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Full text of "Histoire généalogique des Tardieu"

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in 2011 with funding from 

University of Toronto 



http://www.archive.org/details/histoiregnalOOtard 



HISTOIRE GÉNÉALOGIQUE 



DES 



TARDIEU 

COMPRENANT 

DE NOMBREUSES ARMOIRIES, 42 PORTRAITS, DES VUES DIVERSES, 

DES FAC-SIMILE DE SIGNATURES, 

DES NOTICES SUR LES TARDIVI , LES TARDIVON , LES TARDIU , LES TARDV, 

SUIVIE DE L'ARMORIAL ET DE NOTICES GÉNÉALOGIQUES DES ALLIANCES 

ET TERMINÉE PAR UNE TABLE DES NOMS DE FAMILLE 



AMBROISE TARDIEU 

Historiographe de l'Auvergne, ofEcier et chevalier de divers ordres, 

membre correspondant de l'Académie royale d'histoire de Madrid, de l'Institut archéologique d'Allemagne, 

des Académies de Clermont-Ferrand, Marseille, Toulouse, Rouen, Nancy, Hippone, 

grande médaille de l'Exposition universelle de Vienne, etc., 

deux fois récompensé de médailles d'honneur par la Société nationale d'encouragement au bien, etc. 




CHEZ L'AUTEUR 
A HERMENT (Puy-de-Dôme) 

1893 



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HISTOIRE GÉNÉALOGIQUE 



DES 



TARDIEU 



OUVRAGES DE M. AMBROISE TARDIEU 

Historiogi'aphc de l'Auveignc. 
(1862-1893) 



I» Histoire de Tabbaye royale de l'Eclache. in-folio, planches {ManusciU). A obteau I.i 

grande médaille d"or de l'Académie de Clermont-Ferrand, eu 1862. 
2" Histoire généalogique de la maison de Bosredon. en Auvergne, grand in-4'> de 

426 pages, avec blasons, châteaux, sceaux, etc.. iSoî. 
3' Histoire de la ville et de la baronnie d'Herment, eu Auvergne, grand iu-4° de 248 p.iges, 

avec plans, sceaux, blasons, etc.. 1S66. 

4" Histoire de la ville de Clermont-Ferrand depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos 

jours. Deux volumes grand in-4'', avec nombreuses planches, 1871-1872. 
; ' Ephémérides Clermontoises, mars à juillet 1871 {Momtem- </« Communes, Clermont-Ferrand). 
6' Histoire de la ville de Montferrand et du bourg de Chamalières en Auvergne, 

grand in-4\ avec blasons, portraits, sceaux, nuisons anciennes. i^7i. 
7' Histoire de l'administration municipale à Clermont-Ferrand. Je 1849 à 1869, in- 

4", 1S7;. 

8 Grand Dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme, grand in-4", 

a\cc portraits, plans, blasons en couleur, ch.iîcaux. carte, etc.. 1.S76. 

9' Grand Dictionnaire biographique du département du Puy-de-Dôme, grand 

in-4 . avec 160 beaux portraits lithographies. 1S77. 
10' La ville gallo-romaine de Beauclair, commune de Voingt, prés d'Herment (Puy-de-Dôme), 

fouilles et découvertes, grand in-4 , planches en couleur, 1882. 
II' Notice biographique sur G.-M. Chabrol, jurisconsulte, in-8, portrait, 1882. 
12" Curiosités de voyages. De làmoges à Clermont et à Thiers, en 1631. (Extrait et 

traduction de l'itinéraire d'Abraham Golnitz), in-S". 1SS2. 
i;° Pontgibaud en Auvergne 'la ville, le château, le comté, les mines), in-8°, 1882. 
14 Notice sur la clef de Saint-Hubert d'Aurières (Puy-de-Dôme), in-8°. 
i;' Généalogie de la maison du Plantadis. in-4', blasons en couleur, 1882. 

16 Montrognon ile château, les seigneurs). in-S . 188;. 

17 Les Thermes gallo-romains de Royat (Puy-de-Dôme), Rome. i88j, in-S». 

18 Le Mont-Dore et la Bourboule, in-i2% avec photogravures, 1884. 

19 Trois mois à 'Venise. 1SS4. in-S . 

20 Dictionnaire des anciennes familles de l'Auvergne. in-4°, blasons en couleurs, i8£4. 

21 'Voyage en Autriche et en Hongrie l'avec illustrations). 18S4, in-8". 

22 Dictionnaire iconographique des Parisiens. in-S\ i deux colonnes, portraits, 1885. 

25 Voyage archéologique en Italie et en Tunisie en 1881, m-^', gravures, 1885. 
24 Voyage artistique en Espagne. av;c 14 photogravures, in-4 , 1885. 

2; Histoire abrégée et populaire de la ville d'Herment. 1885, in-i6. 

26 L'Auvergne 1 Pu\-de-Dùmc). Giuiie compte!, illustré, in-i6, avec 200 gravures. 

27 L'Auvergne illustrée. 18S6-188S, in-4'' (+50 gravures). 

28 A travers l'Europe et l'Afrique, in-4 ■ 1SS8, gravures. 

29 Histoire illustrée des villes d'Auzances et de Crocq, in-i6, 1888. 

30 De Paris au Sahara (par Alger. Constantine. Batna). Guide archéologique, in-12. i8go. 

31 Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais d'Auvergne, in-i6, 

iSg2. nombreuses gravures. 

52" Histoire généalogique de la maison de la Roche du Ronzet, in-4% blasons, 1892. 

5i Sources du Nobiliaire d Auvergne, 1S92. -n-ii. 

34 Histoire généalogique des Tardieu, 1895, in-4*, portraits nombreux, blasons, etc. 

M. X. Tardieu a collaboré, comme archéologue, à divers journaux et revues : Y Art, la Curiosité, le Motiitetir du 
Puy-de-Dôme, la Dépêche dit Puy-de-Déme. le Petit-Cîermontois, etc , etc. Il a rédigé un grand nombre de 
généalogies manuscrites, d'Auvergne, illustrées par lui avec des lettres du Moyen-Age (en or et en 
argent), etc. Il a, en miinuscrit : i" Dîclionuaire biographique d^ personnages nés à Paris (7.000 notices) et 
2° Iconographie de f Auvergne (avec 150 portraits curieux, réduits ou reproduits en fac-simile). 







ET ouvrage n'a pas été mis dans 
le commerce 



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C'est un livre de ^ 
fomille, qui n'est pas destiné au ^ 

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public. 




(Voir p. 79 



Portrait grjvi- en 1877. 



L'Àiileiir de cet ouvrage, à tous les bienveillants lecteurs 
et aux Tardieu, de France, salut ! 



HISTOIRE GÉNÉALOGIQUE 



DES 



TARDIEU 



COMPRENANT 

DE XOMBREUSES ARMOIRIES, 42 PORTRAITS, DES VUES DIVERSES, 

DES FAC-SIMILE DE SIGNATURES, 

DBS NOTICES SUR LES TARDIVI , LES TARDIVON , LES TARDIU , LES TARDY, 

SUIVIE DE l'aRMORIAL ET DE NOTICES GÉNÉALOGIQUES DES ALLIANCES 

ET TERMINÉE PAR UNE TABLE DES NOMS DE FAMILLE 



AMBROISE TARDIEU 

Historiographe de l'Auvergne, officier et chevalier de divers ordres, 

membre correspondant de l'Académie royale d'histoire de Madrid, de l'Institut archéologique d'Allemagne, 

des Académies de Clermont-Ferrand, Marseille, Toulouse, Rouen, Nancy, Hippone, 

grande médaille de l'Exposition universelle de Vienne, etc., 

deux fois récompensé de médailles d'honneur par la Société nationale d'encouragement au bien, etc. 




CHEZ L'AUTEUR 
A HERMENT (Puy-de-Dô.\ie) 

1893 



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CHARLES-GILBERT TARDIEU ET MARIE PEVRONN'ET 
D'après deux peintures sur toile de 1841. 



DEDICACE 

A LA MÉMOIRE DE MON PERE, CHARLES-GILBERT TARDIEU, 
né en 1810, mort à Herment (Puy-de-Dôme), en 1889 (v. p. 79). 

A MA MERE, MARIE PEYRONNET, ÉPOUSE DU PRÉCÉDENT, 
née à Aurières (Puy-de-Dôme), le 4 septembre 1820 (v. p. 79). 



J dédicace de cet ouvrage revient, sans hésiter, â la 
mémoire de mon cher feu père, homme honnête et bon, 
s'il en fut sur terre, et à ma vénérée mérc, qui a 
veille sur moi comme un ange gardien et, pendant 
plus de trente ans, na cessé d'encourager mes tra- 
vaux littéraires, famais on ne pourrait asseT^ expri- 
mer le courage, l'esprit juste et droit, le tact, l'intelligence de cette généreuse 
femme! Issue d'une des plus anciennes familles bourgeoises et riches de 




l'Auvergne et, cependant, toujours modeste, elle a su diriger, seule, avec 
une logique profonde, merveilleuse, la nacelle de notre maison portée sur 
des flots agités et menacés par la tempête. Qui dira son cœur, sa foi 
vive dans une vie meilleure, son grand amour pour tout ce qui souffre, 
tout ce qui est malheureux? Ces lignes ne sont rien à côté de sa grande 
âme ouverte à toutes les nobles aspirations. J'ai placé, en tête de cette 
page, sa chère image avec vingt-un printemps. La Providence a daigné 
me conserver ma mère. J'en remercie Dieu qui dirige toutes choses; et 
puisse celle qui m'a donné la vie recevoir, ici, un bien faible hommage de 
ce que je lui dois. Un jour, quand je ne serai plus, que ceux qui liront 
cet ouvrage sachent, surtout, combien j'aimais ma mère!... 








(INTRODUCTION 



r-T ouvrage, qui a demandé 
plus de trente années de 
recherches dans toutes les 
archives publiques et pri- 
vées et les bibliothèques de 
France, n'est pas un livre 
destiné au public, mais il 
s'adresse à ceux du nom, 
seulement. C'est avant tout 
une œuvre de bonne foi.. 
Nous y mettons toute notre 
conscience et toute notre âme, tout ce que la Providence nous 
a donné d'énergie, d'intelligence et de cœur; car il s'agit des nôtres, 
du moins de tous ceux qui ont porté le nom que le sort nous a 
donné en naissant. 




— II — 

Les Tardieu, sortis des Alpes, il y a environ huit cents ans, ont 
fait comme la source qui descend de la montagne et se répand 
dans la plaine. Des circonstances, des alliances avantageuses, l'in- 
dustrie, le commerce, les hasards de la guerre les ont fait fixer, 
en divers temps, aux quatre coins de France; aujourd'hui, il en 
existe dans un grand nombre de nos provinces, et tous y vivent 
honorablement du fruit de leur travail, de leurs terres ou de leurs 
fonctions. 

Qu'il nous soit permis, en débutant, de dire ici qu'il n'est pas 
étonnant qu'on rencontre des Tardieu un peu partout, en France. 
Au xii^ siècle, ils formaient, déjà, dans les Alpes, une famille assez 
nombreuse; or, il suffit de quatre ou cinq chefs de maison pour 
que, huit siècles plus tard, toutes les branches et les rameaux 
produisent des représentants d'au moins cinq à six cents, ce qui, 
certes, n'est pas trop pour ceux qui comprennent une antique 
généalogie. Mais, pendant que les uns s'élèvent rapidement, 
d'autres descendent; c'est le fait, hélas! de l'espèce humaine. Rien 
n'est éternel ni stable ici-bas, et tel occupait, par ses pères, un 
grand rang, qui se trouve actuellement moins favorisé de la for- 
tune. Au surplus, laissons parler Rabelais : « Je pense, dit-il, avec 
philosophie, que plusieurs sont, aujourd'huy, empereurs, roys, 
ducs, princes en la terre, lesquels sont descendus de quelques 
porteurs de rogatons ou de coustrets, comme, au rebours, plu- 
sieurs sont gueux de l'hostière, souffreteux et misérables, lesquels 
sont descendus de sang et ligne de grands roys et empereurs. » 
« Il V a peu de familles dans le monde, dit La Bruyère, qui ne 
touchent aux plus grands princes par une extrémité, et, par l'autre, 
au simple peuple. » Cette superbe devise d'un gentilhomme fran- 



— m — 
çais, tracée sur un parchemin du xv^ siècle, l'hoiineur ou rien, ne 
convient-elle pas surtout aux nôtres? Sans l'honneur, qu'est 
l'homme ici-bas? La fortune seule peut-elle le donner? Non, 
certes! Les Tardieu, disons-le sans orgueil, ont montré, pendant la 
suite de huit siècles, qu'ils aimaient leur patrie, et nous revendi- 
quons largement pour eux cette noble vertu de l'amour du sol 
qui les vit naître. Constatons que, actuellement, la fortune a souri 
à un certain nombre en France, et ceux qui seraient moins privi- 
légiés devront jeter un coup d'œil en arriére, se consoler par les 
actions méritoires de ceux qui les ont précédés, en gardant pour 
eux le mot espérance qui est la plus grande force des vivants... 

BERCEAU DES TARDIEU. — Nous prouverons, bientôt, 
que le nom Tardieu est tout ce qu'il y a de plus provençal. Inu- 
tile donc d'en rechercher l'origine ailleurs qu'en Provence ou sur 
les limites de cette vaste province. Mais pour affirmer, d'une 
manière sûre, que la souche de telle famille se trouve dans une 
région, il faut que celle-ci soit constatée dans le pays où le nom a 
eu son commencement, conséquence du langage; et cette souche 
sera tout indiquée par les cartulaires et les documents qui remon- 
teront du x'^ au xiii*^ siècle, époque de l'origine des noms de famille. 
Les noms patronymiques ne commencent, en effet, pour les parti- 
culiers, que dans les dernières années du x^ siècle. Ils ne devinrent 
d'un usage constant que sous le régne de saint Louis. Les noms 
propres français se sont formés de diverses manières. Les nobles 
ajoutèrent, à leur prénom, le nom de leur fief ou de leur manoir; 
et l'on eut ainsi des noms composés, comme Jacques de Bourbon, 
Godefroy de Bouillon. Les bourgeois, n'ayant ni fief ni château 



IV — 

dont ils pussent se nommer, joignirent à leur prénom des mots 
caractéristiques qui devinrent des appellations de famille. Ces 
nouveaux noms furent tirés souvent de la profession (Fabre, 
Cordier, Foulon, Meunier), ou du caractère physique ou moral 
(Leroux, Blanc, Leborgne, Petit, Gros), ou d'une habitude 
(Lehurleur, Boivin). Nous trouvons un Roland Tardieu, en 
latin Tnrdiviis, dés l'an iiio; il est très probable que c'est au 
commencement du xi^' siècle que le nom patronymique de 
Tardieu (Tardivus) commença à être adopté. 

TRADITION. LES SARRASINS DANS LES ALPES. 

Toute tradition de famille est respectable, quelque singulière 
qu'elle puisse paraître. Les traditions ont conservé, seules en 
effet, une foule de faits réels de la plus haute antiquité, et serait 
bien osé celui qui viendrait, à priori, soutenir que telle tradition 
est ridicule ou fausse. Il existe donc, dans les Tardieu de Maleissye, 
une tradition qui prétend que le nom de Tardieu ou Tardivus 
veut dire tard à Dieu. La devise des Tardieu de Maleissye porte, 
au surplus : Tard à Dieu, tout a Dieu, et l'explication donnée par 
eux est celle-ci : Ils disent qu'un Tardieu, qui était un chef des 
Sarrasins (autrement dits Maures ou Arabes) à l'époque où ces 
peuples se réfugièrent dans la Provence et les Alpes, et qui, de 
même que tous ses coreligionnaires, était musulman, se fit chré- 
tien; de là le nom de 'Tardieu. Ils ajoutent que les armoiries des 
Tardieu de Maleissye portent des croissants en souvenir de cette 
origine. Ce qu'il y a de certain, c'est que les historiens prétendent 
que lorsque Charles Martel eut refoulé, en 732, les Sarrasins, 
c'est-à-dire les Maures d'Espagne, qui avaient envahi la France, 



V 

un grand nombre se réfugièrent dans les Alpes, pays éminemment 
propre à leur retraite et à leur vie nomade, et là vécurent du 
produit de leurs troupeaux sur les penchants des hautes mon- 
tagnes. La tradition est constante, au surplus, dans les Alpes, et 
rapporte que le nom de Montmaur, donné à une montagne des 
environs de Gap, rappelle le séjour des Maures ou des Sarrasins. 
Ailleurs, on cite, dans les Alpes, le torrent du Sarrasin, la mon- 
tagne de Puy de Maure, la tour de Moron, Villars-Mourin et 
plusieurs autres lieux de la vallée du Champsaur où ils étaient 
connus sous le nom de Barbariiis. Mais remarquons que c'est sur- 
tout aux alentours des montagnes du lieu d'Agnelles, berceau des 
premiers Tardieu connus, que les Maures ou Sarrasins sont pré- 
cisément censés avoir résidé d'après la tradition. On sait, de plus, 
que les Sarrasins recommencèrent leurs incursions en Provence, 
au ix*^ siècle; ils ravagèrent même une partie des Alpes et notam- 
ment l'Embrunais, pillant les abbayes, dévastant les églises, 
massacrant les chrétiens, au x'= siècle. Ils ne furent chassés du 
diocèse de Grenoble et des Alpes qu'en 935. (Voir Reinaud, 
Histoire des invasions des Sarrasins en France, 1836, in-8°.) La fiunille 
Tardieu, au surplus, n'est pas la seule dans les Alpes et la 
Provence qui prétende se rattacher aux invasions des Sarrasins 
dans cette région. Le nom de Testanière est assez répandu en 
Haute Provence. Eh bien, une tradition, appuyée sur l'ètymologie, 
assure que ce nom (Testa niera, tête noire) fut donné, dans les 
Alpes, après l'expulsion des Sarrasins, au x'-' siècle, à une famille 
d'extraction sarrasine, qui demeura dans le pays, et que son teint 
africain rendait aisément reconnaissable. Cette famille, à la longue, 
parvint à reconquérir un certain niveau social et quatre de sa 



branche arrivèrent, sous Louis X\\ à la noblesse ou à la possession 
de fiefs hommageables au roi. 

ÉTYMOLOGIE DU NOM TARDIEU. Il est un fait 
certain, indiscutable, nous venons de le dire : le nom de Tardieu 
est d'origine provençale. Voici ce que nous écrivait un savant de 
Provence, M. L. de Berluc-Pérussis : « Votre nom est essentiel- 
lement provençal. Il appartient à l'une des formes les plus carac- 
téristiques de la langue d'oc. La diphtongue ieu (que l'on pro- 
nonce ieou, en une seule émission de voix, chose impossible aux 
Parisiens et très aisée aux Méridionaux) termine, chez nous, 
beaucoup d'adjectifs et représente fort exactement 1';/ français 
dérivé de iviis latin. Tardivus, vivus, primitivus, fugitivus sont 
devenus Tardieu, vicii, primitieii, fiigitien, dans le Midi, en même 
temps qu'ils devenaient Tardif, vif, primitif, fugitif dans le Nord. 
Les notaires ont tour à tour écrit votre nom Tardivus, Tardieu 
ou Tardif, selon qu'ils rédigeaient leurs actes en latin, en pro- 
vençal ou en français. » Il est à remarquer, toutefois, que dans le 
style notarial latin, surtout aux xiv^ et xv^ siècles, les noms de 
famille étaient invariablement écrits au génitif. On ne disait que 
rarement Joannes Tardivus, mais foannes Tardivi (Jean, fils de 
Tardieu). Cet usage dura jusqu'au xvi^ siècle que l'on contracta 
en latin. » On sait que c'est sous le régne de François L'' que 
les actes publiés en France durent être, de par la volonté royale, 
rédigés en français '. 

C'est donc au xvi« siècle seulement que les noms patrony- 

I. L'édit royal de 1552 porte que les notaires n'écriront plus en latin mais en français. 



VII — ■ 

miques commencèrent à s'écrire avec fixité. Les familles proven- 
çales, devenues françaises depuis peu de temps, montrèrent une 
triple tendance. Les unes eurent le bon esprit de conserver leur 
nom indigène, tels les Tardieu; les autres, entraînées par le cou- 
rant de la Renaissance, adoptèrent la forme latine, de là les 
Tardivi (parfois, écrit à tort Tardivy). Qiielques-uns, séduits par 
la nouveauté, francisèrent leurs noms; il y eut quelques Tardif. 
Aujourd'hui, encore, il y a en France beaucoup de Tardieu, peu de 
Tardivi et de nombreux Tardif, issus probablement d'une même 
souche, malgré les variantes introduites au xvi^ siècle dans leur 
désignation. Mais, comme en Provence h véritable nom indigène, tra- 
duction de celui de Tardivus, est Tardieu, il faut, pour être dans 
le vrai, traduire Tardivus par Tardieu, toujours, quand on trouve 
ce nom dans les chartes latines; c'est plus logique; c'est plus 
rationnel. Qu'on traduise, dans le Nord de la France, Tardivus en 
Tardif, assurément, oui ; mais, en Provence, jamais. Au surplus, 
quantité d'anciennes chartes latines, qui portaient Tardivus, ont le 
nom de Tardieu dans de vieilles traductions françaises. Ceux qui 
connaissent le provençal ne se méprendront jamais à cette bonne 
traduction, toutes les fois qu'il s'agira d'une charte écrite dans la 
région où l'on parlait le provençal. 

Reste maintenant l'interprétation du mot Tardivus ou Tardieu. 
Nous avons dit ce que prétend la tradition qui décompose ce 
nom par tard à Dieu. Mais pour ceux qui trouveront cette tradi- 
tion hasardée, nous ajouterons qu'une autre origine de ce mot 
pourrait provenir d'un défaut moral du premier Tardieu, auquel ce 
surnom, devenu patronymique, resta à lui et aux siens. Le célèbre 
Mistral, dans son savant Dictionnaire provençal français (in-4'', 



VIII — 

1878), dit ceci aux mots Tardieu : « Tardieu, Tardeou, Tardivi, 
Tardiu, noms de famille méridionaux dont le féminin est 
Tardivo. » La traduction, pour cet érudit poète, veut dire : tardif, 
qui est en retard, il donne même cet exemple : Sies Tardieu (tu arrives 
tard; tu es en retard). Nombre de fois nous avons trouvé, dans les 
registres de l'état civil, au xvii^' siècle, à Ax-les-Thermes (Ariége) 
Tardiu pour Tardieu. Nous verrons qu'une branche Tardieu a 
même gardé ce nom catalan dans les Pyrénées-Orientales. 
Dans les registres de l'état civil, à Saint-Etienne-lés-Orgues 
(Basses-Alpes), on lit : Tardio (1614), Tardiou (1642). 

Enfin, le nom latin Tardivus a été traduit également par 
Tardivou ', nom conservé par une tamille noble dauphinoise dont 
nous parlerons. Le même nom, par suite d'une mauvaise lecture 
des notaires ou scribes, a été lu quelquefois Tardinus, et traduit 
en français par Tardiu; mais on sait qu'au moyen âge les lettres 
u et V se formaient de la même fliçon ; de là, l'erreur évidente. Il y 
a même des textes précis où l'on semble voir Tardinus et non 
Tardivus, mais il faut lire Tardivus de préférence, et, dans tous les 
cas, Tardinus ne serait qu'une corruption maniteste du mot véri- 
table Tardivus. Tardivus ou Tardinus doivent être traduits par 
Tardieu quand on sait que ce dernier nom est réellement la tra- 
duction provençale pure. Au surplus, si l'on rencontre quelques 
Tardin qui sont des Tardieu, à l'origine, c'est par pure exception 
et fort rare. 



I. Cette appellation française est traduite en patois, dans le Velay à Saiigues (Haute-Loire) et 
dans la région de Saint-Alban (Lozère), par Tardivou pour exprimer le sens d'être en retard. 



— IX — 
FAMILLES HOMONYMES OU SOUCHE COMMUNE? 

— Un grand nombre de fomilles portent, en France, du sud au 
nord, de l'est à l'ouest, le nom de Tardieii. Les documents ont 
souvent manqué pour les rattacher à la même souche ou à 
l'antique berceau des Alpes. Cela veut-il dire que ces familles 
homonymes n'ont aucun rapport entre elles? Assurément non! 
Le nom de Tardieii, nous l'avons prouvé, est éminemment pro- 
vençal; et c'est en Provence, attenant aux Alpes, qu'on trouve 
le plus de Tardieu, en divers temps, et les plus anciens, divisés en 
nombreuses branches. On doit soutenir, sans être taxé de témé- 
rité, que les Tardieu, sans distinction, sont tous sortis des 
Alpes, puis de Provence, où ils passèrent assez rapidement. Les 
uns s'établirent ensuite dans la sénéchaussée de Carcassonne, où 
on les trouve dés 13 21; d'autres vinrent dans le pays de Laon 
(1393); le Rouergue (1430); le duercy, le Gévaudan, et enfin la 
Normandie (fin du xV^ siècle). 

Jadis, ce n'était pas comme de nos jours; un père de famille 
avait jusqu'à 13, 20 et 24 enfitnts, comme on le constate chez 
certains Tardieu. La tradition, qui se disait encore, en 1827, dans 
les Tardieu du canton de Saint-Chély (Lozère), porte qu'au temps 
des guerres des Albigeois (122 5-1226), un Tardieu eut 24 gar- 
çons, dont une grande partie quittèrent leur berceau; ce qui est la 
cause qu'on trouve des Tardieu dans presque toute la France. 
Cette tradition s'est aussi conservée, en partie, dans la branche de 
Saint-Étienne-les-Orgues. Au temps passé, les cadets, obligés de se 
faire une position, tâchaient d'épouser des héritières dans des 
pays même reculés, ou bien entreprenaient une industrie lucra- 
tive. Mais, comme les voies de communication étaient rares, que 



— X — 
la poste n'existait pas, on en arrivait vite à n'avoir plus de rap- 
ports et plus de nouvelles, de sorte que les cousins germains 
commençaient à ne plus se connaître; comment s'étonner, alors, 
que les relations de parenté se perdissent vite ? Nous avons con- 
staté, du reste, pour une foule de Tardieu, vivants actuellement, 
combien est grand le nombre de ceux qui ignorent les frères de 
leur grand-pére et, à plus forte raison, la province où ils avaient 
passé! Certes, cette constatation est une chose affligeante, mais il 
faut se rendre à l'évidence. Nous avons vu plus : dans les 
immenses recherches que nous avons dû faire pour cet ouvrage, 
recherches qui ont nécessité non pas des centaines, mais, peut- 
être, deux mille lettres, nous avons assisté à ce spectacle 
navrant qui est celui de l'ignorance complète, en fait de généalo- 
gie personnelle, de nos correspondants, spectacle qui est du reste 
l'état général de la France en ce moment. Ainsi, demandions- 
nous une filiation remontant à peine à cent ans? L'arbre généa- 
logique qui nous était adressé portait, pour des générations 
assez récentes : un tel (sans prénom), dit J'onclc, tout simple- 
ment; un autre, dit le neveu, sans prénom également. Voilà ce 
qui se passe en l'an de lumière 1892? Et, comment demander 
qu'en plein moven âge les filiations, même rapprochées, fussent 
plus nettement définies? 

Ne doutons donc pas que tous les Tardieu, si nombreux aux 
alentours des Alpes, en Provence, et passés dans les départements 
voisins tels que ceux des Basses-Alpes, des Bouches-du-Rhône, 
du Var, de l'Isère, de la Drôme, de l'Ardéche, etc., territoires 
tout indiqués pour servir de résidence à ceux qui, sortant des 
Alpes, se sont fixés dans un rayon relativement peu lointain; ne 



— XI — 
doutons donc pas, disons-nous, que tous ces Tardieu ne puissent 
remonter à Roland Tardieu, notable propriétaire dans les Alpes, 
en II 10. 

ILLUSTRATIONS. — Les Tardieu, à travers huit siècles, ont 
fourni de nombreuses célébrités militaires, scientifiques, artis- 
tiques et politiques. Dés le xui^ siècle, ils comptent un trouba- 
dour; au xiV^ siècle, un gouverneur, châtelain de la ville et du 
pays de Briançon; à la fin du xv« siècle, un capitaine célèbre, 
l'ami de l'illustre Bayard dont il fut le camarade et le compagnon 
d'armes. Au xvii'^ siècle, la branche des Tardieu de Maleyssye 
fournit une suite de personnages illustres : citons François de Tar- 
dieu de Mélleville, maître de requêtes (1613), conseiller d'État 
(161 3), ambassadeur à Venise; ses fils, François-Ignace et Louis- 
Aristarque, reçus chevalier de Malte; le premier tué en allant au 
combat contre les Turcs, en 1626; Charles-Gabriel de Tardieu, 
marquis de Maleyssye, frère de ceux-ci, conseiller d'État (1656), 
maréchal de camp (1652); le cousin germain de ces derniers, 
Jacques Tardieu, lieutenant-criminel au Châtelet de Paris, mort 
en 1665; Louis-Gabriel de Tardieu, baron d'Esclavelles, comman- 
deur de Saint-Louis, l'un des grands hommes de guerre du siècle 
de Louis XIV, gouverneur de Valenciennes, mort en 1736; dans 
la même branche de Maleyssye : une série d'éminents officiers 
supérieurs, plusieurs tués devant l'ennemi; Aristarque de Tardieu, 
seigneur d'Incarville, conseiller d'État, ambassadeur en Flandre, 
mort en 16 19; Charles-Philibert, chevalier de Malte, mort en 
1779; Antoine-Charles de Tardieu, marquis de Maleyssye, lieute- 
nant-général d'armée, député de la noblesse aux États généraux 



XII — 

de 1789, mort victime de la Terreur en 1794. Les histoires de 
la Révolution racontent son héroïsme et la mort sublime de ses 
deux filles, M"'^ de Maleyssye et la baronne de Bois-Bérenger, qui 
périrent en même temps que lui. Dans la branche des seigneurs 
de la Barthe et de Séjas : Jean, gouverneur d'Orange, et son fils, 
Jean de Tardieu, l'un des excellents maréchaux de camp de 
Louis XIV. Dans la branche de Saint-Étienne-les-Orgues, Laurent 
Tardieu, érudit, mort en 1824; un député de la Meurthe, maire 
de Nancy sous le roi Louis-Philippe. Dans la branche de Grasse, 
un maire de Marseille en 1830. Dans la branche de Martigues, 
un député de la nation française à Chypre, en 1789. Dans la 
branche de Paris, des graveurs célèbres; un membre de l'Institut 
(^ 1844); un doyen de la Faculté de médecine de Paris (mort 
en 1879), qui fut l'un des plus grands médecins légistes des temps 
modernes, etc., etc. 

COLONIES DE TARDIEU. — Diverses colonies de Tar- 
dieu ont existé au moyen âge. Un chef de famille, parti des 
Alpes ou de tout autre point, donna naissance à une nombreuse 
postérité qui vécut fraternellement sous le même toit, de sorte 
que les propriétaires transmirent leur nom au hameau auquel ils 
avaient donné naissance. On connaît, actuellement, en France : 
/('5 Tardieu, petit village de la commune de la Freissnouse (canton 
de Gap, Hautes- Alpes) ; ks Tardieu, commune de Teyssières 
(Drôme); les Tardieu, commune de Maxou (Lot); les Tardieu, 
commune de Saint-Étienne-de-Fontbellon (Ardéche). Dans la 
Drôme, il y a divers lieux habités portant le nom de Tardieu, 
savoir : Tardieu, ferme, commune de Pilles; les Tardieu, hameau, 



■ — ■ XIII — 

commune de Barcelonne; Tardieu, lieu de ce département, indi- 
qué déjà, en 1740, sur la carte de Cassini; les Tardieu, ferme, 
commune de Puvsiron. 



' »' 



BRANCHES PROTESTANTES. — Nous avons déjà vu 
que les Tardieu ont pour berceau les Hautes-Alpes, où des 
branches résidaient encore au xvi'^ siècle. En 1561, la Réforme 
trouve de nombreux adeptes parmi les habitants de Gap et des 
environs. Des prêtres, des chanoines et Gabriel de Clermont lui- 
même, évêque de Gap, embrassent les idées nouvelles. Dupuv- 
Montbrun commande, bientôt, les Protestants du Gapençais; mais 
battus, les Protestants sont refoulés et gagnent les hautes vallées 
inexpugnables du Champsaur et des Triéves. Lesdiguiéres, ce 
fiimeux chef protestant qui devait s'illustrer dans tant de combats, 
entre en scène. La Réforme est alors adoptée par presque toute 
la noblesse des Alpes. Lesdiguiéres devient le véritable roi du 
Dauphiné. Ce ne fut que l'avènement d'Henri IV et l'édit de 
Nantes qui rendirent un peu de calme dans les Alpes. A travers ces 
temps calamiteux, divers rameaux des Tardieu avaient embrassé 
la Réforme, soit dans les Alpes, soit en Dauphiné. Nous citerons 
celui de la Lauze (éteint) et le rameau des Tardieu, de Dieulefit, 
qui compte encore des représentants dans cette localité. Toute- 
fois, la plupart des branches Tardieu restèrent catholiques dans 
le reste de la France. 

ALLIANCES. — Dans cette longue époque de huit siècles, 
les Tardieu ont contracté de grandes et nobles alliances avec 
une foule de puissantes familles de la France. Il n'entre pas dans 



— XIV 

notre plan de les indiquer ici. Ce sera à la fin de cet ouvrage, 
dans un chapitre particulier intitulé : Alliances, que nous donne- 
rons des notices et l'armoriai des principales maisons qui leur 
sont alUées. 

ARMOIRIES. — On sait que la différence d'armoiries, por- 
tées par les diverses branches d'une même famille, ne prouve 
rien contre l'origine. En effet, en lisant les généalogies de nos 
illustres maisons, on voit qu'il n'est pas rare de rencontrer des 
armes complètement différentes de celles de la branche mère. 
Ceci s'explique par des substitutions, c'est-à-dire qu'il arrivait 
souvent qu'un personnage quittait les armoiries de sa race pour 
retenir, lui et les siens, celles de sa femme. D'autres fois, un 
cadet, pour se distinguer de son frère aîné, brisait ses armes en y 
introduisant un changement essentiel ou en en modifiant une 
pièce héraldique. Nous avons constaté ce tait, et nous pensons 
que le chevron, les croissants et les étoiles portés par les Tardieu 
de Maleyssye et les Tardieu, du Vivarais, comme aussi par les 
Tardieu de la Lauze, et, anciennement, par les Tardieu, des Pilles, 
constituent les armes primitives des Tardieu, probablement les 
plus anciennes. On remarque que les Tardieu de Maleyssye et 
ceux du Vivarais ont des armoiries à peu prés identiques, ce qui, 
sûrement, indique que ces deux branches ont une même origine 
à une époque qui, peut-être, remonte au xv^ siècle. Les Tardieu, 
des Pilles, portaient aussi le chevron et les étoiles; mais celles-ci 
disposées un peu différemment. Les Tardieu de la Lauze ont con- 
servé le croissant et le chef d'étoiles, en brisant d'un poisson 
appelé alauze (armes parlantes). Les Tardieu, d'Angoulême, et 



— XV — 
ceux de Saint-Etienne-les-Orgues ont quelques rapprochements 
d'armoiries; car les premiers portent d'or, à la bande ondée de sable et, 
les deuxièmes, sur le premier coupé de l'écu : d'or, à lafasce de sable. 
Enfin, un Tardivi, bourgeois de Toulon, fit enregistrer ses armoi- 
ries à l'Armoriai général de France, en 1700; or, elles présentent 
lin coupé avec une fasce et un écureuil, comme les Tardieu de Saint- 
Étienne-les-Orgues, ce qui prouve bien la souche identique, déjà 
établie par nous, des Tardieu et des Tardivi. Les Tardieu de 
Maleyssye, qui sont marquis, portent leurs armoiries timbrées, 
tout naturellement, d'une couronne de marquis. Mais d'autres 
branches ont leurs armes surmontées, au xv!!!*-' siècle et plus 
anciennement, de couronnes de prétention. Aux xvii*^ et xv!!!*^ siècles, 
il était d'usage de timbrer ses armes d'une couronne, même sans 
titre; les bourgeois eux-mêmes usaient de ce droit ou prenaient 
un casque au dessus de l'écu. C'est en vertu de cet usage que les 
Tardieu, de Saint-Étienne-les-Orgues, timbrent leurs armes d'un 
casque de profil. Ce casque, surmontant des armoiries bourgeoises 
remonte, du reste, loin. Si l'on ouvre l'Inventaire des sceaux des 
Archives nationales, par Douët d'Arq, on y remarque des argen- 
tiers, des changeurs, des bourgeois de Paris, portant, dans 
leur sceau, un écu heaume ayant même un cimier, comme le 
sceau de Geoffroy Marcel, en 1366; celui de Charles Poupart, en 
1393. Il n'est pas jusqu'au cordonnier du roi qui, en 1398, ne 
timbrât son écu penché d'un heaume de chevalier (voir aux 
manuscrits de la Bibliothèque nationale. Fonds Gaigniéres, chartes 
diverses, t. I, p. 136). 



PREMIERS PERSONNAGES CONNUS 

(1090-1524) 




OLAND TARDIEU {Rolandus Taniiviis), 
notable et riche habitant des environs de 
Gap (Hautes-Alpes), était, assurément, l'an- 
cêtre des premiers qui suivront, comme lui 
résidant dans la même région. Ce Roland 
Tardieu, qui vivait en 1090, figure en 11 10 
comme témoin et signataire dans une charte par laquelle Arnulfe 
(^Arnulfus) et sa femme Regoard (Rcgoardis) donnent, à la comman- 
derie de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Saint-Martin de Gap (Hautes- 
Alpes), tout ce qu'ils possédaient dans la grande vallée des Hautes- 
Alpes appelée Le Champsaur (in cavipo Saura); ce qu'ils avaient 



dans le territoire de Vapin (^Fapinco), et une maison à Sigottier 
(Cigokrio Castro)'. L'acte fut passé en présence de Guillaume 
(yuïlclmus), également l'un des signataires, et de Guillaume 
Arnulfe (^Viiilelmus Arnulfi), aussi signataire. Tout ceci se trouve 
dans le très remarquable travail du savant abbé Guillaume, 
archiviste des Hautes-Alpes, portant ce titre : Origine des cheva- 
liers de Malte et rôle des donations de la commander ie de Gap (XI^ et 
XII^ siècles), Paris, A. Picard, 1881, in-8° (page 19). 

Le précieux cartulaire de la chartreuse de Durbon (Hautes- 
Alpes), édité en ce moment par M. l'abbé Guillaume, archiviste 
des Hautes-Alpes, va nous donner maintenant, aux xii*^ et 
xiii^ siècles, une suite des premiers Tardieu connus. Nous verrons 
qu'ils résidaient, en 11 82, prés de cette chartreuse, à Recours, 
paroisse d'Agnielles. La chartreuse de Durbon, située dans la 
commune de Saint-Julien-en-Bauchaine (Hautes-Alpes), canton 
d'Asprés-lés-Veynes, fut fondée, en iiié, par de riches seigneurs 
du pays, Beldisirar, Mainfrey et Lagier. Elle n'a disparu que par 
le fait de la Révolution française. Il en existe de superbes ruines 
dont nous donnons un dessin. A peine fondée, toutes les pieuses 
et riches familles des environs s'empressèrent de faire des dona- 
tions à ce monastère. Les Tardieu, qui étaient les plus proches 
voisins de Durbon et qui résidaient à Recours dont ils étaient sei- 
gneurs et propriétaires, se distinguèrent surtout dans ces largesses, 
ce qui prouve alors leur haute situation. Il taut dire cependant que 
les seigneurs d'Agnielles, paroisse dont dépendait Recours (qui 
était au nord), manifestèrent en maintes occasions, contre les 
chartreux de Durbon, une haine motivée par des questions d'in- 



1 . Sigottier, commune du canton de Serres, arrondissement de Gap (Hautes-Alpes), non loin 
d'Agnielles, dont nous parlons plus loin. 



térêt. Le cartulaire de Durbon en fournit la preuve regrettable, et, 
du reste, ces violences, même à main armée, se retrouvent sou- 
vent au xii^ siècle. D'une part, les moines voulaient étendre rapi- 
dement leurs possessions; et, d'autre part, les seigneurs qui les 
entouraient trouvaient cet empiétement un abus; de là, jusqu'à des 
injures réciproques, des coups et même des incendies allumés par 




RUINES ACTUELLES DE LA CHARTREUSE DE DURBOM 

Canton d'Asprcs-Iès-Veynes (Hautes-Alpes). 

Les Tardieu , de Recours, ont été des premiers bienfaiteurs de ce monastère , en 1182. 

la colère des laïcs. L'exemple donné par les hauts feudataires était 
malheureusement suivi par leurs suzerains. C'est ainsi qu'en 1175 
une charte du cartulaire de Durbon' nous fait savoir que Bertrand 



I. Ce précieux cartulaire forme un recueil de 774 chartes. 



— 4 — 
Tardieu {Bertrandiis Tardiviis) \ par le conseil de ses frères, donne, 
aux chartreux de Durbon, sa part d'un champ dit Champ Cornet, en 
compensation des dommages, violences et incendies qu'il avait fait 
souffrir à leur couvent. Voici le texte de la charte : 

« Ego Berintndus Tardivus, coiisilio fralum mcoriim, per damno d injuria et inccudio 
quic Durhouensibus intuhram, parient ineani campi de Cornet ^ donc et hudo eisdem fralri- 
Inis in perpetuuni. Hoc factum fui! in prato rolundo. » C'est-à-dire ; Moi, Bertrand 
Tardieu, d'après le conseil de mes frères, à cause du dommage, de V injure et de F incendie que 
j'avais faits aux religieux de Durbon, je leur donne ma pari du champ Cornet ' à perl>étuité. 
Cet acte fut passé dans le pré rond. » 

1177. Odon Tardieu ÇOdo Tardivus), témoin dans une charte du 
cartulaire de Durbon (n° 124). 

1 177. André Tardieu (^Andréas Tardivus), d'Agnielles Çdc AgncUa). 

Recours est en vue d'Agnielles et était l'habitation des Tardieu, 
et la femme d'André, Guillelme {Guilleltiia) donne sa part du 
champ Cornet (le même héritage que précédemment) au monas- 
tère de Durbon. André donne, de plus, ce qu'il a à Recours (Rocos). 

Cet André Tardieu était probablement le frère de Bertrand 
Tardieu qui précède. (Cartulaire de Durbon, charte n° 124.) 

1182. Odon Tardieu {Odo Tardivus) et son frère, Guillaume, et 
leurs épouses Poncia, Guillehna, et leurs entants Pierre, Guillaume, 
fticiiiti, Pierre Tardieu Çfardivi), Huitibert (JJmhertus) Tardieu, 
SauT^, pour le salut de leur âme et celles de leurs parents, donnent, 
à la chartreuse de Durbon, leur part du champ Cornet et tous 
leurs droits à Recours {Uocos). (Charte du cartulaire de Durbon, 

n° I43-) 



I . Appelé par erreur Bertrand Tardif, dans la brochure : Monastères de Durlxin et de Berthaud 
(diocèse de Gap), par M. Charronet, archiviste du département des Hautes-Alpes (Grenoble, 
in-80, page 9). Voir aussi n" 102 des chartes dé Durbon. | 2. Le Cliamp Cornet existe encore, 
sous ce nom, à Recours, résidence des Tardieu d'alors, dans la paroisse d'Agnielles (Hautes-Alpes). 



1183. Pierre Tiinlien (Peints Tardivus') et sa femme TotavaJ et 
leurs enfants Giiilhiuiiie (IVikhnus) et Odan, et leurs 'n\\(ts Pontia et 
Erniengarde donnent, à la chartreuse de Durbon, leur part du champ 
Cornet et tout ce qu'ils ont de droit dans le mandement de 
Recours (Rocos). (Charte de Durbon, n° 146.) Ce Pierre est, 
croyons-nous, le fils de Guillaume qui précède. 

11 84. Bertrand Tardieu ÇBertrandus Tardivus^ et sa femme Pagaiia 



M'k;^*^*'ir**''i^-i-±±^^±ii±±'k±±*Jtét±^^,±-S^.±±±*jk±±±±±± I «• 




LA VALLÉE ET LE VILLAGE D AGNIELLES (HilUteS-Alpcs) 

où liabitaient les Tardieu, de Recours, en 1182. Au fond, le pic Garnesier; à gauche, les bois 

de la chartreuse de Durbon ; aux pieds du Garnesier, dans la vallée, l'antique terre 

des Tardieu ; Recours. En avant, le vilLoge paroissial d'Agnielles. 

et leurs fils GiiiUauine et Pouce et leur fille Ahrilia donnent, au 
monastère de Durbon, 2 faucheurs pour les prairies « 5///' peiiiuis de 
ÎEfauga » (sous les peines de l'enfer). (Chartes de Durbon, 
n° 176.) 

1191. En cette année, un Tardieu {Tardivus) était frère convers 
dans l'abbaye de Lure, près de Saint-Étienne (Basses-Alpes), et 



— 6 — 
assista, comme témoin, à une charte de confirmation de la fon- 
dation de ce monastère (i 191) '. 

1202. Pierre Tardieu (appelé dans la charte Petnis Tardius) et 
son fils Guillaume (JVikhmis) sont témoins d'une vente faite à la 
chartreuse de Durbon par Odon Benoît (Jienedki'î) et sa femme 
Audeiart et leurs enfants. (Chartes de Durbon, n° 253.) 

1 199-1202. Bertrand Tardieu (J^crtrandus Tardius) et son fils sont 
témoins dans une charte du cartulaire de Durbon (n° 254). 

1207. Exécuteur (jidejussor) d'un acte concernant la chartreuse 
de Durbon, Pierre Tardieu (Pelrus Tardius) {n° 299 des chartes de 
Durbon). 

1240. G. Tardieu {Tardivi) était citoyen de la ville de Die' 
(Drôme), en 1240. (Cartulaire de l'église et de la ville de Die, 
par M. l'abbé Ulysse Chevalier, page 92.) Pierre Tardieu ÇTardivi) 
était aussi citoyen de Die, en 1240. (Cartul. de Die, pp. 92, 94). 

1257. Guillaume Tardieu (^fVilehnus Tardivus) vend, à la char- 
treuse de Durbon, la terre qu'il possédait au champ Chalfrencs 
(al chams Chalfrencs), au terroir d'Aspres-lés-Veynes (de Asperis). 
(Charte de Durbon, n° 469). 



I. YohHiiUvrcde h chapelle de Notre-Dame de Lure, p.irM. Isoard, curé de Saint-Étienne, Forcal- 
quier, 1858, in-8o(page45). L'abbaye de Lure, fondée en 1 166, était située à 7 kilomètres de Saint- 
Etienne-lès-Orgues, dans un ravin de la haute montagne (500 mètres plus haut que Saint-Etienne 
et 624 mètres plus bas que le point culminant de la montagne. Saint-Etienne est à 700 mètres au 
dessus du niveau de la mer). Les religieux étaient des chanoines réguliers de Saint-Augustin, 
réformés par saint Hugues, évêque de Grenoble. Ils portaient l'habit blanc avec une large ton- 
sure en forme de couronne. Ils étaient au nombre de vingt en 15 18. L'abbaye fut sécularisée en 
1481. — La cime de la montagne de Lure a 1.824 mètres. Panorama immense. | 2. Sous ce 
régime purement féodal , on prisait fort le titre de citoyen ou bourgeois d'une ville ; à tel 
point qu'on pouvait être gentilhomme de race et bourgeois sans déroger. On trouve les plus 
grands noms parmi les bourgeois de nos villes, au xiri': siècle : Pons de Chaponay, bourgeois de 
Lyon, en 1219; David de Chateaubriand, bourgeois d'Angers, en 1226 ; Eudes Chabot, bourgeois 
de Sens, en 1227; Geoffroy de Rove, bourgeois de Péronne, en 1235 ; Pierre de Marie, du 
lignage des sires de Coucy, lionrgeois de la Fère, en 1247 ; Pierre de Hangest, chevalier, bailli 
de Rouen, bourgeois de Mondidier, en 1300; Hugues, baron d'Arpajon, bourgeois d'Aurillac, 
en 13 17, etc. 



1270 et 1298. Guilkuiiie Tardieu (Guillelmus Tanlivf) figure 
comme témoin, à Die. (Cartulaire de Die, par M. l'abbé Ulysse 
Chevalier, pp. 115, 134.) 

1270. Le chapitre provincial de Perpignan, tenu par les Frères 
prêcheurs, accepta de fonder, à Die (Drôme), un couvent de 
l'Ordre et désigna les frères Jacques d'Upain, Pierre Tardieu (ail- 
leurs, par erreur, TardiJ} et Guillaume du Bourg, à l'effet de sur- 
veiller l'œuvre. Le couvent fut bientôt achevé et, en 1282, au 
chapitre de Carcassonne, il fut accepté. Pierre Tardieu y fut 
nommé lecteur en théologie (Histoire de Die, par M. l'abbé Jules 
Chevalier, t. Il, p. 58). Assurément, ce Pierre Tardieu appartient 
aux Tardieu (Tardivî), de Die, qui précèdent. 

20 mars 1297, Pierre Tardieu (J^eirus Tardivus), d'Agnielles (de 
Agnella'), sûrement le parent des Tardieu mentionnés dans les 
chartes de Durbon qui précèdent, et probablement le fils de Guil- 
laume dont nous venons de parler, en 1257, fait donation, à la 
chartreuse de Durbon, de 3 deniers annuels pour un anniversaire 
qui sera célébré dans l'église Saint-Gérand d'Aspres (Sancti Geraldi 
deAsperis), et, pour cette rente, il abandonne un pré situé à Aspres, 
aux Molettes. Acte passé en présence de Guigues de Montamat, 
frère convers de Durbon. L'original en parchemin se trouve aux 
archives départementales des Hautes-Alpes. Il a 30 lignes 2/3. 
(Voir n" 569, côté C 88, D 215, F 399.) (Voir Cartulaire de 
Durbon, n'^ 367, p. 567.) 

xin*-" siècle. Joseph Tardieu (Jardins'), chansonnier du xiir' siècle, 
est mentionné, par Paulin Paris, dans l'Histoire littéraire de la France. 
(tome XXIII, p. 655, année 1856). On l'appelle aussi Joseph 
Tarduis (faute de mauvaise lecture). Il est cité dans les Sources 
historiques du moyen âge, publiées par M. l'abbé Ulysse Chevalier, 
en 1877 (tome I). 



— 8 — 

\^iG. Jacques Tardieu (Jacohus Tardivus) figure parmi les habitants 
de la localité fortiiiée de Trescléoux (canton d'Orpierre, arrondis- 
sement de Gap, Hautes-Alpes) qui reçurent une charte de liber- 
tés. (Voir Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, année 1889, 
p. 1 3 ; la charte y a été publiée par M. l'abbé Guillaume, archiviste 
des Hautes-Alpes.) 

13 19. Albert Tardieu (^Tardivus') est témoin dans une charte du 
monastère de Durbon (n° 64e). 

1321. Anoblissement ou plutôt réanoblissement et confirmation 
de noblesse de Bernard et Pierre Tardieu, de la sénéchaussée de 
Carcassonne, à la prière de la reine. (Nous donnons, dans l'ou- 
vrage, les lettres de noblesse, in-extenso.) 

12 juillet 1327. G///7/c/;/ Tardieu (^Tardivi'), riche habitant de la 
ville de Sisteron (Basses-Alpes), habitait au quartier de Rieu. 
Alasie Tardieu {Tardiva) résidait aussi dans cette localité, sur les 
bords de la Durance, à Bourg-Raynaud. Tous deux étaient les plus 
fortunés de la population. (Voir £55^/ sur l'histoire municipale de Sis- 
teron, par Laplane, Paris, Paulin, 1840, in-8", pp. 178 et 197.) 

1343-1344, Guillaume Tardieu {GuiUelmus Tardivus) était châte- 
lain de Briançon et gouverneur militaire de cette importante place 
forte dans les Alpes. Il administrait toute la contrée et avait un 
rôle prépondérant". Remarquez que le prénom de Guillaume est 
particulier au Tardieu, des Alpes, ce que nous avons vu, déjà, dans 
les chartes de Durbon. Il est donc très probable que les suivants 
descendaient de celui-ci. 

13 5 3-1 361. Guillaume Tardieu {Tardivî), professeur de loix 
(Jegum egregius profcssor'), fut d'abord doyen de l'église d'Arras 



I. Voir Tabbé Guillaume, Les premihcs fùrtifications de Briançon, Gap, 1879 (page 25), et 
Tableau historique des Hautes-Alpes, par J. Roman, 1887, in-40 (t. I, p. 5). Ces deux ouvrages 
appellent Guillaume Tardieu, Guillaume Tardin. 



— 9 — 
(^Atrebatensis) , puis de la cathédrale du Puy (^Aniciensis), de 1353 à 
1361. Le pape Innocent I\' lui écrivit (1361). (Voir l'ouvrage 
GalJia Christ iana.) 

1392. Tardivi (Pierre), S'-' abbé de la Celle, en Provence. 

Giiillaiiiiie Tardieu (Tardivus), que l'on appelle à tort Tardif, éru- 
dit, fut lecteur ordinaire du roi Charles VIII. Il naquit au Puy, 
vers 1440 et mourut i\ la fin du xv'-' siècle. Les manuscrits de la 
bibliothèque de la ville de Chartres (Catalogue général des mss. 
des bibliothèques publiques de France, t. XI, 1889, Paris) portent, 
au n° 291, un volume qui est celui-ci : Sancii Johannis Chrysostomi 
libelliis, traduit par Guillaume Tardieu (Tardivus), du Puy (Ani- 
ciensis) et dédié à Milon d'Illers, évéque de Chartres. (Celui-ci tut 
évcque de 1459 à 1492.) 

145 1. GiiillaiDiie Tardieu (GiiiUeJmus Tardivi), capitaine du chcâ- 
teau fort de Cassaignes, près de Rodez, paraît comme témoin dans 
une charte sur parchemin qui faisait encore partie des Archives du 
cullcge héraldique, à Paris, il y a peu d'années. 

1460-1484. Nicolas Tardieu, notaire à Thoard (Basses-Alpes.) 

1501. Sur le linteau de la porte de l'église de Ceillac (canton de 
Guillestre, Hautes- Alpes), existe une inscription (1301) ainsi 
conçue : anno d. m. v^ i sbz (Sébastien?) tardivi (Tardieu), 
que l'on croit l'architecte de l'église. (Voir Bulletin de la Société 
d'études des Hautes-Alpes, 1884, p. 137). Il y a, comme on le verra, 
des Tardieu du prénom de Sébastien dans la branche de Mison. 

1493-1324. Jean Tardieu, l'ami de Bayard'. Les histoires de l'il- 
lustre chevalier sans peur et sans reproche parlent toutes, longue- 
ment, d'un Jean Tardieu qui fut son camarade, son ami et son com- 
pagnon d'armes. Nous avons tait de longues recherches pour 

I. Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, naquit en Dauphiné, en 1475, et mourut héroïque- 
ment, sur le champ de bataille, le 30 avril 1524. 



— 10 — 

savoir le berceau de ce gentilhomme que de nombreuses branches 
de Tardieu réclament. Serait-il du Dauphiné, province où naquit 
Bavard, ou bien du Rouergue? Nous pensons que Jean Tardieu 
était né dans le Rouergue. La vie de Bayard, publiée de son 
temps, dit, positivement, qu'il appartenait à cette province; elle 
affirme qu'il était « miles rhiitiinensis » (chevalier du Rouergue). 
Cette vie fut écrite de son vivant, par son secrétaire, sous le nom du 
loyal serviteur et publiée peu après sa mort. Elle a été réimprimée 
depuis de nombreuses fois. Évidemment, le secrétaire de Bayard 
savait mieux que personne d'où était originaire Jean Tardieu. 
Aymard du Rival, qui vivait aussi de ce temps, a écrit un manus- 
crit qui se trouve à la Bibliothèque nationale, n° 6014, fol. 330, 
p. 43 de l'Histoire de Bayard, cité par A. Terrebasse, 1828, in-8°. 
(Voir Aymari Rivalii, de Abrogibus libri?) Il dit aussi que Jean Tar- 
dieu était un chevalier du Rouergue : « Tardius, Rhunentis, 
miles. » Nous croyons donc qu'il était du Rouergue, et très proba- 
blement fils de Guillaume Tardieu, capitaine du château de Cas- 
sagne en 145 1, qui précède. Nous le croyons, toutefois, parent très 
rapproché (peut-être le père) de Jean Tardieu, seigneur de Séjas 
(qui testa en 1549), auteur de la branche des Tardieu de Séjas et 
de la Barthe. Les Tardieu de Maleyssye le croient aussi de leur 
branche et le frère de Jacques, leur ancêtre. 

Mais résumons ce que l'on retrouve sur Jean Tardieu, dans la vie 
de Bayard. D'abord, Tardieu, comme Bayard, servait dans la com- 
pagnie du capitaine comte de Ligny. La première fois qu'il en est 
question, c'est à l'arrivée de Bayard dans la ville d'Aire, en 
Picardie, que précédait son renom de grandeur d'âme et de vertus 
militaires. Là, « un de la compagnie, nommé Tardieu, homme 
de bonne humeur et aimant le plaisir », prit la parole gaîment, et 
lui faisant l'éloge des dames de la ville, lui conseilla de donner 




PIERRE DU TERRAIL (l'iLI.USTRE BAYARd) 

dit le Chevalier sans peur et sans reproche, 

né en Dauphiné, au château de B.iyard , en 1475; 

d'un coup d'arquebuse, sur le champ de bataille, en 1524, 

et compagnon d'armes du capitaine Jean Tardieii 

(d'après une gravure de l'an ii94) 



12 

un tournoi en leur honneur. Le tournoi fut décidé; il v eut 
46 combattants partagés en 23. Bayard s'y montra admirable, 
Tardieu fut l'un des combattants les plus appréciés. Le tournoi 
recommença le lendemain, Tardieu entra en lice avec David de 
Fougas et se fît remarquer comme la veille. Ceci se passait en 
1493; '^^r 1'^ vis ^^ Bayard porte que ce fait eut lieu deux ans 
avant le départ du roi Charles VIII pour aller porter les armes 
dans le royaume de Naples (1495). Voici une anecdote qui a été 
répétée souvent et qui eut lieu vers l'année 1508. Bayard sut, par 
ses espions, qu'il y avait à Naples un trésorier qui changeait de 
l'argent en or pour l'apporter au grand capitaine Gonzalve de 
Cordoue et qui ne pouvait manquer de passer à trois ou quatre 
milles de sa garnison. Il apprit qu'il était au gîte dans une petite 
place occupée par les Espagnols, à quinze milles de Monervine et 
que, le surlendemain, au point du jour, il devait en partir pour 
se rendre auprès de Gonzalve avec une escorte. Bayard résolut 
de mettre la main sur l'homme et son trésor. Il envoya Tardieu, 
l'un de ses hommes d'armes, avec 25 Albanois. Or, sur les sept 
heures du matin, les espions entendirent le bruit des chevaux. 
Bayard fondit sur eux, criant : France! France! tue! tue! Le trésorier 
et son caissier surpris furent conduits à Monervine, et Bayard prit 
leurs valises qui contenaient 15.000 ducats. Cette bonne prise 
émerveilla le chevalier qui ne croyait pas avoir fait un si bon 
coup de fîlet. En ce moment arriva Tardieu qui fut ébloui de 
tout cet or et lui dit : « Mon camarade, j'ai ma part là-dedans, 
comme ayant été de l'entreprise. » Mais Bayard lui répondit : 
« Vous avez été de l'entreprise, mais non pas de la prise. » 
Colère de Tardieu, qui porta ses plaintes devant le général 
français, mais celui-ci décida que Tardieu n'avait aucun droit, 
« dont il eut bien du dépit. » « Par le sang de saint Georges, 



— 13 — 
dit-il à Bayard, je suis bien malheureux, mais, mon camarade, 
vous me nourrirez toute la campagne. » Bayard se mit à rire 
et ils marchèrent jusqu'à la garnison. Arrivés, Bayard fit mettre 
les ducats sur une table en disant à Tardieu : « Camarade, 
voilà de belles dragées, qu'en dites-vous? » « Je dis, répond- 
il, avec un grand soupir, qu'elles sont belles, mais que je n'en 
tâterai pas. Cependant la moitié me mettrait à mon aise pour 
toute ma vie. Ne tient-il qu'à cela, mon ami, répondit Bayard; 
ce que le hasard ne vous a pas adressé, je vous le donne de bon 
cœur; la moitié de cela est pour vous. » Tardieu croyait que 
Bayard voulait badiner; mais quand il vit compter l'argent et le 
partager en deux : « Hélas! mon cher maître, mon ami, s'écria- 
t-il, en se jetant aux genoux du chevalier et versant des larmes de 
joie, jamais Alexandre ne fut si généreux. » Bayard lui dit : « Ne 
parlez plus de cela, c'est le moins que je voulusse faire pour 
vous. » Cependant, dit l'histoire de Bayard, le bienfait se trouva 
si considérable pour Tardieu qu'il en fut riche toute sa vie et 
qu'il épousa, dans le Rouergue, sa patrie, une héritière de 
3.000 livres de rente, Françoise de Saint-Martin, fille d'un gen- 
tilhomme de ce pays, noble Geofïre, seigneur de Saint-Martin. 
Cette générosité de Bayard a passé à la postérité et se trouve 
consignée un peu partout, tant il est vrai qu'une action généreuse 
laisse un souvenir éternel dans la mémoire des hommes, et que 
l'avare périt, et, avec lui, son nom ' ! 

Revenons à Tardieu. Marié, donc, à une demoiselle Françoise 
de Saint-Martin, il quitta le service (1524) après la mort de son 
ami et bienfaiteur Bayard. L'abbé Lavaissière, prieur d'Escamps, 



I. Pour tous détails, voir Histoire de Pierre Terrail, dit le chevalier Bayard, sans peur et sans 
reproche, par Guj-ard de Berville. La première édition est de 1760, in-12; il en a été publié 
d'autres jusqu'en 1827. 



— M — 
au diocèse de Cahors, a publié à Villefranche, de Haute-Guyenne, 
vers 1750, un in-4°, devenu fort rare, intitulé : Essai généalogique 
sur le rameau de la maison de Go^on, établi au château d'Ays, en 
Quercy, et formé par Jean de Gozon, grand maître de la maison 
du roi de Hongrie et de Bohême, issu de la même flmiille que 
Dieudonné de Gozon, grand maître de l'ordre de Saint-Jean-de- 
Jérusalem (suivi de pièces justificatives) '. Là, il dit que Gilbert 
de Gozon, seigneur de Saux, fils de Jean et d'Isabeau Olhet, 
épousa, en premières noces, en 1524, noble Catherine de Gautié 
de Savihac, veuve de Mathurin de Balaguiés, seigneur d'Ays, en 
Quercy (ce qui fut cause qu'il s'établit dans la paroisse de Saux, 
au château d'Ays, en Quercy), et en secondes, le 17 août 1533, 
noble Catherine de Tardieu, fille de noble Jean de Tardieu et de 
noble Françoise de Saint-Martin, laquelle Catherine restait au 
château de Noals, près de Lauzerte en Quercy (Tarn-et-Garonne, 
arrondissement de Moissac). Ce mariage eut lieu en présence de 
noble Georges de Tardieu, frère de Catherine, et Gilbert en eut 
6 enfonts. Gilbert de Gozon mourut en 1557. L'abbé Lavaissière 
parle, en note, de ladite de Tardieu, qu'il dit née au château de 
Noals et il ajoute qu'il est porté à croire que ce Jean de Tardieu 
est le même que Jean, l'ami de Bayard, bien qu'il fût du Rouergue, 
et que Noals soit situé en Quercy. Le château de Noals n'existe 
plus. On parle, à Lauzerte, de ce château et de la maison de 
Tardieu comme d'une légende. Un acte des archives de la Haute- 
Garonne, du II janvier 1559, nous dit que ce Jean de Tardieu, 
seigneur de « Nouais », de la paroisse de Gazes, tant pour lui que 
pour Magdeleine de Tardieu, sa sœur, vendit à Jean de Montégut, 
écuyer, seigneur de Vilan et de Granel, 6 deniers de rente sur le 

I . Cet ouvrage se trouve à Paris, à la Bibliothèque nationale. Voir aussi de Barrau , Documents 
historiques sur le Roueigue, t. II, p. 679. 



— 15 — 

« capmas » de Lacassagne, en Saint-Denis del Fustin, juridiction 
de la Motte Navarrenque. Il se pourrait, comme nous l'avons déjà 
dit, que Jean Tardieu fût le père d'autre Jean, seigneur de 
Séjas qui testa, en 1549, à Marvejols. Le Rouergue et le Gévaudan 
se touchent; et, dans ces conditions, rien d'étonnant qu'un fils de 
l'ami de Bayard se soit fixé prés de Marvejols, en épousant une 
héritière; le prénom de Jean, porté par Jean Tardieu, seigneur de 
Séjas, viendrait appuyer cette hypothèse. 

Il a existé à Nozac (Lot), près de Gourdon, des Tardieu, con- 
sidérés et bien alliés, qui pourraient aussi descendre de ceux de 
Noals qui précèdent. A eux appartient Etienne Tardieu, notaire 
de Nozac, lequel, le 27 septembre 1539, transigea avec Jacquette 
de Vassal, fille de Jean, écuyer, seigneur du Couderc (paroisse de 
Nozac). Antoinette de Vassal, fille d'Antoine, archer de la garde 
du roi, et de Gabrielle de Barbasson, fut mariée à un Tardieu, 
parent au précédent. Elle en était veuve en léoi (voir de Cour- 
celles, Hist. généalogique des pairs de France, t. V). Les de Vassal, 
famille noble et considérable, portent : d'azur, à la bande de gueules, 
chargée de j besants d'or et borda d'argent, accompagnée de 2 étoiles d'or. 

REMARQUES SUR LES FONCTIONS DE NOTAIRES. 

On verra, parmi les diverses filiations de cet ouvrage, que cer- 
tains Tardieu, anciennement, dés l'an 1460, ont exercé la charge 
de notaire. La Roque, dans son Traité de la noblesse (pp. 363-368), 
cite le fils d'un notaire qui, testant en 141 3, institua pour héritier 
l'un de ses enfants s'il n'entrait point dans l'ordre de Saint-Jean - 
de-Jérusalem (qui exigeait huit quartiers de noblesse et qui 
compte les plus illustres maisons de France dans ses rangs). En 
16 14, du temps de Nostradamus, qui a publié V Histoire de Provence 
(in-folio), une partie des gentilshommes de cette province descen- 



— i6 — 

daient de notaires. On doit donc dire qu'à priori on rencontre, 
dans les temps reculés, les noms les plus considérés dans le 
notariat. 

LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE ORIGINE DE LA 
FORTUNE. De tout temps, le commerce, l'industrie ont été la 
source des grandes fortunes. Mais quiconque était riche jadis 
voulait être noble. Il y arrivait soit par des lettres de noblesse, 
l'achat de fiefs (qui conféraient anciennement la noblesse à la 
troisième génération) ou de certaines fonctions. D'autre part, 
nous ferons remarquer que les gentilshommes pauvres n'avaient 
qu'un seul moyen de soutenir honorablement leur existence : celui 
de devenir négociants. Les Tardieu, à l'origine élevés en rang, ont 
subi le sort de tant de femilles qui ont passé par les épreuves de 
la vie ou les ruines occasionnées par la guerre de cent ans (au 
xiv^ siècle), les luttes malheureuses de la Réforme, au xvi^ siècle, 
et les épidémies qui désolèrent la France en divers temps. C'est à 
cause de cela, sans doute, que diverses branches ont embrassé le 
commerce en Provence, notamment à Saint-Etienne-lés-Orgues, 
l'industrie de la fabrication des draps qui nix cessé qu'à la fin du 
wiii"^ siècle, lorsque les fabriques de Sedan ont attiré à elles tout le 
monopole de cette importante fabrication, que l'Angleterre, actuel- 
lement, tend à faire disparaître presque entièrement de notre terri- 
toire. A la fin du xviii^' siècle, le commerce de la droguerie rem- 
plaça, en Provence, notamment à Saint-Etienne-lés-Orgues, celui de 
la draperie; il a disparu, h son tour, complètement, depuis une qua- 
rantaine d'années, remplacé par aucun autre. Ce commerce s'éten- 
dait de Provence fort loin et comprenait l'exportation. Le roi 
Louis XIV, par un édit de ié68, permit de faire le commerce en 
gros sans déroger à la noblesse, et, déjà, depuis l'an 1366, le roi 



— 17 — 
Charles IX avait permis, à la noblesse de Marseille, le commerce 
en gros sans déroger, comme les habitants de Gênes et de Pise. On 
ne dérogeait pas non plus en devenant bourgeois des villes pour 
en avoir les privilèges (v. page 6). Par exemple, dérogeait, ipso 
facto, celui qui prenait des terres à fermage. Dans ce cas-là, on 
avait un moyen sûr, celui de tâcher d'obtenir des lettres de 
noblesse pour être réintégré. 

Anciennement, les familles de haute bourgeoisie et même de 
la noblesse avaient des apothicaires. Ceci demande quelques détails. 
Hiérarchiquement supérieurs aux chirurgiens, les apothicaires 
prenaient leurs degrés dans l'Université, et ils étaient licenciés, 
bacheliers ou maîtres es arts. La profession d'apothicaire, consi- 
dérée comme un art, ne dérogeait pas à la noblesse, à moins qu'elle 
ne mêlât quelques trafics comme l'épicerie. Entre les innombrables 
lettres de reliefs de dérogeance accordées par les rois, on n'en 
trouve pas qui visent l'exercice de cette profession. Au xvi*^ siècle, 
comme les grands bourgeois, les apothicaires sont qualifiés sires. 
Tel apothicaire reçut même des lettres de noblesse sans disconti- 
nuer d'exercer sa profession, ce qui prouve qu'il ne pouvait déro- 
ger. Le bisaïeul du maréchal de La Meilleraye, Nicolas Fauque, 
était apothicaire. Les Séguier, si illustres, descendent de Biaise 
Séguier, marchand apothicaire et bourgeois de Paris, mort 
en 1)10. Tel apothicaire, enfin, fut un parfait érudit entouré 
d'une grande considération (v. P.-A. Cap, Un apothicaire belge an 
XVI^ siècle, 1862, in-8°). 

Un mot, en terminant ces remarques utiles : une réflexion sur 
les droguistes, assimilés jadis aux apothicaires et considérés 
comme eux. Gervais Neveu, d'abord droguiste et apothicaire fut 
gouverneur de Sablé et résigna son gouvernement, en i)io, en 
faveur de son fils puîné, et l'aîné fut l'aïeul de Roland Neveu, 



— i8 — 

dont la fille Renée, dame d'Auvers-le-Courtin, épousa Gabriel du 
Guesclin, conseiller au Parlement de Bretagne. 

SUR LA PARTICULE. La particule, c'est-à-dire le de qui 
semble, pour les personnes ignorantes, un signe de noblesse 
n'était pas, autrefois, une preuve certaine de grande origine. Des 
artisans la possédaient, tandis que des maisons illustres ne la 
prenaient jamais. Le nom Tardieu, dans les temps primitifs, n'a 
jamais eu la particule; mais comme nous venons de le dire, cela 
ne prouve rien. Cette particule n'a été inventée que par les 
roturiers anoblis sous Louis XIII et le commencement du régne 
de Henri IV. 

PLAN DE L'OUVRAGE. Nous commencerons la filiation 
des diverses branches de Tardieu par le chapitre suivant, en par- 
lant d'abord de celle des Maleyssye, ensuite des autres restées 
dans les Alpes (Haut-Dauphiné), ou sur leurs limites, berceau de 
la maison. Nous suivrons en descendant dans le Dauphiné ou la 
Provence, le Comtat-Venaissin, le Vivarais, le Quercy, le 
Rouergue, le Gévaudan, le Languedoc, le Roussillon, le pays de 
Foix, l'Albigeois, l'Agenais, l'Auvergne, le Limousin, le Forez, 
le Lyonnais, le Bordelais, l'Ile de France (Paris), le Laonnois, la 
Picardie et, enfin, le Boulonnais. 

Remercions, ici, en termes chaleureux, quelques érudits qui se 
sont distingués par leurs envois pleins d'amabilité et de complai- 
sance, savoir : M. O. Teissier, bibliothécaire à Draguignan, auteur 
de précieux travaux héraldiques sur Marseille; M. l'abbé Albanés, 
l'éminent historiographe de la Provence; M. l'abbé Guillaume, 
archiviste des Hautes-Alpes, qui nous a communiqué des 
recherches précieuses dues à sa plume infatigable; M. l'abbé 



— 19 — 
Ulysse Chevalier, correspondant de l'Institut; M. l'abbé Jules 
Chevalier, à Romans; M. J. Roman (au château de Pracomtal, 
Hautes-Alpes), l'un de nos archéologues français les plus compé- 
tents et les plus féconds ; M. le baron de Tourtoulon, notre savant 
confrère à l'Académie d'histoire de Madrid ; M. de Berluc-Perussis, 
un profond érudit résidant prés de Forcalquier, auquel nous 
devons des documents très utiles; M. de Vilard, au château de 
Séjas; M. le comte de Montgrand, à Marseille; M. le comte de 
Warren; M. Henri de Curzon, archiviste aux Archives nationales; 
M. Lieutaud, ancien bibliothécaire de Marseille, à Volone, érudit 
et littérateur; M. Théodore Courtaux, généalogiste à Paris; 
M. Mazen, avocat à Nyons; M. Justin Seyssau, à Monteux 
(Vaucluse); M. l'abbé Marcalhou d'Aymeric, à Ax (Ariége); 
M. Bérenger, à Chamaret (Vaucluse); M. Gouvon, à Forcalquier; 
M. l'abbé Hertel, curé de Saint-Aubin-Celloville; M. le vicomte 
Tardy de Montravel, à Joyeuse (Ardéche); les savants archivistes 
départementaux de la Seine-Inférieure, de la Drôme, de Tarn-et- 
Garonne, du Var, du Tarn, de l'Hérault, des Basses-Alpes, des 
Pyrénées-Orientales, de la Lozère, du Lot, de l'Aveyron, de 
Vaucluse, des Bouches-du-Rhône, de la Charente, de l'Aude, etc. 
Ajoutons aussi le savant M. le marquis de Boisgelin, à Aix-en- 
Provence. 





L AMOL'R DE LA SCIENCE EST UN' VRAI BON'HECR 





ILIATIONS 



LES TARDIEU, MARQUIS DE MALEYSSYE 



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tout seigneur, tout honneur ! Nous commençons par les 
Tardieu qui sont la couronne de ceux du nom, en France. 
Au surplus, partis de la souche antique des Alpes, passés 
en Rouergue dès le xv^^ siècle, ils ont droit à cette place 
privilégiée. 

Les Tardieu de Maleyssye ont toujours eu une situa- 
tion très considérable. Leurs belles alliances, les services 

rendus, les charges qu'ils ont occupées, leur ancienne 

noblesse, tout a contribué à leur assurer cette situation. Je ne redirai pas que leur nom, 
leurs armes, la devise, feraient croire à un chef sarrazin ou albigeois venu tard à Dieu. 
Leur origine remonte, incontestablement, à Roland Tardieu, notable personnage des 
Alpes, en 1090, témoin, en 11 10, d'un acte concernant les chevaliers de Malte, de 
Gap, et l'ancêtre d'Odon Tardieu et de ses frères qui furent des premiers bienfaiteurs 
de là chartreuse de Durbon {près de Gap), en 1182. C'est de cet Odon Tardieu, dont 
les descendants (comme je l'ai établi dans mes recherches historiques sur le nom de 
Tardieu) se sont transportés dans le Gévaudan, dans le Rouergue, dans le Vivarais, 
que descendait Jacques de Tardieu, vivant en 1450, et dont nous allons parler. 



— 22 — 

Les preuves de Malte, faites en 1625, pour François-Ignace de Tardieu et dont 
l'original existe entre les mains de M"= de Maleyssye, à Château-Renard (Loiret), et 
celles de 1629, déposées dans l'étude de M>-' Mahot de la Querantonais, notaire à Paris, 
ne laissent aucun doute sur l'antiquité et la noblesse parfaite des ancêtres du reçu. On 
sait que l'Ordre de Malte n'exigeait que huit quartiers de noblesse, remontant, en 
général, du côté paternel au trisaïeul du présenté (ce qui déjà était fort respectable). 
Mais écoutons les dépositions des enquêteurs pour cette réception. Voici ce qu'ils 
disent : Revenus à Paris, siège du grand prieuré de France, où était reçu ledit François- 
Ignace. C'étaient : Frère Charles Picard, frère Courtin de Rosav, commandeur, assistés 
de M' Ogier, notaire à Paris, enquête faite également par frère Jean Leconte de Nouant 
et frère Gilbert de \'ilbourg, assistés du même Ogier, notaire : « Et estant de retour à 
« Paris (l'enquête primitive avait été faite en Normandie), nous nous sommes aussi 
« secrètement enquis et informés à plusieurs anciens gentilhommes officiers et autres 
« personnes dignes de foy de ladite ville qui bien connaissent ainsi qu'ils ont 
« dit les maisons du père et de la mère d'iceluy présenté, ayeul et ayeule, bisayeul et 
« bisayeule, lesquels ont toujours esté réputés pour gentilshommes entre ta noblesse de In 
« cour laquelle ils ont toujours ser\'i et fait service au roi en toutes les occasions et que 
« les armes présentées (celles ayant le chevron, les 2 croissants, la croix pattée, 
« l'étoile en chef) ont esté portées de tout temps et ancienneté. » Dans un autre 
endroit de l'enquête, on dit : « Nous nous sommes secrètement et fidèlement enquis 
« à plusieurs et diverses personnes anciennes, gentilhommes, officiers, bourgeois, 
« habitant de ladite ville d'Eu... ; il nous a été confié que lesdites maisons de Tardieu, 
« de Pons, de Sorre ont toujours été tenues et réputées pour gentilhommes de noms 
« et d'armes, etc. » 

Armes. — Les armes primitives des Tardieu de Maleyssye sont : cCa-^ur, au chanou 
d'or, accompagne en chef de 2 croissants d'argent et, en pointe, d'une croix pattée de même ; au 
chef cousu de gueules, chargé d'une étoile d'or. Devise : Tard à Dieu; tout à Dieu. Le 
chevron indique, évidemment, des faits de guerre ; ce que l'on voit du reste dans 
d'autres généalogies. Le chef n'est pas, comme couleur, dans l'ordre voulu ; il est à 
encjuerre, c'est-à-dire cousu (en blason, on ne peut pas mettre couleur sur couleur); 
or, un chef cousu indique, toujours, un motif des plus honorables, une action consi- 
dérable, fort souvent. Les Tardieu de Maleyssj-e, depuis le xvii= siècle, ont écartelé : 
aux I et 4 d'axur, à } pointes en chef, renversées d'or, appointées (qui est de Martin de 
Maleyssye^; aux 2, d'azur, à j léopards d'or, l'un sur l'autre, lanipassés armés de gueules 
(qui est de Caumont la Force"); au ), bandé d'argent et d'azur de 4 pièces (qui est d'Ala- 
manni); au 4, paie d'or et de gueules de 6 pièces (qui est de Bricqueville). Sur le tout : 
d'a^tir, au chevron d'or accompagné en chef de 2 croissants d'argent et, en pointe, d'une 



— 23 — 

craix paltée de même; au chef cousu de gueules, chargé d'une étoile d'or. Depuis l'alliance 
de Jacques de Tardieu, marquis de Maleyssye, avec Anne de Barentin, en 1684, la 
couronne de marquis a pour cimier : une figure de la Pucelle velue en blanc, parlant, à 
sa main droite, une couronne d\v soutenue sur la pointe de son épce et, à la gauche, la 
bannière, comme de son vivant elle la portait, avec le cri : la Pucelle, les Lys 1 (Ceci est en 
vertu d'une ordonnance de 161 2, en faveur de Charles du Lys et de tous ses descen- 




DE TARDIEU : 

tVii^itr, au chevron iVor accompagne de 2 crolssanls d'argent, 

en chef et d'une croix pattée de même, en pointe ; 

au chef cousu de gueules^ chargé d'une étoile d'or. 

dants.) Quelques-uns des Maleyssye portent actuellement : aux i" et 4" d'azur, à 
} pointes renversées d'or; au 2'= et ^<= d'azur, au chevron d'or accompagné de 2 croissants en 
chef et d'une croix pattée, le tout d'argent, avec le chef de gueules, chargé d'une étoile d'or. 
Couronne de marquis. Cimier (tel qu'il est décrit). 



. — 24 — 

Filiation- I. Jacques i/i' ' Taniieii, né en Rouergue, vers 1440, est le premier de ce 
nom qu'on trouve en Normandie. Il vint s'établir au comté d'Eu, en épousant, vers 
1470, Perenelle de Hauville. Il est qualifié escuyer, seigneur de la Poterie = et Sainte- 
Croix, près d'Eu. Il ne vivait plus le 17 novembre 1507, lors de l'acte de partage de 
ses deux fils, écrit sur parchemin, reçu par Jacques Granville, notaire à Eu, où il est 
dit que ceux-ci partagèrent « noblement et advantageusement » les biens de leurs père 
et mère. On croit que Jacques était le frère de Jean de Tardieu, compagnon d'armes 
de Bavard. Ce Jean est cité pour la première fois, en 1493, à un tournoi donné en la 
ville d'Aire pour l'arrivée de Bayard. Or, Aire n'est pas éloigné de la ville d'Eu. Il 
serait donc venu prés de son frère aine. Il mourut vers 1 524. Jean fut marié à Françoise 
de Saint-Martin. Il eut une fille, Charlotte de Tardieu, mariée en 1535, au château de 
Noals, en Quercy, à Gilbert de Gozon, petit-neveu de Gozon, grand maître de Saint- 
Jean-de- Jérusalem, en 1346. Les armes de Charlotte étaient les mêmes que celles de 
Jacques de Tardieu. Celui-ci laissa : 1° Pierre, qui suit; 2° Jacques, seigneur du 
Buisson (postérité inconnue). — II. Pierre de Tardieu, écuyer, seigneur de la Poterie 
et de Sainte-Croix, né vers 1480, à Eu, mentionné en 1507, dans les biens partagés de 
ses père et mère, rendit aveu au comte d'Eu (le duc de Guise), le 3 novembre 1521, 
pour sa terre et seigneurie de Sainte-Croix, et le 19 juin 1522, pour sa terre et fief de 
la Poterie. Il mourut le 13 avril 1525 et fut enterré dans l'église de l'abbaye de 
Trévot, où, en 1625 et 1629, on lisait encore son épitaphe : « Cygist Pierre de Tardieu, 
escuyer, seigneur de Sainte-Croix et de la Potlerie, décédé le ij avril iJ2j, » et sur cette 
tombe, les armes de la maison de Tardieu et celles des de Sores, son épouse. Dans les 
preuves de Malte de 1625, les quatre parrains. Hercule de Rohan, duc de Montbazon, 
Roger, duc de Bellegarde, le seigneur de la Poilleraye, le marquis de Moy, de même 
que les témoins de 1629 : le duc d'Epernon, le duc de Bellegarde, le maréchal 
d'Epinay-Saint-Luc, le marquis de Moy, déclarent ne pas avoir connu ledit Pierre ni 
sa femme « à cause du long temps où ils sont morts ; mais qu'ils étaient gentilhùiume et 
gentille femme de nom et d'armes, noble de tout temps et ancienneté. Le duc d'Epernon 
ajoute que, dans sa jeunesse, il a ouy faire récit à la duchesse douairière de Gui\e que 
Pierre de Tardieu était de meilleure maison qui soit. De son mariage avec Hélène de Sores, 
ou de Sorre, qu'il avait épousée, le 1 5 mai 1 509, il eut : 1° Richard, qui suit ; 2" Jacques, 
écuyer, seigneur d'Incarville-, qui, d'un mariage inconnu, laissa : A. Aristarque, seigneur 

I. Comme on le sait, la particule ne signifie rien au point de vue nobiliaire. Parmi les 
Tardieu de Maleyssye, il y en a qui l'ont prise, d'autres qui l'ont omise; peu importe. Nous la 
donnons ici parce que les preuves de Malte de 1665, la consacrent et que, depuis 1600 environ, 
elle se trouve danb la plupart des actes publics et privés. | 2. Incarville, commune de Saint- 
Aubin-Celloville (Seine-Inférieure). Le manoir existe, mais restauré. Nous donnons un dessin 
de son état il y a 20 ans. Il appartient .1 M. Lerat. Dans une vaste pièce du rez-de-chaussée, se 



— 2) — 

d'Incarvillc, trésorier de France en Champagne, puis conseiller d'Etat, ambassadeur 
en Flandre, mort à Bruxelles, le 4 septembre 1619, marié, en 16 12, à Elisabeth Le Ro)-, 
fille de Claude, seigneur de la Poterie, trésorier général de l'ordre des guerres, et de 




DE TARDIEU DE MAI.EVSSYE 



Charlotte Pinon. Il mourut sans enfants. On lit encore, actuellement, l'épitaphe 
suivante dans l'église de Saint-Aubin-Celloville, prés Rouen : « Ici est enferme le cœur 



trouve une merveilleuse cheminée en pierre. Deux chimères assises sur leur queue soutiennent 
le linteau, sur lequel est placé, au milieu, une plaque de marbre avec ce logogriphe sur le nom 
de Tardieu, écrit en deux lignes : « Ma fin est mon bien; mon bien est Vamour de Dieu; n au 
dessus, deux cariatides : un homme et une femme tendent le bras pour présenter un cadre où 
se trouve un médaillon placé au milieu de la cheminée (ayant, jadis, le portrait dudit Aristarque). 



— 26 — 

« de defunct messlre Avistarque Tardieu vivant, seigneur cl patron txvioraire d'incarville 
« et de Saiiid-AiiIbin-la-Campagne, conseiller d'Estat ordinaire du Roy cl son ambassadeur 
« en Flandre. Il nionrut à Bruxelles en Bi-ahant, le 4" jour de septembre mil six cents dix- 
« neuf. Priei Dieu pour le repos de son âme. » (Il y avait les armoiries de Tardieu qui 
sont effacées). B. Marie, mariée, en 1608, à Pierre Byard, gentilhomme de la chambre 
du roi. — III. Richard de Tardieu, écuyer, seigneur du Moulin, de la Poterie, de 
Monchy, de Melleville, de Pollem}', de Marchaumont, né vers 15 10. Dans les preuves 
de Malte, il est dit que, dans un acte de partage, du 17 octobre 1543, devant Peyra, 
notaire du comté d'Eu : « Il nous est apparu que ledit Richard, avec son frère Jacques, 
sont qualifiés d'escuyers et quils ont partagé noblement les biens de leurs père et mère. » Il 
acheta, le 10 novembre 1570, le fief et seigneurie de Melleville, près d'Eu, et en 
rendit la foi-hommage au comte d'Eu, François de Bourbon, le 20 juin 1575. Ce fief 
avait droit de haute, moyenne et basse justice. Il mourut le 17 novembre 1579 et fut 
enterré dans l'église paroissiale d'Eu, où, dans une chapelle placée à main droite, on 
voyait sa tombe, en 1625, avec deux figures d'homme et de femme. Richard se maria 
trois fois : 1° N... ; 2° Marie de Louterel, d'une maison noble ; 5° Marguerite de Pons, 
par contrat du 7 mars 1547, fille de Jean, seigneur de Mortaigne, et de Louise de 
Louterel. Du i>='"lit : 1° Jean, vivant en 1583 et l'aîné; 2° Adrien, mentionné en 1551, 
mort avant 1575, marié à Jeanne Havart, dont : A. Marguerite, mariée, le 23 juillet 
1584, à « honorable homme » Nicolas Rozée ; B. noble homme, Richard, mineur en 
1575, seigneur de la Poterie, marié, le 8 février 1581, à Françoise Hérichon. Il fut 
maintenu noble par les élus d'Amiens ; et mourut à Paris, le 4 août 1618, assassiné par 
Jacques Lamy qui fut condamné à mort par le parlement de Paris; il eut : a. a. Charles, 
seigneur de la Poterie, résidant à Eu, maintenu dans sa noblesse par arrêt de la cour 
des aides de Normandie, le 26 janvier 1658, marié à Anne de Bezu, dont : a. a. a. 
Catherine, mariée, le 27 mai 1662, à François Lestendart, seigneur de Q.uenouville, 
fils de Charles et de Renée le Ferot (v. d'Hozier, Armoriai général, t. I, p. 357); 
/'. b. b. Anne, maintenue dans sa noblesse, en la généralité de Rouen, les 28 mai 1668 
et 29 mai 1670; c. c. c. Marie qui partagea avec ses deux sœurs, le 12 juin 1662. Du 
second lit, Richard eut : 3° \'aléran, vivant en 1565, époux de Catherine Denis, fille 
de Jean et de Catherine de Pons, dont : A. Jeanne, mariée, en 1588, à Jean Bouchard, 
seigneur d'Anglesqueville ; elle était veuve en 1609. Richard eut du 3'^ lit : 4° François, 
qui suit; 5° Gilles; 6'^ David; 7° Thomas; 8° Charles; 9° Roch, écuyer, seigneur de 
Mouchy et de Marchaumont, bailli du comté d'Eu, mort en 16 14, marié à Marie 
Scorion, fille de Jacques, conseiller au présidial d'Amiens, et de Jeanne Pénache; 
elle se remaria, en 1625, à Philippe Doullé, écuyer, seigneur de Bareyt. Roch eut : 
A. Philippe, écuyer; B. Marie, mariée, le 19 février 1624, à Jean Le Blond, écuyer, 
seigneur de Prallemare ; C. Philippe-François, seigneur de Mouchv, marié, le 10 mai 



— 27 — 

1028, à Florence de Torcy, fille de Jean, écuver, seigneur de Caumont, et de 
Jacqueline de Civelle, dont Jacqueline, demeurant à Mouchy, élection d'Aques, main- 
tenue dans sa noblesse, le 5 juillet 1670, par l'intendant de Rouen, M. de la Galisson- 
nière ; 9° Richard, écuyer, seigneur du Mesnil et de Chatillon-lés-Bagneux ' (1578). 
Il acquit une charge de secrétaire du roi (1588), obtint des lettres d'honneur, le 
5 juin 1624 {Archives nationales, t. V, 1229), et résigna en août 1624. Il mourut à 
Paris, le mardi 20 octobre 1626, dans sa maison sise rue des Maçons, paroisse Saint- 
Séverin ; fut enterré à Chàtillon ; épousa : i" Elisabeth Turquant; 2° N. de la Tho- 
massiére (1607) ; 3" Marie Gillot, morte le 5 août 1631, enterrée à Chàtillon, fille d'un 




CHATEAU d'iNCARVILLE (SEINK-INFÉRIEURE) 

trésorier de France et de N. de la Thomassiére, sœur de Jacques, chanoine de la 
Sainte Chapelle, auteur de la satire Ménippée, nièce de Marguerite Gillot, mariée à 
Pierre Desprez, trésorier de France, à Moulins. Du premier lit : A. Jacques, né en 
1593, seigneur de Châtillon-sur-Bagneux et Liancourt, reçu conseiller au Parlement 
de Paris, le 31 juillet 1620, lieutenant-criminel au Châtelet dés 1635. Il épousa, dans 
l'église de Saint-Sulpice, le 21 mai 1638, Marie Férrier, fille de Jérémie, célèbre 
ministre protestant à Nîmes (né vers 1560, mort à Paris, le 26 septembre 1626), qui 



I. Richard de TarJieu avait le fief de Châtillon-lès-Bagneux, près Meudon, où un bois porte 
le nom de bois de Tardieii. Il fonda, à Bagneux, le couvent des religieuses de la Congrégation de 
Notre-Dame qui se fixèrent à Paris, en 1634. 



— 28 — 

se fit catholique (Tallemant des Réaux en parle; voir Diiliounairc historique de In France, 
par Lalanne), et d'isabeau Le Grand. Jacques de Tardieu et sa femme, qui étaient d'une 
avarice historique, furent assassinés, dans leur maison, lui étant lieutenant-criminel, 
le jour de la saint Barthélémy (24 août 1665), ile du Palais, sur le quai qui regarde 
aux Augustins (quai des Orfèvres). Les assassins, qui ne purent sortir de la maison, 
étant enfermés à clef (ce qu'ils ignoraient), et qui étaient les domestiques de leurs 
victimes, s'appelaient René et François Touchet, natifs de Niaples, prés Craon, en 
Anjou; ils furent rompus devant le cheval de bronze (27 août 1665). Boileau, dans 
ses satires, parle de Jacques de Tardieu et de son avarice et de celle de sa femme; 
mais il dit aussi : 

Dans la robe, on vantait son illustre maison. 
Il était plein de sens, d'esprit et de raison. 




":> 



Signature de Jacques Tardieu, lieuten.ant-criminel, mort en 1665. 

Ledit Jacques et sa femme furent enterrés à Chàtillon; le 29 décembre 1655, le roi 
Louis XI\' lui accorda 3.000 livres de pension ; et les lettres ajoutaient qu'il était alors 
conseiller d'Etat ; B. Philippe, seigneur du Mesnil et Arménonville, chevalier de 
Saint-Lazare, mort le 28 septembre 1642, enterré à Chàtillon; C. Pierre, seigneur de 
Gaillarbois, chanoine de la Sainte-Chapelle du Palais, à Paris, mort le 24 décembre 
1654, au soir ; D. Christophe, seigneur de Mouchy ; E. Jacques, seigneur de Mouchv ; 
F. Antoine, baptisé à Paris, à Saint-Sulpice, le 31 décembre 1587; G. Marguerite, 
mariée, le 20 février 1607, à Jacques Séguier, seigneur de la Verrière, garde des rôles 
des offices de France, dont entre autres enfants, Jacques Séguier, évéque de Nîmes; 
10° Cécile, mariée, par contrat reçu par Darré, notaire à Chambly, le 29 mai 1582, à 
Jean de Perthuis, écuver, seigneur de Champagne ; 1 1'' Pierre, écuyer, seigneur de 
Mortaigne, au comté d'Eu, présent, en 1607, au mariage de sa nièce, Marguerite de 
Tardieu; il épousa Anne de Bezu ; 12° Antoinette, femme de Michel Lesperon , 
seigneur de la Jonquière, qui testa en 1597. • — François de Tardieu, écuyer, seigneur 
de Melleville, fut reçu conseiller à la Cour des aides de Paris, le 28 octobre 1385, 
charge qu'il résigna, en 1611, à Antoine Coutel. 11 devint conseiller d'Etat ordinaire 
du roi, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, puis fut envo_vé ambassadeur à 
Venise. Il mourut le 16 février 161 3. Nous ne pouvons mieux faire que de citer sur 




ARISTARaUE DE TARDIEU 
Seigneur d'Incarville, conseiller d'Etat, ambassadeur en Flandre, mort en 1619. 



— 30 — 

lui le témoignage du duc de Rohan-Montbazon, comme celui du duc de Bellegarde et 
du duc d'Epernon qui, dans les preuves de Malte faites pour ses deux fils, disent, 
ainsi que les autres témoins, l'avoir beaucoup connu ; et que ses noms et qualités 
estaient : « Messire François Tardieu, seigneur de Melleville, conseiller d'état ordinaire 
« du roy en ses conseils d'État et privé et maître des requêtes ordinaires de son hôtel. 
« 11 a été employé en de grandes et importantes affaires pour le service du roy et de 
« l'Estat et même avant sa mort il avait été nommé par le Roy pour être son ambassa- 
« deur ordinaire à Venise. » Ainsi parle le duc d'Epernon. Le duc de Bellegarde 
ajoute : « Il estait de bon esprit et jugement et tel ayant été reconnu par le Roy, il 
a l'avait eslu pour être son ambassadeur à \'enise. » François de Tardieu avait épousé, 
le 25 novembre 1598 (par contrat devant M= Mathieu et son confrère, notaires au 
Châtelet de Paris), Anne de Martin de Maleyssye, fille de feu messire Mathieu de 
Martin de Maleyssye', vivant chevalier de l'ordre du Roi, gouverneur de la ville de la 
Capelle, en Picardie, et dame Magdelaine Allamani, dame d'honneur de la Reine, qui, 

I. De Martin de Maleyssye. Noblesse féodale originaire du comté d'Armagnac. Filiation I. 
Mathieu de Martin de Maleyssye, écuyer, seigneur du Possan, prés Auvillars, au comté d'Arma- 
gnac, né vers 1420, mort avant 1 500, épousa Marguerite de Valabre, dont : II. Noble Arnould, 
seigneur de Possan, écuyer, marié, en mat 1507, par devant Gaspard Lemoync, notaire à 
Toulouse, à Jeanne de Guilhem. tille de Jacques, écuyer, seigneur des Muraist et de Jeanne de 
Marsolle. Il demeurait à Toulouse, rue Barlette, paroisse Saint-Symphorien, et laissa : 1° Jacques, 
qui suit; 2° Pierre, capitaine d' Auvillars, époux de Jeanne du Bousquet; il eut une fille 
mariée au seigneur de la Ponterie; 3° Mathieu, prêtre. III. Jacques de Martin de Maleyssye, 
chevalier, seigneur du Possan, gouverneur pour le roi de la ville d'Auvillars, gentilhomme 
ordinaire de sa chambre, épousa, le 5 avril 1556 (contrat reçu Robert Dayroul, notaire à 
Auvillars), Guilaine de Caumont, fille de François, écuyer, seigneur de la Mothe-Rouge, et 
de Jeanne de Rouillac, dont : 1° Mathieu, qui suit; 2° Pierre, seigneur du Possan, tué dans les 
guerres du Piémont; 3° Jehan, tué dans les guerres du pays de Piémont; 4° Marie, mariée à 
François Legrand, écuver, seigneur de la Simonne; elle eut entre autres enfants, Mathieu de la 
Simonne, gentilhomme de la chambre du roi Henri IV, auteur d'un livre intitulé V Alphabet du 
soldat, où il explique, dans la préface, qu'à l'âge de 1 1 ans il laissa son père en Gascogne pour 
venir trouver son oncle, M. de Maleyssye, alors maître d'hôtel du roi, gouverneur de la Capelle, 
ayant succédé au seigneur de Molinery, son frère, qui avait succédé au seigneur de la Mothe- 
Rouge, son oncle. Il épousa Marie de la Heuvrière, dont Isabeau, épouse de Michel de Gesne 
de Cotty, lequel servit sous les ordres de Henri de Maleyssye, à Pignerol. IV. Mathieu de 
Martin de Maleyssye, conseiller du roi, maître d'hôtel ordinaire, gentilhomme de sa chambre, 
chevalier de l'ordre du roi (15 février 1575), gouverneur de la Capelle (1585), capitaine d'une 
compagnie de cent homme d'armes et de six cent vingt cuirassiers, mort à Paris, en 1576, 
épousa, le i^^ mars 1579, devant Payen, notaire au Châtelet de Paris, Magdeleine Allamanni, 
fille de Nicolas, chevalier de l'ordre du roi, son conseiller et premier maître d'hôtel, et de 
Anne de Bricqueville ; elle fut dame d'honneur de la reine, gouvernante de ses filles, demoiselles, 
et gouvernante du dauphin. Mathieu partagea avec ses frères et sœur, à Toulouse, en 1568, les 
biens de ses père et mère. Il eut : i" Henri, marquis de Maleyssye, mort lieutenant-général, etc. 
(voir ci-dessus); 2° Michel, seigneur de Maleyssye; 3" Mathieu; 4° Anne qui, en 1598, épousa 
François de Tardieu, seigneur de Melleville, mort ambassadeur à Venise en 161 3. 




FRANÇOIS DE TARDIEU 

Seigneur de Melleville, m.iitre des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, 
mort .imbassadeur, à Venise, le i6 février 1615. 



