , 

(2) Lieutenant général, écuyer cavalcadour du roi, commandeur de lonlre^c 
Saint-Louis et de celui de la Légion d'honneur. [Almanach royal de 1830, 
,,. 571, 297, 02, 286.) — Porté par erreur maréchal de camp à la pige 62 de cet 
Almai.acb. — Colonel du 19 u chasseurs à cheval [Almanavh impérial de 1812, 
p. 552), .1 fut fait général de I.rïga le le 4 décembre 1815. [Almanach royal 



DE 181 tu 85 

Le marquis de Tilly-Blaru ; le baron Meynadier; le 
baron île Lauriston (1); le marquis du Boulet; le vicomte 



de 181i-181o, p. 483.) — Profondément dévoué, il préserva d'un grave acci- 
dent le roi Charles X, en 1825, lorsque Sa Majesté se rendait à Reims pour 
son sacre. A la sortie de Fismes, les chevaux de la voiture du roi, effrayés par la 
salve que tirait l'artillerie de la garde royale, s'emportèrent. Le roi dit tranquil- 
lement aux gentilshommes qui l'accompagnaient : Je crois que nous allons verser; 
il faut baisser les glaces. Le général Vincent , écuyer cavalcadour de service, cria 
au postillon : « Droit devant toi, et ventre à terre jusqu'à ce que les chevaux s'ar- 
rêtent d'eux-mêmes ! » Et lui-même galopa à côté de ces animaux afin de veiller à 
l'exécution de ses ordres. — En 1830, il commandait la grand' garde de l'armée 
royale à Rambouillet, composée du 1 er escadron des gardes du corps de Noailles et 
du 8 e régiment d'infanterie de la garde (2e suisse). Il sollicita l'autorisation de 
charger la colonne parisienne qui approchait, et ne demandait pas d'autres trou- 
pes que celles qu'il avait sous la main. Si on l'eût écoulé , il eût sauvé la monar- 
chie. Il suffit, pour se convaincre de celte vérité, de lire les Mémoires publiés sur 
cette époque; entre autres, Y Histoire de la Restauration , par M. de Vaulabelle. 
Ces relations constatent la crainte qui régnait à Paris parmi ceux qui dirigeaient 
le mouvement révolutionnaire. 

(1) Page de l'empereur Napoléon 1" en 180-i, premier page et lieutenant au 
20 e chasseurs à cheval en 1808, capitaine en 1809, aide de camp du général 
comte de Lauriston, son père, en 1811 , officier d'ordonnance de l'empereur même 
année, chef d'escadron au 1er régiment des gardes d'honneur en 1813, sous-lieute- 
nant des gardes du corps du roi en 181 i, colonel et maintenu dans ses fonctions 
même année, colonel des ihasseurs à cheval du Cantal en 1813, colonel du 2* ré- 
giment des cuirassiers de la garde royale en 1821, maréchal de camp le 20 mai 
1823, pour prendre rang du 23 juin 1821, date de son entrée dans la garde; en 
activité au 1" corps de l'armée des Pyrénées le 20 mai 1823, employé à la deuxième 
colonne mobile de l'Andalousie le 2 juin 1823, disponible le 2 octobre suivant, 
inspecteur général de cavalerie en 1824, commandant une brigade au camp de Lu- 
néville en 1823, inspecteur général de cavalerie en 1820, commandant une bri- 
gade de cavalerie au camp de Saint-Omer en 1827, inspecteur général de cavalerie 
en 1829, disponible le 1 er janvier 1830, compris comme disponible dans le cadre 
d'aclivilé de i'état-inajor le 22 mars 1831, admis à faire valoir ses droits à la re- 
traite le 17 novembre 1837. — Trente et un ans, deux mois et quatre jours de 
services (ses services ne comptant que du 10 octobre 1800, époque à laquelle il eut 
seize ans d'âge), et sept campagnes à la grande armée et en Espagne (y compris 
celle de 1823). — Pension de retraite de i, 170 f r . (État de services, dossier de 
M. de Lauriston.) — Baron (avec dotation) sous l'empire, comte sous la restaura- 
tion (lorsque son père fut nommé marquis), chevalier de la Légion d'honneur en 
1809, oflicior en 1813, commandeur du même ordre le 22 décembre 1814 , grand 



86 CHEVALIERS 

de Foissac-Latour (I); Denis (â); le comle de Dampierre (Au- 
gustin-Louis Picot); Balthazar (3); le comte de la Marthonie; 

officier le 15 septembre 1827, décoré de la plaque de l'ordre de Saint-Ferdinand 
d'Espagne (4 e classe), chevalier de l'ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare de 
Sardaigne («), marquis en 1828, à la mort de son père, et pair de France, par hé- 
rédité; mort le 27 juin 1860. 

(1) Lieutenant général commandant la deuxième division de cavalerie de la 
garde royale, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, grand officier de la Légion 
d'honneur. [Almaiiach royal de 1850, p. 574.) 

(2) Depuis comte de Damrcmont, lieutenant général, gouverneur général de 
l'Algérie, tué au siège de Constantine en 1857. — Colonel, aide de camp du 
duc de Raguse, il signa, en cette qualité, la capitulation de Paris, le 50 mars 
1814. 

(5) Baron Baltazar-Darcy , officier de la Légion d'honneur, colonel du 1 er ré- 



(a) Petit-neveu du chevalier de Saint-Louis de 1751, petit-fils de I.aw, baron de Lauriston, 

gou\erneur dePondichéry, Chevalier de Saint-Louis de 1761 (\oir t. Il, p. 180), petit-fils 
(par sa mère) du maréchal, de camp le Duc, chevalier de 1750 (voir 1 er volume, p. 120), descen- 
dant (toujours par la ligne maternelle) des Lonty de Richecourt , cités dans cet ouvrage (la 
terre de Richecourt appartient encore aujourd'hui à la famille de Lauriston) , et fils du 
chevalier de 18ia (voir plus loin aux lieutenants généraux, reçus par Mgr le duc de Berry). 
Au contrat de mariage de son grand-père maternel, M. le Duc, avec mademoiselle deBonty 
de Richecourt, le vicomte de Suzy (voir aux commandeurs, t. I, p. *i33, et aux grand's-croix. 
même tome, p. 5S2), signa comme cousin de la mariée. 

Law de Lauriston (Auguste-Jean-Alexandre), est né à La l'ère le 10 octobre 1~90, du légitime 
mariage de Messire Jacques-Alexandre Bernard Law de Lauriston, chevalier, officier au régi- 
ment d'artillerie de Toul (plus tard maréchal de France) , et de dame Antoinette-Claudine- 
Julie le Duc. (Acte de naissance.) —A son début dans la carrière militaire, il mérita d'être 
cité dans un des bulletins de la grande-année. On lit dans le Moniteur du 10 mai 1S09 : 
* 16* bulletin. Saint-Polten, le 9 mai. Le maréchal duc de Montebello a passé l'Enns à Steyer 
le û, et est arrivé le 5 à Amstetten, où il a rencontré l'avant-garde ennemie. Le général de 
brigade Colbcrt a fait faire, par le 20 e régiment de chasseurs, une charge sur un régiment 
de hulans, dont cinq cents ont été pris. Le jeune Lauriston, âgé de dix-huit ans, et sorti depuis 
six mois des pages, a arrêté le commandant des hulans, et, après un combat singulier, l'a 
terrassé et l'ait prisonnier. Sa Majesté lui a accordé la décoration de la Légion d'honneur.» 

Dans cette campagne, il eut deux chevaux tués sous lui, l'un à Raab, l'autre à Wagram. (Ce 
fait est constaté dans son dossier.) Le nom de M. de Lauri-ton apparaît encore dans le Moniteur 
de 1823. Maréchal de camp et commandant l'avant-garde de M. le comte de Bounnont en Espa- 
gne, il rencontra à San-Lucar la Major l'arrière-garde ennemie, lui lit trois cent cinquante 
prisonniers, dont vingt-deux officiers, parmi lesquels un brigadier général, lui prit quatre 
cents chevaux, deux étendards, une quarantaine de voitures, et la poursuivit pendant plus de 
deux lieues. (Moniteur du 1 er juillet.) — Envoyé à A Igésiras par le général Rordcsoulle, il lit 
capituler l'île Verte où l'ennemi s'était fortifié (Moniteur du 30 août), et lit mettre en liberté, 
sans exiger aucun droit, les bâtiments de différentes nations que les corsaires espagnols 
avaient capturés et retenaient dans ce poit. (Moniteur du 23 septembre.) 

Ses notes d'inspection sont des plus favorables. — 1820, instruit, et conduit bien son régi- 
ment : c'est un très-bon colonel. — 1821, ce militaire possède beaucoup d'instruction militaire; 
il s'occupe de son régiment avec le plus grand soin, et le commande avec beaucoup d'aplomb. 
— 1822, commande son régiment avec beaucoup de fermeté, et s'en occupe avec un zèle digne 
d'éloges; aussi ai-je remarqué une amélioration des plus sensibles dans son instruction comme 



86 CHEVALŒKS 

de Foissac-Latour (1); Denis (2); le comte de Dampierre (Au- 
gustin-Louis Picot); Baltliuzar (3); le comte de la Marthonie; 

officier le 15 septembre 1827, décoré de la plaque de Tordre de Saint-Ferdinand 
d'Espagne [lx e classe), chevalier de l'ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare de 
Sardaigne (a), marquis en 1828, à la mort de son père, et pair de France, par hé- 
rédité; mort le 27 juin 1860. 

(1) Lieutenant général commandant la deuxième division de cavalerie de la 
garde royale, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, grand officier de la Légion 
d'honneur. [Almanach royal de 1850, p. 574.) 

(2) Depuis comte de Damrémout, lieutenant général, gouverneur général de 
l'Algérie, tué au siège de Constantine en 18,77. — Colonel, aide de camp du 
due de Raguse , il signa, en cette qualité, la capitulation de Paris, le 50 mars 
1814. 

(5) Baron Baltazar-Darcy , officier de la Légion d'honneur, colonel du 1 er ré- 



(a) Petit-neveu du chevalier de Saint-Louis de 1751, petit-fils de Law, baron de Lauriston, 

gouverneur de Pondichéry, Chevalier île Saint-Louis de 1761 (voir t. II, p. 180), petit-fils 
(par sa mère) du maréchal. de camp le Duc, chevalier de 1750 (\oirl ei volume, p. 420), descen- 
dant (toujours par la ligne maternelle) des l'.onty de Richecourt , cités dans cet ouvrage (la 
terre de Ricliecourt appartient encore aujourd'hui à la famille de Lauriston) , et fils du 
chevalier de 18ia (voir plus loin aux lieutenants généraux, reçus par Mgr le duc de Berry). 
Au contrat de mariage de son grand-père maternel, M. le Duc, avec mademoiselle de Ronty 
de Richecourt, le vicomte de Suzy (voir aux commandeurs, t. I, p. &33, et aux grand's-croix, 
même tome, p. 5S2), signa comme cousin de la mariée. 

Law de Laurislon (Auguste-Jean-Alexandre), est né à Lafère le 10 octobre 1790, du légitime 
mariage de Messire Jacques-Alexandre Bernard Law de Lauriston , chevalier, officier au régi- 
ment d'artillerie de Toul (plus tard maréchal de France) , et de dame Antoinette-Claudine- 
Julie le Duc. (Acte de naissance.) — A son début dans la carrière militaire, il mérita d'être 
cité dans un des bulletins de la grande-année. On lit dans le Moniteur àa 10 mai 1S09 : 
1 16* bulletin. Saint- Pdlten, le 9 mai. Le maréchal duc de Montebello a passé l'Enns à Steyer 
le U, et est arrivé le 5 à Amstetten, où il a rencontré l'avant-garde ennemie. Le général de 
brigade Colbert a fait faire, par le 20 e régiment de chasseurs, une charge sur un régiment 
de hulans, dont cinq cents ont été pris. Le jeune Lauriston, âgé de dix-huit ans, et sorti depuis 
six mois des pages, a arrêté le commandant des hulans, et, après un combat singulier, l'a 
terrassé et fait prisonnier. Sa Majesté lui a accordé la décoration do la Légion d'honneur. » 

Dans cette campagne, il eut deux chevaux tués sous lui, l'un à Raab, l'autre à Wagram. (Ce 
fait est constaté dans son dossier.) Le nom de M. de Lauri-ton apparaît encore dans le Moniteur 
de 1823. Maréchal de camp et commandant l'avant-garde de M. le comte de Bourmont en Espa- 
gne, il rencontra à San-Lucar la Major l'arrière-garde ennemie, lui lit trois cent cinquante 
prisonniers, dont vingt-deux officiers, parmi lesquels un brigadier général, lui prit quatre 
cents chevaux, deux étendards, une quarantaine de voitures, et la poursuivit pendant plus de 
deux lieues. [Moniteur du 1 er juillet.) — Envoyé à A Igésii as par le général Bordesoulle, il lit 
capituler l'Ile Verte où l'ennemi s'élait fortifié {Moniteur du 30 août), et lit mettre en liberté, 
sans exiger aucun droit, les bâtiments de différentes nations que les corsaires espagnols 
avaient capturés et retenaient dans ce poit. [Moniteur du 23 septembre.) 

Ses notes d'inspection sont des plus favorables. _ 1820, instruit, et conduit bien son régi- 
ment : c'est un très-bon colonel. — 1821, ce militaire possède beaucoup d'instruction militaire; 
il s'occupe de son régiment avec le plus grand soin, et le commande avec beaucoup d'aplomb. 
— 1822, commande son régiment avec beaucoup de fermeté, et S'en occupe avec un zèle digne 
d'éloges; aussi ai-je remarqué une amélioration des plus sensibles dans son instruction comme 



DE 1814. 87 

le baron Paillon (1); le comte (l'Agonit (Charles-Louis-Cons- 
tance); le marquis de Eonneval (Armand-Alexandre-Hypo-. 
lite) (2). 

giment d'infanterie de la garde royale (à la formation en 1813). (Almanach royal 
de 1817, p. 547.) — Gentilhomme de la cliambre du roi , maréchal de camp, 
commandeur de la Légion d'honneur, commandant la deuxième brigade de la se- 
conde division d'infanterie de la garde royale. (Almanach royal de 1830, p. 53, 
576 et G02.) 

(1) Gentilhomme honoraire de la chambre du roi , maréchal de camp d'artille- 
rie, sous-gouverneur de l'École royale polytechnique, commandeur de la Légion 
d'honneur. {Almanach royal de 1830, p. 36 et GG2.) 

(2) Le marquis de Bonneval. — Lieutenant- major de la compagnie de 
Noailles, gardes du corpsduroi (colonel de cavalerie) , commandeur de la Légion 
d'honneur. (Almanach royal de 1830, p. 78.) — Maréchal de camp en 1830. — Il 
commandait à ce moment la compagnie de Noailles, par suite de l'absence de M. le 
duc de Mouchy, capitaine (le capitaine de service auprès du roi était M. le duc de 
Luxembourg), et de M. le comte de Nadaillac, lieutenant-commandant. Pendant le 
funèbre voyage de Saint-Cloud à Cherbourg, il fut admirable de dévouement et de 
sollicitude, et nous ne pouvons que répéter ce que nous écrivions, il y a trente 
ans, sous l'impression des événements : « La sollicitude de M. le marquis de Bon- 
neval ne s'est pas démentie un instant, et, pendant ces jours si pénibles, il a dé- 
ployé un zèle, une capacité, une ardeur que rien ne pouvait entraver. M. de Bonne- 
val, cependant, n'appartenait plus, pour ainsi dire, au corps. Un travail, signé par 
le roi, l'avait nommé écuyer cavalcadour de Sa Majesté, et maréchal de camp; 
mais ce travail, eu tant du moins qu'il concernait le nouveau grade, n'était pas en- 
core sorti du ministère, et, au premier signal, ce bon et digne colonel s'est trouvé 

dans toule sa tenue; M. de Lauriston doit être considéré connue un des meilleur.-, officiers de 
l'armée. (Dossier du général de Lauriston, pensions, n° 51,682.) 

11 fut colonel de la 10 e légion de la garde nationale en 18i8, et membre de l'Assemblée na- 
tionale législative en 15Û9. Il lit partie de la réunion de la rue de Grenelle le 2 décembre 
1851, fut arrêté avec ses collègues , et transféré au mont Valériên, oh il resta détenu pendant 
huit Jour*: 

C'est par erreur que nous axons dit, 1 er vol., p. Û20, que la pension de 000 livres accordée en 
1702 a M. le Due, grand-pire de M. de LauriSiOli , était sur l'ordre, et fut portée à 800 lixres 
en 1785. Cette pension était sur le trésor, et celle de SOU li\res qu'il obtint en 1785. .-or les 
fonds de l'ordre , était distincte de la première, constatée par la lettre soixante : « A M. le Due. 
capitaine d'artillerie avec commission de lieutenant-colonel. — Versailles, le >J septembre 17G2 : 
Je viens, .Monsieur, de rendre conque au roi de la distinction et du zélé avec lesquels vous axez 
servi à l'affaire du 25 du omis dernier. Sa Majesté a bien voulu vous accorder, en cette considé- 
ration, une pension de 600 livre- sur le trésor royal. Je vous en donne avisavec nu grand plaisir. 
Je suis très-parfaitement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur , le due de 
Choiseul. » (Dossiers des pensions avant 17S9 , n° 3,613.) — M. le Due , outre les quatorze 
campagnes qu'il axait laites, axait assisté a cinq sièges, à trois batailles ou affaires, avait fait 
partie île six expéditions, et avait reçu une blessure. De 1765 à 1774, il obtint cinq gialiflca- 
tlons, montant ensemble à 5,200 livres. Ces gratifications étaient la récompense des serxices ret»- 
dus par lui dans son arme. [Registre des officiers supérieurs d'artillerie aeant 1789.) 



88 ^ CHEVALIERS 



Porte 'étendard : de Méry (Jules). 

Brigadiers ; de Beaumont de Vernancourt (Jean-Baptiste); 
de Sainte-Marie (Claude-Gilbert de Lassât); deBnmville de 
Poussy (Frédéric) (1). 

Gardes : Duris (Jean-François) (2); de Martel de laGalva- 
gne (Joseph-Athanase); Carbonnet de Beaumanoir (Léon) (3); 
deBoisset (Bernard-François-Louis de Vidal), Warnet (Au- 
guste-Joseph); de Foucault (premier); Hersant de la Rouge- 
rie (Louis- Jean) (4). 

Garde surnuméraire : le vicomte de Sainte-Maure (André). 

Anciens gardes de Louis XVI : le chevalier de Sainte- 



à son posle, au milieu de ses enfants, nom qu'il nous donnait et que nous osons 
dire que nous méritons par l'affection et la reconnaissance que nous lui portons. « 
(Journal de Saint-Cloud à Cherbourg, in-8°, 1830, p. 53 et 54.) — Après le 
licenciement de la compagnie de Noaiiles, à Saint-Lô, une épée d'honneur fut of- 
ferte par les gardes à leur lieutenant-major, comme souvenir et témoignage de la 
plus profonde gratitude. 

(1) De Brunville, brigadier, chef d'escadron, a rejoint le Roi à Gand le 4 juin 
1815. — Onze campagnes. {État des gardes de Raguse qui ont accompagné le roi 
à Gand en 1815.) — Sous-lieutenant au régiment d'Artois-cavalerie. {Etat mili- 
taire de 1790, p. 561.) — 11 avait émigré et fait les campagnes de l'armée de 
Condé. 

(2) Rang de capitaine. [Fiches de classement.) 

(5) Chevalier de la Légion d'honneur, major du 1G ; régiment de cliasseur> à 
cheval. (Almanach royal de 1850, p. 057.) 

(4) Hersant de la Rougerie (Louis-Jean), chef d'escadron , brigadier des 
gardes du corps du roi, compagnie de Raguse, néje 22 juin 1752, ù Argenton- 
l'Lglise (Deux-Sèvres). — Gendarme de la garde du roi en 1772, démissionnaire 
en 1777, a émigré, a été agrégé aux gardes du corps du roi le 8 décembre 1791, 
a été licencié le 28 mars 1801, en non-activité jusqu'au 1 er août 1814. — Garde 
du corps du roi, compagnie de Raguse, du 1 er août 1814 au 1" novembre 
1815. — Chef d'escadron le 1" février 1815. — Campignes de 1792 à l'armée 
des princes; de 1793 à 1801 inclusivement, à l'armée de Condé; de 1815, à l'ar- 
mée royale, en Belgique. — Total : trente-neuf ans, neuf mois et vingt-quatre 
jours de services (a). (État de services certifié car te maréchal duc de Raguse.) — 

(a) Dans ces trente-neuf ans de services doh ont être compris les dix ans de grâce accordés 
par le roi aux émigrés. — M. de la Rougerie fut nommé une seconde fois cuevalierde Saiiu- 
Ixmisuar double emploi, le 10 octobre 1S10. [Fiches de classement.) 



DE 1816. 89 

Marie (Lemoine); Ràguet-Brancion de Liman (Christian -Fré- 
déric-Xavier), chef île bataillon-, le baron de Chamoy; le ba- 
ron de Couet;de Cazolte; Caron de Flëùry; Cordicr; le baron 
de Neuchèze; le baron de Pinteville de Cernon: le marquis de 
Perreuse; Posuel de Yerneaux ; le baron de Saint llîlaiie ; le 
baron de Tonrnehem. 

Compagnie des Cenl-Suisses ; officiers supérieurs : le 
comte de Kougé (Alexis-Bonabe-Louis-Yicturnien) (1), le che- 
valier de Fourolles. 

Labbe de Chamgrand (Etienne) (2) et le comte de Mout- 
bron , sous-lieutenants surnuméraires; de Buissy (Victor-Ho- 
noré), sergent-major (3). 

Compagnie, des gardes de la porte; officiers supérieurs : le. 
vicomte de Ségur (Mathieu); le baron de Plunkelt ; le cheva- 
lier de Tevssière. 



Chevalier de Saint-Louis !e 3 octobre 1814. — Cei tificat du comte d'Ecquevilly, 
lieutenant général, pair de France, du 15 octobre 1815, attestant que M. Hersant 
de la Rougerie a servi à l'armée des princes et à l'année de Condé,.de 1792 à 
1 SOI ; qu'il a fait les campagnes de 1795 et 1794, dans les chaleurs nobles, com- 
pagnie n° 7 ; les autres, dans la cavalerie noble, jusqu'au licenciement ; qu'il s'est 
trouvé à toutes les affaires, et s'y est conduit avec bonneur, se distinguant par son 
zèle, son courage et sa bonne volonté. — Lieutenant-colonel. — Pension de 1.800 fr. 
— Mort le 12 janvier 1851. — Le 21 septembre 1851, pension de 500 francs à sa 
veuve, née Catherine-Jeanne de Vielbane. (Dossiers des pensions, n° 51,586.) — 
Passé en Belgique, pour rejoindre le roi , le 26 mars 1815. (Élal des officiers da 
la compagnie Raguse qui ont accompagné ou rejoint le roi à Gand.) 

(1) Marquis de Kougé. — Lieutenant-colonel de la ligne française, colonel eu 
1821, pair de France; services de 1794; adjudant-major des Cent-Suisses en 1811; 
lieutenant, commandant la colonne française en 1815; lieutenant-colonel (colonel) 
îles gardes à pied ordinaires du corps du roi eu 1821, clievalier de la Légion 
d'honneur même année. (Registre des gardes à pied ordinaires du corps du roi , 
1821.) — Maré'.b.l de camp le 25 août 1822. (Annuaire militaire de 1850, 
P. 100.) 

(2) De Cbamgrand, enseigne des Suisses de la garde de Monsieur, comte de 
Provence. (État militaire de 1789, p. cxxvj.) 

(5) Le chevalier de Buissy* chef de bataillon, porte-drapeau. (Almanach royal 
de 1817. p. 540 ) 



90 CHEVALIERS 

Officier supérieur surnuméraire : le comte (le Charencey 
(Charles-Guillaume Gouhier) (1). 

Brigadier : de Kervalloc (Louis-Joseph Guyomard) (2). 

Gardes : Fabry de Véreux (Daniel-Alexandre Pautenet); le 
vicomte de Saint-Mauris Chatenais (Charles-Emmanuel-Chris- 
tophe); de Liniers (Pierre-César); le comte de Liniers (Louis- 
Joseph-Agathe-François- Alexis) (3); de Valori (Jean-François- 
An loine-Joscph-Marie). 

Garde surnuméraire : le comte d'Orfeuil (Charles-Louis- 
Marie). 

Compagnie des gendarmes de la garde : le comte de 
Bourbon-Busset (François-Louis- Joseph), aide-major (co- 
lonel) (4). 

Sous-lieutenants : le comte de Béthune (Albert-Marie-Jo- 
seph-Omer-Charles-Eugène-Maximilien ); le marquis de Bri- 
say ; le comte de Laugier-Villars ; le comte de Modùne (5). 

Fourrier-major : Baculard d'Arnaud. 

(1) Gouhier de Champeaux de Petite-Ville, comte de Charencey, émigré, mous- 
quetaire, 2 e compagnie, dans l'émigration, passé ensuite aux gardes de la porte; 
n fait toutes les campagnes de l'armée de Coudé jusqu'au licenciement; rentré aux 
gardes de la porte en 181 i, avec le rang de chef de bataillon, passé capitaine an 
Ti' régiment de la garde royale, à la formation, en "1815, plus tard membre de la 
chambre des députés pour le département de l'Orne, et conseiller d'État. Son fils, 
substitut au tribunal de première instance de la Seine, a été membre de l'Assem- 
blée nationale législative en 18-19, 1850 et 1831. Il avait été nommé, comme son 
père, par le département de l'Orne, et il fut du nombre des représentants arrêtés, 
le 2 décembre 1851, à la mairie du 10 e arrondissement. 

(2) Guyaumard de Kervalloc, orthographe du nom. 

(5) Nommé le 2-i août 1814 comme garde de la porte. (Registre de la maison 
militaire du roi.) — Nommé une seconde fois, le 8 novembre 1815, dans uuautre 
travail, comme ancien officier. 

(i) Maréchal de camp le 18 mars 1815, commandant de la Légion d'honneur 
(commandeur en 1816) le 51 décembre même année, gentilhomme d'honneur de 
Monsieur. (Almanach royal de 1817, p. 319, 471 et 64.) — Gentilhomme hono- 
raire de la chambre du roi, pair de France, lieutenant général. (Almanach royal 
de 1850, p. 56, U6 et 298.) 

(5) Muréclial de camp, officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 
1850, p. 570. j 



DE 18U. 91 

Gendarmes : Buisson de Sainte-Croix (Jean-Jacques); Sal- 
vaige de La marge (Gabriel-Barthélemy-Jean-Antoine) (1); Pi- 
latoucn de la Touche (Louis-Jean-Madclaine) (2). 

Compagnie des chevau- légers de la garde du roi ; offi- 
ciers supérieurs : le comte de la Tour d'Auvergne-Laur- 
guais (Joseph-Denis-Edouard-Bernard) ; le duc de Crussol 
(Adrien-François-Emmanuel); le marquis d'Espinay (Char- 
les-Marie). 

Sous-lieutenanls surnuméraires : le marquis de Castries 
(Edmond-Eugène-Philippe-ïlercule de la Croix). 

Le comte de Bertier (Anne-Ferdinand-Louis) (3); de Poli- 
gnac (Jean-Marie Dorlan) (4). 

Maréchaux des logis : le comte de Méry (Alexandre-Paul- 
Victor) (5); le comte de Fonlenay (Louis-César). 

Brigadier : le chevalier de Richemont (Jean-Baptiste Cha- 
bans). 

Chevau- légers : de Glapion (6); de Bernon (Charles-For- 
tuné-Henri); le chevalier Dupuy des Islets: le comte de la 
Briffe; du Rocher (Noël). 

Mousquetaires ; première compagnie ; officiers supérieurs : 
le comte de Clermont-Tonnerre (Aimé-Marie-Gaspard), colo- 

(1) Ancien surnuméraire des gendarmes de la garde, chasseur noble à cheva 
d'Angoulême à l'armée de Condé; a eu un certificat de M. le prince de Condé du 
7/1S septembre 1798, corps d'armée au service de la Russie, attestant qu'il a fait 
les campagnes de 1792, 179-i, 1793, 179G, 1797 ; et qu'il était à toutes les affaires, 
notamment à celles des 13 août, 2 et 21 octobre; breveté chef d'escadron le 
1 er mars 1815. (Archives de la famille.) 

(2) Capitaine. (Fiches de classement.) — Pitatouin de la Coste, émigré, a fait 
toutes les campagnes de Tannée de Condé jusqu'au licenciement, a été retraité 
comme lieutenant-colonel. (Arc/iives de la famille.) 

(5) Officier de cbevau-légers. (Fiches de classement.) — Porte-étendard, major, 
aujourd'hui lieutenant-colonel de cavalerie. (État de la compagnie au 31 décem- 
bre 1813.) 

(4) Chevau-léger, colonel. (Fiches de classement.) 

(5) Raug de major (lieutenant-colonel). (Fiches de classement.) 

(6) Lieutenant-colonel. (Fiches de classement.) 



92 CHEVALIERS 

nel (1) ; le comte de la Loyère (Armand); le chevalier de la 
Tour-Foissac (Victor); le vicomte d'Hervilly ( Jean-Baptiste- 
Joseph-Philibert); le marquis de Seignelay-Colbert (Armand- 
Marie-Louis); le comte de Turenne ; d'Harembert. 

Officier supérieur surnuméraire : le comte d'Haussonville 
(Bernard de Cleron). 

Brigadier : le vicomte de Rancogne (Charles de Ve- 
zeaux (2). 

Mousquetaires : de Rechignevoisin (Louis -Charles- 
Anne) (3); le comte d'Armagnac de Castanet (François-Hi- 
laire (I); le chevalier de Yillebresme (Thomas-Jacques Gois- 
lard). 

Mousquetaires; deuxième compagnie; officiers supérieurs : 
le comte de la Grange (Cliarles-Louis-Amand) (o); le comte de 
Pange; le comte de Rastignac; le comte de Fumel; le comte 
d'Hervilly; le comte du lïallay; le comte de Saint-Geniès; le 
comte de la Serre. 

Sous-lieutenant (major de cavalerie, désignation du grade 
actuel de lieutenant-colonel), le comte de Narbonne-Lara 
(Jean-Jacques-Joseph). 

Mousquetaires : de Scorailles (Jean-Eustache-Marie- 

(1) Aujourd'hui duc. — Maréchal de camp le 19 mars 1815, pair de France et 
commandant la première brigade de la première division de cavalerie de la garde 
royale à la formation, même année; lieutenant général, minisire de la guerre de 
1821 à 1828, grand officier de la Légion d'honneur en 1822, commandeur de 
l'ordre de Saint-Louis en 1825. 

(2) Capitaine en fécond au 1 er régiment de cuirassiers de la garde royale le 
29 novembre 1815, breveté chef d'escadron le même jour, chevaliei de la Légion 
d'honneur le 19 mars 1814. {Archives de la famille) 

(5) Louis-Charles-Duic-Anne. (Archives de la famille.) 
(I) Breveté capitaine de cavalerie. (Archives de la famille ) 
(5) Lieutenant commandant d'escadron. (État de la compagnie au h r août 
18M.) — Lieutenant général le 1 juin 1811. (aïmanach royal de 181-1-1815, 
p. 126.) — Commandeur de la Légion d'honneur. (Aïmanach royal de 1850, 
p. 575.) — Grand officier de la Légion d'honneur. (Annuaire militaire de 1850, 
u. 55.) — Sénateur en 1860. 



DE 1814. 93 

Alexandre); de Vanssay (Achille-Pierre) (1); de Glapion 
(Louis-Charles). 

Compagnie des grenadiers à cheval; officiers supérieurs : 
le comte de la Rochejaquelein (Auguste) (2) ; le baron Per- 

(1) Comte de Vansay; capitaine de remplacement aux dragons de la Reine. 
(Etat militaire de 1790, f° 57G.) — Écuyer de main de la reine Marie-Antoinette. 
(Titres de la famille.) — De Vanssay, orthographe du nom. — Fils du chevalier de 
Saint-Louis de 1750. (Voir 2e volume, p. 176.) — Voir, pour d'autres chevaliers 
de ce nom, 1 er volume, p. 159, 424 et ail. 

(2) Frère cadet d'Henri et de Louis de la Rochejaquelein , troisième iils du 
marquis de la Rochejaquelein, chevalier de Saint-Louis en 1783 (Voir 2 e vol., 
p. 55G) ; surnommé le lialafré, comme le duc de Guise. — Né en 178 4. — Mis le 
19 septembre 1809 à la disposition de M. le général, sénateur, comte de Beau- 
mont, pour être employé en qualité de sous-lieutenant dans un des régiments pro- 
visoires de dragons commandés par ce général. Admis à passer au 1 er carabiniers, 
pour y occuper un des emplois de son grade récemment créés, décision du 1G dé- 
cembre 1811. — Y était, à la suite, depuis le 1G décembre 1809. — Blessé de 
trois coups de sabre et d'un coup de lance à la bataille de la Moskowa. — Prison- 
nier pendant deux ans. (État de services, AiJiives de la guerre.) — Lieutenant de 
la compagnie des grenadiers à cheval de la maison du roi, avec brevet de colonel, 
en 1814. — Colonel du 1 er régiment de grenadiers à cheval de la garde royale, ;'i 
la formation, en 1815. — Avait suivi le roi à Gand, et était ensuite passé dans la 
Vendée, avec son frère Louis, pendant les cent-jours. — Maréchal de camp, com- 
mandant la seconde brigade de la première division de cavalerie de la garde royale. 
— Commandeur de la Légion d'honneur le 25 juillet 1825 (en Espagne, fait de 
guerre). — A suivi le roi Charles X, en 1830, depuis Saint-Cloud jusqu'à Cher- 
bourg, et a accompagné Sa Majesté en Angleterre. — Proscrit en 1832, pour par- 
ticipation aux événements de la Vendée. — A servi le roi don Miguel I°r, dans la 
guerre de 1835 (a). 

[a] « Mon beau-frère, Auguste de la Rochejaquelein, fut invité à prendre du service en 
même tcnip- que MM. de Talmont, de Castries, et d'autres jeunes gens marquants; il alla a 
Paris et refusa, tes qu'on vit qu'il faisait des objections, au lieu de les écouter, on le fit 
arrêter; il ne céda pa< encore, dcmaiida de quoi il était coupable, et ne voulut point com- 
prendre pourquoi ou le mettait e i prison ; do sorte qu'après plus de deux mois il força du 
moins le ministre d'expliquer son détour, et de lui signifier qu'il serait prisonnier tant qu'il 
ne serait pas sous-lieutenant. On le plaça dans un régiment de carabinier.; il y passa trois 
ans. A la bataille «le la Moskowa, il fut rouvert de blés- un-., fait prisonnier et conduit à Sara- 
tow ; il y fut bien tiaité, et son sort fut tout a fait adouci a la recommandation de Louis XVIII, 
qui eut l'extrême lu nté de faire écrite en sa faveur. « (.Wi'wirii-cs de Madame ta marquise de 
la Iloclujaquclein, 2 vol. in-lS, 9 e édition, 1860, t. II, p. 21U.) 

lors de la mort de sa belle-sœur, en 1857, le général Auguste de la ftochcjaquclein reçut la 
lettre suivante de Monsieur le comte de Chambord, lettre dans laquelle se retrouvent les senti- 
ments que l'auguste petil-lils de Charles X a voués à une famille, célèbre par sa fidélité, par son 
dévouement, par le martyre, et dans laquelle aussi un juste hommage est rendu à Monsci- 



94 CHEVALIERS 

rot; le comte de Biencourt; le comte de Termes; le comte île 
Virieu; deCostalin; de Noaillan. 

Jurnônier : l'abbé de ïuffet. 

Garde de Monsieur : le comte de Puységur , capitaine (1). 

Officier supérieur surnuméraire : le comte de Sémallé. 

Brigadiers : Yarin de Bretleville (Pierre-François); de 
Bournonville (Pierre). 

Gardes ou portés sans désignation de grades : du Crozel 
de Liât (Pierre-Christophe) ; du Crozet (Jean-Baptiste); de Le- 
vacq (Népomucène) ; de Levacq (Pierre-Joseph); le comte de 
Seran ; Yarin de Bretteville. 

Inspecteur aux revues : le baron Denniée, inspecteur aux 
revues de la maison militaire du roi. 

Sous-inspecteurs aux revues : le baron Clarac (Louis- An- 

(I) Lieutenant général le 22 juin 1814. (Almanach royal de 1817, p. 51 i.) 



gneur Pic, évéque de Poitiers, qui avait prononcé l'oraison funèbre de madame de la llochcja- 
quclein ; 

« Venise, 17 mars 1857. 

« En réponse à la lettre par laquelle vous avez chargé le duc de Lévis de (n'annoncer la perte 
douloureuse que vous avez faite, j'ai tenu à vous dire ici moi-même, mon cher général, toute 
la part que je prends à votre affliction et à vos regrets fraternels. Que n'ai-je pu être témoin de 
ce grand nommage qui vient d'être rendu à votre vénérable sœur et, dans sa personne, à lu Ven- 
dée tout entière! Que ne m'a-t-il été donné d'entendre le magnifique tribut de justes louanges 
payé 5 une si belle vie par le successeur de saint ïlilaire, qui a voulu ajouter à tous ces hon- 
neurs l'autorité de sa présence et le sceau de son éloquente parole ! Je n'ai pu lire sans eu 
être profondément ému les touchants récits de cette solennité funèbre; je me suis associé de 
loin à ce deuil de famille conduit par le premier pasteur du diocèse, partagé partout un 
peuple lidèle et devenu, en un moment, pour la France, comme un deuil public. Ma pen- 
sée et mon cœur ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure, avec la foule recueillie 
qui suivait .-on cercueil, cette femme forte, épouse, tille et sœur de ces héros et de ces 
martyrs qui ont si vaillanuticul combattu, et dont le sang généreux a si abondamment 
coulé dans une des plus saintes et des plus glorieuses lutte, <|ui furent jamais. Je tenais 
également a vous exprimer de nouveau, à cette occasion, nia haute estime et ma vive recon- 
naissance pour l'illustre nom de la Rochcjaquclcio , si noblement porté par vous, et qui, je 
n'en (aurais douter, revivra dans voue petit-neveu Julien; dites-lui de ma part que telle 
est ma forme confiance, et je suis bien sûr qu'elle ne se, a pas trompée. Soyez, dans cette 
circonstance, mon interprète auprès de lui et de tous ceux des vôtres dont je connais, 
depuis tant d'années, l'invariable dévouement. . 

•< Comptez toujuur-, »ous-niême, mou cher Général, sur toute ma gratitude et sur ma 
constante amitié. 

« Signé : HENRI. 

« A monsieur k général comte de la Rochejaqiwkin. « 



DE 1814. 95 

loinë), sous-inspecteur aux revues de la maison du roi (1); 
Baudon de Mony (frânçofs-Chârlés), sous-inspecteur aux re- 
vues de la compagnie des Cent-Suisses ; Rabou, sous-inspec- 
teur aux revues de la maison du roi. 

Lieutenants généraux : Lorge (Jean-Tliomas-Guillaumc)(2), 
Berthier (César) (3); baron Excelmans (4); le comte de 



(1) Clarac (Louis-Antoine), né le 10 septembre 1772 à Tarbes (Hautes Pyré- 
nées). ~ Élève-commissaire des guerres en 1792, employé exlraordinairement 
comme aide- commissaire des guerres, et commissaire des guerres même année, 
commissaire des guerres en 1793, commissaire des guerres de première classe en 
1794, sous-inspecteur aux revues en 1800, sous-inspecteur aux revues de pre- 
mière classe en 1809 , employé près du corps de la garde impériale à l'armée 
d'Espagne en 1810, idem à la grande-armée en 1815, sous-inspecteur aux revues de 
la maison du roi en 1814, inspecteur aux revues des gardes du corps en 1810, 
intendant militaire près des corps de la maison du roi en 1817, admis à faire 
valoir ses droits à la retraite le 12 août 1830, retraite le 26 juin 1831, dans le 
grade de lieutenant général. — Campagnes de 1792, ans II, III, IV, V, armées du 
Midi et des Alpes : ans XI, XII, XIII, aux camps de Bayonne et de Brest ; an XIV, 
1800, 1807, 1808, armée d'Allemagne; 1809, 1810, 1811, 1812, armée du nord 
de l'Espagne; 1813, 1814, grande-armée. — Chevalier de la Légion d'honneur 
en 1805, officier en 1811, commandeur du même ordre en 1821. — Chevalier 
de l'ordre de la Réunion. — Baron de l'empire en 1813. (Dossier de M. le ba- 
ron Clarac.) — Membre de la chambre des députés en 1815. — Réélu en 1820, 
en 1824, en 1827 et eu 1850. — Président du collège électoral des Uaules-Py- 
rénée en 1823, en 1827 et en 1830. — Mort à Tarbes le 22 décembre 1831, 
dans sa quatre-vingl-lroisième année. 

^2) Baron Lorge. (Almanaeh impérial de 1812, p. 281.) * 

(3) Comte. (Almanaeh impérial de 1812, p. 280.) 

(1) C'est une erreur. Il était baron, étant général de brigade (Almanaeh impé- 
rial de 1812, p. 285), mais il était comte au moment de la restauration. (Voir 
Y Almanaeh royal de 1814-1815, p. 593 et 421.) En 1815, il fut chargé par Na- 
poléon de marcher contre le roi et les princes, qui se retiraient par la route du 
nord, et le roi Charles X lui dit à son avènement à la couronne, dans une au- 
dience particulière. «Général, j'oublie toutee qui s'est passé; la seule chose dont 
je veux me souvenir, c'est que lorsque vous reçûtes de Bonaparte l'ordre de me 
poursuivre, vous prîtes une autre route que la mienne.» Histoire de France du 
président Ilénault, continuée par Michaud, p. 974.) — Le 2!) juillet 1850, le 
général Excelmans vint, aux Tuileries, à. onze heures du matin, offrir ses services 
au duc de Raguse qui, n'ayant pas de commandement à lui donner, le remercia, 
et lui promit de faire connaître au roi cet acte de fidélité. Deux heures après, 



% CHEVALIERS 

tirouchy (1); le baron Jan de la Hamelinaye (Félix) (2) ; le 
comte d'Anthouard (Charles-Nicolas) (3); le baron Colberl 

l'armée évacuait Paris, et le surlendemain le général Exceïmans commandait la 
réserve de l'armée patriote, marchant contre le roi Charles X, retiré à Ram- 
bouillet. Cette bizarrerie du cœur humain explique nos annales depuis soixante- 
dix ans. Du reste, brave et intrépide officier, Excelmans est mort maréchal de 
France et grand-chancelier de '.& légion d'honneur. 

(1) Sous -lieutenant des gardes du corps du roi, compagnie Écossaise. 
[Ètût militaire de 1788, p. cxxi.) — Lieutenant-colonel du 12e chasseurs. {Étal 
militaire de 1792, p. 57G, changements survenus pendant l'impression.) — Maré- 
chal de camp le 7 septembre 1792. [État militaire de 1793 , p. 33.) — Grand 
aigle de la Légion d'honneur le 13 juillet 1807, général de division, et colonel 
général des chasseurs à cheval. {Almanach impérial de 1812, p. 131 et 279.) — 
Vremier inspecteur général des chasseurs à cheval. [Almanach royal de 181 4-181 o, 
p. 421.) — Commandeur de l'ordre de Saint-Louis, proscrit en 1813, il dut sa 
rentrée à l'intervention et aux instances de Mgr duc d'Angoulème. (.No- 
nce historique sur Mgr duc d'Angoulème, par M. Pasealet , in-S", 1845, 
p. 124.) — Maréchal de France pendant les cent-jours, nomination annulée au 
retour du roi , et rétablie après 1830. 

(2) Né le 22 février 1769, à Montauban. — Sous-lieutenant au 36 e régiment 
d'infanterie (ci-devant Anjou), en 1791, lieutenant en l'an II, capitaine même an- 
née, chef de bataillon en l'an VII, adjudant-commandant en l'an IX, général de bri- 
gade en 1809, général de di'Vion en 181 1, commandant la 18e division militaire 
de 1810 à 1830. — Admis dans le cadre de réserve en 1832, retraité même an- 
née. — A fait les campagnes des armées du Rhin, de Sambre et Meuse, de 
Mayence, du Danube, sur les côtes, de la grande-armée 1803, puis celles de la 
grande-armée, en Allemagne, à Naples, en Espagne, et en France. -— Soixante- 
deux ans, deux mois et dix neuf jours de services, y compris vingt et une cam- 
pagnes. — Commandant (plus tard commandeur) de la Légion d'honneur en 
1814. [Almanach royal de 1817, p. 469.) — Commandeur de l'ordre de Saint- 
Louis en 1821. (Voir à celle date.) — Grand officier de la Légion dïionneur en 
1820, grand'-croix de l'ordre de Saint-Louis en 1829. {Almanach royal de 1830, 
p. 293 et 281.) — Vicomte. [Almanach royal de 1830, p. 284, 373 et 591.) 

(3) Le comte d'Anthouard de Vraincourt (Charles Nicolas), né à Verdun le 
7 avril 1773. — Élève sous-lieut.mnt d'artilleiie en 1789. lieutenant en second 
en 1790, en premier en 1791, capitaine en second en 1792, en premier en 1793, 
chef de bataillon eu 1799, chef de brigade eu 1800, aide de camp du prince Eu- 
gène en 1803, général de brigade en 1S0G, général de division en 1810, com- 
mandant l'artillerie du corps d'observation d'Italie en 1811, inspecteur des côtes 
de Livoiirne et de Home même année, commandant l'artillerie du 1 e corps delà 
jjrau le-armée en 1812, in.-pecteur général en 181 », membre du comité central de 



DE ISi'i. 97 

f Edouard), le comle Friant (Louis); le comte Chasseloup- 

l'artillerie en 18JG, membre du nouveau comité spécial et consultatif de l'artillerie 
en 1820, membre du nouveau comité pour la session de 1821, disponible en 1822, 
président de commissions en 1S25 et 182(î, disponible en 1828, inspecteur gé- 
néral en 1S30, compris dans le cadre d'activité de l'êlat-niajor général en 1851, 
membre de la commission mixte pour l'examen du règlement du senice des 
troupes en campagne en 1N33, membre du comité d'artillerie en 1831, président 
en 1830, disponible en 18 il, admis à faire valoir ses droits à la retraite par dé- 
cret du 17 avril 18iS, pension de 7,200 francs, arrêté du 8 juin 1818, relevé 
delà retraite le 28 septembre 18-19, disponible le 1er octobre 1819, décédé à 
Taris le 1-i mars 1832. — Membre de la Légion d'honneur le 20 frimaire an XII 
(1803), oflicier le M juin 1801, commandant le II juillet 1807, grand officier le 
29 juin 1814, grand'-croix le 1" mai 1831, chevalier de Saint-Louis le 8 juillet 

1811, commandeur de la Couronne de fer. — Campagnes de 1792, 1793, 1791, 
1795, 1796, 1797, 1798, 1799, 1800, 1801, 1801, 1803, 1807,1809, 1811, 

1812, 1813 et 1814. — S'est trouvé aux sièges de Genève et de Lyon ; blessé à la 
cuisse droite au siège de Lyon ; aux sièges d'Elenric, de Jaffa, de Saint-Jean d'Acre 
et d'Alexandrie ; a été blessé de trois halles, l'une à la tète, l'autre à la jambe 
droite, et la troisième lui a cassé le poignet droit ; aux sièges de Dantzig et de 
Gioindeurs (ou Graudeurs) ; blessé d'une halle au pied gauche à la bataille de 
Raah; blessé grièvement à la cuisse droite par un boulet le 7 novembre 1812, 
eiilre Doroghoboui et Zazelé, dans la retraite de Russie. [Etat de services, Ar- 
chives de la guerre.) — Fds légitime de messire Stanislas-Catherine d'Anthouard, 
écuyer, seigneur de Vraincourt et en partie de Cbeppy, ancien capitaine au régi- 
ment de Picardie, chevalier de Saint-Louis, et de dame Louise Scolastique de Vu> 
tronville ; parrain , messire Charles-Nicolas Langlois, prêtre chanoine de l'insi- 
gne église cathédrale de Verdun; marraine demoiselle Anne-Catherine d'An- 
thouard, sieur du susdit enfant. (Acte de naissance, Archives de la guerre.) — 
Comte de l'empire en 1810. — Voir, pour son père, chevalier de Saint-Louis 
en 1703, I er volume, p. 370. — Pair de France en 1831 («). 

[a] Une note publiée par lui en 1820, dans le Spectateur militaire, et reproduite par le maré- 
chal Marmoiu, dans ses Mémoires, a donné lieu à une vive polémique. L'annotateur des Mi- 
vw rcs du pi incc Eugène lui a contesté sa noblesse; et a fuit remarquer que, Danthouard sous 
l'empire, il signait iVAnthouard sou-, la restauration. Le droit du général à la qualité nobiliaire 
ayant été prouvé par l'Union, le nom orthographié d'Anthouard a été rétaLli dam lis volu- 
mes suivants, mais sans erratum confessant la faute primitive, de sorte que le lecteur ne sait 
plus ce que signifie la première attaque. Le même auteur reproche encorcau comte d'Anthouard, 
d'avoir , en 1S10, présidé le eonseil de guerre devant lequel comparut, comme accusé, 
le génital Drouot. 11 aurait pu ajouter que le comte d'Anthouard fut au s si mi des juges du 
lieutenant général comte de Ltiuoidc; mais, dit lu Moniteur de l'armée de 1852 [article biogra- 
phique publié après la moi t du général}, il eut le bonheur de prononcer l'acquittement du pre- 
mier, et contribua par se- efforts à faire triompher le moyen qui sauva la vie au second. 
— Drouot fut acquitté par la minorité de faveur, trois contre quatre, et l'on sait que dans le* 
conseils de guerre, le président vole le dernier. Si les voix avaient été partagées (trois contre 

III. 7 



98 CHEVALIERS 

Laubat) (1), Xravot(2), le baron Clausel (3), le comte ct'Er- 
lon (Jean-Baptisle Drouet) (i). 

(1) Général de division, grand oflicier de la Légion d'honneur, inspecteur gé- 
néral, directeur général du génie en Italie. (Almanach impérial de 1812, pp. 281 
et 319.) — Pair de France le 4 juin 1814, grand'-croix de la> Légion d'honneur 
le 27 décembre suivant. {Almanach royal de 1814-1815, pp. 67 et 383.) — Com- 
mandeur de l'ordre de Sâïnl-Loiïis le 5 mai 1816. [Almanach royal de 1817, 
p. -144.) — Sénateur en 1815. — Il prit part à la délibération du sénat, du 
1 er avril 1814, qui constituait un gouvernement provisoire, et décrétait une con- 
stitution; mais il repoussa la déchéance de Napoléon, la déclara inconstitutionnelle, 
et quitta l'assemblée. (L'Europe pendant le Consulat de l'Empire, par M. Capc- 
fique, t. X, pp. 473 et 474.) — Cette opposition aux actes qui ramenèrent la mai- 
son de Bourbon n'empêcha pas son élévation à la pairie et aux grandes 
dignités des ordres de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. — Marquis de 
Chasscloup-Laubat. (Almanach royal de 1830, p. 114.) — Il mourut en 1833. 

(2) Baron Travot, commandant de la Légion d'honneur. (Almanach impérial de 
1812, p. 281.) 

(3) Grand oflicier de la Légion d'honneur le 17 juillet 1809. (Almanach im- 
périal de 1812, p. 157.) — Grand'-croix de la Légion d'honneur le 14 fé- 
vrier 1815. (Almanach royal de 1830, p. 291.) Il venait de recevoir cette 
plaque de grand'-croix depuis cinq semaines seulement, lorsqu'il se rallia à 
Napoléon après le 20 mars , et accepta la mission de marcher contre Madame, 
duchesse d'Àngoulême, àBordeaux, et de contraindre cette auguste princesse à quitter 
îa France. Porté en 1813, au retour du roi, sur la liste des proscrits, il rentra eu 
1820, par suite de l'amnistie, reprit son rang dans l'armée, et fut nommé députe 
en 1827. Il siégea sur les bancs de l'opposition. Après la révolution de 1830, il 
fut envoyé à Alger, comme gouverneur général, pour succéder dans le comman- 
dement de l'armée à M. le maréchal comte de Bourmont; il fut nommé maréchal 
de France en 1851, fit en 183G la malheureuse expédition de Constantine, qui «e 
termina par une retraite, et mourut en 1842. (Voir le Dictionnaire des Date., 
1843, t. I, p. 8G2.) — Quoique maintenu avec son titre de baron dans Y Alma- 
nach royal de 1814-1815, pp. 391 et 423, nous croyons qu'il a été f.iit comte, 
avant la restauration, et il ligure comme tel dans Y Almanach de 1830. pp. 291 
et 573. 

(I) Grand oflicier de la Légion d'honneur en 180T. (Almanach impérial de 
1812, p. 157.) — Grand'-croix de la Légion d'honneur le 30 septembre 1814. 

trois), le coin tu d'An thouard n'aurait pu faire pencher la balance, en rotant pour la condam- 
nation, puisque l'acquittement était prononce en droit. Il c^t évident que; voyant d'un cùléqualic 
voix se déclarer pour la culpabilité, et les deux autres contre, le président se rallia à l'avis 
favorable à l'accusé. Nous axons f.iit cette observation, pane que nous sommes jaloux de l'Iion- 
ncur d'un brave oflicier, et que, ks livres restant, la défense doit être placée en regard 
de 1 attaque. 



DE lblZi. 99 

Le comte Morand (1), le baron Moulon-Duvcrnct (2), 



(Almanach royal de lSii-iSlo, p. 080.) — Commandant la 16 e division mili- 
taire (Lille). (/r/em, p. 4-46.) — Au moment de l'arrivée de Napoléon en mars 
1815, il voulut soulever sa division de concert avec le général Lcfebvrc- 
Desnouettcs, complot organisé en faveur, non pas de Napoléon, mais de M. le duc 
d'Orléans. Il fut arrêté et mis ensuite en liberté. Pair de France en 1815, et pro- 
scrit ensuite, le Dictionnaire des dates, 1843, t. I, p. 1069, dit qu'il quitta la 
France, et ne rentra qu'après 1830. Le général Donnadieu, dans son mémoire jus- 
tificatif, a avancé que cet officier général vint à Grenoble au mois de mars 1816, 
pour prendre la direction du mouvement insurrectionnel, et que, le complot ayant 
été réprimé, il quitta la ville déguisé en domestique. Ce complot était orléaniste 
comme le premier. Nommé pair de France, et envoyé à Nantes, après la révolu- 
lion de 1830, le comte d'Erlon procéda, en 1S32, à l'arrestation de Madame, du- 
chesse de Berry, fut nommé gouverneur général de l'Algérie en 1833, fut rap- 
pelé en 1833, et mourut maréchal de France. 

(1) Tristement célèbre par la proclamation qu'il publia dans les cent-jours, 
et dans laquelle il outrageait l'auguste fille de Louis XVI. — Condamné à mort 
par contumace en 1816, rentré en 1824 , mis en disponibilité, et nommé 
pair de France après la révolution de 1830. (Dictionnaire des dates, 1845, 1. 1, 
p. 417.) 

(2) Baron Duvernet , général de brigade, officier de la Légion d'honneur. 
(Almanach impérial de 1812, p. 283.) — : Commandant de la Légion d'honneur 
le 6 avril 1812, général de division (lieutenant général) le 4 août 1815, comman- 
dant la seconde subdivision de la 7 e division militaire, à Valence. (Almanach royal, 
1814-1815, pp. 403 et 412.) — Il avait sollicité la croix de Saint-Louis auprès de 
Mgr "le duc de Berry, et l'obtint le 20 juillet 1814. Il dut le commandement 
de Valence à l'influence toute- puissante de M. le prince Jules de Polignac (alors 
comte) et de son frère, le comte (depuis duc) Armand de Polignac. Ce fait nous a été 
raconté par M. le prince de Polignac. Malgré ses protestations de dévouement et 
cette haute protection, il se rallia à Napoléon un des premiers, fut investi du com- 
mandement de Lyon, et le 8 juin 1815 il publiait une proclamation que nous avons 
sous les yeux, imprimée chez L. Cutly, place de la Charité , à Lyon; il y di- 
sait : «Le 10 mars, je marchais à côté du libérateur de la France, tandis que vos 
acclamations saluaient son retour.... J'étais encore au milieu de tous lorsque, dans 
les premiers jours d'avril, le duc d'Angoulème, avec un cortège digne de lui, osa 
s'approcher de vos murs; il espérait trouver des traîtres, il ne trouva que des 
Français. Au premier cri d'alarme, vous étiez debout, et l'Isère délivrée, vit en 
deux jours sur ses bords la tête de vos bataillons. • — Nommé membre de la 
chambre des représentants, il fut envoyé comme commandant à Montbrison, et, 
par une Mngulière contradiction, il y fit arborer la cocarde blanche, vingt jours 
après la rentrée du roi à Paris. Apprenant qu'il était compris dans la liste de pros- 

7. 



100 CHEVALIERS 

Le comte de Nansouty (Etienne -Marie -Antoine) (I 
le comte Belliard, le comte Bordesoule, le baron de Bruche, 
le baron Berthezène , le comte Compans, le comte Curial, 

cription du 21 juillet, il se constitua prisonnier et s'évada. En 1 8 1 G , désespérant 
d'échapper à ceux qui le recherchaient, et accusé de fomenter un soulèvement, il 
se constitua de nouveau prisonnier, et s'abandonna à la clémence du roi. Le gou- 
verneur de Lyon était alors le comte Roger de Damas, un de ces vieux émigrés 
qu'on accusait de vouloir le sang de tous les impérialistes. 

Or, il résulte des pièces qui nous ont été communiquées, que cet officier général 
écrivait de Lyon, le 23 mars 1816, au duc de Feltre, ministre de la guerre : « Mon- 
sieur le duc, le général Mouton-Duvernet est arrivé hier au soir à la prison de 
Lyon.... Ce général, dans sa route, a montré la plus parfaite résignation. 11 est con- 
venu, dans sa conversation, de beaucoup de torts dont il se sent coupable, et en 
même temps il paraît sûr de prouver que beaucoup dont on l'accuse sont controu- 
ves, et semble ne pas douter, d'après ce que Ton m'a dit, que sa situation est sus- 
ccplible d'obtenir la clémence du roi. » 

Le général Mouton-Duvernet fut condamné à mort. 11 se pourvut en révision, et 
la sentence fut confirmée. Le comte Roger de Damas adressa alors au ministre de 
la guerre la dépêche télégraphique suivante : 

«Lyon, le 20 juillet 1816, quatre heures du matin. 

«Le général Mouton-Duvernet a été condamné, hier soir, à la majorité. Des 
détails relatifs à sa vie ont excité un grand intérêt dans l'auditoire. Il est vrai que 
pendant le temps où il s'est rendu coupable du crime pour lequel il a été condamné, 
il a rendu autant de services particuliers qu'il a pu, ce qui lut procure un grand 
nombre de témoins à décharge.» Le même jour, le comte Roger de Damas écrivait 
par le courrier : « Votre Excellence aura vu, en abrégé, dans ma dépèche, tout ce 
qu'il y a à dire en faveur du coupable. Il est certain que c'est un homme entraîné 
au mal, tuais dont les sentiments n'étaient point pervertis; il y a une quantité de 
détails qui le prouvent, et lorsqu'il s'est remis aux autorités du roi, à Montbrison, 
il savait qu'il ne pouvait être légalement sauvé, qu'il ne pouvait devoir la vie qu'au 
roi. J'ose parler franchement à Votre Excellence : je désirerais que le roi dai- 
gnât, dans sa clémence, commuer sa peine. Ce n'est pas officiellement que je le 
demande, je n'en ai pas le droit; mais, selou moi, il est de la nature des coupa- 
bles, tu les accessoires de sa vie, qui prêtent à un acte de clémence royale. » 

L'exécution du général Mouton-Duvernet prouve que le ministère n'accueillit 
pas cette demande; mais il est juste que l'histoire rectifie les calomnies inventées 
par l'esprit révolutionnaire et dirigées contre des hommes dont tout le tort consis- 
tait dans un dévouement inaltérable au roi qu'ils avaient toujours servi. 

(1) Premier écuyer de l'empereur, général de division, grand aigle de la Lé- 
gion d'honneur le 11 juillet 1807. (Almanach impérial de 1812, pp. 72, 151 et 



DE 1814. 101 

le comte Dessoles, le comte de Cessac, le marquis d'Aultarme, 
le comte Foy, le comte de Flahaut, le comte Gérard, le 
comte Guilleminol , le comte Harispe, Kellermann comte de 
Yalmy, le baron de Lamarque, le baron Lallemand, le baron 
Lefebvre-Desnouettes, le comte liaison, le comte Molitor, le 
baron Marulaz, le comte Pajol, le baron Préval , le duc de 
Plaisance, le comte Partouneaux, le comte Reille, le comte 
Rapp, le comte Sébastiani, le baron Vilatte d'Outremer, le 
baron Value, le comte Michel (1), le comte Lagrange (Jo- 
seph) (2). 

Maréchaux de camp : le prince de Croy-Solre (Emraa- 
nuel-Marie-Maximilien) (3), le duc de la Force (Louis-Joseph- 
Nompar de Caumont), le comte de Raslignac, le comte de 
Ségur, le comte Tascher de la Pagerie (Henri) (4), le baron 
G ressot (François Joseph-Fidèle) (5), le baron d'Àboville (Au- 



281.) — Capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires de la 
garde du roi , premier inspecteur général des dragons (a) , général de division 
ie 24 mars 1803. (Almanach royal de 1814-1815, pp. 41, 421 et 423.)— Mort au 
mois de janvier 1813. 

(1) Lieutenant général de corps royaux. (Fiches de classement.) 

(2) Comte de l'empire, grand officier de la Légion d'honneur le 23 prai- 
rial an XII, général de division. (Almanach impérial de 1812, pp. 135 et 
280.) — Lieutenant général le 23 septembre 1800. {Almanach royal de 1817, 
p. 423.) — Disponible. (Annuaire militaire de 1830, p. 11.) 

(3) Maréchal de camp, commandant le département de la Somme. (Almanach 
royal de 1817, p. 327.) — Chevalier des ordres en 1826, pair de France, capi- 
taine des gardes du corps du roi , lieutenant général, officier de la Légion d'hon- 
neur. (Almanach royal de 1830, p. 73, 117, 278, 321, 377.) — Présent, à la 
tète de sa compagnie, de Saint-Cloud à Cherbourg, en 1830, quoiqu'il ne fût pas 
de service. 

(4) Aujourd'hui grand maître de la maison de l'impératrice. — M. le comte 
Tascher de la Pagerie, ancien aide de camp du prince Eugène, a été longtemps 
aide de camp du roi de Bavière. 

(3) Baron de Gressot, maréchal de camp, aide-major général de la garde royale, 

(a) En lSl'i, le roi ayant il o 1 1 1 1 * • aux prince tic sa famille et de son snnp, le titre de colonels 
généraux des différentes armes, les ofliciers générant hwslisdo ces charges sous l'empire fu- 
ient nommés premiers Inspecteurs généraux. 



102 CHEVALIERS 

guste-Marie) (J), le duc de Luxembourg (Charles-Emmanuel- 
Sigismoud de Montmorency) (2), capitaine des gardes du 
corps du roi, pair de France, le baron de Montcsquiou-Fe- 
zensac (Raimond-Àimery-Philippe-Joseph), le comle de Cas- 
tellane (Boniface-Louis-Àndré), le baron Dcrmoncourt , le 
comte 'de Ségur (Philippe), Desprez, le comte de Montho- 
lon (Charles-Tristan) (3), le baron Borelli (Charles-Luc-Clé- 

commandeur de Tordre de Saint-Louis le 20 août 1823, commandant (plu; tard 
commandeur) de la Légion d'honneur le 23 août 1814. (Almanach royal de 1830, 
pp. 601, 283, 297.) En 1830, il resta au poste que la confiance du roi lui avait as- 
signé, ne quitta Paris qu'avec la garde royale, et se rendit à Saint-Cloud. A Ram- 
bouillet , il contre-signa les dernières nominations que fit le roi. 11 accompagna 
Charles X jusqu'à Cherbourg, et après le départ de Sa Majesté, il ramena la 
maison militaire du roi à Saint-Lô, et procéda à son licenciement, sous les ordres 
du maréclial Maison. Nous avons consigné dans un autre ouvrage le sentiment de 
profonde reconnaissance que les gardes du corps lui avaient voué. (Voirie Journal de 
Saint-Cloud à Cherbourg, 1850, in-8°, p. 83.) La révolution de Juillet lui contesta 
le grade de lieutenant général, auquel lui donnait droit l'ordonnance du 23 octo- 
bre 1820, qui accordait le grade supérieur aux officiers de la garde qui comptaient 
quatre années de brevet du grade effectif dans lequel ils servaient. M. le baron de 
Gressot avait été fait général de brigade en Russie le 21 septembre 1812. Ce nom 
glorieux et révéré est dignement porté par ses trois fils, dont l'un est capitaine au 
2 e régiment de voltigeurs de la garde impériale; le second, chef d'escadron au 
3e chasseurs d'Afrique ; et l'autre, capitaine d'artillerie au 1 I e régiment-monlé. 
(Voir l'Annuaire militaire de 1860, pp. 1 i6, 025 et 691.) 

(1) Commandeur de l'ordre le II mars 1813 (Almanach royalde 1817, p. 445), 
pour sa fidélité à la Fère, lors de la tentative du général Lcfèvre-Desnouettes. 

(2) Chevalier des ordres, officier de la Légion d'honneur, chevalier do Malte. 
(Almanach royal de 1850, p. 75.) — Capitaine des gardes du corps de service en 
1850; a commandé la maison militaire de Saint-Cloud à Cberbourg. 

(5) Le comte de Montliolon-Semonville, chevalier de la Légion d'honneur, 
chambellan de l'empereur, ministre plénipotentiaire près S. A. 1. et R. le grand 
duc de Wurzbourg. (Almanach impérial de 1812, pp. 63 et 71.)— Adjudant 
commandant. (Idem, p. 286.) —Nommé maréclial de camp le 25 août 1S14 par 
le roi Louis XVIII (Almanach royal de 1814-1815, p. 45o), avec le titre de ba- 
ron, ce qui est une erreur. — Il servait depuis 1797, et avait été, en 1807, co- 
lonel aide de camp du maréclial Berthier; il s'était distingué à Austerlilz, à Iéna, à 
Friedland, à \\ agram. — Nommé lieutenant général par Napoléon le 13 juin 1813. 
(Relevé manuscrit des officiers généraux, Archives de ta guerre.) — Il assista à 
la bataille de Waterloo, et fut un des compagnons de l'exilé de Sainte-Hélène; 



DE 1814. 103 

rirent) (i), le baron Barbot ( Marie-Étienne ) (2), le che- 
valier Cavaignac ( Jacques-Marie) (3), Bongard , le baron 
de Camas (Jean-Edmond-Fïlhol) (i), le baron de Sparre 
(Louis) (5)j Vil lot (Jean -Joseph); les barons d'Aboville 
(Jacques), Bachelu, Billard (G), Coutard (7), Dode delà 
Brunerie, Delaitre, Dàumesnil, Lallemand; le marquis de 
Boisgelin; le comte de Loverdo; Donnadieu; de Lameth 
(Alexandre), le comte d'Orsay, le comte de Périgord (Ed- 



rentré en France , en 1821, après la mort île Napoléon, il publia les Mémoires que 
celui-ci lui avait dictes ; t retiré en Angleterre , après la révolution de 1850, 
il prit parti dans la tentative faite à Boulogne, le 15 août 1840, par Louis Napo- 
léon, fut traduit devant la cour des Pairs, et condamné à vingt années d'emprison- 
nement et à la perte de ses dignités. (Voir le Dictionnaire des Dates, par 
M. d'Harmonville, 1815, t. 11, p. 404.) — ' Il était né en 1783. Voir, pour les 
chevaliers de SainULouis de sou nom, 1 er volume, p. 603, promotion de 1771, et 
2 e vol., p. -401, promotion de 1780. 

(1) Le baron Borelli, maréchal de camp le 11 septembre 1811. (Almanach 
royal, 1814-1815, p. 451.) — Le vicomte Borelli, grand ol'iicier de la Légion 
d'honneur le 21 août 1823. (Almanach royal de 1850, p. 29i.) — Lieutenant 
général pendant les cent-jours , nomination annulée au retour du roi , réintégré 
dans son grade de lieutenant général après 1830, nommé pair de France sous 
Louis-Philippe, et mort en 1850. 

(2) Le vicomte Barbot , lieutenant général , commandant la 10 e division mili- 
taire (Toulouse), commandeur de l'ordre de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. 
(Almanach royal de 1850, p. 391.) 

(5) Le vicomte Cavaignac, lieutenant général, commandeur de l'ordre en 1825, 
commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1850, pp. 287 et 373.) 
— Grand officier de la Légion d'honneur en 1835, pair de France en 1S59. (Al- 
manach royal-national de 18i2, pp. 2G5 et 78.) 

(•i) Maréchal de camp d'artillerie, commandeur de la Légion d'honneur, com- 
mandant l'École régimentaire à Rennes. (Almanach royal de 1817, p. 579.) — 
Commandant l'école d'artillerie à Douai. (Almanach royal de 1850, p. 050.) 

(5) Comte de Sjwrre, pair de France (en 1819), commandeur de l'ordre (en 
1828), commandeur de la Légion d'honneur (en 1814), lieutenant général. [Alma- 
nach royal de 1850, pp. 1 10, 280, 297 et 395.) 

(G) Gentilhomme honoraire de la chambre du roi, lieutenant général, com- 
mandeur de l'ordre de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. (Almanach royal 
de 1850, pp. 57 et 57 t.) 

(7) Voir plus loin aux dignitaires de Tordre. 



IO/i CHEVALIERS 

mond) (1), !e baron Rousseau (2) , le chevalier Pageot 
(François-Marie -Sébastien ) (3), le comte du Coetlosquet 
( Charles-Yves -César-Cyr) ( 1) . 

(1) Maréchal de camp le 26 avril 1814. (Ahnanach, 1814-1815, p. 518.) — 
Commandeur de la Légion d'honneur, commandant la seconde brigade de la pre- 
mière division de cavalerie de la garde royale (à la formation en 1813). (AlmanarJi 
royal de 1817, p. 355.) — Duc de Dino, grand officier de la Légion d'honneur 
en 1820, commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 182.", lieutenant général. (Al- 
manach royal de 1850, pp. 2 ( .U, 285 et 57-i.) 

(2) Maréchal de camp des corps royaux. (Fiches de classement.) 

(5) Général de brigade le 17 août 1790, lieutenant général le 27 janvier 1815. 
(Relève manuscrit des officiers généraux, Archives de la guerre.) 

(4) Né le 21 juillet 1783, à Morlaix. — Hussard au 10 e régiment en 1800, 
maréchal des logis en 1801, sous-lieutenant en 1802, lieutenant aide de camp en 
180G, capitaine en 1807, aide de camp en 1808, chef d'escadron même année, 
passé au 8 e hussards en 1809, colonel de ce régiment en 1812, général de brigade 
en 1815, commandant le département de la Nièvre en 181 i, disponible le 26 mars 
1815, aide-major général de la garde royale le 8 septembre 181 5 4 maréchal de 
camp au corps d'état-major en 1S18, lieutenant général en 1821, commandant la 
7 e division militaire même année, directeur général du ministère de la guerre en 
1821, conseiller d'Etat en 1824, membre du comité de la guerre en 1828. Treize 
campagnes. Retraité le 10 mai 1831 avec une pension de 3,450 francs. (Etat de 
services.) — Fils de haut et puissant seigneur messire Etienne-François Denis, 
comte du Coetlosquet, capitaine de cavalerie, et de haute et puissante dame Fran- 
çoise-Nicole-Marie du Bois-des-Cours de la Maisonfort, comtesse du Coetlosquet : 
parrain, haut et puissant seigneur messire Louis-César-Pierre ie Prouvost de la 
Touche , chef de nom et d'armes des anciens préteurs de Bretaigne , chevalier de 
Saint-Louis, ancien capitaine de cavalerie ; marraine, haute et puissante dame 
Marie-Gabrielle-Charlotte-Anne-Bernardine de Kergadiou, marquise de la Mai- 
sonfort. (Acte de naissance.) — Blessé de deux coups de sabre et d'un coup ,de 
feu au passage du Mincio en l'an IX ; blessé d'un coup de boulet à l'affaire de 
Pulstusk en 1806, et a eu un cheval tué "sous lui. — A eu encore un cheval tué 
sous lui le 22 mai 1809, au passage du Danube. — Blessé d'un coup de feu à 
Essling, et de deux autres coups de feu à la Moscowa et à Leipsick (a). (Dossier 

{a) l'n autre officier général de ce nom, le b3ron du Coetlosquet (Jean-Baptiste-Gillcs), a 
élé également chevalier de Saint-l.ouis. — Né à Morlaix le 20 août 1751, il (ut chcvau-léger en 
17GS, capitaine dans Royal-Piémont en 1711, capitaine-commandant en 177;, mcslre de camp en 
second du régiment Dauphin-infanterie en 1777, mestre de camp commandant du régiment de 
Bretagne en 178!i, chevalier de Saint-Louis le 12 mars 178G, et maréchal de camp en 1791.— 
17S5, a le désir du bien, tous les moyens de le faire, et réunit la douceur à la fermeté. (Regis- 
tre du régiment a,- Bretagne, de t77'i à 1788, et de 178s à 179!.' — En 1772. gentilhomme 
U'uoniieur de Mgr le comte d'Artois. [Dossiers des centraux.) 



DE 181 A. 105 

Jdjudants-commanclanls, : le chevalier Carbonnel (Antoine- 
François)', le comte de Montesquieu -Fezensac (Ambroise- 
Anatole- Augustin) (1), le chevalier de Meulan (Marie-Jo- 
seph-Théodore) (2), le chevalier Froment (Jean-Baptiste), le 
marquis de Ségur de Bouzôîs (Henri-Philippe) (3). 

Le vicomte de Montmorency-Laval (Jean-Félici té-Mathieu), 
aide de camp de S. A. R. Monsieur (4). 

Colonels : le vicomte de Rohan-Chabot , aide de camp de 
S. A. S. Mgr le duc d'Orléans (5); le duc de Civrac (Gui- 
Émeric-Anne de Durfort, comte de Lorge), le marquis de Ci- 
vrac (Alexandre-Émeric de Durfort de Lorge), le comte de Cler- 



des Pensions , n u 51,424.) — ■ Chevalier de la Légion d'honneur en — Officier 

le Ju octobre 1810. (Almanach royal de 1817, p. 317.) — Commandeur en — 

Grand officier en 1820, et commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1823. (Al- 
manach royal de 1850, pp. 29 i et 280.) 

(1) Auteur d'une relation très-estimée sur la campagne de 1812. 

(2) Le comte de Meulan, maréchal de camp, commandeur de l'ordre (en 1823), 
commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1830, p. 373.) 

(5) Il eut la croix du Mérite militaire. 11 était protestant, et ne pouvait obtenir la 
croix de Saint-Louis. D'un autre côté, on lui objectait que l'ordre du Mérite mi- 
litaire avait été créé uniquement en faveur des officiers étrangers au service de la 
France. 11 réclama énergiquement, et ses réclamations amenèrent l'ordonnance 
du 28 novembre 1814, <jui étendit aux officiers français non catholiques le bé- 
néfice de l'édit de création de l'ordre du Mérite militaire. Cependant il y avait eu . 
des dérogations à cet édit en émigration, dérogations ignorées à ce moment. (\oir 
plus haut, p. 40, les notes qui concernent les colonels Roland et Russillon. ) — 
M. de Ségur-Bouzols fut nommé le 11 octobre 1814, six semaines avant la pro- 
mulgation de l'ordonnance, et la concession qu'on lui faisait ne pouvait plus être 
refusée aux officiers qui se trouvaient uins les mêmes conditions. Il fut reçu, 
le 20 octobre, par le chevalier de Ségur-Montaigne , lieutenant des gardes du 
corps, compagnie d'Havre. (Voir plus haut. n. 70.) 

(4) Pair de France en 1X13, chevalier d'honneur de Madame, duchesse d'Angou- 
lème, ministre dfs affaires étrangères en 1820, gouverneur de Mgr le duc de Bor- 
deaux, mort en 182(i. — Porté au registre de l'ordre, sans désignation de grade, 
mais compris (Almanach royal de 1817, p. 319) dans la promotion des maré- 
chaux de camp du -1 juin 181 i. 

(3) Il eut pour parrain M. le duc de Roban ; mais, professant la religion réformée, 
il reçut la croix du Mérite militaire. (Fiches de classement, Archives de la guerre.) 



10G CHEVALIERS 

toit, le comte de Dampicrre (Nicolas-Laurent Montarby), 1, 
comte de Polignac (Jules) (1), le comte d'Astorg (Adneu- 
Lduis-AiitomeJérôme); de Bar (Tamisier) (2); le comte de 

(,) Condamné à deux ans de prison en 1801, dans le. procès de Georges Cadou- 
d. ; détenu arbi.raire.nent jusqu'en 1811. - Maréchal de camp le A juin 1M 4, 
aid decampdeS.A.R.Mo SSIEC K, comte d'Artois; pa.r de France lei août 
815. (AlLac* royal de 4817, pp. 519, 63 et 90.) - Pnnce de p l lg „ae 
ambassadeur a Londres, ministre des affaires étrangères le 8 août 1829 pres^n 
du conseil des ministres, chevalier des ordres du roi en 1826 , officier de la Legun 
d'honneur, traduit devant la cour des pairs, après la révolution de ISoO comme 
L des auteurs et signataires des ordonnances de Juillet, con amne a la déporta 
Uon, enfermé I Ham , délivré par une amnistie en 1856. - Lors e . sort, e 
Ham, M. le prince de Polignac s'établit en Bav.ere. Lu 184o , .1 revint a Pans, 
et il lui fut signifié de quitter cette ville, ou de reconnaître la royauté de Lou.s- 
Philippe. M. de Polignac n'hésita pas, et alla s'établir à Saint-Germain ou iLest 
mort 11 est bon de faire remarquer que son accusateur devant la cour des pairs, 
M Persil, lui fit un crime capital d'avoir mis Paris en état de siège en 18o0, et que 
,e même M. Persil, procureur général en 1852 , lors de la mise en état de s.ege de 
Paris, à l'occasion de l'insurrection de Juin, soutint, contrairement a ses précèdent 
paroles, que ce même acte, fait à une autre époque, était légal. Les muustres ; du 
roi Charles X avaient voulu défendre la prérogative royale menacéeparl opposition 
factieuse de la majorité de la chambre des députés, et opposer une d.gue a 1 es- 
prit révolutionnaire. De là les ordonnances du 25 juillet, qui lurent 1 objet de 1 ac- 
cusation portée contre eux, et dont les principales dispositions se retrouvent dans 
,, bi du 9 septembre 1853. Le tort des ministres fut de ne pas avoir rassemble 
des forces suffisantes pour appuyer les ordonnances, et d'avoir confondu 1 espnt 1, 
béral qui n'était qu'un esprit d'ambition et de convoitise du pouvo.r, avec 1 espr.t 
révolutionnaire qui voulait un bouleversement. Dans ce singulier procès, qu, 
frappa- quatre hommes profondément dévoués à la royauté, ce qui triompha ce 
fut'l'illé-alité. Jamais sentence ne fut plus arbitraire et plus contraire a la loi. 
La charïe déclarait la personne du roi sacrée et inviolable ; ses ministres seuls 
étaient responsables. On déposséda d'abord le roi. Or les ministres n'étant res- 
ponsables que parce que le roi ne l'était pas, la responsabilité ne pesait p us sur 
eux, du moment qu'on la faisait remonter jusqu'au roi. Cette double dlegahte 
triompha cependant. Juges et accusateurs furent également inconséquents Ains, 
marchent les révolutions, qui ne profitent point à la nation qui s'en rend la com- 
plice, et qui ne voit pas quelle n'est qu'un jouet, un marche-pied, entre les mains 
d'ambitieux vulgaires. 

ri) Colonel d'artillerie. - H lut reçu par le comte de Bourmont. {Fiches de 
classement.) - Tamisier de Bard, officier de la Légion d'honneur, directeur ,1 w 
liïlerie à Besancon. {Almanach royal de 1817, p. 380.) 



DK 181/1. 107 

Malhan (Georges), colonel du l' 1 ' régiment de gardes d'hon- 
neur (l); le comte de Mac-Mahon ; le baron de Turpin de 
Crissé (Charles-Henri); le vicomte de Lnr-Saluces; le baron de 
l'Église (Pierre) (2) ; O'Meara (Daniel-Joseph); Hyde de Neu- 
ville (Jean-Guillaume) (3); Morlaincourl (i); Bugeaud (Tho- 



(1) Né-le '17 août 1771, enseigne surnuméraire aux gardes françaises en 1780. 
enseigne en 1788, était présent le 31 août 1780. (Registre, maison du roi, 
r/ardes françaises, officiers , 1780 à 1780.) — Maréchal de camp le 10 août 1814; 
marquis ; pair de France le 17 août 1815. (Almanach royal de 1817, p. 510.) — 
Officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1850, p. 575.) 

(2) Colonel de corps royauv. (Fiches de classement.) 

(5) Lettre du roi : «Monsieur Jean-Guillaume Hyde deNeuville, etc., la salis- 
faction que j'ai de vos services m'ayant convié à vous associer à Tordre militaire 
de Saint-Louis, je vous écris celte lettre pour vous dire que j'ai commis le sieur 
Charles-François, marquis de Rivière, maréchal de camp en nos armées, pour, en 
mon nom, vous recevoir et admettre en la dignité de chevalier de Saint-Louis; et 
mon intention est que vous vous adressiez à lui pour prêter, en ses mains, le ser- 
ment que vous êtes tenu de faire en ladite qualité de chevalier dudit ordre, et re- 
cevoir de lui l'accolade, et la croix que vous devez dorénavant porter sur l'estomac, 
attachée d'un petit ruhan couleur de feu, voulant qu'après cette réception faite, vous 
teniez rang entre les antres chevaliers dudit ordre, et jouissiez des honneurs qui y 
sont attachés; et la présente n'étant à autre fin, je prie Dieu qu'il vous ail, mon- 
sieur Hyde de Neuville, en sa sainte garde. — Donné à Hartwell-Iîucks, le pre- 
mier jour du mois de janvier de l'an de grâce mil huit cent quatorze, et de notre 
règne le dix-neuvième. Signé Louis. — Par le roi, signé Blacas d'Aulps.» — Cer- 
tificat du 20 septemhre 181 i, délivré par M. le marquis de Rivière, commandeur 
de l'ordre, constatant qu'il a, conformément aux ordres du roi, conféré ledit 
jour la croix de Saint-Louis à M. le colonel Hyde de Neuville. (Pièces communi- 
quées.) — M. Hyde de Neuville n'est pas porté sur les registres de l'ordre, mais 
sus droils sont établis par la lettre du roi et le certificat de réception. — Ministre 
plénipotentiaire aux États-Unis d'Amérique. (Almanacli royal de 1817, p. 58.) — 
Baron Hyde de Neuville, ministre d'Etat, commandeur de la Légion d'honneur. 
(Almanach royal de 1850, p. 07.) — 11 passa de la légation des États-Unis à 
l'ambassade de Portugal, fut nommé comte de Bemposta par le roi Jean "VI. devin/ 
ministre de la Marine de 1S28 à 1820, et siégeait à la chambre des députés, 
comme député de la Nièvre. Il l'ut un des agents les plus actifs du roi , sous le 
consulat et l'empire, fut proscrit, et mourut fidèle aux convictions qu'il avait 
toujours professées. 

(•i) Colonel du génie. (Fie/tes d<- classement.) — Officier de la Légion d'hon- 
neur, colonel du génie, directeur îles fortifications à Luxembourg. (Almanach 



108 CHEVALIEILS 

mas-Kobert) (1), le comte d'Ambritgeac (2), d'Affry (3), 
Baudrand; le baron de Caux; Coquereau; Jacqueminot (4); 
de la Chasse de Vérigny (5); le comte Moncey; le comte 
deNoailles (Alexis); le comte Oudinot (6); le vicomte de 
Rohan-Chabot ; le comte de Sassenay, le chevalier Vincent , 

impérial de 1812, r . 320.) — Colonel du Génie, ù Verdun. [Almanach royal de 
1814-1815, p. 4*40 — Maréchal de camp honoraire le 18 octobre 1815. (Relevé 
manuscrit des officiers généraux, Archives de la guerre.) - Boucher ,1e Morlain- 
court, orthographe du nom. 

(1) Colonel du 1 V de ligne, plus] tard maréchal de France, duc d'isly, grand'. 
croix de la Légion d'honneur, mort en 1819. 

(2) Colonel du 10- de ligne, régiment Colonel général. {Almanach royal 
de 1814-1815, p. 480.) — II fit partie de l'armée du Midi , sous les ordres de 
Mgr duc d'Angoulème, en 1815, et maintint son régiment dans les sentiments 
de" fidélité dus au roi. - Après les cenl-jours, le roi ht suspendre le drapeau 
du 10e dans la chapelle des Tuileries, avec celte devise : Semper et ubique fidelis. 
_ Le comte d'Ambrugeac, maréchal de camp le 5 avril 1815, chevalier de Malle 
et de la Légion d'honneur, commandant la première brigade de la première divi- 
sion d'infanterie de la garde royale (à la formation de 1815). (Almanach royal de 
1817, pp. 520 et 517.) —Pair de France, commandeur de l'ordre de Saint- 
Louis, grand officier de la Légion d'honneur, lieutenant général. (Almanach royal 
de 1850, pp. 117, 285, 294 et 574.) 

(5) Colonel du 4 e régiment suisse au service de France, chevalier de la Légion 
d'honneur. (Almanach impérial de 1812, p. 350.) — Il refusa de reconnaître 
l'autorité de Napoléon en 1815, et maintint le serment que lui et son régiment 
avaient prêté au roi. -Comte d'Affry, colonel du 8« régiment de la garde royale 
(2* suisse), à la formation en 1815, officier de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1817, p. 554.) 

(4) Lieutenant général, commandant la garde nationale sous le régne de Louis- 
Philippe. 

(5) Adjudant comman iant le 7 janvier m*. (Almanach royal de 1814-1815, 
p. 458.) — Marquis de la Chàs?c de Vérigny, officier de la Légion d'bonneur, co- 
lonel d'état-major. (Almanach royal de 1817, p. 521.) — Maréchal de camp, 
commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1850, p. 570.) — Com- 
mandant l'Lcole d'application de l'élat-major, tué le 20 juillet 1835, sur le bou- 
levard du Temple, par l'explosion de la machine infernale de Ficschi. 

(G) Né, le 5 novembre 1701, à Bar-le-Duc. Fils de Nicolas-Charles Oudinot. 
maréchal de France, duc de Reggio. - Page de l'empereur Napoléon 1" en 180.'., 
premier pige en 1808, lieutenant au 5* hussards en 1809, aide de camp du ma- 
réchal prince d'JEssling en I8|0, lieutenant en premier (rang de capitaine) anv 

1 c . . ..... i 

chasseurs de h garde impériale en 1SII , capitaine au m en 



iment raii'-r 



DE 1814. 100 

le marquis de Venevelle, Delarue, le baron Dupin, le comle 
de Rolian-Chabot, le baron Gourgaud, le chevalier de Fon- 

clicf d'escadron) eu 1812, chef d'escadron (rang de lieutenant-colonel) au même 
régiment le 1 er avril 1814, colonel du 8° chasseurs à cheval le 27 avril 1814, passé 
successivement le même jour colonel du 25 e dragons et du 1 er hussards (régiment 
du roi), colonel du 4 e hussards (hussards du Nord) le 27 septembre 1815, colonel 
du 1 er régiment de grenadiers à cheval de la garde royale le 12 juin 1822, rang 
de maréchal de camp du même jour, commandant une brigade au camp de Lune- 
ville en 1824, commandant l'École royale de cavalerie même année, membre du 
comité spécial et consultatif de la cavalerie le 3 janvier 1850, commandant la 
brigade d'avant-garde du corps expéditionnaire de Mascara en 1835, lieutenant 
général même année, inspecteur général de cavalerie en 1839, 1810, 1812, 185 4, 
1845, 18iG, 1817, 18i8, commandant du camp de Fontainebleau eu 1840, mem-, 
bre du comité consultatif de cavalerie de 1841 à 1847 inclus, commandant le camp 
de Lunéville en 1842, membre de la commission de défense nationale en 1858, 
commandant en chef provisoire de l'armée des Alpes, même année, commandant 
en chef de l'armée d'Italie en 1849. — Campagnes : 1800, à la grande-armée 
(Wagram); 1810 et 1811 , en Espagne et en Portugal ; 1812, à la grande-armée 
(la Moskowa) ; 1813, à la grande-armée (Leipsick) ; 181 i, à la grande-armée (en 
France); 1853, en Afrique (Mascara); 1849, en Italie (Rome). — Ëcuyer cavalca- 
dourduroienl820, gentilhomme d'ambassadeàLondres en 1821, député auCorpslé- 
gislatif en 1852, réélu en 1816 (arrondissement de Saumur), membre de l'assem- 
blée constituante en 1818 (Maine-et-Loire), membre de l'assemblée nationale 
législative en 1859, 1830el 1831 (Maine-et-Loire et Meuse ; option pour la Meuse;, 
patricien romain par décret du 12 septembre 1859. — Blessé d'un coup de bis- 
caîen au pied à Leipsick en 1815, blessé d'une balle à la cuisse à Craône en 18ii, 
a eu la cuisse traversée d'une balle à l'Hahra en 1835. — 11 reprit à Hanau , en 
1815, à la tète d'un escadron de chasseurs de la garde, six pièces d'artillerie de la 
garde, et fit prisonnier une partie du bataillon qui s'en était emparé. — A Monl- 
mirail, en 1814, il lit, à la tète d'un escadron de chasseurs de la garde, un batail- 
lon de Prussiens prisonnier. — Chevalier de la Légion d'honneur en 1812, officier 
en 1815, commandeur en 18-20, grand officier en 1849, grand'-croix eu 1851, 
chevalier de l'ordre de 1a Réunion en 1814, commandeur de l'ordre de Saint-Louis 
en 18:27. — Décoré de la première classe (en diamants) de l'ordre de N'ichani-ls- 
tikar de Tunis, en 1857; grand'-croix de l'ordre de Saint-Janvier de Nuples, et 
de l'ordre de Pie IX 'première classe, diamant), en 18 59. — Duc de Reggio, à la 
mort de son père, en 18 i7. — Faisait partie de la réunion des représentants, à la 
mairie du 10* arrondissement (rue de Grenelle), le 2 décembre 1851. — Nommé 
général en chef par cette assemblée. — Arrêté avec les membres de la réunion, 
et détenu au mont Valérien pendant huit jours. — Resté dans le corps d'état- 
major général, comme général en chef. — La prise de Rome, en 1859, est le der- 
nier fait d'armes éclatant d'une vie si bien remplie. 



110 CHEVAL! EUS 

teiiay (Rçné-Jean-Hypolïte), Kentzinger (Charles-Louis) (I;; 

le comte de Maillé (Charles) (2). 

Lenoir, Lalande, Robert (ïï)\ 

Colonels de cavalerie : le vicomte de Xarbonne-Lara (Jo- 
seph-Augustin); de Noailles, prince de Poix, duc de Mouchy 
(Arthur-Trislan-Jean-Charles Languedoc) (1); le comte de 
Vence (Clénient-Louis-Hclion Villeneuve) (5); le baron Dujon 
(Michel Menou) (6). 

Colonels d'artillerie : Belly de Bussy (David-Victor) (7), 
Berthier (François) (8 . 

(1) Baron de Kenlz'mgcr, maréchal de camp, officier de la Légion d'honneur. 
(.Ilmanach royal de 1830, p. 570.) 

(2) Gentilhomme d'honneur de S. A. H. Monsieur. (Jlmanach royalde J S 1 1 - 
1815, p. 13.) 

(3) Colonels de corps royaux. (Fiches de classement.) 

(•i) Colonel à la suite des dragons; il fut reçu par le prince de Poix, capitaine 
des gardes du corps du roi. [Fiches de classement, Archives de la guerre.) — 
Lieutenant général, capitaine des gardes du corps du roi, chevalier des ordres, 
pair de France, officier de la Légion d'honneur, chevalier de Malte. (Almanavh 
royal de 1830, p. 73.) 

(3) Colonel du 4 e chasseurs à cheval. (Fiches de classement.) — Marquis de 
Vencc, colonel des chasseurs à cheval de la garde royale, officier de la Légion 
d'honneur. (Almanavh royal de 1817, p. 361.) — Pair de France, maréchal de 
camp, grand officier de la Légion d'honneur. (.Ilmanach royal de 1830, 
p. 373.) 

(0) Colonel des cuirassiers d'Angoulème (1 e ). (.-Ilmanach royal de 1814-1813, 
p. 489.) — Officier de la Légion d'honneur. (.îlmanach impérial de 1812, 
p. 331.) — Commandant du même ordre. (Almanach royal de 1814-1815, 
p. 106.) — Colonel du 2 e régiment de cuirassiers de la garde royale. (.-Jlmanach 
royal de 1817, p. 538.) —Maréchal de camp, grand officier de la Légion d'hon- 
neur, (.-ilmanach royal de 1.830, p. 573.) 

(7) Lieutenant en second au régiment de la Fère, en 17.S3, même promotion et 
même régiment que Napoléon I", émigré en 1791. En 181 i, Napoléon ayant de- 
mandé des guides en Champagne, pendant les opérations de la guerre, M. Belly de 
Bussy se présenta. Napoléon le reconnut, et le nomma colonel d'artillerie. Cheva- 
lier de Saint-Louis le 27 décembre 1814, M. Belly de Bussy, ancien émigré, 
abandonna la cause royale en 1815, et se rallia à Napoléon : exemple étrange des 
binrreries du caractère humain. 

(H) Il lut reçu par son père, M. Berthier, colonel (Fiches de classement}, che- 
valier de Saint-Louis en 1791. (Voir, 2e volume, p. ifii.) — Né le 12 septembre 



hE 1814. 111 

Colonel du génie : de Ilicliemont (Louis- Auguste) (1). 

Majors {lieutenants- colonels) : Brémont (Louis-Léopold); 
Castillan (Jean-François-Antoine-Marie) (2); le comte de Cus- 
lines ; Châtry de la Fosse (3). 

Le comte de Beaufort-d'Iiautpoul et Rohaut de Fleury, 
majors du génie. 

Ancien lieutenant-colonel : le marquis de Saint-Souplet 
(Alexandre-François Guillemeau). 

Ancien major d'infanterie : Foullon de Doué (Joseph-Ju- 
lien) k (4). 

1774, iils légitime de niessire Berthier, chevalier, lieutenant en premier au régi- 
ment d'artillerie de Metz, et de dame Jeanne Yiard. (Acte de naissance , délivré 
le 20 août 1X11, par M. Alexandre Berthier, maire de Castelcensoir (Vonne), Ar- 
chives de la guerre, carions de l'ordre.) — Un jugement du tribunal de première 
instance d'À vallon lui a rendu, sous la restauration, le nom de Grandry, auquel 
il avait droit. 

(1) Chevalier de Saint-Louis le 27 juin 1814. (Registre de l'ordre.) — Maré- 
chal de camp le 7 août 1814. (Relevé manuscrit des officiers généraux, Archives 
de la guerre.) — Maréchal de camp du génie, commandant de l'Ecole militaire. 
{.Ihnanach royal de 1814-1815, p. 175.) 

(2) Major du 57 e de ligne. (Fiches de classement.) 

(ô) Major du 5 e chasseurs à cheval, chasseurs du Dauphin. (.Ilmanach royal de 
1814-1813, p. 490.) 

(4) Le vicomte Foullon de Doué (Joseph-Julien), né à Pjris le 11 mars 177.>, 
servit d'abord en Autriche de 179J à 1804. Il y parvint au grade de capitaine et 
donna sa démission en 1804. 

Adjudant- major provisoire au régiment de la Tour-d'Auvergne, au service de 
France, le 20 décembre ISO'i, confirmé dans cet emploi le TA mars 1806, il fut 
promu au grade de chef de bataillon le 10 juillet suivant. 11 lit, en cette qualité, les 
campagnes de 1806 à 1809 aux *armées de Naples et d'Italie, et reçut, le 27 octo- 
bre 1800, le commandement du bataillon des déserteurs français rentrés. 

Chef du l ,r bataillon étranger le 14 février 1810, major en second le ô août 
1811, il servit en 1810 et 1811 sur les côtes et à l'armée de Hollande et devint 
m.ijor en I e1 ' (lieutenant-colonel) du régiment d'Illyrie le l or août 1SI3. 

Commandant des troupes du département de la Doire le 1 er avril 181 4, il fit la 
campagne d'Italie, et fut mis en non activité le 1 er septembre 1S14. 11 reçut la 
croix de Saint-Louis le îi octobre 1814, et celle de la Légion d'honneur le 17 dé- 
cembre suivant. 

Major des volontaires royaux de Vincenncs le 1"> mars 1815, M. Foullon de 



112 CHEVALIERS 

Chefs de bataillon : Chaigneau (Michel ) (1) ; le chevalier 
Barry (Robert), aide de camp ; d'Andigné. 

De Berlhois et Foucauld de Malemberl , chefs de bataillon 
du génie. 

Le baron de Damoiseau et le vicomte de Foucauld, chefs 
de bataillon d'artillerie. 

J/icien officier supérieur : Duprat de Ronzets. 

Chefs <f escadron : le baron Friant (Jean-François) ; Simo- 
nin (Jean-Claude) (2); le baron de Meckenem (Charles-Ma- 
rie) (3); d'Argout (Eugène); du Bouzet ; Reiset. 

Doué reçut le .15 avril suivant !c commandement des 5« el 6 e bataillons des garde* 
nationales actives du Bas-Rhin. 

Lieutenant-colonel delà légion d'Ille-et- Vilaine le 17 octobre 1815, colonel de 
la légion des Hautes-Alpes le 9 avril 1817, il passa, le 31 mars 1819, au comman- 
dement de celle de la Seine-Inférieure, et fut fait officier de la Légion d'honneur 
le 24 août 1820. 

Colonel du 50 e régiment d'infanterie de ligne le 17 novembre 1820, puis du 
■13 e de même arme le 23 septembre 1822, il fit, avec ce corps, la campagne de 1825 
en Espagne, reçut la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 11 octo- 
bre 4823 et celle de Saint-Ferdinand d'Espagne le 28 novembre suivant. 

Attaché au ministère de la guerre près la commission d'habillement le 21 no- 
vembre 182 i, le colonel Foullon de Doué fut promu au grade de maréchal de 
camp le 22 mai 1823 tout en conservant ses fonctions. 

Mis en disponibilité le 1 er avril 1828, il fut admis à la retraite par ordonnance 
du 28 août 1830, puis au traitement de réforme le 22 septembre 1832, n'ayant 
pas droit suffisamment à la retraite. — Mort le 11 août 1830, à l'âge de quatre- 
vingt-quatre ans, à Champigneulles (Meurlhe). (Moniteur de l'année.) 

(1) Chef de bataillon du génie. [Fiches de classement.) — Cbaigneau jeune, 
capitaine du génie à l'armée d'Allemagne, chevalier de la Légion d'honneur. (Al- 
manach impérial de 1812, p. 521.) — Chef de bataillon du génie , à Nantes. (Al- 
manach royal de 1814-1815, p. 475.) — Chef de bataillon ingénieur en chef. 
(Almanach royal de 1817 , p. 387.) — Prisonnier en Russie en 1812, lieutenant- 
colonel après sa retraite. ('Archives de la famille.) 

(2) Chef d'escadron d'artillerie. (Fiches de classement.) 

(5) Pagedela reine (alors madaraekDaupliine) en 1773,sous-lieutenantsans ap- 
pointements dans Royal-Etranger en 1776, commission de capitaine en 1777, attaché 
au régiment Colonel-généial-cavuleiie, capitaine en second en 1780, capitaine- 
commandant en 1781, émigré en 17!M, a fait la campagne de 1792 dans la com- 
pagnie des officiera de Colonel-général. — Rentré en France ; volontaire à bord 



DE 1814. 113 

Ancien chef d'escadron : le marquis de 131osseville (Bé- 
nigne Porel) (1). 

Capitaines : Saint-Roman de Combret (François-Marie de 
Serre); le comte de Nouant (Amédée-Charles-Joseph) ; Sainte- 
Marie ( Antoine-Jean-François) (2); Négrier (André-Char- 
les) (3) ; le comte d'Espinay Saint-Luc (Timoléon-Josepb ) (i); 

de YAmiral de Winter, en 1795; placé aux Invalides en 1708; chef d'escadron, 
chargé de la levée des chevaux dans le département de l'Yonne en 1799, com- 
mandant d'armes à Auxerre en 1801, lieutenant de la gendarmerie départemen- 
tale et lieutenant de compagnie dans la gendarmerie en 1802, capitaine de gen- 
darmerie départementale et de la gendarmerie d'élite, et capitaine adjudant-major 
en '1804, chef d'escadron attaché à la légion en 1805, officier de la Légion d'hon- 
neur en 1806. — Campagnes : de 1805 à la grande-armée, de 1806 en Prusse et 
Pologne, de 180!) en Autriche, de 1815 en Saxe. — Services anciens et d'émigra- 
tion, vingt et un ans, y compris une campagne; dans les armées nationales, vingt- 
deux ans, y compris quatre campagnes ; total, quarante-trois ans de services. (Re- 
gistre de la Commission de 1814, 10 e tableau, n» 3G.) — Meckenem d'Artaise , 
chef d'escadron. {Etat militaire de 1790, p. 53 4, rég iment Colonel-général-cava- 
Icrie.) — Premier capitaine. (Etat militaire de 1791, p. 2G8, même régiment.) 
— De Meckcnhcim, orthographe du nom. 

(1) Élève à l'École militaire en 1783, sous-lieutenant au régiment Mcstre-de 
camp-général-dragons en 1 786 j, démissionnaire en 1791, émigré, a fait la campa- 
gne de 1792 dans les chasseurs à cheval de Polignac, dont il était un des capi- 
taines-propriétaires, rang de chef d'escadron, employé à Hain eu 1793, entré au 
régiment du duc de Caslries en 1794, aide de camp du duc de Castries enJ793, 
désigné par Monsieur, en 1799, comme commissaire auprès des royalistes de la 
haute Normandie, arrêté en 1804 avec les généraux Georges (Cadoudal) et Piche- 
gru. A vingt-deux ans de services et treize campagnes, plus dix ans de grâce. 
(Commission de 1814, 1 er vol., 3 e classe, 5 S tableau, n° 2G.) 

(2) Capitaine d'artillerie à pied. [Fiches de classement.) 

(3) Capitaine du génie. (Fiches de classement.) — Employé à Paris. (Almanach 
royal de 1811-1815, p. 477.) — Chevalier de la Légion d'honneur, employé à 
Blois. (Almanach royal de 1817, p. 589.) — Employé à Valencienues. (Almanach 
royal de 1S30, p. G37.) 

(4) Fils du chevalier de Saint-Louis de 1772. (Voir 1er vol., p. G22.) — Né à 
Paris le 8 novembre 1778, chevalier de Malte (de minorité) en 1779. — Lieute- 
nant au régiment de Perche en 1781, comme exception et comme récompense des 
services de son grand-père, officier couvert de blessures. Il eut pour maître d'es- 
crime et de langue allemande le sergent Lefchvre, du régiment des gardes fran- 
çaises, depuis maréchal de France et duc de Dantzick. En 1790, il suivit son père, 

III. 8 



m CHEVALIERS 



Barbeyrac 



tic Suint-Maurice; le marquis de Baynast des Sept- 



chargé d'une mission diplomatique auprès de l'archiduchesse Mane-Chnsline, 
gouvernante des Pays-Bas; en 1791 il lut attaché comme lieutenant d c.at-major a 
Tannée autrichienne, servit comme aide de camp de son frère et se trouva au siège de 
Lille, au. combats de Quiévrain , de Bavay, à la bataille de Jcmmapes et a la de- 
fense de Maestricht. Lors de la levée du siège de celle place eu li9o, la gannsou, 
dans une sortie, fit plusieurs centaines de prisonniers républicains, et le détache- 
ment d'émigrés dont le marquis d'Espinay Saint-Luc faisait partie les pro teg a 
contre les mauvais traitements auxquels ils étaient exposés de la part de, ilo lan- 
dais. Après cette campagne, il resta quelques mois dans l'inaction auprès de sa 
mère, et en 179-4 il entra dans le régiment de Rohan, et lit la campagne de Be - 
„- iq ue. Capitaine au régiment d'AUonville en 1798 , d fit partie de la reserve de 
expédition de Quiheron, cantonnée dans les îles de Jersey, de Guernesev et de 
With. Après le désastre de Quiberon, l'Angleterre proposa aux régiments d.s.e- 
minés dans les îles ci-dessus nommées, de prendre la cocarde noire, et dépasser 
au service britannique. Tous refusèrent, à l'exception de deux reguncnls ceux de 
Castries et de Mortemart. Le marquis d'Espinay Saint-Luc rejoignit a légion 4. 
Rohan, et fit avec elle les campagnes d'Allemagne, du Tvrol et de la haute Itahe, 
pendant les années 1796, 1797 et 1798. Il était à Brescia à Peschiera, a Ga- 
ine, à Vérone, à Plaisance, à la Tréma, à Pizrighitone, à Turin, a Novi ou Jou- 
bert fut tué. Blessé presque mortellement d'un coup de feu le b juillet 1 JJ, n •• 
prise du grand Saint-Bernard, il fui transporte au fort de Bar, dans la va ee 
d'Aoste, condamné par les médecins et administré. Trois mois après d repn 
son service, et il se trouva à Marengo, et plus tarda Austerlitz. Rentre en France 
eu 1806, il donna sa démission du service autrichien. En 181.,, ,1 suivit le roi a 
Gand, fut nommé colonel de cavalerie le 12 juin, et, lors de la rentrée du roi, d 
fut chargé du commandement de la citadelle de Cambrai. 11 lit là six cents recrues 
pour la garde royale, tous vieux militaires échappés au desastre de Waterlo . 
Nommé colonel des chasseurs à cheval de l'Orne (lu-), d forma ce régiment, et le 
commanda jusqu'en 1823, époque à laquelle il fut nommé maréchal de camp 
Chevalier de la Légion d'honneur en 1820, il reçut la croix d officier en 18,,, et 
en 1830, fidèle à son nom, il fut considéré comme démissionnai, pour refus de 
serment.'— H est mort en 1858, dans sa quatre-vingtième année (a). 

(0 ) La branche a laquelle appartient M. le marquis d'Espinay Saint-Luc M^ ^^ 
cheviller, seigneur de Saint-Luc, de la Charmoye, ,1c Bczancourt de Ltg c se au re, . - 
baron d'IIincourt, qualiHé haut et puisant scign cur, comme le lu. en itou, 1 s .m, 
branche, «ils pulnÉ de Guillaume des Uaycs (non d'un fief que portaient le put c s «c - 
pinay depuis le douzième siècle), bailli, gouverneur d'Lvrcux et dcLouv.cis aucommu c 
ment du seizième. C'est d, cette branche qu'est sorti François d'Espinay ^ ] ^™-, 
le brave Saint-Luc, grand-maitre de l'artillerie de France, tue un cou de e mon a , , 
d'Amiens en 1507, et qui iigure dans le tableau d. Gérard, VEntrCc LUcn » IV u < 
Connu, son ancêtre, le marquis d'L>pinay Saint-Luc avait épouse une démo *l >^ ^ ._ 
deux beaux et illustres. noms, bien dignes d'être uni, ensemble. Il avait un caractt . .. ■ 
Sévère rotu lui-même, t. était indulgent pour U, autre,. Ses soldais et ses ofhcers ladoraun. 



