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Full text of "Histoire des revolutions de Pologne : depuis le commencement de cette monarchie jusqu'à la mort d'Auguste II"

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iPolonift Lit«raX7 Clrolei 



J ■ 



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HISTOIRE 

DBS 

REVOLUTIONS 

DE 

POLOGNE. 

Defiài U ammtncfmmt lit cent Momtrchit 
jitJqit'À U mort d'Auguste H. 

tir M. VAIBÉ D-ESFOKTylINES. 
TOME PSEMlEi.:_ 



A AMSTERDAM, 

Chez François l*Honor.e'. 

H DCC XXXV. 



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jft> 4L 4. À A A A .<L ^~ ^ «a. 'O^ig^A jCLjft.iiL-4L <L- A A 

iPRÉFACE 



D E 



'.■\ 



L'A U T E U R. 






.") 




|Ç)/V/ les Faits Us plus 
autentiquis^ les plus 
impartans , & les plus 
curieux de l^Hijtaiïe 
de Pologne , que je donne au 
Public fous le nom de Rçvolu- 
tvm^: Une Hiftoite plfis et en-* 
due àuroit èté\peu intej^effante, 
^, fort inutile. §liiel plaifir ^ 
ou quel avantage aurois-je pro-^ 
curé au Public par le détail cir^ 
cmft^ncié des Règnes fabuleux 
dg Le.çhsl&defe^Succ^ffiurs^ 



^ 



n9 



IT 5^ RE F ACE. 

jufqtCà Miecjias ? Les G&erret 
dts Têlùnois avec Us Czechites ^ 
les RoxolanSy les Jatwingnes 
& d'autres Barbares entêrrét 
dans leurs Pûrêts y éy énfevê^ 
lis fous les glaces du Nord » 
^e font pas fort capables dex-^ 
citer la curiafitéy ni dinftruire 
dans l'Art Militaire. Un. cou^ 
rage brutal animoit alors ces 
Peuples , & prefque toute leur 
Hîjloire y par raport à te tems^ 
là , fe reauii à dirCy qu^ils Or 
Soient toitfours les armes à la 
ffMtny & qt^ils s" àffommoient 
les uns les autres ^ & fe dé- 
chiraient comme des Bttes fe^ 
roces. 

J^aifuiiH Dugloffius Chàr^i* 
tte de Cracovie , qui a compofé 
en Latin ^ fur ^Hiflpire di 
FoUgnCy l'Owyragelefhê com^ 
plet & le plus éxadl j fHais un 
Oun/rage trèi mal écrit y éS^ 
ég^jô fenfenff à certains A 

gards. 



/^ 



gardi. Ontre la facilité ndm 
turélley avec laquelle [a Na^ 
tim ajoute foi au merveilleux y 
^ femhle que fon état iui eût 
dçnné encore f lus de pente vers 
la crédulité. Ce Roiaume fouf^ 
fre "t-il quelque perte ? Il ne 
l^aftriime qu^aux péchés des 
Rois & des Peuples , fans efk 
dire jamAis la caufe , au poli^ 
tique , m naturelle. Les Tû^ 
lûMois remportent 'ils quelques 
avantages ? Ils ne les doivent ^ 
ni à fhâHleté du Général^ ni 
à la bravawé des Soldats. Tout 
en quelque farte eft Miracle 
pmr ^uglo^us. '^opjel eft^ 
fehn lui y wawépar les MatSp 
Minimes de 1a JuJHce ^ivi^^ 
ne. y aï auffi raporté ee Fait » 
mais Je l^ai donné cû>nme fàhu^ 
leux. Tidifle n^ejt élu y quepar^^ 
ee que denx Anges ^ pm^r prise 
de fa charité , inJiquent ce 
Grince à la ^iete ^emhlée. 

* ^ Sous 



\ 



VI T M E F J C E: 

Sous le Règne de Bolejlas /e- 
Chajte y tes T'olan&is ne font 
battus par les Tar tares , que 
Jiar la force de l'Art Magique y 
& par la vertu d-un Tulipe 
man^ qui et oit dans les Eten^ 
dards des Infidèles. Cependant ^ 
nu milieu de ces r^êveriesy otA 
peut apercevoir aifêment la v% 
rite des Faits ^ &. ^uglo/Jf^îis^ 
eft un bon Guide pour un Ecri- 
vain qui a quelque difcerne-^ 
ment. ' ^ 

VOuvrage de^uglojjîus n*a^ 
fervi que pour la <ompofition^ 
du premier Volume de cette^ 
Hifioire^ Tour le Règne de, 
Sigïfmorid III & dejes Suc* 
teneurs ^ il a fallu avoir recours 
à d'autres Auteurs. Oit (i con^ 
fuite ^ entr*autres J^ Hiftoire du 
Tréfident/de Th'aUi & enfuit e- 
les Mémoires qui concernent ces 
derniers tems. r 

, Le Livre qui a paru depuis 

peu 



■%■* . i 



T ME F J C E. m 

;peu à Amfterdam ches^ Mr. 
VHqnoré au Jujet de la T<dùgne 
m^apas été inutile. On y trou^ 
^e raffemblé ce atCtm aur4fit dé 
^la peine à recueillir de la leilu^ 
re de differens Livres , & de di- 
vers Mémoires dû tems. Mais 
quoique cet Ouvrage mérite d^ê^^ 
tre efiimé a pluReurs égards^ 
(m peut dire qti^iîejl un peu dc'- 
feêtueux du coté de la forme 
Hijlorique y qui a été négligée 
en divers endrpïts. On y a 
trouvé aujfi quelques fautes 
d'éxaSlitude^ qu'on a eu foin de 
corrigèrl^ Il y a fur -tout dan's 
le premier Volume des, omiffions 
importantes qt^on a fupplées. * 
Je n^ en donnerai ici qu'un exem-- 
pie. 

St. 

* itff . Joli èfi Auteur de u premier 
Volum imprimé tn 1698, i Amfitrdam 
,ib€z Damel Pain. 



4 



I y R£ Fjt€ s. 

fm^h )àMS été, iuk par B^hjks 
Il 9 ieJFapÀ tMomrntmia. a 
^rinc^j ditUirA fis S^jHs aih 
fous du &&tment dt fiéeiité ^ & 
4tur défmdit éU^oimfm§a d'élkf 
wi ^utr^ Rêiy fdnt. lé pirmif* 
Jùm ék St. Siègt. Ltt Têùmm 
fi foumirtnt f^P humklemnt i 
-cet çrdri du ^ape», & furent 
h hntà de sy €mf9rfner àurm^ 
plus dé 200 /iut^ ,Li$ Sauvi-' 
rains dû la.V^egne pendant tout 
te tipis^lÀ n'ejerent prends h 
fit te de Rêi^ comme i'U.^r^ 
fenêit AU Tape dâ d^mnitr êU 
douter cette qualité. Trtmijlaf 
II Jf File de ^remijlês II 9 re^ 
ffit enfm les Omemene de ta 
Roïautè é* le titre de Rci^ 
,ifue les Trinces^de Pologne a^ 
voient cejjé de porter par foi^ 
éleffe. ' // n^ejf prefque pas de 
trait pins remarquable dans 
PHiJioire de ce Rotaume. Ce- 



W R'JS'f J Ç B. IX 



i •. * ' 



-s. 

jundmt m Fa/f fi iviifJixtmt 
.ifi Qmis. 4êns le Vaitme dont 

Mr^iU Tremipi lUif rin- 
ce drun grand courage , ^ qui 
fut ajf^mé par le Marquii 
de Brandebourgs efi confondu 
avec Tremijlas II j T rince 
foible ^ qui fe laiffa détrô* 
ner par Vencefias Roi de Bo^ 
hême. 

Le$ derniers Volumes del^Hif^ 
loire dmêtfe pmh^ * font àeau'^ 
coup moiÛetÊTs fue le ptèmier. 
Ils contiennent en effet plufieurs 
détails circowfianciès , qu'on n'a 
pu faire entrer dans cet Ouvra^ 
ge auquel on a voulu donner une 
forme régulière ^ & telle qu'elle 
convient à une Hifloire Juivie^ 
2>/i refte fai été à portée d^Or^ 
^oiry par raport aux troubles 
arrivés fous le Règne du Roi 

Au^ 



^ Mn Miffiiet en efi F Auteur, 



* 5 



x V RE F ACE. 

Augufte II j la communication _ 
de quelques Mémoires curieux 
dont j'ai eu foin de faite ufa- 



HIS- 



************ *****v 







HISTOIRE 



« (i 



•te 



des; 



f î- 



RfeVÔLUTIONS • 



DE 



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» 4 

• I 



P L O G N E. 



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JDeJcripthm Hijhrique & Géû^^^hiépêè 
^ de ce Roï'oHme* . 



> I 




£ Roïâiime dé Cologne eft 
cc}lfii|po(e de la Pologne pro^ 
prément dite , qui fc di^ 
vîfe eh Haute & Baffe Po- 
logne, de la Pruffe Roiai 
le , du Grand Duché dç 
jLithuanJe .^ & des Provinces de Mato4 
,vie , Polachie > Ruflîe Noire, Voïhipie,^ 
IPodoUé ^ tlkraînè , & de quelques aui. 



trti 



tires petites Proviftcçi. D tA borné dii 
côté du Norci par 1« Mer Baltique > la 
S«mogit>»i-la l'ivonie» & Ift MoTcovio. 

tite Taitarie fe trouvent fur fes Frontie- 

fj. Au Mùii t^ MoUUvit] Ô^ les Moqcs 
repaçlc le' tennioeiit. EoAn 4 l'O^Ci- 
. tiefW fi efttomépir Js-MôMv», fe Sï- 
kfie , & les Terres de l'Eledteur de 
Brandebourg. Oais Ci longueur , il for- 
me une efpace de 260 lieues de l'Occl- 
deçt à l'Qricni* -^ ^09 lieuw er\)u- 
ge»rdit&idiu,>rtiid^ • , . .' : 

Gneûie , Ville fituée dans la Grande 
Pologne, a été Mt^^fôis la Capitale du 
Roïaume, & elle en eft encore aujour- 
d'hui la Métropole. Son Archevêque eft 
p^danVl*tntefIe|ne le Cheîtdeja Jté^ 
bhque. " ^n pouvoi^ eft 'ft'-grand , tpic^ 
fouvent on a vu le Primat fidre des Roi» 
4 tesdéttwsr.. y . J 

Cracovî« fur la Viftule eft aujourd'hui 

me, depuis qi^ !,es'RQ^_ï,ont fixé l^ur 
demeure. On'garde dans cette Ville les 
Iç lieu oii , 

Se le NieC- 
LeCom- 
[ue k Na- 
>ui ce qui 

e .Négoce 



F. O L,^ 01 If f&« Xfll 

tûriers ne font que des mifèrables , acfian 

Il n'y t «i Polqgaie aiKW« Vitie fer» 
te : Êcmi; y ^ Ubri^ fc ouverc. Le$ Pot 
biiQi$ rogvrxkf^ 4es .Çjmçwa de iie$ 
Forterelto comoie des écM«iiU > ou kuf m 
d^ndance fe briferqit » èc cotome le< 
initruméog <le }^ TirjMuiie de 4)QelqM 
$ ji »h i tipy ijui voudrok kor doAti^ des 

^ ^ la ViUe d» Pologne b pkifi jfortÉ 
{le Yc& que nai^diocremQ^ 
. Le Rjûi qui eft comioe ie prétpier Mt^ 
giftrut de la RirpubUgue ^ ne tiie ion aui- 
torité que de celle ae la Nation i 6c 6 
^tfLnt dHpQiÀypij^ qui lui eft c^nâ^» il 
' ïie iè çonÉormoit pa^ nu T^mé feit | 
fon ayenetnenc à )a Cauronne Qpcr^ k 
peuple & lui, il verrpiç bientoe WK fu- 
perbe Ççvfi'dératiçn fe former owerte^ 
ip^nt, pour le depofcr. IJ m PPUt fani 
l'aveu d'urvs Diète feir^ de nouvoUc* 
troix j. éublv des Iwjpôts, contraifter dw 
yUliauc^ , ni déclarer la . Gu^ççe ; il m 
peut 'paême fe marier iàos ie çi«îfcru«' 
fnent de* Ews, £p.fip le Prmqe. ne pe^J 
Eure battre Mqmioïe : 1^ Rlpubliq^^ fi^r 
le à ce droit. l.e$ revwu^ du Roiar 
pontçut qu'à un million dci Uvro», Mw 
il ne ^ic ^ue la depenfe (^e fa T^kle: 

tout 



«. ^. 



XIT • D E «C 4 I> T 1 a N 'DE L A 

tout le rcfte eft païé' pir la Républî- 
que. 

• Le Clergé & la Noblefle compofent 
le Sénat; car on ne rieconnoît point en 
Pologne de tiers Etat. Lie Grand Maréchal, 
le Maréchal de la Coixr , le Chancelier , le 
Vice-Chancefierj-ôc le Tréforier font les 
premiers Sénateurs. Le Roïaume de Po- 
logne & le Grand Duché de Lithuanic 
ont également tous ces Officiers. 

Le Grand Maréchal eft juge (buverain 
des défordres qui peuVent arriver dans 
les Dictes & àms la Maifoh du Roi. II 
impofe filence, & permet de paHer dan^ 
ies AflètoWées de la Nation. Il introduit 
les Ambafladeurs , examine leurs Dépê- 
ches, Ôe leur donne desLogemens. C'eft 
lui enfin qui met le prix à toutes les Mar- 
chandifes. ' * 

Le Maréchal de la Gour, ou le Petit 
Maréchal , eft fon Subftitut , en fon ab* 
fence il remplit toutes fes fonâions. 

Le Chancelier à les Sceaux du Rpïau^ 
me, & le Roi même ne peut Tobl^er à 
fceller aucun Décret, fans l'avis des Etats. 
On porte à fon Tribunal les affaires ci^ 
viles , & celles qui concernent le Domai- 
ne du Roi. Il veille à la confervation 
des Loix, & au maintien de la liberté. 
Il répond dans les Diètes aux Miniftres 
des Princes Etrangers; & s'il eft Ecclé-^ 
fiâftique, il a înfpeétion fur les Secrétai- 
res, les Prêtres, & les Prédicateurs de la 
Cour» 

h9 



• P' o is o n K K- * ^ 

Le Vice-Chancélier ne juge qu'en fon 
abfence, mais il a les Sceaux, comme le 
-ChanceKer, & on peut indiferemment fc 
iêrvir de l'un ou de Tâutre. Ces deux 
grandes Charges ibnt pofledées alternati- 
vement par un Seigneur Eccléfiaftique^ 
& par un Seigneur Laïque. 

Le Tréforier eft dépofitaire du Tréfor 
de la République y dont il adminiftre les 
revenus ^ il doit affilier à tous les con- 
trats que le Roi fait, & les figner, ùàs 
-quoi iL^feroient nuls. l 

Après ces dix premiers OfflSérs kJà 
Roïaume 6c du, grand Duché, les Évê- 
•ques , les Palatins , les Caftellans' , 9c 
quelques Staroftes forment le Sénat, Se 
oy- tiennent le rang affefté à la dignité de 
leurs Evêchés, Palatinats, Chaftellenies, 
t&: Starofl-ies. - * • ; 

'. Un Palatin commande lès -Troupes de 
•k Province dont il a 'le gouvemenient. 
Il eft préfldent de la N^blefle'<Jé ftin Pâ- 
latinat, & ip à une juridiftion tant pour 
le Civil que pour le Criminel. 

Les Caftellans font les Lieutenaiis des 
.Palatins, i Les Staroftes 5 ou Capitaines', 
foftt- à peu près' dans le mêihe-degné. 
Quoîqu'ordinaîrement les Palatin» précè- 
dent les Caftèllans'& leà^ Sfaroftès, cc^- 
pendant le Caftelbn de Cracovie , par 
-un Privilège fpecial , eft au-deflus du 
Palatin de la mêmeVille, & le Starof- 
• le , ou Capitaine Général -de la Samogi* 
tie, Province Vaflkllc <le la République 
'• 1 de 



.tins Po^QÎs & Litbu9^Q9. 

Le Cter|6, qui for?» Iç premier Or- 
4re du ]l%oïâUBie> fft ri^he Se putflacuu 
Jl poffodç plus de z<x>qço BtUJrgç , ôc 
plutieur» ViUes çoafiderabk». Lu puiâàiv- 
cedesËcclé(iafti(}iie^ Séculiers eft cepeor 
-(i«nt b^tncée par celte deâ Moines, oui 
font mçw)émeot mÛlç e&treprifea fur Us 
Droits d«s P#fuf« CMr<|fiiaire6^ & qui à 
^ favfiMr <ie lleçfçiru qa'iJi ani fur FcC. 
prit d'un Peuple crédite > fe font x*efpeo- 
mâ^€Mfttir<^. 

. If^ GeiitiÛlOQ»^^ cornpoiênc le lï» 
-:fOD<iQr<ke. IJs font ç© poCéflion des Di- 
jpités âç d«6 Charge > WA du Roïaume 
-que du Grand Duché > & ne permetteiK 
^pas que ni le$ Etrangers , ni les RotiH 
riers y foient admis. Ils ont droit d*élii?e 
<)ftiv« Hois , àc W Semit s'eft vu datiys le 
^fim gf«o4 dangçr ^ lor^qu^il a paru voi^ 
Jipir fo twàre nmxtQ d^ rfileôioQ, 

Loi 6{^e k ^oïaumci ^ tnemcé d'Une 
irruption, ^ f^^liffy c'^-à-dire, toute 
;la Noblefie qn Armefl ny>ntç' à Cheval. 
Outre tes Palatin» de^<^Q<)e Province^ 
qui font à la tête de cette NoWeflf? > ellie 
eft commanctf» par un Général, même 
Joçfque le Roi clt préfent. Cette Nc^^' 
Weue eft kfte ^ courigçufç : elle «naf- 
cbe couverte <ie peaux de T^e, de Léo* 
' pa^d, ^ 4e Panthère > Se les chevaux 
.*Wir vift, (Je fupcrbomeni harnacbéa> 
HMift COI GçoijlsiiQQïçi^s foti^ peu fou- 
rnis 



P o ïk b o K c «ftr 

wif an ordres de }M0^ Cl^-fl» mgK-^ 
gent knpunémem de ft peaift eu Iteo 
fixé par te» >Lemts ^ Ccmvooatioif ^ ft 
lorfqpiib <ie fi>nt pis païés^ y te-qati 4irWè 
pref<|yeeoijotfrs, ilsfet^cii^liliftliigiéongé* 
Leur infiTcbe Â'eft {)^-ptuê fejgcÉia^. Ik 
commettent mille defoKdreB<ifÉié )eR(0¥a»« 
me tn£me> & comité Û fi^^â jâmài»de 
Vivandiers dans one ÀrxHée Pdl0tio^,i 
^& qu'on ne fait potot ds-Mag^lifts^ ik' 
'pillentde.toufrcSlés. : ~ 

Les Roturiets ou~P|tïtàii» obélA^ttm- 
efclaves aux Oemil^oiiime9.>Jb>n^â>iïC' 
aucun bien |i0opi:tef iis àeqnictéttt pour 
leurs Maitt«s. Neceflàireffient Émtàiéê' 
% la cakure de .la^ i;;^»^ Asi&4b ftAit^ 
ferfs , ils ne peuvent âfls k pérmiffioiy 
de leurs Siet|pieins^ifibr Jûôr un iseat ^i. 
les s^mciàfcÉt. Ik' lom «assoies' % i^m 
k6 cjfifets de h lâauinâfe 4itfffieii^ «de leuri^ 
Tirams, qui' peiM^iit ter ftiaftrkittfr ^hn^ 
pukiémaK. 

Li^bUttttie/ 4Ua» letaÊtnW âft^ViiiiAi^ 
Efles font toiqoutstpréc^fes par 1m iKkv 
tincs^ ou^ AIGMibléî^JpfirâClilierèiË^dtfsP»' 
hdme^y^éaÊ» l^fMm ùSk Êh<Mk le» 
Nonces , c'eft^à-dure les D^tés poâi^ 
]f Aiïemâée Ûénéndè. On y #è^ '««{fi 
leurs inftmâtons, 6i l€» dâfaottdètf *q«t^ 
doivent «cxcmcr au «MfBt^de k A^ki^ 
eer ..,....•;■; 

Ccft k R(0i quicoiM^ktiit J^Stette^^ 

en 



IJVItl DBîSC-JRlfTIOM Ofe LA 

en'^nvoïlLnt des Lettres > ^p^tHècsUmvif^ 
fyuxy dans, tous les Palatinats. Cepea- 
dani- fou$ le règne de Jean Caîâmir II,. 
la NobldTe s'auembla Ans. ies Ordres de . 
ce Prince 5 & contre fon avis la Pofpoli- 
te Pobno^ entra en Ukraine ^ pour fub-. 
juguer les CoÊiques. . t 

. Les Nonces élus dan» les Piétines fë 
reculent au lieu , fixé par; les Lettres de' 
Convocation, & fe piaf ent dans l'AiTem*^ 
biée\ fuivant rordrc;.& k dignité des 
Paiattp^s qu'iU. rèj^efententi. Oh; pro-* 
cède, enfuite à l'Eleâion.du. Maréchal j 
4es,NQnc^^:ftu de U Diète: il eft choi- 
li alternativement entre les iSeigneurs.de 
la Gr^fïe.Pologîie,de laRetite Pologne, 
& de i^ Ljthuanie. ■ .: - 

Cet^ Officier a ;un grand pouvoir dans 
la Diqte. . .Aucun partidulifïï. ne peut parr 
^er fei^. fa, jpfsripifliôn , .«. & :il a droit d'im- 
poftr filence i qui il veut,- Il eft ror- 
gane de la Noblefle, pour poiter fês 
plaintes au $enat & au Roi fiir les Exor-'^ 
titames^^ %iJ^Sçabus como^is. dans 1& 
gouyorn^ftient^ & lesr torta iiaips^ aux par-* 
Ûcutier^. ift veillera; laiurcté des Dépu- 
tés, dont il eft;le\chéf,.& punit Jes de-« 
Vts qui ie pomm^tcootidans le^lieu de 
rAffeq:iblée. . . : 

, La 'Dief e Générale . de l'Eledion da 
Jloi eft celle qui inter^fle davantage le^ 
^Çrangçrsti Çfé%.q«e l'Uit^rrçgpe eft ou- 
vert, foit par la mort, foit par l'abdiça-» 
çioa<H» 1^. dépç^âliQQidii Koi.^ i^ Primat 
. » ' ' de- 



^ \ P O L^O O N s. tlX 

sietena Cfaef de k Répub]i<iue etivoïe 
lès Umvfrfaux dans les- Piovinces pour 
.VAOemblée Géoéndè. On députe à l^Ar^ 
tnée quelques Sénateurs , pour - aider de 
leurs confeils les Généraux y & l'cai fait 
4in Inventaire éxaâ du Ttefi»' de la Cou- 
ronne, Tpus les Tribunaux font alors 
£ctmés yi èc à r l'exception de la Juridic- 
tion des Maréchaux , coûtes les Juridic^ 
jtions ceffeat... ; - .. 

On- s'affemble enfin proche de-Varfo*- 
irie en pleine cashpagne, idansun lieu 
.environné de foBéSy & couvert de plan- 
ches. Les Polonois Tapellent le Szofmj 
ou le Coh. Au jour fixé pour l'ouverture 
de la Diète , le Sénat. & les Nonces 
entendent une Meile du St. Efprit dans 
PE^e dei St.. Jesoi de Varfovie , & fe 
rendent enfuité au: Colo >, ou après l'Elec- 
tion du^'Maréch^ dès Nonces , on for- 
^jne une /Confédération, ou Traité ,- par 
lequel; les Membres de la Diète promet- 
^eût par ferment de ne point fe feparer , 
•iàips .él^e. ua Rm , detn'en reconnoitre 
.^ucusi> ^'il n'eft :elu'.dfun confentement 
unanime , & de ne.lux obéir- que lorf- 
rqu'il aura jura; lV>b(èriration dèsFoBa 
^mvpttay &^ des autres L6ix du Rdïau- 

i Cette union formée , on agite les Exût^ 
Mftances. Quoique l'autorité du Rdi foit 
j-eftrainte àms les boriïes les phis^étA^i- 
ptSy.SiC] que. la. Nation jaloufe de fôti in^ 
dependai^ce examine ^tec^^cupule Ih 
^ . con- 



n. Description tfs la 

cûndwce de fatt KàJBice;.<Sêp0ddmK:ikA 
tJXHtve toiiioHrs àh ûa. de di«]iic rlgat 
AMeiqidc» fa^efi de pbtmo& de. Tofbmiâi 
Ù fomicgn e- eft om tems .hMoMc^aà 
Ton iXKrrigeces abaà& Oatxecpec io Loijt 
dsiid kiijc viffâsitt i. fon caiait deJSOOvéU 
:ks: on éxtff: ici ufiiges eintraûeffa&u: 
àmanHiitéB deJiLNoUiMB;.x>tt} r^icieû*> 

prefcric au Roi futur des dcywrs.AaK. 1 

iw j>^t s'éckrcor. :> . 

Ln Ambftflàdggp.fect îotniduà» faar 
de$ Sénateurs 9, âc harsigueftc .â» Latim 
X^ Préfidçnc hnr r^«nd pour le SeMC^ 
^ le Mméobtà de» Ncnoei poor k Kb* 
bteffe. . 

Le$ Miniftrcs.dBi Guididaei. dorrmt 
fiiiar^ brâler TOr ^net. dits itipas Jbm>. 
MCu3t, teQubrc la «ftfl^fâoûitt.jieudMt' 
J^4rs. feiliaa ju^u'Ua déteûdbc^^ & à 
rivroigfter jè. Rien ne flacoe plas Je» Po^- 
to iai k liatuBclettieitt oiignâfiques. Le viA 
ÂftUfÊipio ÛBHÇÊXt a^fourccnc NoUeC* 
iè ikiifcnds. maks, >& remue fre^oe 
jjml^Uâiaent ka>ccdars cd^£tfreur ^dece»- 
4i»i qui le iptddiguè. . ■,.,.. ^ 

.4e ne s!ifbt«bûr àmcmmB^Wh^ ^ M 
eft défendu aux Miniftres de demeurer à 
. Vadpyi^x & . cier faàe;dc| toques ^ ^^ 
<>es riglÀ fcnt (ougoura nul obfervée& 

j^ik; k SMddle ceçciî&leers^préfffi»^ 
iXeiKi, 4^piifié«ianc te âi&gny À IIM 



p 9 I. o o K I. nk 

è prix le Trône après aveur eùBridm h 
freaiiere Loi de la Oonfedéradoo. Cm 
4màes Gmtijbomtxiés ont â^ordiiuore pei 
4c bdnoife fbià Pégaid de celai àuqael ih 
A finie engagés. S% nVmt pdusHriem 
1 f eceiroir & -oublieac Inencât ce quik 
^•ot rectt^ iSc fd&àt vtdontsen dans ie 
^^l8lti*d%l autre Guididatpliist»pu)eiit« ' 
Ainfi ^cette prétendue Hberté, dont Ict 
-PdlofKHs tirent tant de gloire , n^dk 
M*iÊne efdave de ia cupimté : ils iacri^ 
MQS: leurs droits à k taMe^ on à la botipb 
ffe tles CaDdkkMs* On les a vus r a t upa nn 
4otts le }oag bontenz des Etrangers ne 
éÊire aucun efibrt pour fixitenir le Rcf 
-fu^ avoienc ila> & UàBkac lemr Ptoîè 
en proïe aux Aliemans, qu'ils ont tou^ 
jâiÉ» hats^ Ac JHtt fiJttfieiB^ iipjli foos les 
jbns fËocone iBattof» & Jean Sohiœlâi 
"■«eoDient ^qiwvesxaiQCRiis mcpiaianeS'K 
4taiii^c»bi Vnociia. > 

. Dite 4Bfuà<Î8nciiéhta9^ 
^ de tdof k& BdadàatB, y A r c héir ft fge 

<bàtQt ide k Ookiiènne^ tài Gnmd Ock 
-èhét) >"& ies NoÉBces le ptockioent. Oh 
txige enfiiite du nouveau Prince un toÊ* 
inent fiir les FaSfa-Cmvfmfig y ^ Ibrs^ 
^'à a }«ré de fe xxKiftiiner aux Reg^ 
mens de k Diece par rapoit aux evcmî- 
fiUKes , éc «ToUenrer toutes les aucrÉi 
du Roàmâ^ ^ on prfocede à fin 



»)l|*.H»l^ll 



La &digîoi| Cmtyfiyi» eft k dotal» 

^* nan^ 



V 
t 



;MtI DlSt&RIPTlÔir dTe LA 

imntÉy êc eèUe^ du Prince. Le zèle dés 
Polonais iiir eet^amdrs'cft toujours ér 
m^ctnenttoxitenat* Qffàmesr efibtts ^à 
les* Partiras de Ir Gcmfe&oncd'AudbôiA'g 
Mient ftits pc)orîimroduire-f« te-T^ôiie 
un Prince ^roteftint, ilr^i'onr'pii jtii:. 
^u'à pr^ftst y^réuffir. Il ^ a tiptni^ 
€a Pobgne u& grand n0txibre*die Chrér 
.deas du Rite Grec, des LuthetîenS) des 
:Anab^>ctfte9> des Sodniens appdlés Fre- 
oreâ PcdonoJ8,£c l'on tnnrre encore que}- 

ÎueSiPaïein daasJè fibad-deh i:idiuttfiie. 
•r Peuple y eft^ fins û^tSàxicm^'^ixe 
ftdigieux. . T<ni£ ee^iqur * ^ieot 4te &o- 
mt eft seçittenr ce pns-Hu avec:^»^ 
fouiaîffion aveagle &. iànsraanun^eil»- 



') t.v 



i Les Adomes pnofitcot de cette xk'dduM- 
fé ignorante: as prenndbt ^uiaeixr ptflt 
3BIX. aflUiea A^Etu , &' s'entîchifleiat^ 
cemoïen. Les Jefuites deLeopolddejEÙC- 
»fir ontdam lèor Tiëfbruhe Ghafiible toa- 
itt chargée d'ot Se de Siércctics'^ . niM|s 
«en jibêmà . cema û pefiottr .a^'on lie .^pcfic 
^tn'&rm pour dire^ia^Meffiti Clette £àJt- 
ite pièce eft eftîiDée dfM}uaBte:iiiiiie*4- 

-eus; ' ',; ' ? 

- Qu^t aine moeurs, les. Poioaoiîs quoi- 

«^qUe fiatuzeHenicptâipeebeS);, âvènt nîÉan* 
• moii^ :tépoadœ aux 'poHteâès.. qui ^kâr 
:£)nt faites, & pourvu ^tt^nritr^er Ifts 
rpréyjenne & cukive leur amitié , ils ré- 
pondent à (es avances, &.hii.zendentifd« 
knûetâtQtts ks iènHtfes po^^bks. r.l . 

La 



■i ». 



- Lst\migni&cen!& "cfb le ftible dès 

NoUqi: ûs-AcriBent tout au Lute 1^ 

;Voïant ^chns* r khir Pafr ^prdqùc^-îicir 'fOh 

édSiS'à^e^T^iç tratàné eh axâèrés ab^ 

lus tovA ce.qtti-eft'ati-^rfefibasj'ffi vivait 

eo Princes tant qurleoribrtime féconde 

leur inçUnation. La piodigalité j ic h 

d^bsaicbe mêtne font des vertus chtit une 

NoUeffi: toute guerrière, que Tindepen- 

.dadceiée l'impunité portent Jbavént aos 

.pb&9 grands xxcès: jLesimiief font leur 

jiniqtî .ôccufmdcm.' Ils^etâtivent^ea les 

.beaux' ^bts: lêi^nimecce n'eit> loutemi 

.que pAriB»;£tmi^ersl Enfin lesPoionols 

Vabandomi^t tout autre foia> ^omme in- 

digne iQbtux, ne fongent qu'à £dre h 

Guerre ,. à défendre leurs Frontières, de 

à.vcUkr fur it^ 4;pxidmtcî^de leurs Rois. 

:&actte9y & éloignés^de toute diffimil- 

ktiim^ ib ont des amis conflahs,. 4c 

^kllaent ftoilement prilè à leurs eim«- 

-nais. Defintereffîs, ils amaflent raxemeàt 

de grandes nchd&s > Se diffipenc fou* 

:/reiit Jeur P au iina ln e. Sooo-ib reduits^à 

JUnetriAe iad^ence? ils empruntent -âas 

tmendon de rendre, & erotent pouvoir 

difpofër du bien d'autrui , comme ils 

ont dî^fé du leur. Tranquilles au mi* 

lieu des calamités les plns.acoablantea> 

ils voient les tnifrres de.kurs con^trio- 

t^Sy de leura^afiiia, & de leurs plus prà- 

ches parens avec une indiference qui é* 

gale riofênûbilité avec laquelle ils fu-* 

portent leurs propres infortunes» Coù- 

•♦ X rageux> 



agaXj «nduTcii à toutei Ibiast deiàd- 
^uct, 1I5 ieroicnt ioviocibiei, «'ib re^ 
jgeâôîeot leon CbeSs. Tel eft en génô- 
fi^ le caraàerfe des Pok>nffls -ioai j'^î 
«aaiq»ii d'écme l'Hilbùre. 



'a 



t 



^iL& :2» & AÂ&i^Â AÂ Aà^ Aigr A;g- '^^ ^- ^ 

HISTOIRE 

DES 

REVOLUTIONS ■ 

DE. 



PO L OG N E 



* .- 4 ' 



4 

ï 






INTRO<DUCTION. 

Es Polonois, comme 1% 
plupart des autres Peuples^ 
dont on ignore l'origine, 
ont cherché ^d'illuftres An- 
cêtres dans PAntiquité U' 
plus reculée. Si Von ea 
croit les Hiftoriens de cette Nation , fon 
premier Princp fut un defcendant de Ja- 
ohet, fils de Noë, nommé Lecht^ forti 
^ Dalmatie. Ce P^rince, laifla fon Trô- 
ne à fpû fils yyfimir,^ qui bâtit îa Ville 
4e Dantzic, On ne trouve dans THis- 
-îÇPK'*» A toire 



/"■ 




y INTRODUCTION. 

toire aucune trace de ce que fit la pojR:^ 
rite de ces deux premiers Rois de fa Po* 
logne^. Oeft un ruide que là Fable mê- 
me n'a pa^ eflayé de rempUr.' Elle fup« 
pofe ieuiement qu'après l'extindion en- 
tferc de la Samillé Roj^le, la Naiioa 
8?affi:n3bla pour ie choiÊr de. nouveaux^ 
Maîtres. La Noblefle étoit fur le point, 
de procéder à cet^e Ekâion, lorsque le 
Peuple , lafle de la tirannie de ïcs der- 
niers Rois, demanda l'abolition du Gou- 
verlicnient Monarchique, pour ne plus 
dépendre des caprices d'un ieul homme. 

Les Semeurs âkés de l'efperance de 
partager tour à tour l'honneur de com- 
/Mnander, k rendirent fans peine aux ia- 
ftances du Peuple. On établit donc une 
République , dont l'adminiftration fut 
c<)gfiée i douze Palatins. Mais le. Peu- 
ple ihconftant fe dégoûta bientôt (le 
cette nouvel!^ forme de Gouvernement. 
Une Anarchie pleine 3e défordre &' de 
confiifion lui fit haïr fon indépendance. 
Des enncrtii» toujours prêts à proifiter 
des troubles de Ffctat '& des circonftan* 
ces des tems , ravageoient impunément 
lcsProvincesi& feifiwent pajier bien cher 
à cette Nation la malbeuMife liberté 
qu'elle s'étoit procurée. 

Le Peuple ouvrit les yeux fur (es vè^ 
ritablcs intérêts, oc jugça qu'il lui étoit 
encore phis ay^nta^iî dç n'aroir quHm. 
Mûitre que cPep avoir pldfieursV Ainfr 
les Polonois fongererit à élire un Bot* 
Ce choix B'étott j^fircHei U fi^oit utr 

• * Cuer- 






I îTTR ô D trc t^on: ^ 

Peuple» Vùffihi'^j pour rèconiquêrir- les- 
Terrés ufuirpée^,'^ & pour rétablifr l'ifon- 
neur dt la-Natxoh-'' n ftllcMt erf mêmtf 
tems <jaé ce Gtierri^ joignît ï vàit gràfid' 
courtas une chtrité priricutie, pour nia* 
nfcr des efprtts çtt\mc longue fa^épebi 
danceaVoit rendus indodltesj 8c feue la ver- 
tu du Prince futur fik garand^de' rufee^ 
qull fêroit du pôuyorr ftprême que la* 
NiÉttio» votfloît loi confier. ^ - ^ 

Ces qualités font rarement, réunie^' 
dans un feul homme. Lés' Pblonois^ 
trouvèrent cependant utï ié leurs Com- 
patriotes qut les pofledoit dartt ùû mftne' 
degrô. Crack fat cet homme vertueux 

Si tnlt fin aux malheurs 'de là Pologne, 
eureux dans les Guerres qtfU- entreprit,' 
& d*unc prudence conlbmmée dans le 
Gouvicmement, il fut toujours chéri de 
fes Peuples, & redouté dé fes Ennemis. 
Il bâtit Crâcovie fiir k Viftule, & la 
Bdliémé fe fbunlît aux Loix d*uh Prince 
iif accompli ♦. 

"'Léch II fon Fils ne fat &n fuccefleur' 
gbfe' par* teÊL criftîe , il tua fccretement 
Wack-feô freré aîné, & monta fuir le 
Tiôiie de? fon Père tant par le choix de 

la 

'^ t>n ttdk 4^0 &Màt a fegtif tn commeace- 
O^çpt dn 7 âfck. Dj^loil : dit Ai. Jl«a«t nmngkf* 
rmm sjjirth Gr^cmm^ fmndf^m % muft hcarnoitanem 
Cêhfii ami$ dràttr qfgâifwgifntis uputn npmd nttMrmm 
£f»t«P> a9fif^ 9^U ^^t voca 40Ù aa& avant J. C ^m^ 



1 



^ IJ^TR4M)UCTION. 

la Nobleflè, <îue par le droit de fiicce^'; 
fion. Tout lui fut ifoumis, tant que fon 
crime fut fecret j mais dès qu'il fut con- 
BU , les Seigneurs ne purent . foufftijr 
PAflaffin de ion propre frère, affis fur ua. 
Trône ufurpé, & tenant les rênes du 
Gouvernement , d'une main' teinte., du 
fang de leur Prince légitime. Il fut 
chaffé honteufement, ou félon quelqu^^: 
Auteurs, il mourut fans enfàns, detefté 
par fcs Sujets ^ & déchiré par. ks re-L 
mords. 

Après la mort des deux enfans mâles' 
de Grack I, les Polonois voulurent biexi 
fc ibumettre au Gouvernement de, ûl 
Fille, nommée Vanda^ Princeflè d*unçi 
grande beauté, éloquente, 6gç, & d'u» 
courage au-deflus de fon Sexe. Elle rçr^i 
gnoit avec gloire, & dans une profcn^j. 
de paix, lorsqu'un Prince voifinJui en-'- 
voya àts Amnafladeurs pour traiter àt 
fon Mariage avec elle, ou, en cas de re- 
ftis^ lui déclarer la Guerre. Vanda,di.t;r^ . 
oh , s*étoit mifê hors d'état de choifir^. 
par tm'Vœu de Virginité, quelle àydit 
fait à fes Dieux, Elle fe prépare ç^o^d , 
à la Guerre, raffemble Ces Trompes, cft » 
met à leur tête , les aninje ,par fa^pc^T 
ftnce & fes discours i elle rompt les me-.* 
fures de PEnnemi, s'oppofe à fescour-' 
fes , & le concaint enfin d'en venir % 
une Ctonterenee. Que oe peut'Wbeau-^- 
té jointe \ .rélbqûénçéJ^Vandai'avçc ce^'i 
fçules armes eft bientôt vi6torieufe^ et *. 
le enchante td un ûiomentlès Tj^upwf/ 



\ enne-» 



INTRODUCTION: > 

nSnhettiîeâ y les' Capitaines refufcnt cie 
coftibâttre contre une 'fi charmante Prins- 
ce0e; les Soldats quittent leurs rangs; 
ief 'p]m farouches font defàrniés , & leur 
Chef abandonné des^ fi^ens , confus , défes- 
peré^ en fé tuant lui-même fe punit do 
fil témérité* 

• ' La Princeflê n'eut pas de peine à par- 
donner à des Ennemis vaincus de cette 
fnaniere; Satisfaite d'avoir, afluré le rc^ 
-pos de fes Sujets, elle alla recevoir leurs 
rajplaudiâèmens dans Cracovie, où ils lui 
utecernerent les honneurs du triomphey 
'pour une Viâoire qu'elle ne devoit qu'à 
Jiès charment & à Ton efprit. Se dont elle 
.ne-parts^oic point la gloire avec fes Sol« 
•^ats. Ceft dommage de voir cette gran^ 
•de Princeflê devenir folle après cet éve- 
^menr. Elle le regardé comme une mai:- 
'tqoe de là âtveâr de iès Dieux Tutelaires» 
i6c elle croit devoir leur en tétDoigner & 
*redonno^ahce , par le fâcrifice le plus 
-étrange 5 où die fervit elle-même de 
•Yiâime : enfin elle fe précipita dans la 
Vifïule. 

. Une moirt fi tragique laiffant une fe- 
conde fois- les Polonois {ans maître, ils 
•voulurent encore goûter les douceurs de 
iTindépendance: - Quoique la' liberté leur 
eût déjà été fi funefte, le plaifir du chan- 
gement les flatta, & ils retournèrent au 
Gouvernement Républicain. La Pologne 
fut donc divilëé en douze Palatinats, dont 
l'adminiftration fut confiée à un pareil 
jioinbre de Seigneurs, pour f reodrè la 

Aj jufti-- 



4 "fNTRODTUOTION. 

^ke^ & les défimdre çoncre fes( Stt»^ 
nemis deTEtst C^ aadeti Ordre €ahy- 

Me ehco83e;««9wrdhiiiie&faliàns9li]iis 
l'autorité des Rais, ont «m pouvoir pres^ 
que éaal^ 4 celui-qulls euieat dans -te 
leiuf oe leor pcéjQAÎfire iflA^ 

Ce fiouveau changeœeiu: ctuft. tie 
flouyeaux mallieurs. Les «rsice Pdoftoi- 
iês euxent peu de (iiccès ibut ki coadvice 
.des PabttiQS. La République etok 1m» 
&nck%^tu» Troupes jt&en?jfo«aéed'ËBK 
externes prêts à TaccaiDkr enociemeiSMr. Uo 
&ul homme eiit Tadcefie, 6c le xsomttgfi 
de réparer tous ces nma^ fir^e ncndre à 
l'Etat ion ancieane ffloire* Frntm^yOà: 
Trâtmfiasy où Jjeffdio I, fimple SoUst^ 
<^'un graod cœur^ & «oie longue exn»- 
nence élevcttear aurd^fiv de &cGa»- 
tion^.fiit le libérateur de. & Patrie. Gt 
brave bomoae remarquant que k» Eaoio* 
'mis ) qui croyoieot h'jv^oip plus ikâ i. 
vaincre faifoient peu de ^èt iem» leur. 
.Camp, fe joint à quelqoies-ups de iba^a»- 
mis 3 leur reprefence avec viva^cioé kuvs 
malheurs communs, la fecurité de>iears 
Ennemis ) & la facÙtle de k: Viâoji^^ 
'& il les eugi^e à vm entrepriiè» qu'tme 
louable témérifié rendk lieureofe il di* 
:init fâ Troupe -en plufieuis PdcMas; il 
^ofité d'uue^ nuit oUipurei^ âC joigaint 
expris Thorreur dcs^nebreS) au.tiouble» 
ordinaire que oauiewe iûrpiife) ë porte 
répouvante & la mort .au milieu.deaJEQ^ 
nemis.: Toutes, iês attaques réuffi0ent; il 
ppxxt pir ^uteUrs endroits dans leCaiq>» 

tout 



INTROryUCTIOïT. if 

«diU fille, oa tout combe êsm^SoB coups: 
^Ûn fiche BQd&la&^Jb préttâesoe reooai* 
«penfii de- cette comaignife «âtkni9 Puze* 
in^e'fia: «saute CDaf<»mé^i& le* Bei;q[Ae 
Aûm mette de iba Lthenateur^ 

La viteor ftole^de Fk^eoiyâe FiVôft 

idotféfiur leTraoKi^ kfoitua&lui domia^ 

^oo Sikree&ur, Ce PÉince étanc meft 

n6tt9'ecrfan9,pli^Beass; Seigneurs a^korent 

i^âtaoenfi À la Sotxrexaioeté.,^ fie ftmti^ 

mtiit pu 'ieun Itfigsea diroreitt Partis^'^ 

-^àoatli'aafipKiftté méo^olt d'itue 0«cr«e 

^GMle. ' Poqr 4à^ ^venir, li^ PoloMîs 

,^8fièisible£dat^.6t coovkii«fBt unamme* 

f meut de rècoitnoiire pour Prince, ceiài 

^iftiÉ Pempoteeroit iiic teusfes CoUGtMfciK 

jparlBr -riteile de toB Chevaux. On avoir 

*«faoi(i cetneym^conitDe étant à couvett 

: Jie fe £«<ide. Cepcadaat un Semeur 

JfoioBùis nommé JL^ksky cfut que l'aïti- 

4oef pourrait' âc^nder iba amUtion. II 

M mat. ùtcMsemeM ièmer damla cai<-^ 

afièée des pcMates de- fer, en n'y IbUÛbsc 

yifitim imàer qui étoit «eoMmaiflaUi^ à^ 

tcertaines'marqueSj&qa'il iêrdEênpepour 

JȔi. Mablebaxard rendit inuiiie cette 

JÉpercherie,qa&^fut apperçue {>ar on jeu^ 

une èantiBBe^, mnt ks haut^ ^alitÉs éto- 

kat»<afafcttrde0^jpar la bai&iZè d& & naît 

iteee ^ de Â' profeffiàa. Ce jeune 

lUMfiAïa^necfftH) fat devoir divulguer & 

ééecm^et»^ i6it paf ciaîate, Ibit quUft 

flattât dé>^'en profiter. ' 

Etx&fi le jour mé pour la courfe arri^ 
^m^ Mai^^uel ^t l'éfonnettie&i^ de- tou* 
■ ' - A 4^ te- 



-*'^ 



, «e YMàMéc i Oit plmâc étr la - ^àkm 
,€Siti^rf^ àjGC ^pâitcle^lorsqu^oo vit tous 

aêçiUL^fùnsà^é i ftÊi^iremmik ^r ktns 

cHevaus^. i&; Letz^k^ icol fOttflcr. k ûm 

ilKH^w^. ia^eru^té., ^ «eis J» Cioioiane^: qui 

^^fe)it te t€î^in€.de M ççnfikrjlh y krma 

rfprsqiie^cc jeuw incoonu:, qui s'écok-ip* 

,« K^naç^.ôlajui dispyt^ce ti^eircn 
:4éswié^msA X^ttify^, Lt preuve de l'sl^ 
M%w iQQ]ren,i}ué Le&ek ^ . iivoi( Mitte 
.jfour pfurv^oir au ïrôoç^ é£^t ccimn, 
:tou» &9 Ri¥^x> qu^l av€»k.troflQp6r;, 
«'éJAv^ttot; cemre lyi^te Peuple sUéfOMsab^ 
k Qond^iniie iiir le clmsp à paoxty êC 
:pa^ i^n €^fxkç âxftégê) mm.àiffsic dte- 
:21e . rmikitiAde $x>a&ie > ellec cMipane .rie 

.V ]^;:Èotoxi^ifurefit.beqÉeuitjfouiii5 
jÇouyeroeiDeDC de oe:0i6»v«9u Pjjocè^ 
jp'ilâ appdkfcnt .Lef%h. lly nom ideaiB 
fort commun chez, ces Peuples. Il ren 
•jpoufla les Ennemis .de l'Etat, & porta 
il Guerre au miléeu., de leur P^** I-» 
jPQhc«Dkns>& ks Morayes.èprwvereat 
Je bonheur de fcs Aroiei , & tous ks 
4Peupks îyjoifins k jfefpc<aere9it-> oa .k 
«raignkcnt . S'il fiic Queïjier-:.^ il. eut 
miâi toutes led auires.'veisGus. d'«ii. grand 
prince.. Lcoïcriçe fut toiflours i^onsk 
pcnfé fous ion Règne; il fut k Perc, & 
k':Pr0reâ«nr*dç. ion Peuple. Au rcftc 
tt n!oubli^ poiot fon ancienne condition; 

Pour 



^eit il ftifoir porter devant loi^ dans les 
CÉtémoiiieS' publi<]iles , tes ^naoïms^ halles 
éam il fe lervDit^, avaât que te» Patonoitf 
l^âètir «ev^a de k P€>Cu^M«^ 
i On-^cr^t qiie'Le&ko II fm ^vakietl 
fOT Qiarlem^M y dt qu^ ait tué dftiir 
iBiCom1»t Contre un des as de cet Ei!^ 
perem.^' Quokpi^il en&k y- Lèfkéo' Itr 
ioit fils lut 6iCosd^-y Se fooiinc par ion con-^ 
.fage à^ ik vertu , la' repQtatkm de fon- 
Bere .& la fteime. . Aptes avcnF doimté 
jfoelques Re^^ , ^ui remuoietil en F<h 
.Iqgae^-il fecourut fês Votfins ittaqulii' 
(jwr 1^ Gmrs^ ^ ks fecou]^ forent fi 
poiftitt^ ^ qoe la PaanDCi^' lui éitt £i li* 
làerté: ' Ce Prince n^eut qu^tm 6h legitî- 
me mmstDé^^Popiel; mais un grand nonv- 
iire «te Bâtard», aui:queUild<»ina enSou;^ 
Veraineté des Provinces parcîcuUeres, à 
iaârilarge^4te• relever de k CoorogBae de 
JMafgfscyic'à^ lecfF Fneiv^^, qotàa con^ 
jfisnceaieiii des Smgljcbrs tWiita après hà' 
au le Trène»-.- • :^ •'*. 

&r:>Fêpiél J- itit utt Pltoce pacl6qiie',v gç: 
âàs aftiMtiûii.^ It ne prît les arme» y ^^ 
^gcm'éèktidït^Sos^ frontieret, âcierenfer-^ 
«Biant dans^ l'adœimftrationvde Tinterieur 
•éc fen {bo^T^me^ ii^ ne fit la^Guerre 5 que 
9H9ur avoiria PUx ,<& jouïr dHm nopos^^ 
l}a^^aiiEidit iimurelleifiiefnt. . il tumfsra' 
4àpâèsgé de âiPvôicipauté f'de Craûoviei 
jfinethe^dc de Gndiie.à'Cnilvicie) noti:* 



*k^^ 



tatiom ..*'-''' ^ '' ' > ^ • • 

Ia Mktorité défon fikPi^Wir^fepal^ 
fil ÙÊïs &UCUQ trouble, fous le lage gQUL<^~ 
vernfement tks-Ortclçs du joine Frince.-. 
Khis ils furêttf peu tecempcnfe de feors. 
ifemces ; . iSt au-)iéà d^yme juftè recoti^ 
kdiffjiiice, Pô^iel devetw Msijeirf , tfetm: 
ûoar eux quj^ la pkis noàrtrù^rantudè.. 
Il étok né mechaitt ; & fes mauyiaifiîs ifl^ 
dtiiatioiis & ctouTerent malbeittritfemeitt: 
fentcnties par k& atriâoes <l\uie femme - 
ambttîeofe.' £Ue tenta roitt pom&oipmr 
k9. Ondes du Priix:è, & refolut enfin de: 
les fftire périr. „ Jufqu'Â qaatid i dîc-^le 
^ à;IH^ei , reflberc2..voiA$ fous la .Totdle * 
^ de vos Ghseies? lèrooc ik tovjoorstnai* 
^ ta:es des afiSuTts > &:.de tocre pexibn^ 
^ oe? Ttndiâ que tous leurs pas tendent 
^ au Tf ône, n'ea ierei^^vtous aucun pour 
^ lesen étcùgoer? Ils en veulent à votre.- 
p Ck)iunBÉfee,;voite le-but de leurs jênri- 
^ ces : s'ili irons épftcgnefit , trenibkS: pour 
yy nos eirfwii communs. Sacrifies, dooc: 
il,, ces perfides à Votre fiiretéi vo\b devez . 
^ èes coaindre tQufi'^ Ce Prince foibie. 
À: voluptueux fe bdUTa d'aumu: phis aiA*. 
ment peiifuader^ que les rctoonftrances de 
fi»,OiKde^lusâtiecde4^ molleift, luij6> 
tcnene jsfùpoitiÂtes. Il ieignk. donc, 
une mahdie,& finis ce fnétexte lestant' 
Éoos attiras à fa Cour »ii n'eut point novii 
«DUT deiè«: |2l飻iier liii-^eme dam lin 
lèftini k.CoupBJaa|H0UNpB^^9*il woit^ 



te{tatHe> & fair^ croire qu'u o'avQic ^m 

tpuâkat ime Conjuration fU»efte ^ : tm*> 
çaée contre fa yie ^ ià JÇioiwQppe, Il 
aé£enxuc mê^ne 9u!an leur ret#c lc$.^^ 
iiierâ devoirs « pouflan^ ai iifi l'inhiiniâv 

dftvrps 4?%»fés j)f ôdiufirent 4« jwftm 
vengeurs ' de fan crio^ yniç artnie do 
Rats , fi Ton en croit quelquesHiâorieil^a 
Ç)):ÛC de k pourriture de çe£ çadaViRPS» 
Dgkljpr aller attaquer le Tiran julaue (^x (on 
Trône acharnes à la poMrfuite oe Popielj 
^ ià femme, & 4e k$ enfàns:rien, dit'* 
piu ne fut capable de le^ en éloigiier^ 
-m le fçf, , ni le feu , ni Veau^ Toute lu 
^j^mil^e H^oyal^ fut la pfPfe des Rats. 

jLa poniuon de Popiel s'éteadit fiir iâi 

S'ù/eUf iSc ceci pi^roît moins fabukux. £a 

. d^> «r^s la wrt de ce oiech^t Prio^ 

ce,,lâFolosuç4iyCbe4 fut le théâtre 

tjie.Ia Guerre la p^ cruelle... Pilkgest 

p^mrçs, jnçendies; tQut'|utpertmf;>oia 

. xjcxipuni dans çes^ o^èurçùx teois. Lei 

. Seigneurs défunis eatre eux con^irpieni 

Clément j^ leuz;^ dlvifions ^ 1^ ru'ôif 

efttiere de rEtat. DesPartii dififerjeiw ^% 

îevoient. tpus les jours i&. le j^ foibî/^ 

• éiolt ^uujt pajr le plus pHiflaiy, Le&Eij^ 

iijçW5^> i la %'eHr ae ces troubles, ic rjÂ- 

eg^nienc oc les vainqueurs > . & les 
' vaincus. 

A^ cba 



chfiDpks fesSei^^beim^bqiie tx)Utes)las jior^ 
rcury-tfiineiÔaerirà GivilC'i l'intérêt |iU-t 
bile leç. Téttniflanc ' aHitrei^nnemi caa^*^ 
inun afibupit les diviiions ptrpcv^taœs: ^ 
Mais il n'y avoitqu'iM Prince ^ dontr^u^ 
toiké pût être affexre^âabie^poarréa*^ - 
nircc^ Chefs «adepcndansi'un deFautrej 
& qui' aipiroient tous égakment aii' oom^ ' 
tnafldeïnent de f Armée. On s'affemUa. 
pluiieurs fbispoitren élireufiv xnds too»^ 
jpttw- iûutiletMent. - ^ 

Les Députés delà Nation étaient de-^- 
puisloQgtems affemblés à Crufvicie,'fens 
pouvoir eonrenir entre eux fur le choix, 
d'utt Prince. Le Orand-nombre de per-^ 
fonhes, 'que TEleclion attira dans owtei 
Ville, 5^ rendit les Vivres* &c les boifToiis: - 
fi rares , qu'elles manquèrent aux Seigneurs: 
Itiêines. Danar cette néceflité extrême^ 
dit lé crédule Hifborien de Pologne, * 
deux Anges foiis une forme humaine >. 
vinrent à^Qrufvicie^ & logèrent cheZi un^ 
nommé fiafi , le plus jufte , & lé jglus- 
charitable dé tou's les Poloûois. Il ne lui 
feftoit qtfan petit tonnm d'une liqueur 
fort commime en ce Pays-là. Hle préiinta^ 
à fes nouveaux Hôtes, qui pour Fèn re^ 
compenfer , lui promirent la Couronne 
de F^logne-, & lui'^fïarereiït parun Mi- 
racle» qu'ils firent à^ ^^.^ > la prochaine- 
éxecution de kur promefle: Ils lui or- 
dinmerent de^dpnner.de. cette liqueur, à. 

fPii^/tJ: ChaaoinriieCracoYtCi Aouu 4^*VÀk 



^0 iNnraoïîxroTineiTi.'; ryv. 

tous aous qiiLèiiieD;.dciii3iMl0roiem:-il'le:"~ 
i)c, âe les CimioïKdo Grufvicietrouv»- : 
renc daos un pecic vife^ uiK'fciurcetju.'tls- ' 
ne purent cpuifcr. 

' 'É'oiis'lâs lUffrjgtsdes ËicoToorsleliéuii - 
nirent en Âvetit',.d'aa homme, pour ijuh ' 
le CieT aroit &it 'UD-pPodige JiéclAGuit.' ' 
OntinPâft de&<^aUne pour Hélever ' 
fur le- Trône, ôc quoii|u'^ renilâtoot-bon- ■ 
~ neuf ,. la.PakmDÙ le léoopnurenEuiuH' ; 
nimecnenc psur ieur^Princci Stfifwt. font 
fil» fut &m ittcoeflèur, âc rcgn> ^a uu.. 
Après là moit, qù^quaJ>yx<iaiba âls fût 
Alineur , les Sogneurs l'éleverem iur te- ■ 
Tràoc -de- fein- ïerc -Ce Prkiee-ioefitr '■ 
aucnoot^ondtéclarv-âceut pour.fucce^ . 
taxt ioa èiiZemm^fitf où Semoimfist.. 

Ein 'dt i'ixttvdiiâii».- 



■A,V 



■«.liSi 




HISTOIRK 



• ut 






ni é- 



« • 




D E 



f O L O G N E. 

. t 

LIFRE premier: 



MiKc- m B BC tf^ Nord commencoit à ro-'- 

éê Pologne. MMSS% ^ > & k Bohême écoient^ 
^^^' ^SLSSSM foi'tiçs; depuis quelle tem^. 
des erreure^ du FagânÙme: une Fxincet - 
fe pieufe Convertit aufla k Polpgoe. J>4^ - 
JfTo^a, filk de Bokfla» , Duc de Bohême, . 
fut celle dontDieif fe fervit pour cet Ou- 
vrage i elle ne confentitdéppafer:Afi^^i^, 
Ïj'a condition qju'il recevroit k Bateme. 
c Prince fe fit inftroire des vérités dek- 
«rf««^./- Religion . & dès qu'il fuç Chrétien, il . 

^htifiims- voulut q<^ tous & Peuples kfuflçatavec^ 



» « 




Dieu- 
^Que|q«e icin^ ^ès^ iSi < cpn^erffpn -^ 9S^t«' 

Graçavie^ pour; affurer k Fapé ^ iba- 
9béiCtnce,&slgi4ein9o4eFia çlouconaf 
Royale. Mais Benoit VII hii pféfiw 
StitnM Dtic.cte Hwgciev.ilMi.J^ W i|le-».> »v » ^ 
pitttMi[0i£ égiletQecie,iok.qil«» <^P^>$;ut > '^ 
ité préviemi. concise MiecAas^ foitr<m'd. 
mt d^ ipris la txjjotrc de ce Prince. 

Bakjlas fofi^Fik lui iucceda. Ce Prin^Bo^v^* 
ocféroit d«ns «miâgejttv^r, l^«qi^'ii^ iqi^las Cba« 
%aJlir le Trône*- S»^»*cage ne fat ja- SI^JL/V'*' 
tmis. arrêté .p»r le« di^âiçMlcés. Les plus rû it 
■iB4#»'-fatigHr»i. 4i»J»> Qmygerf,foent £911 ^«^fc»'* 
pJii^ira. Capiminfe &.;Spldat ^ . il fçuç 99?^ 
ÇQt^veaxvht: ^ ^^ ^^91^ ea inéjpie tôm^ 
Migniâque eo PobUc » âc lorsqu'il s'agi$f- 
i^ft de ^ueenir ies^dehofs ^'u»^g«Hil4l 
^incc^ affibte^ A^fecile -^Mkn&xiiiCi^^ ^ . 
aiew WS>eat& ehcFi de *i«:?eifl^ 
irt^it fliUt plutjôç te P^f«t ^]^. Ae-, Roi 

^Wl«WBt>:iqc>C ppl«r s'a^uiltcft ^',fl^ y^»^^ 
Mïl jm^if im W Martir St. A^^ k^ 
^bctt, Ar^véqu^de<îiicîfoe. L'Elis» 
fieiieiirfuftA<»mc<^c de ^.«çoç^tioa., & 



\ 



* ^* ^^' le coài^m&^KoiHlé*'&**»iei^ fat- <^^ 
Champ de Guedip. L&s émx Br^stoes^^ 

^«(flefkl -- '• -^ '^ * *^"' 
«Mm <(«- • IM BcMtâiM» ne^ f^raii: v^ir ûm 
HÊMm. jgteèfie i d^ ftttCiv*8fc« é%rt d'étewi^*» ^; 

»ox. atePoldnolsi'laf^Te<teceRa)«ium# 

> BtcBdieflas, dans mlè^ Guerre ^yîli^ 
fbt flmefte.- 'Sans méliÊ tMWn 6ijiei^ém 
Î^Snte, -le Duc de^-Bohéttie entra mBo-e 

lèslieQX, ùùîl t)ut pénétrei^. -Uaein^/iaa^ 
fi[)n fi peuatt«fad^5* Se fi injufte ^nért^' 







^'d'envoyer des Ambàfladeiiï** ^u Dw: 
^ Bbhénie. pouî* (iv^oir tes ttw«ifè'4"utiè^ 
« fubite ihff aftion dé îa Faix. • Gft tofti 
'iHht fftine Trêve 5 qU€ 1« BohêttiienS' 
rôttrplrétit auffllêt*. ' 1^ ^éfiwferait -une* 
•iëcoridc fois en Pi)14g«e, &: y firtttt'lët 

ti;v ' l :. -ifeotita ï>\cll?«il^i^ & màr<*a'^ce^nf*fc.^a«^ 
' -iliais'iftiYi^èreM>)mfteftdrèfî4é?:bi<lri«^ A 

tireleat 4an6 ^lâ^' Pi^,Vtf¥éc^4bUiuBi^ 



*<. • v' A 



pfHirfi«i{rf«v ^^ >^we qu'il itnatiqTioîr xîe 

t^ms U» {Sépara^ f<iftQ^iûcs^ il ie mit: 
ii^tir tfit;a<iHto£ ftodâàfite Araiée>. & ,ear^ 
tra en Bohême, dans le deflèia 4'ea ùdr . 
r^^j Qu £1 . coi^çte i^ où .feft^ .ton^au^ 
L'Çbli^ n*ôé ^oiOTQilevanc uoePuisT 
Ùm3 & £Di«ûéU]!l% & teia^Ta matae de 
H^€9PPfy^;n«u - Ni. ks r%v^e$4^'y firent 
1«9. Trompes Poloi|g4fa>^. ni la .priai âc.^ 
le Smàtà^Viillps, ne ptuFent i'i^er aa 
Gpmhjki» Prague âi^ ^x^itée après un 
SiègQ <ie d^)(ja9#, &• abaiyiQnnée.aiti 
•wi^Bt»* . lios^ çMik.iya y>9ia4iiettf .. il ne 
^^Qi^m n^mAm i^ ât^tsi; d'^re '0»i> 

JeuC>ii0i<^fa.fu^fim^ iiCe Pjinçe s'éi! 
jtoii «enfbriûé^iiv^ îon. 6is^ J^aoûr > daoïl 
la rFofterefle J^ WifÇbgred , relolu d'y, 
fonteaif K^os i^ eâbrts du Rpi- . .QQjeà 
£9ie^ d(pn€ k' Si^ey >donl;' le. ioccè^ de;» 
yjj^tfii^mfm kCrU€a(re>.paii&Q£ iQOCi^ 

* dim^e vigoureofe ^iiptaifae^ôc d'^ne^^ak»; 
^Qi«9.iQuiUei rétiitao^e» ^ U.â^Kit; (;ài^. a», vîa^usi^ 
I;)p9heur.d0&<arme$ Pqjpp«ife^»iia,PJaQft'^*''^^^^^ 

^çeimprtpe^ &:le Pw^iA: 4ç» fli«,rwir.iîT.i./-if 
ijgriïiç Prifcnnifirs :de ôue»e« iLa.Çpn^^- de u 
mète de laMcHravie iut Au vie de celle, *^*''^*"* 
oe la Bohêine. la% bpmé dû Roi pour 
Ufi Peuples^ vaincus, lui «onferva ce que 
fiivaleui: aypifeaqfii^,: ,..., . .>,..; 

Si 



'ti^ir Sitg6BÉtxifio»^:acéMypeiKh^ 

après dans uneâoerre pltvdiffidte, Pdm$ 
^jfonbaibâMi Initfic tsermia^r «r«d au- 
tmt id&fioifle:' Sonr^titeiidre ce 6tk^ â 
£uft rfiixidmcr ua peu piu& htm, & éM*- 
sec qndqatf «i» de l'état oâ é^oit ak^s 
IfËdpinetks Ruffittits, où Moico^iietr 
G»err$ d4ry WolodOMif Duc <k Rtiflie tâcht -de 
^»lpt* .^ poÉremr4)«tt iia partage lee (K^ifiott y cgal 
pauvoÉsnt itaâtie etitte les ils «{«è» A 
^ «toffC. -Ses iinas Aire» imitilef ,• '^ le 
Blofen >qii^ii^roit pris pour uowfeivfe r 
k Saix.) fut cdëi^' même ^'âMuifta 
. la Guerre. Jarûflar* qm ^iTpirdit ^à^ la 
Souvemneié de Kiovid, f&cfaé d^ écrà 
fruftré par les dàipc^ona de fOA Pcre, 
prie les tftneg contic kny êc sfempava'de 
«Htte Vitb) Scàm Tréâ)fiB<oot 'y éR>ktttr 
Le vi»» Duc ft lanf auffi^tôc en Gam^ 
i«ne pouf piaBir Jbti as, & le ehAf^r^ de- 
if mairies fatigues de k Ouerre^.- 
joinics au chagrin , qu'il eut de >cett6 re- 
mite, roUigeretit de is'arrâter àfiereiiMr^. 
eiii il mourut peu de jours après. Pen« 
datit foii«abfeiice > Bonfe Je âuancopedfc^ 
deutaudres de ùa fils,avmeBt pris lacon- 
Alite de FArmée; 6m édre infertnés 4e 
là mecs 4de leur Père, ils combat tir ent a« 
ree cAnOfde mifimy, qu% femportèrém 
«de Viâoire 'Cemi^elCe fiaci Jaroûas* &mn« 
topeclk en psofita feul: #fe rckidit siai- 
ttede Kîovie, Se pour ^'y mainteftir, il 
fit;aifidfaie& flarifs^ dont il cralgnott les 
grétentiMS. Ce piémier erioie • tayaut 
* ' réuffi^ 



iUovie 



À {^ le AàKoabyew^^OkbAm fit»- ^^^ * ^- 

. ^ JffHal« œte poioc' iAottiKfprifciftft^ ioo8^- 
•more- khâbittr^^itséptrÉl ièrçftstts^ ^fs^ 
init bfeoiâc làbi'.tâie' dte0îcAnafe^)â^ 
.'fRiiffimt& StiBitt<sf^fcdk.nÉftrcin«so]i^^ 
^ioi/detcr Amf iif Ntocoimereat sfur iè$ 
?tef<U. dit BM>lftfaenei « Ce ^Heave fepi^ • - 
toit k». deux ornées i & iatnor^'&Jtii 
. <lspuiiieX6dr vef voKfit* couimb a ibjvimmV" 
..johefoentioiiiincRi; le péril émit cqn^é- 
4Mf pour 4»ioiqiii4i''expoém»^ 
s tu. paf&ge. Saantopedk ne crut pi» iée« 
.Toir lèteàcer; OMitem de &'ti:mr tiir* ' 
.'it-diSèDânrc^ iloittipft fifr- le- fx^ani^ 4Bc ,}, 
«1^ forôfia. S^imaçiuint ^ k Bciflie- 
Âiomsivx» bimève affina force pour ané^ 
>ieribiï Ettoemi), il tomba; dtw une daa^ 
>Mtraiè fe^filé^i âr oegiîgisà let'Chiid» 
Metibii^Cafngj. Jàioââs^eHfMitaf lei<lt» 
, 'fiir ds v^i^ief k nioTC de^.feepe», &^& 
«propieidé&kelui €i€nt inemeen uâgetous . 
;ksl moJKens poffiibles, pour paâer <te'p4ra- 
tnf côté du Flrnive. Il y réufKc ex^. 
. ^aamtopecft: &ipria acl^ milieu deifea ;fite- 
^cadi»tt9 ne trouva foiildm^^e^i^io^la 
"ftïitey*ar fé retira en Pologfiei > î î j' 
^^ likymNi^Q uilpui<Iàl)C^|»otèi^^ icoSi. 

-Rcditrampé par lei ' aitiiees^-^de^ SuincG^ 
ipêclk^àui ^r<Miipt de le^^abUr ^dso^^fts 
ËtatSi Sn.eBfet â'entfa en ftttHiey.Sc 
ibufflittout le Payr, <3^\ ^^endrjut^Au 
^ Fleuve Btig. Jarofla^ i\t«eMd©it for l'au- 
^tre rlve^ pour: empêchei? le paiH^ Ji 
*î ' le- 



put fouffirir u» plUslong rctaBécihénf ^ 
«' :i .^odqbe^pc^Uleufe ^^ pér^^ il 

^jssû^ù^ au» tôc^érit <ia Fkuvç^^r dhcr-'' 
rcter Jes 'Ennisiôi^^ f«r. Vautré - bord.^ Un 
.OŒMp û» lairdlkâ ét<Mina/ R:âfltiré» cepcn>- 
étn» paï^Jeufe Priiitci^qTit fiîfiiit te devoir 
^^etpic«ltïC'& dé- Scâdàt j: ' îfe ^imte- 
.<i»ebt vailiattuifcril la Vi&oivè yVdai^M'M*- 
-lâc*<éftor à «0 vainqueur plus piriflànt?, 
►éCîpluç: habite. 'Ils plièrent peii-â-peù, 
-^Arr Iciiu? ' i^r^ce ^vint' tïiemôt; ime 

iCtM •*/# Ije ftol fçût pi'ofitcr de cette Vlûôire. 
jj, : Ayant apprfe que Jaroflas, aprèsfa ëéfid- 

• te, fi'-étoit retiré à Kiovie àvcc'fcs .débris 
-de lèsiTrcHiçea, fon premier dcffeio fct 
-de l'y aflSeg^; il- fit pçftnr cela? toûte.h 
r^ifili|^nce p^We^m^^s jaroûatét^it^trop 
- lÉatule, ; au côfinoifioie trop Fa^xité ide 
.♦foa: Ennemi, po\ir fe kiffer enfermer j il 

• «"étoit retiré avant Tarrivée des Trpupes 
.JPotoooife. On forma cependant le Sic- 
. ge dc*^la Place. Le- Roi informié cpi'elh 
. aaâûqyoic de Yiyces y k contenta jde 'Jba 
: bloquer éxaâçment , pour 1^ redwirc par 

la famine, fans. cxpofer la vie.dfi?ii?5 Sol- 

/; . : i î<tes/r hes Affiegés fouffi-irent tout ç< que 

Jai ^m A de- €f ôel , mais leur fermeté foc 

ioualé^ ib fofent obligés de capituler, 

seot. poi^r conferver leur vie, quils ab^don- 

nercnt à la discrétion du Vainqueur. Le 

Château £>iK:al ne put refifter'longtems 

«près ift^ j^fifç: de la Ville ^.& ce^Tréfoçs 

im*** 



» V»*.: 



!Po1qîïqi$a ," -• •• •'« '» *'• ■'♦»« ""^î» «î •ii'/i 

fe$ Troupes en>.qu^ftii$F"d'MY9r^ au9i(>^«Ei^x 
virçn^ ' de :£iovie 3 bù il «efta lUi^^eVÉ^ 
avep SuantQi)ec»lk^.<]M'i^ «wit i^établ^ûici 
le Trôn^. Jajrpflas le lui cllspuçoit.cnca^* 
re; il lui rçiloût-dcs amis y dc/tka^-tatcilk; 
gences qu'il &vôi£> djuis Kio4rie>ir4ofti>iii»*f 
^entxia toutes. le&(d;esnarcbé^ dii^.4loi»l 
Sachant qu'il é&oit «dans» cette 'ViHe^Hftrae» 
peu. de. Trbttpe^^ il.fo»»^ fecracenieiirt^ 
un Camp Volant, dans le dellein de l^on** 

plbt Aie décourert. Le Roi ^ut let^smft 
<faifemblier une partie de!>Ëpi Arasée ^\ 
iuilvitjacoûaçjtipdra ki fionfthdte à fik\ 
Yue, força ion Camp)^ âct|tatUaii!e8 TrotM» 
pcs en.piecefV) au milieu de^iearâ sptop/i^ 
RetraoçheniêQs. ' JâroiIas.>£iti trop heu»«» 
raix.dc fe faaver avec quelques Qhe^! 
vpak à (^oyoarcfijL: . U vouloit fèrtir. ^dei 
cette Villes œ ccaintf d'y. être^^ffieg^^^ 
tnw4es\hâjbitims^.le: raffiirsceat y^ipA^^. 
r^vtpi^t:^oar rétablie lai£m;uQG deimrî 
Pjîincçi 7'^ ils., levèrent, •«xx^œ^^ '^i 
.'Xt6}^^:y & Vinipûfbrent :.uQe :t«Be to^ 
ïomxm^ pour;. les .^jrerv vJCcpcaàmt^le'. 
fô^giir..x:ecdq[t. de k denûece » 4éâu|ey 
feiir en^iîtcràiûdrèime {ùamits^ & ees;' 
pr£p^ati& r^%r^nt iâns effet. -. *\ u»% /;. « ; ^ ^ 

çiiadu Roi. âeI^]dogiie^yabl^fCokEit à b'^^^J^^ 
Eikconli<nfliÂc0,kiiPliiaflp>^£M ' 

^£ -5 dèi 






2«: HisTotuT x'M^RcRtMft^rricms 

*A* ^ l«nBi5.;^i!Îl ks m^rtdk caffûn«^;fcsi plus- 
grands ennemis, & tenb le moyçcikplus^ 

fettË de ÊiireiTaafiacrev tant, de braves Soi-' 
diits V^ qui tirikydit ia CbarQiuie & Il Vie. * 
Le i»a$Àcre étxât a(&ia •commeocé , k>r fque - 
le Roi fut averti >de«ett«noiJ-e confpîra^' 
tion. limita ^auâkât è cheval^^ràflem^ 
Pftfe de bla à iahate tme partie dé^ alrdaée/ Dès 
^y*'** qu^il pmxt y ic fiowrbc Suantcçcclk n'eut pas \ 
lo ccttita^ d&fcmtemr ^on ciime k^ armes . 
à k^t^m; ii s'enfuit: à l'aprod^ de l'Ar**' 
niée Pcàon€ii&. Le R6i entra dans Kio^ 
vie 9 cD&inK . dans- ugue Ville endémie priiè ' 
ài^fcredon^fioiitâit pillé.&:&ccagéi LesPo* 
iQnots durflft dti buian de toote laRiiffie^&f ^ 
netirerent &9Ricur Paya^ {^g^efcût tnér- 
naeieur fetniiB pat vomûuveBe Yiâoke. 
xooo. ' J^tioflas d^àit xramé^ de nouyieauaD k** 
couES dans h fidélité des babitasis de No« ^ 
vQgcod. Se Toyant à la tetse d-ilne nom^ ' 
l^uic Armée ,. il etut. poirmir^arracber * 
9fi% Pobnoia les depouiUos dot^i'ils 6toietar 
ckargés. Cbimne il csimioiildukpaf faites 
nMÉt Je f^, ilièachaû marcboy & iss". 
fobsMmtn faoretement^ qu^ilsnçpunent* 
ska tfqpercevoir. iâon: biic jttoit de lesL^ 
f«i:pnKidredàJis lear ]p^ua gcmdc fecàrit^ : 
£^ iJQttfipi'âs lesoienii eiigagéi dans quel«- 
qpae oaau^ms. paai ' Le Roi étoit'dqa ar«" 
rivé fur les .rtircs <dBr Bug ^ êc toudioit 

ata r^coinm iétôi^'v^cii , où ttbé éloigner^ 

^.li pesj 






ve y IcqfqUe . k» Smtinelkai donaeimt ^ ^^X» ^ 
l^Ukrioe^ au famit de Fi^smée de Jafoâas 
qui paroiflaii:. Le RmjdiffisnulaKie penU^ 
êc û. p-udenceiai .fut «nffi néooQ&im en^ 
dette occafkin que ibn courage, il câlin 
fst Troupes ^ enconirage les Ghds, ani* 
me & échaufe les Soldits. Les voyant 
pleins de feu ^ il prérifint rEnnemi > as 
marche .contre ceux qui çroynient le fui^ 
prendre. Le& deux Armées fè jaigiieiic^ 
on combat. Le Roi , à k tête dfun Ba« 
taillon d'£lite> enfonce & renverfetou^t- 
ce qui lui eft ^ppoië. Jaroflas -dk auffi 
torribie^âcies deuxOieé fontcgaismem 
vainqueurs par-tout ou ils te trouvant. 
iâm ai»r^6 ifudlques^lieuces de combat , - t 
ria?deuf des Ituffiens^ fr raieatk pai«4^pea; 
Le VsSÂ s'en àperçoh, les pneme, & les 
charge plus vivement. Lb $aim à la 
main , U fe jette dans le plus fort de la 
Mêlée j tout s'buvie dev»itiai; il abat ^ 
4c enfonce 4£out ce <}ui lui èft oppô£è ; 
l^ientôt ïi pénètre de tous eâtés 5 les rangs 
s^éclaipciâem 4 kJBombreieMdeun peà 
fà Viâoire^ enfin tout fuccombe. JaB0i4 
lias âîit, fie quitte Imiiieiifixinaot lesmar- 
<[ueà de fib dignité ^ de crainte' de tombcv 
▼if entte.fes.mains de £>a£nMmL Ah»s< 
k déroute eft ^nérale^ œ n^jdb pbftua 
combat^ mais un maiïàcxe.af&eqx. G^eft 
ain(i que les Polonois triomphoient au» 
trefbis >de$ Mjtifeovioes , di^eniis>.dbpuis 
ieorS' maigres & leurs Opprefleuss. . v >- 
• Jaaofla» eût 4tacèrr ^dro rtfburgts.gabfc loicte 






B4 HlSTMKK JKi R£:wmlvri€fîTs 
9^-x^3-^ potfljaary^ liqur ife d^jbver. dé toures ces 
^•A*' *• pcftes. . L'«ittér. fiiÂraacs^, iJ iè mit en' 
C^itwpaigpiB^pcaig accabler lé perfideSuan-^ 
Ix^Kçlk y..^ iii!aYoic plus le fecoiirs des 
Pelonéis. . Il ie vRinquic en deux grandes 
Ba&nUes , . VobbgooL de âiir , & le dépouil* 
h de touS'&s Ecms. Sua^topeclk daiis 
cc«t» extrémité , crut pouvoir (è jetxar 
encore .^tre les1>ra« icki Roi de Pologne , 
& . implorer la protoftion de celui qu'il 
avoir trahi fi indignement. JLe Roi ibit 
par bonté, foit par.poUtique, voulut bien 
reoouicr avec lui, & fe prépara à rentrer 
en RiuiEe pour; le rétablir y rnais la mort 
de Suantopecik arrivée fur ces entrefaites 
rompit cette entrepri&: - ■ 
loi I, ' BretiflaS'fils .de Villas , Duc de Potocko 
entreprit dé vciiger la défake &. la mort j 
de Suantopecik Joh Oncle- t^e jeune 1 
Prince: eut d'abord un. heureux fpcccs. II 
conquit. tout le Duché de Novogrod, âc 
^'empara même de la Ville de ce nom. 
Mais Jaroflas, qui Tattendoit au retour,' 
Iç défit ' fur les: bords du fleuve Sàdomir y 
6c reprit £Kilement tout ^e qu'il av.oit 
perdu. .' .1 .:. !': : . : 
- Enfiii Jaroflas , qui jufqu'alors n'avoit 
cédé qu'aux Pdtenois, & dont l'ambitioa 
femblûk vouloir s'étendre ihr tous le E- 
tats de, Wolôdoipir fon Pere^ trouva u» 
ennemi plus b^^e, ou plus heureux que 
lui; ■:..,.-. \\ . ' •• ■- 

: Mkofias foa ^erè chit qu'il étoitde 
Ibn intérêt, de s'op|)ofer aux pvogrès d'une 
«>i M f fiiûtticfi & terrible» .& de k reftnôndire 
-I.: dans 



M 

DE l^oi»*uowif.-*&n\rl.- .%f 

re à Jaroâas , femp^m^t» toi deux gaai^ - 

des Viôoires, Scié nsndir makrede Kio* 
vie. L'ambici<»i n'étoit pwit }e motif 
qui loi avoit fait preadre les armes xoncre 
fon frère. Oontem tfavoir humilié Ja- 

* roflas, & de lui avok tpris qu'il pouvoir 
|tre vaiflQijM luirenditgénéreafemeiïtce 
qu'il avoit conquis fur loi , ôt ne fe referva 
que;k4j;loiçed'ufiçViâ:oirefi desintereflee. ibia.^ 
Là .Guerre de Ruffie étant finie fi beu- Ctt^mitê 
rcafement, le Roi craignit que le repos *^ ^^^* 
n'énervât le courage de fes Soldats y & 
pour les conferverdansrhaWtudedevain- 

'cre , il refolut de porter la Guerre en 
S^^,. .; L^ Saxons a voient julqu*alors été 
libres j ^ais ils furent enfin obligés de re- 
ceyoïr les I-oix de Ôoleflas le Grand, ht 
terreur avoit précédé fa marche , enfer- 
me que les .ennemis n'ôferent paroître de- 
j^ant lui 3 & fei^ retirèrent dans des Bois 
impénétrables. Les Polonois ravagèrent 
tp^t leur Païs^ &y firent un butin con- 
derable» Au retour de cette expédition, le 
J3Loi s'arrêta fur lef bords de TElbe, & y fit 
élever dpijjGolonnes de fer, tant comme 
jjjl/içpnumcpt éto-nel de fa Viâioire que ' 
j)^r fixer ^s frontières de fon Royaume, jq.-^^ 
' jjLà Pomerânic & la Prufle fentirentx),/^j?^ 
auffi la iorce de fes armes. Cette pré- «Mr4»v. ' 
^ere iPrpvinç* étoit un démembrement 
4u Royaume de Pologne. On croit que 
.if çxskci ni ràvoit, (tonnée en Souverain 
ttèik à plufiel(rs de (es Bâtards , à œ^di- 
tîon de relever de cette Couronne ^ mais 
jrww 1. * B ces 



%6 Histoire dis RevoivrtoNs 

^o*-*^- ces petits Princes s^tôfetit iîévoltés d«ftf 
*''^î. • la &ité , &: à laftveur <fes trûablés ck 
l'Etat 5 ou ^è là foibleffî; des Rois , ^ 
s'étoient longtétns maintenus dans Itur ki« 
iiependance. Bc^flas le Grand ks ôbii« 
/ gea de le rcconnoîtrepour leur Seigneur; 
mais les regardant comme des anciens atnis^ 
j^j-^ il n^éxigea d'eux que kFoi&Hommî^, 
^ 4g la fins aucun tribut. La Pniflë fiit *uffi don* 
iHJ*' trainteidè rèceroir iès Loîx , & de lui j[^ïeâ? 
ûh Tribut, tel cmCil voulut Yitiiptkr, 
i6i<y. Après âv6ir affiiré le repos de la Polo* 
gne , par la défaite de fcs Ennemis y USÉ 
gourer à (es Peuples le fruit de fes Vie* 
toires, pendant quelques années de Paix: 
irVapliqua à régler lé Gouvernement de 
rinterieur de Sm Royaùfne. 11 fit ' dei 
Loix j & eût foin de les fart ^bferVêr; 
Cette beureufe tfanquilité fat trbubléé 
par une nouvelle Guerre , que foféita Ja* 
rôflas Duc de Ruffie. Les f ava^ qu- a», 
voient fiut les Polonois dans fon Païs y 
leurs Viftoires , la prife ^ & le &c ^fc 
Kïcrvie fa Ville capitale, l*ayoiéht tendu 
Pcnnemi implacabfe dé la Polôgnei II iç 
101 8. piéparoit depufe longtems & la vààgeki^ 
ce. Enfin il éclata. Tout femMok dei 
voir plier fous une puiffànce^uffi foi^mf». 
dable que la fieiine. San Armée ^toic 
Innombrable , les préparatift , & le^ini;* 
thimens dcGuei-re répôndoient^àu noth* 
bre de fes Soldats. Poleflâs te<Sfahdn%h 
ftt point érohflé, feij avbitf^Jes'Tfot^^ 
Ses pVêtes 4 opo&r à PËhriémJ; OÇs tWfll 
. fçut que Jartiflâ^ ^tbït^cii^Ciiiipj^ep n'ff 
' ■ ' "^ •" • ^inic 



DE P0LOOH8. i/lT. I.^ %j 

mk%uSii , & après avoir pcxirru: à k fu- B»t.^ . 
rcte de fes Places, il pritk mate deRuf-**^* ^ * 
fie pour prévenir le» Etmeoiîs , ou Êiire 
we mirante divetiion dans leur Faï$> s'ils 
pcDedoient juiqu'en Pologne. Les deux JarûfiM 
Priaces le rencontrèrent £ir les rivagyes ^^'^^^^^ 
da Btig , Jleuve é^ âmeux, par une d/fjt'f^ 
première idéfmt sde Jaroiks. Le Boi fit A0^>f • 
^elulte^ ^Scmsuferma jfesTcoimesdtm 
m Cainpj^ pour kur doniier quekue re^^ 
pos ^ mais Je.lw:&ard , & Fanimouté des 
deux Partis eogagefeat fur le cbasip uns 
Aâic»ï générale. Les Valet» de l'Armée 
Polonoiie kvoientles cheveauxdaos l'eau 
du Fieuye , loriqu'iis furent infultés par 
^[iidques .ioâdats de^ l'Année icdnemie; 
Les Polonois lafioouient aU'^ièoours de 
kurs geos,' ib viçonent d'abpsd par.f e- . • . ' 
lofx>ns> & conunê le bazard ks.aibBtniç 
kur noaibre augmente cnfintex ks JÎ&iiô* . / 
sais & jeûnent auifi 9 il iè;âûtiAin.^»ia<l - 
cri ^ x>n court ^ec âveur i dçi^.paà -Se 
di'Autre- aux armes ^ ks. Che6 iont>obli^ 
g» defuivre kurs foldats : ks Pcjoùoia 
phti^Lâiâ^ ^tesit:dans^ lie Fkuve.y lé 
paâicm^ la:nage y tuooirsnt ks< Ennemis 
«offiore adefiormés , ks jprpilènt avec w 
dBar4..ks pfémierst^r^sibotibientèi 
rompus» les Ru{&ens.ptefmentk fuite^ 
&<nmtp6rterTalkime dans kur 'Camp. . - 
Vntàùoamr panique les iaiûtiCoiis : Tka 
ne fte «isêrer leur fiiiGe. JaroflascoMi^ 
ils,x]afe%NSsé^.& vaincu ùm pouvoif 
ooQlbttt&re >^-<â^j6|digà luiiNmteie.^'^baii^ 
i.j B a don- 



»•**•»•• domacr iba C^mpjôc fçBBagagjÈs, Scàa 

^^^filir avec, eux, 

La pourfuite fut de& plus vives , ^ Itt 
R6i ayant faitdéfence de tuer > le nombre' 
des Prifonniçrs . (urçfiBz celpi des^ Vain- 

Îueurs. U fe rendit xnaitrc^ide toute URuit 
e^ mais on peut dire, qu'il fit voir tati| 
de modération que les RufBens fe fournie 
tent plutôt volontaicemaic.^ qu'il ne les 
vainquit. Jaroflas lui ayant dc;inasidé:]ci 
Paix^ il l'obtint iàçileacu»Qi..Les Prifim* 
niers fiirent renvoies ikns rançoi^ êc^Bci^ 
kflas . content d'jun .léger Tribut fçut cal^ 
mo'^par une clémence politique, l'ardewr 
fougeufè dé ces Peuples belliqueux, qysia 
force de^ iès . artnes &. pluâeuns défiôfiei 
a'javoient .encore ipu docippier*' ; > : 
so2f. ^.<4p1^ cette.Vidhnre^ laPolo^Sfita'eiiC 

i^lusid^Énnemis.,. qui o&fTent remiser ^-^ 
_ e. jouît d'une profonde Paix^ tatia que 

^ttjUs. Ibleflas vécut.: Ce grand Prince mom^ 
sut à. l'âge de {^S: ans , &. après <m;Rie.. 
g^à.'de af càns. < Miecfias fon fils, lui fuo- 
x^eda., & fut: couronné: à. Gnefne^ pao: 
rArcbevêque d&cette Ville. Dans le mè^ 
me tems > mourut aufli rEmpereurHen^ 
ride^Bayicre, que l'Eglife a nus au ncmsv. 
Idre dé ifeaSainia,.&. Conrad fiit.fan&ic.^ 

çeflcur.à l'Emfârc. 
\o\6. . I^a mort.de Boktâaile Gcand fut c3Dfl(i. 
M 1 E c-^ me je iignal.d'on feutevatoeiiti gmâflid,' & 
la fcrocité des.-Pétitpks vninctit 3i^am 
plus cecteibàrrîeie-, .'feîdédtetBa itteç ià 
deroiece. furfiiu:. . i Sf éfque: éu^ Irmân» 
•. 'j jL u tem$ 



tJLAf IL 



] 

ttiros laRuffie, la Bohême, ht Moravie, **'*/^, 
la Pomeranie , & la Saxe coururent aux * 
Armes , pour s'afrancfaîr du Tribut , qui 
Ibur avoir été impolè: ; 

.- JaroÛBS & Miedlas fbn frère. Ducs dé 
J^luffie, fe mirent les- premiers en campai 
gne, forcèrent les Frontières dé Pologney 
4tiflegeretit & prirent Cxerwîensko , 
8c quelques autres petites Places , donc 
ils tnsi^rterent les habitans dans Iç 
Palatinat de IÇiovie. La révolte idloic 
devenir générale , fi le nouveau Roi ne 
fixe aufficôt entrée en RuiSe avec une 
jKunfareuiè Aràiée. Il fit arrêter un frand 
xiombre de Seigneurs du Pais , ou'il re^ 
ttûc comme des Otages de la fidélité des 
.Peuples, ÔE il étoufa par ce moyen lés 
.ièmencti» de Tebelli<m, qui lui autok fait 
perdre^ toute cette Pwvince. ' : , . 

. La Révolte de la Bohême eut des fui* R»9$h$ 4r 
SJSS plui^ fîcheufes. Udalric fécond fils '^'^**»' 
.dir Diic de. Bohême aïant .été remis,* a* 
ji!ès la Conquête de ce Plaïs , entre Jet 
iooins de Bk^flas le Grand , fut regardé 
en Pcdogne plutôt comme le fils d'ut» 
^nnce maUldlFeOx, que conime un en- 
ennemi vaincu &ç prifonnier.' X^îe Roi 
le fit él^er dans, fit Couc, avec tous les *'^ 

foins qdè méritoit fà naiflànce , & le 
combla de (es bienfaits. Udalric parut 
reconnoiâànt ,. & cet efprit infmuaat 
£c trompeur fçut cacher fon ambition ^ 
ipus les dehors de la fbumiffion la plus 
refpeâueufe. Bcdeflas fe laifTa tellement 
pecfuader de ion attachement , qu'il luir 

B j ac- 



- j 



30 HftTOIRE DES ReVOLÏTTÏONS 

** * "^ M^cordt la permifEon de. fc retirer tû Bo* 
II- jjgjxic » & lui fournit tous les iècours né- 
Àeflaires , pour y fbutenir foû rang. 

Les Bienfaits quelque grands qifils 
foiœt , ne peuvent valoir une Couron- 
ne , & un Vainqueur eft toujours un En^ 
nemi. Dès qu'Udalric 6at en Bohême V 
il regarda cette Province comme fon Pa* 
trimoine injuftement ufurpé , & ne fbn^ 
gea plus qu'à s'en emparer. Il (k àéûtfe^ 
cretement y & par diflèrens moyens des 
Seigneurs du parti Polonois , il réveilla 
Jbus main les inclinations de ceoix qu'à 
&vGk être attachés a ùl Mai!bn , & diP- 
voÛL tout pour un fôulevement général. 
^ • ^^^^ manquoit depuis longcems, que 
loao. p^çj^ugoQ fiivorable. 11 k trouva après la 
mon de Boleflas , & pendant VékÀpitf^ 
ment de Miecflas, quietoitateM cnRufr 
^ &)ilfitprendre kBretfùs^fbn âs^hqua* 
"•"'■' * Hté de Duc de Bohême, & reftfa lêTfli. 
I«t ordinaire. Le Peuple courut aux ftt^ 
ioèsy Se les Gamifinis Polonbifes éiant 
fins fecoors furent oûmaffi^crées ou oUk 
gées de fuir. 
loii. ' I-'^p"^ ^^ Révolte fc f^1& bientôt en 
& d/u Moravie. Bretiflas y entra avec des Trou* 
U9f4vU, pes, comptant cependant phis fur \cb i£i« 
tdl^ences qu'ils y avoit, que fur fes pro- 
pres forces. Les habitans du Païs avoient 
déjà traité avec lui ; la Conjuration fut 
fi fecrcte 3 que les Polonois fe virent affaîU 
lu tout-à-coup par les habitans du Pars,^ 
9c par un Ennemi étranger , fims poti- 
. voir à pcineft défendre. Envâa ces maK. 



. 9& PoL«ô^K. Xiy. I. 3çX 
lusur^ux Sojdats imi^or«-ent-ik 1^ fecours m.» « çv 
de leur Prince j le foiblç Miecflas regar-'*'^* T 
às^t d'un Qçil trangulie tQUtes ces revQ- 
luttons , les laiâa exposes à la fureur de 
£e$^^t;icfns l^b^es^ ^cun ne fut épar- 
gné y tçgit; fut ipaflàcré con^ne ennemi^^ 
ou vendu comme efclave, 

Mi^çû^s n'ayoit aucune des.ffl'andes 10303 
mialicés dç ion Père. Son oiûvete &: fes 
d^baucbçs le rendirent n^éorifable à fçs 
jÇujets- La Bohême & la^ Moravie s'é- 
^ot, révoltées impunément, les Provinf- 
ces voifines de TAllemagne, ^crûrent auf- 
& qu^elles ppuvoient fans crâintç (ècouer 
l&ioRg de ce Prince voluptueux 6c ef> 
fc^niné. i*çs Gouverneur* s'érigèrent en 
.S<;H^ver^iqiS 4es, Places dont ils n'avoieot 
j|^e Vi^.4ç a Ç^ P^ 1^ ieçours des AÎl^- 
.jfipans., j^veç qu^ ]le ^çomcâacçe & des 
m^fs^^ ^QVmim 1» WxffQieçt ^ ikjp 

Marquiiât de Brandebourg eit compo^^ 
i^¥fkW5S # «ces Pwcip^utps. , quç les ^ei- 
§ll^^;iiis 4e jce Pai^s unirent (^ns le/ûite , ' * 
W par leur adreiP^e , ou par la force ^ 
Jw^rsj arii;w,' 

. l^ PosQeronîe fe £; auûi un Prince 1^3^^ 
f§Cti6u%r ^ i^f^pqndant. A la noMr 
y#^4e <if^ (UiS^entes révoltes ^^ les Se^- 
^çiurs Pp|onpii^ firent tous leurs eâforts 
pour riev^er Miecflas j & le tirer db 
ign, PaûiSt Leurs reproches, & la crain- 
le qu'eut ce Prince d'un foulevep^ent gé- 
néral Tcp 6fem plutôt fo^tir , quç f<^i 
jQsmV^ & le ^ de ^ pro^j;e gloire. 

B4 Trois 



* ^ 



32 HisTÔlliE DBr:REV0W7WONf 

Itfiiç- Trois Princes Hoi^ois- racc6mpeg»c*- 
f L AS II. ^çjjç ^j^^ ç^çç expédition ,*. Yzxiàxcc dès 

Pomeramens fiit domptée, &, les Cheft 
des Rebelles furent punis de mort. Les 
"Polonois durent leur Viâoiïc au courta- 
ge & à la conduire de Bela , Fiuh-de ces 
Seigneurs Hoi^rois.* Qudiqtses- Auteucs 
raportent, qu'il tm. en D^di le noirràtti 
Duc 5 que tes Pomcraniens avoienb éiti. 
jMiecflas par rcconnoiffaDCc , & îvlt de 
h fidélité de Bela , lui donna le Gouvcp- 
ncment de cePaïs ^ayec le Titre deDu^ 
& fà'filie en mariage. - - -. „• 
1034. Dès que cette Expéditîoii fut ftrie^ 
Mit dé Miecflas fe renferma dans "Sbtî Pahis> &re^ 
Mmjiés. tourna à fes plaifirs y niais ik kA fuifent 
funeftes, Scies débauches outrées lecon- 
duifirent bientôt aa toodxau. JJpe-A 
pece de frénefie le fidfit^ rien ae pot cal- 
mer fes fureur»^ & il mourut Ie.i< tffe 
Mars de cette aniiée, peu regretté tlei& 

Sujets. > 

2Q«^, Le mépris qu'on aroitpour Miecflav 
rejaillit fur ibn fils Caximir. On cnu^nil: 
qu'il ne fut fujet aux. mêmes accès et ^hl, 
reur , & aqfli voluptueux que ion Po. 
re. Les Seigneurs jugèrent donc à pro* 
pos y de fufprendre ion Eleâion & fon 
Couronnement , fans cependant l'exclu* 
re entièrement du Trône. Pendant & 
R^inoritç, le Gouvernement de TËtat fut 
confié à Rixa Mère; du jeune Prince y ic 
- fiUe de Godefroi Comte Paktin du Rhin. 
A(Iais la Régente aigrit encore les efprits 
par fon otgueuil,&par l'injuftè préférant 



»r Fox €^&VtZ. 1 1 V. î. .pf^ 

«r qB*^e dora» sus AUcmsms fur te ^^"f^^' 
fùloaoiJk Elle ne voichit' jamais conlpa- ^•***^ 
lâr iïs^ iuppreificHi de* quelques u&{kÀ:6 
odieux, introduits pftr Miecûas & fit 
-«emplir tot^es les Cborgeà de FEut par 
êts personnes de & hbtion;.' Les Peu- 
ples éeoient aecaUés d'ËsBiâions ^ Tadmi* 
;mfh«tk>0 des affiiira étoit entre les tasàni 
àcs Sta«ngei9 , qui feuls diipoibient de 
-«out. On iui'fic< envain des» reïnontraair 
-ces fur des filets de {Maintes (i légitime» ^ 
■ «lie refufa de* les écouter , & les mcprir 
ik avec hauteur. Cette dureté rompit en^ 
^tzer^ment léi foiMes liens , qui unifTenc 
'ùaoùre>ks Sofon&is à- leur Souverain. 

Elr ertet , k ft%ente*&t éxiléç , & o^- lo^tf. 
ttigee deckercherunfafile hors ^l^li^'^^i^T 
^ScSogae. £Ué emporta avec elle des/J^ ^ 
-Tké&s hnmenfes, fruits des Viâoiresde 
'ADleûas le Orsnd, & iè mit avec ion fils 
Cazitnff Ibcts Isr proteâion de TEmpe^ 
«ur. Ce Prince les. reçut avec honneur ,. 
-4e leur prcmitt une prooiçte vaii^eaace. 
•S envofar même^ des Tcoupes fur les^ 
• Srofitieres de la Pologne, mais plutôt 
fjour iâuvei^les apparences, que pour fai>- 
•re uneâbrtcmble'.de.xetabl^^ Cazimtr 
fiir le TrôÊe de fonPere;^ 

Les Soavarains &:Jes Sujets ont un' 1077; 
' même intérêt, de- ktisfôr^ à des ohliga^ ^«^'•'■« ^*-- 

- desn^ réciproques , . qui forment . km. u- ^*^^/" ^^ 
-nion* :: dès que cette: coxire^ndasce^qui 

•.fidt «sfpa^er lesLRois>:& rend les Peu- 

- pies heureux , eft troublée -, leurs- divi* 
T&dQs.le»i.^ac égalei{kencitti}eftes..Bixa,. 

K^ en* 



34 KfBTOlVgL f>lS J^^|AtmON5 

i»*]Bj^ tn u£uit avec txop <l'eivgp^0 ^ as ëiuiflk 
rite qui lui étoit confiée, fit pçfidrc une 
Cburoime à fon fik > & le^ ]?j^oik)îs 
trop jaloux de leurs droits > es chaflaiir 
leur Prince , ton^reot daos une Anai^ 
chic , qui enfàota mille déferle». Chst- 
que Seigneur prétendit ég^Imient à fa^ 
Souveraineté, ou voulm; du moms ie 
conferver dans une aitiere mdépeDdai^ 
ce : delà le mépris des Lpix & Timpi^ 
nité des crimes. Il nVjeut plus ni.€oa»> 
mandement, ni obéiïuocei Ladtfcorde 
régna également dans toutes lea Provin- 
ces. Un nommé JMailas > fimpfe Oflîdcr 
du Roi Miecflas, iè cantonna dans le Par 
latinat de Plosko y une infinité d'antres 
Tirans s'deverent dans tous les cojns tfa» 
Royaume. Egalement enncsnis ««tr^eux^ 
& le detrui&ntles uns les a«ttres> ilsver- 
&rent dans leurs querdles le plus pur 
£uig de la Pologne. Les Notdes wcc^ 
blerent de Taxes les Roturiets , qui «e 
pouvant implorer le fecours d'une auto- 
rité légitime conf{»rere»t contre là Nâ- 
bleflè y Se prirent ks armes , pûHur fe dé- 
fendre de roppreffioQ. Là PaJiftns me 
trouvant plus les fruits ordinaires de leur 
travail., eurent recours aux brigandages^ 
Ils fe firent des Cheft ; la fiireté des che- 
mins fiit violée ; nuUe aiile ne fut à Tik* 
bri de leurs courte , ils attaquaient mê- 
me les Bourgades & les Villes. La Re-- 
ligion fut dans un aufii grand perii que 
r£tat> & le Paganifine abattu fit un (kr- 
nier eifort pour relever Su AMUk. Lts 



PS FotièoWE; LiviR 5f 

l^es furent pBJéeé , ite Evêques écba- ^«.^^^ 

eent à peine ^ k fureur de ces inÇ)ies^ • ' "^^ 
vaiçt fiiçré» fUreiK brités. Enfin il fe 
fircHiv^ qudqùes Seigneiif s y qui ôferenj: 
pjopofer h profcnptkm d^Cbriftkniûn^ . 
pour rappeller le culte de Jupiter & de 
Mars , que la Pologne avoit autrefois a» 
iorés > ibus le$ nooas de JtSè &c de 
liada. 

. Un^ Guerre étrangère mit bientôt le loyti. 
coipble aux inalheurs de ce Royaume, ^'"^*^ 
Les Bohémiens fes anciens Ennemis &i- «L*» > 
£rent ces momens de divi&ons inteftines> 
pour vanner leurs défaites > & donner de^ 
(tt$ à ceux qui les avoient fi fbuvent 
Taincus. Bretiïks entra donc en Polo- 
jpie ^ la Guerre -Civile lui en avoit ou«^ 
vert les Fromieres 3»^ & le plus foilrie enr 
Àemi eut pu la conquérir facilement. ^ 
Wrai^flaw Ss Pa&aa foutihreoit vaine^ 
ment uo Siège > il s'en reindit maitre^ les 
abandonna au piÛage^ gc y fit mettre ii^ 
feu. C^eine ourerte de toutes parts , âc 
£ms Fortifications ^ n'ôià réfifter. Tout 
yfut piUé & ikccagé. Ses n^lbeureuic 
Ocoyens fiurént ou tués ou réduits danS' 
W dur eiblarage* Le Scddat impitoyablp 

Lafifoimt ià brutalité . & fpn avarice. 
s E^ifea fiirenc profanées ^ les Auteb 
renvenees. On mit à la Torture les Mir- 
siftres iâcrés ^ pour iàvoir par la force 
des tourmens ^ rendroic où on avoit ca>» 
'.çhé h ChaiTe Sç k Corps de St^ AdaV- 

b«t., 

Bd 



3* HrsrbniE èffs REVot^tfbNsr. , 
UtMw^ bert 5 •& ce lïe'fût quCpar uiîe ëfpécede 
»moK». jyîjra^iç qu'on. Jda-oba: te ptêcieùx dépôt 
■ 3: Fayidité^du' Vamc^aêdr: ' Enfih Ghefee 
éprouva tout ce <jue h GUèrrè a de cruçl 
^ tfaftéùr. Bretiflâ^ ne fe retira qu'a- 
ie» en âvoîi^ ftit Une folitude , & em-- 
'mena avec lui tm 'nombre' infinî de Prî-^ 
fennier^ de- toutes fortes de^ conditions'.,, 
dont il fit Colonies dans fon Païs.: * 
lùZQ* ' Préfijiiê dans le- même tems; jarofl^^s^ 
^ér^a ^*îtfa en Pologne, par un. autre côté.. 
Kt^a. L'irruption des Ruifiens ne fut pas moins 
cîrudie , que cejle des Bohêmieti^. Tout: 
ce qui étoit échapé à la fureur , & à Ta*- 
tîarice'de ces derniers, fat la proye de- 
Jaroflas. Il mit tout à feu & à Éingdans 
le Duché de Mazovie , ^ & rie fit fa re- 
traite 5 que lotfqu'il n*eut plus ' rien ' à. 
)pUler. 
jimènfa- "■ Les Papes tendoicnt - albrs S établir 
^'^ leur autorité fur le temporel des Rois, &l 
Mm^. VéVigedieht err juges- de leurs querelles, 
•liôrfqu'ûri t*rincc manquoit de folcés 
"pour réfîfter à fon Ennemi, il trouvoit^. 
la Cour de Rome , une protedion r^ 
doutable& des foudres quelquefois plûjs 
puiflai^tes, que les Armées les plus;no'm.- 
breufès. Les Polonois y eurent recours, . 
St par le confeil d'Etienne Archevêque 
deGnefne, on envoya a Rome une célè- 
Iffe Ambafkde , pour y accufer de fifcri- 
lege & d'impiété, Bretiflas Duc de Bo- 
hême , & fe plaindre des ravages qu^l 
avoit faits en Pologne, fans diftinâjon^ 
du Sacré fie duPtofane. Les Àtnb'aflàT 

deuTjs. 



' DE PohOOHt. LlV. K" Î7 

ifeurs eurent d'^bor/d une Auduiice ïavo-. im»»» . 
rabie 5 plutôt parce qu*a etoit de Tinte- «^«""^ 
rêt des Papet de recevoir toutes forteyde 
plaintes , & d'cflfàcer par TuCige le5 idées 
qu'on pouvoit avoir de Pinconçctance 
de leur Tribunal fur ces madères 3^ que 
pour rendre aux Polonoi^ lajuilic^c^ qui 
leur etoit due.. Bretiflas Duc de Bohêine^* 
Bc Severe Evcque de Prague , ftirent cif* 
téy. Leurs Envoies , femblant craindre 
une ercommunication , promirent en pu*- 
^ tdic pour leurs Maîtres, de reftituer tout 
ce qui avoit été enlevé à TEglife Métro^ 
>litaine deGhefiie, & aur autres £glr« 
ïs de ce Roïaume , de de reparer les 
dommages caufés par la Guerre. Mais eu. 
fe^cret Us firent jouer de puifiàns reflbrts,, 
•& l'Or fut diftribué avec une judicieufe 
prodigalité. Il fitfbn effet ordinaire , fit 
ic$ Mirdftres âe la Couif de Rome ne pu*-^ 
rent refifter à fbn éclat, 
•^ t^EgKfe fouffroit alors un (o^ndale af^ 
^eux p^r rintrufîon de Benoit JX, dans 
•1^ Chaire de Sr, Pierre. La jeuneflède 
ce Papei* &le bcfoin qu'il avoit d'argent 
"pour.rélïilcr -à deux Cpncarrens, Ôcpoûr ^ 

tjcienager ceux qui- étoient attachés à fon 
T^ti, furent des conjonébures favorables 
aux Bohémiens.' Le Décret de Citation^ 
ôc les promeffcs des Envoies du Duc de 
Bohême furent oubliées, & Rome fi ar- 
dente^ à fe faire obéir , lorfqu'elle n'eit 
?as (ëdaite ^ ne fit alors aucunes poar^ 
lites y pour -faire exécuteras Décrets. • -; 
L» Guerre Civile concinuoit en Poîbi^ . h , : 

B> gne 



*****r ôc» 4« Cbmmeijçce^ k iuke (te ^^ 

cpii hàSbkat les cap^i{t$^;i3^ 4âfene$ &; 
^ini cuitiure » la rouie & Tincendie des 
priac^eff ViUes 3, les courfo & les ra» 
vages des Brigands ne font que de ibiblef 
tfSxs de l'état malheureux , où écoit albrt 
ce Roïaume. Déciiiré jpar des Tiranf 

di^rs par ,les Notions Toifines «^i 7 eo»? 
iroieot à Tett^ri} ccmune dans u» Faïs4ç 
c^c^uete comipuae > il éroicprès de re*- 
ieyoir te loiK du premier Tiran , quj 
daigneroit s'y établir. Enfin quelques Seir 
grjeurs fe réunirent pour chercher un r«v 
;»ede à ces maux. Ils convenoient touf 
^'il fyJlqk un Prince à la Pologne^ mai^ 
Içurs vues étoient diâPerentes fur le choix. 
X^es jiùffirages de quelques-uns furent pour 
Mn Prince wifin 31 d'î^ijtrcs parlèrent pour 
eujt-memes > ou jpour quoque Seigneuf 
de la Nation i mais le plus grand nom- 
:tee foutenu pat Etienne Archevêque d^ 
.Cndhe fut d'avis derappeller Caiimir. 
£n effet il étott dangereux de mettre fitr 
Iç Trône un Prince voiBn^ dont Tinte*^ 
^êt eût peut-être été contraire k celui d^ 
U Nation. U ne Uétoit pas moins d'y 6» 
' lever un Seîgqeur Polonois , qui n'eût 

r; euaflez. & pouvoir & d'autorité pour 
faire refpeâer ^ & on dcvoit craindra 
Îu'un pardi choix ne rallumât la Guerre 
. Civile y qu'on & çtopoibit d'éteindre» 
Métti dé ^^^ con&derations réunirent tous les Tuf^ 
€ê2mr' 6agcs en fi^YCur du P^-âls de ^cdejSa» 

- le 



IrGrtnd. On m tegufà^flm Oaûvokr^^''^ 

coonoe ifii dtt Siw d'us Roiy qoî avoir 
£Htt k gioâie ac la £àidté de k F^Hogm» 
& dont kf DMdiietttis pfâ»s nppeUokqt 
filus vivement k meinoice. . 

Le jeiœe Prince étdt fora de k Potoh 
foedepids prèi de cmq an» ^ 4k lé Uea 
.é& lâiieOBikQ etok iacoisiu aux Pcdonoii» 
€>n envoya doiic des Âmbaikdeors àRi- 
xa ià Mcre, ^ui g'étoît semée à Brmt- 
wick, pour k prier de kur indiqtier i'eoK 
din>it où étoit fi» Fils. Ca2icDir étoic 
venu imtpÊii^ ta France , & avoit Eût 
iErs études à PiuJa ^ dans cette âuneuië 
Xfaivecficé ^ Mère de toutea ks autres. 
IL étoic mfiike pafie en Italie > ou St. 
Romuald lié vfok p«£uKlé de & laire 
Moine; l>e,rctaiir en France ^ il était 
entré dans rAUmye de Ou^ > oà il ^ 
imtjeçtt Htthit moaaftique Scie Dia» 



Idca Affibaffirdeirs vintent IV dbio^ xo4a: 
dierj» âc kâ jvndireitf kuta aevcàr^y Lt p^pè 
4X)mrae ii kur Roi. Mais Csilmir i^^^'^^ 
Aûit fim VSare^ éc k doufak engsgenieat|^eii/e. 
,^'il avoir pris k rendoit inc^>abk^ de 
porter k Coi»t>nne.' U fallut donc avoir 
recoursâu Pape , pour obtenir des DU* 
.peniès. Le cas étoit extraordinaire , Se 
il ièca teupiffs ilirprenant de voûr un 
..Jeune P|ince datSé de Ces Etats, iè &ife 
Moine, ^ fintir enfoite du Cloître, pour 
letnonter iurkTrfine;- Benok IXjdonc 
jiiDuaamos dÊja fsaàc^ le kiflà coucher 
; ' au 



4Ô HisrdîTR^ 0is 'SrB^octrriom' 

'tirTsu. au récit des nijffièùirs ft cle lu déiblfti-- 
mvoNir. ^n de la Pologne ; St h riécefficé dé' 
courontier Càîimki klî^jpaùruc un tnorif " 
fuffifant pour ddier ce^FiiKe* La diP- 
penfe ne. fut cependaot pas mculte. La 
première condition^ fut defe ibumettrc. 
à une Taxe* Apoflolîqae> appdlée leH^-* 
mier de St. FMre\y que tous les Ifelonoâr 
iêroi«it oWigés de pLfet par tètt. Le St. 
Père libuiuc encore qu^ite »'engageafiëi^ 
h couper leurs cheveux flc leurs bsttbes^. 
comme iâiibient les autnes^ Peuples* Cas 
tboliqu» Romains , & qu'ils portaflënt 
I0US au col , dans* les priocipales Féties de ^ 
l'année, une Etoile Uandie de Lin. Ges 
trois conditions^ furent exécutées» fidèle^ 
.ment, . j . 

Aftf/w ' Quelques autres Hiftoriens .aflurefft> 
V àêm rS' que ce fut Clément II qui accorda les \ 
^**' DUpènfes de Casimir. Cette contrariété ^ 
eft caufée par le nombi« de ceux^ qui 
prétendoient à la Papauté, & par lacod^ 
fufion que' le Schifine-prodùtfit dans • ces - 
tems. En eSbt Benoit Ix nSétoit âgé que-' 
de douze ans, lor&u'il monta far la Chai* 
V « de St. Pierre. Ce jeune Pape ftit ce- 
pendant réconnu ; oa le chaflà efifiiite-, ' 
& PEveoue de Sabine , qui prit le nom 
de Siiveàre , fut mis à fa place. Quel- 
que tems après , Benoit reprit le Pomi-- 
ficat, maisilfot une féconde fbisobli-»^_ 
gé de le. céder: à l'^Archiprêtre de l'E-^ 
•.g^edeSt. Jean- Porte-Latine , qui fè fit 

Speller Grégoire VI. Eàfiri PEmpeWîiih 
eori m ayant fuccedë 1 G^ixad fo» 

Ecrç: 



V 



pafe vint en Italie» , >€af3m^ èms>< Rame >^''^!^*' 

fKMDOia au SovkYfTsisk Pom&qtt âyœkgec; . 
Ëveque.; de Bgiabecf y qui lui oottoa la 
Coqroiuieiixffiénalek? / - , . '.\ 

• Daos^^te^meflae l^ffos Jaioflâs Duc-de 
RuiÇe , qoi avoit^ réuni ea fâjieribone 
t(»is,}fi$ £cj|i8 dçr WiolodQaûr. ion Pere,^ 
£è propo& d'étpcKlre wcore ion Empire^ 
Ibdéc^uu la Guerre àrScapereur Grec^ 
&. envoya ioa sijs Wladimir , avec une . 
nombreufe Flotte, pour affiogec Conitan» . 
' tiiK^lf 4 . xmis . une tempête afinuie^ fk é^^ 
cbouer cette entrepifev Wladimirie&uvà, 
àpeine du xttufrjige, après avoir perdu une , 
partie de fe$ Troupes, Dénué de tout^« 
il tâchoit de regagner par Terre laRufne> 
avec ce oui Uii reftoôt de Soldats ^ Icm^k ' 

Î[ue les ôrecs fe mirent, à fk pourfiiite. 
U le harcelei^ït continuellement ^ bm 
eqgager upe. Aâian ^jjèàkdei^ ^.jdpecaqu 
de le défaire entièrement dans ces petites 
CbmbatSk Le$< Ruffieiu fatigués.» man-, 
quant de foui^ges âc 4^ Vivrea» ^ p^^i 
ik fucaunber .^us« les attaques d^un £n^ 
nemi qui fuioit , dès qU'opi lui teâftoit^^, 
trouvèrent ai6n une conjapâure favora^ 
.ble> qui obligea les Grecs de combattre^ 
Ce dâèfpoir anlmoic les Rufliens.^.& ils 
ravirent une Vidloire,, qu'ils -eufTent per- 
due f s'ils n'euflent pas été preique de- 
■feits. 

'.' Cazimir fut reçu en Pologne y comme 1041»;. 
celui qiû y ramenoit la paix . & l'abon- 
dance. Lesi Ëvêqu^s .&. les^ Setgneuqsi '' 

al-- 



I»»» !• 



4» HiSTMiu; BM Rfivo&innoKs 

ce qii'ik purent csumi&r de Troupes, fie 
le condusfireitt à jGnis&u», où il fut coun 
fiOttoépar Ëriefiiie,,4tf^boy)ê^ufi de cette 
Ville. Les préiniers ibi^ du. nouveui 
Roi» 6ufim; de. pwçor ica Etats .de& Bri- 
ffands ^ VisfeAoifnt; il ai&çgea de 
St i»fer loufis Clitfieaux > leuss Ghefe ffH 
fent anêtés .& punis da dernier fuplfce. 
On accorda uoe Âœoiftle aux autres ^ 
parce qu'il étoit dangereux d'en punir un 
& gcand nombre. I^ Paa£uts ceKkuxne* 
rent à la culture des terres, les Marchanda 
à Jour cdmitierc^ ^ toqa les Etats Se tou.»^ 
taab» CooditiQos' restrermst daoa leur 
dbcrvoir ^ les Villes fé repeuplèrent ; 1% 
Société ciarile & récablil; ^ les Loix r^ri*^ 
.refit le^r ¥^ueur, £c s'il sefta encore dea 
SLeboUca » on.ae ks.^xi&ic peûdaat 
fodqiie. tema d»ia leur», uiuapatioor,. 
^ue.pQurclea acca|>kr aVec plus, de Ju^ 
.faDe. 

Apàa afoir reqaedié aux maux ka {^ 
pfeœuss de TEtat , les Seigneurs crwreçt 
%u'il iiV avoit rien de plus intereffitnt> 
que le Mariage de leur Prince. jLls Vcn^ 
gagèrent donc à envoyer des ÂsobaiËi* 
deurs à Jaroflas Duc de Ruifie , pour lui 
demander en mariage ià Sœur nomaéè 
•Marie. Cette Princeife étcHt Fille de 
Wolodoœir & d'Anne, Sœur dç Ba^* 
file & de Conftantin , Empereurs d'O*^ 
rient. Quoiqu'elle eût été élevée dans la 
Religion Greqqe, la di£^aice dea Ritea 

A'arÀlBt point Gaa^içtr. Lfiaceréc de 

l'E* 



DE fohàGnu.' Ltv; I. ' 49 

V&tu y Ce h Pditi^e jëiai» à Ifitielmt^ cas» 
tioft ckt Roi , fingnt bientôt lever toutes*' *' 
h^ dïfkvkéB y dc'Mme fut tcxmSt totre 
les mains «les Aodxi^Sideuis Polonob;^ 
^n^ec de grandes fonitiies d'ai^nt pour 
À Dot. aie qoku te Rit Grec ,& après 
avoir fidt rénerer les~ Céranonies de fon 
fiatême , ptr to cmtiee Qu'elle eut de TiiK 
Telidité de cdûi qif^e avoit reçu en 
Ruûie^où les Prêtres étoient encore peu 
inftruîts, elle épou&Caiitnir> qui que^ 

Îue teois après la ât couronner Reine de 

' Cwiine ce Rofauine àrok hetbkï lù^^ 
A^nnc langue Pas , pour reparer les pe#- 
> tes , CaaktMT fit tout pour la lui pro- 
curer. Son Mariage avec kSoeur du Duc 
'^«uffie le raffura de ce côté-la. Rixa 
*A Mère lut avoir ménagé Famitié dts 
'.^âfemaas , & it pouToit en eiperer tou- ' 
'^ÊC8' fortes de fëeoufs. Brecifias Duc de 
Bobême ét<nt le iëul ennemi qui fôt à 
cratftdre ; ma» PEmpereur le mit hors 
' iKcat de riea entreprendre > &r vangea 
tes" nm^ que les BohêRûens avoîent 
£dts en Pologne. Leur Duc , fournis i 
toutes les conditions que TËmpcareur 
voulut lui impoTer , fut oUigé de futvre 
-^jfi Vainoueur juicju'à Ratisbomxe, pour 
lui feire hommage de fcs Etats , & de 
rendre à la Pol^e toutes les Places > 

S'il y avoit ufurpécs à la fevcur des 
terres Civfles. 

Le Duché de Mazovie ne recoijnoiQdit Dé/aké ifo 
]»Qtm encore l'autortcé àe Càzitnir 3 & Ti^^ 



CAIt- 



44 HisTOf AE ,^^ Ki^yoiMri0}f9 

Maiias 9. dont tiqus ^pns d^a par^^^^htik- 

tena par les forcés delà PruSèy perfiftoit 

dans 6 révolte. Le Rj(û marcha ei\iji 

contre le Rebelle ,, fit avec k feconrs ^ 

Jaroflas fon Beaufrere 9 U vainquit le Tir 

ran de cette Province^ Mafias, trouva 1*9 

afile en Prufle». & r^Q4e .fiiivante, 

rentra dans la Mazovie avec une nou^velr 

le Armée ^ mais une féconde défaite diP 

fipa entièrement ikm- Parti , L^ Province 

fe fournit à fop. Prince, l^ime, & Tl/- 

iirpateur 5'étant enpçiice réfugié., c^ Pru^ 

fe , pour y £ûre prendre les arnoes^àd^ 

.ç : . Peu^es encore barbares , ,y trouva i^ fia 

.ordinaire de» Tirana, & fut tué.parpeujiH 

. mêmes y dont il einployoit les kcçuas^ 

pour foutenir fa Révolte. 

1043. Une Paix folide & durable fucceda 

' enfin à tant de Guerses inteflines & ^ 

. trangercs. Càximif profita de cette heu- 

. reufe trânquilité , pour faire fleurir k 

Religion 6c les Arts. Les Clûitres tp, 

croient alors les uniques dépolitaire^. La 

Noblefle, rçgardoit les fciences cojmme 

une occupation vile & fuperflue > & le 

^commun du Peuple ne s'apliquoit qu'à 

l'Agriculture où aa Commerce. Dans 

ces tem& d'ignorance ^ les Moines {eui$ 

fçurent & diftinguer par Quelques çoon^Mi^ 

fiinces. Ils furent les defenfèurs de îaL 

Religion, & des Lettres ; c'eft prelquc 

k. feul canal y qui nous a tranûnis les 

Traditions & Tniftoire de nos Pères. 

Qugni étoit alors un des plus fanieur 

' Monafteres; la Sainteté . & le iàvoir do 



hs^Akîéë^ iSt ÎÂ 0iAé pèrfqnn^gfcs , qu'a c k »f » 
ivbît^ fôrflÉfe ftifoièiit îéi$«âj^.: cett^' ■• ' *• ^ - 
Abà'ie dâm» tbiltes' lés^ pattiçs ^u Mo^dc; . ^ i 
Chrétieii.' BHe çoittpmir aa nombre, dç 
fte Elèves, des papeà & <tès Rois. En4 
fin k» leçons , qu'oii y tecevok , étoi<^nt 
paiement utiïe$ pour le Gouvernement 
é*\iti Ecaf , & ta défenfe de > S:^ligipày 
&Bttitfâf y :^6\t été* élevé ^ ât on pèué 
éke qu'il y avort upris TAf t de rtgner e» 
Priitce Ghtétien: Sti'rèconnoiffance pouir 
^ MattrèsP, 6c Pinterêt' mêtne de Ibâ 
Roïtorte 5 rengagèrent à fonder en Voi 
iognè des Mônafteres do. même Ordre^ 
Il envoya 'donc des peribnnes de con- 
fiance è l'jflfeé de Clugni' avec de ricanes 
préfens , -po^f lui deti^nder quelques-uni 
dfe fté Moines." L'Abé en envoya doifee. 
Se àfis qu'ils fnrent arrivés- en Pologne / t 
Casimir leur fit bârir l*Abaïe - de Tiniez ^ 
fer la Vlftale > prçx:he de : Çracovie* 
Afirion en fut le premier Abé ,. & par- 
tint enfîtite' jufqu'au Trône Arehiépifca- 
paî de' la Métropole dePblpg^e. 
* Pendarit 'que k Religian s*afifcrnûfïbk Omern a- 
ea' Pologtte v; & nuë ce. RDiaunae jauïB- ^^jJJ, 
foit>d'uné Paix*, ptfifonde , la Hongrie di- *"'*^ * 
vHée *par une Guerre Civile retourna 
prefquer entièrement au PàganlTine , & à 
fes anciennes fiipeiffitionsl Pierre fils 
de Guillaume iKic de Bourgc^e étoit 
njbnté fiir le Trône, de Hci^e:^ par k 
lëcoiirs de Gifla iàiSœur yi Vèûve du Rjoî 
Edeiuie. Mais ies Hon^rm ne^pouvant 
Ibaffiir l^ débttuàh^ de ice^Piincc ^' & 
^\ ~ " de 



/ 



^ * »■ - AbMl k» «irtS ôç-4e:CtiteiPt à lis Tfpti- 
m « i.. p^ 1^ Viiff*'<c Igsfoiiitgff? La Fa^ 
^W^ ftK ^ie.de lafMe &; de .la 
Difleiiieriç., âc r^mpeieiir ^près ^oKiir 
éperdu ib oieiÛeim Soldam.» uns dumr 
,pu cooibattie» 6it cootrtmt-dsArfetîrer 
en ÂlfeoMgQkt. Mtif «Mit reocré ime 
.quatrième f^ len jFiongrie»«iqpç une Ar- 
mée plus ms^i^fimStt ^ i^ £si.t|nKdi iup 
.r 'I •ayf#^apJfâ9^Jfll npxiiqié de â^ 

4aQ« ce P'%if jjl ir wrwet çmèqwœfioc, 
^ p)?ligM46 Kfli Ancixc à fe iQn^aectt^^ 
.& à litt demaodoria Paiz. 
UmIX^ LePetipleIUMiainavokûedemt]x£m- 
^^'* ^pereurs 1^ drûit de créer fes -Vwpos ^ & 
Jb^nrijl{I^en'^xé€i]|ton'de ceo» comeor 
iUpn> ainfttfDomipé fOfCr S^vâ^nAçaiô^ 
-tifdy.Qrc^ioa ^vçqtie de-Toul en'I^r* 

ià,K^ç[)inâLdoB,4de PrélaCÈlknt à ji^opie^ 
pour s'y fa/uei éi^rppner , '|»0a oacIttAr 
.Daïe de Qugni) où le Maine iiikfebictfu^ 
«pii montft -dqpiBS -for la. .Chaise. 4fe«<SL 
.Pierre, & ait £ fameux foUs ieioootde 
Grégaire VÏI3 lui p6rfiufeda^5}OisÀMa#bCr 
^ ^^T «Â09-. n'ptoif pts caiietiiqu^ $,^ dct^di^rlès 
j ; Ëmpe^ev^s n'^voi^ pas ie ^oic de àirc 
., _ jles j^apes* Çrunw iqwta aUiStôti, te 
A parqùW de fa Qignitév ^ i«itr» dan^ 
' kome ians éérémonjie,' & en përibàne 
;;; ' ; jprivée. Le Clergé & le PcupldwBélH- 
jrent de^x^o^yeau, âc,:^ nie vouiU|*tluiir 
^^ça élev^on, qpe.fie^Jieurs f^ffirsçes, - 
Ltgêtim^ ; Après, la mort. de-Lecmy Benoit, IX 

zi^^o cte 



nt P al o cr N É. Liv. I. 49 
ité tant de Ibk ctetflK. Mdsles Rotmîns^^ABti- j 
«'y opoAmit^ & cnvojreiienrHildebrand'"* *" 
à i'E t np e re u f 1 fc nrf îlljle prier de nom- 
taer «u Pouttfieat, Gérard E Vêque d'£ich« 
fbtt. Llubiie Min^e obdflc ce qu'il 
éctamàoity & franchit même avec uti- 
lit» te bornes des Inftnrâiom qu'il a- 
yoÊt' riçoes. ii défigna Heml IV pour 
Snoseflèor à l'Empire, 2:ptès Ibn Père. 
Osoc zSâxm fit dire- ^e bien loin que 
HStmereor pâtpiéte&cfre, que c'étoit à lui 
à créer les râpes, c^ëtok le Pape au con- 
traire, qui devott fiûre les Empereurs. Si 
àa Vtut remarqué , on e&t pu* connoitre 
dès ce tems-là, les frntimens que Milde- 
bnmd ficiécbter dans la faite, & lorsqu'il 
eut afieaL d^utoiitè, pour les faire va- 
Joir. 

