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Full text of "Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe"

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COLLECTION 



DE 



DOCUMENTS INÉDITS 



SUR L'HISTOIRE DE FRANCE 



POaUB» PAR LES SOINS 



DU MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 



TROISIÈME SÉRIE 

ARCHÉOLOGIE 



INSCRIPTIONS 

DE LA FRANCE 



DU V SIÈCLE AU XVIII" 

RECUEILLIES ET PUBLIÉES 

PAR M. F. DE GUILHERMY 

:BB DO comni des travidx ristobiques it dbs soci^t^s 

COItsElt-LBR nfirisENDilKE ï LA CODH DES COMPTES, ETC. ETC. 



TOME IV 

ANCIEN DIOCÈSE DE PARIS CU*«..iTti« 



PARIS 

IMPRIMEBIE NATIONALE 

M DCCG LXXIX 



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AVERTISSEMENT. 






Le quatrième volume des Inscriptions du diocèse de Paris était 
sous presse, le manuscrit en ëtait termine, une grande partie du 
texte était composée, quand la mort est venue fpapper le laborieux 
auteur de ce long travail. 

Le Comité des travaux historiques n'a pas voulu que l'œuvre 
de M. de Guilhermy restât inachevée. Il a immédiatement désigné 
un de ses membres pour présider à l'achèvement de l'ouvrage , et 
le public savant sera bientôt en possession de la fin de ce vaste et 
important recueil. 

Bien pénétré du 
dérable, le continuateur 

ment le plan adopté par M. de Guilhermy. lOiié >éûlë nlwdification 
sera apportée à ce plan. Au lieu de quatre volumes^ le Recueil en 
formera cinq, La nécessité d'ajouter à la collection un assez volu- 
mineux supplément et d'y joindre une table étendue des nàatières 
et des noms propres, aurait donné au quatrième volume des pro- 
portions inusitées. Le Comité a cru préférable de former un cin- 
quième volume, qui comprendra : i'' les inscriptions du doyenné 
de Champeaux, â"* un supplément contenant les additions et cor- 
rections signalées à l'auteur ou à son continuateur depuis l'appa- 
rition du premier volume, S'' enfin une table générale aussi com- 



respect qiîi est â(î à*u]né -œ^uvrier aussi consi- 
iteur de l'ouvrage s'efforcera d^. Suivre fidèle- 



II AVERTISSEMENT. 

plète et détaillëe que possible. Les noies nombreuses que nous 
avons retrouvées dans les papiers de l'auteur et qui nous ont 
fourni les principaux éléments du supplément prouveraient, s'il 
en était besoin, que la décision du Comité aurait eu la pleine 
approbation de M. de Guilhermy. 

Enfin le Comité a pensé qu'il convenait de placer en tête de ce 
quatrième volume une notice sur la vie et les travaux de M. de 
Guilhermy. Nous aurions tenu à honneur de nous acquitter nous- 
même du soin de la rédiger, si un membre du Comité, M. Darcel, 
n'avait déjà consacré à notre éminent collègue une excellente no- 
tice dans la Revue des Société savantes. M. Darcel a pu apprécier 
plus longtetnps que nous l'homme aimable, le savant conscient 
cieux, le travailleur modeste et infatigable, qui pendant tant 
d'années a été un des membres les plus actifs du Comité. Nous 
avons pensé que M. Darcel était par suite plus autorisé pour 
rendre à l'auteur de cet ouvrage l'hommage si légitimement dû 
à sa science et à ses travaux. C'est donc la notice rédigée par 
M. Darcel que, avec l'approbation du Comité, nous avons fait 

imprimebfee.têtVdê ^e: vojupie. 
"•••'•• . ••••/ .;:v: 

* *:• '•/;; :/; Robebt DE LASTEYRIE, 

*•.••• Jlff.llBBB B0 CôllTB Bfié fRAY&OX MBTOlIlQirES 

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• ,•; / • ••• "••Tr • ** *^" SOCIETES SikV&lITES. 

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NOTICE 



SUR 



LE BARON FERDINAND DE GUILHERMY. 



Le Comité bistorique des arte et mopuments, qui est aujourd'hui le Comité 
des travaux historiques, avait à peiue un an d'existence, quand parmi les 
réponses au questionnaire qu'il avait répandu par b France, il en recevait de 
relatives aux églises de Lyon. 

Ces r^onses étaient adressées par le baron Ferdinand do Guilhermy, au- 
jourd'hui notre très-regretté collègue. - -r . " \-.* ;••::' 

L'année suivante, en mai 18&0, M. Ferdinand*' de Ouilh^rmy réclamait 
conbre l'enièvoment d'un bénitier de l'église Saint -Meity^ de paris, qu'on relé- 
guait dans une cave qu'il voulait biein décorer du nom. de Crypte. ' 

Quelqueis iiaois après, il protestait contre le progcanime' dô4â reconstruction 
du Capitole de Toubuseetdonnaii une description sommaire, mais très^nette, 
des parties qui , menacées de démolition , présentaient de l'intérêt par leur ar- 
chitecture et par les inscriptions qu'on y avait gravées, et qu'il transcrivait. 

En janvier 1 84id , il figure parmi les correspondants du Comité » et Toulouse 
est indiqué comme étant le siège de sa résidence : résidence fictive, croyons- 
nous , car ee provincial e»t avant tout un parisien , sdosi que nous ne tarderons 
pas à le voir. A peine, en effet, a-t-il des attaches officielles avec le Comité, 
qu'il signale- à son attention le bas-relief historique représentant un roi d'An- 
gleterre portant le corps de Louis, fils de saint Louis, qui, venu de i'abbaye 
de Royaumont au misée des Petits-Augustins, est encastré dans le prétendu 



IV ' NOTICE 

tombeau d'Héloîse et d'Abeilard au cimetière de TEsl; qu'il signale encore» 
dans les magasins de l'église de Saint-Denis , l'inscription jadis placée sur la 
tombe de Matiffas de Buci à Notre-Dame de Paris, inscription qui constate 
que les chapelles qui rayonnent autour du chœur de la cathédrale furent cons- 
truites en 1996; qu'il envoie enfin la statistique monumentale de quarante 
e\ une communes du département de la Seine. 

Si nous insistons sur ces premières communications du baron Ferdinand de 
Guilhermy, c'est pour montrer qjiie s'il ne fut pas l'un des membres du Comité 
lors de sa fondation; que s'il ne fut pas dès le premier jour appelé à s'asseoir 
auprès de notre excellent collègue M. Albert Lenoir, le seul représentant parmi 
nous de cette assemblée à laquelle doivent tant l'archéologie et nos monuments, 
il était de ceux qui auraient dû en être, et qu'il la seconda l'un des premiers. 

Le caractère de ses premières communications indique de plus quel sera son 
rôle lorsqu'il en fera partie jusqu'au moment où la mort l'en fera sortir. 

Nous le voyons protester déjà contre la destruction d'édifices que les admi- 
nistrations, civiles ou militaires, s'entêtaient à ne pas conserver. Et si nous 
le voyons commencer par signaler ce qu[ menace un monument de Toulouse , 
c'est en déplorant la destruction d'un autre monument de Toulouse que nous 
l'avons tous vu terminer sa carrière. S'il saisit l'occasion d'un édifice qu'on - 
menace pour publier des inscriptions inédites ou peu connues, nous savons 
quelle part a pris dans ses travaux la publication des inscriptions qu'il avait 
partout recûbiJlieJ. • / *••"••;.. 

Nous le trouvons déj^ ^éor^Qj^é de restituer aux monuments conservés dans 
les musées ou*ji^9b}ifi^aanô*)es églises d'où la Révolution les avait arrachés, 
les éléments;^iu.leûr^y9reot gippartenu et qui se trouvent aujourd'hui ignorés 
et perdus dans quel({u^* img&sin de l'Etat. Or nous nous souvenons tous que 
dans l'une des dernières séances du Comité auxquelles il ait pu assister, 
il se laissa facilement amener à nous entretenir, avec sa sûreté de mémoire 
ordinaire, des œuvres et des fragments qui, emmagasinés dans les baraques de 
l'agence des travaux de Saint-Denis, compléteraient les sculptures conservées 
dans le musée du Louvre; 

Le premier, enfin, il fit sur les communes du département de la Seine un 
de ces travaux d'ensemble dont le Comité provoque l'exécution sous le nom 
de Répertoires archéologiques. 

Maintenant que nous avons montré comment le baron Ferdinand de Guil- 
hermy fit pour ainsi dire son entrée dans le Comité, et que nous avons indi- 




SUR LE BARON DE GUILHERMY. y 

que qoelle fot ronilë de ses travaux, bien que variés, revenons un peu en 
arrière pour dire ce qu^il fut en dehors de cette assemblée. 

Né À Londres, le 18 septembre 1808, d'une famille originaire d'Avignon 
fixée à Gasteinaudary , d'oii la Révolution la fit émigrer en Angleterre, Roch- 
François-Ferdinand-Marie-Nolasque de Guilhenny termina en 1897 de bril- 
lantes études au collège Henri IV. 

Son en^ée au ministère des finances, où il devint employé appointé dans 
les bureaux de la comptabilité générale à partir du i*' juillet 1839, n'inter- 
rompit point les études de droit qu'il avait commencées au sortir du collée, 
car il passa à l'extrême fin de l'année i83o ses examens pour la licence. Ils 
avaient été retardés sans doute par la révolution qui venait de renverser un 
gouvernement qui avait certainement ses sympathies et qui assurément devait 
lui être favorable. 

Gomment ce modeste employé d'un ministère qui exige une certaine assi- 
duité de la part de ses agents put-il concilier ses devoirs professionnels avec 
ses goûts ? Nous concevons qu'il se soit délassé des travaux arides de la comp- 
tabilité par l'étude ^attachante de l'histoire des arts et des monuments du 
moyen âge; il pouvait s'y livrer en dehors des heures du bureau. Mais il nous 
est moins facile de comprendre comment il pouvait étudier les monuments , 
non pas ceux de Paris , mais ceux même de ses environs , à une époque où les 
cQnununications étaient moins nombreuses et moins rapides qu'aujourd'hui , et 
surtout ceux de la province , de telle sorte qu'en moins de dix ans il pût être 
pour le Gomité l'auxiliaire dont nous avons dit la valeur. 

G'est qu'il est des grâces d'état et que cet employé savait, sans nuire à son 
avancement hiérarchique , ménager le temps de ses congés et s'échapper même 
parfois de son bureau pour le plus grand profit de ses études. Nous savons 
par lui-même, en effet, qu'il fut en i838 l'élève assidu des cours d'archéo- 
logie que Didron et notre collègue M. Albert Lenoir professaient dans une des 
salles de la Bibliothèque royale. Ferdinand de Guilhermy se lia même bientôt 
avec le premier d'une amitié cimentée par la communauté des idées et des 
études, que la mort seule est venue rompre. 

Ainsi que Didron , comme il le dit dans la notice biographique qu'il lui a 
consacrée, il avait pris r« habitude, qu'on ne saurait trop recommander aux 
voyageurs qui veulent sérieusement s'instruire, de prendre des notes sur place, 
en face des monuments, et de ne jamais confier à de fugitifs souvenirs ce qu'il 
pouvait immédiatement fixer au moyen de l'écriture. » Aussia-t-il dû, comme 



if. 



VI NOTICE 

son ami, bisser des cahiers en grand nombre qui attestent une patience et un 
ordre merveilleux , témoins de toute une vie laborieiisement employée. Il n'y 
avait pas de monument en France, si ignoré qu'on le suppoaftt, qu'il ne&t vu et 
sur lequel il n'eût pris des notes précises, auxqueHes suppléait d'ailleurs une 
mémoire merveilleuse qui conservait le souvenir des choses et des faits aussi 
bien que des inscriptions. 

C'était une source où chacun venait puiser sans crainte de la tarir jamais. 

Ferdinand de Guilhermy avait un esprit trop porté vers la critique, une 
trop grande liberté de jugeiaent pour se contenter des communications offi- 
cielles qu'il entretenait avec ie Comité. 

Le journal l'Univers, où il prit une part active dans la polémique si vive» 
qu'elle nous étonne aujourd'hui, que motivèrent les restaurations de l'église 
abbatiale de Saint-Denis, n'était pas non plus un terrain assex dégagé des 
préoccupations politiques et religieuses pour que l'archéologie y eàt ses cou- 
dées fra&chés. Un journal plus indépendant de ces questions était dana ses 
désirs; aussi fut-il de ceux qui poussèrent Didron à fonder, en 18A&, les 
Annalêi arehiokgifWi et en fiil-îl un des ouvriers de la première heure, comme 
aussi de la dwnière. 

Laissant à celui qui fut le premier secrétaire du Comité et qui en rédigea 
les quatre premiers volumes avec cette verve brillante et cette clarté que nous 
apprécions tous, laissant è Didron les questions d'iconographie sacrée, qu'il 
traitait d'une façon si originale; à M. E. Viollet-le-Duc la théorie du style 
ogival , qu'il a développée depuis si magnifiquement dans le Dictiomiaire raiêonni 
de Vardtkeeture Jra$içm$e du xf au xyf ïïAoU; à Lassus l'étude archéologique des 
monuments et de leur mobilier; à Félix de Vemeilh^ qui vint plus tard, la 
question si nouvelle de l'ArciUïsotere byz4Mtine en France, Ferdinand de Guil- 
hermy s'appliqua surtout à l'iconographie des personnages de l'histoire et de 
la littérature du moyen âge, ainsi qu'à la recherche des monuments qui avaient 
servi naguère à constituer le musée des Petits-Augustina. 

Aussi avec quelle sûreté d'informations il décrit', de ce style sobre et frap- 
pant qui lui appartient en propre , les restaurations que Debret fait subir è 
l'église de Saint-Denis , et avec quel intérêt on lit ce qu'écrit cette plume bien 
informée sur les origines de ce tas de monuments fort étonnés de se trouver 
réunis d'une façon si bizarre. 

Bien que tous les membres de l'ancien Comité coonuasent M. de Guilhermy 
et qu'il en fréquentât un certain nond>re; bien que l'on sût que l'érudit auquel 



SUR LE BARON DS GUILUERMY. m 

Mmb avait deoiandé Texplicalion des sujets représeatés sur la vaste surface 
des vitraux de la Sainte^^hapelle/ était un habitant de Paris, par une fiction 
singulière on l'y traitait toujours comme un correspondant provincial , et dans 
les commencements de Tannée 1 846 on le proposa à la nomination du mi- 
nistre de rinstruction publique comme membre non résidant. 

Mais le Toulouse où il résidait officiellement n'était pas aasez éloigné du mi- 
nistère de l'instruction publique pour qu'il ne p&t assister aux séances du Comité. 

D'ailleurs il ne tardait pas à quitter les bureaux de la comptabilité du minis- 
tère des finances y avec le grade de sous-ehef » pour entrer k la Cour des comptes 
comme conseiller référendaire de deuxième classe, par suite, croyons-nous, de 
la déonssion de son père qui y était président de chambre. Nommé le 3 o dé- 
cembre 1 84 6, il fut reçu le 8 janvier suivant. 

Libre de ses heures, sinon de son temps, il prit dès lors une part active 
aux travaux du Comité, qui est toujours pour nous le même, dana. son esprit 
et dans ses travaux, malgré les modifications diverses de son organisation et 
les appellations différentes qui ont servi a le qualifier. 

En t8il8, il lui soumit un questionnaire sur les vêtements sacerdotaux, et 
c'est à son initiative que sont dus les comptes rendus imprimés des travaux des 
Sociétés savantes. 

Car, après la lecture d'une note de lui sur le premier numéro du Bulletin de 
la S^eM ^«nhéoUgie krrêim, lecture qu'il fit dans la séance du 9 juillet 18^9, 
nous trouvons cette mention : « qu'il serait utile que des notes de ce genre 
fassent faites sur ceux des ouvrages qui sont offerts au Comité et qui semblent 
dignes d'intérêt. " 

Lorsqu'à la fin de l'année i853 l'on modifia l'organisation des deux co- 
mités distincts des Monuments écrits, et des Arts et Monuments, pour ies 
fondre en un seul Comité de ia Langue, de l'Histoire et des Arts, qui se subdi- 
visa iounédiatement en trois sections de Philologie , d'Histoire et d'Archéologie , 
Ferdinand de Guilhermy fut enfin nommé membre résidant. 

L'année suivante , il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. 

Membre résidant du Comité, le baron F. de Guilhermy prit une pari de 
plus en plus active aux travaux de sa section , surtout pour signaler les monu- 
ments menacés de démolition qu'il jugeait utile de conserver, tant è cause de 
leur mérite que des souvenirs historiques qu'ils rappelaient , ou pour en sauver 
les parties les plus remarquables lorsque la démolition en était malheureuse- 
ment irrévocable. 



Ym NOTICE 

Tandis que les années s^accumulent sur le Comité et que ses correspondants 
deviennent plus nombreux, les documents s'amassent dans ses cartons , si bien 
que l'on songe à en publier une partie et à classer les autres. 

•La publication du Recueil des inscriptions rùmaines de la Gaule avait été con- 
tiée à M. Léon Renier, qui préside aujourd'hui nos travaux, lorsque, dans la 
séance du s 5 juin i855, le comte, depuis marquis, de Laborde proposa de 
charger soit une commission, soit un commissaire unique de réunir les ins-^ 
criptions postérieures au vi* siècle qui étaient parvenues au Comité. 

Comme en ce temps -là^ les séances mensuelles des sections n'étaient que 
préparatoires des assemblées également mensuelles du Comité , toutes sections 
réunies, ce dernier approuva la proposition et chargea M. de Guilbermy du 
soin de réunir toutes les inscriptions de la France qui n'entraient point dans 
le recueil formé par M. Léon Renier. 

Un projet de circulaire à adresser aux correspondants pour leur demander 
l'envoi des inscriptions de leur circonscription fut soumis au Comité, le a 5 fé- 
vrier de Tannée suivante, par M, de Guilbermy, à qui échut ainsi la tâche de 
réunir toutes les inscriptions postérieures au vt* siècle et de rendre compte au 
Comité des envois qui lui en seraient faits. 

Nous nous rappelons tous de quelle façon il s'est acquitté de cette tAche 
jusqu'à sa dernière heure, et avec quelle sobriété, ce qui était une de ses 
qualités , il analysait celles de ces inscriptions qui présentaient quelque diflGi-* 
culte d'interprétation ou qui touchaient par quelque point à l'histoire. Un 
chiffre donnera une idée de ses travaux au sein du Comité. Nous trouvons dans 
la Table générale des BvUeùns que pendant les trente premières années de sa 
présence au Comité il lui adressa près de trois cents rapports, sans compter les 
communications d'autre nature. 

Enfin un arrêté de M. Duruy, en date du k janvier 1868, vint utiliser de 
si longs travaux préparatoires en ordonnant la publication des Inscriptions de 
la France du y* au xviif siècle, en commençant par celles de l'ancien diocèse de 
Paris. M. le baron F. de Guilhermy en fut naturellement chargé, et il raconte, 
dans la préface du premier volume de ce recueil , qu'il s*y était préparé dans sa 
jeunesse en parcourant, guidé par le livre de l'abbé Lebeuf, les quatre cent 
cinquante villages que renfermait ce diocèse. 

* Il avait pu mettre au jour trois volumes de cet important recueil, oh il a été 
si bien, secondé par M. Ch. Fichot qui, chargé de reviser sur place les pre* 
mières lectures de l'auteur, avait rapporté de ses missions des estampages dont 



SUR LE BARON DE GUILHERMY. u 

beaaoonp ont été gravés. Il corrigeait les épreuves des dernières feuilles du 
tome IV lorsque la maladie est venue interrompre ce travail , et la mort Tem- 
pécher de l'achever. 

Quant au recueil des inscriptions des autres diocèses de la France, d'autres 
mains sans doute continueront d'en recueillir les éléments , qu'il n'espérait 
guère mettre lui-même au jour. 

Nous n'avons pas à apprécier l'œuvre de notre éminent et regretté collègue : 
nous n'avons pas è dire avec quelle clarté les monuments qu'il rencontre sont 
décrits, avec quel scrupule les inscriptions sont transcrites, avec quelle intel- 
ligence elles sont expliquées, avec quelle précision l'histoire de leurs vicissi- 
tudes est indiquée , avec quelle sûreté d'information il est parlé des person- 
nages auxquels ils se rapportent. Ce livre est comme le résumé des études 
de toute une vie : il est comme le testament scientifique de Ferdinand de 
Guilhermy, et à ce titre il est digne de celui qui occupait une si grande 
place parmi nous. 

Parallèlement aux travaux d'archéologie pure qui l'occupaient dans le sein 
du Comité des travaux historiques, M. de Guilhermy eut à s'occuper de travaux 
d'archéologie appliquée dans le sein de la Commission des monuments histo- 
riques, où il entra le tS décembre 1860. 

Là, comme ici, il sut bientôt se faire une place. Chargé plus spécialement 
d'étudier les questions où l'archéologie se trouvait surtout en jeu, il savait 
ne point se montrer exclusif, lorsque des questions de restauration venaient se 
heurter contre elles. Il savait toujours trouver le terrain où la conciliation était 
possible, et s'il penchait d'un côté, c'était, dit-on, plutôt du côté de ceux qui 
réclament des sacrifices que du côté de ceux qui veulent tout conserver d'un 
monument, sa solidité dût-^lle en être compromise. 

^Comme U avait tout vu, son avis était toujours d'un grand poids; et comme 
il se souvenait de tout, il était comme le répertoire vivant des décisions de la 
Conmiission. Son absence parfois faisait surseoir aux résolutions à prendre. 

S'il admettait souvent la nécessité des restaurations, on ne peut dire qu'il les 
approuvait toutes, ni qu'il se montrait satisfait de la façon dont beaucoup 
étaient exécutées. Il était trop, pour cela, de l'opinion de ceux qui pensent 
qu'il vaut mieux consolider que restaurer, et restaurer que refaire. Aussi, que 
de fois ne l'avons-nous pas entendu se plaindre de l'abondance des restaura- 
tions; de celles qui se dissimulent avec le scrupule le plus louable, comme 
de celles qui , moins respectueuses du monument en altèrent le caractère : les 



% NOTICE 

unes à caïue da la brataitté de lewa [Nrocédés, les autree à eauae de» proUèmes 
quelles préparent ani archéobgoes de l'aveitirl II a*eii prenait parfois k re*- 
gretter le sans-géne des époqaes précédentes, qui toutes avaient iiapriHié le 
eaehet de leur persounaUté et de leur style aux remaniemeots qu'elles avaient 
fait subir aux mononents ou aux reprises qu'elles avaient été foreées d'y faire. 

Le côté doucement frondeur et agréablement sceptique de sou esprit se 
plaisait à ces critiques à fleur d'épidémie. 

En d^ors de ses travaux dans les deux Costités et des artides publiés par 
les Annale^i arehMogifues , le baron F. de Guilhenuy publia trois livres. 

Ce fui d'abord la Mtmêgrtfhie de Vi^m m/de de Samt^-Denù, accompagnée 
de dessins de M. Gharies Fidbot, qni parut en 18/18 et fut un des preouers 
livres de la librairie archéologique de V. Didron. 

Ce que nous avons déjà dit de ses travaux sur l'église de SainlrDenis nous 
dispensera d'insister sur le mérite de celuin^i. 11 revAt presque un caractère 
officiel de cette circonstance qu'il est le résultat de l'élude du monuaMnt de- 
mandée à l'auteur par le ministre des travaux publics » qui avait chargé M. E. 
Viollet4e-Dnc de sa restauration nouvelle. 

Le second livre est la De$eriptUn arehéohgifue ia manmMUkU de iWîi, qui 
parut en i855. L'éditeur Bance avait espéré en faire un guide pour les étran-< 
gers que notre première exposition universelle devait appeler à Paris^ Mais le 
guide était trop érudit et d'une oature trop spéciale pour la foule, il est devenu 
un livre de bibliothèque dont il a été nécessaire de refaire une nouvelle édi- 
tion , et tous ceux qui s^occupeot soit d'surdbéologie ^ soit de l'histoire du rieux 
Paris, doivent posséder ce charmant petit volume, véritable modèle è citer 
quant à l'exactitude historique et à la fidélité des descriptions archéologiques. 

Un troisième ouvrage, la Dwrifliimd» Noire-Dam$, caAéirtie de Petm, pu- 
blié en i856 avec la collaboration de M. E. Viollet*le-Duc, peut être consi- 
déré comme un chapitre plus développé du livre précédent. 

Maintenant que nous avons dit la façon dont a été remplie la canrîèfe du 
savant, faut -il rappeler quel fut rbomme qui laisse un si grand vide dans le 
Comité ? 

■ 

Nous savons tous quelle était l'affabilité de son caractère, quel était le 
charme de son esprit, et ceux qui l'ont plus particulièrement pratiqué savent 
quelle était la sûreté de ses relations. 

Nous nous rappelons tous l'intérêt de sa eoaversatîon , abondante en faits, 
en anecdotes, en citations, en joyeusetés même; tar il était éminemment 



SUR LE BARON DE OVILHERMY. xi 

FranfaÎB et qoeiquepeu Gaoiois, cet ënidti double d'un lettré , dont la parole 
ai peu héntaate était servie par une naéuioire prodigieuse et aiguisée par une 
pointe de 8cq>ticisipe. 

Si l'œuvre considérable qu'il a accomplie au sein du Comité montre quel 
travailleur infatigable il y avait en lui, elle montre aussi combien il était 
scrupuleux observateur des devoirs qui lui Paient imposés par ses fonctions 
ou qu'il avait bénévolement acceptés. 

Cet attachement k ses devoirs lui a valu même un magnifique éloge dans 
une autre enceinte. Voici, en effet» comment M. le premier président Petîtjean 
t'a su apprécier dans l'audience solennelle de la Cour des comptes où son suc- 
cesseur fut reçu et installé : 

«L'intelligence, le talent, rhonorabilité du caractère, l'attachement scrupu- 
leux à tous les devoirs, n'ont pas reçu chex M. le baron de Guilhermy toutes 
les récompenses n^éritées. Fils d'un président de chambre dont la mémoire est 
restée justement honorée parmi nous, il pouvait se promettre, dès son entrée à la 
Cour, une destinée facile et brillante. Il s'était distingué de bonne heure dans 
les lettres. On a de lui des travaux archéologiques fort appréciés des érudits 
et qui lui ont attiré les suffrages du monde savant. Il faisait partie de plu- 
sieurs sociétés artistiques. Pourquoi M. de Guilhermy, avec toutes les qualités 
que nous lui avons connues, esprit fin, ingénieux, sagace, dont les facultés 
s'appropriaient si utilement à nos travaux, n'a-t-il pas atteint chez nous un 
rang plus élevé? Disons-le sans hésiter : le sort n'a pas été juste pour lui. Ne 
croyez pas que son excessive modestie l'ait toujours fait oublier dans les pré- 
sentations. Ses' services ne pouvaient être méconnus, et sa candidature a 
dA souvent se recommander d'elle-même; mais les circonstances ne l'ont 
pas servie, et lui-même, de son côté, n'a certainement pas aidé aux circons- 
tances, r 

(^Exemple rare d'abnégation et de désintéressement! On pouvait s'étonner 
autour de lui de ce contraste pénible entre son mérite personnel et le rang 
qu'il occupait à la Cour. On pouvait s'en affliger; lui seul ne s'en apercevait 
pas. Il a continué sans se plaindre à s'acquitter de sa tâche. Il a rempli tous 
ses devoirs jusqu'au bout, et il allait prendre sa retraite lorsqu'il nous a été 
enlevé, après de vives souffirances, par le mal qu'il combattait depuis long- 
temps et qui avait fini par épuiser ses forces. Il est mort avec la résigna- 
tion d'un chrétien et la tranquillité d'un sage, n 

Forcé par la maladie d'interrompre les travaux entrepris, ceux qui lui 



ZII 



NOTICE SUR LE BARON DE GUILHERMY. 



plaisaient comme ceux qui le faisaient vivre, et de quitter Tisolement de son 
appartement de garçon pour aller demander des soins dans la maison Dubois , 
il y attendit la mort avec plus de calme que ceux qui la lui firent pressentir, 
écrivit-il à l'un de nous, s'inquiétant avec une douce ironie du grand voyage 
auquel il se préparait. 

Quelques jours après cette lettre, le 97 avril 1878, en règle avec sa con- 
science et avec l'Église , il mourut sans grand regret de ce qu'il fallait quitter, 
sans grand effroi de ce qui allait advenir de ce qui fut un homme d'intelli- 
gence , esclave du travail et du devoir. 

Alfaed DARGEL, 

HIIIBRK DC GOMlTi DBS TIATADX BIST0B1QUB8 
BT DBS BOClitis SÀfAIfTBS. 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRÏ. 

MCCCXLVI. 

ABP4J0N. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLÉMENT. 

i3o6. 



2 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

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iBonseone VR • pieRRe • De • oiiflimes ' • obe vfliieR • avi • «Re 

spflssfl • um • De • grji 

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PRiez • p 

OVR • SESie 

Pierre. — Long, a'ido; larg. ©"jgô. ^ 

La petite ville de Châtres, qui porte, depuis l'an 1720, le nom 
d'Arpajon, était autrefois protégée par une enceinte de murailles que 
des boulevards, disposés en promenade, remplacent aujourd'hui. Elle 
a pour église paroissiale un édifice d'ube certaine valeur, dont la ma- 
jeure partie n'est pas antérieure au xv^ siècle, mais dont la tour appar- 
tient à la fin du xu®, et l'étage inférieur de l'abside au commencement 
du xni®. L'abbé Lebeuf attribuait cette dernière date à la façade ; elle 
a été reconstruite tout récemment, et n'offre plus aucun caractère. 

Plusieurs dalles anciennes, enlevées pour la plupart de leurs places 
primitives , se voient dans la nef et dans les collatéraux , mais le nombre 
de celles qui présentent encore quelques traces de figures ou d'ins- 
criptions est déjà bien restreint. La tombe de Pierre de Châtres se 
trouve à l'extrémité de la nef, devant la clôture du chœur, vers le sud. 
Elle est rompue par le milieu et privée d'un de ses angles; le dessin, 
tracé d'une main habile et ferme, s'est cependant conservé. Arcade à 
neuf lobes, bordée de fleurons fleurdelisés; pignon ajouré, rehaussé 
de crossettes; deux anges en tunique, tenant des encensoirs et des 
navettes; aux retombées de l'arceau, colonnettes à chapiteaux feuil- 
lages; l'effigie du chevalier, en cotte de mailles recouverte d'une longue 
cotte en étoffe, sans manches, qui descend à mi-jambe; écu blasonné 
de deux chevrons; large épée; chausses de mailles munies d'éperons; 
un lévrier sous les pieds. Les traits annoncent un homme dans la force 
de l'âge. 

' Ancien nom d'Arpajon. Voy. ci-après n* mcccli. — ' Le i& octobre i3o6. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 3 

» 

La généalogie des seigneurs de Châtres remonte aux premières 
années du xn^ siècle. Guillaume de Châtres accompagna Philippe-Au- 
guste en terre sainte. Un chevalier, du nom de Pierre, possédait la 
seigneurie de Châtres, en 1269^; mais nous ne pourrions affirmer que 
ce soit le personnage, mort en i3o6, dont nous venons de décrire le 
monument. 

' Lebeuf, op. cit. t. XI, p. a 36. 



i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

» 

MCCCXLVIL 

ARPAJON. — ÉOLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLÉMENT. 

1349. 

et • jttft • jwt ' ♦ > • f Jaflm ♦ fwe * ♦ mtm ♦ 

pTÉ ♦ Rw ♦> • tWxti r tt • it • mHm • watitttnte • bf ♦ t^m^smw •" - 
tfui' MjMtlîft - ta» • te ♦ 

xltt . U ♦ w^tqtttbè 'te • twtit • la ♦ UixA' Iwetrt* • pm« ♦ pow ♦ latt» ♦ 

Pierre.'. — Long. i''',a6îlarg.o"',66. 

Le personnage' représenté sur la daiïè qiie nous publions mourut 
très-jeune , comme on peut en juger par festraits de son visage et par 
son costume. .11 était fils dé Pierre, sîre dé Châtres, et de Marguerite 
de Ghampaygné. La distancé de qqarante-*tro|s ans qui sépare sa mort 
de celle du Pierre de Châtres dont répitaphë est classée sous le numéro 
précédent ne nous permet pas de croire qiie' celui-ci fût son père; ce 
Pierre, premier du nom, ai sans ddàte été son aïeul. Les armoiries 
sont les mêmes sur les deux tombes. 

Nous recommandons à l'attention de îios iecteurs la gracieuse effigie 
et le curieux costume du jéuAe défunt. Le tombier du xiv* siècle s'est 
surpassé dans l'exécution de ce dessin. Le justaucorps, le manteau, 
l'escarcelle, la ceiritifre se distinguent par l'élégance de leur forme. La 
comparaison de la tombe de l'aïeul et de celle du petit-fils, i3o6- 
18/19, peut aussi servir à déterminer l'époque de transition de la capi- 
tale à la minuscule gothique. - . 

La fracture qui. partage la dalle eii deux morceaux n'en a par bon- 
heur endommagé au(Hm\détail intéressant. 

* Ptcrrof, diminutif de Pierre. sur-Orge. (Voy. Lcbeuf, op. cit. l. XII, 

' Sic; fils. p. 77-78.) 
^ Il s agit sans doute ici , non pas du comté ^ Le 5 août 1 3 & 9 . 

de Champagne, mais de la seigneurie du ^ Dans le bas côté de Tabside, devant la 

même nom située en la paroisse de Savigny- chapelle de la Vierge. 



L 



ARPAJON ._ EGLISE PARûlSSiAI.E 



? l'-|l:RX01 1)1- CHASTRES I 



PUBLIC l;^.v\.\y 






ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 5 

MGCCXLVIII. 

ARPAJON. — BGLISË PAROISSIALE DE SAINT-GLKMENT. 

i3d9. 

ICI • OIST • 

seBis&e ' * FAjne • Fev * robart • mysneT • avi • TResPASs a • 

en • liEii • m • ccc • z • 

xxn • ne • meRCRfiBi • apras • penTecosTe ' • pez . p 



Pierre. 

Devant les fonts baptismaux, à la première travée du bas côté sep- 
tentrional. Arcade eu ogive trilobée , dont le pignon était accompagné 
de deux anges thuriféraires. Effigie d'une femme, les mains jointes, 
vêtue d'une longue robe à manches serrées aux poignets par une suite 
de petits boutons; manteau; coiffure en pointe, et voile qui entourait 
le visage en passant sous le menton; les pieds posés sur le dos d'un 
chien; de chaque côté de iii tète, un fer à cheval, peut-être comme 
emblème de la profession du mari. Cette dalle intéressante, que nous 
avions vue entière, a été détruite il y a environ vingt-cinq ans; il nen 
est resté qu'un fragment, près d'une des portes de l'église, sur lequel 
on distingue encore les pieds de l'effigie, le chien qui les supporte et la 
portion de l'épitaphe qui contient le millésime du décès. 

Une autre tombe très-usée se voit en travers de l'entrée du chœur. 
L'effigie représentait une femme coiffée comme Sédille, et vêtue à peu 
près de même. Quelques mots de l'inscription en capitale gothique ont 
seuls échappé à la destruction ; les voici : 

mARie liR BVTARBI OVIS Be SAniT BflltlS 

mGRe 

^ Ce prénom ne Be rencontre pas tré- conseiller de Charles V, se nommait Sédifie 
quemment. La femme de Jean Pastoure), le de Sainte-Croix. — ' Le 3 juin iSsa. 



6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Tout mutilé que soit ce texte, il non faut pas davantage pour re- 
connaître Tépitaphe de la mère de Guy I*, abbé de Saint-Denis S rap- 
portée en ces termes par labbé Lebeuf qui, suivant son habitude, n'en 
a conservé ni la disposition ni l'orthographe ^: 

Cy-dessous gist Dame Marie 
La Butardie, qui en sa vie 
Fut de Révérend en Dieu Père 
L'Abbé Gui de Saint-Denis mère. 
Priez vous qui passez par ci 
Dieu qu'il ait de Tame merci 
L'an mil CGC XIIII trespassa. 

Dans la nef, fragment de l'effigie d'un prêtre, sous une ogive tri- 
lobée, XIV* siècle, provenant peut-être de la tombe de Monseigneur Jean 
Bonifacey prêtre y maître de la Maladerie des Ladres de Châtres sous 
Mondhéry. Cette dalle avait été transférée à Saint-Clément, après la 
destruction de la léproserie de Saint^Blaise , située en dehors de la 
ville, à quelque distance de la porte d'Ëtampes. (Lebeuf, ut supra ^ 

p. 233-223.) 

Dans la Grande-Rue, devant la porte d'une boutique, n° 67, sur 
une dalle : 

ce • m • ce • nn» z xi se sAsneBi aI's hk sce crois 

Be sePTCisnBRe ' 



^ Guy I*% surnomme de Castres, dncpiante 
et unième abbë de Saint-Denis , élu en 1 3a 6 , 
démissionnaire en i343, mort en i35o. 
(Fëtibien, HisL de V abbaye de Saint-Denis, 
p. 969 et suiv.) Épitaphe du même abbë, 
ibid. p. 574. Il aurait ëtë plus exact de dë> 
signer Guy I*' par le surnom de Chastres que 
par celui de Castres, L'histoire de Tabbaye 
ne dit rien sur son origine, ni sur le lieu de 
sa naissance. 



* Qp. rtV. t. X , p. â 16. L'abbë Lebeuf n'a 
recueilli dans Tëglise de Saint-Clëment que 
cette inscription et Tëpitaphc d'un ëcolâtre, 
mort à la fin du un* siècle ( ibid, p. s 1 6- 
917). On ne retrouve aucune trace de la 
dalle sur laquelle ce dernier personnage 
ëtait représente dans sa chaire , une poignëe 
de verges h la main. 

' Le i5 septembre 1991. 



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ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



MCCCXUX. 
ARPAJON. — ÉGLISE- PABOiSSULE DE SAINT-CLÉMENT. 



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Pierre. — Long. a'',9i ; larg. o'?,9&'; laiigeàf de la bordure ,« o^,o5'; hauteur dë8 caractères, o"/o38. 

'♦' ^ .. \, 

L'auteur de l'épitaphe a éprouvé un embarres bien.yisible à. dési- 
gner par son nom patronymique le Tpscan: qui eiit yenû chercker sa 
sépulture dans l'église de Châtres/Nûiis. ne- serions, pas moins embar- 
rassé que lui pour traduire en irançais^cette désignation de cm^ cjme 
conee gravée sur la pierre; Le feu duo dié Luynes, ntembre de l'Institut, 
qui s'était fort préoccupé, de l'origii^e .italienne du Guillaume Salen- 
bien de la chapelle de Saint-Lubinrà Gljevre)lse^ ne pouvait laisser 
en oubli la dalle parfaitement authentique du citoyen de Sienne-la- 
Yieille. Il pensait que lé nom de Chase Conee répondait à celui d^ Cac- 
cia-Conigliy en français chasse-conik , ou chasse^lapins. On sait combien 
sont communs en Italie les noms composés du mot coçcia suivi d'un 
substantif au pluriel, cacéia-nemici , cacciorléom^ caccia-lupiy mcciorlepriy 
cacciorcorvi, etc. 

Le défunt d'Arpajon faisait certainement partie d'une des colonies de 



* Le mot cmte, eonti, n*a ëviâBmment ici 
d autre valeur que celle d'un prénom. N'était 
pas comte quiVouIait au commencement du 
XIV* siède. 

* Les derniers chiffi-es du millésime sont 
endommagés, uiiii, xiii ou xiiii, i3(>9, 
i3i3,i3i6?La différence est d'ailleurs trèsh 
peu importante. Voy. Notice parM. Auguste 



Moutié;'i)ev. archéoL (Lehêux), 1 3* année, 
3* partie, p.- 6 3 7^-64^5; 'Nouveaux mélanges 
d' archéologie, etc, par le R. P. Charles Ca- 
hier, t. I,'p. s9â-3oo (Paris, iSyi). 

^ Voyez ci-dessus n* mcxxxiv. Le savant 
académicien croyait les Salenbien originaires 
de Sienne aussi bien que lesChase-Conee. 



8 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



Lombards ou dltaliens qui, dès le xii^ siècle \ pratiquaient dansTËu- 
rope entière ces artifices financiers de banque et de change, source de 
richesse pour les habiles et cause de raine pour les sinif^es. Était-il 
lui-même un agioteur, un spéculateur? Son épitaphe ne nous en dit 
rien. Son costume, en cela d'accord avec son nom, le représente avec 
les attributs de la chasse, portant un gant de la main droite, et un 
faucon sur le poing gauche, tandis que sous ses pieds on chien de 
race commune et un lévrier poursuivent un lapin et un lièvre*. L'exé- 
cution du monument révèle un habile dessinateur^. La gravure nous 
dispense d'insister davantage sur le mérite de cette dalle probablement 
unique en son genre. Nos prédécesseurs du siècle dernier ne l'avaient 
pas jugée digne de leur attention. 



^ Ducange, Gksê, med. et inf, lot, t. IV. 
Langobardi, Lomhardi, appellati potissimum 
in Franeia mercatores itaUqui magno numéro 
eo cùnjluebant exereendi ecrnmercii gratta» 
Mention de privil^fos royaux , dont un de 
1 977, où les marchands de Sienne sont ^é- 
cialement cités. L'origine de leur établisse- 
ment dans le royaume remonte pour le 
moins au siècle précédent. Paris a sa rue des 



Lombards, et la plupart des villes im|)or- 
tanfes de notre pays en possédaient une du 
même nom. 

' L*Qn a les oreilles dressées , Tautre les 
a couchées. 

^ Ainsi que Ta remarqué M. Moutié, le 
tombier a fait un véritable rébus de la re- 
présentation de ce défunt, qui ne fut proba- 
blement chasseur que de nom. 





ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRV. 9 

MCCCL. 

ARPAJON. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLÉMENT. 

i663. 

Cy gîst Hon"" Hoi Lavrens Sallet 

vIvÂT Mar*.*^ Bovrg de cette vîlle de Chastres 

q' decedda le 66^' an de sô âge le 3" IviN 1663 

LEQVEL A LAISSÉ A LeSGLISE ET FABRICQVE DE 

Céans la soê de 46? 17 s. 9 ^ de rIEte par chacv 

AN et VN DEMY ARPËT DE TERRE, A LA CHARGE DE 
FAtRE DiRE ET CELEBRER A TOVSÎOVRS EN LAD. 
ESGLiSE ET DEVÂT LaVTEL DE ST ClAVDE VNE 

Messe basse par chacvne sep*î* et a la fIn dIcelle 
vng lîbera svr la fosse, po" chacvne desq^ messe 

ET LIBERA II sera PAYÉ A MONS" LE CVRÉ 1 5 S ET AV 
BEDEAV I S PO" SONER LAD. MeSSE PAR SEP^Î^ DE 30. COVPS 
DE CLOCHE TlNTÉE, ET LE SVRPLVS APPARTl * A 
LAD. FaBRICQVE le TOVT PO" LE REPOS DES 

Ames dvd. S" Sallet et de Iehanne GIgot 

SA PREMIERE FÊ. LAQVELLE DECEDA LE 4* SeP^^ 

1652. le tovt ainsy qvll a déclaré par son 
Testam¥t passé pardevât m* Iean le Conte 
Tab^ av BaIll. dvd. Chastres le 28^ May avd. an 
1663 

L S 

Marbre noir. ' — Haut. o",7a ; larg. o",55. 

La table de marbre noir encadrée d'une bordure de marbre blauc; 
au-dessous du texte, deux palmes, les initiales du donateur L. S., un 
globe cerclé et surmonté d'une croix. 

La fondation du bourgeois Laurent Sallet n'offre aucune circons- 
tance qui la distingue des autres actes de même nature. On peut re- 

I?. a 



iO INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

marquer seulement que saint Claude n'était pas moins vénéré à Châ- 
tres qu'à Longjumeau ou à Linas. 

Nous ferons ici mention de quelques fragments d'inscriptions des 
XV®, XVI* et xvn* siècles^ : 

Donation par Jeanne Chartier, en i^gS. 

Acte de fondation, où étaient mentionnées la plupart des anciennes 
portes de la ville, dites de Paris, d'Etampes, de Corbeil, de Saint- 
Germain, de Saint-Denis, \Mf siècle. 

Epitaphe en lettres gothiques d'une femme décédée le 98 janvier 

l502. 

Au seuil de la porte principale, tombe effacée d'honorable homme 
Jehan Symon, natif de Charly-sur-Marne ^, et de sa femme, xvii* siècle. 

.Une grande tombe datée de 1682, sur laquelle on voit les attributs 
de la mort et les traces de deux arcades. 

Au nombre de ces dalles il y en a certainement quelqu'une d'une 
ancienne famille d'Arpajon du nom d'Arras. L'abbé Lebeuf cite un 
Pierre d'Arras, président de l'élection d'Étampes, décédé vers l'an 
1600; mais il n'a rien voulu dire des épitaphes de celte famille (t. X, 
p. 217). 

* Sur la muraille, à Tentrëe du bas côte ' Bourg du dëpartement de T Aisne et de 

septentrional. farrondissement de Château-Thierry. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. H 

MCCCLI. 

ARPAJON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLÉMENT. 

1786. 

D. O. M. 

Cy GiT 

Très haut et très Puissant Seigneur 

Monseigneur 

Louis, Marquis d'Arpajon & & &. 

lieutenant général des armées du Roy, 

Chevalier 

DE la toison d'or ET DE S^ LoUIS, 

Chevauer né de l'Ordre de Malthe, 

Gouverneur 

DE LA Province de Berry, et des Villes 

DE Bourges et d'issoudun &. 

issu d'une des plus illustres et des plus Puissantes 

Maisons du Rouergue, 

IL MARCHA SUR LES TRACES DE SES AnCESTRES; 
NON CONTENT D'AvOIR DONNÉ DES PREUVES DE SA VALEUR 

EN Flandres, en Allemagne et en Itaue, 

IL soumit en ESPAGNE LES FORTS D'ArENS, 

DE Benasque, de Castelleon et de Solsonne, 
ET LES Pays de Ribagorça et de Valdaran. 