DE 1814, i15 

Fontaines; de la Chatonie; le comte deMazancourt (Alexan- 
dre); Guignant ; Scribe (Joseph) (1); Hoirie (Léonor- Auguste); 
Tôlier (Jacques-Charles) (2). 

(1) Scribe (Joseph). — Capitaine'adjudanl-major. —Agé de trenle-cinq an?. — 
Ne à Avésne-lès-Bapeaume (Pas-de-Calais). — Chasseur à cheval au 5 e régi- 
ment le 25 nivôse an VII; grenadier à cheval de la garde le 28 germinal an "\ 111 ; 
brigadier le 3 brumaire an X ; maréchal des logis le 25 vendémiaire an XI ; ma- 
réchal des logis chef le l« r vendémiaire an XII; lieutenant en second sous-adju- 
(lant-inajor le 27 frimaire an XIV ; lieutenant en premier sous-adjudanl-major le 
25 juin 1807; capitaine le 17 février 1811 ; capitaine adjudant-major le 21 juin 
1811. — Campagnes des ans VII et VIII en Piémont; sur les côtes de l'Océan en 
l'an NUI ; à la grande armée en vendémiaire an XIV et 1806 ; 1807 en Pologne, 
1808 en Espagne, 1800 en Allemagne; 1810 et 1811 en Espagne; 1812 en Rus- 
sie ; 1815 en Allemagne, et 1811 en France; total, vingt-neuf ans six mois huit 
jours de services, y compris quatorze campagnes. — Très-actif, très-intelligent , 
connaît ses devoirs et a de l'instruction. — Bonne conduite sous tous les rapports. 
— L'inspecteur général a examiné avec soin cet officier, et il approuve le juge- 
ment qu'en porte son colonel. [Corps des cuirassiers de France, ex-garde impé- 
riale : travail d'inspection du î£ juillet 1811; approuvé par l'inspecteur général, 
maréchal Ney, dur d'Ekhingen, prince de la Moskowa, pair du France.) — Mem- 
bre de la Légion d'honneur le 14 mars 1800. {Liste des officiers des grenadiers à 
cheval de la garde impériale au 1 er décembre 1811.) — Cousin du plus illustre 
et du plus fécond de nos auteurs dramatiques, M. Eugène Scribe, membre de 
l'Académie française, membre du conseil municipal de Paris, président perpétuel 
de la société des auteurs et compositeurs dramatiques, commandeur de la Légion 
d'honneur, chevalier de l'ordre de la Rose, du Brésil. 

(2) Né le 20 juin 1782 à Nancy (Mcurthe), enrôle volontaire au 5 e régiment 
de hussards le 5 prairial an VIII, à l'âge de dix-huit ans. — Brigadier le 2 plu- 
viôse an IX, il passa le 22 dit même mois au 8 e régiment de hussards, où il de- 
vint maréchal des logis le 11 ventôse an XL — Il fit avec distinction les campa- 
gnes des ans VIII et IX à l'armée du Rbin , et fut atteint d'un coup de feu le 
15 frimaire an IX à la bataille de Hohenlinden. — Sous-lieutenant le 19 ven- 
tôse an XII, il servit en l'an XII et en 1 an XIII à l'armée des côtes de l'Océan, 
et fit la campagne de 1805 à la grande-armée. A Austerlitz , il s'empara d'un co- 
lonel au milieu d'un carré russe et le fit prisonnier. — Lieutenant le 22 novem- 
bre 1800, il combattit en Prus>e et en Pologne et reçut un coup de sabre dans la 

et celui qui éait es lignes, soldat et sous-officier sous ses ordres , lui doit l'épnulclte qu'il a 
obtenue, et les avantages i[ne les événements de 1S30 ont interrompus. Tcu de temps avant 
^i mort, -ou régiment (aujourd'hui le 11 e ) étant à Chartres, le marquis d'Espiuay Saint-Luc, 
tille, fut l'objet des égards empressés «lu colonel actuel; 
mie son souvenir était toujours vivant dans le corps 



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qui tint . r i lui 


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sait foui! 







116 CHEVALIERS 

Anciens capitaines : Hocquart (Toussaint-Thérèse) (1), Du- 
hamel do MiHy (Alexandre), le chevalier de Ghabert (Louis- 
Hcnri-Aiiloine-Joseph) (2), de la Salle (Charles-Nicolas Colli- 
net) (3), le chevalier Dutertre (Charles-Emmanuel-Maximi- 
lien), le marquis de Gramont. 

Anciens officiers : le marquis d'Aragon ( Jeau-Louis-Hcnri 
13ancalis de Macerel), de Bonald (Amans-Joseph-Auguste) (4), 



campagne de Prusse. — En 1 SOS il servit en Espagne. — Rentré en France et 
nommé capitaine le 26 avril 1809, il lit les campagnes de J 809 et 181 1 à la 
grande-armée en Allemagne et celle de 1812 en Russie. Atteint d'un coup de feu 
à la main gauche pendant cette campagne, il reçut la croix de chevalier de la Lé- 
gion d'honneur le 21 août 1812. Capitaine (rang de chef d'escadron) au 2 e régi- 
ment de chevau-légers lanciers de lu garde impériale le 10 août 1815, il fit les 
campagnes de 1815 et de 1814 en Saxe et en France, et passa aux lanciers de 
France le 1 er juillet 1814. Le 27 décembre suivant, il reçut la croix de Saint- 
Louis. Admis comme chef d'escadron dans la gendarmerie de la ville de Paris le 
7 février 1816, officier de la Légion d'honneur le 21 avril 1821, il fut nommé au 
grade de lieutenant-colonel le 9 juin 1824, et placé à la tète de la 7 e légion de 
gendarmerie à Tours. Colonel le 9 juin 1828 et conservé dans son commande- 
ment, il fut investi de celui de la 2° légion à Chartres le l ir juin 1850, puis 
nommé commandeur de la Légion d'honneur le 50 avril 1856. Maréchal de camp 
le 16 novembre 18 50, commandant le département du Calvados le 7 avril 1841, le 
général Potier fut appelé, le 10 juin, suivant aux fonctions d'inspecteur général du 
7 e arrondissement de gendarmerie. Placé dans la section de réserve le 27 juin 
181 1, il fut, à la suppression de ce cadre, admis à la retraite par décret du 8 juin 
1818. Un décret impérial du 26 décembre 1852 l'avait, sur sa demande, relevé de 
cette position et réadmis dans la réserve. — Mort à Chartres en 1859, âgé de 
soixante-dix-sept ans. (Moniteur de l'année.) 

(1) Sous-lieutcnant au régiment Royal-Cravattcs en 1771, capitaine en 1778, 
émigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à l'armée des princes; rentré en 
France en 1801 ; adjudant-major en 1807; service actif sur les côtes de la Nor- 
mandie jusqu'en 1814. — Vingt-quatre ans de services, deux campagnes compri- 
se?. [Tableaux de la Commission de 18! \, vol. 1, 4 e tableau, 5 e classe, n° d'ordre, 
6.) — Plus tard chef d'escadron. [Archives de la famille.) 

(2) Du Mazel de Chahert. (Archives de la famille.) 
[o] Colinct, orthographe du nom patronymique. 

t) Lieutenant. — Émigré eu 1791, a fait la campagne de 1792 à l'armée des 
princes, et toutes les autres à l'armée de Coudé jusqu'au licenciement en 1801. — 
\iugtans de services. \ compris neuf campagnes, plus dix ans de grâce, [lieyistres 
delà Commission de 1S1 1, 11 e tableau, n° 60.) 



DE 1814. 117 

de Ronald (René) (1), le comte de Coislin (Pierre -Louis 
du Cambout), le comte de Crouy-Chanel de Hongrie (Claude- 
François), le marquis de Narbonne-Lara (Jean-Paul) (2), le 
comte de Puységur ( Charles-Louis- Jacques-Maxime Chasic- 
net), le comte de Saint-Mauris (Louis-Emmanuel-Alexandre), 
le commandeur de Saint-Priest ( Charles- Antoine-Emmanuel 
Guignant), le vicomte de Borne (Euslache-Louis-Achille- 
François Saint-Cernin de Saint-Etienne), le comte de la Ro- 
che-Aymon Ducluscau (Jean), le comte de la Roche-Aymon 
(Nicolas), de Planard (Antoine-Marie) (3), le comte de laTou- 
clie-Tréville (Alexandre-Pierre) (4), le vicomte de la Béii- 
naye (Jean-Marie ) (5), le baron de Richemont (René-Antoine 

(1) Lieutenant. — A émigré en 179 J , est entré dans la compagnie à che- 
val des gentilshommes du Périgord, a fait la campagne de l'armée des princes en 
1792, est passé en 1795 à l'armée de Coudé, où il a fait toutes les campagnes 
jusqu'au licenciement en 1801, dans l'infanterie noble, compagnie n° 9. — A été 
blessé à Berstheim. — Vingt ans de services, dont neuf campagnes, plus dix ans de 
grâce. [Registres de la Commission de 1814, 12° tableau, n° 58.) 

(2) Nommé chevalier de Saint-Louis le 2G octobre 1814, reçu le 29 janvier 
1815 par le chevalier de Narbonne-Lara. (Fiches de classement , Archives de la 
guerre.) 

(5) Émigré en 1791, a fait la campagne de 1792, armée des princes, dans la 
deuxième compagnie noble d'ordonnance, et celle de 1791-1795 dans le régi- 
ment de Walsh-Serrent. — Tassé en 1795 au régiment de Conway, qui s'embar- 
qua pour l'Amérique, où il resta jusqu'en 1799. — Depuis cette époque, mis à la 
demi-solde, à la disposition du gouvernement anglais. — Dix-sept ans de services, 
y compris huit campagnes, plus dix années de grâce. (Commission de 181 i, t. I, 
10 e tableau, no 75.) — Chevalier de Saint-Louis le 11 octobre 1814. — Père do 
feu M. de Planard, chevalier de la Légion d'honneur, archiviste du conseil 
d'Etat (Almanach royal de 1850, p. 1 10), un de nos meilleurs auteurs dramatiques. 

(4) 11 fut reçu par le vicomte d'Osmond. 

(5) Sous-lieutenant au régiment de Condé en 1779, capitaine aux dragons de 
Montmorency de 1785 jusqu'en 1789, époque à laquelle il quitta la France; rejoi- 
gnit les princes à Turin, en 1790; a fait les campagnes de 1790, 1791, 1795 et 
179.4. — A quitté pour raison de santé, rentré en France en 1800. — Vingt ans 
de services, dont quatre campagnes et dix ans de grâce. [Registres de ta Commis- 
sion de 1814, 1" vol., 7 e tableau, 5 e classe, n" 70.) — 11 fut reçu par le comte 
de l,i Bclinayc, également chevalier de Saint-Louis en 1814. (Fiches de classement , 
Archives de la guerre.) 



118 CHEVALIERS 

de Chabans de Jomard), le comte de Choiseul-d'Aillecourt 
(Victor), le comte de Montesquiou (Elisabeth-Pierre), pair de 
France; le marquis de Beaucorps (Ilenri-Magdeleine) (1), de 
la Huppe de Larturière (Jean-Jacques) (2), le comte de Tre- 
bons (Charles-François), le baron de Ravine! de dom Jullien 
(François-Dieudonné), Barat (Claude) (3), de Larturière (Jean- 
Jacques-Marie de la Huppe), Canthillon de la Couture (Char- 
les) (4), le comte de Beaumont (Charles), le vicomte de Beau- 
mont (Christophe-Arnaud-Paul-xVlexandre), Micolon de Gué- 
rines (Jean-François-Côme), le comte de Robien de Mareuil 
(Cliarles-Louis), le comte de Mareuil (Alexandre-Louis-Marie), 
Charrier de Fléchiac (Antoine), Charrier de Fléchiac (Pierre- 
Thomas), Charrier de Fléchiac (Antoine-Marie), le vicomte 
de Flavigny (Alexandre-Yiclor-François), de Terves (Pierre- 
Joseph-Louis) (y), le comte de Bonnault de Méry, de la Bois- 
sière (Bureau dit le Ljon), la Roche Saint-André (Charles- 
Henri) (6), Latapie de Prendeignes (François), de Lande- 
mont (Louis-François-Jean) (7), Berthier chevalier de Gran- 
dry (Claude) (8), le marquis de Narbonne-Lara (Jean-Paul), 

(1) Marquis de Beaucorps de la Bastière. (Titres de la famille.) ; 

(2) Chef de bataillon en 1819, et chevalier de la Légion d'honneur. {Archives 
de la famille.) 

(3) Le 1 er janvier 1828, pension de 300 francs sur Tordre, portée à 300 francs 
le 1er janvier 1830. — Mort à Nevers, en 1832. (Registres des Pensions de l'ordre 
de i81-i à 1S30.) 

(i) Cantillon, orthographe du nom. Nommé le 27 novembre, il fut reçu par 
M. Canthillon île la Couture, che\alier de Saint- Louis du 5 octobre pré- 
cédent. (Fiches de classement.) — v oir ci-après aux chevaliers reçus par Mgr duc 
d'Angouléme. 

(3) Chevalier de Saint-Louis le 27 novembre 1814, porté une seconde fois dans 
le travail au 10 décembre suivant, avec le titre de marquis. (Fiches de classement.) 

(G) Comte de la IWIie-Saint-.Yiuhv , lieutenant-colonel le 23 décembre 1810, 
services en émigration et dans la Vendée. (Renseignements fournis par la famille.) 

(1) Comte de Landemont. (Renseignements fournis par la famille.) 

(8) Capitaine au 3'' régiment d'infanterie de la garde royale. (Almanach royal 
de 1817, p. 3,'iO.) — Chevalier de la Légion d'honneur breveté, chef de bataillon 
le 23 octobre 1813. (AUnanaeh royal de 1850, p. 1740 



DE 18U. 119 

!,« chevalier de Oozcibn (Jean-Baptiste de Bertrand), de la 
llninerie (Thomas-Marie-Jacques Colin) (1), le chevalier des 
Kssart •Louis-Emmanuel de Lafonl) (2), le comte Dessoffy 
de Czerneck (Jean-Philippe-François) (3), le baron de Ro- 
mans de Fîmes (Charles), de la Chambre de Yauborel (Char- 
les -Louis -Alexandre-Henri) (1) , le chevalier des Cou drées 

Lonis-Anloine-Nicolas-Maxime) (o) , le vicomte de la Bour- 
d mnayo de Montluc (Charles-Marie-Etienne), delà Bouillerie 

Alexandre-Pierre Roullet), du Rieu de Maisonneuve (Etienne), 
le chevalier de Sartiges (Charles-François) (6), le comte de Sarli- 
iie* (Antoine-François-Gilbert) (7), du Crozet (Gabriel), Gre- 
licr du Fougeroux (Alexandre-François-Richard-Honoré), le 
vicomte de Chàtcauclos (Silvain-François de Lacelle) (8), le 



(J) Lieutenant en second du génie. (Etat militaire de 1790, p. 417.) — Ba- 
ron de la Brunerie, a quitté en 1791 , étant capitaine. (Archives de la famille.) — 
Voir t. I", pp. 510 et 608, pour les deux autres chevaliers de Saint-Louis du 
môme nom. 

(2) DesEssarts, orthographe du nom. 

(5) Élève à l'École militaire , sous-lieutenant aux hussards de Bereheny en 
1771, lieutenant en 1778, capitaine en second en 1783, passé avec son escadron 
au régiment Colonel-général des hussards même année, pourvu d'une compagnie 
en 1788, démissionnaire le 1" avril 1791, avec réserve de la croix de Saint-Louis 
à vingt-quatre ans de services. (Registres de Colonel-gênëral-hussards, de 1788 à 
1795.) — Voir 2'' volume, p. 31, pour son père, chevalier de Saint-Louis de 1731 
à 17 58. — DeCserneck, orthographe du nom. 

(i) Il fut reçu par le prince de la Trémouille. 

(.*») Baron Després., en 1 S 1 G , et chevalier de la Légion d'honneur. (Titres de la 
famille.) 

(G) Services dans Austrasie de 1779 à 1791, émigré, a fait toutes les campa- 
gnes de l'émigration jusqu'en 1801. — A quarante-six ans de services, y compris 
sept campagnes dans l'Inde, comptant douhle. (Commission de 181-4, G e tableau, 
n° 7.) 

(7) Sous-lieutenant dans Neustrie en 1790, émigré en 1791, a fait tontes les 
campagnes de l'émigration jusqu'en 1801. — Blessé à Ober-Kamlacli. — A vingt 
et un ans île services, y compris neuf campagnes, plus dix ans de grâce. (Commis- 
'ion de 181 i, 17e tableau, n° 32.) 

(8) Lieutenant. — Emigré en 1792. a tait la campagne de cette année à l'ar- 
mée des princes p t toutes celles de 1N0I, à l'armée de Condé. Il s'est particulic- 



120 CHEVALIERS 

Pelletier de Molandé (Guillaume-IIervé-Picrrc), le comte d'An- 
digné (Paul-Marie -Céleste) (1), de Carmoy (Antoin )(2), 
du Bois de Launay (Pierre-Henri-Guy) (3), le baron de 
Candé (Louis-Charles-Clovis) (4), le marquis de Nieuil (Au- 
gustin-Marie ) (5) , Mareschal de Sauvagney (Pierre-Marie- 
Joseph), Achard de la Luardière (Pierre-André-René) (G), 
.Meunier (Louis-Joseph) (7), de Pointe de Gévigny (Claude- 
Jean -Baptiste -Marié -Thérèse) (8), le marquis de Broc 

rement distingué à l'affaire de Poetmeth, qui lui a valu une lettre de félicitation 
de S. M. Louis XY1II. — Dix-neuf ans de services, y compris neuf campagnes, 
plus dix années de grâce. (Commission de 1814, 11° tableau, n° 55.) — Capi- 
taine en 1815, rang du 16 mars 1800. — Son fils, M. de Lacelle, élève de l'école 
Saint-Cyr, garde du corps du roi, compagnie de Nouilles, en 1826, fidèle à son 
nom, au passé de sa famille, a suivi le roi Charles X, en 1850, de Saint-Cloud à 
Cherbourg. — Voir 1 er vol., p. 621, pour un aulrc chevalier du même nom. 

(1) Il fut reçu par M. le vicomte d'Andigné de Mayneuf. (Fiches de classement.) 

(2) 11 fut breveté capitaine de cavalerie en 1815, pour prendre rang de 1801. 
(Archives de la famille.) 

(5) Il fut breveté chef de bataillon en 1815, et fut nommé chevalier de la 
Légion d'honneur en 1824. (Archives de la famille.) 

(i) Louis Brillet, baron de Candé , d'après les Renseignements fournis par la 
famille. 

(5) 11 fut reçu par le comte de Nieuil. (Fiches de classement.) 

(6) Achard de Léluardière. (Titres de la famille.) 

(7) Ancien capitaine. — Sous - lieutenant au régiment de la Fère en 177i, 
capitaine en 1790. — Campagne de mer en 1782. — Émigré en Espagne, en 
17U5. — Embarqué, pendant le siège de Toulon, sur le vaisseau de S. M. C. le 
Saint-Joseph, et incorporé dans les compagnies toulonnaises. — Entré, en 1 79 1 , 
dans le bataillon de la reine. — A fait, avec ce corps, les campagnes de 179 1 et 
1795, en Catalogne. — Capitaine au régiment de Bourbon en 1796; pissé avec le 
même grade dans celui d'Ultonia en 1798, et a continué d'y servir activement 
jusqu'en 1800. — A trenle-deux ans de services, y compris cinq campagnes, dont 
une de mer, comptant double. (Commission de 1814., t. I, 8 e tableau, n° 68.) — 
Chevalier de Saint-Louis le 15 octobre 181 1, reçu par le baron Meunier, lieute- 
nant général (Fiches de classement), chevalier de Saint- Louis en 1791. (Voir t. II, 
p. -175.) 

(8) Ancien lieutenant. — Emigré en 1792 , sous-lieutenant de cavalerie, même 
aimée. — A fait tontes les campagnes de l'émigration, jusqu'au licenciement gé- 
néral de l'armée de Coudé, soit avec les officiers du régiment de la Fère, soit dam 
la quatrième compagnie des chasseurs nobles, soit comme volontaire au régiment 



DE 1814. * 21 

(Alexandre) (1), le marquis de Broc de la Ville au Fourier 
(Alexandre), de Cacqueray (Frédéric- Joseph Millon) (2), 
Meynard de Lestrade (Raymond-Joseph), de Meynard (Sé- 
vère) (3), de Chabcrt (Jean-Antoine) (4), le comte de 
Ferrari (Guillaume- César) (o), Cugnac baron de Limeuil 
(Arnaud-Louis-Simon-Claudc-Maiïe) (6), de la Salle ; Char- 
les -Marie Collinel) (7), le marquis de Gramont (Antlré-Jo- 
seph-IIypolite),Barbot d'Hautelaire, Barbot (Jean-Jacques)(8), 
le marquis de Goulaine, le marquis de Charabrun (Antoine- 
Henri Pineton), de Pleine-Selve (Joseph-Armand Macquerel), 
le comte d'Aubigny de Clinchamp , le vicomte de Boisset- 

Turange-cavalerie, soit enfin en qualité de noble à cheval au régiment d'Angou- 
lème. — A dix-neuf ans de services, y compris neuf campagnes, plus dix années 
de grâce. (Commission de 1814, t. I, 9 e tableau, n° 109.) — 11 fut reçu par le 
comte de Vittré. {Fiches de classement.) 

(1) Il fut reçu par le comte de Champagne. (Fiches de classement.) 

(2) De Cacqueray (Frédéric- Joseph). — Ancien capitaine. — Sous-lieute- 
nant dans Royal-cavalerie en 17S0. — Émigré en 1791 . — A fait, à l'armée des 
princes, les campagnes de 1792, 1795 et 1704. — Passé à cette époque en Hol- 
lande, où il prit du service en qualité de sous-lieutenant dans le régiment du duc 
de Castries, où il est resté jusqu'en 1797. — Obtint alors le brevet de capitaine. 
— Rentré en France en I80Ô. — Est âgé de quarante-quatre ans. — A dix-huit 
ans de services, y compris six campagnes, plus dix années de grâce. (Commission 
de 1814, 11 e tableau, n° 80.) 

(3) Porté une seconde fois dans le travail de 1810. — Double emploi. — Se- 
cond fils de M. Meynard de Saint-Michel, chevalier de Saint-Louis en 1732. (Voir 
1« volume, p. 425.) — Frère cadet du comte de Meynard, porté ci-après aux an- 
riens officiers reçus par Mgr le duc de Berry. 

(1) Nommé par lettres d'Harlwell-Buch le 1 er janvier 1814 , reçu le 14 août 
par le comte de Cambis. (Fiches de classement.) — Du Mazel de Chabert. (.4rc/»f- 
ves de la famille.) 

(a) Comte de Romans- Ferrari, ancien officier aux dragons du Dauphin. (Archi- 
ves de la famille.) 

(0) Le comte de Cugnac, capitaine de remplacement aux dragons de Segur , 
ci-devant de Belsunce. (État militaire de 1787, p. 422.) — Marquis de Cugnac 
(Arnaud-Louis-Simon-Claude-Marianne). (Titres de la famille.) 

(7) Il fut reçu le 7 avril 1816 par le comte de la Salle. ( Fichu de classe- 
ment.) — Golinet, orthographe du nom p itronyinique. 

(8) Il fut reçu par le comte d'Autichamp. 



122 CHEVALIERS 

Glossac, le chevalier de Morant (Augustin), le marquis de 
Moranl (Thomas-Louis-Geneviève), le baron de Tauriac, le 
comte de Lastic (Pierrc-Annet-Joscph) , le comte de Mont- 
saulnin (Jean-Bapliste-François ), le chevalier de Gombault- 
Razac (i), le comte de la Porte -d'Isscrtieux (Louis -Joseph- 
Charles) , de Joybert (Jean-Baptiste-Claude) (2) , de Lantiany 
(François-Xavier Gabriel-Henri- Louis) (3), le chevalier de 
Lantiany (François-Louis-Henri), Mathey (Joseph-François- 
Casimir) , le comte de Verdonnet (Paul)' (4) , de Serre (Pierre- 
François-Hercule) (5), le vicomte de Canisy (Carbonnel), le 
comte de Canisy (Carbonnel ), de Droullin (Charles-Claude), 
Bastard de Fontenay (René-Marie) (6) , Simonin (Jean-Char- 
les); le marquis de Laferté-Meun (Jacques-Louis); le comte 
de Laferté (Louis-Miehel-Jacques) ; le chevalier du Peyrat 
(Jean-Pierre-Grellet); le comte de Beaurepaire (Charles- 
Louis); le comte de Yillebresme (Jean-Jacques-Goislard); 

(1) Sous-couverneur des pages, à la formation de la maison du roi. 

(2) Né le 7 mai 1770, sous-lieutenant de remplacement dans Orléans-cavalerie 
en 1787, réformé à la formation de 1788. (Registres d'Orléans-cavalerie, de 177G 
à 1788.) — A été remplacé par son abandonnèrent en date du 21 octobre 1791 . 
(Registre du 10 e cavalerie, ci-devant Orléans, de 1788 à 1793.) — A servi dans la 
Vendée, où il a été fait colonel. (Renseignements fournis par la famille.) — Il fut 
reçu par le vicomte de Maladie. (Fiches de classement.) 

(5) 11 fut reçu par le baron de Cohorn. (Fiches de classement.) 

(1) Un officier du même nom et de la même famille, le chevalier de Verdonnet 
(François), capitaine aux grenadiers royaux de Coincy , a élé fait chevalier de 
Saint-Louis le 21 avril 1757. (Registre de l'ordre, de 1757 à 17G2.) 

(5) Premier président de la cour impériale de Hambourg. (Almanach impé- 
rial de 1812, p. 519.)— Premier président de la cour royale de Colmar. (Al- 
manach royal de 1811-1815, p. 162.) —Chevalier de Saint-Louis et de la 
Légion d'honneur, conseiller d'État, toujours premier président de la cour royale 
de Colmar, député du Haut-Rhin, président delà chambre des députés. (Almanach 
royal de 4817, pp. 204, 105, 78 et 97.) — Ministre delà justice en 1818. — Am- 
bassadeur à Naples en 1821. — Mort en 1822, âgé de cinquante-cinq ans. 

(G) Il fut reçu par M. Bastard de Fontenay. Nous présumons que c'est le che- 
valier de 1701. (Voir 2«- volume, p. 467.) — De Bastard, {Titres de la fa- 
mille. ) 



DE 1814. 123 

dcMoréyiUe (René-Louis-Julien-Goislard) (1); le vicomte de 
Chevigné; le comte de Qiévigrré (Louis-Marie) ; Grosourdy de 
Saint-Pierre Duchâtel (Charles-Henri); de Giverville (Antoine- 
Marie); de Giverville (Charles-Armand-Hyacinthe); de Pontac 
(Jean-Baptiste-François) (2); de Lencquesaing (Louis-Domi- 
nique-Joseph) (3); de Chantérac (Hypolite la Cropte)(4); 
le baron de Maricoùrt [ Éléonore-Louïs-Léon-François Du- 
mesnil) (o); de Linagc (Joseph-Marie-André); le chevalier 

(1) Un M. rie Moréville (Goislard) est porlé plus haut, p. 62, chevalier de 
Saint-Louis en 1800, sans indication de prénoms. Celui de 1814 a la qualité d'an- 
cien officier vendéen. Nous ignorons si les deux ne font qu'un: alors ce serait une 
simple remise de brevet ; ou s'il s'agit de deux officiers de la même famille. 

(2) Le brevet, disent les Fiches de classement, fut envoyé à la compagnie 
d'Havre, le 11 juillet 1827. Cette indication nous a permis de retrouver les notes 
suivantes. — Le vicomte de Pontac (Jean-Baptiste-François), chevalier de Saint- 
Louis et de la Légion d'honneur, sous-lieutenant des gardes du corps, compagnie 
d'Havre (lieutenant-colonel, rang du 1er mars 1825). [Annuaire militaire de 1850, 
p. 125.) — Cet officier, d'abord sous-lieutenant des gardes du corps de Monsieur, 
devenus gardes du corps du roi, compagnie de Rivière, en 1824, était passé dans 
la compagnie d'Havre lors du licenciement de sa compagnie en 182G, licenciement 
amené par la nomination de M. le duc de Rivière à la charge du gouverneur de 
Mgr le duc de Bordeaux. 

(5) Ancien lieutenant. Cadet gentilhomme au régiment de Picardie en 1779, 
sous-lieutenant en 1781, lieutenant en 1788, démissionnaire en 1791, a fait la 
campagne de 1792 dans l'escadron d'Artois, armée des princes, et s'est trouvé au 
siège de Maestricht en 1795. — Dix-sept ans de services, y compris deux campa- 
gnes , plus dix années de grâce. [Registre de la Commission de 1814, 15 e tableau, 
n° 05.) 

(1) Ancien lieutenant. — Emigré en 1790, a fait la campagne de 1792, dans la 
compagnie des officiers de Royal-Piémont, et celle de 1794, comme volontaire aux 
hussards de Damas. — Lieutenant en 1795. — Passé avec le même grade aux dra- 
gons d'Enghien, où il a servi jusqu'au licenciement en 1801. — A vingt et un ans 
de services, y compris neuf campagnes, plus dix années de grâce. (Registre de la 
Commission dr 1S14, 15° tableau, n°55.) 

(5) Lieutenant aux dragons deConti. (État militaire de 1790, p. 585.)— Sous- 
lieutenant. (État militaire de 1791, p. 295.) — Émigré en 1791, a fait les campagnes 
de l'année des princes, entre autres celles de Hollande dans le régiment de Béon. 
— Son (ils aîné, le baron de Maricoùrt (Henri-Charles-Louis du Mesnil), lieutenant 
de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur, est mort le 10 août 1852, et son 
second lils, Gabriel-Louis-Léon-François du Mesnil de Maricoùrt , est aujourd'hui 



124 CHEVALIERS 

de Gigord (Henri-François -Joseph) (J); de Gigord (Henri- 
Joseph-François de Salles) (2) ; de Rouvray (André-Jacques- 
Frédéric Guean de Reverseaux) (3); Carné de Trecesson 

sous-lieutenant au 9 e dragons. [Renseignements fournis par la famille.) — 11 fui, 
disent les Fiches de classement, reçu par M. de Maricourt. Ce parrain doit èlrc son 
père, le baron de Maricourt (Êléonor-Jean-Baptiste du Mesnil), lieutenant des ma- 
réchaux de France, que l'on nous a signalé comme ayant été nommé chevalier do 
Saint-Louis avant la révolution. Nous n'avons pu le retrouver sur les Registres de 
l'ordre, quoiqu'il figure dans les États militaires depuis 4783 jusqu'en 1790, avec 
le signe distinctif de celte décoration. On lit dans Y État militaire de 1790, p. 19, 
le dernier Etat qui donne les titulaires de ca charges : h M. de Maricourt, che- 
valier de Saint-Louis, lieutenant des maréchaux de France à Provins. » — La 
qualité de parrain suffit, du reste, pour établir la qualité. — Enfin le père du lieu- 
tenant des maréchaux de France , M. François du Mesnil, seigneur de Bréten- 
court, mousquetaire, puis, en dernier lieu, lieutenant-colonel de Royal-étranger, 
est porté chevalier de Saint-Louis, au registre rang des capitaines de cavalerie, de 
1731 à 1703, sans que nous puissions préciser la date de sa nomination, qui est 
antérieure à la reprise des registres de l'ordre en 4746. 

(1) Sous-lieutenant au régiment de Neustrie en 1791 , émigré en 1792. —A 
fait les campagnes de 1792 à 1801, à l'année des princes et à l'armée de Condé. 
Vingt ans de services, y compris neuf campagnes, plus dix années de grâce. (Commis- 
sion de 1814, 7' tableau, n° 41.) — Il fut reçu par son père, M. de Gigord, che- 
valier de Saint-Louis en 1777. (Voir 2" volume, p. 213.) 

(2) Sous-lieutenant au régiment de Normandie eu 1773 , capitaine en 17S8 
au régiment de Neustrie (formé en 1770 des deuxième et quatrième bataillons 
de Normandie), émigré en 1792, a fait les campagnes de 1792 et 1793, rentré 
en France eu 17i>7. — Vingt et un ans de services , y cumpris deux campagnes, 
et dix ans de grâce. {Registres de la Commission deiSlÂ, 11 e tableau, n° 54.) — 
Il fui reçu par son père, RI. de Gigord, chevalier de Saint- Louis en 1777. — Lefdsde 
l'un des deux chevaliers de 1SM, M. Amédée de Gigord, garde du corps du roi, de 
1823 à 1850, compagnie de Noailles, fidèle à la royauté comme tous ceux de son 
nom, et démissionnaire en 1830, après le départ du roi et le licenciement de 
Sainl-Lù, eut cela de particulier dnns sa carrière, que sa démission fut acceptée 
sous le gouvernement de Juillet par le même ministre qui , sous la restauration, 
seize ans auparavant, avait contre-signe le brevet de chevalier de Saint-Louis de 
son père. Ce ministre était le maréchal Soult, debout sous tous les régimes. 

(3) Sous-lieutenant au régiment de la Sarre en 1788, émigré en 1791 , a fait 
partie de la gendarmerie commandée par M. d'Autichamp ; est passé en 17!>3 auv 
lmlans britanniques jusqu'en 1793, a été en 1793 aide de camp du vicomte 
d'Oilliainson, a continué de servir jusqu'en 1800, et a fait toutes les campagnes 
de l'émigration. — Vingt et un ans de services, y compris muf campagnes, plus 
dix ans de grâce. {Registres de la commission de 1814, 7° tableau, n°J6.) 



DE 1814. 125 

<I.ouis-Yiclor); le comte de Goyon (Michel- Augustin) (T); 
le comte le Gonidec de Traissan (Frédéric-Jean-Marie) (2); 
le Gonidec du Pleulan (Louis-Marie-Aimé) ; de Morlaineourt 
(Charles-Bernard-Boucher) (3); Bugeaud de la Piconerie 
(Thomas-Simon-Patrice) (4) ; Bugeaud de Redon (Jean-Bap- 
tiste); le marquis de l'Aigle; le comte de l'Aigle; le baron de 
Batz (5); le duc d'Estissac; le marquis d'Aubusson de la 
Fcuillade; le comte d'IIautpoul; le comte de la Touctie-Tré- 
ville; le marquis d'Assas (Jean-Charles-Marie) (G); le comte 
de Palis; le prince de Tarante duc de la Trémouille; Athalin 

(1) Gentilhomme honoraire de la chambre du roi , préfet du département de 
Seiue-el-Marnc, commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach royal de '1830, 
p. 540.) 

(2) Il fut reçu par Je chevalier le Gonidec de Traissan, chevalier de Saint- 
Louis en 1793. (Voir plus haut, p. 17.) 

(3) De Morlaincourt ( Charles-Bernard. Boucher). — Ancien capitaine. — 
Sous-lieutenant dans Royal-Comtois en 1775, lieutenant en 1778, capitaine en 
1786, émigré en 1791. — A fait la campagne de 1792 à l'armée des princes, celle 
de 1793 en soutenant le siège de Maeslricht, et celle de 1791 dans le régiment 
d'Autichamp, comme capitaine aide-major. — Vingt-quatre ans, cinq mois, trois 
jours de services, y compris trois campagnes. (Commission de 1814, 21 e tableau, 
n° 42.) — Chevalier de Saint-Louis le 27 novembre 1814, reçu le 5 décembre 
par le baron de Vassimon. (Fiches de classement.) 

(i) Bugeaud de la Piconerie (Patrice). — Ancien lieutenant. ■ — Cadet gen- 
tilhomme dans Walsh-irlandais en 1780 , sous-lieutenant en 1785, passé aux 
chasseurs d'Alsace en 1788. — Émigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à 
l'armée des princes. — En 1793, a été attaché à l'expédition de lord Moira, et 
au recrutement du régiment d'Hervilly, dans lequel il a servi comme officier. — 
Entré ensuite au régiment de Walsh, incorporé dans le iO'' de ligne anglais, 
après avoir fait partie de l'expédition du duc d'York en Hollande. Il a continué 
de servir jusqu'en 1802, époque de sa rentrée eu Franco. — A vingt-sept ans de 
services, y compris quatre campagnes. [Commission de 1814, 16 r tableau, n°ù>5.) 

(o) Ce brave oflifier, toujours loyal , toujours dévoué , était à Bordeaux , en 
1Slo, auprès de Madame, duchesse d'Angoulème ; sa croix de Saint-Louis fut 
brisée sur sa poitrine par les balles des soldats du général Cluisel, et sa famille 
conserve comme une relique cette, croix, témoignage de la fidélité due à la foi 
jurée, alors que tant de serments étaient faussés et méconnus. [Archives de la fa- 
mi lie.) 

(»>) Neveu du héros de Clostercamp. 



126 CHEVALIERS 

de Bonneval ; le marquis de Béthune(Maximilien) ; de Ferrand 
(Antoine-François); de Mauberl (Claude-lléné) (1); Alexan- 
dre de Saint-Balmont ( Charles-Sigisbcrt) (2); de Regnon de 
Chaligny (François-Hector-IIenri) (3) ; le vicomte de Brnc- 
Signy (Pierre-Aimé-Jcan) ; Jehan not de Beanmont de Cléry 
(Maurice-Roborl-Lauront); le baron d'Hoggucr (Frédéric) (i); 
le marquis de Narbonne-Lara (Jean-Paul); Aliard (Henri-Ma- 
rie) (o); 

(1) De Maubert de Goisbré. (Archives de la famille.) 

(2) Il servait sous le nom de Kirsberg. (Renseignements fournis parla fa- 
»it7ïc.) — • De Kîrsbcig (Charles Sigisbort}, no le 1 er février 1772. — Hussard le 
l' r juillet ÎTS'J. — Sous-lieutenant le 2'J mars 1790. — Démissionnaire le 1 er juil- 
let 1791. (Registre du 1 er hussards [ci-devant Bercheny] , de 1788 à 1793, 
fol. 113.) 

(5) Capitaine Je cavalerie a l'armée vendéenne. — M. de Regnon émigra en 
1791. Il prit aussitôt du service dans la première compagnie de la noblesse du 
Poitou, et y lit la campagne de 1792. Il passa ensuite, comme cadet, dans le régi- 
ment de hussards de Hompesch, d'où il sortit pour entrer dans les hussards de 
Choiseul, où il resta jusqu'en 1790 (il y a là une erreur, ce doit être 1796), épo- 
que à laquelle il fut débarqué sur les côtes de Bretagne. Il parvint à l'armée 
d'Anjou, et y servit à l'armée de MM. de Scepcauxet de Cliàtillon jusqu'en 1800. 
11 fut nommé par le même M. de Cliàtillon, et par ordre du roi, capitaine de ca- 
valerie en 1799. 11 a fait toutes les campagnes de l'émigration. — Est âgé de 
trente-huit ans. — Aneuf ansde services, neuf campagnes, et dix années de grâce. 
(Registre de la Commission de 181-1, t. I, 7° tableau, n° 25.) — On nous a signalé 
deux autres chevaliers de ce nom, faits pour services de mer. Nous n'avons pu 
rien trouver sur les registres de la marine, rien qu'un M. Caligny, nommé en 
1818. 

(-i) Ancien officier suisse. — Il était protestant, et reçut la croix du Mérite 
militaire. (Fiches de classement.) — Colonel du 7 e régiment de la garde royale 
(1 er suisse), à la formation de cette garde en 1815. (Almanach royal de 1817, 
p. 552.) — Maréchal de camp, commandeur de la Légion d*honneur, comman- 
dant la seconde brigade de la seconde division d'infanterie de la garde royale. 
(Almanach royal de 1830, p. U06.) 

(5) Aide de camp de feu le marquis de la Rochejaquelcin (Henri), en 1795. 
— Commandant en second la première division de l'armée du général Cliarette 
en l~9i. — Commandant en chef la même division, en 1793. — Chef de la pre- 
mière division du 4 e corps, sous les ordres du comte Auguste de la Rocbejaque- 
lein, et de M. Duperai, en 1815. — Breveté colonel, avec demi-solde. — Retiré 
en 1X17, ayant obtenu l'entrepôt des tabacs, à Tbouars. (Dossiers des officiers, 



DE 181^. 127 

Chardon de Vatronville (Georges-Charles) (1) ; le comte 
de Bosclérut; le marquis de Broc; le prince de Mont- 
morency-Laval; le prince de Montmorency (Louis); le vi- 
comte de Montmorency-Laval ; le vicomte de Narbonne- 
l.ara; de Chazclles ; le vicomte do Chambrun; Caumont 
de la Force, le marquis de Chabrillant; le comte de Chef- 
ibntaincs; le comte de Chcvigné; Dubois de la Mothe; de 
Damoiseau; Duplessis d'Argentré; Duplessis de Grénedan; 
Gallier de Saint-Sauveur; Hocquart; le marquis d'Hanache, 
le baron de Montaïembert; les comtes Charles et Gaspard 
de Puységur, le comte de Pons (Pierre-Jcan-Luc-César) ; le 
comte de Saint-Mauris; Séguier (Maurice); le marquis cl le 
chevalier de Vaudreuil , Mcngin de Fondragon ; le mar- 
quis de Vernon; le baron de la Châtre (Louis); le che- 
valier de A'érac; de Foucauld (Martial); de Foucauld-Pont- 
briand (Alexis); le comte de Foucauld-Pontbriant; de Fon- 



carton Àllard } n° 52.) — A assisté à presque tous les combats qui se livrèrent 
clans le Bocage. — A la retraite d'Ancenis, prisonnier et condamne à mort. — 
Son geôlier le fit évader. — Repris et condamné de nouveau, il s'évada encore, et 
rejoignit Cbarette, qui le fit son aide de camp. — Blessé à l'affaire de Saint-Cyr. 

— Pris pendant l'armistice signé par Charette. — Traduit devant deux conseils de 
guerre. — Dut la vie au président, qui lui indiqua les juges qu'il devait récuser. 

— Condamné à mort ponr la troisième fois. — Parvint à s'évader derechef. — Refusa 
les offres que Napoléon lui fit faire, s'il consentait à reprendre du service. — En 
1813, il commanda la division des Aubiers, dans la Vendée, et assista à toutes les 
affaires. — En 1832, Madame le nomma maréchal de camp, et lui donna le com- 
mandement d'une brigade. — Mort le G mai 1843. (Voir sa vie, dans le Nëcrologc 
universel, publiée en 1816.) 

(1) Chardon de Vatronville (Georges-Charles) , né le 10 août 1 703 à Metz. — 
Cadet gentilhomme et sous -lieutenant en 1770, lieutenant en second en 1783, en 
premier en 1787, a donné sa démission en 1701, et a obtenu l'assurance de la croix 
de Saint-Louis à vingt-quatre ans de services. (Registre du régiment de Champa- 
gne (7 e ), de 1788 à 1793, fol. 70.) — Jean-François.— Mêmes services et noie 
que ci-dessus pour la croix. — A fait les campagnes d'Amérique de 1770 à 1783 
inclusivement. — Emigré en 1701, ;i fait la campagne de 170*2 à l'armée des 
princes. — A vingt-cinq ans de services, y compris six campagnes, cl»nt cinq à 
Saint-Domingue, comptant double. (Commission de 181 1,8 e tableau, n° 30.) 



128 CHEVALIERS 

tcnay (François-Gabriel Brossin) ; de Fonlcnay (Jean-Paul- 
Andoche); le comte de Rézé de Monti; le comte de Qua- 
trobarbes (Hyacinthe-Charles) (i). 

Êcuyers du roi : Charette de Boisfoucauld ; Caqueray du 
Lande! (Louis-Charles-Théodore) ; 

Ancien lieutenant des maréchaux de France : le chevalier 
de Viviers (Louis-François-Berthier); 

Anciens lieutenants : de Reviers-Maunv ; le chevalier de 
Cabassolle (Henri Séguins) (2); 

Sans désignation de grade : le comte de Noailles (Just); le 
baron de Vitrolles (Eugcne-François-Auguste d'Arnauld), se- 
crétaire des conseils du roi (3) ; du Rumain (le comte Tro- 
long) (4); 

Le baron d'Aubigny (o), député. 

Chevaliers de Sainl-Louis, reçus par S. A. R. Monsieur : 

Le marquis de Rouge (Bonabe-Louis-Yicturnien-Alexis) , 
aide-major des Ccnt-Suisses (colonel) (6); 

(1) Entré à l'Ecole militaire en 1775, il passa comme cadet gentilhomme dans le 
régiment de Colonel-géncral-dragons en 1776, fut nommé sous-lieutenant en 1778, 
etcapilaine réformé dans Royal- Lorraine en 1780. Emigré en 1701, il a faitla cam- 
pagne de 1702 à l'armée des princes ; il est rentré en France, où il a servi dans la 
Vendée, sous le comte de Cliàtillon. — Agé de cinquante-cinq ans ; dix-neuf ans de 
services, plus une campagne, et dix années de grâce. — La commission est d'avis 
que M. le comte de Quatrebarbcs a droit à la croix de Saint-Louis. [Tableaux de 
la Commission de 1814, 19 e tableau, vol. 2, n" d'ordre 138.) 

(2) Sous-lieutenant de remplacement au régiment de Saintonge en 1785, réfor- 
mé en 1788, cadet gentilhomme même année, sous-lieutenant en 1789, a donné 
sa démission en 1791. [Registre du Régiment de Saintonge, de 1788 a 1793.) 

(3) Ministre d'État, chevalier de Malte. [Almanach rui/al de 1830, p. 90.) 

(4) Chevalier de Saint-Louis en août 1811. (Registre de l'Emigration, fol. 51.) 
— 11 est écrit en marge, au crayon : « A été nommé le 18 septembre 1810. » 

;5] Députe du département d'Euie-ei-Loir. [Almanach royal de 1811-1815, 
p. 7t.) 

'• Né en 1778, aide de camp du prince Christian de Waldeck en 1794, ensuite 
M'us-licuteiant au régiment du duc de Moilcm ut, son oncle, et plus tard adju- 



DE 1814. 129 

Gendarmes de la garde : le comte de Choiseul d'Aillecourt 
( Augnslin-Louis-IIilaire-Eugène) , le vicomte de Cliambrun 
(Adolphe-Louis-François de Sales), sous-lieutenants; de Lau- 
Ianliier l'aine (Alexandre-François), gendarme. 

Chevau-légers de la garde : le comte de Chastellux (César- 
Laurent) (1); le comte de Bonneval (Charles-François Guy 
Duval), officiers supérieurs; Cabot de la Fare (Charles-Jean- 
Pierre), maréchal des logis (2); 

Moasquctaires , deuxième compagnie : le comte de Ro- 
chechouarl (Louis-Yictor-Lcon), maréchal de camp, lieute- 
nant (3); le comte de Choiseul Beaupré (Auguste-Charles- 
Ilonoré-Gabriel), aide-major (4); le comte de Brancas 
(Louis-Albert de Yillars), sous-licutenant ; de Reviers Mauny 



d.nit-major, aide-major des Cenl-Suisses, à la formation de 181 i. {Archives delà 
famille.) — Pair de France le 17 août 1815, colonel de la ligne française, com- 
pagnie des Cent-Suisses. (Almanach royal de 1817, pp. 89 et 541.) — Lieute- 
nant-colonel (colonel) de la compagnie des gardes à pied ordinaires du corps du 
roi , officier de la Lésion d'honneur. (Almanach royal de 1850, p. 80.) — Ma- 
réchal de camp le 11 août 1830. (Relevé manuscrit des officiers généraux, Ar- 
chives de la guerre.) 

(1) Aide-major (colonel). (État de la compagnie, arrêté le 25 novembre 1815.) 

— Colonel des chasseurs de la Côle-d'Or (8e). (Almanach royal de 1817, p. G05.) 

— Pair de France, gentilhomme de la chamhre du roi, maréchal de camp, offi- 
cier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1830, pp. 116, 55 et 576.) 

(2) Marquis de Cahot la Fare. (Titres de la famille.) 

(5) Officier de la Légion d'honneur, maréchal de camp, gentilhomme honoraire 
de la chamhre du roi. (Almanaeli royal de 1830, pp. 575 et 55.) — Fils du che- 
valier de Saint-Louis de 1787. (Voir, l. 11, p. 407.) — Mon à Jumilhac (Dordo- 
gne) en 1858. 

(i) Le marquis de Choiseul-Beaupré, maréchal de camp, commandeur delaLé- 
gion d'honneur, aide-major général de la garde royale. (Almanach royal de 1830^ 
p. 601.) — Profondément dévoué au roi, il lit partie de la suite de Sa Majesté de 
Saint-Cloud à Cherbourg, s'embarqua avec la famille royale, et l'accompagna en 
Angleterre. Sa fille, madame la comtesse de Choiseul, a été, depuis 1830, dame, 
pour accompagner, de madame la comtesse de Marnes, et n'a cessé d'appartenir à 
l'auguste fille de Louis XVI qu'en 185], époque à laquelle Dieu rappela à lui ce 
modèle de toutes les vertus, cet auge qui, né pour les grandeurs de la te:re, n'en a 
connu que les douleurs. 

111. 9 



130 CHEVALIERS 

(Jean-François), maréchal des logis (breveté capitaine); le 
comte de Vcrdonnct (Durand -Etienne -François -Victor), 
mousquetaire. 

Le comte de Ghappedelaine (Aimé-Charles), sous-lieiilcnanl 
et le vicomte de Lupé de Besmaux, sous-inspcctenr des gar- 
des du corps de Monsieur. 

Lieutenants généraux : Damas (Francois-Élienne) (1); le 
duc de Fellrc, comte d'IIunebourg (Henri-Jacques-Guillaume 
Clarkc)(2); le comte Marchand (Jean-Gabriel) (3). 

(1) Général tle division le 1 er septembre 1799 , commandant (plus tard com- 
mandeur) de la Légion d'honneur, le 23 août I81i. (.llmanach royal de 1814- 
1815, pp. 422 et 403.) 

(2) Clarke (Henri- Joseph-Guillaume), cadet genlilhomme à la compagnie des 
cadets gentilshommes de l'École royale militaire en 1781, sous-lieutenant au régi- 
mcnldeBerwick en 1782, cornette blanc dans le régiment Colonel-général des hus- 
sards en 178-4. — 9 janvier 1785, pension de3001iv.,sureelledeGÛ01iv. qu'avait sa 
mère, qui vient de mourir. [Registre du régiment de Bcrwick,de 1776 c/ 1788.) — 
De Clarck,néle 17 octohre 1763, cornetlc blanc, rang de capitaineen 1 784; a donné 
sa démission le 4 mars 1790, capitaine de remplacement dans Orléans-dragons le 
11 juillet suivant, lieutenant-colonel du 2 e cavalerie en 1792. [Registre du ^.hus- 
sards (ci'- devant Colonel- général et premier de l'arme), de 1788 à 1793, 
fol. GO.) — Né de parents originaires d'Irlande. — Après avoir été employé 
à diverses ambassades, il parvint au grade de général en chef de l'armée du Rhin, 
fut suspendu de ses fonctions en 1793, incarcéré comme suspect, relâché, se retira 
eu Alsace, et revint à Paris, où Carnot le fit nommer chef du hurean topogra- 
phique en 1793. Envoyé en mission à l'armée d'Italie, il fut rappelé après le 
IX fructidor, par suite de la disgrâce de Carnot, son protecteur, et resta sans 
emploi jusqu'au 18 brumaire. Chargé d'affaires auprès du roi d'Étrurie, pendant 
trois ans, il fut nommé conseiller d'État, et admis au cabinet de Napoléon qu'il sui- 
vit dans ses diverses campagnes jusqu'en 1807, époque à laquelle il reçut le por- 
tefeuille de ministre de la guerre. [Dictionnaire des Dates, par M. d'Harmonville, 
1813, t. I, p. 861.) — Grand aigle de la Légion d'honneur en 1809. (.-llmanach 
impérial de 1812, p. 131.) — Pair de France le 4 juin 181-1. (.llmanach royal 
de 1817, p. 89.) — Il fut ministre de la guerre, sous Napoléon, de 1807 à 181 i. 
— Rappelé à ce ministère, par le roi Louis XVIII, le 11 mars 1815, il suivit le roi 
à Garni, rentra avec Sa Majesté, céda le portefeuille de la guerre au maréchal 
Giiuviou Satnl-Cyr, le reprit au mois de septembre même année, devint 
maréchal de France en 1816, quitta le ministère en 1817, fut nommé ministre 
d'Kt.it, et mourut en 1818, à l'âge de cinquante-trois ans. 

(3) Commandant à Grenoble au mois de mars lMI.'i, il voulut s'opposer à l'en- 



DIS 1814. 131 

Uttrrc/ifiu.c de camp : le marquis de Raigccourt-Gournay 
; Aimc-Bcfiïtird-Àntoinc); le duc du Clermont-Tonncrrc (Jules- 
(i.i-p.ird-AiiKird), pair de France; Ducàssè (Jacques-Nico- 
las T; le baron Pelleport (Pierre) (2); le baron de Cardcnau 

'!■•. e ii.' Napoléon, mais ses troupes l'ayant abandonné, il resta fidèle au roi. Plus 
lard, il reconnut l'aulorilé impériale, et fut employé pendant les cent-jours , ce qui 
itiiem m comparution devant un conseil de guerre qui l'acquitta. Honnête homme 
il I : iw militaire, le général Marchand était très-eslimé dans l'armée. Le maré- 
<i..il ll.indon, aujourd'hui ministre de la guerre, est son neveu. 

(I Né le 24 juillet 1771, lils de Bernard Ducasse, négociant et échevin de 
lîjuiuue , et de demoiselle Marthe Rigal, son épouse ; parrain, M. Nicolas Lor- 
m. m I, écuyer ; marraine, demoiselle Catherine Rigal. (Jetés de naissance de lé- 
glise paroissiale de Notre-Dame de Bayonne.) — Sous-lieutenant au li c de ligne 
en I7UI, démissionnaire le 7 juin 1792. — Sous-lieutenant au 52 r de ligne le 
l octobre 179:2, adjoint aux adjudants généraux de l'armée des Pyrénées lu 25 oc- 
tobre suivant. — Capitaine adjoint provisoire en 1793; adjudant général chef de 
brigade en 1795. —Admis à une solde de retraite de 1,000 fr. en 1809. — Chef 
de division au ministère de la guerre en Westphalie en 181 1. — Employé au quar- 
tier général du 11'' corps de la grande-armée le 10 octobre 1812. — Passé à la 
suite de l'état-major du duc de Castiglione le 23 avril 1813. — Chef d'état- major 
de l'armée de Lyon le 7 janvier 1814. — Général de brigade le 5 mars suivant. — 
Commandant le département du Var le 23 janvier 181a. — Disponible le 13 avril 
1815. — Commandant le département de la Nièvre le 1 er septembre 1813. ■ — En 
non-activité eu 1817. — Inspecteur d'infanterie en 1818. — Commandant la 1" sub- 
division de la 13'' division militaire même année. — Commandant le département de 
la Somme en 1820. — Disponible le 4 août 1830. — Admis au traitement de ré- 
forme le 1 er septembre 1830. — Campagnes : partie de 1792, 1793, ans II et III 
aux armées des Pyrénées et de la Vendée ; an XIV et partie de 1806, armée de 
réserve; partie de 1806, 1807 et partie de 1808 à l'armée du nord et à la grande- 
année ; fin de 1808 et partie de 1809 en Espagne: partie de 1812 et partie :1e 
1813, à la grande-armée; 181 ', à l'armée de Lyon. — Chevalier de Saint-Louis 
le 29 juillet 1811, commandeur de Tordre le 23 mai 1825 ; commandeur de la Lé- 
gion d'honneur le 9 novembre 181-1, grand officier le 1 er mai 1821. [État de 
services*) (Cet état ne dit pas quand M. Ducasse a été fait chevalier et officier de 
la Légion d'honneur.) — Baron Ducasse. [.llmnnach royal de 1817, p. 518.) — 
Mort àBiyonnc le 29 mars 1830. (Archives de la guerre.) 

(2) Soldat des premières guerres de la révolution, le général de Pelleport s'est 
élevé de grade en grade par son seul courage. Blessé de deux balles qui le frappè- 
rent en pleine poitrine, à la défense «le Paris, le 50 mars 181 i, il fut accusé 
faussement, dans le Moniteur du 20 juillet 1857, d'avoir participé à la défection 
d Essonne. On allait jusqu'à dire qu'il figurait un des premiers sur la liste des gé- 

9. 



132 , CHEVALIERS 

(Bernard- Augustin) ; Mocquery (Georges-Alexis) (1); le baron 
de Saint-Geniès (Jcan-Maiïé-Neeï Delisle de Falcon) ; le eomte 
de Bruc (Claude-Marie) (2); le baron Lëpin (3j. 

nérau.v de brigade qui avaient adhéré à cette convention. Le rédacteur reconnut, 
dans le numéro du même journal du 5 août suivant, que le général de Pelleport 
n'avait pris aucune part au mouvement opéré dans la nuit des 4-5 avril, mais il 
chercha à expliquer sa note précédente en attribuant au général une complicité 
morale, résultant de l'adhésion aux acles du gouvernement donnée par lui le 
19 avril 1814, et qui aurait impliqué, selon lui, une approbation de tous les évé- 
nements accomplis alors, et notamment de la défection des 4-5 avril. Le tribunal 
de première instance de la Seine, par jugement du 20 novembre 1857, reconnut 
que la première imputation était matériellement erronée, puisque le général était 
en danger de mort à l'époque indiquée, et hors d'état de prendre une part quel- 
conque au mouvement de retraite ctu 6 e corps. Il déclara, en outre, au sujet de la 
prétendue rectification, que l'acte d'adhésion du 19 avril, en le supposant signé par 
le général de Pelleport, n'était que la reproduction, soit dans la forme, soit au 
fond, de ceux qui étaient alors adressés au gouvernement nouveau. En conséquence, 
donnant au Moniteur acte de ses offres d'insérer ce que le tribunal déciderait, le 
tribunal ordonna l'insertion du jugement dans le Moniteur, dans un journal de Cor- 
deaux, et condamna le rédacteur de l'article aux dépens envers toutes les parties. 
Il est bonde faire observer que le Moniteur lui-même a, dans sa collection, la 
liste des actes d'adhésion de 1814. Des membres de la cour de cassation , anciens 
conventionnels, des membres de la cour des comptes, anciens tribuns, Cambacé- 
rès, archi-chancelier, Régnier duc de Massa, président du corps législatif, Carnot, 
Berthier prince de Wagram , Mortier duc de Trévise , et une foule de généraux 
avaient adhéré aux acles du sénat bien avant le général de Pelleport, qui fut tou- 
jours un type d'honneur et de loyauté, et que le Moniteur a eu tort de prendre à 
partie. Le général a laissé des Mémoires fort intéressants, publiés par son lils ; ils 
font à la fois estimer l'homme comme citoyen, et le soldat, comme un des bons et 
excellents généraux que la France est fière de pouvoir citer. 

(1) Commandant (plus tard commandeur) de la Légion d'honneur, le 17 mars 
1815. (./Imanach royal de 1830, p. 518.) — Il fut reçu par Monsieur, le 8 jan- 
vier 1815. 

(2) Général vendéen. (Fiches de classement.) 

(5) Le baron Lepin (Pierre-Henri). — Sous-lieutenant d'artillerie à l'école de 
Cinlons en 1792, lieutenant en second et lieutenant en premier en 1795, capitaine 
en second en 1794, capitaine en premier en 1801, chef d'escadron en 1803, lieute- 
nant-colonel en 1800, colonel eu 1807, maréchal de camp en 1811, retraité en 
1820, lieutenant général honoraire en 1821, attendu qu'il a eu dix ans révolus du 
grade de maréchal de camp dan.- le courant de l'année où sa pension de retraite a 
été fixée, cç qui le rend susceptible d'obtenir le grade honorifique supérieur, aux 



DE 181/1. 133 

Colonels : le comte de Bouille (François-Marie-Michel) (1), 
airle de camp de Monsieur; le baron de Beurnonvillo; le 
comte de NoailTes (Alexis) (2), aide de camp de Monsieur; le 
comte de Castellane (Esprit-Viclor-Élisabeth-Boniface) (3); le 
baron Clément (Jacques-Valère) ; le marquis de Coulié-Vérac 
(Armand-Maximilien-François-Olivier de Saint-Georges); le 
duc de Eitz-Jamcs (4). 

termes de la législation existante; attendu, en outre, qu'il a toujours servi avec la 
plus grande distinction, que, pendant le cours de sa carrière militaire , il a fait 
preuve de grands talents, d'un louable désintéressement, d'une probité à foute 
épreuve., et qu'il s'est vu forcé de solliciter sa retraite dans un âge peu avancé, à 
cause du fâcheux état de sa santé affaiblie par les fatigues de la guerre. [Dossiers 
des Généraux.) 

(1) Auteur des paroles du chant français : Vive le roi! rive la France! musi- 
que de Persuis, exécuté sur le théâtre de l'Opéra, en 4814, et classé parmi les 
airs nationaux. — Pair de France. (Almanach royal de 18~0, p. 117.) — Maré- 
chal de camp, aide de camp du roi. [Idem, p. 57fi.) — Commandeur de la Lé- 
gion d'honneur, le 50 octobre 1828. (Idem, p. 50J.) — Gouverneur de Mgr le 
duc de Bordeaux, depuis les événements de 1830. 

(2) Ministre d'État, commandeur de la Légion d'honneur, membre de la cham- 
bre des députés. (Almanach royal de 1830, pp. 07 et 147.) 

(3) Né le 21 mars 1788, soldat au 5e léger en ISO i-, sous-lieutenant au 7 e dra- 
gons, puisau24 e , en 180G; lieutenant en 1809, chevalier de la Légion d'honneur 
même année, capitaine en 1810, chef d'escadron en 1812, colonel-major du 1 er ré- 
piment des gardes d'honneur en 1813, officier de la Légion d'honneur en 1814, 
colonel des hussards du Bas-Rhin (o e ) en 1813, commandeur de la Légion d'hon- 
neur en 1821, colonel des hussards de la garde le 1 i août 1822. rang de maré- 
chal de camp le même jour, maréchal de camp titulaire en 182-i, lieutenant gé- 
néral en 1833, grand officier de la Légion d'honneur en 1830, pair de France en 
1837, grand'-croix de la Légion d'honneur en 18 47, maréchal de France le 2 dé- 
cembre 1832, commandant de l'armée de Lyon. — Campagnes de 180G à 1809, 
de 1812 à 181 5; campagnes d'Espagne en 1823 et de Belgique en 1832. — Lors- 
que, sous Louis-Philippe, M. le prince de l.i Moskown protesta contre la sentence 
qui avait frappé son père en 1815 et contre les juges qui l'avaient condamné, le 
général de Castellaue lui succéda à la tribune, malgré les cris de : Ne répondez 
pas ! qui partaient de tous les cotés de la salle, et il déclara nettement que. tout en 
comprenant le sentiment qui animait l'orateur , il maintenait que son père, i lui, 
Juge dans ce procès célèbre, avait fait son devoir en se prononçant pour la culpa- 
bilité du maréchal. 

'I) Pair de France en 181 i. colonel et premier gentilhomme de la chambre de 



134 CHEVALIERS 

Le comte de Bréon (de Lancrau) (Alexis-Henri) (1). 

Ancien colonel : le marquis de Persan (Anne-Nicolas 
Doublet). 

Monsieur, comte d'Artois; maréchal de camp, aide de camp du roi Charles X; 
chevalier des ordres en 182a, commandeur de la Légion d'honneur. Après la ré- 
volution de 1830, il donna sa démission de pair de France, et fut nommé député 
par la ville de Toulouse. Dnw fois les suffrages des électeurs l'envoyèrent au pa- 
lais Bourbon, et il se distingua à la tribune par la franchise, l'éloquence et la 
loyauté de sa parole. Il mourut en 1838, regretté non-seulement par ceux qui par- 
tageaient ses convictions, mais encore par ses adversaires eux-mêmes. — Non-seu- 
lement M. le duc de Filz-James parlait et écrivait avec une rare facilité, mais 
encore il était doué d'une mémoire peu commune. Nous avons un jour, alors que 
nous rendions compte des débats de la chambre des députés dans la France, tenu 
entre nos mains le discours, imprimé d'avance, qu'il prononçait à la Iribune. Il 
parla pendant deux heures et demie, et ne se trompa pas d'un mot. Bien mieux, 
une nouvelle idée lui étant venue, il la plaça entre deux phrases, et continua son 
discours, sans aucune hésitation. 

(1) Né le 28 août 1770, à Chàtcau-Gontier (Mayenne). — Fils de mes- 
sire Alexis-Marc-Ilenri-Charles de Lancrau, chevalier, seigneur de Bréon et autres 
lieux, et de dame Geneviève-Françoise de la Barre de Loyeul, son épouse; parrain, 
messire René de la Barre, seigneur de Préaux , grand-oncle maternel ; marraine, 
dame Henriette-Françoise Minant, épouse de messire Alexis-Gabriel de Lancrau, 
chevalier, seigneur de Bréon , aïeul paternel. (Acte de naissance, Dossiers des gé- 
néraux.) — Page de Monsieur en 1783, sous-lieutenant de remplacement au ré- 
giment de carabiniers en 1786, sous-lieutenant au 2 e régiment de carabiniers en 
1788, lieutenant au 1"' carabiniers en 1701. — Emigré et passé à l'armée des princes 
en 170-2. — Pa<sé au régiment deRohan-infanlerie en 1703. ^Passéau régiment de 
ïlohan-liussards on 1703. — A cessé de servir en 1801. — Colonel par ordonnance du 
23 novembre 181 i, pour prendre rang du 13 avril précédent. — Employé près de 
Monsieur le 20 mars 1813. — Colonel des carabiniers de Monsieur le 27 septem- 
bre 1813.— Maréchal de camp disponible Ie30 juillet 1823. — Admis an traitement 
de réforme , sous la réserve de ses droits à la retraite, par ordonnance de Louis- 
Plnlippe, le 20 août 1830. [État de services, mêmes dossiers.) — A fait les campa- 
gnes de 1702 à 1801, s'est trouvé au siège de Maeslricht. A fait la campagne de 
I813en Belgique, auprès de Monsieur. (Idem.) — Chevalierde Saint-Louis le 13 août 
181 1. — Gentilhomme d'honneur de Monsieur. (Almanach royal de 1817, p. Gi.) 
— Gentilhomme honoraire de la chambre du roi, ollicier de la Légion d'hon- 
n.'iir. (Almanach royal de lNôO, pp. 30 et 37G.) — Arrêté par suite de sa 
participation aux affaires de la Vendée en 1S"2, et dirigé sur la Flèche. (Journal 
des Débats du !" juin 1832.) — Déclaré démissionnaire par décision «lu 
30 mar-: 18~m. 



DE 1814. 133 

Lieutenant-colonel : le comte de Dampierre ( Cbarles- 
Fgnacc-Picrrc). 

Majors (grade de lieutenant-colonel actuel) : le chevalier 
de Thilorier (Henri-Philippe-Justin) ; le comte Dessoffy de 
Cserneck (Louis-César-Ilyacinthe) (1). ■ 

Chefs de bataillon : le comte de Roucy ( Charles-Louis- 
Éblas); Flocard (Claude-Florent) (2) : ; de l'Église (Jean); 
Bouclier de Morlaincourt (Pierre-Hyacinthe) (3). 

Chefs cT escadron : le prince de Chimay (François-Joseph- 
Philippe Riquet de Caraman). le comte de Caumont de la 
Force (François-Philibert-Bertrand-Nompar); le comte d'Ar- 
gont (Eugène-Marie-Gabriel); le comte d'Espinchal (Jlypolile); 
le comte Dessoffy de Czerneck (Charles) (4). 

Lieutenant de roi : le baron de Bouille (François-Gabriel). 

Anciens capitaines : le marquis de Lahaye-Montbault 
(François René) (5) ; 



(1) Major de cavalerie. [Fiches de classement.) 

(2) Chef tle bataillon au 82'' de ligne. (Fiches de classement.) — Lieutenant-co- 
lonel du Gi° de ligne, officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1830, 
p. G51.) — Retraité colonel du 3k de ligne, et commandeur de la Légion d'hon- 
neur, en 1831. [Archives de la famille.) 

(3) Chef de bataillon du génie, nommé par ordonnance du 21 janvier 1810, 
pour prendre rang dans l'ordre du 3 novembre 181 i. Il avait été reçu par Mon- 
sieur, le 20 octobre 181 i. (Fiches de classement.) 

(4) De Cserneck, orthographe du nom. 

(5) De Lahaye-Montbault. Né à Saint-Sauveur de Givre, diocèse de la Rochelle, 
le 20 septembre 1769; cadet gentilhomme à l'Ecole militaire en 1783, rang de 
sous-lieutenant dans les troupes le 20 septembre suivant; sous-lieutenant de rem- 
placement aux dragons de Penthièvre. (8 e ), le 20 juin 1790, émigré en 1791. 
[Registre du 8 e dragons, ci-devant Penthièvre, de 1788 à 1793.) — Il s'offrit 
comme otage de Louis XVI, fit les campagnes de l'armée des princes, pa?«a au ser- 
vice d'Autriche et fut nommé chef d'escadron lors de la restauration. En 1832, il 
organisa une bande de réfraetaires, fut justement soupçonné d'avoir pris part au 
soulèvement ordonné par Madame , duchesse de Berry, unis sans que la preuve 
légale pût être établie, malgré les nombreuses visites domiciliaires que Ton lit 
à son château , situé près de Bressuire, et mourut en 183a à Bagnères en Bigorre. 
(Renseignements fournis par la famille.) 



136 CHEVALIERS 

Le marquis de Maillardpz (Constantin) (1). 

Anciens officiers : le marquis d'Ara.mon (Pierre-Philippe- 
Augus te- Antoine de Sauvan) ; de Puységur (Pierre-Gaspard 
Hcrculin Chastenet); le comte de Saint-Chamans (Marie- 
Georges) ; le comte de Carbonnières (Louis-Eugène) (2) ; Fa- 
vier (Jean-Michel); d'Auripl de Saint-Padous (François-Marie- 
Joseph); de Cornulier-Lucinicre (Jean-Baptiste-Théodore-Ben- 
jamin) (3); de Couctus (Jean-Baptiste) (4); du Doré (Jacques- 
René Barbier) ; le vicomte Lur-Saluces ; le comte de Monlsaul- 
nin (Jean-Baptiste-François) (o) ; Bodin de Galembert Jo- 
seph-François-Henri) ; le chevalier de Bachet (Jean-Antoine- 
Alexandre); de Montgaillard ; le marquis d'Ambly (Eugène- 
Charles - Antoine); de Flavigny (Antoine -Charles -Nicolas 
Branche); le comte d'Àdhémar de Crausac (Jean - Bap- 
tiste-Antoine-Emmanuel) (G); Descourtils (Charles-Didier); 
de la Salle (Alain-Louis-Dicudonné Collinet) (7); de Gram- 
mont (Pierre-Henri de Dalmas); le vicomte de Caignon 

(1) Ancien capitaine, des gardes suisses. (Fir/tes de classement . ) 

(2) Sous-lieutenant (chef d'escadron) des gardes de Monsieur 3 comte d'Artois. 
(.■llmanach royal de 1817, p. 542.) 

(r>) Il fut reçu par M. de Cornulier, à Nantes, mais nous ne savons si c'est le 
chevalier de, 1787 ou celui de 1791. (Voir 2 e vol., pp. 410 et 489.1 

(i) Sous-lieutenant au régiment de la Reine-cavalerie. (État militaire de 1790, 

p. 3;>3.) 

(5) Un autre M. de Montsaulnin, chevalier de Saint-Louis en 171 3, est porté 
i' r volume, p. 297. D'Ilozier, t. Il, p. 1 44, cite M. de Montsaulnin (Louis), sei- 
gneur de Mennetreux, tilleul de Louis XIV, mestre de camp à la suite du régiment 
de Clermont-prince-cavalerie, brigadier en 17i3, mort même année, comme che- 
valier de Saint-Louis depuis 1715. Ce doit être le même, d'après le nom du régi- 
ment. 

(0) Un autre d'Adhémar de Cransac , colonel, est porté plu» loin, aux 
chevaliers reçus par Mgr duc d'Angoulème. — L'orthographe du nom e>t de 
Cransac, ainsi que le constate Y Annuaire de 18G0, p. 282, où ligure un officier 
du même nom, sous-lieutenant au 45 e de ligne. 

(7) Chevalier de la Légion d'honneur le 28 février 1<S|3 , officier le 8 janvier 
1S1 ». [Archives de la famille.) — Il lut reçu par Monsieur le 8 janvier 1813. 
{Fiches de classement.) — Colinot, orthographe du nom patronymique. 



DE 1814. 137 

Fnmrois; (1); de Cardaillac (Jean-Louis) ; de Galembert (Jo- 
M«j)l)-l : raneois-IIenri) (2); le vicomte de Castellane (Esprit- 
Boniface); le chevalier de Vigier (Jacques); le chevalier de 
l'Église de Félix (Casimir-Scipion-Marie) (3); le comte de 
Carné (Louis-Marie); le marquis de Goyon-Marcé (Amaury- 
Louis-Hyacinthe) ; Odoard du Hazéj (Philippe-François) (4) ; 
le chevalier Odoard dullazé (Charles-Léonard) (o) ; Laugier 
de Beaurecueil (Philibert- Claude-Félicien) (6); Bruc de Li- 

(1) Chevalier de Saint-Louis le 19 avril 1814. [Registre de l'Émigration, 
fol. 45.) — Reçu par Monsieur le 7 août. [Fiches de classement.) 

(2) Comte. {Titres de la famille.) 

(5) Né le 14 août 1709. Élève à l'École militaire avec Napoléon. Sous-lieufe- 
nant au régiment d'Aunis en 1786 ; il était lieutenant de grenadiers en 1792, 
quand il obtint du roi la permission de s'embarquer sur le Diligent, avec le capi- 
taine de vaisseau du Petit-Thouars, son ami, pour aller à la recherche de la 
Pcyrouse. L'expédition ayant été arrêtée dans les eaux du Brésil, il fut conduit en 
Portugal, et y resta jusqu'en 1801 , époque à laquelle il rentra en France. Breveté 
capitaine le 20 février 1815. [Renseignements fournis par la famille.) — L'Eglise, 
sous-lieutenant au régiment d'Aunis. [Fiat militaire de 1787, p. 190.) — Sous- 
lieutenant de chasseurs. [État militaire de 1790, p. 108, même régiment.) — 
Lieutenant. [État militaire de 1792, p. llô, et de 1795, p. 114.) 

(4) Page du duc d'Orléans en 1784, sous-lieutenant au régiment d'Orléans- 
infanterie en 1787, émigré en 1791. — A fait la campagne de 1792 à l'armée des 
princes, celles de 1795 et 1791 dans loyal-éuiigrant , celle de 1795 dans le régi- 
ment de Viomesnil, et celles de 1790 cl 1797, dans la cavalerie, armée de Condé. 
— Est rentré en France et a servi de 1798 à 1801, comme chef de division dans 
l'armée royale de basse Normandie. — Est âgé de quarante -quatre ans. — A 
vingt-sept ans de services, y compris les campagnes. [Registres de la Commission 
de 1814, 5« tableau, n° 05.) 

(5) Page du duc d'Orléans en 1787, sous-lieutenant au régiment d'Orléans- 
infanlerie en 1790, émigré en 1701 . — A fait la campagne de 1792 à l'armée des 
princes, celles de 1795 et 1791 dans loyal-émigrant , celle de 179">, comme ser- 
gent-major dans un corps commandé parle comte de Viomesnil, et celle de 17%, 
armée de Coudé. — A l'ait les campagnes de 1797, 1798, 1799, 1800 et 1801, 
comme chef de division dans l'armée royale de basse Normandie, commandée par 
les généraux comte de Frotte et de Bruslart. [Registre de la Commission de 181 L 
5"' tableau, n° 64.) 

(G) Volontaire au régiment du Roi-cavalerie en 1787, sous-lieutenant on 1788, 
émigré en 1791. — A fiitla campagne de 1792 à l'année des princes, celle de 1795 
dans Maestricht, celles de 1791 et 1795 dans les hussards de Choiseul. — A reçu 



138 CHEVALIERS 

vernière (Pierre-Marie-Michel) (1); le comte de Battine 
(Abel-Étienne-Florimond de Colomb) (2). 

Chevaliers de Saint-Louis, reçus par S. A. R. Mgr duc d' Angoulême. 

Mousquetaires., premier?, compagnie : le comte de Talley- 
rand-Périgord (Augustin-Marie-Élie-Charles) (3), lieutenant; 
le comte de Sainte-Marie (Philippe-Louis) (4), maréchal des 

une blessure grave, et a eu la main droite gelée. — A quatorze ans de services , y 
compris cinq campagnes, et dix années de grâce. (Registre de la Commission de 
1814, lie tableau, n° 59.) 

(1) 11 fut reçu par Monsieur le 23 février 1813. (Fiches de classement.) 

(2) De Colloml) de Bastine (Abel-Étienne-Florimond). — Gentilhomme du 
Dauphiné, émigré en Savoie en 1790, joignit, en 1792, à Bingen, l'armée de 
S. A. S. iMgr le prince de Condé, entra dans la compagnie formée des officiers 
des régiments d'Auvergne et de Médoc, passa ensuite dans les chasseurs nobles, et 
enfin au régiment de Durant!, ci-devant llohenlohe. — A fait toutes les campagnes, 
jusqu'au licenciement en 1801. — A reçu une dispense de huit ans en considéra- 
lion de plusieurs blessures. — A vingt-sept ans de services, y compris neuf cam- 
gues et huit années de dispense. (Commission de 1814, 11 e tableau, fol. 18.) — 
De Bastines, sous-lieutenant de fusiliers, 8 e compagnie, régiment Durand, présent 
au licenciement en 1801. (Campagnes de M. le prince de Condé, par le marquis 
d'Ecquevilly, t. 111, p. 24-4.) 

(3) Officier de la Légion d'honneur, colonel du premier régiment de cuirassiers 
de li garde royale (à la formation eu 1815). (.Ihnanach royal de 1817, p. 557.) 
— Leduc de Périgord (Élie), gentilhomme de la chambre du roi, pair de France, 
maréchal de camp, commandeur de la Légion d'honneur. (Jlmanach royal de 
1850, pp. 55, lit et 376.) 

(1) Né ù Paris le 3 février 1787, fils légitime de 1res -haut et très-puissant soi- 
gneur messire Antoine de Sainte-Marie, comte de Sainte-Marie, capitaine aux 
gardes françaises , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur 
de Pontillault et autres lieux, et de très-haute et puissante dame Adélaïde-Elisabeth 
de Fiennes le Carlier de Trolly, son épouse. (Jele de naissance , paroisse de 
Saint-Paul.) — Elève à l'école de Fontainebleau en 1803, sous-lieutenant au 
I0 f - chasseurs à cheval en 1S0G , lieutenant, aide de camp du général Penne en 
1811, capitaine en 1815, maréchal des logis des mousquetaires, première com- 
pagnie, en 181 i, avec brevet de chef d'escadron, chef d'escadron au 2 e cuirassiers 
de la garde royale, à la formation, en 1813, breveté lieutenant-colonel en 18IS, 
lieutenant-colonel du même régiment en 1823, colonel des cuirassiers de la reine 
(L'') en 1823. — Campagnes de 1800 et 1807 à la grande-armée, de 1808, 1800. 



DE 1814. 13i> 

logis; le comte de Serre de Saint-Roman (Alexis-Jacques). 
maréchal des logis surnuméraire; de Bastard (Jean-François- 
Auguste), brigadier (l); le comte de Turenne (Henri-Amédée- 
Mercure), sous-lieutenant (brevet de colonel); d'ïïarembcrt 
(Hidulphe-François-Marie), sous-aide-major. 

De Talon (Denis-Mathieu-Claire), lieutenant des grenadiers 
à cheval de la garde du roi (2). 

Maréchaux de camp : le baron de Damas (Ange-IIyacinthe- 

1810, 1811, à l'armée d'Espagne, de 1812 , mi-partie en Espagne, et mi-partie 
on Russie, de 1815 en Allemagne ; a suivi le roi à Gand, en 1815 ; a fait la cam- 
pagne d'Espagne de 1823. — Blessé de deux coups de feu au combat de Gutesla 
en 1810, d'un coup de feu à Vacliau (Leipsick) en 1815, de laquelle blessure il a 
eu l'avant-bras gauche cassé. — Cbevalier de la Légion d'honneur en 1813, offi- 
cier le 29 décembre 1815, cbevalier de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne 
(deuxième classe) en 1825. [Registre matricule du 2 e cuirassiers de la garde 
royale, 2c volume.) — M. de Sainte-Marie demanda sa retraite en 1850, se sou- 
venant qu'il était entré dans la garde royale par la protection spéciale de Mgr duc 
d'Angoulême. Mis en non activité seulement, il protesta contre cette décision, dé- 
clara que ses convictions ne lui permettaient pas de rester au service, et sa re- 
traite fut réglée eu 1851. — Son père est porté cbevalier de Saint-Louis en 17G5, 
1 er volume, p. 5G5. Voici ses services : a Le cbevalier de Sainte-Marie (Antoine), 
deuxième enseigne aux gardes en 1755, premier enseigne en 1757, sous-lieute- 
nant en 1759, lieutenant en 1771, rang de colonel en 1771, capitaine en second 
de grenadiers en 1781 , capitaine de la compagnie colonnelle en 1782, capitaine 
d'une compagnie de grenadiers en 1787, maréchal de camp en 1790 ; était pré- 
sent le 51 août 1789. » [Registre, gardes françaises, officiers, 178G à 1789.) 

(1) De Bastard d'Estang, dit le comte Auguste de Bastard, cbevalier de Malte, 
officier de la Légion d'honneur, chevalier de l'Aigle rouge de Prusse , du Lion 
néerlandais, etc., a fait les campagnes de 1812 et 1815,. a été blessé à Dresde, a 
reçu quatorze blessures à Leipsick et a été fait prisonnier, retiré officier supé- 
rieur. [Archives de la famille.) — Bastard de l'Estang, capitaine à l'état-major 
général de la garde royale, cbevalier de Saint-Louis, de Malte et de la Légion 
d'bonneur. (Jlmanach royal de 1817, p. 3-iG.) — De Bastard d'Estang. [Alma- 
nach royal de 1850, p. G02.) — Chef d'escadron d'état-major. [Almanach royal 
national de 1842, p. 05 L) 

(2) Talon, colonel de? lanciers de la garde (à la formation de 1815). [Almanach 
royal de 1817, p. 5G0.) Porté par erreur, dans cet .Jlmanach, comme lieute- 
nant général. — Vicomte Talon, gentilhomme de la chambre du roi, commandeur 
de la Légion d'bonneur, maréchal de camp. (,-Jlmanarh royal de 1S30, pp. 55 et 
57G) 



140 CHEVALIERS 

Maxence), gentilhomme d'honneur de Mgr duc d'Angou- 
lêffiè(l); le comte Hugo (Joseph-Léopold-Sigïsbert) (2); le 
baron de Laporte (Jaccptes); le baron Berton (Jean-Bap- 
tiste - ) (3); de Vaudoncourt (Frédéric-Guillaume). 

adjudant commandant : Juchereau de Saint-Denis (An- 
toine-Pierre). 

Colonels : le comte de Polignac ( Camille-Henri-Mel- 
chior) (4), et le vicomte de Saint-Priest (Louis-Antoinc-Em- 

(1) Plus tard commandeur et grand'-croix de l'ordre. (Voir plus loin aux dignitai- 
res.)— Rentré avec le roi, M. le baron de Damas fut nommé maréchal de camp le 
22 juin 181 1, et attaché comme gentilhomme d'honneur à Mgr duc d'Angoulème. 
Il le suivit, en 1815, dans la campagne du Midi, où il gagna son grade de lieute- 
nant général, commanda une division en Espagne en 1825, se distingua dans celle 
campagne, et devint successivement ministre de la guerre et ministre des affaires 
étrangères. Il occupait cette dernière fonction lorsqu'un jour, à la tribune, un dé- 
puté de l'opposition articula un fait que M. de Villèle contesta. Le député répon- 
dit qu'il était prêt à se rétracter si M. le baron de Damas lui déclarait qu'il était 
.dans l'erreur. M. de Damas répliqua sur-le-chnmp que le fait était exact. C'était 
donner sa démission, mais c'était obéir à sa conscience, et parler en chevalier, en 
dignitaire de Saint-Louis. Nommé gouverneur de Mgr le duc de Bordeaux à la 
mort du duc de Rivière, M. de Damas suivit son royal élève dans l'exil, l'éleva de 
manière à faire dire de lui ce que Mazarin disait de Louis XIV, et ne le quitta que 
lorsque ses fonctions cessèrent par la majorité du jeune prince. C'est une de ces 
natures d'élite que tous les partis honorent et respectent. 

(2) Mort le 2'.' janvier 1828. — Père de M. Victor Hugo, membre de l'Acadé- 
mie française, pair de France, représentant du peuple aux assemblées constituante 
et législative de 18-18 et de 1849, officier de la Légion d'honneur, aujourd'hui 
exilé. 

(3) Adjudant commandant en 1812 , chevalier de la Légion d'honneur, (.lima- 
nach impérial de 1812, p. 285.) — Baron Berton, général de brigade le 00 mai 
1815. (.'/Imanarh royal de 1814-1 818, p. 452.) — Il ne fut pas employé active- 
ment en 181-1, quoiqu'il se fût trouvé à la bataille de Toulouse, et que le maréchal 
Semlt fût devenu ministre de la guerre. — Rallié à Napoléon en 1813, il comman- 
dait à Waterloo les dragons du général Excelmans. — Ses écrits contre la restau- 
ration le firent mettre à la retraite , et le carbonarisme lit en lui une recrue active. 
Envoyé à Saumur en 1822, pour y diriger le mouvement prêt à éclater, il échoua 
dans sa tentative; arrêté et traduit devant la cour d'assises de Poitiers, il fut con- 
damné ù mort, et exécuté le 3 octobre 1X22. Né en 17" 1, il n'était âgé que de 
quarante-huit ans. 

(4) Maréchal de camp le A juillet 1815, {-/Imanarh royal de 1S17, p. 520.) 



DE 1814. l/il 

manuel Çuignard), gentilshommes d'honneur de Mgr duc 
d'ÀUgouîéme ('l)î de la Fons (Louis-Aimé) (2); le chevalier 
iI'Adhémar de Cransac (Jean-Baplisté-Joseph) (3); le baron 
Chasseriau (Frédéric) (A); le vicomte des Cars (Amédée) , 
gentilhomme d'honneur de Mgr duc d'Angoulême (o); le duc 



Gouverneur du palais deFonlainebleau, menin dcM. IcDuupliin, aide de camp hono- 
raire de Son Allesse Royale, commandeur de la Légion d'honneur !e 13 juillet 1823. 
[Jlmanach royal de 1830, pp. 31, 83, 378 et 299.) — Cet officier général, frère 
cadet de M. le duc Armand et de M. le prince Jules de Polignac, était auprès de 
Mgr duc d'Angoulême, en 1813, dans la campagne du Midi, et en 1823 dans la 
campagne d'Espagne. Il fut décoré, dons cette dernière campagne, de la plaque de 
l'ordre de Saint-Ferdinand (1 e classe). 

(1) Gentilhomme d'honneur de S. A. IL Mgr duc d'Angoulême. (Almanach 
royal de 1811-1813, p. 13.) — Maréchal de camp le 9 avril 1813. (Idem de 1817, 
p. 320.) — Ambassadeur en Espagne, menin de M. le Dauphin, lieutenant géné- 
ral, commandeur de l'ordre et de la Légion d'honneur, grand'-croix des ordres de 
Charles 111 et Saint-Ferdinand d'Espagne. (Idem de 1830, pp. 17, 83, 371, 287 
et 339.) (a) — Fds du chevalier de 1777, voir t. II, p. 218. 

(2) Colonel de gendarmerie. (Fiches de classement.) — Maréchal de camp le 
1" octobre 181 i. (Relevé manuscrit des of/iciers généraux, Archives delà fjuerrc.) 
D'après sa famille, ses prénoms étaient Louis-Anne-Armand. — Les deux premiers, 
Louis-Anne, sont portés au relevé manuscrit des officiers généraux. 

(3; Colonel du 29e de ligne. (Fiches de classement .) — Comte d'Adémar. (Al- 
manach royal de 1811-1813, p. 180.) 

(■4) Adjudant-commandant. (Fiches de classement.) 

(3) Emigré avec son père, rentré en 181 i avec Mgr due d'Angoulême, colonel et 
gentilhomme d'honneur de Son Altesse Royale, maréchal de camp le 3 avril 1813, 
commandant l'avant -garde de l'armée du Midi au passage de la Diôme où il battit 



la) M. le viconilc de Sainl-Priest émit déjà colonel, lorsqu'en 1814, Mgr duc d'Angoulême 
l'attacha à sa personne connue gentilhomme d'honneur. En 1815, chargé d'une mission militaire 
par Son Altesse Royale, pendant 1 1 courte doue de la campagne de la Drômc, et promu maré- 
' li.tldec.iiup, nommé lieutenant général pour un lait d'arme-, pendant lu campagne d'Espagne, 
en 1823, toujours hrave, résolu , lïdèle, intrépide, snn avancement militaire fut la jn>te 
récompense de se- service-, de son d 'vouement et de sa haute capacité. En ISJO.il repré- 
sentait la France à Madrid, cl i! protestait contre l'étrange décret par lequel, eu changeant 
l'ordre de succession dans la Péninsule, Ferdinand VII ouvrait pour ce malheureux p.sv s une 
-•ne de calamités. Sorti des affaires à la Mute de la chute de Charles X, M. de Saint-Priest 
continua de >ei\ir la cause à laquelle il a voué sa vie, en dehors du mouvement politique, 
«•t il n'y rentra que lorsque le département de l'Hérault le choisit pour représentant, après la 
léudittioji de février. (.Vvnm'ur U comte tfc Cltambvrd ù Ifiesbadcn, 1.SG0, in-18, p. 59 
et fiO.J — Le roi Ferdinand M' a l'ait M. le vicomte de S.u'utPriest grand d'Espagne et 
dm il' Vluia7.au, titres que le général a cédésà son fils. 



142 CHEVALIERS 

de Guiclie, premier écuyer de Mgr duc d'Angoulême(I); le 



le général Dcbelle; Lieutenant général, duc des Cars, commandeur de l'ordre, 
grand officier de la Légion d'honneur, pair de France, commandant la 5'- division 
de l'armée d'Alger, grand'-croix de l'ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare de 
Sai'daigne, menin de M. le Dauphin. (Voir les Almanachs royaux de 1811-1815, 
181" et 1850.) — En 1825, il commandait la colonne qui prit le Trocadéro, et 
reçut une forte contusion dans la mêlée. Eu 1850, il se distingua à la prise d'Al- 
ger, et, toujours digne de son nom et de la fidélité des siens, il quitta l'année lors 
de la révolution de 1850. ce Ce général, a écrit le prince de Schwartzembcrg dans 
sa Relation de l'expédition d'Alger, méritait complètement l'affection et la consi- 
dération que chacun lui accordait. Brave devant l'ennemi, aimable dans ses ma- 
nières, il réunissait les qualités du soldat à celles de l'homme du monde. Dans les 
combats et à la façon dont il supportait la fatigue, on l'aurait pris pour un grena- 
dier, si son éducation et ses manières n'avaient révélé un homme du monde. Celait 
un vrai type de l'ancienne chevalerie française , et il était honoré même de cette 
partie de l'armée que ses opinions politiques éloignaient le plus de lui. Ce qui 
méritait particulièrement les éloges, c'était sa sollicitude affectueuse pour <es sol- 
dais. Jamais il ne se couchait sans s'être assuré que les bles.-és et les malades 
avaient reçu les soins réclamés par leur état. Aussi répétait-on que les blessés de la 
troisième division étaient déjà depuis longtemps à l'abri sous les baraques impro- 
visées qui servaient d'hôpitaux, quand ceux des autres divisions restaient encore 
au bivouac, exposés à la chaleur du jour et au froid des nuits, si dangereux dans 
ces contrées. » 

Un officier français de la troisième division, M. Théodore de Qiialrebarbes, s'est 
fait l'interprète des mêmes sentiments. « Le duc des Cars, dit-il dans ses Souvenirs 
d'Afrique, s'acquit de nouveaux titres à la bienveillance de l'armée. Quand on le 
vit, iù le péril était le plus grand, donner l'exemple de la plus belle bravoure et 
les ordres les plus sages, ménager la vie du soldat et exposer la sienne, pleine et 
entière justice lui fut rendue. L'on ne s'aperçut qu'il était grand seigneur qu'à 
son excessive politesse, et sa division reconnaissante n'a pas oublié qu'après la 
victoire, le premier soin du général qui avait partagé tous les dangers, fut d'éta- 
blir lin hôpital pour les ble>sés et les malades, tandis que ceux des autres divi- 
sions bivouaquaient encore sous la tente. » Après une telle justice rendue au duc 
des Cars, ou conviendra que M. le Dauphin plaçait bien sa confiance^ 

(I) Fils du duc de Gramonl , capitaine des gardes du corps du roi, émigré avec 
*on père, rentré en 181 i avec Mgr duc d'Aiigoulème, nommé colonel, et premier 
écuyer de Son Altesse Royale. — Maréchal de camp en 1815, commandant la 
Seconde brigade de la seconde division de cavalerie de la garde royale, à la for* 
rnaHon, lieutenant général et grand officier de la Légion d'honneur en J 823, 
prunier rwenin de M. le Dauphin en 1821. (Voir les Almanachs roijaux de JK1 i- 
ISlo, IS17 et 18500 



DE 1814. l/i3 

chevalier Sebastiani (Tiburce) (1); Roger (Jean-Baptiste- Au- 
gustin) (2). 

Majors : le marquis de Dreux-Nancré (Hyacinthe-Louis- 
Ernest) (3); de Beaufranchet (Henri) (4); le comte de Mar- 
queyssac (Pierre-Jean-Philibert). 

■Anciens lieutenants-colonels ;Ie comte de Beaumont (Cliris- 



(1) Colonel du 11 e léger. {Almanach royal de 1814-1815, p. 188.) — Le vi- 
comte Sebastiani, maréchal de cainp, commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 
1829 (campagne de Morée), oflicier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 
1830, pp. 57G et 287.) — Pair de France en 1837, grand officier de la Légion 
d'honneur en 1835, lieutenant général. [Almanach royal national de 1812, 
pp. 78, 21)5 et G29.) 

(2) Chevalier de Saint-Louis le2i octobre 181-i; pension de 500 francs sur 
l'ordre le 13 juillet 1825, portée à 800 francs en 1820. (Registres des Pensions de 
l'ordre de 181 i à 1830.) — II avait servi dans la Vendée, et, eu ISli, il prit une 
part active au mouvement qui prépara l'entrée de Mgr duc d'Augouléme à Bor- 
deaux. — Il fut capitaine de l'une des quatre compagnies de volontaires royaux à 
cheval, qui s'organisèrent volontairement pour servir de gardes du corps à Son Al- 
tesse Royale. — En 1813, il fut chargé de la garde du maréchal Ney, au Luxem- 
bourg, et ce fut avec une émotion profonde , et les larmes aux yeux, qu'il vint an- 
noncer que l'arrêt de la cour des pairs avait reçu son exécution. Soldat, il avait 
accompli son devoir, mais homme, il déplorait cette mort anticipée. On a tant 
calomnié les royalisles, qu'il est bon de les montrer sous leur véritable jour, et 
nous rapportons ce fait parce qu'il est à notre connaissance particulière. 

M. Roger fut colonel de la 2 5>' légion de gendarmerie, à Arras. [Almanach 
royal de 1817, p. 570.) — Son fils, volontaire royal de Bordeaux, en 181 ï, dans 
la compagnie de son père, devint garde du corps, fut nommé lieutenant 
en second au 1 er régiment de grenadiers à cheval de la garde royale, à la forma- 
tion en 1815, passa ensuite brigadier dans les gardes du corps, compagnie de 
Noailles, quitta le service, par suite de la faiblesse de sa santé, et fut appelé à Frosh- 
dorf, à la mort du vicomte O'IIeguerty, pour y diriger le service des écuries de 
M. le comte de Chambord, position que sa santé le força encore d'abandonner. 

(5) Major (lieutenant-colonel) de cavalerie. [Fiches de classement.) — Lieute- 
nant-colonel des chasseurs à cheval de l'Orne , oflicier de la Légion d'honneur. 
(Almanach royal de 1817, p. 000.)— Colonel du 11 e dragons. (Annuaire mili- 
taire de 1830, p. 130.) 

(1) Major d'artillerie. (Fiches de classement .) Le chevalier de Beaufranchet, 
chevalier de la Légion d'honneur, colonel commandant le régiment de Toulouse^ 
artillerie à pied. (Almanach royal de 1817, p. 580.) 



144 CHEVALIERS 

tophe-Armand -Victoire) ; le marquis de Sasselangcs (Jean- 
François-Régis de Saignard) (1). 

Ancien of/icicr supérieur : le comte de la Bélinaye (Char- 
les) (2). 

Ancien capitaine : d'Ablincourt de Gomiécourt (Charles- 
Mathieu) (3). • 

Anciens officiers : le vicomte de Bonald de la Rode 
(Louis-Gabriel-Ambroise) (4); le marquis de Saint-Simon 
(Etienne-Louis Dexmier d'Archiac); le chevalier de Yau- 
dreuil (Pierre-Louis de Rigaud)(5); le baron de Gombaull- 
Rasac (Chrysostome-Jacques-Marie); Bodin de Boisrenard 
(Gaspard -Constant); Canlhillon de la Coulure (Jean-Jo- 
seph) (6); le chevalier de Laulanhier (Marie-Chaiies-.Mar- 
cel)(7). 

(1) Ancien lieutenant-colonel de cavalerie. (Fiches de classement). — Sauhard, 
orthographe cl u nom patronymique. — Né en 1757, page du roi en 1772, premier 
page de 1770 à 1777, commission de capitaine de cavalerie en 1777, capitaine 
en second an régiment du roi, même arme , en 1780, capitaine-commandant en 
1780, chef d'escadron à la formation de 1788, démissionnaire en 1792. [Registre 
du G f cavalerie, ci-devant régiment du roi, de 1788 à 1793.) Emigré, a complété 
ses services à l'armée de Coi. dé. 

(2) Ancien capitaine; a vingt-six ans de services, y compris trois campagnes; 
voir pour les détails des services le tableau des maréchaux de camp, n° 10. (Re- 
gistres de la Commission de 1811, t. 11, u° 55, 19' tableau.) 

(5) Colonel d'artillerie. (Titres de (a famille.) 

(1) Membre de l'Académie française, député el pair de Fiance, ministre d'Etat, 
oflicier de la Légion d'honneur sous la restauration. 

(5) Lieutenant à la suite du régiment d'artillerie d'Auxoune, en 1787; émigré 
en 1791, a fait les campagnes de 1792, 1795, 1794, 1795; se rendit ensuite en 
Vtndée, jusqu'en 1797. — Quinze ans de services, y compris quatre campagnes, 
plus dix ans de grâce. (Registre de la Commission de 1814, 10'' tableau, n°05.) 

(6) Cantillon, orthographe du nom. 

(7) Sous-lieutcnnnt au régiment d'Angoulème-infanteiie en 17S0, ^embarqué 
m 1791 avec le second bataillon de sou régiment pour la Martinique, revenu en 
France vers la tin de la même année. — Emigré en 1792, a l'ait la campagne de 
cette année dans la compagnie des officiers de son régiment, formée à l'armée des 
princes. Était en 1795 à la défense de Maestricht. A fait les campagnes de 1791 
et 1795, comme officier au régiment île Viomesnil. el toutes les autres jusqu'au 



DE 1814. ^5 

De Boïsdenemetz ( Claude -Daniel )( 1 ); le comte de 
la Suze (Alphonse-Louis Chamillart)'; Corn tin d'Ussy (An- 
loine-Jacqucs-Authaire) (2)j le comte d'Adhémar de Lanta- 

licenciement de l'armée de Coudé, dans les officiers nobles à pied. — Blessé en 
1797. — A vingt-cinq ans de services, y compris neuf campagnes. {Registre de 
In Commission de 1814, 10 e tableau, n° 80.) — C'est par une erreur d'impres- 
sion qu'à Ja page 245 ci-dessus, dans un renvoi de note , nous avons dit qu'un 
M. de Laulanhier, capitaine au régiment de Champagne, était mort en 1771. Au 
lieu de cette date, il faut lire 1761. — Enfui M. de Laulanhier (François) (père 
d'Alexandre-François, voir plus haut, p. 129, et de Marie-Charles Marcel) , dont 
nous n'avons pu retrouver la nomination sur les registres de l'ordre, a cte chevalier 
de Saint-Louis. Son litre est constaté dans un brevet de pensions diverses , signé du 
roi Louis XVI, et contresigné : baron deBreteuil. Ces pensions montaientensemble 
à G,800 livres, réduites, en 1779, à 6,654 livres 10 sous. L'une d'elles lui était ac- 
cordée comme argentier des enfants de France , auprès de feu madame Sophie, tante 
du roi Louis XVI, et une autre comme porte-manteau de madame Elisabeth de 
France. Dans une procuration à lui donnée en 1782 par madame la princesse de 
Guéménée, il est qualifié de chevalier de Saint-Louis, ancien aide major de brigade 
des gendarmes de la garde et capitaine de cavalerie. Enfin, dans une note adressée 
par lui aux commissaires liquidateurs des pensions, au commencement de la révo- 
lution, il déclare qu'il a servi aux gendarmes de la garde, depuis 174G jusqu'en 
1787, époque de la suppression de la compagnie, comme gendarme, sous-brigadier, 
brigadier, et qu'il a reçu le brevet de mestre de camp. (Pièces communiquées.) 

(1) Le père de cet officier a été chevalier de Saint-Louis. La date de sa no- 
mination thanl antérieure à 1740, nous ne pouvons la préciser, mais la qualité 
est établie parla pension dont il jouissait sur les fonds de l'ordre. — «De Boïsde- 
nemetz, sert depuis 1735, exempt en 1757, colonel en 1742, brigadier eu 1748, aide- 
major en 1752, enseigne en 1733, maréchal de camp en 1701 ; a une pension de 500 liv. 
sur le trésor royal, et une de 1,000 livres sur l'ordre, accordée le 13 juin 1753. 
Réside aux Thilliers, en Vexin , route de Rouen. — Chef de brigade en 17G2. 
[Registres, maison du roi, deuxième compagnie française (Beauvaiï) , 1750, 
fol. 10, article : Exempts.) » — Enseigne par brevet en 1755, chef de brigade et 
enseigne en 1702; a une pension de 500 livres sur la cassette. {Même registre, 
fol. G, article : Enseignes.) — Lieutenant en 1705, retiré en 1771. (Même regis- 
tre, fol. 5, article : Lieutenants.) — Marquis de Boisdenemetz. (État militaire 
de 1771, p. 149.) — Lieutenant général en 1780. (État militaire de 1782, p. 74.) 

(2) Le comte Courtin d'Ussy, cadet gentilhomme au régiment de Viutimille 
(alors Be'rry) en 1787, sous-lieutcuant aux dragons de Conti en 1789, émigré en 
1701, a fuit la campagne de 1792 à l'année des princes . celle de 1793 à Quibe- 
ron, a servi jusqu'en 1700. — Est âgé de quarante-quatre ans. — A quinze ans 
de services, y compris cinq campagnes, plus dix années de grâce. (Commission de 
181 \, 8" tableau, n° 09.)— Comte d'Ussy. (État militaire de 1790, p. 385.) 

III. 10 



146 CHEVALIERS 

gnac (Maurice) (1); le chevalier de Meynard (François): de 
Grosson de Truc (Lazare-Marie-Bernard) (2); le marquis de 
Boisgelin (Bruno-Gabriel-Paul) (3); le comte Dutertre (Charles- 
Henri); le chevalier de Bongars' (Alexandre-Louis) ; le comte 
de Chambrun (Louis-Charles); de Cardaillac (Charles-Louis- 
Henri-Gratien); de Larcy (Anne-François-Louis Saubcrt); le 
baron Nansouty de Beauregard (Jean-Baplislc-FrançoisCham- 
pion) (4); de Pleine-Selve (Joseph-Armand Macquerel) (o). 
Lieutenant : de Langle (Augustin-Maric-Joseph). 

Chevaliers de Saînt-Louis reçus par Mgr le duc de Berry. 

Le comte de Vaudreuil (Jean-Louis de Rigaud) (6), et de la 
Pelin (François) (7), gardes du corps du roi, compagnie de 

(1) Ancien officier, colonel. (Fiches de classement.) 

(2) Le chevalier de Grosson, chevalier de Tordre du Christ de Portugal, ancien 
capitaine d'infanterie au service de Sa Majesté Très-Fidèle, chef de bataillon en 
retraite, auteur d'une notice très-intéressante sur le chevalier du Repaire, ma- 
réchal de camp, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, l'un des gardes du corps 
qui défendirent la reine, aux journées des 5 et G octobre 1789. 

(o) Premier chambellan, maître de la garde-robe, pair de France. (Almanach 
royal de 1830, pp 53 et 1 15.) 

(-î) Ancien lieutenant des maréchaux de France. [Fiches de classement.) 

(5) Volontaire au régiment de Médoc en 1775, cadet genlilhomme au régiment 
du Maine en 1 770, lieutenant au même régiment en 1787, émigré en 1791, a 
fait la campagne à l'armée des princes en 1792 , et s'est retiré en Allemagne en 
1801. — Dix-neuf ans de services, y compris une campagne-, plus dix ans de grâce. 
(Registre de la Commission de 1814, 11 e tableau, noJG.) 

(G) Chevalier de Saint-Louis le "1 août 1811, reçu le 4 septembre par Mgr le 
duc de Berry; nommé une seconde fois le 11 octobre 181-4, par suite du travail 
suivant: « Le comte de Vaudreuil (Louis), lieutenant de cavalerie, attaché ù la 
maison du roi, en 178 i ; capitaine dans Nonilles-cavalerie , en 178S; émigré en 
1791 ; a fait les campagnes de 17 ( >2, 1793, 179 i, 1795. — Seize ans de services, 
y compris cinq campagnes, plusdix années de grâce. (Registres de la Commission de 
1811, 10= tableau, n" 04.) 

(7) De Lapeliii (François), cadel gentilhomme en 1787, sons-lieutenant au régi- 
ment du Cap en 1788, lieutenant en 1791, compris comme lieutenant nu 100" dé 



DE ISl'i. 147 

Xoailles; de Bretlevillo (Pierre -Gabriel -Dominique le Nor- 
mand), chevau-léger do la garde (1). 

Lieutenants «encraux : le comte de la Tour-Maubourû; 
(Marie -Victor -Nicolas de Fay) (2); le chevalier Lucotte 

ligne, en 1792, agrégé aux gardes du corps eu 1792 (émigration), a fait les cam- 
pagnes de 1792 à 1801 . rentré en France en 1802, garde du corps, compagnie de 
Nouilles, en 1814, brigadier le 1" avril 1813 (àGancl), maréchal des logis le 
1 er novembre même année, breveté capitaine de 1795, maréchal des logis de 
l re classe (chef d'escadron), en 1821. {Etat des officiers et gardes du corps qui 
ont/ait la campagne de 1823, archives de la guerre.) — De la Pelin-Desbordes 
{État de la compagnie au 1 er novembre 1815) {a). 