' UEtDpCTcar Henri HI mourut dans 105$: 
k mois d'Oâd>re de cette année , & 
Henri JV ion fils, &g/s de fept ans fut 
ûm Sttcoeflèttr,ibus la Régence de i'Im- 
'pexatrice Agnès. Cette ment fitt fuivie 105!; ; 
de ceUc de Casimir Rcri de Polc^e, M^tu ' 
dbniommé le Pacifique. Ce Prince fçùt ^*^^* 
enrichir fon Royaume par nne longue 
-pais, fc. repara par ù, Ëtgefle les pertes, 
.•que la Religion & l'Etat avoient faites 
pendant les Guerres Ciriles. Quoiqu'il 
^rnble qu'il ait préféré le repos au tu- 
«niulte de la Cuerre, il donna néanmoins 
en plU&eurs occafions^ des preuves de fon 
cottragé*, & on peut dire' que ta Paix 
'qttû'tûtn^ avec tantMe foin, fut plu- 
tôt im efitet de fit ^PoCtîque , Se de & 
'Timel. C pru« 






♦ • 



^atre ans, âpres im.Regoe de dlix4iuic. 
Tous k^ Sujets le regrettèrent ^ èc ùk 
P^ologne le r^farde encore . comme ua 
de Tes mus grands Rois. Il eft inhiunc 
dans ^'EgUfe Cathédrale de Ppfnao , 4 
côté de Boleflaij le Grand fon. Aypul. 
»ot.«s» Quelques Seigneurs furent d'avis de 
^ Sm £-' différer le Couronnement de BûUhas ; 
kauau mais la mémoire de Cazimir ion rere ^ 
& les foUicitadons de. la Reine fa Mère 
furent fi puiflTantes y que le plus gran4 
nombre iè détermina à l'élire iur le (£unp» 
n fut couronné à Gneine). en préfênce 
des mêmes Seigneurs, qui àvoi^nt zS^&q 
aux funeraiU^ du feu Roi. , ^ 
io5^r La Pologne tranquile &: puiSTamç 
ièrvoit de retraite à tous les Princes mal- 
heureux. Zailâs Duc dé Kioyie, & fils 
âiné du fameux Jaroflas £)uc de RuÛie^ 
craignant la fureur de fes S^jets^ qui s'é* 
toient révoltés contre lui, trpuva un 
allie & une proteâdon honorable à M 
Cour de Boleûas^ dont il étpit paren^h 
Pendant ion atiience, Suantôilas ion are* 
re Duc de Czerniew od Cxernihow^ dé- 
fit avec trois mille hommes feulement ^^ 
g2e grande Armée de Lithuaniens, qui a^ * 
voient déjà ravagé la Rmlie, fit leur Duc 

frifonoier , & leur ariacha leur butii^ 
^enceflas le plus, jeûne des J^ils de Ja- 
tdà^A^ Se qui avoit eu en paijtage le Du- 
ché de Smolensko profita dç la Révolte, 
des Sqjcts de ZaHaa^ ibrtit de U Prifon ' 

ou 






j 



»'e P d l 6 o k k. Lîv. T. $i 

où ce ïhrince le retenaic depuis un «n^&BoLté^ 
avec l'^de des Rebelles fe rendit maître '•*«'^ ' 
du Duché de Kiovie. 

Bela niécontent du Roi de Hongrie lo^a' 
fin frère fe retira auffien Pologne avec 
fa femme & fès enfans. Ce Prince avoit 
lieu d'cfperer qu*après la mort d* André 
fon frerÇj, fl montroit fur le Trône de 
Hongrie y qu'il lui avoit cédé en entier, 
quoîcju'il: eût droit d'y prétendre , comme 
héritier du Roi Etienne; mais dèsqu'An^ 
dré fe vit aflex autoriie, il engagea les 
Seigneurs de défigner fbn Fils Salomon, 
pouribn Succeflèur au Roïaume. Bela 
aitnt été mandé à cette Cérémonie , ne la 
put voir 6ns faire éclater Ion dépit & 
fes porétendons. Il reprefenta auit Sei* 
ghèors affemblés poUr le Coaronîiement 
de'^alomon, Tinjutticedc fon frère ^ il 
leur reprocha âiéme la préferenc<^ qu'ils 
donnoièntfur lui à un enfant de fept ans; 
Après une aâibn d'un û grand éclat, il 
Ht crut pas être en (iireté dans Itô Etats 
de fbn frere.il 'partit donc fur le champ^ 
&fittouteia diligence poffible, pour fé 
loettre à cotivèrt de fil vangeance , fou^ 
la proteâion de Boldlàs , qui dans la fui- 
fe' prit? les Armes en fà faveur , vainquit 
André y Qt fit couronner Béte Roi de 
Hôflgîie. ' ^ 

i ' A'près la mott? dé Spitignée ^ Bis de to6i:^ 
ftretiflas Duc dé Bohême, WratiûWp^f;;;*^ 
Iboi frère qui i'étoit retiré en Hongrie , ^$him /> 
fot rapellé par les Seimeurs , qui le re.«^w« 
CQ a a wco t pour kur Duc. Les peines , ^^^" 



%MhM &Aes cX^ins, que ce Pnûçe.ayoit eu^ 
«•^*- ^^ pendant unAongTExa, lui forent des;le-. 
çons de généroîité & d'humanité. Il 
traita Otton &C Conrad fes frères en vé- 
ritable père, & leur donna à perpétuité • 
k Moravie, , Mais Jaromir , le demiet 
dé tou$, qui s'étôit tefugié dans un Mo^ 
naftere, pour fe fouftr^e aux foreurs dû 
<;ruel Spitigftée , aïant apiis fa tnôrt, 
quitta le Qoitre, & reprit Wiabit fecu* 
Uer, quoiqu'il eût fait Tes Vœur, Il vint 
4'ab9rd trouver Wratiflas fon frère, q^ 
l?ien loin tfaprouver ùl conduite,' l'et- 
horta à rentrer dans un Etat, qu'il ne 
PQuvoit quitter fans crime; & fur ,1 efp^ 
rance qu'a lui donna, de lui faire obtîi- 
nir revêché de Prague > il l'engagea 4 
recevoir le Diaconat. De fi fages con- 
'£çdls forent inutUes. Jaromir reprit bieà- 
'- tôt fes préipieres idées , & quelques Sei- 
meurs xnccontens , qui le joignirent i 
ÇJi, le fie^t une fccpnde fois fortir;de 
& Reffaîte; njais criwgûant k colérè^ de 
'WraïaUs fon frère ^ il prit le p9xtï'it 
. ie retirer ^n Pologne,, jKvec un gràiîd 
.. nombre de Seigneurs Bohemieiis \ tfai 
' raccompagnèrent dans & foi^- ^ • :'■ 
jrffftti^ La PoUtique engagea Boiras aie J^ 
de» ioki' cfivoh dans fes Etats. Le Duc dèip- 
"^^ hcme , craignaht les fuites de Ifévâfibû 
• de fqn frère , &r:irrfcê àë la 're^dwftn 
qu'on lui avôit faite à la :Cpar:Ùi,.^ 
ognc, regîurd* BoleDas comme unrBn. 
nemi , dpnt ïi Édioit ptévcnir les «s* 

. fdnç. AinÛf^MUCUttfeJDçc^opttd« 
^ ,. - . ., - ♦ 'Guer-t 



Guerre, fl pénétra "au jCraVérs de la 'Fo-»^»'»^ 
rçt Hercinic, entra en Pologne, & por-"*** 
ta le fer & le feu dans toute la Silefie. 
Au bruk de cette irruption , Boleflas 
mtûg un CâiB|) Volant, & courut é^- 
teitkire, dans le fàng des Ennemis, Pin* 
jcendiç qu^ils àvoîenc allUmé fur fdt 
frontières. Les BôHcraiens furent près- . 
que furpris par fon activité , & ils ne 
ie tirèrent d^affaite; que. par un- ruffe. 
£n efièt T Armée Poloooife , qui groffîs- 
ioît de momens à autres, par la jonâioû 
^es Païiâns, tenoit les Éohêoiieas aiCes 
;gés. dam. un Bois, où Ton fè dispolbit à 
Jcs. forcer dès le lendemain. Daits 
Jcette extrémité Wratiflas envoïa un 
*dé^fes Officiers pour propofer un aC-^ 
commodément^ mais il fut renvoie avec 
mépris, 8c fans que Boleflas voulût tncme 
écouter les proportions qu'il étoit cfaar- 
'ge de faire.. Dans cette emenlité Wm* 
tiilas fongeaà fê; tirer de ce mauvais pas, 

ë\x un Stratagème. U fit faire de gnùads 
ux àzos (bn Camp, comme s'il y fîic 
réflé avec toute ion Mtnh , & àla âveuc 
de la nuit, il fit défiler fês Troupes fie 
/es Binages par des Rentiers étroits, qui 
9'étoient .pas encore eardés ^ il fortit du 
. Bois dans un Jïgranaiîlence, qu'il étoic 
déjà fort joigne, avant que les Polonois 
/e fîiflent apperçus de fon évafion. 6o» 
lefUs le pourfuivit inutilement , & fut 
contraint de borner fa vangeance à qudr 
(jaes répre&illes fur la Moravie. 
. Le Koi & dif^foit à la rendre plu3 xotft: 

C j coat; 



/ 



54- HisToiiu BE5 RKvoLvTïfms' 

^c^^Mf' cotnplette, Çc à entrer ^u Printems pro^ 

*jifV îw«<**"* en Boh£me> avec toutes les forces 

i« 'BahimeAt h, Pologoe ^ mais Wratiflas piévoïam 

qu'il ne poul'roit rcTifter à une Poifiànc^e 

fi formidable, eut reœurs à la tiagac^ 

tion, pout détourner l'orage qui allo& 

î'accabkr. Ce moïen hii réuffit, & ii 

obtint la Paix quoiqu'avec pekie. Poqv 

rendre plus durable l'alliance dèsdeuar 

Katiops, 6c pour éloigner tous les ibup^ 

fons que le féjour de Jaromir en Poi» 

/ logne pouvott faire xniia'e, le Roi donna 

«n mariage à Wratiflas Swiantoidma fit 

Sœur 9 av^ une richç dot Les Noces^ 

furent célébrées i Cracovie arec une 

magnificence digne des deus Piincès, 

p^éCttàtf Les Pruffiens Tributaires de la Po«' 

fr^ttm. iogne^ avoieût fccoué le joug, -& leur 

audace étoit même allée fi loin, qu^ «-^ 

voient bâti un Château fiir les Fiondé^ 

ces, d-oà ils faifoient des coories dany^ 

: k Pais. Bûleûas affi^ea inutilement .la* 

Fdrtereâb qui &rvoit de retraite à ceir 

Sfigands. La fouation aTenca^;eafe die la 

Pla^e, 6c le courage avec lequel ils la 

defondifent, te contraignirent de lever le' 

Siège. Les Barbares enflés de ce fiiccès^ 

pouderent leurs couriès dclear cruauté 

plu^ loin. Us endurent en Pomeraiiir, f 

èidgerent des CoûÂribatioBS^ 6c to rendi-^ 

rent maigres d'une pattxe^ cette Provin*-^ 

tt. Us ne faifoient la Guerre , qu'en é-^ 

' vitant le Combat i dès qœ^f Armée Polo« 

noife paroiffoit, ils fe retiroient dans diç& 

: i IMs inaccdfibkss de fitôt que le dé&ut 

j * '-' de 



de Vivrcs^, cki les mauvais tems Iç» obU- b * t:^- 
geoient de fe fctker, ilsréveQoientà ùi"*^* ^ 
charge , & fe figealoient toujours par 

3iielque lâche cruauté, .Bqleflas iëiioir 
onc recrete0)^c est loarche^ pour Içf^ 
fiirprencjb'eo.Jli^rîiqueto Eoc^mk Iç^ 
ci|;oiant éloigné y étoicot aimpés fur 1^ 
bords de l'Offii. U pafla cette Rivière > 
£uis qu^ils s'ea apperçjflèot, & en fit up» 

Eand carnage. Ceoe iànglante défiûter 
s fit rentrer dan$ teur Païs> & ils ie 
founûrent au même tribut qu'ils avpietic 
coumnirtie p&ïér^ 

L'éia^iiement de Bela nVoit poil{t iG(Sf2 
diuiinuéJ*affeâion desHongrois pour lui. ^*jnT» *f 
Quelques Seigneurs entreténoient une"^^*"*^ , 
troite.correipondance avec ce Prince, & 
Favoient fait aflurcr fecretement , qu'ils 
& deçlar^oient eo & fiiveur^ s'il encro|t 
avec des Troupes en Hongrie. Qiielques> 
autres vinrent le joindre ea Pologne , Sp 
luireprefèntereiit qu'il écoit tems de finir 
leur Èxil« & le ficnj que les Peuples te 
fouhaitoiei3tt ^ que la NobleQe prendroft 
les Armes > dès qu'il paroitroit^ & que^ 
tous les fufirages de la Nation l'appelât 
loient au Trôn,e« Quoique les conjonc*^ 
turesi.paréfentesne paruiTent pasfitvorablçs 
à Bek^ ât que les Alliances qu'Aodré a- 
vojt &ites gvec les AUemans & les Bo* 
hêmietiff lui fifiènt craindra la jonâioa 
de ces dieux Nations, pour fecourir leur 
Allié 'y cependam les folUcitatioas des mé^ 
contens > & les dispofitions où il crut' 
les Hongrois , le détermineront à la Guer^ 

^ C 4i . rc;. 



ilpVit- re. 
&A« ir. 



st Histoire des RévolVtio^^, 

re. Dès que le defleyi eh fut pris, a e^i 
pourfuiyit Texécution avec une irdeui- 
incroïabfe. Son jprémier fdin fut d" y faiç- 
re entrer le, Roi de Pologne, Bqleflajg 
avide de gloire , jk qui avoit les inclina- 
tions toutes gaerriça^esj s*y engagea ïâc^ 
liment, & les deux, Princes entrençnt çy 
Hongrie avec trois Arniécs. ', Bêla aydiç 
ferme un Corps de Troupes* des Banqi| 
& des Mçcpnteos, qqi outi^e la çaqfe^e 
leur Prince 5 avoient encore leur qucfeUç 
particulière à, fputenir. Bdeflas condui.û( 
un fécond Corps compolc de tout cç 
qu*il 7 avoit de Braves en Polpgne. 
Wizebpr, Seigneur Polonoisii étoit a I^ - 
tête du troifiemè. André avoit encore v 
de plus grandes forces à leur oppofcr^ 8c 
tout ce que Bela avoit craint > étoit arri^ 
vé. L^Etnpereur Henri avoit enyoïé iu 
lècours du Roi de Hongrie une A^'Q^ 
confîderable commandée {ku: le Çôm^ 
Guillaume. Les Bohêmiehs &bîcbt àttI^ 
accourus àibii feçours^' ibùs la conduite 
àe Conrad frère de leur Duc, & Andrç 
lui-même étoit à la tête dés Hônjgrois^ 
& de toutes les Milices de fon Roïaume. 
Mais û ce Prince avqit plus de Soldats^ 
fbn Eonemi avoit des Troupes mieu3| 
difciplînéesV & Le courage cômpenfoit Iç 
pand nombre.. I^es deux Partis fe flatr 
térént donc de la Viâoirc* fie cherchçk 
rént également le Combat. Ils fç rehcon- 
trerent bientôt ^ & Ton en vint aux mains 
avec une ardeur qgale.. Les Allemand 
V$c les Bohémiens firent dès prodiges de 



vt- 




DE Po t. o o îï y^ Lïr^. r. 57 

Tftlear^ & rendirent pendant quelques ^^^>* «J 
Jkeurcs la Yidoirè incertaine .,• mais 1* "^ * * •- 
«trahifon des Hongrois la fixa bientôt dani 
.k Parti de Bela^ presque tous les Soldats 

étrangers rcfterent fur le Qiamp de Bar 

• taiHe, leurs Cheft furent Prilbnniers d^ 
Guerre t André lûi-mcme fin arrêté d^ng 
£1 fuite > Se fi maltraité par ies perfide 
Sujets, qu'fl inounit ao bout de quelqu^ 
jours, 

, A peine Bêla étoit-Mmonié fu? IçTrôi^ J^'»**f 
ne de Hongrie ^^ que les Paï&ns fe revoir ««'hwx'SI 
tirent. C^ Peuples encore fejroces pôf- . 

• toient tout à Textrême; Leurs moitié 

dres mouvemem étoient{^;naIés parquet- -- « 
.que tnuàuté: tout y êtoit ' terrible & bar- 
liare > mais' & un premier fiKcè» augmei^- 
.îoit leur férocité ,' le moindre deiàvant^ 
.ge leur ftHbit peidre cœur. . Le païei- 
.meàt des I^mes,; quelesEccIefiaftiques: 
Ingeoient peut-être avec trop de duret^ 
.'êtoitiz otufe de 'ce fi^lcvetnent. Lèi 
rRcbelles's'afifemblerent > prirent les ari 
àiës^ &Jrentdes Cheft, gèrent le^^ 
-gtfes', je màfikcrerent tou« les Prêtreày 
4jpi: cattm: , llri ou^heur de tomber entri^ 
:kiirs. m^ns.^ :Â^ès s'être, unis par c^ 
,ciitàes comnâin$> ils eorçnt.l'audaçç dÇ' 
•lérprâencer au Roi, &: lui demaziderent 
^ec 'iââiacGs: la fup^re0k>a des Dimes^ 
r£é^ ptoÊt^èn de 1^ Religion. ,Chrair 
tfièànié^^^ti^i«;Séi^curs Se ks Eçr 
.dèfiàftiqùès Vétcâe»^ t^d^ auprès dii» 
f Roi> : ppur r ^^ÉcigfÀ ây:éd hiir le^ péril. Us 

^cfitiarenÊdes;:&!^^ ^n MHA^, P^m 






f s EIisnrôuiE tu IUvDUrn<m$ 
Bo-t ^t- jixirs*,, pour, repondre à leurs ^deniamfar^ 
^^* ^ m^is le Roi iifemploïa ô6 tems, qu'à » 
mettre éir étftC de le$ faire rentrer dans: 
leur devoir 6c de dompter leur ferddté.. 
B lui vint des Troupes capables de ré- 
duire cette multitude confufe; Les Cheft. 
4e la. Seditidn furent arrêtés, Se ott Us; 
ftt itiôurir au miTieu. des tourmens aux: 
yeui* dfe tbût le. Peuple; Leur fupplicc' 
jetta là; terreur ^ parmi les autres Sédt- 
tieiix-, qui ie djâtjf)erent auffil fàcilèinent^. 
qu'ils s*étoient attroupés. ; . 

Wïtf T. Après l^es^i^itioâ de Hbûjgrîe ,^ Bct 
cmsuh» Tédas, 2 la follidtatlion dès Seigneu», &- 
*<M*fl?*pouf%une Princeffedè Ruffie,. nôm&iée' 
WUÙfhYûL Lk politique atnbicieufe (^. 
ftince- eut plus de gaft t ce Mariage- 
que fon> indinati^nf; En efFet là Raffie; 
af oit été: conquife par Boléflas le Gréanil,, 
t>n;Triilïeùl, & ne s'étoit Kbàftraite à 
fai. domination de la l^ologne/ que pèc^ 
dant le Règne du foible 'MecÛas &: à !a> 
iivetir des Guerfe$^ Civiles , quîiSiivucdt- 
Ibimort de ce'Prince: Marie fille 4e J&- 
ssoilas Duc de' Ruffie^ dt Mère de^ Joh- 
Utiha I(, lui dt>nnt>it encoie uni tttooic it»». 
^onteftable^fur une parcfe der Provinces, 
de cet Etat. Ainfi pour acte vahrir feu 
ffiâcentions avec une plus grande appjl^ 
lience de juftiire , il: époufic Wi&leÛava^^ 
-mil de. km^ Chef y avoir iiilfi. 'midqile: 
«coit; Mais le motif fecret & le pus. 
jccOànt de>cettc Guerre 5 étoit là noble» ] 
]^U;nifie: qi^àiroiti Bbleflas ; de la: ^ire db! ^ 
faOiTîmsiùi. ' SûSL ambctito fiit^de l!tf; 



Àcer par fijs Conquêtes^ ou du mouiï dc^^^^f^ 
l>ég?ler , Se ce Prince y eût réuffi 5'U eût'' ^^ ""* 
eu autapt de modération (^ue de cours* 
ge. Il ftvo^ f!iit dejpui^ long^ema cous le^'^ 
préparatifs nécefTaues pour' cette Expe-^ 
dition. Il ne lui manquent ni Solc&ts^ nii 
-argent, ni Vivfes^ & il eut l'adreflijf 
<f epiploïer lek KuBk^s mêmes ^^ pouir là» 
Conquçté; de Içiir 'Pzi»^ en embndTant Is 
ééféùccà^ Z^as pue dç Kiqvie, qucr 
fès Sujets avôiênt chaifé de fes Etats^. &r 
cm conpr^a, beaucoup à leur défaite*, 
wiflèila;. Duc dé PoloczJc, qi|iavoit ur io7<& 
fiirpé le JDùçhé de i^ovic •. ^voit unr va 
npmbreuife Ârm^ de K^^Sj & d^* 
Walà<|ures à oppofer à UohOfây il aUfi 
m£fn0'au-d^HSM[it.de lui» pour* défendrc- 
Kentree de^ Ses Etats, & le combattra* 
Mai$,à ia vue des Troupes Polonoi^^^l 
manqua de cœur^ le grand nombre^f Sf 
l'drdre des Enoemis rétonnerént», & %^ 
abai^rana fec^etem^t Ibn Catt^', pouf* 
ife rçi;irêF,.à Pploc2k> avec peu de &&x 
u^.u Xa; jçitainte. iâiât également les Riii;^ 
£^^;qi^ n^aJiaixt plus de Chef quitterôo^ 
lélirjB Pâfte$ % & & diffiperent éatiere^ 
mçntv On; cmignit . d'abord , que çettcp 
iq)pfir0t^ce de fuite ne cachât ^lelque? 
exâ>uchey£^ ij^oiq^'U ne parût pas d^Éà^^ 
t|fml^^.k^,SiOiiit tkireles.mecoes ^des^ 
q^^ s'ils MSkiot 4té igxd&m^ âc ne vouIuk: 
pas^ peripettre 'qpciles .ScildatSi s'écarcaC^ 
{^3t poui^ piUer.. U marchoit i petites . 
journées. ^^^n Ki&ficy. dam hu refoiutiSisr 
d^y^ reodre maître^ où de gré oà' d^ 

C6 forcCy 



/ 



6o* HlSTÔlRt ÔEi REVOLtTTFlOtrf 

»^*"':; fotce, Ibr^t^PipHt »ue r» Hibitaaiii <fc'^ 

l^uf'Diic; avcSAt^éfraté^àf SùanteflW. &>' 
Wfxevbl^ fëè'Frerci, ^f le» prier ddî' 
venir \ fear îecours, £^ Icçtf feire ôvôir 
que s'ils manquoîent de» force*?, t^oSut ilî^ 
ipyiïer les'Potonçis, ils li'eCoutemièht 
que leur dèfe^ir , "iSt qi!Pi(s airooiend 
mieux' mettre lé fçU' l'ieur ViUey 8o*fe» 
rètiret dans les 'Etats de YEixvpeteùifG^^ 
âv'ec leuri Pémmcrf & léàrsènfitftô^, ^qm 
de devenir la projie de Ieûr^'^^'im|4ftd 
cables Ennemis. Cette D'éputatioo '<fijà 
reçue favorablement par les deux Du^ ^ 
qui firent réporife aux Envëïé^ , qu'ils fehî^ 
gage)-6ient ZaflaJi à leur pafdomfêry'sll^ 
Youloient fe foumcttre, &• que «*fl ie(Q^ 
fiât leur Mécfiadon , ib mardieroient au> 
jÈcours dé KioYJe avec toutes l&u^ 
Forces. . . ^ i^'* 

' ' Cependant Suantoflas & Wflceroldfii- 
fent afTurer Bdeflas ôc Zaflas^de l'obéïf- 
ce dés- Kioviens , & lés prièrent de ne- 
as '^^es traiter bomme des < RebdUes^ 
{''ûisOT'ils lèTépfentoient de- leur RlJvoltè. 
-e Roi écouta vcàontiers ces • Propofî* 
lions, fie fufpendit les aârés d'Hoftililft;^ 
Qiais afin d'être certain de^ la -fintairé de- 
là Négociation, fie dé la ibumifiion des^ 
Kiôviions , il ht prendre les-devaUts à^ 
ï^ecflas £ls de Zaflas > avec uh pedc' 
Corps dfe Troupes Polonoifes, fie le firi-; 
?rifi A icit avec le refte de FArméé; Kiovie ou<* 
IB^ lirit fes portes au jeune Prince , & le psk 
(Ut avec t(H^ forcesi de feuauflk)iia.v 



BoleBf^- &' Za|hçt^y -^ofiT^^nt .^èlque ^ ^ *• ^ * 
tecas iqpfèft3r& la |)riiè:dçcâ:tc grande**^**"* 
V^^ leuf fut^^'aqtaot ^plus glorîèuie > que 
U feule crainte de léiup nurcbê kûreo fi£ 
oiirrir le$ portes T^&ns être obligés de 
verfer le fang des Fe^^pl^. > .' *■..'> 
: Z^ûs^ k rendit inaitre arec' autant de 
6miité4t Boloczk. I^lâçbe Wiflèflat 
f^ébok tûdacé dans cette Vi&è^ âpràiavoôf 
fbfifiidQnoé • Kiovie; Zaflas y enta ans 
ferdre lUaibul 4e fes Soldats^^âc ea donf 
m^ le .GoOYWiément à Suantopedfc foi} 

• - ï^'Armée Polonoife prit te Quartier! 1071; 
cPHiver aux environs de Kiovie/oc Zaf* 
Im fourniC' abondamment les Fouragesi 8c 
te Vivtes^néceflàire», pour£iiub(iflan4 
ce. Dès qioe la^aiibn le permit^ Boleflai 
£è remit en'Ca&iMBia Son premier ^ 
fort fut du côte de la Rivière de San^^ 
dans la Ruffic Noire. JLai plupart des 
. Vilte fe ibumirent fans refîff ançe» ils prit, 
celles qui ôfereRtfciiteturunSi^e. Przç- - 
injrfl^..oà Prteiiflieitoit alors M Vïllc la » 
xmeux forti&sej, ^ la^^;ph« ricbç: de cÀ " ' ' 
Comrie^ ïiei Peufdesî voiâns s^y.Moiedbptifi i, 
jFefiigiés ei»v feule > &crôïoienttrouvier.à^«>«[/>^<i^ 
Fabij' de fês^. Boulevards ^ on afile affiiré 
contre l^année viâiotieaCe. Le, San , cni 
k'Sana^qui prend &, fiiurce aux pieoa 
des Monts Krapack, & vz tomba: dans 
la Viftule entre Sandômir & 2^wicfaoftij 
paflbit dans les Foi]^ de kPlaçe, 66 cet^ 
te^ RiViere encore enflée, des ^plmes (le ' 
f hiver en rendoit Cabor^ plw dsfficye. H 
;:. 7 C 7 Éii» 



tt ttitrht&z OI8 KErot.trrxo>nr 

WfVL ■ i^ fidhit même attendre 911e. les e^ux fatiktit 
^^^ écoulées^ pour commencer leSi^e^ Bo-r 
leflâs le preil« avise ibfi drdeur ordhnûreu- 
O gaigtioit tbus ki jours du terraih;, 6^ 
obligea bientôt les iAi&ege$^iërenfèiTner 
dans leurs Reiqars. lis ôferent inutile^ 
ÉKnt tenter une fortie. «Dans la furpri& 
^i;f elle caùfa^ils pénétrèrent à la ^^té juft 
foes dans^ le Camp; mais dès^aekRoi 
parut, la cràisCeies ûffit; ils furent re^ 
pooflis arecune fi grande pette^ que lèa 
plus braves defenfeurs de la Pkce aïam^ 
été tués^ ou faits Prifonniers'^ le reite de 
la Gamiibn né fut plus eti état de réûC-, 
ier« Apris cette Aâton ^ le Roi fit dohV 
fler mr Aâkut par trois diâèrens endroits : 
lies Rùffiens en petit nombre n'en purent 
firatsnirrimpetuofité. I]s&redrerenidana 
la Otadelle, plutôt pour avoir une com^ 
pofitioQ avantageufe, que pout la défend 
dre,'& ils la i^ndirent en efièt qiidqiiés 
jours apr&s; 
'jnttftEtf Bcdeilas fe crut oblige d^interrompre 
p^tim m otie Queric û heureufement commencéer 
*^"* jonr recourir fca AUi& j fa générofitc lui: 
;. ^ fit préférer leurs iiittercts à là gloire de 
, ' -&ire des Conquêtes. Bek Roâ de Hon^ 
grie . avoit été enfeveli quelque tems àu^ 
paravant, (bus les ruines de fi>n Palaia^ 
Se avoit laide pour Succeffiairs Gel^ ^ 
Wladiilas, âc Lambert (es fils« Mais a*r 
près latnoit de t:e Prince . $a}pmon Fik(: 
df^dré' 9. fcutenu par rEtnpereur tm 
Bbaupcrfe^ y étant entra en-^ Hongnie^ Icà^ 
Mongôia. rann-dtemcnt inonnftni.i , ai 



'roiiait recomiu auffitpt le , p}u9 ^fort ^ & b 
iehaflc les' fib, ^ BeU. 4 ces iiQj»ydlc« «-^ Ht-. 
JBdlefl:^ quitta Picâjoiflie;^ .pCH«r ^Hslcf i 
Sçur iècour»^. malgré lp9 r^m^ùXt^m^ 4f 

une fi belle Coaqu&ç:. Soo ftrrivéc^cl^ 
gea tout en Hongc^e; Une giande partie' 
4e9 Sagneurs ie joœut à lui^^bout^ reta^ 
Uûr l^çors prénuier& |W»feçs, jSalomon fc.* 
fl9^fiant de la ûdt&t^ des auppes >. fe i}eql|ra^ 
awç ^e qui lui rcBxiit de Trp^qpeu ^e^a^r . 

rres dans la Fprterefle de Mu&u4r , qui' 
fituation: fie: ies. Fortifications reo^ 
dotent 'pn^ue tnaprâiablew . Les "^épar»»- 
Cife qu'bist mitohISg/i; de£ure^ p<Hir ua^ 
Siègr £ difficikik/knflçreQt oiie^ues mor 
mens d^interyaile ï rânimoute des deux* 
Panis ^ & Its Byêfoes pf<>fite]?et^ de ciec-*^ 
tJe eipece: de Trêve ,. pour piopofer uni 
accommodement, "Lcm o^édiation jrénC»^ 
ût: k paix fe fit cotre le; Prjnçes Ho&t 
oia^ Taâif Boleflas repaflà au^tôt ^^: 
uffie, oiltk ngui^es conjon^ures^'ar 
pcUbicnt. . t ' .'. ; .. ^ 

. ^pendant fou alifencç^i 2îa|l^ s'ptpfc j^---?^ 
Ibouifle âveq- Sttfntpflas ^ ^. WW^Jd^wr/i A^ 
ftsFmesy qui Tawient unçi [j^ootï^fghtOMent ék 
ikt^SB de lûovîe. . Sa gloire éçoit inù^i'^^ 
nefiKe au retabliflemene. de ce Pri{H:e &m 
anci^ Ami; . Ainfi après avoir pourvu jt^ 
lit' fureti de Pjréxmflte.>..doQt il fie rcicahliii ' 

ïjli» Fortifications ^, il eiitr^ plus a^t daoa^ 
h Ruffie. Pbui; cacHer 6 marche^ il prir 
la route de Kioyiev ou Klow^ que yrsi-^ k i 

êMt%hUhà»n%^3nt i\ rWrkîf ^(TîrtffiAif : tDjÙS ill 



gto 



6j^ u MfSTpiâfi iM^ REroLirlTom 

•^^***' fe xahttit tout-à-co*ç),.fiif le Tcrrit 
*^ * de WlcKËmirqyr , qui conoipofe aujourd'hui 
le$J?^tix^ts4fJ^ de de ChèlmfL 
Ce Païs éft fertile, je notarié unegrandé 
quantité daV^Beftiaux. Boleflas ravagea 
touces.x:^ Contrés, & après ea avoir ^t 
pyfer^lè^ Butin en^logQe, il s'attacha 
ma Sic» de Wofya , la principale For* 
tcft&âc ce Païs. La Placé tint pendant 
&c iDiôis contre tous' les éfibrt^ae TAr* 
mee Polonoiè , & céda plutôt atk pro- 
meut de Boleûas , qu'à la force defèr 
Ajçmcs. Gi^goire Prince de Wlodimîiio^i^ 
«c de CSbefin idlarmé de la prîfe de cette ^ 
forte Place, & craignant pour fes Etats i 
fefouaût au Vainqueur^ & lui donna de»' 

1074. • Après cette Expédition, flblcflas ttur^ 
^^*chsL contre Kiovie, Capitale de Ruffiel^ 
j»n^. Wfzevoldëtoit maitre de cette Ville, &r 
621 la nouvelle des aprôches de l'Armée 
Polonoile, ce Prince dont les Troupes é- 
toi0it eroffies par la jonâion des fUgi-^ 
tifs de W6lyn> oc des autres Païs recbn« 
^r qui^ fut à la rencontre. Il édfpiàz vàil-- 
4 . kmment la Viâoire, qoi coûta aux Poîi 
. lonois pre^de autant que s'ils avoien# 
éîé vaincus ,enidrte qu'ils ne purent rieb 
' éi|tra>feadr€ .le refte de la Caos^agner 
Boleûas rèpaflà en Pologne avec un Bu« 
tib imsnenie, dans le deUein d'y Sûre de 
' nouvelles Levées , & de recommence» 
h^ ûu^re a» Printeœ^ prochaini • 
i«75. •-En-eflfet , il ouvrit la Campagne p$â 
Pll^^ SiègcdcjUavie. Les AfficgisSiiûreQi 






DE ]? o L a é nV. Li V. I. <f 

3t chaque inftapt des Sorties vi^poreufe > • • *• ^ r»^ 
qai foçmoient preiquc des Batailles coiftH**^* 
plçttes/ car fous les Briives de h Ru^fie 
s^ptQieflt jettes d^s \^ Ville, pour la dé- * 
fendre , pu, pour y périr. * Mal^ ' leur 

^félffta^içe , ion, fit'les;i^proche9.de]aPIa« ;^ 

. ce j on éfçva.des I^cbmes; la Brèche fiir^ 
ojivertç, 8ç t^ ^ dKjpofoit à unAfSut.^' 

.M|us k Roi aïant appris par lesTransfU- ' 
gè^, que la Place manquoit de Vitres, ' 
6j q^e le trop grand nombre de Dtfcn- 
feurs.^ qui s^y étoi^ent reqfermés confiime^ ' 

'roit.en peu de tems les Bleds qi^ ret- 
.td|.enç,, ne jugea pas à propos d^expofer' 
les vies de fes Soldats, pour prendre uo(^ 

.Ville , dont la Famine lui ouvriroit les"* . 

. Port^. .Tout fon foin fut de fermer le*' 

!paflàges,& d'affureffori Cinp, afin que 

o'iin côté Iç AHiegés ne pufient receYok 
^dèiècQurs , & que de Vautre ils ne puf- 

,feqt tenter une Sortie. Xçsj^uartiersde 

Vhxxsét Polonoife foroKMentune fcco»-" 

.de Ville plus fortifiée que la ^îace affie- 

gee. Les Gardes s'y faifoient avec la der- 

.niere yigîlance ^ & pendant que des Pat^- 

ti^ battoient la Câinpa^e, pour décou-^ 

.vrir & çcartei' rEnneEçûa le Roi rei*- 

fermé dans ion Camp veiBott à la fureté 

& a la conduite du piège. Kiovie fbuf*' 

frit les dernières pj^tremitési la Faniine y 

fit périr prefque put le menu Peuple, 

& la perte epporfk cnfuite fans diftinâiori 

Içs Riches &; les Pauvres. Les Afliegés 

rpduits à lin petit nombre demandèrent 

enfin à capituler, ou dlutôt rendirent ^t 



'Si HlSfOlRE I>ES^REVOLtrnoNf 

Bocit- Ville à 1» difirredon du Vainqueur. Le 
*À*ii. g^^ reçoit fàvontbleiiieiit leurs Envolto, 
%na for k cfaampk Capitulation^ à des 
cmdidona qa'ib 'fi^aotoicot jamais 6§è 
efoeter; •- i v 'y: ^ 

10 j6. jBoiefias entia &ns la 'V^ avec toti^ 
tes fes Troupes , & fit gloire d'imiter dans 
Ion entrée > celle qu'y «vent ftke autrefois 
Boleflas le Grand fixi Tniâïeul. L&.G^ 
pitulation fvA ob&rvée avec éxaâitude > 
le moindre pillage fut puni iêvèrement ^ 
♦on y transita des Vivres & des Bleds*, 
■ic le Roi y rétablit Zailas y ma» plutôt 
" comme Gouyerbeur d'une Province- Pa- 
kmoilè, que comme Prince indépendant. 
Mf/iéu ' Kiovie étxHt alors la Ville là phjs^ vo« 
<*«4tfiMinHiiluptuetifedu Septentrion. Les Grecs dont 
jJJJ '^" elle avait embraflè le Rit , lui avoienc 
communiqué leur goui; de là dabaocbc 
La moUeuë des; Peuples vaincus cortom^ 
jpit l'Armée PÔlonoife^ âc lut fitperdm^, 
tout fe fruit iie & y iôoire. Boleflas au** 
gavant iafetiguabfe , fbbre, & de facile 
-accès ^ s'abandonna à tous les vices ^' qui 
Suivent ordinairement la Fortune. Son 
humanité y & clémence , fon courage à 
•FépreuVe de toutes fortesde dangers, & 
fes autres belles qualités difparuient dans 
•fe fèjour voluptueux de Kiovie. Il y af- 
'fe^a tout le fafte des Rois ; il prit goût 
aux débauches les plus infiimes. Un or- 
gueil infiiportable & des Amours con- 
traires à la Nature, fuccederent à l^tno* 
deration & a k %efle, qu'il avoit fktpa- 
'roitre auparavant; Ses Soldats furent bien- 

tpt 



t& infiedéi des mêmes Ticés^^ fltleur ri-Bd&««^' 
cheflès, fruits de kur Vtâoircf , ne fer*"* ^ 
virent qu'à leur fiure imôe? fi» pd&ons 
de leur Prince; enfiirte qu/s la Pdlogner 
perdit plus qu'elki ne gagna , par la Cdn« 
^ête dHm Païs fi ffmisEtt aux Vain- 
coeurs, -c 
La .Guerre de Ruffie avcnt occupé' lei 
Polonôis pendant près de fept ans. Cette 
loi^gue i^ncecauu dans leur païs des dé* 
ferdbres étranges , que Faittorifié et VHAlou 
se tendra à peine croiabfes. Les femmes 
PoloQoifes y outragées dtt-oa deTinjuft^ 
ptéferance , <^ lei»s Mms doniloient fiir 
elles aux Kioviennes v rcfokinsnt nnani-^ ^ 
mement de sTen vanger avec éclsit , & par 
le complot le plus fingulier y elles fe livre* 
rent de a>ncert aux embraflemens de leurs 
Eiciaves. Cette fureur paflà des Mères ioj6^ 
wocL Filjesf uneProfticutioa publique cct-^^^ 
tdopsL tout le Sexe , & couvrit d*une^^/^ 
même lionte iesPerés Scies Maris. Il fintiemr» 
fir fc trouva qti'une Dame., liir qa FatH^**^**' 
fiSKe, Se l'infidélité de fon Mari ne firent 
point d'imprefiSon. L'Hiftoire a confervé 
fon nomw Marguerite Femme du Comte 
Nicolas de 2jembocz.io fiit cette Femme 
fidde ) & le Comte de Zembocxin fut le 
feul Epoux qui n^eut ps dé part ^au! des* 
lonnair commune 

•La houveUe d'une vangenrefîpublî-^*'»^**»* 
Ijue & fi unanime vint bientôt àKiovie,Jj;;^î;'^/'''' 
^ 7 porta la jaloufie, avec tout^ fes fu-PàA^M.* " 
]0(|!94. Lea. Soldats imputèrent au Roi 
tau doBboimeur j kÇamp s'émut; on df«» "^ 
5 .j foit 



4i tîi$*biitE Ms ï[^^ : 

* ^ • '^ h Ruffié étoit àflrei;y4ii^e j ^ue ce firoic 
toik le fnât que reihporterdxent les Po-j 
k»ioi$ de lear y iâx)ir e >£lc retourner tjbms 
feur Pals, la honte fut le front, isnrcc les 
u&ges Je les. vices des. peuples yaiocusj* 
as ajoutoient que Boleilas lés dédaignok^ 
^ifil fè comtnuniqûoit plui;ôt auxlB.u({c$ 
4u'il àvbit domptes, qu'auxbraves Sohi^^ 
oui favoient £ût vaincre^ & que de Etoi 
de Pologne , il étoit devenu VcEchYe de. 
Zaflas. Ces difcours firent biéntptleur 
effet) preique toute l'Armée. ddotas^ *fic 
ks Polonois préférât le ibin d'une proo^ 
te vangeance» à ce qu^lls devoiei^tà ic^ 
Roi , le laifferent feul dans un, Pais, eno^ 

nu. 

Les Polonoifes avoient tâché de fe fi^ 
ré un* rampart contre la fureur de leuis 
Maris , en infplrant à Ieur& vils Aoittttt 
aûez de courage & de force pour pren^ 
les armes , & noùr refiftetf/aux Va»-: 
queurs de la kuffie. En eftét toW. 
f étoit révolté. Les Efclaves s'éipp^Çr 
rent des plus fortes Places > & iputiorenc 
contre leurs Maitres une Guerre & dtes 
Sièges. Le défelpolr & K crainte da 
châtiment leur tint lieu de valeur >& ils4ê 
défendirent jusqu'aux dernières excreo^ 
tés. Les Femmes n'eurent pas moins, 
d^ardeur à les féconder. Pluûeurs fe joi* 
nirent à leurs Bataillons , cherchereni; 
leurs Maris dans la Mêlée ^ & animées 
d\uié rage , dont l'exemple eft unique^ 
on les vit ajouter le Parricide à l'Adulr. 

tèrt 



*6 B P O Lj>O.N El JLlV. f; ^ 

«ère. Un Père ^joi^ca là FUlcquJL dipk b^l m •- 
-lui percer !e féin , un autre /uçcombâ'**' ^* 
fous les coàps de celle ^ui lui devoit le 
-jour. Les inoins courageûlês, .& les plut 
{bibles fervirentjl fecourir les Celles > i 
éniiAerles CoÀibiattans^ à répai^er les ^^ 
âeâiiè^'Fortificàdônsj^ ou à<n élever ék 
fK>iiv^e&. II ^mblpit. qu'elles euilênt à 
cotnbà^é leuf^^ pius cmels Ennemis^ & 
4e^ Pôïonois û^eureht pas moins de peiné 
-^'Inadncre léufs Femmes, qu'ils en tvoient 
H5à à donwter les Ruflèsi 
' * Cepéûaanc Boleflas arriva avec ce qui CrmêKti 
SU jétoit tefté de Troupes, dans lé dffr***^^' 
-,t8(n'âe punir également & ces Femmes 
-crîtmndle^, & leurs Maris, qui empor- 
tè^^^ W mouvemehs de leur jaloufie a* 
-voient abandonné fes Drapeaux, pour 
• fekâire leur reflentîment. iLe cfaatîmeat 
fiit pouC^ trop loin. Se devînt cruauté. 
Des rhlHfers de Femmes furent forgées 
par^tâs ordres du Roi: on expoif^ oq 
Viià'^nàf&ctSL leui^ Enftns. Ces ibldats 
^^avtrieht alxmdonné le Camp, ftireht 
mités avec k même barbarie. LesChçâ 
tirent punis dé mort, pour une faute ^ 
que le foin de leur honneur rendoit ezcu* 
éb^iés: phcGeurs furent jettes daios des Ca^ 
•^fKqts^àffi-eàx^ 6c prdque tous furent de- 
.|oiâfiiês de leurs biens. 

.* •E'EgHfe étqît alors dçchurée par lés 1077; 
fiûighmtes querelles , qui Vétoient élevées Tr^mèki 
entre les- Papes & les Empereurs. Ceux-^/j],^^ 
éf prétendoienc avoiv droit de créer là^^Jdu L 
Sb^nreraîûs Pontifes ^^ ou du QK>ins de^'^fif''^ 

*' ^ ■ * ■* * COflh 



*'.^' ^ bien lojn de rêconncritrô ce Droit, *ëcen^ 
;doicnt k fc«r jttfip^à^etï ^uix Empereurs 
la di^oâtion des Bénéfices^ dan^^ reten- 
due des Tenrs^e km obêiflance. Henri 
JVavpitd^troQv6niMiyai$9 quV>n eût 
.élu à itonaè Âleôrspi^e II ans fonconk 
ieotéineptv n;iais quoiqu'it eik fiootingé 
jH^i^rPâpe rËTcqU^ deParno^) qui fe & 
appelkr Honoré iî$ r£i^i<^ d'Alexan- 
dre avpitjété jugée oanoçique) &: oh Ta- 
voit reconnu. Ce Pape étant enfuite co- 
tre dsms une ligue avec les Saieons de 
les Bavarois , avoit reçu cdntre l'Empé» 
reur une accu&tion de Sitnonie, êc ra«- 
, voit cité à Rome. Hildetx-and fon Suc- 
.ceflëur ibus le nom de Gr^oire .VII ^ 
. poufTa les chpfes encore plus loin. Il ex« 
communia Henri» ^ ledépoft. L'Em- 
pereur fut d'abord cootiaint de plier; mais 
'iliè mit bientôt en état de feutenir fes 
Droits. Les Evoqués de Lombardfe op- 
po&reQt à Gr^oire, Gibl^rt Archevêque 
« de,RaveQne>'qui prit le nom de Qement 
III, L'Empereur entra en Iddie avec 
^une Armée y iè rendit mat&re de Rome, 
inûrôniià fyn prérendu Pape dans la 
CIbaire de St. Pierre, & afliegea Gré- 
goire «9ec iki OffdinattX) dans \c Châ- 
teau St. Ange» où ils s*étoient retirés. 
... , Ikcm$ foudres Soient impuiflàntQs» & ib 
ièroient bientôt tombés entre k» mains 
.d'un Prince irrité» s'ils n'eaiSent imphné 
r|iQ^CQ:;<i)9 cs$ mêaK$ Nçnxmàs^ 



Kobert Guifcb^ixi ^Toik: i^piraaé fiai: 
Erere Àoger àU-Coiiquêce >às k Sici«* 
k 9 qui rekroit en Fkf àx Se. Siège* A*^ 
près avx)ir pris Mcffine. & Palûrme, Ro*^ 
ger fe rendit pukre de î'Ifle entière* 
Cfôgoireyn4Vipitei$Contf]:Vimié ces Pria*; 
ces 9, çomixie Ufu]:pftteur& du* JE^atômoiaei 
dçocî^iefiej nuis paccequ'il eut belbiQ: 
d.ç leur fpcomrs, il les coinbla bientôt au- 
près de £bsbénediâions> comme fbs van-, 
geurs éc fes aniis^ Dès que TExcom-^ 
munication fut levée, Robert Guifchard. "^ 
acçpuryt à Roipe avec fes braves Nor- 
lîi^s^,. jpit l'Ëniper^ur en ^^^ 
yr^ le ^^g^^ qui& retira à Salerne, où' 
il mourut.. >. ...... V i 

^ £n FoU^ipe, ]a diyi&on regaoit égale- 1078. 
ment entre le Sacerdoce & TEmpire. 1079. 
Bolcflas, Revenu cruel & injufte, acca- ^' ^^ 
bloit fes J>cupies dîmp&ss pouffant juf.|i2^,^*l: 

ËTeiccès les plus inôunes débauches ><«t»î« tft 
e vint bientôt Tiraa, &; Sacrilège. ^^^. 
i|Ia% .Evcqi^^de ÇcacQyie croïant^ "V 
€jjx% éCQit de £m 4êvoir3i4e f^e dés rer 
prpcbes au^Roi ûàx des défbndres â af- 
^ freux, TaViertit >d'abord en partiicuilicr, 
mais inut^ement ; fes remontrances qui 
devinrent enfuite publiques, n'aiant eu 
aucun e^t^ Tintrepide Prélat eut enfia 
recours à rE^QommunîcatîQti* U la. fiil^ { 
mioaen préfence dii Rqi mémej âc la 
rg>nonÇa dev^t ^o(it 4e Peuple > dans 
FËgliiè Cubédrale 4e Craçovie. UKoi 

éclata 



t^ni- édita' eftMeùenaees; jan ^evangcr^eer 
■•^ "• afiroQt, & il eût tué fur le dîtmp Sa- 
tilftis, s'il ne fe fut dérobé à fi foreur.' 

Le St. £vê<pie fe csdut pendtpt un 
'tn; mais fichant que Boleflàs^ contimiQÎt 
fes débaudies y éc qu'au mépris de PEx* 
communication 9 il afiftoit à l'Office di- 
Tin, emporté par fon ïMe -a forthr de* fi 
retraite, revint dans fon £glife> te^dia 
courageufement s'oppoTer au pafTage du 
Roi, qui vouloît y entier, fl lui i:epro- 
cfaafes crimes, 4>n endurciflemkhr, le 
mépris qu'il fiifoit des Foudres de l'E- 

flite 9 êe reaggraya TExcommuntcatcbiL 
Jh reAie dé refpeâ: pour le lieu ^tcxé 
retint le Prince; mai^ il v^épàxmL •'Sta- 
biflaa, que ponr le* fiâre penr &is nèn 
rifouer, à la première occafiCHi.* 
• î • Elle fe préfenta bientôt. Çtaniflas^n^- 
« voit pour Gardés; que la fônteté^de- fi 
vie^ réclat de fes vertus, -& la vénéra- 
tion des Peuples. Le Roi aïant apfis 
qu'il' ctiebroit la Meffe dans iiir petit- 0« 
moire, où ii Véttiit retiré avec quclçràes: 
Prefares , y envoïa des ' SMats , pour- rat * 
fiffioer: L'air màjeftueùz du Ffâi^ ^re-' 
tint leurs brâs,' où' fi nous ehcrototts' 
VHiftorien ide PoIogne,tine puiffancè de* 
kftetesreiiverfe parterre,* & lesrendit 
immobiles Le Rot'y^envoïa jusqtfà' 
trois fois dés-Meuittriers, qui revinrent 
tous fins avoir «êcwté'ift^ ordres* de- ce 
Princedmpié/ ^Illeiir fitrmÛlerepnxftea 
de leur l&oheté, èc le <^largea lui-même 
de l'exécOtioih étteifk» fot-trraéhé^ <fe 

l'Au- 



^kReiM portalepréianer coiip;Bo »»«-!: 
les SoUacs enbarcÊs par cet exemple fe''** *" 
jecterefit alors fur l'^vêque^^le mirent en 
pièces 9 Se di^nerferent ks A^mbres ^ dana 
la crainte que les Peuples ne reveraflent 
ces pretieux relies. Mais des perfonn» 
pieufes eurent fein de les recueillir 6c de 
m renfermer feeretement dans un Tom* 
heam, qui fat dfcSè ibus le feuil ,de la 

. f)Ofte de rOracoif è, - ' 

- -La vangeance fuivit de près le crime, 107^; 
Les Eveques portèrent au Pape leufs interdit 
flkintes, & demandèrent une jufte pu-^fjl^^^ 
nîdcxi de cet AOaflinat. La foudre qui^ Greiwê 
partit de Rome fut terrible^ & brio le'^- 
Tronc de Pologne, Grégoire VII, qui 
étoit^lors affis &r laChairedeSt.Pierrej 
trouva matière à exercer un xèle amer^ 
qui envelwa dans le châtiment, le. Prin- 
ce & les Peuples. La Pologne fut char-» 
géc d'un Interdit général, que l' Arche vê^ 
que de Gncfhe 6t obferver avec la der- 

- mere^^^ régularité i elle {«rdit le Titre de 
Roïautme:; Boleflas fut privé du nom de 
Roiy Sç fe6 ftijets abibus du ferment de 
fidélité. Le P^ défendit même au Mé- 
tfopoÛtain de toute la Pologne & à fes 
^uffiragans> de coiirQnner un autre Roi, 
£ins le confèntement & les ordres du 
St. Siè^e. Le$ Seigoeurs &c les Soldats 
qui avoient affifté au MaiTacre du St. £^ 
jvêque furent -ptivés de leurs biens, & 
leurs EnfaQs jusqu'à la quatrième Gêné- 
irutipn dedarés: incapables de poiTeder au-* 
cune Pîpitéxtt Ë6çle£Lafti<]pie ni Sécu^ 
t,Sbm ï^ ' D: liere. 



74 Histoire di^s Révolutions 

*^*îr ^^^' C'dl fiûofi que cie Poritiffe i«tîA& 

*** les a-knes des Princes à profil, pour com* 

mettre lul-tiiêinç leplus grand des.oime$^ 

en foulevant les Sujets contre leurs Sou-^ 

veroins, ic en troublant le gouveme* 

ment des Etats. 

loSo, Boleflas oppo& en v^in toute foii aoto^ 

1081. rite ^ l'exécution du Bref du Pape, u^ 

«^2'^viame ombre deRel^on fcduifit k^Peu^ 

i^Ç ^/^ples, & leur fit en cette occaiion un crî^. 

AâK*v> & me de leur obéïâance à leur Prince léffr 

J^JJ^^*" time. Un Roi excommunié deviiu i 

leurs yeux un rbonftre^&un objet d*exé* 

cratioa. La celTation du Strvi<^e divia 

produifït des Séditions. Les Se^neuors. 

caballerent. La Ruffie iêcoua le joug. 

Tout abandoDnia Boleflas/ ou fe réunit 

contre lui. 

Ce malheureux prince ne fe crut pas 
en fureté dans fes Etats, £ç pour cOnfer'4 
ver ÙL vie, il fut obligé de les abandon^ 
ner, & de fe retirer en Hongrie, avec 
Miecflasfbn Fils unique, .Wratiflasfib 
de Bêla le reçut dans h Cour itVéc tou^ 
tes fortes d'hoiineurs. Le Pondfe le p^^ 
fiiivit encore daiis cette Retraite, &txia^ 
kva contre Itii les Ecclefiâftiques Se lu 
Peuple; etifotte que pOiir fe dercbér ^ 
leur fureur, il fe vit contraint d(S quitteit: 
k Hongrie ôc de fe cachet^. Quoique» 
Hiftoriens aflùrent qu'il nxMinat ésUis uti 
Monaftere de la Carimhfe, ôû il ij^cfw 
foit, difént-ils, le vil m^éf dé Cûtà^ 
. Bier. D'autres difent ^^û Ait tûé à te^ 
Chafie^ datu lès Fbf«tt dia HoD|ât. 
.. , N- . ••'Ce 



■•»*». * 



Bï Pôxoônb; Ltr.f. ' f! 

-Cel^iïce^îfiït vailkhrj^ac^urikfla peyt-® •» 

être mt cette qtwBté tous les Rois fcs "^ ^ 
Bfédlcéfleaîrs. S^étant prop<^ pour es. 
xempie Boleflas le Groirf {on Trifaïeul* /-«''f?^ 
û commenta par feconquenr tout ce que 
Ift Pdogne avoit perdu ckpiife k mort de 
cePtînce. Son déflein étoit de fubjuguer 
crifiiite te Nord entier. Il ne lui manqua 
p&ài tct fîfffer, ni GoErfs^ , lii prudence, ' 
dl il éiiikëèim Ôanë urt fi gran» pit}et,fî . 
r-éâftt def'a çfopre gloijpe «e ratdit pas 
ébloui. Nàurcltemerit vertueux, fobre, 
affable, Vert itefes Peuples, a porta la 
libéralité, & la magnificeftce, jusqu'od 
elles peuvent afler. Avec quelle généro- 
fité' reçut-il plufieurs Princes exiles, qui^ 
implorèrent fa proteûion ? Avec quelle 
ardeur foutint-ii leurs intèrôcs , lorsqu'il 
eut enibraflè leur défence ? II n*en\râ en 
.Hongrie' que pour la rendre à fon Souve- 
rain, Ôf il aima mieux voir une Couron- 
ne fur la tête de fon Ami, que fcr la 
fiénne. Sa clémence pour les vaincus é- 
toit extrême. Les Kibviens le fléchirent 
facilement , & Iles qu*ii fut maitre ' de 
letff VHle il les regarda plutôt comme des 
Sujets'naturels, que^prame des ennemis 
vaincus. Enfin en jugeant fainement de 
Boleflas II, on peut dire que la Nature 
lui avoit donné les vertus d'un Héros ^ 
mais qu'une trop heureufè fortune cor- 
rompit le ccfeur de ce Prince, & lui don- 
na les vices d'un Tiran. Lorgueil & la 
XDolleflè fuivireût fes Viâoires. Sa libe- 
talité devint luxe & prodigalité. Pour 
*:.?: : :[ X) a fouri 



^6- Histoire dii RjtvoLOTioNi 
Bebif fournir à des dépenfea exccffivcs & inu- 
*•*■* "■ tiles, il accabb ics ^«iples d'Impo». Ijc, 
gouc qu'il prit aux débauches les [dus ou- 
trées, &:i des pl^ifirs cotiQïîres à kN». 
ture le rendit impie; Il ne put fouSrir 
les remontrances , Se les reproches fidt-. 
taires d'un Prélat reipeâable par la Sain- , 
Seté de lès Moeurs, & que le z.fcle pb$-, 
Koft de s'élever contre les vices &:ândB- 
&UX de fon Souverain, Enfin l'impiété 
jointe à la pui0ance abfbluc , rendit Bo- 
leOas injufte & cruel, & tut 6t commet-. 
uc un crimç enonne, qui lui cou^ h. 
Couronne&la Vie. 



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Mis tO IRE 



DES 



: REVOLUTIONS 



• 1 



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P O L O G N R 

- . . • ' 

. •- •- ^i- a^ a^ «u •- •. a>- ^j 

LIVRE SECOND. 



E meiurtre de PEvêque de Ckmn^ 
Cracovie cau& en polo- *'"'*^''*' 
gne un changement toxsXf,^!^^^ 
dans . le Gouvernement. 
Gregoi^ VII avoit depo-< 
fe, comme on l'a vu, Éo- 
leflas, & par le même Bref ce Pontife, 
.qui & faifbit im jeu de briièr les Couron- 
nes , & de trancher les noeuds fàcrés qui 
•dûivjgnt unir les Princes £c les Sujets,' 

-D 3 avoit 




. I 



t.. i«- 



ayok ^fefidu à TArchevêgue de Gnefiif^ 
'Metrc^titaktrkde toute kPologp^ àe&- 
icrer un au&oc RoL MiUteufwfaDcasr il 
i^ troptobét. Los PoIaQOts eacore ppa 
înftruirs nssgardQsept ler dctoatchcs de ^ 
Çbur ile Rooie^ camme des^ Droiu in^ 
fogîtiiaiâfis^ taru'pn m fiouvoit attaquer 
#4is àtine. l£ s^ifK djsfa SkiM». n* 

de St. Pierrt'y ainû baiûànt humblemeûC 
h tête fous le joMg.^'ua Pape redoutable,, 
ik reçurent iàns IQ^rlnurer une.BuUe,^ 
, re»lFfri^j^Ul» Xt^ ^fÊikifmt^^OiM 
iê^. « l4^'Kipl<)Iiyl0^PoleDoife^e^ Ibuf* 
£rit un préjudice irréparable» & le^ Peu* 
pies 9 des maux âtrisbes, Xa Soaverai^ 
neté tomba entre les mains des Ducs^ 
«knt les enfirna pqmgereiK ejifidce )rs 
^ro vivces , par Dr ok 4e iucceffiaii. Cba-^ 
que Ville eut un maître» où ^tôc MXk 
^Tiratk l^'Ëtaipeiditiafisircçd'tUR.Çf^ 
-vniy &r gouverné par une &ule tête», oc 
.les Pxj^çipaiLités.i|b]iÊes.^^inéf|^Q4im€e& 
,^ les mes des' autres » qui fe fbrmereiit dea 
débris de la Monarchie» ne furent pl«uL 
ffm l'ootee de l'ttcieA Rcoanme def^ 
>looei 

*ioSu VliMdiâaajfecœdeBoli^aa^to^SiM:^ 

1Ô82. .ceflèiit>.rou5le nam del>uc»,âs SPWrfr^ 

Ia^dL '®* ^ Rwauia^, jfioa &Bm p^fidit It ,li- 

i# /»/a^wr^i^ ^^ I^? ^ P"!"^ d'id^er le Papev Ce 

,Pdi3ce éràt T^pcaat ^ £c £« p'ànifr 

40my après fi» £leâioi|> fut d'envuiér i 

:Rome une célèbre Ambtffitde pûm de- 

i^!;fl?'««wfc*^'^é«xk Mnwdia>.do«la|i- 

•v_-, . • gucur 



0E P0L0G?NB;'tlV. II. i^ 

mtmit ferok gémir toute la Pologne. Le ^â»iil 
Pape & hiih fléchir aux fi)MiiiS^Q$ dos ^^ ^ 
Fo»Qds;UYouktbieal^icc0fid»r,* âcàk 
4dHoiratîoa df4 noùvetii Dui: , U; confir- 
saa, Ffikâsbon de Lambest^ (^e le Cb»- 
{ikre de Oacovâi avok d^ib pcmr fiio- 
keflèur ds Si. Stûmûas. La Boèême ^ X087J 
(|uk' le dqgié d'élaration , que la Pologne 
Benoit (fe perdre. Wratiflas Duc de m- 
•bêo» étaâc alfê £dtier Ffimpereur Hensi 
iV, à la Diète de Maïeoce, otâioL de 
i«& à fatOBi de préfêns ks Qrnetne&s 
^AoïauK, & par ordre de ï&miereur^ 
Sogilfperc ArcfaevA|ue de Ttbvc le cou- 
i^onna à 9r(^& 

- La Ruffieavoit déjà fôcouéfe joug >&:^f«»'«4 
lefi Pokuiois ea auraient été entièrement p^^^- 
■ehaflSb^- Cette réVoite entraina celle de 
la Pnijfe & de la Pùmeraiiie. Vladiflas 1091; 
Jâuc de Fblogae contraignit bientôt ces 
9roitiaem k vcntrer àxa$ leur devoir. U«- 
,JM âsig^ante défaite les aroit oikifigés. de 
-iécbir^ & ila paroiflbienc fixuBÎs; mab 
dés que le Duc fut élo%oé, ces.- Peuple» 
féroces coururent aux arme& avec plus 
dateur. Ikévitoieat touiours le com- xojm 
'fa^, & trouvoient ujçl aûle allure^ avec 
kora fenines êc leurs o^uis, duis Té- 
.ràiiBfeu^de^laffs Pordtt. La défence de 
ledr îù^a^ imtreffint peci^ib trampnr^ 
ibieûc £i.dle0i6nt tona kurs faiena avec . 
lRii6>âc m kifibiant piesque rien en proie 
à l'Ennemi. Vkdiàas incertain éx Méu oà 
il devoét porter k Guerre, af^t au'ik 
^aJOtonWoi^n^ daiifi k Ville deM^a«oiil 
* j 4^ etoit 



f : -v 



^à» u 



éo HisTOïÂE mV RWolWiôms 

étoic leur Rendes- vdu5 fecrct , pour Ôinr 
une irruption fùbite en Pologne, lorsqu'il 
fefoit occupé ailleurs. îl vola auffitôt de 
ce çôtc-là, & forma le Siège de la Pla- 
<c'y mais la fortyne lui fut contraire, Çt 
-une fyaHe opinion caùià fà défaite. Le 
«*' . Camp étoit environné de Halliers, qui 
•^u ckir dp la tune parurent aux Polonois^ 
-comme une Àrméé nombreufe hériflee 
de piques i ils prirent la violente agita- 
tion des branches d'arbres^ caufée I^^.Ie 
^vent, pour un cliquetis xf armes, ^pour 
(lé bruit que font des chariots. Ils sV;* 
•merent-donc avec ptécipitation , poii: 
faire hcc à ces prétendus Ennenfis. I^ 
^' iiuit 6ç cette efpecè de furprife caufe- 

^^ jent parnû eux du défbrdre. Toutes le» 

Troupes.fortirent du Camp, avec plus 
'' - - ' ,de courage que de prudence, & pen^apt 
: qu'elles allaient combattre un ËnnexQi 
• imaginaire,, les Asfiegés firent une fbrtie 
ryigoureufe, comblèrent ces Tranchées,' 
ixeavexiierent les PalifBides du Camp ^^^ 
:rent le.feu aux Tentes & aux Machinés, 
i& tuereiit un grand nombre de Polo.. 
^: nois, qui accoururent inutilement pour 

éteindre les fiâmes , & £iuver leurs baga- 
ges. Après cette aâion , Vladiflas nk 
obligé de lever . honteufement le. Slèg4. 
•Mais l'Année fuivante , il^ en tira une 
1093. ivai^eance corniplette ^ les Rebelles;, fe 
fournirent a fou autorité, & lui donnèrent 
TnnhUi des Otages. 

Matés par Ce Prince avoit deux fib, Boleflas qui 
SX" V^^ctoit légitime > & SWgnée, quï étoit bi- 
^'04ifia4, ', . tards 



ttfd. Le premier i^omettoit beaucoup.^ J**J** 
Il s'étôit dejafignalé par plùfieuys adioiw*' 
dôuragëufes^ dans un âge où à peiàe roiï 
û aflei dé force jpour foutentr le poîds^ 
cîcs Armes. La «veur deà Peuples & 
fe droit de ÙL naiflance le foîloîeût i*egâr* 

. éét comme Tunique Héritier dfe lô» Pè- 
re. 'Quaiît à Sbignée, Vladfflas KavoiÇ 
deftîné à l'Etat Ecclefiiftiqué,& pour ¥y 
dispofer,'a Favoit envoie ei* Saxe, où lé- 
jeune Prince étoit renfermé dans' miMo^ 
baftere. Les Bannis de Polcçne & qiiel^ 
ques Seigneurs, que la Ëtaine qu'Ms |)or-^ 
toient au Palatin de Cracovie, Favori dtt 
Duc, avoit éloignés, «icreprirent de Cù 
fervir de Sbignée, pour rentrer dan* leur 
•Patrie, ou te vacher des injures qu*ift 
•Croioient y avoir reçues , en y allumant » 
kl Guerre Civile. Le jeune Prince aïant 
donc été eidevé malgré k réMance ded 
'Moines, les Bannis le mirent à leur têre«> 
'Leur but étoit de s'emparer de Wratîs- 
•laW. Les-c6njon<5tures leuf étdîent feva- B fi rené 
-fables; car cette Ville eft fut les Frontié-Jl^jjj^ 

. tè$ de la Bohême , d'où ils pouvoient ti*' 

'rër toutes fortes de fecours. Ils âvoient 

■endore, que le Gouverneur de la Pkcfe 

• ayèit été maltraité depuis peu par le P»' 

latin de Cracovie, 6c ils enrôlent de fe 

'^gner fecilement. Ils s'avancèrent donc' 

vers Wratilkw , fens faire aucun zStt 

- d'hottîlîté.' Dès qu'ils en forent proclu^ 

:îls envoïer^t qudques-ufi* des leurs ate 

Gouverneur, pour ménager avec lui une* 



_,s Pan;Ôâns lui firent "^ui^ vive pein^4if> 
^'^^^ de leoiï nid^urs , càuès p^ U Tiriorr 
me du iPavorL ' Cs lui reprdent€9:exie: 
fitr^ étoient tous Tûk>nois ^, iès i^nis , qv^ 
m parens : qu'ils nt venoieoc pa» en. £ii^ 
ficmis *; les Arm^9 à la. xnaia ^mais plutôf: 
comme' c^'ûippliansy lui.4^Qume]& watt 
ttQe dauis Êi place j qaVatit. de leur re^ 
fcfer cette gracéi i deyopt prenjdce j^tixle 
«jà^âs^ ^voient S leur t|te;i urk Priaçct qifi^ 
teroit un jour le fieai. qu'enfirr, il dçyqit 
citai&dre pour hn-inëtt^^&qit'ik avoknit 
too^'uo intexèt csommuiï, de Te nwtre. i 
j^uvert de ^vmf^SûXKtm Pa)aus>4cùit 
ik çroifbt %ale£aent p^leçutês. 

La âdelké duG^uverBeur fuclbsroiilii^.. 

^^ fin5 cependant qu'^ fut ^ ientkECQieflç' gçrj- 

!w iuadé.. locestala de C€[ qu U, d^yoît^fsi<^ 

^^ le, tiptôt reteiûu paf 1^' ft^i q^'il a.yoît 

"'^ juréçàioQ Priojtre;^.^ taïa^tôç anime paf 

la haii^ qu'il pof toit s[u Miiûftre^ il ^^ 

^eâà àuji HabkaokS,. 2;;. voulut prendip: 

leurs ayiHv La crainte ^'ua Si^Çi bjli 

Jhtaont et la nouveâùriê les i^ fous paiw 

irher vtrs Id &ûtiaien|:, qui' Aattoit ^ 

^?a&tage bK pâSos» du Gouviérneur. ]{8* 

Je <lecertnttieiem; &cilemeût à ouvrir (^ 

Forces i SWfpée: U 1? fit , lui remit te 

CiradeUe ^, & fournit des ViVrès a % 

Troupes ^ xmis i condition qu'il fe ie4>^ 

jictoit, fi VladiSas Tordoonoit, Se qu'ojm 

ac fei^it ncaa ^ui pâ^t bleffer l'autorité àt^ 

Soureraist,,, ta k se^eét qiu lui 6oàr 

'jS!^ yJfwTtflirtlftnng dc^ccqstgfftoilt pagg- 



.^' %< tf 



» ^y-f ^ 



Mç j ïçi^s Sbigpee Çc Le? BanfiiK & fftflr ^^ 

«utôt pour fe Çi^riire >h? fetçitfS « 
Palatin de Craçovie, qjie gÇ^v .fiûr ^e^jr 
Ignace, dbijt il; çonpqifloiept bi çteTO«»r 
çq & k bonta Rica xiç |;«fifti^,i Vjtn 
^as. M Gto4wnpuf d: ^r|5yÏ4T« m 
âvoit fjeçu iç5 BannU 1^ Wf;i«^ $^i^ 
fd(Ç rèyqlte^i ne fc miç point, e» d^epfe^ 

?' qcaqu'il eiit de? forçcç .fi|fi^r;^i^ pp« 

^t à à dévotion. B fit ^m k ï>yf 
k|e & fidélité > & lui remit yo)/o§tfif!xs » 
P]^. SbigQfe troiiya un afile da^ Cfus* 
vide^ & y reçut les fecours à(s^ Poom^ 
ficttens & 4es Pru«fiens, ayec.|esç»cù il J^^j^ 
jôrfA çpmbatire cpwr^ fon Pcrt;, . La foj;^ c^^ufmt 
cuhe nç Uii fût point favorabiUs. Sbyspfyf^r 
lit batru^ gc ion Parti ]fr disijjpa.^ Ciru» J'*^^ 
^içi^ fputint en fa &vcur pn Sièg^ fimcfti; •'••'*^ 
ICette grande VjÛiÇ fitt liiïi*^^^ 

4uej?af le Houvepir 4c cç ^'^.a fit|. 
ibigi}|bj;om^. YJf entré ^mitts dcfqp^ 
rpre. qui le fit mettr/e en ptitoo 9 oa4i&^ 
|j, ^^ticitai^o^ (fes geigftjesMi^ ,, M WT ht 
jpzçt |ue{^ tecns aprè^> ^ pour pr&- 
' ' lef querelles^ W^ PC 



y-emr^lêf quereues^ fflii pouyoïeoi 
j^îprès ia jonort entre ^ d^ &Sy ijL JfiH|P 

. jpes dei^x je^nçs PriticesÂufiSoiem i»- ^^l^. 
p^empcieï^ l'autorité du Palitii^ de Cra^ sbùJu'S" 
«vie., 1^ jAvMl &>f<»% PlîV«. 4«»- ^ÇîCWau^ réiîVm 

,jRfir48»iQPSlifcwso6ti«a> â. ayoia d6tttt-«««,»* ?^' 



J;^* J; Voif tourne de tewt* ce qirfeft nécdSipev- 
F49tridi j)Oi«^ fijutéirir im Siège* 8és ^^ens &' 
f#r«. ^ ^^is létofettt fetils êlfevés aux Charge»'- 
' de VEm. 8e^ Tréfors étôiertt immenfeg^ . 
&; &>n ei^aeil étbit ausfi excésfif 'que^&s -: 
rkheffesi' La conûtàœ dexe-Fàvortfàh 
rut fufpeâe à Bdéfktf^&i «Sb^iiée; lok ' 
|>â?rce<}U%use trop^ ghmde puîâkticé efl: liii 
<criiïiè daii^ un Sujet, foit qu*fl abofSt diè' 
Pcmj>irc qu'il s'étoit- aqùis fitr l'efprit da 
'^eUX Du€. Les deiix nreres ib'xéunirent 
* poQT lechàSèr^&aâfembierefit une grm^ 
de'Amsée. Leur Père fut à leur rèiicoiri : 
tre j mate les Evêques & le»' Seigneurs^ 
«'einploferent pour la Paix, & leur mlÊ^^ 
Hâtkkn réu6fit. Le Palatin* Alt iâcrifié & ^ 
la tr^qulUté de b Polc^e^&r eut drdré 
ixHldt té retirer. Il fe jet ta aûsfitct dans fi • 
, Fottereflfe, où 'les- deux jeutteg Princes 
fc preparoient à Ptefieçer avec toutes 
leurs fbrces, & à le tlraiter eif Kebelhr^ 
lorsque le perâ qt» menaçoit cet anciens 
Favori réveilla tottte l'amitié ^a vieusB^ 
Duc;J^ partit fecretement^ & aUi lé' 
îoindré dans & Place; * 

Tout paroiflcrit dtepofé i une Guerre 
•Ctyite. Vhdiiks^ 8*éco4t engagé plus ia^ 
timement que jamais avec fon Fàyoriydt 
^oifloit prêt à^ tout fouffiir pour le fùtfi^' 
tenir. Ses fils étoient ou -.contraire plut 
\ irrités encore de cette réunion. Ils s'é*- 
toient d^ emparés de Cracovie> de Sam. 
dooûr^ éc de pkifieurs lucres Pkces^ êc 
^dbient aafiegçr leur Pfie-iiaiià Plocuo; 

oiai» 



refpeâable aux dfeux Partis^ par.fcn âgej^?*"^* ^ 
& par ià pmctence^ nten^a un accom:f 
ino4eiaentl Le vieux Duc jitradô ncfui^eaii 
d'£xécuter le premier Traité^ Tes deuxfi&^ 
s'oWgerent de leur côté de lui reodre.les^ 
ViUes > dç>nt û^ s^étoknt empsirés 3, & te 
Palâtifl fut jçxflé enr RuiGe. \ .. .. 

En AUema^e, Home avoir armé, le 1106I 
Pib cjofltfe le Plere, & âcvdit (fe Î^^'^^X • 
côtes Fctcndard de la révolte', contre H^l^c^ 
Prince légitime. La. querelle d^ învcs^trePSmfm^ 
tàtux€»y qui duroit toujours entre les P^n^'^^^ 
pes & les Empereurs , coûta enjan W*'. 
tjQunxme 8c ta Vie m malheureux Henr - 
ri IV. Le Pape Urbai» II avoit fait d^ : 
pofer ce. Prince % & élire en & place , ^ 0* 
Henri V. Le fils détrôna fon Père , . 
qui mourut jun an après dans la Ville de ... , .t»,^^ 
Iriege. 'Maïs dans la fuite Henri V ne - 

tejoaotjgna pas beaucoup de reconnoif^ . 
ïance àl'^rd du St. Siège, & fit voi^v; 
qu'il s'éioit révolté contre fpnPerépiutoCM 
pour reçncr, que pour 1^ intérêts, d|i. 
Souverain Pontife & de la Reiigian. 
^ Il entra en Italie avec une Armée de 
trente mflle hommes , fous prétexte de • 
venir à Rome, y recevoir la .Cburonnéjr/i/^ ^i 
Impériale; Pîafcal II lui rendit tous le^rfterUPé^ 
honneurs, poffiWçs j mais comme il éxi^f^^^^' 
geoit de lui le ferment de renoncfatioïitiWMr 
aiix Inveftitorey, Henri dont ïesTroupe^>2^^*^ 
ëtoidit dans Rome^ fe faifit du Pape;,^'-^'^*^ 
Fcnfermadans une Forteréffe du Monç. 
S6rÎ6te> iomh gatded'Ulric Çsuriarqh^i .. 
t I> j d'A. 



\ 



l^M^«^/*<f A<pï8ée , î8ç le retint «kos çejKt r«4i| 
*!?^* *•'* aptîyité, jufij^'a c^ qu'il lui e&ç'ucCQrdÇ 

^çUe, & k Pape r^jnis « fibcrtc dopx^ 

ifk Couronaç Iiqpérj^le S Tlliciiri. Maàq 

ihs que ce Prjncp eût j^rfc^ M route d' AI*- 

Ji^Qa?|gnè^>. tou5 les Eyeqjn^ (i'Italie s'éler 

^ verenc contre u» Trait^ eanîprqu^ par' i^ 

tîojçnçç ^ ^ pV U eraint^. . L'Empereur 

^^ f*- tût e^pcommipié ^ iç iî, conçeffioo dtft 

•*^*' • fexvefti^Jures ça0éft <JiM^ un Cpipicile tcni^ 

^AMit»« . Vladiflas l?uc Aç PdÎQgne ipourut ^ 

MiMTtjt. t*fige d^ cinqu^tc-ueuf ans-; fes deux fit- 

^^'it.B^ihs ôç Sbigaéc fe^ iqîteiit en poflefr 

fis EMs i^ die» Etats ^ qu'il leur avoit partagée 

d^%u ^^^ fe\W^rt- Sbignée nV^codit-pai- 

' ' mic lei tyn^fMÛea dfe foû père fuflept:: 

Trmbus gxii^, ppur.cbcrçherquerellçà fijafre^ 

Si»/^^ rÇ'- y prétendit que leàTréfors du vieux- 

Duc. devoieru;^ Vài apartenir en «entier^ 

,. p^rce qu'Ile ftiMcni: à Ploczko , Vilfe- 

PQimrife itans ion X4>t. L'ÂfchéVêquç 

^e; ôoefhe arrêta pour lots cet elprir rû-t- 

muaiu ^ & o^ coûvipc que les detii: 

{^ip^es auroiem: ctuurun U moitié' dei^ 

ttaj. Tr^for? de leur Père. Cet accord ne 

^>P%' dura pas Jongtemî. Sbignée remua tout J. 

rur fiifciter des* ennemis à. fpn' frere;- 
cabaUa en Bohême, &;le Dpcgaj 
. par £98 préfens lui accorda une Armée, 
fc tourna enfuite du cpté de la Pomet^ 
*v, nje & de la PriiÛè, & fit révolter ceç- 
Peuples féroces... A fon inlligation , lef^ 

SuoDi^ Sir ]» pAfiWfe$.gxiii&n aaffi lèf 



^VQÛ être. ^cat>k.,r fojw u» fi fg^gfbi^^^ ^ 
nombre d'enai^i^> (^ s'ékvomt la^^è 
ï, foi* c<H«?^ lijÀ, V 

^ui raMU^ipli; pl^côc dis ibrce& tf^c ^ 

?x |i(9^^ > 4c; tvec qvMJq^es ibcsQ^ff 
SiggrçOiru];. ^ préièfKe feida nul; If»^ Pq»' ' 

m^au^ ^ tel Pnuii&aiii e9 Mm ^ fl ^ 
i^c^ea k MoTiivie ^ ^ toi Ugnw ^ • - 
àéfy^k^9t. U- vif» miUit^ ^mtei kt 

tare 4ç toatf^ iè^ Pl^cts ; nms çommo kc9& df 

f voit ,tâ(çhé dp Je geidrc » ¥wk)ii finiî^ ^' 
XP(Ç]i|: ]^ mettra hors d*ém diç l^ir nw^ 

ÎJocbé de R^wvm . . . .,/ 

. ' Cette gpaercrfié^ 9e roa9% pcwit SMr «T^/^p» 
gpe«. Sf voÏAm hoia d'éw d« ow^ w^^!?!* 
swemçat> il fe & i^eietmai i» Piwrd^ 
pour rçncrer dam £9 JS^>. ^ corthif^ 
4*il çtpit.pçiflible»^ çw«de fpq^Fwe. Op 

déclaré traitre> exilé par l'avis dei Scft^ 
^p^^vïr$i 581: coQ£riHPt W fc re«»ep c«^ Pck . ^ 
«jçraiwp, . Cwe Pixwwqe^ prit ^WlCOxe 1» 

b nttW çxMîtw iw Prince & 1^ Ptoi«; ^ «*^ 
3J^ jtpéritpit la, mprti imi* Ojioiqiw ton» 



■V^^J 



u 



m^t^'M $ qu€^ue<mnmel qu*H futile fa^g-det Ic^. 

^Afv UL p^^ odnrnmn^ H-fc contenta dfe luî'cle-^ 
fenrilre l'entrée de la i'ologne. Sbignecr 
erra longtcms de Provinces en Prov^-*^ 
ces, & «c de vains efforts pour^ interef-^ 
TeronJlà iaveur kç Puiffances voifinc^'. 
n deyifitt l'objet dd mépris de tous £». 
Peuples* Tout lui manqua ,& la néç^j 
£t6 le contraignit d'avoir recours à' 'là 
trlemence de celui qu'il avoit tant de 

VrevkiitmlfoiB ofiènfe* Boleflas fè kiffa encore tou- 

Fêi^gm. .^^ p^ jçg larmes de fon Frère, & par. 
les afliirances^ qii'U jui donna d'une ea« 
ti^e édetité. Mais la foi d^un fourbe ne 
dure, qu'autant qu'il lui iëmble avantà-' 

' gmK de ta garder. Sbignée crut voir 

quelque jour à fon rétabUâemeht, &^ à, 
con(jpira aoffitôt. Le complot fut deco^-'f 
¥ert, & il eut enfin le fort ordinaire des' 

ê0m$ri. traitres. Quelques Hiftoriens raporteht 
qu'il iut tué par des Seigneurs qui crai^ 

* . ' |;Qoien| que cet efprit remuant ne fut^'utt' 

•K. ymt^fms&c à l'Etat : d'autres foutieiv.' 

- jocûl qu'on lui creva feulement les yéu^^ 

.& qu'il vécut encore longtems dans le 

«lepm dt daof l'oubli de toute la P<>^ 

4ogJie. 

X 109^. * Cotomon Roi de Hongrie s'étoit attinr 

Biftri V f indignation de l'Empereur Henri V, qui 

;j;;';^^-eBdrcprit de je détrôner. Qaignant d'être 

mêAmh.9CC^é par les forces d'un enneHriilS 

.fbrtnidable, 11 avoit eu recours à BàleHô^ 
lAiû fit en ia faveur une puiflante diver- 
-Mm àuas la Bohême, Se lui envoïa un 
C^orpi dj^TfOupeS) ^.rfndtfoit inutiles 

r-' j tou» 



toiiis les dK>rts ^tYEfiip&à». IBicdri ire^»«ft*«*^« 

ibiat de fe vanger pt lKPblo|iie, 4a poa^^^ ^^ 

de fiiccès de fon etpeijitkyn de Honèfai ' 

Il ravagea d'abord toute h Silefic. iTaf^" 

fi^èa eûTuite Lubuû;> Place forte par 6u 

fitctàtioa, oH û trouva une refiftabce fr ' 

yîgoufeufe, qu'à fUt obligé d'en kiverle' 

Siège. X>et echec.ne l'empêdia pas d'en*- 

trer ^us avant dans les T^res. Ek>leûas^- 

trouva le moïen deie faire retourner ca 

arriére. Sans engager un ConriMt g6oé-4 ^ 

rai p il défit prefque entièrement TArmée 

Impériale. (fans de$ Embufcades 6c det 

grtaiques de nuit, où kffiete des lieux, do 

le trQutde brdinaire des furprifes lui doiu>' 

xioient un avantage certdn fur TEnnecni:'; 

jL'Eà^reur étant enfin à la vue d'unci' 

Ville apellée Glogow fur TOder voulue 

jcn former le Siège , dans l'efperance de 

^rombâttre Boleflas , s'il venok au feooufs 

<le la Place 3» oA de jfe dedôtoinager par l§ 

j>rife de cette ViUe, des pertes ^il-^vocç 

ibuffettes. Glogow étbit preli{ue faiM Foamvfi^^c é$ 

Xifications, ciafe le courage de ïa Habi^^*i»»k » 

tans .fut un rempart^ impénétrable \ fo\Jé 

les efîhrts des Impériaux. Gepend^t lef 

^achipes aïant abatu une partie des n^ 

railles, de; la Ville ,. les Affiegé» qui cirai- 

.gnirent d'être emportés ^'aSàut demai»-' ' 

.^erènt à capituler & promire|it de-fe rorK 

dre, fi dans cinq jours leur Prince lu» xv 

yenoit les fecourir avec une Armée affim 

forte pour tenir la Canç)agne, iSccom^^ 

f)attre ceUe de l'Empereur. Pour fiireeé 

.de la Capitulation ks principal Habir 

taoft 



ii»A< H& ]j^ ^m6krm «unkô» de^ Députés à K- 
]e&t^ , poop Faf0ei«ir< 4« ce qui s'étoft' ptf-» 
&, de iô cotkfismd^ ne pas abandonner 
4es Sujet» fidèles ^qui ne fecevfoient ^âcr 
malgié east'im joug Mrafig^r; Le^oSc 
iSembiok de^ TmupM de tous éôtéa^e^ 
Ruffiefis ' vcRoieitl à fon.' feéours^, de an 
lUfek de graades Levées àsms le DticM 
de Maxovki , ^ dans les Palatiiiafis dé 
Safidonûr fit de Lubliff. Cependant I9 
Mm- étant A courte 5 to^s aa|s pi*^paratf& 
èiiirent écé km^^s», pour lé fècdurs-râe 
Qlegow, fil» m^eie'e^élér^rteàdAé'idiliîi 
k terme pretibriê paf b Câpit^kidbtt: S»« 
leflas emploïa d^^ic de prkfp&s 8t meriî^ 
ces, pour engager les f>éputés i rc^npfe 
le Traité y à piofiter de k Trêve,, pour 
triever leuïs remparts, de à fiuriéfiwal'E» 
tables Otiages^ qu^savoient don^^ plutôt 

£e de fe couvrir de hoae^^ St' d^atdr^r 
ï àidffiAadoii en^ciiu^ant ^UM pbrteis^ à 
sf> ^ mnneim, dasxs l'i'nftanr qt|e toute kîlV)^ 
^ • logne êc ibs AUiés accouroieiit à kuriè«^ 
toiirs» 

Ce difcours fit fim e&t. Les Dépu^ 
dfétensiinepeac les kabit^ns à fouteair ua 
nowreai» S^ge. Oft élevé à la bile déa 
snufs & des^ remparts , pour arrêrer la prér 
«niere' fui^ear de t'S^nnenû ^ ou creaft w 
ésàioM dé la ViHe de ilouv^t^x 9o(BSêy, 
les mïnes Blêmes des maifons fervent i 
tiKHiciier les brèches. La néceflTité fait des 
^ Séktats de des Pionniers j tout travaille, 
. ftas diftiaôÎMi d&^ ftxe nide cMiitions. 
•>^ ^ Eûp 



-Sain OÊ$ bcty^as lijdbîiafiii<hui> courMe ^^^**|^ 
«^«vri^iNPeaiieoc und'fiNttie^rcfolutîof» <i& 
.>dre jufim'à k^ ëcvitiere gouitede iflarfao^^ 

4» ;i?!i^e au jour, fixé > jâiu^itt^ tvoit éfê ^^^ «m^H 
^^eai^ciHt pac la Cftpifculatipi»^ mai« tt ^c 
stqor «n- ÉanMoi. Ivfilié àt VkdJtêfBthela 
éa Traîséy il fit auffitâ^ imuacev fi»Tfoâ-. 
-p«r* T«(ii»f Armée accourut aux fi/sis 
-fhai «MM) & moatd è Vd&\H. Les Im- 
pi^iteffiûréoi étonnée ébaycèe àtvgniyé^ 

fepr de^ ififtiia Af^liioei avQfit rèdui!» à 
-^^Kd^tntté q&AsjMs jcrâs^ au^ravafit» 
rL» piofeodeup aes Folliés ^ ^ avoine 

été çrculès pefidicmtia Ttèv^^ le» arrétt^ 
«."Ile comme m éC(Hent vem» éns-laiètBe»^ 
-ik Airefic eoatraiars- de reculer, &daBff 
* Fioipiufl&oce 4e fiirnaiofitèr rfêtî ebflîickè^ 
: .^^ n^oveieiii potB^ppérés.* £^ Affie* 
„£és les pouriuivirent vigpureufetoQRt, éc 

en firent un graod carnage. Pour épar-^ 

fkcr fi^Troufie», l*Empereur fitfonnerla. 
Mme. Miis il crue aiseir m»ivé «11% 
mmen» ii^tUble de fe retidre loffihre de 
Qioacm y & de-fe vtfnger deb-perfkke 
^60 Habkans^ &m d^uer fes Soldat». Il 
|t oiectre aux premiers -ran^ les O^ageèy, 
qu'il «oi^ ODtxe &s mata» ^ ^Imagina^t 
gjfie la Nature rcf kndroit ip braa de» Pé-^ 
K» de ces Hialheureux Ënftos^-ds qu%^ 
; ft'iiêreftettt tker iiir eux. Lerlfiiséffatte: 



^^*'?n wviiififciit Ame lH4'a£Siift««vecatie^dliP 
ff.A • iih ^^^ ardeur. ïls plafltCBent fcurs éch^l» 
Jes ) Se y firdit taamtr diramt ^ux les jeu- 
.fies Glogowieâs. Mais Vamour de la For 
,trie .l'emporta fiur iatondrefie paternefle 
dans'ie cqtur des> Affiegés,' & le devoir 
leik^6ti&éoonnoicr&'ce qu'ils *aviaîetir de 
dc"plus dier^tiUr, percèrent leurs ^tùptes 
6k^ pour porter imirs' coups jufque dû» 
le fem de VEmmaâ. Jamais atuque^«e 
Jttt mieux, foutetiiie. Lei» femmes en par- 
, tirèrent la gloire^ * Elk$ eûcour^eoieot 
.leurs Maris , & au de&ut' d'armes phis 
«fortca, elles jettcnent fupda» Âffidilsm^ iiae 
. gcêle de pierrca ^ 6c tau ^tqrieûC de^pbit 
iordente. Les^ Inq)érkas "(tmm iMpeiiâé^ 
de tous côtés^ &: leurs a£Giui0^« quoique 
; £)Qvent réketés^y iurent toujours inutile»^ 
cnforte que Glogpw iè fea(enant par iès 
^ ieules forces y n'eut pas tnéme befoin du 
[ fecours,de Boleflas. • L'Eai^pereup fe vft 
^csifinscoiitraittt de k^r le Siège dUme 
^Ville, qu'il a?oit déjà regardé^^^emmotà 

véfiûu if Boleiks le pourfeivit danB & recrake; 

ÇfjJ^J^-ratteigiiit. proche de WratUlaw, k défit 

Peux $ntu entièrement) l'obligea de prâidrehonteo- 

ir« Amt ièifaent la foite , & de ^^tter les marques 

fUMs, jç ç^ dignité j de crainte de tomber 'wf 

1 1 10. ra<3:e les mains des Polpoois. Là Paix fe 

fit Tannée fuivaBte> & les deux Princef k 

conérmesent par une double Alliance. Bo- 

.leflas épou£i à Baaiberg la^SosurderEa^ 

^peKur^ qui kii remit encore entre ks 

mains Chriftine ià fille, pour k marier 

- • ' quand 



DE PoLoaifv^ hi9^Uï 9}^ 

Piince de Pologiie^ ^ 1 « , ^^•^«^ 

Les Ci<à6à6$mexunieatûotneamM^ iiiS. 
i^etnent. toute TEuropt. Ces {HÇiifct ex* trmfMiti 
peditions écaicfit r^urdées ».en c&tems- 
là » comme le p}u6i âr œpten d'obtenu: la 
remiffiba de (es pédm; Les Croi£étLé^ 
t^iene^cooiblét d'ifidulgeiice9> fie de.^ar- 
doas. Aiaû par ua SEèle indifcrtat y hom»» 
mes, femnies^ & eofiuais de toatxs^ûxf 
tes de cooriirinti%a*engagoiene Ji l-emri attt 
voïages d'Outremer .Dans le Goncilcd'Au- 
tuxxy le Pape Urbain II , touché dea cruao^ 
tins j quejeg ïnfideks exoercoteot fitrles' 
Chrétiens ^ qui faahttDieat k)Teare.Atib- 
tp, & de leurs vexations à L'égard ide&Pof» 
Itnns^ avoit dcmné la prémieip idée de ces > 
Yoïagiss» mû. rendirent l'Ëuiropeipreique» 
deferte. Il avoit.eng^ un gcand nanw- 
bre de Seigneurs de joindre leurs fiuttcs - 
pour la Con^Ëiête de. ce Païs*. Les^dil^* 
cours avaient eu tmat d'eâfet, que.pfatsrde 
.Qroiaiuceas mâle, l^mmes avoient pris/ 
h Croix > & étoient pafles est Qrieati^: 
iQf^ecjun grand nomhie de Ptinites^ioMye*: 
rainsileiiritête. GodefioîDucdeLBcniit*: 
Iw fie de k Bafle Loiiaine fiic.élii Chef: 
de /Cette expedidon, fie iâ. valeur juftiftii 
ce Choix. , , ; 

^-^^:£iin Papes, fie âèi Rois tiierent uaé- 
gil:iiv^m^;.des^ Croiûdes. : Uw paitio. 
dfTi oeete jMilttt'Chcétieniiey aîant paffîi 
pir ti'lfidie» avoît^raMené .UtNm à.Rp-t. 
8ie 9 58c .fim>i& îetftblt dans ifon :Siègc» 

^j * rca 









poiir Ift filtt» graade partie ^tsïie ^I^^à^-'S 
bfasfls Jwldetl^^ ^i s^opofiÀ à kmr dbS^* 
podfaie , & çqui étdit tro^) jaldufe'de £er ' 
Dfoits^ :Totittî8^ tsës' e)cpeditidiis éébitiît'/ 
dos fvéeextds de^iioiiveiauc^àilïôtss ^tebr'* 
lefraduit étât&foovenc emplof^l di^'W^' 
iâges 4»ntnakes7à'tair dciftifMtdôn^^&mâ^ 
n'attok iqul!aO'i»f0b de^ iHçes^''d^ tlâr'' 

toûres ies.OroMés pdMiemt jufqa'à ià^ * 
SmÊÊ0tCittéi,6c ytnxnséak iefauluze JuflL'-^' 



defeiioe Jiï'otteiCottt^^ 
ûglarieaie ,à laqueUe cou» Ufiuibjpfe GhnD* ^^ ' 
ti<hiiQe3i!ic£ef«flèic^'fic édsoaœ deuJt OrdMT ^^ 

aonbf^mdatL Ln *£'enipMërs^paninu9friûri^P 
x^cd.îL'iMblâftineilt det^ (Aefëissû^t'^^ 

fiiiirtme. iiéi Molioi^ aÉuftooeJé^^à*^ 

dei, ^OitiiM mous 3ec fiû»oisir/d»ns^:la^^*^ 
te- .•-..'> 

"*®- Qwemfant^Hèoff V ^avàitcéti tocom-' 
^^;£ munie yar^e .GbMâe>de:>Lœ»î'^/sîi^ 

koiiorc ^<6dbfl;)y lHtGlRnttnaQii^WieHr{ 
élo Gëlafi^iIl9nttu»^:tet>c<Ai|èc^ dii 

^ ■ Ce 



i^< .:? e*J5ff «^% rï^«r> II.. 9S 
Ce P]*ac^- ^ fy%,Gni9^^ iffiHi ttèâtkàt »•«• 

Îoiz!e^& |»c^ui^(c G^kfe ^ qui viat ^ 
ifiXkCt avec As GAr^inAuz > & mourut 
•dans TAbaïe de Cktff^y après ua an ^ 
i|uel<jgi^^ j<hh;$ de p0m6(M. he Gim*- 

'ia& éCQit jnç^rt. Gui At^cbévêqiiQ de Vieo- 
ae^ dé, la . M^fi>Q. dc^ Cotmao^ deiBeaiv 
gagne y^ippùrtâ ^om$ Ig^. fySbtugt^y Sc&fk 
appeller Caliifte II. Ce Pape, aufli f^ 
^âable îff9^ )!<, oobkfle de fon âtig^ <fie 
ps^.Vécii: de & piété , eâtcla gldkede 
£èriiôi]|er. ie Schifixi9 & ]e$ dh^dns^ âili i?«/te 
rqropieoA depuis .fi j^ûiigiems «aïrc 4« mk- ^^fi^ 

il QKÎccba vfr$. Home ^ ^tk ::ra. cbomiA 
i'A(i£ipape> q^i aMtQit enferioé dans Sii^ 
cri , & k.fîr (n<xurif éim Mlie aâretsfe 
fMrié>a« L'Ëa^per«uroxcc>tnipUiiié<lejftotÉ- 
veai^ par: k Coocik de ItefUt y kdouat 

3 util avQÎt ^ téce-iun Papelftuffi inirq»- 
e i^ .pMÎfla^tj^ ciwgBit^i}({e la^qtidtMfa 

^^,qu'f}k. TaTOk été à ibâ ftsie. Jl fe 
a^eiidit donc ^:^ , de reaoiiiga:ÀceDrok 
•dan$ k .{venûen Ckxicile Gtoeral de La^ 
tran , que Calixte avoit afleolblé à cac 



:BQldla$étQiitcfamt.^iiej|ieâàparto»- ^^^/^ 
^toies NaSKMiSiwiâses de tfes;^ttti.. £la sxped^m 
dBohéme^ k Prliilb > ck J^obk^ras^^'kM ^«m^ 
Jiioravie, & li Iliifâe avoktit phir droite "^^ ^ 

i'Em- 



»aft« ^ HUff^ 



g pg$ i(£VdLt7T$0>TS 



%f^M 



'•fi.. 



.'«t 



T-'^^'^p^tBATC fut «acctfc la car* 
*r 'rfWit *^ 1^ ^0uri^e & fon babilla 
f^!J^4trtiemattt. Les motifs de cette 
j^»J22i^<3toient l^itimes , & Tambi- 
i^^^y^.guciine part. Le Danneiâarc 
**j^ iôw la tirannia de ry ûirpatcur 
^J^'^-pour monter for le Tronfe, a^- 
J^ffcmpé fes maina dans le iài^ de 
S^, {m frère ^ (<^ Roi, «nais il ne 
L^f^ loagtems dû fruit dé (on crime. 
T^fjtc Seigneur Danois s'étoit énibU eu 
f^bûff^'^ y ^ y avoit trouvé ua aîâle ho- 
noiMe. Bàlsii^ le ComUa de ies bjen- 
6ks , l'admit daas & plus ititime ocmfi- 
dence, & p6ur fe 1-attacfaer davaiii;agplui 
£c i^pouiêr tme Priniseâe deJtufik^quiiui 
idôôni une riche Dot. Le Père de ce 
•Seigneur qui étoit refté en Daonemarc 
«voit en & pûfleûion les Tréfers du ktt 
K<n Henri , 6c fe voïant dans ua Âge 
^avancé , il crut devoir mettre à couvert 
un fi riche Depot, >& en fruftêr l'avidité 
idu Tiran.^ -Il£t donc^f^^ir fecretement 
•i^ Pierre fôofils^iiu'il avait en {% dii^ofi^- 
tion tiAites les- ncbdTes de la Coufonnè 
:de Dann^Q3arc;*<ïue>peu de perfo^ôesiéc- 
toient inâ^rtnées de ce Depot, & qu'il iie 
:vouloit le remettre en d'autres^ <iwcs y 
qu'en celles de fbn âls ^ que par coàb- 

2ueQt Pierre dàwit prendre des mdiires 
juftes, qu'il pât enlever avec fureté cas 
iç^mdes KichefTés 5 & les trânfpoiter en 
: r obgné. Lé Seigneur Danois coouno- 
^niqua oea iià|)ortjmtes nmveUes | Bold^ 
-' - À ^ laS) 



b ET P^oi^o ùVE. Lif. tt, 97 

ksa'&lai demanda des l>attpey. Bblef^*'»»- 

■ isLS lui promit non feùleraeiïc tous les *• ^ * 

" fecburs poffibles, niais encore voulut fe 

^* charger de Pexécutiofe. 11 fit équiper une 

Armée Navale, y mit des Troupcis iîiflS- 

fentes, t^ après une heureufè navigation 

- û prît térrè en Dannémarc. Le prétexte 
'*- fut la vangeance du R<m Henri. A ce 

• nôtn fi'cberi des Peuples, tout le Danne- 

* marc fe fouteva contre TUforpateur , qui 
pour (auver fa vie fut oblige d'abandonner 
un Trône aquis par un crime, & qu'il 
tie fe fentoît pas le courage de défendre. 
Boleflâ^ maître du Roïaume entier, eût 
pu en être Roi, comme il en étoit le li^ 
bèt^teur ^ mais 11 ne voulut point gêner 

* les lufïrages , & rendit aux Soigneurs Da- 

- ncns toutes les Places qu'il avoit conqui* 
fës. Gfentent de la gloire quil venoitd'ac- 
àôer&;**fl remît 1t la voile avec les Trç- 

■foté dé Tiertt ,' & revint triomphant ça 

"Poloine. • • " : ' 

''•" Cdixtè avôît eu pbut fuccéfleujr Ho- njo. 

*'^noté IL- La mort ne ee dernier Pontife ffuMr/ // 
cauâ dans l'Eglife de nouveaux troubles. ^^'-^^^ 
Le* Cardinaux divifts entr'eux éliirentJiSÎ*^^^ 
deux Paî)es en un même jour. La plu8/'^6>% 

Î' jraùde & la'plus Jâiné partie du Sacrjé Cpl- . . 
ége fotitcnôit. Ih'noéêntr Pierre de Ccbn^ 
fous le nom d'Ànaclet n'avbit pour lui 
que ^^ùèiqu» Cardinaux, ihaîs il étôttlç 
plus pùiïïànt dans Rome. Innocent fe ré- 
fugia en France , où £1 avoit été reconnu 
' dim's le Concile d^tampés., à la perHia- 
lôn de si JBèrnârd Abc' de Ciairvaux. 
"Tlff^ I. E L'Em* 





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Pr 9 , ^:QrÈf <JÇ'G> Jb^B^ L|)^;> A f^ 

teiMWt». & fe rscoocilia wcicrcB^em^a-i 
1?^. Lotibttrè 3 qui roçut à. Rome lauCo^- 
f QQQQ:Iflipériale> itm wûns du JPape Iiu 

oqcoiie. .* . ' 

: 14^ fortuoe ^bMàoDÊ». e$ifin.Bi9leaa&^ ii35- 
& fa crédulité lui fut très funefte. Uq 
Idkirigcok^ ,:Eàûffiûs«' de Wa^^ 
(klUiffiûe.5 tinc fe jettier entre tss braa, ea 
F>iifiicant qii^il avoit été dqpcniUé de tout 
fes. bieiiSy..à caufe du z^le qu'il avoiC • 

âifriédater: peur la Maifim d'EôeoM 
4àoi(i^ HcDgrie, ajoucanc qa'U nftMiHNt 
^tféàsL'jmort jqmo par la.Aiiie. Le Duc 
Ir reçue hcmamolèineiit^ de lui donnai 1« 
^àatmnaamnt de Wiflica Pkce^ &>9te 
SmïlcHkiBU' Le Tsaifere profit» de l'ab- 
i^ftce de Baleilfls, pour livres cettie Ville 
«uii(R»ffi0û$. ik y encrèrent! facilemeii^ Sm d$ 
^^oag^rom:) âcapeès ywom m» \e fm^f^'J^ • 
tÉracaer<Bai£ tdoalefirfaabMnfkea. Rurt9»3*^4f. 
CetédieDfiitûûvâdi'uiiiil^e pluacc^ nn*^ 
ftkmfcfe. lun IUiaBeQakCoiijour9 ¥aiaf:itt 
GD'filcâne GnnQaiDiye^eusoiu: reoouraà la 
MiKhene, pmnt ie vai^er de-«0(M8, ieuts^ 
^fltaii QokûaiidDima f«6ikxiieQ&daiis le* 
plmMtt^qufib.itlt:ttQdirentk Sur lavdépu- 
4)9£iQmrdta habîia».de'Haliit»,.mri f««i«" 
bloie&b io^dores^oaibCMi» ^4ui rttW*^ 
' «ttif4eii|iiro^9irieuBP|iâQe>.e^'en>Po^ 
logne^ il tnarWMi vers cette ViUe avec 
QQi^Qirpft de Xroupes peu coniidaable à 
W vérité > mait oompoft dee^ qu?il y 
a9X»t dei|ihu. hrave^e» MogAO' sDès 
. .4 E a qu'il ' 



loo Histoire des Kzyùlvtiow 
BoLBf- q^fîi futprocbe de. k Ville, toutes les 
^^*^' forces de. la Rusfie lui corobeieiie.'.fiir: les 
bras. Les Polonois fe battireot en àtCe^-*. 
perés & vendireat chèrement leurs vies^ 
mais ils furent accablés j)ar le oombre^i: 
Presque tous refterent fur le Champ dû' 
Bataille ^ & leur Duc ne fe fauva (}u'ayeci 
peine. ' ^ ^ 

i I ) g. ^Empereur Lo^haire étant loort .dans* 
Mêrtdê les Alpes près de Treoite, Conrad. Duc' 
Euèlm'de^^ Suabe, qui avoit été iimCompettteary. 
CêHrad. iiii fucceda. Henri Duc de Saxe, & de 
Bavière > Gendre de Lothaire, fembknt 
vou]|oîr remuer & lui disputer TËmpire; 
Mais il fut abandonné des fie m mies^ 
éc Conrad le dej^uilla de fes Etats, 
jj^ç^ La mort de l'Empereur Lotfaaire fiiD 
jjéfide i$dvie de celle du Duc de Pob^e. iLet 
pÈmftrmr chagrio qu'ilcut de la pr^ de Wiflica^ 
&^dt'il' & de la défiiîte de HaUtx le mirentau tonn^ 
kfiét. beau , à l'âge de ctnquante-quatare. ans^i 
après un R^ne de trente-ûx^La Guerrefooi 
toi^ours l'occiipation de ce Priftce. Dè^ 
fes plus tendres années» il parut à la têcQû 
des .Armées y gagna de grandes Viâoirer^i 
âc jretint dans le deroir les Peuples fero»? 
CCS qui obeiflbient à la Pologne^ nais it.» 
n'^eut pas afîez de force d'efprit paur:loi»«>. 
tenir k moindre: rêver» de la fbrtune^iS»-! 
francbife le xendk trop cnedule^ &dnai«i 
pable de tromper, il s'imâg&ia-.àpti&ev 
qu'il pouvoit être trompé. 
VLADif- BoleÛas avoit divi& fes Etats en qoatrr: 
y^ ]J>,.partieSi, pour cbacun de ib.£nËuis. Vla- 
i%ne. diflas ioa fils lûné^javoit dam ion Loe iar ' 
1140. , * Pala»' 



i 

- D £ P o i*or a ïc». Ltt. il * loi 
Palarinars de Cracovie > <fe Sirad, deV^-A»!*» 
Lcncici , la Silefie', & la Pomeranie:*-^ '^ 
Boieflas le Frifé, te Duché de Mafovie, 
le T^ritoire de Culm , & la Cujavie : 
Miecflas le Vieux, les Palatinats de Po£>. 
nan, fie de Kalifcb; fie Henri, ceuit de 
Sandomir , fie de Lublin. Cazimir le 
dccnierde tous, fie qui étôit encore au 
berceau , n'eut aucune part dans la fuc*- 
ceffion de fon Père. 

. Dès que Boteflas fut mort, les quatre 
Piûices fes Fik fupplierent les £tats Gé* 
néraax aflemblés à Cracovie de ratifier 
les dispofitions du feu Duc,, fie de les 
confirmer dam la pofTesfion des Provins 
ces, dont il leur avoit fait le partage. IL . 
s'agmblt outre cela de donner un Duc i 
la Pologne. L'ËIeâion fut fufpendue quel- 
que tenis« Enfin les Seigneurs Ce. déter- 
minèrent en faveur de Vladiilas II , fie il' / ' 
fut arrêté que les quatre frères jouïroienl-' 
die leurs Duchés; qu'ils en iêroient regar- 
dés comme les Princes, mais fubonfon- 
.nés: à Vla£flas leur frère ^ qu'ils ne pour^- 
rcHent entrq>rendre.ui»e Guerre, ni faire 
.la Faix, ians ûya confentement ; qu'ils 
Ibroient obligés de fe rendre auprès dë^ 
lui avec leurs Troupes, kursqu'il en au* 
roit befoiîx^ fie que le jeune Cazimir rd^ 
teroit entre && mains, à la change de lui- 
£ure donner une éducation digne de & 
naiffîuice* 

Ce Traité fiit bientôt cnfraint, àl'in- "4^- 
fikatîon d'une PrincefTe- ambideufe. ^^ffe^ 
Cnriftine femme de Vladi(las,fille ficfœur /<i Fmtu 

E 5 d'Em- 



^»fs^ ^Efnper€5ttfs,*^<fiMiorgeuiI èacore au- 
"**"• ;<lti8Usdefehâutciï,a|lfenœ,nepouvantv 

.&âs chagrin fes Beaax-^freres rcgner fur une 
• ]Ntftk ëe la Pologne, forma le (£d&m de les 
c dépoftHlor de Ijeurs Etats. Le prêtmcr pas 

Îu'^efit |Hwr h réuffite de ce projet, tût 
'y engager écm Mari. Vladiûas ausfi am- 
bitieux ^'dle, entra daos fes Tues^nis» 
connue d étoit dangereux d'attaquer, ces 
Princes^.&n^ coloi^er cette démarche de 
^uelq[uè apparence de juftice, & de les 
* chaflcr au préjudice «<fun Traité ïbrtnà , 
•CShatiftine prît pour prétexte une raîfon 
d*Etat. Aïant convoqué une Aflemblce 
à Cracovie, plie y rcprefenta, qjticrlc paf- 
'tage du Roïautne étoit cot^^re alit 
Loix fondamentales d'une Monarchië^â: 
. ne pouvoir qu'avoir des fuites fundftes; 
que toutes les mcfhres, qu'on pouirbft 
prendre pour empêcher le dcmembrc- 
ment du Corps de l'Etat, & pour réuàîr 
toutes ces parties divifées fous taiu de 
€%e6 , étoient chimériques & im^- 
lB)iea dans Pesécution^ que les dermett 
meuvenens excités par Sbignee, dé* 
Toient fidre cndndrt de voir naitre àt 
^emblaUes troublés,* qu'ainfi il étoir i 
propos , pour la tranquiiité âc h glcnre 
delà Pologne» d'annuller le part^çge & 
de n'obéïr qu*à un Prince. 

Cejdiicours déplut à uii grand nombre 
de Seigneurs. Quelqi^es-uns d'eux rme- 
fenterem avec fermeté, que toute h Na- 
tion 

• Elle étoitfmc 4e l'Esipaou Henri V , & fille de 
Henri IV. 



' P É P Oh O O ft t. LiV. II. 103 

tioù aiïémblée ivbit tàtîM Wdispofirions ^*'*^ 
àti feù Duc*; qllè par eonfequeint on faé''^* 

ÎFduVt)it plus les 'enflhaîricttë; que Vladis- * 
d âVoit été récdfuta pour feèl^Chef 3c 
la République '5 qu*alhfi oA né ilétoit 
jtoiîît éloigné dé^ irtctehhés Màxîfflcs dU 
^BctoVerhcfoieiit i qUè tiêii loin que le ' 

ïàtf âgfe éntté îes quatre Frères pamt de- 
^^ jhàif ftf é flréjacîicîablè à k Pologne , on 
TpouV^oit croire àù cdftttaife, que la mul- 
tiplicité de ces Priiîcc's uriîs fous un féul 
Chef) augmeritaroit la forcé de l'Etat^ ôc 
affureroit le ^nheur &c le repos dcf 
î^euples y qud l'exemple de Sbignée ne 
JJouVOit plus faire àucuîîe fècheafë im- ' , 
jprë{fi0à,.& 4ue fl Pan dé ces Princes 
tfCoît ftatner le cîefleîû d^abufèt de l'au- 
*tOrité qai lui étoit confiée , le fouvenîr 
'ée là punition d*un Traître 5 retlendroit 
éknh lie devoir celui qui à fôn exemple vou- 
droit etl fortlr. 
Vladifla5 diffîmula âtors &S projets nfétitûÊ^ 

* aiïibitleu^, ÙLûi les pefdre de vue. Com- ^ **" 
ihe il fkvoît que les Peuplés lui ferôiènt r^IL* 

^* contraires ,' fl (ot^ei 4 s^appuîêr du Te- *» ^«^«^ 
• tourà des Etrafiger^. Pour cet effet il 
fit entrer en I^ologne dés Ruffes , ^èû de 

' ren fervir dahs le béfôih. Il tâchai enfuie 
te tfàttiter là Kobleffe l fort partie Vvk 

J\hvià nombre de Seigneur» fe joignit à 
ui, les uns jpair iiitefêt, & les autres pat 
» crainte. Ilny eut presque que le Comte 
I^ierre Dâftôis dont nous avons déjà par- - 
lé , qui prît ouvertement la dcfenfc des 
trois jeunes Princes. Il fit même de vl* 

.£,4^ . jcf- 



t©4 JilJTOIRK^ DES RÈVOLtri^ÔNt 

TI.ABU- vcs - remontrances à Vladiflas fur l'tn?^ 

1.AI II. fra<aiôn du Traité, & lui reprocha haa-i 

tement fon ambition. II n'en Moit p» 

davantage , pour allumer la colère dii 

tfuâfiitJfïmcc. Chriftine fe crut auffi oflenfee^ 

F^r par quelques discours que ce Seigneur 

éS^léf/Lét. ^oit tenus contre ibn honneur. Elle le fit 

enlever au milieu deBreflau^dans letetnt , 

même qu'il y celebroit les Noces de ii 

1 144* Fille, avec le Député de Servie. Cette 

Princeflfe paiement cruelle & vindicatif 

ve lui fit crever les yeux, & toupér la 

langue. 

'1 14Ç . Comme ce Comte étoît lé feùl, qui ^par 

i/i'fffi^^foQ crédit & fës richeflè$jK>uvoit ba-^ 

J^**''^*^ lancer la puiflkrice de Vladiflas, dès que 

SMdwmify 1^ obftacle fut furmonté ^ ' le' Pue tlë 

ù' ^lega Pologne ne garda plus de tiiefures. D 

^"îi^chafla Éuis beaucoup de difficulté BoIcÎf; 

las de Ploczko, & Henri, de Sandomir^ 

Ces Princes fe retirèrent à Pofiian chez 

leur frerç Miecflas , où ils furent aufBtôt 

afBegés. Jaque Archevêque de Gncihe 

le rendit au Camp, & les trois Frères y^ 

^ envoïereht aulfi quelques Barons, pour 

tâcher de fléchir Vladiflas. Tout fut 

inutile , 6c leurs foumîsfions ne firent pas 

plus d'impresfion que leurs menaces. Via-* 

dUlas en parut plus fier & plus inflexible!^ 

Mepriiànt le petit nombre des Asfî^és ,' 

& la foiblefle de la Place, il leur propo-' 

ià de fe rendre à difcretion, & de fubir^ 

la loi du Vainqueur. Cette dureté mit 

les Asfiegés au defeQwir, & leur fit coh-^ 

cevoir un projet dangereux & téoiéwirc 

en 



1 



iîêgeaas écoicnc dans uoe ea^i^e ipeam 
té. On faifoit peu de garde dai» knr 
Camp ^ & la débauche readoit fouvent Ik >. > 
plus.^»mde partie de^rArtnée. hç^g d'écat 
de combattre» Les Asûegés fidikent un {^«nji 
ipooment favorable , .& ^fortkett twt-è»^']^' ^ 
^oup de la Ville, par di£Feren$ ead^N^iy^^^^ 
I«e9 RuITes qui fqrmoient le Coips. leplug ^'(m»* 
coufiderable des Troupes de Vlacûuas» 
prirent l'allarmeitout iè troubla dans leur 
Quartier, & avant qu'ils iè fuflent mitf 
en état de défence, les Enoenvs qui les 
avjQieot prévenus, portoient de tous cô^ 
t^ Iç fer & le feu. La confudon paflk 
bientôt dans le refte de l'Armée^ tout 
prit la fuite. VladiJlas fut emporté lui 
même par le torrent des Fuiards , & laà^ 
iâ tous Tes bagages en proïe à un Enne- 
nây dont il n'avoit pas cru la foiblefle 
capable d'un û noble defefpoir. 

Ijçs trcMs Frere^ furent profiter de cet« 1146. 
te Vidoire,^ Ils rentrèrent fSsicilemenc ^' s'a^ 
4an^ les Villes, qui leur étoient échues ^fj^f^ 
^parçagp, & marchèrent enfuite ver$/t IStm- ' 
Cracovie, oùVl^diûas s'écoit retiré 9e-V^f^ 
Iffès fa défaite. Se trouvant 4iors d'état'^' ^'''•^ 
deleur^refifter, il n'ofà les y attendre. 
Dans, cette extrémité il prit le parti de te 
retirer en Allemagne, après avoir fortifié 
la Citadelle de Cracovie, ou il laiiTa ià 
•Feinn^ & fes Enfans. Itfe âjlttoit d'ua 
prOfQpt: retour, avec les fecours derËnH 
percuT:» à^t 4 étoit allié àx côté de &. 

E5 femh 



1^ lïxflv Àr8 aa 9LÉvBVo*A^8 

*''*• * €lte 'affirires' pki^ ymc&itmnm < crtMCMlîc 

d'uH autre côté toutnies farcft de ï'Sm- 

- )^. Les- Frères* feriBècénf dom: ie Siè- 

^e 4^ Cfaame;* JLesiiiiââLns a'sâabe mii-> 

te 4'êere fovi^és , ouTFkeitt ' it u ts '^wrtttr ^ 

auprès uÀe legeyfe reâftance. ija Gteuftâte 

? iàiyte i^exepl[4e de It Plàoe ^ éc GhrtfNw 

eetce PiÉicc^ i& i n i péiieufe ^ qui a«0it 

. Totrlu <;fiv|dâr les Etats de ùixsm^^ié^ 

xesyk vit dle-même dépouillée -des fiein, ' 

. '& oblige de chercher un aftle dans^rim 

^^7^PaÏ8 étran^. On la iwtvoïa ea AUe- 

Muaîm dt magne ^ avec fo trois fib , Se fiokflasr^Ie 

^•'^/^(^•Fffféfecondfib^de Bokflasïïly fiit'^è- 

*' ^ ^"-'^ceiîmi par toute la Natioo , -pour Diie de 

Pçlqgne. 

î^î;^v. WwBflaç & ChriftiiKB follirfte^ebt 

Xi47/ ^Empereur Conrad de leur accardtr tles 

/ ' Troi^ïes, pour rentrer dans IcittS Etate»^ 

mais Ia< Guerre Sainte > dans teqwdlace 

: Prince ^é^oit engagé^ ne lui permettant 

-^pi^' dé^ fotiger à d^autres expcditio'as y tous 

r4es fecpdrs ^u'il pur ^ni èblettir f» ^k 

^duifirent à un petit nombre de IVoupÉ^^ 

^nr il le fervit pour feke des éoui^ en 

Pologne 5 fans pouvoir entreprendre riw 

• de cpnfideraUe. Il perdit n^me MeiKÔt 

ce foible appui^ car l-Empereur dans fen 

'Vofage d'Outremer a&mt jugé- à pcopqs. 

'de paffer par la Pologne^-y fut^eçii par 

'Boleflas avec tsnt de magmficence, ^ki 

-int ceflTer toutes les hoftilités, dcreaiit %' 

-lûii retour raccrauQpd^paeiiC des jauacie 

Fxcres.. 



ïtortt. ^ Ud grand tyeàobmàc Smmsars^^^ *^ 
VfAmcÂs pfitk Ccmx^.ft SsmcVÈxape^''^^ ^^' 
tnÉ àsaa» ce voïage. 

: Cette CrcHÛde échon pas la perfidie 1148. 
des Grecs. Manuel Emperoir d* Oriem <^f^ 
«inpoiibiiiia une psitJe de llAnaée Chré- 
eieniie » en meiam du plâtre >ic de lar 



: cfaan dans les faornats^ & me ïmBààkè 
«to^Guides^k. livra efitrc tes isatns de» 

: S«n-fl£iiis,f7ecqux il i^;iâbit de coocert^ 
XiOtm Roi de Fraoce^ qai woit hàri 
y Empereur avec une «nre Armée^ n'eut 
pS8 plus ès^ bonheur que4tti. Il fut xaê^ 

.«e actSLcpé dans ion recour par FArmée 
fiarale aes Grecs, êc ib l'eul&nt £ût pri« 
feànier , ans le fea>ur8 imprévu de6>for« 
jedans. qiB'les flôront en futte^ & dcgage^ 
vent le Rqî. 

r ~Dèa <p]e Conrad fut de remir en Al* rr49; 
lemagne^ il foi^;ea aux^^affidres de Polo« VEm^ 
gne, & fit demander à Bole^ k te&i'^JZfZ^ 
«uttoof des £tats xie Vladtflas. Sa média* ptùffur 
«ioa'Xi^i&uit pas< été'aMeptée^ ii af&nrida^ 
deH' inROupes. pour ennrr en Pologne, 
Sam Arméer fiic froffie, par >Ia joo^k»! 
dm. fioh£mieiis & des Moraiws , que 
Viaditta& avoit içu intereflèr da&s ià que-* 
fiâle. > Tout par<»Q0it dispoft aune Guer-' 
fcSaaf^ome^ qui peur^tre e4i lèré fatale^ 
it ha P<!dagne9 lorsque BoleflAs détourna^ 

i lîoïmt par k pnidme. Il demaiida u» 

: «Am^oaduift à i'Ëmpcreur ^&feïàni ob^^ 
SQiu^y il fe.T^sdk au Can^. On l'admiQ 

* deasileConfiàil, oà il pa^Ia arfc tant^e 
iarae^ ik pcoiiva^ & bieA f iaiùitice ^ ^lea^ 
.-* • £ 6" vues' 



iifiretirt,h\xQ entoèw t^s av^c profiiÛQO. Om^ j 
nid prit, {k sïxsmék faoré pouF^prétJÇitCy'fi^ <» ; 
fe recira. . , 



, > ■»— 






JMfr 



9rM»r. quelque», aimées, ^ijotas' Je. fage Gouymapr^^ 
ii54' ment de Boleiâ^lç Erile,, ôc/àe feSfJFrÇf^K 
rcs^ Hcmd rûii d'eux-, .^. qui çpmaie^ 
nom l' avons dit, étoit Duc de Sandamii? .. 
&;, de Lublin^profitaxde. cette tranquiUtéjg^ 
pour paflèr en Orient & y. fignal^ ion • 
courage^ Il s'embaj^qi^ avrcc uft . Qxp9^ - 
con£ulerabIe de «Inraves VoloOftaires^) £&>t 
, araVa bc^rcufcrocnt- à Jeruûlem. , Ce <(cr>%: 
coÎM^s.arf êta j)endaot quelque tems les,^.^. 
forts des Sarrazins^ mais enfin y apri^s. uia(;rf 
tn de fejour dans k Terre Sainte, voxaa^c 
que presque tous ceux qui l'avoieatiUiyis': 
' - «voient péri dans ks Coo^Ms, il quitta - 

malgré lui les Saints Lieux^.âs; ve^|(:m«^r) 
PoIo^pe^jOàil fot rcçttcooMne entri^p^^ l 
f4ie|. ay^c les j^iaudiiTemens 4^ {esoPeUn''? 
piei. Ce Prince ^Ld^icux^ .non CQncentv^. 
dç ieçojiicir par lui-même les GbréâentT. 
Orîeâtaux, vouiut.encorelaiijfer à la pai[% i 
terijté des 4tnar<^6s de ià charité t^& èc-ib 
fon Zi^è;>pour la confervatioo ^e Ja Xerr^'uI 
re Sainte. Il donna: pour cet efiàt idanf:o[ 
fts. Etats de granc^ biens aux Ch^vaîiererp 
de 3t* Jeao.dç Jjerufaiemî âcaux- TeoH M 

115 S- \ L'Kmppreur Conrad III étoit xsxèrtm > 
^îwp"5J> & lç8]yca€urs,Jiyp^^4efcrt.^• 



Ty «- ' *fr ë4c? 6V il'¥l Lm ff. lo^ ' 

rou iïfe ; EWc »aô>SôiÀbe tM d'Allemagne; i^jj,% 
Le tniJheUTeicc VladHhs avoit imploré le retMjfi. 
fecours'de cé'PHftCe, & il -avoit t:ant*T^'.^ 
fait 5 que Frédéric s'étoit lui-même char- *^* 
g^^dc^te retabfedtotté fo Etats." L'Em- 
p^^ur entra 'doûc -ett^ Polc^hé, av'ec xmt 
pafiffiïtcé Ariflée' d^AHfrmàns 8c.de Bd- 
hêAîéiis.* Bofefla5-& fi» Frferes attend- 
ddSentiei Impériaux avec desTrou]f)es '^ 
■guen'îcs 5 8t leur premier deffeîn avoit été 
de combattre ^Empereur ; mais à la vue 
d'un apaireil fi formidable , & de ce grand 
iKirmbref deèrfdats étrangers, ilfe change- ' . , 
reèl: de'fentimentîils refolurent de parta- 

ger^entr^euié leur A^mée, 6c de n'attaquer '. ^ 
reiiBenû tjue j^^de» furprifes & des em- ^ 
buffirad^. Ce nioïcn avctft déjà téuffi à 
ScSeOas III, qui, fans eœager le com- ' 
bat , avoié défiricox 1 109 l'Empereur Hen- 
ri.^ Les trois Frères iè feparerenif, rava- * 
fer^t la Campagne , ' & brûlèrent lés ' 
^k6«s^'i|uir'f!%eeÀeàt pas en état de^lbû^^ ' 
teiririinSîègfc, itfin d^afiSrtficr FcnnenirV " 
àc^dêt^M, ricn^Wffier i piller. L'Afj- .' 
xateiÉûs^iût fut bientôt réduite i é'é- 

-tranges extrémités, fiutè de vivres & 
de iourages. Dès que les Soldats parois-* 
fbient , >1» Poionois qui roddient ttm-^ ' 
joi^i^ tiutoilr à& leàfs' Qturtiers , ne man^ 
quôiôflt pas-de tëmber* fur eux, & d'en-? [r . 

- lever les f<)i»rageurs. - Là ' difiênterie fui^ ' ^ 
vit k £unine, & cette milactie fit un fi 
grand ravage , ,<^ Frédéric fut pre$<^ 
vaioctt > avam di'avoir vu l'Ënotoii. Amfi 

£ 7 pou» 



JraiogM ace^nrent; Boleâas vint crou^ 
l^ni^. veff rSitipsreaf idaos fon: Gamp> & la 
'^* Pait ^t coodue. Lei tMsis Freras vou- 
^taenç bien cQofeMir >flu xteour de Via-» 
difi«;il^proi&fa«ttt fdêiiie de prAltr tsois 
ceti^litAces' à rïEflçdreitr, pour iaOttât* 
« (f itaUe. Le Traké^fîit confrmè par 
le Mitfii^'de Miecflas, Duc de Po&a- 
nîe^ avec Adefatïde Nièce de FExnpe*' 
reur. 
xj9^. ' "Vladifltt ne geuta pbs le fraie éhm 
MmiM Traiié (i a^ranmgeux. Ufearép(lroit^dé|t 
l^ZN4t«f. irentrer en Pologne, âc déjà Chiiftkar 
l'y fuivoit avec £» trois fik, lorsque la 
j»ort reolttva à Aldembours. Ce votà^ 
lieiffeux Prince y Ait inhume) &fts tÉ*- 
âns n'oferent allef recueillir & fiiqcai^ 
fioQ. Les circouftanoes dam lofiauelles 
iitasouruc, font^cr^im à yctouas MBh» 
tiMs ^ qofil ait en^oiibnné. rmkiks ftui 
^ainé: accon^Migna Frédéric en Icriîe^ 
ft^ft-diftifigu^ de telle ferte^ par •là'Ta^ 
kiir <{u^'fit pasottre au >Siè|^ de Mibfi'i 
quViant jgagné les bbnn^ gracesderË»^ 
pereor, S. wtîne de lui, qu'il empkucrei 
& médiatidn, pour le retabUfièn^eiit de 
la FamtUe de Vladiflas en Pologne. I4 
jlid3* Nc^odatieti eut un beoreux fiiçcès. Bch 
leOa^doitta bpSUefiev^M ScmveivMiert i 
6d-NdvettX, à la ^Uf^e d^ k «Mis dr 
foi en foi & Bo»iaiage,fiç de le reooa* 
aotoe poitt icul Manssiyie delalMogn» 
* . La 



:4cAé€ v$m fepÉrflBtiofts 4*u» oo^ife «»^-'*îrir 
*eu, r^iic >crt6n te Chnittawme, par t^ JZjfi 
. Iç» ûnq» du Duc de Pologne. Se» Etats 
-^t#snt paifiUes^ êc il n^a^^Fcât aucune 
Gttetre à craiadre de la p«rt defes Vôi* 
4ii)/. U jugea donc à^ptopos «de preéièr 
• 40iom6 benreufe ctreociftaiice, poucfub- 
jiii|)fe( emiefemeiic les Pni(Geq)>> 8c leur 
:fsdré evÉhrztUst i^C3iriftiamsiiie. Miee- 
fh$ ' & Heim fes itères l^aecotafk^ne- 
-MpK 4aiis jceae expectitkm ^ & entrèrent 
«vec lui en Pruffe,jpaJr trois difièrens en- 
xlroits. Teqt %ioit devant eux, de il 
•e'éioiefic AéfA avancés Jusqu'au- miMeu dli 
figiiS'j (Suis beauéoup de refiftance, k>r8* 
,^uf les princ^ttX d'entre les Pffuffie&s 1k 
^NKidireftt ^u Cemp, pour affurer Bokflas 
:de ie^r obëiûktic^y èc le piitf de retirer 
ies Tioupes. Le' Duc reniig la Pidz & 
le Tribut qu'ils hai oflHreac, s'ils neyouh 
k^em en même tems recevoir le Bat^ 
4Kie. O^e propcriStion lut CDtiiiDuniqoée 
4k ,tcmte la Matipifr âe;ac0^piée. ilsabat^ 
4ir«it leurs ideles, dc« te«u;d Bois iàct^t 
•uni gland noBftee de Païens inegutletos^ 
xenae, ic on leur laiffii des: ^rétpes. >'il^ 
-fembieieat avoir ectà^nf^ de bonne ' foi 
-la ReUgiottObrétieane^mais ils. l'avoieiit 
;&it pktf^par la crainte du Vifâa<^eur> 
i^e dans le 'deilèia d'cKécuser âncere^ 
«int leurra ^KfmeSbs. . Dès ({àr l^Arméè- 
.ik4oisoi^£j«iélQigEié9, Hâi'i^ lefta (jute- 
-peu de âdeles^: pi'efl^ye Kïuce la Nation» 

jescHlma; à % aaejgnnes ây^sfeôeas » & 



1 o L B i* oh'çhaflk liçs' trêtres^ Ces Peqpîea &to^ 
*• ^ ' ij' ■ cesprireût teêtne- le^ ial-mes , ravageipéiilî 
' "^^l* le Duché de Matovie, & làns qu'on eQtt 
^ Elfe fi Tf^^ ^^^^ ^^ s'oppofer à. une irruption fi 
vùfte y & impi*evue , ni de les arrêter dans leur réf 
redevii^ traité, ib emportèrent un butin confîde^ 

,^.eme. ^.^j^ ^^^^ j^^^ p^.^^ , 

1167. . ^ Boleflas fongea auIEtôt à la.vangeancè 
Défatte de cette peffidiejôc réupit toutcç lesfy>tr 
**p^*J,j5"' ces de fon Roïauirle , ppur externainec 
cette Nation barbare. Les Prufliens fiè- 
rent bientôt informés de ce grand apa-r 
reil de Guerre , & comme ils ne iê fen- 
toient ,pas affez de forces, .pour refiHeg 
ouvertement à une Pui0iiince fi foj:mid%% 
l>le , ils eurent recours ^x ftratâg;êfneS|[ 
^& à leyrs fourberies ordinaires, il y, .ni 
voit daqi TAm^e Polonoife quatre Frus^ 
fiens transft^ges,qui s'y étoiènt acquis UA 
:tel crédit, qu'on fe repofoit fur eux da 
ibin de marquer les Quartiers & les rou^ 

dre.; 
kle 

, dep^ 
jConduite.de ces quatre Traîtres. Les. prioip 
.cip^ux d'entre les Pruifiens . ieqr écrivis» 
rent fecretement , & leur firent oflBrir de 
grandes recompenfes , s'ils vouloient tenî» 
ter quelque chofe en âveur de leur Paif 
trie, & fe dé&ire des Podonois leuis 
pUis mortels ennen^is. La.' fidélité. da| 
Transfuges fut facilement ébranlée, &âi 
confentirent à tout ce qu*on exigea d'euf» 
Ainû ils firent chapger les routes, &.s'6i 
loig^Qaw des ckeoûos pj:iaui^uahle9r,ikeîif 



Sagercnt d*abora rArroée oc Henri ,,Duc ^^ï* * Jp 
e SandomirjdfMis des Détroits de Mon*'*^*' 
tâgnes, dont les Pruflîens occupoient le 
fommet & toutes les avenues. Cette 
Armée fut entièrement défiute, & Hen« 
ri tué mifèrablement. Boleflas & Miec- 
Û2S n'évitèrent qu'avec peine un pareil 
fcrt. Les mauv^ chetnînr, & les préci- 
pices qu'il leur fallut" fur monter , pour . 
retourner en Pologne, leur firent perdre 
un grand nombre de braves Soldats, $ç 
tôxjs leurs bagages. 