APRES DE SI GLORIEUX EXPLOITS 

IL NE SE Reposa, 

QUE POUR donner des PREUVES 

DE SA GÉNÉROSITÉ A CETTE EGLISE 

QUIL COMBLA DE BIENFAITS. 

AUX Pauvres dont il etoit le Père, 

ET SA protection PARTICULIERE A CETTE ViLLE, 
A QUI IL DONNA SON NOM 
AVEC L'AGREMENT DU ROY. 

IL Rendit son ame aux* Seigneur, 
LE XXI. Août de l'An M. DCCXXXVI. 

DE SON ÂGE LA LXVII. "*^ 
ET EST INHUMÉ DANS LE CoEUR DE CETTE EGLISE 

SELON SES DFSIRS. 

Reqiiîescat in pace. 
\farbre noir. — Haut. o",95; larg. o" 65. 
' Sic. 



12 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'épitaphe du marquis d'Arpajon ^ a été mutilée et déplacée ; elle est 
maintenant fixée au mur du bas côté méridional, à l'entrée de l'église. 
La plaque de marbre noir, arrondie au sommet, a pour encadrement 
une bordure de marbre blanc. Cette longue inscription relate l'illustre 
origine et la vie glorieuse du défunt. Elle nous indique aussi le lieu de 
sa sépulture. Trois grandes dalles de marbre noir, dépourvues d'épi- 
taphes, se trouvent au milieu du chœur; la plus importante, bordée 
de marbre blanc, recouvre probablement les restes mortels du mar- 
quis d'Arpajon. Les terre et seigneurie de Châtres, achetées au prix 
total de 352,000 livres, par Louis II, marquis d'Arpajon, suivant 
contrat du i5 avril 1720, furent érigées en marquisat par lettres pa- 
tentes du mois d'octobre de la même année, sous le titre de marquisat 
d'Arpajon que la ville de Châtres porterait à l'avenir ^. La substitution 
d'un nom nouveau à une dénomination plusieurs fois séculaire ren- 
contre le plus souvent un obstacle invincible dans la persistance des 
habitudes anciennes. Nous l'avons remarqué à l'occasion de la ville de 
Montmorency, à laquelle l'autorité royale voulut vainement imposer le 
nom d'Enghien. Ici, au contraire, le nom d'Arpajon a complètement 
fait oublier le vieux nom de la châtellenie de Châtres. 

* Séverac-le-Châtel , ou Arpajon, petite delà maison d'Arpajon, voy. le P. Anselme, 
ville du Rouergue, près de Milhau (ddpar- HiêtgénéaL t. V, p. 878-900. 
tement de r Aveyron ). Généalogie, armoiries * Lebeuf, op. cit, t. X, p. aaS-tiaQ. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 13 

MCCCLn. 

ARPAJON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLÉMENT. 

i6&5. 

IHS. MAR. SANCTE CLEMENS * SANCTE lONI * ORATE PRO NOBIS 

HENRY CAMVS CHEVALIER SEIGNEVR DE S^ BONNET 

ET DE CHASTRE BAïLLY ET GOVVERNEVR POVR LE 

ROY DE LA VILLE ET DVCHE DESTAMPE PAR AIN 

HAVLTE ET PVÏSSANTE DAME ANTOINETTE SERVIENT * FEMME 

DE HAVT ET PVISSANT SEIGNEVR M* FRANÇOIS DE 

BEAVVILLER CHEVALIER COMTE DE S^ AIGNAN VICONTE 

DE VALONGVE BARON DES BARONNIES DE LA FERTE 

HVBERT CLERY LVCAY EN BEAVCE CHEMERY ET LE FAV 

CON" DESTAT MARECHAL DES CAMPS ET ARMEES 

DV ROY ET CAPITAINE DES GARDES DE SON ALTESSE 

royal;.e MARAINE 

FAIT EN LAN l645 ^^^ ^^^^ BVCHERE ET PIERRE 
BRIZAN MARGVILLIERS DE LESGLISE S^ CLEMENT 
DE CHASTRE. 
MESSÏRE PIERRE POVLLIER PB" * 

Cloche. • 

Henri Camus de Saint-Bonnet, parrain delà cloche paroissiale, avait 
acheté, en 1606, à Robert de Balsac la seigneurie de Châtres. Elle 
fut revendue, cinquante ans plus tard, par ses héritiers. 

' Sainl Clément, pape et martyr, patron ëpousë, en i633, François de BeaaviUiers. 

(le la paroisse. depuis duc de Saint-Aignan, chevalier des 

' Saint Yon , martyr, compagnon de saint ordres, lieutenant général, membre de 

Denis. T Académie française, qui mourut en 1687. 

* Fille de Nicolas Servien , conseiller du * Probablement , le curé alors en fonc- 

roi en ses conseils d'État et privé, seigneur tions. 
de Montigny, morte en 1679. Elle avait 



1& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCGCLIII. — MCCCLIV. 
ARPAJON. — HÔTEL-DIEU. 

ICI • 6IST • Pie 

RRfl • BieoT • xeiRTYRieR • avi • TResPASSA • se • mARDI • 
pRemieR • iovr • De • ivine • sah • m • 

CGC • XXXIX • 

(Et Parin son fuis trespassa le lundi avant la saint Lucas l'an 
Mil CGC & XL. Pe. pour eus'.) 

Pierre. 

+ là wU t»* xt«tt ftu nmt ttwr» ponr 

ttmx «» luUl ^wx ï« timixti ittmz miUv^ ^ 

Giocbe. 

Pierre Bigot exerçait la profession de teinturier, encore pratiquée 
à Arpajon par un grand nombre d'ouvriers, installés sur les bords de 
la rivière d'Orge qui traverse la ville. Le renouvellement du carrelage 
de la chapelle de l'Hôtel-Dieu a causé la suppression de sa tombe, 
dont nous avions pris note à un premier voyage. Elle avait servi de 
table d'autel, comme le prouvait l'empreinte de la pierre sacrée. Le 
défunt était représenté en habits longs, les pieds posés sur le dos d'un 
chien; au-dessus de sa tête, une arcade ogivale à trois lobes, et un 
pignon accosté de deux anges thuriféraires. 

La cloche date de la troisième année du règne de François I**; elle 
est conservée. . 

L'Hôtel -Dieu a été reconstruit et doté à nouveau, vers 1721, par le 
charitable marquis d' Arpajon. La chapelle porte les titres de Notre- 
Dame de la Visitation et de Saint-Louis. 

^ Cette dernière partie de rinscription p. aa^). Le lundi avant la Saint-f^uc était 
était recouverte par une marche d'autel; le 16 octobre i3/io. 
nous rempruntons à i'abbë Lebeuf (t. X, ' Chastres dessous Montihër y. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 15 

MCCCLV. 

ARPAJON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

i3&i. 



fiett tt«oU« fottitart jft^w tttmt U ttw« 

là mtl ((t %lx U )0w te U îttU mxA ttlmt ^ 

Pierre. 

La paroisse de Saint-Germain forme aujourd'hui une commune dis- 
tincte sous le nom de Saint-Germain-lès-Arpajon. L'église est un petit 
monument des xu* et xm*" siècles, digne de l'attention des archéologues. 
L'abbé Lebeuf y remarqua plusieurs inscriptions sur des tombes du 
xin* siècle, mais presque toutes effacées, entre autres celle d'André, 
jadis curé de Igni^; nous ne les avons pas revues. 

La dalle du xiv* siècle, dont nous n'avons pu déchiffer l'épitaphe 
qu'«n partie, était placée dans le chœur près de la porte latérale, vers 
le sud; elle était déjà fort usée; il paraît qu'elle n'existe plus. Cette 
tombe offrait une grande analogie avec celle de Pierrot de Châtres con- 
servée dans l'église de Saint-Clément*; même dessin, mêmes dimen- 
sions. L'effigie représentait aussi un tout jeune homme en vêtement 
court, chaussé de souliers à la poulaine. Les premiers mots de l'épi- 
taphe , depuis longtemps effacés, contenaient son nom, à la suite duquel 
on lisait sans doute sa qualité de fils de Nicolas Fouheart (ou Fou- 
chart) , écuyer de monseigneur le comte d'Alençon. Le titre de comte 
d'Alençon fut porté ,det3â5ài3/i6, par Charles II de Valois , surnommé 
le Magnanime , tué à la bataille de Crécy, frère du roi Philippe VI. 

' 36 décembre. — ' Voy. ci-dessus n** mccxii. — ' Voy. ci-dessus n** HcccxLvir. 



16 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLVI. 

ARPAJON, — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

i355. 

Jaîitt tnlU titvm itmtvx k «orDè qtu tw0p$»0« ht 

« tUtU tu M^t 

U wvtx U h uini 

Amst ^ Un mH ((( «tmwnfe ti^ pvm pDW toi » que ïi 

Itti k(t mtn 

Pierre*. — Haut. a",oo; larg. i",!©. 

Dalle d'un riche dessin , mais fort endommagée par l'usure. L'épi- 
taphe a perdu quelques-uns de ses mots les plus essentiels. La partie 
supérieure de la tombe est à peu près détruite. Pieds-droits ornés d'ar- 
catures et de figurines^; le visage et les mains jointes de l'effigie, rap- 
portés en marbre , entièrement effacés ; robe simple , à corsage ; man- 
ches doubles, les premières serrées aux bras par des boutons, les 
secondes arrêtées avant les coudes, et de là pendantes comme des fa- 
nons jusqu'aux jambes; la robe terminée par une longue queue relevée 
sur le bras gauche; un petit chien sous le pied du même côté. On 
remarquera la formule assez rare .... qui trespassa de ce ciecle m 
lautre. 

^ L'abbë Lebeuf a cru lire Jehanne Jo- ^ Sic, — * A la seconde travée de la nef. 

hannis, ' Il n'en reste que quatre complètes , un 

* Le 33 avril. prêtre et trois clercs. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



17 



MCCCLVII. 
ARPAJON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

< 

tttt" <t xm U ttttrqtttîT) W 30W te ttwg ' ♦ t«tt rtt «f t latt» mtn 

Pierre*. — Long. 9",07; iai^, i",oo. 

La partie supérieure de la dalle est à moitié oblitérée. Arcade en 
ogive à trois lobes; pour supports, deux fines colonnettes à chapiteaux 
de feuillage et deux pieds-droits décorés darcatures; à chaque pied- 
droit , trois figurines, prêtres et clercs célébrant les rites funéraires; 
pignon percé d'une rose et d'autres compartiments, rehaussé de cros- 
settes et d'un fleuron, accosté de deux anges debout, nimbés, qui en- 
censent. L'effigie avait le visage et les mains rapportés en marbre, 
aujourd'hui disparus; armure complète en fer battu; heaume en pointe 
avec son voile de mailles qui encadre le visage et retombe sur les 
épaules; une épée au côté gauche, une dague au côté droit; chausses 
allongées, pointues, munies de leurs éperons; un lévrier sous les pieds. 
Aux angles, médaillons qui furent peut-être armoriés. Un morceau de 
marbre noir carré, incrusté sur un côté de la dalle, prouve qu'elle a 
été employée comme table d'autel. 

Le manoir, fortifié par Jean de la Bretonnière qui lui donna son 
nom, se trouvait situé sur le territoire de Saint-Germain; il a été 
complètement détruit en 1750, ainsi que la chapelle de Saint-Louis 
construite dans l'avant-cour'. 



^ Le 6 mai n'était pas un mercredi en 
i3g3, mais Tannée suivante. 



IT. 



' Dans la nef, près de ia porte. 
^ Lebeuf, op. cit, t. X, p. a46-a&8. 



18 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLVra. 

ARPAJON. - EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DAUXERRE). 

1619. 

Cy Gist Vénérable et Discrette personne Mê. 

Jean Soufrin * viuant PErê Cure de Ceste Eglë^Qui Deceda le XXI*^* lour de luiilet 

Mil Six Cens douze Priez Dieu 

Pour Son Ame Requiescat In Pace Amen 

Pierre*. — Loug. a",o3; lai^g. i",oo. 

Des filets dessinent autour de Teffigie un encadrement arrondi à ses 
deux extrémités ; deux consoles feuillagées ; autres feuillages dans les 
angles. Le défunt curé, mains jointes, porte le costume d'usage pour 
la célébration de la messe, Taube, Tétole, la chasuble et le manipule. 
La coupe en est semblable à celle des vêtements sacerdotaux d'aujour- 
d'hui. Des galons à rinceaux, des croix, des franges en composent l'or- 
nementation. 

Les stalles du chœur recouvrent en partie un fragment de dalle à 
effigie; nous n'avons pu lire que ces mots de l'épitaphe en caractères 
gothiques : 

qm ict»pn»u mtlk r xlt» pmz htn p« 



En 1 655, Henri Chabot, duc de Rohan', mourut au château de Chan- 
teloup, sur la paroisse de Saint-Germain. Avant de porter son corps 
aux Célestins de Paris, on déposa son cœur dans l'église paroissiale; 
aucune inscription n'y est consacrée à sa mémoire. 

' Nom douteux. — * DaDe usée, h la troisième travée de la nef. — * Voyez t. 1. 
n' ccLxxn. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 19 

MCOCLIX. 
SAINT-YON. — ÉGLISE PRIECRALE ET PAROISSIALE DE SAINT-YON. 



lAJDis • sme • Dfl • cesTfi • ynoce • 

Pierre. 

La montagne de Saint-Yon a pris son nom d'iËonius, un des com- 
pagnons de saint Denis, qui évangélisa ce pays où il fut martyrisé et 
inhumé. Du temps de Tabbé Lebeuf S on voyait encore, au sommet de 
la montagne, des traces de maisons, de rues, de portes et d'une en- 
ceinte entourée de fossés. L'église et le presbytère restaient seuls debout. 
La fondation du prieuré remontait aux dernières années du \f siècle; 
il dépendait de l'ordre de Cluny. 

L'église de Saint-Yon se trouve dans le site le plus pittoresque, 
isolée de toutes maisons, environnée de ruines, élevée sur une mon- 
tagne boisée d'où la vue s'étend au loin sur une contrée riche et va- 
riée. L'édifice, reconstruit dans la seconde moitié^ du xvii* siècle, privé 
de sa triple abside et de son transept en i85o, et réduit aux dimen- 
sions d'une chapelle, n'offre plus comme témoignage de son ancienne 
origine qu'une porte en ogive, accompagnée de quatre colonnes de la 
fin du xu* siècle. 

Le fragment d'inscription que nous publions , jeté avec d'autres dé- 
combres dans l'ancien cimetière, provient de cette dalle, autrefois 
placée dans le chœur, où était « figuré un homme armé à l'antique 
crde cotte et jacque de maille, tenant à ia main dextre une épée, et à 
tria gauche un écusson, à l'entour de laquelle tombe étaient écrits ces 
<r mots en lettres majuscules : 

Cy GiST PhIlIPPES, SlRE DE SAtNCT YON, lADIS SiRE DE CESTE 
VlLLE, Qui TRESPASSA LAN DE GRACE H • CC • DH^.^ 2 • XIII 

* Op, eiL t. X, p. 9 5o et suiv. 

3. 



20 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

LE Mercredi après la saInt Barthélémy, ou moIs d*Aoust. 
PrIez pour ' 



Dans la travée qui sert de chœur à l'église renouvelée, on a laissé 
une dalle sur laquelle est gravée une grande croix tréflée, qui m'a 
paru du xni* siècle. Il n'y a plus d'épitaphe ; peut-être la bordure aura- 
t-elle été retaillée. Cette tombe ne serait-elle pas celle que mentionne 
l'abbé Lebeuf, comme recouvrant la sépulture de Guy de Bruyère, mort 
en 1272, après avoir exercé vingt-six ans les fonctions de prieur de 
Saint-Yon. 

' Du Breui, ThéâL des ant, de Paris (édit. de 161s), p. ii63, 116&. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 21 

MCCCLX. 

SAINT-YON. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINTYON. 

1686. 

CY GIST 

LE Corps de M^i* 

Robert Destrechy 

Fils aisné de deff^ Ml* 

Michel destrechy et Dt 

Dame marguerite Gressier 

neuev et legataire vni- 

versel de deff?* m^i* louis 

destrechy VIUANT COMMIS- 
AIRE EXAMÏNATEVR AV CHAS- 

râRB CVRB ET 

TELET DE PARIS. RESTORA- 

TEUR DE CETTE EGLISE 

DECEDE LE HUICT lUIN 

1686. Age DE 81. ANS. 

Priez Dieu 

pottr Son Ame 

Pierre. — Long. i",9i ; lai^. o",95. 

Dalle brisée; bordure semée de larmes; aux quatre angles, deux 
ossements noués en sautoir par une bandelette et une tète de mort; le 
texte inscrit dans un encadrement ovale replié à ses deux extrémités. 

Le curé Robert Destrechy, décédé octogénaire en 1686, fit sans 
doute réparer le chœur et le sanctuaire de son église. Sept ans après 
sa mort, en 1698, la nef fut reconstruite aux frais de la fabrique, 
comme le déclare cette inscription que nous avons lue jadis sur la 
clef de voûte de la première travée : 

HAEC NAVIS 

REAEDIFICATA 

F VIT 

FABRICAE 

SVMPTIBVS A° 

DNI 1693. 



2â 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCLXI. 

BOISSY-SOUS-SAINT-YON. — ÉGLI8E PAROISSIALE DE SAINT-THOMAS 

DE GANTORBÉRY. 

1786. 

Offerebat 
Jacob* anton*. pennetti 
• presbyter florentinus 

MAGNO ETRURIvC DUC! 
A SECRETIS 

M DCC XXXVI. 



Marbre blanc. 



Le même J. a. p. &c 

QUI À FAIT BATIR 
LA CHAPELLE DE ST 
JAC'. &C A FAIT AUSSY 
CONSTRUIRE LE 
GRAND AUTEL ET 
CELUICY DE LA 
VIERGE ET A DONNE 
110. UVRES DE RENTE 
DONT 40^ POUR LE 
MAITRE D'ÉCOLE ET 
LE RFSTANT POUR 



QUATRL GRANDES 
MESSES ET LES 
LITANIES DE LA 
VIERGE COMME IL 
EST PORTÉ PAR LE 
CONTRACT PASSÉ 
A BOISSY LE 27"^ DE 
JUIN. 1736. PAR- 
DEVANT M^ DE- 
VISIGNY NOTAIRE 
AU CH'F DE PARIS. 



Marbre blanc. — Hauteur de chaque partie, o",/i6 ; larg. o"*,3o. 

Eglise d'une architecture très-simple , reconstruite vers le xvi* siècle , 
élégamment décorée, dans la première moitié du siècle dernier, d'au- 
tels, de sculptures, de boiseries, de textes bibliques, par la généro- 
sité de Tabbé Jacques-Antoine Pennetti, secrétaire du grand-duc de 
Toscane^ à la cour de France. La première inscription est placée au 

' Chargé d'affaires du grand-due près la cour de France, 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 23 

fond de l'abside, en arrière du maître-autel. La seconde se lit sur les 
deux feuillets d'un livre de marbre ouvert, dans la chapelle de la Vierge. 
Il s'en trouvait une troisième , que nous avons inutilement cherchée , 
dans la chapelle de Saint-Jacques le Majeur; elle apprenait que le 
même donateur avait doté cette chapelle d'une rente de 3oo livres, à 
charge de trois messes hautes annuelles, d'une messe basse hebdoma- 
daire, d'une rétribution de 5o livres au maître d'école, d'une distri- 
bution de vingt-quatre chemises et de douze camisoles à trente-six 
pauvres de la paroisse. Le bienfaisant abbé faisait sans doute sa rési- 
dence d'été dans quelqu'une des nombreuses maisons de campagne de 
ce pays. 

Les chapelles de l'église de Boissy portent les dates de 1 687 , 1 786 , 
1787 et 17/11. 



24 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLXU. 

BOISSY-SOUS-SAINT-YON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-THOMAS 

DE CANTORBÉRY. 

i6a9. 

I. N. D.« 

Nobles personnes Iean 

Lambert escvier S^ de 

Rochemont lvn des gardes 

des corps des Roys Henry 3. 

4. ET LOVIS 13. ET DE* IeANNE 

Menfaiz sa Femme ont eslev 
levrs * sepvltvre sovbz ceste 

Tombe cy aposee 

davdessovbz par premission * 

DV 30 OCTOBRE l6l I PASSE PAR DE 

vant pillas tabeluon 

lad' Menfaiz deceda le dernier 

MAY 1622 A AGEE DE 6l ANS 
Et LED* LAMBERT 



ITVR QVO 
FATA VOCANT 



Pierre*. — Long, a ",37; larg. i",i9. 

La dalle, devenue fruste, a perdu en partie son ornementation. En- 
cadrement ovale, filets, enroulements, pommes de pin, guirlandes, 
deux torches dlumées posées en sautoir. Le garde du corps des rois 
Henri III , Henri lY et Louis XIII ne nous est connu que par son épi- 

* In tiomine DominL — *"'■"* Sic. — * Dans la nef. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 25 

taphe. Dans le cours de ses longs services, il fut témoin du meurtre 
de ses deux premiers maîtres, et de bien d'autres scènes de tragique 
mémoire. 

En parcourant l'église , nous avons remarqué plusieurs dalles dont 
les dessins et les inscriptions sont à peu près effacés. Nous citerons une 
tombe gothique à effigie, un fragment du ivu^ siècle qui présente pour 
armoiries un chevron surmonté d'un croissant et accompagné des ini- 
tiales du défunt, enfln l'épitaphe d'un curé mort en 1719 et in- 
humé dans le chœur. 



26 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

M€CCLXni. 

BOISSY-SOUS-SAINT-YON. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-THOMAS 

DE CANTORBÉRY. 

1757. 

LAN 1757 JAY ESTE BENITE PAR M** PAUL FRANÇOIS HEBERT 

CURE DE CETTE PAROISSE DE BOISSY SOUS S^ YON ET NOMMEE 

MARIE ELIZABETH PAR HAUT ET PUISSANT SEIG"* M^ CHRETIEN 

GUILLAUME DE LAMOIGNON ^ CH" MARQUIS DE BASVILLE BARON DE 

S*^ YON ET AUTRES LIEUX CONS"* DU ROY EN TOUS SES CONSEILS PRESIDENT 

HONORAIRE DU PARLEMENT GOUVERNEUR DES VÏLLES Si CHATEAU DE 

MONTLHERY ET LIMOURS GRANDE CROIX PREVOST ET M™^ DES CEREMONIES 

DE LORDRE ROYAL ET MILITAIRE DE S^ LOUIS DE LACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET 

BELLES LETTRES ET PAR DAME EUZABETH DE LAMOIGNON SA FILLE* 

EPOUZE DE m" de (ÎOURGUES CH^* COMTE DAUNAY CONS"* AU PARLEMENT ET 

COMMISSAIRE AUX REQUESTES DU PALAIS 

FRANÇOIS ROCHEREAU ET FRANÇOIS ROUSSEAU ETANT MARGUILLIERS 

LOUIS GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE'. 

Cloche. 

' Mort en 1769. marquis de Vayres, depuis président à 

* Née en 1788, mariée en 1766 h Ar- mortier. Voy.ci-dess.n" dcccxlvi, dcccxlvii. 
mand- Guillaume -François de Gourgues, ^ Voy. ci-dessus n" mccl\x\ ni. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 27 

MCCCLXIV. 

BOISSY-SOUS-SAINT-YON. - ÉGLY. ÉGLISE ANNEXE DE SAINT-PIERRE. 

i685. 

A La plvs Grande Gloire de Diev et a la mémoire de M^ 

phiuppe de mailloc chevaluer seig^î de villelowette s dernier de 
la branche des cadets des marqvis de mailloc en normandie • 
qvi movrvt le 28. octobre 1684. 

Madame madeleine de la motthe sa vefve execvtrice de sô. tes- 

SIEVR 

tament a mis le cvré et les habitans d*egly acceptas en possession 

DE SIX ARPENS de TERRES SPECIFIEES PAR LE TESTAmT DVD\ FEv SIEVR DE 
MAILLOC ET PAR LE CONTRACT PASSÉ PNT. PILLAS NOTAIRE A BOISSY LE 23! 7^* 
l68j. DV REVENV DES Q^ LES MARG¥^ FOVRNIRONT 22» DE RENTE ANNVELLE, PO*. 
PAYER A PERPETVITÉ VNE MESSE BASSE QVI CE DIRA CHAQVE SEMAINE EN LEGLISE 
d'EgLY OV SÔ. corps repose, et CELVY de MADAME EDMEE DE PELARD SA FEME 

decedée le 9^ 9^* 1678. 

En ovtre lad', dame de lamotthe a encor payé comtàt jo* po"! participer 

avx merites de lad*. messe, le lo"! de laq*f* doit estre enonce av prosne tovs 

^ ^ SIIVRS 

LES DIMANCHES ET ESTRE CELEBREE A lO" NOME A CONDIT. QVE SI LES CVRÉ ET MARG*?* 
Y MANQVENT TÇOIS MOIS CONSECVTIFS LES SEIG'Î* DE VILLELOWETTE RENTRERONT 
FRANCHEMENT DANS LES TERRES SPECIFIEES PAR LA FONDATION. 

Le MESME SEIG^. DE MAILLOC PAR CONTRACT PASSÉ PRÉSENT ALLOES NOTAIRE A 
BOISSY LE 16^ JVIN 1679. ^ DONNÉ AV S". CVRÉ ET HABITANS D*EGLY DIX LIVRES DE 
RENTE A PRENDRE SVR DEVX ARPENS ET DEMY SEPT PERCHES DE TERRES PO*î FAIRE 
ANONCER AV PROSNE, ET CELEBRER VNE MESSE BASSE TOVS LES ANS LE I7? JVIN ET 
ANONCER AVSSY VN LIBERA ANOTTE AVEC LES REPONS TOVS LES DIMANCHES DE LAN- 
NÉE A USSVE DE LA GRANDE MESSE PO? LE REPOS DES AMES DE M".* PHILIPPE DE MAILLOC 
SEIGI DV BOVLLAY MORIN ET DE VILLELOWETTE, ET DE DAME MARGVERITTE D'AmY SES 

' Hameau dépendant d'Égty. — * Ancienne baronoie, an diocèse de Lisieax, ërigëeen 
raarqnisal en 1698. 

i. 



28 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

PERE ET MERE. LAQ'f* RENTE FAVTE D*ANONCER, ET DIRE LES DITTES PRIERES VN AN 
ENTIER, SERA AMORTIE COME DESSVS. 

Le MESME SEIG^ de MAILLOC par CONTRACT DV 3*. IANVIER 1663. PRESENT ALLOES 

SIKVRS 

NOTAIRE A BOISSY A DONNÉ ENCORE AVX CVRÉ ET MARG¥® D*EGLY, 4- ARPENS DE TERRES El 
2. PIECES MOIENANT QVOY ILS SE SONT OBLIGÉS A FAIRE DIRE A PPETVITÉ DEVX 
SERVICES DES MORTS AVEC DES HAVTES MESSES VIGILES ET AVTRES PRIERES A LOR- 
DINAIRE LVN PO^ DAMOISELLE MARGVERITTE DE MAILLOC SA SEVR TOVS LES ANS 
LE 4^ MAY lO"! DE SÔ. DECES QVI FVT EN 1662. LAVTRE A LINTENTION DE M^" CHARLD 
DE MAILLOC PRIEVR DE LVZIGNAN * SÔ FRERE A PPETVITÉ TOVS LES 3I. D'OCTOBRE 
lOÎ DE SÔ. DECES QVI FVT EN 1662. AVSQ*:^ DEVX SERVICES DOIT ESTRE PORTÉ PAIN 
ET VIN 

TOVTES LESQVELS CHOSES ONT ESTÉ DISPOSEES A LA DIUGENCE DE MADAME 
MADELEINE DE LAMOTTHE MERE DE PHILIPPE AVGVSTE DE MAILLOC QVI REPOS ICY ET 
QVI ESTOIT FILS VNIQVE DE LAD*. DAME DE LAMOTTHE DECEDE LE 23. DECEMB. 1683. 

Dieu Leur Fasse Mtsencorde 

Marbre noir ■. — Haut. i^^iS ; larg. o^ïSo. 

Autrefois chef-lieu de la paroisse, Egly n'est plus qu'une annexe de 
Boissy. Le clocher date du xui® siècle. L'église a été renouvelée au 
siècle dernier, dans les proportions les plus modestes. Une croix en 
pierre sculptée, du xnf siècle, s'élève au milieu de la place du village. 

Trois écussons armoriés, surmontés de la couronne de marquis, 
sont gravés sur le marbre, au-dessus du texte de notre inscription : 
1** parti de gueules à trois maillets d'argent et d'une fasce accompa- 
gnée de trois têtes d'animal; lacs rompus de veuvage; 2° parti de trois 
maillets et de trois chevrons, au chef chargé de deux merlettes affron- 
tées; deux palmes pour accessoires; 3** parti de trois maillets, et d'une 
aigle éployée à deux têtes; deux palmes comme à l'écusson qui pré- 
cède. Les maillets appartiennent aux Mailloc, les autres insignes aux 
alliances mentionnées dans l'acte de fondation. Trois générations des 

* Petite ville du Poitou , célèbre autrefois ' Fixé au mur près de la porte de la nef, 

par ses seigneurs et par son château. à main droite. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 29 

sires de Mailloc sont dénommées dans Tinscription : Philippe I*' et Mar- 
guerite d'Amy, sa femme; leur fils, Philippe II, et ses deux femmes, 
Ëdmée de Peiard et Madeleine de la Mothe; Philippe III Auguste, fils 
unique de Philippe II , né du second mariage. Les conditions de la do- 
nation ne diffèrent pas de celles que nous avons déjà si souvent rap- 
pelées. 

On doit conclure des termes de l'inscription qu'en i685 Egly se 
trouvait encore ,en possession du titre paroissial. La mention du sieur 
curé s'y reproduit jusqu'à trois fois. 



30 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLXV. ■ 
SAINT-SUI.P1CE-DE-FAVIÈRES'.— ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-SDLPICE. 



' Nous avons déjà cilé lexceileDlf notice Su!pice-(le-Favièi-es une élude qui n'est ni 
de M. Putnce Salin aur la paroisse de Chiily' moins coni|)lète , ni moins intéi'esaanle. 
\W.arin. I.e ni&nie auteur a publié sur Saint- (Paris, )S65, texte et planches.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHERY. 



31 



9^ 01 • 0ISV • DK 

nsaiû • iziiBeK • dhim • se • fiflBRoae • ijidis • Fjuse • in^oiiseiGneiiR • 
picouie • fie • 

GOiR • ctiSi • avi • TRGSPjœsii • fijm • De • «RHee • 

ut • <Hio • z • xYi • fie • leiiR • De • VBEBB • SKTBJS • esvene • en • 
esra ' • jpRies • pohr • 



fiH«ie • DefiUi • 



Pierre. — Long. a^^aS; larg. i",o5. 



Rien n'est plus élégdnt que l'église de Saint-Sulpice-de-Favièi'es 
avec son abside à triple rang de vitrages, et sa façade enrichie de 
sculptures. Le savant abbé Ghastelain, qui avait visité avant l'abbé 
Lebeuf le diocèse de Paris, la proclamait la plus belle église de village 
du royaume^. Commencés vers la fin du luf siècle, les travaux de 
construction se sont arrêtés vers le milieu du siècle suivant. La nef n'a 
pas été terminée dans sa partie supérieure. L'édifice est aujourd'hui 
placé sous la sauvegarde de la Commission des monuments histori- 
ques; les frais de restauration sont à la charge de l'Etat. Des vitraux 
anciens représentent l'Iiistoire de la Vierge, la Passion du Sauveur, et 
quelques épisodes de la légende du saint patron. Les stalles, ornées 
de figurines et de bas-reliefs, m'ont paru du commencement du 
xvn* siècle. Cette remarquable église atteste la généreuse piété des fi- 
dèles qui venaient jadis en foule invoquer l'intercession de saint Sul- 
pice ^. 

C'est à l'extrémité du bas côté méridional, dans l'ancienne cha- 
pelle de MM. de la Briche, que se voit la dalle funéraire d'Isabelle, 



* Félc de saint Etienne en été, Tinvention 
de son corps , à la date du 3 août. 

* Lebeuf, op. cit. t. X , p. 971 et suiv. 

' La statue du saint ëvéque de Bourges, 
adossée au trumeau de la grande porte, fut 
mutilée à Tëpoque delà révolution, et plus 
tard enfouie dans le sol de la nef. Ce qui s en 
est retrouvé depuis n'est plus qu'un tronçon 



privé de bras et décapité. On prétend qu'il 
restait encore dans les plis de la chape quel- 
ques traces de l'inscription en capitale go- 
thique , indiquée par Tabbé Lebeuf : Adam 
Haste jadis mestre de céans a donné cette 
image. Le donateur était, nous le pensons, 
maître de quelque confrérie. 



32 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

dame de la Broce, dont le dessin a résisté jusqu'à présent à des frac- 
tures déjà bien nombreuses. Arcade en ogive trilobée; pignon ajouré, 
accompagné de deux anges thuriféraires; à chacun des deux pieds^ 
droits , quatre personnages , prêtres , diacre , clercs , occupés à la célé- 
bration des obsèques, lisant des prières, ou portant la croix, Teau bé- 
nite, les flambeaux; gracieuse effigie, coiffée d'un voile, vêtue d'une 
longue robe et d'un manteau doublé de vair, les pieds posés sur deux 
chiens ; une escarcelle au côté gauche ; auprès de la tête , deux écussons 
dont il n'est resté que l'empreinte. La seigneurie de la Broce, nommée 
dans l'épitapbe, ne serait-elle pas la même que celle de La Briche, 
paroisse voisine de Saint-Sulpice, mais autrefois dépendante du diocèse 
de Chartres? 



ANCIEN DOTENNÉ DE MONTLHÉRY. 83 

MCCCLXVI. 
8AINT-8ULPICE-DE-FAVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-SULPIGB. 



GiuiSIArÇcMXlRERESCVYIR^DECESIEimEE^ 

£T D£ tKrrmixjmmmmiwmŒfLTxs logis 

D£ FEY AÔSEi(H4L^ L£ DVC IMNiaV FRERE I^BCY 
Al»MCnrSEU£ ÇHARLOTTI inr COVLENER S\ TRES 
CH£R£ FJLLE AisMEX,UQVEU£ALM:£ DE. XKv4IS 
EST KCEIXELEMECREIWX-MARS'IC04ITicy 

ENTERREE 
ReCOY BeCOY JKpN CGEVR CE DON DE Mm TON PERE, 
1£ TX US TXSfâs. O AŒS CHASTES AM0VRS, 

Txpvn qv£ CE «u«d I^ev abeiramche le covbs 

DE TON lOLY FMHTEMPS PAR. VNt MGKT AMERE: 

Recotma dovlce amovr us REcwzrzqw ïambe 
sovspÏre ëkesument et ictte nvyctz et ktvss 
povrtoy nostre sovlas recchtort et œcovbs 
far le dovx entretien d£ ta prê&wce chere- 
Ton AME EST vDÔir Dies, rryu: po.tJovsHc«c<ivR 
QVE,jûrr prriE. œ novs et de nostre langevr 

TANT JJVVN MCSME TOBEAV NOVS TJENNE RENFERMEZ: 
tïMCTZ VEV DEN BASTIR \S IHC9ŒAT0K AM0VR 
AfFÏN qv APRES LAMDKT NOVSYEACÎONS SEIOVR 
/WECg^ TOy «ON CŒVR q^iKfVSASTÂrjWAEXr 
PASSVS ES TOO NOBB 
JDOMINE MISERERE NOBIS 
I^ lîOEUBVS IXFFVNCnS 

Pater, noster 
Ave maria 




Marbra noir.— Haut. o*',7&i larg. o'.âg. 



' Un mot a été snpprim^. Nous ne ooqb 
expliquons pas la présence des deux t barrés 
de )a première ligne et de la seconde. 

' François de France, duc d'Alençon, 
puis d'Anjou , mort ea 1 586 , dernier Ql> de 



Henri il et frère de Henri ill. — ' Texte 
tiré de l'ollice du dimanche de PAques fleu- 



' Un PaUr et un Avt pour les fidèles dé- 



U INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Gilles du Gouidrier adresse de bien touchants adieux à cette Bile 
de dix-neuf ans qui faisait la joie de sa vie. Ge n*est pas un poëte, 
c'est un père qui a trouvé de pareils accents pour exprimer les an- 
goisses de ses affections brisées. Le charme du vieux langage, la ca- 
dence mélancolique du rhythme se réunissent pour associer le lecteur 
à ce deuil d'une famille inconnue qui pleure son enfant. 

Deux écussons, surmontés de casques à lambrequins, accompagnent 
les dernières lignes de Tépitaphe. Le premier, au blason de Gilles du 
Gouidrier, présente trois fasces, et deux gantelets d armes, l'un en 
chef, tourné à sénestre, l'autre en pointe , tourné à dextre. Les secondes 
armoiries sont parties des premières et de celles de la mère de la jeune 
défunte, qui paraissent composées de trois demi-roues. 

L'inscription est fixée au mur du bas côté méridional, à quelques 
pas de la tombe de la dame de la Broce. 



ANCIEN DOYENNÉ BE MONTLHÉBÏ. 36 

MCCCLXVIl. 

SAIIST-Sm.PICE-DE-FA¥liîRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-80LP1CE. 

1611. 



Cï Ctsr GtlXIS DV CoVLDHtEB ViVAT ESCVYER Sî DE HovVtLLE DE GVETTE ET DE LA 
BRtCHE CON^ DV Boy M*. DES EAVES ET FOBEST AV COTÉ 



36 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

m 

DE DREVX et MAKESCHA*: des LOGlS DE FEV MÔSEtC'î LE DVC DaIoV FRERE 

DV Roy LEQVE*: DECEDA LE XXII^ lO^ DE MARS MtL. Vi^ Xt. Et DAMOYSELLE FrANÇOYSE 
DE BAVDOVYN son ESPOVZE LAQVELLE DECEDA. 

LE PRtEZ DiEV PO*; EVLX. 

Pierre *. — Long. i'",8û ; larg. o^.gS. 

Les dernières travées du bas côté méridioual forment une chapelle 
dédiée à la Vierge où sont rassemblés la plupart des monuments funé- 
raires de l'église de Sainl-Sulpice. Gilles du Couldrier avait promis un 
tombeau à sa fille; il lit préparer une sépulture pour elle, pour sa 
femme et pour lui-même. La dalle destinée à recouvrir les trois cer- 
cueils représente le père et la mère en costumes du temps de Henri IV. 
Une arcade cintrée , bordée de rosettes et accompagnée de lampes fu- 
mantes, abrite les effigies. Le père porte l'armure d'un homme de 
guerre. Les plaques de marbre blanc sur lesquelles ont été dessinées 
les têtes et les mains existent encore ; mais elles sont en partie usées. 
Les armoiries sont gravées sur des plaques semblables; nous en avons 
décrit le blason sous le numéro qui précède. L'épitaphe occupe la bor- 
dure du pourtour de la dalle; mais les deux quatrains qui la com- 
plètent se lisent chacun sur un marbre noir incrusté dans la pierre, 
le premier au-dessus, le- second au-dessous des personnages. Cette 
tombe a été exécutée avec soin; la conservation en est satisfaisante. 

^ Les deux qaati*ains gravés en tète el il a paru inutile de les transcrire une se- 
au pied des effigies se lisent facilement; conde fois. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 37 

MCCCLXVIU. 

SAmT-SDLPICE-DE-FAVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-SULPICE. 

1675. 

CY GIST DAME MaRIE HVRAVLT VI- 
vante espovse de germain de renes 
es" gentilhôe de la chambre dv Roy 
Seig" de masle, de la porte dv bovil- 
lon dv fay et avtres lievx, inhvmer 
le 15 MAY 1637. Et François de S^ Fol 

VIVANT es" SEIG* DE LA HAYE, GVILLERVILLE, 
MASLE, DV BOVILLON, DV FAY, ET AVTRES 
LIEVX, DECEDE LE 23 MARS 1641. Et DAME 
MATHVRINE DE RENES SON ESPOVSE INHV- 
MEÉ LE 26 IVILLET 1630. PeRE ET MERE DE 
LOVIS DE S^ POL VIVANT ES" SEIG" DE GVILLER- 
VILLE, LABRICHE, LES*, TROIS MAISONS*, DV FAY \ 
&C. DECEDE LE 18 IeNVIER 1675. ^T DAME 
MARIE GELIN SON ESPOVSE DECEDÉE LE 3I 
IVILLET 1662. Cet EPITAPHE a esté MISE 
PAR LES SOINS DE LOVIS DE S^ POL ES" SEIG" 
DE LA BRICHE GVILLERVILLE &C. FiLS AIS- 
NE DV s" DE GVILLERVILLE, ET DE DAME 

MARIE GELIN Le q^ a fondé vne inesse a perpétuité 

^ de ta famille 

p, an a Untention de ses perre Ù* inere Dieu Leur 
Fassent paix Et miséricorde Atnen 

Marbre noir. — Haut. o'",84 ; larg. o",58. 



1 c>\ 



Sic, les Trais-Maisons, hameau du même terri- 

* GuiUervilk, fief de la paroisse de Saint- toire. 
Sulpice; la Briche, lieu dé}h cite, n** hgcclxv ; ^ Le Fay, fief de la paroisse des Molières. 



38 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Au-dessus du texte, quatre petits écussons, Tun aux armes de MM. de 
Sainl-Pol , surmonté d'ifn casque à lambrequins et supporté par deux 
lions, les trois autres entourés de lacs, appartenant aux familles des 
trois dames dénommées dans Tépitaphe. Voici le détail des armoiries : 
1** d'argent au sautoir engrêlé de sable; a^ d'or à la croix dazur can- 
tonnée de quatre ombres de soleil de gueules (Hurault); 3^ à trois 
quatre-feuilles; U^ au chevron accompagné de trois tètes d'animal. 

Marie Hurault S femme de Germain de Renés, était la belle-mère 
de François de Saint-Pol , l'aïeule de Louis I^ de Saint-Pol , et la bi- 
saïeule de Louis II qui lui consacra une épitaphe. 

L'abbé Lebeuf ne rapporte aucune des inscriptions que nous avons 
recueillies dans l'église de Saint-Sulpice; il s'est contenté de dire que 
MM. de Saint-Pol-Mailloc y ont des épitaphes nouvelles travaillées en 
marbre. 

^ Voyez, pour cette famille, t. I, p. sq6, /i66. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 39 

MCCCLXIX. 

SAINT-6DLPICE-DE-FAVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S^-SDLPIGE. 

i684. 

4 

Cy repose le 

CORPS DE MADAME 

Marie de saint pol famé de messire 

PHIUPPE DE MAILLOC ChXlUER SEIGNEUR DE 
VILLE LOUVETTE» DERNIER DE LA BRANCHE 
DES CADETZ DES MARQUIS DE MAILLOC EN 
NORMANDIE ELLE MOURUT LE 4* OCTOBRE 
l668. AUQUEL lO". LED. SEIG? A LAISSÉ ONZE 

• SIKURS 

LIVRES DE RENTE AUX CURE ET MARGUILUERS 
DE ST SULPICE PO^ CELEBRER PAR CHACÛ AN, 
UNE HAUTE MESSE DES MORTS AVEC VIGILLES 
A TROIS LEÇONS AVEC LE RESTE DES PRIERES 
ET ENSUITTE UN UBERA Co'ÏÎÊ AUSSI UNE MESSE 
BASSE DES MORTS LE 28? OCTOBRE PAR CHA- 
CUN AN PO^ LE REPOS DE LAME DUD\ S^ FONDA- 
TEUR MORT EN PAREIL lOVR LAN 1684. ^E 
TOUT PAR CONTRAT PASSE PRESENT ALLOES 
NOTAIRE A BOISSY LE 8^ AVRIL 1682. LESQ*:* 
PRIERES SERONTS ANNONCÉES AU PROSNE 
ET DITTES AUX lOUHS NOMMÉS, ET EN CAS Q'VON 
FUST DEUX ANS SANS \JS ANNONCER ET DIRE 
LAD^* RENTE RETOURNERA AU PROHT DE MeSS¥ 
DE VILLE LOUVETTE. 

Dku Loir Fasse miséricorde. 
Marbre noir. -^ Haut. o",6â ; larg. o'^Aq. 

' Seigneurie déjà dtëe, n* mccglxiy. 



âO ^ INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Simple filet d'encadremenl. Les deux premières lignes de Tépitaphe 
sont accompagnées de deux écussons , l'un parti de Mailloc et de Hu- 
rault, l'autre parti de Mailloc et de Saint-Pol. Le premier est entouré 
de lacs et surmonté de la couronne de marquis; le second a pour ac- 
cessoires une couronne de même valeur et deux palmes ^. 

Philippe de Mailloc, l'auteur de la fondation dont le texte nous 
occupe en ce moment, mourut en i68/i et fut inhumé à Egly; nous 
avons rapporté son épitaphe sous le n^ hccclxiv. Le rapprochement des 
deux inscriptions nous prouve qu'il fut marié trois fois, d'abord à 
Marie de Saint-Pol, morte en 1668; puis à Edmée de Pelard, décédée 
en 1678; enfin à Madeleine de la Mothe, qui lui survécut. La clause 
finale de la donation de 1 1 livres de rente faite par ce personnage aux 
curé et marguilliers de Sainfr-Sulpice en stipule le retour au profit 
des seigneurs de Villelouvette en cas d'inexécution de la fondation pen- 
dant deux années consécutives. 

^ Voy. ci-dessus n"' hccclxiv et hccclxviit. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. M 

MCCCLXX. 

SAINT-SULPiCE-DE-FiVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S*-SULPICE. 

1706. 