— 32 — 

« pour ses rares vertus cl mérites, » la choisit, en 1604, comme gouvernante de ses 
filles demoiselles (disent le duc d'Epernon et le duc de Bellegarde). Magdelaine Alla- 
mani était issue de la maison Alkmani qui est en grande réputation à Florence ; elle 
avait pour mère Anne de Bricqueville. Elle fut aussi gouvernante du Dauphin ; car, 
dans le journal du régne de Henri IV, par Lestoile (t. 111, p. 257), il raconte que : 
« Le Dimanche, M. le Dauphin passa par Paris pour aller à Fontainebleau où le roi 
« l'avait mandé ; il était dans une litière découverte où M""^ de Malissv, sa gouvernante, 
« le tenait ; et il y eut force vivats criés par le peuple à son arrivée. » Dans les 
preuves de Malte, le duc de Bellegarde dit : « avoir connu le dit deft'unt sieur de 
« Malleyssye ayeul dudit présenté qui en son nom s'appelait Messire Matthieu de 
« Martin de Malleyssye, chevalier gentilhomme de nom et d'armes, gouverneur pour 
« sa Majesté de la Capelle, en Picardie, conseiller et maistre d'hostel ordinaire de sa 
« Majesté et l'un des Gentilshommes ordinaires de sa chambre, bon capitaine, expéri- 
« mente aux armes, à mémoire que pendant les guerres de la Ligue et lors de la 
» retraite du duc de Parme qui estait poursuivi par le deffunt roy Henry quatre de nom 
« il vid le dit sieur de Malleyssye qui vint trouver sa majesté à Atichy avec sa compa- 
« gnie de cent hommes d'armes et six vingt carabiniers à qui il commandait, il 
a trouva à son arrivée audit Atichy le roy engagé avec soixante maistres parmi 
« treize cents lances espagnoles, où il a rendu un signalé service à sa majesté. » 
C'est au même Mathieu de Martin de Maleyssye que le roy Henry HI écrivait, en 
1575 : « M. de Maleyssye, par vos vertus, vaillance et mérites, vous avez été choisi 
« par l'assemblée des chevaliers, frères et compagnons de l'ordre de Saint-Michel 
pour être associé à ladite compagnie pour laquelle vous notifie et vous présente 
« de ma part le collier dudit ordre. » Le tout extrait des preuves de Malte et 
littéralement copié. Mathieu de Martin de Maleyssye avait eu deux frères tués dans les 
guerres du pays de Piémont, Pierre et Jehan. Ils étaient fils de noble Jacques de 
Martin, seigneur de Maleyssye et de l'Eglantier, gentilhomme ordinaire du roy, gou- 
verneur de la ville et vicomte d'Auvillars, dans le comté d'Armagnac, et de Guilainc 
de Caumont, laquelle était fille de François, seigneur de la Mothe-rouge, et de Jeanne 
de Rouillac (le tout extrait des preuves de Malte). Mathieu de Martin de Maleyssye et 
Magdeleine AUamani avaient eu comme enfants : 1° Anne ; 2° Mathieu, mort en 
bas âge; 3° Henri, qui fut l'un des meilleurs hommes de guerre de son temps (nous 
donnons son portrait) et auquel Pinard, dans sa Chronologie mililaire (t. VI, p. 133), 
consacre les lignes suivantes, en donnant ses états de service : « D'abord lieutenant 
de la mestre de camp du régiment des Gardes, le 31 octobre 1617. Il commanda les 
enfants perdus à l'attaque des retranchements des ville et ponts de Ce, où il se dis- 
tingua singulièrement par son intelligence et sa bravoure. Il servit, en 1621, aux sièges 
de Saint-Antonin et de Montpellier; en 1622, au siège de la Rochelle; en 1617, au 




S6Ç^|^5^5^5î^^^^m 



AXXE DE .MARTIN' DE MALEYSSYE 
Dame d'honneur de la reine Marie de Médicis, 
mariée, en 1 598, à François de Tardieu de Melleville , 
maître des requêtes, ambassadeur à Venise (mort en 161 3). 



— 34 — 

secours de la citadelle de Ré et à la défaite des Anglais où il fut blessé d'un coup de 
mousquet ; il obtint une compagnie le i'^'' novembre. Il continua de servir au siège 
de la Rochelle, en 1628, à l'attaque du Pas de Suze, aux sièges de Privas et d'Alais; 
en 1629, au siège de Pignerol, au secours de Cazal et au combat de Carignan ; à la 
conquête de la Savoye, en 1630. Il suivit le ro}- en Lorraine, en 1632 et 1633. Servit 
cette dernière année au siège de Nancy, et obtint le gouvernement de Pignerol vacant 
par la mort du sieur de Toulangeon par provision du 50 septembre, et, cette même 
année, il s'v rendit, sur le champ, pour v commander. Il se démit de sa compagnie 
aux gardes, au mois de décembre 1639, et leva par commission, du 9 février 1640, un 
régiment d'infanterie de son nom pour former la garnison de Pignerol. Il obtint 
l'érection de Pignerol et dépendances en gouvernement général et fut créé gouverneur 
et lieutenant-général, par provision du 5 novembre 1643. Il ^^ démit de ce gouver- 
nement et du régiment qui y tenait garnison au mois de janvier 1651, et se retira chez 
lui où il est mort. » Le Pipre de la Neuville, dans VHhtoire âe h maison militaire au 
roi (t. m, p. 121), énumére ses états de service, à peu près dans les mêmes termes, 
mais en abrège, et ajoute que sa charge de mestre de camp lui valut une pension de 
3 .000 livres. Le marquis de Malevssve eut la garde de Jean-Jacques de Barillon, président 
au parlement de Paris. Celui-ci écrivait à sa femme (Judith de Mesme) : « Je dine 
souvent chez le gouverneur, le marquis de Malej'ssye. Là, pas de nouvelles de Paris, 
et j'y fais fort bonne chère. » (Archives du château de Houville.) Le Pipre de la 
Neuville (v. pp. 21, 207, 230, 316, 318) le cite parmi les premiers lieutenants-géné- 
raux nommés lorsqu'il n'y en avait que quatre, à la création de ce grade, en 1625, 
pour commander en l'absence des maréchaux. Georges Dupré frappa en son honneur 
une médaille (qui se trouve à la Bibliothèque nationale et qui présente cette belle 
exergue autour de la porte de Pignerol : Fidà fortitudiue). Elle est reproduite dans le 
Trésor de numismatique, et par Mercey (M?/, des Beaux-Arts, t. III, p. 31), citée avec 
les plus belles médailles de Dupré, celles des maréchaux de Toyras, de Bassompierre, 
de Maleyssye, « une des plus belles pièces du temps. » Il existe, au ministère des 
affaires étrangères une série de lettres intimes entre Bouthillier-Chavignv et Henri 
de Martin de Maleyssye; dans une lettre, en date du 31 décembre 1640, il lui dit 
combien il regrette que le roy n'ait pas jugé à propos de le laisser venir à la cour, 
mais que M. de Turenne étant malade, à Lyon, il doit rester pour commander dans le 
pays de Piémont. Il l'engage à ne pas mettre 50.000 livres pour acheter une des 
grandes charges de la cour. Henri de Martin de Maleyssye mourut en 1666. Par son 
testament, il avait laissé tous ses biens à son neveu (le fils de sa sœur, Charles-Gabriel 
de Tardieu , marquis de Melleville et de Maleyssye), à la charge de prendre son nom 
de Martin de Maleyssye. Les armoiries des Martin de Maleyssye sont : d'a-^ur, à trois 
pointes apointées et renversées d'or. Anne de Martin de Maleyssye, après la mort de son 




HEXRI DE MARTIN' DE MALEYSSYE 

né en 1594. Lieutenant-général d'armée, 

gouverneur de la ville et province de Pignerol, mort en 1666. 

Sa sœur, Anne de Martin de Maleyssye, épousa, en 1 598, 

François deTardieu, seigneur de Melleville, 

qui devint maître de requêtes, ambassadeur à Venise. 

(Portrait pris sur la médaille à son eflîgie.) 



- 36 - 

mari (François de Tardicu de Mcllcville, mort, ambassadeur, à Venise), fut choisie 
pour être dame d'honneur de la reine Marie de Médicis, comme l'était sa mère. Elle 
était l'amie de la reine, et Guizot, dans Un projet de mariage royal (pp. 257, 258, 268), 
raconte que, « lorsqu'on voulut, à la cour d'Angleterre, s'occuper du mariage du 
« prince de Galles avec la princesse Henriette-Marie, on envoya un moine anglais de 
« l'ordre des Cordeliers auprès de M""^ de Maleyssj-e qui avait la confiance de la reine- 
« mère. » Voir aussi Mémoires de Leiieneiir de Tillières, ambassadeur en Angleterre 

(PP- 52, 54, 55, 57, 2^6, 257). 
François de Tardieu et Anne de 
Martin de Maleyssye eurent : 1° 
Gabriel de Tardieu de Melleville 
qui servit au régiment des gardes 
françaises, fut agréé, en 1630, 
comme lieutenant de la compagnie- 
mestre de camp (cette compagnie 
était celle du mestre de camp com- 
mandant le régiment des gardes 
françaises et n'avait pas de capi- 
taine) ; il fut tué à la tête de sa 
compagnie, à la bataille de Castel- 
naudar}'en 1632. 2° François-Ignace 
de Tardieu de Melleville , né en 
1610, page de la chambre du roi, 
reçu chevalier de Malte au grand 
prieuré de France, en 1626; il fut 
tué, en 1626, à l'abordage, dans un 
AR.MEs DES DE .MARTix DE MALEYSSYE combat contre les Turcs, âgé de 

i6 ans. (V. Martyrologe des chroaliers de Malte.') Il eut pour parrains, dans l'ordre de 
Malte : Messire Hercule de Rohan, duc de Montbazon, pair et grand veneur de France, 
gouverneur et lieutenant-général pour le roi à Paris et Isle de France ; Messire Roger, 
duc de Bellegardc, pair et grand écuver de France, gouverneur et lieutenant-général 
pour le roi des provinces de Bourgogne et de Bresse; le seigneur de la Poilletaye, 
maitre d'hôtel ordinaire du roi ; le marquis de Moy, gouverneur de Corbie. 3° Louis- 
Aristarque de Tardieu de Melleville, reçu chevalier de Malte, en 1629, au grand prieuré 
de France, il eut pour parrains : le duc d'Epernon, colonel -général de l'infanterie; 
le duc de Bellegarde ; le maréchal d'Espinay Saint-Luc ; le marquis de Moy ; devint 
baron d'Esclavelles (prés Neufchàtel et Rouen), et maréchal de camp par brevet du 





FRAN'ÇOIS-IGNACE DE TARDIEU DE MELLEVILLE 
Chevalier de Malte, tué, en 1626, d.ins un combat contre les Turcs, âgé de 16 ans 



- 38 - 

9 juin 1653. (V. Pinard, Chronologie militaire, t. M, p. 394.) Il épousa : 1° en premières 
noces, Marie Neret ; 2° en secondes noces, en 1664, Marie de Sillans de Creuilly, fille 
d'Antoine de Sillans de Creuilly, seigneur du Bréau et de Saint-Pellerin, et de Silvie 
de Rohan (fille de Louis, prince de Guéméné, et de Renée de Rohan), dont : A. Louis- 
Gabriel, baron d'Esclavelles, né en i6éé, au château d'Esclavelles, mort le 

7 décembre 1736, il fut reçu page du roi en sa grande écurie, en 1682. Ce fijt l'un 
des officiers les plus distingués du règne de Louis XI\'. \'oici ses brillants états de 
service, d'après Pinard {Chronologie militaire, t. VIII, p. 178). Mousquetaire en 1686; 
sous-lieutenant au régiment du roi (janvier 1687); il servit au siège de Philipsbourg, 
Manheim, Franckendal (1688); passa à une lieutenance au mois de février 1689; se 
trouva à la conquête du Palatinat, la même année; à la bataille de Fleurus (1690), 
au siège de Mons et au combat de Leuze, en 1691 ; au siège de N'amur et à la bataille 
de Steinkerque (1692), et pan"int à une compagnie le 3 novembre. Il la commanda à 
la bataille de Neerwinden et au siège de Charleroy, en 1693; à la marche de Vigna- 
mont, au pont d'Espierre (1694); au siège de Bruxelles et au combat de Tongres 
(1695); en Flandre, en 1696 et 1697; au camp de Compiègne, en 1698; en Flandre, 
en 1701 ; au combat de Nimègue, en 1702; aux sièges de Brisach et de Landau et à la 
bataille de Spire (1705); à la bataille d'Hochstett (1704); à l'armée de la Moselle 
(1705); à la bataille de Ramillies (1706), et passai la compagnie de grenadiers, le 
20 juin ; il sersit avec cette compagnie en Flandre, en 1707 ; combattit à Oudenarde, 
en 1708; à Malplaquet, en 1709; parvint au commandement du 4"= bataillon, le 

8 octobre, et obtint, le même jour, une commission pour tenir rang de lieutenant- 
colonel d'infanterie; continua de commander le 4^ bataillon à l'attaque d'Arleux (171 1), 
à l'aft'aire de Denain, aux sièges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain (1712); aux 
sièges de Landau et de Fribourg, et à l'attaque du retranchement du général Vaubonne, 
en 171 3. Il passa successivement au commandement du 3= bataillon, le 27 octobre 1714, 
au commandement du 2« le 15 décembre 1716; au grade de brigadier, par brevet du 
i"^' février 1719; à la lieutenance-colonelle, le 20 février 1721, et, enfin, au gouver- 
nement de la citadelle de \'alenciennes, par provision du 9 novembre 1723. Il résida 
dans son gouvernement, à Valenciennes, jusqu'à sa mort. On voit dans le Journal de 
Barbier (t. I, p. 241) qu'au mois de septembre 1722, lorsque, pour apprendre la guerre au 
roi Louis X\', on fit un camp prés de Versailles, le baron de Tardieu d'Esclavelles le 
commanda et reçut le cordon rouge de la main même du souverain. Il avait épousé 
Florence-Angélique Prouveur de Preux, fille de Georges-André, seigneur de Pont. Ce 
mariage eut lieu à \'alenciennes, le 25 avril 1725. M. le baron de Tardieu d'Esclavelles 
avait alors 58 ans et sa femme 30 ans. Il eut : a. Louise-Florence-Pétronille, née à 
\'alcnciennes, le 11 mars 1726, morte à Paris, le 15 avril 1785, enterrée à Sainte-Marie- 



miiigniliiipiiiH 




LOUIS-GABRIEI, DI-: TAKDIEU 

baron d'I-sclavelles, gouverneur de la citadelle de Valencicnnes, 

commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, 

né en i666, mort en 17^6. 



— 40 — 

de-la-Mlle-l'Evêque', mariée à Paris, le 25 décembre 1745, à Denis-Joseph de la Live 
d'Epinay, écuyer, né le 2 août 1724, fils de Louis-Denis de la Live de Bellegarde, écuyer, 
seigneur d'Epinay, et de Marie-Josèphe Prouveur (celle-ci morte à Epinay, en 1740). 
Louise-Florence-Pétronille de Tardieu d'Esclavelles est très connue, sous le nom de 
M'°^ d'Epinay, par ses curieux Mémoires qui ont été publiés en 1865 (in-12, Charpen- 
tier éditeur), par Paul Boiteau ; 4° Charles-Gabriel qui suit; 5° Catherine, demoiselle 
d'honneur de la reine, mariée, par contrat du 29 décembre iéi8, à Charles de Grillet, 
seigneur de Brissac, capitaine au régiment des gardes françaises (il était le neveu de 
Crillon). La reine voulut que le mariage eût lieu en présence du roy, de la reine, des 
princes et de toute la cour dans la grande galerie du Louvre. (V. Pithon-Curt, t. II, 
52. (On l'appelait M"' de Maleyssye.) 

V. Charles-Gabriel de Tardieu, marquis de Maleyss3-e et marquis de Melleville, fut 
d'abord capitaine aux gardes françaises, lieutenant du roy pour remplacer son oncle 
(Henri de Martin , marquis de Malevssye) au gouvernement de Pignerol ( 1 8 février 1 644), 
ensuite maréchal de camp (10 avril 1632), conseiller d'Etat (en 1656). Il accepta, par 
devant M' Ogier, notaire à Paris, le 4 janvier 1667, le testament de son oncle, Henri 
de Martin, chevalier, seigneur de Maleyssye, lieutenant général du roi en ses armées, 
gouverneur de la ville et province de Pignerol, qui lui laissait tous ses biens, à charge 
de prendre ses noms et armes. La substitution ne portait que sur le nom de Martin ; 
elle est de 1667, et, dés 1652, le titre de marquis de Melleville lui est donné, dans le brevet 
de maréchal de camp, et, en 1656, le roi lui donna un brevet de conseiller d'Etat des 



M^ic k '/ruAékx. 




Signature de Charles-Gabriel de Tardieu de Maleyssye (1672), maréclial de camp (mort 1688). 

plus flatteurs où on rappelle ses services et son courage au siège de Casai et à la 
prise de Turin où il s'était particulièrement distingué : « Louis, etc., à notre amé 
et fidèle le sieur de Melleville, marquis de Maleyssve et de Melleville, salut, etc. » 
11 mourut en 1688, et fut enterré dans l'église des pères capucins Saint-Honoré. La 
terre de Melleville avait été reprise, dans les partages entre ses neveux, par Henry de 
Martin de Maleyssye; elle fut érigée, pour lui, en marquisat, en 1629 (comme l'in- 

I. L'acte de décès se trouve dans le volume du comte de Chastellux : Koles prises aux archives 
de Tétat-civil de Paris, 1875, in-8°, p. 579. | 2. MM. Lucien Père}' et Gaston Maugras ont aussi 
publié, en 1882, 1885, 2 volumes in-8° : La jeunesse de .Vf""= d'Epinay et Les dernières années de 
,Vfrne d'Epinay, 




LOUISE-FLORENCE-PETRONILLE DE TARDIEU D ECLAVELLES 

née à V'alencieiincs, en 1726, morte \ Paris, en 178;, 

mariée à Denis-Joseph de la Live d'Epinay, écuyer. 

Elle est connue par de curieux mémoires. 



— 42 — 

dique Gourdon de Gciiouillac, Dictionnaire des fiefs), sous le nom de Maleyssye. Le 
brevet de mestre de camp, du i6 juillet 1629, lui donne ce titre, et, dans un brevet du 
26 mai 1641, où le roi lui accorde 2.000 livres de pension, il est désigné sous le nom 
de M. de MeJIeville, tnarquis de Maleyssye. Son neveu, Charles-Gabriel, est appelé 
marquis de Melleville dans le brevet de maréchal de camp de 1652, et marquis de 
.\Iale\ssye et de Melleville comme conseiller d'Etat, en 1656, ainsi que dans tous les 
actes. A cette époque, les titres de marquis étaient très rares. Au point de vue de 
l'usage des titres, autrefois, il est curieux de signaler ce même titre de marquis de 
MaJe\ss\e porté de longues années par l'oncle et le neveu. Nous aurons à foire la 
même remarque pour le père et les deux fils à la génération suivante. Charles-Gabriel, 
marquis de Maleyssye, avait épousé, par contrat du 12 septembre 1643, reçu par 
Lévèque, notaire à Paris, Geneviève Hébert, fille de Vincent Hébert de Bue, conseiller 
en la cour des aides, et de Geneviève Héron. Il eut : 1° Henry, marquis de Maleyssye, 
qui, en vertu de la substitution, porta le nom de Martin de Maleyssye (comme le 
prouve son acte de décès, du 28 janvier 1679 (registres de la paroisse Saint-Sulpice, à 
Paris). 11 était capitaine aux gardes françaises (compagnie colonelle), en 1677; et se 
distingua à la bataille de Cassel, où il fut blessé. Le Pipre de la Neuville raconte qu'il 
commandait une des deux compagnies appelées au secours de ses troupes par Monsieur, 
frère du roi, et qui, par leur valeur, décidèrent la victoire; 2° Jacques-François qui 
suit; 3° Catherine-Nicolle, mariée, le 16 octobre 1685, à Louis du Mesnil, marquis de 
Sommery ; elle mourut le 5 août 1737, âgée de 85 ans, et laissa des enfants ; 4° Cathe- 
rine-Charlotte, mariée à Jean-Louis de Lestendart, chevalier, marquis de Bully, près 
Neuchâtel (Suisse), seigneur de Martinchamp, Saint-Martin-l'Hortier, Clovelle, gou- 
verneur de Neuchâtel, qui avait pour aïeule Catherine de Crèquy, fille d'Anne de 
Bourbon ; celle-ci descendait de saint Louis, du coté paternel, et était issue des comtes 
de Flandre, ayant pour aïeule maternelle Marie d'Auvergne, petite-fille de Marie de 
Flandre. Du mariage de Jean-Louis naquit un fils Jean-Louis, marquis de Bully, mort 
sans postérité, en 1740, et Thèrèse-Susanne de Lestendart de Bully (dont il est souvent 
question dans les mémoires publiés de M™"^ d'Epinay, sa nièce, née de Tardieu 
d'Esclavelles), mariée, le 21 février 1699, à Charles, marquis de Roncherolles, dont la 
race remontait jusqu'à Charlemagne, seigneur de Jouy, maréchal de camp des armées 
du roi, puis lieutenant-général et gouverneur de Landrecies, après avoir été colonel 
d'un régiment de cavalerie et d'un d'infanterie et 200 dragons qu'avait eus son père. 
Du mariage de Thèrèse-Susanne et de Charles, marquis de Roncherolles naquit, en 
1702, Thérèse-Sibile, marquis de Roncherolles, seigneur de Jouy, vingtième descen- 
dant du chef de sa fomille. Il mourut, en 1728, dans son château de Roncherolles, 
ayant épousé, le 21 avril 1724, .\ngélique-Marguerite de Jassaud, fille d'un président 
à la Chambre des comptes de Paris, et qui, en 1730, se remaria à Pierre-Charles de 




CHARLES-GABRIEL DE TARDIEU 

n.irquis de Melleville et de Maleyssye, gouverneur de Pignerol (1644), 

marécli.il de camp (1652), conseiller d'Ct.U (i6j6), mort en 1688. 



— 44 — 

Montboissier-Beaufort-Canillac, sous-lieutenant de la seconde compagnie des mous- 
quetaires du roi, avant eu une fille unique, Anne-Marguerite-Thérése, dame de 
Roncherolles, mariée, le 21 janvier 1744, au président de Maupeou qui joua un rôle si 
important dans l'histoire du règne de Louis XV ; M™« de Maupeou est morte le 
21 avril 1752. — \'l. Jacques-François de Taniieii, marquis de Malevssve, seigneur de 
Rivécourt, etc., né en 1650. Il eut, le 14 janvier 1668, un brevet de cornette de 
cavalerie dans le régiment de Nonant. Dans ce brevet, de même que dans ceux qui 
suivront, on lui donne le titre de marquis de Malevssve que portait déjà son père, 
lequel ne mourut qu'en 1688, et que portait aussi son frère aîné, comme on l'a vu à 
l'article qui les concerne. Le père et les deux fils portaient donc le même nom avec le 
même titre. Il fut reçu lieutenant au régiment des gardes françaises en 1669; devint 
(brevet du 9 août 1680) capitaine, et reçut un brevet de mestre de camp d'infanterie 
(lé juillet 1688); il fut nommé commissaire provincial de l'artillerie pour l'Isle de 
France (i" mars 1690); le roi le gratifia, le 25 septembre 169-I, de la lieutenance au 
gouvernement particulier des ville et château de Compiègne. Il mourut à Rivécourt, 
le 25 septembre 1694. Li nomination fut donc signée après sa mort. Son fils eut la 
survivance du gouvernement de Compiègne. Dans certains actes, il est désigné 
sous le nom de d'Esiiiartiiis , marquis de Maleyss\'e, après la mort de son frère, 
en 1679. 11 avait épousé, par contrat du 2 août 1684, devant Lévêque, notaire à 
Paris, Anne de Barentin ', dame de Mons, en Poitou, née à Paris, le 2 juillet 1632, 
morte au dit lieu le 13 janvier 1728, fille d'.\chille, seigneur de Mons, conseiller en la 
grande cliambre du Parlement, mort en 1698, et de Marie Q.uatrehommcs du Lvs, 
morte le 24 avril 1717. Le Mercure galant (1684, p. 79) dit : « J'avais à vous apprendre 
« dès le dernier mois, le mariage de M"'^ de Barentin, fille de .M. de Barentin, doven de 
« la troisième des enquêtes, et nièce de ,M. de Barentin, premier président du grand 
ce Conseil. Elle a épousé M. le marquis Je Malissv qui est dans les gardes depuis vingt 
« ans. Il V en a cinq ou six qu'il est capitaine en la place de .\I. de Malissy son frère. 



I . Les DE B.\REXTiN" remontent à Mathurin de Barentin, vivant à Blois, en 
1539. Ses descendants se sont illustrés dans la haute magistrature. Citons 
neuf conseillers au parlement de Paris, un premier président du grand 
Cons;;il, des maîtres des requêtes au Conseil d'Etat, un garde des sceaux, 
en 1788. L'ne branche (les de Barentin-Montchal, vicomtes de la Mothe, 
seigneurs d"Auzon, en Auvergne) compte M. de Barentin-Montchal, vicomte 
de la Mothe, lieutenant-général d'armée, granJ'croix de l'ordre de Saint- 
Louis, mort en 1824. Les deux branches de cette illustre maison ont fini, 
savoir : la branche de Barentin en la personne du chancelier honoraire mort 

en 1819, et celle deMontchal, en la personne du comte de Montchal, fils du heutenant-général. 

Armes ; d'a^iir, à ; fasces, la zre d'or, ks âciix antres ondées d'argent auompagnées en chef de } étoiles 

d'or. (V. le Nobiliaire d'Auvergne, par Bouillet, t. I, p. 1)2.) 





1ACQU1-S-FRA\Ç0IS DE TARDIEU 

ni.irquis de M;ileyssyc, capitaine aux gardes françaises (1680), 

ensuite mestre de camp d'infanterie (1689), 

lieutenant au gouvernement particulier des ville et château de Compiégnc, 

mort en 1694. 



- 46 - 

« M. son Père avait été capitaine dans ce même corps aussi bien que son grand-père et 
« un grand-oncle qui fut fait gouverneur de Pignerol et pour lequel le feu roy avait 
« beaucoup de considération. M""= de Louvois donna la chemise à la mariée, dont 
'c elle est cousine germaine, et fît les honneurs de cette noce. M. le marquis de Malissy 
« a été élevé page du roi. Mi''= de Barentin, à présent M"'« de Malissy, a beaucoup 
« d'esprit, de douceur et de conduite. » La marquise de Louvois était fille du marquis 
de Souvré, maréchal de France, et de M""^ de Barentin, remariée en secondes noces 
avec M. de Montmorency-Laval, marquis de Bois-Dauphin. M""^ de Maleyssye, qui 
mourut en 1728, se trouvait tante des duchesses de la Rochefoucauld et de \'illeroy et 
des duchesses de Montmorency-Chàtillon et d'Harcourt (filles et petites-filles de 
M""= de Louvois). Anne de Barentin était petite-fille de Charles du Lys, avocat général 
à la cour des aides de Paris, dernier représentant niàle de la famille de Jeanne d'Arc. 
Nous donnons, du reste, la filiation en remontant jusqu'à l'immortelle héroïne. Il en 
résulte qu'actuellement MM. de Tardieu de Maleyssye sont les représentants directs 
de l'illustre fille de Domrémy. (Dans les archives du château de Houville, se trouvent 
trois lettres de Jeanne d'Arc. M. Didot a reproduit les photographies de ces lettres 
dans son Histoire de Jeanne d'Are.) Ils consep,-ent, en outre, tous les papiers réunis par 
Charles du Lys. 

Jacques-François de Tardieu de Malej'ssye et Anne de Barentin eurent : i" Achille- 
François, marquis de Maleyssye, né le 22 avril 1685, lieutenant du roi à Compiégne, 
en survivance de son père, par lettres de 1709 (17 février), tué en Flandre, le 
18 août 1710. Il existe un acte d'émancipation, en date du 18 janvier 1690, pour 
accepter la succession de feu Charles-Gabriel de Tardieu de Maleyssye, seigneur, mar- 
quis dudit lieu et de Melleville, maréchal de camp, etc. où il est désigné comme « de 
Martin de Malevssye ». Avec lui s'éteignit le nom de Martin, et par conséquent la 
substitution; 1° Charles-Gabriel, qui suit ; 5° Jacques-François, comte de Maleyssye, 
seigneur de Meux, près Compiégne, né le 29 septembre 1690, mort à Paris, le 
10 juin I7î8. Il eut du vivant de sa mère son mariage caché et le déclara aussitôt 
après son décès; il avait épousé, le 11 septembre 1728, Marguerite-Françoise de Héère, 
fille de Claude- Denis, seigneur de Barneville, lieutenant aux gardes françaises et 
gouverneur de Brie-Comte-Robert, et de Marie-Anne de la Mothe d'Aulnoy ; il mou- 
rut sans postérité; 4° Louis-René, né en février 1694, mort le 19 mars 1768, ecclé- 
siastique. — VIL Charles-Gabriel de Tardieu, marquis de Maleyssye, seigneur de Mons, 
de Rivecourt, la Montjarvière, né le 6 août 1687, enseigne de vaisseau, lieutenant du 
roi à Compiégne (1732), chevalier de Saint-Louis, mourut, le 27 juin 1756, d'apo- 
plexie, et fut enterré à Paris, à Saint-Jean-en-Grève {Etal-civil de Paris, par le comte 
de Chastellux, p. 579); il épousa, le 9 février 1723 (contrat passé par Bougainville, 
notaire à Paris), Anne-Philiberte de Barillon d'Amoncourt, dame de Maugarny, morte 




ACQUES D'Arc 

né à CelTonds, près Moiuiérendcr, 
en ijSo, 
mort en 14^1 , 
f^i^-~^i^ . ' '^ épousa Isabelle Roinée (de Voutlion) 
née en 13S7, morte le 28 ou 29 novembre 1458. 



Pierre d'Arc 

chevalier du Lys, seigneur de l'Uc aux Bœufs 

près d'Orléans, mort avant 1467, 

épousa Jeanne Baudot, de Domrémy 



Jeanne d'Arc 

l'illustre héroïne française, 

née en 1412, à Domrémy, 

brûlée vive à Rouen, en 14; i. 



Jean du Lys, le jeune, 

Eclievin d'Arras, mort vers 1493 

Epousa Anne de Villebresme. 

I 

Jean du Lys, dit le Picard, 

et le capitaine Grinid-Jean, 

compagnon d'armes de Bayard, 

mort en 1540. 

I 

Michel du Lys, 

Gentilliomme ordinaire de Henri II, 

mort en 1562. 

I 
Charles du Lys, 

né vers 1559, 

avocat général à la cour des aides de Paris, 

mort vers 1652, 

épousa Catherine de Cailly. 

I 

Françoise du Lys 

épousa Louis Quatrehommes, 

conseiller à la cour des aides de Paris, 

conseiller d'Etat. 



Marie Q.uatrehommes du Lys, 

mariée, le 3 janvier 1654, 

i Achille de Barentin, 

conseiller au parlement de Paris, 

mort le 17 janvier 1698. 

I 

Anne de Barentin, 

née le 2 juillet 1652, 

mariée le ; août 1684, 

à Jiicqiies-Françûis de Turdku, 

marquis de Mnleyssye cl de Mellei'illc. 



- 48 - 

le 4 février 1765, fille d'Antoine, marquis de Branges, seigneur de Mancy, Morangis, 
conseiller au parlement de Paris, et commissaire aux enquêtes, maitre des requêtes de 
l'hôtel du roi, et de dame Anne Doublet de Persan (qu'il avait épousée à Paris, le 
25 mai 1694, fille de Messire Nicolas Doublet, secrétaire du roi). Antoine de Barillon 
était fils lui-même de Magdeleine Mangot, fille du garde des sceaux, et de Paul de 
Barillon, conseiller d'état ordinaire, plénipotentiaire à la paix de Nimègue, ambassa- 
deur de Louis XIV en Angleterre (qui fut l'ami de M""= de Sévigné et de La Fontaine ; 
c'est à lui que celui-ci a dédié sa fable intitulée Le pouvoir dfs fables, livre \'III, 
fable 4), dont : 1° Anne-Philiberte, née le 4 juillet 1724, morte le 20 mars 1728; 
2° Antoine-Charles, qui suit; 3" Charles-Philibert, appelé le chevalier de Maleyssye, 
puis le comte de Maleyssye, seigneur de Maugarnv, reçu chevalier de Malte, chevalier 
de Saint -Louis, capitaine aux gardes françaises, mort subitement d'apoplexie, le 
I) février 1778, à Paris, enterré à Saint-Sulpice, âgé de 47 ans; il épousa, en 1769, 
M"= Sylva, fille d'Adrien, conseiller au parlement de Paris et de Marie-Antoinette de 
Couet, et mourut sans enfants ; sa veuve se remaria avec le marquis de la Chaboisiére 
qui a écrit diverses pièces; 4° Charlotte-Thérèse, née le 18 janvier 1732, épousa, le 
18 septembre 1753, Etienne-Jean-Bernard de Clugny, baron de Nuits-sur-Armançon, 
mort en 1776, contrôleur général des finances. Il était fils d'Etienne, conseiller au 
parlement de Bourgogne, et de Claire-Gilberte de Voisins, il eut : A. Claire-Charlotte- 
Etiennette, née à Dijon, en 1754, mariée au comte de Loheac ; B. Antoine-Charles- 
Etienne, marquis de Clugny, marié à Apolline Jably, dont Marie, épouse de J.-B. de 
Nard, dont postérité. — VIII. Antoine-Charles de Tariiieii, comte, puis marquis de 
Maleyssye, seigneur de Mons, Rivecourt, l'Isle-Jourdain, le Vigean, Fontaines-lés- 
Ribouts, lieutenant du roi à Compiégne, capitaine aux gardes françaises (1777) avec 



Les DE Barillon, illustre maison, sont originaires d'Auvergne, de la 
ville d'Issoire. Jean Barillon, le premier connu, né à Issoire, était seigneur 
de Murât, secrétaire du roi, et épousa Claudine du Prat, parente du chan- 
celier du Prat. Sa postérité s'est illustrée dans la magistrature, l'administra- 
tion, la diplomatie, l'épiscopat. Elle compte un président au parlement, 
avant 1598, des conseillers de ce corps élevé, un ministre des finances (de 
1650 à 1660), un ambassadeur en Hollande et en Angleterre (mort en 
1691), un évêque de Luçon (mort en 1669), deux intendants de provinces 
(de 1660 à 171 5), des conseillers d'État, des maîtres des requêtes. Elle était représentée, au 
xviiie siècle, par Antoine-Pierre de Barillon d'Amoncourt, marquis de Branges, conseiller au 
parlement de Paris depuis 1719, père d" Antoine-Marie, né en 1736, qui épousa Nicole de Lande, 
d.mie d'Houville, dont Antoine, conseiller au parlement de Paris, marquis de Branges, seigneur 
de Mancy-Morangis, Houville, mort à Houville, en 1823, qui institua, comme son héritier uni- 
versel, son neveu, le comte de Tardieu de Maleyssye (Aristarque). Armes : EcarteU aux i ci 4 
d'azur, au chevron d'or accompagné de 2 coquilles de même et d'une rose en pointe, d'argent; aux 2 et }, 
d\r:^ur, au coq d'or, crélé, barbe, àe gueules. 



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AWIi l)B lîARKN'TIM 

née en 1652, à Paris, y mourut en 1728. 

Descendante, par sa mère, d'un frère de Jeanne d'Arc, 

mariée, en 1684, à Jacques-François deTardieu, 

marquis de Maleyssye, lieutenant du gouverneur de Compiègne. 



— 50 — 

rang de colonel, brigadier d'infanterie (i" mars 1780), maréchal de camp (i" jan- 
vier 1782), lieutenant général (1789), chevalier de Saint-Louis (1760); en 1789, 
président des élections de Confolens, député de la noblesse aux Etats généraux pour 
le bailliage de Chateauneuf-en-Thimerais. Le 9 juillet 1793, victime des fureurs de 
la Révolution, il périt sur l'échafaud, à Paris, avec deux de ses filles. Il avait épousé, le 
16 mars 1739, Elisabeth-Marie de Paignon, fille de Jean-Baptiste, écuyer, propriétaire 
d'une importante manufacture de draps, et de Marie-Anne Périchon, d'où huit enfants, 
savoir : 1° Marie-Anne-Charlotte, née le i" novembre 1760, mariée : 1°, le 2 juil- 
let 1781, au marquis de Goulaine, et 2° au comte de Lostanges; elle mourut à Paris, 
en 1837, sans postérité; 2° Antoinette - Elisabeth , née le 28 janvier 1762, morte 
jeune. — IX. 3° Antoine-Charles-Marie-Anne, comte, puis marquis de Maleyssye, né 
à Paris, le 26 août 1764, gouverneur de Civray en 1766, lieutenant aux gardes; il 
émigra à l'armée des princes ; chevalier de Saint-Louis, colonel de la légion de l'Indre 
(1815), maréchal de camp (1818), mort à Paris, le 11 novembre 1851, enterré à 
Picpus; il épousa, à Lisbonne, le 29 mars 1800, Thérèse- Jeanne-Marie-Hortense de 
Luc, morte sans enfants, le 14 mars 182e, inhumée à Picpus ; 4° Charlotte-Hyacinthe, 
née le 20 juin 1765, mariée, le i" juillet 1785, au baron du Bois-Bérenger, elle 
mourut en héroïne, sans postérité, sur l'échafaud révolutionnaire, le 21 messidor 
an II, en même temps que son père. Les histoires de la Révolution ont fait l'apologie 
de son merveilleux courage et de sa piété filiale. Dans l'Histoire du XVIII^ siècle, par 
Lacretelle (t. XII, p. 52), nous lisons : Deux jeunes femmes d'une rare beauté (la 
marquise du Bois-Bérenger (baronne) et la comtesse de Maleyssye sa sœur (M"« de 
Maleyssye, âgée de 17 ans) furent remarquées parmi tant de victimes. Elles étaient 
enfermées avec leurs père et mère; l'acte d'accusation fut apporté à M. et M""^ Tardieu 
de Maleyssye (le marquis de Maleyssye lieutenant-général) ; la plus jeune de leurs 
filles, la comtesse du Bois-Bérenger, n'y était pas comprise. « Dieu, s'écriait-elle, en 
versant des larmes de désespoir, vous mourrez sans moi ; je suis condamnée à vous 
sur\-ivre. » Elle s'arrachait les cheveux, embrassait tour à tour son père, sa mère, sa 
sœur, et répétait avec désolation : « Nous ne mourrons pas ensemble! » Enfin, elle 
reçoit son acte d'accusation ; elle se livra alors à un tel transport de joie qu'on eût 
cru qu'elle tenait dans ses mains sa liberté et celle de toute sa famille. Le père, la 
mère et les deux filles furent condamnées. On ne pouvait, à la Conciergerie, voir ce 
groupe sans se sentir l'âme élevée et attendrie. La jeune fille disait à son père : « Mon 
père, en paraissant devant Dieu, je me presserai bien fort contre vous; vous êtes 
si honnête homme que Dieu fera grâce à mes péchés en faveur de vos vertus. » 
Pendant ce temps, M™= du Bois-Bérenger coupait ses cheveux; elle se présenta ensuite 
pour les couper à son père, à sa mère et â sa sœur. Un sourire céleste la suivit jus- 
qu'au supplice. Tous les ouvrages sur la Révolution (RioufFe, Samson, le bourreau. 




JEAXN'E d'arc, dite h PUCELLE 

illustre héroïne de la France, née à Domrémy, le 6 janvier 1412, 

brûlée vive par les Anglais â Rouen, le 31 mai 1431. 

De Pierre d'Arc, Tun de ses frères, descend Anne de Barentin, 

mariée, en 1684, â Jacques-François de Tardieu, marquis de Maleyssye. 

Les Tardieu de Maleyssye actuels sont les représentants directs 

de la famille de cette grande Française. 

(Portrait reproduit sur une gravure de 1584 ; 

dans « les Vrais portraits et vies des personnages illustres », par Thévet). 



— 32 — 

Wallon, etc.) racontent les mêmes faits avec admiration. Du Bois Gobey, dans son 
roman sur la Terreur, a cru devoir consacrer un épisode à M™' du Bois-Bérenger, et 
prétendre que sa beauté et son courage étaient tels que, sur le passage de la fatale char- 
rette, le peuple voulut se soulever pour la délivrer; 5° Charles-François, qui suit; 
6° Claire-Félicité, née le 8 mai 1771, morte sur l'échafaud, avec un courage célébré 
par les écrivains, à côté de son père et de sa sœur qui précèdent, le 9 juillet 1793, 
ange de piété filiale; 7° Aristarque-Marie, mort en bas âge ; 8° Aristarque-Marie, auteur 
d'un rameau (existant), qui suivra. — • IX. Charles-Français de Tardieii, vicomte de 
Maleyssye, né le 6 mars 1767, entra dans la marine en 1780; lieutenant de vaisseau 
(1789); il émigra à l'armée des princes, chevalier de Saint-Louis (1798) ; capitaine de 
vaisseau (181 5); il épousa, à \'ersailles, le 17 septembre 1810, Henriette des Champs 
de Raffetot, morte en 1813, dont il eut : i" un fils, mort jeune; 2° Antoine-Charles, 
qui suit. 

X. Aiilohie-Charles de Tardieii, marquis de Maleyssj'e, né le 21 octobre 1812, 
mort le 31 octobre 1892, épousa, le 16 décembre 1833, Léonie de Robert d'Acquéria 
de Rochegude, fille du marquis de Rochegude et d'Aglaé de Capellis, dont Marie- 
Joséphine, née le 2 juin 1835, mariée, le 23 septembre 1854, à Eustache-Rainulphe, 
comte d'Osmond, dont Marie-Eustache-Osmon, marquis d'Osmond, né le23 août 1855. 

RAMEAU EXISTANT. IX. Aristarque-Marie de Tardieu , comte de Maleyssj-e, né le 
8 août 1773, entra dans la marine en 1789, émigra à l'armée des princes, chevalier de 
Saint-Louis (1814), lieutenant-colonel d'infanterie (1815), démissionnaire (1818), 
mort, en 1847, au château de Percey (Yonne); il épousa, à Paris, le 18 avril 1803, 
Charlotte-Eulalie des Nos, fille du comte des Nos et de H. de Romance, morte à 
Versailles, en 1851. Il eut : 1° Charles- Etienne, qui suit; 2° Alfred -Arislarque de 
Tardieu, vicomte de Malevssye, né à Paris, le 13 mars i8oé, entré à l'École de 
Saint-Cyr en 1824, officier de dragons, démissionnaire (1830), mort au château de 
Percey, le 19 juillet 1832, victime de son dévouement pour les cholériques. Tous les 
habitants se sauvaient, abandonnant leurs proches; pour remonter les courages, 
il allait soigner tous les malades, et fut la dernière victime de l'épidémie; 
3" Antoine-Eugène-Arthur-Conrad de Tardieu, vicomte de Maleyssye, né au château 
de Percey, le 22 octobre 1811, il y mourut le 24 décembre 1873; il épousa, le 
22 mai 1843 (contrat reçu par Cahouet, notaire à Paris), Léonine Le Peletier des 
Forts, fille de Nicolas -Michel, comte Le Peletier des Forts et de Léonine-Hen- 
riette de Baert, morte à Château Renard (Loiret), le 10 décembre 1873 ; dont il 
eut : A. Henriette, née à Paris, le !"• janvier 1846, mariée, en avril 1869, à Albair 
du Fresne, comte de Virel, ancien élève de l'École polytcchnnique, secrétaire d'am- 



— 53 — 

bassade (châteaux de Perccy (Yonne), de Grego et de Virel (Morbihan), fils du comte 
de Virel et de M"»: de Pont-Bellanger, dont sept enfants, savoir : André, élève de 
l'Ecole de Saint-Cyr; Marie ; Marguerite; Henry; Conrad ; Léonine; Albert; B. Mar- 
guerite, M"'= de Maleyssye (château de Château-Renard (Loiret), née au château de 
Percey, le 20 septembre 1852. — X. Charles-Elieiiiie de Tardieti, comte de Maleyssye, 
né à Paris, le 4 juin 1804, entré à Saint-Cyr en 1822, lieutenant d'état-major, deux fois 
cité à l'ordre de l'armée d'Afrique {Histoire de la conquête d'Alger, par Nettement, 




ANTOINE-CHARLIIS DE TARDII.U CJIARLOTTE-HÏACINTHE DE TARDirU Di: MALIIYSSYE 

Marquis de Maleyssye, née le 20 juin 1765, 

lieutenant-général d'armée en 1789, morte à Paris, le 9 juillet 1795, héroïquement, 
député de la noblesse aux Etats généraux victime de la Terreur, 

pourlebaillagedeChâteauneuf-de-Thimerais, en même temps que son père, 

mort victime de la Terreur, Elle avait épousé le baron du Bois-Bérenger. 

à Paris, le 9 juillet 1795. 

pp. 383, 395) (1830). Dans VHistoire des chevaliers de Saint-Louis, par Théodore Anne 
(t. m, p. 318), on voit que le comte de Maleyssye avait été nommé chevalier de 
Saint-Louis, et que le brevet ne fut pas expédié par suite de la Révolution de 1830. 
Le comte de Maleyssye donna sa démission refusant le grade de capitaine et la croix 
de la Légion d'honneur; volontaire dans la campagne de 1870 (armée de la Loire), 
il mourut au château d'Houvillc, prés Chartres, le !=■• novembre 1872; il épousa, le 
29 février 1832 (contrat rei;u Robin, notaire â Paris, le 22 février), Léontine-Charlotte 



— 34 — 

de Tulles de \'illefranche, morte à Montpellier, le ii avril 1869, fille de Guv-Dominique 
de Tulles, marquis de \'illefranche, ancien pair de France, démissionnaire en 1830, et 
d'Alexandrine de Lannoy, descendante de Lannoy, vice-roi de Naples, à qui François I" 
voulut remettre son épée à Pavie, dont : 1° Arthur, qui suit; 2° Eugène, né à Looze, le 
15 novembre i834,mortàSaint-Cyren 1855 ;3°Aristarque, comte de Mal eyssye (château 
de Fain, prés Montbard), né à Looze, le 6 septembre 1838, marié, le 14 septembre 1864, 
à Marie Hurault de \'ibraye, fille de Paul, marquis de \'ibraye, et de M"« de Loménie 
de Brienne, dont : A. Charlotte, morte jeune; B. Léontine, née en 1869, mariée à 
Henry, marquis de la Ferté-Sénectére (château d'Alet (Indre-et-Loire), par contrat de 
juin 1891, dont un fils; C. Geneviève ; D. Henri, comte de Maleyssye, né à Looze, le 
I" janvier 1842, mort au château d'Houville, le 20 avril 1871, marié le 5 sep- 
tembre 1868, à Augustine Bernard de Montebise, fille de M. Bernard, marquis de 
Montebise, ancien colonel d'infanterie, et de M"« née marquise de Trazegnies, décédé 
sans postérité ; 4° Conrad, comte de Maleyssye (château de la Beuvrière, Orne) né à 
Looze, le 14 juillet 1845, capitaine au i" bataillon des mobiles d'Eure-et-Loir, en 1870, 
chevalier de la Légion d'honneur en 1871, ancien conseiller général de l'Orne, marié, 
le 8 juin 1874 (contrat reçu Corard et Dufour, notaires à Paris), à Jeanne de Mailly- 
Chalon, fille d'Anselme, comte de Mailly-Chalon, chef de bataillon des mobiles de la 
Sarthe, blessé â Varize (3 décembre 1870), mort, le 13 décembre, à Châteaudun, et de 
\'alérie de Maupeou, dont : A. Charles-Anselme-Marie, né à Paris, le 18 mars 1875 ; 
B. Magdeleine, née à Paris, le 14 mai 1877; 5° Charles, né à Looze, le i" avril 1847, 
mort à Avignon, le 5 décembre 1862. — XL Arthur de Tardieu, comte, puis marquis 
de Maleyssye (châteaux de Houville (Eure-et-Loir) et les Grais (Orne), né à Looze 
(Yonne), le 6 avril 1833, entra à l'école de Saint-Cyr (^1853), devint officier de cuiras- 
siers et démissionna (i8éo); chef de bataillon des mobiles d'Eure-et-Loir (1870), 
chevalier de la Légion d'honneur après Marchenoir, lieutenant-colonel du 30'= territo- 
rial d'infanterie, épousa, le 23 septembre 1857 (contrat reçu Fourchv, notaire à Paris), 
Constance de La Fresnaye, fille d'Hilaire, comte de La Fresnaye, ancien colonel de 
cavalerie, et d'Elisa de Chappedelaine, dont : 1° Etienne (château d'Houville (Eure-et- 
Loir), né à Luc (Calvados), le 31 juillet 1858, marié, en octobre 1889, à Béatrice 
Burnett-Stears, d'une ancienne famille de lords anglais (la dernière fille de lord 
Burnett a épousé un Stears, à condition de porter les deux noms); 2° Léon, né en 
1861, vicomte de Maleyss3'e ; 3° Jeanne, née en 1867, mariée au comte de Botmiliau, 
conseiller général des Côtes-du-Nord (château de Montjoie (Côtes-du-Nord), dont un 
fils et deux filles. 



DANS LES ALPES 



HAUT DAUPHINÉ 




ANT que les Tardieu , de Recours', résidèrent dans leurs montagnes des 
environs d'AgnicUes, on ne vit pas leur nom répandu en Provence ou 
dans le Bas Dauphiné, aujourd'hui département de la Drônie. Mais les 
Tardieu, de Recours, paraissent avoir quitté leur berceau, définitivement, 
à la fin du \iii= siècle, pour passer, d'abord, aux environs d'Aspres-les-Veynes, puis, au 
commencement du xiv' siècle, à Sisteron et dans les environs, pour même aller jusque 
dans le Languedoc où nous les trouvons, en haute situation, dès 1321. Les Tardieu, 
placés, à Recours, dans une région fi-oide et sauvage, firent donc ce que l'on constate 
pour une foule d'antiques maisons : ils descendirent des montagnes pour s'établir dans 
la plaine. 

Il y a eu, dès 1795, des Tardieu à Serres (Hautes- Alpes) ; et, récemment, des repré- 
sentants de ce nom appartenant à la religion réformée. Jean Tardieu, propriétaire à 
Serres, eut pour fils André, résidant à Serres, vétérinaire, marié à Angélique Chabus, 
dont 1° et 2° Jean-Louis et Etienne, tous deux conducteurs principaux des ponts et 
chaussées, morts sans postérité ; 3° Louise-Lucie, mariée à Louis Garnier, architecte 
à Gap, où elle mourut, âgée de 55 ans, en 1869 (13 décembre), laissant un fils et 
quatre filles ; 4° Julie, épouse de M. Barle, greffier de la justice de paix à Serres. — Il 
existe à Nyons (Drome) des Tardieu dont les ancêtres sortent de Rosans (Hautes- 
Alpes) 




s6 — 



EN PROVENCE 

A Provence touche, par ses limites du nord, les Hautes-Alpes, c'est-à-dire 
e haut Dauphiné. Les Tardieu, en abandonnant les Alpes, se fixèrent 
tout naturellement dans cette province voisine et fertile; d'abord à Mison 
(Basses-Alpes), qui n'est pas très loin de Recours. 

LES TARDIEU DE MISOX (basses-alpes) 

Armoiries : d'argent, à la fasce fuselée de gueules. 

Filiation. I. Jean Tardieu, mort en 1623, à Mison, épousa Françoise Ramolle. Il 
eut : 1° Sauveur, qui suit; 3° Sébastien (ce prénom peut indiquer que Sébastien Tar- 
dieu, architecte de l'église de Ceillac, en 1501, est l'ancêtre des Tardieu de Mison, 
V. page 9), auteur du premier rameau; 3° Jean, né en 1608, mort en 1678, sans 
postérité. — II. Sauveur Tardieu épousa Françoise Bon, morte le 12 mai 1672, dont : 
1° Marguerite, mariée, en 1646, à Sauvet; 2° Louise, mariée en 1669, à Bras; 
3° Antoine, qui suit; 4° Louis, né en 1634, prêtre secondaire de Mison, en 1701; 
5° Mathieu, né en 1638. — III. Antoine Tardieu, né à Mison en 1632, mort en 1676, 
épousa N. Œuf en i666. Il eut : 1° Jean, né en 1669 ; 2° Pierre, qui suit. — IV. Pierre 
Tardieu, né en 1670, mort en 1747, notaire royal et apostolique à Mison (de 1697 à 
1703), épousa, en 1698, Marguerite Meisson; il eut : 1° Jean-Baptiste qui suit; 2° Jean- 
Antoire, bourgeois de Mison, né en 1703, mort en 1764, consul de Mison en 1757, 
marié à François Rivet, dont : A. Toussaint, bourgeois, marié à Claire Salva, dont : 
a. a'. Roch-François, né en 1784, mort en 1826, marié à Reine Chauvet, dont ; a. a. a. 
Toussaint-Eugène, docteur médecin à Mison, né en i8o8, mort en 1853; b. b. b. 
Alphonse, employé des postes, né en 1814, mort en 1840; c. c. c. Léocadie, mariée, 
en 1838, à M. Joseph Comte, percepteur, dont postérité; d. d. d. Félix-Théodore, né 
en 1819, mort en 1839; h. h. Joseph-Marie, né en 1786, mort en 1824, marié à 
Adélaïde Jourdan, dont Florimond et Joseph, nés en 18 17, décédés. 5. Jean-Mathieu, 
né à Mison, en 1748, négociant à Marseille, y épousa, le 5 février 1788, .Madeleine- 
Dominique Curnier, en présence de J.-B. Salva, plénipotentiaire du roi Louis XV, 
auprès de l'empereur du Maroc, parent de l'époux (par sa mère) — V. Jean- 
Baptiste Tardieu, né en 1700, mort en 1779, épousa, en 1729, Marie Borel; il eut : 
1° Jacques-Donat, qui suit; 2° Jean-Antoine, né en 1739, mort en 1793, marié à 



— 57 — 

Marie-Anne Meffre, dont : A. Jean-Baptiste, né en 1768, mort en 1S15 ; B. Pierre, né 
en 1769, mort en 1845 marié à Marie Moullet, dont : a. a. Marie-Anne, née en 1792, 
morte en 1868; b. h. Françoise, née en 1798, morte en 1828; c. c. Eloi, né en 1801, 
mort en 1806. — VI. Jacques-Donal Tardieu, né en 1738, mort en 1814, épousa Marie- 
Roland, dont : 1° Thérèse, née en 1772, morte en 1817; 2° Jean-Bapliste, né en 1777, 
mort en 1856, marié à Antoinette Bernard, dont Jacques, né en 1808, mort en 1824; 
3° Jacques-François, né en 1785, mort en 1792. 




TARDIEU, A MISON ; 

D'argeiil, l'i lu fasce fuselée de gueules. 



Premier runieau. IL Sébastien Tardieu, fils de Jean et de Françoise Ramolle qui 
précèdent, épousa Marguerite Bernard, décédée en 1667; il eut : 1° Antoine, né en 
1638. marié, en 1678, à Jeanne Bernard, dont Marie, mariée, en 1699, à Collonibon ; 
2° Jeanne, née en 1640, mariée, en 1669, à Pierre Seillas; 3" Toussaint, qui suit; 
4° Louise, mariée en 1677, à Jacques Moynier. — III. Toussaint, bourgeois de Mison, 
né en 1645, mort en 1705, consul de Mison en 1680; il fit enregistrer ses armoiries 
à Y Armoriai généra] de France (Provence), en 1700 : d'argent, à la fasce fuselée de gueules ; 
épousa, en 1675, Jeanne Chevaly, dont : i" Sébastien, né en 1675, mort en 1714, 
marié, en 1703, à Marguerite Seillas, dont Toussaint, né en 1707, mort en 1759; 




- 58 - 

2° Etienne, né en 1680, mort en 1744, marié à Magdeleine Andrieu, dont : .-/. Joseph, 
né en 1729, mort en 1747; B. Marguerite, née en 1731, morte en 1792. 

En 170Û, Aubertin Tardieu, prêtre prieur de la paroisse de Châteauneuf, fit enregis- 
trer ses armes à V Armoriai général de France (Provence) : de sable à la givre d'or; coupé 
d'argetit au chevron de sable. Il doit s'agir ici de la cure de Châteauneuf de Chabre, 
canton de Ribiers (Hautes-Alpes), en face de Mison. 



LES TARDIEU DE SAINT-ÉTIENXE-LES-ORGUES 

E tradition de famille dit que ces Tardieu venaient d'Albi et figurèrent, au 
commencement du xiii« siècle, dans la guerre des Albigeois où ils étaient 
du côté des hérétiques. Dans ce cas-là, les Tardieu, d'Albi, venus, évi- 
demment, des Alpes et dont nous constaterons la présence dans le chef- 
lieu du Tarn, aux xvi'-' et xvii'= siècles, parmi les familles les plus notables, auraient 
donné un rameau passé à Saint-Etienne-les-Orgues (Basses-Alpes), au xiii^ siècle. 
Remarquons qu'il y a apparence qu'il y avait des Tardieu à Saint-Etienne fort ancienne- 
ment ; car nous trouvons un Tardieu (Tardiviis^ frère convers à l'abbaye voisine de Lure, 
en 1191 (v. page 5). Il se peut toutefois que ce religieux lut un cadet de ceux de 
Recours, dans les Alpes. D'autre part, les Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues, 
portent les mêmes armoiries que les Tardivi (qui n'ont pas quitté les Alpes), ce que 
conslâleV Armoriai général de France (Provence), en 1700, et ce qui semblerait indiquer 
qu'ils étaient une branche des plus notables de l'arbre. Les registres de l'état civil de 
Saint-Etienne, qui remontent à 1614, et les anciennes minutes des notaires de ce lieu 
(qui sont au milieu du xvi= siècle) n'ont pas permis de remonter la filiation au delà de 
136e. 

Armoiries : Coupé au i, d'or, à la fascc de sable ; au 2, de sinople, à l'écureuil d'argent. 
L'écu est surmonté d'un casque accompagné de ses lambrequins. 

Filiation. I Spérit Tardieu, riche bourgeois de Saint-Etienne-les-Orgues, frère 
d'Honoré, donna, avec celui-ci, quittance, en 1566, à Antoine Bernardin, abbé de 
Lure. Il vivait encore en 1576 et laissa : 1° André, qui suit; 2° « honorable homme » 
Spérit, marié, le 12 novembre 1586, à « honnête fille » Barthelmianne Maurel ; 
3° « honorable homme » maître, Berthode, vivant en 1579-1383, marié à « honnête 
fille » Marguerite Maurel, fille de Guicher; 4° Marguerite, femme, en 1588, de Berton 
Bizot. — II M' André Tardieu, auteur de la première branche, bourgeois notable de 
Saint-Etienne, est mentionné dès 1368 et vivait encore en 1589. 11 est rappelé défunt 



- 59 - 

en 1601. Il eut : i" André, qui suit ; 2" Jeaumc ou Jaumc (Jean), auleur de la deuxième 
branche (éteinte) ; 3° Gaspard, atiteiir de la troisième branche (existante) ; 4° Pierre, dit 
Pupit, fabricant de draps à Saint-Etienne, vivant en 1600, mort le 27 juin 1651, marié, 
en 1627, à Marie Vene, sans postérité; 5° M« Claude Tardieu, fabricant de draps à 
Saint-Etienne, en 1591, consul de Saint-Etienne, en 1602 ; il testa le 20 mai 1600; 
épousa Magdcleine Hugon, fille d'Antoine, morte le i" avril 1626, dont : A. Antoine, 
vivant en 1640, marié, le 3 mai 1626, à Jeanne Paul, fille de feu Anthoine, dont : a. a. 
Jean, né en 1627; b. b. Florest, né en 1637; c. c. Elisabeth, née le 3 novembre 1641, 
mariée, en 1661, à Jean Bizot; elle était veuve en 1712. — III. Af'= André Tardieu 




SAINT-ÉTIENXE-LES-ORGUES (bASSES-ALPES) 
(Vue prise des bases de la montagne de Lure.) 



vivant à Saint-Etienne, en 1620, fut receveur des droits seigneuriaux à Saint-Etienne 
en 1651. Il épousa Isabelle Clément, de Malfougasse, morte le 23 avril 1645. I' 2Ut : 
1° Lagier, qui suit; 2° Jean, né le 20 avril 1619, mort le 26 décembre 1660; 3° Claire, 
née le 2 novembre 1625, morte en 1683, mariée en septembre 1642, à Barthélémy 
Bernard, fils de Jean et de Marie Dulme; 4° Catherine, mariée, en 1642, à Jean- 
François Bernard ; elle mourut en 1682, âgée de 50 ans ; 5° Mathieu, né en 1637. — 
IV. M" Lagier Tardieu, vivant en 1614, mourut le 3 mai 164e et fut fabricant de draps 
à Saint-Etienne. Il épousa Lucrèce Faure, et laissa : 1° Jean, qui suit; 2° Barthélémy, 
baptisé à Saint-Etienne, le 19 octobre 1614, prêtre, dés 1638, chapelain-directeur de 



— 60 — 

Lure (1675), curé à titre secondaire de la paroisse de Saint-Etienne, de 1663 à 1693 '. 
II testa le 14 mars 1693 et mourut la même année. Il fut enterré dans l'église de Saint- 
Etienne ; 3° Antoine, auteur du premier rameau de la première branche (rapporté ci-après) ; 
4" Melchionne, née le 16 janvier 1620, man'ée, dés 1650, à Barthélémy Leau, dont : 
« honorable homme » Christophe Leau, marié, en 1667, à Françoise Lénée ; 5° Mar- 
guerite, mariée le lé novembre 1642, à Pierre Gautier, de Cruis, fils de Sauvain. — 
V. Jean Tardieu, né en 1613, mort le 29 mars 1697, fabricant de draps à Saint-Etienne, 
épousa, en 1645. Anne Bressan, morte en 1696, fille d'André et parente de Claude 
Bressan, régent des écoles de Saint-Etienne en 1645, dont : 1° André, qui suit; 
2° Lagier, né le 2 avril 1661, qui testa le 11 mai 1699, propriétaire, marié, en 1689, 
le 10 juillet à Marguerite Pouvarel , fille de Jacques et d'Isabeau Bernard, dont : 
A. Jean, né le 16 novembre 1692, 2'' consul de Saint-Etienne en 1734, marié, le 
6 février 17 19, à Anne Tardieu, fille de Jacques et de Marguerite Bressan, morte à 
84 ans, en 1777, dont : a. a. Marie, mariée, le 21 janvier 1749, à Jean-Pierre Tardieu, 
droguiste en gros, fils de Claude et de Lucrèce \'ial ; B. Louis, né en 1695 ; C. Joseph, 



^M^m^:j 



Signature de Barthélémy Tardieu, curé de Saint-Etienne-lés-Orgues (mort en 1695.) 

vivant en 1710; 3° Marguerite, née en 1646, mariée, le 13 janvier 1664, à Antoine Margue- 
rier; elle mourut en 1682; 4° Marguerite, née le 6 février 1657, mariée, en 1675, à 
Jacques Fauchier, fils de feu Jean, bourgeois de Cruis, et de Marguerite Rivelet; 
5° Joseph, né en 1664. — VI. André Tardieu, bourgeois de Saint-Etienne, fut notaire 
royal et greffier de ce lieu (1681-1727); en 1705, le i'^ janvier, il remplaça, comme 
maire de Saint-Etienne, le sieur Escofiier. Il fit enregistrer les armes de sa famille à 
VArmorial général (Provence) en 1700. Il naquit à Saint-Etienne, le 24 mai 1649, 
épousa, vers 1670, Sybille Fauchier, fille d'un notaire à Cruis et d'une vieille famille 
de notaires de ce lieu (v. chapitre Alliances), sœur d'André Fauchier, bourgeois. Il 
eut : 1° Elisabeth, née en 1674, mariée, le 26 juin 1691, à Claude Perret, chirurgien- 
oculiste, fils de Claude; 2° Jean-François, né le 25 novembre 1676, diacre en 1703, 
secrétaire et commensal de l'évéque de Gap dès 1709 (Archives des Hautes-Alpes, 
G. 114, nouv. 860), chanoine de Gap (1733-744). (V. Gautier, Hist. de Gap, tables, 



I. Il présenta une supplique à l'évèque de Sisteron, pour être nommé à la cure de Saint- 
Etienne, le 2 mai 1653, 




TARDIEU, A SAINT-ÉTIEN'NE-LÈS-ORGUES : 

Coupé au I, iVor, à la fuscc ih sable; au 2, de s'woplc, à T écureuil d\iigent. 



— 62 — 

mss. II, 45, 609); 3° Antoine, baptisé le 5 avril 1678, eut pour parrain Antoine Bizot, 
bourgeois; vivait en 1706; 4° Joseph, qui suit; 3° Spérit, né en 1685 ; 6° Laurent 
auteur du deuxième rameau de la première branche {rameau dit de Volonne) ; 7° Marguerite, 
mariée, le 21 juin 1690, à Noël Clément, de Cruis, fils de Jean et de Louise Martin; 
et 8° probablement Barthélémy, marié à Marie-Anne Camerle, dont : A. Georges, 
chirurgien, marié, le 2 juillet 1764, à Louise Marguerier, fille de Jacques et de Louise 
Didier; il mourut en 1775, âgé de 40 ans. — VIL Joseph Tardieu, bourgeois de Saint- 
Etienne, né à Saint-Etienne en 1684, eut pour parrain Joseph Magnan , consul de 
Saint-Etienne, et pour marraine Anne Bernard. II épousa, le 15 janvier 1710, à Barce- 
lonnette (contrat reçu M' Carré, notaire), Marguerite Michel ; était, en 1727-1739, 
greffier en chef de la juridiction de Saint-Etienne, vivait encore en 1749, et laissa : 
1° Jean-François, qui suit; 2° Jean-André (auteur du troisième rameau de la première 
branche, dit de Nancy); 3° Antoine, curé et prieur d'Ongles ( i768-i'784), rappelé 
défunt en 1791 ; 4° Elisabeth, morte en 1779, à 64 ans; 5° Marie, morte en 1778, à 

Signature d'André Tardieu, notaire à Saint-Eticnne-lès-Orgues (1700). 

56 ans ; elle épousa, le 14 janvier 1749, Jean-Antoine Rolland, droguiste, fils de Jean, 
propriétaire, et de Marguerite Bêche, dont elle eut Marguerite Rolland, mariée, le 
10 février 1770, à Claude Ronchon, droguiste, fils de Jean, d'Ongles, et d'Elisabeth 
Bizot, dont une fille, Adélaïde Ronchon, femme de Laurent Tardieu (rameau dit de 
Volonne). — VIII. Jean-François Tardieu, bourgeois, droguiste à Saint-Etienne", dés 
1672, émancipé en 1748; il testa le 26 janvier 1786; il avait épousé, en 1762, Marie 
Marguerier, fille de Jacques, chirurgien. Il eut : 1° Joseph, qui suit; 2° Jean-André- 
Marie, né le 15 août 1770, vivant en 1789; 3° Marie, vivant en 1788. — IX. Joseph 
Tardieu, propriétaire et droguiste à Saint-Etienne, né audit lieu, le 22 septembre 1774, 
mort le 12 janvier 1823, épousa Marie-Marguerite Tardieu, de Volonne, sa cousine, fille 

I. Saint-Etienne fut, au xvni= siècle, le centre d'un vaste et lucratif commerce qui s'introdui- 
sit à cette époque et qui a disparu au xix= siècle. Les droguistes de Saint-Etienne faisaient le com- 
merce en gros et portaient au loin leurs produits que fournissait, en partie, la montagne voisine 
de Lure. Ce commerce se faisait avec de nombreux mulets et était la richesse du pays. Saint- 
Etienne est, actuellement, un bourg qui tombe complètement, car il est sans industrie. Les Tardieu, 
de Saint-Etienne, furent, on peut le dire, jadis, l'âme de la richesse de la région et de la haute 
bourgeoisie de cette partie de la Provence. 




I-AURENT-ADRIEX TARDIEL' 

Né i Voloniie, le 2; décembre 1767, mort à Marseille, en octobre 1824, 
littérateur, érudit, linguiste et mathématicien. 



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d'Alexis et de Magdeleine-Ursule Amieilh ; elle mourut le 3 juin 1863, à 85 ans. 
C'était une femme du plus grand mérite, réputée l'une des plus distinguées du dépar- 
tement des Basses-Alpes, aussi simple qu'affable et bonne pour tout le monde ; son 
frère, Laurent Tardieu, est l'érudit dont nous donnons le portrait. De cette union : 
1° Prosper-Hj'acinthe, qui suit; 2° Antoine-Nicolas-Auguste, négociant, né en 1807, 
mort à Marseille, marié à Sophie Organi, dont : A. Antoine Lucien, né à Saint- 
Etienne, le 22 mai 1837, juge de paix en disponibilité; B. Adèle-Emilie, née à Saint- 
Etienne, le 17 novembre 1841, mariée à Séraphin Rech, conseiller général, pharmacien 
à Marseille, fabricant du thé des Alpes, père de Claire Rech, née en février 1880, 
3° Henri, né à Saint-Etienne, le 3 juin 1816, savant collectionneur; il a formé une 
magnifique réunion de fossiles recueillis sur la montagne de Lure en partie ' ; céliba- 
taire ; 4° Louis, né le 11 juillet 1818, mort à Alger, en 1843. — X. Prosper- 
Hyacinlhc Tardieu, né à Saint-Etienne, le 29 avril 1805, mort à Marseille, le 
27 février 1855, fut maire (1853), et notaire de Saint-Etienne, chevalier de la Légion 
d'honneur (^) (brevet du 19 novembre 1853), conseiller général des Basses-Alpes. Il 
épousa, le 23 avril 1833, Marie-Léonie Dulme, fille de Pierre, négociant, et de Marie- 
Julie Germain, morte le 25 avril 1888; de cette union : 1° Pierre-Albert, né à Saint- 
Etienne, le 12 janvier 1837, actuellement juge d'instruction, faisant les fonctions de 
président du tribunal civil de Barcelonnette (Basses-Alpes), marié, en 1869, à Marie- 
Thérèse Saccoman, dont deux filles : A. Albertine, née en 1870; B. Isabelle, née en 
1874; 2° Julie-Emilie (M"" Tardieu), propriétaire à Saint-Etienne. 

PREMIER RAMEAU DE LA PREMIÈRE BRANCHE (ÉTEINT). — V. Anloine 
Tardieu, fils cadet de Lagier et de Lucrèce Faure, propriétaire à Saint-Etienne, mort 
audit lieu en 1658, épousa, en 1632, Marguerite Bernard, fille de M<: Claude, morte 
en 1671. Il eut : 1° Jean-Joseph qui suit; 2° Jean, né en 1635, mort le 23 mai 1641 ; 
3° André, né en 1640; 4° Georges, né en 1649; 5° Hugues, né en 1655. — VI. Jean- 
Joseph Tardieu, testa en 1725 ; épousa, en 1693, Jeanne Gautier, et laissa : 1° Spérit, 
qui suit ; 2° Ferréol, vivant en 1730. — VII. Spérit Tardieu, dit Tarlantin, propriétaire, 
épousa, en 1732, Magdeleine Bues, fille de François, dont : 1° Pierre qui suit; 
2'= Spérit, marié à M"= Chevalier; 3" Joseph qui, en 1783, était religieux dans l'œuvre 
des enfants abandonnés d'Aix. — VIII. Pierre Tardieu, propriétaire à Saint-Etienne, 
mort à 80 ans, en 1825, épousa, en 1772, Elisabeth Gondran, dont : 1° Magdeleine, 



I. Lire une étude faite par M. Kilian, professeur de gcologie à la Faculté de Grenoble, sur la 
montagne de Lure, où l'on voit une planche représentant un hetcroceras qui porte le nom d'Henri 
Tardieu, latinisé : Heteroceras Tardieui. 



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mariée, en secondes noces, en 1811, à Claude Paul, négociant, elle est morte à 51 ans, 
en août 1823 ; 2° Jeanne, mariée, en 1826, à Alexis Fauvin, propriétaire. 

DEUXIÈME RAMEAU DE LA PREMIÈRE BRANCHE DIT TARDIEU DE VOLONNE, 
FIXÉ A MARSEILLE (EXISTANT). — VII. Laurent Tardieu, fils d'André, bourgeois, 
et de Sybille Fauchicr, né à Saint-Etienne, en 1689, testa le 15 février 1763. Il épousa, 
en premières noces, Marguerite Bonfils, fille d'un Bonfils, notaire à Ongles (1700- 
1743), et sœur de Jacques, droguiste à Nancy; en secondes noces, Françoise Maurel ; 
du premier lit : i" Alexis qui suit; 2° Charles, officier dans le régiment de Normandie, 
infanterie, en résidence à Nancy, en 1767 ; 3° Joseph, vivant en 1746 ; 4° André, né 
en 1739 ; 5° François, vivant en 1746. — VIII. Alexis Tardieu, né en 1734, bourgeois 
de Volonne, lieu où il se fixa en épousant, le 28 janvier 1767, Magdeleine-Ursule 
Amieilh, fille de Christophe Marien, négociant à \'olonne, et de Magdeleine Mégy '. Il 
avait été, en 1767, greffier de la municipalité de Saint-Etienne, et mourut à Volonne, 
le 31 octobre 1814; il eut : 1° Laurent, qui suit ; 2° Barthélémy-Alexis, né à Volonne, 
le 21 octobre 1770, d'abord commissaire des guerres, puis intendant militaire de l'armée 
d'Eg}^pte, nommé chevalier de Saint-Louis, par brevet du 8 mars 1818, il mourut à 
Marseille, le 6 septembre 1839, sans postérité; 3° Magdeleine-Ursule, née à Volonne, 
le 29 septembre 1773, mariée à M. Geny, négociant à Nancy; elle eut deux enfants : 
A. un fils Alexandre, artiste distingué, marié à M"^ Georgea, dont Alfred, habitant 
Nancy ; B. une fille Camille, qui épousa le général Mangin-Lucreux, dont un fils, 
Albert, qui perdit un bras dans la guerre de Crimée, dont il revint capitaine du génie, 
à 24 ans, et qui est aujourd'hui officier supérieur ; 4° Charles-Marie, né à \'olonne, le 
7 mai 1776, mort audit lieu juge de paix, le 18 août 1839, célibataire; 3° Marie- 
Marguerite, née en 1778, morte en 1863, épouse de Joseph Tardieu, à Saint-Etienne- 
les-Orgues; 6° Marie, née à \'olonne, le 20 juin 1781, morte célibataire, à Saint- 
Etienne, en septembre 1863; 7° Hélène, née à Volonne, le 6 juin 1784, morte 
célibataire, le 2 octobre 1807. — IX. Laurent -Marien Tardieu, né à Volonne, le 
23 décembre 1767, mort à Marseille en octobre 1824, honore la Provence par son 
érudition. Tout jeune, il fut envoyé chez les Tardieu, de Nancy, ses parents ; élevé à 
Pont-à-Mousson. Quand Marie-Antoinette passa à Nancy, après son mariage avec le 



I. Honoré MÉGY (de Volonne), d'une des plus anciennes familles bourgeoises des Alpes, laissa 
deux enfants : 1° Jean-Louis, qui suit; 2° Madeleine, épouse de Christophe-Marien Amieilh. 
Jean-Louis Mégy, né à Volonne en 1719, fut père de Jean-Louis, mort en 1822, et celui-ci de 
Pauline, morte en 1842; mariée, en 1808, à Denis-Gaspard Toppin, dont Gloria, mariée, en 
1880, à Eugène-Victor Lieutaud, notaire à Volonne, ancien bibliothécaire de la ville de Marseille, 
l'un des meilleurs érudits de la Provence. 

5 



Dauphin, il lui fut présenté, alors âgé de 9 ans, comme un enfant prodige ; il faisait 
déjà ses humanités (classe de rhétorique). Il fut depuis député du Tiers-Etat à la 
Fédération ; linguiste, parlant l'hébreu, l'égyptien. Sa maison était le rendez-vous de 
tout ce que Marseille renfermait de plus notable parmi les savants, les littérateurs et 
les artistes. Plus d'une fois elle servit d'asile à ceux d'entre eux qu'une politique étroite 
avait privés de leurs fonctions. Autour de lui, venaient se grouper le petit nombre de 
citoyens qui appelaient de leurs vœux l'époque où le régime constitutionnel se natu- 
raliserait dans la France méridionale. Plusieurs fois, il fut question de le nommer 
député à la Chambre. 11 a publié une brochure fort rare réfutant, avec profonde érudi- 
tion, l'antiquité fibulcuse du Zodiaque de Denderah et portant ce titre : Sur le Zodiaque 
de Denderah (Marseille, Jean Mossv, imprimeur à la Canebiére, 1821, 27 pages in-8°, 
très rare). C'était aussi un bon mathématicien. Il avait épousé, à Marseille, le 
II décembre 1805, Marguerite-Adélaïde-Barbe Ronchon, d'une famille honorable de 
Saint-Etienne-les-Orgues, née audit lieu, le 4 décembre 1785, fille de Claude, dro- 
guiste, et de Marguerite Rolland, dont il eut : 1° Henri qui suit; 2° Alphonse, mort 
en 1846, célibataire; 3" Adrien, élève de l'Ecole polytechnique (promotion de 1836), 
mort en 1883 ; 4° Adélaïde-Antoinette, née à Marseille, le iB janvier 1800, mariée, en 
premières noces, à Marseille, le 9 janvier 1827, à Pierre-Joseph-Marie Plasse, arma- 
teur à Marseille, fils de Jean-Pierre, notable négociant, et de Marie-Anne-Sabine- 
Gautier, dont elle a eu deux filles, savoir : A. Emilie Plasse, mariée, en 1853, à 
M. Augustin Dumon', propriétaire, sénateur du Gers, neveu de M. Dumon, ministre 
des travaux publics sous Louis-Philippe ; B. Claire Plasse, non mariée ; en secondes 
noces, Adèle Tardieu épousa M. Chuit, armateur à Marseille ; 5° Caroline, restée 
demoiselle. — X. Henri Tardieu, propriétaire à Marseille, décédé en 1878, épousa M"'' 
veuve Plagnol, née Pichaud. — Il eut : XI. Paul Tardieu, licencié en droit, proprié- 
taire à Marseille, marié à M"« Brunet, dont il a Lucile Tardieu. 

TROISIÈME RAMEAU DE LA PREMIÈRE BRANCHE, DIT RAMEAU DE NANCY. 

— \"1II. Jeau-Aiidn- Tardieu, fils de Joseph et de Marguerite Michel, bourgeois de 
Saint-Étienne, testa le 30 janvier 1791, épousa, en 1749, Angélique-Marguerite Céas, 



I. La famille Dumon est d'une grande honorabilité. Géraud Dumon, riche négociant en dra- 
perie à Agen, laissa : 1° M. Dumon, agriculteur distingué, conseiller général de Lot-et-Garonne, 
puis du Gers, marié à M'I^ Candelon. fille d'un conseiller à la cour d'appel d'Agen, dont il eut 
Augustin, sénateur du Gers, épouse de M"' Emilie Plasse ; 2° Sylvain, né à Agen, député d'Agen 
peu après 1830 jusqu'en 1848, conseiller d'État en service extraordinaire, puis en service ordi- 
naire, président du comité de législation au Conseil d'État, ministre des travaux publics, puis 
des finances jusqu'en 1848, enfin président de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée et des docks 
de Marseille; grand officier de la Légion d'honneur, membre de l'Institut. 



'^UidX k^MiiifM^iMiiU M^ 




NICOLAS-ANDRÊ-ESPRIT TARDIEU 

né i Nancy, le 5 juin 1790, mort dans cette ville, le 26 juillet 184;, 

député de la Meurtlie, maire de Nancy, 

« homme éclaire et sincèrement dévoué à son pays, » 

dit l'écrivain de la Lorraine, Cayon. 



— 68 — 

fille de feu Antoine, ancien capitaine d'infanterie, et de Marguerite Lacombe. Il eut : 
1° François-Antoine, né à Saint-Etienne en 1749, ordonné prêtre en 1774. Il fut 
d'abord placé à Manosque en qualité de vicaire, puis nommé curé de Saint-Etienne, 
paroisse qu'il administra, de 1779 à 1803, ensuite curé de Peyruis. Il est considéré 
comme l'un des grands prédicateurs de la Provence. Ses sermons éloquents arrachaient 
des larmes à ses auditeurs. M. Boudil, à la page 150 de son Discours sur la vie et les 
vertus de Mgr de MioUis, évêque de Digne, dit, en parlant de l'abbé Tardieu qui précède, 
« qu'il était d'une éloquence entraînante. » II mourut dans le sein de sa famille, à 
Saint-Etienne, le 18 juin 1814. Il avait été le premier maire de Saint-Etienne du 
i" janvier 1790 au :'='■ janvier 1793. La dernière mission à laquelle il prit part fut celle 
de Sisteron, en 1808; 2° Marguerite, née en 1750, morte en janvier 1823, mariée, le 
15 février 1774, à Jean-André Vial, droguiste, fils d'Henri et de Catherine Chabus ; 
3° Alexandre-Esprit, qui suit; 4° Alexis, né en 1764; 5° Joseph, mort à Nancy, en 
1784, sans postérité. — IX. Alexandre-Esprit Tardieu, né à Saint- Etienne, le 8 mai 176 1. 
mort, en 1 8 1 1 , à Nancy, d'abord armateur à Marseille, où il fit une brillante fortune, se 
fixa à Nancv, en épousant Marguerite Perrin, morte en 1843, d'une riche famille 
d'agriculteurs établis à Custine, près Nancy. Il en eut sept enfants : 1° Xicolas-André- 
Esprit, qui suit; 2° Joseph-Esprit, né à Nancv, le 15 août 1798, avocat, conseiller de 
préfecture, mort à Nancy en 1848; il avait épousé Victoire Cézard, morte à Nancy le 
10 août 1883, fillede M. Cézard, agriculteur à Fleville, près Nancy, dont : 1° Margue- 
rite-Pauline, mariée à François-Patrice-Edouard, comte de Warren, chevalier de la 
Légion d'honneur, commandeur de Sainte -Anne de Russie, chevalier de François- 
Joseph, né à Madras, le 8 janvier 1811, fils du comte Jean-Baptiste-François-Joseph 
(d'une illustre maison bien connue tant en Irlande, en Ecosse et en Angleterre et qui 
remonte à 940) et de Laurence .Marcilly (voir chapitre Alliances : de Warren), dont 
postérité ; 2° Caroline, épouse de M. Jules-Etienne-Hippolyte Lacroix, ingénieur en 
chef des ponts et chaussées, chevalier de la Légion d'honneur, mort à Nancy le 
7 novembre 1880, à 65 ans, dont postérité ; 3° Alexandre-Esprit, né à Nancy, le 20 
janvieri 801, avocat, mort célibataire, à Nancy, en 1873 ; 4°Esprit, néle4octobre 1802, 
mort célibataire ; 5° Justine, épouse de M. Marchai, maire de Nancy, longtemps député 
de la Meurthe, où il joua un rôle très honorable, père d'Eugène Marchai, docteur en 
droit et en médecine, membre du conseil municipal et administrateur des hospices 
pour les orphelins, à Nancy, marié à M"= Reinart (fille du colonel Reinart), la bienfai- 
trice des pauvres à Nancy ; 6° Fanny, épouse de M. Henr)-, rentier, petit-fils du baron 
Henri, premier président de la cour de Nancy ; 7° Gabrielle-Henn,-, mariée à 
M. Harmand, capitaine de vaisseau, qui s'est fait remarquer dans la marme. — X. 
Nicolas-André-Esprit Tardieu, né le 5 juin 1790, à Nancy, avocat, nommé maire de 
Nancy, en 1830; reçut dans cette ville le roi Louis-Philippe (13 juin 183 1) et le 



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harangua ; nommé députe de la Meurthe (18} i), il fit partie de l'opposition modérée ; 
remplacé à la Chambre par l'amiral de Rigny (1834) ; mort à Nancy le 26 juillet 1843, 
« homme éclairé et sincèrement dévoué à son pays, » dit Cayon. On a de lui diverses 
brochures: Discours adressés au roi et réponses de S. M., Nancy, le 13 juin 1831, 
in-8° ; Opinion de M. Tardieu, député de la Meurthe, sur les interpellations adressées 
au Ministère, in-8° ; Opinion du même sur la liste civile, 1832, in-8° ; Opinion du 
même sur la réforme électorale, séance du 8 février 1834, in-8°. 11 avait épousé Char- 
lotte de Braux d'Anglure, descendante des de Braux d'Anglure qui sont originaires 
de Champagne, dont il eut : 1° Charles, interne des hôpitaux, docteur en médecine à 
Paris, mort à 32 ans, à Bellevue le 28 janvier 1847, célibataire ; 2° Joseph-Esprit- 
Edouard, capitaine d'artillerie, membre du conseil général des Vosges, mort céliba- 
taire le 24 mai 1874, à Nancy; 3° Adèle, mariée à Emile Poirel, avocat à Nancy, dont 
Madeleine, épouse de M. Augustin Fillon, littérateur, précepteur du prince impérial 
(tué par les Zoulous),et deux fils Albert Poirel, ingénieur civil, et Léon Poirel, sténo- 
graphe du Sénat. 

DEUXIÈME BRANCHE (EXISTANTE, REPRÉSENTÉE PAR LES RAMEAUX DE 
BERLE ET DE LARBOUX). — [il. Jeaume ou Jaunie {Jean) Tardieu, fils cadet d'André 
(v. page 59), vivait à Saint-Etienne en 1600-1618. II eut : 1° Claude, qui suit : 2° Pierre, 
auteur du i" rameau de la 2^ branche ; 3° André, auteur du 2= rameau de la 2= branche ; 
4° Jean, né en 1618. — IV. Claude Tardieu, dit Rouge (en provençal Roujou'), eut mission 
de la municipalité de Saint-Etienne, le !«'" janvier 1693, d'aller à Aix pour passer l'acte 
d'acquisition, au nom de ce bourg, de l'office de maire. II épousa Antoinette Clément, 
dont : 1° Jacques, né en 1639, marié à Catherine Suzanne, dont Jean, vivant en 1698 ; 
2° Pierre, qui suit; 3° Louis, né à Saint-Etienne, le 10 décembre 1645, dit Pélican, 
père de Louis, dit Pélican, vivant en 1692, père de Jean et celui-ci de Louis, dit 
Pélican (1772) (ce rameau existe encore à Saint-Etienne et est représenté par des 
propriétaires) ; 4° Catherine, née le 16 mai 1655, mariée, en 1684, à Claude Magnan, 
fils de Jean-Antoine-Louis, notaire à Saint-Etienne, et d'Honorade Bizot ; 5" Louise, 
épouse de Santus Bizot. — V. Pierre Tardieu, dit Rouge {Roujou), né le 16 juillet 1642, 
à Saint-Etienne, épousa le 15 novembre 1690, Susanne Bues, fille d'Antoine et d'Anne 
Bizot, dont : 1° Claude, qui suit : 2° Marie, née en 1693 ; elle eut pour parrain Pierre 
Chauvet, procureur de Forcalquier. — VI. Claude Tardieu, dit Roujou, propriétaire, 
né en 1691, testa le 25 août 1745, et épousa en premières noces, en 17 14, le 8 août, 
Delphine Chabus, fille de Claude et d'Anne Bernard ; en secondes, Lucrèce Vial. Il vivait 
encore en 1749, et laissa, du premier lit : i°Toussaint, marié, le 4 février I745> à Claire 
Boyer, fils de Pierre et de Magdeleine Turin, dont : A. François, qui lesta en 1791 ; 



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B. Jean-Baptiste, né en 1774; 2° Claire, tcmme de Paul Perraud (de la famille de 
Perraud, notaire à Saint-Etienne; en 1 393-1 595), du second lit; 3° Jean-Pierre qui suit; 
4° Jean-François, droguiste, marié, en 1756, à Marguerite Tourniaire, fille de Jean et 
de Claire Bernard, dont : A. François, propriétaire, marié, le 24 mai 1789, à Claire 
Laty, fille de Joseph, dont a. a. Marie-Claire-\'éronique , née à Saint-Étienne, le 
1 3 brumaire an IX, mariée à Jacques Bêche (parent de Jacques Bêche, notaire à Saint- 
Etienne, de 1737 à 1774); B. Jean, propriétaire à Saint-Étienne, marié, le 
II mars 1795, à Marguerite Vial, morte en 1822 (fille à Benoît, notaire à Saint-Étienne 
de 1785 à 1797, et à Elisabeth Davin, dont : a. a. Jean-Joseph, marié, en premières 
noces, le 23 mars 18 14, à Marie-Laure Honoré, fille de François, officier en retraite, 
et de Jeanne de Champs; en secondes noces, en 1833, à Marguerite-Rose Chabus, 
dont Rose, mariée, en 1857, à Marius Bêche, négociant à Saint-Etienne ; C. Marguerite, 
femme de Jacques Testanière ; D. Marie, femme de Joseph Armand et d'Anne Tardieu ; 
5° Anne, mariée, en 1743, à Pierre Testanière, fils à Jacques et à Marguerite Bêche ; 
6° Michel, droguiste, marié, en 1762, à Claire Eyssautier, fils de Pons, droguiste, et 
d'Anne N'ey, dont : A. Suzanne, née en 1772, épouse Germain, fils de Joseph Germain, 
lieutenant de juge à Saint-Étienne, en 1770; B. Anne-Claire, née en 1773, mariée, en 
1789, à Jacques Testanière, droguiste, fils de Pierre et d'Anne Tardieu, dont une fille, 
Julie, qui épousa Denis Tardieu (troisième branche, rameau de Limoges); C. Margue- 
rite, mariée, le 5 avril 1787, à Rayne. — \'II. Jean-Pierre Tardieu, droguiste en gros à 
Saint-Étienne, émancipé en 1749, mort à Saint-Étienne, le 18 fructidor an I\', épousa, 
le 21 janvier 1749, Marie-Marguerite Tardieu, fille de Jean, propriétaire, et d'Anne 
Tardieu ; il eut : 1° Jean-André, qui suit; 2° Jean-Pierre Luc, agriculteur, né en 1752, 
à Saint-Étienne, propriétaire, en 1837, marié, le 10 pluviôse an VII, à Marguerite 
Leau, fille de Barthélémy et de Thérèse Ponsson, dont il eut : A. Barthélémy, né à 
Saint-Étienne, le 6 messidor an VIII, droguiste, marié, le 3 octobre 1827, à Elisabeth- 
Marie Meyssonnier, fille de Jean et de Louise Eyssautier, dont : a. a. J.-B. -Pierre, 
mort le 30 janvier 1835, sans postérité; b. h. Augustine, mariée à M. Michel, négo- 
ciant, de Lardiers ; c. c. Berthe, mariée à Digne, à un fonctionnaire ; d. d. Hélène, 
mariée à M. Bouillot, de Saint-Étienne; B. Jean-Baptiste, négociant à Saint-Étienne, 
mort le 19 octobre 1884, à 81 ans, marié à Julie Boyer, morte à Saint-Étienne, le 
9 janvier 1887, dont a. a. Anne, négociant à Nice, marié en secondes noces, dont un 
fils Marcel, une fille Mathilde ; b. b. Toussaint, résidant à Nice, marié; a des enfants; 
c. c. Joseph-Maurice, négociant à Banon, marié, le 12 janvier 1876, à Thérèse-\'ictoire 
Gondran, née à Banon, en 1853, dont Adrien-Louis-Jules Mncent, né à Banon, le 
II septembre 1877; Fernand-Paul-Etienne, né à Banon, le 22 aoijt 1879; Edouard- 
Clément-Félix, né à Banon, le 5 août 1885; d. d. Adrien, résidant à Paris; 



— 71 — 

e. c. Augustino, maricc à M. Richaud, négociant à Saint-Etienne; 3" Etienne, auleiir 
du rameau dit de Larhoux (existant); 4" Jean-JosepJT, auteur du rameau fixé à Lyon 
(éteint); 5" Anne, mariée, en 1774, à Pierre Reymond, de Forcalquier ; 6° Claire, 
mariée, le 8 février 1774, à Elzear Pons, fils de François et d'Anne Viguier; 7° Mar- 
guerite, mariée, en 1780, à J.-B. Esmenard, notaire royal, fils de Jacques, greffier 
en chef de la juridiction de Lambres ; elle mourut en 1827. — VIII. Jean-André 
Tardieu, dit Tardieu de Berle, né à Saint-Etienne en 1750, mort en sa propriété de 
Berle, prés Saint-Etienne, en 1822, droguiste, épousa, le 27 janvier 1772, Suzanne 
Estornel. Ayant acquis, pendant la Révolution, comme bien national, la chapelle de 
l'abbaye de Lure, près de Saint-Étienne-les-Orgues, il rendit généreusement cet ora- 
toire au culte lors du Concordat (1801). Cet acte de haute loyauté lui a valu les éloges 
de M. Isoard, curé de Saint-Etienne, dans son Histoire de la chapelle de Lure (pp. 81, 
82). Il fut père de : 1° Jean-Joseph, qui suit; 2° Marie-Sophie, femme d'Etienne 
Ponson, droguiste; 3° Adélaïde, morte en 1817, à 36 ans, épouse de Jean Marguerier ; 
4° Charles, conservateur des hypothèques, célibataire ; 5° Jean, célibataire. — IX. Jean- 
Joseph Tardieu, dit de Berle, propriétaire, né à Saint-Étienne, en 1778, maire (1828), 
juge de paix de Samt-Étienne (1825-1842), mourut à Saint-Etienne, le 3 avril 1842; 
il épousa Anne-Thérése-Joséphine Boyer, dont il eut : i" Anne-Adélaïde, née en 
décembre 1817, décédée célibataire, à 50 ans; 2° Charles-Marie-Joseph qui suit; 
3° Marie-Eugénie, décédée à 20 ans; 4° Jean-Paul-Gaston-Joseph-Irène-Athanase, né 
en 1822, décédé, à 17 ans, au lycée de Marseille; 5° Eléonore, décédée, à 19 ans, en 
1845. — X. Charles-Marie-Joseph Tardieu, né à Saint-Etienne, en 1819, pharmacien à 
Sisteron, épousa, en 1850, Mathilde Faure, fille de M. Faure, notaire à Orpierre 
(Hautes-^pes), dont : 1° Gustave-Marie-Charles-Valentin qui suit; 2° Marthe, née le 
26 septembre 1855, mariée à Albert Gouvan, conducteur des ponts et chaussées à 
Forcalquier, dont Mathilde, née en 1878, et Charles, né en 1882; 3° Eléonore-Marie, 
née le 20 avril 1861 ; 4° Eugène-Joseph, né le 2 mars i868, maréchal des logis d'artil- 
lerie de marine, à Lorient. — XI. Gustave-Marie-Charles- J'aleulin Tardieu, né le 
7 août 185 1, pharmacien de première classe à Sisteron, ex-interne, lauréat des hôpitaux, 
inspecteur des pharmacies du département des Basses- Alpes, a épousé, en 1889, 
M""-' Demandols, fille du président du tribunal de Sisteron, dont il a Gabrielle, née 
en 1889. 

RAMEAU DIT DES TARDIEU DE LARBOUX (EXISTANT). — VIII. Etienne Tardieu, 
dit de Larboux ', fils cadet de Jean-Pierre et de Marie-Marguerite Tardieu (v. p. 70), 

I, Larboux ou Lharboux, nom d'un quartier de Saint-Etienne-Ies-Orgues, 



— 72 ~ 

droguiste au Puy (Haute-Loire), mourut à Saint-Etienne, en 1832. Il épousa, en 
premières noces, en 1791, Susanne Clément; en secondes, le 5 pluviôse an II, Marie- 
Catherine Taulany, d'une ancienne famille de notaires de Saint-Etienne. Du premier 
lit : Jean-Nicolas, mort en 1853, maire de Saint-Etienne, puis juge de paix de ce lieu 
(mai 1842-mai 1848), ensuite juge de paix à Sisteron, conseiller général du canton de 
Saint-Étienne, marié à Marie-Anne-Pauline Rolland, fille de M. Rolland et de Cécile 
Rouchon, dont : A. Stéphanie, mariée à Auguste Torniaire, maire de Châteauneuf-de- 
Chabres (Hautes-Alpes), conseiller d'arrondissement, dont trois filles : Marguerite, 
mariée à Donnet, rentier à Thèze (Basses-Alpes); Gabrielle, mariée à Bernard, notaire 
à Mevouillon (Drôme); Nathalie, sans alliance; B. Auguste, décédé, négociant à 
Marseille, célibataire; C. Joseph-Emile-Ernest, né à Saint-Étienne-les-Orgues, le 
4 juin 1859, vérificateur d'octroi à Marseille, marié, le 22 février 1863, à Jeanne- 
Louise-Marie- Apollonie Biava dell' Persina, dont : a. a. Guilherme-Antoine, né à 
Saint-Bel (Rhône); D. Hyacinthe, licencié en droit, juge de paix à Nice, médaillé 
pour travaux de statistique, marié, en 1861, à Rose Paret, dont a. a. Paul, bachelier 
és-sciences, pharmacien à Nice, ex-interne des hôpitaux, pharmacien-chef de l'hôpital 
de la Croix, pharmacien de l'armée de réserve; une médaille d'argent lui a été décernée 
{Officie] du 7 février 1876), à l'âge de 15 ans, pour avoir sauvé et retiré de la rivière la 
Durance un de ses camarades qui avait disparu sous la glace, le 9 décembre 1875 ; 
h. h. Augusta, mariée, le 14 septembre 1885, à M. Raymond, professeur au collège 
d'Apt (Vaucluse); c. c. Marie, décédée; 2° Rosalie, née à Saint-Étienne, religieuse 
ursuline au couvent d'Aix (en Provence), où elle entra en 1814 et prit le nom, en 
religion, de sœur saint Etienne; elle y fut quinze ans supérieure; se fit remarquer et 
aimer par ses vertus et sa belle intelligence ; son souvenir vit encore dans %jin mona- 
stère où elle décéda le 5 décembre 1874. Etienne Tardieu eut de M"' Taulany, sa 
seconde femme : 2° Laurent-Antoine-Joseph-Auguste, né à Saint-Étienne le 26 thermi- 
dor an V, mort en 1849, pharmacien-droguiste au Puy (Haute-Loire), marié, en 1832, 
à Pauline Mandelli, née au Puy en 1813, décédèe en 1879, dont : A. Ernest-Léon- 
Benoit, né au Puy, le 10 mai 1834, pharmacien en chef des hospices de Saugues, rési- 
dant au Puy (Haute-Loire), marié, le 15 janvier 1863, à CHestine Goût, dont Eugène- 
Aimé-Paul, né au Puy, le 25 décembre 1863, pharmacien de première classe, aide- 
major de première classe à l'hôpital Saint-Martin, à Paris, marié, en 1887, à Jenny 
Buriot, née à Paris ; B. Zénobie, née au Puy, en 1848, mariée à Auguste Chazal, négo- 
ciant au Puy, dont Claire, Andrée et Léon; 3° Léon, né en 1813, mort en 1877, marié 
à Rosine Lambert, née au Puy, décédée en 1887; il a été conseiller municipal, juge au 
tribunal de commerce du Puy, et a laissé Léon Tardieu, rentier au Puy; 4° Claire- 
Adélaïde-Hélène, née à Saint-Étienne, le i" floréal an V, morte à Genève, mariée à 
M. Bizot, dont elle eut Hermine Bizot, mariée à M. Leron, ^oiit Emilie Lerou, 



— 75 — 

artiste dramatique, premier prix du Conservatoire de Paris, sociétaire de la Comédie- 
Française '. 

RAMEAU FIXÉ A LYON (ÉTEINT). — VIII. Jean-Joseph Tardieu, né à Saint- 
Étienne, le 30 avril 1772, fils de Jean-Pierre et de Marie-Marguerite Tardieu, se fixa 
à Lyon, où il créa un grand commerce de droguerie, le plus vaste de cette grande cité 
et y mourut fortuné en mai 1842. Il avait épousé Marguerite Bellestrud, née à Dragui- 
gnan (Var), le 13 février 1779, morte le 3 septembre 1837; il eut : i" Paul, notable 
négociant de Lyon, né en 1800, mort le 17 avril 1875, marié à Claudine-Emilie 
Colletta, décédée le 10 avril 1882, à 74 ans, laissant : A. Joseph-Antoine, mort le 
20 mars 1885, à 55 ans, marié à Marie Moulin, dont Jean-Claude-Emile-Henri, mort 
le 8 septembre 1863, âgé de 4 ans ; 5. Henriette; 2" Joseph, né à Lyon, le 20 nivôse 
an XII, y mourut le 11 mai 1872, sans postérité, marié à Marie Richard; 3° Antoine 
(Tony), né le 9 septembre 1805, mort le 21 février 1837, sans postérité, marié à 
Clotilde Devienne; 4° Clotilde, née le 13 juin 1817, morte le 7 mai 1874, mariée à 
Gabriel Gonin, propriétaire. 