Cette défaite fut (iiivie de la Guerre ii(îp. 
Civile. Les enfens de Vladiflas II pré- Gumici- 
téndoient avoir de |;rands fûjets de plain- '«'''• '*"'* 
ter. Ils^redemandoient le Duché deCra»/*i,ifcV2!l 
covie i & qu'on leur fît part de la fucces- ^(/i<w //, 
flon de Henri leur Oncle, qu'on ^yoit]^'^^^£^ 
donnée en entier à Cazimir,. le dernier des 4$ s*/^* 
rrifâns de Boléflas III. Ils portoient mê- 
rue leurs prétentions jusqu'au Trône^ 
& foutenoient que leur Père aïanr eu 1^ 
Souveraineté de la Pologne, Boléflas Fu- 
forpoitmjuflement fur euîT. Comme le* 
circonflances préfentes leur fembloierit 
favorables/ pour faire valoir leurs droits, 
outre l'Armée qu'ils levèrent dans letf 
Païs de leur obéifTance, ils firent encore 
veiiir dés Troupes^ Allemandes. Boléflas 
fi'éroit pas alors en état de leur refifteri 
êc ' ils pénétrèrent jusqu'aux portes dd 
Pofnan, uns qu'on s'y oppofât,ni qu'on 
pût le faire. La déroute dé Prufle étoiii 
encore trop récente, & la Pologne faru 
fbf ces aJIoit changer de maître, fi fhabi-î 

le 



li± lîlsTorRIi ©Et; RÈVpLVTlOîf « 

t é L ft I- le Boieflas p'eût $!U. recours à la N^ck:»!- 
tAVlY. ^Qj,^ Les enftuK de .Vladiflas, quoiqije 
riâorieux ^& en ^t^e pouflèi plus loiti 
leurs Conquêtes , ^i/erent refufer udc 
^ conferénccjdecrairïte de fe rendre odieux 
,à toute la Nation. On s'aflembîa donc, 
ôc Boldlas répondit à toutes leurs dettiâtl* 
des. Il foutint que Cracovie ne pocîyph 
faire partie de Is^^fucceffion de yiaàiÛaj, 
puisque ce Duché, écoit uni à la Courou- 
-He^ & ne pouvoir jètre pofledé, que |>kr 
celui qui la portoit , qu'ils ne pou voyîeilt 
plus alpirer au Trône , quoiqu*il eût a- 
partenu à leur Père, parce que, le choix 
, de la Nation l'emportoit fur le droit éés 
Héritiers , & <ju*enfiû Caximir , qui ju^ 
, qu'alors n'avoir eu aucune part dans h 
iucceflion de Bolefl^ Ton Père , n'ayôit 
érà mis en pol&ffioft des Çcacs du feu 
Duc Henri, que par Tavis & du cùa- 
lêntement des Seigneurs. Ces raifooi 
convainquirent toute l'AHemblée ^ mais 

Îuoiqn'on jugeât unan^ement que les 
. înfânt de Vkdiflas faifeiént une Guêtre 
injufte, cepttidant pour ôtcr tout pré- 
texte de divifion , boleflas leur rendît 
quelques Villes de la Silène, qu'il retenolt 
encore, & confentît que fes Neveux en 
fiflent le partage entr'eujr. 
II7J. Après ce Traité, tout refta tranquille 
Ss mêt$. en Pologne. Cet Etat fe rclevoit peu à 
peu des pertes , qu'il avoit faites enPrus- 
fè , lorsqu'un nouvel accident penfà y ei- 
citer les troubles , qu'on doit craindre 
dans les Roïaumes éleâzi^, à la mort de 

- cha- 



1[> g P 6'^ o 14 E. Lï^. lî. ti^ 

' êi>^^ le ?^ Oaobîietie tîiéttc «née. îl ^''* *^* 

' i^vftL à JLé^ foa fils te DticK^ âe Ma- 

'«>viê 8c de GtijtHe, & M notntm Oi . 

' limit -pimi Tuteur*. Qa^m à h fuctcffion 

' du Trône, Mieciks, Casimir, flt fainé 

^ks cftftns de Vladiflas M pouvôietit y 

J>i€€«idffe, 8t on avoit raiSm dé craindre 

^^oelqùeë Guerre* i ce iijjet ; xaiié la 

prompteEkâioa de MiècQasétbntja tods 

les Compétiteurs 3 & il fot {inatûmemenr 

rêconnu. 

' 'Miecflas, Ibmominé le VitaJCy à cttu^ m i e c- 
^lèée la StgeSè, qu^ fit paroJtrè dans » ?• -* »-JJJJ; 
«^ Fôge îe plus tendre, fit voir (jue la fortu- " ' ''"^ 
" tife pouvoir chai^r le cœur. La Polo- 
gne elperoit des tfems heureux ibus le 
règne d'un Prince, qui aVoit paru fi é* 
buitftble fit fi prudent; n»da il tromim 
1 -attenté des Peuplés , dont Pathour Pavoit 
J)e>rté for le Trône, malgré les brigues 
contraires , & dès qu*il ceSk dîfitre Sujet, 
tt devint Tiran. Se livrant tout entier i 1 174; 
^indignés Favoris^ Scieur pernrit toutes 
forces é'èJotRiofis ^ de vktlence^. Les 
c#i9dès maïhefureox aè purent percer jus* 
^^u'à'kii , ^u; 3 les tneprifà. Le& richdTes Sit viV|^ 
îdes parricuKers leur devinrent un crime. • , 

Il fit tout pour groffir le Fifc, & fon 
«^«rfee fat auffi grande, que la profufioa 
àVec la<Jufaieil <fiffipa tout ce qu'il amas- 
fiSt par di ffé r en tes cona|!Qons. Sa pas- 
fion pour la Chàfie alla fi loin , qu'il van- 
gea fouvent la mort de quelque vfl ani- 
mal , par le fupfdice de f lufieurs person- 
nes 



tt6 rinToiRE DES REyoLTrrioM^ ^ 
Miic* nés confiderables. ' Enfin Miecflas^ parti- 
•'^* "^'culicr, fut iufte^afikble, Uber^d, & fit 
les délices de la Pobgne; Miecilas Scmi-* 
vcrain,ftit cruel, injufte^ un npnftr^id'arr 
varice, & l'horreur de Ces Peuples* -^ ^j 
ti77' Ses-^us fidèles Sujets, &par(iculier(ehr 
meht Gedeon Evêquc de Cracovic , l*rir* 
firent inutilement de vives remontrances;! i 
loin de faire impreffion fur le ccçur de^e 
Prince, elles le mirent en fureur* U o^e* 
naça Gedeon de l'éxil, & de confisquer' 
les biens de ceux qui oferoicnt cenfureir 
fon Gouvernement, oq chercher des re-"'' 
medes aux maux de TEtat. La TirannM»' 
laila enfin la patience des Seigneurs "Po^^- 
lonois. Ils s'aflemblerent iëcretecoeiity^ 
& convinrent unanimement de dépofer. 
un Prince, qui ne méritoit plus de l'être. 
XTé^i^/)^* Le choix d'un autre Monarque fit.plus.de 
difficulté, que la dépofition du Tiran. - 
Les fënrimens Ce trouvèrent partages, & 
cette divifion eût peut-être été funefle à 
cette AfTemblée , fi Etienne Palatin de 
Cracovie n'eût reprefenté vivement le 
péril où l'on s'expofbit, en ne terminant 
pas fur le champ une affaire, dont le £ic- 
ces dependoit d'une prompte éxecution^ 
*KUëimitl\ propofi en même tems Casimir Duc 
Uumir iL^ç, Sandômir, & fit fi bien l'éloge de ce 
Prince le plus jeune des enfans de Efcles** 
las III, qu'il emporta tous les fuffirages 
en fa fityeur. On députa fur le champ 
l'Evêque Gedeon, pour lui oflFrir la Cou- 
ronne. 

Cazimir refufà d'abord cet honneur; 

une 



t) E P OL p G k;b. Liv. n. 117 . 

une Vertu trop févère lui fit craindre de ^ a» i-^. 
dcrenir tifurpàtcur, nulgrc les vœux de**** 
tous les Peuples qui l'appelloient auTrô«^ 
ne. 'Enfin vaincu par leurs prières, ilfe 
renditf, & après avoir protçfté qu'il n'ac- 
ceptent k Couronne par aucune vue d'am- 
txition , il fè mit en marche avec des 
Troupes , & ïut reçu dans Cracovie, 
comme le libérateur de la Pologne. 

Miecflas étoit alors abfent, & n'aprit. jj-j; 
qu'sflez tard fa dépofition. 11 fit auflitôt j 170] 
tôt» fes efiforts, pour lever une Armée, * 

capable de le rétablir for le Trône. Il de- 
manda des Troupes aux Duos de Bohê^ 
me, de Saxe, & de Lorraine 5 mais les 
forces de ces Princes étoîcnt occupées 
ailleurs. Aihfi MieqQas ne fe ièntant pas 
afles pùiflànt, pour tenter le hazard d'u- 
ne^ Bataille , fe vit contraint de refter dans 
^PkiaâJon. 11 «ut mçmç encore le char 
glrili de perdre la Bafle Pologne &^ la 
Poineranîe'jquLjùsqu'alcïrs lui avbicnt été 
fidèles. Cazimir monta donc lur lé Tro- - 
ne j (ans qu'un événement fi confidcra- 
blé cbutfit une goûte de £uig à la Po- 
logne. 

CaHmir juftifia p^r fa conduite le cboij^ i}i^ 
de* Seigneurs, & ne démentit poiût lU -"^^C 
•hatîte opinion , ' que les Peuples avc»eritj*'p^^, 
ccmçue de ft vertu. Dès qu'il fut àflfer*- - 
mt fur le Trône,* il fongea aux moïens « 
de corriger les abus , introduits pir là' 
m^raife adminiftratîoh de Miecflas, & 
de foidager là mifçre des Pepples. Tou»^' 

les nouveaux in^pots^furent f^priisés: 11 

". \ ^ '■ fit 




c A »:i- fo isivQic Jçr juTQcès, de ccu? qui amkîN^: 
■**'*^** ^é. imuitemeot condapyiéa? fie J«^ PdjM' 
teura âxrc^^t n|QQrci;ifei;^fit0t poms, ^ > ^ 

't^isibkSè i Csojaœir jjugçs^. à m;<a^)o^ 

efi&cacemçiit > à^ ' ces sDJuftei .y fapyiMjW i S 
Ctmiiê itj^ Cpqcile fut tenu, à Xo^pc^^ ïtaw 

^^^^^ Içs E YêquoePoloaois $'y tmjfve^cj^'^wBt 
' % leur tête Zdzifla^ A^ic^evôqvie, 49;Ô9if|f 
ne lejjr MécropoUtûn. Q^ y fi4mî^;4ia^ 
'An^^ên)e& contre ceuX- qui s'ief^pipiiMir 
roleot de$ biens d^s Paï^s^ ^ cpii ' 4x^ 
geroieot d'eux des Cc^vées» auxqi|ePp6> ik 
n'ctqient point . obligés. On n'oublia p^s 
de ppurvoîr à la-cçonfenratîQa des Bsjcàof 
^cdeiiâftiques, par des cenfures confie 
ceux qui les envsJûroiant,qui pji^)anQkiça|D 
les. meubles des Ëvêques ^pl^|ei^içfoç^ 
o\i qui Êivorirecoient lepi^^ge defs^î^ef- 
re$^;dç TEgliiè. .' v^^'* 

[ Les Aâes de ce Ooodle fitf^t e&- 
voïés à Ron^e^ 3c C^tsdr pour doituicr 
plus d'autorité à ces déciûons^les fie GOOr- 
.firçttcrparle.P^.- 
ùniiMré. Alexandre lu étpit ajors ftwjJ^Çhfusp 

^mpF^.^ de St. Pimiç: fon Itomificas nç4>»* 
*' pas fims tr^bles. > Le inêinejour>4^^ 
exaltation, le Çlqrgé tje Roxne. fe^ fi^i^o^ 
& engagea deux C^rdmaux à- éUrç : un 
autre Pon^l Oâaviça fotélu^ î^lfk 
le nomdeViâocIVimai^toutrOccîikar 






Vxiàkic y qui xeçotmut rAotipftpç > fie le c^ti* 
fit; confirmer au Coodile. de Pife. Aprèi •« « ï^ ^^ ^ 
Lft inort de Viâor» Iç fçahdale- continua, 
£c Frédé];ic fit encore éliierucceffivcmenc 
deux autres Apdpapes. Alexandre perfe^ 
cu];ç fe réfugia en France. Epfia TËm* 
perçue fut oblij^ de plier ho^^teu^zn^ | 
^ 4^^ h cF^e aune .révolte , qui fe 
jurép^oit contre lui en AUemag^e, il de« 
cpanda foleninellanent pardon au Pape, 
[p. lui mit le pied &xx la gorge dans la 
'^e dç VeniTe* L'Antipape Calixte £e 
IbHmt wifi> & le fchifme finit entière* 
xipçnt ^ 1 1 8q« 4^3^Q4^ciooumten 1 1 &»• 
; Mi^^as ne pp^vant- (ê rétablir dans tçs 
]^tat$ ^ la force de$ armes, eut recours i iSi. 
ajL^x (ù|dicatiDns. Ce malheureux Prince ^^^''T^ 
^v(Ht nqn feulement; perdu ià Couronne, j^J^J^^^^,^ 
xnai& encore £es Terres héréditaires, & (etm taUr u 
^PWToit dans un estrêmeindifence, plus^**'**^* 
i^fiblé à UQ ^oi^ détrône. Dans cette 
f|(Çjbeja£ç fitu^qn ij[ écrivit à Ç^içjr, qui 
iç l^fla' facil^meaçt toi^^ aux prieresr 
4'un Frère,' qi^ si^vpit étk ibp Souverain^ 
^ contre Içqufiil n'ayo^t e^ particulier, 

S^cun fiy'et dp \p)aimé. Casimir qâriti 
e lui -ç^r le Trône m^pq^ ^ U M^ 
fî^it; 3, û 60US. les Seig^^eurs xije s'y .fiiygat; 
oppoii^ , ^yec menacés de le à^pqif^ l^i-t 
n^éme , âç de ne reconnpf tre ni l'up ni Vau-^ 
tie. Cazimir néann;K>ii^i^t;endjrifiifleibrc, 
4pplorable de Ion Fiçre > ne voulut rieji ne-. 




^j 



■: 



i%b îtTsroiREDEs Hevolutioî^ 
C A^ 1* deOrtêfiie, & dé toiitc la baffe Pologne, 8c 
' lui' procura les moïens de le depoutUcf^ 
I183. lui-même dune partie de tés Etafô. 

- L'ambitieux Miecflas fat ingrat & per- 
Mt^au ' ^^^- Maître de Gnefiie , con^e fes et 
perances , il les^ porta plus haut , & con* 
jura fècretement , pour arracher la Cou- 
ronne à un Frère, qui venoit en quelque 
forte dé la partager avec lui. Sçs wé- 
miercs vues forent de s'emparer des Du- 
chés de Mazovie & de Cujavie , cmî 
apartenoient au fils de Boleflas le Ftife,' 
nommé Lcch, dont CaTiitrir avoit k tu- 
telle. Miecflas gagna le Comte Zira , quî 
gouvemoit entièrement refprit du jeune 
r rince , & qui lui.perfiiada de fortir de 
la Cour de Casimir , pour k jetter dansr 
Gnefne. Lech fuivit un confeil, qui &ns 
la modération de Caiimn-, pouvoit exci- 
ter une Guerre Civile; tnais ce vettueut 
Prince fçut façrîficr an bien de l*Etat, le 
deplaifir que lui câu& la conduite de 
fon Frère. Inlbuît de fes pratiques* 
fccrettes, il fe contenta d*éta empêcher' 
Teffet. Lech, oui s'étoit retiré auprès de' 
Miecflas 5 fentit bientôt ccî que l'ambition' 
pouvoit fei» entreprfèndré à ce Prince*' 
w)us prétexté dé' conferver les Etats de' 
fon Iveveu , il s*étoit déjà emparé de tou-^^ 
tes les Pkees de la Maxovie & de laCu-; 
javie, où il avoit mis des Capitaines, fit 
des Garnifons à h dévotion. Mais le 
Comte Zira méprift , dès qu'on n'eut pW 
befoin de lui , crut qu'il étoit de fon inte-^ 
t^ & de ft rcpotition , d'enlever Lectf 

& 



•i»ir<}ailerççuuvccbcHité^blig^Miec-*'** ^ 
flas^cvacuer Je&' Pkcesuja'il avoiLuTuc-* 
pB^ y ëç y setablit Tautorkc de £m Pu«* 
piik; Ledi mouoit qi^eli^. tcm^ aprjèsy 
^«i^flà Ca;^mir> lièntkr de fqs^Ëtat& 
U4.Sa|adin.fiLoi de Sirie & d'Egipte^ infor^ u ^ g^ 
i^é du départ des Princes. Chrétiëru, Ôqprifgdejt- 
dbk-^âmlSiGji^-'de.çeux qui étoiéntreftés ''•>'«'"• 
i:i>eçaftjBai,iaffiègea.x:ette> ViUe^,&.s'eri,^'î;2i'«2r 
iteqdit : maicce; > àp£ès quatorz.^ - jqurs^ da 
8ybg£^ fiias'ië:segae de.Gui deLuJjgtiaa. 
Csctp fâcheufe nouvelle caufa de grands 
mouvem&ns. ^a Europe » & excita .tous les ^ 
&ois dé la Chréûairé à une uou /elle Groi* 
iadè^^^ppui* rêcoaquerir la Sainte cCitét 
J^a^iGA^ >6>rtes de. peribanesrs'eagagerent 
au« J^ckiage ic^Ootremer.) Se te.phis pàjvxe 
contribua aux frais de cette Giderile, dont 
h', iboc^ fut cependant, contrairei auxeÀ ' 
pb^anoefiTiqu'avoient doniiées de. & grands 
pcéparadïk. Toute&les Eglifes £(^enttaxéef , 
à^ utf^" x^jrtaine ipmaoc ^ & c^ .de Pô* . 
lagde • ie idiUingui >pat iés iiberAiités. . lie, [ 

Car dînai Maiabanka viqt daafluqe.RQÏamr! 
p36yp0U]t la. levée des. Deèimes, Scia. ré7< 
foi^matimi du Clergé. . Ûq pata éxa^jç-*^ 
ment Tefpece de Trput ({ue Bjsme exigea ;: 
mais- U réformation fut de plus, diâcilq' 
exécution , malgré les nouveaux regkmens . 
qufon.put fiîre à ce fujec.'^ ' j : .; 

- . rLj'Empereur Frédéric fut cdui des Prinr^rûrade 
ces Européens^ qui arrivages premier en 4*/^«^m- 
Orienc^ 4nalgrc.tous les efforts que firentv* 
les Grec&y^pouf s'oppçi|fetà^fi)n.paiIàgev 
llhfifL T' ^ Il 



C A^î- Il remporta d'sbord des avantages taflcft 
^^^ '^ confiderables, mais il iê odisL dans iua# 
Kviere d'Arménie. Ce malheur ;auroir pu 
être reparé par Frédéric km fi^ ^ qui s'é* 
toit déjà £gnalé par ipieiques exploitij; 
mais le jeune Priace fut emporté par uiiô 
maladie contagieufë y qui fit auili. périr une 
partie de l'Armée OlrélieDiie. . . . 

Le voïage de Philippe Auaufte Roî de 
France, & de Richard RoiirAngIeteii;e^ 
ne fut pas plus heureux. La:pe£be. ravagea 
Îêk Troupes Chrétiennes , &Jeurs diyiâons 
•dieverent de les détruire, en&Hte quele 
iruic de tous ces travaux, dont! -ardeur 
aroit dq>euplé l'Furope, épuifé les Na- 
tions, & ruxné les ^ifes les plus riches, 
fut d'obtenir une. Trêve* de trois ^aas , 
en rendant à Saladju toutes lesiPlaces con<) 
quifes fiir lui. 
CêBrffr^ Cependant il ië tramait enFolo^ne une 
^^^H^// noire Con§)iration contJ?e Ca?ânaif . Ce 
MUtfiJ ^ Prince étoit alors occupé à la Guerre de 
ftntnd4HJ Ruffie, qu'il n'ayoitcn£reprifc,.tïuc pour 
%^p,téxMv dans le Duché de Halkz Vla^ 
UtdwdùM dimir dépouillé par les HongroÛL. Cette 
4tCâ^miu expédition deplaMbit à un grand nombre 
lie Seigneurs , <:}u'un fecret innoftêt lioic 
avec k Hongrie, & qui pour compre ua 
piKxjet qu'ils n'aprouvoient pas, â:efi)lurt 
rent de rapeller Miecûas, & de hri ouvrir 
les portes de Cracode. Ils £reo£ courir 
le bruit , ^e Gazinûr avoit été empol^ 
ftsaasst en Ruffie. A la fiveor de cette^ 
'fiiufië nouvelle, MiecÛas fut ceça dans 
Gnicovie ^ ij i^t^tifia^ iqais ibuCican 

<kUe 



PB Pologne. Lit. ÏI: uj 

ééle reS&iL y 6c Cmixmx zvÊOt ài&pé pir eàut* 
M préfience le bruit de h mon , tout s'é-> ** ■ * u. ^ 
krA contre les Con^ictteutB. L'Ufiir^ 
pareur fiic Inaatùt obligé de fonger à It 
tetnite , trop heureux de fiiurer & rie. Les 
Forts qitll avoit hit bâtir fe readireot ; 8c ' *' '* 
fen fis Boleflas> à çji il en avoit confié 
le gafde^toflibt entre 1» mains du Vain*- 
qiieur. Ce. fut encore dans cette occafion^ 
oue CflZtmir donna des preiîTes ordinaires 
de & clémence de de & modération, Lee 
ptifimniers furent renydïés iâns rançon . 
on leur donna même ce qui étoît nece(- 
fiure pour retourner dans leur Païs. Ca« 
Timir Tiâorieux demanda le premier la 
Paix à un Frère rebelle , qu'à étoit en * 
fon pouvoir d'accabler. 

LsL dcrbttre aiâton de Gazimir fut la j j^^ 
Gonquete4e la PruflCb^ & la vangeance ^' 
de la mort du Duc Henri fon frère. Ca* n q ^ 
ïamir mourut à Cracovic, ou d'apople^ ji^^r^^J; *^^ 
aie, Quempoifbnné, dit-on, par un breuva^- f*fffutt & 
ge qui Feo^Kma en peu d'heures, au^'^*^'- 
snlieu de iès Courti£ui$. Il refiiià deux . 
Ibis k Couronne qu'il étoit fi 4igne 
^ porter , qa'ii n'accepta que pour le 
bien de FEtat, & qu'il offiît de quitter, 
loriqu'il erut que l'intérêt de la Républi- 
que éxigeoit de Im cette démarche. H 
ae fit; jamais la Guerre qu'avec une équité 
fcrupuleufe,& nefiiivit qu'avac beaucoup 
^e prudence les mouveoiens de ibn cou- 
46ige.. Une grandeur d'ame, au^efliis de 
-tDufie) ambitioR,^ masqua preibue tous les > 
ioSsuui dé ÛL vie : il eut faeioin^e tout 

Fa Ida 



ît4 HiiroiRE Difc» REVoLÛi^dfNs 

1 ^c k- îBtf^geifîé "pom nêtre pôinitia Viôrme de 

«L A irô. ^* clctncnpe&la dupcdfefaboriré: tnod^te 

rHpedlabk dès bans kois, domledevoâr 

eft de fe fkcrifier au bonheur des Peuptèi^ 

Il étoit difficile de remptacef uû (i%ra#id 

Lfckfonfs'Prirtce/ L^Evêque de Ctia€î6vfe pttr<^ 

^-'•'''^ ft>it*httête deteux, qui vë^ùioiefït él^ 

'^ï fur le Trône, Leék r^aînéde'Ql- 

Zicnir/ .Le bas âgede ce;Prince éro'i^le 

feul obftaxrle à ibn éleâîiiTn , û avoir la'ftl- 

veur de laplôpart des Seigneurs' '8c du 

Peuple.' Mais il partoiflbit dangereux de 

confier Tadininiftration de FEtat à la^ftil^ 

"bjeflè d'un enfent, ou à Umbiticm de'ies 

Tuteyrs. Quelque ifefbeél qa^àn leât 

" pour la mémoire du feu Roi ûm P^e , la 

crainte de^ troiiblcs ordinaire!! dans^ cflue 

Minorité , étpît xin motif pour Fexclafibn 

de Leck. Miecflas le Vieiix Duc de la B«fle 

Pologne , & un autre Miecflas , Duc &Op^ 

pden en Silefie , fils de Yladiûas il, avoiâit 

d'ailleurs chacun un puiflaiit piuti ,' 4"* 

demandoit l'un ou l'autre pour Prihee. 

L'éloquence de.rEvêquè deCracoVic 

l'emporta, Léck furnommé le l^ant , lut 

élu & couronne : on lui donna pour Tu* 

teurs lé mêmeEvcque deCracovie, &te 

Comte Nicolas, Palatin de cette Ville. 

Conrad fécond fils de Casimir fut déda- 

iiQ^. ^^ ^^^ ^^ Mazovie & de Cujavie ^ fous 

MieïfUu la tutelle des mêmes Seigneurs. '- 

prend tes . Miccflas Ifi Vieux irrité de cette préfe» 

JJ^JÎ''^" rence,ariBa auffitéb>& marcha coidrcCnD- 

M9X4éi9a covie* Outre les Troupes qu'il avcxt le- 

jwefiiéM y^çj f]2ns £& £tats> & doât k aoaibrie 

^^-'^ étoit 



êunt conêderaj^^ j^ avoit encoreaveç Lf eir 
4pi J^iecflas X>uc d'Oppelen , JaroflaSg^^^-. 
iCHic de Brçflau, & le X>uc de Pomen^- 
«î^^.qoi lui avoknt amené ks {dus bra^ 
^j^ ^fencre leurs Soldau* Les Tuteurs 
i^ jeune Monarque avoienc des Forces 
pre^^e égiû^ ik lui opofer. Toute la Jeu- 
çefie de» Palatinats de «Cracovie , de San* 
4oniir.,de Lublin^âc desi>uchés de Ma^ 
^vie & de Ciyavie > Àoit accourue au 
iiecouf s de fon Prince , & une partie de 
j^ 'Ruffie avott encore ptis le» armes en 
fk faveur. Cette. Guerre^ quoù^e de peu 
fie durée , fiic £uiglante , & de part & d'au* 
ne ^ il.fe fit ip fi grand carnage .à la Ba- 
taille qui fe dpni^ fur les rives du MoZi- 
Bwâb ^ ^ deuie Partis ca forent acca- - 
^. Q'un côté , Bpleflas fut tué dans 
la -Mêlée 9 & Miecflas le Vieux ion Père 
p'éviuia nyxrt^qu'enfe faiËtnt reconnoî* 
tre au Soldat qui alioit le percer y& ^en 
fiûant honceu&ment : de l'autre ^ le Pala- 
tin de Saodomir fut fait prifonnier> Ho- 
-^^tBÔm MÎciftawic, Duc de Wladimirow^ 
^voïaut k déroute des Troupes Rui&en- 
. lies fit auffi une honteufè retraite, &c la 
peurËûdûTant les deux Armées, chacune 
d'elles iê retira , & alla porter l'allarme 
àsj^s.ikm Pais, comnieaprè^. une défaite . ^ 

,^ j^omi^tte. 

Ces tjg^jLibles ne furent ppint un obfla- 1 1 97. 
^^ çl^j iî!(^^^€fernie du Qerge. Pierre Çzr^Rifêrmté0^ 
di^^rÂi^Ç % du titre de Sce Marie m ^^^^ 
*uiA%Jat j, appelle ordinairement le Car- 
diOii 4e Capqne vint en.Polpgne, .« 



ui6 Hirremi dei RsTOLtrnoMs 

X ivK iSf qoaliré de Légat ^ Ai/#f? au Pspe Cclel^ 

i'r.t îj° I«/" filt reçu par l«Evéqu«& 
• I. AS /^ ks Seffîtieor^, avec k tt^Spect que iMri* 
'«^» toicnt ton mérite èc h cBgfiité. Le? Prêi 
tiies 8?èieat desConccfcines^ lests enfaitt 
fiiccedoient àleursPereSyComoi^ legidiiines^ 
& ce fcandale étoit général dans toutet 
ks Egliâ». La fitntaSSe 8c la Hcence 
Fegnoient auffi dans les Mariages des Laïcs, 
6c k préfence d'an Prêcpe étoit regardée 
eonmie inucik dans ce Saci^ment. Pîer« 
fe reforma ces abtts , reniit la Difcipline 
dans une nouveUe vigueur ^ fir rentrer léé 
Prêtres dans leur d^ir 9 f)ar les peine» 
^^1 décerna contre ceux qui fe mari* 
roceAt, cbaflà leorB Conc«bines> & re* 
1^ k forme des Marines eocre to 
Ces reglemena furent reçus & exécutai 
en Pol^e ; mais en Bohême les Prêiree 
en vinrent juiqu'à k fedidon ; peu s*«fl 
fidiut que k Cardinal Le^ ne fâidéchi* 
ffé par ces fiirieux.Hetiri EvÎÈque^ Prague^ 
Hc Duc de Bohême, fat obligé d^emploïer 
k force âc la viokiice , pour les feuinertpe. 
' Depuis la Bflftailk de Mo%gtfVf% , ft'Kec- 
II ç^. flas le Vkux avoit été forcé de refter eii 
Ui^flétî le r^os ^ maid atant trouvé k moï^i de ra(^ 
'^***J"» fcmbler quelques Troupes, fon«mbiciott 
^.'^^ reveaia bknÉÔt, 6c il fe prépare à k 
Guerre. La Cujavie , Province voîfine 
de ftê Ëtats , étoit à & t^«tféance^ ce 
motif lui fuffitjfic il y entra avecune Ar- 
mée. Tout iè fournit à lui > & les que- 
relles qui s'étoient ékvées entre le Psia- 
tih de Cracovk) de cduî de Sandomir, 

fa- 



ns POL.0019S. LiT«n.i fij 

AvoriTerait fiui uiiicpatîoli. m^^\f 

Peu confient de ce premier avance, mHc- 
il longea Ueofiôcaprèsàf'eaiiMirerdeQ^a* tLAt/» 
Gorie: & du Trône nSne. Comme la ^'^ 
force ouverte ne M avok pas beaucoup <^<^^ 
reaffi jiifipifabn> il eut recours à l'artifU 
CCL II tidu d'abord dr cocrompre la fi^ 
deUeé des Tuteurs du Diac de Pologne; 
ftta» aaanttromédet hommes inflexible^ 
fiotncapables tfekmoindre lâdiecé^ils'a»- 
dreiSi à la More même du jetsne Prince» 
U kiî ptomicdradopretLedc&G^iirad^ 
4e Jenr rendre k Guiaim > (Se deJesdéckrer 
Hé cfe ie i » de fis fiesus, fi dk vouloit pec» 
oiettse qtf Hropdt une Goaroane, qui lui 
mrok apa i ue a» ^ >gg qu'iàneporteroic pas 
i ong ic a i s^ itfiîiléMiafbct<gé.MalBDÉlM 
remontiances det principaug Scigneun y la 
Ditchcflè acc^u ces coadirionsjfic Miecfc 
Iatfiit«iaenpoffeflBon.dela ViUe de Cn« 



neb> pbiir rezécudon ét£a promeflfeft 
^Qn deymfi apooiier peu detfoiamc paroles 
dHm BrmcsqmenatWBt maoqiiéâiiwmic^ 
Ac qui tte mcooooiflQitdwreioiqac fia 
intérêt & ion amUcion. Dès qu'il am 
obtenu oeqiifildeiBltfidok> ilneibngea 
[dos aux ^ngiigsnwns qu'il avoit cos»* 
traâés, te tout fi» but fut de s'afièrmir 
iir un Trône , qu'il vouloit laifTer à fi» 
enfimsyau pséjudsice deiès Nertux^maÎB 
fa artifices Avent inoôks» Se l'ontroutna 
le moïen de punnir fii perfide, £c de pié» 
Tsnir feft permdeux defleins. 
La Puchpflèft votant tvpmpée fittoui ^ ^«i 

F 4 fcs'**^- 



*►» 



•'v* 



1x8 Histoire dis^'RsvotJurfôMf 
r»cxif fcs cflforts , poDEfvpBrer la* faute que & 
M / B cl ^^^P gr^t^c crédidité lui avok âdte &ire. 
ftL A s /0 Miecflas étoic odieux, on aimbit-as con« 
^'»'- traire les Sniàiis de Caïiniir^&il neM- 
ht qpe quelques devnidMy- :«! leur f^ 
veur, QOiir ftire ibulèi^r tms ksPeu-» 
pies, L'yfurpateur fut cfa^iK^hotlteufè^ 
xnent^ & CQoaaint dfabuidoiâiQer'CraccN 
1202. y^^* Il f rentra cependant quelque teim 
M y nntrtrZfrts, Ce Priocc stifideuB & fecoi^ 
çn intrigues > en imagina eaoore une qui 
lui réofiit. Il fçut noircir par des ctic^* 
nies le Palatin de Cracovie , enfiil^e*^^^ 
. k DucheOè fe Uâffii piévenir^csbiKfiésttt ^ 
Sejgneur^^ & ne voulue pav ii]êiâe«écb#? 
'ter iâ jufti&cacion» Par. cette" -condÉito 
on .le força pour ainfi dire de^fctf^ 
entre les bras de Miecflas ^qoc hitftl'HÉc^ 
cueil le plus favorable. Bientôt il- eni- 
ploïa (es anus pour ion nooveau oaaitrev 
& par fes intelligences , ilinttaàiifit Miccw 
fias < dans Cracovie. . - . ••• -t' *-] 

JHêffék Ce Prince ne jottït |>ar loogieâis «deéi^ 
^^^M Conquête :tl. mourut quelque Mm aprtss/ ' 
' &.^Wladiflas ibn fils futâu^par'k crâdHs^ 
* dii;4nêQie Palatin; ' . . j ^ ^ : -v *'*- 
i2o5. * Après la. mort de rnn..fi^}do l^autrey ' 
jfTuptim tout^ h Polognc^'recQB»i^'«nanifDe!neiKr 
Ai r.iri4. i^Q]g^ le BImic pour ftfincc. -Soué fen- 
, r€^ne y les Tartares , Nation y\j£cflléàxé'- 
peu. connue en.Ptdog^, mais donéiiP 
cruMté & les brigandages firent tremP'*. 
bler.dans la/utte:le$ pluri.puifSmsRo'Àu^' 
mes du Nord , • r^mpoixereiit une grande 
Yiâme iur les Polonais ^.^ioi^juhubis 

aux 



t#/< 



V nn Pot^tf d>»/ hrv: if; - tr^ 

Mç Ruffié&s. Qi«h|aearaiiiiées ipirës cet* ^^^^ % '■ 
te défaite^ étt phûe^eilGrtiBrdmaires inon* b t aV ^ 
dèrentc la Pologne. . Les bt«b> tous les 
autres graos ^ . Im^ixmges^ ôc les firuici 
toencenfevells fimties esiia& La fkmâie. 
fuivit bieocôc > j&.afli bmt affit^ix vmt 
l&ettre le coa3Qhle.à tous les maux. Les 

S'ncipe» 4e taoÈiàkté xpe k Terre reûf* 
me daos ilhmfeittrfembtereoit ak>» épui- 
ies : croi^ tMoes: de fiiitsc. fureûc abfôki* 
sdcpt &m^bm^^ & isn païs fi peup^^^ Q 
ferçile^iiefui .fdus ,poar abiû dire^'^une^ 

fiilicu^ inouke;- . .^t 

-^. SL4f ngpxt: à0 Xeck fut mattieaf^tiX) ^^^^ ^ 

ee Prince eut. ttne fin sof&r déplorable, ^'^^i^ 

Suasitc^ielk Palatin de Pomeranie^ ik>xXHmt. 

flDÔ perfide:^ to d(rfes'ricbe^> & ca^ 

pabie ^ tout entre;^<mdre pour s'élevef 

à un pli» hamt degré de puiffiUiGe', forma 

Î!liorhhle.(kflcij> de fiicfiâer fo& maître è 

io9 ambition & à fii -fetcufie. U demao-; 

éà d'^rd le titre de Duc de Pomeranie» 

àia charge de la. ftn âc hi^mi^e. Sur 

le x^m éc Leck^ il prit Ijui même cette 1^27^ 

i|Halité y jâ& xeMa ^e Tribut que les Po^ ^'^ 

méraaiens païoient ordinai^rement jaPrii|/k ^ 

ce diQ Pokignei^ . . ( 

- A. la arnivette dé cette revente ^.rHenri 

lé Barbu Duc de Siybr^,,& Gbm^ad Due 

de Mazovie accourureac au focQurs de 

Leck , qui aroit déjà levé^ quel(|Lies ÎTcou- 

pés. Ces Pnnces ne jugèrent pjfe à prpt 

-fos- tïesi venir d'abcnfdà^uneQ^eerre ouk 

se.. Us résolurent d'emp)pï€}r.fcp(ncreun 

Traioae ksoiBmea AttiAçq» ikmt U fe k«r 

£J . F 5 * voit y 



X^tex yoit,iSctkhe»itdef4t^ràuxieco&ferQn4gb 

%julnM. <^<l^i^ueUe]l8.devQientlcâdreacrêce£.' 

Suantopelk avact trop à craindre , & i-^ 

toit trop prudont pourfefiet à cette fanflb. 

lueur d'accomnEXxleflaefit. U prévit le daa<- 

ger, & eut même Inhabileté defâtre tomber 

les Princes de Pok^ne dans le piège qu^ils 

lui avoieat tendo. Wladiflas Duc de la, 

Grande Pologne entra fiscretesnent dans 

feû Complot ) de flatté par r«fper£iice du 

Trôtae, dV>ô Leck aUoit £ti:e fenKyerffi, ii 

ftcilita a&i Rebdie les moïeps de s'empa^ 

rer de tous les lieux voifina de celui oil 

'M' Coftfarencé étoit indiouée, £c d'v.ca^ 

« . cher un grand nombre ae Soldats deter^ 

. asinés. *. 

ji^i U ' Leck., Henri le Barba , ^ Wiajifisii 
^*^ œéme s'y rendirent dans le deflètor, ccun-» 
me on Ta déjà dit, de âiœ afrêtsr Suani» 
fbpelk^ tnais ce demier qui étoit iofbiraié 
de téutes leurs demacchea^n'y^yint qa'a« 
Fec de bonnes Troupes. Il tixaiTaPAt* 
mée Potonolfe en^ difondre , en fit uâ 
graâd carnage, & perça bteatôt jufipi'au 
C^aftierdes Princes, qui prenoient Ala|i 
lé Baki. Leck ^fiu» armes & poelque 
nud^ prit d'abord la' fuite avec une petite 
Trompe de Scddata fidèles^ maiaSiuipto- 
peik Tattdgnit , âcle fit mafi^rer filr lé 
champ. Henri fiit plias heureux. Si/rpds 
-au milieu du Bain , fans Gardes, & hors d'é- 
tat défaire la moindre vefiflance,ilayoit dfe» 
jia reçu plufieurs eotips,lor^uhin foMat flut- 
«hé à la vue delbn Piince expirant, 6t 
we^ues ^#Kt» poiir 4e défiondw : iU^ 



tiles Affiiffins, & couvdt Henri de fi>aBoi.«9^ 
corps^ niais il tomba bientâc lui^même»^^' * 
fans forces > après avoir pei:da tout Con 
fing. On les crut nxMts , & ils ne du- 
rent leur vie qu^au fiuix bnût qu'ils Vt^ 
voient perdue. 

Ce préinier malheur fiit iùtvi de trou* .^^a 
btcs encore plus funeftes. Conrad frère In^Jy 
du feu Duc, & Henri de Silefie^préten-friMc éê 
durent tous deux au Trône. Se demande- '«/^«h 
teqt la Tutelle de Leck. Conrad accablé 
par la perte de deux grandes Batailles fiit 
cPsbord. contraint de iè retirer dans fi» 
£tat3. Henri nuitre de Cracovie y ne 
ibnjea pas qu'on pouvoit l'en chaiTer. Sq 
fiajQjt trop fur la bonne volonté des Habi? 
tans 9 % eut l'imprudence de Uçentier iè$ 
Troupes ^ & de renvoïer &s Silefiens dans 
lèui; raisu Conrad s'ararocha fecretement 
de Cracovie , avec un Détachement de fes 
meilleuires Troupes, entra dans la Place, 
i^ fit pTilbnniQr fon Compétiteur. ^ ^ 

Le fils de Henri parut auffi-tôt àJatete 
d^v^ npmbreufe Armée ipaar vanger 6m 
gere^ H menaça de ravager la'MaTxivie 
>&; Ja.Çinavie>. u l'on ne le mettott en li-* - 
bcrté. L'animofité des deux Partis iàâ&k 
«faindi;e vifitx Guerre aufll loqgue, que 
crifdie;,^ les Polonais alloiént te decU- 
rer les ans, lea autres , lorfau'une Pria-» 
cejSfe ; doBt la mémoire eit confiurrée 
dbma yEglife;riçi|t par fa prudeii^ce éjcein- 
àfç i^f4?ft.quipoavai6 e^nbra^lie Roiau- 
naijç eptifir. Itedwigê, f^pae d^H^nrid^ 
SA#i/fi«it^i?W4^i!^édi«3^ ^i^ ter. 

F 6 mina 



I ji HisTo ï^E DES 'ikz^oiJà^ioiis 
Boi«iBs- jnina ces dangerèufestimribns,' 6c donne '^ 
*•''* ^- k Paix à la'pDlogrte/ Hèhrrfe'dèfiftàidc; 
fes prétchtîoiïs au Trônfe, & 'Conrad fut' 
univerfelletnent. reconnu,': * / ' , * ' 
Cependant quelque années àpi*ès',;' 
jy^3^:^ foit par la fbibleffè. de Conrad, foit p^' 
iê dt pZ une abdication voloritaiTe , Henri prit le . 
i»^ tître de Prince de Pologne, & le gfarda;^ 
•jdfqu'ïfe mort,' fans qu^if-paroiffe qjue. ' • 
* * • Conrad lui ait cÉrputé éette qualité.' ; ; ' 
Mut d* u ^* Pologne étoit alors partagée- eh df^J 
M*hi7t, ferentes Principautés ^ prefque îndepen-i 
dantcs. Celui qui étoft maiti-e dé Cr^coi* 
vie étoit à la vérité regardé comme Mo-; 
narqué, ôc.avoit le titre de Souverain;., 
mais fpûvent les autres Ducs , quoi qu^tt-^* 
ferieurs en dignité, méprîfbient les ôrdtbtfî 
dMn- Prince moins puiflarir i^'euX', SC 
cntreterioîent dans leKo'fauméune'Guei'rej 
prelque continuelle. AinfiTles paVtiés de** 
rEtat ifolées & feparées les unes des àti-' 
très ne,côncouroient que foiblement^îiâf 
bSen cotiimuri de la République, iSt tant 
que dura cette funeftè dlviHon,les'tôr-* 
ces & la fplendeuf d'une Monarchie àu^^ 
^ tréfois fi puiflante allèrent toujours en dl-! 
minuanr. / ; '. -...'^ ^ . •• -^^ 

124:1. ' Les Tartares,= Nàtioir suffi fcrdcè que* 

Jinwjîi bdliqueufe,pr6iiter^fit 4e cette fbibleue;' 

é9t Tarta- Après avoir pàflé le Tanaïs , le Volga 3, &' 

**• le Borifthène , & ravagé toute'la Ruffle ^ 

BoLîh leur Cam entra en Pologne, & fie-' 

cagea dans cette première ex^ftîon fe^* 

Villes de Lùblin & de Zàwtchôft avéc;^^ 

kiu: Territoire; U revint t^àûxt^hfi:' 

vet 



ï>Ê Pt^Loai^E. Lit. II. i^j 

v^cfe làméweànhëe,^ & pafla le Bug^^^'^^ . 
fur les glaces. Sandomir .Ville opulente**^* \ 
fat la proïe des Tàrtares. ta Place fou*- . 
tîht inutilement tia 'Siège: idle fut em- 
portée cl*af&utj & devint te Théâtre de* 
la cruauté & de la débauche des Barba- 
res. Viflic2.a & quelques autres Villes' 
furent Étccagées avec la même fiireur. 
^ Hs «^avançoîent vers Cracovie , & é-^^^^ST^' 
tôîébtt déjà campes à Polaniez, lorsque /-iw»i«ii 
Wlàditriir Palatin de H Province vint les^^^-T^ 
attaquer à Kmprovifte. Ce brave hom" ^IxTaruêi^' 
mé n'avoir q^ue pfen dé Troupes j mais'w. 
Ibn.ccnjrage, & ion expérience lui tin^ 
retit Meu d'un grand nombre de Soldats. 
Dans Tinftant'de lafurprife de du pré*-' 
tttiçrabordiv'fl fit uiï' grand carnage des-^ 
Tartafes ,& le Pais ' qu'ils étQicnt venu' 
pilier auroît été leur tombeau , fi les Sol-* 
dats Pôlonois euflent été moins avides de^ 
butin i ils fe jetteteat trop toi fxir les ba-» 
g2igc|^, & quelques inomens de relâche 
&etk remaraùfer leur petit 'rfôfnbrc. ^ ■ 
' Bath s'en'Ctanr apperçu' rafntifla qu^l^! 
^ël <fcbris de .fe'?, Troupes disperfées y 6c" ' ' , ' \ ^ 
éh;*s?tAnt forçié un Efcadrfan tomba fUi^ " * ' ' ' 
lèS Pbïonois ^ui ^reht il \edi t(iur oblP 
g^sdte-ïuir: •-;'-'" '''',':' f:\"' ' ..'^\ 
'. Le^ Barbâtes avaient cepeiîtïant reçu; 
lin échecfi'confiderable, & leurs bleflës* 
étbienfen fi grand ndftibre^iidë'kcrain-' 
te'<f êtît atéaqués une fecoi^dfe^ftiis'îcs fit^ 



retirer. Ils gœneréxït'"à jg:ràritFèé'to\iftiéer 
la' ^oWt <^ StrcmbcK , ^u--il8 Teftfâ^nt 



l^tjâfat tjùdqué tctm; timt ^pbuir fé repôi? 



. 134 HisToxRS vu RgvojuxrnoKs 
%otsMi' {ex y que ^£c ^'iU çrofoient qù'oa len^ 
LAf y- pourmivoiL 

Ils reviorent bientât arec une nouvet- 
Iç Armée. Kaidan^ un de leurs Capttai- ' 
nés , entra dans, le Palatinac de Lencici 2c 
<iUns la Cufavie» qu'il ravagea. Bath s'é- 
tendit dans le Falatinat de Craoovie. 
Tout y £uc maflacré avec la dernierç in- 
humanité. Les plus tendres cnbm^ ïp 
vieillards les plus fioibles^ le (exe^ù <{ua-« 
hséy rien ne put exciter la pitié dans k/ 
Cjoeur de ces Bs^barea. Cbarajês de bu- 
tin^ ilsfe retiraient en RulBe, lorsque 
le même Wladimir dont on vient de par- 
ler , Clément CafteÛan de Cracovie^ Pa- 
• CQfla3 Palatin^ &Jacque RacziiborQwicaBi 
Caftellan de SandomiT;^ oferênt les atta^T 
<pffx avec des Troupes iiic^ialës. La Vicy 
tçixc & déclara d'abordi pour T Annie. 
Chrétienne > &, une partie de& Tartariwr: 
prit la fuite; nuis leur conpis de referve^ 
ritabUt le combat en leur ôveur, & tom- 
ba û à propos fur les PoJonois déjà &li-; 
gMés, qu'il lea mit en déroute. 
Sâe di Une Bataille fi fimefte aûtit les Icms. 
irm^vit. cç$ 2c le courte des Polqnois. Leuri! 
Princes fc rctir^g-ent «i Hongrie,: lo; 
Peuple 6c les Païiàns cherchèrent un ali-^ 
le dans xlea lieuJ( impénétrables^ ^ aii nii-' 
lieu des Forêts & des Montagnes. Crai» 
çovie ouverte de toutes parts , & ùm 
défcnfe y iut pillée & brulâ. BreOau eue 
tiifintôt après le même fort. 
. La Moravie fit la Hoi^rie &renL ,qn» 
isme k Tbé^c 6iifM<^^ d^ h fureur d»i 

Tar- 



:»s PaLO0Ns. Lit* U. ijf 

Tâftares. Tom kiur céda.: le Roî Bdâ »9t»'»»' 
fei bffKu, fie obligé de te retirer en Axt* ^^ • ^- 
triche jivee bn Uemu Culowsju La 
ViUe de Pefth lut etnporfiée d'ailàut > âo 
plus de IO0QOO peribniies y peiireilt. 

Les Tartares maîtres de tout le Païf 
fixei«nt kur Canap entre Gr$n 8c Jara^ 
rio en Hongrie» d'oà ii» eovoïoiont de 
tctfi? en ceiBs des parut cofi&deraldes qui 
t^oftdoieiK.de tous cârés. Un de cet 
DÉtacbemena iurpctc uoe tec^mde £tA$ 
CcacQvie > & y fie im carnage lencpiit * 
plua affireux. 

Au omlieu de toai ces rava^» JMnvt 124^: 
Im y farooœrtié le Ckafit , fib du Dcio ^^'^^ 
Hmi, avor été ébi Prince de Pologne. ^î^^. 
Cofurad fou Oiicle <ac indigné de cette tm ow/t 
pi<éfereace , & chercha à s'en vanger^ ^•"^^ 
Avecle fecoon de Suantopèclk Due docr!!^ 
Posaaeira&ie, U fe mit en<2aQipigQr, dana 
ui^ tenu où. les feuk ailumés par les Ta»4 
tares n'étoient pas encore éteints. Craco» 
vie. fameit encore. Boleflas écoit en 
Hongrie, fie celle nvdbeureule Ville ii*a* 
vi^ ni babètai;^ ni Chef. 
'. Dap$ c» oirTOnftances , Conrad b fit ^^'^^ 
r^confipitr^i & s'empara bcûantm des 
Pucbés ck Craoovie âc de Sandomir: 
mais il a'erl jouît pas kmgtems. Ahu^t 
de fon autodcé, il Tcxa fei SiQcti purdei 
Xmpots extraordiqaires': im injufte capri« 
(^ i\jiit fie donner les Charges de TEtac ^ 
jbns.aucuo égard ai pour le siérite, m 
liour la natflaocç, wAnvo qufil aigrit eu 
^kmptit Itti NâÉdea ^ . ka JàoEurieri^ 

On 



• f L. I f » On envoia des Députés fecrets xcrs 
■•'^* T' kflasjpour lui porter les plaintes' des Po-^T 
lonois 5 & Tei^gager de venir à leur ie-^,. 
cours. Il parut enfin après quelques de-* 
lais y & Cracovie lui ouvrit au(môt fe& 
portes. 

Conrad qui étoit alors enMaxovie ac-* 
courut pour s^o^^fer aux progrès de ioa 
Ermeihi ^ mais £r ne put recouvrer Crar.> 
covie, & il fe retira, dans ledefiein de^ 
revenir avec une Armée plus notnbreuXb*. I 
1243. Il parut çn eâèt Tannée fuivante , ^/^-^ 
compagne' d'un grand nombre deLithua- . 
niéns & d'autres Etrangers. Tous Ces 
câbrts furent inutiles-^ il fut battu proche^ 
de Sochodol^ôc fut contraint de proidre" 
^ honteu&ment'la fuite. Cependant cette ^ 

, ' ; perte ne Tabattit pas entieren^t , & taoc [ 
qu'il vécut il ne céda de harceler coitti* ^ 
XRidleœent Boleflas , qui mâlg^ qudques ' 
revers de fortune^ fe foutint iur te Trâ-^- 
ne; . ^- -^-'' 

227p. ^ régna 57 ans. La continence: per- -; 
Mfrt d€ petuelle qu'il garda, quoique marié, fà 
2^>^^^liberalité envers les Prêtres ÂC les Moi« 
1^. '^ nés; les privilèges qu'il leur accorda, & 
la fondation d'un gpand nombre de Mo* 
nafteres lui' ont mérité les ^oges dès 
Hiftotiens Ecclefmftiques. Mais il fut 
plus propre pour le Cloitre, que digne 
de régner, O» le vit plufieurs fois- aban- 
donner fes Ppuples, & fuir à l's^pioche 
des Tartare^ &m ofèr les- combattre, 
©'un efprit trop borné, & trop fbible J 
four gouverner paie ki-méaie^ il feliva 

Ai. à. 



DE PcfLXJ'GNE. LlV. II. ' 1J7 

à c!*indi^;nes Miniftres qui abuferent dc^*** ^. 
ik facilité, & firent. fçrvir fon nom à des ^'*'' 
tnjuAices y d6nc U haine rejaillic toujours 
fur le Prince. Tandis que le. Clergé 
tTftnquiUe Se opulent profitoit de Ja foi- 
bleflè de Boleûas^ôc qifç flome enrichie^ 
par des Décimes exprbitgnres faiibit un 
pompeux éloge de la pieufe prodigalité 
de ce Prince^ les Polonois accablés fous 
le, poids des impôts^ s'accufoient puver- 
temenc d'avarice & de dilHpation. 

N'aïanc point d'enfans^ & renonçanf^ 
volontairement au noem de Perç^ il ayçitj 
adopté JLefzào ou Léck furnommé le Noir. ^ 
Duc de Cujavie. Dts que^ BoleAas fut, 
mort, le« Palatinats de Cracoyie & de 
Sandomir reconnurent L»eck^ tant à caufe 
de ion adoption , que parce .qu'^ étoiç 
proâic parent du feu Duc. / ^ . .. . 
. Le R^ne de ce Prince fut uneGuer-^ 
ré continuelle. A peine fut-il moi^cé fur Iq 
Tronc que les Rq^esr 1^ Tartares^ &v 
les lithuaniens unis en&mble Tattàque-. 1280 
rcnt.Illes vainquit^ mais pendant qu'il, 1282. ' 
étoit occupé- à cette expédition 3^ Sando-j 
mir fe révolta, ôc Conrad Duc de Ma- _ » 
Zovi« fe rendit inaipre de toutes Içs Pla7 
ÇC5 de cp Pafetinat. ;i 

Quelques années enfuite,; la révolte fut i^^^ \ 

f' ;nérdç. L'È^v^quc , le Starpftç , & le: cwr^i iid 
alatindeCracovie^ je Palatin de San-A*'^ 
domir, & tous les principaux Seigneurs^*^*'** 
appèUérent une féconde fois le Duc de 
Mazovie. Ce dernier vint, en diligence 

ment 



t .) 



■ 

i 

■ 



x^S HisTème de» RfitrotvTioKTs 
1 * c < u naent de fiddité des Mécontens. Tout fe 
fbamit à lui. Lt feule vlUe de Cracoyie 
fut fidde à ion Prince ^^ oui dans la crain-^ 
te d'un Siège ^ Se dan^ rimpuiflànce de- 
le foutenir, dUa en Hongrie mandîer le 
, fecours du Roi WJAdiSOâs. 
julcrLo- 9^icrï ne put ébranler la conftance &; 
«ww. P/- h fideKté des Oacoviens, Ils absidon* 
^mrsd J^^cnt â^tbord la Ville à l'Ennemi, parce 
.' qu'ils ne pourvoient la défendre y nma il» 
furent invincibles dans leur CitadeBe.* 
Tandis qiiele Siège tiroic en longueur, 
les Hdi^ois^ mâréhôient au fecot^H^s dé 
la Place. Conrad fut battu le % d'Août ji 
& s'enfalt en Mai^yie où il nioUnii. 
J**9' Leck eut pour Succeflfeiir Hmri fuiv 
jjjîjr^^ nommé le Btm ^ Duc de Breflaw. L* 
Hêir. Nobieflè des Palatinats dé Cracovie, d^ 
Hbivki LSandomir, & <le Lublm avok d*abor4 
élu BôIeHas Duc de Matovie^maisHen- 
JT aiant été appeUé par les SkHirgeois àsf 
&acovie, s^jçiodii de cette ViUe «tcC 
une Armée, & s'en rendit maître. Api*» 
ce premier fiiccès, fbn Concurrent n'oAf 
pas lui refifter, & fc recira. 
1290. Mais quelque tems après, il parut con- 
r^ff' ^^ Henri un fécond advwfaire plus puis** 
éispute is ^^t que le premier. LadMtas Lc^efe, 
Cmrmmt. petit jDuc dc Cujavie 6e de Siradle, 
»igna toute la NobleOe de la Grande 
Pok^e & de la Pomeranîe, & fe fit 
aire. Son droit étoit fondé fur fa nais* 
fimce, & fi les degrés de parenté fixoie&r 
en Pologne la fiicceffion du Trône, il 
auroit dLStre fims co&teOtteiûki^ hkrtàet 
' du 



DE Pologne. Liv. II. 13^ 

*i feu Duc. La fortone fembh <ftbord "■**' ^ 
fivorifcr (es AniKs. Après une Viftoirc 
remportée en Silefie, ri s'empara de It 
yi]ic & du Cbtteau de Cracovie, mais 
la fiifte de la Guerre ne répondit pas I 
-CCS premier? fbccès. Henri raffeniWâ dfc 
nouveHes Trompes , • s^ança fccretement 
vers Cracovie, & y entra à la faveur des ^ 
intelligences qu'il avoit dans la Place. 
Son Concurrent furpris, & hors d'état 
de fe defenfdre prît la ittite> & lui aban- 
donna le Trône. ^ 

Hoiri n'en jouît pas longtems^il ^on^J^ ^ 
rut à Breflau^ 6c Ton croit qu'il fut em-p,^gMi«* 
poifbnné par quelques Seigneurs Sfleiiens. la« il 
Comme il n'avoit pas d'enfans, il légua 
fes Duchés de Cracovie 6c de Sando- 
mir à Premiflas, Duc de la Grande Po* 
logne; mais Ladiflas Loktek, qui avoit 
déjà ctisputé la Couronne au feu Duc> 
s'envparâ de Sandomir^ 6c porta fes vues 
fur Cracovie. 

D'un autre côté, Griphine Veuve de xayxî 
Leck le Noir, fichée de fe voir dépouil- 
lée des Terres qui lui avoient été hipotc- 
quées pour fon I>ouaire, traita avec Wen- 
cédas Duc de Bohême, & lui céda fea 
Droits. Ce Prince vint eh Pologne , 
s'empara de Cracovie ^ & chaffa Pre- 
miflas , qui n'eut pas le courage de le 
combattre. 

Wehcdlas enflé de ces fuccès marcha 
contre Ladiflas Loktekj mais ce dernier 
le battit , & recouvra toutes les Places 
dont ïfis BohéxQiens s'étoient emparés, à 
* * Tex- 



■40 Histoire dki Révolutions 
y ■■Mil rcxcepdon de Cracovic. Mal^ cetxe 
•■*• "■ dcMe, Wentefiè-^erint-coi^tïitf'tt- 
Ire dc'Duc'iîe Sondonjib fie de-Craco- 
vie. Quelques Auréùr^ le ineneat ao 
rang des Ducs de Pologne i St'préteiv 
dent qu'il fit aC&fliier Preiliifla#i wam . 
de le 4cf>oiuUei de £i Priocipauté. 






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REVOLUTIONS 



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PO L O G N E. 



Ji lifa 1é la J« Jt lia ifi itt itt I tt It A A Jr lih Jt iftt iftr «fli ia 

LIVRE TROISIEME. 




E p u I s que Rome av<nc otéPAtMis- 
à IxPolognè le titrcde Roïau'- ''^» *■ 
me, cette Réputdique autre- 
fois fi fiorii|ante avoir perdu 
toute (à fplendeur. £a Pru$- 
fe, la Silefie, la Potneranie, la Saxe ,6c 
la Ruifie, Conquêtes des' premiers Mo^ 
narques de la Pologne ^ avoient fecoué te 
joug, Acune longue ^ilèffion aâfepmis^ 
4bit kur indqpend^ce.^ Ue Ccarps inêtne 

de 



1^ Histoire dis REvotvrioKt 

PRSMit- de Tancien Roïaume étoit dans la plut 
1.AJ III. Q.|0ç ûtuation, & ne fe foatenok qu*l^ 
pekie. Divifé en plufieurs Principautés, 
dont les Ducs avoient des interêcs difïè-* 
rcns, il étoit fans force, & toujours en 
proïe à un Ennemi ou domeflâque oi* 
étranger. 

Après 2Q0 jftns de calantes & ék 
Guerr«6 <x>ntinueUes , ks I^olon•is .êoni» 
nurent enfin leurs Droits, & refolurent 
de choifir un Roi q^ pftt rafTembler les 
Membres disperfés dé l'Etat, & faire re- 
vivre cet ancien Corps autrefois fi for- 
midable. Un Prince du ûng de la Mai. 
fon régnante, PremiflasDuc de Pofiian, 
fils de cet autre Preimflas qui avoit été 
chafTé par^Wencellas Duc de Bohême, 
forma ce condtafit ce grand projet. B ' 
étoit d'an ige mur, 6c &. prudence égjk- 
loit & valeur. La Pomeranie, dcmt il 
étoit Prince, lui- foumiflbit des Troupes. 
ïl étoit encore appuie par ie Duc de Ca- ' 
lifx fon Oocle. JUes.P^tioats de Craco- 
vie -ôc de Sandofiiir j qui getniflbient fous 
ie joug des Bohémiens , fe déclarèrent ai- 
ftmenc en iuvcnr d5un Pance de k» 
JNaEioQ, àc du fils'ds leur incien Duc. 
12^;. ' Pnemiflâs III du ciotp fut donc âa 
Hof de Palogne, fie iàcré à Gndhe lè 
-^6 de Juin par Jaques Swijakz Af chevé- 
^e: de cette Ville , eo pnâfence des £v^ 
^iks de Sofiian, de Bsefliait, dp- Ptokat 
êc de LttbUa , éc xfu^ grand eond^redr 
GeotibbomniesL £>es ËTéqu)3S.jd& Cr»co^ 
&ie^ &-^fiÉ«aAU>& krJbî^xki&ife csi 

Pa- 



jPjateinaiy axTaiereat des; Députés poiir'«JUMf* 
4:^ttc cérécDonie. ''^^ ^^ 

La Polissiie a¥oit conçu du JBLegne de jet «^ 4i« 
ce Prince les plus g|ran(^s.efeerances9 &AIM* 
il GomqaeQcoit déjà à travaiUer au bon* 
heur de ie5reupk&,lor«}u'une iport vio- ^ . 
Jente jie leur enleva. Oti^oa le Locfg, un 
jaiicre Qcbon^ & Jean, Marqua, de Bran* 
j0çi)ourg.y ^xraigndifint que Premillas 
M l^urik^readre les Terres w'ils avoieoc 
.uiiirp^ fyx la Pologoe, l'aflàffinerent ^ 
JEtogo^np) après un Règne de ^èpt.Mois 
cpxe jours. Cej^u'il fie dans un Règne 
4 court, prouve aSez la grandeur de ion 
courage 9 & ce qu'il àuroiç ^ùk pour la 
.Potogne^i s?il eut^vecu pli» locgte;ni^. 

Les Pq^oçois. lui âib^ituerent lu$difiaf i x^^ 
^LûàteiD\iC'àt Ci^vie,. qui avoit déj|aX'A»i<X''At 
Wp tant jd'efibrts inutUes pour P^vejMrJJ*,,^^/^ 
au Trooe^ i|iaia,c<UQppe WenceiUs de ihftéiui^ 
Bqh«nîe occupoit les PaÈtinat$ de San-^^^VJ"* 
^domir & de Sirad, ^il différa 6)^ ÇÔu-^JJ; 
i-owefl:ienr5 ôc ne *prit ^ue le titre, de 
J2uc,,iâç 4')^ti(er du Roj^xoc de Pq-^ 
:k>gne, , ^ '•-.'', 
' il n'en jfut paa longtecns paaTible ,pot** 
.fcffcur. -^vant di& scgncr ^ il fenâblfi) mé- 
riter le Trône ^ n^us^dès qu'il, y fuD4non- 
Aé^ foa if^9lenqe;^ ies debauchca rtPt 
rendirent indignes. \a NoblefTe s'af* 
iJHnblajàPQii^y^pour dépofer ^\ï Pijnce ^ 
;doai: 1^ conduite etçyit préjudiciable à ''* 
1 l'Etat, &t en élire uii awrine pli^s ài^c 

i «cjui I4,?$ili4qi¥ ismmm le 'chsix 
lie la NauôA en faveur de W èncefiias de 

Bo- 






Çracovie & de Sândomfti' at ^èi*u -de 
^^ " / là ceffion que ' loi 'kvdit «fé'Gfîffinc 
' •' -Veuve du Duc LecK ' > ^ • ^^- ' ^ •' - 
J300. Les Députés de hi©i*t^ lui' TpoKI»dït 
^i Prague le Décret de fori Efe<fti©iï/.& 
■foi infinuererit que pour 'èagner'îlifï^- 
'tioades Polohois, fl'<Sevôk'épèdbr^B»- 
' ^abêt^i'Fme'du féû RbîPréfeihar-If^vftt 
^ en Pologne;, -fut ftcf é; â:^ènë!hè ^¥et '4fe» 
'cérémonies, ïccouturnéès', & î^tobflf iqUël- 

2ue téms aprîs la Prihcèflè 9jSMé. San 
îompetiteùr ne put lui refifter. LidîUls 
fut cha/fê ; & dépouillé' fnêthe"aé^ft« 
• Terres Patrimoniales.' i , ' ^ • * ' -'^ ^;^ 
ZfdiflAi - L'infortune Ladi^flas^ fç féHra^'d^afeb^rd 
f^r-P/w///.en Hbn^.e'/ & craignahï *fehbôre de 
' V. " ' ! tomber entréles main^ dé Côh EnMèmt, 
il alU' jusqu'à *Ràmè bhdrchér itt' affle. 
'Eiïfirr aprèi la mort- de Wériccfflas , 'la 
1.1064. fortune cefla de le perfecutér. " H «revint 
. • en Pgtogne, chaffa les BbhèmferiS'i» le 
^mopta fur le Trône. Quoidlie'^ésqàe 
. toute ia NoHcffe luiefit prêt^le^forfeettt 



' .•» 




,^«,. , qui prit la qualité ( 
du Ro'iaumc , & retînt pehaaint fi irfc 
fou» fon obéïflance cette partie ée^'la Pb- 
logne qui Favoit reconnu. .',''' 

1 32&. ' ' Ladiilas ne fe fit couronner, èctie prit 
' le titre de Roi que I6n|tèms après 'fen 
Eléûfom Cettç^ cérémonie fe fit à Cta- 
€OVie> qui depuis a to^ujouré été le^ iito 






. -^ 



* ,I>.E Polrt>G*HR« I..IV. JII. I+î 
du Sacre des Rois, malgré les proteftadons^AoïsLAi 
de r Archevêque de Gnefne. ^V* 

Ce Prince fut toujours en Guerre avec ontmem. 
les Chevaliers Teutoniques par raporc à la fn les chg^ 
Pomeranie dont iU s'etoient emparés; Cet ^'''?*'''^'*' 
. Ordre prit naiflance au milieu des tumul- ori^i^'di 
tueuiiîs expéditions des Princes Chrétiens "'Orir#. 

Pour W» Conquête de la Terre Sainte. Des 
«lerins Allemans en furent les Fondateurs; - 
^ Us s'impoierent pour prén^ier devoir le foin 
lie foulager. les pauvres & les malades. 
Baudouin Roi de Jerufalem voïant ruriliré 
de cette Inûitution , bâtit dans la Ville d* A* 
icreun Hôpital, & en doniia la dircdioii 
aux Confrères de l'Ordre Teutonique. 
Bientôt après Clément IH aprouva leur 
Inftitut, dont la marque étoit dne Croit 
fjoîre fur un Scapulairé blanc , & leur or^ 
clonçà de^ fuivre la Règle de St. Auguf- 
tin.. . , 

Le zèle, le desintcreflèment, & la ré- 
gularité de ces nouveaux Religieuif, leur 
méricercpt d'abord lâ. vénération des Peu* 
pies, & la prdtedion des Rois ; tnais les 
privilèges St l'opulence ctouflferent bien- 
tôt les premières vertus qui avoie/it brillé 
ijans. cet. Ordre naififant. Les Chevaliers 
Tei4toaiques aïant été chaflés de la Terre 
SaintCalTEmpereur Frédéric iI,&Conrad 
Duc <fc Wazôvi^^eur firent une donation 
.de Ja Priiflie & du Territoire' de* Cuim. 
Ils en prirent pofleffion , & châflèrent les* 
Idolâtres avec Taide des Poloïioi^. 
. Devenus* Souverains , ils ne fongerent 
^qu*à étendre les limites dc-leûr' Princîpau- 
Tome J. , G ^ té. 



14^ HlStOîtLt DÈS RgVOLtJtlÔÎÎÏ - 

^^'?'*%*»të. La Poûicranie fiit Ibngteits FoHet de 
. ' ratnbition de leurs Grands mûkr& y fls^s'fcn 
emparèrent, 8c pour foutenir tear nforpar 
tîon y 0$ firent une longue èc fen^aiïte 
Guerre aux Polonôis ces âfnciefis aoiis^ 
de oui ils tenoieat leur étabUtTerni^cit en 
Prufle. 
jts i^tmpéh- En ijio le Grandi Maître de POtdrteaP 
ftnt ik u fiegèa Ûantzic^ & y entra \ là fa^ur des 
'•*^*"' intcl^genceaqu'îl avoir dans la Wace. Set 
Troupes y firent un m^fflàcre affreux, & 
. la principale Nbblefle de Pûtnen^tiie y 
peric, enibfite que les autres VUles^ eBhnêes 
du fort de leur Capitale , nfe lirefil aucune 
reûûance» Se ouvrirent leurs portes à dcsi 
Vainqueurs *fi terribles. 

L'année fuivant^ il y eut âtielqiles Côn* 
îerenoes pour un accomtnooeciietit^'maii 
toutes CCS conférences n'eûr'erit aOtUn' ef- 
fet , <& les Chevaliens -ne fonjgerent qd^à 
5'àflermir dam 4eur ufufpâtidii. 

Pour lui donner quelque couleur fivo* 
rable, ils achetèrent lesX)rotts de Walde- 
xnaf J\9arquis de "Brandebourg > qui leur .fit 
une cèffîon de fes pirérencions 1)ten «eu tûaX^ 
}bnâ(£es. Avec ce titre 2$Amity les Che-^ 
Wliers nocprilei^int lies Poudres de. Roitnef 
quilança de vains ab^hêmes jxmr les o» 
bliger \ la teftitutJon de \^ Pommble^ & 
îSs 6'y nuintinrent jotqa'en i^. 

Avant d^avoir recours aux armes pour 
chaïTer ces tJfiiiipateurs, tiadiOa^ s'^dl-é& 
AU Souverain Pohtîfe fuperieur de TOrdic, 
IClement V^ qui étoit aloir^ à Avignon ^ 
accorda aux Poto&ois un'Brdf ^Yorablti, (Se 

nom* 




aaoMaBt tierQ QiWirifli iyti » {Wir iiribnR)er^^9f«.]tii 
^ocruioiÉS'eedâ^iimGottdet Q^^ ^^<* ^ 
Teutoniques. > * ' -. 

: 'b'e mto n iun idrjce Bt«f mnr été tregli^. 

c» idbefia im ^feconi à l'iAntbe^que àt \ 

Onefoe, à r&reque de i^G^n , & à J^b^ ^ 

iiéidb>Mi:^iiiii>9 t^r4eqiidVUiie«nr^^ . - 

40Jt ilfiàfomter eonore leONrad MikM, 
«D«Ûnfae^lesiGfaevilim Teuton^ .- 

4te les-aobl^sr ories (Ceiiiôrcs £od«[âd& 
wpes tOdfn le Âccnirs du bm ficalier, de 
leftiMicr fat Bûonemiiie ^ 4UI >émc pvoiivé 
pu its waSéruBXimiu -j ^^ fe faffint 
es jde ttœ ibrorâice ùm «ucim 

l'Épel inteqetté en Cour de Rome'pair ^f/^l"^ 

«s jeoK «iieiScnteaBcejJéfiQicive. iJOtAn: ferres du st. 
miaaèjfeéatè xl^^âogasdcer, tes ^Corotnif- J^^*^'^*^^^ 
fdies krooemir v«tt i>Inuidit' iiir tous ies^'Jiv^V/ 
ifansv »à^ ânnd MaiM flc les Cem. 
"WMiirinifS3fe'"Bt)iuy<g<ifa?gt*-' w<MtètK flufi^. 
«feimoMnttuisfib ^bti«|iKiii«ift dans 'tru- 
ies icr Fremces ^ JLcmiQâe "«de Pole* 

ries ibïitffOf 'pli^ fmhm. > ^>t<mm Ihiboitl ^^ 
adnns^e Bi^adetoiii^j^Oc i»vâ|eatesT«rres ^3^''^ 
<bti hianfl^'Wûdeam^ €fA «mt rendu 
isL Sotnirattie «nit QlNMr^rsi 11 Mit â 
feu & à fang'lc Territoire de Ciâm, -& 
iieiDuc de Mazovie s'écant joint aux Che« 

G 2 valiers. 



14* Hjrrotkè mé RivoLtjTiÔNi 

jLAWikArvajIefs^ pom rsirfter <dalhs.i|à rctmîtc i 
il i!ei»popta 'rw^i ^lie Vldtoirè coin- 

^35®* ► Une ftteoi^ ejpgeditSon /foK e^ 

Ztfif/?^/ jBi^é à YQfére Teatônique. ' Laditia^, 

riff^portt .dont tes 'TmùpesiétofetttgrofS»^^ par les 

^ly^fi -Hôrtgrote & par les- Lithtrtmens , qui ^ vip- 

^iSêkts. leût à fon iècô^«3 fencra en WâSe, inîc 

en fuite rAimée ennemie $ Sc fit ittfpodé- 

inent des couffes daûât toiit le P«s/ 'H'^ïèi. 

vok profiter dé la foiblefle, on îes €3iiè- 

valiers étoknt alors, & les réduire ï^ 

dernières extrémités ; maîsîtfélaiffit^flcdiir 

^ par de feintes foumiffiôn^ , i&r ^ce{^ 'la 

médiation des Rois de Hongrîe ^tle Bb* 

hême > au fujet de la Pômeranle. Dès 

(jue le danger fut paflé) ks GhévaUcrs ne 
ongerent plus à Vetécùiïon de leur^ pro* 
meues. ^ ' 

1 33 1* Leur p^die ne ftit pas impunie. Lz^ 
diflas les défit peu de tans après , & cou- 
vrit le Champ de Bataile de 4000 Cheva* 
liers , & de 40000 de leurs Sddacs. 
jt fn profité , Cette Viâoirc lui of&oit une féconde 
VmIu -^^ Toccafion de les exterminer entière- 
ment, âcdechafTerde P^ttiBè ces ambi- 
tieux Çhey^diers; mais fur leurs vof&es de 
rendre toutes les Places, dont ils fixokxSi 
emparés, le Roi eut h-ficiîité-de leur ac- 
corder une Trêve 5 pendant laqUeUc tein 
de fonger à la reftitution qu'ils avotent 
promis de faire, tout leur (bin fut dé xe- 
parer leurs pertes^> & de continuer la 
Guerre. 

Après 






Tï^ PoX/Ot^]b}$. Liv. III. J49 

Après tant d'exploits, Ladiflas cpuvcrtLA»i8tâ# 
de gloire mourut à Cracovie le deux de ^i^ 
Mars. Se prétendant héritier de Leck le 5^^' 
Noir 9 il di(butala Couronne à Henri le Mon de 
Bon & à Prenîiiflas IL Soub le Règne ^^'^^'''; 
du fameuy Premifla^ III) il retint toujours *'* ^'\ 
le Duché de Cujavie y & quelques autres 
Principautés coQ&kraUes. Enfin après 
b niort de ce Prince, les fu£frages unami- 
iaaes de la Nation relèvement fur le Trône 
qu'il Cembloit mériter, mais dont fa con- 
duite- le renverfa bientôt- Il fut dép<^ , Ôc 
Wenceûas Roi de Bohême , que les Po- 
Jo^is lui oppcierent, le reduifit aux plus 
focbeufes extrémités. Il devint errant & 

, vagabond i mais fes malheurs lui furent 

.'utilcjjpf & Tadverfité rinftruifit. , Jlemonté 
. i^r le Trône , d*où les Bohémiens l'a voient 
chafle, il fçut s'y maintenir par les vertus 
qu'il avoit .aquilês pendant ùl mauyaife for^ 
.{une;. Il ibutint les Droits de Ton Roïau« 
^mib-jôc remporta de grandes Vidoires: 
"^ Capitaine accompli, ^U eût fçu profiter 

^ de. fes avantages, comme il Êivoit vain- 

. «jCre». . - . 
/..On moment avant de noiourir, il fit ve* 

..nir.dans fon apartement les principaux 

, Seigneurs y & les Grands Officiers de \û 
JZçpxom^y & leur recommanda CaximiÉ 
^Jbn^ Fi^^ Adreflàm enfuite la parole aii , 

. jçufie Prince y il lui ordonna erpreflement 
de iaire tous ££s efforts pour chaflèr les 
Vftrp^^^^^'^/de la Pomcranie, & lui dé- 
fendit de cpnfêntir à aucun açcomipode^ 

G 3 ment 



X.50 HisToMC oBé Rit^hWrkMs ^ 
Cammia meut qu^ib iv'eaâelit Jo^tiâH' céte PnyrAicc 
^^^' à Jas.1?oIogne. . ,;; ;^ : 

1334" Ç^^^^k* ^^ ^vic pafr à ce (ojet les cen^ 
ièils dé fon P^e. A peioe' fut - il élu§ 
f^,^f;À¥i'i'k Une, trêvêrW^c. l'Ordre tciT^' 
îrr ai^iie , & Vert'' tapqi;a à, la^ 4étrim^c 
Crand. Rois de Bôbeme & de 0ongrir. IL „ 
d^rin deux 'I^ririces Médiateurs titsrrenË kuràÇ&j^ 
fija"de^û ferences à Vifchegjrad ea Hongrfî,' défÉi( 
ivmerauîe, rendiTeoB leur jugement, ta rdmifcraîSjsè 
f;lrf^;i{^t adiig^ à,rOrdre Teutûmqiie, ï^ 
fmtsfrire. didoti q^!il rtftitiaroit le. Termoàrè ^. 
Ckiliix^ & quel«^s autres Tcrtesi' 

Qupique ce Jugemeot btbflât les JDroîis 
du Runtime :». dépendant Cmmvy ibaf^ 
ciivk, t(: s'eflgj^ifM de? raf»Tter ' m-' Aâ| 
de Ra(itcatioiir die^ Ik Nittioft PotoDiafe |[ 
mais . tout te Roïaiane s^lei^ cantm- fit 
propoguoin oue le R«i «t fit danss imè 

^ ^ ^' tne l'Eveq^ae de Oacovic »■ pooi; porter aà 
Pape tes plaifites die la Nadon contre rOr<^' 
4re Teutx)fuque Ce D^uté agit fi jmCt 
ùmm&ox à AvtgnoD ajj&rèc de Bniott 
XII , que le Souverain Pontife hoiomi 
^33 '• deua QotnmiffiNiretf qttt vioceot eo Polo- 
gne, Scqfii tiombmaerent ks Qteialterf 
i Ifâ reftkutioii des^ Terres re vtndkpiée^ 
par les Polonovi;. nttis soutes ce$ pcoeedu^ 
tes if eurent aitcufteffitt: il falloit confia 
ces Religj«tix Gt)erfiefl& des armes: phn 
terrihtes que les Amthemea de Rome. 

La conduite que Cfliimiv tim: à ce (ujet 
eft eaquduyae jbçon juAiâéc> par ks motifli 



D E P O UaQ îî ?• I^I V.. III* ,15. 1 

qui le faifokq^ agiç,. L^ Chçvaliers, oytrç ^^"?** 
les Forces de leur Êtatj'étoiéntencçre ar - 

paies par le Roi de Bolieme leur Affié, 
OC par les AHem^ng. Uç pofledoienc h 
Vomcfûniçy la Cujayie» & lé Territoire . ^ 
de Culfu i. mais' ijb oflfroient de . rendre li 
Cujavk&xCuIm, Paris d«î pstrcillcs cir^ 
cor>ftanç.ç.s X.& pour éviter une Guerre 
fâng^antcjj qi^/l^adiflâs» quoiq.ue plufieurs 
fois y^inqtieivrji n'avoîc. pu finir, ne peut- 
on pas ûue <jue Cazâmîr agit avec pru- 
dence, en confentant. à un Traité qui lui 
rendoit deux Provinces j fins être obligé 
de verfer Té une de Tes Sujets? 
, Maïs le motu le, plus preflànt de foo Defcrtptim 
tccommodcroent avec l'Ordre Teutonî- ^j^^J^^*^ 
oue^fatleprdct d^ laConquête de ta RuA^J^rtV** 
ne. poleQas Chabri y avoît autrefois porté *';^« Pr- 
ies armes , 5c Boleuas furnoinmé rintre-***** 
pide s*étoît enaparé de Kîovie , & des 
pfus fortes Places de cette Province j maïs 
tlle a voit fccoaé le joug ^ ic (çs Princes 
croient depuis longtecns iodependaos. t,a 
Ruflîe Noirç cft dîvilec en trois Palati- ^ 
natS) (avoir celui de Leopold ^ celui de 
Chelm, & cfitul de- BeTez. La Ville de 
l'Capold en eft à prefèm Capitale 6c Mé* 
tropoUtaîne. Cette Place eft fortifiée çaf 
deux Chatttux > dont l'un cft dans Tenccin- 
te des murs de la Ville, & Fautre fur une 
xnontagiie voUîne. La Ru0îe qui apartienc 
au Czar de Mofcovie cft apellée Rvj^ 
Blanche ^ pour la diftinguer d'avec celfe 

?ui feit à prefent partie du Roïaume de 
^oÎQgpe. 

G 4. Cazt- 



151 HiSTOIRBDES'R'EVÔLtyflONS . 

H*iT'* Carimir forrfta ddhc le" dcffein He fub- 
122Q i"S"^ ^^^^ Prdviôcèi & l'ckrcàfion fem- 
^^^* bloic Fy inviter. En effet le Duc BoleOas 
fils de Troydene DuC de Mazovic, aïant 
voulu obl%er fes Sujets» à quitter le Schif- 
me des Grecs , avoit été la vîQiînie de 
fon zèle, ôe de fon attachement 1 FEgKfe 
Romaine. Les principaux Seigneurs , à qui 
^n changethent de Rites étbitf infuportâble > 
avoienc formé une Contpiratioil criritre 
leur Prince; n'ofens éclater, îSc fe trou- 
vans trop foibles pour en venir à la' for- 
ce ouverte , ils avoient eu recours à de» 
moïens iecrets, & àvoienc empoifonné 
Boleflas. 

Dès que Cazimir eut apris la mort de 
ce Prince , il fè mit à la tête d'un Camp 
Volant , & invertit à l'improvifte la Ville 
de Leopold. Tout y étoit en défordre; la 
Place ét6it fans munitions de guerre & 
de bouche , & prefque finis déienfeur». 
Le petit nombre àcs Ruffiens qui s*y trou- 
vèrent foutinrent un Siège, mais dànsl'im- 
puiflance de refifter longtems, & fur la 
promeflc d'une entière liberté de confcien- 
ce, ils' ouvrirent leurs portes à l'Armée 
Polonoife, & prêtèrent lefermehtde fider 
iité à Cazimir. -^ 

Le Roi marcha enfui te contre Wlodi- 
^34^' mirow, s'empara de cette Place, & fub- 
jugua toute la Volhinie, qui en eft voi- 
fine. 

Il revint enfuite en Pologne pour y fai- 
re de nouvelles Recrues , & pour mettre 
Ci) liea de fureté les Tréfors des Ducs dé 

RuflSc 



tç^uiia en^ Ku(£« q^iel^vies^ a^oî^i^près» pour 

,' fin ^actevar .la- Qonqwéte^ Lms ViHej de 

. i?riemyJlV d'Halic^,; d'AaoC', de Lubac- 

20W yjèc. {dufieuf S: autres Pla<;^ «cédèrent à 

..lïi. forqe de iib arpae%, enfori^ c|a^ loUCè 

.cette Prçyincç fu^i^ futi^uguée eoune icule 

Gampagoe... ^ , 

AprèSr ces,Viâoire$9 Gaziaûr cnint & i34T* 
ieipeâé defoVoiûni, «mptoïa toua ie8^^^.^y 
foins, à iê faire aimer de iês PmiJ^y Sidêmu dtp 
îcur fit * goûter les fruit» d'une beuceuft ^^^ ^ ^ 
Paix. Les Polonoîs a'avoient encore au- ' '^"^ 
*^cuhes Loix, & les jugemens & rendoient 
à la faritaiiie d'un Juge ou ignorant y ou 
fédiiit. ,S'il y avoit <|uelquea ufages cer- 
nons d^ps Ifadoiiniftration de la Ju&ice» ils 
çcpiept ridicules > & fe reflèntoiem encore 
. jde..]^ ^roîHereté & de la barbarie de leurs 
JKd.œurs.. Xa règle la plus commune pour 
^écidef W.diferens des Parciculiew> étoic 
id'écrire fur un papier une formule de Ser- 
ment iba'on faifoit lire à ruhe) ou a Fau*- 
.t;re des Parciics. Si celui à qui le Serment 
etoit déféré ^ ne le prononçoit pas avec 
r,éxa^icùde la plus (crupuleuie , s'il héfi- 
kbic^ où sTd changeoit qjuelque terme, fit 
'caufe écoir perdue, ^ ion adhrer&ire l'em- 
Portoit ; mais il n'y gagnoift pas beaucoup : 
Tinnocent & le Coupable étoient égale^ 
inen^ condamnés à de gcoflès amandes 
envers les Juges, les *Statt)ftes, les Pahr 
,]tkis , l^ Ducs , & le Roi y car on paf- 
. foie ordinairement par. tous . leurs Tribur 

: ; G s azi- 



cmm& Ca&mir refermât 'ce» ^^i S^corhpcj-- 
^^^ fiiim Codé, qofflK ^t^ft^wéAns^ trtie 
Dicte jénéf aie tenwt: à Cràfcbvfe, & ôfe-- 
fcrvé par toute fe Kactén 

ï\fmàst\àfïeVï\iî^Tfkëietiidcyviey Ift, 
ériger Leopofi» en A^hétêdhéS 'b&tt pkr- 
fiiuit PI«C€9 j & 'eûtotiÀ de muraiBdr fci 
principalles Villes dû Roïaxixnfc: *' ''-; 

Td« fuféfit îe» fiHftà''deia ttafnjtïîfeéV 
dônr ta Pofegiwi jôdftfe Ibur tt^îlegne dé 
Caxknir te Gwnd. B ^fent' f& ï^cùplieri 

<c a en fiMT chcrf .' Im^i^ jp^i^^ ^^^^™" 
pule, & relîgîéctT ôWcmtéorr de laiufKbr, 
ik doQflâ hH-même ^s^ 6xcm^ cc&tan^- 
ée la foufysiSion due aur Loir. Lds- Psar- 
fing accablés par Ici éxaâloùs cPuneNo- 
Mefle intrakabte feflfenttrtnt "te''cfRts 4e: 
ft bonté. Perfuad^ qtr'qn Roî^d^dît ùné' 
%rte JolHce à tous fes Sujets, btrsàitHnc^ 
tk» dc^RéBgjon & de JNadrti', '* ât; 
<6rda aux Juife <fc» pfhrflcges^,' qjoi îei' 
tffiraïKfaîFem de PopprcfHon i^fte'ibus 
imfteWe as geinJflfeicnr. " ' / 

Les fti^Hilnem qu^ft a hdifês^ &iis lé 
Pologne pappellerent fongrcms i la pofti> 
«bé le fo'ttvenii' de ce grand Prince. îl 



joignic àCftKTorie une nouvelle ViHej^quTl 
inomma Catfmire. Le nombre des. E^lî- 
fes^ des Portereflfc», & des Jpatais qù'S t 
£mc bâtiv , eft prefi]ue incroïable , & la plu.* 

Et dti Vaies de Pologne luî doivent ou 
r fbndackm, ou leur embeliffenaent. 
S'il abandonna la Pom^ranîe , ce ne fuit 

Île pow retirer dey mains des Chevaîîcrs 
eutoniqucs la Çujavie^ & quelque^ au* 



cQoquenr la, 9*tt^>. àpox il fit une Pro- '^-^ 
vÎM^e Potonoife* . . ./ 

L'éclat de tant de vjv^» tôt terni par 
une tqroffipepçe effir^iée* U dviCTa la 
j^iile du Langrave de Heilè 6 legiciioc 
Eponge» ppuf lui fiibftkuer une Cx>dcu- 
bîne > avec I^queUe il iê tnaria fecreceoient. 

Grand.Rjoi 4i^'^'^* P^ ^^ %r^^ de ion 
Qouvcrnfisif)^^ p»r le ûxQcèi de ies ar* 
fW9 & <le ft pôlkiquf. 

, A peipc iot-A s»ort que la Pologne iè ji^o* 
vit inoci^ de Brijpckd^y ati^ofavam retenus 
. p^ la criinte à^m Vaogpur, Un Capi-^^^-* 
taine de firandebourg (ê mit à la téted'une//A'^^ 
Tronpç de ce» Vot^H , £c prii te Cha- EÙaim de 
teau jer Suïïsk % d'où il âe de$ courfe» ^^"'^'^iL ^hu 
là Crand« Pok^. Les Lithuaniens eov- "^" * 
portcreoc la ViUe de Wlodinaicow > qui^ 
Casimir avoic fjftite fortifier y pour arrêter 
ces Peuples furieux; ils s'étendmnt enfiiite^ 
dans le Palatinat de Sandomir « ^ le rava- 
gefeot* Tout fut bientôt dans k défordre» 
te dasia la plus étrange confulioa 

Loéi» Roi de HcMogrie # voit été déûgpé 
Succefifeur de Caiinûr ^ du vivant meni^ 
de ce Prince ^ & avoit £ût le Serment or^ 
dinaire d^blbr ver les FuiU Con^unus^ l\ 
VLJ eut donc aucun obftacle à ibn Ëlec«« 
tion, & il fui coufonné i Cracovie k 17 
deNoyeotbre; 

A prâeeut-il recules Homo^ages defef 
nouveaux Sujets , qu'il fe retira en Hongrie » 
& lûllà k GwvfvneçMnl de U Pcrfcgne % la 
Krig»Fjttelmb|ii Mère. U cj^ip^ft^k Cou* 
.. .1 G 6 rônne^ 



p««<4iir quilèrvoîen^aii^ Sacre (fe^R<)i»i de^eirAiiv-J 
fiusbftnet tc quc pcndaftt fon abfefîce-i-lcs Poldnoâl^ ■ 
j4^*//*/« ne fe ^hoififféntf Ufl autffe Pifecc. > ^ 
f^ûrl- A'U faveur de réloîgnenaent de Léulh^r v 
vii^eiiii;»!!- Jagèllon Duc de ^LiAuànie pafla le San/ 
"'T^'* &Vgt^dit'farlesbord$«de dette Riviei^.' * 
-^ Ses Troupes n»>ehf «)ut ^^ feu 6c ^ 
fail^/pillerênt les E^Xiks &c lesMotïûC^ . 
tercsi -firent un grand nombre de ptifoh-' • 
niers, & fe retirèrent tians leur Pais avtet 
1Î78. un butin iintnenfe. • Les Folcmois, fooe^le 
âkhtfmf ifcfofWe Gouvernement d'une Femme, (bu- 
/'jj^^/i^f. fril-ent ces outrages , (ans en tirer vaik 
geance* • ' • 

La Chrétienté fut aïbrs divifëe par un 
. Sdiffrûe plus datîgereux que cetoiquî *wè» 
nok de finir. Grégoire avoit^ enfifi 'quitté^ 
Avignôttjoù les Papes étoicnc d(sfp&fy y^ 
ans. Ce Ponrife-€tant mort quelque temr 
tprèS) le Peuple Romain, qui cra^oit 
FEleûion d'un François , entoura lé Con* 
cîave, & menaça d'y mettre le feu, 'fi lesi 
Cardinaux n'élifoient un Italien. Les ti- 
mides Cardinaux pour éviter le péril •, •& 
fconfervef la liberté de leur choix, convins 
rent entr'eux que celui qu'ils alloien^ 
ftbmmer ne feroit pas réputé Pape j & 
qii'ils procederoient à l'Ëleâion , dès qu'ils 
leroient libres & en lieu de fureté. A- 
. près cette convention , ils nommèrent TAr- 
chevêque de Bari , qui prit le nom d'Ur- 
bain Vf.' ' 

' Ce Prërat auroît été reconnu pour^ Pa- 
pe légitime > û ùl feverité-fic iba orgueil 

- • n'euf- 



tfciÊiSoNo, îiJgrM IQW jkpt )G>rd^pau}; coqt^^l'^^* 'i% / . 

lui. nOès Içs prénVQi^jqmi» -^ .roa^jP-pàô- > 

ficacîi^ il.lfss uaita^tvec untde hauteur, ^ ' . 

qu'ils fe fouvkiHpt d^l^ €onv«itiQR '^bnc 

entr'^eux >: lorfqu'ils l'av^iieiit élu. Ui^ pr>> 

renc dorvc ctifefcns ,pré&9Xt|es«.poar fpw d^ : . 

Roa)«.> Se fous la prcx^ion du Coime 

d4 Fondi , & de Jeaane: Reîoe de Naffcs y.. 

ik î élurent pour. Pape ^ Robert^ Comte ^ 

de Genève 9 qvû & fie a|>eUer Qemeat , 

VIL 

XJcbaîn refta ipaitre de Roaie, mais it 
ne put reconit' dans fon parti que troif 
Cardinaux de Taocien CoUege , enfiyter 
qu'il fut obligé d'en créer vint-fix, & en- ; 
tifautiea r£vêque de Cinq-Ej;life$' , à la ' 
reeocQiôandaûon de Louis Koidç Pologae * 
fiS'.de' Hoi^rie./ L'Empire > la Bahême>- 
1%. Hongrie y la Pologpe, la Suéde, £9^ 
larNxMTvege adhérereiic à Urbain L9- 
Eran€e«>^a Ca{liUe> VEcoSkx ^ Savoie ^^ 
& ie«Rotaume de Naples fuivirenc lepar«^> 
ti de Clément > qui (ê recira à Avignon*- 
Les deux Contendan^ à la Papauté eurent 
des Saintsdans leuc parti > & leur Droit pa- 
roifToit également . certain > en forte que 1382. 
po^ur finir te Schifme>. oa fut obligé de les ^m'sfi : 
dépofer tous deuï. .. ^tS«r 

Quoique Louis trop occupé du Gou- 4* jon w- 
vcrnemcnt de fon Roïaume de Hongrie**»^» 
fut peu utile i la République Polonioife y 
il eut cependant aflèz. de crédit & d*auto«* 
ifîté, pour fe faire élire un fucceflèur, de* 
ion vivant Se à fon choix. Dans une Die^ 
se tenue à Zwolen ent Hongrie > ou plutôt. 

G 7 dans 



1^9 HiTTbrius: oti JUlseMPriom 

Lo» de yiis^y ii ^pB|ipfiii«i9 ipmdpfiMiSr 
SdgSKum Poloncns SigMinood MarquU 491 
HrtotJdkmvqi iqflé «raît fépMifiêi.tAÀril fil 
£tife«néQ» ëcinir «s^<NiB^ dft pnicnr %} 
{ênoent.dc ftklké. Cqs S^g^» on ni^* 
gnia par des préfew!» QU/ iniânkt^ 
uif»aiee6,.&cii6ci«m,Jâ>ljib^ laN^F* 
tion y Scmamtmmt Sig^Tw^cui 4)u%« fi» 

pes. 
M^^^ . Il étdt à ÎÇrn^ )0Vfi|Qr k {Lci I4ûiiï8 
^'^*'* mmnut. àia»^s Jfokmom phjs lâbro» ie: 

gpeut Hoogroâs: à qa le fea Roi* avoit^ 
donné ie C<iav«iiieineiit de la Grande P<k 
legne. SigpfmOiMl ajynt rtSuSk, de lea &». 
ti^Ënre fior leuK Atmuu\es « & les trakant 
avec trop ée hauteur^ cette çogMtm I^ 
iinJta. D'aïleurt l^Eleâion de Sigifinond 
tiàm pas regiifieie ^ & le fesoieac .qot bi 
avQÎt écé Mt ne poiavoit eogago^ la N^ 
tion. Les Poionoia s'opofcreoc donc au. 
Cottconnemcnc de: œ Pidnce> & s^aflËav- 
blefev pour dâibeoec eao^&ooi ûaat féne 
pvéfenc de b R^pafaliqMe. 
I )9;* La Dkte roUia dç defeser bi Couro»* 
mère fmrnc â Hcdwige fecondc Fiât de JbcniJii» à 
t^tmm. con<Ceion qu'elle épou&rott un Prioce a* 

S cable aux Pdonoia y & qiB ferak lewr 
r faire un et refidence afttieUe dam Ir 
Roïaume Q^ieique tentf aprèa Seonavic » 
Duc de Max>vie> fiit cbcim pmr^Bpûnat' 
de la Rdoe f axais Eisoubetà Rebe dft 
HboglMix âci^oe de Hcdunce» «e wiiluft 

pai 



fatetâ! fijï^anws. qtie^çctttr acèion rféotî^^;? 

' ^ I fc i> #% e- virrt 4t)itc «ir Pologne >, oô et- « 
ïé^ ftif fe^LKr âot'^tfdânîWons de tmrî ^^JJt^Jjdt 
S&jcts. • A' pcîne b cérémcfttte dfe fon Cou- dtja^u»!^ 
fOftntttJCfff -fiit^eHr «fcherée', qtie /agefion ù-tr^ten-^ 
Orafi<*I>ti: de EmAolrte «nvofa une mt-'^'^' ^"^^ 

W^onbis^leijt^'Reiiie en mariage. ïl pro- 
"Wîr d'enjbmflcT h RdSgfoh Oinérienne \ 
de. fiwéfr tôtfs^ rcs*dï&rte. pcw fe cohVerfion 
■* ic^^cts.^ de mcethî eit Hbcnèïe^Efcla- ^ 
"VB^ Chi^iéti'cjis ) ot paTtfcnBercmént te Polo- 
i*>is*5 dl tt Corporcrpour foa{oarirât»Rofatir 
«€ de Pdîe^e *t LMiaaoie, îaSamogitie 
» tes^Ttên-âqji'irpttflc^ & 

eliftf^ëe rëeonquçflrhPdtaeranre, leTer- 
«t®îri^ cte Cuftn r fe Sadfe, 8c; tout ce qui 
wok-ftfl uforpr fiif lar pQlogîie: 

Ayce dfe* offircs fi ayttttgeufei j J^g?^ 
ten obtint fcttfement ce <juS demandoft J 
là Rèmç de Hongrie Mcre d*Hec&vige a-- 
protafviti^etTeAliiàrTCej, & s'en ragorta à là 
pmc^à^ cï^*Seignear$|*^^ cjuiâuffi- 
tôe prômireht t6at an DnC dfc Lirhaanieif- 
'ina*i^9?*a^^NTt fans conftifrer le ccear de 
l^jetw^e Keftfc. EHe aimoit Guillaume 
•Doc df Atitrîdiéi \ qni elle avolt été promis. 
*- par le Roi Lo(u i> fpn Pdre , & cite né 
y^xi»TX:}^^âayti que comme un Prince 
Ijarbare., & cohime fe Souverain d'une 
Wtoon crùcBe' & cîncore idol^ei Amm4t 

LeDac (J*Autrîché aïanç apj^îs ce quî'« ^«»*^ 
18' çaffirir en- Pdte^e , vint" avec toute li ^7,ï^/7p^ 



1^0 HllTOX^E D^^^.^iyQï^rtçm 

j.A,e »^- id(ligpiu:e poffiWçrf Qi^i^ifit pù.i^ fyl^t^ 

«*A« iv.* 1? Reines. Il 1^ vit plufiçursfois .ax,jç^fir 
' culier'jlui donna.. fies. Fêt^ .n»gî?ifiîmcai^ 
& il s^en fallut peu que lesaeux Àaaa^.oc 
dfetruifiCfent tous les prqjcts d^ Semt^ . JCeuzf 
fecretes entrevues allarnitiefçbt les Sçjgf^pi^^ 
qui prirent les^artp^Sp^'accourur^tau Char 
teau>j & contraignirent le puc-de/fc reti- 
rer. La Reine au defèfpoir de .fe. voir, en^ 
lever Ton Aniaot,. tut encore îadoaleûrdç 
fe voir comme ^capti^i dafts/on ^âùis»^ .^ . 
\\%6. . Cependant jagellon s VaEi^if^ vers Ci)ir 
cpvie^ . avec de npnibrjej^fes Troupes,, aci- 
compagiié.de Boxis ,.&.de Swidragelpp .;% 
Frères, Cpmmç Hedwige déclara^M^^ 
ne le vouloit^int vqir j, jCettë 4^4^^^ 
âe. la Pifinceûe retarda, fa ma^iz^e^ ^ •t^,^ 
najt {èjettaalçrs! aux, pieds de j^ Reii^V.lf 
lui fit les plus . fortps iiiftances >,i ^ur l'qor 
eag^r à voir le Duc de Lithmai^et ^ :A ia 
fin^èlle fe rendit,. & Jagellon parut dçvant 
elle. Il étoit jeune & bien-^t. . HedfirigF 
oublia Guillaume d* Autncbe y^f?à^ cpeuf 
jFiit bientôt d'açcçrd avec loa>d<çTO5|._ -'. 

origin» dg . JageUon '.etoit; '^etit - Fils de Qçffitai? 

J^tUw. ;Gr^nd Maréchal de Lithùanie,.(mir emporta 
par Tarpour & par l'ambitioa' nt aflafpngf 
Je Duc Vitbene , cour épcu|iêf fa. Veiivgb 
& ufurper fpn Trône. Ce crime fût ibeuf 
reux, & Gedimin laida )a Couronne àfâ 
enfans.. Ils étoient .fep^, .& l^ûut, ^p^ç^-ljs 
clioix de. fop . Pérç porta d'àt^ori^ le, qifF 
de Grand Duc de'Litbqanipii m^Ulgor- 
dc^, & Kieftut fcs Frères, feievokcrcnt 

* ' con- 



éôntreluijlecïiafrerent (de Vilda, &lcde-jAG'îiL- 
ftouflferent de fa Principauté: Olgtrde corn l a d î ^ 
toènça à régner vert Tan 1327. Ce Prince fît las iv. 
une <5uerre continuelle auic Chevaliers Tcu- 
toniques , ravagea le Brandebourg , vainquit 
Je 'Duc de Mofcovie, pouffa ks Conquê- 
tes jllfqtfà 12 milles delà Ville^ capitale dçï 
cet Etat/& fournît prefque toute laRuffie. 
• JagcUon le plus brave de fes Fils lui fuc- 
c&izy apuié du crédit de foù Oncle Kief» 
hit. Voidîlon favori de Jagellon troubla 
bientôt la bonne intelligence, qui uniflbit 
l'Oncle Se' le Neveu : il avoit époiifé la 
fœur de fon Prince. Kieftut bleflë d'une 
alliance fi difproportionnée , fit tous Ces ef* 
forts pourr la rompre. Voidilon chercha 
donc à fe vanger des mépris de Kieftut 9 
& à prévenir les èflfèts de fa haine ; &* 
comnoe il avoit beaucoup d'empire fur 
Fefprit de fon Maître, il lui perfuada faci-' 
lement que fon Oncle tramoit une Confpi- 
ration. Jagellon trop crédule fit /un Traité 
fecret avec les Chevaliers Teutoniques , 
pour accabler Kieftut, & pour partager 
enfuite fes dépouilles j mais ce Prince a- 
verti du Complot prévint fon Neveu , 
furprit Vilna , & le fit lui-même prifon- 
nier. Vitolde Fils de Kieftut ménagea a* 
lors un accommodement entre fon Père 
& fon Coufin. Jagellon céda la Ville de 
Vilna, & le titre de Grand Duc de Li- 
thuanie ; mais ce Traité ne ^ura que tant 
que Jagellon n'eut pas aOèz de forces , pour 
reconquérir ce qu'il avoit perdu. Pendant 
que Kieftut étoit occupé tu Siège deNo- 

vogrod. 



N 



j^ Diès que Rîeftu( % infori»éi4«;€^ 9«t. 

mais fe voïaoi; q»p. ftiiUe mwi^i^^ 
B$itaiUe décifiv^ ? il pM& «mi 1a P^USPgK 
tiC] od il fit de noaycik$Rjie«M^»^;i^ 
enfuite nocure k Siègo dc^($am.T%çikh\ }»î 
g^llQQ. Patteddoii:.} & ayoic totlt; :{>r€paié' 

F Dm: If OMmbattre avec .^muag^>L«^ 
ruflieas. Se ies LiVQni«i>$:,éfoiçoc .«qcpuit 
sus à fon £bcQ(K59 &.sfétoient jpifi];& à L'Aj^ 
Oirée LiihuaoieQnff. il maj^cba donc Cûo* 
tce Kieftuc , poor lui faire levée Ik Siègt^ 
& l'obUg^f au combac^ L«s> ^eux AjFogiéea 
cnoifinc ea pcéficacc, & tout fe <lifp«i^ k 
uoeAâiQngénérak» kgrlqùe jAgrUoo prcv» 
|K>& nous. CooSttenas. Kie&uc< ôq Vi« 
thoUe fou Fils s'y étaoc veadu s avec xrof^ 
de coaSaDM). & ûocr précaution ^JageUai» 
k$ fit arrêter, âc les emmeK^pri&viiuersr à 
Vilxuu Fei> de jours aprèa Kkftiic fuc laaC» 
ûcm paiE lc& QKdrea dp ion. Ncrea^ £q 
Vitholde a^ok ea> le mêfloeCort) s'il n'eut 
trouvé k moïen de s'échaiper de; â priimi 
Il (è reârad'aboçd chei le Difc de Ma^^ 
vie rQnpai3ent;> & enfuite «n SaniQgjûcw » 
oïl les Chevaliers Teutoniqges. lui fountUN 
xenc de puiflans fiscoucs. Cependant }^ 
«sUoo suroic pu l'accabler , ovaif ibit qu^ 
uftcienne aiBiiié qui L'avok autrefois uni 

^ àVl- 



ai VitboktCf kirptsl^rahitoticr «ÉH- &venr de J a o i i*i. 
ce Piiiiu^ fyk ^û'4ié^ lesrfufi» de ^ ^ ; ^"^^ 
cocte Gneete^ il M prQp(ifiLtj»âtfa)ttuno»* la$ m * 

fu^ «&Rminefien( tous leur» dtffero&is' pnr- 
qoc ftcofKiliMtoi^ fincera ' j ' 

JaMilentïatft hetiiaiiftltiieat têtàé Ielr> i;85. 
i|i0«Uû de- LicbHaaie» fàl étu Rm de Po> /ê ^«'> 
kgoe, coôttM 00119 l^vona dé^ die l^^^tuftHtt 
<)iie Ibr neo^eaiix Si^ess lot eurem prêté JeC»-^f Fuh 
i^meat d^ Aèdhé? il unit le Grand Dw*^"/'*.'^"» 
4^ de LiUwtrte, bSantoptie>,& hRut^-î;,^;!',^ 
(îe âa Roïaume de Pologne , & confira /^ /4 /"«/•- 
Wi . cttm MKit^rt par m» renneot qii'ii^'^' 
£4 «nâre^ let ratàic éea fffuippâuir Si:tiaw 

. Les. Chev^ia^de Pkufltne Tirent qa'a*« 
i^O^lôofie li'umon ,dc deusi MooarchKs d 
miftiiMe») & leur, pfriitique teuv fir ape«<' 
AB^derqjC^ kiwwfeilff Al&occ^^ qui ve^ 
vsàR d'umr potur/tou^cttirs 1» PbioDo» de 
lê» LiiâbiHniensi i • ac; kor iiU fatale. Ils fa« 
wknt d'âifeurs que jagellim revendtqœw 
xw. Ueotêr la Pomevaoicv & que par une 
de» pd0e^>ak$ canditioiBs de fi» EleAioci y 
il ar'étok efigagê <te leur iam \n Gocne » 
peuA^obienir la. tcAlcumitcle cette Pto» 
viaoe;. Aia&k tp^aéam canrnse on^Eiv» 
nemt déjà déclaré, Us entrèrent en Lithue* 
epeavee deuK' Ar|iicc«> datit le deffeib de 
6'«fDf)^ier deqtdîqtie Place sm^xortante^ 9t ' 
d'y occafioDRcr quelqae. Révolution en 
Àveivr ^ Duc André Frète de J^elb». 
GefltflacL ce Pniice écoU ea. Peèpgiiey oâ 

les V . 



1^4 HiaroiRE i^ Rtvqvvr^^s 

i Q K *ott '^ principaux. Seigneurs l'avoiônc fittvi^ leç 

L A D i s- Chevaliersxurent d'abord ^dé. grands avait- 

i.ik.9 IV. t^ges. . Ils portèrent te fer & te tcu juC- 

qaaû milieu de h Uitbuaaier^ui^toic ou^ 

verte Se Cans^ défeniêiîis , & aprâ ces 

cruels ravages > ils fe rendirent^ maures j()e 

U FortereiË de PqIoctJc & du Çhîi,teaii 

de Lubowlia ^ .mais te EU)ivdé*Pologi|f;- 

aïant âpris cette irruption jJenvoia/pn' y^- 

thuanie Ton Frère Skirgdlon £c foD.CoÏHi^ 

fin Vitholde, qui chafièrentlesChevaliers> 

&. reprirent tes Places donr ils ^'étpient 

enaparées. v . . 9 • 

JPepuis plulîeurs années • Vincent - FalfUtf» 

de Pofna» 6c Doinarat {îcàrofte^ de.la mf- 

me Ville, entretenotent par teurSjdivil^qs 

une Guerre Civite dans fa Haute Poiog^. 

La Piinceilè Hedwige,. 6c fa Mère ^^l*- 

xabeth.avoiencfait de' vains e0arts> po^aïf 

finir ces troubtes, & les deuK Pardf ■^- 

tement rebelles avotent mepri&les 'or^€S 

impuiflàns de leur Souveraine. • LeâÈe^- 

Îles getniflotent. lous te joug de pIu&eMçi 
Irans. Ce n'étok que ravages ^ cS^ûf^ 
'tres| & incendies. 4ans toute h Province. 
Jagellon y alla donc peu dé jours ap^cs 
ion Couronnetncnt., punit les ^jus crimi- 
nels, & rétablit la tranquilitê dans dçs Pt* 
latinats. . . . .,* . \ 1 

J % o7; Ce Prince acconopagné derAttchévéqûe 
jutZlr^^ Gnefne, & de ptefieurs .autres Pr^lâç, 
fiêm de la çaflà enfuite en Ltthuanie, pour trtvaitter 
Af't'^% * ^* Çonverfion de fes anciens Sujets, l^çs 
ilthm^ '[ Xitbuàniens & les^ Samogltiens adoraient 
««fis. c . . aut]^- 



gé^ dé» réfttréCcoif huit- &^ jôtifc, - & fi par Z î f \^* 
^igertCc-w «è^ftité #étc%nÎOTf , ils ë- 
^cm j^tf tic : rtiort. Le pnttcipai Tem- 
fite^étoit-S Vîîna ilorsCapit^è de toute la 
œïtïuanie,' &^rdn en voit cpcorê* qbd'»- 
itflké ^^^'-âsiks tin des Châteaux de car- 
te* \^t ;»' le Soleil ohfcutct ^r des nar- 
-ÇW ne paroidoit point pendant' quehjuô 
.goorrytoute la Nation corifteméc coiiroit 
ittt Teriifrfe potir yapaiferce Dieu irrité^ 
Se lui ofifroic des Hommes en- iâcrifice. 
«lJ6rf<i|u^^tôicédip(e, les cîtaintes, & Ja 
^afbàre (tipeffticion de ces^ Idolâtres aug- 
'■thcntoitnt. D^épaifiès Forêts, & des ar« 
|>res'éleyés£e toutfus attiroiem auffi leur 
^^r^fiéfadon ; ils les^regardoîent comme la 
ifeftQU f e de leurs \Dieux , fie vendent avec 
jWpîft y- recevoir leurs Grades. LeSer. 
|sïrît éteit encore rbbjét de leur culte,* & 
ils rcïîdoieiit aux Vipères un honneur fi 
.rdigieulx i -<]ife chaque Père de Famille é- 
,toit obligé de nourrir ^un de ces animaux > 
«gc;de4c irfpcûer, jCQmmc le iDicii Tute- 
hire defa Maifbo^ : 

1 Jt|eil<to,fenver&*le' Temple de Vflna, 
léeemil^ kr fai peilpctucl , fit couper les 
Forets. QMifervoietïo-^ei retraites aux Prê* 
Ixts IrfithUaniftns, &- éctafe leurè Serpehs. 
A la vue de leurs Temples détruite , les 
•Peuples aveuglés par TignoranCe, & par un 
Jonguf^e, furent enfin perfuades de la foi* 
.b)e0è de. leurs I>ieuK> & abandonnant le^ 
jcidtp 4c CCI» là/oln ^ppiûSàntg» txiururent \. 

en 



fi4 HmroifUi jibi RKviL%iiaKs 

1 A p**! s^ tecaname^ -fut û%r%iié ^ »qiàen ke iei xbttk 

dus diilnnig^* ii^aar^^ox qm ie 

^tcremeoic >GB pascjcutier 9 ttvec 4n loêféano^ 
oies ofidmawes^ JagoUon Iflut laiâk ëes 
JPmres poar les mikmm^ établit iin.£^&> 
<;he à V:^ba» <& comme détoit cbligétflr 
itsVctâr :eii Pddgne^ louJrjioonft'pcMvDac 

Trêubiet Skitgdkn étoit nidîgne de vcennigp 

^'^{^^^.^ Cruel, Mii)(»té,igdenwir<pnfiWr k te 

flrVitloi- .9im$:& àé*s «raieimt^ '.tm neicedoit 4fe 

^« de ^raindiie ique OorCqoe k ideboiobe^i»' 

'^noic aâbiiiU* Lc/noMGtt 'degré d&'Çinfr 

■Taace qa!il ?cnoBt d^auairy le Jit3idnitn« 

tuae flus jarurkable. IVôciioUe :^on XSn»- 

£m]nia9oit (eu j]iiâqi]es ^^tfeàiél^tmMC* bsÀt, 

«disvKitié .par uk^ {^rmte.'É ivindiciiif >tc 
£ bathore. Jl dbitio déno dr LiUniaine# 
île lie ircfogia leo i^tnilè «tvez i^ NQhevw- 
ikn Tcutooiquos^, t s^le oalatiaire tks J^ 
£cnxosns. dis te. «eçvreiK A teas tong^em^ 
iw piai^ '^comno nio Jinfiaruoioot '(}dî 
pouvoir &rvir à leurs deflèkis , -({Oe {K)flt 
imdse fevâcçi' èc^fiiftee»- *ViiiMMeiqui 
s!apecGiic i>ientôt :qtieit^%dtt ne fitqpdt 

^iod, .qui In pvotûfc ie Duohëidb L^ 

lesChtva^' i^Bgdion M aïafit (imnqné de fonoile) tl 
//>ri r<ttri»-fe «tira «ooeifet^diidieifdiK chea leë^CM^ 
tZTd7n\ araliew de *rure-> (jiiitftiQi pi«»3«fe écrt- 
tt Duché, densr.^iur te-'-l^tâ^tij^ t( «^ ckèâk ^SIb^ 
i'^ geUon> 



r 



Armées en Lichttante. iJi^mïAMwkttLAt wi 
de Pttfk vtcjfftfÉfaittloirlt ^prtmiôr <^rps . ^ ^^^ 

^""Ai^Ms. <Mm 4t Ckonie coâckrifoit te <^ ^«Am.^ 

tetiâirent d^aboM ^àm$ les Piiânes, A r»- 
-fagertittt f>refipie tsttrt teXHiché. 11stoti> 
tbcrent «îfoké fiir la Vilte ^ Trdki , 8t 
4^ redmfirwr-en wfrtdF^: flnfih ilsfe^téu- 
-nireiit tem 'detttir'VlhMi 'Ga^e^e dé L>. 
lâlimnié* Lft Gaiîoifofi ^<}in •^^i?^ dâm h 
-ViHe fiafle fe iledMa "pour iS^ichfolée , ft 

^fortuné Cbrîgsn^ «tttie fi*e% ^e Jtigeflon^ 
^^utentériar 'kfl'BiKïimt!» *tonft>a -entre lés 
wates'd» €ftifcvaH<Tsî, gtri Itii "firem -auffî- 
tôt'traneter h tïie» <Q!rtn«Hi« -miHeper- 
#ten«^ éé Pim & rfe Patjttte Sfe»e pern^erk 
-afcc *ii ;• «wt ce ig^î 'èéhapft ftu fea fut 
ifithitmiitieftient ^namcrê. 
• ' iLâ'tofte «toe»étoit IWfiAdtfc^fJânr unfe 

^tl«rttiifeH*^-8t' «de RtMftfi^. îjcS' liirtw#- 

-•vôitetife tefélii tte fôa 4ivfer la Place i ^ 

l'iexeiiiple de leurs Compatriotes qtri^ltii a- 

^^.ofetttHîttve» fe« pwés^î la Vflft *af. 

;fe; BKÉrIea #oteîioilv qtii *voicrt:^él- 

'ques foupçoHS de leur intelfigencè am: 

- l-^iiiietti ) «ompïteftt lews «flaefute , '& 
^feUgercHt **• *feowieîhetft»e -^ prtvèmr'uiie 
"P^^n. ^Ib s^tispéWTent <éfe ti^us 'les ^pdf. 

tes i mmcet^tit ^rni^^amèts^'Uss "gardée» 

- • & 



t6i ^ HuToi&K i>Si Rsv<^trTi&Ks 
^AOEL-^ ne permîretit pas ^iie les Troupes Li<- 
L^jjj^thuahicnnes priflent atucune part à la dé* 
^ AS IV. fenfe dç la Place. 

Les Polonois, qu'on croit plus propret 
à une Aâion , qu'à foroier & à ibuce- 
nir des Sièges y ne 6r^it peut-être jamlig 
paroître t^nt de bravoure & de conftan- 
ce que dans la défenfe de^ilna. Us é^ 

' toient attaqués par une Aroiée , compo- 
fée des Nations les plus belliqueufes du 
Nord. Les foibles remparts de la Place 
furent bientôt réduits en poudre. La Gar- 
nifon peu nombreuse, & divifee en diâè- 
Tens Partis^ avoir prefque également à corn* 
bdtttre & contre les ennemis & contre el- 
le-même. Elle fb défendit néanmoins a« 
vec fuccès. Les Polonois élevèrent un 
.Contremur derrière les murailles que les 
.A4acbines des Âffiegeans avoient renver-> 
(tes. Ils firent un rempart des corps de leurs 
Compagnons tués dans dlâèrentes atta- 
nues. Non contens de fe tenir fur la dé- 
fenfive> ils allèrent pluGeurs fois chercher 
rEnnemi jufque dans fes Retranchemens> 

.minèrent fes Travaux , & lui tuèrent beau- 
coup de monde. Totivil frère de Vithol- 
de fut tué dans une (ortie d'un coup de 

.Fauconneau. 

Une refiftance fi opiniâtre donna le tem 
i, Skirgellon de ramaflèr quelques Trou- 
pes, pour tenter le fecours de la Place. Il 
attaqua pluûeurs fois les Lignes des PruP 

. fiens. Il ne put les forcer dans leur Camp; 

.mais il les fatigua de telle forte ^ & leur 

^ tua . en diferemes rencontres un fi graqd 

nom- 



DE PoLo.ONE. Lir, III. x5o 

BQtnbre de Soldats > qu'atoîblispar tant dé jA^mt- 
^teis, lis levèrent le^SîSge, après iivoirj^^*®»* 
mis 11 Feu & i.làng toute la Contrée voi- x, ^ • \v. 
fine. 

Vitbolde revint fatmée fuîvante aflkger i^jj, 
une féconde fois Vflna. II comptoit fur 
ici înteHîgences avec les , Lithuaniens , qui 
âyoiênt en horreilr leur Duc Skirgellon; 
'mais ces' *memes Polonois qiii lui avôient 
déjà Tait lever le Siège retwirent encore 
•tous Tes' eflEbrts ihutfles, & l'obligèrent de 
Te retirer. Il's*empara cependant de Wil« 
Romn-ow & de Novogrbdeck, & y mit 
le feu après les avoir pillés. 
" lia Litbuanié étoit dans la plus trîfte fît 159a; 
fuattbn , 2c fes habitans fatigués par àcsruh»:d/ 
Guerres 'fi cruelles vpubient abandonner**^'*"* * 
ïeuf Pâtffe. . Les Villes fumoient de tous^T^^,^ 
cotes,*» les campagnes étoient defertés; les 
ttîïBrfe âvoient pris la fuite, & s'étoient 
'retirée avec leurs fiunilles dans des lieux 
'inaccéffiblèsV les Gentilshommes les plus 
"àîllingùés avoiènt été tués , ou fouffroient 
ûjoe dure captivité. Dans' des circonftan* 
çés G fîcheines, le .Roi de Polcçne crut 
flcvou- fiire un âccornmodement avec Vx* 
tbôlde , -qui étoit F Auteur & le Chef d^ut 
!ne' Guerre fi malheureufe. ' Il lui donna 
enfin le Duché de Lithuanie, & lui ren- 
'dictôul fes Domaines patrimoniaux. 
^. Ma» <àî fatisfaiûnt les defirs ambitieux 
^dé VîtHolde ,* Jagëllon mécontenta fes Fre- 
Ves! ' Swîdrîgeilon pafla en Pruflfe , ,& les 
Chevaliers qui avoient intérêt d'entretenir 
CCS divifiôns inteftines lui donnèrent des 
Tom L ' H- Trou- 



1*70- Histoire dzs REvùLirtrows 
j A « « «^ TroupesT SkirMilon. voulut aaflî lemuer; 
J^^^ f J. mais le Roi derplognc prévint cette tasm- 
i.àf iv. pete, ôcupailâ fes Frères, en 'augtnefitant 
leurs Apanages. 
1*3 97* Vidiolde dans les premières années de 
Httpeditk» (on Gouvememept, ne fongea qu'à guérir 
i»r<rMrkj^ maux de la Guerre j mais dès que les 
pertes <pie la Litfauanie avbit ibuJSfèrtôs fa^, 
rênt reparées « un plus loiog repos lui pa- 
rue honteux , & il ^tra en Tartane avec 
une nombreufe Armée de Poloiiois, de 
Lithuaniens , & de Ruffiens. Il porta fes 
armes vidorieufes (ùr ^les bords du Don 
& du Volga , ravagea ces vaftes Païs , & 
enleva une Horde entière d^ Tartares. Il 
emmena (es prifonniers en Lithuanien avec, 
leurs femmes & leurs enfans. Une par- 
tie fut envolée en Pologne, & il retint 
les autres, dont il fit une Colonie aéx en- 
virons de VHna. Les Tartares qui payè- 
rent en Pologne furent batifës, & ils (ont 
devenus Polonois; mais on diftiogue en- 
• core aujourdhui les Defcendans de ceux 
oui refirent, en Lithuanie. Ils^ ont con- 
Icrvé la Religion 8c les coutumes de 
leurs Ancêtres/ & quoiqu'ils fcient r^ar- 
dés comtne ihembresduCorpsder£tat, 
as marchent cependant à Ja Guerre (bu$ 
àes Etendards particuliers , & remarqua- 
^ blés par des inlcriptions Arabiques. 
XÎ99. Après une expédition li heureufê , Vi- 
Jl^'^Wy^tholde plus avide de gloires (brma le dc$ 
wTieMt' ^^ dtmploïer les peuples nombreux qui 
M«f dt lui obéiïïoient à la Conquête dé la Gran- 
TémtriM. de Tartaric. Themir-lanc, ou Tamerlàn, 

ce 



ee Pcmoe fi facnoos jp^.Ia Viâoire i|u'il f *^f*«^ 
]»cnpoit& mefapie cems après fur Bbja;&ct]^2"rr' 
f Ngnoit alors:, de Siétoît d^ coada fer^-L^nif.. 
midafale dans Goute l'Afia Jj^îlon 6t Iba 
poifibie pour empêcher Vida^lde de.s'eo** 
gager dans une Gaenre fi periQeufe> & lui 

Xfenta rmégalité ds us forces > avec 
de Ffimpereiiit dés Tarcares ^ noaii 
le coursige impecucux es Vkbolde l'^n* 
porca^ £ur des remontrances fi judicieuife^ 
il parât à laitêted^ùiie Acoiée admhreu'* 
&9 de acoongrpagné de tout ce qu'il y a^ 
Mok de Braves en Pologne, m Ki^e , 6t 
en Licbuame. Dfabord tout lui céda, & 
il craverfa une partie de la Tartarie,. An» 
tiiottVQr de refimnce. Les Taiicares me* 
ittes^ravageoient leur propre Païs , pcnw 
àttinT> VitboUe dana ces vaftss foUcudesi . 
âc>fiDÏoicnt^d0!rant.Im> afin .de le cogabat-r 
t»r^«fec avantage: dtna qut^e mauvaîi; 
pas, ôclorifie Ist Troupes éroliont fatir 
gu^ par une longue OMCChe. U étoic ûjt 
ks^nves du Vfolga, iorfque firs AM^it-Coii^ 
isucs vinKQtlui ai^etidiie que VAxjùèc e^^ 
nemie paDÔîûbit: «Ue éfioic imnpânfe^ ^ 
Ed^ Lieutenant de Tamerlan lu çoiiv? 
B»ndoit. U ' y ' eut d'{abc«4 queliqu^ ppuTr 
parlers dfaooommodemefit. Vitholde môr 
me & trouvant dans, un lim deft vanug^x ^ 
6c aiantien tece use Axmifs beaucoup pluf 
ndsnbièute que la fijetme » pafichoic à, la 
paîr^ iaa« q^p^ll6s ^fficûsr^. plus courte 
geux qu& prudens j')È'0|IQrec<n^> & firem 
rdoud» kcctttpbtf: 'iVfStholde y fit ckp ^ 
prodiges de valeur.,; O^.lfijvit percer le» 

H 2 Bt* 



f^ Hf^OIRX SCS RjlTOLlrTlONS 

j%iiti*BataiUons ennemis^ s'expofer dans le plug. 
ÎaSiv f<^" ^® la Mêlée, & vaincre par-touc où 
<.'a% ly. il porta feff pas* Mais il avoic affaire» pour 
ainH dire , à plus d'une Armée» Tandis 
qu'un GroSvde cent milles Tartares cèdoit 
à fes coups &fuïoit devant lui, trois cent 
mille autres ^ttaquoient l'Armée Lithua- 
nienne. Elle refiila autant qu'elle le pou- 
voit faire contre le nombre prodi^euz des 
Ennemis qui l'environnoient. Ëifin . elle 
fucoomba, après avoir vendu chèrement la 
Viâoire. André, Démétrius, & Koribut) 
Frères de Jagellon , refterent fur le Champ 
de Bataille avec prefque tous les Offi- 
ciers. 
14.0 r. ^^^^ défaite n'abatit ni les forces, ni le 
Gmtrri CM' Cù^r2i^ de Vitholdc. Les Pruffiens te 
9rt ttscbi'iss Livoniens unis^nfemble ditrerent à 
r ^ «II- ï*i^F°^^*^ ^ Lithuanie , & y. firait de 
j«?r'" pands ravages» Ils fe retiroienc déjà avec 
leurs prilbnniers 8c leur butin, Vitholde 
qui n'avoit pas jugé à propos de les com- 
battre, crut pouvoir les vaincre, s'ilpou- 
voit les fiirprendre. Il les fuivit en queue 
juTque fur les Frontières. . Déjà leur Armée 
qui étdt dans une entière fecurité, cotn- 
mençoît i iê retirer dans ùs Quartiers 
d'Hiver, lorfcjue le Duc de Lithuanie l'at- 
taqua ^ la mit en fuite*, après un Combst 
opiniâtre. Le Vainqueur uiâ enfiiite d'une 
cruelle reprefàiille fur la Livonie, fàccsgea 
un grand nombre de Bourgs, ravagea la 
Campagne, & après avoir forcé la Ville 
& le Qiateau de Dwina> l'abandonna au 
pillage £c y tnit le feu. 

Prcf- 



DE Pologne. Lit. III. 17} 

Prcfquc dans le même tems , la fuite J a • k l* 
de Swidrigelon frère de Jagellon chez, les^®^ °J!. 
Chevaliers Teutoniques fufcita encore deLAsiy^ 
nouveaux fujets de Guerre y mais après 140^ 
quelques ravages faits de part & d'autre ^^^'^^ 
le Roi de Pologne apaifa Ion frère, en lui j^efclvU, 
donnant la Podoiie. Ce Traité ne fî^a 
pas longtenis l'eiprit inquiet & turbulent de 
Swidrigelon^ il reprit bientôt fès premier? 
fentimens, & comme il ne-pouyoit plus 
fe retirer en Pruflè, chez les Chevalier^ i4o8t 

S[u'il avoit trahis & abandonnés , il s'eà*- 
uit en IVlofcovie, après avoir ravagé avec 
le fer.ôc le feu les Païs qui lui avoient 
été donnés en Apanage. Le. Duc Biafile 
qui avoit eu quelques Démêlés avec Vi« 
tholde reçut avec j^fir le Prince meconr 
tent, & lui donna des Troupes; mais hs 
Duc. de Lithuanie aflembla auffitôç une 
Armée, & alla chercher Swidr^elon juf- 
qu'en Mofcovie.. Les ravives qu'il y fit, 
& la crainte de {es armes, obligèrent Ba- 
file à lui demander la Paix qu'il lui ac- 
corda. 