1 

\ 

Messire Marc Antoine de Saint Pol 
c heu allier seigneur de hécourt, 
Commendât L'escadre des vaisseaux 
DU Roy dans les mers du nort^ a fon- 
dé une messe haulte par chacune an- 
née LE JOUR DE SON DECES, AUEC RECOM- 
MENDATION AUX PRIERES LES QUATRES 
PESTES ANNUELLES, LE TOUT A PERPÉTUITÉ 
IL A DONNE POUR CETTE FONDATION SIX CENT 

LiuRES A L'église de saint sulpice, qui 

LUI ONT ESTÉ DELIUREÉS PAR MeSSIRE 

François de Saint Pol de Hecourt Pri- 
eur DES GRANGES LE ROY* SON FRERE; SUl- 

vant le contract passé devant pillas 
le trente sept*** mil sept cent six. 

Après plusieurs combats donnés 

sous SES ORDRES DONT IL EST TOUJOURS 
SORTY VICTORIEUX, IL FUT TUÉ LE DERNIER 

JOUR d'octobre mil sept cent cinq 
combattant contre plusieurs vaisseaux 
de guerre anglois, qui furent pris a 
l'abordage, et conduits a dunquerque, 

ou il a esté inhumé, AUEC LES HONNEURS 
DEUS A SA NAISSANCE ET A SA VALLEUR, LE 

SIX NO*.'*^ DE LA MESME ANNEE. Requiescot in pace 
Marbre blanc. — Haut. 0*^,97 ; lai^. o'*,65. 

' Le graveur avait écrit «e«»i6r«£?ttiior(; * Les Granges4e'Roi, fwmiase de Tail- 

la trace de la correction est encore bien vi- cien diocèse de Chartres (arrondissement de 
sible. Rambouillet, département de Seine-et-Oise). 

IT. 6 



Ui INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Marc-Antoine de Saint-Pol , fils de Pierre IV de Saint-Pol , seigneur 
de Hécourt, s'est fait dans la marine une brillante réputation de cou- 
rage et d'habileté, sous le nom de chevalier de Saint-Pol K Ses exploits 
lui ont mérité une place au musée historique de Versailles. Il suc- 
comba dans un jour de victoire, et fut inhumé à Dunkerque^ où les 
vaisseaux anglais pris à l'abordage servirent de trophées à sa pompe 
funèbre'. Sa famille, n'ayant pas à lui offrir un tombeau, voulut 
du moins que la mémoire de cet illustre guerrier fût consacrée par 
un monument dans l'église de Saint-Sulpice. Le sautoir des Saint-Pol * 
figure au-dessus de l'inscription, sur un cartouche qui a deux lions 
pour supports, et une couronne de comte pour cimier. 

^ Capitaine de vaisseau en 1698, che- de sa sépulture. — ' Exeqtdœ trimnpkus 

valier de Tordre de Saint-Louis, oommau- (voy. ci-dessus 1. 1, p. 181). Le dictionnaire 

dant de l'escadre de Dunkerque en 1708. It de Moréri contient Tëloge du chevalier de 

descendait des anciens barons de Saint-Pol Saint-Pol et le récit de ses victoires sur les 

en Bretagne. Anglais et les HoUandaÎB. 

' Dans la principale église, dédiée à saint * D'argent au sautoir dentelé de sable. 

Éloi. Nous n*y avons trouvé aucune mention 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. Ui 

MGCaXXf. 

SAINT-SULPIGE-DB-FAVIÈRBS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'SULPIGE. 

1708. 

ICY REPOSE LE CORPS DE SAVIGNAN 
SERGENT LABOUREUR DEMEURANT 
A TROIS MAISONS *J LEQUEL A DONNÉ 
LA SOMME DE DEUX CENT LIURES 
POUR DIRE QUATRES* MESSES D'OBITS 
LA P** LE 19. FEB™ I70}. JOUR DE 
SON DECEDS/lA 2* LE DEUXIESME* 
DE MAY A SON JNTENTION LES DEUX 
AUTRES SE DIRONT A l'INTENTION 

DE Marie Dramarg son épouse 

LA PREMIERE LE JOUR QU'A VIENDRA 
SON DECEDS, ET LA QUATRIESME 
LE 4r NOVEMBRE QUE LE S" CURÉ 
ET MARGUILLIER SON TENUE* DE 
DIRE ET FAIRE DIRE POUR LE REPOS 
DE LEURS AME* AVEC. LE SALUT 
QUI SE DOIT DIRE LE JOUR DE LA 
PURIFICATION ET LES ANNONCES 
ET DE PROFUNDIS LES DIMANCHES 
PRECEDANTS. 

Requiescant in pace. 

ê 

Pierre. — Long. o",7a ; larg. o",69. 

Le laboureur Saviguan {Saxmien) Sergent fonda deux messes pour 
lui-même, deux autres pour sa femme Marie Dramarg, et un salut à 
célébrer le jour de la Purification (2 février). L'extrait de l'acte ne 
contient aucune stipulation particulière. La table de pierre est dé- 
pourvue de tout ornement. 

* Voy. ci-dessQS n* mccclxtiu. — ' SiV. — * On avait écrit d^abord demeime, — *"' Sk. 

6. 



I 



ià INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCLXXII. 

SAINT-SULPIGE-DE-FAVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSULE DE S'SULPIGE. 

1716. 

GLOIRE A DIEU 

M'î* FRANÇOIS BOUVIER PRESTRE CURÉ DE 
CETTE ÉGLISE, ZELE POUR LA GLOIRE DE 
DIEU ET DE SON TEMPLE, NON SEULEM^ 
A REGI CETTE ÉGLISE PENDANT 44. ANS, 
LA RESTABLIE, ORNEE, EMBELLIE ET MÉME 
A PERPÉTUÉ SON ORNEM^ ET EMBELLISSEM^. 
EN Y FONDANT 2. CHAPPELAINS, ET UNE 
MAITRESE DÉCOLE POUR LA PAROISSE, LES 
SALUTS DU S^ SACREMENT LES PREMIERS 
DIMANCHES DE CHACQUE MOIS, LES DIMAN- 
CHE, LUNDY ET MARDY AVANT LE CAREME 
UN OBIT A NEUF LEÇONS LE 26. AVRIL 
JOUR DE SA MORT LE TOUT A PERPÉTUITÉ 
LESD'. 2. CHAPELAINS AUX CHARGES 
MARQUÉES PAR SON TESTAMENT OLO- 
GRAPHE DÉPOSÉ CHEZ LE CLER NOT^* 
A BOISSY SOUS ST YON IL EST DECEDE 
LE 26. AVRIL 17 16. ET JNHUMÉ SOUS 
LA LAMPE FASSE LE SEIGNEUR QU'lL 
REPOSE EN PAIX. 

GLOIRE A DIEU if MISERICORDE 
AU DEFUNCT 

m 

Marbre blanc. — Haut. o^ïQ» ; iarg. o",65. 

Le curé François Bouvier repose sous la lampe, en avant du maître- 
autel; son monument, composé d'un médaillon qui le représente en 
buste et dune épitaphe, est placé dans la chapelle de Saint-Sulpice, 
au fond du bas côté septentrional. 11 gouvernait la paroisse depuis 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 45 

Tannée 1679, lorsqu'il mourut le 26 avril 1716. Les /i 0,000 livres 
par lui données pour la décoration de l'église témoignent, à coup sûr, 
de son zèle et de sa générosité; mais cette dépense n'a servi en ré- 
sultat qu'à défigurer l'architecture de l'édifice au moyen d'une accu- 
mulation de boiseries et de sculptures de style moderne. C'est l'abbé 
Lebeuf qui nous fait connaître le prix de ces prétendus embellisse- 
ments; nous savons aussi par lui que, peu de temps après la mort du 
curé, la fondation des deux chapelains qu'il avait institués fut con- 
vertie en celle d'un maître d'école ^ 

Nous n'avons rien à dire de quelques fragments de vieilles tombes 
employées au dallage du chœur et aux degrés du sanctuaire. 

* Op, cit. t. X, p. 275. 



&6 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCCCLXXIII. 

SAINTSULPIGS-IXE-FAVIÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-SULPIGE. 

1773. 



LAN 177} JAY ETE BENISTE PAR M* CHARLES CHAUVOT 
CURE DE CE LIEU ET NOMMEE SULPICE CHRETIENNE PAR M** 
CHRETIEN DE LAMOIGNON FILS DE M*^^ DE LAMOIGNON 
P^ A MORTIER AU PARLEMENT DE PARIS SEIG* MARQUIS 
DE BA VILLE BARON DE S^ YON & AUTRES LIEUX* ET PAR D*^ 
gTH THE" CHARLOTTE LE MAIRAT * 



CLAUDE HERET MARGUILLIER ANDRE BARUE SINDIC 



SIMONNOT FONDEUR* 



Cloche. 



* Voy. ci-dessus n*" kggclxul Chrëlien- 
François II , marquis de Bâville , ne en 1 735 , 
président à mortier en 17 58. 



* Voy. ci-dessus n° mglxxxyiii. 

* Voy. ci-dessus n* mglix. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 47 

MCCCLXXIV. 
CHAMARANDE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QUENTIN. 

1739- 



t 

ICI REPOSE 
LE CORPS DU HEVE- 
REND PERE FRANÇOIS 
REYNAUD PRESTRE CHANOI- 
NE REGULIER DE LABBAYE STF 
GENEVIEVE DE PARIS DECEDE EN 
CETTE PAROISSE LE 22 OCTOBRE 
1739. AGE DE j8 ANS ET DE 

PROFESSION 

Prtts D/eu p<f. 

U repos de Son 

Ame 



Pierre. — Losange de o",55 de côte. 



Grand village, bien bâti, autrefois appelé Bonnes^ érigé en comté, 
du nom de Ghamarande^ avec d'autres seigneuries, pa? lettres pa- 
tentes datées de i686. L'église na pas grande importance. Porte prin- 
cipale décorée de quelques colonnes et chapiteaux, de la fin du 
xii^ siècle; nef sans caractère; chœur et sanctuaire, du commencement 
du xnf siècle. 

Uépitaphe du chanoine régulier François Reynaud se trouve presque 
sur le seuil de la porte du bas côté méridional ; on peut croire qu'elle 
aura été déplacée. 

' L'abbë Lebeuf écrit Chamarante, t. XI, p. 1-8. 



A8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLXXV. 

CHAMARANDE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QUENTIN. 

1766. 

LAN 1766 lAl ETE BENITE PAR M""^ PIERRE JEAN 
PARMENTIER M* ES ARTS DE LVNIVERSITE DE PARIS 
PRESTRE CVRE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE 
CESAR MARIE LOVISE ANGELIQVE PAR HAVT ET 
PVISSANT SG" CESAR MARIE MARQVIS DE TALARV * 
COMTE DE CHAMARANDE MARECHAL DES CAMPS ET 
ARMEES DE SA MAJESTE I*" MAITRE DHOTEL DE 
LA reine' SG" DE CETTE PAROISSE ET AVTRES LIEVX 
REPRESENTE PAR TRES ILLVSTRE SG* LOVIS FRANÇOIS 
DE TALARV ^ CHEVALIER DE MALTE MESTRE DE CAMP 
DE CAVALERIE ET l'^ MAITRE DHOTEL DE LA REINE 
EN SVRVIVANCE ET PAR DAME MARIE LOVISE 
ANGELIQVE DE TALARV DE CASTRE* DAME DE 
MADAME ADELAÏDE DE FRANCE* 
JEAN DEMOLIERE MARGVILLIER EN CHARGE ET 
ETIENNE MONNY MARGVILLIER M^ PAVL CARON 
PROCVREVR FISCAL 

LES LIMAVX ET C. M. RIVIERE MONT FAITE '. 

Cloche. 

Clair-Gilbert d'Ornaison, qui obtint, en 1686, l'érection de la sei- 
gneurie en comté, fit reconstruire le château en briques et en pierres. 

^ Marquis de Chalmazel , comte de Cha- il devint chevalier des ordres du roi en 1 776. 

marande , connu sous le nom de marquis de * Sœur du marquis et du vicomte, mariée 

Taiaru, grand-croix de Tordre de Saint- en 17/11 à Aimard-François de la Croix, 

LfOuis, lieutenant général des armées du roi. marquis de Castries, veuve en 17&3. 

* Marie Lecsinzka, femme de Louis XV, ^ Marie- Adélaïde de France, quatrième 

morte à Versailles le 9/1 juin 1768. fille de Louis XV, née en 1739, morte à 

^ Vicomte de Talaru , frère cadet de César- Trieste en 1 7 99. 

Marie; il quitta l'ordre de Malte en 1767; * Noms de fondeurs, le premier douteux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. W 

L'édifice est d'un beau style. Au plus haut de la façade, on lit sur un 
marbre cette parole évangélique^ : 



PAX HVIC 
DOMVI 



Les armoiries sculptées à l'extérieur ont été grattées. Une chapelle 
s'élève auprès de l'entrée principale. Ce château était devenu, vers le 
milieu du siècle dernier, la propriété de la famille de Talaru, dont le 
nom se répète plusieurs fois sur la cloche fondue, en 1766, pour 
l'église paroissiale. Cette famille, qui tirait son nom d'une seigneurie du 
Lyonnais, a produit vingt et un chanoines-comtes de l'insigne chapitre 
de Saint-Jean de Lyon, des cardinaux, des chevaliers des ordres et 
d'autres illustres personnages. La terre de Chamarande lui advint par 
mariage. 

Le dernier de ce nom qui ait possédé le château fut le marquis de 
Talaru, ancien pair de France, inhumé, au mois de mai i85o, dans 
un caveau qui a son ouverture dans le cimetière, mais qui se pro- 
longe jusqu'au-dessous d'une chapelle latérale du chœur. 

' Matb. X, is; Luc, x, 5. 



IT. 



&0 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLXXVI. 

LARDY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

i6âo. 

En ceste chap^* * 

DE Lardy fvt inhvmé devXt cest 

AVTEL FEV IeAN SEBASTIEN DE CÂ- 
REMY* PETIT FILZ DE SEBASTIEN DE 

CÂREMY C ' EN SÔ VIVAT SeIG** * 

DE FoVGEV en brie* 6i DE BLE- 

LE 

RY 6c DE Damoysel" ieanne Dallovil 
APBESET Dame * de Lardy • issve de 

tA maison DoYSONVILLE • EN • BEAVSSE 

LE QVEL MOVRVT VN LVNDY l8 

IVIN DE LAN 1629 A'AGÉ^ DE ï^ MOIS 

& 1} lovbs en la memoire dvqve^ 
Antoine de camrei\iy son Pere 

C 

SA • 

CHABRE & DAME ReNEE MeSME SA ****^ 

ISSVE DES DE MAROLLE BaIOLL*^ 

ONT FAICT POSER CET EpITAPHE 

LE 18 10 VR DE IVIN DE LAN 163O 

Beatus • quia • Poené • ex Utero • Post 
Bahtismum * transUuus fuit ad tumulum '® 

Pierre. — Long, i^'.oo; larg. oTfib, 

' Seigneuriale? * Mol efface. 

* Campremy ou mieux Ckatnpremy, ^ Sic. 

' Chevalier. * Deux lignes de litres gratlëes. 

* Mot gratte sur la pierre. • Sic. 

* Paroisse de Tancien diocèse de Paris, *^ Texte tire en partie du livre de Job, 
doyenne de Cbanipeaux. chap. x, v. 19. 




ANCIEN DOYENNE DE MONTLHÉRY. 51 

L'église fut reconstruite en majeure partie et dotée, dans ia seconde 
moitié du xv* siècle, par Ivon de Garnazet, gouverneur du château de 

r 

Vincennes, écuyer du roi Charles VII, capitaine des archers de la pré- 
vôté de Paris. L'édifice ne présente rien de remarquable. La porte 
principale est le seul débris qui subsiste d'une église antérieure, élevée 
vers la fin du xu* siècle. 

La tombe de Jean-Sébastien de Ghampremy, mort quelques mois 
après sa naissance , a été reléguée sous l'escalier du clocher. Une bor- 
dure ornée de consoles et de filets encadre Tépitaphe. Les armoiries des 
Ghampremy remplissaient, avec celles de la mère de l'enfant et de son 
aïeule, trois écussons qui ont été grattés en même temps que les titres 
nobiliaires énumérés dans le texte. L'abbé Lebeuf ne fait aucune men- 
tion des Ghampremy dans sa notice sur les seigneurs de la paroisse de 
Lardy. Leur blason se retrouve, en compagnie de plusieurs autres, 
sur des panneaux de verre peint retirés de l'église et déposés dans la 
maison curiale. 



52 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCLXXVII. 

AVRAINVÎLLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1661. 

Cy gist dame 

Margverite De la Rve 

Vivant vevve de Messire 

Helye de Dv S" DE la 

BeAVVAISIERE * EN 

SES CON*. ET M^ D'HOTEL ORDI^ 

DE SA M AIT* DECEDEE EN SA MAISON 

A Paris le xxviii^ 1". de Décembre 
MIL VI^ LXÏ ET Inhvmée en ce uev 
Le xxix^ Iovr dv mes^ mois et an 
Aagée de Lii. ans. 

Pierre. 

Petite église qui possède une abside en cul-de-four du commence- 
ment du xu^ siècle, une porte de la fin du même siècle, et un clocher 
du XIII®. Les épitaphes qu elle renfermait ont été dispersées. Celle de 
Marguerite de la Rue s'est retrouvée au coin d'un chemin communal. 
Encadrement ovale, surmonté d'un écusson et d'un casque à lambre- 
quins. 

* Conseiller du roi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 53 

MCCCLXXVin. — MCCCLXXIX. 

AVRAINVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1750-1754. 

Lan 1750. lAY ETE BENITE PAR M"^ JEAN AUVRAY 

CURE DAVRAINVILLE NATIF DU DIOCESE DE COUTANCE 

ET NOMMEE MARIE PAR MAITRE FRANÇOIS BRUYERE 

RECEUEUR DE LA TERRE ET SEIGNEURIE DAVRAINVILLE * 

ET PAR DAME MARIE PILFER VEUVE DE FEU MAITRE lACQUES 

GREGOIRE 

PIERRE ROY MARGUILLIER SORTANT DE CHARGE ET 

IACQUES BURON MARGUILLIER EN CHARGE 

L. GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE*, 

Ctoche. 

Le curé Jean Auvray, qui célébrait en 1760 la bénédiction de la 
cloche paroissiale, mourut quatre ans après; il fut inhumé dans Téglise. 
La dalle posée sur sa sépulture était abandonnée, il n'y a pas long- 
temps, sur la place du village; en voici l'inscription à peu près con- 
servée : 

DANS LATTENTE DE LA RESURECTION 
Sous CETTE TOMBE REPOSE LE 
CORPS DE MESSIRE JeAN 

Auvray du diocèse de 
coutance curé de cette paroisse 
qui a fondé a perpétuité dans 

cette eglise une messe 

chaque jour pour 

le repos de son ame et de ses parens. 

Digne pasteur curé de cette 

pajioisse pendant lespace de il deceda le 

huit janvier mil sept cent cinquante quatre 
âgé de 16 ans. 

La seigneurie appartenait , de temps immémorial , à Tabbaye de Sainl-Germain-des-Prës. 
* Voy. ci-dessus n* MGccLxin. 



U INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCLXXX. ' 

VER-LE-GRAND.— ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

iSao. 

latt m\ n\ xx ♦ Getvm 
Rejjtwttlt tl %m he 
ï«mtt SH Umm ml 
îrauie « portatl 

Pierre. 

Le XII* siècle et le xiii* ont contribué à la construction de la nef et 
du chœur de l'église de Ver-le- Grand. La tour qui s'élève au pied de 
la nef et qui tient lieu de façade date seulement du premier quart du xvi® 
siècle. Deux portes , remaniées à une époque moderne, s'ouvrent dans 
l'étage inférieur de ce clocher. Germain Régna ult et Jeanne Belouin, sa 
femme, 6rent les frais de celle qui regarde l'occident. L'inscription qui 
en témoigne se lit sur une simple pierre engagée dans le mur, à main 
droite. 

L'abbé Lebeuf trouva dans l'église de Ver-le-Grand plusieurs dalles 
funéraires qui ont disparue Sur un débris, au bas des marches du 
maître-autel, on distingue un pignon fleuronné, deux anges thurifé- 
raires, et le mot Chevalier en caractères du commencement du xiv* siè- 
cle. Ce morceau de pierre a peut-être appartenu à la tombe de Jehan 
de Ver, citée dans YHistoire du diocèse de Paris. Dans le chœur, un 
autre fragment présente une portion d'effigie à visage et mains de 
marbre. Enfin, dans le bas côté méridional, il reste une tombe entière 
sur laquelle est gravée une grande croix tréflée, abritée par un arceau 
à trois lobes qui repose sur deux colonnettes à chapiteaux feuillages. 
Un écusson vairé occupe le point de rencontre des branches de la croix. 
Ce monument paraît du xiu® siècle. L'inscription gravée sur l'archivolte 
de l'arcade n'est malheureusement plus lisible. 

* Op, cit, t. XI, p. 55-56. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



55 



MCCCLXXXI. 

VER-LE-6HAND-— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1768. 

LAN 1768 JAl ETE BENITE PAR MRE E • C • GUIARD 

CURE DE CETTE PSSE ET NOMMEE PHILIPPINE 

ANNE PAR TH ET TPT SGR MGR ' PHILIPPE COMTE DE 

NOUAILLES ET PAR TH ET TPTE DE MDE* ANNE CLAUDE 

LOUISE DARPAJON COMTESSE DE NOUAILLES SGR ET DE* 

DE VER LE GRAND ET AUTRES LIEUX 

ANTOINE FLORENT BRODESOLLE ET JEAN F. JOACHIN 

HARIVELLE MARGUILLERS 

LOUIS GAUDIVEAU FONDEUR*. 

Cloche. 

La marraine de la cloche, Anne-Claude- Louise d'Arpajon, était fille 
unique et seule héritière du marquis d'Arpajon, dont nous avons rap- 
porté ^épitaphe^ Elle épousa, en 17^1, Philippe, comte de Noaiiles, 
et lui apporta en dot les terres qui composaient la riche succession de 
son père. 

En vertu d'un privilège accordé en i645 par le grand maître de 
Malte, Jean-Paul- Lascaris, à Louis I*'"' d'Arpajon, Anne-Claude-Louise 
fut reçue grand-croix de l'ordre en ly/iB. Elle a été dame d'honneur 
des reines Marie Lecsinska et Marie-Antoinette. Le comte de Noailles , 
depuis duc de Mouchy et maréchal de France, se distingua dans les 
guerres du règne de Louis XV ; il fut envoyé presque octogénaire à 
l'échafaud en 179Û. 



^ Triê-haul et très-pÛManl seigneur mon- 
seigneur, . . 

^ Très-houle et très-puissante dame ma- 
dame, ' . 



* Seigneur et dame de Ver-ie-Grand , etc. 

* Voy. ci-dessas n" mccclwvhl 

* Voy. ci-dessus n' hcggli. 



56 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MGCCLXXXII. 

VER-LE-PETIT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

xiii' siècle. 



flPGLfllS ■ : IJIBIS : fl Ifl RGIRC : DG FRfinCG ! 

aUI : D5ni[ : XX • « • POR FflIRfl : 

• Lfl lOÎIR : DG l3uG * 

Pierre. — Longueur du fragment, l'.So; lai^. o',85. 

Elégante église donl le style se rapporte aux dernières années du 
règne de saint Louis. Le fragment d'épitaphe que nous publions a été 
recueilli sur une dalle tout oblitérée, au bout de la nef, vers l'entrée 
du chœur. La perte de cette inscription est d'autant plus regrettable 
que le défunt appartenait à la maison d'une reine de France , et que la 
date de sa mort nous aurait permis de fixer avec plus de précision celle 
de l'église à l'achèvement ou à la décoration de laquelle il avait voulu 
s'associer par un don de vingt sous. 

' Ne faudrait'ii pas lire capelais? Le de- * Son antuersaire et trespassa? 

fiint aurait été chapelain d^uDe reine de ^ Le jour de l'invention de la sainte croix? 

France vers la (in du xm' siècle. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 

MCCCLXXXin. 
VER-LE-PETIT. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

16 go. 



EN CE LiEV REPOSE NOBLE HOME ESME lACyVELOT VtVAT ESCVÏE 

H SEIGNEVR de NlNVtlXtER ET DE VAL PETtT ■ EN PARTIES MARESCHAL DES LOCtS DE LA 

COMPAGNEE DE MONSIEVH DE PALLAISEAV ■ LEQVEL TR 

' Les deux villages de Ver-le-Grand et Beau, chevalier des ordres, capitaine de 

de Ver4e-Petit ont été jadis appelés aussi ciaquanle faoromes d'armes des ordonnsn- 

yalgraudel Valpetit. ces, etc. etc., mort en i636. 

' Claude de Uarville, seigneur de Palai- 



58 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

ESPASSA LE lO? DE TOUSST > I59O 11 HEVRES DV MATIN AAGE DE L ANS 
ET A LAISSE VI ANFAJS PRÎEZ DÎEV POVR SON AME *. 

Pierre. — Long. i*,95; iai^. t^oo 

C'est devant Tautei de saint Martin , au fond du bas côté méridio- 
nal, quest placée la dalle funéraire d'Edme Jacquelot. Il mourut à 
cinquante ans; ses traits accentués accusent bien son âge. Ses armoi- 
ries, composées de trois quatre-feuilles , occupent un écusson gravé sur 
une plaque de marbre noir en tète de la tombe et se reproduisent sur 
sa cotte d'armes. Le blason de sa femme, dessiné sur un autre écus- 
son, présente un croissant surmonté d'une moucheture d'hermine, et 
accompagné de quatre étoiles ; le chef en est à peu près effacé '. Les six 
enfants sont figurés, cinq fils aux genoux du père, une fille à ceux 
de la mère^. L'aîné des fils porte le costume civil, avec le manteau et 
i'épée. 

La compagnie de cinquante hommes d'armes dans laquelle Ëdme 
Jacquelot servait comme maréchal des logis, sous les ordres de Claude 
de Harville, seigneur de Palaiseau, combattait avec son chef, auprès 
de Henri IV, à la mémorable journée d'Ivry. La bataille fut gagnée le 
ik mars 1690. Edme Jacquelot mourut le 1^ novembre de la même 
année. 



* Le jour de la Toussaint. ëcosson, pkcé aux pieds des personnages, 

' L'inscription s'arrête ici , sans faire est parti de leurs armoiries réciproques. 

mention de la femme du dëfunt. * Le tombier a donné, par inadvertance, 

^ Peut-être un quadrupède passant, dont six doigts à la main gauche de la fille. 

Tarrière-train se trouve seul visible. Le second 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 59 

Mccaxxxiv. 

VBR-LE-PETIT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1781. 

ICY REPOSE LE CORPS 

DE MESSIRE CLAUDE LE BAS 
DE MONTARGIS, CONSEILLER 
D'ETAT, COMMANDEUR DES 
ORDRES DU ROY, ANCIEN 
GARDE DE SON TRESOR 
ROYALE», ECUYER, SEIG- 
NEUR, MARQUIS DU -^ 
BOUCHET, DE VALGRAND , 
VALPETIT, MONTAUBERT*, 
LESPINE, LES RENOUIL- 
LIERES ET AUTRES LIEUX. 
DECEDE EN SON CHATEAU 
DU BOUCHET LE XXV. 
MARS MDCCXXXI. 

RequUscat in pace 
Pierre. — Long. i",9o; larg. t",oo. 

Dalle posée en avant de Tautel de la Vierge , à la dernière travée du 
bas côté septentrional. Au-dessus de Tépitaphe, au milieu d*un enta- 
blement, sur un cartouche, un écusson d'or au lion de gueules, ac- 
compagné de trois arbres de sinople, deux en chef et un en pointe; 
deux lions pour supports, couronne de marquis, colliers de l'ordre de 
Saint-Michel et de celui du Saint-Esprit. 

Claude Le Bas de Montargis exerça successivement les fonctions de 
trésorier de l'extraordinaire des guerres, de garde du trésor royal et 
de conseiller d'État. En 1 7 1 6 , il fut nommé secrétaire et greffier des 
ordres du roi. Devenu propriétaire de la terre du Bouchet, il obtint, 

' Sic. — * Terre située sur la paroisse de Ver-le-Grand ( Valgrand), 

8. 



60 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

en lyao , la confirmation du titre de marquisat qui avait été attribué 
à cette seigneurie en 1683 , en faveur d'Abraham Du Quesne, l'illustre 
lieutenant général des flottes de Louis XIV ^ Charlotte de Montargis, 
fille de Claude Le Bas et de Henriette Hardouin Mansart^, épousa 
Louis II, marquis d'Arpajon'; ils ne laissèrent qu'une fille unique 
pour héritière de leurs nombreuses seigneuries. Le château du Bou- 
chet, situé à peu de distance de Ver-le-Petit, au bord de la rivière de 
Juine, était richement décoré de marbres, de peintures, de bustes et 
de statues; il a été complètement démoli. Une fabrique de poudre de 
guerre occupe une partie de l'ancien enclos. 

Le clocher de l'église de Ver-le-Petit a été reconstruit sous le règne 
de Louis XV; c'est une tour carrée, percée de deux rangs d'arcades et 
coifiée d'un pavillon d'ardoises. Une dame de Montargis en posa la 
première pierre en 17^5, messire Antoine Barnavalle étant curé, ainsi 
que le fait connaître une inscription française mutilée, retrouvée au 
milieu d'un amas de décombres. 

* Lebeaf, op. «V. l. XI,p. 67-70. — Le surintendant des bâtiments du roi. — 
P. Anselme, Hùt. génial, t. IX, p. 338. ' Voy. ci-dessus n* mgccli. 

* Fille alnëe de Jules-Hardouin Mansart, 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 61 

MCCCLXXXV. 

LBVDEVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

xvu* siècle. 

LAN • DE • GRACE • I513 • A LA SVPPLiCASiON • ET ^ 

REET- DONES • PAR • LES • HAANS • DE • LEVDEVILLE 

c 9 

AVE • PlERRE • PILLIARD • LAlSNE • CHARLES • COTHIA 

MARG • DE • CET • EGLt • A • MONSlG • ESTiENE • EVESQVE 

SE 

DE • PARiS • A • CE • QVlL • LVY • PLA • DEDIER . LADiTEGLÎ • E • LEDi 
SEiG" • PAR COMiON DATE DV 23 IVlN • AV • DÎT • AN • A POVR 
CET* • FONON • SVBSTlTV • EN • SA • PLACE • M"** • FÊ • EV^'' 
' DE M. .E LEQLE 26 iOVR • DVDÎCT • MOlS • E AN A DE 
E COSACRE AVEC J AVTELLE PREMIER DE S MARTAt 
PATRON • LE • 2 • DE • NO DAME • LE 3 • DE S^ LEV S^ GÎLLE • E 
S^ FlACRE LE 4" DE S^ lEAN Ë S^ SEBASTIEN ï • LE 5 • DE 

T T T QVE 8E R A 

S ELOY E S NlCOLA* EA LE DÎ • EV • A • TRANFE • PA • ANTtClP 

E 

LA • FESTE • DE SETTE • DEDICAS • DV • 26 • lOVlN • AV • 2 • 5 • ÏE 
iOVR • DVDiT • MOlS • POV" ESTRE • A • LA • VENiR • SOLEM 

i l s ' R T 

NlSE • A • PAREL • lOVR • FACT • AN • PRESE • DE • MESl • MAR 
MAVCLERE PB" • VlCAÎRE DE CEAN T ÎEAN VODOVR e" 

T 

GVlLLlAME • DE VÎLLERS PIERS BOVQVIN IEAN ROCHEFO 

PRIES DiEV POVR LES TREPASE 

Pierre. — Long. o",65; larg. o",6o. 

L'inscription de la dédicace de l'église est embarrassée d'abréviations 
et de fautes de grammaire à tel point qu'il nous semble utile de la 
traduire en style courant : 

(T L'an de grâce 1 5 1 3 , à la supplication et requête données par les 
(T habitants de Leudeville, avec Pierre Pilliard l'aîné et Charles Gothian, 
tr marguilliers de cette église, à monseigneur Etienne, évêque de Paris \ 

' Etienne V de Poncher, cent-quatrième évéque de Paris, de i5o3 à iSig. 



63 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

crà ce qu'il lui plaise dédier ladite église , et ledit seigneur, par corn- 
er mission datée du a 3 juin audit an, a pour cette fonction substitué en 

crsa place messire Jean, évéque de M e\ lequel, le vingt-sixième 

crjour desdits mois et an, a dédié et consacré avec cinq autels, lèpre- 
(rmier de saint Martin, patron, le second de Notre-Dame, le troisième 
crde saint Leu, saint Gilles et saint Fiacre, le quatrième de saint Jean 
(ret saint Sébastien, et le cinquième de saint Ëloi et de saint Nicolas, 
(T et ledit évéque a transféré par anticipation la fête de cette dédicace 
ffdu 36 juin au vingt-cinquième jour dudit mois, pour être à l'avenir 
cf soiennisée à pareil jour. Fait en présence de messire Martin Mauclere , 
cf prêtre, vicaire de céans, et Jean Vodour et Guillaume de Villers, 
(T Pierre Bouquin , Jean Rochefort. Priez Dieu pour les trépassés, n 

Ce teite est gravé sur une simple pierre, à peu près carrée, ap- 
pliquée au mur de la quatrième travée du bas côté septentrional. 
Plusieurs lettres sont liées ou enclavées comme celles des inscriptions 
de la période carlovingienne; nous n'avons pu en reproduire ici la dis- 
position. Ce n est d'ailleurs que longtemps après la célébration de la 
dédicace qu'on s'est occupé d'en rappeler le souvenir. L'mscription 
commémorative, en lettres romaines, nous parait postérieure de plus 
d'un siècle à la date de la cérémonie; la pierre est devenue très-fruste. 

L'église de Leudeville appartient presque tout entière au xm* siècle. 
Les proportions en sont agréables et les détails bien exécutés. 

' La d^ignation de rëvéchë fait défaut. Faut-il lire de Mégare? 



"v 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 63 

MCCCLXXXVI. 

LEUDEiriLLB. - ÉGLISE PAROISSIilLE DE SAINT-MARTIN. 

t666. 

< 

AD MAlOREM DEi GLORiAM * 

l'an • DE • GRACE • 1666 • CETTE • SACRiSTÎE 

A • ESTE • BASTlE • DES • DENÎERS • DE LA FABRtQVE 

A LA • DELlGECE • DE • MESStRE - FRANCOtS • DE • LA 

GRANGE • PBRE • ET . CVRE • DE • CEANES • Ê^ GVILLI AVME 

PlLLlARD • E • lEAN • MAVN Y • MARGVIllIERS • Ê'-TOVS 

LES • HABiTANS v DE • LEVDEVlLLE • 

BENE • FONDATA • EST 

SVPRA • FiRMAM • PETRAM ' 

Pierre. — Long. o^jSô; lai^g. o*,7a. 

Inscription gravée sur une tablette de pierre, à l'intérieur d'une 
petite sacristie polygone, construite au pied de la muraille qui ferme 
l'église à l'orient. Elle offre , dans la forme et la disposition des carac- 
tères, une grande analogie avec l'inscription de la dédicace. 

^ Devise , devenue fameuse, de ia com- * Evang. sec. Luc. cap. v[, v. &8; sec. 

pagnie de Jésus. Math. cap. vu, v. aS. 



u 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCLXXXVII. 

LEUDEVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1770. 



EN SEPTEMBRE 177O JAI ETE FONDUE 

BENITE PAR MESSIRE PIERRE DESVIGNES 

DOCTEUR DE SORBONNE ANCIEN CURE DE S" 

CROIX EN LA CITE* PRESENT MESSIRE EDME 

CHARLES GUIARD CURE DE LEUDEVILLE ET NOMMEE 

ELIZABETH LOUISE PAR MESSIRE JEAN LOUIS 

RICHARD CHEVALIER SEIGNEUR DE GLORIETTE 

MARCHE PALU DES LIONS ET AUTRES LIEUX 

CONSEILLER DU ROY GREFFIER EN CHEF CRIMINEL 

DE SA COUR DE PARLEMENT* ET TRESORIER HONORAIRE 

DICELLE* ET PAR DAME ELIZABETH RICHARD EPOUSE 

DE MESSIRE CLAUDE THEOPHILE PETIT CHEVALIER 

SEIGNEUR DE LEUDEVILLE* BRESSONVILLIER * ET AUTRES 

LIEUX CONSEILLER DU ROY EN SA COUR DES AIDES 

LOUIS LONBIE ET JEAN GUENEE MARGUILLIERS 

JEAN HAUTEFEUILLE PROCUREUR FISCAL 

LOUIS GAUDIVEAU FONDEUR* 

Gioche. 



' Petite ëgUse paroissiale de la Cité de 
Paris , dont remplacement est occupé par le 
marché aax fleurs. Nous en avons vu long- 
temps les ruines dans la rue du même nom , 
qui a également disparu. 

* Le parlement de Paris avait deux gref- 
fiers en chef, l*un pour le civil , J'autre pour 
le criminel. 



^ Trésorier-payeur des gages du parle- 
ment. Messire Richard avait sa demeure en 
la rue des Rosiers, au Marais. 

^ La terre de Leudeville appartenait , avant 
lui, à messire Petit d^Étigny, président en la 
cour des aides. (Lebeuf , op, cit, L XI , p. 78.) 

* Écart de la paroisse de Leudeville. 

• Voy. ci-dessus n" hccclxxx. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLUÉRY. 65 

MCCCLXXXVIIl. 

MAROLLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GEORGES. 

t668. 

LAN l6é8 JAI ETE NOMMEE NICOLLE ANNE 
PAR M** NICOLAS LEVASSEVR CON*" DV ROY EN 

m 

SES CON" & EN SA COVR DE PARLEMENT DE 

PARIS SEIG* ET MARQVIS DE S^ VRAIN d'ESCORCY * 

ET ANNE GARGAM FEMME DE M" CLAVDE GVENEGAVD 

CON** DV ROY EN SES CON" & M" DES REQVES™ ORD" 

DE SON HOSTEL ET BENITE PAR M** PIERRE HINSELIN 

PB"^ CVRE DVDIT s' VRAIN CON" & AVM*" DV ROY 

BACHELIER EN THEO®** DE LA FACVLTE DE PARIS 

PIERRE LAMBOT P" FISCAL 

GVILLAVME ADORGE & ANTHOINE BEZARD MARG"*^ 

NICOLAS CHAPPELLE & JEAN GVILLOT FONDEVRS * 

Cloche. 

Eglise régulière , bien que les diverses parties qui la composent se 
distribuent entre les xii®, xui* et xv* siècles. Quelques brillantes ver- 
rières du xvf siècle existent encore aux fenêtres du chœur et des bas 
côtés; elles représentent, entre autres sujets, la victoire de saint 
Georges sur le dragon, les emblèmes des litanies de la Vierge, l'An- 
nonciation, un donateur et sa femme agenouillés. Aux armoiries de ce 
donateur, ^argent au chevron iazur accompagné de trois cannettes de sable, 
on reconnaît qu'il appartenait à la maison de Mesmes, qui a possédé la 
seigneurie de MaroUes, du xv^ siècle au wif. Les monuments funé- 
raires de cette famille, mentionnés par l'abbé Lebeuf, ont disparu de 
l'église. 

' Escorcy {Seoreiaeum), nom primitif de la paroisse de Saint^-Vrain. — * Voy. dressas 



.et 



n DCXV, DGLXV. 
I?. 



66 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

La seule inscription qui se trouve aujourd'hui à Maroiies se lit sur 
une cloche, de provenance étrangère, qui fut cédée à cette paroisse 
par celle de Saint-Vrain^ Le parrain, Nicolas Levasseur, chevalier, 
conseiller au parlement, tenait la haronnie de Saint -Vrain de son 
père Jean Levasseur, secrétaire du roi, qui Tavait acquise d'Antoine de 
Garnazet. La haronnie fut, à sa demande, érigée en marquisat en 
i658. Il mourut en 169s, laissant le titre de marquis à son fils, qui 
devint président à la cour des aides ^. 

* Voy. ci-dessus, t. III, p. 583. L'ins- être classëe à son rang, c'est-à-dire au 
cription nous est parvenue trop tard pour n'McccLxxx. — *Lebeuf, op. cit. t. XI, p. &7. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 67 

MCCCLXXXIX. 

LA NORVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i5&o. 

mrHkt loga JttWtt pint twtif ïe ttîU 
ptnltt tu 15" msÂ. mtmt k UûmlU f \xtt 

la» tttil 0^ xl • UqtttI â foîe tra^s oto Î$U 

pditt 2 m à lof^ âbt} îe (]^ teue lidttU 
jn% îe ^U ^(ht^M^ ttti $iï$mt \m 
ift^ 9lti0 vx USii ïe cm if U tiXAj (|im 
u u oi» 30' îtt(t«6w ImVtttix U^ ïit5 lùn 
ïe kttïwilU ' q' te twra p£i5tt «tt U w* J^^ïe 
Uhrmv 2 latitre <« Uiû if I* imaitt * qtt' t< 
iira p (Wtt a» U w' J0' ïe Mu î>»' lame 
!ï^ iiefft 2 ïe (<«_atw« ïfpanîes 2 pd' t< fairt 

î Iwtttt tat qtw U« ««ttttlûr» t<^t5{ t<tt' piï* 
9tetit * (Et la Ott unr iM!U« téwt JÉU(6tt<î UiUm 
mmttkti tti^ tie»0 mt \f tvxtïkïïci 
Utt^l Un* i^^ljïjer Ut îmers in lUfiajt. 
ett nxAUtiJ^tUt hmt 2 ttalattk« t» »jft\Â 
inrealabUmi tente «u fr$s« iajtncjmm 
psixtm tfv^ îelfi alfttt^tte UG» UtufBt 
00 ^ par tjm ^tt 2 (ôtittttt; atattTtott 

Pierre. — Haut. o",7&; larg. o",û6. 

' LeudmUe, vov. ci-dessus n"* «ccclxxxv. * Contents, 

* Saint'Germain-Us'Arpajan, voy. ci- * Soyenl acquittées par chacun an et con- 

dessus a" «ccgl. tinuées à t(nyours, 
' Bons héritages. 




68 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Église d'un aspect élégant, rebâtie au x\f siècle; elle était décorée 
de vitraux, dont il reste encore quelque chose. 

Les fondations du prêtre Louis Jubin, vicaire de la paroisse de Leu- 
deville, sont inscrites sur une table de pierre attachée au mur du 
chœur , à main droite. La dalle funéraire de Louis Jubin s'est aussi 
conservée; mais Tépitaphe en est devenue illisible. Le défunt y était 
représenté en chasuble, et quatre médaillons, contenant les symboles 
des évangélistes , se voyaient aux angles de la tombe. L'effigie et ses acces- 
soires sont d'ailleurs à peine visibles aujourd'hui. Louis Jubin fonda 
trois obits, à chacun desquels il attribua une rente de seize sols parisis. 
Il voulut que la célébration en fût faite dans les trois églises qu'il af- 
fectionnait : celle de la Norville, son lieu natal; celle de Leudeville, où 
il exerçait les fonctions vicariales, et celle de Saint-Germain-lès-Arpajon, 
voisine des deux premières. 

Nous avons vu jadis, à la Norville, une tombe du xvi* siècle, à 
deux effigies, le mari et la femme, dont les tètes et les mains étaient 
rapportées en marbre , et l'épitaphe de Benoît Robin , laboureur, mort 
en 1619, après avoir fondé des prières pour son salut. 

Au-dessus d'une porte, vers l'extrémité du bas côté septentrional, un 
encadrement, accompagné de deux lampes et surmonté d'un petit 
obélisque^ en pierre, indique la place où se lisait autrefois l'épitaphe de 
messire Jean-Baptiste Chevalier, marquis de Péri, noble génois, sei- 
gneur de la Norville, mort à l'âge de soixante-quatorze ans, le U mars 
1 72 1 ^ Louis XIV éleva ce vaillant personnage au grade de lieutenant 
général, pour le récompenser de sa glorieuse défense de Haguenau 
en 1705, et de sa retraite plus glorieuse encore à la tête dé la gar- 
nison, à travers le pays ennemi. On rougit d'avoir à écrire que ce sont 
des mains françaises qui ont mutilé ce monument.^ 

* Ijebeuf, op. ctt, t. XI, p. 93, 97. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY, 69 

MCCCXC. 

LA NOR VILLE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1607. 

IHS MARIA 1607 M. THOMAS SIMON PB^"^ 
CVRE NOVS A BENISTE ET SVIS NOMMEE 
CHARLOTTE PAR CHARLE LEPRINCE 
ESCVVER S'i DE LA BRETONNIERE* LA 
NORVILLE ET MONDON VILLE' 
CHARLE COPYJEAN GILETTE ROVSSEAV 
ET CANTIEN DELABARRE* 

Cloche. 



* Voy. ci-dessu8 n"* HcccLvn. le Prince, contrôleur de la chambre aux 

' Le fief de Mondonville consistait en une deniers. (Lebeuf, op. cit. t. X, p. a&7-a/i8; 

rue du village de la Norville. Les trois t. XI, p. gS.) 
seigneuries énumërées dans Tinscription ' Noms de marguilliers? 

avaient été acquises, vers 1&75, par Pierre 



70 



INSCRrPTlONS DE LA FRANCE. 



Mcccxcr. 

FONTENAY-LE-VICOMTE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI 




* blC : mceT : [flD€Lfl]IiIS ' : D€ flOV 



Les trois dernières lettres de ce nom sont seules bien apparentes. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 71 

nfl ' : VXO& : ayOH Bfl&HflRDI : mUTIS i 

TRHHSnT : Il 



ereSIHO i HOHO : BIA I He II • JIH' : IHVeaiOHflH : 

BI : BIOHISn i ORJITe ; 9 : GJI : 

Pierre. — Long. a'",3â; larg, o",95. 

L'égiise, qui ne présente d'ailleurs rien de remarquable, date en 
grande partie du xm^ siècle. 