PREMIER RAMEAU DE LA DEUXIÈME BRANCHE (ÉTEINT). — \1. Pierre Tar- 
dieu, deuxième fils de Jeaume (v. page 69), fut surnommé Bernardin; il épousa 
Claire Clément, morte le 19 août 1670; il eut : 1° André, qui suit; 2° Jean, né le 
15 octobre 1651, marié à Melchionne Chabus, dont : A. Mary, mariée, en 1722, à 
Catherine Perraud, fille à Barthélémy et à Suzanne Michel, dont Marguerite qui testa 
en 1741 ; B. Claire, née en 1686, mariée en 1712, à Antoine Perraud; 3° Françoise, 
mariée, le 26 janvier 1654, à Esprit Marguerier. — \'. André Tardieu, né en 1647, 
fabricant de draps, épousa Catherine Chabus; il eut : 1° Claude, qui suit; 2° Louis, né 
en 1685, épousa, en 1716, Claire Gaubert, fille de Jean; 3° Laurent, marié, en 1705, 
à Claire Boj-er, fille de Jean et de Marguerite Breton, dont A. Laurent, né en 1722, 
marié à Marguerite Chabus, dont : a. a. Joseph, né le 4 septembre 1735 ; /'. h. Jean, 
marié, en 1771, à Anne Chabus; B. Louise, mariée, en 1739, à Joseph Germain, fils 
de Jean-Baptiste et de Gabrielle Vial. — \'I. Claude Tardieu, né en 1674 à Saint- 
Étienne, chirurgien-oculiste, épousa, le 28 février 1697, Marguerite d'Isoard de Fon- 
tiennes, morte le 22 octobre 1740, à 86 ans, enterrée dans l'église de Saint-Etienne, 



I. M"': Emilie Lerou obtint le premier prix de tragédie au Conservatoire de Paris, en 1879, 
dans Rodogune. Elle a débuté au Théâtre-Français sous la direction Emile Perrin, puis a joué en 
province. Elle a obtenu de brillants 'succès, en Suisse, dans le rôle d'Hanilet ; elle a aussi joué à 
Paris, dans les théâtres du boulevard (la Policière, la Porteuse de pain) et à l'Odéon. Elle vient de 
rentrer au Théâtre-Français pour y remplir l'emploi des reines de tragédie. 



— 74 — 

fille de noble Jean, écuver, seigneur de Fontiennes et d'Anne de Pontevès, ladite Anne 
de Pontevès, morte le i6 octobre 1701. Il eut : \'II. François Tardieti, né à Saint- 
Étienne, en 1700, chirurgien-oculiste audit lieu où il testa le 20 février 1747, marié le 
9 avril 1720, à Susanne Chabus, fille de Pierre et de Marguerite Paul; il eut : 1° Joseph, 
chirurgien oculiste, mort à Saint-Étienne, le 18 ventôse an X ; 2° François, né en 
1729 ; 3° Jean-Claude, né le 8 novembre 1735 ; 4° Marie, qui testa le 3 ventôse an \'I! ; 
5° Marguerite, femme de Barthélémy Bizot, négociant. 

DEUXIÈME RAMEAU DE LA DEUXIÈME BRANCHE (ÉTEINT). — IV. M'^ André 
Tardieu, troisième fils de Jeaume (v. p. 69), vivait en 1639-1665; il était prieur et 
niarguillier de Notre-Dame de Lure en 1654; épousa Jeanne Gallice, morte à 70 ans, 
en 1681, sœur de Jeanne Gallice, femme, en 1640, de Jacques de Fabry, seigneur 
d'.\ubenas. Il eut : \. Jacques Tardieu, né en 1628, marié, le 23 janvier 1662, à Anne 
Magnan, morte en ié88, à 55 ans, fils de Jean-Louis et d'Honorade Bizot; il eut : 

Signature de Jehan Tardieu, né en 1614 (de Pan 1640; voir page 7$). 

1° .\ndré, né en 1655, qui épousa Barthelmianne Dulnie, dont : A. Jeanne, née en 1693 ; 
B. Jean, né en 1695; C. Louise, mariée, en 1739, à Jean Turin, fille de Louis; 
2° Georges, fabricant de draps, marié, le 13 janvier 1683, à Anne Sube, morte en 
I737> à 71 ans; il eut : A. Jean-Baptiste, né en 1716; 5. Elisabeth, née en 1695, testa 
en 1747; C. Magdeleine, née en 1701 ; 5° .\ntoine Tardieu, marié, le 12 janvier 1689, 
à Claire Bêche, fille de Barthélémy et d'Anne Bernard, dont : A. Claude, né en 1689 ; 
B. Marie, mariée, en 1721, à Pierre Paul; C Louise, née en 1692, mariée, en 
février 17 12, à Jean-Pierre Vial, fils à Toussaint, propriétaire; elle vivait encore en 1767. 

TROISIÈME BRANCHE (EXISTANTE EN AUVERGNE, EN LIMOUSIN ET DANS 
LA PROVENCE). — III. Gaspard Tardieu, troisième fils d'André, bourgeois de Saint- 
Étienne (voir page 59), vivait en 1600-1640; il épousa Anne Gautier, de Cruis; 
il eut : 1° Jehan, qui suit; 2° Laurent, marié, le 11 février 1646, à Catherine Brethon, 
fille de Bernard, bourgeois, sœur de Diane, épouse de Jehan Tardieu, son frère, et 
d'André Brethon; il eut : A. Gaspard, propriétaire, né en 1664, qui testa en 1712, 
marié : 1° le ii janvier 1694, à Judic Verdet, d'Ongles, fille de Simon et de Marguerite 



— 75 — 

Meyronne; 2° à Marguerite Pouvarel, le 13 octobre 1700, veuve de Lagier Tardieu; il 
eut : a. a. Joseph, né en 1701, du second lit; b. b. Claire, née en 1704, mariée à 
Barthélémy Chabus; B. Jacques, né à Saint-Étienne, marié, en 1689, à Marguerite 
Bressan ; il eut : a. a. Anne, mariée, en 1719, à Jean Tardieu, fils de Lagier (v. p. éo); 
h. b. Laurent, né en 1690; C. Jean, marié à Catherine Vendes, il testa en 1724; 
3° Marie, née en 1628, mariée, le 11 février 1646, à Barthélémy Escoffier, d'une 
famille qui compte plusieurs notaires à Saint-Étienne au xvii'; siècle (v. chapitre 
Alliances), fils de Claude; 4° Catherine, mariée à Pierre Clément, elle testa le 
23 décembre 1650. — IV. M'^ Jehan Tardieu, fut baptisé à Saint-Étienne, le dernier 
avril 1614; il eut pour parrain Jean Gallice et pour marraine Espérance Gallice. Il fut 
l'un des plus importants fabricants de draps, à Saint-Étienne, de la région et très consi- 




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HABITATION' DITE LE CHATEAU A SAINT-ETIENNE-LES-ORGUES 
Demeure d'Esprit Tardieu (bisaïeul de l'auteur) qui y est mort en 1810. 



déré ; devint premier consul de Saint-Etienne en 1695 ; il épousa « honnête fille » Diane 
Brethon, le 22 avril 1640, sœur de la femme de son frère, Laurent, née en 1625, morte 
le 20 avril 1681, fille de Bernard; il eut : 1° Anne, née le 13 mars 1644, mariée à 
Jean Leau, frère d'Anne, épouse de François Magnan; 2° Jeanne, née le 28 juillet 1647, 
mariée à Bues ; 3° Jean-Gaspard, né en 1650, mort en novembre 1710, épousa Elisabeth 
Roux, d'Ongles, fille de Pierre, bourgeois, et de Marie Laugier, elle testa en 1735; il eut: 
A. Jean-Laurent, fabricant de draps en 1735 ; B. André, qui testa en 1735, le 30 sep- 
tembre, propriétaire de Saint-Étienne; C. Marie, femme de Jean-Baptiste Roux, bour- 
geois d'Ongles; 4° Honorade, née en 1656, femme de Pierre Chabus; 5° Joseph qui 



-76- 

suit; 6° Michel, vivant en 1697; 7° Diane, née le 15 avril 1668; 8° Marguerite, mariée, 
le 3 février 1682, à Jean-André Leau, fils de feu Gaspard et de Françoise Richaud. 
— V. Joseph Tardieu, notable bourgeois de Saint-Étienne, était le plus important fabri- 
cant de draps de Saint-Etienne, où il naquit en 1664. Il reçut mission, du lieu de Saint- 
Etienne, d'être « intendant de santé » lors de la cruelle peste qui affligea Marseille 
(1720) et de veiller à ce que les pestiférés ne pénétrassent pas à Saint-Etienne ' ; il testa 
le 1" décembre 1711, épousa : 1°, le 5 avril 1689, Procule Bizot, fille d'Esprit et de 
Louise Maurel, morte le 6 février 1698; 2°, en 1698, Claire Roux, soeur d'Esprit, 
bourgeois d'Ongles, et tante d'un Roux, notaire à Ongles, vers 1750; fit partage avec 
ses deux frères le 30 avril 1697; il eut du premier lit : 1° Barthélémy, propriétaire à 
Saint-Étienne, né en 1689, marié : 1°, le 2 juin 1736, à Marguerite Ponsson, fille de 
Sébastien et d'Anne Chabus; 2° à Lucrèce Leau ; il eut du premier lit : A. Louis, né 
le 8 mars 1737, droguiste; du second lit : B. Jean, propriétaire, né en 1752, mort à 
Saint-Etienne en 1824, premier consul de Saint-Etienne en 1785, maire de Saint- 
Étienne, en 1806-1807; marié, le 10 janvier 1778, à Louise Bizot, fille de Jean et 
d'Honorade Richard, dont : Anne, morte, en 1813, à Saint-Étienne, mariée à André 
Tardieu, le 14 septembre 1783; C. François, marié, le 19 janvier 1773, à Anne 
Leau, fille d'Etienne; il testa le 13 novembre 1785; D. Anne, morte en 1826, 
à 86 ans, mariée : 1° à François Truphène ; 2° à Bernard-Jérôme Coupin. Joseph 
eut du second lit : 2° Jean-Baptiste, qui suit ; 5° Gaspard, qui s'établit à la Marti- 
nique, au bourg de Saint-Pierre, où il mourut à la grande place du fort ; il y fit une 
belle fortune et mourut sans enfiints, en 1771 ; 4° Justine, femme de Louis Chabus; 
5° Marie-Anne, mariée à Pierre Chabus, dès 1733. — VI. Jean-Baptiste Tardieu, dit 
Pellichon , naquit à Saint-Étienne, le 23 juin 1704, et y mourut le 21 sep- 
tembre 1770. Il fut grand fabricant de draps à Saint-Étienne (le principal de la 
région); épousa, le 22 décembre 1733, Elisabeth Leau, veuve de Jean^-Marie 
Chabus, fille de Barthélémy Leau; il eut : Esprit, qui suit; 2° Etienne, auteur du 
rameau des Tardieu établis à Limoges (existant^; 3° Catherine, née en 1739, vivant en 
1781 ; elle épousa Jean-Baptiste Leau, droguiste, mort en 1782, à éo ans; 4° Claire, 
née le 23 octobre 1741 , marié à Joseph Tourniaire, droguiste. — VII. Esprit 
Tardieu, droguiste en gros, né à Saint-Étienne, le 25 décembre 1735, fut nommé, 
le !"■ janvier 1777, auditeur des comptes de la municipalité de Saint-Étienne; il testa 
le 5 mars 1784 et mourut, à Saint-Étienne, le 6 mai 1810, à 75 ans. 11 épousa, par 

I. Le 12 août 1720, le bourg de Saint-Étienne avait reçu l'arrêt du parlement qui défendait à 

ses habitants d'avoir aucun commerce avec ceux de Marseille à cause de la peste, et c'est à la 
suite de cet arrêt que Joseph Tardieu fut nommé « intendant de santé », lequel devait donner des 
cenificats de santé, excepté aux porteurs de thériaque et de benjoin (qui n'étaient autres que des 
droguistes faisant l'importation). 




CHARLES-GILBERT TARDIEU 

né à Messeix (Puy-de-Dôme), le i8 juin 1810, 

mort à Herment (Puy-de-Dôme), le 11 juin 1889, 

licencié en droit, ingénieur des mines, savant cliimiste et agriculteur distingue, 

bienfaiteur du pays et de la ville d'Herment. 

(Portrait pris sur une photographie à l'âge de 57 ans. 



- 78 - 

contrat reçu Taulany, notaire à Saint-Étienne, le 13 janvier 1767, Rose Fauque, née 
à Saint-Étienne, le 19 juillet 1748, morte audit lieu, le 3 mai 1819, fille de Jean, 
bourgeois de Saint-Etienne, d'une fort [ancienne famille de Provence (les Fauque de 
Jonquiéres), et d'Anne Magnan (celle-ci sœur de M. l'abbé Magnan, curé de Pierrerue), 
et le même jour, Etienne Tardieu, frère d'Esprit, épousa la sœur de Rose Fauque. 
Esprit fit un grand commerce d'exportation de droguerie et devint le plus notable 
négociant de ce genre à Saint-Etienne; i! eut : 1° Anne, née le 9 octobre 1769, 
mariée, le 10 février 1789, à Biaise Chabus, propriétaire à Saint-Étienne, fils de Joseph 
et de Jeanne Chabus; 2° Anne-Marie, née le 22 septembre 1772, mariée le 3 février 1790, 
à Jean-Pierre Bizot, propriétaire, puis notaire à Saint-Éiienne, fils de feu Jean et de 
Clairt: Bernard; 3° Catherine, née le 5 novembre 1774, mariée, le 7 germinal an III, à 
Jean-Joseph Testanière, propriétaire, demeurant à Romans, maire de Saint-Étienne, 
de 1821 à 1823; de cette alliance est né le commandant Testanière, l'héroïque 
défenseur de Châteaudun, le 18 octobre 1870, contre les Prussiens (v. la notice des 
Testanière, chapitre Alliances); 4° Etienne, auteur du rameau élabU à Aurillac (Cantal) 
existant) ; 5° Jean-Joseph (auteur du rameau établi à Clermont-Ferrand et à Herment (Puy- 
de-Dôme), existant); 6° Elisabeth, mariée, en 1800, à Noë-Bernard Amène, bourgeois, 
fils d'André et de Marguerite Chevaly ; 7° Rose-Delphine, morte à Saint-Étienne, le 
4 octobre i8éé, mariée, le 27 janvier 1808, à Jean-François Tourniatre, propriétaire, 
veuf de Michelle Bernard (morte le 13 septembre 1807), fils de Jean et d'Anne Chabus 
(v. la descendance, famille Tourniaire, au chapitre Alliances). 

RAMEAU DE LA TROISIÈME BRANCHE ÉTABLI A AURILLAC (CANTAL) EXISTANT. 
VIII. Etienne Tardien, dit Pcllichon, fils aine d'Esprit et de Rose Fauque (v. p. 78), né 
à Saint-Etienne, le 3 décembre 1779, s'établit comine négociant, à Aurillac et épousa 
Antoinette Trinquier. Il eut : 1° Joseph, né en 1804, célibataire; 2° Jeanne-Julienne, 
née en i8oé, sœur de Nevers, en religion sœur Pélagie; elle fit profession en 1829; 
devint supérieure à Saint-Ceré (Lot), de 1838 à 1843 ; morte en 1875 ; 3° Miette, née en 
1807, sœur de Nevers, en religion sœur Euphrasie, attachée à l'hôpital de Saint- Etienne 
(Loire), dès 1847, où elle est morte le 13 décembre 1874; 4° Sophie, née en 1809, 
morte sans alliance; 5° Auguste, propriétaire, à Aurillac, né en 1820, marié à Solange 
Combaize, de \'itrac (Cantal) ; il a : .,4. Cécile, mariée, à Marseille, à M. Coolen Barsotti, 
courtier; B. Louise, mariée, à Marseille, à M. Bernex, fabricant; C. Marcelin, comp- 
table à la Banque de France, marié à Jeanne Bernex, de Tiflis (Russie). 

RAMEAU DE LA TROISIÈME BRANCHE, ÉTABLI A CLERMONT-FERRAND ET 
A HERMENT (PUY-DE-DOME) EXISTANT). — VIIL Jean-Joseph Tardieu, propriétaire, 
fils cadet d'Esprit et de Rose Fauque, né à Saint-Etienne, le 25 août 17S1, mort le 



— 79 — 

21 avril 1862, à Clermont-Ferrand, s'établit dans cette ville et y devint un notable 
négociant. Il épousa : i°à 19 ans, le 20 ventôse an \'III, Marie Fauque, âgée de 80 ans, 
veuve de Jean Bizot, chirurgien oculiste. Ce mariage, de si grande différence d'âge, 
contracté lors des grandes levées de Napoléon I'^', avait pour but de l'empêcher de 
partir; en secondes noces, le 27 juin 1809, à Messeix (Puy-de-Dôme), Marie-Jeanne 
Mornac, décédée à Clermont-Ferrand, le 4 février 1867, appartenant à une famille fort 
ancienne, originaire d'Ussel (Corréze) : les Mornac, seigneurs de la Geneste et de 
Badour, qui comptent un illustre avocat au Parlement de Paris, Antoine Mornac (sous 
Henri IV). Il eut : IX. Chiirles-Gilbcrt Tardieu, né à Messeix (Puy-de-Dôme), le 
18 juin 1810, mort à Herment (Puy-de-Dôme), dans son habitation, le 11 juin 1889, 
licencié en droit, ingénieur des mines, agriculteur distingué, géologue et chimiste 
savant. Il a laissé un profond souvenir, dans tout le pays d'Herment, par sa générosité, 
sa science, sa philanthropie, son amour pour les pauvres. (Sa vie a été publiée, 1S89, 
in-ié). Il épousa, le 25 octobre 1838, à Herment, Marie Peyroiiucl, d'une des plus 
notables et des plus anciennes flimilles bourgeoises de la contrée, fille de Félix, pro- 
priétaire, et de Jeanne Hugon, née à Auriéres (Puy-de-Dôme), le 4 septembre 1820. 
De ce mariage : ï" Jean-Joseph-Félix-Ambroise, né à Clermont-Ferrand, le } avril 1840, 
historiographe de l'Auvergne, officier du Nicham Iftikar (O. •}<), chevalier des ordres de 
Saint-Grégoire-!e-Grand, de François-Joseph et d'IsabelIe-la-Catholique, membre cor- 
respondant de l'Institut archéologique d'Allemagne, de l'Académie royale d'histoire 
de Madrid, des Académies de Clermont-Ferrand, Toulouse, Marseille, Rouen, Nancy, 
Hippone, etc., grande médaille de l'Exposition universelle de Vienne (1873), etc.; 
2" Charles-Marie-Félix, dit Amédée, né à Clermont-Ferrand, le 27 novembre 1841, 
chevalier de la Légion d'honneur (^), docteur en médecine, ancien interne des hôpi- 
taux de Paris, et chirurgien en chef de h 8= ambulance (Sedan, Paris), ex-conseiller 
général du Puy-de-Dôme, médecin consultant au Mont-Dore, etc., marié, 1° le 
24 août 1874, à Bertha Dumoulin, décédée le 14 avril 1883; 2° le 24 avril 1884, à 
Julia Jupsin. Du premier lit : A. Gilberte, née le 15 mai 1875; B. Olga, née le 
28 août 1876; du second lit : C. Pauline, née le 10 octobre 1889. 3^' Jcanne-Marie- 
Victorine-Edith, née en 1846, à Herment, décédée à Messeix, à l'âge de 6 ans, enterrée 
à Herment. 

RAMEAU DE LA TROISIÈME BRANCHE ÉTABLI A LIMOGES (EXISTANT). — 
VII. Etienne Tardieu, né à Saint-Etienne, fils cadet de Jean-Baptiste et d'Isabeau Léau, 
fit un grand commerce d'exportation de droguerie et mourut prés de la Roquebrou 
(Cantal), dans l'auberge du sieur Pierre Dausset, dans un voyage, surpris par la tempête 
de neige, le 19 juillet 1783. II avait épousé, le 13 janvier 1767, Catherine Fauque, 
sœur aînée de la femme de son frère, née le 9 janvier 1742, morte le 5 janvier 181 3, 



— 8o — 

à Saint-Etienne, fille de Jean, propriétaire, et d'Anne Magnan. Il eut : i° Catherine, 
mariée, le 20 avril 1786, à Noë-Bernard Amène, fils d'André et de Marguerite Chevaly 
(voir la descendance, chapitre Alliances) ; 2° Marie-Rose, née à Saint-Etienne, le 
2 septembre 1769, mariée le 24 prairial an 11, à Jacques Testanière, maire de Saint- 
Etienne, de 1823 à 1830, fils de Pierre et d'Anne Tardieu, dont : A. Jean-Joseph, né 
le 27 floréal an III, décédé à Saint-Etienne, sans postérité, le 19 juin 1875 ; 
B. M°" Parisse, à Forcalquier; C. Marie- Félicité, née le 22 ventôse an VIII, mariée à 
M. Vial, à Rodez; 3° Anne-Angélique, née en novembre 1772; 4° Denis, qui suit; 
5° Jean-André, droguiste à Saint-Etienne, né audit lieu, le 9 octobre 1779, mort à 
Clermont-Ferrand, le 3 février 1832, épousa : 1° le 13 thermidor an V, Marie 
Eyssautier, fille d'André, fabricant de draps, et de Marie Gallice; 2° le 27 pluviôse 
an X, Anne Tardieu, sa cousine, née à Saint-Etienne, le 14 septembre 1785, morte 
le 25 janvier 181 3, fille de Jean, propriétaire, et de Louise Bizot ; 3° en 1829, 
Anne Fauque, fille de Charles et de Magdeleine Boyer; du deuxième lit : A. Anne, 
mariée à M. Testanière aîné, négociant à Romans; B. Jean-Jacques-Hugues, proprié- 
taire à Saint-Etienne, marié, le 21 octobre 1835, à Marguerite-Eulalie Buech, fille de 
Jean et de Marie-Magdeleine Vial, dont : a. a. Marie-Aurélie, mariée, à Saint-Etienne, 
le 20 avril 1864, à P. Lacoste, négociant à Romans, maire de cette ville; C. Julie, 
mariée à M. Rayne, jeune, négociant à Clermont-Ferrand. Du troisième lit : D. Joseph- 
Georges, né le 23 avril 1829, capitaine au 9*= cuirassiers (actuellement en retraite), 
chevalier de la Légion d'honneur; il est un noble débris de ces illustres cuirassiers de 
Reischoffen (l'honneur du nom français), où il fut grièvement blessé (pendant la 
guerre de 1870) ; il réside à Saint-Raphaél (Var) ; il a épousé, en 1878, M™= veuve Pico, 
née Binot, d'une très ancienne famille ; 3° Anne, née en 1781, morte le 10 juin 1842, 
mariée à Jean-Baptiste Leau, dont : A. Antoine, docteur médecin, décédé sans posté- 
rité ; B. Henri, décédé sans postérité ; C. Eléonore, femme d'Hilaire Bertrand, médecin, 
morte à Mouriers (B.-du-Rhône), le 19 février 1868, dont une fille, Thérèse, femme 
de M. Bernard, docteur médecin. — VIII. Denis Tardieu, dit de Bellair (nom d'une 
propriété à Saint-Etienne), né en 1776, mort le 19 octobre 1841, droguiste en gros, 
établi à Limoges, épousa, le 7 février 18 10, Julie Testanière, fille de Pierre et d'Anne 
Tardieu (v. page 70). Il eut : 1° Léon, né à Saint-Etienne en 181 3, mort sans posté- 
rité en 1861 ; 2° Rose-Emilie, née à Saint-Etienne, le 22 octobre 1814, morte en 
1871, sans postérité, mariée à Eugène Chesneau, négociant et propriétaire à Clermont- 
Ferrand ; 3° Ponce -Ambroise- Félicien, né à Saint-Etienne, le 8 mars 1817, cheva- 
lier de l'Ordre du Christ du Portugal, négociant et propriétaire à Limoges, mort à 
Limoges le 25 novembre 1885, marié, en août 1847, à Justine Mignier, fille de 
François de Salles et de Jeanne Tardieu (de la Charente); il a eu : A. Félicien, né à 
Limoges en 1848, décédé le 20 juillet 1883, célibataire; B. Jules-Denis, né en 



— 8i — 

décembre 1865, à Limoges, chevalier de l'Ordre du Christ du Portugal, vicc-consuI 
de la République du Chili, marié, en avril 1882, à Henriette-Cécile de Francolini, 
fille du comte de Francolini et de Léontine de Veyrinas. Il a eu : a. a. Raymond 
Félicien, né en 1885, mort en 1S86; b. h. Marie-Félicité-Blanche, née le 4 sep- 
tembre 188) ; c. c. Marie-Georgette-Marthe, née le 14 novembre 1889 ;rf. d. Mathilde, 
née en décembre 1892. 

A ENTREVENNES (basses-alpes) 

Ce rameau est représenté, à Oraison (Basses-Alpes), par Eugène Tardieu, maître 
d'hôtel, fils de Jean-Baptiste. 

A ALLEMAGNE (basses-alpes) 

Dés 1791, il y avait des Tardieu dans ce lieu. Représentant : Brutus Tardieu, négo- 
ciant à Allemagne. Ce rameau doit avoir une même origine avec celui de Vaiensole, 
localité voisine. 

A VALENSOLE (basses-alpes) 

Vaiensole est un chef-lieu de canton des Basses-Alpes, arrondissement de Digne. Il 
y a actuellement divers très anciens rameaux des Tardieu, qui ont une souche com- 
mune. Représentants : M. l'abbé J.-B. Tardieu, vicaire à Manosque, et son cousin 
M. J. Tardieu, vérificateur d'octroi, à Marseille. 

A THOARD (basses-alpes) 

Nicolas Tardieu était notaire à Thoard de 1470 à 1484. Ses minutes sont déposées 
aux Archives départementales de Digne (5 registres). 



DANS LE VAR 

. y a eu, dans le Var, de nombreux Tardieu répandus dans divers chefs- 
lieux de communes, que nous allons énumérer, aux environs de Dragui- 
gnan. Nous les croyons sortis de ceux de Grasse ou bien venus, ancien- 
nement, des Alpes, leur berceau. 



^ 



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i 






RAMEAU DE MONTFERRAT ET CALLAS (existant). Filiation I. Jarques Tardieu, né 
à Montferrat en 1723, épousa Magdeleine Blanc et fut père de II. Jctiii Taidiai, négo- 

6 



— 82 — 

ciant en laines, en gros, né à Montferrat en 175 1, qui épousa, en 177e, audit lieu, 
Magdeleine Maria ; il eut huit garçons, entre autres : ï° Antoine, qui suit ; 2" et 3" deux 
garçons morts à Milan au champ d'honneur, et officiers sous la première République ; 
4° à 7° trois garçons établis à Marseille, Aubagne et Saint-Loup ; 8° un fils marié à 
M"'= Henri, dont deux enfants morts jeunes ; 9° Jacques-Thomas, pendant plus de éo ans, 
président ou trésorier de la fabrique à Montferrat, né à Montferrat en 1789, mort audit 
lieu en 1878, marié, en 1801, à Marthe Blanc, dont Magdeleine-Marthe, fille unique, 
née en 181 3, morte en 1871, mariée, en 1832, à Auguste-Pierre Piérrugues (de Callas), 
dont Onésime, juge de paix à Comps (Var). — III. Jiilohie Tardieii, propriétaire, né 
à Montferrat, en 1784, épousa, en 1810, Magdeleine Lieutaud, fille d'Antoine et de 
Victoire Roux, dont : IV. Jean-Baptiste-Gervais Tardieu, né à Montferrat, en 1817, 
marié, en 1842, à Magdeleine-Emmanuelle Collomp, fille de Victor, fabricant do tissus, 
et de Charlotte Laugier, dont : 1° Victorien-Isidore, né en 1843, docteur en médecine 
à Arles, chevalier de la Légion d'honneur, etc. ; 2° Victor-Albert-Gustave, né en 1857, 
propriétaire, marié à Callas (Var), en 1880, à Marie-Thérése-Françoise Augier, fille de 
M. Augier, négociant, et de Fanny Magnand dont : Emmanuel-Victorien-Joseph, né 
à Callas, en 1881, actuellement élève au collège de Draguignan. 

RAMEAU A BARGEMON. Ce rameau était notable. Il compte aussi des Tardieu, 
appelés Tardivi (v. chapitre des Taidivi, à la fin de l'ouvrage). Poncct Tardieu fut 
reçu notaire à Bargemon, le 24 novembre 1586, et c'est de lui que doit descendre 
Pierre Tardieu (appelé aussi Tardivi), reçu notaire i Bargemon, le 18 janvier 1658, 
consul de ce lieu, en 1667; il épousa Françoise Perraimond, dont Balthazard ; celui-ci 
(Balthazard) que l'on appelle aussi Tardivi, épousa, le 8 juin 1678, Thérèse deLauris, 
fille de François, seigneur des Taillades. Pons « Tardieu », fils de feu Jacques, reçut 
quittance de Catherine « Tardivo », fille de feu Barthélémy (Arch. du \'ar, E). Pierre 
Tardieu, de Bargemon, eut Jean, marié, le 18 septembre 1573 (Digne, notaire à Bar- 
gemon) à Anteronne Aycard. Guillaume T., mort avant le 24 mai léoi, eut: i" 
Antoine (1597); 2° Andrief\-es, femme de Pons Digne. Etienne T. (que je crois frère 
de Catherine T., mariée à Melchior Caille, notaire à Draguignan et vivant en 161 5) 
fut chirurgien à Bargemon. 11 eut : 1° Catherine, mariée, le 17 février 161 5 (Digne, 
notaire à Bargemon) à Gaspard Digne, praticien ; 2° Jean, chirurgien à Bargemon, 
époux de Louise Digne, dont Pierre, chirurgien à Bargemon, marié, le 7 mars 1644 
(Blancard, notaire à la Motte) à Sibille Bourg-Canety, fille de Louis, maître apothicaire, 
et d'Isabeau Borelly. Barthélémy T. fut père de Louis, marié le 3 mai 1607 (Bellisen, 
notaire à Callian) à Catherine Leget. Guillaume Tardieu (que je crois frère d'Honoré, 
lequel épousa Jeanne Vincens, laquelle, en 1607, fit donation à Guillaume Tardieu, fils 
de Pierre) laissa: i" Honoré (1620) époux de Françoise Bocquesse; 2° Barthélémy, 




PIERRE-HONORÉ-ANTOINE TARDIEU 

né à Marseille, le 17 mai 1784, y mourut, le i"' mai 1837. 

Avocat, adjoint de la ville de Marseille, maire par intérim (en i8;o) ; 

juge-suppléant au tribunal civil de cette ville, chevalier de la Légion d'honneur. 

Sa belle conduite, à Marseille, lors de la Révolution de juillet 1830, 

honore grandement sa mémoire. 

(Voir page 86.) 



- 84 - 

prC-tre, de Bargemon (1620). Madeleine Tardieu, épousa Pierre Mainier, docteur en 
médecine; Julie, leur fille, testa en 1588 (Compagnon, notaire à Aups). Jean T., de 
Bargemon, eut Louis, marié, le 29 juillet 1623 (Castagne, notaire à Bargemon) à 
Françoise d'Héran, fille de Jean et de Françoise Pairesse. Joseph Tardieu, époux de 
Gaspard Audibcrt Cailhe, de Bargemon, fit, en 1640, une donation à son beau-fils 
(Giboin, notaire à Chàteaudouble). 

RAMEAU A FAYENCE. N.. Tardieu laissa : 1° Pascal, fobricant de draps (1581); 
2° André, qui eut : A. Sauveur, mort avant le 22 novembre 1 588 ; 5. Madeleine, vivant 
en 1588 ; clic épousa : 1° N.; 2° avant 1588, Antoine Rostaing, du lieu de Fayence. 
Pascal Tardieu, de Faj-ence, fabricant de draps, épousa, le 6 janvier 1582 (Tcstanier, 
notaire à Faïence), Marguerite Durand, fille de feu Jacques, de Grasse. Anne Tardieu, 
épouse d'André Tront, agriculteur, de Fayence, fit donation à sa fille en 1780. 

RAMEAU A MONTAURON (prés de Faj'ence), François Tardieu, riche agriculteur à 
Montauron, épousa, le 8 avril 1572 (Dany, notaire à Tourrette), Antoinette de \'ille- 
neuve, fille de feu Jacques et de Françoise Otran (assistée de Jean de Villeneuve, 
seigneur de Tourrette), dont Antoine. 

RAMEAU A FLAYOSC. Jean Tardieu, fils d'Antoine, agriculteur, et de feue Anne 
Lcid, épousa, en 1741, Catherine \'alagnosc, fille de Pierre {Arch. dépari, du Var, 
B 429). 

RAMEAU A LORGUES (existant). 

RAMEAU AU LUC. HcUon Tardieu, riche marchand au Luc, fut père de Catherine, 
mariée, le 23 septembre 1567 (Roustagny, notaire au Luc), à Honoré Roussac, étudiant 
en loix, fils de Guillaume, du Luc. Catherine Tardieu épousa Georges Aulne, sergent 
roj'al, du Canet du Luc, dont un fils qui se maria en 1619. 

RAMEAU A BAGNOLS (canton de Fréjus). Jacques Tardieu, négociant à Bagnols, 
fils de Jean, négociant à Bagnols, et de Françoise Chiris, épousa, le 9 juin 1689, Mar- 
guerite Cavalier, fille de Louis, notaire, et de Françoise d'Attenoux, du même lieu 
(Arch. dcp. du Far, B 426). Joseph Tardieu, bourgeois de Bagnols, épousa Anne 
Bérengcr, dont Anne, mariée le 6 décembre 1747, à Pierre d'Escrivain, fils de Pierre 
et d'Anne Niel (Cavalier, notaire au Puget, recevant l'acte à Bagnols ; voir Artefeuil, 
IV, 28). 

RAMEAU A RIANS. Ce rameau a donné les Tardieu, établis aux Martigues 
(\'03'ez à la page 90). Marie-Rose Tardieu, morte avant 1840, épousa Antoine Brun, 



- 8) - 

(de Rians, Var), dont Thérèse, épouse de François-Louis-Pierre-Marie de Gassier, 
morte à Aix-en-Provence, le 31 juillet 1840. François Tardivi (Tardieu) mourut à 
Rians le 5 décembre 1730, à 63 ans. Laurent Tardivi (Tardieu), bourgeois de Rians, 
mourut à Rians, le 1 1 juin 1748 ; il épousa Françoise Rabel. 

A GRASSE, PUIS A MARSEILLE 



m 



i;s Tardieu, de Grasse, viennent, sûrement, du nord de la Provence, 
M ^Ô^^ ! berceau de leurs ancêtres, et, peut-être, de Saint-Etienne-les-Orgues, d'où 
ils seraient sortis, au xvi' siècle. Il y a eu, à Grasse, des Tiirdiai et des 
Tardivi (voir Tardivi, le chapitre spécial à ce nom). Les Tardieu, de 
Grasse, ont occupé une belle situation dans cette ville. 

François Tardieu fut nommé procureur au siège de Grasse en 1684" ; le même fit 
enregistrer, en 1700, ses armoiries, à l'Armoriai général de France (Provence) : d'or, à 
trois aUrions de sable, au vol éployè, posés en fasce. Pierre Tardieu, procureur au siège de 
Grasse, inscrit au même armoriai (Provence), en 1700, portait : de gueules, à un lion d'or 
grimpant ; au chef, cousu d'n;^ur, charge d'une corne d'abondance d'or, accostée de deux étoiles 
de même. Antoine Tardieu, apothicaire à Grasse, figure dans le même armoriai (Pro- 
vence), en 1700, avec ces armes; d'a\^ur à deux lions affrontés d'or. En 1750, Joseph 
Tardieu, apothicaire, résidait à Grasse. Le dernier Tardieu, du rameau resté à Grasse, 
s'appelait Léopold-.\mbroise et était négociant, né en 1783, fils de Jean-François, 
négociant, et de Marie-Delphine Guez ; il mourut célibataire dans cette ville, le 
12 janvier 1864. Son aïeul s'appelait Louis Tardieu. 

RAMEAU EXISTANT. Il y a au Broc (arrondissement de Grasse) des Tardieu, 
actuellement. 

RAMEAU DE MARSEILLE (ÉTEINT). — I. Angusliu Tardieu, négociant à Grasse, 
rappelé défunt en 1750, épousa Catherine Girard. 11 eut : IL Honoré Tardieu, né 
en 1725, chirurgien, qui s'établit à Marseille en épousant, dans la paroisse de Saint- 
Martin, de cette ville, le 6 janvier 1750=, Anne Pellein, âgée de 26 ans, fille de feu 
André, avocat, et de feue Claire-Thérèse Armény >. Il eut: 1° Laurent, qui suit, et 2° 



I. Arcliives nationales, V' 36. | 2. Voir registres de l'église paroissiale de Saint-Martin, de 
Marseille, année 1750, folio 3. | 3. Les Armény étaient d'une ancienne famille de Marseille. Bruno 
Armény acheta à la ville de Marseille, en 1725, un vaste terrain sur lequel a été ouverte la 
rue qui porte son nom. (V. Armoriai des cch'vins de Marseille, par O. Teissier et J. Laugier, 
P- 45)- 



- u. — 

très probablement, Pierre-Paul Tardieu, né vers 1770, secrétaire en chef de la mairie 
de Marseille en 1801 ; adjoint au secrétaire en chef en 1809-1811. III. Laurent Tardieu, 
qualifié « médecin en chirurgie », à Marseille, vivant en 1784- 180 5, épousa Fran- 
çoise-Louise-Laurent Marcelin. Il habitait à Marseille, en 1790, rue Bouterie ; était 
alors chirurgien de la Miséricorde ' et fut père du suivant. V. Pierre-Honoré-Antoine 
Tardieu, né à Marseille le 17 mai 1784, baptisé le même jour dans l'église paroissiale 
de N.-D. des Accoules^. D'abord excellent avocat, à Marseille, il y jouit d'une 
réputation méritée de probité et de capacité, et se fit distinguer, dés son début, en 
défendant l'un des complices de Pabau, accusé d'avoir voulu livrer Toulon aux 
Anglais '. Il fut, dès 1824, juge suppléant au tribunal civil de Marseille. Nommé adjoint 
de cette ville, avant 1830, il resta seul, au moment de là Révolution de juillet, à la 
tête de la municipalité, à partir du 5 août 1830 jusqu'au 14, comme maire par intérim. 
Voici comment M. Amédée Boudin apprécie sa belle conduite, à ce moment, dans 
son Histoire de Marseille (page 576) : « Le 4 août 1830, il ne restait plus, à Marseille, 
de fonctionnaires, que Patourneaux, commandant de la 8= division, le premier adjoint 
au maire, Tardieu, et Taxil, le procureur du roi. Le 5, le drapeau tricolore flotte sur 
les principaux édifices ; et M. Tardieu, installé à l'Hôtel de Ville depuis 3 heures du 
matin, forme, avec le conseil municipal, la Chambre de commerce, l'Intendance sani- 
taire et la plupart des notables de la cité, une assemblée qui récompense sa courageuse 
initiative en lui votant des remerciements et lui adjoignant comme collaborateurs 
divers citoyens. M. Tardieu, devenu maire, était dévoué à la branche aînée des 
Bourbons et aimé du peuple. C'était assez, s'il l'evit voulu, pour jeter Marseille dans 
les hasards d'une résistance violente à une révolution. Ce généreux citoyen n'en eut 
même pas la pensée ; l'attitude pacifique de la cité était la plus sévère condamnation 
du dernier régne ; il le comprit et s'attacha seulement à prévenir les désordres qui 
pouvaient résulter du chômage, en donnant du travail aux ouvriers. » Il fut nommé 
chevalier de la Légion d'honneur et mourut à .Marseille juge suppléant au tribunal 
civil, rue de la Reynarde (n" 4), le i" mai 1837. Il avait épousé, à Marseille, le 
26 septembre 1805, Antoinette-Sophie-Sabine Martin, née à Marseille, le 22 janvier 
1766, fille d'.Antoine-Valentin, négociant, et de Marie-Angélique Arnaud, dont il eut 
i4 filles et 2 garçons ; deux filles seules mariées : i° une fille, morte en 1857, mariée 
au docteur Chevillon, dont le docteur Chevillon, résidant à Marseille, ancien député, 
conseiller général de Marseille, maire d'Allauch, père de plusieurs enfants ; 2° une 
demoiselle Tardieu, épouse d'Henri Patras, employé supérieur au ministère des postes, 

I. O. Teissier, Les anciennes familles de Marseille, p. 225. | 2. Registres de l'église paroissiale 
des Accoules, année 1784, folio 66. \ 3. Statistique inorale de la Françf ou Biographies par dépar- 
tements; Bouches-du-Rhône, Paris, 1829 (p. 136-157). 




AXAIS TARDIEU 

née à Marseille en 1819, y mourut le 2 décembre 1882. 

Supérieure de la cougrégiition du Tiers-Ordre de cette ville 

Femme de vertus rares et de haute charité. 

(Voir page 86.) 



— 88 — 

dont elle eut : A. Henri, célibataire, directeur de la banque de compensation, à Paris ; 
B. Madame Chambès, directrice de l'école communale de Courbevoie (dont le mari 
est employé à l'Hôtel de\'ille de Paris), sans enfants ; 3° Anaïs, née à Marseille, en 1819, 
entrée dans la congrégation du Tiers-Ordre de saint François d'Assise ; elle y devint, 
en 1867, à Marseille, supérieure de cette congrégation, pendant 15 années, et mourut 
dans cette ville le 2 décembre 1882. Femme de haute intelligence, ornée de vertus rares 
et précieuses, elle donna l'exemple et la pratique de toutes les saintes actions. Son 
logement, son mobilier, ses vêtements, sa table, tout, chez elle, était de la plus stricte 
simplicité. Elle avait, avant de s'enrôler sous la bannière franciscaine, déployé son 




.ARMES DE PIERRE TARDIEL" 
procureur en la sénéchaussée de Grasse, en 1700. (V. page 85.) 

zèle à la fondation de la congrégation de sainte Anne ; elle fit le catéchisme aux 
femmes de la halle, qui composaient cette confrérie. L'œuvre de sainte Elisabeth la 
comptait aussi au nombre de ses membres les plus assidus qui rendaient aux pauvres les 
services les plus pénibles et les plus rebutants. Dès la première heure du jour, on la 
voyait courir au chevet des pauvres malades et des moribonds. Elle a laissé un souvenir 
impérissable dans sa congrégation à laquelle elle procura la fondation d'une caisse de 
secours et le commencement d'une bibliothèque. 

RAMEAU A TOULON. Nous pensons que ce rameau se rattache aux Tardieu, de 
Grasse. Louis-François- Augustin Tardieu était commissaire de la marine à Toulon, 
en 1772. Il est probable que de lui descend Marie-Elisabeth Tardieu, épouse de Joseph- 




ANTOINE TARDIEU 

éniinent agriculteur, né à Arles le 28 janvier 1794, 

mort dans cette ville le 18 août 1854. 

(Voir page 93.) 



— 90 — 

Barthélémy Sobies de Gacia, sergent d'agent de surveillance à Toulon, dont un fils 
né à Toulon le 27 avril 1834, mort audit lieu en 1S49. 

A ENTRAUNES (ALPES-MARITIMES). En 161 5, Joseph et Henri Tardieu (frères ?) 
résidant à Entraunes, firent cession, à autre Joseph Tardieu, de tous leurs droits, 
meubles et immeubles paternels (^Arch. des Basses-Alpes, B 247). Pierre Tardieu vivait 
au même lieu, en 1632. 

^^f^^W II est très probable que c'est à la branche des Tardieu, de Grasse, que se rattache 
Jean-Angustin-Thomas Tardieu, prêtre, d'abord religieux grand-carme, puis recteur de 
la paroisse de Saint-Joseph, terroir de Marseille, où il décéda, âgé de éo ans, le 31 jan- 
vier 18 19 (Voir YOrdo, du diocèse de Marseille, année 1820). Ce dernier était né à 
Marseille et fils de Jean-François et de Magdeleine Gravan. (V. les Additioks finales.) 

AUX MARTIGUES ACTUELLEMENT A MARSEILLE 

(R.\.MEAL' EXISTANT) 



S""^BÇ^OLS croj-ons ces Tardieu venus de Riaus (\'ar). En effet, Antoine Tardieu, 
yW ^AH Jq lieu de Rians, eut pour fils Honoré, marié aux Martigues, le 24 juin 
1 624, à Jeanne Vivette. Arnoux Tardieu épousa Jeanne Sabatier, dont 
Claude, marié aux Martigues, en 1658, à Avmée Doulce. Honoré Tardieu 
épousa Louise Vialette, dont François, bourgeois des Martigues en 1692, marié, le 
12 juin 1631,3 Alphonse Chauvi, fille d'.\vmc, notaire roval aux Martigues. 

RAMEAU PASSÉ A CHYPRE ET EXISTANT A MARSEILLE. — 1. Tardieu, des Mar- 
tigues, laissa : 1° Honoré, qui suit ; 2° Jean, négociant aux Martigues (1719), marié à 
Claire Dousse; il eut : .1. Melchior, né aux Martigues, le 28 février 1716 ; B. Pierre, 
né en 1721. — II. Honoré Tardieu, négociant aux Martigues (1716), épousa Honorade 
Eymé ; il eut: 1° Magdeleine, mariée, le 2i février 1732, à Joseph Chave, patron 
pêcheur, de Jonquières ; 2° Melchior, qui suit. — III. Melchior Tardieu négociant, 
épousa, aux Martigues, le 18 juin 1739, « honnête fille » Anne-Thérése Pascal, fille 
d'Alexis, négociant, et d'Anne Coste, dont : 1° Joseph, négociant aux Martigues (1760) ; 
2° François-Alexis, né le 18 novembre 1747. Il eut pour parrain François Patel, bour- 
geois ; 3° Jacques-Gaspard, qui suit. — I\'. Jacques-Gaspard Tardieu, né aux Martigues, 
le 13 octobre 1760, partit jeune pour l'ile de Chypre où sa haute intelligence et son 
instruction soignée le firent remarquer de la colonie des Français établis dans ce terri- 
toire ; ceux-ci le nommèrent, à 26 ans, député de la nation, auprès de la Chambre de 
commerce de Marseille ; il en remplit les fonctions, avec talent, de 1786 à 1792. Il 
avait été précédé, du reste, dans ladite députation, par son parent (probablement son 




JEAN-JOSEPH-AUGUSTE-NOEL TARDIEU, 

né à Arles, le 23 décembre 1828, 

y mourut le 17 avril 188;. 

Député (1871-1881), maire d'Arles (1870). 

Président du conseil général des Bouches-du-Rhône (i87)-i878 

(Voir page 93.) 



— 92 — 

oncle), Honoré Tardieu, député à Chj-pre, auprès de la Chambre de commerce a Mar- 
seille, de 1/73 ^ 1785)'- Etant venu se fixera Marseille, en 1793, comme négociant, 
il y devint l'un des notables de cette ville, membre de la Chambre de commerce, de 
1817 à 1820, et de l'intendance faisant le commerce du Levant, surtout avec Ch\'pre ; 
il y épousa, le 24 octobre 1797, Marie-Thérèse Brun, morte en 1849, fille de Michel, 
bourgeois, et de Jeanne Villecrose, née à Cadix, en Espagne. Il mourut à Marseille, le 
29 mars 1835. Il eut 11 entants, entre autres : i" Jacques-Michel-Paul, qui suit ; 2° 
Claire-Augustine, sans alliance (vivante) ; 3° Elysa, épouse de M. Bonnani (vivante). — 
V. Jacques-Michel-Paul Tardieu, né à Marseille, mort dans cette ville, le 2 janvier 1884 ; 
il y fut l'un des principaux et honorables négociants de cette ville et un homme de bien 
et d'esprit supérieur. Il épousa à Larnaca (Chypre), le i'^' avril 1827, Angélique- 
Vincence Callimery, née à Larnaca (Chypre), vers 1808, fille de Jérôme, consul de 
Naples à Chypre, et de Marie Obich (témoins au contrat de mariage, Giacomo Mattei, 
consul de Prusse, cousin germain de l'épouse ; Simon-Fortuné Michel, négociant 
français, son beau-frère ; Antoine-Marino-Joseph Callimer)') ; elle était d'origine véni- 
tienne et descendait, dit-on, par les femmes, de Catherine Cornaro qui, elle-même, 
était issue des Lusignan. De ce mariage : — VI. Charles Tardieu, né à l'ile de Chypre, 
le 4 mai 1827, négociant notable à Marseille, marié, le loaoiàt 1855, à Emma-Apollonie 
Reggio, dont : 1° Jacques-Marie-Joseph-Jérôme, né le 29 janvier 1857, marié, le 
27 février 1892, à Claire Rossolin, dont Jeanne, née à Marseille, en décembre 1892; 
2° Nicolas-Marie-Joseph-Auguste, né le 21 avril 1859 ; '3° Marie-Joséphine-Jéronine, 
née le 29 septembre 1863. 

AUTRE RAMEAU. Eteint, aux Martigues, par François-Vincent-Jules Tardieu, pro- 
priétaire et grand fabricant d'huile d'olive, fils de François et de Rosalie Camoin, marié 
à M"^ Gidde ; mort aux Martigues, sans enfants, le 14 décembre 1888. 

A ARLES 



H55TO!9!is sont très anciens, les Tardieu, à Arles. Ainsi Jeanne Tardieu, était en 



^s& psa^ i)6o, la femme de Claude Giraud, d'Arles (registre de Mathieu Drac, 
^^ ^( : .1 Aries; fol. 107). En 1636, Melchior Tardieu était agriculteur à Arles 
»iBly yJiàQl (rcg. de Maurice \'incent, à Arles, fol. 201). 

PREMIER RAMEAU (EXISTANT A EYRARGUES, PRÈS D'ARLES). — I. Louis 

Tardieu, agriculteur-propriétaire, épousa Jeanne Bruno, dont il eut : i° Honoré- 

I. Voir Archives Je hi Chambre de commerce de Marseille, qui conser\'ent 51 lettres autographes 
des deux TarJieu ci-dessus {Inventaire de la Chambre, par O. Teisser, p. 189, 190). 



= 93 — 

Anto'nc qui suit ; 2" un fils, aïeul de Laurent Tardicu, actuellement propriétaire au 
Mas du Thor, près d'Arles. — II. Hcnoré-Autiiinc Tardieu, né à Arles, le 27 juin 1771, 
mort dans cette ville, le 26 novembre 1805, dans le faubourg de Trinquetaille, pro- 
priétaire, marié, à Arles, le 3 mai 1793, à Marguerite Viret, fille de Jean-Baptiste et de 
Marguerite Charles, dont il eut : III. Àitloiiic Tardieu, né à Arles, le 28 janvier 1794, 
mort dans cette ville, le i8 août 1854, à Trinquetaille. Agriculteur éminent, il s'oc- 
cupa, toute sa vie, de l'amélioration de son troupeau de bêtes ovines (1.200 têtes), de 
haute finesse, depuis l'introduction, en France, des mérinos d'Espagne, ainsi que des 
chevaux de la race Camargue. Il fut, depuis, le plus hardi cavalier de l'arrondissement 
d'Arles et le plus adroit des toréadors de la Camargue. De 183 1 à 185 1, dans divers 
concours régionaux ou sociétés locales d'agriculture, pour expositions d'animaux 
reproducteurs et publications de divers mémoires sur des questions agricoles, il obtint 
six médailles d'or ou d'argent et une médaille", pour ses laines mérinos à l'exposition 
nationale, à Paris, en 1849. Il épousa Thérèse Martin, dont il eut : 1° Jean-Joseph- 
Auguste-Xoël, né à Arles, le 23 décembre 1828. En sortant du collège, il entra dans la 
marine, puis s'engagea dans les chasseurs d'Afrique. Il revint, ensuite, à Arles et avec 
son frère, à partir de 1854, s'occupa d'agriculture et du superbe troupeau mérinos de 
leur père. Ils obtinrent ensemble des médailles aux concours régionaux de Privas et 
d'Avignon, pour exposition de béliers et de brebis mérinos. En 1870, il fut élu con- 
seiller général des Bouchcs-du-Rhône (qu'il présida de 1875 à 1878); il s'occupa d'y 
mettre l'ordre dans les finances et la bonne gestion des affaires. Maire d'Arles par 
intérim (au 4 septembre 1870), il proclama la République à la foule; maire, le 
14 mai 1871. Elu député, le 8 juillet 1871, il fit partie des 363 qui, en 1877, votèrent 
l'ordre du jour contre le ministère de Broglie ; en 1881, il récusa tout mandat légis- 
latif et se retira de la vie publique. Intelligent, actif, bon, d'une intégrité proverbiale, 
administrateur émérite, aimant sa ville natale, d'un désintéressement profond, voilà 
les qualités qui le distinguaient surtout. Il mourut à Arles, vivement regretté de la 
démocratie, le 17 avril 1883, et ses concitoyens lui firent des funérailles splendides. II 
avait épousé Elisabeth-Virginie Tronche, dont il n'eut qu'un fils, Jacques-Antoine, 
décédé célibataire, le 23 novembre 1891, à Arles ; 2° Jacques-Antoine, agent voyer en 
chef de la Savoie, depuis l'annexion jusqu'à 1879, chevalier de la Légion d'honneur, 
retiré à Eyrargues (B.-du-Rhône), marié, à Avignon, le 12 janvier 1855, à Marie- 
Elisabeth Brunet, dont : i" Catherine, née à Avignon, en 1856, épouse d'Adrien- 
Léopold Fouquet, propriétaire à Eyrargues; 2° Jules-François, né à Chambéry, en 
1865, engagé volontaire, au 4^= chasseurs d'Afrique, mort en Tunisie, en 1885; 
30 Marie-Louise, née à Chambéry, en 1868, épouse d'Albert Galissard, notaire à 
Saint-Remy de Provence; 4° Augustine, née à Chambéry en 1872, sans alliance, à 
Eyrargues. — A ce rameau, appartient M. Tardieu, d'Arles, chef d'escadron de cava- 
lerie sous Napoléon I", vivant encore en i8jo. 



— 94 — 

DEUXIÈME RAMEAU (EXISTANT A ARLES). — I. Michel Tardieu, propriétaire à 
Arles, vivait en 1700 et épousa Françoise Péraud, dont : II. Antoine Tardieu, né à 
Arles en 1706, marié, le 28 août 1741, à Marie Angelier, dont : III. Denis Tardieu, pro- 
priétaire, né à Arles, le 14 novembre 1745, marié, audit lieu, le 16 septembre 1783, à 
Thérèse Rauquet, dont : IV. Jacques Tardieu, négociant, né à Arles, le i" juillet 1784, 
marié audit lieu, le 13 messidor an I\', à Agnès Juran, dont : \'. Xicolas Tardieu, 
entrepreneur, né à Arles, le 19 novembre 1809, marié audit lieu, le 27 mai 1833, à 
Marie Ricaud, dont : VI. Jacques Tardieu, entrepreneur, maire d'Arles, conseiller géné- 
ral des Bouches-du-Rliône, ancien président du tribunal de commerce, né à Arles, le 
12 avril 1854. 

TROISIÈME RAMEAU (EXISTANT A ARLES). — I. Pierre Tardieu, agriculteur à 
Arles, épousa Marie Angelier. Il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° \'aleran, marié, en 1784, 
à Anne-Marie Garrot. — II. Pierre Tardieu, né vers 1759, décédé le 17 mars 1833, 
épousa Catherine \'achier, morte le 12 décembre 1839, fille d'Honoré et de Catherine 
Tardieu. Il eut : 1° Vallerien, célibataire ; 2° Antoine, qui suit ; 3° Pierre, mort sans 
enfants, marié. — III. Antoine Tardieu, né le 3 octobre 1786, fabricant de fûts à Arles, 
mort le 5 juin 1863, épousa Marthe Bigot, dont : 1° Madeleine, né le i"' janvier 1820, 
religieuse; 2° IV. Joseph Tardieu, né le 1 1 mars 182 1, marié à Pauline Touraine, dont : 
1° Antoine, fabricant de fûts à Arles, né le 28 mars 1859, marié à Catherine Négu, 
dont : A. Joseph, né le 12 février 1889; B. Marins, né le 14 décembre 1890; 2° Tro- 
phine, né le 21 octobre 1860, marié à Sophie Sèbe, dont : A. Marins, né le 
3 mars 189 1, à Akbou (Algérie); 3° Pierre-Louis, né le 21 juin 1862, décédé en 1883 ; 
4" Marie, née en 1765, mariée à Marins Poncet. 

QUATRIÈME RAMEAU (EXISTANT A ARLES). — I. Antoine Tardieu épousa Mar- 
guerite Grim.iud. 11 eut : 1° Jean-Francis, né à Arles, le 26 novembre 1752; 
2° Barthélémy, qui suit. — II. Barthélémy Tardieu, né vers 1756, mort à Arles le 
22 mars 1784, marié à Marguerite Jappel, dont : III. Henri Tardieu, né à Arles, le 
31 janvier 1805, marié à Marguerite Clavel, dont : IV. Jean Tardieu, capitaine-marin, 
né à Arles, le 7 décembre 1827, marié audit lieu à Jeanne Arnaud, dont : Antoine, né 
à Arles, le 26 mars 1854, chef des bureaux de l'état civil d'Arles. 

CINQUIÈME RAMEAU (EXISTANT A ARLES). — Filiation". I. Jean-François Tardieu, 
qui avait résidé à Tarascon, mourut à Arles, à 60 ans, le 6 décembre 1793, marié à 
Françoise Mariet; de ce mariage : II. Honoré Tardieu, né le 12 avril 1775, mort à 
Arles le 13 août 1820, agriculteur, épousa, le 12 février 1798, Thérèse Cartier. Il 
eut : 1° Jean-Baptiste, né en 1798, mort en 1876, à Valence, marié à Mélanie Durand, 



— 95 — 

dont : A. Mirthé, née en 1837, supérieure des religieuses de la Doctrine chrétienne à 
Morceux (Landes); B. Honoré, né en 1842, employé d'une banque, à Bordeaux, 
marié, en 1875, à Libourne ; 2° Pierre, né en 1801, mort en 1845, à Paris, célibataire; 
3° Jean, qui suit; 4° Mathieu, né en 1807, mort en 1824 ; 5° Xavier-François, né en 
181 5, mort en 1885, marié à Ernestine-Rosalie Leliévre, décédée en 1892, dont : 
A. Prosper- Augustin, né en 1852, marié à Marie Imbert (réside à Paris), dont 
plusieurs enfants; 6" Honoré, né en 1809, capitaine de douanes, marié à Mollet, 
mort aux Martigues, en avril 1881, laissant : A. Louis, né le 25 octobre 185 1, 
nommé sous-préfet à Miliana (Algérie), en 1892; B. Jean - Ferdinand , né le 
6 novembre 185e. — IIL Jean Tardicu, né à Arles, le 23 février 1805, mort le 
15 septembre 1873, épousa, le 20 juin 1833, Marguerite Génier, morte à Arles, 
en 1869, fille de François, capitaine-marin. Il eut : 1° Pierre-Xavier, qui suit; 
2° Françoise-Edouarine, née en 1838, mariée à Claude Beraud, capitaine-marin; 
3° Jean-Hippolyte-Joseph, né le 16 mars 1840, négociant à Arles (bois de construc- 
tion), marié, le 2 octobre 1872, à Marie-Adélaïde Cornille, morte en 1876, fille 
d'Antoine, capitaine de marine, dont : A. Jeanne, née le 21 juillet 1873 ; 5' Eugéne- 
Honoré, né en décembre 1875, élève au lycée d'Avignon; 4° Frédéric-Paul, né le 
25 janvier 1842, mort le 15 septembre 1890, agent secondaire des ponts et chaussées, 
marié à Marie-Anaïs Rey, morte en 1887, dont : A. Jean-Jacques-Hcnri, né le 
5 mai 1870, à Arles, avocat à la cour d'appel de Paris; S. Antoinc-Edouard-Marie- 
Joseph, né à Arles le 13 décembre 1872, quartier-maitre mécanicien à la flotte, à 
Alger; C. Xavier-Joseph-Paul, né à Arles, le 17 octobre 1876, élève au pensionnat 
Saint-Charles, à Marseille; 5° Paul-Honoré, né le 17 septembre 1843, directeur de 
forges, fonderies et constructions coloniales à Port-Louis (lie Maurice), marié : 
1° le 16 décembre 1869, à Port-Louis, à Louise Patureau, morte à Port-Louis en 
1871 ; 2° à Gabriclle Décher; du second lit : Paul-Jean-Maurice, né à Port-Louis, le 
3 mars 1892. — I\'. Pierre-Xavier Tardieii, né le 29 mars 1837, mort le 2 janvier 1879, 
à Cannes (Alpes-Maritimes), capitaine-marin, épousa, le 23 novembre 1865, Pauline- 
Catherine Roman, dont Marguerite, née le 28 décembre 1870. 

A TARASCON 

Sauveur Tardieu , sergent au bailliage, épousa, à Tarascon, Anne Sillacy, dont : 
1° François, procureur au siège de Tarascon, marié, le 19 mars 1673 (Avignon, notaire 
à Tarascon), à Jeanne Abeille, fille d'Antoine et de Marthe Alleman ; 2° Marc, né à 
Tarascon, droguiste, établi à Arles, où il épousa « honnête fille » Magdeleinc Volpe- 
lière, fille de Pierre, notaire royal à Arles. François Tardieu, salpétrier à Tarascon, fils 



- 96 - 

d'Antoine et de Suzanne Pons, épousa à Arles, en 1779, Marguerite Agar, dont Jacques, 
né à Arles en 1784, et Guillaume, né à Arles en 1786. — De nombreux Tardicu 
existent actuellement à Tarascon. Voici les principaux : I'^'^ rameau. Etabli à Tarascon 
depuis au moins deux siècles. N. Tardieu, né vers 1740, à Tarascon, laissa trois fils, 
entre autres N., père de deux garçons, savoir : 1° Joseph, qui suit; 2° un fils, marié à 
Berre (Bouches-du-Rhône), père de deux fils. Joseph T., époux Lautier, a un bureau 
de tabac ; il est l'oncle de François T., chef de bureau militaire à la mairie de Tarascon, 
celui-ci frère de Joseph , agriculteur. Cousins de Joseph , époux Lautier : Jean T. , 
agriculteur, Joseph, agriculteur, Paul (tous trois frères). — II. Autre rameau : Marins 
T., frère d'André, agriculteur, ancien adjoint de Saint-Étienne-des-Grès. — III. Autre 
rameau. Frères : Antoine, négociant; Ch.jrles, et son frère Charles, agriculteurs; 
Etienne, négociant; Claudius. — IV. Autre rameau. André, époux Joujoux; François, 
époux Monnier, frères. — V. Autre rameau. N., négociant à Aix en Provence, oncle 
de Claude. — \'I. Autre rameau. Etienne. 

RAMEAU, A TARASCON (EXISTANT), VENU DE THÉZIERS (GARD). — I. Jacques 
Tardieu, né <à Théziers, épousa Catherine Chiveilles; il s'établit à Tarascon, dont : 
1° Elzéar, qui suit; 2° Jean ; 3° Jacques, prêtre. — II. Jeau-Eliénr Tardieu épousa Marthe 
Peyrol ; il eut sept enfiints, entre autres : 1° Jean-Marie, propriétaire, mort le 13 jan- 
vier 1858, père de A. Barthélémy, avoué à Tarascon, marié, le 24 novembre 1887, à 
Joséphinc-Clémence-Apollonie Pelct, fille de Jean-Baptiste, rentier, et de Françoise 
Tavernier, dont : fl. a. Rose, née en 1888; 2° Louis, propriétaire, entrepreneur de 
transports sur le canal de Beaucaire à Cette, né en 1810, sans enfants; 3° Jean, époux 
de Marie Boudoy, dont : A. Claudius, courtier en marchandises, à Tarascon; B. Marius- 
Jean, représentant de commerce; C. Casimir, négociant à Aix; D. N., agent voyer à 
Saint-Rémy. 

RAMEAU REPRÉSENTÉ A MARSEILLE. Il compte, actuellement, quatre frères : 
Louis, employé à Marseille, Jacques, Charles et Edouard, dont le père était né à 
Tarascon, le lo août 1823, celui-ci fils de Claude et de Marie Trujes. 

A GRAVESON 

Filiation. I Anicinc Tardieu habitait le berceau de ses pères, dans les Alpes ; il eut 
pour fils : II Guillaume Tardieu, lequel, fort riche en troupeaux, vendit son bétail, ce 
qui, dit la tradition, produisit « plusieurs boisseaux d'écus », et descendit à Graveson 
(Bouches-du-Rhône), où il acheta une belle propriété; il épousa W^" Roman (qui était 
native des Hautes- Alpes) et mourut en 1743, laissant trois fils : 1° Jacques, dont la 




JACQUES-MICHEL-PAUL TARDIEU 

né à Marseille, mort dans cette ville, le 2 j-invier 1884. 

Notable négociant à Marseille. Homme de bien et d'esprit supérieur. 

Fils de Jacques-Gaspard Tardieu, député de la nation française à l'ile de Chypre. 

{V. page 92.) 



-98- 

destinée est inconnue; 2° Jean, fixé à Maillane, prés de Graveson ; il eut : A. Jean- 
Antoine, agriculteur, décédé à Maillane, en 1847, lequel : eut a. a. Denis, agriculteur, 
résidant à Maillane; 3° Antoine, qui suit. III. Antoine Tardim, résidant à Graveson, 
émigra sous la Terreur, persécuté pour ses opinions royalistes, et mourut en exil en 
1793 ; il avait été compris sur la liste des émigrés et laissa : lY Jacques Tardieu, mort à 
Graveson, en 1843, père de : 1° Antoine, vétérinaire militaire, décédé en 1845, père de 
A. Auguste, sous-officier, il a perdu un bras en Italie, retraité actuellement, préposé 
des lits militaires ; il a des enfants ; 2° Alexandre, filateur, mort en 1881, sans postérité ; 
30 Louis, filateur, décédé en 1887, père de : A. Félix, agriculteur à Graveson; B. Jules, 
décédé en 1879 ; C. Adrien-Pierre-\'ictorin, né en 1832, actuellement capitaine-adjudant 
major au 143' de ligne, marié à M"« Benoit, décédée, dont : a. a. Marie-Rose ; 4° Elzéar- 
Jacques, agriculteur à Graveson, qui eut : A. Eugène, résidant à Avignon, où il est 
dans le commerce, père de a. a. Gustave ; h. h. Adrien. 

A MAILLANE 

Il y a d'assez nombreux Tardieu à Maillane (Bouches-du-Rhône), prés de Graveson, 
Ils y sont agriculteurs et viennent, originairement, dit leur tradition, des Alpes ; ils ont 
habité, avant de se fixer à Maillane, au mas de Lafont, commune de Graveson. (Voyez 
la notice des Tardieu, de Graveson, qui précède.) 



A AIX 

En 1700, Honoré Tardieu, hôte de la Tète-d'Or, à Aix, fit enregistrer ses armoiries 
dans VAniwnal général de France (Provence) : de gueules, à un buste d'or posé de profil. 
L'abbé Tardieu, docteur en théologie, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine, à Aix, 
en 1788, publia (en 62 pages in -4°, à Aix, chez les frères Mouret, imprimeurs- 
libraires) Y Oraison funèbre de très-haute et très-puissante et très-excellente princesse Madame 
Louise-Marie de France, religieuse carmélite, oraison funèbre qu'il avait prononcée dans 
l'église des Carmélites d'Aix, le 23 juin précédent. Cette oraison est empreinte d'idées 
élevées, manifestées dans un stj'le savant et profond. On n'a pas de détails sur cet abbé 
Tardieu qui, évidemment, était un prêtre de grand talent et prédicateur excellent. 
Nous croyons que cet abbé Tardieu serait le curé Saint-Joseph, près de Marseille, 
décédé en 1819, lequel était grand carme (v. p. 90). Nous renvoyons à I'Appendice 
final pour plus de détails sur ce dernier, dont nous donnerons le portrait, plus loin. 



— 99 — 
A PÉLISSANNE 

Pélissanne est dans les Bouchcs-du-RhoiiL'. Jean Tardieu, natif de Pélissannc, épousa 
Thérèse Sicard, née à Pélissanne ; il eut Jean-Baptiste Barthélémy, né à Pélissanne, en 
1758, mort à Ollioules (Var), curé de cette paroisse, le 28 mars 1808. Les Tardieu, de 
Pélissanne (éteints), viennent peut-être de ceux, voisins, d'Arles ? 



EN DAUPHINÉ 




ous avons vu que c'est du Haut Daiiphiiié que sont sortis tous les Tardieu, 
dont le berceau est Recours, paroisse d'Agnielles. Constatons que, dès 
le xii= siècle, il s'en fixa dans le Bas Dauphiné, aujourd'hui département 
de la Drôme. C'est ainsi qu'on voit, dans la charte CVL du Cartulaire de 
réglisf df Grenoble que Silvain Tardieu (^Silvio Tardius), que l'on croit des environs de 
Saint-Donat (Drôme), reconnut, à cette église (vers l'an 1120), devoir 8 deniers et un 
chapon. Remarquons qu'il y a eu depuis et qu'il y a encore un grand nombre de Tardieu 
dans ce département, ce qui s'explique par son voisinage avec les Alpes. En 1702, 
Charles Tardieu et sa femme, du Dauphiné, protestants, s'étaient réfugiés à Genève, à 
la suite de la révocation de l'édit de Nantes. 

A DIE (drôme) 

jÉs le xiu^ siècle, ilyaeu des Tardieu danscette ville (v. page 6). Moïse Tardieu,' 
protestant, de Die, se réfugia à Genève à la révocation de l'édit de Nantes. 11 
^ y mourut en 1699. (Note de M. le pasteur Arnaud : Emigrés prolcslanls dau- 
phinois secourus à Genève.) Il y avait, en 1742 (Arch. de la Drôme, 1239), des Tardieu 
à Die. 

A SAINT-FERRÉOL (drôme) 

4ï!5v«^NE tradition rapporte qu'un Tardieu s'était fixé à Establet (Drôme), canton de 
Ëtel» ''^ Motte-Chalançon, au milieu du xvi= siècle, et qu'il en fut seigneur. Il se 
^ffCÈt ruina; passa à Saint-Ferréol (Drôme) où il épousa une riche héritière. Il y a 
apparence qu'il était un cadet des Tardieu, du Vivarais, ainsi, du reste, que le dit la 
tradition ; car les Tardieu de ce rameau ont porté des armoiries ayant quelque rapport 





— 100 — 



avec ceux du Vivarais, c'est-à-dire ceux des Pilles et de Valréas. Le premier 
rameau sorti de Saint-Ferréol est celui de la Lauze, puis ceux établis aux Pilles, sei- 
gneurs de Saint-Aubanet, du Colombier et de la Peyrouse, etc., dont nous allons 
parler. 



SEIGNEURS DE LA LAUZE, DE SAINT-AUBANET. 
DU COLOMBIER 

BRANCHE DE LA LAUZE, ÉTEINTE, MAIS REPRÉSENTÉE PAR MESSIEURS 
SEYSSAU. — Ll-s Tardieu de la Lauzc étaient fort riches au xvii'-' siècle. Ils avaient 
alors des biens dans tous les environs de Saint-Ferréol. Filiation. I. Jacques Tardieu, 
seigneur de la Lauze, paroisse de Saint-Ferréol (Drôme), suivait la religion réformée 
et testa dans son château de la Lauze, le 7 avril 1647, laissant pour enfants : 
1° Antoine, qui suit; 2° Gédéon, résidant à Sahune, en 1647; 3° Zacharie, habitant 
aussi Sahune, 1647 ; 4° Madeleine, femme de Nicolas Bourgaud (1647). — II. Anîoiue 
Tardieu, seigneur de la Lauze, de la religion réformée, bourgeois, testa à la Lauze, le 
28 juin 1680, léguant 30 livres au ministre protestant de l'église réformée de Condor- 
cet. Il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° Antoine, qui, en 1680, reçut par testament 6.000 
livres de son père et qui, en 1712, était négociant à Dieulefit (Drôme); 3° Judi, 
femme, en 1680, de Pierre Lombard, qu'elle avait épousé le dernier juillet 1661, dont : 
Louis Lombard, seigneur de la Grâce, bourgeois de la Grand ; 4° Jeanne, femme, en 
1680, de Daniel Gourbon, négociant à Dieulefit. — III. Pierre Tardieu, seigneur de la 
Lauze, marié, le 5 novembre 1674, à Laurence \'ilhet, avait, en 1696, une maison aux 
Pilles. Il testa, le 28 août 1722; il eut : 1° Jacques, marié, le 20 octobre 1705, à Anne- 
Hugues de Bénivent, veuve, sans enfants, le 29 novembre 1709 ; 2° Daniel, qui suit. — 
IV. Daniel Tardieu, seigneur de la Lauze, « bourgeois, vivant noblement, » était très 
riche et avait un précepteur pour ses enfants. Il épousa, le 22 septembre 171 2, Anne- 
Hugues de Bénivent, fille de David, avocat à la cour, juge de Serres (Hautes-Alpes), et 
de Anne Pelorce. Il testa le 15 août 1752, à Serres (Hautes-Alpes), mourut peu après ; 
sa femme, veuve, testa le i" mai 1753. Il eut : 1° Pierre qui suit; 2° François, appelé 
M. de Beauvoisin, officier dans le régiment du corps royal d'artillerie, vivant à la 
Lauze sur ses derniers jours, tué d'un coup d'épée, à Sahune (ainsi que le constate 
une lettre de M. Seyssau, écrite, le 15 juillet 1786, à M. Tardieu de la Peyrouse); 
3° « noble » Antoine Tardieu de la Tour, écuj'er, capitaine d'infanterie dans le régi- 
ment d'infanterie de Berry, chevalier de Saint-Louis, le 8 janvier 1751, retraité avec 
400 livres de pension, le 29 avril 1752; retiré à Nyons où il testa le 17 avril 1769, 



IO[ — 

mort audit Nyons, le 23 août 1770 ; 4° PaulTardieu de la Tour, capitaine d'une compa- 
gnie d'infanterie au régiment d'Agenais, le 19 août 1743, tué d'un coup de canon à la 
bataille de Plaisance, le 16 juin 1746, étant à côté de son frère ; 3° Antoine, écuyer, 
capitaine au régiment d'Aquitaine, chevalier de Saint-Louis, retiré à Nyons (1764) où 
il mourut ayant une retraite; 6° Louise, mariée, le 29 février 1736,;! David Craponne 
du Villar, ancien lieutenant d'infanterie, fils de Paul et de Judith Barnouin ; 7° Jeanne- 
Dorothée, mariée, en 1749, à Antoine \'ial, bourgeois de Vinsobres (Drôme), dont 
elle eut Antoine \'ial ; 8" Laurence-Henriette qui, en 1769, résidait à Serres (Hautes- 




I.ES TARDIEU SEIGNEURS DE LA LAUZE 

ti'ityiir, au cioisstint d'urgent surmonte d'un poisson appelé alan^e, de niêute. 
Au chef de gueules^ chargé de trois étoiles d'or. 

Alpes); 9" Rose-Elisabeth, qui, le 8 février 1754, testa au château de la Lauze; elle 
mourut sans alliance, en 1758; 10° Marie, femme, en 1753, d'Antoine Chevandier. — 
V. Pierre Tardieii, écuyer, seigneur de la Lauze et de Rousson, né à la Lauze le 
27 octobre 171 3, fut avocat consistorial au parlement de Grenoble et capitaine de la 
paroisse de Sainte-Marie-Madeleine d'Avignon (1764). Il fit abjuration de la religion 
protestante, en public, dans l'église de Saint-Ferréol, le 7 février 175 1 (v. l'acte 
curieux dans les registres de l'état civil de Saint-Fcrréol) ; testa le 51 octobre 1784 et 
mourut àMonteux, le 21 mars 1785. Il avait épousé, en premières noces, le 17 mars 173 1 
(\'. le contrat Archiv, de la Drôme E. -|9i3), Magdeleine Mezard ; en secondes, le 



102 

II avril 1763, Marie-Madeleine de Rozier (d'Avignon), fille de noble Joseph et de 
défunte Blanche David, sœur de Marie de Rozier, baronne de Banon. En 1780, il fut 
nommé procureur d'office et capitaine des chasses par Pierrette de Séguin de Piegon, 
dame de Saint-Ferréol (Archiv. de Valence, B N° 1702). Il eut du deuxième lit : 1° 
Pierre-Antoine, né à la Lauze, le 3 novembre 1764, mort vers 1784, sans postérité; 2° 
Marie-Magdelcine-Henriette, née à la Lauze, le 19 septembre 1767, mariée, le 9 mai 
1785, à « noble » François Seyssau', docteur en droit, fils de Jean-Josoph-Dominiquc 
et de Victoire de Ruel. 

RAMEAU DES SEIGNEURS DE CARRUS. Séparé, au xvii<^ siècle, de celui de la 
Lauze; représenté, en 1790, par Jean-Pierre Tardieu de Carrus. 



BRANCHE FIXÉE AUX PILLES, SEIGNEURS DE SAINT- 
AUBANET, DU COLOMBIER ET DE LA PEYROUSE 

RAMEAU DU COLOMBIER PRÈS DES PILLES (DROME). (ÉTEINT.) — I. Umreni 
Tardieu, né à Saint-Ferréol, en 1643, bourgeois, mourut à Saint-Ferréol, à 73 ans, en 
1716. Il vint se fixer aux Pilles en épousant Peyronne Barjavel, d'une ancienne famille 
bourgeoise des environs, dont il eut : 1° Jacques, auteur des deux rameaux du Colom- 
bier et de Saini-Auhanet qui suit ; 2° Jean, auteur du rameau des Tardieu de la Peyrousc, 
dont nous parlerons; 3° Louis, bourgeois et négociant aux Pilles, homme dont le sou- 
venir est ineffaçable aux Pilles; car, par son testament, du 14 juin 1745, reçu Jean- 

I. La famille Seyssau est ancienne et honorable. Son nom s'écrit aussi Seyssautt, Seyssaud, en 
latin Scyssalis ou Seyssali. Tradition disant qu'elle descend d'un chef de l'armée grecque appelé 
Seyssalis, fait prisonnier à la bataille de Constantinople (1453); il s'évada et se fixa à Villes 
(Comtat-Venaissin). Filiation : Pierre Seyssault, qui eut Jacques, qui eut Jean, châtelain de 
Monteux (1644); P"is, vinrent Jacques, ensuite François, mcdecin-chirurgien ; Jean-Joseph- 
Dominique, notaire à Monteux, père de François, docteur en droit, marié, en 1785, à Marie- 
Magdeleine-Henriette Tardieu de la Lauze, dont : 1° Hilarion né à Avignon en 1794, marié, le 
7 avril 1823, à Adélaïde-Alexandrine d'André de Saint-Laurent, dont Isidore et Emile. Hilarion a 
été autorisé, par la Restauration, le i'' novembre 1816, à ajouter à son nom celui de Tardieu de 
Lauie. Il eut : A. Clémentine-Ida, née à Sorgues, en 1829; B. Etienne-Henri-Calixte-Emile, né 
à Sorgues, le 2 août 1832. 2° Jean-Baptiste, né à Avignon en 1796, mort en 1857, propriétaire, 
marié, en 1825, à Marie-Emilie Verger, dont : A. Marie-Joseph-Dominique-Justin, né en 1828, 
propriétaire, ancien capitaine des gardes mobiles de Vauckise en 1870, etc., marié, en 1858, à 
Marie-Rose-Bertile-Pauline Aurès, dont : a. a. Charles-Marie-Jean-Baptiste, né en 1859, ordonné 
prêtre en 1884, vicaire à Mazan ; h. b. Marie-Joseph-Paul, notaire à Monteux, né en 1863, marié, 
en 1889, à Marie-Joséphine-Pauline Bassac, dont Marie-Joseph, né en 1890, et Marie-Charlotte- 
Justine, née en 1892. — Armoiries : d'alto-, à la fasce d'or aeconipagiice en chef de j étoiles de inàiie 
te en pointe d'un mouton d'argent. 




PIERRE TARDIEU , 

écuyer, seigneur de la Lauze, 

avocat consistorial au parlement de Grenoble 

né au cliàteau de la Lauze, le 27 octobre 171;, 

mort à Monteux (Vaucluse), le 21 mars 1785. 

(Voir page loi.) 



— 104 — 

Louis Barjavel, notaire aux Pilles, il a fondé le bureau de chanté ou de bienfaisance de 
ce lieu et l'œuvre des écoliers pauvres de ce bourg (Arch. de la Drôme E 4932); dans 
ce legs, il y avait une rente de 18 livres pour le maître d'école. En 1789, le bureau 
possédait, grâce à Louis Tardieu, 21.000 livres de capital ; il a actuellement 950 francs 
de rente. IL Jacques Tardieu, seigneur de la Tour (1723) (v. Archives de la Drôme 
n° 1332), bourgeois des Pilles, procureur d'office de Puygiron, châtelain des Pilles, 
né vers 1670, mourut aux Pilles, le 10 octobre 1759, à 89 ans. Il épousa : 1° Jeanne 
Ch.-ivois; 2° Jeanne Brés. Du premier lit : 1° Laurent, qui suit; 2° Jean, auteur du 
rameau de Saint-Aubauet , rapporté ci-après; 3° N. , gendarme de la garde du roi 
Louis X\'. Du second lit : 4° Dominique-Mathieu, dont le titre clérical est du 
23 octobre 1759, ordonné prêtre en 1741, chanoine en 1743, nous pensons que c'est 
lui qui, en 1779, était curé de Robertaut ; 4° Alexandre-Flavien, dont le titre clérical 
est de 1739, prêtre en 1775. — III. Laurent Tardieu, né au Colombier, en 1697, mort 
audit château, le 23 novembre 1747, bourgeois, épousa Marie-Magdeleine Guiiitrandi; 
il eut: 1° Jacques-François-Xavier, qui suit; 2° Jeanne-Marie, née au Colombier, le 
28 avril 1738, mariée, le 8 avril 1768, à Jean-Jacques Serpelin ; 3° Marie-Magdeleine- 
Pauline, née au Colombier, le 22 mai 1739 ; 4° Marie-Constance, née au Colombier, le 
13 janvier 1741, mariée, en 176 1, à Jean-Joseph Castan. — IV. Jaeques-Fraiiçois- 
Xavier Tardieu, né au Colombier, le 4 septembre 1745, juge d'Aubres (Drôme) en 
1775 (Arch. de la Drôme B 1336) et d'.\ubenas (1780), avocat au parlement de 
Grenoble en 1784, épousa (v. .\rch. de la Drôme E 4934), à Saint-Paul-Trois-Chàteaux, 
le 15 novembre 1768, Marie-Anne de Payan, née le 5 juillet 1745, fille de noble 
Louis (v. chapitre Alliances) et de feue Louise-Léonarde Bernard, il mourut à Saini- 
Aubanet, le 13 messidor an XI; il eut dix-sept enfants, entre autres : 1° Laurent- 
Jacques-Louis, qui suit ; 2° Armand-Auguste Tardieu du Colombier, né au Colombier, 
le 13 juillet 1777, qualifié ancien militaire, en 1815, et alors domicilié à l'Ile de France, 
où il est sans doute mort; 3° Marie -Alexandre-Flavien T. du Colombier, né au 
Colombier, le 10 août 1778, directeur des douanes, décédé en retraite à Nyons, céliba- 
taire, le 25 décembre 1864; 4° Pascal-Léon-Victor T. du Colombier, né au Colombier, 
le 5 octobre 1779, d'abord capitaine au 2= régiment de la garde (1825), puis comman- 
dant au 29'-' de ligne, chevalier de la Légion d'honneur (^), enfin retraité, marie, domi- 
cilié à la Valette, près Chambon (Creuse), où il est mort sans postérité ; 5° Mathieu- 
Cyprien-Dieudonné T. du Colombier, né à Saint- Aubanet, le 3 février 1781, mort en 
185 1, aux Pilles, marié à Marie-Rose Piolet, des Pilles, mort sans postérité légitime, 
mais ayant laissé un enfant naturel , Cvprien , décédé à Carpentras ; 6° Alphonse- 
Bonaventure T. du Colombier, lieutenant au 2"^ régiment d'élite de la Drôme, 2'^ batail- 
lon, V^ compagnie, en 1827, décédé aux Pilles, célibataire. — \'. Laurent-Jacques- 
IfiUÙ Tardku de Toulonne, né au Colombiçr, le ^ juillet 177 1, mort à Nyons, le 22 jan- 




JEAK-GABRIi;i.-AI,KNA\l)Kl-; TARDIEU , BAROX DE SAIXT-AUBAXET, 

général de division, né aux Pilles (Drôme), le 22 mars 1781, 

mort à Amiens (Somme), en février 1864. 

(Voirîp.ige 107.) 



— io6 — 

vicr 1821, fut nommé officier au régiment de Chartres, le 5 juillet 1745, épousa, à 
Carpentras, le 20 février 1S05, Jeanne -Thérèse -Claire de Georges de Benedicti de 
Cabanis, morte à Nyons, le 22 février 1820, fille de Jean-Antoine-Xavier, chef de 
bataillon, maire de Carpentras, mort audit lieu le 22 frimaire an XII, à 66 ans, et de 
Thérèse-Claire de Peloutier, et sœur de Marie-Thérèse-Claire de G. de Cabanis, 
mariée en l'an XII à Laurent-Thomas Mazen '. II eut : A. Marie-Thérèse Césarée T. de 
Toulonne, née aux Pilles, le 13 avril 1808, décédée à Paris, le 28 janvier 1881, 
mariée à Marseille, le 24 mars 1827, à Etienne-Adolphe de Montuel, né à Montpellier, 
le 27 janvier 1800, contrôleur des postes, fils d'Alexandre-Marie, chevalier de la Légion 
d'honneur, inspecteur des postes et relais, et de Marguerite Espinas. 

RAMEAU DE SAINT -ADBANET, PRÈS DES PILLES (DROME), EXISTANT. — 

II. « Noble » Jenn Tardieu, fils cadet de Jacques et de Jeanne Chavoix, né au château 
du Colombier, en 1705, épousa Catherine-Thérèse Broutin. Il fut seigneur de Saint- 
Aubanet, prés des Pilles, et eut pour enfants : i" Jean-François-Laurent, qui suit; 
2° Jeanne-Thérèse, née en 1735; 3° Alexandre -Flavien, ne à Saint -Aubanet, le 
17 décembre 1740; il eut pour parrain Jean Broutin, prieur de Gusain, son oncle; 
4° Françoise-Qotilde, baptisée à Saint-Ferréol, le 6 mars 1750, parrain, Louis-Jean 
Barjavel, notaire; marraine, Françoise Davin, de Dieulefit ; 5° Charles-François, né aux 
Pilles, le 20 septembre 1750; 5° Jacques-Louis Gabriel, curé de Grillon en 1781- 
1792, qui se rendit à Rome en 1792, foveur qu'il obtint de Mgr de Galard, évêque du 
Puy (Histoire de la maison de Galard, par J. Noulens, Paris, 1874, t. III, p. 903). — 

III. « Noble » Jean-François-Laurent Tardieu de Saint-Aubanet, né au château de Saint- 
Aubanet, vers 1730, épousa : 1° noble Julie de Cournand, fille de N. et de Claire 

I. Mazen. Cette ancienne maison est originaire de Turin (Italie). I. Antoine Mazen, né à 
Turin, mort en 1595, émigra en France, vers 1535, à Villedieu (Vaucluse). Il eut : II Isoard, 
capitaine, mort en 1624, qui laissa : III Thomas, né à Villedieu en 1603, mort en 1640, marié à 
Victoire de SifFredv, dont : IV François-Charles, né en 1619, mort en 1695, marié à Claire de 
Giraudv, dont : V François, mort en 1760, marié à Marie- Anne de Bouchony ; il eut : VI « noble 
et illustrissime seigneur » Honoré, avocat, né à Avignon en 1724, marié, en 1763, à Clotilde de 
Georges de Guillomont, dont : 1° Th. -François Seffrein, né en 1765, marié, en 1795, à Marie- 
Reine de Cavet de Vérot, dont : A. François-Charles-Honoré, né en 1796, docteur en médecine à 
Carpentras, qui a laissé M"'<=^ Lautier, Fermin et de Terris ; B. Auguste, père d'Auguste, notaire 
à BoUène (Vaucluse) ; 2° Laurent, marié à M"« Claire de Georges de Benedicti de Cabanis ; il fut 
adjoint au maire de Vaison; il laissa : A. Achille, mort en 1884, maire, conseiller général du 
canton de Vaison, qui épousa Sidonie de Bermont, dont : a. a. Jules, docteur en médecine à Vaison, 
marié à Hélène Aurès du Barroux, dont : Marie-Marthe-Magdeleine ; h. h. Laurencie, épouse de 
Charles Aubanel ; c. c. Joséphine, femme de Théodore Aubanel ; â. d. Marie, religieuse; 
e. e. Bermond, avocat à Nyons, marié à Clémence Aurès du Barroux, dont Charles et Margue- 
rite. — Jean Mazen, bourgeois d'Albi, fit enregistrer ses armes à V Armoriai général (Toulouse- 
Montauban) en 1700 : d'azur, au chef d'or. 



— 107 — 

Michel; 2° N.. Il fit un don ;iu bureau de bienfaisance ou hôpital de Pilles (Arch. de la 
Drôme B 1901 et 1356, 1357); il eut du premier lit : 1° Jean-Pierre-Laurent, né aux 
Pilles, le 25 avril 1779, mort le 9 octobre de la même année ; 2° un fils tué à la bataille 
de Wagram où il servait ; 3° Jean-Gabriel-Alexandre, qui suit ; 4° François-Julien-Hippo- 
lyte, né aux Pilles, le 3 avril 1787. — IV. Jean-Gabriel-Alexandre Tardieu, baron de 
Saint-Aubanet, naquit aux Pilles, le 22 mars 1781. Il entra au service à l'âge de 23 ans 
(1804) comme vélite des grenadiers à pied de la garde impériale ; prit part à la campagne 
d'Austerlitz (1805); caporal (1806); sergent au régiment des grenadiers (1807); com- 
battit à Friedland, ce qui le fit décorer de la Légion d'honneur (1809); fit la campagne 
d'Espagne (1808); lieutenant en second, sous-adjudant major au i" régiment des 
tirailleurs de la jeune garde (1809); blessé à Esling (1809); en 18 10- 181 1, en 
Espagne; lieutenant en premier au i^'' régiment des grenadiers à pied de la vieille 
garde (181 1), avec le grade de sous-adjudant major (rang de capitaine); fit la campagne 
de Russie; chef de bataillon (181 3) ; chef de bataillon (major) en 1814; fut blessé au 
siège de Paris (1814) et mis en non activité avec le grade de lieutenant-colonel ; se trouva 
(181 5) compris dans la formation do la légion départementale de la Cote-d'Or (qui 
devint le u= régiment d'infanterie de ligne) (1820); décoré de la croix de Saint-Louis 
(1819); titré baron par Louis XVIII (4 février 1822); chevalier de Saint-Ferdinand 
d'Espagne (1823); lieutenant-colonel de la garde royale (1826) au 6^ régiment d'in- 
fanterie; colonel du 64= de ligne (1828); eut mission de protéger Charles X (1830) à 
son embarquement à Cherbourg ; passa au 7= de ligne (183 1) ; fut avec son régiment en 
Belgique (août 1831) et nommé commandeur de la Légion d'honneur (C. ^) ; prit 
part au siège d'Anvers et, après la reddition de la place, fut nommé maréchal de camp 
(1832); investi du commandement du département d'Ille-et-Vilaine (1833), où il rendit 
de grands services à l'Etat et où il fut regretté. 11 est mort à Amiens, en février 1864, 
il avait épousé Julie Parenty (de Calais), dont il eut le baron Tardieu de Saint- 
Aubanet, lieutenant de vaisseau qui, avec le vaisseau Henri IV, se trouva au bombar- 
dement de Salé (Maroc) en 1850, et à la guerre de Crimée (1854), où ce navire fit 
naufrage devant Eupatoria. Après la même guerre, il donna sa démission, épousa Marie 
Bisson de la Roque, fille d'un conseiller à la cour d'Amiens ; il est maire, actuellement, 
de Collandres (Eure). 

A VALRÉAS (vaucluse) 

RAMEAU DE LA PEYROUSE (A VALRÉAS, VAUCLUSE) (EXISTANT). — II. Jean 
Tardieu, né aux Pilles, en 1671, fils cadet de Laurent et de Peyronnc Barjavel, s'établit 
à Valréas, en 1699, où il acheta une étude de notaire; il mourut dans cette ville le 
28 novembre 1746. Il avait épousé, le 23 novembre 1699, Claire Philibert, qui testa le 



— io8 — 

13 avril 1742, fille de Jean, bourgeois de Valréas, et de Marie Bergier, nièce de Laurent 
Bergier, prêtre officiai Je l'évêque de Vaison. Par acte reçu Martinel, notaire à Valréas, 
le 26 août 1715, il acheta e. d'illustre seigneur » François-René de Villeneuve, marquis 
d'Arzelier, la terre et seigneurie de la Peyrouse, située à Valréas; il eut : 1° Jean- 
Charles, né à \'alréas, le 4 novembre 1705, prêtre, prieur de Saint-Jean-de-Brisis 
(1762); docteur en théologie; curé de Nyons (1730-1759); quitta sa cure en 1759 
(v. Archives de la Drôme, E. 4715); officiai de Vaison (1770-1772); il mourut à 
Valréas, en mars 1784 ; 2° André, né à Valréas, le lé mars 1709, docteur en théologie, 
prêtre, cloitrier et commandataire de l'église de Valréas, mort à A'alréas, en novembre 
1781 ; 3° Pierre-Gaspard, né le 20 octobre 17 11, à Valréas, prieur de Saint-Martin-de- 
Croc-de-GrilIon (1750), et curé de cette paroisse, mort le 24 novembre 1785, à 
Valréas; 4° Joseph-Marie, né à Valréas, le 17 octobre 1712; y mourut le 12 mai 1753, 
et y fut notaire (1739), du vivant de son père qui lui avait cédé son étude ; il épousa, à 
Valréas, le 19 novembre 1736, Suzanne de Meynis, morte sans postérité; 5° Laurent, 
né à Valréas, le 25 juin 1714, licencié, avocat; 6° Claire, née le 29 novembre 1729, à 
A'alréas, épouse de François Morin ; 7° Jeanne-Elisabeth, née le 18 novembre 1718, 
mariée à Jean-François Juge, notaire; 8° Charles-Louis, qui suit; 9° Esprit-François, 
né à \'alréas, le 7 septembre 1723, notaire audit lieu (1768-1778), mort sans postérité; 
10° Marie-Magdeleine, née à Valréas, le 11 avril 1727, prieure-abbesse de N'yons; 
11° Antoine-Louis, né le 23 avril 1729, mort sans postérité. — III. « Noble » Charles- 
Louis Tardieii, seigneur de la Peyrouse, né à Valréas, le 17 mars 1721, mort dans ce 
lieu, en septembre 1760, y fut d'abord apothicaire, puis médecin (il fut reçu médecin 
le 15 février 1775). Arrêté, en 1793, à cause de ses opinions royalistes, il subit divers 
mauvais traitements, quoique laisant beaucoup de bien aux pauvres. Il avait épousé, le 
30 novembre 1745, Marie-Thérèse Nicolas, fille de noble Joseph, comte palatin, rési- 
dant à Valréas, et de Marie-Rose André; il eut : 1° Joseph-Louis, qui suit ; 2° André- 
Philippe, né à \'alréas, le 29 avril 1752; il entra à l'Ecole d'artillerie de Grenoble, et 
devint garde du corps du comte d'Artois (178 1), dans la compagnie du bailli de 
Crussol jusqu'en 1789. Littérateur et poète de talent, il s'était fait déjà connaître, lors- 
qu'il fut nommé aide de camp d'un général en 1794. Napoléon I" lui confia l'organi- 
sation de quelques bataillons à Florence ; il en profita pour y traduire les mémoires du 
sculpteur illustre Cellini. Rentré en France, il fut placé par l'empereur comme lieute- 
nant-colonel à la tête d'un régiment et fut chargé du recrutement de Paris et de sa 
banlieue. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis; il 
mourut à Paris, le 26 juin 1834. Il était membre correspondant de l'Athénée de Vau- 
cluse. Citons, parmi ses publications, soit en prose, soit en vers, l'Harmonie, 1777, 
in-8°; le Chien d'Aiibri ; Fables nouvelles (ce qu'il a fait de mieux), 1778 et 1781 ; 
Catou d' UtKjue, tragédie, et un opéra sacré dont la musique e?t de Blangini ; Charlff 




ANDRE-PHILIPPE TARDIEU DE SAINT-MARCEL, 

frère de Joseph-Louis TarJieu de la Peyrouse, 

ne à Valréas, le 29 avril 1752. mort â Paris, le 26 juin 1834. 

Lieutenant-colonel, officier de la Légion d'honneur, 

chevalier de Saint-Louîs, littérateur et poète, auteur. 

(En costume de garde du corps du comte d'Artois, en 1789.) 



IIO — 

Martel, i8oé, in-S" (339 pages) en vers; ce poème fut admis à l'Institut pour le con- 
cours de 1810 et loué par le corps savant; Charles de Montancguc, roman historique, 
1828 (v. Barjavel, Didumiiaire historique, biographique et bibliographique de Vaucluse, 
t. II, p. 434; Biographie des contemporains, par Arnault de Jouy ; Aubenas, Notice sur 
Valréas, pp. 135-136); 3° Claire-Thérèse, née en octobre 1754, morte sans alliance; 
4° Elisabeth -Julie, mariée, le 13 février 1786, à Mathieu -François -Louis -Augustin 
Romieu de Sorgues, contrôleur général des fermes du roi, fille de noble Mathieu et de 
Marguerite-Esprite Bernard. — I\'. Joseph-Louis Tardieu de la Peyrouse, né à Valréas, 
le 27 juillet 1747, docteur en médecine de ce lieu, épousa, le 7 juin 1771, Marie- 
Victoire-Sophie de Pais de Moracet, qui testa le 8 juin 1782; il eut : 1° le chevalier 
Ange-Jean-Joseph Tardieu de la Peyrouse, né à Valréas, le 29 mars 1772, chef d'esca- 
dron, chevalier de Saint-Louis, capitaine de la garde nationale de \'alréas, marié, le 
20 novembre 1804, à Françoise-Thérèse-Eléonore Juvin, dont Claire-Eléonore, née le 
25 octobre 1805, morte sans alliance, en 1873 ; 2° Louis-Eugène, qui suit; 3° Marie- 
Thérèse -Philippine, née à Valréas, le 2 septembre 1782, mariée à Jean -Joseph - 
Hippolyte Juvin, notaire à \'alréas, fils d'un notaire de \'alréas. — V. Louis-Eugène 
Tardieu de la Peyrouse, né à ^'alréas, le 5 août 1774, conservateur des hypothèques à 
Avignon, épousa Marie-Rose-Reine-Rosalie-Séraphine Brochéry; il eut : 1° Charles- 
Joseph-Louis-Edouard, qui suit ; 2° Théodore, prêtre, chanoine, aumônier des Ursu- 
lines de Valréas; 3° une fiile, épouse du D^ Lemoyne, dont entre autres enfants : 
M. Lemoyne, maire de Valréas, conseiller général. — VI. Charles-Joseph-Louis-Edouard 
Tardieu de la Peyrouse, né à \'alréas, où il est mort en mai 1870, épousa, le 
10 novembre 1844, Eugénie de Rocher, fille de Scipion, négociant, et de Marie- 
Marguerite-Lucie Davaud (v. chapitre Alliances : de Rocher); il eut : 1° Louis Tardieu 
de la Peyrouse, né à \'alréas, le 26 mars 1834, lieutenant au 118'= territorial, marié, le 
28 octobre 1890, à Marie-Louise d'Aldebert, fille de René, propriétaire du château 
de Bellevue, près Saint-Paul-Trois-Chàteaux (Drôme), et de Clarisse Donnaud, dont 
Charles, né le 12 septembre 1891; 2° Marie, sans alliance; 3° Eugène, mort en 
i88é; 4° Lucie. 

Armoiries. Les Tardieu de la Peyrouse portent les armes des Tardieu, seigneurs de 
Séjas et de la Barthe (v. plus loin), qu'ils ont adoptées vers 1786, lorsque les deux 
branches ont cru qu'elles étaient de souche commune; mais, en 1714, Jean Tardieu, 
notaire à Valréas, cachetait ses lettres aux armes suivantes : un chevron accompagné de 
2 roses en chef, et, en pointe, de ) étoiles i et 2. 

AUTRE RAMEAD. Venu des Pilles. Il résidait à \'alrèas, en 1750. II compte Jean- 
Baptiste Tardieu, marié à Brigitte Maury (parente du célèbre cardinal Maury, né 



— III — 

Valréas en 1746, mort à Rome en 1817, fils d'un négociant de Valréas), membre de 
l'Académie française. Jean-Baptiste et sa femme, M"": Maury, laissèrent Jean, né à 
Valréas, le 3 juillet 1769, mort audit lieu le 26 février 1834. Mis sur la liste des sus- 
pects en 1793, il resta dix-huit mois en prison à Orange; se retira en Italie, où il fut 
ordonné prêtre, en 1795, par Mgr Fallot de Beaupré, évoque émigré de ^''aison. Rentré 
en France, il devint curé de Nyons, puis de Saint-Auban. 

RAMEAU DE VALOUSE, PRÈS SAINT-FERRÉOL (DROME) (EXISTANT). Ce 
rameau est représenté à Nyons (Drome) par M. Joseph Tardieu, maitre d'hôtel, qui a 
deux garçons et une fille. 