(1) Lieutenant-colonel, sans désignation de grade dans la compagnie. {Fiches de 
classement.) — Chef d'escadron, ancien chevau-léger, -chevalier de Saint-Louis le 
G septembre 181 1, pension de 300 francs sur l'ordre le 14 mai 1823, portés à 
500fr. le 1 er avril 1826. {Registre des Pensions de l'ordre, de 1814 à 1850.) 

(2) Aide de camp de Kléber en Egypte (1799). — Nommé général de brigade à 
Austeilitz. — Général de division en 1807 , comte de l'empire. — Campagnes 
d'Espagne et de Russie. — Blessé plusieurs fois grièvement, notamment à la ba- 
taille d'Alexandrie (Egypte), à Friedland, à Lcipsick, où un boulet lui emporta 
la cuisse. - Se distingua à Heilsberg (1807), à Mojaîsk (1812), à Dresde (1813). 

— Ministre delà guerre du 19 novembre 1819 au 15 décembre 1821. — Pair de 
France en 1814. — Ambassadeur à Londres. — Gouverneur des Invalides le 
15 décembre 1821 (i sa sortie du ministère). — Sous son ministère , plusieurs or- 
donnances importantes fuient rendues, entre autres celle du 25 octobre 1820, 
portant réorganisation de l'infanterie française. — Mort le 12 novembre 1830, âgé 
d-; quatre-vingt-deux ans. {Annuaire militaire de 1800, p. xtv.) — Chevalier des 
ordres du roi en 1820, commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1816, grand'- 
croix en 1818, grand, officier de la Légion d'honneur en 1811 , grand'-croix en 
1814, ministre d'Etat, marquis de la Tour-Mauhourg sous la restauration. — 
Après les événements de 1830, il se démit de sa dignité de pair et des fondions 
de gouverneur des Invalides. — Il fut appelé en Allemagne par le roi Charles X, 

{a) Frère de l'autre chevalier de 1811, porte p. 81. Tous les deux étaient fils du chevalier de 
t"7G(voir t. II, p. 230). et non île celui de 1"S (voir t. II, p. 203), comme cela a été dit p. SI. 

— Celui porté ci-dessus était l'aîné, et le cadet (p. 81), brigadier (capitaine) a la première res- 
tauration, a été retraité en ISIS, comme chef d'escadron. Leur grand- pire, chevau-léger de la 
garde, mort en i 7 "i . > de Mon, mes irrites à Dcttiugen, élaitaussi, d'après les trad limi, de la fa- 
mille, chevalier de Saint-Louis. I.e chevalier, porté p. 81, était bien le père du g:m!e du corps 
de lS2ôà 1830. 11 avait un autre (ils, qui e-t aujourd'hui capitaine de vaisseau et qui a été fait of- 
ficier de la Légion d'honneur en IS'tS, pour une action d'éclat. Le jeune de la Pelin, cité dans la 
note 'i de la p. si, n'était pnini enseigne, mais aspirant de marine. Il est mort en Cochinchine le 
2!> juillet 1850, à vingt et un ans. Ilalaissé un frère, aujourd'hui sous-lieutenant au II* chasseurs. 
Enfin l'acte de décès du chevalier de l"7"S (f. II. p. 2U31 donne a cet officier le titre de Iieutc- 
n.mt-coioncl qui ne se trouve pas sur les registres de la guerre. 

10. 



148 CHEVALIERS 

(Edme-Aimé); le comte Roguet (François); le comte de la 
Ferrière-Lévesque (Louis-Marie) (1) ; le comte de Beau- 
mont (Marc-Antoine); Lecourbe (Claude-Jacques) (2j; le 

comme gouverneur île Mgr le duc de Bordeaux. — C'est une des plus belles, dos 
plus glorieuses et des plus fidèles illustrations militaires de la France. — Lors- 
qu'on l'amputa sur le champ de bataille de Leipsick, il resta calme et tranquille, 
comme il l'avait toujours été sous le feu de l'ennemi, et voyant pleurer son do- 
mestique, il lui dit en souriant : Imbécile, de (moi te plains-tu? tu n'auras plus 
qu'une botte à cirer. 

(1) Le comte de la Ferrière Levesque (Louis-Marie). — Lieutenant-général- 
major, âgé de 38 ans. — Né à Redon (Ille-et- Vilaine). — Sous-lieutenant au 
99 e infanterie le 20 mars 1795, lieutenant en l'an II, aide de camp du général 
Bonnet en l'an 111, rang de capitaine en l'an V, commandant des guides de l'armée 
de l'Ouest le 28 frimaire an VIII, rang de chef d'escadron par le maréchal Brune 
le 7 pluviôse suivant, confirmé le 12 nivôse an IX, admis au traitement de réforme 
le 1" messidor an X, chef d'escadron au 1 er hussards le 9 nivôse an XI ; passé au 
2 e hussards le 23 frimaire an XII, pour prendre rang du 7 pluviôse an VIII, major 
du 3e hussards le 7 octobre 1805, colonel du même régiment le S mars 1807, gé- 
néral de brigade le 13 mai 1811, major dans les grenadiers à cheval de la garde 
le 9 février 1813, général de division le 28 novembre suivant. — Campagnes : 
1793, à l'armée de Rhin et Moselle ; 1794, 1793, 1796, à celles du Nord et Saru- 
bre-el-Mtuse ; 1707, à celle de l'Ouest ; 1798, à celle de l'Angleterre; 1800 et 
1801, à celles des côtes de l'Océan et au siège de Philisbourg; 1802, 1803, 1801 
et 1803, à l'armée de Hanovre; 180G et 1807, à la grande-armée; 1808, 1800, 
1810, en Espagne; 1811, en Portugal; 1812, en Espagne ; total : 38 ans et seize 
jours de services, campagnes comprises. [État des officiers non compris dans la 
réorganisation du corps des cuirassiers de France en 1811, et admis au trailc- 
riient de non-activité, arrêté à Blois le 22 juillet 181-1, par l'inspecteur général, 
maréchal prince de la Mosloiva.) 

(2) Né en 1739 à Lens-le-Saulnier, soldat au régiment d'Aquitaine en 1778, 
chef de bataillon des volontaires du Jura en 1702, colonel à la bataille de Fleurus, 
général de brigade, général de division en 1790, exilé en 180-i, pour s'être pro- 
noncé en faveur de Moreau. Nomme comte, grand officier de la Légion d'honneur, 
et inspecteur général d'infanterie, par le roi Louis XVIII, en 1S14, il accepta un 
commandement, de Napoléon, en 1813. et mourut à Bé fort le 23 octobre même 
année. Après la bataille de Zurich, en 1700, il fut chargé de suivre Suwarow dna 
sa retraite. Quoiqu'il n'eût que neuf mille hommes, il fit trente-cinq mille pri- 
sonniers, et arrêta court, au pied des Alpes, l'armée russe qui voulait envahir U 
France. Cet heureux résultat inspira le quatrain suivant : 

Par trop d'emportement sujet à se im : pn.-n(lrc, 
Suwarow, vois Paris prônait son chemin droit, 
Quand battu près Claris, cliacun dans cet endroit, 
Lui dit: C'était le courbe, air.i, qu'il fallait prendre. 



DE ISli. l/j9 

comle Law de Lauriston (Jean -Jacques -Alexandre -Ber- 
nard) (IV; Je baron d'Armagnac ; le baron ïurreau de Li- 



(1) Law de Lauriston aîné (Jacques-Alexandre-Bernard), né à Pondichéry le 
1 er février 1768. — A produit le certificat de noblesse exigé. — Elève le 1 er sep- 
tembre 1784. — Lieutenant en second le 1 er septembre 1785, adjudant major le 
1 er avril 1791, capitaine en second le 22 août même année, aide de camp le 
1er juin 1792, chef de brigade du 4 e régiment d'artillerie légère le 19 pluviôse 
au III. A donné sa démission, qui a été acceptée le 16 germinal an IV, remis en 
activité le 4 ventôse an VIII, dans le grade de chef de brigade, général de brigade 
le 20 fructidor an X. {Registres, lieutenants d'artillerie avant 1789.) — Général 
de division le 1 er février 1803, commandant de la Légion d'honneur à la création, 
en 1804, grand'-croix en 181 -ij grand dignitaire de Tordre de la Couronne de fer 
d'Italie, aide de camp de l'empereur Napoléon Ier^ ambassadeur en Russi-e, com- 
mandant en chef le 5 e corps de la grande-armée en 1815, capitaine-lieutenant de 
la l re compagnie des mousquetaires en 181.% commandant la 1 TC division d'infan- 
terie de la garde royale à la formation même année, pair de France, ministre delà 
maison du roi, maréchal de France, grand veneur, commandeur de l'ordre de 
Saint-Louis en 1816, grand'-croix en 1821, chevalier des ordres en 182o, mort 
en 1828. ■ — Il fut embarqué en 1805 comme commandant d'une division sur la 
flotte de l'amiral Villeneuve, prit le fort Diamant, et revint assez à temps pour se 
trouver à Austerlitz. Il défendit Raguse en 1806, contre un ennemi décuple en 
nombre, soutenu par une flottille, prit Raab en 1809, et commanda à Wagram les 
cent pièces d'artillerie qui foudroyèrent l'armée autrichienne et préparèrent le 
succès de la journée. En 1815, il fut nommé au commandement en chef du 
5 e corps de la grande-armée, et fit cette campagne avec la plus grande distinction. 
Le baron Fain, dans le Manuscrit de 1815, constate les prodiges de valeur qu'il 
accomplit à Vachau (première journée de Leipsick). Chargé de défendre les fau- 
bourgs de Leipsick et de protéger la retraite de l'armée, il combattait avec son 
obstination accoutumée, lorsque la destruction du pont de l'Elster le fit tomber au 
pouvoir de l'ennemi. Conduit à l'empereur Alexandre, il fut reçu parce souverain 
avec les égards les plus empressés, et la paix de 1814 le lit rentrer en France où 
Louis XVIII l'accueillit avec une bienveillance méritée par ses éclatants services. 
Appelé, en janvier 1815, à la charge de capitaine-lieutenant des mousquetaires, 
vacante par la mort du comte deXansouty, il accompagna le roi jusqu'à Bélhune, 
lors de l'écliauflourée des cent-jours, fut chargé du licenciement de la maison mi- 
litaire, l'opéra, et se retira ensuite dans ses foyers. Eu 1825, il assiégea et pri* 
Pampelune, couronnant ainsi, par un acte d'un grand éclat, sa vie militaire si 
complète. Le roi Charles X, en apprenant la mort de ce fidèle serviteur, dit : Je 
perds un capitaine des car. les. Il lui destinait, en effet, cette charge alors si en- 
vice. Le maréchal de Lauriston était neveu du chevalier de Saint-Louis de 1751, 
et fils du gouverneur général de Pondichéry, chevalier de Saint-Louis en 1761. 



150 CHEVALIERS 

nières (Louis-Marie) ; le comte Decaen (CUarles-Mathieu-Isi- 
dore) (1); le comte de Lobau (Georges Mouton) (2); le comte 
Sebastiani délia Porta (Horace- François-Sébastien) (3); le 

(Voir 2c volume, p. ISO.) 11 reçut, en 1823, la grand'-croix de Charles lit du 
roi d'Espagne ; en 1824, la grand'-croix de Saint-Vladimir de l'empereur de 
Russie, et une épée d'or lui fut décernée par la ville de Pampelune, comme ex- 
pression de ses* sentiments d'estime el de reconnaissance. (Voir le Moniteur des 
23 octobre 1825, 1" mars et 8 avril 1821.) 

(1) Comte de Caen, général de division, grand officier de la Légion d'honneur à 
la création de l'ordre, en 1804. [Almanach impérial de 1812, p. 154 et 280.) — 
Comte Decaen, lieutenant général (général de division en 1800), — grand'-croix 
de la Légion d'honneur le 29 juillet 1814, gouverneur de la 11<- division militaire 
(Bordeaux). -(Almanach royal de 1814, pp. 584, 425 et 444.) Porté sur la liste de 
proscription de 1815, au retour du roi, il quitia la France, rentra plus tard, par 
suite de l'amnistie, mais ne fut point replacé dans le cadre d'activité. En 1828, sa 
position étant très-précaire, il soliieiti les bontés de Monsieur le dauphin, qui, ne 
voulant plus se souvenir de la conduite de ce général en 1813, écrivit de sa main 
en marge de la demande : « Envoyer sur-le-champ trois mille francs au général 
Decaen. » — Nous avons vu ce précieux autographe, reproduit par le journal la 
France, en 1858. 

(2) Maréchal de Fiance en 1830, mort en 1858. 

(5) Colonel de dragons au 18 brumaire, il contribua à la réussite de cette jour- 
née. — Eu 1812, il était général de division, et grand-aigle de la Légion d'honneur 
(nommé le Taviil 1807, campagne de Pologne). (Almanach impérial de 1812, pp. 281 
et 151.) — Sa nomination comme général de division (depuis lieutenant général) est 
du 21 décembre 1805. [Almanach royal de 1814-1815, p. 423.) Il ne fut pas em- 
ployé activement sous la restauration, et, nommé député par la Corse, il siégea au 
côté gauche, dans les rangs de l'opposition. Cependant il dit, pendant les journées 
de ISjO, ce qu'aurait dit le plus lidèle sujet du roi. Dans la réunion des députés li- 
béraux du 28 juillet, on proposa de s'associer aux combattants révoltés, et d'adop- 
ter le drapeau tricolore , qu'ils avaient pris. « Le gênerai Sebastiani déclara 
que, pour son compte, il ne pouvait prendre part à de semblables discussions, et 
qu'il ny avait de drapeau national que le drapeau blanc. (Histoire de dix ans, 
-par M. Louis Blanc, t. I, p. 255.)» Le général Sebastiani fut ministre et maré- 
chal de France sous Louis-Philippe, mais il conserva, dans de certaines circons- 
tances, toute l'indépendance de son caractère. Il ne voulait pas la chute du roi 
Charles X, et, jusqu'au dernier moment, il insista pour qu'on reçût M. le due de 
Mortemart, chargé lie notifier le retrait d.s ordonnances et son avènement au mi- 
nistère. Lu 1345, M. le prince de Polignac était revenu en France, après sept ans 
d'e\d. Louis-Philippe exigea que M. de Polignac le reconnût comme roi, s'il vou- 
lait habiter la capitale. M. de Polignac refusa, et le maréchal Sebastiani répouditù 



DE ISl.'i. 151 

marquis de la Grange (Adélaïde-Biaise-François le Lièvre) (i). 
Maréchaux de camp : le baron Colbert (Louis-Ferdinand- 
Alplionse); le baron Rongé (Antoine); le baron d'Aboville, 
aîné .(Augustin-Gabriel); le baron d'Arnaud (Pierre-Louis); le 
baron de Jouflïoy (Jean-Pierre) (2). 

Louis-Philippe, qui s'indignait de celle résistance : « Sire, M. de Polignac ne peut 
faire, sans se déshonorer, ce que le roi lui demande. Votre Majesté sait combien 
je lui suis dévoué, mais je suis le cousin de M. de Polignac, et je renierais cette 
parenté s'il cédait à l'injonction qu'il a reçue. » Nous tenons ce fait de M. le prince 
de Polignac, très-reconnaissant de cette déclaration loyale, qui amena une brouille 
momentanée entre Louis-Philippe et le maréchal. 

(1) Baron de l'empire, général de division, officier de la Légion d'honneur. (Al- 
manach impérial de 1812, p. 280.) — Marquis de la Grange, capitaine-lieute- 
nant de la 2 e 'compagnie des mousquetaires de la garde du roi, lieutenant général 
le 29 juin 1800. (Almanach royal de 1814-1815, p. 41 et -124.) — Commandeur 
de l'ordre le 5 janvier 1815, gouverneur de la 20 e division militaire (Périgueux). 
(Almanach royal de 1817, pp. -445 et 528.) — Grand'-croix de l'ordre le 17 août 
1822, commandeur de la Légion d'honneur en 1825, gouverneur delà lS e division 
miliiaire (Dijon), (.-ilmanach royal de 1850, pp. 281, 299 et 575.) 

(2) Le baron de Joulîroy (Jean-Pierre), lils du chevalier de Saint-Louis de 1779 
(voir t. II, pp. 276-277), né, à Boulot (Haute-Saône) le fîO juillet 17(36. — Ganon- 
nier au régiment de la Fére en 17S1, sergent en 1786, sergent-major en 1792, 
lieutenant en second même année, adjudant major en 1791, capitaine d'étal- 
major (première classe) môme année, chef de bataillon-sous-direeleur en 1797, 
colonel-directeur en 1805, général de brigade en 1811, retraité le I er janvier 
1816, admis dans le cadre de réserve en 1851, retraité de nouveau en 1S52. — 
Campagnes de 1792, 1795, 1794, 1795, 1796, 1797, 1798, 1799, 1800, 1805, 

1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1815, 1814.— S'est trouvé aux sièges 
de ÎS'amur et de Maastricht ; a été assiégé dans Valenciennes, où il a reçu deux 
coups de feu, et est sorti prisonnier avec la garnison; dirigeait des batteries d'at- 
taque au siège de Lyon; s'est trouvé aux batailles d'Austerlilz, d'Iena, d'Eylau, de 
Wagram, île la Moskowa, de Krasnoé., de la Bérésina; a été chargé, pendant une 
partie de la retraite, du commandement de l'artillerie du corps d'armée du maré- 
clial prince d'Eckmuhl, l'a sauvée à cinq lieues en avant de Krasnoé, en faisant 
dix lieues à travers champs; a créé à Hambourg, en 1815, Ions les attirails, af- 
fûts", etc., nécessaires à la défense de la place attaquée parles Russes et alliés ; 
s'est trouvé aux affaires des 9 et 17 lévrier 181-ï, dans les iles de Vailensbourg. — 
Membre de la Légion d'honneur en 1805, officier en 1804, commandant en 

1807, chevalier de Saint-Louis le 19 juillet 1814. — Cinquante-quatre ans sept 
mois cinq jours de services. (Dossiers des généraux.) Reçu le 6 août par Mgr le duc 
de Berry. 



152 CHEVALIERS 

Le baron de Carctenau ("Bernard- Augustin) (I). 
Adjudant- commandant : Peliet (Augustin-Louis) (2). 

(1) Général de brigade, officier de la Légion d'honneur. (Almanach impérial de 
4812, p. 282.) — Maréchal de camp le 1er mars 1807. (Almanach royal de 1814- 
1815 , p. 429. ) — Né à Dax le 5 août 1766, d"une famille ancienne et distinguée 
dans la magistrature. — ■ Volontaire au 1 er bataillon des Landes en 1791; sous- 
lieutenant et lieutenant en 1792, au 80 e de ligne, plus tard l-iS c demi-brigade. — 
Campagne de 1791 à l'armée des Pyrénées occidentales; détaché avec la Tour-d'Au- 
vergne au poste de Jolimont, ils contribuèrent ensemble à la défense de ce poste 
avantageux. Sa conduite lui fit donner la direction de la colonne destinée à atta- 
quer sur ce point l'armée espagnole, et la prise des redoutes de Baya et Béra ou- 
vrit aux Français l'entrée en Espagne. Adjudant général, chef de bataillon, sur le 
champ de bataille, le 8 brumaire an II, sa nomination fut confirmée par une loi 
particulière du 18 du même mois. Adjudant général chef de brigade (colonel) le 
25 prairial an III, attaché à l'état-major du général Moncey. — Passé en l'an IV 
à l'année des côtes de l'Océan, commandée par Iloche. Chef de brigade, en 
l'an YIIj du 101 e de ligne, alors à l'armée du Rhin, il passa à l'armée d'Italie, et 
était à Marengo, où il eut trois chevaux tués sous lui en repoussant les charges de 
cavalerie d'un ennemi bien supérieur en nombre, qui ne put pas l'entamer. Membre 
de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et officier de l'ordre le 25 prairial 
suivant. Après la paix d'Austerlitz, envoyé à Naples avec, son régiment. — Général 
de brigade le 1 er mars 1807, pour sa belle conduite au siège de Gaële. — Che- 
valier de l'ordre royal des Deux-Siciles, et commandeur du même ordre en 1808. 
— Appelé en 1808 à faire partie de la division envoyée aux îles Ioniennes ; baron 
de l'empire en 1809 ; rentré en 1814 avec sa division. — Chargé, pendant les cent- 
jours, de l'organisation des gardes nationales de la 5 e division militaire ; remis en 
non-activité au retour du roi ; député de 1818 à 1822 ; démissionnaire à cette der- 
nière époque ; nommé de nouveau député, après la révolution de Juillet. — Placé 
dans le cadre de réserve, et admis à la retraite en 1832. — Mort le 21 janvier 
1811. (Services communiques par la famille.) — Il avait épousé mademoiselle de 
Borda, nièce du membre de l'Académie des sciences, chevalier de Saint-Louis en 
177G. (Foir2evol._, p. 212.) 

(2) Le baron Petiet (Auguste-Louis), adjudant commandantleG novembre 1813. 
(Almanach royal de 181 i- 1813, p. 440.) — Colonel d'état-major, commandeur 
de la Légion d'honneur (Almanach royal de 1830, p. 380.) — Maréchal de camp. 
(Almanach royal national de 18 12, p. 050.) — Maréchal de camp le 5 juillet 
1815, par décision du gouvernement provisoire. (Relevé du manuscrit des officiers 
généraux, Archives de la guerre.) — Cette nomination fut annulée au retour du 
roi, mais les promotions des cent-jours furent rétablies, à leur date, sous le règne 
de Louis-Philippe. Le baron Petiel, devenu grand-officier de la Légion d'honneur 
et député, est mort en 1858. (Voir le Moniteur de l'armée de 1858.) 



DE 1814. 153 

Colonels : le comte de Saint-Chamans (Alfrçd-Anne-Ro- 
beft)(l), (chasseurs à cheval du roi, 1 er régiment de l'arme); le 
comte de Rohan-Chabol (Anne-Louis-Ferdinand), aide de camp 
de Mgr le duc deBerry; le prince de Laval (Anne-Pierre-Adrien 
de Montmorency); le baron Clouet (Anne-Louis-Antoine) (2); 
Achard (Jacques-Michel) (3); le baron de Saint-Mars (Charles* 
Joseph) (i); le comte de Montagu-Lomagne (Antoine-Thé- 
rèse-Joseph) (5) ; le comte de Grouchy (Alphonse-Frédéri que- 
Emmanuel) (G); le comte de Talhouct-Bonamour (Auguste- 
Frédéric) (7). 

(1) Colonel des dragons de la garde à la formation, en 1815, commandeur de la 
Légion d'honneur le 20 juillet 1814. {Almanach royal de 1817, pp. 559 et 469.) — 
Maréchal de camp, commandant la l re brigade de la 2 e divLion de cavalerie de la 
garde royale , grand officier de la Légion d'honneur, décoré de l'ordre de Saint- 
Ferdinand d'Espagne, 5'' classe, gentilhomme de la chambre du roi. [Almanach 
royal de 1850, p. G 15.) 

(2) Colonel, aille de camp. [Registre de l'ordre, del814 à 1815.) — Colonel du 
19 e léger en 1821. — Maréchal de camp le 25 octobre 1S25, en Espagne. — Com- 
mandeur de la Légion d'honneur le 50 octobre 1820. — Commandant la 5 e bri- 
gade de la lre division de l'armée expéditionnaire d'Afrique, en 1850. — Brave 
et excellent officier de l'empire, condamné à mort, par contumace, en 1852, pour 
participation aux événements de la Vendée, passé en Portugal, où il défendit les 
droits du roi don Miguel I er . 

(5) Colonel du 89 e de ligne. (Almanach royal de 1814-1813, p. 188.) 

(4) Colonel de cavalerie. [Fiches de classement.) — Colonel d'étal-major en 
1800, officier delà Légion d'honneur. Sous-chef de l'état-major de la l re division 
de cavalerie de la garde royale. [Almanach royal de 1817, pp. 521 et 555.) — Vi- 
comte de Saint-Mars, maréchal de camp, commandeur de Tordre de Saint-Louis, 
grand officier de la Légion d'honneur, gentilhomme honoraire de la chambre du 
roi, secrétaire général de la chancellerie de la Légion d'honneur. [Almanach royal 
de 1850, p. 551.) 

(5) Ancien colonel. [Fiches de classement.) 

(G) Colonel du 12e chasseurs à cheval. [Almanach royal de 1811-1815, 
p. 490.) 

(7) Marquis de Talhouet, colonel des chasseurs à cheval de Berry (7 e ). [Alma- 
nach royal de 1811-1815, p. 490.) — Commandeur de laLégiou d'honneur (27 dé- 
cembre 1814), colonel du 2 e régiment de grenadiers à cheval de la garde royale 
(à la formation, en 1815». [Almanach royal de 1 Si 7. pp. 470 et 556.) — Pair de 
France (en 1819), grand officier de la Légion d'honneur (le 51 octobre 1829), ma- 
réchal de camp. [Almanach royal de 1850, pp. 116, 295 et 575.) 



154 CHEVALIERS 

Potier (Pierre-Jacques) (1); le comte de Mahony (Jean- 
François) (2); le baron de Juniac (Jacques Begoiïgne). 

Le duc de Montmorency ( Anne-Charles-François), aide- 
major général des gardes nationales de Paris. 

Majors (grade actuel de lieutenant-colonel) : le vicomte du 
Couédic de Kergoualer (Charles -Louis) (3); Riqueur dit 
Laine (Pierre-àUarie) (4.) ; 



(1) Colonel de cavalerie. [Fiches de classement.) — Comte de Potliier, offi- 
cier de la Lé-ion d'honneur, colonel des chasseurs de la garde royale (à la 
création, en 1815). [Almanach royal de 1817, p. 560.) — Le comte Potier, 
gentilhomme de la chambre du roi, maréchal de camp, commandeur de la Lé- 
gion d'honneur. {Almanach royal de 1830, pp. 53 et 570.) 

(2) Ancien officier, colonel. [Fiches de classement.) — Mahony, orthographe 
du nom. 

(3) Entré dans la marine en I79J , émigré même année, a fait les campagnes de 
1791 et 1792. — Passé au service d'Autriche,— A servi jusqu'en 1801. — 
Blessé en 1796 et en 1799, étant chargé d'une mission particulière du prince de 
Coudé et du duc d'Enghien. — 11 a été proposé pour la croix de Saint-Louis par 
le prince de Coudé; elle lui fut accordée par le roi , mais il ne put la recevoir, 
parce qu'il élait absent par congé. — Rentré en France en 1812, il prit du ser- 
vice et a fait les campagnes de 1812 et 1813. — A été fait prisonnier, à Dresde, 
en 1813. — Vingt-trois ans de services ou campagnes. [Commission, de 1814, 
l' r vol., 5e tableau, 5 e classe, n° 09.) — Fils du commandant de la Surveillante, 
chevalier de Saint-Louis en 1777. — (Voir 2e vol., p. 231.) — Blessé le 6 oc- 
tobre 1799 à Constance, et le oclohre 1813 à Dresde. [Archivés de la famille.) 
■ — Un du Couédic, lieutenant de vaisseau, est porté chevalier de Saint-Louis en 
1790 (voir plus haut, p. 26) , et un autre est porté chevalier en 1799- (voir 
p. 57). 

(t; Le baron Laine (Pierre-Marie), né à Nantes le 22 décembre 1768. — Garde 
national en 1789, fusilier au 1er batail'on, compagnie de la Loire-Inférieure, en 
1791, caporal et sergent même année, sergent-major et sous-lieutenant en 1792 ; 
lieutenant en 1793, capitaine le 1 er pluviôse an III, chef d'escadron en 1807, 
major (depuis lieutenant-colonel', du (> c régiment de chasseurs à cheval en 1813, 
le régiment devenu chasseurs de Berry en 181 i. — Lieutenant-colonel de la gen- 
darmerie de Paris en 1816, mis en disponibilité eu 1820, époque de la suppres- 
sion de la place de lieutenant-colonel. — Services rég es jusqu'au 1 er mai 1823. 
— Trente ans cinq mois et quinze jours de services. — Campagnes : 1792, à 
Saint-Domingue ; 1795, aux États-Unis ; en l'an III, à l'armée de l'Ouest; eu 
l'an IV, en l'an V, et en l'an M, sur les cotes do Brest; ans Vil et Y11I, sur les 



15 6 CHEVALIERS 

Le comte de Ragnet-Brancion (Louis-François-ïïenri) (1), 
'Anciens lieutenant-colonels : le duc d'Estissac (François 
de la Rochefoucauld) ; Viénot de Yaublanc (Vincent-Marie ) (2;. 
Chefs cVescadron : le prince de Bauffremont (Alex and re- 
Emmanuel-Louis) ; le baron de Ghamoy (Louis-Jacques Rous- 
seau) (3); le comte d'Artaize de Balay (Alexandre) (4); le 
comte de Palys (François-Nicolas Demaretz ) (S); Barry 
(Claude-François) (G). 



(1) Major du régiment de Berry. — Mort le 5 janvier 18,27. (Fiches de classe- 
ment.) 

(2) Baron Vaublanc , officier de la Légion d'honneur, préfet de la Moselle. 
[Mmanach impérial de 1812, p. 441.) — Comle de Yaublanc. (Jlmanach royal 
de 1814-4815, p. 297.) — Ministre d'État, grand officier de la Légion d'honneur 
le 18 décembre 1814. (Almanach royal de 1817, pp. 73 et 459.) — 11 fut mi- 
nistre de l'intérieur du 26 septembre 1815 au 7 mai 1816. — Nous avons cité, 
1" volume, p. 448, M. de Yaublanc (Charles de Viénot), capitaine au régiment de 
Navarre, chevalier de Saint-Louis en 1737. — Voici ses services exacts : Né eu 
1720, est deBeaune; lieutenant en second en 1712, lieutenant même année, ca- 
pitaine en 1746, major en 1739, rang de lieutenant-colonel en 1702, lieutenant- 
colonel du régiment de la Sarre en 1703. (Registre du régiment de Navarre, de 
1703 à 1700.) — Rang de colonel en 1707, blessé d'un coup de feu à Deltingen; 
— brigadier en 1769. En 1767 , gratification annuelle de 1,200 livres et gratifica- 
tion extraordinaire de même somme. — 1765, exact pour la discipline et la fer- 
meté, lait pour être un excellent lieutenant-colonel. — 1764, excellent lieutenant- 
colonel. — 1709, officier de la plus grande distinction, il joint à beaucoup d'ac- 
tivité et d'intelligence une grande fermeté, et il fait remplir aux soldats et aux 
officiers leur devoir avec autant de gaieté qui d'exactitude. {Registre du régiment 
de la Sarre, de 1703 ri 1700.) — Maréchal de camp en 1780, pension de 800 li- 
vres sur l'ordre, obtient un traitement de 2,800 livres en conservant sa pension 
sur Tordre, et sa gratification annuelle de 1,200 livres. {Registre du régiment rftf 
la Sarre, de 1770 à 1788.) 

(3) Ancien garde du corps de Louis XVI. (Fiches de classement.) Déjà porté 
plus haut, p. 87. — Cité de nouveau ici, à cause de sa réception. 

(4) Ancien chef d'escadron. (Fiches de classement.) 

(5) Ancien chef d'escadron (Fiches de classement.) 

(G) Chef d'escadroh aux dragons royaux de Fiance {Fiches de classement), ci- 
devant dragons de la garde impériale. - Son fils, M. Barry (Èlienne-Étnile- 
lkniv), colonel du 78" régiment d'infanterie, officier de la Légion d'honneur 
(Annuaire militaire de 1S60, p. 331), militaire d'un vrai mérite et d'un grand 



DE 1814. 157 

Anciens officiers supérieurs : le comte de Maillé (Charles- 
Marie-Bélisaire) ; le comte deBeaumonl (Charles) (1). 

Capitaine : Potier de Raynan (Claude-Jean-Baptiste). 

Anciens capitaines : le comte de Montalembert (René- 
Marc-Marie-Anne) ; le comte de Clinchamp d'-Àubigny (Paul- 
Louis- Antoine); Fremin du IMesnil (Gabriel -François-Char- 
les) (2); le chevalier de Lardenoy (Louis-Mathieu-GodelVoy) ; 
le chevalier des Essart (Louis-Emmanuel de Lafont) (3); le 
marquis de Boimeval (Louis-César-François) (i). 

Anciens officiers : le chevalier de Lambot) (Paul-Gré- 
goire) (S); le marquis de Choiseul-Meuse (Jean -Baptiste- Ar- 
mand-Maximilien) ; le comte d'Espmchal (Louis-Henri); le 



avenir, a été mis plusieurs fois à l'ordre du jour do Tannée de Crimée par le ma- 
réchal Pélissier, duc de Malakoff, et a été nommé commandant de Sébastopol après 
la prise de celte ville. Nommé lieutenant-colonel le 50 juin 1855, cette date in- 
dique que c'est en Crimée et devant l'ennemi qu'il a gagné ce grade. — Sa pro- 
motion comme colonel est du 29 mai 1859. 

(1) Membre de la Chambre des députés pour le département d'Indre-et-Loire. 
{Jlmunach royal de 1814-1815, p. 72.) 

(2) A commencé à servir en 1775 dans le régiment de Penlhièvre-infanterie 
capitaine en 1787, retiré le l cc avril 1791, avec l'assurance de la croix à vingt- 
quatre ans de services. {Registre de Penthièvre-infanterie (78^). de 1788 à 1795.) 

(5) Le chevalier des Essarts de Lafons, sous-lieutenant au régiment Royal-vais- 
seaux en 1788, émigré en 1702, a fait toutes les campagnes jusqu'en 1801. — 
Vingt-deux ans de services, y compris neuf campagnes, plus dix années de grâce. 
(Registre de la Commission de 1814, 11* tableau, n° S7.) 

(1) Ancien aide de camp de S. A. S. Mgr le duc de Bourbon. (Fiches de classe- 
ment.) 

' (5) Soldat de l'armée de Condé et de Quiberon; lieutenant- colonel de h légion des 
Bouches-du-Rhône en 1815. Il défendit intrépidcmentlemaréchalBrune,à Avignon, 
mais, pendantqu'il était aux prises avec une partie des assassins, une autre bande tourna 
la maison où le maréchal se trouvait, découvrit le toit et consomma le crime. Un 
fait peu connu, c'est que Brune fut victime d'une odieuse calomnie. Le bruit avait 
couru, en 1S1 1, qu'ancien imprimeur, Brune avait porté la tète de la princesse 
de Lamballe autour des murs du Temple, et ce bruit, renouvelé en 1815, causa 
sa mort. Ou ne poursuivit pas en lui le maréchal d'empire, revenu à Napoléon, 
mais le septembriseur. M. de Lambot fut ensuite colonel de la légion de l'Isère^ 
et le roi le nomma maréchal de camp à la promotion du sacre, 22 mai 1825. 



158 CHEVÀLIEKS 

comte de' Chirac (Charles-QUion-Frédéric-Jean-Baptistb) ; le 
comte de iVFareil (Charles-Antoine Chaumont) ; Leschassier île 
Méry (Jacques-Etienne); de Iliencourt (Louis-Fortunée ; Cava- 
lier (Joseph) (1); le Pelletier de Molandé (Louis-Auguste- 
Alexandre); de Boisdencmetz (Arroand-Maximilien) (2); le 
comte de Cumont (Loiiis-ïhimothée-François-Chaiies); le 
baron d'Arlaize (Charles-Maurice de }.îeekenem) (3) ; le comte 
de Meynard (Charles-Cosmc-Marie) (-i); Kcgliat-Quincy 
(Pierre-Polyeiirpc-Casimir) (5) ; le vicomte Dutertre (Alexan- 
dre-Maximilien); le vicomte de la Porte-aux-Loups (IJenri- 
Gaspard);le marquis de Vigny (Aune-Claude) (G) ; de Lenc- 
quesaing (Albert-Joseph) (7); d'Avesgo, chevalier de Coulon- 



(1) Lieutenant. Est figé i!e quarante-deux ans, a dix-huit ans de services, y com- 
pris neuf campagnes, p'm dix années de grâce. (I'egistrc de la Commission de 1814, 
21 e tableau, 3 e classe, n° 1.) — Né à Vidauban (Var) en 1772. — Volontaire dans 
la légion de Colbcrt en 17 ( .)2, lieutenant de cavalerie dans la même légion, même 
année; passé aux hussards de Salin en 1793 par suite de licenciement, lieutenant 
au régiment de Baschi-hussard* en 179 i, incorporé avec son grade dans les dragons 
d'Enghien en 1798, breveté capitaine de cavalerie le 27 janvier 1813. pour prendre 
rang du 1 er mai 18C0. Campagnes de 1792 à 1801, à l'armée de Condé. Blessé à 
Bihcrach en Brisgau, en juillet J79G, et à Neustadt, le 2G octobre même année. 
[Certificat de services délivre par le comte d' Ecquevillij , maréchal général des logis 
de l'armée de Condé.) — Les fils de cet honorable officier ont embrassé l'état ec- 
clésiastique, et dirigeaient l'institution d'Avon, près Fontainebleau, qu'ils viennent 
de transférer à Puis. L'aine e^t chanoine honoraire de Meaux. 

(2) Capitaine aux chasseurs de Languedoc. {État militaire de 1790, p. 596.) 
— Il passa dans la garde constitutionnelle du roi Louis XVI en 1791. ^Archives 
de la famille.) 

(3; Me< kenniim, orthographe du nom patronymique. 

(-5) Fils du chevalier de 1732. (Voir l' r vol., p. -i"23.) — Frère aîné de l'ancien 
officier porté ci-dessus, p. 1-1. — Capitaine au régiment du Roi-infanterie. (État 
militaire de 1790. p. 13-5.) — Colonel de grenadiers royaux anglais en 17'.>3. 
[archives de la famille.) 

(3) Reghart-Quincy, orthographe du nom. 

;0) Chevalier de Saint-Louis le 11 octobre ISli, reçu le 10 par Mgr le duc de 
B riy. — Porté une seconde foi*, et par erreur, dans le t:\i\ iil du 2 novembre 
Jsl3. [Fiches de classement.) 

~i) Ancien lieutenant. Aspiruil au corps royal d'artillerie en 1700, émigré en 



DE 1814. 159 

gcs de Montchevriel (Louis-Charles) (1); Hcnnct (Louis-Far- 
nèse-PIaton) (2); Richemont (Gabriel). 

Chevaliers de Saint-Louis reçus par Fvïgr le prince de Condé. 

Colonel: Borclli deMazenod de Mondesir (Daniel-Charles- 
Michel) (3). 

Anciens officias : de Maussabré (Louis-François-llypolite- 
Isidore); le marquis de Commandaire de Saint-Geniès (Césa- 
rion-Louis-Jean-Baptiste -Henri -Joseph-Fran'çois-Casimir); de 
Caze (Alexandre-Louis) (i). 

1701, agrégé à la compagnie de; officiers du régiment d'Auxerrois, avec laquelle 
il fit la campagne de 1702; était en 1703 à la défense de Maastricht. — A fait les 
campagnes de 1701, 1703 et 1700, dans Royal-allemand. — En 1707, lieutenant 
aux chevau-légers de Darmstadt. — A servi dans ce corps jusqu'en 1806, et y a 
failles campignes de 1707, 1793, 1700 et 1800. A vingt-quatre ans de services, y 
compris neuf campagnes. (Registre delà Commission de 1814, 10 e tableau, p. 1 18.) 

(1) D'Avesgo, chevalier de Coulongcs-Montchevreil (Louis-Charles). — Ancien 
lieutenant. — Page de la petite écurie, sous-lieutenant dans Royal-dragons en 1778, 
jusqu'en 178S, époque à laquelle le régiment fut licencié. — Emigré en 1791, a 
fait la campagne de 1792, et celles de 1701 à 1801, à l'armée de Condé. — 
Trente-deux ans de services, y compris huit campagnes. (Commission de 1811 , 
9'' tableau, n° 10.) (a). 

(2) Louis-François Platon , d'après la famille. 

(5) Nommé en 1811, il fut reçu par Mgr le prince de Condé le 1G mars 1810. 
(Fiches de classement.) 

(4) Chevalier de Saint-Louis le 5 novembre lSl-i, reçu le 13 novembre par 
Mgr le prince de Condé. (Registre des réceptions faites par Son Altesse Sërénis- 
sime en 1811 et 1813.) — Lieutenant. Émigré en 1790, aide de camp du comte de 
Vogué en 1792, a fait la campagne de 1702 avec cet officier général, ensuite vo- 
lontaire jusqu'en 1801; a fait toutes les campagnes de l'émigration. — Lstàgéde 

(a) M. de GouloWgcs, capitaine nu régiment Royal-cavalerie, porté chevalier de Saint-Louis 
en 17.'iS, 1" volume, p. Ù12, se nommait Pierre-Louis d'Avesgo de Coulongcs. —.NT- le 20 oc- 
tobre 1714, 5 Bcllesme an lYrclie, il fut page du roi en 1733, cornette dans Royal en 1735, 
lieutenant en 17-'il, capitaine en t'ï2, et se relira en ITjS. [Registre, rang des capitaines de 
cavalerie, de 1731 à 1703, régiment Royal.) 

On nous a encore signalé M. d'Avesgo (Louis-François), comte de Coulonges, ancien oflicier 
de Royal -dragons, ancien colonel de cavalerie, clietalicr <!<• Saint-Louis le 12 janvier ÎSK», 
pour prendre rang du 15 juin I7M. Nous n'avons pu le retrouver sur les registres de l'ordre 
m.iis la nominal ion e^t assez récente pour que la famille ait un titre. 



160 CHEVALIERS 

Du Campe de Rosamel (Claude-Marie) (1). 



soixante-trois ans. — A vingt et un ans de services, y compris neuf campagnes, 
plus dix années de grâce. (llegistivs de la Commission de 1814, 11 e tableau, n° 82.1 
(1) Cadet-gentilhomme au régiment royal-Navarre en 1780, sous-lieutenant on 
1785 , émigré en 1792, a fait toutes les campagnes de l'émigration jusqu'au li- 
cenciement en 1801. — Trente ans de services, y compris neuf campagnes. [Re- 
gistres de la Commission de 1814, 17 e tableau, n° 48.) — Né le 7 septembre 
1772, à Frencq (Pas-de-Calais), fils de messire Claude-Marie du Campe, chevalier, 
seigneur de Rosamel, Frencq, Seguière, Courteville, Zelucq, etc., chevalier pen- 
sionnaire de l'ordre de Saint-Louis, mestre de camp, major du régiment roval- 
Navarre (Voir 1 er vol. , p. 515), et de dame Marie-Joseph Leblond Duplouy 

— Son parrain fut messire Louis-Claude du Campe, prêtre, chanoine de l'église 
cathédrale de Bourgogne, grand-oncle du côté paternel, et, sa marraine, danic 
Marie-Anne Leblond, épouse de messire Charles de Grouges, seigneur de Lim- 
merville, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, major du régiment 
de Bellefond-eavalerie, tante du côté maternel. 

Cadet gentilhomme dans royal -Navarre en 1780, sous-lieutenant en 1783. — 
N'a eu seize ans d'âge que le 7 septembre 1788, et ses services ne comptent que 
de cette époque. — Lieutenant eu 1792, émigré môme année ; admis dans la com- 
pagnie de royal-Navarre, armée de Coudé; passé sous-lieutenant au régiment de 
Durange en 1795; passé à la suite du régiment d'Enghien en 179S ; licencié le 5 
mars 1801. — Certificat du prince deCondé, attestant que cet officier s'est trouvé à 
toutes les affaires qui ont eu lieu, et qu'il s'est conduit avec honneur, se distinguant 
par son zèle, son courage et sa bonne volonté. — Commandant de place à IIesdin,le 
2 décembre 1815, rang de capitaine. — Brève té capitaine en 1810. — Classé comman- 
dant (de troisième classe) de la même place le 13 avril 1850. — Mis en réforme le 
24 septembre même année. — Retraité Je 15 septembre 1830, avec une pension de 
1,440 francs. — S'est rendu à Paris, comme volontaire à cheval, le 15 mars 1813. 

— A escorté le roi et les princes jusqu'à Ypres. — A rejoint, à Gand, le 12 juin 
suivant. — Nommé major de la garde nationale de France le 20 juin 1815, et em- 
ployé par le ministre de la guerre, a l'ait partie des officiers qui ont reçu la sou- 
mission de la ville d'Aire, le 12 jt'illet 1815. — Employé auprès du commandant 
supérieur de Montreuil-sur-Mer, le 15 juillet 1815, et commandant, comme major, 
de la garde nationale de cette ville. (Dossier de M. de Rosamel.) — Comte de Ro- 
samel, capitaine, commandant la place d'Hesdiu. (.llmanach royal de 1817, 
p. 554.) — Frère de M. le vice-amiral de Rosamel, chevalier de Saint-Louis eu 
1814. (Voir plus loin : Service de la marine.) 

M. de Rosamel était du nombre des ollieiers qui méritaient un avancement jus- 
tifié par de bous et loyaux services. Il ne put l'obtenir, et cependant la restauration 
a été accusée d'avoir favorisé les émigrés au détriment des ollieiers de nos armées 
nationales. On voit combien le reproche était injuste. Ce n'est pas tout. La coin- 



DE 1814. 161 

Chevalier de Saint-Louis reçu par Mgr le duo de Bourbon. 

Ancien officier ■: le comte Ferrand (Antoine-François- 
Glaude)(l). 



Service de mer : promotion de 181 i. 
Vice-amiraux : le comte Martin (Pierre) (2); le duc De- 
crès (Denis) (3); le comte Émeriau (Maurice-Julien) (i); le 

mission île 1814 avait reconnu à M. de Rosamel trente années de services, et cette 
décision devait lui être acquise ; mais, lors du règlement de sa retraite, en 183G, 
on lui fit perdre huit ans de cadet-gentilhomme, les neuf campagnes de l'armée de 
Condé, celle de G nul cl trois ans passés en traitement de réforme, de sorte qu'à 
ce moment il se trouvait avoir juste les trente ans de services qu'on lui avait re- 
connus vingt-deux ans plus tôt, et son frère était ministre de la marine! 

(1) Ministre d'État, directeur général des postes. (Almanach royal de 1814- 
1813, p. 50 et 528.) — Pair de France le 17 août 1813. (sîlmanach royal de 
1817, p. 89.) — Lors de la mort du comte Ferrand, en 1823, M. le marquis de 
Clermont-Tonnerre, ministre de. la guerre, prononçant l'éloge funèbre de ce fidèle 
serviteur de la royauté à la tribune de la chambre haute, fit allusion à un autre 
officier du même nom, chevalier de Saint-Louis à Fontenoy. (Voir l' r vol., 
p. 534.) « Cette famille, dit Son Excellence, avait présenté, dans le siècle dernier, 
le rare et noble spectacle d'un brave officier, mutilé sur les champs de bataille, 
venant rendre la justice, au nom du roi, pour lequel il ne lui était plus possible 
d'exposer sa vie. » 

(2) Grand-officier de la Légion d'honneur, à la création de l'ordre, en 1804. 
[Almanach impérial de 1812, p. 153.) 

(5) Vice-amiral, ministre de la marine sous le consulat et l'empire, grand-aigle 
de la Légion d'honneur en 1801. — De Grès, orthographe du nom. 

(4) Issu d'une famille ancienne d'origine écossaise. Volontaire en 1773. — Il 
était au combat d'Ouessant en 1778, à l'attaque et à la prise de la Grenade où il 
monta un des premiers à l'assaut, au combat du 4 juillet 177!) sons celte île, ainsi 
qu'à ceux des 20, 21 et 22 mars 1780, dans Pun desquels i! fut blessé au pied 
droit. Au siège de Savannah, en septembre 17S0, il sauta un des premiers dans la 
tranchée, fut grièvement ble-sé à l'œil droit, et reçut pour récompense le brevet 
de lieutenant de frégate, Il était aux combats des 9 et 12 avril 17N2, livrés par 
M. de Grasse à l'amiral Rodney, et, dans le dernier, un boulet lui fit une blessuro 
III. Il 



162 CHEVALIERS 

comte Ganteaume (Honoré) (1); lu comte Allemand (Zachaiic- 

aux reins et une au ventru . — Chevalier de Cincinnatus. — Sous-lieutenant de 
vaisseau en I78G. — Lieutenant de vaisseau en 1792. — Capitaine de vaisseau en 
-179i. _ Chef de division , expédition d'Egypte. — Au combat d'Aboukir, sou 
vaisseau, le Spartiate, fut attaqué à la fois par quatre vaisseaux. Il leur opposa la plus 
vigoureuse résistance, et n'ameua son pavillon qu'après plusieurs heures de combat, 
avant neuf pieds d'eau dans la cale, ses poudres entièremenlnoyées, le corps du vais- 
seau, ainsi que la carène, criblés de boulets, presque tous ses canons démontés, 
plus de la moitié de son état-major et de son équipage, tué ou blessé, et lui-même 
ayant reçu deux blessures graves. Bonaparte lui écrivit, du Caire, la lettre sui- 
vante : « J'ai appris avec beaucoup de regret, mon cher commandant, que dan-; 
le terrible et funeste combat d'Aboukir vous aviez eu le bras droit fracassé; ce qui 
peut vous consoler, c'est que cet accident vous est arrivé eu remplissant glorieuse- 
ment la tâche qui vous était confiée. » — Contre-amiral en 1802. —Préfet mari- 
time de Toulon en ISOi. — Comte de l'empire eu 18i0. — Vice-amiral en 1811, 
et commandant en chef des forces navales de la Méditerranée. — Inspecteur géné- 
ral des côtes, grand officier de la Légion d'honneur, et grand'- croix de l'ordre de 
la Réunion en 1813. — En 1SH, l'amiral Émeriau, prenant l'initiative sur le port 
et la ville de Toulon, s'empressa d'arborer le drapeau blanc, envoya sa soumission 
et celle de son escadre, fit reconnaître et proclamer l'autorité royale, conclut un 
armistice avec lord Exmouth, et obtint la délivrance de quatre mille prisonniers 
français détenus depuis trois ans dans l'île de Cabrera. — 21 août 1811, grand' - 
croix de la Légion d'bonneur. — Pair de France, en 1815, dans les cent-jours, 
nomination annulée au retour du roi. — Retraité en 181G. — Réintégré à la 
chambre des pairs, sous Louis-Philippe, en 1851. (Hennequin, Biographie mari- 
time, t. Lpp. 219 à 229.) 

(1) Fils d'un capitaine de bâtiment de commerce, il commença à naviguer en 
1700, à l'âge de quatorze ans. Il était, en 177S, sur le Fier Rodrigue, escadre d'Es- 
taing, au combat do la Grenade et au siège de Savannah. 11 servit de 1781 à 1783 
dans les mers de l'Inde, sous les ordres de M. de Suffren. Capitaine de brûlot en 
1784, sous-lieutenant de vaisseau en 178G, lieutenant de vaisseau en 1793, il lut 
nommé capitaine de vaisseau en 1794. Commandant le vaisseau le Mont-Blanc, 
escadre Villaret de Joyeuse, il prit part aux trois combats soutenus par cet amiral 
contre l'amiral Ilowe, et reçut dans le dernier trois blessures graves. — Eu 1793, 
commandant une division, composée d'un vaisseau, de quatre frégates et de quatre 
corvettes, il débloqua l'escadre de l'amiral Villeneuve, retenue par les Anglais 
dans le port de Smvrne. Cbef d'état-major de l'armée navale d'Egypte, en 1798, 
il échappa comme par miracle au désastre de l'Orient. Nommé contre-amiral , sur 
la demande de Bonaparte, il prit le commandement en chef et la direction des 
forces navales employées sur le Nil et sur les cotes d'Egypte, et ramena Bonaparte 
en France. — Eu 1800, \\ fut nomme conseiller d'État et président de la sectiou 
de la marine. — En 1801, commandant sept vaisseaux et deux frégates, il second' 



DE 18U. 163 

Jacques -Théodore); le comte Verhuel (Charles-H&iri) (I). 
Contre-amiraux : le baron L'Hermitte (Jean -Marthe- 
Adrien ) (2) ; 

les opérations de l'armée de terre qui faisait le siège de l'île d'Elbe, en attaquant 
la citadelle et les forts de Porto-Ferrajo, et s'empara de quatre bâtiments anglais, 
parmi lesquels un vaisseau de 74 et une frégate de 58. — Préfet maritime de 
Toulon en 1802, vice-amiral en 1S04, et charge du commandement de l'année 
navale de l'Océan avec le titre d'amiral, il commanda en 18ÛS les forces navales 
réunies dans la Méditerranée, ravitailla Cor fou bloqué par les Anglais, et ren- 
tra à Toulon, ramenant la frégate anglaise la Proserpine, prise par une des divi- 
sions de sou année. — 1! fut nommé, dans le cours de la même année, inspecteur 
général des côtes de l'Océan. En 181-1, il envoya de la Provence, où il se trouvait, 
son adhésion aux actes du sénat, et, fidèle à ses serments, il n'exerça aucune fonc- 
tion dans les cent-jours. Louis XVIII l'en récompensa en l'élevant à la pairie. 
(Hennequin, Biographie maritime, t. II, pp. 455 à 459). — Grand-aigle de la 
Légion d'honneur, ù la création de l'ordre en 1801. [Ahnanach impérial de 1812, 
p. 150.) — Pair de France le 17 août 18 lu, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, 
le 5 mai 1 8 1 G . {Ahnanach royal de 1817, pp. 90 et 445.) — Mort à Aubague le 
28 septembre 1818. 

(1) Le comte Ver-Huell, vice-amiral, grand-aigle de la Légion d'honneuren ISUG. 
{Ahnanach impérial de 1812, pp. 151 et 558.) — Né à Doelicbem (Hollande), le 11 
février 17G4. — Ministre de la marine, maréchal, grand'-croix de l'ordre de l'Union, 
ambassadeur près la cour de France. — Passé au service de France, avec son 
grade de vice-amiral, lors de la réunion de la Hollande à l'empire, eu 1811. — 
Naturalisé Français en 1814, par des lettres de grande naturalisation, qui, lors de 
leur présentation aux chambres, furent reçues avec les témoignages les plus flat- 
teurs et les plus honorables pour lui. — Pair de France en 1819. (Biographie ma- 
ritime de M. Hennequin, t. III , pp. 405 à 419.) — Voir cet ouvrage pour les ser- 
vices distingués de cet amiral, un des plus intrépides marins du dix-neuvième 
siècle. 

(2) Né le 29 septembre 1 7GG , fils du légitime mariage de Pierre-Augustin 
l'Herniille, conseiller du roi au bailliage et siège présidial du Colenliu, à Cou- 
tances, et de dame Marguerite-Françoise Auvray. Son parrain fut Jean-Charles 
l'Hermitte, professeur au collège d'Harcourt, à Paris, représenté par Bon-Adrien 
l'ilermittc, son frère, notaire royal apostolique à Coutances, et sa marraine dame 
le Cbéron, veuve d'un professeur de l'Université de Paris, représentée par demoi- 
selle Marie-Françoise-Claudine l'Hermitte, sœur dunouveau-ué. [Acte de naissance, 
paroisse Saint-Pierre, à Coutances, Dossier du contre-amiral l'Hermitte, Ar- 
chives de la marine.) — Volontaire de marine en 17SÛ, officier auxiliaire en 1785, 
sous-lieutenant.de vaisseau en 1787. lieutenant de vaisseau en 17'.>5, capitaine de 
vaisseau en 1796, contre-amiral en 1807, préfet maritime à Toulon du 4 juin 181 1 

11. 



16.'l CHEVALIEUS 

Rolland ( Pierre - Nicolas ) (1); le baron DuperrO 

au 19 avril 1 S 1 o ; compris dans la réforme de 181G ; trenfe-six ans de services, plus 
sept ans un mois et >ept jours de campagnes en temps de paix, comptés pour moi- 
tié, soit trois ans sept mois et quatre jours, et quatorze ans deux mois seize jours 
de campagnes de guerre; total des services, cinquante-trois ans neuf mois et viti»l 
jours [Même dossier) (a). 

(1) Son père, dit M. Ilennequin dans sa Biographie maritime, t. I, pp. îil i 
60, était un avocat distingué du barreau de Dieppe. Le capitaine Rolland, comman- 

(«) Embarqué à quatorze ans comme volontaire d'honneur, sur le cutter le Pilote >.t, « 
Indes, en croisière sur les côtes de la Manche, il se signala par son intrépidité dans renie- 
ment d'un corsaire anglais, mouillé sous l'île Chaussey. Passe sur le Northumberland, armée 
du comte de Grasse, il était aux combats livrés aux amiraux Hood, Graves et Rodney, et j Ij 
prise de Saint-Christophe. Après la paix, il navigua pour le commerce, et son expérience ci 
ses connaissances servirent à son avancement dans la marine royale. 11 avait à peine vingt et un 
ans lorsqu'il fut nommé sous-lieutenant de vaisseau. De 1"88 à 1792, il fit diverses campagnes 
à Terre-Neuve, aux États-Unis, à Saint-Domingue et aux iles du Vent. Lieutenant de vaisseau 
en 1793, et embarqué comme second sur la Résolue, sa conduite dans la prise de la frégate 
la Tamise lui valut le commandement de ce bâtiment, l.a Tamise, au combat du 13 prairial 
an II, était la frégate de l'amiral Villarct de Joyeuse. L'Hermine se tint presque tout le temps 
à portée du vaisseau amiral la Montagne, allant porter, au milieu du feu, les ordres qu'il était 
chargé de transmettre aux bâtiments de l'armée. Aussi, lorsque sa frégate rentra à Brest, n'eut, t- 
elle guère en meilleur état que les vaisseaux qui avaient pris part au combat. En 1795, L'Ilcr- 
initte eut le commandement de la frégate la Seine, et on mit sous ses ordres la frégate 
la Galathee et les bricks le Requin et le Son / (leur, avec lesquels il croisa sur les cotes d'Irlande. 
11 prit et expédia pour les côtes de la Norvvégc plus de quatre-vingts navires anglais, et en détruisit, 
en outre, une grande quantité. Rentré a Dunkerque, puis sorti avec la Seine, la Galathèe et ! i 
Républicaine, il passa en Norwége une partie de l'hiver de 1795, et revint à Lorient avec douze 
bâtiments chargés de grains, qui ramenèrent l'abondance 11 où régnait la famine avant son 
arrivée. Nommé au commandement de la Vertu, division de Sercey, il part pour les mers tic 
l'Inde. A l'entrée du détroit de Malacca, il est rencontré par deux vaisseaux anglais de soixante- 
quatorze. Il soutient pendant près d'une demi-heure le feu de l'un de ces vaisseaux, et il allait 
l'aborder lorsqu'une volée des plus meurtrières vient le dégréer complètement et rend son pio et 
impossible. Il n'en continue pas moins le combat, et ne se retire du feu, remorqué par la Cybèle, 
que sur les ordres réitérés de l'amiral de Sercey. Passé au commandement de la Preneuse, il 
découvre, à la hauteur de Tellichcrry, deux vaisseaux anglais de trente-six, ayant à bord quatre 
cents européens et cinq cents hommes de troupes avec leurs drapeaux. Au moment de l'attaque, 
un orage violent éclate ; le tonnerre pulvérise le grand mât de perroquet de la Preneuse, biise 
le grand mât de hune, perce le grand mit en plusieurs endroits, descend dans la cale, y met le 
feu, et tue ou blesse environ vingt-cinq hommes. L'Hermine fut de ces derniers. 11 répare s< « 
avaries, se dirige sur les vaisseaux, et, api es une heure de résistance, les force d'amener. Plus 
tard, et quand il voulait faire porter chez l'amiral les drapeaux conquis, l'équipage se révolte pal 
point d'honneur. L'Hermine, secondé par les officiers, tombe à coups de sabre sur les mutins. v " 
saisit des chefs, les fait mettre aux fers, convoque un conseil de guerre, et cinq matelots, chefs 
de la révolte, sont fusilles. Plus tard, et aidé du Brûle-Gueule, il détruit en trois mois environ 
quarante bâtiments anglais. Les deux frégates, poursuivies par trois vaisseaux, une frégate • t 
un brick anglais, s'embossent dans la baie de la rivière Noire ; L'Hermine débarque sept pu o ' 
île dix-huit, établit une batterie, et, au bout de trois semaines, les Anglais se retirent, désespéi >' ; 
de s'emparer de Ces frégates. Avec la Preneuse, il rencontre, dans la baie de Lagoa, cinq b.ui- 
ments protégés par un fort, et que, la nuit étant faite, il prend pour des bâtiments de connue f 
C'étaient deux vaisseaux de cinquante, deux bricks et un sloop de guerre. Pendant six heures, 
on échangea douze cents coups de canon, et L'Hermine, ayant environ quarante homme-; hors i ' 
combat, profita de l'olscmit i pour s'éloigner. Lin mois après, il est chassé par un vaisseau il" 
soixante- ;ii.il«'r/e. Voyant que ce vais- au le gagne, L'Hermitte vire de bord, engage lr comK,'. 



DE 1814. 165 

(Guy) (1); Jacob (Louis-Léon) ; le baron Baudin; le comle Li- 
nois (Charles-Alexandre-Léon ) ; Lacrosse (Jean-Raymond) ; le 



dait, en 1803, le vaisseau l'Atlas, escadre de Villeneuve. Au retour, il fut entouré 
par trois vaisseaux anglais, et fut secouru par l'Intrépide. Vers la fin de l'action, un 
boulet passant à travers un caisson rempli de cartouches et d'armes chargées, y mit 
le feu. L'explosion fut terrihle. Le capitaine Rolland, qui se trouvait directement 
au-dessus du caisson, fut lancé en l'air. Arrêté par le filet de casse-tête, il retomba 
dans le caisson enflammé, d'où on le retira blessé aux deux mains et aux deux 
jambes. Il resta six mois à Vigo pour se faire traiter, et ne put être transporté à 
Paris qu'en litière. En 1814, commandant le Ilomulus, il fut canonné par le Boyne 
de 104, monté par l'amiral Pelew (depuis lord Exmouth), la Caledonia de 110, et 
un vaisseau de 74. Il avait déjà reçu plusieurs blessures lorsqu'il fut frappé à la 
tète par un biscaïen, qui le renversa sur le pont. 11 échappa à l'ennemi; mais, à 
sa rentrée à Toulon, son vaisseau était dans un état pitoyable. Ses bas-mâts avaient 
reçu plusieurs boulets; le mât de misaine, le mât de hune, et ceux de perroquet 
étaient coupés ou hors de service, ses voiles criblées, et toutes ses manœuvres cou- 
rantes hachées. Plusieurs boulets avaient pénétré dans la flottaison, et l'un d'eux 
avait traversé la soute aux poudres. Presque tous les officiers étaient blessés, 
dont trois mortellement. Cent cinquante hommes étaient tués ou blessés. La 
restauration acquitta la dette de l'empire, et le capitaine Rolland fut nommé 
contre-amiral par le roi Louis XVIII, le 8 juillet 1814. Napoléon le fit baron dans 
les cent-jours, mais cette nomination ne fut pas ratifiée. Né à Dieppe, le 29 avril 
1781, le contre-amiral Rolland est mort à Paris, le 5 novembre 182b, dans sa 
soixante-cinquième année, laissant un fils, qui était, en 183b, lieutenant de vais- 
seau et officier d'ordonnance de Louis-Philippe , et une fille qui a épousé M. le 
contre-amiral Mathieu, chevalier de Saint-Louis en 182b. 

(1) Vice-amiral en 1823, commanleur de l'ordre en 1824, commandant de la 
flotte expéditionnaire d'Alger en 1830, pair de France le 16 juillet même année, 
nomination annulée par la révolution. — Nommé une seconde fois pair de France 
et amiral le 13 août 1830, ministre de la marine en J 83 4. (Voir pour ses services 
la biographie maritime de M. Hennequin, t. I, pp. 589 à 429.) 

et manœuvre si habilement qu'il parvient 5 lui envoyer en poupe plusieurs volées qui occa- 
sionnent de grandes pertes en hommes. Profitant de la confusion, il lente l'abordage, mais le 
vaisseau, le prévenant, prend chasse à son tour. La Preneuse, de poursuivie, devient poursui- 
vante. Épuisée par cette ctoisière, faisant eau à ce point que quatre pompes étaient loujouis en 
activité, la Preneuse, outic ses pertes, ayant un grand nombre d'hommes atteints par le 
scorbut, se décide à rentrer à l'ile de France. En vue de celte ile, L'Hermine rencontre deux 
vaisseaux anglais, et, pour leur échapper, il se jette dans les courants ; mais, parvenu à la baie du 
Tombeau, le vent passe subitement de l'est-sud-est à l'ouest, fait masquer la frégate, et la jette 
sur un banc de corail, l'avant à terre. Les deux vaisseaux commencent alors un feu des plus 
meurtriers, et L'Hermine, se voyant perdu, di barque ses blasés, ses malades, une grande partie 
de m><i équipage, et, resté avec ses officiers et une partie de i.i majsliance qui n'avaient point 
^•>ulu le quitter, il amène son pavillon, mais après avoir fait saborder son bâtiment, et l'avoir 



166 CHEVALIERS 

comte de Gourclon (Antoine-Louis); le baron Hamelin (Jac- 
ques-Félix) (1); le baron Bouvet; Cosmao-Kerjulien (Julieu- 

(1) Commandant de la Légion d'honneur en 1S10. (Almanach impérial d, 
1812, p. 466.) — Grand officier en 1820. (Jlmanach royal de 1830, p. 29.").) 
. — Oncle du ministre actuel de la marine. — Voir pour ses services la Biographie 
maritime de M. Hennequin, t. M, pp. 455 à -170. 

mis dans l'impossibilité absolue d'être relevé (')• Il fut reçu a bord de YÂdamant avec les 
plus grands honneurs, cl le commandant Hotliam lui avoua que les instructions qui lui avaient 
été données portaient qu'il devait tout entreprendre et tout risquer pour s'emparer de lui, et 
cependant, ajouta-t-il, il s'en est fallu de bien peu que je ne réussisse pas. Mis en liberté sur 
parole, L'Hermitte débar [ua à l'île de France, au milieu d'une foule immense, des cris de Vice 
le brave L'Hermitte! et une salve d'honneur de quinze coups de canon lui prouva l'admiration 
de la colonie. 

Échangé en 1S01, il revint en France, oit le premier consul voulut le voir, et lui témoigna en 
différentes circonstances la haute estime qu'il avait pour lui. Le 31 octobre 1805, L'Hermitte fut 
appelé au commandement d'une croisière, composée du vaisseau le Requins, des frégates la 
Cybèle et le Président, et de deux corvettes. 11 lit de nombreuses prises, et, le 19 août 180G, un 
ouragan, qui dura quarante-huit heures, le sépara de sa division. 11 rentrait en Franee au mois 
d'octobre, et était par la latitude de Belle-Ile, lorsqu'il fut chassé par quatre vaisseaux anglais. 
11 fallait échappera l'ennemi, ou périr. L'Hermitte n'hésita pas, et, faisant ce qu'il avait fait à 
nie-dc-France, il donna dans l'hoise, en rangeant de très-près la chaussée des Saints, ma- 
nœuvre dont les marins seuls connaissent et peuvent apprécier ie danger. Celte fois le vent le 
servit. Le 2 octobre 1806, a deux heures du matin, il mouillait dans la rade de Brest, et, nu 
jour, on distinguait les vaisseaux anglais croisant devant l'Jroise, et attendant sans doute le 
Bègulus. Pendant cette campagne, la division L'Hermitte pi itou détruisit cinquante bâtiments 
ennemis, portant ensemble deux cent vingt-neuf canons, et ayant à bord quinze cent soixante- 
dix hommes. La perte des Anglais fut évaluée à environ dix millions. 

Nommé contre-amiral en 1S07, puis baron de l'empire, il fut appelé, en 1811, à la préfecture ma- 
ritime de Toulon. 11 avait été victime d'un empoisonnement à l'île de France, et sa santé se ressentait 
de cette odieuse tentative. Zélé, actif et infatigahle.il était considéré comme l'un des meilleurs 
officiers de son arme. Comme homme privé, la douceur de son caractère et ses formes polies 
lui conciliaient l'amitié de tous ceux qui le connaissaient; on ajoutait toujours à son nom une 
epiihète que plusieurs combats honorables lui avaient justement acquise, et l'on di:-ait L'Her- 
mitte le Braie, fendant ainsi hommage à Tune de- ses plus éminentes qualités. {Biographie 
maritime de M. Hennequin, t. I, pp. 03 a 79.) 

M. Thiers, dans son Histoire de L'Empire, cite avec éloge la campagne de 1S03 de l'amiral 
L'Hermitte; il ajoute qu'elle ne coûta rien à la France, et que L'Hermitte rapporta, à son retour, 
une somme bien supérieure à la dépense occasionnée par cet armement. — Nommé officier de 

(*) LaPreseise. — L'Hermitte capitaine. — Une lettre du contre-amiral Sorcey, datte de l'île de 
France, le 6 frim.iire an VIH, informe que celte frégate est en croisière depuis trois mois et demi, 
sans avoir reçu de ses nouvelles. Du 29 vc.lùse an VIII, lettre du contre-amiral Seicey. Il annonce 
qu'après une croisière longue, glorieuse et fatigante dans les environs du cap de Iîonne-Espérance, elle 
a reparu sur les cotes de l'Ile de France, mais elle y avait été précédée par deux vaisseaux ennemis. 
Elle leur avait éilinppé et touchait au port, lorsqu'une saute de Kent venant du largue l'a masquée, 
et, malgré les h.ibiles manœuvres du capitaine L'Hermitte, elle n'a pu éviter une pointede corail, sur 
laquelle elle a échoué, et d'où il a été impossible de la sauver. Cette frégate est tombée au pouvoir 
des deux vaisseaux anglais, le 20 vendémiaire an VIII. 

La Preneuse, de quarame canons, — vingt-six de dix-huit, quatorze de huit, quatre obus, — cons- 
truite a Rochefort en l'an III, et doublée en cuivre. — - Bonne qualité, marclie supérieure. 

Premier capitaine: Marques; ensuite Ravenel, capitaine de vaisseau, eu vendémiaire an M ; — 
enfin L'Hermitte. 

{Matricule rfrt vaisseaux, Jrrgnteî et rwfllfi de la République, établi au 1 er vendimiaire an If, p. ?"•) 



DE 181Zi. 167 

Marie); de Leissègues (Corcntin-Urbain); le comte d'Angier ; 
le comte de Kersaint ; Blanquct du Chayla; Willaumez. 

Capitaines de vaisseau: du Campe de Rosamel (Claude- 
Charles-Maiïe) (1); Collet (Joseph); le marquis de Perrigny 



(1) Fils du chevalier de Saint-Louis de 1760. (Voir 1 er vol., p. 513.) — Né à 
Rosamel (Pas-de-Calais), le 2b juin 1774, — marin dès sa treizième année, — 
aspirant de 5 e classe en 1792, de seconde classe, puis de première classe en 1793, 
enseigne en 1797, lieutenant de vaisseau en 1802, capitaine de frégate en 180S, 
capitaine de vaisseau en 181-'», contre-amiral en 1825, préfet maritime de Toulon 
en 1851, vice-amiral en 1855, député en 1854 , ministre de la marine en 1836, 
plus tard pair de France, mort en 1818 dans sa soixante-quatorzième année. — En 
1811, commandant la frégate la Pomone , il soutint un combat long et acharné 
contre deux frégates anglaises. Atteint à la joue gauche par un biscaïen, M. de 
Rosamel fut obligé de quitter son po<te pendant quelques minutes; mais à peine 
était-il pansé qu'il vint reprendre le commandement. Enfin, après deux heures et 
demie de combat, son grand mât et le mât d'artimon étant coupés, le pont couvert 
de débris, presque toute l'artillerie des gaillards étant démontée, ayant onze hommes 
tués, cinquante-deux blessés, et quatre pieds d'eau dans la cale, qui arrivèrent 
bientôt à sept, il amena son pavillon. Rentré en France en 1814, il voulut qu'un 
conseil de guerre jugeât sa conduite, et il fut honorablement acquitté le 16 août. 
La justice du roi avait devancé cet arrêt, car, par ordonnance du 18 juillet 1814, 
Louis XVIII l'avait nommé capitaine de vaisseau. — Constamment employé sous 
la restauration, il rendit de grands services dans le commandement des stations 
du Chili, du Pérou, de l'Amérique méridionale et du Levant. — En 1822 et 1825, 
il fut chargé du blocus de Barcelone et de Tarragone. En 1850, il lit partie de 
l'expédition d'Alger, et avait reçu de Charles X la mission de se rendre à Tripoli, 
d'exiger du bey qu'il adressât de très-humbles excuses au roi, qu'il abolît la pira- 
terie et l'esclavage des chrétiens, qu'il renonçât au tribut humiliant imposé à di- 
verses puissances, et qu'il payât 800,000 fr. de contribution de guerre, chiffre que 
l'amiral était autorisé â réduire des trois quarts. Chemin faisant, l'amiral s'empara 
de Bone, donna cette ville â la France, et, ne voulant pas qu'on l'accusât, s'il con- 
sentait à exonérer le bey d'une partie de la contribution de guerre, d'en avoir dé- 



la Légion d'lionnrur à la création, en 1S04, il fut promu nu grade de commandant (plus lard 
commandeur ) le 25 juillet ISl'i. En 1S15 , lorsque, par suile do la capitulation de Mgr 
duc d'Angoulème, à la Palud, la France fut soumise à ÎS'apoléon, l'amiral L'Hcnnitte, sur l'ordre 
du maréchal Masséna, lit arborer les couleurs tricolores, mais il ne souffrit qu'aucune insulte 
fat faite au drapeau blanc. Quelques jours après, il fut remplacé dans sou commandement. Sa 
mise à la retraite à cinquante ans d'âge lui c:iusa un \i! chagrin. Ce fut une faute de la part 
du pouvoir, caria \ie si glorieuse de l'IIcrmittc devait piauler pour lui, et il pouvait encore. 
p.ir sou expérience, rendre do grands services à l'État. Il mourut au Plessis-Piquet, près Paris, 
le 2S août 1826, dans sa sorvantieme année. Le colonel Mac-Sheehy , chevalier de Saint- 
Louis, gérant du journal l'Union, était son beau-frère. Ils avaient épousé les deux sœurs. 



168 CHEVALIERS 

(Jean -Baptiste-Anne -Charlcmagne) (1); Donnadieu (Guil- 
laume) ( c 2); Milius (Pierre-Bernard) ; de Marlinencq ( André- 
Jules-César) (3); le baron de Saizieu (Louis-François-Richard- 



tourné une portion à son profit, il exigea le payement intégral de la somme. Quand 
il fut nommé ministre, il refusa les 12,000 francs de frais d'installation alloués par 
le budget. Ces deux traits peignent la noblesse de son caractère. Il est mort grand'- 
croix de la Légion d'honneur. Il était eu outre chevalier de Saiut-Ferdinand-d'Es- 
pagne (seconde classe). — Un de ses oncles a été également chevalier de Saint- 
Louis, en 1777 (voir 2 e vol., p. 251), et son frère est porté plus haut, p. 159. — 
Son fils aîné, M. de Rosamel (Louis-Charles-Marie), commandeur de la Légion 
d'honneur, est aujourd'hui le plus ancien capitaine de vaisseau en activité de ser- 
vice, et son second fils, Francois-Joseph-Amédée-Pascal de Rosamel, est mort éga- 
lement capitaine de vaisseau et officier de la Légion d'honneur. Enfin le petit-fils 
de l'amiral, le fils de Louis- Charles-Marie de Rosamel, était aspirant en 1854 sur 
la Ville de Paris , au siège de Sébastopol , et il fut du nombre de ceux qui sau- 
tèrent à côté de l'amiral Himelin. 11 a fait, en 1855, la campagne de la Baltique, 
en qualité d'enseigne et d'officier d'ordonnance du contre-amiral Penaud, et a été 
nommé chevalier de la Légion d'honneur, lorsqu'il avait à peine dépassé sa majo- 
rité. Il a été ensuite attaché à la station d'Islande, et il est aujourd'hui dans 
l'Océanie. On voit que celte famille est essentiellement militaire. 

(1) Garde-marine en 1778, enseigne de vaisseau en 1780. (Liste générale, 1770, 
f° 177, verso.) — Fils d'un commandant de quartier à Saint-Domingue, neveu de 
deux officiers de la marine, MM. Taillevis de Jupeaux et de Périgny (le dernier a 
été tué en 1757, commandant VÊmeraude). — Était sur le Saint-Michel, au com- 
bat d'Ouessant ; sur le Dauphin-Royal, à la prise et au combat de la Grenade, les 

4 et G juillet 1779 ; au siège de Savunnah, le 9 octobre même année ; sur l'Anni- 
lal, deux combats du 20 au 22 mars 17S0. — Commandant le brick le Tartare, 
pour aller annoncer la paix à la Martinique. {Registres, Mouvements, Enseignes, 
t. Yl, f° 6-55.) — Lieutenant de vaisseau en 1780, chevalier de Saint-Louis le 

5 juillet 1814. (Liste générale, 1787, t. I.) 

(2) Mort à la Seyue, près Toulon, le 22 juin 1821. (Registre de l'ordre, de 
1814 à 1830, P50.) 

(3) De Martineng, né à Toulon le 50 octobre 1776, élève de la marine 
(5e classe) en 1788, de 2 e classe en 1790, enseigne de vaisseau en 1794, lieutenant 
de vaisseau en 1790, capitaine de frégate en 1797, capitaine de vaisseau en 1802, 
contre-amiral en 18^4. — Admis dans le cadre de réserve le 51 octobre i841. — 
Officier de la Légion d'honneur à la création de l'ordre en 1801, commandeur eu 
1821, grand-officier en 1847. — Commandeur de l'ordre de Saint- Louis eu 1829. 
— Chevalier de l'ordre de Ciucinnatus ; autorisé à porter la décoration par déci- 
sion du 20 janvier 1822. (Etat de service communiqué.) — Fils du chevalier de 
Stint-Louis de 1775 (voir 2 e volume, p. 227), neveu de l'amiral comte Truguet, 



DE 18l'i. 169 

Barthélémy); le baron BonnelbiiN: (François Casimir) ; le ba- 
ron Bourayne (César-Joseph); Bouvet (Pierre-François-Étienne); 
Clément de la Roncière (Nicolas); Bergeret; Desrotours; Gri- 
vel; Halgan ; Jurien la Gravière; de Kergariou ; Montagniès- 
Laroque; de la Panouse (César ) (1). 

Capitaines de frégate : du Petit-Thouars (Georges) (2); 
Chasseriau (François-Vincent); Mal let (Stanislas); le Bastard 
de'Kerguifinec (Jean -Marie-Pierre) (3); le baron de Mac- 
kau (Ange-René- Armand) (4); Fleury-Jarville (Joseph- 
Edouard) (o) ; 

chevalier de Saint-Louis en 1780 (voir 2 e volume, p. 294), commandeur et grand'- 
croix sous la restauration, et du capitaine de vaisseau Truguet, chevalier de Saint- 
Louis en 1784 (voir 2<? volume, p. 575). — Mort à Versailles en 1800, dans sa 
quatre-vingt-quatrième aunée. 

(1) Le chevalier de la Panouse cadet ( Alexandre-Cesar) , élève de première 
classe, fils de Joseph de la Panouse et de dame Catherine-Agathe de Turenne 
d'Aynac, né à Saint-Céré-en-Quercy, diocèse de Cahors, le 11 mars 1704. — 
Aspirant-garde de la marine en 1779, garde du pavillon en 1781, élève de pre- 
mière classe en 1780. — A fait les campagnes de 1781, 1782 et 1783, sur le 
vaisseau le Triomphant, années de MM. de Grasse et de Vaudreuil. — Etait au 
combat particulier contre deux frégates ennemies, le 3 février 1782, allant du tort 
Royal au fort Saint-Christophe, et aux combats des 9 et 12 avril suivant, contre 
l'armée anglaise aux ordres de l'amiral Roducy. — Chevalier de Malte. (État de 
services, Dossier de M. de la Panouse , Archives de la marine.) — Lieutenant de 
vaisseau le M juin 1788. (État général, 1787, t. II, fol. 582, verso, Archives de 
la marine.) — De la Panouse (César), capitaine de vaisseau honoraire, chevalier 
de Saint-Louis le 23 juillet 1814. (Registre de l'ordre de 1814, fol. 38, mêmes 
Archives.) — Comte, député et pair de France sous la restauration. 

(2) Mort à la mer le 10 septembre 1810. (Registre de l'ordre de 1814 à 1830, 
f° 35.) 

(5) De Bastard, orthographe du nom. 

(4) Pair de France et minisire de la marine sous Louis-Philippe, mort amiral 
et grand'-croix de la Légion d'honneur. 

(5) Jarville-Fleury. — A navigué sur les bâtiments de commerce en 171)2, et 
sur les bâtiments de l'État en 1790. — Enseigne de vaisseau en I8UÛ, lieutenant 
de vaisseau en 1803. capitaine de frégate en 1808, capitaine de vaisseau de seconde 
classe en 1819, retraité avec le grade de contre-amiral honoraire le 27 novembre 
1829, mort à Toulon le 20 décembre 1837. — Chevalier de la Légion d*honneur 
le 11 juillet 1814, chevalier de Saint-Louis le 23 septembre, même année. — Au 



170 CHEVALIERS 

Dumas (1); de Bormevie; Pelleport (Jacques). 

Intendants de la marine : Dubuc (Louis-François) (2); 
Rivière (Anne-Charles-François) ç le baron Bourdon de Vatrv 
(Marc-Antoine). 

anciens officiers de marine : Le marquis de Candole; 
de Candole (Benoît); de Courson de la Villehélio (François- 
Thérèse); le chevalier de Rivière; le vicomte de Maleyssie 
(Tardieu) (3); le comte de Grasse de Limermont (4); le che- 
valier de Failly (Alexandre-François-Guy-Aldon); Gréen de 
Saint-Marsault de Chatclaillon (Alexandre) (5) ; le comte de 



combat d'Aboukir (44 thermidor an VI), deux blessures, Tune à l'épaule droite, 
l'autre à l'oreille gauche , indépendamment de brûlures faites par du goudron 
bouillant qui lui tombait sur le corps pendant qu'il était à la mer, dessous le beau- 
pré, le vaisseau étant en feu. — Deux combats, en thermidor an IX, le premier 
lorsque l'amiral Nelson voulut, avec deux. ou trois cents péniebes, enlever les ca- 
nonnières qui formaient la ligne d'embossage à Boulogne; le second, lorsque ces 
canonnières furent bombardées. Il était sur la canonnière n° 7. — Combat du 
5 lliermidor an XII (dit combat du Finistère) ; blessé d'un coup de feu à la main 
gauche, étant sur le Bucentaure. — Prisonnier de guerre le I er août 1795 (13 llier- 
midor an I), prisonnier des Anglais jusqu'au commencement de l'an IV (1795). 
— Bénard-Fleury (Joseph-Edouard), né le 27 juin 1773, à Lunéville (Meurthe). 
(Dossier de M. Jarville-Fleury , Archives de la marine.) — Nous avons eu 
beaucoup de peine à constater la croix de Saint-Louis de cet officier, dénommé 
Flcury-J;u ville {Ahnanach impérial de. 4812, p. 541), de Fleury-Jarville {Al- 
manach royal de 1814-1815, p. 508) , Bénard-Fleury, chevalier de la Légion 
d'honneur [Ahnanach royal de 1817, p. G24), et Fleury-Jarville, sur le Registre 
de l'ordre, de 1814 à 1830. — Il était fils du célèbre Fleury, sociétaire de la 
Comédie-Française. 

(1) Chevalier de la Légion d'honneur. {Ahnanach royal de 1817, p. G25). — 
Plus tard, capitaine de vnisscau. — Son fils, lieutenant de vaisseau, commande le 
stationnaire le Dauphin, à Cherbourg. 

(2) Intendant de la Martinique : mort à Paris le 5 décembre 1827. {Registre 
de l'ordre de 181 i a 1850, f° 75 ; Archives de la marine.) 

(3) Lieutenant de vaisseau en 1789, chevalier de Saint-Louis le S novembre 
1811. {Liste générale, 1787, t. I, p. 208 verso.) — Capitaine de vaisseau, mort en 
4849. [Archives de la famille.) 

(4) Capitaine de vaisseau de l'ancienne marine. {Registre de l'ordre, de 1814 à 
1830, fol. 89.) — Contre-amiral. (Almatiach royal de 1817, p. 021.) 

(5) Elève de seconde classe en 1788. {Liste générale, 4787. t. II, f° ii5.) 



DE 1814. 171 

Saint-Luc (1); de Salimbéni (2); le vicomte de Sartiges (3); 
de Yanssay de Blavons (Jean-Gédéon-Louis) (!); le vicomte 
de Barras (Etienne) ; de Lannoy (o) ; leGardeur de Tilly (Jean- 
Baptiste- Olive) (0); de Monteil de Douzillac (Frédéric); 
Blanquet du Chayla (Annand-Simon-Marie) (7); le vicomte 
de Ferari- Malmont (Jacques -Catherine -Hugues-César) (8); 
Harenc de la Condamine (Jacques) (9); Bouchaud de 
Bussy ; le comte de Blosseville (10); Bourdon do Grain- 
mont (Gabrici-Auguste-îiilaire) ; de Cussy (François-Augus- 
tin) (H); Pandin de Sainl-IIypolite (Jacques-Philippe); le 

(1) Préfet du Finistère. Le comte de Saint-Luc a droit d'obtenir la croix de 
Saint-Louis par la nature , la durée de ses services, et par le dévouement au roi 
dont i! a constamment donné des preuves. (Opinion de la commission établie en 
4SI \ pour examiner les droits des anciens officiers, Archives de la marine.) — Préfet 
du Finistère. (Almanach royal de 1814-1815, p. 209.) — Préfet des Côtes-du-Nord. 
(Almanach royal de 1817, p. 321.) — Le comte Conen de Saint-Luc, pn fet de la 
Creuse, député du Finistère, chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d'hon- 
neur. (Almanach royal de 1850, p. 503.) — Le comte de Saint-Luc, préfet de 
plusieurs départements , selon les variations ministérielles, fut, en 1830, du nombre 
des serviteurs fidèles qui, obéissant à leurs convictions, se retirèrent devant les 
événements de juillet, justifiant ainsi l'opinion que la commission de 181-4 avait 
émise sur son compte. 

(2) Dieudonné (Guillaume-Louis). (Titres delà famille.) 

(5) Vicomte de Sartiges de Sourniac (Cbarlcs-Gabriel-Eugène). — [Titres de 
la famille.) — Préfet du département de la Haute-Loire. (Almanach royal de 1814- 
1815, p. 283.) 

(4) Le chevalier de Yanssay, lieutenant de vaisseau en 1789. [Liste générale, 
1787, t. 1, f' 1 203.) — 11 fut reçu par Mgr duc d'Angoulème, et nommé capi- 
taine de frégate. (Renseignements fournis par la famille.) 

(5) César-Auguste. (Archives de la famille.) 

(G) Capitaine de vaisseau de seconde classe. (Almanach royal de 1817, p. G23.) 
(7; Mort à Versailles le 29 avril 1826. (Registre de l'ordre, de 1814 ci 1830, 
f" 35.) 

(8) De Ferrari , orthographe du nom. 

(9) Vicomte, capitaine de vaisseau honoraire. (Titres et Archives de la famille.) 

(10) Poret de Blosseville , capitaine de vaisseau. (Almanach royal de 1817, 
p. 025.) 

(11) Capitaine de frégate : pension de 500 francs sur l'ordre, le 13 juillet 1823. 
(Registre des pensions de l'ordre, t. I, p. 180, Archives de la guerre.) 



172 CHEVALIERS 

Moyne de Sérigny (1); le Gardeur de Repentigny (Pierre- 
François-Xavier) ; le Maistre de Beaumont (Nicolas-Jëaïi-An- 
dré); d'Encausse de Labatut (Jean-Baptiste) (2); d'En- 
causse de Labatut (Louis-Joseph); d'Encausse de Labatut 
(Pierre-François -Anne) ; le comte du Plessis-Parscault (Her- 
vé-Louis-Joseph-Marie) ; de la Salle de Préserville (Auguste); 
de Cacqueray de Saint-Imes; le marquis de Chanaleilles; 
Allemand de Montrigaud (Mathieu-Laurent); le marquis 
d'Olivary (3); le comte de Traversay ; Dupleix de Cardi- 
gnan (4); le chevalier de Merville; de Bonne (5) ; Sar- 
ret de Coussergues ; le vicomte Barlhon de Montbas ; Séguin 
de Reyniès (G); Poignat de Bonnevie; de Yiéla (7); 
Thomas de Saint-Sauveur; le comte d' Astorg (.8) ; le che- 
valier de Bérulle; de Sarret de Montmarin ; le chevalier de 
Than ; le chevalier de Saint-Léger; le comte de Clerc de la 

(1) Lieutenant de vaisseau en 1789, émigré à la fin de 1791, a fait la cam- 
pagne de 1792, à l'armée des minces, retraité le 51 décembre 1814, avec le gr.ide 
de capitaine de frégate honoraire; pension fixée à 400 francs, le 51 janvier 1810. 
{Liste générale, 1787, t. I, f° 209, Archives de la marine.) 

(2) Mort à Aurignac (Haute-Garonne), le 50 novembre lfc>27. (Registre de 
Tordre, de 1814 à 1850, f° 54.) 

(5) Gaston-Marius-Ovide ; il fut reçu en 1814 par Monsieur, lors du voyage de 
Son Altesse Royale dans les provinces du Midi, (archives de la famille.) 

(4) Lieutenant de vaisseau en 1784, retiré pour cause de santé en 1792, re- 
traité en 1814, avec le brevet de capitaine de vaisseau honoraire : en 1810 , pen- 
sion de retraite de 900 francs. (Liste générale, 1787, t. I , fa 105.) 

(o) Lieutenant de vaisseau en 1780, émigré eu 1792, a servi à l'armée de 
Coudé jusqu'au 12 mai 1795, retraité en 1814, avec le grade honorifique de ca- 
pitaine de vaisseau; en 1810, pension de 900 francs. (Idem, fo 108.) 

(0) Lieutenant de vaisseau eu 1780 , a émisrré, a fait la campagne de 1792, a 
été sous-lieutenant nu régiment de cavalerie-noble en 1795, a été lieutenant aux 
dragons d'Angoulème, a fait toutes les campagnes de l'émigration jusqu'en 1801. 
Retraité en 1814, avec le grade honorifique de capitaine de vaisseau; en 1816, 
pension de 1,019 francs. (Idem, f° 172.) 

(7) Lieutenant de vaisseau en 1780 ; — capitaine de frégate. (Liste générale, 
17S7,t. l,f° 172, verso.) 

(S) -Capitaine de vaisseau, officier de la Légion d'honneur. ( Almanach royal 
t/f 1817, p. 025.) 



DE 1814. 173 

Devèze; le Livec(l); Loz de Coatgourhant ( 2); Brunet 
de la Charrie (3); de Foucault (4); de Terves (Charles- 
Prosper) (o); le chevalier de Moriès (G); d'Ollivier de 
Bonne (7); d'Assas de Montdardier (8); du Couédic; de 
Galard Terraube; le chevalier de Gras-Préville (9); de Nico- 
laï; le chevalier de Damas. 

Service des colonies : le baron de la Barthe (François-Jean- 
Anne), commandant en second à la Martinique; le baron 
Boyer (Eugène-Edouard), adjudant-commandant, comman- 
dant en second à la Guadeloupe; de .Malherbe (Paul), colo- 
nel du régiment de la Martinique; Vatable (Louis), colonel 
du régiment de la Guadeloupe ; deGrandprey (Louis), ancien 
officier d'artillerie des colonies; Druault (Louis), ancien offi- 
cier au régiment de la Martinique; le marquis de Parny 
(Claude), commandant d'armes à Saint-Paul (île Bourbon) ; 

(1) Lieutenant de vaisseau en 1786, a servi dans la marine espagnole, de 1793 
à 1802 ; retraité en 181 i, avec le grade honorifique de capitaine de vaisseau; pen- 
sion de retraite de 1,150 francs en 1816. [Liste générale, 1787, 1. 1, f° 185.) 

(2) Lieutenant de vaisseau en 1780; capitaine de vaisseau. {Même liste, 
f° 195.) 

(5) Lieutenant de vaisseau en 1786; capitaine de vaisseau. (Même liste, 
f° 195.) 

(4) Lieutenant de vaisseau en 1787; capitaine de vaisseau. (Même liste, 
f° 196.) 

(o) Lieutenant de vaisseau en 1783; capitaine de vaisseau le 1 er janvier 1793; 
a cessé ses services le 11 juin 1797 ; retraité en 1814 ; pension de 1,200 francs en 
1816. (Même liste, f° 197.) 

(G) Lieutenant de vaisseau en 1788. A reçu l'ordre de se rendre à Nice en 
1792, pendant la campagne des princes; a obtenu un congé le 2 mai 1794; a 
résidé ù Turin, auprès de la reine et de S. A. R. Madame (comtesse d'Artois), 
jusqu'en ÎT'JS. Retraité capitaine de vaisseau honoraire en 181 i ; pension de 
600 francs en 1810. (Même liste, f* 200, verso.) 

(7) Émigré en 1792; a servi à l'année de Coudé jusqu'au 12 mai 1793; capi- 
taine de vaisseau honoraire en 1814; pension de retraite de 100 francs en 1810. 
(Même liste, 1° 201 verso.) 

(8) Dassas, capitaine de vaisseau, (.llmunach royal de 1817, p. 623.) 

(9) De Gras-Préville, capitaine Je vaisseau. (Àlmanach royal de 1817, 
p. 623.) 



174 CHEVALIERS 

de Rancey (Charles), lieutenant-colonel, commandant un ba- 
taillon de milices de la Martinique; Leroy de Chauvignv 
(Jean-René), capitaine des milices de Saint-Domingue en 1781 ; 
le baron Barentin de Montchal (Charles-Antoine-Louis), an- 
cien capitaine au régiment de la Martinique ; de l'Étang, 
lieutenant de cipayes en 1786, actuellement à Pondichéry ; le 
chevalier de Maillan (Etienne), officier des milices de la 
Guadeloupe: de Boislandry (Robert-Charles), ancien officier 
aux colonies orientales et occidentales. 

On voit, par ces listes, que le roi Louis XYIII pratiquait le 
système de son aïeul Henri IV; il ne faisait aucune différence 
entre ceux qui l'avaient servi et ceux qui l'avaient méconnu 
si longtemps. 

Chevaliers de Saint-Louis reçus par Mgr duc d'Angoulême. 

Le capitaine de vaisseau Willauinez (Etienne- Joseph) (1). 
Anciens officiers de marine : Rolland de Vil 1 arceau (Pierre- 
François-llenri); Law de Lauriston (Georges) (2). 
Le capitaine de frégate de la Coste (3). 

(1) Chevalier delà Légion d'honneur. (Almanach impérial. 1812, p. 559, et 
{Almanach royal de 1817, p. 622.) 

(2) Fils et neveu des chevaliers de 17G1 et 1751 (voir 2e volume, p. 180) ; frère 
de M. le général (depuis maréchal) de Lauriston, 'oncle de M. le colonel (depuis 
général) de Lauriston, également chevaliers en 1811 (voir plus haut, pp. 149 et 85.) 
— Élève de la marine de seconde classe en 178S. [Liste générale, 1787, t. II, 
f" 412, verso.) — Nous avons dit qu'un autre officier de ce nom et de cette fa- 
mille avait fait partie de l'expédition île la Peyrouse ; voici ses service* : « Law 
de Lauriston (Jean-Guillaume), garde de la marine en 1782 : — Embarqué sur le 
Solitaire : le G décembre 1782. combat en Amérique; fait prisonnier : gratifica- 
tion de 500 livres pour perte' de ses effets, (lîrgistres, Mouvements, Gardes-Marine, 
t. VIII, p. 1015.) — Lieutenant de vaisseau en 178G : péri sur la frégate l'AstrO' 
laie, partie en 1785 pour faire le tour du monde. (Liste générale, 1787, t. I , 
fo 105, verso.) 

(5) Delacoste, capitaine de frégate, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach 
impérial de 1X1:2, p. 510.) — De Lacoste de laTourette, capitaine de vaisseau de 
seconde classe. (Jlmanach royal de 1817, p. G25.) — L'ordonnance de nomination 



DE 1815- 17,") 



CHAPITRE IV. 

Promotions de 1815 à 181G. 



La royauté restaurée s'occupait de panser les blessures 
cruelles faites à la France par l'invasion de 181 1. Le budget 
de 1815, présenté aux chambres le 19 décembre 181 i, 
évaluait les recettes à 618,000,000, et les dépenses à 
517,730,000 fr. Il devait rester à la disposition du pouvoir 
70,300,000 fr. ; mais l'arriéré des ministères antérieur au 
1 er avril 1814 s'élevait à 1,318,000,000, charge léguée 
par l'Empire. 

La dette publique au 1 er avril 1814 était de 63,300,000 fr. 
seulement, et les pensions à servir par le trésor ne mon- 
taient qu'à 20,000,000. 

La restauration cherchait par une sévère économie à 
rendre à la France son ancienne prospérité matérielle, sans 
toucher aux droits acquis. Elle avait respecté tous les intérêts, 
et, pour s'en convaincre, il suffit de jeter les yeux sur le pre- 
mier Àlmanaçh royal publié par elle, celui de 181 i-181o. 
Tous les anciens administrateurs étaient restés à leur poste, 
et dans les divisions militaires, au lieu d'un seul lieutenant 
général, nécessaire pour la centralisation des ordres et des 
mouvements, il y en avait trois ou quatre. Les régiments 
avaient pour chefs ceux qui les avaient si longtemps con- 
duits à la victoire, ou qui avaient défendu avec eux, pendant 
la dernière campagne, la France envahie par l'Europe. 

est du 23 septembre 1814, mais il avait été reçu le 9 août précédent par Mgr le 
duc de Berry. Cette réception n'ayant eu lieu qu'en vertu des pouvoirs conférés 
par le roi à Son Altère Royale, M. de la Coste a du prendre rang, dans l'ordre, 
du 9 août 181 l. 



176 CHOTAUHB 



C'est à ce moment qu'éclata l'irruption de Napoléon. 
Sorti de l'ile d'Elbe avec mille ou douze cents hommes, ,1 dé- 
barqua à Cannes le i* mars 1815, avança rarement, et 
bientôt rallia à lui les régiments qui devaient 1 arrêter 

dans sa marche. . 

L'armée fit défection. Séduite par le prestige qui s attecha.1 
à son ancien chef, par la pensée de venger ses derniers de- 
sastres, oubliant qu'elle n'avait succombé que devant le nom- 
bre, elle manqua douloureusement à ses devons a te ta due 
aux serments. Soyons juste pour cette époque. Excepte quel- 
ques généraux, le mouvement de 1815 fut un mouvement de 
soldats et d'officiers inférieurs, plus qu'une consp.rattou our- 
die par les sommités de l'armée. Apres le 20 mars, Napoléon 
vit 'e grouper autour de lui ceux qui ne l'avaient point atde 
dans sa tentative. C'était le résultat du succès. 
' La royauté essaya de résister, mais que pouva.t-elle faire, 
sinon invoquer des serments méconnus? C'est un faste mo- 
ntent que celui où la foi jurée n'a plus d acbon sur le cœu, 
Ces hommes. Chaque jour une nouvelle défectton eta.l s.gna- 
lée A Lvon, la voix de Moteur, comte d'Artots, éta.t mé- 
connue. A Besançon, Ney entraînai, le corps d'armée place 
sous ses ordres. I.a garde impériale quittait ses garnisons, et 
ne se laissai, point arrêter par les efforts du fide e Oudmot. 
Bref, il ne restait à Louis XY1U que sa maison militaire don. 
on lui avait reproché la formation, et qu'il trouva seule, de- 
bout, compacte, et digne héritière du dévouement de ses de- 
vanciers. A l'aide de cette poignée de loyaux servUeurs, 
roi pu. gagner Lille, oh il espérait résister. Latutude de la 
garnison, travaillée sourdement par le fatal exemple des au- 
tres troupes, ne lui laissa pas cette dernière consolal.on, et .1 
dut franchir la frontière, pour se retirer à Gand. 

les efforts de M. le .lue de Bourbon, dans la Vendée, ne 
purent aboutir. Madame, duchesse d'Angoulème, résista a 
Bordeaux jusqu'au moment ou il lui fui démontre qu ,1 ; 



DE 1815. 177 

avait péril pour cette ville à tenir plus longtemps, et elle 
s'éloigna au milieu des larmes des habitants de la cité fi- 
dèle. Mgr duc d'Angoulème, chargé du commandement 
des provinces du Midi, resta le dernier, luttant courageuse- 
ment avec quelques milliers de volontaires et deux régiments, 
le 10 e de ligne et le 1 i e chasseurs à cheval. Mais après une 
victoire sur les bords de la Drome, cerné de tous les côtés, 
il fut obligé de capituler à la Palud. Un instant on put 
craindre pour lui le sort du duc d'Enghien, mais il put enûn 
s'embarquer à Cetle, pour gagner l'Espagne. 

Le pouvoir de Napoléon dura trois mois. L'Europe 
courut aux armes, et le sort de l'Empire se décida dans 
les plaines de Waterloo. Napoléon abdiqua pour la seconde 
fois; l'histoire a dit le reste. Après lui, la royauté seule 
des Bourbons était possible, et Louis XVIII rentra à Paris le 
8 juillet. 

Pendant ces événements, l'ordre de Saint-Louis souffrit 
cruellement dans sa base, mais le registre, fermé à Paris, se 
rouvrit àGand, pour récompenser la fidélité. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés à Gand. 

Les officiers émigrés : d'Aubert de Résie, Audin, de 
l'Église de Félix (Louis -Barthélémy -Jean -Marie) (1), de 
PÉglise (2) , Boulé, Champmorin , Charpentier de la Salle, 

(1) Nommé d'abord le 7 mars 1815 : nommé une seconde fois à Gand, le 
10 mai suivant : reçu par Mgr le duc de Berry le i juin. (Fiches de classement.) — 
H avait servi dans le régiment de Rohan-Soubise, puis aussi en Espagne dans 
les gardes wallonnes. — Prisonnier de guerre, lors de l'envahissement de la Pé- 
ninsule, de 1809 à 1814. — Colonel d'état-major à Rennes, après les cent-jours, 
retraité comme royaliste par le maréchal comte Gouvion-Saint-Cyr, à son arrivée 
au ministère, en 1817. Mort du choléra, à l'île île Hé, en 1831. (lienseignetnents 
fournis par la famille.) 

(2) Officier aux gardes wallonnes. 

III. 12 



178 CHEVALIERS 

Carron de la Morinais, Didier, Duhoux, Dovergne, Dubuy, 
Damiot, du Barroux, du Boulet de la Boissière, le comtu du 
Fouehécourt, de Fontenu, Fischer, de Guennont, de Gruel, de 
Cramont (Léopold-Ferdinand) (1), Galland (François-Ignace), 
le vicomte de Gereaux, le comte de la Garde, Lematte de lu 
Faveur, Lenoir de la Brosse, le baron de Munck, de Menou (2), 
Normanville, Pavy, Parmentier, Poillion de Hanon, le baron 
Redwilz, de Razière, le comte de Roquefeuil, Saintard de 
Béquigny (Louis), de Servinges, de Tailleur, de Touchebœuf- 
Clermont, Wend, le chevalier de Barroux, Saintard de Béqui- 
gny (Bonaventure), le Sart de Mouchin. 

Le chevalier de Vassienx de Seguins , écuyer-commandant 
des écuries de S. A. 11. Mgr le duc de Berry (3). 

Maréchaux Je camp : le comte de Quinsonas (Emmanuel- 
Victor Pourroy de Lauberrivière) et le baron de Crossard. 

Colonels : le baron de Bissy, Pallu-Duparc. Wittgenstein, 
de Gaillard (Armand-Nicolas), le comte O'Ileguerty, de Gail- 
lard (Edouard) (4). 

Majors : le comte de la Messelière (Louis-Joseph Frotier); 
les barons de la Broue (René-Charles-Gabriel) et de Blanchau- 
sen ; Gailland. 

Chefs de bataillon ou d'escadron : le comte de Causans 

(1) 11 était protestant, et reçut la croix du Mérite militaire. (Fiches de classe- 
ment.) 

(-2) Il n'y avait à Garni, du nom de Menou, que le comte Jules de Menou, alors 
chef d'escadron, aide de camp du comte de Damas-Crux, et depuis lieutenant-co- 
lonel et chargé d'affaires de France aux États-Unis. Il avait été envoyé d'Espagne 
en mission auprès de Louis XYUIparMgr duc d'Angoulème. La croix de Saint- 
Louis lui fut donnée sans qu'il le sût. Décernée le 17 juin, veille de la bataille de 
Waterloo, elle fut oubliée au milieu des préoccupations du moment. Le comte de 
Menou n'en fut pas informé, et il se trouve aujourd'hui chevalier tle Saint-Louis 
sans avoir pu réclamer son brevet ni faire procéder à sa réception. 

(3) Né en 1770. Page de la reine, émigré, mousquetaire dans l'émigration ; chef 
d'escadron, (archives de la famille.) 

(•il Gendre de Cléry, valet de chambre de Louis XVI, au Temple , cheva- 
lier de Saint-Louis en 17'.>8. (Voir plus haut , p. 3G.) 



DE 1815. 17'J 

(Louis-Philippe-Joseph), Dupuys de Melgueil, d'Anthouarcl (1) 
(artillerie), de Fa\ encourt, Gimel, Lebœuf, Martres, Meille, 
de Nervaux (1 er suisse), Renault, Vaux, de Galland (François- 
Tliibault-Louis), de Lambertie (Charles). 

Capitaines : Bochard, de Bourglielles, Barthouilh de Cou- 
loumé, Bertrandet (2), Cabrall, Campbell, Dutertre, de Gol- 
béry (lanciers de la Reine), Loizerolles, le comte de Cerzé (de 
Lusignan), Loaisel, de Nogéré, Techtermann et Weyermann 
(du 1 er régiment suisse), le marquis de Fougères, Viola de 
Sorbier, Fray de Fournier. 

Lieutenants : André (gendarmerie), de Brauwer (G e dra- 
gons), Dijols (cuirassiers du Roi), Pages de la Prade ; 

Frucbard, chef de parti royaliste; Hue, aide de camp du 
duc de Feltrc, ministre de la guerre. 



(1) Alexandre-Pierre-Louis, chef de bataillon d'artillerie, né le 6 mai 1770, fils 
du chevalier de Saint-Louis de 17GÔ (voir t. I er , p. o70), frère du lieutenant gé- 
néral, chevalier de Saint-Louis de 1814 (voir plus haut, p. 96). 