La dalle funéraire d'Adélaïde de la Honville' occupe une place 
d'honneur au milieu du chœur. L'encadrement se compose de deux 
colonnettes à chapiteaux feuillages, d'une arcade en ogive à trois lobes, 
et d'un pignon bordé de crossettes. L'effigie, encensée par deux anges, 
porte un voile qui retombe sur les épaules, un manteau doublé de 
vair, et une longue robe serrée par une ceinture. La main droite 
touche de deux doigts le cordon qui sert d'attache au manteau; la 
gauche s'étend sur la poitrine. Un petit chien, avec son collier à gre- 
lot, est assis en avant des pieds. Une marche du sanctuaire recouvre 
la bordure inférieure de la dalle. C'est là que doit se trouver le mil- 
lésime. La portion lisible de la date . . gesimo nom nous semble indi- 
quer, d'accord avec le style du dessin , l'année i Ssg, mcgc vigesimo nono. 
Adélaïde de la Honville trépassa le mercredi * avant la fête de l'inven- 
tion des corps de saint Denis et de ses deux compagnons, saint Rus- 
tique et saint Ëleuthère. Cette fête, particulière au diocèse de Paris, 
se célèbre encore annuellement le 22 avril. En iSsg, elle arrivait le 
samedi saint, veille de Pâques, et le mercredi d'avant était le 19 du 
même mois; il semble toutefois probable que, cette année, elle aura 

* Le graveur a écrit Aqvila; mais il faat fief de ia paroisse de Lardy. (Lebenf, op. 

certainement lire iiôm/a. eit, L XI, p. i5, loi, io3.) Le château, 

' On lit an; était-ce une abréviation du rebâti sous le règne de Louis XIV par un 

mot anu? La pierre est fruste en cet en- joaillier enrichi, a été démoli. Il n'y a plus 

droit. en ce lieu qu'une ferme. 

' La Honville ( il ootY/a, Aumnlla), ancien ^ Die mercoriL 



72 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

été renvoyée a un autre jour, à cause des solennités de la semaine 
sainte. 

L'abbé Lebeuf suppose que le chevalier Bernard, époux de la dé- 
funte, fut seigneur du fief de Sauc{el-Be}mard, situé au terroir de 
Fontenay. 

Nous mentionnerons seulement pour mémoire quelques morceaux 
de dalles funéraires qui étaient contemporaines de celle que nous ve- 
nons de décrire; ils nous paraissent aujourd'hui dépourvus de tout 
intérêt. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 73 

MCCCXCII. 

FONTENAT-LE-VIGOMTE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REML 

1786. 

* 
IcY Reposent les Corps 

DE M^* Nicolas Dunoyer Ecuyer 
CV* M^ D'hostel ordinaire du Roy, 

LE QU*EL APRES L*ESTABUSEM£NT * 

DE SA Famille sestant retiré en 
CETTE Paroisse pour penser 

SERIEUSEMENT A SA DERNIERE FIN, EST 

DECEDE LE 15. Mars 1657. Age de 

PRES de 81. ANS. ET DE M^ LoUIS 

DL MONVALAT ChE^ CoNTE DANTRAGUE * 

M'?* DE Camp de Cavalerie, son 

ARRIERE PETIT FiLS, PAR DAME 

Anne Gabrielle Boulet son 
Epouse, Decedé le 13. 8ff* 1731. 

ÂGÉ DE PRES DE 30. ANS. M*.* ClAUDE 

Dunoyer son Fils Ecuyer Seigneur 
DES Fiefs Dunoyer et Destouche. 
M*.* Claude Dunoyer Ecuyer 
Seig^ des dits Lieux son petit 
Fils, avec Dame Anne Euzabeth 
Dumoslin son Epouse, ont Fondé 
QUATRE Messes par semaine 
DANS LA Chapelle des dits 
fiefs pour le repos de leurs 
Ames. 

Glaudius' Jacobus Dunoyer 
Eques Dominus Feudorum 
Dunoyer ac Destouche 
Régi a Consiuis in suprema 
Rationum Curia Senator 

MONUMENTUM PrO AVO 

posuit anno millesimo 
Septengessimo * Trigesimo 

StXTO. 

Requiescant in pace «^ 

Pierre. — Loog. i",9o; larg. o",76. 
^ Sic. — ' Famille ancienne et illustre de la haute Auvergne. — *"* Sic. 

'^- 10 



74 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Dalle encadrée d'un simple filet, devant la porte de la sacristie, 
dans la partie du bas côté méridional qui forme la chapelle de Saintr 
Rémi. Cette chapelle appartenait aux seigneurs des deux fiefs peu con- 
sidérables du Noyer et des Touches. Un avocat au pariement de Paris, 
François des Touches, qui avait pris le nom d'un de ces fiefs, en était 
possesseur à ]a fin du xvi^ siècle ^ Claude-Jacques des Touches (ou 
Destouches) , conseiller du roi et maître des comptes , voulut rappeler, 
par une même inscription, la mémoire de son bisaïeul, de son aïeul, 
de son père, de sa mère et de son cousin , le comte d'Antrague, mestre 
de camp de cavalerie. Le bisaïeul Nicolas du Noyer, maître d'hôtel 
ordinaire du roi, étant mort octogénaire en 1667, la filiation remonte 
ainsi jusqu'au règne de Henri III. 

' Lebeuf, op.cit, t. XI, p. io3. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 75 

MCCCXCUI. 

FONTENAY-LE-VICOMTE. — ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-REMI. 

tbhh. 

rems tuxs nmt pairon be ctttt efihCe lan vx\l 
t^ xl XV fûmes fatcies p barbe ef tcg mtcseC ^ 

Cloche. 

Une tour, d'une assez grande élévatibn, accompagne Téglise du côté 
du sud. La forme cintrée de ses ouvertures et la corniche à modillons 
historiés qui en surmonte le principal étage sont des caractères qui 
permettent d'en attribuer l'origine à la fin du \if siècle ^ Elle contient 
une cloche baptisée sous le titre de saint Rémi, le patron de la pa- 
roisse, fabriquée par un fondeur du nom de Barbe, dans une des der- 
nières années du règne de François I^. L'inscription de cette cloche a 
été reproduite en 1889, avec peu d'exactitude, sur une plaque de 
marbre blanc posée dans l'église au-dessus de la porte de la sacristie. 

' La partie supërieare est moderne. 



10. 



^^:3:^zz-: \i ji li ruscE. 









m^ ^ 




up 

(»»«Ur<l ' 

■ fM- 

fiTn. — lMf. i-.95;Urg. 0-.96. 



appartenant aux 



(DelaBam, Si». 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



77 



XVII* siècle. 
D. O. M. 

£go Ioannes 

bovgverivs in 

Parlamenti Cvria 

consiuarivs regivs 

Hic resvrrectionem 

etmisericordiam 

EXPECTO. 



Requiescat in pace 
Amen, 



i6&3. 

Cy gist 

Edovard Bovgvier 

Con¥* dv Roy en sa 

covR DE Parlement 

Seign*! d'Escharcon 

DE MIZERI», et 

D'Alain VILLE'. 

QVI DECEDA LE 

XIV! lovR D'Avril 
M-DC.XLIII. 

Priez Dieu Pour 
Son Ame, 



Pierre. -* Longueur de chaque dalle, l'^gS; hrg. 0^,95. 

Quelques piliers à chapiteaux de feuillage et quelques arcs en plein 
cintre, de la fin du xif siècle, attestent Torigine ancienne de Téglise 
paroissiale. Les trois dalles funéraires de la famille parlementaire des 
Bouguier se trouvent dans une petite chapelle construite sur le côté 
du chœur, au nord, qui a été convertie en sacristie. 

Nous lisons dans Tabbé Lebeuf qu un Christophe Bouguier, con- 
seiller au parlement de Paris, possédait la terre d'Ëcharcon vers la 
fin du iv^ siècle, et qu'il laissa pour héritier de sa seigneurie et de sa 
magistrature un fils du nom de Jean. 

Un autre Christophe Bouguier, qui occupait un siège de conseiller 
au même parlement, mourut en 1 53o , et fut inhumé à Echarcon sous 
une dalle d'un élégant dessin. Cette tombe est usée , surtout à la partie 
supérieure; on en peut suivre encore cependant les traits principaux. 



* Miteri, hameau de la paroisse de Ver- 
le-Petit. 

' D y a une paroisse du nom d'Allain- 



ville, autrefois du diocèse de Chartres, au- 
jourd'hui du département de Seine-et-Oise, 
canton de Dourdan. 



^v 



78 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Aux angles, quatre écussons de gueules au lion d'or. Deux pilastres 
doriques, enrichis depalmettes; arcade cintrée bordée d*oves , accom- 
pagnée de feuillages et d'enroulements, avec une tète de mort à la 
clef. Le conseiller porte le costume sénatorial; il a les mains jointes. 
Le millésime de i53o est inscrit au-dessus dun des pilastres. Les 
deux autres lombes ne présentent que des encadrements sans effi- 
gies. Celle de Jean Bouguier, dont la date ne se peut plus lire, semble 
antérieure de quelques années seulement à celle d'Edouard. 

Jean Bouguier prend lui-même la parole, en son épitaphe, pour af- 
firmer sa foi en la résurrection des corps et en la miséricorde divine. 
Le cartouche ovale sur lequel est gravée l'inscription a pour ornements 
des guirlandes de fleurs et de fruits, des consoles, des draperies, des 
larmes, des rinceaux. A la partie inférieure, un cénotaphe décoré de 
cannelures et une tète d'ange. Au-dessus du texte, l'écusson au lion 
d or, la patte droite levée, et un casque muni de grands lambrequins 
flottants. 

La dalle d'Edouard Bouguier diffère peu de la précédente. Son 
double encadrement est accompagné d'enroulements, de guirlandes et 
de consoles. On y voit aussi un cénotaphe et un écusson surmonté du 
heaume de chevalier. 

Plusieurs fragments de dalles funéraires se rencontrent dans la nef 
et dans le chœur. Sur un débris, le millésime de hcccxxvii; sur un 
autre, traces d'un encadrement d'architecture du même siècle. On de- 
vine l'effigie presque disparue d'un prêtre sur une grande dalle du 
XVI* siècle, qu'on pourrait attribuer à un curé de la paroisse. 









ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 79 

MCCCXCVU. 

MENNECT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERBE. 

xnii* siide. 

AD 
Majorem D£I Gloriam. 

NOMINA. 
VeTERUM HUJUSCE £cCXESIi£ Pastorum 

Ab anno mdlxx. 

QUO 
D. D. DE ViLLEROY PATRONI ESSE CŒPERUNT. 

JACOBUS RuAU ANNO I57O. 

LAURENTIUS PeRRIER ANNO 1 584. 

Petrus le Clerc abiit anno i 597. 

THOMAS Evrard anno 1622. 

pRANascus Guerin anno 1633. 

JOANNES BAPTISTA PoRTIER FACTUS PrIOR 
SANCTI SORLINI VULGO LES SeRRIERES * 

Dkecesis Lugdunensis Recessit ANNO 1644. 

JOANNES de MeSLAY OBIIT DIE 26 

Mensis augusti anno 1649. 

Petrus Guihery obiit die 31 

Mensis octobris anno. 1691. 

Petrus Contrastin Factus Pastor 
Sancti Martini d'Escharcon* 

Recessit anno 1709. 

Franqscus Finatï abiit anno 1720. 

DioNYSius Jubert obiit die 14 

I Mensis decembris anno 1747. 

Guillelmus fitz harris Giffard 

Factus abbas Sancti Exuperii Corboliensis ' 

Recessit die 4* mensis decembris anno 1754. 

QUORUM 

Ad memoriam 

Hoc Monumentum Posuit 

NicoLAUs Testu Presbyter Parisinus 

Nec non 
Pervigil Ejusdem EccLEsiiC Pastor 

' Petite ville du département de l'Ain, * Voy. ci-dessus d'mcccxciv. 

aatrefois da diocèse de Lyon; ancien ' Saint-Spire de Gorbeil, voyez ci-après 

prieuré. n* moccc. 



80 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

OBllT 
Die Mensis anno 17..'. 

. Reqmscant in Pace, 
Pierre. — Long. a",oo; larg, i^^oo. 

L'église date environ du milieu du \uf siècle. La disposition du 
plan se rapproche beaucoup de celle qui avait été adoptée pour les 
réfectoires des maisons religieuses. L'édifice, de forme quadrangulaire, 
se divise en deux nefs parallèles, de hauteur égale, séparées lune de 
Tautre par des colonnes d'une élégante proportion. L ordre de Saint- 
Dominique s'appropria cette division en deux nefs, comme on peut le 
voir aux Jacobins de Toulouse, à Notre-Dame d'Agen, et comme on le 
voyait, il y a un siècle, dans le grand couvent de la porte Saint-Mi- 
chel , à Paris. 

La dalle qui nous conserve les noms de treize curés de Mennecy, de 
1570 à 1755, est engagée sous le banc des chantres, à l'entrée du 
chœur. Un simple filet encadre le texte. L'inscription fixe, avec trop 
de précision peut-être, l'origine du droit de patronage des seigneurs 
de Villeroy sur la cure. Ce droit n'aurait été définitivement réglé qu'au 
commencement du xvii^ siècle , suivant l'abbé Lebeuf qui attachait aux 
questions de ce genre un intérêt tout particulier. 

La terre de Villeroy, devenue depuis si célèbre par son titre ducal 
et par son magnifique château, était située sur le territoire de Men- 
necy ; dans le cours du xvi^ siècle, elle passa par héritage des Le Gendre 
aux Neuville, et ceux-ci la possédèrent jusqu'à l'époque de la révo- 
lution. Il ne subsiste plus rien de leur résidence seigneuriale. Mar- 
bres, bronzes, peintures, tout a été détruit ou dispersé. Une cheminée 
monumentale, d'une excellente sculpture , aujourd'hui placée au Louvre 
dans la salle de Jean Goujon, peut donner "une idée de la splendeur 
des appartements de l'ancien château. On y lit cette devise à l'enta- 
blement : 

Per Ardva 

SVRGO 

' Date restée incomplète. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 81 

MCGCXCVIII. 

VILLABÉ. — ÉGLISE PÂROISSULE DE SAINT-MARCEL. 

1675. 

L'église de Viiiabé, d'une structure vulgaire, ne parait pas antérieure 
au xvii^ siècle. Des boiseries sculptées du siècle dernier recouvrent les 
parois du sanctuaire. Cette église a recueilli de l'héritage de l'ancienne 
commanderie de Saint-Jean-de-l'Ile , près Gorbeil, plusieurs stalles du 
xvi^ siècle et une cloche fondue en 1739 ^ Les sculptures des stalles 
représentent des arabesques, des apôtres, la création de l'homme, le 
péché originel, les travaux et la défaillance de Samson. Deux dalles, 
désignées comme des tombes de curés, se voient dans le chœur; mais 
elles sont complètement oblitérées. Des plaques d'inscriptions, aujour- 
d'hui supprimées, ont aussi laissé leur empreinte sur les murs de 
l'édifice. La seule épitaphe dont il soit possible de tirer quelque 
chose est gravée sur la tombe de la veuve d'un honorable bourgeois 
de Pai'is, qui mourut à Villoison (hameau de la paroisse de Villabé), 
le 21 avril 1675, en la maison du sieur Bouvart, son gendre, secré- 
taire de la chambre du roi. Elle choisit sa sépulture dans l'église pa- 
roissiale et laissa une rente aux pauvres. Le nom de la défunte «. celui 
de son mari et le détail de la donation ne sont plus lisibles. 

' Voy. ci-après q" mccccv. 



if . 1 1 



82 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCGCXCIX. 

ES90NNES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ETIENNE. 

1784. 

+ LAN 1784 lAI ETE BENITE PAR M* AUGUSTIN GONTARD 
CURE DE CETTE PAROISSE & DE NOTRE DAME DE LA VILLE 
DE CORBEIL' BACHELIER EN DROIT CANON NOMMEE. MARIE 
MADELEINE PAR M"." ANTOINE CHARLES BEAUPOIL DE S^ 
AULAIRE DE BRIE CHANOINE TRESORIER & VICAIRE 
GENERAL DE SÔISSONS AUMONIER ORDINAIRE DE LA 
REINE* ABBE DE COULOMB* PRIEUR ET SEIGNEUR 
DESSONNE & PAR DEMOISELLE MARIE MADELEINE 
DE SAINT lANVIER EPOUSE DE HAUT ET PUISSANT 
SEIGNEUR MESSIRE COSME COMTE DE BEAUPOIL DE S^ 



AULAIRE BRIGADIER DES ARMEES DU ROY 



CHEVALIER DE LORDRE ROYAL & MILITAIRE DE S' 



LOUIS 

ROBERT FONDEUR A MELUN MA FAIT MOI ET MES TROIS SOEURS^ 
LES SIEURS JEAN BAPTISTE ROUSSEAU ETIENNE AUBRV & 
JACQUES MEUNIER MARGUILLIERS EN CHARGE LES S"* BLAISE 
BRESSON ET AUGUSTIN LAIOYE MARGUILLIERS COMPTABLES 

Cloche. 



^ Notre-Dame de Gorbeii, annexe de 
l'ëglise paroissiale de Saint-Étienne d'Es- 
sonnes. 

' Marie-Antoinette de Lorraine, archidu^ 
chesse d^Autriche, reine de France. 

^ Notre-Dame de Coulombs, abbaye de 
Tordre de Saint-Benoit, au diocèse de Char- 
tres, près de la petite ville de Nogent-le- 
Roi. La fondation première remonte au 
viii* siède. Il ne subsiste plus que des ruines 



de ce monastère. Antoine de Saint- Aulaire 
en fut le cinquante- deuxième et dernier 
abbë, de 178a à 1790. Ce pi*ëlat descen- 
dait d'uoe très- ancienne famille de Bre- 
tagne. 

* Fondeur de même nom, à la même 
époque, voy. ci-dessus n" dgccxci, dccgicvi. 
Les trois sœurs de la cloche Marie-Made- 
leine n'ont pas survécu à la spoliation des 
églises. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 8â 

Le bourg d'Ëssonnes est connu dès les temps mérovingiens ^ On 
entre dans l'église par une porte à colonnes torses de la fin du xii^ siècle. 
Nef sans caractère; chœur et clocher construits à deux époques diffé* 
rentes du xni^ siècle. Uabbé Lebeuf a vu dans cette église des inscrip- 
tions de fondation, la plus ancienne de i /199 , la plus récente de 1 60 1 ; 
nous les avons inutilement cherchées; peut-être les boiseries appli- 
quées aux murs les recoovrent-elles aujourd'hui. Les dalles funéraires 
ne se sont pas conservées. Il en reste seulement deux fragments qui 
présentent les pieds d une efligie d'homme posés sur le dos d'un dragon 
et ces mots en capitale gothique : 

CI eiisT leiiAns proyost oe avi traspassa 

fiAR De enKAce m ce z £ 

L'inscription de la cloche est toute moderne; mais elle rappelle l'an- 
cienne prééminence de l'église d'Ëssonnes sur le Nouveau-Corbeil, et 
l'existence du prieuré fondé, au xif siècle, par l'abbé Suger sur le 
territoire d'Ëssonnes, dont la seigneurie appartenait au monastère 
de Saint -Denis ^. Les bâtiments du prieuré n'existaient déjà plus 
lorsque l'abbé Lebeuf visita la paroisse d'Ëssonnes. La chapelle connue 
sous les noms de Notre-Dame de la Victoire et de Notre-Dame des 
Champs a été démolie en l'jGU^. Une tannerie a pris la place du 
prieuré. On a trouvé dans l'ancien enclos une grande quantité d'osse- 
ments humains et environ quinze cercueils de pierre, dont la forme, 
suivant celle des corps, se rétrécissait vers les pieds. Nous avons vu un 
de ces cercueils bien conservé, de gi^ande dimension, qui contenait, 
lorsqu'il fut ouvert, les restes du squelette, une boucle de ceinture et 
quelques débris de chaussures en cuir. Plusieurs boucles semblables 
se sont rencontrées dans les autres tombeaux. On n'a pris aucun soin 
de recueillir ces objets. On m'a montré un fragment abandonné d'une 

' Terre du fisc; atdier monétaire. des détails intéressants. — ^ Ahnanach de 

* Le livre écrit par Suger lui-même De Carbeil, 1789-1791. 
admnistratione iuâ contient sur ce prieuré 

11 . 



84 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

tombe du xiv* siècle : arcade en ogive à trois lobes,, clochetons, tympan 
ajouré, pignon fleuronné, deux anges thuriféraires, tête d'une effigie 
de religieux , et ces mots sur la bordure : 

ICI 6IST FRORe AllTItOine 

lOUR OG luino ]Az ? iL&jne d€ m 

Le parrain de la cloche d'Ëssonnes, Antoine-Charles Beaupoil de 

Saint-Aulaire de Brip, était seigneur du Heu et prieur de Notre-Dame 
en vertu de son titre d'abbé de Coulombs, par suite de la cession 
faite à cette abbaye du prieuré d'Essonnes en échange de ceux de 
Saint-Germain-en-Laye et de Marly, dans les premières années du 
siècle dernier. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 85 

MCCCC. 

CORBEIL (LE NOUVEAU). — ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-SPIRE ^ 

XVI* siècle. 

nimi plnt tUHf^Mu 

k U0t f * fpire k «r&tttil 

Pieire. — Long. o",5j ; larg. o",4o. 

I^ Seine divise ia ville de Corbeil en deux parties : le Vieux-Corbeil , 
sur la rive droite, chef-lieu du cinquième doyenné de l'ancien diocèse 
de Paris; le Nouveau-Corbeil , sur la rive gauche, dont le territoire dé- 
pendait primitivement de la paroisse d*Essonnes. Gomme la plupart 
des petites villes de lile de France, Corbeil était autrefois riche en 
monuments du moyen âge. Une seule de ses églises est restée debout, 
celle de Saint-Spire, autrefois collégiale , aujourd'hui paroissiale, fondée 
par Aymon, premier comte de Corbeil, vers le milieu du x^ siècle*. 
Uédifice, renouvelé dans la seconde moitié du in^ siècle , à la suite d'un 
incendie, fut complété et terminé dans le cours des deux siècles sui- 
vants. Ses châsses en forme d'église, ses stalles sculptées d'arabesques, 
ses tombes à personnages lui ont été enlevées. La chapelle funéraire 
du fondateur, refaite au xiv^ siècle, s'élevait dans le chœur, du côté de 

^ Saint Exupère, premier ëvèqae de * Eken, paroisse du diocèse de Vannes. 

Bayeux, dont les rdiqnes furent apportées ' Bretagne. 

dans le pays de Corbeil pendant les inva- * Description de cette ^iise, texte et 

sioDS des Normands. planches, Millin, Antiq. nat. t. II, n"* xxir. 



86 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

l'évangile. Une belle statue couchée, composée d'un corps de pierre, 
avec la tète et les mains en marbre blanc, représentant le défunt en 
costume de chevalier du temps de Philippe le Bel , surmontait le tom- 
beau : elle est conservée dans une des chapelles du côté méridional de 
la nef. Le sculpteur n'a pas oublié de placer aux pieds de l'effigie et 
sur son écu le dragon légendaire dont le comte Aymon délivra le 
peuple de Corbeil. 

Nous avons recueilli l'épitaphe à peu près entière d'un prêtre breton 
qui était pourvu, au xvi* siècle, d'une des chapellenies de la collé- 
giale de Saint^Spire. La pierre est mutilée; elle fait partie du dallage 
du bas côté septentrional, près de la chaire, en face de la chapelle 
des saints apôtres. Quelques fragments d'anciennes tombes, dispersés 
dans l'église ou dans le presbytère, ne doivent pas être entièrement 
oubliés : 

. 1° Majeure partie (2",3o sur o°*,8o) de la dalle, autrefois très- 
ornée, d'un personnage en costume sacerdotal , la tête rasée, un calice 
entre les mains , un chien sous les pieds : 

no • oni • m • ccc • TRieesimo • sexTo • 

aiRTA • DecimA • dig • lAnvARn • m fgsto 

RGaVIGSCAT • m • PAce • 

â"* Autre dalle (a mètres sur o'^jSa), effigie d'un prêtre, encensée 
par deux anges , et vêtue d'une chasuble à galons fleurdelisés : 

aVI • OBHT • EJaHO • DRI • m • CCC • XZ • TGRGIO • 

POST-FGSTY • SARCTOS • fflJLRTIRUm • OIORISU • 

soaoR • 9 • 61* * AÏA • ei« • ReaviescAT • ir • PAce • airgr • 

3° Fragment de même époque : 

ALTARG • B6ATI • Clfl 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 87 

dernier souvenir d'une chapelle de saint Clément « fondée ancienne- 
ment dans l'église de Saint-Spire. 

b? Le tiers inférieur d'une dalle à deux personnages ; inscription en 
caractères gothiques : le mari mort en i53i, la femme nommée Ma- 
deleine Bertault, etc. etc. 

La première fois que nous avons visité l'église de Saint-Spire de Cbr- 
beil, on venait de renouveler une partie du dallage, et les débris mu- 
tilés des anciennes tombes formaient un amas de décombres à l'extérieur 
de l'édifice. 



88 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCI. 

GORBEIL (LE NOUVEAU). ~ ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-SPIRE. 

i653. 

GVILLEMETTE ReGNAVLT 

Femme de M^ Charles Avbry Bailly 
des ivstices de nostredame et s^ 
Spire de Corbeil, et de lvy avctorizéé 

A DONNÉ A L'EGLISE DE CeANS TrENTE ' 

Livres qvatre sols t. de rente pô. 

LA fondation D'VNE MESSE BASSE DE- 
PROFVNDIS et oraisons a LA FIN d'iCEL- 
LE QVY SERA CELEBREE A PERPETVITÉ 
A L'AVTEL DV ROZAIRE TOVS LES PRE^ 
LVNDIS DES MOIS DE LANNÉE A L'Is- 
SVE DE LA CrANDE MeSSE PÔ. LE 
REPOS DES AMES DE DEFFVNCTS 

M^ Pierre Le Berger Notaire 

m 

Royal et procvrevr av siège de 
Corbeil, et de Gvillemette Gar- 
nie SA FEMME SES AYEVL, ET AYE- 
YLLE, SVIVANT LE CONTRACT PASSÉ 

PARD^ Iacqves Barré Notaire 
Royal a Corbeil et tesmoins 
y dénommez le 26^!^' novembre 
Mil six Cens cinqvante trois, 
Laqvelle Regnavlt est dece- 

DÉÉ LE . . lO. DV MOIS 

Mil six Cens \ 

Priez Dieu pour 
Leurs Ames, 

Marbre noir. — Long. i",i5;iai^. o",57. 

' On avait d'abord écrit treize. — * Date préparée à l'époque de la donation et non 
complétée. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRV. 89 

Encadrement arrondi à ses deux extrémités; au-dessus du texte, 
une croix et deux cassolettes fumantes; au-dessous, une tète de sque- 
lette ailée et des ossements. Le marbre était employé, il y a quelques 
années, avec plusieurs fragmente de tombes, au dallage de la buan- 
derie du presbytère; on nous a promis de le rétablir dans une des 
chapelles de l'église. 

Les deux chapitres de Notre-Dame et de Saint-Spire de Corbeil 
avaient été réunis le i5 septembre 1601. Charles Aubry, le mari de 
Guillemette Regnault , exerçait les fonctions également réunies de bailli 
des deux églises. La juridiction de cet officier, dont Torigine était 
presque aussi ancienne que la fondation du chapitre de Saint-Spire, 
s'exerçait habituellement dans les limites du cloître habité par les 
chanoines et par leurs serviteurs; mais elle s'étendait sur toute la ville, 
en certains jours privilégiés, comme les veille, jour et lendemain des 
fêtes de saint Spire et de l'Assomption ^ Le cloître de Saint-Spire se 
compose des rues qui environnent l'église; on y entre par une haute 
et large porte du xiv^ siècle, autrefois décorée d'une statue du comte 
Aymon , vainqueur du dragon. 

Dans la cour de l'Hôtel-Dieu , au-dessous d'un égout, on voit une 
dalle de pierre, aujourd'hui très-usée, qui provient d'une des églises 
de la ville, et qui présente une longue inscription française à peu près 
contemporaine de celle de la fondation de Guillemette Regnault. On y 
lisait le détail des prières et cérémonies fondées par Pierre le Hideulx , 

pour sa femme Jeanne inhumée près d'un autel de Saint-Eus- 

tache, et pour lui-même, suivant contrat passé devant Jacques Re- 
gnault, notaire royal à Corbeil. 

' Âlmanack de Corbeil, déjà cité. Les chef du chapitre continua de prendre jas- 

chanoines se séparèrent le jeudi 3o dëcem- qu*è la fin le titre d*abbë, comme ]*avait fait 

bre 1790, è Fissue de la messe capitulaire Henri, troisième fils du roi Louis VL 
célébrée ce jour pour la dernière fois. Le 



iT. « la 



90 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCCU. 
CORBEIL (LE NOUVEAU-). — ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-SPIRE. 

m 

1692. 

LAN 1692 lAY ESTE NOMMEE SPIRE FRANÇOISE PAR 
TRES HAVLT ET TRES PVISSANT SEIG" M"^ FRANÇOIS DE 
NEVFVILLE DVC DE VILLEROY PAIR DE FRANCE 
CHEV"* DES ORDRES DV ROY LIEV*^ GENE^ DE SES 
ARMEES ET GOVV^ POVR SA MAI" DE LA VILLE DE 
LION ET PROVINCE DE LIONNOIS ET SEIG" ENGAGISTE 
DV CONTE DE CORBEILLES ET FONDVE DES DEN**^ 

DE LA CONFRERIE DE S"^ SPIRE M^ PAVL PA PRO""* 

DICELLE * 

G. E. DVCOVDRA Y ' F 

Cloche ». 

La confrérie de SaintnSpire , qui fit les frais de la grosse cloche qui 
existe encore, se glorifiait dune de ces origines d'autant plus respec- 
tables que la date précise n'en peut être déterminée*. Les confrères, 
comme ceux de Sainte-Geneviève à Paris, jouissaient du privilège de 
porter la châsse de leur patron, revêtus d'aubes, la tête couronnée de 
fleurs, les pieds nus. 

Dans les dernières années du xvi*^ siècle, Nicolas IV de Neufville, 
secrétaire d'État, seigneur de Villeroy, d'Alincourl et autres lieux \ 
devint seigneur engagiste du domaine de Gorbeil qui appartenait au 



' Le nom du procureur de la confrérie 
n'a pu être lu enlièrement. 

' Pour le fondeur, Gilles-Édeline Ducon* 
(Jray, voy. ci-dessus n** hclxxiu. 

^ Diamètre, i",/i7. 

* It existe une bulle du pape Cëlestin III , 
datée du jour des calendes de février de Tan 
iKjô, en faveur de la confrérie de Saint-* 
Spire. {Almanach de Corbeil, déjà cilé.) La 



confrérie s'est rétablie aussitôt après la ré- 
volution. 

^ Sa statue, celle de son père Nicolas III , 
prévôt des marchands de Paris , et celle de 
sa femme, Madeleine de TAubespine . sculp- 
tées en marbre, ont été réint^rées dans 
Téglise de Magny-en-Vexin (Seine-et-Oise). 
Ancien musée des monuments français, 
n"55j. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÊRY. 91 

roi. En 1699, une déclaration royaie lui permit d'y réunir tous fiefe, 
justices et autres droits qui pourraient en avoir été distraits ^ Le par- 
rain de ia cloche de Saint*Spire, François de Neufville, duc de Ville- 
roy, arrière-petit-fils du secrétaire d'Etat, fut élevé en 1698 à la di- 
gnité de maréchal de France. Le duc d'Orléans, régent, le nomma 
gouverneur du roi Louis XV en 1716; il mourut, en 1780, âgé de 
quatre-vingt-six ans^. Le gouvernement de la ville de Lyon et de la 
province de Lyonnais demeura comme héréditaire dans la maison de 
Villeroy, pendant plusieurs générations. La chapelle magnifique, érigée 
par les Villeroy dans le monastère des Carmélites de Lyon, a été dé- 
truite avec les mausolées de bronze et de marbre qu'elle renfermait. 
• 

^ Lebeaf, op. cù. t. XI, p. a 16. — "^ Le Père Anselme, HisL généai t. IV, 

Miilio, Aniiq, nat. t. II, n"* xxii. p. 6&o-6^Ji, 



I s. 



92 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCCCCm. — ' MCCCCIV. 

CORBEIL (LE NOUVEAU). — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1661. 

ICY GIST lACQVES BOVRGOING ESCVIER NATIF DE CORBEIL DECEDDÉ LE lOVR DE 

M. VI^ Aagé de 

ANS \ LEQVEL APRES AVOIR GLORIEVSEMENT SeRVY TROIS DE NOS ROYS 
CONSECVTIFS* EN PLVSIEVRS H0NN"V" 

EMPLOIS QVIL A EVS TANT DANS lINFANTERIE QVE DANS LA CAVALLERIE, EST VENV 
DOVCEMENT ACHEVER SA ViE OV II 

LA COMMANCÉÉ. SeS PREMIERS COVPS DESSAYS AV FAICT DES ARMES, ONT ESTÉ SOVBS 

Henry 4*^^ en Franche-comté 

ET AV SIEGE D' AMIENS ', ET DEPVIS EN AYANT CONTINVÉ LES EXERCICES SOVBS LOVIS 13?^ 
COMME LIEVTENANT 

COLONEL DV REGIMENT DE LA TOVR, II A REVSSY SY ADVANTAGEVSEMENT QV*IL MERITA 
DE COMMANDER 

DEDANS LA CITADELE DE CAZAL* LORS QVE LE MARQVIS DE LEGANES LA VOIT ASSIÉGÉE 
AVECQ l'armée DV 

Roy d'Espagne, Enfin II les coronna hevrevsement Sovbs Lovis 14*^* par la 

CONSERVA'oN DE 

CORBEIL AV SERVICE DE SA MaV^ PENDANT LES TROVBLES DE LA FRANCE EN 1652. LE 

Roy lvy ayant 

donné le commandement en cette place de la derniere conseqvance par ses 
lettres patentes 

Mais ce n'est pas en cella sevl qv'il a tesmoigné le zèle qv'il avoit povr sa 
chaire» patrie 

l'ayant ENCORES TRES PARTICVUEREMENT SIGNALÉ PAR DEVX FONDAONS A FpÊTVITÉ 

qv'il y a faictes par VNE 

PIETÉ TOVTTE EXTRAORD".* DEVANT SA MORT, LVNE DE CINQ CENS CINQT^ LIVRES DE 
RENTE EN L'EgLIZE DE CEANS 

POVR PRIER DiEV POVR LVY, ET POVR DONNER AVX PAVVRES TOVS LES ANS DEVX MVIDS 
DE BLED QVI FONT PAR CHACV 

MOIS DEVX SEPTIERS, COMME II EST DÉCLARÉ PAR LE CONTRACT DE LAD'. FONDATION 
PASSÉ PARDEVANT TaRTERS * 



' Les chiffres n ont pas ëtë complétés. 

* Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. 

* En 1597. 

* 1639-16^0. 



' Sic. 

* Sic. Ce notaire se nommait Tarteret. 
Voy. la deuxième inscription qui suit. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 93 

NOT».* A CORBEIL LE 2'*» IANVIER 1653. ET l'AVTRE DVN COLLEGE EN SA MAISON 

propre povr y instrvire la 

Ievnesse de la Ville et favxbovrgs de Corbeil gratvitement tant en la oiainte 

DE DiEV ET BONNE 

MOEVRS QV'EN LESCRIPTVRE ET LANGVE LATINE IVSQVES A LA RhETORICQVE InCLVSI- 

VEMENT CONFORMEMT 

Av contract de ladite fondation passé pardevant barré et le dit Tarters 
not".** le 30^" Ianvier 

1656. de qvoy Corbeil lvy en demevrera éternellement oblige, Sans qve povr 

CELLA NEANT- 

MOINGS TV TE DOIBVE DISPENSER PASSANT D'ADDRESSER QVELQVE PRIERE A DiEV POVR 
LE REPOS 

DE SON Ame. diev s'est servy de lvy povr la reprise des isles s'* marg" » 

Requiescat In pace & 

Marbre noir. — HauL o",46; lai^. i",o6. 

ÏCY GIST IaCQVES DE BoVRGOIN DE CORBEIL ESCVIER FONDATEVR DV COLLEGE DE 
CETTE VILLE, QVI 

EST NÉ AVDICT CORBEIL, ET Y DECEDA LE 12* lOVR DE 9"* 1661 AAGÉ DE 76 ANS. 
IL commença 

DE PORTER LES ARMES SOVBS LE ROY HeNRY LE GrAND EN LA FRANCHE COMTÉ, ET 
AV SIEGE D*Am1ENS, IL 

FVT ENVOYÉ PAR SA MAIESTÉ AV SERVICE DES PrINCES DV NORT. OV IL SE SIGNALA 

daj4s les commande- 

mens des trovpes Françoise, et Govvernemens des Places la ov il a esté 
assiégé, et avx 

Ambassades qvil y a gérées. Lovis 13*. a son retovr le mit en plvsievrs nobles 
employs tant 

en ulnfanterye qva la cavallerye entre avtres dans la uevtenance colonelle 
dv regiment 

de la tovr, ov il a rendv ses services continvelz si memorables qv'on levr 
doit attribver la 

REPRISE DES IlLES ST" MARGVERITTE ET ST*« HONNORAT SOVBS M". LE COMTE 
DhARCOVR'. et MERITA 

DE COMMANDER, ET COVRAGEVSEMENT DEFFENDRE LA CITADELLE DE CAZAL CONTRE 
LE MARQVIS 

DE LeGANEZ GENERAL DE LARMÉE D'ESPAGNE, LE ROY LoVlS \if, LVY A CONHÉ LA 

Ville de Corbeil 

* Voy. aussi rinscription suivante. rarmée du roi, sous les oixires du comte 

* Sic. — ' Les deux îles, prises par les d*Harcourt et de rardbevè<jue de Bordeaux, 
Espagnols en i635, reprises en 1637 par Henri d'Escoubleau de Sourdis. 



9û INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DVRANT LES TROVBLES DE LA FRANCE EN l6j2. ET PARMY TOVS SES GRANDZ EMPLOYS 

IL A TOVSIOVRS 

CONSERVÉ SA REUGION PVRE, ET SA PIETÉ AV POINT QVE DEVANT SA MORT IL A DONNÉ 
SA MAISON 

ET VN lARDIN AVDIT CORBEIL, ET QVINZE CENS VINGT LIVRES DE RENTE POVR LA 

FONDATION 

DVDIT^ Collège sovbs ia direction de Messievrs de Sorbonne ov la iev- 

NESSE DE 

LA Ville, et favlx bovrgs sera instrvicte gratvitement en la crainte de Diev, 

ET BONNES MOEVBS, ESCRITVRES, ET LANGVE LATINE IVSQVA LA RETHORIQVE INCLV- 
SIVEMENT 

CONFORMEMENT AV CONTRACT DE FONDATION PASSÉ PARDEVANT BARRE ET TARTERET 

Notaires 

A CoRBEIL le 30^ lANVIER 1656. IL À AVSSY FONDÉ A PERPETVITÉ EN CETrE ESGUSE 
DOVZE SERVICES SOLEMNELS PAR ANNEE POVR LE REPOS DE SON AME ET VNE AVMOSNE 
AVX PAVVRES DE DEVX SEPTIERS DE BLED EN PAIN. A CHACVN SERVICE MOYENNANT 
CINQ CENS CINQVANTE LIVRES DE RENTE; COMME a EST DÉCLARÉ AV CONTRACT DE 
FONDATION PASSÉ PARDEVANT TARTERET No*î^ LE 2^ JANVIER 1653. CE jQViL A FAICT. 
PASSANT POVR VOVS DONNER EXEMPLE, ET A CE QVE VOVS VOVS EN SOV VENIEZ ET DE 
PRIER DiEV POVR LVY. Requiescat In Pace. 

Marbre noir. — Haut. o",53; larg. i",io. 

L'église de Notre-Dame de Corbeii , fondée dans le cours du xi® siècle, 
a été démolie en 1820. Mieux lui valait cesser de vivre que de conti- 
nuer à servir de théâtre aux saltimbanques pendant les fêtes locales^. 
L'architecture et la sculpture en étaient excellentes, si nous en jugeons 
par quelques débris dispersés dans les parcs des châteaux du voisinage 
de Corbeii, et parles deux effigies royales qui ont été transférées à 
Saint-Denis, sous les noms apocryphes de Clovis et de Glotilde'. Le 
\\f siècle a rarement produit des œuvres d'un meilleur style et d'une 
exécution plus soignée. Jacques de Bourgoin était un guerrier plein de 
vaillance et un bon citoyen. Revenu en sa ville natale , a6n d'y terminer 
doucement une vie usée au service de son pays , il voulut employer sa 

' Ce terme nous prouve que la présente ^ Musée des monum. français, n"" 9 bk. 

inscnption devait être classée la seconde. Monogr, de l'église de Saint-Denis , p. aoi. 

* Potius mort quamfœdari. Parc du château de Montgermont. etc. etc. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 95 

modeste fortune à des œuvres de bienfaisance ^t d'utilité pablique. Il 
trouva son repos dans l'église de Notre-Dame ^ sous un tombeau qu un 
dernier sentiment de reconnaissance a sauvé de la ruine, et qui a été 
relevé dans une des chapelles de Saint-Spire, à côté de la statue du 
comte Âvmon. 

Le monument est sculpté en pierre. Une figure de grandeur natu- 
relle représente le défunt dans l'attitude de la prière, sur un céno- 
taphe décoré'd'encadrements, de moulures, et d'une tête de squelette 
ailée entourée d'un linceul. Le costume se compose de l'armure de 
fer, encore d'usage au xvu® siècle, de grandes bottes de cuir avec leurs 
éperons, de l'écharpe attribut du commandement, et de l'épée. Les 
traits ont du caractère. Une petite calotte recouvre le haut de la tète. 
Le casque et les gantelets sont placés un peu en arrière de l'effigie. Un 
prie-Dieu armorié porte le livre d'oraisons. 

Deux épitaphes en lettres dorées accompagnaient le tombeau dans 
son état primitif. Une seule, celle que nous avons dû classer la se- 
conde , a été recueillie à Saint-Spire. L'autre se trouve encastrée dans 
un mur de la salle principale de l'ancien collège fondé par Jacques de 
Bourgoin, et transformé de nos jours en salle d'asile. Les deux inscrip- 
tions se complètent l'une par l'autre; Jl est fâcheux qu'elles soient 
maintenant séparées. L'éloge du défunt résulte de la simple énoncia- 
tion de ses œuvres; il n'y pas d'oraison funèbre plus authentique et 
plus sincère^. 

L'ancien collège conserve comme un titre de sa destination première 
une cloche, ornée d'une Minerve assise sur des trophées d'arts et de 
sciences. Des fleurs de lis en couvrent le pourtour, et le fondeur a 
signé en lettres du xvif siècle : 



I * CLAVDE BENARD M^ FONDEVR A PARIS 



' Au chœur, du côte de i'<5pilre. Bourgoin et à son tombeau qu^une courte 

' L'obbé Lebeuf n*accorde à Jacques de mention. 



INSCRIPTIONS DE L* FRANCE. 

MCCCCV. 

CORBEIL (LE NOUVEAU-). - ANCIENNE COMMANDERIE 

DE SAINT-JEAN-EN-L'ÎLE. 

■ 736. 



- HfuU l",l5î Urg. û",fi7. 



Quelque moderne qu'elle soit, l'inscription qui précède avait droit 
à la priorité, puisqu'elle servait d'épitaphe à la fondatrice de la com- 

' n fallail dire Dmonm. Ce n'eel pas des Dam qu'il s'agit ici, mais des îkutmt. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 97 

nianderie, Isemburge , fille du roi de Danemark, Waldemar le Grand, 
el seconde femme du roi de France, Philippe-A-ugusle. La vie de cette 
princesse ne fut qu'une longue infortune. Abandonnée aussitôt après 
son mariage, répudiée, protégée vainement par le souverain pontife, 
enfermée au château d'Etampes, replacée sur le trône, elle n'opposa 
aux rigueurs du sort qu une douceur angélique, une résignation inal- 
térable. Après la mort du roi Philippe en laaS, elle se retira dans le 
domaine de Corbeil qui lui avait été assigné en douaire , et c'est là 
qu'elle fonda, sous la règle des Frères hospitaliers de Jérusalem, le 
prieuré-commanderie de SaintJean, dans une petite île formée par les 
eaux de la Juine^ Elle mourut treize ans après ^ dans un édifice voisin 
qu'on appelait encore au siècle dernier le logis de la Reine. L'église 
d'Isemburge s'est conservée à peu près intacte, mais dépouillée de son 
ameublement et réduite à devenir, suivant les besoins du moment, soit 
un magasin, soit un atelier. Elle s'élève, aujourd'hui entièrement isolée , 
au milieu d'un parc qui dépend d'une des célèbres fabriques d'Es- 
sonnes. Le plan est cruciforme. Les proportions ne dépassent pas celtes 
d'une grande chapelle. La simplicité de la construction, l'harmonieux 
accord de ses diverses parties, la juste mesure et la finesse de l'orne- 
mentation nous autorisent à proposer ce monument comme un char- 
mant modèle pour une église de paroisse de moyenne importance. 