RAMEAU A NYONS (DROME). Tardieu, fermier des moulins de Nyons, 1761 
(Arch. de la Drôme, 4901); André, collecteur et receveur des impositions à Nyons, 
1787-1789 (Arch. de la Drôme; E. 4827 ; 4835). Pierre Tardieu, qui a le monopole 
de la boulangerie, à Nyons, 1781 (Arch. de la Drôme, E 4834, 4839). Antoinette 
Tardieu, femme de Claude Gelly, lieutenant en la chàtellenie royale de Nyons, 
en 1777, dota, en 1773, l'œuvre de la Miséricorde de cette ville (Arch. de la Drôme, 
inventaire, t. IV, 4925 ; id. E 691). — Représentants actuels, Joseph-Paul Tardieu, 
négociant à Lyon, dont le grand-pére, propriétaire, était né à Nyons ; Tardieu, 
négociant à Lyon, parent du précédent. 

RAMEAU A DIEULEFIT (DROME). Il y a eu, dans ce rameau, des Tardieu pro- 
testants et il y en a encore. Nous pensons qu'un rameau des Tardieu de Dieulefit 
doit descendre d'Antoine Tardieu, négociant à Dieulefit, fils cadet d'Antoine, seigneur 
de la Lauze, qui, dans le testament de son père (en 1680) reçut 6. 000 livres (somme 
forte pour ce temps-là) (voyez les Tardieu de la Lauze). Le 3 janvier 1699, Vincent 
Tardieu fut nommé lieutenant du châtelain de Dieulefit (Arch. de la Drôme, E 5407). 
En 1685, Sébastien Tardieu, de Dieulefit, protestant, s'enfuit à Genève. Ses biens furent 
saisis en 1695 (Arch. de la Drôme, E 5406). Le même Sébastien, qui avait quatre 
fils (Pierre, Charles, Jacques et François), fut reçu bourgeois de Genève, le 30 avril 1689 
(v. Histoire des prolestniits en Dauphiué, par le pasteur Arnaud). Tardieu, consuls de 
Dieulefit, 1670, 1733, 1738 (Arch. de la Drôme, E 5449); autres consuls en 1750, 
1751. Deux Tardieu, recteurs des pauvres de Dieulefit, 1701, 1774 (Arch. de la 
Drôme, E 5531). Esprit Tardieu, protestant, mégissier à Dieulefit, 1788 (Arch. de la 
Drôme, C 1018). 

RAMEAU A BIEULEFIT (EXISTANT ACTUELLEMENT A LYON, RHONE). Filiation. 
L Vincent Tardieu, né vers 1670, résidant à Dieulefit (qui pourrait être le lieutenant 
du châtelain de ce lieu, en 1699, cité quelques lignes plus haut), épousa Marie Dalgon. 



112 

II eut : 1° Pierre-François, né le 5 janvier 1702, marié, le 20 septembre 1762, à 
Elisabetli Barrai; 2° \'incent, négociant en draperie, né le 8 août 1704, marié, le 
24 septembre 1737, à Elisabeth Merlet, dont : A. \'incent, né le 26 mai 1739; B. 
François-Laurent, né le 10 octobre 1743, mort en 1748 ; 3° Nicolas, né le 22 août 1706 ; 
4° Laurent, né le 6 août 1708 ; 5° Etienne-Jean, qui suit. — II. Etienne-Jean Tardieu, 
né à Dieulefit, le 30 janvier 1710, épousa Elisabeth Fabre ; il eut : 1° Pierre-François, 
né le 7 février 1736, vivant en 1752 ; 2° Vincent, né le 14 août 1738, mort le 18 mars 
1759; 3° Etienne, né le 20 décembre 1742 ; 4° Jean-Pierre, qui suit. — III. Jean- 
Pierre Tardieu, agriculteur, né à Dieulefit, le 21 février 1752, épousa Louise Laurie, 
de Bourdeaux, le 9 décembre 1788, fille de Jean et de Marie Mourier. Il eut : 1° Louise- 
Marguerite, née le 1" décembre 1789 ; 2° Jean-Pierre, né le 23 décembre 1791 ; 3° 
Jean-François, qui suit. — IV. Jean-François Tardieu, né à Dieulefit, le 8 ventôse 
an VII, décédé, le 13 juin 1877, homme de bien, très estimé, épousa, le 13 juillet 
1826, Jeanne Verzier, de Lyon, née le 6 mai 1806, morte le 16 janvier 1876, dont 
huit enfants, entre autres : i° Maria, née le 19 juillet 1828, religieuse ; 2° Agnès, née 
le 6 décembre 1832 ; 3° Amélie, née le 25 octobre 1834 ; 4° Jean-Claude, qui suit; 
5° Marguerite, née le 28 août 1839. — V. Jean-Claude Tardieu, né le 17 juillet 1837, 
élève de l'école des Beaux-Arts, de Lyon (185 2- 18 57), dessinateur, industriel et 
négociant en soieries, à Lyon, a épousé, le 23 avril 1839, Berthe Ranquet, de Lyon, 
dont : 1° Tonyne, mariée à Auguste Guillermet, docteur en médecine, fils et petit-fils 
de docteurs médecins, à Saint-Germain-de-Joux (Ain) ; 2° François-Victor, né le 
30 avril 1870, élève de l'école des Beaux-Arts, de Lyon, où il a eu de brillants succès, 
actuellement aux Beaux-Arts, à Paris, admis au Salon de Paris (Champs-Elysées), artiste 
de grand avenir. 

RAMEAU EXISTANT A DIEULEFIT, ACTUELLEMENT FIXÉ A LYON (RHONE). 
Filiation. — I. Jean Tardieu, vivant à Dieulefit, en 1754, protestant, fabricant de 
drap, à Dieulefit, épousa Louise Tardieu. Il eut: 1° Jean-André, qui suit ; 2° Jean, 
propriétaire à Dieulefit ; 3° Jeanne, épouse de M. Defaysse ; 4° Louise, femme Noyer, 
née à Dieulefit, le 6 septembre 1750 ; 5° Louis, qui commença comme simple soldat, 
devint caporal (1791) ; fut fait capitaineà l'affaire de Laenzaen 1797; chef de bataillon 
au 4'^ d'infanterie (9 novembre 1810), chevalier de la couronne de fer (30 mai 1809), 
de la Légion d'honneur (17 juillet 1809), décédé à Lyon ; 6° un fils qui quitta 
Dieulefit (sort inconnu). — IL Jean-André Tardieu, résidant à Dieulefit, où il naquit 
le 29 décembre 1757, épousa M"'= Lombard ; il eut : 1° ... Tardieu, marié à M"<= Noyer, 
dont : A. André, négociant à Lyon, marié à Marie Morgue, dont Adrien ; B. Hilaire, 
établi à Lyon, célibataire; 2° une fille, épouse de M. Defaysse, dont Emilie, mariée à 
M. Defaysse, son cousin. 



— 113 — 

A VESC (DROME). Tardieu, premier consul, 1765 ; un premier consul, 1765 (Arch. de 
la Drôme 5595). Jean-Pierre Tardieu, résidant à Vesc, épousa Anne Varembon. Il vivait 
en 1792. Représentants actuels, sortis d'une souche commune jadis : Jules Tardieu. 
conseiller municipal à Vesc ; Adolphe T., propriétaire au hameau de Saint-Rosier, 
Adolphe T. et Joseph T., propriétaires au hameau des Chastans. 

RAMEAU SORTI DE VESC, FIXÉ A SAINTE-MARIE, HAUTES-ALPES (EXISTANT). 

— ]. Joseph Tardieu, agriculteur à Vesc, eut: 1° Joseph, qui resta à Vesc, où il est 
mort ; 2° Etienne, qui suit ; 3° Pierre et 4° Auguste, négociants, fabricants de cierges 
à Dieulefit (Drôme) ; celui-ci a laissé des descendants. — II. Elieitiie Tardieu, agri- 
culteur, à Sainte-Marie (Hautes-Alpes), y mourut et épousa Rose Arnaud. Il eut : 
i" Siffroy, qui suit ; 2° Pierre, officier de douanes, décédé ; 3° Auguste, officier de 
douanes à Cette (Hérault), décédé; 4°Cyprien, décédé, brigadier forestier, chevalier de 
la Légion d'honneur (^), marié à Anne- Marie Negelain ; il résidait à Gauraya (Algérie); 
5° Magdeleine, décédée, épouse d'Antoine Joubert, propriétaire à Sainte-Marie. — 
III. Siffroy, agriculteur à Sainte-Marie, épousa Eugénie Roustan, née à Sainte-Marie. 
Il eut: 1° Charles, comptable au chemin de fer du Midi, à Clermont (Hérault), marié 
à Jeanne Bissiéres, née à Valence-d'Agen ; 2° Alphonse, entrepreneur de messageries 
à Nyons (Drôme), marié à Pauline Delarbre, née à Rousset (Drôme) ; 3" Joseph, mort 
au service militaire ; 4° Eugène, employé au Crédit lyonnais, à Romans (Drôme), 
marié à Noémie Taurrette, née au Teil (Ardéche) ; 5° Adrien, au service militaire à 
Grenoble au 140' ; 6° Delphine, mariée à Joseph Barnouin ; 7° Celina, mariée à Mar- 
cellin Montjean , 8° Marie, résidant à Nyons (Drôme). 

A ROUSSET (DROME). Tardieu, consul, 1685 (Arch. de la Drôme, E 59iO- Repré- 
sentant : Prosper Tardieu, propriétaire à Rousset. 

A PIEGROS (DROME). Il y avait des Tardieu, en 1645. 

A CREST (DROME). Marie-Anne Tardieu, 1730 (Arch. de la Drôme, 873). Un 
Tardieu, à Crest, 1760 (Arch. de la Drôme), 731). Il y en a, actuellement, prés de ce 
lieu, à Aouste. 

A CONDORCET (DROME). Prés de Nyons. C'était là que restait le pasteur protestant 
de la région, au wii-^ siècle. Tardieu, instituteur, en 1668 (Arch. de la Drôme E 45 18). 
Il y avait encore des Tardieu en i72o(Arch. de la Drôme, 2995),et,le 10 décembre 1738, 
décéda à Dieulefit, Carline Hautier, à l'âge de 78 ans, veuve de Marc Tardieu, de 
Condorcet. 

8 



— 114 — 

A PIERRELATTE (DROME). Il y avait des Tardieu, en 1668 (Arch. de la Drôine, 
3417)- 

A BARNAVE (DROME). Un Tardieu, en 1760 (Arch. de la Drôme, 1256). 

A BONLIEU (DROME). La femme Tardieu y vivait en 1590 (Arch. de la Drôme, 
E6I35). 

A MONTBRISON (DROME). Il y a des Tardieu, actuellement, propriétaires. 

A PIÉGON (DROME). Un rameau existe dans ce lieu. Pons Tardieu fut l'aïeul de : 

1° Antoine qui, en 1775, partit pour File de Saint-Domingue, revint en Angleterre et 
y occupa les fonctions d'économe du dessinateur du roi; 2° Esprit; 3° Joseph, mort 
médecin à Marseille, en 1784 ; 4° Pierre, aïeul d'Albert Tardieu, propriétaire actuel, à 
Piégon. 

A VENTEROL (DROME). Il y a des Tardieu, actuellement, 'propriétaires. Tardieu 
(François-Elie), mort à Yenterol, laissa cinq garçons, dont : 1° André-François, qui 
eut deux garçons, l'un François-Elie, né en 1850, actuellement à Dieulefit, a un 
frère (Louis), négociant, fabricant de vermicelle à Montélimar, sans enfants ; 2° Auguste, 
mort à Orange, négociant, fabricant de vermicelle ; 3° Jean, négociant, fabricant de 
poterie à Dieulefit, né en 1865 ; 4° Louis, propriétaire à Ventcrol. Tous ces Tardieu 
sont protestants. 

A BENIVAY (DROME). Tardieu, consul à Bcnivay, 1727 (Arch. de la Drôme, 
E 2698). Ces Tardieu habitaient Beauvoisin, près Benivay. Il n'y a plus que deux 
femmes du nom de Tardieu, à Benivay. 

A TEYSSIÈRES (DROME). Tardieu, résidant à Teyssiéres en léoi (Arch. de la 
Drôme, 3035). En 1789, Louise Tardieu, fille de Jean, de Teyssiéres, et de Susanne 
Joussaud, épousa Moïse Vidal. Représentants actuels : B. Tardieu, ancien maire à Teys- 
siéres, et son frère aine Louis. Actuellement, il y a à Teyssiéres 2 rameaux : l'un est 
représenté par un concessionnaire en Afrique (un seul de ses membres habite encore 
la commune). 

A TAULIGNAN (DROME). Il y avait, là, un rameau protestant notable. En effet, 
Zachanc Tardieu, protestant, fils de feu Jacques, de Taulignau, se réfugia en Suisse, à 
la révocation de l'édit de Nantes, et l'on constate qu'il était à Genève en 1690. Isaac 
et Antoine Tardieu, protestants, de Taulignan, se réfugièrent aussi à Genève, où ils se 
trouvaient en 1689; André Tardieu, de Taulignan, autre protestant réfugié à Genève, 
passa en Wurtemberg, en 1704. (Voir le pasteur Arnaud, Emigrés protestants du Dau- 
pMné secourus par la Bourse française de Genève de 1680 à 1710.) 



— II) — 

A SAINT-PANTALÉON (DROME). Un Tardieu, secrétaire de la municipalité, 1748 
(Arch. de la Drôme, E 5933). 

A SAHUNE (DROME). Nous pensons que ce rameau venait de la branche des Tar- 
dieu de la Lauze (v. page 100); car déjà, en 1647, Gédéon et Zacharie Tardieu, 
fils de Jacques, seigneur de la Lauze, habitaient Sahune. (Voir aussi Arch. delà Drôme, 
5216) ; un Tardieu était hôte à Sahune, en 1650. Un Tardieu, consul de Sahune, 
1672. Un autre consul, en 1702 (Arch. de la Drôme, 5194). Un Jean Tardieu vivait 
à Sahune, en 1784. Il n'y en a plus, de nos jours, dans ce lieu. 

Terrible drame arrivé a un tardieu de sahune : Voici ce que nous lisons dans 
les archives de la Drôme (E 5221) : Le 5 novembre 1721, Garde, âgé de 28 ans, et 
Tardieu, âgé de 22, en venant du Comtat, où régnait la peste, avaient forcé la ligne 
ou cordon sanitaire. 12 grenadiers les poursuivirent. Garde, déjà malade, fut blessé à 
l'épaule d'un coup de feu, puis poignardé et achevé à coups de baïonnette. Tardieu, 
plus hardi, se jetta dans l'Evgucs, en ce moment fort grosse, et s'étant dressé au 
milieu des eaux, reçut plusieurs coups de mousquet. En criant miséricorde, il essaya 
d'approcher de la rive gauche et fut emporté vers les grenadiers qui l'assommèrent 
dans l'eau à coups de roches et le percèrent de coups de baïonnette. Les cadavres des 
deux jeunes gens ne purent être brûlés, à cause de la pluie qui éteignit le feu; mais 
leurs vêtements furent livrés aux flammes. Cette histoire lamentable est consignée 
dans les registres paroissiaux de Sahune, non pas aux sépultures, mais dans une note 
de Tronquet, prieur-curé de Sahune. 

A CRUPIES (DROME). 11 y a actuellement des Tardieu. 

A CHAMARET (DROME). Ce rameau suivait, anciennement, la religion protestante, 
qu'il avait embrassée au xvi"^ siècle. Nous croyons qu'il se rattacherait à la branche des 
Tardieu, seigneurs de la Lauze (v. page 100). Filiation L Isaac Tardieu, consul de 
Chamaret, en 1698 (Arch. de la Drôme, E 5652), épousa Elisabeth Courtin, morte 
à 78 ans, dans la religion protestante, le n juillet 1747. De cette union : 1° Paul, né 
à Chamaret, le 9 décembre 1689 ; 2° François, né à Chamaret, le i" avril 1694; 3° 
Joseph, né à Chamaret, le 20 novembre 1697; 4" Jean, qui suit ; 5° Marguerite, née à 
Chamaret, le 11 mars 1707, mariée à Jean Isnard, dont François marié, à Chamaret, 
le 9 mars 1734, à Claude Sorbier. — II. Jean Tardieu, négociant en soierie, né à Cha- 
maret, le 10 avril 1700, y mourut le 30 septembre 1777, dans la religion protestante; 
il épousa Madeleine Bertonnier, morte à 46 ans, le 9 mars 1744, dans la religion pro- 
testante; il en eut : 1° Paul, né à Chamaret, le 30 septembre 1728. Son parrain fut 
Paul Tardieu, de Clausayes ; 2° Jean, né à Chamaret, le 3 novembre 1731, établi à 
Orangeoù il fut négociant et épousa Marie-Claire Laugier; il y mourutle 21 août 1793 ; 



- ii6 — 

3° Joseph, qui suit. — Ul. Joseph Ttiniieu, né à Chamaret, le 1='' juillet 1735, mort 
audit lieu, le 6 septembre 1783, dans la religion protestante, négociant en soie, épousa 
Marie Morin. Il eut: 1° Ferdinand, qui suit; 2° Anne-Justine, née à Chamaret, le 

3 août 1767, morte audit lieu en 1832, mariée, vers 1785, à Victor Bérenger, négociant 
en soie, originaire de Saint-Marcel de Bernis (Ardéche), dont : A. Ferdinand, marié en 
1807, à Marie-Thérésc Maurin, dont six enfants, entre autres quatre fils : a. a. Auguste, 
décédé à Chamaret en 1878 ; h. h. Ferdinand, décédé à Bollène, en i866 ; c. c. Eugène, 
décédé directeur des contributions directes, à Privas, en 1888; i. d. le général de 
division Bérenger, commandant actuellement la 7^ brigade d'infanterie, à Soissons. — 
IV. Ferdinand Tardieu, né à Chamaret, vers 1775, mort à Courthézon (Vaucluse), le 

4 mai 1835, où il était percepteur, épousa Marthe-Thérèse Rabillon, d'Orange. Il eut : 
1° sœur Marie-Laurence de Sainte-Thérèse, religieuse carmélite au couvent de Car- 
pentras, qui a laissé un grand souvenir dans son monastère où elle fut prieure à plu- 
sieurs reprises. Elle est morte le 25 novembre 1865. Elle s'occupa beaucoup des 
malades et s'entendait dans l'art de la médecine ; 2" Adrien, qui suit ; 3° Joseph-Fer- 
dinand, né à Courthézon, le 10 décembre 1817, mort sans postérité ; 4° Adèle, mariée 
au docteur Masson, de Courthézon, dont un fils, le docteur Masson, créateur de 
l'établissement hydrothérapique de Saint-Didier (\'aucluse). — V. Jrf;/V« Tardieu, né 
en 1801, à Orange, mort en 1856, pharmacien dans cette ville, épousa Mélanie 
Rabillon. Il eut : i" Hippolyte, pharmacien à Orange, mort en 1874, marié à M"'^ Gilles, 
dont Adrien, Marie et Joseph, résidant à Orange ; 2° Urbain-Adrien, docteur médecin 
homœopathe, de grand talent, né à Orange, le 16 mai 1851, mort à Valréas (Vaucluse), 
le 13 août 1885 ; il termina ses études au collège d'Annonay; fit la campagne de Crimée 
comme chirurgien; exerça la médecine pendant quelque temps, à Sainte-Cécile (\'au- 
cluse), et, dès le mois de mars i86i, à Saint-Etienne (Loire); s'y fit une réputation 
méritée comme médecin homœopathe ; aussi sa mémoire est-elle vivace dans cette 
ville. Il a écrit une intéressante brochure « contre l'ivrognerie ». Marié à M"« Ricou, 
il a eu .,4. Emile, docteur en médecine; B. Paul, architecte à Saint-Etienne; C. Clotildc, 
épouse de M. Souchon, dont Marcel; D. Jules; E. Léon. 

A CHEYSSIEU (ISÈRE), arrondissement de Vienne. Sur une cloche de l'église de 
Cheyssieu, il y a Marie-Anne-Marie Tardieu, marraine (voir Inscriptions campanaires 
de l'Isère, par G. Vallier, n° 11 34, 1886, in-8°). 

A SAILLANS (DROME). Il y a eu des Tardieu protestants. En 1694, à la suite d'une 
réunion de 20 à 30 personnes, à Espenel, et surprise par les catholiques de Saillans, 
Tardieu, Jean Faure et Jean Rey, tous les trois de Saillans, furent condamnés, pour 
leur foi, aux galères {Hist. des protestants du Dauphiné, par le pasteur Arnaud, t. ill). 



— 117 — 
RAMEAU ÉTABLI A MOUTIERS (Savoie) 

(aujourd'hui a montchat, près LYON ; existant) 

Une tradition prétend que ces Tardieu, de Moutiers, viennent du Daupliiné. Nous les 
croyons sortis de Saint-Ferréol (Drôme), branche des seigneurs de la Lauze (dont nous 
parlons, p. loo). Voici la filiation : Vivant- Esprit -Vincent Tardieu, époux d'Elisabeth 
DefFates, laissa Marie Perronne, épouse de Claude-Philibert Hybord, docteur médecin à 
Moutiers; celle-ci mourut à Moutiers, le i'^'' juin 1809; elle était probablement la sœur 
des deux suivants. I. François Tardieu, né en 1769, qui suivit la carrière honorable de 
l'enseignement, à Moutiers, était secrétaire de la mairie de ce lieu, en 1809, et le frère 
cadet de Pierre Tardieu, né en 1767, commis-greffier au tribunal de première instance 
de cette ville. [Ce dernier, marié à Jeanne-Marie Branche, de Moutiers, mourut âgé de 
66 ans, à Moutiers, le 21 juillet 1833.] Ledit François Tardieu épousa Marie Oscar, 
dont il eut le suivant : II. Pierre-Viitcent Tardieu, né à Moutiers, vers 1794, marié, vers 
1818, à Barbe-Joséphine Chenal, fille de M. Chenal, avoué à Moutiers ; il dirigea l'éta- 
blissement thermal de Brides-les-Bains (Savoie), et mourut à Paris, en 1834. Il eut : 
III. Marie-Cyprien-Ballhaiard Tardieu, propriétaire et fabricant à Montchat (Rhône), né 
au bourg de Saint-Maurice (arrondissement de Moutiers, Savoie), le 4 août 1 829, marié, 
le 12 avril 1857, à Pierrette Morat, née en 1830, dont Geneviève-Claudine, née à 
Montplaisir (Lyon), le 28 avril 1862, mariée, le 25 août 1885, à Annet Masson, entre- 
preneur, fils d'Etienne, agriculteur-propriétaire, à Saint-Gervais-d'Auvergne, et de 
Gilbene Aubignat, né audit Saint-Gervais, en 1859, dont Perroline-Etiennette, née le 
23 mai 1886, à Montchat, près Lyon. 



EN VIVARAIS 

SEIGNEURS DE SERVISAS, MAS HUGON 

ETTE branche, qui vivait noblement et dont un membre, Pierre Tardieu, 

a, cependant, cru devoir obtenir des lettres confirmatives de noblesse, en 

«Ksai»! 1655, porte des armoiries qui ressemblent, en grande partie, à celles des 

gV>*^ll| Tardieu de Maleyssye, ce qui prouve qu'elle a une souche commune 

avec leur branche (probablement au xv= siècle). Les premiers Tardieu, du \'ivarais, 

résidaient dans un village auquel ils avaient donné leur nom (les Tardieu), dans 

l'Ardèche, paroisse de Saint-Étiennc de Fontbellon, près Aubenas. 




— ii8 — 

Armoiries : d'or, au chnron de sable; en pointe, un croissant de gueules, au chef d'a\ur, 
chargé de } étoiles d'argent. 

Filiation I. Cirice Tardieu, notaire royal à la Chapelle-sous-Aubenas, ne vivait plus 
le II avril 1523, lorsque « noble et messire » Armand de Chalendar, de Chassiers, et 
Jeanne, sa sœur, enfants de Bertrand et d'Hélix de Borne firent une donation à une 
fille de ladite Jeanne de Chalendar, alors veuve dudit Tardieu. Il eut II. Giraud Tardieu, 
du Ginestet, marié, en 1540, à Isabelle de Servisas, d'une noble et ancienne famille du 
Vivarais, fille de Jean, seigneur de Vinezac et de Paule de Chalendar, dont il eut 
III. Jean Tardieu, du Ginestet, qualifié seigneur de Servisas, bailli de la Chapelle-sous- 
Aubenas, en 1609, résidant aux Tardieu; il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° François, 
vivant en 1627, lieutenant au régiment de Montréal (v. Le soldat du Vivarais, p. 148); 
3° Michelle, mariée, vers 15H5, à Claude Gévaudan, dont Anne, mariée en léii, à 
Guillaume Alamel; 4° Florimon, dit neveu, en 1573, de noble Guillaume de Servisas; 
il épousa Catherine Vidile, et probablement 5° Antoine qui s'établit à Largentiére et 
Chassiers et, le 10 février 1609, épousa Antoinette Beraud. Il est qualifié « noble » 
Antoine Tardieu. — IV. Pierre Tardieu ou de Tardieu, capitaine au régiment de 
Rochecolombe, puis juge royal du bas Vivarais et Valentinois, à Villeneuve de Berg, 
charge qu'en 1655 il exerçait depuis 32 ans, fut anobli ou plutôt confirmé dans sa 
noblesse, ladite année 1655, au mois de février, pour ses nombreux services à la cou- 
ronne. Nous donnons in-extenso les lettres de noblesse, les voici : 

« Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, 
salut. Les roys, nos prédécesseurs, ayant reconnu combien ceux qui s'adonnent aux 
lettres de profession de robbe longue peuvent estre utiles tant en paix qu'en guerre à la 
chose publique et au service dé cet estât, les ont indiferemment vouleu eslever au tiltre 
de noblesse aussy bien que ceux qui font profession des armes, lorsque par de ver- 
tueuzes actions ils ont reconnu les mérites et fidélité de leurs subjets, au moyen de 
quoy nous désirons, à leur exemple, tirer hors du commun notre cher et bien aimé 
Pierre Tardieu, nostre conseiller juge royal au bas païs de Vivarez, siège de Villeneuve 
de Bere, en nostre province de Languedoc, pour avoir esté particulièrement informé 
des vertus et mérites qui se trouvent en sa personne et combien il se rend digne de 
recommandation par sa capacité, intégrité et louable exercice en sa dite profession et 
office qu'il a exercé avec beaucoup d'honneur et de satisfaction du public depuis 
trente-deux en çà, et laquelle fonction il nous a rendu et au feu roy, nostre très honoré 
seigneur et père (que Dieu absolve) plusieurs notables services aux occazions impor- 
tantes qui se sont présentées et auxquelles il a esté employé pendent le mouvemens 
arrivez en nostre dite province de Languedoc et païs de Vivarès et en l'exécution de 
diverses commissions et ordres qu'il a receu de nostre conseil pour affaires consernant 



— 119 — 

nostre dit service, ayant d'ailleurs par sa prudence, courage et bonne conduite des- 
tourné beaucoup de désordres qui auroient esté capables de troubler le repos de nos 
subjets du dit pais, de la preuve desquels pour certaines bonnes considérations qui 
regardent le mesme bien de nostre sers'ice, nous l'avons relevé et dispensé, comme 
nous le relevons et dispensons par les présentes. Pour ces causes et autres considéra- 




TARDIEU EN VIVARAIS : 

d'or, au chd'ron de sable; en pointe un croissant de gueules; 
au chef d'azur chargé de } étoiles d'argent. 



lions, à ce nous mouvans, voulons eslever ledit sieur Tardieu en honneur par dessus 
le vulgaire, selon ses vertus et bonnes qualitez, nous avons de nostre grâce spéciale, 
certaine science, plene puissance et auctorité royale, iceluy sieur Tardieu, ses enfans 
masles et femelles, nais et à naistre en loyal mariage, annobly et annoblissons, décoré 



— 120 — 

et décorons du tiltre d'honneur et caractaire de noblesse par ces dites présentes et 
signées de nostre main, voulons et nous plaist qu'en tous actes et endroicts, tant en 
jugement que dehors ils soient sensez et reputez nobles portant la qualité d'escuyers, 
jouissant et uzant de tous les honneurs, prérogatives, prééminences, franchises et 
immunitez, libériez et exemptions dont jouissent les autres nobles de nostre dite pro- 
vince de Languedoc et pais de Vivarez, et que ledit sieur Tardieu, sa femme, enfans et 
postérité puissent en tout temps acquérir et avoir tous fiefs et possessions nobles en 
quelques lieux qu'ils soient scituez et d'iceux ensemble de ceux qu'ils ont cy devant 
acquis et qui leur sont déjà escheus et pourront eschoir à l'advenir par succession, don- 
nation, acquest, mariage ou autrement et les tenir, posséder, jouir et user plainement, 
paisiblement et perpétuellement, tout ainsy que s'ils estoient nais de noble et ancienne 
lignée, sans qu'ils soient ni puissent estre contraincts d'en vuider leurs mains ny tenus 
de nous payer ny à nos successeurs roys aucunes taxes pour raison des francz fiefz et 
uouveaux acquestz auxquelles les roturiers possédans fiefs et héritages nobles en nostre 
royaume sont tenus, dont nous les avons afranchis, quittés et exemptés, afranchissons, 
quittons et exemptons par les dites présentes, ^'oulons aussy que ledit sieur Tardieu, 
ses enfants masles et femelles, nais et à naistre, postérité et lignée en loyal mariage, 
puissent et leur soit loisible pour signe et aprobation de leur noblesse d'avoir et porter 
en tous lieux où bon leur semblera leurs armoiries timbrées et blazonnées, telles 
qu'elles sont cy empreintes, que pour raison de nos présentes lettres d'anoblissement 
ils soient tenus de nous payer aucune finance ou indemnité dont à quelque prix et 
somme qu'elle se puisse monter, nous leur en avons, pour les considérations susdites, 
faict et faizons don et remise par les dites présentes. Cy donnons en mandement à nos 
amés et féaux conseillers les gens tenans nostre cour des comptes aydes et finances de 
Montpelier, présidens et trésoriers de France en la qualité dudit lieu, baillifs, sénes- 
chaux leurs lieutenans et tous autres nos officiers qu'il appartiendra que les présentes 
nos lettres de déclaration de noblesse et annoblissement ils fassent enregistrer, et du 
contenu en icelles jouir et user ledit sieur Tardieu, ses dits enfants masles et femelles, 
postérité et lignée nais et à naître en loyal mariage, plainement, paisiblement et per- 
pétuellement en la forme cy-dessus, cessant et faisant cesser tous troubles et empes- 
chemens au contraire que la somme par nous remize au dit sieur Tardieu ne soit ici 
spécifiée et déclarée et nonobstant quelconques édictz , ordonnances, restrictions, 
arrests et lettres à ce contraires auxquels et aux desrogatoires des desrogatoires y 
contenues nous avons desrogé et desrogeons par les dites présentes en faveur dudit 
sieur Tardieu, et sans tirer à conséquence — car tel est nostre plaisir — et afin 
que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces 
dites présentes sauf en autre chose nostre droict et l'autruy en toutes. Donné à 



— 121 — 

Paris, au mois de février, l'an de grâce, mil six cent cinquante-cinq et de nostre régne le 
douziesme '. » 

Pierre Tardieu reçut, le 4 juin 1629, à Villeneuve de Berg en Vivarais, le roi 
Louis XIII, qui venait du siège de Privas. Il résigna sa charge de juge royal à Jacques, 
son fils, en 1655 ; épousa : i" Blanche Lagarde, fille de Toussaint et d'Isabeau Ganhat, 
de Villeneuve de Berg; 2° Louise Fabre, dite sa femme en 1643, veuve en 1666. Etant 
juge royal, il fit une reconnaissance, le 28 septembre 1654, envers Melchior de Vogué; 
donna quittance (1648) à Isabeau de Bournet de Mayac, veuve de Jacques Fabre, con- 
seiller du roi (Raoux, notaire); il eut : 1° Jacques, qui suit; 2° Jean, seigneur de 
Mas Hugon, marié à Anne de B., dont : A. Catherine, qui fit des legs par testament à 
Anne et Antoinette, ses sœurs, et à Susanne de Molier de Grandval, demoiselle de 
Servisas, sa cousine, en faisant héritier noble Noé de Tardieu, son cousin (Ronchon, 
notaire) ; B. Anne ; C. Antoinette ; 3° Marguerite, femme d'Olivier de Roure de Gras, 
elle testa le 28 décembre 1647 (Guillon, notaire); 4° Anne, née du premier lit, reli- 
gieuse à Largentiére, par acte d'ingrés du 5 décembre 1640, avec une dot de 
2.000 livres (Raimbaud, notaire); 5° Anne, qui épousa, le 7 décembre 16. ., Charles 
de Charbonel. — V. Jacques de Tardieu, seigneur de Servisas, conseiller du roi, 
juge royal du bas Vivarais, par résignation de son père en 1655, puis lieutenant au 
bailliage, en 1670, donna une procuration le 16 octobre 1692 (Dupré, notaire); il 
épousa : 1° noble Jeanne d'Audibert de Lussan de Massilban ; 2° Magdeleine de Vincens, 
de Villeneuve de Berg, du premier lit, il eut : 1° noble Simon-Hercule, qui testa le 
7 janvier 1704, en faveur de Marie-Anne, sa sœur (Jeune, notaire); 2° Pierre, décédé 
ab intestat; 3° Marie-Anne, femme de Louis Dupuy, conseiller du roi; 4° Marie, 
mariée, le 18 juin 1702, à Charles-Joachim de Liere, fils de Guillaume, docteur en 
droit, et de Marguerite Raoulx; elle eut 3.000 livres de dot du côté de sa mère; 
5° Jeanne, femme de Jean du Roure, fils d'Olivier et de Marguerite de Tardieu, 
habitant à Chapiers; du second lit; 6° Isabeau, restant à Joyeuse, qui épousa, le 
15 mars 1718, Pierre Charriére (registres de Joyeuse). 

RAMEAU DE VINEZAC. — IV. On pense que « noble » Etienne de Tardieu, auteur de 
ce rameau, était le frère de Pierre, juge royal; il était alors le fils de Florimon et de 
Catherine Vidilhe (v. p. 118). En 1612, il était sous la tutelle de Claude Gévaudan (son 
oncle par alliance). Il testa le 27 novembre 1627, habitant à Vinezac, constituant héritier 
Noé, son fils, lorsqu'il aurait 15 ans (Raoulx, notaire); épousa : 1° Françoise Blachère, 

1. Ces lettres de noblesse, enregistrées à la Cour des comptes de Montpellier, le 14 juillet 1655, 
existent aux Arclnves déparlemcntales de l'Hérault, B 360, folio C IIII verso et fol. CV recto et 
verso. 



122 

fille de Paul ; 2° Marguerite de Cellières. Du premier lit, Louise (1627) ; du second lit, 
Noé, qui suit. — \'. Noé I de Tardieu , seigneur de Servisas, habitant Vinezac (1666); 
épousa, vers 1655, Susanne Molier, fille d'Etienne, seigneur de Grand val, et de Claudine 
de Charbonel de Chauzon, il ne vivait plus en 1695; il eut : 1° Noé, qui suit, 
2" Etienne, décédé ab intestat avant 1695; 3° Thérèse; 4° Jeanne qui épousa, le 
5 mars 1702, Thomas Jossoin de Bonnery, fils de Jean et de Jeanne Coudière; elle 
mourut le 3 mars 1743, à 84 ans. • — VI. Noé II Tardku ou de Tardieu, seigneur de 
Servisas, épousa Marie Gâche; il fit une %-ente le 15 avril 1705 (Rouchon, notaire). On 
ignore s'il eut postérité. C'est de lui dont il s'agit dans la requête suivante : 

K Supplie humblement noble iVoi'7 Tardieu, sieur de Servissas, disant qu'il a été assi- 
gné devant vous pour représenter les titres en vertu desquels il a pris la qualité de 
noble, il a produit un jugement de M. de Bezons, rendu en faveur de son père en 
l'année 1669, mais le sieur de la cour de Beauval l'ayant impugné de faux, le suppliant 
a déclaré par acte qu'il s'en départait, et comme il a pris ladite qualité sur le fondement 
du dit jugement qu'il a trouvé parmi les papiers de feu son père qu'il a laissé en fort 
bas âge, s'estant du depuis occupé au service du Roi, où il a mangé tout son bien, il 
n'a pu avoir le temps ni de quoi pouvoir faire la recherche de ses titres, de sorte qu'il 
désirerait obtenir la décharge de ladite assignation, attendu qu'il a pris ladite qualité 
sur la foi de ce jugement et dans le temps de sa minorité. A ces causes, il vous plaira. 
Monseigneur, décharger ledit suppliant de ladite assignation avec deffence au dit sieur 
de Beauval de faire aucune poursuite et vous ferez justice. » « Le procureur du sieur de 
Beauval dit que le suppliant doit estre débouté de sa requête et condamné à 2.000 livres 
parce qu'il n'a pas justifié la qualité de noble (10 mai 1698), de Rouvroy et Masson qui 
a signé. — Nous avons déchargé ledit suppliant de l'assignation à lui donnée, faisons 
deiîance de faire aucunes poursuites contre lui pour raison de ce. Fait à Montpellier, le 
10 mai 1698. Signé de La Moignon et, par Monseigneur, Le Tellier. Le 12'= jour du 
mois de mai 1698. Signifie à M. Massane, procureur de partie, parlant à lui ". » 

RAMEAU EXISTANT. Des Tardieu du Mvarais, il existe M. Régis Tardieu, employé 
au chemin de fer du P.-L.-M., à Valence. Il a un frère, Camille, négociant à Marseille. 
Leur père s'appelait Régis, propriétaire à Porchère (Ardéche), et celui-ci était fils de 
Pierre Tardieu, négociant. 



1. Voir Cahiiu'l i!i-s titres, à la Bihliothcquc nalionale , à Paris, manuscrit 731, NoUliaire du 
Vivarais, folio 350 (diocèse de Viviers, article 41). 



— 12^ 



EN COMTAT-VENAISSIN 




iffi; ONSiEUR Tardieu, maire de Villeneuve-lès-Avignon; M.Jean-François Tardieu, 

capitaine au 4= zouaves, actuellement en garnison à Tunis, son cousin, repré- 
Sijiesi sentent cette branche fixée, depuis longtemps, à Villeneuve-lés-Avignon. Ces 
Tardieu doivent se rattacher, jadis, à ceux du Dauphiné. Le grand-pére du maire actuel 
de Villeneuve-lès-Avignon, François Tardieu, est né à Villeneuve-lès-Avignon, le 
S novembre 1780, et était fils de Biaise Tardieu, né audit lieu, le 22 mars 1756. 



EN LANGUEDOC 




BEAUCAIRE. — Une branche des Tardieu habitait Beaucaire et était 
sortie, très probablement, de Tarascon (voir p. 95). M. Tardieu, proprié- 
taire à Beaucaire, dont les ancêtres avaient, dit la tradition, une grande for- 
tune, se maria deux fois et du premier lit naquit Pierre Tardieu qui vint 
se fixer à Arles où il entra à la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée. C'était le début 
de cette puissante Compagnie et il fallait des hommes énergiques et bien trempés. Il 
fut admis comme chef de manutention, chargé de la direction des équipes pour les 
manœuvres des vagons et pour le chargement des marchandises. Il se maria, dans la 
même ville d'Arles, en 1847, avec Marguerite Brémond , originaire d'Arles; de ce 
mariage naquit : 1° Jean-Honoré, qui suit ; 2° Céleste, née en 1849, décédée à 11 ans. 
Jean-Honoré Tardieu, né à Arles, le 24 septembre 1848, où il est resté jusqu'en 1865, 
qu'il est venu s'établir à Marseille, au service de la Compagnie P.-L.-M., qu'il quitta 
en 188S, a pris, en 1888, avec une intelligence supérieure la direction de la maison Gon- 
drand, de Marseille, maison des plus puissantes pour les transports et dans laquelle il 
est intéressé. Il a épousé, en 1877, Marie-Honorine-Louise Coutliver, fille de Thié- 
bault, de Dornach (Alsace); de ce mariage : Emilie, née le 13 décembre i88é. 

A cette branche de Beaucaire, appartient le rameau suivant. Un Tardieu, résidant à 
Beaucaire, eut un fils qui, vers 1830, s'établit à Nîmes, puis à Avignon (Vaucluse); il 



— 124 — 
se maria, dans cette dernière ville, en 1842, et vint résider à Toulouse, en 1846 ; il 
avait un frère et deux sœurs. L'une de celles-ci épousa, à Nîmes, M. Poise, dont elle 
eut M. Poise, musicien, auteur de divers opéras comiques, classés au répertoire. 
M. Tardieu (qui précède) établi à Toulouse, en 1846, a laissé un fils, F. Tardieu, 
(vivant à Toulouse), ancien imprimeur dans cette ville et propriétaire. 

A THÉZIERS, CANTON D'ARAMON (GARD). 11 y a des Tardieu, propriétaires, à 
Théziers. Jacques, l'un d'eux, parti de ce lieu, se fixa à Tarascon (B.-du-Rhone) où 
résident de ses descendants. (\\ p. 96.) 

A SÉRIGNAN (VADCLUSE), jadis, dans le Bas Languedoc. On trouve, lA, un Tardieu 
qui prit le bail d'une entreprise concernant la rivière de ce lieu, 1668 (Arch. de la 
Drôme, E 549). 



BERNARD " ET PIERRE TARDIEU 

'et .MENT, assurément, de très notables personnages de la sénéchaussée de 
Carcassonne et qui avaient rendu de grands services à la couronne. Or, à la 
^îi prière de la reine de France (la reine Jeanne), ils reçurent des lettres de 
noblesse, c'est-à-dire une nouvelle confirmation de noblesse. Il est probable que plu- 
sieurs de leurs ancêtres avaient dérogé par l'exercice du commerce et qu'ils avaient, 
d'autre part, rendu des ser\'ices au roi contre les Pastoureaux qui, précisément en 1320, 
avaient envahi la sénéchaussée de Carcassonne où leurs bandes furent détruites. Ces 
Pastoureaux, comme on sait, prêchaient la guerre contre la noblesse et le clergé. Voici 
les lettres de noblesse. Les documents de ce genre, à cette date, sont fort rares. En 
effet, le premier anoblissement, en France, fut celui de Raoul, orfèvre du roi, en 1270. 

Nobilitacio concessa Bernardo Tardieu. — Philippus, Dei gratia Francie et Navarre Rex. 
Notum facimus universis presentibus et futuris, quod cum Regia nos admoneat aucto- 
ritas, ut illos qui vita laudabili virtutum premiis decenter ornantur, congruis honoribus 
prosequamur, nos, attendentes quod Benmrdus Tardieu, senescalie Carcassonensis, hujus- 
modi preconiis insignitur, eundem, licet ex nobili non fuerit génère procreatus, pre- 
missorum consideratione necnon et consideratione carissime consortis nostre Régine, 



I. Bernard Tardieu (Tardivi), prêtre, figure dans le Gallia clnistiana, en 1301, au sujet d'une 
enquête contre l'évêque de Pamiers (Ariège). Il est qualifié son chambrier et chancelier. Il s'agit, 
peut-être, de Bernard Tardieu anobli en 1321 (ci-dessus). 




— 125 — 

que super hoc cum instancia nos rogavit ut ad premissa reddatur habilior, nostra nobi- 
litamus auctoritate Rtgia et ex spécial! gratia, ipsumque et heredes suos in consortio 
nobiliuni aggregamus ; volentes eciam et eidem tenore presencium concedentes, quod 
quocienscumque sibi placuerit cingulo milicie valeat decorari, quodque ipse et ejustota 
posteritas, una cum omnibus et singulis bonis suis per eum acquisitis seu eciam imposte- 
rum acquirendis, absque financia vcl conquesta, ut nobilis tractctur plenaque nobilium 
gaudcat libertate. Quod ut firmum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris 
nostrum fecimus apponi sigillum. Actum apud Conflancium prope Quarterias, aitno 
Doiiiiiii millesiiiio trccenicsimo vkesimo primo, mense Julii. Per Dominum Regum. J. de 
Templo. — (Ces lettres se trouvent aux Archives nationales, à Paris, J J 60 n° 171 •) 

Nchililaciû avicessa Petro Tardieu. — Philippus, Dei gratia Francie et Navarre Rex, 
Notum facimus universis presentibus et futuris quod cum nos admoncat regia aucto- 
ritas ut illos qui vita laudabili virtutum premiis decenter ornantur, congruis honoribus 
prosequamur. Nos, attendentes quod Pdrus Tardieu, senescalie Carcassoiieusis, hujusmodi 
preconiis insignitur, eundem, etc. (Le reste de la pièce exactement semblable à la 
précédente ; ces lettres sont aux Archives nationales, J J 60 n" 172.) 

Descendaient assurément des deux anoblis qui précèdent, Jean Tardieu, bourgeois 
de Carcassonne, qui fut élu consul de cette ville en 142e; Raymond Tardieu, proba- 
blement son fils, élu aussi consul de Carcassonne en 1435, 1438 (voir Histoire de Car- 
cassonne, par Bouges, t. I, p. 472, 473). 

Bernard ou Pierre Tardieu doivent être les ancêtres des Tardieu du Roussillon et d'Ax 
et de ceux du Quercy et de l'Agenais, pays voisins de la sénéchaussée de Carcas- 
sonne ; comme aussi des Tardieu résidant à Alby au xvi= siècle '. 

RAMEAU DE CASTELNAUDARY (EXISTANT). — I. Louis Tardieu, à Castelnaudary, 
eut: II. Guillaume Tardieu, lequel eut Paul, mort en Afrique à 30 ans, et III. Guil- 
laume T. ; celui-ci mort à 65 ans, dont IV. Jean-Baptiste T., négociant, actuellement 
à Castelnaudary, qui a des filles. 

Rameau à Carcassonne, sorti du précédent (existant à Carcassonne). 



1. Le prénom de Bernard se retrouve, en 1450 et 1 550, parmi les Tardieu du Quercy et aussi, 
en 1595, parmi ceux d'Ax; ce qui peut indiquer encore une origine identique; car il est à 
remarquer que les branches d'une famille gardent facilement des prénoms spéciaux transmis, 
bien souvent, de l'aïeul au petit-fils. 



126 — 



EN GÉVAUDAN 



LES TARDIEU, SEIGNEURS DE SÉJAS, LA BARTHE 

Armoiries : d'agir, au chevron d'or, accompagné de deux épis de même en chef et d'une 
pique de même en pointe. 

ETTE branche noble et notable des Tardieu paraît s'être établie près de 

Man.'éjols (Lozère), au château de Séjas, vers 1520. Une tradition dit 

1 >Qgi^S^ qu'elle vient des nobles Tardieu, du Rouergue ; une autre tradition (mais 

aSi^**^!!! peu fondée) la fait sortir d'Establet (Drôme) ; enfin, une troisième tra- 



dition la rattacherait aux Tardieu du X'ivarais. Il y a presque certitude que Jean Tardieu, 
l'ami et le compagnon d'armes de Bayard (v. page 9) en est l'un des ancêtres. Il serait 
père du premier Jean, porté ci-dessous à la filiation. La tradition prétend que ce pre- 
mier Jean acheta la terre de Séjas, à la suite de la générosité de Bayard. 

Filiation. — I. Jean Tardieu, seigneur de Séjas, habitant la ville de Marvéjols, testa 
le 26 septembre 1549, par acte reçu Olivier, notaire à Mar\-éjols. Il était sûrement de 
la famille de Guionne de Tardieu, veuve de Guillaume de Melet, le 19 mars 1530, qui 
avait la coseigneurie de Rochenave, prés de Marvéjols, pour laquelle il y eut une trans- 
action entre la collégiale de Mar\-éjols et Jean de Fontbat, seigneur de Rochenave. 
Il demanda à être inhumé dans l'église de Notre-Dame de la Garce, de Marvéjols, au 
tombeau de ses parents. Il fit des legs testamentaires à son frère Guillaume et à ses filles 
Jeanne et Marguerite « Tardives ». On ignore le nom de son épouse dont il eut : 
II. Barthélemv de Tardieu ', seigneur de Séjas et de Béduejols, la Barthe, qualifié écuyer 
dans un acte passé devant le sénéchal de Nismes, le 29 mars 1 567, testa le 5 juin 1 572 ; 
il épousa : 1° le 5 novembre 1 5 50, Marguerite de Cucy ; 2° le 6 novembre 1 563, Isabeau 
Jouve, dame des Pradcls. Il eut : 1° Jean, qui suit ; 2° Pierre, premier consul de Mar- 
véjols, député aux états du Gévaudan, à Mende (17 février 1615)-; nommé arbitre 
par les habitants de Chabirts, prés Mende (1624). Il eut Jean, seigneur de Séjas, la 
Barthe, Combeucelle, compris, comme son cousin germain, Jean, à la maintenue de 
noblesse de 1666. Il testa en 1656, mourut sans enfants, et son cousin germain Jean 

I. A partir de 1600, les Tardieu de Séjas prirent la particule, selon l'usage du temps. | 2. V. 
lie Burdin, Documents historiques sur le Gévaudan (t. I, p. 119; idem, p. 123 ; tome II, p. 360). 



— 127 — 

fut son héritier; 3° Jacques, mort sans postérité ; 4° Susanne. — III. Jean de Tardieu, 
écuyer, seigneur de Séjas, la Barthe, Béduejols, les Pradels, fut guidon de la compagnie 
du connétable de Montmorency, lieutenant de M. de Blacons, gouverneur de la prin- 
cipauté d'Orange, puis capitaine commandant du château d'Orange (26 octobre léoo) ; 
il assista le 10 juillet 1617, aux états du Gévaudan, à Mende ; fut nonmié gouverneur 




TARDIEU, SEIGNEURS DE SÉJAS, DE LA BARTHE, DES PRADELS : 

d'a:^iir, au chevron d'cr accompagné de 2 épis de même en chef 
et d'uiw pique d'argcni eu pointe. 

de Marvéjols (i" février 1640); il épousa par contrat reçu Pages, notaire de Saint- 
André, le 17 juin 1605, Magdcleine de Saurin, dont il eut : 1° Jean, qui suit ; 2° 
Gabrielle, qui épousa un de Barthelmy, d'une très ancienne famille de Provence (v. 
le chapitre Alliances), lequel eut deux fils : J. Samuel de Banhelmy, mort sans enfonts, 
seigneur de Pradels, conseiller et président du conseil de S. A. R. Monsieur, frère 



— 128 — 

unique du roi, qui, en 1696, fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général de France' 
(EcarteU aux i et 4, d'azur à la montagne d'or surmontée de _j étoiles de même en chef, qui 
est de Barthelmy ; aux 2 et }, les armes des Tardicu de Séjas). En 1712, il fut substitué 
aux nom et armes de Tardieu, par son oncle, Jean de Tardieu ; B. Jean; 5° Susanne, 
femme de Jean-Jacques Daudé, dont nous parlerons après son frère, Jean de Tardieu. 
— IV. Jean de Tardieu, écuyer, seigneur de Pradels, la Barthe, Séjas, fut d'abord capi- 
taine au régiment de Caurisson et de Montpezat (1638) ; servit en Italie la même année 
(septembre) ; reçut un ordre du maréchal du Plessis-Prasiin pour faire la revue de sa 
compagnie (23 avril 1647) ; reçut un brevet du roi de la charge d'aide de camp (i 5 mai 
1647); maréchal des batailles, capitaine dans le régiment de Montpezat, avec 2.000 
livres de pension (12 janvier 1631); appelé dane le brevet « des Pradels »; sergent 
des batailles (10 février 165 1) ; enfin, maréchal de camp (50 mai 1657). Par jugement 
de l'intendant de Languedoc, à Montpellier, en date du 15 janvier 1679, il fut maintenu 
dans sa noblesse de race. Il avait épousé, le 28 mai 1652, Françoise de Marc de la 
Calmetie (contrat reçu Menut, notaire à Marv'éjols), fille de Jean de Marc, seigneur de 
la Calmette, marié, le 28 mars 1607, à Marguerite de Ginestous. En 1712, il fit son 
testament, se voyant sans enfants et instituant pour héritiers de son nom et de ses 
armes, ses deux neveux Samuel de Barthelmy et Jean-Jacques de Daudé, qui va suivre ; 
son portrait sur toile se trouve au château de Séjas. 

I. Jean-Jacques Daudé, seigneur de Séjas, la Barthe, fils de Philippe Daudé, notaire 
à Javols, près de Saint-Alban et propriétaire du domaine du Pont, protestant, épousa 
Susanne de Tardieu, la sœur du maréchal de camp, qui précède. Il eut: A. Jean- 
Jacques, qui suit ; B. Hilaire ; C. Marie, mariée à Jean Daudé, avocat à Nimes, dont 
Pierre, mort s. p.; D. Pierre; E. Gabrielle, mariée à Etienne Dallaret, de Milhau 
(Rouergue), dont Etienne, avocat en parlement, qui eut : N., seigneur des Pradels. 
Jean de Tardieu avait adopté et institué héritiers de ses nom et armes ses deux neveux 
Samuel de Barthelmy et Jean-Jacques Daudé, avec substitution réciproque à leurs 
frères et scieurs, les garçons avant les filles. Samuel de B. et J.-J. Daudé moururent 
sans enfants. I. Hilaire Daudé, frère de Jean-Jacques, recueillit la substitution. Il 
épousa Susanne Boudamy dont il eut Susanne, épouse d'Urbain Dumas de Culture et 
II. Jean-Jacques Daudé de Tardieu, seigneur de la Barthe, Séjas, Limouze, les Pradels, 
qui se fit anoblir en achetant, en 1741, une charge de capitoul de Toulouse; celui-ci 
avait épousé, le 17 janvier 1719, Marie-Rose de Trescazals de Marance, dont il eut: 
1° Sylvestre-Jean-Jacques Hilaire, qui suit; 2° Marie-Pétronille, mariée, le 15 janvier 
i75o> à Jacques Boissier, conseiller maître en la cour des comptes de Montpellier ; 

3° Sylvestre, appelé M. « de Séjas », capitaine au régiment d'Auvergne ; 4° Marcel, 

I 

I . Généralité de Montpellier-Montauban 



' — 129 — 
lieutenant au régiment d'Auvergne ; 5° Hilaire, prieur de la chartreuse de Cahors. — 
III. Sylveslre-Javî-Jacqiies-Hilniir Daudé de Tardieu de h Barlhe, écuyer, seigneur de 
Séjas, Limouze, capitaine aide-major au régiment d'Auvergne, aide de camp du comte 
d'Eu, député des états de Gévaudan, aux états du Languedoc, en 1761, épousa, le 
3 juillet 1759, Marie-Anne Comte, dont il eut : IV. Sylvestre-Ferdinand-Charles-Marie 
Daudé de Tardieu de la Barlhe, officier au régiment de Lille, marié, le 7 février 1803, à 
Marie-Anne-Victoire Azeinar, dont il eut : 1° Emilien-François-Sylvestre, comte de 
la Barthe, né en août 1805, marié, le 18 novembre 1833, à Octavie Bérard de Chazelles, 







CHATEAU DE SEJAS 

(près de Marvéjols, Lozère) 
propriété des Tardieu de Séjas aux xvi* et xvii" siècles. 

dont : A. le vicomte Henri-Gilbert, marié à Jeanne Mouzard-Sencier, fille d'un préfet 
de l'Empire, dont il n'a pas d'enfonts ; 2° le baron Anatole-Joseph-Sylvestre-Hilaire, 
décédé, marié, le 2 juin 1840, à Antoinette de Rous de la Mazeliére, dont : A. Margue- 
rite, mariée, en 1862, au comte deBermond de \'achéres (V. l'^^/ie^rf/Vc final), résidant 
à Montpellier, dont Jeanne et Antoinette; S. Blanche, mariée, en 1868, à Charles- 
Jean-Marie, baron de Tourtoulon, membre correspondant de l'Académie d'histoire de 
Madrid, commandeur d'Isabelle la Catholique, etc., résidant au château de \'alergues 
(Hérault). Ce dernier a: rt. a. Pierre, né en 1867 ; h. b. Marguerite, née en 1871 ". 



I. La famille noble de Tourtoulon est originaire d'Auvergne. Filiation depuis Armand, che- 
valier, 1284. Armes : d'azur, à la tour d'argent, maçonmede saille, surmontée d'un étendard d'argent, à 

9 



— 130 — 

Le château de Séjas appartient, actuellement, à M. Pe3'ret de \'illard, qui nous en a 
transmis bien gracieusement le dessin et qui est parent du comte de la Barthe (vivant) 
qui précède. 

LES TARDIEU DE ST-ALBAN ET DE SAUGUES 

gxs^ETTE branche, qu'une tradition dit originaire du Dauphiné, possède une attes- 
5 f^M tation, signée des habitants de Saint-Alban, certifiée du maire Eyrald, donnée 
^*^S. à M. Anselme Tardieu, docteur médecin à Saugues (mort en 1874), déclarant 
que ses ancêtres sont originaires de Marvéjols 'et qu'ils passèrent à Saint-Alban. Il en 
résulte que c'est donc un rameau séparé, probablement au milieu du xvi= siècle, des 
Tardieu, seigneurs de Séjas, qui précèdent ' et, par suite, elle doit porter les mêmes 
armoiries. 

Filiation: I. Jean Tardieu, né à Marvéjols, en 1610, lieutenant de jugea Saint- 
Alban, dès 1648, épousa, dit un mémoire de famille, une demoiselle habitant Craponne 
(Haute-Loire), « très-belle et sans fortune. » 11 vivait encore à Saint-Alban, en 1684 
et laissa quinze enfants : 1° Guillaume, qui suit ; 2° Dominique, que nous croyons 
l'auteur de la branche des Tardieu fixés à Chasserades, rapportés ci-après ; 3° un fils, 
marié à M"' Laporte, de Belviala ; 4° un fils chapelain du château de Saint-Alban ; 5° 
un docteur médecin ; 5° un fils, auteur d'une branche passée à Beauregard, dans le 
canton d'Aumont (Lozère), (branche qui a fini par un capitaine; voir page 138); 
6° un fils, chirurgien ; 7° un fils, négociant ; 8° un fils, curé de Saint-Christophe 
d'Allier, puis d'Ouroux en 1665. — IL Guillaume Tardieu, lieutenant dans les gre- 
nadiers de France, en 1680, dit Cœur de roi, surnom qui lui avait été donné à l'armée. 
Etant en garnison à Besançon, il fut témoin d'un miracle fait par le saint suaire et 
désigné pour être parrain d'un enfant miraculisè. On voyait encore, en 1789, à Besan- 
çon, dans l'église où s'était fait ce miracle, un tableau représentant Guillaume Tardieu 
tenant l'enfant dans ses bras. Il eut : 1° Philippe qui suit ; 2° Guillaume, prêtre, en 
1775. — III. Philippe Tardieu, né à Saint-Alban, épousa, en 1720, Agnès Polge, fille 
d'Aldebert, docteur médecin, et de Jeanne Brun (celle-ci de la famille Brun de Villeret). 
Il eut : 1° un fils, qui suit; 2° un fils, né à Saint-Alban, avocat, dit Tardieu de Grand- 

la hampe iVoi- et accomp. de _? colombes d'argent, Vmte contournée en chef à dextre, les 2 autres affrontées 
au pied de la tour ; en pointe, une molette d'éperon d'or. Devise Tiirris hosti, turtur aniico. Cri : Ven 
h querre ! 

I. Cette branche doit descendre de Guillaume Tardieu, frère cadet de Jean, seigneur de Séjas, 
mentionné dans son testament de 1549 (v. page 126). 




JEAN DE TARDIEU 

Ecuyer, seigneur de la Barthe, Séjas, les Pradels, 

vaillant homme de guerre du règne de Louis XIV ; 

nommé maréchal de camp, le jo mai 1657. Il testa en 1712. 

(Portrait pris sur une toile, du temps, au château de Séjas). 



— 132 — 

rieu, duquel descend Jean-François-Isaïe Tardicu, né à Saint-Alban le 12 juillet 1765, 
chef de bataillon (1807), qui combattit vaillamment à Mondovi (1799), quoique blessé, 
et fut tué au siège de Dantzick, en 1807. Il avait été fait, en 1804, chevalier de la 
Légion d'honneur (^). — IV. Philippe Tardieu, né à Saint-Alban, épousa Marie-Anne- 
Astasie de la Peyrouse. Il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° Guillaume, auleur d'un rameau 
existant {rapporte ci-après). — V. Pierre Tardieu, féodiste à Saint-Alban, puis expert- 
géomètre à Marvéjols, épousa Marie-Thérèse-Delphine de Frégefont (de Joj'euse, Gard). 
Il eut dix-huit enfants, dont dix morts en bas âge; les autres sont : i° Théodose-Augustin, 
né à Saint-Alban, le 11 janvier 1785, entré aux vélites de la garde impériale en 1804; 
sous-lieutenant en 1807; lieutenant en 1809; capitaine en 1812; mort capitaine de grena- 
diers, au champ d'honneur, devant Bayonne, à 28 ans, le 18 novembre 1813; ancien 
commandant de la place d'Oronda (Andalousie), il était chevalier de la Légion d'hon- 
neur. Dans le compte rendu de sa mort par le maréchal Soult, il est dit : « ce jeune officier 
était destiné aux plus hauts emplois dans l'armée; » 2° Cécile, mariée à son cousin ger- 
main, Louis-Théodose Tardieu ; 3° Jean-Pierre-Privat, expert-géomètre, à Marvéjols, 
oii il est mort, laissant A. Théodose, mort célibataire : B. Delphine-Virginie, née à Mar- 
véjols, le 28 septembre 1841, mariée à Jean-Marcel Boyer, inspecteur de l'enseigne- 
ment primaire, officier d'Académie, dont Marguerite ; 4° Emmanuel, propriétaire à 
Montalbert, mort à Saint-Alban, a eu : A. Zénobie, épouse Roussel, dont entre autres 
enfants, Anselme, missionnaire, oblat de Marie, en Afrique; S. Félicité, célibataire; 
3° Lucie, épouse Monteils, dont un fils sous-officier aux zouaves pontificaux; 6° 
Marie, en religion sœur Marie-Théodose, morte en 1848, dans la maison d'Ecouen, 
supérieure des religieuses de cette congrégation, chargées des filles des légionnaires ; 7° 
Lin, diacre, lazariste, mort victime de son dévouement pendant le choléra, à Paris, 
en 1832 ; 8° Anselme, qui suit. — VL Anselme Tardieu, né à Saint-Alban, le 21 avril 
1793, mort à Saugues (Haute-Loire), le 18 mars 1874, exerça dans ce dernier lieu, la 
médecine plus de 30 ans. C'était un homme de bien, le père des pauvres, médecin de 
grand talent, mais plein de modestie. Il adressa, à l'Assemblée législative, un remar- 
quable mémoire qui contribua à faire disparaître, de l'exercice de la médecine, une caté- 
gorie d'incapables, mémoire que l'Académie de médecine combla d'éloges. En 1832, il 
fut envoyé à Paris pour soigner les cholériques. Dans la chapelle de l'hospice de 
Saugues, son nom est inscrit en lettres d'or, sur un marbre, comme bienfaiteur insigne 
de cet établissement, dont, pendant 30 ans, il soigna les malades gratuitement. Son 
éloge nécrologique a été prononcé par M. Texier, notaire, et imprimé (dans le journal 
la Haute-Loire). Il épousa, en premières noces, M"= Martin, fille du juge de paix de 
Saugues, et en secondes, Clarisse Terrasson (de Langogne, Lozère). Du premier lit : 
1° Irma, épouse de M. Caubel, dont Louis ; 2° Martin, mort à Samt-Chély, marié, 
en 1850, à Célina Grassal (de Saint-Chély), dont : A. Anselme, contrôleur des contri- 




ANSELME TAKDIEU 

docteur médecin à Saugues. 

Né à St-Alban, le 21 avril 1793, mort â Saugues, le 18 mars 1874. 

Homme de bien ; père des pauvres. 

Une plaque en marbre, dans l'hospice de Saugues, rappelle ses bienfaits. 



— 134 — 

butions indirectes à Auch, marié, le lo août 1880, à Gabriel Barbât (de Saint- Pourçain, 
Allier), dont : a. a. André, né le 15 septembre 1881 ; b. b. Maurice, né le 7 janvier 
1885 ; B. Julie ; C. Jeanne ; D. 3° Louis, prêtre. Du second lit : 4° Clara, née en 1835, 
morte en 1857, religieuse; 50 Jules, né le 2 octobre 183e, docteur médecin à Blois, 
depuis 1873, chirurgien de l'Hôtel-Dieu depuis 187e, marié, le 29 avril 1872, à Marie 
Martin-Monestier (de Blois), dont: A. Pierre, né le 7 avril 1873, étudiant en droit; 
B. Jean, né le 30 janvier 1874, élève de l'école navale, en 1892; 6° Pierre-Auguste- 
Arthur, né en août 1859, supérieur des missionnaires maristes, à ^'alenciennes ; 7° Lin- 
Hippolj-te-Oscar, né en novembre 1840, chevalier de la Légion d'honneur, comman- 
deur de l'ordre du libérateur du Venezuela, capitaine de cavalerie en retraite (résidence : 
Hennebont, Morbihan), marié à Antoinette Guignard, dont Yves ; 8° Louis-Anselme, 
né le 30 mai 1847, capitaine-commandant au 3*^ hussards, chevalier de la Légion d'hon- 
neur (1892), marié à Henriette Dutertre, fille d'un ancien officier de cavalerie, dont : 
A. Henri-Marc-Anselme, né le 18 septembre 1883 ; B. Claire-Marie-Antoinette, née le 
II novembre 1885 ; C. Joseph-Amédée, né le 10 mars 1887 ; D. Georges-Charles, né 
le 17 février 1889 ; E. Eugénie, née le 26 juin 1891. 

RAMEAU (EXISTANT). — V. GvUkume Tardieu, fils cadet de Philippe et de Marie- 
Anne-Astrasie de la Peyrouse, né à Saint-Alban, le 11 décembre 1755, épousa : 1° 
M''^ Charrade (du Sauzet), sa cousine, fille unique ; 2° Marie-Thérèse Brunel (qui était 
de Saugues), Du premier lit : 1° une fille, épouse de M. Assis (de Saugues) ; du deuxième 
lit : 2° Augustin, né à Saugues, mort à Moscou, en 1812, lieutenant des flanqueurs de 
la jeune garde impériale ; 4° Louis-Théodose, qui suit. — \'I. Louis-Théodose Tardieu, 
né à Saugues, le 19 décembre 1794, entré au service en 1813 ; d'abord grenadier; 
passa (1814) au 51= régiment de ligne. Il épousa Cécile Tardieu, sa cousine germaine. 11 
eut : 1° Alexandrine, morte sans enfants, épouse Salel (à Bessèges) ; 2° Laurent-Anselme, 
qui suit; 3° Isidore. — \'I1. Laurent-Anselme Tardieu, ne. à Saugues, en 1821, décédé à 
Massiac, en 1862, épousa Justine-.\ntoinette \'idal, fille d'un chef de division à la préfec- 
ture du Puy, née au Puv en 182 1, décédée à Paris, en 1874, dont : 1° Louis-Théodose 
qui suit; 2° Jules, né à Brioude, en 185 1, chef de bureau au ministère de l'intérieur, 
chevalier de la Légion d'honneur, marié à Élise Dursens, fille d'un chef de service à 
la direction des postes et télégraphes, dont Juliette ; 3° Hortense, épouse de M. Mazen, 
emplov-é à la préfecture de la Seine, dont Jeanne et Louis. — VIII. Louis-Théodose 
Tardieu, né à Langeac (Haute-Loire), le 11 mars 1845, engagé volontaire au io« régi- 
ment de cuirassiers (août 1868), fut nommé sous-lieutenant au i'"' régiment de cui- 
rassiers (décembre 1870) ; blessé d'un coup de feu à la 2= retraite de l'armée de la 
Loire, cité à l'ordre de la division de cavalerie (décembre 1870), chevalier de la Légion 
d'honneur (5 mai 1871); nommé lieutenant le i" mai 1877 ; a pris sa retraite (1877), 



— 135 — ~ 

sa blessure ne lui permettant pas de faire un bon service. Voici sa citation honorable 
ainsi libellée: « le maréchal des logis chef Tardicu, sommé de se rendre, répondit par 
un coup de revolver qui tua cet officier; » et, ce que la citation ne dit pas, c'est que le 
coup de revolver fut précédé de l'expression célèbre de Cambronne, qui dépeint 
l'énergie et la belle fierté de cet officier, actuellement chef du service intérieur, au 
ministère de l'Intérieur. Il a épousé Marie Duval, fille d'un sous-chef de contentieux 
à la Compagnie du Paris-Lyon-Méditerranée. 

RAMEAU EXISTANT A CHASSERADES (LOZÈRE). Ce rameau semble venu de Saint- 
Alban (Lozère), séparé de la branche qui précède. Filiation : I. Dominique Tardicu, 
résidant à Maynial, commune de Saint-Christophe-d'Allier (Haute-Loire), canton de 
Saugues, épousa Jeanne de Roussel, vers 1680. Il eut : II. Pierre Tardieu, chirurgien- 
apothicaire qui s'établit à Chasserades (Lozère) et épousa : 1° Antoinette de Belvezer ou 
de Belvezet, d'une très noble famille d'Auvergne, les de Belvezer de Jonchères, rési- 
dant à Pradelles (Haute-Loire) en ié66 et maintenus nobles à cette date (Armes: de 
gueules, au lion d'or); elle mourut, à Chasserades, le 6 juin 1719 ; 2° le 15 mai 1721, 
Louise Martin, fille de Claude, notaire à Pratclaux, près Chasserades, mort le 9 février 
1725, à 72 ans, et de Lucrèce de la Garde. Du second lit: 1° Claude, qui suit; 2° 
Jean-Baptiste, né le 31 mai 1723, qui, d'après la tradition, fit trois voyages en Amé- 
rique, ce qui lui fit donner le surnom d'Américain ; 3° Elix ou Elise, née en 1727, 
morte en 1810, mariée, en 1743, à Antoine Vidal. — III. Claude Tardieu, né à Chasse- 
rades, le 5 février 1722, mort le 2 septembre 1809, notaireà Chasserades (1750-1804), 
patriote ardent, mais religieux, offrit son étude à la Nation, à la Révolution ; mais 
sauva, en les cachant, les vases sacrés de la paroisse et les prêtres assermentés des 
environs, ce qui le fit fermer en prison, à Mende. Au 9 thermidor, il reçut la liberté. 
Président de l'administration municipale de Chasserades; maire en l'an IX. Il épousa, 
en 1742, Claude Rieu et fut père de : 1° Christine, née en 1745, morte en 1820, mariée 
en 1769, à Mathieu Rabanit, dont une fille mariée à M. Buisson, maire de Saint- 
Frézal ; 2° Marguerite, née en 1749, morte en 1809, mariée, en 1777, à J.-B. Bouchet; 
3° Elisabeth, née en 175 1, morte en 1824, mariée, en 1775, à Joseph Hébrard ; 4° Noé, 
qui suit; 5° Anne, épouse d'Antoine Souchon ; 6° Claude, propriétaire à l'Hermet 
(commune de Prévenchères), marié, vers 1795, à Marie-Anne Borreli. Il eut : A. 
Jean-Pierre-Claude, né en 1798, marié, vers 1831, à Marie Cayron, dont deux filles 
religieuses ; B. Jean-Baptiste, propriétaire à Bayard, prés Villefort (Lozère), marié, 
en 1840, à Marie Balme, dont : a. a. Clément, négociant, résidant à Bessèges (Gard) ; 
h. b. Marie-Cyprien, curé à Ponteils (Gard) ; c. c. et d. d. Camille et Louis, négociants 
à Montpellier (Hérault) ; 3° Mathieu, décédé ; C. et D. deux filles. — IV. Noé Tardieu, 
né le 24 décembre 1752, mort le 18 avril 1828, épousa, le 25 février 1778, Marie 



- 136 - 

Teissier; il eut : i° Jean-Pierre-Claude, qui suit; 2° Angélique, née en 1784, morte 
en 1829, mariée, en 1813, à Vital Teissier; 5° Marguerite, née en 1792, morte vers 
1875, mariée à Louis Pestre ; 6° Pierre-Alexandre, né le 26 novembre 1795, décédé à 
Alais (Gard), en 1867, prêtre, docteur en théologie, aumônier et principal du collège 
d'Alais qu'il réorganisa et où il laissa un grand souvenir; 7° Marie-Rose, née en 1800, 
morte vers 1850, institutrice. — ■ V. Jean-Pierre-Claiide Tardieii , né le 4 juillet 1779, 
mort le 2? juillet 1837, notaire à Chasserades (1804), vendit son étude, en 1832; 
maire de Chasserades (1813-1814); contribua à la création du bureau de bienfaisance 
de ce lieu ; épousa, en février 1810, Françoise Michel, morte le 21 août 1836. Il eut: 
1° Marie-Clotilde, née en 1811, morte célibataire en 1880, institutrice longtemps; 
2° Silvain-Pierre-Claude, qui suit; 3° Jean-Pierre-Eugène, né le 17 novembre 1814, 
à Chasserades, religieux de haute valeur sous le nom de R. P. Frézal, de la congré- 
gation dite de Picpus ; reçu novice en 1837, à Paris; fit ses vœux en 1839; directeur 
au noviciat de Vaugirard (1839); à celui de Louvain (1843), supérieur de ce noviciat 
(1845); directeur au noviciat d'Iss)- (1858); du conseil du supérieur général (1860); 
professeur de dogme jusqu'à sa mort. Il a laissé un grand souvenir dans sa congréga- 
tion. Pris comme otage par la Commune, il fut fusillé rue Haxo, le 26 mai 1871, à 
côté de l'archevêque de Paris. Sa vie a été publiée dans « Les martj-rs de Picpus » par 
le R. P. Benoît Perdereau, 5= édition, 1887, in-12 (pages 539 à 448). Que cet homme 
de bien repose en paix ! Sa mémoire sera éternelle ! (Voir Petits BoUandistes, t. XV, 
p. 369); 4° Jean-Baptiste, né le 8 juin 1818, mort en 1883, instituteur, conseiller 
municipal longtemps, maire en 1870, marié, en 1845, à Claire Calcat, morte en i88é ; 
il eut: A. Marie, née en 1847, mariée en 1869, à Pierre Rousset, instituteur à Pré- 
venchères; B. Euphrasie, née en 1849, mariée, vers 1871, à Odilon Talagrand, dont 
deux fils ; C. Odilon, né en 185 i, marié, en 1878, à Marie-Mélanie Vincent ; D. Jean- 
Baptiste, né en 1855, instituteur, commune de Chasserades, marié; il a deux enfants; 
E. Eugénie, née en 1857, mariée, en 1878, à Clodomir Roudil, instituteur à la Bastide 
(Lozère); F. Joseph, né en 1860, marié, en 1883, à Hortense Cournol, instituteur à 
la Malige (Lozère); il a trois enfants; G. Justine, née en 1865, mariée, en 1887, à 
Marcellin Poudevigne ; 5° Françoise-Marie-Clotilde, née en 1824, institutrice jusqu'en 
1881. — VI. Silvain-Pierre-Claude Tardieu, né le 13 mars 1813, résidant à Chasserades, 
instituteur (1838-1848; puis 1852; retraité 1876). Adjoint au maire de Chasserades 
(1848-1852); ensuite conseiller municipal; marié, en 1841, à Rosalie Cahier, décédée 
en 1877; il a : 1° Pierre-Claude, né le 13 février 1843, instituteur à Cultures (Lozère), 
marié, en 1875 , à Marguerite-Maria-Constance Dumas, dont cinq enfants; 2° Jean- 
Baptiste, né le 28 novembre 1844, instituteur, mort célibataire en 1868; 3° Anne- 
Clémence, née en 1847, mariée, en 1868, à Jean-Pierrc-Cyprien Maurin ; 4° Théodore- 
Eugène, né le 12 février 1850, capitaine de l'armée territoriale, caissier des Grands 




jEAN-PIERRE-EUGÈNE TARDIEU 

religieux de la Congrégation dite de Picpiis (sous le nom du Père Frétai), 

Né à Chasserades (Lozère), le 17 novembre 1814, 

mort victime des fureurs de la Commune, à Paris, le 26 mai 1871. 



-138- 

magasins du Printemps, à Paris; 5° Pierre-Jean, né le 8 novembre 185 1, marié, le 
19 avril 1880, à Marie-Euphrasie-Mélanie Laurans, morte le 5 septembre 1883 ; il est 
agent voyer à Mende, maire de la commune de Belvezet et a un fils, né le 22 janvier 
1881; 6° Marie, née en 1858, mariée, en 1802, à Jean-Marie-Isidore Teissier; 7° 
Marie-Clotilde-Joséphine, institutrice, née en 1860, morte en 1890, mariée, en 1883, 
à Anne-Louis-Stanislas Garilhe. 

AUTRES RAMEAUX EXISTANTS DANS LA LOZÈRE. Une tradition conservée 
encore, en 1827, dans les Tardieu du canton de Saint-Chély, disait que tous les 
Tardieu, résidant alors, dans une distance de 10 à 12 lieues, dans la Lozère, à Grand- 
rieux, Malzieu, Saint-Alban, Fournels, Termes, La Fage-Saint-Julien, Beauregard, 
Aumont, Saint-Légcr-de-Pére, Mar\-éjols et Nasbinals étaient sans exception sortis du 
bourg de Grandrieux. Claude-Annet Tardieu, né à Beauregard, près du Fau de Peyre 
(Lozère), le 29 avril 1773, retraité en 1828, s'éleva de simple soldat par tous les 
grades jusqu'à celui de capitaine au 17'= de ligne (1821) ; il fut à la grande armée, en 
Espagne, etc. Chevalier de la Légion d'honneur (1824) ; chevalier de Saint-Louis 
(1823). Il avait un frère résidant à Beauregard. La postérité d'un Tardieu, résidant au 
Crouzet (canton de Saint-Chély), lequel fit les guerres de Napoléon I" et reçut la 
médaille de Sainte-Hélène, existe dans le canton. Elle est représentée par François- 
Marie Tardieu, né à Timèzes, qui a servi au 2= régiment du génie, à Montpellier, et qui 
est négociant à Paris. Un autre Tardieu, descendant de ce rameau, résidait, en 1790, 
à La Fage-Saint-JuIien (canton de Saint-Chély). Il est représenté, à La Fage-Saint-Julien 
(où il y a un Tardieu, adjoint au maire), par J.-B. Tardieu, négociant à Paris. 

RAMEAU se rattachant, peut-être, aux précédents, qui a eu, dès 1621, Jean Tardieu, 
propriétaire à Rimeyzenc, près de Saint-Chély, commune du Fau-de-Peyre (Lozère), 
canton d'Aumont et, en 1676, Pierre Tardieu, à Aumont. En 1611, il y avait des Tar- 
dieu dans la commune de la Chaze. Ceux de Rimeyzenc sont représentés par M. l'abbé 
Tardieu, curé de Saint-Germain-du-Teil (Lozère) ; M. l'abbé Maurice Tardieu, vicaire 
des Bessons (Lozère), né à Saint-Chély-d'Apchier et Casimir Tardieu, propriétaire à La 
Fage-Saint-Julien (Lozère). 

RAMEAU A BOULDOVIE, commune de Montrodat (Lozère). Représentant : 
M. Tardieu, instituteur à Gabrias (Lozère). — Autre rameau, M. Tardieu, maire à 
Eslables (Lozère). 

L'abbé Tardieu, de l'un de ces rameaux, était, en 1847, curé d'Antrenas (Lozère). 

RAMEAU A CONCOURES (canton de Bozouls, Aveyron). 11 compte, actuellement, 
un négociant, à Paris. Ce rameau doit venir du Gévaudan. 



1)9 



EN ALBIGEOIS 




[ne tradition raconte que les Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues, dans 
les Basses-Alpes, seraient originaires d'Albi et auraient été hérétiques au 
xiii« siècle. Il faudrait supposer alors que sortis de la souche alpine au 
xii= siècle, un rameau s'était établi à Albi d'où, persécuté par les guerres 
de religion, au commencement du xiii' siècle, il serait revenu dans les Alpes, son 
berceau. On croit même que c'est d'Albi, où fleurissait la fabrication des draps, que fut 
portée, par les Tardieu, cette industrie dans la Provence et notamment à Saint-Etienne- 
les-Orgues (v. pages lé et 58). 

Au xvi« siècle, il y a eu des Tardieu notables à Albi. On trouve d'abord, Olivier 
Tardieu, apothicaire, consul d'Albi en 1596 et en 1601. Jean Tardieu, sans doute, son 
fils, négociant et consul en 1631. Nous pensons qu'il était également apothicaire. Lors 
de la terrible peste qui désola Albi, il se montra courageux et dévoué. C'est lui qui 
fournit à la ville les médicaments destinés à combattre les effets de la peste. (V. 
Inventaire des archives communales d'Albi B B 99 et C C 279, 285, 311, tome II, 
p. 78). Le 25 novembre 1636, Antoine Tardieu, négociant à Albi, épousa Marthe 
Gisclarde (Registres de la paroisse Saint-Salvy, d'Albi). M""^ Cécile « Tardive » fut enterrée 
à Albi, dans l'église des Cordeliers, le 23 juin 1646. Les Tardieu n'habitaient plus 
Albi dès le milieu du xvii« siècle. Il est probable que, de cette branche, descendent 
ceux-ci, vivants en 1855, savoir : le capitaine Tardieu et son frère M. Tardieu, receveur 
de l'enregistrement à Rodez (Aveyron). Ces derniers étaient originaires, en effet, 
du village de Castelgarie, canton de Valence (Tarn) sur les limites de l'Avcyron. 

Maître Olivier Tardieu était ministre protestant à Saint-Jean-de-Gardonenque, en la 
viguerie d'Anduze (Gard), en 1574 (voir d'Aubais, Histaire des deux sièges de Sûtnmières, 
p. 122). Le prénom d'Olivier, qui est rare chez les Tardieu, semblerait indiquer 
qu'Olivier Tardieu, consul d'Albi en 1596, était de la branche de ce pasteur, lequel 
pourrait venir des Tardieu du Dauphiné où il y a des protestants (p. 99). 



EN ROUSSILLON 

Il y a, actuellement, en Roussillon, des Tardieu (jadis Tard'nî) : 1° à Fourques (voir 
au chapitre des Tardiu), à la fin des filiations ; 2° à Rivesaltes (Les Tardieu de Rive- 
saltes figureront aussi au chapitre des Tardiu). 



— 140 — 

Un Tardieu, de ceux du Roussillon, est, actuellement, chef de bureau à la préfecture 
de Constantine (Algérie). 



AU COMTÉ DE FOIX 

A AX-LÈS-THERxMES (ariège); AUJOURD'HUI 
A BORDEAUX (gironde) 



m 



[es Tardieu, J'Ax, qui ont occupé, dans cette ville, les positions munici- 
pales les plus honorables et qui comptent de nombreux notaires, ont 
aussi contracté de belles alliances et comprennent deux rameaux. Nous 



'ia ausb 
Mj pen 



sons qu'ils viennent des nobles Tardieu, de Lauzerte, en Quercy 
(v. p. 125 et au Quercy, plus loin). Dans les registres d'Ax, ils sont souvent appelés de 
Tardieu (1624-1699) et, d'autres fois, du nom de de Tardiu (en 1626). En 1631, il y 
avait prés d'Ax, à côté du château de Maou, la métairie appelée Tardieu. 

Filiation'. Premier rameau. — I. Maitre/M» Tardieu, cousin de Guillaume Tardieu, 
négociant à Ax (1592), époux de Lucrèce Martin (celui-ci eut pour enfants : Georges, 
né en 1392; Jehan, né en 1593; Raimonde, née en 1596, à Ax), notaire roj'al d'Ax 
(1595-1613), consul de ce lieu en 1609, 1615, 1627, 1631, se distingua par son 
grand courage et son dévouement, lors de la terrible peste qui sévit à Ax, en 163 1 '. 
Il fut même atteint par le fléau et se sauva miraculeusement. Il mourut à Ax, le 
8 juin 1638, ayant épousé Françoise de Luilhet, sœur de Pierre, bourgeois d'Ax 
(v. chapitre Alliauces), morte le 18 décembre 1640. Il eut: 1° Hiérome, né en 161 1, 
bachelier en théologie, curé de Merens, près d'Ax (1639-1643); 2° Jean, qui suit; 
5° Jean-Pierre, né à Ax, le 21 janvier 1618, mort victime de l'épidémie de la petite 
vérole sur les enfants, en 1625 ; 4° Pierre, né en 1620; 5° Jean, né vers 1623, cha- 
noine de l'église abbatiale de Poix, en 1708; 6° François, né en 1625. — II. Jean 
Tardieu, né à Ax, le 30 mai 161 3, y mourut le 2 janvier 1694. Qualifié bourgeois, 
notaire à Ax (1639-1679), consul d'Ax en 1667, 1670, 1675, 1677, 1683 ; épousa 
Marie de Martin, fille de Jean-François, bourgeois d'Ax, et de Jeanne de Senier, et 
descendante d'Antoine, licencié en droit, consul d'Ax, en 1571, et parente de Jean, 
docteur en droit (1650). Il eut: i° Hierosme, qui suit; 2° Jean, né le 8 novembre 

I. La ville d'Ax et son consulat, par Benjamin Rivière, Foix, 1868, in-8 (page 24). 



— 141 — 

i647- — ni. Hierosme Tardieu, né à Ax, le 19 mars 1640, bourgeois et notaire à Ax, 
mourut dans ce lieu le 11 novembre 1691; il y fut premier consul en 1677; épousa 
Marie-Thérèse de Pretiane de Fontfreyde (v. chapitre Alliances), fille de Jean, seigneur 
de Fontfrej'de et de Marguerite de Claverie, sœur de Pierre, coseigneur de Vaychis, 
morte le 14 février 1709, à 62 ans. Il eut : 1° Jean, né en 1669 ; 2° Joachim, né 
en 1672; 3° Jean-Herculin, né en 1675; 4° Hierosme, qui suit; 5" Pierre, né en 
1678; 6° Joseph, né en 1671, mort à Ax en 1730; 7° Benjamin, né le 30 décembre 
1686, prêtre, jésuite profès, mort le 25 septembre 1764, à Ax, chez son neveu Hie- 
rosme. — IV. Hierosme Tardieu, appelé de Tardieu, né à Ax, en 1676, mort dans ce 
lieu, le 13 août 1741, avocat en parlement, notaire royal à Ax. Il fut consul d'Ax 
en 1699-1712 ; épousa, le 12 juin 1703, Marie-Magdeleine de Gomma, sœur de J.-B., 
curé de Caussou, et de François-Boniface, curé de Savignac, mort en 1784, descendants 
de Jean Gomma, consul d'Ax en 1499, morte à 76 ans, le 21 décembre 1752. Il eut: 
1° Jérôme, qui suit ; 2° Jean-Baptiste, né à Ax, le 3 juin 1710, bourgeois, consul d'Ax, 
en 1760 ; mort sans postérité le 26 août 1802, à Ax, marié, le 27 février 1772, à 
Guillelmette-Françoise de Ferréol ; il fut longtemps marguillier de l'église de Saint- 
Vincent, d'Ax; 3° Benoît, né en 1715 ; 4° Jean-Baptiste-Joseph, né à Ax, le 19 jan- 
vier 1725, curé d'Avignac (Ariége) ; se retira à Ax, dés 1782 ; y vivait encore 1784. — 
V. Jérôme Tardieu, né à Ax, le 2 mai 1708, premier consul d'Ax, en 1754, 1766, 1767, 
1768, avocat et notaire royal d'Ax, commença à exercer comme notaire à Ax, le 
29 juin 1739; épousa, le 20 novembre 1747, Marie-Agnès Bernadac, fille de Pierre, 
négociant. Il mourut le 24 janvier 1778. Il eut: i" Pierre-Jérôme, né le 31 décembre 
1748, mort le 14 novembre 1765, non marié; 2° François, né le 25 octobre 1754, 
mort en 1756; 3° Marie-Thérèse, née le 17 novembre 1755, mariée le 4 novembre 1778, 
à Mathieu Fauré, avocat, des Cabannes ; ^.° Marie-Madeleine, vivant en 1808. 

DEUXIÈME RAMEAU EXISTANT A BORDEAUX (GIRONDE). — I. Jehan-Frauçois 
Tardieu, bourgeois d'Ax, vivant en 1 595, que nous croyons frère de maître Jehan, notaire 
à Ax (v. page 140), et d'autre Jean, négociant à Ax, marié à Jeanne de Gomma dont 
il eut Arnaud, marié le 21 mars 1624 à Jeanne de Peire, épousa Guillelme de Aurus, 
dont : 1° Jean, qui suit; 2° Bernard, né à Ax, le 24 juillet 1595 — II. Jean Tardieu, 
dit Aurus, vivant en 1624, épousa Susanne de Verniolle. Il eut: 1° Jean, qui suit; 2° 
Catherine de Tardieu, née à Ax, le 20 février 1624; 3° III. Jeau Tardieu, négociant, 
né à Ax, le 2 janvier 1632, mort dans ce lieu, le 4 décembre 1702, épousa Françoise 
de Martin. 11 eut : i" Jean, qui suit; 2° Marie-Anne, baptisée àAx, le 30 octobre 1662, 
ayant pour parrain Jean Tardieu, notaire, son parent ; 3° Jean, négociant, marié le 
22 octobre 1699, à Françoise de Saint-Mezard, du diocèse d'Alais, dont Louis, né 
en 1701, à Ax. — IV. Jeau Tardieu, négociant, dit VEngaiîlat (le bien fait), né à Ax, 



— 142 — 

le 22 avril 1666, épousa : 1° Marie de Martin; 1° le 13 octobre 1686, Françoise 
Rivière; 3° le 3 février 171 3, Anne de Guilhem, veuve de Pierre Alzien ; il fut consul 
d'Ax en 1707; du premier lit : 1° Jean, né en 1671, mort sans postérité; 2° Joseph, 
né en 1675 ; 3° Marthe, épouse Martin ; du second lit : 4° Jean, né en 1693 ; 5° François, 
né en 1699; 6° Louis, né en 1704 ; 7° Anne, née en 1707 ; 8° Paul, qui suit. — V. 
Paul Tardieti, négociant à Ax, épousa, le 3 février 171 3, Magdeleine Alzien, fille de 
Pierre et d'Anne de Guilhem; il eut : 1° Antoine, qui suit; 2° Marie, née le 
9 janvier 1722, mariée le 5 janvier 174e, à J.-B. Rivière. — VI. Antoine Tardieu, 
négociant, né en 1714, épousa : 1° le 5 septembre 1742, Rose-Astrie, morte le 2 juillet 
1752; 2° le II octobre 1752, Marguerite Crampagnac, fille de feu François et de 
Jeanne Denjean, morte le 15 septembre 177e à Ax, et qui descendait de Jean Cram- 
pagnac, marié à Ax, en 1635, à Jeanne de Cassagnac ; Marguerite Crampagnac était la 
sœur de M= Guillaume Crampagnac, premier chirurgien de S. A. électorale l'électeur 
de Cologne (1753). Du premier lit : 1° Jean, né le 21 octobre 1742; 2° Jérôme, né le 
2 novembre 1745; 3" Joseph-Marie, né le 25 mars 1748; du second lit: 4° Jean- 
Baptiste, qui suit; 5° Guillaume-Marie, né à Ax, le 24 mars 1767, diacre, mort à Ax- 
le 30 janvier 1791 ; 6° Marie-Anne, née àAx, le 4 août 1769, mariée, à Ax,le i g décembre 
1797, à François Rivière, négociant, fils de Jean-Pierre, négociant, et de Marie Ferran; 
François Rivière fut adjoint au maire d'Ax, en 1817 ; il eut Pierre Honoré, mort céli- 
bataire à Ax, le 50 mars 1879, à 82 ans, ayant été maire d'Ax de 1856 à 1865. — VII. 
Jean-Baptiste Tardieu, né à Ax, le 30 octobre 1759, mort à Bordeaux, le 19 avril 1837, 
s'établit en 1783, dans cette dernière ville, dont il fut l'un des grands négociants et 
capitalistes ; fondateur, actionnaire et censeur de la Banque ; fondateur des Bains des 
Quinconces et du pont de Bordeaux. Il fut président du conseil de fabrique de l'église 
Saint-Michel, de Bordeaux, de 1821 à 1836, et son nom se trouve au tableau des 
principaux bienfaiteurs de cette même église ; il laissa une fortune considérable 
en mourant. Il épousa, en 1793, Marie-Aimée Serizier, décédée en janvier 1855; il 
eut : 1° Adèle, née en 1795, mariée à Sylvère Arnozan, mort sans postérité ; 2° 
Antoine, né en 179e, membre du conseil de fabrique de l'église Saint-Michel de Bor- 
deaux (1836-1872), président dudit conseil de 1853 à 1872, inscrit parmi les prin- 
cipaux bienfaiteurs de l'église et des pauvres de Saint-Michel marié à Marie, Sobi 
Serizier, dont: A. Amédée, décédé, marié à M"'^ Eveline Bermond, dont il a : a. a. 
Gabriel, capitaine adjudant-major au 57= d'infanterie, marié, le 17 avril 1883, à Amélie 
Amblard, dont Eveline, Marie et Jeanne, h. b. Marie, mariée à M. Ferriére, dont 
cinq enfants ; c. c. Georges, marié à M"= Marquet, dont six enfants ; B. Ludovic, 
décédé, célibataire; C. Ernest, décédé, non marié; 3° Adélaïde, née en 1797, mariée 
à J.-B. Pommez, dont : A. Jules, avocat, docteur en droit ; B. Laurence, épouse de 
M. Gourdon, avoué, dont Gabrielle, mariée au comte de Clermont-Tonnerre ; C. 



— 143 — 

Félix, mort docteur médecin, sans postérité; D. Hortense, mariée au docteur Pujos, 
dont Albert, Hélène et Jules ; E. Lucien ; F. Remy ; 4° Lucien, membre du conseil de 
fabrique de l'église Saint-Michel, de Bordeaux (1872-1889), mort célibataire; 5° Cla- 
risse, née en 1802, mariée à J.-B. Sargos, dont : A. Hermance, mariée au docteur Ch. 
Levieux (O. ^); B. Louis, marié à M"' Levessel du Tertre, dont quatre garçons; 6" 
Charles, notable négociant de la ville de Bordeaux, né en 1805, marié à Alix Aumailley, 
dont : A. Lodoïs, notable négociant de la ville de Bordeaux, marié, le 10 novembre 
1860, à M"« Chaîne, dont Daniel, Gaston, André et Jean ; B. Adélia, non mariée ; C. 
Gomer, célibataire; D. Claire, non mariée; E. Mathilde, mariée au docteur Félix 
Bompar; 7° Amélie, née en i8o6, mariéeà Auguste Promis, dont: A. Maria, décédée; 

B. Paul, marié à M"<^ E. Castillon, dont Marc, Louise, Adrien, Fernand, Madeleine ; 

C. Clotilde, femme de M. Jarousse de Sillac, dont Max; 8° Henri, avocat, décédé, 
célibataire. 



EN AGENAIS 




Jes Tardieu de l'Agenais, établis à Clermont-Dessous et au Port-Sainte- 
Marie (Lot-et-Garonne), ont occupé une situation notable dés l'origine et 
en dernier temps figuraient parmi la noblesse de la province, c'est-à-dire 
que, en 1789, ils étaient qualifiés nobles, la plupart ayant même la par- 
ticule ; ce qui leur venait des services militaires qu'ils ont rendus au xviii^ siècle, et ce que 
l'on appelait jadis noblesse d'èpée. D'où sortaient ces Tardieu ? Nous voyons que le plus 
ancien, Pierre, était, en 1601, notaire royal à Saint-Médard. Il y aurait peut-être lieu de 
penser, vu le voisinage, qu'il descendait des Tardieu, de Nozac, en Quercy (v. p. 15), 
que nous croyons eux-mêmes de la branche de Lauzerte à laquelle appartenait Jean 
Tardieu, l'ami et le compagnon d'armes de Bayard (v. p. 14), Etienne Tardieu était 
précisément notaire à Nozac, près de Gourdon (Lot), en 1559. La distance de Nozac à 
Clermont-Dcssous n'est pas grande. Or, les fonctions de notaire chez les Tardieu de 
Nozac et chez ceux de l'Agenais peuvent permettre l'hypothèse d'une origine commune. 

Filiation : 1. Pierre Tardieu, notaire royal à Saint-Médard, prés Clermont-Dessous, 
en 1601, naquit vers 1560; il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° Augustin, auteur du premier 
rameau fixé .à Saint-Médard. IL Pierre Tardieu, bourgeois, fut enterré dans l'église de 
Clermont-Dessous, âgé de 46 ans, le 2 avril 1628, il épousa Françoise Salabel ; il eut : 
1° Guillaume, qui suit; 2" autre Guillaume, auteur du rameau établi au Port-Sainte- 
Marie (rapporté ci-après); 3° Joseph, né à Clermont-Dessous, le 17 mars 1621, qui eut 
pour parrain Pierre Tardieu, son aïeul, notaire ; il est qualifié bourgeois, premier con- 
sul du Port-Sainte-Marie, en 1678; il épousa : 1° Cécile Malartic, d'une fort ancienne 



— 144 — 

famille de Clermont-Dessous (v. le chapitre Alliances); 2° Françoise Billon. Du pre- 
mier lit : A. Jacques, né le 9 septembre i66é; B. autre Jacques, né en 1675; du 
second lit : C. Jacques, né en 1678; D. Marie, née en 1679; 4° Gratian, bourgeois de 
Clermont-Dessous, qui épousa, le 20 avril 1637, Marguerite Robin, il fut assassiné le 
17 mai 1640, par Bartolomé de Filartigue, un seigneur du pays de Clermont-Dessous, 
et fut enterré dans l'église de Clermont-Dessous ; il eut : A. Pierre, né à Clermont- 
Dessous, le 18 avril 1658, marié, le dernier septembre 1657, à Françoise Faget, morte 
le 9 mars 1683, enterrée dans l'église de Clermont-Dessous, dont n. a. Jean, né en 
lééé ; b. b. Marie, née en 1671 ; 5° « Mademoiselle » Anne, qui fut marraine en 1628; 
6° Marie, morte à Clermont-Dessous de la peste, le dernier décembre 1653 ' ; 7° Jean, 
prêtre en 1649, curé de la paroisse Notre-Dame du Port-Sainte-Marie de 1669 à 1682; 
8° Pierre, maître chirurgien au Port-Sainte-Marie (1668-1688), marié à Marie Escudier, 
dont Pierre, né au Port-Sainte-Marie, le 22 janvier 1673 > '1 épousa : 1° N. ; 2° Marie 
de Raymond-Bernard. Du premier lit : Pierre (1700) ; Jeanne, épouse de Jean-Raymond 
Bernard; Marguerite; et du second lit, Jean et Marthe vivant en 1700. — III. Giiil- 
Inuiiie Tardieu, bourgeois de Clermont-Dessous, résidant au Port-Sainte-Marie, épousa 
Marie Gratiollet; il eut : 1° Damien, qui suit; 2° Joseph, né le u avril 1643, au Port- 
Sainte-Marie; il eut pour parrain son frère Damien Tardieu ; 3° Jehan, né le 27 mai 1646; 
4° Antoine, né en 1648; 5° Jacques, né le 22 juillet 1654, docteur en médecine en 
1702. — I\'. Damien Tardieu, bourgeois, fut juge (bailli) de Clermont-Dessous, pour 
Louis de Narbonne, seigneur, comte de Clermont-Dessous, de 1686 à 1737. Il plaidait 
à la sénéchaussée criminelle d'Agen en 1691-1693 contre le premier capitaine du 
régiment de Périgord accusé d'excès sur sa personne (Archives départementales d'Agen, 
B 238); il épousa Marie de Barroussel qui descendait de Philippe de Barroussel, conseiller 
au présidial d'Agen, en 1647, marié à Charlotte d'Alleguedes ; il eut : 1° Guillaume dit 
Destin de Tardieu, avocat au parlement, qui fit un testament mystique, le 7 octobre 1767, 
déposé en l'étude de M^ Grimaud, notaire au Port-Sainte-Marie, et mourut non marié; 
2° Jean, qui suit; 3° Marie, mariée, le 17 novembre 171 1, à Joseph Douzon, écuyer, 
seigneur de Fontayrol, avocat au parlement de la paroisse Saint-Caprais, d'Agen, fils 
d'Henri, conseiller au présidial d'Agen, et de Magdeleine Sarrazin, dont Damien, mort 
en 1749; 4° Marie, mariée, le 29 août 1729, à messire Guillaume de Boissonnade, 
écuyer, habitant Agen, fils de Jean, écuyer, seigneur de Bellegarde, et de Pauline de 
Seyan; elle testa le 18 novembre 1766 et mourut le 30, sans enfants; elle donna 
500 livres à la confrérie de charité des bouillons des pauvres d'Agen ; 5° Damien, clerc 
tonsuré en 1729, prêtre en 1735. — ^^ Jean-Bapiistc Tardieu, dit Lisie Tardieu et Lis! e 

1. La peste ravagea la paroisse de Clermont-Dessous depuis le 25 juillet 16s 3 jusqu'en 
février 1654. (Note prise dans les registres baptistaires de Clermont-Dessous.) 