(2) Bertrandet (Pierre-François), né le 20 octobre 1775, à Carpentras. — Entré 
au service à l'âge de dix-sept ans. — Émigré en 1791, sous-lieutenant dans le 
régiment de Rohan-infanterie, à la solde d'Angleterre, le 1er janvier 1792; est 
resté au service d'Angleterre jusqu'à la fin de 1801, — services non comptés en vertu 
de la loi du 11 avril 1851. — Lieutenant dans les gardes nationales actives deVau- 
cluse, du 5 février au 25 avril 1814. — A fait partie des volontaires royaux, de- 
puis le mois de mars jusqu'au mois de juillet 1815 (ce temps aux volontaires 
royaux n'a pas été compté , toujours en vertu de la loi de 1831). — Capitaine à ta 
légion de la Seine, devenue 55 e de ligne, le 22 novembre 1815. — Passé à la 
25' compagnie de fusiliers sédentaires le 15 mai 1822. — Passé à la 10^ compagnie, 
idem, le 2 août suivant. — Passé à la compagnie de fusiliers vétérans du Calvados 
le 17 septembre 1851. — Passé au 1 er bataillon de fusiliers vétérans le l* r octobre 
suivant. — Passé à la S* compagnie de sous-officiers vétérans le 14 septembre 1852. 
— Réformé en 18 41, pour infirmités incurables contractées au service. — Vingt-six 
ans de services. — Pension de 1,040 francs. — Certificats attestant que M. Ber- 
trandet a fait partie, en 1815, du 1 er bataillon de volontaires royaux de l'École de 
droit, en qualité de sous-lieutenant, ayant rang de capitaine, qu'il contribua de 
tous ses moyens et par son zèle à la sortie que tirent les volontaires, sous les ordres 
du colonel Druault, pour joindre les princes en Belgique, et qu'il y a commandé 
une compagnie desdits volontaires royaux avec honneur et distinction. (Dossiers 
des pensions, n u t>0,052.) 

12. 



180 C1JEVAL1EUS 

Sous-lieutenants : Brobègûe , Hébrard de Veyrinas, de 
temps. 

Gardes du corps, sans désignation de compagnie : de 
Chamisso, de Launay de Varennes, de Forceville. 

Gardes du corps, compagnie de Jï'agram : Weyler de Na- 
vas (Antoine- Louis-Eugène), sous-lieutenant porte-éten- 
dard (1); de Bezuel, d'Aubert de Résie, de Tarragon, de 
la Roque (Jacques) (2), gardes du corps. 

Gardes de la Porte : de Bord (capitaine agrégé), de Tenet 
(capitaine-sergent), de Bouchard, de Bort, de Brieux, Baille, 
gardes de la Porte ; de Fréjacques, agrégé. 

Cent-Suisses : le comte de Diesbach , lieutenant-colonel; 
Bochart, sergent auxiliaire. 

Fourrier des logis du roi : du Monchau. 

Prévôté de C hôtel : de Loynes, sous-aide-major. 

Gardes du corps de Monsieur : le chevalier de Marcon- 
ville, garde du corps. 

De son côté, Mgr duc d'Angoulome, en vertu des pouvoirs 
qu'il avait reçus du roi, nomma chevaliers de Saint-Louis 
pour faits de guerre : 

(1) Né le 19 mars 178". —Lieutenant au 9 e bataillon du train des équipages 
en 1811, adjoint titulaire aux commissaires des guerres le J3 mars 1814, capi- 
taine de cavalerie le 21 février 1815, passé eu Belgique avec les princes le 23 mars 
suivant, sous-lieutenant porte-étendard le même jour, rang de chef d'escadron. — 
Breveté lieutenant-colonel. [État de la compagnie au 9 octobre 1815.) — Baron, 
officier de la Légion d'honneur, sous-intendant militaire de la maison du roi. (Al- 
vwnach royal de 1850, p. 82.) — Il rejoignit le roi Charles X, à Saint- Cloud, le 
28 juillet 1830, après a\oir franchi, non sans danger, les barricades du faubourg 
Saint-Germain, et fut la providence des gardes du corps à Rambouillet et à Cher- 
bourg. (Voir le Journal de Saint-Cloud à Cherbourg, brochure in-8°, 1830, 
pp. 5, 6, 8, 20, 21 et 83.) — Rappelé plus tard au service, il est mort intendant 
militaire à Tours. 

(2) Il fut nommé le 2 avril 1815, et fut reçu par le duc de Raguse. — Le roi 
Charles X descendit chez cet officier, au Mellerault, le 7 août 1830, pendant le 
trajet de Rambouillet à Cherbourg, et reçut l'accueil le plus empressé et le plus 
respectueux de ce loyal serviteur, fidèle à une royauté méconnue par ceux qu'elle 
aviit le plus comblés. 



DE 1815. ' 181 

Le colonel marquis de Montcalm. 

État-major général : Foltz, chef d'élat-major de l'artille- 
rie; le comte d'IIautpoul (Alphonse-Henri) (1), adjoint à 
l'état-major général; de Chauliac (Jean- Baptiste-Thomas- 
Antoine), attache à l'état-major général. 

10 e régiment de ligne : le vicomte de Champagny (2), le 
vicomte de Fayet (Félix) (3), le vicomte de Lafayelte, Las- 

(1) Élève de l'école militaire de Fontainebleau. — Sous-lieutenant en 1806, 
capitaine en -1811. — Chef de bataillon, major (lieutenant-colonel), colonel en 
1815. — Colonel du 5 e régiment de la garde en 1823, rang de maréchal de camp, 
— Directeur de l'administration au ministère de la guerre en mars 1850. — Lieute- 
nant général en 1841. — Grand'-croix de la Légion d'honneur en 1851. — Treize 
campagnes: 1806, 1807 en Allemagne;, Prusse et Pologne; de 1808 à 1815 en 
Espagne, Portugal et France ; 1825 en Espagne : 18 il , 1850 en Algérie. — Blessé 
deux fois grièvement à la bataille des Arapiles, en Espagne (1812), et prisonnier 
de guerre. — Depuis 1830, chargé successivement de plusieurs inspections géné- 
rales en France et eu Algérie, du commandement de divers départements et de la 
8 e division militaire. — Député, pair de France. — Admis à la retraite en 18-iS : 
relevé de cette position eu vertu de la loi du 11 août 1849. — Membre de l'Assemblée 
législative en 1849. — Ministre de la guerre, du 22 octobre 1830 au 9 janvier 
4851. — En quittant le ministère, gouverneur général de l'Algérie. — Grand ré- 
férendaire du Sénat le 28 janvier 1852. (Annuaire militaire de 1860, p. lu.) 

(2) Capitaine dans la garde impériale avant 1814, placé à celte époque, comme 
chef de bataillon, ou 10' de ligne, neveu du duc de Cadore, ancien ministre de 
l'empire, M. de Champagny resta fidèle à son serment. Il combattit vaillamment 
à la Drôme, et lorsque la défection mit ea péril Mgr duc d'Angoulème, il offrit à 
Son Altesse Royale de le placer au milieu de son bataillon et de le conduire à 
Marseille, à travers les montagnes. Le prince refusa, parce que sa présence pro- 
tégeait ceux qui l'avaient suivi; mais il alticha M. de Champagny à sa personne 
comme l'un de ses aides de camp, et il le fit colonel. Officier distingué, et ne de- 
vant son avancement qu'à son mérite, M. de Champagny était maréchal de camp, 
grand officier de la Légion d'honneur, sous-secrétaire d'Etat de la guerre en 1830, 
et il a cessé de servir à cette époque. 

(5) Nommé par ordonnance conlirmative du 25 avril 1821, pour prendre rang 
du 5 avril 1815, date de sa réception par Mgr duc d'Angoulème. {Fiches de clas- 
sement.) — 11 eut l'option entre la croix de Saint-Louis et le grade de major (lieu- 
tenant-colonel) ; mais, fidèle aux traditions de sa famille, qui comptait déjà trois 
chevaliers de l'ordre (voir t. II, pp. HT, 152 et-ioi), il préféra la croix. [Ren- 
seignements donnés par la famille.) — Chef de bataillon, rang de lieutenant-colo- 
nel, au 1 er régiment de la garde royale (à la formation en 1815), chevalier de la 



182 CHEVALIERS 

tours des Etanges, chefs de bataillon ; d'Aultanne, Isnard, 

Dupuy, capitaines; le vicomte de Vallon, officier. 

1 er régiment étranger : le comte de Montferré, major. 

Volontaires royaux : de Chauliac (Henri-Hilaire-Xavier), 
volontaire royal à cheval. 

Lors de sa rentrée en France, Mgr duc d'Angoulcme 
accorda la même distinction à MM. le comte de Fonte- 
nilles (Honoré), colonel, aide de camp de Son Altesse Royale; 
Ganteaume, chef de bataillon à l'état-major de Son Altesse 
Royale; le marquis de Fontenilles (Joseph -Hubert de la 
Roche), de Villeneuve, de Lafitau, deGascq, le comte de 
Gestas, anciens officiers; de Ferrand-Pnginier, ancien garde 
du corps; de la Ferrière, officier de marine; le comte de 
Beaumont, major de cavalerie; cTAuderic de Lastours, an- 
cien officier, major des gardes urbaines' de Lavaur; de 
Castéras-Russon, capitaine; le chevalier de Fitz-James, chef 
de bataillon. 



Autres chevaliers de Saint-Louis nommés en 1815. 

Maison militaire du roi. Gardes du corps de Sa Majesté. 
Compagnie de Gramont, sous-lieutenants : le comte 
d'Andlaw (Félix) (1); 



Légion d'honneur. (Mmanach royal de 1817, p. 3-i7.) — Officier de la Légion 
d'honneur, colonel du Joe de ligne. (Annuaire militaire de 1830, p. 238.) — On 
trouvera ses deux frères aux années 1820 et 1821. 

(1) Armand-Ga-ton-Felix, comte d'Andlaw. — Services sous l'empire. — Chef 
d'escadron aux gardes d'honneur en 1813. — Chevalier de la Légion d'honneur 
sur le champ de bataille de Hanau en 1813, officier du même ordre, sur le champ 
de bataille, près Reims en 181 1. — Sous-lieutenant de la compa-nie de Gramont 
(brevet de major) le 5 juin 18M. — Brevet de colonel le 10 août suivant. — Co- 
tonel des cuirassiers d'Angoulème (3 e ) le 27 septembre 1813. (Etat des officiers 
a gardes de la compagnie, au I or novembre 1813.) — Pair de Fiance, maréchal 
de camp, (flmanach royal de 1830, pp. 117 et 577.) 



DE 1815. 183 

Le chevalier Dombidean de la Ronscithe (Pierre-Vin- 
cent)^!); le comte de Gramont d'Aster (Louis-An toine-Rai- 
mond-Geneviève) (2 . 

Gardes : de Talleyrand de Périgord (Anatole-Marie-Jac- 
ques); de Talleyrand de Périgord (Louis-Augustin); de Fou- 
cault ; Cormier du Médic (Marie-Fidèle-Jean). 

Compagnie de Nouilles ^ gardes : de la Brousse (Louis) (3); 
d'Astier (Alexandre-Antoine) (4) ; Caillie (Benoist-Étienne) (S); 
le baron de Wissel (François-Charles-Henri-Hubert) (6). 

Compagnie de Luxembourg, sous -lieutenant : le marquis 
de Chabannes La Palice (Hugues- Jean- Jacques-Gilbert-Frédé- 
ric) (7). 

. (1) Le chevalier Dombidau de Crouseilhes (Pierre-Vincent). — Services de 
l'empire. — Chef d'escadron en 181 1. — Major en 1815. — Sous-lieutenant de 
la compagnie de Gramont en 1814. (État de la compagnie au 1 er novembre 1815.) 
— Lieutenant (brevet de colonel). (Almanach royal de 1817, p. 538.) — Baron 
de Crouseilhes. (Titres de la famille.) 

(2) Sous-lieutenant (brevet de colonel) en 1814, colonel de la légion des Basses- 
Pyrénées le 19 août 1815. (État de la compagnie au 1er novembre 1815.) 

(5) Trésorier, lieutenant de cavalerie en 181-i, officier de la Légion d'honneur, 
sous-lieulenant-adjudant le 1 er novembre 1815. [État delà compagnie au 1 er no- 
vembre 1815.) — Chef d'escadron. (Almanach royal de 1817, p. 558.) — Baron 
de la Brousse, sous-lieutenant-adjudant-major, lieutenant-colonel du 1 er novembre 
1823. (Annuaire militaire de 1850 , p. 141.) — A suivi le roi à Cherbourg. — 
A été licencié à Saint-Lô le 2i août 1830. 

(4) Daslier, garde du corps, brigadier le 1 er novembre 1815. (État de la com- 
pagnie au 1 er novembre 1815.) — Chevalier de la Légion d'honneur, sous-lieute- 
nant (lieutenant-colonel). (Almanach royal de 1830, p. 78.) — Licencié à Saint- 
Lô le 24 août 1850, après le départ du roi. 

(5) Caillie (Benoist-Étienne), garde du corps, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, brigadier le I e '- novembre 1815. (État de la compagnie au 1 er novembre 
■1815.) — Maréchal des logis chef (chef d'escadron). (Almanach royal de 1830, 
p. 78.) — Licencié à Saint-Lô le 21 août 1830, après le départ du roi. 

(G) Fils du chevalier de Saint-Louis de 1770. (Voir 1" vol., p. 596.) 
(7) Officier de la Légion d'honneur, colonel des chasseurs à chev.il de l'Allier 
(I er ). (Almanach rouai de 1817, p. 005.) — Commandeur de la Légion d'hon- 
neur, colonel des lanciers de la garde royale, breveté colonel du 11 octobre 1814. 
{Annuaire militaire de 1850, p. 198.) — Entré an service en 1800, sept campa- 
gnes, prisonnier de guerre en Russie le 8 décembre 1812. étant capitaine au 



184 CHEVALIERS 

Brigadiers : de Pons (Guillaume-Pierre) (1); Le Maire do 
Marnes (François-Auguste) (2). 

Garde : le vicomte de Kercaclo (Laurent-Jean-Léger). 

Compagnie de Wagram , garde : Gazeau des Boucheries 
(Louis-IIenri-Théodore). 

Compagnie de Raguse, gardes : le comte de la Tour-du- 
Pin (Alexandre) (3); de Parfouru (Henri-Victor-Abaquesné) (4); 
de Parfouru (Louis) (5). 

Garde de la Porte : Desplas ( Jean-Pierre-Louis-Marie- 
Aimé), garde, rang de capitaine. 

Gendarmes de la garde : 

Sous-lieutenants surnuméraires : le comte de la Tour-du- 
Pin-la-Charce (Antoine- Victor-Louis-René) (G) , le marquis de 
Netlancourt (François-Julien) (7). 

12' chasseurs à cheval. — À eu le bras droit cassé d'un coup de boulet à Wa- 
gram, et un cheval tué sous lui ; a eu un cheval tué sous lui à Krasnoé en 1812 ; 
chevalier de la Légion d'honneur en 1810, officier le 50 septembre 1814, com- 
mandeur le 15 août 1825. {Registre des lanciers de la garde royale.) — Sa fille, 
madame la comtesse de Chabannes, est dame , pour accompagner, de madame la 
comtesse de Chambord. 

(1) De Pons (André), brigadier, chef d'escadron, retraité le 1 er novembre 
1815. (État de la compagnie au 1 er septembre 1815.) 

(2) Chef de bataillon d'état-major le 22 février 1829, chevalier de la Légion 
d'honneur, a fait partie de l'expédition d'Afrique, (annuaire militaire de 1830, 
p. 49.) 

(5) Garde du corps, chef d'escadron en 1815. (État de la compagnie au 18 sep- 
tembre 1815.) 

(4) Garde du corps, rang de capitaine, a été capitaine de gardes nationales 
actives en 1807, capitaine du 15 octobre 1812, a fait trois campagnes, a rejoint 
le roi à Gand le 4 juin 1815. (Etat de la compagnie du 50 octobre 1815.) 

(5) Garde du corps, rang de capitaine, a servi dans les armées royales de Nor- 
mandie et en Bretagne, de 1795 à 1801, a rejoint le roi à Gand le 2G mai 1815. 
(État du 50 octobre 1815.) 

(G) Major de cavalerie. (État de la compagnie au G septembre 1815.) 
(7) Major de cavalerie, a rejoint le roi à Gand. (État de la compagnie au [G oc- 
tobre 1815.) — Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 2<" régi- 
ment de la garde royale, (tnnuaire militaire de 1850, p. 192.) — Retraité colo- 
nel en 1854. 



DE 1815. 185 

Porte-étendard : de Galard de Brassac chevalier de Béarn 
(Alexandre-Louis-René) (1 ). 

Ancien gendarme : de Conrtade-Salis (Joseph). 

Chevau-lé&ers de la sarde : 

Sous-lieutenant : le comte de Grillon (Louis- Marie-Félix- 
Prosper) . 

Chevaa-légërs : de l'Église (Jacques-Benjamin); de Nattes- 
Ville-Comtal (Pierre-Marie-Louis); de Brujas du Chey ( Jo- 
seph -Amable); le comte de Salignac-Fénelon (Antoine- 
Alexandre- Auguste); Couture de Troismonts (Charles- 
Edouard). 

Mousquetaires y deuxième compagnie : 

Maréchal des logis : le chevalier Duplessis (Amédée) (2). 

Mousquetaires : de Cazes (Clément-Louis-Marguerite); de 
Galard (Joseph) (3); le comte de Cougny (Edme-Andras); de 
Suleau (Antoine-Louis-Ange-Elysée) (4). 

Gardes du corps de Monsieur : 

Garde : de Gauville (Auguste-Raoul); Defieux (Jean). 

Armée de terre: 

Colonels: de la Tour-du-Pin(o) ; le marquis de Vibraye (6). 

Majors [lieutenant-colonels) : le comte de Montlivault 



(1) Lieutenant des gardes du corps du roi, compagnie de Gramont, colonel de 
cavalerie (rang du 1 er mars 1825), chevalier de la Légion d'honneur, [annuaire 
militaire de 1830, p. 152.) 

(2) Legoux-Duplessis, capitaine conimaudant au 1 er régiment de cuirassiers de 
la garde royale, officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, 
p. 537.) 

(5) 11 fut reçu par son père (Fiches déclassement), qui doit être le chevalier 
de 1783. (Voir t. II, p. 390.) 

(4) Vicomte, officier de la Légion d'honneur, maître des requêtes au conseil 
d'État, préfet de la Moselle. (Almanach royal de 1830, p. 328.) — Retiré lors de 
la révolution de Juillet. — Préfet des Bouches-du-Rhône, sous la république et 
sous l'empire actuel; aujourd'hui sénateur. 

(5) Colonel des dragons du roi. (Fiches de classement.) 

(G) Colonel, aide de camp de S. A. R. Monsieur. (Fiches de classement.) 



18G CHEVALIERS 

(Jacques-Pierre-Marie -Guyon) (1); de Beaumont (Chrislophc- 
Amable-Louis) {%) ; le baron de la Porte (Armand-Auguste) (3] ; 
le vicomte de Gastillon (Joseph). 

(1) Né à Montlivault (Loir-et-Cher) le 26 mai 1786. Élève à l'école militaire de 
Fontainebleau en l'an XII, sous-lieutenant au 92 e de ligne en Tan XIII. — Cam- 
pagnes de 1803 à 1807, à la grande-armée. — Lieutenant en 1807, aide de camp 
du duc de Raguse en 1809. — Campagnes de 1809 en Italie et en Allemagne. — 
Chevalier de la Légion d'honneur et capitaine aux chasseurs illyriens en 1800. — 
Aide de camp, de nouveau, du duc de Raguse, en 1811. — Campagnes de 1811 
et de 1812 en Portugal. — Se signala devant Guarda (14 avril 1812) , dans une 
charge de cavalerie où il fit des prodiges de valeur. — Chef de bataillon au 4 e de 
ligne en 1813. — Bloqué dans Magdebourg. — A la retraite de Schoenbeck (8 no- 
vembre 1815), chargé de faire avec son bataillon l'arrière-garde, devant des forces 
supérieures, et sous le feu d'une nombreuse artillerie, il déploya un calme et une 
fermeté qui lui valurent les plus grands éloges et le grade de major, qui lui fut 
conféré provisoirement par le gouverneur de Magdebourg. — Major titulaire du 
4' de ligne, et officier de la Légion d'honneur en 18 1-i. — Chevalier de Saint- 
Louis le 16 janvier 1813. — Suspendu de ses fonctions le 24 avril 1813, par dé- 
cret impérial. — Réintégré le 6 juillet suivant. — Lieutenant colonel du 3e régi- 
ment d'infanlerie de la garde royale, le 2 décembre 1 815. — Breveté colonel le 
50 octobre 1816. — Colonel de la l' e légion d'infanterie le 28 septembre 1820, 
cette légion, devenue le 33 e de ligne, lors de la réorganisation de l'infanterie, 
même année. — Maréchal de camp en 1823, et commandant de la première sub- 
division de la 7 e division militaire, commandant une brigade d'infanterie au camp 
de Saint-Omer, en 1826. — Commandeur de la Légion d'honneur en 1827. 
— Inspecteur général en 1828. — Membre du comité consultatif de l'infanterie 
en 1830. — Commandant une brigade d'infanterie de l'armée expéditionnaire 
d'Afrique. — Campagne d'Alger. — Mis en reforme, en raison du mauvais état 
de sa santé, le 2 octobre 1830. — Retraité en 1834. —Relevé de celte po- 
sition, et admis dans le cadre de réserve, en 1852. — Mort à Paris le 27 dé- 
cembre 1859, âgé de soixante -treize ans. (Moniteur de l'armée du 26 fé- 
vrier 1860.) 

(2) Major de cavalerie, -reçu par M. le comte de Damus-Crux (grand' -croix). 
(Fiches de classement.) ' 

(3) Major d'artillerie, reçu par Mgr le duc d'Orléans le 25 mars 1815, confirmé 
le 17 juillet 1816, pour prendre rang de sa réception. (Fiches de classement.) — 
Officier de la Légion d'honneur, lieutenant colonel du régiment d'artillerie à che- 
val de la girde royale. (Almanach royal de 1817, p. 365.) — Commandeur de la 
Légion d'honneur en 1825, colonel du 2 e régiment d'artillerie. (Almanach royalde 
1850, pp. 299 et 652.) — Maréchal de camp (cadre de réserve). (Almanach 
royal-national de 1842, p. 652.) 



DE 1815. 187 

Ancien lieutenant-colonel : le comte de la Rochefoucauld 
(Alexandre-Armand-Henri-Louis). 

Chef de bataillon : Fabry (1). 

Anciens officiers : le marquis de la Bélinaye (Armand) (2); 
de Cacqueray (Alexandre -François-Melon); de Corbehem 
(Bernard) (3); de Peyvamont (Louis-Duléry) (4); Bermond 

(1) Chef de bataillon d'artillerie, sous-directeur. (Fiches de classement.) 

(2) Le comte de la Bélinaye (Armand-Marie), capitaine. — Cadet gentilhomme 
au régiment de Condé- infanterie en 1770; commission de capitaine en 1780, ca- 
pitaine aux dragons de Condé en 1781, démissionnaire en 1788. — Emigré en 
1792, a fait la campagne de l'armée des princes, en 1792, avec les officiers de 
de Condé-dragons , n'est rentré d'Angleterre, où il avait fixé son séjour, qu'en 
1814. — A quinze ans de services, y compris une campagne, plus dix années de 
grâce. (Registre de la Commission de 1814.) 

(3) Ancien sous-lieutenant. — A dix-neuf ans deux mois de services, y com- 
pris neuf campagnes, pius dix années de grâce. (Commission de 1814, 54 e tableau, 
n° 50). — Auteur de Dix ans de marie, ou Histoire de mon émigration, 1 vol. 
in-S", 1827. 

(4) Dulhéry de Peramont (Louis), ancien lieutenant. — Emigra en 1791, entra 
tout de suite dans la coalition de la province du Limousin, et y fit la campagne de 
1792 à l'armée des princes. 11 passa à l'armée de Condé en 1793, et fut employé 
dans le régiment des chasseurs nobles, compagnie n" 9. Il y fit les campagnes de 
1794, 1793, 1796 et 1797. 11 se rendit, après le départ pour la Russie de l'armée 
de Coudé, dan? la Vendée, où il fit partie du rassemblement des royalistes, com- 
mandé par M. d'Autichamp. Il y resta jusqu'en 18U0, époque à laquelle il passa 
sous les ordres du général Georges (Cadoudal). Il fut blessé à l'affaire de Chaba- 
nais et des Aubiers, et n'a quitté le service qu'en 1S0O. A dix-neuf ans de ser- 
vice, y compris neuf campagnes, plus dix années de grâce. La commission est d'avis 
que M. Dulhéry de Peramont a droit à la croix de Saint-Louis, en lui appliquant 
la décision de S. E. le ministre de la guerre, sur les années de grâce. (Registres 
delà Commission de 1814, 12 e tableau, n° 73.) — De 1792 à 1816, dix-neuf ans 
de services et sept campagnes, comptées jusqu'en 1799 inclus. Brevet de capitaine 
pour retraite, et pension de G00 fr. Retiré commune de Coussac-Bonneval 
(Haute-Vienne). (Dossier de M. de Peyramont.) — Commune de Lubcrsae, chef- 
lieu de canton, arrondissement de Brives (Corrè/e); le 6 novembre 1774, a été 
baptisé Louis Dulery, ne le 26 octobre, fils légitime de messire Dulery de Peyra- 
mont, seigneur de Landerye, et de dame Marie-Anne Hugon-Dupra, son épouse; 
parrain, messire Louis I lupin, prêtre; marraine, dame Charlotte de Feletin (Ex- 
trait de baptême). — Nommé chevalier de Saint-Louis, le 17 janvier 1813, il fut 
reçu le G février suivant par M. Pare! de la Chatonnie, chef de bataillon d'artil- 
lerie, à Foyac, par Uzerrbes (Corrèze), et il est dénommé le chevalier du Lery de 



188 CHEVALIERS 

(Jacques-Bernard); Berthou de la Violaye (Alexandre-Jean- 
Baptiste-Louis) ; le chevalier de Richemont (Emmanuel-Eusta- 
che-Marie Lebouchcr d'Ailly); deGouvellode Keryaval (.Marie- 
René-Gervais-François-Joseph) ; le marquis de Gourmont ( L>. 
prit-Charles); Marquet de Villemoyenne (David-Pierre'; do 
Carbonnel (Gabriel-Marie); Walsh (Jean); le prince de Bro- 
glie de Revel ; le comte de Castelbajac (Armand-Raimond,; 
de Caylus (Joseph-Dorothée-Giou) ; de Colbert-Seignelay (Ar- 
mand-Louis); de Sainte-Maure (François-Antoine); de Mont- 
bel (Pierre-Chaiies-Surrel); le chevalier de Rivière (Antoine- 
Marie-Hyacinthe); de Saint-Mauris (Gabriel-Bernard); de 
Saint-Priest de Chàtcauneuf (Augustin-Louis) ; le chevalier de 
Ségur-Montazeau (François-Henri-Athanase); le vicomte de 
Ségur-Monlazeau (Jean); le comte de Yilloutrays (Jean-Fran- 
çois); de Villoutreys de Sainte-Marie (Pierre); de Villèle 
(Jean-Joseph-Anne-IIilaire) ; le comte de Villèle (Guillaume- 
Anne); le baron de Fabresan (Joseph-Guillaume Gaudens de 
Fournas de la Brosse) ; de la Chassaigne (Pierre) ; de Mont- 
marin (Pierre-Étienne-Marin); de Maupas (Nicolas) ; de Beau- 
mont Saint-Quentin (Christophe); de Cambourg (Joseph-Au- 
gustin-Michel); de Chalus (Claude-Joseph-Bernard); de Cha- 
lus (Mathurin-Élisabeth); Parfouru de Jouveau* (Jean-René); 
de la Boissière (Marie-Louis-Théodore- Adolphe le Vaillant); 
du Laurens de Montbrun (Jean-Baptiste); de Latapie de Li- 
gonie (Jean-Gabriel-Alexis); Bremond de Léoubbé (Honoré- 
Bemard-Henri-Jean) ; de Lézardières (Louis-Alexis-Robert ;; le 
comte de Cussy (Charles-François); de Cussy (Hyacinthe); de 
Cussy (Marie-Léonor-Louis-Ambroise); de Lancrau (Victor- 
Marie-Anselme); de Lancrau de Piard (Victor-Armand Char- 
les); de Bar (Antoine-Gilbert); de Bar (Jean-Baptiste); de 

Peyramont, ancien officier, demeurant à Chauffaille, commune de Coussac (Ilaule- 
Yiei.ne). {Certificat de réception, Archives de la guerre.) — Pension de 300 fr. 
sur Tordre, le 3Û octobre 18-29. (llegistres des Pensions de l'ordre, de 18U a 
1830.) 



DE 1815. 189 

Beaucorps (Jean-Jacques); de Roehejean (Philippe); de Cai- 
gnart de Saulcy (Félicien -Marie -Joseph); de Captan (Pier- 
re-Auguste) (1); "de Golleville (Pierre-François -Laurent-Ga- 
briel) (2); de Labretesche (Alexandre) (3) ; de la Balmon- 
dière (Jacques-François Tonduti); d'Auriol de Lauraguel 
(Pierre-André); Daussion de Dauriol (Félix) (4) ; du Poul- 
piquet (Jean -Baptiste-Félix); le marquis de Monlesson 
(René-Charles); Duhamel de la Bothelière ( Michel- Amy- 
Fidèle); Duhamel de la Bothelière (Jean-Marie -Hyacinthe); 
de Rancilhac de Chazelles (Jean -François); de la Gorce 
(Louis -Charles Merle); le marquis de Franclieu (Jean - An- 
toine-Louis) ; de Saint-Mauris (Gabriel-Bernard); de Cour- 
tagnon ( Zacharie- Louis - Lagoille) ; d'Ambly (Joseph); de 
Segonzat (Etienne); Ferrand de Puginier (Marie-Joseph- 
Lonis) ; de Blontaignac (Alexandre); de Gain (Etienne); de 
Bertrand de Crozetbn (François) ; le chevalier de Sarcé (René- 
Alexandre); de Sarcé (Pierre-Henri); de Sarcé (Louis-Pierre- 
Victoire); de Scorailles (Jean-François-Marie) (o); de la 
Bourdonnaye (Jacques-François Gardin); Bourdon de Grain- 
mont (Claude-Augustin) ; de Brillet chevalier de Yillemorge- 
Prégent; d'Angely (Antoine-André); xVlmin de Valconseil 
(Gabriel-Auguste) (6) ; le vicomte de Sedaiges (Pierre-Fran- 

(1) Fils du chevalier de 17G3 (voir 1 er vol., p. 379), neveu du chevalier de 
1735 (voir même vol., p. 127.) 

(2) Pierre-François-Louis-Gabriel; ancien lieutenant; a trente-sept ans huit 
mois de services, y compris neuf campagnes. (Commission de 1811, 31 e tableau, 
n°15.) 

(5) Pension de 300 fr. sur l'ordre, le 29 octobre 1828. (Idem.) 

(<i) Daussion de d'Auriol (Félix), sous-lieutenant au régiment de Penthièvrc eu 
177-1, lieutenant en second en 1779, en premier en 1784, capitaine en liSS. 
Donne sa démission le l' T avril 1791, et se retire avec l'assurance de la croix, à 
vingt-quatre ans de service. [Registre du régiment de. Penthieire-infanterie , de 
1788 à 1793.) 

(o) Marquis de Scorailles. (Titres de la famille.) 

(0) Almm Valconseil.— Ancien sous-lieutenant. — Vingt-huit ans et trois 
uiuis de sertices, y compris huit campagnes. (Commission de 1811, t. 111, -*0* ta- 



100 CHEVALIERS 

çois tic Bcral de Massebeau) (1); Mareschal de Longevillc 
(Joseph-Marie-Elysée) (2); le marquis de Vendeuil (Albert- 
Louis Gl.érembault) (3); le vicomte de Bruniquel (Marc-An- 
toine d'Ouvrier) (i); de Lacger (Jean-Benjamin) (5); d'Es- 
touilly (Charles Bouzier) (G); d'Aubigny (Louis-Michel Le- 
vaillant) ; d'Andigné de Restau (Guillaume-Jean-Baptiste) ; de 
Vezcaux de Lavergne (Léonard) ; d'Oms (Joseph-Jcan-Fr t in- 
çois-Jacques-Thomas); Bermond Jacques-Bernard); de Saint- 
Fonds (Abel-Lambert-Marie Bottu de la Balmondière) (7); de 
Caslillon de Monchan (Joseph); de la Messuzière (Joseph- 
René- Aubin) (8) ; 

hleau, n° 48.) — Gendarme aux gendarmes de Flandre, avant la révolution; 
émigré; blessé à l'armée deCondé, chevalier de Saint-Louis en 1801, reçu par 
Mgr duc d'Angoulème ; — confirmé en 1814; chef d'escadron en 1816. (Rensei- 
gnements fournis par la famille.) — Le résumé de la commission prouve des ser- 
vices antérieurs à l'émigration , ainsi que le dit la note de la famille , et l'absence 
de toute réception constatée semble indiquer que la nomination était en effet une 
confirmation. 

(1) Capitaine de cavalerie en mars 179G, rang du 1 er janvier 1798. [Renseigne- 
ments donnés par la famille.) 

(2) Joseph-Gabriel-Désiré, d'après la famille. 

(3) Emigré, ancien aide de camp du vicomte de Mirabeau. [Renseignements 
fournis par la famille.) 

(4) Le vicomte de Bruniquel (Marc-Antoine-Rigal-Douvrier). — Élève de l'école 
militaire en 178G, émigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à l'armée des 
princes, et toutes celles de l'émigration jusqu'en 1801 à. l'armée de Coudé, dans la 
cavalerie-noble. A vingt ans de services, y compris neuf campagnes, plus dix ans 
de grâce. [Commission de 1814, 18° tableau, n°2G.) — Capitaine de cavalerie le 
5 juillet 1 SI G, rang du 1er janvier 1800. [Renseignements donnés par la famille.) 
— Nommé les 7 mars et 51 octobre 181,"). [Fie/tes de classement.) 

(5) Baron de Lacger. — Passé au service de France en 1801, a fait les campa- 
gnes de 1801 à 181-i, chevalier de la Légion d'honneur, chef de bataillon en 
1811. [Renseignements fournis par la famille.) 

(G) Émigré; était à Quiberon dans le régiment d'Hetvilly; a échappé au mas- 
sacre de cette sanglante journée. (Idem.) 

(7) Bottu de Sa'mt-Fonds-dc-Limas, émigré, a fait la campagne de 1792. et était 
un des défendeurs de Lyon en 171)5. (./rchives de la famille.) Un autre officier de 
ce nom, chevalier en 1758, est porté 1 er volume, p. 484. 

(8) De la Messiisière, orthographe du nom. 



DE 1815. 191 

Le vicomte d'Adhémar de Lantagnac (Antoine-Pierre- 
Louis) (I); Darodes de Peyriague (Jean -Pierre -César); 
du Verne (Louis-Vincent- Paul -François); de Hautcclocque 
de Monlhurel (Jean;; de la Vaissière de Lavergne (Phi- 
lippe -Baltbazar) (2); More! (Félix -Jean- Michel); de 
Sainte-Colombe (Charles-Ambroise Lecourtois) ; d'Héronde- 
ville (Henri Lecourtois) (3); de Quatrebarbes (Laneelot- 
Augustin) ; de Gastebois (Pierre); de Bast d'Aurisse (Jean- 
Baptiste); de Sainte-Marie (Louis-Marie Rapiau Danozet) ; 
de Sainte-Marie (Louis-Hervé Lecourt) ; d'Herbigny de Saint- 
Mars (Louis-Félix-Lambert) ; de Gramont de Pomairols (Char- 
les-Mclchior-Henri -Dominique ) ; de Chazelles (Louis-Fran- 
çois); de Foucauld du Bos (Jacques -Martial) (4); de Flavi- 
gny (Jean-Claude -André) ; de la Bretescbe (Alexandre) (o) ; 
de Boutiny ( Hubert - François ) ; de Morant ( Thomas- 
Marie-Louis) ; de Fontenay (Louis-Jean-Baptiste Rover); 
de Fontenay ( Maupertuis ) ; le marquis de Tauriac ; de 
Bar de la Garde (Etienne); le comte de la Roche- 
foucauld ( Alexandre -Armand -Henri- Louis ) ; de Cuers 
de Cogolin ( Louis - Alexandre - Falcon ) ; de la Roque 
(Louis); Lallemant de Villiers (Bernard -Prosper) ; de 

(1) Ancien sous-Heulenant ; a dix-huit ans neuf mois et dix-huit jours de ser- 
vices, y compris neuf campagnes, plus dix ans de grâce. [Commission de 4814, 
24 e tableau, n° 59.) 

(2) Dans son brevet, il est qualifié vicomte. — Voir, pour le même nom, 
1 er vol., p. 423, ci 2 e vol., p. 280. — Le chevalier de ce nom, en 1779, fut reçu, 
dit le Registre de l'ordre, par son père, mestre de camp de cavalerie. Il s'agit du 
chevalier de 1751, qui, dans l'Etat militaire de 1774. p. 150, est porté ainsi 
qu'il suit : M. de la Vergue, maréchal des logis des gendarmes de la garde, rang 
de mestre de camp. 

(3) Bernardin Léonor, sous-lieutenant au régiment d'Aunis on 1771, lieute- 
nant en 1777, capitaine en 1780, démissionnaire en 17S9. (Registre du régiment 
d'Aunis, de HH] à 17SS.) — Il fut reçu par le chevalier d'Herondeville, à Va- 
lognes. (Fiches de classement.) 

(4) Il fut reçu par M. de Foucauld de Tourtcl. (Fiches de classement.) 

(5) Pension de 300 IV. sur l'ordre, je 20 octobre 1828. (Idem.) 



192 CHEVALIERS 

Boishamon (Jean -Marie Collin) (1) ; Boussemart - Lobez 
(Louis-François-Charles) (2); Boussemart-Huret (Char- 
les) (3); de Bengy de Puyvallée (Jacques- Philippe) (\ • 
Guigue de Maisod (Guillaume- Anne -Chrysogone) (o); 
Jehannot de Beaumon.t (Nicolas -Robert) (G); Jehan- 
not de Beauinont de Cléry (Maurice-Robert-Laurent) (7) ; 



(1) Jean-Marie Collin de Boishamon, né à Saint-Malo, le 50 juin 1765, d'une 
famille noble et ancienne d'Irlande, alliée à beaucoup de maisons distinguées de la 
Bretagne. — Élève surnuméraire en 1781, élève en 1782, lieutenant en second 
en 1783, lieutenant en premier eu 1791, capitaine en second en 1792; ayant 
abandonné son emploi, il a été remplacé le 2(5 juillet 1792. [Registre, lieutenants 
d'artillerie avant 1789.) 

(2) Boussemart Lobez. — Né en 1774, émigré en 1794, a servi dans les hu- 
lans britanniques, sous les ordres du marquis de Bouille, a été réformé, et a ob- 
tenu une place aux Invalides d'Angleterre en 1792, pour blessures et maladies. - 
Est rentré en France en 1800. — A servi dans la 55 e demi-brigade, où il est resté 
deux ans et cinq mois.- Capitaine de la garde nationale d'Arras en 1806.— Chef 
de cohorte en 1815. — Campagnes de 1794 à 1799 inclus; retraite de Belgique et 
de Hollande . — Était à Quiberon, où il fut blessé. — Est allé deux fois aux îles 
d'Amérique. — Était à la prise de Sainte-Lucie. — En 1800 et 1801, en Italie. 
— Huit doubles campagnes. [État de services communiqué par la famille.) 

(5) Boussemart-Huret. — Émigré avec son frère. 

(•i) Ordre 'du 15 octobre donné pour le recevoir à M. le chevalier de Bengy 
de Puyvallée (Sylvain), chevalier de 1791 (voir 2 e vol., p. 4-73). 

(5) Né en 1773, émigré en 1792. — A sauvé la vie, au péril de ses jours, à 
M. le duc de Damas, dans une rencontre avec l'ennemi. — Lieutenant-colonel 
sous la restauration. — Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-sept ans. (Renseignements 
communiqués par la famille.) 

(G) Né le i«* mars 1733. — Sous-lieutenant en 1775, lieutenant en second 
en 1785, en premier en 1786, adjudant-major en 1791, capitaine même année, 
destitué parles soldats le 28 septembre 1792. (Registre du régiment de Ilaynault 
(50 l ), de 1788 à 1793, fol. 73.) — Il contribua énergiquement à la défense de 
Lyon, comme commandant du fort de la Croix-Rousse, fut condamné à mort après 
la prise de la ville, parvint à se sauver, et rejoignit l'armée de Condé. (Renseigne- 
ments fournis par la famille.) 

(7) Né le 11 août 173 i. — Volontaire en 1775, rang de sous-lieutenant en 
1773, sous-licutenant en 1777, lieutenant en second en 1783, en premier eu i <$6. 
capitaine en 1791, destitue parles soldats le 28 septembre 1792. (Registre du 
régiment de Ilaynault (50 e ), de 1788 à 1795, fol. 70.) 



DE 1815, 193 

le comte de Beauharnais (Claude) (1); le marquis d' Aigre- 
mont (Louis-Paulin Jacops) (2); de Verdonnet (François); 
de Vareilles de Roche (Louis-Charles); de Pom'lly (Char- 
les) (3); de Buissy (Paul-François-Joseph); de Bongars 
(François); Babinet (Alexandre - Thérèse); de Glapion 
(Philippe-Denis); de Clair (François-Isidore) (4); de Blair 
(Jean -Arnoud- Louis- Isidore -Marie -Suzanne); d'Espeyron 
(Vincent-Louis) (o) ; le chevalier de Pins ( Jean-Jacques- 
FraDçois-Marc-Claiide) ; de Sartiges (Joseph-Louis-François) ; 
de la Crople de Saint - Abre (André- Guy -Alexandre); 
Babinet de Joiinières (Henri-Jacques); de Longneval d'IIa- 
raucourt (Louis-Charles-Marie); le vicomte de Barry (Jean- 
Baptiste); ftelard de Rigoulière (Pierre-Joseph); de la More- 
lie du Puiredon (Jean-François); Mailliart de Yillacourt (Char- 



(1) Deuxième enseigne aux gardes françaises en 1773, sous-lieulenant en se- 
cond en 1779, sous-lieulenant en premier en 1782, lieutenant en second en 1788, 
et. lit présent le 51 août 1789. {Registre, gardes françaises, officiers, 178C.) 

(2) Il fut reçu par le baron de Cohorn. 

(5) Ancien comte de Lyon, né au château de Cornay en 1775, mort en 1823. 
— Reçu chanoine, conile de Lyon, ni 1785. — Emigré; entré dans la compagnie 
des officiers de IIcsse-Darmstadt, sous les ordres de Mgr le duc de Bourbon; passé 
en 1793, dans les chasseurs nobles, sous les ordres de Mgr le prince de Condé, et 
en 1800 dans la compagnie noble d'artillerie. — A fait toutes les campagnes de 
l'émigration. — Rentré eu Fiance en 1802. — Capitaine d'infanterie en 1815, 
rang du 8 mai 1800. — Plus tard, marquis de Pouilly. {Renseignements fournis 
par la famille.) 

(•4) Capitaine au 5 e régiment de la garde royale en 1813. {Contrôle du régi- 
ment, 1817.) — On nous a signalé sept officiers du nom de Blair, présents à 
l'armée de Condé; un est mort, un a été tué devant l'ennemi, les cinq autres ont 
été cbevaliers de Saint-Louis. — Le premier est porté plus haut (pp. 10 et 17), 
chevalier en 1793, et une seconde fois en 1796 (p. 38), par suite d'une erreur 
commise par l'employé qui a recopié le registre; le second, chevalier en 1800, 
est porté p. G2; nous en citons deux, nommés en 1815, et le dernier est porté 
plus loin aux promotions de 1810. — Seulement nous devons faire observer que 
les prénoms qu'on nous a indiqués ne concordent pas avec ceui que présentent 
les registres officiels, seuls documents sur lesquels nous nous appuyons. 

(5) 11 fut reçu par le chevalier de Menou, à Casseuil. {Fiches de classement.) 
111. 15 



lïi'i CHEVALIERS 

les-François-Louis) (1); deBienville(Maurice-Louis-xVlhanasc. 
Nicolas-Adrieu-ThoiBassin) (2) ; le comte de la Bouère Ar- 
mand-Modeste de Gazeau) (3); Sinson (Etienne-Pierre' (i); 
de Grandval (Michel Bauquet) (S); Clausel de Coussergues 

(Jean-Claude) (6); de Condé (Alexandre) (7). 

Chefs d escadron : de Coigny (8); le marquis de Castelba- 
jac (Nicolas-Charles) (9); le comte de Saint-Paër (Léopold- 



(1) Sous-lieutenant de remplacement au régiment Royal-cavalerie en 1785. — 
Sous-lieutenant en pied en i 790. — A abandonné en 1792. (Registre de Royal- 
cavalerie [2 e ), de 1788 à 1793.) — Fils du chevalier de Saint-Louis de 17G~>. 
(Voir 1« vol., p. 577.) 

(2) Il fut reçu par le comte de Thomnssin. (Fiches de classement.) 

(3) Lieutenant. — Page du duc d'Orléans en 1778, rang de sous-lieutenant de 
cavalerie en 1780, sous-lieutenant au régiment d'Orléans-cavalerie en 1783, lieu- 
tenant en second en 178(1 jusqu'en 1791, émigré en 1791, a fait la campagne de 
1792 à l'année des princes dans le corps de la noblesse d'Anjou , et celles de 
1793, 1791, 1793 et 179G., en Vendée. — A été blessé aux affaires de Gété , 
Châtiant et la Chàlaigneraye. — A vingt-quatre ans de services, y compris neul 
campagnes. (Commission de 1814, 1 I e tableau, n° 26.) 

(-i) De Sinson. (Titres de la famille.) 

(5) Ancien lieutenant. — Demeurant à Valognes (Manche). — A vingt-deux 
ans neuf mois et vingt-deux jours de services, y compris quatre campagnes, plus 
dix années de grâce. (Commission de 1814, 11 e tableau, n° 35.) — Voir, t. 11. 
pp. 50S à 511, huit officiels du nom de Grandval (dont trois Bauquet de Grand- 
val), chevaliers de Saint-Louis. 

(G) Membre de la chambre des députés. (Fiches de classement .) — Officier de 
la Légion d'honneur, député de l'Avtyron. (Jlmanach royal de 1817, p. 100.) — 
L'un des chefs les plus influents du côté droit de la chambre. 

(7) Ancien lieutenant. — Emigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à l'ar- 
mée des princes, et toutes celles de l'émigration jusqu'en 1S01 à l'armée de Conde. 
dans les chasseurs nobles. — V vingt ans de services, y compris neuf campagnes, 
plus dix années de grâce. (Commission de 1814, 17"= tableau, n° 53.) 

(8) Chpf d'escadron aide de camp. (Fiches de classement.) — Duc de Coigny, 
colonel, aide de camp de S. A. R. Monseigneur le duc de Bordeaux. (Almanacli 
royal de 1830, p. 87.) — Pair de France, commandeur de la Légion d'honneur, 
chevalier d'honneur .le S. A. II. Madame la duchesse d'Orléans. (Almanach royal- 
national de 1812, p. .17.) 

.9) Chef d'escadron au J 1 e chasseurs à cheval. (Fiches de classement.) 



DE J815. 195 

Grout) (1) ; Vidal de Lauzun (Dominique-Marin-Théodore) (2], 
Lacourl de Grainville (Charles-Marie) (3). 

Chevaliers de Saint-Louis reçus par Monsieur. 

Maréchal de camp : le comte do la Roche-Aymon (An- 
toine-Charles-Etienne-Paul ) . 

Inspecteur aux revues : de Rostaing (Jean-An(oine). 

Majors : de Turenne ( Jean-François-Martial, dit Amé- 
dée) (4j; d'Uzer (Louis Monk) (5) ; Dufaur de Gavardie 
(Pierre- Jean) (6). 

(1) Ordonnance du roi du 5 mai 1824, qui nomme M. le comte de Saint-Paër, 
chef d'escadron de dragons, chevalier de Saint-Louis, pour prendre rang du 
14 mars 1815, date de sa réception par Mgr le duc de Bercy. (Registre 
de l'ordre.) — Il avait été nommé encore le 18 août 1819, sous le n° 9652, mais 
sans que l'ordonnance rappelât la date à laquelle il devait prendre rang. (Mêmes 
registres.) — Chef d'escadron au 2« régiment de grenadiers à cheval de la garde 
royale, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1830, p. 611.) — 
Un officier du même nom, M. le comte de Saint-Paër (Charles-Philippe-Louis- 
Léopold), né eu 1823, chef de bataillon au 13 e de ligne, a été tué à Solférino, le 
24 juin 1839. — Il servait depuis 1842, avait été blessé le 12 mai 1831, d'une 
balle contuse à la nuque, chez les Beni-Orskars en Afrique, et était chevalier de la 
Légion d'honneur du 12 décembre, même année. (Campagne d'Italie en 1839, par 
le baron de Bazancourt, t. Il, p. 384.) 

(2) Chef d'escadron de hussards. (Fiches de classement.) 

(5) Ancien gendarme île la garde, chef d'escadron. (Fiches de classement.) 
(4) Major, aide de camp. (Fiches de classement.) 

(3) Major, adjoint à l'état-major. (Fiches de classement.) 

(6) Major du régiment d'Angoulême- infanterie (5 e ) , nommé le 16 janvier 1813, 
avait été reçu par Monsieur le 29 octobre 1814. (Fiches de classement.) — Doi 
prendre rang de sa réception. 

Né le 27 juin 1771, à Riscle (Gers). — Soldat à vingt et un ans au 1 er bataillon 
du Gers, devenu 105 e demi-brigade. — Sous-lieutenant en 1792, lieutenant au 
51 e en 1797, passé aux grenadiers de la garde impériale en 180!!. capitaine aux 
tirailleurs en 1809, chef de bataillon aux llanqueurs en 1813, major (lieutenant- 
colonel) à la suite du 5 e de ligne (régiment d'Angoulême) en 1814, lieutenant- 
colonel de la légion diiVar (devenue 17 e léger) en 1810, retraité en 1824, avec 
une pension de 2.000 francs. — Campagnes de 1792 à 1S01, aux année» d'Italie 

13. 



196 CHEVALIERS 

Collomb d'Arcine (Jean-François-Emmanucl) (1). 

Chefs de bataillon : Caylus (Jean-Baptiste) (2); le cheva- 
lier do Morlcmart-Boisse (3) ; Froment (Louis) (}). 

Anciens officiers : le comte de Floirac (Pierre-Joseph de lu 
Grange-Gourtlon) ; de la Boissière ( Àrmand-Gabriel-François 
Paparel); de Waubort de Genlis (Louis-François); le comte 

et du Rhin. — D i l'an XII et de l'an XIII, sur les côtes, près la Manche. — De 
l'an XIV, à la grande-année. — De 1 800 à 181 1, à la grande-armée et en Es- 
pagne. — Trente et un ans huit mois de services, et dix-neuf ans huit mois vingt- 
six jours de campagne, en tout cinquante et un ans quatre mois vingt-six jours de 
services. — Blessé grièvement d'un coup de feu au pied droit en fan VIII, près 
de Ralisbonne ; d'un coup de feu au bas-ventre en 1812. à Santa-Cruz en Espagne. 

— Forte contusion à l'épaule droite le 26 août 1813, à Dresde.— A la ba- 
taille de Castiglione, en l'an IV, il prit une pièce de canon, et fut htessé au genou 
droit. — A la bataille du 5 frimaire an V, il fut un des premiers qui passèrent le 
canal d'Arcole. — A Austerlilz, il prit deux pièces de canon — Fils de Jean Ber- 
trand de Gavardie, avocat au parlement , et de dame Dufaur de Lucan, son épou<e. 

— Quoique ancien officier de la garde impériale, il refusa de servir pendant les 
cent-jours, pour tenir son serment de chevalier de Saint-Louis, et fut demandé en 
1810, par le préfet des Landes, M. de Carrère, et par le colonel de la légion de re 
département, pour être lieutenant-colonel de cette légion. Mgr duc d'An- 
goulème ajouta à l'apostille du préfet : « Je me joins au préfet des Landes pour 
recommander particulièrement au ministre de la guerre la demande du lieutenant- 
colonel Gavardie. C'est un bon officier, et son dévouement au roi mérite qu'il soit 
employé au service. Je le verrai avec plaisir. Bordeaux le le' janvier 1816, Louis- 
Antoine. » — Le colonel du 17 e léger, dans une note au minisire, parle de cet of- 
ficier supérieur dans les termes suivants : « J'ai trouvé en lui le plus grand zèle, 
et la plus grande activité. Dévouement, instruction , ancienneté de service et de 
grade, tels sont 1 s titres par lesquels il se recommande pour le grade de colonel 
et le commandement d'un régiment. Principes excellents, tout dévoué, conduite 
parfaite et digne des plus grands doges. » —Baron le 5 décembre 1825. [État de 

services et dossier de M. de Gavardie.) 

(1) Major du régiment de MoNsiEUR-infanterie. {Fiches de classement.) 

(2) Chef de bataillon au 57 e de ligne. {Fiches déclassement.) 

(3) Le registre de l'ordre et les Fiches de classement ne donnent pas ses pré- 
noms. _ Nomme le 13 février 1815, reçu le 20. 

(1) Chef de bataillon au 7 e de ligno. —Nomme le 10 janvier 1815. — Avait 
éle reçu par Monsieur, h- 1'.» octobre 181 \. Doit prendre rang de sa récëplion. 



DE 1815. 107 

do Guergorlay (Gabriel-Louis-Marie) (1); lu comte de Guer- 
gorlay (Louis-Florian-Paul) (2) ; le baron de Ravinel (Claude- 
Joseph-François) ; le comte de Laporte-Ryantz (Guy-François- 
Henri); de L aporte-Ysser lieux (René- Joseph) ; le chevalier de 
Permangle (Jean de Chouly) (3) ; le baron deGauville(Antoine- 
Mathurin le Pellerio); de Gauville (Auguste-Raoul-Louis- 
Maxime le Pellerin) ; le comte d'Hangest (Louis-Gabriel) (4) ; 



(1) L'orthographe de ce nom bien connu est Kergorlay. Nous suivons l'inscrip- 
tion du registre, et nous devons dire que les Fiches de classement renvoient de la 
lettre K (Kergorlay) à la lettre G (Guergorlay). — Nommé chevalier de Saint- 
Louis le 17 janvier 1815, cet officier fut reçu par Monsieur le 29 janvier. 

(2) Même observation que la précédente. De Guergorlay (Louis-Florian-Paul). 
né le 27 août '1769. — Garde du corps du roi, compagnie de Noailles, en 1782, 
sous-lieutenant de remplacement dans Commissaire-général-cavalerie en 1783. — 
En 1787, 15 juin, nommé à la réforme vacante dans le régiment Royal-Lorraine- 
cavalerie, par la démission du chevalier de Valori , en payant 7,500 livres. — 
(Registre de Commissairegénéral-caralerie , de 177G « 1788.) — Capitaine, a dé- 
posé 7,300 livres; a un brevet de retenue de 5,000 livres; capitaine avec re- 
forme, à la formation de 1788. (Registre de Royal-Lorraine, de 177G à 1788.) — 
Mort en 1857, du même accident qui emporta M. Mazas. Le comte de Kergorlav, 
(Florian), député, puis pair de France, sous la restauration, fut un type d'hon- 
neur et de fidélité. Son vote dans les cent-jours, son refus de serment au gouver- 
nement de 1S50, la part qu'il prit, en 1852, à l'affaire du Carlo-Jlberto, ses 
procès devant la cour des Pairs et devant la cour royale de Paris, tout révélait en 
lui cette fermeté inébranlable dont l'ordre de Saint-Lnuis donnait le sceau à ses 
membres. C'est une de ces grandes figures historiques devant lesquelles on s'in- 
cline avec admiration et respect. 

(5) Ancien garde du corps de Monsieur, entré au service en 1778, émigré, a 
fait toutes les campagnes de l'armée de Coudé. (Renseignements fournis par la 
famille.) 

(i) Fils du comte d'Hangest , colonel de Bourbon-dragons. — Émîgra en 1791, 
et entra dans la compagnie Ae> gentilshommes de la province de Champagne. — 
Campagnes : de 1792 à Tannée des princes; de 1795 à la défense de Maestricht ; 
de 1791, 1795, 1796, dans les cadres de la division du comte d'Allonville , et 
celles de 1797 et 1799 dans les chevaliers de la Couronne, armée de Condé. — 
Capitaine de cavalerie en 179S; p. : ssé , en 1800, enseigne au service d'Autriche; 
lieutenant eu premier en 1809, — Rentré en France en 181 1, ayant fait les cam- 
pagnes de 1800, 1805, 1S0G et 1809. — Trente et un ans de s. rvices, v compris 
onze campagnes. (Commission de 181 1, 2 1 \o!., 15'' tableau, u" 30.) 



198 CHEVALIEI'.S 

de Courson de Kernescop, dit de la Ville-Valio (Alexandre- 
Jacques -Français); Bruc (Joseph -Louis -Michel); Malhey 
(Claude) (1). 

Chefs d'escadron : Favier -Dumoulin ( Jean -Pierre -Jo- 
seph) (2); Guyardin (Nicolas-Marie) (3); de Chalus (Louis- 
Jean-Antoine) (4); de Saint-Marc (Marc-Antoine Gautier) (5\ 

Chevaliers de Saint-Louis reçus par Mgr duc d'Angoulême. 

Colonel : Hugo (Louis-Joseph) (6). 

Sous-inspecteur aux revues : Brémond ( Jean-François- 
Dominique). 

Anciens officiers : de Chabanncs de Chabannes (Jean- 
Baptiste-Marie); de Menou (Pierre-Benoît). 

Chefs d'escadron : le comte de Maupas ( Auguste-Marie- 
Agard) (7); le baron deMoreîl (Charles-Robert) (8). 

(1) Ex-sous-lieutenant-quartier-maître île gendarmerie. 

(2) Cbef d'escadron de gendarmerie, nommé le 16 janvier 1815, avait été reçu 
par Monsieur au mois d'octobre 1814. (Fiches de classement.) ■ — Il doit prendre 
rang de 1814. — Il est mort, officier supérieur en retraite, à Saint-André (Hé- 
rault) le 12 juin 1813. — C'est parune erreur d'impression que, dans le 1" vo- 
lume, p. 430, ligne 7,1e nom de son père est écrit Dumouin au lieu de Dumou- 
lin. Un autre Favier est porté également 1 er volume, p. 628. 

(3) Chef d'escadron aide de camp, nommé le 16 janvier 1813, avait été reçu 
par Monsieur le 24 septembre 1814. (Fiches de classement.) — Il doit prendre 
rang de 1814. 

(4) Chef d'escadron au 13* dragons, nommé le 16 janvier 1815, avait été reçu 
par Monsieur le 11 décembre 1814. (Fiches de classement.) Doit prendre rang de 
sa réception. 

(5) Cbef d'escadron de gendarmerie, nommé le 16 janvier 1815, avait été reçu 
par Monsieur le 27 octobre 1814. (Fiches de classement.) — Doit prendre rang de 
sa réception. 

(6) Colonel du 8 e léger, nommé le 51 janvier, reçu le 12 février. (Fiches de 
classement.) 

(7) Cbef d'escadron, aide de camp, nommé le 12 février, reçu le 15 mars far 
Son Altesse Royale. — Après les cent-jours, Mgr duc d'Angoulême ne reçut plu> 
qu'exceptionnellement des chevaliers de Saint-Louis. 

(8) Nommé lr 13 janvier 1815; avait été reçu par Mgr duc d'Angoulême le 
27 décembre 1814. (Fiches de classement.) Doit prendre rang de sa réception. 



DE 1815. 109 



Chevaliers de Saint-Louis reçus par Mgr le duc de Berry. 

Mousquetaires ; première compagnie ; brigadier : de Mar- 
geot (Louis-Maurice) (1). 

Anciens officiers : Desplas (Jean-Pierre-Auguste) (2) ; Ri- 
chemont (Gabriel) ; de Tracy (Jean-Charles) ; du Chalard 
(Jean-Armand-Marie); Flavigny (Jean-Claude -André); Du- 
serre (Charles-Auguste) (3) ; Onfroy de Tracy (Jean-Charles) ; 
de Lannoy de Bcaurepaire (Charles-Hubert-Marie); de Tré- 
mault (Antoine-Anne-Hipolyte) ; de Trémault de Spoir (Au- 
guste-Marie-Denis); de Boutiny (Hubert-François); d'Orival 
de Creil (Ulfran-Jean-Baptiste) (-4); le comte de Langle (Jo- 



(1) A suivi le roi à Gand. (État de la compagnie, arrêté par le lieutenant gé- 
néral comte de Lauriston, rapitaine-lienlenant.) — Chef d'escadron aux chas- 
seurs de l'Orne (10), de 1S15 à 1850, brevet du 10 mars IS13. — Chevalier de- 
là Légion d'honneur. — Ancien aide de camp de M. de Frotté. 

(2) Nommé le 2 novembre 1815 , il fut reçu par Mgr le due de Berry h: 
24 mars 181 G. (Fiches de classement.) 

(5) Un certificat du 15 septembre 1821, délivré par M. de Laussat, comman- 
dant et administrateur de la Guyane, atteste que M. du Serre (Jean-Casimir), né 
le 10 juillet 1748 à Gap, est bien notoirement le même qui est porté sous les 
noms de Charles-Auguste Duserre , chevalier Durival, et que tous les titres du 
ministère de la guerre s'appliquent à Jean-Casimir Duserre , ainsi qup les lettres 
de chevalier de Saint-Louis du 2 novembre 1815. — Un autre officier de ce 
nom, M. Dusère du Rival (Pierre-Gahriel-Louis) , né en 1731 , lieutenant dans 
Béarn en 17 13, capitaine en 1752, s'est relire en 1707 avec une pension de 
400 livres. — 1763, heaucoupde valeur et d'intelligence, doux dans la société, 
exact et ferme dans le service, plus propre à être lieutenant-colonel que major. 
— 1766, il est brave, et a des talents pour la guerre. (Regislre du régiment de 
Béarn, de 1763 a 1776.] — Porté chevalier de Saint-Louis en 1762, sou< le nom 
de Durival. (Voir le 1 ' volume, p. 554, régiment de Boisgelin, devenu Béarn eu 
1762.) 

(i) On trouve au registre, rang des capitaines d'infanterie, de 1724 a 1731, un 
autre officier du même nom, M. d'Orival, capitaine aux gardes françaises en 1728, 
chevalier de Saint-Louis, — D'Uozier, t. 11, p. 136, le qualifii ainsi : <• Le mar- 
quis d'Orival (Alphonse-Théodore de Riencourt), chevalier de Saint-Louis depuis 



200 CHEVALIERS 

scphJcan-Marie); de la Tullayc (Christophe-Simon-Stilitc); <!<• 
Buissy (Charlcs-Louis-Auguste) (1); de Bar île Murât (Max i- 
milicn); de Mac-Mahon (Jean de Thomond-Masham ) c 2 ; le 
comte d'Issoncourt (Jean -François-Charles Baadon) ; Yillot 
de Grandprez (Louis); Dubois de Saint-Mandé (Marie-Fran- 
çois-Charles) ; de la Riboisière (Gilles-François-Anne le Pays}. 

Chevaliers de Saint-Louis reçus par Rrlgr le prince de Condé. 

Ancien colonel: le comte de Brogîie (Ferdinand-François). 

Anciens officiers : de Sartiges (Louis-François-Joseph) (3); 

de Prédelys (Georges-Elisabeth) (-1) ; de Pointe de Gevigny 



1715, capitaine aux gardes françaises en 1739 (c'est une erreur, nous venons de 
dire que le brevet était de 1728), capitaine de grenadiers en 1743, brigadier d'in- 
fanterie même année, commandant de bataillon en 1744, avait commencé à servir 
en 4705. » 

(1) Sous-lieutenant au régiment de Vintimiile en 1789, volontaire au régiment, 
des émigrés en 1791, sous-lieutenant en 1794, lieutenant en 1800, capitaine en 
4815, capitaine de voltigeurs au 4 e régiment d'infanterie de la garde royale, le 
25 octobre 1813, breveté chef de bataillon dudit jour; a l'ait seize campagnes, et 
a reçu une blessure. — Bon officier, ayant bien soin de sa compagnie, dont il est 
fort aimé ; instruit dans son état. (Contrôle nominatif du 4 e de la garde royale , 
1817.) 

(2) L'orthographe du nom patronymique est Markham. 
(5) Vicomte de Sartiges. (Titres de la famille.) 

(i) Le comte de Prédelys. — Ancien capitaine : vingt-sept ans sent mois et 
deux jours de services, y compris huit campagnes. (Commission de 1814, t. II, 
40 e tableau, no 34.) — On nous a signalé deux officiers de ce nom, chevaliers île 
Saint-Louis avant la révolution : 1° Le comte de Prédeiys (Grillot), brigadier 
d'infanterie ; 2° le comte de Prédelys, colonel du génie à Strasbourg. — Les re- 
gistres de l'ordre ne font mention que de M. Grillot de Poilly (Charles-Victor), 
ingénieur ordinaire du roi, che\alier de Saint-Louis en 1760, reçu pendant 1» 
campagne par le maréchal de Broglie, et porté 1 er vol., p. 521. — Nous ajoute- 
rons que VÈtat militaire de 1772, p. 409, cite M. Grillot de Prédelys, ingénieur 
en chef à Neuf Brisach; que dans celui de 1778, p. 586, il ligure comme sous- 
bri. -ailier (liciilcnant-colôriel] à Strasbourg, et chevalier de Saint-Louis; que dans 
YKtat de lTS'i, p. 459, il est porte : Grillot, comte de Prédelys, comme colonel, 



DE 1815. 201 

(Jean-François) (1; ; Dussurnier-Fonbruue (Antoine) ( ( 2) ; de la 
Corbière ( Auguste-François); de Bienville (François -Louis 
Seroux) (3) ; Le Faucheux (Rêne) (4). 

chef de brigade, et chevalier de Saint-Louis; et qu'à la p. 89 du même État, 
on le trouve brigadier d'infanterie, nommé en 1784. — Nous ferons encore 
observer que, de 1763 à 1770, il y a eu des promotions individuelles dans l'or- 
dre, et que ces promotions n'ont pas toutes été consignées sur les Registres de 
Tordre. 

(1) De Pointe de Gevigny (Jean-François), ancien sous-lieutenant. — Dix-huit 
ans deux mois de services, y compris neuf campagnes, plus dix années de grâce. 
(Commission de 1814, t. II, 59 e tableau, n° 51.) -■ Chevalier de Saint-Louis le 
8 novembre 1815, reçu le 30 décembre par M. le prince de Condé. (Registre de 
M. le prince de Condé.) 

(2) Croix du ÎYiérite militaire. — Diissumier-Fonbrune (Jean-Joseph), ancien 
sous-lieutenant, douze ans de services, y compris quatre campagnes, plus dix 
années de grâce. — Quoique M. Dussurnier n'ait pas rigoureusement le nombre 
d'années voulu par l'ordonnance pour avoir droit à la croix du Mérite militaire, 
la commission le propose néanmoins pour l'obtention de cette décoration, à cause 
de son dévouement. [Commission de 1814, t. III, 40 e tableau, no 40.) — M. Dus- 
sumier-Fonbrune avait pris part au mouvement de Bordeaux, en 1814, 
et fut membre de la Chambre des députes. (Voir ['Ahnanaeh royal de 1817, 
P . 101.) 

Un certificat de M. Jules de Foucauld, secrétaire de la commission, annexé au 
registre, constate que M. Dussumicr-Fonbrune a été dénommé, par erreur, Jean- 
Joseph, au lieu de : Antoine : qui est son véritable prénom. 

(5) Nommé le 10 février 1813, pour prendre rang du 23 mars 1799. (Fiches 
de classement.) 

(4) Émigré en 1793, a fait la campagne de cette année, dans la 3 e compagnie 
de Tinfanterie-noble. — Volontaire au régiment deBéthisyen 1794; volontaire au 
régiment de Montessou en 1793, jusqu'en 1797, époque à laquelle l'armée partit 
pour la Volbviiie. Pendant la campagne de 1796, il commandait une patrouille de 
l'armée de Condé, et lit prisonnier un officier et un sergent-major de l'armée 
française, auxquels il offrit des secours pécuniaires, avant de ies remettre entre les 
mains du colonel de sou régiment. Moreau, en ayant été instruit, eut les mûmes 
égards pour les prisonniers de l'armée de Condé. Ce fait est attesté par Mgr le duc 
de Bouibon. M. le Faucheux a onze ans de services, y compris cinq campagnes, et 
dix années de grâce. La commission, en reconnaissant que cet officier n'a pas le 
temps de services voulu par Ls ordonnances pour obtenir la croix de Saint-Louis, 
le recommande, néanmoins, à S. E. \# ministre de la guerre , à cause de la cir- 
constance heureuse indiquée dans l'état de services. (Commission de 1814, 14 e ta- 
bleau, n" 07.) 



202 CHEVALIERS 

De Coudé aine (Ferdinand-Gabriel) (1); de Coudé (Jean- 
Jérémie) (2). 

Chef d'escadron : de Bony (Benoist) (3). 

Chevalier de Saint-Louîs reçu par Mgr le duc de Bourbon. 

Ancien officier : Dubois de Saint -Mandé (Alexandre 
Amédée). 



Se/vice de mer; promotion de 1815. 

Le Gardeur de Tilly (Jean-Pierre), enseigne de vaisseau; 
de Cacqueray, commandant du fort Saint-Louis à la Mar- 
tinique; le comte de Champigny (Amable-Jean-Conrad Bo- 
ehard), ancien officier aux colonies; le chevalier do Rigny 
(Henri Gautier), capitaine de frégate (4); Bouvet (Pierre- 
Henri-François-Étienne), capitaine de vaisseau. 



(1) Ancien lieutenant. — Émigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à l'ar- 
mée des princes, et toutes celles de l'émigration, jusqu'en 1801, à l'armée de Coude 
dans l'inf.inierie-noble. A vingt ans de services, y compris neuf campagnes, plu? 
dix années de grâce. (Commission de 181-i, 18 e tableau, n° 20.) 

(2) Ancien capitaine. — A vingt-huit ans sept mois de services, y compris iicul 
campagnes. (Commission de 1814, 27 e tableau, n° 19.) — Chevalier de Saint-Louis 
le 51 octobre 1813, reçu le 12 f-ivricr iSlri par Mgr le prince de Condé. (Fiches de 
classement.) — C'est une erreur. Il fut reçu par Son Altesse Séiénissime le 1"2 fé- 
vrier 181G. (Registre de réceptions de M. le prince de Condé.) 

(5) Chef d'escadron, aide de camp. (Fiches de classement .) 

(4) Nommé par la restauration capitaine de vaisseau, contre-amiral, vice-ami- 
ral, comte, officier et commandeur de la Légion d'honneur. — Célèbre par le 
combat de Navarin. — Mort en 1835, après avoir été fût, sous le gouvernement de 
Juillet, grand officier de la Lésion d'honneur, grand'-croix, ministre de la marin.', 
et ministre des affaires étrangères. — 11 était en outre grand'-croix des ordres de 
Saint-Alexandre Newski (de Russie), et du Sauveur (dr- Grèce), commandeur de 
l'ordre du Bain (d'Angleterre)^ et chevalier de l'ordre de Saint-Maurice et Saint- 
Lazare (de Sard ligne). — (Voir le détail de ses services, dans la Biographie ma- 
ritime de M. Hennequin, t. Il, p. "5 à 92.) 



DE 1816. 203 

Le comte d'Ilanaehe (Alexandre), capitaine de milices à 
Saint-Domingue; le baron Scott de Martainville (Jean-Marie- 
Joseph-Auguste), ancien officier au régiment de la Martini- 
que; Bourgoin (Etienne), lieutenant de vaisseau, chef de loge 
à Cassembazar (Inde); du Cluzel (Jean-Baptiste Belgarric), 
ancien officier au régiment de l'Ile-de-France. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1816. 

Gardes du corps du roi. 

Compagnie d'Havre : Mallet de Chauny (Joseph-Aimé- 
Gislain); de Fontaines de Logères (Jean-Louis-Léon) (i). 

Compagnie de Noailles : le comte de Sesmaisons (Claude- 
Clément-Gabriel-Rogalien), sous-lieutenant (2); de Frémin- 
ville (Antoine-Louis de la Poix), brigadier (3). 

Compagnie de Luxembourg : le comte de Fontenoy (Ma- 
thieu-Barnabe - Dieudonné - Louis - Érasme ) , sous-lieutenant 
porte-étendard (i). 

De Giverville (Armand-Bernard), brigadier. 



(1) Baron. {Titres de la famille.) — Cette qualité n'est pas portée aux registres 
de l'ordre, mais elle lui est donnée par M. le duc d'Havre, dans une lettre du 
18 mai 1817. 

(2) Major de cavalerie (aujourd'hui lieutenant-colonel), chevalier de la Légion 
d'honneur, [État de la compagnie au 1 er novembre 1815.) 

(5) Garde du corps (lieutenant de cavalerie), chevalier de la Légion d'honneur. 
(Étal de la compagnie au 1er novembre 1815.) — Brigadier (capitaine). (Almanaeh, 
royal de 1817, p. 539.) — Officier de la Légion d'honneur le 20 septembre 1825. 
(Almanaeh royal de 1830, p. 523.) — Maréchal des logis de première clause, chef 
d'escadron le 1" mars 1821. (Annuaire militaire de 1830. p. 142.) — 11 était 
de service à Saint-Cloud au moment de la révolution de juillet, suivit le roi à 
Cherbourg, et fut licencié à Siint-Lô avec la compagnie le 24 août 1850, après le 
départ de Charles X. 

(1) Chef d'escadron. (Almanaeh Royal de 1817, p. 539.) — Sous-lieutenant 
d'escadron, lieutenant-colonel en 1821, breveté colonel en 1S29, chevalier de la 
Légion d'honneur. [Annuaire militaire de 1830, p. 150.) — A suivi le roi à 
Cherbourg en 1850. 



204 CHEVALIEUS 

Gardes du corps de. Monsieur : le comte de Djampiern: 
(Auguste-Philippe-lIenri du Walk), lieutenant-colonel, aide- 
major (1). 

Garde, Royale. 

Infanterie : de Maupas (Pierre-Jacques-Marie), capitaine 
au 1 er régiment ; de Montaignac (Jean-François de Gain), lieu- 
tenant au 2 e régiment. 

Artillerie : le marquis de Chambray (Georges), major du 
régiment d'artillerie à pied (2). 

Cavalerie : le vicomte de la Bourdonnaye (Amédée-Esprit- 
Eugène), capitaine au 2 e grenadiers à cheval ; de Caqueray 
(Jean-Marie), capitaine aux dragons (3); de Na) lies (Joseph- 
Jacques), capitaine aux chasseurs à cheval (i); le vicomte 

(1) Plus tard lieutenant commandant de la compagnie, breveté colonel ; lieute- 
nant commandant de la compagnie , devenue 3 e compagnie des gardes du corps 
du roi, à l'avènement de Charles X au trône, le 16 septembre 1824 ; maréchal de 
camp ; mis en disponibilité dans le cadre d'état-major, lors du licenciement de la 
compagnie en 1826, par suite de la nomination de M. le duc de Rivière, capitaine, 
à la charge de gouverneur de Mgr le duc de Bordeaux. — Officier de la Légion 
d'honneur. [Almanach royal de 1830, p. 377.) — Il reprit du service, après la 
mort du roi Charles X, et devint lieutenant général. — Le comte Duval de Dam- 
pierre, lieutenant général, commandeur de la Légion d'honneur. [Almanach royal- 
national de 1812, p. 029.) — Il était fort aimé et fort considéré dans les gardes 
du corps. — Voir t. II, p. 323, pour son père, chevalier en 1781, égorgé au re- 
tour de Varennes en 1791. 

(2) Il fut reçu par Mgr duc d'Angoulème. {Fiches de classement.) Cette récep- 
tion était la preuve de la fidélité et du dévouement de cet officier supérieur : car, 
à dater de la rentrée du roi en 1813, Monseigneur avait cessé de recevoir des 
chevaliers de Saint-Louis. Lis serments qu'on avait piétés entre ses mains, en 
1814, avaient été oubliés si promptement, que Son Altesse Royale ne voulut plus 
s'exposer à en recevoir de pareils. 

(5) Capitaine adjudant-major, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1817, p. 339.) — Capitaine commandant, breveté chef d'escadron eu 1817. 
(Annuaire militaire de 1830, p. 194.) 

(i) Né à Toulouse le 13 novembre 17SG. — Sous-lieutenant dans une compa- 
gnie franche de l'année royale du Midi en août 1799. — A fait, dans cette armé'', 
les campagnes de 1799 et 1800. — Dragon au 19 e régiment en 1803, sous-lieutc- 
- nant en 1.XI0, lieutenant au 28'" dragons en 1813, adjudant-major même année, 



DE 1816. 205 

de Courtais ( Amablc-Gaspard -Henri), capitaine adjudant- 
major aux hussards (1). 

Armée de lèvre. 

Maréchal de camp : le baron de Canibacérès (Jean-Pierre- 
Ilubert). 

capitaine an 2 e régiment d'éclaireurs à cheval de la garde impériale même année, 
capitaine à la suite du 5e chasseurs à cheval en 1811. — A rejoint le roi à Gand en 
1815. — Capitaine au régiment Royal-chasseurs, à la rentrée de Sa Majesté. — Capi- 
taine aux chasseurs à cheval de la garde royale, à la formation en 1813. — Sous- 
lieutenant-adjudant-mnjor aux gardes du corps de Monsieur, compagnie des Cars, 
en 181G. — Breveté chef d'cscadion en 1817. — Lieutenant-major en 1819. — 
Breveté lieutenant-colonel en 1821. — Lieutenaut-major des gardes du corps du roi, 
compagnie île Rivière, en 18:21 [a). — Breveté colonel en 1826. — Lieutenant des 
gardes du corps, compagnie de Nnailles, en 1826 [b). — Eu solde de congé en 
1830, par suite du licenciement de la maison militaire du roi. — Admis à faire 
valoir ses droits à la retraite en 1S3G. — Quarante ans trois mois et huit jours de 
services. — Pension de retraite do 2,715 francs. — A. fait les campagnes de 1803 
en Allemagne, 1S0G en Prusse, 1807 en Pologne, 1808 en Espagne, 1800 en Por- 
tugal, 1810, 1811 et 1812 eu Espagne, 1813 en Saxe, 18H en France. 1813 à 
l'armée royale en Belgique. — Blessé d'un coup de feu à la bataille de Dresde en 
181 i, et d'un coup de mitraille au bras et au flanc droit, à la bataille de Leipsn k, 
même année. — Chevalier de la Légion d'honneur en 1S07, ofliiier en 1820, 
commandeur du même ordre en 1825. [État de services, Dossier de M. Naylies, 
Archives de la guerre.) — Vicomte de Naylies. ( ilmanach royal de 1830, p. 78.) 
— Auteur d'une Histoire très-estimée de la Guerre de la Péninsule, et de la Rela- 
tion fidèle de l'embarquement du roi Charles X en 1850. — Homme loyal, sujet 
dévoué, chef sévère et paternel, M. de Naylies était, par la réunion de ces qualités, 
indispensables chez un bon militaire, fort aimé des gardes du corps placés sous ses 
ordres, et parmi lesquels se trouvait le continuateur de cette histoire. — Nommé 
chevalier de Saint-Louis, le 29 février, il fut reçu le 17 mars par Mgr le duc de 
Berry. (Fiches de classement.) 

(1) Chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 5G1.) — 
Plus tard, major d'un régiment de hussards, retiré du service, député de la gauche 
sous le gouvernement de Juillet, nommé général commandant de la garde natio- 
nale de Paris, en 181S, par le gouvernement provisoire, arrêté à la suite de l'é- 
chauffourée du 15 mai, traduit devant la haute cour de justice, siégeant à Bourges, 
et acquitté. 

(a) Les gantes «lu lOtps de MONSIKUR devinrent gardes du corps du roi, 5 e compagnie, à l'a- 
vènement du ici Charles \ au tronc, le l(î septembre 1824. 

ib) En ÎHL'G, le. l cl juin, la compagnie de l'.hièie fui licenciée, par suite de la nomination de 
son capitaine aux fonctions de pouvi rneur >ic Mgr duc de Bordeaux. 



200 CHEVALIEhS 

Colonel : Barré-Cliabans (Alexis-Loiiis-François-Paul-Bcn- 
jamin) (légion du Var) (1). 

Capitaines : de Courson (Amand) (o c de ligne); Du tua 
(Paul) (légion de la Seine) (2); de Cressac (Jacques-Fran- 
çois-Célinie) (arme du génie) (3). 

Gendarmerie : Guérin d'Agon (Auguste-Emmanuel), ca- 
pitaine (4). 

(1) Le chevalier Barré. (Almanach royal de 1817, p. 602.) — A commencé à 
servir en 1791 : retraité en 1831, après quarante ans de services, plus les campa- 
gnes. {Renseignements donnés par la famille.) — Chevalier de la Légion d'hon- 
neur, colonel du G c de ligne. {Almanach impérial de 1812, p. 520.) — Colonel du 
régiment de Berry-infantorie (G'). [Almanach royal de 1814-1815, p. 48(3.) 

(2) Sergent au second bataillon de la Seine-Inférieure en 1791, sous-lieutenant 
en 1792, lieutenant en 1795, oflïcb r d'état-major en 1796, capitaine aide-major 
à l'armée royale de Bretagne en 1799, capitaine au 2* bataillon de volontaires 
royaux en 1815, volontaire en Belgique, capitaine le 16 mars 1813, employé à 
Douai le 4 juillet, capitaine à la légion de la Seine le 15 novembre 1813, dé- 
missionnaire le 8 avril 1818. — Campagnes de 1791 et 1792, 1793 à 1800, en émi- 
gration, 1813 avec les princes. (État de services délivré par M. le ministre de la 
guerre, le 14 juin 1853.) 

(5) Cressac, chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du génie à l'école de 
Metz. (Almanach impérial de 1812, pp. 522 et 325.) — Le chevalier Cressac. 
(Almanach royal de 1814-1813, p. 476.) — Baron. (Titres de la famille) 

(4) Guérin d'Agon (Auguste-Emmanuel.) — Né le 24 février 1780, à Coutances. 
— Garde général des forêts à Poligny (Jura) en 1805, sous-inspecteur à Périgueux 
en 180 ï lieutenant de gendarmerie (compagnie du Calvados) en 1814, a cessé ses 
fonctions le 25 mars 1813, a rejoint le roi à Gand le 25 avril suivant, rentré à la 
compagnie du Calvados le I er août, capitaine de la compagnie de gendarmerie de 
la Gironde le 17 décembre 1815, idem de la compagnie de la Vendée en 1817, 
capitaine dans le corps de la gendarmerie d'élite (garde royale) en 1827, rang de 
chef d'escadron, chef d'escadron commandant la compagnie de Seine-et-Oise en 
1829, retraité le 15 juillet 1858. —Pension de retraite de 1 ,625 francs. — 
Emigré eu 1791, mousquetaire noir du 16 décembre 1791 au 51 décembre 1792. 
lieutenant, puis capitaine dans l'armée royale de Basse-Normandie de 1795 a 1800, 
rentré dans ses foyers le 50 mars 1800. — Fils légitime de messire Auguste-Louis, 
chevalier, seigneur et patron, d'Agon et du Fés, mousquetaire du roi, reforme, et 
capitaine decanonniers gardes-côtes, et de noble dame Louise- Alexandre-Mélanie de 
Uieux. — Bles>é de deux coups de l'eu, l'un à la mâchoire inférieure, l'autre à 
l'épaule droite, à l'affaire du 2 novembre 1799. — Aide de camp du comte de 
Frotté en 1799. — Volontaire royal à cheval dans les volontaires de la garde de 



DE 1816. 207 

De Ferrand (Jean-Baptisle-François) ; Sautereau (Etienne- 
Pierre) j Costccaude (Honoré -Marie -Jean- Joseph) , lieute- 
nants. 

Anciens officiers : Deschamps de Buisseret (Jean -Louis- 
César) (1); le marquis de Boisgelin (Pierre-Marie-Fidèle); le 
marquis d'Hauteclocque (Amable-Louis-EléonoreBertoult) (2); 
le baron de Bertoult (Armand-Philippe-Louis); de Lézar- 
dières de Châtigné (Pierre-Robert); de Mothes de Blanche 
(François-Joseph) (3) ; Odoard de Boismilon (Jacques) ; du 
Blaisel de Belle-Ile (Claude-Benoit); de Lusignan (Tite-Marie- 
Louis Conhé) (4); Dutertre (Jacques-Hipolyle); de Laporte- 
Beaumont (Jean); du Bois-Hamon (Henri-Marie) (5); le che- 

Mgr duc d'Angouléme, ù Bordeaux, le 12 mars 1814. — Campagnes de 1792, 
4795 à 1800; 1814 à l'armée royale du Midi. — Chevalier de Saint-Louis le 17 
juillet 181G, chevalier de la Légion d'honneur le 23 avril 1821. [Dossiers des pen- 
sions, n° 3i,221.) 

(1) Né en 1733, rang de sous-lieutenant dans Reine-cavalerie en 1774, en pied 
en 1782, lieutenant en 1788, démissionnaire même année. [Registre de 177G à 
1788.) — A complété ses services en émigration. 

(2) Chevalier de Saint-Louis le 27 mar-, reçu le 11 mai par M. le prince de 
Condé. [Fiches de classement.) 

(3) On nous a signalé cet officier comme ayant servi dans Vivarais. mais sur le 
matricule les prénoms ne sont pas les mêmes. — « De Mothes de Blanche (Jean- 
Philippe 1 , lieutenant au régiment provincial de Bord, aux en 1771, sous-lieutenant 
dans Vivarais en 1778, lieutenant eu 178"), capitaine en 1791.» {Registre de Viva- 
rais, de 1788à 1793.) — François-Joseph-Marc-Ànloine. [Archives de la fa- 
mille ) 

(4) Chef d'escadron, chevalier de Saint-Louis le 21 août, reçu le 10 septembre 
par M, le prince de Coudé. [Registre de M. le prince de Condé, de 1814 à 
1818.) 

(5) Néen 177G à Montauban (Ille-et- Vilaine) . —A fait la campagne de 1792 à 
l'armée des princes ; lieutenant d'artillerie à Quiberon ; officier supérieur dans les 
armées royales de la Bretagne, division de Vittré ; a fait toutes les campagnes 
d'Italie dans la 50 e demi-brigade ; commandant une division dans l'armée royale 
de Bretagne, en 1N13; chef de bataillon dans la lésion de la Somme en 1S1G; 
passé djii< la légion de l'Oise; démissionnaire en 1819 ; sous-préfet de Ploermel 
en 1822; sous-préfel de Saint-Malo en 1826 ; démissionnaire en 1830. — Mort le 
26 janvier 1846. {Renseignements donnés par la famille.) — Chevalier de la Lé- 
gion d'honneur. (Almanach royal de 1830, p. 312.) 



208 CHEVALIERS 

valier du Rois-ïïamon (Joseph-Marie) (1); de Joybert il.' 
Villers (Frédéric) (2); le marquis de Yassieux, com[<: ( |,> 
Seguins (Alexandre- Joseph -François) (3); Mathey (Pierre- 
Joseph); le chevalier commandeur de Yalori (Casimir-Louis ; 
d'Uzer (Louis-François- Hyacinthe Monk); le marquis de Jo- 
vyac (Hyacinthe -Théodore -Jacques -Alexandre Joseph d'ÏIi- 
laire de Toulon de Saint-Jalles) ; le baron de Yareilles-Som- 
mières (Louis-Félix- Jean-François) (4); le baron de Pouiilv 
de Cornay (Anselme) (5); le comte d'Argouges (Olivier) (G ; 



(1) Né à Monfauban (Ille-et-Vilaîne), en 1777. — Offuier supérieur il l' s . ar- 
mées royales de Bretagne en 1795 et 1815. — A été fait prisonnier plusieurs 
fois; s'est évadé des prisons de Rennes , la veille du jour où il devait cire fusillé. 

— Chef de bataillon de la légion de la Haute-Saône en 1816; rentré dans ses 
foyers, peu de temps après; mort le i février 1855. {Renseignements donnes par ta 
famille.) 

(2) Né le 22 février 17G3, page de M. le duc d'Orléans , rang de sous-lieutenant 
en 1779, sous-lieutenant même année, lieutenant en 1785, capitaine réforme en 
1787, en payant 0,750 livres ; a déposé cette somme ; a un brevet de retenue 
de .... ; capitaine dit de réforme à la formation de 1788 ; capitaine de remplace- 
ment en 1790; a cessé d'être porté sur les contrôles le 15 septembre 1791. [Re- 
gistre du -13 e cavalerie (ci- devant Orléans) , de 178S à 1795.) — A complété ses 
services en émigration. — Il fut reçu parle comte de Bienville. (Fiches de classe- 
ment.) 

(5) Elève des écoles militaires, surnuméraire aux clievau-légers de la garde de 
1781 à 1780, snus-lieutenant dans Auvergne en 178G, a abandonné en 1787. (Re- 
gistre d' Auvergne, de 1776 à 1788.) — A complété ses services en émigration. 

— Lieutenant-colonel en 1815. (Archives de la famille.) 

(-1) Cadet gentilhomme en 1781, sous-lieutenant en 178-i, lieutenant en 1791. a 
abandonné. (Registre du régiment Dauphin, de 1788 à 1793.) — A complété ses 
services en émigration. 

(5) Baron de Fouilly de Cornay, né en 1771, mort en 1819, a émigré, a fait 
toutes les campagnes de l'armée de Coudé , et i été nommé , sous la restauration, 
lieutenant-colonel, pour prendre rang de 1800. (Renseignements donnés par in 
famille.)— Chevalier de Saint-Louis le 20 novembre 1816, reçu le 11 mars 1 S 1 7 
par M. le prince de Condé. (Registre de }f. le prince de Condé.) 

(6) Émigré eu 1792 ; a fait la campagne de 1792 ,\ l'armée du centre; entré 
aux chevaliers de la couronne eu 179 i; a fait les campagnes de 1795, 1796, 1797, 
179S, 1799, 1800 -t 1801. — A eu les certificats les plus honorables de M. le din- 
de Berry, de M. le prince de Condé et de M. le «lue de Bourbon. — Capitaine de 



DE 1816. 20 ( J 

le comte de Noé (Louis-Pantaléon-Jude-Amédée) (]); de 
Bongars (René-Guillaume) (2) ; le comte de Bongars de 

cavalerie, pour prendre rang de 1800. (Pièces communiquées.) — Porté au licen- 
ciement de 1801, comme servant au régiment noble d'Angoulême, Se escadron, 
10 e compagnie. (Campagnes du corps de M. le prince de Condé,par le marquis 
d'Eequevilly, 5 vol. in-8% 1818, t. III, p. 226.) — Né le li juin 1775, à Bié- 
ville (Manche); ancien sous-lieutenant; dix-sept ans trois mois de services , y 
compris huit campagnes, plus dix années de grâce. (Commission de 1814, t. III, 
63 e tableau, n° 8.) (a) 

(1) Pair de France. (Fiches de classement.) 

(2) Ex-second chef d'équitation à l'Ecole militaire. (Fiches de classement ) 

(a) Cette Camille est essentiellement militaire. — Un marquis de Uannes [Nicolas d'Argougcs) , 
a servi de 1657 à 1678; il fut gouverneur d'Alençon en 1663, sur la démission de son prre, et coi- 
nette aux chevau-légcrs de la garde en 166'j.— 11 était aux sièges deïournay, Douai et Lille en 166", 
et 5 la conquête de la Franche-Comté en 166S. — Il fut colonel général des dragons en 1669, br - 
gadier en 1672, maréchal de camp en 1675, servit à l'armée de M. de Turenne, combattit à Altcn- 
heim après la mort de ce maréchal, et contribua, sous le prince de Condé, à faire lever les sièges 
d'flaguenau et de Saverne. — En 1676, il étnil au combat de Kokesberg. — .Nommé lieutenant gé- 
néral en 1677, il fit la campagne de cette année, et celle de 1678, à l'année d'Allemagne, et fut tué 
le 13 juillet 167S, à l'attaque du pont de P.hinfeld, à Seckingen.(t7tr0Hotoffie de Pinard, t. IV, 
pp. 206-297.)— Lu chevalier de Kannes, capitaine aux gardes françaises, fut blessé au siège de 
Maestricht, en 1673. (Gazette de France du 6 juillet 1673.) — Un d'Argougcs de Mannes maréchal 
de camp est mort le 19 décembre 1701, âgé de quatre-vingts ans. (Gazette de France du 24 dé- 
cembre 1701.) — D'Ilozier, t. II, fol. 1^3, cite un d'Argougcs (Henri-Louis), marquis de Flcury 
chevalier de Saint- Louis depuis 1715, mort en 1770, lieutenant général et gouverneur d'Avesnes. Ce 
marquis d'Argougcs, alors maréchal de camp, se distingua beaucoup à l'attaque des retranchements 
de Villefranche en llU'i. (Gazette de France du 2 mai WiH.) — Il fut promu au grade de lieutenant 
général à la suite de cette affaire (l'itat militaire de4760, p. 90).— 11 commandait, en 17^6, la cava- 
lerie française, et fit plier l'infanterie autrichienne au combat du 10 août sur le Tidon. (Gazette 
de France du 27 août 17^6.) — 11 est porté aux rcgisires de l'ordre, comme parrain, chargé de 
recevoir en 17^7 M. de Citran-Donnissant, capitaine au régiment d'Auxei rois. — D'ilo/.ier cite 
encore le marquis de Rannes (Charles-Louis d'Argougcs), mestre de camp des dragons de Lan- 
guedoc en 1738, maréchal de camp en 17^8, comme étant chevalier de Saint-Louis depuis 1740. 
— Un autre marquis d'Argougcs (.Michcl-Pierre-François de Fleury), né à Paris en 1721, a servi 
dans la gendarmerie, et est devenu maréchal de camp en 1761, et lieutenant général en 1780. —11 
se trouva à toutes les affairesoù la gendarmerie fut employée, fut blessé .'. l'affaire de Weissem- 
bourg à la tète d'un di lâchement de cent cinquante gendarmes placé sous ses ordres et com- 
manda la gendarmerie dans la campagne de 1760, comme plus ancien brigadier. 11 était fils de 
haut et puissant seigneur niessire Jérôme d'Argougcs, chevalier, seigneur de Henry et autres 
lieux, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des requêtes honoraire de son hôtel, et son 
lieutenant civil de la ville, prévôté et vicomte de Paris. Nous n'avons pu retrouver sa nomina- 
tion comme chevalier de Saint-Louis, antérieure à la reprise des registres, mais nous avons puisé 
les détails ci-dessus dans son dossier. — Lu chevalier de Kannes (Louis d'Argougcs), né en 
1717, a servi dans les dragons de la Suze (plus tard d'Asfeld, de Thiangcs et de Lhapt), de 
1733 a 1766, comme cornette, capitaine et lieutenant-colonel. En 1766, il a obtenu une pen- 
sion de retraite de 2,^00 livres. Ses notes de régiment sont très-bonnes : « Homme de qualité, 
disent-elles, qui sert depuis longtemps avec distinction; très-bon lieutenant-colonel, très-zélé 
pour le service du roi; lien ne surpasse le zèle et les soins que se donne cet officier, qui a eu 
le talent de faire exécuter tout ce qui a été prescrit par les nouveaux arrangements, sans dégoûter 
personne; c'est ù lui que l'un doit le rétablissement de la discipline, t — Dans le registre ma- 
tricule de l"-'i8 à 176;'., il parait être chevalier de Saint-Louis, mais nous n'avons pas trouvé 
son nom sur les registres de l'ordre. 

III. \lx 



210 CHEVALIERS 

Yandeleau (Antoine-Marlin '); le baron de Dion do Hieque- 
bourg (Jean-Baptiste-Marie) ; Arnauld de Nanclas (Pierre) ; de 
Feuillet (Jean-Pierre); le marquis de Lussan (Jean- Jacques 
d'Esparbès); le baron de Saint-Mart (Marie-François-Xavier ; 
de Glapion (Charles-François-Félix) ( 1 ) ; le baron de Blair 
(Louis) (2); le baron de Grimouville-Larchant (Charles- 
François-Elisabeth ) ; de Yigier (Jean-Alexandre); de Vigior 
de Lavergne (Eustache -Bertrand- François); de Ricouari 
d'Hérouville(Hilaire-Marie-Charles); de Chappedelaine (Jean- 
Baptiste-Marc-Michel ) (3); le chevalier de Tournemine de 
Lagrange (Augustin) ; le chevalier de Longucval (Charles, \ i- 
comte d'Haraucourt) ; Le Lard (Joseph-Marie) (i) ; Laeres- 
sonnière de Longehamp (Charles-Louis-François-Pierre); de 
Châleaubodeau (Pierre) ; le comte de Roucy (Jean Jacques- 
Charles-François); de la Corbière (Claude-Elisabeth) (5); le 
comte de Narbonne-Lara (Charles-François); Ducasse de 
Marclies (Charles) ; Baudot (Pascal); de Rouzé (Emmanuel- 
Louis-Joseph) (6); le comte de la Luzerne (César-Guil- 

(1) Ancien officier de la gendarmerie de Lunéville, compagnie d'ordonnance, 
émigré, blessé à Qniberon. [Renseignements donnés par la famille.) 

(2) Nommé en 1800, brevet de confirmation. 

(3) 11 fut reçu par son frère, le comte de Cbappedelaine , chevalier en 181 \. 
(Voir plus baut, p. 130.) — Maréchal de camp le 22 mai 1816, rang du 30 sep- 
tembre 1809. {Archives de la guerre.) 

(4) Né le G mars 1770, fils de Louis-Charles le Lard, écuyer. {Acte de naissance, 
Archives de la gm rre.) 

(3) Lieutenant-colonel d'infanterie; a fait les campagnes de l'armée de Coudé, 
a été envoyé en mission en France, et a échappé à la nage au désastre de Quibe- 

r [Renseignements donnés par la famille.) — Dans une lettre écrite à M. le 

prince de Condé par le régent de France, Monsieur, comte de Provence, et datée 
de Hun le 24 juillet 1703, Son Altesse Royale charge le prince de témoigner à 
MM. Dufurt et de la Corbière toute la satisfaction <)iie leur conduite à l'affaire 
du 19 lui a causée. [Campagnes du prince de Condé, par le marquis d'Ecquevilly, 
t. 1, p. 401.) — 11 s'agit dans cette Ultre de M, de la Corbière (Antoinc-Made- 
laine), cbevalier en 1781. (Voir t. II, p. 301.) 

(0) Le fils de ce loyal serviteur de la légitimité, cbevalier de la Légion d'honneur 
etollicicr supérieur en retraite, a clé adjoint pendant huit ans à la direction cen- 



DE 181G. '211 

laume) (1) ; d'Àdhémar de Lantagnac (Guillaume-Alexandre) ; 
le chevalier de Pimodan (Christophe la Vallée) ; de Carné (Jac- 
ques-Henri) (2) ; le marquis de Carné-Trecesson (César-Hypo- 
lite-Jean-Baptiste-René); le chevalier de Chavaudon (André- 
Etienne-Pierre-Laurent) (3); Le Gonidec de Kerloc (Louis- 
Yves); Guilain de Trecesson ( Louis-JeanJoseph) (4); Da- 
chon (René-François-Georges) (5); le comte de Farcy (Jean- 
Marie-Prothaire) (G); de Potier (Jean-Jacques) (7); Pottier 
de Maizeroy (Gabriel -Eléonore); Boubée (Mathias); le che- 
valier Onfroy (Anne-Marthe-Roland) (8); de Borda (Fran- 

traie des affaires arabes en Algérie, et s'est retiré après trente ans de services et 
vingt campagnes, tant en Europe qu'en Afrique. Il aurait le bonheur de porter la 
croix de son père, si l'ordre de Saint-Louis existait encore. 

(-1) Le dernier de son nom, fils du chevalier de Saint-Louis de 1763 (voir t. I, 
p. 563), ministre de la marine sous Louis XVI; neveu de S. E. Mgr le cardinal 
de la Luzerne, pair de France, ancien évèque et duc de Langres, si vénéré sous la 
restauration. 

(2) Chevalier de Saint-Louis le 10 juillet, reçu le 29 par Mgr le duc de Berry. 
(Fiches de classement.) 

(3) Le comte de Chavaudon (André-Étiennc-Pierre-Laurent-Guillaume), reçu 
par le marquis de Mesgrigny. (Fiches de classement.) 

(4) Le comte de Trecesson (Guillain). (Fiches de classement.) 

(5) Daclion de Billièie, né le 30 juillet 1766, sous-lieutenant de remplacement 
dans Normandie en 1780, réformé en 1788, cadet gentilhomme même année, 
sons-lieutenant en 17îS'J, lieutenant et capitaine en 1792 , destitué le 30 prairial 
an II. (Registre de Normandie, de 1788 « 1793, fol. 103.) — Services complétés 
en émigration.— 11 fut reçu par le comte d'Andigné, lieutenant général. (Fiches 
de classement.) — D'Achon de Billière et des Rigaudières. (Archires de la fa- 
mille.) 

(6) Il fut reçu par le chevalier de Farcy. (Voir plus haut aux chevaliers de 
1796, p. 39.) 

(7) Il fut reçu par le comte de Noue, lieutenant général. — Le comle de Noue, 
(porté chevalier, t. I, p. 388), lieutenant général en 1792. (Archives delà 
guerre.) 

(8) Ancien sous-lieutenant. A vingt-sept ans quiuze jours de service, y com- 
pris six campagnes. (Contmission de 1814, 71 e tableau, n° 8.) — Le comte On- 
froy, chevalier de la Légion d'honneur, chef de bataillon au 1 er régiment d'ar- 
tillerie à pied (ancienne formation), chef de bataillon du 8 novembre 1816. (An- 
nuaire militaire de 1830, p. 549.) 

u 



212 CHEVALIERS 

çois) ; de Cabannes (Guillaume-Dominique) (1); le che- 
valier Desplas (Pierre) (2); Krémp (Jean); de Vaublane 
d'Hierville (Vivant-François Viénot); de Vaîiblanc (Charles- 
Auguste Viénot ) ; le chevalier Le Goux-Duplessis (Alexan- 
dre-François-Joseph); de Terrasson (René-Cyprien-Gabriel) ; 
de Brassier-Saint-Simon (François- Honoré) (3); de Larizac 
de Chaunac (René); de Chaunac de Lanzac (Louis); de la 
Panouse (Charles-François) (i); le comte de la Panouse 



(1) Il fut reçu par M. le prince de Coudé. {Registre de M. le prince de Coudé.) 

(2) Enseigne au régiment provincial de Montauban en 1771, sous-lieutenant au 
bataillon de garnison de Beaujolais en 1778, lieutenant en 1782, émigré en 1701. 
censé capitaine même année, a servi au corps des hommes d'armes en 1792, ar- 
mée des princes, au siège de Maeslricht en 1793, et au pays de Liège en 179 i ; 
trois campagne.-, vingt-quatre ans de services ; pension de retraite de G00 Tr. en 
181G; mort en 1840; pension de 400 francs à sa veuve, née Rucapel (Jeanne- 
Marianne). (Dossiers des Pensions, n° 58,572.) — Le 15 juillet 1825, pension de 

'5oO francs sur l'ordre. {Registre des pensions de 1814 à 1850.) 

(5) Sous-lieuten;int au régiment de Yivarais en 1780. {État militaire de 1781, 
p. 305.) — Lieutenant en second en 1785. (État de 1780, p. 285.) — Lieute- 
nant en premier en 1789. (Etat de 1790, p. 251.) — A complété ses services en 
émigration. — Ou nous a signalé un officier du même nom, capitaine aux dra- 
gons d'Artois en 1094, et chevalier de Saint- Louis sous Louis XIV, mais il n'existe 
pas de registres de cette époque, et nous n'avons pu le retrouver. 

(.'») De la Panouse (Charles-François), né à Sainl-Céré (Lot), le 15 septembre 
1771. — Aspirant d'artillerie à Metz en 1788, émigré en 1790, a fait la campagne 
de 1792 dans l'artillerie de l'armée des princes, celles de 1793 et 1794 dans l'ur- 
tilleiie de l'armée île Condé, celle de 1795 comme aide-major dans un régiment 
maltais à la solde de l'Angleterre, passé en 1790 au commandement d'une batterie 
des côtes de l'Ouest, de Malte, nommé en 1797 majDr du régiment maltais le 
Nâchar, commandant de toutes les batteries de l'Ouest et du fort Saint-Paul, jus- 
qu'à l'occupiliou de l'ile par l'armée française en 1798 ; a reçu l'ordre de s'embar- 
quer pour suivie l'armée française en Egypte en qualité de capitaine dans la légion 
maltaise, a bit cette campagne, et n'est rentré en France qu'avec toute l'armée le 
25 mai 1.801. — S'est trouvé à toutes les affaires (émigration), notamment à celle 
du village de Fortz, en Alsace, où ses pièces sauvèrent l'année le 21 août 1793. 
— Blessé d'une balle à la jambe droite le 2 décembre 1793. — Atteint de la peste 
en Egypte, peu de temps avant sa rentrée en France, et ne s'en est remis qu'après 
une longue et pénible convalescence. — Certificat du 15 décembre 1814, atte-tant 
s<s srrviccs à Malle, et ajoutant qu'il s'est conduit constamment et particulie- 



DE 1816. 213 

(Joseph) (1); le vicomte- de Beaumont (Jacques-Honore ; de 
Beaumont (Joseph-Gabriel-Marie); de Marquessac-Lavergne 
(François); de Saint-Marsault (André-Isaac Gréen) (2); de 
Nossay (Louis-Antoine) ; de Méry de la Canorgue (Jean-Au- 
guste) (3); de Peyronencq (Alexandre Cassagne) ; de Lan- 
draire (Pierre-Gabriel Gazeau); le chevalier de Lancrau 
(Jacques-Armand-Louis) (4); le comte de Beaucorps (Ar- 



rement en 1798, comme un brave et fidèle chevalier de l'ordre, et qu'il jouissait 
de la plus haute estime et de la meilleure considération : signé le prince Camille 
de Rohan, le commandeur de Bataille, le commandeur Peyre de Chàteauneuf, le 
commandeur de Dienne, et le bailli de Clugny. (Dossiers, Archives de la guerre.) 
— Chevalier de Saint-Louis le 16 octobre 1816. (Registre de l'ordre.) — Cheva- 
lier de Malte, présent à la capitulation en 1798, pension de 700 francs en cette 
qualité. (Tableau général des pensions, 1817, t. VI, p. 494.) (a) 

(1) Le comte de la Pànouse (Joseph), ancien officier, chevalier de Saint-Louis le 
21 août 1816, reçu le 26 septembre par Mgr le prince de Condé. (Fiches.) — 
Ancien capitaine. — Vingt-quatre ans deux mois vingt-huit jours de services , y 
compris une campagne. — Né le # 2 octobre 1759. — Réside au château du Co- 
lombier, près Rodez. (Commission de 1814, 69 e tableau, n° 2.) — Chef d'esca- 
dron, retraité le 4 septembre 1810, avec une pension de 900 francs, à dater du 
1 er octobre 1814. — Vingt-trois ans trois mois un jour de services, plus une cam- 
pagne. (Dossiers des Pensions, n" 172,034.) — Chevalier de Malte, présent à la 
capitulation, pension de 700 francs comme tel. (Tableau général des Pensions } 
1817, t. VI, p. 494.) 

(2) Le 29 novembre iS28, pension de 300 fr. sur l'ordre. (Registres des Pen- 
sions, de 1814 «1830, t. 111.) 

(5) Il fut reçu par M. Méry de la Canorgue. (Fiches de classement.) 
(4) Il fut reçu par son frère. (Fiches de classement.) 