La reine Isemburge fut inhumée au milieu du chœur, sous la lampe. 
On lui érigea un tombeau de cuivre^ de même forme que ceux des évo- 
ques fondateurs de la cathédrale d'Amiens. L'effigie en relief, couronne 
en tète, sceptre en main, revêtue d'un manteau de reine, était cou- 
chée sur une longue table de métal, dont l'encadrement présentait une 
inscription ainsi conçue, en capitale gothique : 

MC • lACflS • ISBVReiS • RGGVJR • GGIIGROSA • PR0PA60 
RG6IA • aVOD • RG6IS • FVIV • VXOR • SienRAS \imA60 

^ D^abord prieuré et commanderie , puis Antiq. de Paris, t. 111, p. 6i5.) — * Ma- 

chef-iiea d'un bailliage et de la grande irë- riëe en iigS, à Tftge de dix -sept ans, 

sorerie de Tordre de Malte. En dernier lieu, elle en avait soixante à Tëpoque de sa mort, 

le revenu s'élevait à 19,000 livres. (Sauvai, ^ Millin, Antiq. nai. t. Ill, n' xxxiii. — 

IT. i3 



98 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

FlïOEfl • niSGItS • JnORYlR • VIZIV * PASRfl • RflOfl • DAnORYUl 

maaxA • FRAncoRvin • Roeis • jlbopva • «bORym 
noBinis • iivivs . grat • avoD • m • orvis • sAnoviRo • cxaro 
iRvenies • raro • ntens • pia • cassa • caro 

AimVS • JniLKGRVS • ADGRAV • DGCIGSaVG • yiCGRVS 

«GR • DYO • VGROlYG • DGCGin' • CVin • SYBR • IPSA • RGCGfll 
FGSICIS • KYCG • YISG • SYBDYCSA • CADYCG ' 

bYOO • DG • PSAGKIACO • JUG . FGCIV 

La valeur historique de cette épitaphe nous a déterminé à la repro- 
duire, bien qu'elle n'existe plus en original; nous nous sommes efforcé 
d'en donner un texte exact après avoir comparé les versions plus ou moins 
fautives que nos prédécesseurs en ont publiées. Les derniers motsTious 
apportent le nom d'un artiste du xin* siècle , Hugues de Plailly, dont 
nous ne connaissons jusqu'à présent qu'un autre ouvrage *. Le renou- 
vellement du maître-autel de l'église de la commanderie, en 1 786 , occa- 
sionna le déplacement du tombeau, qui fut transféré dans le croisillon 
méridional , où la proscription des tombes royales est venue l'atteindre 
en 1793. Le prieur et les religieux de Saint-Jean laissèrent les restes 
de la reine dans le lieu de leur sépulture; mais ils prirent soin de faire 
ajuster dans le dallage une inscription commémorative gravée sur une 
plaque de marbre noir et décorée des armes de France* et de 



Lebeiif, op. cit. t. \I, p. 196-197. — • D. B. 

de Montfaucon , Monuments de la monarchie 

française, t. Il , p. 110. 

' Annvs milknus 1,000 

decieêvicenue qoo . .. 

, ^ > 1336, 

ter duo o 

terque decem 3o 

^ Le i& janvier, joor de saint Félix, 
d'après l'abbé Lebeuf; mais le nombre de 
saints du même nom est tel qu'il serait bien 
difficile de choisir, en l'absence d'un docu- 
ment plus prédfl. L'inscription moderne se 
prononce pour le mois de juillet, durant 



lequel le nom de saint Félix ne revient pas 
moins de quatre fois , le 1 o , le 1 a , le 97 et 
leag. 

' Tombe de métal avec la figure en relief 
de Bailhélemi de Roye, fondateur de l'ab- 
baye de Joyenval , près de Saint-Germain- 
en-Laye; elle portait cette signature : 

HVgO • DE • PLAIL 
LI • ME • FECIT 

(Portef. de Gaignières, ancienne collection, 
tome de l'Ile de France.) 

* I)'azur aux fleurs de lis d'or sans nombre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 99 

Danemark ^ Deux anges accompagnent le cartouche qui contient les 
écussons; une couronne fleurdelisée le surmonte. Cette inscription ne 
se trouve plus sur le sol du chœur; elle a été relevée sur le mur de la 
première travée à main droite. Nous avons jadis entendu dire à notre 
confrère M. Bottée de Toulmon, membre du Comité des arts et monu- 
ments, mort en i85o, qu'une fouille pratiquée de son temps au milieu 
du chœur amena la découverte des ossements d'Isemburge, d'une cou- 
ronne en cuivre , et de deux petits vases en terre commune semblables 
à ceux qu'on rencontre si fréquemment dans les tombeaux des xii^ et 
XHi^ siècles. Tout incomplet qu'il soit, nous ne devions pas omettre ce 
renseignement . 

^ D*or semé de cœurs de gueules à trois dans la famille de Puys^ur, a été reconnu 

lions léopardés d'azur, Tun sur l'autre , ar- par M. Lëopold Delisle pour celui de la reine 

mes, lampassés et couronnés de gueules. Isemburge. {Bibliot, de l* École des Chartes, 

' ButteUn archéologique du Comité, t. II, 6' sërie, t. III.) 
p. 61 3. Un psautier à miniatures, conservé 



3. 



iOO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCVI. 
CORBEIL ( LE NOUVEAU- ). — ANCIENNE GOMMANDERIE 

DE saint-jean-en-lIle. 

1387?. 
01 • 6I6S • FRGRe • 

leiiJiR • BG • obevRi • iJiDis • PRievR • De • FRjmoe • avi • 

BRGSPflSSJI • GR • fijm • De • GRflOe • m • 00 



OUI • «ReSPflSSH • GR • fiJIR « DG • 

6RHGG • m • 00 • .... XXVII • 

PRIGZ • DIGV • PO» • M • 

Pierre. — Long. a",8o; iarg. i",3a. 

Le sol de la chapelle de la commanderie était autrefois presque en- 
tièrement recouvert de dalles funéraires. La plupart ont disparu; une 
aire de terre battue en a pris la place. 

La tombe de Jean de Ghevry est de grandes dimensions. Autrefois 
placée dans le croisillon septentrional, elle a été reportée au milieu du 
chœur. Il ne subsiste aucune trace de figure ni d'ornementation à 
Tintérieur de Fencadrement. On voit seulement aux angles quatre 
écussons dont le blason consiste en deux haches d'armes adossées. Il y 
avait place pour deux personnages sur cette large dalle, et les deux 
dates relatées dans Tinscription semblent indiquer qu elle ne s'appli- 
quait pas seulement au prieur de France, mais aussi à quelque autre 
personne de la même famille. 

L'abbé Lebeuf (t. XIV, p. 1/16) cite, comme faisant partie du petit 
cartulaire de l'abbaye de Saint-Maur, un acte de 1270, dans lequel 
Jean de Ghevry prend la qualité de prieur de l'hôpital de Saint-Jean 
de Jérusalem en France. Nous avons dû recourir aussi à la liste des 
grands prieurs de France, publiée dans le Gallia christiana. Nous y 
avons trouvé au quinzième rang Jean III de Ghevry {de Capriaco) , en 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 101 

12 69 S et au dix-septième Jean IV de Ghevry, en 1276^ Les savants 
auteurs se demandent s'il ne s'agirait pas d'un seul et même person- 
nage. Nous regrettons d'autant plus la mutilation de l'épitaphe de Gor- 
beil, dont le texte complet aurait peut-être tranché la question. 

' T. Vil, col. 1069-1068. — * Sanctœ domus hospùalis Jérusalem priar in Franeia, 



INSCniPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCVII. 

COBBEIL (LE NOUVEAU-). — ANCIEHNE GOMMAKDEBIE 

DE SAI1»T-JEA»-EN-l1lE. 

1986. 



<ii • ei8« ■ mwo 

BC-De-DOYKcme'-oui- rv ■ asovisR ■ nurosma • ih ■ asnte • 

msKoiiieRise ■ oui ■ eues) 

' Et noQ^nlotne lie ^oimA«j comme l'a eoDtfouniû par un dessia des Portefeuilles 
lu l'ebbë Lebeuf. Les mots entre crochets de Gaignièree. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 103 

(m*aa*ini*xx*E* VIO £a • veisse • ne • sa • Fesse • hosvrg • 
Dame • an • maRS' • PBiez • poyr • 

fiante • ne • fii • 

Pierre. — Long. a'",oo;!arg. i^^io. 

La tombe d'Artost de Dourche était placée dans le croisillon méri- 
dional ; on Ta transférée à l'entrée du chœur. Le dessin a beaucoup 
souffert; les pieds de Teffigie', et la portion de la bordure où se lisait 
la date du décès , ont été supprimés. 

Le défunt remplissait les fonctions d'écuyer auprès de la reine Mar- 
guerite de Provence, veuve de saint Louis, dame douairière de Cor- 
beil, morte en 12 85. La présence d'Artost de Dourche à Corbeil et 
sa sépulture se trouvent ainsi expliquées. 11 est représenté imberbe, 
les mains jointes, vêtu d'une longue cotte, sans aucune apparence de 
costume militaire ; deux anges nimbés lui encensent la tête ; de chaque 
côté, à la hauteur des reins, un écusson porte un sautoir pour armoi- 
ries. L'encadrement se compose de deux colonnettes à chapiteaux feuil- 
lages, d'un arceau cintré à trois lobes et d'un pignon fleuronné. 

' L'abbë Lebenf donne la date de ia88. ' Le a& mars, veitte de la fête de TAn- 

La vérification n'est plus possible aujour- nonciation. 

d'bui, par suite de la Iracture delà partie ' Les pieds reposaient sur le dos d'un 

inférieure de la dalle. chien. (Gaignières et MiUin. ) 



10& INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCVIII. 

GORBEIL (LE NOUVEAU-). — ANCIENNE GOMMANDERIE 

DE SAINT-JEAN-EN-LÎLE. 

i4o9. 

tBf 0ttj[>tttb» pvtmim nmlntfic tî^i&xm mifliml ttitH tmm htcf« 

(batmim ptx ^«tun s^timiUm apti corbalttutt aittuttdm 

) 

tfithx» Itttte ptx ip9m camtettittm |>ro ttf pticptim «oktttuUr (eUkat^ 

(âtttto botmm tmTk«ûtt« qttâbttm}tttb0«tui mm xon mttt0i« twottttfrm) 

:!iipi(t tmsMi» imtmlnttt • Ubi )tomo Ulis • 
i^tittttr . vtdh ♦ ^tw ttw «ttttf mtrtta • 
^tlt0 fui (im« > M0 tttttt0 est tn9b« ftws • 

(Sm ittmttld ttttr««m • m (wm twlttm turattm • 

Pierre. 

Frère Eustache de Laitre , prieur de Saint-Jean , avait sa sépulture 
devant l'autel érigé dans le croisillon septentrional. L'abbé Lebeuf cite 
comme très-belle la dalle funéraire de ce personnage; mais il n'en 
donne pas la description et se contente de rapporter sans aucun com- 
mentaire l'inscription en prose gravée sur la bordure. Millin s'est abs- 
tenu, de son côté, d'en insérer la gravure dans sa notice. La moitié 
inférieure de cette tombe s'est retrouvée, nous ne savons par quelle 
circonstance , dans les magasins de l'église de Saint-Denis , où elle sera 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY> 105 

» 

peut-être arrivée après avoir passé par les dépôts du musée des monu- 
ments français. La pierre est devenue très-fruste. D'après ce qui sub- 
siste, ou peut reconnaître la richesse du dessin et l'étendue peu com- 
mune des dimensions. Des figurines couvraient les pieds*droits de 
l'encadrement. Nous avons restitué entre parenthèses les portions au- 
jourd'hui disparues de l'épitaphe en prose que nous devons, soit à 
Millin, soit à l'abbé Lebeuf. Nous ne pouvions juger de l'exactitude 
du texte qu'ils ont publié qu'au moyen des parties encore existantes, 
et nous avons à regret constaté plusieurs différences qu'il serait d'ail- 
leurs inutile de relever ici en détail. Autre chose est, nous l'avons dit, 
de lire à l'aise une inscription commodément dressée contre un mur 
ou de la déchiffrer sur le sol à travers une couche de poussière, comme 
l'ont fait nos devanciers. 

Les trois distiques adressés au passant pour lui rappeler sa Gn der- 
nière et pour lui demander ses suffrages se lisent sur une tablette posée 
aunlessous des pieds de l'effigie. 

Eustache deLaitre, c'est son épitaphe qui nous l'apprend, augmenta 
la pitance des religieux et le pécule des quatre officiers du prieuré. Il 
donna aussi une maison qu'il avait acquise à Gorbeil pour assurer la 
célébration d'une messe solennelle, tous les lundis de l'année, à son 
intention. 

Les armoiries du défunt étaient d'azur à la bande d'or ou d'argent 
chargée de trois tourteaux de gueules. 



IT. lU 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCIX. 

CORBEIL (LE NOUVEAU-). — ANCIENNE COMMANDERIE 

DE SAINT-JEAN-EN-L'ÎLE. 

tiSs. 



. Me tl ktlmtU tatmm itnt Jtim It fto» «u &« mwml pré ' . 

' Prienr de ce liea et commaDdeur de Legoy. (Lebeuf, ep. cit. t. \I, p. igS.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÊRY. 107 

twi^ hms UU(n^ ^m 

te Uwm latt mil €€€€ quatre vm\» ti ttvix ptitt ^ Weit 

pottt 

Pierre. — Long. 9",3o; larg. i^.i/i. 

La tombe de frère Jean le Roy sert de table dans un jardin dépen- 
dant du château de Nagis, près d'Essonnes. En abattant les quatre an- 
gles, on la façonnée à peu près en losange. Dans Té^ise du prieuré, 
elle se voyait vers^ le milieu du chœur, à côté du tombeau de la reine 
fondatrice. Dessin très-riche, en partie oblitéré; arcade en ogive, à 
cinq lobes , reposant sur des colonnettes dont les chapiteaux sont feuil- 
lages; dans les niches de Tentablement, quatre anges et Tâme du défunt 
reçue dans le sein d'Abraham; sur les pieds-droits, huit apôtres, parmi 
lesquels on peut encore reconnaître saint Pierre à sa clef, saint Paul à 
son épée, saint Jacques le Majeur à son costume de pèlerin, saint Mat- 
thieu à sa lance; effigie du défunt, la tète nue, le corps enveloppé du 
manteau de Tordre, avec la croix à huit pointes entre Tépaule gauche et 
la poitrine. Le manteau ne laisse passer que les mains, qui sont join- 
tes. Le visage, les mains et la croix étaient rapportés par incrustation. 

* ADcienne commaoderie de Tordre de t6,ooolisreè.{Saiiva\, Antiq. de Paris, i.]\, 
Malte , au diocèse de Meaux (Seine-et-Marne , p. 6 1 S . ) 
canton de Nanteuii). Le revenu s'ëievait à ' Sic. 



th. 



lÛS 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCCCGX. 

CORBEIL (LE NOUVEAU). — ANCIENNE COMMANDERIE 

DE SAINT-JEAN-EN-LÎLE. 

1636. 




H 




Cy gist noble et 
religievse. perso ne 

FRERE IaCQVES DE 
HARLAY DESANCY VI- 
VANT Chevallier de 

llORDRE SAINCT IEHAN 
DE HiERVSALEM CÔMAN- 
DEVR DE COVLOVRS 
ETPRIEVR DE CEANS, 
LEQVEL DECEDA l'aN 
DE NOSTRE SeIONEVR 
LE DEVXIEME lOVR 

deIvinMilVI.XXVI, 

Priez Dieu pour luy 




fÇîi? 




Pierre. — Long. «",37; lai^. i",i5. 

' Coumianderie située près de Sens; * Millin donne par erreur la date de i6s5. 

7,000 livres de revenu. (Sauvai, Anûq, de La même etreur se ironye dans ïHist,géiéaL 
Paris, t. il, p. 6 1 5.) du P. Anselme, t. VIII, p. 803. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. i09 

La dalle funéraire de Jacques de Hariay de Sancy est restée dans le 
chœur de Téglise de la commanderie. Encadrement décoré d'oves et 
de moulures; de chaque côté, un mascaron; au-dessous du texte, une 
tète de mort et des enroulements ; au-dessus, entre deux pots à feu , sur 
un cartouche, les armoiries de Hariay, d'argent à deux pals de sable; 
heaume à lambrequins llottants. En sa qualité de commandeur, Jacques 
de Hariay portait de plus en chef les armes de la Religion, de gueules 
à la croix pleine d'argent, et mettait autour de son écusson le chapelet 
auquel était suspendue la croix de Tordre à huit pointes. L'épitaphe 
est gravée en grands et beaux caractères. Le mot HiervBalem présente 
toutefois la trace d'une retouche maladroite. 

Une seconde inscription rédigée en latin, consacrée au même per- 
sonnage, se lisait sur un marbre noir attaché à la muraille du chœur. 
Elle n'existe plus; Millin nous en a conservé la teneur. Jacques de 
Hariay, quatrième fils de Robert de Hariay de Sancy, baron de Mon- 
glat et de Maule, et de Jacqueline de Morainvilliers, reçu chevalier de 
Malte en 1673, devint, en 1678, commandeur de Goulours et prieur 
de Saint-Jean. Il fut chargé de plusieurs ambassades pour les affaires 
de son ordre, et mourut à Tâge de soixante-neuf ans et un mois. 

L'abbé Lebeuf n'a rien dit du commandeur dont nous publions l'épi- 
taphe; mais il cite un autre Jacques de Hariay, prieur de Saint-Jean, 
sous le règne de Gharies VII (t. XI, p. s 00). 



110 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCGXI. 
CORBEIL (LE NOUVEAU-). — ANCIENNE COMMANDËRIE 

DE saint-jban-en-l1le. 

1639. 

CY GiST tLLVSTRlSStME SEtGNEVR FRERE 

GviLLAVME DE MEAVX BotSBOVDRAN ChEVALU" 

DE L*ORDRE 5^ JEHAN DE HtERVSALEM GRAND PKtEVR 

DE France leqvel après avoIr passe par les plvs 

GRANDES CHARGES CiVtLES ET MtUTAtRES DE SON 
ORDRE A ESTÉ DtX ANS GRAND PRIEVR DE FRANCE 
PENDANT LESQVELZ tL NA OBMtS AVCVNS SOtNZ POVR 
LOBSERVANCE DES STATVZ ET REGLES DE LA RELt- 
GtON Nt ESPARGNÉ LA DESPENCE DE CENT MtL LtVRES - 
TANT POVR RESTABLtR LES LtEVX DEPENDANS DV 
GRAND PRtORÉ LES DECCORER ' ET EMBELLÎR DE 
FONTAINES ET AVTRES OVVRAGES VTÎLS * ET NECES- 
SAiRES A ICELVY QVE POVR EN COSERVER* LES DROtCTZ 
PAR L'tNVENTAtRE GENERAL QVtL A FAlCT FAtRE DES 
TÎLTRES DtCEVX OVTRE DEVX FONDATIONS QVÎL 
A FAiCTES LVNE DE 3O. MIL LtVRES POVR ESTRE 
EMPLOtEZ EN BLED DESTtNEZ ET RESERVE SEVLE- 
MENT POVR SERVtR AVX NECESSITEZ DVN StEGE DE 
MALTHE LAVTRE DVNE MESSE QVl SE DOÎBT DtRE 
TOVS LES DIMANCHE* EN GESTE CHAPELLE POVR 
LAQVELLE tL A DONNÉ. tyCO^. CES BÔNÊS ET SAINTES 
ACTtONS TESMOtGNENT QVELLE A ESTÉ SA VÎE 

E 

TOVTE PLEtNE DHONNEVR DE VERTV ET DE CHARlT 
RELiGtEVSE ET EXEMPLAIRE tL DECEDA EN LA 78^ 
ANNEE DE SON AGE LE Z\ OCTOBRE. 1639. 

' '' Sic. 11 en est de même des autres fautes grammaticales du texte. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. H{ 

Frère Iean Hac prestre reUgIeyk dvdIt ordre et 
commandevr dv bovpgovt > dv comseîl* et advts dvqvet 

LEDtT FEV StE^ GRAND PRI^ SEST SERVt DVRANT SA VÎE ET AVQVEL 
tL A DONNÉ LE PRtEVRE DE SI IeAN EN USLE POVR TESMOtONAG 
ET RECOGNOtSSANCE DE SON AFCTION' A FAtT METTRE CE PSENT 
TOMBEAV A SA MEMOIRE Priez Dieu Pour Lui, 

Marbre noir. — Long. a"*,35; larg. i",io. 

Guillaume IV d^ Meaux Boisboudran tient le soixante-douzième 
rang parmi les grands prieurs de France, dans la liste qu'en donne le 
Gallia christiana^. Les auteurs de ce grand recueil se sont contentés 
de le nommer; ils renvoient, pour le détail de ses services, à l'histoire 
des chevaliers de Malte. La vigilante et généreuse administration du 
grand prieur est en effet dignement appréciée dans cet ouvrage ; mais 
Tépitaphe du prieuré de Saint-Jean, dans sa franchise et sa simplicité, 
nous la fait peut-être encore mieux connaître. Notre collaborateur, 
M. Fichot, a retrouvé ce marbre intéressant à Gorbeil, près de la 
grande place, dans lofficine d'un pâtissier; on s'en servait comme 
d une table à pétrir la pâte. 

Les ancêtres de Guillaume de Meaux accompagnaient saint Louis à 
sa première croisade. On prétend qu'ils changèrent alors les insignes 
héraldiques de leur blason contre des couronnes d'épines , au nombre 
de cinq, en champ d'argent^. Ges armoiries furent gravées au-dessus 
de l'épitaphe du grand prieur; on y ajouta, suivant l'usage, la croix 
de l'ordre en arrière de l'écusson, le chef de la Religion et le chapelet. 
L'encadrement se divise en deux parties, comme l'inscription elle- 
même; moulures, têtes de squelette affrontées, ossements croisés en 



' Le nom de cette commanderie est écrit dran, bailli, trésorier, général des galères, 

Bourgot, dans une épitapfae du même Jean mourut vainqueur, en i6&â, dans un corn- 

Hac rapportée par Millin , loc, cit. bat contre les infidèles demeuré célèbre 

■"^ Sic. dans les fastes de l'ordre. 

* Famille ancienne de la Brie. Va neveu * Posées deux , deux et une. 

dn grand prieur, frère Gabriel de Boisbou- 



112 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

sautoir; casque à lambrequins; cierges et torches allumés, liés en- 
semble par des rubans. 

La résidence embellie par les soins de Guillaume de Meaux était 
le grand prieuré de la rue du Temple, à Paris ^ Il n'en reste pas au- 
jourd'hui pierre sur pierre. L'église qui en dépendait renfermait les 
tombeaux des prédécesseurs de Guillaume de Meaux; mais ce n'est 
pas en ce lieu qu'il fut inhumé. Frère Jean Hac, prieur de Corbeil, 
fit placer sur sa sépulture, dans l'église de Saint-Jean, l'épitaphe que 
nous publions. Les dernières lignes nous disent que ce religieux avait 
été l'ami et le conseiller de Guillaume de Meaux, qui l'éleva aux fonc- 
tions prieurales. Jean Hac, mort en 16/19, ^^^ ^^^^^ ^ Saint-Jean une 
épitaphc latine que MiHin nous a conservée. 

Parmi des débris employés au dallage d'une buanderie, on lit en 
latin le nom de François Vernier, décédé le i& janvier 178/1. Millin 
nous apprend que ce personnage, originaire d'Avranches, fut un des 
derniers prêtres conventuels de Saint-Jean; il lui attribue quelques 
vers latins sur la description de la commanderie. 

Nous signalerons aux recherches de ceux qui viendront après nous 
les autres inscriptions du prieuré de Saint^Jean , mentionnées eibgrand 
nombre par l'abbé Lebeuf et par Millin; sont-elles anéanties ou seule- 
ment dispersées? Nous citerons, pour terminer, une cloche de 1739, 
passée en la possession de l'église de Villabé , sur laquelle on lit les 
noms de frère Jean de Romegoux, sousrprieur de Saint-Jean, et de 
François Dauvet Desmarest, grand trésorier de l'ordre de Malte. 

* Voy. ci-dessus, t. I, p. bjh. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 113 

MCCCCXII, 

LIGES \ — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-«ERMAIN (DE PARIS). 

178a. 

ICI REPOSE 

jACQjUEs Marie Jérôme 

MlCHAU DE MONTARAN 

DECEDE 

LE 5 AOÛT 1782. 

Marbre noir. — Long. o",95; laj^f. o",Ao. 

Eglise rebâtie dans la première moitié du ivi^ siècle. On y voyait 
un charmant tableau sur bois, de la même époque, représentant In 
naissance du Christ, et entouré d'une riche guirlande d*or. Cette pein- 
ture est aujourd'hui au musée de l'hôtel de Cluny, sous le n® 2867. 

Du temps de l'abbé Lebeuf, la seigneurie de Lices appartenait à 
M. de Montaran, qui avait exercé les fonctions de trésorier de haute 
et basse Bretagne. Ce personnage est probablement le même que celui 
dont la dalle funéraire existe encore dans la chapelle de la Vierge, à 
la dernière travée du bas côté septentrional de l'église. 

Le château de Beaurepaire, où il faisait sa résidence, est remplacé 
par une ferme, et les jardins, dessinés par Le Nôtre, ont été livrés à la 
culture. Un autre seigneur de Lices, £dme-Charies Michau de Monta- 
ran, peut-être le fils de Jacques- Marie- Jérôme, est nommé sur la 
grosse cloche de l'église, à la date de 1791, en compagnie du curé, 
du maire, «des marguilliers et du fondeur, N. Peigney. Nous n'avons 
pu obtenir une copie complète de l'inscription. 

'•Ou Lisses, comme on Fëcrit maintenont. 



it. I fi 



J 



\Vj inscriptions de la FRANCE. 



I 



MCCCCXIU. i 



BONDOUFLB. — EGLISE PAROISSIAliË DE SAINT-FIACRE. 

iSi8. 

+ t(f9 matta mtl o^ xl mit 
fnf fatcfe fcw botibotifne 
ef nomt tuarte * 

Cloche. 

Ëglise pauvre et sans caractère. La cloche a été fondue la seconde 
année du règne de Henri II. L'inscription quelle porte ne nous en 
donne que le nom et la date. 

Au milieu du chœur, il reste à peu près la moitié d'une dalle, d'un 
gracieux dessin, qui présente l'effigie d'un très-jeune homme,. tourné 
vers sa gauche, vêtu du petit manteau. Les cheveux sont longs et on- 
doyants. La plus grande partie de l'épitaphe a disparu avec la bordure 
qui la contenait. On lit seulement que le défunt se nommait Claude 
More, et qu'il est décédé à l'âge de onze ans (ivi*^ ou xvii^ siècle). 



À 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 115 

MCCCCXIV. 

BRÉTIGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

XTV* siècle. 



niCOLflS BG FRemeS IJIDIS CbeVAIIGR aVI TRGSPflSSff 

Ljm DG GRflCG inccc 

Pierre. 

♦ 

Le village de Brétigny, jadis entouré d'une enceinte fortifiée, pos- 
sédait deux églises, celle de Saint-Philbert, qui a été complétemenl 
détruite, et celle de Saint-Pierre, qui a été conservée. Les portions les 
plus anciennes de Fédifice datent de la première moitié du xm*' siècle: 
les autres appartiennent au xv^ Rien d'ailleurs de remarquable dans 
la structure ni dans rornementation. 

Quatre tombes, comprises dans le dallage du chœur, sont marquées 
de cinq petites croix qui prouvent qu'on s'en est servi pour faire des 
tables d'autel. Une de ces pierres présentait Teffigie et l'épitaphe de 
Nicolas de Fresnes. On y distingue à peine quelques traces de dessin. 
Le fief de Fresnes était situé sur la paroisse de Brétigny. Le château 
avait été reconstruit en style moderne; il a disparu, ainsi que la cha- 
pelle, du titre de Saint-Côme et Saint-Damien, qui en dépendait. 

Une cinquième dalle se voit aussi dans le chœur, devant les degrés 
du maître-autel. La gravure en est à peu près détruite. Les emblèmes 
des évangélistes, placés dans les angles, sont encore visibles. De rins7 
cription nous n'avons pu déchiffrer que le millésime de i556. Cette 
tombe ne serait-elle pas celle d'un curé de Villejust, natif de Brétigny, 
mort au milieu du xvi* siècle, dont l'abbé Lebeuf a fait mention, mais 
sans nous dire son nom? 



i5. 



116 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCXV. 

BRÉTI6NY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

xvin* siècle. 

Ci Gît 

Anne de 

Berthevin Epouse 

DU Baron de Blosset 

DAME DE CE LIEU MORTE 

EN 1587. Sa Charité 

POUR LES PAUVRES l'A 
MISE EN VENERATION. 

Plaque de marbre noir, arrondie au sominet, posée sur le sol du 
cnœur, du côté de Tévangile; une croix au-dessus du texte; une tète 
de mort au-dessous. Cette inscription a toute une histoire que l'abbé 
Lebeuf rapporte longuement^; nous pensons qu il suffira d'en indiquer 
ici les principales circonstances. 

Anne de Saint-Berthevin% première femme de Jean de Blosset, sei- 
gneur baron de Torcy, du Plessis-Pâté et autres lieux, chevalier des 
ordres, lieutenant général au gouvernement de Paris ^ mourut en 
1687, laissant la réputation d'une sainte dame, pleine de charité pour 
les pauvres et pour les infirmes. Elle fut inhumée à Saint-Pierre de 
Brétigny, à l'endroit même où se trouvait l'inscription que nous pu- 
blions. Son mari , qui mourut en 1 5 9 â , après avoir contracté un se- 
cond mariage, voulut cependant lui être réuni dans le même tombeau. 
Plus d'un siècle après, le 3o avril 1706, en faisant une fouille dans le 
cliœur pour préparer une sépulture à Charles, comte de Fontaine- 

* T. \I, p. â8g-3g&. diacre martyr, dont la fête se célèbre le 

* Ainsi appelée d*une paroisse du même 8 septembre. C'est par erreur que dans Té- 
nom, au diocèse du Mans, placée sous le pilapheon a omis le mot saint. 
patronage de saint Berthevin (Berthvinus) , ^ Voy. ci-dessus, t. (, p. 4 87. 



-♦ 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 117 

Martel, seigneur de Brétigny, on ouvrit le caveau d^Anne de Saint- 
Bertheviii. Le cercueil de Jean de Blosset ne contenait plus que des 
cendres; le corps d'Anne de Saint-Berthevin était entier, flexible, 
exempt de toute corruption. Le bruit se répandit aussitôt que la sain- 
teté de la défunte, manifestée par ce premier prodige, se conGrmait 
par de nouveaux miracles. Le corps fut levé de terre; le peuple de tout 
le voisinage accourut pour le vénérer. Le cardinal ^e Noailles, arche- 
vêque de Paris, prohiba ce culte naissant et prescrivit de rendre le 
corps à son sépulcre. Le peuple persistait sans doute à venir invoquer 
la sainte femme; car le successeur du cardinal de Noailles, Charles de 
Vintimille, ordonna la suppression d'une inscription placée dans l'é- 
glise en l'honneur d'Anne de Saint-Berthevin. L'opinion publique pré- 
valut encore une fois. Nous avons vu l'inscription réintégrée à son 
ancienne place; une pieuse famille l'avait secrètement conservée. On 
amenait des enfants malades près de cette tombe, en réclamant pour 
eux l'assistance de la bonne dame sainte Anne. Un dernier acte de l'au- 
torité ecclésiastique a renouvelé l'ordonnance de Charies de Vintimille; 
l'indifférence fera mieux encore. 

La cloche paroissiale, fondue en 1777, eut pour marraine Claude- 
Charlotte Thiroux, femme de très-haut et puissant seigneur Jacques- 
Gabriel-Louis Leclerc, marquis de Juigné\ maréchal des camps et 
armées du roi, en 1763, ministre plénipotentiaire près la cour de 
Russie, en 177 4, et pour parrain leur fils aîné, Charles-Philibert- 
Gabriel ^. L'inscription de cette cloche n'a pu être relevée qu'en partie. 
La seigneurie de Brétigny était échue à Claude-Charlotte Thiroux par 
héritage de son père, Philibert Thiroux de Chammeville, fermier gé- 
néral des postes et messageries de France. 

' Illustre famille angevine. lacques-Ga- et des inscriptions modernes en leur hon- 

briel-Louis était frère aine du célèbre ar- neur. 

chevéque de Paris, Antoine-Eléonor-Lëon. * Comte de Juigné, oOScier au r^iment 

Voyez à Notre-Dame de Paris un monument du Roi-Infanterie. 



118 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCCXVI. 
LE PLESSIS-PÂTÉ. - ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 



LAN 1754 JAI ETE BENITE PAR JEAN FLEURY 

PRETRE Sure de ce lieu et nommée CHARLOTTE 

ELIZABETH PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT 

SEIGNEUR MONSEIGNEUR CHARLES LOUIS 

DE PREISSAC DE MARESTANG COMTE DESCLIGNAC * 

GOUVERNEUR POUR LE ROY DU CHATEAU NEUF 

DE B A YONNE* CHEVALIER DE l'oRDRE ROYAL 

& MILITAIRE DE S^ LOUIS ET PAR TRES HAUTE 

ET PUISSANTE DAME MADAME ELIZABETH 

THERESE MARGUERITE LECHEVALIER^ 

COMTESSE DESCLIGNAC SON EPOUSE SEIGNEUR 

& DAME DU PLESSIS CHARCOIX BONDOUFLES LES 

BORDES-PIEDS-DE-FER MONTPIPEAUX LA MOTTE 

DE MONTLHERY DES CHARMES ET CLOS MARGET 

FONTAINE MONTELAT LOMENE LARRE MARCOUSSIS 

LA RONSE NOZAY LA VILLE DU BOIS PONT DE VEYLE 

LA SALLE LE CHAINAY & AUTRES LIEUX * 

ETIENNE SEJOURNE PIERRE GAUCHIN MARGUILLIERS 

Cloche. 



' Très-ancienne famille, qui se prétend 
issue des vieux ducs de Gascogne. D'après 
\e Dictionnaire de la noblesse, Charles-Louis, 
d'abord chevalier de Malte, prieur d'Éper- 
non, abbë de Notre-Dame d'Autrey en Lor- 
raine, rendu ensuite à la vie laïque, devint 
mestre de camp de cavalerie et gouverneur 
d'un des châteaux de Bayonne. il n'est point 
fait mention de ce personnage dans la liste 
des abbés d'Autrey (Alteriacum) ^ monastère 
de l'ordre de Saint-Augustin , au diocèse de 



Toul. {Gallia christ, t. XIII, col. 1111- 
1 ii3.) 

' Il y avait autrefois à Bayonne trois for- 
teresses : le Château -Vieux, le Château- 
Neuf et la Citadelle. 

' Veuve en premières noces du comte de 
Sebeville, enseigne de la seconde compagnie 
des mousquetaires; remariée, en 1753, au 
comte d'EscIignac. 

^ Plusieurs des seigneuries comprises 
dans celte longue ënumération, telles que 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 11» 

Eglise d'une structure très-simple, de pian cruciforme, bâtie vers 
le milieu du xvii* siècle. On n*y voit aucune trace de monuments fu- 
néraires. 



BondouJe, Marcoussis, iNozay, Ville-du- 
Bois, étaient des chefs-lieax qui figurent 
dans notre liste des paroisses du doyenné 
de Montihëry. D^autres n'étaient que de 
petits fie£s situés, pour la plupart, sur les 



territoires du Flessis , de Brétiguy, de Sainte- 
Geneviève-des-Bois. Quant à Pont-de-VeyIe, 
iJ fait partie du département de TAin et 
de Tarrondissement de Bourg. 



130 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mccccxvir. 

SAINT-MICHEL-SUR-ORGE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MICHEL 

iTii* siècle. 

Robert pallaie, par Testament a donné a leglise et 
fabricque s' Michel sur orge, et au Curé dicelie 
Eglise, chacun par moitié, huict liures tournois 
de Rente de bail dheritaige a luy deubz le iour s' 
Martin dhiuer par MatK laniy Rachetable de VlIl'P' * Iiz 
a vng paiement affin de dire et célébrer en ladite 
Eglize a son* Intention et de deflfuncte Perrette ysam 
bourg sa femme et leurs enf&ns Qvatre obitz par 
chûn an aux Quatre temps de lannee A chacun 
desquelz • sera dict Vigilles a neuf pseauimes Neuf 
leçons £t Oraisons Accoustumees sur sa fosse Et 
Encores de par ledtct Curé faire ses prières 
es Qvatre festes solennelles des Jours de 
Pasques Pentecoste la toussainctz et Noël 
et annoncer au prosne lesdictz obiitz le 
dimenche preceddent quiiz" seront dictz et 
chantez Comme aussy a le? deflùnct donné 
XXX «s • tz de Rente qvi sont devbz par pierre 
trovsseau povr le pain et le vin du levdy absolu ' 

a la charge de faire la prière Iê3 • lo' en a 

.avec deprofundis led 



Pierre. — Long. o",70; lai^. o",65. 



Eglise composée d'une nef sans caractère et d'un chœur du xni^ siècle. 
Dans une niche de la façade, l'archange saint Michel, armé de pied 

' La rente ëtail calculée au denier vingt. se faisait, en certaines églises, le jeudi sainte 
^ Sic. aux communiants , à la suite de la messe. 

^ La distribution de pain et de vin qui ^ Les dernières lignes sont très-frustes. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. lâi 

en Gap, portant au cou le collier de Tordre institué sous son patronage 
par le roi Louis XI ; à plusieurs fenêtres , vitraux de Técole des Pinai- 
grier, représentant le sacrifice d'Abraham, le buisson ardent, le ser- 
pent d'airain, la Pâque des juifs, les scènes correspondantes du Nou- 
veau Testament, saint Jean recevant le livre de l'Apocalypse, et d'au- 
tres sujets. 

L'acte de donation de Robert Pallaie était fixé au mur, près d'une 
porte latérale; on l'en a retiré pour le déposer dans la sacristie. Cette 
pierre ne présente aucun ornement. 

Un encadrement de marbre blanc indique la place oii se trouvait 
une épitaphe consacrée par M. de l'Hôpital , brigadier des armées du 
roi, à la mémoire de son père, Gabriel de l'Hôpital, mort le 12 dé- 
cembre i709\ 

'" Lebeuf, loc. cit. t. XII, p. i3. 



IV. 1 6 



122 LNSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCGCXVIII. 

FLEUR Y-MÉROGIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SAUVEUR. 

1783. 

* LAN 1783 lAI ETE NOMMEE LOUISE MARIE 
PAR M"^ GUILLAUME FRANÇOIS LOUIS lOLY 
DE FLEURY* CH" SEIG" DE FLEURY CONSEILLER 
DETAT PROCUREUR GENERAL DE SA MAJESTE ET 
PAR DAME MARIE LOUISE JOLY DE FLEURY * 
VEUVE DE m"* GASPARD NICOLAS BRAIER ' CH" 
CONSEILLER DU ROY EN SA COUR DE PARLEMENT 
ET GRAND CHAMBRE D-ICELLE. DAME DORDRES 
LE BOCAGE ET AUTRES LIEUX ET BENITE PAR M"^ 

lEAN BAPTISTE CURE DE FLEURY 

lEAN SOUTIF MARGUILLIER EN CHARGE 

GAUDIVEAU FECIT*. 

Cloche. 

Eglise reconstruite dans le style le plus simple, de 1729 à lyaB, 
par les soins de M"* Louise Berault^, veuve de Joseph-Omer Joly de 
Fleury, ancien seigneur du lieu, avocat général au parlement de 
Paris. La terre de Fleury devint la propriété de cette illustre famille 
de magistrature^ par l'acquisition qu'en fit, le aS août 1602, Fran- 
çois Joly, célèbre avocat, maître des requêtes de Navarre, puis chef 
du conseil du cardinal de Richelieu, mort en i635''. Ce personnage 

' Fils de Guillaume-François Joly, pro- • Fille de Guillaume Berault, seigneur de 

cureur gênerai, et neveu de Joseph-Omer Villermon, grand audiencier de France; 

Joly, avocat général; il remplaça son père elle mourut en 17 38. 
par suite de la démission de celui-ci. * Originaire du duché de Bourgogne, 

^ Sœur de Guillaume-François-Louis. établie à Paris à la 6n du xvi' siècle. 

^ Braier ou Brayer, '' Lebeuf, hc. ciu t. XII, p. 19, â5. De 

' Voy. ci-dessus, n* mccglxxxvii. la Chesnaye-Desbois , DieU de la noblesse. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHERY. 123 

était le trisaïeul du procureur général nommé dans Tinscription de la 
cloche bénite en 1788; ce fut lui qui abandonna la Bourgogne, pays 
de ses ancêtres, pour fixer sa résidence à Paris. 

L'église de Fleury possède une autre cloche de petites dimensions, 
provenant, dit-on, de l'église supprimée du Plessis-le-Comte; elle a 
été fondue en 1767, à Paris, par C. B. Héban, dont le nom ne s'est 
pas encore rencontré, et par Louis Gaudiveau, qui nous est au con- 
traire bien connu. 



1(1 



124 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MGGGCXIX. 

RIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME 

1708. 

D. O. M. 

Cy GÎT HONORABLE PRESTRE FEU 

MESsiRE Antoine de la Landre, 
CY devant curé de l'église de 

NÔTRE DAME DE RiS LE QUEL DE SON 
VIVANT, ET CONJOINTEMENT AVEC 
DAMOISELLE IeANNE DE LA LaNDRE, 
SA SŒUR, A FONDÉ QUATRE CENT 
LIVRES DE RENTE A PERPÉTUITÉ, 
PAR CONTRACT PASSÉ PAR DEVANT 
VAUBLIN et SON CONFRERE NOTAIRE 
AU CHÂTELET DE PARIS LE 23. 
SEPTEMBRE 1705. POUR l'ENTRETIEN 
DUN PRETRE QUI DIRA LA MESSE TOUS 
LES JOUR * DANS LADITE ÉGLISE DE RiS, 
AUX CHARGES MARQUEES PAR LE 
TESTAMENT DU DIT FEU S" DE LA LANDRE 

Priez Dieu pour le repos de leurs ame ' 
Pierre. — Long. o",63 ; larg. o",5o. 

Petite église, en partie de la fin du xif siècle, défigurée par des re- 
touches et des replâtrages modernes. 

L'épitaphe du curé Antoine de la Landre se lit sur une simple dalle, 
autrefois placée au bas des marches par lesquelles on 'descend dn soi 
extérieur dans la nef, aujourd'hui encastrée dans une des piles de la 



I— ! 



• Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 125 

tour. Afin d'acquitter la fondation faite par le défunt d'une messe quo- 
tidienne, un chapelain spécial résidait dans le village. 

En avant des degrés du maître -autel, une dalle oblongue, dont 
l'inscription n'est plus lisible, couvre la sépulture du cœur de Claude 
Faucon, devenu seigneur de Ris vers i58o, qui mourut premier pré- 
sident du paHement de Rennes, le si septembre 1601. Deux petits 
écussons en marbre blanc, et un cœur en marbre rouge, sont incrus- 
tés dans la pierre. 

D'autres inscriptions, consacrées au même personnage et à sa fa- 
mille, ont été détruites ^ 

* Lebeiif, ioc, cit. t. XII, p. ^10, 48. 



126 INSCRIPTIONS UË LA FRANGE. 

MCGCCXX. 

RIS. — EGLISE PAROISSIALE DE NOtRE-DAME. 

1A70. 

lan mtl tccc Ix ef x 

fn fatcf font s^ blatte te t^s * 

Cloche. 

L'église de Ris porte, de temps immémorial, le titre de Notre-Dame, 
et rélèbre sa fête patronale le jour de l'Assomption. Les paroissiens 
voulurent avoir un second patron; ils choisirent, a une époque déjà 
ancienne, saint Biaise, évêque de Sébaste et martyr, dont le culte était 
en grande vogue au moyen âge. Une confrérie, qui s'est rétablie de 
nos jours, fut instituée sous son invocation; et c'est elle sans doute qui 
pourvut, en 1^70, aux frais de foute de la cloche, demeurée ainsi, 
dans la tour de l'église, depuis le règne de Louis XL 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 127 

MGCCCXXr. 

SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS. — EGLISE PAROISSIALE 

DJi: SAINTE-GENEVIÈVE. 

1679. 

L'an de grâce 1679. ^^ Dimanche 
30^ lovr de ivillet, a la priere et 

INSTANCE DE TRES HaVTE ET PVISSANTE 

Dame Madame Lovise Boyer Dvchesse 
de noailles, par la permission de 

MONSEIGNEVR L'ILLVSTRISIME * ET ReVER"!- 
DISSIME ARCHEVESQVE DE PARIS DVC 

ET Pair de France', cette Eglise a esté 

CONSACREE ET DEDIEE EN L'hONNEVR 

DE ST* Geneviève Vierge, par Monseignevr 
L'ILLvsTRissiME et Reverendissime 
Lovis Antoine de Noailles Evesque, 
Baron et Comte de Caors' qvi renferma 

DANS la pierre DV PRINCIPAL AVTEL 

DE L'Eglise vne portion des Reliqves 

DES Saints Martirs, Virginie, et Mansvet, 

DEQVOI a esté dressé LE PRESENT ACTE, 
POVR SERVIR DE MEMOIRE A LA POSTÉRITÉ 
ET ESTRE INSCRIPT DANS LE MARTIROLOGE 

DE LA Dî^ Eglise, fait ce iovrd'hvy a ST» 
Geneviève des bois le 30* Iovr dv mois 
DE IviLLET L'an de nostre Seignevr 
1679. 

Louis Antoine Euesque de Caors 
Marbre noir. — Haut. o",85; larg. ©"jôo. 

' Sic. * 1^79 au mois de juin 1680; ëvèque de 

' François 11 de Uarlai de Champvallon, Châlons-sur-Marne, de 1 680 à 1 696 ; arche- 

ai-cfaevéque de Paris, de 1671 à 1698. vaque de Paris, de 1696 à 1739. 
^ Evéque de Cahors , du mois de mars 



188 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'abbé Lebeuf pensait que l'église datait du règne de Philippe-Au- 
guste, c'est-à-dire de l'époque même de l'institution de la paroisse. 
L'étude que nous en avons faite à notre tour ne contredit point cette 
opinion, quelques changements qu'une restauration moderne ait ap- 
portés au caractère, d'ailleurs très-simple, de l'édifice. Une belle tour, 
surmontée d'une flèche en pierre, accompagne le chœur, du côté du 
sud. 

La seigneurie de Sainte-Geneviève appartenait, dès le commence- 
ment du wif siècle, à Antoine Boyer, conseiller au parlement de Paris, 
dont la fille Louise^ l'apporta en dot, en i6&5, à son mari Anne, 
duc de Noailles^. L'église paroissiale n'était encore que bénite, après 
une durée d'environ cinq siècles; la duchesse de Noailles désira que 
son fils Louis-Antoine, évèque de Gahors, depuis évéque de Châlons, 
et enfin cardinal et archevêque de Paris *, en célébrât la consécration 
solennelle. 