— 14) — 

de Tardieu', né en 1680, épousa, le 17 janvier 1714, à Clermont-Dessous, Marguerite 
de Malartic, qui descendait de Claude de Malartic, avocat à Clermont-Dessous (en 
1677) et qui était cousine de Joseph de Malartic, capitaine de cavalerie, chevalier de 
Saint-Louis. Il fut lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie, et mourut au 
Port-Sainte-Marie, le 30 janvier 1770, âgé de 90 ans; il eut : i° Guillaume, qui suit; 
2° « noble » Jean Lisle de Tardieu, dit d'Estain ou Destin, officier au régiment d'Orléans 
infanterie, propriétaire à Jolicœur, paroisse de Saint-Hilaire d'Agen (1760), mort le 




vj ^/ 



TARDIEU (au port Sainte-Marie et à Clermont-Dessous, en Agenais) 

D'argent, à un arbre de sifiople posé sur une terrasse de même, 

^celle-ci chargée de deux canettes de sable passant de chaque côté de l'arbre 

Couronne ; de comte 

5 mars 1806, à 86 ans; 3° Valérie, morte au Port-Sainte-Marie, le 11 mars 1799, mariée, 
en premières noces, à Jean de Pugeole d'Huguet de la Négrive, dont elle eut Jean- 
Louis, capitaine aux grenadiers royaux, chevalier de Saint-Louis, qui eut Barthélémy- 
Antoine, écuyer, ingénieur ordinaire du roi en 1774; en secondes noces, à Joseph 

I. Il reçut en surnom, qui est resté à lui et à ses descendants, le nom d'une propriété de 
famille appelée Lisle ou Lilc, Lille, et son frère Guillaume reçut celui d'une autre propriété appe- 
lée Destin, 

10 



- 146- 

Tardieu, avocat au parlement, mort avant le 27 août 1765 ; 4° Marie-Anne, vivant en 
1792; elle est dite femme, en 1766, de M. Baret de Frespech ; 5° une fille, religieuse 
au chapelet d'Agen, en 1792. — VI. « noble » Giiilhiiime Tardieu, dit Lisie ou Lille de 
Tardieu, est qualifié écuyer, ancien garde du corps du roi en 1777 ; il habitait le château 
du Bousquet, voisin du Port-Sainte-Marie (1773-1789); testa le 15 mai 1791 ; il épousa 
au Port-Sainte-Marie, le 4 mars 1769, Magdeleine de Sansac, fille de M'= Guillaume et 
de Thérèse Lenslions; il eut : 1° Jean-Baptiste-Jacques, qui suit; 2° Anne, baptisée au 
Port-Sainte-Marie, le 24 octobre 1771, morte jeune. — \'1I. Jean-Bapliste-Jacques- 
Gabriel Tardieu, dit Lisle ou Lille de Tardieu, résidant au château du Bousquet, épousa, 
le 6 pluviôse an IX, Catherine Dufort, fille de messire Alexandre Sarrin Dufort, ancien 
capitaine, commandant au régiment de Bretagne infanterie, et de dame Susanne de 
Garât (celle-ci fille d'un conseiller au parlement de Bordeaux); il eut : Elisabeth- 
Madeleine-Délie Tardieu, dite Lisle de Tardieu, mariée, le 10 mai 1830, à Léon- 
François -Marie de Sevin, fils de messire Jean - Chrisostome , ancien seigneur de 
Segongnac, Talives, etc., et de dame Louise-Paul-Florent de Manas de Lamezan. 
M""= de Sevin Lisle de Tardieu est décédée à Agen, dans son hôtel, le 23 avril 1869, 
âgée de 62 ans, et son mari le 18 octobre 1870. De cette union: 1° Paul-Marie-Armand 
de Sevin; 2° Pauline-Octavie, mariée : 1° le 22 juin 1858, à noble Henri Le Blanc de 
Mauvesin ; 2° le 17 juin 1867, à noble Albert Jacobé de Naurois ', fils d'Auguste-Louis 
et de Marie-Gabrielle de Solages. M™» de Naurois habite en son château du Bousquet, 
près du Port-Sainte-Marie. 

PREMIER RAMEAU RÉSIDANT A SAINT-MÉDARD. — II. Augustin Tardieu, rési- 
dant à Saint-Médard, où il fut notaire royal en 1645, fut père de : 1° Gaston qui suit; 
2° Marie, religieuse ursuline en 1693. — III. Gaston Tardieu, notaire royal à Saint- 
Médard en 1687-1724, marié à Marie Paillau, sœur de Jean Paillau, curé de Lacépède 
(1695); il eut : 1° Jean, né en 1690, bourgeois de Saint-Médard, marié à Jeanne 
Labbé, dont Guillaume, baptisé le 25 mai 1724, à Clermont-Dessous. 

DEUXIÈME RAMEAU RÉSIDANT AU PORT -SAINTE -MARIE (EXISTANT). — 
III. Guillaume Tardieu, fils cadet de Pierre et de Françoise Salabel, est qualifié bour- 
geois, consul et jurât du Port-Sainte-Marie en 1668; il épousa Anne Malartic, dont 

I. La famille Jacobé, l'une des plus anciennes de Champagne, est originaire de Vitry en Pei- 
thois. Filiation depuis Gilles Jacobé, écuyer, vivant à la fin du xv<: siècle, archer de la compagnie 
du roi. Alliances : de Marolles, Mauclerc (des barons de Mauclerc établis en Allemagne depuis la 
révocation de l'édit de Nantes), de Boucherai, Perrot d'Ablancourt, Morel de Vindé, CoUin de 
Morambert (petite-fille du grand Racine), de Solages, de Preymirol, de Sevin, etc. Armes : d'azur, 
à un fer de moulin d'argent accosté et soutenu de deux épis d'or, les tiges passées en sautoir vers la pointe 
(Voyez la généalogie, dans l'Armoriai général de Fraiwe de d'Hozier, complément, 1871, in-folio). 



— 147 — 

1° Joseph, qui suit; 2° Marie, née au Port-Sainte-Marie, le 12 janvier 1665 ; 3° Cécile, 
née au Port-Sainte-Marie, le 3 mai i668. — IV. Joseph Tardieu, bourgeois du Port- 
Sainte-Marie, en 1693, "^ 'Isns ce lieu en i66i, y mourut le 18 août lyii ; il y épousa, 
le 15 février 1696, Marguerite Claviéres, de la paroisse de Saint-Vincent du Temple, 
dudit Port-Sainte-Marie, morte le 5 février 1733, fille de Jacques Claviéres, bourgeois 
du Port-Sainte-Marie (en 1665-1681), et parente de J.-B. Claviéres, avocat au par- 
lement, mort à 75 ans, en 1782, à Clcrmont-Dessous ; il eut : 1° Jean-Joseph, qui 
suit; 2° Marie, mariée, le 30 janvier 1716, à noble François de Redon, seigneur de 
Montplaisir, capitaine dans le régiment de Beauce, fils de Laurent, écuyer, seigneur de 
Montplaisir, et de Marie de Metau ; il mourut, le 5 février 1726, et sa femme le 
22 juin 1781, âgée de 84 ans ; 3° Marie-Anne, née en 1699, morte au Port-Sainte- 
Marie, le 17 février 1782. — V. Jean-Joseph Tardieu, avocat au parlement, naquit au 
Port- Sainte-Marie, le 30 juillet 1709; il eut pour parrain Joseph Tardieu et pour mar- 
raine Marie Tardieu; il mourut au Port-Saintc-Marie, le 12 novembre 1746; il épousa, 
le 27 avril 1736, \'alérie Tardieu, dite Lislc de Tardieu, fille de Jean-Baptiste et de 
Marguerite de Malartic, veuve de Jean de Pugeole d'Huguet de la Négrive ; il eut : 
1° Damien', qui suit; 2° noble Guillaume, parrain en 1769; 3" Marie-Anne, née le 
29 décembre 1738; marraine en 1769'; 4° Jean-Joseph, né le 24 janvier 1740; 5" Marie- 
Thérèse, née le 8 avril 1741 ; 6° Joseph-Damien, né le 5 décembre 1742; 7° Marie- 
Anne-Thérése, née le 17 décembre 1743. — VI. Noble Dantieii Tardieu, né au Port- 
Sainte-Marie, le 5 décembre 1737, baptisé dans l'église dudit lieu, eut pour parrain son 
grand-père maternel Damien Tardieu, juge de Clément-Dessous; il mourut en juin 1808; 
il fut officier au régiment de Bretagne infanterie; il épousa, à Sérignac, le 27 aoîit 1765, 
Séréne d'Espalungues, d'une illustre maison du Béarn, fille de messire Jean-Baptiste et 
de défunte Marie-Rose de Boisset de Torsiac ; il fut maire de la ville de Montesquieu, 
en 1790; il eut : 1° Guillaume, qui suit; 2° Noble Guillaume-Hilaire, né le 13 août 1769, 
docteur médecin, marié à M"'= d'Auriére, morte sans enfants. Guillaume-Hilaire a 
adopté, pour son fils, après la mort de sa femme, Guillaume-Hilaire Teyssou, devenu 
depuis Teyssou -Tardieu; ce dernier a épousé M"'^ Belloc, dont il a : ^. Guillaume- 
Hilaire-AIbert, résidant à Castelmoron (Lot-et-Garonne), marié, en premières noces, à 
M"'= Massias, dont une fille Jeanne, et en secondes noces, avec M"'^ Salzedo, dont un 
fils Jean; B. Albertine, épouse de M. Victor Jacobet de Nombel ; 3° Marie-Anne- 
Jeanne-Constance, née le 17 mars 1778, au Bâtiment", commune de Sérignac, épouse 
de Pierre-Joseph Cornier-Gardèrc, maire de Sérignac; 4° Marie-Anne-Joséphine, née 
le 21 juin 1785, mariée à Bernard Dumarets-Saubusse, — VII. « Noble » Guillaunie- 

I. Le Bâtiment, propriété ancienne, venue aux Tardieu par les d'Espalungues. 



— 148 — 

Jean-Baptiste-Catherine Tardieu, né à Sérignac, le 25 novembre 1767, mort en 1S52. 
Traqué par la Révolution, entré plus tard dans l'enregistrement, il mourut inspecteur de 
cette administration, à Bordeaux; il avait épousé M"« Decamp, et laissa : 1° Damien, 
épouxdeM"=deHeaulme-Vallombreuse; il est mort sans enfants, en 1879; 2° Hilaire- 
Reinbaud, qui suit. — VII. Hilaire-Reiiibaud Tardieu, né en i8oi, mort en 1852, 
notable négociant au Havre, membre de la Chambre de commerce de cette ville, 
épousa M"' de Lestapis, de Bordeaux, cousine germaine du sénateur de ce nom, dont : 
1° Guillaume-Edmond, né en 1848, au Havre, propriétaire du château des Rochers 
Saint-Vite, prés Libos (Lot-et-Garonne), marié, en 1875, à M"= Guilhou, dont : 

A. Adrien-Marie-Damien-Gaston, né en 1876; B. Pierre-Marie-Jacques, né en 1878; 
C. Yvonne, née en 1885 ; 2° Pierre-Sévère-Gaston, né à Cauderan, près Bordeaux, le 
27 mai 1850, marié, le 8 octobre i88é, à M"« Malleta, dont : A. Marie, née en 1887; 

B. Thérèse, née en 1889. 

Armoiries : Les Tardieu, de Clermont-Dessous et du Port- Sainte-Marie, qui pré- 
cédent, portaient : d'argent, à un arbre de sinople posé sur une terrasse de même, 'accosté 
de deux canettes de sable. Couronne : de comte. 

A LA BODSIGDES (PRÈS DE CLERMONT-DESSOUS). Georges Tardieu, résidant à 
la Bousigue (1687) ; Jacques T., habitant audit lieu (1687). 

A DUC, PAROISSE DE PRAYSSAS. Jean Tardieu, propriétaire, habitait Freymond, 
juridiction de Montpezat, prés Prayssas (1687). Mathieu Tardieu, bourgeois, habitant 
le village de Duc, paroisse de Prayssat (1783). 

RAMEAU EXISTANT A BORDEAUX. I. Jam Tardieu, riche propriétaire au Grand 
Tour, commune de Cugurmont (canton du Port-Sainte-Marie). Il eut II. Jean Tardieu, 
né vers 1743, mort vers 1817, marié à M"= Thouron, de Jurquet, prés Galapian (Lot-et- 
Garonne), dont six enfants : i" Jean, qui suit; 2° Pierre, qui resta au domaine de 
Grand-Tour, où il laissa deux filles ; 3° Marguerite, mariée à Frigimont ; 4° Sulpice, 
officier, dit-on, de marine, et qui mourut au Havre, vers 1846, laissant trois enfants; 
5° Géraud, mort célibataire à Bordeaux; 6° un fils, mort à Agen, père de deux filles. 
— III. Jean Tardieu épousa M"'= Lacroix, de Galapian, fille d'un médecin estimé, qui 
compte des médecins de père en fils; il eut : 1° Prosper, élève de l'Ecole normale 
d'Agen ; celui-ci s'engagea en 1840, devint fourrier, se distingua à Paris, en 1848; entré 
dans l'instruction publique , il y remporta diverses médailles de mérite et les palmes 
d'officier d'.\cadémie. Il habite Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne), sans enfants; 2° Jean- 
Alexandre, négociant à Bordeaux, père de plusieurs enfants, dont un fils habile 
tapissier-décorateur, à Bordeaux. 



— 149 — 



EN QUERCY 




N' érudit de Cahors, M. L. Greil, nous a fait parvenir de précieux docu- 
ments sur celte branche. Nous croyons que les Tardieu, du Quercy, des- 
cendent de Pierre Tardieu qui reçut, en i?2i, des lettres de noblesse 
(v. p. 124). Ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils sont fort anciens dans 
cette province. Dans un volume intitulé Teigihir, cartulaire manuscrit des délibérations 
des consuls de Cahors, on trouve, en 1323 (février), W. (Guillaume) 7rt;i//() (Tardieu), 
conseiller de la municipalité. Le même ou autre, Guillaume Tardieu, docteur es lois, 
fut, en 1336, l'un des premiers régents ou professeurs de la nouvelle Université de 
droit de Cahors, installée tout récemment', dont Pierre d'André fut le premier chan- 
celier. La même année Guillaume de Beaufort, de l'illustre maison de ce nom, dans 
le bas Quercy, y fut reçu, par lui, docteur és-lois = . Le titre de docteur ès-lois (Jcgiim 
professor') était alors considérable et les plus grands seigneurs ne dédaignaient pas de 
l'acquérir. Le professeur (régent) qui précède appartenait sûrement aux Tardieu, de 
Lauzerte, en Quercy, aujourd'hui Tarn-et-Garonnc, dont nous allons parler. 

PREMIER RAMEAU EXISTANT A CAHORS. I. Antoine Tardieu, propriétaire d'un 
moulin à Cahors, né audit lieu, en 1776, épousa, en i8oé, à Cahors, Jeanne Picau. Il 
eut IL Pierre Tardieu, greffier du tribunal de simple police à Cahors, né audit lieu, le 
2 février 1818, mort le 2 mai 1890, marié, en 185 1, à Louise Durand, dont : 1° Lucien, 
employé à la préfecture de la Seine (mairie du 6= arrondissement), né à Cahors, le 
8 janvier 1852; 2° Pierre Louis, commis-greffier au tribunal civil de Cahors, né à 
Cahors, le 8 septembre 1857; 3° Jeanne-Marie-Antoinette, institutrice communale à 
Cahors, née le 6 avril 1865. 

DEUXIÈME RAMEAU A CAHORS. Représenté par M. Tardieu, pépiniériste-fleuriste 
à Cahors, et son frère, Ernest Tardieu, attaché aux ponts et chaussées au service des 
chemins de fer de l'Eiat. Tous deux petits-fils d'un Tardieu qui, déjà, résidait à Cahors. 

I. Les autres premiers régents (professeurs) étaient : Pons de L'Herm, Guillaume de Vassal 
et Raymond de Sabanac. | 2. Comme la nouvelle Université de Cahors était .à peine installée et 
n'avait pas de salle convenable, on éleva, dans la cathédrale, pour les répondants, une estrade 
couverte d'un tapis que la ville avait fait broder à Arras (Annales de la ville de Cahors, par l'abbé 
Raymond de Foulhiac, manuscrit de la bibliothèque de Cahors; voir ausbi Hislotre de VUniver- 
silé de Cahors, par Baudçl çt Molinowski ; Histoire du Qnerey, par Guillaume Lacoste, t. lU, 



— 1)0 — 

BRANCHE DE LAUZERTE (TARN-ET-GARONNE). « Mosseu » (Monsieur) 
Guilhem de Tardio (Tardieu), pour lui et pour son oncle, Guiraut (Géraud ou 
Gérard), docteur ès-loix, fit, le 25 mars 1367 une « lausime » (location?) à certains 
hommes de Brassac (Tarn-et-Garonne) (acte reçu Faure de Constantino, notaire de 
Lauzerte. N. de Tardieu (peut-être Guillaume qui précède) épousa, en 1369, Yolande 
de Pechpeyrou, fille de Bernard, onzième du nom, damoiseau, seigneur de Pechpeyrou 
et de Moncuq et de Philippe de la Mothe (Laine, Archives de la noblesse, t. Mil). De lu 
descend, N. de Tardieu, tuteur, le 16 janvier 141 5, de Jean de Pechpeyrou, damoiseau 
seigneur de Pechpeyrou, de la Mothe et de Montbarla (Laine, Archives de la noblesse 
t. VIII), celui-ci âgé de 7 à 8 ans. De lui descendent « noble » Biaise de Tardieu et 
Pierre de Tardieu, tuteurs testamentaires, le V avril 1433, de Jean de Pechpeyrou 
fils de Gaillard, seigneur de Beaucaire, leur oncle (acte reçu Faure de Constantino 
notaire à Lauzerte). Le même Pierre fut consul de Lauzerte, en 1435. Il possédait la 
moitié du moulin d'Hebrard, près Lauzerte, par héritage de Jean Hebrard, et donna à 
fief à G. Autefave des terres sises dans la paroisse de Saint-Paul del Leic (19 août 143 5) 
par acte reçu Parlery, notaire à Lauzerte. Guillaume Tardieu, fils de Pierre, qui pré- 
cède, fut consul de Lauzerte en 1455, 1463 (actes reçus Jacques Maurely, notaire à 
Lauzerte et Sabatery, notaire audit lieu. Enfin, nous pensons que Jean de Tardieu, le 
compagnon d'armes de Bayard (v. p. 9), est le descendant des précédents; il épousa, en 
effet, Françoise de Saint-Martin qui lui apporta la terre et château de Noals (prés de 
Lauzerte); il eut plusieurs enfants, savoir : 1° « noble » Bernard de Tardieu, seigneur 
de Noals, Rouset (Lot), Saint-Martin de Ginolhac (Tarn-et-Garonne) (acte du 

10 décembre 1538); 2° « noble » Georges de Tardieu, seigneur de Saint-Martin (acte 
du II décembre 1538); 3° « noble » Jean de Tardieu, écuyer, seigneur de Noals et de 
Rouset (acte du 11 juillet 1541, reçu Guillaume Courtais, notaire à Lauzerte)'; 
4° Charlotte, qui, en 1533, épousa, au château de Noals, Gilbert de Gozon (v. p. 14); 
5° Magdeleine, mentionnée en 1559. 

RAMEAU A NOZAC, près Gourdon (Lot). Nous avons parlé de ce rameau, p. 15. 

11 doit venir des Tardieu, de Lauzerte. Etienne Tardieu était notaire à Nozac en 1559, 
et c'est sans doute son fils qui, vers léoo, était mort et avait pour veuve Antoinette 
de Vassal. (V. notice de Vassal, Alliances.^ Il y a encore, de nos jours, des Tardieu à 
Nozac. Commune de Maxou (Lot), on trouve un hameau appelé les Tardieu ; il existe 
des Tardieu, dans son voisinage, aux hameaux de Jarlau et de Laborie. 

I. Voir le manuscrit de Guion de Malleville, Eshats sur le Oiwrcy (bibliothèque de Cahors) qui 
cite à l'arrière-ban le sieur de Noals, du surnom de Tardieu. — Ce Jean de Tardieu pounait bien 
être l'auteur des seigneurs de Séjas (v. p. 126). 



— I^I — 

II y a aussi des Tardicu, actuellement, à Prayssas, à Saint-Martin-Labouval, et à 
Souillac (Lot). 



EN BORDELAIS 



(Voir pour les Tardieu existant actuellement à Bordeaux, pages 141 et 148; voir aussi 
le chapitre de VAiigouiuois, plus loin, page 155.) 

EN FOREZ 

Les Tardieu qui résident actuellement à Saint-Etienne (Loire) sont originaires de 
Cliamaret (Drômc), où nous donnons leur filiation (voir pages 1 1 5-1 16). 

EN AUVERGNE 

(Voir pour les Tardieu, existant actuellement en Auvergne, pages 74 et 78.) 

EN LIMOUSIN 

(Voir pour les Tardieu, résidant actuellement à Limoges, page 79.) 

EN VELAY 

II y avait des Tardieu, au Puy, à la fin du xv^ siècle. Nous avons parlé de Guillaume 
Tardieu (Tardivus), du Puy (v. page 9), lecteur ordinaire du roi Charles VIII, auteur 
savant. On conserve, de lui, à la Bibliothèque de Clermont-Ferrand (n" 3438), une raris- 
sime grammaire (Granimatka Taniivi'), imprimée en gothique; en latin, de format in-8". 
Ledit Guillaume Tardieu, né vers 1440, mourut à la fin du .xv: siècle. On l'appelle, 
bien souvent, par erreur Tardif; mais, au Puy, au xv^ siècle, on parlait le provençal, 
d'où la traduction de Tardivus, en Tardieu, est toute indiquée. 

(\'oir pour les Tardieu résidant, actuellement, au Puy (Haute-Loire), pages 71-72.) 

EN LYONNAIS 

(Yo'w pour les Tardieu résidant actuellement, à Lyon, pages m, 112, 1 17.) 



Ij2 — 



EN ANGOUMOIS 



S^JJS^ 'ette branche portait des armoiries (d'or, à la bande ondée de sable) qui 
/@^v^ ' ressemblent à la première partie du coupé des armes des Tardieu, de Saint- 
k ^^^^^ Etienne-les-Orgues (v. pp. 58, éi). Il est probable qu'elle sortait de cette 
mSi^*'^ÎUj localité. A ces Tardieu, appartiennent Pierre Tardieu et Léonard-François, 
son frère, demeurant à Laudanie, près Mouzon (Charente), en 1609 ; Jeanne Tardieu, 
mariée vers 1630, à Jean du Tillet, deuxième du nom, seigneur des \'ergnes, juge- 
sénéchal des chàtellenies de Sury, de Mazières et du Chambon ; celle-ci était veuve 
en 1673 ('le Courcelles, Hisl. gèiiéalog. des pairs de France, t. III, p. 25). — Etienne 
Tardieu était second avocat du roi en l'élection d'Angoulême, en 1661. Il épousa Marie 
de Bort, veuve de lui, en 1674 (v. Cabinet généalog. de la Bibliothèque nationale, à 
Paris, mss., pièces originales, n° 2796). De ce mariage, Simon Tardieu, écuyer, seigneur 
des Mottes (i 661-1674), demeurant à Villemand, paroisse de Ruelle (Charente), lequel 
était conseiller de la sénéchaussée d'Angoulême, en 1696, et fit enregistrer ses armes 
à l'Armoriai général de France (Nous les donnons page 153). Il y a, de nos jours des 
Tardieu, agriculteurs à Ruelle. 

A cette branche, doit appartenir Pierre Tardieu, d'abord greffier de l'officialité de 
Limoges, qui, en 1663, avait une métairie près Saint-Priest-Taurion (Haute-\'ienne), 
n fut nommé, le 17 juillet 1679, lieutenant de la prévôté de Limoges (v. Invent, des 
4rchives de la Creuse, t. I, p. 264 ; Archives nationales, v ' J4). Lui appartiennent aussi : 
Jacques Tardieu, bachelier es loix, curé de Fralsse, juridiction de Mussidan, en 
Pèrigord, en 1692; Jacques Tardieu, pour\-u de l'office de notaire et procureur de la 
baronnie des Etangs, dans la Charente limousine, en 1777 (Arch. départem, de la Cha- 
rente, E 516), 

BRANCHE aînée A PONTOUVRE (EXISTANTE). Cette branche avait, en pro- 
priété, un beau moulin à Pontouvre. 

RAMEAU A PONTOUVRE (EXISTANT). — I. [eau Tardieu, né vers 1720, pro- 
priétaire d'un mouhn à Pontouvre (paroisse de Ruelle, Charente), fit, en 1774, une 
donation à ses enfants. Il eut : 1° Philippe, qui suit ; 2° Pierre, qui se fixa à Ruelle 
(Charente). De lui descend Célestin Tardieu, négociant à Paris (1893) ; 3° Marguerite, 
épouse Condat. — II. Philippe Tardieu épousa, en 1750, Jeanne Condat, Il eut: i° 
Jean, qui suit; 2° Jean, époux de Jeanne Ravon. De lui descend Marcel Tardieu, 
employé au Havre dan? les contributions in4irectes ; 5° Jean, époux de Jeanne Tar- 



— 153 - 

dieu ; 4" Madeleine, femme de Jacques Talon ; 5° Jeanne, épouse de Claude Papin ; 6" 
Marie, femme de Pierre Tardieu. — III. Jean Tardieu, épousa, le 20 février 1783, 
Marie Reigner; il mourut en 1810. Il eut : 1° Jean, qui suit; 2° François, époux de 
Marie Blandeau, dont Achille, qui a épousé Susanne Roux, et a laissé Aristide, né 
vers 1849, pharmacien dans la République argentine, province de Buenos-Ayres (à 
Bahia-Blanca), marié en 1871. — \X . Jean Tardieu, né en 1783, mort en janvier 1871, 
épousa Catherine Rivaud. Il eut: 1° Jean, né en 18 n, mort célibataire en 1890; 2° 




TAKDiEU, à Angoulème : 
d'or à la bande ondée de sable. 

Marie, religieuse, née en 1812; 5" Augustin, qui suit; 4" Augustine, née en 1816, 
morte non mariée en 1890; 5° Emilie, née en 1821, épouse de Vincent Rivaud. — V. 
Augiislin Tardieu, né en 1814, mort en 1876, épousa Juliette Bouclerit. Il eut: 1° 
Berthe-Jeanne, mariée à M. A. Verriet de Litardiére, docteur médecin à Lussac-lés- 
Châteaux (Vienne); 2° Lydie-Catherine, mariée à M. Eugène Prévotiére, propriétaire à 
Sainte-Sévère (Charente). 

RAMEAU A NANCLARS (CHARENTE), EXISTANT A BORDEAUX. — I. Jean Tardieu, 
nç ii N^inclars, épousa Madeleine Basset, née à Nançlars, Il eut ; i" Jean, décédé, 



— 1)4 — 

établi au Mexique, marié à Athénaïs Revmond, dont : A. Eléonore ; B. Blanche ; C. 
Fernand ; D. Jules; 2° Jules, mort sans enfants; 3° Charles, mort sans enfants; 4° 
Aimée, mariée à M. Vindeau, dont postérité ; 5° Elisa, mariée, à Angoulême, à M. Car- 
chereux, décédé, dont postérité; 6° Eugène, qui suit. — II. Eugène Tardieu, épousa 
Emma Labarthe, décédée, dont André, négociant à Bordeaux, officier de réserve de 
l'armée. 



EN ORLÉANAIS 

i, y a eu, à Orléans, une branche des Tardieu, que l'on connaît par 
l'Histoire et anliqitiiei de la ville et duché d'Orléans, par François Le Maire 
(Orléans, 1646, in-4°) où l'on trouve Nicolas Tardieu, échevin d'Orléans 
en 15 19 (v. page 480 de cet ouvrage, colonne 3). Claude Tardieu, sans 
doute son descendant, échevin de cette ville, le 15 mars 1622 (v. page 495 dudit 
ouvrage). Nous avons lieu de croire que cette branche venait directement des Alpes; 
car le prénom de Nicolas se retrouve à Thoard (Basses-Alpes), en 1484 (voir page 9) 





] 



A PARIS 

BRANCHE (EXISTANTE) 




ETTE branche, qui n'est pas la moins célèbre, a fourni une suite de graveurs 
qui honorent la France; des membres de l'Académie de peinture, un 
membre de l'Institut, un membre de l'Académie de médecine (qui fut 
doyen de la Faculté de médecine de Paris et illustre médecin), un peintre 
de grand talent, un littérateur, etc., etc. La tradition l'a fait venir du Gévaudan, des 
Tardieu, de la Lozère. Nous croyons que cette tradition est fondée. Jal, dans son 
Dictionnaire critique de biographie et d'histoire (gr. in-8, 1867, page 1175); M. Alexandre 
Tardieu, dans sa Notice sur les Tardieu, les Cochin et les Belle (Paris, 1855, 23 pages in-8) 
qui se trouve dans les Archives de T art français (t. IV); les grands dictionnaires bio- 
graphiques contemporains parlent des Tardieu, de Paris, en détail. Nous avons été 
aidé, dans cette filiation, par le savant M. le docteur Beauvisage, fils d'une Tardieu, 
de cette branche. Nous le remercions vivement ici. 

Filiation. — I. Nicolas Tardieu, venu du Gévaudan, s'établit à Paris, vers 1670, où 
il fut maître chaudronnier, l'un des plus notables de cette ville. Il est qualifié « bour- 



}^>^'i±^'i^^7t'idh^ià^'id^ 




Itep 



wmw^¥^^^^^ms^^ 



Reproduciion (réduite) 

du portrait gravé dans VEitropc illustre, 

par Dreux du Radier, en 17J5. 



- 1)6 - 

geois de Paris, » en 1674; il épousa Marie Hciiin, dont il eut : 1° Claude, né vers 
1672, maître chaudronnier, juré de sa communauté, demeurant à la montagne Sainte- 
Geneviève, mort à Paris, le 19 mars 175 1, à 79 ans; il épousa Marceline Pingat, dont 
A. Pierre-François, baptisé à Saint-Etienne-du-Mont, le 26 décembre 171 1, marié à 
Marie-Jeanne Mauvais, morte le 26 avril 1756 ; 2° Charles, qui suit ; 3° Nicolas-Henry, 
auteur du troisième rameau; 4° Jean-Claude, auteur du deuxième rameau ; 4° Jean, 
auteur du troisième rameau. — II. Charles Tardieu, qualifié maitre chaudronnier, à 
Paris en 1706-1712, fut aussi planeur en cuivre à la montagne Sainte-Geneviève. Il fut 
père de III. Jean-Charles Tardieu, planeur en cuivre, place Cambray (Paris) dont IV. 
Tardieu, graveur, dit le Suisse, lequel eut V. Tardieu (Jean-Jacques?) architecte', 
pensionnaire de l'Académie de France, à Rome, et rapporteur au Conseil des bâtiments 
civils, mort à Belleville, le 22 janvier 1833, laissant : 1° Tardieu (Louis-Eugène- 
Thomas?), architecte, à Paris, rue Meille-du-Temple, 132, moitié 13 janvier 1865, 
enterré au cimetière du Nord ; 2° une fille, épouse de M. Fauré. 

PREMIER RAMEAU. — II. Nicolas-Henry Tardieu, fils de Nicolas et de Marie Hénin, 
né à Paris, le 15 janvier 1674, fut élève d'Audran, célèbre graveur. Antoine Coypel, 
alors premier peintre du roi et directeur de l'Académie de peinture, le jugea si habile 
qu'il l'employa à la gravure de la galerie du palais royal qu'il avait peinte. Il fut 
ensuite reçu à l'Académie de peinture (29 novembre 1720) sur le portrait gravé du duc 
d'Antin. II a gravé, en rendant le sentiment et la couleur du tableau ', les circonstances 
du sacre et le couronnement de Louis XV, d'après Ulin ; les tombeaux des hommes 
illustres d'Angleterre; la galerie de Versailles de Lebrun, l'embarquement pour 
Cythère d'après Watteau ; la Samaritaine et l'apparition de Jésus à Magdeleine d'après 
Bertin, etc. Il mourut rue Saint-Jacques, le 27 janvier 1749 et fut enterré dans l'église 
de Saint-Benoît. Il avait épousé, en premières noces, en 1700, Louise-Françoise Aveline 
(veuve de Laurent Baron, dont elle eut Bernard, graveur), morte en 1708 ; en secondes, 
le 20 octobre 171 2, Marie-Anne Horthcmels, graveur (veuve de Germain Lecocq, 
écuyer, nièce de Germain Jacques, peintre), morte à Paris, le 24 mars 1727. Il eut 
du second lit : III. Jacques-Nicolas Tardieu, graveur ordinaire du roi et de S. A. l'élec- 
teur de Cologne, né à Paris, le 2 septembre 1716, qui y mourut le 9 juillet 1791, rue 
du Plâtre ; reçu à l'Académie de peinture, le 25 octobre 1749, sur les portraits gravés 
de Bon Boulogne et de Robert le Lorrain. Citons de ses gravures : le déjeuner flamand ; 
Misères de la guerre, d'après Teniers ; l'apparition de Jésus à la Vierge, d'après le Guide ; 

I. On croit que c'est Jean-Jacques Tardieu, élève de David Leroy, architecte, grand prix de 
Rome (1788), breveté élève de l'école de Rome, le i" novembre 1789 (voir Lance, Dklionuaire 
des ArMUcles, t. II). | 2. Voir r£»ni/)c' illustre, 1755, in-40, qui donne sa biographie. 




JULES-ROMAIN TARDIEU, DIT DE SAINT-GERMAIN 

Littérateur, romancier; 

né i Rouen, le 28 janvier 1805, mort à Paris, le 19 juillet 1868. 



- 158 - 

les portraits de Marie-Antoinette. Il avait épousé : i° Jeanne-Louise-Françoise Duvivier, 
graveur distinguée, morte à Paris, le 6 avril 1762; 2° Elisabeth-Claire Tournay, gra- 
veur, née à Paris, en 1731, morte le 3 mai 1773; du premier lit, Jacques- Henn,-, 
d'abord bourgeois de Paris, résidant à Chaillot (1791), puis papetier, rue de Tournon; 
2" Jean-Charles, dit Borromée, qui suit; 3° Saint Edme, mort vers 1793. — IV. 
Jean-Charles Borromée, dit Tardieu Cochiu , né à Paris, le 3 septembre 1765, mort le 
3 avril 1850, dans cette ville ; élève de IWcadémie de peinture et de sculpture, demeu- 
rant rue du faubourg Saint-Honoré (179 1), fût un peintre d'histoire de grand talent, 
élève de Regnault. Citons parmi ses toiles : Conversion du duc de Joveuse; Halte en 
Egv'pte; Jean Bart à la cour; l'aveugle au marché des Innocents. Il épousa Prudence 
Lemachois (petite-nièce de l'historien de Mezerai), dont il eut : 1° Alexandre, avocat 
chef des secrétaires-rédacteurs au Corps législatif, chevalier de la Légion d'honneur (^), 



'^myt 




Signature de Jacques-Nicolas Tardieu, graveur du roi (mort en 1791). V. p. 1 j6. 

auteur d'une notice sur les Tardieu, mort à Paris, le 7 juin 1868, sans postérité; 2° 
Jules-Romain, qui suit; 3° Charles-Guillaume, résidant à Rouen, capitaine au long 
cours, mort le 25 mars 1843, dans les parages de l'ile Bourbon, à bord de l'Olympie 
qu'il commandait; 4° Amand-Louis, né à Rouen, le 22 avril 1867, décédé avocat, qui, 
en 1841, s'est fait naturaliser citoyen belge, chevalier de la Légion d'honneur (1861) 
et de la couronne de Chêne ; publiciste. Marié à Elisa Robin, dont : A. Louise, décédée, 
mariée au docteur Hillebrand, à Barcelone, dont un fils ; 5. Charles, chevalier de la 
Légion d'honneur (^), publiciste à Bruxelles, rédacteur à l'Indépendance belge, 
marié à Malwine Worms, sans postérité ; C. Marie, épouse du docteur .\lphonse 
Wilhems, professeur à l'université de Bruxelles, dont plusieurs enfants ; D. Jacques 
mort sans postérité ; E. Eugène, mort sans postérité ; 5° Xoémie-Josèphine, mariée à 
Edouard-Benjamin Frère ', l'un des grands érudits de la Normandie, consers^ateur de 

I. La famille Frère s'honore d'une illustre parenté avec le grand chimiste Lavoisier. Voici la 
filiation. Nicolas Frère, mort avant 1704, épousa Jeanne Alexandre. Il eut : 1° Louis, qui suit; 
2° Christophe Frère, mort en 1754, marié à Marguerite Sanneron, dont Marie-Thérèse, mariée, 
en 1716, à Clément Punctis, avocat en parlement, secrétaire du maréchal de Chateaurenauh, 
vice-amiral, dont Emilie, morte en 1748, femme de Jean-.\ntoine Lavoisier, dont Antoine- 



— 159 — 

la Bibliothèque de la ville de Rouen, membre de l'Académie de cette ville, mort en 
1874, dont Henri, bâtonnier de l'ordre des avocats, à Rouen ; Samuel ; Prudence, 
mariée à Jules Moulin, négociant; 6" Françoise-Frédérique-Hortense, non mariée ; 7° 
Paul-Benjamin, qui s'établit à Buenos-Ayres, dans l'enseignement ; 8" Prudence, non 
mariée. — V. Jules-Romain Tanlicu, né à Rouen, le 28 janvier 1805, libraire à Paris, 
rue de Tournon, 13, littérateur, s'est fait sous le pseudonyme de J. T. de St-Germain, 
un grand renom littéraire comme romancier. On lui doit : Pour une épingle, 1856, 
10 éditions; Lady Clare (1858) ; l'art de lire les fobles ; Pour parvenir; le chalet 
d'Auteuil (1862); Dolorès (1864), etc., etc., gracieux petits volumes (in-i8), dont il 
était l'éditeur. Il est mort le 19 juillet i8é8, à Paris ". Il avait épousé Anne-Rose-Julie 
Dufour, née en 1807, morte en 1880, dont il eut : 1° Georges, ingénieur à Paris, mort 
à 54 ans, le 24 janvier 1870, marié à Marie-Pauline Freydefond, née en 1S38, morte 







'^^/y. 



Signature de Jean-Baptiste-Pierre Tardieu, gr.iveur, dit l'aîné (mort en 1816). V. p. 160. 

en 1878, dont A. Lucien, attaché à la compagnie du P.-L.-M. ; 5. Georges ; 2° Mau- 
rice, né le 30 avril 1839, publiciste à Paris, marié le 15 septembre 1874, à Louise 
Lacroix, fille d'Eugène, architecte, dontrt. a. Marie-Thérèse ; h. h. Jules ; c. c. Yvonne 
3° Tony, né le 28 juillet 1845, célibataire. 

DEUXIÈME RAMEAU. — II. Jcaii-Claïuk Tarâicu, fils cadet de Nicolas et de Marie 
Hénin, né à Paris, vers 1680, paroisse Saint-Etienne-du-Mont, mort dans cette ville, 
le 28 janvier 1754, âgé de 74 ans, planeur, rue Saint-Etienne-des-Grès ou rue des 
Chiens (Paris), épousa Marie-Anne-Thérèse Topinard. Il eut: 1° Nanette, morte fille; 



Laurent Lavoisier, époux de M"= Paulze (celui-ci le fameux chimiste), né àParis, en 1743, mort 
en 1794. Louis Frère, qui précède, épousa Marguerite Mauclair, dont Louis-Christophe, mort 
en 1776, époux de Marie-Anne Valtter, dont Jacques-Christophe-Benjamin, né en 1765, époux 
de Thérèse Canet, dont Edouard (mort en 1874), époux de Noémi Tardieu, dont Henri, Samuel 
et Prudence. 

I. Voir Jules T. de Saiiit-Gaiimin (Jules-Romain Tardieu), Notice biographique, par Travers, 
Caen, 1874, in-8 de 16 pages. 



— i6o — 

2° Pierre- Joseph, qui suit. — III. Picrrc-Joscph Tardieu, né à Paris, vers 1724, paroisse 
Saint-Etienne-du-Mont, mort dans cette ville, le 8 janvier 1793, à 69 ans, en son 
domicile, rue Boutebrie ; demeurait, d'abord rue Montagne-Sainte-Geneviùve, n° 60. Il 
épousa : 1° Anne-Catherine Labdouche, dont cinq enfants ; 2° Henriette Larchange, née 
vers 1733 (appelée Orchange dans le dictionnaire de Jal), dont vingt-un enfants. Il 
eut treize enfants mangeant en même temps à sa table. Du premier lit : 1° Jean- 
Baptiste-Pierre, dit l'aîné, né en 1746, graveur-géographe, mort le 18 septembre 1816, 
à 70 ans ; 2° Jean-Claude, dit cadet, planeur, rues Galande, des Noyers et du Plâtre, 
né le 15 août 1747, mort en 1828, à 81 ans; il eut: A. Rosalie, épouse Bossange (a 
laissé cinq enfants: M""^ Demachy; M™"= veuve Baigniéres, morte le 26 juin i8éo ; 
MM. Hector, Adolphe et Jules Bossange) ; B. Henri, dit Tardieu de Nesle, libraire à 
Boulogne, près Paris, né en 1772, mort à Versailles, le 29 avril 1846, à 74 ans, lais- 
sant : a. a. M™' Teuré et M"^ Boiste; C. Marie-Jeanne, née en 1776, morte le 31 mars 
1847, à 71 ans, épouse de M. Lebègue (dont Emile; M"' Pector et Alfred Lebégue); 




Signature d'Alexandre Tardieu, membre de l'Institut (mort en 1844). 

D. Esther, épouse Savin (dont Achille S.; Saint-Ange S.; Gustave S., bijoutier, 
boulevard du Temple) ; 3° Rosalie, morte à 18 ans ; 4" Pierre-Alexandre, né à Paris, 
le 2 mars 1756, y mourut, le 3 août 1844, graveur d'histoire, membre de l'Institut, 
des Académies de Milan et de Saint-Pétersbourg, chevalier de la Légion d'honneur (^), 
restant rue Taranne, 7. \'oici ce que dit de lui M. Raoul Rochette, secrétaire perpétuel 
de l'Académie des Beaux-Arts, dans sa notice lue dans la séance publique des cinq 
académies, le 3 mai 1847 (extrait) : « Il eut pour premier maître, son oncle, Jacques- 
Nicolas Tardieu ; entra dans l'école de G. Wille. Il chercha à traduire ses modèles avec 
fidélité ; s'attacha à varier l'arrangement de ses tailles ; à rendre le ton de chaque objet. 
Son œuvre se compose de gravures grandes et petites. Ses trois portraits Henri IV, 
d'après Porbus et Janet ; ses deux Voltaire, d'après Largilière et Houdon ; celui 
d'Arundel, d'après \'an-Dyck, sont des morceaux de premier ordre ; citons aussi les 
portraits de Christine, de Charles XII, de Stanislas, de Napoléon. Au salon de i8oé, 
il exposa son estampe de Saint-Michel terrassant le dragon, d'après l'admirable tableau 
de Raphaël. Sa gravure de la Communion de saint Jérôme est un travail de maître. 
Mécontent du tirage de cette gravure, il en déchira 200 exemplaires, tant il avait le 
goût du beau et non de l'argent ! Il grava Ruth et Booz, d'après le charmant tableau 




5^3^5m5t^3^5l'^ 




PIERRE-ALEXANDRE TARDIEU 

Graveur éminent, membre de l'Institut. 
Né à Paris, le 2 mars 1756, mort dans cette ville, le J août 1844. 



11 



102 

de Hersent, gravure mer\-eilleuse faite à l'âge de 70 ans. Obligé de graver des planches 
pour l'impression des indiennes, dans un moment critique, où la politique détruisait 
l'art, il occupait beaucoup d'artistes, et les industriels qui le payaient ayant disparu, il 
fut obligé d'engloutir ses économies dans ce malheureux travail; mais il fut aidé par 
M. Moreau le jeune, célèbre graveur; il grava aussi des assignats sur des coins d'acier, 
travail ingrat; car l'acier était dur et ce n'est que 30 ans plus tard qu'un Anglais 
(M. Perkins) a trouvé le procédé de le rendre plus doux. C'est lui qui forma le célèbre 
graveur baron Boucher-Desnoj'ers. Il gravait un superbe portrait en pied de Marie- 
Antoinette ; mais un membre de la Convention défendit de continuer ce travail et 
l'obligea à graver Lepelletier de Saint-Fargeau qu'il ne put terminer à cause de la chute 
de Robespierre ; aussi ne devint-il, vu les circonstances, jamais riche. C'était, du reste, 
un homme modeste, timide. Artiste éminent, il était aussi professeur accompli. Son 
nom restera dans les fastes de l'Académie des Beaux-Arts. » Son portrait a été gravé 
admirablement par Henriquel-Dupont. Il avait épousé, en premières noces, N.. dont 




Signature d'Antoine-François Tardieu, dit de l'Estrapade, graveur (mort en 1822). 

il eut: Jeanne-Adélaïde-Célie, dite Adèle, née le 21 septembre 1793, morte sans alliance, 
le 4 janvier 1842 ; en secondes noces, Henriette-Emilie Caprini, née en 1782, morte 
le 27 décembre 1864, à Passy ; 5» Antoine-François, qui suit. Du second mariage de 
Pierre-Joseph Tardieu et de Henriette Larchange, vingt et un enfants, entre autres : 
6° Jean-Baptiste-Pierre, planeur, puis graveur-géographe, né en 1768, demeurant 
Cloître Saint-Benoit (1793), ?^^^ ""^^ ^^^ Noyers, 33 ; il épousa Elisabeth-Marguerite 
Bourgeron, née vers 1777, l^ous deux morts dans la nuit du 23 au 24 décembre 1837 ; 
ils avaient eu Estelle, épouse Aies ; 7° Marie-Henriette, épouse Carré, née vers 1769, 
morte le 21 juin 1845, rue Saint-Séverin, relieuse; 8° Rosalie, née en 1770, morte 
en 1792 ; 9° Marguerite-Emilie, née en 1771, morte le 3 mars 1847, épouse Gobin, 
dont M'"<= Bezot ; 10° Louis-Augustin, planeur en cuivre, né le 19 juin 1772, demeu- 
rant rue des Noyers, 34, mort le 22 septembre 1846, rue des Anglais ; il eut : A. un fils, 
planeur; B. Henri, né en 1809, imprimeur en taille douce, mort le 7 septembre 1847, 
laissant des enfants ; C. Théodore, (imprimeur?); D. Hyacinthe, qui fit le commerce de 
chevaux, mort le 28 août 1846, marié, sans enfants; 11° Marie-Alexandrine, née le 
15 août 1774, mort le 16 juin 1858, épouse Le Clercq, dont : Charles; Marie-Joséphine 




ANTOINE-FRANÇOIS TARDIEU 

dit de l'Estrapade. Graveur géographe célèbre. 

Né à Paris, le 17 février 1757, y mourut le 14 janvier 1822. 



— 164 — 

(morte en 1863), femme François Jaiice; U'"' Vildé ; 12° Louis, graveur, massacré dans 
les prisons, à Paris, le 2 septembre 1792. — IV. Antoine-François Tardieu, dit Tardicu de 
L'Estrapade, graveur géographe, naquit à Paris, le 17 février 1757. Il travailla à Malines, 
à la gravure de la carte de Ferraris. Ses productions se distinguent par un fini précieux. 
Principaux travaux : cartes marines de l'atlas du commerce; 8 plans in-folio des prin- 
cipales villes de l'Europe qui font partie de l'atlas de Mentelle; plusieurs plans du 
voyage pittoresque de la Grèce ; les palatinats de Cracovie ; l'atlas (in-folio) du voyage 
du jeune Anacharsis, publié par Didot jeune; un atlas du voyage aux terres australes, 
de M. Peron ; l'atlas de l'Histoire des guerres des Français en Italie, d'après Lapie, et une 
grande carte de la Russie d'Europe en six feuilles, etc. Il se fait remarquer par l'exacti- 
tude en topographie, la pureté du trait, le détail de l'ensemble. Il est mort à Paris, le 
14 janvier 1822; il avait épousé Jeanne-Adélaïde \'ic, née le 24 octobre 1761, morte le 
14 août 1828; il eut : 1° Pierre-Antoine, qui suit; 2° André-Ambroise, né à Paris, le 




/L^ du^ fSétJi&o;^ ^^,^^' ^^ 



Signature d'André-Ambroise Tardieu, gr.iveur (mort en 1841). 

2 mars 1788, mort dans cette ville, le 17 janvier 1841, graveur du dépôt de la marine 
et du dépôt des fortifications; il joignit à son burin habile et infttigable un commerce 
d'estampes et de livres ; il avait une facilité prodigieuse pour la gravure des portraits. 
Il a gravé Iconograpine universelle ou collection des portraits de tous les personnages 
célèbres, Paris, 1820-1828, in-8° et in-40 (elle comprend 800 portraits environ, dont 
chaque série a été faite pour des ouvrages particuliers) ; la colonne de la grande armée 
d'Auslerlitz, Paris, 1822-1823, in-4°, 36 planches. Comme géographe, il a. publié l'Atlas 
de géographie universelle, par Rollin, d'après d'Anville, Paris, i8u, in-folio; celui de 
l'Histoire naturelle, de Ségur, 1836, in-8°; Relation anglaise de la bataille de JVaterloo, 
avec un plan, une carte, 181 5, in-8° ; Manuel législatif de la garde nationale, 1831, 
in-i2, etc. 11 restait rue du Battoir-Saint-André, 7 (Paris) ; épousa Anne-Charlottc- 
Virginie Boulland, née le 10 janvier 1798, morte le 24 février 1873, à Paris, dont : 
.4. Ambroise-Auguste, né à Paris, le lomars 1818; il y mourut, rue Saint-Honoré, 364, 
le 12 janvier 1879; fit de brillantes études au collège Charlemagne. Interne des hôpi- 




AXDRÉ-AMBROISE TARDIEU, 

célèbre graveur, né à Paris, le 2 mars 1788, 

mort duns cette ville, le 17 janvier 1841. 



— i6é — 

taux Je Paris, à 22 ans; docteur médecin en 1843; chef de clinique (1844) ; agrégé 
(1844); médecin des hôpitaux (1847); placé, en cette qualité, à l'hôpital Lariboisière, 
lors de son inauguration (1850); suppléant de la chaire de médecine légale (185e); 
médecin consultant de Napoléon III (1860) ; professeur (i8éi); médecin légiste célèbre ; 
a écrit, jusqu'en 1876, 5.239 rapports judiciaires; doyen de la Faculté de médecine de 
Paris (1864) ; membre de l'Académie de médecine (1858), président de cette Académie 
(1867), président de l'Association générale des médecins de France (1867), membre 
du Comité consultatif d'hygiène de France, dont il fut secrétaire (1849-185 1), puis pré- 
sident (depuis 1868); en 1864, il fut nommé conseiller municipal de Paris. Principaux 
ouvracres : Manuel de pathologie et de clinique médicales; Supplément au Dictionnaire des Dic- 
tionnaires de médecine français et étrangers; Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, et 
une foule d'excellentes études médico-légales, entre autres sur la strangulation, l'em- 
poisonnement, l'infanticide, etc., etc. Commandeur de la Légion d'honneur (C. ^) et 
de nombreux ordres étrangers, il a laissé une grande réputation en Europe comme méde- 
cin-légiste ; il avait épousé Zoé d'Ocagne, née le 27 mai 1823, morte le 22 mai 1883, 

Signature du célèbre docteur Ambroise Tardieu (mort en 1879). 

dont : a.rt. Léonie-Zoé, née le 28 décembre 1843, morte sans enfants, le i^'' novembre 1863, 
épouse de Georges Berger (depuis député de la Seine); h. b. Eugène -Hippolyte- 
Ambroise, né le 5 mars 1849, mort le 18 janvier 1850; c. c. Ambroise, né à Paris, le 
5 novembre 1850, agent de change dans cette ville, marié à Emilie Bréart, dont 
Ambroise, né le i«^ janvier 1878 et Henri, né le 29 septembre 1880; B. Amédée- 
Eugène, né le 18 août 1822, licencié es lettres, élève de l'Ecole des Chartes (1839- 
1842), attaché ensuite au ministère des affaires étrangères en qualité de géographe, 
sous-bibliothécaire (1857), puis bibliothécaire de l'Institut , chevalier de la Légion d'hon- 
neur (^), auteur d'une traduction de Strabon; il a épousé, en 1852, Charlotte-Elisabeth 
d'Arpentigny de Malleville, née en 1829, morte à Paris, le 29 mai 1890, pianiste distin- 
guée, connue par des séances de musique classique qui remontent en 1848 (elle jouait 
du Mozart comme personne, disaient ceux qui ont entendu son grand talent). De ce 
mariage : a. a. André-Louis-Amédée, né le 18 février 1854, avocat à la cour d'appel de 
Paris, marié, le 9 décembre 1875, à Marguerite Blot, fille du docteur Hippolyte, dont 
André-Pierre, né le 22 septembre 1876, et Elisabeth, née le 5 novembre 1879; 
b. b. Jacques-Léon-Amédée-Jules, né le 9 juillet 1861, auditeur au Conseil d'Etat, époux 




PIERRE-ANTOINE TARDIEU 

graveur géographe de grand talent. 

Né à Paris, le 9 mars 1784, y mourut le 17 juillet'iSôg. 

(Voir page 168.) 



— i68 — 

de Marie Gondinet (nièce de l'auteur dramatique), dont : Amédée, né le I2 mars 1889 ; 
Armand, né le 51 janvier 1890; Charlotte, née le 17 mai 1891. — V. Piem-Aiilùii:e 
Tardieu, né à Paris, le 9 mars 1784, y mourut le 17 juillet 18Ê9. Graveur géographe de 
grand talent, élève de son père, et, pendant vingt ans, son collaborateur, fut le pre- 
mierà graver des cartes sur acier. Il joignait, à son talent d'artiste, la science d'ingénieur- 
géographe et dressa lui-même un certain nombre de cartes et de plans. Il a gravé, en 
183 1, les îles de Palma et de Ténériffe, déclarées si parfaites qu'elles ont été encadrées 
et placées à la bibliothèque de l'Institut; ces cartes lui valurent une médaille de bronze 
à l'Exposition de 1834, chevalier de la Légion d'honneur (1837) (^); il a gravé la carte 
des postes de France, la carte géologique des environs de Paris, des plans et cartes 
pour les romans de Walter Scott et de Cooper, pour l'Histoire de Norvins, etc., une 
sphère céleste, des cartes départementales, etc. Ce n'est qu'à l'âge de 77 ans que, 
infatigable, il interrompit ses travaux de graveur, pour suivre avec fruit les cours du 




Signature de Pierre-Antoine Tardieu, dit de l'Estrapade, graveur (mort en 1869). 

Muséum. En 1830, il prit les armes pour la défense de la Charte; fut blessé à l'attaque 
des Tuileries, et décoré de la Croix de Juillet, et, en 1 831, au nom de l'ordre, pénétra 
dans l'archevêché pour en expulser les dévastateurs". Il avait épousé Eugénie-Isabelle 
Débonnaire % née le 1 5 août 1794, morte le 7 juin 1869, dont il eut : 1° Adèle-Augus- 
tine, née le i8 février 1819, mariée à Marie-Alexandre Brullé, mort sans enfants, en 
1891 ; 2° Marie-Amélie, née le 10 mai 1822, morte le 3 juin 1825 ; 3° Cécile-Augustine, 
née le i^"^ décembre 1826, mariée à Louis-Ernest Beauvisageî, né en 1816, mort le 
20 février 1869, chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre des saints Maurice 
et Lazare, chef de la division des retraites pour la vieillesse et des assurances à la 

1. Pour plus de détails sur Pierre-Antoine Tardieu, voir la notice nécrologique publiée par 
Casimir Dclaniarre (Bulletin de la Société de géographie), janvier-février 1871, p. 73). | 2. Elle est, 
par sa mère, Catherine-Noëlle de Saint-Aubin, petite-fille de Charles-Germain de Saint-Aubin, 
dessinateur du roi Louis XV, et petite-nièce d'Augustin et de Gabriel de Saint-Aubin, célèbres 
artistes graveurs du xvnp siècle, j 3 Louis-Ernest Beauvisage était le fils d'.\ntoine-Jean, célèbre 
teinturier, philanthrope, inventeur, etc., et le petit-fils Je Jean-Jacques Beauvisage, teinturier de 
Paris, nédans cette ville, en 1760, où il mourut en 1838, marié à Marie-Etiennette Coypel, morte 
en 1805, fille d'Etienne Coypel, sculpteur (mort en 1814), et descendante d'une famille bien 
connue dans les arts, les Coypel, peintres. Son ancêtre direct, Noël Coypel, surnommé Poussin, 
mort en 1707, fut secrétaire perpétuel de l'.\cadémie de peinture. 




AMBROISE-AUGUSTE TARDIEU, 

docteur médecin célèbre, doyen de la Faculté de médecine de Paris, 

éniinent médecin-légiste, etc., né i Paris, le lo mars 1818, 

mort dans cette ville, le 12 janvier 1879. 

(Voir page 166.) 



— lyo — ■ 

caisse des dépôts et consignations, dont : A. Georges-Eugcnc-Charics , docteur en 
médecine, agrégé d'histoire naturelle à la Faculté de médecine de Lyon, né en 1852, 
marié : 1° à Zoé-Victorine Cuvillier, morte en 1879 ; 2° à Célina-Marie Bonnefille. Du 
premier mariage : a. a. Léon-Georges, né le 29 octobre 1877; du second : 
h. h. Bru)^ère-Cécile, née en 1885 ; c. c. Pierre-Ernest, né en 1886, mort en 1887. 

TROISIÈME RAMEAU. — II. Jean TanVicii , fils de Nicolas et de Marie Hénin, fut 
père de III. Picrre-Frauçois Taniieii, né en 1714, dit le Sourd, graveur d'histoire, vivant 
en 1743-1757. Graveur habile, il a gravé une partie des dessins exécutés par Oudry 
pour les fables de La Fontaine et laissé des estampes dont les plus estimées sont : 
Persée et Andromède et le jugement de Paris, d'après Rubens. Il est mort vers 1774. 
Il eut d'une première femme : 1° Mathieu, né vers 1750, à Paris, qui passa à Saint- 
Domingue et y fut massacré avec ses cinq enfants à la Nouvelle-Plymouth (quartier de 
Jérémie). Il épousa, en secondes noces, Marie-Anne Rousselct, graveur d'histoire natu- 
relle, fille d'Etienne, graveur, née à Paris, en 1752, morte en avril 1826, mariée le 
18 octobre 1757; il eut, d'un autre mariage, M"'= Carpcntier et M""= \'ogin (celle-ci 
morte sans postérité). 



EN NORMANDIE 

\''oir la filiation des Tardieu de Maleyssye, pages 21 et suivantes. 



EN LAONAIS 




RKS anciennement, il y a eu des Tardieu en Laonais. Ainsi, au mois de 
novembre 1395, le roi accorda des lettres royales à Jean Tardieu, bour- 
geois de Laon, qui avait épousé Marguerite Froidure, laquelle était fille 
naturelle de Jean Froidure, prêtre, mais qu'il avait eue avant son entrée 
dans les ordres. Le roi déclara légitime ladite Marguerite par ces mêmes lettres (^Archives 
nationales, registre 148 du Trésor des Chartes, cote 270). Charles Tardieu, né à Laon, 
vers 1750, était négociant dans cette ville. Son fils Charles, né à la Fère, vint résider 
à Saint-Quentin, où il devint négociant, et laissa Charles-Auguste, né à Saint-Quentin, 
dont une fille, Lucie, épouse de M. Morel, négociant à Saint-Quentin. 




JACQ.UES TAKDIliU, 

né, le i8 octobre 1794, au château de Brouchy, près Hani (Somme), 

qui appartenait à son père (Jacques Tardieu), 

mort à Paris, le 18 octobre 1878. 

(Portrait pris sur un crayon, à l'âge de 51 ans.) 

(Voir page 175.) 



— 172 — 



EN PICARDIE 




LA FÈRE (AISNE) dans la Thiéi'ache. Nous cro_vons que cette branche 
descend bien des Tardieu de Laon (v. p. 170) qui habitaient, déjà, cette 
ville en 1395; le voisinage permet de le supposer. — Noël Tardieu 
habitait la Fère, en 1639 (Archives départementales de l'Aisne B 397). 
Simon Tardieu eut un procès avec le couvent de Sainte-Croix de Chauny, en 1693 
(Mêmes archives B 1763). Jean Tardieu habitait à Bichancourt (Aisne), en 1690 
(Mêmes Archives B 1709). Louis Tardieu possédait un beau moulin à Monampteuil 
(Aisne), en 17 10 (Mêmes Archives H 758). Elisabeth Tardieu, femme de Jean Benoît, 
maître d'hôtel à Guise, 1730 (Mêmes Archives B 2423). Jacques Tardieu, nommé garde 
des eaux et forêts de la maîtrise de la Fère, le 6 décembre 1760 (Mêmes Archives B 
3599). Charles Tardieu était négociant à la Fère et avait un fils appelé aussi Charles, 
1782 (Mêmes Archives B 944). 

A SAINT-QUENTIN. Représenté par M. Gustave-Jules Tardieu, né à Saint-Quentin, 
vers 1848. 

A ROGÉCODRT (AISNE), prés de la Fère, aujourd'hui à Jussy (Aisne) et à Paris. Ce 
rameau est fort honorable ; ses représentants comptent, la plupart, des personnages ayant • 
des positions notables. Filiation I. Simon Tardieu, néà Rogécourt (Aisne), vers 1750, eut 
pour enfants : 1° Simon-Charles, qui suit ; 2° Isidor, né à Rogécourt, le i^'^ février 1775 ; 
de lui descendent Joscph-Maximilien et Louis-Eugène Tardieu, décédés ; 3° Vincent- 
Joseph, né à Rogécourt, le 13 avril 1778; de lui descendent : A. Robert Tardieu, 
décédé ; B. Joseph-Ernest T. , décédé , marié à M"^' Lalaux ; C. Edme-Eugéne, marié, 
le 18 mars 1846, à Clémentine-Eudoxie Lalaux, née à Benay; il possède, en toute pro- 
priété, le superbe hôtel de la Terrasse à Monte-Carlo (voir page 173); D. Sulpice- 
Achille, résidant à Paris ; E. Théodore-Lucien, résidant à Alger, qui a des filles. — II. 
Simon-Charles Tardieu, né à Rogécourt, le 22 septembre 1773, épousa M"'= Hamelet ; 
il eut III. Hetiri-Amèdèe Tardieu, né à \'ersigny (Aisne), en 1804, décédé, qui épousa 
Rose-Adélaïde Barbe, dont W . Henri-Ernest Tardieu, né à Compiégne, le 7 janvier 
1828, résidant à Paris, où il est ingénieur des arts et manufactures, directeur-proprié- 
taire du journal la Sucrerie indigène et coloniale; il a épousé M'''^ Dupont (de Com- 
piégne), dont Paul-Charles-Georges-Raymond, né à Compiégne, le 29 janvier 1871. 

A DRIENCODRT, PRÈS PÉRONNE (SOMME), aujourd'hui à Saint-Quentin (Aisne), 
1. Jacques-François Tardieu, qui, selon la tradition de famille, venait du centre de la France 



— 175 — 

(peut-être des Tardieu du Gévaudan ?), s'établit à Driencourt, en épousant une Varlet. 
Ces Varlet ont toujours été, dans la région, de vieille bourgeoisie; il eut II. un fils 
marié, en 1725, à Driencourt, à une autre Varlet, et celui-ci III. Jacques Tardieu, 
important entrepreneur de constructions, époux de Marie-Marguerite Maseré, dont : 
1° Jacques, qui suit; 2° Jean, né le 9 juin 1782, à Driencourt, mort à Péronne en 
1872, lequel a eu : A. un fils, mort en 1877, à Péronne, mariée à M"'= Genest, dont : 
(/. rt. Ferdinand, habitant Péronne, célibataire, administrateur des biens du comte 




L HOTEL DE LA TEKRASSE 

(à Monle-Carld), 

propriété ie M. Edmc-Iiugéne Tarlicu (de Jussy, Aisne.) (V. p. 172). 

d'Auteuil; h. h. une fille célibataire. — I\^. Jacques Tardieu, né le 5 février 1774, à 
Driencourt, mort au château de \'adencourt, commune de Maissemy (Aisne), le 
5 septembre 1834, marié, le lé septembre 1795, à Madeleine-Rose Née, fille d'un grand 
négociant en linons, de Saint-Q.uentin. Il quitta Driencourt et vint habiter Saint- 
Quentin ; il eut un fils unique V. Jacques Tardieu, né au château de Brouchy, prés 
Ham (Somme), le 27 vendémiaire an III (naissance déclarée à Saint-Quentin), domaine 
et grand château de 700 hectares, acheté par son père vers 1790. Il mourut à Paris, le 

18 octobre 1878; il épousa, en premières noces, le 29 janvier 181 3, Héloïse Groselle, 
décédée le 29 janvier 1825, fille d'un notaire honoraire; en secondes noces, le 25 jan- 
vier 1855, à Saint -Quentin, Claire Dufour, née le 18 décembre 18 14, morte le 

19 octobre 1891, à Saint-Quentin. Les Dufour ont occupé, à Saint-Quentin et dans 
l'Aisne, une grande situation (voir chapitre Alliances). Du premier lit : i" Jules, qui 



— 174 — 

suit; 2° Zoé, née en 1816; du second lit : 3° Anna-Claire, née en mai 1836, mariée, en 
1859, à Alexandre Laterrade, officier de la Légion d'honneur, ingénieur en chef des 
ponts et chaussées, en retraite (résidence, château de Mérane, prés Condom, Gers), 
dont deux filles, mariées à des ingénieurs des ponts et chaussées, l'un, M. Couvrat- 
Desvergnes, petit-neveu du maréchal Bugeaud, l'autre M. Bachy; 4° Jacques-Léopold 
Tardieu, né le 10 avril 1846, marié, le 11 mai 1875, à Claire Carlier-Cabour, descen- 
dante des familles nobles, de Péronne (Somme), les d'Estreux de Goussancourt et les 
Cabour du Huet (ceux-ci portaient lui chat bourrant un fusil, d'or, sur champ d'azur'). 
D'abord officier aux dragons de l'impératrice, puis au 13^ régiment de dragons, démis- 
sionnaire (2 septembre 1875), ce dernier habite au pavillon Sainte-Claire, parc des Fon- 
taines, à Chantilly; sans enfants. — VI. Jules Tardieu, né en 1814, épousa : 1° Héloïse 
Foulon, de Saint-Quentin; 2° M"= Dehalle, de Vendeuil. Du premier lit, une fille, 
épouse de M. Menier, notable négociant à Paris; du second lit, Maurice, lieutenant au 
7' dragons, à Provins. 

EN CAMBRESIS 

RAMEAU A HONNECODRT (NORD), AUJOURD'HUI A FORENVILLE (NORD) 
(EXISTANT). Nous pensons que ce rameau se rattache aux Tardieu, de la Fére 
(p. 172). FiLiATiox I. Louis Tardieu, marié à Henriette Delabarre, résidait au hameau 
d'Ossu, près d'Honnecourt (Nord) ; il eut II. Nicolas-Louis-Joseph-Magloire Tardieu, né 
à Ossu, le 25 avril 1801, où il est mort en 1884, il épousa Joachime Loy et laissa : 
1° Louis-Joseph-Achille, qui suit; 2° Eugénie, mariée à M. Tottet, propriétaire- 
agriculteur, à Honnecourt; 3° Marie-Louise, veuve de Joseph Flahaut. 111. Louis- 
Joseph-Aclnlle Tardieu, né à Epely (Somme), a épousé Marie-Magdeleine Wilbert; il est 
comptable à Forenvile; il a : 1° Benoît- Achille, représentant d'une grande maison de 
commerce, à Saint-Quentin (Aisne) ; 2° Eugénie-Odile, mariée à Raphaël Marin, médecin. 

DANS LE BOULONNAIS 

Une tradition de famille dit que les Tardieu, de Boulogne-sur-Mer, sont venus de 
Marseille, cette grande cité où tant de Tardiou ont vécu jadis. Une autre les fait sortir, 
très anciennement, de la Savoie et ajoute que le premier arrivé fut un marchand dra- 
pier. Notre opinion est que, de cette tradition confuse, il en résulte que ces Tardieu 
venaient du Midi et, probablement, directement, des Alpes. 




^^à^^^c 



JEAN-AKGE (ailleurs Augustin) thomas tardieu, 

né à Marseille, vers 1759, y mourut, le 31 janvier 1819, 

religieux grand-carmc, vicaire de la Magdeleine, à Aix, 

docteur en théologie (1788) et grand prédicateur. 

Il a prononcé (1788) une magnifique oraison funèbre de Louise-Marie de France, 

carmélite, dans la chapelle des Carmélites d'Aix (imprimée). 

Curé de Saint-Joseph, prés Marseille (1817-1S19). 

(Ce portrait a été gravé d'après une belle peinture sur toile de 1789 environ.) 

(V. pp. 90, 98 et V Appendice .) 



- 176 - 

PREMIER RAMEAU ÉTABLI A BOULOGNE- SDR -MER (EXISTANT). Filiation. 
I. Philippe Tardieu, négociant à Boulogne, épousa, le 19 mars 1721, Catherine Petit. 
Il eut : 1° Bonaventure qui suit; 2° N., auteur du 2>= rameau. — II. Bonaventure 
Tardieu, négociant à Boulogne, né audit lieu, le 13 juillet 1727, marié, le 12 septembre 
1758, à Marie-Louise Picard, dont : 1° André-Mathieu, qui suit; 2° Louis-François- 
Maxime, frère de la Doctrine chrétienne. Au moment de la Révolution, il se maria. 
Possédant une écriture admirable, il fut nommé maître d'écriture du roi de Rome. On 
croit qu'il devint, plus tard, à Paris, négociant en toiles, rue des Bourdonnais (v. troi- 
sième rameau p. 177); 3° N., capitaine d'infanterie à la campagne de Russie, en 1812 
(sort inconnu) ; 4" N., grenadier de la garde impériale, tué au passage de la Bérésina. — 
III. Louis-François-Maxime Tardieu, né à Boulogne, le 24 août 1761, mort audit lieu le 
26 juillet 1839, était négociant dans cette ville au moment de la Révolution, et quitta 
femme et famille pour suivre le général La Fayette (vers 1784), dans un moment 
d'enthousiasme. Il revint à Boulogne, trouva, grâce à sa femme, son commerce pros- 
père (celle-ci s'appelait Marie-Louise-Elisabeth Debaillon). Il fut en dernier temps 
appariteur, c'est-à-dire chargé, pour ainsi dire seul, de la police de la ville de Boulogne ; 
il eut : 1° Maxime, employé de commerce à Paris où il est mort, vers 1875, sans posté- 
rité; 2° François-Clémentin, qui suit; 3° Eléonore; 4° Victoire; 5° Constance ; 6° Alix. 
— I\'. François-Ciémeutin Tardieu, né le 4 fructidor an V, négociant à Boulogne, mort 
le 28 juillet 1858, épousa le 23 août 1823, Adélaïde-Robcrtine Valois, morte en octobre 
1880; il eut : 1° Pierre-Clémentin, qui suit; 2° Maxime, négociant en tissus à Bou- 
logne, mort en 1874, à 46 ans, époux de Eugénie Postel, dont : A. Henri, économe 
au collège communal de Boulogne ; B. Eugène, secrétaire particulier de M. Michaux, 
député de l'Aisne; il collabore à la rédaction de divers journaux de Paris (le Figaro, la 
Presse, etc.); 3° Victor-François, né le 29 septembre 1832, architecte de la Chambre 
de commerce .i Boulogne, ancien maréchal des logis dans les chasseurs à cheval 
(1851-1854), puis lieutenant dans la garde nationale (1870-1871), ancien membre de 
la commission municipale du 15= arrondissement, à Paris, etc., marié à Louise-Justine 
Vincent, dont : A. Victor, âgé de 37 ans, marié, ayant un fils et une fille; 
B. Cyprienne, âgée de 22 ans; 4° Louis, agent commercial pour les vins et denrées 
coloniales, mort vers 1884, à 48 ans, marié à Cécile Barten, sans postérité. — 
V. Pierre-Clémeiiliii Tardieu, né à Boulogne, en 1825, négociant dans cette ville, 
propriétaire à Samer (Pas-de-Calais), épousa Sophie Senave, née à Nieuport (Bel- 
gique), dont il a Henriette-Adèle-Sophie, née le 19 juin 185 1, mariée à Samer, à Louis 
Caudron, négociant-fabricant, à Amiens, dont un fils. 

DEUXIÈME RAMEAU (EXISTANT). II. N... Tardieu, fils, dit-on, de Philippe, qui pré- 
cède, et de Catherine Petit, fut le père de : 1° Charles qui, à la Révolution, s'enrôla comme 



— 177 — 

volontaire, fit les campagnes du i" Empire, fut décoré de la Légion d'honneur ( 
de la médaille de Sainte-Hélène ; 2° un fils, corsaire sous l'Empire ; il servit sous les 
ordres du célèbre Surcouf et fut fait prisonnier par les Anglais; enfermé sur les pon- 
tons, il parvint à s'évader; regagna Boulogne, épousa M""= Baronne-Robart, de Tour- 
d'Adre, dont il eut : A. Charles, né en 181 3, employé dans l'administration du Mont- 
de-Piété, à Paris, depuis 1839 (!=■■ commis jusqu'en 1875, caissier jusqu'en 1887); il 
eut douze enfants dont l'un : a. a. Charles, lauréat, en 1867, à 20 ans, à l'Exposition 
nationale, i" grand prix de sculpture sur bois et sur marbre; b. b. Albert, né en 1856, 
officier marin; a obtenu diverses distinctions pour son courage, au Tonkin, au 
Dahomey, au Sénégal ; il a 24 ans de services militaires et 3 5 campagnes ; c. c. Edmond. 
Une Tardieu, cousine germaine de Charles Tardieu, caissier du Mont-de-Piété, traduisit 
Homère ; une autre fut professeur à l'Ecole de Saint-Denis (Légion d'honneur), morte 
en 1883. 

TROISIÈME RAMEAU (ÉTEINT). III. André-Mathieu Tardieu, fils de Bonaventure 
qui précède et de Marie-Louise Picard, né à Boulogne-sur-Mer, le 15 février 1763, 
mort le 6 août 1827, négociant, épousa Marie-Catherine-Adélaïde Porion, née en 1768, 
morte le i"mai 1859, dont : i" Jean-André, né à Amiens, le 31 janvier 1793, mort à 
Paris, le 4 août 1866, grand négociant en gros en toiles (rue des Bourdonnais), père de 
Sophie-Adèle-Antoinette, née en 1834, morte le 21 juin 1863, mariée à Charles 
Tiberghien (d'Amiens)'; 2° Adélaïde-Eléonore, née en 1799, morte le 17 février iSéo. 
(Il existe au Père Lachaise, à Paris, un beau tombeau ayant une tète pyramidale avec 
les inscriptions aux noms et dates de ce troisième rameau.) 

QUATRIÈME RAMEAU (EXISTANT). I. Antoinc-Arnoult Tardieu, né à Boulogne, 
paroisse Saint-Nicolas, y mourut le 15 janvier 1807. 11 fut professeur de langues (en 
connaissait sept), graveur, sculpteur habile. A la Révolution, il émigra et s'établit à 
Saint-Omer; il avait épousé, en Angleterre, une demoiselle de Saint-Omer; il eut 
II. un fils, mort en 1875, père de : 1° Charles-François, né en 1818, ingénieur de 
grandes industries, à Dorignies-lès-Douai (Nord), à Erèvent (Pas-de-Calais), et au che- 
min de fer d'Orléans où il a dirigé les ateliers de Tours ; 2° Edmond-Constant, né en 
1827, ingénieur de grandes industries (agricoles) à Saumur, et (mécaniques) à Nantes, 
enfin industriel à Paris (fabrique de bronzes d'éclairage), marié à Victoire -Louise 
Allard, dont : A. Anne-Caroline, née le 4 octobre 1855, mariée, le 2 juillet 1878, à 
Georges-Joseph Lebrun, industriel à Paris; 3° Hermance-Louise, née en 1834, reli- 
gieuse. 



12 



LES TARDIVI 



EN PROVENCE 




ous les Tiirdivi, ainsi que nous l'avons expliqué (v. p. vu), 
remontent, en Provence, à une souche commune avec les 
Tardieu, sous le nom latin de Tardivus. Cela est si vrai 
que bien souvent des Tardivi sont appelés Tardieu et réci- 
proquement, aux xvi« et wii": siècles. Ils ont formé, ancien- 
nement, diverses branches. Au xvi« siècle, à l'époque où 
les noms se francisèrent, ils ont conservé leur appellation 
latine. Pierre Tardivi fut le premier abbé régulier de la 
Celle ', en Provence, en 1392. Théodore « Tardivy» gou- 
verna aussi ce monastère comme abbé régulier de 161 5 à 1626. 

RAMEAU A GRASSE. I. N. Tardivi fut père de : 1° Etienne, avocat, mort avant le 
17 mars 1627; il épousa Honorade de Robert; 2° Antoine, prêtre, prieur et coseigneur 
de Callian, qui vivait en 1619-1627; 3° Honoré, qui suit. II. Honoré Tardivi, lieutenant- 
particulier du sénéchal et assesseur aux soumissions du siège de Grasse, en 161 6, mort 
avant 1635, épousa Pierrette de Lisle, dont : 1° Honoré, qui suit; 2° Pierrette, mariée, 
le 14 janvier 1627, a Pierre Baudoin, fille d'Antoine et de Marguerite Blanc; 2° Fran- 
çoise, mariée, le 10 novembre 1650, à Jacques Vitalis, conseiller au siège de Dragui- 
gnan, fils de Marc-Antoine, ancien juge royal à Longues, et de Madeleine de Chàteauncuf. 
III. Honoré Tardivi, conseiller du roi, avocat en la sénéchaussée de Grasse, en 1654, 
épousa, le 27 mars 1635, Isabeau de Brun de Castcllane, fille de Joseph, seigneur de 



I. Le couvent fort célèbre de la Celle était situé prés de Brignoles (Var). Il est en ruines. 



— 179 — 

Caille, Rougon, et d'Honoradc d'Albert ; il eut : i° Jean ; i° Claire, morte avant 1700, 
mariée, le 2 novembre 1655, à Barthélémy Camelin, écuycr, receveur général des 
décimes au diocèse de Fréjus, fils de Jacques et de Claire Villesse. IV. ]mn Tardivi, 
avocat (1676), conseiller en la sénéchaussée de Grasse (1700), épousa, le 30 jan- 
vier 1676, Claire de Pallas, fille de Jean et de Gabrielle d'Ollivier; en 1700, il fit 
enregistrer ses armes à l'Armoriai général de Provence (telles que nous les donnons 
plus loin). Ce même Jean Tardivi fut compris dans l'héritage des biens de la succes- 
sion de Brun de Castellane (1689), dont voici le curieux historique et procès, 
Affaire lUlcdnfaux Caille. 




ARMOIRIES DES TARDIVI, de Grasse ; 

D'azur, à une croix haussée d'or, dont le pied est fourché en ) pointes, 

mouvant de la pointe, accostée de deux colombes d'argent 

volantes, affrontées, becquées et membrées de gueules, 

portant en leur bec : celle de dextre, une palme de sinople 

et celle de senestre, un rameau d'olivier de même. 

Scipion de Brun de Castellane, seigneur de Caille et de Rougon, fils de N. de Brun 
et de Marguerite Poussel, épousa, en 1655, Judith le Gouche, fille d'André Corneille 
le Gouche ou la Gouge, coseigneur de Saint-Etienne-les-Orgues ' et d'Anne de Bourdin ; 

I. Il avait acquis de M. de Vintimille la moitié de ce fief, par acte du 9 décembre 1643, reçu 
Aubert, notaire à Marseille. Ses descendants la possédèrent pendant plusieurs générations. En 
1774, la comtesse de Sade, née le Gouche, la vendit .lux Fulque. 



— i8o — 

l'un et l'autre étaient protestants. De ce mariage, naquit Isaac de Brun-Castellane de 
Caille. Après la révocation Je l'édit de Nantes (1685), Scipion et Isaac émigrèrent en 
Suisse. En 1689, Louis XI\' ordonna que les biens des religionnaires, réfugiés hors du 
royaume, seraient dévolus à leurs plus proches parents catholiques. En conséquence, le 
parlement d'Aix attribua les biens des Brun-Caille à Anne le Couche, sœur de Judith 
et femme de M. de Rolland, avocat général au parlement de Grenoble ; à Jean Tardivi, 
conseiller du roi en la sénéchaussée de Grasse, et à Jean Poussel, de Cadenet. Un sieur 
de Muges, qui se prétendait substitué à ces biens, fut évincé par l'arrêt de la cour. 
Quelques années plus tard, un inconnu se présentait à l'intendant de la marine de 
Toulon, se donnant pour Isaac de Caille, et racontant qu'il avait quitté la Suisse pour 
échapper aux obsessions de son père qui voulait le retenir de force dans la religion 
réformée. Il fit abjuration publique et actionna les Rolland, Tardivi et Poussa en resti- 
tution des biens qui leur avaient été adjugés. Le procès dura six ans. Des témoignages 
singulièrement contradictoires furent produits. D'une part, M. de Muges reconnaissait 
le prétendant pour son neveu, et son assertion était appu)-ée par le vicaire de la 
paroisse de Caille et par un ancien domestique de Scipion de Brun. D'autre part, une 
enquête, faite en Suisse, établissait que le véritable Isaac de Caille était mort à Vevey, 
en 1696, et de nombreux témoins avaient toujours connu le demandeur sous le nom 
de Pierre Még\ ou Mège, natif de Joucas et soldat de la marine. Après de longues hési- 
tations, le parlement d'Aix, en juillet 1706, admit les prétentions du requérant et lui 
adjugea les biens des Caille. Peu de jours après, le triomphant inconnu épousait la 
fille d'un médecin de Toulon qui, disait-on, avait secrètement fourni les fonds du pro- 
cès. A cette nouvelle, un témoin inattendu surgit et changea la f;ice des choses : c'était 
la propre femme de Pierre Mégv', nommée Honorade Venelle, qui dénonçait son mari 
comme bigame. Désormais l'affaire prit une nouvelle tournure. Les parents éliminés 
s'adressèrent au conseil du roi, firent casser l'arrêt d'Aix, et obtinrent le renvoi de la 
cause devant le parlement de Paris. Là on comprit que la déclaration de M. de Muges 
était un témoignage intéressé, et l'imposture de Mégy fut définitivement proclamée. 
\'oici le texte de l'arrêt de Paris, daté du 17 mars 17 12 : « La cour, faisant droit sur le 
tout, a mis respectivement à néant les interpellations interjetées par le soldat de marine, 
se prétendant Isaac Brun de Castellane, sieur de Caille et de Rougon... Ordonne que 
les informations faites à la requête desdits de Gouche et Tardivi contre ledit soldat de 
marine pourront valoir comme enquêtes... Déclare ledit soldat de marine ne pas être 
Isaac de Brun de Castellane, lui fait défense d'en prendre à l'avenir le nom et la 
qualité, et de troubler lesdits de Gouche et Tardivi dans la possession et la jouissance des 
biens délaissés par lesdits Scipion Brun et Judith le Gouche... Ordonne enfin que les 
enquêtes, fiiites à la requête desdits le Gouche et Tardivi. à Toulon et au parlement 



— i8i — 

d'Aix, contre ledit soldat du marine... seront tirées des productions des parties, pour 
servir à l'instruction du procès... » Le procès, dont il s'agit dans ces dernières lignes, 
était relatif au crime de bigamie. Il fut envoyé à la chambre Tournelle qui prononça, 
sans aucun doute, la peine capitale; mais Mégy avait pris la fuite. (\'. les Causes 
célèbres, de Gayot de Pitaval ; les Arrêts de Provence, de Debézieux, pp. 151-156, et 
l'Histoire de Maiwsqiie, de l'abbé Féraud, pp. 301-3 11). Jean Tardivi, qui précède, fut 
père de : 1° « noble » Jean-François Tardivi de Caille, capitaine au corps royal d'artil- 
lerie du régiment et bataillon de Grenoble, chevalier de Saint-Louis ', vivant encore à 
Aire et à Saint-\'enant, en 1784, marié à Victoire-Julie Ponnat (famille du Dauphiné), 
dont il eut « noble » Louis-Alexandre-Henri, baptisé le 5 août 1769, paroisse de Saint- 
Martin de Banaux, diocèse de Grenoble ; 2° Jean, seigneur de Thorenc, marié à Catherine 
de Funel du Villard, dont Jean-Baptiste, coseigneur de Thorenc, conseiller en la séné- 
chaussée de Grasse, en 1789, mort avant 181 1, marié, le 1 6 février 1 7 57 (Grosson, notaire 
à Marseille), à Rose-Marie-Henriette de Gaudemar, morte à Marseille, le 25 mars 181 1, 
fille de Pierre, procureur du roi en l'amirauté de Marseille, et de Marguerite Amoureux. 

RAMEAU A BARGEMON (VAR). Ces Tardivi prennent quelquefois le nom de Tardieu 
(v. p. 82). Honoré Tardivi, docteur et avocat, à Bargemon (1591). Guillaume Tardivi, 
de Bargemon, mort avant 1621, épousa Marguerite Noël, de Bargemon, dont Pierre, 
praticien, marié, le 19 avril 1621 (Caille, notaire à Bargemon), à Yolande Tardivi, 
fille d'Antoine et de Charlotte Vacquier. Pierre Tardivi, notaire à Bargemon (v. p. 82), 
fils de Joseph, mourut le 16 mai 1684 et fut père de Barthélémy, bourgeois qui vendit 
l'étude de son père, le 13 décembre 1698 et fut marié, en 1678, à Thérèse de Lauris, 
fille de feu François, seigneur de Taillades et de Valbonnette =, dont Françoise, femme 
de Joseph Rébussel, négociant à Bargemon. 

RAMEAU A DRAGUIGNAN. 1. Antoine Tardivi, docteur en droit, avocat à Draguignan, 
mort avant 1621, épousa Charlotte Wicquier, remariée à Raphaël Figuiére, avocat; il 
eut : 1° Jean, avocat du sénéchal de Draguignan, en 1635, marié, le 5 novembre 1653, 
(Malespin, notaire à Draguignan), à Honorade Allègre, fille d'Honoré, bourgeois, et 
de Jeanne Héraud ; il testa le 3 juin léSoî, laissant : A. Jacques, 1680 ; B. Jean, 1673 ; 
C. Christophe, i68o; D. Pierre-André, qui fit profession aux Augustins de Dragui- 
gnan, le 19 octobre 1673; E. Charles, prêtre de la doctrine chrétienne (1680); 
F. Ezéar, 1680; G. Anne, mariée, le 28 février 165e, à Pierre Richelme, bourgeois à 



i. Arch. département, de la Drôme. | 2. Arch. département, du Var. | j. Ce testament porte 
son sceau armorié. Celui-ci représente une fasce accompagnée en chef d'une palme accostée de 2 trèfles 
et, en pointe, d'un trèfle. Autour du sceau, en devise : Palma virescit pondère. 



— l82 — 

Draguignan, fils de Pierre et de Françoise Garcin; clic fut marraine, le février 1674, 
avec Jean de Thomas, chevalier de Malte, à Draguignan, vivait encore en 1694; 
H. Marguerite, mariée, le 4 juin 1682, à Joseph de Castellane, seigneur de la 
Valette, fils de Henri-François, seigneur de la \'alette et de Marguerite Raffelis de 
Broves; 2° Françoise, mariée, le 7 mai 1614, à Jean Cavallier, procureur au siège de 
Draguignan; 3° Yolande, mariée, le 19 avril 1621, à Pierre Tardivi, praticien à Barge- 
mon, fils de Guillaume et de Marguerite Noël ; 4° Pierre, receveur particulier à 
Grasse, marié à Jeanne Richelme, dont : A. 'Jean, avocat à Draguignan en 1674; 
B. Henri, notaire à Grasse en 1674; 5° Françoise, baptisée à Draguignan, le 
4 novembre 1598, parrain Durand de Villeneuve du Gault, marraine Françoise de 
Villeneuve, dame de Mons. Ce baptême fut fait en « très notable compagnie ». 
(Archives comm. de Draguignan, G G 13.) 

RAMEAU A TOULON. En 1700, Antoine Tardivi, bourgeois de Toulon, fit enregistrer 
ses armes à V Armoriai général (Provence, t. II, p. 320, bureau d'Aix); elles sont les 
mêmes (moins les émaux) que celles des Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues (ce qui 
indique, sûrement, une origine commune, savoir : d'argent, à une fasce de siiiople; coupé 
d'a;_iir, à un écureuil d\w (y. pp. 58, 61). 

RAMEAU A MARSEILLE. Il compte Pierre Tardivi, négociant drapier, en 1700 
(v. p. 183), qui fit inscrire ses armes à V Armoriai général (Prowenct); Jeanne Tardixn, 
vivant à Marseille en 1703; elle mourut le 20 août 1716, à 71 ans, femme de Jérôme 
\'elin ; Anne Tardivi, épouse de Barthélémy Boulle, négociant à Marseille, eut une fille 
qui, en 1719, épousa à Marseille, François Corréard. Jean Tardivi, prêtre, à Marseille 
(1677-1680); Laurent Tardivi, négociant à Marseille, 1706. 

RAMEAU A VALENSOLLE (BASSES-ALPES) (EXISTANT). Fili.\tion-. I. Jacques 
Tardivi, bourgeois, épousa, en 1624, Catherine Roux. Il habitait Valensolle et laissa : 
1° Eloi, né en 1630, vicaire aux Accoules, paroisse de Marseille, en 1687; 2° Esprit, 
qui suit ; 3° Antoine, né en 1642, marié à Anne Leyton, dont : A. Paul, né en 1678; 
B. Joseph, né en 1684. — II. Esprit Tardivi, bourgeois, né à ^'alensolle, en 1637, 
épousa Cécile-Catherine Angelvin ; il eut : 1° André, qui suit; 2° Joseph, prêtre, 
vicaire de la paroisse des Accoules, de Marseille, en 1696, puis curé à Allauch, prés de 
Marseille; il fit enregistrer, en 1700, les armes de sa famille : d'or, à un cceur enflammé 
de gueules, chargé d'une étoile d'or (Armoriai général'). Dans le même armoriai figure 
aussi Pierre Tardivi, négociant en draperie à Marseille, qui fit enregistrer les mêmes 

I. Le comte de Montgrand, Annorial de Marseille, p. 247. 



- i83 - 

xirmes, et, par suite, était, sûrement, son parent. Le même Joseph Tardivi, fonda, en 
1714, dans la paroisse des Accoules, l'asile de Notre-Dame de Bon-Secours'. — 
III. Aiidrii Tttrdivi, bourgeois, épousa, en 1702, Elisabeth Chandon; il eut : 1° Jean- 
Louis, né en 174 1, curé de Quinson (Basses-Alpes); 2° Joseph-Pierre, né en 1749, marié, 
en 1776, à Marie-Magdeleine Giraud, dont : IV. 1° Joseph-Marie-Antoine, qui suit; 
2" Magdeleine, non mariée, décédée à Valensolle, à 92 ans. — V. Joseph-Mtine-Autoine 
Tardivi, né en 1776, épousa, en 1807, Magdeleine-Françoise J.iubert; il fut, pendant 
plus de 29 ans, juge de paix du canton de \'alensolle (Basses-Alpes); il eut : 1° Jean- 




ARMES DE PIERRE TARDIVI ET DE JOSEPH TARDIVI, 

vicaire des Accoules à Marseille (en 1700) : 

(/'('/■, ('; lut cœur enflammé, de gueules, chargé d'une étoile d'or, 

{Armes parlantes, car le cœur enflammé fait allusion aux syllabes ardi 

(ardere, brû/er) du mot Tardivi. 

Joseph-Benjamin, né en décembre 1807, marié à Etiennette Maillet, de Riez, dont 
Félicie, née à Riez (non mariée) ; 2° Marie-Constance, née en 181 1, mariée, en 1S36, à 
André-Florent Sumien, dont postérité. — VL Marie-Hippolyte Tardivi-, né à Valensolle, 
le 4 novembre 181 3, rentier à Aix (Provence), marié, le 11 juin 1848, à Rose-Eugénie 
Briançon, dont : 1° Marie-Magdeleine-Eudoxie, née à Marseille en 1850, mariée, en 



I. Aug. Fabre. Les rues de Marseille, t. I, p. 213. | 2. La filiation des Tardivi, de Valensolle, a 
été recherchce el dressée avec soin par l'honorable M. Hippolyte Tardivi, résidant à Aix. 



— i84 — 

1872, à M. le docteur Chavernac, à Aix en Provence, dont Georges-Hippolytc et Paul- 
Guillaume ; 2° Henri-Marie-Daniel, né à Marseille, pharmacien de V classe, à Saint- 
Etienne (Loire), marié, en 1880, à Marguerite Carteron, d'Aurec, dont Marie-Pauline, 
née à Saint-Etienne ; 3° Joseph-Marie-Victorin, négociant-fabricant à Marseille (où il 
est né), marié, en 1890, à Marie Heirieis. — 11 y a, à Valensolle, d'autres Tardivi ^m 
représentent un autre rameau. 




ARMES d'aNTOINE TARDIVI, BOURGEOIS DE TOULON! (Y. pp. 183-184), 
enregistrées, en 1700, à VArmarial gcniral de France (Provence) : 

d'argent, à unefasce de siiwple, coupe d'azur, à un écureuil d'or. 

(Moins les émaux, ce sont les mêmes armes que celles des Tardieu, 

de Saint-Etienne-les-Orgues, v. pp. 58-61.) 



LES TARDIU 



EN ROUSSILLON 



— ^ VEC le langage provençal, le nom latin de Tnnih'iis se 
dit toujours TcinUeu ; mais on trouve, dans les anciens 
registres paroissiaux, en langage catalan, bien souvent, 
Tardiu, notamment dans les registres d'Ax (Ariége) où 
les Tardieu sont appelés, au wii"^ siècle, diverses fois, 
Tariiiu, bien que le nom soit réellement Tardieu. En 
Roussillon, aux environs de Perpignan, non loin de la 
région d'Ax, il y a eu, dès le xv« siècle, des TanUu qui 
ont gardé ce nom. Leur tradition les fait sortir d'Es- 
p.igne, d'un général, au xv^ siècle. Notre opinion est qu'ils peuvent bien compter un 
général, même espagnol, mais qu'ils sont des Tardieu, dont le nom a été écrit en 
catalan, puis est passé à cette branche. Ne serait-ce pas plutôt une tradition confuse' 




- 18) - 

puisque les Tardieu, dit une autre tradition, descendent des Sarrasins d'Espagne, et, alors, 
les chefs sarrasins, dont ils peuvent venir, seraient originaires de Séville? Au surplus, 
chose de nouveau bizarre, des Tardiii, du Roussillon, ont repris, au xviii'^ siècle, le nom 
de Tardieu. On voit bien combien étaient grandes la confusion et l'incertitude de ce nom, 
et qu'ils ont admise celle-ci au profit de notre hypothèse qui les fait venir des Tardieu. En 
s'établissant en Roussillon, près de Bages, le premier Tardieu, appelé Tardiu, y donna 
son nom à une belle métairie appelée jadis le mas d'Arnarch, et, depuis, le mas Tardiu. 
Les armoiries des Tardiu, de Thuir, sont assez originales et parlantes. Elles font 
allusion au nom et tous les objets qui y figurent font éprouver des retards dans la vie : 




ARMOIRIES DES TARDIU 



les récifs sur la mer ; les écrevisses (qui vont en arriére) ; les épines (qui arrêtent au 
passage). Elles sont donc : EcarleUc aux i et 2' d'azur, à } étoiles en cl)ef d'argent, et, en 
pointe, des récifs sur la mer de même ; au )', de gueules, à des branches d'épines d'argent 
accompagnées, à senestre, d'une étoile de même, et, en pointe, à de.xtre, d'une étoile aussi d'ur- 
gent ; au 4=, d'or, à un semé d'écrevisses de gueules ; en pointe de Vécu, une Champagne de 
gueules, à des branches d'épines d'argent. Couronne : de comte. 

Grâce à l'obligeance de M. l'archiviste des Pyrénnées-Orientales (M. Uesplanque), 
nous pouvons donner la filiation des Tardiu, prise en partie dans le fonds de ces 
archives (11 E 736). 

Filiation. I. Huguet Tardiu « mercaJer » (négociant) est rappelé, en 145 5> comme 
défunt, bourgeois de la ville de Perpignan « quondam burgensis Perpiniani ». Sa veuve, 



— l86 — 

Jordana, testa le 31 décembre 1456; il eut : 1° Etienne, qui suit; 2° Catherine, femme, 
en 1456, de Pierre Miso; 3° Claire (1456); 4° Marguerite (145e). — II. Elieniie 
Tardiu, vivant en 1456, eut : 1° Huguet, qui suit; 2° Père (Pierre), 1485. — III. Hiiguel 
Tardiu, vivant en 1485, est dit défunt « mercader » (négociant) et « mestre de la 
Segna » (monnaie) de Perpignan, en 1558. Il est encore rappelé, en 1544, et laissa : 
i" Barthélémy, qui suit; 2" une fille, épouse d'Antich Scncspledade Barulvue; 3° Jeanne, 
veuve de Michel Pares, « mercader » (négociant) à Arles, en 1544. — I\'. Baiihéleiiiy 
(Barthomeu) Tardiu « mercader » (négociant) de la ville de Perpignan, domicilié à 
Thuir, obtint, en 1533, de Pierre Horet) abbé de Saint-Germain-des-Fontaines, seigneur 
direct du mas Tardieu, l'autorisation d'avoir un garde pour son domaine du mas Tardiu ', 
ledit garde appelé « banier ». Il vivait encore en 1544, et laissa : 1° « l'honorable » 
Jacques (Jaunie), de la ville de Thuir, marié à Antonine Breto, fille d'Antoine et de 
Angéle Gumara. Elle testa le 8 septembre 1625; 2" François, qui suit; 3° Onulphe, 
père de Jacques; celui-ci testa en 1689 (27 juin), épousa Anne, dont : Marie; Maride ; 
Catherine; Françoise, femme de Fedrins. — V. François Tardiu, seigneur du mas 
Tardiu, testa au mas Tardiu, près Bages, le 6 juillet 1629; il épousa Stazia et laissa : 
1° François, qui suit; 2° Joseph, domicilié à Fourques, en 1678, époux de Marguerite 
Stoër, dont il eut : A. Pierre (1678) ; B. François; c'est de ce François que descend le 
rameau de Fourques (existant); C. Marie, femme d'.\ntoine Boj'er « pages » ; D. Vic- 
toire, femme de Mitjamola « pages »; 3° Jeronime, épouse de François Spart. — 
VI. François Tardiu, épousa Marie Pons, veuve en 1677; il eut : 1° François, qui suit; 
2° Félix, bourgeois de Perpignan, domicilié à Salces (canton de Rivesaltes), coseigneur 
du mas Tardieu; il épousa : 1° Marie Badia; 2° Marie Gari; il testa, à Perpignan, le 
28 juillet 1682. Du premier lit : A. Marie -Thérèse; du second B. Joseph (1682); 
3° Françoise, qui testa le 8 juin 1677, épouse de « l'honorable » Pierre-Martyz Casais, 
bourgeois de Perpignan. — VII. « le magnifique » François Tardiu, bourgeois, noble de 
Perpignan, épousa, le 27 janvier 1659, Marie d'Ortéga, enterrée dans l'église de Saint- 
Jean-Lasseille, fille d'Antoine, notaire à Perpignan, et d'Anne Pinyes. Elle était la tante 
de Charles d'Ortega, docteur en théologie, chanoine de l'église de Saint-Réal; de 
Raphaël d'Ortéga, conseiller au conseil souverain de Perpignan ; de Louis d'Ortéga, 
docteur en droit, bourgeois. De ce mariage : 1° François, qui testa à Perpignan, le 
22 mai 1709 et mourut peu après; il avait pris possession du mas Tardieu, le 
25 juin 1696; il épousa : 1° Cécile Mauran ; 2° Eulalie, remariée à Joseph Joftre, 
notaire à Perpignan. Du premier lit : A. Joseph (1709), duquel doit descendre François, 



I. Le ni.\s Tardieu, vaste et beau domaine, prés de Bages (à 2 kilomètres). Il est resté d.nis la 
famille des Tardiu jusqu'au XIX'-" siècle. 