Bientôt après les Polonois & les Li- xj.idr 
thuaniens , devenus un même Peuple , u r« 4$ 
marchèrent enfemble contre leur ennemi '*^»^ 
commun. Les Chevaliers de Pruffe à^^i^^^^^ 
de Livonie, enrichis par leurs diferentes a«va/Mri 
ufurpations, portoient l'orgueil & le fefle7W»««ii»- 

Elus loin que les Rois, dont ils égabicat^""* 
i puifTancc. Ces Traités étoient un foi- 
ble frein à leur ambition, & la moindfe 
lueur d'intérêt leur fournifToit toujours^des 
prétextes > pour enfraindre les Serniens les 

H 3 plu» 



jx«»ï.-piu$ ficrés. Les invafions fiAltes , l*in- 
mît i«ï^« J ^« force^ & h viGftence palUées 
LAsif^. par des Privilèges exorbittas? étaient les 
diferens moïetis qu'ils nfietoient en uâ^ 
pour étendre leurs Frontières. La Pruuè 
étbic un afiie ouvert à tous les nsécomens^ 
6c fout kur nom ils porcoient le fer 6c le 
feu dans les Etats vtmkis. Ceft ainfi que 
f Ordre Teutonique a voit aquisla Samo«> 

fitie y la Pomeranie , Culm y une partie 
e la Maxovie de de la Siiefîe, & plu- 
Heurs Places tant en Lfthaanie, qu*en JPo* 
fegne, de en Ruflîe. Qnés ravages af- 
freux n'àvoient^iis fait!s dstos toutes ces 
l^rovinces ! Vainqueurs impitoîables y âl 
detruifoleAf tout ce qui ne f>ouyeie leur 
être utile ; 6c les avantages qu'ils rempor^ 
toient, étoient toujours marqués par les 
plus barbares cfuaurfa. Si la Pologne n'eût 
Ait de tems en tetns quelques efibrts , 
pour reprimer Favidïté de ces terribles 
-Voifins > ils auroient peu à peu englouti 
-lout le Nord. 

Jagellon prit enfin la refolution de pii- 
Cit tant d'injuftices & de crithes, 6c mar- 
cha lui-même contre les Chevaliers, à h 
tête d'ufie Armée compofée de Polonôis, 
6e Ruffien* , de Moravcs , 8c de Bohé- 
miens; elle firt bientôt groffie par la jonc- 
Cîoft des Troupes Lithuaniencs 6c Tarra- 
res , qtte Vitholde cbmmandoit, 6c par 
cdles dé Semovith , ôc de Januflè Ducs 
de Mazovie. 

Leur premier effort fut contre le Châ- 
teau de SLWfCtâc 9 que jfnàâè firzozo- 

glo- 



l^owi prît pir un Scratageme. Après avoir J a « a i». 
4refle one Erabufcadc aux environs de la ^^^flJ. 
Place > il alla avec un petit Corps dci^Ativ, 
.Troupes piller jufoues fous le$ remparts^ 
& ^ la yge de la (jarniibn > qui fortit au£- 
fitôt avec confiance pour le repouflèr. Les 
PolQnois feignirent de fltir du côté de 
leur Ëmbufcade, & y attirèrent peu à pe« 
lès Ennemis 9 qui furent envelopés ^ 
tailiés en piecea. Le Château dépourvu 
de Défeniêurs fut alors pbligé de & ren« 
dre. Ce premier avantage fut regardé 
comme un préiage certain de la Viétoire) 
& augmenta Tardeur de l'Armée Polo* 
noitè. Quelques jours après elle emporta 
di'ailàut la Ville de Dambrowno. Des Sol- 
dats s'étoient avancés vers cette Place par 
un motif de curiofité» & pour y acheter 
quelques vivres^ mais les habitans les aïant 
maltraités) ils revinrent au Camp> fe plai*» 
gi>h;ent à leurs CodipagnoQs des outrées 
qu'op leur avoir ftits , & les engagèrent 
S la yangèancf . Uâ Gros de fitnpks Sol» 
dats fans Chefs courut en fureur vers k 
Place , & en commença l'attaque. Le 
Roi qui ne vouloit pas s'arrêter au Siègd 
d'une Ville 6 confiderable» dans ttn tems 
où ïL étoit à propos de marcher au-devant 
de l'Ennemi qui ^prochott> les fit rapel* 
1er j mais ks . ordres furent inutiles : Icé 
Ai&illans étoient déjà trop acharnés à Tat 
iâut pour les écouter. Lies Bourgeois &^ 
r^nt une vigQurcufe refiftance, & werent 
d'abord un grand nombre de Soldats , cn- 
^rte que pour empêcher là perte de tous 

H 4 ces • 



i;^ HiircitiE Dfts REviDLUffoKs 
jAeBL-ces téméraires ) on fut obligé ^dé leureit'o 
ladTs voïer du fecours. Ce renfort rankna leur 
LAS IV. ar'deur : ils firent de plus grands efforts, 
& fur la fin du jour ils forcèrent la Pla- 
ce, <jui fut fàccagéc 5c réduite ^i cefH 
dres. , ' 

Le Roi de Pologne continua ft mar- 
che à petites journées vers Marrembourg, 
qui étoit alors Capitale de la Pomerahiei 
Il prenoit toutes les précautions poiïiUes 
contre les furprifes ^ & le Gros de TAr* 
mée étoit toujours uni, & faifoit éxaj^e- 
ment les Gardes ; m^is. on énvoïoit def 
Detachemens pour fourager, & pour met* 
tre à contribution les Contrées voifines. 
Ces ravages obligèrent les Chevaliers à 
chercher eux-mêmes le Combat. Ulric 
de Junigen leur Grand Maître s^avança au* 
devant des Polonois , jufque dans les plaines 
de Tanenborg & de Granwaldt. 

Jagellon entendoit la Mefle , ïorfqu^OTt 
vint lui annoncer que PËnûemi paroiflbit» 
& fè mettoit en Bataille. Cette nouvelle 
ne lui fit point quitter fes prières , & il ne 
fbrtit de fa Chapelle que lorique la Méfie 
fut achevée. Le Grand Maitre étonné du 
retardement des Polonois, & Tattribuattc 
à un défaut de courage, eùvoïa par bra- 
vade au Roi deux Ëpto nues pbur com«; 
battre. Jagelton les reçut' avec joïe , & 
dit aux Hérauts qui ies lui aporterent, qu'il- 
(àuroit s'en fervir pour dompter l'orgueit 
de ceux mêmes qui lui en faifoienc pré* 
iênt. 

%u4ii/e Les Lithuaniens commencèrent le com» 
f^»%tsMt. bat: 



DK PoLDôKS. Lit. ni. i^J > 
bftt: ils ne répondirenc pas à la bravoure/ ^<'*<^ 
de leur Duc Yitholde ^ car après quelque L^D,*fî. 
refiflande, ils prirent hpnleufenieDt la fui* x. a^ iv« : 
te. Cette déroute épouvanta les Moraves 
& les Bohémiens^ Troupes étrangères) &. 
ils fe retirèrent dans un Bois voiâh, ùaas[ 
tirer l'épée. La Bataille étoit perdue, & 
Jagellon ne fut accouru avec un Corps dci 
Referve , 11 tomba fur les Chevaliers qui 
en pourfiiivant les fuiards n'avoient pa 
garder leurs rangs^ & rétablit le com<-r 
bat. : 

Le grand Etendard de Pologne > porté 
par Martin de Wroczimibwic- étoit reiH 
verfê par terre, & les Ennemis en étoienC -j 

prefque les Maîtres: Jagellon le relevé kii-», -/. • 
même 9 s'avance dans le plus fort de la 
Mêlée , ♦ preffè , écarte l'Ennemi , & en faio 
im. horrible carnage. ^ Mais fou couiago 
l'emporte trop loin. II fè trouvé |)refquq 
&ul, au: milieu d'un Efcadron' AQemandj^ 
eipofê à mille coups. Il rd&ftexependanc^ 
&,fait f^e de tous côtés , avec Ceux de 
ks Catdfis qui avoient pu le fuîvre* Déjà 
les forcée commençoiçnt à lui manquer. 
Le» EiHiémis . l'attaquèrent j de plus . près ^ 
&9vec:plus d'ardeur» alors. le danger. de^ 
vint extrême ; ^ns une.e^ece d&rmbaele 
Il Pol'ôgne alloîc perdre de plus bârave'.de •' 
fcs. Rois/! Dippold de \ Klteemcî; Gentil* ' 
homme Alkiinapd,homa9e.d'unefbfx:e ex- . . , 
traorctnaire*, s'avança .avec impetaofité ver» • 
Jbgellôiî,, une. hache à la matn-i Lejbra* . \. * 
étoit déjà levé , iSc le Roi allbit tomber > ' 
tor£|U£^; Sbigfitée .d'Oiofcboio2a:.acf£ta..ait 

5.!v H s <^0»P 



178 H t^ToiRÊ DM Révolutions 
j A o iib coup fi funefte. Simple Secrétaire du Ptiii- 
X A D ?»^ ,cc> il ne i'^ivoit fuivi ôu miliea de tant de 
x.Ariv* petiis que fnr xèle , 8c par un véritable ah 
niour poup lui Peu accoutuifaé au mé- 
tier des armes 9 il lï'avoit pas mime eu la 
prédavition d'en prendre aucunes ^ & il ne 
portoit qu'une Lance rompue qp'il avoit 
ramafiëe par haxard 6ut le Champ de Ba- 
taille. Le danger où il vit ibn Maître > lui 
donna une force & une hardiefie^ qu'il 
B'axrdt pas ordinairement II fe jetta à 
corps perdu entre Jagellon & Kikerzick^ 
êo porta à ce dernieriÂi coup du tronçon 
deià Lance qui le rcnvèth. 
9^atUéUt • Cependant quelques Efcadrons £s firent 
CA(tM/ifrx. jouit au travers des Ennemis, & rârenc 
dégager le Roi. La Viâoire ne tarda pas 
eE^ttite i fe déclarer en faveur des Pcilo*^ 
siois.i L'Etenéird de. Saint George poité 
par le ChcvaKer KerxdorflF a»mt - été ,aba-« 
iu &' prb^ les Proffiecur comabcnGecenc à 
perdre coeui. Leâ Troupes Bahêcntenno 
6c ka Lithuaniens fe réunirdK, & rèvicH 
sent à U charge. . Le&PcADnois .redouble* 
fcnt kitfs eSorts ; qnfin tout leur cèdi 
foooo Pniffieiis Teftsrent fur ie Cbamp dd 
BaltaiUe avec îleur Grand Maître»: & 40060 
furent faits prifonniers de ^uçrra 1 v ': 
ttR»idt JageUon ne fait pas profiter (f une fl 
^H'pZ 8^^°^*^ y^àJtmtfi. lï devait nwchcr aaffi- 
défi» ^/V- tôt contre Maiàembourg, oà' tout étoit 
9cire. Il dans la conftertiation. lî n^y avoir mêrM 
^^'J?* aucuns défenfeurs dans la Ville; la Garni- 
' font en étoit fbrtie pour fe joindre à TAr- 
«oée Fmi&Baane ^ ^ avoit^ tot envelj^pte 
•«, o; > \ {.. dans 



V s Pologne. Liv. IIL 179 

dans fa dc&itc; cnfortç qu'un feul Déta-J^^»»^* 
çhemènt de Troupes Polonoifcs ft feroitL^D^r- 
facitonent empare de cette importantCLAsiVr 
Place; mais le Roi aïant voulu laifler re* 

Îoier fes Troupes pendant quelques jours 9 
leoride.Plawen Commandeur deSzwyc* 
Tic profita de ce délais pour samaflër les 
débris de l'Arimée vaincue , & fe jetta 
dans Mariembourg. Il y fut cependant re* 
duit aux dernières extrémités y &c con* 
tiaii^r de demander la Paîx. Les condi- . 
tions en étaient avantageâtes à la Polo^ 
tP^ j ^ i%cUon fit, encore une faute de 
ne pas, les accepter* Ce Commandeur « 
quf rempliflbit la place du Grand Maître ^ 
oârjt au 00m de tout l'Ordre de rendre lu 
, Ponœranie , le Territoire de Culm? Sc 
Routes lés Places ufurpées , pofarvu qu'on 
fit la î^aix fur le champ, & qu'on lai0a^ 
rOrdfis dans la libre poflèffion de toute jia 
rrufle. Mais le Roi trop fier de fesor* 
v^tagi^ voulut que ]€s Chevaliers te ren-* 
diSoTcot à difcretipn ^ qu'ils lai ouyrifleoc 
' les ppnes de Mariembourg) & qu'ils ac« 
ceptaflent lès Loix qu'il voudroit leur 
. f^merv Çe^e inflexibilité fanipoa lecoura- 
ie^ôç; îpi fo^pe? cje^ CheyaUefs.; Plawen 
devenq * f^rieifx ip'écputa, pki^ que fou de* 
'ijbfpoir ) à la y ue , d'Uit .yainqueûr intraîf- 
.table qfu^i^ouloit accabler l'Ordre» & 1< 
dépouWer de la Prullè même. Il prit donc 
la refolution de ne rien céder , de défini* 
dre fil CapitaJe » & de s'enfoyelfr fous fct 

jruïnes r plu^ôc que de la rendre: & hooDeu* 

H 6 Ce- 



A. 



i86 Histoire des Revôlutïows 
j/toKL- Cependant le Siège aîant; tiré en I«n^ 
La&iV- gueur, les maladies qui ftrrvînrent dimi- 
tAiif. nuerent confiderablemçnt TArmée Polo- 
^ée du ndfe. heé Lithuaniens fatigués fe retire- 
**** rent d*abord , & les Ducs de Mazdvie 
les fuivirent bientôt après. Enfih !qïî âpric 
que les Hongrois avoient fait cme irrup- 
tion fur tes Frontières du Rbïàutnej ce 
qui détermina Jagdlon à lever le Siè- 
ge. • . ' — • •;•' - ■' 
• Le brave Plawen aTant été 'éltr 'Grand 
Maitre, rie (bngea iqù*à reparer les pfertes 
que les Chevaliers venoîcnt de fouffi-ir.- B 
vendit au Roi de 'Bohême les Terres que 
l'Ordre poBèdoif dans ce Roïaume pour 
h fomme tfe 1 15000 florins', & en em- 
prunta 1 00000 autres des Bourgeois de 
' Dantik. Il * leva enfuite de tous côtés* des 
Tmdpés j apèlla à fon fecours les Lïvbt 
fiiens ôc leur Grand Nfeitrê, fit fortifier 
ks Places V & Te prépara -à reprendre cel^ 
k^ que le Roi de Pdogne lui avoit enle^ 
vées^ mais la fortune lui fut encore con* 
traire, & un nouvel échec rejctta TOrdrc 
llans un plus grand danger. 
M>éféùuies ' Herman de Viritkiszec Grihd Nfiîtrcdè 
Troufet Livbnîe éfôit vehù en^ Pfuflè avec ùnfe 
tî'tti- nombre(ift ' Arirnée. fl laiflà fes ^ TrcMip^ 
«•wc aux enviïoBs de' Gblub , & alla i Marlem- 
bouiig y pour y' conférer avec le Grand '^faî- 
tre de PfiifTe. Petidam fon abfeticej Da- 
•befla^ Fachala fe mit à la^tête des Garnï- 
fons de Bobrowniki & de Ripin, & re- 
ibkm^'afctaquer les Enaetnis-,- qui à cou- 
vert de quelques retranchemens -étèienl: 

w ^ dan* 



^'' DE Pologne. Liv. III. i8i 
dans une entière fecurité. Son projet réuf- J a g i l- 
fit , & ' à h faveur du trouble que la fur- Hl^^ 

firHc càufii, il diffipa cette grande Armée, i. aj ït. 
1 r.efta fur le Champ de Bataillé un grand 
Irbmbre de Livoniens, & les prifonniers 
feuls furpaATerent le nombre de 1* Armée 
Viâorieufe. 

' Jagellôn pouVoit accabler les Cbeva- 141 1. 
Hers ; ils étoient fans forces & fans TroiT- ^''*'^^ 'f 
y &c la défaite dey Liyoniens leur ôtort^^*^'^^' 
Ur dernière reflburcé. ' Ils trouvèrent ce- u RépMk 

Çîndant le raoïcn "d'arrêter Je bras dù^**'**^ 
àinqueUr. Une Négociation ;$!cretè th-"**^'" 
mêe avec Vitholde Duc de iyitHuànie, & 
des préfens répandus avec prôfbfion , fau- 
vcrent POfdre Tcutonique tfiine ruïne 

Eochaine. ' Plawen promit à Vitholde de 
i rendre îalSamogitie, & dé faire- ériger 
en Roiadmé leGrand Duché de Hidiua- 
nie. H Tçut gî^nfer j)af fes làfçefles Icâ 
Seigneurs- qui- avaient lé plus, d'accès au- 
près de leur Prince , & par leur crédit i 
obtînt une Trêve > qui fat fùtvk d'un Trai- 
té tie Paix. On facrifia dans ce Traité l'in- 
terêt du Roïaume , . à celui de quelques 
pamcujîer$,-& Jàgellon abaridonnatitvdeaf - 
Conquêtes qui* apàrtenpiénfc^ à la R'ëpfab^-* 
^é, fe contenta de i6bob6 Ducâtt poui' 
f^^ftàis dé la Guerre.. ' ' " * 

i-''Dépui3^ (Jbârante anslTEgKfe-étolt dfe 1414; 
vîfee par les prétentions de trois' differens^»«''« ^* 

Papes j mais enfin ce dangereux Schifmé ^;^;;rr7r/# ' 
fut terminé par les foîns de rErnpereurtf»* ^ Pf 
SigJfïHÉfed. ^ Non content tferivofer ftô'^.««y 
t/Vpfeffladeurs dans Jes ^ €oors déS' Piittces^"'' 
-^. H 7 Chrc:^ . 



"* 



i%z Histoire des REVOLVTioNf 

j A o c L* Chrétiens > il parcourut lui*mçme prei^e 
T * « f!! toute l'Europe, pour ménager un Concile 
X. Al IV- 9^1 fut indique à Contcance) ce il engagea 
Jâgelloa à y cnvoïcr TArcbevêque \dtf 
Gne&e. Jçan XXIU fut contraint d'ab- 
diquer t( ^rts avoir jEfiit de vains eâbrts 
^ pour s'échaper. Gr^oire a^it de meil-* 
leure graçe , Se donna & ceiiSon par Pro- 
cureur^ mais rien ne put fléchir l'opiniâtre 
ambition de Benoît. 11 voulut touJQurs 
refl:er Pape^ & fe tint enfer ngié dans fcin 
Château de Panjfcole ^en ^ragon, o]l il 
. mourut. Apres la dépofition destrois Pa^ 
pes 9 le Cardinal Othon Colonne , qu^ 
prit le nom de Martin V > fut élu, & gé^ 
réneralement reconnu pour, légitime Su<> 
ceQèur de ^St. Pierre. Dans le même Con- 
cile, Jfan Hus qui depuis <iuel4^e t^cn4 
avoit répandu en Bohême les erreurs ide 
Widef fût condanane , nonobftant un Saûfv 
çobcuiit que r£mperei^r lai aVoic donne 
pour fe rendre-ji Lonftaiïce* 

Fendaiit que Sigifmond {^us occi^ dii 
- foin de tèrnainer le Scbifme^i que dp gou- 
vernement de fes États, affiâxiit ao Cqp* 
cik, les B^pn£ de tion^rie aï&çiblerent 
de leur prpprci rçouveèaênt' ijnf Armée, 
^ entrèrent fist Turquie^, mais ils furent 
lepouiles & banus. Les ;Troupes .ptt(> 
. m^nn^'^apîfès leur. V^idoire eptrçrent éi 
Hoxigrie , pénétreront juique dans le Com» 
te de Cilly^, (àccagerent plufieurs Places, 
& firent çraindrç de pluts grandes Conquc- 
V . tes. . D^)is cette cxtreiç^té,; le Cçi^^ de 



: j 



HE PoLoaMB* Lit. IIL: i%^ 
^gèllon; 6c le prièrent de (è lêrvir de fou J ao i^sr 
credk à la Porte j -pour fnenagjer weJ^J-^^* 
Trêve* . Lq Roi téimt <1«« cette N^o-^^itiv,' 
chràottybc en reçitf: des remercimeqs de 
toute la GUétienté «Utrodée des progrès 
des Infiddef. 

Cependant toot . éeok et trouble dans le 1424, 
Itoïauiiid de Bohême. Le fiipike de Jean Trmthk$ét 
Hufl, & de Jcïôme de Prague fou difet-2;^^» 
^c« ne ft pas cefler leurs erreurs. * .ils fih wlé, . 
rem an contriire reVeits jcb Bohaeae cdm- Jm^ ^^ 
«œ dei Manârà , .6c b nombre dr leuo 
Jieâateurs at^mcnr* de plus en plqs^ Lt 
ak)ndirite du Rôi Veoceilaa aCcrnc le^r tti> 
4iace; ^ils né détroneréilt pas ce Prince » 
je'e fiic pirce que tof^ours éofeteU d^na la 
crapuie > il leur laiffoie la liberté de m^ 
4iraitet les Prêtres , Ad de piUer les £g|iè- 

, Venceflas étant mort^ P^porenr Sq^ 

•nioDd ion feére âe foii Suotflèttr fâb 

^na rbs^ion , & doont le t»œs à THérb- 

iie de! prendre de tnouircUes.forçeS'. }èàn 

Ziska Chef des l^uffites. piUa;te|mnémeite 

la Chértreuiê de Pmgue, Ae ka pku rè- 

•diek Môn^^teres) de ttobme. ) ik TôfOi 

Faudace jufqu'à drct diD firniboturle Corps 

dn fek R61 YetKreflas^-qo'i) fit jctser dans 

la RirieK. 'Devenu ]^us pu>Sànt>ri}:hi» 

tûTtine nouVetle ViHr qu'il apella Thah«^, 

renverâ les Eglises de Prague > torcha le 

Sihgt ds> ccicce» Capîtsrie:} oAttit plnôeura . 

fois les Tsodpesr In^iaks^i £c força Si- 

.g^inûnd à ftinre^wrea loi un Tiaîté hoii-^ 

teuai > ddû(iod|>ea^oD efcEWi|cUq ne r6- 

cueiU 



1S4 HlSTOIRC DES REVDLth*ÏOKf 

jAotL* cueillit pas le fruit; Il mourut bientôt s^ 

^t » tt ?^^ ^^ ^^ V^^^' ^^ ^ ^"'*^ ordonna en 
LAS IT. mourant qu'on jettâc fon corps à la voi^ 

fie , £c qu'on en reièrvât >(eulement ta 
•peau gotir^enâûre un Tambour, dont le 
bruit feul épouvanteroit les ennemis. 
Lès'%hS'' Les Barons du Roïaume s'étoicnt auifi 
miemfê revoltés contfe Sigifmond. Us lui fermc- 
?^e%' ^^^ ^ portes de Prague i & lui firent 
wr»M«i, déclarer qo*il ne youloient pas lé recon- 
.df-^^wit. noître pour leur Prince. Ils envoïerent 
t^I%7 «'ïfeit^' ^ne '■ magnifique Ambaflàde à Ja- 
i*Uùa. gelloftjpour le priet de prendre Icgouvcr- 
.nement de leur. Etat , & d'accepter la 
Couronne de Bohême. Le Roi de Polo- 
gne ,■ fidèle obfervateur des Traités qu'U 
4 voit feits avec Sigifinond i re&iia liwrs 
xîffirês; mais ViiboMie Grand Duc. de Li- 
thuanie ne fut pas fi fcrupuleux. Il envoïà 
•Coribut' en Bohême avoc. des;Troii^^ 
pour prendre pofleffior^-du R^ïatime. Got 
•ribiir fut reçu dans Prague iil&; il: av(Ht 
:àqk remporté qudques avantages > lorfque 
ibralesapfaiiiteà'deifEmpereur, &/ par les 
-ordres reïcefées de Jagelloii » il fut.con- 
stmnt de revenir en Pologne y & d'abai> 
:donner5!ce«te entreprifb. " . r u: ;• . . . i 
1429. ^ 5igiûij6fld tfobfijtvk pactes Traites avec 
rB:mpe- 'la même éica^itudey éc tâthaimêmë db 
rjy vtuî Xtxàsx fe divifiott entré le Roi & le' Duc 
kTL p<^^^ Lithuanie. En effet > dans linc confc- 
lêgne & latence qui. fe tint à Luczko ou Lafiie> 
Dm de pEmpereuir propofe à Jagelhm de joindne 
*"' **^'4cuiiB *>rccs >ipduf conqueiirrt la Viilachiç, 
•& fe i^aig^ do œ qoe loRmlne^ loi a- 
•1 .>.j:> voit 



DE PoLOONt. LiV. m'/ iti 

voit pas envoie lesTroupês-qtfil lui avoit jAoït-î 

Îiromifes dans la guerre contre les Turcs. J;*^,^ 
^elloiv repondit- qu'il ne pouvoit con-^Asiv. 
fêmir à une Ligue contt^ les Vakques Feu- 
dataires de la ClourOnne de Pologne , & 
contre lefquels il n'avoit aucun jufte fujet 
de Guerre^ que quant aux fecours promis 
contre les Turcs , il avoit fidèlement exécu- 
té les Traités > & envoie les Troupe auxi*- 
liaires au Rendés-vous^mais que l'Armée 
Imperiate ne s'y étoit point trouvée; en- 
ibrte que les Polonoi» avolentété obli- 
gés defe retirer, après avoir fait inutile- 
meitt une inarcbe ^ffi longue (}ue pe^ 
tilleulê. ^ 

Une réponfe fi judicieufe & fi fage 
ne fit qu'irriter l'Empereur , qui d'ailleurs 
confervoit contre Jagellon une ancienne 
animofité, que les fcrvices qu'il en avoir 
reçus n'avoient pu éteindre. Quoi qu* Allié 
de la Pologne , il étoit Tapui fecret des 
Chevaliers Teutoniques, irréconciliables en*^ ' 
nemis de ce Roiaume , auxquels il crut 
rendre un fervice fignalé, en rompant le», 
nœuds qui unifiaient les Lithuaniens & 
les Polonois. 

Vitholde étoit ambitieux , & la défe-^.#»^ 
rence qu'il devoit avoir pour les ordres ^'/^^^/^ 
du Roi lui étoit à chafge. Sigifmond dé- Jto$anm$ 
couvrit fecilement les fëntimens du Dùc,^* ^«^^ 
les flatta , & fit avec lui un Traité fecret. „l^ *^ 
Il lui promit d'ériger eh & faveur la Li- . 
thuanie eh Roïaume , '& de lui envoïer 
au plutôt la Couronne Roïale ; mais It 

Né. . 



ii6 Htatotinz ]>cs RBvoLtrrioNs 
jAoiL*NégQciâiOiii fiit ilécqaverce^ & 1^ Polo» 
LaSiT- ^'^^ ii'omirenc rieo pour l'empêcher. 
I.ASIV. Vichokk , irjrké de ropfo&çion <)u'oti 
formoit; ï.Con étevatioQ, fe retira à Grod* 
BO en Licbuanie) d'où. il envoïa des Acn* 
baiîadeurâ à Sigifpaond , potir le. ^ïcCkt 
d'exécuter la parole ^'11 lui avok donnée* 
x« Sénat Le Scïï^ de Pologne de plus en plus air 
î> v^J. 1^™« <^ ^ reftrfucion de Viiholdc , & 
* voulant prévenir une Guerre Civile > crue 
que pour lui faire abandonner (es defièint 
ambitieinc 9 il falloic âater ion ambition. 
Sbigoéis Ëvê<)«te de Cracoviea eut ordre 
de lui offrir la Couronne de Pologne ^>rès 
la mort de Jagelk>n. Vitholde fè feroit 
vendu à «des ofires fi avaotageufes 9 fi la 
honte d'abandonner un projet fi- avancé ^ 
& les difcours de Tes flatteurs ne l'en euf* 
iènt empêché: ainfi il fallût avoir recours 
à d'autres jacÀens. 

Les Polonois firent informer le Pape 
de tout ce qui fe tramoit entre l'Empe* 
reur & le Duc de Liîhuanie, au préju- 
dice de leur République > & leurs plain* 
tes furent écoutées fi^vorablemcnt, Mar-» 
tin V adreiTa deux difêrens BrdFs à Si- 

i^ifmond & à Vithdde » & défendit à 
'un de donner la Couronne Roiale^ 6c è 
l'autre de racceptejc. , \ 

X430. Malgré les ordres du Pape 3 Sigifinond 
Lettrtidt envoïa à Vitholde des AmbaflkdeursjiveC 
^â^^uMit ^ Lettres par .lefquelles l'Empereur pro* 
inuTcef' mettoit à Vitholde la prochaine exécution 
jtf A/ ^d ^" ^^^^^ ^^ entr'cmt, & l'exhortoit i en* 
2;'Jt!m<ftrcr dans une Ligue qui fe formoit contre la 

Po- 



■ »ï Pologne. Liv. Ht. ï^ 
foïoffït tntrt h Bohèmt j la Hongrie, &/**»^ 
les ChevâHers <te Ptufle, Se de LiviDfniejLASt^f- 
-mai» Jagellott aïant été informé de la roo- l a s iv. 
te qttc les Miniftres Impériaux tenoicnt,^J^7eiir, 
-jpour enti^eren Litiiuanie, fit observer leuriî^w. 
marche par Jean Czarnikowdky Caftéllaû 
ëe Pofrtartie. Ce Seigfteirr etécuta heu- 
Mufêûient les ordres dont il étoit chargé; 
il arrêta tes AmbaHàdeurs fur les Frontiè- 
res de Sate & de Pologne , & leur ôta 
leurs Dépêches. Dès que les def&ins de 
rEuipereot furent connus, & que le dan- 
ger qui menâçoit le Roïaume fut détenu 
public, tes GentikhQmroes de la Haute 
Pologne s'aflètnblercnt de leur propre 
mouvement , de mirent des Gardes fîtr 
tovK les pafl&ges ; enforte que les autres 
•A«nbaâaaeurs,que PEmpereur envoïa vers 
-Vitholde, ifôrant •'expofer au haiard d'ê- 
tre enlevas par ks Troupes Polonoifcs, 
tetdarnerent en Hongrie, fans avoir rieti 
lait. Vitholde qui les attendok avec ira- 

• {Mi^ence , aïant apris quTils s*étoient retirés * 
&ns ôfer tenter le paflfage, en eut tant de 
chagrin qu*il en mourut à Troki à Page ^^, 
de lo ans, après s'être reconcilié arec le 

Roi de Pologne. 

Ce Prince eut lés qualités 6c les dé- ^^^^ 
fàtm ordinaires aux Héros. Son ambition 
ifuft ibutenue d'un courage qui le porta 

• dans les plus grands dangers , & qui lui fit 
-^rmer les deflèîns les [rfus grands, maû 

en même tems les p4us téméraires. Il alla 
•chercher Tamerlart jufqd'au milieu de la 
-Tartaricj & qo^ «c fit-i! point pour deve- 
nir 



Tii Histoire de« révolutions 
jAo&L-nir Roi? Plus craint qu'aimé de Ces Pcif- 
LadVÏÎ P^^^> ^^ c" fut cependant regretté, parce 
X.AS1V. qu'il fut toujours jugé équitable, quoi- 
que peut-être trop feverc. il pouffa la fru- 
galité jufqu'à s'abftenir du . vin pendant 
toute fa vie^ mais d'un autre côté jufquc 
dans la plus froide vieillefle il (èntit pour 
le beau Sexe un penchant invincible. Le 
Roi lui donna pour Succefleur le Prince 
Switrigal , ou Swidrigelon fon frère , dont 
nous avons déjà parle. 
iA,7A. Jagellon mourut quelques années après 
Monde dans une extrême veiUefle. Ladiûas V 

l^^-aH' V ^^^ ^^^ ^^^^ ^ ^^-^ Succeffcur , fut élu I 
fM^'iui ^'^8^ de onze ans, par le crédit du Cardî- 
fmtetU. nal Sbignée Ëvêque de Cracovie , qui fit 
ièntir que la Pologne avoit intérêt que ta 
Lithuanien dont la Maifon des Jdgellons 
;étoit fbuveraine par droit héréditaire, de- 
meurât unie à la Pologne. Depuis ce 
tems-là jufqu'à l'année 1572 qu'arriva la 
mort de SigifoiQnd Augufte , le dernier de 
fa Maifon , le Trône de Pologne fut tou- 
jours-occupé par les Jagellons. 
1440- Après la mort de l'Empereur Sigifmond, 
i? *fi étn le jeune Ladiûas fut auffi élu Roi de Hon- 

»"iW«, ^: ^ P^}^ ^^^ ^^ paifible poflefleur du 
&fdit}ét Trône, c^'il fe prédira à reconquérir les 
OnnrtéUMplzccs dont les Turcs s'étoient emparés 
^'"' fur le Defpote de Rafcie, fon ami & fon 
-Vaffal. Il y eut d'abord quelques pour- 
parlers d'accommodement ', mais comme 
Amurath Empereur des Turcs éxigeoit un 
Tribut, Ladiûas, à la perfuafion du fa- 
meux Jean Huniade Vaivode ^ie Traaffil- 
:.. vanic> 



DE P0L0ÔKfi« LiV. HL 187 

Yânic> mmpit les conférences >& la Guer- LAsit*- 
re fut refolue. t a s v* 

Les cotnmencemens en furent heureuse, yîânre dfi 
Ladiflas reprit plufieurs Places dans la Raf- ^^^." 
cie. Huniade avec un fimple Détache- yi,vi>*3îi 
ment de l'Armée Chrétienne tua ;ooqo '^raité^m 
Turcs , & . ep fit 4000 prifonniers. Les "l!?^"^ 
Vainqueurs .ravagerait enfûitc la Birig^wie 
& les FrQntieres de la Macédoine, & le 
Bâchas (le Natolie àïant .voulu s'opofer à 
leurs cDurfês fut battu , . & contraint de 
chercher une honteufe retraite dans les 
Montagnes voidnes > avec les débris de 
fon Armée. 

Après la perte de cette Bataille , Amu- 
iiatb fut .réduit à demander k.PaiX) Se. 
pourrobtenir, il rendittoutes les Conque» 
tes qu'il avoit jEsutes. for les JDefpotes. de 
Rafcie &c de Servie ^ ooais, cet accom«. 
xnôdement fut bientôt enfraint , à la per- 
fiiafion du Cardind Julien Légat du Pape. 
Il reprefènta au Roi que les Turcs ne êd- 
ibient des Traités > que lorfiiue la fitimioo 
de leurs laffitirea oe leur permetcoit pas de 
continuer la Guerre ; Qu'Amunatlv trem-« 
^loit; qu'il étoit faris Tr0i^)es âc Tans dé^ 
£çnfesi, &. qu'il failoit achever fa défaite 
dans des cit;c09fta^e^ & hetuvu&s pour 
la République Chrétienne^ Ces difcainri 
ébranlèrent facilement un jeu^e Prince en* 
Ivré de fes premiers fucçès. Pour le dé« 
^rminer entieremefit> le Lqpt.abufânt de 
^autQrité, feignit savoir reçu éa Pape un 
pouvoir rpedal d'ab^Midd: JUdiitas des fer- 



LAD«t0- tHcns-qu'ol avoic fais» en latifim: la Trè^ 



tAfV. ye 



1444. I-c Roi fe mk donc à la tête<ie(bQ 
Armée , & marcha vew la Bulgarie. Il 
pafk au'deâbus de NicopoU Capitale de 
cenc Province, de eotra dans la Trace 
où il prie quelques^ Châteaux. Son dfefleta 
étcnc d'attaquer Andntx>ple ^ mais Atnu« 
mtb quoique étonné d'tune rapnire fi inac^ 
tendue ne & manqua pafa à lui même. 11^ 
amaffii fes Troupes à la hâte, de m$igté lea^ 
^brtsde la flotte Chrétienne qui occupcûc 
le piilage de GaUipoU, il pénétra d'Aiie 
en Europe. 
'BéuiiUdi Les deux Armées fe rencontrèrent pro« 
Jj^*' cfae Vame villige de Mokla?fie , Amuratii' 
tédHUs. teni|Bt à la main le T«aité juré par Ladii^ 
hs y A prenam Dieu k «émbin de la perr 
fidie des ChréaeiB ,' «li avôient oie eo-^ 
fraiqdse des Ternïens fiût» fur œ qu'ils ér 
vment de plus ^aint dans leur Région > 
eommeaça lé coïkibat- avec d'autant plue 
ife aonfiance mi'il ^Sfexoky di(bit4I, que 
JbfiiSi<}hriiL mooe fsnokt pour lui. U Tain-) 
auit en'^'eSèt, èiJUOtH une opiaâKre re^ 
uAance l'Armée CÔrétâmâe ftit ttiire en 
déroute.. LeCârdiii^ ^^^ principal au-^ 
tmirdel'iii6a6lfiondête Faix, & dû par- 
jnxe de Ladiflas >fut eûvelopé dans le maf* 
Acre. Le jenne Roi périt auffi^ après a- 
voir ^onne dés preuves d-un. courage au* 
ééiliis. idé foti âge. Ainfi mourut Ladiflas 
V aprèis on rqpie de 16 a^is-^ Pdiogney 
&i de.quaÉm en idongNe^ à-pelpe-^ dé 
vinc«n ans. 

Ca- 



DE Pologne. Liv. ÏII. ij*! 

Cazimîr, Grand Duc de Lîtbuw?fc, &Ç^**' ' 
fecond fils de JageHon , fut le Succcflcur ^^J^-JJ; 
de Ladillasi Les seignears i'élurenr peu de Céuùmir 
teins après la Bataille de Vame; mais il fit ^^* 
quelque dificubé d'accepter la Couronne > 
oc ne fiit reconnu que trois ans après la 
inort de (on frère. 

. Le premier eâbrt des armes Polonoifes^««'^*'<^ 
fous le Hc^e dp ce Prmce éclata en Mol- ^^^^^ 
davie. Le Vaivodb Alexandre» Feudataire 
Idu Roïautne de Pol(^nè) implora le fe- 
^oursde Cazimir contre Bogdan> qui étoit 
'fils naturel d'un ancien Vaivode de la mê- 
me Province, &qui en prétendoir la Sou- 
veraineté au défitut des enfàns légitimes d^ 
fon Père. Le Roi y envoîa Jcan'OUeskî, 
& i*Ufbrpateur fiit tonpraint de plîendre la 
fuite; miàis.dès c^ne T Armée Rpiaje ie f^t 
retirée, il rafnaflà unçlhroupe de Brigands, 
avec lefijuels il remporta' de fi grands avan- ) 

tages qu Alexandre f\it obligiç de s'enfuir 
en Poclolie. 

On envpïà donc une nouvelle Armée 
çn Moldavie;, mais dès qu'elle parut, Bog- 
dan fe retira dans lés Nîontagties et dans 
des Ifeux itiàcceffibles. Comme ir étoit 
impoffible de le joindre^ & de finir par . . 
' un combat une Guerre qui défololt la Pro- * 
vince , on' lui propo» un accommode- 
ment , qu'il feijgnit tl'accepter. Le jour 
'même que la pâîx fiit conclue, ce perfi(^ê .. 
Moldave attaqua PArtnéc , & il J*auràt 
'fecilemcnt déwite dafis- on défilé où e}î< 
'ctoît prête dffentrçr, "fi quelques heu^dTa- 
" vànt' un Transfiige ne £tt venu informer 

Ici 



<* y 
'M 



CA^^Î Jcs Généraux P<?U)nôift4u.4^ifcta dc,Bc^* 

.»«^f?^:&n. Ils fe. prép^rcrç^ au cppbat , autaiiC 

•-" '"^qu? k ^n;^a^pn cte/Jieux le pcroîetDoîc , 

* & remportèrent unç.Viûwç complette, 

mâi^ trpp funefte^à la Pologne; par la mort 

. du Palayn de Lcppold, de Nicolas. Para- 

;, wa, & de plufieur^ autres .Seigneurs 4c la 

.I4çx^ /Citte àé^e^ nlab^t pis- Ips Corxjes. de 
, ;Çq^anr*& il VcparAtt ^biçotcit avec,. de 
nouvelles 'troupes^ cnfortè/que pour, terr 
^tniner une Guerre û cruelle, on lui prcçb- 
û le Gouvernement de Moldavie , pen- 
dant la minorité du jeune V^ivode Alexan- 
drç. Bogdan accepta. cesofiFr.es jt & il al- 
'loit fe rendre l Kami^pieç-, pour iraiter 
.avec le^ Seigneurs Pokjnois.qudljç iU)i ^ 
;avoit envolés^ lorCqa^ua W^ldave jiQmmc 
Pierre le .fit a^fliçer. Ce Môldavje étoit 
' ^mi d'Alexandre ,,- & lé "meurtre fe fit mê- 
me de Taveu du jeune Prince j nuis Pier- 
re avoit die fccrétes prétentions fiir le Trô- 
* ,ne, & il ne fe défit de Bogdan que pour 
prendre fa place. Dans la fuitp^ Alexan- 
dre fut empoifpnné., & Pierre. tfpuva le 
. mqïen de fe .maxntienir dans ibn lifurpa- 
.tion. , . , . .. r- r. " ^ 

Î454-' * Le joûg d^s Chevaliers Tciutoniqucs c- 
^' ''^•f-toit infuportable à leurs Sujets, , Ul.tiran- 
vZ'eitJZ nie de ces Religieux fit en faveur 4e la 
tr$ Ui et»: Pologne ce que tapt de Yiftoires 6c d'ef- 
^'". . forts n'avoient pu . &ire juiqu'à .préfcnt. 
^sT&. Les Pruffiens, accables par des é;j;aaioni , 
}$ mitfent & expofés à ' la brutalité &. aux jçruautça 
^"^I^^Z'.d^ leurs Maîtres iropitdi*lçs. fe .revolte- 



0B PpLocNS. Liy. IIL ij^i 

rcnt ouvertement.. Dans cette coBipiia*C*K»- 
tion générale , les Chev^rs ne purent •'^ * ^^* 

^ conferver que Marienbourg & Schuu 
Ihorn) Damzic> £lbing> Golub, CulInt^ 
âc plufieurs autres Villes implorèrent le fe->. 
cours de Caximir , & lui <kmanclerenc 
des Troupes. Le Roi.de Pologne reçut 
ferorabiement leurs Députés > créa quatre . 
palatins pour Thorn » Êlbing p Krob w* 
grod & jDaamc , abrogea par proyiiioo 
ks. lingot^ éxorbiçans 9 & fé prépara à paf^ 
éç cn^ ^ruflfe pour en chaflèr tout à-faii 
les Tirâns^ & recevoir les homma|^ da 

' es nouveaux Sujets. 

.Mais ce premier voïs^ze ne fiit pas auCfi 
heureuse > qi^e l'entreprue étoit- juîle 9-, 6c 

. Çazimir fut battu par une Ârpée d'Àlte- 
maçs & de Silefiens. Cette défaite âic 
fui^vie de la levée Six Slè^e de Marien- 
bourg , que les habitans du Païs atta- 
quolent fans relâche depuis plufieuirs mois. 

Cette difgrace,,loin d'abattre le troura- 14J7.' 
ge des ^olonois > ne (èrvit qu'à les animcer 
davantage. Us battirent en plufîeurs ren-, 
contres les OKevali^s 9 & après leur avoir 
çnl^vè Jefxts jplus forts Châteaux , enfin il* ' 
& r^dirq^t m^tre^ 4ç' la^ pitadelle de . Ma ^ ; 
rienl^oum > - qui '^t Uvx^ par Ulric Ciir* 
yoncza & par la Qaroifon , avec toutea 
les çiunitipns de Guerre & les Vivres qui 
étoient dedans, 

Le Gran^ Maitrc trouva encore le mo^ 
jLeâ 4l'a0a&bler: june Armée avec le fe- 
Gpdrs dé fes amis , Se aïant repris quelques 

. Tom L ' ^ t fgo 



Ca 



prîi d'affèi^t la VHte-c^Cboinic^j, oetl^r^^^ 
efe fopcrbe ouî*avoHfcitjcrembtei*iapf IçJi 
N«rd &t enta obligé de fléchir^ & dfi^A 
den^ndcr husoWenïei^kÇaix.r >: ,-; ,^^3, 
Trékéem' Lc Roidc Pdlopie touIhc WeiïT^î^jor-r- 
)^ u Pc deràJa pifcm<!«î^^ufieur$.S9uV|er^ 5ç,^. 
roISrt' ^*^ ^^ tx)nchic à-uTiom, ' Lés (Ca3^)ifpjitfrs, ' 
r«i#f^'. fêftfcuerent à la Pd()gfie^Ie9 T<f!rrk^ dr^, 
!««• GuIiD> ile Micfatev^ » & te J^ncfaé^^V: 
Pon^ranie> Çidvànt 4eurs îsuiçjàli^^UjB^ 
te^i: Marioibouig ,- Schué ^ Griilbourg ^^^^^ 
Eïbing, & Tolkmith reftercnt encore ^.Uv 
Pologtie. Gaiin»r tendit âax Cbeyalifrs 
it' rSe de iès^ conquêtes en Pn^e^ t$(^% 
fiit conTWi qife *le - Grand Maître ^Q^^ 
Cônfeflter né ttà Sçnài: de Polcgnci&qufif^ 
, fi» moisaprèa-Cxô Eteftkm Jl wndrpit eii;^ 
perfenbe prêter ùn'fermpnt de,fi4diîit ô^> 
rendre hpnamage auRoî pour .la Prjfi^ 
' '^ ^ r Telle fut la fin <te tètte Guerre ,*^^îdcpUisr 
près dé 200 ans* tèmplMbit tpùt le Norà- 
d'horreurs & de ftng: * \ - ^ 
j . *j Après la mort du 'ômcux Georgp Pofd^ 
LaMM *îfebraçlti ^çi dé:Bph$mey life Barons élu-? 
fis finédêtéat ûnsâànicmeÀtL^j^^ 
éf^R^uf ^mîr, maléré les brçiies^éM^ÔfiaJjCori 
3#/b^mi. Vin Roi de Hongrie. Le*jeunè Printèpar-^ 
tît.auffitôt pourrecevoirles^hommà|;cs de 
{es Sujets, & arriva heureqfenenti Pra- 
gue , où il fut couronné, l^es eâbrts- que 
îbn Û)inpetitéur fit pour lui fermer les paf- 
firges forent intrttles, & mêtpe il'Ven M* 
lôt'pea que Matthias j-quipour^icmettre 



r 






DE Pologne. Lzv. IIL 295 
fur h'Iiié'^M'l^èk^CdàfaStfc^kyoit^^ti;^^ 

njffiJFat k <fi^ âé i^iaiibrtion; JEn'eâir. 
le^ Hbngrèls altâMtIM'Cdeffûii adnrinifif 

rent, & déférorônè' k COumne è. û^^^ 

tiû<pr^mei bM^\l€A3c^(§(lctaâfef)ouvcb. 
lè^^flHftlHAfl^ittrlft fiohêiâr% ^cAUà 
uêè giràAâè ^Arm6é deliloravcs > fl^ fititotic 

ries'. GÉSsimir atti^ mip tant, fir, jti 
fut^b^o&fié ftviedM mémo âuâlië ^wa 

ato» «frète.-- ^^ ' * ." .rr^' 

*^TWté9-tcfe *feipédîfk»l étouigècw^é*' 
t^éfft à^ebafÉ^ta »^^^ie^g0e^ L€t/Pcuples> 
éikam: '^ècublé^ <ffmpdts 4tuxttmpit.ioi9 
côiAuîry Mge i^i§br/d<i» O^milsbolDttei 
abif èôfcflÂerfiMétâenrdiràiiâé mmâed 
dèPttmé ëe OÉwabate, & de ces àSamxe$^^^ 

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iptf Histoire des Revolutiohs 



HI jSTÔIRl 

^ -' .:" . VES ": ,-. '.. ,-: 

REVOLUTION? 

.■ Liy-RE SU^TRIEltlBU 

KPrês wie-Ia cérémonie des Fa* 
1 nerai[lcs du iêu Roifiit acbcr 
S Jj;. 1« Diète Générale pou, 
T r ^ m r "g '^'^"^ion s'afTenibla ii Pio^ 
, . : ''k™- Elle lut pleine de OJ.: 
inulte & de fàdiions , comme il arrive 
ordinamnieM lorftue deui Partis émleC 
ment puilTans di,nfent la Nation. ^U 
Grand Maréchal de la Couronne favo- 
rifoitSigililiondjruntePils de Caiimir. 
■i ' ' ' ' Sbi* 



?bignée Archevêque de Goefoe avoit fe- J * ^ * 
Ciieçement proonis foin Suffrag» au Duc de a*****^' 
Mazovie 9 0091? ce Prnaceaa a»c avec 
trop de ha^iteur> .fiç Toft. Cji^uiC ,q*Mt 4wu^ 
luit emporter de vive force ce qui dépen- 
doit de ialibje volonté fle^ f'olonois ^ eô^ 
tofït quçjpette conduite Jlui fifdonher VeiS- 
dimon/ Énfm Jean Albert qui-n'étoit que 
troifieme Fils de Cazitnir > & auquel on 
ne fongeoit pas d'abord, réunit tous lt9 
Suffrages > éc fut généralement recon- 
nu/ «^ ,* ■ / i ; 

A pefaie fîit il élu que d'un côtHcs Ve- 149}. 
nitiens firent partir une magnifique Ambaf- ^usim di 
iàde, pour &K:omplîmcnter fur fon avcne^^J" ^^ 
ment à la Couronne y & ppur l'epgager 
dans une ^tigu^cpntiie l'ennemi cppnmun 
de' la Chrétienne. De l'autre côté le Turc > 
qui craignoit d'avoir: en même, jeçis uo 
.trppj^and,nopibre d'enfiemia, envpïa des 
preféns au nouveau Roi> & lut demanda 
une Trêve poi^r^ quelques années. Mais 
Albert ne jugea pas à propos fe déclarer 
au commencement de fon kegne^ 6uym ' 
affiuré de cette importance > & U ne fe dé- 
termina que Tannée fuivante. 
' La Guerre fut refolue dans yne cmfe» 1494? 
.rehce qu'Albert jint à Livoc:& avec (oaGnmtcmt' 
^ Frère' Ladiflas Roi de Bohême, & de^rf'j^fiV 
Hongrie. La vangence de leur Oncle La-^/VJiH 
diflas, tué à la Bataille de Varnes, futlemo-^nfi. 
tif iècrèt de cette expédition. Us cachè- 
rent ce defTein^. pendant quelqpe tems , 
difpofés à éclater dès que l'occafioa s'en 
prdfenteroit. ..j;, 

I 3 Etien- 



4i.B«RT*^<j F<flogfee :k -kl»» 4mihit Méatèk^HJl 
^Vtnt deln^ifder dû «Roii^bert k^xi'%îgii£jr 

•ii^Prevîftée:- Ce pfétéoete ^fWîfiiffifimt 

^Uxré^ic I^meesS ^i^ dédireif::lal3ijfer. 

')^'à ce rériomabte «fineihtr db BOiçiiHSiiiiS- 

tien. -"'Albeft fiitrohît^ vém la?n^i)aciie 

^f,j^ avec une Armée de^Somilteflàoitw»» 

.w. ,.î,> ^ *& 1^ ' millc^Glymw^ dbmfe iftcifiès & 

: > î*« ' iéfe hâg^gt3. Le Vaivoëe d%x>k eogag^lie 

^fournir des vivres Se. des faniaiyafciaax 

' ■ ' PeldBolfrf m&îs foît^ qtt^ eSlt^^âir^^ni?^ 

HcêtifftlodémlHit fectèç a^w ie^Turci^ iKt 

v^fS^rfe ftite aupfèg. duiSaltan* aaicéSte 

^éâ'pedyiâ, ^ee Prtnce mats^BaL'de'^faa^ 

'«r<ille> ^ abandonna rArnsée il«ia:'li; pA» 

«ftehèufe extrémité, les PdoAoi? 'irrités 

tëumérénc €omfe lui da forças^ deRiinfea 

^dnft^tesfnfiddes^&raffiegemitk'Kilsici 

^JS6c!^wa Gftpiéala die Moldavie^ iJ^aUoiant 

^ftk^cer' lu Place , & piuiir fe YaiM^Tdee 

'V^<3Hfmi torfque X.adîiiflà Rof rde-Hèn- 

grie^fâéiïâ^ea M'aceommodeinâic^oquhie 
Rit fcée^^cloVaivode, que pourtrdu« 
n ver le rooïen'db^l^ompefencfiré hsJPolo- 

y (• / lioia.' En^^âèty le Trâfté«t^ iconchi, le 
-> ^ ^' iRoi^nt 4e» Tfoo]^ élpie^^âu3gt]éea^c& 
• ^ù. / '^ui^ tto«vd^lui-^ra6nienii^i%©fèVl3re- 
irvt v.'wtckn^iiiie entière' ftcur^^^ de 

Fok%ne> -maiE dès qde fArméie^rfut 
•entrée dan»*^^' la Eotcti^de fiitowçj^Jc- 
Valvodè ^ y étbit eÀ cmbufb^pleîiphifac- 
taqua de côas cotés > la mk al ddbr*^ 
dre^t emmena un grand nombre tie Pri^ 



,I^P JP ÇA o o BT B. JL 1 V. IV. I jy 

ismàets^f ^ôCfo^ te(q\Mte\pa comptok des J"* 

Duc«';& 4cs;FaUw«ô .&eût enlevé le"^^*^** 

«Iloivmâne>tiî(iCin G^$)Sr.de iês tneilleures 

; 3jri^upB8.A'fuCLi£ùih<lq^. fHTPdigps de vakur 

7 ^pcBis; k tu^fff^M'iVA^rvoée de^ée de ce 

*. . «iautfam|M$(fut«aC0fcSP jt(i^uée Curies bords 

- .«kKPmth^ijQais» œmme^J^ Valaques.n'é* 

ÈoitàïtfbiB i^m leuni.F<>r^js> les Polonois; 

/^ 6attk^t)Ce%l&9h«8:eMei»isi & les pui^H 

' 'QiidiquQ9»i»cefr aplanies Turcs ^i^^^^Téb^ 
^ |ptè'^^a(9 irjruptiM&«o il(i£Se> Albert. tnar^rMrw. 
.^ .iSM^k9^i«pre.efcm> &let36iQ&r> quoiquelcpr 

^ ii^^xeftat^u8de40QQG»it)£ie champ de 

t^ . Bataille i! OU) trckuva dam* :i» iui&e pkiiieur» 

..dclfiu»ble(]i$> fuid'étoîenc cachés dans 

n ^vmiUfi deilears cbemtSJî} & yécoient 

, .^morts^ Les defads d€^i>Âmiee Octomanne 

i . qiâKUfiitretxc^ en Adfiddavie diex le Vaiy ode 

oSmudCj mais coaune les Turcs pourfuii* 

^ Tk {Mlles tVaîaqttmiis >Diiyoienr q^ccéile 

oJJT^rbafci ()G^ s'bÀtlIer à laPoloQo^^ i<ur^ 

>:.^&é^tnéca» fiit crofoiké à ce d^ui&mçm, 

:. . £(i ^ • {fit: eduôfer 1 par . Tes Troupes %'^i 

tuemni^ienept e ]pioside tMcio lofideles. : 

r. Ç9:.beiirQiix .émépaBent : prêcha de i^o^; 

■- màgj^e»^, itnéesJavmpst du Roi, qu'une i/«^ ib' 

> >a4p<y<yiiBmtaHi tombeau à rage à»^tpm,7f^ ^ 
^4f^ifl9i RegBejdeifasiitcans>iRm ÇKSS. ^i^ 

, Jli^xot.dfiigraiidesxootdlaQotis fur le^^/r^rj»-^ 
fh<»Xijdi^(bn,&iccefleur. La Diète ^t^'»?'^ 

> iB9MÇ'it JKotrkow^îoSc il pacuc trois Can«^JU^^ 
didat»^:^avofent unidcoit égal au Tfône. 
Ladiflas iUi de Bob&ne &. de. Hongrie ^ 

.-.. V. • :•>•• ■ <-' . I ^ Fili 



"'•i 



200 thsTOîtLt ns KtrçfLviriom 

iiLtsAN-Fils aine, du feu Roi Caiimiryf âtilbît.vsw 

**■• loir fa pùiflancc , fcs richefles , (on âge , 

èc les avancagcs que h Pologne retircKnc 

de i]ji^pn des foices de deux 'Roïautneis 

voidos. Il avoic ouu'e cela dans fon Ptnn 

un grand nocnlKe de ^^neurs -gagné» par 

fcB iargefles. Sigifinond Duc de GlogaVir 

AYoit pour lui L'amour des Peuples } ifoc 

ton mérite & fes vertus lui tvoiebf att t* 

ré-, mais après de longues cooferonces» 

Alexandre troiâeme.FUs denGazin^ir-fut 

' . préféré à fes autres Frères* Goanâe il 

etoit Grand Duc de Lithuame> ies^J^oto^ 

jDois cra^nirent que> s'ils ne félevoiem pas 

fur le Trône > il ne r<HDpît 4es Traicé^ms 

parjagellon. Ainfi Tinterêt de la Répii» 

iilique> qui trouvojt de fi grands- ftvmfages 

dans l'union des deux Euts , l'empor^ fur 

toutes les autres cçnfideration s :> & Alc- 

. zandre fut dédaté Succeffeur de fon 

Frerci 

w^J^r ^ Règne de ce Prince rfeft remarqua^' 

l^TVri^'Wc q«« P^^ «ne Viâoire remportée fiif 

fes,&mêrflc$ Tartaiçs. Alexandre étoit malade» 

, j^^'»«*»- lorfque ces Barbares 6rent une irruptioo 

en Lidiuanie) mais malgcé ibn-indi^>o&* 

.... don > il le fit porter dans une- Litière à la 

. tête de fon Armée, & alla ^ chercher lei 

Ennemis. Dans l'inKaot • <cA It' •combat 

alloit commencer, le Palatin de- Pofiianie 

qui arrivoit de Vilna parut iîxr une colline, 

avec trois cens Hommes qu'il avoir plis 

pour fon efcorte. . Pour cf> f^irt paroitre 

le nombre plus confideraUe 9 il les fit mfi(^ 

tre fur une même. ligne de firont. Les 

Tar- 



Tanaies crurelie qtt'un nouveau Coips de AiȴAl^ 
.Tw^upcs venoit au fecours de^ Lithua* *'^*' 
jàett8 y ■ & f épouvante s'empara de kuiï 
€ffrks. Le Général Staniilas Kiska fut 
mDfiter de cène circonftance > attaqua 
ferulqueiDeiit f ennemi , & remporta unp 
ViStcÀte Gom^tte. Le Roi > qui étoit à 
l'agonie lorsqu'on lui àprit cette beureufë 
^nouvelle, ra0èmbla tout ce qu'il avoit de 
ibtces pour en r^nercier Dieu> & au dé- 
.£iut delaparolle qu'il avoit déjà perdue» 
il exprima par fes mouvemens fa recon* 
Moifunce envers le Ciel 9 & la joie que^ 
loi caufoit la défaite* des -ennemis de fon 
.Peuple. II mourut un infiant après > â 
Fige de 45 ans. Ce Prince avoit rcgr ^ 
.14 ans^en Lithuanien, icc près. de cinq al 
en Pcdogne. 

: S^ifmond L fon Succeflèur cmploïa^î®7- 

les premières années de fon règne à cor- n ©V» t 

riger les abus quis'étoient gliflès dans l'ad- 

miflâftmtion des deniers publics* Les plus 

rièhesiX)roaineSj& les Droits de la. Cou* 

^oûnë étoient engagés > ôc des penfioiis 

xmmenfes épuifoient le Tr6(or. Sigifinond 

.adelé pftt Jean Bonnér, Miniftre auffi des- 

thtérefiè qu'labile» reforma cesdefordres» 

& spths avoir donné une meilleure forme 

au Gouvemement de Tinterieur de fon 

Rpïâuole ) il fongea à en étendre les li- 

.paites> &,,à fe faire rdpeûer de ks voi- 

l Btfilc , Qzar ,ou Grand Duc de Mofco>^ 
vie, mt\tJSdt une irruption far les Fron- 
tières de^ I^Qloept avec une Armée de io 
-^ 15 mille 



f T 



^^a ^Histoire DES. KEvoLiTTioiîs^ . 

M Ki>. L ^'^ jjei^ilite^ j^ 4^°*^^^ ètôient en pr ç- 
fcftoe ^ lorfquQ les Mofcovitck , * (aifis d*e- 
oouvante- à^-lâ vue Ides. Bataillons beriC^s^ 
4^ Pôlowis^y prirent bonteufeînçht là fu|- 
^ JùQ i fm^ b&r . cocnbattre , j5c ' abandonri^ 
reot kwrt butin- ' &-ïçurS' bâgâgéjs.; Prçfque 
^dails le tnerae ténis, îés^MuJaqucs^iiritrç* 
«nt xlans la^uffie Noire > furprirepî; l^êo* 
îpQld -Opitjje ^ ' cette ïrovbce i & înî- 
*ent iQut va feu & à fing j niais îès ' Po 
lonois firent bientôt après dç cruellêis; rç- 
prefaiUes en^Valachie. Lç/^^îvode.^ 
is» Treilles, accoutumées aux- brigandg^ 
^s & aux courib^ ne purent tenir coQ^ 
Vft une Armée gui- bbfervoit toUtéf * tes 
♦règles 46- la -DifcfeUne militaircj^ & fè ça* 
chereht dans le fond de leurs Forêts» tès^ 
' , -Villes de I)or4€feim , 'Scxepanowits , Çzar- 

aoyicz, U Chcsûn furent emportées, dcL 

£iccagé€s par ks PoIonois> qui fè retîn:- 
<nnt chargés d'un butin. imxùtD&. Dab» 

leur i«tour les Valaques les attaquèrent^ à 

4*ioaprovifté au paflage du Kicftci*;! ^f* 

-ils forent rèpouues avec perte. , . ..* - 

1514;- ' La* Guerre cônçrc les Mofcovîtcs çot* 

^'iJ^JJtiDuèit) mafa foibleiheik> & fins qull jfe 

3éêfi9vitttM^ rien de mémorable pendant plu&uts 

années. S'ib ôfoient . franchir les bornes 
-^ui divifoienit les deux Etats > les PoIOpôis 

&'avojent qu'à paroître r leùf (>ré(cncc feîa* 

k > & Iç bruit de leurs armes mettpîent 
'cn fuite leurs timides ' Eniiçtriis. ' Cepeo^ 
- dant un Capitaine Moïcdvîtc fiirpritSrno- 

leosko fur les Frontières àc Lithuanic/te 



^ .'MS' PototfKB.: E| JCTt ly^ 203: 
lèXhàx pour çonfcrvcr fi conquête tnai'-S»07«<^^ 
cte iiaffitôc»<te:<«- cft^'avcei't^ hom-*^*'** 
l^tarier CaVâtericI ^, i S^ifnwnd /» M dpo- 
fii:(jtï€"trentç-dnij* niffle Hotnmes,- tant 
'Pôlbîfioià/que "tithiBltiiéhs , & è h pri6^- 
toieVei.vùe deiroTroupeff^ 1* Armée Mcrf* 
cc^tte^fe' fetira^'Âifc naît à couvert «fer 
->âU*< rîvo'Ai Botifliièiie; dont k rapidi- 
ié' t^^ LaJ"hcSrd/ efcai|cs tfetnHoicm faii 
mettre en fureta* Mais: Conftantin Oé*. 
tr^u&i Général -des * Pokxxoîs furiixmtat 
'Sientôt ces obftacles. Il fit jetter à Bu 
bàre un. Pont Sut ' te -Fléivc au-dcffous du 
^'Château rfOrsha , 8c rinantèrie païïa dcT- 
"fcs., tandis que h Cavalerie francbiç à isa 
iajte cette "pnî^nde rivière à la* vue des 
"^Macôrft^: Les Folonoîs 'fe retranche- 
'i^ (ftbord'flir lc^Tmge,,&-5-y repe^e-r 
'^?nt"pcod«itj''tju!dqti«ff • heure»; Us tna^- 
"^*Tetit eirfhîte à une 'Viftoirecertaine,!^ 
Lithuaniens ' commencèrent le- corn- 
'^t j & cedefent çeu ù peu , pour- attirer 
- tes^^MoTcovites fdus les: cdaps dû ■ Canon.^ 
^ Cei /Batbtfr^* qtff- rombattoient fans prt. 
*'ftrfi«s^methode j ;tIoiîincrent ftçitencnr * * 
chw^lepiè^&yiét.prirQnt^xe Stcàtagêiràe .... 
'jjWif *une 'îrérîtaWe- feltB. ^ès- qu'iis fu- 
•"rènt à une j dte diftance, les Lithuanien» 
' /éhiftireÊdC^* fàixr fcdfler paHàgc aut bou- 
^ tm.^quiaret un:fracas tei^nble rcnveni 
" feiérft la? plupart des Efcadtons erniemis^. 
, dbnt lerPélohbis achevèrent Burilemenc las 
-" jÉ&iiè; ' "Ceuk qtd édiirperént à répée'dui 
'v^nqueur prirent la fuite avec tant de- 
ptédpiijtiqp , & dans une fi grande ci;n*. 
'.»-•' •"-'- ' ^ t&; -fufion.» 



/ 



%0^\ Hl^TOIltl DES ^StOhVttOKm 

^ mt paflage de la rivière de Cropiroa.) q^ 

{edécbaige.dans teiBcnrifthècu^'Cntre jQf3-* 
hfiu &c Dubrovv^. :> On afiître qu'iV isffyi' 42; 
xniUe Mojcovit»» Âur ik chamji de BafiuUe'> 
jâm ccnapcer: cesi qui perireac dana^leur 
faâfç. LêrGénésal MoSopui^ lâc.dàix.^ 
Se^neuDs de la pséoiiere dsftknâiQD^ent- .^ 
faks Piir9onieKS. yOette Vi^kâtiô y^q/à ne-: 
coûta qqe 300 Soklat»^ repandit la- resftiM^ r 
da nofti PoiobcHs dans toute, la hipSoo^ 

A la nouvelfc. de cette défeite i.^'Bî^e 
eftraïé fôrtk deiSmolensko, iqui fut<«aifi&- 
t^ affi^ par lea Bckionois ; oiais comme 
ils étoieotcfasiige9tie>bmin}& que lanom^ 
breufe Gamifon qui défendoit^ la Pla** " 
ce, pouyoit' faine tirer le Siège. 'ea»to&* 
gueut) ^ te.contenterent de k bloquer >: 
en mettatot des Trcxipcs dans tros po&iB^ 
itnpor^s qui étoieat aux eavironi^>..& iia'- 
feiettrerenc 
1520. Cependant Albert Marquis de; Brkfide-^ ' 
Cta^uêti de hon^fg, &c Gmsd Maître de l^fdi«Iled- 
p/vôfire to»i^^i«fi«&^ porter attRoiSigifedoa*" 
Timmqu€. la £» & homma^ quHl lui d^ypicvp^tti;' 
la Province de Pruilfe, & cocnmençai lar'^ 
Guerre par ï'atcsique^de la .Forteve% de 
Braunsberg- qu'il ensporta d'aÛàoc. ' Maïs 
le ^oi aïant^tevéjune nombreufe Armée \ 
manclm contre k Rebelle^ & & rendic ' 
iz)akreidé>Miel6k. & de la Citaddle de 
. HoUand. Pn&fitant eofuite de Tes préisiers 
avantages» il entra pkis avant dai&$ lesE- 
tacs du Grand AdaitrC) & força pluûeurs < 

Vii; 






y »i • ,i - }i -< ' • •>' j • ÎS*. I • ' j 



Albert pceffîr^ii vivement ^flUett dema»* 
der^ la ï)aix > îi lorl^ iWolfirog Dac dd 
Schooei3d)OiR-g v3di> liii iècoui^s àù - Màr** 
qujâ avac^une Artnée'dc' 1400a Attcmàirsi 
Cci.Généfal affie^^a lauifEtôt* DâDC2»t , Se • 
en ravagea tdcBjles çamTonB^ nuâsVAYtil^ 
lexie ckplat Place &t fi bien fervie^ & Ici' ' 
I>Mimcoi5 iè/défendkent avec taQt -àù 
comjiBéy qu'ils, n'eurent pa$ iiefoin ào k^ • 
cours pour chafïer les Ennemis qui le* 
allie^ient Leur iCamp fut foudroïé par 
le C^don de k Place : ils masquèrent bi^»» ' 

tQfrde vivra ud^uis: un Païs. qu'ils <ivoientr ' 
eu:sHa(iep[)es>fBavagé ,.&c de& maladies épi^ 
deali^ues étant &rvenues, ils furent obji* ' 

géajda fc reu^|i(^ufement Douzctniile 
Çîhevaux ^Pg^onotf^ tombèrent {m enx dans; -' 

leuiF3 req[ai£e^ oc en tuèrent un.grandnom* 
bra: le refte fut adomn^ par ks PsiiÀm 
de la Pot|î£ranie 3^ où les débris, de cetv 
^tn^^^i^ra. Armée s'écokiot teèjgfés^ 
^,^l^\ Tst^^iii^^^ de Stàpi 

g«^a%dii, ÇbatOJiu ide Cl»9mk%(mvit 
0|i^;yi#9^t^, eoforte qu'Albert > abattu* 
^ilân^ rejourcejat contnûar d'avoir ré*; 
ÇQ^a. à Ja^ clémence de ion ^ vainqueur. \ 
-îJmo L^Khèranifine fivoit déjà fiut de ^^^f' 
gmà$ .VtQffp$ en, Aliemag^ , fotis^ te^X'rwî 
protedipn des Ducs, de S«xc* Le Mar- z'^ri/r» 
^^s: 5flÇ'Br^^ebourg mm etnbmfle* cette^J'*"*«Ç'* 
Doûiièe-i, l'e^çG^pledfc.pJiiûeurs mua^tZZ^^ 
Princes fe§' voi&os,; avok» «enoncé.g fês/'»^* i* 
vgevnt " Ainû par le Traite qu'il fit avec f ''5^ *^ 

I 7 ' Si' '*"" 



wto» 



so4 HuTi^iï^È 9^ ^yoLpriùitf^ 

'^^^VOiivty dont il occupoit la^rcouerç^à* 
cep So^ ÊK^^cISi^ëati^guU)' patta^oir là' 
JE^niQè' avec le Rtâ ,' & que ie Marquis^ 
en qualité de^DtkS^ullâr^tiendrpit^enâ^ 
de Ja Goarofiûede'PcdôgQa kijpticnï ds; 
cette Province qui lui échtrok^ Ç^ 
ainûque la-Profle fut enlevée à^Ofdnr, 
TeutOnique qui la poSedoit depuis^' .mâr 
céas ân«. Cé^ Traité fut à . k vérité trcï 
avantageux -à là République # fie iétaufia 
pour toujours fes wierres qu'elle deyok 
ctainàre de k p^t de ies ambitieux vcu*^ 
fii^;4nabauffi>ir^tfune93eïla Réligjb^ 
Cai^oiiquÇ) & ouwit k «porte aa lfUt$:r 
nmiTme» qui de k Prufle le g)iifi en Pdkn 

Pffédtedes ' Q^tàMesl Mtéds ^Lptèsr'Vwnà y du Pef 

Véié^mts. trdlon Vaivode de Vdachie, entra iknsjk: 

petite Province -de Pokuciey où fl bnik 

Sbiatfnw A k notirélle de cette irruption^, 

Iç Comte de Tarno nUascba contre leyV 

kque avec un Co^ps de dooo hommea^ & 

ie ^tiâi dans )é Bôurg^ d'Obecîftim; CJubit» 

ijjjffriçi Ëanetros a« hôaîbre de 5oÎ9pooCf> 

çup^ot les Hauftetit^^ voiûnea ; il ora c^ 

pendant' commencer 'le combat Au-lieit^ 

de les afctaquer fdeftont> il les^priten flanc^> 

tandis que quelques pLdCes de Catnpagne ti^ 

jDQiem mr/les premières- Ligpes de leur Ar-: 

niee». Le feu^t fi violent que le goij»' 

y' ' de Bataitie ife tenverlk fur les aîles ,^ & ce 

., . . mouvement jetta la coafufîon de tous cA^ 

tés^i ils lurent endetement défaits» fie le 

^ • . . / : / Vai- 



^tffcvèc peine. ■ • •• ' ' >««i»»«*. 

^ ' Api^'ft tliotî ife^IMMSiàtrid Doc dc^^mpOtu. 
'McMfcdvft>;OïifcafflÉfjt Rcgem do Duché*! ^-f»* 
péAdanflà^M}ftiE»itédfe jeune 0tMx^ fie des*^ 
c^^ etl Litbtfiftiié); 6e pénecn ju^i/auit 

^dtî^tirnè) ^Vénofc db ft' fignale?f par H 
^^MSII^dS^^dMâe^,^^^^ mb'à'fi tête ~ 
-éts Ti^j^'Pbîôrioffefs^ & lâfehuaniëtiûey, 
'cKéfiKTbîâitôtfcs Efittettlir. Non ëbnteat 
êtràA iiiti3&ité} a-tHtra è fen tout tti 
imCcdé^i et y ïfrîtfc Oi^aa *î «ts 
:|iié»?M tf laifla tiAè'ftife GzrhmtL 'T^ 
Mi^mixitt inettre l^SIège devatit Smro^ 
llà6? Aa te^Tùtcuir du' jeone' Ooe "& te 
^)princ^ur Seigneurs 4^^ Ruffie 8*étoièit 

'àiê^fkr tout ce ^a y ^ok do BraVéj eà 
•Wfdfcdvîé' fe ' daèndir couragcfufement. 
'£?itet!eiie"dèsPbIotad^fi^tpeud'dlèa ' 
îlfbhtîe*lcs mu!» de la Place, édnftrùto'd^ 
^en;^ utdes éjM^BiteS ^Êibutenue^ pat û^^ 

'4cà,^*%véc de ft^MïfiiiV à tàrtôn «:'âte'1t. 
ibjx.'iàMcimtûïâéepiT lé ^véntdèvttft 
' to5!it% cobp fi ^îolènée i que Idiïortificàtkw 
•îbtnbèrent Kefttôt cri pouffierè. Le feu. 
•ftt mëtï^ pot« dafii'la Vaie; cnfortè^uê 
ié ^eèei^ WMûfi5ovle^&'lcs Séign^ 
"igurTatcômcfe^nbtentf i pour ÏVîterSinow 
•"cruelle dont? *Wncfcndle les -menâçoît*, ' fiè- 
rent oM^éf'dë fe rendre.' Les Pokxidtt 
c mmenereot tfioooo Pri&>Dflier8<le tout âge , 

& 



1^ UîsTotui nts^Riti^i^crrioNf' 

MtétdêU Les M0kkMKie» ^m^eSobàc^pati^ViSf' 
^fi0U€* tôiie d« Pologoe , pour dire tm^«iQ^idcir. 
Paï$ & des forces de cwne liiÂtk»^ > V o.. 
La Mofeovte a^ la Mer ^eiate poerlfe 
mîtes dtt càié du Septennrîoo. A rOômc: 
le fieiHierdnoi^ la lepare 4e ii^ l^iMde: 
Tartarîe, & eUe^eft teraéeHi>l'OQaldQBtv 
' par k Pt^ldgtte, k LkbcKmie? fiCficrfin- 
taC6 du lU>i de* Suéde» fille - éft 'pnefqtie 
,apffi longue que tege, & occupe eoMmcr 
fens une çfpace & plufi de 6oo iieiMf: 
Ce vtfte Pais«ft arroft par le Volga qai 
traverfe les Roïaumes de Caïan & d!â^. 
tmctfn y Se va fe déchaiger dans la- Mer 
Carpîei|ne> ï^jHiph Dwine ooi tombe daag 
ia.Mcr Blanche prte d'Arcnangel: t.'' par 
j'Oby qui coule i\i côté de la Orande 
Tarearie, & fe jette dai» la Mer gkçiaie. 
vers la nouvelle ZemUe: 3"* par <ie .fiôr^, 
thèiie ) Ou le EMeper , que tles idesiuibtcte > 
pan les Colàques'. ont rendu fi faimiixv 
'Â-enfin par le-E^om qui fe-perd^dattrià'^ 
.Mer Koire proche les Palus Mfoôcte. /: 
On ne peut facilement, déterminer te 
siOaibre des Proyincei de Moicoj^e^ b% 
Moicovie prop]^ ^ oà eft la Capitales^ 
l'Empire y la Sibérie 1 la 'LukomirJe-^ ^^ 
Rezan,' & la Ls^ie font les {^us^Rnea^^ ' 
< tes, MoTcou qui reçoit fon nooM de^ à^ 
jyicre/uf laquelle il eft ûtué , & qui hècmao 
cofu^te à tout.cet.EùE, WokJdomiï^>]>to'' 
vcgrpd) & Arçhangel font fi^. plo^ ëeltes 
ViUe& hç Çzar Piqri^ eç ^ $^^diuu xo 

dcr* 



DE Po 11 a 'Nî«i Liv* IVi 1<I9 . 

dénnci9.i6tft&bftikuQeaoovcMe fiir kàlor;^' •■*^ - 
Baidqae , qu'il a nommée Petersbour^ m © n © i 

Le PriBoe jfiESBce Me {uMbiice abfolae> 
tAei)de8pciciq«e fur fo Pe«p)eft> iqui. feoc - 
plutôt iês ' ££:kTet^iié ÊBs^^jec». Une 
aacienne (ypinicm > & les. preiugis de, Te* 
tJDCxtten pnoduMèat dans le-cwir de vo^$ 
k9s.vMD£x>vîterun reTpeâ tBsxACy,6c une 
obâUfince aveugle pour leur.- Ciav » & ils 
ofU peut-être p&is. de. véfiératioo .pour lui 
qne fom Dieu mên»kr . La Retig^oa do* 
n^iaanfie eA la^ClDarétifpi^'Greqiie> mais 
cimcgée.de fùperftkfou». Jl.y a encore 
4ans ph^ura Provinces dfii Jdwtcre^^.qui 
pôrtmc I<^ nom. de Cbcéûens ^ ftns icomioi* 
oeej. C St. Nicc^ eft le^proteâeutdeki 
Skuâic» qui Mxend des hoimeurs prefijae 
divins.. 
vllvryiz enMofcovie quedeuxArchévê*. 
qiifls#. dont 1-an eft Patdarcbe & Métro^ 
{tolitam'ile ces vaSes Païs«. Les £vêques 
ânkea peiit nombre. Ils font vécus d'une 
Souttnne. dt fi>ïe noire > couverte d'un . 
Manteau orné de trois f«anges blafK:be& Ils^ 
font tités . ordinairement deSi Monafteres > 
où l'on obfcrve la plus auftcre regub- 

.<3itfant MX Moeurs * les Mofwvites fem 
fiiperftitieux > içnorans , cruels , & bru* 
taiiK.. Bîampans fous Iç joug de leurs Prin- 
cesr, & n'oftns fartir de leur Patrie fans fa. ; 
pernaiffion, iU,conaoiflent peu les beaux 
Arts, &. comme ils ne voient jamais d'au- 
tres Contrées > j leurs. vaftes Forêts cou- 

YOftes jde neiaes. hm ..femWept «n Pais 

deli- 



V. r^ 



- 1 *. 




^^ , . ^0^uf5 întweabies ^ -sbr âécùâex^t^V 
qu'ils >tipu¥Qi!it la. tnoinfibç,.reGfi^^>^ 
tt^n&de leurs flvtimsii^>ëii vknv&j^ bf 

ime^ Batterie ^âe ^uatee^ pièces de Ç^Wâ 
jieRticBSMTicfBfreifiàrlciiiu^^ Le 

Çafist Pierre le8'it;ubpài;poIiciés| ^ ^«^vi* 

. |i94»it dm^ ^z les Arts qu!il etMiqrwi 
^i^fexMrx^eychef ^ iHoUaade ,- qit .^lii-: 
gleterrc^en France^ ■ -. ï^Î 

., r ilr arôienc ' aoOEtfob .Qk gtaod ^||ài^^b^ 
de Prioçe»» & étoionccomœe efcuucp^ 
CS«m^7'art»re6(Ç[ai habitent att-<ïda.w 

c ¥0^5 ^i^fis lui de leurs Dues, (êcoiiile 
Jdgg «]» C0oififve9CiSQ!K^t^^ du &i2ieàK^'£b- 

3^ft;yv çoçrquj; Nowgrod ^IMofcçît^*^ 

<^j(3|tii les fi^nid^meos du ^Tafte Empiré de 

1548. {«e Régn^ de SigiTmond I fut pour k 
JAiiji/* Pcrfbgiife une ibîte ^tiûoyie:de iViâoiic» 
&^i>i«»4f /. g^ « ^^^rofpetit^M Après Evdr r^wto 

dfacè'desenoeipdâ^de'r'Ëtât, & avoir. ea^ 
.&ltefàk gdii^er à fe$. Peuples lesiniits.^- 
ôe totigue t8c iidureufe Pair, il mourut è 
> à rage de i^ 2 aos^^dom; il avoit regoé 42. 
SonË{^tafe qui eft dans la Chapelle Roïa* 
ic. de r£glife do Cn^iaovie fait: foo. ék>f^ 



^B9fm IVhmpIfâtûr^y mm^ PàftHéty im 

\ «i^fiiïbhêll iôrnômnrf Augufte avott^**^ 
'^«^d' ôc tombfiné, dèà te tivifflt <te tetiiuu^ 
"y^ié: Ainii il fut rêt^dàna £iti& Mct^eé^r*. x«/2i- 
& Sî'iÇvincméût de te noavcèù- Prince ,^2^JjJJ^ 
'^n ne vit'pbint en Pûtogné les troubles np^at i^ 
^^ilf-y fdWt orSiûdres iaprès W mort ^es/ft* £t^* 

** * Tâttdïs :4hé la Rèfijl^oflf ârtftôft S» Peu- 
ples de TÊuropeldi uns contre tes autre? > 
'w Pologne feqle 1 fous lé ôge Gouvcme- 
'ffientde J^mokl-Aujgafte, jouïfibit d'u- 
ne nrofonde tramplSicé. I/Allechàgne é- 
^^ÉtiSt le tli(feiére"ae la Guerrp la ^% faj>- 
"j^îit;ef, & le fèng Chrétiens coulôitde 
^%éàixhé^. L'Angleterre fous Henri VIII 
'^^«fftiarjp*'* plus tranquille. Eh Frifince^ 
"H^éHés'St^es, queBcsTibrritarsî LaBèhÊ- 
^^•^terf'^&f Autriche voîfines de b Pdôgne 
*tiffi<dient' les 'mémcfs ^katlons. Tbùte^ 
PEurope enfin dévorée d'un 2cle furieux 
•BfryéMroitî que* le* feng & le carnage. 
-Le feul Sigiftnond fcut éloigner de fcs E- 
-^ts^dèS?^^ù81esfi funeèes; Attaché aux * ' 
%adliîôte*defiè" Ancêtres > '11 eut pour le 
'Sàifet^Sîègè Wïucoup de reJpea. Il éloi- 
gna- les^ Thé6to|ic<i^ fùfpeéte, *C< fit tout 
•poili" -fermer rentrée 'de (on Roiaunie aur 
-errêfùrs qui avoient feduii? unie partie de 
ÏABerhagic. OpciUaik'iliiîeflnplaïa'jâr 

mais 



1 

Ati HiSTOiïtE* PES REYOLUTWNf ; 

sio il- m^is 1^ feç 2ç ifs pcrfccStioofc pour nraina. 

A2oSs-«nir la Rcligiqn.daos fes Ewtsi tiSse c»i*-: 

TE. te police 1 Sçàc fkhmres iaftruâions'fcr^' 
fcnc toutes les arœqs doot il & kmtrcash 
tfc les nouvcAux Scftairçs. 

Pendant un(^ longue Paiîç , il s'attacha -i 
reformer les abus qui s'écoient ^iiStr'dsaim 
le Gouvernement # à faire ob(êr¥«9 J«( 
Loix & les Coutumes du Rç?iaume> & 
mrticulierement à recouvrejr.ks Domaioea 
Koïaux qui avoient .été. ufurpé^ > oi^ ; filié^ 

.V . nés fans de jqftes caplçs* Ç^te r^l^etâie 
ne préjudîcia c^iïi cepx .qui n'avoienf i:a»" 
jcùn droit fur ces bic^ns^ &^prod9tfic - d^ 
avantages confideràbles à:,.!^ «Républisfuei:' 
[On cira de ces fonds unrev^nii^QnuelpDar 
l'entretien des Armées > g^xx^r^lçs^iitres:' 
neceflités de rEtac. Maia le pUi^ grMd.'dè : 
fes foins fut Tunion de la .LicHua^ié: a» 
* Roïaume de Pologne. Jagglio^ ^n^.tvôk 
jette les premiers, fondement j^ X^Titoky 
ibnt Aïeul l'avpit aprouvçe^ JeaQ Al^np» 
[Se Alexandre (t$. Oncles y ,Sc ^igifmMol" 
ion Père en avoient promis l'e^çécutian.. 
Sigifmond Augifte voulant aquitefjl^ pco*. ' 
niefles de' fes Frédécefleura icimen^.ciiMte 
heureuie alliance dès deux. Etats ^^ lareor ; 
dit indiflbluble. .' ». - ' 

I5Î7' Quoiqu'il pr^crât les fruits eemioin 

*'^*^^^ d'une heureufe PaixauxhazardsdcîlaOucn^i? 

H^. re > cependant lor(qu'il fj^lut foutenir les >'• 
Droits de fon Roïaume> ou reprimer, l'aur • 
dace de fes Ennemis, il fit voir. qu'il éfioic • 
Guerrier» & qu'il ne manauoit ni decoiH 
rage, ni depuiûànce. , L Arcbévêque de 

Riga 



DB Pologne.. Liv. IV. mj 
Rig^ fbn pareût gemifToic fous la Tiran- s i o i s^ - 
iii0.de GoiUaume de Pttftèmbcrg, Grand ^^^ » 
Mâioie.'de rOfd» Tfeutortk[tic'Vdans laVE^^^*'- 
Puèvince de Livônie. 'Ctf Wélat cxpofa : 
à'^loiUe ourtages» & dan^tm danger extrê-; 
me de & propre vte^ implora le ifecoursda. 
RçH d^ Pol(3^ fôn doafin\& fon ami,, 
tfÀ $,pti9 ' tfvoir fidf de' vains ef&rts pour 
Biep^erun ac co o ii flodcment > Jfe mit en-*, 
fia à -la' tête d'une Armée de cent mille 
bomiae^ & entxâ eni^LiVoniè. To\)t fié- 
chit 6>aê. urié puiffiuice ù formidable, & . 
levGfaflid' MaimËrnsofer^ combattre de- 
manda IftP^x; mais il ne' l'obtint qu'à de 
duiîes cofiditidiis. U fut obligé de porter 
la foi &:fa6mmage au Roi de Pologne, 
comité' Vtflil de la Couronne , de païer 
lGfi>fi9lK.de la Guerre» & ^'imdemnifer 
l'Atobt^uc dé Riga de toutes les pertes 
qu'il ay(^tJ&iM' 

.^iOette paitie de l'Ordre Teutonique qui origi^ du 
xcgasÂt ea Livontc n'avoic pas la même ^*'v-a*«'' 
oçipfie 'que le?' Ghevalim de Pruflè. £n ^/'J^^^ 

l'amàe 12^0. Metnfaàrd nadf dé LÙbec aW ««»fV. * 
la «ûtfOficer l'Evàng^e aux..Ltvoniens , &^ 
fi^t^confiKjéEvfaiie de leur Pais par P Ar- 
chevêque' de Brème. La foi Chrétienne 
y fit d*abord:dc grands progrès , & plu*' 
fleurs Seigneurs^ reçurent le Bateme par le* 
Minifter» Aé Meinhard. Mais fous Sêr- 
theld fon Succeflfeur , une cruelle perfecu- 
tipn s'éleva contre les Cfirétiens , . oui tia- 
xqnt une çpn^^ice peu^-êrre conthu/e aux- 
ij!bgqime^^l'E'v^lç,:eDpce^ . 

mea ccmre les Iimdeles. Cette Guerre 
' don- 



«^;; nom de\ Chevalin 'itoit^#Éfie«& .jQoMi 
fc: iûtkisoîr: feule i éUci^r?ifiC<9poi6q 1^ 



'toî 



vires at- mis i^. k. ftQtedÎQfiriAi Ami a^^ J^^ 



tremiMs 



cttti 



^«KTT' xnee^xk cette eir«dIç!'ca<i»^:H]|fciiiî^^ 
^li!^' û lùf^amsih P&Iàgnd^kdMoK6vi^^t> 

ygéok dâ m'capof aiies?> ^ cièr -Ml' dÉ( nSni. 
lui dêckra lu Guefre^ JtfiBâ BâfiUteFMfl 
vqulat; finre ailciuar répooâs âwrîIAsGoAkf»? 

t^ de ft$ £ttisî.<|a^iLttllri»cti(LitltàiàiA ^^ 
^i«£ Maer Aixiéeidei^c&cemcMlleboni^ 

p« fi j90!nbreIlft9t}ih^Vffleao>f%ifè4r> 
oaa^ortéeid'iiAufi^v&âcaigëeî Jj>efM»&t 

ttiMltres. oa. grafid ootâbrô»tU'^ifr^;q^^K 

Q^wii»^ dcmt.o&'.roflaplt «tftètfofa^ 
<MP^r JirfaM famée tAmaàJ 'ttit'C 
xftch Bokuw» (isÉa%ttM'wM[ 







mcÉt^ 6c ^l^fiiioiid^M^oïa^uic ÎMifattffa* 
da.€tk MoCcoffici m^àa Jct«^ Bafilidk n'a^ ^ 
1^ pKti/de bomit 6à. : Il wtti& Icms^dlfe- 
relis péceitees les MUfticit PoloÉok, éd ' 
dtenpe'ât TM«^.fiiiKmweft 4tat d« ft 
facims'^en ^iMistMiiy 4Ujoit^t ks Ooufe- ' 
rcaocs. L'Armée Ruflkntie fiic .partagée 
eok dedx Coqxî^^uÉ mardMi; v^is Smolet»- 
km^, iôuc la- coitdhikt dir GéQémi AMÀoy^ 
8iîl^u|tre>cotxmia6dé pwf ienbSirisfci rà* 
vftiipDpknloitiS^ A: 'viotxanper dam les 
^ioioes de CzaIMri , pfèa delà Rvfkft 
d'Uzbu Hieôfiis RàchMl.J'àlatiB^^Sfil* 
«|i^. Général ite ^Prùuttk làâmxàamiSc 
QteeigtAéChbdlésHc^^ ^deCate^ 
^imett*éÊb ^^fttàp pttr è»iSiSpaùs que 1» 
RtiffîM- në^ AMiÊhPfd des^ardea éxac* 
teJKxfan^kttr Ott6p^> les ttfuqiierût àl'im- 
|«aviSie.v l£ trcuUc^^cdufepttr k.fûrprl*»' 
iê^ & Jrahleurdes^!MGti)iaii$«ejt^ 
piv-aàK Mofe^^riMiidé^^déMdre^ i» 
feiûarfb]ïC3és»dan^4M«{9»imn«^^ 
Virfe qa^ai poâttie? ^HGRubealears: àrmà Ar^ 
èôaUfiattteH^ ^oôôô'4fiflte^^hoidines:,tt^nlm»* 
rent Sabord fo^^Mpéetdaîvttioqusorn le 
re)[le^t«î^tif^y i8e4edma dàn^ lei'Ma- ^^ 
rai^ vot&m , > ta fa« aâbiifiaé :par: lis AiS^ 
r«Éis. -Bc tfépatgfitrMt^^^ mânei kGé- 

tdiDtâ>er-totre^4éiirs ttitàtÊ:;^ Les àiiCfi» 

i|»& <h7hlla aMil^priy4dâGAéddleiifs 



Avovs- 



^-> 



nie avec tant ëoiprccipkiitloa & fi'^pPttr 

kin:s batgifps^iic tQU«;rJi«)rs>|uipagej».4é 
Goertfiv • fî ^ ^ ' • 

La mêxm année fut encore sptMttm' 
He.{»rrla Viâxwrelque. Staniflas Pacz ^jRaT 

•càsft£S »i;ui*affio^a^i^t.ki'6mt;i9lui)ç J^ 
aeri*. Pacz nrtvfiiîttatt plwSique.îrqU.iftBT 

PpcÉe^Erifc%oe âeil$>n,,Pi9imb>it« :£(j{^PMl 

û:vivcmcnt te J^igaçs ^^ AffiégpjijVjc^'il* 

ks fb^eeittic^ ^cèsuaocHist^î 4^9$ i^H^ 

au* Btiille défi'Eiir^Bàis,'perjrçA^v< f U J S 

Ccttft'Gtttea «;ptmûp :^B|ipprej pepd^ 

&iaiétoiml>)bl^^ de4i ^^ef, diM^ Jfiif 
ftift , • ib ^tcvenoient .biemést ^ apr? s, avec 
des Troupes^ ^ CQftgderaWe» y Se leur 
grand notfibce iCG^|i^)ef)jroit .|eurfli jpertes. 
Ënvain. fiireot-i)p ISiatiutf Qrè$ du Lac de 
Sitmt et enfi*itcs|)wri»e^ teiEQrteieflç, 4^ 

«aftipa^e afWW'dQs'nwvîiitefcyrgupêf t*; 

«!ontiniiereitt4eiir^*B«l^«? - .- .. j ^ ' • mît 

1568. . V Ptot fimiB c*(feiL)Èç| ai»lft«Wi8»j;Sr 

^(fw jgtfihoÉdlqefiîhil.vaWlçr ;<lwc^ ces ftâ» 






ife défaites avoient «pris TArt de la Gu^-* s i «.i t. 
Hpe i * &c favôifent dû nnoins reûfter . Les a u o v t- 
jPolonois affiegerei|t eavaia la forte Pkce t «. 
^'Uk i . lerRufficns fçurent y, faire entrer 
du recours, & Sigifmond fe vit contraint 
l^e le\rer le Siège. Peu de tems après 
Romain Sangusko Grand Maréchal de 
4^ithuanie kva cet affront par la défiute 
i^gl^te d'une Armée Ruffienhe. Il fur- 
pric n^ême Ula , 0ù Sigifmond venoit d'é- 
-çhouerV . brûla cette Place , & paflTa la 
.Ôarmlbn aii fil de Tépée. 

; Les deux Peuples également fatigués 1572. * 
<à^ la Guerre firent une Trêve de trois Afo^t ^' 
;ins, pendant laquelle Sigifmond Augufte '^'s'^'^'^ 
inour^iit à:Chinitz eri'Lithuanie, d'où fon '*'*-^*-^** 
corps fut enfuite tranfporté à Cracovie. 
îï.y> ^.infeunic.à côté de fon père. • 
^ jÇe Prince fjige ^. débonnaire ne vou* 
lut jamais emploïer le glaive contre ceux 
de fes, Suj^çts qui. fui voient les nouvelles * 
çpinions. Rome blan^a cette conduite> 
èc lui en $t un crime. U aima la paix, 
tant qu'il J^l crut ay^ag^ufe aux Peu* 
]^esy dont Dieu lui avoit confié la coq* 
d^it^. Il £t la G4^erre^dès qu'il vit qu'el* 
k çtoitnéçeflaire,, &c dans l'une & l'autre 
de ces circonftances l'utilité de la Répu« 
blique fut toujours le motif qui le fit 
agir. Sur la fin de &s jours il eut une 
I^aitreffe , qu'il rendit/ l'arbitre abfok^e 
4ç toutes fes grâces. Les excès qu'il fit a* 
yeç elle , joints à fon âge & à fes infir- 
mités, hâtèrent fa mort. Comme il ne 
iaifla aucua enfant ^ la Ligne nufculi- 




1\% HrsTOTM :liËS/RRtr5LvribM« 
i«T««- 'PC des Jk;cllb!is , qAi a-î^irit VeW près db 
*'^"** acoaiié^?61oHië5ti"èia:îfi(yi^dfei>d!srÔ 

wi Intèf*ég^e;'-&-€oHna*fletr à toutes léi 
intrigues éyût ktots tilons pitlér r 
Dietêpmr Aprèd tes" DiétèîÉ'pâftieuKeres, tant dît 
i*£^î«». Roi-iuittetk^Pc^egneqjksau^^^ 

Tent^à fe ï>ieté^Gftfér4lé'iiiai(lu«Sè ï^a 
fovie. Le ï*apë y ènVou dri Légat pëliè 
exhorter -ks PoîonGk % ^éBpc • un Priai ^ 
Catholique , & pour s^opofer aKjnc èàl 
prîiês que les Pfotefttns poufoient^ 
t k fevèar de îlfttérrcghe. Mil^ f^ 
remowrattccs dt œ'MitîlftreiÇ!Lp6f|^liqùè^ 
les Catliôliques '& les Evàtigefi^iiis^* ^ 
rent entr'eux «ne GonfêAei^tion ^ '& 
pour con&rver la pai^ ^ 41 fut arrêitë <Çuft 
commun coflfehtemeflt,«qùe k difetcncq 
des fentiœeris dans laReBgîon ne (eroit 
Mint ufl motif de divifion entre les Su« 
jets tf un nïême Roïaume , "& que tour 
les Polonois îndiftinâement'(ërbient^-« 
mis aux Charges^bli5]ues. On convifai: 
même qu'il NKoit néceffitk« •rféx^cr titft 
Roi futur un ferment exprès d'fcntretc- : 
nér k paix entre fcs ^Sujets 'dé difcrcntfe 
Religion, 'in effet Henri de Valois, & 
Etienne ^ttori furent obligés ^ fe' con- 
former à cette nouvelle Loi. 
CéndidMi Ërnéft ^'Autriche -fils xk l'Empereur ' 
f^féi. Maximilien , le Roi de Suéde; & forf 

fik ' 

^ Qifi wkip fitm sffttU m t&U^ itt'ftêttffjuu. 






"gèrent C^tidick^ j^ - & «nnç^ïi^Fent leiiis 
Atnbâiladem:s .^ H Pl^t^. L'Afçhidtic 
^'Autt;ic^ê çlpignarf>iÊnçqî:: t:0M5 fes 'Con^ 




4mife -^feavoicnf fi peu d'eftime pdur tre 
î riiiae , qu'ils lui préferoient Guillaume (fe 
•Kofemberg fon Ambaffadcur ^ & fi et 
-Miniftine, «ût eu aflfez de courage poiir 
'hfei, ^pçepïer leurs offres , il àuroit etm 
j^Aê^J^our lui-même le$ fuffi-age^ qu'il é* 
C€k vex^t^ folUciter ^ur fon^ Mkk;re. 
'""'Oèpendâbt feuté de QDftturrexfô , En- 
-i&eTrt ' d'Autriche , apuié par k faâioiï du 
^Legac^ auroit âéelu^ fi le haz^rd ne lui 
•à voit donné un Compétiteur qui n'avofc 
•point encore paru > & qUi étoit luêmfe 
■inconnu aux Polonois. 

Un îPolonôis, ndmmé Jôati Grafoski, 
•Gentilhomme de beaucoup à'el|>rit, mai 
<Puné'très petite taille étoit venu à la 
"Cour de France, où il âVoît été bieh rc-. 
içu de avdit plu à tout le monde. -Les 
-toormes grâces de k Reine Catherine dé 
-Medicis OU' il àVôit fçu gagner, lui pro- 
curei'^nt tfcs avantages oMiiiderables. Se 
^roïant,. riche ji^^ voulut retourner dan$ 
îfejni.'PàM.' Sgifinbnd Augufte ^l'ctoit 
•pas encore itnort cquând il arriva; Tous 
les Seigneurs Polonois qui OQnnoiffoient 
peu la Cour de ÎFrance, eurent kt curiofi-^ 

K a .té 



- 



\ 



ÎMTtji- té de 'rënWepériir 11 ce îuj\^.' Il lès tKaf*. 

»»oM«. jqqJç p^ fes reci^/ ' 11 Içur parloit (te la'tnà- 
gnificenceÔc des agremehs dé cette Cour 
brillante , & leur vatitoii: fur tout le mérite 
du Duc d^Anjou, à qui il avoit en parti- 
culier beaucoup d'obligation. 'Cétoit, df- 
foit-il , ui^ Prince ,iccôi?ipU ^' \ih jçipïiè 
- - ïiérôs 4ui avoît gagné, plufîèurs Batail- 
les , & que k fortune n'àvoit'jabandè'b^ 
lié en aucune occaûon. . Les Seigpfeùrs 
de Pologne conçurent une haute idée tic 
. xe Prince, & après lajport de Sigif- 
' . ,. nioîid jetterent les yeux, fur lui pôiB* icii 
déférer la Çourpnne. Crafoski Jes cdn- 
..firma dans cette idée , &' par leur or^dït 
repafla en France, pour avettir le, Roi & 
la Reine que fi on vouloit envoïet des 
Ambaffâdeurs en Pologne, le Dud d*Aû- 
jou feroit élu. Ce fut ainfi (ju'uh Naii 
fut chargé de la plus irtipoitante Négo- 
ciation. Charle IX n'aimoit pas fbn fre- 
* re. Jaloux de fa réputation & de la tcn- 
\dreffe que la Rejuie Mère avoit poUr ce 
Prince, il cher choit Toccafion de l'èlôi- 
gner. Le prétexte étoit trop beau , & 
]trop plaufible pour n'en pas profiter. Dès 

3ue le Nain parla au Roi des difpofitions 
ans ïefquelles les Seigneurs Polonois *é- 
.toient en faveur de fon frère , C^ffle 
n'héû ta pas , & . envoïa en Pologne Jem 
.de Montluc Evêque de Valence ,''Gî11c 
' de Noai'Ues, Abbe de l:ille'.^'&^<îu^\ic 
St. Gelais de Lanfac, en .qiiaBté d'^Un- 
Wcradeurs Extraordinaire». L'éloquence & 
la fpupleffe'dç '^ôij^iîici.^irgfcpt' qu'il 

• * rc- 



rçpandit:, {fes ppoxneflcjs, la haine des Po- iïtw«î li 
loiioi^ ooritre un Prince AUejmand ., & ^oi$lî^' 
rèxemplc .recè^nt de la Bohême à qui la 
^dai{pn d'Auçnche vouloit ravir' la Uber- 
te > agirent fi puiflâmment fur l'efprit des 
Électeurs , .qu'ik fë réunirent tous en fa- 
y^çjH". dç Henri de Valois. V "^ 
Jr Pr obligea les Mihîftres François dp 1573: 
Jg^er que leur Maître niairitiendroît e/î 
Jpùçf. coutumes, & Ubertés du Roïaume 
ide Pologne> & du Grand iDuché de Li- 
thuanien Après ce ferment Henri fut élu, steâicm it 
Se prpclamé Roi par le Palatin de Cra .'«f«7 ^« 
covie , fiç par KodkievicTJd Grand Gé- ^^*^' 
libéral dp l^ichuanie. On . drefla enfui<e 
JfA(%.ie..rÉlei!lion, qui fut remis aux 
Anobatodeufschpifis pour aller en Fran- 
ce chercher le nouveau Roi. Ils étoieiit 
au nombre de iiy & avoient pour Chef 
Adam Cdnarski £ vêque de Pofnan , 6c 
une. fuite de deux cens cinquante Gen- 
tilbommes. On leur fit à Paris une ma- 
gnifique, réception , &: la Coiir n'oublia 
rien de c«? qui pouvoir fouteriir Tidée, 
';qu'on s'étoit formée en Pologne, de la 

frandeur & des richeffes de la France, 
ienri ailiegeoit alors la Rochelle, le plus 
fort Boulevard des Huguenots , qui s^y 
défendoient avec tant d'opiniâtreté, que 
. ce Prince fut heureux de trouver un pré- 
. UrXte fi honorable pour lever le Siège, fans 
rien perdre de; fa gloire. Il partit prefle 
TOUT les prières réitérées des Ambaffadeurs 
.rolonois & par les ordres de fon frère ^ 
\ mais il ne quitta le fejour de ]f. Fran- 

K j ce 



ZtOIJ« ^ 

tôt. - :. 

La I^eitiA Mcsri^ lecofidiKi&t. jcifijtt'âa. 

lorraine. Iltpaflkienfoitis par JfÂlèoma^r: 

goà» >. & foé ccknpHmicnitiè àxHèiddhgmngpL^ 

par Chriftû{She gkiierJËteAaiT'P^laian^' 

q^ lui'Êt^ klai^vccité uœlnmgiaiftqUe'te^ 

ceptiob ; ; XQftis ^ukhii j^uâ lc^plùa>]:xà£: 

. dépit > en lut tJMitaiit juo; afUUlMQODti 

dans lequd' oïi avoit phcè plu&rars i!a>*' 

hkaux^ qui rqurcftaotoient cet «ffiseiut: 

maflàcm fait à -fiarisL k iutk.,de5la .S&< 

BftcthekiBi , par le con&ibâapic lesroo^ 

dnM'tde Heom Les Boloiseiis wuwcâm 

' leurs Frontières le recevoir/ |i SPrih^ oast^i 

duifir«nt à Cracovic, où' il ftuiooutoaoé 

quelques Jours après. 

iSMftr* Henii étott Ûeziâiît > dfu^ poiA. tna<^ 

•'*^' jfiftueur, & dicïk^pto brilIlKite.jâwifi£:« 

Ib II sîenosiçaic. facdleaottdt ,. j&3va\m> 

Henei: .L'édbqueàca Imi Àokt (xmoK^iaaMi 

mcdlla rlb&^itle Latiiti^|£tffi l^É»!;/^^ 

l(r SixiiçDiù. ; MxgotiBqix dum it9^ cmn 

moiues* oà iliMott ibucenir avw iclflt to 

Maieâô RcMle^ libetal^ & qudquefiiHi 

prodigfUje?,. «fané affiibilké 4c dJutie»'piv« 

UtefTe oxtrciDœ>- il^ etikisa x&m ko* '«scâur» 

(kr.Pobi»»: un extstieor â ébkviMSmt^ 

làir/At dpenr le: règnes te ^ld$:)Mui)fcilfi! 

Maïs, àpotnè Henri dr V^okrât^^^^fol^.^ 

i/ ^«tVrr Trône de itok^n0<>' quc^ Çfiari«^d^sftii» 

/f Pp/0^»< , frère moumr ^ta eafta» mâk^ ^^i^JUÉ* 

ir.r'' ne lui depo^ aiiffiftpcCoBiiM>âir^«^ 



tiers .powr^ltf: faire jôisewc» Jraocfi ^ oà H«N*ia* 

vie U cf aigpoit que W Pobnois nç s'op*- 

malgré' lui , il leur cacha fon ckâra^ . 
Sf^i» uD*ii9iMt dég^^i âoà butatféUT de t 

fe^reQdré^:|M)ftcà\£iefi06:e9 Aàtiiàyt^ 
Su Hde4i en Ffaace par.,ku rouie d'Ii^ie» 
Iles. FoloDois , qv& ci«gai)ieo&. foa éva^ 
iiaa , s^eft apvçurent grefiy^t ^«fficâtv 
fie firent courir après lui Jj^fl^'i^aciiodii 
)^ae4gfik*à<qul)k|MSrlieHes dl^. Cna€o\|ie » - 
fis^em ÛMiikmefic v^couFj aya& pbtf-liumv 
l^ks fisisir«s , •^^wt.lmmùs. môsass , . pour/ 
)'r#iigii^ è rtvieais. 

' A la nou<(^eIle àd départ du Roi, le 
pei^e devine furieux ^ & û le Magjftvae 
4e ÇpdfiQvie n'eut mk dsa. ^des dâna 
les* mes p&Qt le i|?epri0)fir> led Fr^açoi» 
i)ttî' étiDiem 4ms k Ville ^ & q«i'oa re^ 
gatdott comme dt» perfides, auraient éoé ^ 
OMiËieiés. Pibmc , ipti^anm. Smi ]^ Rà 
daâsfa fuite^ écqui s^ésak égm» ife'éviv 
•»»la fur6ordfls:B^â0S!<|uul le peuxfiiiw 
lenlfc, qu'en fe cachant dam un Minais^ 
oit la peur le fitteoir fi'laQgtQms^.qu'it 
CQ M1& roeonr de firoid. 
'. Chirte de Oanzai, ope Henri ^eôr 
hisSt en F«dpSiiQr (tpurhuwe' iès escofes 
àih R^nUique d'un. départ (t piâcipkéj 
ez»- ei^fit ^m^&BnSGmx. les motifa arec 
beaucQiip dmquetice; H^ri.éoimtauifi 
aux principaux Seigoeurs^ for- le même . ^ 
'^figec; nuda* tout cda fie iàtisât point les 

K4 Pot 



, HtwRiiip^loatKSj: qiri,fe6fura?t; ||)epri|&; Ils fi-' 

^J^^^ rent au Priiice des reproche» 4e fim éy^k» 

lion ) & dç ion' peu tfamchcjpaent pour 

■dès Peufdes^^ qui ^ ftTOÎ^^^ecnmgtié toit 

d'eftime. . - •- • '♦ 

H«îri en ibrtaat de jfdldgnci crut ^uiÈ-i 

ter un Pais barbate^peur-Jun Ro^MKHiie 

plein de déliées & de -.plaififf/î ^Ilwgjt 

ttom^é dan$ ion Wente. ' Sosr f eg!)Q^f^ 

fut qu'une trifte fiûte de malbeei^^Â-cip 

Guerres inteftines, & fiait pur VfJSiéEi^ 

nat de ce Prince; ' ^ —*» 

157^. Les Polonois abandonnés par leur RM 

Les P0I9- lui écrivirent que les befoins de VEtiiy 

Omkient' ^ ^^ pcril» qui ménaçoie«cla RépuhK*- 

f^r'/ro' que. Ta voient emporté ^ur rattâcbémcffit 

trder â 'que k Nation àvoit pour fes Princes jéc 

!i«» rÎ?. fl^^5 ^'^^ ^^ revenoit au plutôt en Poloi 
gne, on procederoit inceffitmment à une 
nouvelle Eleârion que les PolOnOis n?ai- 
voient pas voulu faire > fans lui detntfn* 
der s'il vouloit encore les gouverner. 
Quoique Henri n*eût aucun delfein de 
quitter la France pour retourner en Pô* 
logne, il répondit à ces Lettres j que lès 
Guerres dans le^iielles il étoit engagé iie 
lui . permetroient pas de revenir fitôt ; 
mais qu'il enverroit en Pologne des Mi- 
tiiftres 5 dont l'habileté fuppleroitàl'àb^ 
fènce du Prince. Il y envoïa en efifec 
Guy du Faur de Pibrac , qui avoit beaû<^ 
coup de crédit Se d'amis en Polo^ey 
& qui connoiiioit parfaitement le geoje 
de la Nation. 

« Elle étoit divifêe en deûxfaâion^ , qpi 

. * quoi- 



1>E Pol^O^GNE. LiV. IV. 2%^ 

ottoîqrf'ôppbféeà Tur le cliB&^à^^Candî. Hwm n 

tion cte'Henri ," & TElei^cm d*tth nouveau 
Rot. Ainff r^ôquencé Se lesfollîditations 
tle Pibrad fureur îflâtlks y & - ^n ne Té- 
coiira que par bienféance; 

JL'Empêreur Ma^imitieiideimndâ h Cou- 
ronne pour lui-^iAeitie , ou pour FArchî- 
duc Erneft ion fils 5 qui avoit déjà été 
«KClus par k demkne Dicte. Les Viafiet 
fltu ootfitraire , c'eft-à-dîre , ceux qui vou- 
loient qu'on éiût un Prince de la Na- 
tion, s'opofoient aux brigues deia Mai- 
Ibn d^ Autriche 5 & leur nombre augmen- 
, ta par la jondion de la Faâion Françoi- 

ièj qui ne pouvant eitipêcher la dépofition 

de'tlenri'5 fe réunit aux Fiafies contre 

le Patrti' Impérialifte. 

" L^oppôfition des fuf&agcs produiût une Sàffim. 

dangereufeScIffibn. D'uncôtérArchevê-.^^^^'"^*'^ 

3ue de Gnefiie, & le plus grand nombre pùncf it 
es Sénateurs Polooois & Lithuaniens ^fy^'^'^ 
:ékirent l'Empereur Maximilien ^ & deJJ^,, 
l'autre, Zborowski Palatin de Cracovie, 
le Cbmte de Gorka Palatin de Sandomir, 
leComtedeTenciin, & prefque toute la , 
-Ni^>lcflequiétoiidelafaia:iondesPitf/^^, • - 

par recoiinoiflance pour les Princes Jagel- 
-lons, éhirent la Princeflè Anne Sœur de 

Sigifinond Augufte , & lui choifirait 
pour' époux Étiemie Battori Prince de 
> TranffilVônte, qui fut déclaré Roi. 
^ 'JBn' jmême ttïtts lesPartifans deFEm- 
-pemuïl envoïerent à ce Prince des Am- 
• baJ3àdeurs> pour lui porter TAde* de^ fon 
.'yj ••. ^' ' ■ K 5 lilcc- 



wiiim» Ele<aibnV&'l"é prjer 3e 'yènM:.a^,âùt^ 
*^"*-^'pm3re,p<#Ôioû dirtfp^iiÀ;\Vi^ pen- 
dant «qu'il taiok de Irnigiies. coi^rencer 
for lîp ferni^t que les'Poloiidséxigifeoîéut: 
dé lut,; peuî,^ çOBfervation de leUr^Prir 
«4fim vilege^, Battori fkis diligent le prcTint 
^r«V'& emrd eia Pôk^e. Anifc^ qpij'aûtîà 
nmm/. dès ûu'rfle le v^j^g^tï* un,grèTH^i3Lom-: 
bre 3e Scigrieur^ du ^arti op0jS,, &; Jte 
trop ïfeBt Majçimâîfen fut prcique^qiibHé^ 
Son ConCttrfent^ulà WPrinciiîffe^âcSç 
fit roufo^ner à Qracovie pair ^ Sç^thii- 
ki^ K*mtowAi Evêque ^ Wl^diflaw > 

eft YzhStoce de. rArdievêqaé 4é. Gncft 

^ • - ^ -^ 

Jiie« r , j ., . ., > 

1 ç 7 tf . Cepcûdart^Matimiîien ^ qui u'avoit pài 
i/orr ir âban<k)nné fo Droit$, chercHott de toyî 
'l^* côtés du recours contré Battorî qûH 6"^ 
****' toit ^'U&rpafeur '^ fliai» la, i^ort > . qui Je 
fùrprlt au ttûUeu dtf s pjîéfâf ^ti^ qu'U fei- 
f^ peut fou expédition ^ fit ceflor Ict 
craimes^tfune Guerre Civile qui alloit dcr 
«îhirer b Pblogne. Maximijîeû mourut 
it l'âge de 4^' ifRs, après ui^r^ne dé 
douze : sks» tout foâ parti fe fournit à 
BftCtori.. 
1^77. , : Dâonezic sMtoit déckré pot^ l'Efiape^ 
Guerre ctfiKttva'yM quOiquc toua les Ordres. du Ko- 
^'Jf ^'C* ïaume" euflcAt reGonutl fi)n Coocurrcoti^ 
^^*"*^'* cette Ville feule refiûfoit foii$ difér^ns 
préccate^ de prêter le ferment, de fidéli- 
té. Sts i&fers Habitarii o^r^ût mèxoc de- 
mander au Roi un fewnent particulier , 
ptJur la' confirmation de Ipurs' Privilè- 
ges» âc une enclera liberté de confcleo^ 



o^.^' Batori renyoïa rexàw^ de leura |*^YlîJ' 
plaintes à. kEjfifitc pf»chainfi^& rieur: or- 
donna de s^aquitec .pa¥ proviQon des de- 
voies que d^ Sujets doivent à leur Pri»^ 
ce. Il vint mênae ju^uà Marknbourg, 
4c leur envoïa André iUx>no^(^i^ Maré-9 
chai de la. Cour ^ pour le^ eag^ger à ve^ ,^ 

çifT ^iddcr^ leur, câufe «levant le Sénats 
Mai&les Danâicoi^9 Ipin de fe rendre aux. 
fa^ r^ïiontrajiGe$> de ce Seigneur » wi* 
rent des feiitinelles à leui» ppjrtes> cojn« 
me fi l'ennemî en eût été proche,, s'em- 
parèrent du Château, de GrebiO) fie pu* 
blierent un Mahif efte é||alemeat injurieux 
au Prince & à la RepuhU<|ue« ; . 

Le Hoi irrité mar^b^ contre le Cba-^ , 

t^ de GrebiiK^ dont il éemfv$! >. âEl 
fit ravager les Terres qui apartenoient: i ** 

f Hôtel de Ville, de DantSiiq. %e$ fiour^ 
geois ufurent auflitôf éf;, repiseigtUes &à 
les Terres de TEvêque- 4«t WladiÛaw' 
& du Monaftere d-OUya,. ou ils miterij 
ie feu , de crainte qjii'on ne fe. fervîfc 
contre eux-même^ d^ ce.poûe isssfot^ 
iant. 

Après quelques propofitions d'accooae^ 
modemept reietçcyes: av;ec hauteur y il)s fu- • 
rent déclarés rebelles & enncsiis de. TE- , 
tac , & Jean Kboi ows^ vimclm contre 
eux. Comme .ibn^ Armée étoit peu nom-^ 
breufe, les Dam^icois qui aKQiewi.reçtt 
im fecqursi de Tçpupos Aile»a«des fertâ-r 
rcac le jour dç P^ç ^ .pov^ ïa^taque» 
il'iniprovifteicnvfi uc^ Qiiage^afiBfeuxac*- 



23^ ^ rf/stotfei lfEâMtE90tlWÏ01l5 - 

ETiE'MK^Iofhit^agSé ^9'eëlaifè^'Bfi dP-ténî^fi^-lesri 
ïATToRï. cdnttûigtïit^ ae^Tèfatri*! àarf!i> Icùr^ Vffle- ' "^ 
Les Dant' \ Quelquès' joiii'y a^èSj TdïïS' la conduis 
»iVi« y«if te de Jean tié"do8ch,ib reraontéfentî la 
**''*'• Viftale datis -lei*?' Vaiffeauîc; & aU^eor 
à Derliw che^hef îes -Poteinois ', qui a-' 
pffes ùri-loibfe'^corfibat-Ies riairént en fui- 
té. ïh pçrSltené'lioik/^ horènâès- St^iptef- 
fleuri jiiécfes'Jd'AhiftçrJé: Afrèé cé^t^^é^ 
faite ^ eoHcri éntràf;darié là^Vflîe ^n^*- 
une poputace iîifeftïcè voultit îè mdtfai*-^ 
ter y n^ais il a'pâîfà ces furieux,' en^em^ 
promettarft' qifil les vahgeroîc Mëntôt y 
& qu'il d^fendfoit leur Ville -juf^û^tt. 
derqier foupir. * ' ' . , * '^ *-^ 

À la faveur de ces Goeri-es iiitelKiles 
\^ ;' *k Czîir fit affiéget Revél^ ihais ki Otf* 
mCbn fe défendit avec tant de totn-age,^ 
qu'après (îx femaines if a^t^ues' inutile» j^ 
les Ruflftens furent obligés- de kjver W 
Siège. Quoique la perte qu'Bs'avôicaït 
faite devant cette Place fut corifîder^leiJ 
fls ravâgefent toute la Livoniej & f 
prirent plufiçurs petite? Villes ,«qtii Furent 
fàccagées avec la plus cruelle inhuma* 
mte. 
Sffifim' '» Cependant Battori preCTofc'VÎvetneûC 
mettent à Dantzic. Dâtts la ptémiere fortie que leé 
3#i/«ri; Bourgeois fireht après la défaite ce leu^ 
Armée , ils remportèrent un avantage coik- 
fidèrable fur les Aflîégéans, àc les oWgè^ 
rent de traflfporter leur Camp -pUis 4dîrt , 

de la Ville. Mai^ Un fécond èdmbàt lèU* , 

fur funeflej car Quoique lé notnbre de« f 
fnorts fut ^al dô^ part fie d'iautire j les ' ; 



D-*'J?tttr.i-)Q.igti|* i^y^W^^t^^- 




tantôt pbligç5.fl'avojrTççp4rs i là boti-^ 
té : àe leqr Prince. La- fjoLÏx fè ijt* par 'k ^ 
il^édiation des Eleâiety-s d,ç Sra,ncieb9urg['- 
&. de Saxe , .&rd^ Laa^gfaxp ae Héifç. ' 



- ). 




d^pignt pardon^ aii Koi 'j' qu'ils lui fc- 
roiçnt ]4I?' ferment- dç 'fijîelîté^' & qu-ili -v —^ 
.reparéyroient les dommages •faits dps" lé ^ 
Mcmaftere d'Olira. Le Koi de fon côté 
don&rma tous leurs privilèges/ & |eur 
proîpit une entière liberté de 'luivre la* 
Confcffibn d'Ausbourg.' " \ ' \*^ 

- X-e-.Mofcoyite étoit maitre.de prefque^^^^^, 
tamtô la l-ivonie. , JMarienhausf,, Roiît-«/« Af*/*#- 
ted> Lûffeq, puneburg, & Kobkënîiau'^'''^;^*"^ 
lui., avoient. çkiv^ert leurs 'portes / 6é îe*"*"'** 
Ô2.a^ %ui vouloit réduire çes^Peapj[eis^*par| 
une apsarence de bonté St de clemenep.^ 
^ perppiit pas, que les Troupes fiffent I^' 
moindre infulte aux habirans dé ces Plàr* 
çejs. ,Mm la' Villç d'Àfcherod', où un? 
grand nçmlpare de Nobleflfe s'étoît rentfu^ 
n'eut pas le même fort.' Les^ Mbfcôf ite? 
inafla'cirçrent: ; tous' ceux qui pouvoicnt? 
porter IfS armes,' ôcVabandonnerent" W 
femmes fie les filles à labrutdité des 
Tartarcs qui^ étaient à leur foldé. Le^ 
Bourgeois de Wendeny eif&aïés de ces 
f:ruauté^3 refuferent l'entrée de leur Ville 
^HJX Rqifiens, qui' yinrciic'1'affieger; & 
conM^e cette V.ille infortunée n*étoît paî 
érfétat de fc ^êj^càdéê': elle- jatri^ intfeux^ '\ ' . *' 
t- -';'j^ -»• . K 7 peru'> 



' a 50^ HtJTàïtoÈ ufet ReVoLùtionj- 

%^]wm% pecir^ qire <lé fe nendre k tm^onemi fi 
*4^^<>*^- barbare. Dest;. Bourgeois mêmes firénc 
de$.Miûiei Çom leurs mgirôns^ âc/s'ea fi-*' 
rent un tombè»i. , Le Czar maitre des. 
ruines- de Wenden grit encore par com- 
poâtion Kuneburgk , enforte qu'a rex- 
ceptioxL de Revd & de Riga, toute là 
Livonie gemifibit ibus le joug de ce ter* 
rflîle vainqueur. - 

Guerre tm- ^^^^ ^^^^ v^ngcaflce de ces invafions ^ 

trtVsMofSc ibucenir ta gloire da nom Polonoisy. 

*»ww. Bactpri. convoqua une Dicte j^inérale gui 

fiit ternie à^ Varibvie. Le Roi y pfopofa. 

la Guerre cohtre lé' Mofcavite j ^,c:lle 

fut refolue d'un commun conlcntemeht: 

Wenden. 6c Duoeburg avoient déjà été 

iurpris par les* Polooois\^ fijc quelque *tem& 

. apifès. l'Armée que le CiaraVofr èpyoïeq 

?:>ur reprendre Wenden fut biàttue par 
icrrÇrTatow. 

Lé Roi après avoir pourvu! àVfadtm-^ 
ûHbationxle rinterieur du Rofaume peni? 
danft ûm abfence y afièmbla des. Troupes 
de tous côtés ^ fie emprunta^ dc^randes 
ibmm^ d'argent pour ; lés p^ièr ; ÇhrK^ 
ûîjpbç^y Pwnçe dé Tranfïilvanie,.^ eut or- 
dre de. Uâ amener les vieilles Troupes dé 
& Pmvince x, ^ quelaues £{cadrons. de 
Cavalerie- îLafdrazoswki ftit cîïargé dé 
élire de nouvelles ^Levées, en i|Ulema^e; 
^ Les Koogroïs. &f les. Pruffiehs vinrèrtr 
auifi groiSr rArmée • Pobnoife ,. 6c ïes 
Lithuaniens fournire^it un Cçifps de looo^ 
tvommes. r 

*'4' ^^ On imrcftfc Pokacî,. fin; lai rivière d«: 
~"*-' ^ Û^rina> 



leur Içrvoitdepauage pour encrer dans co 
ï>uchsç & dims 1% :Liv;d¥H^,-.<i,e Roi 
viot enfiiitc. devant k Place . avec toute 
rArHaée;, qui y vit 1^ ipeQ:kcim le ràm 
hornbte. Le fieuye li^t^ 4e feng: pouf^ 
foii; 4yeç mpçtmoQté.àf» cot^ encore 
palpitaos, qu'on avoit zttxh^ fer des 
plîiûq^, Le^MfiÉBwitw.WEewraide cet- . 
te fearl^^ejattaMtéi qwàs awir fait,fi»i6. 
ftir ui%e divc c»j*iv«,ç ai«: Polonais ûui 
avcMeat eu 1^ nialh^r de tcmAer mm 
leurs maiûf^ les; a^fOioat fait mouôr au 
miliçn, de5 fiiplices. Ils, crurent Jar-là 
éçofj^wttt VMmée qyi. vemae lo^aflie^ 
g^ i. mai^ ç^e, barteffie n'et^; par I^eflfet 
^ih en Wendoiemv&.loiii. dccaafer 
de la, craiatejiaiï^/l«c»uB,(tePol<«icw^ 
elle n'y estcita qufii le dcfir^ d^tme juac 
va«gj&ance. / . , 

. he Ca£U)îi;d<j» Affiegeaiw fitt£»it peuj,,,. . 
deffet contre les murs de bois, dont laww/Lw 
çla^c^ éçoilî e»lpii«ée^ pour y fjmr hre*. 
ch^, H fallut we Ia:,to»che àfa nmia lis 
Solriaç^ ^€«ifàf»ni à P»flfe4t. Leifr»parcK 
miei^ Q#br|s âr^ac .voèms inuoèos y 8c 
Ma pluifiç ^ combc»iciM.'ca abondance 
^igïiirçnt .phjs d'uair fim Ifincendio;. 
Enfin ]^ Hongrois mksm pm-.les pro*. 
meiï^i du ^^ & par Tcipoà- 4a \mm^ 
.s:avawerei)i. . b^dinient mt pksd^ des., 
murailles 3 où imlgré les e^rts ôc A&s^ 
COup$ çle$Affii^^iiUflihràaerem-Hn & . 
^ feu qa'ejles furent bientôt réduis 



2,» %wEi>!?|jr?5;îT-- - 

BtiiHH» teà ep-cendres. Les Moicovltèfe detnan- 

BAiTORi. derefat ■ âlbYs'S^* capitîàér'/"&'^^»'Vèndf-* 

rent.. • ' ''■ ' ^^ ^ ^ '^ '""''- ""' 

Cruauté ■ On trouVaî dâtis^**la Placé leé caéavrw 

w<x ii<r»/co- de pluficfurs AlleTnans hibrtk dlaiïs^^im 6x^ 

•''**• plice jufqu*alôrs inouï; ';XJn' Seigneur 

Mofcbvite fe^avoit fait metttejiilffau'àùi 

gares dans une vafte' <hîâudîcre cfhijilé 

bouillante/ :1V leàf ^ avoit' enfuitte ' pifle 

<lans la prétniare pcfau ^ du Ventre iriië 

coràe qui leut lioit les xtàitis 'par dcr^ 

riçre , & dans cet ét^t on leur avoit 

crevé les yeux ^ & déchiré fe^vifegél 

Leurs cadavres défigurés confarvoièrit 

encore le^ marques de miUe blcffiires 

doulourèuies , que le Mofcotite , pàolr la 

faire plus fouiïrir5leuravoitfiittes à diffipt 

rentes rcprifes. Un fpeétacle fi horrif^ 

^•endit furieux les Soldats, & le Roi eiit 

befoin de toute fon autorité, jtoui' empê;^ 

cher qu'ils ne fe jetteflant furla Gam^- 

^ fon Mofcovitc, Ôc ne lawififent en pie- 

ces. 