L'acte de consécration est gravé sur une plaque de marbre fixée au 
mur du chœur, du côté de l'épître. Aucun ornement n'encadre le 
texte. 

La duchesse de Noailles mourut le ââ mai 1697, à l'âge de soixante- 
cinq ans, laissant une grande réputation de piété et de charité. Elle 
fut inhumée dans l'église de Sainte-Geneviève-des-Bois, peut-être sous 
une dalle autrefois armoriée, aujourd'hui complètement oblitérée, 
placée au milieu du chœur. 

On oflrait autrefois ici à sainte Geneviève des souches de cire. Il 
est resté auprès du maître-autel un grand cierge de bois, historié et 
colorié, daté de 1763, dans lequel on introduisait la cire pour l'al- 
lumer ensuite. 



' Dame d'atours de la reine Anne d'Au- Jules, maréchal de France; Jacques, corn- 

triche, en 1 687. mandeur de Malte; Jean-François, maréchal 

* Pair de France, chevalier des ordres, oe camp; Jean-Gaston, évèque de ChAlons. 

lieutenant général des années du roi , mort Leur sœur Louise-Anne épousa le marquis 

en 1 678. de Lavardin. 

^ Il était le second de cinq firères: Anne- 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 129 

MCCCGXXn. 

SAINTE-6ENEVIÈVE-DES-B0IS. — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

1701. 

AD MAJOREM DEI GLORIAM. 
Par contract passé pardevant le febvre 

« 

NO¥ ROYAL HEREDITAIRE EN LA VILLE, PREVOSTE 
ET CHATELLENIE ROYALLE DE MONTLHERY LE 7. 
AOUST I7OI, m¥ OUVIER LOUIS MONNEROT DE SEVE* 
CHLER DES ORDRES DE SAVOYE*, M^ D'hÔTEL DU ROY, 
CAPITAINE ORD?^ DU VOL POUR PIE DE LA CHAMBRE DE 
SA MAJESTE, CAP*Î* DES VOLS PO? CANARD ET POUR PIE 
DE LA GRANDE FAUCONERIE DE FRANCE', SEIG^ DE ST* 
GENEVIEVE DES BOIS, LIERS LE PERRAYS VILLEMOISSON *, 
ET AUTRES UEUX. A FAIT FONDRE ET FAIT METTRE 
EN PLACE EN ETAT DE SONER A SES FRAIS ET DESPENS 
LA SECONDE CLOCHE DE CT^ EGUSE n'ÔMEE ANNE 
LOUISE, LA BENEDICnON SOUMNELLE EN A ÉTÉ FAIT*. 
LE 25. AOUST DU PNT MOIS ET AN PAR m1* FRANÇOIS 
LOUIS BOURUER PRESTRE CURÉ DE LAD** EGUSE ET 
DE MORSAN SUR ORGE ANNEXE \ 

PLUS LED*. SEIG? PAR LE MÊME CONTRAT SUSDATTÉ 
PLEIN DE ZELE PO^ LA GLOIRE DE DIEU VOULANT 
DONER DES TÉMOIGNAGES DE SON AFFECTION PO? 
CT* EGLISE, DE SA DEVOTION POUR ST* GENEVIEVE, DE 
SA CHARITÉ POUR CT^ FABRIQUE, DE SA PIETÉ ET DE 

* Ce personnage avait adbeté à titre viager a«3L divers équipages , dépendaient les unes 
la terre de Sainte^eneviève au prunier ma- du cabinet du roi , les autres de la grande 
réchal de Noailles. (Lebenf, t. Xli, p. 55.) fauconnerie de France. 

* Sous le titre des SS. Maurice et * Deux 6e& de la paroisse de Sainte-Ge- 
Lazare. neviève. 

' Vol à la pie, au canard, à la perdrix, * Paroisse du même doyenné, voyez ci- 

à la corneille, etc., chasses au moyen de après, page i38. 
faucons et autres oiseaux dressés à cet exer- * 5te. 

cice. Les charges de cheb de vol, préposés "* Voyez ci-après, page i33. 

If. 17 



132 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

deux anges en tunique, debout sur des nuées, soutenant deux écussons 
accolés , entourés de lacs , surmontés de la couronne de marquis et du 
mortier sénatorial. Les armoiries des Amelot, qui figurent à Técusson 
de droite, sont d'azur à trois cœurs d'or surmontés d'un soleil de 
même; le second présente un globe ailé et cerclé, avec une étoile en 
chef. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 133 

MCCCCXXIV. 

M0RSAN-SDR-0R6E. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

i5o6. 

vmi 

jflnt tM k «fU pKwXd kvm...'j^}fx ïw<^ Ux ♦ Jota Hm\ \m 



^tlU toU 



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M( Imoilk mt(t ^M Um ^(Us ^ 3»UrttalU ttne 

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^m tttitt (^«0 (ift(ey^0 <6i ^m U bt 



4tttttt 

Pierre. — Long. t*,93; larg. o^igo. 



' En 1 5o6, la fête de Pâques arrivait le i a avril. 



lU INSGRIPTIOKS DE LA FRANGE. 

Église vulgaire, composée de la réunion de deux chapelles, Tune de 
Saint-Jean-Baptiste, des xv* et xvf siècles, l'autre fondée au xvif, 
sons le tifcre de Sainl^harles. 

L^ tombe très-effacée de Pierre Ghàntecler est à l'entrée du chœur 
de l'ancienne chapelle de Saint-Jean. On reconnaît à peine quelques 
traits de l'arceau d'encadrement, et de l'effigie du défunt réprésenté 
les mains jointes, en costume sacerdotal. La bordure, beaucoup plus 
large qu'à l'ordinaire, contient une longue inscription haute de trois 
lignes, qui relatait les fondations de Pierre Ghàntecler en faveur de 
sa paroisse natale; il en manque aujourd'hui environ un tiers. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 135 

MCCCCXXV. 

MORSAN^SUBrORQE. — ÉGLUJK SUCCURSALE DB SAINT-JEAN-BiU^TISTE. 

i636. 

le Y REPOSE LE 

Corps de deffvnct 
Iacqves de Vassan escvier 

SfiIGNEVR DE MORSAN, 

Arnovville, Melleray, Cqn? 
DU Roy en ses Conseilz. 

DESTAT ET PRIVÉ, M* ORDINAIRE 
DE SON HOSTEL ET TRESORIER 

DE SES Partyes Casvelles Et 

FINANCES extraordinaires QVi 

deceda le viii septembre 1636. 

Et le corps de Iacqves De 

Vassan Filz dvd^ Deffvnct 

Et de dam"" Magdeleine 

Langavlt sa premire* FFme 

qvi deceda le xviii jo^ de 

novembre • m . dcxxxv. 

Pieire. — Long. a",oo ; lai^. 1 ""^oo. 

Dalle posée au pied des marches du maître-autel. Encadrement 
ovale, bordé de perles, accompagné d'enroulements, de deux lampes 
allumées et d'un écusson avec son casque à lambrequins. Les armoi- 
ries se composaient d'un chevron bien apparent et de trois pièces deve- 
nues méconnaissables. 

Jacques de Vassan, le fik, était conseiller au parlement de Paris. 
Il fonda un prêtre-chapelain à Morsan pour la messe et pour l'instruc- 
tion de la jeunesse. Son fils, Charles de Vassan, un des présidents de 
la chambre des comptes de Paris, confirma cette fondation en 1686 
sous le titre de son patron saint Charles Borromée ^. 

' Sic. — * Lebeuf, op. cit. t. XII, p. 58. 



136 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCGXXVI. 

M0RSAN-SUR-0R6E. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINT-JBAN-BAPTISTE. 

1753. 

lAY ETE FAITE EN 1753 ^^ BENITE 
PAR M** ANTOINE GANDILHON CURE 
DE s" GENEVIEVE DES BOIS DE 
MORS AN SUR ORGE* ET NOMMEE 
FRANÇOISE PAR HAUT ET PUISSANT 
SEIGNEUR M** DUREY DHARNONCOURT* 
SEIGNEUR DE S" GENEVIEVE DES BOIS 
DE MORS AN SUR ORGE DE VILLEMOISSON 
ET AUTRES LIEUX ET PAR DAME 
FRANÇOISE DE LAMARQUE SON EPOUSE 

L. GAVDIVEAU ET SES" FILS MONT FAITE * 
L. DESCHAMPS MARGUILLIER DE LEUVRE 
P. DELAMAISON NEUVE MARGUILLIER DES 
TREPASSES R. FLEURY MARGUILLIER DU S^ 
SACREMENT. C. CAUTE PROCUREUR FISCAL 

Cloche. 

* L'église de Morsan dépendait autrefois, * Fermier général, qui acheta ia terre de 

comme succursale, de ia paroisse de Sainte- Sainte-Geneviève des héritiers de la prési- 

Geneviève-de8*Bois, et le curé résidait le dente Amelot. (Voyez ci-dessus, page 1 3 1.) 
pins ordinairement à Morsan. ' Voyei ci-dessus n* Mccccxvin. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 137 

MCCCCXXVII. 

8AVI6NT-SUR-0R6E.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1787. 

* LAN 1787 lAY ETE BENITE PAR M^ JEAN ROBERT 
DESCHAMPS DUMESNIL BACHELIER EN THEOLOGIE 
CURE. CHARLES EMANUEL MARIE MADELON DE 
VINTIMILLE M** DU LUC ET DE SAVIGNY SUR ORGE 
MARECHAL DES CAMPS ET ARMEES DU ROY COLONEL 
PROPRIETAIRE DU REGIMENT R^ CORSE INFANTERIE 
PARAIN. ANNE CHARLOTTE DE VINTIMILLE DU LUC 
SA PETITE FILLE MARAINE. P. MONTHIER ET A. MILLES 
MARGUILLIERS 
ALEXIS VOILLEMIN ET MARTIN TROTEZ FONDEURS * 

Cloche. 

Eglise peu importante, reconstruite au commencement du siècle 
dernier; on y a conservé quelques portions plus anciennes des xiii^ et 
XV* siècles. 

La seigneurie de Savigny échut par héritage à Charles-François de 
Vintimille, comte du Luc, marquis des Arcs, de Vins, etc., chevalier 
des ordres, frère de Gharles-Gaspard-Guillaume qui occupa le siège 
archiépiscopal de Paris, de 1729 à 1766*^. Le parrain de la cloche 
de Savigny était Tarrière-petit fils de Charles-François. Il fut le fils 
unique de Jean-Baptiste-Félix-Hubert de Vintimille du Luc, gouver- 
neur de PorqueroUes , inspecteur de cavalerie, maréchal des camps et 
armées du roi, et de Pauline-Félicité de Mailly. 

' Noms de fondeiu*s qai se présentent SaintrEatrope et de Sainle-Foy. La maison 

pour la première fois. de Vintimille, non moins ancienne quil- 

* Leurs épitaphes se voyaient autrefois lustre, est originaire d'Italie. (Le P. An- 

a Notre-Dame de Paris, dans la chapelle de selme, Histoire génial t. II, p. 385-999.) 

ir. 18 



138 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXXVUI. 

VILLBMOISSON. — ÉGLISE PAB0I8SULE DE SAINT-MABTIN. 

iùhk. 

LAN 1644 lAI ESTEE REFONDVE PAR LA LIBERALITE 
DE QVELQVES PARTICVLIERS DE LA PAROISSE S^ 

« 

MESME S^ LAVRENS S^ MARTIN DE «VILLEMOISSON ' 
POVR Y SERVIR ET AIE ESTEE NOMMEE DE S'' ANTOINE 
ET S^'LOVYS PAR ANTOINE BOYER * CHEVALIER 
« SEIGNEVR DE S" GENEVIEVE DES BOIS LE PERRAYS ' 

ET DV DICT VILLEMOISSON ET PAR DAMOISELLE LOVYSE 
BOYER SA SEVRE ET FVTE BENISTE PAR M* PIERRE 
BOIVIN PBRE CVRE DV DIT LIEV ET SAVIGNY * ASSISTE 
DE M* NICOLAS BOIVIN VICAIRE 

Cloche. 

L'église nest qu'une grande chapelle, rebâtie au xvii^ siècle. Nous 
n'avons pu tirer aucun parti d'une dalle, placée à l'entrée du chœur, 
qui ne présente plus que des traces à peine visibles d'une effigie à 
mains jointes , et d'une inscription en caractères gothiques du ivi*" siècle. 

* La poroisse de Villemoifison avait deux ' Voyez ci-dessus, page itic). 

patrons, saint Martin le premier, saint Lau- * Les paroisses de Villemoisson et de Sa- 

rent le second. L*abbë Lebeuf ne fhit aucune vigny demeurèrent unies Tune à l'autre, 

mention de saint Mesme, qui aurait été le pendant tout le xvi* siècle, et jusqu'en 1678. 

troisième. (Lebenf, op. cit. t. XII, p. Sa.) 

' Voyez ci-dessus, |iage laS. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



139 



MCCCCXXIX. 

VIRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i633. 



* LAN 1633 lAY ESTE REFONDVE POVR LEGLISE S'^ DENIS DE VIRY 
SVR ORGE ET CHASTILLON SVR SEINE* PAR LE SOING ET DES 
DENIERS DE MONSIEUR lAPPIN SIEVR DES MARCHES* 
BENISTE PAR M"^ PASQVIER DOVRIE CVRE DE LA DICTE 
EGLISE ET NOMMEE MARIE FRANÇOISE PAR FERDINAND 

DE LA BAVME CHEVALIER* DE MONTREVEL SEIGNEVR 

DES DICTS VIRY ET CHASTILLON SAVIGNY LEBREVIL 

ESPINAY ET^ ET PAR DAME MARIE OLIER * DE 

MONTREVEL SON ESPOVSE 

M* FARON DOHIN LIEVTENANT M* lEHAN lOSSB 

RECEVEVR m' IEHAN MEREE MARGVILLIER. 

Cloche. 



L'église date presque tout entière du xui*^ siècle. On y remarque 
plusieurs chapiteaux à feuillages d'un très-bon style. Il ne s'y trouve 
plus aucun monument funéraire. \ 



' Hameau sur le bord de la Seine, dé- 
pendant de Viry. 

* Fief de la paroisse de Viry. 

'~* Ctmte .... Comtene, Ferdinand de 
la Baume, conseiller d'État, marëdial des 
camps et armées du roi , chevalier des ordres 
en i66i;mort le ao novembre 1678 àfàge 



de soixante-quinze ans. Il avait épousé , en 
1633, Marie OUier de Nointei, de la même 
famille qu^ célèbre ambassadeur de France 
à Constantinople. Leur fils, Nicolas-Auguste 
de la Baume, fut promu à la dignité de ma- 
réchal de France en 170 3. 



18. 



lAO INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXXX. 

GRI6NT. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANTOINE. 

i5&i. 

Un mil 9^ xh fni îàitU fàx les l^ahfai» 
be â^ Anfiitint be gngns et notmiiee nuine. 

Cloche. 

D. O. M. 

IcY EST MFiSSBBÊÊSUlÊm. 
Nicole W^KKiasKÊM 

MERE DE 

Le Bigot Prestre 
DU Diocèse de 

troyes wmmsm 

DE cette Eglise 

DE S^ Antoine de 

« 

Grigny decedee 

LE . 7 AOUST .... 

Agée de 



Église sans importance, restaurée au siècle dernier, en 1726 et 
en 175 s; quelques restes de constructions du xii^ et du xiv^ siècle. 

La cloche, comme la plupart de celles que nous avons eu à citer du 
même temps, fut faite aux frais des paroissiens. 

L'église possède deux inscriptions bien conservées de 1671 et de 
172a, dont nous allons rapporter le texte, et une troisième à demi 

effacée ' , qui fut placée sur la sépulture de Nicole .... mère de 

Le Bigot, prêtre du diocèse de Troyes, curé de Saint-Antoine de Grigny. 
Elle mourut au mois d'août d'une année du %\iif siècle dont le chiffre 
ne se peut plus lire. 

' Dalle de pierre, dans la chapelle de la Vierge; longueur, o",85; largeur, o'^SS. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. lk\ 

MCCCCXXXI. 

GRI6N Y.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANTOINE. 

1671. 

D. O. M. 
Par Contract passé pardevant avvray et Gary 
not"." av chastelet de Paris le 8^ 10*1 de may 1670 
DAM*f^ Marie Sovplet Vevve de fev nicolas le 
Camvs Sievr de la Chapelle secrétaire de Mons^ 
Marillac M^ des reqT."* a fondé cent livres de rête 
A perpetvité svr les biens et revenvs dv grand 

BVREAV DES PAVVRES ET HOSPITAL DES PETITES 
MAISONS A Paris*' PAYABLE PAR QVARTIER PAR LE RECE- 

VEVR dvd\ Grand Bvreav povr l'entretien d'vne 

MAISTRESSE D*£SCOLLE EN CETTE PARROISSE DE 
GRIGNY et svr les QVITANCES de lad*. MAISTRESSE 
D*ESCOLLE QVI DOIT ESTRE CHOISIE ET ESTABLIS^ 
PAR MoNSIEVR LE CVRÉ DWD\ GRIGNY A LA CHARGE 
D*ENSEIGNER GrATVITEMENT LES PAVVRES DE LAD*T^ 

Paroisse et de faire dire tovs les Iovrs a ses 

ESCOUERS VN pater ET VN Aue Maria A l'INTEN- 
TION DE LAD*. DaMOISELLE. LAQVELLE RENTE A ESTÉ 
VENDVE ET CONSTITVEE PAR LE MeSME CONSTRACT A 

CET esffect par M*** LES Comm"." dvdict Grand 

BVREAV ADMINISTRATEVRS DVDICT HoSPITAL DES 

Petites Maisons et le pris de lad', constitvtion 

PAYÉ PAR LAD*. DAM*f* EMPLOYÉ A LA CONSTRVCTION 

DE TROIS Maisons dépendantes dvd* Hospital 
scizES RvE DE Sevré Favbovrg Sainct Germain 
DES PREz les Paris* comme il parroist par led*. 
Contract devis et marchez des ovvrages et 
qvittances de svbrogation des ovvriers recevs 
par lesdicts Notaires les trentiesme Jvillet 
vingt hvictiesme aovst mil six cens soixante et 
dix qvinziesme îan^* et devxiesme mars mil six cens 
soixante et onze qvi ont esté avec led*. contract 

DEUVREZ PAR LAD*. DAMH^ DE LA CHAPELLE ET lOINT 
AVX TILTRES DE CETTE EGLISE. 

Pierre. — Long. o*,96; lai^. o",7a. 

* Michel de Marillac. (Voy. ci-dessus, ' Sic. 

1. 1, p. 568, 569.) * Entre la rae de la Chaise et la rue du 

' Voyez ci-dessus, tome I, page 655, Bac, a Tendroit où s'élèvent les magasins dits 

657. du Bon Marché. 



142 INSCRIPTIONS DE LA FRANCK. 

Fondation intéressante dune école gratuite pour les enfants pauvres 
de la paroisse de Grigny. La fondatrice ne leur demandait que ce qu'ils 
pouvaient donner, un pater et un ave par jour à son intention* Ce genre 
de rétribution scolaire offrait le double avantage de ne point grever 
les familles et de revêtir une aumône de la forme d'un contrat. 

L'inscription est gravée sur une pierre arrondie au sommet, appli- 
quée au dernier pilier de la nef, vers le collatéral qui l'accompagne 
au sud. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 143 

MCCCCXXXII. 

6RI6NY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANTOINE. 

1723. 

Messire Claude Hatte de Chevilly 
Chevallier de L'ordre de SI Louis 
Seigneur de Grigny et du Plesis * 
LE Comte', Colonel d'un Régiment 

DE DRAGONS, COMMANDANT D'IPRES * 

ET SUR LA Frontière en Flandre 
Lieutenant General des Armées 
DU Roy. deceddé le 25^ 7"?^ 1722. Agé de 79. ans. 

A FONDÉ dans CETTE PAROISSE A PERPETUITE UN SERVICE 
SOLEMNEL qui SERA DIT CHANTÉ ET CELEBRE TOUS LES 
ANS A PAREIL JoUR DE SON DECEDS SUIVANT LE CONTRACT 
PASSÉ ENTRE LED'. SEIGNEUR ET LES" * CURÉ ET MARGUILLIERS 

LE 29. Janvier 17 17. par devant chèvre et son confrère 

NOTAIRES AU CHASTELLET DE PARIS. 

Requiescat in pace. 
Marbre noir. — Long. o",75; larg. l'^oS. 

Dalle fracturée, sans ornements, à l'entrée du chœur. 

Claude Hatte de Chevilly possédait la terre de Grigny dans les der- 
nières années du xnf siècle; il la vendit à messire Joly de Fleury, pro- 
cureur général au parlement de Paris*. 

Entré au service en i658, Claude Hatte de Chevilly se distingua 

' Sit, mëes firançaises, pendant les guerres des 

* Voyez ci-dessus, t. III, p. 58&. x?ii* et xviii' siècles. Le dëAint commanda 

' Ypres, ville située sur la frontière de aussi les places de SainVOmer et d'Ostende. 

ta Belgique, célèbre par sa cathédrale et par * Sic. 

ses halles, plusieurs fois occupée par les ar- * Lebeuf, op, cit. tome XII, page 97. 



lA/i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

par sa vaillance en maintes occasions, et notamment au siège de Sainl- 
Omer, en 1677, où il reçut, en conduisant six compagnies de dragons 
à Tassaut d'un fort , un coup de pertuisane qui lui perça une cuisse , et 
une mousquetade qui lui fracassa une épaule. Il fut nommé mestre de 
camp d'un régiment de dragons de son nom en 1682, brigadier des 
armées du roi en 1693, maréchal de camp en 170s, lieutenant gé- 
néral en 170/1'. 

* Pinard, ChronoL hisL etmitit, tome IV, page 567. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MOT^TLHÉRY. U5 

MCCCCXXXffl. 

JUVISY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

169/i. 

D. O. M. 

Lan de GRACE Mil six cens vingt (qvatre le xxix^ 10? de) 
IviN, lovR de ST Pierre sovbz le Po(ntificat de N. S. P.) 
LE Pape Vrbain viii* * et le Règne (de Lovis xiii?) 
Roy de France et de Navarre, de L(AVTORiTi et perm^»*) 
DE M*.* Iehan François de Gondy Arche(vesqve de paris* et) 

À LA PVRSVITE despanse ET DILIGENCE De (M** FRANÇOIS Dt) 

Saccardy Protonotaire dv ST Siège Prievr (Commendataire) 
Dv Prievré de Nostre Dame des Champs S(eignevr de ce uev) 
de Ivvisi*, m*.* Henry Clavsse Evesqve et C(omte de) 
Chaalons Pair*, de France» consacra et d(edia leglise) 
parrochiale de ce uev de ivvisy, sovbz le (nom et unvo) 

CATION DE SON GLORIEVX PATRON SAINCT Ni(COLAS, BENIT) 

AvssY LE Cimetière qvi est av devant de (ladicte) 
Eglise, et a concédé a tovs cevx qvi la v(isiteront le) 

10^ solennel de sa DESDICASSE QVARANTE I0V(RS DINDVLGENCE) 
SELON LA FORME DE LEGUSE ACCOVSTVMEE*. 

Marbre noir. — Haut. o'^,7i; larg. o*,66. 

L'église de Juvisy date, en majeure partie, de la première moitié 
du xin^ siècle. Son ancienneté fait tout son mérite; elle n offre aucun 

* Urbain VIII, 9 3 3* pape, de 163 3 à dans le nom d'une rae du faubourg Saint- 
16&&. Germain. 

' J.-F. de Gondi, cent-onzième ëvèque, * Sic, 

premier archevêque de Paris, de 16 93 à ^ Henri Clausse de Fleuri, quatre-vingt- 

1654. sixième ëvéque de Châlons, de 1634 à 

* La seigneurie de Juvisy dépendait du 16/10. 

prieuré de Notre-Dame-des-Champs à Paris, * Les ëvéques ne peuvent accorder plus 

dont le seul souvenir subsiste aujourd'hui de quarante jours d'indulgence. 

IV. 19 



1&6 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



détail digne d'attention. Quatre siècles s'écoulèrent avant qu elle reçût 
la consécration épiscopale. Les croix peintes à cette occasion sur les 
murs existent encore. L'inscription commémorative, autrefois placée 
dans Téglise, a été mutilée et déposée dans la sacristie. L'abbé Lebeuf 
l'a recueillie à peu près en entier ^ ; à l'aide de son texte , nous avons 
pu restituer les syllabes et les mots qui manquent aujourd'hui. 



^ Op. cù, t. XII , p. 1 00. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 1Â7 

MCCCCXXXIV. 
JUVISY. — FONTAINES. 

1738. 

LuD • XV • Rex 
Christian issiMus 

VlAM H ANC, ANTEA DtFFtClLEM 

ArDUAM AC PENE ÎNVlAM, 

SctSSlS DtSJECTiSQUÈ RUPjBUS, 

explanato colle, , 
Ponte et aggerIbus constructIs 

PlANAM ROTABiLEM ET AMŒNAM 
FtERi CURAVÎT 

Anno Mdccxxviii • 



Ce Monument 

A ElÉ RESTAURÉ 

SOUS LE REGNE 

DE NAPOLÉON 

LE GRAND 

AN 1813 ' 

Marbre blanc. 

La grande route de Paris à Fontainebleau traversait autrefois tout 
le village; elle était abrupte, presque dangereuse. Au commencement 
du règne de Louis XV, on entreprit la construction d'une route nouvelle 
sur la pente de la montagne. Il fallut élever des terrassements consi- 
dérables et jeter sur la rivière d'Orge un pont à double étage. Deux 
fontaines monumentales, en pierre, sculptées en partie par Goustou le 
jeune, décorent les deux côtés de ce pont. Le médaillon de Louis XV, 

*9* 



' 



148 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

les armes de France, des groupes d'enfants, des figures allégoriques, 
composaient un trophée au-dessus de chaque fontaine ^; la révolution 
les a mutilés. La fontaine qu on rencontre à gauche en descendant 
présentait seule une inscription. Quelques lignes ont été gravées sur 
l'autre pour constater une restauration exécutée en 181 3; le nom de 
Napoléon I^ a été tour à tour effacé ou rétabli sur la plaque de marbre, 
suivant le cours des revirements politiques. 

On appelle plaisamment Teau de ces fontaines orgeat de Jttvisy. 

m 

^ Millin, AfUiquitéê natùmaieê, t. Il, n* XVI, texte et gravure. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. U9 

MCCCCXXXV. 

ATHI8. - ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1708. 

HIC 

IN CHORO PROPt ARAM 

JACENT REUQUliE 

INCLYTI AC POTENTIS DOMINI THEOBALDI 

DE LA ^BROUSSE 

EQUITIS, PAGI DE ATIS CASTELLANl, 

CENTUM HELVETIORUM QUI CUSTODIiE REGI/£ 

INCUMBUNT PROPR/EFECTI , 

QUI 

PROSAPIA ILLUSTRI CLARUS, HUMIUTATE 

CHRISTIANA CLARIOR, 

DIGNITATIBUS POLLENS, 

OPES PARITER, ET HONORES CONTEMSIT K 

REGEM FIDEUTATE, AULAM MODESTIA, SUOS 

NECESSITUDINE, OMNES MORUM SUAVITATE 

SIBl DEVINXIT. 

VITAM TAN* DEM VIRTUTIBUS ORNATAM, 

PIETATE SINGERA, ORATIONE FREQUENT! , 

EXIMIOQUE DEI CULTU COMMUNIVIT. 

SIC PLENUS DIERUM OBIIT 

AN. i£TATIS LXXVIU. 

XVII. KALEND. OCTOB.* 

ET REPARAT>£ SALUTIS 

M. Dcau. 

HOC AMORIS ET DOLORIS MONUMENTUM 

POSUIT 

CATARINA TUFFET 

DULQSSIMA ET AMANTI5SIMA 

CONJUX. 

Luiit Sàgnatr a dmmé deux mille Uvres 
faisant cent Ihnres de rente pour les seuls paumres 

du Village D'Ans. 

Marbre blanc — Haat o'",87; lai^g. o",6S. 
*"*' Sic. — * Le i5 septembre. 



150 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Le clocher d'Athis, qui, du haut de sa montagne, domine au loin le 
paysage, est une tour romane, dont la construction peut remonter au 
règne de Louis VII; Tarchitecture en est intéressante et bien conservée; 
une flèche octogone, décorée d'imbrications et flanquée de lanter- 
nons, le surmonte. L'église, reconstruite' au siècle dernier, nest plus 
qu'une grande salle quadrangulaire et plafonnée, dont la disposition 
conviendrait plutôt à un prêche qu'à un sanctuaire. 

L'abbé Lebeuf ^ fait mention d'une tombe du xui^ siècle qui se voyait 
encore, de son temps, dans la nef, sur la sépulture de Jean d'Athis, 
maître es arts, pourvu d'un bénéfice dans le diocèse de Laon. Cette 
dalle, dont le trait vigoureux ne s'est point altéré, a été sciée en deux 
et employée à la confection d'une marche à l'entrée de deux chapelles 
latérales. On pourrait la reconstituer, à l'exception toutefois de l'épi- 
taphe qui a disparu avec la bordure où elle était inscrite. Le défunt est 
représenté sous un arc à trois lobes, en costume de diacre, portant la 
tunique et le manipule , tenant des deux mains sur sa poitrine un livre 
fermé. 

L'épitaphe de Thibaud de la Brousse a été transférée du chœur à 
l'entrée de la nef. Aucun ornement n'accompagne le texte. Thibaud de 
la Brousse, seigneur d'Athis, était lieutenant de la compagnie des Gentr 
Suisses de la garde du roi. 

' Op. CtL t. \II , p. 111. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 151 

MCCCCXXXVI. 

ATHIS. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1714. 

D. O. M. 

Cy gist m^."* Eustache de Faverobles ^ 

EN SON VIVANT ANCIEN CoN" DU RoY AU 
CHASTELET ET CONTROLEUR DES 
GAGES DE LA CHAMBRE DES COMPTES 
LEQUEL A FONDÉ A PERPÉTUITÉ QUATRE 
MESSES BASSES QUI SE DIRONT 2. LE 
JOUR DE SON DECES ET LES 2. AUTTRES * 
LE JOUR DE CELUY DE DaME CHARLOTTE 
BOISSEAU SON EPOUSE LEQUEL EST 
DECEDE LE 2*?^ JANVIER 1714. ÂGÉ yj. ANS 

Requiescat in pace 
Marbre noir. — Haut o",8o; larg. o",56. 

Inscription placée à l'entrée de la nef, auprès de Tépitaphe de Thi- 
baud de la Brousse. Au-dessus du texte, sur un cartouche, un écusson, 
surmonté de la couronne de comte, qui présente pour armoiries, en 
chef, deux étoiles; en pointe, un croissant d'où monte une tige de ro- 
seau garnie de ses feuilles et de sa fleur; au-dessous, deux ossements 
liés en sautoir par des bandelettes, et une tète de mort couronnée de 
laurier. 

Le défunt, Eustache de FaveroUes, occupait un siège au Ghâtelet 
de Paris, dont les attributions se rapprochaient beaucoup de celles de 
nos tribunaux de première instance. Il était aussi un des trois contrô- 
leurs des gages de la chambre des comptes. 



1~S 



Sic. 



ISS 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCCXXXVII. 

ATHIS. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1711. 



X Iappartien avx habit ans de drvye* faite a 

LEVRS FRAIS ET A LA DILIGENCE DE M"* ERRARD 

BERLAND IVGE DV DIT LIEV ESTIENNE DES lOYES 

PROC* FISCAL lEAN BAPTISTE BOBIN SINDIC 

PERPETVEL DE LA D" PAR" QVI ONT PRIS POVR PARRAIN 

havt et pvissant seignevr mes" eleonor* 
Palatin de dio ch" marqvis de monperovx et 
avtres lievx liev'^ gnal des armees dv roy 
et mestre de camp de la cavalerie legere 
de france et povr marraine dame marie 
madeleine des vavx* vevve de havt et 
pvissant seig" mes** nicolas françois damas* 
ch*" marquis danlezi vicomte de drvye et 
avtres lievx mestre de camp dvn regiment 
de cavalerie faicte en lannee 171i 
gaspard ladvocat* 



Grosse doche. 



tyoa, 



M D C Cil GIORGIVS MAZZOCHVS FECIT * 

Petite cloche. 



* Druyes, bourg du département de 
r Yonne, arrondissement d*Auxerre. 

* Dio ou Dyo Palatin, ancienne famille 
de ia principaatë de Dombes. Éléonor-Fran- 
çois, marquis de Montpeiroui et de Roque- 
feuil, comte de Saligny, etc., mort le a 5 fé- 
vrier ijxk. (De ia Chesnaye- Desbois, op, 
cit.) 

' Fille d'Antoine des Vaux, seigneur du 



Chéne-Berard ; mariée en 1697, morte en 
171a. 

^ Titres et armoiries de la maison de Da- 
mas, voy. de Soultrait, Armùrial de Fan- 
eien duché de Nivemaiê, Paris, i8&7. Ni- 
colas-François Damas, tué le a8 mai 1707, 
dans un combat près de Dourlach. 

^ Le nom du fondeur? 

* Probablement ia signature du fondeur. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 153 

La cloche de Druyes est venue, nous ignorons par quelle circons- 
tance, en la possession de Téglise d'Athis. Elle aura sans doute été dé- 
placée et mise en vente à l'époque de la spoliation des églises. L'ins- 
cription dont elle est revêtue porte les noms de plusieurs personnages 
de l'illustre maison de Damas. 

La provenance de la petite cloche d'Athis nous est absolument in- 
connue. Le nom que nous y lisons semble indiquer une origine ita- 
lienne. 



IV. ao 



15/1 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Mccccxxxvm. 

ATHIS. — SÉPULTURE ISOLÉE. 

1788. 

Cy GIT LE CŒUR D'UN VRAI HEROS; 

Dans la paix et sous les drapeaux. 

Il consacra toute sa vie, 

A bien servir son Dieu, son prince et sa patrie 



Ce cœur cher a toute la France 
Fut pour sa fille ainee un legs bien PREQEUX; 

Ce marbre * atteste a tous les yeux 
Ses regrets, son amour et sa reconnaissance. 



Noël Joukda de Vaux 

Maréchal de France 

MORT A Grenoble le 

12 7!î! 1788. 

A peu de dislance d'Athis, vers le couchant, de lautre côté de la 
route de Fontainebleau, un tertre, de forme circulaire, entouré d'une 
haie vive, porte un petit obélisque, dont le piédestal présente les trois 
inscriptions qui précèdent. 

Noël Jourda, comte de Vaux, né en 1710, entra au service à l'âge 
de treize ans. Une longue et honorable carrière lui mérita, au bout de 
soixante ans, la dignité de maréchal de France; il fut compris dans 
l'avant-dernière promotion de l'ancienne monarchie, en 1788, sous le 
règne de Louis XVP. Il sut mourir à propos, en pleine possession des 
honneurs attachés à son rang, à la veille de la révolution qui l'en au- 
rait dépouillé. Son cœur seul repose sous l'obélisque d'Athis. 

' Le monument est en pierre. baron de Luckner et le comte de Rocham- 

' La dernière, qui ne comprenait que le beau, eut lieu le s 8 décembre 1791. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. • 155 

MCCCCXXXIX. 

ABLON. — ÉGLISE SUCCURSALE DE NOTRE-DAME. 

i/>58. 

XliAU ji^m pitUpft Uim^ ^ HmmwiU qm UttpaiXn tn 

>ttrb< 

vmi lnumUt 't> t*(' Imii Uvii ^m $xi Um z ^ Um 



Attitrés 



Pierre. — Long. i",i7; larg. o",05. 



La succursale d'Âblon dépendait autrefois de la paroisse d'Athis. 
Trè»-petite église, sans valeur aucune, rebâtie il y a peu d'années. 
On a conservé de l'ancienne église la tombe de Philippe de Douzonville. 
Aux quatre angles de la bordure, dans des médaillons circulaires, 
1 aigle, lange, le lion et le bœuf. En tête de la dalle, une croix à la- 
quelle s'enlace la couronne d'épines, deux fouets de cordes et deux 
clous. Vers le milieu , un écusson , posé de côté , où j'ai cru distinguer 
les traces d'un lion; au-dessus, un grand heaume, fermé, surmonté 
d'un aigle les ailes dressées. 

L'historien du diocèse de Paris nomme parmi les seigneurs d'Ablon, 
vers la fin du règne de Charles VII, Jean et Mathurin de Douzonville^; 
il ne fait aucune mention de Philippe. 

* T. XII, p. 137. 



•iO. 



156 * INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXL. 

VILLENEUVE-LE-ROI. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1679. 

€g jïtfêt iottîjrabU» pfottt» Jt)m 6<twïi tu ïï «mit tamtè^i labotiw" 
UmamUtutviw 

^m tlpaCOa U xxw 4«ttt 0|il tt'. hx\x. (6i Jaqtttlme 

. . .mn ôttî ôtt pvm ^m ptvix tvAx 

Pierre, — Long. i^.Si ; Urg. o*,95. 

L'église, rebâtie vers la fin du xvi^ siècle, est d'une structure vul- 
gaire. Quelques vestiges d'une construction du xn* siècle sont encore 
apparents à l'étage inférieur du clocher. La tombe, signalée par l'abbé 
Lebeuf, d'un personnage en costume civil, nommé Jacques de Saniis, 
décédé au commencement du xiv* siècle, existe bien à l'entrée du chœur, 
où l'avait vue notre devancier; mais on n'y retrouve plus rien de l'épi- 
taphe ni de l'effigie. 

La dalle funéraire du laboureur Jean Benard s'est à peu près con- 
servée dans le bas côté méridional; elle a seulement perdu la partie 
inférieure de sa bordure. A chacun des deux angles supérieurs, une 
tète de mort posée sur un ossement. Deux arcades cintrées , rehaussées 
d'oves et de palmettes, retombent sur trois consoles feuillagées. Les 
deux effigies du mari et de la femme se regardent; leurs mains sont 
jointes. Jean Benard a des bas collants, une cotte serrée à la taille par 
une ceinture, et par-dessus une houppelande. Jacqueline Beranger 
porte une voilette en coiffure, une robe à larges manches, et une cein- 
ture d'où pend un chapelet. Le dessin de cette tombe a été exécuté 
avec élégance. 

On lit les dates de i543 et i545 sur des pierres fort usées, qui 
ne paraissent avoir jamais reçu que des inscriptions très-courtes. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 157 

MGCGCXLI. 

VILLENEUVE-LE-ROI. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1675. 

ici repose 

le corps de 

Pierre Estienne 

Charlet fils de 

messire Estienne 

Charlet Chevalier 

Seignevr de Noyan. 

Et de Dame Anne 

RiLiER SES Père 

et Mère lequel 

est DECEDE A ViL- 
LENEVFVE LE RoY 
LE ... * DE septembre 
AGE DE QVATRE ANS 
ET SEPT MOIS EN 

« 

l'an de GRACE 1675 
Pierre. — Long. i",65 ; larg. o",70. 

Dalie placée dans le chœur. Bordure semée de larmes; encadrement 
ovale, dessiné par des filets. Dans chacun des deux angles inférieurs, 
deux ossements croisés en sautoir et une tète de mort. Les mots me^- 
sire, seigneur y roy, ont été raturés. 



158 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCCXUI. 

VILLENEDVE-LE-ROI. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1754. 



t LAN 1754 lAY ETE BENITE PAR M*"^ JEAN 
BISSE PRETRE DOCTEUR DE SORBONNE CURE 
DE VILLENEUVE LE ROY PROMOTEUR RURAL DV 
DOYENNE DE MONTLHERY * ET NOMMEE CHARLES 
ANGELIQUE PAR M®^ VINCENT CHARLES ANTOINE 
DE BELLOY DE FRANCIERES * PRETRE DOCTEUR DE 
LA MAISON ET SOCIETE DE SORBONNE CON" A LA 
CHAMBRE SOUVERAINE DES DECIMES DE PARIS ^ 
VICOMTE DE SENS ET PAR DAMOISELLE MADE- 
MOISELLE ANGELIQUE LOUISE SUSANNE DE SEGUR 
FILLE DE HAUT ET PUISSANT SEIG" NICOLAS ALEXANDRE 
DE SEGUR CHEVALIER SEIG" DE FRANC LAFITTE 
S^ UGEAN LA TOUR VILLENEUVE LE ROY* ABLON S SEINE* 
ET AUTRES LIEUX PRESIDENT A MORTIER HONORAIRE 
AU PARLEMENT DE BORDEAUX ET DE HAUTE ET PUISSANTE 
DAME MADAME CHARLOTTE EMILIE LE FEVRE DE CAUMARTIN* 
LOUIS ROGER SERRURIER MARGUILLIER EN CHARGE 
NICOLAS MASSONNET VIGNERON SECOND MARG" 
LOUIS GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE' 
ELOY ROUX CARIONEUR* JEAN CASSART JEAN LE GENDRE* 

Cloche. 



^ Un des monbres de i'officialilë métro- 
politaine. 

' Pour cette famille, voy. t. II, p. a 18, 
466, 467. 

^ Députe du diocèse de Blois à la chambre 
souveraine du clergé de France, séant è Pa- 
ris, au Palais. (Ahnanach royal du temps.) 

* Louis Le Pelletier, premier président au 
parlement de Paris, vendit, vers le milieu 
du xnii* siècle , la terre de Villeneuve-le-Roi 
au pr^ident de S^r. 



* Voy. ci-dessus n* hccccxxxix. 

* Fille de Louis-François Le Fèvre de 
Gaumartin, seigneur de Boissy-le-Ghâtel, 
maître des requêtes, intendant du com- 
merce; elle épousa en 17a 1 le président de 
SégaTt et mourut en 1 799. Les Le Fèvre de 
Gaumartin étaient alliés h la maison de 
Belloy. 

' Voy. ci-dessus n* hccccxxvi. 
' CariUonneur. 

* Notables du pays? 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 159 

MCCCCXLUl. 

UKLY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

i5o5. 

C^ ^i aM Jtfm mttâ 2 tmJitlU U îtm tï 
mil* ttiûju tfimm Uvx ftlj j»6rë tu U' mM\ ' tivm 

ptvt 2 mtvt 2 if Ittj 2 atttS Itw' arap tr<rpa(lCe« «îiot» a 

l^twUil cfttti w i«w «Witî U pxm U J«' I* ertwi 
api wt\ att lîiet*' ïf watittt» bi«Uttî» 3»' 2 îml fiiâUr 
WjjttU? a tr«i» pîtMimi 2 trai0 UfToô 2 ap» 2 =* Wiera 
tout att Uittd 2 ttt (îiâ! 2 apê (t tttu ttt^CTe JiMlU ttes 
trerpatte? 2 lait pareil obtit U û^vûy apr« pa^ttr» 
2 ottîî lot t<i« jTltî îttattr< Êetlts folûtttlU« 7 t«tiâl 
ïr pttffiâ ïairt ftattott itttât lattt<l ttw iatt« r 3U« 
^ cfiiâte a pa%ttt0 2 pftj^ecottttt fS^sm ttlï 2 a la tottttat 
2 ttotl ^ttutlata atu( Ut ait' 2 arai^» ppte« 2 attHj Us 
txixt ou c^ppellât» îritrôt ïf p6lit8 * 2 U» orai^s ac oafG 
po' U6 ttrtfpanie» 2 aiîî ftitï< aplattt 9t<ittt « îm fttt te 
(aict<« Wt mW elttêtw tt^tpatla U %otii 50' ^ Jâttù 
latt ttttl 0' 2 àtt) prtt2 po' Ui ixtïpsSUs 

Pierre. — Haut. D'iôg; larg. o'.Sg. 

La nef de l'église est grossièrement construite et dépourvue de ca- 
ractère. Le chœur est, au contraire, un élégant édifice de la seconde 
moitié du xvi* siècle; il se termine par un chevet accompagné d'un 

'"* Sie. — ' AniMimet. — * Sic. 



160 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

collatéral et de sept chapelles. Douze croix, incrustées dans les piliers, 
attestent une consécration solennelle ^ 

La tombe de messire Etienne Quignon, prêtre, de J<jan Quignon, 
son père, et de Michelle, sa mère ,^ fait partie du dallage du chœur; on 
l'a conservée en reconstruisant, plus d'un demi-siècle après leur mort, 
cette partie de l'église. Au-dessous du texte, trois petites figures repré- 
sentent les défunts, couchés, les mains jointes, .le père en longue cotte, 
avec une escarcelle au côté droit, la mère coiffée d'un béguin et vêtue 
d'une robe à larges manches, le fils en chasuble avec l'étole et le ma- 
nipule. La pierre est légèrement usée , surtout vers les extrémités des 
lignes. Etienne Quignon fonda deux obits à célébrer le jour de Saint- 
Etienne, 26 décembre, et le vendredi de la semaine de Pâques. Il voulut 
aussi qu'au retour de la procession le clergéMe la .paroisse fît une sta- 
tion devant l'autel de la Vierge, pour chanter un Regina cœli les jours 
de Pâques et de Pentecôte, un Inviolata les jours de la Toussaint et 
de Noël , et un De profundis pour les trépassés. 

Il reste dans la sacristie d'Orly une armoire du xvn*^ -siècle, décorée 
de figures en grisaille de saint Etienne et de sainte Geneviève, qui 
renfernie une liste manuscrite sur vélin des anciens obits; les fonda- 
tions d'Etienne Quignon s'y trouvent relatées. 

Une autre inscription, en caractères gothiques, donnait l'extrait d'un 
acte de fondation passé au mois de juillet iBSy, devant Nicolas Bra- 
hier et Philippe Rousselet, notaires au Ghâtelet de Paris; elle est au- 
jourd'hui trop effacée pour qu'on puisse essayer d'en reproduire la 
teneur. 

Enfin, nous avons remarqué sur une dalle du chœur les restes d'un 
écusson et d'une épitaphe mutilés avec acharnement à l'époque de la ré- 
volution; la tradition locale prétend que là repose une dame de la 
famille de Montmorency, décédée dans le cours du siècle dernier. 

' Au-dessus des croix, sont graves ces Du côté du sud, 

^^^ • CIN • OZA • ANNA • GOG • HUS • DEO • 

Du c6ié du nord. 