[a] In autre officier de ce nom, M. de Panousc [Ange-Charles-François), né à Saint-Cêrc 
deQuercy le 3 octobre 1700, a été cadet gentilhomme dans Brie en l781,Sous-liéuteiianl en 17S3, 
lieutenant en second en lis", en premier en 17S'J, capitaine en 1 7 'J 1 , et a abandonné en 1102. 
[Registre du régiment de lirie (24*), de 1788 à 17'J3, fol. 80.1 — Chevalier de Malte, présent 
en 17'J8 à la capitulation, il est également porté au tableau général des Pensions, 1M7, t. IV. 
p. ttOU, pour une pension de 700 francs.— Dans une requête au ministre de la guerre, e:i IM0,:I 
explique que, le 16 décembre 17S9, il olilint du roi une permission de deux ans et demi [du 
1" avril 1700 au l" octobre 1792] pour aller servir à Malte, selon les statuts de l'oidie; une 
seconde permission de six mois du 1" octobre 1792 au 1 er avril 1793! lui fut accordée, et, no- 
nobstant celte permission, a laquelle on n'eut pas é.aul, il fut remplacé ilans son régiment; 
il entra alors dans la garde du grand maître, obtint en 1793 le grade de major, servit dans ce 
corps jusqu'à la capitulation, n utra en 1 ranec en 1802, el trouva tous ses biens vendus; en 18K> 
il fut capitaine de volontaires royaux, sous les ordres de M. le lieutenant général, comte (le 
Viomésnil. {Dossier de M. le chccalier de la l'anouse, Archives de la guerre,] 



uur- 
C- 



214 CHEVALIERS 

mand-Angélique); de Gallard-Terraube (Jean-Jacques-Uosp- 
Victor); de Beaurepaire (Jean-Jacques-Pierre Papou) (1); .!<■ 
Cornulier (Alexandre-Charlemagne) ; de Cornulicr (Louis-Au- 
guste) ; des Melliers (Jules) ; Froment (Thomas) ; de Kérigan 
(François-Marie Garnier) ( L 2); de Boisgrollier (Pierre-Marie 
Garnier) ; le comte d'Ambly (Eugène); le prince de Guémé- 
née (Jules-Armand-Louis de Rohan) (3); de la Conté (G 
ges-Louis -François -Marie Ferrand); le comte de Narbonn 
Lara (Charles -François'; du Blaisel de Belle-Isle (Charles- 
Benoist); de Lafons (Gabriel-Jean- Alexandre) ; de Lafons 
(Louis-Abel-Aimé) ; Dufort (Charles-Gaspard-Galbaud) (i); 
Hegnard des Coudrées ( Adolphe- Edme- Théodore -Archam- 
bault) (o); le comte de Netlancourt (Marc-Pierre); le comte 
de la Bourdonnaye (Cbarles-Paul-Émile) ; le comte de Roucy 
(Jean-Jacques-Charles-François); Almin (Élienne-Marie) (fi)ï 
le vicomte de Villemur (Jean-Baptiste-Marie de Penne) (7); 
de Lacelle (Anne-Jean-Baptiste) (8); le vicomte de Brassac 



(1) Ancien gendarme de la garde. [Fiches de classement.) 

(2) Ancien officier vendéen. — Son fils, ancien membre du conseil général de- 
Côtes-du-Nord, était officier en 18j0, et donna sa démission à cette époque. 

(3) Il fut reçu par M. le prince de Condc. (Registre de M. le prince de Condê.) 

(4) Ancien capitaine /lu génie, reçu par le baron de Chateigner, colonel d'in- 
fanterie. 

(5) Ancien émigré , né en 1771, mort en 1831, à l'âge de quatre-vingts ans. 
(Renseignements donnés par la famille.) 

(6) Ancien sous-lieutenant, né le .... 1755, vingt et un ans de services, plus dix 
ans de grâce. (Commission de 1814, t. 111, 56 e tableau, n° l.) — 11 fut nommé 
capitaine sous la restauration. (Archives de la famille.) 

(7) Ancien sous-lieutenant, trente-six ans onze mois un jour de services , * 
compris dix campagnes; né le .... 17G9, réside â Madrid. (Commission de 181 t. 
t. III, 72 e tableau, n° 23.) — Frère cadet des cbevaliers de Saint-Louis de 1 î9 
et 1797. (Voir plus baut, pp. 28 et 42.) 

(8) De la Celle, ancien sous-lieutenant, a quinze ans quatre mois douze jours d> 
services, y compris sept campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 1814. 
49' tableau, u" 39.) — Il fut reçu par M. le prince de Coudé. [Fiches déclas- 
sement.) 



DE 181(i. 215 

(François Perrin); Dubois (Mathieu- Alexandre-Joseph) (1); 
Roussel ( Barthelémy-Ambroise) (2); de Rossane (Pierre); le 
comte de Contades (Gaspard) (3); le marquis de Brancas 
(Louis-Marie-Basile); le comte de Damas (Casimir- Abraham- 
Claude-Marie ) ; le comte de Rostaing (Antoinc-Maric-Sigis- 
mond) ; le baron de Breda (Pantaléon); Surineau de la Me- 
nolicre (Augustin-Charles-Marie) ; Achard de Yacogne (Jcan- 
Thomas-Antoine) ; le comte de l'Estrange (Joseph-Albert); le 
marquis de Nattes (Pierre Béranger) (1); de la Salle (Ga- 
briel-Jean-Baptiste Collinet); de la Salle (Gabriel-Louis Colli- 
net) (o); d'Armagnac (Louis- Victor de Castanet) ; de Fou- 
cauld (Louis) ; de Chasleigner de la Roche-Ponsay ; de Fon- 
tenay de la Guyardière; de Montalembert de Gers; le marquis 
de la Bretesche; le comte de Morant (Joseph-Louis-Pierre- 
Augustin);' le comte de Lastic-Saint-Jal ; le marquis de Mon- 
tesson (René-Charles) ; Deschamps de Bisseret (Jean-Louis- 
César) (6); de Ayrault (Pierre-Geneviève) (7); 

(1) Dubois de Neham. {Archives de la famille.) — Ancien commissaire des 
guerres. [Fiches de classement.) 

(2) De Roussel. [Titres de la famille.) — Le 29 novembre 1828, pension île 
300 francs sur Tordre. [Registre des pensions, de 1814 à 1830.) 

(3) Nommé le 14 février, il fut reçu le 23 par Mgr le duc de Berry. (Fiches de 
classement.) 

(4) Il fut reçu par le marquis de Nattes de Magalas. [Fiches de classement.) 

(5) Ancien commissaire des guerres. (Fiches de classement.) 

(6) Né en 1733, rang de sous-lieutenant sans appointements dans Reine-cava- 
lerie en 1774, troisième sous-lieutenant en pied sans appointements en 1782, 
sous-lieutenant en 1787, démissionnaire en 1788. [Registre de Reine-cavalerie, de 
177GÔ178S.) 

(7) Inscrit d'abord son? les prénoms de Pierre-Louis-Marie; ensuite les prénoms 
de Louis-Marie sont rayés et remplacés par celui de Geneviève. (Registres des or- 
donnances.) — Ayrault ^Pierre-Guillaume), né à Angers en 1732, sous-lieutenuil 
au régiment de la Couronne en 1772, lieutenant en second en 1777, lieutenant vu 
premier en 1779, capitaine en second en I78lî, a donne sa démission en 1791, et 
a obtenu l'assurance de la croix de Saint-Louis à vingt-quatre ans de services. — 

1773, de très-grande volonté. — 1771, fort joli sujet. — 177S, très-bon sujet. 

(Registre du régiment de la Couronne, de 177(i à 17SS, et de 1788 à 1793.) 



216 CHEVALIERS 

Wartemberg-Roth (Louis) (1) ; le comte de Danes. 
kiod-Lowcndal ( Charles - Woldemar ) (2); le marquis 
de Ximt-nès-Texada (Augustin-Louis); de Kerdaniel (Jérôme- 
Bonaventure Dufou); le chevalier de Kerdaniel (François- 
Joseph Dufou) (3) ; d'Aboville (Auguste-Nicolas); Carbuccia 
(Antoine); le baron de Lambertye (Alain-Thibault); le baron 
de Fabry (Pierre-Marc-Antoine-Bruno); Duverne (Louis-Vin- 
cent-Paul-François) ; Corday de Glatigny (Pierre-Joseph-Bap- 
tisle-Augustin); le chevalier de Croy (Claude-Henri); | G 
comte de la Rochefoucauld (Alexandre) (4); de Montbel 
de la Croux (François-Esprit-Marie); le marquis de Raige- 
court (Charles-Joseph); Dumolard-Châleauneuf de Saint- 
Priest (Jacques-Robert) (5); de la Roche-Aymon (Pierre- 
Jean-Jacques) ; Yiennet (Jean) (G) ; du Fougeray (Laurent 
Garnier). 

Ancien capitaine : Le Maire de Marne (Jean-Louis-Joseph). 
Cavalerie. 

Colonel : le vicomte de la Tour-Maubourg (Rodolphe) 
(chasseurs de la Meuse) (7). 

Chef d'escadron : Berthier (François-Paul). 
Capitaine : de Peronnet (Stanislas-Joseph) (8). 

(1) Ancien officier, lieutenant général au service du roi de Bavière. - Cet of- 
ficier, étant protestant, reçut la croix du Mérite militaire. 

(2) Il fut reçu à Copenhague par le marquis de la Ferronnays. 

(3) Capitaine au o* régiment d'infanterie de la garde royale (Almanach royal de 
1817, p. 530.) 

(•i) Ancien lieutenant-colonel. (Fiches de classement.) 

(5) Ancien lieutenant de gendarmerie. Il fat reçu par M. Laroque, à ïournon 
(Ardèche). (Fiches de classement.) 

(G) Colonel invalide. (Fiches de classement.) 

(7) Chevalier de la Lngion d'honneur. (Almanar-h royal de 18! 7, p. 605.) — 
Maréchal de camp en 1821, officier de la Légion d'honneur. (Annuaire militaire, 
1830, p. 21.) 

(8) Capitaine aux dragons du Calvados. — Nommé chevalier de Saint-Louis le 
29 mars 1816, il fut reçu le I» avril par Mgr duc d'Angoulême. - Passé aux I ,n- 
cers de la garde r y de, il fut breveté chef d'escadron le 20 février 1820 (Pièce* 
communiquées,) 



DE 1816. 217 

État-major : Duhamel ( Alexandre-Michel-François ^, chef 
d'escadron; le marquis de Lupé de Besmaux (Louis-Guil- 
laume), ancien aide de camp du comte de Jumilhac(l). 

Service de la marine : 

Le baron de Bougainville (Hyacinthe - Yves- Philippe- 
Potentien) (2), capitaine de frégate, et Duverne de Praële 
(Thomas- Laurent -Madeleine) , capitaine de frégate en re- 
traite. 

Officiers coloniaux : du Bouzet (Jacques-Charles) (3) ; le 
chevalier Duplessis (Armand-Georges-Arthur) (4); de la 
Prade (Pierre-Sébastien) (5); Lavaissière (Jean -Paul -Ber- 
trand) (6); Taillevis de Jupeaux (Anne-Louis-Marie) (7). 

On trouve encore, parmi les chevaliers nommés en 1816, 
le nom de Pontis, comte de Sainte-Hélène. On sait qu'un 
misérable forçat, Coignard, après s'être évadé du bagne, 
avait dépouillé le comte de Pontis Sainte -Hélène sur le 
champ de bataille, s'était emparé de ses papiers, et avait 
audacieusement réclamé le prix de loyaux services. Fait che- 



(1) Il fut reçu par le vicomte de Lupé, chevalier de 1814. (Voir plus haut, 
p. 150.) 

(2) Capitaine de vaisseau de première classe, officier de la Légion d'honneur. 
[Ahnanach royal de 1830, p. G70.) — Contre-amiral, membre du conseil d'ami- 
rauté, commandeur de la Légion d'honneur en 1831. [Ahnanach royal-national 
de 1842, pp. 7-2-2 et 270.) (a). 

(5) Capitaine à Fex-26 e régiment, à la Martinique. [Registre de l'ordre, de 1814 
à 1830, fol. 8G Archives de la marine.) 

(4) Commandant de paroisse à la Martinique. (Idem, fol. 88.) 

(5) Capitaine de milices à la Martinique. [Idem, fol. 87.) 

(6) Ancien officier de troupes de ligne, servant à la Guadeloupe. (Idem, fol. S3.) 

(7) Ancien officier des troupes de ligne, servant dans les milices à la Martinique. 
[Idem, fol. 82.) 

(n) Gentilhomme honoraire de la chambre du roi. [Almanach royal de 1830, p. 57.) — 
« M. de Bougainville a marché sur les traces de son père, dans le voyage autour du monde 
que la frégate la Thèlis et la cor\ctte l'Espérance ont exécuté sous ses ordres pendant les 
années l»2i, 1825 et IS26. Par une heureuse inspiration, il a élevé, aux rives de Botany-Bay, 
sur remplacement même du camp de la l'émuse, le premier monument consacré au\ mânes 
de cet illustre navigateur. ■ [Biographie maritime de M. Uennequin, t. I, pp. l'J et 10.) 



218 CHEVALIERS 

vaflier de Saint-Louis et chef <le bataillon dans la légion do 
la Seine, il fut démasqué par un de ses anciens camarades 
du bagne, qu'il avait refusé de secourir. En marge de son 
nom rayé sur les registres se trouve cette note : « Vaux 
comle; il est aux galères. » 



CHAPITRE V. 

Promotions de 18 J 7 à 1822. 



Chevalieri de Saint-Louis nommés en 1817. 

Maison militaire du roi. 

Gardes du corps ; compagnie de Luxembourg : de Luce- 
nay (Antoine-Marie-Louis), garde. 

Compagnie des Cent-Suisses : le chevalier Foresl, ser- 
gent (brevet de capitaine) (1). 

Compagnie de la prévôté de l'hôtel : d'Adhémar de Lanla- 
gnac (Jean-Antoine-Camille-Charles), officier (2). 

Armée de terre. Maréchaux de camp : le baron Faul- 
trier; Papin. 

Lieutenant-colonel : Latullaye de Coatquelven (Jean-Mario- 
Henri) (3). 



(1) Chevalier de la Légion d'honneur. [Almariach royal de 1817, |>. SU.) 

(2) Le chevalier d'Adcmard, sous-licuteuant de la compagnie de la prévôté d' 
l'hôtel du rei (lieutenant d'infanterie). (Ilmanacii royal de 1817, p. i)12.) 

\ô) Lieutenant colonel d'artillerie. (Fiches de classement.) 



DE 1817. 219 

Chefs de. bataillon ou majors : Latapie (1); Ducasse 
(Joseph) (légion de Lot-el-Garonne) (2); le chevalier de Fré- 
val (Armand-IIvaeiiHhe-Guillemeaii) (3) ; de Langle (Jean-Bap- 
tiste-Claude) (4); Gastebois (Pierre-Michel) (o); Plazanet (G); 
le comte de Saint-Denis (Louis- A niédée- Vincent) (7); Rous de 
la Mazelière (Théodore-Jacques-Joseph-Yincent) (8); Boucher 

(1) Ex-lieutenant de roi à Cassel. 

(2) Ducasse de Horgues. (Renseignement donné far la famille.) 

(3) Major de la Légion du Pas-de-Calais. [Almanach royal de J8I7, p. G00.) 

(4) Chef de bataillon, reçu par le maréchal Gouvion-Saint-Cyr. (Fiches de clas- 
sement.) 

(5) Major de la légion de la Marne. (Fiches de classement.) 

(6) Chef de bataillon, commandant le corps des sapeurs-pompiers de la ville de 
Paris. (Fiches de classement.) — Officier de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1817, p. 809.) — Lieutenant-colonel; baron de Plazanet. (Almanach 
royal de 1830, p. 788.) 

(7) Chef de bataillon à la légion d'Indre-et-Loire. (Fiches de classement.) — 
De Juchereau de Saint-Denis, plus tard marquis. — Fils du chevalier de Saint- 
Louis de 1778. (Voir t. II, p. 263.) 

(8) Né à Embrun, le 22 janvier 1778, (ils de messire Pierre Rous de la Maze- 
lière, avocat au Parlement, lieutenant général de police, et juge des juridictions 
épiscopales de l'Embrunois, et de dame Marie-Anne Roux; parrain, noble Ga- 
briel-Théodore Vallier de la Péiouse, capitaine au corps royal du génie; marraine, 
demoiselle Marguerite Rous de la Mazelière, ses oncle et tante. (.-icte de naissance. 
Archives de la guerre ) — Adjoint du génie en 1796 , lieutenant en 1800, capi- 
taine en 1801, chef de bataillon en 1812. A fait les campagnes de 1807 à 181 i 
inclus, en Dalmatie, en Espagne et en Italie. Chevalier de la Légion d'honneur le 
2 mars 1811, officier le 14 mars 1813, chevalier de Saint-Louis le 2 juillet 1817. 
Décédé chef de bataillon et ingénieur en chef à Toulon, le lî> septembre 1S24-. — 
Notes : s'est trouvé aux sièges de Tortose, du fort de Sagonte, de Valence et de 
Peniscola, à la bataille du Mincio, et à la défense de Plaisance. Cet officier a donné 
des preuves d'instruction dans toutes les branches du service, soit à l'armée, soit 
dans les places; il sert avec beaucoup de zèle et d'exactitude. (Dossier de M. de la 
Mazelière, Archives de la guerre.) (a) 

{a) C'est à cette famille qu'appartiennent M. de Bellaffairc (François de Houx), chevalier de 
Saint-Louis en 17i6, porté t. 1, p. HU, et le chevalier de Bellaffaire (Jean du Roux}, lieutenant- 
colonel du régiment des grenadiers royaux de Longaunay, chevalier de Saint-Louis le 27 décembre 
1759. [Registre de l'ordre, de 1737 à 1762.) —Le chevalier de Bellaffaire (Jean d<- Roux), né le 
20 mai 1756, a Bellaffairc , près SistPron, fils de messire Pierre, seigneur de Bellaffaire , f.i- 
gois, Remolon et Theus, baron d'Q li et de St-Anban, et de dame Louise d'Hugues, son épouse: 
Parrain, Louis de Roux de Gigors, frère dudit Jean: marraine, Marie de Roux de Bellaffaire, 



220 CHEVALIERS 

de Morlaincourt (Hubert) (1); de Coutard (Pierre-André) (2); 
Berthier (Léonard) (3). 

Capitaines : Latapie (Toussaint) (4); Boisset (Henri) (o ; 
Pioger (François-Jean) (6). 

État-major : de Sainte-Marie (Louis-Marie Rapine du No- 
set), chef d'état-major (7). 

Anciens officiers : de Baudot. (Alexandre-Louis-Hubert); 
le marquis du Lyon (Laurent-Marc-Antoine); de Terrasson 
de Yerneuil (François-Charles-Louis); de la Boissière (Henri- 
René Garnier); le vicomte de Latapie (Jean); de Lézardière 
des Chasteigners ( Pierre-Charles-Joachim ) ; Véalle-Dublau- 
Duchambon (Jean-Balthazard) (8); le vicomte de Lancrau 



(1) Chef de bataillon au régiment de Valence, artillerie à pied, chevalier de la 
Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 383). 

(2) Chef de bataillon, aide de camp, reçu par M. le lieutenant général comte de 
Coutard. (Fiches de classement.) — Lieutenant-colonel d'état-major le 9 avril 1825, 
officier de la Légion d'honneur, attaché à l'état-major de la l re divison militaire. 
(Annuaire militaire de 1830, p. iG.) 

(5) Major de la légion de l'Indre. [Almanach royal de 1817, p. 598.) 

(4) Capitaine à la légion du Lot; il fut reçu par M. Latapie de Balagnier. 
(Fiches de classement.) 

(5) Capitaine du génie à Toulon, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach 
royal de 1830, p. 788.) 

(6) Capitaine au premier bataillon colonial. (Fiches de classement.) 

(7) Reçu le 11 mars 1813, par Monsieur. (Fiches de classement.) — Prend 
rang de sa réception. 

(8) Véal, orthographe du nom. (Renseignement donné par la famille.) 



sœur dudit Jean : baptisé par Messire Jean-François de Roux d'Arbaud de Jeurs, chanoine de la 
métropole d'Embrun. [Acte de naissance. Dossier de M. de BeJlafraire, Pensions cirant 17S9.' 
— Gentilhomme de Dauphiné, lieutenant en second en 1"'i0, enseigne même année, lieutenant 
en l"!it, capitaine en 17'i5, rang de lieutenant-colonel en llbl. à présent lieutenant-colonel des 
grenadiers royaux de Chàtilton (plus tard de Longaunay). [Registre, llann êtes capitaines d'in- 
fanterie de 17W ù 1768, Bigin ait de ta Tour du Pin, t. 1, fol. 60.] — Major de grenadiers 
royaux en 1745, lieutenant-colonel en 1757, chevalier de ^ainl-Louis. (Registre, ll'ijnients pro- 
vinciaux, Servicts, l~7ô, Grenadiers royaux du Dauphiné, fol. 328.) — Pension de 500 livres 
sur le Trésor en 17M>, traitement de 1,250 livres en 177.~>, lors du licenciement des grenadiers 
rovairv. (Pensions avant 17S9.) — brigadier d'infanterie en 1780. [Liât militaire de 1T81, 
p. 116.) — Porté parmi les officiers généraux morts du 1" décembre 17S6 au 1" mai 17S8. 
Elut militaire de 17bS, p. 68.J 



DE 1817. 221 

(Alexis); le vicomte de Beaucorps (Henri-Charles-Marie) (1); 
le chevalier de Saligiiac-Fénelon (Claude-Etienne); le comte 
d'Erlach (Abraham-Frédéric) (2); de Trémault (Henri-Char- 
les): de Rancilhac de Chazelles (Jean-Raimond); d'Ambly 
(Pierre-Nicolas) ; le baron de Romans de Flines (Charles); de 
Chambray (Nicolas-Etienne) ; de la Bourdonnaye (Sévère) (3); 
de la Bourdonnaye de Coetcandec (Julien-René-Arnable) ; de 
Retz (Charles); Mareschal de Longeville (Joseph-Gabriel- 
Désiré) (i); le vicomte de Castillon (Dominique) (5); de 
Candé (Jean-Prosper) ; de Pouilly ^Pierre-Elisabeth Lévesque); 
de la Vaissière de Verduzan (Hyacinthe-Philémon); le mar- 
quis de Sainte-Marie (Hypolite-Jean-Jacques-René) ; de Bar 
(Annet-Gabriel); Soyer (Louis-Pierre) (6); de Saint-Pierre 
(Charles-Céleste-Stanislas de Grosourdy); le comte de Chà- 
teaubodeau (Pierre-Alexandre); Mallet de Chauny (Marie- 
Jean-Baptiste-Joseph) (7) ; de Lencquesay (Charles-Ignaee- 

(1) Il fut reçu par son frère, le comte de Beaucorps, chevalier de 1815. (Voir 
plus haut, p. 189.) 

(2) Ancien colonel, chambellan de l'empertur d'Autriche; a quinze ans de ser- 
vices, y compris deux campagnes, plus dix ans de giàce. La commission est d'avis 
que M. le comte d'Erlarh a droit à la croix du Mérite militaire, avec années de 
grâce, s'il quitte le service étranger, ou s'il obtient une autorisation du roi. (Com- 
mission de 1SI i, vol. III, 7i e tableau, n° 1 ) — Chevalier du Mérite militaire , le 
22 février 1817. (Fiches de classement.) — Maréchal de camp le 11 décembre 
1816. (Relevé manuscrit des officiers généraux, Archives de la guerre), — Pen- 
sion de 500 francs sur l'ordre le 29 octobre 1828. (Registres des pensions de 1814 
à 1830, t. III.) 

(5) Porté aux Fiches de classement, sans indication de réception. Nous pen- 
sons que cette nomination, qui e?t inscrite à la date du 6 mars 1817, est la con- 
firmation de la croix de 1798, puisque le nom et le prénom sont les mêmes. (Voir 
plus haut, p. 53.) 

(i) Breveté capitaine de cavalerie par le roi, colonel chef d'état-major des 
gardes nationales du Jura. (Renseignements donnés par la famille.) 

(5) Breveté capitaine de cavalerie par le roi. Quatre Castillon se sont offert*, 
en 1792, comme otages d« Louis XVI. (Renseignements donnés par la famille.) 

(6) Officier vendéen. Il fut reçu par le comte Charles d'Autichamp. (Fiches de 
classement.) 

(7) Décédé à Cambrai le 50 août 18-41. (Fiches de classement.) 



222 CHEVALIERS 

Joseph); Le Faucheux (Jean -François -Antoine); Fa.rcy du 
Roseray (Ambroise-Balthazard-Gabriel). 

Peliet (Louis-Robert), inspecteur aux revues (I); Yau- 
chelle (André-Jean), sous-inspecteur aux revues (2). 

Clarac (Jean-Paul), commissaire des guerres. 

Cavalerie. Chefs tV escadron ou majors : de Montennl 
(Charles Le Gendre) (3) (dragons de la Gironde); Pécou de 
Chenille (Joseph-Gaspard) (-4) (hussards du Bas-Rhin) ; Mill- 
gen (Claude) (o) (cuirassiers de Berry, -i c ) ; le comte de Chas- 
teigner (René-Sylvestre) (6) (2 e régiment de grenadiers à che- 



(1) Chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 609.) 

(2) Élève-commissaire des guerres en 1779, adjoint provisoire en 1800, titulaire en 
1801, passé en 1806 au service de Naple*, où il devint ordonnateur en chef, replacé 
comme sous-inspecteur aux revues, en France, en 1817, sous-intendant militaire de 
seconde classe même année, sous-intendant militaire de première classe en 1826, 
intendant militaire en 1827, chef de la division des affaires de l'Algérie au mi- 
nistère de la guerre en 1815, directeur de la même division en 1844, maître des 
requêtes même année, conseiller d'Etat en 1845 , démissionnaire pour cause de 
santé même année, chevalier de la Légion d'honneur en 1820, officier en 1823, 
commandeur en 1837, grand officier en 1845, commandeur de l'ordre des Deux- 
Siciles en 1815, grand officier de l'ordre de Léopold de Belgique en 1857, re ! evé 
de la retraite en 1853, et placé dans le cadre de réserve. Maire de Versailles 
eu 1818 : auteur d'un ouvrage remarquable, intitulé : Cours d'administration 
militaire. Mort à Versailles, le 2S février 1860, dans sa quatre-vingt-deuxième 
année. (Moniteur de l'armée du 6 mars 1860.) 

(3) Oftieierdela Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 604.) 

(4) Chevalier de la Légion d'honneur, major aux hussards du Bas-Rhin. (Alma- 
nach royal de 1817, p. 607.) — Major au 16 e régiment de chasseurs à cheval ; 
major (chef d'escadron) du 15 juillet 1814; prend rang du 17 octobre 1818, par 
suite d'interruption de service. [Annuaire militaire de 1850, p. 473.) 

(3) Officier de la Légion d'honneur. [Almanach royal de 1817. p. 603.) 
(6) Officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 556.) — 
Dans le livre des pensions de l'ordre, servies en 1788, on trouve trois officiers de 
ce nom : 1° de Chateigner, meslre de camp, ancien chef d'une brigade de carabi- 
niers, 1,000 livres (pension du 1 er août 1767); 2° de Chateigner, brigadier, lieu- 
tenant-colonel de Vermandois, 600 livres (pension du l f r octobre 1770'; 5" de 
Chateigner, lieutenant-colonel du régiment d'Orléans-infanterie, 500 livres (pen- 
sion du 10 août 1786.) 



DE 1817. 223 

val de la garde royale); Dcfieux de Montaunel (Léonard) (1); 
le comte de Boishorranl (Victor-IIilaire-Pélage de Tal- 
liouet) (2) ; le baron de Montmorency (Anne-Louis-Raoul- 
Victor) (3;, et Durival (Jean-Nicolas). 

Capitaines : Réveillé (Etienne-Camille) (chasseurs de 
l'Orne, 16 e ) (4); Bréard (Jean-Marie-Léon) (5). 

Service de la marine : Tupinier (Jean-Marguerite), sous-di- 
recteur des constructions navales (G); Rolland (Pierre-Jac- 
ques-Nicolas), inspecteur- adjoint du génie maritime (7); 
Burgues de Missiessy (Joseph-Marie), Massieu de Clerval 
(Auguste-Emmanuel) (8), capitaines de frégate; Villaret de 

(1) Ex-chef d'escadron au Ge dragons. Il fut reçu par son père, chevalier de 
1813. (Voir plus haut, p. 183.) 

(2) Chef d'escadron de cuirassier?. [Fiches de classement.) — Le comte de 
Talhouet, chef d'escadron aux cuirassiers du Dauphin (2 e ). (Almanach royal de 
1817, p. 603.) 

(3) Il fut reçu le 17 mars 1813 par M. le duc d'Orléans (Fiches de classement), 
et prend rang de sa réception. 

(4) Capitaine d'habillement, capitaine du 5 novembre 1816, chevalier de la 
Légion d'honneur. (Annuaire militaire de 1830, p. 47o.) -; — Il était, en 1815, 
lieutenant aux chevau- légers, et lorsque, au 20 mars, toule l'année faisait défec- 
tion, il sauva l'étendard de son régiment, et le rendit au retour du roi. — Nommé 
chevalier de Saint-Louis le 12 novembre, il l'ut reçu le 21 décembre par Mgr le 
duc de Beny. (Fiches de classement.) 

(5) Sa fille a épousé M. Clapisson, membre de l'Institut, et l'un de nos meil- 
leurs compositeurs. 

. (G) Baron, conseiller d'Etal, directeur des ports au ministère de la marine, offi- 
cier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1830, p. 178.) — Député, mem- 
bre du conseil d'amirauté, grand officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal- 
national de 1842, p. 140. ] — Chargé par intérim de l'administration de la ma- 
rine, du 2 au 11 août 1830. — Ministre de la marine , du 31 mars au 12 mai 
1839. (Annuaire de la marine de 1800, p. 4S7.) 

(7) Officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 632.) — 
Baron, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, inspecteur général du génie maritime. 
(Almanach royal de 1850, p. 281 et 678.) 

(8) Chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 626.) — 
Capitaine de vaisseau, otiieier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1850, 
p. G70.) — Vice-amiral, commandeur de la Légion d'honneur. (Almanach royal 
de 1812, p. 722.) 



224 CIIEVALiEr.S 

Joyeuse (Alexis-Jean-Marie) (1), lieutenant de vaisseau; 
Rolland (Etienne -Joseph -Pascal), Darbel (Charles-AIexuu- 
dre) (2), Leblanc de Kermené ( Alexandre-François-Pienv), 
lieutenants de vaisseau en retraite; Chasseloup de Chàtillwi 
(Jean-Auguste), enseigne de vaisseau en retraite; Lecoal- 
Kerveguen (Joseph), capitaine au corps royal d'artillerie de lu 
marine. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1818. 

Le commandeur de Fitz James, lieutenant général (3). 

Noizet (Jean-Remy), colonel d'état-major; Lefebvre-Des- 
vaux, colonel, chef d'état-major de la 13 e division mili- 
taire (4); Le Josne (Jean-François-Louis':, lieutenant-colonel 
d'état-major (o) ; de Villeléon ( BonaventureJoseph Le Pail- 
lon) (6), Livet de Bourcia (Pierre-Antoine), chefs de ba- 
taillon; Gatte ( Paul-Clément-François ) (7), chef de bataillon 

(1) Capitaine de vaisseau de première classe, officier de la Légion d'honneur. 
(Âhnanach royal de 1830, p. GTO.) — 11 était à l'expédition d'Alger en 1830. 
(Voir V Histoire de la conquête d'Alger, par M. Alfred Nettement, 1 vol. in-S", 
p. 242.) 

(2) L'orthographe du nom est d'Arhel. [Archives de la famille.) 

(5) Comte de Fitz-James, lieutenant général le 20 février 1813. (Almanaelt 
royal de 1817, p. 315.) 

(4) Baron, maréchal de ca m p, officier delà Légion d'honneur, chef de letat- 
major général de la l r0 division militaire. [Almanach royal de 1830, p. 586.) — 
11 fut reçu par M. le lieutenant général comte de Coutard. {Fiches de classement. 

(3) Il fut reçu par Mgr le duc de Berry. [Fiches de classement.) 

(G) Certificat de notoriété, délivré en 182G. pir le maire de Tours, et par M. de 
Perthuis, lieutenant-colonel en retraite, chevalier de Saint-Louis, attestant (pie 
M. le Puillon de Villeléon ^Joseph-Bonavenlure) est le même que M. de la Vill ■•- 
léon (Joseph-Bonaventure), chef de bataillon , nom sous lequel tous ses brevets 1"' 
ont été expédiés depuis 1774. (Dossier de Al. de Villeléon.) — 11 fut reçu, en 1820, 
par le comte de Rostuing. (Fiches de classement.) 

(7) Chevalier de la Légion d'honneur, chef de bataillon du génie, ingénieur 
eu chef, à Aire. [Almanach royal de 1830, p. G37.) — Beau-père de M. Anicel- 
Bourgeois, chevalier de la Légion d'houneur, l'un de nos auteurs dramatiques les 
plus féconds et les plus estimés. 



DE 1818. ^25 

du génie; Le Beschu (Victor-René), capitaine du génie (1). 

Des Essart (Charles-Jean-Baptiste de Lafont) (2), capi- 
taine d'état-mâjor; Farcy (François), capitaine à la légion 
des Deux-Sèvres; Loin art de Pontlevoye (François-Marie), 
capitaine de gendarmerie. 

Le comte de Lastours (Jean-Baptiste-David), colonel des 
chasseurs à cheval de la Dordogne (9 e ) (3). 

Anciens officiers : Berthier de la Garde (Alexandre-Fran- 
çois-Henri); le chevalier de la Bigne (Jean-Bernardin); 
Achard (Antoine) ; le baron de Mortemart-Boisse (François- 
Jérôme-Léonard); Pozzo di Borgo (innocent); le vicomte de 
Quincy (Anne-Louis Pinonj (4). 

Se/vice de la marine : Cosmao (Louis- Aimé); Labonle- 
Lassale (Jean-Baptiste-IIector), Hugon (Gaud- Aimable) (5), 
Leblanc (Jacques-Joseph), Maquet (Vincent) (6), lieutenants 
de vaisseau. 

Clouet (Jacques-Julien), Bourdon (Augustin), lieutenants 
de vaisseau en retraite. 

Allemand (Pierre-Paul) et de Coligny (Aimé-Jean), ensei- 
gnes de vaisseau en retraite. 



(1) Officier de la Légion cThonneur. (Almanach royal de 1817, p. 588.) 

(2) De la Fons de- E>sirts, orthographe du nom. (Archives de la famille.) 

(5) Il avait été reçu en 181 l, par M. le vicomte d'Agoult, d'après les ordres de 
S. A. R. Madame, duclusse d'Angoulème (Firhes de classement, et prend rang de 
sa réception. — Écuyer-commandant do son S. A. R. Madame, duchesse d'Angou- 
lème. (.llmunach royal de 1814-1815, p. 46.) — Ol'ficier de la Légion d'honneur, 
[Almanach royal de 1817. |>. G05.) 

(4) Il fut reçu par Monsieur, [fiches déclassement.) 

(5) Le harou Hugon, né le T>1 janvier 1783, entré au serviceen 179j, aspirant en 
1708, enseigne en 1805, lieutenant de vaisseau en 1810, capitaine de frégate en 
1819, capitaine île vaisseau en 18:25, contre-amiral en 1810, sénateur, grand' - 
croix de la Légion d'honneur (Annuaire de la marine de 1800, pp. 24 et 25.) 

(0) Chevalier de la Légion d'honueur, capitaine de frogate. {Almanach royal de 
1S30, p. 7-22.) 

"Ili. 15 



DE 1818. Î225 

du génie; Le Besclm (Victor-René), capitaine du génie (1). 

Des Essart (Charîes-Jean-Baptiste de Lafont) (2), capi- 
taine d'état-mâjor; Farcy (François), capitaine à la légion 
des Deux-Sèvres; Louvart de Pontlevoye (François-Marie), 
capitaine de gendarmerie. 

Le comte de Lastours (Jean-Baptiste-David), colonel des 
chasseurs à cheval de la Dordogne (9 e ) (3). 

Anciens officiers : Berthier de la Garde (Alexandre-Fran- 
çois-Henri); le chevalier de la Bigne (Jean-Bernardin); 
Achard (Antoine) ; le baron de Mortemart-Boisse (François- 
Jérôme-Léonard) ; Pozzo di Borgo (Innocent); le vicomte de 
Quincy (Anne-Louis Pinonj (4). 

Service de la marine : Cosmao (Louis- Aimé); Labonle- 
Lassale (Jean-Baptiste-IIector), Hugon (Gaud- Aimable) (5), 
Leblanc (Jacques-Joseph), Maquet (Vincent) (6), lieutenants 
de vaisseau. 

Clouet (Jacques-Julien), Bourdon (Augustin), lieutenants 
de vaisseau en retraite. 

Allemand (Pierre-Paul) et de Coligny (Aimé-Jean), ensei- 
gnes de vaisseau en retraite. 



(1) Officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 588.) 

(2) De la Fous de- E>sirts, orthographe du nom. [Archives de la famille.) 

Çj) Il avait été reçu en 181 i, par M. le vicomte d'Agoult, d'après les ordres de 
S. A. R. .Madame, duclu-sse d'Angotilêine [Fiches de classement), et prend rang de 
sa réception. — Écuyer-coinmandant do son S. A. R. Madame, duchesse d'Angou- 
lême. [Almanach royal de 1814-1815, p. 46.) — Officier de la Légion d'honneur, 
[Almanach royal de 1817. |>. GO'i.) 

(4) Il fut reçu p=ir Monsieur. [Fiches de classeme>it.) 

(5) Le baron Hugon, né le 51 janvier 1783, entré au serviceen 179j, aspirant en 
1798, enseigne en 180o, lieutenant de vaisseau en 1810, capitaine de frégate en 
1819, capitaine de vaisseau en lS2o, contre-amiral en 1SÎ0, sénateur, grand' - 
croix de la Légion d'honneur [Annuaire de la marine de 18G0, pp . 2-4 et 2o.) 

(6) Chevalier de la Légion d'bonuenr, capitaine de frégate. [Almanach royal de 
1830, p. 722.) 

'm. 15 



226 CHEVALIERS 



Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1819. 

Le prince d'Eckmulh (d'Avoutj, maréchal de France (1 >; 
le baron Cambrontie (Pierre-Jacques-É tienne), maréchal do 
camp (â). 

Colonel : le baron Desvernois (Nicolas-Philibert) (S). 

(1) Il fut reçu par Mgr duc d'Angoulème. {Fiches de classement.) — En 181 i, 
à son retour de Hambourg, il s'était tenu à l'écart, et, en 1813, rallié à Napoléon, 
il avait accepté le portefeuille de la guerre. On voit que la restauration ne lui tint 
pas longtemps rigueur, car il fut nommé pair de France dans cette même année 
1819. Il mourut en 1823, âgé de cinquante-trois ans seulement. Il était né en 
1770, et était entré au service comme cadet gentilhomme en 1783. L'ortliograplie 
de son nom e>t d'Avout, quoiqu'il signât Davout. 

(2) Il avait suivi Napoléon à l'île d'Elbe , et revint avec lui en 1813. Illustre 
déjà par ses services, il combattit vaillamment à Waterloo, tomba sur le champ 
de bataille, et fut fait prisonnier. Rentré en France, et porté sur la liste du 24 juil- 
let '1813, il fut traduit devant un conseil de guerre, qui l'acquitta. En 1819, .Mgr 
duc d'Angoulème lui fit donner la croix de Saint-Louis, et le commandement de 1 1 
citadelle de Lille. 

(3) Né à Lons-le-Saulnier le 23 septembre 1771, enrôlé volontaire au I e hus- 
sards en 1792, brigadier et fourrier même année, marécbal des logis en 1795, sou>- 
lieutenant en l'an II, lieutenant et capitaine en l'an VII ; passé, comme chef d'es- 
cadron, au service de Naples en 1SÛG, premier aide de camp du ministre de la 
guerre de ce royaume, major en 1808, chevalier de l'ordre des Deux-Siciles, et 
colonel du 1 er chasseurs à cheval napolitains même année, baron du royaume de 
Naples et commandeur de l'ordre des Deux-Siciles en 181 1, général de brigade au 
service de Naples en 1813, réadmis au service de France en 181 G comme colonel, re- 
traité le 23 juillet 1823, et nommé maréchal de camp honoraire le 15 octobre même 
année. — Rappelé au service, le 24 septembre 1830, comme colonel commandant 
la place de Rochefort, et retraité de nouveau en 1834. — Chevalier de la Légion 
d'honneur en l'an XII, officier eu 1831. — Campagnes de 1792 à l'an III à l'armée 
du Rhin, de l'an IV à l'an VI en It die, de la lin de l'an VI jusqu'en Tau IX en Egypte, 
ans XII et XIII sur les cotes de Bretagne et à la grande armée, an XIV en Italie ; de 
1800 à 1808 en Italie, de 1809 à 1811 en Tyrol, eu Catalogne et en Aragon, J- 
1812 à 1813 en Calabre. — Blessé de trois coups de sabre à l'épaule droite au 
combat de Fombio , en l'an IV, d'un coup de mitraille au genou gauche au pon« 
de Paenza en l'an V; blessé et mis hors de combat à Samanhout (Egypte) en l'an N IL 
ft cite au rapport du général Desaix; blessé de nouveau, même année, au combat 
de bWuli; s'est tisnalë de nouveau au combat de Birelau.bra. aux batailles d A- 



DE 1819. 227 

Lieutenant-colonel : Lajaille (Christophe-Désiré ). 

Chefs de bataillon : Chaigneau (Alexandre- Jean) (corps du 
génie) (1) ; Hugo (François- Juste) (légion de la Gironde) (2); 
de Hauteclocque (Stanislas-François-Joseph) (corps du gé- 
nie) (3); Falcon (Jean-Baptiste) (légion de l'Aube) ; d'Or- 
sanne (Charles-Marcelin) ( légion de l'Hérault); Boucher de 
Morlaincourt (François) et Bergère (Pierre) (4) (corps du génie). 

Capitaines : Ducasse (Jean) (légion des Landes) ; Galbaud- 
Dufort (Jean-Louis-Philippe) (légion de la Loire); d'Adhémar 
de Lantapnac (Jean-Victor ') (légion du Tarn) ; Robin (Henri- 
Louis) (légion d'Indre-et-Loire) ; Gannal (Pierre-Nicolas) (ar- 
tillerie); Kevilly (Jean; (légion de l'Aveyron); Viennet (Jean- 
Pons-Guillaume) (élat-ruajor) (o); 



boukir, d'Héliopolis, d'El-Kauka , de Belbeis, au siège et à la défense des lignes 
du grand Caire. — Mort en 1860, âgé de quatre-vingt-huit ans. {Moniteur de 
Vannée.) 

(1) Chef de bataillon, ingénieur en chef du génie à Mantes, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 587.) 

(2) Major, [Fiches de classement.) 

(3) Major du 2 e régiment du génie. (Fiches de classement.) — Major du régi- 
ment d'Ârras (génie), chevalier de la Légion d'honneur. {Almanach royal de 1817, 
p. 591.) 

(4) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel , attaché au comité du 
génie. {Almanach royal de 1830, p. 030.) — Grand officier de la Légion d'hon- 
neur, maréchal de camp en 1815, placé dans le cadre de réserve. {Annuaire mili- 
taire de 1SG0, p. 59.) — Il a dirigé, en 18 Li et 1815, les travaux du génie, à 
Soissons, et a contribué à la défense de cette place. {Dossier de M. Bergère.) — 
Gendre de M. Guilbert de Pixerécourt, célèbre auteur dramatique, surnomme 
le Corneille du boulevard. — Le général Bergère est né en 1783. 

(b) Fils de Jacques- Joseph Viennet, et de Elisabeth Guiherl, né à Beziers (Hé- 
rault) le 18 novembre 1777. — Entré au service à dix-huit ans. — Lieutenant 
en second d'artillerie de marine en 1796, lieutenant en premier en 1800, adju- 
dant-major en 1807, capitaine adjudant-major en 1808, capitaine en premier 
en 1813. — Place au départ ment de la guerre, et employé connue officier d'état- 
major pies le général Montélegier en 181 i, employé à l'état-major du général 
Darricau le 17 juin 1815, reniii a la disposition du ministre de la marine en 1817, 
admis au corps d'état-m ajor en tîSlN, disponible eu 1819, aide de camp du géné- 
ral !a Grange même année, disponible en 1820, aide de camp du même général 

là. 



228 CHEVALIERS 

Vicnnet (Auguste-Guillauine-Marie-Casimir) (1), 
Sous-intendants militaires : Viennet (Esprit -Antoine -Ce- 

sarj'(2); 

en 1821, disponible en 1822, chef de bataillon même année, désigné pour la re- 
traite en 1827, pension de 1,170 fr. par ordonnance du roi du 2 décembre I S27 . 
réintégré dans le corps royal d'état-major et iidmis au traitement de disponibilité ',- 
23 août 1830, lieutenant-, olonel en 1834, admis à faire valoir ses droits à la re- 
traite le 51 août 1853, pension de retraite de 2,500 fr. le 18 février 1850. — 
Trente-six ans dix mois un jour de services, plus quinze campagnes. (Pensions. 
Dossier de M. Viennet.) — A reçu deux blessures dans le combat que le saisie <u 
l'Hercule a soutenu contre l'escadre anglaise le 2 avril 1798 ; a fait la campagne de 
1813, au 6* corps, commandé par le duc de Raguse; s'est trouvé aux batailles do 
Lutzen, Bautzen, Wurtchen, Dresde, Vaehau, et Leipsick où il a été fut prison- 
nier; le grade de chef de bataillon a été demandé quatre fois pour lui, dans cette 
campagne. (Xote de M. Viennet, du 5 novembre 1813, même Dossier.) — Pelit- 
fils du chevalier de Sainl-L"uis de 17G0. (Voir, pour la nomination, t. I, p. 528. 
et pour les services, t. Il, p. 97.) — Député depuis 1827 jusqu'en 1859, pair de 
France en 1859, membre de l'Académie française en 1850, commandeur de la 
Légion d'honneur en 1S5G. 

(1) Né le G décembre 1779 à Béziers (Hérault). — Entré au serv> • à vingt et 
un ans, dans la 22e demi-brigade d'infanterie légère, devenue le 22e léger. — 
Fourrier en 1800, capitaine en 1810 jusqu'au l ,r septembre 1815, sans inter- 
ruption, dan; le même corps, était en non activité au 1 er mars 1813, employé pen- 
dant les cent-jours, remis en non activité avec traitement lors du licenciement de 
1815, y est resté jusqu'au 1 er juillet 1818. Quinze ans quatre mois dix jours de 
services, plus six ans deux mois et vingt-quatre jours de campagne. Pension de 
G00 fr., moitié du maximum, le 20 février 1820. (Dossiers des pensions.) — Dans 
un autre Mémoire, il est dit que cet officier comptait quatorze campagnes, .t qu il 
avait été blessé trois fois : d'une bille au bras gauche le 25 mai 1813 en Saxe; 
par un boulet, à Leipsick, le 18 octobre, et par un biscaieu à la jambre droite, i 
Hanau, le 50 octobre même année. Nommé commandant de place, à Celte, U 
I e " septembre 1830. (Mêmes Dossiers.) 

(2) Né le 19 novembre 1771, à Saint-Thomas (Aisne). — Entré au service a 
vingt et un ans. employé dans les charrois militaires en qualité de capitaine en 
premier en 1795, adjoint provisoire aux commissaire* des guerres en 179 i. com- 
missaire des guerres en 1793, reformé (mesure générale) en 1800, en réforme 
jusqu'en 1895, réintégré commissaire des guerres en 1805, de première clas?t 
en 1808, sous-inlendant militaire de seconde classe en 1817, devenue pre- 
mière classe en 1821, sous - intendant militaire de seconde classe, organisa- 
tion de 182-2. — Admis à faire valoir ses droits à la retraite eu 1823; trente 
mi de services, plus huit ans trois mois et quinze jours de campagne; pension J- 
1,710 fr. en 182»; mort à Nimes le 50 mars 1827. [Dossiers des pensions ' 



DE 1819. L>29 

Feuillet (Antoine-François) (1). 

Duhamel (Jean-Jacques-François), adjoint aux inspecteurs 
aux revues. 

Blanchard, commissaire des guerres. 

Cavalerie. Chefs $ escadron : de Chaunac de Lanzac (An- 
toine-René) (2) (chasseurs du Var, 20 e ); le comte de Beau- 
mont (Adrien-Jacques- Joseph-Charles); Reille (Honoré-Martin- 
Polyeucle) (3); d'André (Antoine-Josepli-Maurice) (4). 

(1) Commissaire dos guerres le 4 mars 1815. Sous-intendant militaire de 
5*" classe, attaché à la maison militaire du roi; chevalier de la Légion d'honneur 
(Annuaire militaire de 1850, p. 42) ; sous-intendant militaire de la compagnie des 
gardes à pied ordinaires du corps du roi (auparavant Cent-Suis>es). 

(2) Chevalier de la Légion d'honneur. (Abnanach royal de 1817, p. GOG.) — 
Retraité comme lieutenant-colonel. (Archives de la famille.) 

(3) Né en 1781, guide aux guides de Masséna eu 1799, hrigadier même année, 
maréchal des logis en 1801, sous-lieutenant au 8'' dragons en 1802, lieutenant 
en 1801, aide de camp du général (depuis maréchal) Reille, son frère, même 
année; capitaine en 1807, chef d'escadron en 1809, mis en non-activité avec 
traitement le 1er novembre 1815, retraité en 1829. — Trente ans de services et 
quinze campagnes. — Pension de 1,888 fr. — Blessé d'un coup de feu au bras, au 
siège de Gironne. — Campagnes : ans VIII, IX et X, en Italie ; an XII au 
camp de Boulogne, au XIII a. l'armée expéditionnaire embarquée à Toulon, sous 
les ordres du général de Lauriston ; s'est trouvé au combat naval devant le Ferrol ; 
an XIV et 180G à la grande-armée ; 1807 en Prusse et en Pologne ; 1808 en Es- 
pagne; 1809 en Autriche; de 1810 à 181-4 en Espagne ; était aux sièges de Stral- 
suud, en Pumeranie ; de Rose, de Gironne, et de Valence, en Espagne. — Fils de 
messire Joseph Reille, conseiller du roi, lieutenant de la justice royale d'Àntibes, 
et de dame Marguerite Vaquier, son épouse. (Dossiers des Pensions, Archives de la 
guerre.) 

(4) Le marquis d'André, iils d'un ancien député de la noblesse de Provence aux 
états généraux. — Emigré avec ses parents; cadet à l'école de Vienne en 1N05, 
sous-lieutenant aux chevau-légers d'O-Ueilly en 1805, aux chevau-légers de l'em- 
pereur (d'Autriche 1 ) en 1800, lieutenant en 1811 ; a fiit les campagnes de 1805 à 
1807 et de 1809, au service étranger, en Italie et en Allemagne, et a été blesse. — 
Passé en 1811 au service de France, comme lieutenant à la ?uite du i8 e chasseurs 
à cheval; lieutenant adjudant-major en 1815 blessé à Hambourg, mis le lende- 
main à l'ordre du jour de l'armée, et nommé chevalier de la Légion d'honneur par 
le prince d'Eckmuhl, Humiliation non régularisée par suite de l'interruption des 
communications; capitaine au 11** chasseurs à cheval en 1814, chevalier de la 
Légion d'honneur, et place aux grenadiers rovaux de. France ; cl ef d'escadron de 



230 CHEVALIERS 

Capitaines : Beaunier (Laurent) (chasseurs de l'Orne, 10' ; 
de Chabannes (Armand-Ainéïlée-Antoine-Françbis-Victor Du- 

croc) (1). 

Service de la marine : Leblanc (Louis).(2), Margeot (Paul- 
Joseph-Victor), Villeneuve âe Bargemont (Jean-Baptiste) (3), 
lieutenants de vaisseau; Audren de Kerdrel (Casimir -Eu- 
gène), lieutenant de vaisseau en retraite; Coustard de Sou- 
vré, ancien officier de marine (i). 



Nous avons dit qu'en 1811 il avait été arrêté en prin- 
cipe que les officiers, pour être susceptibles d'obtenir la 
croix de Saint-Louis, devaient compter vingt-quatre ans de 
services, campagnes comprises. 

la gendarmerie de Pari. , le 23 janvier 1815 ; émigré à Ga.ul ; officier de la Lé- 
gion d'honneur en 1821; lieutenant-colonel grand prévôt de l'armée d'Espagne 
en 1823; commandeur de la Légion d'honneur même année; chef de la 23e légion 
de gendarmerie en 1821; colonel en 1827; colonel de la gendarmerie d'élite 
en 1828; licencié le 1 er octobre 1830; maréchal de camp en 1831, rang du 
11 août 1830; compris dans le cadre de réserve en 1831; remis en activité 
en 1833; lieutenant général en 184-4; grand officier de la Légion d'honneur 
en 1817; retraité en 1848; relevé de la retraite en 1849; sénateur en 1852: ins- 
pecteur général de cavalerie à Rome, en 1833: grand'-croix de Saint- Grégôire-le- 
Grand, et commandeur de l'ordre du Lion-de-Zuhringen, de Bade. Mort en J8G0. 
[Moniteur de l'armée du 21 février 1860.) 

(1) Il fut reçu par Mgr duc d'Angouléme. {Fiches de classement.) 

(2) Louis-François-Jean. [Annuaire de la marine.) — Capitaine de vaisseau, offi- 
cier de la Légion d'honneur. ( .-tlmanach royal de 1830, p. 670.) — Vice-amiral. 
commandeur de la Légion d'honneur, préfet maritime à Rorheforl. [Jlmanach 
royal-national de 1842, pp. 722 et 713.) - H commandait la frégate l'IJermione 
à l'expédition d'Alger. — Il passa de la préfecture maritime de Rochefort à celh 
de Brest, et fut président de la section de la guerre et de la marine au conseil 
d'État. —Nommé minisire de h manne le 28 juin 18 18, il n'accepta pa*, (Voir 
['Annuaire de la marine de 1800, p. 487.) 

(3) De VhMeneuve-Bargemont, capitaine de vaisseau, officier de la Légion d hon- 
neur, (tlmanach royal de 1830, p. 070.) — 11 était à l'expédition d'Alger. 

[M Lieutenant de vaisseau en 178G. {Liste générale 1787, t. 1, loi. 183, Ar- 
chives de In marine.) 



DE 1819. 231 

Le 9 août 1820, le roi rendit l'ordonnance suivante : 

« Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Na- 
varre ; 

« Voulant déterminer, d'une manière uniforme et invaria- 
ble, les règles de l'admission des officiers de nos armées de 
terre et de mer dans l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; 

« Sur le rapport de nos ministres secrétaires d'État de la 
guerre et de la marine; 

« Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : 

« TITRE PREMIER. 

« DISPOSITIONS GÉNÉRALES COMMUNES AUX ARMÉES DE TERRE ET 
DE MER. 

« Article I er . — Les officiers de terre et de mer sont sus- 
ceptibles de recevoir la croix de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, à titre fie récompense, soit pour des actions 
d'éclat, soit pour la durée et la distinction de leurs services. 

« Art. 2. — Lorsque la croix de Saint-Louis n'est pas 
accordée pour des actions d'éclat, elle ne peut être donnée 
aux officiers de tout grade qu'après vingt-quatre années de 
services, calculées d'après les règles prescrites par la présente 
ordonnance. 

« Pour être susceptible d'être nommé commandeur, il est 
indispensable qu'un chevalier réunisse six années d'an- 
cienneté dans ce dernier grade; 

« Et pour être nommé grand' -croix , qu'un commandeur 
soit pourvu de ce litre depuis quatre ans au moins. 

« Art. 3. — Les services militaires rendus dans un grade 
inférieur à celui d'officier sont calculés d'après les mêmes 
règles, mais ils ne comptent (pie pour moitié. 

« Art. i. — Sont comptés doubles aux officiers de terre 
<jt de mer : 



232 CHEVALIERS 

« 1° Les services pendant les campagnes de guerre ; 

« 2° Pour les officiers de l'armée de terre les service- son 
dans les colonies en temps de paix, soit en temps de guerre 
à dater du jour de rembarquement jusqu'à celui du débar- 
quement en Europe; 

« 3° Pour les officiers de la marine, le service soit à bord 
des bâtiments, soit dans les colonies, sera compté double 
en temps de guerre ; et en temps de paix pour moitié en sus 
de la durée, à dater du jour de l'embarquement jusqu'à ce- 
lui du débarquement. 

« Art. o. — Lorsque, pendant une campagne, un officier 
est forcé de quitter l'armée ou son vaisseau par suite do 
blessures, les services sont comptés comme si la campagne 
d'une année était terminée. 

« Art. 6. — Le temps passé en réforme ne peut être 
compté pour la croix de Saint-Louis. 

« Sont exceptés les officiers auxquels le temps de réforme 
sera compté pour l'avancement et l'admission à la retraite. 

« Art. 7. — Les services rendus dans les administrations 
civiles et autres, dont il n'est pas fait mention dans la pré- 
sente ordonnance, ne sont pas comptés pour la croix de 
Saint-Louis. 

« Art. 8. — Les officiers qui seront admis à la retraite, à 
dater de la présente ordonnance, ne seront plus susceptibles 
d'obtenir la croix de Saint-Louis lorsqu'ils n'auront pas été 
proposés pour cette récompense dans le courant de l'année 
qui suivra leur admission à la retraite. 

« Art. 9. — Les services des officiers de l'armée de terre 
mis provisoirement à la disposition du ministère de la ma- 
rine, et réciproquement, seront comptés suivant les règles 
prescrites pour les officiers de l'armée dans laquelle les ser- 
vices sont rendus. 



DE 1819. "233 



TITRE If. 



« DISPOSITIONS PARTICULIÈRES AUX OFFICIERS DE L ARMEE DE 
TERRE. 

« Art. 10. — Sont susceptibles d'obtenir la croix de Saint- 
Louis dans l'armée de terre tous les officiers de tous grades 
et de toutes armes et ceux de l'intendance militaire. 

« Art. 11. — Est considéré comme service de campagne 
le temps pendant lequel les officiers font partie d'un corps 
d'armée sur le pied de guerre. 

« Art. 12. — Les services dans L'armée de terre ne sont 
comptés qu'à partir de l'âge déterminé par la loi. Toutefois, 
en cas de blessures reçues en combattant avant cet âge, les 
services sont admis à dater du jour de cette blessure. 

« TITRE III. 

« DISPOSITIONS PARTICULIÈRES A L'ARMÉE DE MER. 

« Art. 13. — Sont susceptibles d'obtenir la croix de Saint- 
Louis dans les armées de mer : 

« 1° Les officiers de vaisseau de tout grade entretenus ; 

« 2° Les officiers d'artillerie et des troupes de la marine; 

« 3° Les ingénieurs-constructeurs, depuis le grade d'ins- 
pecteur général jusqu'à celui d'ingénieur ; 

« 4° Les officiers d'administration, depuis le grade d'inten- 
dant jusqu'à celui de commissaire inclusivement, ainsi que 
les contrôleurs de première et seconde classes ; 

« o° Les sous-ingénieurs constructeurs, les sous-contrôleurs 
et les sous-commissaires de marine qui, après dix années 
inactivité dans l'un de ces grades, obtiendront, à titre de ré- 
compense, le grade honorifique d'ingénieur ou de commis- 
saire au moment de leur admission à la retraite. 



•234 CHEVALIERS 

« An. 11. — Dans l'année de mer les services sont comp- 
tés depuis l'âge de seize ans. Ceux des élèves de la marine 
sont admis, par exception, à dater de leur nomination d'élève 
de seconde classe. 

« Dans le cas de blessures reçues en combattant, avant 
Tàge de seize ans, les services sont comptés aux officiers de 
tout grade depuis le jour de la blessure. 

« Art. 15. — Sont comptés comme service d'officier dans 
la marine : 

« 1° Aux ingénieurs-constructeurs, ceux à dater de leur 
admission comme élèves du génie ; 

« 2° Aux officiers d'administration , ceux depuis leur ad- 
mission comme entretenus, d'après une commission de notre 
ministre de la marine. 

« Art. 16. — Les services rendus par les officiers auxi- 
liaires sont comptés pour le temps de leur durée, comme ceux 
des officiers entretenus. 

« Art. 17. — Lorsque des officiers de l'administration de 
la marine ont été embarqués sur les bâtiments avant d'être 
entretenus, leurs services, s'ils ont fait partie de l' état-major 
du bâtiment, seront comptés pour le temps de leur durée, 
comme ceux entretenus. 

« Art. 18. — Nos ministres secrétaires d'État aux dépar- 
tements de la guerre et de la marine sont chargés, chacun en 
ce qui le concerne, de l'exécution de la présente ordonnance. 

« Donné à Paris, le neuvième jour du mois d'août de fan 
de grâce mil huit cent vingt, et de notre règne le vingt-sixième. 

a Signé LOUIS. 

« Par le roi, le ministre secrétaire d'Étal au 
département de la guerre, 
« Signe marquis Y. de l.v Toch-Ma.ubourg. » 

Les mêmes lois régirent l'ordre du Mérite militaire. 



DE 1820. 235 

La préséance dans les cérémonies publiques avait été ré- 
glée précédemment par le roi, ainsi qu'il suit : 

Les granuV-croix de Saint-Louis ou du Mérite militaire pre- 
naient rang concurremment, par ancienneté de nomination, 
avec les grands'-croix de la Légion d'honneur; les comman- 
deurs avec les grands-officiers de la Légion; les chevaliers 
après les commandeurs de la Légion, mais avec les officiers, 
et avant les chevaliers de la Légion, toujours par ancienneté 
de nomination. 



Chevaliers de Saint-Louis nommes en 1820. 

Le comte de Pire (l), lieutenant général. 

Colonels : le baron de Salis (François -Simon-Fidèle -Ro- 
dolphe) (-4 e suisse) (2); Caraffa (fgnace-Jean-Baptiste). 

Chefs de bataillon : de Fayet, (Armand) (légion de 
l'Eure); Pas de Beaulieu (Jean-Baptiste-Pierre (3) (garde 
royale, 1 er régiment); le comte de Riencourt (Roque-Phi- 
lippe-Marie-Adrien) (étal-major); Boucher de Morlaincourl 
(François-Théodore) et Boucher de Morlaincourt (Charles) 
(arme du génie)) ; 



(1) Commandant de la Lésion d'honneur le 10 octobre 1813, général de divi- 
sion le 13 octobre suivant. (Mmanach royal de 1814-1813, pp. 403 et 425.1 — 
Grand officier de l\ Légion d'hon: eur le 3 janvier 1834, commandant la 9 e divi- 
sion militaire. {Almanach royal-national de 1842, pp. 203 et 649.) — En i S iS, 
dans les journées de juin, il marcha, comme volontaire, dans les rangs du 1" ba- 
taillon île la 1" légion delà garde nationale de Paris, qui le lit premier grenadier, 
et lui en remit les insignes, consistant en une paire d'épauleltes de laine, sur- 
montées des trois étoiles de lieutenant général. 

(2) Comte de Salis, commandeur de la Légion d'honneur, colonel du 7' régi- 
ment de la garde royale (L' r suisse), le 8 juin 1823. [Annuaire militaire de 1830, 
,». 180.) 

(5) Cbevalier de la Légion d'honneur. [Almanach royal de 1817, p. 3 58.) — 
Officier de la Légion d'honneur, membre de la chambre des députés. [Almanach 
royal de 1830, p. 133.) 



236 CHEVALIERS 

Rullière (Joseph-Marcelin) (4) (légion du Cher). 

Capitaines : de Hauteclocque (César-Louis-François-Jo- 
sopli) (2) et de Camille ( Adolphe-Jean-Charles } (3) (garde 
royale, e régiment); de Foucault! (Martial-Charles) (4) (garde 
royale, 3 P régiment); le comte de Lallemand (Anne-Baptisle- 
Joseph-Angus(in) (5) (garde royale, i° régiment) ; Davezar 
(Paul) et de Fontenay (Nicolas-François- Arnault Rover) (ar- 
tillerie); de Xaintrailles (Àimé-Louis-Auguste) (6) (état-major . 

Sous-in tendant militaire : Collette (Jacques-Edme). 

Commissaire des guerres : Roze (Jacques). 

anciens officiers : Desplas (Pierre) (T) ; de la Landclle 
(Emmanuel-Armand-Siméon-Paul); de Glapion ( Guillaume- 
César- Arnaud) (8) ; de Saint-Marc (Louis-Luc Dupont). 

(1) Vélile- grenadier de la garde impériale en 1807, sous-lieutenant eu 
i809, chef de bataillon en 1813, colonel en 1S26, maréchal de camp en 183-, 
lieutenant général en 1837, grand officier de la Légion d'honneur en 1839, pair 
de France en 1845; vingt-deux campagnes, en Prusse, en Pologne, en Espagne, 
en Autriche, en France, en Morée, en Afrique ; blessé en Espagne, et prisonnier 
en Russie; admis à la retraite le 7 avril 1818; membre de l'Assemblée consti- 
tuante et de l'Assemblée législative ; promoteur de la loi du 11 août 1839, qui a 
relevé de la retraite les officiers généraux et officiers supérieurs admis d'office 
dans cette position par décrets du gouvernement provisoire ; relevé lui-même de 
la retraite, en vertu de cette loi ; ministre de la guerre du 51 octobre 1819 au 
22 octobre 1850; admis de nouveau à la retraite le 26 décembre 1831. [Annuaire 
militaire de 1860, pp. Iviij et lix.) 

(2) Chef de bataillon au 'i<? régiment d'infanterie de la garde royale le 8 juin 
1823, rang du 25 octobre 1813, chevalier de la Légion d'honneur. [Annuaire mi- 
litaire de 1830, p. 171.) 

(5) Baron de Gauville, chevalier de la Légion d'honneur. [Almanach royal de 
1817, p. 552.) 

(4) Durghe de Foucauld. [Almanach royal de 1S17, p. 552.) 

(5) Comte de l'Allemand. (Almanach royal de 1817, p. 519.) 

(6) Chef de bataillon le 21 juillet 1823 (campagne d'Espagne), aide de camp 
du maréchal duc de Reggio. [Annuaire militaire de 1830. p. 18.) — Colonel, offi- 
cier de la Légion d'honneur. [Almanach royal-national de 1812, p. 655.) 

(7) Ancien lieutenant de gendarmerie. [Fiches de classement.) 

(8) Garde du corps de Louis XVI, compagnie de Luxembourg, chevalier de 
Saint-Louis pour si bonne conduite aui 5 et 6 octobre 1789, et à l'armée de> 
princes. [Archives de la famille.) 



DE 1820. 237 

Cavalerie. Colonel : de Rastignac (Antoine Chapl). 

Chefs d'escadron vu majors : le comte de Busseul (Henri- 
Antoine) (1) (cuirassiers Dauphin, 2 e ); Mac-Shcehy (Jean- 
Bernard-Louis) (2) (chasseurs de la Vendée, c 22 e ); de la 
Bachelerie (Jacques- François -Guillaume) (chasseurs de 
l'Orne, 16 e ). 

(1) Officier de la Légion d'honneur, colonel du 1 er chaleurs à cheval le 27 août 
182G. [Annuaire militaire de 1830, p. 439.) 

(2) Le chevalier Mac-Sheeliy. — Né le 4 décembre 1783. — Entré au service 
à dii-hnil ans, dans le 10* chasseurs à cheval, le 17 mes>idor au X, sous-lieute- 
nant au 1" bataillon irlandais en l'an XII, lieutenant et capitaine même année ; 
capitaine aide de camp du général Desjardins en 1807; employé à l'élat-major du 
5 e corps d'armée, même année (après la mort de son général, tué à Eylau) ; capi- 
taine à la légion polonaise du Nord , même année; capitaine au 3 e de ligne en 
1808; employé a la suite de l'état-major général en 1813 ; chef de bataillon au 
81 e de ligne, même année ; mis à la disposition du major général, armée d'Alle- 
magne, même année; attaché au général fie division comte de Lohau, aide de 
camp de l'empereur, même année ; passé à l'etai-major du 1 er corps d'année, 
même année ; chef de bataillon au -41 e de ligne^ le 1 er octobre 1814; licencié avec 
demi-solde, le 7 août 1813 ; remis en activité comme major aux chasseurs à che- 
val de h Vendée en 1817 ; lieutenant-colonel en 1823; passé au 13 e chasseurs a 
cheval en 1824; mis en suide de congé le 2 décemhre 1830 ; réemployé dans son 
grade au 7 e chasseurs à cheval en 1835, admis à faire valoir ses droits à la re- 
traite en 183i ; pension de retraite de 2,190 francs ; quarante- deux ans huit mois 
et douze jours de services, y compris onze campagnes. — Campagnes, 1801 et 
1803, sur les côtes ; 1806, 1807, 1808, 1809, 1.810, en Autriche, Prus.-e, Polo- 
gne et Allemagne ; 181 1, 1812, lSi5, 1814, en Espagne, Russie, Saxe et France; 
1813, en Fiance. [Dossiers des pensions. ) — Chevalier de la Légion d'honneur 
en 1809, oflicier en 1813. — Aujourd'hui, gérant du journal ["Union (a). 



[a) Un de ses oncles, Mac-Sheeh y iPatrice), a été cadet en 1771, a eu le rang de sous-lieu- 
tenant sans appointements on l"a.aété sous- lieutenant en pied en 1""0, lieutenant en se- 
cond le 20 mars 177 ». -t a été tué à la prise de la Grenade le a juillet suivant. (Registre du régi- 
ment de DiUoii-irlandais, de. 1770 à 1788.] — On trouve, au même registre, a côté de son nom, 
la copie d'une lettre du major Brown à l'abbé Macdcnogh, datée de la Grenade, le 12 juillet 1779. 
Il rend compte des derniers moments de Patrice Mac-Sheehy : « Il a assez vécu pour savoir le 
succès de ses camarades. Il demanda si le fort était pris, et dès qu'on lui eut dit que oui : eh 
bien ! s'écria-t-il, je meurs content ; et il expira. Jamais personne ne se présenta au danger 
avec plus de courage et du gaieté, et jamais oflicier n'a été plus regretté. » — L'n autre Mac- 
Sheehy, adjudant-commandant (colonel) , a été tué ù Ejlau. — Les Mac-Sheehy descendent 
d'un gentilhomme irlandais qui suivit Jaccfucs 11 dans son exil, après la bataille de lu Boyne, 
et qui lit partie de cette bii b -ade célèbre à laquelle Louis XIV donna pour devise : Semper 
et ubipie fidèles. 



238 CHEVALIERS 

Capitaines : le comte d'Ecquevilly (Amable-Charles ! 
(garde royale, lanciers); Simonin (François -Barthélémy 
(chasseurs de l'Orne, 16 e ). 
Service de la marine. 

Lieutenants de vaisseau : Delapoix de Freminvillc (Chris- 
tophe-Paulin) (2); Devcze (Louis-Philibert); le baron de Baye 
(Berthelot) (3); et de Robillard (Marie-Léopold- Antoine) (t). 

Rosières (Louis-Raimond) (o), commissaire général de la 
marine en retraite. 

Anciens officiers : de Yillèle (Joseph, puis au crayon : 
Jean-Baptisle-Guillaume-Maximilien-Séraphin) (6) ; Ghaigneau 
(Jean-Baptiste) (7). 



(1) Capitaine-commandant, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal 
de 1817, p. 561.) 

(2) Capitaine de frégate, chevalier de Maite et de la Légion d'honneur. (Alma- 
nach royal de 1830, p. 671.) 

(3) Son prénom était Auguste. Il se retira du service, comme capitaine de vais- 
seau. 11 était oncle Je M. du Manoir, chevalier de la Légion d'honneur, vice-prési- 
dent de la commission des auteurs dramatiques, et l'un de nos meilleurs et de no< 
plus spirituels auteurs. 

(•i) Capitaine de frégate, chevalier de la Légion d'houneur. {Almanach royal 
de 1830, p. 671.) — Il était à l'expédition d'Alger. 

(5) Commissaire général de la marine, à Brest. (Almanach royal de iSl*, 
p. 315.) — Chevalier de la Légion d'honneur, secrétaire général du ministère de 
la marine. (Almanach impérial de 1812, p. 2-17.) 

(6) Ancien officier de marine, ministre secrétaire d'Etat , nommé par ordon- 
nance du roi, du 10 décembre 1820; reçu en 1814 par Mgr duc d'Angouléine. 
{Registre de l'ordre de 1811 à 1830. fol. 131 , Archives de la marine.) — Celte 
nomination n'est qu'une continuation, Monseigneur duc d'Angoulême ayant agi, eu 
181-1, en vertu des pleins pouvoirs qu'il avait reçus du roi. — M. de Villèle, dé- 
puté de 1813 à 1828, fut en 1820 ministre des finances, puis président du con- 
seil des minisires, chevalier des ordres en 1823, et pair de France lorsqu'il quitta 
le portefeuille, en 1828. — Il a lai>sé la réputation d'un homme d'État habile, in- 
tègre, et d'un sujet dévoué. 

(7) Ancien officier de la marine française, mandarin à la Côchinchine. (Registre 
de l'ordre de 181-t « 1830, fol. 128, Archives de la marine.) — Il servit en Cô- 
chinchine pendant trente ans, tant sur nier que sur terre. (Archives de la fa- 



DE 1821. '230 



Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1821. 

Le baron Debelle, maréchal de camp en retraite (1). 
Colonels : Cadudal Joseph) (2) (26 e de ligne); Trezel (Ca- 
mille-Alphonse) (3) (état-major). 

(1) Baron Debelle île Gachetière, général de brigade, commandant de la Légion 
d'honneur le 11 juillet 180G. (Mmanach impérial de 1812, pp. 283 et IGo.) — 
Maréchal de camp le 1" lévrier 1805. (Mmanach royal de 1811-1813, p. 429.) 

— En 1813, après le retour de Napoléon, il marcha contre Monseigneur duc 
d'Angoulènie, et fut battu au pont de la Drome par Son Altesse Royale. —Porte, 
à lu rentrée du roi, sur la liste du 24 juillet 1813, il fut traduit devant un conseil 
de guerre, et condamné à la peine de mort. Le roi, à la prière de Mgr duc d'An- 
goulême, commua la peine en détention perpétuelle, et, eu 1817, cédant aux 
nouvelles instances de son auguste neveu, il accorda grâce pleine et entière au gé- 
néral Debelle. 

(2) Colonel de la légion du Morbihan. (Almanach royal de 1817, p. G00.) — 
Cette légion devint le 2G e de ligne , à la réorganisation de 1820. — Maréchal de 
camp le 22 mai 1823 (promotion du sacre du roi Charles X), commandeur de la 
Légion d'honneur le 13 septembre 1S27. [Annuaire militaire de 1830, pp. 25 
et 120.) 

(5) Né à Paris le 5 janvier 1780. — Des?inateur au bureau topographique de 
la carte de Souabe on 1801, passé en 1801 au bureau topographique de la carie du 
Hanovre, sous-lieutenant ingénieur-géographe à l'armée de Hanovre en 1805. — 
Campagnes de Prusse et de Pologne en 180G et 1807. — Lieutenant en 1807, 
aide de camp du général Gardanne, ambassadeur en Perse. — Chargé de recon- 
naître la route de l'Inde, il parcourut, seul, et étudia pendant deux ans les routes 
de l'Asie Mineure, du sud de la Turquie, du golfe Per>ique vers l'Inde, presque 
toutes celles de la Per.-e, le Caucase, le pays des Cosaques du Don, Moscou, Smo- 
lensk, Grodno et la Gallicie autrichienne jusqu'à la Moravie; ce travail remarqua- 
ble est déposé au ministère Jes affaires étrangères. — De retour au quartier gé- 
néral à Vienne en 1800, il fut nommé aide de camp du général Guilleminot, et 
partit avec lui pour déterminer les limites des provinces illyriennes. — Passé en 
1810 à l'armée de Catalogne. — Capitaine en 1811. — Campagne de Russie eu 
1812, prit pari aux bataille» de Witepsk, Smolensk, la Moskovva, Malo-Jun>sla- 
vvetz, Wiasma, Kra^noé. — Eut trois chevaux tués sous lui dans cette campagne. 

— Chevalier de la Légion d'honneur en 1815. — Campagne de Saxe, chef de ba- 
taillon, et adjudant-commandant en 1813. — Campagne de France en 181 i. — 
Chargé, à la paix, de la délimitation d'une partie des nouvelles frontières. — Cltel 
d'état-major du 3' corps de l'armée du Nord, eu 1815. — Atteint le 1G juin, au 
village de Saint-AmaiiJ, d'un coup de feu qui entraîna la perte d'un œil. — ,Mu- 



240 CHEVALIERS 

Lieutenants-colonels : le baron de Feuchères (Adrien \; 
tor) (1); le vicomte de Rumigny (Marié -Théodore-Gut'iii- 
luy) (2); 

réchal de camp le 5 juillet 1815, nomination annulée au retour du roi. — Remis fu 
activité le 12 novembre 1816, comme colonel, et attaché à la commission de dénYin,i. 
tion des frontières de l'Est. — Admis avec son grade de colonel dansle corps d\ -i ,i 
major, lors de la création de ce corps, en 1818. — Envoyé fn 1825 à Parmi h 
d'Espagne. — Rentré en France, par suite du mauvais état de sa santé. — Offi- 
cier de la Légion d'honneur en 1826, et secrétaire de la commission de réorgani- 
sation du corps d'état-major. — Membre du comité consultatif d'élat-mnjor en 
1827. — Sous-chef d'etat-major de la division d'expédition de Morée, en 18-S — 
Chef d'état-major de cette division et maréchal de camp en 1829. — Autmi 
temporairement à faire les fonctions de directeur général des troupes régulier.» 
grecques. — Rentré en France, et commandeur de la Légion d'honneur en 18"! 
— Chef d'état-major du corps d'occupation d'Afrique en 1851. — Se signala eu 
1835 contre les tribus des Bouaygues et des Guerounas. —Commandant l'expé- 
dition de Bougie, même année. — Atteint d'une balle à la jambe, au plus fort .1 • 
l'action, dans le combat du 2 octobre. — Commandant la province d'Oran en 
1855, il livra aux troupes d'Abd-el-Kader le sanglant combat de la Macta, fatal à 
nos armes. — Injustement accusé à l'occasion de ce revers, il réclama énergique - 
ment son envoi devant un conseil de guerre, ou un conseil d'enquête , mais le mi- 
nistre de la guerre, qui savait que le général Trezel était à l'abri de tout reproche, 
refusa de faire droit à cette demande. — Rappelé en France, il fut nommé au com- 
mandement de la subdivision de la Dordogne en 1855, et passa en 1830 à celle il 
la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. — Envoyé de nouveau en Afrique en 1830, 
comme commandant de la province de Bône, il se signala au premier siège de 
Constantine, et fut blessé à l'attaque de la porte d'Aicantara. — Grand officier d- 
la Légion d'honneur, et lieutenant général en 1857. — Directeur général du per- 
sonnel et des opérations militaires au ministère de la guerre en 1859. — Comman- 
dant la 12 e division militaire (Nantes), en 18 15. — Pair de France en 18 i0. — 
Ministre de la guerre eu 1817. — Admis dans le cadre de réserve, même année.— 
Retraité en 1818, lors de la suppression du cadre de réserve. — Mort au mois 
d'avril 1800, âge de quatre-vingts ans. [Moniteur de l'armée du 21 avril 1800.)— 
Depuis les événements de 1848, le général Trezel avait rempli les fonction- <i<- 
gouverneur de M. le comte de Paris. 

(1) Aide de camp de Son Altesse Sérénissime Mgr le duc de Bourbon, reçu pir 
Son Altesse Sérénissime. [Fiches de classement.) — Officier de la Légion d hon- 
neur, colonel du 57 e de ligne , le 50 décembre 1823. [Annuaire militaire de 
1850, p. 294.) — Maréchal de camp, commandeur de la Légion d'honneur. [M' 
manach royal-national de 18*2, p. 030.) — Mort lieutenant général. 

[2] Aide de camp de Son Allesse Sérénissime Mgr le duc d'Orléans, reçu pi' 
«Son All.sse Sérénissime. [Fiches de classement.) — Colonel d'infanterie le 23 mai 



DE 1821. 2A1 

Le chevalier de Lachau (Alexandre-Jean-Hyacinthe) (1). 
Chefs de bataillon : de Maupas (Auguste-Henri); Mûndet 
(Rcmy-Joseph) ; de la Bigne (Jean -Baptiste -Gabriel) (2) 
(28 e de ligne); de Faullrier (Joachim-Jacques-Philippe) (ar- 
tillerie) ; Ferrand de Sendricourt (Alexandre) (17 e de ligne) ; 
Fabry (Claude) (artillerie); de Bar (Adrien-Aimé-Fleury) (3) 
(5 e léger); de Ghevigaé de Moncey (François-Louis-Charles 
Bourlon) (état-major) ; Guillemot (Louis); Guillemot (Julien); 
Boucher de Morlaincourt (Maxime-Henri-Ernest) (4) (12 e de 
ligne); Vidal de Lausun (Gabriel-Maurice) (o) (57 e de ligne). 
Capitaines : Barat (Joachim-François) (56 e de ligne); le 
comte du Guillier ( François- Agathon Brunet) (G); Ducasse 
(Pascal-Raphaël) (18 e de ligne); Drivet (François- Julien) (7) 

1825 (promotion du sacre), aide de camp de Son Altesse Royale Mgr le duc 
d'Orléans. [Annuaire militaire de 1830, p. 373.) — Comte de Rumigny, lieute- 
nant général , aide de camp du roi des Français , grand officier de la Légion 
d'honneur. (Almanach royal-national de 1812, p. 43.) 

(1) Lieutenant-colonel en retraite. (Fiches de classement.) — Chef de bataillon 
au 4 e régiment de la garde royale, officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal 
de 1817, p. 548.) 

(2) Major de la légion du Nord (devenu 28 e de ligne en 1820). (Almanach royal 
de 1817, p. 000.) — Neveu du chevalier de Saint-Louis de 1818 (voir plus haut, 
p. 223), petit-fils du chevalier de 1758 (voir, t. 1, p. 030). 

(5) Officier de h Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 20 e léger. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 300.) — Maréchal de camp, commandant de la Légion 
d'honneur. (Almanach royal-national de 1842, p. 030.) — Général de division 
(lieutenant général) le 14 avril 1814, sénateur, grand officier de la Légion d'hon- 
neur. (Annuaire militaire de 1800, p. 30.) 

(4) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 12 e léger. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 330.) 

(5) Officier de la Légion d'honneur, lieutenanl-colonel du 2G e de ligne. (An- 
nuaire militaire de 1M30 , p. 278.) — Colonel du 2 e de ligne. (Almanach royal- 
national de 1842, p. 088.) — Vidal de Lnuzun, commandeur de la Légion d'hon- 
neur, général de brigade (maréchal de camp) en 1844. (Annuaire militaire de 
1800, p. 30.) 

(G) Sous-lieutenant en second au régiment du Roi-infanterie. (État militaire de 
1777, p. 181.) — Lieutenant en second. (État militaire de 1781, p. 200.) — 
Démissionnaire en 1784. — Emigré. 

(7) Capitaine-adjudant major. [Fiches de classement.) 

m. 16 



242 CHEVALIERS 

(13 e de ligne); le marquis de Nettancourt (Jacques-Mario 
Claude) (30 e de ligne) ; de Bony (Jean) (1); Castillon (Jac- 
ques) (13 e léger); d'Adhémar de Lantagnac (Jean-Charles- 

Auguste) (57 e de ligne); le marquis de Lostanges (Arnaud- 
Joseph-Henri-Armand d'Adhémar) (G c régiment de la garde 
royale); do Marquet (Victor-Louis-Joseph) (2); Fix (Maxi- 
milieu) (fusiliers sédentaires, 33 e compagnie;; de Cloua 
(Louis-Charles) (3) (étal-major); le comte de Montaleniberl 
(Paul-Bcrnard-Couturicr-Fournoue); Lapostol (François-Dé- 

siré) (pionniers). 

Lieutenants : le chevalier de Lavau (Élie) (4); Gastebois 
(Jacques-Gabriel) (ol e de ligne). 

Sous-lieutenant : de Lavergne (Martial de Vezeaux). 

Anciens officiers : le comte de Bertier (François-Marie- 
Claude) ; le comte de Yauborel (Charles-Louis-Aimé-François); 
le marquis de Rostaing (Henri-Paulin) ; de Saint-Mars (César- 
Louis-Lambert d'Herbigny); de Falloux du Coudray (o). 

Commissaire des guerres : de Cayrol (6). 

Cavalerie. Colonel : le comte Desplas (Henri-Raimond) (7). 

Chefs d'escadron : de Puysegur (Paul-Jacques) (lanciers 



(1) Adjudant de place. {Fiches de classement.) 

(2) Chevalier de la Légion d'honneur, conservateur dos domaines ruraux de la 
couronne, à Versailles. {Almanach royal de 1830, p. 69 ) - 11 fut reçu par le 
marquis de Lnuriston, ministre de la maison du roi. 

(5) Aide de camp du lieutenant gênerai baron Brenier. — Il reçut la croix du 
Mérite militaire, étant protestant. 

(-4) Adjudant de place. [Fiches de classement.) 

(S) Issu d'une ancienne famille noble. d'Anjou, ce vétéran des armées royales , 
émigré en 1789, et l'un des glorieux soldats de Quiberon, fut nommé comte le 
2 mai 1830. 11 est le père de M. le comte de Falloux, ancien député delà droite 
sous Louis-Philippe, ancien représentant, ancien ministre de l'instruction publi- 
que, membre de l'Académie française, et de Mgr de Falloux, prélat romain. 

(G) Membre de la chambre des députes. {Renseignements fournis par la fa- 
mille.) 

(7) Colonel honoraire. {Fiches ne c'assemerit.) — Ancien maréchal des logis des 
mousquetaires. [Renseignements donnêspar la famille.) 



DE 1821. 2i3 

de la garde royale); le comte de Faiicigny-Lucinge (Ferdi- 
nand- Victor- Amédée-Coligny) (1), sous-lieutenant des 
gardes <lu corps de Monsieur; le baron de Foucauld (Jean- 
Hemery) (artillerie). 

Capitaines : le comte de Fayet (Hypolite) (chasseurs à che- 
val delà Sarthe, 18 e ); Miltgen (Antoine) (chasseurs à che- 
val de T'Orne, 16 e ); de Saint-Mars (César -Louis d'IIer- 
bigny) (cuirassiers d'Angoillême , 3 e ). 

Service de la marine, 

Lieutenants de vaisseau : du Petit-Thouars (Abel-Au- 
bert) (2), de Gauville (Auguste-Louis), Casy (Joseph -Gré- 

(1) Lieutenant-colonel le 1 er janvier 1824, sous-lieutenant des gardes du corps 
du roi, à la suite des compagnies, prince de Lucinge, officier de la Légion d'hon- 
neur, (annuaire militaire de 1850, p. 139.) 

(2) Il fut reçu par M. le duc de Damas, premier gentilhomme de la chamhre 
de Mgr duc d'Angoulème, grand-croix de l'ordre. — Né le 3 août 1703, entré au 
service en 1804, aspirant en 1808, enseigne en 1815, lieutenant de vaisseau en 
1819, capitaine de frégate en 182 i, capitaine de vaisseau en 1854, contre-amiral 
en 1841, vice-amiral en 1846, grand-croix de la Légion d'honneur, membre de 
l'Institut. {Annuaire de la marine de 1SG0, pp. 24 et 25.)— Lorsque l'expédition 
d'Alger fut résolue en 1830, les officiers généraux de la marine, rassemblés en con- 
seil sous la présidence de M. le comte d'Haussez, ministre, et inlluencés par le 
libéralisme, qui plaçait de misérables haines de parti au-dessus des intérêts de 
la France, élevèrent objections sur objections. D'après eux, la régence était ina- 
bordable, et ils n'entrevoyaient que des périls, sans aucune chance de succès. 
M. du Pelit-Thouars, neveu du célèbre marin tué à Aboukir (voir t. Il, 
p. 500), fut appelé par M. d'IIaussez. Il avait fait partie du blocus d'Alger, et 
avait exploré la côte d'Afrique. Il tint tète aux adversaires du projet, et mit à 
néant tous les avis qui tendaient à renoncer à l'expédition. Il fut secondé par un 
de ses collègues, M. Giy de Taradel, porté également dans h promotion de 1821, 
et que le mini-tre avait appelé de même. Ces deux officiers ne pouvaient être ou- 
bliés dans les commandements adonner. Ils rendirent de grands services, et M. de 
Bourmont, pressentant (ce qui arriva) que l'amiral Dupcrré ne les porterait pas 
sur la liste des récompenses, les recommanda à M. d'Haussez, qui répondit qu'il 
avait pris les ordres du roi, et que MM. du Petit-Thouars et de Taradel seraient 
nommés capitaines de vais-eau. La révolution de 1850 empêcha la réalisation de 

16. 



2/j4 CHEVALIERS 

goire) (4), François dit Talma (Jean-Michel -Marie) (2), Cav 
de ïaradel (André-Antoine-Émilien), Roquefeuil (Camillc- 
Joseph), Bazin (Alexandre), Duperrey (Louis-Isidore), de 
Merlliiae. 

De Rasilly (Jean-Louis), ancien officier de marine, et Au- 
ber (Pierre-Séverin), officier de milices, maire du quartier de 
Saint-Paul à l'île Bourbon. 

Chevaliers de Saiiit-Liouis, nommés en 18 22. 

Colonels- : le comte de la Bassetière (Constant-Huberl-Mo- 
risson) (3); le comte de la Bourdonnaye (Auguste). 

cette promesse, et M. du Petil-Tliouars dut se résigner à attendre. Mais enfin If 
mauvais vouloir se lassa. 11 fut promu en 185 i au grade qu'on lui avait conteste, 
et le coup hardi qui établit le protectorat de la France en Océanie lui donna une 
nouvelle illustration. (Voir Y Histoire de l'expédition d'Alger, par M. Alfred Net- 
tement, 1 vol. in-8°.) — L'amiral, n'ayant pas d'enfants, a obtenu de faire passer 
son nom sur la tête du fils de son beau-frère, M. Bergasse (a), nom célèbre dans 
les annales parlementaires. 

(1) Le comte Casy, né le 8 octobre 1787, entré au service en 1803, aspirant 
en -1 804, enseigne en 1808, lieutenant de vaisseau en 1816, capitaine de frégate 
en 1857, capitaine de vaisseau en 1831, contre-amiral en 1839, vice-amiral en 
1813, grand-crok de la Légion d'honneur, sénateur, minisire de la marine du 
•11 mai au 28 juin 1S 18. (Annuaire de la marine de 1860, pp. 2-i et 23 et 187.) 

(2) Novice en 1709, aspirant en 1800, enseigne auxiliaire en 1803, enseigne 
entretenu en 1808, lieutenant de vaisseau eu 1816, chevalier de la Légion d'bon- 
neur en 1829, retraité eu 1831. Quarante -trois ans de services, y compris treize 
campagnes. Pension de retraite de 2,313 francs. Né à Londres le 1 er janvier 1783, 
fils de Jean-Claude François, décédé à Liège, le 13 septembre 1813, et de Anne- 
Gertrude Talma, moite le 18 avril 1806. [Dossier de M. François dit Talma). — 
Ne^veu du célèbre tragédien Talma. 

(5) A fait le? guerres de la Vendée, (archives de la famille.) 

(à) M. Bcrgasse du Pctit-Thouars (Abel-Nieolas-Georges-Henri), né à Eoideaux le 23 mars 
1832, est entré à l'Ecole navale en 1SV7: aspirant de seconde classe en 1849, il est devenu 
aspirant de première classe en 1S51, enseigne eu 1854 et lieutenant de vaisseau en 1856. Il » 
fait les cainpagres de IS'iO à 1850 >ur la Durancc, de lfc.iO sur la Thisbâ, de 1S50 à 1S:>! sur la 
Cavririeusc, en Océanie; «le 1S.V» à l!;55sur le Christophe Colomb, dans la mer ;\oire; de 1*56 
à 1S5"7, il a été officier d'ordonnance de S. E. M. l'amiral iïauielin, ministre de la marine; en 
1858, il a été embarqué sur le Suffren, vaisseau-école des matelots canonniers, et il commande 
aujourd'hui l'aviso ['Euphrate, danr.la station d'Alger. — Détaché aux batteries de la manne, 
à terre, devant Séhastopol, il a été blessé le 12 avril 1855 par un eelat d'obus, et il a été blessé de 
nouveau le 12 juin suivant : forte contusion des deux yeux.— H a été nommé chevalier de la 
Légion d'honneur en Crimée, 1: 2'J avril is:i5. {rtat de services.) 



DE 1822." 245 

Lieutenant-colonel : Hoirie cle la Motte (Jean-Marie) (1) 

(20 e de ligne). 

Chefs de bataillon : de Tournemine (Bernard Vacher) (2); 

Négrier (Francois-Marie-Casimir) (3); Fouchcr (Joseph-De- 

siré) (4); Kocb (Jean-Baptiste) (o). 

Capitaines : Barat (Jean-Claude) (3 e de ligne); de la Pa- 

nouse (Jean-Joseph-Paul) (G); Duhamel (Claude-Marie-Joseph) 

(1) Officier de la Légion d'honneur, colonel du môme régiment le 26 juillet 
1823. {Annuaire militaire de 1830, p. 269.) 

(2) Chef de bataillon nu régiment d'artillerie à pied de la garde royale, rang de 
lieutenant-colonel. (Fiches de classement.) — Officier de la Légion d'honneur, 
lieutenant-colonel du régiment d'artillerie de la garde le 2 février 1826, rang du 
25 octobre 1820. (Annuaire militaire de 1850, p. 202.) 

(5) Chef de bataillon au 54 e de ligne. (Fiches de classement.) — De Négrier, of- 
ficier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 16 e de ligne le 8 juin 1825. 
[Annuaire militaire de 1830, p. 263.) — Lieutenant général, commandeur de la 
Légion d'honneur. (Almanach royal-national de 1812, p. 629.) — Tué le 23 juin 
1848, sur la place de la Bastille, à la tête des troupes qui avaient refoulé l'insur- 
rection depuis l'hôtel de ville jusqu'à la colonne de Juillet. Sa mort précéda 
l'assassinat de Mgr Sibour, archevêque de Paris. ï 

(4) Yélite aux grenadiers à pied de la garde impériale en 1801, caporal dans la 
jeunegardeen 1807, sergent en 1808, serge s; t major et lieutenanten second en 1809, 
sous-adjudant-major aux grenadiers à pied delà vieille garde en 1811, lieutenant en 
premier en 1815, capitaine-adjudant-major, rang de chef de bataillon en 1814. chef 
de bataillon de la Légion de l'Orne en 1817, passé au 51 e de ligne en 1820, 
lieutenant-colonel en 1825, passé au 11 e léger en 182 4, colonel du 45 e en 182D, 
maréchal de camp en 1855, lieutenant général en 1846, commandant de la l re di- 
vision militaire le 15 avril 1818, investi le 15 mai, môme année, du commande- 
ment de toutes les forces rmlitaires de Paris et de la 1" division militaire, passé 
au commandement de la 2 e division militaire (Lille), retraité en 1852, sénateur 
même année, relevé de la retraite et placé dans le cadre de réserve en 1853, mort 
le 27 février 18li0, dan? sa soixante-quatorzième année. — Chevalier de la Légion 
d'honneur à vingt-trois ans en 1S09, officier le 22 février 1814, commandeur en 
183 4, grand officier en 1850, chevalier de Saiut-Ferdinand d'Espagne (2 e classe) 
en 1823. — Blessé à Viana en Espagne en 1810, à Arcis-sur-Aube en 181 4, et à 
Paris le 25 juin 1848, à l'attaque des barricades du faubourg du Temple. — 
Campagnes de 1805 à 1814 ; de 1825 ; et de 1850 a 1852, à la Martinique. (Moni- 
teur de l'armée du 2 mars 1860.) 

(5) Chef de bataillon d'état-major. (Fiches déclassement.) 

(6) Capitaine au 57 e de ligue. (Fiches de classeme t.) — Chevalier de la Légion 



246 CHEVALIERS 

(artillerie); de Vaux (Hyacinthe) (6 e , garde royale); Vande- 
ref (François-Xavier) (train d'artillerie de la garde royale); 
de Lostanges (Chaiies-Louis-Àrtlmr) (4 e , garde royale) (i); 
de Bécays la Caussade (ïhimothée) (2) ; le chevalier de Mon- 
tredon (Henri de Gabriac) (3); de Ligny (Claude-Benoît i 
(30 e de ligne); le comte de la Tour-du-Pin (Louis-Philippe) ( i). 

Rozé (Louis-Madeleine-Élisabcth), sous-lieutenant porte- 
drapeau au 47 e de ligne. 

Anciens officiers ; de Chalus (Paul-Marie-Joseph-François\ 
de Fontenay (Jean-Francois-André-Marcelin-Mell) ; de Lu- 
rieu (André-François-Gonin) ; le marquis de Retz de Male- 
vielle (Pierre-Adam-François) (o) ; le marquis de la Carte. 
Du Buisson (Etienne-Sébastien), lieutenant de gcndarmerie(G). 

De Crcvecœur (Philippe-Louis), sous-intendant militaire. 

Cavalerie. 

Lieutenants -colonels : le marquis de Bourzac (de la 
Cropte); le comte de Cossé-Brissac ( Ailhur-Hugues-Ga- 
briel-Timoléon) (7); le comte de Villoutreys de Brignard 
(Léonard-Charles). 

Chefs d'escadron : de Bougainville (Jean-Baptiste-Hyacin- 
the-Alphonse) (2 e cuirassiers de la garde royale) (8); de 

d'honneur, chef de bataillon au 4S C de ligne. (Annuaire militaire de 1830, 
p. 511.) 

(1) Rang de chef de bataillon. (Fiches de classcme>it.) 

(2) Ancien capitaine. (Fiches de classement.) 
(2) Capitaine invalide. (Fiches de classement.) 
(4) Capitaine en retraite. (Fiches de classement.) 

(o) Ancien officier, chevalier de Saint-Louis le 17 août, mort avant d'avoir été 
reçu. (Fiches de classement.) 

(6) De Buisson (Loiseau), ancien officier breton, retraité capitaine de gendar- 
merie. (Renseignements donnes parla famille,) 

(7) Nonmié par ordonnance du 'i septembre 1825, mais avait été reçu le 22 sep- 
tembre 1822. (Fiches de classement.) 

(8) Chef d'escadron au 2' cuirassiers de la garde royale. (Fiches de classement.) 
— Lieutenant-colonel du 1"' cuirassiers, rang du 1 er niai 1822; officier de la Lé- 
gion d'honneur, (annuaire militaire de 1830, p. -130.) — Retraité comme colonel 
en 1853. 



DE 1822. 2Û7 

Crillon (Arnould-Antoine); de Chasteigner (Alexandre) (1); 
le comte de Chamailles (Barthélemy-Parfail-Édouard Gor- 
tois) (2) ; Sautereau (Jacques) (cuirassiers de Condé) (3). 

Capitaines : de Lupé (Jacques-Joseph-Maiie-Zéphyrine de 
Mayol) (2 e grenadiers à cheval de la garde royale) (4); le 
comte de Mannouryde laBrunnetière(Chaiies-Henri-Édouard) 
(dragons de la garde royale) (o). 

Service de la marine. 

Lieutenants de vaisseau : Cécille (Jcan-Baptiste-Thomas- 
Médée) (0) ; 

(1) Chef d'escadron en retraite. (Fiches de classement.) 

(2) Né à Paris le 3 décembre 1787, enrôlé volontaire aux chasseurs belges, de- 
puis 27 e chasseurs, le 22 novembre 1806; maréchal des logis le 1 er décembre 
même année, sous-lieutenant le 26 décembre 1806, lieutenant en 1809, capitaine 
au 29 e chasseurs en 1815, aide de camp du maréchal duc de Itaguse même année, 
capitaine-commandant aux dragons de la garde royale (à la formation) en 4815, 
breveté chef d'escadron en 1817, chef d'escadron aux chasseurs de la Vendée, de- 
puis '10 e dragons, en 18:21 ; lieutenant-colonel au 2 e carabiniers, et par permuta- 
tion au 5 e cuirassiers, ie 3 janvier 1830. — Chevalier de la Légion d'honneur le 
25 août 1814, chevalier de Saint-Ferdinand d'Espagne en 1825. — Campagnes : 
1807 en Poméranie, 1808 en Espagne, 1809 mi-partie en Espagne et mi-par- 
tie en Autriche, 1812 en Espagne, 1815 en Espagne et en Saxe, 1S25 en Es- 
pagne. — A eu un cheval tué sous lui à Vittoria; son cheval a eu la jambe cassée 
sous lui, et lui-même a été blessé et fait prisonnier à Leîpsick. — Rentré pics du 
maréchal duc de Itaguse le 6 mai 1814. {État de services communiqué.) 

(5) Capitaine-trésorier aux cuirassiers de Condé (6 e ). [Fiches de classement.) 

(4) Chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal de 1817, p. 536.) — 
Chef d'escadron au l lT dragons, rang du 28 juin 1818. (Annuaire militaire de 1830, 
p. 446.) 

(5) Officier de la Légion d'honneur, chef d'escadron au 2 e carabiniers. (Alma- 
nach royal de 1850, p. 654.) 

(6) Le comte Cécille, né le 16 octobre 1787, entré au service en 180 i, aspi- 
rant même année, enseigne en 1810, lieutenant de vaisseau en 1810, capitaine de 
frégate en 1829, capitaine de vaisseau en 1838, contre-amiral en 1811, vice-ami- 
ral en 1847, grand ollicier de. la Légion d'honneur, sénateur. [Annuaire de la ma~ 
rine de 4S00, pp. 21 et 23.) — U fut reçu parle vicomte de Canillac, vice-amiral. 
(Registre de l'ordre, Archives de la marine.) — En 1848 et 1 S 40 une immense 
majorité l'envoya comme représentant de la Seine-Inférieure aux Assemblées con- 
stituante et législative. 



248 CHEVALIERS 

Courson ( Hyacinthe -Alexis -Marie), et Verraot (René- 
Just). 

Rigault de Genouiîly (Jean-Charles), ingénieur de 3* classe. 



CHAPITRE VI. 

Promotions de 1823 et 1824. 



Les promotions de l'année 1823 se partagent en deux ca- 
tégories : nominations ordinaires pour services anciens, no- 
minations extraordinaires pour faits de guerre. Depuis trois 
ans les instincts révolutionnaires agitaient l'Europe. L'Espa- 
gne avait donné le signal, et les Deux-Siciles et le Piémont 
avaient suivi le mouvement. L'esprit de désordre avait été 
comprimé promptement à Naples et à Turin, mais il restait 
à pacifier l'Espagne et à empêcher les cortès de prendre, vis- 
à-vis de Ferdinand VII, l'attitude exécrable que la convention 
avait prise vis-à-vis de Louis XVI. En présence des dangers 
que courait le petit-fils de Philippe V, le roi Louis XVIII 
n'hésita pas. Une armée de cent mille hommes fut mise sous 
le commandement de Mgr duc d'Angoulème, et ce prince 
franchit la Bidassoa le 7 avril. Le 24 mai il entrait à Madrid ; 
le 24 juin commençait le blocus de Cadix; le 16 août Mon- 
seigneur établissait son quartier général à Port-Sainte-Marie ; 
le 31 la garde royale enlevait la position du Trocadéro, qui 
empêchait les vaisseaux de serrer le blocus et de coopérer 
activement aux opérations du siège entre Cadix et l'île de 
Léon ; le 1 er octobre Ferdinand VII, délivré par la fermeté de 
son royal parent, débarquait à Port-Sainte-Marie, et lo 



DE 1823. 249 

2 décembre Mgr duc d'Angoulème rentrait à Paris, à la 
tête de la garde royale et au milieu des acclamations des 
habitants. 

L'opposition libérale essaya de jeter du ridicule sur cette 
campagne, si promptement achevée, et qui, selon ses pre- 
mières prédictions, devait amener la défaite de nos troupes. 
Notre armée fut ce qu'elle sera toujours, brave et disciplinée. 
Partout où l'ennemi se présenta il fut défait; les villes forti- 
fiées furent attaquées et emportées. Si la résistance ne fut pas 
plus énergique, c'est que la révolution seule était en jeu, et 
que la révolution n'est redoutable que lorsqu'on recule de- 
vant elle ; abordée de front et sérieusement elle s'évanouit : 
i c'est la faiblesse des souverains qui fait sa force. Si ceux qui 
attaquent ne trouvent pas devant eux des ennemis acharnés, 
la faute est tout entière à ceux qui se défendent mal et qui 
n'osent engager sérieusement la partie. 

De 1808 à 1814, la première guerre d'Espagne nous avait 
coûté quatre cent mille hommes, et les Espagnols nous forcè- 
rent cUévacuer leur territoire; ils nous refoulèrent jusqu'à 
Toulouse. C'est qu'alors un seul et môme sentiment les ani- 
mait : ils combattaient pour l'indépendance de leur patrie. 
En 1823 nous ne venions pas les conquérir, nous venions les 
sauver. Voilà pourquoi nous avons échoué en 1814 et réussi 
onze ans plus lard. En 1808 nous avions toute l'Espagne 
contre nous; en 1823 elle nous appelait de ses vœux. 

Dans cette campagne les plus grands soins entourèrent le 
soldat; il n'eut à subir aucune privation, mais la plus grande 
discipline lui fut imposée. La maraude fut sévèrement défen- 
due, et le maréchal duc de Reggio, habitué aux guerres de 
l'empire, disait en riant : « C'est la première fois de ma vie 
que je vois un hussard reculer devant un poulet. » 



DE 1823. 249 

2 décembre Mgr duc d'Angoulème rentrait à Paris, à la 
tête de la garde royale et au milieu des acclamations des 
habitants. 

L'opposition libérale essaya de jeter du ridicule sur cette 
campagne, si promptement achevée, et qui, selon ses pre- 
mières prédictions, devait amener la défaite de nos troupes. 
Notre armée fut ce qu'elle sera toujours, brave et disciplinée. 
Partout où l'ennemi se présenta il fut défait; les villes forti- 
fiées furent attaquées et emportées. Si la résistance ne fut pas 
plus énergique, c'est que la révolution seule était en jeu, et 
que la révolution n'est redoutable que lorsqu'on recule de- 
vant elle ; abordée de front et sérieusement elle s'évanouit : 
c'est la faiblesse des souverains qui fait sa force. Si ceux qui 
attaquent ne trouvent pas devant eux des ennemis acharnés, 
la faute est tout entière à ceux qui se défendent mal et qui 
n'osent engager sérieusement la partie. 

De 1808 à 1814, la première guerre d'Espagne nous avait 
coûté quatre cent mille hommes, et les Espagnols nous forcè- 
rent dîévacuer leur territoire; ils nous refoulèrent jusqu'à 
Toulouse. C'est qu'alors un seul et môme sentiment les ani- 
mait : ils combattaient pour l'indépendance de leur patrie. 
En 1823 nous ne venions pas les conquérir, nous venions les 
sauver. Voilà pourquoi nous avons échoué en 1814 et réussi 
onze ans plus lard. En 1808 nous avions toute l'Espagne 
contre nous; en 1823 elle nous appelait de ses vœux. 