- i87 - 

auteur des Tardiu ik hi première branche ; B. Françoise (1709); C. Jean, docteur en drort 
à Perpignan (1693); il testa, le 5 février 1693, à Perpignan ; mourut jeune, ayant été 
avocat au Conseil souverain de Perpignan ; c'est sa veuve appelée Marie qui, en 1700, 
fit enregistrer ses armoiries personnelles (^Parli d'une croix et de sable) à l'Armo- 
riai général de France; de cette union : a. a. Jean (1693); b. h. Françoise (1699), et 
probablement c. c. Honoré, docteur en droit à Perpignan, en 1712; D. Marie, épouse 
de Joseph Guitard; E. Catherine, femme Busquet ; z° Ursule, qui testa en 1693; 
3" Thérèse, veuve, en 1709, de François Sagaleras. 




ARMES ENREGISTRÉES EN 1696 

(Armoriai général) de Marie N., veuve de Jean Tardiu, 
avocat au Conseil souverain de Perpignan (v. p. 188.) 



PREMIÈRE BRANCHE A THUIR (PYRÉNÉES-ORIENTALES). (Cette branche doit 
descendre de Joseph Tardiu, hls de François, seigneur du mas Tardiu, et de Cécile 
Mauran. Elle possédait, dans les environs de Thuir, de nombreux héritages et des 
terres appelées champs deu Tardiu. Filiation. I. François de Tardiu, « bourgeois, » 
noble de Thuir (ainsi qualifié en 1783), émigra pendant la Révolution pour être sous- 
trait à ses fureurs et rentra avec le calme. Il était parent de Jean-Baptiste Tardiu, éga- 
lement émigré (fils de Joseph et de Marie Barrât); propriétaire-agriculteur, résidant à 



— i88 — 

Thuir, il laissa le suivant : II. « maître » Joseph de Tardiu, conseiller au conseil sou- 
%'erain de Perpignan (1786), époux de Marie Estève, fille de Jean, conseiller au conseil 
souverain de Perpignan, dont il eut : 1° Augustin-Jean-Grégoire, qui suit; 2° Antoine, 
propriétaire à Thuir, célibataire, mort vers 185 1 ; 3° Marie, morte en 1871 ou 1872, 
mariée : 1° à M. Jaubert de Réart; 2° à Pierre Ferriol, notaire à Perpignan. — 
II. Augui'.in-Mkhel-Jcan-Grégoire de Tardiu, né à Perpignan, le 18 mai 1786, proprié- 
taire à Thuir (Pyrénées-Orientales), décédé en 1852, épousa M"' Bonet-Boig(de Saint- 
Felice d'Avail, Pyrénées-Orientales) ; il eut : 1° Louis-Henri-Alexandre-Félix, capitaine 
de frégate, né à Thuir, vers 181 5, mort à Amélie-les-Bains, le 22 août 1866, marié à 
Amélie Jaubert de Réart, dont : A. Marguerite, morte en 1891, mariée à Léon Julia', 
avocat à Perpignan, dont : a. a. Louis; h. h. Amélie, mariée, en 1892, à Joachim 
Bigorre, docteur médecin ; 2° Joseph, négociant à Paris, où il est décédé, marié à Elvire 
Soûlas, dont : A. Pierre, lieutenant, tué au Tonkin, en 1891 ; B. Jean, élève à l'Ecole 
de la guerre ; C. Marie, marié à Meuleman, à Paris ; D. Marie-Jeanne, veuve Cartier, à 
Paris, dont Charles ; E. Jeanne, non mariée, à Paris ; F. Auguste, propriétaire à Thuir ; 
G. une fille mariée à M. Nicolau, propriétaire à Thuir; H. Julie-Marie, époux de 
M. Roudony, négociant à Prats-de-MoUo (Pyrénées-Orientales), dont six enfants, 
entre autres : Michel, négociant à Prats-de-MoUo ; Albert, négociant à Perpignan, 
marié à Thérèse Sicard ; Charles, capitaine d'infanterie de marine. /. Delphine, mariée 
à Sauveur Morer, professeur à l'Université de Perpignan, dont : Sauveur, médecin- 
major de r« classe, à Montpellier; Paul, libraire, à Perpignan; Eugène, médecin-major 
de 2' classe, à Tarascon ; Marie, veuve Surjus ; /. Marie, décédée, non mariée, vers 1869. 

DEUXIÈME BRANCHE. Cette branche a été très riche. I. François de Tardiu, résidant 
à Bages, près de Thuir (Pj-rénées-Orientales), maire dudit lieu en 1792-1794, épousa 
Monique André. Il eut : i" Pierre, propriétaire du mas Tardiu, qu'il vendit à M. Justin 
Durand, banquier. Né vers 1763, il fut père de Catherine, morte vers 1888, religieuse au 
Sacré-Cœur, à Toulouse ; 2° François, qui suit. — II. Fra)içois de Tardiu, né vers 1771, 
mort à Céret (Pyrénées-Orientales), le 27 septembre 1838, marié à Rose de Rodor, de 
la ville de Prades (Pyrénées-Orientales), morte le 23 juin 1853, dont : 1° Claire, née 
à Figuères, le 18 février 1800, mariée, en 1822, à Abdon de Guardia, né en 1793, 
juge au tribunal civil de Perpignan, fils de Joseph et de Marie de la Landa, dont A. 
Jean, né en 1823, propriétaire à Villeneuve-la-Raho; B. Abdon, né en 1824, mort 
ofEcier démissionnaire, en 1885 ; il épousa Marie Barrieu, dont Claire, morte en 1891, 

I. La famille /m/w est fort ancienne. En 1696, Antoine Julia, seigneur de la Salle, fit enregis- 
trer ses armes dans V A niiorial général, province de Languedoc : de gueules, à } besaiils d'or mal 
ordonnés, à une bordure de même. 



— i89 — 

non niarice; Jeanne, épouse Noell, décédée ; Marie-Antoinette, morte en 1884, à 20 ans; 
Henri, résidant à Perpignan; C. Félix, notaire à Perpignan, né en 1825, marié à 
Constance Avignon, dont Félix, né en i8é6, avocat; Marie, née en 1868, mariée, 
en 1892, à M. Delmas (^), président du tribunal civil de Toulouse; Raymond, né 
en 1869, étudiant en droit; Léonce, né en 1873, étudiant en droit; D. Marie, née en 
1826, mariée : 1° à M. Ayrolles, capitaine-commandant de chasseurs; 2° à M. Hamon, 
ancien chef de division à la préfecture de la Haute-Garonne; 2° Rose, mariée à 
Maurice Rigondet, employé des douanes à Loricnt, dont : A. Adèle, morte en septembre 
1884, mariée à Joseph de Guardia, son cousin germain, dont postérité ; B. Philomène, 
morte en 1889, mariée à Anatole Loquin, homme de lettres, membre de l'Académie de 
Bordeaux («|), dont Clotilde-Hermance, née en 1867, mariée à Henri Bernard, notaire à 
Chabanais; C. Marie, épouse de M. Le Couflet (O. ^), commandant d'infonterie en 
retraite, dont : a. a. Romance; b. b. Maurice, né en 1872, sous-officier; c. c. Emile, né en 
1879 ; 3° Monique, mariée à Joseph de Guardia, propriétaire à Arles (Pyrénées-Orien- 
tales), dont : A. Joseph, marié à Adèle Rigondet, sa cousine germaine, dont : a. a. Louis, 
résidant à l'île de la Réunion ; b. b. André, résidant à Paris ; c. c. Joseph, à l'ile de la Réu- 
nion ; d. d. Marguerite ; B. Monique, morte religieuse carmélite ; C. François (frère Hono- 
liiis), directeur des frères de la Doctrine chrétienne, à Saint-Paul (île de la Réunion.) 
— Près de Bages (Pyrénées-Orientales), il y a encore des Tardiu (aujourd'hui Tardieu). 

TROISIÈME BRANCHE (EXISTANTE) A FOORQUES (PYRÉNÉES-ORIENTALES). 

Filiation'. I. « Noble » Emmanuel de Tardiu, bourgeois de Fourques (Pyrénées-Orien- 
tales), épousa, vers 1760, Marianne Belloch. Il eut IL Etknne-Paul-Emmamiel de Tardiu 
(appelé dans son acte de naissance de Tardieu), né à Fourques, le 3 août 1770, marié A 
Marthe Nabonne, dont III. Marliu de Tardiu, agriculteur à Fourques, marié par contrat 
reçu Joseph-Abdon Philibert, notaire à Argèles, le 17 mai 1830, à Rose Mixeu, fille de 
Pierre, propriétaire, et de Magdeleine Pairot, dont I\'. Martin de Tardiu, qui porte le 
nom de Martin Tardieu, résidant à Fourques, marié à Louise Soulié, dont François de 
Tardiu, appelé Tardieu, né le 30 avril 1854, à Cabestany (Pyrénées-Orientales), rece- 
veur des contributions indirectes à Castellane (Basses-Alpes), marié à Alice Ferré, 
dont Jean, né le 18 octobre 1882. — A ce rameau de Fourques : Sébastien de Tardiu, 
prêtre, déporté par la Révolution (1793); Emmanuel de Tardiu, hermitc à Fourques, 
qui émigra à la Révolution. 

RAMEAU A MILLAS (PYRÉNÉES-ORINTALES). Ce rameau provenait de la branche 
de Fourques qui précède. Jean Tardieu, de Fourques, marié à Thérèse N.., laissa Rose 
et Elisabeth. Il émigra à la Révolution et avait pour frères FrançoisTardiu, négociant h 



— 190 — 

Millas, marié à M"^ Pons, dont Thérèse, enterrée le 24 septembre 1794, A \'ilabertraud 
(Espagne); Martin T., négociant à Millas, émigré à la Révolution, qui eut une fille. 

RAMEAU A RIVESALTES (PYRÉNÉES-ORIENTALES). Nous pensons qu'il se rat- 
tache à l'arbre, par Félix Tardiu, bourgeois, domicilié à Salces, près Rivesaltes, dont nous 
avons parlé (p. 187), marié, en secondes noces, à Marie Gari, dont Joseph Tardiu, qui 
était encore jeune en 1682, et qui doit être le suivant. Joseph Tardiu, baile (maire) de 
Rivesaltes, en 1717, avait été précédé, à Rivesaltes, par un abbé Tardiu, vicaire de ce 
lieu, en 1682, et probablement son oncle. En 1717, il y avait trois Tardieu, à Rive- 
saltes, François, Joseph et Jérôme. François Tardiu, qui était procureur de l'évèché 
de Carcassonne, inféoda, en 1740 (le 26 mai), la tour et l'horloge de la municipalité 
(acte reçu M= Jean Barthcs). I. André Tardiu, résidant à Rivesaltes, épousa Catherine 
Mercader. Il mourut le 3 novembre 1812, ayant eu : 1° Jean, qui suif, 2° deux filles. 
— W.Jcaii-André Tardiu, mon\Q 26 mars 1882, épousa Marie Budagua, dont : 1° Joseph- 
Ambroise, né le 23 mars 1854, résidant à Rivesaltes, marié, le 11 août 1857, à Fran- 
çoise Fabre, dont deux filles; 2° Thomas, marié, sans enfants. 

Actuellement, ces deux derniers portent le nom français de Tardieu. 



TARDIVON 



EN DAUPHINE 



' \coRE une famille qui a pris probablement sa souche dans 
celle des Tardieu, à une époque fort reculée, peut-être 
au xii*^ ou au .\iii= siècle. Tavdivon dérive aussi de Tar- 
divus. On dit, au surplus, encore, dans le patois du 
Gévaudan, aux environs de Saugues (Haute-Loire), Tar- 
divous pour désigner les gens en retard. — Les Tardivon 
sont connus aux environs de Romans et de \'alence, en 
Dauphiné, non loin des Hautes-Alpes, dès 142e. Ils 
furent anoblis en 1508 et furent maintenus dans leur 
noblesse par jugement du 29 juin 1669. 

Filiation*. I. GuiUauine Tardivon vivait noblement en 1490. Il était probablement le 
frère de \'alentin Tardivon, reçu conseiller au parlement du Dauphiné (4 avril 1524). 




— 191 — 

Ledit Guillaume exerçait les fonctions de courrier de Romans (Drôme); il épousa 
Benoîte Rabot, sœur de Laurent, conseiller au parlement; il testa le 20 avril 1520 et 
laissa : i° André, qui suit; 2° Thomas. — II. André Tardivon, lieutenant du juge 
royal de Romans, épousa, le 20 février 1533, Françoise de Galbert-Rocoules, dont : 
III. Exiipcre Tardivon, qui embrassa la religion réformée et passa en \'ivarais, par suite 
de son mariage avec l'héritière des de Crozat, morte sans postérité. Il se remaria, le 
10 décembre 1586, à Jacques Desboc-Solignac, dont il eut : IV'. Paul de Tardivon, 
marié, le 9 février 1626, à Alexandrine de Robiac, dont V. Pierre de Tardivon, marié. 




ARMOIRIES DES TARDIVON 



le 4 février 1651, à sa cousine Judith de Robiac, dont W. Jacques de Tardivon, sieur 
de Besset, officier au régiment de Champagne, marié, le 11 janvier 1679, à Anne de 
Bernard de Montbrison du Clap, dont VII. Jusl-Henri de Tardivon, écuyer, seigneur du 
Clap, Paules, etc., capitaine d'infanterie, qui épousa, en secondes noces, le 7 juillet 
1713, Marie Orlandini, d'une fixmille originaire de Florence, passée à Lyon, puis à 
Valence. Cette alliance le ramena en Dauphiné. 11 acquit le fief de Serméane ; il eut 
huit enfiints du second lit : i" Jacques, abbé et général des chanoines réguliers de 
Saint-Ruf (ordre supprimé par un bref du pape, en 1771). Cet abbé reçut plusieurs fois, 
dans ses salons, à Valence, le jeune Napoléon Bonaparte. Il mourut, à Valence, le 
4 avril 1791, à 77 ans ; 2° Antoine, dit du Besset, chanoine du même ordre ; 3" Joseph, 



— 192 — 

qui suit ; 4° Pierre, dit de Montbrison, chanoine de la cathédrale de \'alence ; 5° Charles, 
dit de Montbrison, lieutenant au régiment de la couronne, mort au service, des suites 
de ses blessures, en 1753; 6° Marie, religieuse visitandine, à Valence; 7° Jeanne- 
Thérèse, mariée, en 1579, à noble Louis-Thomas de Josselin, chevalier de Saint-Louis, 
lieutenant-colonel d'infanterie. — VIII. Joseph-Justin de Tardivon, seigneur de Ser- 
méane, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment de la couronne, épousa, 
le 29 décembre 1756, Marie de Poisle de Chatillon, morte en 1747. 11 eut une fille, 
mariée, le 20 mai 1760, à Jean-Philippe-Henri-Pierre-François de Terrier de Montai, 
conseiller au parlement de Grenoble. D'après Guy Allard, Louise de Tardivon, der- 
nière de sa branche, petite-fille de \'alentin, conseiller au parlement de Grenoble, 
en 1524, épousa, vers léoo, Pierre des Isnards, seigneur d'Oddefred. Isabeau Tar- 
divon, fille d'André, courrier de Romans, épousa, en 1570, Jacques Barlelier. Armes : 
de shwple, à la tour crénelée d'argent, maçonnée et ajourrce de sable, accostée de 2 jlcurs de 
lys aussi d'argent; au chef d'azur, chargé de j diamants rangés et taillés en pointe, d'or. 



TARDIN 



EN DAUPHINE 



ARDIK, en latin Tardiiius. Pour nous, c'est la corruption du 
nom Tardivus. On connaît peu de Tardin. Jean Tardin, né 
.1 Tournon (Ardèche), se fit agréger au collège de méde- 
cine de Grenoble, où il mourut, au xviF siècle. On a, de 
lui. un ouvrage fort recherché des amateurs : « Histoire 
ualurelle de la fontaine qui brûle, près Grenoble, avec les 
recherches des causes et principes et ample traité, » et un traité 
des poils, en latin. Antoine Tardin, juge général des terres 
de la maison de Tournon (Ardèche), de la famille du pré- 
cédent, était mort, avant 1698; mais, à cette date, Catherine de Mayol, sa veuve, fit 
enregistrer ses armes à l'Armoriai général de France (Montpellier) : d'azur, à un che- 
vron d'argent, accompagné de ) étoiles d'or et un chef de même, écartelé d'or à une bande 
d'azur, chargé d'un brochet d'argent. 

Guy Allard, qui a écrit à la fin du .wii"^ siècle, son Dictionnaire historique du Duphiné 
(publié en 1864, par M. Gariel), dit : « Tardin a été unefomille noble de la Roche de 




— 193 — 

Glun (Drômc), finie il y a plus de 300 ans. Il y en a une autre à Saint-Marcellin 
(Isère), finie presqu'en même temps. » Evidemment, ce sont deux branches des 
Tardin qui précédent. 

Il y a, en Italie, à Bologne, une famille noble TariUni, représentée par M. Luigi 
Tardini, avocat, l'un dus administrateurs de la Banque nationale italienne. 



TARDY 




ÉsiTER et supprimer les Tardy de cette nomenclature finale 
serait une omission; car on doit, peut-être, faire dériver 
aussi le nom français Tardy de celui, latin, Tardiviis ou 
• Tardliis. Agnès Tardy, héritière d'une noble maison du 
Forez, vers i 3 10, épousa un cadet, Aymar de Mcnlravel, fils 
de Robert, chevalier d'une antique famille d'Auvergne, des 
environs d'Ambert (Puy-de-Dôme) où existent encore les 
ruines du château féodal de Montravel. .\vmar eut l'obliga- 
tion de joindre le nom de Tardy et les armes de cette 
antique maison aux siennes; ce qui a été exécuté jusqu'à nos jours. Le nom de Tardy 
est répandu, encore, en Forez. En Italie, à Modène, il y a, aussi, le docteur-professeur 
Tardy. Armes des Tardy : d'argeiil, à ) cvprès arrachés rangés en pal, de shiople; au chef 
de gueules, chargé de ) besaiils d'or. Représentants des Tardy de Montravel : 1° le comte 
Tardy de Montravel, père de plusieurs enfants (résidence : Lyon), et 2° le vicomte 
Louis Tardy de Montravel, son cousin germain, demeurant à Joyeuse (Ardéche), père 
de quatre garçons et de deux filles, auteur d'un précieux Nobiliaire du J'ivarnis (inédit) 
qu'il serait utile de voir paraître et pour lequel nous faisons tous nos vœux. L. de la 
Roque, dans son Armoriai du Languedoc (t. II, pp. 1 36-140), donne la filiation des Tardy 
de Montravel, de 1316a nos jours. Les Tardy de Montravel portent écarlelé, aux i et 4 
contre-écarlelé d'or et d'azur (de Montravel) ; aux 2 et j, les armes des Tardy (ci-dessus). 
Le nom de Tardy compte, aussi, une très ancienne famille de Pont-de-Vaux qui 
remonte à Jean Tardy, juge de Bresse, de la \'albonne et de Dombes, en 1419. Jacques- 
Mary Tardy, son descendant, fut anobli en 1437. Pierre Tardy, descendant du pré- 
cédent et deuxième syndic de Nantua, vivait en 1744. Armes : d'azur, au chei'ron 

13 



— 194 — 

d'argent, accompagné de ) étoiles, 2 en chef i en pointe, de même ; au chef aussi d'argent. 
(\'oir Armoriai de Bresse et Bugey, par Révérend du Mesnil, t. II, p. 641.) 

Branche des Tardy de Pont-de-Vaux établie, au xv^ siècle, à Chambéry, par François 
Tardy, secrétaire au Sénat de Savoie. Ces Tardy avaient alors une sépulture dans 
l'église de Lémenc, à Chambéry, échangée, en 1837, contre un terrain dans le 
cimetière de Lémenc. Ils ont eu, depuis, un procureur au Sénat de Savoie, plusieurs 
feuillants (collégiale, avec preuves de noblesse paternelle), des chevaliers de Saint- 
Maurice et Saint-Lazare, etc. Représentants actuels. I. Joseph Tardy, agent de change, à 
Lyon, mort en 1859, laissa : 1° Marie, épouse de Joseph de Blesson ; 2° Franceline, 
mariée au général Thierry (grand'croix J^); 3° Maurice, actuellement au Crédit 
Lyonnais, à Lvon ; 4° Joseph, érudit, qui recherche avec intelligence les documents 
sur la Savoie pour un ouvrage sur les mariages de la Maison de Savoie. Il a publié 
d'intéressants récits de voyage. ^ Il y a un Tardy, géologue, à Bourg (Ain). 





;s d'ALDEBERT (v. page loo) ont été 
seigneurs de Raissac, Pradelles, Comé- 
les, Nateline, Lavax, Bragassargues, 
Roux, en haut Languedoc. Pierre d'Al- 
debert, consul de Nismes, 1144. Bran- 
ches : I. De Pradelles, Comèles (éteinte 
vers 1760); II. De Lavax, dont un 
chevalier de l'ordre du roi de Suède, 
diplomate (éteinte vers 1690). Ces 
deux branches maintenues nobles de 
race, en janvier 1671, par l'intendant 
de Languedoc. III. Branche (existante), 
dont la filiation remonte à Jean-Pierre 
d'Aldebert, qui quitta le diocèse de 
Narbonne pour s'établir à Sauve, en 
Bas-Languedoc, dans les Cévennes. 11 testa, en 1595 ; épousa Dauphine de Claris (de 
la famille des seigneurs de Florian) ; son fils, Gilles, fut bailli de Sauves (1590). De 
lui descend Jacques, docteur en droit (1701), qui eut deux fils : l'un Jacques, aïeul 





— 196 — 

de Jean-Charles-Alexis-Alexandre-César-Auguste d'Aldebert, marié, en 1819, à Pauline 
de Chaponc, dont Aglac et l'autre Jean-Louis d'Aldebert, seigneur de Bragassargues, 
commandant au régiment de Piémont, chevalier de Saint-Louis, 
père de Louis-Prospcr, né en 177 1, adjoint à la mairie de Nismes, 
marié, en 1818, à M""^ Boniol de la Coste, dont : 1° Pierre-Joseph- 
Hugéne-Léopold, receveur de l'enregistrement, né en 1822, marié 
à Zoé Berthier, dont Prosper et Charles ; 2° Louis-Auguste-René, 
né en 1825, marié à Clarisse Donneaud, dont : A. Marie-Louise, 
mariée, en 1890, à Louis Tardkti de la Peyrouse, et B. Marguerite; 
5° Angélique-Françoise-Anaïs, née en 1819, épouse de M. Salundre, docteur médecin; 
elle est morte sans enfents, en 1879. Armes : d'azur, à l'aigle d'argent, accompagnée, en 
pointe, d'un croissant de même. Couronne : de comte. Supports : deux lions affrontés. 

AMENC. Ancienne famille bourgeoise des Basses-Alpes, dont le nom indique une 
origine latine. — Filiatiox. I. N. Amène lâissd.: 1° André, qui suit; 2° Pierre-François, 
notaire à Cruis (Basses-Alpes), de 1779 à 1826, mort à Cruis, le 24 août 1826, marié 
à \'ictoirc-Adélaïde Isnard, dont Pierre-Noé-François, mort à Cruis en juillet 1799. 
II. André Amène, bourgeois, épousa : i" Marguerite Chevaly ; 2° N.. Il eut du premier 
lit : 1° Noël-Bernard, qui suit. Du second lit : 2° N.., mort instituteur à Saint-Etienne- 
les-Orgues, en 1855. 111. Noé-Bernard Amène, résidant à Cruis, épousa en premières 
noces, en 1786, à Saint-Etienne-les-Orgues, Catherine Tardieu (v. page 80). Du pre- 
mier lit : 1° Noé-Denis-André, qui suit ; 2° Jacques, époux de Emilie Magné, morte 
en 1883, dont A. Désiré, négociant à Paris ; B. Léon, résidant à Marseille ; C. N.., 
épouse de M. Bonnet, dont Etienne, Frédéric et Ferdinand, résidant à Saint-Etienne- 
les-Orgues; D. Marie, morte en 1849, épouse Boyer. Noé-Bernard épousa en 
seconde noces, en 1800, Elisabeth Tardieu (v. p. 78). Du second lit : 3° Hippolyte- 
André, né à Cruis, le 24 janvier 1802, mort à Clermont-Ferrand, le 4 juillet 1863, 
négociant, marié à M"'^ Redon (d'Ussel, Corréze), morte en i8éi, dont : A. Léon, négo- 
ciant à Clermont-Ferrand, mort, en 1879, marié à M"": Siguier, dont a. a. Léon, né 
en 1873 ; B. André, juge au tribunal de commerce, à Clermont-Ferrand, marié : 1° à 
M""= de Serravalle ; 2° à M"» Goutte; 4° Pierre, mort sans postérité; 5° Joseph, mort 
sans postérité ; 6" Marie, morte religieuse ursuline à Digne, en 1877. — III. Noé-Denis- 
André Amène, né en 1794, décédé le 23 janvier 1875, sous-brigadier des douanes, 
épousa Françoise Lemaire, née à Castellane, dont le père, François, gendarme à la 
compagnie des Basses-Alpes, fut tué, en^'iSio, à la bataille de Pampelune, après 17 ans 
de services et les campagnes de l'armée du Nord, de la Vendée, d'Italie, de la grande 
armée, de l'Espagne, etc. ; il avait épousé Catherine Cressy. Noé-Denis-André eut : 
l°Noé, actuellement curé à Eoux (B. -Alpes), né le 6 novembre 1835, à Meyronnes; 2° 




— 197 — 

Eugène, né en 1838, entré à l'octroi de Toulon, après 7 ans de service militaire; bri- 
gadier-chef au service actif; il a épousé Henriette Thonie, décédée en 1889, à Toulon, 
dont: A. Camille, née en 1870, institutrice à Saint-Maxime, mariée, en 1891, à Joachim 
Vachier, négociant, dont Eugène, né en 1892 ; B. Noé, né en 1892, élève au grand 
séminaire de Fréjus ; 3° Camille, né en 1849, engagé à 18 ans, dans les fourriers de 
marine; a voyagé à bord de ÏEuropéen, au Sénégal, au Brésil; à bord du Mareiigo ; 
actuellement receveur des contributions indirectes à Forcalquier, marié à Marie 
Brunias, sans enfants. — Il y a des Amène, à Sisteron, à Thoard et à Sièges (B. -Alpes). 
Un Amène, de \'olonne, conseiller général des Basses-Alpes, est cité dans Y Histoire de 
Sisteron, par de Laplane. Ses parents avaient fait fortune dans les bois et l'importante 
industrie des radeaux. 

ANDRÉ DE LA FRESNAYE. Cette ancienne fiimille, fort hono- 
rable, a contracté de belles alliances. Originaire de Normandie, du 
château de la Fresnaye, près Falaise. Noël André, seigneur de la 
Fresnaye, épousa, en 1728, Marie-Madeleine Carrel, dame des 
Yveteaux, qui descendait de Jean Vauquelin, illustre poète, auteur 
de l'Art poétique, l'ami du roi Henri IV, d'une antique maison de 
Bretagne que l'on fait remonter au \iu<' siècle, des seigneurs et marquis d'Hermanville, 
\'rigny, les Yveteaux, barons de Bazoches ; Jean fut père de Nicolas Vauquelin, marquis 
des Yveteaux, précepteur de Louis XIII, mort sans enfants ; ledit Nicolas avait pour frère 
Guillaume, ancêtre de Marie-Madeleine Carrel, mariée, en 1728, à Noël André, sei- 
gneur de la Fresnaye au Sauvage, lieutenant du roi en la vicomte de Falaise, qui 
rendit de grands services sous Louis XIV, lors de la grande famine, en fournissant de 
grands approvisionnements de blé aux pauvres. Le fils de ce dernier, Noël-Urbain, 
mort en 1818, fut connu sous le nom de marquis des Yveteaux ; il fut père de Charles, 
seigneur de la Fresnaye, marié à M"'' des Brosses de Goulet, fille du général de 
Goulet, cordon rouge, qui s'illustra à la bataille de Fontenoy. C'est au profit dudit 
Noël-Urbain, en 181 1, que fut constitué, par Napoléon I", un majorât avec le titre de 
baron. Charles eut : i" Frédéric, qui suit; 2° le comte Hilaire, colonel, qui commanda 
le 18'' chasseurs, enfonça la cavalerie espagnole, et là, dans une lutte corps à corps, 
tua un officier (V. Histoire du 18' chasseurs) ; il épousa Elisa de Chappcdelaine, dont 
Constance, mariée, en 1857, à Arthur de Tardieu, comte, puis marquis de Maleyssie 
(v. page 54). Le baron Frédéric André de la Fresnaye a épousé Isaure Gueneau de 
Montbeillard, dont deux fils : i" l'ainè, Noël-François-Henri, porte le titre de baron 
donné à son aïeul, réside au château de la Fresnaye, près Falaise ; il est ancien officier de 
marine (^); a épousé, en 1865, Léontine de Félix du Muy, dont deux filles; 2° le cadet, 
Noël-Aimé-Georges-Fernand, est mort, en 187 5 , époux d'Henriette de Félix du Muy, dont 
deux fils et une fille ; le 5' est lieutenant-colonel d'artillerie; il a épousé Thérèse Ducrest 



— 198 — 

d'Herbelon, dont deux fils. Armes : i'a\ur, au cygne d'argent soutenu d'une mer, en 
Champagne de sinople et surmonté d'un comble d'or, chargé d'un quintefeuille de gueules accosté 
deux étoiles d'azur. 

D'ARPENTIGNY DE MALLEVILLE (v. p. t66). Famille ancienne de Normandie. 
Eteinte. 

D'AUDIBERT(voirp. 121). Famille du Vivarais. Armes: de gueules, au lion passant d'or. 

DE BARENTIN (voir page 44). Cette famille célèbre est originaire 
de Blois, sous François l", et s'est illustrée dans le parlement de 
Paris, où elle compte neuf conseillers ; elle a donné un garde des 
sceaux, en 1788, etc. Armes : d'azur, à trois fasces, lapremière d'or et 
les deux autres ondées d'argent, accompagnées, en chef, de trois étoiles 
d'or. 

DE BARILLON (voir page 48). Cette maison, originaire d'Issoire, 

en Auvergne, s'est établie à Paris, sous François 1'='', et compte des 
célébrités au parlement, l'administration, l'épiscopat, la diplo- 
matie. Eteinte au xix^ siècle. Armes : Ecartelé, aux i et 4, d'azur, 
au chevron d'or, accompagné de deux coquilles de même, en chef et d'une 
rose d'argent en pointe; aux 2 et ), d'aïur, au coq d'or, membre, crété, 
barbé de gueules, la patte droite levée. 

BARJAVEL (v. page 102). Ancienne bourgeoisie. La branche de Carpentras (Vau- 
cluse), qui compte feu le savant biographe, le docteur Barjavel, existe à Paris et à 
Marseille. (Voir 1' Appendice.) 

DE BARROUSSEL. — I. Philippe de Barroussel, conseiller au présidial d'Agen, 
en 1647, épousa Charlotte d'Alleguedes, dont II. Odet qui eut : 1° Pierre, qui suit ; 2° 
Marie, épouse de Damien Tardieu, juge de Clermont-Dessous (v. page 144); 3° Mar- 
guerite, épouse de Pierre d'Aithenc, conseiller, procureur en l'élection d'Agen. — III. 
Pierre de Barroussel, écuyer, seigneur du Pin, en 1732, eut Marie-Joseph, marié, 
en 1780, à Françoise-Alexandre d'Augueros des Ebrards. 

DE BARTHELMY. Baron de Saizieu. Très ancienne flimille, ori- 
ginaire de Provence. Elle est une branche des Barthelmy de Sainte- 
Croix (éteints) et remonte à Joseph Barthelmy, frère de Pierre, 
prêtre provençal qui, au siège d'Antioche, en 1098, sacrifia sa vie 
pour remonter le courage des croisés. Dans son Etat de la Provence, 
eu loi)} (t. I), l'abbé Robert de Briançon donne une longue notice 
généalogique sur les Barthélémy de Sainte-Croix. Il cite : Jean, consul et assesseur 





— 199 — 

d'Aix, en 1456, juge-mage de Provence, qualifié de iiiagiiifiqiie, de chevalier, en 146e, 
père de Rolin, président de la chambre de raison en Provence, maitre des requêtes de 
l'hôtel du roi, en 1507; Michel, reçu chevalier de Malte, en 1568; autre Jean, reçu 
chevalier de Malte en 1654. La branche aînée tomba en quenouille par Lucrèce de 
Barthélémy, mariée, en 16.., à François de Forbin, seigneur de laFare. Louis-Antoine- 
Lazare Barthelmy de Saizieu était consul général de France, à Tunis, et fut 
chargé comme plénipotentiaire du traité qui suivit la guerre avec la régence. Il fut 
anobli par le roi Louis XV et laissa : 1° Antoine-Etienne-Lazare Barthelmy de Saizieu, 
créé baron de l'Empire avec majorât, le 13 avril 181 1. Une ordonnance royale du 
20 avril 1816, a continué le titre; 2° Louis-Richard, baron de Saizieu, colonel des 
marins de la garde, contre-amiral, officier des plus distingués. Armes. Ce sont à peu 
près celles des de Barthelmy alliés aux Tardieu de Séjas (v. page 128): d'azur, à la 
montagne à 6 coupeaux d'or, accompagnée de _j étoiles de même. Cimier : une aigle couronnée 
d'or. Supports : 2 aigles couronnées d'or. Couronne : de baron. Représentant actuel : 
Charles-Antoine, baron de Barthelmy de Saizieu, à Montpellier (Hérault), marié à 
Claire de Boussairolles, dont Henri et Jeanne. Frères et sœurs : 1° Emmanuel; 
2° Eugène, marié à Marguerite de Fesquet ; 5° Amélie, vicomtesse de Gardanne ; 
4° Julia. Principales alliances : de Regina, Désidéri, de Ricaudy, de Blanchetti, de 
Calviére, de Fesquet, de Charrin, de Villèle. 

BÊCHE. Ancienne famille, alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues(v.page7o). 
Elle compte trois maires de ce heu. M. Bêche, de 1793 à 1798 ; Jacques-Philippe Bêche, 
de 1852 à 1865 ; Marius Bêche, de 1877 à 1878. Bêche (Antoine) était notaire à Saint- 
Etienne-les-Orgues, de 1737 à 1774. 

BERNARD (v. pages 62, 64, 69, 70, 72). Très ancienne bourgeoisie de Saint- 
Etienne-les-Orgues. Barthelmy Bernard, notaire à Saint-Etienne (1564-1601). Georges 
Bernard, prieur de Saint-Etienne, vicaire perpétuel dudit lieu (1685). Cette maison 
nous paraît une branche des Bernardy, originaires de Sisteron et nobles, dont le mar- 
quis de Bernardy de Sigoyer, à Marseille, en 1863. Armes : bandé d'or et de gueules, 
chargé d'un ours de sable accosté de 2 trèfles d'argent; au chef d'azur chargé de j étoiles d'or. 

BERNARD DE MONTEBISE, en Orléanais. Cette famille remonte, 
par filiation, à François Bernard, écuyer, seigneur de Montebise, né 
le 16 septembre 1587, marié à Madeleine Parfait, qui lui apporta la 
terre des Tournelles, fille de Guillaume, écuyer, seigneur des Tour- 
nelles, conseiller au parlement de Paris, et de Marie Le Gros, dont 
descend N. Bernard, dit le marquis de Montebise, chevalier, sei- 
gneur des Tournelles, qui eut postérité de N. Houel, fille de Charles, marquis de 





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Houelbourg, à la Guadeloupe, maréchal de camp. M. Bernard, marquis de Monteblse, 
a laissé de M"<= de Trazegnies, son épouse : i° la comtesse de Lambilly, décédée; 2° 
Augustine, mariée, en 1868, au comte Henri de Tardieu de Maleyssie, mort sans posté- 
rité (voir page 54); elle s'est remariée au comte de Kergariou. Cousine germaine de ces 
deux dames : la comtesse de Croy-Chanel, dont le mari était ministre plénipotentiaire. 
Les Bernard de Montebise sont éteints dans les mâles. Armes : d'azur à la licorne d'ar- 
gent. \'oir le Dictionnaire de la noblesse, par de la Chesnaye des Bois. 



DE BEZD (v. pages 26-28). Seigneurs d'Audancourt, Blanville, de 
Soicourt. Famille noble, de Normandie, de laquelle était Jacques 
de Bezu, écuyer, seigneur de Soicourt qui, en 1696, dans Y Armoriai 

général, fit enregistrer ses armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné 
de j molettes, 2 en chef, i en pointe. 



BIARD, en Bretagne. De cette famille, était Gilbert Biard, seigneur de la Colinière, 
avocat au parlement de Bretagne, en 1669. Armes : d'argent, à j aiglettes de sable. 

BIZOT, quelquefois Bisot. Très ancienne famille bourgeoise, sou- 
vent alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues (v. pages 58 à 
80). Bizot, notaire à Draguignan, 1323; autre, notaire à Montfort 
(B. -Alpes), 171 5; autre, notaire à Barfentane, 1618. Originaire de 
Provence, du comté de Forcalquier. Un excellent imprimé (Notes sur 
la généalogie de la famille Bi^ot, par M. Victor Bizot, Lyon, 1886, in-S") 
fait savoir que l'un des premiers connus est Romain Bizot, né vers 1525, père d'Antoine, 
bailli de Cruis, en 1534. Celui-ci eut Hector et ce dernier laissa Gaspard, qui eut: 
1° Melchior, qui suit; 2° Jean, qui continua la branche provençale; son fils, Noél 
(mort en 1739) fut notaire à Cruis ; celui-ci eut Susanne, mariée, en 1725, à Antoine- 
François Gassaud, avocat à la cour. Melchior Bizot, officier dans les grenadiers à 
cheval du roi, s'établit dans le paj's de Gex, en 1685, où il fut nommé commandant du 
fort de l'Ecluse; il se maria à Collonges et laissa Jacques, avocat au parlement de Dijon, 
qui eut Claude-François, avocat, administrateur du département de r.\in, mort en 
1793; celui-ci eut: 1° Antoine-Jean-François, mort en 1831, aïeul d'.\ntoine, maire de 
Collonges (Ain), et d'Eugène, avocat (frère d'Antoine) ; 2° Robert-François-\'ictor- 
Edouard, mort en 1877, avocat, négociant à Lyon, juge au tribunal de cette ville; il a 
eu huit enfants, parmi lesquels : i" Jean- Jacques-Jules, né en 1825, agent de change, 
père de deux filles : M™" Lalouette et Balay; 2° Sophie, épouse de M. Rondot 
(O. ^) ; 3° Emmanuel-Eugène, né en 1832, capitaine de génie, puis agent de change, 
marié à M''^^ Ranvier, dont \'ictor-Joseph-Emmanuel; Françoise; Jacques-Louis 





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Robert; 4° Edmonde, cpousc de M. Valette, chirurgien en chef de la Charité; 5° Jean- 
Victor-Athanase, néen 1845, négociant en soierie, marié, en 1872,3 Caroline Lalouette, 
dont Marie-Louise; Robert-Joseph-Adrien; Thérèse-Hélène; Julie-Marie-Madcleine. 
Armes : sur un cachet de Noël Bizot, notaire à Cruis : un cba'roii d'or aavmpagiu' de 
} roses. Une famille Bizot, très honorable, dont la filiation remonte à Langrcs, en 1585, 
porte ces armes : d'argeiil, an chevron de gueules accompagne, en pointe, d'un croissant de 
même; au chef d'azur, chargé de 2 étoiles d'argent. Représentant actuel : M. Bizot de 
Fonteny, sénateur. 

DU BOIS-BÉRENGER(voirpages3o-5 3). Barons. Seigneurs du Bois- 
Bérenger, de la Masure (paroisse de Chàtillon), de la Tizonnière, 
de la Jousserie (paroisse de Mellé), de la Châteigneraye. Cette noble 
famille compte Guillaume du Bois-Bérenger, l'un des défenseurs de 
Dôle, assiégé par le roi d'Angleterre, en 1173; Geoffroy, écuyer 
(1386); Jean, marié, vers 1570, à Marguerite Vallay; un page du 
roi en 1762, et du comte d'Artois, en 1785. Elle figure, en 1449, dans la réformation 
de la noblesse de Bretagne, paroisse de Chàtillon, en Vendelais, évèché de Rennes, 
et dans une autre maintenue de noblesse, de 1670 (par l'intendant de Bretagne), 
remontant à quatre générations, et une autre maintenue, de 1702. Armes : d'or, à la 
bande de gueules. Représentants actuels : Théodore du Boisberrenger (il écrit de nos 
jours, ainsi son nom) résidant à Ernée (Mayenne), fils de Théodore et de M"'= Bouillicr 
de Branche, épousa M""-' Le Terrier de Clairmont. Il a : 1° Henri, sous-lieutenant d'ar- 
tillerie à Fontainebleau ; 2" une fille, épouse de M. de Cenival. Voyez le Nobiliaire de 
Bretagne, par Potier de Courcy. 

DE BOISSONNADE, Seigneurs d'Orty, Bellerive, Combes, Mailloc. En Agenais. 
Remontent à Penz (Pierre) Boissonnade, procureur au siège d'Agen, en 1597. Guil- 
laume de Boissonnade fut évêque de Bazas, de 1668 à 1682. Armes : d'or, au bélier de 
sable, accorné d'argent ; an chef d'azur, chargé de _j étoiles d'or. 

BONFILS. Famille noble, existante, originaire, dit-on, de Florence, sous le nom de 
Bonjigli; venue en Provence, vers 1230, exilée d'Italie par les Gibelins. Diverses 
branches. Celle de Montcalquier (existante) compte des marquis. Armes : de gueules, a 
la patte d'ours onglée de sable. Toussaint Bonfils, agriculteur, consul de Lardicrs, 1689 
(Pelloux, Histoire de Lardiers). Joseph Bonfils, vivant à Lardiers, en 1783. M. Bonfils, 
droguiste, originaire de Lardiers, se fixa à Clermont-Ferrand et y fit fortune; il 
acheta, vers 1816, le château de Chayna (Puy-de-Dôme), où il résida. Une famille 
Bonfils s'est distinguée à Aix. Joseph Bonfils (i 536-1609), lieutenant général civil et 
criminel, juge royal d'Aix, créa le quartier Villeverte, à Aix. Sa charge resta cinq 




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générations dans sa famille qui se fondit, en 1681, dans les Le Camus. Deux branches 
cadettes des Bonfils possédaient les fiefs des Canaux et de Pernese. Cette dernière 
maison portait : d'aïur, au chevron d'argent, accompagné en pointe, d'une étoile d'or. Un 
Bonfils (de la branche alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne) était notaire à Ongles, 
en 1750 (v. page 65). 

DE BOTMILIAU. Comtes. L'une des premières noblesses de Bre- 
tagne qui (tradition.) serait originaire d'Irlande et aurait passé en 
Ecosse, puis en Bretagne, au xiv« siècle, à l'époque des guerres 
anglaises. Fixée dans l'évêché de Tréguier, depuis 1350. Famille 
maintenue, en 1669, dans sa noblesse de race. Grand nombre 
d'officiers de terre et de mer. René-Louis de Botmiliau, époux de 
Marie Dupleix de Codignan, fut maire de Guingamp, membre de l'Assemblée natio- 
nale, en 1848 ; il signa la déchéance de Louis-Napoléon; fut enfermé, à Mazas, au coup 
d'Etat. 11 fut père d'Adolphe-François, consul général et chargé d'affaires, à Tunis, 
lequel proposa l'annexion de la Tunisie et mourut ministre plénipotentiaire (C. ^). 
Celui-ci avait épousé Marie de Tromelin, petite-fille du lieutenant-général comte de 
Tromelin, émioré, fait prisonnier à bord de la frégate le Dianianl. enfermé au Temple 
(d'où il s'évada), chevalier de Saint-Louis, colonel à Wagram, général à Leipzig, l'un 
des derniers combattants de Waterloo, ensuite lieutenant-général, mort sur le point 
d'être maréchal de France. Représentants actuels : Delphine de Botmiliau ; Mélanie de 
Botmiliau, veuve du comte André Boscal de Réals de Mornac. Neveu : le comte René 
de Botmiliau, membre du conseil général des Côtes-du-Nord, marié, le 7 juillet 1887, 
à Jehanne de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54), dont : 1° Jehan ; 2° Elisabeth ; 3° Yvonne. 
Armes : d'a-jir, à ) cloches d'or, posées 2 et i. Branche cadette : Jules de Botmiliau 
(château de Pommerit-le-Vicomte, Côtes- du-Nord), marié à Anne de Kermartin. 



DE BRAUX (v. page 69). Originaire de Champagne. Jean 
Braux fut anobli avec Jeanne Leroy, sa femme, en 1366, par le roi 
Charles V, en considération des services rendus dans les guerres. 
Illustrations : un gouverneur de Châlons, un contrôleur général des 
, finances, un maitre des requêtes, un premier président, un abbé de 
Morimont, etc. Branche ainée éteinte par Angélique de Braux, mar- 
quise d'Anglure, fille de Cosme; elle épousa Antoine Saladin d'Anglure, prince 
d'Yvetot, maréchal de camp. Branche de Lorraine (elle habitait Neufchâteau). Armes : 
de sueules, au dragon ailé d'or. 





— 203 — 

BRETHON ou BRETON (v. page 75). Ancienne famille de Pro- 
vence. Marc Bretton, nc^gociant, à Marseille, en 1696, d'(i:^ur,à 2 épées 
d'argent passées en sautoir; les gardes et les poignées d'or, accompagnées, 
en chef, d'une étoile de même. (Armoriai général, Provence.) 



BROUTIN ou BROTIN (v. page 106). Il y a eu, en Provence, trois chevaliers de 
Malte de ce nom, dont Jean, en 1546. Armes : de gueules, au portail d'argent, côtoyées 
de 2 tours i\iéoalcs de même, crénelées de j créneaux de sable. 

BRUN DE CASTELLANE (v. page 178). Provence. Ecartelè aux i et 4d'aiur, à une 
hache d'armes d'argent emmanchée d'or (Brun) ; aux 2 et }, de gueules, au château ouvert, 
crénelé et donjonné d'or, maçonné de ^«Wir (Castellane). Cette maison compte plusieurs 
chevaliers de Malte, au xvii= siècle. L'abbé Robert de Briançon en donne la filiation 
en 1693, depuis Jean Brun, fils de Fouquet, vivant en 1560 (v. l'état de la Provence, 
I, p. 450). 

BRUN. Cette famille est représentée par M. A. Brun, bibliothécaire de la ville de 
Marseille. Il est le petit-fils de M. Brun, originaire du Quercv, marié à M"'' Ville- 
croze, de Marseille, qui habita Cadix (Espagne) et mourut à Marseille, dont la fille fut 
mariée, en 1797, à Jacques-Gaspard Tardieu (v. page 92). 

BUECH (v. page 80). Jean -Baptiste Buech, capitaine d'un vaisseau marchand, 
en 1696 : d'argent, à un arbre de sinople, surmonté de j étoiles d'a^iir, rangées en chef, et 
un bœuf d'or passant devant le tronc de l'arbre. (Armoriai général; Marseille.) 

BURNETT-STEARS. Ancienne famille de lords anglais. La der- 
nière fille de lord Burnett a épousé un Stears, avec condition de 
porter les deux noms. Un Stears, capitaine de l'armée anglaise, a 
défendu la tour de Pomfret-Castle, sous Charles I", contre Cromwell 
et, plutôt que de se rendre, a fait sauter sa forteresse. En souvenir de 
ce glorieux fait d'armes, Charles II a conféré à Morbe)^ Stears et à 
ses descendants le titre de baron et, comme couronne, une couronne murale, avec 
une griflPe de lion émergeant du cimier et, comme devise : Nil desperandum . (La cou- 
ronne murale était donnée par les rois anglais, en souvenir d'un service signalé rendu 
sur terre.) M™= Burnett- Stears, la mère de la comtesse de Tardieu de Maleyssye (voir 
page 54), est fille du général comte de Trobriand '. Armes : de gueules, au cha>ron d'or, 
accompagné de ) têtes de léopard de même. 

I. Les Denis de Kerdern de Trobriand figurent parmi la noblesse de Bretagne dès 141s. 
Charles IX accorda, en 1573, des lettres à Alain Denis de Trobriand, qui sauva la flotte française 





— 204 — 

DE CASTELLANE (v. page 182). Marquis. Illustre maison noble 
qui possédait en suzeraineté la ville de Castellane (Basses- Alpes), 
conquise par elle sur les Sarrazins, dès avant le x= siècle. 11 arche- 
vêques ou évoques, i maréchal de France, 2 lieutenants généraux, 
plus de 100 chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, etc. 
Représentants actuels. i"= branche. Chef de noms et armes, Lionel, 
marquis de Castellane-Norante, à Paris. 2<^ branche : le marquis Hippolyte de Castel- 
lane-Esparron, à Aix-en-Provence, et Antoine, marquis de C, son cousin, ancien 
député, au château de Rochecotte (Indre-et-Loire); 3' branche : Sébastien de Castellane 
de Salerne, à Alias (Gironde). Armes : de gueules, à In tour d'or, ajourée et maçonnée de 
sable, sommée de } tours de même, celle du milieu plus haute. 

CHABUS Ancienne famille de Provence (v. page 78). Il y a, à Sisteron, actuel- 
lement, une très vieille et honorable famille de médecins, de ce nom, dont était M. le 
docteur Chabus, mort en 1891. (\'oyez aussi les Additions.) 

DES CHAMPS DE RAFFETOT ET DE BOIS-HÉBERT. Famille noble remontant à 
Robert des Champs, écuyer, vivant en 1470. Représentée par le marquis de Bois- 
Hébert. ,\rmes : d'argent, à ) perroquets de sinople, hecqués et ongles de gueules, 2 et i. 

CHEVANDIER (v. page loi). .\ncienne bourgeoisie du Dauphiné. Coseigneurs de 
\'aldrome. Un pair de France, dont la fille épousa Eugène, baron de Prailly, mort 
en 188$; un ministre de l'intérieur sous Napoléon III, né en i8io. (Le descendant 
habite la Meurthe.) Armes : d'argent, à l'arbre terrassé de sinople; au chef d'azur, chargé 
de j étoiles d'argent. Deuxième branche : Le docteur Antonin-Daniel Chevandier, 
médecin, né à Serres (Hautes-Alpes), en 1822, a été nommé député de la Drome, 
en 1871, 1876, 188) ; puis sénateur (mort en 1893 ). Il a un fils. 

CLAVIÈRES (v. page 147). Jacques Claviéres, bourgeois du Port-Sainte-Marie 
( 1665-1681 ). J.-B. Claviéres, avocat en parlement, mort à Clermonl-Dessous, en 1782, 
âgé de 75 ans. 

CLÉMENS. Les Clémens, originaires de la paroisse des Clémens, commune de 
Villars, prés .\pt, ont formé deux branches : 1° les seigneurs de Fontienne (éteints), 
qui ont eu pour héritiers les Renaud de Fontbelle, aujourd'hui représentés par le 
vicomte de Selle; 2° les Clémens la Riane. Jacques Clémens, bourgeois de \'illars, 

au siège de la Rochelle. En 1788, le comte de Trobriand signa la protestation de la noblesse de 
Bretagne. Cette maison compte deux pages du roi, 1778, 1781, des chevaliers de Mahe et de 
Saint-Louis; trois généraux, des capitaines de vaisseau, etc. .\rmes : d'argent, au sautoir de 
gueules. Devise : Flans var nior Ija var douar (brillant sur terre et sur mer). 



— 205 — 

lyoo. Sa branche porta pour armes celles des Clémens, gentilshommes, de Tarascon; 
d'argent, A ) puis de gueules. Godefroy Clément, longtemps avocat, conseiller général 
du canton de Banon, épousa : i° M"'-' de Miravail; 2° M"'= Blanc; de celle-ci, une fille, 
M'"= de Laforgue de Bellegarde, mère de M""" de Salve-Vachères. Jean-Baptiste dé- 
mentis, bourgeois de Manosque, 1700. 

DE CLDGNY (v. page 48). En Bourgogne. D'aïur, à 2 clefs antiques adossées d'or, 
losangées, pannctces et entrelacées. Représentant : Marie-Léopold, marquis de Clugny (à 
Paris), marié à Sophie d'Arsenieft", dont : ï° Oscar Demetrius, comte de C. ; 2° Marie- 
Jules, vicomte de Clugny. Cette famille est originaire d'Autun, et compte plusieurs 
chevaliers de Malte, un cardinal, mort en 1483. Filiation depuis Guillaume I de Clu- 
gny, vivant à Autun (1510). Jean-Etienne-Bernard de Clugny, baron de Nuits-sur- 
Armançon, né en 1729, intendant de l'Ile-sous-le-Vent, à Saint-Domingue, intendant 
de la marine, en Bretagne, et mort contrôleur général des finances, épousa, en 1755, 
Charles-Thérèse de Tardieu de Maleyssyc (v. page 48), dont Antoine-Ch. -Etienne- 
Bernard, marquis de Clugny, maître des requêtes, retiré à la Guadeloupe, où son 
oncle, le baron de Clugny, était gouverneur général; sa fille, Marie, née à Bordeaux, 
en 1778, épousa le chevalier J.-B. de Nard, officier supérieur des colonies, chevalier 
de Saint-Louis. 

DE CRAPONNE DU VILLAR (v. page loi). David de Craponne du Villard, lieu- 
tenant-colonel au régiment d'infanterie de Vauge, en 1676, fit enregistrer ses armes à 
l'Armoriai général : de gueules, à i chevron d'or, accompag\ié de 2 étoiles d'argent en chef et 
d'un faucon d'or en pointe. 

DUFODR. Les Dufour ont occupé, à Saint-Quentin (Aisne), une grande situation. 
M. Dufour-Denelle, arrière-grand-père de M'"= Tardieu, née Dufour (v. page 174), 
était organiste des Prémontrés, près Laon. Il quitta l'abbaye vint, à Saint-Quentin, 
créer l'apprêt des linons et empêcha, en 1795, la guillotine d'entrer à Saint-Quentin. 
En 1800, il fut nommé député de cette ville qui le porta en triomphe jusqu'à Ham, sur 
un brancard. 

DUMOULIN. Famille honorable de la Bourgogne, résidant à Savigny-lès-Beaune. 
M. Germain-François Dumoulin, notable négociant, propriétaire de beaux vignobles, 
près de Beaune, chevalier de la couronne d'Italie, mort le 6 juin 1887, âgé de 65 ans, 
époux de M"^ Elisa Paulis, a laissé : 1° Bertha, épouse du docteur Aniédée Tardieu, 
chevalier de la Légion d'honneur (v. p. 79) ; 2° Fernand, propriétaire, époux de Pauline 
Moxhet, dont Paul et Germaine. 

ESCOFFIER (v. page 75). Bourgeoisie de Saint-Etienne. Etienne Escoffier, notaire 
royal à Saint-Etienne, 165 1. Jean-Spérit Escoffier, notaire à Saint-Etienne (1644-1680). 



— 20é — 

Antoine Escoffier, notaire audit lieu (1681-1696), maire de Saint-Etienne. Celui-ci fit 
enregistrer ses armes à l'Armoriai général (Provence), en 1702 : d'or, à un loup de 
sable, coupé de gueules à une fasce d'argent; mais, sur un sceau de 1683, il portait : un 
chevron accompagné de ^ forces ; au chef chargé d'un lambel, accompagné de 2 mouchetures 
d'hermine. Joseph Escoffier, apothicaire, en 1700 (Armoriai gén. Provence). Jacques 
Escoffier, docteur médecin à Grasse, en 1700. Henri Escoffier, né à Sérignan (Vau- 
cluse), en 1857, mort en 1891, journaliste de talent, connu sous le nom de Thomas 
Grimm, au Petit Journal, était d'une branche de cette famille. En 1700, Jean Escoffier 
était lieutenant du juge à Reillane. Jean-Antoine Escoffier, fils d'Antoine, notaire à 
Saint-Etienne-les-Orgues, et avocat en parlement, acheta le fief de Lange et hérita de 
la terre de Raboli, près de Mane; il avait un frère prêtre. Il épousa Catherine d'Antane 
et laissa : N., seigneur de Lange, père de : 1° Mathieu-Joseph Escoffier de Lange, 
magistrat, conseiller d'arrondissement, père de : ^-i. Joséphine, mariée à Charles Depieds, 
juge d'instruction, conseiller général des Basses-Alpes; B. Camille, épouse de N. 
Dabos, receveur des douanes. 

ESMÉNARD (v. page 71). Originaire de Lambesc (B.-du-Rhône). Connue depuis 
1370. Deux rameaux, de Lambesc et de Pélissanne. Pierre Esmenard, notaire à Pelisanne, 
1696; Etienne Esmenard, bourgeois dudit lieu, 1696; François Esmenard, marchand- 
bourgeois, d'Arles, 1696. François d'Esménard portait, en 1696, ces armes, qui sont 
celles de sa maison : d'azur, à une bande d'or, chargée de } fers de dards de gueules et 
accompagnée de 2 étoiles d'argent, une en chef, l'autre en pointe. Cette famille existe à 
Pélissanne (Bouches-du-Rhône) et à Forcalquier. Joseph Esmenard, de Pélissanne 
(1769-1811), est connu par son poème de la navigation, et son frère J.-B., par des 
traductions de théâtre espagnol. Les filles du poète ont laissé quelque renom, deux 
comme peintres de genre et de fleurs, une comme traducteur. Esmenard du Mazet a 
été préfet des Basses-Alpes, en 1870-1871. Armes de ce dernier : d'azur, au lion tenant 
un arc en barre et accompagné en pointe d'un cœur, le tout d'argent. M. Martial Sicard, 
actuellement maire et conseiller général de Forcalquier, a épousé M"« Esmenard, sœur 
du banquier (celui-ci réside à Forcalquier). 

D'ESPALUNGDE. Barons. Illustre maison de Béarn qui remonte 
au xi<= siècle. Berceau : l'Espagne. Filiation certaine, depuis le 
xvî siècle. Barons d'Arros. Représentant actuel (^branche aînée') et le 
seul : le baron d'Espalungue (au château d'.\rros, Basses-Pyrénées). 
Il a trois garçons : Arnaud, Bertrand et Henr}-. Branche établie dans 
la Gascogne, à la fin du xvi>= siècle (éteinte et alliée aux Tardieu; 
voir page 147). \"oici sa filiation. I. Jrnaud d' Espalungue, 4" fils de noble Bertrand, 




— 207 — 

seigneur de Casaux, de Lourie-Juson, en Béarn, fut lieutenant aux gardes, sous 
Henri IV ; cité par d'Aubigné {Hist. universelle) et chargé de garder ce souverain à la 
cour de France (1576), l'un des plus fidèles capitaines d'Henri IV. Celui-ci lui donna 
(1577) le château de Beyre, près Lescar. Ledit Arnaud s'établit en Gascogne où il 
mourut en 1618 et fut enterré dans l'église de Montesquieu en Bruilhois; il avait 
épousé, en 1582, Madeleine de la Fargue, dont François, mousquetaire de la garde du 
roi, capitaine-commandant dans le régiment de Bellebrune (163e), gentilhomme 
servant du roi, marié, en 1644, à Jeanne de Sarresource, dont Jean-François, seigneur 
de Pelon, Montagnac, Vesdot, marié, en deuxièmes noces, à Marguerite de Frère, fille 
de Charles et de Sérène du Puy, dont Jean-Baptiste qui (24 janvier 1757) rendit 
hommage au roi pour la seigneurie de Pelon. Il épousa Marie de Boisset de Torsiac et 
laissa : Serène, mariée, en 1765, à Damien Tardieu (v. page 147). Armes. La branche 
ainée (Béarn) : de gueules, à 2 lévriers d'argent courant l'un sur l'antre, accoles de gueules 
et bouclés d'or. Devise : Addit calcaria virtus. Lors de la recherche nobiliaire de 1666, 
Daniel d'Espalungue, baron d'Arros, et son cousin Jean, seigneur de Mont, maréchal 
de camp, présentèrent ces armes : Parti au i de gueules, à 2 lévriers courant d'argent; 
au 2<: d'aïur, à 2 lions d'or affrontes. La branche de Gascogne : de gueules, à une tour 
d'argent, maçonnée de sable, supportée pari lions affrontés d'or et armés de gueules. ( Armoriai 
général de 1696 et cachets de 1750). \'oir Armoriai des Basses-Pyrénées, in-8°. 



M 


m) 



ESTÈVE (v. page 188). Comtes. Très ancienne et estimable 
famille originaire de Montpellier. Pierre Estéve, magistrat du prè- 
sidial de Montpellier qui, en 1696, fit enregistrer ses armes à 
l'Armoriai général : d'a:^ur, à 2 palmes d'argent passées en sautoir et 
une sphère d'or brochant sur le tout surmontée d'un soleil de même. Branche 
ancienne à Perpignan. Elle compte Jean Estéve, conseiller au conseil 
souverain de Roussillon, en 1786. I. M. Estéve fut, sous Napoléon l", trésorier 
général et grand officier de l'Empire; il épousa M"'= Villeminot, dont : 1° un fils, qui 
suit ; 2° un fils jésuite, mort missionnaire en Chine ; 3° un fils jésuite, vivant (à Rouen). 
— IL M. le comte Estéve, marié à M"'-' la Blotais, dont : i" Paul, époux d'Angèle 
Bayet du Lourzat, sans enfants ; 2° Henri, résidant au château paternel d'Heudicourt, 
marié à Blanche Babled, dont il a : 1° Joseph; 2° Anne-Marie; 3° une fille, épouse de 
'S^ Claude de Monte de Rezé ; 4° une fille, femme de Bernard de Monte de Rezé; 5° une 
fille, épouse de Gaston de Lescaude. Armes des Estéve, données sous le premier 
Empire : écartelé d'azur et de gueules; au i, au temple égyptien avec son portique ; au 2, à 
l'étoile d'argent; an }, au lévrier d'argent contourné et colleté d'argent; au 4, à la tête d'Isis 
d'or. 



— 208 — 

ESTORNEL, quelquefois EstourneL Famille d'ancienne bourgeoisie. Dans l'Armoriai 
général (Provence), en 1700, Jacques « Estournelle », bourgeois, de cette famille, 
qui résidait à \'alernes, près la Mothe du Caire, fit enregistrer ses armes : d'argent, à 
6 merlelles de sable, ), 2 et i. Autre Jacques « Estournelle », bourgeois de Melve (prés 
de la Mothe du Caire), vivait aussi en 1700. I. N. Estoruel, vivant en 1660, laissa : 
1° N., qui suit; 2° Charles, né en 1666, mort en 1735, curé (en 1719) de la Mothe 
du Caire (B. -Alpes). — II. N. Estoniel, vivant en 1680, eut : 1° André, qui suif, 2° 
Charles, né en 1699, mort en 1763, curé de la Mothe du Caire; 3° Jean, né à la 
Mothe du Caire, le 2 octobre 1702, mort en 1786; il fut nommé curé de Champagne 
(diocèse de Sens), en 1743. — IH- André Estoniel, épousa Elisabeth Arnaud. Il eut : 
1° Charles, qui suit; 2° Augustin, né le 9 mars 1730, mort le 14 juin 1793, curé de 
la Mothe du Caire, cure qu'il résigna, en 1788, à Charles, son neveu. — IV. Charles 
Estonie!, né le 18 janvier 1726, épousa Agathe Audiffret, veuve Bonnafoux, morte 
en 1786. Il eut : i" Joseph, né le 29 octobre 1748, médecin à la Mothe du Caire, 
marié : 1°, en 1778, à M"= de Lanaute d'Espinac, morte en 1779; 2°, le 1 1 janvier 1782, 
à Marie Hodoul ; du second lit : i" Charles, avocat distingué, adjoint de Digne, sous la 
Restauration, sous-préfet de Forcalquier ( 1830), président du tribunal civil de Barce- 
lonnette, où il mourut, en 1844, marié à Thérèse Bleur, morte sans postérité ; 2° 
Susanne, née le 14 octobre 1750, mariée, le 27 janvier 1772, à Jean-André Tardieu 
(v. page 71); 3° Charles, né le 13 août 1753, appelé Estornel de Beaumèle, ordonné 
prêtre à Troyes, eiî 1778, curé de Saint-Saturnin (diocèse de Troyes), enfin, en 1788, 
de la Mothe du Caire; il résigna cette cure, en 1789 (son portrait est conservé par 
M. Tardieu, pharmacien à Sisteron); 4° Elisabeth, née en 1756, mariée, en 1782, à 
Jean-Joseph Massot. 

EYSSADTIER (ou Essautier). Ancienne famille noble de Barcelonnette (Basses- 
Alpes) qui remonte à Paul Eyssautier, vivant en 1471 (\'oir l'Etat de la Prmence, par 
Robert de Briançon, t. II). Seigneurs de Cartier, Blégier, Chassole. Eyssautier (César), 
né en iéo2, à Barcelonnette, mort à Toulon, en 1646, assassiné sans vouloir déclarer 
le nom de son meurtrier, fut prêtre de l'Oratoire, savant professeur de belles-lettres. 
Jean-François Eyssautier, avocat, né à Manosque, a fait de grandes recherches et laissé 
un manuscrit précieux sur sa ville natale (v. l'abbé Feraud, Géographie des Basses- 
Alpes). Pierre et François Eyssautier, avocats à la cour, 1700; André Eyssautier, pro- 
cureur au siège d'Aix (1700), portaient les armes des représentants actuels : d'azur, à 
) fasces ondées d'argent ; au chef d'or, chargé de } roses de gueules. Représentants : 
M. Eyssautier, chef de bureau au ministère de la guerre, a laissé : 1° Philippe, ingé- 
nieur; 2° Gustave. — Autre branche : N.. père de Gaston et René. Esprit Eyssautier 



209 — 

était hotc en Gcgord, en Provence (1700). François E^-ssautier, assesseur des échevins 
de Marseille, en 171 1, portait d'aiiir, au cœur cTor, sunuontc d'une comète de même el 
soutenu d'un croissant d'argent. Ce nom existe encore en Basses-Alpes. (V. pp. 70-80.) 

FADCHIER ou FAULCHIER (v. p. 60). Cette famille compte un notaire à Montlaux 
(Basscs-Alpcs), de 1594 à 1607; et trois notaires à Cruis (Basscs-Alpcs), l'un de 1656 à 
1617; Noël F. de 1699 à 1745 ; un autre de 1759 à 1785. Jean-François Fauchier, bour- 
geois de Flayosc (Var) portait, en 1696 : d'azur, à une bande d'argent cliargée de } rocs 
d'échiquier de gueules (Armoriai général, Provence). Les véritables armes des Fauchier, 
de Cruis, étaient : d'argent, à un F de sable, et unefaulx au naturel, disposés en sautoir. La 
dernière, Anne Fauchier, épousa, en 1792, Joseph Gassaud, plus tard maire de Forcal- 
quier, sous la Restauration. Une branche de cette maison s'était établie à Forcalquier, où 
Toussaint Fauchier était peintre en 1684. D'autres furent peintres de faïence, à Moustiers, 
dans la première moitié du xvin= siècle (voir E. Fouque, Moustiers et ses faïences). Peut- 
être faut-il rattacher à ce nom Laurent Fauchier, artiste célèbre, néàBrignolcs, vers 163 1 ? 

FAUQUE. Seigneurs de Jonquières, de Soleilhas, de la Garde, de 
X'cnasque, de Saint-Didier, etc., etc. Noble et antique maison, ori- 
ginaire deNaples (Italie). Son nom s'est écrit Foulco, faulco, Faucon, 
Faulquc, Fouque, Foulque et enfin Fauque. Filiation : depuis 
Guilhcn Foulco, qui fut l'un des gentilshommes qui accompagnèrent 
le frère de saint Louis à Naples, où il se maria. Gabriel Fauque, 
son descendant, servit longtemps dans les armées de Henri III et de Henri IX, épousa 
Anne des Baux, de l'illustre maison des Baux, anciennement souverains d'Orange; 
cette dame lui apporta la terre de Jonquières. Il eut deux fils qui firent branche. L'aîné 
François, marié à Marguerite de Saint-Maurice. Son fils, Gabriel, est le premier qui 
ajouta, à son nom, celui de Jonquières; il épousa, en 1638, M"'= de Paparin de Chau- 
mont. De ce dernier descend, au xviii= degré, Jacques-Philippe Fauque de Jonquières, 
né en 1748, marié, en 1778, à M"'= de Charlet, dont : A. Louis-Victor, né en 1782, à 
Roussillon, marié, en 1815, à Hortense Bruslé ; il eut : a. a. Philippe-Auguste-Victor, 
père d'un fils, Louis (vivant) ; /'. /'. Eulalie, épouse du général comte d'Algarra de Vargara ; 
B. Elzéar-Vincentde Paule, né en 1785, marié, en 1 844, à Stéphanie de Monnier d'Arnaud, 
dont : a. a. Louis-Auguste, né en 1845 ; b. b. Jules, né en 1848 (^), lieutenant de vais- 
seau, marié à Charlotte Richard de Chicourt, dontNoélie et Henri; c. c. Paul, né en 1850, 
lieutenant de vaisseau ; il a une fille; C. Frédéric-Auguste, marié, en 1818, à SophieGraèb, 
dont : a. a, Amédée, époux de M""^ de Bragard ,dont : a. a. a. Maurice, sous-chef de bureau 
au ministère de la marine (*), marié à M"'' de Lavocé, dont Amédée, Camille, Carlos, 
Jeanne et Thérèse ; /'. b. b. Marie-Thérèse, épouse de Fernand Langoit ; D. Jean-liaptiste- 

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210 — 

Eugène, né en 1789, marié, en 1819, à Elisabeth de Briche, dont : a. a. Jean-Philippe- 
Ernest, né en 1820, vice-amiral en retraite, membre de l'Institut (G. O. *), marié, en 
1847, à Marie-Pauline-Aglaé Cresp, dont : a.n. a. Marie-Pierre-Eugène, capitaine de vais- 
seau (O. *), né en 1850, marié, en 1877, à Marie-Honorée Amie, dont quatre filles; 
b. b. h. Louise ; c. c. c. Geneviève ; b. h. Amable- André, né en 1827, mort capitaine de fré- 
gate, en 1870(0. *), marié, en 1855,3 Anne Cresp, dont: a. a. a. Raymond, né en 1857; 
b. b. b. Stanislas, né en 1859; lieutenant de vaisseau (*);c. ce. René, né en 1862, lieute- 
nant de vaisseau ; d. d. d. Gaston, lieutenant de vaisseau, né en 1863 ; e. c. e. Elisabeth, née 
en 1871 ; c. c. Elzéar-Paul, né en 1838, capitaine de vaisseau (O. *), marié, en 1872, à 
Stéphanie Burel, dont: André-Marie, né en 1874; Charles, né en 1879, et Carmen ;£. Phi- 
lippine, mariée : fàM. le comte deBonadona, capitaine d'infanterie; 2°, en 18 10, au che- 
valier de Briche. — Branche de Goult et de Bonnienx (\'aucluse) existante. — XIII. Hierosme 
Fanque, fils cadet de Gabriel et d'Anne des Baux, dame de Jonquières, né à Roussillon, le 
12 mars 1591, qualifié écuyer, épousa Marthe de Solier. Il eut : 1° François, qui suit; 
2° Charles, né en 1622 ; 3° Jehan, né le i*:' octobre 1630, auteur du rameau de Montlaux; 
4° Gabriel, né en 1636. — XIV. François Fauque, épousa Jeanne de Guiramant. Il eut 
XV. Pau] Fauque, marié, en premières noces, à Claire Boudet, dont XVI. Charles Fauque, 
chirurgien, viguier de Groult, marié, en 1705, à Magdeleine Farges-Blanchard , dont 
XVII. Jean-Joseph Fauque, notaire royal à Saint-Saturnin-lès-Apt, receveur des douanes du 
roi, dont X\'lII./('(T»-/oi(?/i/.' F(7;/(;!((;, notaire à Goult, licencié en droit, marié en secondes 
noces, en 1790, à Delphine André, fille de J.-B., notaire à Bonnieux, dont XIX. Joseph- 
Marie Fauque, né en 1797, à Bonnieux, marié, en 1829, à M""= de Terris, sœur de Monsei- 
gneur de Terris, évêque de Toulon (mort en i88é). Il eut : i" Jean-Joseph-Félix, docteur 
médecin, à Bonnieux, médecin militaire (*), marié, en 1886, à Julie Vachier ; 2° Paul- 
Joseph, né en 1838, conservateur des hypothèques à Riom (Puy-de-Dôme), marié, en 
1873, à Blanche Tindcl, dont : 1° Germaine, mariée, en 1892, à Henri Defrêche, avocat; 
2° Félix, né en 1874; 3° Mathilde; 4° Madeleine; 5° Sébastienne ; 6" François Xavier, 
notaire à Orgon (B.-du-Rhône), époux de Félicie Truchement, dont Charles, Paul et 
André. — Branche de Montlaux {Basses-Alpes). — XIV. « Maître a Jean alias Andrc-Jean- 
Fauque, né le i"' octobre 1630, vint se fixer à Montlaux, en épousant Jeanne de Bouyeul. Il 
eut : XV. « Maître » Jacques Fauque, bourgeois établi à Saint-Etienne-lès-Orgues, en 1684, 
marié, le 30 août 1687, à Delphine Maurel, fille de François, bourgeois, et de Catherine 
Bernard; elle testa le 21 août 171 1 et laissa : 1° Jean, qui suit; 2° Joseph, résidant à Saint- 
Nom (1739); 3°Anne, mariée, le7mai 171 5, à J.-B. Fauchier, bourgeois, fils de Jacques 
et de Marguerite Tardieu. —XW. Jean Fauque, bourgeois, né à Saint-Etienne, le 15 mai 
1701, épousa Anne Magnan, sœur de l'abbé Magnan, curé de Pierrerue (1775). Il eut : 
i" Catherine, mariée, en 1767, à Etienne Tardieu (v. page 79); elle est morte à Saint- 
Etienne, en 1815 ; 2° Rose, morte à Saint-Etienne, en 1819, mariée, en 1767, à Esprit 



211 

Tardieu, bourgeois de Saint-Etienne (v. page 78). — Ratneau à Forcalquier. Il doit des- 
cendre de Balthazard Fauque, marié à Forcalquier, sous le règne de Charles VII. A lui, 
appartient Joseph Fauque, élu prieur de la confrérie du Saint-Esprit, à Forcalquier, en 
1671, 1679. Armes : de gueules, à 2 frênes rangés d'or, accompagnés en chef d'un faucon de 
même (La généalogie se trouve dans le Nobiliaire univ. de France, par Saint-Allais, t. II.) 

DE LA FERTÉ SENNETERRE (\'oir THIBAULT DE LA CARTE). 




T)X^ T) ^^ FRANCOLINI. Comtes. Noble et antique famille de l'Italie. 

' ' Elle n'y existe plus; mais a laissé de grands souvenirs à Florence, 

Pise, Gênes. Berceau de la maison : Fermo, dans les États de l'Église. 
En 1509, les Francolini se battaient avec le duc de Ferrare contre 
les Vénitiens. A cette époque, dans l'histoire de Bayard, il est sou- 
vent parlé de la forteresse de Francolino. Un des Francolini accompa- 
gna Catherine de Médicis, lors de son mariage avec le duc d'Orléans (plus tard, Henri II), 
en I53?. Un autre se trouva à la bataille de Moncontour (i 569) ; un autre, enfin, .i la tête 




CHATE.^u DE PLEURS (Marnc) 

Propriété du comte de Francolini 
dont la fille a épousé M. Jules Tardieu (de Limoges. (V. p. 81.) 

d'une troupe d'archers équipée à ses frais, combattit dans les rangs français commandés 
par le duc d'Anjou (plus tard, Henri III). Alliés aux familles patriciennes de Fermo : 
les Riciardi, les Savini. Alliés aussi aux Mastaï (la famille du pape Pie IX). En 1863, 
le comte Antoine de Francolini, étant Français, fut délégué, par la ville de Fermo, auprès 
du gouvernement français, afin d'obtenir des ingénieurs pour un institut à Fermo. Le 
même fut père de M"= Blanche de F. et du comte Victor-Antoine- Raymond, ancien 
maire de Pleurs (Marne), agriculteur, et propriétaire du château de Pleurs, marié, 



— 212 

en iS6o, à Gcncvicve-Lcontinc de \'e\-rinas, morte en i86S, d'une- famille noble du 
Limousin, dont : i" : Léon, officier au i^^' hussards, marié à Marie-Thérèse de Gonflans, 
dont Marguerite et Hubert; 2° Pierre, sous-officier d'infanterie; 3° Cécile, épouse de 
Jules Tardieu (v. page 8i); 4° Marthe, épouse de M. Paleirac ; 5° Marie. Armoiries : 
d'or, à j montagnes d'argent ; au chef d'a\ur, portant une comète d'or accostée de 2 croissants 
d'argent contournés à dcxtre. Cimier : un Hou issaut, dans la couronne, aruié d'un glaive. 

DE LA FRESNAYE (\"oir ANDRÉ DE LA FRESNAYE). 




^> iA^ ^^ FRESNE. Comtes. Seigneurs de Virel, Renac, Saint-Gilles, etc. 

'^ Très noble et antique famille, originaire de Bretagne, de la paroisse 
de Renac, prés de Redon (Ille-et Vilaine). Connue dés iioo. Dom 
Morice (^Hist. de Bretagne^ cite des membres de cette famille au nombre 
des officiers de l'illustre du Guesclin (fin du xiv' siècle). Un du Fresne 
de\'irelfut tué àNanc}-, au début de la Révolution, mort héroïque qui 
eut un certain retentissement. Cette famille compte des chevaliers de Malte, des conseillers 
au parlement de Bretagne. Branche I de Renac (éteinte); II de Saint-Gilles (éteinte) ; 
III de \'irel (existante). Représentants actuels : le comte du F. de Virel, marié, le 9 avril 
1869, à Henriette de Tardieu de Maleyssie (v. p. 52), décédée le 25 janvier 1892, dont : 
1° André, élève de l'école de Saint-Cyr; 2° Henri; 5° Conrad; 4° Alban ; 5° Marie; 
6° Marguerite ; 7° Léonine. Le vicomte du F. de \'irel (sans enfants), frère du comte qui 
précède. Armes : d'argent, à la fasce de siuople, accompagnée de ^feuilles de frêne de même, 2et i. 

GALICE ou GALLICE (v. pp. 74, 75, 80). Cette famille compte Joseph de Galice, con- 
seiller au parlement de Provence (1681), qui fit enregistrer ses armes, en 1696, à l'Armo- 
riai général (bureau d'Aix) de gueules, à un coq d'argent, crété, larhé et membre d'or ; au chef 
d'axiir, chargé de } étoiles d'or. César de Gallice, seigneur de Villevieille portait, en 1696, 
de même. Claude Gallice, bourgeois de la ville d'Aix (1696). Jacques Gallici, de Saint- 
Etienne-les-Orgues, Thomas et Louis Gallici, que l'on croit fils de Barthélémy, vivaient 
en 1 528. Cette famille exerça les fonctions de viguiers de Saint-Etienne, au xvi": siècle. 
Une branche s'éleva assez haut. Nicolas Galice, conseiller à la cour des comptes de 
Provence, y mourut doyen, en 1572. Son fils, Claude, et son petit-fils, François de 
Galice, occupèrent la même charge. Joseph, fils de ce dernier, fut reçu conseiller ^u par- 
lement, en 1686; il fut père de Joseph-François, doyen du parlement d'Aix, mort sans 
postérité. Les Gallice furent seigneurs d'Aumont et de Bedejun. On ùcnx.ùxGalici ou Galice. 

DE GAUDEMAR(v. p. 181). Famille anoblie, en 1518, par l'empereur Maximilien I'^^' 
d'Allemagne. Elle habitait alors le Hainaut. Elle passa, depuis, en Provence, à Toulon, 
et enfin à Marseille, où elle existait encore en 1855. Armes : Parti an i coupé d'or et 
d'a\ur, l'or chargé d'une aigle éplovée de sable; aux 2 et 4, d'a-jir, à } coqs d'or, 2 et i. 




— 213 — 

GAUTHIER ou GAUTIER (v. p. 74). Cette très ancienne famille 
bourgeoise, de Provence, compte de nombreux notaires, savoir : à 
l'orcalquier, en 12 19, où un Gauthier était attaché à un comte de 
Provence; à Marseille, 1224; à Avignon, 1344; à Riez, 1254; à 
Digne, en 1544; à Manosque, en 1397, 1421 ; à Aix, en 1490-1557; 
à Saint- Paul (Basses-Alpes), 1620; à Castellane, en 1602. Armes : 

d\r^ur, an coq passant cTor. Il y a eu deux familles nobles du nom de Gautier, en Provence. 

(V. R. de Briançon, t. II.) 

DE GEORGES DE BENEDICTI DE CABANIS. D'argent, à une balance soutenue d'une 
verge accolée d' un serpent, le tout de sable (y. p. 106). Jean-Paul de Georges de Bencdicti 
de Cabanis, maire d'Avignon, eut : Jean-Antoine-Xavier, maire de Carpentras, chef de 
bataillon, mort à Carpentras, le 22 frimaire an XII, qui eut : i" Paul-Alexandre- 
Siffrein, mort sans postérité, en 1826; 2° Marie-Thérèse-Claire, épouse de Laurent- 
Thomas Mazen; 3°Jeanne-Thérése-Claire, mariée à Jacques-Louis Tardieu deToulonne, 
en 1805 (v. p. 106). Cette famille paraît éteinte. 

GERMAIN. Les Germain, qualifiés nobles, jouèrent un certain rôle, à Forcalquicr, à 
partir de la fin du xv= siècle. « Noble » Pierre Germain eut Clément, consul de 
Forcalquier en 1535, 1548, 1555, 1562. Jean Germain, frère de Clément, et docteur 
en droit, publia, en 1536, un poème macaronique sur l'invasion de Charles-Quint en 
Provence. Louis Germain fut consul à Forcalquier, en 1552, et le capitaine Jean 
Germain, en 161 1. Jean Germain, bénéficier du chapitre de Forcalquier, fut, en 1657, 
l'un des fondateurs de la chapelle bâtie sous le vocable de saint Jean-Baptiste dans la 
concathédrale ; il eut pour héritiers Pierre et Jean Germain : le premier avocat, le 
second docteur en médecine. Un autre Jean Germain, bénéficier, a écrit une notice 
sur Saint-Mary (manuscrite, bibliothèque Méjanes, à Aix). 11 fut prieur de la confrérie 
Saint-Mary, en 1727-1731. Louis Germain et François Germain, marchands, en 1700, 
portaient : d'azur, à une croix jletironnce d'or (^Armoriai général, Marseille). Dominique 
Germain, maire de Berre, en 1700. Germain, fils, a été maire de Saint-Etienne-les 
Orgues, en 1793, Joseph Germain le fut en 1848. (V. pp. 70, 72, 73.) 

GONDRAN. Ancienne famille de Provence. Un vicaire à Limans, 1700. On rencontre 
des Gondran dans le livre de la confrérie du Saint-Esprit, de Forcalquier; Antoine 
Gondran en est prieur en 1772; Joseph, en 1806; André, en 1811; Jean-François, en 
181 5, 1821 ; Noé, en 1824; Antoine, en 1834 ; Louis, en 1839. Joseph-Noël Gondran, 
deuxième échevin de Marseille, en 1780, portait : d'argent, à un coq au naturel, sur une 
colline de sinople, accompagnée de j étoiles de gueules en chef, soutenues d'un trangle d'aitir 
(O. Teissier, Armoriai des échevins de Marseille'). Jean Gondran, docteur en théologie, 
chanoine de la collégiale d'Aups (1696), Honoré, fils d'Antoine Gondran, bourgeois 



214 — 

d'Aups (^^ar), en 1696 : d'aïur, à 2 lions affrontés d'or (Armoriai général, Provence); 
Poncet Gondran, bourgeois d'Ongles (1696). (V. pp. 64, 70.) 

DE GOULAINE. Marquis, Antique noblesse de Bretagne. Filiation depuis Jean I, sei- 
gneur de Goulaine, capitaine de Nantes pour Henri II, roi d'Angleterre (i 149). Gabriel, 
marquis de Goulaine, seigneur de Faouët, de Loroux, de l'Espine-Gaudin, obtint, de 
Louis XIII, l'érection de la terre de Goulaine en marquisat (octobre 1621). Armes : parti 
d'Angleterre et de France. Devise : A cestiiy-ci, à cestuy-là, j'accorde les couronnes. Repré- 
sentants actuels : Henri -Donatien -Alphonse, marquis de Goulaine (château de la 
Grange, près Rocheservière, Vendée), né en 1848, marié, en 1867, à M"= de Béthune- 
Sully, dont : A. Robert, né en 1873 ; B. Jeanne, née en 1868, mariée à Bruno, vicomte 
de Chasseval ; C. Yolande, née en 1871. Frère, le comte Geoffroy, né en 1844, marié 
à M"= de Perrieu de Crenan, dont : Anne, née en 1877; Alain, né en 1879; Yvonne, 
née en 1882; Marie, née en 1891. Oncle, le comte Arthur, né en 1822, marié à 
M"= Sallentin, sans postérité. (V. p. 50.) 

DE GOZON. Antique noblesse. Originaire du château de Gozon, en Rouergue; con- 
nue dès 1250. A donné un grand maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, en 1346, 
et de nombreux chevaliers de Malte. Marthe de Gozon, héritière du nom et des armes de 
la branche ainée, épousa, en 1583, Louis de Montcalm. Branche cadette dite d'Ays, 
établie en Quercy, vers 1524; elle existe de nos jours. L'abbé de la Vaissiere en a donné 
la généalogie en 1766. Voici sa filiation : I. Jean de Gozon, fils de Jean et de Savie 
d'Estaing, écuyer de Gaston de Foix , épousa, en 1490, Isabeau d'Olhet; il eut : 
1° Gilbert, qui suit; 2° Pierre, chevalier de Rhodes, grand-prieur de Saint-Gilles, en 
1559; 3° François, chevalier de Rhodes, bailli de Manosque (1565). II. Gilbert 
de Gozon, né en Hongrie, épousa : i°, vers 1524, en Rouergue, Catherine de Gautié 
de Savignac, dame d'Ays, en Quercy; 2°, le 17 août 1533, Charlotte de Tardieu 
(v. pp. 14, 1 50). Du second lit : 1° Charles, qui [suit ; 2° Ra3'mond, chevalier de Malte 
en 1557, grand prieur de Toulouse, en 1597; 3° Bernard, chevalier de Malte, en 1567. 
III. Charles de Gozon, baron d'Ays, est l'ancêtre de Pierre, chevalier, seigneur d'Ays, 
commandant de bataillon au régiment de Bourbonnais, en 1778, et celui-ci du comte de 
Gozon, résidant, de nos jours, au Vigan (Lot). Branche de Montmaur, dans le bas 
Languedoc, maintenue noble au xvii« siècle. Armes : de gueules , à la bande d'argent 
bordée d'azur, à la bordure crénelée d'argent. (V. L. de la Roque, Armoriai du Languedoc, 
t. I, pp. 243-244.) 

GRILLET, barons de Brlssac et de Pomiers, seigneurs de Taillades; originaires de 
Bresse; connus dès 1460 comme nobles. Saint- Tri vier, ville de la Bresse, fut inféodée 
avec le titre de comté, par lettres du duc de Savoie, en 1573, à Marie de Gondi, veuve 
de Nicolas de Grillet, seigneur de Pomiers. Cette maison a donné un premier cham- 




— 21) — 

bellan du duc de Savoie, un colonel général de l'infanterie française pour le pape, au 
Comtat-Vcnaissin-, des capitaines de 50 hommes d'armes, nombre d'officiers supé- 
rieurs, etc. Armes : de gueules, à la fasce ondée d'argent, accompagnée eu chef d'un lion 
léopardé d'argent, et eu pointe, de j lésants bien ordonnés de même. (\'. p. 40.) 

DE GUARDIA (v. pp. 188-189). En Roussillon. Très antique et très 
noble maison, dont le premier personnage connu est Bérenger de 
Guardia, qui fit une donation, en 1167, au couvent des Augustins 
établis à Espira de l'Agly, près de Perpignan. Filiation : depuis 
Jean de Guardia, en léoo, fils d'autre Jean. En 1636 (28 juin), 
Jérôme de Guardia reçut, de Philippe IV, roi d'Espagne, le titre de 
citoyen noble de Barcelone, tant pour lui que pour ses descendants. Représentants 
actuels : I. Félix de Guardia, notaire à Perpignan (fils d'Abdon et de Claire de Tardiu). 
Ses cousins germains : Hortensius de Guardia, directeur des écoles chrétiennes, à l'Ile 
Bourbon, et son frère Joseph (celui-ci décédé a eu Louis, André et Joseph de Guardia, 
résidant à l'Ile Bourbon). II. Félix de Guardia, avocat à Perpignan, conseiller municipal 
de Villeneuve-de-la- Raho. Armes : de gueules, à un œil d'or, parti d'or, à un arc hattdé de 
gueules, encoche d'une flèche de ménw; coupé d'a\ur, à une tour d'argent donjonnée d'or ouverte 
et ajourée de gueules, maçonnée de sable, à dextre; et un dextrochère paré d'or mouvant du 
flanc scnesire, la main de carnation, tenant une épée d'argent, ayant la garde et la poignée 
d'or. L'écu : timbré d'un casque de front, orné de ses lambrequins d'or, de gueules et d'argent. 
(Voir la généalogie de cette fomille dans le Livre d'or de la noblesse de France, par le 
marquis de Magny, t. I.) 

GUINTRANDI (v. p. 104). Armes : d'argent, à une fasce d'azur, portant une fleur de lys 
d'or, accompagnée de 2 étoiles de même; eu cluf, une étoile aussi d'or. 

D'HAUVILLE (v. p. 24). On trouve dans l'Histoire généalogique de la maison d'Har- 
court, par de la Roque (t. II, pp. 141 3, 1414, 1997), Colette d'Hauville, femme de 
Guillaume Murdriac et mère de Jean Murdriac, écuyer en 1454. Il y a eu en Norman- 
die une maison noble d'Ouville (peut-être la même) ? de race chevaleresque : Robert 
d'Ouville, chevalier, 1272. Armes : d'or, nu lion de gueules grimpant. (\\ de Courcelles, 
Dictionnaire universel de la noblesse.) 

HEBERT DU BDC en Normandie. Cette famille a pour auteur André- 
Pierre Hébert, seigneur du Bue et de \'illiers, maître des requêtes 
ordinaire de l'hôtel du roi, mort le 22 mars 1707, dont l'aïeul était 
,v^^¥ conseiller au parlement; le bisaïeul, conseiller à la cour des aides en 

1597; le trisaïeul, receveur du chapitre de Notre-Dame de Paris, en 
1 3 80. Armes : d'or, au lion grimpant de sable armé et lampassé de gueules. 




2l6 — 

DE HËÈRE. Famille cclcbre de la haute bourgeoisie parisienne, anoblie par des 
charges. Jean de Héère, seigneur de Sèvres, marchand de draps de soie à Paris, mou- 
rut en 1521 ; il eut Noël, bourgeois de Paris, marchand de draps de soie, mort en 1561, 
qui eut : 1° Denis, seigneur du Poncel, conseiller au parlement de Paris, mort en 161 5 ; 
2° Philippe, conseiller à la cour des aides de Paris en 1585; 3° et 4" Noël et Claude, 
marchands de soie, à Paris.' Cette famille compte, depuis, des gouverneurs de places, 
des conseillers d'état, un maréchal de camp, un chevalier de Malte en 161 5. (Voir 
Laine, Dicliomiaire véridiqiie des origines, t. II.) Armes ; d'argent, an chevnm de sable 
accompagné de 2 coijuilles de même et, en pointe, d'une étoile de gueules. Le mariage de 
M. de Tardieu de Maleyssye avec M"' de Héère dut être tenu secret, la marquise de 
Maleys.sye s'y étant opposée (v. p. 46). Cette famille a pris le titre de marquis aux 
assemblées de la noblesse en Orléanais, en 1789. Représentants actuels : Henri-Armand, 
marquis de Héère, marié à M"= de Baillivy, morte en 1875, dont deux enfonts, 
savoir : A. Jean-Marie-Marc, marié à M""^ Le Dauphin ; B. Caroline, mariée, en 1880, 
à Camille de Farcy, comte de Pontfarcv) \'. Atinnairc de la noblesse, par Borel 
d'Hauterive. — Une généalogie, conservée dans la fiiniille, dit que les premiers de 
Héère étaient nobles, en Flandre. 

HUGUES, seigneurs de Benivent. Le petit château de Benivent se voit encore près 
d'Orpierre (Hautes-Alpes). I. François Hugues, sieur de Benivent, en 1620, épousa 
Olympe Bouffier; il eut : 1° David, qui suit; 2° Anne, femme de François Lombard, 
d'Orpierre; elle testa en 1622. — II. David Hugues, sieur de Benivent, eut : 1° David, 
qui suit ; 2° Anne, épouse de Jacques Tardieu (v. p. 100). — III. David Hugues, sieur 
de Benivent, avocat, juge de diverses terres au siège de Serres, épousa Anne Pelorce 
et subit de nombreuses vexations, étant protestant; sa femme fut enfermée à la tour 
de Crcst, il vivait en 1650-1710; il eut : 1° Pierre (175 1), qui eut N., arrêté comme 
suspect en 1795, et exécuté à Orange, en 1794, comme accapareur de numéraire; il 
mourut le dernier de sa race; 2° Anne, femme de Cyrus de Laget, seigneur d'Eygnians 
(1781). Armes : d'a-^ur, an chevron d'argent accompagné de j besants de même. 



HURAULT DE VIBRAYE (v. p. 54), marquis. Maison noble de 
Tourainc d'où sont sortis les seigneurs de Saint-Denis, de la Tour, 
de Villeluisant, de Chevcrny, de la Grange, de Vibraye, d'Huriel, 
d'Onzain, de Galardon, de Roinville, de Bélesbat, de Vignay, etc. 
Armes : d'or, à la croix pleine d'a~iir, cantonnée de 4 ombres de soleil de 
gueules. (\\ le P. Anselme, t. \'I.) A cette famille, Philippe Hurault, 
comte de Chevernv, chancelier de France, né au château de Chevernv, en 1528, mort 



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— 217 — 

en 1599. II fut gouverneur de Chartres; il a laissé des Mémoires, parus en 1656, in-40 
(souvent réimprimés), où il donne la généalogie des Hurault. Le plus ancien membre 
connu est Jean Hurault, chevalier venu de la Grande-Bretagne en 1505. Son fils Phi- 
lippe fut tué à la bataille d'Auray. Représentant actuel : M. Hurault, marquis de 
Vibraye, à Cour-Chcverny (Loir-et-Cher). 




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LE CHATEAU DE FONTIENXE (ActUel) 

Près de Saint-Etienne-les-Orgucs (Basses- Alpes), 

où naquit Marguerite d'Isoard, fille du seigneur de Fontienne, 

mariée, en 1697, à Claude Tardieu (v. p. 75). 
Ce château appartient actuellement à M. le vicomte de Selle '. 



D'ISOARD. Maison de haute noblesse, divisée en trois branches, 
^^rx. «.>=>«? s-i'is souche connue. L Branche des d'Isoard de Chenerilles, origi- 

_ / % /i. naire de Provence. Antoine Isoard acheta la terre de Chenerilles en 
1427. Représentant : le marquis d'Isoard de Chenerilles (à Aix, 
Provence). — II. Branche d'Isoard de \'auvenargues. Sortie du Dau- 
phiné; elle remonte à 1269. Elle compte un cardinal-archevêque 
d'Auch, duc et pair, mort en 1839. Son frère, Louis de Gonzague, 
né en 1771, mort en 1836, est l'aïeul de Jean-Gonzague-Léon-Edward , marquis 
d'Isoard, né en 1858, marié, en 1865, à Marguerite de Rougé, dont trois enfants (rési- 
dence, Aix, Provence). II a deux sœurs et un frère célibataire. Cette branche a des 




I. Après les d'Isoard, le château de Fontienne passa à Joseph-Ange-Clétnens, seigneur de 
Fomienne, marié, en 1760, à Anne-Marguerite Renaud de Foasbelie; celle-ci laissa Fontienne à 
M. Renaud de Fonsbelle, aïeul de M. le vicomte de Selle actuel. 



— 2l8 — 

lettres patentes de marquis d'Isoard. — III. Branche de Fontienne (éteinte au 
xviiF siècle), alliée aux Tardieu. Filiation. I. Robert d'Isoard, seigneur en partie de 
Romoules, épousa Catherine de Rougiers, qui testa en 145 1; il eut : Pierre, seigneur 
de Romoules (145 1), père de III. Louis, seigneur de Romoules, marié à Françoise de 
\'intimille, fille de Louis, seigneur de Montpezat, dont IV. Honoré, seigneur de 
Romoules, marié à Florimonde Tornatoris (en provençal Tourniaire), fille de Jean, 
seigneur de Fontienne, terre située près de Saint- Etienne-les-Orgues (Basses-Alpes) ; il 
eut : V. Melchior, seigneur de Romoules, lequel hérita de Gaspard de Tornatoris ou 
Tourniaire, son oncle, de la terre de Fontienne; il épousa, en 1573, Marguerite de 
Glandevès, fille d'Helion, seigneur de Puimichel et de Magdeleine de Barras, dont 
\T. Charles, seigneur de Fontienne, marié, en 16 10, à Lucrèce de Demandols, des 
seigneurs de la Palu, dont : 1° Jean, qui suit; 2° Elisabeth, religieuse, morte en 1697. 
VI. Jean, seigneur de Fontienne, née en 1680, maintenu dans sa noblesse, le 5 mars 1668; 
il épousa, en 1650, Anne de Pontevés, fille de Jean, seigneur de Silans et d'Anne 
d'Ademar de Castellane, morte à Fontienne le 16 octobre 1701 ; il eut : 1° Joseph, qui 
suit; 2° Claude, prieur de Fontienne, 1683; 3° Charles, 1701 ; 4° Marguerite, mariée, 
le lé avril 1689, à Laurent Gallice, chirurgien oculiste à Saint-Etienne-les-Orgues, fils de 
Claude et de Marguerite Leau; 5° Magdeleine, morte, à Saint-Etienne, le 22 octobre 1740, 
mariée, le 18 février 1697, à Claude Tardieu, chirurgien oculiste (v. p. 73); 6° Isa- 
beau, épouse de Jean Magnan, de Saint-Etienne (1704); 7° Thècle ; 8" Anne, femme 
de Jean de Bonfils, seigneur de Peyrès, à Aix. \TI. Joseph d'Isoard, seigneur de 
Fontienne, Prieurat, épousa Marguerite de Levesque, dont VIII. Alexis, baptisé à Saint- 
Etienne, le 7 avril 1692, mort sans postérité le dernier de sa branche; il épousa Mar- 
guerite d'Arguier, remariée, en 1750, à Jean-Louis Testaniére, fils de Louis, seigneur 
de Châteauneuf-Miramas. Armes : d'or, à la fasce de gueules, aceompaguèe de _j isards 
naissants de sable, laiiipassés, armés de gueules, 2 en chef, i eu poiulc. (Voyez VEial de la 
noblesse de la Provence, par l'abbé Robert de Briançon, t. II, p. 249); Nobiliaire des 
Botiches-du-Rhâne, par H. Gourdon de Genouillac et le marquis de Piolenc(pp. 114-115). 

JOUVE. Languedoc. D'azur, au cheval d'or accompagné en chef de 2 croissants d'argent et 
en pointe d'un cœur de même, au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or. 

LACROIX (v. p. 68). Caroline Tardieu épousa Jules-Etienne-Hippolyte Lacroix, 
ingénieur en chef des ponts et chaussées, chevalier de la Légion d'honneur, mort à 
Nancy, le 7 novembre 1880. Leurs enfants : 1° Paul, capitaine d'artillerie breveté 
d'état-major, ofiicier d'ordonnance du général de Négrier, à Besançon, marié, en 1883, 
à Jeanne Moreaud ; 2° Pierre, capitaine au 2' hussards, à Melun. 



219 — 



DE LALIVE D'EPINAY. François-Christophe de Lalive, fermier 
général, fut taxé, en lyié, à 1.200.000 livres de restitution, et fut, 
depuis, conseiller au parlement de Metz (1728); il mourut à Paris, à 
79 ans, le 28 décembre 1753, ayant épousé Catherine Fayard en pre- 
mières noces et Marguerite Dubuisson en secondes ; il eut : A. Joseph- 
Christophe de Lalive, seigneur de Pailly, brigadier des armées, mort 
en 1780, à 73 ans. B. Jean-Baptiste de Lalive de Sacy, mestre de camp, mort en 1762. 





LOUIS-JOSEPH DE LALIVE d'ÉPINAY, 

né à Paris, le 26 septembre 1746, 

conseiller au parlement de cette ville, hsitorien et musicien ; 

reçu bourgeois de Fribourg (Suisse), en 1787, 

mort à Fnbourg, en 181 3. 

Fils de M. de Lalive d'Epinay et de M"° de Tardieu d'Esclavelles. 

(Portrait pris sur un physionotrace, par Qjienedey, en 1789.) 