. Après cette heureufe expédition PAr- 

mée fut mife en quartiers d'hiver ; maïs 
.malgré la rigueur de la Mfoh le Doc 
rd'Ôftiog pafla le BorifHiène, & povi&BL 
ies courfes jufipi^aux porte* de Starc^ 
dub. Philan Sitrita Gouvternéltf d'On^ 
•ha fe nat aùffi à la tête* d'utïe part* 
de ïa Gamifon, & aBa brûler 'pkis de 
aooo villages -aux "eïivitons dè'SWbfeoà- 
ko.. • ; ■• ' ^ ' • '"■' '-'y" ' 

1571. Pour coi«iûaér la Guerre ïaâiiée' fti- 



-•■•»■ 



iê 



. 15 R P > P ^ N 5. Lttr; rlVl 2^ 

vante i\«ic les mëoieçL'^antagcs, Bàttorî^»*»*»^ 
^voit béfoin de Troiipes & d'argent, *^*'°'''- 
& ToQ tint à cerfujecuoe Dietç à Var- 
jbvie, où Jean Sarius 2^amoskî^ que les 
Guen?cs>de. Suedcj ont rendu fi fàmeax ,* * \ 

dater mina ia .Nadon .à accorder au Roi, 
de nojttreaux fuhûdesi . . * 
r-; >|^«es.:^ccès de h .demi«re -Campagpe a-; ^^h' 
Voient exciti 4'ardeur jea 'Polonois , & '*'*'* 
leur faifoient e^rer de .plus grandes Vic- 
toires.. Le même. Zamoski , nommé Gé- 
néral des Troupes qui dévoient fervir j 
:marcha, du côté de. P^lôcz^ pour affieger 
Ple^kow Ville forte au Nord de la Li» 
ylwlanif. . Mm8 tandis, que les Polonois 
agiObient fi puiflkmment jœntre le MoC- 
covite^ .le Roi de Suéde leur allié ^ âc 
qui avoit même con&illé la Guerre, en* 
tioit . en .•£nnemi..dan& la Livonie , Sç 
Pontus de la Gardie, GentilHomme Fran- 
çois à qui. ii SLVck donné lEat Fille namrelle 
ien n^riage, attaquoit le Château d'O&l^ 
& les. autres. Places. attrittmes.de cette 
Province. Le. Roi envoïa inutilement 
jfean .Uerbort Starofte de Sanok, pour 
eng^er les Suédois: à fe retirer", fes re^ 
^snontrances n'eurent aujcon effet, & dans 
les. circonftances où il fe txouvoit il fiit 

obligé de diiSnuiler. , 

: Le ChatesMi d-Oâxow, bâti dans une 
ïûe formée par .la rivière de Viclka,cou;* 
vroit Pleskow, & empêchoit l'abord de 
h Piacje. ; "Âinii . qn affiçgea. ce Château , 
,dpnt la Garhifon fe rendit par compoû- 
tion, daps Tioftant oû.lest.Polonpis aL- 
^ ..» * loient 



9^ H 

fes Pan ^ 

de leurs "" "-'* 

nie du - — 

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^éofuiok ito.b>taiftrstringfes3«B>pifldi:des ^^|^^, 

-BUinUUeB»^ tnaisTaYatitageretoitioujciur».^"'*"^ 

«ux Polonois. Les Âlfiegés fuîeac enfin 

«blfgéS'<it fe renfermer: dims.. leur Vitte. * 

£,es. Hoffigmis^s'aiUachfireiit à ia HoHn de 

Ji^xrch0w ySo tes. Boknotst.à xselle 'd« 

SyriôiÇ) ^ IWi pnoàta'àd&l^aor dèr qae 

ll^. beecbè fat ouvc>€«t,'>de çratme qu6 

llean^tmi ne 1^ reparât.,, oa Ae fir derrière 

ua iècond retranchement. Les Afiemans 

9lâjrchotent fur h- première Ligoe^ mais 

Kaur Chef aïantétetue^ilaperdiceiit ooeKir , 

S^. n'oferent comnMnf^ ^attaque. - Le» 

JK^lOooi.^ déjà, trrkéff de n^âvDir pu obte« 

nirt ù prétiHârQ Plkce, > firent voir qu^iè 

l^imriiojipnc. lis psk&teat aa milieQ éds 

X^^upes Allemandes, fhmcfairent: le fos* 

&> âc attaquèrent le poAe avec tant' d^ 

l^s^eur, qu'ils pla»;er«f»: leurs £tend:irds 

Êir la brèche. Les Hongrois imitaient 

k^ur^ bravoure, es ft le^em: av«c mt 

dans la Tquf. DéJA^ les Ennetnis 9 iH 

ime <l«s Dfapeatt» Polono» arborés far 

ïm»s- m\xrsy p^tioietit ta ft»te^ loriqut 

Sw^skèt^y monté fur- un cheval' couvert de 

bieflures &c de &ng, l^rapelle, les ant^ 

mc<y & fait tant par fes prières 6e par 

fèa ineaaccs, qu'il les raHie: L'Evêquê 

mêwe aceouft* fur le lieu du combat , 

leur- fréfeflte les Reliqtiês des Sûims^ & • 

leun inspire p«r fc^ dtfeours toucbans tout , 

ce que là- Religion peut dotmer de eou- 

n^..- Ils reviertneiie î^ la* charge, & ap- 

rêteot les affaillaHi^ far le bor4^ d'^un fbflS 

cretiiè d^m l'intmetur de 1» Place. Ils 

les 



t#. .• 



' cuIer5,./& leur' enlevant Jie. texrom qi^^jlà 
venoient (ie egghjçjç* XeàPôloriois^ plu^ 
avancés que les autres Trouges^ fe jed- 
rerent les 'pré|pier?, .Tout te.fou des En- 
nemis tomba, enfuite fur. lis, Hongrois.^ 
qui . l<^ . (oudnrenp ^ ccp^^dsij^t jufqu'^à^ .m 
nuii;>. éc. qui ça,j5iiÊflt,lçiir' reç^^ç.^^ 
l^on ordre', enleverèaç leui:$ , Qopoç^ieiff^ 
morts ou bkfles. • . . .. .> ., ..^ ., 
Lst Têi^ On aprit par des lettres intei:çeptee«., 
mifmpi' que toutes les Villes voifines dévoient en- 
mmsdfu ^^^^^ ^^^ Troupe^ au fecpurs de Ples- 
fiéui. kow. Pour leur empêchpr Tentrée fje la 
Ville, Zâmoçkimit en embuCcadp >' fitf 
les bords., de ù rivière de . Wf lika ,.C& 
plus haut du côté de la Ville, fit bari;gr 
le paflage par UQe eibfece de Digij^ formas 
de batteaux liés enlemble» A, la Avcwr 
d'une nuit épaifle, les Ruffiens s'avancè- 
rent en filçQcepour entrer dans U Place; 
mais ils to^nberent d^ns Fembufcade^ jSc 
preiXés d'up côté par ceux qui.étoient,iur 
la Digue , & de. l'autre par le$ Allemans 
'qui étoient au deilbus, ils furent facilemeric 
défaits. Deux cent Boiares ou Nobles Mof- 
vites relièrent prifqnniers de Guerre, & 
furent amenés au Camp : deux autres par* 
tis Mofcoviçes eurent le incme fort. 
Cênquhêê Pendant que les Polonois faifoient de 

m'ir^'' ^^ P"^^ eflPorts contre Pieskow y Jean 

'Roi de Suéde étendoit fès conquêtes en 

Livonie. Ses Troupes chafTerent les Rus-» 

fiens de Wefenberc , deTolsbure , dt 

,Wikke , & de PÎufieurs autres Puces. 

Après 



:Aprè^ cespré6iile« âVàttïij^e^ . -Ppmûs de «Twimf 
Ja Gardie âfliégea îvranra' fiir la^Wèlika..*^^^^^^** 
.Vi»-à-vis^de cette Place,* fur faàtré rive 
du fleuve , lô CJzar Jean avolt fait bâtir unfc 
Vifle apdlj&e Ywanôgrod, & ks deuxPla^ 
ces èroient jointes pat un ppnr. Li Gàr- 
^ifôn eii étÔic ' fof çiç'potïr' aller , défendt-^ 
.^eskôW. Ainfi'lés Suédois Venl&mparef 
rent facileitient.'Les Châteaux: de Jam^ 
mahrot & de Coporiô fè rendirent 
ouili^ £ahs ofer îaire la moindre reûitan- 
ce. ■ * 

Dans le mêtne tenis, les Polonois ret. 
conquii'ent plufieurs Places ufurpées par 
tes Mofeoyites, & rentrèrent dans Kî- 
xemp? ^ FaJkenaw , Pirckel, Salis, Lé- 
wetiart, & Afterod. D'un aiûre côté, 
"Philon Kmit, Nicolas Rad2ivil,^& Ha- 
rabarda , Chef d'une Horde Tartare au fer- 
.yice de la Pologne, pénétrèrent dans le 
]?aïs ennemi, battirent les Ruffiens près 
de Salefi ,& ravagèrent toutes ces Con- 
trées,, presque à la vue du Çiai" Jean q}fi 
s'étoit avancé jufqù'à Sturicie , pour y 
attendre l'événement du Siège de Ples" 
Jcow , 8c qui auroit été facilement enlevé 
par les Polonois , fi Radiivil eût olé ten- 
ter Pentreprife. . 

Le Siège de Plêskow.langui{]roit pen-cwriW^- 
daotTa rigueur de THiver., & fi les"*»''*'"^'** 
)>crtono{]s''t?eui(reitt pas eu a feûr tête unî'J' '*'?' 
^^énèràUafftîito^^^^ habUe^' 

que '^Sattiôilï;' lls^fe'fuffen; honteufe- 
ineticiefî'rés.* Plesfcow. eft dans une, Con- 
, trç^ des plils 'froides' de h Moicovie. 
^ " Dans 




**t#irMl>jtt© l'Hiver niè^Sbîéff'n^ ^^cât irri, 
«At^ôiif.^^ pfti,«: lé^ jbUrt ii'oiït que lé^àici héu-: 
fc$. ^Miîvèr de cettfe «htife Rit phi^ fî- 
goufeUK ^11 n'àvoit *^' depuis tofig- 
tcms^, ^forté qu'a fiit'iitipoîBbte lié f^- 
Tcl^S' gardés ordinaires. Geui dui étbi«4 
^iîfefe^étdrtSf -déteûrsTancés fotlflkâéhi 



Tm'^K)id '^îr leur gk^lt le Tifagfe;-* , l« 
TfiâiflSjj «c rie 'recou^rôicifft ^r 'èla^p 
ft«iirellë qlife ^ur lettre . bf ufés P^*'^ ïïA^! 
fièvre ardemë , qui les ffiettôit Wfeb^t % 
tombeau. Zamoski s'expoûnt lui-mêèifc' 
aux frimats, & tout couvert d*ùfie niîgé 
jg^cêtj les atiifnoic pat fdn ël^emplé &.. 
paff fe dlfcours. 11 leur j^Voétiri^t^tôul 
les • feeoiîirs pcWfibleS , leut-^nQ<!Mt déjt 
habits , recômpeùfoit leurs ^Avaà^ j St 
alloit foulent les vifitet lui*triéMé ayeè 
cette bdfaté & cette fitiiiliâï^itéi qui fcytic 
tant tfimpreffio^ fur le ctéur 'd'uti Soi- 
dat. 
1582. Swiski, peu content de la ^bîrè d*une 
fi. longue défenfè , voulut encore , avoir 
celle d'une Vîxaoire fur les AfEegeàns: . 
Malgré la rigueur de là fiîfôii qui 'lem^ 
bibit tenir la nature dans une ef^)eèed*en- 
gourdiiremem:,' il'forrît de la ville pouf- 
aller les attaquer dans le^f C amp. Dé- ioo6 
Chevaux qu'il avoit au commcncettifent 
duSiège^^à peine lui en reftôit il Ifept 
.. cens: ulesTafftmbla tôui, Ôc^fetriit ^ 
leur tête. 'L'Infanterie le fuivit en diflfeî 
rens pelotons. • - u ^ . 

Les gardes avancées avbieht ordre fen . 
cas d'attaque d^d>andtkmer leurs poftes. 



Se de r^jT^r 4^s. le.ÇÎJaqfp.e; J^ yg^t««t«M«4 
lèuriretr4d'te , Swi«ki criït^ qye^outer^r- **^^*^'*** 
mée Polonbife fe retirait , ft: -courut à 
toute bride vers le Camp j mais à peine 
filt il entré 'dans les premiers rangs de pi- 
quets 3^ jjue Jean Kretkow & Scaniflaa 
Çrimpifer , doat tes Troapcs avo^nt-défs 
-gris ^ armes, fortjireinr dé 4eiirs Tenne» 
- eduyéri^s de n^es , tamnié d'une pr«h- 
.fi>ndcetab^fcade,&tom la'Ct- 

. -ralerie erniemie. Trois cens Hommes &- 
trenttué6;> Soixante Prilbnniers,& lesautres 
.contra^its .4e rentrer dans la Pkce. 
• Cependant Antoine PoiTevi^ J^fo'^p^.r.f^ 
ttelHût.de ménager un ^accommodemeatifri ^'^r- 
iCsntre les .deux cPartis. LeCzar prcfle"*"**^'" 
c fMii leé PcAonois avbit cnvpïé une Aai* '*'*'• 
baflade^ Pape) ^our lui propoier une 
Xïgifê contre k U^urc. Il nWoit pas def- 
Hfein de s*e|ig$ger dans cette Gaerre, & 
-f eut-être même n'étoit il pas alors en ^ 
4cat de la êdr^i mais il dperoit que fe 
-V6i^dkyûzt^ipà,ril9$ offxQ^ d'ufï puîflittt 
-ti^mS'Ciitkti^H'mhetità çoamÀxn de k 

sChréd^téj çrendroit fes intérêts contre 
'4ejRoi <fcs Polognel Crédite XIII re- 
-çut bien fefr AmbaffadeujFs^ Se lesiffenvoïa 
'dans letïife fiaïs iavec '-kt- Jfefuite qui con- 
-lîolffoit par fiutemént tout ^k >ford , & ^à 
^ui il ordonna" de 'ménager y s'il étoit 
poffible , la Paix entre les deux Peu- 
-flé^/ ■ • : .i:"^^- ■■■:■-'.■ ; *; 

Pôfle vin féâflît jdaas & negoc-iation , iv^iV/ dt 
. 5c içut concilier ki^ ô^wt» aliénée dès'**** ^« 
d^x Nations. La ^^ix iulfi ^o^due ïTiT^t^ 



Jeur rendûteQt. lea. rinces qu'Us avol^ 
,prifes fur çux, à l'exception de. Wi^|6r 
^èç fiu Territçwe àp Polac^ C*ç%^tefi 
^flue finie cetî© Gucirre , daus^l^q^i^Je 
^jÇzaTi Jtait'n'fiutijpos les >6^cdç5 , i^u^ £ 
^poiffiïfliçe &ifês menaces fiufoîeM'c*^ 
^3rr.;. JÊUe :l9ii;.QQute k.ia»g if^ijitatcie 
^çens mijie de.feç Sujets..iLes -ifcc^iiiiçt, 
; JFxontieres de U Pologne^ .rwerent j^ 
habitans, •& ne furepj: pk5..qi*'iiaç ,yp^ 
^^ „ ôfolitudQji II p^dk-kw^imunipitioè de 

- • Je& Fofêts>dç.;Ja Ru(B^ -i^sÈi pçl>{yj^;;>n 

^' '.^JTortîr ^ue^iw la:M^ç Oaci^lél . fetp» 

^.fion\ijiçjrce tp/?c ksL^tm^uiJiér^": 

-4 la Pologne j Battoïy p'ajjBiqyj à f d , 
«mer les abus qui Vétoi^â ^Sés daQf,k 
.^Gpuvem^œ^t ,. ,à.brfeveux^«:t^tiiulto 
; fie ia G^^enïQ^ ;&; fit i pltt^^jjgpUt^i^i- 

ypoijfe reg^t 4ô <ç$ J?irince ^<^ ï^^lfimsios 

Ï^i fo9t ^ncore.obfer^éSv.iU tjG&gPrf'.d* 
^ pndSipQVM'eofcçc^tim;;d^ ipluikvirf Aegi- 
. mens deftinés à garder les FjQn^i^es. ^ 
côtéçd^ la T%rtârie. H difcîpJina:lc$ iBa- 
; i4que$,.& éitablii: m cQrck.Q. cmw èws 
4^ur MiHpe. .; ,.ir., ; .. .. i.1. ç rj. ..: :. 
TJr'tit ^^^^ Nation tire. fon origine d'w %- 
lâîST*'* nias de. Brigands jj^quiS^^ris idc? J6twi$ les 

I^es .qu/^ le. BçïiAJxèM fori»e;il Yon ,em- 
» .v _bou- 



da les fcfc^t liibfiftieir^^iibiom léu qudqtiè- •******• 
fois û btidiefle de Muffir lodri dooriës 
au-d^à de h Mer Notre jxâiffmt portes^ 
de Con^antiQOpto* ' 

11$ , s'hàbillem à Him de peaM ée' 
loouton^ où ^8 kiflèiit là faunes. Endurcit; 
à toiit^ fortes de fiidgàes,- la'fiiim) h 
foif) fie les injirres de^rdr neifom ^Mnî 
poiis eux. Us ne fe retfàncfaent|siiâais dans' 
leur^Oàmp', leurs chstiots fottt touW 
leurs Fortifications , & ils s'y '^déftûdenc 
avec la dernière opiniitreté. 
, Battori fçut gagner ces Barbares ^ '6r 
pour les attacher à la Pok^ae . il leur 
donôa la Y îUe & le TcrritcSre de Toch- 
timirôw fur. les rires du Borifthêne«< Là' 
ils fervent de barrière oostre les invaGdns- 
<^ès Tartares & des Turcs. Souvent ils' 
les ont arrêtés 9 lorfcpt'ib vouloient entrer* 
dans le Roïaume^ou les ont battus ^ loirs** 
qu'ils enfivtoient. LesPbfondis ont vou-*' 
lu les fubjuguer^' mais cette Nadon fé^' 
roce^a jça.çqnlorver fil Hbcrtécontre'tôU#> : ^ 
lés ei£tfts de.ce puiflàttt Roïaume, qui . 
a. d'ailleurs intérêt de les liietiaeèr. 
] LaSuede s'é'toît tniaiatentte Suid Pufiur- i^%6, 
patioiid^ pjbces que Pontus de la Gar-* 
die avbtt f>rifes en .Livonie 9 & Btttéri, 
dans 1^^ circoqftances où la Pdogne fe* 
trouvoit alors , avoit jugé à propos de 
fulpendré U Guerre par une Trêve de 
Quelques âttiées^^ «sais U Ven fidlut peu' 
qu^àu pi^udice de Traités ^ les Suédois M 
reinpâràâenc de Riga. En e£fet les lia* 
7hm L h bitans 



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MToio icottTKt^ jinift dcftafeur 'te Ugx*"^**^ 
Tac::, h» iUpoti^qiM «crSoi^M lèq re- 
gcetx.{Mrlcaiti3gBtfqi«s.ft|MniU0tqi^cl-. 
te Jiii & ^nm.' Jeaa .Siriut 2aaKNk^« 












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HISTOIRE 

DES 

REVOLUTIONS 

POLOGNE. 

DtpKii U cammtncemettt Je cette Moiunbit 
juJqH'it U tâen d'Auguste It. 

/^ M. VAtse DESFONTjIlNES. 
TOME SECOND. 



A AMSTERDAM, 

Chez FnANçois t'HoNOin'. 

M. DCC XXXV, 



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HISTOIRE 

DES 

REVOLUTIONS 

< 

DE 

POLOGNE. 





LIVRE CIN^IEME. 

E s que le Roi Etienne Battori jrg^' 
fut mortjStaniûas ^arskows^iMTEti' 
ki Archevêque de Gnefne "^eomb. 
& Primat du Royaume ^n-^rlTp^ 
blia ks UniverfauXj pour IzTitiaim. 
convocation de la Diète de l'Eledion qui 
fe tient ordinairement à Varfovie. Dans 
les premiers jours de rAffemblée, i] y fut 
arrêté que le Roi futur ne feroit élu que 
du contentement général de tous les Non- ' 
cts^ tant Polonois que Lithuaniens; que 
ceux qui s'attacheroient à une Faâion par* 
Tom IL ' A ticu- 



2 Histoire pEs RKyoïtUTiQK» 

iiTTiR- ttculiere^ ou qui vcndrpient leurs, fuffiajo» 
KBONs. fijroient regardés comme ènneniis. de 1^ 
tat; qu'on oblerveroit la Confédération >^ 
• fàittf' lors de rEledion de Henri de Valois 
au fujet de la Religion, & enfin que le 
nouveau Roi pipmettroi^ de revoguer I^ 
Décret de Profc^ription donné paiî le feu. 
Roi contre Chriftophe Zl^cteowski. Oa 
6ta même le Générafetît Jean Sarius Za- 
moski , pour donner cette Charge à Ni- 
colas Herborrqui commaadpit &lors dans 
la Volhinie. 

Les Zborowski profitèrent de Pablênce 
de Zamoski pour obtenir ces délibérations 
préliminaires^ ils étoient ennemis mortels 
de ce Seigneur, qui fous le Rfcgne préce-. 
dent avoir feit comdamner à mort Chrif- 
tophe leur pareht. Ces deux puiflans Par^ 
tis diviferent bientôt: la Nation datj,èjrc , §: 
chacun fe rendit à la Diète avec dèsTrou- 
pes. 

Les Lithuaniens formèrent auflî plu- 
fieurs conteftations. Ils demandèrent qu'on ' 
réunît i leur E^uché la Livohie, la Vo-î 
ttrinie', Sç la Pôdolie qui en avoient été; 
démembrées, & reprcfepterent que lesPo-' 
lonois préjudicioient à leurs Droits; qu'oa^ 
avoir élu malgré eux les deux derniers 
Rois; qu'on avoit envoyé une Ambaflàdè 
à Rome fans leur participation, & que* 
dans la préfente Eleftion il fembloit que les 
Polonois vouloiept encore' gêAçr leurs fuf- 
frages, en venant avec des Troupes dans 
le lieu de T Aflèmblée. 
Les Pfuffiens de leur côté repréfeûtercnt 
' • • ' 'qu'on 



\ 



HE POXOGNE. LlY. V. } 

qtl*on les accabloit d'impôts; qu'on doii-iMT%ii- 
noit les charges, &rlesgouveTnemeos de *'*''*•' 
Idars V'ûks à det Etrangers, ôc que- le$: 
navires de Damtzic, étoient retenus par le- > 
Roi de Dannemarc pour les Dettes^ con«' 
trà(ftées paf le fea Roi; mais là Diète réu- 
nit Texamen de toutes- ces plaintes à utt , 
tems^ptus fav<Miabie, Se donna audience ^ 
aux Atnbaflâdeurs de» Priat?es étrmgfits. 

Le lie^t du Papie fiie entendu le pré-^'>-flw 
niier. Quoique fon difdoafs ne tendît qu'à ^'^'^^'^ 
exhorter les^Polènoisà là Paix, & au ^ 

choix d'un Prince Catholique, on entre- PrfW/i/t 
vit' néannioins- qu'il panchoit vers la Mai-^ ?^^'* 
fbn d'Atoicfae^, Se qu'il voaloit perrua-^*^"'*** 
dwr rAflfemblée de laméceffitéd^élife un 
des frères d€ i'ËmpePetfr; Les Archidacs < 
Brneft , Matthias, 6» Maxitnillen afpi-* 
rdiem' ^kment à là Couronne. Ils' a«' 
voient dans'leur pavti le Comie de Gôffeft, 
& toiite la^puiâânte' FaMiile des' Zbo- • 
rovmiâfy qui itialtmités;pii»4eRôiifitietifteJ 
s'étoient refi^iés à- Vienase^'eii' Autriche;- 
xâais ils^avckm potffGofiCOrfenrlePrtnGe'^e P^Vn 
Skirmond de Suéde; U^éusok fils de Jeaaî<c Smedtt 
IIÏ, Roi de Sued&i» S£^ dt tCa«hetiû0 Sceutî 
dé'Si^mond Au^tè; ^in& Él^.naiglnce 
Id r6ndoit^éal»le!aur P5k)noi»,'& lui^ 
dotinoit qu^oei droit att ' Trotte^ pu!^é[u^ip 
écôit: dâ fai^ des Jiigrilè^^ 
- Tfieodoïe Grand Jl>ic d& Mëkéfiè pa-^* ^' ^'^ 
rtit aufflcomtne'CandidéHr^ fic'pouf prix»^.,f^*^**' 
de fon Ëleâioaf il' oS^it'dliieorpèfer auf 
Rt^ufne de Pd^glie^^' c& vt^e Binpire' 
qui s'èt<tid^d0piii^U'IsWdl»eou^à^dài'n^ 

A a ves 



.V' V î i 3 M c o j o "î a û 

ÏHirtm» y^:^ WU^f: Cafe»?mÇ^ iM?. LiAuM^ 

i^;>uitffient k^iemandfs^ 4u Ci^r , .quelques 
j^fjpeôeî qjje 'feiflient; les pfjqpQÛtion? d^ 

F^kH iex ■' ^ Le* ^^J?^^ f^ipfotoiem à toute? jp?;]^ 
Pw/w. gm d^ Ejtwnger» , >& vpulc4fo5,,c|p,op 
jnît ua Polwoi* fur le >Trâ^. rSittnn Jfs 
Sukaa s'iwterçflà pour l«s Neveu^f 4ft Çf» 
Etiennç, &Jt dire par le Gnj^4).yÂ?ç 
aux. Ambaflàdeurs Polonois qui é^ientJL • 

^ . la. Porte, fltfilprieit les Çteftcurs.tfaySF 

'' égard att mérite de ces. Prince^ . . - 

Divil!ên ' Après que le« Anabaflàdeurs çu):ent été 

4vf ^e»- ^nceodus , les inimitiés qui /diviibient^lçs 

iw«"* Sdgncuri éclatèrent, & |L^^^ uoel^P- 

fioo. L'Archevêque de ^nçfne, & ot^i- 

niflas Kriski:Palati»'dc,Q:açoriç.fortirént 

<!hi C9^> & allèrent xmx daqs ufi, endroit- 

. voifin une Aflèmblçe p^irtick^ive, , Da J 

- furent fiiivli par le Oiatp de X^9CÙ) > 

par le Duc d'Oftrog^ p^r André Ofpipdâ 

^bréchal du Royaume, ^i3^ Zpx^ld 

. iChaQceljen JLesLiclHWyiei^.feftparerent 

au(G, & fe renfeiperent^buis leîir.Ç^p 

pendant plus de 40 jours.- r 

Ceux qui s'étcHent retirés 9'V9C, 1^ ?ri- 
xnar , & le Chancelier penditc^t ou^ppur 
V un. Piaffe;, ou pouf le Pçiqcej^ SiKde;. 
mais après queîqiies confereno^ jfpjçfpfx^ 
- ' Zamoskî- les^déçermip0^l& ^veiu* ^1^^ 
mmà. Ils dénopcc^t lgur;y^(yjiè^ 
Comte de Gorka, ^ aux i|ut|es$eig|9pirs 

de & FaâioQ^ 6c leur demand^^^ ^^ 
ièûtim|!nsi maî$ ils répondirent qu'ils ncN 

pou* 



V -V 



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DB PoLOpKE. LiV. V. f 

çouvôîeût' ^(idnnéf fctfrs av?aP/ fi- toute b iNtt *- 
Nation ii'êiék kS^tm^ àkn^ut^ tûèmc ''***'^ 
Dicté, &^tteeômpôfc4€\ift>feul Sénat» ' '" '' 

Sur xrctte f époiife^ , f Airdîevêqoc de 
Ondhe 5 pout' préven»^ ime divifion phjs 
dangereufe fe rendit aa Côlo ; fnais le 
t^^mfe^^cQGfrtei';'-»'*» Zbotewski^rfcu-, , , %, 
■tent pâ^' îë reQ)fe^u'fls ^eirfiîent ^ & dtgni- 
-téj'Wils ôfereAt r injurier 5 '«n(0Ttfe que le 
^Prél^r fe' crbyanè en dafiiger revii^^ avec 
'ZâfnOski. H ftit ftivi par tous les Erêquès 
MÙ Royautifte)' % l'exception de celui de £/<^;«M<fi# 
-Ktorie, & bientôt après il» éluiem 5/^y^ ^« ^ 
wo».!/ Prince de Suéde, fib de Jean lil; ^ ^'^^ 
^ • Dès que le Parti contraire fut tnflirroé -^' .- t 
-de cette Mert«arche > il foifgea ^auffi^ à^e " 
fsâxe'^tm^^o\\, •& notnma * Mwicçflîèii 
d'AûCricîtej ttîalgfé îes remontrances desér' rf«jifj- 
Lidiuaniens ,tmi firent tout poor empêcher 5*^** . 
cette- d'dubléÉléflfâon. D'un côté l«»'Zbo.'^-^"'*^ 

• zôWskî cnvoyerènt à Maximilicn TETcque 
•de Ktovie, 6e^*e. Duc dé Pronsfei^ pour 
'l'engager ii pàSèt au ' plutôt en Polccqe > 

• 6c M préfenter le Serment quH deroic 
faire à foA- àfvt fn em ent à la Cotifonne > 

^ - pour là"C0!ifervatipn des Privilèges du Ro- 
yaume. De l'autre côté Zam<âd deman- 
da au^Prince de Suéde FUnion de la Li- 
vofiie i la Pologne y Se éx%ea qu'U êAtre- 
' tiendroif ' ttfié Flotte à-fes dépens, pour la 
défenfetk'lë» tMkrveaux Sujets; qoll fôur- 
lïîroit dé PAnflîérfe pour leaSîègqâ de 
Novôgrody de -WèBkow, fie de Snudens- 
' ko ,' fi le Ciar fiiift>it quelques raouvc- 
^ ménd ; qo^il retrteftroit le» fooaimc» autre- 
-^ : A J foi» 



^6 Histoire f)ft& J&E¥0£t7'8&DKs 

In x^a- fois prêtées par le Roi J«an à Sigjihaaad 

x^GNK. ^uguf^g . qu'j[i abandonneipit toures ies 

autres prétentioQs de la Suède comte la 

J?olcgne> & qu'enfin il feroit ua Ser^aent 

général d'Qbferver tout ce que Heoci cfe 

Valois avoir promis de Éûjfe, 

Martin Lifnowolski fut-eo&iite aocDde 
.pour aller en Suéde chercher le nouveau 
.Jloi> & l'Ëvéque de WladifLaw avec quel- 
.ques autres Seigneurs eurent ordre de le 
xecevoir à la rade de D^tziCySc délai 
£iire prêter les ièrmens fur^ les Pai^a Cam- 
venfay avant qu'il entrât dans. le Roj«ui- 
ine^ mais, le Roi Jean fut-moios flatté mvr 
h nouvelle de r£leâion de &>n Sus , 
jqu'inqulet d^e ibnfQft au milieudesdas- 
^ens, où il eaUoit ^'ejqpor^r rpourpreac^p 
j)o{Iè(£on d'un Trône qui lui jétoit difpoiÉ 
par la Maifon d'Aucriçbe. P'aillem^^ {a 
^réunion de la Livonie à la Polqgae ha 
Jètnblott.uoe condition tr^pdui^, .&'«i- 
deflus du prix d'iiniRojwuçie .ékâif. Si" 
giTmond ayoit les mecnes ièntimens, & ne 
VQuloit p^ perdre le ijaoindnsTfiaaroo dio^ 
ne Couronne hérédicaife, po»r ^naqueibr 
upe qu'il ne pourroit-trdniîneideàià poT- 
terité. 
stgifimni . Dans le tems que le Pejpe , {c.le jfls 
vient en po- étoiçHt .auijS indéterminés fur,rac6cpiitt»n 
''^* des.offres.de Lifnowolski j feriç Sjiarre ar- 
4?iv^ en Suede,avec d^l^tfessdeZiaiiKii^- 
iki, par lefqueUes xe .S^goeur faandoitîà 
.Sigifoiond qu'il étoit 4n^tre de OiaiCQXie» 
6c des Ornemens Royauic^ qu'il nint fep* 
'km^jt i^il feono^^^ifes '£aupk«âj& 



XKE tP^O-L O'^O N4C. L t V. V- ^ 

qae tout ku obéïtoit a,u(Btôt. Les vœux sioi»- - 
des Polonois, & h. gloire de fon fils déter- «'*'''' ^ 
.minèrent enfin le Roi Jean , & il le fit 
partir fous une eicorie de 23 Vailfeaux. Si* 
^gifoiond arriva heureufement à Dant7»ic> 
& y fit les Sercnens convenus , à Texcep- 
;tion oéaiunoins d^ celui qui concernoit h 
.Uvonie. 
. Cependant 2l^moski étant entré dans 
Cracovie , fâiibit retentir de tous côtés la 
Intimité de TElefibion du Prince de 5ue- 
.die. Jl écrivit au Pa|)e, à TEmpereur^ & 
aux Eleâeurs de l'Empire , que Sigifmond 
avoit été élu par la plus grande partie des 
Seigneurs, & que fon Concurrent n'a voit 
^u que les fuârages d'un petit nombre dé 

Ëoterics qui efperOient séparer la perte de 
ir fortune à la faveur des Gueres intes- 
tines, qu'ils tâchoient d'allumer dans le 
JEloyaume. De l'autfe côté, Maximiîien Mnximi* 
fareflë par les Zbozowski étoit déjà arrivé ^» *'^f *»- 
Ar les FrontiWes de Potogne , & alvoit prê- 7,^^,*^ 
jté Jes ^ertnens que les Polonois de ion 
Parti avoi^t âetgé de lui. Il s'avança enf- 
&ite ^is Cracovie > fe retrancha à cin^ 
«aille de cette Ville , & reçut les Troupes 
que les ZboxoWski loi amenèrent. Avec 
jce Renfort, il s'apfirooha des murs de Iti ^ 

Place, & lui fit ct^indre un Sièée; mai; 
Taétif Zaftioski le prévint > & Battit ksiiejf^iet$^ 
AIlemans> iivant qu'ils enflent pu tirer J^^^J,^ 
J'épée dans le Royamâe 5 il en refta 2000 fw >,-. 
k Champ de Bataille, & le reftefe &uva 
en Siidie avec l'Archiduc. 

$a défaite laiflà les chemins libres à Si- 

A4 pt 



^8 Histtp^a» **iRi|rp*WléNs 

' ****'**^* eiitrçe à CctGQvîe , ,pij il fot^ ^jouropflké. 
L^ btf^ye Zamoski l^.çii^.enfuite à la tête 
des , Troupes l^oionpiksy Ôs iuiyit Ma|^f- 

. iniliea qui ^é^it retiré àWifclun , Placcie 
la Gr^ïKle Pçîc^ne fur ie« Confins de-la 

. Sièeiie. / A fom app^CïcbfÇ,iÇjÇj PriiKe qui 
p'avoit quej op ^^le y.^MA;ç , ft: pçu d'Içftn je?ie 
ibrtit de Wi^MP» & ^ r^^giJI i| Vitf«i , 
au^deUi 4e^ f L^ipiies^ .qui fëf)apeiit: la Sileiiè 
& la Pologne. Scaoiûas Prepofwar iui ft- 
mcna dans cette Vilk des /Troupes Hon* 

fFoife$> & .Stadnjiki qui ^mmâiidoit les 
'olonois Impértaliftes p^ant l'abiênee de 
Jean Zt>az<owski fit aaflitôt déter;ipiner Ja 
fiatailk^ Les Coiàq^es de !Lu0oàà iurefit 
d'abord repouflés par ka AUeipaas^Hiïîs 
les PoIofKHi qui iurvJKu^Qt; riçtablk^ot «Je 
Il efluttucoa^t^ &ç auaquereBt k9 Itnplriaiussr 9h 
mnéfMmie'yQc tant de bravouTC qu'ils rompirent leurs 
-j*JJj^{;J|^ rangs,' & les mirent en fme.- U eiv reftâ 
trois tmlle fiir )e Cbamp deBata^» Maxi- 
milien rentra dans Vitf^n, où Zafoosld 
faffiegea au (litote La Place étoit ^g^]^; 
iês défenfeurs confternés de leiir défaite^ 
& ùàèn d'épouvante 9 étoieâl en peôc 
nombre , & Zamo^i ménaçoie de immt 
le feu dans la Vilie. Dp}& celte ejccremité 
}' Archiduc iê rendit Prifonnier de Guerre 
avec les principaux Seigrteufô 4e foo-'ftlp- 
ti< Le Vainqueur le traita avec le:re%0ft 
du à la qualifié de Prince» «ôs a^ bon 
Citoien qu'habile Générsd,il^ uâde âVic- 
toire envers fes Compatriotes av^otant de 



f * . / 



tlîh^Wftt & èràhcïèùr d'âme & fa fagcffe. *^''*' ™ 
• Sîgifirtond fit'êdàttt'te mêmes fenti- 
mens, & diffimoferlà joyè qo'8 devoir a- 
Tôir d'un ^cncmentj qui aflumitfur'ft 

.tête une Cdurohne prtfijtJ^alôrs'WftibcclaR- 

' tt.^-9k Tà«e la^ Reîhé Anhe^ Vat^lu 

"ifeU' Rôii i*éterit itm "idr aldw 'p6ur<4e 

- lêlteitef fiir fes heureux fiicc^', il prit Fèr- 

fivéè ^dé cette Prîncefle pour prétcxèe dfes 

-feux dfejojre) & dés Tournds que lesFô- 

lonbis firent à Cracovk. 

î La Cour de Vienne étoît dansunefi.3rr4iV/*»ifw 
tutHon biciî dffarente, & la trîlteflè reg-^'J'^^l 

>fi€* dans toi|t TEmpire.' RoëcWié'étoitrws. 

^feei^fonnellemènt (rifcnfé par tztmftk que 
^Maximilien fo» Frère venoit de recevoir ^ 

N& les Princes AHemans crovoicnt que la 
^onie dé k déf^e de FArchiduc rcjaillif^ 
fûk fm tout te Corps Germanique. L'Em- 

' pereur tîx)p timide ou trop foible pour en- 
tieprendre une Guerre contre la Pologne», 

'tand^ que le Turc le ménaçoit d'une ir- 
yiiptiOn erv Hongrie , rfôû pas eti venir 
«ux voyes de fait j êceut recours ï h mé- 
diationr du Piipe pour meiiagerun accom* 
modemeât. Sixte V envoya en Pologne 
le'€a>îliftil' AMobrandin Praatd'un mé^ 
. l'itédifKngué, & digne de cette Légation. 
•Ilfot chargé d^ demander la liberté de 

* MaxitïtllicrK, &■ pour ménager la reputa^ 
tion kte ce Pfîftw qu'on lui confervât^ sfil 
étoic poffifele, te titre de Roi. ^ 

Sgiliftfttd.,^ M^tfil Mut tt^îter , fit 
fdroitre^ la même modération que dans le 

A % tcms 



Tiowsiki exopeal^ ^j^ylcçHlieg de donner la 
c^fSoQ ç[u'on lui id^m^dôit) & de coi>- 
i^pxix. au Traité. Il lui Et e^pener qu^M 
yicadroû t>i(îQt;ôt av^ 4e nouvelles Trga* 
jpes le ti^er dePrJJipo^ ^ fouteoir ifi^û f^ 
îeâiojDu 
irjo. . Cependant après ^^ga^ft de Prifon, TAr^ 
^duc accaWé ^'^otm ? SP vpy^nt qu^ 
lç$ Zi>o^w«)cj le âatcoiiçnç d'me vaine e£> 

f)erance> demanda i^4^ Qyçii^x%v^y daof 
aquelle il fuc coniv^w qu'il -Ibrxiroit de 
Pologfiie, ikns p^ej 4e rao^B> aiaisaiiflS 
j^ pouvQK portçr le t^cre de Roi \ qu'i^ 
reqdroit au (Jomte de Cep» le ÇbâtcaA» 
dp Liblpa dont il l'avoit d^pÇMîUe; que |c^ 
JKnciens Traités fait» entre M Pologne , 1^ 
Hongrie^ la Bqbême* & la Ajaiiba d'Aur 
trijche fao^nt e^céqu^s? ^ qu'^&a M»t 
j^içiilJm jiMferpit l'x^l^fie^vatiç^ du nc#¥«i9 
^ Traitjé, dès .qu'jil fefoic fur \^ TwfEes de 
J'Empire. , 

Ces conditions firent ^eu^ees, pir le 
Sénat & par Ip Rpi , ^Sc T^gipereiir li» 
ratifia à Pragoe, t,'^(chidyç conduit ea 
3ilefie par des Trojupes Pç49no.ijres, Ac m» 
en liberté refufa de ^re l^s $eri»eD({ con«^ 
yenus, 4c o^pie il s'ep fg^ut: peu qu'il ne 
fit charger ceu^c qui lui.awi^^ fervi tfEt 
çprtei n>ais Rodpjp^ fpnfte/e, phtf rer 
ligieux pWeryateur de fa pifolc, & qui 
ne Youloit p^ s'cnggigçr di^is une nouvelle 
Cuene> l'ali^^ (le dpnn^ krenoncia- 



fîott ^o'a «voit ptotiâkyiC'àcraàStkléSiGiS' 
Trtifcé. MoN^m 

Tout étsnt triâfi^pSe en Pologne , b 
Diète de VarfoTîe fie de noa^eltes Lois 
|)OUT prévenir les troublée dans r£ledtioit 
tks Roi&^ elle oïdonna que la Livonielë^ 
roic goavemée fuccc^remetit par am Pas* ^ 

iarin Lithuanien > & pat un Pamifi Pob- 
agis: dte termina le$ autres aSàircs de cet<« 
tt Province, & iièpôndit aux différentes 
fhdtivt^ dea Pahtimfts. On y traita encore 
éés tnéyeas dé repntner la licence eSre» 
néedeti Côfitques, doftt les courfes & les 
-ravages en Tartarie > & fur les Terres dé 
f Empire Ottoman > pouvoicatt attirer \k 
<îuerte en Pologne. 

Eu eifet 9 ces brigands ayant fait une ÎT'-outrrecoig^ 
-ruptîorf fubite d^^ la Tartarie, {xxt^r^tu utTa^ 
iqueJqiies vaifeaut fur les bords de la Met **"'• 
Noire, Se pîltf ]â tMIo de Goflovia, les 
•Tarttft-és , à Piffftigatîon dés Turcs., a^ 
iroiértr pafl* te BorMlhene rrtc 70000 * 
iDtstmjnn^ 6c étoient campés entre le Lac 
d^Amadbka , fie Leopold de Ruffle , d'oà 
ite ravâgèoiént toute la Contrée voifine. ' 
• ]i&^ SariuS Zameski y fut envoyé» flC 
£t'fe¥tlfiér Kaibieniec, dans la crainte qu'e 
tes Tmvcs qui étaient déjà en Valàchiej dû 
fe ««ènddfeHt Févcnement dé rirniptioâ 
^d 'Tart&ws , tfattaquaffent cette Placer 
Te feâr Bëulevard de la Chrétienté de ce 
eôté-là. Les Cofaqueâ animés par la pré-^ 
-"fence- de Zamoslâ allèrent chercher les 
Enneniis, & quoiqu^Ms enflent eu du dé*- 
^sMta|g ^àÉÈà ks deux pFénûér es Aétionsy 
^ AS Ut 



••^•^^S* donnant "- plas" de^fiaÉccs &r-de^ courage, y 

4K&1 ite^ reœpoiterâot'Cioe plane Yiâoiise. 

iui Cmi t^iati fecqurs de fes/Svyecs «^ec 

une 4Xoirveile Aanéls> & fçac attirer daii^ 

^tfie.'Embcircaâe ksCÎofaijae^vqa'iine coni^^ 

iance ^er^i^ey précipita. '£iMFiron]iés.de 

tous côtés y & trop heureux de fauver 

« ' Jctira vies > ik offrirent û^fc rcocbe^ - aiaig 

k Tartare a'ayaot voulu écoutepmicam 

•«^ndkion , prouva. comMen il étoic daâr 

.gereux àc rcdisire m defefpoir im Ennçttà 

courtgeusi S'eshortanc les ïuïs ies^autr^i 

à fe banre^ jtx6]uSiu deraier â>i^f},^& pq.» 

^lq$ de vendre çfaereaient leurs ^s, 1^^ 

/Go&ques fe jettent avec caBcde*iuriè«flûr 

ks Tartares > qu'ils (e font jqur an» trat«is. 

4e$ Bataillons c;ai;le5. enyii^onn^ . • Di$* 

^siges de ce mauvaia pa^, ils cotubittetit 

^nfuite pour la Viâoire.*^ Le Gàb) ftir deis 

jfSx^ts inutiles; il voit foo»f ils tué à fo»^ 

' âéû. il eft lui-mêpie dangçreafevietii^^lifr 

£. Ses Troupes diiperieei i'abandotinaitJ^. 

i8c fans quelques Soldats fidpUes^qui feÂ^ 

^ifierent pour fauver leur Souver»» , il eût 

:éfé ou tué ou pris., hes. dâiri$«de {00- Aiw 

..floée k' fauyereca dans, les. Bots^^ii^fia^^ 

mais la faim les ay^pt contntfncs d^nfoi^ 

tir y . ces. maliaeureu^c durent tous ajOiommé^ 

coQiiDe des Çêtes feroG^.^ Ap^'dBtee 

'Viâoireviiai neput^nêcer)a.iSD^)glle'd# 

.Vainqueurs, quiipidgré Zofnosin même 

>fe repandoienc en Tarr^rie^, où ils^ mimée 
fiout à fiffu & à fang^ ^ ) c^ ': 



Titrer fur les h&tds àa Nieftet» ; s'il vcmm^v iBS" 
lokoMsrvcff tesaodenffwTftités^.lesIi^*» . 
^étie$ qui voyoicût de leur; Camp lesfeox < 
querles Coiàques, allumoftCBt enTaitaney 
& iDCknMcs par k àcSaàsc jàt letm 'AlUéa 
tt'é&renc avancer ph» kda 9 ^i^"6^ letirei 

^ X'année iuivaote ^ kr^Co&ques ^brpri* 159^ 
iffiXit < sno^e iplufietK8 Vaiâèaax: de Ma»» 
chaDds Turc», (pi> fiir la fet . des Trakés ra^ 
f rnûdni^ico t leqrs Ëqtiq>flge» for Jes^: bordl 
40 lai Mer hh>ice) &. lesjâlerent. ils eii'* 
seer^ot en&iôe dans I» Cberfonèiê Ponti* 
IjMe 9 £c Y âfen&des xtvagca encoire .ploi 
cru«ls «iiu^upaiav^t; en£brt^ ipu'Amuracli 
vrité, & imputant aux ÏHibBoisk&demaiv 
chcs de&IGk3tfàqiics>^ngggsaleQmi^fiâreu^ 
^ ii¥lipjtiQn/<mns Iq Rovaumey & ordc»^ 
4 Tes BîicteLS de . lever ces Troupes poar 3^ 
JMiviie Jes Tanares* Ges Bri^uids avidai. 
dr ^min toontereot aoffitôt à Cheval , ei»- 
tf<|çeoC <A Polog^». & d^ chargés de àt> 
^^ dfipQuiUea. ils iè, fétimle^.dans 4ear 
„Pays 9 linfque les Coâques qui avaient okk 
ik la Guerre les attaqueront & les battirettt. 
Xatuçeiçi'.t^i s!étQic avaocé&r kiFfonoeie^. 
four : sV^ppofer . attx Turcs : csapés far \ tes 
yromieres de Valachie» fie ffatmander au. Ba* 
jCba qui ks coioaian(kxti'Js'il)étaéc .veou' 
cômm^ aixit, i9Ù oouKneretnieHiiij .)8c le 
Turc reiponÀ^u'ikscrfeiciit pomtdfhoftl*. 
licéS) : fil !'qi> ()Ufii0oit > les:Cojfaqi!te9 dr leàr 
témérité. Peudeteimapr^ rAmbafiadeè^Tf^if/ii 
^AiXi^/m^Pfif'. wSsa^ xirttditKift ia. f drte-, ^«>« 
. .« A 7 pour 



X4 IWTimic Dtl RKVM.trTAm9 

sron- P^^ ùkewbkcr m kifiiites > & iempêcSut 
Mom'uL M rapture àoà Traitâu 
1594. Jm III Roi de Sttafe' étant mort, lé 
AisifW Roi de Poioeiie ibn £k liit OMMOnné i 
t^onné Up£|}. SigitnMffid oui ètoit CklsMcpÊt 
Z'^'^^'^'tsubÊxtQk que cene^émoiiîe «k ftiffr pitf 
FfttoçDfl de. Male^ifie ^viqvlt d^lM^n ^ 
& Nonce du Pape, au'il avoic exprès ^ 
menéiavec lui^ mxiî Adim AhdniÉaé Pri- 
mat du Ro^Aitne, de Cièlé Ptfp^Sfttfnt é^ 
mpoSà'^ le Sénat ^ iSe tàm les Otdm êé 
ftoyaune fe joîpiiiieQC à M? de tie^^Mlu^ 
rtnc |]bs pcnioéttre qiffin Pràht étrangei* 
&crk leur Pnooe. Comoie & cf dgéoiefié 

£rfl n'eut defiè» de laire des changement 
m h. Religion du 1^319, 6c dit ûitéte^ 
vivre la fot de &8 Ancéoes^ils 1 obligèrent 
de^urèr qullfe ooiiforiDeiOft atout cé^qui 
avQic été ûrdonné mt Charte VlbàAféu]^ 
fic^aas k deiàfer &node d^Upût^ a<i fui^ 
jet de la CooftCfion d'Ausboyng ; «flfbrié 
que pàur fitîre dire la tM^étm fou PaJ 
laîs , le Rbi eàt befotû da fellititiâon^ 
des Seigôeats Poionois qvi écoieht avte 
lui; 
1597. . Sigiûnbad aflGMa'eRrdte mx Etats Oéf 
Charte i€ Qéraùx aflèœbKs à Scocfcihdm {Rmf poQr^ 
s^J^* voir ail <Ï0cnr«rflftment ptridattt fon afit; 
.r«fi/< «(«.ftnce, âc Charib Duc de Sùdermanié "foé 
fi de fin Oncle fut dedaié Régenc du RoyttiKie^ 
^'•'^^^- mais il aba& bientôt de Vmitotitt qui W 
avoit été confiée , & ce Prince ambitieux ' 
ne & fit pas un fcrupule de deveidr Urur- 
pateur. Sous le prétexte de la défenfe dé 

. \ -^ prifes 



jprifes 4pf Catboli^miBr^ 6c d'abord fxb-S'ors- 
j&eurs denwcbes, ^ t^B^oÎMlC «iTTÔnc,^'"^r* 
iB>c q<iii feopil^iepr iK»iaMrr une. ri^y^he 
l^ophniifi^ : SigifoKXids'^n plt^ic, on- 

Charrie le mç 4e Réfrène qu'il lia mroit 

jdonné. , M«is ie X>uc il fie vendre psr. les 

Or4»BS du Royauine la qualité &l-»itoric6 

.que le Rgi lui asHiit ôtipc». U tint enfute 

•9^gié ^s Ordfcs.de Sigifinofid une At- 

jeaxblée i'^fbc^) où Ica Ëtacs fai coô- 

£rm(srcM leTkre deft^ig^ac duRflpiaae^ 

iiii pevmir^t de faire tout ce q^'û jcigerok 

aécefliûrç 'pour iâ défende» & dédarereoc 

eiu^eaûs i^us ceux qui dao^ fis fèmaiMBs b(b 

^ibufcwoienc pas à ces déciâeni. 

Lç ï>^c de Sud^flianie revéïu de ctus'tmp^ 
pouvoir iHkQité ^e«par|i de ScecUielffi^''^ ^^•^^ 
tgcde.latoncreflfetffclfepkuif. QÔokwc^î^it 
^£bd{e> &,uftnt d'une adtomé que kMiJ>^i»<»r« 
A4aws lui tvfWt ôj:ée> il tâchoitcqpciidaiit-^*^^^ 
/l'epi ieappfer a^ Peiipiea, en a&irant ^ju^*'^"^*" 
.touDe». ^ demarehe^ etoiem avouées par le 
Koiy 6ci)ù'il vi^^Qim ^ue pour le ismor- 
iden de la Religion ; mais dans le fond fou» 
^ â|re^ RiSipnc, il agîOoit. dé^ai en RoL 
H caflji les Mpg^nats , & les Officiefs é^ 
lablis pfir Sigifmond) pour âibftimer à leur 
|^Up( def g#ti)s qui hû étoient dcvtM&j À 
doigoA pcâspe toua les Sénateurs, en prou- 
jcrivic qujilques-uns^ cooiifqua les biens de 
.ceux qq^t ô{erent.iêt)laifidre^ obligea Eric | 
Sparre Cbaiicelkr duRojrauiBe à (ê pcdrer 
.en Çc^me» & nût dans les places fortct 
tto(j[ûUYÇiilftUf>. Aides Cariûibiia à i% 

devQf 



i6 HVsT6>Atà rài^RÈ^ie^jUte 

ce, h'Ti^hi^^di^eHmiûV^^'ti^Wé^ 
une durtie^^iféaës prMei^ut'BâlàiitkMlL 
x<oS. * AlatlbuviéiléclétddkcdPiÉ^êib^^Si^ 
Ai^i/SMiNf gifiâond'ft fMpM à {sMK^MM Siièdé/'ifa 
j-mJîw-prèsâvbi^'âflîtfe àia'Dleie<de-Vai«rtS-fi 
qui fixa fch i^tdàt^ à* W ^Se?^ BtirtidêttS^ëë 
.Fàtinée^fllivante; lî s'étâbir^â % ^ lar Tt^É 
de Dar)rz.k5'aï^lcin4 ii«Uè''faoâ6^fiie!Sy 
alla decendre ^ Gaknâr ViOe PMmtÀ&dt 
Suéde; 'mats û tiftiEiLpaB â&h'm^jtùcè 
qui étok néceiTâim, & if fc^UDi^ftiit^tlè 
prcndrch route de la Met- ,■ tiiÉrtlfr î^ 
eût pu tn pcfù de tet»$ ^à^jtitt'fà¥'tM^ tk 
Fitdandie qui lut étoie fidèle. 'Eû-^et^l 
ks Cotes Maritime de Soecfe (bnt'Dléinea 
de Rodiers efcarpés qui eu rendetic rabord 
au{& dificileque l'alpeft en eftaffi^if. 
£Ues paroiffint de loin > comme d(^«fàzi- 
pats élevés j au travers desquds^ilNcft im^ 
poffible de pénétrer. Plus on èh aprochej 
èc plus les eceuils font à craindre. Quâ*^ 

?ues-uns s'élèvent à fleur d'eâtr: tfautrea 
)nc cachés fous les flots, de d^utnes enfin 
ne fê montrent que pour intitliidér lesNa** 
. "dgateurs. LesHabitans dd Pafs4es apri^ 
hnt Sharen, 6c ils couvrent les n>iges (h 
' .. k Mer tie Suéde dam Tét^ndiiè' de plte 
ile 200 mille d'Allemagne , en 'forgoeurj 
& de 6 mille en' largeur. Ces Jflets qiï 
■fontinnombnWcs» forment un la^rinfhev 
éont on ne peut frcitement trouver Viffijéi 
car ils oxit tous kmâmt forme > '{(cil^dt 

imr 



ce leur ^oooec des ootm^, ^ -r- ,. ., • r , 

Etiennje BannerAink^U^ia Flotte du 
Roi eiY»4onpems àam les, detaiirs.de cet 
Archipel 9 de donna le tenis àCharl^depxé** 
-parer (es Forces* Le vent fit forrir Blai>- , 
ner de la route qu'i) v^mIou tçnir ôc le 
pQui& vers St^ctiourg. S'il, eut iuivi là .. 
chemin >, daosi leqoelJe haxard Tavoit jet- ^* 

té, ,ôc s'il eût; vc^é droit à Stockholm > 
Charte eut été pris au def)ouryu 9 & {>eutr 
être contraint de recevoir la Loi que Sisàsr 
snondauroit voulu lui impoier j, mais le Roi 
refla pendant quelques jours à Stecbourg 
pour conférer aveclà (beur. Pendant ce tems» 
1^ le vent. devint contraire. Charle eut le 
temg de feire tous fes préparatife y & l'ar* . 
deun de ceux .qui conlêrvoient encore la 
fidélité qu'ils dévoient àleur Prince fê ra? 
kntir >pendant tous ces délais. . . ) 

. '-Sigifmondfit une autre faute en entrant 
en ^uede avec des Troupes étrangères. Oj| 
croit que le. Ouc de Sudermanie fe feroit 
fournis , jQ le Roi oe l'eût menacé , ôç 
contraint de prendre les armes» pour défen- 
die iâ vie & fes biens ^ mais ayant levé 
des TroL^s, & la fortune lui étant favo* 
.rable> il enprofîta, & pouffa fa révolte 
plus Join. qu'il a'avoit eu d'abord intention 
de la porter. X^uoiqu'il en foit, Chârle CharU lui 
s'avança avec une Armée au-devant de Sir '*>^'^ 
gifmond juiqoe dans. J[es. Plaines de Lincp* 
penj|.& lui eavaya quelqjfies Seigneurs » - 
pour, içenager un. Accommodement» Si* 
gifmood r^fu&.dabord .de les entendre « 

maia 



i8 HisvmfiïE DES il&roLUTioNs 

'^''i^ niaifâl leur Accorda erÉfaite utie tudiemaé. 

iOM> «'pçnjjyjt ce tems-là les Hongrois, iâns a- 
tyoir reçudîordre, attaquèrent les Trompes 
£uedoi&s avec tant de fureur, que fî I: 
•Roi n'eut kit battre la retraite , & ûe 
«fut venu lui-*inêaie fur le diamp de Bafeai^ 
Je^ ils les euâènt entièrement défaites. 
JFuriçuiK defe voir arracher la Viâcire , ils 
ie jetterent fur les Corps morts des Sué- 
dois, ks hachèrent pn pièces, & en firent 
. «un carnage paneit à celui que des Bêtes fé- 
roces preCëes par la faitn ) «uflent pu faire. 
iGette aâion aliéna iencore davantage les ^ 
ieTprics des Suédois, & la Barbarie e^ieuib 
•des Hongrois ffut imputée à SigifÎDond. 
£lufiears Seigneurs qui tenoient fbn* Parti 
ie quittèrent pour s'attacher à Châtie ^ qui 
àbaffOL bientôt le Roi à repaSer en Poh> 

repap fP^ ilosprît StQckfaolm & Calmar qui 

I P#/#^M.s'étoient déclarés .pour Sigifmond, & pu- 
nit Tcamme rebelles tous ceux qui avoient 
£iit paroitre qudque accaechemeat à letv 
Pvince légitime. 

Il tint «nfuite ^à JeiKopen une OieCb 
idans iaqadle on pnefcrivit à Sigifraond wn 
^ôéki pour neirenir en Su^ , £c dans mie 
tutve Âi&mblée ternie à.Stocfaolm peu 
ck tems lapnès la première. Cbarle ijoi 
continuoit toujours de feindre, & qui n'ai^ 
loitque.pasàpasvârs>le Trône» fit or&où** 
ner que£ le Moi ne Tenoit pes au-fhnôt 
remc^er par fà préfênoe ttac cabmicéa de 
V'Evaiy on élirok Ladiâaa fon fils aine, à 
condition jque Sigiânond l'enverroit en ( 

Poiogfle pour jnêtze jckiyé. j \ 



Xa Livonie fat le Théâtre de la Gûer-^,^,,,, 
re. Cbarle s'empara de Pemaw, de So-mondIî1. 
letïy de LeUs, & de Fellin. Dcrptfr'''.'" 
fut eniuite affiçgé & eut le même foits^'^"" 
.enibrte qu'en fix naois de tems tour^ 
te la Province reçut les Loix de l'Ufurpa?- 
teur^ à l'exception de deux ou trois Places 
.fortes. Les Polonais > les Allecnans > de 
les Suédois la ravagârent tour à tour> & 
Xss infortunés Livoniens' éprouvèrent tout 
ce que la Guerre a de plus cruel, &-dc 
plus aâreux. Comme la Livooie depên- 
.doit^de la PoIognQ > rinvafion de CWle 
;cauâ. une rupture avec ce Royaume., de 
la querelle de Sigifiaond devint celle de h 
République. Ainfi Jean Sarius ^Z^unoski 
jpaâà en livonie a\;€c une Armée Pdo- 
nokCe y pour s'opoièr aux. progrès de Cbar« 
■l^j .& pour reprendre les Places dont ni 
,s?étoit ^emparé. Wolaaer-fut ik prémieiife 
Conquête. Helmet Weifièaftcin, Nfaricn- 
fau(g > Nienbufen furent emportés avec 
une. égale rapidité. 11 prit parfiimine Ro* 
neburg que les Lithuaniens avoient inuti- 
lement affi^ Farinée .précédente^) & la " 
force Place de Félin fut contrainte de lai 
ouvrir fes Portes. 

Quoique fous le nom de Régent Gbaiv 1604. 
le de Sudermaoie occHpôt <tepués long- ^^^ ^ 
tems le Trône de Suéde , il n'a^voit eeçefl- nu'î!^^ 
daot pas encore ôfé prendre la qualité de ieTrSnede 
Roi. Enfin pour achever fon crime', & ^'^^"^ 
pour fe donner un titre qui ftafteit tant 6m^^^ip^^, 
ambition 9 il 6t courir des Libelles dans lef- 
quek cm ftccufpit SgiiîPQond d'avoir eo-^ 

fraint 



^'<*"- ^ traixtf Jes ]Q^x leç plusrefpç^ablesiiu,RQyau- 

-^^~^me, çc tacnei^uintroduire. l^^ehgion Roî^ 

• ' ' ' îiiàine en Suq^e*/On y c[eJ)èi^noit tç Hrîq» 

ce çoftirriè lin Tîran qui "avoit ypulu açÇa?- 

bief fès prppfçs Sujets j"'$c^qùr dans cl.ifë- 

•tÊris èômBats çiî -^^voif fait périr ^n;^^ 

•iïôtnb|•€^^;^ Znûû[pQ,f%m^ l^^uè- 

tioîs'a êcho^(îr.yn àuçre Ebî.;" Çe^ .Libel- 
les èifreqt TeB^t 'quc'CKarlé en attendôîç. 
1-es Eutç ^àiremblejrenVi SigVfradnd j det- 
pofé, 5c l'on offrit la Couronne à Cfaarlç. 
Mais ce prudent artibitieux qui voulôlt dî- 
mirtuer la haine d'une pfurpatîpn par urté 
feinte modéftie, aftefta des ÎScrupulfes qu'il 
lî'avoit pointu II fallut pfelque le contrain- 
dre poiar lui faire accepter ce qtffl foutud- 
toîtavec tant d'ardeur , & il parut^uè 1» 
Nation lui donnoit malgré lui lé 'Tfôiïô, 
pour recompenfe des ferviçes qu'il avdit 
• rendus ' à l'Etat.' . Cependant il he * fe fit 
couronner que dieux ans aprèi. 
i^o^. ^ Zamoski après avoir reconquis iîir Tes 
^ jr^-^-*^^^^ôis prefque tputes les Places dont 'as 
tn ^^•«fVétdient emparés , fe retira en Potegpe, 
*& remit le commandement 'de l'Artaée de 
Livonie à Charle Chotkiewît , qui par & 
conduite & par fà bravoure fe montra di- 
gne fuccefleur du grand hotnme qui Pa- 
voit précédé dans le CKnér^Iat. Xé Duc'dte 
^ Sudermanie étant venu eii JLivonié^^cc une 

flotte de 40 vaifleaux , &'ï^oôo homtTT«s 
de débarquement, 'fit fornmè): lés haHtIas 
de Riga de fe rendre, '& tuf Içuf >efiis af- 
fiegealeur Ville. "André Linderfon Oipi- 
' uine au ièrvice de la Suéde totût dans le 

- . ' -^ me* 



laaêihe tems^ dt Revel aved 400^6 |lom- fii«i»- ^ 
mes 5 pour,\fc joindre ^ fAraytt 4e (qu^^ovuIIU 
Prince ^ mais le Général Polbrioîç ayant 
apris fa çiarcha lui coupage chelïim/éç le ' 
défit entre Fcllin & ]?ernaw.;^ il;^s*4Vança 
cnfuite vçrs.la t^lace àffiégée % ^S'ôççup) • 
liP Pofte oaturellenient fortifie^. ÔC d'où il 
pouYQÎt exaininer eh ftiretéMê^ âetnarchçs 
ce l Arpee ennemie. I^ U wrpàteur qui . • 
vouloij: abfoluinènc combattre tâcha dé- 
lyanler les Polonois, & de les faire ibrtir 
,én pleine Campagne. Pour y réuflir il al- 
U fe poftier iur une. Colline oppofée à leur : 
Çzmpi & au pied de laquelle il y avoir une 
rlaine qui feparoit les deux Armées. .Mais - 
Chotkiewît inmobile dans un Pofje où û 
ne pouYoit être attaqué, & qui tenoit ]gg 
Suédois en échec , ne fe remua que lorX* 
m^emportés par Tardeur de combattre 9 ils : 
,e ^rent engagés dans un mauvais pas. £n * 
efiet , impatient d'un plus lone retarde- 
ment, Charte de Sudermanie fe hazarda 
de descendre, dans la Plaine pour attaquer - 
les PolOQcàs , & engager TAftiop. Dès 
que Qiotiaewit; s'aperçut qu'il , pouvoît 
combattre . avec avantage, & que la diC.* 

ë)(îtion des lieux balançoit le nombre des • 
noepis , il defcend comme un torrent ' 
impétueux de la Colline où il éroit; catn** 
pé > tombe, fur les Ennemis qui étoient*. 
au-deflbu« de lui > attaque leur Aile droite , 
la perce > fit la met en défordre. Le$;Sue- 
' 4ois détachent d^ leur Aile gauchie un Corps 
de Cavalerie pour, l'environner ; mais Jean 
. &pieha' qui âvoit prévu ce mouveinçnt at- ' 

ta- . 



i 



2% HlSTPOVÊtM' DBS KeVOL^TIOOT 

sioTi* tsttfxo ce Cdips , & Je mec en fuite. Le* 
MoNolii.noBibve des '^Enneints rend néantpoins la 
Viâoire plus difficile. Souvent ils k rai* 
lient: on combat: ils^ rcfiftent encore; 
enfin ils fuccombent : ce n^eft plus une ba« 
taille, mais un carnage af&eux. Huit mil- 
le Suédois font tués. Les- Pia^fâns adbrn- 
zaoat une pâme des ftiiards : les autres 
que la crainte aveugle (e précipitent' cnx^ 
mêmes dans* lès Màrais' , St y perifiënt; 
Les . Ducs de Brunswick , & de Lune^- 
bourg qui avoient fuivi Cîiarle de Sudcr- 
manie furent tuee^ André- Linderfohi, Ic" 
Cbmte de Mansfeld, & rUfiirpateur mê- 
me furent Uefles <]dng6reiife)nent: 
ntwiutim La Mofcovie fut cette anBée le tHéa- 
Zi.'^ tneJc la plus étonnante RerokitiorT; Le* 
Gxar Théodore écoit mort en i^^P, & 
avoie laiâe radminift^àtîôh ^e fes-vafB» B- 
tatsà-Gtmi» fon*Bpo«fe Gétte-PMnceA 
fe avoit un frère nomme- Boris qui par' 
ion adreflè > fie fi» manières infinuames a- 
voit gagné la. confiance dé Théodore fib* 
étoit^ monté aux pkis grande^ d^^és. 
Tant dci bienfidts'auroicnt excité la^recon^ 
noiflàncedans un autre cèetnr , &* ûêtiÉf$iv* 
un autre homme que Bèris ; mais^tous les^ 
honneurs dont fon Prince le* troiiWa ne\ 
fii«nt qu'irriter (on antbitkMii &*il*ôfr-" 
porter* lès vues jufotfâu Trône. Efe Czar . 
n'avoit point crén&ns-&4êjéune^I>émé* 
trius ion ' frère devoit être {on Sueceflèun 
MmrtredeBam le fit af&ffiner du -Vivant de Théo' 
JDitaiAWw.dDKe.9 & eut Pàdrefledècachcrfencri-' 
me» Iloftit» à^la-veirité'ibupçohne) fle^ 

on 



I 



du Czar; niaisrpQuii efiàçervaes io|ipgpm»^^<^'^^ 
il diminua lc9 Impôts » éç^^kncà le» plaintes 
des Villes^ â(( à^ PârdQuUw^. de Cq\xi Ce, 
f^re j|i.roer des Pçuple$. ^ 

. Dès quft.Thé<Hioii fui, mort, l4^a^iQiiiji/«rr d$ 
prêta le ferment de fidelitétàbritnpcMratrice^J***'»''»» 
Gernia j mtis ceue< Eriiu:eftt fait. paMr,^jJ|^'^ 
fraïer le chemin du Trône à fon^frere^: 
ÛHt qu'-elleeût' upe-véïilublerdi^^) dej la 
perte de foa MarU déçWaïqunieile^rçoonn 
çqIc au axyide».âç qu'elle ^nçmectok; emror . 
les maios dçsKjaè$i &.dcs Boiaresr l'admi*' 
niftration de. TEtêC» 

A cette déc;laraiQk»t> Je; Peuple s*>éiBVfs>' 
Qouruc aux portes, du. Monaftere. où. Boiisi 
étoitauffi.» &Jes.pria»]tQii$le3^deiijrde.n(^ 
^ abaQdQQl^^Jdea^^ieuJkie)ff>qui éuam^ 
xi'oh^ixQkMJk ^àuicm£rince»i B^i$!.f^ 
préfenta au Peuple , 6c pour . càim» uA) 
tumulte qftti asiK>c)i9it5;dft^4t[ftdiàiq^b il 
promit de.pwèdw apw». 1^.40- jwrfr»dtf{ 
dçuil le» reDe^du QolM^c«Deo«llv;pfiMp^ 
qip lea Bokm voiduifefi» psrili0er/ avftOf 
liAi lei. fqwi 4':U0i ^o^fM tfi> jm)^^ 

La Ciadnefpwt k^ voiler. & Je dMil 6^.^' ^«y^ 
tant fini j le poupWftiîi asjavoquô/dî^icla^^'tL 
Citadelle. BaâfeJacetblîiiiizSaipQkliic^lmiftr^r.' ^- 
cellicç du.RpyswaïB^re3*<wrtaîà/effoi«wW''' f-fj- 
tre, auj: Boiaica • & d^; .rocoiwci«i»-l^«lf^*;[J'^/" 
autorité ; maia: tpute r Afif noldée purni iarMCiptt lâ 
dignée de fon difootir^, te demaiicteji^**^*'^' 

gands crk pottf > Pôiioe. figrâ fr^e^di^ 
zarinet) puifiiuet;ceit«:Pnii0y:fiè;f'était ro^ 
tirée. AcM^aiaciiiPcatJ0fy,L]3ânii9^ 

pré- 



14 HirrontB mi RErdLirrtom 

SioTs- préfenc ft lara»8c ptr ont fouM modeflîe 
MONO m. qu'il n'ififefta que {pour <r«pper dftvmtftge 
le Peuple , il réfuta b Gouroime qu'oa lui 
offi-oic. U te retira même dans le Mont(^ 
tere od étoit là Sœur , & y refta pendant 
un moif. Enfin le Peuple-y court en fou* 
le, demande à grandi cris, Ac menace de 
mettre le feu au Couvent > i*il ne ptix)îc 

«u plutôt. 

La CZiarine parle à oei furieux, retour* 
ne vers Con frère» te jette à iës pieds. Je 
prie , le conjure ks larmes aux yeux dV 
paifer un Peuple qu'un trop d'amour pour 
lui ailoit porter aux derniers excès. Il cè- 
de enfin , dès qu'il crcât avoir refifté aA 
ten pour faire taire l'envie , & Gernia vt 
annoncer au Peuple que Ton firere touché 
par fes prières s'étoit laide âéchir , & 
vouloir bien fe charger de l'adnÛQiftnition 
de l'Empre. 
v»fàux Boris gouvemok en^paix la Ruffie, 
Dimêtrim lor(qu'un Impofteur s'éleva contre lui , & lui - 
^#SfSr •"^c'** ^^ Sceptre , qu'il n'avoit aquis que 
par un crime énorme^ Un inconnu pa- 
rut fous le nom de Oétnétrius aSàffiné par 
les ordies de Boris, & te àk héritier de 
Théodore, il afluroit 4}ue fa Mère infor* 
mée de la conjuration tramée par Bons 
contre la vk du Prince de Mofcovie, &* 
prévoyant le dat^r^avoithliût mettre dans 
fi>n lit un autre enfant qui avott été maf-* 
làcré à fit place, & enteryéauffitôt, de 
crainte que l'Affiiffin ne découvrit Tarcifi- 
ce. Au furptus , cet homme rei]ciDhk>it 
parfidteoMDt au vrai Démétrim. Uavoit 

COVO' 



^ f 

DE Pologne. Liy. y. ij 

W'Qh«t'Ve9tiie»iairHril^^âoitre^ MONDia 

air, hi iioMi^>let|c^nj|i|ier£r>: iqhc (ôfi 
eiôerkmr jparoflfeib céiiime> un ^rigunod 
dç & 'ftaiflanoë. ' 4 ' i .. ' •>, jj .f 

Il fe fit d'abord - coiuioitr6>MiK ijefiiîfiqp i>/ 7e)Si/« 
Poioitois^ & teor.fir éfpcttircpue iïl,nifliih '*' ^' ^*' 
tbit fiîr:^ie Trône dd'&s#eirô^(foa,oié- ''*'"'"'* 

reconnoître TEglife Romaine. Le». J^fuiiK 
tes écrivircm axiiltôtHa» Bape , .& e«hor- 
tererit fa^âhiteté à aider ce préteridu Prince 
de- foti-^cre^t auprès duRoi de Pologne. , 
Ws leî^réfentereht «nftike à George Micr 
-dAski PafedaderSandonHr, donc il ,pro*- 
ihit lecrétémèat d'cpoufer k ^ fille,, •& qui 
#(ntfdd^àt^laGotiT<tePok>|pe; ; 
_ Quo^^e llipliant a parla au^ Roi^ ^ilpar^t 
PriiKe> & (ans faire de$ loumiffions aai^^f^*»»^ 
auroiéiiÉ mhi fa naiflinçe, on le reconnut f*j,^ ^7 
donc en Pologne pour le vérifaWe 'E>e.4ilromtt 
lûétrius. Il j Jem une Armée d© loooo^" ^^•^^ 
hommes, mardMr.verj les frontières de r*' 
Mofcovie , paffa le Boriftbêne , & prit 



4^f mblée la Ville de Zeroka. Les Cofa- 
qnes gagriés par fes proitacito fe^joignii^nt j 



à Ijii > & Gorehs . leur Chef, lui fit ounir 
ks portes de Potipmç. - ^ 

: Cepèiicbnt -Boris inforaié<lerprag©ï|iiU) 
groffiffoit' en ,i^oiogne -, écrivit :;a» SeSt 
qu4l ne\crcf oit pas que les âges Polo* 
116& fe^latflaffent fufpreodre par une fiiUe 

t^?°^^2?^* <^*» *f vpulttffcnt enfraia-f 
*ê les Trak&ea fav^rd'ua Itïpofteur; 
jiîiie l^Bmégrfiss étpîc mo^ que toutQ 






- t 



%6 HlSTomS PE« REVOLtfTioHI 

Si«i«- la Nation le favôit,& Pavoit pleuré j qu'il 

jwmi. m» p^j^j^ donc Sigifraond de faire arrêter Je 

faux Détnétriu5,& de le lui envoyer mort 

ou- vif. 11 ajouta que fr les Polonoisfbur- 

niiloient. des fecours à l'Impodeur, ils a- 

piwdroient par une funcAe expérience ce 

me pouvoie la eolere de PEmpereur de 

Rume. Outre (es menace? , il employa 

le» prières^ & tâcha en particiriiet de ^ 

gntr les Sénateurs > & de les mettre dans 

fe» intérêts^ mais les (bîlicitatiôns du Pa-- 

pe , 6c le crédit des Jefuites remportèrent, 

& le Roi ië laida perfuader que Tinterêt 

de la République & de la Religion de- 

mandoic de lui <pi'il fbutint le paid dç 

Dëmétiius. 

Ainfi Bèria leva de? Tioopcs, &; mar- 
c*ft contre' ce prétendu Prince à la tête, 
d^ioe Armée de looooo hommes. Le Pa- 
latin de Sandèmir qui commandait cdle 
deDémétrius^fe flatta qu'une grande par- 
tie d^ Troupes ennemies paderoit tie fbn 
côté , & chercha lui - mêtne le combat, 
quoique fes- forces fuflênt inégales ; matt 
n^hmu. ir fbt défait dè^ les premier Choc, de con- 

tftiint de prendre la faite; • . 
Sên Pétrti ' Démétriii»* fe flwvâ* daiis^ lé Cfaânrsfu de: 
firSa^ê. Rillesk , où il fe défendit avec couragcri* 
(poicj^ pté^e tàùs fesSbldatS Fenucnt 
abandonm. uèàx Chameux mêmes qu'ils 
avoit emmenés avec lui^ comme tétnoinr 
dt ft pieté' 6c elfe foh attacHctticnr î: là* 
R^clî^H R^maîfe lè quîrtcrenftj. mais les* 
JdWwâ Nicriai^ Gfcemkowrlçf v ic Anrfré^ 
JjfytAvi lui foreot fidèle^,' ^&^i^iml:m^ 
i • : ■ par 



MT leur exemple , & par loirs difcoui^* *'^*''cii. 
Il paroflbit kiî-mênieconvaiûcude la boii-***^** 
té de (à caufe y Se toutes les fois qu'A al*- ' 
loit au combat, on le voyoit lev^r lea^ ^ 

mains, 8c le^ yeux vers le Qel , & prier 
Dieu de l'écnuer d*un coup de foudre^* 
û (es prétentions au Trône n'étoient pai 
légitimes» 

. La fbrtatie fe déclara bientôt poor lui.'^' /«'«'^^ 
Il battit avec une poignée de Soldats rAr« 
mée Mofcovite àui Tafli^oit , & Tobli*' 
gea de & retirer nonteufement. Il entra> 
enfuite dans Pontivol. Cinq^ Villes voifine*^ 
lui ouvrirent leur$ portes 9 & il trouva 
dans Bialogrod cent -cinquante pièces de 
Canon. Jaleka > & Leptioe (è rendirenc^ 
bientôc après y & toute la Province de^ 
Severie fe {ipumit à iks Loix. 
- Pendant qu'il étoit à PontivoljBôtis en- 
vdta des gens pour: raflàffiner y Se l'Ar* 
Gl^pope> oà Patriarche Mofcovite fie un* 
décret par lequel il excommuiua tous ceux 
qui fuivoient le parti de Démétrkis. Left 
Ëmidâires ayant été découverts 9 Démé- 
ttius h^ traita avec bonté >- &> leur par- 
donna. Il écrivit en mêoie tems au Pa* 
txûurcfae une Lettre j par laquelle il le prioic 
de fe renfernoer dans les^ bornes de ùm 
Miniftere)& de^ ne point emploier laRe« 
ligion en jFaveur d^une caufe injoile. On 
dit mêtoe qu'il écrivit à Boris : Qtfû lui 
reprocha yivement les mo'iens dont U s*é* 
tok fervi pour tndncer fur le Trône > fie 
^il loi^omit le pardon de fon crime^ a<* 
1QBC des $f$mtsBB^ confidetflbles MUT lui k 



%%: Histoire des R^ivôlittions 

fiioïf- & pour Cl famille , s'il Vouloit fe rctîner 
»*>*">"»• dans un Monaftcrc, dont il lui laiffoit le 
jk'tit de choix. Boris fut û frapé à la ledure de 
2^«* cette Lettre que foit indignation , foit re- 
morsj.il tomba en Apoplexie, & mourut 
siprès fept ans de R^ne. 

Son fils fut couronné, & tous les Sei^ 
gnéurs lui prêtèrent le Serment de fideli- 
•»' té i mais une fortutie ' aveugle changea 

bientôt la face des affaires, & fit defcen-* 
dre du Trône le fils de Boris , pour y pla- 
cer Démétrius , qui en fut prefque aufli- 
tôt renverfé. 

Crom aflî^é par les Mbfcovites aïant 
déjà foutenu dix ÂfTauts , Démétrius en 
faveur de qui cette Ville s'étoit déclarée, 
craignit qu elle ne fuccombât fous les ef- 
forts redoublés des Aflîégeans, & envoïa 
Zapofski à fon fecours. Comme ce Gé- 
néral n'avoit pas aflez de Troupes pour- 
pénétrer de vive force au travers du Camp 
des Rufliens, il eut recours au ilratagême. 
11 fe fervit d'un Paï&n fimple* & grof^ • 
GfiTy qu'il chargea d'une lettre pour Je 
Gouverneur de Crom , dans laquelle il 
l'exhortoit à une vigoureufe réfîfiance, fur i 
Tcfperance de la prochaine arrivée de 4.0000 : 
hommes , qui marchoient déjà k fon fe- 1 
cours. Ce Païfan fut pris par lesAlEé- 
geans, comme Zaporski vouloit qu'il le 
fut; on le mit à la Torture j^ & il confef- ^ 
fâ, ainfi qu'il en étoit lui-même, perAïadc,: 
que Zaporski étoit en. marche '<av^c uoe; ' 
nombreufc Armée. Les Mî^fcjivitesf âton- . 
nés par cette âiuilé nouvelle > (SPavertirent/ 

... auIQ- 



DE Po]/OGNE« LiV. V. ^f 

âuffitôt le Siège^ en Blocus > & allèrent à ^'*''^jj- 

.la rencontre de Zaporski qui pour confir-*^**"^ 
merkuFs craintes, étendit fès Troupes le 
plus qu'il lui fut pof&ble^fit faire un grand 
bruit dans fon Camp> & ordonna à tous 
les Valets de fon Armée de monter à che*' 

^val. Il envoya même dans le Camp eni- 
nemi quelques ibklats>qui feignans d'être 

, transfuges afiurerent le Général Ruffien Se 
fcs Officiers qu'un autre Corps de Trou- 

,pes fuivoit Zaporski > qui profitant de leur 

erreur les attaqua aumtôt avec toute la 
vivacité dont les Polonois font capables. 
L'attaque fut heureufe : les premiers rangs VArm(9 
desEnnemiiS-'ébraiiIerent, & Pierre Buf-/'/'"^^ 
inanof qui avoit été principal Miniftre de ^^^t-nt^ 
Boris, abandonna fur le champ la caufe de 
fon fils pour fe déclarer en faveur de Dé- 

.jmétrius. L'exemple d'un homme de cetf - 
te confideration entraîna un grand nom- 

.bred'OfiBciers^ oui fè rendirent ôc envoyé- 
rent des Députes à Démétrkis pour laf^ 

!furer de leur fidélité. Le Général Jeaa 

.Houdun^ qui refufà de ièfoumettre> fuC 

. arrêté & mis en prifon* 

Mofcou fuivit l'exemple de TArmée^Sc 
le Peuple s'y fouleva en faveur de Démé- 
trius. La Yeuve de Boris ,. le Czar , fon 

^ £ls ' & (à fiUe furent relTerrés. dans une èr 
.troitç Prifon. La Clarine Douairière crai- 

^jgnant la vengeance du vainqueur prit une 
Boifibn empoifonnée , & en donna à fes 

, deux Ënfans. Le fils de Boris en mou- 

. rut \ mais fa fille ayant été iêcourue par 

, ua contrepoifon , furvecut. 



^d HlSTOlUE DES REyOLtTTlONS 

foâis* Démécrius fit uhe entrée magnifique dai^ 
^""^reh Cffitah de rEmpire, & y fut recon- 
éUms M^ iiu ^Smd Duc de Mofcovie > & Rd de 
•JIJj^/'^j Cafin, & 4' Aftracan'v Provinces que Jcaa 
r^Jddt Sftfilides avoir conquifes. Il & fit pou« 
fi*s»iêtt. ronner fur la fin de Jufiiec, & voulut que 
A prétendue Mère «ffift^t à cette cérénoo- 
«îe. EHe avpit été renfermée par les oiv 
^res de Boris dans un Monaftere prelque 
inconnu ^ où ell(& étoit reftée^dans un en- 
tier oubli. Etémétrius Ten fit fortir, Tem^^^ 
brada en verfant des larmes , lut donna 
une fuite proportionnée à fa qualité , & la 
. combla d'honneurs. Cette Princeflè de 
fon côté, îoit que le changement de (on 
état la^âattât, foit qu'elle craignît de dim 
ce qu'elle penloit » reconnut le prétendu 
Démet rius pour fon fils, & fortifia par 6m 
aveU' Perrcur commune de tou^ lea Mol^ 
covites. ^ 

Mais la préférence quT& donça^x Po^ 
Ibnois iiir Cçs Sujets naturc!ls> iMnçKnâtiûni 
qu'il fit paroitfe pour la Rdigion E^omai- 
ne, & la manière dont il traita là Maiibnt 
4c Qoris , lui fiirent faneftes. fi éloigna. 
les Mofcovites des Emplois iÇc de ikt 
Cour, & ne fit des mces qu'aux Etran- 
rs ik. qui il avoit oblkatioiï' dt^ Trône,, 
particulièrement aux Jefuitcs qui obtin- 
;rent un riche établiffèment dans Mofcou. 
Soijtante-dix' Familles des plus conûdera- 
bles de PEmpire, mais ou alliées du feu 
Cxar , oà qui a voient été trop longtems 
fiddcss à fon fik furent profcrites , & il 

don- 



D*E ¥o L O G M it. hiy. V. 3 if 

diibnut leufs biens ai» Sdgiieii» Pdonois ^|i^^^ 
^i revoient fmvi. , âiai»ïiili 

. T^dis q^ie tout flécluffott fous Démé* 
. txw0 Tidéodoce Swiski où GhouTqui fiic 
^pr«iqpe le fcal qui àSà s'âevtr contre Taft- 
^iprjte de ce ocaveau Prince. 11 tâcha de 
iiMiier une Confpiratkm^ fie tint contre' 
lui les diCcours » plus outrageans^ mais 
eed .premiers efforts ne ftnent :pas heuretn^ 
«& ^ CciiQfdQC ayant été derâirvert il &c 
ênètèy Bc condamné à mort rpar le Sénat. 
• aSwki étoit de[a fiir l'échafaut, lorfqae 
Jdémétrius par une .desoenoe , qui lui fat 
4ktàicj arrêta le ^Goup , Se accorda ia grâce 
'du ^criminel. 

' Cependant le ncuveau Czar envoya en t6o6C 
^logoe tuoe ;mtgninque Ambaflàde 9 pour 11 épwCi i^i 
remercier Sigifmond des fecours qu'il lui ^^jj^f^ ^ 
^Voit'<feliàiis> tenouvidlcr les Tsaites 9 & jm^. 
..deimnder en Mariage la Fille du Paladn 
-4^ Saadaonn Elle vint en Mofcoviea« 
•rvec ^fenJPere ^ ibn Oncle > & utie longue' 
. iliite fde Macchands ÂHemâns & Itali^^ 
.Quelques jours après -fon arnvée» k Pà« 
tariarcne des Rnmens la couronna > £c fit 
. la cérémonie du Mariage* 

QuQiqtije tout .parût tranquille 9 il y a- CmfiirM. 

. voit >néaiiouHn$ un Complet iècret contre *^ 

Je ptiAùodii Démétnius. Sm prudence ) 

cfoit MCtastite Ae temors 9 il prévit tout le 

malbeur ffà le menaçait. Ùl Conjuration- 

<}u'il aveit découverte âx mois auparavant 

lui œviot dans l'idée » & il craîprat les 

fuites d'un Comi^ot qu'il avoit latffî im^^ 

puai. D'iiUeurs il étoit iàns Ca9des> 4c 

B* il' 



: ^a Histoire j>z$ REVoLÛTtCNs 
Sfvn* ' il s'ëtonna hu-tfiet»e de ce que par une 
;jiMC0lli. çQnfiance aveugle , il avok renvoyé les 

- Troupes ^Alteman<les qui étoîenc à ik foi- 
r ide. Quant auor P^nois, leur nombre é- 
' tok peu conâderable , ^^ loin de pouvoir 
t iar fêter la fureiir d^ua' Peuple irrité^ -Ib ne 
. pouiK>ft*nc fervk qu'a i'enâamer; En efifièc 
cds: traitotent les Mofccfvices comnae des 
< Taincus , & avec tant de mépris que cette 
7 Kation vindicative fe bâta de te àékirc de 

. ces fuperbes Etrangers > 6c: du Prince qui 
1^ avoit amenés avec .hit La querdle 

- commença au milieu d'un repas» bàTAm* 
' faadadeur Polenois voulut être aflis à la 

Table du Czar. Comme cette prétention 

blelloit l'ufage , les principatix Ëoiares ett 

furent fi irrités > qu'il s'en £ttllut peu qu'on 

n'en vînt aux mains. 

fin éttor Quelques jours après Forage éclata. Lé 

'#«/e/ vint-fept de Mai, les Conjurer Vaflcm- 

^•ins.h. y^^ j^ jç ^^^ ^ y^ Gros: de Nobldfe 

fe joint à eux: le Peuple Vémeut, &Ieur 
. prête • maia forte. Les uns afiiegent lie 
Quartier des Polonois, l'attaquent, le for* 
.cent, & maâàcrent tout. D'autres cou- 
rent en fureur vers la Citadelle: la Garni- 
• * Tiiidtï étonnée, ou féduite ne iàicnu'une 
fbible réfii^nGe: Pierre Bufmanof Confi- 
dent de Démétrûis eft tué du piémier a- 
bord: Swiski à la tête d'une Troupe de 
Conjurés , tenant d'une main un Crucifix, 
& de l'autre une épée , s'empare des ave- 
nues de l'apartement du Prince. L'im- 
pofleur fe reveille au bruit , prend un fâ- 
]»^x & fe jette par la fenêtre. BkfK à 



nt FoLocïNE. Ln. V. jj 

'U, Ctti(&> il eft bientôt arrêté) malgré W^ro»- 
-cflforts q»'il fait, & cçnduit dans une.**^"**^. 
grande Salte y par les. ordres de.Swi^i^ 
Quoiqa'une mort prochaine fe pré&nte : à' 
liili de tous côtés , fopxoun^e ne l'aban-t 
donne pas-, & il agit en Prince ju(qu'au;x 
dCM^nier moment de la vie. Un Boiare ô- 
font lui parler av«c peu de refpeâ y il pa- 
nie iiir le champ ce téméraire , & lui de-- 
charge un coup de fon iàbre : il parle en- 
fiûce avec fermeté aux Conjurés : les prie 
de laiflèr entrer le Peuple , & de faire ve-r 
air. la Princeflè & Mère, pour les aflurer 
encore qu'il efb le vrai fils de Jean BafilK 
de ; mais Swiskf qui voit les Conjurés dé-- 
ja ébranlés, le fait tuer fur le champ, avec z< fsM»- 
un Capitaine ^Allemand nui étoit préfent , J^^'»'^'^»** 
de crdnte qu'il n& divuigât ce qui s'étoit^ ^*^' 
pafle. 

, PalerfoB Hiftorien Suédois aflure atf 
^^ntraire que Swiski fit venir la Veuve de' 
Jean Ba(ilide> Mère de Démétrius, & que 
eette Princeâe déclara que fon fils avoir 
été tué^ mais qu'elle nfavoit ôfé s'ezplt-^ 
Quer juiqu'alors >. & que d'ailleurs elle avoir 
été ravie de voir fiir le Trône le vangeur 
du crime de Boris.. 

On croit communément que ce Dé-T*»**"*^ 
métrius fat une Impofteqr. Cependant là^l^USt^ 
i«({emblance de fon viâge , £e de (â tail* métr'mt.. 
k avec le Prince dont il prit le nom 9* foa 
courage après ÙL première défaite , la gran»- 
dfur d'ame qu'il fit- paroitre dans toutes 
^ aâions , les décorations de l'Epouflr 
de Je^ Bafilide> q^i d'abord, le- reçpntiut: 



Skxntt^ pour foa< fils : tout cda a fait crcnre à quel^ 

■***^"'™<jics-ans , que te^ Molco¥«es œaiSicre^ 

Mit fnjafteinefit le legickne iéritier du^ 

Trône; Les fkits qui* viccotapmcrtnt & 

won Ceet iiicertams : Ceux qui le traàcm^ 

d'impofteur, dkènt qu'il convint de Pim- 

pôflÉire avant de «loiirir^-ft t]Ue (a fté^ 

te^ue Mère ailiira crac ibn^filsétoit coin-< 

bé fous ttt coups de Boris. iLt^auc^csau' 

contraire fbutifenneot qu'à défcndit coftC- 

fliininent fon étatise fa qudité^ ^e la; 

€kaAnt Douairiefené le di^i^wa jamus" 

i)bu^fi»rFild, qu'enfin foii petiClùm po^ 

fîfigJîfe Rortiainer & lUmltîé qu'A tirnei^ 

gnai auic Pdonois furent les; leules cauiês* 

de (on roaJhcUT; 

Quoiqrfil en foit, dès qU^S fiit tué^- 

" '" Swiski kl' fe eï^okf en Puiffic pendant: 

quatre jours, Scia Populace traita fon ca-: 

itelrré avec là dernière indignité. 1300 Po^ 

lëiiois peritent avec lui. Les mardianda' 

étrangers fureni pâles : ; utr leul perdis 

, 200000 ibrins , èè presque tous furenr 

zntiffitcris. La F^e du Palatin de S^i-^ 

dcmiir , qui venoit. d'arriver en Pologne 

avec tant de ttu^nificence Se de^mpe, . 

. 6c qui quelques jours auparavant fe voîcnr^ 

j s;u 'COÉtibiè de & gttiiiâeur) fut prêtée & 

jetcée dans une -elt^cure prÛ)n::trop faecK 

reufe de fauver lËs jours. Enfin la fureur 

du Peu^e^étantadbttvie on procéda àl*E- 

M^ki^dtiàBdon d^ùn^Czar, St Swklk fut élow 

snHukL. Son premier' foin futfdeconflalferfaxnotf: 

dû t prétende :Pémétriu8, Sr'fon'impofhH- 

ie,\ n'pfurtttrUftdàB$^lé^êftai&« 



^^ P'oxûdNE» LïV. VJ î^' 

itxicftl VwcÉtote Gtegoii«Orfcky >oâSn^ ^'^\„' 
PY ; qtf a «vok été Moine, 6c t>oiatiftiqcid •^**^^ 
de f ATf:lfippp&^ de 4pfA tfihok toùnvè fur 
te Ti6ne, ^iie par 11 force 4e cfes i^ieÉlN 
gBS i fllftk qiKnqott iâ iMHt iik ct«C»^^ 
«cr que vom des Mofeovifin > ^cWalisâ 
dire 9 ea fWfiem téciKMM^v o^e^ 
ftitre Démécrius paroc far h (eèw dt^ it^ïïfêf^U' 
ittA que Ofe pfétttidii ^ûce n^^olt Pm!!!^^ 
été €ué ,^ m«b qatl réoent fimve avdc ukmésrmi, ' 
pmk nombre é^fes Oarctat. Qttotiyie !• 
ibi i ibc ri e fàt tmnffisAe , "^odâuM 8è^- 
lietiri) prirent fon parti: les Co&q)ia Aâ»^ 
ttiéâ par l'ardeur du pillage > & à qui tout - 
]:>iféte]rte fuffiibit , le jouirent à loi. En*- 
Un la Pille du Pahcin de Sandomir ^à' 
peine fortie de fa pri(bn de MôTcou , le 
lecôtinfit hauletnent pour fon Mari; mais^ 
fi n*eut pas le même bonheitr que celui > 
pour leqfuel il iè faifoît pafler ^ & il ne* 
fttgm p^t* Les Tott^hids y ^i lui lê^*« 
f^ÂÉurâe GÉfètSy Raf&ffinercsnt. 

' Gepe^dam Siglfmofid 3( & la faveur de» i^f^o: 
et^mibles que les deux prétendus Démé- i^i^ 
ftm avoiem ti^éé en Mofoo^e y j Gt 
des cortquétte coAfiderabtes* Le fecond 
hûÂ lérrk de préteirte pour entrer en RuA 
fié. : Il k*râ une granide Armée, & ttiar*- 
cbft^côfltt»e Stnolcnskoj Ville qui avoit a* 
pakfe^ii liia Pdk)gne > -6e qâe }es Czari' 
•itlppôiéût de^is 15 14. Là Pplotio» cvt^- 
leift on premier avantage près de CSufin,. 
St^tftàttifit utie armée (fe t<$oooMofcovi« 
Ça^ Ltf^iBe de J^aiM:^ ffat ttAjkt em- 



StoH' portée par Sulco& qui coannândoic uo 
*«*•*"• Détachement de r Armée de Sigifiiiondv 

Le Siège de Smcdensko dura, préside; 
Trifidê ^eux ans > & il- y perk jAw de 20000a* 
smciemh Mofcovkes % foît par 1!^^ du Vainqueur,: 
f^ritt i**-ft)it.par les maladies. Enfin oçtte impor- 
'•'^ tantç place fiit. emportée id'aflfayt,. la Pk>. 
viQce de Sévérie reçut enfiiite les Ibix de 
Sigifmond, & déjà les Poloocia mena-^ 
coient la C^itde de TErapire Ruffien > 
lorfque les Morçovices attribuant leurs mal- 
heurs au Prince , qui les gpuvemoit , de* 
t6ii. Ppferent Swiski?, Je mifcnc entre les main» 
l>ép0fitUH du Roi de Pologne, & par le confeit 
dt Swiskù je Mufciftas Gouverneur de Mofcou^dé- 
iia ^« Jerercnt la Couronne à Ladiflas fib aîné.- 

fient eujtnt 

jaddijut de Si^ifmond*. 

rrinct de ... Ce jeune Ptince ne la port» pas long- 

nl^ntwi-^^^y &les Mpfcovites fe révoltèrent 

ttnt cMrrr prefque dans l'ioftant» qu'ils venoient de 

w, «^^Z- prêter; le Serment de fidélité à leur nou- 

•^[^ veau .Maitre. Soit par une inconftance 

naturelle > (ok que les commencemens àxi 

*' Règne de Ladiflas euflènt fait preilèntir 

le dajnger de la domination d'un* Prince: 

PolcMiois^ toute la Nation par une ConA 

Îiration. générale courut aux armes 9 & é- 
\t pour Czar Foederowit%.RomanoS)filla^ 
(}u Patriarche Théodore. Fcod6rowi(^.afr 
fiegeai auffitôt Mofçou, où; il, y avoir une 

Îarniiôn de 7000 Polonois* Comme h 
Mace étoit d'une trop, vafte étendue » 
pouf^ea fbutenir le Siège r fes defaiÊu» 
l^i: vojrant hors, d'état de la con|ètvcr ,. y 
wixoûk te toi^ Se vkxt de uoo» loai- 



îTE PoLoôNE. Lrv. V. 37 

{dos furent confomécs par Kncendie avec Stor^i 
des richeâès immenfes^ . les Polonots fe**®**^^ 
retirèrent enfuite dans la Qtaddie 9 Se y 
fireiic une vigouràife réfifbmce. 

Sigifinood eut- pu les fêcourir 9 & .& 
gloire l'engageoit à faire les plus grand» 
efibrts pour retemr une.fi belle conque-' 
te^ mais il n'envoya en Mofcovie que des 
f^ours trop foiUes 9 enfbrte que la Gar- 
Difon de k Place affilée fut oblige dt ïis prem^ 
caf>i(ulejr> après avoir fouffiart les d&nak^'f^ft ^^<^ 
jffs. extrémités. 

- Fcederowitz profita de les premiers r- 
vantages , & de l'inaâion du Hoir de Po- 
k^iie. Aymt pourvu à la fureté de fa 
Capitde > il vint mettre le Siège devant 
Smdensko, Place importante pour l'un ScBt Stm^ 
tauue des dçu3t Etats* . La Garnifbn étoit/*"'*»- 
peu n0mlE>reufc^, & les pertes que les Po-- 
k>noi$ venoient de faire luiavoient abattu le 
courage. . EUe fut fpiicéc dès les premiers; 
a^ucs » &c taillée entpiéces. . Sigifmond 
fit dms la fuice des efiorts inutiles , pour 
rétablir, fes- aflfàires en Rufiie.' Il avoit 
l#iûe échaper l'oqcafion favorable de dom- 
mer y ou- dei fe conciliâr pçur toujours les» 
Mofcôvites ) & .les mêmçs citccâifiancesi 
00 • fe préfenter^nt plus. Eftvain» Ladiflas^ > . i 
fon Fîils. pafTa quel<jies\âPnées aptes coi > ^ 

J4ofQoyie avec une nombreufe Armée. Se* 
fuçcès ne répondirent point à fès efperan-- 
ç^ , il fut coptfaint de repaf&r «n< Po- 
lo^e, & de jEaire une Trêve de x^ 

i À^è$ ^tt de .iâoS'jçepaÎRi^MjK dçiBaHÂi^. 
'il. K? les» 



4^0 HfWOIRE PES REVOLtrrt^W 

$i<»ii^ drellè du groj^id Général 9. & le bon ordirer 
.liDiii» IH-qu'ii fit obfervcr à fes Troupes > balance^ 
rent ravancage du nombre > 6c les Infide* 
ie^ ceflerenc les premiers de cooibatcre. 
^Ikieuski coucha (ûr le Champ de Ba- 
taÛle > . & il s'apeodok à recommencer 
l'aâion dès la poince du jour 5 mais Ibit 
lâcheté j foie jalouQe du Commandement, 

Îlu&urs de fes principaux Officiers l'a-^ 
^andonnerent pendant la nuit; , avec près 
de 4900 homn|e$ qui formoieot la moi- 
tié 4^ fa petite Armée » & il fe vit lui* 
mëtne contraint de fbnger à la retraites 
Ilécoic difficile d'y réuffir, en préfence 
d'un Ennemi courageux, & dont les for- 
ces étoient infiniment fuperieures. Il l'en*' 
treprit néanmoins 9 5c s'il n'eut pas le bon- 
heur d'un heureux fuccès > il en mérita 
(iu :moins toute la gloire. 
Kttrsitedt. Dès qu'il eut apris la defertion <le fes 
Zêikîtuiki, .Troupes , il .fotoai un Bataillon carré de 
ce qui lui reftoit de Soldats fîdelles , fil 
jtutour d'eux avec fes chariots une efpece 
de retranchement nx>bile , 6c marcha dans 
cet ordre pour gs^ner le Niefter, Il eût 
pu en deux où trois jours entrer daoa 
^dohilow ) première Place de Pologne de 
ce côté -là ; mais il avpit à réûfter aux 
Tattares qui le harcebient continuelle- 
^ . , inent , & dans la néceflité d'éviter les 
Bois y 5c les Montagnes qui étoient fur 
(on padage , il fut obligé de faire un* 
grand détour. Le jour il fiiUoit combatr 
|re , fie marcher pendant la nuit. Les: 
Turca L'attaqiier^nc anutjlemeat le x d'Oc-^ 



• DE Poloowe; l^iv. V. ^ 41 
tobre. A Tabri de fes Chariocs , il fe de- siot s» 
fendit avec tant de cour^ & d'adrefle, **(iM»Ht 
6c qudques pièces de Campagne qu'il a« 
:ifoic avec haidrerenc fi à propos fur lei 
Bataillons ennemis-, qu'il les'oUigea de 
ra^lo^ner. Enfin il a^voit déjà marché ^ 

pendant huit jours; il étoit à deux lieues 
"da Niefter : il toucboit - au but > & â 
petite Troupe, après avoir bravé- une Ar- 
-mée de près de 80 mille hommes, alloit 
-paf&r .la Rivière > lorfqu'une terreur pa- 
•lûqué i qui fàtfit tes Goujats, fît perdre 
-au brave Zolkieuski le fruit de tant d'ha- 
Ibileté,: & d'ujïe marche fi difficile. Sur 
<la fin du jour, les valets ayant aperçu des 
.meules dte foin , y coururem pour s'en 
emparer ; mais tout Ȉ* coup s^imaginant 
que. ces Tartares, qui leur paroiflbient fi 
.terribles , étoient en embufcadc aux en-^ 
virons, ils prirent la ftiiteavec de grands 
:cris > & jettereht l'épouvante dans les 
tCamp* La même terreur iàifit les Sol- 
dats; ils k mirent eux-mêmes en derou** 
te, & ces braves Polonois, qui venoient 
de faire une réfiftance fi vigoureufe, fu- 
rent déftits , pour ainfi dire par l'ombre 
d'un £nnemi , dont ils avoient tant de 
fois affronté la préfènce. Les .Tartares 
avertis du de(brdre> tombèrent fur ces fol- 
ibrs épars & confternés. Tout fut taillé 
eti pièces > ou réduit dans une cruelle te^ 
vitude. Le valeureux Zolkieudci fut pres- 
que le feul qui ôfà difputer fà vie ; mais^ 
après bien des efforts inutiles, iïfuccom* 
faa ibu& le nçmbjie. . Sa tête bxt envoyée 



,44 HlSjroiRE DM. REVQLUTlOÏTff 

Siots- quer.» Ainfi le Sultan perdant toute efpe^ 
MoNDiii.ygj^çg jg forcer le Camp>propofaune Con- 
férence qui fut acceptée i car les deux Par- 
ji$ foubaitoient (paiement la PaU> & fi 
. les Turcs defefperoient du fuccès» les Po- 
TVéstédi lonois fatigués avoient befoin de repos. On 
?jL. ' .convint que les Tar tares ^ & les Co/aqués 
qui feroient dorénavant des courfes fe- 
roient rigoure'uferaenc punis ^ que le Sul- 
tan' nommeroit le Vaivode de Moldavie; 
mais Qu'il ne pouroit donner cette Princi- 
peauté qu'à un Prince Chrétien, & qu*ea* 
fan la Pologne rendroit Choçzin. Telle 
"" ' fut la fin de cette Guerre > qui aîlarraa 

toute la Chrétienté , & qui paroiflbit de- 
voir être fi funefte à la Pologne. Sigis- 
mond n'y avoit donné lieu qu'en fecourant 
TEnipereur y dont il fut abandonné y & 
qui tie voulut pas même luip^/mettre de 
lever dçs Troupes en Allemagne* 
i6iu . Charle Duc de Suderroanie y Ufurpa^ 
jrrmption tcur du Trône de Suéde , étoit mort en 

ù^ftÙZ 1^* ï ' & ^^^ ^^ ?^^ fucceaeur Gufta- 
ZJvom'i! ve Adolphe fon Fils. Ce Prince profita 
de T'éloignement des Troupes PdionoUcs> 
pour faire une irruption en Lîvonie, où 
après fix femaines cle Siège, il prit R^a^ 
Il s'étendit enfuité fur les Côtes maritimes 
de cette Province,. & pou(& fes conquêtes 
jufqu'à Dantzic. Sigifmond auroit dùou pé- 
rir, ou reconquérir fon Patrimoine ufurpé^ 
mais trop fbible, ou plutôt trop timide pour 
nîefurer fes forces avec celles d'un Prince 
que fon intrépidité 3 & fes Victoires ont fait 
tppeller le Lion diu Nord^ il aima mieuc 

ÇOtk- 



DE PoloombI Livi V. 4y 
conclure une Trêve qui., finit en 162^. Sioif i» 
. Cette Trêve expirée, Guftave Adolphe "^jj j". ' 
par un moçif de générofite & de juftjcej^^^^^i 
oÎBFrit à Sigifinond de partager avec lui Ie/«/v. 
titre de Roi de Sqede, & confentit que l^î'î?^î2î 
Couronne paflat à un de iês enfans. Il y. ' 
promit même de reftituer la Livenie à la - 
Pologne 9 à condition que S^ifxnond lui • 
rendroit rElthpnie & la Finlande , que • 
Charle de Sudertnanie avoit eues en par- 
tage^ mais Sigifmond portant plus loin fes 
prétentions, fans être en état de fes foute- 
nir, refu(à mal-à- propos des offres fi a- 
vantageules. Guftave fe mit donc en Cam- 
pagne avec une Armée de 25 mille Hom- 
mes, prit terre à Blow, & fe rendit. maî- 
tre d'Elbing, de Marienboui^, & de plu* ' ' 

fleurs autres places en Prude. Kafammarth 
ft^t le tombeau de 3000 Polonois , & le; 
combat qui fe donna proche de cette Pla- 
ce adura les conquêtes de Guftave, mail- 
la Bataille de Dantzic penfà lui être fa- '; 
n^fte. Ce Prince qui peut-êtcc autant té- ' v ^ 
méraire que brave, s'expofoit aufcucoro- 
' me un (impie foldat, monta lui*<?mêmèi 
à., radàut pour forcer les ; ^Retranchemcns > ^ 

des Pc^onois, IJ les.çut eu^ortés», s'il fe fut t 
moins expofe; mais un coup heureux ik\xy%i 
la Pologpç. Guftave ayant- reçu une moib- 
quetade qui ]ui perça l'épaule, & l'obligea de i 
fe retirer, fes Troupes dont les forces & le; 
courage fembloient dépendre delà préibnce:> 
de leur,^oi, percèrent caçpr&fc i^tircreiïtiK 
^^e iCfon^bat de Marienveçâei^ lui ^àarcMé> 
çbcpr^ été, fv^ > k ^^. Polonois euflcn^ !fyi ^ 






Hl^TOXItE DES" ïtEJWILXTTio«tf* 

«tois* profim de leurs avantages. Gtiftstve A^ 
*«"«^^"-daIphc menaçoit rEmpirc d'AUtmœnc 
d'uoe prochaine invafion > & demanaoit 
hautetûenc qu*Qii rétablît les Princes Pro- 
teftans dépouillés par la Maifon d'Autriche. 
L'Empereur Ferdinand comtnençoit à crain* 
dre ce jeune Conquérant , & pOwT fufprcfî- 
die le cours de ce torrehe impétueux, il 
ayoît envoyé urt fecours de Troupes à St- 
giTmond. Les Polonois? Se les AUemans 
unis eniènible battirent Guftave beaucoup 
plus foibie qu'eux^ iiAis leurs mesintelli- 

Î pences lui donnèrent le tèms dt rétablir 
OQ Armée> & de vanger fa défaite. 
1629. ' ^^^ ^^ ^ ftrune oouvclleTrêVe de fît 
«Vevc d^ an^ p^i* 1a médiation des>Rois de Fraùcb y 8c 
fx éni. ^Ang^etene^ Gc Traité &€ tpUt emier en 
fàVeoF dcs^Sfiedoia, doi deiùeùrèreflt en 
poflèffion des viOes d'^lUng, de Métâel» 
de Braonsbeig , do Forr de PillaW 9 & de 
tout ce-quHba^^oient conquis etv Livonie. 
Sigifniond ne vst pûrin^ l'expiration de cette 
. . ^ Trêve Tandis que tour retentiflbit dès 
^'^î** Viâoires de Guftave, accablé de foit*, & 
dHnquietudës^ r^vetazft ce qiï'il avoit ^* 
da<> cndgnant ehcd^ dé pluâ gràhdes'per* 
Mwrt iê te») il mouratYpcûchede Vaffovie, à lige 

"^' -ïLe Règne de <» Frirti» fer taiUijéé par 

Sm Cmâc- te ^évoneineos» les {^s fingtilietB; AppeBé 

^^ pat lé dxMjt des Sdgâetirs ^ la fucceffion 

drSigifiQGud Augqfte, 2Utnoski fous fe 

flufpce» dompttf t'bigûttuii de là Maifen 

dUtotiiicber ào d)a£là'^ i)katiS&tA m 

GûÉçcttoirw MàJOrdj' & patfi>le pefltf^ 

-c { . fcur 



tiair dPiJrt :ïlovautne élcôîf, il pcrfît un «'o**-' ; 
•Rôyamné héiteaittiîe. Sa tête parue trop^***'*'*^^ 
foihie pour fëuteoir le poids de deux Cou- 
rdnnes. Les-cflbrts qu-il fit contre ITJfur- 
l^ateur Charle de Suderniânie furent ou 
trop foibles , ou xnal- dirigés. II ne put 
ni coti&nrcr fon Patrimoine, ni même dé-- 
fendre les Provinces de la Pologne; la Li*- 
vbaie entamée par l'Uïôrpateur fut toute 
entière conquife par Guftave Adolphe > 
qiii lui enleva encore une partie dela.PruC- 
fe. Guffave lui oflKt un accommodèmenjC 
avantageux; mais trop attaché à Css fertti- 
mens &c ne voalant rien relâcher de iea^^ 
droits» Sigifinond ne put obtenir de force v 
ce qu^on lui oflroit de bon gré , & eflùia' 
it -nouvelles pertes. Il n'eut point Part de 
profiter des Révolutions de la( Mo(covfc>i 
H ne fçut ni maintenir jfur le Trône de* 
Ruffie LadiOas fonéls >'que tes Mofirovite»' ' 
accablés par les pertes qii^îls avoieht ôfcc»- 
y atvoient eiévé, ni feçburir Mofeon j ni 
cpnferver Smolensko. 

Ce Prince eut néanmoins de gr%nà€9 

SiaHtâ ; ^ ou pourroît même dire que fes^ 
utcs n'eunent d*autre principe .^ué fèt 
vertus, f S'iP pcrf tt la Sqede , on ^en peut 
attribuer '^lacaufè à fon attachement à la^ 
Religiéte^Gtitholique. SH prbÇii^peu de» 
troubles de \à Mofcovie, c%âr qu^l fit 6- 
dater trqp tôt le deflcin (juïl- avpit for- 
mé d'y étabHrrautoritè dû Souverain Pbn* 
riftr. E^AHfeutté qtfa cônftrWtt.avctli 
Watfon^ dTSôtricBc? attira ' eo' ?(}logne la 

"' ^ ît 



Ai HrffTOmE 'DES 'R^VOhVTtOiJS 

CADisLAsre coDcre la* Sjrçde^ la Religion .élmanlée 
y*» mr ks Seâes qui çlivifoient rA)leinagne> 
lui fît croire que foa, union avec l'Eiope- 
reur étoic néceilàire po4r ie n^aintien de 
la foi de Tes Fereg, Enfin une .équité trop 
rigoureiife fut la loi qu'iL voulut établir 
encre Guitave & lui. J^eu politique j û 
ae confidera pas que ce Prince^ #vok de 
(on côté V^WQiir des Suédois £c.^ATrô- 
ne dont il étoit en^poflemon: C'éroit un 
Roi & il le regardoic comme un Sujet 
rebelle. Incapablç.de faire la moindre 
injuftice, il ne voulut ep fouf^ir aucune, 
& traitant Guftave conupe j^n Ufuypa- 
teur, il prétendit qu'il dévoie lui reftituer 
tout ce que Charle fon- Père avoir ufiir- 
pé, Énfjn .on peut dirç;, cjuê i*ij n'eut 
gas régné en Pologrje ^ j C(Ei .Royaume jn'au- 
roit pas,;perdia k.Livonie, &c quiltiuroit 
confèrvç la Suedet»^ Il mouru^,}iprè; un 
R^^ cje 40 ans.., ^ ^ - . .. . 
, La^^as fon- Fils aîné fut élu ^(slques- 
mois après. On craignit d'abord que Gui^ 
tave couvert des lauriers qv^'H ^yoi^ mqif* 
Cannés en : Allemagne » • ^ de , la gloûe^de 
trente Viâoires^ ne fe c^clar^^if^^nd 
& les Pioteila^ <ifii cgMent^ pi' .gwnd 
nombre diansk le , J^p^r^ urne; ,1e /qqh^itQient ^^ 
mais trop occijpé du (bin de fesjÇqpqûè*' 
tjes> il Àegligeaieûrs fuârtges. / 

La Reine, feconde Fenime. de Sigit. 
(nond, fît quelques tentai;ivfs en'£iveur de 
Jean Cazimir^ ibp Fils,au préjudicedeLa-» 
diflas Fil$)4'uQ/ï {)rçmiere ^eonpë,, ÎMc 



s^ 1 



former \îfl Tarti , Ôc de ftirfc déclarer Jwm ^^«^^«•'« 
Ozimîr - héritier' de 4a Coufrohne. D'ail- ^^ 
leurs il CQUÎroit 'de iauY bruies (}ue Ladiiks 
îavorffoit les iouVélle^ Opinions; auflî le 
Oergë dans les tdmmencemens de la 
Diète ne parut il pas fort bien intentionné 
pour ce Prince. Maïs, par tme grandeur 
'rfatne peut- être 'fans exemple / Jean Cazi- 
BÔfr txifoins jaloux dé (bn élévation , que & 
Merey qui fôifdt tout pour l'élever fur le 
Trphe^, Tohipit -les ^efures de la PriBcct 
fe, s'opoPa aux brigues qu'dlfe faifoit pour 
luî, & parut même a la tête des Seigneurà 
attachés à Ton Frère. Ainfi le 1 3 de I^o* 
vwnbre Ladiflas fins concurrent fut nom- 
me ï^ài ^rrArtAevêque de Gnefne, & 
eWuite prôtelàmé pat le Girand MaréchaL 
IF^nè fe fit couronner que l'année fai- 
vante/ • » ^ -- f • 

Son i^tieiàhnt à h Couronne eft rc- 1^34: 
marquable par une erande Viftoire qu'il ^i^oirefi& 
Temt)6rtà fur les Niolcorîtes* Ils rttbient t>jî?^îi-. 
ai&mMés aux environs de Smolensko , f^i> if**» 
dbâ ils dfafofertt âes courfes for les Fron-^-"-^- 
tieres de la Potogne. Ladiûas, qui pen-f/^^''*/^* 
daht/leregnè de fon Père avoit apris le %»; , 
inàîêr de la Guerre, tant en M6feovie> 
<)tfén Moldavie contre les Turcs, & les - 
Tarté'es, marcha contre les Rufliens, les 
enferma dans des détroits, & obligea tou- 
te leur Atoée de fe rendre à'difcretion. 
Les Turcs firent inutilement une diver- 
iion 4U ' coté de là Mddavie , en &veur 
dea Mà^vile^. Ge^-ci vaincus , il vo- 
la contre les Infiddes , ^ les repo^ifts 

'XifÀi II. C U 



tête <>u im iabat:>ilet£! >. ou .rjiu4a£ej 
w'il avok eue de )^v^^ ,ks. Xtf^tè^ ^j 
iaos eœ autoriié par 1^ Gxmd Seifp^ixvll 
l^oe Paix avamageuiè à k rologae ^le^ 
fcuit de ces deia Viâwef. Le» Ouchés> 
de Smoleofito & de Cxernilaow refteiroi: 
k Isdifk»^ & k TiWtc ^iavoic éprouvé 
le bonheur de &s armes , vo^^m^c ou'oa 
n'attaquait pas icppunéioeac ce jeune Prin- 
ce» fut dans la iÂiite plus religieux obier- 
vateuf des Trakés. v* 

t63f. Celui q^ le Roi fit qQelqqe teoia a- 
Mf»rr« ptèa avec la Suéde lui bt auffi ^odeux»- 

ReUnTit I*Ç ^apw^ avoir fournis pieique toute l'At-^ 
&tiAt. lejo^agoe > arv<oît été' ^ i la Batailk de 
Lut^e^. £x|riMic d^^s )efi braa.dç la 
Viâoire, il battît les Impériaux , ou comr 
me d'aMtres hiAoTîeas le rapûrtem^ Sk 
Troupe» fiirieufts de U perte de kuia 
Prince le vangimiit par la de&nte eoden 
te de l'Afooée enneiaiew Apsès ià mort) 
k» Génémux Suédois feuiinmit pepdaac 
' QU6k)uq letBS 1» gloire; dl^. fe^ ÂKmesr^. 
iurpnreot l^fic 3, i'ef0|paferefi£4e Schlal^ . 

tads àQ Coloaary de Paderbpip9'4P «defir 
. rom les IinpeHauK Moehe d^fcfaniieï^;.. 

mais le cooibac de Sfémtmr & particu- 
lieremeot qeiiû de Noitiieig^^ kiur £iiFeaa 
dé&vasMiagjSui^ > & leuc 6reoir .ptidre une . 
pa«ie de leuna Conriii^teii H^taiiroîeiv * 
mémei fu^ctmbé fei»9! l|ii piiiflip^jdp ^ 
Maiibo d'Aucriche> 6 t^oui» XlttiUrf de 

^ FjwGi&iMlcaamtfQyMmi : '. .« . 



Dut» «e» circoti^taace&r la Sikde ^tt-^i 
Vdrnée par Chriftide I^lle de Gafta¥e A-^^ 
4&^be graignic les M»e» de La^Aii^ 
Dmui kl vue d'apaiftr ce f^uiffint yoîâa^ 
qui fe pptptfroii; è lui ùète la Guerre ». 
pour recoi^querîr ce qtie fm Père avoife 
percki , elle ptopcA no Tmîté ttiflE ne-* 
cei&ke à la Suéde aa'auramftgftix à la Po^ 
l^gne. ba Trêve hit contir^wée pojLif 26 
ans^ la Prude fu^ reilkuée, & Vùn fii& 
peAdit la de cifioa du àtoii ic^SdS de» 
parties fur it^ Livbnie. ^ ^ 

Les Optiques ér^rient ibUs la prùtedâmvCàu/isdtfyt 
dQift l*<]iogne>& défendwrtit ksFimùtrt»^/''^^' 
contre les invaiioi» des Tartares^ & de* *^^**** 
Turcs. Lé Rsà Ëtictin^ Battidrjr eoi^noié^ 
fam l'utilité de cette Mëke y leur a voit 
cl$Nifié d^ Terres i de accordé' <fes Pfivr«*. 
loeed, .^QUt feur ISberté) 6c pow leut Re^ 
lîgion ^ mais l'Ukraine qu'ils habituient é^ 
cane devemié le reftige d'an nombre in* ^ 
fini de Pajffitns Poicmoi» qui acéaUéa par 
W éxaâtons, &. par te» Corvées que les: 
GjentibkKumes ésngeoieâc > s'étoicnr j<iints 
aiifei Cdfaques, & joujflbifrnt aivec eux àer 
leur» iininunttéa. Quelques Seigneurs re-; 
vetfd^ueÂette leur» Serfe. Sur le refas que) 
les. Co&qnea. 6rent de itndieces malheuh 
reux^ xm Iboaca à rcArafindre te Privdie«- 
gps de cette STsiboo >..âc à la. vedisim dâmi 
use lërTiiude égale k celle des Psy&ir 
de Pologne. Tâle fiit la caufe de cette 
longue de cxxxAe Gkierre qui œk le Ro- 
wune à. dciac doigts de & pett«s. Xf / PsAh 

riUoielpoBlai enta/d'abosil daiisXXJàra»: ^^'^jj^^^llf^ 
- . j C z ne * 



fa? Histoire dès ^VLvowrions 

t.^«iftLii9ne avec des Troupes, & fit élever la For- 
^^' tefefle de Kudac fur les bords du Borif- 
thene, pour contenir dans le: devoir ces 
Peuples indociles. A la vue de cette For— 
terefïè qui menacôit leur liberté ils pri* 
rent les arnies ; mais leurs prénaiers ef- 
forts furent fans fuccès , & ils fe virent 
contraints de fe foumettre. On leur ac- 
corda une Amniftie dont oh n'obferva 
point les conditions. Pauluk leur Géné- 
ral, & les principaux de la Nation fu- 
rent arrêtés , & eurent la tête tranchée 
♦ contre la foi du Traité. Loin de retirer 

les Troupes de leur Pays, on y en en- 
voya de nouvelles, & cans une Diète te- 
nue à ce . fiijet il fut ordonné que tous 
leurs Privilèges defneufèroient (ûprimés & 
éteints , & ^u'on leur ôteroit la Fdrtereflè 
de Tretimirow qu^ le Roi Etienne leur 
avoit .donnée. 
Ils fint ■' En confeqtience de cette refoiucion , 
tMtus. Mrmée Pc^pife marcha contre cette 
Place, datis le deflein de Taûieger^ mais 
les Habitans, du Pays la repouSerent vi- 
gdureufement,. & 1 obl^erent de fe reti- 
r«3r. Cependant fans aucun deflèin de fe 
fduilraire à l'obéïàanc^dti Roi de Polo-' 
' gne, ils. lie vouloient'que conferver leur 
Libeité, fous la proteâion du Prince au-: 
quel leurs An£ëtre& ayoiàit obéi. Ain(i,> 
quoique Vainqueurs., .ils pârirent de fe 
foumettre, pourvu. qu'on les laiffît jou'ûr.' 
de Iburs immunités > 6à prbteftecent ^à^ 
cette conditioii i& tie s'écaheroiènt janùêr.; 
de k .£ddité 'qu'ils iavount juiéq: .Taot ' 



qa'ik furent eiv Arfnetf,'&x|u'^n> les crai- 
gnit, on les laiflà tranquiles, & on leur^^ 
^prqmit tout^ mais dès qu'ik fe furent re- 
.tirés chacun . dans leurs maiibns , les Set» 
.gneurs Polonois cornmirent miUe violeOiK 
,ces en Ukraine, y envoyèrent des Détas' 
ehemens, pour y faire des Prifbnnierây 
ôterent aux Cofaques les Egliiès GrequeS, 
jdbnt ils étoient en pofïeffion , & par leurs* 
injufticés- pouflerent à bout une Nation 
belliq^euiê qu'on eût dû xnen^er, û l'o^ 
eût confideré les vrais intérêts de la Ré-< 
pjublique. 

Les Cofiques trouvèrent un Chefbrar ig.f\ 
ve, & animé par le defir de la vengean-c^^j^/i^^ 
ce des outrages qu'il avoit reçus perfonr K^ftims0l' 
•tellement. Bogdan Kmielnisfci fut cet ^^^'*'''*' 
Homine fous la conduite de qui ils vin« •^!'*****' 
rènt'a 'fcôùt d'atfurer leur Liberté, a^ 
nrès avoir , ébranlée jufqu'aux fondemens 
le Royaume de Pologne. . Il étoit origiî- 
liaîre de Lithuanle, & fon Père étant ve*- 
nu demeurer dans rDkraine, il avqit été 
enlevé gar les Tartares. Racheté par fa- 
Mère, il revînt dans fa Patrie, où prel* 
que inconnu il cultiva les Héritages que' 
ton Père lui avoir laiiïès près de Czehrin.- , 
Il ajouta <}ans la fuite à fon Patrimonie ' 
quelques terres incultes , qui en étoient 
yoifines, & lés défricha. Cet événement 
q]H paroît mériter jpeu de^conficlerationy 
fut cependant la càufe de l'incendie qui 
embrafa la Pologne. En effét-> Ciaplins- 
Ici Lieutenant <kns la ViUe de Çzehria: 
s'étant emparé de ces Terres abândon-r 

C 3, ' nées^^ 



•s 



' V 



f4 Histoire bb^ REtettiTi^Ns 

^ cduîKrî fcnsL iès plaintes i Ladiââs> ^oi 

«I «d^c^t le» îefYes è TCMBcler Pol^- 
flots 9 ne fit donner ^è Cd6<]vie quTun 
•ëeAMTïiftagetnem^ moéîque pour ksjpetnes 
^ue la etilEbre 4gl âvolt ceucées. Kmicf- 
afeki «erint dens ta Ville > ft ptrignie <ie 
/twjHfticc ^do Jugeaient r«iëu contre luf , 
4c farda fi pieu de melufe» iivee le Lteit- 
fenant dtt Relj qi^ fdoi-çi le fe a r r geerj 
Ce le cètsaéàimia^ à été fouetté dtm It 
*lacê pufbWgtie. Qe^elcfùes Hîéoriew a- 
Joutent due Czaplinski lui enlevât fil Fen> 
tùe^ quil la vida 9 £c qu*il la fk eflibite 
fliailacrer avec (on fils. Quoiqu'il en tbkf 
te Co&que imté fortit de Cxchrîn yCc to 
réfugia dans les liles du Borifthene, oà 9 
fouleva toute fa' Nation^ Çc fe fit déclarer 
Généraï des Tfwipesi 

La Pologne écoit dtps jcétte fitoa^on^ 

4c touchoit aux dangers d'une Guerre iienh 

^ante, lorfquej pour comble tfinfbrtune^ 

«ne mort prématurée luf enleva fon Prfn- 

Xêrt dt ice. LadiAis Vi mourut 6ns pofleritélb 

tédifiÀt. Merets en Lithuanie dans & 53 ânnée> 

itprè$ un Reçpe de x6 ans. 

Jni^tim D^ qu'il mt mort) la barrière qui arre* 

dis Cof^ fôjt les Cbfaques parut levée> & ils fe de- 

***** tbaineren^ avec fi;reor petjdant Flnter- 

regne. Ktnîeiniiki' ce Payftn gfoffier fit 

voir une prudence , & un courM» caf^blê 

it faire honneur au3r plus grands Capitaines. 

Il eut afife» dTi^biIçté , pour fiirmontcr 

éettc haine invétérée que û Nation avofc 

contre ks Tartaies^, Çc fit un Traité avec 



DE ?OL06^*«. LtV. V» 5î 

(m peuples de tout ttum cAoèmb cfc^J^«* 
fUkrainc. Avec eux, H marcha contre 
le Grand Général Pocodci , le défit aux: 
environs de Korfim, «rit en fiiite proche 
tfe Conââimnow en Wbibhtie une fecoo^ 
de Année de Pobnois , Oc courut enfuit^ 
la Podoiie Se la Ruffie. Leopdd n'éyitt 
te PSIage qu'en fe rachetant par une fom- 
me d'àfffent. Tous les G^ttSshotnmet 
qài commrent entre les mita de ces fih» 
rietm furent tKrtbmmés , gttesmoîm mal*- 
heureux en farent quittes pour la perte de 
teuràflîens. La terreur fe répandant de ton» 
c6tc»> la Caphalc du Royaume ne <e crut 

Ê^Tït eii: fureté 3 & Pon tranfporta ailleurt 
s Omemens Roïaui: , pour les mettre 
dîns un endroit à l'abri des courfcs des ^ 
Rebelles. Leurs rawiges ont fait de vaftcsf 
SUkudes de ces Provinces 9 autrefois fi peu*» 
Mées Al côtér de la Mxjfcorit £t de fat 
Tartarie : eBes font, ettcore aujourd'hui 
^re(que ans habitant. 

La Diète affembiée à Varforie les craî^ 
gnit> & quelques Seigneun plus timides y 
cm pins nnidens que les autres , propoferenC 
la tranflatioo de FAÛemblcè à Dantxic. 
Ces craintes n'étoient pas tnal fondées, Se 
ftns un heureux malheur qui fiirvint» oit - 
eOt fans' doute été obligé de déférer à ces; 
Ages retnontrances. En effet Kmielniskt 
^fttant de fes avantages, 6c s'étant avan-^ 
ce iul^*à PHawc, tarat encore les Polo- 
liois, fit s'empara de leur Catnp, oà il fit, 
Btt Butin qui fut eftimé 6 millions. Cette 
perte fut te iâhn de hr Pctegnc. LesTar- 

C4, tare? 



5^ HnroiRE des REvot^irTioNs^ 

jiiAwCà. tares accoprurcnt pour avoir, part à 
***"*^^' riches dépouilles; mais comme ils n'ar 
voieDt pas partie le péril > les Co&ques 
leur remferent leur ^portion du Butin > & 
jçraignans qu'ils ne TOuluf£rnt la ieur enle- 
ver de force^ ib fe rejdrerent en Ukrai- 
ne. • r .^ 

i?ktt po»^ ^^ Diece k. trouvant alors à couvert du 
ilMieau». danger 9 chercha les moyens de.s'oppo&r 
iiux prc^rès des Rebelles > & de finir un 
iunefte Interrègne., Sur le premier çhefi^ 
on ordonna.de npuvçUes Levées 9 & pour 
hs faciliter, le Clergé donna; la moitié de 
fes Revenus. Quant àl*Eleâionj Geor^^ 
ge Ragotski Prince de Tranffilvanie parus 
comme Candidat à la tête de ;oooo hom- 
mes, pour fervir contre les Cofaques^ s'il 
ctoic élu 5 ou pour fe joindre à eux, fi Pon. 
rejettoit fes offres. Le C^ar de Mofcpvic 
parla; cuicore avec plus cje ha)itcu;r , & 
voulut erpporter de haute ^lutçe une Çoin 
ronne qu'il devbit attendre du. choix bbre 
.de la Nation. - On (è moqua des mena- 
ces de ces deux Prétendans, &. leur coni- 
duite leur fit donner fur le' champ l'exclu- 
■ fion. 

*• Jean CaTimir , Frère du fcjif Roi , avoit le- 
plus grand nombre de Suffrages; mais Sta- 
jiiflâs 2!;aremba Evêcjue de ^ioyic^. dont 
l'ambition étoit flattée par l'efpérance de 
l!Archeyêché ^de Gnefne, lui fîifcita un 
dangereux^ Conjpetiteur. Par les confeiU 
de ce Prélat, Charle Ferdinand Evêque 
de Breflaw & de Plosko, & dernier des 
Qkd^ SigifmondJIU. forma, une Faûioa 



iÇcuttraîrc; à celle de Jean Gazioiir fon-fre-/"***^*''' 
re. Il fut d'abortf appuie par Chriftine'""' 
Reine de Suéde qui rollicicacn la faveur,- 
pour liii faire mettre la Couronne fur la- 
tete , par cette iëule raifon qu'il éioit in- 
capable de la porter. La politique faifoic- 
crainde à Chriftine d'^^o'^ poai .voilia ua 
Prince trop habile, 

Jea« Caïimir avoit été Jeftiite,. & pour' 
A d^âget des Vaux qu'il avoit faits dans* 
Cette Société, le Pape lui avoit donné un' 
Chapeau de Caidinu. .II s'en faUiit petr 
flue cette circondance ne lé fit exclure. 
£«s Jcfuites emportés par' leur zèle contre; 
lès Êvangeliques avoient caufé de grands 
troubles fous le dernier R^ne , & la hai- 
ne que quelques Seimeun avoienc pour le^ 
Corps entier, réjaillillbit fut un Prince qui- 
en avoit fait parue. Mais ce qui paroil]Éit- 
à r£vêque de Kiovie, & aux FroteftanS' 
auxquels il s'étoit uni, un prétexte fu^iânt- 
d'exç]u(îon,,f^t une ino.tifqui en^ea ks' 
Catholiques, certains de la piété £c de Is' 
Religion de çePriiice, de t'anacbcr à lui>> 
& de prefrer'fûn Éledtiori avec pju* d'ar-- ■ 
deur. 