Dans cette campagne les plus grands soins entourèrent le 
soldat; il n'eut à subir aucune privation, mais la plus grande 
discipline lui fut imposée. La maraude fut sévèrement défen- 
due, et le maréchal duc de Reggio, habitué aux guerres de 
l'empire, disait en riant : « C'est la première fois de ma vie 
que je vois un hussard reculer devant un poulet. » 



250 CHEVALIERS 

Chevalier» de Saint-Louis nommés en Espagne, par Mgr duc d'Angoulcme, 
et confirmés plus tard par ordonnance du roi (1). 

Gardes du corps du roi : compagnie de Nouilles. Le 
vicomte do Berthier, lieutenant, (colonel), et de Charpin,' 
brigadier-fourrier. 

Compagnie de Luxembourg : Hardoineau, maréchal des 
logis. 

Compagnie de Gr amont: Duniaignaux de la Salle, brigadier. 

Gardes du corps de Monsieur : le marquis de Barbançois, 
lieutenant ; d'André et Dubos, sous-lieutenants. 

Corps aV état-major. — Colonels : le marquis de Longue- 
rue, Pozzo di Borgo, le comte de la Roclie-Aymon (2). 

Lieutenants-colonels : le comte de Sesmaisons (Alexandre- 
Pierre-François-Gabriel) (3), et le comte Léo de Lévis (Guy- 
Antoine), officiers d'ordonnance dumaréclial duc de Reggio; 
le comte d'Osmond (i) (aide de camp du prince généra- 
lissime). 

Chefs de bataillon : de Montlivaut, le comte do Menou 
(Amédée-Louis-Henri) (S), Bouscatel, Bonamy, Belon (aide 
de camp du général Vasserot), du Baret, Druez (aide de 

(l)Nous donnons, plus loin, aux dignataires, les noms des officiers généraux 
promus à cette époque, dans les grades supérieurs de l'ordre. 

(2) Chef d'état-major de la garde royale. {Fiches de classement.) 

(5) Nommé le 15 juillet par Mgr due d'Angoulême, reçu le 18 par Son Altesse 
Rovale, confirmé par ordonnance royale du 10 septembre. (Fiches de classement.) 

(•{) Officier de la Légion d'honneur. (Annuaire militaire de -1830, p. 23.) — 
M. le comte d'Osmond était aide de camp de Mgr duc d'Angoulème depuis 1815, 
et ne cessa ses fonctions <]ue par suite de la révolution de 1830. 

(y) Volontaire dans la cavalerie en ISOGet 1807, lieutenant au 5 e dragons en 1807; 
entré à l'état-major du prince de Neuchàtel ; aide de camp du général B.iilly de 
Montliyon en 1809, en Autriche ; puis en Espagne jusqu'en 1811 ; a fait la cam- 
pagne de Russie; prisonnier à Kœnigsberg, lors de la retraite; capitaine, chevalier 
de la Légion d'honneur, et chef de bataillon. 11 avait demandé instamment à faire 
la campagne d'Espagne, en objectant qu'employé sur la frontière il ne lui conve- 
nait pas d'y rester quand l'armée marchait en avant et allait être engagée. 



DE 1823. 251 

camp du général Guilleminot), do Freslon, Lcpetit de Bran- 
villiérs, Lesterpt, lo comte de la Rochefoucauld (aide de 
camp du prince généralissime), le comte de Sparre (Amablc- 
Louis-Ursule-GusUiYC-Achille) (officier d'ordonnance du maré- 
chal duc de Conegliano). 

Capitaines : Aigoin, le comte de Bouille (aide de camp du 
maréchal duc de Reggio), Borne (aide de camp du général 
duc de Dino), Benoist de Champmontant, Bégon de la Rou- 
zière (aide de camp du général de Rastignac), Balleroy, 
le marquis de Barbançois, Barthélémy, Compagny, Conrad 
(aide de camp du général Schaeffer), Charcelay de la Gateli- 
nière (aide de camp du général Bordessoule), de Cambolas, 
Ducros (aide de camp du général Loverdo), le Duc, Donat 
(aide de camp du général de Kermont), Espcronnier (aide de 
camp du général Bouchu), Escher, Fernel (aide de camp du 
général de la Roehejacquelein), Gaullier des Bordes (aide de 
camp du général Mariage), le comte de Ligniville (aide de camp 
du général Obert), Lecacheux (aide de camp du général Ja- 
min), Mévil (aide de camp du général Ricard), Maux, .Mil lot 
(aide de camp du général Yallin), Maître-Jean (aide de camp 
du général Guillcminot), Doussières, Poinçot, le vicomte de 
Pontcharra, Pellion, Perrin-Solliers, Rousselet (aide de camp 
du prince de Carignan), de Surineau (aide de camp du gé- 
néral deBourmont), de Tilly (aide de camp du général Bon- 
nemains), de Trétan (Bouquier), aide de camp du général de 
Bourmont, Vassal de Sineuil. 

Lieutenants : Monsoudun (officier d'ordonnance du géné- 
ral Bourckc), de Rochemure (officier d'ordonnance du duc 
de Dino). 

Sous-lieutenant : le marquis do Chcvigney (Arthur-Marie- 
Augustc-Franeois de Salles), officier d'ordonnance du géné- 
ral Goujeon. 

Sans désignation de «rade : de Montbreton, officier d'or- 
donnance du maréchal duc de Reggio. 



252 CHEVALIERS 

Garde royale. 

Infanterie, capitaines : Corard, Lafont (1 er régiment) ; <|, 
Marbotin (1), Puchois (2 e ); de Bermond de Vachères (Ainu- 
Arsène-Jean-Baptiste-Gabriel-Poncel-Hypolite) (2), de Chauny- 
Mallet, de Montferré, Rousseau de Larac (3 e ); le vicomte de 
Galard, de Poutier (6 e ); Kalbermatten, de Courlen, de Sehal- 
1er (Damien) (8 e , 1 er suisse delà garde). 

Lieutenants : Mariol de Sicaud (3 e ), de Roll (4 e ), Templier 
de la Rivière (5 e ). 

Cuirassiers de la garde : de Santo-Domingo (3), capi- 
taine au 2 e ; Coibion , sous-lieutenant, même régiment. 

Dragons de la garde : le duc de Fimarcon (Charles-Plii- 
lippe-Cécile-Claire-Henri-Émeric-Sanchez-Othon-Xavier d'Es- 
clignac) (A), chef d'escadron; le comte Froissard de Broissia, 
et Petit de Chamelier, capitaines; de Courcelles, lieutenant. 

Chasseurs à cheval delà garde : le comte de Chateaubriand 
(Geoffroy-Louis) (5), lieutenant-colonel; le baron Mousin de 

(1) 11 fut reçu par son père, capitaine de vaisseau. [Fiches de classement.) — 
M. de Marbotin du Mirai! (Jean), lieutenant des maréchaux de France en 1727, a 
également été chevalier de Saint-Louis d'après les notes de la famille, mais l'ab- 
lence des registres ne nous a pas permis de retrouver cette nomination. 
• (2) Auteur de l'écrit intitulé : De la Garde royale, du 26 juillet au 4 août 1830, 
brochure in-8°, sur la révolution de Juillet. 

(3) Vicomte. (Matricule du régiment.) 

(4) Preissac-Fezensac d'Aquitaine, Arragon de Marestan, d'Orneson, duc d'F.s- 
clignnc, néàVittoria (Espagne) le 18 octobre 1790. — Entré au service en 1800, 
a fait quatre campagnes; blessé de trois coups de feu et de douze coups de sabre 
en 1808 et 1800, d'un éclat d'obus et d'un coup de sabre en 1811, d'un coup de 
feu à Bautzen; d'un coup de sabre et de deux coups de lance en lSRi (émigration). 
A eu plusieurs chevaux tués sous lui dans ces campagnes; a été blessé d'un coup 
de feu à la jambe gauche le 31 juillet 1830, d'où est résulté l'amputation. Cheva- 
lier de la Légion d'honneur le 1 4 juin 1813, officier le 1" juillet 1823; lieute- 
nant-colonel des lanciers de la garde le 7 août 1825. (Registre des lanciers de la 
garde.) — Était devenu duc d'Esclignac par la mort de son père. 

(o) Colonel du 4 e chasseurs à cheval, officier de la Légion d'honneur. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 402.) — En 1830, il rejoignit le roi Charles X à Ram- 
bouillet, et l'accompagna jusqu'à Cherbourg. 



DE 1823. 253 

Berneco-urt, chef d'escadron, Costecaude de Saint-Victor, 
Desfourniels et Fizelier, capitaines ; du Rieux de Marsaguet, 
sous-lieutenant. 

Artillerie de la garde : de Lupé de Mayol , de Surineau, 
capitaines. 

Armée : le duc de Grillon (Félix.-Balbe-Berton) , maréchal 
de camp. 

Colonels : le baron de Chambrun (Charlcs-Aldebert-Emma- 
nuel de Pineton) (1) (V léger); le marquis de Faudoas (4 e chas- 
seurs à cheval), le comte de Montcalm (5 e cuirassiers), de 
Mornay(7 e dragons). 

Lieutenants-colonels : Colavier d'Albizy (à la suite du 16" 
de ligne), Roussel (1 er léger), Magnan (60 e de ligne) (2), de 



(1) Officier de lu Légion d'honneur, colonel du 4 e léger le 4 juillet 1823. 
{Annuaire militaire de 1830, p. 340.) — Ainsi, M. de Chambrun fui nommé co- 
lonel et chevalier de Saint-Louis en Espagne, ce qui prouve la distinction de ses 
services. 

(2) « Je propose pour la croix de Saint-Louis M. Magnan, lieutenant-colonel au 
80e de ligne, pour s'être particulièrement distingué à l'affaire de Galdès, le 14 août, 
où, par son sang-l'oid et ses bonnes dispositions, il contribua au succès de cette 
journée, si glorieuse pour le 60 e . A l'affaire de Esphegas, le 14 juillet, M. Magnan 

commandait deux bataillons du 60 e ; il s'y distingua particulièrement. J'avais de- 
mandé, à cette époque la croix de Saint-Louis pour cet estimable olficier ; ne l'ayant 
point reçue pour cette affaire, je la demande de nouveau avec la plus vive instance 
en sa faveur. Albarès, le 14 octobre 18-3. Le maréchal de camp, vicomte d'UzÈs. » 
— Magnan (Bernard-Pierre), né à Paris le 7 décembre 1701. Soldat au GG e le 
23 décembre 1809, sous-lieutenant le 21 juillet 1811, lieutenant le 8 février 1813, 
capitaine le G septembre suivant, capitaine adjudant-major au 13 e bataillon de ti- 
railleurs le 13 janvier 1814, idem au 6 e régiment de la garde royale le 23 octo- 
bre 1813, breveté chef de bataillon le G septembre 1817, chef de bataillon au 34 e 
le 8 août 1821, lieutenant-colonel du G0 e de ligne le 20 novembre 1822. Chevalier 
de la Légion d'honneur le 23 juin 1813, officier le 20 mars 1820. Le 23 octo- 
bre 1812, en Espagne, à Villa-Marcel, il passa à gué, sous le feu de l'ennemi 
(plus de six cents Anglo-Portugais), à la tète de la compagnie qu'il commandait, 
arriva à l'autre bord, et lit bon nombre de prisonniers avec quelques grenadiers 
qui l'avaient suivi. Le 14 niai 1813, attaqué à ('improviste avec sa compagnie, à 
V.-iHanas, par cinq cents guérillas à cheval et deux cents fantassins, il opéra sa re- 
traite en bon ordre, ne perdit que neuf hommes, et tua à l'ennemi un officier, 



254 CHEVALIERS 

Fournas-Fabrcsan (1 I e chasseurs à cheval) (I), le baron de 
Malet (2), commandant en second le quartier général. 

Chefs de bataillon ou majors : Feisthamel (o° de ligne), 
Laclotte (8 e ), Baraguey-d'Hilliers (9 e ) (3), Lévesque (10 e ,) 



vingt et un hommes et dix-sept chevaux. — A Craoune, le. 7 mars 1814, quoique 
atteint d'un biscaïen au bas-ventre, ce capitaine n'en re^ta pas moins toute la 
journée à son posle. (Mémoire de proposition, ./rchives de la guerre.) — Colonel 
du 49 e le 21 décembre 18:27, a fait partie de l'expédition d'Alger eu 1830, passé 
en Belgique avec autorisation du gouvernement en 1852, général de brigade et 
général de division cri Belgique, maréchal de camp en France le 31 décembre 183"), 
lieutenant général en 1843, commandant la 3 e division de l'armée des Alpes 
en 1858, commandant en chef provisoire de cette armée en 1819. 11 se distingua 
à Lyon, en juin 1819; s'empara en cinq heures de toutes les positions occupées par 
les insurgés, et eut son cheval tué sous lui de deux coups de feu. — Commandeur 
de la Légion d'honneur en 1833, grand officier le 25 juin 1849, grand-croix le 
11 décembre 1831. — Commandant en chef l'armée de Paris le 13 juillet 1851, 
maréchal de France le 2 décembre 1852. — Chevalier de l'ordre de Saint-Ferdi- 
nand d'Espagne (2 e classe) en 1825, campagne d'Espagne; grand'-croix des ordres 
de Léopold de Belgique, de Saint-Benoit-d'Aviz de Portugal, de Saint-Maurice et 
Sajut-Lazarede Sardaigne, du Lion-de-ZoebringendeBade, et du Nishan de Tunis. 
Le mémoire de proposition que nous avons cité ci-dessus prouve que la croix de 
Saint-Louis n'était pas prodiguée, puisqu'il fallut au colonel Magnan deux actions 
d'éclat dans la même campagne pour l'obtenir, et qu'en outre on rappelait trois au- 
tres laits glorieux accomplis sous l'empire. 

(1) De Fournas de la Brosse de Fabresan (Victor-François-Joseph), officier de 
la Légion d'honneur, colonel du 7 e dragons le 5 octobre 4825. [Annuaire mili- 
taire de 1850, p. 432.) 

(2) Le baron de Malet-Roquefort (Jean-Alexandre). Le 12 mars 1S14, il vint 
offrir ses services à Mgr duc d'Angoulème, et fut nommé commandant de place à 
Bordeaux. — Nous n'avons pu signaler, par suite de l'absence des registres, une autre 
personne de cette famille, M. de Malet (Louis-Robert), comte de Graville, qui, en- 
tré au service en 1719 comme guidon des gendarmes de Flandres, devint enseigne 
en 1725 aux gendarmes d'Orléans, sous-lieutenant aux chevau-légers de Berry 
en 1750, mestre de camp d'Orléans-cavalerie en 1754, brigadier même année, 
maréchal de camp en 1745, lieutenant général en 1748, et chevalier des ordres 
en 1759. (Etat militaire de 17G1.) 

(3) Le comte de Baraguey-d'Hilliers (Achille), né à Paris le septembre 1795. 
— Dragon au 3e régiment de l'arme en 180l>, étant élève à l'école de Saint-Cyr; 
sous-lieutenant au 2e chasseurs à cheval eu 1812, lieutenant en 1815, capitaine le 
26 lévrier 181-1, démissionnaire le 10 mai 1813, chef de bataillon le 20 fc- 



DE 1823. 255 

le marquis de Suffren (Jean-Baplisle-François-Auguste) (12 e ), 
Gasquet (14 e ), Delavit (lo e ), de Ponchalon (lo c ), Grégoire 
(16 e ), le Prévost de la Voltais (2U e ), Boulvrais du Bourg 
(31 e ), de Létain (33 e ), Gobineau (37 e ), Cavaignac (Stanislas) 
(40 e ), Duhot (41 e ), do Lavoyrie (3 e léger), Jeanson (5 e ), de 
Blérancourt(7 c ), Talabol(8 e ), le chevalier de Beauregard (Sil- 
vain-Costa) (régiment étranger). 

Chefs d'escadron : le comte de Yaudreuil (Charles-Phi- 
lippe-Joseph-Alfred de Uigaud) (17 e chasseurs à cheval) (1), 
de Cornulier (Toussaint-Jean-Hypolite) (2) (7 e dragons), le 

vrier 181 S , lieutenant-colonel le 23 novembre 1823. Chevalier de la Légion 
d'honneur le 19 novembre 1813, officier en 1823; chevalier de Saint-Ferdinand 
d'Espagne, même année. Campagne de 1812 en Russie, 1813 en Allemagne, 
1825, 1821, 1823 en Espagne, 1830 en Afrique. Blessé d'un coup de sabre à la 
tête le 8 janvier 1815, à Cultn, eu Prusse; blessé d'un coup de boulet, qui lui 
enleva le poignet gauche, à Leipsick , le 18 octobre même année. Proposé pour 
le grade de colonel, par son colonel (signature illisible). — « Cri officier supé- 
rieur est le quatrième de son grade par rang d'ancienneté. Ayant inspecté le ré- 
giment d'où il sortit pour entrer dans la garde royale, j'en ai conçu de l'estime, et 
j'ai eu lieu de remarquer, pendant la campagne, qu'il est aus-i bon officier de 
guerre que je l'avais trouvé bon officier supérieur en temps de paix ; c'est par 
conséquent avec entière confiance que je le propose pour l'emploi de colonel du 
48 e , en remplacement de M. Léridant, proposé pour maréchal de camp. Signé le 
lieutenant général comte de Lovekdo. » — « Cet officier supérieur est remarquable 
par son aptitude et son mérite ; il c.-t, selon moi, à la tète de ceux de son grade 
qui doivent aspirer au grade de colonel, commandant un régiment. Signé le lieu- 
tenant général, commandant la oc division, baron Boyer. » (Mémoires de proposi- 
tions, Alger, 1830, Archives du dépôt de la guerre.) 

Il y a, dans les services ci-dessus relaies, une lacune comblée en partie par la 
uote dugéuéral de Loverdo. L • comte de Baraguey-d'Hil liera entra comme capitaine, 
à la formation de li garde royale, dans le 2 e grenadiers à cheval, et, d'après les 
ordonnances qui régissaient la garde, il fut breveté chef d'escadron, le jour où il 
eut quatre ans du grade île capitaine. 11 fut fait maréchal de France le 28 août 185 i, 
après la prise de Bomarsund (campagne de la Baltique), et il est aujourd'hui 
grand-croix de la Légion d'honneur. Il a l'ait la campagne d'Italie en 1859; il 
commandait à Melegnauo, et ^'est trouvé à Solferino. 

(1) Officier de In Légion d'honneur., colonel du o v chasseurs à cheval. 
[Annuaire militaire de 1850, p. -ICI.) 

(2) Lieutenant-colonel du lli chasseurs à cheval, chevalier de la Légion 



. 256 CHEVALIERS 

comte de Vaugiraud (Pierre-Paul) (9 e dragons), Panisse i V 
chasseurs), Thourette (17 e ), Raoul(19 c ). 

Infanterie de ligne. — Capitaines : Amat, Guerdin \> 
veling, Schaeffer (1 er régiment); d'Aigremont, Bréart, Liclid 
Kamp, Mougin (2 e ); Amyot-Dumesnil, Desrolines delà Mou, 
deMalherbe, dePraille-Chabert (3 e ); Ilufty, Lafaige (4 e ); Diecl,,' 
Emery, de Mauduit (5 e ); le marquis de Boisgelin (Armand' 
Pierre-Marie)(l),d'Espagnet,Neumayer,Perron,Rousseaii de 
Saint-Pons (0 e ); de Cussy (Louis-Achille-Anne), Petit (Bonn- 
venture), Furet de Prébaron, Lemarehand (7 e ); de La Roche 
Saint-André, de Sainl-Santin (Duffau), Simon (8 e ); Alexan- 
dre, deMauny, Porte, Renault (9 e ),le comte de Beyssac, Guil- 
laume, Lannolier, Macron (10 e ); Faitot, Leyder, Clément 
(II e ); Grouazel (12*); Lorquet, Talour de la Villenïère, Tal- 
lerie (13 e ); Brice, Belamy, Clouet (Eléonore), Delmas (14 e ); 
Balzac, Cousin, Leveling (15 è ); Genneciaux, Hebant, Rhe.n,' 
Suisse (16 e ); Lemaistre de Ferrières (à la suite du 16 e ); Ci' 
gex, Tardieu (17 e ); Meunier (18 e ); Barbaza, Ducheyron, 
Maire (19 e ); Deidier, Marquiand, Masclary (Chauvet), Pou- 
railly, Seyvon (20 e ); Bénard, Lourdel-Hénaut, Cassard'(21 e ; 
Giot, Gondrand, Lebas de Sainte-Croix, Laserre, Pienné' 
Preugnaud (22 e ); Langermann (2), de la Pommarède, de 
Martel (23 e ); d'Autenay, Cassaigne, François, le vicomte de 
Scepeaux (2-i e ; ; Gauthier, Oizelle (25 e ); Hocquet, Regalia 
(26 e ); Menusier, Souillier (27 e ); Barthélémy, Céha, Raspony 

d'honneur, (,/nnuaire militaire de 1830, p. 475.) _ D'après les archives Je la 
famdle, un autre M. de Comulier, seigneur de la Lionnière, capitaine de cavale- 
rie, eta.t quahfié chevalier de Saint-Louis en 1747. Sa nomination doit être anté- 
rieure à la reprise des registres. 

(1) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine au O de la carde royale, le 
4 mai 1828; capitaine le lti mars 1813. {,/nnuaire militaire de 1830, p. 178.) 

(2) La promotion de cet oflîcier est du 24 septembre 1823, confirmée le 
M février 1821. Un autre Langermann, également capitaine au même régiment, 
oblmt la croix du Mérite militaire le 24 octobre. Cette nomination fut confirmée 
le 24 décembre. 



DE 1823. 257 

(28 e ); Granat, Plomb (29 e ); Fournet. de Guillebon, Leroux 
(30 e ); Brunei de Trié, de Martel (31 e ); Herbault, Philippon 
(32 e ) (l); André, Chaballier (33 e ); Àuvray, Duvernois, Du- 
blanchy, le comte de Fenoyl-Gayardon, Huber, Samson, Mi- 
chaux, Lavèncs (34 e ); Dcfresney, Genève, Noël, Pélisssier, 
Simonin (3o e ; ; Comté, Glaçon, Gremeaux, Grandcourt, Ro- 
che, Willemin (36 e ); Dutertre (Gabriel), Fournier, Texier, 
Pabot-Chatelard (37 e ); Michaud, Theron, Raby (38 e ); Fraisse, 
de Tilly, le comte de Ruffo-Lafare (39°); Duchamp, le marquis 
d'AUcins, de Renaud (40 e ); Lienard, Picard (41 e ); Boussés 
de Lagrange, Guillier de Chalvron, Darnaud (60 e ), 

Lieutenants : Le Gros (4 e ); Gérard (II e ); Soyer (14 e ); 
Cappé (17 e ); Grenier, Rurange (20 e ); Ilercau (21 e ); Banner 
(24 e );.Rivaud (29 e ); Tiran (33 e ); Motet (34 e ); Guida (35 e ); 
Goetz, Saisset (36 e ); Klein (38 e ); Crétin (39 e ); Bassand (40 e ); 
ïessier (60 e ). 

Sous-lieutenants : Pérès (3 e ); Lamy (21 e ); de Mouy (30 e ). 

Infanterie légère. — Capitaines : Péan de Ponfilly, Ro 
mangin (1 er ); Bourcelet, Cottolène, de Chailan (C), de Chai- 
lan (].), d'Everlange (2 e ); Boyer, Jacotin, Rabusson, Mueg, 
de Yerninac Sainl-Maur (3 e ); de Carowé, Duval, Delcnse, 
Guilhanmann, Rovedo (4 e ); Gauthier (o e ); Mansuy, Picot (6°); 
Hazon de Saint-Firmin, Portâtes, Pierre, le marquis de Saillan 
(7 e ); Duconrlhial (8 e ); G oujeat [9 e ); Bourdon, Moureau (12 e ); 
Jourgon de Gouttenois (18 e ); Bourdic (19 e ); Colin, le Lymo- 
ni ai de la Marche (20 e ); Garrido (régiment de Hohenlohe). 
Lieutenants : Ursi (8 e ); Roche (9=). 
Sous-lieutenants : Féréol, Verger (19 e ). 
Cavalerie. — Cuirassiers. — Chefs d'escadron : Laribière 
(2*); vicomte de Castéja (o e ) (Jean -Marie -François Bian- 
clos) (2). 

(1) Un autre capitaine du o2 f , M. Lapierre, reçut la croix du Mérite militaire, 
ainsi que M. llauck, capitaine au 33 e . 

(2) Chevalier du la Lé-ion d'honueur, chef d'escadron aux lanciers de la carde 

111. 17 



258 GHEVALIERS 

Capitaines : Ycran l ,2 e ); d'Arcis et Pierlot (4 fc ;; Depingyr, 

(6 e ). 

Lieutenants : Bourncl (I e ); Honné (6 e ). 

Dragons. — Capitaines : Chape et Morlet (2 e ); de Cadi- 
gnan et de Folard ^3 e ); Fabre et de la Grange (4 e ); d'IIuulc- 
ville et de Tourreau (5 e ); Magnier (G e j; Moreau (8 e ); Jossciiii 
et du Breuil (9 C ; ; Petit (Ambroise) (10 e ). 

Lieutenant : Spicher (4 e ). 

Sous-lieutenant : Iluct (8 e ). 

Chasseurs à cheval. — Capitaines : Souzès d'Aïbergarin 
(3 e ); de Guillomont, d'Ackweiller (4 e ); Lebon-Desmottes, Ver- 
nety (5 e ); Larue (0 e ); Mausol, Vast Vimeux (7 e ) (1); de Mur- 
ville et Tinel (9 e ); Chamon, Eyroux, de la Paumelière (10 e ); 
deCantel, Sainco-stard (12 e ); Cullet, Guiot du Doignou (14 e ); 
Cossette (17 e ); de Colin, Mauchamp(18 e );Fillion, d'Aldéguier 
(Epiphanc-Paulin-Bazile-Flavien) (19 e ); de FEnferna, de Ruf- 

royale le 27 août 1820, rang du 20 décembre 1820. (Annuaire militaire de 1830, 
p. 198.) — Nommé officier de la Légion d'honneur à Rambouillet le ,1 er août 1830. 
(1) Le baron Va>t-Yimeux (Charles-Louis), né à Paris le 20 octobre 1TN7, 
mort à la Rochelle le 2") septembre 1839. — Enrôlé volontaire au 10 e huss.tr ■ !> 
en 1803, sous-lieuteiu'tut au 09 e de ligne en 1808, lieutenant au 59 e en 1810, 
aide de camp des généraux Roget etDornès eu 1811 et 1812, capitaine au 5'- cui- 
rassiers en 1812, passé an 7' chasseurs à cheval en 1810, chef d'escadron en 18:23, 
idem au 10'' chasseurs en 1850, lieutenant-colonel du même régiment en 1833, 
colonel du 12 L " dragons en 1838, maréchal de camp en 18-iG. — Chevalier de 
Saint-Louis, pour sa belle conduite au passage du pont de San-Payo en Espagne. 

— Chevalier de la Légion d'honneur en 1813, officier en 1820, commandeur 
en 1843. — Campagnes de 1803 à 1807 en Allemagne, 1808, 1809, 1810, en 
Espagne ; 1812 en Russie. 1815 en Saxe ; 181 ï, 1815, en France ; 1823 en Espa- 
gne. — Blessé d'un coup de l'eu à la jambe gauche, au siège de Saragosse en 1809. 

— Pénétra un des premiers dans la grande redoute à la Moskowa. — Se couvrit 
de gloire à Waterloo, dans une charge brillante contre un carré anglais. — 
Nommé député au corps législatif eu 1852 et en 1837. — Neveu du lieutenant 
général baron .Vimeux, commandant en chef l'armée de l'Ouest en 1791, et la 
forteresse de Luxembourg en 18Ï3. — Son nom est continué dans l'année par 
ses tils : l'un capitaine au 1-'' elnsseurs; l'autre sous-lieutenant au l tr régiment 
de même arme. [Moniteur de L'armée du mois d'octobre 1839,) 



DE 1823. 259 

fey (Leclcrc), de Montigny (20 e ); Ferry de Fontnouvelle, Hé- 
bert, Masson de Morfontaine (22 e ); Bauzil, Kronn (23 e ). 

Lieutenants : Rédot (G e ); Démange (7 e ); Briant et Dé- 
mange (1 7 e ). 

Sous-lieutenants : Saudax (13 e ); Guillet (20 e ); Yossc (9 e ). 

Hussards. — Capitaines : De Courtois, Flcddermann, 
Cler, Vigneras (1 er ); Conrad (2 e ); Jolly, le chevalier deBucy 
(3 e ); Bademer, de Uaucourt (Poncelin) (-4 e ); le comte d'IIeilli- 
mer, Pelin (5 e ), Colard, Gaslebois (Armand-Joscph-Jean) (6 e ). 

Le sous-lieutenant Forster (5 e ) obtint la croix du Mérite 
militaire. 

Gendarmerie. — Capitaines : Bermondet de Cromières, 
Damour. 

Lieutenants : Durieux de Mouxy, Jamet. 

Artillerie à pied. — Lieutenant -colonel : Ducos de la 
Ilitte (Jean-Ernest), aide de camp de monsieur le Dau- 
phin (1). 

Chef de bataillon : Charpentier (5 e bataillon). 

Capitaines : Desbacq, Guerneaux, Giret, Guy (état-ma- 
jor), Delairc (I er bataillon), Bellet, Guibert, .Métayer (2 e ), 
Morel (3 e ), Bourgeois, de Maintenant (I e ), Colliot de la Mal- 
tais, Jeannet-Laloue, Roy (5 e ), Bezault, Lelièvre, Langaudin 
(6 e ), Farjon, Fremy (7 e ), Henry, Aubert de Vencelîes, Souil- 
ler (8 e ), Audoury, dcBroca, Candie de Saint-Simon, Even de 
Vincé, Thiéry (parc de siège), Glorieux (campement). 

Artillerie a cheval. — Capitaines : Roussot de Leyva 
(1 er escadron), Perchain, Maynard (2 e ), Reguis (3 e ). 



(1) Dhco?, vicomte de la Hitte. Nommé, par ordonnance du 27 septembre 182G 3 
pour prendre rang du Kl a\ril ÏS-lô, date de sa réception par Mgr duc d'An- 
goulème. (l'ich'S de classement.) — Maréchal de camp le 22 février 1829, com- 
mandeur de la Légion d'honneur, commandant L'artillerie de l'expédition d'Afri- 
que. [Annuaire militaire <l>- lsr.0, p. LUI.) — Lieutenant général en 1 8-i0, séna- 
teur, grand'-crok le fa Légion d'honneur, président du comité d'artillerie et de 
la commission de dét'eme des côtes. (Jnnuaire militaire do 1SG0, p. ÔG.) 

17. 



260 CHEVALIERS 

Pontonniers. — Capitaines : de Bressolles (Àntoinc-Jo- 
seph-Ferdinand) (1), Bourguignon, Lejeune. 

Escadrons du train. — Capitaines : Pasquier (adjudant' 
major), Baillard (3 e ), Humbcrt (4 e ), Belchamps (5 e ), Mourcn 
(6 e ), de Castel (7 e ), 

Lieutenants du train : Proth (5 e escadron), Marteau, Pou- 
let (6 e ), Coquebert, Maûsât (7 e ). 

Sous-lieutenant : Thiellas (1 er escadron). 
Génie : Dorlodot des Essarts, chef de bataillon, aide de 
camp de 31. le lieutenant général Dode de la Brunerie; Vi- 
quesnel, capitaine aide de camp; d'Oussières, Vène, capi- 
taines d'état-major; les capitaines Vieux, d'Aigremont, Rom- 
phleur, Simon, Pastey. 

Sous-intendants militaires de. 3 e classe: Duplaa, de l'Aubé- 
pin (Aimé-Joseph-Antoine le Lieurre), Marchant, Robert. 
Service de la marine : 

Lieutenants de vaisseau : Charmasson, Salvy, Richard, de 
Brettcville (Revel), Peyronnel, de Puechedron (Buos). 

Telle fut la part de notre brave armée, en ce qui concerne 
l'Ordre de Saint-Louis; de nombreux avancements dans cha- 
que arme et des promotions dans la Légion d'honneur, récom- 
pensèrent encore la vaillance et la fidélité. En outre, le roi 
Ferdinand VU, après sa délivrance, mit à la disposition du 
prince généralissime, de nombreuses croix des ordres de 
Charles 111 et de Saint-Ferdinand. 

Autres chevaliers de Saint-Louis nommés en 1823. 

Armée de terre : 

Garde royale, infanterie; 

(1) Général de division le i" novembre 18aô, prand officier de la Lotion 
d'honneur, directeur du service de l'artillerie au ministère de la guerre. (Annuaire 
militaire de 18GÛ, p. 57.) 



DE 1823. 261 

Lieutenant-colonel : Le baron de Bcsenval (Urs-Joseph-Au- 
gustin) (8 e ) (1). 

Capitaines : de la Villéon (Jean-Toussaint-Acliille) (4 e ) (2), 
Villaret de Joyeuse (Auguste-Marie) (6 e ); Wild (Henri) 
(8 e ) (3); de Carné (Auguste-Bon-Marie) (3 e ). 

Armée de terre; 

Chef de bataillon d'état-major : de Bréa (Jean-Baptisle- 
Fidèle) (4). 

Sous-intendant militaire : Auber (Victor-Joseph) (5). 

Gendarmerie : de Caqueray (Jean-Baptiste) capitaine (2 



Qe 



(1) Lieutenant-colonel du Se de la garde (2 e suisse). — Il fut reçu par Mon- 
sieur. (Fiches de classement.) — Colonel du même régiment le 14 juillet 1821, 
oflicier de la Légion d'honneur, (.-Junuaire militaire de 1830, p. 183.) 

(2) Chevalier de la Légion d'honneur. (Mmanach royal de 1817, p. 349.) — 
Chef de bataillon au 2? de la garde le M juillet 1823 (rang du 23 octobre 181 .">) , 
officier de la Légion d'honneur. [Annuaire militaire de 1830, p. 103.) — Il fit 
sous l'empire toutes les campagnes d'Espagne, fut capitaine ù vingt-deux ans, et 
entra dans la garde à la formation. 11 était présent, en 1830, au licenciement à 
Maintenon, et se retira du service à cette époque. {Renseignements donnés par la 
famille.) — Fils du chevalier de 1780. (Voir t. II, p. 4.44.) — Compris dans la 
promotion du 20 août, il lut nommé à Paris, pendant qu'il gagnait en Espagne 
le grade de chef de bataillon dans la garde, ce qui lui donnait le rang de lieute- 
nant-colonel, du jour de- sa nomination. 

(5) Capitaine trésorier. Protestant, il reçut la croix du Mérite militaire. [Fi- 
ches déclassement.) 

(4) Chef de bataillon »le 23 décembre 1816, officier de la Légion d'honneur. 
(Annuaire militaire de 1S30, p. -18.) — Colonel d'état-major. (Mmanach royal- 
national de 18i2, p. 633.) — Général de brigade, il fut chargé au mois de 
juin 184S de l'attaque de la barricade élevée à la barrière Saint-Jacques. Espérant 
venir à bout des insurgés par la persuasion, il se rendit au milieu d'eux, fut ar- 
rêté, et assassiné avec son aide de camp ; car on ne peut employer un autre terme 
pour flétrir cette violation du droit des gens. Ses meurtriers, recherchés plus 
tard, furent condamnes à la peine de mort et exécutés. 

(5) Chevalier de la Légion d'honneur, commissaire des guerres le 13 mai 1813. 
(Annuaire militaire de 1830, p. 41.) — Frère de M. Auber, membre de l'Institut, 
directeur du Conservatoire de musique et de déclamation, commandeur de la Lé- 
gion d'honneur, le plus illustre de nos compositeurs dramatiques, surnommé le 
Rossini français. 



262 CHEVALIERS 

légion) et Ponlcvoye (Jeari-Baptiste-Edouard-Narcisse I .. 
vart de), lieutenant. 

Infanterie de ligne on légère ; 

Capitaines : de Saint-Julien (Henri-Alexis) (46 e ); de(ii^. 
gneuil (François-Pbilippe-Avril) (42 e ) (l);Ponsard (Jean-Mari • 
Baptiste) (2); Césena (Jean-Baptiste) (3); Potier de Pomnn.ii 
(Louis-René) (4). 

Officier en non-activité : Le comte Hydc de Neuville. 

Anciens officiers : Froment de Champlagarde (Anne-Char. 
les) ; le comte des Iïoms baron de Favolles (Jean-François :. ; 
deMazières (Jean-Baptiste-Etienne-Jacobet); le comte de Chain- 
bray (Edouard) (6); de la Coste (Joseph-Viala) (7) ; de Mon- 
diaux ( Jean-Bapliste-Casimir Bachelier) (8); Du Petit- 

(1) Elève à l'école militaire de Fontainebleau en 180G, sous-lieutenant on 1807, 
lieutenant en 1811, capitaine dans la légion de la Charente (plus tard 42e de lui: j 
en 1819. — Prisonnier de guerre aux iles Baléares de 1812 à 181-i. Mis en traite- 
ment de réforme en 1S28, retraité en 1837. [État de services communique.) 

(2) Capitaine en retraite. {Fiches de classement.) . 

(<>) Capitaine de canonniers sédentaires. [Fiches de classement.) — Capitaine ■ ri 
premier de la 7 e compagnie de canonniers sédentaires, à Montpellier. [Annwnn 
militaire de 1830, p. 361.) 

(4) Capitaine en retraite. [Fiches de classement.) 

(3) Des lloms de Faverolles. [Titres de la famille.) 

(G) Il fut reçu par le comte de Chambray (sans doute le chevalier de 170S 
(voir plus haut, p. 35) devenu comte). 

(7) Nommé le 8 août 1823, pour prendre rang du 20 aeùt 1S23 ; il fut reçu | >r 
le marquis de Suffren. [Fiches de classement.) — Il avait gagné la croix de Saint- 
Louis k Quiberon, à dix-sept ans et demi, et devint l'un des doyens des chevalh r> 
de Saint-Louis de la Provence. [Renseignements donnés par la famille.) 

(8) Né le 21 septembre 1775. Oilieicr dans l'armée royale de la Vendée va 
mai 1702, présent à la pacification en 1800. — Volontaire royal le 10 mars 1813, 
— Mousquetaire, Ire compagnie, le 22 avril 1813, à Gand.— Licencié avec w 
compagnie le 51 décembre 1815. — A fait les campagnes de la Vendée de 17. - 
à 1799 inclus, et telle de 1815 à l'armée royale, à Gand. — Blessé dans la I- »r« l 
d'Eu, de deux chevrotines au bras gauche, étant à la tète d'un parti royaliste. — 
Blesse d'un coup de feu à la tète et à la main dans une affaire contre la garnis m 
de Rouen. — En 1700, sous le Directoire, et sa dernière blessure étant encore 
fraîche, il s'est constitué prisonnier à lilangy, pour obtenir la liberté de sou p-"i 



DE 1823. 263 

Thouars (Aubert) (1); Dutertre-Desaigremont (François-René- 
Jcan-Baptisle); le comte de la Porte de Pinçon ( Pierre-Phi- 
lippc-Gaspard) ; d'Arbellcs (Claude-François) (2); le chevalier 
de Belchamps (Adam-Marie -Elisabcth-Henri-Louis) (3); du 
Fougeray (Jcan-Bapliste-Laurent-Garnier) (4). 

Cavalerie • 

Lieutenant-colonel : le marquis de Saint-Mars (Abel-Jac- 
ques-Louis de Poilloue) (5). 

Sows-lieutcnanl : Bar (Jean -Nicolas) (chasseurs des Al- 
pes, 2 e ). 

ancien officier : le marquis de Beaumont (Christoplie- 
Louis). 

Service de la marine : le vicomte de Turpin (Jacques-Gas- 
pard), capitaine de port à la Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). 

Aycard (André-Romain), ancien capitaine de frégate. 
• A la suite du nom d'un officier qui faisait partie de cette 
promotion, on trouve la mention suivante sur le registre de 
Tordre : « Exclu de l'ordre de Saint-Louis, et rave des con- 



arrêté comme otage pour lui. — A été conduit, les mains et les pieds lié*, à Dieppe, 
où il a comparu devant un jury et une commission militaire. — Mis, pour deux 
ans, sous la surveillance de la haute police. — Chevalier de l'ordre de Saint-Wla- 
dimir le 2 juin 181 i. [Registre matricule de la l rc compagnie des mousquetaires, 
4814-1815.) — Beau-père de M. Delamarre, directeur du journal la l'atrie, an- 
cien memhre du Corps législatif, commandeur de la Légion d'honneur. 

(1) Lieutenant en retraite. [Fiches de classement.) — Memhre de l'Institut, 
Académie des sciences, section de botanique. [Almanacli royal de 1850, p. 727.) 
— Ancien lieutenant au régiment de la Couronne, frère du chevalier de 1792 
(voir t. II, p. 500), tue à Aboukir. 

(2) L'orthographe du nom est d'Arbel. 
(5) Ancien officier vendéen. 

(4) 11 fut reçu par le baron de Saint-Jacques, colonel [Fiches de classement), 
et aide de camp titulaire de S. A.R. Mgr le duc de Bourbon, prince de Condé. [Al- 
manach royal de 1850, p. 9t.) 

(5) Lieutenant-colonel en retraite. Il fut reçu par M. Poilloue de Bierville, chef 
de bataillon [Fiches de clàssefiient), chevalier de Saint-Louis eu 1797. (V. plus 
haut, p. 57.) 



264 CHEVALIERS 

trôles avec interdiction de porter les insignes, par dOcrei 
impérial du 2 i janvier 1 800, par suite de divers jugements 
qui l'ont rendu indigne de porter la décoration (1). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1824. 



Armée de terre; 

Colonels : le marquis de Calvière (Jacques-Alexis) (2) ; i 
Pleine-Selve (Arthur-Denis-Macquerel) (3). 

Lieutenants-colonels : le vicomte de Sinety (André-Loui 
Woldemar-Alphée) (4); 



(1) Nous avons reproduit cette note, parce que d'anciens chevaliers de Saint- 
Louis demandent, encore aujourd'hui, s'ils ont le droit de porter la croix qui leur 
a été décernée. 

(2) Colonel d'élat-major. Il fut reçu, le 26 août, par M. le marquis de Clermont- 
Tonnerre, ministre de la guerre, et prend rang de ce jour, quoique sa nomination 
soit portée au 8 décembre lS2i. 

(3) Né le 27 mai 1783. Sous-lieutenant et lieutenant en 1807, capitaine en 1 SOI». 
— Lieutenant au 1 er voltigeurs de la garde impériale en 1810. — Chef de ba- 
taillon dans la ligne le 8 avril 1813, chef de bataillon aide de camp du général 
Dumoustier le 14 du même mois. — Chef de bataillon au 3 e de la garde royale, à 
la formation en 1813; lieutenant-colonel de la légion de l'Hérault en 1817; lieu- 
tenant-colonel du 1er d e l a garde e n 1820; colonel du 64e de ligne en 1823, colonel 
du 3 P régiment de la garde royale en 1828. — Mort le 29 août 1S30, des blessur. s 
reçues le 28 juillet même année. — Sept campagnes. — Chevalier de la Légion 
d'honneur en 1813, officier en 1822, commandeur en 1827. — Le 16 octobre 1 S 1 • > . 
il lit prisonnier de sa main, sur le champ de bataille de Leipsick, le feld maréchal 
comte de Meerfeld, quartier-maître général de l'armée des alliés. (Registre du 
5 e régiment de la garde royale.) — Blessé mortellement à l'attaque des barrica- 
des de la rue Saint-Denis, où il donnait à ses soldats l'exemple du courage et du 
dévouement, il ne put être transporté à l'hôpital du Gros-Caillou que fort avant 
dans la soirée, et voulut que tous les hommes de son régiment également blessés 
fussent pansés avant lui. 

(4) De Sinety (André-Louis-Woldemar-Alphée). — Lieutenant-colonel de ca- 
valerie. — Né le 11 juillet 1791, à Lurcy-Levy (Allier). — Entré au service à 
l'Age de quinze ans et demi, chasseur au 27 e chasseurs à cheval le 5 février 180/. 
a eu seize ans d'âge le 11 juillet 1807, sous-lieutenant en 1808, lieutenant en 1810. 
capitaine au 11 1 -' hussards en 1812, aide de camp' de M. le général de Lauriston 
en 1813, chef d'escadron au 3' cuirassiers même année, mis en demi-solde en 1SIJ, 



DE 1824. 265 

Le baron de la Tour-du-Pin-Gouvernel (Jean-Marie) (I). 

Chefs de bataillon : le vicomte d'Ecquovilly ( Alfred-Ar- 
mand-Frédéric Hennequin) (2) ; le chevalier de Duris (Arthur) 
(30 e de ligne); Mocquery (Alexandre) (61° de ligne) (3) ; le 

chef d'escadron aux dragons de la garde royale en 1815, breveté lieutenant-colonel 
en 1817, admis au traitement de réforme en 1821, avec un traitement de 1,000 fr. 
jusqu'en 1827, conformément à la loi ; promu au grade honorifique de colonel 
en 1829. (État de services de M. de Sinety, dossier de cet officier.) (a). 

(1) Lieutenant-colonel, aide de camp de M. le lieutenant général baron de Da- 
mas. {Fiches de classement.) — Officier de la Légion d'honneur. [.înnuaire mili- 
taire de 1830, p. -47.) 

(2) Chef de bataillon d'état-major. Il fut reçu, le 25 janvier 1825, parle mar- 
quis d'Ecquevilly. {Fiches de classement.) 

(5) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 59 e de ligne le 

(«) Fils d'André- Marie de Sinety, ci-devant marquis de Sinety, colonel d'infanterie, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, propriétaire des terres de Lurty-Levy, et de Daine 
Antoinette-Candide- I.ouise-Constancc de Brancas, son épouse; parrain, André-Louis Esprit, 
ci-devant comte de Sinety, ancien major de Royal-Navarre-Cavalerie, chevalier de l'ordre ro\al 
et militaire de Saint- Louis et député de Marseille à l'Assemblée nationale ; marraine, dame Marie- 
Louise de Lowendal, née comtesse du Saint-Empire, épouse de M. Antoine-Baptiste de Brancas, 
noble napolitain du siège de Nidot [acte île naissance).— A fait les campagnes de 1807 en Prusse 
et Poméranie, 1808 en ilanovre, 1809, 1810 et 1811 en'Espagne, et 1813 en Allemagne. Était en 
non activité lors du débarquement de .Napoléon ; il se présenta et fut employé comme adjudam- 
major dans le 2 m < escadron des volontaires royaux à cheval, organisé à Vincennes par le gé- 
néral-comte de La Tour-Maubourg. — Chevalier delà Légion d'honneur le 18 juin 1813, officier 
le 17 mars 1813. — S'est trouvé au combat de Secnmlken et au siège de Stralsund, où il s'est dis- 
lingue, — était aux batailles de Talaveyra, d'Almonacid, d'Albuera, aux sièges et aux prises 
d'Olivença et de Badajos, au combat d'Usagre, et à lous ceux que le 2" me chasseurs a livrés dans 
le comté de Niebla. — A été cité dans le rapport fait à M. le maréchal duc de Dahnatie pour s'être 
particulièrement distingué à l'affaire qui a eu lieu dans l'île de l'Arénilla, où une partie du Ti' 1 " 
chargea les grenadiers a cheval de Buckingham avec une telle vigueur qu'ils furent détruits au 
moment ou il» étaient prêts à s'embarquer. On leur prit dans cette affaire 200 chevaux, — 11 s'est 
trouvé eu 1S13 a toutes les affaires où a donné le 5 me corps de la grande armée. — Réformé 
pour infirmités contractées au service. — En demandant pour cet ollicier la croix de Saint-Louis, 
en 1821, le comte de Saint-Chamans, colonel des dragons de la garde, disait : a Les services du 
M. de Sinety sont honorables: cet officier supérieur s'est fait remarquer en temps de guerre par 
son zèle et sa bravoure, et en temps de paix par sa bonne conduite, son dévouement au Roi et 
son instruction. ■> — Lue note de M. le vicomte de Montmorency constate que M. le \icomte de 
Sinety était son cousin. — Lue autre noie de 1815 donne les renseignements suivants sur cet 
officier: — «Arrière petit-fils du maréchal de Lovvendahl, petit-fils du marquis de Sinety, niaré- 
'chal de camp, sous-gouverneur de Louis XVI, de Monsieur, comte d'Arlois et du roi léguant 
(Louis XY1II), dont il fut ensuite premier maitre d'hôtel, fils du marquis de Sineiy, maréchal de 
camp, qui a exercé la même charge auprès de Sa Majesté. » — Le 9 juillet lS2i, le maréchal de 
Lauriston, ministre de la maison du lUii, appuyait dans les termes suivants la demande faite par 
cet officier de la croix du St-Louis : « Les campagnes qu'a faites cet officier supérieur et la ma- 
nière distinguée dont il a servi, le rendent digne de la faveur qu'il réclame. Je l'ai eu pour aide 
de camp dans la campagne de IS13 ; j'ai pu juger par moi-même de son lèle et de ses moyens, et 
c'est un acte de justice que je fais en appuyant sa demande." [Même dossier). — Aujourd'hui 
marquis de Sinety, par la mort de son père. 



266 CHEVALIERS 

comte de Boisgelin (Jean-de-Dieu-Raymond-Raoul-Louis ) (1); 
le chevalier de Richcmont (Jean-Éloi-Auguste-Vertille) (corps 
d'état-major ); Lacombe (Jean-Cyprien ), aide de camp du 
lieutenant général baron de Damas. 

Capiudnes : Ilocquart (Amédée-Marie-Timoléon) (13 ,; de 
ligne); Tschann de Sterneriburg (Béda-Victor-Gall-Lazare) 
(7 e garde royale) (2) ; Tarin (François-Jean-Robert) (4 e garde 
royale) (3); de Hugo (René-Guillaume-Godefroy) (G I e de 
ligne); de Carbonnel (Ambroise-Louis) (2 e de ligne) (-4); 
de Corbehem (Jean-baptiste-Henri-Joseph) (32 e de ligne). 

Lieutenants adjudants de place : Solatgcs (Joseph-Ange- 
Jean) (à Port-Louis); Sicard (François) (à Thionvillo) (5). 

Anciens officiers : de Yidart (Jean-Joseph) (6); le baron 
de Charette (Athanase-Charlcs-Marin) (7). 

Cavalerie; 

28 mars 1850. (Annuaire militaire de 1830, p. 527.)— Maréchal de camp. 
(Almanach royal- national de 1812, p. 651.) — Ce nom est aujourd'hui repré- 
senté dans l'armée par M. Mocqucry (Vast-Isidore), chevalier de la Légion 
d'honneur, capitaine au 97 e régiment, et par M. Mocquery (Achille-Prosper), of- 
ficier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 1 er régiment étranger. 
[Annuaire militaire de 1800, pp. 505 et 415.) 

(1) Major d'infanterie en non-activité. (Fiches de classement .) — Émigré, com- 
mandant supérieur des arrondissements d'Aix et de Tarascon, et major de la légion 
du Var, en 1815. (Renseignements donnés par la famille.) 

(2) Services de 1807. — Treize campagnes. — Prisonnier à Baylen (Espagne) 
en 1808. — S'est échappé en 1810. et est rentré au corps (4 e suisse). (Registre 
du 7c régiment de la garde royale.) — Chevalier de la Légion d'honneur, capi- 
taine au 7 e de la garde (l' r suisse), le 22 juillet 1810, breveté chef de bataillon le 
22 juillet 1820. (Annuaire militaire de 1850, p. 180.) 

(3) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine dans la garde le 19 mars 1823. 
capitaine d'infanterie le 4 juillet 1813. (Annuaire militaire de 1830, p. 172.) 

(4) Mort le 18 juillet 1824, avant sa nomination. (Fiches de rlasseme)U.) 

(5) Cet officier n'est pas porté sur le registre de l'Ordre, mais nous avons eu 
communication du brevet signé du roi et du certificat de réception délivré par 
M. le lieutenant général comte Vilatte. 

(6) Lieutenant en premier aux chasseurs des Vosges, infanterie légère. (État 
militaire de 1792, p. 249.) — Officier vendéen. (Fiches de classement.) 

(7) Ancien officier des armées royales Temléennes. (Fiches de classement.) 



DE 1824. 267 

Chefs descadron : Mathey (Gaspard-Eugène) (chasseurs 
de l'Ariége); le comte de Mdntagu-Lomagné (Armand-Jeau- 
Flotlanl ) (1 er cuirassiers de la gardé royale); de Brémond 
d'Ars (Théophile-Charles) (I); Ilorric (Lconor-Auguslc) ; le 
comte de Saint-Paër (Léopôld-Grout) (2). 

Capitaines : d'Ornant (.Marie-Louis-Ovide) (cuirassiers 
d'Angoulème); de Rocliebruno ( Anne-Charles-Amédée de 
Guillaume) (3) ; Braehy (Charles-Jean-Antoine) (adjudant- 
major au 2 e grenadiers à cheval de la garde) (4); le comte 

(1) Lieutenant -colonel du 6 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur. 
[Annuaire militaire de 1830, p. 58ï.) — Maréchal de camp, officier de la Légion 
d'honneur. (Almanaeh royal-national de 18 12, p. 651.) Commandeur de la Lé- 
gion d'honneur. (Annuaire de 1860, p. 59.) 

(2) Rang du 1 i mais 1815, date de sa réception par Mgr le duc de Berry. 
(Fiches de classement.) — Grout de Saint-Paër, chef d'escadron, services de 180:2, 
huit campagnes. — Capitaine aux chasseurs royaux de France (anciens chasseurs à 
cheval de la garde impériale) en 1815, il fut un de ceux qui contribuèrent à arrê- 
ter le mouvement de ce régiment à Compiègne, au moment où Lefebvre-Des- 
noûettes marchait sur Paris. Le lieutenant général comte Lion, pour le récompen- 
ser, l'envoya, lui troisième, auprès du roi, auquel il renouvela son serment de 
fidélité, et qui lui donna la croix de Saint-Louis. — Blessé à Austerlitz. — Cheva- 
lier de la Légion d'honneur le 1 er octobre 1807. — Chef d'escadron aux dragons 
du Calvados (l*' r ), à la formation de 1815 ; chef d'escadron du 15 août 1815; chef 
d'escadron au -'' grenadiers à cheval de la sarde royale le 1er novembre 1820, rang 
de lieutenant-colonel du même jour ; officier de la Légion d'honneur le 29 octo- 
bre 18-28. (Ilegistre du 2 e grenadiers à cheval de la garde royale.) — Cette no- 
mination n'est qu'une confirmation de celle de 1815. 

(3) Capitaine de cavalerie en reforme, ancien émigré, retiré adjudant-major 
en 1820, avait servi sous l'empire à dater de 1807, dans le 21 e dragons; avait l'ait 
sept campagnes ; chevalier de la Légion d'honneur; comte de Rochebrune. (Iicn- 
seignements donnes par la famille.) 

(i) Services de 1X01, treize campagnes, chevalier de la Légion d'honneur le 
29 juillet 181-1, capitaine adjudant-major aux grenadiers à cheval de la garde le 
20 février 1^22, rang de chef d'escadron du même jour. — Blessé d'un coup de 
sabre à Poltus, en 1806 ; d'un coup de feu et d'un coup de sabre à Eylau, d'un 
coup de sabre à Essling, d'un coup de feu en 1811. en Portugal. — Sous-lieute- 
nant au 1 er chasseurs à cheval, il passa en Belgique, en commandant l'escorte du 
roi, le 23 mars, et fut envoyé en mission de Gand à Nalnur, par ordre du ministre 
de la guerre, et sous les ordres du marquis de Castiies, le 19 avril 1815. (Registre 
du 2 e grenadiers à cheval de la garde.) 



268 CHEVALIERS 

de Touchimbcrt (Jean-Charles Prévost de Sanzac) (1 er régi- 
ment des grenadiers à cheval de la garde) (1) ; Boury (Char- 
les- Joseph) (16 e chasseurs à cheval) ; Chapelle (Louis', 
(chasseurs à cheval du Gard, 10 e ) (2); le comte de Nouant 
(Amédée-Charles-Joseph Le Conte), en non-activité; le vicomte 
de Beaurepaire-Louvagny (Jacques-Dominique-Urbain) (2 e cui- 
rassiers de la garde) (3); le comte de Montalembert d'Essé 
(Jacques-Joseph-Louis), en réforme; le comte de Crèvecœur 
(Jean-Baptiste-Àlexis Duhoux) (dragons de la Loire, e ). 

Lieutenants : Chabod de Morteau (François -Nicolas) 
(chasseurs à cheval de l'Orne, 16 e ); Ney (Frédéric-Charles) 
(hussards du Nord). 

Service de la marine : Cosmao-Dumanoir (Jean-Armand- 
Fidèle), lieutenant de vaisseau. 

Audren de Kerdrel (Jean-Marie-René), enseigne de vaisseau 
en retraite. 



Cette promotion, faite au mois d'août, fut la dernière si- 
gnée par Louis XV1I1. Le 10 septembre suivant, un cri de 
douleur annonçait à la France la mort de son roi, et un cri 
de joie et d'espérance ajoutait, selon le vieil usage de la mo- 
narchie : Vive le roi! — Monsieur, comte d'Artois, succédait 
à son frère, sous le nom de Charles X. 

Louis-Stanislas-Xavier de France, né à Versailles le 17 no- 
vembre IToo, roi le 8 juin 179o, par la mort de son neveu 
Louis XVII, fut un prince sage et éclairé. L'histoire a rendu 
justice aux éminentes qualités de ce monarque, qui traversa 

(1) Chef d'escadron au 2 e dragons, breveté du 12 octobre 1819, officier de la 
Légion d'honneur. {Annuaire militaire de 18Ô0, p. 447.) 

(2) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 25 octobre 1816. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 469.) 

(ô) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine-commandant (rang de chef 
d'escadron). (Almanach royal de 1817, p. ou8.) — Fils du chevalier de 1797. 
(V. plus haut, p. 30.) 



DE 1824. 2C9 

des circonstances difficiles, et s'inspira de son aïeul Henri IV. 
Comme le Béarnais, il fut juste et conciliant, et chercha à 
réunir dans un même camp deux opinions contraires, celle 
qui l'avait toujours servi et celle qui , soumise aux lois du 
temps, avait jeté une grande gloire sur la France. On lui a 
reproché d'avoir, lors de son retour, daté ses ordonnances 
de la dix-neuvième année de son règne; il obéissait en cela 
aux usages suivis par ses prédécesseurs; il voulait en outre 
prouver son droit à la couronne. Comme il l'a expliqué lui- 
même, s'il ne revenait pas parce qu'il était le roi, parce qu'il 
était l'héritier et le successeur de Louis XVII, il n'était plus 
qu'un vieillard accablé d'infirmités et auquel on n'avait pas 
à songer. Il gouverna sagement la France pendant dix ans, 
lui rendit une prospérité inouïe, fonda la liberté, le crédit 
public, et donna le baptême de la gloire à sa jeune armée, en 
l'envoyant, en Espagne, sauver le roi Ferdinand VII, tombé 
aux mains de l'anarchie. Salué à son retour du nom de 
Louis le Désiré, il mérita à sa mort d'être appelé Louis le 
Regretté. 

Il n'y eut pas d'autres promotions celte année. Seulement, 
au mois d'octobre, nous trouvons quelques nominations con- 
firmatives. Ainsi, par ordonnance du 20 octobre, le roi 
Charles X nomma chevaliers de Saint-Louis M. le marquis 
de Dreux-Brézé (Henri-Evrard), maréchal de camp, pair de 
France, grand-maître des cérémonies, pour prendre rang du 
24 avril 1814, et M. le comte de Dillon (François-Théobald), 
également maréchal de camp, pour prendre rang de 1798. 
M. le marquis de Dreux-Brézé, nous l'avons dit plus haut 
pages 71 et 72, s'était effacé en 181 i, devant M. le marquis 
Louis de Larochejaquelcin , mais alors la nomination avait 
été double, quoiqu'on ait négligé de l'inscrire sur les registres 
de l'ordre. 



270 COMMANDEURS 

Pour clore ce chapitre et le règne de Louis XVIII, nous 
devons donner la liste des dignitaires de Tordre, nommés pur 
ce prince depuis son retour jusqu'à sa mort. 

Service de terre, 18 H; commandeurs : 

Maréchaux de France : Berthier, prince de Wagram ; l.« 
comte Gouvion-Sainl-Cyr; Masséna, prince d'Essling et due 
de Rivoli ; Oudinot, duc de Ileggio; le comte Serrurier; Soult, 
duc de Dalmatie; Suchet, duc d'Âlbuféra. 

Lieutenants généraux : le comte d'Alhignac, le comte 
d'Aboville, le vicomte d'Àgoult (Antoine-Jean), le comte 
d'Autichamp (Charles-Marie-Àuguste-Joseph), le baron d'Aï- 
bignac, le comte de Beaupoil-Saint-Aulaire, le comte de 
Briou, le marquis de Bouthillier, le comte de Bernes, le mar- 
quis de Cherisey, le comte de Canclaux , le marquis de Cre- 
nolle, le comte Charles de Damas, le comte du Muy de Saint- 
Maime, le comte .Mathieu Dumas, le comte Dupont-Chaumont, 
le marquis du Hallay-Coetquen , le comte Etienne de Dur- 
fort, le comte Dupont, le comte du Plessis, le comte Fran- 
çois des Cars , le duc d'Havre et de Croï, le baron d'Haram- 
bure, le duc de Laval-Montmorency, le baron de Léry, le 
comte de la Galissonnière,le comte de la Marthonie, le comte 
de Lanan, le vicomte de la Tour-du-Pin de la Charce, le 
marquis de Lubersac, le comte de la Grandville, le comte de 
Machault. le marquis de Montagnac, le comte de Mareseot, 
le baron Milet-Mureau , le comte de Noinville, le comte 
O-Mahony, le comte d'Oilliamson, le comte de Précy, le 
comte de Pélissier, le baron Seroux, le baron Schauenbourg, 
le comte Sorbier. 

. Maréchaux de camp : le marquis de Busset, le vicomte de 
Croismare, le comte de Chaumont-Quitry, le comte de Keri- 
souot-Gibon, le baron de Mousin-Bernecourt, le comte de 
Nantouillet, le marquis de Rivière, le comte de Saint-Mar- 
sauît, de Solemy, le vicomte de Sesmaisons, le comte du 
Talleyrand-Périgord ^Jacques Bozon). 



DE 1816 A 1826. 271 

Anciens colonels : le marquis de la Chàsse-Vérigny, Noi- 
zel de Saint-Paul et le chevalier d'Yvory. 

Service de la marine ; 

Vice-amiraux en retraite : le comte de Charitte, le comte 
Bernard de Marigny, le comte de Médine. 

' Le comte de Vaugiraud, vice-amiral honoraire, gouverneur 
de la Martinique; le vicomte du Bouchage, lieutenant géné- 
ral; le comte de Périgny, capitaine de vaisseau (1); le comte 
de Fcrrières, contre-amiral; Thévenard, ancien ministre de 
Louis XYI; le comte de Peytesde Montcabiïé, ancien officier 
de marine; de Diée de la Serrée et Bertet de la Clue (sans 
désignation de grade). 

Le baron de Suzannet , contre-amiral honoraire. 

1815. Service de terre ; 

Lieutenants généraux : le comte d'Agoult, le baron de 
Bachmann, le vicomte de Busseul, le comte des Dorides, le 
marquis de la Grange (Lelièvre), le comte de Grouchy, le 
baron de Tourdonnet (Joussineau), le marquis de Lons, le 
marquis le Tourneur, O'Gonnell. 

Maréchaux de camp : le baron d'Aboville (2), le chevalier 
d'Agay, le marquis de Brisay, le comte de Gaumont, le comte 
de Clermont-Tonnerrc de Thoury, le comte de Galdaguès, le 
comte de Gineslous, le marquis de Gasville, le baron d'ilu- 
nolstcin, le comte de Lussac, le chevalier de Montesquiou de 
Fezensac, le vicomte de Messey, le baron de Pujol, le baron 
de Kcbel, le comte du la Tourette-Portalès, le comte de Valory. 

1810. Maréchaux : Victor, duc de Bel lune ; le comte Pé- 

(1) Chevalier de Saint-Louis en 1782, à seize ou dix-sept ans (voir t. Il, 
pp. 5-il et ôj.'ij. Excepté le Dauphin, auquel celte croix était remise au berceau, 
c'est certainement le plus jeun<> chevalier qui ait jamais été fait dans l'ordre. 

(2) Cette nomination est du 11 mars 1815. Elle fut la récompense delà fermeté 
déployée à la Fètv par le général d'Aboville, alors que les généraux LiTelivrc- 
Desuouelles et Lallemaud essayaient de soulever l'école contre Louis XVI11. 



272 COMMANDEURS 

rignon; Marmont, duc de Raguse; Macdonakl, duc de Ta- 
rante. 

Lieutenants généraux : le comte d'Astorg, le comle do 
Beurnonvillc, le comte de Baschy du Cayla, le baron de Bar- 
tillat, le comte Bordesoulle, le vicomte de Briche, le comte de 
Chasseloup-Laubal , le marquis de Clermont-Gallerande, I" 
marquis de Chasteloger, le comte Roger de Damas, le comte 
Despinoy, le vicomte du Breton, le vicomte Donnadieu , le 
baron Ernouf, le comte d'Ecquevilly, le marquis de Jumilhac, 
le comte Law de Lauriston, le comte Victor de la Tour- 
Maubourg, le marquis de Lambertye, le comte de Loverdo, 
le comle Maison, le comte d'Ortans, le comte de Boureguil, 
le vicomte de Saint-Blancard (de Gontaut-Biron), le marquis 
de Sennevoy, de Sapinaud, le marquis de Thumerie, le vi- 
dame de Vassé. 

Maréchal de camp : le comte du Cluzel. 

Service de la marine (1) ; 

Vice-amiraux : le comte Truguet, le comte Ganleaume, le 
marquis de Sercey, le comte de Missiessy, le marquis de 
Saint-Félix. 

Contre-amiraux : de Leissègues, le comte Gourdon, le 
Vasseur de Villeblanche. 

Chefs de division des armées navales : le comle Rafelis de 
Broves, le comte Colbert de Maulevrier. 

Lieutenant général : le vicomte de Fontanges. 

Jusqu'alors les dignités de l'ordre de Saint-Louis avaient 
été incompatibles avec le cordon bleu. Louis XVIII, déro- 
geant à cette partie des anciens édits, voulut que désormais 
on put porter les insignes de tous les ordres de France, et, 
par ordonnance du 10 juillet, il nomma commandeurs : 
LL. ÀA. RR. Monsieur, comte d'Artois; Mgr duc d'Angou- 
lôme; Mgr le duc de Berry; LL, AA. SS. Mgr le duc d'Or- 

(1) Eu 1815 il n'y avait pas eu do commandeurs nommés dans la marine. 



DE i81/i A 1824. 273 

léans, Mgr le prince de Condé., Mgr le duc de Bourbon. 

1817. Service de terre; 

lieutenant général : le comte de Bourmont. 
Maréchaux de camp : le marquis d'Argence, le chevalier 
de Guilhem, Villers-Lafaye. 

1818. Lieutenants généraux : le comte de Dillon, le mar- 
quis Dessoles, le comte de Laferrière (Lévêque), le baron de 
la Rochefoucauld. 

Maréchaux de camp : le comte d'Ambrugeac (Xouis), le 
comte d'OIlone, le comte Triganl de Beaumont, de Trogoft. 
Service de la marine (1); 
Vice-amiral : le comte de Rosily-Mcsros. 
Contre-amiral : le comte d'Augier. 
Capitaine de vaisseau : de la Roche-Kerandraon. 

1819. Service de terre; 

Lieutenants généraux : le comte d'Aultanne, le comte de 
Coulard (2). 

(1) Il n'y avait pas eu de promotion dans la marine en 1817. 

(2) Ancien garde de Louis X\ I, officier de l'empire ; célèbre par la défense de 
Ratisbonne en 1809, où il fut attaqué avec le Go'', dont il était colonel, par un 
corps d'armée de trente-six mille hommes; il ne capitula que lorsqu'il n'avait 
plus de munitions. Général de brigade en 1811, il fut chargé à la fin de celte 
année du commandement des troupes destinées à se rendre à Java ; mais l'expédi- 
tion n'eut pas lieu, et il y perdit le grade de général de division, grade dans le- 
quel il devait être reconnu à son arrivée dans la colonie, et que Louis XVIII lui 
conféra en JN1 î. Toutefois, V .llmanach impérial de 1812 le classe parmi les gé- 
néraux de division, entre le comte Gompans et le comte Curial. En 1812 il fit la 
campagne de Ilussie, s'y distingua, et fut blessé. En 181 i il fit reconnaître l'au- 
torité du roi à Rockefort, et, en 1815, commandant des gardes nationales de 
Lille, il lit également arborer le drapeau blanc dans celte ville. Placé à la tête de 
la division de Besançon, il y rendit de grands services, et reçut ensuite le comman- 
dement de la division de Rennes, où il contribua à l'érection du monument élevé ù 
la mémoire du combat des Trente. L'armée avait tenu à honneur de figurer dans la 
souscription, et le général Coutard disait à cette occasion : a 11 appartient aux braves 
de 1810 d'honorer 1 1 valeur des preux de lâ'il... La race des braves de 1351 
n'est pas éteinte ; les générations l'ont perpétuée en Bretagne... Et si la paix dont 
nous jouissons pouvait encore être un moment troublée, alors comme aujourd'hui, 

III. 18 



276 ' COMMANDEURS 

Maréchaux de camp : le comte de Bardonnenche, le comte 
de la Garde. 

1820. Maréchaux : Moncey, duc de Çonégliano; Mortier, 
duc de T révise. 

Lieutenants généraux : le marquis d'Anglade, le vicomte 
Digeou, le comte de France, le comte de Laval-Montmorency, 
le comte de Mon désir. 

Maréchaux de. camp : Durepaire -Tardivct , le baron 
Durand. 

Service de la marine ; 

Vice-amiral : le comte Dumanoir. 

Contre-amiraux : TVillaumcz, le comte de Blanchon (Ca- 
mon-Dade), contre-amiral honoraire ; le comte de Kersaint 
(en retraite). 

Sans désignation de grade : le comte Bidé de Maurville. 

1821. Se/vice de terre; 

Lieutenants généraux . le vicomte d'Armagnac, le comte 
d'Autichamp (de Beaumont), le comte Andréossy, le marquis 
de Beauvoir, le comte Castex, le marquis de Courtarvel, le 
vicomte de Clermont-Tonnerre, le baron Darnaud, le baron 
de Damas, le comte Dulong de Rosnay, le comte de Guillo 
minot, le comte de Girardin (Alexandre), le comte de Gain 
de Montagnac, le baron de Galiffet, le comte de la Gondie 
(Guilhen), le baron de la Hamelinaye (Jan), le baron de la 
Croix (Pamphiie), le vicomte Liger-Belair, le comte de Lo- 

dociles à la voix des seuls mandataires de l'autorité royale, ils viendraient toux 
grossir nos rangs et s'y rallier sous l'étendard des lis, redevenu l'oriflamme des 
Français. » Tendant trois ans le général Coutard sollicita le cordon rouge pour le 
général Durand, lieutenant de roi de Besançon, soldat d'Amérique, soldat de 
l'année de Condé, mutilé au service du roi, et à qui cette laveur avait été promi>e 
en 17%. Enfin, en 18:20, ses actives démarches lurent couronnées de succès. 
Commandant de la l ri ' division militaire (Paris) en 1850, il cessa de servir après 
les événements de Juillet, resta fidèle à la rovauté qui s'était appuvée sur lui, el 
mourut en 18.j2, entouré de l'affection de tous ceux qui l'avaient connu. M. Henri 
de Hiancey a écrit l'histoire très-attachante des hauts faits de ce général. 



DE 181'j \ 1824. 275 

rencez (la Trille), le marquis de Mesgrigny, le comte d'Orsay, 
le vicomte d'Osmond (Marie-Joseph-Eustache) (1), le comte 
Partouncaux, le baron Rivaud de la Raffinière, le comte 
Rapp, le comte de Riencourt. 

Maréchaux de camp : le comte d'Andigné, le comte d'Au- 
denarde, le comte Charles de Béthisy, le baron Boudin de 
Roville, le baron de Goguclaz, le baron de Gady, le comte 
d'IIoffelizc, le comte de la Ferronnays,le marquis de Lascours, 
le comte de Marans, le comte de Mouslier, le baron de Ileiset, 
le comte de Yillot, le comte de Vignolles. 

Service de la marine ; 

Le comte de Lardcnoy, lieutenant général, gouverneur de 
la Guadeloupe. 

Contre- amiraux : le vicomte Montboissier de Canillac, Hal- 
gan, le marquis Duquesne contre-amiral honoraire, le che- 
valier de Grimaldi (en retraite). 

1822. Service de terre ; 

Maréchal de camp : le vicomte de Caux de Blacquetot. 
De Sermizelle, ancien officier. 

1823. Lieutenants généraux: le comte Curial, le vicomte 
Cavaignac, le comte Claparède, le comte du Coetlosquet, le 
comte de Villiers, le comte Donzelot (2), le comte de la 
Loyère, le comte Lion, le vicomte Menuet, de Sol de Gri- 
solles, le comte Villalte, le vicomte de Villiers. 

Maréchaux de camp : le vicomte de Boislandry , le 
comte de Caraman, de Combault-d'Auteuil, le comte de Dur- 
fort, le comte Dumoulin, le comte Deschabert, le baron de 
Gressot, le baron de Glandevès, le Bernon de Montélégier, 
le comte de Léautaud-Donnine, le vicomte de Gauville (le 
Pellerin), le baron Levavasseur, de la Borde de Lesgo, le 
marquis de la Maisoufort, le comte de Mcsnard, le comte 

(1) Chevalier do Saint-Louis en 1787. (Voir t. II, j». 407.) 

(2) Pot-lé à la fois sur les registres île la guerre et de la marine. Était gouver- 
neur de la Martinique. 

18. 



276 GRAND'S-CIIOIX 

Morard-Darccs, le comte de Pellan, de Planelli de Mauheo, 
le marquis de Puivert, Fleuriot de la Fleurière, le marquis 
de Romance, le marquis de Rochemore, le baron Rambour^t, 
le comte Wall, le marquis de Villaret. 

Pour faits de guerre (campagne d'Espagne). 

Lieutenants généraux : le comte Bourck, le vicomte do. 
Bonnemains, le comte Grundler, le comte Molitor (1), le vi- 
comte Obert, le vicomte Dode de la Brunerie (2), le vicomte 
Domon, le vicomte Tirlet. 

Maréchaux de camp : le comte de Bourbon-Busset , le 
comte des Cars, le comte Meynadier, le baron de Mériage, le 
duc de Dino (Périgord), le comte de Quinsonas, le baron 
Druault, le baron Desprez, le vicomte de Saint-Mars, le baron 
Vincent. 

Service de la marine; 

Contre-amiraux : le baron Baudin, le baron Molini, le 
comte Castellet de Monnier (en retraite). 

Capitaine de vaisseau : du Plessis-Parscau. 

i824. Il n'y eut point de promotions dans le service do 
terre. 

Service de la marine : le vicomte de Segonzac (Bardon , 
contre-amiral honoraire. 

Faits de guerre, campagne d'Espagne : 

Le baron Duperré, contre-amiral. 

Grands-croix. 1814. Service de terre ; 

Maréchal : Kellermann, duc de Yalmy. 

Lieutenants généraux : le marquis d'Autichamp (Thérèse- 
Louis de Beaumont), le marquis de Bouzols (Montaigu), le 
comte de Cély, le marquis de Champigny, le comte Etienne 
de Damas (depuis duc) (3), le comte de Noue, le comte Du- 

(II Maréchal de France dans la même année. 
''2\ Depuis maréchal de Fiance. 
r> Compris sur le tableau des lieutenants généraux île l'armée rovale, et etn- 



DE 18U A 1824. t 277 

Iau, le comte de Freylag, le baron de Jobal, le marquis de la 
Vaupalière (Maynard), le marquis de Mauroy, le marquis de 
Yaubccourt (de Nettancourt-Haussonville). 

ployé à l'état-major de S. A. R. Mgr duc d'AngouIême, comme gentilhomme de 

sa chambre, par lettres-patentes datées d'Hartvell le 14 mars 181 -4, classé parmi 
les lieutenants généraux par ordonnance du 22 juin 181 4, premier gentilhomme 
de la chambre de Mgr duc d'AngouIême et décoré du brassard de Bordeaux, 
même année ; aide de camp de S. A. R. le 27 février 1815, commissaire du roi à 
Toulouse, et gouverneur civil et militaire des 11 e et 23 e divisions militaires le 
S mars 1 8 1 o ; arrêté à Toulouse avec M. de Vitrolles, par ordre du comte de la 
Borde, commandant de la division, à la nouvelle de l'entrée de Napoléon à Paris, 
et conduit en Espagne ; rentré en France le 8 juillet 1815, à la tête de dix-huit 
cents Basques, il prit possession de Bayonne au nom du roi, et refusa l'appui du 
comte de l'Abisbd, qui lui offrait de marcher avec l'armée espagnole tout entière 
et de se mettre sous ses ordres -, pair de France au mois d'août 1815, gouverneur 
de la 23' division militaire au mois de septembre ; duc le 26 décembre, jour de sa 
fêle; gouverneur de la 2 P division militaire en 1816, aide de camp honoraire de 
Mgr duc d'AngouIême en 1817, chevalier îles ordres du roi en 1824, admis au 
traitement de réforme le 20 août 1830, retraité le 20 juin 1832, mort en 18-46, 
âgé de quatre-vingt-douze ans. Outre les campagnes citées tome II, page 393, et 
plus haut page 6, il avait fait celles de 1778 et 1779 sur les côtes, de 1792 à 
1801 en émigration, et de ISIS en Espagne. Lors de l'entrée à Bordeaux de Mgr 
duc d'AngouIême, le 12 mars 181-4, le comte de Damas était aux côtés de S. A. R., 
avec le duc de G niche et le vicomte des Cars (aujourd'hui duc) ; et, pendant les 
quinze années de la restauration, il fut l'ami et le conseiller fidèle du prince au- 
quel il avait voué sa vie, n'employant son crédit que pour faire le bien. Bon et 
indulgent, homme de tète et de cœur, il eut ce rare privilège qu'il compta beau- 
coup d'amis et ne se lit pas un ennemi. Lors de l'exécution du maréchal Ney 
(nous étions bien jeune alors) il nous dit des paroles qui sont restées gravées 
dans notre mémoire. Les voici, et nous les rapportons parce qu'elles expliquent 
un acte cruellement reproché à la restauration : « Mon enfant, vous vivrez pro- 
bablement plus longtemps que moi, et l'on parlera de la mort du maréchal Ney. 
Quant à moi, comme pair de France je l'ai condamné : c'était mou devoir. Le 
code militaire est inflexible : désertion à l'ennemi, la mort. Le maréchal avait 
accepté du roi le commandement des troupes; il les a fait tourner : il est tombé 
sous l'application de la loi. On dira que le roi pouvait lui faire grâce. On ne 
connaît pas les difficultés du moment ; on ne sait pas que le maréchal Macdonald 
écrit tous les jours au roi que, si l'on ne fait pas quelques exemples, il ne répond 
pas du licenciement de l'armée de la Loire.» Voilà comment la clémence de Louis 
XVIII fut enchaînée. 

Lorsque le maréchal Soult publia son Mémoire justificatif en 1815. M. le duc de 



278 , GRAND'S-CROIX 

Maréchaux de camp : le marquis cle^Ionspey, le comte 
de Mun. 

Service de la marine ; 

Vice-amiraux : le comte de Vaugiraud, le comte Bernard 
de Marigny, de Bruyère de Chalabre, le comte de Médine, lu 
comte deCharitte (vétérans de la guerre d'Amérique). 

Contre-amiral : le baron de Suzannet. 

1815. Service de terre ; 

Lieutenants généraux ; le comte d'Albignac, le comte de 
Bonsol, le comte de Briou, le comte de Beaupoil Saint-Au- 
laire, le vicomte Barentin de Montehal: 

.Maréchal de camp : le comte de Tenteniac (1). 

Il n'y eut point de promotion dans la marine. 

1816. Se/vice de terre; 



Damas voulut bien nous le donner à lire, en ajoutant : « Je ne sais pas le fond de lu 
pensée de Soult, mais il a raison quand il dit que les troupes rassemblées en Sa- 
voie, et que Napoléon a trouvées sur son cbemin, étaient réunies par suite d une 
dépêche envoyée de Vienne par M. de Talleyrand. M. de Talleyrand demandait 
qu'on simulât un mouvement, destiné à emporter auprès du congrès la restaura- 
tion de la maison de Bourbon au Irône de Naples (a). » 

(1) Nom illustre et cher à la Bretagne. Deux Tenteniac étaient au combat des 
Trente. 



(a) La mère de M. le duc de Damas, née Marie-Louise de Menou, habitait le château de Menou 
en M\ ei nais, au moment de la l'évolution et de l'émigration de sus enfants. Elle fut rejointe dans 
sa retraite par sa fille, Mme Augustine de Damas, supérieure ducouventde la Visitation à Mou- 
lins, chassée de sa sainte demeure par une populace en délire. Ces doux admirables femmes bta- 
vèrent la tempête dans l'intérêt de ceux qui étaient au loin, et la tempête, chose assez rare pour 
être remarquée, pussa au-dessus de leurs têtes sans les atteindre, mais elle atteignit les 
absents, et le château rie Menou fut mis aux enchères comme bien d'émigrés, du moins en parue. 
La comtesse de l'amas et sa tille n'hésitèrent pas et se portèrent acquéreurs de ce château, dont 
une portion leur appartenait, aux termes des lois. A force d'économie et de privations, elles par- 
vinrent à satisfaire le lise. Aucun sacrilicc ne leur coûta, et la terre, disputée à la famille, resta 
à ceux qui en étaient les véritables maîtres, lai ISIi, les deux lils de la comtesse de Damas ren- 
trèrent avec les princes de la maison de Bourbon. L'un ne toucha la terre de France que pour 
mourir; le cadet (celui dont nous parlons', lut plus heureux. La comtesse de Damas n'existait 
plus ; mais sa tille remit, avec une simplicité touchante, au trère pour lequel elle avait \<:ciu la 
terre qu'elle avait disputée à la Révolution. Le qu'elle désirait, c'était de retourner dans la sainte 
mai>on où elle avait passé >a jeunesse ; mais l'Étal avait installé des corps administratifs dans cette 
demeure vouée à a prière.Déçue dans son espérance, elle fonda le couvent de la C.harité-sur-l- 1 'if. 
eu elle continua les bonnes œuvres dont sa viet-nliére fut semée. Extrait du rapport des tra- 
vaux de ta Société du Berry , praires de l'histoire de ta maison de Menou, rapport au 
docteur Faucoimeau-Dufresne, brochure in-S", 1858, pages 9 et 10.) 



DE 181&À 1824. 279 

Maréchaux : Oudinot, duc de Reggiû ; le comte Gouvion 
Saint-Cyr. 

Lieutenants généraux : le marquis de Balivière, Bidet de 
Juzancourt, le baron de Bachmann, le marquis de Crenolle 
(de Quingo), le comte de Durfort, le duc d'Havre et de Croï, 
le comte de Nantouillct, le comte de Précy (Perrin), le mar- 
quis de Rivière. 

Service de la marine ; 

Le vicomte Dubouchage, lieutenant général, ministre de la 
marine. 

Le comte de FerrièreSj chef de division des armées na- 
vales. 

Nous avons fait mention, au rang des commandeurs (1), 
de la nomination des princes (10 juillet 18 16). 

Par ordonnance du môme jour, la grand'croix de Saint- 
Louis leur fut conférée. 

1817. Service de terre ; 
Maréchal : le comte Pérignon. 
Lieutenant général : le comte d'Aboville. 
Maréchal de camp : le chevalier d'Yvory. 
Il n'y eut pas de promotion dans la marine. 

1818. Se M ce de terre; 
Maréchal : le comte Serrurier. 

Lieutenants' généraux : le comte de Lanan, le marquis de 
la Tour-Maubourg (Victor], le marquis Maison. 
Service de mer ; 
Vice-amiral : le comte Truguet. 

1819. Lieutenant général : le baron Seroux (porté à la fois 
à la guerre et à la marine). 

1820. Service de terre; 

Maréchaux : le duc de Bellunc, le duc de Tarente, et le 
duc dcRagusè. 

(1) Voir plus liant, pp. -2~*2 et ~2~ô. 



280 GRAiND'S-GUOiX 

Lieutenants généraux : le marquis d'Ecquevilly (llennr- 
quin) et le marquis de Thumcry. 

Service de mer ; 

Vice-amiraux : le comte Burgues de Missiessy, et le mar- 
quis de Serccy. 

1821. Se /vice de terre; 

Lieutenants généraux : le comte Dupont (Pierre), le mar- 
quis Law de Lauriston, le comte de Bordesoulc, le comte de 
Gibon-Kérisouet, le comte de Saint-Marsault (Gréen), le comte 
O'Connell. 

Service de mer; 

Contre-amiral honoraire : le comte Levasseur de Ville- 
blanche. 

1822. Service de terre; 

Lieutenants généraux : le vicomte d'Agoult, le comte 
Charles d'Aùtichamp, le marquis de Germon t-Gallerande, le 
comte Roger de Damas, le comte du Plessis (Vigoureux), le 
marquis de la Grange, le comte de la Galissonnière, le mar- 
quis Le Tourneur, le baron de la Rochefoucauld. 

Maréchal de camp : le comte de Talleyrand-Périgord (Bo- 
zon). 

Service de mer; 

rice-amiral : le comte de Rosily-.Mesros. 

1823. Service de terre; 

Maréchal : le duc de Conegliano (fait de guerre, campagne 
d'Espagne). 

Lieutenants généraux : le marquis de Cherisey, le vicomte 
de Croismare, le comte de Caumont, le comte de Coutard, le 
vicomte de Glermont-Tonnerre, le marquis du llallay, le 
comte Despinoy, le marquis de Jumilhac, le comte de La- 
ferrière (Lévesque), le comte O'Mahony, le baron de Pujol, 
le chevalier de Rcbourgueil, le vicomte de Sesmaisons, le 
comte de Sapinaud. 



DE 1814 A 1824. 281 

Maréchaux de camp : le comte de Bernes, et le comte de 
Lussac. 

Faits de guerre (campagne d'Espagne) : 

Lieutenants généraux : le prince de Hohenlohe, et le comte 
de Loverdo. 

Se/vice de mer ; 

Vice-amiraux : le comte d'Augier, et le comte Drée de la 
Serrée (ce dernier en retraite). 

1824. Il n'y eut pas de promotion dans l'armée de terre. 

Service de mer ; 

Vice-amiral : le comte de Gourdon. 

ORDRE DU MÉRITE MILITAIRE. 

Commandeurs : 

1815. De Hauteville de Cannac, maréchal de camp. 

1817. Le baron de Wurmser, maréchal de camp. 

1821. Le baron deJVIallet, de Pillichody-Bavois, le vicomte 
de Rohan-Chabot, maréchaux de camp. 

1822. Mieheli de Chàteauvieux, lieutenant général. 

1823. Le baron Campredon, lieutenant général. 
Grands' -croix : 

1814. Le marquis de Lullin de Chàteauvieux, maréchal de 
camp. 

1823. Le baron de Mallet et le baron de AVurmser, maré- 
chaux de camp. 



282 CHEVALIERS 



CHAPITRE VII. 

Règne du roi Charles X. — Chevaliers de Saint-Louis, nommés de 1825 à lS'it. 
— Dignitaires promus dans la même période. — Ordonnances concernant l'or- 
dre de Saint-Louis. 



L'avènement du roi Charles X fut salué par des acclama- 
tions universelles, auxquelles se mêlaient les regrets donnés 
au roi qui mourait, après avoir sauvé la France, après lui 
avoir rendu la paix, après l'avoir faite libre! 

« Français! disait M. de Chateaubriand, ne tremblez pas 
pour votre destinée; le roi est mort, mais le roi est vivant: 
le roi est mort, vive le mil c'est le cri de la vieille monar- 
chie, c'est aussi le cri de la monarchie nouvelle. 

« Un double principe est renfermé dans cette acclamation 
de la douleur et de la joie : l'hérédité de la famille souveraine, 
l'immortalité de l'État. C'est à la loi salique que nous devons, 
comme nation, une existence dont la durée n'a point d'exem- 
ple dans les annales du monde. Nos pères étaient si convain- 
cus de l'excellence de cette loi que, dans la crainte de la vio- 
ler, ils ne reconnurent point immédiatement Philippe de Va- 
lois pour successeur de Charles le Bel. A la mort de celui-ci, 
la monarchie demeura sans monarque. La reine était grosse: 
elle pouvait porter ou ne pas porter le roi dans son sein ; en 
attendant, on resta soumis à la légitimité inconnue, et lo 
principe gouverna en l'absence de l'homme. Certes, il peut 
s'appeler immortel, un État qui a vu le sang d'une même 
race passer de Robert le Fort à Charles X. » 

Peu d'hommes furent aussi séduisants que le roi Charles X. 
Grand, élancé, bien fait de sa personne, parfait cavalier, ai- 
mable, bienveillant, généreux, il portait vertement ses 
soixante-sept ans, et le charme de son esprit égalait les grà- 



DE 1825. 283 

ces de sa personne. On le surnomma le roi-chevalier, Char- 
les le bien-aimé, et jamais surnoms ne furent mieux appli- 
qués. 

Quelques instants après la mort de son royal frère, Char- 
les X partit pour Saint-Cloud, avec les princes de la famille, 
et le lundi 27 septembre il lit son entrée à Paris. « C'est 
avec un sentiment profond de douleur et de joie que j'entre 
dans ces murs, au milieu de mon bon peuple, dit-il au pré- 
fet, M. le comte de Chabrol; de joie, parce que je sais bien 
que je veux employer, consacrer jusqu'au dernier de mes 
jours pour assurer et consolider son bonheur. » Ce fut le 
programme de son règne, programme méconnu par la 
France ingrate. 

Son entrée fut triomphale. La foule encombrait les boule- 
vards, les quais, les rues. Sur le passage du cortège royal, 
toutes les maisons étaient décorées de drapeaux fleurdelisés. 
Le roi, à cheval, marchait au pas. De toutes parts on n'en- 
tendait que les cris de Vive le roi! Vive Charles X! C'était 
une admirable reproduction de l'entrée de Louis XVIII, le 
3 mai 1314. 

Quelques jours après, le roi passa une grande revue au 
champ de Mars, et comme les lanciers de l'escorte écartaient, 
avec la hampe de leurs lances, ceux: qui s'avançaient trop, 
Charles X, s'étant aperçu de ce mouvement, poussa son che- 
val jusqu'aux, soldats, et s'écria : Mes amis, point de halle- 
bardes! Un cri unanime de Vive le roi! répondit à cette 
généreuse confiance, et le roi et son peuple arrivèrent piMe- 
mêle aux grilles de l'Ecole militaire. 

Charles X alla visiter l'hôtel des Invalides. Après avoir en- 
tendu à la chapelle le Domine, salvum fac regem, il se rendit 
au réfectoire où les officiers invalides étaient à table. 11 prit 
un verre plein de vin, et, l'élevant, il dit : « .le bois à la santé 
de Messieurs les officiers et de tous les invalides; c'est boire 
à la gloire de la France. » Puis, il descendit dans la cour, où 



284 CHEVALIERS 

étaient rangés Ions les sous-officiers et soldats invalides, pa->.i 
dans les rangs, appela nominativement dix de ces \ ( ;r- 
rans des guerres de l'empire, et, en leur remettant la croix 
d'honneur, il ajouta : « Vous l'avez méritée par vos servie. -, 
et j'ai voulu vous la donner moi-môme. » 

Le roi se rendit à l'exposition des tableaux, sans y être, 
attendu, et il voulut que, pendant sa visite, les portes ro- 
tassent ouvertes à la foule. « Aujourd'hui, dit-il, je vais ma 
promener au milieu de ma famille. » 

Charles X alla voir la coupole de Sainte-Geneviève, que 
M. Gros venait de terminer. « Monsieur, dit-il à ce peintre 
célèbre, il y a là plus que du talent, il y a du génie. » Puis. 
en se retirant, il ajouta, avec cette grâce qui double le bien- 
fait : « En entrant ici, Monsieur, je vous ai dit M. Gros ; mais 
je vous prie de trouver bon qu'au moment de vous quitter 
je vous dise : M. le baron Gros; j'ai donné ordre à mou 
garde des sceaux de vous en expédier le brevet. Il est im- 
possible d'être plus satisfait que je ne le suis de votre ma- 
gnifique ouvrage ; c'est un monument que vous avez élevé à 
la France. » 

Un autre chef d'école, Girodet, étant mort à la moine épo- 
que, M. de Chateaubriand, par ordre du roi, déposa sur le 
cercueil la croix d'officier de la Légion d'honneur, (pie 
Sa Majesté avait résolu de décerner, lors de la clôture du 
salon, à l'auteur de tant de chefs-d'œuvre. 

Enfin, à l'ouverture de la session des Chambres, il finit 
son discours par les paroles suivantes : « Je veux que la céré- 
monie de mon sacre termine la première session de mon rè- 
gne. Vous assisterez, Messieurs, à cette auguste cérémonie. 
Là, prosterné au pied du même autel où Clovis reçut fonction 
sainte et en présence de celui qui juge les peuples et les rois, 
je renouvellerai le serment de maintenir et de faire observer 
les lois de l'Etat et les instructions octroyées par le roi, mon 
frère; je remercierai la divine Providence d'avoir daigné se 



DE 4825. 285 

servir de moi pour réparer les derniers malheurs de mon 
peuple, et je la conjurerai de continuer à protéger cette belle 
France, que je suis fier de gouverner. » 

Tel était le caractère du roi Charles X. Comme tous les 
princes de sa race, il aimait avec passion la France, et cet 
amour éclatait dans tous ses discours, comme dans toutes 
ses actions. 

A l'occasion de son sacre, il fit une nombreuse promotion 
dans l'ordre de Saint-Louis, et parmi les nouveaux chevaliers 
se trouvaient les officiers suivants : 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1825. 

Garde royale , infanterie ; 

Capitaines : de Monchy (Antoine -Hyacinthe -Alexandre) 
(4 e ); Janin de Gabriac (Louis-Bruno) (4 e ) (I); le comte de 
Lambertye (Adolphe -Georges -Balthazard) (2 e ) ( c 2) ; Ballon 
(Marie-Théodore) (G e ) (3). 

(1) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine le 50 avril 1815, dans la garde 
le 18 décembre 1822. (.(unitaire militaire de 1850, p. 172.) 

(2) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine dans la garde, à la formation, 
le 25 octobre 1815; breveté, chef de bataillon le 8 janvier 1818. (Jnnuaire mi- 
litaire de 1850, p. Hi.'i.) 

(5) Né à Eauze (Gers) en 1788. Élève à l'École de Saint-Cyr ; sous-lieutenant 
au 5 e voltigeurs de la jeune garde impériale en 1800; sous-adjudant-major en 
1810, lieutenant en 1811 ; aide de camp du général Longchamp, chevalier de la 
Légion d'honneur, et capitaine en 1812; capitaine à la légion de la Cote-d'Or 
(devenue 1 L' de ligne) en 1 S 17; passé au 6 e de la garde royale en 1823; chef de ba- 
taillon au 57 e de ligne en 18:28, rang de 1825; officier de la Légion d'honneur en 
1829; lieutenant-colonel du 25 e de ligne en 1850; colonel du 55e en 1851. maré- 
chal de camp en 1839* commandeur de la Légion d'honneur en 1811, général de 
division en 18 18, passé dans le cadre de réserve en 1855, mort à Toulouse au mois 
de novembre 1859, âgé de soixante et onze ans. — Campagnes: 1809 en Allema- 
gne, 1810 et 1811 eu Espagne, 1812 en Russie, 181 \ en France, 1828 et 1829 en 
Morée, 1850 et 1851 en Afrique, Blessé d'un coup de feu au pied gauche, lors de 
la répression, à Paris, de l'émeute du 12 mai 1859. (Moniteur de l'année du G dé- 
cembre 1859.) 



286 CHEVALIERS 

Cavalerie ; 

Chefs d'escadron : le vicomte d'Aubigny (Aehille-Flnui- 
Charles-Alexandre de Morell ) (1 er grenadiers à cheval I , ; 
Clément (Hugues-Claude-Joseph) (gendarmerie d'élite) (2). 

Capitaine : de Sarcus (Amédée) (dragons de la garde) :\ .. 

Armée de terre ; 

Marécliaux de camp : le comte d'Hautefeuillc (Eugène) ( \ ; 
le baron Vasserot de Vincy (Albert) (o). 

Lieutenant- colonel : Je comte de Bombelles (Charles-René). 

Chefs de bataillon : le baron Ferrandde Saligny (François- 
Gabriel) (état- major) (6); Hoirie de Beaucaire (Charles- 
Léon) (30 e de ligne) (7); d'Uzer (François-Louis- Auguste- 
Philippe) (lo e de ligne); d'Esparbès de Lussan (Louis-André- 
Désiré) (état-major) (8) ; de Crèvecœur (Armand-Louis-Fran- 
çois-Asselin) (artillerie) (9). 



(1) Brevetéjieutenant-colonel. [Fiches de classement .) — Petit— fils du grand-croix 
de 1775 (voir t. I, pp. 638 et G39), et petit-neveu du héros de Saint-Cast {voir 
même volume, p. 475). 

(2) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel de la 8 e légion de gen- 
darmerie, à Moulins , le 10 août 1820, rang dans l'armée du 17 octohre 18-1. 
{Annuaire militaire de 1830, p. 22i.) 

(5) Breveté chef d'escadron ; il fut reçu par son colonel, M. le marquis de Cus- 
télbajac. [Fiches de classement.) 

({) Nommé le avril 1823, pour prendre rang du G août 181-i, date de sa ré- 
ception par Mgr le duc de Berry. 

(o) Protestant, il reçut la croix du Mérite militaire. — Aide de camp suisse de Mgr 
le duc de Bordeaux- [Fiches de classement.) — Chevalier de la Légion d'honneur, 
commandeur du Mérite militaire. {Annuaire militaire de 1830, p. 20.) — Voir 
plus loin aux dignitaires. 

(6) Chef de bataillon le 3 avril .181 i, attaché à la 18° division militaire (Dijon), 
chevalier de la Légion d'honneur. (Annuaire militaire de 1830, p. 47.) 

(7) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel du 18 e léger le jan- 
vier 1820. (Annuaire militaire de 1830, p. 358.) 

(8) Chevalier de la Légion d'honneur, chef de bataillon le 18 septembre 181-i, 
attaché à l'état-major de la l rc division militaire (Paris). (Annuaire militaire de 
1830, p. 47.) 

(9) Attaché à l'état-major «lu ministre de la guerre. (Fiches de classement.) — 



DE 1825. 287 

Capitaines- : Onfroy (François-Augustin -Benjamin) (21 e do 
ligne); La tapie de'Gerval (Jean-Cliarles) (58 e de ligne); Jac- 
quinot de Presle (François-Charlcs-iNicolas) (état-major) ; de 
Kermorvan (Charles-Fidèle Le Borgne) (en retraite) (1); de 
la Gorce (Pierre) (en retraite); Dufort (Jacques-Marie-ïïenri) 
(état-major des places); Bourgeois (Pierre-André) (21 e de li- 
gne); Vaillant (.lean-Baptisle-Philibert) (génie) (2); Lalle- 
mand de Villehaut (Jean -Baptiste -Elisabeth) (invalide); 
Guillemot (Joseph-Barthélemy-Prosper) (ii e de ligne); Filippi 
(François) (3 e d'artillerie à pied) (3); Marquet ( Jérome-Remy) 
(8 e d'artillerie à pied). 

lieutenant : de Richemont (Nicolas-Pichon). 

lieutenant-colonel du 5 1 -' régiment d'artillerie (uouvelle formation), chevalier de la 
Légion d'honneur, [annuaire militaire de 1830, p. 5i5.) 

(1) Capitaine d'artillerie en retraite. [Fiches de classement.) 

(2) Élève à l'École polytechnique en 1807. — Sous-lieutenant, élève du génie en 
1809, lieutenant en 1811, capitaine en 1812. — Chef de bataillon en 1826. — 
Lieutenant-colonel en 1831. — Colonel en 1833. — Maréchal de camp en 1838. 
— Lieutenant-général eu 18 »5. — Grand-croix de la Légion d'honneur en 1849. 

• — Maréchal île Fiance en 1851. — Sénateur. — Grand maréchal du palais en 
1852. — Ministre de la guerre, du 11 mars 183-1 au o mai 1839. — Campagnes ; 
1811, Dantzig; 1N12, Russie; 1815, Allemagne (prisonnier de guerre au combat 
de Kulm) ; 1815, armées du Nord et de la Loire ; 1830, expédition d'Alger ; 1831 
et 1832, Belgique ; 1858, 1839, Afrique; 18 '.9. siège de Rome; 1859, Italie. — 
Employé aux travaux de défense de Dantzig en 1811, à ceux de Paris en 1813. — 
Blessé au siège du fort de l'Empereur en 1830. — Chef d'état-major du génie à 
l'armée du Nord en 1851 ; siège de la citadelle d'Anvers. — Directeur supérieur 
des fortifications, et commandant des troupes du génie en Algérie en 1858. — 
Commandant l'École polytechnique en 1859. — Directeur des travaux des fortifi- 
cations de Paris (rive droite) en 1840. — Inspecteur général du génie. — Prési- 
dent du comité des fortifications. — Inspecteur général des travaux de défense na- 
tionale en -ISiS. — Commandant en chef le génie au siège de Rome. — Membre 
du conseil privé. — Major général de l'armée d'Italie le 5 mai 1839. — Comman- 
dant en chef formée d'occupation le 25 juillet suivant, (./unitaire militaire de 
18G0, p. hiij.) — Aide de camp de M. le lieutenant général baron Haxo. reçu par 
ce général. (Fiches de classement.) — Comte du Saint-Empire romain; ministre 
de la maison de l'empereur en ISt'.O. 

(5) Capitaine d'artillerie le 1 » février 1S15, capitaine au 9" régiment d'artille- 
lerie, chevalier de la Légion d'honneur. [Annuaire militaire de 1S50, p. 518.) 



288 CHEVALIERS 

Anciens officiers : de Gourmont ( Louis- Auguste i | :; 
Yiennet-Mauclerc ( Aime-Autoine-Jcaii -François-Marie -Am«> 
dée); de Beaumont (Jean-Marie-Charles) ; de Fontenay-Mau- 
pertuis (André) ; le marquis de Geoffre de Ghabrignac (Jac- 
ques-Joseph-Henri-Louis-Laurent) (2); Lallemand de Kergo- 
nan (François-Marie). 

Sous-intendant militaire : Ferrand de Saligny (Fulgencc- 
Maurice) (3 e classe) (3). 

Cavalerie ; 

Lieutenant-colonel : de Clermont-Mont-Saint-Jean (Joseph- 
Claude) (hussards de la Meurthe, 2 e ) (4). 

Chefs (T escadron : de Mamony (Armand-Louis-Xavier-Ar- 
bory) (hussards de Chartres); le baron d'Ilannecourt (o). 

Capitaines : Chompré (Dominique-Maurice) (dragons de la 
Garonne) (6); le marquis de Lally-Tolendal (Trophime-Gé- 
rard) (7); de Bourzac (de la Cropte) (dragons de la Man- 
che, 7 e ) (8) ; 

(1) 11 fut reçu par M. de Gourmont. [Fiches de classement.) 

(2) Kmigré, ancien officier aux dragons de Coudé, petit-neveu du chevalier de 
175-1 (voir t. Il, p. 22), fils aîné du chevalier de 17G9 (voir t. I, p. 587); 
mort au château des Roches le 16 août 1858, dans sa quatre-vingt-septième 
année. 

• (5) Chevalier de la Légion d'honneur, attaché à l'expédition d'Afrique. [An- 
nuaire militaire de 1830, p. 42.) 

(i) Comte, chevalier de la Légion d'honneur, lieutenant-colonel le 1 er juillet 
1814. [Annuaire militaire de 1850, p. 480.) 

(5) Ancien chef d'escadron, capitaine, commandant la vénerie. ( Fiches de clas- 
sement.) — D'Ilanneucourt, officier de la Légion d'honneur. (Jlmanach royal de 
1830, p. 64.) 

(G) Chef d'escadron aux cuirassiers de la reine (l e r) le 21 décembre 1828, che- 
valier de la Légiun d'honneur. [Annuaire militaire de 1850, p. 450.) 

(7) Ancien capitaine de cuirassiers, pair de France. [Fiches de classement.) 

(S) Officier de la Légion d'honneur, capitaine au 2'' grenadiers à cheval de la 
garde le 5 février 1828. rang de chef d'escadron, capitaine le G septembre 1814. 
[Annuaire militaire de 1830, p. 188.) — Services de tSOG, neuf campagnes, che- 
valier de la Légion d'honneur le 2i octobre 1814, officier le 23 octobre 1823, on 
Espagne. [Hegistre du 2 1 ' grenadiers de la garde.) — Marquis de Bourzac, par la 



DE 1825. 289 

Lauvcrjat (Joseph) (7 e escadron, train d'artillerie) (1). 

Service de la marine ; 

Lieutenants de vaisseau : Freinin-Dumesnil (Gabriel) ; Du- 
mont-Durville (Jnles-Sébaslien-César) (2); Hamelin (Ferdi- 
nand - Alphonse ) (3 ) ; Baudin ( Louis -Stanislas ) ; Mathieu 
(Louis-Aimé) (!). 

mort de son frère, chevalier en 1822 (voir plus haut, p. 246), et décédé à son tour 
en 1839. 

(1) Capitaine le 18 juillet 1821. {.lnmiaire militaire de 1S30, p. 308.) 

(2) Capitaine de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur. (Almanach royal 
de 1830, p. G70.) — Plus tard, contre-amiral. — Auteur d'un Voyage autour du 
monde. — Une des victimes de l'accident du chemin de fer de Paris à Versailles 
(rive gauche). — Chargé, en 1830, de conduire le roi Charles X en Angleterre, 
il n'eut point pour le prince, qui était son maître la veille, les égards et le respect 
que l'on doit au malheur. Une corvette escortait, ou plutôt surveillait le bâtiment 
que commandait M. Dumont-Diu ville, et elle était prête, au premier signal de cet 
officier, à couler bas ce bâtiment, si le roi tentait de s'échapper, ou si un mouve- 
ment en sa faveur éclatait à bord. 

(5) Entré au service en 180G, aspirant en 1808, enseigne de vaisseau en 1S12, 
lieutenant de vaisseau eu 1821, capitaine de frégate en 1828, capitaine de vaisseau 
en 1836, contre-amiral en 1842, vice-amiral en 18-18, amiral de France en 1851, 
sénateur, grand croix de la Légion d'honneur, ministre de la marine le 19 avril 
1853. [ /unitaire de la marine de 18G0, pp. 5, 16 et 587.) — Dans Y Almanach 
royal de 1850, p. 672, M. le capitaine de frégate Ilamcliu est porté avec la dési- 
gnation de chevalier de .Malte, et la croix de Saint-Louis qu'il avait reçue en 1825, 
n'est point indiquée; ce doit être le fait d'une erreur d'impression. — M. le vice- 
amiral Hamelin a commandé en chef la flotte expéditionnaire, qui transporta en 
185-i une armée française en Crimée, il prit une part glorieuse et active aux opé- 
rations du siège de Sébaslopol, jusqu'au moment où, nommé amiral, il rentra eu 
France, et fut remplacé dans son commandement par le vice-amiral Bruat. — 
M. l'amiral Hamelin est neveu du vice-amiral baron Hamelin, chevalier de Saint- 
Louis en 181 i, porté plus haut, p. 1(33. 