— I. Louis-Denis de Lalive de Belhgarde , seigneur d'Epinay, fermier général en 1721, 
épousa Marie Prouveur, morte en 1740, dont : 1° Denis-Joseph, qui suit; 2° Ange- 
Laurent, né à Paris, le i" octobre 1725, seigneur de Jully, baron du Châtelet, marquis 



220 

de Rcmonvillc, mort le i8 mars 1779, introducteur des ambassadeurs, connu par son 
goût pour les arts (il a gravé, en 1754, un joli portrait, de lui); marié : fà Elisabeth 
Chambon; 2° à Joséphe de Nelline ; 3° Marie-Charlotte-Françoise, née le 7 juin 1728, 
épouse de l'intendant Pineau ; 4° Elisabeth-Joséphe-Françoise, née le 18 décembre 1748, 
femme charmante, mariée au comte César d'Houdetot, né en 1724, créé maréchal de 
camp en 1761 ; 5° Alexis-Janvier de la Live de la Briche, né le février 1735, qui suc- 
céda à son frère comme introducteur des ambassadeurs, marié à Edmée Prévost, dont 
deux filles : la comtesse de Mole, grand'mére de la duchesse de Noailles actuelle, et 
une fille qui fut la mère du duc de Montesquiou-Fézensac. — II. Denis-Joseph de Lalive 
d'Epinay, né à Paris, le 2 août 1724, écuyer, épousa, en 1745, L.-F.-Pétronille de 
Tardieu d'Esclavelles (v. p. 40); il mourut à Paris, le 16 février 1782 et laissa 
III. Louis-Joseph de Lalive d'Epinay, né à Paris, le 26 septembre 1746, historien, musi- 
cien, marié, en 1775, à Fribourg (Suisse) où il se fixa, à Elisabeth de Boccard; il mou- 
rut, dans cette ville, en 181 3 ; il avait été conseiller au parlement de Paris; reçu bourgeois 
de Fribourg (1787) ; il eut : Louis, introducteur des ambassadeurs près du roi Charles X, 
qu'il accompagna jusqu'à Cherbourg, en 1830, créé baron parce souverain ; il se retira 
ensuite en Suisse et y devint un agronome distingué ; il avait épousé Cléophée de 
Surbech de Sobure, nièce du célèbre marquis de Busenval ; il eut Gaspard, agronome, 
marié, en 1856, à M"<^ de Buman, dont : un fils Louis, préfet à Morat (Suisse); un 
autre fils, résidant à Paris : Armes : d'argent, à un pin de sinople, accompagné de 2 étoiles 
d'azur. Couronne : de comte. Supports : 2 licornes. 

LATIL ou LATY. C'est un nom répandu soit sous la forme provençale Lity, soit 
sous la forme française Latil. Ont été notaires à Sisteron : Gilles Latil, en 1334; Joseph 
Latil, 1697-1701 (il portait : coupé au i d'azur, au soleil d'or, soutenu d'une fasce d'argent ; 
au 2, de gueules, au lion d'or') ; J.-B. Latil, en 1708- 17 31 ; Joseph-Claude Latil, en 1732- 
1782. M. Latil est actuellement maire de Sisteron. Il v avait des Laty, plus tard Latil, 
à Mane, qui se fixèrent à Manosque et s'y distinguèrent. Louis-Marie-Honoré-Joseph 
Latil, né à Manosque en 1790, vice-président du tribunal de Digne, conseiller général, 
a laissé un nom comme créateur du canal de Labrillane à Manosque. Sa famille s'est 
éteinte avec son neveu, docteur en droit. (V. p. 70.) 

DE LADRIS (v. p. 181). Famille noble. Deux branches : une à Marseille connue dès 
1262; l'autre des seigneurs de Valbonnette, les Taillades, connue dès 1276. Armes : 
d'argent, à } bandes, celle du milieu de sinople, les 2 autres de gueules. (\'oir l'Etat de la 
Provence, 1693, par R. de Briançon, belle notice.) 



— 221 




LEAU (v. p. 76, 80). Ur. notaire de ce nom, à Aix, au xvii« siècle. 
Très ancienne l'amilie, à Saint-Etiennc-Ies-Orgues. Thomas Lcau, 
marchand-bourgeois de la ville de Lyon, en 1696, fit enregistrer ses 
armes : d'argent, à un chevron de simple, chargé d'une pomme de pin 
d' argent {Armoriai généra] , Lyon). Le nom de cette famille se pro- 
nonce, en provençal, kit (Jéou, en une seule syllabe), du latin kvis, 
léger. Alain Leau ou Leaut, valet de chambre et barbier du roi René, fut pris en affection 
par ce prince qui lui octroya la seigneurie de Labrillannc, à titre viager, en 1462, puis à 
titre héréditaire en 1474, et, pour donner une tournure aristocratique à son nom, celui- 
ci le transforma en Le Haut. Le 31 décembre 1853, le docteur Antoine Leau (v. p. 80) 
fit à la fabrique de cette localité et à l'église de Notre-Dame de Lure des legs qui 
amenèrent un décret impérial (1857) érigeant ce vénérable sanctuaire en chapelle de 
secours. Les Leau s'étaient ramifiés à Forcalquier, où l'un d'eux, Jean Leau, était prieur 
de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste en 1677, 1694, et un autre, Antoine Lcau, prieur 
du Saint-Esprit, en 1805. 




LE PELETIER ou LE PELLETIER (v. p. 52), comtes des Forts, 
de Saint-Fargeau ; seigneurs de Souzy, de la Houssaye, d'Aunay, 
de Rosambo, de Beaupré, de Morfontaine, Montmilian, V'illeneuve- 
le-Roi, etc. Famille originaire du Mans, illustre dans la magistrature; 
elle remonte à Pierre Le Peletier, bailli de Tourvoye au Maine, 
vivant en 1508, marié à Jeanne Le Roger. La branche aînée a fini 
dans Hélène Le Pelletier, morte en 174e, mariée à Pierre Godard, marquis de Belbeuf, 
mort en 1742. De la seconde branche, est sorti, au cinquième degré, Claude Le Peletier, 
seigneur de Morfontaine, fils aîné de Lonis et de Marie Lechassier, né en 1631, à Paris, 
prévcSt des marchands de Paris en 1668, ministre d'Etat (1683) après Colbert jusqu'en 
1689; il mourut en 171 1; il avait épousé Marguerite Fleuriau. Michel le Peletier de 
Soucy, frère du précédent, mort en 1725, fut intendant des finances, du conseil de 
régence. Michel-Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, fils du précé- 
dent, ministre d'Etat (1729). De lui descend Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau, 
assassiné à Paris, au Palais-Roval en 1793, député de la noblesse aux Etats généraux; 
celui-ci épousa, en 1780, M"= Joly de Fleury, dont une fille, mariée : 1° à N. de Wit, 
et 2" à son cousin Le Peletier de Morfontaine, dont deux filles : M""-' de Boisgelin, 
femme du pair de France de ce nom, et M""^ de Talleyrand, mère de la princesse de 
Ligne. M. Le Peletier des Forts, père de la vicomtesse de Tardieu de Maleyssye, avait 
épousé M"= de Baërt, fille d'une Montboissier-Canillac et petite-fille du célèbre Lamoi- 
gnon de Malesherbes, défenseur de Louis X\'I. Branches : 1. De Rosambo (existante 




222 

en Bretagne et à Paris). II. d'Aunay (existante dans la Nièvre et à Paris). \'oir la filia- 
tion dans le Diclioiinaire de la noblesse, par de la Chesnaye des Bois. Armes : iVa-^ur, à 
la croix paltée d'argent, chargée en cœur d'un chrcron de gueules ; accostée de 2 molettes 
d'éperon de sable, et, en pointe, d'une rose de gueules. 

DE LESTENDART, marquis de Bully (par érection d'octobre 1697), barons d'An- 
gerville-la-.\Iatcl (érection de 1653). Maison d'ancienne chevalerie de Normandie, où 
elle florissait dès le xi' siècle, et qui portait alors le nom de Baine qu'elle quitta au 
xii= siècle. Elle compte plusieurs généraux, des officiers supérieurs, des personnages 
de marque. Armes : d'argent, au lion de sable, chargé à l'épaule d'un éciisson d'argent, 
Vècussou à ^ fasces de gueules. (V. p. 26.) 

DE LOSTANGES (v. p. 50), marquis de Saint-Alvére, en Péri- 
gord ; seigneurs de Cadrieu, Beduer, Pailhès, etc. Berceau : la 
terre de Lostanges, prés de Brives (Corrèze). Le nom primitif est 
Adémar ou Aymar. Marthe Adémar, dame de Lostanges, épousa, 
en 1335, Bertrand de la Brande, damoiseau, coseigneur de Beyssac, 
à la charge par les descendants de ce dernier de porter les nom et 
armes d'Adémar de Lostanges. Jusqu'en 1448, ils ont porté ces deux noms; mais, 
depuis, ils passèrent en Périgord et se sont appelés de Lostanges. Dans le Nobiliaire du 
Limousin, par l'abbé Nadaud, la filiation des de Lostanges commence à Jean-Aimar de 
Lostanges, marié, en 1448, à Antoinette de Veyrines, dite de Limeuil, dame de Saint- 
Alvare, en Périgord, où il alla demeurer. Depuis lors, nous trouvons ces alliances 
notables : de Salagnac de la Motte-Fénelon (1508), de Montberon, des Granges, de 
Gourdon de Genouillac, de Crussol, Ebrard de Saint-Sulpice, de Cadrieu, du Maine, 
de Larmandic de Longua, de Gallucio de l'Hôpital, etc. Il y a eu de nombreuses 
branches fort distinguées. Armes : d'argent, au lion de gueules, armé et couronné d'a-^ur, 
accompagné de / étoiles de gueules en orle. Représentants actuels : 1° le marquis de 
Lostanges Saint-Alvére, en Périgord (branche aînée); 2° le marquis de Lostanges- 
Bedriers. 

DE LOUTEREL, seigneurs des Hauts-Chêne, de Saint-Aubin-sur-Relle et des Jardins, 
en Normandie. Jean de Louterel, écuyer, seigneur de Saint-Aubin-sur-Relle et des 
Jardins, commandant de la compagnie des cavaliers du seigneur de Maubuisson, en 
1631, portait : d'azur, à 2 loups cerviers d'or. D'autres Louterel portaient : d'azur, à 
l'aigle éployèe d'or (ceux-ci alliés aux Tardieu de Maleyssye). 

DE LUC. Luc-Fontenay : d'a\ur, au brochet d'argent surmonté d'une étoile d'or. 



223 

LULHET. (v. p. 140). Pierre Luilhet, bourgeois d'Ax, fit enregistrer ses armes à 
V Annorial gcncral, en 1696 (bureau de Pamiers) : d'or, à mi liilh de gueules pose en bande. 

MAGNAN (v. p. 74, 75, 78). Les Magnan, de Saint-Etienne-les-Orgues sont proba- 
blement une branche des Magnan de Barzons, qui s'établirent aux Mées, vers 1420, et 
firent hommage pour Bczaudain, en 1481 (éteints à Aix en 1887). André Magnan, de 
Forcalquier, dit lo vieil, fils de Jean, coseigneur de Leas et petit-fils de Guilhcm, de 
Barsoos, épousa, à Saint-Etienne-les-Orgues, avant 1470, Aicarde de Rome, fille de feu 
Jean. En 1528, nous trouvons, à Saint-Etienne-les-Orgues, Léon Magnan, prêtre, et 
Jean, fils d'André, qui marient leur neveu, Guilerme, fils d'Etienne. Ledit Jean a un fils- 
Jean. En 1572, Mari Magnan, notaire à Saint-Etienne, épouse Jeanne de la Sablière, fille 
d'Antoine, marchand de Séderon. Il était parent de Toussaint Magnan, notaire à Saint- 
Etienne (i 585-1607); Louis-\'incent Magnan, notaire à Saint-Etienne (1656-1707); 
Jean-Antoine-Louis, notaire de ce lieu 1689-1699. On trouve Esprit Magnan, droguiste, 
à Aix, 1696 (avec les armes de cette famille). Augustin Magnan, docteur en droit, juge 
royal de Forcalquier (1546-1586), possédait, à Saint-Etienne, une maison qui fut pillée 
pendant les guerres de religion. Il épousa Anne d'Escalis, d'Aix, dont : i" Gaspard, 
docteur en droit, conseiller du siège de Forcalquier, marié, en 1579, à Anne de Mathieu 
du Revest; 2° Balthazar, capitaine huguenot en 1576; 3° Melchior, juge royal de For- 
calquier (i 589-161 1); celui-ci épousa Anne de Joannis, dont : 1° Jacques, avocat, dont 
le fils Jean épousa, en 1659, Diane de Fauchier ; 2" Michel, consul de Forcalquier, en 
1618, marié à Jeanne de Bermond Malcor, et coseigneur de Malcor; il eut : 1° Jean, 
docteur en droit, coseigneur de Malcor (1672), juge de Saint-Michel, père d'Etienne, 
docteur en droit, coseigneur de Malcor et de Vachères (1689), dont la fille Anne épousa, 
en 1693, J. -P. Eymar; 2" César, co;>eigneur du Revest de Brousse et du Gubian. Domi- 
nique Magnan, né en 1731, à Reillane, mort à Florence (Italie), en 1796, religieux 
minime, savant antiquaire, fut supérieur, à Rome, de la maison de la Trinité du Mont; 
il y écrivit des ouvrages estimés. Armes : d'argent, à j fasees d'azur ; au chef de gueules 
chargé de ) étoiles d'or. Il existe encore des Magnan, à Aix et à Marseille, qui semblent 
se rattacher au même tronc. 

DE MAILLY. Flandre, Artois, Picardie. Armes : de sinople, à 
) uiaiUcts d'or, 2 et 1. Cri : Mailly-Mailly! Devise : Hogne qui voura. 
Couronne semblable à celle des princes du sang en souvenir de 
Colart de Mailly, corégent pendant la démence du roi Charles VI, 
tué à Azincourt. Branche ainée : le marquis de Mailly et de Nesle, 
prince d'Orange (château de la Roche -Mailly (Sarthe), marié à 
Suzanne de Cholier de Cibens, dont deux fils : Augustin et Louis, et Madeleine. Frère 




224 

cadet Robert, comte de Maillv (à Paris), né en 1856. Sœurs : 1° Henriette, comtesse 
Aymer}' de la Rochefoucauld ; 2° Blanche, comtesse de Kcrsaint. Branche cadette : Hum- 
bert, comte de Mailly-Chalon, prince de l'Isle Montréal, né en 1858, a épousé Renée de 
Morell, dont un fils Anselme et une fille Elisabeth (château de la Duvière, Sarthe). 
Sœurs : 1° Jeanne, comtesse de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54); 2° Jacqueline, com- 
tesse Stanislas de Gontaut; 3° Amicie, épouse de Jacques de Gontaut-Biron. Les Mailly 
sont une des plus illustres et des plus antiques maisons de la noblesse française. C'est 
l'une des plus grandes alliances des Tardieu que celles des Mailly. Origine : Ils remontent 
aux comtes de Dijon. Anselme de Mailly, tuteur de sa nièce (la comtesse de Flandres), 
est cité au siège de Lille, en 1072. Perrj' de Mailly était l'un des trois chefs de la pre- 
mière croisade avec Godefroy de Bouillon. Saint Louis (à ce que rapporte Joinville) les 
appelait les vieux Mailly. Ils étaient de grands feudataires assez puissants pour faire la 
guerre aux rois. Le maréchal de Mailly commandait aux Tuileries, le 10 août 1792; il 
était l'aïeul de la comtesse de Maleyssye, et le père de celle-ci, le comte de Mailly, 
chef de bataillon des mobiles de la Sarthe, fut tué, pendant la campagne de 1870, le 
47« de son nom, tombé pour la France, sur un champ de bataille. (Voyez Extrait de la 
généalogie de la maison de Mailly, par le P. Simplicien, Paris, 1757, in-folio.) 

MALARTIC ou DE MALARTIC (v. p. 144-145). Claude Malartic, greffier de Clermont- 
Dessous (1669), avocat audit Clermont (1677); Jean Malartic, négociant à Bordeaux, 
parent du précédent; autre Jean Malartic, né à Bordeaux, chevalier de Saint-Louis, 
capitaine de cavalerie, en 1696-1717 (que nous croyons fils du précédent), vivait en 
1717. Ce dernier fit enregistrer ses armes à VArniorial général, en 1696 (Guyenne) : d'or 
et d'û^iir écartelc de sable, au lion d'or. 

DE MARC (v. p. 12S), seigneurs de la Calmette. Famille noble maintenue, en 1760, 
par l'intendant de Languedoc, sur filiation remontant à Pierre de Marc, vivant en 
1 5 50. Armes : d'argent, à 2 lions affrontés de gueules soutenant un anneau de sable, à la 
bordure d'aïur, à S fleurs de lys d'or. (V. L. de Roque, Armoriai du Languedoc, t. I.) 

MARGUERIER (v. pp. 60, 62, 70, 73) Ce nom se prononce A/rtr^ariV en provençal. 
A cette famille, parait se rattacher Claude Margalhet, né à Saint-Paul-lès-Durance, juris- 
consulte, dont les œuvres ont été estimées. En 1696, Jean-François Marguerier fut 
inscrit à V Armoriai général avec ces armes : d'or, à un sautoir de sable, coupé if a^;;;-, /; un 
loup d'argent. 11 était trésorier du bourg de Saint-Etienne-lés-Orgues. Marguerier, 
notaire à Saint-Etienne-les-Orgues, de 1696 à 1740. 



225 




MAUREL (v. p. 58, 65, 76). Trcs vieille famille de Provence. Nom 
éniiin.'niment provençal, et qui, pour nous, remonte au séjour des 
Maures dans les Alpes, au ix= siècle. Cette fitmille compte beaucoup 
d'anciens notaires : à Marseille, en 1355; à Conloulvoux (Basses- 
.Mpcs), en 1380; à Aix, en 1574; à Digne, en 1608; à Saint-Sym- 
phorien (Basses-Alpes), en 1621; à Volonne, en 1662; à Maligny 
(Basses-Alpes), où Michel Maurel était notaire, en 1696; à Thoard, en 1802; à Fayence 
(Var), actuellement. Les Maurel comptaient des branches dans les Basses-Alpes (à 
Melvc, Claret, Curban, Sisteron, Maligny, Volonne, Saint-Symphorien), en 1700; dans 
le \'ar (à Salerncs, à Flayosc, à Pontevès), en 1700; dans les Alpes-Maritimes (à 
\'ence), en 1700; à Marseille, en 1700. La branche noble (la plus notable) résidait à 
Aix et a possédé les fiefs de Chafaut, de \'albonnette, de Pontcvez, de \'oIonne, etc. 
Elle remonte sa filiation à Antoine Maurel, écuyer, résidant à Aix, en 1551. Ses petits- 
fils, Antoine et Pierre, firent acte de commerce, dérogèrent, mais achetèrent des charges 
qui anoblissaient. Antoine acquit la terre de Chaffaut, et, en 1641, devint trésorier de 
France; Pierre, auditeur des comptes, fut seigneur de Volonne; ils obtinrent même, 
en 1672, des' lettres de réhabilitation dans leur noblesse. Dudit Pierre, descendent 
diverses branches qui ont possédé les charges d'avocat général, de conseillers au par- 
lement d'Aix et de grand sénéchal de Toulon. L'abbé Robert de Briançon ÇEIat de la 
Provence, t. II, année 1693) donne la filiation des Maurel, d'Aix, qui précèdent. Ces 
derniers Maurel se sont éteints dans la maison d'Espagnet, dont le chef actuel a épousé 
M"<^ Girard du Demaine. Armes des Maurel, du parlement d'Aix : iVor, à un cheval 
effrayé de sable; au chef d'azur, chargé de } étoiles d'or. 

DU MESNIL DE SOMMERY. Normandie. D'argent, à 2 fasccs de gueules et au lion 
passant de sable, armé d'or, posé en chef. La terre du Mesnil-Sommery, en Normandie, fut 
érigée en marquisat, sous la dénomination de Roquefort-Sommen-, en faveur de Louis 
du Mesnil, seigneur de Sommery. (V. p. 42.) 

DE MONTEBISE (voir BERNARD). 

MORNAC, jadis DE MORNAC, seigneurs de la Geneste, Badour 
(Corrèze). Très ancienne famille du Limousin, à Ussel. Michel 
Mornac, notaire de l'ofîicialité, à Clermont, en Auvergne (1487), et 
son fils, Martin, notaire de ladite officialité, audit lieu (1348). 
« Noble » Antoine Mornac, célèbre avocat au parlement de Paris, dès 
1579 (que l'on dit né à Tours, en Touraine), mort à Paris, en 1619, 
épousa Marie Nynan, sœur de Jelian, élu en l'élection de Paris, et de Jacques, avocat 

15 




220 

au parlement. Filiation'. I. Antoine de Movnac, consul d'Ussel en 1 532, 1545, tut l'aïeul 
de II. Jean de Mornac, seigneur de la Geneste, près d'Ussel (1636), marié à Jeanne 
Fion; il eut III. Pierre Mornac, seigneur de la Geneste, docteur en médecine à Usscl, 
époux de Marie de Loyac, sœur de Jean, curé d'Ussel (famille noble du Limousin), 
dont : i*^ Jean, qui suit; 2° Joseph, chirurgien, qualifié lieutenant du premier régiment 
du roi, à Ussel (1683), marié, en 1670, à Antoinette Q.ueyriaux ; il eut : A. François, 
né à Ussel, en 1687, docteur en théologie, curé de \'eyriéres, en 1731, puis de Grand- 
sagne (1763) ; B. Jean, chirurgien à Ussel, époux de Catherine Pauty, dont : a. a. J.-B , 
mort en 1782, doyen des chirurgiens d'Ussel, marié à Jeanne-Marie Bouchaud, dont 
Mathieu, docteur médecin, marié, en 1775, à Jeanne Ribiére; h. b. François, docteur 
en médecine à Ussel, époux de Marie Longevialle ; 3° Jean-François, chirurgien, né 
à Ussel, le 28 mai 1645, marié, le 13 février 1685 (à la Brugére, près de Messeix, Puy- 
de-Dôme), à Michelle Borde, fille d'Antoine, châtelain de Ruére, procureur d'office 
de Savennes et de Peyronnelle Crouzet. Il mourut en 1719. Son fils Gaspard, chirur- 
gien, mort en 1727, épousa, en 1721, Anne Désortiaux, et laissa Michel-Gabriel, 
chirurgien, mort en 1788, marié, en 1753, à Antoinette Peyronnet, de Voingt, dont 
Charles-Gilbert, propriétaire à Messeix (Puy-de-Dôme), né en 1754, marié, en 1787, 
à Marie-Jeanne Rispal, dont Marie-Jeanne, dernière de sa branche, mariée, en 1809, à 
Jean-Joseph Tardieu (v. p. 79). — 1\'. Jean Mornac, né à Ussel, en 1641, docteur 
médecin de cette ville, épousa Jeanne Aybral ; il fit enregistrer ses armoiries, en 1696, 
à V Armoriai général ; il eut Y. Jean-Baptisie Mornac, seigneur de Badour, qui épousa : 
1° Marguerite de Bonnet ; 2° Marie-Anne Blaziot ; il eut du premier lit : i'' Jean-Baptiste, 
seigneur de Badour, père de François, né en 1740, principal du collège d'Ussel, en 
1789, curé de Saint-Dizery, en 1790, et une fille, épouse de Jean-Baptiste Chabannes, 
notaire; du second lit : Martin, docteur médecin à Ussel, marié, en 1741, à Jeanne 
Bedabour, dont Jean-Baptiste, docteur médecin, époux de Marie-Anne Désortiaux, 
dont Jean-Baptiste, né en 1778, marié, en 1806, à Catherine Dupuy, dont Jean-Baptiste, 
né en 1808, marié, en 1830, à Marguerite Moncourier, dont Antoine, docteur médecin 
à Ussel, né en 1832, marié à M"^ Forsse, dont Marie, épouse de Léon Chaduc. Armes : 
d'or, à une lige de laurier de sinopk inclinant à dextre, an chef chargé de } étoiles de gncules. 

NERET, seigneurs de Sery, en Valois. Remontent à Denis Neret, échevin de Paris, 
en 1592. Anoblis en 1753. Armes : d'axjir, au lion d'or, au chef cousu de gueules, chargé 
d'un épi de blé d'or. Cette famille a donné des personnages distingués dans la magistrature. 

NICOLAS. Ancienne bourgeoisie de Valréas (Vaucluse) (v. p. 108). Jean Nicolas, 
prêtre, protonotairc de \'alrèas, testa en 172e. Jean Nicolas, abbé de Montmartel, pré- 
vôt de Conques (1765); Pierre Nicolas, chanoine (1765). Ces deux derniers, frères de 
Joseph Nicolas, comte palatin, né à \'alrèas. 




227 

DES NOS, seigneurs des Nos, de Vauméloisel, Hemenard, la 
Gerbaudiére ; comtes de la Feuillée ; marquis de Painard , etc. 
Illustre maison noble de Bretagne, d'origine chevaleresque, qui 
compte Roland des Nos, présent à la cinquième croisade (1248). La 
branche des comtes de Champmeslin s'est illustrée dans la marine. 
Consultez de la Chcsnaye des Bois , le Nobiliaire de Brelagiie, de 
Potier de Courcy. Représentant actuel : le comte Charles-Anatole des Nos, né en 181 5, 
mort en 1890, marié, en 1842, à Laurence de ThcUusson, dont : 1° le comte Charles, 
chevalier de Malte, ancien secrétaire d'ambassade, ancien capitaine des mobiles de la 
Mayenne, en 1870, né en 1844, marié, en 1877, à Louise de Cumont (château de 
Pannard, prés Ernée, Mayenne), dont Hélène et Jeanne; 2° Eugénie, épouse de Guy 
Huchet, comte de Q.uenetain ; 5° Madeleine, mariée à Louis, vicomte de Maquillé. Armes : 
d'argent, au lion île sable, armé de gueules, hinipassé et couronné de gueules. (V. p. 52.) 

D'OSMOND (v. p. 52), seigneurs de la Rocque, de Beuvillier, de 
Mcsnilfrogcr, de Boitron. Une des plus anciennes maisons de Nor- 
mandie. Un Osmond était général, en 900, de Charles le Simple, 
premier duc de Normandie. Rainulphe Osmond, seigneur de Cente- 
ville, vers 944, était gouverneur de Richard, iils de Guillaume, 
second duc de Normandie. Filiation depuis 1212. Alliances : de 
Bouquelot, de Franqueville, de Bures, de Tournebut, de Dreux, de RonseroUes, de 
Sabrevit, de Hautemer, de Clinchamp, de Tilliéres, de Rouxel-Medavi, de Laval- 
Montmorency. Le marquis d'Osmond (René-Eustache), pair de France, ambassadeur, 
épousa Eléonore Dillon, dont Charles-Eustachc-Gabriel, colonel, époux de M"= de 
Rochcgude, dont le marquis Rainulphe-Eustache, marié, en 1854, à M"^ de Tardieu de 
Maleyssye (v. p. 52), dont Eustache-Conrad , née en 1855. Sœur (de Rainulphe- 
Eustache), Jeanne, mariée, en 1845, au duc de Maillé, etc. Armes : de gueules, au vol 
d'argent, semé d'hermines. Devise : Nihil obstat. (V. les reg. t. I et II de V Armoriai, de 
d'Hozier). Par lettres de mars 1719, les terres d'Aubry-le-Panthou, la Fresnaye, Fayel, 
Royville, Le Mesnil- lés -Roger (Orne) furent érigées en marquisat, sous le nom 
d'Osmond, en faveur de René-Henri d'Osmond, qui devint maréchal de camp. Autre 
érection de la terre Boitron en comté, en 1720, en faveur d'Eustache d'Osmond. 

PAIGNON, d'aïur, au paon marchant d'or; au chef d'argent chargé de } oignons de gueules. 
Le beau -père de M. de Tardieu de Maleyssye (v. p. 50) était secrétaire du roi, et 
celui-ci était le cousin germain de M. Paignon, conseiller au parlement de Paris. 

DE PAIS ou DU PAYS, seigneurs de Moracet (v. p. iio). Jean de Pais épousa, en 
1595, Thérèse de Clari, fille d'un garde du corps du roi Henri 1\'_; il eut un fils qui fut 





— 228 — 

l'auteur de la branche de Moracet et qui épousa Claire de Simiane, fille du comte Fran- 
çois de Simiane, lieutenant-général en Provence, en 1646, cordon bleu. Cette famille 
compte de nombreux officiers; elle s'est éteinte en la personne de Joseph-Simon de 
Pais de Moracet, qui servit dans l'armée de Condé pendant l'émigration (fin du 
xvni= siècle). Armes : d'argent, au chevron de sable accompagné de 2 hure!: de sanglier de 
même, et en pointe, d'une rose de gueules. 

DE PALLAS (v. p. 180). Joseph de Pallas, capitaine de vaisseau du roi, entretenu 
au port de Toulon, fit, en 1700, enregistrer ses a.rmes à. V Armoriai général (Provi^nct:) : 
d'ainr, à } écussons d'argent, posés 2 et i et un lion d'or posé en cœur ; au chef d'argent, chargé 
de jj étoiles de S raies de giwules. 

DE PAYAN (v. p. 104), comtes palatins et de \'iviers, seigneurs de 
la Garde-Parial. Noble maison, originaire du Dauphiné; elle compte 
des chevaliers de l'ordre du Pape, des officiers supérieurs d'armée, 
' 'V^\ \ dont un brigadier des armées, en 1745. Maintenue noble (1670) par 
'^/^ \/» M. de Bezons, intendant du Languedoc. Filiation I. Philibert de 
Payan, résidant à Saint-Paul-Trois-Chàteaux, testa en 1495, il épousa ; 
1° Catherine Blanc; 2° Marie de Champiers. Du premier lit : Raymond, qui testa en 
1560; de lui descend Louis-François-Antoine, né en 1761, à Orange. Du second lit : 
2° François, résidant à Sainte-Cécile; il épousa Anne Genevés et fut l'aïeul de Charles, 
protestant, mort en 1678, marié, en 1650, à Lucrèce de Marsanne, dont : 1° Gédéon, 
qui suit; 2° Jean, mort en 1710; il se fit catholique; épousa, en 1676, Catherine Morin 
et fut l'aïeul de Joseph-François de Payan-Champiers, né en 1719, marié, en 1741, à 
Thérèse de Turc des Arènes, dont : A. Joseph-François, marié, en 1788, à Marie-Jeanne 
de Lausure, celui-ci aïeul de Louis-Amédée, marié, en 1863, à Denise de Payan de 
Champiers, sans postérité; B. François, né en 1760, à Saint-Paul-Trois-Chàteaux. — 
V. Gédéon de Payan, épousa, en 1667, Louise de Sibert de Moutieres de Cornillon ; il 
eut : 1° Hector, qui suit ; 2° Benjamin-François, qui se fit catholique, marié, en 1708, 
à Elisabeth Niel, dont François, marié, en 1753, à Marthe Isoard, dont Joseph-François, 
né en 1759, conseiller-maître à la cour des comptes du Dauphiné; il épousa, en 1809, 
Sophie Mellerct et mourut en 1852, laissant Charles-François-Félix-Ernest, né en 1811, 
mort en 1887, conseiller à la cour d'Aix, marié, en 1836, à Pauline Faure, dont : 
A. Charles, né en 1839, célibataire, capitaine de frégate en retraite, officier de la Légion 
d'honneur (réside à Paris); B. Georges, né en 1840, marié, en 1867, sans enfants, il 
est greffier en chef du tribunal civil de Valence (Drôme); C. Albert, né en 1843, 
marié, sans enfants, commandant d'un régiment territorial, chevalier de la Légion 
d'honneur (réside à Avignon) ; D. Gabrielle, veuve d'Alcide Micol ; 3° Henri-Laurent- 



220 

François, né le 26 avril 1760, père d'Henri, et celui-ci d'Henri-François, marié à 
Monaco (y réside), père de plusieurs enfants. — VI. Hector de Payan, resté protestant, 
né en 1669, épousa, en 1707, Lucrèce Richard de Belvezet; il eut : 1° Joseph de Payan 
de Lestang, né en 1711, tué à l'armée, étant colonel; il épousa, en 1744, Marie- 
Thérèse, baronne de Beaussier, et laissa Marie-Anne-Henriette, née à Dresde, en 1774, 
mariée, en 1761, à Marc-François de Ribère d'Antremont, capitaine d'infanterie, cheva- 
lier de Saint-Louis ; 20 Louis, qui suit. — VII. Louis de Payan, né en 1717, demeurant 
à Aubenas, épousa, en 1744, Louise-Léonarde Bernard, dont : 1° Marie-Anne, née en 
174$, mariée, en 1768, à Jacques-François-Xavier Tardieu de Toulonne (v. p. 104); 
2" Marie-Anne, née en 1764, mariée, en l'an XI, à Gaspard Malleret, receveur de l'en- 
registrement à Saint-Paul-Trois-Chàteaux. Armes : d'azur, à un chnron d'or accompagné 
de } nwletles d'éperon de même. (Voir Armoriai de France, par d'Hozier, registre \', par- 
tie III.) — M. de Payan de Saint-Martin, dernier de sa branche, officier dans l'armée 
de Condé, mourut à Aix en Provence, en 1865. 

DE PECHPEYROU (v. p. 130). Antique noblesse de chevalerie, 
originaire du Quercy. Gaillard de Pechpeyrou fut à la croisade, en 
1248. Henri reçut, à la bataille de Jarnac, diverses blessures dont 
il mourut, en 1569. Branche des comtes de Guilaut, marquis d'EspoIsses 
(seule existante). Elle remonte à Guillaume de Pechpeyrou, qui, en 
1661, épousa Madeleine de la Grange d'Arquiem et recueillit, en dot, 
le marquisat d'Espoisses, en Bourgogne. Pons de Pechpeyrou épousa, en 1396, Fran- 
çoise de Comminges, fille unique et héritière du seigneur de Guitaut, dont il prit le 
nom et les armes. Représentants actuels : .\thanase-Charles-François de Pechpeyrou- 
Comminges, comte de Guitaut, marquis d'Espoisses, chef de nom et d'armes, né en 
1859, marié, en 1863, à Brigitte -Louise- Jacqueline de Mornay-Soult de Dalmatie, 
petite-fille du maréchal Soult, dont : 1° Charles, décédé en 1876; 2° Emmanuel, né en 
1868; 3° Brigitte ; 4° Marie ; 5° Marguerite-.\nne. Il a deu.x sœurs : MM""^ d'Irrumber}', 
vicomtesse de Salaberr}', et Thibaud, comtesse de la Rochetulon. Oncles et tantes 
(enfants du comte Achille, mort en 1879, et de Pauline de MejTonnet) : 1° le comte 
de Guitaut (Alphonse-Charles-René-Joseph), né en 1822, marié à Carlotta Fitz-Patrick, 
dont postérité; 2° Louise-Charlotte, mariée, en 1842, au comte de Bresson, ambassa- 
deur, pair de France, veuve en 1854; 3° Jeanne-Henriette-Marthe, mariée, en 1845, au 
baron Charles de Wendel décédé, remariée, en 1874, au comte O'Donnel. Armes : 
(/'('/■, (/)( lion de sable, arme, lampassè et couronné de gueules. La branche (existante) de 
Pechpevrou-Comminges écartellc aux i et 4, des armes précédentes ; aux 2 et }, de gueules, 
à 4 otelles d'argent (qui est de Comminges). Laine, dans les Archives de la )iohlesse, 
donne la sénéalogie de cette vieille maison. 





— 230 — 

PERRAUD (v. p. 70, 73). Un notaire à Saint-Etienne-les-Orgues, de 1595 à 1595. 
Jacques Perraud, avocat au parlement, fit enregistrer ses armes, en 1700, à V Armoriai 
général (Provence) : d\v, à une bande d'azur, éairtelc d'azur, à ) bandes d'or. 

PEYRONNET, alias PEYRONNEL, PEIRONNET, seigneurs de la 
Chaumette, de Trachèze, du Ronzet, de la Ribière, du Puy-Vidal, de 
Saunazeix, de la Recherie, coseigneurs de Saunade, de Guyraont, de 
Lastic, de Puyrénaud, etc. L'une des plus anciennes familles de 
bonne bourgeoisie des montagnes de la basse Auvergne. Originaire 
de Voingt (Puy-de-Dôme); connue en Auvergne dès 1284. Filiation : 
1550. Cette famille compte de belles alliances, des baillis, des châtelains, des notaires 
royaux, etc. I. Branche aînée (à Voingt), représentée par Blanche Peyronnet (résidence, 
château de Chàteaubrun, Pu\'-de-Dôme), mariée, en 1879, au vicomte Edouard de Cres- 
sac de la Bachcllerie, dont un fils Léonce et une fille. Cousines : M"= Olympe Peyronnet 
de la Ribière et sa sœur; celle-ci, mariée, en 1846, à Félix Grellet de la Deyte, député 
de la Haute-Loire (petit-neveu de Barthélémy Grellet, baron de la Deyte, président en 
l'élection d'Issoire, en 1789), dont des fils. Cousin : le docteur Coupard, à Paris, l'un 
des premiers médecins de la Capitale pour les maladies du larynx (petit-fils d'une 
Peyronnet, de Voingt, par sa mère). Cousin éloigné : Georges Peyronnet (château du 
Moulin-Neuf, près Maringues, Puy-de-Dôme), marié, en 1876, à M'i« Lasteyras. 
IL Branche cadette; fixée à Herment (Puy-de-Dôme), en 1722, par le mariage d'Annet 
Peyronnet, né à Voingt, bourgeois; ce dernier épousa Antoinette Simonnet de Lascos 
et laissa Jean-Marien, mort à Herment, en 1783, notaire royal et procureur fiscal de 
cette ville, marié, en 1759, à Anne Chaix de la Varenne, fille de Joseph-Alexis, lieute- 
nant d'infanterie au régiment d'Agenais et de Dauphine Gorce de Boisset^, dont Louis, 
notaire, administrateur du directoire du district du Puy-de-Dôme (1790), ensuite pré- 

I. La famille Coup.\rd est fort ancienne et compte, en 1743, Michel Coupard, écuyer, con- 
seiller secrétaire du roi; en 1756, Jean-Joseph-Michel Coupard, baron de la Guerche, secrétaire 
du roi ; en 1764, M"'-- Coupard, épouse du comte d'Igny ; en 1789, Jean-Marie Coupard, avocat 
à Dinan, député du tiers-état aux Etats généraux pour la sénéchaussée de Dinan, né en 1740, à 
Châteauneuf (Ille-et-Vilaine). | 2. Dauphine Gorce, fille d'Antoine, seigneur de Boisset et de la 
Ccppe, avait une sœur, Marguerite Gorce, dame de Boisset, morte en 1783, épouse de François 
du Bois, chevalier, seigneur de Saint-Julien, baron de Bigoulette ; cette dernière laissa Jeanne- 
Delphine du Bois de Saint-Julien, mariée, en 1791, au marquis Pierre de Tournemire, aïeul de 
M. le comte de Tournemire (résidence, le château de Pierrefitte, près Bort, Corréze), marié à 
Berthe Seroux de Bienville, dont cinq fils. Les de Tournemire appartiennent à l'une des familles 
nobles de haute chevalerie, des plus antiques de la France. Le plus ancien est Rigaud de Tour- 
nemire, en 1030. Berceau : le château fort de Tournemire, en haute Auvergne. Armes : d'or, à 
j bandes de sable ; au fraiic quartier d'hermines et à la bordure de gueules chargée de 1 1 besants d'or. 



— 231 — 

sident du canton d'Hernient, mort à Herment, en 1824, marié, en 1780, à Marguerite 
Désortiaux de la Ccppc, dont, entre autres : 1° Joseph-Etienne, né en 1787, juge de 
paix, père de Pliilippe, docteur en médecine, chevalier de la Légion d'honneur inspec- 
teur de l'établissement thermal de la Bourboule, qui a laissé Joseph ; 2° Fran>;ois-Marie, 
époux de Anne Hugon, dont, entre autres entants, Louis propriétaire à Herment, époux 
de M"»-' Gannat, dont trois filles; 3° François-Félix, mort à Herment, en 1821, marié à 
Jeanne Hugon, morte à Auriéres, en 1874, dont Marie, mariée, en 1838, à Charles- 
Gilbert Tardieu (v. p. 79). IIL Branche des seigneurs de Saunnazeix, fixée à Herment, 
en 1690 (éteinte au xix= siècle). IV. Branche fixée à Bordeaux, en 1670, par Antoine 
Peyronnet, d'abord chirurgien dans un régiment, en Roussillon, ancêtre de M. de 
Peyronnet, créé comte, en 181 5, par Louis XVIII (postérité existante). Armes : (fniur, 
au chevron d'argent, surmonte d'une molette d'éperon de même ÇArmorial généra! de France, 
1696). Nous avons donné la généalogie de cette famille dans F Histoire généalogique de la 
maison de Bosredon (in-4°, 1865) et l'Histoire de la ville d'Hernient (1866, in-40). Les 
comtes de Peyronnet, de Bordeaux, portent une diflïrence dans les armes ci-dessus, 
c'est-à-dire : fonds d'argent, chevron de gueules accompagné de ^ étoiles d'a\ur, celle en 
pointe, surmontée d'un croissant de gueules; au chef d'azur, chargé d'une épée d'argent, garnie 
d'or. 

PHILIBERT (v. page 107). Seigneurs de Wnterol et de Saint-Romain, en Dauphiné. 
Famille anoblie pour services militaires, en 1392. A fourni des officiers supérieurs. 
Armes : d'a:iur, au chevron d'or, accompagné de deux roses d'argent en chef et de j étoiles de 
même en pointe mal ordonnées. Les Philibert de Venterol étaient protestants. Branche 
bourgeoise, à X'alréas. L'abbé Robert de Briançon donne une notice généalogique de 
cette maison dans son Etat de la Provence, en 1693, tome II. 

DE PONS (v. page 26) d'argent, à la fasce bandée d'or cl de gueules. 

PONSON ou PONSSON (v. pp. 70,71,76). Les Ponson sont anciens à Simiane. Ils 
comptaient, vers l'année 1810, un ancien officier de la maison du roi, marié à l'héritière 
des Archias du Clos, seigneurs de Rustrel. Il obtint, à la Restauration, des lettres de 
noblesse. Son fils aine est mort à Rustrel, non marié. Le cadet épousa N. Toscan du 
Terrail, sœur du général, dont : 1° Alix de Ponson du Terrail, le célèbre romancier, 
marié à N. Jarry-Morand, sans postérité; 2" Henri, marié à N. Baume, dont Alexis, 
romancier comme son oncle ; 5° Hortense, sans alliance. Une branche des Ponson, 
établie à Manosque, s'est éteinte de nos jours en N. Ponson-Rochon, époux de N. de 
Champs-Lagarde. Armes : Les primitives portaient un pont et une cloche. Ce blason 
parlant a été remplacé par un autre, à l'époque des lettres de noblesse. 



2}2 

DE PRÉTIANNE (v. page 141). Seigneurs de Fontfreyde, \';uchis, de Las Coumes. 
En Roussillon. Armes : if argent, au chêne de siiwple, moiivaiil iTuii croissaiil i/'rt:^»;' et 
soutenu de 2 lions de sahle ; le premier portant sur sa tète un hàton de gueules; et le second 
une épée de même cl un chef de gueules chargé d'une êpée et d'un hêlton d'argent, passes en 
sautoir. (\\ Arnwriiil gênerai; généralité de Montpellier. Montauban.) 

RAYNE (v. pp. 70, 80). Famille fort ancienne de la Provence. Jean Rayne était 
notaire à Bolléne (Vaucluse), en 1386. Antoine Rayne ÇRa\nerii) était notaire de la 
cour de Sisteron, en 1387 (de Laplane, Histoire de Sisteron, t. I, p. 545). Pons Rayne 
habitait Ongles, en 1528. De lui descend, sans doute, M. Rayne (vivant), résidant à 
Ongles, où il collige les antiquités locales. Esprit Rayne fut notaire à Saint-Paul (Basses- 
Alpes), de 161 1 à 1623. Il y a eu des Ra3'ne à Forcalquier : Jean, prieur de la confrérie 
du Saint-Esprit (1624); Jean, son fils, prieur de cette confrérie (1632); autre Jean, 
prieur de ladite confrérie 1667, 1680, 1688. Branche de Limans (Basses-Alpes); exis- 
tante. I. Dominique Rayne, fut notaire à Limans (de 1799 à 1817); ses minutes sont 
consei-vées, en l'étude Comte, à Forcalquier; il épousa Marie Pourpre ; il eut : i "Antoine, 
qui suit; 2° N.., qui s'établit à Clermont-Ferrand, où il devint notable négociant; il 
épousa Julie Tardieu, fille d'André, bourgeois de Saint-Etienne et d'Anne Tardieu (voir 
p. 80). Il eut : A. Antonin, mort à 25 ans environ, sans alliance; B. Jules, qui fit, 
comme officier d'artillerie, la campagne de Prusse; il est mort lieutenant -colonel , 
directeur de l'école d'artillerie, à Clermont-Ferrand; il épousa M"'-' Nicolas, dont il eut : 
n. a. René, lieutenant au 36"^ régiment d'artillerie; /'. /'. une fille, épouse de M. Coilfier, 
capitaine au 105"= régiment d'infanterie; C. Emilie, mariée à M. Gacbassin, directeur de 
la compagnie d'assurances V Union, à Clermont-Ferrand. — II. Antoine Ra\ne, d'abord 
géomètre (1818), s'établit à Clermont-Ferrand, où il devint notable négociant. Il 
épousa, à Saint-Etienne, en i8i8 (v. page 78), Marie-Catherine Testaniére, fille de 
Jean-Joseph et de Catherine Tardieu. Il eut : A. Frédéric, résidant à Clermont-Ferrand, 
lequel a laissé : a. a. Ferdinand, époux de M""^ ^'erny, dont postérité; b. h. Louise, 
épouse de M. Chatenet, architecte à Paris ; B. Louis, résidant à Clermont-Ferrand, marié 
à M"« Vial, dont Paul, négociant à Aix-en-Provencc, marié à M"= Condamine ; (il a posté- 
rité) ; C. Marcellin, marié à M"'-' Testaniére. Il y a, actuellement, des Rayne, à Limans. 

'" ~\ DE REDON. Seigneurs des Fossés, de Maussonville, des maisons 

nobles de la Chapelle et de Fousseries, de Montplaisir et de las 
Cassagnes. En Condomois, Agenois. Armes : d'azur, à 2 tours d'ar- 
gent, posées l'une à côté de l'autre. Filiation depuis Robert de Redon, 
seigneur de Limport, en 1521. De lui descend, Laurent de Redon, 
écuver, seigneur de Montplaisir, qui épousa, en 1659, Marie de 
.Metau, fille de Bertrand, lieutenant particulier d'.\iguiIlon, dont François, seigneur de 




Montplaisir, capitaine dans le régiment de Beauce, en 1704, mort le 5 février 172e, 
marié, en 1716, à Marie Tardieu (v. page 147). Il eut : Jean-Joseph, ccuyer, seigneur 
de Montplaisir, lieutenant dans le régiment de la marine, marié, en 1756, à Jeanne 
de Bap de Pélambert, dont Marie-Antoine, né en 1758; René-François, né en 1739. 
(\'oir Jniiorial gi'iiéral de France, par d'Hozier, en 1764, la généalogie. ) Représentants 
actuels. I. Sébastien de Redon, décédé en 1858, résidait au château de Moncel, prés 
Conflans (Moselle). Il épousa M"« Pacotte, dont il eut : 1° Henri, qui suit ; 2'^ Lucie- 
Amélie, épouse de Arthur de Ladonchamp, dont : Adrien, René, Henri et Marie- 
Thérèse. — II. Henri de Redon, né en 1826, mort en 1880, épousa, en 1858, Albertine 
Gallet de Rugy, dont il eut : i" Sébastien-Albert, né en 1860, capitaine commandant 
au iS'-" chasseurs, marié, en 1885, à Thérèse-Caroline Piguemol, dont : A. Marie- 
Charles-Henri, né en 1888, décédé en 1889; B. Marguerite-Joseph, née en 1891; 
2° Amélie, née en 1859, mariée, en i88i, à Joseph Esquirou de Parieu (château de 
Fabrègues, Cantal), dont Thérèse, née en 1882. — M. de Redon de Laval représente 
la branche cadette à la Martinique. 

DE ROBERT D'ACQUÉRIA DE ROCHEGUDE (v. page 52). Marquis. 
Seigneurs de Rochegude, Lagarde Pariai, Vcnasque, Saint-Didier. 
Famille noble, originaire d'Avignon. De 1309 à 1791, cette maison 
comptedes gentilshommes ordinaires de la chambre du roi ; des charges 
de viguiers. Titre de marquis conféré, le 17 juin 1742, par le royal 
infant don Philippe de Parme et confirmé par le Pape. Pierre-Joseph- 
Jacques de Robert, marquis d'Acquéria, seigneur de Rochegude, etc., épousa Anne de 
Moyraux et acheta le fief de Rochegude, en 1743. Son fils, Louis-Jean-Joseph-Domi- 
nique, chevalier de Saint- Louis, consul d'Avignon, attaché au maréchal de Créquy, 
épousa : i" Antoinette de Capellis, morte sans postérité ; 2" Angélique-Gabrielle de 
Pcillon ; il fut massacré par les révolutionnaires, à Avignon, en 1790. Il eut Armand- 
Joseph-Marie, lieutenant de chevau-légers, puis capitaine dans la garde royale ( 181 3), 
marié à Marie-Joséphine-Aglaé de Capellis, fille du comte Antoine, capitaine de 
vaisseau, et de Marie-Félicité de Flahaut de la Billardiére, dont sept enfants : r' le 
marquis de R., ancien receveur particulier au Havre; 2" le comte de R. ; 3" la vicom- 
tesse de la Rivière ; 4" la marquise de Tardieu de Maleyssye (v. page 32) ; 3° la 
comtesse Louis de Guilhermier; 6° la comtesse de la Riboisière, femme du sénateur; 
7° Edwige de R. Armes : Ecartelé au i et 4 d'azur, à la colombe d'argent tenant dans son 
Ih'c un rameau d'olivier au naturel ; au chef d'or, chargé de } roses de gueules; au 2 et j, à 
l'échiquier de 4 tires d'or et de gueules chargées de 6 roses d'argent, i , 2, i , 2. 




DE ROCHEGUDE (\oir DE ROBERT). 



— 234 



ûSpû 



DE ROCHER ou DE ROCHIER (v. page iio). Noblesse du 
\"ivarais. Originaire de Largentière. Pierre Rochier, 1269. Filiation 
depuis Antoine Rochier. Maintenue noble en mars 1709, par 
lettres patentes données à \'ersailles qui la déclarent remontant 
à 1373 comme noble. Seigneurs de la Sablière et de Sanilhac, le 
Prat, la Beaume, etc. En 1789, Joseph Rocher de la Beaume et 
Antoine, Jacques, Louis Rocher furent admis à l'assemblée de la noblesse, à Villeneuve 
de Berg (Ardèche). Mais, déjà, en 1742, Joseph Rocher, bailli de Joyeuse, avait pré- 
sidé les Etats du \'ivarais. Cette famille existe en \'ivarais. Armes : d'argent , à _j pals 
â'a-^ur; au chef de gueules, chargé d^ un cœur d'or accosté de 2 étoiles de mente. 



ROLLAND ou Roland (v. pp. 62. 66, 72). L'une des tours du village de Montlaux 
(canton de Saint-Etienne-les-Orgues) se nommait, au xii'= siècle, la tour des Rollands. 
Il existe un moulin des Rollands, dans cette commune. Il v a eu des Rollands à Lurs 
et à Entrevennes qui ont existé jusqu'à ces derniers temps. Pierre RoUandi, bourgeois 
de Lurs, en 1700. Feu M. Rollandi, d'Entrevennes, collaborait, il y a peu d'années, 
aux séances de r.\thénée de Forcalquier. De nombreux Rolland firent enregistrer leurs 
armes, en 1700, dans l'Armoriai général (Provence). Nous citerons ceux-ci : Jean 
Rolland, notaire à Claret, près Sisteron (Basses-Alpes) ; Jean Rolland, consul de 
Clemensanne ; un Rolland, bourgeois de Perthuis (Vaucluse); Louis Rolland, bour- 
geois d'Aix (celui-ci portait : d'a:^ur, à un cor de chasse d'or, lié d'argent surmonté de } 
étoiles de même en chef;) Claude de Rolland, président en la cour des comptes de Pro- 
vence, à Aix (il portait : d'a:^ur, à un lis au naturel posé en pal). Branche à Marseille : 
Elle compte Etienne Roland, marchand, 2<= échevin de Marseille, en 1693. Il portait 
de gueules, à un monde d'azur cintré d'or, sommé d'une croix fleuronnée de même; au chef 
cousu d'a\ur, chargé de } molettes d'or; Etienne Roland, marchand, i" échevin de Mar- 
seille, en 1701 (mêmes armes); Simon Roland, i" échevin de cette ville (1762), 
mêmes armes. La branche de Saint-Etienne-les-Orgues compte Jean-Antoine Rolland, 
lieutenant du juge de ce lieu, 1780; Rolland, maire de ce bourg (1799-1800). 



ROMAN (v. page 96). Cette famille est très ancienne dans les Basses-Alpes. Jean 
Roman, greffier au bailliage de Sisteron, en 1700, est l'ancêtre de M. J. Roman, le 
savant archéologue et érudit des Hautes-Alpes, marié, en 1880, à Isabelle de Rayaaud, 
dont trois fils. Les armes de cette famille sont : d'ar^ur, au chrcron échiqueté d'or et de 
gueules, accompagné de ) grenades d'or, 2 et 1. Les Roman sont nombreux en Provence 
et en Dauphiné ; il y en a à Aix, à Valensolles, à Embrun, à Sisteron, etc. Un Roman 
qui portait d'argent, au taureau de gueules, fut compris à l'Armoriai de France, en 1696. 



— 23 5 — 

ROUCHON ou ROCHON (v. pp. 62, 66, 72). Denis Rouchon, bourgeois de Saint- 
Michel, 1700; M. Rouchon, maire du même lieu (1700). Les Rochon, de Saint-Michel, 
se sont éteints sous Louis-Philippe, en la personne de l'abbé Rochon, ancien chanoine 
de Manosque, qui institua pour héritier, son neveu, Frédéric-Joseph Ponson, de 
Manosque, à charge de relever le nom de Rochon « vénéré dans la contrée ». Celui-ci 
est mort sans enfants. Une famille Rouchon, d'Ongles, a été illustrée par Etienne-Charles 
Rouchon-Guigues, conseiller à la cour d'Aix, auteur d'un précieux Résumé de l'histoire 
de Provence (1828), qui a eu deux éditions. Il y avait des Rouchon, à Saint-Etienne- 
les-Orgues. Claude Rouchon acheta, lors des ventes nationales, le domaine de l'abbaye 
de Lure, au prix de 14.200 livres. En 1776, J.-B. Rouchon était procureur fiscal de 
Lardiers (Pelloux, Notices sur le canton de Saint-Etienne). André et Honoré Rouchon 
habitaient déjà Lardiers, en 1580. En 1783, Jean-Baptiste, Jean-Joseph, Sébastien et 
Toussaint Rouchon, habitaient Lardiers (Pelloux, Histoire de Lardiers). Une branche, 
de notables négociants, passa d'abord à Saint-Etienne-les-Orgues, puis à Marseille. 
Claude Rouchon, droguiste, à Saint-Etienne, fils à Jean, d'Ongles, et d'Elisabeth 
Bizot, épousa, le 10 février 1770, Marguerite Rolland, fille d'Antoine, droguiste, et de 
Marie Tardieu. Il eut : i" Laurent, négociant à Saint-Etienne-les-Orgues, en 1781; 
2° Marguerite-Adélaïde-Barbe, née à Saint-Etienne-les-Orgues, le 4 décembre 1785, 
mariée, en 1805, à Marseille, à Marien-Laurent Tardieu (v. page 66). Joseph Rouchon, 
notaire du lieu du Dauphin, portait, en 1700, d'or, à une giiive d'a\ur, coupé de sable à 
un pairie d'argent (Armoriai général, Provence). 



ROUX (v. pp. 75-76). Famille noble. Originaire d'Italie; en 
. italien, Riiffi. S'établit, en Dauphiné, vers le milieu du xiii' siècle; 

X/X/X/VN plus tard, en Provence, Armes : coupé cudenté d'argent et de sable. 
Branche à Ongles (Basses-Alpes) alliée aux Tardieu, de Saint- 
Etienne-les-Orgues (v. page 76). Un notaire à Ongles (1757-1759). 
Autres notaires à Manosque (1315); à Aix (1666); à Draguignan 
(1510) ; àThoard (1614); à Avignon (1587). Gaspard Roux, juge et maire de Saint- 
Saturnin-lés-Apt, en 1696 (Armoriai général) : d'agir, à ) têtes de lion arrachées d'or, 
lampassées de sable, 2 et i. Il fut la tige des seigneurs de Sainte-Croix à Lauze, juges 
d'.\pt, éteints, de nos jours, à Aix. Joseph Roux, bourgeois de Limans, en 1696, épousa 
Madeleine de Bermond-Malcor; il acquit une partie du fief de Malcor; épousa Thérèse 
d'Andé. Quant aux Roux, d'Ongles, alliés aux Tardieu, restés bourgeois, ils se sont 
éteints aussi. M. Roux, notaire à Ongles, eut onze enfants, dont la plus jeune. Rose, 
épousa, à Ongles, Joseph Borel, propriétaire-agriculteur; de ce mariage : i" Léontine, 
morte à Marseille, à 30 ans, et 2° M. Borel, actuellement juge de paix à Volonne 
(Basses-Alpes), officier de l'Instruction publique (O. «•), qui, antérieurement, a dirigé 



- 236 - 

un pensionnat pendant 35 ans, à Cruis (Basses-Alpes), avec le plus grand succès. Il a 
obtenu toutes les distinctions universitaires décernées à un membre de l'enseignement, 
ayant le premier rang parmi ceux des Basses-Alpes. 




DE SAINT-MARTIN (v. p. 150). On croit que cette ancienne 
iamille nohk- a pris son nom du fief de Saint-.Martin de Salvagnac 
ou de Caussenilles, dans le bailliage de Sept-Fonds (Tarn-et-Garonne). 
Mais elle serait, croit-on aussi, une branche de la maison de Lohiiie, 
l'une des plus anciennes du Quercy. Les de Lolmie sont connus 
depuis Guillaume de Lolmie, en 1 176 ; puis vint Bernard de Lolmie, 
en 1247; .\rnaud de Lolmie, en 1273-1293. Parmi leurs descendants, citons : Bernard 
de Lolmie (1525), damoiseau; Guillaume de Lolmie (13 31); Gosbert de Lolmie, che- 
valier (1370); Guillaume et Raymond de Lolmie (1376). Robert de Lolmie, seigneur 
de la Penche (1440), fief situé dans le département de Tarn-et-Garonne, eut pour fils 
Guillem, seigneur de la Penche, Rams (14)7), marié à Gaillarde de Capdenac, que l'on 
croit dame de Saint-Martin Caussenilles, fille de Bertrand, chevalier, maitre d'hôtel du 
Souverain Pontife. Ceux-ci laissèrent Bertrand, seigneur de Saint-Martin, la Penche 
(1506), qui eut Antoine, seigneur de Rams (1529), mari de Françoise de la Tour 
(1540). Après viennent Jean de Lolmie, chevalier, seigneur de Rams, lieutenant de 
robe courte du sénéchal de Quercy (1558); N. de Lolmie, seigneur de la Penche, qui 
se fit huguenot, en 1561 ; .\ntoine de Lolmie, seigneur de Lavelie (1578); Jean de 
Lolmie (1588); le même ou autre Jean de Lolmie, seigneur de Rams (1619) ; Jean- 
Jacques de Lolmie, seigneur de Comboulan, Rams (1651). En 1700, un de Lolmie, 
seigneur de la Penche, fut maintenu noble par l'intendant de Languedoc, sur preuves 
remontées à 1 5 17 ; il portait : ccarteU aux i et 4, d'argent, à l'oniieau de simple ; aux 2 et 
}, d'a-^ui\ au lion d'or. Henri de Lolmie, comte de la Penche, en 1786. 

SCODRION ou SCORION, en Normandie, seigneurs de Friancourt, de Bégodel , de 
Boismorand, d'Antigny. Les Scorion de Léaucourt, en Tournaisis, furent anoblis en 
1725 et portaient : (for, à 2 cygnes affrontés, supportant chacun un rameau d'olivier, le tout 
au naturel. 

SÉAS ou CÉAS (v. p. 66). Laurent Séas, notaire au lieu de Noyers, 
en 1696. Armes : losange d'or et de sinople. (^Armoriai général, bureau 
de Sisteron.) Gaspard Séas, maire de Noyers, 1696. 11 y a eu de nom- 
breux notaires Séas, à Noyers, de 1562 à 1770 (v. Généalogie des études 
de notaires de l'arrondissement de Sisteron, par M. Licutaud, 1871 , in-12). 
Grégoire Séas, lieutenant particulier, vérificateur des défauts au bail- 
liage de Gap, en 1696 : de gueules à j bandes d'argent. 





— 237 — 

SEGUIER. Marquis (v. p. 28). Illustre l'aniillc parisienne qu 
remonte à Etienne Séguier, né à Snint-Pourçain (Allier), apothicaire 
lies rois Charles VII et Louis XI, mort en 1465. Son fils Biaise', 
apothicaire du roi Louis XI, mort en 15 10, eut Nicolas, grénctier, 
élu à Melun (1493). ^^ Biaise, descendent toutes les branches si 
célèbres dans le parlement, à Paris. Citons Pierre Séguier, chancelier 
de France, né en 1588, à Paris, mort en 1672, instrument servlle du cardinal de 
Richelieu. Il avait réuni une belle bibliothèque et contribué à la création de l'Académie 
des inscriptions (1665); cinq présidents à mortier, treize conseillers au parlement, deux 
avocats généraux audit parlement, sept maîtres des requêtes. Le baron Séguier, célèbre 
magistrat, né à Paris, en 1768, y mourut en 1848, premier président à la cour d'appel. 
Branche de la Verrière (alliée aux Tardieu). I. Claude Séguier, descendant de Biaise, qui 
précède, fut seigneur de la Verrière et d'Antilly, maître des eaux et forêts, gentilhomme 
servant de Charles IX. Il épousa, en 1567, Judith du Puy, dont : 1° Jean, colonel de 
i.ooo chevaux, au service de l'empereur d'Allemagne, mort sans postérité; 2° Jacques, 
qui suit; 3° Judith, femme de Charles de Tranchelion, seigneur d'Ermenonville. — 
II. Jacques Séguier, seigneur de la Verrière, garde des offices de France, maître d'hôtel 
ordinaire du roi, conseiller en ses Conseils d'Etat et privés (lettres du 6 avril 1636), 
épousa, le 20 avril 1607, Marguerite de Tardieu (v. p. 28); il eut : 1° Jacques, 
d'abord aumônier du roi, chanoine et théologal de l'église de Paris, évêque de Lombez 
(1662-1671), puis de Nismes (1671-1687); 2° Guillaume, enseigne du régiment de 
Nerestang; 3° Claude, seigneur de la Verrière, Liancourt, reçu page de la petite 
écurie du roi, en 1637, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Notre-Dame du 
Mont-Carmel, commandeur d'Auzon ; il épousa, en 1669, Françoise de Lannoy. Sa 
postérité paraît s'être éteinte à la fin du \vni= siècle; 4° Jean, qui suit; 5° François, 
chanoine régulier de Sainte-Geneviève, abbé de Châteaulandon ; 6° Anne, morte en 
mars 1674, mariée à Jean Vialart, seigneur de Herse et de la Forêt, maître des eaux et 
forêts de Normandie, en 1656 ; 7° et 8° deux religieuses. — III. Jean Séguier, seigneur 
de la Verrière, épousa Geneviève du Puy, dont postérité tombée en quenouille, au 
xvii'^ siècle. Représentants actuels : le marquis Séguier de Saint-Brisson, résidant près 
de Gien (Loiret); autre branche : le baron Séguier, à Paris. Voyez le Père Anselme 
(t. II, p. 385); La Chesnaye des Bois; Armoriai de d'Ho'Jer (registre 1, partie II;) 

I. On a essayé de rattacher la maison du chancelier Séguier par Biaise Séguier, apothicaire 
(mort en 1510), ci-dessus indiqué, à Arnaud Séguier, seigneur de Pouserme, en Languedoc, qui 
testa en 1320. Mais cette prétention n'est d'rucune solidité; car les anciens Séguier sont de Saint- 
Pourçain, en Bourbonnais, et non du Languedoc. Au surplus L. de la Roque, dans son Armo- 
riai lin Languedoc, t. I, p. 479, fait remarquer que le marquis d'Aubaïs n'a pas fait cette jonction 
et pour cause. 



- 238 - 

Laine, Dictionnaire véridique des origines (t. II, p. 396). Armes : d'aiiir, au chnrou d'or, 
accompagné en chef de 2 étoiles de même, et en pointe d'un mouton arrêté d'argent. 

DE SERVISAS (v. p. ri8), seigneurs de Mashugon, Servisas, Vinezac, le Prat, etc., 
en Mvarais. Famille noble, connue depuis Armand de Ser\-isas, en 1308, éteinte à la 
fin du XVI' siècle. Jean de Sen,isas, seigneur de \'ine2ac, épousa Paule de Chalendar, 
qui testa en 1527; il eut : 1° Guillaume, seigneur de \'inezac, le Prat, marié : 1° à 
Anne de la Tour, et 2° à Marie d'Agulhac; il vivait encore en 1573 ; 2° Guillaumette, 
épouse, en 1528, de Jacques de Gaude; 3° Antoine; 4" Agnès, mariée à « noble » 
Antoine de Virgile, veuve (1539); 5° Claude ; 6° Jeanne ; 7° Isabelle, femme de Géraud 
Tardieu, de Ginestet (v. p. 118). 




DE SEVIN, marquis de Q,uincy, de Baudeville et de Pennautier. 
Très noble famille qui remonte sa filiation à Jean de Sevin, seigneur 
de \'illeran, en Orléanais, marié, en 1410, à Isabelle Pizet; son 
petit-fils Jacques, fils de Guillaume, fut nommé juge-mage d'Agenois, 
en 1508. Illustrations : Nicolas de Sevin, évéque, comte de Cahors, 
en 1659, mort en 1678; Louis de Sevin, marquis de Baudeville, 
colonel d'un régiment, tué à l'armée en 1674; Charles de Sevin, lieutenant-général 
d'artillerie, lieutenant au gouvernement de la province d'Auvergne, auteur de l'Histoire 
militaire de Louis XIV. Cette famille compte des présidents aux parlements de Paris, 
Toulouse, Bordeaux; de nombreux chevaliers de Malte, dont un tué en 1658, com- 
mandant un vaisseau de son ordre; Jean-Christophe de Sevin, maire d'Agen (1802), 
député au Corps législatif. Famille convoquée dans le ban et l'arrière-ban de l'Agenais, 
de 1480 à 1557. Armes : d'ax_ur, à la gerbe d'or liée de même. Devise : Virexit vulnere vir- 
tus. Représentants actuels : Armand de Sevin, baron de Ségongnac, à ,\gen ; sa sœur 
Pauline, épouse d'Albert Jacobé de Naurois (v. p. 146). Oncles : i» Anatole de Sevin 
de Ségongnac, marié à Catherine Drégé, dont : A. Anatole, résidant à Toulouse, époux 
de Marie du Bourg, dont Roger, Henri, Bernard, François et quatre filles; B. Théo- 
dore, résidant à Toulouse, époux de Jeanne Jacobé de Naurois, dont Edouard, Jean, 
Joseph et deux filles; 2° Adrien (résidence, le château de Larroque, par Gimont, 
Gers), marié à Emilie Bagneris, dont Louis. Autre branche : Gustave de Sevin, à 
Nérac; Raoul de Sevin, à Evron (Mayenne). 

DE SILLANS DE CRLVÏLLY. D'argent, au sautoir de gueules, hretessé, contre-bretessé et 
chargé de J besants d'or en sautoir. Originaire de Provence. Gilbert de Sillans, le premier 
établi en Normandie, épousa Alix de Montmorency. Les tombeaux de cette maison 
sont classés parmi les monuments historiques dans la chapelle qui les renferme (à 
Creuiily, Calvados). Antoine de SUlans, marquis de Creuilly, seigneur du Bréau, Saint- 



— 239 — 

Pclerin, épousa Silvie de Rohan , fille de Louis, prince de Gucméné, dont Marie, 
mariée, en 1664, à Aristarque de Tardieu, baron d'Esclavelles (v. p. 38). Cette famille 
s'est éteinte dans les Carbonnct, marquis de Canisy, vers 1702. 

DE SORES ou DE SORRE. De gueules, au lion iT or grimpant (v. p. 24). 

SUBBE ou SUBE (v. p. 74). Jean- Joseph Subbc, notaire à Aix, fit enregistrer ses 
armes à V Armoriai général (Provence, en 1696) : émargent, à un liège de yinople ; au chef 
d\r^ur, chargé de ) étoiles d'or. Un Père Sube est mort en odeur de sainteté dans le 
monastère des minimes de Mane, près Forcalquier. Son petit-neveu, M. Charles 
Descasse, notaire honoraire, à Forcalquier, possède son portrait et d'intéressants détails 
sur sa vie. Un Sube, avocat au parlement d'Aix (1743), et un autre, secrétaire du roi, 
audit lieu. D'autres Sube, établis à Forcalquier, ont donné quantité de prieurs à la con- 
frérie du Saint-Esprit : Mary (1673); Pierre (1720); Pancrace (1772); Pancrace et 
François (1790); Pancrace (1805); François (1811); Jean (1820, 1825); Thepse 
(183 1, 1839); Jean (1847). Un Sube, de Mane, fut décoré de la Légion d'honneur 
sous Napoléon. Sube, imprimeur-libraire, à Marseille, 1790. 

SYLVA ou SILVA (v. p. 48). Uaxur, au dauphin d'argent, accompagné d'une bordure 
d'argent, chargée de 8 fleurs de lys d'azur. 

TADLANY (v. pp. 72, 78). Le nom de Taulani, en français Taulane, est celui d'une 
commune de Provence, à laquelle cette famille a emprunté son nom, et d'où elle était 
évidemment originaire. Marguerite T.iulani fut, en 1636, l'une des religieuses qui fon- 
dèrent l'ordre de Notre-Dame de Miséricorde. Elle se nommait en religion sœur Marie 
du Saint-Esprit et appartenait à une famille de Berre (Bouches-du-Rhone). La branche 
fixée à Saint-Etienne-les-Orgues compte Charles Taulany, notaire à Saint-Etienne, de 
1725 à 1739; autre Taulany, notaire audit lieu, en 1767-1768. A elle appartient 
Melchior Taulany, vivant en 1750; il épousa Marie-Catherine de Guiramand, d'une 
noble et antique maison de Provence. Henri Taulan (nom francisé de Taulany), manu- 
facturier à Saint-Quentin, en Languedoc, fit enregistrer (1696) à Y Armoriai général 
(bureau d'Uzès), ses armes : de gueules, à une bande losangée d'argent et de sable. 

TESTANIÈRE. Tradition d'origine sarrasine. Le nom de Testa nera 
semble l'appuyer. R. Testaniera, dans l'obituaire de l'église d'Apt 
(1262-1303). Diverses branches : 1° Testanière Miravail. L Jean- 
Louis Testanière, bourgeois de Redortiers, semble avoir épousé, vers 
1643, Anne Peyrou, des sieurs du Bousquet. Il mourut en i68i, il 
eut : IL Jean-Louis H, châtelain de Redortiers, marié, vers 1655, à 
Jeanne Banuol ; il eut III : Jean-Louis lU, marié, en 1705, ;\ Geneviève de Gaftarel. Il 




— 240 — 

eut la rétrocession (1710) des fiefs de Chàteauneuf-Miravail, Gensiac, Malcor, et prit 
depuis le nom de Châteauneuf; il laissa : 1° Jean-André, dit M. de Chàteauneuf, mort 
sans postérité, marié, en 1732, à Marguerite Peyrou du Bousquet; 2° Joseph-Victor, 
qui suit ; 3° Jean-Louis IV, mort sans postérité, en 1772, dit M. de Gensiac, voyer, à 
Saint-Etienne-les-Orgues, marié : i" en 1750, à Marguerite d'Arguier, veuve d'Alexis 
d'Isoard, seigneur de Fontienne, et 2° en 1765, à Marie -Charlotte d'Andrée de 
Renoard ; 4° Jean-Joseph, dit M. de Malcor, prieur-commandataire de \'olonne (1736- 
1784); 5° Madeleine-Thérèse, mariée, en 1744, à Jean-Joseph de Ferr\- la Garde. — 
IV. Joseph-Victor Teslanière de Miravail, épousa, en 1745, Virginie-Eléonore Pallier, 
sœur du député aux Etats de Provence, dont : 1° Jean-François-Louis, dit l'abbé de 
Miravail, mort en 1775 ; 2° Jean-Joseph Rémy, qui suivra; 3° Gaspard, bachelier en 
■^wt- théologie. — V. Jean-Joseph-Rémy Teslanière de Miravail, licencié en droit, seigneur de 

Malcor, Miravail (1770), épousa, en 1771, Rose de Ferr\- de la Garde; il eut : 1° Fran- 
çois-Xavier, avocat général à la cour d'Aix, président du second collège électoral des 
Basses-Alpes (^), etc., marié à Joséphine de Monier des Taillades, dont : A. Adolphe, 
conseiller à la cour de Montpellier (^), marié à Anaïs Amie, dont : a. a. Camille, 
juge au tribunal de Nice, marié à M"'^ Poulie, nièce du premier président de la cour 
d'Aix, mort sans postérité; /'. h. Louise, mariée à Léonce Abric de Fenouillet; 
B. Théophile, capitaine commandant de lanciers (■?^), marié à Anaïs la Live, morte 
sans postérité; 2° Thérèse-Elisabeth-Rose- Virginie, mariée, en 1794, à Jacques-Pierre 
de Berluc-Perussis, né en 1761, mort en 1838. • — VI. Auguste Testairière de Miravail, 
dit M. de Malcor, maire du Revest de Bion, conseiller général des Basses-Alpes, etc., 
épousa Henriette de Bcrnardi, fille d'un membre de l'Institut, dont : 1° Amélie, qui 
suit; 2° .\ugustine, mariée à Charles de Courtois. — Vil. Amèdce Testaiiicre de Miravail, 
maire du Revest du Bion, épousa : 1° Louise Raibaud l'Ange; 2° Dora Combe. Du 
premier lit : Henriette, mariée, en 1859, à Louis de Brassier, marquis de Jocas. Armes 
de cette branche : d'or à 2 lions affrontés de...; au chef de gueules, chargé d'une tète d'ange 
de... — Testanitres-Vachtres. Armes : d'argent à ) tètes de maure de sable, couronnées d'ar- 
gent ; au cJjef d'azur, chargé d'un croissant d'argent, accosté de 2 étoiles de même (allusion à 
l'extraction sarrasine). Jean-Joseph Testanières, bourgeois de Vachères, acquit (1748) 
une partie de la juridiction de Vachères; il eut Jean-Joseph, coseigneur de \'achères 
(1778) (postérité masculine éteinte). — Testanière-Fuveau. Denis Testaniére, né à Apt, 
vers 1670, riche négociant, eut Mathieu anobli par l'acquisition d'une charge de secré- 
taire du roi, marié à M"'= d'Estienne du Bourguet, il mourut à Apt, en 1756, laissant 
Marie-Thérèse, qui, en 1770, acquit la coseigneurie de Fuveau ; elle épousa ^'ictor 
d'Hupays. Armes : d'a\^ur, à un châtaignier fruité d'or, sur une terrasse de siiwple. — 
Testanière-Sèranon. Alexandre Testaniére, bourgeois de Fayence, acheta, en 1774, la 
coseigneurie de Séranon. — Autre branche (alliée aux Tardieu). Jean-Joseph Testaniére 



— 241 — 

épousa, en l'an III, à Saint-F.tienne-les-Orgucs, Catherine Tardieu (v. p. 78); il eut : 
i°Mnnc-CatluTinc, ncc le 15 brumaire an X, mariée, en 181 3, à Antoine Rayne, géo- 
mètre (v. p. 232); 2" Biaise-Georges, né à Saint-Etienne-Ies-Orgucs, le 28 sep- 
tembre 1804, chef de bataillon, puis commandant de !a garde nationale et conseiller 
municipal de Châteaudun, officier de la Légion d'honneur. II s'est immortalisé, s'étant 
mis à la tète de la ville de Châteaudun, en qualité de commandant de la garde natio- 
nale (18 octobre 1870), lors de la belle défense de cette localité contre les Prussiens; il 
fut grièvement blessé et reçut, à cette occasion, le grade de chef de bataillon honoraire. 
Il avait épousé Eulalie Déniau, et mourut sans postérité; 3" Jacques; 4° Noc 




LE COMMANDANT BLAISE-GKORGES TESTAXIKRE, 

ne a S.iiiit-Htienne-les-Orgucs, le 28 septembre 1804, mort .i Ch;ileaudun, le 29 mars 1879. 

Illustre héros, défenseur de la ville de Châteaudun contre les Prussiens, en J870. 

Fils de Joseph Testaniére et de Catherine Tardieu. (V. pp. 78 et 241.) 

THIBAULT DE LA CARTE (v. p. 54), marquis de la Ferlé 
Seiinlcrc. M""-' de Tardieu de Maleyssye a épousé, en 1891, Henry 
Thibault de la Carte, marquis de la Ferté Senectère, dont un fils. 
Les Thibaiill de la Caiie, seigneurs de la Carte, barons de Beaupuy, 
en Poitou, très ancienne maison, distinguée par ses alliances et ses 
services. Filiation, depuis Jean Thibault, écuyer, seigneur de la 
Férc, marié à Catherine des Francs, dont Colas, écuyer, marié, en 1442, à Marie 

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— 242 — 

Mestivière, dite Je la Carte. Cette maison compte beaucoup d'officiers distingués. Les 
Thibault de la Carte représentent les illustres de Saint-Nectaire ou de Senectére, 
d'Auvergne, qui comptent Henri II de Saint-Nectaire de la Ferté, maréchal de France, 
duc et pair, en 1655, mort à la Ferté, en i68i. De Magdeleine d'Angennes, sa seconde 
femme, il eut Henri-François, duc et pair de France, lieutenant général, mort en 1703, 
marié à M"= de la Mothe-Houdencourt, dont : 1° une fille, mariée dans la maison 
Thibault de la Carte, et pour laquelle le roi érigea en marquisat le duché éteint, et 
2° la marquise de Lévis-Mirepoix. Armes : ccaiiclc, aux i et 4 d'a;^ur, à une tour d'argent 
crénelée (qui est Thibault de la Carte); aux 2 et } d'aïur, à j fusées d'argent accolées en 
fasce (qui est de Saint-Nectaire de la Ferté). 

DU TILLET (v. p. 152), marquis du Tillet et de la Bussière. Origine : l'Angoumois, 
où vivait, en 1200, Guillaume du Tillet, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. 
Abraham du Tillet, seigneur des Dauphins, épousa, en 1601, Peyronne d'Ampanaud, 
il eut Jean III, seigneur des \'ergnes, juge-sénéchal de Serr}', Maziéres, Chambon, 
marié, vers 1650, à Jeanne Tardieu (v. p. 132), avec laquelle il vivait au château de 
Chambon, en i6éo, veuve en 1670. Des nombreuses branches, il existe : 1° la branche 
de Montramé, représentée par le marquis Elie du Tillet, qui a épousé, en 18)4, 
M"<^ de Murât; leur fils, non marié, a publié récemment un petit roman, Cœur d'actrice; 
2° la branche de \'illars : Raymond du Tillet, né en 1814, a épousé M"'" de Laboutraye ; 
sa fille, Marguerite, est aujourd'hui veuve du général Millot. Armes : d'or, à la croix 
pattà et alaisée de gueules (voir la généalogie, dans de Courcelles, Dictionnaire généalo- 
gique des pairs, t. III). 

DE TORCY (v. p. 27). En Normandie, Picardie : de sable, à la bande d'or. 




TOURNIAIRE (v. pp. 70, 78), en latin Tornatoris. JeanTournatoris, 
seigneur de Canillac, conseiller au parlement d'Aix, en 1508. Très 
ancienne bourgeoisie de ''Provence. Jean Tourniaire, notaire à 
Sisteron, 1327; Guillaume Tourniaire, notaire à Turriés, 1408; 
Jean-Henri Tourniaire, avocat à la cour, en 1696, portait : de gueules, 
à une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable et ouverte du champ 
(Armoriai général. Digne); Pierre Tourniaire, bourgeois de Digne, en 1696, mêmes 
armes (même ArmorinT); Maximilien Tourniaire, consul de \'albelle (Basses- Alpes), 
en 1696; Gaspard Tourniaire, notaire royal, 1753. Rose-Delphine Tardieu, morte à 
Saint- Etienne, le 4 octobre i8é6 (v. p. 78), épousa, en 1808, Jean -François Tour- 
niaire, propriétaire, dont : 1° Joseph, célibataire; 2° Jean, célibataire; 3° Louis, 
propriétaire, à Saint-Etienne-les-Orgues, marié, le 22 juin 1853, à Adélaïde Marguerier, 



— 243 — 

dont : A. Rosine, mariée, le 23 avril 1884, à Léopold Chabus, greffier à Saint-Etiennc- 
les- Orgues; B. Marie, mariée, en 1892, A Désiré Thonce, propriétaire à Peipin ; 
C. Louis; D. Claudine, mariée, en 1889, à Clément Grégoire, à Sigonce. — Il y a 
des Tourniaire à Marseille; il y en avait à Courbons (Basses-Alpes), en 1600-1630. 
Actuellement, il y a aussi une famille riche de ce nom dans le sud des Hautes-Alpes. 




DE TULLES, marquis de Villefranchc. Cette noble et illustre 
maison, connue dès 1120, originaire de Naples, s'est établie en 
Piémont, de là à Avignon (vers 1380), et en dernier temps, au 
\viii« siècle, en Bourgogne. Filiation depuis Jacques de Tullia ou 
de Tulles (1380). Alliée, depuis, aux de Ricalve de Boulbon, de 
Seytres de Caumont, de Coucils-Agafin, de La Cépède, de Rame, 
de Fougasse, de Lazari, de Thczan, de Donis, de Pelletier de Gigondas, de Bosredon, 
de Chabestan, de Ricard, de Bréganson, de Lannoy ■, de la Bourdonnaye, de Choiseuil- 
d'Aillecourt, Desttut d'Assay, de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54), de Galard Brassac 
de Béarn, Mathieu de Reishofen, d'Estampes, de Marenches, de Villers-Vaudey, de 
Noday, etc. Illustrations : un évèque d'Orange (mort en 1608), des chevaliers de Malte, 
dont un grand'croi.K et bailli de l'ordre, des officiers d'armée, des maréchaux de camp, 
un pair de France, etc. Représentants actuels : i" le marquis de Villefranche, ancien 
élève de l'École polytechnique; 2° son fils, le comte de Villefranche; 3° le comte 
Edmond de ^'illcfranche, ancien officier de marine (son oncle); 4" le comte Edgard de 
Villefranche, officier de cavalerie (son cousin germain). Tous les quatre descendent 
directement des Montmorency. Ils sont arrière-petits-enfants de la duchesse de Tourzel, 
née de Croy d'Havre, gouvernante des enfants de France, qu'elle accompagna à la 
prison du Temple, et dont la fille, Pauline de Tourzel, fut la comtesse de Béarn. 
Armes : d'argent, au pal de gueules, chargé de } papillons d'argent, miraillés d'azur. (La 
généalogie de cette maison se trouve dans V Histoire généalogique de la nuiisou de Bosredon, 
que nous avons publiée, en 1863, in-4°.) 



TURIN (v. p. 74). Pierre Turin, bourgeois de Mirabeau, en 1700 : de gueules, au 
chef d'or, accompagné, en chef de ) étoiles rangées de même, et en pointe d'un croissant d'ar- 
gent (Armoriai général, Provence); Antoine Turin, bourgeois de Thèze (Basses- Alpes), 
en 1700, d'azur, à un taureau passant d'or (Armoriai général, Provence). Melchior 
Turin a été nommé maire de Saint-Etiennc-lés-Orgues, en 1888. 



I. La marquise de Villefranche, née comtesse de Lannoy, mariée, en 1793 , descend du fameux 
de Lannoy, vice-roi de Naples, le seul à qui François W voulut remettre son épée, et qui le 
vainquit à Pavie. 




— 244 — 

DE VASSAL (v. pp. 15, 150), marquis de Vassal, seigneurs de Frais- 
sinet, Belcastel, Loupiac, Nozac. En Quercy, Albigeois, PérigorJ, 
Guyenne. Originaires du Quercy. Antique et considérable maison 
noble, connue dès 997. On la croit cadette des barons de Gourdon. 
Elle a produit des cardinaux (1154, 1361), des chevaliers de Malte, 
des officiers militaires. Dans la guerre de 175$, il y avait 80 officiers 
du nom de \'assal. Filiation' depuis 1090. Maintenue noble en 1666. Jean de Vassal, 
troisième du nom, écuyer, seigneur du Couderc, paroisse de Nozac (Lot), fils 
d'Antoine, archer de la garde du roi (1523), seigneur de Nozac, et de Gahrielle de 
Barbasson, transigea, ainsi que ses frères et sœurs, le 27 septembre 1559, avec Etienne 
Tardieu, notaire à Nozac. Il épousa, en 1563, Jeanne de Beaumond de Pierretaillade, 
veuve de Pons de Calvimont ; il eut : 1° Antoinette, religieuse maltaise au couvent de 
Beaulieu; 2° François, coseigneur de Nozac, cornette dans les gardes du corps du roi ; 
3° Jacquette, épouse Tardieu; 4° Antoinette, femme de N. Gaydier, avocat au siège de 
Gourdon. Jean III de Vassal, qui précède, avait un frère François (1565), et une sœur 
Antoinette, veuve Tardieu, en 1601; une autre sœur Jeanne (1559). De Jean III de 
Vassal descend, au i9<= degré, Emmanuel, comte de \'assal de Saint-Gily, né en 1754, 
chevalier de Malte, et son frère Thomas, reçu à l'Ecole militaire en 1762. Cette famille 
comptait trente branches, en 1666. Armes : d'azur, à la Imiide de gueules bordée d'argent, 
clkirgce de } hesaiils d'or et accompagnée de 2 étoiles de même (voir la généalogie dans 
V Histoire généalogique des pairs de France, par de Courcelles, t. V). Représentants actuels : 
I. Branche de Rignac. Le marquis Pierre de Vassal de Rignac, marié, en 1892, à 
M"'= de Constantin. — IL Branche de Vassaldie (Dordogne) ; M™' veuve de Braqui- 
lange, née de Vassal. — III. Branche de Cadillac. Le baron de Vassal-Cadillac (château 
de Cadillac, près Saint-André de Cubzac (Gironde). Son frère Henri, non marié. — 
IV. Branche de Labarde. Habite Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne). — V. Branche de 
Montviel. Le vicomte de Vassal-Montviel (Raoul), marié à M"= de Vassal-Cadillac. Il 
habite le château de Montbadon, prés Lussac (Gironde). Il est l'héritier de son grand- 
oncle, le marquis de Vassal-Montviel, député, maire de Villeneuve-sur-Lot, sous la 
Restauration. — VI. de Vassal-Sineuil. Le comte de Vassal de Sineuil (château de 
Sineuil, près Villefranche-de-Belvès, Dordogne), marié à M"'^ de Jacobet, dont Etienne. 
Il a pour cousin germain N., décédé en 1891, marié à M''^^ de Traversay, dont : J. un 
fils (résidant à Bordeaux) ; B. Malvina, mariée à Edouard Duroy de Suduirant. 

VERDET (v. p. 74). François Verdet était notaire à Sisteron, de 1562 à 1567. Paul 
Verdet, bourgeois d'Ongles, en 1696, d'or, à une barre d'azur, à un ours d'argent {Armo- 
riai général ; Forcalquier). François Verdet, procureur à Château -Renard (Bouches- 



- 245 — 

du-Rhône), en 1696, d'or, à un Uxard de sinople {Armoriai général, Provence). En 1746, 
Joseph \'erdet, bourgeois d'Ongles, acheta une partie du fief de Malcor, de concert 
avec Jean Reynaud, marchand de Limans. 

VIAL(v. pp. 74, 80). Très ancienne famille bourgeoise. Pierre Vial, conseiller au siège 
d'Aix, en 1696, d'aïur, à un sautoir d'or, accompagné en chef d'une étoile de même (^Armo- 
riai général, Provence). Louis Vial, bourgeois de Permis (1696). Christophe Vial, 
bourgeois de la Bastide des Jourdans, 1696. Vial, bourgeois de la ville de Forcalquier, 
1696. François \'ial, maire perpétuel de Die, 1700; Jean Vial, juge des terres de l'ar- 
chevêché d'Embrun, 1700; Samson Vial, trésorier de France du Dauphiné, 1700; 
Vincent Vial, doyen des avocats consistoriaux au parlement de Grenoble, 1700; Benoît 
\'ial, greffier de Saint-Etienne-les-Orgues, 1785; le même, notaire audit lieu, 1785- 
1797; Jean Vial, maire de Saint-Etienne-les-Orgues, de 1801 à 1806. M. Vial, huissier, 
à Forcalquier, représente la branche de Saint-Etienne-les-Orgues. 

DE VILLEFRANCHE (voyez DE TULLES). 

DE VILLENEUVE (v. p. 182). L'une des plus nobles et des plus anciennes maisons 
de Provence; connue dès 1120. Elle a tenu le premier rang dans les Etats du pays, à 
cause du marquisat de Trans. Armes : de gueules, frété de 6 lances d'or accompagnées de 
petits écussons semés dans les clairvoies de même ; sur le tout, d'azur, à la fleur de l\s d'or. 
(V. la longue notice dans l'Etat de la Provence, par Robert de Briançon, t. III.) Repré- 
sentant actuel : le marquis de Villeneuve-Bargemont (château des Tourrettes, par 
Fayence, Var). 

DE VIREL (voir DU FRESNE). 



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DE V(^ARREN, comtes. Illustre maison noble qui remonte en ligne 
directe aux comtes de Warren et de Surrey, dont l'extraction, tant en 
Irlande qu'en Ecosse et en Angleterre, est établie par filiation depuis 
Guillaume, comte de Warrenne, gentilhomme normand, qui passa 
en Angleterre avec Guillaume le Conquérant et vivait en 1066. La 
branche existante en France vint se réfugier dans cette nation, fidèle 
à son attachement aux Stuart. Mais Guillaume de Warrenne, vivant en 1066, descen- 
dait lui-même d'un chevalier danois en 940, qui eut un fils appelé Herfastus (Gerfault), 
lequel était frère de Guimora, mariée à Richard I", duc de Normandie. Voilà, certes, 
une très illustre origine, et l'alliance d'une demoiselle Tardieu avec le comte de Warren 
est bien, sans contredit, la plus considérable de cette maison à travers les siècles. Le 



— 246 — 

comte Edouard IX de Warren, descendant direct du comte Guillaume, vivant en io6é, 
et d'Herfastus, en 940, né à Madras, en 181 1, littérateur, chevalier de la Légion 
d'honneur, commandeur de Sainte-Anne de Russie, chevalier de François-Joseph, etc., 
a épousé Marguerite-Pauline Tardieu (v. p. 68), dont : 1° Lucien, né à Nancy, en 
1844, chef d'escadron de l'armée territoriale (1875), marié : 1°, en 1870, à Berthe- 
Emilie Lacroix, et 2°, en 1874, à Marthe-Adrienne-Marie de Golbéry. Du premier lit : 
A. Edouard-François-Patrice, né en 1871; B. Raoul-Nicolas-Paul, né en 1872. Du 
second lit : C. William-Marie-Victor, né en 1875; D. Patrice-Marie-Gaston, né en 
1877; E. J.-B. -Marie-Adrien, né en 1880; F. Paul-Marie-Philippe, frère jumeau du 
précédent; 2° Marguerite-Gabrielle-Laurence, mariée, en 1865, à Octave de Bazelaire 
de Lesseux, né en 1840, dont postérité; 3° Anselme, né en 185 1, sous-lieutenant de 
réserve au 2' hussards, marié, en 1876, à Marie Huyn de \'ernéville, dont : A. Suzanne, 
née en 1877; B. René, né en 1879; C. Monique-Sabine, née en 1880; D. Hamelin- 
François-Albert, né en 1881. Armes : échiquetc iVor et d'aiiir ifc 7 lires, tui frtvic canton 
de gueules, au lion grimpant d'or. Le comte Edouard IX de Warren a publié un volume 
grand in-8°. Les comtes de Warren (940-1879), avec blasons et gravures, travail très 
savant et bien conçu sous tous les rapports. 




RÉSIDENCE ET MUSÉE DE l'aUTEUR A HERMENT (Puy-de-DÔmc) 



APPENDICE 



i»^-^ Nous devons ajouter, parmi les personnes qui nous ont gracieusement 
envoyé des documents, le savant M. le vicomte de Poli, président du conseil héral- 
dique de France. Son ouvrage, Essai d'introduction à l'Instoire généalogique, livre précieux, 
écrit de main de maître (in-12, déjà cité), a été mis à contribution, en ce qui concerne 
l'ancienne noblesse, ses malheurs, et ses actes de dérogeance. Ajoutons aussi M. le 
pasteur Arnaud, à Crest (Drôme), et remercions vivement M. l'abbé Guitton, curé de 
Saint-Joseph, prés Marseille. 




ONORER la vérité a toujours été l'un des grands mobiles de notre vie. 
Au sujet de Richard de Tardieu (p. 26), nous n'avons pas parlé des 
lettres de noblesse qu'il obtint en 1576', parce qu'elles ont été 
annulées, en 1 583, par arrêt du conseil. Mais il convient de recher- 
che! pourquoi ces lettres ont pu être demandées par Richard , et 
comment il se fait que, supprimées, la situation nobiliaire fut 
incontestée; comment, enfin, elles peuvent se concilier avec les 
preuves de Malte qui établissent, d'une manière irréfutable pour les Tardieu de 
Maleyssye, qu'ils sont de tout temps et ancienneté gentilhommes de nom et d'armes. 
Constatons, d'abord, que, dans les recherches de noblesse les plus sévères, les descen- 
dants de Richard sont maintenus en 1668, 1670. Notre opinion est qu'il aura demandé 
ces lettres parce que son aïeul Jacques, venu de Rouergue, établi en Normandie par 
son mariage, vers 1480, n'avait apporté aucuns titres, difficiles d'ailleurs à retrouver 
dans les migrations des Alpes, dans le Rouergue et en Normandie. Il avait la possession 
d'état et s'est probablement trouvé en présence d'un agent du fisc trop zélé. Or, 



I. Ces lettres ont été enregistrées dans les Mémoriaux de la cour des aides de Rouen, t. VI, 
folio 542, verso), conservés aux Archives départementales de la Seine-Inférieure, où elles se 
trouvent in-extetiso. Elles sont mentionnées dans le Dictionnaire des « euiioblissemens », 2 volumes 
in-80, publiés en 1788, à Paris. 



— 248 — 

vieux et voulant s'éviter tout tracas, il aura demandé, en 1576, les lettres en question. 
L'acquisition de la terre importante de Melleville, en 1570, explique, au surplus, la 
cause des difficultés avec le fisc. Je serais, de plus, porté à croire qu'entre le partage de 
l'an 1545 (où il a partagé « noblement ») et 1576 Richard a dû déroger par quelque acte 
de commerce. C'est plus qu'il nous fout pour expliquer une dérogeance, et comment, 
d'ailleurs, la branche d'Incarville n'a pas demandé des lettres de ce genre. Enfin, voici 
un dernier argument (qui prouvé bien que Richard avait dérogé). Il se vit dans l'obliga- 
tion, en 1575, de rendre foi-hommage pour la terre de Melleville, au nom de son fils 
François, mineur, parce que, sans doute, il avait acquis cette terre au nom de ce der- 
nier, afin d'éviter des droits de fisc; mais, obligé de payer des droits quand même, il 
eut recours aux lettres de 1 57e. 

P. 73 (la note du bas) sur M"« E.milie Lerou, demande un résumé de la biographie 
théâtrale de cette éminente artiste, plus complet. Emilie Lerou, élève de Delaunay, 
obtint le i<" prix de tragédie, au Conservatoire de Paris, en 1879, dans Roàiguiie; débuta 
au Théâtre-Français (1880); le quitta en 1888; joua Huinkl, en Suisse et en Belgique; 
créa, à l'Ambigu, à Paris, la Porteuse de pain et la Policière; joua, à l'Odéon, de 1891 à 
1892, et revint au Théâtre-Français, la même année, pour y tenir l'emploi des reines 



de tragédie. 



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BARJAVEL. Ajoutez ce qui suit à la notice de la p. 198 : Une 
branche des Barjavel a résidé, longtemps, à Carpentras (Vaucluse), où 
l'on voit une rue Barjavel. Camille Barjavel, docteur médecin à 
Carpentras, érudit, a publié, en 1841, deux excellents volumes in-8°, 
/(• Dictionnaire historique et hiograplnque de Vaucluse. Il est mort sans 
entants. La bibliothèque de Carpentras possède une salle qui porte 
son nom. Les Barjavel, de Carpentras, fiirt honorables, sont, d'après une tradition, 
originaires de Saint-Jalle, dans la Drôme, ou résidaient ceux alliés aux Tardieu. 
Filiation-. I. Paul Barjavel, vivant à Carpentras, en 1365, eut II. Barthéleni\ B., époux 
de Louise Davine, qui laissa III. Jean B., marié à Isnarde Farget, dont : i" Esprit, qui 
suit; 2° Pierre, marié â M"'= Payan ; il eut : A. .\ntoine, seigneur de Saint-Louis, con- 
seiller secrétaire du roi, marié à M"= de Marescot ; sa petite-fille Charlotte épousa Léon 
de Leuctres de Canillac; B. Jean-Dominique, notaire, marié à M"' de Prato, dont : 
a. a. Joseph-Alexis, notaire, marié à Marthe Gaurand, dont Dominique, notaire, con- 
sul de Carpentras, en 1786, marié a M"= Devillario, dont Joseph-Antoine, avoué à 
Orange, marié à M'ii^ de Limoges, dont : A. Alphonse, notaire à Orange, marié à 
Sophie Jourdan, dont Albert, né en 1832 et Henri, né en 1854, notables négociants, 
à Marseille; B. .Alfred, habitant Paris, 3° .Mathilde, veuve Audonard ; 4° Philomène, 



— 249 — 

religieuse visitandinc, à Romans. IV. Esprit Barjavel, marié à M"» Joubert; il eut 
y. PieireB., chirurgien, troisième consul de Carpcntras, en 1712, marié à M"'-' Jacquet. 
Son fils V. Antoine B., chirurgien, troisième consul de Carpentras, en 1745, épousa 
M"'^^ Bastet ; il eut VI. Pierre-Henri B., troisième consul de Carpentras, en 1774, 
second, en 1775, marié à M"*^ Devillario, dont VII. Aiitaine B., chirurgien, marié à 
Pauline Barjavel, sa cousine germaine, dont deux fils : 1° Casimir, docteur médecin, 
érudit, biographe, etc. (voir ci-dessus), né en 1803, mort à Carpentras, le 
27 novembre 1868, marié à Thérésa Bauchary, morte, sans postérité, en 1874; 2° 
Camille, né en 1807, mort le 4 juillet 1857, avoué à Carpentras, époux de M"*^ de 
Callet de la Madeleine, dont Henri, résidant à Paris, marié à Charlotte le Bailly 
d'Inghuem, dont Camille et Alain. Armes : d'aiiir, à la reiicoiilre (^li'tc i/c ba-iif) d'ar- 
gent ; an chef d'argent, chargé de ^ étoiks de gneules. 

JEAN-ANGE-THOMAS TARDIEU (v. pp. 90, 98, 175). 