Nous abandonnons à la sagacité du lecteur le 

uiR • NOE- HELi • JASON • HUR • DEO • soiu de chercher ta solution de cette énigme. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



161 



MCCCCXLIV. 

ORLY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1763. 



LAN 1763 JAY ETE BENITE PAR M"* ANTOINE 
CLAUDE MONSALDY CURE DE S^ GERMAIN DORLY 
ET NOMMEE MARIE FRANÇOISE PAR LE CHAPITRE 
DE LEGLISE DE PARIS * REPRESENTE PAR M** LABBE 
HENRY FRANÇOIS DE PAULE LE FEVRE DORMESSON' 
ET PAR TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE DAME 
MADAME MARIE ANNE GENEVIEVE LUCAS' EPOUSE 
DE TRES HAUT ET TRES PUISSANT SEIGNEUR M" 
LOUIS FRANÇOIS DE PAULE LE FEVRE DORMESSON 
DE NOISEAU CONSEILLIER DU ROY EN SON CONSEIL 
DETAT PRESIDENT DE LA COUR DE PARLEMENT * 
PROPRIETAIRE DUNE MAISON EN CETTE PAROISSE 
JEAN GAUDIVEAU ET SES FILS MA FAITE* 
GERMAIN BEAUPIED ET PIERRE ANDRY ET NICOLAS 
BALU & PIERRE LE HONGRE TOUS MARGUILLIERS 

Cloche. 



* Le chapitre de Notre-Dame de Paris 
possélait autrefoifl la seigneurie d'Orly et 
nommait le curé. 

* Chanoine de Paris, docteur de Sor- 
bonne, abbë de Bolbonne, au diocèse de 
llirepoix, prieur d'Ozay; il était le sixième 
fils de Henri-François de Paule Le Fèvre, 
baron de la Queue, seigneur d'Ormesson, 
d'Amboile, etc., intendant des finances, 
conseiller d'État. 

^ Fiile d'Antoine-Jean Lucas de Muyn, 



conseiller à la grand' chambre du parlement 
de Paris. 

* Avocat général au parlement de Paris 
en 17/11, président à mortier en lySS, sei- 
gneur de la paroisse de Noiseau, diocèse 
de Paris, doyenné du Vieux-Gorbeii. Louis- 
François était le cinquième fils de l'inten- 
dant des finances et le fi^ du chanoine de 
Paris. 

* Voy. ci-dessus n"* mggggilii. 



IV. 



"Àl 



162 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXLV. 

TRIAIS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU-SAINT-6ILLES. 

1 506-1539. 

(jTîî lïUCî ufAii pUm j^mu (Waw tïtntitv U\&' itt hexU ' 
$, tjjtew uni t^tatu U xxin UUtwc be M h • ▼«= • vi • rt ^mt 
U ta Éele ijm ffatTa le xxra ajuTt h • v^ • xxxix • 

Pierre. 

Le clocher date de la première moitié du xnf siècle; l'église a été 
réédifiée, avec une certaine élégance, au xv* siècle, et dédiée, en 1 486, 
par l'évêque de Paris, Louis de Beaumont de la Forêt ^. Les consoles 
et les clefs de voûtes se font remarquer par leurs sculptures. Afin de 
rendre plus facile l'accès de l'église, on a désorienté le maître-autel qui 
s'élève aujourd'hui contre le mur occidental. 

La dalle funéraire d'Hervé Chartain, placée au milieu de l'ancienne 
nef qui est devenue le chœur, a disparu, il y a environ trente ans, sous 
une couche d'asphalte dont le sol de l'église a été complètement recou- 
vert. On assure qu'elle n'a d'ailleurs subi aucune mutilation. Nous 
l'avons vue jadis parfaitement conservée. Un double arceau abritait les 
deux effigies. Le seigneur du Bâcle portait une armure de fer plat et 
par-dessus une cotte blasonnée; ses pieds reposaient sur le dos d'un 
chien; à sa droite, étaient figurés ses gantelets, son heaume et son écu 
présentant un château crénelé. Sa femme était vêtue d'une robe longue; 
elle avait aussi près d'elle ses armoiries composées d'un chevron et 
d'un chef à trois étoiles. Nous ne possédions qu'une copie imparfaite 
de l'inscription, dont il n'est plus possible quant à présent de contrôler 
le texte. 

* L€ Bflcfc, fief de la paroisse de Thiais. * Cent-deaxième évêque, de 1A72 à 

On disait autrefois plutôt Thiers ou Thiars i^a. 
que Thiais. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 169 

MCCCCXLVI. 

TRIAIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU-SAINTGILLES. 

1788. 

Devant Tautel de la Vierge, une plaque de marbre noir, dont les 
armoiries avaient été raturées, indiquait la sépulture de Charles Fayet, 
seigneur d'ËpiaisS conseiller du roi et auditeur en sa chambre des 
comptes de Paris, mort à Grignon^ le 3 octobre 1 709, et de sa veuve, 
Marie-Renée Thevart, décédée le 28 février 1788. Cépitaphe nous ap- 
prenait de plus que la défunte avait légué à la fabrique de Thiais deux 
cents livres de rente sur l'hôtel de ville de Paris, pour faire célébrer 
un service annuel , et pour augmenter de cent livres chaque année les 
gages du maître d'école. 

Cette inscription intéressante a eu le même sort que la tombe 
d'Hervé Char tain. 

* Paroisse de fancien doyenne de Montmorency, voy. t. H, p. 596. — ' Écart de la pa- 
roisse de Thiais. 



41 



idà INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXLVU. 

TRIAIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU-SAINT-GILLBS. 

i586. 

m" ittftwt «tttttlî wm a hvcU tu Im wU tf nu" z mt 

Cioche. 

La cloche de Thiais, fondue en i58/i, reçut les noms de Trinité, 
Leu et Gilles. La sculpture d'une clef de voûte et celle d'un retable 
d'autel sont des preuves manifestes de la dévotion spéciale des parois- 
siens de Thiais pour le mystère de la Sainte-Trinité , dont ils impo- 
sèrent le titre à leur cloche principale, sans oublier cependant leurs 
patrons secondaires. Plusieurs petits cartouches imprimés dans le métal 
représentent saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Loup en costume 
épiscopal , la biche de saint Gilles , un Calvaire et les armoiries de l'ab- 
baye de Saint-Germain- des-Prés à qui le domaine et la seigneurie de 
Thiais appartenaient dès le vm*^ siècle. 

L'inscription tracée au pourtour de la cloche en caractères go- 
thiques n'a pu être relevée que d'une manière incomplète. On y lit 
les noms du cardinal Charles de Bourbon (le Charles X de la Ligue), 
soixante-quatorzième abbé de Saint-Germain, de i562 à iBgo^ de 
Jean Brandon, curé de Thiais, de Robert de la Roche, seigneur du 
Bâcle, de Thomas Asselin, greffier, du fondeur Hubert Minelz, et 
quelques autres encore. 

Ce n'est pas sans surprise que nous avons retrouvé dans l'église de 
Thiais, auprès de la chapelle des baptêmes, l'inscription qui se voyait 
avant 1 838, à Paris, au-dessus de la porte du petit baptistère de Saint- 
Germain -l'Auxerrois. Dans le tome I^.du présent recueil, n° lxxx, 
page 169, nous exprimions le regret de n'avoir pu remettre la main 

' Dom Bouillart, Histoire de l'abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 165 

sur le texte original, et de ne publier qu une copie non corrigée. C'est 
nnfac-9imih que nous pouvons produire aujourd'hui. 



DV REGNE 

DE LOVIS 13^ 

CE LIEV A ESTÉ 

BASTI POVR 

LES FONTZ 

BAPTISMAVX 

T639 

Marbre noir. — Haut. o",a5; larg. o",ao. 



166 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCGGCXLVIII. 

CHOISY-LE-ROL — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUIS 

ET SAINT-NICOLAS. 

1699- 

t LE AOVST 1699 lAY ETE NOMMEE MARIE CHARLOTTE 

PAR MESSIRE lOSEPH lEAN BAPTISTE FLEVRIAV * CHEVALIER 
SEIG^"* DARMENON VILLE ET AVTRES LIEVX CONSEILLER 
DESTAT ORDINAIRE INTENDANT DES FINANCES GRAND 
BAILLY DE CHARTRES ET PAR TRES HAVTE ET TRES 
PVISSANTE DAME MADAME MARIE CHARLOTTE DE 
ROQVELAVRE* EPOVSE DE TRES HAVT ET TRES PVIS^ SEIG** 
MONSEIGNEVR HENRY FRANÇOIS DE FOIX DE CANDALE 

K 

DVC DE RANDAN * PAIR DE FRANCE COMMAND" DES ORDRES DV 

ROY 

LORAIN LEGAY FONDEVR *. 

Cloche. 

Devenu propriétaire du château de Choisy, Louis XV fit richement 
décorer de marbres et de peintures cette résidence à demi royale où 
la marquise de Pompadour et la comtesse du Barry tinrent successi- 
vement leur cour. Le château n'existe plus. L'église, reconstruite pai 
les ordres du même prince, lui a survécu. Deux inscriptions, rétablies 
en 18/I12, d'après des renseignements fournis par les archives de la 

* Ne en 1^60; intendant des Gnances et ' Duché-pairie; château célèbre en Au- 

conseiller d'État en i6go; secrétaire d'État vergue, devenu la propriété de la branche 

en 1 7 1 9 ; garde des sceaux en 1 7 a d ; grand royale d'Orléans. 

trésorier des ordres du roi; mort en 1738 * Voy. ci-dessus n* hccxliu. Une cloche, 

au château de Madrid , près Paris. élégamment ornée, datée de 1 658 , et signée 

' Fille de Gaston-Jean-Baptiste de Roque- Fkrantin le Gvay, s'est retrouvée dernière- 

laure, duc et pair, chevalier des ordres, ment dans une cave du Louvre; l'Annoncia- 

lieutenant général des armées du roi; elle tion y est représentée. Nous devons ce ren- 

mourut en 1710, sans avoir eu d'enfants de seignement à M. Héron de Villefosse, attaché 

son mariage contracté en 167 /î avec le duc à la conservation des musées nationaux, 
de Randan. 



ANC11!:N doyenné de MONTLHÉRY. 167 

paroisse, constatent que l'archevêque de Paris, Christophe de Beau- 
mont, bénit la première pierre de l'édifice, le & juillet lyiS, et-que, 
douze ans après, le 31 septembre 1760, il en célébra la consécration 
avec la plus grande solennité. Saint Nicolas était le patron de la vieille 
église; saint Louis lui fut désormais associé. 

La cloche, dont nous avons recueilli l'inscription dans la tour de 
l'église, est antérieure déplus d'un demi-siècle à la reconstruction, et 
ne présente les noms d'aucun des personnages qui ont possédé la sei- 
gneurie de Ghoisy. Aussi la croyons-nous d'origine étrangère, sans pou- 
voir toutefois en déterminer la provenance. 



168 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXUX. 

VITR Y-SUR-SEINE '. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

i58â. 

Les marguillers de lœuure et fabricque de léglise de céans & leurs 

successeurs marguillers sont tenuz & obliges par chacun T. 

perpetuelleniët faire dire chater & sellebrer en icelle église 

de defTuncte Leonarde belliart quat elle viuoit veuue de 

ert luy viuat m* faiseur de rez a pis Quatre seruices copletz 

a chacun desHs seruices &ire dire vespres des mors vigilles laudes 

âc Kecomadaces trois hauhes messes po'- chacun seruice lesquelles hauhes 

messes se doibuent dire au grat hostel de laÏÏê esglise Cest assauoir lung 

le XXIII. iour de fèburier a pareil iour que ladicte belliart seroit 

deceddée. le second la veuille de la feste mons'. s' sinion s* iude le 

III. le iour des trespassez si faire ce peult ou le pchain iour dapres 

le plus comodement que faire ce poura. Et le IIII. aux 

quatre temps de la panthecoste & a chacun desdicts seruices 

les^s marguilliers sont tenuz fournir vnne liure de petite 

bougie po' bailler a ceulx qui vouldrot aller a loflrade Fournir 

les ornemens & luminaire âc faire soner a chacun desdz seruices 

cc^me on a de coustume Et Moyenant ce ladê defFuncte belliart 

a dôné & légué a lâ3e œuure & fabricque de ceas la some de 

Seize escuz deux tiers dor sol ' de Rente a les auoîr & predre 

en & sur les psonnes & heritaiges selon & ainsi quil est plus au 

long côtenu & déclaré p les Ires de fondation de ce faictes & 

passées p deuant tablier & herbin nottaires au chastellet de pis 

Le mercredy Xl io' du mois dapuril M. D. LXXXIIII ^ 

Priez dieu po' lame de lâde deffuncte 
& po' tous les trespassez 

Pierre, — Long. i",i3; larg. o",79. 



^ Nomme Gracckus, à Tëpoque de la du sol d'or, encore plus ancien, et dont la 

révolution, ainsi qu'on le lisait encore, il valeur a souvent varié. Les constitutions de 

n'y a pas longtemps, à Tentrëe du bourg, rente et les estimations se faisaient jadis en 

vers Paris. ëcus-sols. (Voy. Le Blanc, Traité hiMoriqw 

' Ancienne monnaie qui a pris son nom des monnaies de France,) 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 169 

Deux églises paroissiales existaient autrefois à Vitry, la plus impor- 
tante dédiée à saint Germain, évoque de Paris, l'autre, du titre de 
Saint-Gervais et Saint-Protais , séparée de la première seulement par 
la largeur d'une rue. Il ne reste aucune trace de l'église de Saint-Ger- 
vais. Celle de Saint-Germain peut passer pour la plus belle de^ églises 
rurales du département de la Seine. La tour, surmontée d'une haute 
flèche de pierre, la nef et ses collatéraux, l'abside entourée de co- 
lonnes, le chevet bordé de chapelles, appartiennent à deux périodes 
bien distinctes du xiu*^ siècle. L'architecture et la sculpture y sont éga- 
lement remarquables. 

Une couche d'asphalte recouvre ici, comme dans l'église de Thiais, 
l'ancien dallage en pierre. Nous y avons vu jadis quelques débris de 
monuments funéraires, entre autres une tombe fort usée du xvi^ siècle, 
avec épitaphe en caractères gothiques. Deux époux y étaient repré- 
sentés; le père avait à ses pieds l'effigie de son fils. Quelques inscrip- 
tions des trois derniers siècles ont été recueillies et encastrées dans le 
mur du bas côté méridional. 

La fondation de services faite en iBSû par Léonarde Belliart ne se . 
distingue par aucun détail particulier des autres fondations du même 
genre. Le mari de la défunte exerçait à Paris le métier de fabricant de 
filets pour la pêche. L'encadrement de l'inscription est orné d'enroule- 
ments et d'une tête d'ange. 

Une autre inscription, à peu près du même temps et en mêmes ca- 
ractères, dont il ne reste malheureusement plus qu'un fragment très- 
incomplet, relatait les fondations de Jean Bourguet, laboureur, et di- 
verses processions ou stations du clergé de Vitry, soit à la chapelle de 
Notre-Dame des Mesches, près de Creteil, soit dans d'autres lieux saints 
du voisinage. Le fondateur et sa famille étaient figurés à genoux, au- 
dessus du texte. 



IV. sa 



170 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCGGCL. 

VITRY-SUR-SBINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AINT-0ERMAIN 

(DE PARIS). 

l6l9. 

Cy devant gisent deffvncts 
Iehan de qvilard vivat escvyer 
s" dv molard et commissaire 
ordinaire des gverres qvi 

DECEDA LE SABMEDY X^ IoVR 

D'AovsT Mil V^ IIIl^'' V. 

I 

Damoyselle Catherine Re- 

GNOT sa femme ET AVPARAVANT 
VeFVE DE FEV M^. SATVR DE DrEVX 
LAQVELLE DECEDA LE DYMANCHE 

XXII^ lo"; DE Janvier Mil Vl^ XII • 

Damoyselle Margve 

Drevx fille dvdict def , . . 

DE Drevx, Et de ladict 

FVNCTE Damoyselle Re 

LAQVELLE DÉCÉDA LE IeVD 

lovR DE Décembre Mil VI 

Et avltres enfans desdi 

DEFFVTZ DE QviLARD ET R 

Priez Dieu pour Leurs A, , , 
Marbre noir. — Haut. o",87 ; lai^. o",ft9. 

Ëpitaphe gravée avec finesse; aucun ornement n accompagne le 
texte. 

Le commissaire des guerres, Jean de Quilard, possédait sans doute 
une maison de campagne à Vitry, où il allait se reposer de ses travaux, 
suivant l'usage persistant des fonctionnaires parisiens. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 171 

MCCCCU. 

VITRY-8DR-8EINE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

i63t. 

JCY REPOSENT LES CORPS 

D'ANTHOiNE De la LÔERE VtVAT 

SEiGNEVR DE MALAY EN >^ 

BoVRBONNOtS ET DE LA BeRTESCHE 

EN Brîe mort de La peste le xv* 
lovR D'octobre de lan mdcxxxi 

enterre dans le CtMETlERE DE 

l'eglIse de ViTRY svR SeIne 
proche de la crotx, et de tres 
noble dame loyse le camvs sa 
Femme avssy morte de La peste 

DANS LE MESME LIEV LE XVII* 

iovR D'octobre de lan mdcxxxi 
devx iovrs apres son mary 
Noble homme François ^ 

De la LOERE LeVRS FtLS ESCVYER 

Procvrevr en la chambre des 

COMPTES De PARiS* A FAlT METTRE 
CETTE EpITAPHE^POVR SeRVIR 

de monvment a la Postérité 

DV RESPECT QVlL AVOtT POVR 
LEVR MEMOIRE. 

Dieu pardonnez nous *. 
Pierre. — Long* o",63; larg. ©"jûS. 



* La chambre des comptes avait ses procureurs spéciaux, comme le Châteiet, le par- 
lement et les autres juridictions principales. — * Dernière ligne douteuse, eu lettres cursives 
très-effacées. 



172 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Antoine de La Loëre' et sa femme, Louise Le Camus, moururent 
tous deux victimes d'une contagion qui désolait, en i63i, le pays pa- 
risien. Ce fut peut-être par mesure de salubrité qu on déposa leur corps 
au cimetière et non dans Tégiise. 

* Famille noble du RouriMxnoais, établie à Paris. Un aatre Antoine de la Loëre, mort en 
1 71 3, fut écbevin de Paris et procnreur à la chambre des comptes. 



ri 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 173 

MCCCCLII. 

VITRY-8UR-SE1NE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

16Û7. 

Iesvs + Maria 

Cy devant gisent et reposent les 
CORPS d'honnorable homme André 
Bovtteville vivant bovrgeois de 

paris, LEQ^ DECEDA LE 29^^ SePTEMB^ 1631. 

Et de dame Marie Malet sa femme 

LAQ*^ DECEDDA LE ^^^ MARS lÔi^Z, 
Et LE 14*?' DE MAY 1647. FVT AVSSY 

Inhvmé en la mesme parroisse de si 
Germain de Vitry svr Seine M^ André 
avbert levr petit filz a age de 34 

ANS VIVANT SeCRE".* DE SON AlTESSE RoYAL- 
LE; MoNSEIG". le DVC d'OrLEANS^ : ONT 
FONDÉ AV lOVR DE LEVR DECEDZ , LES MeSSES 

ET Services completz comme il est 

PORTÉ. PAR les CoNTRACTZ PASSEZ AVEC 
LES MARGVILLIERS LORS EN CHARGE. 

Priez Dieu pour Leurs aines 
Marbre noir. — Haat. o",5i ; lai^. o^jiô. 

Simple marbre, dépourvu d'ornementation. 

^ Gaston-Jean-Baptiste de France (Monsieur), duc d'Orlëans, second fils de Henri IV, ne 
en 1608, mort en 1660. 






174 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLIIL 

VITRY-SUR-SEINE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

xviii* siècle. 

Nous réunissons, sous un même numéro, plusieurs épitaphes, du 
xvni® siècle, gravées sur pierre, qui ne présentent que des noms et 
des dales : 

Joseph Frain, t 1751. Etienne Hiallard, t 1772. La dalle qui 
porte ces deux noms avait déjà servi en 1612. On y distingue quelques 
traces dune première épitaphe qui a été effacée, et deux vases enflam- 
més qui accompagnaient un entablement. 

J. Perceval, f 1775. 

Honoré Vaudoyer, ancien marguillier, f le 3i décembre 1775. Les 
deux derniers chiffres du millésime sont douteux. Plusieurs généra- 
tions d artistes ont acquis au nom de Vaudoyer une juste notoriété. 

Germain Delorme, laboureur, ancien marguillier, + le 37 mars 
1788. 

Françoise Soliveau, femme de Spire Lamarche, ancienne marguil- 
lière de la Vierge, f le 3o octobre 1788. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 175 

MCCCCLIV. 

IVRY-SUR-8EINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1676. 

Par Contract passé pardevant 
M^ Iean Barre* le 27 décembre 1676 
!l appert qve Messire Philippes de 
Loynes Chevallier Seignevr D'ivry 
ET DE Paras Con¥* dv Roy en ses 
Conseils et Président av mortier 
dv Parlement de Mets, a Fondé 
A perpetvité la Confraipie dv 
Rosaire» dans cette Chappelle qv'il 
a faict bastir en l*anneé 1647 sovb* 
L'inuocation de la saincte Vierge 

AVX conditions PORTEES PAR LEDIT 

Contract qui sont qvavx qvatre 
festfs de la vierge des 25 mars, 
ij aovst, 8 septembre, et 8 decembre* 
et les douze premiers dimanches 

DES MOIS ET LE lOUR DE LA ST IeAN 
27 DECEMBRE* DE CHAQVE ANNEE L*ON 
DIRA DANS LADICTE ChAPPELLE VNE 
GRANDE MESSE HAVLTE ET VN SALVT 
APRES LES VFSPRES DESD'. DIX SEPT 
lOVRS, A LA FIN DVQUEL L'ON DIRA VN 
UBERA ET VN DE PROFVNDIS POUR LE 
REPOS DES AMES DE SES PERE ET MERE 
CE QVI A ESTÉ ACCEPTÉ PAR M¥ IeAN 
lOLLAIN DOCTEVR DE LA MAISON ET 
SOCIÉTÉ DE SORBONNE, ET CURÉ 
DVDIT IVRY, ET 2 SALVTS LE DIMANCHE 

ET L'octave dv sT Sacrement. 
Marbre noir. — Haut o",ft9; larg. o",3a, 

^ Jean Barré était lieutenant da bailli ^ Sic. 

d'Ivry en 1679 (Lebeof). ^ V Annonciation, VAsson^tion, !a Nati- 

* Voy. semblable fondation h Sceaux , vite, la Conception, 
n* MGCxix. . * Saint Jean l'Evangéliste. 



176 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

On monte à l'église par un escalier de quarante-six marches. La struc- 
ture de l'édifice n'offre d'ailleurs qu'un médiocre intérêt- L'analyse ar- 
chéologique y découvre quelques caractères des xnf, \Yfj xvif et 
XYU!*^ siècles. Le xm* siècle s'y révèle dans des chapiteaux et dans des 
nervures; le xvi*^ a mis sa signature sur un tailloir de colonne, iSyB. 

La chapelle de la Vierge que Philippe de Loynes fit construire oc- 
cupe la dernière travée du bas côté septentrional. L'inscription, qui 
en témoigne et qui relate, en mérae temps, la fondation de la con- 
frérie du Rosaire, est gravée sur une simple plaque de marbre noir 
fixée au premier pilier de celte chapelle, à main gauche. Philippe de 
Loynes, issu d'une ancienne famille de magistrature, fut reçu conseiller 
au Châtelet de Paris en 1687, conseiller au Grand-Conseil en ifiis, 
conseiller au parlement de Paris en 1 644, président à mortier au par- 



1 



lement de Metz en i65 

a 

L'abbé Lebeuf ^ fait mention d'une transaction à laquelle intervinrent, 
vers 1672, le curé Jean JoUain et Philippe de Loynes, en sa qualité 
de seigneur du lieu, pour le règlement des services et fondations de la 
paroisse. Le clergé d'Ivry, comme celui de Vitry-sur-Seine *, était dans 
l'usage de se rendre en procession à la chapelle de Notre-Dame des 
Mesches, le dimanche de Quasimodo. Le curé demanda la suppression 
de cette coutume à cause des indécences qui se commettaient au pas- 
sage de la rivière et au village de Maisons, où il fallait attendre à la 
porte d'un cabaret que les chantres eussent fini de boire. 

^ De la Chesnaye-Desbois , Dictionnaire de la noblesse, t. IX , p. 1 88. — La bmilie de 
Loynes, originaire de Beaugency, transféra sa résidence à Paris, vers i5oo. — * Op. du 
\. XII, p. 188. — ^ Voy. ci-dessus, n* vccccxux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 177 

MCCCCLV. 

IVRY-SUR-SEINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1753. 

Ici repose le Corps de 
MÉssiRE* Jean-Baptiste 
Jacques Boucher 
ECUYER Conseiller du 
Roi, trésorier général 
DES Colonies Francoises 
en Amérique, qui décé- 
da A YVRY sur SeINNE*, 
LE 1^ AoUST 1752. 
Priez Dieu pour le repos de Son Ame 
Marbre noir. — Haut. o"*,86; larg. o*,70. 

Epitaphe placée dans le bas côté septentrional, près de la clôture 
de la chapelle de la Vierge. Au-dessus du texte, sur un même car- 
touche, entre deux palmes, deux écussons accolés : le premier à une 
fasce chargée de trois étoiles et accompagnée de trois quintes-feuilles , 
deux en chef, une en pointe; le second à une tête de bœuf armée de 
ses cornes; couronne de comte. 

On a retrouvé dans le presbytère deux fragments de marbre noir, 
présentant quelques lignes incomplètes de Tépitaphe d'un personnage 
mort en 1661, âgé de soixante-dix-huit ans, et d'un acte de fondation 
d'obits et prières en mémoire de Glaire Moreau, passé devant Jean 
Barre, tabellion à Ivry, le 8 juin 1703. 



l'i 



Sic. 



iT. a 3 



178 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCLVI. 

IVRY-SUR-SEINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1567. 

Uu mxl 9^ hxi te îni UxcU» 
ertger par les l^ahians bstiers 
ef fnt ntme mane 
nobles jftvtmnt» titaon gxUes et 
p^tppes c^arhu ^ retgtienr 
trsQers frètes enfotts tre trefCritict 
uûble (omttte tel^an c^arfm en 
ton nxnanf Ceignenr H tul lun 
,., «...tf ««« «. ta. .■ XI • 

Cloche. 

La cloche d'Ivry avait reçu, en lô/io, le nom de Marie de noble 
homme Jean Ghartin, seigneur de la paroisse. Les habitants ne la 
firent mettre en place [ériger) qu'au bout de dix-sept ans. Simon-Gilles 
et Philippe Ghartin avaient alors succédé à Jean Ghartin, leur père. 
On peut lire dans l'histoire de l'abbé Lebeuf (t. XII, p. 196) le dé- 
tail du procès engagé devant le parlement de Paris, eni555eti562, 
par le chapitre de Notre-Dame de Paris, seigneur en partie d'Ivry, 
contre MM. Ghartin qui prenaient la même qualité. 

^ Voy. ci-dessus, n"* mcccgxlv, Hervë Chartain, seigneur du Bâcle, f i5o6. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 



179 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



Le doyenné du Vieux -Corbeil occupait la rive droite de la Seine, 
sur une longueur d'environ trente kilomètres, à l'orient de Paris, de- 
puis les limites de la banlieue jusqu'un peu au delà de Corbeil. Ce 
doyenné avait pour chef-lieu le village de Saint-Germain, dit du Vieux- 
Corbeil, qui n'était guère qu'un prolongement des faubourgs de la 
ville moderne située sur l'autre rive du fleuve. Le nombre des paroisses 
comprises dans cette circonscription s'élevait à soixante et un , savoir : 



* Soisy - sous-Étioies ( Seine- 
et-Oise). 

' Étioles {id.). 

* Saint-Gerniain-da -Vieox - 
Corbeil («.)• 



Maisons' (Seine). 

* Greteil («.)• 
'Bonneuil-sor- Marne (id,). 

* Vaienton (Seine-et-Oise). 
Limeil* {id.), 

* Villeneuve - Saint - Georges * Le Perray ( id, ). 

{id.). •Saintry(îa.). 

* Crosne {id.). * Morsan-eur-Seine {id.). 

* Montgeron {id. ). Le Coudray * {id. ). 
Vigneu * {id. ). * Moissy-rÉvéque (Seine-etr- * Grisy {id. ). 

* Draveil {id. ). Marne). * Gr^ {id. ). 



* Lieosaint (Seine-et-Marne). 
Ormoy* (Seine-et-Oise). 

* Évry-les-Châteaux (Seine-el- 
Mame). 

* Limoges {id.), 
•Lissy {id,). 

Sognolles*(ù{.). 
*Soalaire {id,y, 
Coubert {id,). 



^ { Saint -Rémi. ) Chœur construit au 
XIII* siècle; docber de la 6n du xii*, surmonté 
d*une flèche octogone en pierre. L'ëglise ne 
renferme aucune inscription antérieure au 
siède pr^nt. 

* (Saint-Martin.) Petite ^lise des xii* et 
xiii* siècles. Les monuments funéraires, in- 
dignés par Tabbé Lebcuf, n'existent plus. 

^ Église dédiée à saint Pierre, complète- 
ment détruite. 

* (Notre-Dame.) Église reconstruite, en 
n>ajeure partie, au xvn* siècle. Inscriptions 



et tombes disparues. — ^ (Notre-Dame.) 
D ne reste aucun vestige de relise. 

* ( Notre-Dame.) Église él^ante ; le chœur 
du XIII* siècle, la nef du xvi*. Stalles sculp- 
tées, intéressantes, de cette dernière époque. 
A deux kilomètres du village , chapelle prieu- 
rale de Saint-Sébastien-de-Monts, xii* siècle « 
convertie en grange. La cloche de Sognolles, 
donnée par la famille de Vigny en 1716, a 
été refondue en 18^1. {Revue des Soc. sav. 
4* série, t. VII, p. 35t.) 



a3. 



180 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



Gercy et Varenne (Seine-et- 
Oise). 



• Senteny (Seine-et-Oise). 

* Servon (Seine-et-Maroe). 



•Presles (Seine-et-Marne). 
•Grez(«.). 



Cbmbs-la -Ville ( Seine-et- * Brie-Comte-Robert (Seine- * Tournan {id. ). 



et-Marne). 
•Ferrole8(irf.). 
AtUlly *(«;.). 



Marne). 
Périgny (Seine-et-Oise). 
Mandres* {id.). 

Boussy-Saint- Antoine (id,). * Chevry ( id. ). 
Épinay et Quincy ' ( *rf. )• Cossigny ' ( id. ) . 

Brunoy {id,). 
Hîerre(irf.). 
Villecresne {id,). 
MarolIes-en-Brie * (irf. ). 



La Grange-le-Roi* (lirf.). 

* Courquetelles (id.). 
*Liverdis (irf.). 

* Chastres-en-Brie ( id. ). 



* La Chapelle-Haouis {id.), 
*La Houssaye {id.). 

* Neufinoutier (id.). 

* Favièi*e8-«i-Brie {id.). 

* Ozoir-la-Ferrière {id.). 
•Lézigny(«.). 

Noiseau ' (Seine-el-Oise). 
*Sucy {id.). 

* Boissy-Saint-L^r {id.). 



' (Saint-Thibauld.) L'édifice a été rebâti 
au XVII* siècle. 

' Le titre paroissial appartenait à Tëglise 
d'Épinay; celle de Quincy n*ëtait qu'une 
annexe. La première a été détruite; elle n'a- 
vait aucune importance. La seconde subsiste 
et renferme quelques inscriptions. 

^ ( Saint- Juiien-de-Brioude.) Chœur et 
abside de la fin du xi* siècle; nef sans ca- 
ractère. L'église était autrefois prieurale et 
paroissiale. 

* (SaintpJulien-de-Brioude.) Église dé- 
molie. 



^ (Saint-Vaast.) Église démolie. 

* (Saint-Jacques-le-Majeur.) Église dé- 
molie. Terre érigée en marquisat, au mois 
de juin 1 689, en faveur de Thomas le Lièvre , 
marquis de Fourilles. Le titre de marquis 
de La Grange s'est transmis, jusqu'à nos 
jours, au savant et regretté président de la 
section d archéologie du Comité des travaux 
historiques. 

' (Saint-Jacques-le-Mineur et Saint-Phi- 
lippe.) bgiise dévastée pendant la révolution 
et réduite à l'état de grange , réparée vers 
1 835 , dépourvue de tout intérêt. 



ANCIEN DOYENNE DU VIEUX-CORBEIL. 181 

MCCCCLVII. 

GRETEIL. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHBISTOPHE. 

i&o5. 

J«f<t 

m.n 2 » 

tvxulm ifhtxl îïtt «abfth 

ôtttw htti 0^* «ïtwïlmtUstma ^wttto mm avmsi vttim9c$i m 

p$xt âtt»u 

Pierre. — Long* i"»90; larg. à la téte,o"',95; aux pieds, o",75. 

Eglise ancienne et importante. La tour, du commencement du 
xif siècle, s'élève au pied de la nef, comme à Saint-Germain-des- 
Prés. La nef, le chœur et la crypte appartiennent au xin* siècle. On 
sait combien les cryptes sont rares aujourd'hui. Celle de Creteil est la 
seule qui subsiste dans les églises rurales de l'ancien diocèse de Paris. 
Placée en avant de l'autel, comme les confessions des basiliques ro- 
maines, elle renferme les reliques de martyrs inconnus, objets d'un 
culte traditionnel. 

La dalle funéraire du xv* siècle, sur laquelle nous n'avons pu re- 
cueillir que l'épitaphe incomplète d'un curé de la paroisse, sert de 
marchepied à un autel. Le dessin en est riche, mais fort oblitéré. Arc 
en ogive polylobée, bordé de crossettes; pieds-droits surmontés de 
clochetons et décorés chacun de trois figuiines de prêtres et de clercs 
célébrant les obsèques; effigie en chasuble avec l'étole et le manipule, 
un calice entre les mains; près de la tête, deux écussons au chevron 
accompagné de trois petites fleurs à cinq feuilles, munies de leurs tiges. 

Sur une pierre, encastrée dans le mur de la chapelle de la Vierge, 
on lit seulement quelques mots, en caractères gothiques du xyf siècle, 
de l'épitaphe d'honorable et discrète personne Pierre Moreau qui fonda 
un anniversaire. Un des derniers curés de Crefeil, l'excellent M. de 



182 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Touraemine, se montra fort surpris de m'entendre lire cette inscrip- 
tion en Avançais; un autre épigraphiste ia lui avait lue en latin quelques 
jours auparavant 

Une grande dalle du xui^ siècle a été transformée en table dans le 
jardin d'un café situé vers le milieu de la rue principale de Greteil. 
Un homme et une femme y sont figurés sous une arcade ogivale à 
trois lobes. Les effigies ont beaucoup souffert. Les bords ont été rognés 
de telle manière que l'inscription ne se peut plus lire. Nous avons cru 
cependant y distinguer le nom de La Varenne^ village voisin de Gre- 
teil. Quelles aventures n'a pas subies cette dalle ? Après avoir été tombe, 
et avant de devenir meuble de cabaret, elle fut un jour table d'autel, 
comme le prouvent les croix gravées dans la pierre, au nombre de 
cinq^ 

' On me dit que la profanation a cesse, et que la dalle est maintenant dans le cimetière 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEDX-CORBEIL. 183 

MCCCCLVIII. 

GRETEIL. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 

1689. 

ICY REPOSE LE CORPS DE MeSSIRE PiERRE 

DE Margeret Chevallier comte de^ 
Palatin Conseiller dv Roy en ses 
Conseils Grand Avdiancier de France 
Seignevr de Pontavlt* Longveil et 
avtres lievx leqvel a rem pl y les 
devoirs d'vne vie irreprochable 
avec vne vertv, esgallement cons- 
tante, et exemplaire, vne application 

CONTINVELLE ENVERS * SoN PrINCE DANS 
LES EmPLOIX QV'IL Â ExERCE avec VNE 

Fidélité parfaite et vn zele Ardant 

POVR LA IVSTICE ET LA VERITÉ. LA SoLIDlTÉ 
DE SON IvGEMENT, LA SINCERITE DE SON 
CœVR, BeAVCOVP D*AM0VR POVR LA RELIGION 

ET CES Vertvs Evangeliqves font cro're* 

QVE DiEV LvY'^ DONNÉ* PLACE DANS SA 

Gloire. Il Est Mort le Second 
Octobre 1682. ^agé* de 59. ans' 

Priez Dieu Pour Luy 
Marbre noir. — Haut 0^,90; targ. o'°,65. 



' Mot inutile. Oo a voulu dire cfrnt» pa- seigneur de Pontault , de Longueil et de Cre- 

laim, par rëminiscence, nous le pensons, teil en partie, ancien capitaine de cavalerie 

du titre que portaient, dans le Bas-Empire, au régiment de Bourgogne, chevalier de 

les officiers attachés au palais impérial. Saint-Louis, mort, âgé de cinquante et un 

' Poniatdt, fief situé à Creteil. ans, le 9 octobre 1761, fut inhumé le len- 

' On avait écrit d*abord awoers. demain en l'église de Creteil , dans la cha- 

*"*"• Sic. pelle de Saint-Nicolas. (Communication de 

^ Un autre Pierre de Margeret, écuyer, M. le curé de Creteil, 1875.) 



184 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Inscription fixée au mur du bas côté septentrional, près des fonts 
baptismaux. Deux ossements liés en sautoir et une tête de mort cou- 
ronnée de laurier au-dessous du texte. On ne voit plus les armoiries 
dont l'abbé Lebeuf nous donne par exception le détail : d argent à la 
fasce d'azur chargée d'une fleur de lis d'or, et accompagnée de trois 
mufles de léopard, deux en chef, un en pointe. 

L'épitaphe décerne au défunt de bien beaux éloges; espérons qu'elle 
aura été aussi sincère qu'il paraît l'avoir été lui-même. La charge qu'il 
exerça dépendait de la chancellerie de France. Les grands audienciers, 
au nombre de quatre, servaient par trimestre. Leur fonction princi- 
pale consistait dans la révision et l'examen des lettres à sceller qui leur 
étaient remises par les secrétaires du roi pour en faire rapport au chan- 
celier et pour les taxer au contrôle. 

Nous n'avons retrouvé, en dernier lieu, ni la tombe ni l'épitaphe 
de damoiselle Marie de la Hague, morte en 1660, fille de Pierre de 
la Hague, écuyer, secrétaire du roi, et audiencier comme Pierre de 
Margeret. Nous avions relevé sur cette dalle un écusson à un chevron 
accompagné en pointe d'un croissant. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 185 

MCCCCLIX. 

CRETEIL. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 

17/11. 

A la gloire de Dieu 
(tt pour perpétuelle Mémoire 
M. FRANÇOIS LOUIS GAIGNE PROCUREUR 
AU CHATELET DE PARIS ET ANCIEN PREVOT 
DE CRETEIL, MAISONS ^ MESLY *, PONT DE CHARENTON ^ 
& DEPENDANCES PAR SON TESTAMENT OLOGRAPHE 
DÉPOSÉ A M^ JOURDAIN NOTAIRE A PARIS LE I^" FEVRIER 1738. 
A, FONDÉ EN CETTE EGLISE A PERPÉTUITÉ POUR LE 
REPOS DE SON ÀME, DE CELLE DE SON ONCLE JACQUES 
GAIGNE, & DE CELLES DE LOUIS GAIGNE, & JAtQUELINE 
HOCHET SES PERE & MERE UNE MESSE BASSE DE 
Requiem LE DERNIER JOUR DE CHAQUE MOIS DE 
l'année, le sus dit S*i GAIGNE ETANT DECEDE LE 
31. JANVIER 1738. 

PLUS UN SERVICE COMPLET & UNE MESSE HAUTE 
DE Requiem & DEUX BASSE* & UN Deprofundis A 
LA FIN DE LA DITTE GRANDE MESSE QUI SE DIRA 
AUSSI A PERPÉTUITÉ CHAQUE ANNÉE A PAREIL 
JOUR 31. JANVIER & LA FABRIQUE TENUE* DE FOUR- 
NIR ORNEMENS, PAIN, VIN, LUMINAIRE, xSc AVEC SONNE- 
RIE LA VEILLE & LE JOUR DU DIT SERVICE LEQUEL 
SERVICE LE S^i CURÉ SERA TENU d' ANNONCER AU 
PROSNE LE DIMANCHE QUI PRECEDERA ICELUI. 

ET IL A ÉTÉ PASSÉ PAR DEVANT LE DIT M* JOURDIN * 

NO".* A PARIS & SON CONFRERE LE 23. MARS I741. UN ACTE 

ENTRE DAM*f* MARIE SIMONE PHELIPPE VEUVE DU DIT 

' Paroisse voisine, voy. page 179. doyenne de Chelles et de la paroisse de Con- 

* Hameau dépendant de Creleil. flans. 

' Cbarenton-le-Pont, bourg de Tancien *~*^ Sic. 



186 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

s" GAIGNE EXECUTRICE DU DIT TESTAMENT & LES 
s"* CURÉ & MARGUILLERS DE CETTE PAROISSE PAR 
LEQUELLES * DITS S*î* CURÉ & MARGUILLERS & LEURS 
SUCCESSEURS ESDITES QUALITÉS SONT OBLIGÉS DE 
FAIRE ACQUITTER CETTE FONDATION A PERPÉTUITÉ 
AU MAITRE AUTEL 



Marbre noir. — Haut. i",oo; Urg. o",65. 



Inscription placée à côté de l'épitaphe de Pierre de Margeret qui 
précède. La partie inférieure de la plaque de marbre est fracturée. 



' Sic. 






ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 187 

MCCCCLX. 

CRETEIL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 

1787. 

• CY GIT • 

MessIre Louts Bouché 
Prêtre LtCENTtÉ Es Lotx 
De La Faculté De ParIs 
Curé De Cette Paroisse 
Le- ij • JutLl>ET- 1783 • 
Decedé Le • 17 • AvRtL 
• 1787 • 

Cest Par Ses SoIns Qu'a 

F.TE ErÎGÉE La CoNFRAtRtE 

De La Saînte VIerge 

RtQUtESCAT tN Page ^ 
Pierre. — Long. i"',57; larg. o",56. 

Dalle simple; au-dessous du texte, trois larmes, deux os en sautoir 
et une tête de mort, grossièrement gravés. 



a6 



[ 



188 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXI. 

CRETEIL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE, 

1607. 

LAN DE GRACE 1607 FVT FAICTE, GESTE CLOCHE ET 
NOMMEE HENRYE PAR MONSEIGNEVR MESSIRE 
HENRY DE GONDY EVESQVE DE PARIS* SEIGNEVR DE 
CRETEIL* ET PAR DAMOYSELLE GENEVIEVE SEVIN 
FEMME DE FEV M* CLAVDE MANGOT ADVOCAT DV 
ROY ET MADELEINE LE PBR^/* VEVFVE DE NICOLAS 
BEAVCLER TRES.* DE FRANCE 

ROGER " 

Cloche. 

* Cent-dixième ëvéque de Paris, de 1 698 la seigneurie de Creteii, qui appartenait au 
à i6ââ; cardinal. chapitre de Notre-Dame. 

* Vers le milieu du xvi* siècle, en iSiy, * ^ Le Presbtref 
le cardinal du Bellay, évéque de Paris , * Trésorier. 

échangea ce qu'il possédait à Wissous contre * Probablement le nom du Tondeur. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 189 

MCCCCLXII. 

GRËTEIL. — CHAPELLE DE NOTRE-DAME DES MESCHES. 

iô5â. 

t laiî mtl n^ Iti 

ftt; fatcte pour nre Hmt H màicift 

z îni ttomee marte 

Cloche. 

La seconde cloche que' renferme aujourd'hui la tour de Creleil pro- 
vient de l'ancienne chapelle de Notre-Dame des Mesches, située dans 
la campagne, à peu de distance du chei-lieu de la paroisse. Il ne parait 
pas que l'origine de cette chapelle remonte au delà du xni^ siècle. On 
a beaucoup discuté sur l'étymologie de son nom; l'orthographe en a sou- 
vent varié; on a écrit Notre-Dame du Mesche, des Mèches, du Maige, 
du Maiche, etc. ^ 

cr Chapelle fort antique et dévote, dit le P. Du Breul, laquelle a esté 
cr jadis construite à raison de certain miracle autrefois advenu audit 
<rlieu; mais pour ce que je n'ay encore appris au long ladite histoire, 
ïT je me déporteray d'en parler plus amplement, d 

En dernier lieu, la chapelle des Mesches n'était plus qu'un petit édi- 
fice, sans valeur aucune, compris dans l'enceinte d'une ferme et servant 
de grange. 11 était d'usage d'y venir autrefois en procession des paroisses 
voisines et même de Paris. Moins favorisé que bien d'autres, le pèleri- 
nage de Notre-Dame des Mesches semble maintenant oublié pour tou- 
jours ^. 

* Lebeuf, op. du t. XII, p. 35-3o. — * Voy. ci -dessus Vitry et Ivry-sur-Seine. 



190 INSCRIPT[ONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXIII. 

BOIVNEUIL-SDR-MARNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1677. 

AV NOM DV P. DV F. & DV S. ESPRIT JAY ETE FONDVE ^ 

POVR LA GLOIRE DE DIEV DE LA S. VIERGE ET DE S. PIERRE 
PAR LES SOINS DE NOBLE F. P. DE CHEVERVE P. R^ ' DE S'^ BENOIST 
PRI^Î DE CEANS BENITE *& NOMMEE MARIE 

N. CHA * MA F. 1677. 

Cloche. 

La cloche que possède la paroisse de Bonneuil-sur-Marne porte dans 
son inscription la preuve quelle a été fondue pour quelque église 
prieurale de l'ordre de Saint-Benoît dédiée à la Vierge et à saint Pierre. 
Nous en ignorons d'ailleurs l'exacte provenance. 