L'Eveque de Samogitiè parla pour luî sitSm» W' 
avec tant de force, & détruifit fi bien le»7M«c»- 
fijupçons dé partialité , que les Voeux de" 
<" la la- ■ 

I ntôc 

T ntl* 

î «<»?. 

Si»i- 



^i tîlStÔlILt DÉS REVOLXmoNff 

l***/*"SacdB» mftmke des cBgagemenï querE-^ 
veque de BreUaw avoit pris avec la Maiv 
fon d'Autriche > fe déclara co&tre hai; ainfi 
*£em Compétiteur réuâiffint ttms les Su^ 
fr^es fut élu le %a Novet)nbre> fit fb 6e 
couronner lé 17 Janvier fiûvariti ' 
1^4^ La Guerre contre les Cbffii|uéif M lue< 

jr iri4- point aptouvee pat le nouveau ' Rbi j fi**^^ 

^it f^ ^ ^^ ^ ^ > o^ *^9*^ mettâgé la Pa&^' 
m Us c«-. & câltné* pat un .Traité la'ftireai' <fe ces" 
Snf^ FCuples. Maïs t<mte k Nobfefl? Pbtenoi- 
ft fiic dWis contraire. Les uns p^ des^ 
inotiô d'avance , Se dans Pefperancc dff 
s^ffqjcttir ces ftyûns'^ les «atres fou» pré- 
teactc de venger la République atCjR}uéè'par 
Cç» ftîgâiicfe r demandèrent hautement 
éa*on fe mît èri Campagne. Le Ttoî qu£ 
coonoiffoit fe^ véritables interête de l*Etar> 
fiit inflexible dans fon fentînaent^ enfèrte* 
gtrc la Nbbicflè , par une SciflSoft qui lut* 
tat fosde, leva dle-mêlne des Troupes 9» 
fins f aveu du Prince, Se marcha contre' 
IVfcraine, 
îg^/**^ • ' Kmtetoïski; ayofr prévu Tor^, & Vè^ 
toit mis 'en état d*en repouffer PrfBbrti 
Troiis cens-quarante-mille hommes Emr^ 
choient fous fes ftenda^ds » 6c le Garni 
même êtoit venu en perfotine à foa 9^ 
cours; Que poàvoient 9000- Poloooîs^ 
eomre cette terrible Armée, Inyeffiscbn» 
SEbarras, il^ sV défendirent «vec courage» 
9t s*ilir ifèuflènt eu' que les Rebelles k 
combaiMyi ib 1^ auioient contraiots" is 
fe fetàteri, maie ils^^ ih^oquoient cfe vîvres> 
4k: b dtfettc txt ^ igatûdè» qjiUs mangev 

D6OII 



f>Ê foLocJiïE. tir; V^ ff 

ftvitt leurs Chcvau)^ , faute de ifaurageJ<*«^<{^ 
Prcrs .i fuccoittber fous^ tant de maux,.**'^**'^ 
fetigucs par le^ attaques de fenne^rij prew 
ies par la âiai, 6qs forces, 6c ibuteilus' 
par leur feule bfavcnite ; Ite implorèrent: 
^affiftance de leur Roi i qui quoiqu'il eûv 
de(âprouv6 leur démarche ^^ fe crut oUh- 
se de voler à leur ièçour^.' Le Cam ^' 
Kmielniski allèrent i fa rencontre avec 
140 n>ille Homtne^r. Casimir n'en avonr 
que.aoooo; œai^ ce Corp$ remfttôiir 
tout ce qu'il y avok de plus braves 0n Pô*' 

jLes Tartares attaquèrent envaiû fon^^rfir^r 
Camp près de Zborow pendant trois^^*^* 
jours coufeçutifs. Leurs pertes les rendi- 
rent traitables > & on parla d^accobSâx> 
aement.. Le Roi promit de payer au*' 
Câm les SubGdes ou Penfions annuelles^ 
quV)n avoir coutume de lui donner , &; 
que LadiÛas Vt avoit fupprimée^. Lea^ 
Cx>iâques obtinrent une Amniftiè: leurr 
l^rivilegM fiirent confirmés. On augmttH- 
£a k nombre àt leur Milii^e , & Texerck 
ci- de la Religi^a ôt^ué fut, permis dana. 
tbujtQ.njkraine. Le Càm de ion côteia*' 
r^ q^il JFf^peâeroft les frontières d6 la fo* 
Ipgpe » es au'il les defçndrott en où do^* 
5eipin ;. & Kmieknski promit auffi que le» 
Cdiâques garderoient la fide&té qulls de^ 
vpknt à kRéoubUaufli ,• 
,:'JÇ4J^cctee P^^ |Les Fay&m' '^Ttî» 
^ jpew 6i<î^cnt pas gartîe/ <fc, la BfUice ny^ ^^"^ 
vQulmiênt pcânt ie £>un^& à leurs Gen^^** 
'" imes ^vi perinettre qûDs ittitraâent 

C& e» 




u^ 



fo; Histoire des Révolution^' 

jteAH.CA-en pofleffion de leurs Terres. On aprît: 
****'!" "-encore que ICmidniski leur GcnéralTolli- 
dtoit l'apui du Sultan , pour former fous, 
ci' protedion upc principauté indépendan- 
te dans rUkraine> & fur lés bords dû Bo- 

rifthene'. . , ^ . . > . ... - 

Jean. (^2,iinïr, . iràrarmé .que lès Cofi- 
ques donc la àuîe lui avoit.tfabôrd paru 
jgftc? tcndoicnt à la Rçvolte^ Jugea.alprg' 
<jue toute' la République" dé voit ^'infere^i:' 
5L cette Guerre. Il feva donc une AtnSfe- 
^. cent milfe Hoçpmes., & init d'abdïd* 
en fuite 300000 Taftares proche de'Bcre- 
.. -tesko^y. Quelques, jq^çs après une telrbar 
... panique rpit }es Çofaque? en déroute. ;*Bb— 
nuh Lieutenant dé K^mielniskt étant fortin 
de fôn. Camp /avec un, Démctement de- 
rincîenne Milite, jiiur'attîftjuer le Palatin 
^ de Braclàw > qui paroiffôit Avec un Corps: 
<iR deux mÛle liotnnnie^ 5 tout le Tabor 
cbafterhé crut que'.fbn Comnîandant fa- 
bandonhoit , ic prit la fuite dans la derniè- 
re cpnfuGôn.- 

Etonnés. dfe cette, perte > lès* Cofàques; 
demandèrent Fa Pais: , ôtl^obtitircnt: Ktnîel-: 
Tiîski pbtînt:e'ncîof6lè''pa^ dé ,fa re-^ 
vofte i, ii^ai^ k. îifllfce. 2!iap|pi'ovîèrine' fût: 
redûife à' 20000 hommes. .' Ce-Traité ne. 
fûbfiftâ que taht'^ùeie perfide Oofa^iîe ne: 
ft ' crut pas en étet de Tenfrehidrc impu- 
nément: ... 

. , N , En cfièt ,,lcs Mofcovîtes voyans les Po-'- 
' Jdnois aux mains ' avec léiirs Sujets rcbfel-- 
lès j , &: affet . émbaraflfe' à reppùflér- fco» 
' attaq^cs^^pïofite^etlt:dè cette Êcheûfer câf- 



t^E PROLOG NE. Ll^V. V. 6l\ 

cqnftance, & entrèrent en Lithiianie du côté J^^^ ^,^*' 
dè'Smoiensko. Kmteïnî^^Êt^acliâ'auffitÔt*"*"^'*!^' 
un Cbrps des Ti^iiçcs (VàyM Obéïflbient, ' ' ' 
& lui! donna ordre de'fejoîncfre àiix R^P 
Cens p qui' y tempbrterenr -des* avantages • 
confideraWes , tandis qu'un, autre Corps 
de Coiàqoes & deTàHares râvàgeoit d'un- 
aâ#e-Côté la'Polc^: • '^i' -^' ' ^ 

ehf^ftTWRcteéde'^Siwdè fille du Grand' i6K<i 
G Wiihrb' avait àbdJ^tfê'k G^îronhe 5" pbur>7»^r«.»-- 
la mettrt^ttiflatetède^CMrte-Guffave fon^'P*'^*" 
Céfâfiw, ' A peiné fot il fiir'îe ^Trône qif il 2.i 2?' - 
dëyînc'èhncfM^ de : b^'.R^ubliq;ae Polonoi- SMcii. • 

, {éj &'Tihirttifettré!c^cf^bte aux malheurs 
àe ce PLôyaûitisc , 'déjaxlèchfiré par des^ Ar- 
mées iftnoin>brablés de ftd>e!Ies & de* 
B^^ands/ '(^felqùes-^Sefeieûrs *mécontcns; 
da* GQÛVetnferriétft abtMâterené CKarlè Giif-^ 
tavéj pour ftiàtéhfflftii'CaljaHè,' & tttro-- 
daifirenf'dan^ îebr RttHe-te. feu' qui la'" 
cohfutn^ prèftjhetoliFe enfîérer Erivàm la: 
FVahcè^kïtei^pofi* fa Médiation , pour me— 

~ nager' un^' Àtrcommodement: le^ Roi de:- 
Stiedé jàbùx de- h gloire du Grand GuC- 
tâfvc«'5 ' '&^ voufîant VeÇ^èfi 'VtF éfdit-pôr. : 
fiWfe-V ft' piropofe ft^ôlbghïjpdâfCpnquê- : 
tés^ &-'*fduyia%ffet'àfe'^pj^éti^ lui!' 

déM^rei*^a Guerre. '''" "^^ ■ ' 

-Il /Stf*^ dàm^^s 1e 'Ropuniè: - tes À /^^^ 
niécôntèns fe joîgriïrétk ¥ lui, &* vinrent*^ ?^*/f»* ' 
grdffir-fon Armée compôfêfe^ de Soldats'^';'^^*"* 
choîiSs. Biêntôt^tnaître de la Grande Pô- * 
liS^éi «fcAimèr-tbatç 4a 'Mi«a^ë/'--Crà-' : 

fi»ib)U»^éM/*^X^^¥^beûi'^eâtré^ da^lis lâ ^ 



gl Histoire bts Kevôlutïo^/^* 

|c*iff««-QupitaIe9 & contraiiu rinfortuoé Gasitaair 
jUMiR II, qui étoit fins Tsoupes, &ns aigenc > abaii»-- 
donné par la Nobleâç & f^r ÏAtmée , 
de chercher ua aûle en ^iléâe. Charlé 
pa£fe cnfuice dans la Pruffe. H ièixifale' 
oull yoyatp dans ûn> Pays ouvert & c^p 
Kxitms. 1 ont plie devanc iii Dantzîc 
. , feul» fautenu ]par 1er vives exhoctacioas de 
.., quelcuies Predicateuisituâciele à ibaPriof- 
V . /^ ce> oc ferma fes Pértf$ aux Suédois. 
' ; ' Ces.. autres, Vilksv ai^mees par l^eaoeo^ 
VV pW<Ii^îW2ic s^écoonesentdciprodig^x 
iaccèa des Armes SuedoKês» & de le voir* 
touc-àrcoup ious une Don^inacian étraiK 
«ce. Les coiitnbutioas exigées par Char- 
k Guftave » £c usé impofitioii'de quinze' 
Tmfhes par Cheoiinéc aiéyorterent une 
Nacibi^ 4ii>re ^ &.enapcnie de la Tiran- 
n]e &; de^ FEiHayag^ j^Ue ne put fe dé« 
tçrnuQier à devenir Ttibucaire. des Suc»* 
' dôis> & prie la ferme & noUe reiblutioa- 
de bri^ fes fe^ La, Noblc0f^ fe réuok: 
on leva des Troi^r : Cazimir fk mie à 
leur tête > & vint paf: â préfeace «animer 
Fattacheme^nt naturel cks Pdonois pour 
leur Prince > & la haine qi|i fiiit tçHyMirs* 
un Ufur^àteur. Disuis ce premier (oxy 
, Ci^amesla leur fijénénil iuwrii: les Trou- 
pe^ Suedoifes près de Tacoflaw^ les défit^. 
"ëc s'enapara de leurs S^pg^ £Ues fe*^ 
rent eniuite ehaflees de vamvie« La £0^ 
mue commencoit . à iè déclarer pour utf 
Pçupl^ maU^euseusc, Iprfqufun noureau n^^ 
vers penfa ^.^rqpbngpi; dA#;dé.iiQi«i9itar. 
su&j^es^- 



Gmie Guftave avant fait un Traité a-^ Jkahscàt 
yec le Marquis de Braodebmiig^^ dao5 le-^iJi^ 
quel il fut ftipulé que FEJeâeur ^nroic "rrriÉn^rfÉ • 
toute fouveraineté la Pruflfe Ducale ^ lej^Aerf*»-. 
Brandebourgeois fe jb^nifent i leur aouvd ^^*^ 
Allié y & les Suédois fortifiés pai ce fis 
eours s'aprocberem de Vadbvîe > dans lo' 
deflèin de h rcprendr^^ Les Boloooia 6r 
f ent tout pour conicn^et c^ ViUc : of^ 
fe battit pendant trois joûxa y & la bravovH 
fe Potoobife balança loo^ems. la^ Viâoir^ 

Îui penchoit du coté delà Suedîe;En&ip 
:^hàrle remporta. Le Carnage fiit d'au^ 
tant plus .almux qu« lareûftance avoit étr 
Ibngue -.. Vadom fut le prix ds k Vic**^ 
cbirc. 

Un autre Ennemi rnnit çrefquc auflSh i6ff^' 
toi. Ragbtski Frinceae Yranifiivanie reÇ^Mé^§tsH' 

fi toit depuis longteras h. vengeance dè^*!* *^ 
exdufîQn> quMon kû avok donnée dans k ^^' 
dernière Eleaioo. Il te déclara doAC poi:» 
les Suédois, Se fe flatta que àzm l'abatte^ 
filent où' étx>it la République > il pouroif 
détrôner Càximir , & s élever fur Tes r^i^ 
ncs. . Ragoiski avpit ^oooo banifflea3t& , ,. 
fêut-être fes projets ambitieux éa(2èiii; étéT 
îeureuic r s'il: eut ûiivi les avis du Roi de 
suède) qjji lui avoit confeillé d'entrer cof 
Pologne par te Palatinat de Breffici t oil 
tout lui 'eût été âvorable > Se d'actoodstf * 
f arrivée des Suédois Mais aveuglé fvf 
^ prômefës de ^AÀrol9{^ç^ I>ri>riçiu^ 
àuîra^voic abatte fcTiane Coçau&it cfitajue:^* 

■■'■■' atk 



f4 Histoire des Revolutîoms' 

]fïAir c A- atti^quâc ]^ Pologne , il. fecoit toujoai:s vîc^ 

■ijiiE n. toricux. 

i»î/&Àji#^ -Tout fefliblôit çqtifpfrer contre cette 

in it^^ République > qui autrefois fi floriflànte>. 

■**: par(»fibic alors fur fon déclin. Il ne reC- 
toit ptTcfque plus rien à. conquérir au Rcm 
de Suéde. JLa'Pruflè, la haute Pologne, 
Cracôvie, Varfovie , ces deux préniieres 
Villes de j' Etat* reconnoîflbient fês Loix. 
te Mpfcovite- mdtre dé Vilna, .& de 
prefque tout^ la; Lithuânie^.agifloit ^ la 
writf tontfe les' Suédois en Livonie;> 
toa»' il étoir tôujout? ennemi des Polo» 
lîoiss & fe fortifloit fur leurs Frontières. 
Ràgotski, les armes à la main^ têntoit de 
s'^ntrôhifer lui-même, & de ravir à la Na- 
tion cettç ancienne liberté >5de fe cboifir 
. des' Rois. Enfin les Tàrrarcs & les Co- 

• V faquesj dont les ravages font toujours ac- 
l . Gômpa^néff dès plus horribles cruautés, ces^- 
Brands qui enlèvent également' & les 
Biens de les hommes , . & dont les pas 
font foujouri marqués p4r des traces de 
fang ^ de ftu, étoient (es moipidres CDy 
nemisi • . . . , . 

zieDstme- Gé'-fut par '«fes ifiâlheùrs mêmes que li 

r flf /w ^^*^P^ ^^ ^^ prefervée d'une rùïne entic- 

iécLren/^^^ P^^^^ ^^ fc« caUmités lui fiifciterent 

u Gmerrt dcs Vengcuts. Tout IcNord éperdu trem- 

afû"^^ bh pour fà liberté, & crut voir dans Char- 

umfr4vg. j^ un fécond Ggiftave Adolphe; Le Dan- 

nemarc éclata Iç premier, pours'oppofer 

aux I progrès: d'une l^uiCÊrfce fi fôrtoida-* 

bie : la^Mèffcdvfe Vy joignit^ les linpéj./ 

ri»» Igroflïr^- l'Armée dfc Lûborûiirdd;> 

- 8c: 



Se les Hollandois mêmes envoyèrent une J*a"C^ 
Efcadre ÊÊas la Mer Baltique , pour con- ****** * 
içrver ]Ç)antziç. 

, . lUgotski fut «d'abord mis hors de com-» Difmtt dm 
bat^ Les Valaques^ fc les Moldaves l'a-^**'*'*- 
bapclonnerent , par un ordre précis du 
Sultan.^ qui defaprouva r^ntreprifc du 
Prince de Tranflîlvanie. Après cette de- 
iërcion , il fut facile aux Polonois de le 
défaire. Il fut battu près de Sandomir, 
où. ii youloit paCTer la Viftutej & perdit 
Xt.ooo hommes^ tant dans fa marche > que 
dans le combat , av«c route fon Artillerie, 
On traira enfuite , & il fut convenu que 
Ragotski demanderoit pardon au Roi de 
Pologne.: qu'il lui payeroit 400000 Ta- 
krs: qu'il romproit les liaifoRs. qu'il avoit 
avec la Suéde ,, &c qu'il fourniroit un cer- 
tain nombre de Troupes, des qu'il en fê^ 
foît requis.' Ccttb défaite i 8c. ce Traité 
honteux ne furent pas. la:, fin de fçs. mal- 
heurs. Le Sultan irrité ae ce qu'il étoit 
entré en Polc^ne contre les ordres de la^ 
Porte , enjoignit aux. Traniïîlvains de fè. 
chbifir un autre Vaivode. Envain il im- 
plora, le fècours de l'Empereur: après plu- 
Sçùrs Combats donnés contre fès Compe- 
titeuip, il fut battu, par les Turcsu près 
d'Hermftad , & mourut peu de teros après, 
dé fès bleflures. 

Charte Guftave fut prefque auffi mal- Kî^S: 
bçûreux; Friderîc Roi dé Uannemarç lui ^^^fj^^/"' 
avant déclaré la Guerre, fît. en faveur de la 2" 
Pologne une fi puiflante diverfion, qu'il o- 
Wigea. le. Roi de Suéde à lâcher prife,, 



i^*<?A- pottr ifBfcBdre fçs propres Ettts, ÇhvU 
***** ^ 'Gufta^ «ut à la réritèàepfMs avanta- 
ges , dans les premiers tems db cette 
Guci^re. C« Vtmct <f im cocM^içc qtfoç 
eût a,pdJé tétnèrité * fi le Toccès ne l'avoft 
juftifié^ afïronta le» abîmer de la Mer «ni 
pouvoir s^*bavrir {bus Tes pieds » 2c à la r^ 
veur d*une Glace fragile , il èfk pénétrer 
dans le Séeknd , pour, affiegct Cc^p^^enha- 

Sue. La Paix (è fie alors au oéfâvant^ 
e Fridçric 5 tnaiy elle île dura pas ibi^ 
tcms. Le Traité' pondt t^ue k^.tfeut 
Rois feraief oient Fentrée de la Mçr Bafet- 
oue, & ne permettroient pas que. Ics^Putf^ 
ènces Etrangères y envoyaffcnt léttrs. VailP' 
fcaux. Le Koi de Danncmarc , ^ la (bllî-. 
citation des Hotlandois, qa\ promirent de 
h fècoùxir puifiàmment, refufr dTobfervef 
cet atjdcle^.A: Air ce ptétexee la <juerre 
fçconiinença.' * ; 

Les Honandpisdbirênt parrfe.l Frid&2 
riCj 6é ces deux Puif&nces unies cnfem- 
Ble abattirent enfin le fier Charle Gi 
ve. La Flotte de Hollande batdt à 
trée du Sand TAmiral Wraagel , qui n*61â 
plus^ tenir la Mer , & qui aprè? cette Ac- 
1^59- tîon fe rétiia dans (es Ports. Enfin 'es Sué- 
dois, après avoir été repouife deVam Cop- 
penhague, forent défaits dans lUlcde Fu- 
. nen , & obligés de . demander la fsijx. 
Leur Roi fut accable de ce coirà; Juf* 
qu'alors vainqueur, il avoit donne la Loi 
à tous fes Voifins : vaincu^ & contraint de 
h recevoir , il ne put furvivre à fa dé&i- 
^« On attribua la maladie dom il flsou* 




DePolookc. Lîr. V. €^ 
Wt «tt cbagrîn, que ce revers de Fortune J'aï^Ca» 
lui caufa,. Rival du Grand Guikvei avec *^"'* ^ 
peut-être autant de éoura^ flc d'jiabîle* 
té, a fut moins heureux- 

Gspendant Jean Caziinir avôit feprki 1660^ 
preique toutes les Places àont Cbark tiuf* ^f^ ^^ 
tave s'étoit enïparé. Cracovie , & fa Q- ^,";;2 27 
tadelle é:oieat rentrées fous robéïilance de puutcm" 
leur Prince naturel dès 1657. Peu de tems f*'t' 2^ 
àprè^ , rElefteur de Brandebourg s'étoit 
réuni à fes Voifins ^ 6c avoit conclu une 
Ligue défenfive & offcnfive avec eux con- 
tre les Suédois fes premiers AlBés. Enfin 
Thom> & prefijuc toute la Pruffe avoient 
iecdué le joug y un Traité conclu cette 
atinée avec la Suéde remit Catimir en 
poïïeffion du refte. Charle XI fils Se Suc- 
'ceffeur de Chark Guftave 3. rendit toutes 
tes conquçtes que fen Periè avoit faites^ 
iBc Cazimîr de wn côté ret^nç^i fesjpri- 
tentions far la Couronne de Suedç, $t el- 
les étoieot bien fondées , eMçs étoient de- 
venues inutiles : en ne cédant rien de réel> 
il gagna beaucoup. 

^ Dès que les Polonoîs n'eurent plus l ^f^^^.^^ 
rcfifter aux Forces de k Suéde , ils tire- ^'^^^^^^ 
îçnt une vengeance éclatante dçs injures 
mie les Moscovites leur aVolent faites. 
CTarttéskî , & Sapieha en taillèrent en 
pièces %& mille près de Poiunski. Les 
Plaines de Glembokîa en virent périr dix 
mille autres , qui fédèrent fur le Champ 
de Bataille. Caximir affiegea enfuite Vil- 
fta Capitale de Lithuanien dont les Ruf- 
fiens ^étoient' rendus maitresv, La Ville 



6i Histoire des REvoLUTraKH 

jKAwÇA'fut ùdiancîit emportée; mais le 
KiMiR iLg^ ujje vigouFéufe rèfiffanCc. 

Gc Siège fut également funeftè à Ca- 
simir & aiix Pblonois., par la divifîon qui 
^. ^ . s'éleva entre le Prince & *lcs Sujets. Uqe 
. ' . partie de TArmée fe révolta, & choifit 
pourXjéhérâi le Prince Lubomînki, 'Ces 
mesintclligéiices retardèrent les'attaques, & 
rendirent le Siège plus long ôcplus meur- 
trier. La Paix ne fè .fit avec le Czar que 
.quelques années après. ' \ . 

t66^, ] Lés di vidons qui venoiènt' 4'eclater fii* 
Divifimt rent pou (Tées à de telles extrémités > que 
J^r*^ la République vit bientôt dans Ton ^(eia 
Miêffi. * ^eux Partis oppofes prêts ï la déchirer. 
Casimir leva dés Troupes. Lés Rebeli- 
lés & Lubormirskî armèrent de leur cô- 
té'. Les Polbnois alloient fe porter les 
^us funeftes coups > lorique les principaux 
fcheft de la Révolte touchés de repentir 
fe jetterent aux pieds de lèuir Roi> & lui 
demandèrent pardon; mais ces fournit 
fions n*étoient pas finceres. La Nbbiefle 
peu refpeflueule n*eut pas les égard qu'el- 
, le devoit à la Perfonne fecrée du Prince 

^ qui la commandoit; enforte que Cazimir, 

trop foible pour foutenir tant dé fpins , Se 
naturellement porté au repos ,' abdiqua la 
Couronne dans la Diète de Varfovie, & 
fe retira l'année fuiv^nte en France,, où le 
Roi Louis XIV liii donna TabbaVe de St. 
Germain des Prés. Il mouriit à Revers 
.Tan i6y2. 
T66t. Ce Prince modéré, afiable & poï> 
MdicAtîm mais inconftant dans Tes deÛeins^ dmidCj 



D^ POLOGN E. XlV. V. ef^" 

& préfquc toujours malheureux , vît fes JKA.NC4I'' 
voilihs armés y & fes iujets révoltés contre ****'■ ^ï* 
lui. Lô^que Charlct3uftave entra en Pcy'^riisiZ 
Ic^ne» où vit Jean Caximir fuir ep Sile-^ 
fie. Son caraâere éclata encore davanta- 
-ge dans la révolte de Lubormirski. Il e(t 
toujours honteux à un Prince de, quitter 
une Couronne , lorsque TAbdicfition ne 
paroîc pas tout-à-fàit volontaire- ' Pouj* ju- 
ger fainement de ce fait on peut ^en ra- 
porter à ce que les Polonois en penferent* 
aîoi^s. 5, Pourquoi, dit CaTirair Z,awadz- ^ . 

^l ki Staqofie de Cultn dans fon Hiftoire 
^y fecrete, ^, Pourquoi Jean Cazitnir quit-. 
yy ta-t-îi un Sceptre qu'il avoit brigué avec 
„ tant de chaleur? La Polc^e confier- 
ai née frémit à la vue d'une démarche, 
yy qui fémbloit annoncer les Fttnerailles de 
yy fa Liberté. On çnit que le Prince pré-' 
,,' voyoit la fin de l'Empire Polonais & 
5J quil fe retiroit de peur d'être atcablé 
^,' tous Ces ruines. Ceft cette hpnteufe: 
,i crainte qu'on donna pour motif à fe re-' 
„ traite, llétoit enétat de fapporter les' 
„ fôins du Gduyernement , puifqu'on le* 
,i voyoit encore fenfibfe aux pl^irs 6c à' 
ji la volupté. H feiubli qu'il regardoit feà \ 
yy Sujets comble des Eftnçmls, 6c qu'il* 
„ fuyoit cômnie un 'Prince vaiiicu 6c de-- 
yi poulllé de (es Etats. ^^^ 

L'Abdication de Cazimir ayant d'onnéx« ?iM 
Iteu à un Interrègne , h, Nobtcfle càui'ut';''^*^' 
aux Armes , 6c fe rendit i»r, Efcadrons^'^îaST 
d$ns lé Çhainp £leâ:Qi:al^.tnai3 ces pté^H'mRti 
isiuuôm qu'elle n^aybit pÀfi:s' qufi tlpur'em--. 



■n 



jf^. Hhtoii^e DES Revoluîtiçhs 
iKTtR. pêcher, les. Brigues pcnfercnt lui être Ju^ 
irâwk. nettes^ & bientôt eqapôrtée par le capri- 
ce impétueux des. differçntêit fanions , on 
la! vît s'éTevcr contre le Senaf y ÔC tourner 
contre les principaux Seigiricufs ccç tàêtOK^ 
Armes, <^élk avoit préparées, jour dé- 
fendre là Liberté de fes SufiFrages.^ 
r66o S^caniflas Prarpousti , Archeyêque de 
Srrw.AGneOie & Priiflàt , 6xa le cotnipencc- 
piufiatft ment <ie la Dicte, Générale au deux de 
^W4iri j^^^ D'abord le' Grand Çuc de-Mofco- 
rJUt. ** vie denModa la -Couronne, pour fon Fils 
aine, Une Armée de «topo Homtocs ac^ 
tçndoit llir la Fr^iiere la rêpônfe des Po- 
lôhois, 'prête à agir contre èaJt.5lIs n'cli- 
foieiat le Prince KufiGer^j . D^w? le cas de 
fon EleÛion ,. le Ç%ir prôçiéc&it la refti- 
tûtion de Kiorie fe dà autjep; Tdles qu'il . 
ayoit coooûiles^ d^emréte^iiir wn^ '.Armée 
die 2doco homnaéà au ïervîçe de, fi Kq^* 
Utque r & de donner au Fife lôjoaiïlipns. 
Ces Brillantes promelîes fiattercnt.peu les 
Polonojs 5, les menaces qjji I«?,r?^Pn?Ba- . 
gnolent firent glus d'inppréHî^" ^Cominé 
on iji^.ctoit pas en.etât'de rj^ér^ ^,^t' 
recours à la ifeuite^ PacVtoTjW^Qa"- 
c^er. dfe Litbuanie > aJûSira le' ^zar 4e là 
bwae volonté '4^- db rînclTn^tîpif <$»* Pb-' 
looois pour Je Prince {bnTils ^iSS fi td 
6t efperer qu'A ferpit élu , pourvu qu^il 
. pôt ift refoudre à qufttej lé Rite Gmc. ' 
XcCxar, plus ^bjtiéux; qu'ii^hé à 
Ûr S^*^ > ^^^ Uçj^ôi, cet pbftaclc , :& 
. Iç&'^pes^ Mofcowites idécidcnent ofif^ , coàh 
mg fiiotoBtion, du Ondïdât,' en 6riguanl|î 
S^^c dtf Pdogne^ n'&oit qiie dt Tè An» 

drç 



< . . - . . . 4 * 

àxp 1^ temble. à l'£ianeim cotnmim de^îMTitr 
tQus les ChrédeoB , iîpouyoif uns faugu-**^""* 
Iç» eoil^ûêr le Rite Îmim. 
' Âinli 4^ Poionois^ daâs la crainte d^uoe 
rupcurc> donc ils n'enflent pu. ibutenir les 
{uitcs tâchèrent de gagner du cecns,, & 
Icurecenç le Czar par de belles piomeiTesi 

Xe prince de .Condé.> le Duc de Neu- £j»:f/,,yp«, 
bourg, ô^ le Prince Cbarie de JLcM-raiae «'m rrinct 
p^ruf ent iur les r|M3gs, & çhaain de ces"^*^**^* 
trvis Concurreois que & F«â;k^f Ôborski 
Sciiesx^fte de Varié vie (bureook les ioceréts 
dn prémifif , & cette Fa^^ion fe âattoit 
cte r emporter (Uf toutes les autres -, mois I«^ 
28 Md le'Porte-en&igiaedu Patâûaaç de 
âmdoour , , d0 It . Ç^ioa d^ Piaâcs ^ 
i^ani çbcenu p^r^ÔioQ de parler ^ invec-; 
tçra coa^e Oborsjiji, Se l'acciifa <& |ra^ 
I4 Li^^té de la Nationa.é^'airoir vendu. 
foa Suffi2%t. On prod«i«fi$ aoêine des 
Lettees > f^r lefi^eUes il parôiOok Cjfie h 
virlgt-cinq du même mois- te PrinaaE ^. 
àfWJ^ Stig^euiS 9 ^ft^. aj^lpdHpiç de ^Is 
Éick^ea.de TAt^ti^.l^ajjpifç» ^voien^ 
teaUf upB AâeoaUpe i .partieuliafe en fi^veur, 
<tu Prûice de Con# :^ â^que le $Qi^t vou<-: 
loit ft lieiidiie naître, dçf YlH^&^yt}. y soi 
pr^dice des Gemâshommesilnoa 

, A. ce. rftat, Jn ^rem .s'eetotjç di; TAft 
(foabié^ :.:le^ âibry»^n)tolrdfe(l9iiA-cétép^;i 
CM» mpmK^,t i^^4m9/odt ikjfi|raiids Ç9» 
9^/^091 le?.p40((iNk II QbMM. . G^ 

.. * le 



ji HlSTOlfeE-'MS-RÉVotUTîONS 

iHTiR- :ie retient-, H eft obligé «e jorer qn^ ne 
RBoNt; foutiendra plus' 'le Parti du Prihce Fran- 
çois, & de déclarer qu'il le rêjgardc com- 
me incapable de porter la CbùroWtie. •• 

Quelques jours tiptèô , la N<Alefie de- 
mande que le Primat f>rononc& Texclu- 
fion du Ftince de Condé. Tout là^ Sé- 
nat parut conftetné à» cette i^op6j5tion. 
Le Prélat Cfût Féluéer , en AïQatit tjùe fi ia 
Nobleffë éxigeoit une décifion de tout le 
' ' Sénat, iï fallok l'iflèmWer v mais que fi 
die ne tlemândoit que Û> déclatation- par- 
ticulière, ii étoit prêt de cônfentir l l'élc- 
vatiôn 'de <:elûi qur réuttiroit tous les Suf- 
frages de la Natton.' L'EvIque de War- 
inie, les Palatiîi^- de Eiovie , de Culm ,; 
& dé Pbmerûnte'pàTiftent de- mêtné fen-- 
timerit queleTriitiic, •& le Grand Ma-' 
rêchal delà Gooroône-dk tout haut que fi, 
là Nobleflè ^prlëteDdoît ^proTcffee ârec fi 
peu dé meniagétt^ût un Candidat fi refpec- 
. tablé', it Jctctlrcroit & quitjeroit & 

Charge; 

' La ffertnété de 0€& Seigneurs n'apai6pa$ 
le tumulte; Lê'PnMt forte par lés cris^, 
& leà ïïienac6s^dcs-i0ètits OehtilÀocnmes,• 
la plupart mq[>rifâble6^ttïâis3àlpuit dcleurs 
Droits , & èapabte de les « fôiaicemr par la 
violence, dit erlfin : ^éfiêxctut^Hey ^s 

Îti(m le 'veut. Contraint d'abandonner le 
"arti de Confié ^ nittis éonferVatit encore 
une forteiiiclfinâtionf • péôr 1^ i- il « put 
dâtis \a UtÀ. jugement ^prOnt>ncer foa 
liom. C?eft ilnfi qne tqjutei Itt èfpéiita-» 
tféS' diÉ^ Priait -$'i«oo6i^' it^msMt^i i' 

& 



pE Pologne* Liv. VJ 7^ , 

Hc 4'on n'ôfa plus rien tsenter en & h-^''*^ 
veur. 

'La Diète plus .trapquik donna ettCmtC'Br^mtdm 
audience à l'Axnbaflàdeur de FEnapereur. i>«^^* 
Ce Mmiftre fe déclara pour Philippe Gua-^*"**"^- 
laume Duc de Neulxmrg» & fnrià les'Po- 
lonols d'avoir égard aux. grandes qualités 
de ce Prince. L'Ënvpië.dQ Marquis de 
Brandebourg Vy joignit > & le Roi d! An- 
gleterre écrivit auffi en fa faveur à la Ré^ . 
publique. Quant aux démarches particu- 
lières du Capïidat, .fes prpmcflea étoient. 
immenfes , " &. tomme elles furpafÏQienc, 
fes forces > on crut qu'il ne pou voit &,\ 
qu^l' n'avoit pas même deflein de les 
remplir. D'ailleurs quoique Ton mérite fût' 
connu, il étoit Allemand 9 Nation peu a«< 
gréable aux Potonois : M' recômmenda- 
tion de l'Empereur lui étoit. plus contraire • '^ 

qu*avaritageuie. Où prétend même que ^ 
quoique le Minîftre Impérial l'eût propofe 
^ur Candidat, & s^intereidât. publique- 
ment en fa faveur , il agifflbit en fecret' 
pour Qiarle de Lorraine. 

. Le vieux Duc s'épuifà pour trouver dèérdiCh^* 
Fargent, & lé repandit avec' proTufioff^Vj^^^' 
chez le^ avides Pofcnbis. On lui promit '^*"'' 
tDut,.8c tant qtfil fit briller l'éclat de foii 
Or, & Cabale fe fou tint , & f emporta 
même fur cette du Duc de Neuboufg; 
mais dès que la fburce fut tarie, (es Par- 
ti&hs dilbarurent, & cédèrent à la Fac^ 
tion de? Pîaflcs. / ^^.^ ^ 

• La Nobleflc impatiente de la longueur Ptafies. lu 
lie la Diète, & à qui le Semt éroi^; fufpeft ^'^"^J^ 



74 H/sTOtkk 1>É5 Rêvolxttions 

itirzk- xâutiûuroJt de toutes parts. Il s*tn falltit 
R,EONs. pç^ Q^g jçg principaux Seigpeurs ne fuP. 

feût dcchfrés en pîeces par ufi l'euple hi- 
f ieux. Les Soldats oui gardoièht les ^ Por- 
, tés du Cdo ôferent déchafjjet leurs Môuf- 
qliets dàtis f£ûclôs Êleâofd, te \g$ halles 
parviûretit jusqu'aux Evêques & aux Pa- 
latins, l^oot éviter iïëtie bleCEes, ks uns 
& caehefcm fous leurs fièges^ d^autres pri- 
ant la fuite. L^ËVêque de Plosko, Lcc- 
iinski , & fe Callellan de Pofnan fe fau- 
verent è peitie. Deux autres Seigneurs 
furertt tués. Un troifietne reçut un coup 
de Fuûl dans la main. Les feditieux cou- 
iiarent aptes ceux qui étoient fortis du Golo» 
& on les traita avec la dernière indignité. 
Tout le Sehat diCperié fut dans un danger 
extrême, 
OpaihfU Opalinski Palatin de Kalifch apaiÈi ce 
^^ir <^fordrè. Ayant àffemble les Gentilshopi- 
xties: ,> A %ubi.b6n> leur dît-il, nous 
K ^orget pour des PririceS que nous con- 
^ hoifibhs fi peu?. Après les avoir élus» 
^ nous auront-ils obligation de no& Su^a-* 
: )) ges , Se connôitront-ils ceux dont la Voii 
i> les aui^ portés fur le Trône ? Songeons 
yy plutôt à nos véritables intérêts 9 & £ins 
9) nous déchirer les uns ks autres > choifîf^ 
9, jibns entre dous un Homoie di^ de 
,j commander à toute la Nation, riottc 
i> République ne fbrme^trelle pas des G» 
py toiens capables de là gpavjsrner „ ic 
»> pouvons nous uns . l\oate daercher des 
I» Kx>is cbez les Jttràngert^.rCOinipe fi 



^•ous 



^ nous ne powioas en trouver parmi i»^** ] 

^ nous. 

Ceuic qui voulaient, vmder ks Emorèi* EUSîm 
tumies , ayant de procéder à Ffileâkxi y tmmMimeu^ 
«'élerwcnt contre Opalinski. Entr'autref >{^ft^^;;^ 
le Ftladnat de Poaolie demanda qu'on mejhêwk^ 
pooryât d^abord à la £irecé de Kiunk**^* 
aiec 9 n»is on n'eut point ^||aRi à leuts 
«emontrandes. Vint 8c tm Palacinaes ik dé<« 
«tarèrent pour un Piafte, & nommèrent 
quelques jours après Michel CoributWies- 
nowûkl La plus grande oppo&don fiÀ 
du tôfié djes lithaaniens, qui n'avaient ea 
tacu/ie part ï ce choix; makie fangd'uci 
dés leurs tué fur le içhamp & coups de Sa«- 
bres fie taire les^tres Nonces ^ 6c tout 
cotttounk à la RroclaniadbsidtiPrinceâUi 

' WieûM)^râki étoit ù jpdne ooitou avant Caraâm 
ibft filât«itlon. Son ftro ivoit perdu ^Z'^'*^ 
éoooôd livres de renoe dtms la Guerre est 
Cofâques ^ de le fils ne fubôftoit depuit 
ku^cems que pur les hberalifiéi que le feu 
jRol lui ^^fdîic rataesL il étoic à la vérité du 
BtÊg de-J^Uon., éc defeendbit de Kori^. 
but Frère de ce Prince 9 mais^ il n'avoit 
diCSîve,rieft!feiti|ui coiidourût avec cette 
faBÙSE^ haiâànse. A li-txraydle dé &m 
Sieâidâ y il pt^viefta que (s$ forces étoient 
trop Ibibies pour çotm le fanieau qu'on 
kî 4a»p@(i9iic^> de 'fit mm foiar /en de^ 
chK^r: toupie en ce ^'il fe coo«* 
Mtfidft làl'^'Cfidiâii v A&^> î^u^l ' avoadt & 
f^nWb.^^^S'ïi<»^v({afm à&&:^t fur le 
Trotte ;>^)di Pokliibis tecnt bientôt lêgoteK 

- o J Hz ' tel 



f6 HiStOIRE DES Revoltttîo'ns 
Mi«Hix. tel Prince > & ils ne purent concevoir- 
YfUKJh comment ils l'avoient élu. Jamais la Ré*. 
publique ne coucha dé plus près à une 
ruïne totale > que (bus fon règne > & l'ocr 
longea plus d'une fois à â depofition. 
1671. Le Grand Duc de Mofcovie avoit de- 
^, ^rJ^' 'o^ndé la Couronne pour fon Fils » oomine 
pu^ilwtitt on l'a remarqué ci-delTus, mais fos brï- 
0rmts. gues n'ayant pas réuifi , il fongea à s'ea 
vanger, & ranima la fureur des Coâques. 
Dorozenki leur nouveau Général école par 
lui-même aflex porté pour la Guerre: . il 
efperoit fe faire une Principauté « à k 
£iiveur des troubles. U alla donc à Coi>* 
ibntinople, ofiiit l'Ukraine au Sultan, & 
lui promit d'introduire .des Garnifoo^ Tur- 
ques dans les plus fortes Places de U Pro« 
vince, à condition ûu'il lui en donncroit 
la Principauté >^ & le foutiendroit contre 
hs efibrts de la Pologne. Ses offres fti- 
' rent acceptées. Koproli Bâcha donna or* 
dre aux Tartares de fe joindre aux. Co(à- 
ques , & , de commencer leur^ ravages» 
préludes ordinaires, de reproche des Aiw 
jnées Ottomann^. 
io7î« Elle s'avança l'année* fiûvante yers ]« 
^'"^T^i Podolie, & mit- le. Siège .dcirânt. Kamio- 
de Ké- niec,.la&ulePlaçePQtoiaQife,d^cccôté- 
7'*"?^ Jiqui fût çonfidcrable-pwicsJÇdrjifiçations. 
lié. ^^ Ipfideles s'en emj»rcrent japt^ «wf 
jours .d« Siège. Tout 1^ Rpjcjume trem- 
bla alors. / Le Pax$. étoiti uOUKeHk! &;.âi¥t 
défenfe, & les £nnça)iS}pptkV/OieQC;;péné'^ 
trer jufqu'au centre. Sour les*, éloîgper» 
^iefiiowiskt nUndonni; j» Xmki^ «vx 



DE PôLOOKB. LiV. V, J^ 

.Coâques, & promit au Sultan un tribut Miev«# 

de aaooo Ducats. wiiïîTï 

Mais ce Traité honteux ne fut pas obfèr- 1673V 

vé. Jean Sobieski > Grand Maréchal de na^in dé 

la Couronne, vangea bientôt fa Patrie îôc^^^J^yâr 
rdonopta Foigueil des Infidèles. Hu£&in{^''^^' 
Bâcha- retranché près de Cboczin me- 
•naçoit le Royaume d'une prochaine in^: 
vaâon. Il aprêtoit déjà des fers aux Po- 
lonois , & (è^ propofoit d'arborer avant 
ia: fin de la Campagne les Etendars Otto* 
inans fur les murs de Cracoyie^ maistroih<, 
yznt que le Holpodar ou Vaivode de Mol- 
:davie ne lui avoit pas amené des TroupoS' 
ja0p;& nombreufes âc adez leftes , il en»- 
^0*a en fureur 9 le chargea de reproches^; 
.& le blefla même à la tête d'un coup de 
hache. Le Moldave irrité de cet affront 
fit entrer dans & querelle le Vaivode dé' 
e Valaçhie> & ces deux Princes de conceit 
refblurent de fè vanger par une trahiibn.'- 
Ils firent informer^ Sobieski des difpofi* 
tions où ils étoient. Le Général Polo-; 
nois parut aux pieds du Camp des Turcs »> 
les deux Vaivodcs l*y jntroduifirent, & fe; 
joignirent à lui. Malgré leur defertioa^, 
les Infidélles ibutinrent le combat pendant 
quatre heures. Ënfm ils fuccomberent> & 
de 35 mille Hommes qui formoient leur 
Armée > à peine en refta-t-il 1500. Ccpen- 
. dant tout le fruit de cette viftbire fè bor-- 
na à la prife de Choczin. Les Polonois 
chargés d'un butin immenfe voulurent le 
mettre à couvert , & fe retirèrent dans la» 
cis^nxc^ de le perdre» Ils eufTent pu re-* 



7^ Histoire des Revolittioics 
Ji«»ti» {Moudre Qiiniefiiec, où Attaquer t^0C a^ 
wimT ^^cage Kaplam Bacba» qui étoic avecdc» 
: ' Troupes A&dqucs flxis le Ornon de Cze- 

Mwa^ mttsPAfméeCbrétieoneiiei^utpaS' 

profiter de cette >beoieufè drooattanGt 

. ^ fe débsttKfo « tn^teié les ordres ^ ks 

jtfprrtf«i Ibias de «m Génfral. Lé Ro) Mfckel 

22^^ Wiefiïowfeki mourut lé mStae jour dfe 

t:ette Bataille , peu ri^retté de (bê 8vh 

jets. 

mio Vb! * ^'^'^ ramn» les etpcf cn ces de la pliH 
xvcr* P*^ des Candidats^ qui aroient déjà paru à 

fmrtEittriotï Elcôioh> & en fit nakfc de noordles: 
La Diète commença le vingt Avril > & 
on y vit poftuler le Grand Duc dé Mc^ 
covie > rEleâeur de Bnuideboui^g * tt 
Prince de Tranffilvanie, le Prince Geoiw 
ge de Dannemarc> le Doc deNeuboum> 
te le Prince Charle de Lorraine. Enia 
Sobieski parut feSidtcr pour un Prince 
François', dqût il né déclara pc»ne4é noaii^ 
Tous Prçtendans furent admis : on écoittsi> 
leurs propofidons^ Se aucun d'eus ne ftir 
exclus. 
msJm, Le Czar peu rebuté de Timitilîté de fts. 
' tentatives précédentes, oflirit auxPolonois 
Ion fecona fils âgé de i^ à 14» ans. Sa. 
demande fut moins fiere que ccDe qtfil a- 
voit ferre dans l'autre Dicte, ficfifes promef- 
fes ne forent pas fi pompeujc^ i u ne fit 
auffi aucunes menaces. Mais on ne IV 
coûta, qu'autant que la hktiftznàty 6c la 
crainte d'irriter ce puiflanc Vtrifin éri- 

. -g- geoient dç ménagement. 

9^ ^ L'Elcûeur de Brandeboorg- propofi le 

Prin- 



Prince Eleâoral foa FUs^ f&jproniit deXR**»^, 
hx faire cmbr^r la Rdigiba Çatholû|ue9 ^^^^ 
'jQ les FqIoooîs vouloient l'élire; mais Ua^,»^ 
^eut peu de Parti&QS* . Allemand de Njsi- km^^, 
lùoa 9 il étoit haï : Proteftanc de Reli- 
. gtôo) il fit craindre qu'une Converûon £Û- 
fc fi>u$ la condition 4'une Couronne ne 
^,fut pas ûncere; & il parut dangereux d'é* 
'lire un tel prince- L'£leâeur s'aperçut 
. &cilecni:nt des difpoûtions ^ ou Ton étoitè 
.roI^olq^àrejB^de&|n,{*il$| &abao- 
; donna hiçntot (on defiein. 

Michel Âbaffi Vaivode de Tranflilvanie dm Pwkm 
! joffrit } outre 1 5 nûllions > d'unir fa Principau- ^ 7y<4^ 
té à la Couronne, & d'entretenir une Armée ^'^'^ 
.de quinze n^illc Hcpunes au iervicç de la 
JRépûbliaLieft tant qu'élu feroit en Guer-^ 
«e avec le Turc i jmis ces oâres étoiefie 
au <- deflùs^ fias ëoroçs du . Tran0*^lyain > ^ 
ûnjpoâiblei». ^a levr exécution* 
^ JuéJPrinçe George de Oanneourc éxx^tÂn ?rhur 
. apuié par le îtoi iop JFrere, qui offrit trois ^' ^^•^ 
naiUiow, &t fi^ mil Chevaux entretenus.'^'* 
La Suéde ie traverlà, & agit & pui^Taisi- 
mçnt conttç lui , 4iue {à (à^lion qui fiic 
toujours peu ^on^er^ible , fe confondit 
bientôt dans les autres Faâions. 

JLes plus pinflantBs farent cdles du Duc é-éUsVtm 
de Neubou») ^, de Charle. de Xx^rraine. ^ ^^ 
X^e premier de ccç Princes fi^citoit pour *••?• ^ 
ion. Fils aine , & ofiroii; en même tfWtts,,^ **^ 
un Roi à la Pçlpgn^^ éç un Epoux à la 
Reuic,. Veuve de Michel Coribut Wics- 
nowiski. Les Polonoi$ étoient pour lui; 
. mais il ayoit ug puiûant adverlâire danà le 

D 4 Brin» 



lo Hz^ToiitE DES RxvoLuTroKr 

f^TiA« Prince de Lorraine. La Reine aiment 

**•**• CÎiarle, & elle engagea jnfcu'à fes Pien«- 

tksy pour lui acheter des wfifrages. Pac 

Chancelier de Llthuanie, & tous les Non- 

' ces du Duché lui étoient dévoués, Lemé- 

' rite perfonnel du Prince Lorrain lui faiibit 

d'ailleurs un grand nombre de Pard&ns. 

li s'avança juiqd'en Silefie pour animer £i 

faâion > & la lecourir en cas de befoin. 

JMiMt dé Jean SobieskiGrand Maréchal du Royau-^ 

2*1h-^<r ^^ s'étoit déclaré, connne-jcKai dit, pour 

S^iefwT "" Prince François. Q>uvcrt des Lauricw 

^tùatfmrje qu'll vcnoit de moiifenner , à h jouraée^ 

téiirt. Je ChocTin , & ayant pour lui larfaveurde 

l'Armée, il avoir aflèz de pouvoir & de 

crédit pour faire un Roi. Sans nommer 

le Candidat pour lequel il paroiûbit sl^te-^ 

reflèr, il en fit feulement le portrafc^& 

IfélogCi & on le reconnut liii-mcme fous 

les traits empruntés du prétendu Prince9 

pour lequel fl poftuloit. £n ' public - il d^ 

mandoit un Prince du fing de France,. 

tandis que fous main , & en fêcret pour 

iê referver en quelque ftom la liberté de 

ië donner à lui-même Ion Suffrage, il; 

3;i({oit pour (ë mettre la Couronne fiir ]ml 
te. 

Cependant les Faâions de Neubouig 2c- 
dejLorraine, animées par diferens intérêts 
firent craindre une double Eledlion. Le 
Sénat tout^ dévoué au Prince Allemand 
• députa à la Reine l'Evêque de Cracovie, 
& quelques autres Prélats, pour l'engager 
à oublier le Prince de Lorraine, & pour 
lui.ofim la CouTonpe &Jè Prince de Neu-. 

bourgj 



X^Ë PoLbONE. Liv.V. 8i 
Ibur pour Epouse. La Reine fut inflexi-i»*TEa- 
bie; toujours attachée à icm Amant , elle**?''** 
prétendit en fidre un- Roi. Les Lithua- 
niens lui jurèrent de lui êtrie fidèles > & d6" 
ipourir plutôt que de* quiuer (on Parti.' 
Les Polonob, au ccHitraire) irrités <lesre« 
Aïs de la Prinoefle , s'afi&rtnirent davan- 
tftge dans leur re&lution) 8c plus ils virent . 
de Gonftance .dans' la Faâion. oppofêe^ 
pjus ils Vattachexént à leur Candidat. 

Les chdb étoient dans cet état) & Ton ^ly^^r/^i» 
cr^noit une Scii&on pirochaine> hrique^^^M^u 
Sobieskifit agir fes Amis. Il avoit caché^JJ^^*^ 
£ès brigi^ ) pour fe fouAraire à Tenvie >iXiM. 
& il n&les décomrrit que quand fédat lui 
parut devoir être fuivi d'un (uccès heureux. 
Le Palatin de RufHe porta là parolle :* 
>> La Re]^i|iblique> dit-â, eft dans un dan^* 
9^ ger extrême, & toutes les horreurs d'u« 
37 ne Guerre Civile la menacent. Qupis 
9> font cependant les objets d'une divifiod' 
2>. & funeile? D'un côté là Reine livrée à; 
a» Charié de Lorraine dédaigtie pour Epoux' 
99 le Prince de Nèubourg: anfi lé Capri--'^ 
^^ce d'une^femcne nous arme les uns conj^- 
9» tre les autres. De l'autre côté , un Al»- 
jj lemand^que fa Patrie feulé doit faire- 
9> rejetter, hous.divifè: aiitG nous nous ùlt- 
>^ criBons >. pour un inconnu , & pour uni 
» Etranger.. CeSôns dés divifîons dont: 
^ les caufes font fi frivoles $ dt dont les 
2> fuites lèroient fi âtalés. Eloignons 'éga.*- 
p lement deiHt Compétiteurs > qui ne fbnt^ 
„ confideratiles que pÈir 'les^îabaltès qu'ilf ■ 
l^yCfSC f|y[ fi>riber>. ficque te véritable irp- 



îk Histoire des RKvoLtJTioNs 

'"^^^•, », terêt du Royaume nous anime & dfiî^ 
. ^u«i»., ^ nos Suffra^5f Quel Chef feut-il i 
^ Ta République ? Un Héros qjLiî aitlabra- 
^ voure d'un Conquérant., & la Sagcfle- 
^ d'un Roi pacifique. Pourquoi te âcis 
^' cher hors delà rolo^c? Nous Tàvons- 
^ parnii nous, ce Grand Homme^ digne- 
99. de nous cofximander. Vous le connoU^ 
3t' &% tous , vous avez pluGcur^ fbis âdthir^ 
„ fon courage & fa prudence. Ses Vjc-^ 
^ toires, & la vertu qu'A feit briller, vous 
9, le dcfignent aflfeL. tes Turcs reponflfeai: 
J9 2c. les M)faques domptés vous raMcitcnc 
,i en fa ôveur. Vos Frontières allbrées^ 
,, contre les invafions de l'Ennemi , la- 
,^ tranquilité dont jouit Rntcrieur du. 
,j, Rovaume , la conquête de Chocî^ :: 
iy, voilà des titres qui doivent enlever vo^ 
jj, Suffirages. Vous reçonnoiflfe àf ces traits^ 
,j. celui que je propofe : c'eflSobïeskL Ou- 
,,^ tre fes grandes quàlftés > vous avez fe^. 
^fervices à recompenferj après avoir fiu- 
,, vé fEtat, pouvez vous lui; en rcfuftr le 
,i Gouvernement? 

£•^2'* "' ^^ "°"^ ^ ^^ Candidat, N^eux qu*if 
âvoit prévenus fc lèvent , & lui donnent: 
hautement leurs Suflfîages. Les Palati-^ 
iiâts de Ruffie fe déclarent pouf hii : te- 
lui de Cracovie les itnîte j le re^ de la^. 
Pologne eft entraîné, & foit cnânte, fbfc 
inclination, (hit exemple , pieicpe tout»* 
PAflTemblée emportée avec rapidSté nom^ 
/ lue pour: Priùcèle Grand Maréchal de Hi 

<5ï)uronne.\ 



& firent, fignifier leurs Proteftations. OnJ.»^w$<vv 
leur députa, quelques Sénateurs, pour les **"*** ^ 
ÈMre rentrer aans le Cq1o3 lelirS rcmon-» 
tranccs fiiient u puiflàntes , que des le len* 
demain les DlIEaens fejoigairent au Corps 
de la Nation, & là proclamation k fit eo 
leur préTeoce^ & âtùn con&ntement unâr 
nîme. 

On dît que Mr. de Fôurtîn de Janibn 
alors Eveque de Marfeille , & AmbaQ»» 
deur de France en Pologne, ^pae-fataucoup 
de part a l'élévation de Sobfeskî. Sts ioh 
finirions tendoient à TexcluGon 4u Prin- 
ce de Lorraine > ((ont la France n'avoîtptt 
lieu d'être contente. Ce Miniftre s'atta* 
cHa d^abord au Prince de Neubourg; maig 
âïant preflènti*que ce dernier ne reùffiroit 
pas plus que ion Compétiteur > l'habile Pré* 
fat, prit lecretement le parti de Sobieskt ^ 
qui par reconnoiOànce des lèrvices qu'il eo 
âvoit reçus t lui fit donner le Chapeau de 
Çardipat ^ 

[ Ce Priacene dut fâ fûrtiine> q|ti'à ion mé- Aw Or^ 
xkc Originaire de la Province, de Ruf*"*- 
ije» H eut pour Fére Jaqqe Sobieski Cai^ 
tellan de Qacovie , 6c pour> Méi;e une 
tSic de Stanidas ZoUdeoski GraQ4 Cé- 
béral de Pbk)gpe. Sa conduite & fou 
courage relevèrent aux plus grandes digni- 
tés de. la.. République. £n 1^65. ilparviat 
j^ Généralar > ^ Tannée luivame, il fu( 
^xxxmDe Grand Miiae d'Hptd| & Palt^ 
tin du Ro vausœ. U Uttî| lea Çoâquei» ^ 
^eMT p2;it 60 ViUes dans une fe^ïe Cani»> 
tftffc^,^ & les cb^^ ^DÉfS^ ^ PîAf 
" * D-6. tinat 



% HiSTOïUE DBS KEVOtTJTIONr 

jML» 80- tinal dé Bf aclaw en Bàflè. Podolie. Aprèk? 

■tvniiuia prife de Kàmieniec ,^ il (çut arrêter les. 
progrès des Turcs ^, & \z conquête de- 
thoc^n mie le CQtnble à £t gloire. Le 
Roi Michel mourut dans cette circonftan- 
ce. SobiesKi .n*ôÉi djècUrer fes prêtent 
âbos , mais, en 6ipo&Qt -un Candidat ima- 

f'naire^ ,4 é^raz^ ik Faâion .avec habileté >. 
fit éclater, à propos ^ & rocHita fur le 
Trône qu'il venoit de conferver, & qu*fl 
étoit peut-être le. feul en état, der détenu 
. dte.. 

Jmuius I-cs Turcs étoièfit eo camps^e avant 

2J7nir«, 5^^ l'Armée PôlonOife pût- être a(ïëmblée* 

* Ghoczin fe rendit après huit jours de Siè* 

g!, & Diskin fut pris à. dîfcretion. Le- 
rand Vizir fit enfiihe le Siège d'Human. 
gjii fe défendit, pendant quinze jours; La 
Flace réduite aux plus facheufes* extremis 
tés 9 & fans eiperances d'un fecours pro^ 
Chain capituloit^ brfquedeux mines avant: 
ftit fauter un Baftion, ouvrirent une brê^ 
cîie ficonfiderabl^ que les inàdeles entre- 
jTcnt dans la: Vilte avant la- fignaturc da 
Traité. Jb ià-Êccagerènt , &- paflcrent 
UvGarnifon *ai;i. fi dé Tepccî Après ca 
expions, KoproH s'avtnça vers Kamîeniec, 
&• ruina tous les Poftes v(:^fins>.qui potr- 
voient lèfvir aux Pokmoîs^ dans le Siège 
*<le cette ViHç > pour kqoeBe- il draignott. 
Aïant enfuite • donné ordre au : Gam des 
Tartares de refifter de fon mieur à Sdbi» 
ià\\ dontrAttfiÉe comtneiiçoit à fe fortner» 
iii mit usetpaf tie de là, fienoe^en^ quartier 
dSHiV^; «:«mt)|| l^utrc-etr Aiîe^ prar ' 



u^E Pbi-ooNï. Liv. V. sy 

Itfiftcr au Sophi de Perfe qui menaçoit J"^* •tî 
Babilone. ' ^ """** 

Les Armées Pôlonotfes né font prefque 
toutes entières ecnnpofecs qUetle Gentite- 
hommes peu difciplinés, &' qui la plupart 
négligent les ordres du Pfince , & de fe 
rendre au Rendés-vous dans le tems fixé 
par- les Unii^erûux; Ainfi quelque envie 
que SobiesW eôt de txrtftbajttre les Turcs > 
& de * &'oppofet-à teurs progrès , il né put . 
femettre enCimpagneque vers lé mois 
de Novembre-, dans le tems qu'ils avoient: 
déjà -fini toutes letif s x^eratfonsi Ne pou- 
vant joiilclrç les InfideUes, il paffà en U- 
fcraine: à la tête de ;v>ooo Hommes; Lai 
Capitale de :cette Province iè (bumit après 
une révolte dé - a 7 années. Ràfcow , & 
là plupart des VIHei occupées parles Co- 
ftqucs ouvrirent leurs- portes , . ou furent 
forcées, cnforrèqu'fl fte tèfta à Dorozcn- 
Ëi qaededx Places* de quelque confidera-»- 
tion. Les fatigues àc la Campagne firent 
révolter. l'Armée de Litbuanie , qui étoic. 
fbusb -conduite du Grand Général Pac,, 
& fur cet 'exemple un-gratid nombre.de ^ . 
Potariois àlwinclomîa4e RoK 
'/ Si ce Prince ifaivoic paseu tant decon^ idyçj,. 
ffànce & de -courage, la Pologne étoit'^Ji*- f 
perdues Les Infiéelles îrtformés. que lâ^***^^'* 
PoftpoKte-s'étoic diflBpée, & quele Rdl 
rfavoit pu retenir que quatre i cinq mille « 
Honnnes^, parurent dès-lc commencement 
du Printems,- fie- affiegereitt Zbarras, pour 
èo^er enfuit^ dans la Ruffie-, d'où ils aa^t 
fOJenc.facikmcne'peiieiNré^ jù%^^ porte?. 



89 Hirroitu x>^ R£V(MLimoK8 

l*AM $<g^de la Capitale du ^Royajjcoe. Après qud^ 
•^*'"- que refîftance cinq mille Payfans > qui é# 
toienc enCermés ^danis Zbafra$, & revoke^ 
rent contre DcTauteuils ^ Gentilhomme 
François Gouverneur de la Place > Se le 
jetèrent par-deûùs les muraSles. Ibrahim 
Bâcha les punie de cette perfidie > quelque 
utile qu'elle Im fut. Il ne couper la tece 
aux pjrtncipauz » & ^oncbmoa les autres 
àuXx^Galeres» ^ t^ vainqueur envoya en<-^ 
fiiLi£e.cie groa Partis^ pour insulter hpctita 
Armée de Sobieski * q^i s'étoit pofte (bus 
lè Cânoa de Leofxud v^pais il y fitfibon*- 
ne contenance, & les roKmQk fi vigou* 
:peufement>. que le Général Ottoman ne 
pgpi pas à propos d'ennger une AÛion, 
On parla de paix; 4e$'Tvrci fiei^ deJeurs 
ûiJcGbs^ demandèrent qu'on leur cédât la> 
l^oaoUe ;. qu'on leur xembouHat. les frais. 
dé la Guerre i q^'on abandonnât l'Ukrai^ 
ne à Dorozonki qui là poUbdecoit comme. 
E'eucbtaire de la Porte. Q^lque fbible 
que fût Sobieski» il reâiià de finiicrire ai 
un Traité fi honteux^ (8c la. Guerre conti«^ 
Hua Tannée luiyame^' '.. 
t6'76.^ Pour juftifler,le refus de Mccopamode^ 
^jjW^j^ ment, il fit tput pour téaioii te Polonois». 
vtrusisigè ^ ^ycc bien des peines j| il forma ^ne Ar<^ 
AMsH^mée capable de tenir la Oampâcne. Là 
^UJt'cs aJÛTiegeoient Wo^gn^ . Il yolar de, 
ce cptélà, & les obligea de lever le Si^ 
|ps. Il fe retcat^cha emitte fiu* les borda ^ 
dû Niefter , ou ka infidelles ^ ào^c Im . 
^rces. étoiçnt: mfinh^eat jliaperleusea aux-' 
fienaes »> yjkse&t.: Ji'attMiWt . Toas ^eon» 

efforts- 



DE Vot^OOtTE. Liy. VI tf 

éfiorts forent inutiles. Sobîesici iB r de fon J*^ • ^^ 
courage & de la fermeté de &$ TtGopeti^ *if*w*#>' 
fordt même de fes Retr^chentem, foot: 
drfpattv -gvm EnDern» un Sote dont ils 
^ouloient jj'cmparcr, 8tdV)â ib euilèintfni: 
Fincotnmoder dms fi»i> Camp. On fe 
battit jéifqo'à ia -mW it 24 9ept!eoibre ^ de: 
tout avantage reftft à TArmee Chrédeo- 
ne/ Le» quatre jours fiHvtns ft«enr mai^ 
^é^ par autant de eombat^y Oïl^ te Tircè* 
ourene tbujour» le defifôi». fihflé te 9 Oc*^ 
tobre, Ibrahim Bacba& feGim des T^ 
larM toèîartt ifaire «n Asfîner e0bn v]H)rte^ 
renif toutes krurs Trôepei contre le Ottnf» 
VcÀonois: Ik attaquèrent â^t la plas briU *' 
ve reiblution;. mtia repoafïèa de tous e^ 
téS) ôt ^éooAnès par 1^ nombre de leurs 
hîorts, lis Te rctlt^rent', & Ton en vmtde 
rt'éc d*àutre à laA accOmtnoriemenn^ 
a Pa>« fia* coflcWé-^ler ^eàmi du. même n«,vj!#r 
ihoi9 à Z^rawnow f^r tiès bordir du Nie(^ P«i«.. 
tfcf ) & U fîie convenu que le bonteus 
tmté hk yfZT le Roi MchelWiesnowis^ 
Vi ferott! aboli ^ ,que les Pdlonots u&e^ 
l<È«çfir en poflèffion de WJferaîfie «en deçâ< 
dbNiefterV q^'GôtWîftm '«"-te^ terres 
tçattemntes'im Oéhéralrdes Goâqiies-, qui-. 
depuis^ peu sletoît inls feës la-prdttôiendo- 
CfcarV apàWlerKÎtokHt atfx 'TtircS' j que toi 
ift^ion Catholique feroft confervée darta^ 
*s -Pays ;; que les InfideHès rendrÈAnc. 
îéurs autres eonmiêtes'j ^ i ï^ifcéprk)» dfcr 
ICaniieniec' Set âe^ fes depefitiâiftteès^^ ft: 
w*î» l^iotifttOfcnt-141'Pç*^^ &: 



hji 



fikH'^o- Dans lc§ cifCOÂftanccs ptéfcotcs, oàîi' 
*m»^iW*2io\Ae{& peu foOTîife ne fe rcmuoit <iu'a^ 
va peine pour Je bien de la République^. 
Sobieski ne pouvok obtenir àts condi- 
tions plus avantâgeijfes : elles parurent fi 
«xorbitantes au Grand Seigneur, qu'il re^ 
fuû pondant quelque tems de -îes ratifier^. 
Se il ne fe rendit mé' far ce que ion 
.Grand Viiir Koproli lui reprefeita qiw 
la Polo^e feroit invincible, tant que te- 
b^jùiy & U fctrtune de Sobieski cotnbat^ 
.tcc^iént pour elle, ;: ' • 

CmCesitU depuis quelq(ies années la Hongrie étoil 
<;Mrr« ii^j^gitée des troubles les plus ^iolens. L'Em* 
7krc/cMrr«^rtm> s'étpjt emparé àts principales Villes ; 
x^Sl^^'-dw RoyaMCie, y avoit mis des Gamifons 
4»*Étf. Allemandes y &; tendoit à rendre cette 
Couronne héréditaire. Le Comte Nadafti 
irrité de ce qu'cm iui avoit refofé le Pala- 
,r tinat du Royaunac 5 . 6& le Comte de Scrim ^ 
, . xnécontcnt de î n'avoir pu obtenir le Goiîr 
vernement de.Carlaftad, avoient fecrete» 
ment imploré * kr feçours de k Porte, & 
i>Jîeri: .un. Tribut pouç la: Hoiçric, la 
Croatie j Se .la Sjcifie j fi les Turcs vou- 
loieac les aider à s'en mettre en-poflèflîon.' 
I.Ç Grand Vixiil 5 quiméditoit alors la 
rConqu^e de Candie. îur les^. Vénitiens , 
n'accepta poiçt ces pffres,, qui dans un 
autre teii^ a.uroient été reçues favorable- 
«nent, c^pfte que les mécontent- n^eipe»^ 
fant plusjien du côté de h Tutquie, Sç 
fc ^ntahl:;trop fo1t#s.poitf fqutenir une 
Ile^oiteiOuyerte, euipu, recours à dt^ântrea 
inoy«QSt l^adaiti ^ invita. Lecgold 2 .Hn^; 



0E POLOONK. LïV. V,^ S) 

-pentrict , & les Princeflcs à une Fête I«a« sg 
qu'il devoit donner daxis une deiês Ter-*"***™ 
-Tes , & fit wépàrer une Tourte ethpoifon^ 
•Bée pour PÉtnperear. La Femme de Nt*» 
daftî, à qui ce perfide àvpit découvert foa 
^effmtïy en eut horreur, St jetter la Tour* 
te fatale, & en fubilîtuà une autre (èm^ 
blable. Nadafti ne voyant pas les efl^s 
qu'il attendoit du poifoq , s'en prit à la 
Xlomteffe qui lui avoua (ans teinte ce 
qu^dle avoit £dt: le barbare l'en punit de 
'la manière la plus cruelle , de la fit périr du 
même çenre de mort dont elle avoit pré*- 
fiarvc l'Empereur. 

• Cependant les Conjurés faifoiènt tout 
leurs rabrts, pour débaucher la Noblefle. 
îlagotski , Tattembach , Frangipani , & 
pluueurs Gentilshommes qualifiés entre»» 
rent dans le complot , qui bientôt aprèir 
%t découvert. Le- Vatee de Chambre du. 
-Comte de TattembacH trahît (on tcï^itrey. 
& envoya- à la Cour de- VienncL roriginali 
du Traité ou'il avoit fiit avec le Comte 
de Serim. Une- Lettre interreptéè achevai 
h découverte de cette terrible Confpira» 
tion. Serim » & François Chriftophle- 
-Frangipani (on Béaufrcre attaqués à lim- 
prorifte dans une petite Place de Croatie,. 
où leur refiftanceeût été inutile, (ê rendi- 
rent fur les alTurances que le Prince Lob* 
kovitz princif»! Miniftre de S. Ml L leur 
donna qu'il leur feroit obtenir leur graccî 
Nadafti fut arrêté dans te même tems,, 
& ces trois Seigneurs curent la tête tran* 

ohcCi 

Ii.eow 



J«A« UL Lc^^d^^ ^^ ^I^^^ ^ pouvoir 4i&o»^ 
jP*E^.nu.£^ ^^ j^ JliQi^rie^ çotDjDOC d'un l?kj9 bér 

réditaire, & Cq crut (ovit permis, dè^ qu'U. 
jie vi( ri^tv CiapiEi]?!^ de. $'<>p0fer à ^, encr^ 
prifea.. Il fuprima i% à^gpk^ de P^Iadqj 

xHré^.UA ViceFQ^.ap^yible^ ^ donc h 
pouvoiir dép^ndoic eotier^m^ic du Çoct 
fei) lofipéQftl , gc c/onBiqj^% k$ biens dm 
^^elle^. Qijelque tezps s^près il étabUt 
WQ Çwr Souwraine, pour y jpgfr &gs: 
Apei toutes le» ft&ires du Royaume.» Jl««$ 
^roteftanS) dont ks PrivUe^e^ étdient re^ 
SBwnt$ p^r les droit^ de cette nouyeUe Ju» 
rifdidtion, Se en général iiQut. le corps de 
> h Nfttiot^ 9 ne fongepenc plus alors qu^ 
Ivifer les fers qu'on vouloit lui doisner. 
: Les prétextes des ti:0id>les augmentèrent 
«icore apr^ la mort du. Prince Fraoçoi» 
|l$|ptsfeia qui avoi;c été â^cé. c^i^ céder à 
)' Empereur les Comtés de Zàtbm^i: y Se 
de ^emboliich. Les > TraofSi vains red^ 
SMaderent -cette Principauté, S^ Leopokl 
en ayant refufé la reftitution 9 les .deuK 
Partis Ce préparèrent à la Guerre y tnm 
elle ne fe fit q^e foibleq:>em: uot que Ic^ 
Turcs ne s'y intereflèrc^t p^s, 
. Ep 1677 le Contre, d^ Bohun 4 la tê- 
tïe de 6000 PolonoiSy,qui,après Je Traite 
de Zturawnow dont on, ji parié ci -defliis, 
fe trou vant> Ans en^ploi étoient pg({es ea^ 
Hongrie, battirent le Général Sfxiiih^ & 
& joignirent aux Rdbelles , commandés 

Sr Weflini, Le fameux Tejcdi qui arma 
Turcs 5 8c tant d'autres Ennemis con- 
tre la MaUbn d'Autriche.> vint encore ^ 



^ee fti Tioapts fcûffir l' Armée det txié- J«Air i«i^ 
mandons » ^r fe tFduvt^irtQ de iSgoo*'**^^ 
-honaiBcs. Bientôt apcèi oe Seimeur fbc 
sAéchoré <3ébé7id,.i la place' de Weflini. 
( 1 :|>ès que' l'Ënipemur rk qiie l'orage de- 
hrencdC' {àos cùnfideiable > il voulut le pié- 
r«Bm,;ac diâ^h Diète d'Oedembuig, il 
-«ccorda aax Pittttfftans les Tenues qifî^> 
avoient bâtis , leur permît d'en- élever 
itroia autres 4aiis la haute Hongrie y & 
-rétiblit» la charge de Palatin du Rovati» 
-me i; tnas cea menagemens étoiem nops 
.de âiioQ. Tekeli temk de A>ufaire à cet 
itoeotmnodemem : certain d'être bientôt 
-ftccmri] ^r les Traâffilvaii» > les Turcs > 
•& Ictt Tartares; S^tant déclaré rangeor 
<du Comte de 9ierim>Ja Pnncefle Veuve 
4» Ramtski répouft. Se le ren<tit tmitre 
-de ia Fortevelft de Mcw^aite.; U prit pea 
*4le tems après la VWé 9 iSc ^e Château de 
Câflbî^rie; Letft?ftb) Sp^^ Bperift», To 
isÉài & Pii^t^ lui ouynr^M ledrs poiter, 
-ôc îe Sulrad te déclina Prince de Hoa^ 
griCi 

• Qjïoic|Ue les Tores ne fefoflènt p^s en* liSj^ 
core déclarés, ils avoicnt cépôndarit tbumi 
ttes retours à Tekeli, êc le? Bâcha de Va- 
'fidin avoit eut p^n à k prife de Mîéfc 
dSnfin le deax de janvier de cette année ^- 
les fetifcf - Queues déChévals ;Eh{feigneè 
ordinaipes d'iine Guerre prochaine,' parif- 
T«nt fflr les Poftcs do Serai! tf Andrinopîe,, 
^ eout PEmptfe Ottoman fe mit en mou* 
▼emeiît, pour porter le fer & le feu dans 
Ifc fda de TAutache, 

Pour 



5il Hirroms des RfevoLtrriôHs 

JJ^ ^tout ce qui feur étoit opolë; mais les Drà- 
* gpris du Dut ijtat arrêté cette fougue les 

chiffrent fi Ttgou^eufëthëtit , iju'ik les 
<)bti^rent de te^igi^er leur Gfos> qui & 
débanda orefelie âumtôt. Les utis th<reût 
vêts la Mark j 6c d'autres du cdté des 
p&nts de Vienne. 
St^Uiki Cependant Sobiestd preilë pr les Let* 
mar€bt 4» tTcs réïtefées de Leopold, marchoît Évec 
-6f""* ^oooû PolohoB au fecoUrs tfe (a Place. 
"""'• Sacrant joint ^ôchfe dX)tfcBnin au Duc 
dé Lohaitté, il pailà le Dimlbe à Tultt» 
€À TàA, atoit cônftruft ùh pûi^t y paflâ 
di^ Défilés > 4^è 1^ Enhehns eufiènt pu 
ficilétnèht Jarder, £c otciipà lés monta* 
énes qui font au* enyimns de Vieiihfc , 
2c le Château de Claretnbei]^ c^i doibi* 
m tout le Pays, ta inâîtihfe fut heureu* 
fe, Ôc dî foccèj fit jug^fl" ik Sobtedri que 
foti etirtémi étdft ÔÛ ms experiettce, où 
trop préfomptuéu*, L'A*tnée C&tériénne 
tami» le if iSitoteïnbre (Ur les biÉUteufs 
doht oh vient de parler i fié fes Géné- 
raux la firent repofbr pendant tout le jour^ 
^ut fc {)répafér ^ i nSAoh fiïée au len- 
diethad^. Ellb t6riimehça dès k bdnté 
Sa joui* du ëdté de Chnetlibèfg. Des n^ 
vînis cbuvrôient hi dîftrens pôftes oc- 
cupés par lès ItMSdéiies ; mais malgré cet 
avantage oh Ids en ëhàfla , 8t Vers le tnl^ 
Iteu du jo^V y SbWè*! thajtre de toutel 
lès Collines db^tta avec hh Utx>s de Ha£. 
!ars fur le Quartter Ai Gfand Vixâh 
tff^tk' Pendant qufe te» TKJWrpés Ghfétîennel 
^''^«'•i^ffoicnt ây*6 taht ^éè Vlgtieur , Mufti^- 

pha 



plu . fe moquant de leuxs eSarts prenoit jcam So» 

du Caâe dans ùl Tente Jivec fe 4euz fik> birskiuv 

& k Cam des Tartarb;. Il n^envwa que j 

xa mille hommes à racûque de Qarcm- .' 

bei]g 9 & , ne voulut donner aucun fecour$ \ 

iL Ùl Cavalerie attaquée par toute TÂr- 

mée Impériable. jLorique le Général 

Turc, aveuglé par une confiance ihlêniec 

vit de ù çres Icm Etendars de Sobieski j^ 

fa folle prefomption devint timidité. Touc 

ion courage Tabandonna : confterné) tren> 

blant > il n^eut de forces que pour fuir* 

Les AUemans entrèrent les premiers dana 

le Camp >. parce q^ù^ils en étoient les plus 

E roches. Le Roi y pénétra fur les fîx - 
eures du Spkp £c ^vant la nuit» il n'y a** 
voit pas un (eid Turc. On y trouva des 
richeâbs inunenfes. Sobieski écrivit à la 
Reine . ion éppuie » ^ le Grand Vizir 
Tavoft fiuc ion Légataire univerfel, 

Mttftapha en affi^eant Vienne a^tcon-7<««»^ 
tre toutes ks r^Ies de Tart militaire , &q^ 
contre l'avia des anciens Bâchas. . H de* 
voie d'abord s'amcber k Javarin qu'il lai(^ 
ÙL der«ece . luL £a formant le Siège de 
Vieniie il bciià contre cet écueil les ùx^ 
perbes Croiâaos, & Qyra aux Chrétiens 
îe$ richeÛès immenfes qu'A trainoit avec 
lai- Il eût pu {)iendre la Ville avant Tarr 
rivée des P<Honois. Il eût pu retarder leur 
marche » & couvrir (es Lignes » en iaifanc 
flander les Défilés qui eovironnoient toa 
Ounp j mais il regarda avec mcfris les 
premiers avantages des Chrétiens; il ièn>> 
lia on-il se Ici leur eût laiilé remporter 

. ^^ 'Ça " -que 



no HisToi&B DES RÉvÔLTrrioiQs 

j«AM So-que pour choîfir rinftant de fa Vidtoirc, 
miuKiUi^^ milcu de leurs fuccès. L'attaque de 
ftm Camp ne loi caufa pas pJus d'émotion. 
Ses Troupes furent chrffces de collines en 
collines, fans Qu'il leur cnvoïât aucun fe- 
cours pour les iîoutenir. Enfin il retint au- 
tour de lui cent-cinauante mille liommes» ^ 
comme pour être opcûateurs du Com- 
bat. Sobieski s'avance. Le Vitir infenfi-* 
blc, l'attend comme pour lui céder fes 
tichts Pavillons. Une fauflc bravoure l'a- 
veugle, & lui cache le péril j il ne le voit 
que pour pafler d'un excès de courage, à 
«m excès de terrcur'& de conftemation. 
Cette grande Vidoire ne coûta la vie qu'à 
fix cens Chrétiens. Comme les Infidèles 
ïi'avoicnt fait qu'une fbible réfiftance , &" 
qu'on ne les pourfuivit point , il n'en refta 
qu'un petit nombre fur le Champ de Ba- 
taille. 

Sobieski entré dans Vienne, qu'il ve- 
noit de délivrer > courut aux pieds des Au- 
tels rendre fes adtions de grâces à Dieu )' 
& entonna lui-même le Te Deum qull en- 
tendit le vi&ge contre terre, étonné, & 
&iû de la plus vive réconnoiflànce. Le 
Peuple chantoit iès louanges, & le te^r- 
doit avec admiration, tandis que le Roi 
artribuoit au Ciel tout le fuccès de fes 
Armes. 
Cênimti de L'Empcrcur revint dans fa Capitale le 
Ltê^ld. quatorze du même Mois. Alors auffi fier 
qu'il avoit paru timide, il fit dire à So- 
bieski qu'il ne vouloit pas lui rdidre les' 
honneurs qu'on reiid aux Rois dans les tu- 



PE Pologne^ Liv^V. ipi 

très Cours. Lorfque Leopold reprenoit>I*A*Sa^ 
pour ainfi dire > fa Couronne des mains ■'"'^^*^^ 
viâorieufès 'du Monarque Polonois , il 
concefla fur un vain cérémonial. Il fuc 
enfin arrêté qu'on fe verroit .en pleine 
Campagne: l'entrevue fe fit dansSchwecli 
i, une lieue & demie de Vienne. 

Dès que l'Empereur parut , Sobieski al-^ 
la à {â rencontre >. & lui dit en Latin qu'il 
àvoit bien de la joie de ce que le Ciel &« 
voit fécondé fcs- efiorts,, & fon amitiéj . 
Leopold ne repondit rien ^ ou parce qu'il 
étoît trop fier>. ou parce qu'il &it fâifi d'é- 
tonnemènt à la vue de ion Libérateur» 
'Deux jours après ,. il envoya au Prince Ja« 
que une Epée enrichie ae Diamans, & 
trois mille Ducats à chacun des Généraux 
Polonois. U écrivit, même une Lettre a^ 
jeune Prince, par laijuelle pour s'excufer 
de ce qu'il ne lui avoit fait aucunes carei* 
iès> il lui marqua que le fouvenir du dan-» 
f^r qu'il avoi£ couru 3 St la^ préiènce du. 
rince, à qui il devoir ùl confervation , a- 
voient fait tout-a-coup fur Jui tant d'im»* 

i preflîon , qu'il avoit paru comme infènfi-r 

blé. Quoiqu'il en foit, Sobieski fut payé 

l d'ingratitude , & les promeffes qu'on lui 

'avoit faites furent oubliées, dès que le fer* 

I vice fut rendu. 

Les Seigneurs Pdonois , irritéis du^ea 
d*égards qu'on avoit pour leur Roi , d- 
•cherent de lui perfùader qu'il devoit fe re- 
tirer, mais la gloire l'emporta, .& il vou- 
lut achever la Campagne. 
Après la levée du Siège de Vienne 5C«>irf4^>§ 

E3 l'Ar. 



E 



l 



102 Histoire des RÉyoLurioNi 
l«AK Sch r Armée Ottomanne s'étoit retirée en Hoo-: 
tî?/!^ gne aux environs de Gran. Un Gros de 
fêhms. Troupes ayoit paQë le Danube dir le pont 
de Barkam , & s'étoit repsndvL par Pelo- 
tons autour de ce Fort , dans les Vcrms 
lui font fur les rives du Danube. Le Roi 
le Pologne fic^rma le defTein de les délo- 
ger de ce Poffe > & pour laiflèr aux Polo- 
nois toute la gloire de cette expédition , il 
ne communiqua point ce pojet au Duc 
de Lorraine. A 1 aproche ae la prémieie 
Li^ des Troupes Chrétiennes) IesTurc% 
qui s*étoienc remis engagèrent Ji'aâion 3 Se 
leur nombre étant augmenté confîderablo* 
ment ils poufiferent Tes Polmois » & en 
. ma(!acrerent un grand nombre. Jamais 
Sobieski ne courut un û grand ^i^^ei^ 
Quoiqu'il n'eût pas cru que ks Ennemis le 
prévinflènt , & qu'il ne ^attendît pas I 
Combattre fitôt , il fe détermina (ur le 
champ ^& tint ferme avec un Gros dp 
Cofaques & quelàue Csifvalerje. Les 
Turcs > le fabre à la main fondisent fiur 
)ui avec tant d'impetuofitè, que ibnBitai^ ^ 
Ion ébranlé & âiû d'épouvante . prit h 
iiiite au troilieine choc- Âb^donné par 
fes Soldats, il fiit contraint de tourner ori^ 
de avec eux ; ^ mais pourfuivi vivement» 
& à peine reconnu par les ilens mêmes > 
il s'en fallut peu .^'il ne fut étouâfe au 
milieu des ftuards qui & odbutoient; les 
uns fur les autres. Deux fois > un Soldat 
Turc tâcha de lui couper la tête; & fî 
un Gentilhomme, & TÈcuier de la Cou-. 
Konne qui ne l'abandonnèrent point n'euP 

iènt 



Bfi Fol 00 ME. Lir. V* icrf 

fettt détourné ces funeftes coups , le graod . ^ 
Subies^ , échapc aux haxarois oa tant de *'**'^*' 
Batailles , auroic trouvé la n^ort d^fis cetfie 
£{carmouche. Fatigué , couvert de pouf* 
fiere > de fueur & de fang , accablé de 
la cha)eur du jour & du combat , il oe 
pouvoit plus & tenir à cheval. Sa tête 9r 
pefantie totp^it fur ia poitrine > & com- 
me il écoit gros ôc* replet > il allcÂt ëtrç 
fiiSbqué, ou tomber entre les mains de 
YEnncrau Son Gentilh^x^me, & rpcuîeyr 
de la Couronne le prirent c^cun par up 
br^ , ÔC Imî tenant la tête droite de craiq- 
te de fiiflbcation ils lâchèrent }a toide è 
leurs chevaux^ & fe fauverçxj^ ^nfi. 

La vangeance fuivit àni près rafiroiif. ^dm mm ^ 
tfi bruit couri^t parmi 1^ Turcs que hfif'^'^A 
nu» avoit été me. Fiers ^e leur avant^-J,^^^/^ 
fp^ 8f: d|elivrés de la crainte de ce Foudr/îTiiffK 
terrible > ils demt^nderent à Kara Mi^^« 
[^a ua fenfert de Troupes , ppur exter- 
miner les débris de l' Armée Qirétienw» 
Lç Grand Viaûr fit partir fu(&tôt unp 
sion^eu^ Cavalerie , ôc ordonna à Tq« 
Mi de s'avtncer vers Barktim avec )ooop 
iionames qu'il cpmmandoit ; c6ats avant 
que ces Tecours fltflènt arrivés y SpbiesM 
prévint FErnieod. En ^fet k ii Oâo-' 
ore, dei\x jours après la déroute > le Roi 
, monta à cteval dès la poime du jour , fie 
mit les Troupes en Bataille. Il prit b 
droite, mit le Grarul Général de la Cou- 
ijpnne à la gauche > fie donna le centre avf 
Prince de Lorraine. 

La rage fie la fureur fcipbicrcnC an|- 

£4 œar 



'104 Histoire dej Révolutions 
jtAK So- mer les Turcs au commencement du Comw 
•»xK$Kiin, |j^^^ gç fupléer à leur nombre. Les Trou- 
:pes' Chrétiennes fe portèrent contre eux 
•avec une rapidité égale à la refiftance. Les 
'Bâchas de Bude, de Siléftrie, & de Ca- 
•ramanie firent dei efforts prodigieux,- & 
■fufpendirent longtems la Vidoire que le 
"bon ordre établi par le Roi de Pologne, 
ôc fon courage déterminèrent enfin en Fa- 
veur des Chrétiens. Sobicskî> en: fe pla- 
çant à Taile droite, comme on l'a remar- 
qué, avoir eu deflein de fe rabattre vers 
le Fleuve, pour fe mettre entre les Enne- 
mis & leur pont. Lorfoue leur ardeur 
commença à le relâcher, il s'étendit peu i 
peu dans la baflè Plaine, & tira vers la ri- 
ve du Danube. A ce nuwvement, les 
i Infidèles qui craignoient pour leur pont, 

& pour le Fort de Barkam rompirent leurs 
rangs , afin de prévenir le Roi. On les 
•fuit vivement , & bientôt ils fe mettent 
en déroute. Le chemin trop étroit ne peut 
les recevoir tous. Une partie fe jette dans 
le Danube & y périt: rautre expire fous 
le fer du Vainqueur. Un grand nombre 
court vers le pont, qui trop chargé, fe 
brife 3 & tombe. Le carnage alors de- 
vient aflHreux. Barkam eft attaqué par l'fri- 
fanterie Polonoife , & forcé. Le Soldat 
forcené aflbuvit fa haine contre les Infidel- 
les. Envain ils mettent les armes bas : on 
n'en épargne aucun y la capitulation eft en- 
frainte: les Cbe6 ne font plus écoutés, & 
le vainqueur fourd à leur voix ne celle 
le maflacre, que lorfqu'il ne tsouve plus 

oeû- 



DE Polo ONE. Lit. V' idç 
d'ennemi. Il périt 12000 Turcs dans ce J»^» So; 
Combat. ^"^"^'^ 

^ L'Aaion fiûiffoit, & FArmée Chrétien- 
ne étoit déjà viâorieuiè, lorfque Tekeli 
parut fur les éminences voifînes. Il Ce re* 
tira à la vue de la dé&ite de fês Alliés. Oti 
croit que fz lenteur fiit une fuite des intel- 
ligences qu'il entretcnoît avec le Roi de 
•Polœne , & qu'il eût pu arriver plutôt. 
te Grand Vizir l'en foupçorma , & te fit 
arrêter quelque tems après. Ee fruit de 
xrette Viâtoire fut là priie de Gran, qui fe 
rendit le cinquième jour du Siège. Le Sul- . . 
tan attribua la' perte de cette Ville à la ne^ 
' gligence> 6c à Tinbabileté de KaraMuftar 
pha qui fut étranglé. 

Après cette giorieufe Campagne, So*- 
bieslci reprit la route de fes Etats. Dans; 
fa marcbe fl s^mpara de Zetkin^ ce qui: 
renverfa les projets des Inffdcles^ 5 qui a- 
voient refolu de tomber fur lui dans fa re* 
traite. Peu de jours après les Pôlonois dé- 
firent proche de Tilgrotin une Armée de 
40000 Combattans Turcs & Tartares. 
tes Cofaques, les Moldaves, & les Va- 

• laques entrèrent enfuite dans la Province 
de Bubziak ^ ou ils- tuèrent: plus de 100000/ 

- perlbnnes; 

L'année fiiivante, le Roi' conclut con-- 1^84^ 

• tore les Turcs une Ligue défenfive & of- Trait fmea- 

; fienfive avec l'Empereur & la République^^^^'^?' 

- de Venife. Tandis que les Impériaux agî-^«wwwA*: 

- roient fur le- Danube >. & les Vénitiens yemfc^. 
' dans la Morée , les Pôlonois dévoient oc- 

: cuger.les forces des Infidèles en les attaf- 

£.5, quant: 



tô^ Histoire, ôW'REvdLîJTïbiis 

J«** ^ quant iu cçif de, la WsJachié; Par ua 

^^^^ Amde fwft ,èi Tpitè^,. il csok ftipulc 

^ ceor JPtcmi^a <& ct^èc Moldavie 

reflerofteotjt Sçbfefiiki.gd. ^te Souverain 

ifOiC '^ »^ &r.^uf4i pourok calîifpofef ca âr 

I686. y^ 1^ Ibo Fils i^nç*^ peux an$ après le 

Rot fit «oeitr daas ;ceue tJgue le Qûr de 

Moftoirle j ^ le Hofpodâf de Moldavie^ 

ÎiiMiii.j^oaUt de & d&larçr ^ d^' qjue Je» 
dkmois feroiem dans fi>a Païs. 
ZfRtrff»-: Sobieski iBarcha à celte expedtdoD avec 
i^Hc^ lo^te l'ardeur poflible;. Les avantages que 
^ & Faimlle ;[ trouvcit èuàaat fppuV ki u» 
piifSiiit moci£ Teut ce fu'il y eut de Sr^ 
ves en Pologne pût parti ^ns VArœé& 
Tous les S&^aaxtsy tx)us tes Généraux s'y 
engagèrent ,. Ac dq>uis ionaçeiçis la Répi»- 
hlicjiie n'avoit mis iur pieddeis Ttoujpes $ 
leftes & fi nombreuies. ûo ouvrit te 
Cainpj^e au mois de Juilkc Là R^i 
voulut commander en pcrihnnr» quoi^ue- 
les Seigneurs te plaigaidcot qj^ leur eo« 
levoit la xaeâleure partie xte leqr f^biie > 
& q^ cette jidoufie eik déjà occafionaé 
mdques diviSoos^ L'Armeeeotraea Mal» 
davie> paûà le Pxutà , Jèc Je ^U&ac à 
droite, traveii^ devaftes Plaines^. âflAfue 
^L'r^ ^Emicini parût. On actendoit. Je Hofpo- 
^ dar » qui deveit iuirant un Tiaité ièdrt 
&it avec lui, 4uûr iss TrQU{>esaux Polo- 
nois; mais Je perfide Cantetnir arok cheo- 
ge de fentimeas , & s'étoit livré aux Infi- 
èàts. Le Roi le seadic toaifire de touoea 
les Places de la Ptovifl^e^ & ries W;S%>- 
fo6 i & Cboquftc. Twte te diiSScuItê 



é(ok <le conferver un Païs tout ouven » J 

6c oàil n'y avoit aucme Place forte. »"«« 

Après avoir fait vingt qoatffe Ueoes MoL- 
âavesjdont chacutielbrnie^uB<icciiiqU»iflp 
dé France , fans véàcmtrer auctm £i»- 
nemi , Sobieski, pour ae pas perdre tout 
le fruit de cette expeditiei^) reioiuc de pal^ 
1er jofaue fur les bordis ûtM Mer Noire> 
Se d'dler n;iettre W Siègfsi^ deviat' Akie»- 
snan, oà Bialogrod^dnisie Doteiafe PrcK 
▼ince de la petke Tartttie , timittopbe 4er 
iR Moldavie. L'Afmée â'ra d%boM de ce 
c6té-n ; nnfe elte trouva bieiicôe qu'il a^ 
tCMt pas poHible d'IavaiiGer *. car les Tarta- 
les avoiènc 6it de k^rsf lootîeres ont vtfr 
te iUftudè , oè J n*y avoir ai vtwes si 
Courages. 

Sobieski abandonna doti€ dette oiaretls Mâttu tw^ 
foQx prendre celle du Danube; oaais <^2?2w 
tiefifein avoit encore plus de difficokés que f J[î^ 
le premier. Des rodies^ des faoîs^ dé» 
déniés s'opofefent aur Pdonois > (x, outier 
fes embufcades qu'on devoft crÀidre ^ ^ 
cbemin étott fi impradcaUe que TAirmée 
T eut péri , fi die it%A engs^ tfop ♦- 
vant. O» revint donc ver» le Pmrb. A* 
lors les Tartares, & le» Mddaves defeen^ 
dirent de leurs montagnes^ £e parurent 
dans la v^iée. Comme ks Serbes étoi^it 
{Riutes 6t itéfxKs^ leurs Détacfaemena j 
mcttoient Îb ftu , cooKne let Nègres êk 
Congo font en Afrique , pour efaaflèr ita^ 
-lions & les- Léopards. Souvent k» 
Troupes CBrctiennés fe virent couvertes* 
de &mea Se de cendres^ Ù £ittui eut)»' 



X08 HlS^OHÛ! DE» RETOttTT«<MÏ8 

jftAM So- cela xrombattre CQ plufi^urs ^eaàu^Wf ê€ 
9IISKIUL toujours daos me fituatio» ddavamageur 
- - fc. Le pïitt gtsaaà danger fut dans les 
pàndes Buccâvines, vaftes iblitudes» cour 
pées par des lavinSy & >dc8 détroits, entfè 
k Pruth , -&: une partie des tnonts ICr^ 
^pack. Les Tartares fe- propofeKint:d'y 
jiffomtncr l- Artnéc FàkjpcèSsj Icwfqtf ônfep- 
.^iéc dans une efpecç de prifon , ellèferoit- 
.liors d'état de fe défendre Ijs frfacerent 
roour c^i effet w» «nbufcadefu» le bord 
d'un Rtiiflèau qui fortoit d'une Moncfr 
.gnc, proche un uefilé dont les fi^cs obA 
-curs étoient formés par des. Rochers eicais 
pés > & par où les Polonois devaient n^ 
ceOàirement .paâèr. . Ite alloicnt s'engager 
dans ce mauvais pas , lorfqii^un Transfuge 
• yi©t hieurcufemenç iQRavertfc du péril qui 
les ipenaçoit. inftruit du. lieu , & de la 
forme de i'embufcade , le Roi dcucba 
:Rewowski le Tréforier- de la Couronne,. 
^ ' 4iui avec un Corps de Soldats choifis ayant 

Îrriropé fur la Montagne , prit par derrière 
es Tartares endormis , & les diffipa ent 
tieremf^nt. L'Âçmée marcha enfuite ùm 
xîen cr^ndre > & arriva, heureufemént à, 
Snyatio . en PokHtîe. Cette expédition 
«v'eut pas à la> vérité le fiiccès qu^on en 
attendoit; mais ce peu.de fuccès loin de 
flonner atteinte à ; la réputation d^ Sobieski 
m fit qu'augmenter fa gloire. 

Le Roi eut. befoiu de toute fon e^cpe- 
rience Se de tout ion courte , pour em- 
pêcher les funeftes efifets de la O'ahiiôn.da 
MokUare. Ne le voyant, poiat arriver il 

YOU* 



yuE VoJUMKm> Lit. V/ lôjt ' 

Toulut pefMCtrer juique dans le Budxiak,; & Ji^it 9^ 

jufqu'au; Danube. Son couiage Ty por-**"*^ 

toir x&c û y fat parvenu 9 ^û eût eu vin ^ 

^emÎB pnuicaUc. Daxis fon rétour (du 

habileté > & Yoréte qu'il fit ob(er?er à ûm ] 

Armée la fativa y 8c lui valurent les Lan» ^ 

xiers d'une ViAoine. Les dix mâle Oreôr 

célébrés pat Xeoqphon m fdte!nt pas^ddM 

.un plus grand péril > & ne iortirent pc^ 

de la Perfe avec {^ d'honneur aue^ lés 

Polonois des Montagjnes de la Mold^r 

Vie. 

La mort dii Monarque Polônois'fiit 
précédée de quelques mois par la Viâoim 
que le Comte Jablownowski Grand Géné^ 
.lal du Rovaume y Se Sapieha Grand Qé^ 
nêral de Lithuanie 9 remportèrent fur les 
Turcs & les Tartares, proche le Nîèftefri 
, Les Infidèles laiflerent 4000 des leurs fiir 
le Champ ck Bataille. On leur enleva cinq 
mille chariots chargés de vivres, fie de 
munitions deftinées pour Kamieniec , flc. 
far^t qui devoit ièrvif au paiement de 
h Garnifon, Les Polonois ne perdirent 
que 12 bpmm^ dans cette Aâiôn, 
^ Depuis quelque tems Sobieskr ne paroiï^ 1^96. 
foit plus à la tête des Armées , foît pour fki- ^«^ dià 
re çeCTer les murmures des Sieigneurs, qui'^ 
trouvoient mauvais qu'il ne^lèur laiflît 
aucune occafion de fè diftinguer, foitplur 
tôt parce que Ton âge ic &s maladies^ 
Pctnpêchoient d'agir. Il mourut en effet 
- ïç 17 Juin à Villanova près de Vàrfovie 
d*une enflure dégénérée en hidropifîe. Il 
vecW 72 an$ & en rœia 22. 

JE 7 ' St 



• 



ijo. Hi«ToiKis DES R&vcfLvrctcfKg 
TM*i <«- à bravoure releva fur le Tr0ne , & te 
i'««'»"-COWiuiwqu'a y tint prouve qui tnéntoit 
*• ''«•• ^forwne a*6 tvillante. H fçut allier 

hMUCOUP de goût pour les fcietices,à une 

& haranguçr dans «ne Ehste > auflSbwn 
f„c^m]S«tre à U îête jTune Armte. ^d 
flmaà» d«s Tréfw > fi« s'A parut oecono- 
ïïr,TinTr«î dff.la ^^VÏ^f°^ 

Sre qus Mitéchal de la Couronne , fe» 
SS^Mieryirept fP»w^t à diffiper ces 
S^fes Armées de fartar^ , &^e 
Sues fljH (9 JÇttoient av^ç foreur Tuf 
hS^i & 4an? la Campagne de 

• ViraSil^I^a^ 1"'^^°'^ avec une 
Sf d/?5SaKtTd»auunt pl.« loua- 

X> q« î^a ^moit tiaturellement à «cur 

muier, dans <*t« %?«^«^4i ^'^ 
fan penchant au»; befoips de l'Etat. 

VkWe ûuvoe & jlufieurs autres ér- 
«loiis ont mïïKOtpimJe pom de Çobies- 
C - S'il ne reprit pas Kannemec, comme 
a l'avoit Élit efpercr à fon avènement à t» 
CcM!tonne,c'eft q«e la RepubHaue navoiff 
alors ni Qinons,nî pudre, mlMmieu-fc 
. Sobieski fut 4onc dans l'impo(îGbilité d a- 
Cir , & fon couragp peu féconde parafes 
Sujets ftit contrat m^re lui de rdfer 
^ans l'maaion- Sous le règne fuivant 1» 
Tares rendirent K^mienicc, & cette ret 
titution doit être regardée f n quelguç fofr 
te pljjtôt comtnp une faiœ des vietofre^ 
ttac Sdtnetlâ & les Impe,aaux te? Allies 
mt lempottéea (m les Ennemis du nog 



0K Pologne. Liv. V. m 

Cltrècien> qu'attribuée aux efibits du Roi/«iJi — 
AuguHc & des Polôooî^, poor repnajdtç *"**' * 
cette itnportante Place. ' 

Sob^esld zvcHt reodu les Cb&(}ues plj|$ 
f^mxvé : les MoTcôvite» étpieac fes Affiést 
les Turcs battus de' toutes pms ttSjpeÇf 
toient les Frontières j le' Royaume enrichi 
de leurs dqx^uiUes jouï ilbit d'une profon- 
de pai^r , tandis que le Roi à la tête de 
fes Troupes s'expofiiit dans le Païs enne- 
mi à tous les )à2air(& de la Guen^. Enfia 
il avoft porté à ira comble la ^otre de & 
Nation. 

Cependant ce Prince fi digne du Trô-^ 
ne eut des Sujets ii^rats. L'Empoelur eut 

Eïu de reconnoiffiœce des , Jfcrvices qu'iï 
i avoit Tendu» , & k Cour de Vienne 
non contente dç refii&r au Prince Jaque 
FArchiduchefle qui lui avo^: été prom^^ 
s'opofa au maris^ de ce jeune Prince avec 
la Princéûè RadzivS, Les Polonois payè- 
rent mal au(S les bienfaits de Sohieski. L» 
Maifbn de Sapieha qu'il «voit fait ibrtiff 
de Pobfcuritp , pour Télevcr aux plus gran- ^ 
des Charges du Duché de Lithuame> con& 
pira contre lui en i68}. Radzieiowskf 
fon parent à qui il avoic obtenu le C&». 
peau de Cardinal , & qu'il avoit élevé à I» 
dignité de Primat y fût fon ennemi. Wie-^ 
lopolski Beaifrere de h Reine , ft ;pignic 
au Prékt, & Ton prétend que ces deux 
Se%neury formèrent une Fanion pour de^^ 
trôntr leur Kenfeiteur. Enfin & mort re- 
.fomt la plupart dés Polonois > Se les autrea^ 
f lurem jpeu fenCbles^ l^ évenemena 



iliHuTOiRl DEi Retolwtioks,Scc; 
j(*ti >•• qui ont fuivi , & les ËmgUnies révolutioiis 
."'■'■'"'■dtMt le Royaume a clé le Tbéxac depuis 
& mort } ont dû faire crtrèmement re- 
gretter ce Prince, & ftiire fentir aux Po- 
noois combien le règne d'un Piaft tel t^ue- 
Sobieski eft ^^erable à la. domination, 
f un Etranger. 



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yiou 8<nA les tjslat$ i 




lIISTOIRE 

DES 

IL EVOLUTIONS 

DE , 

P O L O G N E. 



LIVRE SIXIEME. 

■ peine Sobieslâ fut -il mort jiirrm»- 
I que le Cardinal Radzieiows- "'î"^ 
aki. Archevêque, de Gnefne, ^°™* 
E& Primat du Royaume , fe 
•rendit à Varfovie ^ où il fit^^^^y^ 
fon entrée «i qualité d'Interroi. /,(. 

■ Deux jours après , le Sénat affemblé fiia ^'T^'i. 
les Dieiines dans tout ie Royaume au a j y„a^, 
de Juillet, & la Dicte d'Eleition au 29 
d'Août dé la mime aonéc. Les Affim- 



tJ4 Histoire des REvoLyriom 
iMTvm- blées particulières de chaque territoire de» 

^i6q6 V^^ VÛ1« ^^^ ple^iH* dç tuimiltv 
^ Se de confuCon. L^ &ul article Intérêt 
(àot qu'on y arrêta , fut (m TEIeâion ir 
feroit par la PoTpoUtç ou Noble& du Ro»- 
yaume a0ibfliblée, 
Ditupré- La Diète préliminaire s'ouvrit le ap 
dl^teti^'Aoau Le^ Dcpuccs tores d? vives coo- 
4'Siêam. teftatiçma élyreat pour Kfaréçfas^ de 1% Dtt« 
te 9 pu Direâeur de Convocation > Hu« 
xnieclci Stolnik > ou Maitre de Podolie^ 
Neveu du Palatin de Kiovie, Le nou- 
veau Maréchal fit apprpi^vçr ion cbcjix à 
la NoUeâè par une grande v%^eur à fou- 
tenir l'honneur , & ks intérêts de ce pre- 
mier Corps de la Nation : auffi les Non- 
ces prirent -ils fôn parti dans le petit d^- 
fimnd > Œr'il «ut aveie }e Cardinal primat. 
Ce denuer choqué d'entendre le Maré- 
chal parler contre la Reine > quoi qu'in- 
direflemenc > dans un diicours ^u Sen|t> 
l'interrompit pour lui faire, expliquer le 
ièns de quelques terpes de i4 barang^e« 
Humiecki blefie à (on tour par la deman- 
de du Cardinal > prétendit que toute I« 
Noblefle étoit infultée dans £i perfonncr. 
Lts Nonces > pour lui marquer qu'ils reP> 
ièntoient 6m injure > fortirent de TAflènir- 
blée aviec la plupart des Sénateurs : on fut 
charoké de donner cette mortification au 
!Primat>c|ui par fon attachement à la Rei- 
ne participait à la haine qu'on portoit à 
cette Princeffe. 
^^rlrté' T^^ 4^ *^ Polonois fe marquoient 
re/^^iIllJlii réciproquement leur jaloufie dans la Die» 
Pmmv. te> 



te, les Tartara fil jettciidie fcr là Podo-^"'''»»* 
Ke, cnimcncrent un nombre irificS d»Et *^2^ 
chyes de tx>ut (fexe & de tout ige ^ 'enle* '^ 
¥ecent le Becair,, 6c briàcttnt le^ idoiflènr. 
L'Ârméê de Pologne s'avan^ vers ces 
Qparciers , pour arrêter ces Brîgaacfe. Si 
elle eût été jointe par l'Armée de LIehua- 
tiie , elle aoroit pu empêcher ie ravage.;' 
mais lès malheurs de la RépuUiqae ne tu* 
rent pas capables de faire faire un pas I 
cette dernière Armée. 

La République en proye aux Etrangers Cmtf/dAm 
fe vit encore déchirée par fi» propres Sii- ^^H^^^ 
jets. Boguflas Baranowskt Gentilhomme; p«/i;sim^ 
àotit le nom avdit été illuftré par un Ar- 
chevêque de Gnefhe forti de la Maiibn^ 
fi'avoit pomt hérite de fen Père les moyen» 
ide foucenir fk NoUeHe ; 9 avoît même 
tiRffipé le peu que lui avoit apporté & x 

femme, qu'il n^avott époa&e qu'a caufe dé 
fcri bien. Ce fut dans ces circonftancc^ 
de la fortune de Bc^flas que l'Armée de* 
b Couronne demantut la folde oui Kii étoit 
due. Ce Gemilhomme règarcwnt la pac^ 
Vretè. compje le coiîiWe du malheur, iaî» 
fit cette occafion de travailler à 8i fortu- 
ne. Il parta hautement pour af^uîer les 
mouvemcns des Mutins. ,> Voila donc > 
„ s*écrîa-t-il k recompenfe de notre fîng; 
yy prodigué tant de fois pour là RépubU* 
yy que. On nous latflfe périr : Ah plutôt 
yy prévenons les Turcs 3c les -Tartares- 
^, Otons leur le moyen de piller les Fron- 
„ ticreS) en nous payant par nos mains 
)> de ce que nous pourons y enlever : 




tit Histoire des Revoltiticns 

iirttR* ^ dis.je enlever! c'eft conferver le bic» 

^i4o6. ^ ^® République ; par ce moyen les en- 

. ° 9, nemis. ieronc fruftrés de leur proye, & 

^ h République decbargpe de fes Det* 

9> tes. 

Ces fentîmens de Boguflas étoient trop 
conformes aux intentions des Séditieux >~ 
pour trouver des Contradi(fteurs. Dans 
ces occaûons le plus hardi & le plus dé- 
terminé attire le£^ yeux de la multitude» 
Boguflas fut donc proclamé tout d'une 
VOIX Chef de T Armée > qui pallia (à revol-^ 
te du nom de Confédération. 

Le nouveau Général mit ua grand P w 

' à Contribution > & fes Députés parurent 

bientôt à la Diète. Ils y demandèrent fie- 

^^'^' * rcment qu'on payât à 30000 hommes> 

u Situ. 9"^ compofoicnt l'Armée , la folde accu^ 

xnulée depuis dix ans entiers. La. menace 

ii'agir fuivit de près la- demande , & oa 

vit avec étonnement des Sujets bzaver la 

^ République 9. & lui impofbr des loix. 

La demande quoique faite par des Mu- 
tins étoit jufte. Tout le monde fentit la 
néceffité d'y fatis&ire ) mais les moyens, 
manquoient : les Finances avoient été en^ 
tre les mains, de ces fortes de gens > quL 
vivent dés malheurs publics. On propofa. 
donc de faire fervir à la (âdsfaâtion de 
l'Armée les Tréfors amafles par Sobicski;^ 

Sais la retraite» & les proteftations du. 
once de Cxernichavie parèrent un cou]}' 
il funefte à la Maifon Royale. 
jtmftmtâê Cette démarche rompit la Diète 9 qui 
11. DUt€. Qç poijvQit fc renouer que. par la levée de 

l'og^ 



DE PoLaOKE. LiV. VI. tty 

Tcppofition. Cela n'eQ^)ecba pas une par«iwTtR- ' 
tic des Députés d'arrêter 13 Articles >*'5^' 
dont les principaux concemoient Tattar ^^9^* 
ohemenc à la Religion Romaine > la Li- ^yirHOèt 
berté de FElcdion, dont le tcms fut 6x&^^^^' 
xlepuis le 1 5 de Mai ju£}u'au 26 ^e Juin^^^ 
incluGment, la payement de l'Armée 9 âc 
les aâàires de la Mai(bn du feu Roi Un 
de ces articles donnoit l'exclufionde la 
Couronne à tous les Piaftes, ou Original- 
ïes du Pays , afin d'aller au-devant des 
troubles , que la jaloufie pourroit exci« 
ter. 

On tenta inutilement dans . la Diète 
d'accommoder les diâèrens du Prince Sa« 
pieha Palatin de Wilna » & Grand Géné^ 
rai de Litliuanie avec l'Evêque de Wil* 
na? qui Tavoit excummuniéi pour avoir 
k^é les Troupes fur les Terres dekNo* . ) 
bleflè & du Qei^é. Qiaelque tem& après 
k rupture de la Diete^l'Arinée de Licbua- . 
nie te confédéra ibus ks^ ordres àO%ms^cmfêàtfê->\ 
kl, Grand Enfetgne de ce Duché. LéstiMde 
Terres de Sapieha,& de fes Partîfansfu-'^J^.^* 
rent ravagées jpar ces nouveaux Rebelles : il 
marcha cqntr eux> & leur tua beaucocq» 
de monde. 

Taudis îqu^il ^opiniâtroût à ks facrifier LêtÊfn m 
à la vengeance plus qu'au repos de k Rfc j^'^*"^^ 
publiqucj.fe?. Coureurs furprirent des^ Let-^f/^*^ 
cres du Pal^in de Witeps à k Reine. E r * . 
k conjuroit dç preflèr de nouveaux (en- 
cours d'argent pour arracher . Oguiâkc au , . : . ^ 
péril qa'il couipit. Sapiftha fit. enregiftrcr 
ces Lettres > Jes.eiivoya aux DicCiiles du 



lit Hu^roULS BBC RxvaLVTiaNs 
t ■nnifKr k Rdw de k 



^^^ votae de F Aimee de fjfhmair Les pe- 



bcnik GuTA ipookit kor doaoer,&k Parti 
de k KcîDe faL iriïrmrpi éco^di de oe 



L'Abbc de VcëefÈÊC Aaâmfbàemr do 





€» fiir as aoiivc&es cii co nfla Dces , fea^ 

tnc d'ailkws que ks ooiabks de LÀfai»- 

aie fero i eui un obftick à ks deflrms ib- 

€3«s , obdnt du Pedt Maréchal de ce 

'Dmdbéy fikde Sapkiia» & Uéétimcttieiit 

Sfcc Og^oski^ qu'il travûDeroit à «a ac« 

comodement avec foù aaai. Une dét 

f^'codditkins Aoetes da Tiwe dewk àte 

réuaioa dn Saffiagea <ks ckttt Parm 

ft yeur du Omdidtt > <pie TAabtA- 

^éur de France deroit piapokr^ 

Le imyet de r Abbé de PoUgnac réaffit» 

& raccord iqfant été %ié> ksOmfidé» 

réa fe lôttmîrent au Gnoid GéùénL Qd 

Mama beaixxwp C^insld cfsvm 6k Sut 

^Kxoandetxmac tes y cocnprenlfei'Ëvè' 

Uk (-oofedération. 

__^r s*"* PAfBifc de Poloide iiw- 

SMfc la Radfe foos kss otdres deBoBaflas, 

^^=^ ^^*? TafMiw au nombre d« 

««S*» »• Vollliniç. Ds fe Rti- 

^™*9s de butki , ttamaum dtni 

'^1^ «niid«aaâ»e d'Eichves. fl 

mtAmh^^ P*" * Tïoroes fidèles à h 

******«^P«W «(primai». Cowics to 

Tar- 



BE PoLOtïKB. Lm VI. tif 

Tfftftres. Diaflleun l'Atthèc GoniiMérée î«T«m« 
lâiir -dôiinoit tffi dV)ctupatîoti. ^û^Pb-**V^ 

ces BftfbAres, lorf^ué PAtnbtffiàdeor FtwA'* 
£M8 ofint de <létottrh«r Pon^ pftriboood 
FIoHub qu'il {ttyenAc «i Sukan. Teb é-- ^ 
coieiit ks mofeOB, que cet MbSe Miniftre 
eilk^olt> ]^r s'attacher dàva^tafe les 
Potooc^ dé^ fiignôs par fa tna^ficénce > 
p«r fa pôtite(ie> fit par tet air noble 0s 
oâvert qui eorictiieiit teQJoutS te reÔ^eâ: 
Se la èoniSance. 

Cependant toutes les Negociatkx» avec 1^07, 
rAmide Gonfedeiée échouèrent. Le Oé^ 
céral de ces Troupes itifulta te^ environs 
de Varfovîe> & détacha douze Conipa* 
miea qui eiHnntnt dans la Pmfle Royale* 
Eltes s'fiitaiiiefent Anr-t6ut à raVa^r lea 
T&ctts de la Maîfon dû feu Roi^ tse qui 
£t foiq;>çonner l^Axi^l&deur de France 
d'aTxxr des HaUcma avet cette Afttsée, qui 
feènbloit vouloir dMttie la F^aniUe Rojralé 
bon d*état de fouteiiir fes iftteréoii la pro>- 
cfaatoe ËleiKdti^ afin qias le Gàm^dat dt 
«et Aii[^bafiUeor ne ttxAiv&t point d^Dbft»> 
des de ce côfé4à. Lea Polittques deU^ 
toient noétne au'il avoit proûsisà cesTro»* 
pes la foUe qui leur «oit dm^ Se qu^il 
«^toit ésgagé à payer libmdemefit teoiv 
Suffragts^ 

Un Coup de vigueur fyt tin remède 
flus puiiSant i)ue tous les Bienagemens ^ 
^'on avoit "eus joCqtMm "pOfkr lea Rfebci* 
kt. Ba^&as (pli éitoic teiijciâta à la têèe 
dos Coi&iMi>^y«»l4i&toil6 k IVaité 

conclu 



iio Histoire ^Èt RtffoiluTfOMs 
iNT«K- coiichi par ù» Députés à Leopold> ftvole 
RBONB. gg juftiger fa condmtt. da» ua Matiîfef. 
'^^^ te. Les Gommiâttre» de la R^bUqiie 
aflèmblés dans cette Vêle y pour faine* ren- 
trer rArmée dans k devoir > doanerent âii 
Décret, ou ie Maréchal de la Gonfedéra- 
tion, & *tts Soldats fiiretit dédaiés eboe- 
mis de la Patrie. Un grand nocnlKedes 
Confédérés ne râent plue qu'un T4ran 
dans Boguilas, & parurent difpofi^ à quit- 
ter {es Drapeaux, pour joutr de l'Amniftie 
que leur offroit la République. Ce Géné- 
ra allumoft l'envie par une pnofiifion qu'on 
auroit à peine pardonnée à un PrinceJ 
D'ailleurs ayant defàvoué les D^nités de 
l'Armée, qui avoient traité i Leopold avec 
r£vê<]ue de Piosko , Se les autres Gom- 
mif&ires de la République, il avoir con- 
damné le Chef de la Députation à perdre 
la tête. Ce de^tifme révolta les Confé- 
dérés , & la compaffion pour le malheureux 
Député fortifiant la jaloufie, qu'on arvoit 
^déja contre le Général , quarante Compa- 
gnies fè féparereat du re&c de i' Armée, 
que cet exemple, fiit fur le point d'entrû- 
4iér. Bœuflas foitsnt toute l'atteinte , que 
«ette défeâion <portx)ic i Ton autorité» & 
:dans .la crainte de n'êtrt bientôt plus en 
VÂrmh '^^^ ^^ fe^faire accorder, des Gondidons 
iê pc/0^iy«avantageufës , iè hâta de iê (bumettre^ 
fwtrt ^ii*j)our wç point attirer fur fâ tête la colère 
k devmr. j^ ^^ Dietc» qui allojt s'aflemWer au pré- 
. injer jour. Ler.Gomte Jablonowski , qu'on 
'ibupçoD]9iQit>jd%re te iêcret linobile de la 
Confédibsaim^.fiMiiU le.Traîté 6c Jl:eot 
l'ji.}^ grand 



D£ PrOLOaNE. Lf V. VI. I2t 

gttpd foin d'efiacer ju(qu'auz moindres int«»^ 
traces de cette révolte. reon« . 

] Telle était alors la ûtuation de la Po- 1657.^ 
logoe» dont les malheurs, fruit des intri- 
gues fecretes des Prétendans à la Couron* 
ne 9 devenoient plus grands de jojir en 
jour. D'abord il ne parut ^ue quelques 
Candidats fut la Scène y mais bientôt a« 
p^rès ils s'y préfenterenc en adè^ grand 
nombre. Le Prince Jaque fils aine du 
feu Roi> le Prince Alexandre ion fécond ctnimnmu] 
^s, TEleûeur de Bavière 9 le Grand Mz,-^^ i^ c««m 
réchal de la Couronne, le Grand Gêné- ''•""•• - ^ 
rai de Lichuanie , Opalinius Starofle de 
-Kowemicyski , les Princes de Conti, de 
Lorraine , de Bade & de Neubourg , fè 
mirent fur les rangs. 

^ Le Pxince.Jaqué outre l'appui des P^'i^gPrhct 
latinats, avoit encore pour lui les fer vices ^^^we ejt 
reçus de fon Pere> la réputation ou'il s^é^ttndesPrim 
tpit feite lui-même dans deux Batailles jjf^JJ'j^ 
contre les Turcs & à la levée du Siège u|f/. 
de Vienne; l'alliance qu'il avoit contrac- 
tée avec plufieurs Souverains, en éppufaiîC 
line Piincefle de Neubourg, dont les Sœurs 
partagebient les Trônes de l'En^pûr^, d'Ef?. 

Siagne, èa de Portug^l^ les vœux du Roi 
e Sjcde, du Czar de Mofcovie, & des 
Electeurs Palatin & de Bavière. 

, Mais tous ces avantages étoient.balaq-;/,^^^ 
ces par la Reine (à Mt^re, qui bruloit dejèrwpéurUt 
glacer fon fécond fils fur le, Trône. Lejj^^"*/" 
Prince Jaque outré de la conduite de la "'*' ' ' 
^çine ne la traita plus en Mère. Oe foti 
côté Q elle fe fou vint encore qi^'il étoit 

. T9?fif IL F fon 



îf*^«- foo .éb:»jç« 0ç*lîit €fi»poùt fortifier & haî- 
^flj ne , & ^'deflfervir^avec pk» de chaleur; 

vaife fokjofé pour cc^Prince. Convaôi^ 

coe #f»6fl ^fwç le- tems ^e rimpoffibiiiré 

4^0uyrî!^. ht chcaiMn dM^Trônc à ton fécond 

f fite) l'an|$>itiQ|i tt ^q9 fon coeur Tofiice 

4e la ]Mt^me : dii&reprit e;o main ks intc- 

£« ft^^iie rlts de fon Âiné > diange^ de lapgagç fur 

^'^'Tf ?'f^*'C««Ht>tÇ3&'tepeiaMt av^c de$ couleurs 

ï[£^ j^ oppofte» à ccUes, dont die l'afoic noirci 

5M. jolqa'alor^. Mais il émit trop tard , Tim- 

Swîon cfoit trap pmrfonde pour s'cflacer- 
Ile Ibllidca inutiienaent l'Ambai&deur de 
France pour s'unir àetie eniiiveur du Prince 
Jiique. Ce Miniftre • écoit bien élpigné 
d'entrer dans fes vue$> il atoit menie pro- 
fité des divifiom de la-Me«e 6c du Fils> 
pour afibiMir ie paitt de ce detïner ^ afin 
xie Élire réuïBr le projeta de mettre la 
Ceurofine de Pologne fur h tête du Prin- 
ce de C^onttï . Avoué de la Cour de fran- 
CBt & cbdri de la Nobleflè PolonoIfe> 
qui Kiî laiflost la liberté d'^r Ik Vatfovie » 
vkndis que les Sénateurs s'étoient opiniâtres 
à âofajrier b Reine de cette Ville, il crut 
M'il etoic tétçs de déekrer )e Candidat 
Vjtmhdf' oônt il nadBJ^poit Tétevation. Ce fiit dans 
jkdturde un Difcours adrefie à la Dicte de Polo- 
ti^'e^P^' L*Afl>baffiideur jr paria, avec cette 
imiéhu$ étoquMce foitp & inunuante} qui cc»t- 
^tfHsm ttgûnt 4c qui periujwlei II repréfqitâ aux 
•*^* PolMoîs^ ruBiprt de Louis XK^avcç te 
F^u Roi Sobicsld*, l'alKance priç^ue îm- 
Monriak âeidçux' Nations > U» grande 

• ' con- 



i. Dfc PotcoWE. Lir/ Vl iaj 

tonfbnilîté des Mcccrt» Françoifes tveci»TtR- 
cdles àts Potenofe, U folfefité des Traités »» J"*- 
de fil Républidue foos la garatttie de la ^^^7- 
Franee», la paiuance" & la gloire du Roi 
Ibn niaitre> dont itleuroffiùit les Forces 
contre leurs Ennemfe. ' Il conclut fon 
Difcours en Ie9 fiatant d^jttefe Peuple u- 
nique, oui s'étoît cotfynrè le dtolt tfc cou* 
ronncr la vertur. ' 

Aoffirôc les Partfa appofès au Prince de ' 
Conti ,' défunis cntr*eux par dlfllrens Hît4N • 
rêt^, fe réunirent dins le point der trtwfer 
(bn Eleak>n, Toute» les Cours de TEu- 
tôpe recentîrctit des pWntesr'otrthy portè- 
rent , & les Mîniftrcs des FtHAances al- 
Mées ennerates de la France les répandirent 
dans touiTe h Polognfe. ' 

Ce ne furent pas les feaîs tnoïens dont'L'fit/^^iM 
on fe ftfvit pour nuire au Prince de Con-'^'/»^-*^ 
tî. L'Evêque du Cojavie, iftn de raBenth'/.X^r-M 
l'ardeur de l'Abbé de PoBgnac, écrivit k^eurfanrk 
cet Ambafladeur de s^épargncf <îei àtTOUr^^'^!^^^ 
ches inutiles , & de fauver au Roi fyti fai-Z; 

i tre Taffront de tf avoir pas néuffi dans une 

I «iffirîre telle que celle-d. 

'itr'Abbé de Polignac rendit publfeué la >'^/s^ 
Réponfe qu*îl fit à la Lettre du l^éhx.^^yfT^ 
Après y avoir réfuté fe objeftions^, il y JJZtt ^ * 
trace te portrait d*un Roi, qui convienne ^«î;4t»f* 
k h Pologne, peint le Prince de Contî, 
compare ces deux taUeaui , & en fût 
* (entir toute la reflèmblance. Enfuite il 
exprime fbrtemefnt tous les avantages, que 
14 République trouvera dans rSieflion 
itm Prince François, dont la Patrie eft 

F% ie- 



114 HtsToiR^ DES Rrvolvtiqns 

Tmtir- feparée 4^, h Pologne par des Mers s fit 

*i?07 ^^* ^^^^ i^omenfesi avantages qui ne fe 

^'' rencomroient - pas ^aos , les r rinces , qui ^ 

par leur voifinage-avécUe Roïaumr» de*, 

voient le fair4î trend^ler fur fa liberté. II y 

fait de magnifiques prooieûres à la ^oblef> 

fe , èC'Gonckit eir (ouhàicant que l'Eyiêqae 

Çujavieepibraflè le. parti le plui âvorable 

à rincerêc de la République* 

RMique à ' ^^ ^^^^ ^^ demeura pas iàns. répUque. 
u Repwfê L'Auteur y railbit les Polonois de mordre 
de ia Lti' à THanaeçon doré , que la France leur jet- 
^uH ''* toit y enfuite il difcutoit toutes les r^^fons 
& les protnefles de l'Ambafladeur Fran- 
çois > & fioidbic par dire- qu'il falloir qu'un. 
Roi de Pol(^e fît la Guerre aux Turcs, 
6c non aux Fnnces Chrétiens) ce qu'on 
^^ ne pouvoit moralement attendre du Frin- 
ce de Conti. Il y eut encore une autre^ 
Critique de la Lettre du Miniftre de Fran-^ 
ta nùHt ce. Mais de toutes les afïkires que lui 
t^ùîgnt attira fa Lettre , celle qui le touch* davan- 
tTJ^j^'^y fut la colère que la Rdne conçut 
r^bUdi contre lui y TaccuGuit d'avoir paHé d'elle 
^•i^gm. d'une manière peu convenable, à Toçc^u 
fion de ce que r£vêque de Cujavie avoir 
dit dans là Lettre > qpe l'exemple de la Rei- 
ne qui! étoit Françoifè, détournoit la Po- 
logne de pcnfer à J'élcvation d'un Prince 
. François. Elle s'en plaignit à l'Abbé de 
Polignac dans un billet plein d'aigreur. Ce 
Miniftre écrivit à fa Mâjefté- pour l'adoii- 
cir , & pour . s'excufer en même t^ms j ^ 
«lais cette démarche lui attira un fécond ' 

billet 



V 



r 



.yQet ^cis iachedx. encore que. le pré^iirrEir* 

• Ce ne . forent pa^ là toutes les cootra- qI;^/^\j 
diâions que TAbbé de Poltgnac eut ^laComék 
«fluier de la. part des ennemis dcL-la Fran- Fi^acefm 
ce. Après avoir aliarmdlcs Pkiiflanc.es de{*'J*^';*r; . 
'FËuropé fur l'Ëieâioii^du: Prince de Con* ^ /*:^jw^ 
A^ &' après avoir tenté dé dcïourncr cêt*i»ir*^»w 
AmbaQadeur de ce projet > on écrivit à la 
iCour.de Fraoce. qu'il (e hiifloit . éblouir 
ipar^lfts Ennemis de la MaiToo de Sabieski; 
^que les: grandes crperances- qu'il fâiibit 
cbfiiUer aux .yeux du Prince de Conti en 
^France) n'écois^t que -de fattfiès lueurs en 
-Pok^r)e:>;&. qu'enfin détoit une Chimère 
:de croire» que k Pologne voulut jamais 
i placer un prançoia fur le Trône de la Ré- 
-pubUque; - Le-MinHiere de France bns(tvAHt^ 
.prêter trop à ces:inâniiations, crut qu'îK**^'**" 
rft'étoii'pas \àt la prudence de les négliger p^*jj^,^* ** 
'.abfolutnoïc; ; -Ainû l'Abbé. de Caftagneres 
:de 'Chateaùrfieuf ipartit Secrètement . dans 
î^le-Moisde Fcvrkr en qualité d'Envoïé 
.extraoniioaire* . A ion arrivée au Mois i6^y. 
d'Avril en Pok^ne 5 il rafikra la Cour 
^ Fiance» ôc- oaanda qu'il jae.ruanquoit 
;qu^ fdeux cbofoa au fuccès des Negocia- 
jtiQDa dc'lfAmbtûadcur 3 /avoir l'exécution 
de fed promedes» & la préfence dii Prin* 
'té* ;'-:•." f:. .,!- M ' ■ 

!. Taodij.. qu'âne partie rde h Noblcflè 
rPotomnft vendoit la Couronne au Prince 

dejOdnti> le^ Palatixiata^de .Ctacovie, de 
.Siradie , . & de Leopold içirent fur les 
:*ae» Un nouveau Capdiifat: c'étoiCJirw<if *■?»•;>-■ 
" F 3 Odef.^fi^^ 



iitf îhtroïKi Œs RcTOLtrnoKs 
ïHïifc- OékfmIcUy Nercu du Pape Innocent XI; 
*Î6oT ^^ Printe fit faire des offres tnagnifiqiK» 
^^^ 2r ^ '^ ^^^* • ^*^ ^^^^ y fiiïfcnt détiSlésavec 
•imiira dMs oftentation , & on s'engagea de le» donner 
^MHitdâ^\ Ja République comme rOtage dct pro» 

toeflis du Prince. 

tkÊMurist i^es Polonoss mtuteltecnentr rtHfeurs pai^ 

4^ «lÂMïerent d'une Pa&uinade h bonne vôlcmté 

de l'ItaUen 6c> Mmne-Caffiai Avocat Goft- 

fiftorîal fdn Envcné eut le chagrin tk iê 

▼oir traduire cotnme le^ Mikvsm d'to 

Prodèsy qu'on difoit que £m oiasot ayott 

en Pologne. On ajouta à ces raiikrieiy 

qu'Odefcàlcbi pour effeâuer les Avances^ 

^ ailoit faire pauer en Pdbgae toutes ietf n* 

tetés. de l'Italie 9 ooattne Tes TaUêaoa des 

grands Maîtres , de les Statues atitiqucs,^! 