Nos recherches nombreuses sur Jean-Ange (alias Augustin)- r/;i)»mi Tardieu (posté- 
rieures à celles des pp. 90 et 98) nous ont permis d'identifier l'abbé Tardieu, doc- 
teur en théologie, vicaire de la paroisse de la Magdeleine, d'Aix, en Provence, en 1788, 
avec Jean-Ange-Thomas Tardieu, grand carme, curé de Saint-Joseph (1817-1819). 
Reprenons et agençons ce qui le concerne : Jean- Ange-Thomas Tardieu, né à Marseille, 
vers 1759, fils de Jean-François et de Magdeleine Gravan, fit profession dans l'ordre 
des grands carmes, se fit recevoir docteur en théologie, était vicaire de la Magdeleine, à 
Aix, en 1782-1791 et prononça (2} juin 1788), dans la chapelle des Carmélites d'Aix, une 
belle oraison ftjnèbrc, sur Louise-Marie de France, carmélite, imprimée à Aix (1788), 
en 62 pages. C'était un grand prédicateur. En septembre 1817, il fut nommé recteur 
(curé) de Saint-Joseph, près Marseille, en remplacement de l'abbé Aubert; mais il ne 
put administrer que fort peu la paroisse, bien qu'il y soit resté jusqu'en 1819, et ce fut 
le clergé voisin des Aygalades qui s'en chargea ; car il resta constamment malade. Il 
mourut à Marseille, le 51 janvier 18 19, âgé de 60 ans (\'. Ordo du diocèse de Marseille, 
1820). Son portrait, peint sur toile, vers 1789, nous a été donné, gracieusement, en 
1893, par M. l'abbé Guitton, curé de Saint-Joseph, son successeur (v. notre gravure, 
p. 175). — Près de Saint-Joseph, il existe, au nord, une villa appelée les Tardieu, qui 
provient de la fiimillc Tardieu, de Marseille, mentionnée p. 66. 



ERRATA ET ADDITIONS 




ES ermla et les additions sont une conséquence forcée dans un 
ouvrage hérissé de dates et de noms propres comme celui-ci. Il 
s'est, de plus, glissé quelques fautes typographiques; celles qui 
ne figureront pas ici seront corrigées avec bienveillance par les 
lecteurs. 



TARDIF, EN PROVENCE (EXISTANTS). Il est probable que les Tardif, de Pro- 
vence, peu nombreux, du reste ont souche commune avec les Tardieu (v. page vu). 
Un chercheur donnera, peut-être, un jour, ses recherches sur les Tardif, de France. 
\'oici des Tardifs, originaire de Jouques (Bouches-du-Rhône), émigrés à Aix-en-Pro- 
vence. Filiation. 1. Paulin Tardieu, né à Jouques, laissa : i° Philippe, l'un des avo- 
cats célèbres du barreau d'Aix-en-Provence, qui plaida à ses débuts, à Montbrison, 
dans l'affaire de la duchesse de Berry ; son plaidoyer a été imprimé ; mort à Aix, à 
48 ans, en 1854; laissant : A. Lucien, courtier de commerce à Marseille, marié à 
M"= Milliau, dont Marguerite, Philippe et Maurice ; B. Ernest, décédé, notable négo- 
ciant à Marseille; C. Une fille, non mariée; D. Léopold, actuellement à Tunis; 
E. Henri, inspecteur de la compagnie d'assurances la Foncière, à Périgueux; 2° Alphonse, 
courtier royal, puis impérial à Marseille, décédé, dans son château de Tournon, près 
d'Aix, marié à M"'-' Beau, sœur de l'ancien directeur général des mines de la Grand 
Combe, dont : A. Edmond, prêtre, docteur en théologie, résidant à Aix; B. Alphonse, 
résidant aussi à Aix, marié à M"'= de Gaudin, dont Yvonne. 

LES TARDIF (EN FRANCE). Dans le Nord de la France, où l'on parlait la langue 
d'oïl, origine du français, on a traduit le nom latin Tardivus, par Tardif. Quelques 
Tardif notables, dans le Nord : I. Dans le Maine. Polim T. , chanoine du Mans (i 1 10) ; 
Froger T., au Mans (1209); Jehan T., bourgeois de Cossé-le-Viviers (Maine), en 
1210; Jehan T., vicomte d'Evreux (1404), vicomte de Beaumont-le-Roger (1408). On 
trouve Gillet T., archer de la compagnie du seigneur de Gaure (1410); Robinet et 



— 2)1 — 

Jch.mnequin T., archers dans la compagnie d'ordonnance du comte de Mauleuvrier, 
scnéchal de Normandie (1485). II. Tardif d' Haiiiouville, originaires de Normandie; 
connus dés 1185. Etablis en Touraine (1420J, ensuite à Paris, puis dans la Lorraine. 
Armes : d'or, à 2 palmes de simple 2 et i, écarlelé d'aïur, au lion d'or, à lafasce d'argent 
brochant. Représentant, M. Tardif d'Hamouville (château de Manouville, Meurthe). 
III. Tardif de Moidrey, au baillage d'Avranches (Normandie). Maintenus nobles, 1666. 
Preuves devant Chérin (1784). Armes : d'aptr, à la croix d'or, cantonna' en chef de 
2 roses, et, en pointe, de 2 coquilles d'argent. Devise : Tardif haste toy! Représentants 
(branche aînée) : M. T. de Moidrey (château de Moidrey, Manche). Branche cadette : 
M. T. de Moidrey (château de Honnoncelle, Meuse) ; il a un frère mandarin, en Chine, 
général de cet empire (1866). IV. Tardif de Petiville (Basse-Normandie. Les armes des 
Tardif de Moidrey qui précédent. Représentés au manoir d'Estry, prés Vassy (Calva- 
dos) et au château de Saint- Sauveur (Calvados). V. Tardif de Bordessonlk. Comprend 
Jean T., conseiller du roi, mort en 1591, avec Brisson, et Tardif de Pommeroux, lieu- 
tenant général d'armée en 1812; né à Luzerel (Indres, mort au château de Fontaine, 
Oise). Représentés par le C"'T. de Bordessoulle, à Paris. Armes : écarlelé aux i,d'axjir, 
à l'étoile d'or en abinie, aux 2 et ^ de sinople, au sabre d'argent garni d'or ; au 4, d'argent, 
il la toque burelèe d'or et de sable, surmontée d'une étoile du dernier. 

P. VII, 1. 10. Nous avons exposé que les Tardif pourraient provenir d'une souche 
commune avec les Tardieu, sous le nom latin de Tardivus. Cette souche ne s'applique- 
rait, au surplus, qu'aux Tardif de Provence, peu nombreux du reste; car nous admettons 
très bien qu'il y ait eu des Tardif très nombreux dans le nord de la France, sous le 
nom ancien de T.irdivus, qui n'ont aucun rapport avec les Tardieu des Alpes et de 
Provence; et ce sont de ces Tardif, du Nord, que descendent, en France, les Tardif 
actuels; car, ainsi que nous l'avons expliqué, en langue d'oc ou provençale, le nom latin 
Tardivus a été faduit en Provence, toujours (avant le xvi= siècle, du moins) par Tar- 
dieu, et en langue d'o'il, c'est-à-dire en français, au Nord, depuis le Bourbonnais, ligne de 
démarcation des deux langues, par Tardif. — P. xiii. Nous avons dit qu'il y avait (il y 
a encore) des branches Tardieu protestantes, en Dauphiné (v. p. xiii de cet ouvrage). 
D'après les calculs du remarquable ouvrage de M. le pasteur Arnaud, Histoire des pro- 
testants en Dauphiné (t. II, p. 18), c'est en 1361 que la Réforme s'introduisit â Dieulefit 
(Drome), où il y a des Tardieu protestants. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, en 
1685, de nombreux Tardieu émigrèrent en Suisse pour leur foi (v. p. m, 114); envi- 
ron 20.000 protestants quittèrent le Dauphiné. — P. 2, 1. i, au lieu de Vapin, lire de 
Gap (erreur typographique). — Même p. 2, 1. 8. Placez ceci : Pierre Tardieu (Peirus 
Tardivi) était chanoine de Gap, vers l'an 11 50 (v. Gallia Christiana, t. I, église d'Apt, 
instrument, folio 86). — P. 5, avant la ligne 2, en remontant, placez ceci : En 1185, 



— 2^2 — 

Michel, Pierre et Guillaume Tardieu figurent dans le cartulaire de Saint-Michel-du- 
Tréport, en Normandie (voir manuscrit latin, nouvelles acquisitions, n» 249, p. 129, 
à la Bibliothèque nationale, à Paris). Placez ensuite ce qui suit : On trouve, en 1190, 
comme figurant à la troisième croisade, Guillaume (0=) Tar^fui (Tardieu), qui se trouvait 
en Terre-Sainte avec Sicard Alaman (probablement des illustres Alamanon, de Provence, 
bien connus). Hugues de Montagut(v. Bibl. Nat., ms. latin 17.803, n° 118, chartes de 
croisades). — P. 9, 1. 18. A Thoard, corrigez : à Entrevennes. — P. 24, 1. 7, en 
remontant. Au lieu d'un mariage inconnu, lire : il épousa M"= de Paldaigne. — 
P. 24, 1. 15. Effacez : les armes de Charlotte étaient les métiies que celles de Jacques 
de Tardieu. En effet, on ne sait pas les véritables armes de Charlotte de Tardieu. 

— P. 30, 1. 16, 18, 23, 26. du Possan, corrigez Pessaii. Le château de Pessan qui, au 
commencement du xvi« siècle, appartenait aux Martin de Maleyssye, est situé près 
d'Auvillars (Tarn-et-Garonne) et la propriété de M. de Saint-Exupéry. — P. 58, 1. 7, 
en remontant. Bernardin, corrigez : Beraudin. — P. 63, aux prénoms de M. Tardieu, 
sous le cliché, au lieu de Adrien-Laurent, corrigez : Marien-Laurent. — P. 69, 1. 26. 
Jeaume ou Jaunie, au lieu de traduire par Jean, il faut, je crois, traduire par Jacques. 

— P. 70, 1. 13. Supprimez : et d'Anne Tardieu. — P. 70, 1. 20. Avant Rayne, 
mettez Alexis, et après Rayne, droguiste. Marguerite Tardieu et Alexis Rayne 
eurent Jacques, marié, le 7 octobre 1812, à Saint-Etienne-les-Orgues, à Marie 
Bizot. — P. 71, 1. II, en remontant. 26, corrigez : 25. — P. 72, 1. 18, en remontant. 
Rosalie, mettez : Claire-Adélaïde-Hélène, née à Saint-Etienne, le i*"^ floréal an V; même 
p., 1. 2, en remontant. Remplacez Claire-Adélaïde-Héléne, etc. par Marie- Anne-Félicité, 
née à Saint-Etienne, le 2 vendémiaire an IV, morte à Genève, en février 1879, mariée, 
à Saint-Etienne, le 13 décembre 1820, à Etienne Bizot, fils de Jean-Joseph, oculiste, 
et de Marie-Anne Clément, dont elle eut Hermine, morte à Genève, le 19 avril 1878, 
mariée à M. Lerou. — P. 73, 1. i. Au lieu de sociétaire, mettre pensionnaire. — P. 78, 
I. 9. Après Chabus, ajoutez ceci : Anne Tardieu, veuve de Biaise Chabus, lequel est 
qualifié droguiste, à \'alence (Drôme), en 1800, mourut qualifiée propriétaire, à 
Valence, en sa maison sise place de la Pierre, le 20 mai 1852. Ses enfants sont : 
1° Anne, née à Valence, le 24 brumaire an VllI ; 2° Jean-Baptiste, né à Valence, le 
16 ventôse an X. — P. 79, 1. 3, après oculiste, ajoutez : morte le 28 juillet 1800; 
même p. 1. 2, en remontant. Juillet, corrigez : décembre. 

P. 81. Supprimez la notice A Thoard (Basses- Alpes) , car Nicolas Tardieu n'y 
fut pas notaire. Ce Nicolas Tardieu, qui était notaire à Entrevennes (Basses-Alpes), de 
1470 à 1484, doit être porté à la même page, plus haut, à la notice d'ENTREVENNES. 
Il signait le nom latin Tardivy. Ajoutez aussi à la notice d'Entrevennes Monet et 
Olivier Tardivi (Tardieu), frères, originaires d'Entrevennes; ils habitaient Puymichel 



— 253 — 

(Basses-Alpes), en 1472, Claude Tardivi (Tardieu), d'Entrevennes, vivait en 1476. 11 y 
a grande apparence que c'est de ce Nicolas Tardieu, notaire à Entrevennes (1470-1484), 
que descendent tous les Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues (v. p. 58); car le bourg 
de Saint-Etienne-les-Orgues est très voisin d'Entrevennes. — P. 85, 1. 11. Au rameau 
DU BROC, ajoutez : il se fixa au Broc vers 1790; il est représenté par Lazare Tardieu, 
actuellement chef de gare à Lamanon (Bouches-du-Rhône), père de 2 jeunes fils et 
d'une fille et par son frère Antoine, gérant d'usine à Entrechaux (Vaucluse). Leur 
oncle, Lazare T. (vivant) est ancien maire, au Broc. — P. 92, 1. 16. Catherine Cor- 
naro ne descendait pas des Lusignan, mais épousa Jacques de Lusignan, dernier 
roi de Chypre (1469). — P. 92, 1. 21, Jénviiiie, corrigez : Jéronitne. — P. 99, 
1. 4, après 1808, ajoutez : l'abbé Tardieu avait remplacé, en avril 1803, l'abbé Joseph 




Signature de Nicolas Tardieu, notaire à Hnlrevennes (1470). (\'. p. 25;, plus haut). 

Doudon comme curé de la paroisse d'Ollioules; même p., après la notice A Pelissmiiie, 
placez celle-ci : A Orgou (Bouches-du-Rhône). Il y a des Tardieu représentés par Roch 
Tardieu, agriculteur, né à Orgon, le 17 mars 1822; Marien Tardieu, né à Orgon, le 
II septembre 1861, marié, en 1892, audit lieu. — P. 99, 1. 14. Avant remarquons, 
placez ceci : Petrus (Pierre) Tardili (Tardieu ?) était desservant de Saint-Quentin 
(Isère), en 1599. — P. loi, 1. 6. D'après Guy AUard, Diclioiiiiaire historùpie du Dau- 
phiiié, t. I, p. 93, on appelait avocats consisloriaiix les plus anciens avocats du parlement 
de Grenoble « parce qu'ils étaient appelés par les officiers du parlement pour juger et 
conférer des procès et les causes les plus difficiles ». — P. 106. Les Tardieu de Saint- 
Aubanet portent les armes des Tardieu de Séjas (v. p. 126); mais ces armoiries n'ont 
été adoptées, par eux, que vers 1786, lorsqu'ils crurent à une souche ancienne (au 
xvi'^ siècle) avec ces derniers. — P. iio. Nous avons dit qu'en 1714, Jean Tardieu, 
notaire à Valréas, cachetait ses lettres avec une armoirie ayant un cha'von, 2 roses en 
chef et } étoiles, posées i et 2 en pointe ; mais ces armes sont celles de sa femme : Claire 
Philibert, et non les siennes personnelles. 

P. 113, I. 22. Ajoutez après Drôme : 9" Gustave, né à Sainte-Marie (Hautes-Alpes), 
le 22 janvier 1867, employé au Crédit lyonnais, à Avignon. — P. 114. La notice des 



— 254 — 

Tardieu de Venterol (Drôme), qui est fautive, doit être remplacée par celle-ci (seule 
exacte) : 

A VENTEROL (DROME). Filiation. I. François-Elie- André Tardieu, décédé à 
Venterol, laissa, de Marie-Paumier, sa femme, si.\ enfants : cinq garçons, une fille. Les 
garçons furent : i° Elzéas, mort à Venterol, laissant deux filles ; 2° François-André, qui 
eut neuf enfants (deux garçons, sept filles), savoir : A. François-Elie, né en 1850, 
résidant à Dieulefit (Dromc), qui a un enfant de 13 ans; B. Louis, né en 1853, fabri- 
cant de pâtes alimentaires, à Dieulefit, décédé, laissant : A. Auguste, né en 1855, 
fabricant de poterie, à Dieulefit, sans enf;ints ; 4° Louis, propriétaire à Venterol, qui a 
des filles; 5° Auguste, propriétaire d'une manufacture de pâtes alimentaires, à Orange, 
décédé, marié à Marie Reynaud, dont deux filles : A. Emma, née à \'aison (Vaucluse), 
en 1832, mariée à Emile Fezay, de Vais; 2° Rosa, née en 1850. — Les Tardieu précé- 
dents (à Venterol) sont protestants. — Actuellement, il y a, à \'enterol, d'autres 
Tardieu, savoir : René, Jules, Alphonse Tardieu; même p., 1. 17. Supprimez : né en 
1865. — P. 121, 1. 13. de Relire, corrigez : du Roure. — P. 127, 1. 5, en remontant. 
Ajoutez que Jean de Tardieu mourut, d'après la France protestante, par Haag, en 1678, 
même p., 1. 3, en remontant. Avant Barthélemv, mettez Pierre. — P. 128, 1. 4. Après 
Jean (il s'agit de Jean Daudé), ajoutez : ministre protestant, à Marvéjols, lorsque, à la 
révocation de l'édit de Nantes, il s'exila pour garder sa foi. même p., 1. 5. Ajoutez 
Susanne de Tardieu et Jean-Jacques Daudé eurent : 1° Jean-Jacques, substitué aux nom 
et armes des Tardieu par son oncle, dans son testament de 1712. (Nous avons donné 
sa descendance, p. 128); 2° Hilaire Daudé (dont la descendance se trouve p. 128); 
3° Jacques, né à Marvéjols, le 26 septembre 1654. Eug. et Em. Haag, dans leur grand 
ouvrage, la France protestante (t. IX, pp. 207 et 208), donnent sa biographie, en le 
disant, par erreur, petit-fils de Jean Tardieu, maréchal de camp (il était son neveu), ils 
écrivent ce qui suit : « Il mourut à Londres, le 29 janvier 1733. Il étudia à Saumur, à 
Genève et à Puylaurens, se réfugia en Angleterre, le 22 février 1680, et se fit recevoir 
ministre protestant. Il débuta dans la chaire avec succès ; mais la peine qu'il avait à 
apprendre ses sermons le détourna de la carrière paroissiale et il entra comme précep- 
teur dans la famille de Trevot. L'éducation de ses élèves terminée, il accepta une place 
à l'échiquier, qu'il remplit près de 26 ans. C'était un profond penseur; mais il n'a 
publié que la traduction d'un opuscule de Chubb, intitulé Sur F amour-propre et î'amonr 
de In bienveillance, imprimé à Amsterdam, 1730, in-8°, avec d'autres pièces fugitives. » 
Même p., 1. 13, 1679, lire 1669. — P. 120, 1. 7. A-^enar, corrigez : A^einar. 

P. 130. Ajoutez à la note i, après la notice Tourtoulon : 2. DE BERMOND, comtes, 
seigneurs de Vachères (diocèse d'Apt). L'Etat de la Provence, en i6<)}, par R. de 



— 25) — 

Briançon, donne une notice sur cette maison noble, depuis 1532. Armes : cairldé, 
aux 1 et 4, d'or, à la vache de gueules, acornée, clarim-e d'argent (qui est de Vachères); 
aux 2 et }, d'a\ur, à _j montagnes jmntes enfasce, soutenues de siiiople ; sur le tout, d'or, à 
un cœur de gueules (qui est de Bermond). 

P. 134, 1. 6, en remontant. Au lieu de employé de la préfecture de la Seine, lire 
receveur-économe des asiles de la Seine, en retraite, résidant à Bois-Thoreau, prés 
Tours (Indre-et-Loire). 

P. 134, 1. 20. Astrasie, lire Astasie. — P. 138, 1. 4. 1802, mettez 1882. — P. 139. 
Nous avons dit un mot d'Olivier Tardieu, ministre protestant, à Saint-Jean de 
Gardonnenque, en 1574; voici ce que la France protestante, par Haag (t. IX, p. 341), 
raconte de lui : « Le ministre Olivier Tardieu, à l'époque des barbares exécutions ordon- 
nées par le comte de Villars, dans le Bas-Languedoc et les Cévennes, était le guide 
spirituel des protestants de Saint-Jean de Gardonnenque. Dès que les catholiques 
furent retirés de ce bourg, après l'avoir pillé et livré aux flammes, il y rentra avec le 
reste de son troupeau, échappé à la fureur de ses ennemis et y rétablit le service 
divin. Comme les églises voisines n'avaient pas moins souffert que la sienne, il engagea 
quelques- uns de ses collègues à se réunir en synode alîn d'aviser au moyen de les 
relever de leurs ruines. Robert Maillart, ministre de Malet, se chargea de visiter celles 
d'Alais, d'Uzès, de Bagnols et du Pont- Saint-Esprit ; Jean Grignan, celles des environs 
de Sommières; Jean de la Chasse, celle de Nimes; Pasquier Beust fut envoyé à 
Auduse, Tartas, à Sauves, Saint-Hippolyte, Ganges et le Vigan ; Tardieu, lui-même, se 
rendit à Montpellier, à Gignac et dans les lieux circonvoisins. » 

P. 138, 1. 29. Ajoutez aux Tardieu de Saint-Chely d'Apchier, Georges Tardieu, de 
Saint-Chely d'Apchier, décédé, père d'un fils unique, lequel est actuellement pro- 
fesseur chez les Frères, au Havre. 

P. 146. Nous avons donné une notice sur la famille JACOBÉ. Voici un intéressant 
complément : Jacobé, seigneurs de Naurois, de Concourt, etc. Très ancienne famille 
noble de Champagne. Illustrations : deux présidents à la cour souveraine de Commercy, 
des officiers distingués de tous grades, deux maréchaux de camp, un ambassadeur en 
Portugal, un aide de camp de Turenne, de nombreux chevaliers de Saint-Louis, de la 
Légion d'honneur; plusieurs officiers de la maison du roi. Diverses branches : I. des 
Mazolins, de la Franchecourt de Haut; IL de Pringy-Goncourt et Soulanges ; III. des 
Farémont, Frémont; IV. de Naurois (comtes et marquis) ; V. des barons de Montvaux 
(éteinte au xviii<^ siècle). Maintenue noble par d'Hozier et de Caumartin, en 1666, 
1668, 1678. Grand nombre de fiefs en Champagne. Représentants actuels. Branche des 
Mazolins : Adolphe de la Franchecourt, célibataire, à Vitry-le-François (Marne); Marc 



— 256 — 

de Haut, veuf de M"= de Bonneuil (château de Sigy, par Donnemarie, Seine-et-Marne), 
et ses fils. Armes : d'azur, à un fer de tiwulin d'argent. — Branche de Pringy-Goncourt : 
M"= de Concourt (au château de Concourt, près Vitry-le-François), née Marie-Cécile 
Berquey, veuve, en 1875, de Louis-J. de J. de Concourt, et ses trois enfants : Joseph, 
né en 1865, capitaine d'artillerie, marié, en 1892, à Antoinette Nouvel de Frémicourt; 
Maurice, né en 1867, lieutenant d'infanterie, marié, en 1892, à Louise de Nen,'o ; 
Marie, née en 1870. Armes : d'aïur, à un fer de moulin d'argent, surmonte d'un lanihel 
d'or et accosté de 2 épis de blé d'or, feuilles et tiges de même, se croisant à la pointe de l'écu. 

— III. Branche de Farémont : Jules de Farémont, mort en 1879, a laissé M""^ E. de 
Malledone (château de Moustiers, en Cinglais, près Saint-Laurent de Caudel, Calvados) ; 
la comtesse de La Boullaye d'Emanvillc (château de Beauchesne, près Ingrande, 
Maine-et-Loire). Mêmes armes que la branche de Pringj'-Concourt. — IV. Branche de 
Naurois. Armes (v. p. 146). Albert de Naurois, marié à Octavie de Sevin ; sa sœur, 
^me (Je Puymirol ; le comte Ludovic de Naurois, marié à M"'= du Bois de l'Etang; ses 
sœurs : la vicomtesse de Fautereau et la marquise de Rose. Le marquis Cérard de 
Naurois, marié à Cabrielle de Var-Bey, dont cinq enfants (château de Sainte-Anne, 
par Lavaur (Tarn) ; Cabriel de Naurois, marié à Blanche de Combault, et leurs filles, 
M™'* de Surville et de Rivières. Auteurs à consulter : Nobiliaire de Champagne, de 
Caumartin ; d'Hozier; Morcri, Micbaud; Catalogue des gentHhommes de Chainpagne, en 
7759; Archives nationales. La devise de Jacobé est : Tantum prodest quantum prosunt. 

P. 146, I. 3, en remontant. Preymirol, corrigez : Puymirol. — P. 149, 1. 7, en remon- 
tant. Ajoutez : A Cahors, il y a encore Jacques Tardieu, propriétaire-agriculteur. Il a 
un fils employé de commerce, à Paris, et une fille. Le père de Jacques était peintre 
sur verre, à Cahors. — P. 150, 1. 4, en remontant. Ajoutez : Près de Gourdon (Lot), 
il y a des Tardieu, propriétaires-agriculteurs. — P. 150, en bas, après le rameau de 
Nozac, ajoutez : Rameau, à Sais {Lot). Filiation : N. Tardieu, maire à Labastide-Murat 
(Lot), laissa douze enfants, entre autres dix garçons, savoir : 1° N., maire à Labastide ; 
2° N., père d'une fille, mariée, actuellement, à M. Pardes, négociant à Prayssac (Lot). 

— P. 152, 1. 14. Après 153, ajoutez : le père Tardieu, chanoine régulier, en 1714, 
régent de philosophie dans l'abbaye de la Couronne, ordre de Saint-Augustin (la Cou- 
ronne, chef-lieu de commune du canton d'Angoulème). (Voyez fournal de voyage de 
dom facques Boycr (1710-1714), publié par .\nt. \'ernière, 1886, in-8°. — P. 170. Avant 
le chapitre. En Laonais, mettez Simon Tardieu, de Douvrend (Seine-Inférieure), qui 
vivait en 1458 (voir Cartulaire du prieuré de Saint-Laurent d'Euvcrncu, près Dieppe, 
diocèse de Rouen, ms. latin 10.058, p. 129, à la Bibliothèque nationale, à Paris. — 

P. 176, 2^ 1. en remontant à partir de deuxième rame.\u (existant). Corrigez et 
complétez comme suit : 



— 2)7 — 

DEUXIÈME RAMEAU (EXISTANT A BOULOGNE-SUR-MER). IL Phllippi' TanUcii, 
que nous croyons fils de Philippe et de Catherine Petit, épousa Baronne Duphetier. Il 
eut : 1° Charles qui, à la Révolution, s'enrôla comme volontaire, fit les campagnes du 
premier Empire, fut décoré de la Légion d'honneur (*), de la médaille de Sainte- 
Hélène; 2° Charles, né à Boulogne-sur-Mer, le lo juin 1762. II fut corsaire quelque 
temps; servit sous les ordres du célèbre Surcouf, fut fait prisonnier par les Anglais, 
enfermé sur les pontons, s'évada. Dans ses états de services, on lit qu'il passa, en 
l'an II, au io= bataillon de sapeurs et servit sous la République ou l'Empire jusqu'en 
1807, ce qui lui faisait 16 campagnes et de belles années de service. Il se maria, en 
décembre 1807, à Boulogne, à Marie-Annc-Thérése Robart, née à Boulogne, en 1780; 
lui et sa femme furent dotés par cette ville, en conséquence du désir de Napoléon I", 
pour le jour de l'anniversaire de son couronnement; il eut : A. Charles, né en 1813, 
caissier du Mont-de-Piété, à Boulogne (1876-1887), marié à M"^' du Wuguet, dont 
douze enfants, entre autres : a. a. Eugène, disparu dans un naufrage; /'. h. Charles, 
sculpteur, premier grand prix à l'Exposition nationale (1867), mort à Lille, en 1881; 
c. c. Emile, courtier de commerce, à Arras, décédé à 36 ans, marié à M"'= Peuguet, 
d'Arras, dont Maria, Jeanne, Alice, Jean et Lucie ; d. ci. Alexandre, courtier à la Société 
générale, à Boulogne, marié à M"'-' Moreau; c. c. Albert, officier marinier, chevalier du 
dragon de l'Annam, médaillé du Tonkin et de la médaille militaire, ayant commandé 
la Topaze, au Dahomey, capitaine de la chaloupe canonnière le Cbélif, à Bône (Algérie); 
il a 3 5 campagnes ; (parti à 1 3 ans, comme mousse) ; /. /. Arthur, marbrier, à Boulogne, 
médaillé d'Italie et du Mexique, marié à M"^ Bernard, dont : Alexandre, Eugénie, 
Alice et Lucie ;§-.o-. Marie, sans alliance, à Boulogne; /;. /'. Edmond, ancien sergent- 
major, emplo3-é de commission, à Boulogne, marié, en 1891, à Emilie Fourny. 

P. 176, 1. 5. André-Mathieu, corrigez pour Lûiiis-Fraiiçois-Maxiiiie ; mùme p., 1. 5. 
Louis-François-Maxime, corrigez pour Anâré-Malhku . 

P. 177, 1. 15. Après, morte le 17 février 1860, ajoutez veuve Godin. — P. 177,1. 17, 
Après rue des Bourdonnais, ajoutez : il restait rue des Bourdonnais, n° 9, à Paris; pos- 
sédait une superbe galerie de tableaux des écoles hollandaise, flamande et française, 
qui fut vendue dans son habitation, les 31 mars, i'^', 2 et 3 avril 1841. Plusieurs beaux 
tableaux furent acquis pour le duc de Morny. (V. p. 259). — P. 201, 1. 19. Boisber- 
renger, corrigez Boisberranger. — P. 197, 1. 4, 1892, élève, corrigez : 1872, élève. 

TARDIU (première branche, p. 187). Filiation exactement rattachée à l'arbre . 
IX. Honoré Tardiii (p. 187, 1. 6), docteur en droit, eut de Baselice X. Jcan-Bapiisle , 
docteur en droit, marié, en 1721, à Marguerite Brial, dont XL François, né à Thuir, 
en 1729, marié, en 1755, à Angélique-Marie de Viladomar, dont XII. JosepJj de T. 

(p. 188), époux de Marie Estève, etc. 

17 




LA VILLE d'herment, EN AUVERGNE (Puy-dc-Dôme) 
telle qu'elle était en 1550. 

L'.ispect du paysage actuel est le même, et celui de l'antique clief-lieu de canton 

offre la même physionomie, moins le donjon du château féodal, 

qui a été démoli en 1799, et le clocher de l'église, qui a disparu en 1793. 

C'est dans cette petite ville, berceau de ses apcétres maternels, 

que réside, actuellement, l'auteur de cet ouvrage (voyez page 79). 



^^^^^^^^^^^^^^^^^ 



SOURCES 




\' tout et partout, 
donner la véri- 
té ! Telle a été 
notre devise 
pour cet ou- 
vrage. Nous in- 
diquerons ici, 
mais rapidement, comme preuves, les 
sources où nous avons puisé ; car les frais 
de typographie nous obligent, forcément, 
à abréger. 

Allard (Guy). Dictionmirc historique du 
Daiiphiiu', publié, en 1864, par Gariel, 
2 vol. in-8°. 
d'Aubais (le marquis). Pièces fiigilivts pour 
servir à T Histoire de France, 2 vol. (t. II, 
p. 284). Paris, 1759, in-40. 
AxXE (Théodore). Histoire de Tordre mili- 
taire de Saint-Louis. Paris, 18)), 2 vol. 
in-8°. 
Le père Axselme, Histoire généalogique de 
la maison de France, 1726-1753, 9 vol. 
in-f'^. 
Archives natioxales, à Paris. 
Archives départementales des Hautes- 
Alpes, des Basses-Alpes, des Bouches- 
du-Rhone, du Var, des Alpes-Maritimes, 
de l'Hérault, des Pyrénées-Orientales, 



de la Drome, de l'Aisne, de la Seine- 
Inférieure. 

Les archives des Pyrénées-Orientales ont 
un important dossier Tardiu; celles de 
l'Hérault, les lettres de noblesse de 
Pierre Tardieu, en 1655; celles de la 
Seine-Inférieure, les lettres de noblesse 
de Richard Tardieu, en 1 576. 

Armoriai des Basses-Pvréuées, \n-8°, Pau, 
1858. 

Armoriai général de la France, de l'an 1696 
à 1709, sous la direction de d'Hozier, 
in-t". Immense recueil en nombreux 
volumes in-f'% aux manuscrits de la 
Bibliothèque nationale. Le volume 
Provence renferme la plupart des Tar- 
dieu. Voir aussi ceux des généralités de 
Toulouse-Montauban, Paris, Montpel- 
lier-Montauban et Limoges. 

.\r\aud (le pasteur). Histoire des protestants 
eu Dauphiué, 3 vol. in-8", 1876- 1877. 

Le .même. Emigrés protestants dauphinois 
secourus par la bourse française de Genève 
de 1680 à 1710. Grenoble, 1885, 65 p. 
in-S". 

Artefeuille. Histoire de la noblesse de 
Proi'ence, 1757-1759. Avignon, 2 vol. 
in-40. Il y a une édition de 1766- 1786, 



260 



en 3 vol. in-4°. Le véritable nom des 
auteurs est de Gaillard-Longjumeau et 
d'Arnaud de Rousset. 
Barjavel (C. p. h.). Dictiotiiiaire biogra- 
phique de Vauduse, 1841, 2 vol. (t. II, 

P- 434)- 

DE Barrau. Documents généalogiques sur les 
familles du Rouergue. Rodez, 185 3-1860, 
4 vol. in-8". 

Baudel et Malinowski. Histoire de V Uni- 
versité de Cahors. 

Bibliothèque x.^tioxale; .\ux manuscrits. 
Pièces originales (au mot Tardieu). 

BiBLIOTHÈaUE ET FOKDS DE RaY.MOKD (aUX 

archives de Lot-et-Garonne). 

Le fonds légué par la vénérée comtesse de 
Raymond est incomparable. Il renferme 
une foule de documents généalogiques 
manuscrits sur l'Agenais. 

BizoT (Victor). .Y('/« sur la généalogie de la 
famille Bi:^ot. Lyon, 1886, in-8<'. 

DE BoiSGELiN" (le marquis), à Aix-en-Pro- 
vence. Dossiers sur les familles de la Pro- 
vence. — Ce savant a collectionné des 
dossiers nombreux, et nous lui avons de 
la reconnaissance pour ses communica- 
tions très utiles. 

DE Berluc-Perussis. Cet érudit, de Pro- 
vence, qui réside près de Mane (Basses- 
Alpes), possède des archives, et surtout 
des documents sur les 'amilles anciennes 
de Provence. Il nous a adressé une série 
notable de notes généalogiques pré- 
cieuses. 

BoREL d'Hauterive. Aiinuairede la noblesse, 
année 1888, p. 158, in-12. 

Bouges (Th.). Histoire de la ville et du dio- 
cèse de Carcassonne, 1838, in-S". 



DOM Boger (Jacques), fourual de voyage 
(1710-1714), publié en i88é (in-8°, par 
Antoine \'ernière. 

Brun-Durand, ancien magistrat. Diction- 
naire topcgraphique de la Drame (l'auteur 
réside à Crest, Drôme). 

Brute (l'abbé Jean). Chronologie de mes- 
sieurs les curés de Saint-Benoit , à Paris, 
depuis 1181 jusqu'en 1752, et quelques 
particularités sur des personnes enter- 
rées dans cette église. Paris, G. Desprez, 
1752, in-12 (avec notice sur Nicolas- 
Henri Tardieu, pp. 86-88). 

Bulletin de la Société héraldique et généalo- 
gique de France (n"* des 10 mai 1879 
[Colonne 518]; du 10 octobre 1882 
[col. 609, 620, 621, avec des notices sur 
les Tardieu de la Barthe, Tardieu de 
Maleyssye]; du 10 mai 1884 [avec une 
notice sur les divers Tardieu de France, 
p. 90J; l'année 1885 [col. 89]; enfin, 
1886 [col. 345) qui rectifie diverses 
assertions concernant les Tardieu de 
Maleyssye). 

Gustave de Burdik. Documents historiques 
sur la province du Gé-vaudan, 1846-1847, 
2 vol. in 8° (t. I, pp. 119, 123; t. II, 
pp. 173, 360). 

Catalogue d'une riche collection de tableaux 
des écoles hollandaise, flamande et fran- 
çaise formant le cabinet de M. Tardieu fis 
et provenant de célèbres collections 
telles que Tardieu père, etc., dont la 
vente aura lieu du 31 mars au 3 avril 184 1, 
en sa maison Tardieu, 9, rue des Bour- 
donnais, Paris, imprimerie de Guiraudet 
et Jouaust, 1841, 76 p. in-8° (98 numé- 
ros). 



26l 



(Il s'agit de l.i collection de M. Jean- 
André T.irdieu, riche négociant de la 
rue des Bourdonnais, à Paris, v. p. 177.) 

Charronne'i', archiviste des Hautes-Alpes, 
Monastères de Diiihoii et de Bcrthaiid (dio- 
cèse de Gap), Grenoble, in-8°. 

DE Chastellux (le comte). Notes prises aux 
arclnves de Tétat civil de Paris, 1875, 
in-8" (p. 579, au mot Tardieii de Malevs- 
sye). 

DE i.A Chesnaye des Bois. Diil ioiiiKiire de 
la noblesse. Paris, 1770-1786, 15 vol. 
in-4° (renferme une filiation des Tardieu 
de Maleyssye). 

Le même. Calendrier de lu noblesse pour 
1761, in-i6 (la notice de Tardieu de 
Maleyssye). Il y a 8 vol. in-12 pour cet 
ouvrage, de 1762 a 1769. 

Feraud (l'abbé). Histoire et géographie des 
Basses-Alpes, 1861, in-8". 

DE Courceli.es. Dictionnaire universel de la 
noblesse de France. Paris, 1820- 1 821, 
5 vol. in-8". 

Le mèhe. Hisloire généalogique des pairs de 
France. Paris, 1822-1833, 12 vol. in-4". 

Desnoyers (le baron). Funérailles de Pierre- 
Alexandre Tardieu, discours sur sa 
tombe, 1844, in-4°. 

Dreux du Radier. L'Europe illustre, avec 
portraits gravés par Odieuvre (dont celui 
de Nicolas-Henry Tardieu), 1755a 1777, 
Paris, Odieuvre, 6 vol. petit in -4° 
(notice sur Nicolas-Henrv Tardieu). 

DucHESNE (André). Ses unvniscrits à la 
Bibliothèque nationale (notes sur les 
Tardieu de Maleyssye). 

H. GouRDOX DE Genouili.ac. Dictionnaire 
des fiefs, in-8". 



Gourdon de Genouii.i.ac et le marquis de 
Pioi.KXC. Nobiliaire des Bouches-du-Rhône, 
1863, in-8°. 

GoussANCOURT (Mathieu), religieux céles- 
tin, Martyrologe des chevaliers de Saint- 
Jean-de-Jérusalem, 1 64 3 . 

GouvAX. Documents manuscrits pris dans 
les archives de Saint-Etiennc-les-Orgues. 
(M. Gouvan, décédé, il y a quelques 
années, habitait Forcalquicr.) 

Greil (L.). a Cahors. Nous devons, à cet 
érudit, de précieux documents sur les 
Tardieu, du Qucrcy, notamment sur 
ceux de Cahors, de Lauzerte, de Noals, 
et les de Saint-Martin. 

GuiGARD (Joannés). Bibliothèque héraldique 
de la France, 1861, in-8". 

Guillaume (l'abbé), archiviste des Hautes- 
Alpes. Les premières fortifications de 
Briançon. Gap, 1879, in-S°. 

Le même. Origine des chevaliers de Malle et 
rôle des donations de la commanderie de 
Gap, 1881, in-8". 

Le mè.me. Cartulaire de Durban, in-8". 

GuYARD DE Bervu.le. Histoirc dc Pierre Ter- 
rail, dit le chevalier Boyard. Paris, 1773, 
in-12 (p. 48). (Nombreuses éditions.) 

EuG. et E.M. Haag. Im France protestante 
in-4'' (Importante publication). 

d'Hozier. Armoriai général de France, 
13 vol. in-fol. 1738-1768. 

Vinternu-diaire des chercheurs et des curieux 
(n° du 10 mai 1888, p. 266). 

Jal. Dictionnaire critique de biographie et 
d'histoire. Paris, 1S67, gr. in-8". 

Les Journaux la Dépêche, le Petit Clcrmon- 
tois et le Moniteur du Piiy-de-Donie 
(no'^du 14 juin 1889) annonçant la mort 



— 2é 

de i\I. Charles -Gilbert Tardieu et 
publiant son éloge. 

Journal le Droit (feuilleton des 5, 6, 7 et 
10 septembre 1862, assassinat du lieu- 
tenant criminel Tardieu et de sa femme, 
par Amédée de Bast). 

Journal de la Haute-Loire. Nécrologie du 
docteur Anselme Tardieu (mars 1874), 
discours prononcé par M. Texier, 
notaire. 

L.\cosTE. Histoire du Ouerey, 4 vol. in-8°. 

L.\CROix (Paul) (Bibliophile Jacob). Dis- 
sertations sur les citoyens nobles de Terpi- 
gnau (formant la 9= des dissertations sur 
des points curieux de l'histoire de 
France). Paris, 1836-1840, in-8''. 

L.'VIXÉ. Dictionnaire véridique des origines 
des maisons nobles de Frar.ce, 2 vol. in-S", 
1818-1819. 

Le MÊ.ME. Archives généalogiques de la 
noblesse. Paris, 1828-1850, 11 vol. in-B". 

Lalakke (Ludovic). Dictionnaire historique 
de la France, 1872, grand in-8°. 

Lascz.. Dictionnaire des architectes, 1872, 
2 vol. in-8°. 

Larousse. Grand Dictionnaire (t. XI\'). 

DE Laplaxe. Histoire de Sisteron, 1843, 
2 vol. in-8°. L'auteur, dans ce remar- 
quable ouvrage (t. I), a donné un 
mémoire sur l'Origine et rà'olution des 
noms de famille en Provence, où il prouve 
que, dans cette province, les noms de 
famille paraissent, pour la première fois, 
pour les nobles et comme noms de fiefs, 
en 1050; pour les bourgeois, en 1070; 
et pour les gens du peuple, au xii^ siècle. 
C'est à peu près ce que nous avons écrit, 
pp. III et IV de cet ouvrage. 



Lavaissière (l'abbé). Essai généalogique sur 
le rameau de la maison de Goxfin établi en 
Ouercx, au château d'Jys. \'illcfranche 
de Haute-Guienne, s. d., in-4° (56 p.). 

Lieutaud (Eugéne-Mctor). Généalogie des 
études de notaires de T arrondissement de 
Sisteron, in-S", 1891. 

Lebœlf. Histoire du diocèse de Paris (t. IX, 
p. 422). 

DE Magxy (E.). Nobiliaire de Normandie, 
2 vol. in-8°. — Le Nobiliaire universel, 
(t. XI). 

DE MoN'TGRAXD (le comte). Armoriai de la 
ville de Marseille, 1864, in-8°. 

MoLLEXQ (François). Documents sur le 
Tarn-et-Garonne. 

Nobiliaire de la généralité de Montauban. 
Aux manuscrits de la Bibliothèque 
nationale, 4 vol. in-folio. 

Notice sur la catididaturedu docteur Ambroise 
Tardieu à la chaire de thérapeutique, à la 
Faculté de médecine de Paris, 1853, 
L. Martinet, Paris, 14 pp. in-4''. 

Notice biographique sur Charles Tardieu, 
licencié en droit, ingénieur des mines, 
agriculteur, géologue et chimiste (i8io- 
1889), in-ié, 1889, 19 p., portrait. 

Noi'LEXS (J.) Histoire de la maison de 
Galard. Paris, 1874 (t. III, p. 903). 

Paris (Louis). Indicateur du grand Armo- 
riai général de France, en 1696, par 
Charles d'Hozier (table alphabétique), 
1865, in-8°. 

Perdereau (le père Benoit). Les martyrs 
de Picpus, in-i2, 1887, 5'= édition. 

Pixard. Chronologie historique militaire, 
Paris, 1 760-1777, 8 vol. in-4°. 

Pithox-Cl'RT. Histoire de la noblesse du 



26: 



comté Veuahsiu. Paris, 1743 -1730, 
4 vol. iii-4". 

DE Poli (le vicomte O.). Essai d'introduc- 
tion à r Histoire gcncntogiqnc . Paris, in- e2, 
1887. 

Potier de Courcy. Nobiliaire de Bretagne, 
1862, 3 vol. in-4°. 

Procès-verhal de rassemblée de la noblesse de 
la province du Gévandan tenue à Mende, 
le 2) mars i/Sç). 

Raymond de Foui.hiac (l'abbé). Annales 
de la ville de Cahors cl du pays de Onercy. 
Manuscrit de la ville de Cahors. 

Registres de Félat civil des communes de 
Saint-Etienne-les-Orgues (commençant 
à 1614); Clcrmont-Dcssous et le Port- 
Saintc-Marie (Lot-et-Garonne) ; Sainl- 
Ferréol (Drùme), les Pilles (Drôme) ; 
Valréas (Drôme), Chamaret (Dromc), 
Dieulefit (Drôme); Bages, Thuir, 
Rivesalte, Perpignan (Pyrénées-Orien- 
tales); Marseille; Montferrat (Var) ; de 
Chasserades, (Lozère) ; Arles (Bouchcs- 
du-Rhône), Martigues (Bouches-dii- 
Rhône); Ax (Ariège), etc., etc. 

RiETSTAP (J.-B.). Armoriai général. Ams- 
terdam, 1873, in-8°. 

Rivière (Benjamin). La ville d'Ax, son 
consulat et sa châlellenie. Poix, 1868, 
in-8°, 56 p. 

DE Rivières (le baron). Livre consulaire de 
la ville d'Alby. Toulouse, 1889, in-4". 

DE Rivoire DE i.A Batie (G.). Amiorial du 
Dauphiné, 1867, grand in-8" à deux 
colonnes. 

Robert de Briançon (l'abbé Dominique). 
Etal de la Provence (la noblesse), 1693, 
3 vol. in- 12, avec 480 blasons gravés. 



Rochette (Raoul). Notice historiqiw sur la 
vie et les ouvrages de M. Tardieu, membre 
de l'Institut, in-4", 1847 (12 p.). 

J. Roman. Tableau historique du département 
des Hautes- Alpes, 1890, in-4", 2"= partie 

(P- 137.) 

DE LA Roque (Louis). Armoriai de la 
noblesse du Languedoc, 1 860-1 861, 2 vol. 
in-8", i8éo, t. I, pp. 488-489. 

DE Roussel. Essai historique sur les régi- 
ments d'infanterie , cavalerie, dragons. 
Paris, 1763-1767, 9 vol. (ouvrage rare 
et intéressant). 

DE Sain't-Allais. Nobiliaire universel de 
France. Paris, 1814-1S43, 21 vol. in-8". 

DE Sainte-Marthe. Gallia Christiana , 14 
vol. in-fol. 1713-1728. 

Sevssau (Justin), notaire à Monteux 
(Vaucluse). Il possède une partie des 
intéressantes archives des Tardieu de la 
Lauze, dont il descend, et nous les a 
communiqués avec une amabilité rare. 

Tallemant des Réaux. Historiettes, 9 vol. 
in-8°, 1834-1868 (publiées par M. Mon- 
merqué et P. Paris). Il y est parlé du 
lieutenant-criminel Tardieu, de sa 
femme, etc. 

Tardieu (l'abbé). Oraison funèbre de 
Louise-Marie de France, religieuse caruié- 
lite, prononcée dans l'église des Carmé- 
lites du couvent d'Aix. Aix, 1788, chez 
les frères Mouret, imprimeurs-libraires, 
62 pages in-4°. (Nous avons dit qu'il 
s'agit de l'abbé Jean-Augustin-Thomas 
Tardieu, né à Marseille, mort dans cette 
ville, en 1819, curé de Saint-Joseph 
(v. p. 175.) 

Tardieu (Laurent). 5'///- le Zodiaque de 



— 264 



Denderah. Paris, chez Brunot-Labbe, et 
Marseille, de l'imprimerie de Jean 
Mossy, 1821, 27 p. in-S" (brochure 
sans nom d'auteur; fort rare). 
Tardiel" (Alexandre). Xotice sur les Tar- 
dicu, les Cochin et les Belle, graveurs et 
peintres. Paris, 1855, in-S", 23 p. 

Tardieu (.^mbroise). Histoire généalogique 
de la maison de Bosredoii , 1863, in-4'>, 
blasons (les généalogies Peyronnet et 
de Tulles de \'illetranche). 

Le .même. Histoire du pays, de la ville et de 
la haromiie d'HermenI en Auvergne, i8é6, 
in-40 (la généalogie Peyronnet). 

Le même. Dictionnaire des anciennes familles 
de l'Auvergne. Moulins, 1884, petit 
in-4°, blasons en couleurs (fort rare, 
épuisé et recherché). 

Teissier (O.). Les anciennes familles nuir- 
seillaises, 1888, in-8°. 

Le même (avec J. Laugier). Armoriai des 
échevius de Marseille. .Marseille, 1885. 



Le même. Etat de la noblesse de Marseille, en 
i6^j, in-i6, Marseille, 1868. 

Travers. Notice biographique sur fuies- 
Romain Tardieu. Caen, 1874, 16 p. 

\'apereau. Dictionnaire biographique des 
contemporains, gr. in-8", dernière édi- 
tion. 

de \'ertot (l'abbé). Histoire des chevaliers 
hospitaliers de Saint -fean -de- férusalem 
(Malte, 1753, 7 vol. in- 12 (voir le 
prieuré de France, où il y a deux cheva- 
liers de Tardieu de Maleyssye). 

DE Waroquier. Tableau généalogique de la 
noblesse. Paris, 1870-1879, 9 vol. in-12. 

DE Warren" (le comte Edouard). Les 
comtes de Warren. Annales et portraits 
de famille (940-1879). Saint-Nicolas de 
Port, 1879, gr. in-8<' de 33e p., blasons 
(bel et savant ouvrage). 

Xalpi (l'abbé). Recherches historiques sur la 
noblesse des citoyens honorés de Perpignan 
et de Barcelone connus sous le nom de 
cilo\ens nobles. Paris, 1763, in-12. 




TABLE DES MATIÈRES 



ï:^,^ç^GENAis (en). . 143 
«A^^rA'iELLES, bcr- 
'^^fe^ï^ c e a u des 

Tardieu 3 

Aix (à) 98 

Allemagne (à) 81 

Alliances xiii, 193 

Alpes (dans les) .... 33 
Angoumois (en) .... 152 
d' Arc (Jeanne).. . 47, 51 

Arles (à) 82 

Armoiries xiv 

AuRiLLAC (à) 78 

Auvergne (en). . 74, 151 
Ax-les-Thermes (à). 140 

Bagnols (à) 84 

Bargemon (à) 82 

Barnave (à) II 4 

Barthe (Tardieu de 

la) 126 

Bavard (l'illustre), 

amideJeanTardieu 9 

Beaucaire (à) 123 

Benivay (à) 114 

Berceau des Tardieu. III 

Berle (Tardieu de).. 69 

Bordeaux (à). 140, 141, 

148 



Bordelais (en) .... 151 

BouLDOviE (à) 138 

Boulogne-sur-Mer . 176 

Boulonnais (en) .... 174 

Bousigues (la) 140 

Broc (au) 83, 255 

Cahors (à) 149 

Callas (à) 85 

Castelnaudary (à). . 125 

Chamaret (à) 125 

Chasserades (;i) . . . . 133 

Cheyssieu (à) 116 

Clermont- Dessocs 
(à) 143.145 

C L E R M O N T-FeRRAND 

(A) 78 

Colombier (le), fief. loi, 
102 

CoI.ONIESDeTaRDIEU. XII 

Comtat-Venaissin 

(en) 125 

Concoures (à) 138 

CoNDORCET (à) 113 

Crest (ci) 113 

Crupiers (à) 113 

Dauphiné (en). . 55, 99 

Driencourt (à) 172 

Die (à) 99 



DnaLEFiT (à) . . 111,112 

Duc (à) 148 

DuRBO\(Chartreuse). 3 

Entraunes (à) 90 

Entrevennes (à). 81,252 

EtYMOLOGIE du NOM 

DE Tardieu vi 

EYRARGUEs(à) 92 

Faïence (à) 84 

Familles homonymes 

ou souche IX 

Foix (au comté de). . 141 

Forez (en) 131 

Gévaudan (en) 126 

Grasse (à) 83 

Graveson (à) 96 

Herment (à) 78 

iLLUSTR.VriONS XI 

Languedoc (en) ... . 123 

Laonnais (en) 170 

LARBOUx(Tardieude). 69, 

71 

LAUZE(la), fief 100 

LAUZERTE(à). . .... 149 

Limoges (à) 79 

Limousin (en).. . 74, 131 

Lorgues (à) 84 

Lozère (dans la). ... 138 



Lvc (au) 84 

Lyon (à). . 73, m, 112, 
117 

Lyon"\"ais (en) 151 

Maillake (à) 98 

Maleyssye (les Tar- 

dieu de) 21 

Marseille (à).. . . 85, 90 

Martigues (aux) 90 

Misox (à) 56 

Montaurok (à) 84 

MONTBRISON (à) 114 

Montferrat (à) 81 

MOI'THIERS (à) 117 

Navclars (à) 153 

Nancy (à) 66 

Notaires (sur les). . . 15 

Nyons (à) III 

Paris (à) 154 

Particule (sur la). . . 18 

Péliss.wn'e (à) 99 

Peyrol'Se (la); fief. . 102 

PlÉGOK (à) 114 

PlEGROS (à) 113 

PlERRELAlTE (à) 99 

Pilles (aux) 102 

Picardie 172 

Port - sainte - Marie 

(au) 146 



— 266 — 

Pontouvre (à) 132 

Protestants (branche 

de Tardieu). xiii, m, 

114, 115, 116, 159 

Provence (en).. . 56,75. 

Roannais (en) 139 

RoussET (à) 113 

Saint- Alban (à) . . . . 130 
Saint-Aubanet (fief). 

ICI, 102 
Saint-Etienxe (Loire, 

à) 116 

Saint - Etienne - les - 

Orgues (à) 58 

Saint-Ferréol (à) . . 99 

SAINT-MÉDARD(à). . . I46 

Sainte-Marie (à) . . . 113 

Saint-Pantaléon (à). 1 14 

Saint-Quentin (à) . . 172 

Sahune (à) 1 1 5 

Saillans (à) lié 

Sarrasins (les) (dans 

les Alpes) iv 

Saugues 130 

Séjas (Tardieu de). . 126 

Serignan (à) 124 

Serres (à) 55 

Servisas (fief) 117 

Souche des Tardieu. ix 



Tardif (les) 250 

Tardin 192 

Tardiu (les) 184 

Tardivi (les) 178 

Tardivon 190 

Tardy 193 

Theziers (à).. . . 96, 124 

Thoard (à) 81, 252 

Toulon (à) 88 

Tradition sur les 
Sarrasins; iv, id., 
SUR les Albigeois. 58,139 
Terrible histoire 
arrivée à un Tar- 
dieu de Sahune. . . 115 

Valouse (à) III 

Valréas (à) 187 

\'ar (dans le) 81 

Velay (en) 151 

Venterol (à) . . 1 14, 254 

^*Esc (à^ 113 

Villeneuve-lès-Avi- 
gnon (à) 123 

\'iNEZAC (fief) 121 

VivARAis (en) 117 

^'OLONNE (à) 165 





TABLE DES NOMS DE FAMILLE 



^ 
^ 



N. B. — Les noms en italique sont ceux des familles qui ont des notices généalogiques et les chiures emre parcnihtiej renvoient 
à la page de la notice. Les aslerisqui^j indiquent que le nom est répété dans la page. 




' heille, 95. 

Pbric de Fe- 
noiiillet, 240 

^Adèniar, 222. 
d'Adémar de CdStelUne, 

21S. 
d'Ailhenc, 198. 
Agar, 96. 
d'Agulhac 258. 
Alamel, 118. 
Alaman, 252. 
Alamanon, 252. 
Albanès, 18. 
d'Albert, 179. 
d" Aldehert , 1 10, (i95)' 
Aies, 162. 
Alexandre, 1 ^8. 
d'AIgara de Vergara,209. 
Allamani, jo*, 31. 
Allard, 177, 192, 259. 
Allègre, 181. 
d'Alleguedes, 144, 198. 
Alleman, 95. 
Alzieu, 142*. 
Amblard, 142. 
Amène, 77, 80 (196). 
Amie, 210, 240. 
Amieilh, 64, 65. 
Amouroux, 182. 
d'André, 235. 
André de la Fresiuiye, 54, 

,(197)- 
d'André de Saint-Lau- 
rent, 102. 
d'André de Renoard,24o. 
Andrieu, 58. 
Angelier, 94*. 
Anne, 2'j9. 
Anselme, 259. 
d'Antane, 206. 
Antefaye. 150. 
Antich, 186. 
d'Antin, 156. 
d'Are, (47). 
Arcbias du Clos, 231. 



d'Arguier, 218, 240. 

Armény, 85. 

Arnaud, 86, 94, ii;, 

208, 246, 2) I, 259. 
Arnault de Jouy, iio. 
Arnozan, 142. 
Arnulfe, 2. 
d'Arpajon, 6. 
d' Arpentî^nv de Malk' 

ville, 165, (198I. 
d'Arsenieff, 20^. 
Artefeuille, 259. 
Assis, 154. 
Astrie, 142. 
Attenoux, 84. 
d'Aubaïs, 257, 2,9. 
Aubanel, 106*. 
Aubert, 179. 
Aubignat, 1 17. 
Atidehert, 84, (ic)8). 
d'Audibert de Lussan , 

121. 
Audiffret, 208. 
Audran, 150. 
Augier, 82. 
d'Augueros des Ebrards, 

198. 
Aulne, 84. 
Aumailley, 145. 
Aurès du Barroux, 106, 
d'Aurière, 147. 
de Aurus, 141. 
d'Auteuil, 17;. 
d'Auville, 164. 
Aveline, 156. 
Avignon, 95, 189. 
Aybral, 226. 
Aycard, 82. 
Aymar, 222. 
Ayrolles, 189. 
Azaynar, 129. 



^T^^^^abled, 207. 
;Ç l^jgadia, 186. 

% ^^-"^hy, 174- 

<itT7T^^ ién, 221. 

Bagiieris, 258. 

de Baignières, 160. 

Baillivy, 2l6. 

de Baine, 222. 

Balay, 200. 

Balme, 13$. 

Banuol. 239. 

de Bap de Pélambert, 253. 

Barbasson, 15. 

Barbât, 134. 

Barbe, 172. 

de Biirentin, 2 3 (44), 47, 

(T98). 
Baret de Frespeclt, 146. 
de Barillon, 34, 46 (48), 

(198). 
Barjavel, I02, 104, 106, 

107, (248), 260. 
Barle, 35. 
Barlelier, 192. 
Barnouin, 113. 
Baron, 136. 
Baronne-Robart, 177. 
Barrai, 112. 
de Barras, 21S. 
Barrât, 187. 
de Barrau, 14, 259. 
Barrieu, 188. 
de Barromsel, 144, (198). 
Barsotti, 78. 
Bart, 158. 
de Barthelmv, 127, 128*, 

(198). 
Bartlies, 190. 
de Barulvue, i86. 
Bassac, 102. 
Basset, 133. 
de Bast, 262. 
Baudel, 149, 259. 
Baudot, 47. 
Baudoin, 178. 



Baume, 231. 

des Baux, 209, 210. 

Bayard, 9, 143. 130, 211. 

Bayet du Lourzat, 207. 

de Beaussier, 229. 

Beauvisage, 134, 168. 

Beehe, (199). 

Bedabour, 226. 

Belle, 134. 

de Bellegarde, 30, 36. 

Bellestrud, 173. 

Bellisen, 82. 

Belloc. 147. 

Belloch, 189. 

de Belvezer, 135. 

de Belvezet, 155. 

Benoit, 6, 98, 172. 

Ber.ird de Chazelles, 129. 

Beraud, 95, ii8. 

Beraudin, 252. 

Berenger, 19, 84, 116. 

Berger, 166. 

Bergier, 107. 

de Berluc-Perussis , vi, 

19, 240, 260. 
Bermond, 142. 
de Bermond-de-I'iiehéres , 

1^9. (254)- 

de Bermond-Malcor, 235 

Bernadac, 141. 

Benuird, 57*, 60, 62, 64, 
69, 70, 72, 74. 78*, 
80, 104, no, 189, 
(199), 210, 229. 

Benuird de Moiitebise, 54, 

191. ('99)- 
Bernardin, 38. 
de Bernardi, 240. 
de Bernardy de Sigoyer, 

199. 
Bernex, 78*. 
de Berquey, 256. 
Berthier, 196. 
Bertonnier, 115. 
Bertrand, 80. 



— 268 — 



de Bcthune-SuUy, 214. 

de Berville, ij. 

Beust, 255. 

de Bozons, 122. 

Bezol, 162. 

dt Be^it, 26, 28, (200). 

Bùird, 26, (200). 

Biav3 deir Persina, 72. 

Bigorre^ 188. 

Bigot, 94. 

Billoii, 144. 

Binot, 80. 

Bissières, 115. 

Bisson de la Roque, 107. 

Biiot, 58, 59, 60, 69, 

7'', 74. 76*, 79. 80, 

(200), 2;5, 252». 
Bizot de Fonteny, 201. 
Blachère, 121. 
de Blacons, 127. 
Blanc, 81, 82, 178, 205, 

228. 
Blancard, 82. 
de Blanchetti, 199. 
Blandeau, 155. 
Blaziot, 226. 
de Blesson, 194. 
Bleur, 208. 
Blond (Le), 26. 
Blet, 166. 
Blotais (La), 207. 
Bocquesse, 82. 
de Boccard, 220. 
du BoiS'Bèreiiger, 50, 55, 

(201). 
de Boisgelin, 19, 260. 
de Bois Gobey, 52. 
du Bois de l'Étang, 2>6. 
de Boissel de Torsiac, 

147, 207. 
Boissier, 128. 
de Boissonnade, 144 

(201). 

Boiste^ 160. 

Boivin, iv. 

Bompar, 143. 

Bon, 56. 

de Bonadona, 210. 

Bonaparte, 191. 

Bonet-Boig, 188. 

de Bonnet, 226. 

de Bonneuil, 256. 

Bon/ils, 65 (201), 218. 

de Boniol de la Coste, 

196. 
Bonnafoux, 208. 
Bonnami, 92. 
Bonnefille, 170. 
Bonnet, iq6. 
Borde, 226. 
Borel, 255*. 
Borel d'Hauterive, 260. 
Borelly, 82. 
de Borne, 118. 
Borrelli, 155. 



de Bort, 152. 

Boscals de Réals de 

Mornac, 202. 
Bossange, 160*. 
rfc Botmilîaii, 54, (202)- 
Bouchard, 26. 
Bouchaud, 226. 
Boucher-des-Noyers, 162 
Boucherat, 146. 
Bouchet, 135, 
de Bouchony, 106. 
Boudery, 155. 
Boudet, 210. 
Boudoy, 96. 
Bouffier, 216. 
Bougainville, 46. 
Bouges, 260. 
Boullaye d'EmanviUe(de 

la), 256. 
Boulle, 183. 
Boulland, 164. 
Bouillerie (de la), 222. 
Bouillier de Branche, 

201. 
Bouillot, 70. 
Boulogne, 156. 
de Bouquelot, 227. 
de Bouyeul, 210. 
de Bourbon, 26. 
de Bourdin, 179. 
du Bourg, 7, 238. 
Bourgaud, 100. 
Bourgeron, 162. 
de Bournet, 119. 
du Bousquet, 30. 
de Boussairolles, 199. 
Bover, 69, 70, 71, 7;, 

80, 132, 186. 
de Bragard, 209. 
Branche, 117. 
Brande (de la), 222. 
Bras, 55. 
de Brassier, 240. 
de Braiix, 69, (202). 
Bréart, 166. 
Breniond, 125. 
Brès, 104. 
Bressan, 60*, 75. 
de Bresson, 229. 
Bretlmi, 74, 75, (203). 
Breto, 186. 
Breton, 73,(203). 
Briançon, 183. 
de Briche, 210*. 
de Bricqueville, 22, 50, 

Brochery, 1 10. 
Brotiti, (203). 
Broutin, io6*, (203). 
Brullé, 168. 

Brun, 84,92, i;o, (203). 
Brun de C(isUlla?te, 178, 
179, 180*, 181, (203). 
Brun de \'illeret, 130. 
Brunel, 154. 



Brunet, 66, 93. 
Brunias, 197. 
Bruno, 92. 
Bruslé, 209. . 
Brute, 260. 
Budagua, 190. 
Buech, 80, (20;). 
Bues, 64, 69, 75. 
Bugeaud, 174. 
Buisson, 155. 
de Burdin, 260. 
Burel, 2io. 
de Bures, 227. 
Buriot, 72. 

Burmtt-Slears, 54, (203). 
de Busenval, 220. 
Busquet, 187. 
Byard, 26. 



abourduHuet, 




•ailly (de), 47. 
Calcat, 156. 
Callimery, 92*. 
de Calvière, 199. 
Camelin, 179. 
Camerle, 60. 
Camoin, 92. 
Camus (Le), 202. 
Candelon, 66. 
Canet, 159. 
Cap, 17. 

de Capdenac, 256. 
de Capellis, 52, 233*. 
Caprini, 162. 
Carbonet de Canisy, 239. 
Carcheraux, 154. 
Carlier-Cabour, 174. 
Carpentier^ 170. 
Carré, 162. 
Carre), 197. 
Carteron, 184. 
Cartier, 94, 188. 
Casais, 186. 
Castagne, 84. 
de Castelùine, 1S2, (204). 
Castillon, 143. 
Caudron, 176. 
de Caumont la Force, 

22, 30. 
Cavalier, 84*, 182. 
Cavallier, 183. 
Cavet de Verot, 106. 
Cayron, 135. 
Ceas, 66 (236). 
de Cellières, 122. 
de Ceniv.il, 201. 
Cezard, 68. 
Chabannes, 226. 
Chabol, 6. 

Chabonnière (La), 48. 
Chablis, 5 5, 68, 70', 75, 



-, «-» _£» „o» 

/4. /> . /" > /» 1 

(204), 252. 
Chaduc, 226. 
Chaîne, 143. 
Chaix de la Varenne, 

230. 
de Chalendar, 118, 238. 
Chambés, 88. 
Chambon, 220. 
de Champiers. 228. 
de Champs, 70. 
des Champs de Raffitot, 

52, (204). 
de Champs-Lagarde, 231. 
Chandon, 183. 
de Chapone, 196. 
de Chaponay, 6. 
de Chappedelaine , ^4, 

197- 
Charles, 95. 
Charlet, 209 
Charrade, 134. 
Charriére, 121. 
de Charron, L99. 
Charronnet, 261. 
Chasse (de la), 23 j. 
de Chasseval, 214. 
de Cbastellux, 40, 46, 

261. 
de Chateaubriand, 6. 
de Châteauneuf, 178. 
Chatenet, 252. 
Chauvet, 56, 69. 
Chauvi, 90. 
Chave, 90. 
Chavernac, 184. 
Chavoix, 104, 106. 
Chazal, 72. 
Chenal, 117. 
Chéris, 84. 
Chesnaye des Bois (de 

la), 261. 
Chesneau, 80. 
Chevalier, 6*, 7, 19, 64. 
Chevaly, 57, 78, 80, 

196. 
Cbnaitdier, 101,(204). 
Chevillon, 86. 
Chiveilles, 96. 
de Cholier de Cibens, 

223. 
Chuit, 66. 
Civelle, 27. 
de Claris, 195. 
de Clari, 227. 
Clavel, 94. 
de Claverie, 140. 
Claviéres, 147,(204). 
Clemens (204), 217. 
Clément, 59, 60, 69, 72, 

7î.75>(2i7)- 
Clerc (Le), 162, (204). 
de Clermont-Tonnerre, 

142. 
de Clinchamp, 227. 



269 



de Chigny, 48, (205). 
Cocliin, 154. 
Coiffier, 232, 
Coletta, 75. 
Collin de Morambert, 

140. 
CoHombon, 57. 
Collonip, 82. 
Combaize, 78. 
Combe, 240. 
de Comniinges, 229. 
Compagnon, 84. 
Comte, 56, 12g, 252. 
Condamine, 252. 
Condat, 152*. 
de Conflans, 212. 
de Constantin, 149, 150. 
Coolen-Barsotti, 78. 
Cooper, 168. 
Corard, 54, 
Cordier, iv. 
Cornaro, 92, 255. 
Cornélius, 255. 
de Cornillon, 228. 
Cornier-Gardère, 147. 
Cornille, 9^. 
Corréard, 183. 
Coste, 90. 
Coudière, 122. 
de Couet, 48. 
Couflet (Le), 189. 
Coiipiird, (230). 
Coupin, 76. 
de CourccUes, 261. 
de Cournand, 106. 
Cournol, 136. 
Courtais, 150. 
Courtaux, 19. 
de Courtois, 240. 
Courtin, 115. 
Coutel, 28. 
Coutliver, 123. 
Courtin de Kosan, 22. 
Couvrat-Desvergnes, 174 
Coypel, 1)6, 168. 
Crampagnac, 142. 
Craponne du l'îllar, 101, 

(20s). 

de Créquy, 233. 
de Cressac, 259. 
Cressy, 196. 
Croiizet, 226. 
de Croy-Cbanel, 200. 
de Crozat, 191. 
de Cucy, 126. 
de Cumont, 227. 
Curnier, $6. 
de Curzon, 19. 
Cuvillier, 170. 




[abos, 206. 
al^on, III. 
alLirel, 128. 
: Dalmatie,229 
Dany, 84. 
Darre, 28. 
Diuidi- (128), 254. 
Dauphin (Le), 216. 
Dausset, 79. 
Davaud, iio. 
David, 102. 
Davin, 70, 106, 
Dayroul, 30. 
Debaillon, 176. 
Debezieux, 181. 
Débonnaire, 168. 
Decamp, 148. 
Décher, 95. 
Defaysse, 112*. 
Deffates, 117. 
Delrèche, 210. 
Dehalle, 174. 
Delabarre, 174. 
Delamarre, 168. 
Delarbre, 115. 
Delmas, 189. 
Demachy, 160. 
Demandols, 71, 218. 
Denis, 26. 
Dcnjean, 142. 
Depied, 206. 
Desboc-Solignac, 191. 
Desideri, 199. 
Descasse, 239. 
Desnoyers, 261. 
Desortiaux, 226*, 231. 
Desplanques, 185. 
Desprez, 27. 
Devienne, 75. 
Didier, 60. 
Digne, 82*. 
Dillon, 227. 
Donneaud, iio, 196. 
Donnet, 72. 
Douet d'Arcq, \v. 
Doublet de Persan, 48. 
Doudon, 253. 
Doulce, 90. 
Dousse, 90. 
Doullé, 26. 
Douzon, 144. 
Drac, 92. 
Drégé, 238. 
de Dreux, 227. 
Dreux du Radier, 261. 
Dubuisson, 219. 
Ducrestd'Herbelon, 198. 
Duchesne, 261. 
Dufort, 146. 
Dufour, 54, 59, 174, 

(205). 
Dulme, 59, 64, 74. 
Dumas, 1 56. 
Dumas de Culture, 128. 
Duinotiy (66). 




Duinonll)!, 79 (203). 
Dupont, 172. 
Dupré, 121. 
Dupiiy, 121, 226. 
Durand, 84, 94, 149, 

188. 
Dursens, 134. 
Dutertre, 134. 
Duval, 135. 
Duvivier, 158. 



'scalis(d'),223. 
pernon, (d')^ 

30, 36. 
; scoffier , 75, 

(20>). 

d'Escrivain, 84. 
Escudier, 144. 
lîsiiiciiaid, 71 (209). 
d'Espagnet, 225. 
Esquirou de Parieu, 235. 
d'Espaliiiigiie, 147, (206). 
Espinas, 106. 
d'Espiiiay Saint-Luc, 36. 
d'Estaing, 214. 
Estève, 188 (207). 
d'Estienne du Bourguet, 

240. 
EstorticI, 71 (208). 
d'Estreux de Goussan- 

court, 174. 
Eymar, 223. 
Eymé, 80, 
Eyrald, 130. 
£v55a///)Vr,70*,8o, (208). 



f^abre, i\% 112, 
119, 790, 
191. 
,abry, 74. 
Faget, 144. 
de Farcy, 216. 
Fargue (de la), 207. 
Farges-Blancard, 210. 
Fanchie)\ 60*, 65 (209), 

210, 223. 
Faiikhier, 20g. 
Ftiiigne, 17, 78, 79, 80, 

(20g). 
Faure, 59, 64, 71, 116, 

228. 
Fauré, 141, 156. 
de Fautereau, 256. 
Fayard, 219. 
Fayette (de la), 176. 
Fedrins, 185. 
de Félix du Muy, 197". 
Feraud, iSi, 208, 261. 
Fermin, 106. 
Ferot (Le), 26. 
de Fesquet, 199. 




Ferran, 142. 

Ferraris, 64. 

Ferré, 189. 

Ferrier, 27. 

de Ferréoi, 141. 

Ferrière, 142. 

FerrioU 188. 

de Ferry, 240. 

FcrieScncdère {de Li), 
54. (211). 

Fezay, 254. 

Figuière, 182. 

de Filartigue, 144. 

Fion, 226. 

de Fisquet 199, 

Fitz-Patrick, 229. 

de Flahaut, 174. 

de Flahaut de la Billiar- 
dière, 233. 

Fleuriau, 221. 

Florian, 195 - 

de l'ontbat, 126. 

Fontaine (La), 48, 170. 

de Forbin, 199. 

Forsse, 226. 

de Foulhac, 149. 

Foulon, IV, 174. 

Fouquet, 93. 

Fourchy, 54. 

Franchecourt (de la), 
voir Jacobé, 25 >. 

de Fniiicolini, 81, (211). 

de Franqueville, 227. 

de Fregefont, 132. 

de Frère, 206. 

Frère, {i<,H). 

Fresuaye {de /a), 212, 

(voir André de la Fres- 
uaye.) 

du Fresne de Vircl, 52, 

(212). 

Freydefond, 159. 

Froidure, 170. 

de Hunel du Villard, 181. 



achassin, 232. 

iche, 122. 

irtarel (de), 
2Î9- 
de G.iLird, 106. 
de Galbert, 191. 
Galissonniére (delà), 27. 
Giilic, (212). 
Galissard, 93. 
Gallet de Rugy, 2;^. 
GiiZ/iVc, 74*, 75, 80(212), 

218. 
Galtier, i;6. 
Ganliat, 119. 
de Garât, 146. 
Garcin, 182, 189. 
Garde, 115. 
Garde (de la), 135. 




270 



Gari, i86, 190. 

Gariel, 192. 

Garilhe, 158. 

Garnier, 55. 

Garrot, 94. 

Gassaud, 200, 209. 

de Gassier, 84. 

Gaubert, 75. 

de Gaude, 258. 

de Gaudemar, 181, (212). 

Gauthier^ (215). 

Gantier^ 60, 64^ 66, 74, 

deGautié-Savignac, 214. 
Gayot de Pitaval, i8i. 
Gelly, III. 
Genest, 173. 
Genevès, 228. 
Genier, 95. 
Geny, 65. 
de Ct'otges de Bénédictin 

106*, (215). 
de Georges de Guillau- 

niont, 106. 
Germain, 64, 70, 72, 73, 

(215). 
de Gesne, 58. 
Gevaudan, 118. 
Giboin, 84. 
Gilles, 116. 
Gillot, 27. 
de Ginestous, 120. 
Girard, 85. 

Girard du Deniaine, 22 j. 
Giraud, 92, 183, 184. 
de Giraudy, 106. 
Gisclarde, 139. 
de Glandevès, 218. 
Gondran, 64, 70, (213). 
Gobin,- 162. 

Godard de Bilbeux, 221. 
Godin. 257. 
de Gombault, 256. 
de Gomma, 141, 
de Goncourt (v. Tacobé) 

(255). 
Gondinct, 168. 
Gorce, 230. 
Gorin, 75. 
de Gondy, 214. 
de Gontaud-Biron, 214. 
Gouche (Le), 179, 180*. 
de Gùiiliiiiie, (214). 
Gourbon, 100. 
Gourdon, 142. 
Gourdon de Genouillac, 

42, 261. 
Goussancourt, 261. 
Goût, 72. 
Goutte, 196. 
Gouvan, 71, 261. 
Gouvon, 19. 
de GoioUj 14, 24, 150, 

(214). 

Graeb, 209. 



Grand (Le), 28. 
Grange d'Arquiem (de 

U), 229. 
GratioUet, 144. 
Gravan, 90, 249. 
Greil, 149, 261. 
Grellet de laDeyte, 230. 
Grignan, 25'^. 
de Grillet, 40, 2x4. 
Grimaud, 94. 
Gros, IV. 
Gros (Le), 19g. 
Groseille, 173. 
Grosson, 181. 
de Guardia, 188, (215). 
Guez, 85. 
du Guesclin, 18. 
Guignard, 134. 
Guigard, 261. 
de Guilhem, 30, 142*. 
Guillaume, 2*, 8,18,261. 
de Guilhermier, 233. 
Guillermet, 112. 
Guillon, 119. 
Guillou, 148. 
de Guiramand, 210, 239. 
Gitintrand, 104, (215). 
Guitard, 187. 
Guitton, 247, 249. 
Gumara, 186. 
Guyard de Berville, 261. 



aag, 261. 

amon, 188. 

arcourt (d'), 
46. 

de Hangest, 6. 
Hamelet, 172. 
Haut (Le), 221. 
de Haut (v. Jacobé), 255. 
de Hautemer, 227, 
Hautier, 115. 
d'Hainille, 24, (215). 
Havart, 26. 
de Heaulme - Vallom - 

breuse, 148. 
Hébert du B»f, 42, (215), 
Hebrard, 155, 150. 
de Hèère, 46, 216. 
Henin, 156, 159. 
Henriquel-Dupont, 162. 
Henry, 68, 82. 
Heraud, 181, 
Herichon, 26. 
Héron, 42. 
d'Héron, 84. 
Heiriey, 184. 
Hertcl, 19. 

Heuvrière (de la), 30. 
Hillebrand, 158. 
Hodoul, 208. 
Honoré, 70. 
Horet, 185. 






Horthemels, 156. 
d'Houdetot, 220. 
Houel, 199. 
Huchet, 227. 
Hugon, 59, 79, 251*. 
Hugucsde Béniventy 100*, 

(2.6). 

d'Hupays, 240. 
Huranït de Vibraye, 54, 

(216). 

Hybord 117. 



liers (d'), 9. 
Imbert, 95. 
rrumbery (d'), 
229. 

Isnard, 115, 196. 
des Isnards, 192. 
d'Isoard^ 73,^^2I7), 240. 



ably, 48. 
acobé (146), 

258*, (25i)- 
acobet de 
Nombel, 147. 
Jacques, 156. 
Jal, i^j. 
Jappel, 94. 

Jarousse de Sillac, 143. 
Jarry-Morand, 231. 
Jaubert, 183. 
Jaubert de Réart, 188*. 
Joffre, 186. 
de Johannis, 223. 
Joly de Fleury, 221. 
de Josselin, 192. 
Jossoin de Bonnery, 122. 
Joubert, 113. 
Joujoux, 96. 
Jourdan, 56, 248. 
Joussand, 114. 
Jouve, 126, (218"). 
Juge, 108. 
JuUa, j88*, 
Jupsin, 79. 
Juran, 94. 
Jussaud, 42. 
Juvin, iio. 



*ermartin (de), 

202. 
|Keriariou(de), 
200. 
de Kersaint^ 224. 





abarte, 154. 
!^ abbé, 146. 

abdouche.i6o. 
^acombe, 68. 

Lacoste, 150. 262. 

Lacroix , 68, 148, 159, 
(218). 246. 

de Ladonchamp, 235. 

de Laforgue de Belle- 
garde, 205. 

Lagarde, 119. 

de Laget, 216. 

Laine, 262. 

Lalaux, 172*. 

Laloueite, 200, 201. 

de Lamoignon, 122, 221. 

Lamy, 26. 

Lance, 156, 262. 

Lanaute d'Espinac, 208. 

de Lande, 48. 

Landa (de la), 188. 

Langoit, 209. 

Lalanne, 262. 

de Lannoy, 54, 237. 

Lapie. 164. 

de Laplane, 8. 

Laporle, 130. 

Larchange, 160. 

Larousse, 262. 

Laterrade, 174. 

Lasleyras, 230. 

Latil, (220). 

Laty, 70, (220). 

Laugier, 75, 82, 115. 

Laurent, 138. 

Laurie, 112. 

de LauriSj 82, 181, (220). 

de Lausures, 228. 

Lautier, 96, 106. 

Lavaissiêre, 262. 

de Laval-Montmorency, 
227. 

de Lavocê, 209. 

Liivoisier (158), 

Lcaii, 60, 70, 76*, 79, 
80, 218, (221.) 

Leaut, 220. 

Lebœuf, 262. 

Leblanc de Mauvesus, 
146. 

Leborgne, iv. 

Lebrun, 177. 

Lecomte de Nonant, 22. 

Lecocq, 156. 

Legrand, 30. 

Lehurleur, iv. 

Leid. 84. 

Lelièvre, 95. 

Lemoyne, 30, iio. 

Lenslions, 146. 

Lebègue, 160. 
Lcchassier, 221. 
Lebrun, 177. 
Lerat, 24. 
Lemaire, 196. 



271 



Lerou, 72,73, 24S, 252. 

Leroux, iv. 

Leroy, 156. 

de Lescande, 207. 

de Lestapis, 148. 

de Lestendart, 26, 42, 

(222). 
Lesperon, 28. 
de Leveneur de Tilliéres, 

36. 
Lévêque, 42, 44. 
de Levesque, 218. 
Levessel du Tertre, 143. 
Levieux, 143. 
Leyton, 182. 
de Liére, 121. 
Lieutaud, 19, 82, 256, 

262. 
Live (La), 240. 
Live (de lu), 40, (219). 
de Ligny, 10. 
de Lisle, 178. 
de Lohéac, 48. 
Lombard, 100, 112, 216. 
de Loménie de Brienne, 

54- 
Longevialle, 226. 
Lorrain (Le), 156. 
df LosUmges, 50, (222). 
de Loiitcrel, 26, (222). 
de Louvois, 46. 
Loy, 174. 
de Loj'ac, 226. 
df Luc, 50, (222). 
de Luilhd, 140, (223). 
de Liilhel, (223). 
de Lusignan, 253. 
dit Lys, 23 (47). 



aanand, 62, 69' 

74, 75, 78' 
80, 210, 218 
(223). 

Magnand, 82. 

Magné, 196. 

de Magny, 262, 

Mahot de la Queranto- 
nais, 22. 

Maillard, 255. 

de ^L^illé, 227. 

Maillet, 185. 

de Mailly, (223). 

Mainier, 84. 

\falartie, 14^, 145, (224). 

de Mtilartie, (224). 

de Malledone, 256. 

Millerct, 229. 

Malleta, 148. 

de Malleville, 150. 

de Malleville (v. d'iVrpen- 
tigny), (166). 

de Manas de Lamezan, 
J46. 




Mangot, 48. 

Maquillé, 227. 

,/.• M.iir de la Calmelle, 

128,(2241. 
Marcalhou d'Aymeric, 

19- 

Marcel, xv. 
Marcelin, 86. 
Marchât, 68. 
Margalliet, 224. 
Margiterier, 60, 62, 71*, 

75, (224)- 
Mariet, 94. 
Marin, 174. 
de ALirle, 6. 
de MaroUes, 146. 
Marquet, 142. 
de Marsanne, 228. 
de Marsolles, 30. 
.ALirtin, 60, 86, 93, 152, 

13), 140, 142- 
de Martin, 140, 142. 
de Martin de Malcyss\e, 

22, (50). 
Martin-Monestier, 134. 
Martinel, 108. 
Maseru, 173. 
Massane, 122. 
Massias, 147. 
Masson, 116, 117. 
Massot, 208. 
Mastai, 210. 
^L^thieu, 30. 
de Mathieu de Revest, 

223. 
Mattei, 02. 
Mauclair, 139. 
Mauclerc, 146. 
Maugras, 40. 
de Maupéou, 44. 54. 
Mauran, 186, 188, 
Maitrcl , 58*, 63, 76, 

210,(225). 
Maurely, 150. 
Maurin, 116, 136. 
Maury, iio, 
Mauvail, 156. 
Mayol, 192. 
Malien, 19, (106), 134, 

213- 

de Médicis, 2ii. 

Meffre, 57. 

Mége, 180. 

Megy (65), 179, i8o«, 

181. 
Meilleraye (de la), 17. 
Meisson, 56. 
Melleret, 228. 
de Melet, 126. 
Menier, 174. 
Menut, 127. 
Merlet, 112. 
de Mesme, 34. 
du Mesnil de Sommery, 

42 (225). 



de Metau, 147. 
de Metau, 252. 
Menleman, 187. 
Meunier, iv. 
de Meynis, 108. 
Meyronne, 73. 
Meyronnet. 229, 
Meyssonnier, 70. 
Mezard, ici. 
Me-^eray, (158). 
Michaux, 176. 
Michel, 62, 66, 70, 92, 

107, 136. 
Micol, 228. 
Mignier, 80. 
de Miravail, 205. 
Miso, 186. 
Mistral, vu. 
Mitjamola, 186. 
Mixeu, 189. 
de Mole, 220. 
Molier, 122. 
de Molier de Grandval, 

119. 
Molinowski, 149, 260. 
Mollet, 95. 

Moncourier, 226. 
de Monier des TailLide, 
240. 

Monnier, 96. 

de Monnier d'Arnaud, 
209. 

de Montagut, 252. 

de Montaniat, 7. 

deMontboissier-Canillac, 
44, 221. 

de Montcalm, 214. 

de Monte de Reze, 207*. 

Monteils, 132. 

de Montesquieu, 220. 

de Montgrand, 19, 262. 

Mûntjean, 113. 

de Montmorencv, 40, 
127, 227. 

de Montravel, (194). 

de Montuel, 106. 

Morat, 117. 

Moreaud, 218. 

Morel, 70. 

Morel de Vindi, 146. 

de Morrell, 224. 

Morer, 188. 

Morin, 108, 116, 228. 

Monmc, 179, (225). 

de Mornay-Soult, 229. 

de Morny, 257. 

Mothe (de la), 150. 

Mothe d'Aunoy (de la), 
46. 

Moulin, 73. 

Moulenq, 262. 

Moullet, 57. 

Mouret, 98. 

Mourier, 112. 

Mouzard-Sencier, 129. 




de Moy, 36. 

Moynier, 57. 

de Moyraux, 233. 

Moxhet, 205. 

de Muges, 179, 180. 

Murdriac, 215. 



'abonne, 189. 

ard (de), 48, 
205. 

S'aiirois {de), 
(voir Jacobé). 
Née, 173. 
Negelin, 113. 
Negu, 94. 
de Nelline, 220. 
Neret, 38 (226). 
de Nervo, 256. . 
Neveu, 17. 
Ney, 70. 

Nicolas, 108 (226), 252. 
Nicolau, 188. 
Niel, 84, 228. 
de Noailies, 220. 
Noël, 181, 182. 
Noell, 189. 
NorN'ins, 168. 
de Nos, 52, (227). 
Noulens, 262. 
de Nouvel de Frémicourt, 

256. 
Noyer, 112*. 
Nynan, 225. 



;bio, 92. 

[cagne(d'), 166 
Donnel, 229. 

feuf, 56. 
Ogier, 22, 40. 
Olhet, 14, 214. 
Olivier, 126. 
d'Ollivier, 179. 
Orchange, 160. 
Organi, 64. 
Orlandini, 191. 
Oscar, 117. 

Osmoiid (1/'), 52, (227). 
Otran, 84. 
Oudry, 170. 
d'Ouville, 21). 



acotte, 232. 
agês, 127. 
aignan (de), 50 
aignon, 32, 

("7)- ^ 
Paillan, 146. 
Pallier, 240. 
Parresse, 84. 





272 — 



Pairot, 1S9. 

de Pais, iio (227). 

de Paldagne, 252. 

Paleirac, 212. 

de Pallas, 179 (228). 

de Paparin de ChaumonI, 

209. 
Papin, 153. 
Pardes, 256. 
Parentv, 107. 
Pares, "186. 
Paret, 72. 
Parfait, 199. 
de Parieu^ 253. 
Paris, 7, 262. 
Parisse, 80. 
Parlerj', 150. 
Pascal, 90. 
Patel, 90. 
Patras, 86. 
Patureau, 95. 
Paul, 59, 65, 74. 
Paulis^ 205. 
Paulze, 159. 
Paumier, 125. 
Pauty, 226. 
de Payan, 104, (228). 
du Pays, (227). 
de Pecbpeyron, i'yO',{22g). 
Pector, 160. 
de Peillon, 233. 
de Peire, 141. 
Peironnel, (230). 
Pelet, 96. 
Pelftier (Lé), 221. 
Pelletier (Le), 221. 
Pelorce, 216. 
Pellein, 85. 
Peloutier, 106. 
Perdereau, 262. 
Perrache, 26. 
Peraud, 94. 
Perichon, ^o. 
Perraimond, 82. 
Peron, 164. 
Perraud, 71 
Perey, 40. 
Perret, 60. 

dePerieudeCrenan, 214. 
Perrotd'Ablincourt, 146. 
Perthuis, 28. 
Pestre, 136. 
Petit, IV, 176. 
Peyret de Villard, 130. 
Peyrol, 96. 
Peironnel, (250). 
Peyrontiel, 79, 226,(230). 
Peyrou, 239. 
Peyrou du Bousquet, 240 
Peyrouse (de la), 130, 

134- 
Philibert, 107, 189,(251). 
Picard, 22, 176. 
Pichaud, 66. 
Picot, 80. 



Pierrugues, 81. 

Piguemol, 23;. 

Pinard, 262. 

Pineau, 220. 

Pingat, 156. 

Pinon, 2i. 

Pinges, 1S6. 

Pithon-Curt, 262. 

Pizet, 258. 

Piolet, 104. 

Plagnol, 66. 

Plasse, 66*. 

Poilletiye (de la), 36. 

Poirel, 69. 

Poise, 124. 

de Poisle de Chatillon, 

192. 
Polge, 130. 
de Poli, 247, 263. 
Poncet, 94. 
Ponnat, 181. 
Pons, 71, 95, 186, 190. 
de Pons, 26, (231). 
Ponson, (231), 235. 
Pi'«j5(i;i,70,7i, 76, (251). 
de Pontevès, 218. 
Porion, 177. 
Postel, 176. 
Potier de Courcy, 265. 
Poudevigne, 136. 
Poulie, 240. 
Poupart, XV. 
Pourpre, 232. 
Poussel. 179. 
Pouvarel, 60, 75. 
de Prailly, 204. 
du Prat, 48. 
de Pretiane de Fonfreyde, 

141 (252). 
Prévost, 220. 
Prévotière, 153. 
de Preyniirol, 146. 
Promis, 145. 
Prouveur, 58, 40, 219. 
de Pugeoie d'Huguet, 

M). 147- 
Pujas, 143. 
Punctis, i>8. 
du Puy, 206, 257*. 
de Puymirol, 256. 



uatrehommes, 

44, 47- 
uenedey, 219. 
uevriaux, 226. 



.abanit, 13;. 

abel, 8;. 

abillon, 116. 
■abot, 191. 
Raftelis, 182. 
Raibaud l'Ange, 240. 





Rambaud, 119. 
RamoUe, 56. 
Ranquet, 94, 112. 
Ranvier, 200. 
Raoulx, 121. 
Ravon, 152. 
Raymond, 172, 260. 
de Raymond - Bernard , 

144. 
Raymond de Foulliac , 

262. 
de Raynaud, 234. 



Ravn 



70,8o.(232),2>2. 



Rebussel, 182. 

Rech, 64. 

Redon, 196. 

de Redon, 147, (252). 

Reggio, 92. 

de Regina, 199. 

Reinart, 68. 

Rey, 95, 116. 

Ribière. 226. 

Riboisière (de la), 253. 

Reigner. 153. 

Renaud de Fonsbelle , 

217. 
Reymond, 71, 154. 
Reynaud, 254. 
de Ribère d'Antremont, 

229. 
Ricaud, 94. 
de Ricaud, 199. 
Riciardi, 211. 
Richard, 75, 76*. 
Richard de Belvezet, 229. 
Richard de Chicourt, 

209. 
Rîchaud, 71. 
Richelme, 181*, 182. 
Ricou, 116. 
Rietstap, 263. 
Rieu, 133. 
Rigondet, 189*. 
Rispal, 226. 
du Rival, 10. 
Rivaud, 155. 
Rivet, 56. 
Rivière, 142. 265. 
Rivière (de la), 233. 
de Rivières, 263. 
de Rivières, 256. 
de Rivoire. 263. 
de Robert. 178. 
Robert de Briançon. 263. 
de Robert d\Acqueria de 

Rocbegiide, 52, 227, 

(25i)- 
de Robiac, 191*. 
Robin, 53, 144, 138. 
de Rocas, 240. 
Rochefoucauld (de la), 

224. 
de Rocbtgtide (voir de 

Robert d'Acquéria). 
de Roelxr, iio, (254). 



Rochette, 125. 
Rochetulon (de la), 229. 
Rochon, 231 (235). 
de Roder, 18S. 
Roger (Le), 221. 
de Rohan, 36, 30, 58. 

239- 
Rolhnui, 52, 57. 63, 72, 

(234)- 
de Rolland, 179. 
Rollin, 164. 
Roman, 8, 19, 93, 96, 

(254)- 
de Romance, 52. 
de Rome. 223. 
Roniée, 47. 
de Romieu, iio. 
de Ronclierolles, 42. 
Rondot. 200. 
de Ronserolles, 227. 
de la Roque, 237, 257, 

263. 
de Rose. 256. 
Rossolin, 92. 
Rostaing, 84. 
Ronchon, 62, 66, 72, 

121, 122(235). 
Roudil, 136. 
Roudony, 188. 
de Rougé. 217. 
de Rougiers, 218. 
de Rouillac, 30. 
du Roure, 119. 254. 
de Rons de la Mazelière, 

129. 
Roussac, 84. 
de Roussel. 135, 263. 
Rousselet, 170. 
Rousset, 132. 136. 
Roustagny, 84. 
Roustan, 115. 
Ron.x, 75*, 76, 82, 133, 

182 (253). 
de Rouxel-Madavi, 227. 
Roy (Le), 23. 
de Roye, 6. 
Rozei, 26. 
de Rozier, 102. 
Rubens, 170. 



abatier. 90. 

accoman. 64. 

.ilabel, 14;, 
146. 

Sablière (Je la), 225. 
de Sabrevit, 227. 
de Sade. 179. 
Sagaleras, 187. 
de Saint-AIlais, 265. 
de Saint-Aubin, 168. 
de Saint-Kxupêry, 252. 
de Saint-l'Herm. 149. 
de Saint-Martin, 15, 2^ 
150(236). 




de Saint-Maurice, 209. 
de Sainte-Marthe, 263. 
de Salaberry, 229. 
S£.ladin d'Anglure. 202. 
Salel, 134. 
Sallentin, 24. 
Salunde, 19. 
Salva, 56*. 
de Salves de Vaclicres , 

20>. 

Salzedo, 147. 

Sanneron, 158. 

de Sansac, 146. 

Sargos, 143. 

Sarrazin, 144. 

de Sarresource, 207. 

de Saurin, 127. 

Sauret, 56. 

Savin. 160. 

Savini, 211. 

de Savoie, 194, 214. 

ScorioH^ 26, (256). 

Scoiirioiu 236. 

Scas^ 256. 

Sebé, 94. 

Sêguier, i-j, 28, (237). 

de Seguin de Piegon, 

102. 
Seillas, 5*, 7. 
de Selle, 204, 217. 
Senave, 176. 
Senespleda, 186. 
de Senier, 1^0. 
Senzier, 142*, 
Serpelin, 104. 
de Serravalle, 196. 
de Scrvisas, 118, (238). 
de Sévignê, 48. 
de Seviii, 146,(238), 256. 
de Seyan, 144. 
Sevssau, 19, (102). 263. 
de Sibert de Moulières, 

228. 
Sicard, 99, 188, 206. 
de Siffrcdy, 106. 
Siguier, 196. 
Sillacy, 95. 
- de Sillausde Creuillv, 38, 

(2J8). 

5i7i'«, (239). 
de Simiane, 228. 
Simonne (de Ui), 50. 
Simonnet de Lascos, 230. 
Sobies de Garcia, 90. 
de Solages, 146. 
Solier, 210. 
Sorbier, 115, 
lie Sores, 24, (239). 
de Sone, 24, (23g). 
Souchon, 135. 
Soûlas, 188. 
Soulié, 189. 



Soult, 229. 
Souvré, 46. 
Spart, 186. 
Stems, (203). 
Stoër, 185. 
Siihin-, (239). 
Suh; 74, (239). 
de Surbccli, 220. 
Sumion. 183. 
Surjus, 188. 
de Surville, 256. 
Suzanne, 69. 
Sylni, 48, (239). 



MaL.grand, i;6. 
,ilou, ij3. 
nnlif,\u, 4, 9, 

Tiuiliii, (192). 
Tiirdlii, (l'*4). 257. 
Ttirdii'i, (178). 
Tiirdivon, (190). 
7"ii;v/v, (193). 
Tardy de Moutravel, 19, 

(195)- 
Taulaiiy, 72, 78, (239), 
du Terrail, 9. 
Terrebasse, 10. 
Teissier, 18, 136*, 138. 

213, 264*. 
Terrasson, 1 32. 
de Terrier, 192. 
Terrier de Clermont (Le), 

201. 
de Terris, 106, 210. 
Testanier, 84. 
Tcsltuiicre , v, 70, 78. 

80*, 218, 232, (239). 
Teuré, 160. 
leysson, 147. 
Teysson-Tardieu, 147, 
Tixier, 1 52. 
Tiicllusson, 227. 
Thibault de lu dutc, 

(241). 
de Thomas, 182. 
Thoniassière (de ia). 27** 
Thonie, 197. 
Thouron, 148. 
Tiberghien, 177. 
du Tilld, 152, (242). 
de Tilliéres, 227. 
Tindel, 210. 
Topinard, 1 59. 
Toppin, 65. 
de Tony, 27, (242). 
Tornatoris, 217. 
Toriiiaire, 72. 
Toscan du Terrail, 231. 
Tottet, 174. 



i73 — 



Touchet, 28. 

Tour (de la), 236, 258. 

Touraine, 94. 

Tourette. 113. 

Tournay, 1 58. 

de Tournebut, 227. 

de Toiirneniire, (250). 

Tûurniaire, 70. 78, 218, 

(=43)- 
de Tourloiilon, 19, (129). 
de Tranchelion, 237. 
Travers, 159, 264. 
de Trazegnies, 34, 200. 
Trescazals, 128. 
Trinquier, 78. 
de Tromelin, 202. 
Tront. 84. 
Trouclie, 93 . 
Truchemont, 2io. 
Truies. 96. 
Truphène, 76. 
de Tulles de rillejhiiiehe' 

54. (245). ^65. 
de Turenne, 34. 
de Turc des Arènes, 22S. 
Turin, 74, (243). 
Turquant, 27. 





psain (d'), 7. 



a ch i er, 94, 
196, 210. 

icquier, 189". 

arlet, 173*. 
\'aissiére (de la), 14, 214. 
de Valabre, 30, 232. 
Valagnosc, 84. 
Valette, 201. 
Vallaj', 201. 
\\alois, 176. 
Valter, 139. 
Vapereau, 264. 
de Var-Bey, 256. 
Varlet, 173. 
de l'assiii, 15, 149. 150, 

(244). 
Velin, 183. 
Vendes, 75. 
Vene, 59. 
Venelle, 180. 
l'erdet, 74, (244). 
Verger, 102. 
de Verniolle. 141. 
Verny. 232. 
Verriet de Litardiére , 

I53- 



de Vertot, 264. 
Verzier, 112. 
de Veyrinas, 81, 212. 
J'iai, 60, 68, 69, 70, 

73,74,80", 101,(245). 
Vialart. 237. 
Vialelte, 90. 
Vie, 164. 

Vidal, 114, i;4, 135. 
Vidil ou Vidilhe, 118, 

121. 
Viguier, 71. 
Vildé, 164. 
Vilbourg, 22. 
Vilhet, 100. 
de Villard, 19, 
(voir Peyret de Villard), 
de Villéle, 199. 
de Villebresme, 47. 
Villccrose, 92, 203. 
Villeniiiiot, 207. 
de Viilenem'e, 84*, 182, 

(^45). 
de Villeneuve du Gault, 

182, 183. 
de \^illeroy, 46. 
Villesse, 179. 
Vincens, 82. 
de Vincens, 121. 
Vincent, 92, i;6, 176. 
Vindeau, 154. 
de Vintimille, 9, 217. 
de Virei (v. du Fresne). 
de Virgile, 238. 
Vitalis, 178. 
Vivette, 90. 
Vogin, 170. 
de Vogué, iiq. 
de Voisins, 48. 
Volpelière, 95. 



a 1 1 e r- S c 1 1 , 

168. 
aryen (de), 10, 
68 (245), 
264. 
de Waroquier, 264. 
Watteau, 156. 
de Wendel, 229. 
Wilbert, 174. 
WiUenis, 158. 
de Wit, 221. 
Wornis, 158. 





'Ai '"'py- ^(14 ■ 



Ur.iveisKas* 
BiBLIOTHECA 







" ilf CHE\É d'imprimer 
3 avril 1893. 



MAÇON, PROTAT FRERES, lUPRIHEURS 



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