(4) Nommé le 22 niai 1825, il fut reçu, le 7 juin, par le contre-amiral Halgan, 
directeur du personnel au ministère de la marine. {Registre de l'ordre, de 1S1 \ à 
1850, fol. 150.) — Mathieu (Pierre-Louis-Aimé). — Né à Lyon le I e ' août 1790, 
— Mousse, à douze ans, en 1802, sur la frégate la Sémillante. — 1808-1800, 
novice et aspirant de seconde clause. — De 1809 à 1815, aspirant de première 
classe, et enseigne de «aisseau. — Lieutenant de vaisseau en 1821. — Capitaine 
de la 4 1 -' compagnie du 1 I e équipage de ligne en 1826. — Commandant la gabarre 
la Lionne, de 1826 à 1828. — Capitaine de frégate en 1829. — Commandant la 

m. 19 



290 CHEVALIERS 

Audren do Rerdrel (Charlcs-Marie-Gaspard), enseigne d 
vaisseau en retraite. 

Fërrâry-Màuritte (Aimé), commissaire de la marine en re- 
traite. 



corvette la Dordogne, en 1830. — Commandant la frégate la Beilone . de 1831 i 
1833. — Capitaine de vaisseau en 1837; gouverneur de la Martinique, du 18 juin 
1811 au 29 février ISIS. Contre-amiral en 18-10. — Directeur général du dépôt 
des cartes et plans du ministère de la marine depuis le 30 décembre 1819. — Prési- 
dent du comité hydrographique et de la commission supérieure pour le perfection- 
nement de l'enseignement de l'École navale, membre de la commission des pha- 
res, membre du Bureau des longitudes. — Chevalier de la Légion d'honneur le 28 
avril 1821, officier le 18 avril 1843, commandeur le 9 février 1810 : décoré de l.i 
médaille de Sainte-Hélène. — Chevalier grand'eroix de l'ordre de Saint-Grégoire- 
le-Grand, de Rome; chevalier grand'eroix de l'ordre de Saint-Stanislas, de Russie; 
chevalier (commandeur) du nombre extraordinaire de l'ordre royal et distingué de 
Charles 111 d'Espagne; chevalier du Saint-Sépulcre, portant le collier d'or; com- 
mandeur de l'ordre de la Couronne de fer. 

De 1801 à 1802, croisière sur la côte d'Angleterre. — De 1802 à 1803, voyage 
sur les côtes de l'Océan. — 1808, 1809, campagne de Coi fou, et fréquents appa- 
reillages. — 1809 à 1813, campagne à Barcelone, et diverses évolutions. — 1813 
à 181-1, voyage à Gènes et sur les côtes d'Italie. — iSli, évolutions dans l'armée 
de Toulon. — 181-1, expédition de Corfou, pour la remise de cette place. — 1810, 
1817, 1818, campagnes hydrographiques dans la Méditerranée. — 1820, 1821, 
1822, 1821 1826 à 1828, campagnes hydrographiques. — 1830, expédition d'Al- 
ger. — 1831 à 1833 dans la Méditerranée et a Lisbonne. — 1820 à 1821, 1821 à 
1822, 1822 à 1821, 1821 à 1820, 1828 à 1829, 1830 à 1851, au dépôt des cartes 
et plans. — A commandé la frégate la Bellone , d'avril 1831 à 1833. A commandé 
sur cette frégate la station du Tage, pendant un an, avec la corvette l'Héroïne sous 
ses ordres. A commandé la frégate l'Hermione et la station des rôles des Cantabres. 
en Espagne, de juillet 1833 à 1810. A commandé le vaisseau le Marenrjo, dans 
l'escadre de Toulon, d'avril 1812 à 1813; puis le vaisseau l'Inflexible dans la même 
escadre, jusqu'en juin 1811. 

Un combat sur la frégate la St'niillante contre les frégates anglaises ÏJmëlia et 
le Sainl-Fiorenzo, devant Belle— Isle. — Différents engagements avec des péniches 
anglaises. — Détaché en 1820 avec la compagnie du 11' équipage de ligne qu'il 
commandait sur le brick le Faune, et ensuite sur le brick le Lynx ; il commandait 
ces deux bâtiments qui étaient destinés à l'instruction des marins des équipages de 
ligne. 

Gendre du contre-amiral Rolland (voir plus haut, p. 10-1), frère de Son Emi- 
nence Mgr le cardinal Mathieu, sénateur, archevêque de Be-auçon. 



DE 1856. 291 

De Méhérenc-Saint-Pierre (Guillaume -Bernard-Marie) , an- 
cien officier d'administration de la marine et ancien officier 
de milice aux Antilles. 

De Solages (Paulin -Guillaume -Auguste) , ancien officier 
de marine. — Reçu par le comte de Puységur, pair de 
France (1). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1826. 

Le duc de Malion (Louis de Crillon), lieutenant général ho- 
noraire ; le comte de Chalus (René-Augustin), maréchal de 
camp; le marquis de Rastignac, pair de France; le comte de 
Montlivault (Casimir-Marie- Victor Guyon de Diziers), ancien 
officier, conseiller d'Étal, préfet du Calvados. 

D'Aubigny ( Adolphe-Louis- Geneviève -Firmin Dclattre),, 
capitaine (breveté chef de bataillon) au régiment d'artillerie à 
pied de la garde royale (2); de Ville (Charles-Louis), capi- 
taine au 8 e régiment (2 e suisse; de la garde royale (3). 

D'Olivier de Pezet (Albert-Joseph- Augustin), capitaine au 
1 er régiment du génie; Geofroy ^Jean-rîaptiste-Grégoire), ca- 
pitaine au e de ligne (4) ; Filippi (Jean-Étienne), capitaine 

(1) Comte de Sobres. — Elève de première classe en 1790. — Embarqué, 
même année, sur la He'.ette, escadre de Lignndès. — Débarqué à Naplcs en 1792. 
— A servi jusqu'en 1798, sur les vaisseaux de l'ordre de Malte, — ensuite à 
Barcelone. ( /rehives de la famille.) 

(2) De Lattre d'Aubigny, chef de bataillon d'artillerie du I e * novembre 1817, 
chevalier de la Légion d'honneur, aide de camp de M. le lieutenant général baron 
Berge. (Annuaire militaire de 1800, p. 515.) 

(3) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine au 8 e de la garde le 15novemhre 
1820.— (./unitaire mil, taire de 1830, p. 18i.) — Services de 1808 : huit cam- 
pagnes; blessé d'un coup de l'eu à la Bérésina; hlessé d'un coup de sabre sur le 
front le 10 décembre 1812 à la retraite, et d'un coup de sabre à la main gauche, 
qui le prive de l'usage de deux doigts. (Registre du 8 e régiment, garde royale.) 

(■i) Capitaine du 1S décembre 1X13, chevalier de la Légion d'honneur. {Annuaire 
militaire de 1830, p. 218.) — Entré au service en 1809, retraité lieutenant-co- 
lonel. 

19. 



292 CHEVALIERS 

au 10 e léger (1); de GrimouvnTe-Larchant (Félix-Yictor), ra- 

pitaine d'infanterie en réforme (2); Cappone dit Mare/i»a 
(Gaspard -Joseph -Marie), capitaine à l'école royale spéciale 
militaire (3). 

Anciens officiers : d'Espinay- Saint -Luc (Louis-Alexan- 
dre) (i); de Labat-Lauzac de Savignac (S); le comte de 
Boulbon (Henri-Émile-Charles-Louis-Michel-Raoul Raoussct) ; 
le comte de Rosières-d'Euvesin (Jean-Jacques-Louis-Emma- 
nuel) (G). 

Cavalerie; 

Capitaines : de Sambœuf (Louis-René-Robert) (8 e cuiras- 
siers) (7) ; de Rostaiug (Eugène-Claude-Jean-Guillaume-Brun) 
(7 e chasseurs à cheval) (8); le vicomte de Menou (Amédée- 

(1) Capitaine du 20 novembre 1816. (Annuaire militaire de 4830, p. 548 ) 

(2) Baron (Titres de la famille). — Il fut reçu par M. de Grimouville-Lar- 
chant, ancien officier (Fiches de classement), chevalier de 1816. (Voir plus haut, 
p. 210.) 

(5) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 25 décembre 1815. [Annuaire 
militaire de 1850, p. 016.) 

(4) Il fut reçu par M. le marquis d'Espinay Saint-Luc (Fiches de classement), 
chevalier de Saint-Louis de 181-4. (Voir plus haut, p. 115.) 

(5) Porté chevalier du 29 octobre, sans désignation de grade, reçu le 51 décem- 
bre (Fiches de classement). — On le retrouve au registre des étrangers, avec cette 
mention : « Officier des Hulans britanniques. » 

(6) On nous a signalé cet officier comme ayant servi dans Royal-Lorraine. Voici 
la mention du registre : « De Rosière de Veuzin (Charles-Joseph-Emile), né le 
10 novembre 1705. sous-lieutenaut en 178 î, est à la formation de 1788. (Registre 
de Royal-Lorraine, cavalerie de 1770 à 1788.) — Volontaire dans Royal-Lorraine 
le 25 mai 1784, sous-lieuienant le 25 juillet suivant, lieutenant au 14 e cavalerie le 
25 janvier 1792. Note au crayon : émigré dans le courant de cette année (1792). 
(Registre du 15' 'cavalerie, ci-devant ', Royal-Lorraine, de 17SS à 1795. )• — A aban- 
donné le 25 janvier 1792. {Registre du 14 e cavalerie, ci-devant Royal- Piémont, de 
1788 à 1795.) — Qualifié d'Euvesinet d'Euvezin(A7afs militaires) ; comte d'Eu- 
vezin. (État militaire de 1790, p. 548.) 

(7) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 20 février 1825. (annuaire 
militaire de 1850, p. 445.) 

(8) Brun de Rostaiug, chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 20 fé- 
vrier UJ25. (Idem, p. 166.) 



DE 1826. 293 

Louis-Henri) (non-activité); deCorday (Jules-Frédéric) (en 
réforme). 

Service de mer; 

Lemoync de Sérigny (Amédée -Ferdinand-Honoré -Marie), 
ingénieur de la marine (1); Allègre (Louis-David), enseigne 
de vaisseau en retraite. 

Le duc de Caderousse-Gramont (Emmanuel -Marie-Pierrc- 
Félix-lsidore), maréchal de camp honoraire; Petiet (Pierre- 
Claude), maréchal de camp en retraite (2). 

Lieutenant- colonel : de l'Aubépin (Noël -Théodore Le 
Lieurre) (3 e de ligne) (3). 

(1) L'orthographe du nom est le Moyne de Sérigny. (Titres de la famille.) 

(2) Reçu par Monsieur le 19 octobre 1814. {Fiches de classement.) — Prend rang 
de sa réception. 

(5) Officier de la Légion d'honneur, lieutenant colonel du 19 novembre 182G. 
(Annuaire militaire de 1830, p. 2 i3.) — Chevalier de Saint-Ferdinand de se- 
conde classe. — Son régiment fil partie de l'expédition d'Alger, en l£>30. — 11 le 
commandait alors par intérim, et demanda qu'il formât l'avant-garde de l'armée, ce 
qu'il obtint; lors du débarquement, il commanda une des premières colonnes 
qui prirent terre. — Après les différentes affaires, qui eurent pour conclusion la 
prise d'Alger, il fut proposé pour le grade de colonel, mais les nominations n'étant 
arrivées qu'avec la proclamation de la révolution de juillet, M. de l'Aubépin refusa 
le commandement d'un régiment et quitta le service. — En 1832, il protesta contre 
le soulèvement de la Vendée; mais, le mouvement ayant éclaté, il voulut en partager 
les dangers, et après l'insuccès de cette tentative, il resta pendant huit mois dans 
les bois, pour se soustraire à la condamnation à mort prononcée contre lui. — Son 
frère aîné, chevalier de Saint-Louis en 1823 (voir plus haut, p. 260), avait suivi 
le roi à Gand en 1813. Au retour, et lorsqu'à Saint-Denis on cherchait à effrayer 
Louis XVIII sur l'état de la capitale, cet officier, qui avait été capitaine d'état- 
major de la garde nationale, offrit d'aller à Paris, ostensiblement, revêtu de son 
uniforme, et de sonder l'esprit de ses habitants. A force de sollicitations, il obtint 
l'autorisation qu'on hésitait d'abord à lui donner. 11 parcourut la ligne des boule- 
vards et les rues adjacentes , fit changer de cocarde à bon nombre de postes et 
revint couvert, ainsi que son cheval, de rubans blancs et de Heurs de lis. Le général 
marquis de Messey, dont il était l'aide de camp, le présenta au roi, auquel il rendit 
compte de sa mission. Sous-iutendant militaire à l'École de Saumur en 1830, il 
déposa sa démission sur le bureau de l'intendant, au moment de la révolution de 
juillet, et partit pour Nantes. Le commandant en second de l'Ecole, baron de 
Morell, chevalier de Saint-Louis, le fit arrêter à quatre lieues de Saumur, et, à son 



29/i CHEVALIERS 

Chefs de bataillon : le comte de Raguet-Brancion (Char- 

les-Josserand) (o3 e de ligne) (l); Mathey (Claude -François 
(en retraite); Depanis (Barnabé-Louis-Paulin) (32 e de li- 
Siie)(2). 



retour forcé, il faillit être tué par la populace déchaînée. En 1832, il fut arrêté 
dans sa terre , comme faisant partie de l'état-major du général marquis de Coislin, 
et dut son acquittement au talent courageux de son défenseur, M. Hennequin, 
(Renseignements communiqués.) 

(1) Chevalier de la Légion d'honneur, chef de bataillon du 12 février 1823. 
[Jnnuaire militaire de 1850, p. 318.) 

(2) Né à Toulouse, le li janvier 1787. — Elève à l'École de Fontainebleau, en 
4803. — Sous-lieutenant au 10e léger en 1800. — Campagnes de 1800 cl 18l)7, 
en Prusse et en Pologne. — Lieutenant en 1808. — Campagnes d'Espagne de 18uS 
à 181-4. — A la bataille deTalavera (1809), le 10 e léger ayant débusqué ladivision 
anglaise du général Hill, du bois où elle avait pris position, M. Depanis s'élança un 
des premiers dans les rangs ennemis, et contribua puissamment à assurer le succès 
de cette manœuvre. — Adjudant major en 1811, il se jeta avec deux ofiieiers et 
quinze dragons, à la bataille d'Albuera, sur trois compagnies espagnoles, qui mirent 
bas les armes. — Capitaine adjudant major même année, il se distingua au siège de 
Tarifa, dans une sortie des Anglais. — 11 prit le commandement d'un poste très- 
important, dont l'officier venait d'être tué, et le conserva pendant toute faction, 
jusqu'à ce que l'ennemi eût été repoussé. — Aide de camp du général baron de 
Saint-Pol en 1812; il fit des prodiges de valeur à la bataille de Viltoria eu 1815, 
et y fut blessé d'un coup de feu au bras droit. — Chef de bataillon au G i- de 
ligne, et chevalier de la Légion d'honneur en 1815, il fut atteint devant Bayonne, 
le 13 décembre., d'un coup de feu à la poitrine et au bras gauche. — Mis en demi- 
solde en 181-1, il fut rappelé le 7 juin 1813 au 04* de ligne, fit la campagne de 
France et rentra dans ses foyers le 27 août suivant. — .Major au 52 e de ligne en 
1820, et chef de bataillon au même corps en 1S27, il fut nommé chevalier de Saint- 
Louis le 30 octobre, même année. — Lieutenant-colonel du 52 e le 11 septembre 
1850, officier de la Légion d'honneur en 1831, il fut nommé colonel du 9 e de ligue 
en 1831. — Maréchal de camp en 1841, il l'ut appelé en 1812 au commandement 
des subdivisions de la Lozère et de l'Aveyron, et en 18-18 à celui de la troisième 
subdivision de la 8 e division militaire. Commandant une brigade d'infanterie à 
l'armée des Alpes le 29 août 18-iS, il prit, le 18 septembre suivant, le comman- 
dement de la subdivision des Basses-Pyrénées. — Betraité en 1819. — Comman- 
deur de la Légion d'honneur en 1831. — Relevé de la retraite, et admis dans le 
cadre de réserve, en 1852. — Mort à Toulouse, en 1860, âgé de soixante-treize 
ans. {Moniteur de l'armée du 20 février I8G0.) 



DE 1826. 295 

Capitaines : Fillion (Pierre-François) (1), et Fauchier 
(Pierrc-Antoinc-Benoil) (état-major) (2) ; des Moutis de Bois- 
gautier (François-Ambroise) (i fi de la garde royale) (3); Sau- 
lereau du Part (Victor); Davezac (Jean-Pierre-Valentia) 
(64 e de ligne) (4) ; Chardin (Antoine-Désiré) (40 e de ligne) (5); 

(1) Fillion, chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 20 août 1813, atta- 
ché à la 7 e division militaire. [Annuaire militaire de 1S30, p. 51.) 

(2) Né à Lyon le 21 juillet 178<>; sous-lieutenant au 47" de ligne en 1809; 
Jieutenant en 1812; adjudant major à la Légion du Morbihan en 1815; capitaine 
en 1817; passé au corps royal d'état-major en 1818; chef d'escadron en 1839, 
retraité en 1851 : campagnes de 1809 à 181 4 en Espagne et à la grande armée en 
Allemagne; 1815 en France. — Chevalier de la Légion d'honneur le 17 mars 
1815, officier le 5 mai 1853. {Etat de service communiqué.) — Aide de camp de 
M. le maréchal de camp vicomte de Cheffontaines. (Fiches de classement.) 

(5) Capitaine dans la garde (à la formation) le 25 octobre. 1815, breveté chef de 
bataillon le 25 septembre 181(5, chevalier de la Légion d'honneur. [Annuaire mi- 
litaire de 1850, p. 171.) 

(4) Capitaine du 19 février 1823. [Annuaire militaire de 1830, p. 535.) — Le 
04 e de ligne était en garnison à Cherbourg en 1850. Lorsque le roi Charles X 
s'embarqua dans ce port le 1G août, une partie du G4 e formait la haie dans l'arsenal, 
et présentait les armes. Un capitaine qui n'était pas de service, et qui se trouva 
sur le passage du roi, ôta hiusquement son shako et le cacha derrière lui, pour 
éviter à Charles X la vue de la cocarde tricolore. Nous avons signalé ces faiis dans 
le Journal de Saint-Cloud à Cherbourg, et nous les rappelons ici, comme action 
d'autant plus honorable, que jusqu'alors on avait affecté de ne rendre aucun hon- 
neur militaire à l'auguste prince, qui naguère était le roi, et dont on implorait la 
bienveillance. A Saint-Lù, le poste placé à la prison de la ville n'avait pas même 
pris les armes pour sa sûreté, ainsi que le veulent les ordonnances. A côté de Tin- 
gratitude imméritée, il est bon de placer le souvenir de l'affection. 

(5) Élève à l'École militaire en 1807, sous-lieuleuant même année, passé à la 
l re légion de réserve, lieutenant eu 1809, capitaine au 4 e d'artillerie de marine eu 
1815, mis à la disposition du ministre de la guerre en 1814, capitaine au 20* de 
ligne en 1815, licencié même année, capitaine à la légion de l'Ain en 1817 (3 e ba- 
taillon), en activité en 1S20, chef de bataillon au I e léger en 1833, lieutenant co- 
lonel au 2:2 e léger en 18 10. — Campagnes de 180 ( > à 1815 en Espagne; fin de 1815 
en Allemagne; prisonnier de guerre à Torgau le 10 janvier 1814, rentre le 12 août 
suivant: campagnes de 1823 à 1827 en Espagne; blesse d'un coup d'obus derrière 
la tète et à l'oreille droite à Bautzen ; blessé d'une bille à la jambe gauche, aux 
frontières de Bohème, même campagne. — Clic\aher de la Légion d'honneur le 
16 novembre 1823 (eu Espagne); officier le 30 mai 1827. [Elut de services com- 
munique.) 



296 CHEVAL] ERS 

Noizel (François-Joseph) (état -major du génie) (1) ; Filippi 
(Cornélius-Rodolphe) (adjudant de place à Yalenciennes) (2 . 

Ancien officier : Saint-Bonnet de Taffart dit Saint-Ger- 
main (Jean-Daniel) (3). 

Cavalerie ; 

Capitaines : Cantillon (Antoine-Sylvain) 13 e chasseurs à 
cheval) (4) ; d'Argenton (Bon -Eugène de Billeheut) (9 e dra- 
gons) (5); le marquis de Carcado (Edouard -Louis -Marie- 
Alexandre) (en réforme). 

Service de la marine ; 

Lieutenants de vaisseau : Billeheust de Saint-Georges 
(Jean-Charles-Henri), et Allègre (Félix-Augustin). 

Chasseloup de Chàtillon (Jean-Auguste), enseigne de vais- 
seau en retraite. 

Le 30 octobre 1827 eut lieu le combat de Navarin, et à la 
suite de ce combat naval, qui commença l'affranchissement 
de la Grèce, le roi accorda la croix de Saint-Louis à M. Fré- 



(1) Chevalier de la Légion d'honneur, professeur d'archilecture militaire el 
constructions à l'École d'artillerie et du génie à Metz. {Annuaire de 1830, p. 501.) 
— Grand officier de la Légion d'honneur, général de division le 22 décembre 1851 , 
passé dans le cadre de réserve. [Annuaire militaire de 1SG0, p. 57.) — Auteur 
d'un ouvrage très-remarquable, intitulé la Fortification, publié par Dumaine, li- 
brairie militaire, passage Dauphine. 

(2) De Filippi. (Annuaire militaire de 1830, p. 99.) 

(3) Taffart de Saint-Germain, intendant du palais de Bordeaux. (Almanach 
royal de 1850, p. 3-4.) — Commissaire du roi à Bordeaux , sous l'empire, il pré- 
para et dirigea le mouvement qui ouvrit les portes de cette ville à Mgr duc d'An- 
goulème, le 12 mars 181 i. Il avait formé secrètement une légion d'infanterie de 
douze cents hommes, qui se porta au-devant de l'auguste neveu de Louis XVIII, 
et fut la première force dont les Bourbons disposèrent en France. En 1813, il suivit 
Madame, duchesse d'Angoulêrae, lors de la retraite de Son Altesse Royale, et sa 
nomination n'est qu'une conformation : car l'ordonnance du juin porte qu'il doit 
prendre rang du 10 mai lSlo. 

(I) Adjudant major. [Fiches' de classement.) — Chevalier de la Légion d'hon- 
neur, capitaine du la juillet 1824. (Annuaire militaire de 1850, p. 472.) 

••>) Billeheust, ortographe du nom patronymique. — Baron d'Argenton. (Titres 
à-- la famille.) 



DE 1828. 297 

zier, lieutenant de vaisseau, et à M, Dubourdieu (Louis-Tho- 
mas-Rose-Napoléon), enseigne de vaisseau, qui fut amputé 
de la jambe (1). Si l'ordre ne s'augmenta pas d'autres nou- 
veaux chevaliers, c'est que ce noble signe brillait déjà sur 
la poitrine des chefs de cette glorieuse journée; mais des 
croix de la Légion d'honneur furent décernées par Char- 
les X, et cinquante-sept officiers ou marins furent l'objet de 
ces distinctions (2). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1828. 

Le marquis de Croix d'Heuchin (Charles-Lidwine-Marie), 
pair de France, ancien officier. 

Le duc de Vcntadour (Gaston-François-Christophe de Levis), 

(1) Le baron Dubourdieu, mort vice-amiral et préfet maritime de Toulon. 

(2) Furent nommés chevaliers de Saint-Louis, au titre étranger, les comman- 
dants de bâtiments suivants : 

Officiers anglais ; 

Capitaines de vaisseau : Curxon (Edouard), commandant YAsia; Reworth-Om- 
manney (John), commandant V Albion ;Dickinson (Richard), commandant le Genua. 

Capitaines de frégate : Ashley Macide (honorable James), commandant le Glas- 
cow; Ilamilton (C. B.) (Gawen Williams), commandant le Cambrian. 

Capitaines de corvette: Spencer (honorable Frederick), commandant le Talbot ; 
Chetwynl, viscount Ingestre (Henri John), commandant le Philomel ; Anson (ho- 
norable Williams), commandant le Brick; Martin (Georges Rohun), commandant 
le Musquite; et Davies (Lewis), commandant la Rose. 

Officiers russes; 

Capitaines de vaisseau : Lazareff, commandant X'Azoff; AvenoiT, commandant le 
Gangout; Swinkin, commandant VEsekiel; Bogdanowitch, commandant ['Alexandre 
Newsky. 

Capitaines de frégate : KruscholT, commandant le Constantin ; Sitin, commandant 
le Castor; Epantchin I*% commandant VHélène; Epantchin II e , commandant le 
Provorny. 

Capitaine de corvette : Tcheglokoiï, commandant le Gremiastchi. 
Officier danois ; 

Van-Dockum (Charles-Edouard), lieutenant en premier de la marine royale de 
Danemark, embarqué en qualité de lieutenant de vaisseau sur le vaisseau français 
le Scipion. — Croix du Mérite militaire. 



298 CHEVALIERS 

colonel du 5i e de ligne, aide de camp de Monsieur le dau- 
phin (I). 

Lieutenant-colonel : le comle de Locmaria (Noël -Marie- 
Victor du Parc) (11 e de ligne) (2). 

Chefs de bataillon : Àupick (Jacques) (état-major) ; Lan- 
de Clapernou ( Joseph-Marie- Agnès-Jacques) (49 e de ligne) (3); 
La Broue (Etienne) (en retraite). 

Capitaines : Ferrand de Missol ( Ange-Fortuné-Marie-Féli- 
cissime) (7° de ligne) (4); Chardin (François) (2 e compagnie 
d'ouvriers d'artillerie); Dutertre-Delmaricq ( Louis-Marie- 

(1) Officier de la Légion d'honneur. (Annuaire militaire de 1850, p. 25.) 
— Duc de Levis, par la mort de sou père, chevalier de Saint-Louis en 1705. (Voir 
plus haut, p. 10.) — Premier gentilhomme de Monsieur le comte de Chambord. — 
M. le duc de Levis commença sa carrière militaire en 1815, à la Drôme, débu- 
tant ainsi par un acte de fidélité, dans un moment où la fidélité était rare. Nommé 
l'un des aides de camp de Mgr duc d'Angoulème, il suivit le prince eu Espagne. 
— 11 fit la campagne de 1823 et se montra, comme tout ce qui entourait l'auguste 
neveu de Louis XVIII, brave et dévoué. Passé dans la garde royale, puis colonel du 
54 e de ligne, il apporta dans ces divers commandements le tact qui le distinguait, 
et se fit aimer pour sa bienveillance et honorer par la fermeté qu'il déploya. — Ap- 
pelé auprès de Monsieur le comte de Chambord, il accepta avec joie l'honneur qui 
lui était fait, couronnant ainsi par une nouvelle abnégation l'abnégation qu'il avait 
montrée jusque-là. Au premier ordre qu'il reçut, il abandonna son pays et courut 
où le devoir lui ordonnait de se rendre. Depuis vingt ans, il veille sur le précieux 
dépôt qui lui a été confié. Son zèle ne s'est jamais ralenti, et il a pour Monsieur le 
comte de Chambord toute l'affection d'un père et tout le respect d'un serviteur 
dévoué. Issu de race militaire, c'est pendant la campagne de Morée, qu'il fit ave/ 
son régiment (le o-i°), qu'il reçut cette croix que ses ancêtres lui avaient appris a 
gagner sur le champ de bataille. L'ordonnance de nomination, distincte de celle 
du 29 octobre affectée à la promotion annuelle ordinaire, est du 28 novembre. 

(2) Officier de la Légion d'honneur, sous-directeur du personnel au Ministère de 
la guerre. (Annuaire militaire de 1830, p. 2.) — Après la révolution de 1850, il 
fut attaché à la personne de Monsieui le comte de Chambord, et devint ensuite di- 
recteur de la Qiiotidienne. 

(5) Major (Fiches de classement), il fut reçu par son colonel, M. Magnan, au- 
jourd'hui maréchal de France, chevalier de 1823 (campagne d'Espagne). (Voir 
plus h,n,t, p. 253.) 

(-i) Ferrand de Missols, capitaine du 4 septembre 1812. (Annuaire militaire de 
1*30, p. 250.) 



DE 1828. 299 

Ferdinand ) (en retraite); de Saint-Priest ( Ilil a ire-Eu gène-Jo- 
seph) (14 e léger) (1); Caffe (Charles-Josepli) (en retraite) (2) ■; 
Camou (Jacques) (adjudant-major au 17 e de ligne) (3); de 

(1) Il fut reçu par M. Je Saint-Priest chef d'escadron. [Fiches de classement.) 
Nous présumons que c'est le carde du corps de 181 i porté plus haut, p. 78. 

(2) Né à Cliambéry eu 1751, mort à Paris le 10 décembre 185o, commandant à 
l'hôtel des Invalides. — Fils d'un membre du sénat de Cliambéry. — Un duel le 
força, à vingt ans, de quitter la Savoie. — Venu en France, il entra aux gardes 
françaises, puis en sortit, ne trouvant pas l'avancement assez rapide. — 11 partit 
pour Constantinople, revint en France, embrassa d'abord les principes de la révo- 
lution ; mais, effrayé de ses excès et de ses erreurs, il entra dans le complut noué 
par Michonis, et qui avait pour but d'enlever la reine de la Conciergerie. — Capitaine 
des guides de l'armée du Midi, commandant d'une compagnie franche, et com- 
mandant du Mont-Cenis, il sauva trois prêtres émigrants, que ses soldats voulaient 
pendre, et les fit escorter jusqu'aux avant-postes ennemis. — Arrêté à Lyon, comme 
prévenu d'entretenir une correspondance avec le général Kellerinann enfermé à 
Paris, à l'Abbaye, il se sauva par son énergie en déchirant devant ses juges l'ap- 
pareil qui recouvrait une large blessure, produite par une balle qui lui avait traversé 
la poitrine. Ce mouvement électrisa le peuple, qui menaça le tribunal. Il fut dirigé 
sur Paris, et enfermé au Luxembourg pendant treize mois et demi. En sortant, il 
fut nommé commandant de la place de Faverges (Savoie). — En l'ait IX, n'ayant 
avec lui que cinquante hommes et une pièce de quatre, pour défendre le Mont- 
Cenis, il fut attaqué par trois mille autrichiens et piémontais, et, forcé de se rendre 
après un-' vive résistance, il fut conduit à Turin, où on lui donna la ville pour 
prison, sur les instances de personnages de distinction, auxquels il avait procuré 
des déguisements pour échapper aux dangers qui les menaçaient. — Echangé 
bientôt, il reprit le commandement du Mont-Cenis, qu'il quitta pour commander 
le fort Barreaux. — Enfin, eu 1806, couvert de blessures, et sa santé étant usée, il 
demanda et obtint sa retraite. — Il avait étudié le droit dans sa jeunesse et avait été 
reçu docteur. — Dans cette même année 1806, il fut nommé juge du tribunal spé- 
cial et criminel de la Drôme, et plus tard président du tribunal spécial et criminel 
de l'Ain. — Un de ses (ils, François Caffe, garde d'honneur, fut tué à Leipsick. 
après avoir été décoré par le prince Ponialowski ; un autre, Charles Caffe, lieute- 
nant aux grenadiers de la garde impériale, lut tué à Waterloo. [Biographie des 
hommes du jour, t. VI. -2'' partie.) — Son troisième fils, le docteur Caffe l'aul- 
Louis-Balthazar), cbirurgii a interne à l' Hôtel-Dieu en lsr>0, sauva d< ux officiers 
menacés par les insurgés, quoiqu'il fût mêlé à ce mouvement ; et eu lsrii, il flétrit 
énergiqueuu'iit l'ordonnance de police qui, après l'émeute de juin, voulait trans- 
former les médecins en délateurs. 

(ô) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 7 lévrier I82ô. [Annuaire 
militaire de 1830, p. 2lii.) — Grand'-croix de la Légion d'honneur, général de 



300 CHEVALIERS 

Condé (Louis-Joseph) (15 e do ligne) (1); Larabit (génie) (2). 

Lieutenant : Roze (Auguste-Pierre-Étienne) (6 e de la garde 
royale) (3). 

Sous-intendant militaire : Baslard de Fontenay (Armand- 
Denis-Marie) (4). 

division le 6 février 1832, commandant la 2 e division d'infanterie de la garde im- 
périale (voltigeurs et chasseurs à pied), (annuaire militaire de 18G0, pp. 25 et 
133.) 

(1) Capitaine du 17 février 1819. (Annuaire militaire de 1830, p. 2G2.) 

(2) Député sous Louis-Philippe, il protesta avec ses amis de la gauche contre le 
titre de sujet, qu'ils ne voulaient pas accepter ; et, après la révolution de 1848, 
M. Taschereau, dans la Revue rétrospective, puhlia une lettre adressée à Louis- 
Philippe par M. Larahit, lettre antérieure à la protestation, et dans laquelle, après 
avoir sollicité une place d'aide de camp auprès du nouveau roi, cet officier se disait 
fidèle sujet de celui qu'il devait renier plus tard. 

(3) Lieutenant le 19 juillet 1820, passé dans la garde le 20 juin 1827. {annuaire 
militaire de 1830, p. 178.) — Entré au service en 1809 : cinq campagnes, (Re- 
gistre du e de la garde.) 

(4) Dehastard de Fontenay, sous-intendant militaire de 3 e classe le 22 mai 1825, 
attaché à l'expédition d'Afrique. (Annuaire militaire de 1830, p. 45.) — De 
Bastard, orthographe du nom. — Chevalier de Saint-Ferdinand de seconde classe 
en 1823 (campagne d'Espagne), démissionnaire à la suite de la révolution de juillet, 
mort à Paris en 1844. (Renseignements donnés par la famille.) (a). 

[a) Nous avons indiqué, dans la préface, comment nous procédions dans nos recherches. 
Nous prenons les renseignements tels que nous les donnent les registres de la guerre et de 
la marine, sans aller au delà, et sans rechercher les titres et filiations constatés par les au- 
teurs qui ont écrit sur la noblesse. En essayant de faire autrement, nous nous serions jeté 
dan» des complications qui auraient retardé la publ cation de notre travail, et brouillé nos 
idées. Nous laissons aux familles le soin de reconstruire leur passé, en rapprochant de leurs 
archives les renseignements que nous avons recueillis. Nous sommes historien et non pas 
généalogiste. Nous disons ce que diraient les états de services officiels, Ainsi M. Maïas (voir 
1. 1, p. 318) a cité un de Bastard, capitaine au régiment de Foix, chevalier de Saint-Louis eu 
17ù0, et nous avons dit, l. II, p. 30, qu'il n'existait sur le matricule du corps qu'un Bastard, 
chevalier en 1~M. On nous a répondu qu'un acte de 17-i3 fait mention de Jean de Baslard, 
chevalier de Saint-Louis, et que M. Ma/as n'était pas autant dans l'erreur que nous semblions 
le croire. Nous n'avons pas nié la nomination, nous n'avons nié que le corps. Nous ne savons 
où M. Mazas a puisé ses renseignements, et , pour ce qui nous concerne, nous avons indiqué 
toujours les registres où l'on trouve la preuve des faits que nous avançons. I.a famille de 
Bastard se croit fondée à revendiquer comme Bastard, les deux Saint-Denis, portés t. II, p. 30, 
et elle s'appuie sur la Chesnaye-des-Bois qui indique six Saint-Denis, appartenant a la 
tranche de Bastard Elle ajoute que l'un d'eux, mort en 1703, est qualifié chevalier de Saint- 
Louis dans son acte de décès. Enfin, on nous cite un acie de partage, passé en 17ÛÛ, et qui fait 
mention de cinq Bastard, chevaliers de Saint-Louis : 1° Denis de Bastard de Fontenay de 
Montieuil, capitaine de vaisseau; 2° Urbain-Claude de Bastard de Fontenay, alors lieutenant 
île Kiisseau ; 3° René-Claude de Bastard de Fontenay, de Villeclair et de Voisins, capitaine de 
dragons; V Henri-Louis de Bastard de Uuillé et de Dobert , alors lieutenant 'de vaisseau; 



DE 1829. 301 

Artillerie à cheval : Belenet (Antoine -Gabriel) (1 er régi- 
ment) (1). 

Anciens officiers : le vicomte de la Bretesche ; Vallée (Ju- 
lien-Gabriel). 

Service de la marine ; 

Capitaine de frégate : Parseval-Deschènes (Alexandre- 
Ferdinand) (2). 

Lieutenants de vaisseau : Besnard (Casimir-Jean-Marie), 
et Allègre (Michel- Jean-Baptiste). 

Clarke (Jean-Charles;, capitaine de milices à la Martinique. 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1829. 

Lieutenant-colonel : Cadudal (Louis-Marie) (22 e légion de 
gendarmerie) (3). 

Chef de bataillon : le baron de Fremiot (Joseph-Marie) (en 
non-activité) (i). 

(1) De Belenet, retraité chef d'escadron. (Renseignements donnés par la fa- 
mille.) 

(2) Entré au service en 1801, aspirant en 1807, enseigne de vaisseau en 1811, 
lieutenant de vaisseau en 1810, capitaine de frégate en 1827, capitaine de vais- 
seau en 1853, contre-amiral en 1840, vice-amiral en 18-46, amiral de France en 
1854, grand'-croix de la Légion d'honneur, sénateur. [Annuaire de la marine de 
18G0, p. 17.) — Nommé amiral à la suite de la campagne de la Baltique (prise de 
Bomarsund). 

(5) Lieutenant colonel, chef de la e légion à Angers, prend rang dans l'armée 
du 16 août 1820, et dans la gendarmerie du 5 avril 1827, officier de la Légion 
d'honneur. [Annuaire militaire de 1830, p. 224.) 

(4) Entré au service au loi de ligne en 1815, capitaine adjudant major au G* 

5° Denis-Charles-Louis de Eastard de Koiuenay-Montrcuil, capitaine de dragons. — Ln 
sixième, alors enseigne, Jean-Baptiste de Bastard de Fonienay, serait le chevalier de Saint- 
l.ouis de 1TUS, porté t II. p. 152. 

On tire de cette liste la conséquence que Ui bain-Claude est le clievalier porté t. Il, p. It3, 
comme chevalier en 171-, sous le nom de Fonienay seulement. .Non- ne le contestons pa-, 
niais nous dirons que uoun avons copié la mention telle qu'elle est au ministère de la 
marine. — Denis serait le Fonienay de Monlieu 1, porté é^ dément t. il, p. 113. — .Nous enre- 
gistrons cette réclamation, en rrnvoyant aux actes que la famille possède. Nous avons fait 
tous nos efforts pour amver à Lien, et m l'on nous accuse du manquer do icicnte, on ne nous 
ccusera pas de manquer de lèle. 



302 CHEVALIERS 

Capitaines : Filhon (Charles -Marie) (ingénieur -géogra- 
phe) (1); Regnàult dit dÉviy (Aglibert- François) (état-nut- 
jor) (2) ; Ducasse (Guillaume) (H c léger; (3); Duchâtel (Ma- 
rie-Josepli-AIexandre) (adjudant de place) (1) ; Duclwile! 
(Pierre-Marc-Frédéric) (en congé illimité) (5); de Grimouville 
(Théodore-Benjamin) (génie) (G); Luguet (Léonard) (13 e do 
ligne) (7); Lardenois (Jean-Pierre-Quentin) (35 e de ligne) (8); 
Roze (Jean-Baptiste) (en non-activité); de Saint-Genis (Fran- 
çois- Aonibal-Flour) (état-major) (9); de Kersaint (Armand- 
Guy-Charles) (génie). 

Cavalerie : le comte de Faucigny-Lucinge (Gaspard), sous- 
lieutenant des gardes du corps du roi , compagnie de 

de la garde en 1823, major au 50° de ligne en 1827, démissionnaire même année. 
— Gentilhomme de la chambre du roi. — Commandeur de Tordre de Saint-Gré- 
goire le Grand, section militaire, le 27 octobre 1850. (Renseignements donnés par 
la famille.) ■ — Le comte de Frémiot, gentilhomme honoraire de la chambre du roi. 
(Almanach royal de 1830, p. 1)8.) 

('!) Capitaine du 5 février 181 i, attaché à l'expédition d'Afrique. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 05.) 

(2) Capitaine d'état-major en retraite. (Fiches de classement .) 

(5) Capitaine du 7 février 1810. (Annuaire militaire de 1S50, p. 355. ) 
(4) Adjudant de place à la Rochelle. (Annuaire militaire de 1830, p. 93.) — 
Il fut reçu par le comte de Saint-Marsault , maréchal de camp (Fiches de 
classement), commandant la 5 e subdivision de la 12 e division militaire. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 77.) 

(3) Comte du Châtel. (Titres de la famille.) — Élève à l'École de Fontainebleau en 
1S03, sous-lieutenant au 32 e de ligne en 1808, lieutenant en 1809, capitaine en 
1812; placé au 3 e bataillon de la légion du Puy-de-Dôme en 1820; en congé illi- 
mité même année. [Services communiqués.) 

(0) Baron de Grimouville-Larchant. (Titres de la famille.) — Artilleur au 1 er 
régiment de marine en 1808, élève de l'École polytechnique, capitaine du génie, 
attaché à la maison militaire du roi. (Services communiqués.) — Capitaine du fé- 
vrier 181S. (Annuaire militaire de 1850, p. 580.) 

(7) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 10 juin 1823. (Annuaire mi- 
litaire de 1850, p. 259.) 

(8) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 20 novembre 1813. (An- 
nuaire militaire de 1850, p. 292.) 

(9) Flour Saint-Genis, employé aux travaux topographiques en Morée, capitaine 
Ju 19 février 1825. (Annuaire militaire de 1830, p. 5-i.) 



DE 1829. 303 

Noaillcs (1); le marquis de Dreux-Brézé (Scipion), chef d'es- 
cadron , lieutenant-colonel honoraire (2); Petiel (Sylvain;, 
chef d'escadron au 8° chasseurs à cheval. 

Capitaines : de Cabannes de Canna (Jean-Xavier) (8 e chas- 
seurs à cheval) (3); de Fontenay (Bâillon) (2 e grenadiers à 
cheval de la garde) (4); Bourzac (François-Ignace) (école 
royale de cavalerie) (5). 

(1) Lieutenant colonel du 4 décembre 1824. (Annuaire militaire de 1830, 
p. 141.) — M. deFaucigny, profondément dévoué au roi, a suivi Charles X à Cher- 
bourg, et était présent au licenciement de la compagnie, à Saint-Lô. Excellent et brave 
officier, digne du nom illustre qui lui a été transmis, il était passé en 1826 de la 
compagnie de Rivière dans la compagnie de Noailles, lors du versement de la pre- 
mière de ces compagnies dans les autres, et il était fort aimé des gardes pour l'amé- 
nité et la douceur de son caractère, qualités qui s'unissaient à la fermeté dans le 
service. 

(2) Grand maître des cérémonies de France, pair de France, officier de la Légion 
d'honneur. (Almanach royal de 1850, p. 65.) Pendant quinze ans, il défendit à la 
tribune les principes monarchiques et usa sa. \ie dans cette lutte. Estimé même de >es 
ennemis politiques, il mourut jeune encore en 18i0, et sa mort fut l'objet d'un deuil 
général. Ton» les partis se confondirent daus un même accord pour déplorer 
cette perte prématurée, véritable deuil national, et un concert unanime salua 
l'éloge prononcé, à la tribune de la chambre haute, par M. le duc de Noailles, 
dont le beau talent fut à la hauteur de la tâche ipie son amitié avait acceptée. Une 
phrase de ce discours a été recueillie par la gravure, et placée au bas du por- 
trait de M. le marquis de Dreuv-Brézé, comme un hommage rendu à sa fidélité 
et à la noblesse de son caractère. — « Il y a des ramilles, a dit M. le duc de 
Noaillcs, dont les noms sont liés au souvenir des rois, et qui sont en quelque sorte 
obligées de porter le deuil des dynasties. » 

(3) Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine du 3 janvier 182S. (Annuaire 
militaire de 1830, p. 4(17.) — Officier de l'empire, blessé, prisonnier de guerre eu 
Espagne, plus tard aide de camp de M. le lieutenant général vicomte de Barbot. 
(Renseignements donnés par la famille.) 

(i) Services de 1S03. — Huit campagnes. — Blessé d'un éclat d'obus à la t.'le, 
d'un coup de sabre au bras et de huit coups de lance à Eylau. — Chevalier de h 
Légion d'honneur le 20 août 1814. (Registre du 2 e grenadiers a cheval de ta 
garde.) 

(o) Capitaine instructeur, capitaine du 5 mars 1823, chevalier de la Légion 
d'honneur. (Annuaire militaire de 1830, p. 300.) 



304 CHEVALIERS 

Ancien officier : le comte de la Bourdonnayc (François- 
Régis) (1). 

Service de la marine ; 

Lieutenants de vaisseau : Law de Clapernou (Joseph-Éli- 
sabeth-G eneviève- Adrien) ; Bûrgues de Missiessy (Alexandre- 
Gaston); de Gourdon (Joseph-Adolphe) ; Hanct-Cléry (Alexan- 
dre-Nicolas). 

Allègre (Antoine-Toussaint), lieutenant de vaisseau en 
retraite. 

Boisaubin (Vincent), ancien officier, propriétaire à la Gua- 
deloupe (2). 

En 1828, un corps d'armée avait envoyé en Morée, sous 

(1) Ancien officier, chevalier de Saint-Louis le \ novembre 1829, reçu le même 
jour par M. le comte de Bourmont, ministre de la guerre. {Registre des ordon- 
nances et Fiches de classement.) —De la Bourdonnayc de la Bretèche (François 
Régis), né le 10 mars 1767, sous-lieutenant le 20 août 1780, a donné sa démission 
le 1 er avril 1791. [Registre du régiment d' Austrasie , de 178S à 1793, fol. 95.) — 
Député de Maine-et-Loire sous la restauration, constamment réélu, l'un des chefs 
du côté droit de la chambre, ministre de l'intérieur le 8 août 1829, démissionnaire 
le 18 novembre suivant, pair de France, (à) 

(2) Ses noms étaient de Boisaubin de Beauplan ;Vincent-Classe-Van-Scbalk- 
wyek). Il avait servi dans les gardes du corps avant la révolution. {Renseignements 
donnés par la famille.) 

(n) Nous avons cité plus haut. p. 83, M. le comte (aujourd'hui marquis) de la Bourdon- 
na y e (Arthur). — Voici ses services, qui sont des plus brillants : Né à Paris le 29 jan- 
vier 1*85. — Hussard au " e en 1S05, brigadier et maréchal des logis même année, sous-lieu- 
tenant au 25 e chasseurs en 180G, lieutenant au 8 e hussards en 1808, aide de camp du général 
Lagrange même année, aide de camp du maréchal duc de Moutebello en 1S09, capitaine et offi- 
cier d'ordonnance de l'Empereur même année, chevalier de la Légion d'honneur le 1 er août 1809, 
chef d'esc;uln>u au 3' chasseurs achevai en 1811, passé au 12^ en 1812, adjudant- commandant 
(colonel) en 1S13, employé à l'état-major général: aide de camp du prince de Ni ufchâtcl et de 
Wagram en 1S1U (campagne de France), colonel du 12 e chasseurs en 1S1Z», colonel des chas- 
seurs du .Morbihan (lâ e ) en 1815, officier de la Légion d'honneur le 3 avril lSla a Fontaine- 
bleau), maréchal de camp en 1821, commandant la 1" subdivision de la 11 e division militaire 
en 1823, commandeur de la lésion d'honneur en 1821, commandant une brigade de cavalerie 
au camp de Lunéville en 1823, inspecteur général de cavalerie en 1820, disponible en 1N27, 
admis an. traitement de réforme en 1831. — Campagnes: an XIII, sui les eûtes; vendémiaire 
an XIV, a la grande armée (3 e corps): de 1X03 à 180*.), grande armée, armée de Naples et Es- 
pagne ; de 1811 à lSlfi, Allemagne, corps d'observation tle l'Elbe et grande armée. — Blessé 
d'une balle ù travers le corps le 7 mai 1S07 ; d'une balle à l'épaule le 21 mai 1809 ; d'un coup de 
boulet à la cuisse, à Esslîng, le 22 mai 1S09 ; a eu di'iix chevaux tués sous lui, et la jambe 
cassée d'un coup de biseaien, à la bataille de la Moskowa, le 7 septembre 1812. (Etat de ser- 
vices communiqué. ) — Député du Morbihan et membre du conseil général de ce département, 
gentilhomme de la chambre du loi. [Alinanach royal <lc ISliO, pp. 133 et 53.) 



DE 1829. 305 

les ordres du lieutenant général marquis Maison, pour arra- 
cher aux Turcs les derniers points restés en leur pouvoir. 
Tout céda, comme d'ordinaire, à la furia francese ; le général 
Maison reçut, le bâton de maréchal, et la croix de Saint- 
Louis fut accordée par ordonnance du *22 février 1829, 
pour faits de guerre, aux officiers suivants : 

État-major ; capitaines : Delarue- Saint-Léger (aide de 
camp du général .Maison); Eynard (Phocion) (1); Pélis- 
sier (2). 

Infanterie; capitaines : de Sparre (8 e de ligne) (3); de 



(1) Capitaine d'jétat-major le 15 décembre 1826, chevalier de la Lésion d'hon- 
neur, attaché à l'expédition d'Afrique. (Annuaire militaire de 1830, p. 5G.) — 
Lieutenant- colonel d'état-major, officier de la Légion d'honneur. (Almanach royal- 
national de48i2, p. 635.) — Général de brigade le 21 septembre 1831, secrétaire- 
général de la grande chancellerie de l'ordre de la Légion d'honneur. (Annuaire 
militaire de 1800, p. 41.) 

(2 Aujourd'hui maréchal de France, nous donnerons ses services plus loin. 

[7»] Le comte de Sparre (Gustave-Louis), né le 1-i novembre 1798 à Londres. — 
Sous- lieutenant, le 12 août 181-4, au corps des cipayes employé dans nos établisse- 
ments de l'Inde. — Lieutenant en 1818, passé avec son grade en 1S20 dans la 
légion des Bouches-du-Rhùne, devenue le G e de ligne, il lit, avec ce corps les cam- 
pagnes d'Espagne de 1823 a 1823, et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur 
le 23 mai 1823 (promotion du sacre). — Lieutenant au 2e régiment d'infanterie de 
la garde en 1826, capitaine, au 8 e de ligne en 1827, il fa la campagne de Morée de 
1S28 et 1829. Embarqué pour l'expédition d'Afrique en 1830, il lut mis en solde 
de congé le 11 octobre de cette année, et rappelé au service en 1831 dans le 4 e de 
ligne; il lit, avec ce régiment, les campagnes d'Afrique de 1831 à 183 1. — En 1830, 
il s'était di>ti ligué à l'expédition de Médéah : en 1833, il se signala de nouveau à 
l'attaque devint Bougie. Arrivé le premier sur le plateau du moulin avec sa com- 
pagnie de voltigeurs, il fut mis pour ce fait à l'ordre de l'armée, et nommé officier 
de la Légion d'honneur. Chef de bataillon au G e de ligne en 1833, lieutenant» 
colonel du GO 1 ' en 1811, colonel du 12 e en 18i5, chevalier de l'ordre de l'Épée de 
Suède en 1833, commandeur de la Légion d'honneur en 18 10, général de brigade 
en 1831, le général de Sparre commanda successivement les départements de l'A- 
vevron, des Bouches-du-Klnme et de Loir-et-Cher. 11 était aussi chevalier de l'ordre 
du Medjidié, de Turquie. Le mauvais état de sa santé l'avait forcé de renoncerai! 
service actif, et il avait obtenu sa mise en disponibilité en 1838. — Mort en 1839. 
{Moniteur de l'armée de 1839.) 

IïL 20 



306 CHEVALIERS 

Grabowsky (16*), Pasquier (37 e ), Charpentier (iG'j, l. , 
nard (5i e ). 

Chasseurs à cheval : Pétrin, lieutenant an 3 e régiment. 

Train des équipages : Jacopin, lieutenant. 

Aucune croix de Saint-Louis ne fut demandée pour 
officiers de la marine de France par le vice-amiral de Kiunv 
commandant de l'expédition navale; il se contenta de solli 
citer de l'avancement pour deux enseignes, qui furent l.ti:- 
lieutenants de vaisseau, et dix croix delà Légion d'honneur, 
dont deux pour un lieutenant de vaisseau et un enseign ; 
les huit autres furent distribuées aux équipages. Mais cet! 
croix, si enviée par nos marins, il la fit donner à deux olli- 
ciers anglais, dont il signala la coopération active (1). I! 
était juge des faits, et ce n'est pas la faute du gouverne- 
ment du roi Charles X si le prix de la valeur militaire, env 
par Louis XIV, effleura des poitrines françaises pour aller .-.• 
placer sur des poitrines étrangères. 

On trouve eu 1S29, sur le registre affecté aux étrangers 
[Archives de la guerre) , la nomination comme chevalier de 
Saint-Louis, par ordonnance du 1 er novembre, de M. Lalapif 
(Paul-Albert-Marie), brigadier des armées du roi d'Espagne. 
Nous citons ce nom parce qu'il est plusieurs fois répété auv 
honneur dans cette histoire, et que le titulaire de 1829 était 
inévitablement d'origine française et descendant de membres 
de l'ordre (2). 

Chevaliers de Saint-Louis nommés en 1830. 

La promotion du 30 octobre 1829 fut la dernière promo- 
tion générale faite dans l'ordre par le roi Charles X. 

(1) Le capitaine Lyons, commandant la Frégate la Blonde: le capitaine Lasinirto», 
commandant la bombarde VEtna. (Registre de l'ordre, de 1811 à 1830, Archiva 
de la marine.) 

(2) Ce nom est écrit tantôt Latapie, et tantôt la Tapie. 



DE 1830. 307 

Nous trouvons eu 1830, sur le registre de l'ordre du mi- 
nistère de la guerre, la nomination de M. de Fromont (Jean- 
Baptiste-Isidore), capitaine au [\3 e de ligne (1), et sur le re- 
gistre de la marine celles de M. Zédé (Pierre), sous-ingénieur 
de la marine, conservateur du musée Dauphin, chevalier de 
Saint-Louis le 7 février, et de M. Crucius de la Croix (Paul- 
Jean-Théodore) , capitaine d'artillerie de marine' en retraite, 
chevalier de Saint -Louis le 1 er avril. 

En 1830 eut lieu l'expédition d'Alger, dont le succès donna 
à la France plus qu'une colonie, un royaume tout entier, et 
de nouveaux ports dans la Méditerranée. L'armée comptait 
trente mille hommes partagés en trois divisions, ayant pour 
commandants les lieutenants généraux baron Berthezène , 
chevalier de Saint-Louis; comte Loverdo, grand' croix; et 
duc des Cars, commandeur; cent quatre-vingts bouches à feu 
ou de siège, sous les ordres de M. le maréchal de camp vi- 
comte de la llilte, chevalier de Saint-Louis; un détachement 
du corps du génie, sous ceux de M. le maréchal de camp 
baron Valazé, chevalier de Saint-Louis; et le 17 e chasseurs à 
cheval, commandé par le colonel Bontemps-Duharry (2). 

(I) Cett- nomination est du 20 mai 1SÔ0. — Cet officier est porté capitaine du 
10 mars 181'J, dans Y Annuaire militaire de 1830, p. 289. 

(~2) M. Bontemps-Dubarry donna en 181-i une grande preuve de dévouement à 
la maison de Bourbon. Initié au mouvement que préparait à Bordeaux M. Taffart 
de Saint-Germain, il se chargea d'aller informer Mgr duc d'Àngoulèmc, à Saint- 
Jean-de-Luz, que sa présence était nécessaire. Il emporta les dépêches du commis- 
saire ou roi, traversa les lignes française et anglaise , accomplit sa mission , au 
risque d'être fusillé, et revint pir le même chemin, porteur de la réponse Je Mon- 
seigneur. Chef d'escadron des volontaires royaux à cheval du 12 mus, il lit 
la campagne de 1813 à l'armée royale, devint lieutenant-colonel des chasseurs à 
cheval de la Dordogne à la réorganisation générale, même année, passa ensuite 
dans les hussards de la garde royale, fut breveté colonel le 11 juillet 1821, de- 
vint colonel du IT 1 ' régiment de chasseurs, et se retira, en 187.0, devant la révo- 
lution de juillet, officier de 1 1 Légion d'honneur, mais privé de celte croix de 
Saint-Louis, qu'il avait méritée en 181 i, et qu'il venait de i onquérir en Afrique, 
Son nom manque aux fastes d'un ordre qui avait pour hase la fidélité, le courage 
et le dévouement. 

20. 



308 . CHEVALIERS 

Les régiments indiqués dans X Annuaire, militaire de ls;;(i 
comme faisant partie de l'expédition, sont : 

Les 3 e , 6 e , 11 e , 15 e , 17 e , 20 e , 21 e , 23°, 28 e , 29 : , 30', :;;-. 
35 e , 37 e , 18 e , 19 e , de ligne; les 1 er , .2% 4 e et 9 e légers: coin- 
.mandés par les colonels Roussel, Nouail de la Villegille. :■• 
vicomte de la Forest d'Armaillé, Mangin, Duprat, Hoirie ,! 
la Motte, Bérard de Goutefrey, le comte de Montboissi'M- 
Beaut'ort de Canillac, Mounier, Delacliau, Ocher de Beaupré, 
le comte de Roucy (1), Rullière, le baron deFeuchères, Lé- 
ridant, Magnan, le comte d'Eu de Marson, Bosquillon do 
Frècheville, le baron de Ghambrun, et le marquis de \t u- 
chèze, tous chevaliers de Saint-Louis. 



(!) De Roucy (Ebles-Charles-Louis), rhevalkr de Saint-Louis le 22 août 1S1 i, 
porté plus haut, p. 153. — Né le 20 décembre 1780; élève à l'École militaire en 
1789, émigré en 1791, chasseur nohle à l'armée de Condé en 1793. cadet au régi- 
ment d'Hohenlohe en 1797, sous-lieutenant au même régiment eu 1798; rentre en 
France ; soldat au 20 e léger en 180-4, sous-lieutcnant en 1807, lieutenant en 1809, 
capitaine au 56e léger en 1811, aide de camp du général Cosson même année, ail- 
joint à la suite de l'état major du prince de Neufchàlel, puis à l'état-major du duc 
de Casliglione eu 1812, passé à la 9 e division de cavalerie légère lors de la dissolu- 
tion du corps d'Augereau en 1815, chef de bataillon le 5 avril 1814, chef de ba- 
taillon au 2 e d'infanterie de la garde royale à la formation en 1815, breveté lieute- 
nant-colonel le 50 octobre 1816, lieutenant-colonel du même régiment, colonel 
du 5-1* en 1821, retiré en 1850, par suite de la révolution de juillet. — Cam- 
pagnes: 1705 à 1801 à l'armée de Condé : ans XII et XIII, cotes de l'Océan; an XIV 
et 1806 en Autriche, 1807 en Prusse et Pologne, 1809 en Autriche, 1812 en 
Russie, 1815 en Bavière, 1811 en France, 1815 à Gand, 1850 en Afrique. — A 
Essling, il chargea à la tête de dix hommes sur une batterie de quatre pièces et 
l'enleva, malgré l'opiniâtreté de l'ennemi. Il fut blessé d'un coup de feu aunioment 
où il faisait enlever ces pièces, attelé lui-même à l'une d'elles. Ce coup de feu l'at- 
teignit à la cuisse gauche, et la halle n'a pu être extirpée. 11 avait reçu une contu- 
sion de boulet à Eylau, et une contusion (balle à la poitrine) à Heilsberg. — Che- 
valier de la Légion d'honneur en 1812, officier en 1821, commandeur en 1821, 
chevalier de Saint-Ferdinand (5 1 ' classe) en 1821. — (État de servives communi- 
qué.) — La carrière de ce brave et excellent officier offre cela de remarquable que, 
sous-lieutenant en émigration, il recommença sa carrière en France, au service de 
l'empire, et mit trois ans à reconquérir le grade dont il élait investi depuis 
neuf ans, quand il le reçut pour la seconde fois. 



DE 1830. 309 

Le chef d'état-major général était le lieutenant général 
Desprez, commandeur de l'ordre, et le sous-chef le maréchal 
de camp Tholozé, chevalier de Saint-Louis. 

La première division avait pour chef d'état-major le colo- 
nel de Brossard, et pour maréchaux de camp les barons Po- 
ret de JMorvan, Achard etClouet, chevaliers de Saint-Louis. 

La seconde division avait pour chef d'étal-major le colonel 
Jacobi , et pour maréchaux de camp Denys Damremont, 
le vicomte d'Uzer et Collomb d'Arcine, chevaliers de Saint- 
Louis. 

La troisième division avait pour chef d'état-major le baron 
Petict, colonel; et pour maréchaux de camp le vicointe de 
Bertier, le baron Ilurel et le comte de Montlivaut, chevaliers 
de Saint-Louis. 

Le 1 er régiment du génie avait fourni une compagnie de 
mineurs et trois compagnies de sapeurs ; le 2 e régiment une 
compagnie de sapeurs, et le 3 e régiment une compagnie de 
mineurs et une compagnie de sapeurs. Ces détachements 
étaient commandés par le chef de bataillon Lenoir, chevalier 
de Saint-Louis. 

Chaque régiment de ligne avait fourni deux bataillons, et 
chaque régiment d'infanterie légère un bataillon seulement ; 
de sorte que nous ne savons, à l'égard de ces derniers, si les 
quatre colonels firent partie de l'expédition, les bataillons de- 
vant être réunis par deux pour former un régiment. 

Le commandant en chef était M. le lieutenant général 
comto de Bourmont, commandeur de l'ordre, qui, comme au 
temps des croisades, marchait entouré de ses quatre tils, 
donnant ainsi tout son sang à la France. 

Le commandant en chef de la flotte était le vice-amiral ba- 
ron Duperré, commandeur de l'ordre. 

Parmi les officiers de l'armée se trouvaient le lieutenant- 
colonel Baraguey-d'llilliers, le chef de bataillon Vaillant, le 
capitaine Pélissier , aujourd'hui maréchaux de France; le 



310 CHEVALIERS 

capitaine Changarnier (1) et MM. de Béthisy, de Noailles ci 
le prince de Chalais, figuraient également comme officiels .1 
la suite de l' état-major général. 

Une division de réserve avait été formée; elle avait pour 
chefs le lieutenant général vicomte de Fézensac, com- 
mandeur de l'ordre; et pour maréchaux de camp le comte 
de Rochcchouart,le comte d'Arbaud de Jouques, et de Saint- 
Michel, chevaliers de Saint-Louis. 

Le chef d'état-major était le colonel de Meyronnet, cheva- 
lier de Saint-Louis. 

Elle était composée des 4 e , 18% 3G e , 40 e , 56 e et 60 e de li- 
gne; colonels Bellangé, de Fitz -James, Paly, de Roquefeuil, 
baron Hache de la Contamine, et Lamarre, chevaliers de 
Saint-Louis. 

La flotte mit à la voile le 2o mai; elle débarqua, à Sidi- 
Ferruch, le 1 i juin, anniversaire de Marengo et de Friedland, 
aux cris de Vive le roi! emporta les redoutes élevées par les 
Arabes et rejeta au loin les douze ou quinze mille hommes 
que l'ennemi présenta en ligne. 

Le 19 juin eut lieu le combat de Staoueli, qui ne coûta 
à la France que cinquante-sept hommes tués et quatre cent 
soixante-treize blessés plus ou moins grièvement, tandis que 
l'ennemi, par le tir habile de notre artillerie, perdit de 
quatre à cinq mille hommes. 

Le 24, les Arabes, au nombre de vingt mille, tentèrent une 

(1) Capitaine au 2 e léger en iSili chevalier de la Légion d'honneur. (État mi- 
litaire de IS^O, p. 538.) — Aujourd'hui général de division en retraite, ancien 
gouverneur de l'Algérie, ancien commandant en chef de l'armée de Paris, ancien 
représentant. — Arrêté le 2 décembre 1851, et enfermé à Hara. — Sa célébrité 
commença en isr>l>, à la retraite de Constantine, où il couvrit la retraite de Fer- 
mée avec son bataillon, et repoussa une charge d'Arabes. — Nous sommes trois 
cents, dit-il à ses soldats, ils surit six mille : la partie est égale. — Le capitaine 
Changarnier fut compris dans les propositions de M. de Bourmont pour la croix de ' 
Saint-Louis, et l'ordre doit regretter de ne pas compter une aussi grande et aussi 
pure illustration parmi ses membres. 



DE 1830. 311 

nouvelle attaque, mais ils furent vigoureusement ramenés 
en arrière par les vainqueurs, en tète (lesquels se trouvait, 
pour la première fois, un escadron de chasseurs, débarqué 
de la veille. 

Le 29 juin, on arriva en vue d'Alger; le 4 juillet, le géné- 
ral de la Hitte fit sauter le fort de l'Empereur, et le même 
jour Alger capitula; l'occupation eut lieu le o. « Le premier 
soin du général en chef fut de faire reconnaître l'existence du 
trésor du dey. Une commission, composée de l'intendant en 
chef de l'armée, baron Denniée, du général Tholozé et. du 
payeur général Férino, fut chargée d'en faire l'inventaire, et 
ce trésor conquis sur la régence fut destiné à être envoyé 
immédiatement en France. M. de Bourmont ne voulut pas 
qu'il en fût distrait un écu; il se contenta de faire une distri- 
bution des armes les plus riches entré les généraux et offi- 
ciers supérieurs de l'armée , et de réserver quelques bijoux 
ou meubles précieux pour les offrir à la famille royale (1). » 

Le 9 juillet le canon des Invalides annonçait la prise d'Al- 
ger; le soir cette nouvelle, publiée dans tous les théâtres, 
était accueillie aux cris de Vive le roi! et Paris illuminait 
spontanément. 

M. de Bourmont fut nommé maréchal de France, et, par 
ordonnance du 14 juillet, la croix de Saint-Louis fut donnée 
à MM. de Bourmont (Louis-Paul-Charles de Ghaisne), lieute 
nant d'état-major, détaché au 3 e de ligne (2 :; de Bourmont 
(Louis-Fortuné-Amédée de Ghaisne), lieutenant au 49 e de li- 
gne (3), et à M. Bessières (Mathurin-Jean-Louis), sous-lieute- 
nant au 3 e de ligne. 

(1) Annuaire historique de 1830. 

(2) Ancien page du roi. lieutenant d'état-major le 1 er octobre 18-20. détaché au 
5 e de ligne. — Entré le premier dans la première batterie enlevée par nos troupes , 
it fut suivi par M. Bessières, et cette action d'éclat leur valut à tous les deux la 
croix de Saint-Louis. 

(3) Lieutenant au id' le. 2 février I82G. (./nnuaire militaire de 1S30, p. 313.) 
— Bien jeune encore, il s'était distingué en Espagne et avait reçu le croix de 



312 CHEVALIERS 

Un autre fils de M. de Bourmont, le comte Louis, fui 
chargé d'apporter au roi les soixante-douze drapeaux pri- 
dans la campagne, et M. le prince de Polignac, président du 
conseil des ministres, annonça à M me la maréchale de Bour- 
mont que le roi accordait également la croix de Saint-LouU 
à cet officier, qui s'était distingué, à l'ouverture de la cam- 
pagne» à la prise d'un fort ; mais les événements empêchèrent 
la régularisation de cette grâce royale. 



Saint-Ferdinand. — Il l'ut blessé mortellement au combat de Sidi-Kalef, au mo- 
ment où, chargé d'enlever une position, il marchait à la tète de sa compagnie de 
grenadiers. Tout le centre, vers lequel convergeait le l'eu des Turcs, tomba avec 
lui et comme lui sous ces coups meurtriers. Atteint de plusieurs balles, il fit un 
dernier effort pour se relever; puis, avec un énergique enthousiasme, animant 
encore, dans ce moment suprême, ses soldats qui hésitaient en perdant leur chef, 
ou qui s'empressaient autour de lui, ce vaillant officier s'écria : — « Dieu ne 
m'accorde pas le bonheur d'entrer avec vous dans Alger. Mais tout n'est pas 
fiui... adieu... laissez-moi... Grenadiers, en avant! Vive le Roi! » — Ces nobles 
paroles, pleines de foi, de cœur et de dévouement, sont les dernières qui sortirent 
de sa bouche. Ce jeune et brave officier trouva ainsi une mort glorieuse sur le 
champ de bataille, à la fleur de l'âge, et teignant de son sang les lauriers de son 
père, il paya de sa vie la conquête d'Alger. Le colonel Magnan, qui commandait le 
49 e , se rendit l'interprète de la douleur du régiment. — « Monseigneur, écrivit-il à 
M. le comte de Bourmont, général en chef, vous avez été frappé dans vos affections 
au milieu de vos succès. Les officiers du régiment que je commande sentent toute 
l'étendue de la perte que vous avez faite; ils me chargent d'avoir l'honneur de vous 
l'exprimer. Excellent jeune homme, le bon officier que nous pleurons avec vous 
avait toute notre estime, toute notre amitié ; il en était digne, il n'avait pas eu be- 
soin; pour être aimé de nous, d'être le fils de notre général en chef; ses bonnes 
qualités, sou instruction, son aménité, sa bravoure, l'avaient placé haut dans l'opi- 
nion du corps; aussi le corps tout entier partage-t-il vos regrets. Quant à moi, 
Monseigneur, à qui vous l'aviez confié, je suis tout entier à la douleur de n'avoir 
pas su vous le conserver; mais c'était ebose impossible que de modérer au feu une 
bravoure aussi brillante. Puisse l'expression de nos regrets et de notre estime pour 
le fils que vous pleurez être un adoucissement à votre chagrin! » — Voir le remar- 
quable ouvrage de M. Alfred Nettement sur la conquête d'Alger, les Souvenirs, 
pleins de cœur et d'àlne, d'«» aumônier, par M. l'abbé Selves, et les Souvenirs d'un 
officier d'Afrique, ouvrage d'un haut intérêt, dû à M. le comte Théodore de 
Quatrebarbes, dont le nom vient de retentir si glorieusement dans la campagne de 
Rome. 



DE 1830. 313 

Les noms de MM. de Bourmont et de M. Bessières ferment 
le registre de l'ordre. Quelques jours plus tard une révolu- 
tion éclatait, et la monarchie ne prenait d'avance aucune 
mesure pour la conjurer. La garnison de Paris avait conservé 
son faible effectif; les régiments de la garde ne furent pas 
même tous appelés. Les régiments de la ligne se séparèrent 
de ceux de la garde, et, après une lutte de trois jours, soute- 
nue par une poignée d'héroïques soldats, Paris était évacué. 
Saint-Cloud, point de concentration des troupes, était aban- 
donné de même. Le roi se retirait à Rambouillet, où il abdi- 
quait ; M. le Dauphin renonçait également à ses droits, et 
f avènement d'Henri Y était proclamé, comme celui de 
Charles VII, au milieu d'un camp. Malheureusement, la fidé- 
lité ne suffit pas pour consolider la nouvelle royauté. 
Charles X ne trouva pas, dans M. le duc d'Orléans, nommé 
lieutenant général du royaume, un autre connétable de Ri- 
chement. M. le duc d'Orléans prit parti pour la révolution, 
qui lui donna la couronne, transmise par Charles X et par 
M. le Dauphin à M. le duc de Bordeaux, selon les lois de la 
vieille monarchie; et le vieux roi, son auguste fils, et son 
petit-fils s'embarquèrent à Cherbourg, le 1G août 1830. A ce 
moment, trois mille officiers brisèrent leurs épées; des pairs, 
des députés, des magistrats inamovibles, quittèrent volon- 
tairement leurs sièges, et prouvèrent qu'en France il restait 
encore des cœurs qui ne se croyaient pas dégagés, par !a 
victoire de la révolution, de l'obligation due à la foi des 
serments. 

A Rambouillet, par ordonnances des 1 er et 2 août 1830, le 
roi fit des promotions dans l'ordre de Saint-Louis. Nous 
avons vainement cherché à nous procurer la liste complète 
des chevaliers nommés à cette époque de douleur; nos efforts 
ont été vains, et nous ne pouvons citer que les noms suivants, 
qui nous ont été transmis. 

Gardes du corps du roi : le chevalier de la Broise (Michel- 



31Û CHEVALlEPxS 

Georges- René-Louis), brigadier (capitaine) de la compagnie 
de Croï; le marquis de Montmort, sous-lieutenant (liouiis 
nanl-colonel) de la compagnie de Gramont ; le comte d'Asoult 
(Alphonse-Charles), lieutenant (colonel), et Huvelin (Xavier , 
maréchal des logis fourrier (chef d'escadron) de la compa- 
gnie de Noailles. 

Garde royale : Regnault d'Évry, capitaine commandant 
(rang de chef de bataillon), de Chaumontel et le comte de 
Bertoust d'Hautecloque, sous-lieutenants au 1 er d'infanterie: 
le comte de Beaucorps-Créquy (Auguste-Ferdinand), capi- 
taine commandant (chef d'escadron) au 1 er de grenadiers à 
cheval; le baron de Sud re des Ardouins, capitaine comman- 
dant (rang de chef d'escadron) , le vicomte d'Espinay-Saint- 
Luc (Antoine-Jules), et le comte d'Indy, capitaines en second 
(rang de chefs d'escadron) au 2 e de grenadiers à cheval ; de 
Reviers-Mauny (Arthur-François-Joseph) et le baron de 
Roubin (Jean-Baptiste -Pons-Marie- Joseph-Henri Villeneuve'), 
capitaines commandant (rang de chefs d'escadron) aux dra- 
gons; du Chayla (Joseph -Jacques-Marie de Blanquet), lieu- 
tenant (rang de capitaine) aux chasseurs à cheval (1); le ba- 
ron de la Riboisière [Achille-Modeste-Gilles le Pays), capitaine 
(rang de chef d'escadron) aux lanciers (2). 



(1) Capitaine au 1 er lanciers jusqu'en 1836. [Renseignements fournis par la fa- 
mille.) 

(2) On trouve aux archives Ju dépôt Je la guerre, carton de l'Algérie (1830), 
les propositions suivantes pour la croix de Saint-Louis : nous les reproduisons 
comme document, parce qu'elles se rattachent à la campagne de 1830, quoi- 
qu'elles soient postérieures à la chute du roi Charles X, leur date étant du mois 
de septemhre 1830. 

Archias (Joseph-.Marie-Poncct), capitaine au 21 e de ligne; services de 1811, six 
campagnes; très-bon officier, remplit exactement tous ses devoirs, a donné des 
preuves de ses connaissances militaires dans celte campagne. (Xote du colonel.) 

Baillieu (Pierre), lieutenant au -49" de ligue : vingt-sept ans de services, treize 
campngnes, a été ciuq ans à la Martinique : cet officier a, depuis bien longtemps, 
des droits à une. décoration. Je le propose pour la croix de Saint-Louis, en regret- 



DE 1830. 315 

Les commandeurs nommés par le roi Charles X furent : 

I82. v ). Promotion du sacre (23 mai). 

Les lieutenants généraux : baron Aimeras, vicomte Bar- 
bot, comte de Bagert-Becker, comte de Carneville, comte de 
Contades, marquis de Clermont-Tonncrre (ministre de la 



tant de ne pouvoir obtenir pour lui, en même temps, celle de la Légion d'hon- 
neur. (Note du colonel Magnan.) 

De Belly de Bussy (Adrien-Charles-George), capitaine au lo* de ligne. Né le 
1 er décembre 1796 : élève à l'école de la Flèche du 14 août 1813au lajuin 1814; 
garde du corps du roi, compagnie d'Havre, le 1G juin 1814, lieutenant en 181G, 
capitaine en 18:15 : campagnes : 181 3, à l'armée royale; 1828 et 1829 en Morée; 
1830 en Afrique. — M. le capitaine de Belly de Bussy n'a pas encore le temps re- 
quis pour être admis dans l'ordre, mais c'est un officier qui a fait la campagne 
d'une manière très-distinguée et avec beaucoup d'élan. {Note du colonel.) 

Boetlo (Antoine-Baptistc-Charles), capitaine au 6e de ligne; dix-sept ans de 
services, huit campagnes. Né à Madrid en 1784 : naturalisé français en 181G : 
entré au service en 1815 comme prisonnier de guerre espagnol : capitaine au 
2 e étranger en 1815. 

Croff (Henri-Jean-Louis), capitaine au 15e de ligne. Né en 179G; élève de l'école 
de Fontainebleau en 1815, garde du corps du roi, compagnie Raguse, en 181 i, 
lieutenant en 1813, capitaine en 1825 : dix-sept ans de services et huit campagnes. 
— Chevalier de Saint-Ferdinand en 1825. — Cet officier a le temps voulu, cam- 
pagnes comprises^ pour être admis dans l'ordre. Il a fait la campagne d'une ma- 
nière distinguée, et mérite la récompense demandée pour lui. (Note du colonel 
Mangin.) 

Dorthal (Paul-Emmanuel), capitaine au 29 e de ligne : services de 1815; cam- 
pagnes d'Espagne en 1825, et d'Afrique en 1850. — M. Dorthal est un officier 
distingué : il a peu de campagnes de guerre, mais il s'est parfaitement montré 
dans la campagne d'Afrique : chevalier de Saint-Ferdinand eu 1825. [Note du 
lieutenant-colonel commandant.) 

Faucon (Joseph-Thomas), capitaine au G c de ligne. — A vingt-cinq ans troi» 
mois et vingt jours de services pour la croix de Saint-Louis et vingt-six ans un 
mois vingt jours pour la croix d'honneur, campagnes comprises; chevalier de 
Saint-Ferdinand en 1S25. (Note de M. Boullé, lieutenant-colonel commandant.) 

Faure (Gabriel), capitaine adjudant major au 21 e de ligue. — Services de 1812; 
six campagnes. — Sert tres-bieu ; est fort instruit; connaît parfaitement son état; 
il a donné des preuves de courage et de talents militaires pendant cette campagne. 
11 mérite la récompense pour laquelle il est proposé. [Sole du colonel Lunnot.) 

Fayot (Jean-Louis), capitaine au -48' de ligne. — Trente et un ans six mois et qua- 
torze jours de. services, campagnes comprises, dont cinq ans un mois onze jours et 



316 CHEVALIERS 

guerre), vicomte de Foissac-Latour, comte de Chambor§ | la 
Boissière), vicomte de Fézensac (de Montesquiou), vicomte 
de Montélégier, vicomte Paultre de la Moite, comte de Mont- 

trois campagnes, soit huit ans à réduire de moitié (a). (Note du colonel Léridant.) 

Gavand (Chorles-Henri), capitaine au 29 e ' de ligne : trente-six ans un mois et 
trois jours de services, y compris quatorze campagnes, dont un an deux mois et 
vingt-huit jours à réduire de moitié. — Chevalier de Saint-Ferdinand en 1823, ut 
de la Légion d'honneur en 1823. — Officier de mérite, recommandable par ses 
connaissances, son zèle et ses bons services. (Note du lieutenant-colonel comman- 
dant.) 

Giamarchi (Pascal), capitaine au 29" de ligne; chevalier de Saint-Ferdinand en 
1825. — Services de 1812, huit campagnes. — Capitaine de grenadiers, très-bon 
officier qui s'est parfaitement conduit pendant cette campagne. [Note du lieutenant- 
colonel commandant .) 

Lachaitaigneray (Jean), capitaine au 48e de ligne; trente-trois ans neuf mois et 
vingt-cinq jours de services, dont cinq ans onze mois vingt et un jours et cinq cam- 
pagnes (soit onze ans), à réduire de moitié. — Étant de garde à la tranchée devant 
le fort de l'Empereur du 3 au -i juillet, il a repoussé, avec un faible détachement de 
sa compagnie, un corps nombreux de tirailleurs ennemis qui étaient sur le point 
de s'emparer d'une batterie. (Note du colonel Léridant.) 

Lefebvre (Gabriel), capitaine au 48 e de ligne. — Trente-six ans sept mois vingt- 
quatre jours de services, dont dix ans dix mois seize jours et deux campagnes à 
réduire de moitié. Déjà proposé aux inspections précédentes. (Note du colonel Lé- 
ridant.) 

Lemoing (Mathurin), capitaine au 48 e de ligne. — Quinze ans trois mois vingt 
et un jours de services et deux campagnes ; 1815 dans l'armée royale, 1830 en 
Afrique. — Cet officier s'est conduit d'une manière remarquable à l'affaire du 
19 juin. Vivement attaqué dans la position qu'il occupait aux avant-postes, la bonne 
contenance de sa compagnie est due à son exemple. (Note du colonel Léridant.) 

Magnyer (Philippe), lieutenant au 29e de ligne. — Garde d'honneur, 1 er régi- 
ment, en 1813. Vingt-cinq ans cinq mois quinze jours de services, un an quatre 
mois vingt-neuf jours et deux campagnes étant réduits de moitié. Cet officier s'est 
très-bien conduit dans les différentes affaires où s'est trouvé le régiment pendant la 
campagne. (Note du lieutenant-colonel commandant.) 

Meyer (Pierre-Paul), capitaine au 15 e de ligne. Chevalier de Saint-Ferdinand en 
1823, et de la Légion d'honneur en lt>23. — Services de 1806. — Soldat ou 
sous-officier, de 1806 à 1815. — Bles>é à Friedland en 1807, et à Sarra (Pyrénées) 
en 1815. — Cet officier réunit toutes les conditions pour être admis dans l'ordre 



[a) liéductien signaée, en vertu de .'articles de l'ordonnant-." <!" août li20. Voit plus liant, 
p. -2Î\. 



DE 1830. 317 

marie (Pelletier), baron de Rottembourg, comte Ruly, comte 
de Scépcaux. 

Les maréchaux de camp : baron d'Albon, baron Bruny, 



de Saint- Louis; il sert très-bien et mérite, sou? tous les rapports, cette récom- 
pense. Il a fait la campagne d'une manière distinguée. (Note du colonel.) 

Moschini (Adrien), capitaine au 48 e de ligne. — Vingt-huit ans deux mois et 
neuf jours de services, dont quatre ans deux mois et neuf jours à réduire de moitié. 
Déjà présenté aux inspections précédentes. (Sole du colonel.) 

Polonus (Frédéric), capitaine au (3 e de ligne. — Trente-quatre ans dix mois trois 
jours de services, campagnes comprises, dont treize ans six mois et quatre jours à 
réduire de moilié. Chevalier de la Légion d'honneur en 1823. — Blessé d'un coup 
de feu qui lui a traversé la cuisse droite le 30 juin 1830, devant le fort de l'Em- 
pereur. (Note du colonel.) 

Prieur (Nestor), capitaine de grenadiers au 49e de ligne. — Garde du corps du 
roi, compagnie de Ilaguse, en 1814, sous-lieutenant dans la garde royale, à la for- 
mation en 181?, lieutenant en 1819, rang de capitaine en 1820, passé au 49* en 
1823. — S'est fort bien conduit à la tète de sa compagnie dans le cours de cette 
campagne, et notamment à l'affaire du 29 juin, devant le fort de l'Empereur. A été 
à la Martinique de 1824 à 1829. (Note du colonel Magnan.) 

Rohinne (Denis-Auguste), lieutenant au 21e de ligne. — Trente et un ans neuf 
mois treize jours de services, dont six ans un mois vingt-neuf jours réduits de 
moitié. Très-bon officier, joint, à de l'instruction militaire, beaucoup de fermeté; 
s'est particulièrement distingué à la tranchée le 29 juin. {Note du colonel.) 

llongier (Pierre-André), capitaine au 21 e de ligne. Trente et un ans quatre mois 
et seize jours de services. — A dix-sept ans de capitaine. Est resté quatre ans aux 
colonies, étant dans le 31 e de ligne. — Son instruction, son zèle à remplir tous ses 
devoirs, les preuves de courage et de dévouement qu'il a montrées pendant cette 
campagne, le rendent digne de recevoir cette faveur. {Note du colonel.) 

Seguier, capitaine adjudant major au 49° de ligne. — Services de 1809, sous- 
lieutenant de 1811. A montré beaucoup de zèle et d'activité dans cette campagne, 
et s'est fait remarquer dans plusieurs circonstances. {Note du colonel Magnan.) 

Tau pin (Pierre-François), capitaine au Ce de ligne. — Trente-trois ans quatre 
jours de services, dont six ans cinquante-quatre jours réduits de moitié. Chevalier 
de Saint-Ferdinand en 1823, et de la Légion d'honneur en 1X28. (Note du colo- 
nel.) 

De Ihoury (Désiré), capitaine au 48 e de ligne. — Vingt-sept ans huit mois six 
jours de services, dont six ans six mois treize jours à réduire de moitié. — S'e>t 
bien montré à l'affaire du 19 juin. (Note du colonel.) 

Vincent (Antoine-Casimir), capitaine adjudant major au 13e de ligne. — Ser- 
vices de 1809: lieutenant en 1813 ; neuf campagnes ; chevalier de Saint-Ferdinand 
en 1823. Excellent ol licier, joignant a une grande activité beaucoup de moyens et 



318 CHEVALIERS 

comte de Broglie, vicomte de Balathier, marquis de Baillv, 
duc de Laforce (Caumont), duc de Clermont-Tonnenv, mar- 
quis de Crénay (de Poilvillain), marquis de Clermont-Montoi- 
son, baron Ducasse, Delaiille de Courteil, marquis Dupont 
de Compiègne, comte d'Héricourt, chevalier de Lukerquo 
(Lefebvre), de Lenlilhac, comte de Aleulan, comte de Mac- 
Malion, marquis de Maillardoz (Suisse), chevalier de Ri- 
vière, comte de Sabran, vicomte Toussaint, Wathiez. 

Service de la marine, promotion du 22 mai : 

Les contre-amiraux : Jurien la Gravière, comte Trémie de 
Keranisanl. 

Promotion du 23 novembre : 

Thirion, lieutenant général. 

1826. Service de terre. 

Les lieutenants généraux : comte d'Alton , marquis 
d'Agoult, vicomte Gudin , baron Jacquinol, baron Ordon- 
neau, comte de Sainte-Aldegonde. 

Les maréchaux de camp : Baudrand, vicomte de Gou- 
vello (Louis-Paul), Lenormand de Bretteville, marquis de la 
Tour-du-Pin de Montauban (de Soyans), marquis de Tilly- 
Blaru. 



de connaissances; il a fait la campagne avec beaucoup de distinction. (Note du co- 
lonel.) 

Toutes ces notes sont approuvées et appuyées par les ruaréclnux de camp vicomte 
d'Uzer et Damrémont, et le lieutenant général comle Loveido. 

Nous avons encore trouvé dans le même carton un mémoire de proposition dans 
lequel M. Magnan, colonel du 49e, demande la croix de Saint-Louis ou la croix de 
la Légion d'honneur pour le capitaine Arrighi (Antoine), et le lieutenant Baillieu 
(Pierre), ce dernier porté plus huit. II n'y a point d'indication des services, mais 
l' Annuaire militaire de 1850, p. 313, classe M. Arrighi comme capitaine, à la 
date du 11 juillet 1S13. 

Parmi les officiers proposés p;ir M. do Bourmont pour la croix de Saint-Louis, 
après la prise d'Alger, et qui ne furent pas nommés par suite de la révolution de 
juillet, on nous a signalé M. Dubois d'Auby, sous-intendant militaire, et M. de 
Maleyssie (Charles-Tjrdieu). lieutenant d'état major. (Comte de Maleyssie, d'après 
les titres de la famille.) 



DE 1830. ol9 

Service de la /narine. 
Le contre-amiral baron Angot des Rotours. 

1827. Service de lerre, 

Les lieutenants généraux : baron Billard , baron de Ne- 
donchel, vicomte Pelleport, vicomte Rogniat, comte Yalée, 
vicomte Vasserot, vicomte Vallin. 

Les maréchaux de camp : comte d'Arbaud de Jonques, 
marquis Oudinot, vicomte de Cheffontaines (Penfentenio), 
marquis de Vidal. 

11 n'y eut point de promotions dans la marine. 

1828. Service de terre. 

Les lieutenants généraux : baron Fririon, baron Haxo, ba- 
ron Lanusse, comte de Sparre. 

Les maréchaux de camp : comte d'Esgrigny (de Jouenne), 
comte de Boisdeffre (le Mouton), tous deux en retraite. 

Service de la marine. 

Le vice-amiral comte Jacob. 

Les contre-amiraux honoraires : chevalier de Beauvoir 
(Bébert), baron du Pac de Bellegarde. 

1829. Service de terre. 

Les lieutenants généraux : vicomte de Saint-Priest (Louis- 
Antoine-Emmanuel Guignard), menin de Monsieur le Dau- 
phin, ambassadeur en Espagne; comte d'Ornano. 

Les maréchaux de camp : baron Courson de Kernescop 
dit de la fille- l'alio), chevalier de Champagne de Folleville, 
comte delà Potherie, comte O'Heguerty, baron Rouget. 

Pour faits de guerre (campagne de Morée) : 

Les maréchaux de camp : baron Higonet, vicomte Sébas- 
tiani (Tiburce). 

Service de la marine. 

Les contre-amiraux : baron Roussin, de Martineng. 

Les grand's-croix turent : 

182o. Promotion du sacre ^23 mai). 



320 CHEVALIERS 

Service de terre. 

Les lieutenants généraux : comte Claparèdc , marquis de 
Courtarvel, comte de Clermont-Tonnerre-Thoury, comte Du- 
long deRosnay, vicomte Donnadieu, baron de Damas, baron 
de Galiffct, comte de Lardenoy, comte de Lamarthonio, 
comte d'Oilliamson, de Saint-Blancard (vicomte de Gontaut- 
Biron). 

Service de mer. 

Le contre-amiral comte Bidé de Maurville. 

Promotion du 21 décembre. 

Le lieutenant général comte Donzelot (porté à la fois à la 
guerre et à la marine). 

1826. Service de terre. 

Le lieutenant général vicomte Liger-Belair. 

1827. Le vicomte Castex, lieutenant général. 

1828. Le baron de Goguelatz, le comte de Partouneaux, 
le vicomte Villers-Lafaye, lieutenants généraux (ce dernier 
en retraite;. 

1829. Le comte Guillcminot, le vicomte Jan de la Hameli- 
naye, lieutenants généraux. 

Le comte de la Tourette-Portalès (la Rivière), maréchal de 
camp. 

Pendant ces quatre dernières années il n'y eut pas de pro- 
motions de grand's-croix dans le service de mer. 

ORDRE DU MÉRITE MILITAIRE. 

Commandeurs : 

1825. Baron Schaeiïer, maréchal de camp. 

1820. Vasserot baron de Vincy, aide de camp de S. A. R. 
Mgr le duc de Bordeaux (état-major suisse), maréchal de 
camp. 

Grand'-croix : 

1827. Le baron Campredon, lieutenant général. 



DE 1830. 321 

En parcourant la longue nomenclature des noms de ces 
haute dignitaires, depuis 1814 jusqu'en 1830, on reconnaîtra 
avec quel soin les rois Louis XVIII et Charles X pratiquèrent 
le système d'Henri IV, et avec quelle munilicence ils récom- 
pensèrent tous les services : ceux qui dataient de la répu- 
blique et de l'empire, et ceux qui, commencés avant 1789, 
avaient continué à l'armée de Condé, ou ceux eulin qui 
s'étaient révélés dans la Vendée. 



Les ordonnances rendues sous la restauration, et qui con- 
cernent la croix de Saint-Louis ou celle du .Mérite militaire, 
sont au nombre de neuf. 

Le 12 décembre 1814, le roi Louis XVIII rétablit les do- 
tations spéciales de l'hôtel des Invalides, des écoles militaires 
et de l'ordre de Saint-Louis. Il créa une caisse des invalides 
de la guerre; il lui donna pour revenus : 1° les concessions 
faites à l'hôtel des Invalides, en vertu du décret du 
25 mars 1811 ; 2° la retenue de 2 p. 100 sur toutes les dé- 
penses du matériel de la guerre et sur le prix des marchés 
de fournitures à passer; 3° la solde de retraite accordée par 
la marine aux invalides de ce département admis à l'hôtel; 
i° un prélèvement de 50 p. 100 sur la vente des objets du 
matériel de la guerre reconnus hors d'état de servir; 5° un 
droit de sceau à établir sur les brevets de grades ou de déco- 
rations; (>° la retenue entière d'appointements dont les offi- 
ciers auxquels il était accordé de l'avancement auraient dû 
jouir dans le premier mois de leur promotion ; 7° et les éco- 
nomies qu'on pourrait faire dans toutes les branches de l'ad- 
ministration, sans nuire aux droits et aux intérêts des mili- 
taires. 

Le 30 avril 1817, le roi fixa le nombre des grands-croix 
à quarante, d'après les anciens édits, et celui des comman- 
deurs à cent vingt. 

III. 21 



àT2 CHEVALIERS 

Le 9 août 182U, une ordonnance (voir plus haut, p. 231 
détermina les conditions nécessaires pour l'admission dans 
l'ordre. 

Le 13 août 1823, en présence de la guerre d'Espagne, le 
nombre des grand's-croix fut porté à soixante. 

Le 17 septembre suivant, la part des deux département 
pour les grand's-croix fut établie, savoir : armée de terre, 
cinquante et un ; armée de mer, neuf. 

L'ordre du Mérite militaire ne fut pas oublié. Jusqu'alors 
cette croix n'avait été donnée qu'à des étrangers au service 
de France, Allemands ou Suisses; mais, par une ordonnance 
du 28 novembre 181 -4, les bénéfices de l'édit de création fu- 
rent appliqués à tous les officiers des troupes de terre et de 
mer qui ne professaient pas la religion catholique. La couleur 
du ruban, qui, dans l'origine, était bleue isans être ondée), 
fut changée, et le ruban fut le même que celui de la croix 
de Saint-Louis. 

Enfin le roi rendit deux autres ordonnances : l'une, du 
10 janvier 1815, enjoignait aux veuves, enfants, héritiers 
ou créanciers de chevaliers de Saint-Louis de renvoyer aux 
ministres de la guerre ou de la marine, après le décès des 
titulaires, les décorations accordées à ceux-ci. 

L'autre, du 22 mai 181 G, déclarait que les officiers nommés 
chevaliers ou dignitaires de Saint-Louis ou du .Hérite mili- 
taire recevraient des brevets signés par les ministres de la 
guerre ou de la marine, et scellés par le chancelier de France, 
faisant fonctions de chancelier garde des sceaux de cet ordre. 
Elle ajoutait que les grand's-croix prendraient rang dans les 
cérémonies publiques avec les graïuFs-croix de la Légion 
d'honneur, les commandeurs avec les grands officiers, les 
commandeurs de ta Légion d'honneur après ceux-ci, et les 
chevaliers de Saint-Louis avec les officiers de la Légion 
d'honneur, tous par ancienneté de nomination. 



DE 1830. 323 

En tombant, enveloppé dans les plis glorieux du drapeau 
d'Alger, le roi Charles X emporta avec lui cet ordre de 
Saint-Louis, noble création de son aïeul. Le nouveau gouver- 
nement proscrivit d'abord cette croix, prix du sang versé 
pour la France ou des services rendus à l'État ; puis il recula 
devant le mécontentement que cette mesure avait soulevé. 
il permit aux titulaires de la reprendre, mais en la dépouil- 
lant de ses (leurs de lis. Beaucoup de chevaliers refusèrent 
de se soumettre à cette condition, et nous eu connaissons 
qui, après être restés vingt-quatre ans sans porter leur dé- 
coration, l'ont reprise seulement le jour où le gouvernement 
actuel lui a rendu sa forme primitive. 



En présence des malheurs de l'émigration et rie la perte 
de tant de fortunes, fruit des excès révolutionnaires, les che- 
valiers de Saint-Louis et du Mérite militaire fondèrent, au 
commencement de la restauration, et avec l'agrément du 
roi, une association paternelle de bienfaisance, destinée à se- 
courir les veuves et orphelins des chevaliers des deux ordres. 
Celte association, mise sous la protection de Madame, du- 
chesse d'Angoulcme, eut pour président Mgr le prince de 
Condé, ancien généralissime de l'armée de l'émigration. A 
la mort de Son Altesse Sérénissime, en 1818, la présidence 
suprême fut donnée à Mgr le duc de Berry. Après le crime 
exécrable du 13 février 1820 l'association n'eut plus de pré- 
sident parmi les princes de la maison de Bourbon. 

Elle était régie par un conseil d'administration, dont les 
présidents furent successivement, de 18io à 1830, le maré- 
chal duc de Coigny, le marquis de Gonlaut-Biron, le marquis 
d'Autichamp, le duc de Damas, le due de Rivière et le duc 
de Dotideaùville. 

Elle avait pour ressources les allocation^ dues à la muni- 
licence du roi et des princes de la famille royale, les dons, 

21. 



o-2[i CHEVALIERS 

legs et souscriptions recueillis parmi les membres de l'ordre. 

Elle fonda deux maisons d'éducation pour les garçons i ! 
filles des chevaliers des deux ordres. Le collège des gar<;ou> 
était situé àSenlis;la maison des jeunes personnes était .1 
Versailles, sous la direction des dames cbanoinesses de l'or- 
dre régulier de Saint-Augustin. En outre, des secours étaient 
alloués aux chevaliers tombés dans l'infortune et à leurs 
veuves. 

Ces établissements si utiles prospérèrent pendant quinze 
ans, grâce à la générosité des princes et des membres de 
Tordre. Le bienfait de l'éducation fut ainsi donné à de nom- 
breux enfants dont la révolution de 1789 avait brisé l'avenir. 
Ce fut une œuvre charitable, et qui eut sa gloire; car c'est 
au collège de Senlis qu'a été élevé le jeune Canrobert de 
Certain, aujourd'hui maréchal de France. L'appui lutélaire 
de Madame, duchesse d'Angoulème, devenue Madame la 
Dauphine, suivait ces enfants dans une sphère plus élevée; 
nous pourrions citer plus d'un nom révéré auquel l'absence 
de toute fortune fermait les portes de l'école de Saint-Cyr, et 
qui a pu franchir celte difficulté, grâce à la prodigue muni- 
licence de celte auguste princesse. Madame la Dauphine, cet 
ange qui sera toujours l'éternel honneur de la France, n'ou- 
bliait pas les services des pères et transportait sa protection 
sur la tète des fils. L'esprit de charité qui l'animait ne fut pas 
affaibli par la révolution de Juillet; du fond de l'Allemagne, 
sa main s'étendait constamment sur ceux qui souffraient. La 
veilfe même de sa mort, par un courage surhumain, elle 
domptait ses propres douleurs, et recueillait ses forces pour 
signer, dans un travail suprême avec M. le baron Charlel, 
son fidèle secrétaire des commandements, les derniers secours 
que Dieu lui permettait d'allouer sur la terre. Elle est mon- 
tée au ciel, suivie d'un long cortège de pleurs et de bénédic- 
tions, et elle y prie aujourd'hui pour cette France qu'elle a 
tant aimée et cpii l'a si cruellement méconnue. 



DE DIVERSES EPOQUES. 325 



CHAPITRE VIII. 

Chevaliers de Saint-Louis ou services de chevaliers retrouvés depuis l'impression 
des listes précédentes. 



'** De la Messelière (l) el de Boulloc (2), nommés en 1705, 
d'Illiers (Douhaul) (3), de Malherbe-Desmarais (4), et le che- 
valier de Maupeou (5), nommés en 17J8 ; de Maisoncelle (G), 
nommé en 1721; le comte de Maulevrier-Langéron (7) et 

(1) Enseigne de la Réaile en 1682, capitaine de galère en 1715, mort à Porlo- 
Fino en 1732. (Liste de 1693 à ITSi, fol. 11, Archives de la marine.) 

(2) Lieutenant-colonel d'Artagnon (ce mot est peu lisible) en 1690, gouverneur 
de la Grenade en 1701, mort à la Grenade en 1708. [Même liste.) 

(5) Lieutenant de frégate, mort le 13 janvier 1735. {Liste de 4694 à 1717, fol. 
58.) — Marquis d'Illiers d'Enlragues, relire en 1727 avec une pension de 1,000 
livres ; mort. [Liste de 1693 à 175-1, fol. 21 , Archives de la marine.) 

(4) Garde marine en 1689, lieutenant de vaisseau en 1712. — Est de Norman- 
mandie. — Retiré le 1er janvier 1721. avec une pension de 800 livres; mort l>i 
5 septembre 1739. [Liste de 1693 à 1751, fol. 22.) 

(5) Garde marine au Canada en 1694, capitaine de vaisseau en 1707, gouver- 
neur de la Grenade en 1712. — Est de Metz. — Mort à Paris le 4 mars 1725. 
[Même liste, fol. 20.) 

(6) Capitaine à la Martinique en 1695, colonel de milices, commandant à la 
Grand'-Terre (Guadeloupe), en 1721; mort. (Liste de 1691 à 1717, fol. 68.) 

(7) Porté plus haut t. II, p. 114. — Depuis, nous avons retrouvé les annotations 
suivantes: Etait au bombardement d'Oneilles etau siège deRoze, en 1692; en 1701, 
étant aide major à Dunkerque, il reçut une contusion en portant secours au fort 
Isabelle, assiégé par les Hollandais ; en 1702, il était à la prise d'un vaisseau hol- 
landais de 00. enlevé à l'abordage à la portée de onze autres vaisseaux de la 
même nation, à la prise de deux vaisseaux anglais de 28 et de 12, et à l'échoue- 
ment d'un corsaire anglaisa la côte d'Angleterre, où on le brûla; ilans les derniers 
temps de la guerre de 1701 à 1713; il était au siège et à la prise de l'Offïngne; 
il a fait les fonctions de major général du camp, sous les ordres du bailly de Lan- 
geron, son oncle, ensuite celles de major général de la place. — A eu une pension 
de 2,000 livres pour les services qu'il rendit à Marseille, pendant li peste de 1720 
à 1721. — Mort à Paris le 12 février I7fis. [Registre des mouvements, t. I, 
fol. 7.) 



326 CHEVALIERS 

de Yilleneuvc-Bargemonl (1), nommés en 1713; d'iléli" <!,• 
Villarzel (2), nommé en 173S; Sinety de Puylon (3 , 
nommé en 1712; le chevalier de Fénélon (4), nommé 
en 1771. 

De Sinety, ancien officier de milice à Saint-Domingue, 
nommé en 1772 (o); de Saint-Prix, nommé en 1727 (G); do 

(1) Est de Languedoc. — A été blessé. — Page du roi en 1090, garde de l'é- 
tendard en 1092, capitaine de galère en 1728, chef d'escadre en 1740, — Pension 
de 800 livres sur l'ordre en 1723; portée à 1,000 livres en 1730. [Liste de IG95 
à 175 i, pensions, fol. 19, Archives de la marine.) — Mis à 1,500 livres; mort ù 
Marseille en 1 7 ï ; cinquante-six ans de services. (Même liste, fol. 15.) 

(2) Est de Provence. — G.irde marine en 1700, capitaine de vaisseau, comman- 
dant les gardes de la marine en 1746. (Liste de 1695 à 175 i, fol. 40.) — Dix-neuf 
campagnes; était au siège de Barcelone en 1700 ; au combat d'une barque contre 
une frégate anglaise eu 1707; au siège de Barcelone en 1710; au combat de 
M. de Court en 1741. (Laffilard, t. VI, services de 1085 à 1751.) — Brevet de 
maréchal des logis de la compagnie des gardes du pavillon-amiral pour le sieur de 
Villarzel; commission de capitaine de vaisseau et brevet de commandant de la 
compagnie des gardes marine de Toulon, pour le même, datés du 1 er avril 17 45; 
commission de chef d'escadre pour le chevalier île Villarzel, datée du I e ' août 
1750. (Pièces originales communiquées.) — Porté plus haut t. II, p. 150. 

(5) Petit commissaire en 1732. — Commissaire des galères en 1755. — Con- 
trôleur à Marseille en 1746. — Était contrôleur des galères. — Homme d'esprit. 
— M. le duc d'Orléans (a). — Son frère est aide major des gardes françaises. 
(Personnel des ports, liste générale. 1729 à 1817, commissaires ordinaires, fol. 5, 
recto.) — Porté plus haut, t. II, fol. 144. 

(4) Fils du lieutenant général tué àRocoux; frère du lieutenant général gou- 
verneur de la Martinique; commandant de la compagnie des gendarmes, milices 
de la Martinique, avec brevet de colonel, en 1771. En 1778, colonel à la suite avec 
un traitement de 5,000 livres. — En 1781, pension de retraite de 4,U00 livres. — 
A fait sept campagnes : était à deux combats; est frère de l'évèque deLombez. 
(Dossier de M. de Fénélon, Archives de la marine.) — Porté plus haut, t. 11. 
p. 19o.) 

(5) Sert depuis l'année 1745; a fait les campagnes de Flandre dans le régiment 
de la Morlière, où il était lieutenant ; a reçu un coup de feu à travers le corps à 
Lawfeld; passé en 1749 à Saint-Domingue, où il a servi dans les milices. (Mé- 
moire de proposition, Archives de la marine.) 

(6) Damas de Saint-Prix (Tixier). (Titre du dossier.) — Est de la province 

ta) Celte mention spirille c(ue le duc d'Orléans protégeai! et avait recommandé M. «le 
Sinety. 



DE DIVERSES ÉPOQUES. 327 

Saint-Prix, nommé en 1760 (1); le comte de Bouloc (Denis- 
Joseph), nommé en 1770 (2); le comte de Lavaulx, nommé 
en 1778(3). 

La Mothe-d'Eyran, nommé en 1694 (4); le chevalier de 

d'Autun; garde marine en 1687, lieutenant de vaisseau en 1707, capitaine de 
vaisseau en 1758, mort à Brest le 20 mai 1717. [Liste de 1694 à 1719, fol. 28, 
verso, Archives de la marine.) 

(1) D.iinas de Saint-Prix (Tixier). {Titre du dossier.)— Fils de feu M. de 
Saint-Prix, capitaine de vaisseau. — Garde marine en 1741, enseigne de vaisseau 
en 1718, lieutenant de vaisseau en 1756, capitaiue de vaisseau en 1772 : était en 
1718 sur le Magnanime, commandé parle chevalier d'Albert; combat : fait pri- 
sonnier; était en 1757 sur le Diadème, commandé par M. de Rosily deMesros; 
combat et prise du vaisseau le Greenwich : était en 1759 sur le Héros, commandé 
par M. de Sanzay : combat du 20 novembre. — Mort à Brest, le 6 février 1777, 
laissant une veuve et quatre enfants (un garçon et trois filles); le 29 mars, pen- 
sion de 1,000 livres sur les Invalides à sa veuve, avec protection pour les trois de- 
moiselles, une parente s'étant chargée du garçon. (Registres des mouvements, t. IV, 
p. 611, marine.) — Porté plus haut, t. II, p. 178. 

(2) Créole de l'Ile-de-France, enseigne en 1759 à Lorieut; parti en 1741 sur 
un des vaisseaux de M. de la Bourdonnais, pour l'expédition de Mahé; était au 
siège et à la prise de Madras ; sert depuis vingt-huit ans. [État de services du 
5 1 juillet 1767, certifié par MM. Desforges-Boucher, gouverneur général des îles 
de France et de Bourbon, et Maissin, commandant le bataillon de l'Ile-de-France, 
tous deux chevaliers de Saint-Louis; dossier de M. de Bouloc.) — Enseigne de la 
compagnie des Indes en 1759, sous-lieutenant à l'Ile-d^-France en 1750, lieute- 
nant en 1752, capitaine en 1757. (Mémoire de proposition.) — Qualifié lieutenant- 
colonel d'infanterie, dans un contrat de vente, passé à l'Ile-de-France en 1782. (Dos- 
sier de M. de Bouloc, marine.) 