étoient évaluées à des {bnunes coniklev»-, 

blés dans 4e^ tarif qu'tn en fit courir atoi»; 

'On diibit encore qii^ii defHnok'U^e ftto^ 

daiHe d'Othon en brome a» piiècnient de 

deux C^rcieni de T Arasée , </i «ni'eiifiii il 

Vengageoit à decofer la Polognfe dé ftitots 

de Pdquitt & de MârS^o, kdbiôt qnTil 

feroit Couronné; 

ju» Vrincn Le ftince dç Nctibourg pana aisffi «>-' 

ÎL^JX d» ^'^ ^ Prétendans , «nais iâns argent , & 

^i^ ifaîen âoigné d'être Ift Dtipe'deK^mke 

«;»»)(r««* /««• dos -Eteftears. - . - »-' v 

k* ra^i. Le Princede%ade , Pan des grands Qi- 

pitkines ii tibn Sèdé,^p^lêncâ àHÏB aa 

- X ' nombre des Goncurrerfti Si^ valeur avolt 

Çfièmû le Trône de fËtopît'e, Oavé k 
ranflilvanie) At tfkAnpM des .Tores à 
" SâUnkemeit L^AlkmagMf M deypic ie 

: fidut 



V t^s PoLOOKE. Lit. VÏ. irf 
iidut de r Arméç Coofédérée for les boidd Hrrkirs 
du Rbki: il étoît d'ailleurs Soaycrain tfua **^"!ii 
Païs aflcz riche pour foutentr foQ Prince ^^9n 
f$ma fouler Ib Ëta» ékâift» & la fituatîoa 
de ce Païs ne âuibk teint d'ombrace à la 
•ît. — ^ Polonoifc. L £lcÛ3eur de Kaàdd- 



bouff qui le ièrvoit eu cecte pceafion lui 
fufoit païer tm ^pui^ en lui lki&ii£ prp» 
mettre la ^ceffioo^de la Souveraineté <k loi 
PmflèKoïale » & la décharge de la Foi èc 
Hommage que ce Prince devoit àlaPolo^' 
^c pour k Pruflè Ducale. 
. La Mère du Duc de Lorraine écrivit K L^mirtê^ 
k Diece en faveur de ion fils^ mais il n'a^ Dut d$ 
voit que diJi-huit ans 9 & il étoit dépouillé f^^^ 
de fi» Etacs^ ficuacioa peu favorable pour pittimfs- 
acheter une Courroiine. On ne fait par v^r itfim 
qoettea raifons f£leifieur dcr Bavière, qui-^^ 
«ifloit pu ofairair ks Soffirages, ceik touC 
àooup.dftlcB fisUicker* Quelques -un^ 
ont avAMoé qu'il lOToit fuivi ka vues de l# 
Cour de Vienoe» qui vooknt k conftf* 
9tr à k tête ckB Troupes dans les PaiV 
Bas , pour l'oppote à la Prance^ mais Tin-^ 
cerêt d'flutrui ctt-û adez fort pour nou9 
fermer ies yemc 6x Fédat aune Cou« 
ronœ. 

Le Grand Maréchal de k Couronne > JtaitwM 
QjptfâflMv Tîche Starofte de Noweoiicyski , *î» ^*lj- 
& k Comte >W(Pw«;x*i Gnind Gàtcrd > ÏJîJii» 
gc prétBier Seniiteur iêculkr du 1K6ka*^prétttubim 
me , ic mqptroicnt auffi dans la Carrière. ^/^JJf 
On crut qœ k Reine defefperant de met* 
^ tre Jft Couronne dans fa Famille , émplo» 
ioicks.foibks MOet de i<»Pavti en laveur 

F j^ d» 



1*8 Histoire des REvoLifnoNs 
iKTia- de Jablooowski, à concfido» qu'il Tendrôit 
^j6*"' ^ l'époufant Ja moitié d\ïn Trône, qu'il 
*' ^7* jyi devroit tout entier. 
rortrshdtê, Le Pilnce de Conti né brave, comtnè 

î«rf'* ^' '^^ ^"^ ^^^'^ Içs Bourbons, ctoh chéri dts 
Peuples par fon affiibilitè. • il avôû: été 
:fbrffîé au grand art de la Giieifn^ iousidi 
jreux du Prince de Condé fon Oncle , Se 
il a voit donné des preuves éclatantes non 
:ftulenTe'nt de fon habilité dans'cetartVmafe 
^encore de fa prudence ^ de de nûie au* 
très rares quali^. Tel étoft le Roi: que 
, . - f Abbé de Polignac propofôit Ji la Pôlo^ 
gne. Les Compétiteurs de ce Pdncé 
«voient bien quelques Parcifans ,- mais il 
en reuniffoit plus lui feul que les autres 
pris enfemblen'enpouvoient compter. 

L'AmbalTadeur de France commencofC 

à croire avec toute la Pok>gne que le 

jPrince de Conti préyakidroitTur.fe-'Cton^i 

currens , lorfqu'un Rival iefloùtabiei vint 

rr/dérii iébranler fes- efpcranteJ. :' FriJéicz\jiifgt^ 

^n^ufit Elcâeur de Saxes'ctaht abouché àlEfrefcte 

fJx/^Jfi^"^^^ Jean Przependowski Caftekui dé 

j demander Çu\m ) qui evoit épou(é la fille du Gé-^ 

'f^'*^»»»' lierai Fleming favori d'Au|ufte, & depuis 

^^'''* fon premier Miniftre, fuivit* les inftrac-* 

- tions de ce ' Qehtith6tDmè Tblcoiàis. - Ce 

' Gaftelan avoit d'alx)rd embraile ies int^ 

\ jëts du Prince dèvG6ati^-{ mais r voulant 

profitej" de fon fujBFrageipout fa fortunei 

ôc voianc d^ns. le Parti qu'il tendit nn 

• grand nombre de gens, qui par le rang 

& le mérite dévoient natifrellement paflfer 
devant Iui> lorfque le Prince recomp^niè- 



•*>. > 



roit 



fuit ceux /qui l'auroierit élevé fur le Trô-iKTur» 
ne, il refojut <;Ie :«'attacher àua Candidat ^****''' 
H^i .lui :dûr la Couronne à lui feul. Il cjoic ^.97^ 
l^ardi> aç poi^: l'incrigue t P^ais ^on l'acT] 
cyfoit 4e^|ï'écre pasau^Ii incre{^]c fabrév 
iL h^ m^n..} que ^ansiuna Diece. Son al*-, 
liaape. avec Fleming fut lalburce de l'eleya» 
tion. d' Acuité. . , . , - • . . , > . 
. . Przepçndowski aianç. .écrit à ce Gêné- 
itJ , de .lui mander ce qu'oui dif9iii en- Aile** 
magcie de l'Elçdtion d'un Roi de Rologne> 
Flemiog. lui fit réponfe.que ^'Eleûeurde^ 
Skxë.(ie(iroit d'êt4re au nonijbfc^es Priteo*." " 
4an$ à h Couronner Le Caiidan s'écaàc, 
rendu fecreteraent à Drefle , y confcra a- 
vec TEIeftepr fur les moieusde réuflk 
ctansfpp deflèin..|llui repréfentaqucrAm- • . 
ba(Iàçleur de France rv*ayoit pu. tirer de l'ar-» 
gpxïp àjés Banquiers > , depuis qu'il ^yoic . 

tQ^ché (ix cenc*i3;iille fpnc^ déjà* répandus 
ps^fqai. les, PQjo^oj[§i. qu'il p?y avoit poinc • - 
d'apparence, que , le fLp\ de.f rançe riiquit . 
(feqyoïer de l'argent ep erpeçes^> fur-tpuC 
daos lia tems où il feroit diflScite d*empé- i>r«?^ 
chef ^' ennemis , d'arifêcer ces fècours :fjdomski Csp^ 
4pntj il avoit- luiçiûênijç unS bçfoîo.extrên^, '^^^ f' 
pour fpptenir ^Guerre; tque l'Eledeur^/rlv /'Il 
rfayoit^ ^tt'à fajf ç les offres goiir ^tçc cout ^f^^r det 
rbnné ; que'la Nôblcfle intereflee ferait '^^^ '^ 
toujours plus- tortenjept remuée par cjes^oir Aftp- 
femmes préfeqteç; & récjlés,jqi|e par çe)le;j »«»''* i*» 
(^'elle avoir i^eja reçues^ oiv qu'on lui h'v--"' 
fc^t>fpçi:eyi,q|i'çnfia parcni"'^ quii . ., . 



>^ 



«' ^.J 



„\'ii 



i^ HisToïifE M^ REVOLUf loitr 

Ttf t«ft- doimok le dernier , avoît togjours plus^ d^ 

*i6o^ ^'^^^^ 9"^ ^*^ autres déjà épuifé». 

^* L'Uedcur ^vant ces mftruâioi» t- 

mafia les Fonds nécethàfesy St a tant pria^ 

fe mefures àla Cour de Rome pour lever 

l^bbftacle de la Rdigion, Il envoïa fecre*^ 

tement le Colonel Fleming à Varfbyie* 

Zt Otvj^Ce Miniftre remit à l'Ambaffideur une 

^r ^^^ Lettre de l'Elefteur: L'Abbé de Polçnac 

éHV^éuSit fiupris qu*on le priât d'expliquer, s'ûJ 

dt te mm tftyok poinç dV>rdres du Roi, avec tequet 

2f 5J2l l'Elefteur infiiluoit qu'il avoit traie par 

•^^"l'tentremifedaCardimfldeJanfon. 11 



Janfon. 

pondit àrec beaucoup de jpqliteflfe qu'it' 

VAmh4-- n'avoit point d'ordres ; que d'ailleurs il 

fidêmr dt Ignoroit Tur quel fondement P£IeAeur le 

jjj2îf^*'*"faiibit fimder ^ que jamais^ ks- d^erances^ 

^dUnskiàx Prince de Conti ffavpîent été ptos fo*' 

i«« de lidcs que dans les circonftaiice&préfentcs^: 

"f^ que fot> AlteflTe Etedorrie éfolt pca^iwîre 

entraînée à ces démarches pal m bruie^ 

qu'on iâifoit courir, mais que crâ^étûk 

qu'un artifice de la Reine; 2t qu^enfin fai- 

France lui fburnHibit abomlamment led- 

Ibmtx^ nécèHàires- dans le$ conjônâures. ' 

La Cour Af Dt^dRfe mdtônterttede Iè> 

Tcponfe de TAtnbàfibdeur n'en p<»ïrfiimt' 

|»s avec moins d^ardeùr un profiit^ âbne 

on verra b ie n tftc Texécittion.. 

Cependant le tems de fa IXete d'Elee- 

tion: épprochoii. On fe hâta ^achever Icr 

Fort & le Pbnt qu'il eft d'ufce de bidr 

x«97. fiir la Viftole à rEfeAion deâ JRois; En* 

ÎTry fin iè 15 dr Mat étaiit arrivé te Pfimat fit 

^iEMi^'l'ottvtttute de k Z>irte avec les céréœo» 

fiie9> 



i>B PaLoawAi tir. Vf. tff 

nfi» ordinaires , & TEvéquc de Ptosbo ïJ»**» 
exhpfta les Potonoia dans. un difiroors ^t ^^^ 
renoncer à la brigue, pour couronner k ^^ 

I>a Dieie ne poifvost fien conclune 4i^ 
tant i'Ëledion dW Direfteiir. ou^ Ma-^ 
isécfaal> 6c: c'étoit à la grande Pologne h- 
le donner. On ne .pot jamais s'accorde* 
for le choir de cet ÔfScier. Le Parti dm 
W Resnd, i&i k Eaâiott de Fnmce «k 
fiQ»<9pt v^la-ftfoe tombât y£leâioii 6a 
ujoe Téle<leTXMiée à-leors intérêts partieiK 
lim. : Après de gtandes difficubés on conh' 
tint ^rwn » ;pOttr les finir, d'âire le Maré^' 
ehal pour les faflfbges cfe la Porpolite. Hu-^ 
flniecki Maréchal de la Diète p0éliiimafre> 
&:qui par cette raiibn ne pouvoir prétendre 
ita»ttftiH^nîi» par «apcn-t a cdle-<i , recoeiP 
litlés V^<ttt, dons: le plus: grand nombre lotf 
' fii/^iff^ble jfu Comte Bieliosla^ Ce Seigneur 
écoit de tous les prétendana.à cet» hon^J^^^*- 
aiiifr'Je plu^agiéaUe à k France. B^aroit/j^j^Tr 
éppuC la FiUe du Cotnte de Morftein ^DUnk 
gui tvoJt de gcaods biens dans ce Rouck 
WR. Cette Dame > qui étoic totiie Fnm** 
^ilé dtes Je ccBtky airoit beaudeop ^ 
ct^Mitl dan^krideor Dcdres: de k NobkP 
fe'y & un grand afeendant fur Velprit der 

'^ Uii mpiss'étnk écâil4eti conceRationa^ 
léi^e Bidiski fet élu Maréchal de WS^^^ 
Diète. Ce fut dans^ cetne |fraâde AffeitW 
\iét nfue la Coim»)iie &e propremem^ mi*-- 
&:i reocan» Ji.es Prétendais ]P itlettoiefir 



• 1 t 



ija Histoire de^ RÊvm-UTïoNs 
jHTKR- l'enchère à 1- envi jamais l'avidité de cette 
*îx!li' foule de Noblefle étok tropgrande p&VLt \k 
^97. çaffafien • .' ..-' ^ - 

Intrigues L'Agent dc l'Eledeiir de Saxe répâA- 
i" '*j^i/p dit -à. propos de' grandes fciB mes parmi la 
iiûeur. Noblefle , &^neL négligea riett' pouf^ ruititr 
les Partis oppofés; u oppofoit adroite-* 
»ent les efFets dp ia Saxe aux protiïeflë^ 
de la Prarice- ^Sa politique hâb^é otôic 
chaque jour aux Rtvauid ai fm Maitre dé^ 
Partions pouK fc-Jcs'jerttacVèri^i -lifee^'nfîi^ 
npeuvre fi JbiendB-igéè &ÀOT^mfe' de ffyi . 
lité§ jçttoit les ftinOTbiero^dB- k' ^g/anié^ 
de Cùù Prince. Ib a^gnôroit pas qifc lèi 
Partis oppofcs^foutSendroiënt chacun. leur 
Candidat j j»ais il prevoïoit. aiiffi ^ue pour- 
éviter, une Sciifion , .ilsiièreûeiu à la fify 
forcés .dç >etten.ljesryeux fuç èoir^ôer^j qôîf 
te^i.p^îxâtrlibçwlfeîndnt des, fifitagfes^i* 
que k) ijjéoéffité! :âc is'kccoTdëi ! kii ^rôcu-i 
t '-TreroitctekiirJpafit» o:..' il : •: <^ » 
jtjhnBTU IliîË fe'^troffir« .|)aîrit dans?:fo ''çfpéf 
^"^^'*\T^ncet Céromedes promeflèsdte la FraA-- 
]trLt^de cç ne s^exécwtoientrpOint > les Pitrtî&nâ du-* 
Ccmi chex. Prinde rdç Conti Vêtant aflèmblés chez'te 
5,^;f*^Ç^di0lil:Priimt,.le1Pakiin dç eWîlnaife 
pdaigoit . vivetSE^ent àc£ iemeors .^é la ' Fihn^ 
<?ei ;.CfipfendôOt:ofLx:iûtîqbeil^rfivée dCh' 
Prince Tbâteroit l'exécution des prottïeflSâ^ 
(}e rAnîba0ade*irjV.ainfi làn-Bt pstût les 
' o Lettres déjà écrites , pour prefler le Prince 
de fe rendre en Pologne. ' >' . - / 
jtmàientt . Âp^tès bje» d^s, conteftitfons i la ^iete: 
^JJJl"^^* donna :audieQi3é_'aux lAmbaflàdcats flci 
émr»f^u Puiii^ces. bavia Ndoce du Pape fe pré« 



DE Pologne, tiiy. VI. irf 

ïbflta le 16 da mois , & lé lendemaia ôn'*'^"* 




criptiori -dé fe Lettré IqUé ce- Miniftre'^rc 
feiea^4ë la Ç>àrtde>/bh Makrë revdftaiés^ ^ 
tfpritsA L'adréifc étoir ^ Iheîitiè^ IteippBHi^ » . ' 
^0v On vcAàttt' qu'il ajoutât le mot Seté- . 
ntffiniée^ tinais il s'en excufi for ce qu'i!* ..,.-. 
n*y ■ poièvoit ifiôiv changer *de^ 6 propre aif- •' 
torité. Cet incident joint à ce qq'il fc (î*r-* 
vote irt'IlaftfeigU^^dtf ^Mé^V(fs\ aa-lîeu 
A».te#m0^d'Rbtt»eAi<:ku^t'ùne RJp^^aff ' 
gile courtàinfnéé-;- âi:>jè^a td%ri^^fi^ fort 1?^; 

Barole^:, NiarferidinViT çodtîhàa' fon DîflWfwt • 
GOur^' maw^ Wfc- tant: de 'depip & ' dé - rcf^- ^' ^' 
ferrtiaiertt ^i^î| iuKprft ùA' faignemenr de^lJSl' ,il 




tiÊfîtiidu''Pvift^J.«ià^il^''étoient-^éfbWd^^ 
vanjger 2 for^ lurTîfitenf fak' to "Minière de = 
l*B»*^e(iPV tfû-tte«^« paroftré^i ^ 
te V fit impHttiet fes*<ôffresi 5é tes dfftribtia ^»>» '* 
r^'écr drfa'tîfâin; & fcëHées'aê fe âr-^^rS^*' 
nièa; p Rar ce moieïi 41 ne 'corilttMt /point fr*»f« ^ 
fehdigriîtèy ai^Jfitàlft'^'les^iflâuvafes •intcrt-«ç^^ 
tibos-^l^^fed'Brtnéttiisr' -'vx/i t -f : i> 5;^;^. 

iiLêi^dïflkftitôs '^âîftelêfit^ les '^im'és^<fès^/;4f«»^. 
latrési» -&?-* ftJtelfi toute màbaîré ^.dtt <^ 
Miiiiftrr» ftaoiplte ' pour -feP fùrmbntei-. 
l;ET«qcrf db P!o8kOj î Dzaiinsld, & Wâ- 
powskî vinrent -lui déclarer cJe >a part clir- 
OonfiMlj que faatè dWoir' pii jôfqé'^lôry 
c»ébater:re»fiptorhei&s i 'îl^f aîrëfïToS' îm-^c 
poffibite 4'éyiter la SciÛion qu*on appre* 

F 7 hea- 



^T«ft< liadoic^ enfin 91'it nV avait <pi'uR inoMi 
*î&Q7 ^*^«^ '« ^«P^ ^^ la République, & de^ 
V^i racttré l'honneur de la^ Fr^ce à^ cojivèrt* 
^Cm/w/ qaç cetesgpediene écoîc <1« cosifecKii: ài'Er-) 
'**r^in leûioû. .de rElefteur .do.^axc , çpû de^ 
^PoZ/^Mc^oaun^rpic Ta Ms^w Tr^s Chretkpïntf 
àcmfentn dcs fratx quelle a¥<»c Ô>^its on P<^Pgfie9 £ft 
ifpiî^ îeconndtroit dans PAnabafiodcurrde Fran-n 
jv«r. ce le. {erv^e edaum de. 'lavoir cou^^ 
rpsiné. - /; . [ ;.,.- . ^v ,^ ■ 

Mai$ Us féUMept: %V(/tn^ de .pieé fin^ 

ipel Le C;aiQte^|iJetJKi<#fe|iraQ^^ 

de l'Ànnbai&dcÛT^ V$^^ ppév<w- )^ . y^<o 

*. .,t^ ;, '^> ôciJsravaieht concerté la ffpotnfii ^rùnk 

?4î^^/^'^caurl%jté«. L'abbcde^Pbliraao klf 

«^•'rii^f^ii^ccompagna d^utf le CorvMUoè'â n^re^i» 

^fJ^T ^^"^* *^^ beaucoup de force ia «mk^. 
l^^ ^! deur des Den(s ,de \^ Reli^n ^ £ . Jm 

a; ADenuwdf ^j,, jSfe (çr^gneBiV0M8:.pJw,i.î 
3^^ dit-»a., ce^tj^ ;jK«ttipttSà q«: v^s-^veïv 
n ferm^ ^ ^h««Hadtt Trottai: dei^ M 
99; Pouvoic-elle e^ii^er dea droot^aocei^ 
"^ >7»plaa fawcaUea pour vangcr liir la> Po»r' 

, 5^!,wêjaft«f^ Ôf pojurrp^éyeniP de-pwitil*' 
^y dédains à l'avenir,'. f^( KireddaïK.efr: 
^d^e-£c Luiheriene ? L/Aaa^teiBdcaip 

** ,,^yoa«c que i'Ai&n^Me^ n^toic jxiiiitrc 
,» élnanlée, cnac deif€»r jai^ jQuer d\m^ 
9x ^cf redorts r pour lpiifstfvin)er ka^itioa-^ 
3 vemeas qu'3 youlok* 'Hé bieii^} ccn^ 
yy tinua-t U d'un mk veheoieot > pntfipir 
;,». voua tous laiSex ablianre.^a n)osnd^> 



9S F0L<xGK£. Lxv; VL tjf 

;^obftacle> & que vous aie força i^^^J^JJ^ 
y^ VOUS fouhaiter de la fermeté y nous sh- Ytfg^ 
9» cbev^erons Ù19& -voos on .'ouimige ^ue ^^ 
3» vous Boas avez aidé àcoxmamçen Je 
y, n'aurai pas compté cmmiia une bnn 
)» ve Nomeâè: fi cous fes eâovU fosç 
9 mutiles le Prince Jaq^eprofoera de v<»« 
9 tre foiblefie ; c'eft à lui que nous nou*^ 
9 doDoevoff» : û fer» placé âr ut» T«ôœ 
^ d'odla Rellgkm , fiatecét de vocreiibep^ 
p.tè yàc l'biimieur <b la. Ftmx» ecaicent ^. 

^ rfileOeur de Saxe. 

Ce Difeours Ût imjwcBxm^ finr f Aflèmw 
blée. Le Confeit rêïcefa la promeflè cfor 
fervif le grince de Conti , & il n^y eue 

Îue le Palatin de WitepSy âc le Calleian^ 
e Cxerske, qui iè laiâereot perfiiader par 
deux mille ficus qiie kar donna le Cofleittt 
de Ci^nti 

Si i'Ambftflâdéur de FhoicravGfr eor^V^iw^ 
kê Bond Béceffate», le ftiuce. de Coft-lff'f -r 
â éiok Roi. P^oAi Palatia de Ciaeo^!«ec?2Î 
tfe -fit dire au Cardinal que & on voùkk^^v ' 
cbofigner crème Bïilfe £aià> doive kmoi^ 
tài iui Ifsoic dfabord delivf6«r^..ii paîft»^ 

I0ifeâire6 toute (2r«Faâk)ii four IftB^fliim ' .. \ 
ie^ FMme; 1^ màllq^0 d'ivgeflr >iiVfaftïè 
las penaib à r AtÀbtôîMbsr 4'uctteter eé 
Hftifb^t de Sufiti^s^^ i^ eut iet dÈB^j/m dé 
\^rl-EL^bMÊ de SMe €OiA:lur<È> te m»» 
ché à fpn défaut. Cet exemple exatmm 
jn^lonow^ GiMdf Géttérrf de ta Go»- 
ii^Miiieè -& quelques aocte» Sétgneorsv dour 
ià' à&imlm rfaâiaAbiW -ptts tiéanm^âii» ft 
ibrv4a -AM3iibnc Fniàç!^ qii.'«Be iiT^Or * 



X5<î HtSTOIRjÈ JDE5 RSYQtVTiOlf^ 

iiTTtiL* prévala. fans, d'autres iaddeos qxii fiiç*' 

*?***' ^'^^^ - 

^*'* :rLcS;WQV& àc ceux cqui compoioieiit 

GÇte-. Faô^ipn* éiofcot .biea diJfoens. Le 

peâtjac^bie rfcrvoit.lc- Prioce. de Conâ 

pftr.adiw»ti€ïO .ppui: . fes grandes .qualités,, 

& .le Teftfr, par . la haine qu'ils ' portoient à 

k Maiibsa ii fea- Rpi^ L^ Brincç, . Jiiquc 

fc. voïaot. troîp .peu. appuie , , pour ajpircjc 

encore >au -Trônfit> y icnflinça afarplucaenç^ 

z« ffhue $Sfltte.iJcQaa«:he ralloticit; U çMçUr.de,qudh 

:3r4^i*« f»- qucs Palatinats pour le Priooe.de .Conti^ 

mfueJfis qj,?jai i^'^ojânwndciepc à Ja yérité vcn pré- 

{ïmT «iet ilis»;^ .mai^ ite en fineot autant : enfuite 
pour rEleûeur de Saxe ,.. qui fut recem- 

imnié &ï' fecpi^i' * « • ^ 

' . £nfiQ le trotte de la Diète d'£Jle£tioa ap-. 

jflidioic.- JLtA i'RMr&àB ,çov^(ès. et 

plus de cent mille Nobles fe rendirent au, 

i> • ^iGaoip JEieâkoral dan4 los PlâiijôS. de Varfo* 

j!/iVi*'vi^ Us P^arin^ é^ept .piy^tagc»^ eol 

wo;* àtf^ • ' ^ Gojmpagsies ^ dkmt , . ie : pR>mbre, ,aUQk: à 

*7~";». çfeux. cent, cinquante^ f Toute cett;e No- 

i^ Nobief b^flbiétpic à icfeêval à TexceptiQD dequet 

/r/èr««(4i#Qj|ç^.<3cntilbwia)cs;que l'indig^cq. com 

^^^^'" naigttoit d'aller i ptéii Armés jds.vieilto 

f;$u* rowllçcai.cwM.çi^.pri^-Pow: doi 

|4oi*mi|0iirs^ nwSs p», Iç? reçoanoifloit *,à 

ki£«it5é.^di^kUf&^>tirag€Sj .Ôç/JcjJrpitvd^ 

difpofer delàCouroiaBiç fepûWçit écîîit fu» 

! Aul&ôt que les Sehateprsewreo^ :ha- 
i^^ngué , lews^ Eàlatina«» p«»r. 4^ WV""^; te^ 
ftntififtens de la .I^oWlsi&^i le Palatinât de 

le 



. uï PoXoo»E. Lfv. VI. 1J7 

le Sabre à la main. Siradic, Rara & lesi»"»- ^ 
o-ois Palatioats de Pruflè répondirent , FSk *'^^' 
«r CtmH. Leitom de Conti étoit porté x^^^,^ 
de rahg ^èn rang. Pf2.cpenidoT^ki, rztne ti^^s dis 
âtc parti de^'Etea^r, chagrin de ces ac^f^^^' 
^tnmons^ autant' crie aux PruiSens que'^^pw^ 
Saxe valoir bien ^ Conti)- fut manqué par te <^ CêntL 
Chambelan die M)irieiibourg , dont un Prê& 
tre releva le Piftolet avec fa canne. 
Les Partifàos de Saxe èArafés protefterent 
cnntit tout ce qui poiiroit êttfi fait dans 
Àar one Eiedion {^ématunée, ôc 'i\s ob- v 

tinrent qu'on rertettroit la NTominadon au 
-lendemain 9 pour obérr à la Loi , qui vent , ^ - . ^ 
que tousle» Candktat&^ient propofës^ a» *^*^ 
yant de confommer TEleârton. 
: Pendant ce tems-là lès MiniAtes des 
Prétendans* travdlloient a(vcfc»ârdciir à faire 
xéi^r leurs deâèins^. Le» François mfec^ 
tôienr tout-en Cfciivr^'pout pertbadèr -Ir 
la. tki^eBk iqcrn' la corl^WloM' de Viî^éc^ Efforts du 
tjfear : nt'étoit qu'une : È*)lè.- - ; Les^'Sàtons aii- J^'^'V^' 
eontraine'faifoient tous teiirs «^rts pour^^i»^^^^, 
Êiire crdre qu'dle étoit rédle. Ils s'adref-f 
ièrent au Nonce pour' lui faire égalifer le 
Certificat j que l'Evêque de- Raab parent 
Aii^Ëleâeur avoit donné'^toiifcharftlaC6n4 
Vèrfion xfe ce Rrineei iNkt» ié Noiibèj 
ffi par lir parole qu'A a^it* efrigafgée aine 
^Unifibré^ de France , tint bon ji>fqu*aû 
lendemain) où lei tircônftab^fiS'lé mon*» 
(pcrent à découvert. •' ' 

', Le Gardinai Primat 9 ftl^ant Tufàge ^LeiSim 
célébra la Mefledans l'E^life de St. je^rt'y'^Z'J' 
te FEvcque de Piosko pponctoça dewnt ^'^ 
''. . * TAf» - 



1)8 HtsTai:£E. m RjffvotiVTroNs 
lifTM- VAStràbiée un Difcours» où •£ fit eoteoi^ 
*x^o^ ^ ii^eajeufemcnt poMr.qtiel.CIftndidftC it 
^'* faraK)k<l(B»▼flCU$:^ienlUiee^.1oat le ixionde 

teurséci^ 4lHréaî^aii> .8Mf,i ie. Cardad 
^ Prixn^ fmik ayec iM»uci^ dmibroe -iSi 

9fbii^ae^if dit oe -Prékti^'Teiir sm. Aoi 

» génér^x.y tiiibid'y moddréi un Rot 

„ SQtelit-& Oifriiûne "*. Eofiiice iiiKsa* 

tiCérdmai^^^ le» ai|Htftn8 à k Coumone- il Ji» 

/•iV ;»e»7t0ii Iqma ch«cui>*en pnrtîciittsrf par ftpoiti# 

ditomiii \^x$>mAit^ peïibnncUw), ou-à Ja <ÎT«aJ 

k."' loâeuf 4fi Rallie i)Ur^«{^ ftatotr ,p«rté^ife» 
autre» 9 cëdaMmqu'Jil éiMMfijde i» bndioHiiv 
ce de Wr p«9 ouiàier ce Pitece ^^ fur qi^^ 
d'aiilauns bm^mmi^vaeisït «u LndMocnift 
ôie delfamdQÎt ài6 faire t^^ariaor >àe diois 
4e ^ NoWfir< : AfMt ce dilcwii» iir aâr 

,. , uo,g<i|Q^.eft fte«^tf)^ levimc jéa^y^ 
: . W xmmvmé ytÇÀiAv ^ Je jure; .<iit*iLèi 

M Ci^idit qi^'U^o'ait i^ Snffiâges nmm^ 
Si PfM» 4ù lu Noblefle^ ma», auffi je J# 
39 Conjure de oe tourner Iqi yeux que 
9, vers ^.^'etSf.éJigiMea ''. Il parioit 
etiçorety k>rfi}ulî les 'Sénateurs aHenentib 
Sïâtti^e à k; tâle d^; leun Palarinats.r H 
ne refta daiàs le Kolo que* Je CandinalV 
Sfi le MafécMl'ide^k Dieter? qoiear api 

Srtoic de moment en iMaoeût des nvitf^^ 
vaut lefiiuels ils diftiibucéent des or* 
d<tea. * "' ^ 

£nfia lea Pâfauioass étatu: ranges: pour 

* don^ 



B« PMtâÔKB. Ll¥# Vf. 139 

àoftum letin foffiraEges 9 trois Oc w yi giii wiwrt»' 
de cdtti île Criicovie) qai a éttnt de pra- ^^^i?^ 
damer le piétiikr) crkiwt» i la folH^ *^9J' 
cttatioo du Pakcio 6c da GhiUaii de oe 
nom : 91ve Ja^m h Fib du Rai. Ufl^r^ Prhu 
Cômptemeda Palathucde Piefiatide, qui7^''j^ 
adiok deparlerk fécond, les teûte, miisPp:. 
fbiUement. Les autres Cotnpagoks desf»nf«M 
SRStres Palarioats pondèrent jufôi'MX ituts'^"^*"* 
le nomdeGonti. Wilne Mpondit avec ar^zj ivmm 
deiir à ces acdatnatkms, qui fuxeatVvçé'^^^*^*^' 
ment relevées per tout le veAe des Pala-^*^j^;7«M#> 
tinats. Tandis ente 4e notn de Comi rt^Us FaUai^ 
cdniifiok dons ies ranp» on entendit avet ^'* 
fiiit>rifi3 ie iaoBi <fe.Sase kif)erroingt« Tur 
iMiiàniié dies Sufiages* Deux Cocnpa^ '^ 

gnios tle la Pitirinee de Samogirte? q^ 
-opine après les baie premiers Pabcinacs,» 
aiferent nommer rfileûbeun Le nom d\in 
JMaœ LultbR-ieo aUcit leur actirer toute 
la MaUeffe/ur. ks i^rar; mais lis &ati»- 
2ienr avec orne dSaiibf&oçe cpie ÊEIcâeur i^^teeft^^ 
;Évoiede{taiis^deax ins'vtpdée ica eofémkiu Saxt^ 
Aome ) (dbnaivte atteAéa dUbieiK-ilsi^^ ^"'J^ 
pr le JNTonoe m£me) qu'ils ^vfomnt r^£j^!r^ 
hoat de* le perfiiader aur pauvres Gentils» Compa-, 
iMMomes Nbzorites , qtàs PnependoMbi^'"''^ 

EuO'pea d'Eau de Vie» ôv on Ecu^au'H 
- avoit diftrtbué par tâoe> avoic><mpo« 
.fiaà^mtu croiir. • ' 

Svcm entm-Aites «ck^ Oet«lSlkomtnt Gtntiik»m^ 
^ Paladnat>de Plosfco, ^oulaiw proaiver *»* */'' 
4bn aèle poiirrla N4aiibn du fca Roi/i*X«7^ 
•oâi nommer le Prince Jaque. Sur k^eh^^f 
«haoïp on loi oUTa la tte d'un coiip;f/^^^^ 

de 



K49 D|sy^f H^ Disi <B«v!OLirtr»>K$ 
iMMii- de P^flaotet, -6Cl U W:&it: i*i» p«lé du 
^IT^ Prince*- 4C>tic:a^ypn4njufte & violente. 

• î^'* -ne trouva pas .un ieulvangeiir dans toute 

cettis foule de Noblôf&> qui en faci&tfr- 

' nioin..; . ' • ,. v : • * 

jFtrtfx À Cependant le. Parti* dt* Erince^de -Goit- 

p«rri ^« ti fe, dev^opoic à, çhac^oe iiiift«Dt« -Lés 

f^dmt. Partions de* l'Elôdeur daâs4arcntim9e de. 

voir . triompli^erM Ja Eraqce > idepêchei«iit 

vers. l'Ambafladeur de l'Enipercur^ pour 

le preiTer d'obtenir du Nonce* qu'U ^txef- 

-tât la vériié du Certificac d&iV&rêcfdc de 

-Raib , ajoutant que ùps cela Itout étoîc 

perda) & que Cpnti allott éfire Roi. Le 

•Nonce & reodit-svec^emprefiement à cae 
Li Ktnct ^u'oQ (buhaitcoic de^ Iuîl AtiSitot Ptzc- 
^^^^^pendowski. accourut à fAflèaabiée tmmi 
rElj^t .dHin Certificat en forme. Tes gens ciie- 
deRdét. ;fent par. Jèè ordcesvqiie TËle^uir .étoit 
îbonj Gatihoiiqne 9 ?& que £i;Saint3eté d«- 
<4ïandoit'Ja:<uouroimè ,pèuE'ce:Bi»ce. t 

^. - Un grand nçoibre. ajpotancjfoi. à ces 

déclamations prit pard. pour Saxe ^ dont k 

' Faâion ren^)ortait déjà. à Hi|di^fiir cei* 

^ . . les. de Neuhourg, de.LoFcaiiie>& jic fii^ 

de. 'Le Cardinal Pritoiat ne.pQti^«iRt.coi>- 

*^ noiçre la force des d^fferéss Pâmait eau- 

fc. du tutiEiulce & duM}ruit q«ii5(^Mifba* 

doienc.les^ Sisfiragea.? ^ côcnoianda, que h 

Nôbleilè qui tenoit pour CoQti : paiQt 

.,, ' d'un côcé 9 taisdis que les: Partiâms >de8 

autres Candidats te mettroiflnt eh oppo&i 

Séparation tion. De deux cens cinquante Cooipa?- 

4fisdiffe-^ gnies, il n'y en eut que trente 6x fevora» 

rmPams,^^^ auR.Riv^UX de[ Çoott. CePrinoB.é- 

• . ' toil 



0K PoLOOrNE^XlV. yi. - I^I^ 

tok Roi fi le Çacdinal eût été .moins ti,!.»"*-- t 
inide- Ce Prélat donna encore ^eçlu^*^^^^* ^ 
grandes niarques d'incertitude' quelques xnC- ^7'-^ 
tans après. Le8[Evéques de Cujavie,''cle 
Pbfnanie, & de Livonie Partifans de TE- 
leiSbeur de Saxe fe fauvôrenf à^ Vàrfoyie 
effraies du nombre des Contîftes,' & de 
la-icontenance Sere du Caftetah dé'Ka* 
hSchy qui monté fiir un chévar de bataille 
anitnoit la Nobledè .au Combat y afin de 
taiUer en pièces le petic^ nombre d'Oppo- 
fins, s'ili pèrfiftoient à s'opiniâtrer. Dans 
ces circonitanoes le Primat pouvoit dom- 
mer fans oppofition ; mais la crainte de 
voir couler le (àngdes Polonois le rendit. 
irrefolu , & il cedà ï Hnilance qu'on lui ^ 
fit de remettre TEleétion au léridemain,' 
/excufant fur ce que la nuit approchoit. . 
■ Les principaux Parrifahs de Saxe reve- 
mis delà fraïeur,- que le Parti François^/ 
leur avok infpirée , s'aflèmblerent chez 
F AmbaflTadeqr de l'Empereur. Les Miniftres 
des autres Prétendans à l'exception del'Am- 
b'aflàdeur de France s^y trouvèrent auffi. Là 
tout fe réunit contre le Prince de Conti ,' 
2ç ils convinrent d*appuier le. Parti le plus fj^^ * 
puiflànt )Ou plutôt de n'en faire plus qu'un, p!^ti!m 
eh faveur de l'Elcôeur de Saxe. fin^m de 

Suivant ces refolutions» chacun fournît ***** 
tout Targent quil. avoit. Ces fommes & 
les Lettres de Change païées à vue par les . 
Joife montèrent à dix huit cens mille Ii« 
vfesj qui furent diftrifeuées dans lé Camp ! 
pëndaTit h liuitv^ L*éî6queûce des Sena- ^ 
mirs^ & les engagooens de là NoblçQe 



N. 



tfrrvE* ne purent isnir caoûtre un taoitn fi pu3P 
WNJ ûntfuf^rifprit des Polbnok. Toutes fc« 
^*^* Conïpagjdries qqUyûicftt ju%'alors appuïé 
dificrCfW Candidats ft laiflerènt entraî- 
ner dâûa .te Parti de Saxe. Qn2« Com- 
pâgrtiea dç k FaÛion, Françoife paffercDÇ 
cfccôîé de l'EleâtCiiT i. ma» cette defertion 
fut rq?arée en partfe par rkcqoifitïon dt 
fe'pt de leurs Compagnies qtu/fcijat^erçnt 
fous l'étorfdart de CôhtL , 

" Enfin après bien des tie^diciatîons ^ TE- 
léSâoa ^oit être rerowncCi ;Leé Evêqucs 
dé Oujavie» de Pofeanie> & de Uvon^ 
efiiuiés de la veilk rfofoient rien entrc- 
pj^jiike, âctDUt fembloic favorifer lePrin- 
cede Cboti, loffquele Pakdn de WHna,^ 
cftcbre plus irtefolu que le Cardinal , âiiê» 
fe porter en figne de lieuttalité , entre 
Saxe & Gonti. à la tête du Palatinat de 
Volhinie, du Diffiriât de Widun & de 
X^P^ï^i, quelques Compagnies Uthuanicnes. Le 
deminsfipnmit ûitprkàt.cme a<Mori ne favoit 
P^ff^f^qa^en pcofer: il rfoibit imaginjcr^ue Sapi- 
^^, ^ dia voulût fe propofer , après, tant d'ex- 
cluûonç donpées aux Piaftes. Ce Palatin 
flota toute la matinée entrç ceràiines vuc$ 
d'ambkion ou d'iûterêt , *;.lefi folliçûa- 
lions de fes amis & des Seigneurs de & 
Maifon, qui le conjua-oient de nfe point 
occafioner de trouble par un changement 
il peu attendu. Enfin le même caprice 
qm l'avoir détaché. du Parti de Conti Yj 
ramena plutôt qiie les inftançes auxquelles 
il parut fc rendre. . /' 
' Le tctour ât Sipïûat tlûfittf oté tout^' 

■ ^ ' .cfpch 



iribcrance aax Sàxoni de profiter dts irre- 1»**»- 
Iblutîons & des titûfdit6 de Ce Palatin, ^J^gî^ 
9s jchercherent toçorc à eloijeer PElcaion. ' ' * * 
<}on>wski Caftelan de Gneme sVança au 
milieu des deux Partis > ^ fit figne qull a« 
Toit quejbue chofe' ^ cotnmuniqaer ï la 
yaftioii Françoife. L*Evêquc de Kiovie ^^H^ A . 
4)Qi fut député pour Fenrendre j Wportai'^*'^^ 
qu'il demandoit pour fon Parti une Con* ûimi de 
fcrcnce au milieu du Koloj en préfence du^'*"^*- 
Primat & du Maréchal. 

' Dès qu'oD 7 eâc confënti , les Deputéi rr^^twi^ 
<le Saxe propofercnt d'abandonner S^^c^dmf^éà 
Neubourg, Lorraine , Bavière & la Mai-J^*"^ 
fon Roïatejjpaurvu que le Parti oppoié 
abandonnât Oond. Ce n'étoit qu'un pie** 
jgr^ pour gagner du tems : auffi ne fic-qn 
V pas difficulté d'accçprcr ' en apparence . 
fcir propofition. in ittême tems pour le^ 
pénétrer, & les derfi^fquer on leur offrit 
lé Prince de Bade' Jablonpwski le rejet- u Prhut 
fa parce qu*il iCoit propoië par Lubomirs- ^ ^'^ 
ki. UEvêque de Plosko de retour de ^u^îd$ 
Varfovie, oà tt ayoit été avertir l'Abbé ^'««»; 
3e PoJ^oae de cette manœuvré > appuiaîè pi^^j^ 
Prince de Bade jpouf achevée de con^n* Vâttij^ \ 
d« JaJjïonowAi. Les *datinats fe jrevol- * ^^* ^- 
tcrent à ces nouvelles pTopolîtion^: on tâ-***^*'^'' 
éba de leur, âirè , comprendre qu'elles n'a- 
voient été apmiiées 9 que pour mettre le 
Parti oppckÇË dans Un. tort manifefte ; mais 
ils nefepaïéreAt pbiht de ctà excu^;$, & 
ils preflëteot à, haute ^x^^le Primat 'de 
'^rbinèr rElejaion. ' \ \\1 
'^' CePrtÈitëioît^fÔirle pbiiït & donner 

la 



f 49S HisTomis DES RsroLtfTioKs 

AvcvsT» joutant que le nouvèaa Roi devoit nne^^ 
' i6o7 ^^^ FAmbaffade de la Républiijae. Maîa 
^'* un fécond Coarier arrivé deax jours après, 
rétablit les cfaofes dans leur vérkable état» 
£c le Prince fè difpofa au départ qa'H dif- 
fera pourtant > jufqtfa ce cpe le PriaMt 
l'eut afluré par écrit de fon Eleâicwi. La 
Lettre de ce Prélat devoit être iç>portée 
parle Courier précèdent; mais celui qu'on 
jtvoit chargé de la loi remettre > devant 
partir le ttoifieme, la garda pour «n être 
le porteur. Peut-être que toutes ces peti- 
tes circonftances, qui retardèrent le vo'kh 
ge du Prince, furent la fource du noauvais 
fuccès de cette affaire. 

Cependant les profufions de TEledeur 
4de Saxe jgroffiflbient cbacçie jpur le nonh- 
bre de fë Parti&ns : d^ailleurs il étott fur 
les Frontières de la Polog;ne. Les amis du 
Prince de Conti> efiraiés de le voir fi 
j)Sckréttim^Tcs deux , déclarèrent à TAmbaffiideur 




fès ne poûvoient être remplies , il n^avCHC 

^u'a contremander le Prince. 
Une déclaration fi peu attendue jetta 

l^mbaf&deur dans le dernier emban», 8c 

il fe détermina i informer la Cour de 

France de la refbhition des Se^neurs. 

Cette nouvelle retarda encore le voïage 
Dtpdftdm ^^ P"nce. On fit néanwows ks pié- 
MiKt^ mrati6 de fon départ, & ii^ s^embarqua '4|r 
^^ Dunkerqœ fur la petite Efeadre <fo &»^ 

yslier Bsirt avec les Qwvéliefs d^Angou^ 



i>u PoLoOHB. Liy* VI. i^/f 

leflo» 3 de S^eri> de Lauzim 6c avec Awvmi 
vJat Cavaliers. Le Prioce étok muai. ^ ' , 
de cei^ XDîUe Lom ^l'Or de Leetces de '^^ 
Cbai^ à vue pour pareâUefomoie & d'un 
l^and nombre de Pierreries. U m^Mz^rrh^ dm 
de^aatOliva^Sc fiit ûlué de crois CQtt|»dc2]|^Jjf ^ 
Canon du fort de Veycbelmuade. Ce fu- %%'dJ!%^ 
rent tous les honneurs que Danczic rendit '«'«^tf* 
au Prince. Le Magiftrat de la Ville fit 
prévaloir le parti de l'Ëleâeur. La plu-* 
part des Bouin^eois s'éeant déclarés en & fii« 
veur > les Ofiu;iers de l'Ëfcadre Françcûib 
en reçurent quelques infùkes. Pour van- 

Sr ces outrs^ on arrêta cinq Vaidèaut 
, ardiands qui étoient à la Rade. Les 
IViIag^rats faiSf ent par repreifiiflles tout les 
efifed des FiançQ»9& pouflèrent le reOèn-' 
tiiseiK f^Sofx*^ venuke à TenoMi .tes ctievâuc 
de TA^bmadaur de Biane^. , 

Sur ces emtiefutes -ce NKniftre travail* 
loît avec ardeur à ouvrir Vtntxè» de la Po^ 
logne au Prince de ContL heB Seigneyrs 
de la M«fi>n de Sapieha s'étoient engagés» 
saoïennam la fomme de quatre cens mille 
livres, d'envoier au Prince uneË&ortede 
%% Compagnies d'Ordonnance fous la cob« 
(Mte du fils du Grand Tréibrier. Eofuite 
k Grand Générai de Utbuanie , & tou» 
kl» Officiers de l'Armée dévoient prêter le 
fi^tnent^ & fe rendre atec leurs Troupea 
au Heu qui leur feroit indiqué : Le Prince 
de fo) foté s'étoit obligé à leur iâire tou» 
^ler qua^ cens feÂsane iiûUe livres »• 
iwnt i»Hte9 cfacfta. 



14^ Histoire des REvoLxyTioîW 

AvdtrsTB L'Amba(6deur aïant aîafi pris les me-^ 

il* fures néceflkircs, fe rendit à bord de TEP- 

tt^^'Oc ^^^^ Françoife. Les Patifans du Prince > 

têhe. qui rétoienc venu trouver, lui coni^illoient 

d'aller à Marienbourg ou à Lowics ; mais 

on prit le parti d'attendre l'arrivée des Sa 

LsPrinee pieha. Des Couriers annon^ient de mo« 

%^Jr ^^^^ ^ *"^^^ ^^ ^^^^ '^^ ^ p®^°^ * p*' 

çL^x lu roitre > auffibien que quelques Sénateurs 
Trwà^ts {le Lichuanie , qui conjointement avec i'Am- 
r^7«- ^ baflàde de Poloçnc dévoient préfencer la 
/ Couronne au Prince de Gond. 

L'Ëleâeur de Saxe» avant Tarrivée de 

fon Rival > avoit reçu à Tamo^ts fiir les 

^mhajjk' Frontières de Sileiie une Ambaflade de 

t'^sfxTl^^^ Parti , & s'étant rendu cnfuite à Pic- 

tEkam kari,il y avoit renouvelle l'abjuration de 

et €4 mm. Ces erreurs entre les mains de CnSpin Eve* 

que de Samogitie. Cétoit en cet endroit 

qu'il avoit juré les Paûa Conventa ; il y 

avoit auffi reçu lesComplimens de la No- 

bleilè, qu'il avoit aflurée de ùl tendreilè 

mtemelle pour (es nouveaux Sujets. De- 

fmamvét(h^ â'étant avancé jufqu'à Cracovie, il a- 

i <:^-»w>5firt>it adaïcé du Comte Wïclopolski l'en- 

;î'frée^du Gfaatéau de cette Place avec cinq 

V miUe £cusdc un Bracelet , dont il avoit £dc 

pfâènc< à la F«»me>de ce Seignectnir' 

%6d^Jt9m, '. De (on côcé^ie Cardinal Primat si'étoît 

fendu ^vec la^ebleflè^Ar BaîtiiFnnçois 

'M OattmEkâotal ^obiliil «voiirtenulai Die- 

Diete de te àe AlùaûTÊomon^ -Om y savoir léiblu 

fuS^^'i une Confédération contre l'EleftetiT . de 

/4r u c^rwSaxe ^ enfuite après ^voa^rfyitjxeol^&fct 

^^ rcoceiate da Caosppafia d'ôcer'oo lieu 



9E PolookeI Liv. VI. 149 
fî autentique aux Aflcmblécs du Parti op- A»ov«* 
pofê , le r rimât 8*^11 rendu à Var(byie> j^g-; 
oà il avoit fait figner la Confédération par cmf^lj 
le Prince Sapieha^ par les Sénateurs, parf/mivP^nw 
les Nonces & par la Noblcflè de fon Par- ^' H^^ 
ti. Od étoic même entré, mais inutile^ ^^/^^^ 
ment > en Négociation avec TEleâeur y&diis 
pour retarder fon Couronnement , qui s'é- ^^^F^ 
toit fait le 15 de Septembre. La Diète 
d'après cette cérémonie avoit été fermée 
tranquillement. Le nouveau Roi avoit Le i itch^ 
déjà rempli plufîeurs charges , & fon Par- tokn. 
û avoit pris la rdfolution de fe réunir à 
.Varfovie dans.fix femaines. 
L>i II n'eft pas indigne dfe l'Hiftoire de rap-* naiiiertif 
portor un trait propre à faire connoitre \tdesPeionn0 
•geniedes Polonôis,quife contentent cfid- f^,J** ^^ 

aucfaîB de fe vanger par.une plaifanterie^^J/' * 
es atteintes qu'on donne aux Droits de la 
Nation. Atidkôt que TËleâeur eut été 
couronné en fît courir une Pafquinade^ 
Ibus le titre de Camtdit JeCraeovie en cinq 
Aâes, avec les argumens de chaque Ac* 
te. Le premier étoit un Roi fans Diplô- 
me; le fécond une Pompe funèbre uns 
Cadavre; le troifieme un Couronnement 
làns Primat; le quatrième une Diète fans 
Nonces, & le cinquième des proteftationa 
(ans effet. L'Eleâeur ne s'irriu pas beau- 
coup d'une pareille vangeance: & il eût 
fouhaité que tous les Polonois n'euûent 
point oppDfe d'autres armes à fon pouvoir 
naiflant. 

Le Cardinal s'alKiroit de moïens plua ' 
propres à l'empêcher de monter fur ua 

G i Trôi^ 



if# Hmx>».a ois R&wLTnoKs 

Av»viT« Trône 9 qui lui conçoit dé/a trop die» 
tKan E?^' '^ manquer fiit» beaucoup de regrets^ 
^97' ^ pr^tit aïiflC alors aflêmbté les Confti. 
déiéf, avoit révoqué les Univer&uz expé^ 
diés pour l'Afièmblée Générale indiquée 
au 2^ de Sefcemhrè , &: il en a^oic coa**- 
voqué trois particulières pour le 10* dX>c^ 

"J/Mifis tohre en tr«is endroits âifirens» afin dé^ 

^«^ partner les forces de I*Enncmi, s'il vou» 

îj;^ ^^loît troubler les AflcBiWécs. 

Cependant k Prince de Cdnci attondo^l 
Fexécution des promefies des Simieha: 
L'Eieâeur informé de la refoladon de fôi» 
Rival , de ne defcendre à terre m^zprïs. 
Farrivee des Troupes réglées >, n'oublia rie» 

E3ur s'oppoTer à la defcente. Galecki Pa« 
tin d'Inbwloclaw fé rendit dans la Prufle 
par Ces ordres > i la tête de trois milkb 
n^EiUhm chevaux. Cette précaution réuffit au g^ 
•iww des d'Augufte , car les Princes Sapieha craî* 
jJLT^V- P^^* ** rencontre de ce Corps de Cava» 
ffer ^u ferie> firent favoir au Primat la refolution: 
Jj^y* ''•qtfil avoient prife de ne point partir , de^ 
Cml ^ peur, difoienr*ils, d'ezpofer à la bon-- 
chérie les Tcoupes qu*iLs dévoient ame^ 
aer. 

Malgré tous ces contretems. le. Prmce- 
de Conti fe préparoit à quitter fcs VaîP- 
féaux 9 pour le mettre à la tête de quinze 
cens .chevaux , quele Staroftede Sondek 
Taflura qu'il avoit fait pardr. Mais cette^ 
refolutîon ftit arrêtée par l'arrivée des Sar 
zons, qui s'étant partagés en deux Cprps. 
narclierent droit à Oliva & à Maricn- 
Jkoutg^ Leur approche mint le Prince- 



DfJt PaLOGKE* Lrv- Vt ift 

tu Ces Vailleaux. . U avoit déjà déclaré Av««irii 
aux Polonois qu'il rqprendroit la route de Pr. 
Fiance , fi Ss& PartHâns ne prefldent pas ^^yJt 
f exécution de leurs promefle& Enfin fad^ 
^é de la lenteur Polonoife > née des déli«- 
t)erations , & accrue par ces confeils per- 
pétuels qui Ce confument en Prélimuiai- 
res , il nt lever l'ancre & toumadu cô-^ 9^^^ 
te de la France: ce ne fût qu'à la demi©-2*pJ5;^ 
re extreniité , car il eut le cnagrin de voir reimna «# 
.piller l'Abbafe d'Oliva , où il perdk mê- FrmH 
me quarante de ies Domeftiques, qui fu- ' 
>ent pris par les Saxons. 

Il écrivit , avant Ton départ^ deux Let- 
tre, Tune au Primat > & l'autre à la Ré^ 
Eublique. Par la première il remercioit' 
i Prélat de la chaleur aiFec laquelle il a- 
voit embraSé ù, caufe 9 plaignant fbn Emi- SeiLmmr 
nence & de fiwrt honnêtes gen* de s'être-* frimé0 
^iâcriSés pour lui II fe conlbloit ^fuite^^/^J^ 
de la prefcreQce donnée à ibn Rival > fur ^t^ 
ce quêtant Prince du Sang- de France j il 
Vavoît pas befoin de Técmt cf une Cou- 
ronne. 11 ajoutoit que s'il abandonnoit \» 
Pologne à rElcâcor, ce n'étoit qu'à re-^ 
gret & forcé par l'inexécution des pro« 
méfies de ceux qui dévoient lui amener"^ 
des Troupes; mais il le prit fur un autre 
ton dans la Lettre à la République. Il y 
accuibit ks Grands d'avoir manqué à leur 
parole , après de vives ibllicitations de leur 
part> & de l'avoir attiré en- Pologne pour 
y recevoir un affront. 

Augufte fe Tentant dcKvré d'un Rivaf 
à craindre > commença enfih^à reipirer: il- 



ija Histoire des Révolutions 
^towBpenfa ferieufement à confirmer fon auta- 
■x6o8. ^^^ P^^ toutes les cérémonies qui impo^ 
'^^yfy * fent au peuple. Ceft pourquoi il fit fon 




fé à reconnoitre At^ufte: ce Prélat pro^ 
mit même de tray^iller en faveur du Roi 
dans le Rokosz,ou Afièmblée des Confe« 
dérés qu'il avoit convoquée. Augufte é- 
toit heureux d'avoir aâaire à un nomme 
' gouverné par les circonftances ^ il avoit 
j^ute dt befoin du Cardinal: car dans la Diète db 
jféuijies- Pacification que ce Prince avoit aCIèm* 
^•^^•"^blée à Varfovie, de vint pcrfonnes qui 
nmfmeit s'y étoient trouvées, tant Seoiiteurs que 
s dt F». Nonces , douze avoient protefté contre lui 
^^ dès le premier jour, ce qui avoit rompu ta 
Dietc : preuve oeu équivoque que ce 
Prince n avoit qu un petit nombre de Par- 
tifans , & qu'il n'avoit pas été élu d'un 
confentement prefque unanime de tous 
. les Polonois, comme quelques Libelles otît 
ôfé l'avancer. 
9t A Tf L.e Rokosz , qui Se tint enfuite à Ixk 
«n'er. wits, fut auffi nombreux que la Diète dt 
***j'2#-'" Pacification avoit été déferte. Les Députés 
nhu du Roi furent obligés de demander d'ai^ 
très Lettres & d'autres Pouvoirs , à cau- 
fc du titre de Commiffaires dont ces Dé- 
putes étoient revêtus , & de quelques ter- 
mes qui parurent offcnfans \ cette fière 
Nobleflc , qui fê fentoit en quelque façon 
en état d'impofer des Loix à un Prince 
^ui te. diTcit fon Roi^ ËUe reçut enfin les 



tfz FoLôorNE. Liy. VT. xfy 

Lettres d'Augufte & offrit de le reconoi- AwomT». 
tre, aux conditions qui furent dreflces fur- j^jôg^ 
le champ. Elles contenbient vint arti- ^ ^ 
cleS) qui lioient abiblument les mains au ^ , 
Roi. Ses Députés ne voulant pas foumettre 
leur Maitre à des Loix (i dures > firent leur CMdîtuÊf 
poffible pour engager rAflèmBlée à rela-^«^»/^f»' 
cher de la rigueur Je ces conditions. Tout** *** 
ce qu'ils oranrent &t d'en faire diminuer 
îe nombre: ainii il fallut attendre du tems 
ce qu'on ne puç obtenir de Tinflezibilîté 
du Rokosz. 

Le Pape voulant!^ entrer pour quelque z^ dtF$r 
chofe dans PaflÈiire de Pologne > avoit fait ^'^ 
partir un Nonce extraordinaire , qui ren- 
dit au Cardinal une Lettre de fà Sainteté. 
Ce Pontife of&it> par l'organe de fon Mi- Le Péipr 
iniflre, d'être Médiateur entre la Républi- ^^'J.*^ 
que & lé Roi. Le Primat répondit que iv/J^, 
fournis au Pape par rapport au Spirimel, 
il'fupplioit fa Sainteté ae vouloir bien ncRgpenfrdè 
lui point donner d'ordres pour ce qui con* ph^mt #» 
cTèmoft 6^ République, & qu'il croiroit'*^* 
mériter ies reproches de la Noblefle , Se 
trahir fa Pàtrie> s'il abandoanoit ies int^ 

PÊtS. 

Auguft'c^ fbuHaîtoît avec ardeur d*étoufï^ 
fer' des divifîons , qui le tenoiept en fufV 
pens. Il convoqua dans ces vues une Die-- 
te de Pacification pour le 16 d'Avril. Ses Diardr 
Lettrés cîrculàîtés expédiées à ce fujèt é- ^j^^fi^'^ 
toient pleàies de' projets magnifiques & dc^'**** 
Belld promefïèsjmais'les efprits étoient 
' encore trop eflfaroachçs pour fe lailïer ra-- 
.lùenêr par ces i[^pas, qui ce trompeptt' 



Sf4 ?JSTDlk8 D<SS REVy}LUT10NS 

dl'otAmïc que ceux<iui veulent bien êtrr 
^o trompés. La Diète s'aflfetnbla dans lé* 
' ^ tCBOS marqué, & tt oc s'y trouva que tren- 
te Députés de quelques Palatinats de Po- 
logne & de Lithuanie « au lieu de deur 
cens, qui dévoient y affilier. Elle ne fut 
pas plutôt ouverte que la plupart fe leve- 
fent, en demandant la Convocation d'une 
jkfktéi ^Afièmblée générale çn- pleine Campagne > 
^££ [f^ ^ menaçant de fe retirer en cas dd reftis. 
'm^^em^ L'cflfet fuivit de près la menace, 8c il ftit 
tUiiM'> impoJQîble de les ralTembler. 
■^ Cependant Augufte fidfoit autant çP Ac- 

tes de Souverain qu'il s'en préfentoit tfoc- 
çafiotts , comme il parut à l'égard d'O- 
ginski Grand Enfeigne de Lithuanie, & )c 
regard de Sapieha Grand Général de ce 
Ducké ,. auxquels il defièndit de vanger 
kurs injures par le^ armes , les exhortant 
it aceomoder plutôt leurs diâèrens à l'amia- 
ble. 

Ce Prince, qui avoit déjà donné au- 
^diencc^ Publique au Npnce extraordinaire- 
du Pape, le faiibic ^ir auprès; du Cardi- 
nal, pour porter ce ftélat a la Riix. Le* 
^jTjJJIJî* Cardinal er^nemi des troubles par fa timi- 
iwwii-'d^ naturelle, promît de ^emploîcr tout 
trc^«f.* entier k les pacifier. £it effet il convoqu^^^ 
^' ï Lowits une nouvelle Aflèmblée des Con- 
federés ,. qui s^y rendirent le jour indiqué 

Cir les Umver&ux publiés à cette occafionJ. 
e Primat y fit paffer iî adroitement dans^ 
ks Affîftans les ientimens favorables qu'il: 
•aroit COUR Augufte',, qu!enfin on fit avec 
• ce Pnncc onrTzaité, jfK^lcqud il promit 



db prociver autemiqiienienc f% Qtthdicité ^/svotrtrKC 
de coimidier les Mimftra Lmbcrieni ^ & ^^ .. 
«k rétablir par un AGte foleninel la liber- j^^^T^ 
té des fuffinEigBS dans l6i£leâionsqiiiiê fù-m!^ J^ 
XMeat dans la fuite. Us'engigeaouCKeceladex"^^ 
ne répéter jamais fiir la République i'ar^- 
gsnt qii'il a^t donné à Ion Parti , der 
païer ce qui étoit do à FArmée, & de re*r 
couvrer les Conquêtes faites fur la Polo^ 
gne. Ce Traité Tot^igeoit auili àrenvoïeff^ 
tes Saxons , £» à rqnrer les dommages^ 

2u*S$ avoienc caufe. Il contenoit encorer 
^autres Articles tendans an bien de k Pô«^ 
fne. Un feul Député du Palatinat de San^ 
dooiir fè retira de T Ai&mBlée : on n'eutP 
aucun égard à 6s proteftations, FAfiem^ 
Née notant pas une Dioce j mais un Ro« 
kosZ'libre 9 qui nepouvoit être rompu par 
k retnrité des Diffiidéns;. Le Cardinal ne 
fat & facile^ que parce que k^ Cour de- 
Vmnce lui- avoit con&ile^ de s^acomo* 
dtor avec Aittgufte>. & q^ dVÉilkura i^ 
i^ amc pokx aiois d^asm parti à-pre»^ 
dre. 

Ce fbt le i6 de Madone fe termios» 
eette grande afiBûre y dent la décifion te^ 
para ce qu'il y avoit de defeâlieox dan»- 
Hfedion d^AuguAe: ce ne fut que depuis* 
ee eecns-ia feuletnent qi^on purkr r^ai^ 
dei> connfne legirime Rok La Nomioatioap 
de TËvêque de Cte^sme, èc tome» les de^ 
marcKes qw ftivoicnc foivie y étwe manî^ 
fMtmnent eentramS' aux Lois da< Ràimh' 

II ftnMeic q^ 1» R«îa|yès^Traii(' 

&6> ^ 






i5t5' HisTontE DES Revolutions^ 
i«»irsT»dflt ctre^ railùré contre l'inquiétude de Bh 
iio8 NobleOc , qui vexicit de le figner y & 
° '' qu'âuffitôt après avoir icconquis la ViUe: 
de Caminiec & la Podolie , il dût ren- 
> voïer les Saxons dans leur Païs ^ mais* 
dans une défiance perpétuelle de gens qu'il, 
fentoit bien qui ne cedoient qu'au tems>. 
il chercha des prétextes pour retenir ibn. 
Armée en Pologne > malgré raniax>iicé: 
des Polonois contre lis Saxons. 
Mtifs de Les Mofcovites & les Polonois ne vo-^ 
krOumi îoient qu'à regret la Livonic fous Ja do- 
^^ mination Suectoifê. Cette Province ^ qtîi. 
ftvoit appartenu autrefois aux Chevaliers de 
L'Ordre Tentonique , avoit été la caufc d'une: 
longue Guerre entre ccs^ trois Nations. En- 
fin Ta Paix d'OUva. avoit terminé la querel- 
le en faveur de la. Suéde , qui ^(lèdoit 
d^'a depluîs longtems dette fertile <^Rtfée. 
Un jeune: Roi étoit alors affis fur ïé Trô- 
ne de ia Suéde. Les premières impreffions 
3ue les Miniftres Etrangers avonfi^t priiçsi 
e ce Monarqutî , n^avoient produit que do. 
^ ;'. mépris pour là perfbnne dans les" Cours de. 
IrEiirope. Ce» circônflances fireirt refou* 
dre le Czar de Mofibovie & l^Jlçi de 
Bdbgoc à enfraîndre le Traité d'ÔKva. 
nkdliAmu Cà deux Monaraues fe Virent IrRîva j 
& conclurent une Alliance qui mit l'un <Sc 
l'autre à. deux doigta de leur perte, com-f 
me |ioi» le verrons faje^ifôt.. -- 
Tit^idi Augufie avoit beibm de ce prétexie> 
CêrMtt. çQur retenir lî Année Saxctoe en Pologne' 
i(ÎQOv ^ Traité qui; vcsnoit de fe conclure % 
^^^^^ Cartowitt Fauroit âurcà à tienvQÏer: lès; 



BB FO'LO-CNE'. LtV. VL T^J- 

Troupes. Le Grand Seigneur confencoit Auow» a 
par ce Traité à la refticution de Canii- j^^qq; 
nieci de la PodoUb entière, & des autreçv ^*^ 
l^laces qui avoient été enlevées à la Polo- 

Ayant l'exécution de ce Traité, il fe tint t6 dt. 
à Varfovie une Diète générale >, ou. le Roi.JjJ* ^^ 
affifta régulièrement. Ce Prince eut cnfïn.n&si* à^ 
la fàtis&âion loqgtems attendue de voir y^nfênu 
figner l'Aâe de ion Eleâion par le Cardi* 
nal Prima]; ,. & par le Grand Chaml^Uan. 
Bielinski. £nfuice aïant donné pluGeurs 
Charges conliderablès il fe difpoia. à faire 
un tour dans Tes Etats héréditaires , & a- VàUgt^ 
près, y avoir r^lé les aflàires qui Tavoient ^,^h^A^ 
amenéjil reprit le chemin de Varfovie. Le JJ'/jj^JJ;, 
lendemain de fon arrivée il, aflèmbla lesi i^oo^. 
Sénateurs qui fe trpuvoient alors dans cet* 
te Ville , pour leur yeprefenter l'avantage qui 
naitroic de la priie , ae Riga Capitale de la 
Livonie,, & la. néceilicé de raider dana 
cexxc entrepfifê; 

Tandis q^u'Augufte éblouiflbit les Polo-.^^,^,, 
Dois de prétextes fpecieux , Charle YlLsvtt un 
Roi 4© ^ede forçoit le Roi de Danne-^*^*- 
marc quLavoit confpiré fà perte en (ècrec. 
%vec le .Polonois &Mè Mofcôvite., à^renr 
dreju^e au Duc.de Holftein fon Beau- 
tere. Ce jeune Roi. apprit que le Roi de; 
Cologne dçlerpferant de vaincre Texperien- 
ce infatigable du- Comte d'Alberg Gou- 
yet^earde Riga>.OHicier auQi. plein d'ar- 
deur & d'afaivjité à qua«;re-vj[nt znB que lài 
jj?uneflê la, plus vivc,'^avoit levé leSiègçi 
dfci cette, Elacc. Augufte avoit faifi avec 



15 8^ Histoire des REVotuTiour 

jhrdurri etnprel&ment fcxsctfion qri s'écoit pre&n^ 
^' tée de fortir avec hdnneur du mauvtis pas- 
*7»- oi il étok engagé. Les Etats Généraux 
IViant prié par l'organe de leurs Ambaffit* 
deurs dépafrgnerune Place , où la Holltfi^ 
Snét dm de avoit des efiètsconfiderableS) il fe fit tm^ 
^d^ mérite de fe deôfter d'une entrqpriiê oùU 
**•• û cndgBoit d'échouer. 

Le Roi de Pdo^ n^étoit pas le fètrfî 
ennemi qui attaquât alors le Roî de Sué- 
de. Pierre AlezH>wâ9 C&ar de MoTcovie^ 
raya^it Plngrie à la tête de cent milte 
ji^^e iê hommes. H avoit même affiegé Nanra aa^^ 
K^rtfct^f milieu des Glaces' & desNcjes de l'Hiver 
%M^ qui règne dès lors en ces Oimats. 

A la nouvdie du Siège de cette Ville >V 
Charie XII qui vcnoit de fortifier par fc$ 
premiers futccès ce courage indomptable 9. 
jj<^.i^^,. ^ & cette fierté opinKtre , qui fut la fource 
Suéde mat' de fes malhcuTs, traveffa la Mer fur demr 
*^^»fi' cens Vaifleaux de tnwifport. Le* jeune 
SJJJ„, Conquérant marcha droit à Narva , fuivi de- 
quatre raille chevaux, ôctfun pareil nota*^ 
bre d'Inianterie. Il dtfperfit une Garde a— 
vancée de cinq- mSle Nfbfcovites poft^^ 
Sbx le chemin: tout &iok devant lut« Um 
Corp$ de vint maie- homme» n'ôfe Tat^ 
tencfre , 8c trente mtQe Mofcovites phcét* 
à une lieue du Camp fe laififerent empor-f 
ter par le torrent des>-Futards , qui le$ei>^ 
traîna jttfque dans lesretranchf mens. Char-f 
le XII arrive à la vâe du Camp , enfonça 
Us reorancheniens à la' tête de fès boit mil-^ 
Ht Suédois , 2e prend prifonniei^s prefiiuo^ 
tons les Mofêovites^ de- l'Aile droite. Lor 



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DB FOLOONE. îiîV. Vf. ifj 

^CJSAJÉte alla s'enfevdîr (bus les ruines du pont Avoirstî^ 
^^ è la Rivière de Narva , qui rompit (bus ^ 
^^«^ ux. Les Généraux ennemis pofcrcnt te jyJ^fL, 
prmcs au pie du Vainqueur > qui les garda ii^î^<^' 
' uls y- tandis que les Sojdats furent ren* 
ïés poui: aUçr efi&aier leurs Compatrio- 
; du récit de la Bataille. ^ L^Aile gauche- 
ëei ennemis^ qui rubfiik)it encore ; vint 
le rendre le lendemain au nombre de tren- 
te niille homnses > à qui Qiarle permà ea^ 
cbre de retourner en Moicovie* 

Cette grande jouoiéc troubWt Ib5 mer- 
ïurer du Cwr & d'Augufte. Ce dernier 
s*aaendoirà voir bientôt le Roi de Suçde>. 
le fsr & la flame i la main , rendre à la. 
Pologne les ravages de la Livonie & de Fln- 
g;rie. Il fàllott oppoièr des digues* à ce tor- 
rent : ce fut auîH le fujet de l'entrevue de 
ees deux AUiés à Birzen petite ViHe de •• ' 
^ithuante. Augufte promit au Czar cin- 1701? 
quante mille hommes de Troupes Alle-rr«r/rf^ 
mandes, qu'il fe feifoit fort d^acheter des^'^* ^**^ 
Princes de l'Empire , & qui fervoient à la/?cUT 
folde du Mofcovite:- Ce Prince de fon ^ 
uôté convint de ftire wHèr un pareil nom-^ 
bre d^hommes de ûl Nation en Pologne^. 
1>oury être' formés à la DilcipKne Muitai- 
le : outre cela il s'engagea à fournir daQa> 
'Befpace de deux ans neuf millions de I4* 
wes à Augufte. 
* ^ Çç Traité conclu &ns Paveu de la Rç^ 

Îubliqqe ne fut point approuvé de la No— 
ieflCe Pdonoifë. La*EKete Générale, donti 
ïbttTerture fe fit le 30 de Mai à Varft^ 
fî»?- fiiBpUa^ leRoi dcrcovoier ies Trou-- • 



HisTorks. DES Revolutïont 

«âvdvsTspes dans la Saxe & de faire la paix avec la* 

^ Suéde , cf écarter les AUemaiis du Coûfeil 

j}^^: 8c d'appaifer les troubles dis Lidiuanie. 

m^su / La reporîfc du Roi ne put calmer les in- 

rénfivM. quiétudes de la Nobleflc allarmée pour & 

liberté j. & li Diète fe partagea en plu- 

fleurs jpetites Aflemblées Provinciales, où 

fl tfaffiftoit que des Polonois, dans la. vue 

dé remédier plus furement au mal qu'on 

apprehendoit Tous les Npnces fe réunir 

itnt à demander la Convocation d'une 

nouvelle Diète Générale, dont le tems|fur 

laifle à la difpofition du Roi qui le fixa 

tu 2X' dis Décembre. 

Charle XII averti des defleins du Czar 
& du Roi de Pologne accourut en Livb-- 
jftriW«<fonie pour prévenir tes ennemis. Il arriva 
ii«i«Jiif.près de laVille de Riga furies bords de là 
i^ ^' Duna,à l'ôppoûtc de T Armée Saxone cam^ 
pée de l'autre côté de la Rivière. Ses 
Troupes la travefferent fur des Bateaux de 
l'invention du Roi , dont les bords mo- 
biles fe levant & s'abaiflàint comme des 
Ponts-levis couvrdiént les Troupes dans^ 
le pàffage, & fevorifoient la defcente en 
devenant des efpeces de bacs. Une é- 
paiflefiunée qui fortuit d'une grande qùan-' 
dté de paille mouillée, que le Rdf avoit 
fidte allumer, déroba aux Ennemis lé paf; 
fige des Troupes. 

L'Armé Saxonè étôît Comthandéé par 
Fe Duc de Courlandè',' & par fe, Mare-' 
chai de^ Stenau. ' Ce Irave Officier fbn-' 
dit avec' fa Cavalerie' fur les Bitaillotts 
Suedoia àdèmi formés^jSc Jes pôûfla dans* 



DE Pologne. Lm VI. %(i 
h rivière; mais ralliés bientôt à la voix du Avonvr^ 
Roi ils s^élancercnt en furie fur le Maré<- j-^ 
chai» & le forcèrent à reculer ï fontour. ^ 
L'Année Saxone fe retira dans un terrain £><^«iV«ia 
avantageux , où elle fut attaquée & défais •^'•**"'* 
te par fes Ennemis. Après un combat opi- ' 
niâtre> & fanglant de part & d'autre > les 
Vainaueurs s'emparèrent de Mittau Capi- 
tale de la Courtaude , & le refbe des vil* c^mphn 
les de ce Oucfaè ouvrirent leuis portes ^^'^ 
fans refiftanoe. La Lithuanie entière necmiMéL 
coûta pas d'avanùtte au Roi de Suéde: 
ce fut à Bir7»n Vilte de ce Duché >où ce 
Prince extrême dans les vangeances, for- 
ma la refblution de détrôner Augufte* 

Le malheur d'Auguile reveilla Ces cn^- 
nemis cachés. Us fongerent à fe préva« 
loir des circonilances pour lui nuire. Ce 
Prince qui avoit plus befoio d'une Armée 
-que de Confefls & de délibérations > fot 
néanmoins forcé de tenir la Diète indih 
quée pour le t% de Décembre. Ce fut i7o*l 
dans cette Aflemblée , ou l!c(prit de li- 
berté qui règne eh Pologne s'çxpliqùa de- 
vant le Roi dans un laiigage inconnu aux 
autres Souverains. * Ce Prince y vit fes^''''^* 
Sujets' fous le prétexe da Bien public ma- Jr^J^^ 
nœuv^er contre lui à découvert, & il eut 
le chagrin d'elluier les hauteurs de ce peu- 
ple libre y qui choiik un Maitre moins 
pour en être gouverné , que pour le gouver- 
ner lui- même > pour s'ert faire craindre» 
pour emprunter fon nom dans fes y^n^ CarMarrà- 
séances i^rticulieres & pour fe faire va*- ''^^'*^^ 
toit dans l'Etat, .en. prenant parti pour ou £21' 

coa- 



tts Hnyooatf dcs RevocirnoNs^ 

^^^^comt le Sbweem. Oa pounoit dèociçiiifc 

JI7Q1. ^'^'^ "^ pareil Gouveroeaieat> les premier 
' ^ Siy'ets finit les Tnaas des Rois. 

La condatte d'AoguAe qui n';»roit: pas^ 
peu CQfiHibué à refiroidir fesPartiËMfi^ avoè 
aigri ftseonetaisy dûQt le OGoabre s'était 
encore augmenté. Cependant quelques P»- 
latm^sliû témoigQcreot encore ^Sè£ de zèle,. 

K»ur lui £ure croire ^'il pouvoit armer la 
àbifi& PolooDife contm les Sœdob. U 
£9ndûit anffi des efperaDces &ac VAnaaéc de 
Ja République ^ . mais eUes s'èi^anoutretie 
jneûtôc, & il ièatk toute la fbiÙeOè dr 
ion^autorité dans la Diète, dont la plu- 
part des Membres ne fe finirent pas or 
Eine de cacher qu^ijs écoient dévoués àu- 
oi de Suéde, moins par amitié our xtr 
Prince, que pour opprimer un Rot qu'^- 
ibupçonaoient d'en vouloir à leur liberté; 
Us derent iè phiodre du Chef de h Ré- 
publique ,. raccu&r des défordrés de hk 
^ Lttbuanie,& lenomtner l'auteus: des malr 
heurs de r£tat. Entre pluûeur» déliberar 
tions, a» s^arréta à cdie d'envoïer une* 
2^/«fw» Ambaflade au Roi de Suéde de la part der 
4ri#v«*f.|j République. Mais avant qu'elle fût ab*- 
X70X. Plument reiôlue, h Diète fe rompit par la^' 
TdeFe^ retraite d'un* Deputé. 
^''^ Cepcodfflit le bcfoin de Êcours ctoè 

preOànc Augufte n'^aoroit paa aae lea^ 
uietes, les Conièils, en6a toutes Jes Af- 
Semblées des Polbnms , ne cherchoîeo^ 
qu'à dégrader ion autorité ou fkttôt à l'A- 
néantir^ mais il eft des occafions» où la politih 
fue d'ua Prince habile djflSraule des atteoh 

tats^ 



î>E P QL oo wr b: Lit. VI. iff j 
itti fin* fes Dfoits> afin dVn confenrer Airo vstH 
affez, pour les letrirfîr un jour. Ge fut .iÎLj 
éÊBs ces vues qa'Anpifte convoqua ua ^ /^ 
Confeil du Sénat. Geiix qui CDCDf)ofereQC 
cette Aflèmblée, plus fàçonésau manège 
iks Counifins > que cette muldtade <le 
Nobieâè qui a¥ok faîc édaier dans 1s 
Diète (bn animofité contre le Roi, por-» 
^erenc des coups pl« ceitaîna à ce Fmcej 
ibu8 préœxte dé ooncUief fi» înteféts avec 
k Jùreoé de la RépuWque; Ils déoermp 
■erent enfin PAmbai&de a^e dans 1* 
Dîete, ôc ils refolurent de Sire monter la 
Nobleilè à cheval pour s'en &rvir au be« 



Augofte certain de cette jéfolution du jifnhéffadêt 
Sénat ne balança pas à prévenir F Ambat ^jf jj^ 
fide de h République.^ Il avoit trop iLR^ileSmh 
craindre que les intérêts ne foflenc Tptudtrtjkùàt 
nenagés , pèat-être même entêtement ou* * 
biiés, ou qtfon ne s^en (buvtnt que pouf 
les mïner toot-a-fek. Il rfavoit pu rc- 
fiftef aux charmes & à Teiprit de la Com- 
teflfe de Kom'ngfmar 5 jeune Suecteife d'une 
grande naiflànce. Ce fut cUe qu% choifit 
pour être h Médiatrice auprès de Charte 
XH ; il crut qu'elle obticndfott tout d'un 
jeune Conquérant Inftruite du deflèin- 
d' Augufte elle arriva au. <iramp des Sue- . ^ • .. 
dois dans la Lithuanien v^ Cbarlc Xll^^X^^ 
s'obftinànt à ne la point voir, die retour- »m,«/5»Mr 
"Im?" Augufte,que cette opiniâtre infle.2;^J^ 
zibilite de ion ennemi ne rut pas capable a4r/<r<>. 
de rebuter. Wîtïdumb (on Chambclan /« ««îi^^w»* 
jartit chargé de nouvdlcs inftruftions ^«' * ^ 

pour. 



1^4 HirroniK des REroLtrrioH» 

pour le Roi de Suéde; mais tîant été ar^ 
170a '^^ ^ ^° arrivée comme venant de la? 
^ ' part d'un Prince ennemi, & n'aïant poine 
d'aiileurs de Pa(Ièpor8> cette féconde de- 
marche fut encore inutile. 
'u#iK<iA'» Le Roi de Pol<^ne fut donc forcé (Pa«- 
|gy^ voir recours au Sénat, qUoi<^(bn erine^ 
mi 9 mais il éprouva bientôt qu'il ki'enr 
pouvoit attendre oue des choies itcheu£bs ; 
car «tant * propole de faire venir laoooc 
Siixons y èc dc& mettrerà la t^ de TAr* 
fiûée dt la RépuUique, à la chaire de lui 
païer de (es prc^res deniers deux Quartiers 
d'avance, il eut pour toute reponfe que \% 
République envoïoit au Roi de ouède 
une Ambaffade > peur rë^btlr ta Pàî^ ; 
qu'à ré^rd des Saœns, l6 R^i ne pou* 
voit ks innoduire en Pologne^Tans aigrir 
€out«à#&it la Natfdkib > 

ttif^re de L'AmbaiSide de la République' ne fue 
Cbérk ^pas oaitée plu» favorablement par Charte 
^ai!éku ^^^ ' P^ comeiit de ce qu'on menageoit 
Répmbu- encore Augufte. Il répondit qu'il infor* 
!**• meroit le Stoat à Varfovie des refolution» 

Îu'il auroit prifes fur leurs propolîtions. 
)ès le même jour il marcha vers -cette 
Ville, devancé par un Manifèfte, qui le 
déclaroit l'ami & le pfoteâeur de fab Ré-; 
publique. 

A rapproche du Roi de Suéde les Amis 
d' Augufte l'abandonnèrent par foiblefife» 
fes Ennemis pour fe ibuftraire à fes repro- 
ches, & lui fufciter ailleurs de nouveaux 
Ennemis, & tous par jaloufiè de l'autorité 
Riûale qye les Pobnois regardent, comme 

Uft 



©^ PoLOONîE. Liv. VI. ï(fy 

tm Monftre toujours prêt .à deyorér leurAvaxïsré 
liberté. H- 

Augufte avant de quitter Varforie ob- ^l^^ti 
tint du peu de Sénateurs demeurés auprès 
4e lui, la liberté de faire venir £x mille 
Saxons , & de difpofër des Troupes de^ 
la République. Il donna auQtôt des or* - 
dres pour mettre la Nobleilè en Campa* 
gne> mais fans fruit. La haine qu'on lui 
portoit, & la terreur des Armes Suedoi* 
iês retenoient les Polonois dans leurs ter« 
ces > où ils atteadoienc le dénouement de 
cette grande afiirev Abandonné de &s 
Sujets il avoit pris les mefures d'un autre 
QÔté. Vingt mille Saseons accour oient en tvm^,^^ 
Pologne par. fes ordres: il s'cmhsirztEjitxomes a^ 
peu d'aigrir une Nation qui le trahifldit,Ç^^'" 
de choquer des Ennemis qui refpiroient â *^^^ ^ 
ruïae & d'exciter les murmures de quet* 
<]ues amis foibles & tremblans , qui ne 
lui donnoient d'autre preuve de leur at- 
tachement > que de n'être point Ces eniie* 
mis. 

. Le Roi-de Suéde fe préparoit de (oa 
coté ï iMcai , recevoir fon . Ënaemi; Il> 
ip^yiiièfta w6bl &s imentku» d^nis Var* 
ibvie au CJardinal Primat» Ennemi fècrec 
4'Auguifté>; .^. revoit fercé^à k.recon- . . , 
ooitre; mais encore plus ^mi deJaLiber- . 
^deiba .fS|Ï4».vqttUr cràoitren .^il 
JQiWi<k(yreff^ jèhm Princetiqui contoe fès 
^«^qfbiioondoilLfhi Plok^q6:.de;riMiœes ^ 
^tr^lf^geKf&a'-Ce'.Blilac jitixii nsnda à Var-* 
^i^taYtolftipeiiniffipaiiieme d^Augid"-^ 
tei^4)ett»a4t:i]^iâi|d:ie II écoit 

venu 



tt6 Hj»Tonn des KEfatforwsn 
H^ifoosTBvena dsQs cette Viiie 6mf9éteste 4s cU^ 

Z70* P^^^ '^ ^^ ^^ Suéde à un accomoiodc**^ 
* rotnt'y^wam au fend peut-tev potv 6aper 
i» demîerB coups , ôc enlever la Cowonne: 
à un Ptince^pii vfok ntgUséies Loir da^ 
Roïamne. Aiant écé adaâ$ â Tatidieficedtt 
Roi de Suéde , il eut un jquut d'heure- 
d'entvetien (ècrec avec ce Prince > qui loi 
dàclara à haut« voix ^'îl ne donoerok h 
Paix èk la Pok^e qu'^ès l'Ëleâion d'mi 
tu Rê'tde i^u^^^ RcmL Soie qac le Gaidinal f&& 
ifM4^ dé- âsapé de ceoe pndpoficiOQ. cft vikïant kn 
c^''» f»'^ ciiores de & piès^ oa4]tt'fl vouise cacher 
2^ plU!^''''!* joiie que pouvoâ faire naôre use rdiào^ 
P^is àcm, qui ffieCKHt à cDuiycit la H»ertéde 

;^J^~ voir inéaisnoina aait Pa)at«nfl$y> desDarche 

qui découvre en <yielqae ângoa qpwk 6^ 

tûiem iês irraiséuitkiïeiis. 

lUfA^tf ^ Aumafbe cofn{mt qu2il nfétoit phs caafiii 

cii/fi» u de dc^iepsr ). 6: qpe ft^ Couronne depeu- 

2J ''«^v* doit àx iort^'iaiie Bataille. Les; deçà Ar«; 

mées fe chargèrent auprès de Cliflow, t»« 

tve VaifoTO & Cracovie* ChflrléXIItttin- 



Soeur powiuivant te^ âijnrds: entra dai» 
?racovie , ^snt le Qiftceaa fe renda i 



- Un accident arrivé au Roi de S«odd> 

^^^^pea& chaîner, lai iace dea a£Ems. Soa^ 

tm tmrt cheval iui âueaflà la cuîâe en fiwtant de 

rffflf r£«- Cnacoviey on il gaida le Lit fige fefiaines. 

^^ On publia dans l%uK>pe entieie qu'i a^oit^ 

kà hàaSEt foua ica pM de- û Ùmàeri».- 

Cette fiuffi^ nouvelK aninii ik^.^Mtiium 

4'Ai]g^e^ auffiffiBit feratriyChihccfcntfy 

, w ébraiH 



4brttila fes eonenus iêcrctsy & fut le de* ^voiml 
fdpoir deiês ennemis ouverts. ^ ^ ' 

Mtts oc breic fut bientôt dîffipé. Au- ^T^'^ 
adie fînaiit fon Vainqueur > raflèoUa dans 
Sœdomir quelques I^ilatins zélés pour iba 
ibrvicB. On y refbkit d'enyvàer une Am- 
baflade au Roi de Suéde > pour lui oSnTbL 
xnâdiadoQ de h République entre le Mo^ 
narque &: le Roi de Pdogne. Eniùite 
Âugufte fe rendit à Varfovie traînant tou- 
jpufs les Négociations à & fiuce. Un^Cmfeti ^f. 
nouvelle Aflcmbiée convoquée dans cettc^*?^ * 
Ville confirma rAmbaSàde refolue à San-^^'^"^ 
domir. Mofztin chef de FAmba£bde é* 
cwAt au Roi de Suede> de lui marquer le 
tcm3 cjpt & Migeflé voudrott bîeft donner 
audience. Ce Monarope fit reponiê» qu'il 
émt itnpris que k R^blique fe portatif Rf^^ 
Médiatrice dans une affaife» oâ dietrem'^^^^^^* 
poît elle- même comme paitîe » puifijuc! ;«. mtH i 
ïknûét de ia Pologne i^roit candsattu iit$ dtwc 
Cliflaw > & que les P«doDOÎs excitoienC^*^'* 
encore tous les joua de grandes hoiUIitéa 
eaveos les Suédois ; que fî eepèndant la 
RcpahKqoe de&voudt ces aâsons^ Scofitfsie 



voûloit & purger des foupçoos qu'elles ^-»'^'^ 
ayoient fidt laaitre, il étoit préahUe V^'^^*'^!!!^!^ ' 
fe fepar&t des ftiooillaosy & les punit ét^qut. 
ao maideitt édacacice en preuve de la fin^ 
aste aflSèâion qu*dle diioit oroir pour la 
Smde*y qu'après cette juftificaftksa en pou* 
ffok rentendre de s^Hqoer ^aree eQe. 
• Tàààb que le Ror de Suéde sadoireii 
Cbstyièrasit 9 AugnAs* de retour San ^roaa* 
m dan Jjss £a»MMirt\m h midit i 



11' 



a 



' t68 HlrfoiRE DES RfiVOLtfTlOIC* 

akvowTtXhorrijOÙ ila(Bftt au grand Confeil qu'A 
°* avoit convoqué dans cette Ville. L*At 
^^^^^^.fembléc accepta pour la République la 
féii «anw médiation de l'Emperéar , dans la reifo- 
^miâTMn lutîon dc déclarcr la Guerre au Roi de 
J^;;'*'' Suéde , s'il refufoit ks Médiateurs qu'on 
lui ofiroit. 
i-jo^. ^^ Cardiaal Primat, qui avoit déjà dé^ 
jijjtmhiée trôné Augufte dans fon aroe , voulant 
4 ^-ir^w oppofer les Confeils aux Confeils, convo- 
«rfm^^* qua dans Varibvie une Afleipblée, que le 
petit nombre de Sénateurs qui s'y rendi- 
^ rent 9 & la préfènce des Suédois dans le 
Château de cette Ville , firent difièrer à 
un autre tetns. Augufte étoit dors à Ma- 
rienbourç avec quelques-uns de fes Parti* 
£ins, qu'il lia par de nouveaux (èrmens» 
Cependant lé Roi de Suéde donna au- 
dience aux Députés du Confeil > & aïanten^ 
lùite conféré avec le Cardinal , il lui fit fàvorr 
iès intentions par une Déclaration quicon- 
tenoit en fubitance : que le Roi de roloene 
DMar4f propofoit la Paix ou fiiifoit la Guerre, ielon 
thn du Rjn qu'il étoit plus OU moins preile pair les ar- 
^•'^•*^* mes Suçdoifcs ; que. le R 01 de Suéde aïant 
'- fouhaité que l'oii convoquât une A^em- 

blée libre de tous les Membnes de laRé'^ 
publique, pour rétablir la tranquillité en 
Pologne , le Roi Augufte iècondé de 
ks Partifans à Marienrourg avoit flétri 
comme illégitime cette Al&mblée con- 
voquée à Varfovie par le Primat, pen» 
dant que c'étoit ce même CcnteiT de 
Marienbourg qui mâitxait S plus jufte ti- 
tre le nom de Çonvâiticulej iqu'00 y «^ 
.r » " yoil 



, I^K PoLOOKE. Liv: VI. l6^ 

voie fait des menaces d ouvertes» & fiAtyooiT« 
(ouvent re/cèrées dé Guerre & de rupture n. 
entre la République * & la Suéde , qu'il ^J^h 
étoit fenfible que cette Aflerablèe n'avoic 
point été animée par un êfprît de Paix> 
de conciliation,, mais plutôt remuée par 

• Tauteur des troubles , dont' èlle^ë^iroit 
uniquement les fçntiiivyis & là^deljè^ins; 

, ''qtfune pareille' c^hdliite àvbït fcôp cAivertr 
les' yeux aii Jl^oi de Suéde, pour ie fiifler 
art^ufer pWs'lqngtems par la lenteur des* ' 
fîejgbciatîbhs ; que cependant ce Prince 
lie rèfûfQit pas ijô faire une Paix convena- 
ble âyéç* la Çlépiibfiqae , à lâquefle il avoit 

^ lionne ^^es prclUvës fignalées de fôh aflfec- 

*' tion;^ eh rejettarit les avantages des Traités 

particuliers 'offerts à & Majeftc;, tnais ôp- 

ppfés àFinterêt de la Liberté Polonoile; 

?*[d'ir convendit de ne pas négliger les o& 
res de (ècours & de confirmation d'Allian- 
ce, que le Roi faifoit à la République, qui 
pouroit fe repentir de fes refus,* qu'enfin 
fa Majefté avoit indiqué des moïens furs 
' de procurer là Paix; qu'elle étoit prête à 
entendre les propofitions qu*on feroit à ce 
ifûjet, dans une Affemblée préfidée par le 
î?rimât du Ç^oïaume , .que & prudence & 
Ton amour pour la jûftîcé dévoient rendre 
agréable aux deux Partis. - 

Charle XII qui n'aimoit pas les lon- 
gueurs dés Traités, & que l'inaftion en* 
nuïoit , quitta Praagpour aller défaire les 
Saxons à Pultufdh; Il reçut dans là mar- 
che la réponfe du Primat l la déclaration 
précédente. Ce Prince qui vouloit des 
. tmiù. H ré- 



rjù Histoire ms Révolutions 

ihfowfwréponfes pofitires fut mécontent de TobC- 
^^ curité cjui regnoit dans là Lçttre du Pri-- 
*7^î* mat. Le feul point fâris équivoque étoit 
une ùroteftation de ne jamais détrôner 
Augufte. 
lUfdhtdet Cependant Charlc travériâ des Rivières, 
saxênsà marchâ contre les Saxons, & les diiTperfâ' 
rmHufib, jg^jjj^f jyj. jjj préfencîe étoit aux enne- 
mis effiaïés une affurance de leur défei- 
te. Après ce nouveau fuccès Charle s'a- 
^n^t de vança fous les murs de Thorn > dont le 
Thêm/tr- Blocus ftit formé par huit mille Suédois^ 
dfuJ.^ La Place étoit fortifié d'une Garnifon de 
fix mille Saxons; mais quelque nombreufe 
que fut la Garnifon > elle étoit de l)eau-. 
cou^ inférieure à huit mille Suédois qui 
l'âfH^eoieor. 

Augufte pliant de tous côtés Ibus let 
armes yiûorieufes' de fbn ennemi, trai-. 
fioit fes malheurs de Ville en Ville , ou 
fl alfembloit kû Partîfans pour reparer fe« 
DUte de pertes. Il ouvrit i Lublin une Diète > oii 
tactil T ^^ Cardinal eut la hardieflè de fe rendre. 
IT^Jii/^Ce Prélat y fit bonne contenance, ren- 
dit fes devoirs au Roi , jura conune les 
autres, de né confentir jamais à détrôner 
' ce Prince, & de tout foire pour lui con- 

fcrvtr la Coarontie. Par ce moïen'il fit 
avorter les refolutions Violentes, déjà fur 
te tapis > pour abolir & dignité , & pour 
le déclarer traître à la Patrie & parjure & 
ion Roi. L'Afièmblée permit à Âuguffç 
de lever de& Taxes pour fûpporter lepoicU 
de la Guerre, & de Aire avec les Jrin- 
ces étntngei^ telles àUiaoces qu'il juge^^ 

roit 



iSe PbLoo^fÉ. LiY. VI. iji 

rôît à propos. De. fon côté il rcnou- ^'^/J*^* 
vellà les fermens qu'il tivoit déjà faits à j-q.^ 
Sandomîr, pour raflurèr les Polonois au ' *' 
Cijet de la liberté de leur Pais. 

L'Aflemblée qui fe tint enfuite » & jtjjimhUc 
qu*oîî apelle Poft-Comitiale, parce qu'el- ^•/^^•»*': 
te fait toujours les Dictes , ou Comices , ^'*^* 
donna pouvoir au Cardinal & au3j Com* 
ihiflairés dé la' République , d'écrire au 
Rdi àk Suéde , que les refolutions prifès 
i LubHn rie ideiDgeoient eti rien au pou- 
voir de corlclure la Paix déjà donné à 
ces Comtniflàities j. qu'au contraire on a- 
▼oît augmenté ces pouvoirs, pour traiter 
z^et (à Majefté Sùedoifè , dont l'équité 
dohriolt lièuf'd'atteridre des conditions con- 
formes à la raifbn. Suivant ces tefolu- 2^ ^/mf2. 
tSdtïs le Gif dînai fe rendit I Varfovie. A-^^/y»^ 
prés en avoir informé les CommiHàirês/^^^^^ 
âdernblés , il écrivit fur ce Hijet: au Koiie Sutdt 
de Suéde , qui répondit qu'A n'apporteroit î*' ^Jf'M 
aucun obftacle à unfe Paix raifonnable. ^*^*"i^* 
' Ce Prince n'entendoit par ces termes 
^agucs p qu'une Paix conforme à fes in- 
tentions. Pour approcher davantage les 
foforiois.de fon .but > il changea le Blo- 
cus de Thorri dahs un Siège en forme. La 5.»^, ^ 
Gârnifofl de Ja Place, réduite à fe rendre Ti»or«*ii#' 
â difct-etion, trouva dans la grandeur d'à-/* "*: ^ 
me dii Roi des conditions plus favorablcs/'^'^'''**' 
qu'elle n'auroit pu en cfperer d'un Trai-' 

té. 

Aùguftfe vcTiant que ks forces s^anean- 
tlflfoîéç;t de jour en joUr, envoïa, malgré 
ropbJfitiOn dfe quelqiii^ Sénateurs une 

■ . H 2 Am- 



17a Histoire des Révolutions 

AVO09T» AmbaHàde au Czar de Mofcovie, pour 
*^ conclure un Traité d'alliance ofiènfive & 
}2hl^làe dc%nfive. Ces démarches faites contre 
^^ûfn^t Je gré des Polonois alienoiént davantage 
m M»f€9- les efprits, & favorifoient rAflembiée des 
•'*• Confédérés, que le Primat tenoit à Var- 

1704. ^^^^^- Ce Prélat n'y parloit que d'appaî- 
LtJc^é'f^^ les troubles du Roïaume. Il pouffa 
derés s'af" même les chofes jufqu'à donner avis au 
J^ief ^Roi qu'on propofoit de le détrôner^ mais 
^fivu» çj.QYant en avoir aflèz fait pour colorer 
fes démarches, il entra bientôt dans joutes 
les vues de la Confédération. 
jkttrre£m Dès que le Cardinal eut jette le ma{que> 
TtfêiM par l'Interrègne fut refolu par les Cbnfi§derés. 
^^c«i/f. Quelques-uns d'entr'cux frapés des confe- 
./* quences de cette rèfolution, ébranlés d'ail- 
leurs par les menaces du Czar & du Roi 
Augu Ae , déclarèrent qu'ils n'étoicnt point 
venus à TAffemblée pour détrôner le 
^ Roi, mais feulement pour guérir les maux 
de la République. Le feu '& ralentirait > 
& s'attifoit tour à tour par les circonftan- 
ces. Augufte alors à Cr^covie avec fês. 
Partifans., y déclara rebelle & parjure la 
^,^^,;^,Hobleflè Aflcmblée à Varfovie. Ccttc^ 
dkifrfrf- nouvelle acheva d'aigrir les efprits: quel- 
ieiits & qyç^ Députés s'emportèrent avec fureur 
u Fstrie. contre le Roi. 5» Vu font, secrioient-ik, 
„ ceux de nos Privilèges lei plus fkcrés. 
„ qu'Augufte n'ait point violés j le Peuple 
,, appauvri, les premières mâifbnsderEtac 
^ abaiflfées, la Pologne entière enchaînée 
„ par lés. Garnirons Saxonnes, le feu de. 



s 



Guerre allumé pour confumer plus 



pfi Poi-oONE. Liv. VL ï7î 

^ furcmcnt Ica reftcs de notre liberté AvoxïsTf 
„ mourante , ne (bnt-ce pas des preuves af- "* 
jj fei fortes qu'Augufte foule aux pies fes ^'^ 
yf Sertnens & nos Lois les plus facrèès. 

Ces DiTcours libres & hardis cimen- 
toient les refolutioos de rAITemblée, & 
ranimoient ceux des Députés qui s'étoient 
.refroidis. Un nouvel incident leur rendit 
toute leur première chaleur , & fit diQ)a* 
roitre tout ce qui les avoit ef&aïés dans la 
tefolution de détrôner Augufte. On apprit 

EiT une Lettre du Prince Alexandre So- 
ieski l'enleveméot des Prince? Jaque & 
.Q>nflantin fe& deux frères, près de Breflaw £^,^ 
en Stlefie, par les ordres du Roi de Polo- m«mtda 
^ne. Cette violence lui attira le dechaine- ^''««y*- 
xnent de toute rAfTemblée^qui ne balança ^cwfiMtm 
plus fur l'Interrègne. SMetkipér 

Augufte ij'eut pas plutôt apris le refultat ^f J||f2f. 
de TAflemblée de Varfovie, qu'il en Infor* ^^ * 
ma la Diète de Racisbone., Il en avertit 
audl le Pape^ qui fit tous fes eâbrts pour 
.prévenir une il étrange révolution. Ce 
: Pontife écrivit en termes prefTans au Car- zt Tépê 
dinal Primat, d'épargner un fi grand fcan- ^<> |M 
dale à l'Europe ^ mais le coup étoit fWipé. ^J^l^^i^ 
Le Cardinal dans fa réponfb au Pape pei- fma à fê 
gnit Tenlevement des Princes avec les plus Ânbiw/. 
.vives couleurs^ il y rappdla les attentats 
du Roi Augufte fur la liberté de la Polo- 

frne , les Saxons introduits au cœur de 
'£tat, la Guerre déclarée pour épuiiêr la 
République, & ruiner les grandes Mai* 
fons, les défaites d'Augufte, le ravage de 
la Polc^e. entière } le fouverain mépris 

H j de 






^174 Histoire ^b» At.yQîMTiovis 

A«evtr«de l'bxécuriDO été FaH4 Ç^tvemtay cdn- 
^^' traâ facré) enfiamt 9 & &>ulé aux piéy 
■^ ^* par Ai^Ae. Il ajouta à$,m fii Lettre que 
les cris & \t$ ^getniffemeos de k Pa* 
(rie of^tnée avoknt enfin pwcé le 
cœur des bon; Polonofe ; qu'ils n'avxmstic 
pu ioulager les malheurs de leur Mère 
conxntme, qu'en_rarnu:hant d^entre les 
mains de rOppieflèuf; Ënfuite il juftifia 
ion aflbcsation avec te Suéde, Sx. fink en 
jevoquant en doute la finceriœ de Ja con^^ 
•verfion d'Augulte.; 

Oette Lettre > toute forte qu'elle ^it, 

ne fit point chai^r de refolution aaPape> 

tui récrivit au Cardinal d'adoucir les cho- 

!, plutôt que d'aigrir k mal On d^tro- 

. nant le Roi. Les inftttKes du Pape Vob* 

tinrent rien du Cardinal, de rinterr€^;n^ 

déjà refolu fut publié au commencement 

vinterrt- du mois de Mai. La chaleur de la haine 

ilàé ^""^voit caché à plufieurs Paladns les conib- 

^uencés d'une demarcke auffi p^illeufè^ 

mais loriqu'ils la confiderevent de plus près 

elle les ^raïa , & ils fe réparèrent du 

refte des Confédérés. Ils n'étcnent venus 9 

diibientrtis> à Varlbvie qUe pour travailler 

^fpaYétim ii rétablir la Paix , àc non pour éterniiêr 

%?m^*^'^ troubles par des voïes fi violeac-es , qoî 

éclvec /# n*étoient propres qrfà procurer la raïlie^ 

ttjit de -dde de la République. - , 

r^i/2». . On n'eut aucun* égard -à îeur ië[ktieeion: 

■' jdu OMttraiteon t€)fdutdeco<ifimMelier<e 

LtOAiérét<plon avoir déjà cotinneocé. Le; GéBé- 

Hêfêtr^ini Horne Miniftic du Roi 4e Sucidc éâris 

CiiiS^l^iil^^fe-afik^îfe reftdiï à l' AflfefliWéwivec le 

■'. Pa^ 



0B Pologne. I*iv.' VL 175- 

Palatin de Pofiianie, & le Mâréçbal'dè la Avoost« 
Confédération > qui étoienç allés le chei^ "• 
.ch&r enfoite. L'Evéque de Pofnanic, k^^J^*' 
Palatin de ce nom, 6c celui de Siraidie'j^i^'^K^ 
fur^t nommés Cotnmi^&ife^ }i$ la Rj^- f^f. 
blique , pour traiter avetc ce Gétiérâl. 

Augiite > outre de h awlolte des 
jConfédéFés, fe dccbaina C0iur^euic éans It 
Diète Généfale . qu*il av^it «flèmblée à 
Sandomir. Mais Tes menaces Sc (h plnn-DUtêêt 
tes ne foreîM; pas capables d-^rrêtcr UsSMdomir 
Confédérés, qui ouvrirçftt.Weatât à Var- J^X" 
fp vie une Diète .pour èUf4 nm. ^lOiiyiMii in/fe> 
l^çj. : On y- mk fiir leàrâiîfeî k Prince f|^i^^^" 
Alexandre Sobieslri 4c k Prince^ Conti rJfivk^ 
avec quelques autres Cai>didat$^ mais c'é- 
toit fur ce« deu% crémiers que les yeux 
étoient attachés. Le Prince Polonois a- camiiéUn 
voit pour lui le Roi de Siwde, dontrap-/>rip«/îri i 
puî étoic d'un grand poids auprès de la ^ ^^** 
plMpart des Eleâie^S) ofj^nes de fes vo- 
lontés. Le Prinçy François étoit porté 
pgr le Gardifi^, pdreiîque feul de &n panL 
AlexafKlr^ predé par.Qiarle XII d'âe^ 
çç^ter la CxHirofine> protefta qu'il ne le 
placeroit jâtnais fur un Trône d'où la for- 
'nine ccartoit fou fircic aine. Cjettst tào* i^ p^^^ 
4eratic^ du jetnw Sobieski > j& le peu de AUxsnsirê 
P^rtiâf» du Prince de Gbnti»: firent qu'on fî5''S*^/* 
ne parla pkis d'cuit dans h Diète. Léstf'^J' 
a^tre^ Caodidats'.parcagerctit les vt>ik de^ /^ ^««^ 
l'Aflèmbléc ; n^tis fe trouvant trop divf-^**"** 
Aies potkT qu^oAtpôt s^accèrder, tous ceux 
qu'on avok d'abord |vopofés furent bien- 
tôt abaiidaiini& 



ij6 Histoire des Révolution» 
AuoviTi Un nouveau Candidat qui réunît preF- 
1704.. ^"^ ^^^ ^^* fuflfrages jiç contribua pas 
Stémff£ peu à les faire oublier entièrement. (J'é- 
LitMsh toit Staniûas Lecxinski Palatin de Pofna- 
J*^^^^jfniç, jeune Seigneur, brave, libéral, inh-' 
nM'TyîrLûgable & tel qu'il falloit enfin pour con- 
rM^s, Stn cilier les efprits divifés. Le Roi de Sue- 
jT!fi7iu ^^ > ^"^ ^étoit dabord déclaré avec cha- 
iiw rf«/»«.leur pour le Prince Alexandre, nelViant 
%*• pas trouvé difjxjré à repondre à fês inten- 
tions > avoit laiflé depuis la liberté des fuf* 
frages à la Nobleflè ; mais dès qu'il fçut 
qu'elle avoit reconnu le mérite de Stanis- 
las , il fouhaita au'il fût proclamé Rot 
ans aucun égard pour des formalités , 
dont ia lenteur étoit incampatible avec /à 
vivacité. Staniflas fut donc nommé Roi 
de Pologne , & grand Duc de Lithuanie > 
fur les neuf heures du foir par l'Ëvêqué 
de Pofnanie. 
tidejuU" Augufte aïant appris à Kamin TElec- 

St'anis. '^^" ^^ Palatin de Pofiianie , aflembla 
tsAs I. dans cette Ville le grand Conicil qu'il a« 
^mrit/ie yoit convoqué à Sandomir. Staniflas y 

réélit. Ce grand !Lèle des Partifans d'Augufte au- 
roit pu le rafllirer, fi (es armes eurent été 
moins malheureufes' ; mais tandis qu'il 
combattoit (bn Rival par de. vaines dé- 
clarations ^ les Suédois difiipoient les Trou- 
pes Saxonnes, fur lefquelles il fohdoit en* 
•' core un rcfte d'efperance. 

Le Comte de Leewenhaùpt Général 
Suédois, à. la tête de 7000 hommes, en 
aïant attaqué fur les bords^ dé la Duna 

douze 



os Pologne. Liv. VL. 177 
douze mille > commandés par le Prince SrAms*-' 
Wicfnowiski, lui tua 3000 hommes, mit'J'J^.. 
le refte en fuite , & fc fàiût de T Artillerie & ^^^^' 
du Biffage des vaincus. Cette perte fbt D/fUtt dm 
fuivie d'un autre moins confiderable par le ^^^^ 
nombre des morts, mais plus grande par l^kipmUtr 
quantité d'Officiers qui y furent envelo- «^Mb^^i 
p&. Les Saxons croïant furprendre trois ^^|^ 
mille Dragons Suédois, campés aux envi* 
rons de Pofèn, allèrent les attaquer durant 
la nuit; mais les Suédois les reçurent avec 
une vigueur , qui les fit recule^ , & cauâ 
leur défaite. 

Le Roi de Suéde ne donnoit pas plus ^^&-T// 
de relâche à Augufte que les Généraux Sue- ^^^^^'^ 
dois aux Généraux Saxons. Il s'avança vers^^^Jm*' 
Solock, où ce Prince étoit campé; mais^' ptwfê 
Augufte trompant (on Ennemi par une^i*,,;^^ 
marche dâs plus belles , parut devant Var-«ji u efi 
fovie qull força à lui ouvrir les portes. Ler^** 
Château/ où fe Général Horn s'étoit reti- 
ré , fe rendit j & la Garnifon demeura 
prifonniere de Guerre, après avoir obtenu 
Quelques conditions, qui adoucifloient fon 
fort. Charle XII ne pouvant être afièz. 
à tems pour empêcher l'entrée d' Augufte, 
ne voulut pias perdre le fruit de (à marche; 
«0(1 il. fit inveftir la Ville de Leopold, qu'il La niu ig 
emporta le lenderriaind'aflàut, malgré toutef'^Çf ^. 
la refiftancè de la Garnifon: il fit un butin pj^j'j/i 
confiderable dans cette. Ville. fAut^» h 

-. Ap^ès ce inouveau fuccès l'Armée Sue-Jjjj^^ 
doiie, que le Roi Staniûas avoit joint de- ** 
vaot cette ViUé avec fa fuite , décampa 
pour, allei fOndre iar les Troupes d' Augufte 

H j cam« 



•<»\.4. 



f TAitu cnnpée$ I quelques lieues.dQ Varfbvie ftrir 
SsAi 1. j^ Viftulc, Aupiftc craignant fa.mtuvai* 
*7®4" (ê fortuhc , divifa en trob Cbrps (bn Ar- 
mée , qui écoit forte de quartnt€-cmq mil-^ 
le ho€nines> afiâ que le Roideouedene 
pût rectàfer d'un feul coup. . 
Partifkm Pendant qui! tâchoit ae {tûter fa.ibr>* 
iestauif CCS, le Parti de fon Rival groflUIbit .de 

w«»f#S i^^^ ^^ P^^'. ^^ î^latîn doKiqvJe, qui 
Xe*csrii- avoit formé un Parti fous Je. ûotn-d'mr 
ndife/dé- difïërens, fe déclara bientôt en faveur de 
'i^f/f^' Stanifla».. ,Lê Cardinal même qui ne s'é-. 
vtur. toit pas encore déclaré abfolutnênt enw. 
1)ral& fon parti > & pbur lui prouver h 
fincerité de (es intentions > il convoqua à 
j)i§$t Gé- Vtrfovie une Diète Générale pour confir* 
v^f\t ^^ ^^^ Eleftiôn , & pour fiyer.le jour» 
jiJl^jmU de fon Couronncinent* L- Aflfemblée. en». 
itt. tra dkns les vues du Pximitt^ & Scaniflar 

1 70Ç. fat facré Roi dariK FEgKfe. de ât Jc^n , »- 

StMt£i ^^ ^^^^^ ^^^^ robrcryatibn ÂésPa&a Om^ 
fJTitir venta le jour précèdent. CharleXII af- 
9htvêqat fifta IhcagMttâ à cette cérémonie , où il 
^LeopêL Q^ jj^ j^Ye de voir cQnfirmer un Roi qui 

lui devoir (à Couropne. 
i/«rt d» . 1-e' Caidin'al ne icrvit pas longtems le 
Cardinal rTouveau! Roi. II mourut à Dantzic 1«: 

S^'lwîoi- ^ î ^" ^^^ d'Oûobre. Cet homme doue- 
ra, les diflferens Partis ont fait' des portraits fi 
differèns, étôit fils de Jérôme Radxiéiôwd» 
ki Starofle de'Lomza, & enfulte Vic6^ 
Chancelier du Roïaume, La Reine Louï- 
fe touchée du malheur du jeune ^Rad^ 
xieio^ski, Orphelin à neuf ani> lui donne 
une EducatiçD coovenabie à û naiâàDcet 

De- 



• m 

tm VavanHi\ Ljr. VI. 179 

Devenu plus grand, il Vauacba à h for- ll^^^ 
tupe de Sobic$ki :, qui le nomma i l'Eve- j * ^V 
çhé de Warmie en 1^79» ôç le fil Vice- ' ** 
Chancelier du Roïaume. Le Pape lono*- 
cent XI l'bonora de la Pçurpre Romaine 
en i6i^ > & le Roi le plaça bientôt fur le 
Siège Primatial de la Pologpe* 

On nous, l'a donné d'un coté pour un ^ortr^td^ 
homme fourbe & artificieux,. & de l'aur JjJjJÎJ^' 
tre pour un homme habile & pénétrant^ 
mais il n'étoit que tin)îde> éc ineCàkk 
On peut dire même que ) e$ lût de ces 
d^ux principes que partit la demafchè 
qu'il ht àLubliri) loriqu'il abjurer à Ai»» 
gufte de le coiifêrver fur le Txôaéy. et 
qu'il revint eiifuite abf iirer ce ferment à 
Varfovie» ftapé dans la première occaâoii 
de la crainte de voir donner atteinte à iè 
dignité dont il étoit rêvé tu. > & dans la &- 
conde^e^|p\u à iês. ftaïcursy. âcs^isnaginanfi 
fia'Ajaguâre en vouloic toujours à klifaien6 
de la Patrie. Au refte il étok> comme 
fous les Polonois > ennemi d'un Roi qu'ii 
n'inroit pas fait , & peu fidèle au Chef d'a-« 
ne RélHiblique toujours foupçonneule fax 
U conduite jie fes Souverains* . 
^' k^ .Traité , .déjà commence entre Ui Traité m^ 
Roi Staniflas & le Roi de Siiedc> fut en-^' c' J*^ 
fio figné ^ & ratifié par lés deinr Mooar- ^ il^xU 

3ues.. Le but princi{»i de ce Traité étoit 'f^'Md^'* 
e maintenir Staniflas fur Ic^Trône, 6c de 
jréttnir les deux Etats par isid Alliance fer* 
çie Se durcie. Mais Charlè XII fervoit 
hffiâ m/^x Staniflas par ks effets que par 
loi f rômiflci. ;. £bs vsiUans Suédois lepan-- 



i8o Histoire DEsREvpLxrTtôNs 

Sri Nil' dus dans toute la Pologcie^Ia netoïoient de 
'^^ ^ (es ennemis. Cent mille Mofcoyites, qui 
J'J compofoient pUifieurs Corps de Trpupes, 
àtt A/ij/îo-ftifcnc tues OU dHUpés cette année dans 
Vf/». ie Roïautne; mais le coup le plus fatal 
au parti d'Auguftc fui; la déroute de (es 
Pm»ff ir Troupes à Frauwenftadc. Reinfchildt à k 
^^Mjrm. ^^ j^ ^1^ ^.jj^ ^ ç^ braves Soldats, 

fondit fur l'Armée ennemie, qui montoit 
\ 20000 hommes. Les deux ailes enne*. 
mies plièrent fous l'impetuoûté Suedoifè 
dès le premier choc> & ce fut plutôt une 
boucherie qu'un Combat. Les vainqueurs 
enfoncèrent avec kar furie ordinaire Fln- 
fiuiterie malgré fes eSbrts , 6c le Champ 
de Bataille fut bientôt jonché de morts: 
fepc mille ennemis refterent fur la place > 
& huit mille furent faits prifonniers. Une 
Viâôire aufli pleine ne coûta aux Suédois 
que ttois cent-ibixâhce morts ^ parmi \A^ 
quels on regreta quelques Officiers de 
marqua. Cette vigoureufe aôion ne du- 
ra que trois heures. Outre l'avantage dcî 
nombre > les Saxons étoienc encore coow 
mandés par le célèbre Général Schullem* 
burg) oui avoit mérité quelque tems au}>a-» 
ravant les éloges de Charle & deStaniflas^ 
par une habile retraite. 

Aufficôt qu' Augufte eut -appris cette ft^ 

cheufe nouvelle, il eut recours à fes reP 

feurces ordinaires. Un grand Confeil fut 

tenu \ Varfovie, où ce Pnnce étoit alora^ 

-^•/« Il en fortit bientôt pour aller à Cracovie, 

fZàc^^ laquelle il ajouta de nbuveUes Bortiftca^ 

/««/ i r«rt tions y dans le deiQein .d!co fàiw'iàff la^ 



A A, 



/ 



DE Pologne. Liv. VI. lii 
ce d'Armes. Cétoît de cette Ville qu'il Stawh. ^ 
obfervoit les mouvemens de Suédois : il *" Ci^^^ ^ 
vit avec un grand chagrin les Lithuaniens ' * 
pafler fous les Etendars de fon Rival. Mais 
rien ne lui fut plus fenfiUe que la deftruc« 
Hon des Mofeovites fcs Alliés jdont la plu- 
part pei-ifent par iafâicn, ou par la rigueur 
de l'hiver. La mifere de ces Troupes Mififtdtt 
s'accrut au poirit , qu'îles furent forcées ^•^*^' 
d'<ibandonner la Place, au nombre de quin-/ ^'*^ 
ze mille homméi de pie , & de près de 
cinq inille chevaux ,• que le Roi de Suéde 
harcda fi vigooreufeitoéfit dans-leur retrai- 
te ) qu'il n'en refta qtf un fort petit nom- 
bre.- • ' - ^' ' •' 
• Mais il réftoit encore à Augufte quel- 
que efperance de reparer ces malheurs avec < 
les rcîïburoes de fa Saxe. Cbarle XII 
ebmprit ^ue' podr -le ^réduire à laiiftr le [ . • ] 
Champ libre - à Sraniflas , il filloit ' aller lui 
s&fracher toute e^erance au coeur de fan* 
Eleâorat. ■■ Il n'eut -jpas plutôr formé cet-' ^ ^^^ ^^ 
te refolurion , qu'il entra en Saxe.* Ce fj'j!;^';^ 
Gooquerant fi fingulicr ne voulut pas que ** ^ ' ' 
l'arrivée d'une Armée ennemi apportât le 
moindre t^ouWe dans cet Etat. * L'ààftèrd 
diftiplSnede fes Soldats garêmit le Pàïs de 
toute infoire j mais elle ne put raffurcr les 
Saxon» qui fùïoiént de Ville en Vilîe^à 
ftipprochë des Suédois.^ '•' 

CJharlei) pour leur ôter toute crainte,' 
pubHa' uDe-Déelaration , qui étoit tiné eC- * 
pece de Sauve-garde générale, portant dé- 
fenfo d-abandonfter- fes bien* oa dblès^dc- » * ■* 
tôoraer « & cela fous de grandes peines. " "-'""^ 

H 7 Eq- 



Stami- Ënfuitc amt pénétré plus «vam da» TE* 

LAS I. ]^orac f a doopa une ordoimaoce pour 

^7^' I^.iiirete (kl Marchands xlê la Foûre do 

LeipTic, f|ii./e^tint à i'oKdinaire. CqKo^ 

daoL il Dc pçrdpk paa de vue Hoo de&in , 

de retraocbér V Augofte tçus leaiècouri^ 

cju'il ppuvoit eTpcrer ds la Saxe y 6c û ré« 

puirpitpardesCooaibucioiis immeofes qu'il 

UDpolait {iir les Vilies. 

AUgufte voïauc enfin les «&ires tu 

Eint> ou il craigpoiç dmiis loûgceias de 
voir ^ iciitjc iotfe . fa- foibleâ&jni Pdo« 
gue^. & kfnéce^ (Kéioigper Cbarie XII; 
de ks Euts hérédiourê& JU comprit qif il 
Moit flécbir fous la tonjdaSturc des te]|i% 
jtu^i^t & fe (bumetcre. au Vaisqueur% il fotiget 
♦■*^" f ' donc à faire de» pfopofitions à 4oa £iine-» 
prrJ mij&cbaigpaleBaropd'ïfn^&Finftefi 
r/b4r/e xi/4'^ner trouverie Rpi ide^SucHlov Qi^de^K 
M Saxe, jvîiiùilrçs fc rendirent» au 'Ç^i9f 4es SOCr- 
4Qis >. xxuis feçretemefiç fçor* c^c^r aim. 
, , MofcQviteat , q^'çn vouiA^ fraiçer- iévcC: 
Charle XII. Ujs çtbifiat: iDimiSfdes^ Pletns^ 
pouvoirs dé leur jMaitre, q^ l«ur. avoir 
ipeme donné des^ filancs-figné^. Cbivle. 
XU mt^\\i}sLl.&^€if qu'ils lui;pré^te*. 
reot de^la.pârt4'Aqgiàfaej^ Tounil ôc en, 
fie latei^^re. lUçuc dk^d'açc^ri^.un.iof^ 
tant la jréponfér: fi^; étant çsicr^ da^^.feijh 
Cabinet, ou il ne rofta pas toog^m» 9 ill 
en {br|;it,avec UQ papier q^'U veiiok d'è- 
crire> & qu'il donnaràijre mSmmà^tbf* 
hof. Il contenoit ce qui £iit« 
Mepmfi in .Jfi confem de doB&ef ia FwiUlKeMr': 



l.>^ 



. c 



dilioiM fiftitaolBS» aQTqqdjes il ne fiwt pas srâitn^ 
s'acêendre que je cfatDge rien. "'^VJU 

.. I. Que le Koi Aaga&t^ renonce V^^^ dH^' 
jnnàis à ia CQuromie. de Pologne \ ^'AfrJ^^mm 
QDComxnffçSttuiiûaB pmriçgitltne{Rot7&^''<^«ss«f/'«* 
qe'iL proibette de ne jurais foHg^r Ir xe^ 
ihdDtèr &ir le Tiône, fitôoie après^ la ^moit 
de Stmiûas. 

• li. Qu'il renonce^ tous Tairez >& panî*^ 
culieremeot à œux qu^il 1 feit avëe la Mof« 
,.€ovie. . V. ' • 

. II [. Qu'il renvoie STtc honneur efi mon 
Cathp les Princer Sobi«iA:i\9 & toos le§ 
prifomiiers qu'il a pu'fiffre. 
. IV. Qrfil tne livre tous ks Dfeferteur^ 
qui ont paâë à foQ. iërvice , £c notnthé* 
ment Jean Patkul , & qu'il cefle t€(utè 
procédure oontre ceux qui de Ion {èrvîce 
ecsti pioflë dans le -mien. 

: : Les Plbnipot^imaiies d' Augufté ne pu- ^\ 

cent jiainkis obtenir de Chark ^li'il mode- \ 

f%i la dureté de ce$ conditions , 8c 9 leur 
fallut plier fixas cette imperieufe ^fllsiibi- 

' Charte étoit dans la Sêst^ aVec une au* 
totité abfolue) il voulut cénhoitt^ 4ès fot^ 
ces de cet Eleâdmt & l'état des Financés : 
fur le champ on obéît à fes Ordres. 'Les 
Regitfres lui furent apportft'i' & par çccharttfxi^ 
fnqien il fçut totnbkfn il pouvoit ^mâti-x«''*r-»'^ 
der aux Etats, dont il exigea d'abord fix^^w""' 
ceitf-vingt^cinq mille éeus par mois, qu'il i^m r£. 
TOuIut bien réduire à cinq ceftt mille. '«^•»'^^ 
. Pendant qu'il épuifUe la^Sibtè, le Prinf 
M Mcnaûkof Générdffitte du Ctar , à là 

tê- 



lt4 HtfTQIRE DES RSVOLUTIPK^ 

Stawi»- tête de cmnce mille hommes > joignit Au^ 
''^^Q^ guftc, qui avoit une petite J^mée d'envi* 
' 7^^*^ roo fix mille Sddats Polonois & Saxons. 
L'arrivée des . MûTcovites jctca ce. Prince 
. dans un éocange embarras.. U avoit tout 
à craindre 4'èux» fi Ja Négociation avec 
la Suçde venoic à fe découvrir^ mais il fo 
trouva encore dans une plus grande per- 
plexité > à la préfeoce de dix .^ille Sué- 
dois , copim»ndé$ par le Général Meyer- 
feldt. Il auroit roubaité d'éviter le com* 
bât:> pour ne pas aigrir un Vainqueur déjà 
trop irrité. On dit même qu'il 6t avertir le 
Général Suédois y qu'il y avoit une Ih^^o- 
ciation entamée entre lui & Cbarle 2fil> 
avi^ qui redoubla la fie^^té du Suédois. En- 
fin contraint de céder aux inftances du 
Prince Menzikof, & proyoqué par la 
confiance de Meyerfeldt > il ^livïa ime Ba«* 
^^utOgiet^iti^^ dont la perte & le.g^in lui dévoient 
CmHfchi*^ être également funçfte$* Il^feinblû^ que . 
^Jt%ifie ^* fortune^ ju&u'ak>M opîpiâtr^iàrlc pour- 
êMtre les fuivre> ne fe dcclarok enBjQ en h faveur^ 
Stadm, que pour avancer û ruine par des ^veucs 
trpp tardives. Les Suédois furent vaincus; 
m^is la . yiâoire -d'Augufte net fit qu'a^ra*^ 
ver >rur,ià.|êtelqjoi:^. que Charle XlTlui 
iippofoit. ., .-. . . ,j / ' ; ' 

Jiugupe .. p Augûile «eçiroit triof^hW dapç Varfor 
j^^/s» ' v(e, Sç^xiçfxp, .Fii^qh run,i^e:Jes Pl^oipat 
•''"•tentiaii»S"iui.pré$2ft!ta le Traité de Paix* 
qui lui: ôtoitr. (a Garonne» '>I>ans les pré». 
!.. miers mou vemens de Çç3^ cœur ^ . à la vue 
de ce &nei|e iï\^ïfi^^fkt de &^^pste ^ U 
balança s*ii AÔm.JJsi», iM jàmÂ^. ^ 

Trou- 



Troupes 'tli^dri^ufes fondre en Sîxe fur le Stanî!- 
Roi de Siiedei mais craignaht de Venfc-''*' '• 
velir tout-à-to dans un abîme déjà trop ^7 /• 
projfbn dénient creu{é ,' il fc pHa enfin à fi- 
- gner ïbn abdication,' & pafla en Saxe 5eP-' 
peramt de defarmer par fâ préfètkré fon 
inflexible ennemi. '- -. . ' 

I Les deux Rois fè virent à Guntersdorffiw/r*we 

au Quartier du Comte Pî{)er. lis mange- ^^^^'^ 
rent plufieurs fois enfemble , & Charle fit i»^,^M>l#. 
de grands honneurs à Augufte; mais ces 
vaines apparences ne purent confolef ce 
dernier deî la dureté dte Charle, qui lui 
fit pâïcr bien cher fâ Viftoire de Califch 5 
tempôrtée fur leGénéral Meyerfeîdt. Cette 
dureté alla même jiifqu'à l'obliger à écrire 
ane Lettre de félicitation à otaniflas fur 
fbn avènement à la Couronne. Augufte'^fwf» 
dévora ce chagrin avec la politique ^^^^^^fi^'?J^ 
bomme accoutumé âu?^ triftes révolu- /0» ^ww 
taons j mais il ne put digère** l'affront d'ê- *»«»' ^ 
«36 contraint encore de M^^rcr^ Patkul à^^*^* 
la vangence du Roi de Suéde. 
' Jean "Reinold Patkul , Gentilhomme Li- 
vonien , avolt rendu de grands fervices à 
Augufte. Il étoit TAmbaflàdeur du Czar,^«i'r dé 
qui le rédemandoit hautenient. D*an au-*^*^**^* 
Ke côté Charle XH ^n'accOrdoit' la' Pair S 
Augufte, qu'à conditîoff^eJPatbul lai ft*' 
roit. livré. Ces circoftftancie^5& la^eftiiii- ./..: v 
te du reproché d'ingratitude 'fe-faifelenf 
fenthr cruellement à Augafte: Enfin il crut 
feuver (a gloire , & Utisfaire le Roi de 
Suéde , en ménageant l'évadoti id(| Prifon* 
nier, avant que les Suédois puûcnc fi» &iûr 

de 



l8$ H fSTeiWS' 083 EVOLUTIONS ' 

«TAwisr <ie Idi^ OMS la imuvaUè fortune de Pat* 
*"** ^' kul trompa la prudence du Roi. Le Gou- 
7^/* verneur du Château , où il étoit ehfcrmét 
éiûgea de lui ^ne groflè fomme d'argent 
que Patkul refuCà de lui donner. Tandis 
qu'ils €ODleftoient enfemble les Suédois 
arrivèrent , & il fallut leur livrer la vic- 
tioae. ^ 

Le malheureux Patkul condamne à être 
roué vif jfouftrit avec conftance un fuppli- 
ce> dont l'appareil eft caprfjle d'ébranlec 
l'apie la dus ferme. Ses crimes étoient 
d'avoir ô^ choquer les volontés de Char-i 
]p XI Pisfc de Ghaifle XU > pour ^teni£ 
les libertés de U Livûnie fa Patrie, fie 
d'avoir (ûcceffi^poent pafl& au fervîcc 
y d'Auguftç & du Czar j ennemis jurés de 
^ la Suéde. Sa qualité d'Ambadadeur devoir 
le garantir d'un traitement (i bafbare; mais 
durle^ qui ne voïoit en lui qo'un Sujet 
xevoké y le fît périr avec une cruauté oui 
n'êtes à ffs yeux qu'un Aâe de Jum- 
ce. ... 

. LeCiiir apptt avec indigpfttîon leTrai- 

té^ cçMiçlu à Alt-Ranftadt , fie fit retentir 

ilans toute l'Europe Tes plainte > au fiijet du 

rudiMdm^^kemcnt fait .à fen Miniftre. Il ne ne» 

iKM étm gligea ri«n ipour en cirer, vangeàiice. U ga* 

^rl £ ^ P* •^^ pîrificipaux Pokmois tjui s'aflem- 

féuM,. oleimt à Leo^ en 'grand nombre» fie il 

1^ eagfligea à former la rèfidaekm^élire un 

nouveau Roi, Se d'écrite «nx Putflancei 

4^ ne reeonooitre pour Souverain de la Po-» 

iogoe> que edut qu'on aHoit éleveribr le 

Ce* 



Qspendant ^mtfl^ fe faifok reconnoi-^T*"^*»^ 
ne d^ prefqjie cous les Sotiveraiiifi de FEu-'' ^^ ' 
rope, dont quelques-uns oe lui donnèrent ' '* 
;^etce faps£|âiosi> que poqr.l^ traverfer 
fplus iurement, j 

; Il £e ppt au mois de MajL mo^ autre AT- ^f'f^hife 
.'(emblée à Lublin , qù le Tiône'fiKtléck-^^;[;;'*f; 
jé vacant, ^^$, Diece d'qae tFQificme E- TOw v*. 
4eâion étoicdéja convoquée, lorfi^ue Sra-««^« 
.niflas, laiflànc le Rod de Suéde en Saxe> 
,parut en Pologne à la tête de fà3^ Régi- 
4atns Suédois» avec le Qénérai RctnP 
jçhildç. Cbark te iuiyic bientpt arec le ^^^^^ ^^^ 
jrefte cte T Année. A fes approches, le Oux^^^lui 
4è retira. promptemefit ^^ns fes ^X!àX$:,mm Saxifut 
4Û lc3 glaces, ni U diflaf:ulté des chemins ^^[Jjf^^ ^ 
<ne purent durrêter fon ennemi > qui força & ^c^ ^ «î 
.marche pour^raetieindre. ^'<'««'"' 

Après pluiieurs Combats , dont le$ Sue* i7®** 
-dois fortirent toujours yaipqiMwrs » ^'^^'^f^k^ 
mée qui commencoit à tnanquer de vir ji^jMfrv* 
îvres, iè fittfit de MoJsiow > Place fron- ' ^ 
dCiene de PolcKne > remplie dç iminttions 
iderboùcfae. Ce;&cour^ viât à propos ^ en 
•cependant le Cciovûi> qae le.Cénéa} Lee- 
ru^enhaupt devott amener avec un renfim 
-de douze mille hommes. Lç Roi de S^i&- 
•4e aï^it encore pOfurfutvi ^quelque teçis tes 
Mo&o^izes,. fit çtmiàirQÀiAs Trempes la 
< Iroot^ île l%Jkraioâ , ' OM il eTpeftatt de ksL*j4rmÀ 
'feiae fubûfter -ftcilcment ,î pB« te tndàen de fjj'^'j*^ 
-Mazeppu^ Prince desJOoTaques qai haU-^VX^niib 
.tent ce Païs* Il avoit traité. fecretmnent 
ravec ce. Général» qui voulait le vai^er du 

C2ar> 



/ 
/ 



ÎÎ8 HîgtOÏRE DES REVOLUTibNf 

Stakis- Czar, dont il avoitété m^raité. CePritti 

*^i* 08 ^ '"' ^^*"^ cotnmunraué le deffein d'af- 
7 "• fujctir davantage les Cofaques , Peupler 
vagabonds comme les TaTt^res, Mazeppa 
lui avoic remontré rimpoffibiiité de fo& 
projet; ce qui avoir mis lé Czar dans une 
il grande colère, qu^il l'avoir menacé de 
le faire empaler tout vif. C5e Général ^ê- 
toit engagé d'amener trente mille hom* 
mes au Roi de Suéde > qui Tatcendoit avec 
impatience y mais envain. Les deiTeins da 
Ccîâque furent éventés par les Moicovù 
tes y qui le prévinrent » • taillèrent >fès Trout- 
pes en pièces , Se l'obligereiit de Te refû* 
gier auprès du Roi de Suéde avec (ix mit- 
le hommes , foibles débris de Ces Trou^ 
pes, Ses Villes priiês, (es Vivres pillés > 
l'ennemi par-tout dans fes Etats> le fery 

vukrsL ^ '* '^^"^ ^ ^* main, le laifloient uns 
^ /Vfi^r/e ^utre rellburce que Tafifeâion des CbijH 

^^ Cependant Leewenhaopt tmenoit \h 

munitions , 6c le renfort ^ue le Roi et 
âuede attendoit. Le Czar informé de & 
marche refolut d'empêcher (à jonâion sh ; 
vec le Roi de Suéde. En eâèt c'étoit un 
<oup déci{if , & fi ce Cofivoi eât été en* 
levé , les Suédois euflènt été réduits à d'é- 
tranges extrémités ^ auiE ne balança-til 
pas à marcher contre Leewenhaupt ^ qu'il 
rencontra vers le Bourg de Lefno. Il a* 
voit cinquante mille hommes 9 & le Gé* 
nérai ennemi n'en avoir que feize mille. 
Malgré l'inégalité du nombre > le brave 

Suc* 



i 



Suédois foutint cinq Combats des plus opi-^^ANis- . 
niatres durant trois jours y "mais enfin il ^tt^Q 
fallut céder au nombre» & (è retirer après ctrLîdit 
avoir perdu dix mille hommes. Il fit sméfisn^ 
niettre le feu aux Chariots , qui portoient '*v^F^ 
les Vivres > afin d'en fruftrer 1 ennemi i^ **'* 
mais ks Motcovites arrivèrent afIeT. à ^ 
tecns pour éteindre le feu > & fauverent la ^ 
meilleure.partie des munitions. 
. Leewennaupt aniva couvert de gjoi- . 
re au Camp de ion Roi, mais il n'appqr- . 
toit point les fecours , dont on ne pouvait 
plus fe palier. Les cinq mille hommes 
Yil avoit fauves du carnage > bien loin 
lêtre un renfort, ne fembloient venus que 
pour augnlenter la miTere. 

Tant dé malheurs auroient abatu une 
autre àme que Tapae de Charle XI{. 
Nourri aU milieu des fuccès, il fembloit 
que radverfité.dût ie trouver plus fenfible 
à Ces pertes; mais ne démentant point ûl 
férmeté naturelle, il apprit à (es Soldats 
par {oh exemple, à foufFrir la faim la plus^ 
cnielle & les plus longues fatigqes. Dans 
l'éloigûement - od il étoic de, tous les en* 
droits , d'où .il auroit pu efperer des fe- 
cpuis, il n'avôit plus d'efperance.quç dan» 
Staniiks ; mais ce Prince ,' déjà aflèz 
occupé en Pologne par le Général Si- 
niausld » auroit trop rilqué de péoé* 
trei' dansL rUkraine 9 donc les Mofco- 
vites loi auroient aifémetit coupé les paf- 

] Tout conljjiroit à détruire TArmée du 1709:'^ 

"RbïWtn dé 



19^ HïMTont Dts REvoLtmo!rs. 
STAvtf- Roi Je Sneâe: L'HîVdr Àrvint fi Tîoîent 
■•*•• ^ que lôoô Soldats perinent par le fttJid. Ces 
riJiI^ Tfoupejf àutïefbi^ fi bien entretcttues n'a- 
d» ^R^idt vtrietit pflos ihtsàt quoi fô esi»ndr des tncrin^ ' 
^4u dtes Injures de Tair. La ^trparrétoient&ni 
bOcte$> ââs foaliisrs, uns habita, &. tous ' 
rtariquolefit fou vent de pdn. CeftteAÀnée,. 
cftCOre âflfiîîbliè mr de cort<înddléS efcàV-, 
moucher, ftôît tur le pôintëe périr cncierë- * 
ment , lofùfiié Chàrlé Xfl ♦ tothpàint pour . 
r|cn tous 1» obftaclë^ ,. alla tAettrç \t Siè- * 
Siigidt gt devaftt Pultowa, Ville fituéé 4ù fond "" 
F^ufs. de IfJkrainc à rOf ient. Il fe flatoît dé- . 
\i dé finir les mife'res^ de fon AYièéé pirj 
la prife dé eette Pïacic, ôû le Czar avoît*' 
araaflë des vivres ért àTOndanCé. Mais ot ^ 
la valeur des Suédois, fil les îoielligenoe$ 
de Mazeppa dans la Plàee , né .pûf ént fài- ' 
ré réuffir le defleiri diï kôi dé* Suéde. H~ 
né pût même empêcher' lés ennemis de 
jettér du fecourô datîs M Ville', & lé Siè- 

fje commença à traîner eri longueur. Char- ' 
e , dont le Courage s'iitftôit ^ar te diffi*- 
cultes, preGB vivement lés AflSegés, La 
ChêfU y/7 Courtine étoit déjà prife lorfqu'il fut ble{^ 
«9 bkffé. (é au talon. Cet accident fiït fui^il d'u- 
ne nouvelle , qui Tauroit ébranlé > fans 
fon courage foùjours fecond en rcflbur- 
ces. 

V^rmft ^' W»'î^ V^^ '^ ^'2iar paroiflbit ï la tê- . 
Jm Cm^ te d'une Armée deuît fois plus forte que. 
f^'«* ^ la fienné , qui n'etoît compolcë que de 
*"* •• dix-huit mille Suédois & d'un pareil nom- * 
bi-e de (ï[k>raqaei > detïii nlorts ce miiere 

& 



DE Pologne. Lïv. VI. xyt 
te de froid. , L* Armée Mofcovite ^ outre Stawm- 
quelle écoit bien plus nombreufè , ne naaa- ^^jqq 
quoic de rien , & étoit cotnpofëe de trou* ^' 
pes fraiches ôcàguerries par pluâeurs com<* 
Dats. 

Dans ces extrémités > Charle fit un der- 
nier e£fbrt {K)t^r fauver 6m Armée. Sa 
bleSùre le ipectoit hors d'état d'agir avec 
fa vfvacité ordinaire;. Cependant enfermé 
ientre k Boriftène , & la Rîyiefe qui cou- 
le à Pultowa 9 aiant en tête une Armée 
Tiombreufe , il fàlloit paffer fur le ventre 
à Tennemi , pour ne pas périr de faim. 
Il ne balança pas un moment. Le Veit- *»)***»•* 
Maréchal Rciçtfchildt, appeUé pendant la$z^*" 
nuit dans là tente du Roi, reçut avec une 
furbrife , mêlée d'admiration > Tordre d^ 
préparer tout pour, 0aTCher le lendemain 
Croatie lés' Mo&ovites. Il fe retira pour /*^^' * 
'aller exécuter là volonté de fon maitre,.Xx^'.ié 
qui dormit profondément jufqu'à la poin-Ai3i>^«'ff«i 
te du jour. , 

Lçs deux. Moftâr^iies ,. dont la fortune 
sflloif éfre dedidée daÂs c^tte, grande jouis 
lîéé'>'ivoSe*nt faf.eûrles yelix'de FEutope 
attentive à. leurl dématches:* îl^ étôient 
>o^s deux an^îiçs ^ar f â.rdeUIr de terftfler . 
Un eniietni ifreconciliable. .'TreAte Vic- 
toires lïe petmêftôîeftt pas. à Charlè de 
douter du fuccès , dont AleXiowitX fè £^ 
toitauû^, àcaufede trente défaites, qui • .« * 
Tavoiedt inftruit à vaincre i T^ti & J'âutrc 
'aimant la ejbite , Charle pour elle, fit' ] J^ 
,J)out loi ûieinei ÀléîIoWîts poui^ le bon- 
heur. 



•s 



-^le VSquôit KWMtâSôtvloûte éWfe^i^'î'A- 

'-te^iôwits vbuîWt îfiouttt** à\i'ribm dei^FÔfta». 

teur d'dtv'PénélcS^&-' tftiïi- Ëmpfréjf i*t^, 

*tre^cfë'V%lnqùetir *l't)r« CHBM-^tfa^tfefnb 

r«»**r À Cette action s'engagea à h point^^ïRi 
w"' "j^'wr'enttclcs^aci* Armées. - 'Kè8'>8ùèdoi$ 

Jeuls Rptrapcîîcto&5, &%'krcB€fafttîd«îit 
lûx ênnemii, qui ;toft{rfjèfttoléri«^«jfiëèr 

^i««#2ri.dit' fur les Efcaerbtîs ehnéinis 'âVcfe^^irftâc 

* ^ ërairiaire:' Tel- I^oftbviftg"^^ ''ècfôiWc 

X •- ;eduloienf. Lé fucaw fc '^l^ftfiWt^deja 

' polir Ijeurs 'ennemis i[ .ôtXhârlc— iXIl ne 

V\ - Qoutôit pas du gain dé là* Data9^ > ■ lorfijuè 

î^/f*S^ ' ^^ Czàr^^rréte les. fùiards,- rallie -fi ^Càva- 

Tft^é4»^^cricy fait tête aux Vainqueurs 5 leis^poujSe 

^triomphe ^& jgs enfonce avec toute la fureër- que la 

finuur. honte d'avoir fui , & la Vangéânce î)eu. 

"Vent infpirer. Chârlc attendoit "avéC î^ 

patience que le GénéralCfeuts j qu*îl *i- 

yoit détaché avec cîhq' tnâtë çKevaux^ 

vînt artaquçV Tenncttî èh'flancf j maçi 

•^^w.f/ Creuts s^éKMY égaré. Ce lôalhèur fiit ^la 

'««c^/r« caufe du falut éçs MofCovitês> êc 4e la 

suedi^s. perte des Suédois. . - ' '^ 

^^. ,, Tout n'étoit pourflhtf piS eôcèie <i^- 

xfn^Vû i pcré. Le Rèi de Sûedé (jlîftK^aBIr'âèKïif U- 

w«^ A«irr, gnes ce qui luf rdtoit dé Tfo'upW.* L'Iio- 

^ *-^'«. ftnteïic placée âtf ceûtré^'là BatàîBe-'é- 



.Di PoLooMt. Liv< VX* 19} 
X$if. foutetuit des écat côcés ptr It Gavi-s«A«it- 
kiie>>9n compoToit les Ailes. Le Czar^'^LL 
i'étânt tbf me cUos. le pa&tat ordre fit t- '^ 
yançer (w Infiouierie concis Tlnfaotc^ 
^emie. Cependant ibuance & dkxize 
Ctflbn» foudroyoknc les. Suédois ^ donc 
toute rArtiUerie ne coafiftoit qu*ea qut« 
tre mauvaifes pièces de fer .aial &r^ 

/ Alcxiowits, monté fyr un cheval Turc» 
y(Â>it de rang en rang» tandis que Charlé 

^fxoit forcé de Ce faire ^rter fur un Bratl- 

.card.è caufe de (a lA^uure. Dès le com- ^. . ^^ 
xpenccoiçoc de cette fcconde aâion , le^T*.wiï 

jËr^caid où Qiarle étoit fut fracafle d'un ^ /«• 

fHip,4e^Canon, & le Roi fut renverfé. ^^''^ 
'Armée Si^edoife y qui vie tomber fon Roi , Derme é> 
' j>li}L ^(Gtôt : tou( fut maflacré ou &it pri- "f^Jf^crê 
lonnif'r^^ & le Roi fe vit contraint de pren-^'*^*^*^ 
'drc là ^te. , II fe retira chex les Turcs y Retrâki éê 
u'il tenta vainement d'armer ccMtre fon^^'J^'jl^ 
ueur, ^^ 

I/Êurope apprit avec étonnement la 
I .déiâite de Cbarle , & TEIèâeur Roi fit 
^bien voir qt^e les Traités ne ibnc que U 
' ^j^i des cenis. Il ne fut pas plutôt certain 

'<jeMà :Vîàoire des Mofeovites , qu*il fit^'-f^*/* 
" mettre en prifon les Miniftres, qui avoient "^i^J^r^^ 
; figné la Paix d*Alt-Ranfl:adt^ Il publk un mmt^Çur 
; Manifefte , pour retraûer les epffligemeiîS , ^^*"* '' 
\ auxquels ils Tavoient > difoit-il, fournis •^*'* 
"^'éo paiTant leurs pouvoirs > & dédara qtj'il 
^^lUniit reosoncer fuc un Trône > d'où la 
*;yibleMe Tavoic rcnverjEe. II coloix>it fii 



Wil te 
;vajinqu 



194 Hist6ïkE"iJif fti^tutioNs 
SitÀiti^ conduite dans fc« «dît ;• & îiSJrfbH cdÈe 
«•^i*!^ du parti* qui fcrvoS Sônfflè/ à'qtttïl'pro- 
^7^9- dîguoit'H)ërdcmttit, dufli biefi' qrfa ifes 
àdnerans^ lés noms odictix tle' Traîtres & 
leur Roî 8f à la Patrie' Il flhîflbSt , "en 
etfaortaiit'lcs Pdohois à rentre^ 'dîlns'le 
■ devoir, fit à revenir Jj Mcùri' ^érfaw fei 
nierii. • ''^. ' '. *- '"•' ' '* '" "' *^' •' '* 
' CeMaïtféiîé;étoitènqadqae'fi^an^|^^ 
rableà Auguftê, & pouvoir être borfi c- 
Wôuir le Peuple; mais au fonds ff ne proûvoîc 
DfMf f de rien en fà &vear. Les Polohois avo!ent pu 
* S?:^ âirc un Roi à fa place , puift u'B 4*ëtoît fçu- 
/C??'' miî à là lor, qui décferc^ dé^ix' die la Cdb- 
rônne le Prince q«î . violé tes -Pilflfir' Cnu 
vfwTflr/ • Augufte pouvbît-tîï'fè JufBftet 
d'une' contravention manSfefte à les' fer^ 
mens, il avbît détenu its Saxons en Poi. 
loçne contre la 'S:>i pit)mi(ç/^Ôf Ik'R^L 
blique n*aVoit point été e6nfuïtée fir u- 
ne Guerre j dorit die portait tout le 
poids. Accoutumé II jegner ièul dans la 
Saite il s^ctoit mis peu;en j>einè' de ftfii^re 
un autre plan en Ppldgpé:'''Çé tï!^^ 
me avoir aigri les eî^rits * - qiii pêiit -^te 
cuflcht' été ftchés du' Concert ' 'd<e ^K^é^- 
blique avec le Roi :' conduite iq^f Ip aà- 
roît fruftrés de la fatisfaôîojri de ft yàç- 
gerdé la'néceflîtié, 'ofl Augufte fes'^àvoit 
reduïti dé le recoïmoitre au préjudice' dfet 

Candidats,' ddnr^iii avôied? fivioifîîê' les 
intérêts; ■• *• «v,. w^^ ;.. /; ^r.î>:>.. -^«3 



•• » »\ • 




},ii»..l?;<%VP<î3ft*^.-î''ïrsT^l- .^j 



em 



j a'eft pas toujours fexade éiniftèil;. Au- 
gufte rehcni donc en Pologne , plutôt ^<v»/ 
:(rk>Qa{^uxt <iue CQcoiXke ,un Rdi dépouillé JJJJ^^ 

. dclcç Etats a^ qui aÛoit le* recouyçer. Une " 

J^ulè.de Grands & de Kpt»{êile k joijmtt 
à lui dans (k marclie. Lie$prînci|Hiùx Far* 

.,ti(àos,.qt^Ia fortune du Roi de Suéde a* 
.voicao&ches. au'Roi Staniflas» 4^abui<ion- 
oeixnt biûtitotpoifffoÎYîeT Allié du vain* 
queur. ■ 

.Scaoiflost à'avoit plus d'efpmnces que Shmijiéi fi 
Ans Iç Général CraUau> & c'ètoic le feai;^^^** 
Dhflacfe^qu'Auguftc put rencontrer: auflîj^^î^ 

^.jprk^U txMices Jes meTures nécêflàires aÇn àtr**en Saxê 

. mettre ce. Général hors, d'état de lui nuîreJ••^/^^ 

. en Pologne^ Sa prévoi^nce alla même^/i'i^Wk 
jdus loin f 6rfl écrivit au Con(bil dé Saxe^^^^''^'*'' 
Sacmcit wtMirjcès lk.tout événement, fit^*'»''* 

, de. âureocçupd^'l^ pàiTs^cs^ t^t d'empS** . 
cher Ifs Suedoâ de fp jettef une féconde 

^. fois fur la Saxe* Le Confeil obcïi en dili* 
,gexioraa3tordre$i d/Augufte. II ordonna i 

. DOà^ i^ Qiaâèufs du païs d^ft tenir prêts 
k marcher » & diftribua -des «arnies envi* 
fon'lià 4uâtte«vint •mlllti pai&ns. . 

Le Général Craflàu étdt. trop fbible 
pour tenir la C^mpagiie contre Augufte > 
^ui. pouvoir lui ôppoiér des Troupes fii- 
pe;rifures en notnb^, & dont le courage 
ne cedbit plus aux Suédois depuis lès mal-' 

>etir8.deklo^ Roi;* Ainfi le (eut parti que 
ce Qinâ'al eutl^fuWdre) fut defe retirer 
i. : ' I 2 de 



•♦s • > ■ 



1^ Histoire des Révolution* I 

SvAwifl- de \t Vcipgp^ pcyir P^ P0A esEpdfeisfifi Sol- 

^/^^' donçi \ mCTçif d^qsi ^ Pon^çrMVie. §iac4oin 

V ..» .' fci ôR^tajpiaia^ j&i^ olîiigç idçîlft ftdv«e# 

• • nViint ^aucuh appui, ,dan^ Ja PQ\ùg9Cj^ iSc 

fentant.à's^^çuir5 coutç la .jjpcçflE«4d^ «ttitj 

feryeç aij ^Roi.dç Suçjdfc, pP»r.de& q^^fïifiMi 

împort^ht^ > . Jfe pe^>r({Pv Tr9i4{N)$ifi4uii h* 

reftbtenf. '( ' . «.r, rn j:/./3 'j-'^lo :j«i J 

Ap;ès U Viâwirc ,dq Paltoyii ^ IriGste 

fe rendit h^ PologoC} où ^il /^b^Hichflli^ 

vec Augufte aux enyirops' dp Mj V^ de 

EmHWi Tborp. : Les deu^c MoBijniiiif^ iran^ne^ 

i'îîi?^' cent çnf€;ff\ble,lcs,|aoicns di, fe-'3««gèRidd 

^*^ *^1a Suedcji Se. dc;jfevepirf}i^«r«(ibi^ 

ayoiçn t camië là tu toe àfi^Vm^ » dS&^iXMs i'^ii;^ 

trc f^^kbord dupiiécipicÇii.^ i -> îo>î ^m 

S r A H I f- Cependant il y eut irT£^t;nâH|<(i Afièn^ 

t. A • & blé<î de.SeoateuTS) . a&ii de rec9ttj)0its& Atit 

A u o w t- ^ftq pQur légitime Roi de P^gOB^ te 

'îaMi P^^^ rendre cette dcoifr^e j^uft.foieciiiR 

Tir, nelle .& plus imteotiqu^jn ifcfi»* ipuUièf 

j^'^ une dcdaration «ît çc-fiaei. .I»e: Papsis 

n!»^ toujours attentif 4 £urer YfdwÂnjmitoiiÀ 

<MMi^.i<«^téir èftvoiX.une BuUeà^A^^^U^ ipcmrW 

pf',f^ relever du, Traité d'Alt-Ranitoi<».:<:e &k 

7^/** ainfi que cç. prioce. cecaonrCa fi» ic.Trô» 

, ce. . » .-. .-. :.: t' ».3 .- 

, Augulie iqubaitoit* avec ardeur de ârké 
approuver par la Réppb^uejl6::Traité'qit'4 
, . . ^voit conclu arec je rCMu ^ ' BqirbpoÛ 
donc cette, affaire; ^ : Çmid Çoàfei ^raioi^ 
afTçnible > . Var^fotfi^^ , T»ur:kKfifneéàrà 
ét#ient dévoua ^ R^j^iSibzxladbiBUrfic^ 



de$ vcônteftàtîorw^ le " JMtm hm^ atix i "* " •' 






Il r. !.. 1 .rL_ \. T..n-:^liV>10T.VJr *i 




ëfeltel- tfe'Côldrtel qurttvoîc tué ïc:oup|/îw. 
éb èisftt ifti Ôepufté dé Czcra fut ^oiw 
rtci<«îw»mt i^yttî-^» 'fes "ordres. Sofi ^fFa- .'. ^ ^ 
liliité:^rche^ de làf -gaj^er les cœui^s/ ;, ^ ;. .^ .> *î 
k!î>ft^d(te%i*h i^triëriée'pA^ cette 'eoiî- 
dultè <teî%d&n*irt ié Hôliveâu pour legiti^ 
me Roi de Pol<%tîé, dans la Diète 'générale 
çri^JW^ifte à Virfovfc: * ^ - î 

-li Lac :fiaibles-reïted'<îu Parti'' de' StanîÛas * ; 
CEI Poksigift^' y caiifoîent: encore quelques 
maui^drtiehç. 'Le Palatin de Kiôvie^ Far- 
tiâa du R^-Suede ; pSrcoarut la Polo- '^'J^^ 
gtieieiiûere, 1 U tê^è de 5ôod'-Hotnmes^i^i«Wt;wi^ 

ârs'Bia[i*râ îée fï VAh H^-Shndtt'j' àont»r^2l! 
biQamifoft*^*«fiéuï% prifomiié-fi dé Ouer|^ *^f^.- 
joea. Juftjtf aiort Sranlflîs pduvoit dompter . ^ .j»-' 
fiir. quelques Seigneurs Polonoil L'efpe- 
rance n'étoit pas encore éteinte dans ion > 
Pam '^- elle, ^vendît' mênie d'être ranimée 
jîar Jo:Vi3oire*d^s Suédois {uf les Saxons! 
tca tMpeoviie<r'-& Idi' Daiibîs^'iéuilis 1 ijix^ 
Gadcsfetttrp &:-^t%eénaie W'ïa' Vîlfe 
i'Akt»iedttft»><^S cchdres jpar îe'Gcnéral 
Steiûh^db k ini^»toic -^odiré^ qiie^iie tér-^ 
tùût des armes Suedoilês^ mais un évene* 

I 3 ment 



.. . if^T vJl^STPlRi;, DES REV0LUT«)N5 

''^^'^^•-.tncnt imprévu changea la face des afl&iV 
V i« " ^ de. Pardfans ^ qui ^i reftoienc en Polo 

#jï#î^^.^rè,c&ez lesTurcsà &p^ 
yijavoiîfolîtae là réfoïuuon d%mer rËm4, 
piïç Ottoman cômrefort>RiYal;j^ & "de M^ 
fbrtir'de la Turquie qu'à là tête de cent 
nMÎle Hommes. Ilefpcra longteitis dé' 
teuffirdansce projet^ mais cônn yoïant* 
échouer toutes fcs intrigueisi' &!îe Czàr. 
Pcmporterfur lui dans Ifc l)iyan9/fl,i'ol)ftÎT 
ta à refter chez les Turcs nialgrë eux. Il 
iàe voulut jamais Te rendre aux inftances 
des Seigneurs, /qui Tavoient' accompagné 
dans &.fuitC) & il (outint toujours opimV 
trément que l'ordre de le faire partir, que - 
le Bâcha de Bendçr difdit avoir, étoît uii 
ordre fupppfe. On eut beau lui représenter 
eue l'ofdrê portpit de fe feifir de Êi per- 
u>nne en cas de refîiïance: rien ne fut car 
€miééitdê pable de Tébranler, Il attendit tranquille^ 
9twd€r. ment avec ^qq Hommes dans fa màilba 
qu'il avoit barricadée & retranchée, une 
Armée de 25 mille Turcs & Tartares, 
qui francliirent aîfSment.ces fbibles Re- 
trancbemeils » & firent les 300 Suédois 
|)rifonnicrs. LçRoi lui-mcjaae'apiesquèf- 
flue reftflance jEiit prf5. i)y W jamlïâre|. 
La nouvelle de' cette aaion^trangérlfe. ré- 
pandit bientôt dans toute TÇiirope , ^ fur- 
tout en Potogne. On crut le Roi (^e Suè- 
, de perdu ÙM reiTourcé, &' plûGcurs" Po- 

lonots 



Dj5 PqLO01J^. Liv. VI. 19^ 

Iç^oîs fe hâtèrent de renti^er àws V^beî^ s t 4 k u 

ftncçd'Aiçufte,. ^ A^/o^f. 

. Statii.lla$ (è voianc abttodohhe des Pdo-' ft. 

noîs fongeaàceder uq Trône>oQ ilnepou- 1713* 
*^(^.plM» fe foutenir. U crut jEjue Fleming 
|ijy(^ftre du Roi Adgofle lui ferbit 'deis 
(^ndition^ ayanRigeu(ê9> en reéonnèîfltnce- 
^rei vite fîgnalj!^ ^fl lui avoir renda, lit 
9S^it obtenu du Roi de Suéde qu'3 ceffi^ 
rjfettt de pouffuivré la Profcriptwn de ce 
Générais i qui peut-être il gardoit le tran 
^rnefit àà Pâcioil , parce qu'il le regardoit 
Vf Si çotnxnc un &ijec rebelle » <jf fervoft 
^ntrj^ t^ Paaie. Il /aboucha donc avec 
MifilArÇ) qui fe ièrvoit de ta confiance • 
fon bicttfàiteur pour te m>mper plurf 
fi^rtAjent. ^ 

Lorfque Staniflas écrivit au "Roi deSue^ 
4t de çonfentiF à fon abdJcilticfn > & de 
1^1 j^rnlettre de iê facrifi^r à ti paix y et 
grince étoit à $endcr^ & n'iivott pa9'en<^ 
çore donné à la^ Turquie Tétrange fçteSt»^ 
de dont nous avons parlé. Après avoir 
IM.la^ Lettre de Stan^as , il tvoit reftiffi 
lautetnient de con^ntir à une démarche > 

3ui lui paroi0bi£ bljefler fo gloire. Cepen- 
aat Staotûas sentant toute la néceflité de 
ftVcomtpodcr au tems^ avoit pris la refo- 
lution de fè rendre auprès du Roi deSué- 
dev dansirefperance ce lui faire aproiivér 
u refofution. Il «toit d^ fer les Terrci 
des Turcs, ôç:tgtw>raht la caeaftrophe de 
Bender , il ^étoit donné pour un Sue* 
dois envo^ié vcrâ fbn Roi. A ce nom il 
' ' " I 4 ' • fet 



/ 



* t%t9 ^ ^^tMle" nrtïm ik^StàiïSêi^ kà «fi- 
^ ^' totâidijre^^^te »ic l&ire kucîjflT T#ail**5î*^H&c 

*7H- -tféfrfrc'f 18 *Turci- contre ta ^MofcoVie', 
repaflà dans fès Etats « où il aifigna vmt'rê- 

, . ^ traite i Startiflas dans 1c Duùfee «fés -^ux 

. Fonts & M» revenu»^ dé éméBnbPkidep 

^ui'poir^ôiem tm>mer Vlëiikdflk^^ dlix 
intlle écus; fl ne fàt itrm» ewÊt»tih% 
irort dépouiller ce Prface tfU» MRtr, quf fie 
le deAûInag^f > psfs dc9>coïl^teton$'<irtft- 
(a^eufes > qu'il auroit çiï dbtcUfir d^Att* 
gime. ;./ *. 

'Cbarle fë fiatoit toujours 4e netsMir h 
terreur de fon Nom. Les plus bèQe^ Prd- 
▼fnces conquifes par' fes AticêtVes^i & ik* 
lors nrragées ou occupées pur feŒiiheâii9> 
ne purent abatre fon courage ûti-ftiil inft 
tant ' Menacé même de voir Wëfttôt les 
Danois ^ les MofixyVftes , leê Saièns j te» 
Pruffiensi 8èles Anglois aa ^èceïHr -de fc» 
Etats, fl^fonrea comme ^in ^iilnte Annî- 
bal à porter la Guerre danfr le'^tn*dè ftt 
ennemis. • - ^ '. ^ : t« « ; . •,; 

I7i^* Ce fut^fur le Nortege^ diic Vhi^ idta 
fondre. ChaHe-à la' fête^d<C'VÎH^1ttm 
/j^; V'^Hommeè paffa darfs'ce Réyaûh^'ftns m- 
Htvegtâ c\m ôbftaclc. L'Eurc^pe chttèire'fut ftif- 
t 'i'' ^'^ P"fe de rinafiioft du €ztr i cfA^dircM^ 
•'^''•''' venu 



la lui ravir en favrei;^v^4ft.^ §^U*i.^».4l '^ * ^ 

îfe|K»#a3 Bwtwi. de, Gorts, >, qui a.?oic éoi ^^^Wi» 

|nt^f««WÇeiH«lif hardi ^. fpuplç, & d^ 
«Mis iongiein^ hm^^i^ av&ç les pro(et;ii 
Ipi{|Iu»^.«aft^)^é(Qk ni ea .quel^ iorif 
|KHjri,ê|c© te Miniftiie ^'ua Roi t^J qof 
.Charle XII. Dans les clrconftaaces.pirép 
Qftitfii^/vmM: Qc Pti^ce pr£c ï icr^op- 
ppiiç^^^pir^ lç:aQfxîbie.d^eaaemU> que.£| 
gloi^ ôçiW malheurs lui avoieot acciresj 
il oOki^Tn^ le projet de changer la.fa^ 
de i'Buflopç. v. .. . .-,,. «! 

^ L'Ht^f MintjlTe démêk d«^ ; boniif 
))^ré to aiécontftnftf gyn^ifecn^ du Qut à 
ijjui hri^Ioiç^ile $'^u^ir.!eii AUemagr^e. Sef 
AlUéfCTjMgiiaat qu'hua vpifm fi dangereuse 
ae les ajÈT^vîc u^ ifw% itpieot auentifs ^ 
s oppoterJl cet établidèment. Gorts pro^ Prv^t Jm 
g9& aiè,.C»ar d^^fe ,liju^ avec la Suéde, ^j;* 
de replacée SQ»nifla^ $ir je Tfône, d'arra* 
cher la QM^roweî d? Aj^leterre . à, l'Elec- 
teur' d'Hainoyiie^ po^ h cendre à THéd* 
Ùof; df$bfC^«tt$^ i^'de^ rçt^Uir, le Dyc de 
v/i.' " I 5 Holf- 



\ 



T&( 



SfVd ni- gfoirt Se fVntèrêtJ ihi^^'CiV* ces^^hi:^ 
r. ^ ttoîîsVSc'a Dfftâïtti tidttf cte'^^. Maître 
I7ty-* de cca^f i^tf Moâfeyief Ic^'Kotiriccs 

& de faire conicnrir le Duc de Hoiftçîrfi 

lui ^èhdix^ïa^Sôtifefàinèrè/^' 7^^ /'-^^ ^. 

Mîhiftr^ de X&arle Xirïé^Mrc*- â 
cmbràfer TEnropfe ; tandis que Gottà' àë 
pàtlpit-qàe de hU éri HoHaridébù^if è^ 
toit^ators. H- crôïdt fesf dâflfifnls^ cmtflrf. 

Îéç d'un fccrct impenctfaKe. ^" Ma» le 
)ac * tfOflcans Régéft ^de- ïfraiteé^^oit 
défavpcrrt- Foljftarité àeçb^'^trï^i&^i^ 
fèsyéux de feEfpfohj, ^ivalWient tJari^ 
fes Cour«- de ffiurope. ^ Le Roiirf'Ahgfe- 
tèrrej informé de cfe Gûffe mâchîhoftcon-N 
trtîlur , fit arrêter leVCbtnte •de'^'CHBciri- 
. bouTBf'Atnbaflàdear dé SàWè^à^a QSut, 
ul'u ^ Its États Gériéraui- firtm kitffi^iàreter 

La.prifon de Gorts xm fct-ttèntiôt%i 

ftris^ en liberté, iu{!ï'*bien^ •qôc* (Stocm- 

bodtgi ne ft que fthimct "S S txJûrfuîtè 

de fon' Pfojct. Ce fijt par ^fe fcdnfdli 

'que* le Ctar*, qur s'étoit rètidfr ér Frali- 

. . ce, pour'côntèntcf fl* paffldrf dtrVînftrnit 

• ' ï*è , y tfropoÊ'au^ Dcfc rftfrteute'id'êtTC 

... r Arbitre de ii^ Paii' cntfir^ Êf 'teé'Sc 

là Mbfcovie i '& dcf feiriî'a^'cès' ââix 

' XS3ut6niî€S &' iV(-c 'fEfôa«Të i^ rtoe AU 

lÎBrtcfc-Ofïeiîfivë & Biêfertfive. - ^ ^ - 

i:e Rîîgetit dc^I^^étoft bito'éfei. 

gné 



ipi 4a p^in^,AB^WWvi «lors ff^Dierj^^^yf^- 
IMiyi&ft 4'j^Pff^ • il s^^ifloit jivêc ÏCÏt«. 
I^cû .4'A|igktcrtp &, aveçrl'Enipejçur^, 1.7 *7v 
PQjguç (s'cf^pQ(«r à i'ambîti<^ de;, ce pwrdir 

Dans cet intcîryàDç.Gôrfs-fq?a^)îÈt ^^ 
Sfiilt^ Jps^.Smnces ou'il ,^avQtt. tïiQMvecs 
éaot? )e. dernier «puiiecoeBt Après y ar 
ypir ,reims_ tout Tordre « qu^ les ckçonf* 

Siqçes jpouvaieiic permettre > il ife hâtft 
'aller., mettre. kderoiere xpain au Plaa 
qu^^vok tracét 

Taodia que .ce Mloiftre de. Chark XQ 
4ifyqfyÀt» . poiur aii^ dire j^des Etats defËu-* 
/ope avec le Miniftre du Czar^ les arméd 
d^ it^, Maître iaifoieot. trembler la Nor- 
v^ew Iltavoit mis le Siègp devant Fn^toP'ùi^ 
aenJkabaU, Yjlle forte fituee à Fembou^'**'*- ^ . 
ciuire du Fkuvc TiftendaH. La prife de ^7^^' 
q:tte i^a<;e lui ouvroit le refte du lUm'* sa^t dt* 
me : aufli en preflbit il le Siège avec tput'**''"*^ 
tt.Fatdie^r doat il étoit capaUe. Les In^^^* 
ge^îeura ailuiiQiefat déjà le Roi. que. la 
, ACBegésne^iecdrcMeot pas encore dix jours ^ 
Içiri^ ce .Prince fiic tué d'in coup de - 
Fai^anneau.qu'tl, reçut dans la tête en vi^ 
£cam Iç travaux du S^è^:; 
.;. LîJ «pcrdç ce Monarque . rompit touijj^^ ^ 
Je% d^0ein9 dii* C!£ar a dâiv^ le Roi dtckari$ xm 
Polojpe de la aaime . d^uii revers , que 
.Fleming lon.Miiiiftire.», homme délié ôç 
penetraiit^ jtvoit eittrevu^ & laiffii lesSu^ 
àoii i^jjjberté. d'exercer. fiirJe&rondé 

16 Gorts 



'^ * 






I.AS 



.»»'* ; r; 



1718. jôi§rs,ei^rwquklud!etc£tf: if«^ vin£>vfltemmriia 

noi$ kijiçhipiiwûeot jîCJitïècneii» ^i C?é*^/ 
to^,tbj^,M joitf8!detii(9u/a»iiuhldûp(^ ,^& 
& ii iepj^iE;.qapOtt3S%»rj^ûii.lrftf)pAlfeiae^ 
^le Ti^u* QM^'ïKJfyrniy-tourraoBttfi £uis 

ques chargea en . «Civedr K)ct$ Ëtnmg^rs y-^ 
qui 4'avoienc bien terviy.qtieiles -Bûkâiok.; 
ne muf xpuraQii^t de & ccâooni^fliincei ibrv 
lui tccpoig^Fent • /oiiTient 4et)n' ^nuvaifis 't 
volon^ f mm (ufhiwt itoir d^affiore '■ <fej 
Courtàndev .-■ . V • ' *>^ ''^'^ '"' •! î*- - - '• 
LesHVGMX- det-Cbist)andaiB^«^oîeht ap« 
jifshtdê pelié.ieComm Mauôcei'de^XB^Jiinasu'^" 
êM^iMdt. rel du Roi Auguftvi &*()»; làf" Gamtefiè de^ 
Koning^àrk , à la &xtvtiiniQBcé.de ce Du<< 
cbé. L^ Pologne «litige, âceuiaie RoixlV 
voir %Qrtfé rEleâion/deibnifitey^&jlfuc-. 
obligé dcrÏMi d^fliblApc de pBiilêr àteCoor*. 
hodfi. Ce Qftfutrpti? JàJiai finrdi Mi icfiigB c gicii i 1 
qu'A4gul^eflmd^P^UfikjtlQUKder<Mii^ ' 
bpc de £1 Ubeité ; <càato ces deuib n^en- 
treat point 4lftf|8 k PUn qu'on i^eft^ fermél 
^ Ce Roi» l'exfia^pleie |^ éttiittnt deg ~ 
Âun ftveurs & des reyjeià.de JarËnrâitie', :tnoQ« . 
^jittgt$0t,ryXiXc premier ckFàwkr 1715*^ ftg^ ^d'eh- 
\ ; viçpa éjuini» ^ nétoic $!• jde Jean :Geoi^ ^ 
:/. .. ^fe Jli '£l6âmifv d»; Saiê doflii Bnoutfae^ 
Albertine r . ^^^ ii'AjOdt âbpUe^RiUe^ dèv 
Frédéric lU SéÀ :àic QaopfiuiarJeiii V^ïaM - 

épott* 






» r 






Tniis'inssapEès a'iiQnc^éii^'élu R^ dcf''^t2i> 
logiié* il iemt^fottrfrîdeiCitetîl^èèuaintib'^ 

r&idims ii SaK^^ 6t<lit>o0fi^m^'céc Fffipè^**». 
rqup Rsnnott doût il^iwtoit Itf^bri, pôiiP 
li ^ idËUë , djica^feot :• ii iriràcHï *i«?' prô- ' 
tegeois' lot i&ttonoeâ «cte Arts: Mag if" 
écàity AOime^agufte, pluiP {^r<^^i ISirè'' 

qu'à leur procurer de là gloire* p^iflëhut^-^ ' 
cèfide foà'Arnm^r flwi&nt &' ittêYné tU 
4nid©idaià Ist /profpcriié'', il fotltint avec 1 
boftieèitpr ïle>fenrtïtéL les p\ùs grande re- 
vers Ptein ?de dfancnce & de médera*»' 
tioBî >r a- ne n jfcmoiici fur te' TrÔiie^ que ^ 
pout 1 p*d(»iilcroibfcj plite mofteb ènne* -' 
roisîj /Itiflia]ÎD>'paKr ie twatbein^ Aepvâs&m 
fe09ndtâ9men»mt i>1a^Osur5tînfe,^ â ih6-û.' 
nagea 'Iwgm d^twe Répabliqufè ôrtibrâ^eu-i ' 
iè jufqu'à jotèr à les ^s cbenriPav^rfi les 
Chaigeâ qtfîi leur avoît (tenftées; I!. mé* 
rittrit i^amoar rdeq Potetio»', & il n'eut 
quoienr4ndifiTOchee^«te«frirAtii^. .:',, 

riofbjairrft^i^étatîi? HfriVéî, lérNbblëflefZt 
Pottmaiffi flCen&Meciiendiivélb^i^' fu^a- ^^h/z^^. 
ger eaiifivcïrfqda «wtt^ Stauftlastî, > qui k^ 
trmçiâ^vdaniLiifix&Iieréir^ ^b^ la Qiarinë ^ 
' •* '- ^'^ I 7 un ' 



J-fo. indtn Riwl, u«ilçn«MlC?>- 

ddé. . 



, i, r» «»mnI <}• a™*'- 



^•■»._^*^rvM.'"-'"-»T— '.rfir»'i ^■•,'1- ^•■■^, ^ --^ 



TABLE 

■' OE'S 

PBJNCIPALES MATIERES, 

Comewies ^vû^Ie»^ 4eux Tomes de 

* cet Ouvr^ige. 

Li ClMffie îtmé^wu&,fU9 le 71n9êy& k 

A»BA eft être ftr le Trône de Hongrie* 1. 
46. Sa cniaf^k fènA odieux. ibU. 11 
eH vaincu. i^i</. S^'mort. fM. 
*Ahel monte fur le Trône de Danemarc a^rèt 
avoir fait mourir Henri ion Frère 8c foo 
Roi. I. 96. Tout le Daneniare fe fotâeve 
côûtre cet Ufurpateur. 97. 
JÊdalbirt {Sx,) Martir, Archevêque de Gnef- 

ne. I. ij-, 
Agnès (l'Impératrice) eft faite Régente pen* 
dant la Mmorité de l'Empereur Henri IV. 

1.49- 

JÛbirt Marquis de Brandebourg 8c Grand Maî- 
tre de Pondre Teutonique. 1. 204. 11 em« 
braflë le Lutheranifme 8c renonce ï fè» 
vœux. aor. U partage k Pru& avec le 

^ Roi de Poiofiiie. ao^. 

AU 



coD^temem de i^£»fici«ur Henri-'IV^ I. 
^ "^o. Il it^itcMtrrr£ix^pai^r iinMMu- 

JÊUxsnJrt ni ^ Ffh. it . Caumir IV 1^ 

«01. 
Jttt:(»ndf€' (le Pfkiee) m de 8àbie8lcl>IlI 
prétend à la Coufonrtc de Pologne* • IL 
lii. Il rcfuiè de moiltcrftir le Tfônc, 

AUxi^UiX PîenV) Gtâr dé Mofcovk-ilî^wi 

' Traité afec. )e Roi' de. Fologtte. IL rj^p. 

' îl ravage Tlngric. ifS. Viâoire qa^i^rem* 

' porte lur Charle XJj Rof de Si^e. 19». 

AnaeUt. Voïeîi fwrre de Léon. 

xAndré cfréieyc for -le Trône de>H<)Qmtf a- 

près la mort de Levcnta iba Freré; t.' 47, 

" Il préicrît !e Pagamiîne de 'fe« Etats, ihîd. 

; X^biigé de ie fou mettre a TËmperèur Heii* 

ri. 48. il engage les Seignepr^ de déiîgnèr 

Salomoa fon Fil6 pour fncceflèur au Roïau« 

me de, Hongrie. 4U II eft défait* f?. Sa 

..^r/ Frère de jagelloft, tué dsoi&uiie bataM- 
iecpntre^anwria0.'I.i7», - ». • 

Anges fous une forme ismuaine vieilitefit à 
Crurrlcie logtr chet \m nfomiiïc p/i^. f. 

^^^?2« ScTur deSigifmoâd/Aiigâfltt'iéiaeRrîâe 

' de. Pologne. L ^%fJ 8pp tDaTiige «vœ 

È(lenneÊatàiri. i^i/' 



* >. . / r . 4.;^g|, 



PRIBrCIRALI&IXttDrrtRES. 

JÊttjftéfte ( Fréaéric ) ifitoftour jd^^S^t^^ fMIr 
^ le à àmmèm la G<MiiMOi€.ae>à)0giie«,ftL 

i§a.é ^liion^ré de ks â«tiraii#. 4i|fi. ; Qia- 

. fak voi7i)tt*il|Bft baiOad»Q|i%M. i^. .Reu- 

éleâion. 144. Smtomia^tâtfcd ieiKH)iv;«l]ée 
,i .par i'£vé^iM^C4i4a^..i4f. Lai^ÔMb 
/'-^QiAtw^'rej^edare^axfafiwnir^ 147, Il 

• reçoit une Ambailàde 148. Il s*i|vance 
v>4îufi|u'à Cacmfe, ^ adi^el'Qiitr«s«4iiCha- 

i tCÊu^Aèid^ , Il.enii0Ïe.des Tr^iiipes pour 

s opofer a la defccnte du Prince de Conti. 

. 1 ;<K . ^qa aitvr« à Varfovie, 1 j>%^ Il iût 

..UQ^T^^é avpcie C%M^rif5»* , ^1 <^^ ahan- 

, ^oanéde £çs ^aj^ts. 16/*. Fait entre^.ièf 

.' Troupes Saxonhes en Pologne. ièiJ. 11 

• . lait enlerCK ks Princes Ja<yiet & .Confta^- 

.• tin SobieikL^ 173. 11 force VarfoYie à hii 

' .otf irir fes portes. 1.77. Il envoie deman» 

• dcrla^paix à Olarle XII Roi.de Suéde. 

• iSi. Bataille de Calirck gagnée par içe 
Prince *«oQsrG les Suédois. 1 84. . il figoe 

.ion s^katioa. iiid. ûbUgéile féliciter le 
. Roi, ^taftiûas 4ur (on aisément au XrV 
n^ 18/,. 

• • , . " ' • • -. . 

BAoB (le Prineede) prétend i k Cou* 
«toonejde Polo^ne.apsès la mort de S<>- 
bieski. II. iiu. Ses expbits. rA6. Par qui il 
.-^l3Ent appuie* 1*7» ^> - 
MajATW. ejft défiait par Tamerki|; h 171. 
Bsnriir^ ( Etienne) Amiral de là Flotte du Roi 
-' Sigi(in©i|d lU. >I, 17.. 
|Mtn#»#«và4,.( n>qguûas) ion origine, lî. 115'. 
Moien dont il Ce failU^PP^xtri^ veiller à» la 
>^ortune. tSid, Déclaré Chef de T Armée de 

Cou* 



. Cmiimie..jij$«. Il ($nf QIC .de« Dépotés à. 
. k Diète. ^U'. Régardé comme uu Tifm. 
. . \%o, l\ & £»in^« akU». 
%ub Cam:dcs Tâitares fkk une kro^tlon en 
ffAoffM^ l. I J*. Ranges qu'il y fait, ifei^ç, 
L^ i|S* . .Xf livre Bataille aux Pdonois 

• f^i^.. - fi î \v 
^.^ffifrU (Ettcnnç). Prince dç* Tiçan$fil?*nîè , 

.ék Rot.d« Pologne. I. iif* Son coii- 

^ ronfieniefit..iié. 11, marche contre Jes Dant* 

j&îcQi$ ,. & ]ea. défait, iêid. et fi^'f^' ^1 de- 

- ckre k Guerre aux Moicovites* 130, Suites 

..j& cette Guerre. i^/J. (^'/«îv« . - » 

Aavieiie (l'Ekâeur.det) afpire à, la Couionne 

• .de Pologne après k mort de So6ie$U. II. 
^••*. ••• •»»-.-<«-.' '<» 

&/4, Seigneur Hooeroif , épçtuie k Fâl^ 
-lieifiiecilas II çj^ le fan, Puc$i. X }^ 

• Mécontent du Roi . de J^on^if; tpKk. F^ie- 
-jCy £è retire en Poiogneavec, touto À.fii* 

jfeiiUe. fi , II rentre en Hongrie bà i] JTiti* 

. povte; une Tiâoire. ,57.. r-lLmoiîte fur le 

Trône, ihid^ Demande kârdÎQ q«elpf jonc 

Tes Siiîétf. iftii. 11 fait siaiiictt' Ie3 PLefaieles. 

ÎS. Ueft enfevelt finis ik& nunes dé fim 
'akii. ^. . ,^. 

2«B^/ VII, Pape, pré£bre Etienne de H(m« 

grie à KJliecflas» & {tour^uoi. >I. if, 
BfPtfi; IZ t Pape , accorde une Dirpenlê à 
Ca^àiottrl I. 39t. A quel ;%e il jnonta fur 
la Claire de St. Pierre. 40U . Il eft i±gS[é. 
•ibid. l\ veut, rentrer 4iaosRjQn«e^ 48. . 
MirtMrd (StO Abbé.de Ckirraux , £aft team- 
noitse le râpe Innocent dans, le Concile 
d'Etampes. I, 97^ ^ H étoit l'Qraçle de ton* 
te l'Europe. 98. ESct que produîût^&n 
.' peu.¥oir iW Guilkume IX Duc d'Atujtainc^ 
iéid» 



PRTNCI^AXfiS MATIERES. 

fRnshC)c eWfe J'Sail MiiéM <îf Si O'fctc 

• d'EléaW.ït. 131. * ^ 

mhime, (la> fe louftiet à^fetacrk ,' Rôî dci 
Pol6i1of$: L 3. ' .. - 

B^/f/l^/ Ob^W, ou feûtâncf^ ï Rdî (jic Pck 
^îogne. I. 1/. II fbcccdtf'àu ï)uc Mîecflas 
fon Pcrc. i^f^. Son grand courage *ï^;V,. 
CôtTihien il étatt hiâgnîfiqàc- f^W. Ses bcW' 
lè-s qtfalftés.tiÂ/. Chéri de fcs Peuples, md. 
Sa grande renommée, itid* 11 fait allîâncc 
avec Ofton I!l qui W donne des Aiindi- 
^ ries. 16 H envoie des AmbaOlàdeurs à Bo- 
leflas Duc de Bohême, qui lui avoit déclà- 

' .ré laGurtre. itrd. Il marche contre Jes 

• .B6hémîdis,'&'les'mèt en fuite, ibîd. 11 
' «ntre en Bohème. 17. Il prend Prague & 

' l'abîî!ndofltie au i^^.Hii. H forme \e 
' 'Siè^ de Wiffôgtî^, 8t y fait prifonnîers 

'!e Dut^ HWefl^-sIc fon Fils Jaromîr. îbîd, 11 
" fâît I* conquête de la Moravie, ibid^ Sa 

bonté' pour les Peuples vaincue, ihid. Il 

dlonnc de'fecours i Suantopeclk. 10. Ilên» 
'•' tfc en^àffe, ft foumct tout le Pais \}x\ 

Vétcnd jufqu^atï Neutre Bug. iW. Vîétoirç 
' ' qu*îf remporté- fuir Tarèflas. 10. Il fe rend 

maitre de KLtoyie. iS/V. Il rétablit $uanto- 
'pecHc fur Të Tr&ie. if. ' 11 défait cncofé 

Jaroflài. fKj/.'/&:' 3:3. Ses conquêtes «n 

• Saje. ijf. 'Il éxîgë la'foi & hommage des 
■ ' Princes de" la' PomeranSe. . itf • La Pruflc o- 

bfîgée' ae recevoir (b Loix. Shïd. 11 rd?Ic 

le Gotnreï^fiemerif^^e ttritertedr de ion 

•RoîauWe/*;/.'''N<«ivel!e Guerre que lui 

; "ftiftfte^Jaf8lbs/ft?i- tia^l^ qu'A rem- 

^'borte èWùtlré ^ceUnc: if.f^fiih* Si nibru 

#rf^i/ffV^^ttàiîifflfc-l, eft élu Ro! de 
Pologne. I. fo* Son Couronnement. îfci. 

Al- 



" ^'S^-^pk WNttIlis Due 

. , jl le Rdutc t'Aitteinhc. 
X jTcc'.ccDuC-fc'îaî id^D- 

[jKwbge. j-»-' 'ïP^éfiit-lw 

,-<^^W.. Se »*«d«Sffre 

,â5 '^'S*'^ *0ï;.6t. fc- de diwrie* «tiuer 
'fûtes, il, ^.JÊiiiv. Eï^wditiori qo'il fiit 

en Hojigric. 6i, it,. î) lepaflê en Ru^. 

AW. Raaàgec qu'ir 7 fût.:6+.-H sfliwe 

■ Volyn. iiij: -ïl liwe bataiHo i WiMrotS, 
' Trere i; ZiHii D^c deXia^-i^d^ ^ te- 

tou Dcen Pologne aircc uabutiiii«iiîi«((fe. 
iiiJ. 1] s'sim^DM ké«àpWm^M6^^'-3^ 
'plupart d« ies. Sèlii«i»'rai'«ic»iTOMt;,-<& 
" jwurquoî. 68." S»,fruaiHév*(..-Uir*^- 
cbmmuniépir Sranifljs'E»êque éciCracA* 
TÎe. 71. Il,pi4[&cre'ee fjéu. 73'' fiqité^ 
de cet attcniat. iiiiL^^ fHiv.-- H ieaoan 

■ abaii^oané de tous tet.Sujofi 9>--I^ ^ 
rétire en Hongrie. , iiiî. L«ii3aâLiRS<Ac 
fâr-môrt. l'M' .Son cinHoK-rj fL ■-,! J" 

y#/ç/bj ni. Flili de VjKli{«Mlj:.<aaI'rera:4t£ 
'^^ignée. I, 80,81. Seiï belles quiiifaig (AU. 
Vîâoire qui] rempori* aoatte'.i&m -SWre 
qi^i l'avaii^atta^ué. 8/. Il dc6ic .L'Qnpe>£ 
tcur Hînri V.91- Paix «fltre «ï-(kux 
Trinceï. î^iA Ilépoulkla^gnur .de l'fin- 
pereur. /£/<// Ses. ^pedîtions. jta .Daaé- 
marc, jjfi^-n'lc KTii ,tp^iTe,,da..t(iux>Te 
'Roïïunte. ^7. L» focuiQc l'^J^i^iHui^-^. 
Ilcft vaincii. eç. mo^ .Si mmoAidi^Sàa 
.aii€ti:ii, m/." ,. .,;.„.,, ,.v. 

»t(«/Iw fkV 4« fc FW/Ï,, Fi)i 4ji,DwiB«lnBu 
111. 1. [01. Etat&lîvilin-lwvlMrW!,^ 
partage at>ru la mcn 4c ùta Fm. m*. 



PRINCIPALES MAtJERES. 
Afficge d,» p»f„.ii pi, ^4^ ,, j^ 



g»F4» Incontinence <]Hoiqne niarié. utf 
.jMltlsUntdHnjt.. ,». P|„,p„~j^ 

.j»il,il«Mi<b«i.(m!mi„i. f. ,-« 5f- 
■*ege,d»n. WUbBnKi oi il * f,lt p,ilbk- 

^. met. ,11. J: :^. ■ I 1 . *i . r 

*fc/l»i BbaiBi A: V!»ifil]inn I iio n 
,««~nip,rie fKmpMnr PrfdcifK Barbci 
«•ITem Mie, ast VsIcJr qj'it 6t rai 
•<om,itt.8i%c M MiHn. »,/ & tSi 
obci.»! d. tB&liiMV . ra„ o jelc. ,rf" . 
«MOT. r J=n.> Mhi/he <fc Sigtoand ftoi' 
- AJokTMp. Ij.in,.- Son SaHilicê îtVoo 

HT» Er.™( fa.Ocmi, 'E-ift J,. TKoJiii! 
-^C<nr..|teJMofoo«d. rf.»!. ! j| «-à fti 

. .»éo.é»iu! Fit, A«ci„. au: x:s outtÏ, 

-■p«ii.»FT»iftr ieTciÂjfc. ^' - - ^ ,u'L 

iJc«iKll|.opoU -Cm: ' C 

' '^uiWMJWW.'-'.Faâi' Vé 

. IcTC contre !ui., ia, 'ft ^^i 



' 'tôuiWna;m/.'''.Fgâ:e 
. Icre contre lui.. 14, "B 

•■«»»•«•«*«*.'«« 

. i.:it .ap'i.npJi.5!(.:li!»lC, 



.,p1.«Si^,!,-.,W , ■— -I^i, 



^ . .^T A\» L t P ES 
fm/z ^. fik, de WpMimîr Duc de Rul&c ; 

' remporte uîie viâoite ç^ipp|i;tte Tur Ja« 
"-roflâsYonifTere. K.i^ ''\ ; 
fre/s^ ^^otreprieçd de 'râd^rpbL ro<Mrt.de 
". Suantopdc^fiçi^ Onck. I^*M^ ti«'enipai« 

'deli îrilie de NaV4>lgrod.iiMf. Péfk&to 

Jiraflas/tta; ' V. '' : ^ .,^? 

' . Pape iOM^Je, W ifc .^Dt^ g^Ç 

» ^'. n - » * ■> r ' 

C.A i I ^ ^ cil » P^ , ffefriime W^ViKionf 
qur. rcgr^enl entre' lé tSacç8dQce& 
^ i'EfQpjrç; 1. ?5-. H &it. xno^ l^iiiipApe 
Grégoire daii« une gSTeufe. f|rii#ii^i^Wl 

^ qualité de.l^^t dtt\PÎ8<, h li^oÀ . Gom- 

' .;.mçnt J, y;&t:réça. tf# A»ui. fëiàdaWux 

qu*il reforma. î^îi. Dangers >uxqtieli*itt & 

. tr^yaexpofe«/W,. / > , -. v - 

Çazimit I3 6I3. ic MxtcQoB Hrpourqujilles 

, Polo^is r^fcnt dk l'cjcvçr àô Trdae ap^ès 

la mort de fmfçté:. I, 3 i^i Ce q^i^ic jpâffit 

pendant 6. Mîooriti. 3 »* OWigp' dc^ tortli 

^ ^c, la,Pplçgnfi. 4|., D fc'mçt iWsla jfo- 

teÛion de VKmpcfciur*.2à$J."$ercâr^^ta 

Pra^ç (oA il ftj^fes études. .3^ IF<£eliift 

; .Mo^ <|î Italù;* .ilii/ S0xiislotit en iiàn* 

/ c^ iSfJ^ : XI re^^ une AmbaC^ [djDi f o- 

: : ; Isn^f^S; h^id; \ DifpeSfe ^1 bbtibiil db'Pa- 

;1 1^4 ^ à,(}uell{9caodit?^.4o^ ^onret^r 

; ea PoI<^ii^ 4.1* 5on*Co^r<|nneai'ttiç'4a* 

' |I :purfl)e:Â$i KC3t>de«BrJ{^iids. Mufi ^oa 

-.| xnariagte zytc.:WàAé.(sruTZo.jiTQÎ^i^%. 

"u 4J* U «l>«[cWj:oo&-àJe.Tîirati MaibM& 

le dé&it«^^f2^die.^&llbQàftè8C% 4'f. 

^^^S^omme le Pacifique* fd* . Sa m^rt Hid. 

'De 



PB.IN6'iPALÇS MATIERES.. 

Dcqodle m^oiere iUnrichît ftn Rgiaùme. 

téia. ■ Preuves qu'il donna de fon cpùrage. 
- D^i j^f^ï'^,'^ «.•n^ruflî^àjplMj Hindi 

Rwi rtè 11 Pologne, fo. ' ' '^ 

■<;:«dtejÏMl.;fils4e.BolcïIas l]ft Dg^ ,fe Éolo- 

gUc, n'a aucuAe part îla (ucceOi^'n 4e ion 

Sre. I. ICI. On loi donne lés'EIilrs..^^e 
eiwl Ton frere. ii}, ' Il eft efeïé'Àir le 
Trône après h. &é^^\\oa dÈ"Miecflai ni 
fon (rete. ii6. Ses bonnes ouall tés. 117. 
U corrige certains- abus. iW. it offre i 
r Miecflas de |uî cedet la Cpuron^e. 1 19, On 
' ■ «iafpire contre lai; tw. ' H feft U conquê- 
te de fa Ti-uiÊ. 113. Samdrt.ifcy. Son 
' floge. \'ii{. ■■' - r 

■ C»^rîrî,Rli de-Ladidas ÏII, eft clevé/ur le 
Irôiie de Pologne. I. ij-o; T;èvc qu'il 
-■ "'i^.^" 'V^dre Teutoniq^e. iifj.. Motif 
drf tette demafcBe. ift. ' Il eqtrèptchd la 
Conquête delà Ruflïe, iili. Â-fûrJ. 'Loix 
Cu'il donne  la Pologne. rK\ îlfiït de* 
' Fondations ic't)îtIt!>Tufiiurs*PUcc^.iM. 

■_ s^'AH^.'mh» cMrt. ^iS.---- ■ '■■ ^* 

. Casiteir IV , fécond fifs de Jâgèljon , fuccede i 
LadiEUsV.i; 10,. Pré&ifer effort dà ar- 
mes Pêlonoiresibusron t'cgnc. JÎW, " ïl hit 

- ' un .Traité avM les ChevaUerj Teui^iûue*. 

194. Sa iflon. l'sj-. " "^ 

. .Ç«'«Mf ^ (Jean) fon eleaibjii'fl.jV.' iLre- 

' ■ predd Icsnaces coijquifcs par I^%edoiî. 
«7. Diviiîoa entre de ^ri^ée Bclà'.NoWëfiè 

X , de Pologii;):' (l|. ÎUbdkuA t^gKirlW& 

, ' fe retire fn ÏVaiice. ièii. S^ rtlMt," jiW. 

■''■ Sôûtirà • -.- ■ « 

',' ÎToif di 'iM, 

• ' Oritnf ftle 

«, ^titûd tfiA 



'i 



T A B L E D E s 

Il s'empdoie de Stockholm Se éloigne k$ 
Seigneurs fideks à Sigifmond. iàU^ Ses ex- 
péditions. i6. Mcfures qyUl ^rend pour 
s'oppofer aux entrepriiês de SigiOnond. 17. 
Il marcbe <:ontre te Prince, iiid, Pluiîeurs 
Seigneurs cmbraHent fou parti. iS. II perd 
une bataille, & cfl bieflé daogereufement. 
%i. Sa mort. 44. 
CharU XII « Roi de Suéde, force le Roi de 
. Dannemarc à rendre judlce ^u Duc de Hol- 
. jftein fôn Beautrere.II. if^-. H marche au 
fecours de Narva aiTiegé par leç Mofcovi- 
tes. 158. Il faijt.lpverle Siège. Uîd, Ses 
conquêtes en Courlande» i6«. Il demande 
le detrônement dû Roi Augure. }66,,Vic- 
.. toire- qu'il remporte. -166. -11 efi: cru m<»t 
dans l'Europe, i^/^. II défait les Saxons à 
Pultii(ch. 170. Il prend d-alTaut la Ville 
de Leopold. 177. Il affifte au Sacre du 
Roi Stanifla6ri78. Conclut un Traité a- 
' rec ce Prii;ice iéU. Il pafle en Saxe. 181 • 
, Conditions' auxquelles il offre la' paix au 
^ Koi Aiigyftp. 183. Contributions qu*iléxi« 
. • ge ^ans r^êâorat de Saxe. i^i^. U quit- 
. te la Saxe. 187. FourfuitleCz^r dans 
lès Etats, ihid. Se faifit de Mohilow.; iSU. 
Met le Siège devant Pukowa. 190. Il eft 
blefle iéid. Il livre bataille au C^u* .& cft 
, r^éf^:. 1^1^. ^ /*ft;; • / .-• 
ÇhatiAk-neuf ÇAhhé c^e). envoie ch Pologne, 

5c pourquoi, II. 12/. ' ^ » 

Cbevéilier^ di St. Je^n Ve 'feruptltm,' ' Temfi 
auquel cet Ôrdrç fû^, établi. I. , 94.. . Grands 
biens qu'ils reçoivent àe Henri Duc de San- 
,, , domir & àe^ JUublin. 1 08. ; 
Chevaliers JPcrtezglaîvè , leur origine. I^ iij. 
^ AçcroifTement de cet Ordre, »i4, Inçorpo- 
j tés à rôrdre des Chevalier $ Forte-çipiz de 
' IPrufie. & pourquoi J^/Â 

CpHtf" 



PRINCIPALES MATIERES. 

Ckoufi^Hi. Volez Swiiû: 

Chrijiinê Reine de >^ede fait un Traité vree 
LadUlas Vi , Roi de Pi^logne, II. ^9,, . 

Chciftint ferpme de Vladiûas ï 1 , foi^ ambitioa 
joi. loi. Çonicil qu'elfe donne ^ fon Ma- 
ri. 101. Sa cruauté. 104, Elle eft dé poui^ 
\éc de fes Etats & renvoïée en Allemagne. 
106. » 

Clément lU, Pape. Voïêz Gib^rti 

ÇUment V accorde avx Polonois va Bref :fa- 

. vorable coqtrc les Chevaliers Teutoaiq^e«. 
I. 146. 1.4.7. . 

jÇUment VU eft élu Pape. ï. 1/7. Il fe retire 

, à Avignon. ik.id. 

Concile de Conftance nieoagé ps^r les (bins de 
l'Empereur Sigirmond. L fSi. 182. 

Cfincuhims, Les Prêtres Polonois ;a voient dos 
Çpncubines, Se leurs enfans fucccdoieat à 
leurs Pères comme légitimes, I, 1 26. 

Sêj^dwin. (le Prince) Sobieski enlevé par or- 
dre du Roi.Auguûe. IL 173. 

Conrad Duc de Suabe élu Empereur par que^ 
^uefl Eleâeurs. 1. 98. 11 eft vaincu par Lo- 
thaire. 99. Il fe deûfte de Tes prétentions, 
Se reconnoit Lothaire. îHd. Créé de nou* 
veau Empereur après la mort de Lothaire. 
loo. Il dépouille Henri Duc de Saxe '8c de 

. . Bavière de les Etats. Ufjd^ Il entreprend le 
voïage d'Outremer avec un grand nombre 
de Croifés. 1 07 . Après l'on Tetour il entre en 
Pologne. i^iV. Sa mort- 108. 

Conrad fécond fils de Ca^^imir IL ell déclaré 

Duc de Mazoii:ie Se de Cujavie. T. 124..': Il 

vient au fecpurs de^Lock le Blanc pour 

s'oppofer aux entreprifes de Suaotopelk. 

- 119. 11 prétend au Trône de Pologne. 151. 

' . :il fait jB-iionnier. Henri le BairtkufQn Ct>m- 

1 ' . pctiteur>jiW. , Il levé dcsf Troupes pojir at- 
taquer Bokflas y.. V « ;i* . R f'jçmfarçj des 

^ . l^mo lu K * ^« 



TABLE DES 

Dachés de Cracovie & de Sândomin iM. 
11 eCt battu 8c côntrûint de pishdre la htu 
te. i|6. Les mecontens l'appelkeat à leur 
ibcours. 137. Il eft encore battu Se prend 
lafinitek 138. Sa mort..i^i/. 

Cffnti (le Prince de) prétend à la Couronne de 
Pologne. IL m. OppofHwnfe fta'il rencon- 
tre, tbid, éi^ fuiv. Son portrait. 128. Ac- 
clamations des Paktînats enià âivear. i^j. 
Son él^^on. 144. Son depatt de France. 
téifi. Son arrivée à Dantiic. 14^. Gcmfé- 
^ération en fa fareur. 149. Sbti refour en 
^nce. if\ . 1) perd un grtrtid' nomfcnre dé 
ies DomefHgues qui furent pns par- les Sa* 
^ons. ihié. Ses Let(its iu P!rifiiat ac à k 
République, rbid, 

Ceffti^MtSf iMr origine, leurs mopurs. I. 146. 
Irruption qu'ils font tïi Tértâ-ie. iL tt» 

t>a€ovn, pafr qui bâtie. I. :J. . 

Cfafoikt{]e^ti) GemittioflMiie PolîMib!» eft en* 
voïé en Frante , ê^ pourquoi. I. 21^, 

Cfèifadei. Ces pieu(^ expedftiotts liietteirt 
toute rSurope en mouvemerit. ï. 9 j. In- 
digences qu'on act!ordoit aux Crotfés. iàU. 
Quelle en fut l'oceàiioii. ièU, Nombre de 
ceux qui prirent k Crohi êc paillent en 
Orient. iM. ChePde cette expedkioil'. hU. 
(Avantages que les Papes 6c lés R»^ en ti- 
Toiettt. TêfiL TeflM- auqiicl le» CHÀfés en- 
trèrent dan» k Sté. Ctté. 94. L'Armée li- 
vrée aux SarWTiihs^. top Gmid noitftene de 
ceux qui perin^i^t dans les cooibuts. loê. 
SàkdiR* fè renti tIMitK dé Jeraûlem. 121. 
Nouvelle Crofftde. ii^iL ^^veaux «Â>rts 
four recoiiqucfir k Ste. Oîté. iM, La pcf- 
te ra?age les TtolipW Gteétieime^» 122. 
Leurs diwfions achcvéflt dé ks détruire. 
ihid, Oti rend i Sakdfn totteS'Ies Piices 

^ ... ^1^ 



PRINCIPALES JlATIfcRES. 

CfHfvicH, Ville y par qui elle fut bâtie. I. 9. 
Elle u'efl plus connue que par. fon ancienne 
réputation. lo* 






DAbkowka » fille de Boleflas ï>uc de 
Boi^sie élit etnbraiTer la Religion 
. ChiétkiMq «tex FolotHM» 1% 141. A quel* 
k» cooditioas elk. voulut épouier Miecila$| 
tkid. 
Z>4nMr^, par qui bâtlei t. I. 
Danxjti (Qharle de) laiHe en Pologne par HenH 
lideÀTaiott» poar iàiit à la RôpubKque les 
j€jpcufts do Xlepart de ce Prince. I. 223. 
Démétritu fik de Théodore Cïar deMofcovîe^ 
^IL^u rA^^né par. Boris. iij</. 
J^émétflmsi ' £Hi3f Démétrius qui paroit fous 
k nûtn-du précèdent de fe dit héritier de 
K'Asmà^H^ II. a^r. 1) reâèmbloft en tout 
. aiil vfiap Ûénifét{itt$« 14* xf. Soutenu par 
les Jefuites. ihid. Il «ft introduit à la Cour 
.' de P«dcpgne4 iM* \\ petxt une bataille. %6\ 
Il fe rekves ^ k foriune fe déclare pour 
Wài %6*' 17. It pardonne à ceux qui vou» 
'. kiieot Iwafiinv» 1^7. L'Arooée ie déclare 
. poor* lui.' *f . SoA enifétf dans Mofcou. ^. 
Sa conduite à l'égard ^ les Sujets, imj, 
'-Stàïxtni^B^. )f« 6ti QôfifpÎK coirtre loi • 
îhid*^ tleft tiué'. 3^. jugement far ce Dé- 
'^ûnkpisSi '^if.^i^^ X30inm0nt fon cadavre 
fut traité par ki Populace, ihid. 
T>ém0mnsy tit^ifietiie Dé]»étritf6 qui & donne^ 
. pour le piiéâSdeitr^ II. j jr< 
MmétriuA^nfi^'èts freiw de Jagéllott eft tué 
daai >itB â«Ktibat' comité ies Tartares. I. 
-.1^1. •■ •■ . '■''''.. 
:D0mmfiitp^Bmé9tt dePofna excitt des ditir 
fieits d«n& fai, Haute* PolçgneJ. »(4. \ 

K a E. Er* 



<. , 



T A B Ir E D E s 

E. 



ERncst (l'Archiduc) arpîrant a la Cou* 
ronne de Polognçrll. g. 
JSffUves, Guerre contre les Eft laves dcFolo* 

gnc. \. 6j, Voïcz Femwif Folçn»iJe3. 
tienne t Duc de Hongrie, préféré par le Pa* 
. pe Benoit VII à Micciks» £jc pourquoh I, 
1/. .' 

FEMMEsPoLoKoisesquiépouifnileiirs 
^claves, Se pourquoi. I. 67, Jaiooiie 
ûuc cette entreprifc caufa à. leurs Marir* 
iW. Elles encouragent leurs .viU Aji^& à 
. prendre les armes. 68. Elles fe.battcfucwi* 
tre leurs premiers Maris. ihU, Suites â* 
cheufes de cette Çç|?rrç«. ^p. l>e« iiiiJIirr^ 
de femmes font égorgées par orxlrQ.du RÎoi* 

ihid. ;î 

JF/f»?/»^, favori d'Augufle Eki^euc4eSaj(e,& 

enfuite fon premier MinijUrc. 1]« ii8w ^ 
Jlim'mg (le Chevalier) pj^rent du précèdent t&, 
envolé en Pologne (ie ]:% part de l'Eleâeur 
& pourquoi. IL 130, Argent .^u'ili^iUlri^e 
aux Polonois. 131* . _ . 

Jmdtrtfmtx. Roméii»^ fils d\i Patriar<:bc:'I1uSDi^. 
. dore eft élu Czar de Mofcovic. II 436..;!. 
Tçréts^ elles étoient Tobjet du cuite^ rdes I«i« 
' thuaniens. I; 1^5:. 

'Srédiric 'BArbvrùnfft élu Empereur. I. «09. lî. 
redemande le ratablifTement de VJadiiUs II» 
* Duc de Pologne. ïbid^ Il entre en Polome*. 
' avec une puiffante. Armée. i^/W. il obtient 
ce qu'il demandoit. 1 10. Il reconnoitI'^«- 
tipape Viâor IV, flc Iç fait cpnfirmer ;%a 
Concile de Piiè,^^i^, II.£^t encore iJire 

... 4cux 



PRINCIPALES MATIERES. 

deux autres Antipapes^ ihid> ■ Obligé de dô- 
n^ander pardon au Pape qui lui mit le»pîeri 
fur k Gorge.; ihidl 11 fc rend en Orîeiït 
pour reconquérir la Ste. Cité. 1 2 1 . Il ft 
aoïè dans une rivière d*Ariaeûie. 1 ii. 

G E DE ON Evêque de Cracovîe , remon- 
trances qu'il fait à MiecÛas III. I. iit5. 
:G€iff»/». Grand Maréchal de Lithuanie hit zC- 
iàflîner le Duc Vithene, I. 160. II ufîirpr 
te Trône 8c feiflê la Couronne à fcs enfatw. 
. ' *r/; ' . ^ • . 
Gw/5* fils de Bêla* Roi de Hongrie. I. 61. 
. Geltifà W eft éiu Pape uns le confentement de 
rémpereur. I."94. Il eft obligé de fe reti- 
rer en France, çf. Sa mort, md, 
Girard Evêquc d'Eichftat eft élevé au Poatî- 
, ficar. I. 49. ^ 

Cernia Epoufe de Théodore Czar de MoCm 
covie. II. SI. Le Czar lui laiflâ l'admini& 
' tratioh de iès Etats, iéid. 
Ùihert Archevêque de Ravenne eft fait Pape 

foiis le nom de Clément IIL I. 7b< 
tàiile di SQâiUe, Abbé de Lille ,envoïi en Po^ 

lozne. I. 120. 
ijod^oi Duc de Bouillon 8c de la Baile Lor- 
raine ei): élu Chef des Croifés. I. 93. Pre- 
mier Roi du Roiaume de Jerufàlem. 94. 
-jBrttck, Les Potonois le- chbîuflènt pour leur 
Jloî. I. j- Ses belles qualités, ibid. Heu- 
reux dans les Geurresi qu'il entreprit, ibid, 
' Chéri de fes Peuples , 2c redouté de les 
Ennemis, ibid. Il bâtit Cracovîe. ibid, La 
Bohême fe foumet à Tes Loix. ihid, Tems 
auquel il a regn4« i^id, 
Craek, fils du précèdent eft tué par fon Fre- 
* 1P« I. 3* 

K } Gr^ 



T A B L E DE S 

Cfêgrirê.yi , Aachipr^t^ ^ l'Kglift de St. 

Jean Poru^lAtio^ e(l fait Papç. l. 49. 
0r4^0r# Vil, ?9iBpt. Voifz fiiyeàrsnd, 
etêgwi Vimct de Wlg^MDirow ^ de Cbelm 

^wn$ i» Q»&n % SplelUis U ,, Roi de 

Pologne. I. 64é. 
Brifhini veuve de . Leck le Noir cède (es 

ics Droits i Wenceilas Duc de Bohême. 

€»fttkvê Ajolfhê 61s de. CWle de Sud^iqa- 
w eft élu Roi de Suéde. II. 44. Il £ut 
vue irrupttoo ep Livonie, J^ii. ; 

««S/i^f (Cbirk} Hoi de Sucde deVlase la 
Guerre â la Pologne» II. ,éi. Ses caftqaè- 
tes. V^y. 4ii* ^^. FaÎc uâ /&iftité avec 2e 
Mai^quis de Biandeboufi;* tf^ Lt Daxnur- 
SBorc & la Uollattie lui déclueot k Guerre. 
64.. li eft déMt. ^1*. 

QmM»0mê IK Pue d^Aqyîuine recoaaok le 
Fape Innocent après avoir eqibra0e le parti 

. d'AoacioC. I. 98. 

:fi0fif6M^4 iRoWrt) etyv^e &o frère. Roger à 
k conquête de k Sicik« I* 71 • U vicat au 
^co9r$ du Pipe qui étoit Jdfiegé par ks 
Tr^i^pef de TEm^einBur i^ià^ 

gne. L aao. 

H. 

HE9WIGI fsbime^iimriiaBarbiiOiie 
de Sikfie..|. i^i. fiile 4pâa» k paix 
À k Pologne, t^t.: 
Ued^igt féconde fille de Lonïé Rbi :dft PbIo<i 
gne «fl éiae Reine. I. if 8.' RecHereiiée en 
. markge par Jagelbn Duc de LitUMbie. 
ifp. bile refufe d^abonl ce parti 6c Piiecepte 
eafuke. 160. 

. Men* 



PRINCIPALES MATIERES. 

H0»ri furnoainié le So» eft élevé fur leTiûoe 

de PQk^fie« I. i|S. Sa mort. 1^9. 
M^ri II £ Vtklftis eia Roi de Pologne. I. %%il 
Son départ de France. iM: Couronoé à 
Cracovic. 3^t%. Son portiait. i^M^, Son se- 
tour 9n France. 2t$. Il ^it smx Stigneait 
PoloQui«, iéfif, S« mort. «24. 
Ht»fi m, (rEmperenr) entre dons Rome, Se 
dépoiè une troupe de Papesî.1. 4.1. llaom« 
v^t au Pontificat Svndeger qui lui donne la 
Couronne. Impériale* iM. Sa iBort. 49. ' 
Henri IV, fils du précèdent cft fait Empereur. 

. I- 49. Il trouve nuQvw qu'on f leye Ale^^ 
sandre II « la Papautéw 70. Il nom me lut^' 

. même TErêque de Parme, i^/. Il«â^e« 

. ff^ii 6c exconvmunié p«if le Fapff Qg^^ffatc 
YU. i^W. lUntte en kaUe, fie arficge Gic- 

: goire tbns le Château St. Ange. thid. li ^ 
chafTé par les Normands. 71. Il eâ dé- 
pofé par le Pape Urbain II , qui iùt ëàm 
re Ton fils en fa place. 8r. Sa mort* 
itU. , y. 

Henri V Empereur fuccede à Henri IV Ion 
' . Pçre. I. Sf . Il entre en ItaUe avee vue Ar« 

. niée. Hid. 11 fe f^^ du Pape f^fcal II, 
fi( le fait enfermer. Uid II fe met «tt Hbcr* 

. té êc en roqoit' k Couronne Impériafe. M. 
Il eA excommunié par ce même Pape. ihiJ» 
Il entre en Pologne avec une Armée. 88. 
Il ravage toute la Stlefie. 89* Il aHîege 
Glogow. 89. Ce qui ic p^fla de i«marqua« 
h\e a ce fi^ge* 90. O" ffi^- I^ oft dtfiiit. 9*« 
Il fait k paix avec Boleika III , Roi de Po- 
logne » & lui donne fk ffcur en .ipariage. 
i^/V. Il efl excommunié par le Concile de 
Latran. 94. Il rcfufe de reconnokre le P«« 
pe Gela^ II > 9c fiùt faire une autre Elec- 
tion. 9f. Excommunié da- nouveau par le 
Concile de Reims. i^J, 

K4 Heni 



T A B L E 'D E s ^ 

JOêuri Duc de Snc & de Bavière, deponâM 
de Tes Etats par TËmpereur Conrad. I. loo; 

Benfi X)uc de Sandomir &; de Lublia, fils du 
Duc de Pologne Boieûas III. I. ici. Part 
qu'iJ eut à ui fuccefiion de fon père. îM. 
CkaiTé de Sandomir par ion frère Vladiflas 
II , & affiegé enfufte dans Pofnan. 104.. Il 
paàe en Orient te fe rend à jerufâleni. xa6. 
Son retour en Pologne. iMJ. Grands biejis 

Îu'il donne aux Chevaliers de St. Jean de 
ernfalein & aux Templiers. Ufid. Son ex* 
pedition en PrulTc, îii. Sa mort. iig. 
Hem le Sarè» Duc de Silefîe vient au fèt 
cours de Leck le Blanc. I. 1 29. Il court 
riique de perdre la vie. 1 ji. Il prétend au 
Trône de Pologne. i6id. Il cft fait prifon«* 
' aier par Conrad. iéU. Il fe défifte de fès 
prétentions, dc^arde néanmoins le titre de 
Prince de Pologne. 132. 
Uenri de Bavière y (l'Empereur) fa mort. I. 28. 
>. Mis au nombre des Saints, ibid, 
Herbort. (Nicolas) Oh lui donne la charge de 
r Génâidat.II. À. 

HUeérund, Moine de Ciugni » perfuade à' 
Léon IX' que fon Eleâion n'étoit pas ca- 
nonique. I. 48. Il efl ^it Pape fous fô nom 
de Grégoire VII. IJ excommunie TEmpe- 
reur Henri IV & le dépofè. 70. 11 eft af- 
fîegé dans le Château St. Ange par les 
■ Troupes de l'Empereur, iàul, Ilappellc les 
-Normands à fon fecours. 71. Il charge la 
. Pologne d'un Interdit général. 75. ' 11 ex* 
• communieBoleflais II. 74. U défend à l'Ar- 
chevêque de Gnefne de iacrer un autre Roi. 
78. 
HMûre II nommé à la Papauté par l'Empe- 
reur Henri IV. I. 70. troubles jquc ià 
' xnevt cau& dans l'Eglife. ibid. 



I 

PRIîfcfPALES' MATIERES. 

iùês (Jean) condamné aj» Concâc de Conftala* 
ce. I. i8f. Son fuppHce augmenta les trou* 
' blés ea Bohême. 183. 



JAgellon Duc de Lithuanie ravage la 
' Pologne. 1. 1^6, Il envoie une Amba{^ 
&de aux Polonôis pour demander Hed- 
wige leur Reine en mariage. 159. . Propo- 
iitions qu*il fait à ce fujet. ibid. Il obtient 
{è demande, ifç. ,Son origine. 160. Il 

* tâche d'accabler Kieftut fon Oncle. 161 • Il 
unit le Grand Duché de Lithuanie au R6« 
ïaume de Pologne. 163. II s'oppofe aux 
entreprifes des Chevaliers Teutoniques. tù^, 

' Il travaille à la cbnverfion des Lithuaniens. 

ièiJ. (^ fuiv. , li détruit leurs Temples. i6f« 
. & leur donné des Prêtres 166. 11 fiiit k 
"' guerre aux Chevaliers Teutoniques. lyj. Il 
^* court riique de perdre la vie. 177. Ses ioîns 

pour terminer le Schîfmé de rÈglifc. 182. 

Les Bohémiens lai ofFrent le gouvernement 

de leur pais, 184. Il le refufè. iM* Sa mort 
- 188. 
Janfin (Fourbîn de) Evéauc de Marfeille. II. 

• ^3. Part qu'il eut à rele^lion de Jean So» 
bieski. II. 89. • . 

yandt&h de Gedîmin eft dépouillé de fa Prin- 
cipauté. L 160. ï6i, 

J^nromirj fils cJe Boleflas Duc de Rohémc, at 
liegé dans WifTogrod où il eft fait prifpn- 
nier avec fon Père. î. 17. Après s'être rc* 
tiré dans le Cloitre il reprend Thabit fccu» 
lier, ^x. Sa conduit blâmée par le Duc 'Gra- 
tifias fon frore. tbid. U ie iàuvc en Polo- 



T A B t ï: D E 5 

afpire 9 'U SQUvei-aïQcté de Kioyip. ^. 48. 
Il s'empare de cette Vil^ & deç Tr^ipi'^ ^ui 
y croient. 2^/ Il eft bat tii par Tes, frères. 
tbii. Il repare fes pejtés. 19. 11 rnet Stian- 
topeclk en fuite. éU, Il eft défait par le 
Roi de Pologne. 20. Il difpute le Trône 
. à fon frère. 21. Il trouve de npuv,e:;iux {«^ 
cours dans tes habitans de P^ovo^r^d.* 2^. 
Déroute emjere'de fon Arnife. %r.' IJ fk 
feni.ct l'année fuivânte çn campi^gijç Je "jlé- 
frit fbo frère Suantopélçk dàps ç^ux jbf tail- 
les. 14. 1! eft vaioicu à foft totjr pr NJièc- 
flas. if, & par Boleflaç Upi de t^ol(^^ 
27. 11 force les Frofiticrcç de Pologne , & 
prend ouelqaes Places. 19- 3 <^. H niet jtput 
â feu 8c à fàng dans la Ms^oyie. ^5. 
H déclare la Guerre à rSmpecçpr Gfee. 

• 4». 

?9én HI, Roi de Sjjede*, iamprt. H. 14. 
M»XXII,ftLpe, adrefle au^ pQloaQÎsw Biref 
Ç>Qr informer coi^tre TOrdce 4e$ CiiAV^U^j^rs 
eutoniâjies. I. 14,7. 
J^«»XXIfi, P^pc, eft contrôlât d'abdiq^icr. 

I. iSf. 

yi-urt !^M«rr troîtietnc fils de Ca2.înîîr IV eft 

. élu Roi de Pologne^ \f \^'j* {] déçls^rek 

puerre ^ux ifurci. i^/^/^ jèles^W^t. iif9. 

*"' Sa mort. ii/i. ■ - ' • 

Jtrt^éilem », (le Rpï^m« (tJjB) tçn(is ài?cj^.cl îl 

* prit nahîlnce. î. 94. . . 

tunùcent eft recpnnu ï^fc dapslê 0)nçîle d'E» 
Umpe. I. 97. èç p^r TEmpcirCiir LoÙuUf ^ 
ccrtïônej Cfwliijpa^ S8* 



rK 



A^ 



PRINCITAÏ^ES MATrEKES;. 

K Ai BAN un 4es CajMUinQs des Tartufes 
ravage la Cujarle éc le Pabtkiat de I^ti'r 
. cicL L j 34« 

JIUtrJt»Mnflapha Grand Vizir vient mettris le 
Skgc devant Viciinft. II. p4. &fuiv, 11 e^ 
. obl^ de fjs retirer, of^ (^ fiih. Fauica 
.qu'iTaticc Sièçe.im 
Xitftut fait prifonnier Jagellon Ton nevei|. !• 
. i6u U eil ariilé M-ïnAfïie par j4gellofU 
r6i. Il efl maf&cré. ibid, 
Xmieinulu Ce^^i de» Co&qufta, fbti priginc» 

IL n. 

KmagùjMf (la Cotntç^ 4e.) eovoïée par k; 

, Roi AMgufte auprès de Chark XII Roi de 

Suéde* IL ilS). 
Xoribut frère du Roi Jagellon eft tué dan$iUHP 

liaaiijb ct^firQ Taoïenou I» 1 7». 

L. 

LAdisl^sIII fuftHNnnitf £jAf<lr> petft 
Doc de Cu^vie fie de Siradie, fe 6ic 
. élire Prfnoe de Pologne L 138^ 11 ne peut 
.& ibtttenir. i^;^. Hed fait R^ de Pdpgne 
6c chaire peu de tema apiès. 14^ It elt 
■appelle; I44« Il entre daat le BmadclNiwii^ 
. .|t ranee les Terres du Marqub VÈaldemtr.- 
147'. n défait les Chevaliers Teutoniquoa, 
fie ne profite pas dp & vî^cbd* 14JU' S/^ 
ip^rt. \4iSh Son'éoffi.iéid^. 

tmiifin \r .fila de JageUôo fucccde à Ib» P«fr«. 
I. tSa. S eft au S éitt Roi dtf Hoopi*.. 
«£/^ Déclare 1» GueirraMflG. Tançai- féôC 
Suites qafént çettp (pueusK» afifu Sft.flMfi^ 



T À B t É O É S 

tâdillas VI , iiis ^îné de Sigifmond III dl éhk 
Ctar de Mofeovie.ïi. 3Ô. On confpire 
contre lui. iM, Depofé. i^iJ, Ëla Roi de 
Pologne, iéhi. Viéloîrc quil remporta fur 
-les Mofcovitc«. 49. Fait un Traité avec 
Chrifline Reine de Suéde. 5*0. Sa moK. 

laMJlas fils aîné de Cazitnîr IV eft élu Roi 
de Bohême, f. 104. 1) Ce rend à Prague 
où il éft couronne, i^ft^. Il efl alfendonoe. 

X^m^erf .fils de Bek ^oi de Hongrie. L âx» 
63. 

%Mmèirf Evèqtie de Cràcovie fuccede à St. 
Staniûas. I 79. * 

L^fA, fils de Grack. î. 3. Comment il fucce- 
da à fon Père, iéiél. Il .tue Ion Frère, iM* 
Detefté par fes Sujets, ôc détrôné. 4; 

lAcbt, Son origine»!. I. 

Ztck le Noir eft reconnu Pfiirce de' Pèlogfie. T% 
137. Son règne fut une Guerre pcrj)ctuellc. 
ièid. Sa mort. 138. ^ 

i#rilr /e Blanc fils aîné-* de Cazîmîr lï monte 
fur le Trône de Pologne. I. 114. 11 eft re- 
connu unanimement après la mort de 
Miecûas III. 128. Son regiie tnalheûreaT. 
129. Attaqué par Suântopeîk Palatin de 
Pomeranie. iàid. Sa mort. 130. 

LfiWinhaupt Général Suédois xrâportr une 
tiâoire fur k PriAce WlefnowiÀi^ îl. 

'• 177; "' ' . • •: . ( .-^ 

Lê9n IX. : Voïei Srunm.' - . ' • 

Lefzek , Seigneur Polonois, fon ambition, f. 
,7. Artifice dont il fe feft pour monter 

fur le Trône de Pologne, ièid. Sa fuper-. 

chérie eft découverte. $hid. & 8. Il cû 

condamné à mort, thid, 
LêfiUtQ L ^oiez. Btztmyflê, 
t^Kkê It découne Tartifice de Lefzek- ^i 

- * - vou- 



» PRINCIf ALES MATVïEéRfS. 

voulolt nxoixtei: £br te Ttàaç. I« 7. Il eit 
couroooé. 8. Polonois l^eureux {ou$ fbn 
Gouvernement. Afd. Il repoollè les £nne-^ 
mis del'Ëtiit. Aid. Scs4>eues qualités. ï&/4£' 
Il D'oubUa point Con ancicnfic condition.^ 
ibid. Moïen dont il fe £ex?oitpoux ie ga- 
rantir des atteintes de l'orgaeil. 9. Conjec», 
tiue fur fa mort, i^irf^. ^ 

LefzÀo, Itl , Fils de Leizko II i Tuccede à foQ^ 
Pore. L 9. Ses belles qualités* ibid,^ \ï 
donne du fecours à la Pannonie. ibid. Il 
ne laiiTe qu'un 'Fils légitime: & un -grand 
nombre de Bâtards, tbid, Provinces^ qu'il 
donna en Soviverdineté à fes Bâtards, Hc à 
quelles conditions, ibid. ^ 

Lefzka IV, Fils d« Semovit, cft élevé fur le 
Trône de Pologne, I. i^.. Il ne fit aucune 
aâion /à*échx. itfid, 

Ltvems caufe une Révolution en Hongrie. L 
47. Sa mort, ib^d, • 

LlJiw»ioUki (Martin) jiommé pour aller en 
Suéde chercher le Roi Sigifmond. II. 6. ' 

lêrrmm (le Prince de) afpure à la Couronne 
de Pologne. IL m. 

Lo$haire (l'Empereur) reconnoitle Pape In- 
nocent. L 98. Viâoire - qu'il remporte' 
fur Conrad. 99. H reçoit la Couronne à 
Rome, ibidi Sa mort. loo. 

LfiHÏs Roi de Hongrie eft deiigné Succeilèar 
de Cazimin lU Roi de Pologne. L fy. Il 
. fe fait élire ua Succeilèar de fbn vivant. 
1J7. Sa mort. 1^8. 



K7 M. Ma- 



TASLB nés 

M. 

MA H u I L fimpcccur d*Oriciit Qmpoifoa» 
ne OAC fttftie <ic r Aimoc ChrBdftnnc » 
.^ comment. I. 107. 
hLfur^mnte fcmmf do Comts Nicolas de 2«m- 
bocun eft la feule PoioQoiieqai reÛB â<idc 
àr^a Mêrn I.^^^ 
Jftfri« Sa:uF<le Ji|fo6as Duc de IVudie firint* 
rie Avec CaaimiD 1 , Roi de Poioçae^ I. 
41^. 4|, £Ue quîM^ le Rit Grec, & f&it 
r^ïtérer les cériaacmies de foû Bâteme.. 

Manin V élevé à la Papauté aprèt la dcfad» 

rioade tcois Papes. I. tSa» 
M^Jlfn ,. ûts entDeprtfes. L. 34. Il eft vain» 

eu. 44^ Il trouve.ua aille «nPlrufl^, Se rèn- 
.rr« dam la MaziMik* iéiJL II eil défait iiae 

fecoode fois. i6U» Sa mort. iàU, 
AM^kùts (rAiiphiduc) prétendant^à la. Cou*- 

r^nc de Fobgoe. IL 3 . 
àfémimihn (rfinopereur } élu Roi de Pologne 

ea même tenis que Battori. i* ajtf» Sstt 

.mollit X74' 

iùt^mUii» afpîraat à la Couronne de Pblo- 
gae* !!• g. Son Ëleâ>ion; 5% 11 s'-avaoce 
▼ers Cracovîe. 7. » Il cA battu par 2iamot«» 
ki, i^ii»^ ^Vaincu^uae £ecoade rms, le fait 
prifonnier. & Il trdte pour fa liberté, ro.. 
.Coaduk fia Jblfléie.|^uU0s Troupes Polonoî» 
fcs. i6iJ, ... 

MieeJl/tSrl^c de Pologne fe fait inftruire dc»^ 
vérités de la Religion Chrétienne. I. 14* II' 
devient l'Apôtre des Polonois. îM II de» 
mande la Couionoe au Papp. i/.. Sa mon^ 

H^fjbi^ II, fil» de Boleilas Chabffj», fuccedir l 



PRIWÇIF'ALIS fyfATIf RES. 
Il entre en Ru0k.ayfC 1^99 fl^mh^^^s Ar- 

idutcfUslll, dit /* Fï^«J!P-D*iQî<J« P©&wiic» 

& FiUdc Bolefla$ III. I. loi. Palatinatî 

dont il hérita aprè^ ia mort de fon Pcre- 

réùl. Afltegé dans Polhan par Viadiûas II 

■ ^ FfiTff iitjfté. -i^''* '9^T^ «i#ï:«€€ iv|5c Jp^ 

: 4f la'i49 r^iftc dp l'Rmpefeiwr. Fféééxic ^Sajt. 

berouffe. ito« SOR Çftflf$liîtioo «»: Frttdè» 
n r. Ekvé iùr le Trône de Pologne. 1 1 /.. 
Pourquoi fumompar le Fif«Ar. iSid. Il 
trompe l'attente des Peuples, i&id. Se livré 
-. {^ui ve^li^ à tfiwfe*«P iPavori. Wi/. % 
gri^k^ p^^Ti^n pcM^r 1» Çfaail^. i}^ Il eà 
- jAspfrfe. liM' 9tr efifcwç pour r^meitter fur 
îe'TRtae. ï W. Il ft fi>«ilic <b» Cïwro- 

il fe trouve expafé. nf. H s'emf^treldc 

rentre. i/nV. 3a ra»rç. i^<^. 
ifinê^ Dop d'Oppokn en Slf^fe « FiJs de 
, yfedîa%$ II. L 1354,. S^ prétfitttifMi» « là 

Couronne, tbid. . .' - * 

^tecfit^sy Fils de Zaflas Dde de Ktôvic , fe 

tend maître de cctç^ Ville avec le fècours 

des Polonois. I. (So 

.1'.* Sft ç^pfeyQ îfc^Mft de iewF Pk«. ( 

^cmluc (]tzn) Evèquc de Vsâwwre cA «n* 

dete«» 



T A B I- E f) E S 
decatnme to Polonofs à choîfir Henri âe, 

Valois pour leur Roi. 221. * 

Ufcûvie, «tat de ce Paï«* I. 208. é^fuitn' 
UfetjUtm (Romain) Duc de * Wladif«i«>w^ 

fait une honteufe retraite après fci bataille du 

14o2gawa«I. 12^. ' 



N. 

ËuBouiiG (IcPnnce-dc) préteodà /a 
Couronne de Pobgàe. IL x2i, l\ €c 
troure fans s^gent* ift6. • . 



N 



o. « 



»J 



OÎ>« s c A L c H I (Livio ) Neveu ^a Fâpe 
Innocent XI prétend à là Couronne 
dePtiIogne. îï. 116.^ Sélofïfî^s'^nagfrtfi^ 
ques. ihU. ' 'Railleries à ce fu)fet / iM:- » 
Ùlgtrdë^ un des Fîfe- de <!>ediunfin fit Une Gîte- 
rez continuelk a«x Gker^krs X^^tonii^es. 
-■ I;- \6\. ? • j .t'y.- . .1; .•• 

Of «irnÔAr^tarofle de Nowcmîe^)*ski pfétenH à 
la Couronne de Pôloigile: H. iiï. - ^ 

Oir/«»IlU Empereur», vi^nt en Pologne»; «e 
pourquoi, 1 . 1 f . Son âlliàice ^yee Bdeûas 
Cfcabry. -16. * ^ ' "- 

PA c « V • ( «laiïiiBâtî }^ Pila^î* dtf ^Wif^k î 
viaoire qû?il remï>o»tcs» fi» tes J^éfc^i* 
tes. I. 2t6. -I 

Pi^<?«/il, Pàpei eft IreHféni'ë ^dàfîs \thé Voï. 

tereflè du Mont Sorafte. I. 85-. Il eft' mis 
.: ctt:libcité„ 0tf dotne la CWfronnè îînpérit* 

le à Henri V.>8tek Ji^xcotnittuniè tetEtn- 

J^l4» ii'âvâfw^â^sfViiibiflUiiir <lè4'iitip^ 

-- i» rcur 



PRINCÎFALIS MAtllRES. 

teur reçoitua aâroBteB Pologne, Sc|)ôlir« 
quoi. II. 133. 

fatkul (Jean Reinoid) GcatittiomiDe Lfvo« 
aicn, ion Hiûoire &,ùiûu maXhtwenéè^, II. 
185-. i8d. 

Tbilippé Augufit Roi de France. L %%%, Màa<» 
-vais fucccs de fon voiage en Orient. 
iifid, 

Tiafi, le plus jufte 8c le plus charitable de 
tous les PoIoDois. I. 11. Anges qui vien- 
nent loger chez lui. i^U. - Il dft tiré de fa 
Cabane & élevé fur le TrAne. 13. 

FiSrac y danger qu'il courut en quittant la 
Pologne, i. 123. 

PJ«rr* de Léon élii Pape. I. 97. Le feul Ro- 

-.ger.Doc de. Siciie perfiâse dans fon obe* 
diance. 98. 

Tierré^ Comte Danois, s'oppofeauz préten- 
tions ambitieufes de Vkdiûas li. L 103. 
IP4. Il eit enlevé au milieu de Breflau par 
ordre de Chriiline femme de Vladiûas. 
1 04. ËUe lui fait crever les yeux Se cou^r 
la langue. i6U* 

P/rrrf , Fils de Gttiliaunifi dUC ie Bourgogne , 

- monte fur. le Trône de Hongrie. F. ^y. 

Ses débauches, ^àid* . Il cfk dépoâ^* 46i II 

• raflcmble des Troupes , Se remonte fuc.le 

Trône, iùid. On confpire contre fa vie 

îùid. On lui crcvc les yeux 47. 

TUwen , Grand Maitre des Chevaliers Teuto- 
niques. I. 179. H cherche à réparer les 
pertes de fon Ordrjï. iBo. î 

foltgnac (l'Abbé de) Ambaflàdeur de France 
en Pok^ne.II. h8: Il travaille fcçrcte^' 
~ ment en faveur du Prince de Conti. ihid. 
Difcours qu'il adrefTe à ce fujet à la Diète. 
1X1. ix;. Oppoûtions qu'il rencontre. 
ibid, é" (tiiv. On écrit à la Cour de Fran- 
ce pour taire échpuc &a projet,. 12^.. Op 

tâche 



TA6L« DES 

tiche de Toigagcf: à con&obr à V£l«âk>ii 
de TEleâcur de.SaJce. i ^4. U fe plaifft des 
$eigqeun Fobôois 8c ics rengtg/i. ibid» 
DécWation qtis lui font ces Seigneins» 
146. 

iM^vfiUi Leur pnimier Brittce. I. i» Ils f« 
I^iTcot de la tUaDsie de leurs Rc^s. 1. De- 
mandent l'abolitign du Gouvernement Mo- 
niurciiique. iM. Vis ëtahliiicnt une Répu- 
blique. iM. Changent de ncMiveau ki tor- 

. me de leur Qouvemenient* & fe choifiC- 
ient un Roi. ikid. 8c y Ils fctoument au 

. Gouvernement Repu Ulic^in. j*. MaUieiur» 
que leur caufa ce nouveau changement.* 6. 
Ôelims de toi^f ces maux , âc cofBnDCBt. 
iké^. &/iév. Hs £è /îbnt Chsetiens de hfï- 
fent ieurs Idoles. 14. if. 

101^1 I. Fils de Lcii&ka UI mfinte fur fe 
Trône de Pologne. I. 9 II étoit pactâ9ue 
9c iàns ambition, iéid. Elans oueUe vue il 

. fit Ja Guerre, iéid* Où il cransteca le Si^e 
de a Priacipfiuté. iiid. li fait bitir Cr^iff i- 
.cie, ihid. 

Icfàd {\ , Fils de PopielL I. 10. Comment fe, 
paflk ià Minorité, i^. Son ingrasitude 
pottr ié^ Oncles, ikld. Ses mauvaises indi- 
narioas. i^d* l\ préCeote une coope em- 
poiibniiée à fes Onclas. ibid, 11 défend 
qu*on leur ?ende )ps dertiiers devoirs, ii* 
Attaqué par une Armée de Rats» dont Jl. 
ilevient It proï«, ihid, 

Tofdxdebracki (Gcoi^^} Roi de Bohême ,- A 
mori. l. i^4« 

Pr4^«^# afTiegee & prife pas les Pcjonois. J» 

ffmifUs, Vojez Vrx.emyfli, 

frtmips II eft dépouillé de fa Principauté. ï- 

104. Sa mort. ibid. 
TptmiJ[léU' Ili ftft éltr Roi de Pologtie le facré 

à Gnef* 



PRItTCIFALlS MATIERES. 

' i Qnefoc^ I* 141* Grandes «fperances 
qu'on a voit conçues de Ton règne. 143. Sa . 

Itruffe {h) rrçok'le CkrifttanifmA. I. m. 

Sile ie roTolte £c redevient patenne. lit. 
JtÊrzttm^^ iimpie Soldat délivre la Pok>gne 
-, de tous Tes maux. I. 6. Sas Belkec qualités. 

ib'tà, Viâoire qu'il remporte. 6. 7. Il eft 

élevt^ fur le Trône. tkU. Sa mort, ihid, 
Trx^fifâttébwiki • (Jean) .Gafttfian de Culm , 

travaille à faire obtenir à Augufte la Cou- 
' ronne de Pologne.. M, laS. Son cara6tere, 

lap. Moïens qu'il propofe à Augufte pour 
. feire rçuffir cette entrepniel ihid. 

r 

RAdzihiowski (le Cardinal) Hiflok« 
de (k vie. U. i y«. 179. Son portrait. 
. itid. Sa mort. U^id: 
BJtgotski Prince de Tranflîlvanie fe déclare en 
. Sàvetir des Suédois contre la Pologne. II. 
- 6^, l\ eft. défait. 65*. 
9JUX. Armée de Rats qui attaque Popiel II , 

& toute fa Famille. Lu: 
WÂinfchildt Général Suedok remporte une 

vié^oife furies Wefcovifei. Il: 180 ; 
Mich^rd Roi d'Angleterre. I. iti. Mauvais 
.■ fuccis de fon yo l'âge en Ôrlept. iiid, ' 

^Aj/f, Fille de Godeffol, Com'te Paîatm'du 
, -Rhin^ 65 niece'del'JEiwpereur-Oiton HI, 
fe marie avec le Fils de Bojeûas Chabry. 1. 
' \S. Oft lui Vdnffie le- Gouvernement de 
la Pologne. 31. Son orgueil. i^/V Préfé- 
rence, qu'elle donne aux AHemans fur les 
Poiùnoe. 9^. SUc eft e*iiée. did, Tré* 
fors immcnfcs qu'elle emporte avec elle. 



' TABLE DES 

UU, EHc fe met fous k proteâiondePËm^ 
. pcrcur. i^//. ; . » 

^0£er envoie à la conquête de k Sicile pat fbâ 
. Frcr<5. L 71. li fe rend maitré de' Pifle 

entière. sMéi . .Excommunié par Je P^pe 

Grégoire VII, qui levé enfuito i'ekcominu- 
. nication. àbid. Il jrecoanoit le Pape Ana- 
: clet. 98, & Jui fubilitue un Saccéf&aT. iârJ. 

Jl reconnaît enluite Je Pape . Innocoat qui 
. a fbn tour le reconnut pour Rdi. iM. 



S. 



s 



A L A D I NI Roi de Sirie j8c>d^£gypte affie- 
} ge Jcrufalem & s'en rend maitre. Liai, 
On lui rend toutes .ks Pkces conquifes fur 

lui. 12 2. 

S^omofi . Fils d'André Roi de Hongrie-, eft aï- 
figne pour S.uccpfTcur à.cc Roiaume. I.yi. 
11 cft foutenu par TÊmpereur foû Beaupc- 

r re. ^t. ' , ,\ 

Saignée bâtard .de ykdiflasl. I,: 8o.>8i.- Doftf. 

né par fon Père à l'état Bcclcfiaftiqae.- iM. 
, ^\fon de fon Mooaftçrc Se Ce met à k têtte 

des Bannis de . Pologne, ihd, II fe ifcnd 

maitre de Wratiûaw. 81. & en cft chafK. 

Si. Il perd une bataiHe contre fon Père* 

«}. Il cherGhq querelle À fon Frère Sbigne«. 

26. Vaincu ôc dépouillé de fes Etats. 87. 

11 eft pris les armes à la mviin,^ ihyl. On itd 
- défend rentxéq de la Pologne 8$. -11 y 
, , rentre. ihU. , Conjcâiuws fur & mortJ 

Semomijias , fils de Lcsako IV eft âe7é fiir to 
Trône f. 13. 

5/ww Fils de Pi^ft,'cft élevé far le Trône 
de Pologne, I. 13. Combien de tcms îl 
régna. /^/4/, 



PRINCIPALES MATIERES. 
SnPipt.ohjct du culte des Lithuameas Patef»; 

A. l6f, 

Sb^m , ce que c'cil. IL i6. 

Si^ijmondl, R|>i. de Pologne. L loi. Vfc. 

' toires q^*il sen^octe lur. les Mo&ovif^s. 

aôi. ô^/uiv* 11 fait la conquête de ta Prùflê 

. iw .l'Ordre^ Teutonialie. 164. iof. 5a 

mort*. 210. Soa épita^:, 211. 
Sigijjmend il, lurnominé Augufte. L %i i. Sa 
. ^iag^flc dans le Gouvernement de Tes £ta|s. 
^ i2"i/.. U. réduit la Livonje. 212. 213. Sa 

mort. 217. Soa^elpge. ily^. 
Ssgtfmond m, fc« origine. ÏI:..}. Sctnet ^u , 

nombre <ies Candidats, ihid. Ses prétea* 
', ûons. ibid. Son Elçâipn» 5*. 11 vient en Po- 
logne. 6. Son arrivée à Dantzic. 7. Il prête 
. Jq& SermiÇQ$. ihid^- C^e-dc relâcher Maxi- 
milien fon concurrent. lo. Couronné Roi > 
(dç Suode; après ; la mort de Jean IIL 14. 
. ^on. voJ^gç en Suéde. 16. Fautes qu'il eom» 
. mit dansi cette occtU^çn. 17. Obligé de re- 
pafTer'én Pologne. 18. Il fait une invaiion 
cnLivonie* j^. Il ufcrpe le Trône de Suc», 
'de. i^iW. Il eft battu. 20.' Conquêtes qu'il 
fait en Mofirovie. 35-. 36. Contraint de re- 
payer en Pologne. 37. Sa mort. 46, Son 
cara^ere. ikid^ £c 47. 48.. 
Stg^t^Qi^d, ( l'Etnpereuc) foins qu'il fe donne 
pour taire afïèmbler un Cbûciie. I^ iBj. 
.i8x.- i.es Bohémiens fe révoltent contre- 
^ lui. 184. Otfre qu'il tait à .Vitolde. i8f . 
Sfgi^vnd. Marquis de Brandeb0urg eft propoféi 
' P9Uf. Succeâèurr>de Louis Roi de Porogne* 
L 15-7. ifS. Les Polopois font.coinme ror- 
cés de le reco'nnoitre. 15-8. Ils s'oppofcnt à 
Ton Couronnement- iM» 
SUvefire , Evèque de Sabine, mis à la place 
. du Pape BeoQâ IX.}. 40. . . w- 



T A B L E DÉS 

SimNi V imdsmatnies h'hhttié àt Mat^tt!^ 

lien. IL p. ' . 

Skirgilion , Frere dejagèl^rtl , tit^mé « Lf- 

. t£uanie.con!trelra>£hëviAi<<rê'TeUtôfiiqtietf; 

L i^ ËftôiitDuodfrLitlIuâliflh 1^6. 11 

\ cfthaï. .1^.' - ■ - - • •■' ■ 

«tf^ieiin III, ( Jean) fdtl ëltféMoiH It. 8%. 3ùti 

origine. 83, S» cootttticê & fon ccmtâgç 

(auvent Ja Pokifoe. 85»* Il Mt krtt le Siô» 

gc de Woi^itô^ M^ Ligue eâtre ce Piin- 

. ce ^ i*£ra|iefcim 9#* Il «arf^fete^u* fceottrs 
devienne. çS^-aidit Iwrèr lcS!^^. iW. 6» 

, >fv. Battu par le^ Tufe^. toi. D lè« défait 

-datif uie féconde Mdàtm. 103. &fl^: II 

entre cq Moldavie; t4$. Sat itfbrtMo^: "Sun 

ék^e» 110. ' ' • 

Siil'milri (la Rciae) Hlaitvtis feffiees qu'elle 

rend au Prince jaque fon Flts; H. m; ËBe 

. Tepxtndfes intertev tnai»-tfop*«Hrd; iti. 

-.ktecontente .des.v<)eiii^rekes-d«^ i^Mtlsé de 
Polignac. iiL4«^llef é€<rît è lai Ditte* en fit- 

. Yeur defim Fiiâ.ii^. 

S^hêski (]c ?tià(x Jsique) "prétend- à' lâ Cati- 
ronoe de Pologne. II. lav. lUr qui- îl étoit 

• apuié< i^iJ. £s «vamagea - f§jtf. Deffei^i 
: par la Reine f;ik Mère. 2feV. 6* Mv, I) renonce 

à Tes prétentions. 13^; 11 eft jh^ocUfflé'pûr 
■..meiques.Compgnie^; 1 3$r* Bnldré pàt Of« 
. îén di Roi Auguftn. ^7^; 
SfitigHée ¥iiB àe Bretillas Duc dé Bohême, 

fa iiiort* Lfi. Sa cruauté. )fi.' * 

Sstuâftas ùioxÀnski Palatifl de Poffaanîe éÎÈr Roi' 
. de Pologne, II. if^«* Sonelogfr. iWi/.* Dé- 
claré rebeUe par le Roi Aûgufle. ikU. 5es 
partifan» augoientent. 178. IleflÀcréRoi. 
iW. Fait un Traité ayec G!iâHç;Xn Roî. 
^dis.Saede. ifç/- ^ •' 

Stanijîas Evêque éè Cricotic- excdfnmùtrie 

* Bcdeûas II, Roi de Pologne. I. 71; Il eft 

obligé 



PRINCIP'ALE^S MATIERES, 
obligé de fe dérober à la foreur de ce frin- 
cc. 7a. Ses vertu». ibUA\ eft tuaflkcré. 73, 
Sumtif9lk Hktiti de Pometafiie , ûl perfidie. 
I» 129, Il prend le thtc de Duc de Pome- 
rantc. ièid. 8t refilfe teltrftut aa Pritice de 
Pologne. iBiii* Il Mt ixiafTacrer Leck le 
Blanc. 130. 

Buém$9ft€ik, Filsde WolodimirDuc de Ruf- 
fie, Httxs bataille ï ]a3n>fias ion Ffere, 8c 
remporte' fur lui une Via<i^il%comp)etè. I. 
i 8. Il eft défait» 8t Té reHreen Pologne. 
1^. 3on ingratitude ettvcrs les Polonois. 
11. II eft encore vaincu en dc^x gfatkies 
bftttilles. 14. ac dépouillé de fês Etats. iUd. 
Sa mort« ii^ftC 

SumtûflMSy Duc de Czcmiew 8t Ffere deîas- 

^ las Doc de Kiotie , détait une Armée de Li- 

' thuanient. I. yo; 

A»t/»if/9r<bfi«Sœur de Bofeflas II « Rof de Po« 
logne, mariée à Wratiflu Dût de Bohême. 

I. /4« 

Svitlrigtllûn Frère de Jageïïon (è retire chex 

les Chevaliers Téutottiques. I. 173. 8c en- 
fuite en Molcovie. ibid» 
^vhilri (Théodore) s'cîeve contre îe feux Dé- 
rtétrius. II, 31. 8t le fait tuer. 33, Elu 

. Czar de-Moéorie. 34. Depofe. 36. 

Sfndner, Btéque -de Bàmberg ^ nom mé au Pon- 
tincat par l'Ëmpeteur Henri lit. 1.4k; 

T. 

T A MtRL A K* remporte une Vfftoîrefur 
Baja^er. I. 171 . 8c fur Vîtoldr Duc de 
• Litfauànie. 171. 

Taxe ApoftoUque appellée k Dmiif lié $(0 
' fîgfre, l. 40. 

TVUre/f défait par le Duc de Lorraine. II. 97. 
Timfiiirs. Tems auquel cet Ordre parut. I. 

94. 



: T A B L E . D?E^ 

94. Biens confîderables qu'ils reçoivent de 
Henri Duc dc,Saadoiiiir & de LubJin. loS. 
Teutontquej, (les Ckevaliers) Pèlerins AUemans 
qui en hirent les premiers fondateurs. i. 14 f« 
Cet Inftitut approuve par Iç Pape Clemeot 
., III. ihj4. ils furent d'abord refpcéèés & 
protégés, iéid. On leur fait une donatioa 
. de la Prufïè. /(iV. ' Devenus Souverains 3s 
ne fongent qu'à étendre les Linrites de leurs 
frontières. 146. Us s'emparent de la Pd- 
meranie. iM, . Ils roeprifent les foudres de 
Rome, ihid* Condamnés par les Commil^ 
faires du St. Siège à rendre la Pomeranic, 
147. Excommuniés dans toute la Pologne. 
ihid. Ils font déFaitsI T4S. Ils font une 
Trêve avec Cazimir III. lyo. Appuies par 
]es Allemans & le Roi de Bohême leur AI* 
Hé. If I. îh font une irruption en Litl^ua- 
nie. 163. ils font chailes. 164. lis y reo- 
trent ^ la ravagent. 16^. 167. Vaiiicus par 
JageUon. 17 S. Us font une Négociation 
avec Vitoldc. 181. Les PruOiens feVevol* 
tcnt contre eux. 191. Les Cl^cvalieTs font 
l)attus en plufieurs rencontres. 193. Le 
Grand Maitre trouve moïen d'ailèmbler u« 
ne Armée, ihid. Traité entre la Pologne 
de rOrdre Teu tonique. 194. La Pruflè teur 
. cA enlevée après ti^ois.cens ans depoflcÇ* 

lion. a"c6. 
Themir4anc, VditT, Tamerlan, 
Théo/iore , GrsLXid Duc de Mofcovie , prétendant 
â la Couronne de Pologne. If. j. Offres 
. , qu'il fait à ce fujet. ibiZ Appuie ^par les 
Lithuaniens, ^ pourquoi. 4.,. Sa mort. 22. 
LaifFe l'a dm in iil ration de fcs Etats àGernia 
. Ign Epoufc. ,i;Ai</. 

jn«/fi, (i'Abaïe de) quand & p^ir gui fondée, 
L 4/*' • ■ . ..' , ,' ■ ' ' 

V. Van* 



PRINtlIPALtS MATIERES. 

t W m 

V^NDA,,fîne de Grack« 1.4. LcsFoIo-' 
hois h, chdiSfftnt pour Ktint iêid. Sdi 
Mies -fjoaiftés. iàU. Elle stfiEife de fe marier 
Effet un Priflte TcAûn, iM. E^e iè met à 
k fcête èe 4es Tmtipes. HU. De ijvieBe tifti- 
hiere elle âéfit fes EmiMits. 4. f- On lui 
décerne les honnears du Triomphe. /. Elle 
Hetient fdlc, 6c ftpîrécîpitc dans la Vîftu- 

le. f Mb* 
UéUUrie, fils du Dt|C de Bohème, étevé à la 

Cour du Roi de FoSt^ne. 1. s$. Son ambî^ 

tîofi. ii>iii/. il cherche 4 s'ein^er de h Bo« 

Hcme. ^o. 
FS^K^r II recomra P^pe jpar Roger Duc de Si* 

cile. I« pB. il fè dénfte àt Tes prétendons 

8t fe jette aux pieds du Pape légitimé. UiJ^ 

ViB» IV éhi Pape en ménVe tems qu'Alexan- 

• dfe lîl. K 1 18. n ett rejette par tout l*Oc« 

cidem. 9fid, !^ lûort. 1 1^. 
Wknne en Autriche, Siège de cette ViBe.lI. 
' 94. é^ fishi. 

Vhtcent, Palatin de Pofna , entretient useGuer* 
- te Civile èrm la Haute PoioÈoe. 1. 1^4. 

vm. u 14; 

rf^ , fili de htdit. 1. 1. INitit k VtOe de 

Dantzic. il^. 
KÊrlrtse (le Due) affiififié par Gédimfn. 2. 

Pi/0(</r« fils de 1tieftQt,ineMge tm Traité entre 
fon Père Se Jagellonibn Goiafin. I. i^t. ft 
eift fait pHfon^et pat JageAcm. i(S&, 11 s^e- 
thape/tk Ait enruîte un âbcbmodement;. 

I S%f Envoie ^par Ji^itoti cdntrt les Chc* 
^ iM&rs tNcUtonwucs. 104. îl'fe joint à eux; 
' iU. fibbtisent te Duthe dé Llthuan^ 169^ 

II CQtreen Tài^tie irii11tàlttttu.i7(X ^^ 



•T A B LE D\Z S .: î 

fmv. II déclare la guerre aux Chevaliers 
Teutoniques, & le^met en fuite. 172. U 
entre en Mofcovie. 171* Sa mort. 187. Son 
portrait, itid, fj^fitm. . ..t M ** 

VlsSJIas I, Duc de Pobgae^ fuccede à ^ 
frère Boieûas IL ï. 78- Pourquoi il n'pfà 
prendre le titre de Roi. tbuL Çâèl^e Am* 

. baf&de quHJ eniroïa à JSLome »& ian& quelle 
vue« ^9. Ses aiauTat& fuccès en Pomc^- 
lue. iW. ^80. H doane une cr^ ;S^MV<ie 
autoritç au Palatin de Çracovie jbn^ayqri. 
84. Sa mort, "Sd. Partage qu'il fit de fes 

- Etats.entre iès depx 61s,.ffcrJL -^ 
F24^//Z4/ h,' fils aine de BokHas UI.Duc de 

. Pologne^ 1. 100. . Quel fut fou Lot après la 
jnort de ion Père. 101. Son ambition,, xoa. 
11 forme le deflêia de defM^iUec &a &ere^ 
de leurs Ktàis. dkéL. C^oàro^e pour^^et 

V eâêtune Ai&iMoQ à ûç^covk^ihui, J\ ^it 

entrer des Troupes Ruiliènnes f n Pologne, 

. 103. Tâciiedlattirerlf^NqtiJlqiloàd^j^r- 

ti. ibid» II aifîege £b5 . frères .dsf^sPofns^n. 

- 104^ Il eft battuJ tof .'.éc.sVoiuit eh Alhsr^ 
snagne. ihid. Il eft depoïe. ' i q6« {1 (oUiçi- 
te en vain l'Empereur Gonrâd^e lui don» 

. ner^ di^ fecours* i^id^-, ^ P^if^^^J^^ 

! l'Empereur Frëdéric Bàrbéroui]^ ^ q^ii ^ ob<»^ 

..tttt« fqn rclofir çp. folç^n^}. uoSliajpjpit^ 

ma, . \ .,. : ,..^."' 

VûUtion trouble la^ bonne intelligence <}ui étoft 
enti!e:J^Ilon 5c KieÂut.(1. 161^ 

Hfhttin .II| ' Papje k dépofc rEhuwŒCur. Henri 

/IV^ & 6ît ilire fon fik en & place, I. Sj-. 
. Il a d^nnék première idée des Croliàdcf* 
& àquellepcc^ifpn.'j^;.^ • ., ,' " 

txhMn VI élève aii ?bnti6ci^ L. x#f «.^-^ fc- 
vérité 2c ion pr^ueil. t^&df. , AEiandpnaé de 

• la plupart des ^dioaux^J/// ':;. '^\ 



FRIN<;IPALES MATIERES. 



W 



Encislas Dsc de Bohême monte 
fur le Tràne Se Fdogne. I. 144. Sa 

. «cfle ici Sujets de fiin firre ZâfUt.1. ^o^ 
.lUrcRaiLiiùitrciiu Duché.de Kiovie.fi, 
ira(W»r)*t l..rMkholKoribin)ron.Elc^i^. 
n. 7f ■ Son origine. SAi. 11 proteQx coa- 
.' tre ce choix, ifcï. Si mort. TÏL „' ; 
ïwiiï/ï-i'» ipariée i Boleflis II, RoiSelRo- 
, ^logae. I-'fS. ' ■'"■)., 

HtâJimir fils'dc JaroHas Duc de Ruflie entre-* 
prend d'siTicger CooAuiuaople. I. 41. Une 
. tempête fait échouer fon cntreprife. Uid, 
VUdifim, un des. fil* de Bêla Bjoi dç.^opa 
. gric.eft exclus dU Trdnei tx. IK>UI^q^oî. I. 
: ûi.^î. . . 

ffilddihùr, Diic de RuITie, putage cju'i] i&it 
,. entre Jèa fils. potuprcTeDir les dtviâoiu.fv 
'']8. n marché concte Ton fîlâ Jirollas qui 
s'étoit empiré de Kiovie. iiid. S* mon. 
Md. 
WratiJUi eft recannn Duc de Bohême- !• iTi.' 
Chagrin qui) avoit eus pendant f' '" " r^ 
, liongrie. ■$%, Sa Géaeto^è^ i * 

fes' neies. iiid. ' Il pénetr^ àiaf 
_& Jïi«gè,taute'la,Sifcfiei-jî3j f . 

'dbiit il lèfert pour hêtre pis 
l'Armée Polonoife, iiU. Il fait !a 
Boleflas 1I> qui lai donne fa fisur en ma- 
riage. 5-4. 41 ohdtnt de l'Smpereiir Henri 
IV les OraemsBt Roùuiif 751. Il eft cou* 
ronné i Prague, ^d... 
JiPif*.tvU chi& de Kiijrie Zallas lôn fttn 
qui en étoit Duc !■ tf}. Il va à h rcDcoo- 



T A B L £ D £ S 

tre de Boleflas II» Rai de Pologne» de lui 
Une bataille. L 64. ' 

^ ■ ■ ' ' ' Tt. '■ 
•■''•.■ ' - 

ZAmoski. (Jean . Sarius) On tei oie ip 
•Génértftat. ïï. 2. t)etnanae qu'il feit 
•^à -éigiftnrtia. jr. U èéfaft Its Troupes de 

• DanmlHtd » V. li îc bat une ftconde itns , 
' e: fe ftitjn-îiéimiet. 8. Seîs^xpéditîons. ti. 
' '^•jWv. Il •paf&ttiîÀvoofc pour i'oppo- 

fer AUX pt^rè^ de t^hatlè de Sudertnanie» 
'v^ï KaCesttontflis'etnpaTe.îo. 
Zafluf Duc de Kiovie, & fils aîné ide Jaroflas 
' t)uc ^e .K-uftic , échape â la fureur de fe» 
' éàjcts; !. ro. ïl fe TCtire a la Cour de ôo- 

Mki II , Roi 4e ï'akene. i^ii. Aid^ des. 

fttmes de ce trmce fl ic rend mait«e dé 

• KkMe fc aratres Places, fe. & fmv. Il fc 
brouille avec fes &erç$ qxlï le cbafltnt de 

JJhéit&mAi tJ^aî)) eii3pè<3tè Miadmifiet) de cou- 
' ftûttr an Traité propofê pour fa liberté. II. 

• to. ^ 

^finntpnânt (le Cpmtç. Nipolas de) fk fidélité 
i l^^gard de ft femtttB. ï. tJy. ■ 

Éiifmtjifit. Voxei ièifmp^j^. ' 

^etli»3(m du Grand 1*rêQt des Litliuantent. 
1. tdV. A ijjoî a tét0it t>bi!gé. iffid. 

2Sii%» ncani Gttef des Huflitcs, fes eûtrcpti- 
fts.I. t&j. ^ ' 



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