(5; Fils du comte de Lavaulx, capitaine des gardes de Léopold, duc de Lor- 
raine. — Garde marine en 1757, enseigne de vaisseau en 17G7, lieutenant de vais- 
seau en 1778, lieutenant-colonel en 1782. — Avant d'entrer dans la marine, avait 
été cinq ans page du roi de Pologne. — Fiait, en 1770, sur la Mignonne, au bom- 
bardement de Tunis, et, en 1779, sur le Tvnnant, escadre d'Estaing, à la pri ? e et 
au combat de la Grenade les i et juillet, et au siège de Savannah, en octobre. — 
Retiré, pour cuise de >anté, avec la commission de capitaine de vaisseau et une 
pension de 2.000 livres sur le trésor. Chef des classes à Boulogne en 1780. [Re- 
gistres des mouvements, t. IX, p. 1553, marine.) 

(I) Capitaine île vaisseau reformé, pension de 800 livres sur l'ordre en 1719, 
portée à 1 ,000 livres en 1 720 ; mort au mois d'octobre 1755. [Liste de 1693 ù 1751, 
fol. 17 , marine ,) — Boisjollv de li Mollie-Deyrand : est de Guyenne ; garde marine 
en 1075, capitaine de vaisseau en 1696 ; estropie d'une cuisse à Alger en 1083. 



328 CHEVALIERS 

a Cardonnie, nommé en 1762 (1): de Billiotty, nommé 
en 1795 (2); Fabre d'Églantine (Loliis-Théodore-Jules- Vin- 
cent), ingénieur de la marine de seconde classe, nommé le 
30 octobre 1829. 

Castille d'Argilliers (Gabriel-Joseph de Froment), lieute- 
nant aux gardes françaises, nommé en 1782 (3) ; de Cheriscy 

(Même liste, fol. 18.) — 1,000 livres de pension en 1720, retiré en 1727 avec 3,l)0u 
livres de pension sur la marine ; mort à Libourne le 7 novembre 1735. {Même liste, 
fol. 14.) Porté t. I, p. 158, sous le nom de Boisjolly. — D'après les renseigne- 
ments qui nous ont été donnés, cet officier se nommait Jean-Paul Chevalier, sei- 
gneur de la Mothe d'Ayran, et de Bois-Jolly. 

(1) Est de l'Angoumois. Garde marine en 174G, enseigne de vaisseau en 1751, 
lieutenant de vaisseau en 1757, capitaine de frégate en 1704, premier aide-major 
en 1765, a quitté l'aide-majorité en 1768 , capitaine de vaisseau en 1772, briga- 
dier ès-armées navales en 1776, chef d'escadron en 1784. — Avant d'entrer dans 
a marine, campagne volontaire, dans laquelle il s'est trouvé à la descente de V An- 
guille y où il a essuyé beaucoup d'événements dangereux. — Était, en 1746, sur 
l'Alcyon, au combat sur la côte de Saint-Domingue ; eu 1757, étant sur V.lmé- 
thisie, à la côte de Guinée, il attaqua, avec deux chaloupes qu'il commandait, deux 
bâtiments de 14 canons, et les enleva l'épée à la main ; il était, dans la même an- 
née, à deux combats très-vifs sur la côte de Saint-Domingue, l'un contre la Victoire, 
vaisseau de 44, qui dura huit heures.— En 1778, il commandait le vaisseau le Dia- 
dème au combat d'Ouessant ; en 1779, commandant {'Illustre, il était au combat 
du 20 septembre ; et la même année il sauva, en le relevant, le Zodiaque, qu'un 
ouragan avait jeté à la côte dans le port de l'Ile-de-France. —Retiré du service le 
1 er décembre 1784, pour cause de santé, avec ses appointements de 6,000 livres, 
conservés en pension sur le trésor. [Registres des mouvements, t. V, p. 754.) De 
Boutier de la Cardonnie. {.archives de la famille.) 

(2j Porté plus haut, p. 18. — Michel Venceslas; garde marine on 1770, en- 
seigne de vaisseau en 1782 —De 1770 à 1781, était sur le Triomphant, escadre de 
Guichen; trois combats. — De 1781 à 1785, était sur le Citoyen, escadre de M. de 
Grasse, aux combats des 23, 26 janvier et 12 avril 1782. (Registres, mouvements, 
t. VIII, p. 961.. verso.)— Lieutenant de vaisseau en 1786. {Liste générale, 1 787, t. I, 
fol. 183, verso.) — Brevet expédié le 50 avril 1816 ; avait été reçu au commence- 
ment de 1795 par M. de Viomesuil. {Registre de l'ordre, de 1814 à 1850.) 

(3) Froment de Castille (Gabriel-Joseph), page de la grande écurie, le...., 
deuxième enseigne aux gardes françaises en 1766, premier enseigne en 1769, 
sous-lieutenant en 1774, lieutenant en second en 1780; ordre du 7 novembre 
1785 pour lui donner le rang de lieutenant dans le régiment; lieutenant en pre- 
mier en 1786; était présent le 31 août 1789. (Registre des gardes françaises, uf/i- 



DE DIVERSES EPOQUES. 329 

(Louis-François), nommé en 4747 (1); de Cherisey (Louis), 
nommé en 1783 (2); des Selles (Jean-Baptiste), capitaine au 
régiment tle l'Ile-de-France, nommé en 1762 (3); Comeiras 



e iers, I78G à 1789.) — Baron do Castille. (Étal militaire de 1788, p. cxxxi.) 
— Connu sous le nom de baron d'Argilliers, jusqu'à la mort du baron de Castille, 
.'on oncle, en 1775. — Il eut, de son premier mariage, un fils, qui l'ut tué à Essling, 
étant lieutenant de chasseurs, et il se remaria à la princesse Herminie de Roban, 
de laquelle il eut un fils et plusieurs filles. — Page en 1762, second page en 1765. 
(Soie de la famille.) 

(!) Porté 1er vol. p. 590. — Marquis de Cherisey. [État militaire de 1775, 
p. 148.) — Né à Melz le 29 avril 1722, garde du corps du roi, compagnie de 
Villeroy en 175G, rang de capitaine et exempt même année, rang de mestre de 
camp en 1745, gouverneur du fort Saint-Jean de Marseille en 1750, aide-major en 
1755, brigadier de cavalerie en 1759, rang d'enseigne même année, enseigne en 
17GG, maréchal de camp en 1767, lieutenant en 1771, lieutenant général et com- 
mandeur de l'ordre en 1784. — S, 100 livres comme gouverneur du fort Saint-Jean 
et pension de 11,500 livres. — 5,000 livres comme commandeur. — A continué ù 
servir dans les gardes du corps, quoiqu'il fût maréchal de camp et qu'il fût dans le 
cas de quitter d'après l'ordonnance de 1776. Est resté avec l'agrément du roi jusqu'en 
1781, qu'il a été lait lieutenant général. — A fait la campagne de 1744 comme 
aide de camp de son père, lieutenant général; il fut blessé à la tête; il était aux 
sièges de Menin, Ypres et Fume, et à la bataille deDettingen. A été blessé à Fon- 
tenoy; a fait la campagne de 17GI en Allemagne, en qualité d'aide-major de sa 
compagnie ; il avait des lettres de service comme brigadier. (Dossiers des géné- 
raux.) 

(2) Porté 2 e vol., p. 5G0. — Le marquis de Cherisey (Louis), né à Paris le 9 août 
1751. Garde du corps, compagnie de Villeroy, en 17G5 ; commission de capitaine 
de cavalerie en 1771, exempt en 1775, sous-lieutenant en 177G, mestre de camp 
en 1779; de service chez le roi les 5 et 6 octobre 1789 ; maréchal de camp en 1791, 
émigré dans la même année, a fait la campagne de 1792 ; lieutenant des gardes du 
corps, compagnie Wagram, en 1814 et commandeur de Tordre; a suivi le roi le 
2Um.irs 1815; était à Béthune, où s'est fait le licenciement; a cessé ses fonctions 
le l" nou'mhre 1815; lieutenant général honoraire le même jour. — Trenle-six 
ans dix mois deux jours île services. — Pension de G, 000 fr. conformément à l'or- 
donnance du roi du 14 février 1816, réduite à 4,000 fr. par la loi du 25 mars 
1817.— Décédé le 16 septembre 1827. — Pension de 1,000 fr. le 25 novembre 
1828, à sa veuve, née Marie-Aglaéle Seneschal, tante de M. le marquis d'Audilfret, 
conseiller d'Etat. (Dossiers des pensions, no 20,518.) — Grand'- croix de l'ordre 
en 1825. — (Voir plus huit p. 280.) 

(5) De Selle du Real (Jean-Baptiste), né le 22 mai 1729 : est de Toulon. Lieute- 
nant en second en 1745, lieutenant même année, capitaine en 1755. (Hegistre,rang 



330 CHEVALIERS 

(David-Delpueck), capitaine de dragons dans la légion do 
Condé, nommé en 1771 (1) ; Sonyn (François- Joseph), ca- 
pitaine au régiment Royal, nommé en 1710 (2). 

Souyn d'Estournelles (Denis-François), capitaine au régi- 
ment Royal-infanterie, nommé en 1756(3). 



des capitaines d'infanterie de 1748 à 1763, régiment de l'Ile-de-France, t. II. 
fol. 171, verso.) — Fils naturel et légitime de Jean-Baptisle-Louis de Selle, tré- 
sorier de la marine à Toulon, et de dame Thérèse Coulomb (acte de naissance), 
réformé le 22 décembre 1702, avec une pension de 500 livres. (Dossiers des pen- 
sions avant 1789.) — Envoi de lu croix comme parrain à M. de Robert, maréchal 
de camp, commandant pour le roi, à Toulon. (Registre de l'ordre de 1762 ù 1781, 
fol. 28, verso.) 

(1) Le chevalier de Comeiras. (État militaire de 1771, p. 505.) — Nommé le 
9 décemhre 1771, reçu le 16 janvier 1772 par M. de Goardon. (Registre de l'ordre 
dellGïà 1781.) 

(2) Porté». I, p. 374. — De Souyn, orthographe du nom. (Titres de la fa- 
»n7/e.)Né le 26 septembre 1720. Est de Rheims. — Volontaire en 1726, enseigne 
en 4731, lieutenant en 1732, capitaine en 1733, de grenadiers en 1747, major en 
1748, commandant de bataillon en 1737. (Registre, rang des capitaines d'infan- 
terie, de. 1748 à 1763, régiment Royal, t. 1, fol. 108.) — Lieutenant-colonel du 
régiment provincial de Chàlons en 1771. lieutenant-colonel du régiment provincial 
d'artillerie de la Fère en 1778, brigadier en 1780, maréchal de camp en 1784. — 
Pension de 800 livres sur l'ordre; traitement de 6,000 livres. — A fait les cam- 
pagnes de 1733, 1731 et 1735 en Italie et en Allemagne; celles depuis 1712 jus- 
qu'en 1718 en Flandre et en Bohème. — A reçu une contusion au pied en 1745, 
et une autre en 1716. — Est passé à Mahon en 1756, et y est resté jusqu'en 1762. 
(Dossiers des généraux.) — De son mariage avec dame Raoule-Marie-Anne Les- 
pagnol de Bezannes, il eut plusieurs filles et un lils, Anne-Denis de Souyn, qui, 
sous-lieutenant au régiment de Franche-Comté-Cavalerie, compagnie des ehevau- 
légers, fut ensuite incorporé dans les hussards d'Esterhazy, émigra en 1791, passa 
en Allemagne, se rendit à Londres, entra comme lieutenant dans le régiment d'in- 
fanterie de Salm-Kiluirg, lit partie de l'expédition de Ouiberon, fut fait prisonnier 
et fusillé à Vannes le 2 juillet 1795. 11 était le huitième de son nom au service 
des rois de France. Avec lui s'éteignit la branche aînée de Souyn. Les deux autres 
branches sont également éteintes. (Sote de la famille.) 

(ô) Porté t. I, p. 440. — Souyn De.vlournelles. — Né le 15 décemhre 1726. 
Est de Rheims. — Lieutenant en second en 1740; était alors âgé de seize ans ; en- 
seigne en 1741. lieutenant en 1712, capitaine en 1746, en second à la réforme 
(à la paix en 1719). — E>t lieutenant-Cttlonel réformé à la suite, du 2 mars 1762. 
{Registre, rang des capitaines d'infanterie, de 1748 à 1765, régiment ro'jal, t. I, 



DE DIVERSES EPOQUES. 331 

Ffôcard (Claude-Florent), nommé en 181 i (1) ; de Sinety 
(André-Marié), mestre de camp en second du régiment d'An- 
goumois, nommé en 1791 (2): de Sinety, commissaire des 



p. 109, verso.) — Pension de 400 livres sur le trésor, le 23 juillet 1756, en con- 
sidération de ses services comme capitaine; appointements de 800 livres le 1 er mai 
1705, comme lieutenant-colonel à la suite; gratification annuelle de 1,000 livres, 
en considération de ses services, accordée le 17 mai 1775. — Fils légitime de 
messire Louis Souyn, chevalier de Saint-Louis et major du régiment Royal, et de 
dame Anne Cappy : parrain, François Cappy, seigneur d'Hatty, capitaine au régi- 
ment du roi-cavalerie ; marraine, demoiselle Denise Cappy. — Maréchal de camp 
le I e '" mars 1780, avec une pension de 1,200 livres, qui, avec ses appointements de 
800 livres et sa gratification annuelle de 1,000 livres, lui font un traitement de 
5,000 livres (Dossiers des pensions, n° 5424.) — Brigadier le 5 janvier 1770, 
maréchal de camp le 1 er mars 1780. — A l'ait toute la guerre de 1711 ; est passé 
à Minorque en 1750, où il faisait les fonctions d"aide m.ijor de tranchée au siège 
de Saint-Philippe; revenu en 1702. (Dossiers des généraux.) — De Souyn des 
Tournelles, orthographe du nom. (Titres de la famille.) 

(1) Né à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), le 5 novembre 1770. — 
Soldat au 15 e de ligne en 1792, passé à la légion de police, devenue garde du corps 
législatif, en l'an V, sous-lieutenant en l'an Vil au 101 e de ligne, lieutenant en 
l'an XIII, adjudant major en 1809, capitaine en 1810, chef de bataillon en 1815, 
major de la légion de la Haute-Vienne (devenue 19 e léger) en 1810, lieutenant- 
colonel du 64' de ligne en 1829, idem du I I e léger en 1850, colonel du 51e de 
ligne en 1851, commandant de la place de Lyon en lS5i, retraité en 1858, mort à 
Versailles le 4 novembre 1860, âgé de quatre-vingt-quatre ans. — Campagnes: 
1792 à Pan IV, de l'an V à l'an IX, de 1805 à 1808 en Italie et a Naples, de 1809 
à 1814 en Portugal, en Espagne, en Saxe et en France. — Chevalier de la Légion 
d'honneur en 1807, officier en 1815, commandeur en 1852. — Blessures: coup de 
feu à la cuisse droite en Tan V; à la tête et au bas-ventre à la bataille de Sala- 
manque en 1812; à la jambe droite à Bautzen en 1815, et à la main droite à la 
prise de Rovigo, même année. (Moniteur de l'armée du lit novembre 1800.) 

(2) Porté t. II, p. 402. — Le marquis de Sinety (André-Marie), maréchal de 
camp honoraire, né à Paris le 14 janvier 1758 ; aspirant au corps royal d'artillerie 
à Slrashourg, en 1772 ; sous-lieutenant ù la suite de Royal-Navarre, eu 1775; ca- 
pitaine à la suite du même corps en 1778; capitaine aide-major à la suite du régi- 
ment d'Auvergne en 17S5 et 1780 ; mestre de camp en second du régiment d'An- 
goumois en 1788 (c'est une erreur : il fut nommé en 1780 : voir Y Etat militaire 
de 1787, p. 297) ; réformé en 1788, et attaché comme colonel au régiment Royal- 
infanterie. (Dossiers des généraux.) Maréchal de camp honoraire le 11 janvier 1815. 
(Relevé manuscrit des officiers généraux, Archives de la guerre.) 



332 CHEVALIERS 

galères, nommé en 1742 (1); de Sinety (André), capitnim 
aux gardes françaises (2). 



(1) Porté t. II, p. \ï\ et plus haut, p. 520. — Il avait été capitaine au régi- 
ment de cavalerie d'Orléans, ainsi que cela résulte de l'acte de naissance suiwnt <!■• 
son fds, chevalier de Saint-Louis en 1777 (voir t. II, p. <2ri0) : « De Sinelv (An- 
dré-Louis-Esprit), lils naturel et légitime de messire Jean-Baptiste Ignace de Sineh 
dePlugon, chevalier, commissaire des galères du roi, ci-devant capitaine au régi- 
ment de cavalerie de Mgr le duc d'Orléans, et de dame Victoire Descalis, né i 
Marseille, paroisse de Saint-Ferréol, le 4 juin 1740. » — « Dans un certificat du 
prince de Lamliesc, grand écuyer de France, date du 15 avril 1777, on lit : a An- 
dré-Louis Esprit, fds de Jean-Baptiste Ignace de Sinety, seigneur de Puislong, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Victoire d'Escali*. 
page du roi, grande écurie, du 8 mai 1755 au 50 avril 1758.» — Enfin le mé- 
moire de proposition pour la croix de Saint-Louis, en faveur d'André-Louis-E-prit, 
daté du 2 juin 1777, est ainsi conçu: «Page du roi en 1755 jusqu'en 1758, lieutenant 
réformé dans Dauphin-cavalerie en 1758, cornette en 1739, rang de capitaine en 
17GJ, sous-aide -major en 1763, pourvu d'une compagnie en 17G9, major de Royal- 
Navarre en 1773, homme de condition^ plein d'intelligence, de zèle, de modestie et 
de talents. » [Cartons des généraux, pièces jointes au dossier du marquis de 
Sinety, .indré-.]farie.) — André-Louis-Esprit fut retraité le 22 janvier 1779, avec 
une pension de 1,500 livres. [Registre de Royal-Navarre de 1776 à 1788, fol. 7.) 

(2) Cet officier n'est pas inscrit sur les registres de l'ordre, et doit avoir été 
nommé av;;nt la reprise des registres en 1746 : mais dans un État du régiment des 
gardes françaises, imprimé en 1755 (1 vol. in-56 de 70 pages), nous avons trouvé 
les renseignements suivants : « Sinety, entré aux gardes en 1733, lieutenant en 
1745, aide major, chevalier de Saint-Louis. » Nous trouvons encore, à la fin de ce 
petit volume, un état manuscrit des pensions dont jouissaient les officiers de ce 
régiment. M. de Sinety y est compris pour une pension de 1,000 livres sur l'ordre. 
L'État militaire de 1763, p. 155, porte : « Le marquis de Sinety, capitaine aux 
gardes françaises, brigadier d'infanterie le 20 février 1761.» Il fut fait maréchal de 
camp en 1767 [État militaire de 1768, p. 122), et mourut en 1773. [État mili- 
taire de 1771, p. 123.) Il céda sa compagnie en 1760, et ce fait est constaté par la 
Gazette de Fra«cedu8 mars : « Le S r de Sinelv, capitaine au régiment des gardes 
françaises , est nommé sous- gouverneur de Mgr le duc de Berry (depuis 
Louis XVI). Le roi lui accorde une pension de retraite de 2,000 écus. » — On lit 
encore, dans le même journal du 25 avril 1762 : «Le marquis de Sinety est nommé 
sous-gouverneur de Mgr le comte de Provence » (depuis Louis XVIII); et dans 
le numéro du 20 août 1764: « Le marquis de Sinety est nommé sous-gouvcrn^ur 
de Mgr le comte d'Artois » (depuis Charles X). — Il fut le parrain d'André-Louis 
Esprit, et dans l'acte de nais-ance du i juin 17-iO, cilé plus haut, il est dénommé : 
« Chevalier-commandeur de l'ordre île Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint- 



DE DIVERSES EPOQUES. 3oo 

De Montmaur (Jean-Joseph) et de Montmaur (Joseph- 
François -Etienne), gardes du corps du roi, compagnie de 
Gramont, nommés le 29 juin 181 i- ; de Moges (Jean La Lande- 
Dolce), sous-lieutenant aux gardes françaises , nommé le 
30 mai 1774 (1); le marquis de Brancas (Louis-Marie-Basile), 
nommé le 14 février 1816 (2); 

Lazare, gentilhomme de Mgr le duc d'Orléans, et sous-lieutenant aux gardes fran- 
çaises. » (a) 

(1) La Lande Dolce de Mogcs (Jean), deuxième enseigne eu 1759, premier en- 
seigne en I7G0, sous-lieutenant en 1765, lieutenant eu second en 1777. en premier 
en 1778, idem de grenadiers en 1784, et brevet de mestre de camp d'infanterie, 
capitaine en second de grenadiers en 1787, capitaine d'une compagnie en 1788, 
présent le ol août 1789. (Registre des gardes françaises, officiers, de 178l> « 1789.) 

— Jean-Nicolas de La Lande, baron d'Olcc el de Magescq. (litres de la famille.) 

— Il avait été surnuméraire aux clievau-légers de la garde du roi, du 5 décembre 
1757 au lo février 17o9, et il venait d'être nommé cornette dans Meslrc-tle-cimp- 
général-dragons, lorsqu'il passa aux gardes françaises le 19 février. [Brevets com- 
muniqués.) 

(2) Porté plus haut, p. 21o. — Le marquis (depuis duc) de Brancas, né en 177-, 
fut volontaire au régiment d'Alsace en 1787, sous-iîetitenint aux chasseurs à * lu- 
val de Guyenne en 1789, aide de camp du maréchal de Broglie en 1791, el coloin I 
par brevet du 12 février 1792. Embarqué pour la Vendée, il fit partie de l'expé- 
dition dé 1795, et servit encore le roi pendant les années suivantes. Colonel dos 

(a) La terre do Lurcy-Lévis fut érigée pour lui en marquisat, et dans les lettres patentes que 
possède la famille, un autre M. de Sincty (Cliarlesj , capitaine au régiment de Tallnrd, est il* -*• 
gué comme avant été nommé chevalier de Saint-Louis, mais celte qualité ne lui est pu m 
donnée dans le registre matricule du corps : il y est dit seulement que, »Qiis-lieuien.mi ru 
1700, lieutenant en 1707 et capitaine en 171S, il s'est retire en 1735. Il est placé entre deux ca- 
pitaines, l'un de 171S, l'autre de 1720, tous deux chevaliers de SainL-T^ouis. Nous ne poiivon» 
donc que renvoyer aux lettres patentes. 

Joscph-Barthelemy de Sincty, capitaine au régiment de Briqueville, chevalier en 1761, i*n te 
t. I, p. 539, est tin- dans la Gazelle île France du 7 août 1756, comme ayant été hle-^ê j Mj- 
lion. — .Né à Vpt, en Provence, le 9 novembre 1728, il a été volontaire en 17i3, enseigne <t 
lient, nani même année, capitaine en 1745, en second à la réforme (à la i>.u\ en 17V.) , i pi i ■•- 
à une compagnie en 1753, et il a délaissé en 1702. [Registres de 17'iSd 1763, 1. 1, f>>t. î.v.i. •« .«•■. 

Nousavonsdit, t. u, p. i,s, que sur onze chevaliers du nom de Sincty, qu'on nom av.ut -t- 
gnalés, nous n'en avions retrouvé que six. Le nomlire n'est que de dix, pai Mute d'une i-'-nii- 
cation qui nous a fait connaître que le commissaire des galères et le capitaine d'Uilé.uis-ca». i- 
lerie ne faisaient qu'un. Les six premiers suit portés, t. I, p. 539, et t. Il, pp. 18, tVi, - •'■>, 
300 et UHl Le septième se trouve plus liant, p. 26.'i, promotion de 182 ï ; le huitième est Indre 
de Siuet y, porté ci-dessus; le neuvième est Charles de Sinely, dont la croix n'est pat indiquée au 
registre de Tallnrd; etenlin le dixième serait Etienne-Jean de Sinely, lieutenant, puis « apit ..:nc 
dans Soi-sonnais, et qui, d'api t-s l<'s irchivfsdeltt famille aurait été nonmié en 17>3. Il n'exi>ie 
sur les registres de 1703 à 1"S8, et >m les états militaires de cette époque, qu'un seul nihiv, 
servant dans Soisson nais, chevalier en 17SI, et porté t. Il, p. 300. Il tloi t y avoir erreur dan* 
la désignation du corps. 



334 CHEVALIEftS 

Le comte de Coulonge (d'Avesgo), ancien colonel do cava- 
lerie (1). 

Courtier de Pclileville (Charles-Guillaume), nommé on 
1776 (2); Carrière ( Pierre- Floriban -Narcisse), nommé en 
1 791 (3); Descayeul, lieulenant-colonel dû régiment du Roi- 
cavalerie (I) ; 

dragons de la Saône (9 e ) en 481o, il quitta le service en 1819, fut appelé,en 1822, 
à succéder à la pairie de son oncle le duc de Lauraguais-Brancas, fut reçu en 1824, 
et est mort le 1 er mai 1852. 11 était grand d'Espagne. (Renseignements donnés par 
la famille.) 

(1) On nous a communiqué la copie notariée et enregislrée du brevet daté du 
12 janvier 1816, signé Louis, contre-signe duc de Fellre, portant que le sieur d'A- 
vesgo, comte de Coulonge, a la faculté de prendre rang dans l'ordre à dater du 
15 juin 179G, époque où, en vertu des pouvoirs donnés par le roi, il a été nommé 
et reçu par le vicomte de Puisaye, ancien maréchal de camp. — Ses prénoms étaient 
Louis-François.- — Nous avons indiqué plus haut, en note, p. 159, que nous n'a- 
vions pu le retrouver sur les registres de l'ordre, et la justification de son brevet 
ne nous est arrivée qu'après l'impression de la feuille 10 de ce volume; il était fils 
du chevalier de 1748 (voir t. L,p. 112), et frère aîné du chevalier de 1814 (voir 
plus haut, p. 158). 

Quant au comte de Puisaye (voir t. II, p. 462), il a, d'après les renseignements 
donnés par la famille, été nommé lieutenant général par Monsieur, comte de Pro- 
vence , régent, en 1794, et le marquis de Puisaye (voir t. II, n. 488), maréchal 
de camp honoraire en 1825, avait reçu ce grade, en 1795, du conseil général civil 
et militaire de Bretagne. 

(2) Porté t. II, p. 257.— Mousquetaire, deuxième compagnie en 1754, bre- 
veté capitaine en 1773, licencié avec sa compagnie en 1775. — Père du comte de 
Charcncey, Charles-Guillaume Gouliier de Champeaux de Petite-Ville, chevalier 
en 1814, porté plus haut, p. 'Kl.— Charles-Guillaume Gouliier de Petite-Ville était 
fils de Guillaume-Charles Gouliier, écuyer, seigneur et patron de Petite-Ville et 
des Champeaux, ancien chevau-léger de h garde du roi, et neveu de Charles-Au- 
guste Gouhier, seigneur du Chesnay, garde du corps du roi. compagnie de Ville- 
roy, en 1740, tué à Fontenoy en 1745. 

(5) Porté t. II, p. 481. — Ne le 12 septembre 1758; est de Rahastin, en Gas- 
cogne; lieutenant en 1757; a cessé de servir en 1773. — I7G3, bon sujet, sage.— 
1770, de bon exemple, décent et exact. — 10 mai 1778, gratification annuelle de 
400 livres. — Chevalier de Saint-Louis le 27 novembre 1791. (Registre de Royal- 
Comtois, de 1765 « 1776, fol. 38, verso.) — De Carrière, orthographe du nom. 

(4) Capitaine en 1702, chevalier de Saint-Louis. (Registre de 1718 à 1721, 
fol. 58 ï, verso.)— Est de Guise; a été quatre ans page du roi; cavalier en 1700. 



DE DIVERSES EPOQUES 335 

Cappy, capitaine au même régiment (I); Carrière (Pierre), 
nommé en 17G2 (2); Carrière (Éliérme-Félix) (3). 

De Ciiaumônt, capitaine aux gardes françaises (4); Cor- 
vol, capitaine au régiment de la Sarre (5); Corvol (Jacques), 

M. le comle de Broglie a mandé de Londres, le 18 avril 1720, que c'est un des 
meilleurs officiers qu'il y ait dans la cavalerie, et dont la race est tres-bonne à 
conserver dans ce corps. — Rang de mestre de camp en 1733. — A présent en- 
seigne dans les gardes du corps. — Pension de 800 livres sur le trésor royal. 
(Registre, rang des capitaines de cavalerie, de 1731 à 1705,fol. 17, régiment du roi.) 

(1) Capitaine du 1 er février 1708, capitaine, en second à pied, chevalier de 
Saint-Louis. '[Registre de 1718 à 1724, fol. 585.) — Est de Paris ; cornette en 
1706; capitaine en 1708, major en 1711; pension de G00 livres sur le trésor 
royal ; a vendu en 1755. (Registre, rang des capitaines de, cavalerie, de Ï751 à 
17G5, fol. 17, régiment du roi.) — François Cappy, seigneur d'Ihtly. ainsi dé- 
nommé dans l'acte de naissance de M. Souyn des Tournelles, chevalier en 1736 
(voir plus haut, à la note pp. 530-331), où il figure comme parrain. 

(2) Porté t. I, p. 561. — De Carrière (Pierre), né à Toulouse le 27 juillet 
1723, surnuméraire en 1740, cadet en 1741, sous-lieutenant le 10 novembre 1714, 
rang de lieutenant dudit jour par l'ordonnance du 8 décembre 1753, lieutenant eu 
second en 1747, en premier en 17-i9, capitaine eu second en 1756, chevalier île 
Saint-Louis en 1761, a cessé de servir en 1763. (Registre, capitaines, corps royal 
d'artillerie, de 1700 à 1737, fol. 170.) — Il est inscrit au registre de l'ordre à la 
date du 7 décembre 1761, mais cette nomination est rayée et reportée au 2(5 jan- 
vier 1762, le premier parrain désigné ne s'étant pas trouvée portée de recevoir le 
nouveau chevalier. 

(5) Porté t. II, p. 23. — Au lieu de capitaine au régiment de Jieauce, lisez régi- 
ment de Béarn. 

(4) Chevalier de Saint-Louis (Registre, rang des capitaines, de 1718 a 1721.) — 
Le comle de Chaumorit (Alexandre-Charles). Enseigne aux gardes françaises eu 
1706, sous-lieutenant en 1707, lieutenant en 1709, capitaine en 1710, capitaine île 
grenadiers en 1720. brigadier d'infanterie en 1754, maréchal de camp en 1758; 
Il élait à llamiliies en 1706, à Oudenarde en 1708, à Malplaquet eu 1709, à 
l'attaque d'Arleux en 1711, aux sièges de Douai et du Quesnoy en 1712, a ceux de 
Fi'ihoui" et de Laiidrecics en 1715, à l'attaque des lignes d'Etlingeu et au siège de 
Philisbourg, où il reçut une blessure si considérable au bras, que l'amputation lut 
nécessaire. Il élait à l'affaire de Clausen en 1742, et à Deltiugen en 17 15, ou il 
commandait la compagnie de grenadiers. Il quitta sa compagnie et le service en mai 
1714. (Chronologie militaire de Pinard, l. Vil, p. 150.) — Porté aux comman- 
deurs de 1715, t. I, p. 135. 

(5) Est de... Lieutenant en second en 1710, capitaine eu 1720. (Registre, rang 
des capitaines, de 1730 ù 1734, régiment de la Sarre, fol. 220.) — Chevalier de 



«33G CIIEVALIKI'.S 

capitaine au régiment de Nice (1). Courvol (Germain 
garde du corps du roi, compagnie de Noailles, notnin 
le 29 juillet 17i9 (2); de Courvol (Pierre), capitaine an 
régiment de Saintonge, nommé le 22 mars 1782 (3 ; 

Saint-Louis, retiré en 1744. (Registre de 1734 à 1718, mémo régiment, fol. 180. 
— D'après les renseignements donnés par la famille, son prénom était Philibert: 
et, nommé chevalier le 17 septembre 1740, il fui reçu en Corse par le marquis 
plus tard maréchal de Maillehois. L'orthographe du nom, qui a varié, est aujour- 
d'hui de Courvol (a). 

(1) Chevalier de Saint-Louis le 15 août 17-i7. (Registre de l'ordre, de 17-iti ri 
1757.) — Né en août 1702, est de Billy en Bourgogne ; lieutenant en second en 
1734, lieutenant en 1715, capitaine en 17J2, mort en 1752. (Registres d<?17îS 
à 1765, régiment de Nice, t. 11, fol. 85, verso.) — D'après les renseignement 
donnés par la famille, il fut blessé au poignet droit dans la nuit du 25 au 

24 juin 1754, étant à la tète des travailleurs, et il reçut à Lawfcld un coup de leu 
qui lui traversa l'épaule droite. 

(2) Gentilhomme. — Agé de vingt ans. — Né à Sanizy, diocèse de Nevers, gé- 
néralité de Moulins. — Présenté par M. le comle de Druy. — A été reçu par le 
roi, pour garde de son corps, compagnie de Noailles, le 29 juin 1721. — Garde 
de la manche le 51 mars 17 55; sous-brigadier le 23 janvier 1748; chevalier de 
Saint-Louis le 7 avril 1749 , capitaine de cavalerie le A mars 1751, brigadier le 

25 mars 1753, mort à Versailles le 4 janvier 1757. (Maison du roi; gardes du 
corps, compagnie écossaise; registre, 17G5, fol. 91.) (b). 

(5) Fils de messire Germain de Corvol, écuyer, sieur de Montas, et de dame 
Monique Carpentier de Changy, son épouse; parrain, messire Pierre de Corvo , 
chanoine de l'église cathédrale de Nevers, abbé de Faye ; marraine, Claudine Bar- 

(a) On nous a signalé M. de Corvol (François), comme ayant été chevalier tle Saint-Louis. 
Cet officier, qui était île Saint-Maurice, en Nivernais, tut cadet au régiment d'Agenais en 1702, 
enseigne en 1703, lieutenant en lia.-), capitaine eii 1708, et quitta eu 172."> ( Registre de 17i!'i à 
1731, râjimcnt d'Agenais, fol. 380, verso), mais ce registre ne fait pas mention du titre de che- 
valier «le Saint-Louis. Nous ne poHvons ((in- renvoyer aux Arctiiics de lu famille . — Il en est de 
même pour le chevalier de Corvol (Jean-Claudel, né en septembre 170G à Bîlly en Bourgogne, 
lieutenant en second au régiment de Mec en 1734, lieutenant en 1735, capitaine en 17'iâ, i-- 
tiié en 1757- [Registre de 1718 à 1703, régiment de Mee, t. Il, p. 85.) — D'après les titres de 
la famille, cet officier, blessé au poignet droit à l'attaque des lignes de Wisscmbourg le 5 juil- 
let MA, était à LavfVld, fut i onuné chevalier de Saint Louis par le roi, le 3 août 17V7, et lu 
reçu le 5 à la commanderic du \ieux-Jonc par Sa Majesté. Mous n'avons rien trouvé, ni ilun> 
les registres de l'ordre, ni dans le matricule dit régiment : nous ne pouvons donc (|tic rappeler 
l'observation déjà faite par nous. Tous ]e^ chevaliers reçus par le roi à ce moment ne sont 
pas portés sur les registres «le l'ordre, cl ceux qui s'\ trouvent sont souvent rayés avec men- 
tion de leur réception directe. 

[I>) Le titic de la compagnie était compagnie écossaise; le registie de l'ordre, où la date de la 
nomination diffère de «elle du registre matricule, porte compagnie de .Noailles, du nom «lu ca- 
pitaine. Les compagnies étaient ainsi classées : compagnie écossaise ; première, deuxième et 
troisième compagnies françaises. 



DE DIVERSES EPOQUES. 337 

le chevalier de Courvol (Augustin), capitaine au régiment 
d'Artois-infanterie, nommé le 27 avril 1788 (1). 

De Courvol (Jean-Baptiste), ancien officier, nommé le 
12 novembre 1817 (2V; le chevalier de Courvol (Louis- 



din, épouse de messire Jean-Claude de Lamyrault, écuyer. (Dossiers des pensions 
avant J789, n° 15,856, verso.) — Né le 11 novembre 174o, à Saint-Maurice, en 
Nivernais. — Élève de l'école militaire ; enseigne en 1702, sous-lieutenant à la 
composition de 1763, replacé lieutenant en 1708, premier lieutenant à la forma- 
tion de 1770, capitaine en second en 1780, capitaine commandant en 1782. — Le 
2 août 1780, pension de *200 liv. sur celle de 500 liv. dont jouissait son père. — 
Le 2 août 17S5, gratification de 600 liv. — Retraité le 5 février 1788, avec une 
pension de 500 liv. — 1786, bon officier, (Registre du régiment de Saintonge, 
de 1776 à 1788.) 

(1) Né le 18 novembre 1748, fils de messire Germain de Corvolle, sieur de 
Montât, cl de dame Monique de Changy, son épouse. (Acte de naissance, paroisse 
de Saint-Mawice-les-Saint-SaugCj diocèse de Nevers.) — Né à Mantes, en Niver- 
nais. — Élève de l'école militaire ; sous-lieutenant en 1766, lieutenant en 1770, 
en second à la formation de 1776, premier lieutenant en 1778, capitaine en se- 
cond en 1782, capitaine commandant en 1788. — A demandé sa retraite, à la 
formation de 1791. — Le 27 février 1785, pension de 200 liv. sur celle dont 
jouissait sa mère. — 1777, très-bon officier, sert parfaitement. (Registre dit 
48* régiment (ci-devant d'Artois), de 1788 à 1795, fol. 57.) — Madame de Cour- 
vol avait obtenu, comme veuve, en 1757, une pension de 500 liv., en considéra- 
tion des services de son mari, Germain de Courvol, ancien brigadier des gardes 
du corps, compagnie de Noailles. En marge du mémoire de proposition, signé par 
le maréchal duc de Noailles, il est écrit : «Ron : 500 liv. à la veuve; se souvenir 
de ses enfants à sa mort. » (Dossiers des pensions avant 1780, n° 11,492.) — Le 
fils du chevalier de Courvol (Augustin), Charles-François- Augustin de Courvol, 
né le 10 août 1706, ù Vergigny (Yonne), entra, en 1815, à l'école de cavalerie 
de Saint-Germain. — Sous-lieutenant au 12° cuirassiers, le 50 mars 1814, il 
passa mu gardes du corps du roi, compagnie de Gramont, même année, ce qui 
lui donna le rang de lieutenant ; mis à la disposition du ministre de la guerre. 
le 1' novembre 1815 il fut nommé lieutenant au 1 er cuirassiers en 1816, devint 
capitaine en 1821, fut mis en solde de congé le 1 er octobre 1850, et fut retraité 
le 10 jan vier 181 l,aveç une pension de 1 ,464- fr. (Dossiers des pension*, n" 05,777.) 
(2) On nous a signalé un officier du même nom, capitaine au régiment d'Age- 
nais, comme ayant été chevalier de Saint-Louis. Nous avons trouvé au liegistre 
rang des capitaines, de 1751» à 1751, fol. 578, régiment d' 'A gênais : « Courvol- 
Lucy est de Lucy, en Nivernais; sous-liculenant en 1711, lieutenant en 1712, ca- 
pitaine en 17:25, a abandonné en 1755, » — Mais ce registre ne fait pas mention 
111. 22 



338 CHEVALIERS 

Alexandre), nommé en 1797 (1) ; de Courvol (Jean-Baptiste), 
chef de bataillon en non-activité, nommé le 20 août 1824 (2 ; 
le chevalier de Courval (Guillaume-Charles-Louis), ancien 
officier, nommé le 5 novembre 1814 (3), 

Desmontiers de Mérhnrillè ( Michel-Olivier-Isaac ), ancien 
officier de marine, nommé le 12 août 1814; le baron Des- 

clc sa croix, et les registres de l'ordre, à cette époque, manquent aux archives de 
la guerre. 

(1) Porté, sans date et sans désignation de grade, au Registre de l'émigration, 
fol. 57; mais on trouve au Registre de M. le prince de Condë, fol. ol : « Lieute- 
nant au régiment de Limosin, en France; chasseur nohle, compagnie n° 3, en 
émigration; chevalier de Saint-Louis le 10 février 1797, reçu le 25 mars, par 
M. le prince de Condé. » 

(2) Né, le 25 janvier 1788, à Saint-Saulge, département de la Nièvre; fils de 
Louis-Alexandre de Courvol (voir ci-dessus) et de Marie-Gabriélïe-Philippinc Da- 
verne. — Elève à l'école militaire de Fontainebleau, en 1805; caporal, sergent, et 
sergent-major à cette école, en 1800; sous-lieutenant au 56 e de ligne, même 
année; lieutenant en 1807, capitaine en 1811, chef de bataillon au 59« de ligne, 
en 1815; en non-activité en 1811, chef de bataillon des gardes nationales de la 
Nièvre, en 1815; mis en non-activité le 1" août suivant!; chef de bataillon de 
remplacement à la légion de la Seine, en 1817; en activité à ce corps en 1818 . 
mis en congé illimité, par suite de la nouvelle organisation, en 1820; retraite 
en 1825, avec une pension de 2,070 fr. — Neuf campagnes. — Décédé le 5 no- 
vembre 1855. — Pension de 500 fr. à sa veuve, née Adélaïde du Pré de Saint- 
Alaur. [Dossiers des pensions, n u 92,592.) 

(5) Reçu le 15 novembre, par Mgr duc d'Angoulème. (Fiches de classement.) 
— Le chevalier de Courval (Charles). — Ancien lieutenant de vaisseau. — Entré 
dans la marine, en 1785, comme volontaire d'honneur; a fait, en cette qualité, 
plusieurs campagnes en Amérique et dans l'archipel de la Méditerranée. — Émi- 
gré en 1792; a servi pendant 1705, 1791 et 1700, avec le rang d'officier d'état- 
major, dans la légion royale des Pyrénées, sous les ordres du marquis de Saint- 
Simon. — Passé, en 1790, dans la marine espagnole, avec le grade d'enseigne; 
lieutenant de vaisseau en 1805. — Ayant refusé de continuer sou service à l'épo- 
que de la prise du Ferrol par les Français, il obtint un congé pour se rendre à 
Cherbourg, où il a été traité comme prisonnier espagnol. — Il a reçu trois bles- 
sures au combat de Trafalgar, où il commandait une canonnière. — 11 soutint, 
en 180 i, avec la division, un combat honorable de cinq heures contre deux fré- 
gates et un brick anglais, et contribua, par sa bonne contenance, à sauver six bâ- 
timents du convoi. — Est âgé de quarante-quatre ans ; a vingt-huit ans de ser- 
vices, y compris cinq campagnes. {Commission de 1814, 12 e tableau, n" 105.) 



DE DIVERSES EPOQUES. 339 

bassyns de Richemont (Philippe-Panon), commissaire géné- 
ral ordonnateur de la marine, nommé le 10 août 182't (1); 
Labiche (Jean), lieutenant de vaisseau , nommé le 1 2 août 1818. 
Descourlis (Jean Le François), capitaine au régiment de 
Picardie (2); Descourtils de Bessy (Antoine -Jean -Baptiste- 
Armand), mousquetaire (3) ; de Mont (Nicôlas-François-Éléo- 
nore), nommé en 1757 (4). 

(1) Conseiller d'État, député, comle, membre du conseil d'amirauté, comman- 
deur de la Légion d'honneur. {Almanach royal de 1830, pp. 155 et 079.) 

(2) Né le 2-i janvier 1721 ; est de Bavon, en Touraine. — Volontaire en 17-11, 
lieutenant en second en 1712, lieutenant en 17-55, capitaine en 17-50, en second à 
la réforme (à la paix, en 1749), replacé à une compagnie en 1754, retiré m 1700, 

avec une pension de retraite de 000 livres. — Chevalier de Saint-Louis en 

— 1705, bon capitaine, exact. (Registre du régiment de Picardie, de 1705 à 
1770, fol. 27, verso.) 

(5) Chevalier de,Saint-Louis en 1770, porté t. I, p. 597. — Descourtils, porte- 
étendard. (État militaire de 1700, p. 102.) — Sous-brigadicr. (État militaire 
de 1770, p. 100.)— Brigadier. (Étal militaire de 1775, p. 161.) - Brigadier 
reformé de la première compagnie des mousquetaires ; né à Paris, paroisse de 
Saint-Paul, le 18 septembre 1751, fils de messire Jean-Baptiste-François des 
Courtils, chevalier, seigneur de Bessy et autres lieux, commandeur des ordres de 
Saint-Lazare et de Jérusalem, capitaine au régiment deBéarn(o), et de dame Marie- 
Marguerite Lafons d'IIardecourt, son épouse. (Acte de naissance.) — A servi dans 
la première compagnie des mousquetaires, du 18 mars 17-55 au 15 décembre 1775, 
tant comme mousquetaire que comme brigadier. Licencié en 1775, avec sa com- 
pagnie. — En 1705, pension de 200 livres comme mousquetaire, ayant alors vingt 
ans de services. — En 1700, augmentation de pension de 500 livres comme briga- 
dier. — En 1775, conservation de la moitié de ses appointements de brigadier, 
sur l'ordinaire des guerres, jusqu'à son replacement, soit 778 liv. (Dossiers des 
pensions avant 1780, n° 1,259 bis.) 

(I) Porté t. 1, p. -510. Ses services, jusqu'en 1700, se trouvent en note, p. 571 
du même volume. — En 1705, il fut nomme commandant du régiment de recrues 
de Besançon (voir Y Etat militaire de 1705, p. 282), et, par brevet du 22 juin 1707, 
le roi lui accorda le rang de lieutenant-colonel, en considération des services ren- 
dus à Sa Mije>té, dans toutes les occasions qui s'étaient présentées, et pour lui en 
témoigner sa satisfaction. (Brevet communiqué.) — Sou iils, Charlcs-Anue-Joscpli 

{a) Le chevalier d'Escourtis est de Paris; mousquetaire en 1720, enseigne en 1722, lieutenant 
en 1726, capitaine en 1131, retiré en 17JX [Registre de 1730 « lïôi, fol. o'.)2 verso, régiment de 
Bearn.) — Cet officier n'ayant servi que pendant quatorze ans, ne fut (us chevalier de Saint- 
Louis 

22. 



340 CHEVALIERS 

Dulertre (Gabriel), nomme en 1823 (campagne d'Espa- 
gne) (1); d'Àrgy (Charles), chef d'escadron aux cuirassiers 
de Bordeaux, nommé en 1825; d'Argy de Malin y (Pierrc- 
Nicolas-Joseph -Hubert dit Louis), garde du corps du roi, 
compagnie de Luxembourg, nommé en 1810; le vicomte do 
Vanuoise (Alexandre-Claude-François), capitaine, nommé 
en 1821; Archambault-Regnard des Coudrées (Adolphc- 
Edme-Théodore ) , ancien officier, nommé en 1816 (2); 



de Mont, cavalier au 24 e régiment en l'an Vil, quitta le service au commencement 
de 1800. Mousquetaire, première compagnie, en 1814, chevalier de la Légion 
d'honneur le 19 mars 1815, licencié avec sa compagnie le 31 décembre môme 
année, il avait le rang de lieutenant de cavalerie du 1 er juillet 1814. — Enfin, 
RI. Doms de Monlz, chevalier de Saint-Louis en 1790 (voir t. II, p. 461), se nom- 
mait Domet de Mont. Son nom a été défiguré sur les registres. Le lieu de sa nais- 
sance était Mont ou Mont-sous- Vaudrcy, bailliage de Dole, dont la famille possédait 
la seigneurie. (Noie de la famille de Mont.) 

(1) Né à Saint-Pater (Sarthe), le 27 juillet 1790. Élève à l'école de Saint-Cyr 
en 1S07, sous-lieutenant au 16 e de ligne en 1808, lieutenant en 1810, capitaine 
on 1812, en non-activité, par suite du licenciement, en 1815; capitaine à la lésion 
de la Sarlhe, devenue plus tard 37 e de ligne, en 181 G ; passé au 18 e de ligne 
en 182G, mis en réforme en 1828, capitaine au 10° de ligne le 1G décembre 1830, 
admis au traitement de réforme le 5 août 1831, retraité le 22 avril 1837, avec 
une pension de 1,032 fr. — Trente ans de services et huit campagnes. — S'est 
particulièrement distingué à l'armée d'Espagne le 4 juin 1813, où, à la tête de sa 
compagnie, il débusqua l'ennemi du poste qu'il occupait au col d'Olleria ; circons- 
tance dans laquelle il se fil remarquer par sa bravoure et par l'habileté qu'il dé- 
ploya en conduisant celte expéJilion. — Proposé pour la décoration de la Légion 
d'honneur, à l'armée d'Espagne, par le maréchal Suchet, le 2G octobre 1813. — 
Proposé pour la réforme en 1828, par suite d'infirmités survenues, en 1822, au 
cordon sanitaire sur les montagnes des Pyrénées, et aggravées par suite des cam- 
pagnes de 1823 et 182 i, en Espagne, et des fatigues du camp de Saint-Omer 
en 182G. — Mis en réforme en 1831, toujours pour infirmités légalement consta- 
tées. {Dossiers des pensions, n" 19,114.) — Chevalier de la Légion d'honneur 
en 1827, officier le 13 août 1852. Elu trois fois membre du conseil général de la 
Sarthe, où il a siégé pendant quinze ans. 

(2) Porté plus haut, p. 214. — Né en 1772; a treize ans neuf mois quinze jours 
de services, campagnes comprises, plus dix ans de grâce. Quoique n'ayant pas le 
temps voulu, la commission le propose, vu le peu de temps qui lui manque. (Com- 
mission de 1814, 73 p tableau, u° 7.) 



DE DIVERSES EPOQUES. 341 

d'Ambly (Pierre-Nicolas), ancien officier, nommé en 1817(1); 
le chevalier de Barbançois (Hector-Louis), ancien capitaine, 
nommé en 1810 (2); Blanchard de Palize ( Jean-Claude- 
Thérèse-Aimé-Mathias), ancien officier, nommé en 1815 (3); 
le chevalier de Blin de Bourdon (Claude -Marie- Gaspard), 
lieutenant-colonel, nommé en 1817 (4); de Bonncchose 
(François), ancien officier, nommé en 1816 (5). 

Dubouzet (Michel), ancien lieutenant, nommé le 13 fé- 
vrier 18lo(6); de Brueys (François-Désiré), ancien sous- 
lieutenant, nommé en 1817 (7); de Champreux d'Altembourg 
(Jean-Claude), ancien officier, nommé en 181 G (8); Lasserre 
(Jean-Sévère-Martial-Brethes), capitaine, aide de camp du 
maréchal duc de Concgliano, nommé en 1827; Lasserre 
(Jean), capitaine d'habillement au 13 e léger, nommé en 1827; 
le chevalier de Lasserre (Louis), ancien officier, nommé le 
8 juillet 1814(9); ■ 

(1) Né le 1 er août 1775 ; a trente-trois ans cinq mois de services, y compris se| t 
campagnes. (Commission de 1814, 76 e tableau, n° 11.) 

(2) Né, le 18 septembre 4703, à Villegongis (Indre); a vingt-quatre ans trois 
mois douze jours de services, y compris cinq campagnes. (Commission de 1S14, 
72 e tableau, n° 22.) 

(5) A vingt ans de services, y compris huit campagnes, plus dix ans de grâce. 
(Commission de '181-4, 41 e tableau, n° 51.) 

(4) Né le 12 mars 1745 ; a trente-cinq ans cinq jours de services , y compris 
trois campagnes. (Commission de 1814, 77 e tableau, n° 41.) 

(5) Ancien sous-lieutenant. Né le 4 juin 17(32. — A dix-huit ans trois mois de 
services, y compris neuf campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 
72 e tableau, n° 41.) 

f6) A vingt-deux ans sept mois six jours de services, y compris sept campagnes, 
plus dix années de grâce. (Commission de jSli, 28e tableau, n° 52.) 

(7) A seize ans et quatre mois de services, y compris cinq campagnes, plus dix 
ans de grâce. (Commission de 1814, 77 e tableau, n° 2G.) 

(8) Comte, aide de camp et chef d'état major du général comte de Précy, pen- 
dant le siège de Lyon, en 1793; breveté capitaine de cavalerie, le 11 septem- 
bre 1810, pour tenir rang du 20 septembre 1708, et avoir dans ce grade deux ans 
trois mois et dix jours de services, y compris une campagne. — Mort à Toulouse, 
eu 1850, âgé de quatre-vingt-treize ans. (Renseignements donnes par la famille.) 

(9) Volontaire au régiment de Foix, en 1770; cadet gentilhomme au régiment 



3/|2 CHEVALIERS 

Dé Lasserre de Castelmore (Jean-Placide), ancien officier, 
nommé le G mars 1817 (i). 

Lasserre de Vieseamp (Jean-Charles), lieutenant, nommé 
le 2i août 1814 (2); de Chàteaubodeau (Sébastien), capi- 
taine au régiment Royal -marine, nommé le 22 jan- 
vier 1779 (3); du Coudart de Chàteaubodeau (Silvain), 
garde du corps du roi , compagnie de Beauvan , nommé 
en 4 770 (4); :: 

de Barrois, en 1778 ; sous-lieutenant en 1779 ; émigré en 1791, entré dans la 
compagnie Dauphin, capitaine d'infanterie en 1792 ; passé sergent-major dans le 
régiment de Mortemart, au service d'Angleterre, en 1791, et y est parvenu au 
grade d'adjudant-major ; a f.iit toutes les campagnes jusqu'en 1802, époque de sa 
rentrée en France; est âgé de cinquante-sept ans ; a trente-trois ans de services. 
(Co7innission de 181 i, vol. I, 2 e tableau, n° 20.) 

(1) A dix-sept ans onze mois dix-huit jours de services, y compris trois campa- 
gnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 181 i, 77? tableau, n° -i.) — Ancien 
aspirant d'artillerie, né en 1770 ; inscrit aux gardes de Monsieur en 1783 ; émi- 
gré le 5 janvier 1792; a fait la campagne de 1792 à l'armée des princes, dans son 
ancien corps; celle de 1793 à l'armée de Condé, dans la compagnie noble d'ar- 
tillerie ; était encore pré.-ent au mois de février 1794. — Certificat délivré, le 
18 août 1810, par le maréchal comte de Viomesnil, attestant que cet oldcier a 
servi comme fourrier dans le régiment de Viomesnil, à la solde de l'Angleterre, 
et qu'il s'est comporté avec autant d'honneur que de zèle pour le service du roi. 

— Certificat délivré, le janvier 1817, par M. le marquis de Foucauld, secré- 
taire de la commission des .meiens officiers, attestant que la commission a reconnu 
les droits de M. de Lasserre de Castelmore au grade de capitaine. [Pièces commu- 
niquées.) 

(2) Page du roi, grande écurie, en 1782 ; sous-lieutenant dans Royal-Normandie 
en!783. Émigré en 1791, a fait les campagnes de 1792, 1793, 1794, 1793, 1790, 
1797, dans l'armée des princes, soit avec son régiment, soit dans la cavalerie 
noble, et n'est rentré en Fiance, où il n'a pas pris de service, qu'en 1799. Est àaé 
de quarante-huit ans; a vingt-cinq ans de services, campagnes comprises. (Com- 
mission de 1814, 5e tableau, n° 00.) 

(3) Né en 1723 à Fargeville en Auvergne; soldat en 1731, lieutenant en 1733, 
capitaine en 170-i. — Eu 1708, gratification de 100 livres; idem de 300 livres en 
1781. — 1777, a beaucoup de zèle. (Registre de Royal-marine, de 1770 à 1788.) 

— Lieutenant-colonel du 01 e en 1791 ; mort en l'an V. (Registre de Royal-marine 
(60 e ), de 1788 à 1793, fol. 3-1.) 

(4) Porté t. I, p. 396. — Né le 22 nui 1750, à Saint-Gimitour du Blanc, dio- 
cèse de Bourges; (ils de Jean Chasteàubeaudau, seigneur du Codar et autres lieux, 



DE DIVERSES EPOQUES. 343 

De Boislinard de Fbix ( Jean ) , chevau-léger delà garde 
du roi, nommé en 1759 (1). 

De Boislinard (Étienne-Jean-IIenri), nommé en 1761 (2), 
el de Mels (Silvain-Bernard Boislinard), nommé en 1770 (3), 
tons deux gardes du corps du roi , compagnie de Villeroy ; 
Boislinard (Claude-Silvain), ci-devant capitaine au régiment 
provincial de Chàteauroux, nommé en 177G (4). 

et de dame Marie-Anne Poiron. (Acte de naissance.) — Pension de 100 livres le 
1 er juillet 1770; a obtenu le 1 er août sa retraite aux Invalides en qualité de capi- 
taine, en conservant sa pension de 100 livres. (Dossiers des pensions avant 1789, 
n° 13,247.) — Volontaire aux dragons d'Apclion en 17 43, cornette en 1744, ré- 
formé en 1748, avec un certificat constatant qu'il avait servi avec tout le zèle con- 
venant à un liomme de distinction. (Archives de la famille.) 

(1) Porte-étendard. (État militaire de 1768, p. 100.) — Sous-brigadier. (État 
militaire de 1771, p. 15S.) — Il n'est plus porté dans VÉtat de 1774, et doit 
s'être retiré, ou être mort en 1773. 

(2) De Boislinard (Étienne-Henri-Jean), né à Cbâteauroux le 2G mai 1722, fils 
de messire Henri-Jean de Boislinard, écuyer, sieur de... (nom illisible), et de dame 
Marie-Anne Giramlon, son épouse. (Acte de naissance .) — Sous-brigadier. (Etat 
militaire de 17G6, p. 149.) — Brigadier. (État militaire de 17G9, p. 149.) — 
Brevet de lieutenant-colonel. (Etat militaire de 1772, p. 149.) — Exempt (a). 
(État militaire de 1773, p. 149.) — En 1708, pension de 100 livres, en considé- 
ration de ses services, et pension de retraite de 1,300 livres en 1773. (Dossiers des 
pensions avant 1789, n" 3,898.) 

(3) De Boislinard, sieur de Mesle (Silvain), né le 13 février 1720 à Nuret-le- 
Feron, généralité de Bourges, fils du sieur Henri Boislinard, écuyer, et de dame 
Marie-Anne Gyraudon, son épouse; parrain, le sieur Silvain Boislinard, sieur Du- 
ebarost, lieutenant au régiment de vieille-marine. (Acte de naissance.) — De 
Mesle, porto-étendard. (État militaire de 1775, p. 149.) — Pension de retraite de 
300 livres en 177G. mort le 8 décembre 1783. (Dossiers des pensions avant 1789, 
no 13,250.) 

(4) Boislinard, enseigne dans Saintonge en 1747, réformé en 1749. Entré dans 
la milice en 1730, commandant une compagnie en 1757, commission de capitaine 
en 1759. (Régiments provinciaux, registre de 1771 à 1775, régiment deChûteau- 
roux, fol. 514.) — Claude Silvain, capitaine au bataillon de garnison de Berry. 
(Registre 1782, fol. 187.) 

(a) Il n'est pas fait mention de !;i charge d'exempt avant Henri III. Ce titre fut pris sous le 
rogne de re prince, par les quatre plus anciens archers de chaque bande, p;irce que Henri III 
les exempta de porter la hallebarde <i le hoquéton, auxquels tous les gardes étaient assujettis 
diins ce temps-là. [Ètai militaire <te 1*750, p. \c>'i.) 



344 CHEVALIERS 

Boislinard de Cliezeaux (Léonard), ci-devant capitaine au 
régiment provincial de Chateauroux, nommé en 1779 (1); 
Boislinard (Armand-Gabriel), chevau-léger de la garde du 
roi, nommé en 1785 (2); de Boislinard (Jean-Louis), chas- 
seur noble, nommé en 1797; de Boislinard (Alexandre), an- 
cien officier, nommé en 1815 (3); le chevalier de Boislinard 
(Jean-Pierre), garde du corps du roi, compagnie de Gramonl, 
nommé en 1814; de Chàleauvieux (Claude-Marc-Henri), bri- 
gadier des gardes du corps du roi, compagnie écossaise 
(d'Havre), nommé en 1814 (i). 

(1) LechcvalierdeBoislinard.— A servi dans les chevau-légers en 1748, lieutenant 
dans Beauvilliers-cavalerie en 1757, dans les recrues d'Aleneon en 1704, dans Cha- 
teauroux en 1771, capitaine en 1772. — Est de la première noblesse de la pro- 
vince, très-bon sujet, plein de zèle. (Régiments pi-ovinciaux, registre de 1771 à 
1775, régiment de Chateauroux, fol. 51 i, verso.) — Né le 21 août 1751, paroisse 
de Saint-Denis de Rivaienne, diocèse de Bourges, fils de messire Jean de Boislinard, 
sieur de Foix, et de dame Magdeleine-Angélique de Turpin de Crissé, son épouse. 
[Acte de naissance.) — En 1779, pension de 97 livres 10 sous, représentant un mois 
d'appointements, pour cesser d'en jouir s'il est replacé. [Dossiers des pensions avant 
1789, n° 10,244.) 

(2) De Boislinard, sieur de Foix. (Fiches déclassement des dossiers des pensions.) 
— De Boislinard, sieur de la Romagère, né le 22 novembre 1758, paroisse de 
Saint-Denis de Rivarennes en Berry, généralité d'Argenton; pension de 200 livres 
en 1775, et autre pension de 210 livres, même année, cette dernière comme ap- 
pointements de réforme. Fils de messire Jean de Boislinard et de dame Magdeleine- 
Angélique de Turpin de Crissé. (Dossiers des pensions avant 1789, n° 1500.) 

(5) Nous avon< trouvé au registre de M. te prince de Condë, fol. 40, la mention 
suivante : « Le chevalier de Boislinard (Léonard-Alexandre), page de Madame, 
comtesse d'Artois, en France, chasseur noble, compagnie n° 10, à l'armée de 
Condé, chevalier de Saint-Louis le 25 octobre 1797 ; a quitté l'armée avant que sa 
nomination fût connue. » — Nous ignorons si la nomination de 1815 est la con- 
firmation de celle de 1797, ou s'il s'agit de deux officiers du même nom . 

(4) Porté plus haut, p. 70. — Maréchal des logis des gardes du corps du roi, 
rang de capitaine. Né le 19 avril 175-1. Entré au corps le 11 décembre 1771, 

jusqu'au 1791 ; rentré le 5 juin 181-i jusqu'au 1" septembre 1815. 

A dix-huit ans deux mois vingt-six jours de services. Pension de retraite de capi- 
taine, nu maximum, 1,200 francs-, le l' 1 ' janvier 1810. Retiré à Prevert (Ardèclie). 
(Dossiers des pensions , n° 102, G84.) — Chef d'escadron honoraire le l' r novembre 
1815. Son (ils a également servidansles gardes du corps, de 1814 à 1819, époque 



DE DIVERSES EPOQUES. 345 

Le marquis de Sainte-Marie (Hypolite- Jean-Jacques -Re- 
né) (1), d'Oradour (Henri) (2), le comte de Choiseul-Gouf- 
lier (Octave) (3), le comte de Choiseul d'Aillecourt (Ga- 
briel) (1), deLavaulx (Charles-Bernard-Alexandre-Marlin)(5), 
de Lcncquesaing (Charles-lgnace-Joseph) (G), le marquis Du- 
plessis-Grenedan (François-Fortuné) (7), Dumesniklot (Jac- 
ques-Louis-Gabriel) (8), anciens officiers, nommés en 1817. 
Le chevalier de France (Jérôme-Guislain-Alexandrc-Lievain), 
capitaine aux cuirassiers du roi, nommé en 1759 (9). 

à laquelle des convenances de famille le portèrent à donner sa démission. (Ren- 
seignements communiqués.) 

(1) Douze ans trois mois de services , y compris six campagnes, plus dix ans de 
grâce. Proposé, vu le peu de temps qui lui manque. (Commission de 1814, 73 e ta- 
bleau, n° 4.) 

(2) Douze ans quatre mois de services, y compris six campagnes, plus dix ans de 
grâce. Proposé, vu le peu de temps qui lui manque. (Commission de 1814, 73 e ta- 
bleau, u° G3.) 

(5) Chambellan 4e l'empereur de Russie; trente-sept ans un mois de services, 
y compris neuf campagnes. (Commission de 1814, 77« tableau, n° GO.) 

(4) Vingt-deux ans onze mois et trois jours de services, y compris neuf cam- 
pagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 77 e tableau, n° Go.) 

(3) Douze ans de services, y compris six campagnes, plus dix ans de grâce. Pro- 
posé, vu le peu de temps qui lui manque. (Commission de 1814, 75» tableau, n° 51.) 

— Reçu par M. le prince deComlé. (Fiches de classement.) 

(G) Trei?.e ans sept mois de services, y compris sept campagnes, plus dix ans de 
grâce. Proposé, vu le peu de temps qui lui manque. (Commission de 1814, 7G« ta- 
bleau, no 23.) 

(7) Stize ans un mois vingt-huit jours de services, y compris trois campagnes, 
plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 76 e tableau.) 

(5) Treize ans trois mois vingt-six jours de services, y compris une campagne, 
plus dix ans de grâce. Proposé, vu le peu de temps qui lui manque. (Commission 
de 1814, 73e tableau, n° 72.) 

(9) Né le 12 décembre 1727, â Vaulx, en Artois. Cornette en 1744, capitaine en 
1747, réformé en 1719 (â la paix), replacé en 1731, major en 17G3, lieutenant- 
colonel en 1771. — 17(13, excellent sujet, très-convenable â l'emploi de major. 

— 17G1, il n'y a pas de meilleur capitaine dans la cavalerie. Il a beaucoup d'intelli- 
gence, de zèle et de modestie. 11 serait très-propre â remplir une place de lieute- 
nant-colonel. — 17G8, excellent major; il lient à merveille le régiment. — En 
17G3, gratifie ttion de 1,000 livres. — En 1774, assurance d'une pension de mille 



346 CHEVALIERS 

Desplas (Jean-Pierre-Louis-Marie-Aimé) , nommé en 1 8 1 o ( ! ; 
DalcsmedeChatelut(Yrieix),ancienofficier,nomn]éenl81Gr2;; 
Hélie de Combray-Bonœil (Alexandre -Louis-César), clievau- 
léger de la garde du roi, chef d'escadron, nommé en 181 1 (3); 
Foltz (Louis), capitaine, nommé en 1819; Foltz (Nicolas), 
chef de bataillon d'artillerie, nommé en 1820; de Gaallon de 
Dorières (Louis-Henri) (4) et de Finance (Gabriel) (S), an- 
ciens officiers, nommés en 1816; Gandin de Saint-Remy 
(Auguste -Alexandre), lieutenant-colonel de la légion de la 
Mayenne, nommé en 1820 (G); de Robinet, chevalier de Plas 

livrée sur l'ordre (a). — (Registre des cuirassiers du roi, de 1765 à 1770, fol. 20 
et G.) — Brigadier en 1780. — Le 10 mai 1782, pension de retraite de 2,îJ00 li- 
vres, en conservant celle de 1,000 livres dont il jouit. (Registre des cuirassiers 
duroi, de 177G à 1788, fol. 5.) — En 1779, pension de 200 livres sur le trésor, 
pour lui faire, avec celle de 800 livres sur Tordre de Saint-Louis, dont il jouit, la 
pension de 1 ,000 livres qui lui avait été accordée en 1774 sur l'ordre. (Dossiers des 
pensions avant 1789, n° 9,355.) 

(1) Porté plus haut, p. 184. — Marin en 1806. — Aide-timonier en 1808. 
— Sous-brigadier aux gardes de la porte en 1814, rang de capitaine. — A suivi le 
roi à Gand en 1815. — Capitaine au 5e régiment de la garde royale en 1815, 
breveté chef de bataillon en 1S18, chef de bataillon au 56 e de ligne en 1825, major 
en 1828, en solde de congé le 9 septembre 1850, retraité en 1837. — Trente-sept 
an» onze mois onze jours de services, y compris sept ans et neuf mois de campagne. 
Pension de retraite de 2,040 fr. (Dossiers des pensions, n° 50,53 i ) 

(2) Dix-sept ans de services, y compris sept campagnes, plus dix ans de grâce. 
(Commission de 1814, 71? tableau, n° 51.) 

(3) Chevalier de Saint-Louis le 24 août 1814, reçu le 15 septembre par Mgr duc 
d'Angoulème. (Fiches de classement.) 

(4) A quinze ans troi>- mois vingt-six jours de services, y compris une campagne, 
plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 71e tableau, n° 25.) 

(5) A seize ans trois mois de services, y compris huit campagnes, plus dix ans 
de grâce. (Commission de 1814, 72<> tableau, n° 49.) 

(G) Né le 25 novembre 1785, à Saint-Pavaee (Sarthe.) — Volontaire aux gre- 
nadiers de la garde impériale en 1804, sous-lieutenant au 65 e en 1807, lieutenant 

(a) Lettre du duc d'Aiguillon, ministre de la guerre, au chevalier de France, du 5 mars 
\7~U, par laquelle il lui annonce (\u<- <■ mit le compte qu'il a rendu au roi de la distinction de 
ses services , rt des actions brillantes qu'il a eues ù la guerre dans différents détachements, Sa 
Majesté a bien \otilu lui accorder une pension de 1.000 livres sur Tordre de Saint-Louis, 
dont il entrera en jouissance, quand il en vaquera dans cette classe. (Dossiers des Pensions, 
n°'.),i35.) — Mort à Ai ras le 25 août 1785. (Renseignement communiqué.) 



DE DIVERSES EPOQUES. 347 

i François-Barnabe), ancien officier, nommé en lSlo; Robi- 
net de Malleville (Auguste), capitaine au I er chasseurs à cbe- 
val, nommé en 1826; de Gaalon (Jacques-Louis), clievau- 
légcr de la garde du roi, nommé en 1815. 

De Giverville (Antoine-Marie), ancien officier, nomme en 
181! (1); le baron de Treville (Charles), ancien officier, 
nommé en 1817 (2); 

nu 118 e en 1 SOS, capitaine même année, aide de camp en 1811, chef de bataillon en 
1815, major d'un bataillon de marche, même année, major du (15° le 10 septembre 
1S1 {, en non-activité le 50 novembre suivant, lieutenant-colonel de la lésion 
de la Mayenne en 1S1G, mis en congé illimité en 1S20, placé au 65* le 12 février 
182H, désigné pour la retraite, pour cause de blessures, le 18 juin même année; 
pension de retraite de 950 fr. par décision du 1 er octobre suivant. — Démission- 
naire en 1815 (pendant les cent-jours), pour ne pas servir. A été blessé on 1810, 
1811 et 1812 en Espagne. (État de services.) — Blessé d'un coup de fou à la jambe 
gauche, à la prise d'Oviedo, en 1810; d'un coup de feu qui lui a traversé la cuis?e 
gauche le 28 mars 1814 , et d'un coup de feu au bras droit, à la bataille de Sala- 
manque, en 1812. — S'est distingué à la prise de Saragosse et au siège de Logrono. 
— Chevalier de la Légion d'honneur en 181 1 ; a fait la campagne de 181a dans les 
volontaires royaux de la Sarlhe. (Autre état de services.) — Rempli d'honneur et de 
sentiments; de mœurs pures et douces; a beaucoup d'élévation dans l'àine; fort 
bon officier supérieur, ayant des moyens et de l'instruction ;- servant très-bien; mé- 
rite d'obtenir la croix de Saint-Louis; a les services requis. (Mémoire de proposi- 
tion.) — Ses principes de dévouement au roi sont bien connus, et il mérite d'ob- 
tenir la croix d'officier dans Tordre de la Légion d'honneur. (Mémoire de proposi- 
tion en 1816), signé par le lieutenant général baron Meunier. (Dossiers des pen- 
sions) (a). 

(1) A vingt ans huit mois vingt jours de services, y compris sept campagnes, 
plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 75 e tableau, n° 22.) — Chevalier de 
Saint-Louis le 7 novembre 181-i, et par double emploi le 16 décembre ISlti. 
(Fiches de classement.) 

(2) A vingt-quatre ans six mois vingt-trois jours de services, y compris neuf cam- 
pagnes et six ans de diminution sur le temps exigé. (Commission de 1814, 7i* ta- 
bleau, n° 2.) 

(o) Fils de messire Alexandre-Louis-François Gandin de Saint-Remy, chevalier , seigneur de 
Counnlain, Fleuret, la Chapelle-Saint-Remy et autres lieux, et de demoiselle Marie-!\éné-Fran- 
çoise de Vanssa y , son épouse; parrain, messire René lîicherde Raisuiaucler, ecuyer, seigneur 
de Montauban et autres lieux, conseiller honoraire au présidial du Mans, ancien maire par élec- 
tion delà même ville, onele paternel île l'enfant; marraine, demoiselle Deiiisc-I rançoise de Re- 
nnsson, grand'mere de l'enfant , épouse de messire Charles-Jo^epli-René de Vanssay , chevalier 
seigneur de Chène-le-Cœur , les llunaudièrcs et autres lieux, chevalier de Saint-Louis (voir 1. 1, 
p. 1\2'a), capitaine de cavalerie. [Dossiers des pensions, Acte de naissance.) 



3Z|8 CHEVALIERS 

Despériersde la Gelouze (Pierre) (1), nommé avant 17î<; ; 
de Linage (Joseph-Marie- André), ancien officier, nommé le 
2G octobre 1814 (2). 

De la Garde (Matlmrin), ancien officier, nommé en 170G (3); 

(1) Despériers de la Gelouze (Pierre), mestre de camp de cavalerie, chevalier de 
Saint-Louis, ci-devant enseigne et sous-aide major général des quatre compagnies 
des gardes du corps du roi, commandant en leur liôtel à Versailles, né à Bordeaui 
le 13 septembre 1G95, mort le 28 décembre 1779.— Le 15 septembre 1718, 
pension de 200 livres sur le trésor au sieur de la Gelouze, alors sous-brigadier, 
compagnie de Villeroy, pour l'aider à continuer ses services. — Gratification an- 
nuelle de GOO livres le 29 juin 17G1 . — Retraité le 18 décembre 17G-4, avec une 
pension de 4,000 livres, comme enseigne sous-aide major général, et réversibilité 
de 1,000 livres à sa mort, sur la tête de sa femme, dame Charlotte-Léonard de 
Beaujeu. (Dossiers des pensions avant 1789, n° 13,889) (a). 

(2) Ancien lieutenant, cadet gentilhomme au régiment de Bresse en 1780, lieu- 
tenant en second en 1788, a donné sa démission en 1792; émigré; a fait la cam- 
pagne de 1792 et celle de 1793 avec les officiers de son régiment; celles de 1794 
et 1795 dans la deuxième compagnie des chasseurs nobles de l'armée de Coudé; 
est âgé de quarante-neuf ans; a vingt ans de services, y compris quatre campagnes, 
plus dix ans de grâce. {Commission de 181-i, 9 e tableau, n° 2G.) 

(5) Brevet du 2G janvier 1813, signé Louis et contre-signe duc de Dalmatie, 
qui nomme M. de la Garde (Matlmrin), ancien officier, chevalier de Saint-Louis, 
pour prendre rang du 2G août 1796, époque à laquelle il avait été nommé et reçu 
par le duc d'Uzès, pair de France et lieutenant général, en veitu des pouvoirs 
que celui-ci tenait de Sa Majesté. — Brevet du 15 décembre 1811, signé Louis et 
contre-signe duc de Dalmatie, qui confère au sieur Matlmrin chevalier de la Garde 
le grade de colonel. — Certificat du comte de Bentinck, du 5 juin 1814, décla- 
rant que le chevalier de la Garde de Bclleville (Mathurin), officier de la marine 
rançaise, a été nommé capitaine de vaisseau par lui , pendant qu'il était prési- 
dent du conseil de l'amirauté d'Amsterdam en 1792 et 1793, époque à laquelle 
ledit officier commandait une canonnière dans la flottille hollandaise, et que le 

(a) I-a Gelouse : garde du corps du roi en 1717; lettres «l'ancien garde en 1734, chevalier 
de Saint-Louis le 10 janvier 17'i5, sous-brigadier môme année , brigadier en 1747, capitaine 
de cavalerie même année, survivance d'exempt et sous-aide major général des quatre com- 
pagnies en 17CiO, mestre de camp en 1739, titulaire en 1702, brevet d'enseigne en 1704, re- 
tiré en 1705 avec des lettres de vétéranee. [Registres des gardes du corps du roi, compagnie 
écossaise, t. VIII, 170â, f" 10.) — Cet ofiieier est un des trois portés en note plus haut, p. 79, 
comme n'avant pu être, retrouvés. Nous sommes «ans renseignements nouveaux sur les deux 
autres; et quant à un oliicier du même nom, chevalier de Saint-Louis en 1776, porté aussi 
en note plus haut pp. 7is-79, né en 1733, il eutia comme gaule du corps dans la compagnie de 
Villeroy en 1751, fut chevalier dcSaint-Louis le 9 mars i77«i, el se retira en 17S1 connue briga- 
dier (capitaine de cavalerie), avec une pension de bOO livres. {Lettre du due de Villeroy, cartons 
des gardes du corps, carton de 1772 à 1770, et dossiers des pensions avant 17N9, n° 13,883.' 



DE DIVERSES EPOQUES. 3!i9 

le prince Àldobrandini (François Borghèse), maréchal de 
camp, nommé le 24 octobre 181 i (1); le chevalier de Caille- 
bot la Salle (Charles), colonel, nommé le 20 octobre 1814 (2); 
le marquis de Caillebot la Salle (Louis), ancien colonel, 
nommé le 5 septembre 1814 (3). 

brevet de ce grade a été signé par Son Altesse Sérénissime Guillaume V, prince 
d'Orange, stathouder. (Pièces communiquées.) — Matlmrin de la Garde de Belle- 
ville (chevalier} , fils de Uriel Mathurin et de demoiselle Marie Dieulctit, né à 
Thouars (diocèse de Poitiers), le 28 novembre 1753. Officier auxiliaire en 1770; 
lieutenant de frégate le 10 mai 1782; retiré du service avec une pension de 
500 livres sur le trésor royal le 7 mai 1780, clief des classes de l'arrondissement 
d'Angers du 7 avril 1780 au 1 er avril 1791. Émigré , a fait la campagne des 
princes en qualité de fourrier de l'escadron de la marine en 1792. Admis à la 
retraite avec le grade de capitaine de vaisseau, par ordonnance du 31 décembre 
1814. Embarqué sur le vaisseau le Nepltinej commandant d'Hector, du 9 mars 
1770 au 15 février 1780; sur le même bâtiment, commandant des Touches, du 
14 février 1780 au 1 er mars 1781 ; sur le vaisseau le Duc de Bourgogne, du l' r mars 
1781 au 15 mai suivant ; sur le vaisseau le Neptune, du 15 mai 1781 au 15 dé- 
cembre suivant; sur le vaisseau V Hector, commandants de Monlecler et 
des Touches, du 15 décembre 1781 au 12 avril 1782, jour de la prise par les 
Anglais. Embarqué sur le lougre le Pivert, commandant de Lage de Volude, du 
8 mars 1785 au 7 juillet suivant. Nota : « M. de la Garde a passé au service de la 
Hollande, où il a clé fait capitaine de vaisseau en décembre 1792. 11 a été fait 
chef du 1 er escadron des bulans britanniques dans les Pays-Bas , pendant la cam- 
pagne de 1704. Il n'a pas cessé depuis de servir le roi, soit dans les armées aillées, 
soit dans les armées rovales, ou d'être employé à des missions diplomatiques jus- 
qu'en 1801. »(Èlal de services délivré par M. le ministre de la marine, le 20 oc- 
tobre 1S58.) 

(1) Il fut reçu le 10 juillet 1816 par M. le comte de la Rochefoucauld, [fiches 
déclassement.) — Frère cadet du prince Camille Borghèse , duc de Guastalla 
sous l'empire et mari de la princesse Pauline, sœur de Napoléon , le prince Aldo- 
brandini avait épousé, en 1S00, mademoiselle Adc-le-Marie-Conslancc-Fraiiçoisc de 
la Rochefoucauld. (Dictionnaire des Dates par M. d'ilarmonwlle, t. I, p. 004.) — 
Chevalier de la Légion d'honneur, général de brigade. [Almanach impérial île 

i 1812, p. 281.) — Maréchal de camp le 2 janvier 1812. [Almanach rural, 181 i- 
1815, p. 131.) 

(2) Il avait été reçu le 23 mars 1814 par le comte des Cars. (Fiches de clas- 
sement.) 

(5) Il fut reçu le 8 septembre par Mgr le duc de Berry. (Fiches de classement.) 



350 CIIEVAL1EKS 

Le comte de Douhet (François) (1), de Douhet de Roma- 
nanges (Louis-Barthélémy) (2), le comte de Douhet de Puy- 
molinier (Michel-Jean -Baptiste) (3), Douhet d'Auzers (Jo- 
seph) (4), Darodes de Peyriague (Jean-Pierre- César) (S), If- 
comte de Langle (Joseph- Jean-Marie) (6), le chevalier de 



(1) Chevalier de Saint-Louis le 20 août 1814, reçu le 30 par Monsieur. [Fi- 
chés de classement.) — Sous-lieutenant au régiment de Penthièvre, de 1788 â 
1791.— Émigré en 1792 ; campagnes de 1702, 1793, 1794, 1793, 1796. — 
— Rentré en France en 1798 ; nommé commissaire du roi par l'agence royale de 
Lyon, et adjoint au commandement militaire des provinces d'Auvergne et du 
Bourbonnais. — Condamné à mort par contumace, pour avoir fait partie d'un 
rassemblement armé. — Acquitté de son jugement à la pacification de la Ven- 
dée en 1800. — Chargé de plusieurs missions en 1814, par M. le comte de So- 
malie , agent de S. A. II. Monsieur. — A vingt-deux ans de services , y compris 
neuf campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 9 e tableau, 
n° 75.) 

(2) Comte. [Titres de la famille.) — Chevalier de Saint-Louis le 24 août 
1814, reçu le 20 par Monsieur. (Fiches de classement.) — Page du duc d'Orléans 
de 1788 à 1791. — Émigré. — A fait toutes les campagnes depuis 1792 jusqu'au 
licenciement en 1801. — A vingt-trois ans de services, y compris neuf campagnes, 
plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, 9 e tableau, n°98.) 

(5) Émigré en 1791, a fait toutes les campagnes de 1792 jusqu'au licencie- 
ment en 1801. A reçu un bon d'exemption de quatre ans de services. A vingt- 
quatre ans de services, y compris neuf campagnes et quatre années d'exemption. 
(Commission de 1814. 15 e tableau, n° 10.) — Chevalier de Saint-Louis le 9 octo- 
bre 1814, reçu le 11 par Mgr duc d'Angoulèmc. (Fiches déclassement.) 

(4) Sous-lieutenant dans la Fere en 1773, lieutenant en 1779, capitaine en 
1787, émigré en 1791, a fait la campagne de 1792 à l'armée des princes, et s'est 
rendu, après le licenciement, â Lyon, où il a servi pendant le siège, sous les ordres 
du comte de Précy. — A vingt-trois ans de services, y compris deux campagnes, 
plus dix ans de grâce. (Commissiun de 1814, 9 e tableau, n° 99.) — Chevalier de 
Saint-Louis le 24 août 1814, reçu le 26 par Monsieur. (Fiches de classement.) 

(o) Porté plus haut p. 191. — A vingt-trois ans quatre mois de services, y 
compris neuf campagnes , et quatre années d'exemption pour blessures, plus- 
dix ans de grâce. (Commission de 1814, 3-5 o tableau, n° 57.) — Chevalier de 
Saint-Louis le 8 novembre 1813. {Fiches de classement.) 

(6) Porté plus haut, p. 199. — Chevalier de Saint-Louis le 31 octobre 1815, 
reçu le 13 novembre par Mgr le duc de Berry. [Fiches de classement.) — A dix- 
neuf ans de services, y compris deux campagnes, plus dix ans de grâce. [Commis- 
sion de 1814, 56 e tableau, n" 22.) 



DE DIVERSES EPOQUES. 351 

Langle ( Auguste - Marie - Joseph ) ( 1 ) , anciens officiers. 
Franconville (Bouju de), lieutenant au régiment Royal- 
cavalerie (2). 

(1) Porte plus haut, p. 146.— Élève d'artillerie en 17So, lieutenant en second 
en 1787, lieutenant en premier en 1791, époque Je sou émigration, a fait toutes 
les campagnes depuis 17 ( J:2 jusqu'au licenciement en 1801. A vingl-six ans de ser- 
vices, y compris neuf campagnes. Est âgé de quarante-cinq ans. (Commission de 
1814, 5 e tableau, no 7.) — Chevalier de Saint-Louis le -20 août 1814, reçu le 50 oc- 
tobre par Mgr duc d'Angoulème. 

(2) Provisions de chevalier de Saint-Louis pour le sieur de Franconville, lieu- 
tenant au régiment lloval-cavalerie. — «Louis, par la grâce de Dieu, roi de France 
et de Navarre, chef souverain, grand maître et fondateur de l'ordre militaire de 
Saint-Louis, à tous ceux qui ces présentes verront, salut : Par noire édit de créa- 
tion et institution dudit ordre militaire de Saint-Louis, nous nous sommes réservé 
la faculté de faire tel nombre de chevaliers que nous jugerions à propos pour 
jouir des mêmes honneurs et prérogatives que les autres chevaliers dudit ordre 
qui ont des pensions, avec espérance de succéder auxdites pensions lorsqu'elles 
viendront à vacquer, et comme nous avons une satisfaction particulière des bons 
et fidèles services que le sieur Bouju de Franconville, lieutenant eu nostre régi- 
ment Royal-cavalerie, nous a rendus pendant longues années dans les divers em- 
plois de guerre qui luy ont esté confiez, et qu'en toutes les occasions qui s en 
sont offertes , il a donné des preuves d'une valeur singulière, aussy bien que de 
son expérience et capacité au fait de la guerre, activité, sage conduite, zèle et at- 
feciiou à nostre service et y a reçu plusieurs blessures; que nous sommes d'ailleurs 
informez de ses bonnes vie et mœurs, religion catholique, apostolique et romaine, 
ainsi qu'il aparoist par les certificats attachez sous contre-scel de ces provisions, 
qui justifient aussy de sesdits services ; à ces causes nous avons ledit sieur de 
Franconville fait, constitué, ordonné et estably, faisons, constituons, ordonnons cl 
établissons par ces présentes signées de nostre main , chevalier dudit ordre mili- 
taire de S.iint-Louis, pour par luy jouir dudit titre de chevalier aux honneurs et 
prérogatives qui y sont deus, avec faculté de tenir rang parmi les autres chevalicrs- 
dudit ordre, et de porter une croix sur l'estomac, attachée d'un petit ruban cou- 
leur de fer, sur laquelle il y aura l'image de Saint-Louis, à condition d'observer 
les statuts dudit ordre, sans y contrevenir directement ny indirectement, et de se 
rendre ià notre cour et suite toutes fois et quantes nous le lui ordonnerons pour 
nostre service et pour le bien et utilité dudit ordre. Si donnons en mandement à 
tous grand's-croix, commandeurs et chevaliers dudit ordre de faire reconnoistre le- 
dit sieur de Franconville en ladite qualité de chevalier dudit ordre de Saint- Louis, 
de tous ceux et ainsy qu'il appartiendra après qu'il nous aura preste le serment 
en tel cas requis et accoutumé, car tel est nostre plaisir, eu témoin de quoy nous 
avons fait mettre le scel dudit ordre auxdites présentes. Donné à Versailles, le 



352 C11EVAL1EI1S 

Le chevalier Grcllet du Peirat (Jean-Pierre-Gabriel) (i); 
d'Andigné (2); le comte d'Andigné (Paul-Marie-Céleste) (3); 
d'Andigné de Rcsleau (Guillaume- Jean-Baptiste) ( i); 
d'Achcux (Louis-François) (o) ; d'Hastel (François), major 
du régiment d'Alsace, nommé en 1781 (G); le chevalier de 



deuxième jour du mois do février, l'an de grâce mil sept cent cinq, et de noslrc 
règne le soixante-deuxième. » Signé Louis. — Au revers: «Parle roy, signé Phelip- 
peaux. — Aujourd'hui trentième jour du mois de décembre 1705, le roy estant ù 
Versailles, ledit sieur de Franconville dénommé en ces présentes a preste ez mains 
de Sa Majesté le serment qu'il estoit tenu de faire, en qualité de chevalier de l'or- 
dre militaire de Saint-Louis: signé, Phelippeaux. » (Original communiqué.) 

(1) Porté plus haut, p. 122, aux chevaliers de 1814. — Né à Limoges le 19 août 
1705; émigré en 1791, inscrit dans la compagnie Duplessis de Grénedan ; passé, en 
1792, dans l'armée du duc de Bourbon, régiment de Bretagne-infanterie; passé en 
Angleterre ; mis à la disposition du marquis de Puisaye; a fait en 179a les campagnes 
deQuiberon et de l'Ile-Dieu, comme capitaine, corps du général d'Oilliamson ; en- 
voyé en Normandie, en 1799, par le général Mallet, avec le grade de lieutenant-co- 
lonel et une mission secrète; pris à l'embouchure de la Seine, près le Havre; con- 
damné à mort, conduit sur les g'acis de la place pour y être fusillé, et sauvé presque 
miraculeusement; arrêté de nouveau en 1800; détenu au Temple pendant vingt- 
huit mois, mis en surveillance pendant deux ans, a accompagné les princes en 1815, 
dans la compagnie de Noailles (gardes du corps) ; breveté colonel; nommé ingénieur 
en chef des ponts et chaussées en Corse et à Mézières ; chevalier de la Légion d'hon- 
neur en 1822; décédé à la Rochelle le 9 février ISIS. (Archives de la famille.) 

(2) Charles François; chef de bataillon d'artillerie; nommé le 26 octobre 1811, 
et reçu le 11 janvier 1815 par le vicomte d'Andigné de Mayncuf. (Fiches de classe- 
ment.) — Porté plus haut, sans prénoms, p. 112. 

(3) Ancien capitaine; a vingt-huit ans de services, y compris cinq campagnes. 
(Commission de 1814, 22 e tableau, n° 35.) — Nommé le 10 décembre 181 i, reçu 
le 11 décembre 1815 par le \icomle d'Andigné de Mayneuf. (Fiches de classement.) 
— Porté plus haut, p. 120. 

(•i) Ancien sous-lieutenant d'artillerie; maire de la commune de Maigné; a 
vingt-trois nus de services, y compris huit campagnes, plus dix ans de grâce. (Com- 
mission de 1814, 20'" tableau , n° 4.) — Nommé le 8 novembre 1815. (Fiches de 
classement.) — Porté plus haut, p. 190. 

(5) Ancien sous-lieutenant; a treize ans six mois de services, plus dix ans de 
grâce. Proposé, vu la distinction de ses services, quoiqu'il n'ait pas rigoureusement 
le temps voulu. (Commission de 1814, 20 e tableau, n" 8.) — Nommé le 9 février 
1815, reçu le 24 septembre suivant par Monsieur. (Fiches de classement.) 

(Oj Enseigne dans Alsace en 1759, second lieutenant en 1701, sous-aide major 



DE DIVERSES ÉPOQUES. 353 

Yadenay (Claude de Godet), capitaine au régiment de la Cou- 
ronne, nommé en 1758(1). 

Lenormand de Bretteville (Louis-Claude) (2); de Mothcs 
de Blanche (François-Joseph) (3); de Maricn (François-Jo- 
seph) (1) ; Le Mintier (Ànnibal-Ange) (5); le chevalier de 
Boulancy (Antoine-Jean-Martin de Bussy) (6) ; Rivais, capi- 

en 17G7, aide-major en 1709, rang de capitaine en 1770, capitaine en second à la 
formation de 177G, capitaine de grenadiers en 1778, major du régiment de 
Bouillon en 1779, passe en la même qualité au régiment d'Alsace en 1781, a 
quitté la majorité le G mars 1785 ; nommé le même jour command nit à Bourg en 
Bresse; n'a pas accepté. — Traitement annuel de 2, 400 livres en attendant un emploi 
de 5,0G0 livres dans Fétat-mnjor des places. — 1777, excellent officier, très- 
appliqué à son métier. (Registre du régiment d' Alsace, de 177G à 1788.) — Bar- 
thélémy (François), sieur d'Ilastcl, né à Landau le 10 octobre 1743. (Dossiers des 
pensions avant 1789, n" 4027.) 

(1) Né le 20 décembre 1728; est de Yadenay, près Chàlons ; est gentilhomme 
de Champagne. — Second lieutenant en 1742, enseigne eu 1743, lieutenant en 
1744, capitaine en 1747, en second à la réforme (à la paix), replu é à une compa- 
gnie en 1757, mort en 17G0. (Registre de 1748 à 1765, régiment de la Couronne, 
fol. 18G.) 

(2) Porté t. II, p. 599, avec ses services jusqu'en 1788. — A émigré, a servi 
comme lieutenant-colonel dans le régiment de Wittgcnstein en 1792; a été envoyé, 
par le maréchal de Broglie, dans la Vendée, en 1793; a été employé auprès de 
lord Moira en 1794; est passé en Danemark en 1795; colonel au service du Dane- 
mark en 1804; général-major en 1814; admis au service de France asec le 
grade honorifique de maréchal de camp, pour jouir de la retraite de colonel, par 
décision du 11 septembre 181G. — Campagnes de 1792, 1794 et 1795. — A qua- 
rante-huit ans neuf mois vingt-neuf jours de services, y compris trois campagnes. — 
Pension de retraite de 2,400 francs. (Dossiers des généraux.) — Commandeur de 
l'ordre en 182G. (Voir plus haut, p. 518.) 

(3) Ancien officier, nommé le 27 mars 181 G, mort le 10 janvier 1820. [Fiches 
de classement.) 

(4) Sous-lieutenant; a dix-sept ans trois mois de services, y compris sept cam- 
pagnes, plus dix ans de gnke. (Commission de 1814, G9 e tableau, n° 2i.) — Nomme 
le 21 août 1S1G. (Fiches de classement.) 

(5) Ordonnance du roi, du G janvier 1825, qui nomme M. le Mintier, ancien 
officier des armées royales, chevalier de Saint-Louis, pour prendre rang du 18 
juin 1796; il avait été reçu le 8 mars 1797. (Fiches de classement.) 

(G) Ancien lieutenant, nommé le 30 août 1814, reçu par Monsieur le 3 sep- 
tembre. (Fie/tes de classement.) — Entré au service dans Royal Italien en 1780, 
III. 23 



35/i CHEVALIERS 

laine au régiment de la Couronne (1); Rivais ^Pierre-Louis • 2 
La Salle (Antoine Rivais), nommé en 1754 (3) ; de Rivais 



sous-lieutenant aux chasseurs du Dauphiné en 178", lieutenant en 1791 ; énvcré 
en 1792; a fait les campagnes de 1792, 1793, 1794, 1793 ; a vingt ans de services, 
y compris quatre campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 1814, G' ta- 
bleau, n° 57.) 

(1) Est de Vidal près Lavaur, en Languedoc. — Cavalier pendant deux ans, 
sous-lieutennnt au régiment d'Albigeois en 1707, lieutenant même année, capi- 
taine le 25 novembre 1711, rang dans le régimcntde la Couronne du 1 er mai 1718. 
(Registre de 1730 à 1734, régiment de la Couronne, fol. 192.) — Chevalier de 
Saint-Louis à présent aide-major à Arras. (Rpgistre de 1734 à 1748, fol. 135.) 

— La famille a le brevet daté du 12 avril 1730. — De Riva!;, orthographe du nom. 

(2) Né le 50 décembre 1718 ; est de Revel, en Languedoc ; lieutenant en 1735, 
capitaine en 1710, chevalier de Saint-Louis, retiré en 1757, (Registre de 1754 à 
1748, régiment de la Couronne, fol. 184.) — D'après la famille, son brevet est 
daté du 29 juin 1747. — De Hivals, orthographe du nom. 

(5) Né le 17 novembre 1718 (c'est une erreur : voir plus bas); est de Revel, en 
Languedoc ; second lils de M. de Rivais, capitaine dans ce régiment, qui a été pincé 
aide-mnjor à Arras. — Lieutenant en second en 1754, lieutenant en 1738, capi- 
taine en 1747, en second à la réforme (à la paix en 1749), aide-major en 1754, 
pourvu d'une compagnie en 1756, major en 1760, rang de lieutenant-colonel en 
1765, pension de S00 livres sur l'ordre en 1707, brigadier en 1768 et pension de 
retraite de 1,200 livres, indépendamment de celle de 800 livres sur l'ordre et d'une 
autre de 400 livres sur le trésor royal. 11 sera employé quand les circonstances le 
permettront. — 1765, excellent sujet qui a beaucoup de détail : les officiers du 
régiment reconnaissent la supériorité de ses talents et de son mérite. — 1704, 
plein de vertu, de mérite, de sagesse et de fermeté. — 1700, très-bon. — 1707, 
excellent major, fait pour être avancé. (Registre du régiment de la Couronne, de 
4765 à 1770, fol. 6.) — Maréchal de camp en 1780 ; a fait les campagnes de 1757, 
1758, 1759. 1760, 1761, en Allemagne; pension de 5,400 livres le 1 er mars 1780, 
outre celles dont il jouit, eu considération de ses services. (Dossiers des généraux.} 
— Nommé commandant de la brigade de Colonel-généra', à l'armée de? princes, en 
1792. — A commandé à Maestricht, eu 1795, la compagnie formée d'une partie 
tje la noblesse de la province de Champagne et des provinces de Picardie et du 
Boulonnais, et a contribué vaillamment à la défense de cette place. — An IX de la 
république, certificat constatant que M. de Rivais de la Salle a droit à une pension 
de 4,500 livres, pour services depuis 1759, non compris cinq années antérieure*;. 
jusqu'en 1780, qu'il a été faitmirednl de camp. (Pièces et certificats, Archives d' 
la famille.) — Né le 17 novembre 1725, lils de Mathieu Rivais, capitaine au ré- 
giment de la Couronne, et de demoiselle .Labeau Devais son épouse. (Acte de nais- 
sance, dossiers des généraux.) 



DE DIVERSES ÉPOQUES. 355 

■ Pierre-Alexandre), ancien officier, nommé le 29 février 1816 ; 
de Rivais (Maurice- Antoine }, ancien officier, nommé le 
2! août 1810; de Rivais (Jean-Alexandre), nommé le 16 oc- 
tobre IS1G (i); de Rivais de Ladevèze (Jean-Marie-André), 
nommé le 19 février 1817 ( w 2) ; le chevalier de Sarcé (René- 
Alexandre) (3). 

De Sarcé (Pierre- Henri) (I); de Sarcé ( Pierre -Louis- 
Victor) (5); de Talhouct (François de Bolioran) (G), capitaine 
au régiment Dauphin -dragons; d'Yversen de Saint-Fonds 
(Roch-François-Alphonse), ancien officier, nommé le 29 juillet. 
181 i- (7); de Saint-Fonds (Jean-François), lieutenant aux 

(1) Ancien capitaine; a vingt-doux ans un mois de service y compris neuf 
campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 181-4, 71e tableau, n" 2i.) 

(2) A vingt-quatre ans six mois vingt-huit jours de services, y compris trois 
cmipagnes et trois ans de séjour aux colonies, comptant pour moitié. (Commission 
<ie 181 i, 7G e tableau, n" 29.) 

o) Garde du corps; a vingt ans onze mois vingt-deux jours de services, y com- 
pris trois campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 181-4, 23 e tableau, 
!i° 41.) — Garde du corps de MoNsir.UK, comte de Provence, à la formation de la 
maison de son Altesse Royale en 1771, jusqu'en 1780; rejoignit son corps à Co- 
tileniz, fit la campagne de 1702, sous les ordres du comte Charles de Damas, 
passa ensuite dans la légion anglaise commandée par le marquis d'Autichamp, et 
lit deux campagnes dans cette légion. (Renseignements donnes par la famille.) — 
Porté plus haut, p. 189. 

(i) Ancien lieutenant; a dix-huit ans neuf mois de services, y compris neuf 
campagnes, plus dix ans de grâce. (Commission de 181-1, 41* tableau, n" i>i.) — 
Keçu par Mgr le duc de Bcrry. [Fiches de classcmetit.) — Porté plus haut, 
p. 189. 

(5) Louis-Pierre Victoire. (Fiches de classement.) — Ancien lieutenant; a dix- 
neuf ans trois mois de services, y compris neuf campagnes, plus dix ans de grâce. 
(Commission de 1814, 41 e tableau, n" î>2.) — Porté plus haut, p. 189. 

(0) Né le 4 avril IG95; est de la Ville-Queuoc,en Bretagne. Volontaire eu 1712, 
cornette même année, lieutenant en 1714, réformé même année ( à la pan) ; re- 
placé en 1725, lieutenant de la compagnie du mestre de camp même année, 
capitaine en 1727, rang de lieutenant-colonel en 1748, commandant des dragons à 
pied même année, lieutenant-colonel en 1752, chevalier «le Saint-Louis, mort en 
1754. (Registre de 1731 à 17t>3, régiment Dauphin-Dragons, fol. 200.) 

(7) Sous-lieutenant dans Qiiércy-cavatevie, incorpore en 178S dans les chasseurs 
à cheval d'Alsace; émigré en 1791 ; a fut toutes les campagnes dans l'armée des 

23. 



35G CHEVALIERS 

cuirassiers du Roi fi); de Diesbach (François-Pîiilippc ), 
nommé en 1721 (2); le baron de Diesbach (François-Ro- 
main), nommé en 17-46 (3); le baron de Diesbach (Rodolphe), 

princes jusqu'en 1801, époque du licenciement, et y est parvenu au erade de 
lieutenant dans le régiment noble à cheval d'Angoidème. — Est àué de quarante- 
sivans. — A vingt ans de services,y compris neuf campagnes. [Commission rfelSM, 
5 e tableau, n° -17.) — D'Yversen, sous-lieutenant, G e compagnie, régiment ncble 
à cheval d'Angoulème, présent au licenciement en '1801. (Campagnes de Varme'a 
de Condê, par le marquis d'Ecquevilly, t. III, p. 221.) 

(1) Porté t. I, p. 498, sous le nom de Saint-Fond, mais le registre du régiment 
rétablit l'orthographe. — Saint-Fonds (Jean-François); né le 29 octobre 1715, est 
de la Bruyère en Languedoc. Volontaire au régiment de Sassenage en 1731, cara- 
binier en 17ôu, lieutenant en 1713, rang de capitaine comme premier lieutenant en 
1761. — Retiré en 1705, avec une pension de 500 livres. (Registre des cuirassiers 
du roi, de 1703 à 1770, fol. 37.) — D'Yversen de Saint-Fonds. (Archives de la 
famille.) 

(2) Est de Fribourg; capitaine d'une demi-compagnie au régiment de Piaffer 
en 1702, et en 1710 d'une seconde demi-compagnie, vacante par la mort de son 
frère. — A eu une commission de lieutenant-colonel en 1712; est passé dans ce 
régiment-ci avec sa compagnie en 1715; lieutenant-colonel en pied même année; 
a eu une commission de colonel en 1719 ; colonel de ce régiment en 1721, par 
suite de la mort de M. Buisson; chevalier de Saint-Louis en avril 1721, brigadier 
en 1734, maréchal de camp en 1758; a eu, le 10 mars 1743, un cordon rouge de 
4,000 livres, qui lui donne le titre de commandeur de l'ordre de Saint-Louis. 
(Registre du régiment de Diesbach-suisse, de 1747 à 1772, fol. 1.) — Entré au 
service en 1097, mort en 1 70 \. (Mémoires concernant l'institution de l'ordre, I vol. 
in-4°, 17.S5, p. 141.) — Porté aux commandeurs, t. I de cette Histoire, pp. 328 
et 433 (a). 

(3) Est du canton de Fribourg. Enseigne surnuméraire en 1732, en pied en 
1733, sous-lieutenant en 173>; a eu une commission de capitaine en 1734 au ré- 
giment de Bezenwald, pour commander la demi-compagnie de son père; mis en 

{a\ Crée comte du Saint-Empire avec tous ses descendants, par diplôme de l'empereur Char- 
les VI du 3 avril 171S. En 17'»3 et lT'i't. i! eut un commandement très-é tendu et fort-important 
sur le Rhin, dont il s'acquitta avec beaucoup d'intelligence , et où la brigade des gardes se 
trouva quelque temps sous ses ordres. {Histoire militaire de la Suisse, var M. May de 
Romammotkr,8 vol. in-8", 17SS, t. VI, p. 208.) Cette illustre famille, dont le dévouement n'a 
jamais manqué à la monarchie, a servi la France, sans interruption, depuis Louis XI jusqu'à 
Charles X. Le premier Diesbach était pue de Unis XI. Un des fils de François Philippe, le 
comte de Diesbach de Streinbruck I Franrais-Philippe-Frédéric-Xavier),a servi dans le régiment 
de Diesbach, de 1702 a 1778, et s'est retiré capitaine, mais sans Être chevalier de Saint-Louis. 
M. de Diesbach (Alfred-Josepli-Louis-Philippe), lieutenant au 2« régiment de >oliige,irs de la garde 
impériale, et M. de Diesbach de Torny iGuhricl-Antoinc-YYalburge-AlpIionsc-, sous-lieutenant 
au ï^régùiicnt étranger, petits-neveux du commandeur de 17A3, continuent glorieusement 
aujourd'hui, dans les îangs de notre aimée, les traditions de leur graud-oncle. 



DE DIVERSES ÉPOQUES. 357 

nommé en 17G3 chevalier du Mérite militaire (1); le comte 

possession de celle demi-compagnie en 1753; rrnjor du régiment de Diesbach en 
17 î3 ; chevalier de Saint-Louis le 30 mars 1710 ; a eu une commission de lieute- 
nant-colonel en 1747; lieutenant-colonel en 173:J: a eu, en 1737, une commission 
de colonel, pour commander en second le régiment, dont son père, le comte de 
Diesbach, se trouvait hors d'état de prendre soin, par suite de son grand âge et de 
ses infirmités; lirigadier eu 1758; a obtenu en 1759 la demi-compagnie du sieur 
Planta de Wildenberg, pour lui en composer une entière ; en mai 1 759, a eu une 
pension de 800 livres sur le trésor, en considération de la manière distinguée dont 
i! s'est comporté à la bataille de Bcrghen ; maréchal de camp eu 171.1; comman- 
deur de l'ordre de Saml-Louis en janvier 1765, à l'occasion du siège de Cassel, où 
il commandait dans la place; colonel du régiment de son nom, vacant par la mort 
de M. le comte de Diesbach, en 17GI ; gratification de 12,000 livres en 1707, i 
l'occasion du camp de Compiègne; grand'-croix en 1779; lieutenant géuéral en 
1780; a donne sa démission (de colonel du régiment de Diesbach) en avril 1785. 
[Ilegistredu régiment de Diesbach, de 1703 à 1780, fol. 1) (a).— Comte de Diesbach 
[apresla mort de son père). (Mémoires concernant l'institution de l'ordre, 1 v. iu-i», 
p. 102.)— Fils de François-Philippe, ci-dessus inscrit.— Porté t.Ide cette Histoire, 
p. t)82, et au t. II, p. 440. 

(1) Né à Berne, en 1754 ; enseigne surnuméraire au régiment d'Erlach en 
1750; enseigne à drapeau aux gardes suisses en 1751 ; deuxième sous-lieutenant en 
1752; capitaine commandant au régiment d'Erlach en 175