L'église de Bonneuil, presque entièrement réparée à la moderne, 
conserve un petit sanctuaire carré du xiif siècle. On croit que ce fut 
en cette paroisse que naquit maître Etienne dit de Bonneuil, associé 
d'abord aux travaux de Notre-Dame de Paris, et plus lard appelé eu 
Suède pour la construction de l'église métropolitaine d'Upsai. 

11 existe dans le dallage de l'église, comme du temps de l'abbé Le- 
beuf, plusieurs vieilles tombes, sans inscription, plus étroites vers les 
pieds qu'à la lête. Nous avions jadis pris note de l'épitaphe du curé 
inessire Marin Soismier, décédé en 1786; elle a disparu. 

^ Prêtre, reUgieux, n** dccccxxii , t. III, p. 79. Les sainte person- 

* Ce nom , en partie disparu , ne serait-ii nages nommes sur la cloche ne sont point les 

pas celui du fondeur Nicolas Chapelle? Voy. patrons de Tégiise de Bouneuil-sur-Marne. 



j 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 191 

MCCCCLXIV. 
VALENTON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1760. ' 

Cy Gist 
Dame Marie Anne Françoise 
PETIT, Veuve de M'*.^ Louis 
François Symonnet 
Doyen du Parlement 

DÉCÉDÉ* en sa maison de 
VaLENTON le 17. FEVRIER 
1760. ÂGÉE DE 74 ANS. ET 

QUINZE JOURS, Inhumée en 
CETTE Eglise ainsy que 
M" SON Epoux. 
Pries Dieu pour Leurs Ames. 

Marbre noir. — Haut, o^ï^o; larg. o",6o. 

La nef de l'église est une construction grossière, où il reste quelques 
vestiges du xni^ siècle. Le chœur et le campanile sont datés de 1781. 
On remarque dans le chœur vingt stalles du temps de François I^ qui 
mériteraient d'être dessinées et publiées; le seul renseignement que 
nous ayons pu obtenir, c'est qu'elles proviennent de quelque abbaye du 
voisinage. Nous y avons compté vingt miséricordes historiées, vingt- 
deux statuettes, et trente-huit bas-reliefs. 

L'épitaphe de dame Françoise Petit est fixée sur un pilier, au bout 
de la nef, en face de la chaire. Nous savons par l'abbé Lebeuf que la 
maison du mari de la défunte se nommait Plaisir, et se trouvait située 
au bas du village (tome XII, page 46). C'est aussi au pied de la côte que 
nous avons vu la petite chapelle de Saint-Jean, construite, vers le mi- 
lieu du xiii'^ siècle, pour la commanderie de l'Hôpital qui dépendait du 
grand prieuré de France; cet élégant oratoire n'est plus qu'une grange. 
Un agneau pascal occupe le tympan de la porte méridionale. 



' Sic. 



192 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXV. 
VALENTON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

D. O. M. 

Cy GIT Dame Pierrette Lelarge Veuve de 
Messire Pierre Leleu Ecuyer, Conseiller 
DÛ Roy, Correcteur des Comptes, 
Seigneur Dolizy, Boujacour, Nogent 
et autres lieux; décédée le cinq 
novembre mil sept cent soixante huit; 

ÂGÉE DE QUATREVINGT QUATRE ANS 
DEUX MOIS, RfCOMMANDABLE PAR 
SA PIÉTÉ ET PAR SA CHARITÉ ENVERS 
LES PAUVRES DONT ELLE FUT LA 
BIENFAICTRICE PENDANT SA VIE ET QUI * 
LE SERA A PERPÉTUITÉ APRES SA MORT 

Requiescai in Pace 
Marbre noir. — Haut o^ïQû; larg. o",6o. 

Inscription appliquée au-dessus du chapiteau de la première co- 
lonne de la nef, au nord. Le texte est surmonté d'un cartouche présen- 
tant deux écussons sous une même couronne de comte; à dextre, de 
gueules à un chevron accompagné de trois têtes de loup^; à sénestre, 
d'azur à un soleil d'or rayonnant. 

* Il fallait dire et dont elle le sera, — * Par allusion sans doute au nom de le leu, le 
loup. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 193 

MCCCCLXVI. 

VALENTON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

16/17. 

t^ mi Um mtl n' xlnu 

fni fairie |iat Us l^abtktis be nalanton 

ef fti| nommée marte 

Cloche. 

Nous avons déjà insisté sur la simplicité et sur la tournure démo- 
cratique des inscriptions de cloches antérieures au xva*^ siècle. La 
cloche n'appartient pas moins à la commune qu'à la paroisse; les habi- 
tants revendiquent pour eux seuls l'honneur d'en avoir fait les frais. 



IV. ao 



19& INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MGGGCLXVII. 

VILLENBDVE-SAINT-6E0RGES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-6E0R6ES. 

xviti* siède. 

ICI REPOSENT 

Messire Jean Bachelier, 

écuyer, juge et consul 

de la ville de paris, 

DÉCÉDÉ À Paris 

LE 17 MARS 1688. 

Et Dame Geneviève Marcadey, 

son épouse 

décédée ÉGALEMENT À PARIS 

le 22 juillet 1684. 

Leur vie fut marquée 

par de nombreux bienfaits, 

ils ont constitué 

des legs pieux^ 

et des fondations 

EN FAVEUR DE l'HÔTEL DiEU 

DE Paris, 

DE LA COMMUNE 

DE Ville neuve S^ Georges, 

ET DE CELLE DES M A RETS 
PRÈS RhEIMS, 

dont ils étoient Seigneurs, 

ET ils reçoivent AU JOURD'hUY 

le prix de leurs vertus. 



Priez Dieu pour leurs aaîes\ 

Marbre noir. — Haut, i"',».^ ; lai^. o^.fiS. 
Le slyle de celte inscription appartient au xviii* siècle plutôt qu au xyii". 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 195 

Située sur une coUine, d'où la vue est admirable, l'église de Ville- 
neuve a pour soubassement de hautes terrasses auxquelles on arrive 
par de larges escaliers de pierre. Façade élégante datée de 15/19; "^^ 
du xvi*' siècle; chœur du xni*. 

L'épitaphe du consul Jean Bachelier et de Geneviève Marcadey, sa 
femme, est appliquée au mur d'une des travées du bas côté sep- 
tentrional. Les juges-consuls de la ville de Paris siégeaient autrefois 
derrière l'église de Saint-Merry, dans un hôtel d'une excellente archi- 
tecture du.xvH* siècle, qu'on a sacriGé, sous le dernier règne, à un 
percement de rue. 



■ ^> W <»fcM 



•j5 



196 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXVIII. 
VILLENEUVE-SAINT-GEORGES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-GEORGES. 

LAN 179I 2"*^ ANNEE DE LA UBERTE lAI ETE BENITE 
PAR M* ANTOINE FRANÇOIS FROISSARD CURE DE CETTE PAROISSE 
ET NOMMEE MARIE MADELAINE GEORGE LOUIS COIFFIE MARGUILLER 
EN CHARGE RAOUL CHAILOU MARGUILLER JOSEPH LEGER 
MARGUILLER COMPTABLE 

LOUIS GAUDIVEAU FEQT » 

Cloche. 

La cloche de Villeneuve fut bénite à Tépoque où la France, bien 
loin de prévoir les jours sanglants de 1 798, saluait le roi Louis XYI du 
nom de restaurateur de la liberté. On avait pris pour point de départ 
d'une ère nouvelle la promulgation de la Constitution de 1790. 

L'église de Villeneuve possède une chaire décorée de peintures du 
XVII® siècle, et un banc d'œuvre en bois sculpté sur lequel oji lit ces 
mots : 

CETE ŒUVRE A ESTÉ FAITE DV TEMS DE M**/ 
A. AMBLARE ET F. BRETON. I703. 

^ Voy. ci-dessus n* mccccxliv. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 197 

MCCCCLXIX. 
CROSNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

Dans cette Chapelle reposent M"^ Jean 
Martial de Jaucen Escuyer, et Dame 
Margueritte de Lalive son EPOUSE, Seigneur 
ET Dame de cette Paroisse, Lesquels, par piété 

ONT fonde a perpétuité POUR LE REPOS DE LEURS 
AMES, DE LEURS DESCEND ANS, ET SUCCESSEURS, 

UNE Messe basse tous les Jours de -l'année qui 
doit être sonnée et ditte dans cette chapelle 
ou dans celle du chateau*, quand bon semblera aux' 
Seigneurs du lieu. Pour l'honoraire de la ditte 

MESSE, il sera PAYÉ PAR QUARTIER AU CHAPELAIN 

nommé par eux, une somme de quatre cent liures 
par an a prendre sur la terre et seigneurie dudit 
Lieu moyennant laquelle somme le Prêtre se 

FOURNIRA DE PAIN, VlN, ET LUMINAIRE LE TOUT 
CONFORMEMENT AU TESTAMENT DESD^* SEIGNEUR ET DAME 

Fondateurs, déposé chez M", de Visigny Not** 
A Paris le i8 Juin 173 i. 

Mes Dames les Présidentes Larcher et Marquise 
de Merwvdle *, par le mouvement de leur piete, 
et pour satisfaire au desir dud. testament dont 
elles sont exécutrices ont fait placer ce marbre 

Vn de profondis ^ 
Marbre blanc. — Haut. o'fgS; iarg. o^^Go. 



' Fie chAieou et sa chapelle ont été de- ' Toutes deux fdies de Martial de Jaucen. 

tniîLs. ^ Sic, 



198 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Petite église en partie de la fin du xu® siècle; chapiteaux sculptés 
de rinceaux, d'oiseaux et de griffons. L'inscription qui rappelait la célé- 
bration de la dédicace par Jean Nervet, évéque de Mégare, le premier 
dimanche de juillet iBogS s'était conservée jusqu'à nos jours; elle a 
été brisée par des ouvriers chargés de la déplacer pendant des travaux 
de restauration. 

L'épitaphe de Jean-Martial de Jaucen et de Marguerite de Lalive est 
encastrée dans le mur de la chapelle seigneuriale, construite au 
xvia^ siècle, du côté de l'Evangile. Au-dessus du texte, sur un car- 
touche, deux écussons surmontés d'une couronne de comte et accostés 
de deux coqs servant de supports; à dextre, une cloche accompagnée 
d'un coq en chef et de deux étoiles; à sénestre, un arbre également 
accompagné de deux étoiles. Le défunt avait succédé comme seigneur 
de Crosne au maréchal d'Harcourt; il mourut en 1781. Sa femme lui 
survécut et porta le titre de dame de Crosne; après elle, la seigneurie 
passa au président Larcher, leur gendre *. 

Le célèbre Boileau naquit à Crosne, le t** novembre i636, dans la 
maison de son père Gilles Boileau, greffier de la grand'chambre du 
parlement de Paris. Cette maison fait face à l'entrée de l'églîse. On 
lit le quatrain suivant sur un marbre noir, au-dessus de la porte : 

ICI NAQUIT BOILEAU CE MAITRE EN l'ART D'ECRIRE 
IL ARMA LA RAISON DES TRAITS DE LA SATYRE 
ET DONNANT LE PRECEPTE ET L*EXEMPLE A LA FOIS 
DU GOUT IL ETABLIT ET PRATIQUA LES LOIS. 

' En 1809, le mois de juillet commençait par un dimanche. — * Lebeof, op. cit, 
l. XII, p. 69. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-CORBEIL. 199 

MCCCCLXX. 

M0NT6ER0N. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQURS-LE-MAJEUR. 

i535. 

ttWïjïmUttr* îtt Unvxt t\ Ubxxt^w ïk* Ujjû 

U (tam 0$ttt Uvm U fmt ^vct tJmUx tl (tU\ntt 

p«' \$m ^t Ée» tïttttrabU tl 

^tttWpim 0^*. ^ttttttw b< iewwrt ifu tmwt pîiT 

twttf h UuUuti «ttr U ÏKijî ï« W 

at^t«l mât ïirtU» t»wU« 

Um kttiit0 c^mâk(t« z ont MulU tttt«» be rqtu at») 
m» Ubtrd 1 1« fw « ttl }o' qv» \é ttiïvxt e«t îit«b< 

ttU batlUjs tt {ta^tô mt^i ttuirsU^ )»ir 

Pierre. — Haut, o'^fih; krg. o*,6îI. 

• 

Eglise peu considérable; porte principale du xuf siècle, ainsi que la 
plus grande partie de l'édifice. L*épitaphe de messire Quentin de Hé- 
ricourt, qui fut sans doute curé de Montgeron, a été retirée de l'église 
et déposée à la mairie. Les exemples d'une pareille mesure de conser- 
vation ne sont que trop rares. Au-dessus du texte, une Notre-Dame de 
Pitié; à sa droite saint Christophe^, appuyé sur un long bâton et por- 
tant sur une de ses épaules le Christ enfant; à sa gauche, le défunt 
agenouillé, en surplis, et derrière lui, saint Quentin dans une espèce 
de cangue. Plusieurs lignes, qui terminaient Tinscription , sont complè- 
tement effacées. 

* Vineetmei. sociaii-on aa saint apAtre Tilluslre maiiyr 

* Il semble qu^on aarait d donner la sainl Christophe, dont la fête se oëlèbre. 
préférence à saint Jacques le Majeur, patron comme cdle de saint Jacques, le s 5 juillet, 
titulaire de la paroisse; mais peut-être as- 



200 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mcccaxxi. 

M0NT6ER0N. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JAGQUESLE-MAJEUR. 

XVI* siède. 

« 

kum -Ir «' ij^ tttatt •<? ttwrm -Ir statà * vnmlvt -Ir be la ♦ 

O^alftbem 

»î« LAN 1774 JAY ETE BENITE PAR JACQUES NICOLAS LANGLOIS 
PRETRE CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE ADRIENNE 
MARIE MADELEINE VLPHE * PAR TRES HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR 
M^^ ANNE GABRIEL HENRY BERNARD MARQUIS DE BOULLAINVILLIERS 
COMTE DE TERRIDE BARON DE MONFOURCAULT VICOMTE DE GIMOIS 
SEIGNEUR DE PASSY * SAINT POL MONTGERON CHALANDRAY- 
VIGNEUX * GRESOLLES ANGERVILLE HEURTELON LA BRETONNURE 
OISEL LE NOBLE BROGNARD BROQUIGNY FERRIERES BAGNARD 
PORTES CRECHES GAUDREVILLE LA RIVIERE LA HAYE VILLELET 
VERRIERES MONTHELON S'" AUBIN PRIEZ VREIGNES BETEMBOS 

FENHAMBES SENS MONBE LA BOURGADE GARGAN VILLE 

COUTURES LARRAZET BRIVE CASTEL BELVESE VIGNERON ESCA5AVX 
LACABRERIE FONTALADE S^ JEAN DE CAUCASSACCOMBE RONGER 
MONTAIN LA PERRIERE* ET AUTRES UEUX • CONSEILLER DU ROY 
EN TOUS SES CONSEILS PREVOT DE LA VILLE PREVOTE ET 
VICOMTE DE PARIS CONSERVATEUR DES PRIVILEGES ROYAUX 
DE LUNIVERSITE GRANDE CROIX HONORAIRE DE SON ORDRE 
ROYAL ET MILITAIRE DE S^ LOUIS UEUTENANT POUR SA 
MAJESTE AU GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE LISLE DE 
FRANCE ET TRES PUISSANTE DAME MADAME ADRIENNE MARIE 
MADELEINE VLPHE DHALLENCOURT SON EPOUSE 
FRANÇOIS LORIOT ET PHIUPPE AUGE MARGUILLIERS 
lOSEPH ET NICOLAS ANTOINE PERE & FILS FONDEURS' 

Cloches. 

* Sainte Ulphe, sainte OOe, vierge du * Il nous a été impossible de vériGer 

Yiir siècle, vënërëe en Picardie, et parlicu- toutes les énonciations de cette interminable 

fièrement à Amiens. nomenclature. 

' Passy-Rs-Paris, * On a employé la formule et autres lieux, 

^ Chaknâray, ilef de la paroisse de Mont- probablement quand il ne restait plus rien à 

geroo. dire. 

^ Vigneu, pai-oisse supprimée, voisine ^ C'est pour la première fois que nous 

de Montgeron. Vo}. ci-dessas, p. 179. avons à citer cette famille de fondeurs. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. SOI 

L'église de Montgeron est pourvue de deux cloches, la plus ancienne, 
mais la moins importante, du xvi^ siècle, la plus forte, fondue et bénite 
en 1774, 

La petite cloche provient de l'ancienne chapelle de Saint-Barthélémy, 
située au bas de la montagne, sur le bord du chemin qui vient de Pa- 
ris, à main gauche. Cette chapelle, complètement détruite, il y a en- 
viron un demi-siècle, était qualifiée d'ermitage; elle avait fait partie 
d'une maladrerie unie, en 1701, à l'hôtel-Dieu de GorbeiP. Une ins- 
cription, placée au-dessus de la porte, provoquait ]a charité des pas- 
sants. 

Le parrain de la cloche principale, Anne-Gabriel-Henri Bernard, dit 
le président de Boulainvilliers, né en 17 2/1, était petit-fils du célèbre 
financier, Samuel Bernard; il épousa en secondes noces, en 17&8, 
Adrienne-Marie-Madeleine Ulphe d'Hallencourt, dame de Boulainvil- 
liers, d'une illustre famille de Picardie. Il possédait, eptre autres sei- 
gneuries, celle de Passy-lez-Paris dont un écart a porté jusqu'à nos 
jours le nom de Boulainvilliers. 

' Lebeuf, op. cit. t. XII, p. 78. 



IV. a6 



SOS IlfSGRlPTlONS DE LA PRANCB. 

Mcccaxxu. 

DRAYEIL. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

pK^ikvii tÀctlU ^ Uvx mïUf 'p tjiddxm Uptxmw te \mt 
^ett (tOdtta^ Im Mît te Iveqttùm.dtt 3a' te xmtt:^ tl latit» 
^ttlU z « «oU te («{fui ^ làittct («ctttt»ttt te Utittl m >' te 

fottrttf tt ^tttore <mOttdi tmttill^ h ïmt te (ix tetu> t^hyit 
«ttq Kttr<« Fpo' empl^et z (ôtwrïir ft« prattSl z trtHiîe te Ui5" 
tjilitie 4 ta (Imsi W UHiùti ttmrjsUii z lettre ttucetTettr» ler^f 

pim h (tUhtnïm UVincUt ^e«x mtUt U Bm te Utt UmtsT 

T pmf tettin «»(& ^tt i* UtVimtA (6t auTtrt 6i Um Uti 
vmsxMttt îmu^ tl Uttrtr aortumetw ttuttittôut et-ftttltr» 
t]iimt wttiXmtt pattr ttUbm UtS henx mî[^ €Jm ^ faut 

piXUtt ^eU( fati^(ttiatt pi^mï Uvx rnUmt H 
tfi$XUM kp»[mml titt^ m dtt^U z p^trt 
U ktmtrj^nr H mm te 3ttWd 

Pierre. — Long. o",8& ; larg. o',fi5. 



' Sici omission du mot sire. — ' Forêt considérable, voisine de Draveii, appartenant )i 
l'État. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GOBBEIL. SOS 

L'église n'est plus qu'une grande salle plafonnée , depuis la recons- 
truction qui en a été faite dans le siècle dernier. 

Inscription comprise dans ie dallage du chœur. Le fondateur, hono- 
rable homme Léon Bourdon, exerçait les fonctions de garde royal de 
la forêt de Senart. Il avait traduit son prénom et son nom en langage 
héraldique , comme on ie voit à la suite du texte, un lion tenant entre 
ses deux pattes de devant un bourdon de pèlerinage. Les caraotèree de 
l'inscription, sont gravés avec une netteté qui fait honneur au lapicide 
du xvi^ siède. 



afi. 



S0& INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCGCLXXm. 

DRAVBIL. — I^GLISE PAROISSIALB DE SAINT-REMI. 

.567. 

p^ U Jtumtîkt ^ Um kjttt <^' j$»( nttmtli ^ tttjm tttnant 

t^p^i $m "tmHkt (t l^((a«t(w^$((0 Uî^wl» qttaitt tMi 
ttrottt îttrfî p Ir txixt $tt w'fawe WfelU «l< U« Ja" qui t<tt(ttutiitt 
tftH aHatt^ir U xxu' ^ q^yg ^gçfofat xxtx* jMxm U x* apttnl 

ti xttm' 3^' ^ Jttfll^i p( (Pô tttCptU 9tmtre0 ^ «^ ttt^a jut^t 
)i Utï m(u%tttUter« (10^ (tut wïmt titcaire xto f Fut» ^«im^ 
M) btam ti (]^|tpttr$ a (^ntt xu F )>^ a Ut t^st ^ Utt 
(ttn (tt Un mtmt UvA itm ïmt U pvktt a ta» jtr^Tttt U 
ifmnt;^ ptt'Mi i Utmi kkU U(^ nHii pt^' Ubûi kWxwi 

îi( r(ttU fttttitutU ita' U fmtîxtan ^e(ît qtwfrt oMi <ti m jl 
abmettbrajtf ^ l(^ vtniit u pwitit WtiU Unti tUth^t 
tn « f «0 uni WfiTîii fwottt irttm JRetnpUijer Ut \ftm» _ 
qm )tr«ttmik0tti H lucltapf ttt (ttd|re rttt K la^contmtuiâi 
^(Hf ^tmtre «titt) p\M Wittuti» |» («nîT ttHattut n Me 
a (QfttRr(0 <ï)t(î((l btt bas0 et 3e&$tt attîtolk f^ti U» t^p^t 
Um tttimtfi tiûîtu0 U$,mt!^ (^ ^nîT btt h^^t ic^p mMxiitx» 
ti Ums ^ wjjttt «tlP « (ftamprame ' <t «ttS* «rcMU i<W!» 
nxptià HuUt mut «tf* atw plattU? îe kanetl p«» e» 3agr_ 
Uttw ti«0 ^fttttft l« (}imt k^z ttUhm tnWtî^ p 
^m att $ Mmû ^v^^tttmti ïix b^0 mïUi pWH 
it«$0 tf iimixt Miixti h$Xk» mUtt p là' «rd^^lU ti n^fm 

' Sic. — * Outmpmay, écart de la paroisse de Draveil. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL SOS 

ÎH^l ^miUp»tih (Wat ii Um btrt tf tt^wm Ut? ïix 

(t Ut? tjiU Àla (ÎMU^ ^t» Ut? tttjtn^ Ut^ Uttm ^ îwmx ti 
\mtt ^ t}m m U im ti tUimttti }ta' îem U ttw U 3^S 
aM«ltt * fttttTi» îie ^ fmt te lawr^fe? J»' pa» tett» bu? befi&wct 
C^tt» U fottt etl (t)>tew be(teir« }t U UOtenût bttelttjf bt({»ttd 
qm fnt! )t(i(U ^ îttttôttt (ètUttm j^ttfm tt^tent l^ajtal <tt^i(i 
tfttmtii U tttt' J<mr tai «u>5« batfoltrt C^il > M. 

âeqttttUat 3» j>afe 

Pierre. — Long. i''|io; lai;g. o',66. 

L'inscription da vicaire Noël GervaLs se trouve placée à côté de celle 
de Léon Bourdon; les caractères en sont aussi d'une excellente gra- 
vure. Les fondations d'obits et de prières détaillées dans le texte ne de- 
mandent pas d'explications. Le généreux vicaire avait aussi laissé en 
jouissance viagère quelques vignes à deux chapelains qui le secondaient 
dans ses fonctions, maîtres Michel du Bois et Jean Orcholïe. Après leur 
mort, ces vignes devaient faire retour à l'église, sous la condition d'ac- 
quitter des messes, et de fournir le vin et les échaudés nécessaires 
pour la célébration de la cène le jeudi saint. Cette dernière circons- 
tance ne se rencontre pas souvent dans les actes de donation testamen- 
taire. 

Deux dalles posées à l'entrée du chœur, presque entièrement effa- 
cées, paraissent avoir appartenu. Tune à un curé du xvi^ siècle, l'autre 
à un ;ioble homme du xvif . 

Un prieuré, du titre de Notre-Dame-de-l'Ermitage , dont la fonda- 
tion a été attribuée à saint Denis, existait à peu de distance de Dra- 
veil, dans k forêt de Senart. Nous n'y avons trouvé que des masures, 
et aucun monument épigraphique. 

' Le jeudi saint, nommé absolu de Tabsolution gënërale donnée en ce jour au peuple. 



e IKSCBIPTIOfIS BB l* PRiUCI. 

MCCCCLXilV. 
SOI»I-S006-toOLIS. - tSUSK PAHOISSIAIB DE NOTBS-DAME. 



muUmmt siUe nulel tïttialin stùnitm k mlltptrcU ' agnltiUtc tt 
matin imM ira mj • oiatUllatu îe pool (aiob maHUct ■ uifcouU ît 
«tlitil • t( Cnioitat it s«fj 

Pierre. — HeuL o',57; lai^. e'.oo. (La gravure ci-deaeus n'en donne pe« (oui i roitli moitié.) 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEOX-GORBEIL. S07 

Les deux travées du chœur de Téglise datent de la première moitié 
du xui^'siàcie; le surplus a été reconstruit i une époque avancée «du 
xvif. Le tout neTorme qu un édifice de la plus tmodeste apparence. 

La dalle historiée que nous publions avait depuis longtemps dts«* 
paru. Labbé Lebeuf nen a rien dit, et personne nen pouvait soup- 
çonner l'existence. Une circonstance toute fortuite la remise en hon« 
neur, il y a un peu plus de vingt ans ^ On s'occupait de pe£aire le 
dallage de Féglise* En retournant une grande pierre dans laquelle se 
trouvait scellé un des appuis de la balustrade du choeur, les ouvriers 
remarquant avec surprise qu'elle était couverte de personnages et 
d'ornements dessinés en creux. On s'empressa d'enlever la i couche de 
poussière humide qui la souillait; on dégagea les caractères de i'in»* 
cciption , et un archéologue distingué , M. Pinard , qui travaillait alors 
à des recherches sur l'arrondissement de Gorbeil , n'eut pas de peine 
à reconnaître que l'église de Soisy venait de recouvrer le titre le pkks 
précieux de ses archives. 

C'est ujoe pierre gravée au ciseau et rehaussée de couleurs qui lui 
donnent l'aspect d'un tableau à teintes plates. Elle offre la plus grande 
analogie avec les monuments des sergents d'armes de Boavines que 
nous av€His publiés dans notre tome 1^, sous les n~ gcxxvih et ccxxix. 
L'inscription forme une longue ligne d'environ deux mètres de déve- 
lapement sur la bordure supérieure de la [nerre. Les six derniers 
mots foml retour sur la bordure latéralel 

Un Christ en croix, occupe le milieu du tableau. Le Sauveur a le 
nimbe ^oisé qui caractérise les personnes divines; deux clous fixent 
les mains sur le bois; un seul traverse à la fois les deux pieds snper- 
posés; un jnpon court s'attache autour des reins. Deux petits anges 
reçoivent dans des calices les gouttes du sang qui a payé la rançon eu 
monde ^. Des ossements apparaissent au pied de la croix; ce sont ceux 
d'Adam que son fils Seth enterra au sommet du Golgotha, et dont Téx- 

* La déooaveiie en a en liea en 1 856 . La * Cujuê una skUla tahum facere 

pierre était un peu endommagée; on Ta rea- Toium quit ab omni mundum seelere. 

taurée et repeinte. 



308 ^ IRSCRIPTIONS DELA. FRANHE. 

piation quatre^ fois' niilténaire ;e8[{-enfif).coù8omiBée. Le soleil et la lune 
sont figurés auT^œusides bvanèbes.dé.-k joroix. La mère de Jésus se 
tient avec uBe:>dv]^lmii^u8e? fermetë; enveloppée d'un voile et d'un 
ample manteau, àia-droite dedon'BIgexpiraift^ Le disciple bien-aimé 
est à gauche; il .à les.pteds.mitS'^.tiéni un livre, conformément aux 
règles de l'iconographie chrétienne .'.Un peu {>lufi loin sont agenouillés, 
les mains pintes et dan»' rattitiiée deia prière, les deux personnages 
auxquels le monument est. consacré, Giiks Malet, lé maitre d'hôtel et le 
garde des iivreafdu roi €harles^^, iet son éppuse,* Nicole de Ghambly, 
le mari en armure dëier, le feoime en jupe et corsage^. Les hermines 
et les coquilles: de leurs bksèùs cou vpentvtettrs vêtements. Leurs saints 
patrons leur serveuit ifiidHntércessëuï*s;! Saint' GiIi^s, en costume mo* 
nacal, caresse.'de\la.mait) droite la biche qui partagea sa solitude sur 
les bords du Rh<ftne;:'Sâèint Nkdlsns^porCe 'la chasuble et les insignes 
épiscopaux; nh voit^d^ppès'dé'l&iVsoiiant d^un baquet, les trois jeunes 
gens qu'un hôtelîisr àyaitcoupés én-morcèaux, et qui ressuscitèrent à la 
voix du saint prëtàt/:I)«ùx'beaùx.angés^:en.'aubed. traînantes, tiennent 
les écussons âri|)onés,*.'çièlu4- dë&>]^ fasces d'hermines ^ et 

celui des GhàVnbly.ià.trôis coquHles: Le 'fond du tableau se divise en 
panneaux carrés qiïë remplissent aitériitaliiYemeilt des rosaces et des 
quatre-feuilles. » '.>- - v. 's'I. t,:;!. c ; •• . -:, 

La pierre qile nous vehmis de' démre- était sans doute déjà re- 
tournée et confdndkié dans 'leîdGtUage; lorsque l'abbé Lebeuf visita, 
vers l'an lySo, l'iâglise -de. Soisy. Le savant.abbë ne l'aurait pas plus 
passée sous silence;, notis le petisons; qu'un autre monument de Gilles 
Malet qu'il a' 'i^û-ericoins eh :plaee::et- qiri" n'existe plus aujourd'hui. 
C'était une inscription sur lame de- cuivre •rdiatalit^ l'obligation imposée 
au prieur dé Notre-Dame-^de-llËrrûitàge de^la^orét de Senart de celé- 



A m 



i 



' Stahat nîatetJolin^a. i' ;/..*;. r v n n-aypp^ pas prù devoir tenir compte dans 

* Le costume de Nicole de Chnmbly et - notre gravure, 

celui de saint Nicoias, entamés.pwides ti:t>u8 r ' Une coquille en télé de ia première 

pratiqués dans la pierre,' ont; ëtëi^éparës -baoe. 
avec une exti'éme maladresse, dont nous 










B ^ 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 209 

brer, chaque semaine , deux messes en mémoire de Gilles Malet et de 
sa femme, dans l'église de Soisy, à Tautel de Saint-Michel. 

Gilles Malet mourut en i&io, laissant deux fils : Jean, qui fut, 
comme son père, maître d'hôtel du roi, et Charles, qui se contenta 
de la position plus modeste de licencié es lois ^ Nicole de Ghambly ne 
survécut pas plus d'un an à son mari. 

L'inscription gravée sur l'encadrement de la dalle énumère les titres 
qui faisaient de Gilles Malet un personnage considérable. La postérité 
n'en aurait pas moins oublié le seigneur de Villepescle^ et de Soisy, le 
vicomte de Gorbeil, le châtelain de Pont-Sainte-Maxence ^ ; mais elle 
n'oubliera jamais que le nom de Gilles Malet prend place en tête de la 
série des hommes illustres à qui nous devons la formation et le dé- 
veloppement de la Bibliothèque royale de France, devenue après bien 
des vicissitudes la plus riche qui soit au monde. Gilles Malet avait la 
garde de la librairie du roi Charles V. Ce zélé bibliothécaire comprit 
que la rédaction d'un catalogue était le premier de ses devoirs^; ses 
successeurs en conservent religieusement le manuscrit original, ainsi 
désigné sur la feuille de titre et sur le second feuillet : 

crlnventoire des livres du roi nostre sire estans en son chastel du 
ff Louvre. ?» 

ff Cy après en ce papier sont écrits les livres de très souverain et très 
(T excellent prince Charles le quint de ce nom par la grâce de Dieu roi 
(t de France estans en son chastel du Louvre en trois chambres lune 
(T sur lautre lan de grâce mggclxxiu enregistres de son commandement 
«r par moi Gilles Malet son varlet de chambre, -n 

L'inventaire se divise en autant de chapitres que la bibliothèque 



^ Lebeuf, op. eit, 1 3* partie, p. 108 et faisait autrefois une position stratégique 

1 1)6. très-importante. 

' Vilkpescle ou ViUepesque, Gef de la * Ne pourrait-on pas dire qu une collec- 

paroisse de Lieusaint. Voyez ci -après, tion quelconque, et surtout une bibliothèque, 

n* MDvi. dépourvue de catalogue , est comme une ville 

' Petite ville, comprise dans Tarrondis- sans cloches, un aveugle sans bâton, etc. 

sèment de Senlis. Le passage de TOise en (Rabelais, Gargantua, liv. I, ch. lu.) 

IT. 27 



210 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

comptait de salles. La première contenait 269 volumes, la seconde 
260 et la troisième 38 1. Le 7 janvier 1/109, Gilles Malet inscrivit à 
son catalogue une vingtaine de volumes envoyés par le duc de Guyenne, 
fils du roi Charles VI. La collection occupait deux étages d'une des 
tours du Louvre dite de la Librairie ^. 

Alexandre Lenoir a publié, dans sa description du musée des monu- 
ments français, t. VIII, p. 93, pi. GGLXXXIX, un vitrail de Tabbaye 
de Bonport, en Normandie, représentant le bibliothécaire de (iharles V 
et Nicole de Ghambly, agenouillés et revêtus de costumes blasonnés, 
comme on les voit à Soisy. Ge panneau, dont M. Albert Lenoir pos- 
sède un dessin colorié, appartenait en i8i/( au célèbre archéologue 
normand, Hyacinthe Langlois. Nous ignorons quel en aura été le sort. 
Souhaitons du moins bonne et longue vie à la pierre de Soisy dont la 
conservation est un vrai miracle opéré en faveur de Tarchéologie. 
Elle a été fixée au mur de la nef, près des fonts baptismaux ^. Nous 
avions vu jadis, dans le chœur, au milieu de fragments d'époques di- 
verses, une très-grande dalle du xv^ siècle, engagée sous les bancs. 
Quelque détériorée quelle fût, on y distinguait l'effigie d'une dame 
coiffée d'un bonnet à deux grandes pointes; visage, mains jointes, gar- 
niture d'hermines au corsage, rapportés en marbre blanc. La tradi- 
tion locale attribuait cette tombe à Nicole de Ghambly ; elle a disparu 
de l'église, à la suite des travaux de restauration du pavé. 

' Magatin ptttwesquBy anoëe .1861, * La cave baptismale est entourée d'oae 

l. X\IX, p. 171, 17Q. superbe balustrade en bois, toute sculptée 

Revue archéologique (Leleux), i3* année, de fleurs de lis et de .dauphins, semblable à 

9' partie, p. 563-566, article et planche, celles qui environnaient les lits de parade, 

T. Pinard. dans les résidences royales (i?it* siècle). 




ANCIEN DOYENNÉ DD VIEUX-CORBEIL. 



Sli 



MCCCCLXXV. 

S0I8Y-S0US-ÉTI0LBS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1619. 

Trois dalles en pierre bleue étaient placées au pied des degrés du 
maître-^utel : Tune, complètement oblitérée; la dernière, présentant 
à peine quelques mots sans suite; celle du milieu, portant Tépilaphe, 
en français, de Claude Belot, seigneur de Soisy, aumônier du roi, abbé 
de Notre-Dame-d'Evron ^ et de FontenellesS chanoine de Notre-Dame 
de Paris, mort le 3& décembre 1619. Ces dalles ont été supprimées 
dans les mêmes circonstances que celle dont nous venons de faire 
mention à la fin de l'article précédent. La tombe de Claude Belot n of- 
frait aucun ornement, et Tinscription relatait seulement les titres du 
défunt, sans y ajouter aucun détail sur sa personne. 

Le Gallia christiana que nous avons consulté nous apprend que Claude 
Belot, conseiller et aumônier du roi, fut le quarante-troisième abbé 
de BreteuiP en 1695, le trente-cinquième abbé d'Evron en 1611, et 
le trente-huitième abbé de Foulaines-les-Blanches '^. Son épitaphe, au- 
jourd'hui disparue, est mentionnée par le savant continuateur du Gallia 
comme faisant partie des portefeuilles de Gaignières; nous l'avons inu- 
tilement cherchée ^. C'est par erreur sans doute que le texte, dont nous 
avons jadis pris note, attribuait la qualité d'abbé de Fontenelles à 



^ Abbaye de bënëdictins du diocèse du 
Mans, aujourd'hui de celui de Lâval et du 
département de la Mayenne, fondée au 
VII* siècle; bâtiments convertis en établisse- 
ment de bienfaisance; église remarquable, 
conservée. {Gall. christ, t. XIV, col. /i83- 

493.) 

' Abbaye de Tordre de Saint-Augustin, 
fondée en 13 10, au diocèse de Luçon, à 
deux lieues environ de la Roche-sur- Yon 
(Bourbon-Vendée). BAtiments délabrés, oc- 



cupés par une ferme ; petite église, en partie 
du un* siècle, à peu près abandonnée, mais 
gardant ses tombeaux, ses autels, ses stalles 
et son jubé; nous Tavons visitée en 1869. 
(Gaïl. christ, t. II, col. i/iSS-i/iBy.) 

' Abbaye de Tordre de Saint-Benoit, au 
diocèse de Beauvais. {Gatt. christ, t. IX, 
col. 799-807.) 

* Abbaye dstercienne , au diocèse de 
Tours. {GalL christ, t. XIV, col 3ai-326.) 

» T. XIV, col. 491. 



37 



SIS INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Claude Belot, dont }e nom n'est pas compris dans la liste des abbés 
de ce monastère, tandis qu'il figure au contraire dans le catalogue de 
Tabbaye de Fontaines. La similitude des deux noms aura trompé le 
rédacteur de l'inscription. 

Ne semble-t-il pas que les autorités municipales et religieuses, spé- 
cialement chargées de veiller sur les monuments conservés dans les 
églises, leur aient déclaré une guerre d'extermination qui n'admet ni 
repos, ni trêve? Voici la tombe de Claude Belot, dont la haute po- 
sition comme dignitaire ecclésiastique aurait dû inspirer quelque inté- 
rêt, sacrifiée à je ne sais quelle régularisation de dallage. Elle était à 
peu près intacte. A chaque page, nous avons à enregistrer quelque 
perte nouvelle. Cette dçstruction n'est qu'un exemple entre mille. 
Si la pierre de Gilles Malet n'a pas subi le même sort que celle de 
Nicole de Ghambly, nous ne le devons qu'à la présence exceptionnelle 
d'un homme intelligent témoin de la découverte. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 



213 



MCCCCLXXVI. 

SOISY-SOUS-ÉTIOLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME, 

i6A3. 





Messire • Francoys • 


ROVSSEAV 


• / 


CHANOINE • DE 


. sT , 


1 • a • 


. ET 


• CVRE . DE 


• SOISY • 


DES 


• LANNEE • 


1590 


• A 


• DONNE • 


CETTE • 


VITRE • 


EN • 


LANNEE- 1 


643. 


ET • 


DÉCÉDÉ • 


L£ "... 









Un grand vitrail remplit la seconde fenêtre du chœur, du côté du 
nord. Il représente, sous une galerie à colonnades, le curé donateur, 
François Rousseau, à genoux, assisté de son patron, saint François 
d'Assise. Leurs prières s'adressent à la Vierge qui apparaît sur un 
nuage, avec son fils dans les bras. Le curé porte un surplis; une 
calotte lui couvre la tète; sa barbe est taillée en pointe. L'inscription 
se lit sur le verre, au-dessous des personnages. Le coloris, mal pré- 
paré sans doute, na pas résisté à l'action du temps; il a pris une teinte 
grisâtre. 

Lorsque François Rousseau donna cette verrière à son église, il 
exerçait depuis cinquante-trois ans les fonctions curiales. La date de 
son décès, toute disposée de son vivant, n'a pas été complétée. 



3U IMSCRIPTIOTSS DE LA FBA5CE. 

MCCCCLXX^U 

SOMT-SODft-KTIOLBS. — ÉGUSK PAB0ISSL4LB DB ROTBEHDAlf E. 

16S9. 

D. O. M. 

ET 

>tTERN7£ MEMORLt 

NICOLAJ DE BAILLEVL, 

QVI EX ILLVSTRI ET PER-ANTIQVA APVD CaUETES * 

BALLIOLORVM gente orivnovs, omnes tocje 

GRADVS DECVRRIT, RARO AD POSTEROS VIRTVTIS 

EXEMPLO. Deposito svb HENRICO MAGNO 

VELVTl TVROCINIO, ABDICATISQVE MIUTARIBVS 

STVDiis Senator factvs, deinoe libellorvm 
Svplicvm' Magister, et post di versas Legationes 

PRiETVRAM ADEPTVS, VrBI DENIQVE, REIQVE VRfilCiE 
TERTIVM PRiEPOSITVS, TANTVS VBIQVE VIR FVIT, VT 
OMNIBVS ADMIRATIONEM SVI RELINQVERET. SeD 

■MIT «TB RiCfIX CaMBIXABT» * 

CVM PRiESES IN SeNATV SEDERET, IPSO DIGNVS 
FASTIGIO A ReGE NON SEMEL PRONVNCIATVS, 
VT EST VIRTVTIS COMES INVIDIA, MALEVOLORVM 
HOMINVM ARTIBVS REVS INNOCENS RELEGATVR, MAGNO 
BONORVM OMNIVM DOLORE. POSTMODVM TAMEN REVO- 
CATVS ET IN SACRVM PaLATINORVM ORDINEM REGIIS 
AVSPICIIS RES ADMINISTRANTIVM ALLECTVS , if^RARIO 
PRiEFlClTVR. QVO IN MVNERE PVBLICiE PECVNIiE PARCVS, 
SViE LARGVS, AVARITIiE MACVLAM, QVAM PAVCI VITANT, 
FACILE EFFVGIT. NeQVE VERÔ HiEC INTER PVBLICI 

* Leg peuples du pays de Gaux. — '~' Sic, 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 216 

NOSOCOMII CVRATIONEM, ANTE ANNOS V. ET «XX*. 
DELATAM INTERMISIT, PROPENSIORE SEMPER IN PAVPERES 
ANIMO, PERPETVA ET CONSTANTI IN DeVM PIETATE. 
POSTREMO CVM DIVISO IN FACTIONES ReGNO, CVNCTA 

bello atroci deflagrare, Senatvmqve ipsvm, cvi 
pricerat, in partes distract vm cerneret, tandem 

MOERORE, CVRIS, LABORIBVSQVE CONFECTVS, ReGI ET 
PATRIi£, QVAM DVDVM DEVOVERAT, VITAM IMPENDIT 

XIII. Kal. Septembr.' Anno R. H.' M. DC. LU. 

yETAT. VI. ET LX*. 

ELISABETHA MALIER» 

AMANTISSIMO CONIVGI 

HOC MONVMENTVM MOERENS POSVIT, 

EXIGVO QVAMVIS SOLATIO INGENTIS SVI LVCTVS. 

VIATOR PUS MANIBVS BENE PRECARE. 

Marbre noir. — Haut. i",47; Jai^. o",83. 

Nicolas de Bailleui fit construire sur le côté méridional de l'église 
de Soisy, en l'honneur de la Vierge, une chapelle voûtée en coupole, 
où sa veuvev Elisabeth Malier, lui érigea plus tard un tombeau. Ce 
monument funéraire se compose de marbres de différentes couleurs. 
Deux pilastres de marbre noir, avec chapiteaux doriques en marbre 
blanc, décorent le soubassement. L'inscription, gravée sur une grande 



^ Nicolas de BaiHeul fit partie, pendant 
plus de vingt-cinq ans, du grand bureau 
des pauvres de Paris. 

' Le 90 août 

' On aurait dû écrire, suivant Tusage, 
R. S. H. , reparatœ salvûê hvmanw. Les deux 
lettres R. H. pourraient cependant se tra- 
duire aussi par reparatœ ou restitvtœ hvma- 
nilatis, 

* H était né vers 1887. L'abbë Lebeuf 



et d'antres auteurs ont indiqué par er- 
reur la date de 1663 comme celle de son 
décès. 

* Fille de Claude Malier, conseiller du 
roi en son conseil privé; petite-nièce d'un 
autre Claude Malier, secrétaire du roi et 
seigneur de Servon. Voyez ci-après n* hdliii. 
Elle fut mariée à Nicolas de Bailleui, en 
i6qi. Les Malier avaient leur sépulture à 
Paris, dans l'élise de Saint-Paul. 



S16 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

table de marbre noir, est encadrée d'une bordure d'un travail soigné; 
au sommet, une élégante tète d'ange; à la partie inférieure, une tête 
de mort accompagnée d'ossements et couronnée de laurier. Sur la plate- 
forme, une statue de marbre représentait le défunt en prières; son 
livre était placé entre les deux ailes d'un ange agenouillé. Il parait 
certain que ces deux figures, achetées par un peintre en bâtiments 
du village, ont été revendues par celui-ci à un amateur parisien. 

L'épitaphe, rédigée par quelque latiniste habile du xvn' siècle, ap- 
partient à la catégorie de celles qu'on pourrait appeler biographiques. 
C'est une histoire abrégée de la vie du personnage. Nicolas de Bail- 
leul, sorti d'une ancienne et illustre famille du pays de Caux, quitta la 
profession des armes qu'il avait d'abord embrassée sous le règne de 
Henri IV, pour entrer dans la magistrature , dont il parcourut tous les 
degrés. Conseiller au parlement de Paris en 1627, maître des requêtes, 
lieutenant civil et trois fois prévôt des marchands de la ville de Paris, 
président à mortier au parlement, chancelier de la reine Anne d'Au- 
triche, disgracié, puis rentré en faveur, il parvint enfin au faîte des 
honneurs comme secrétaire d'Etal et surintendant des finances ^ L'af- 
fliction qu'il ressentait des troubles du royaume avança le terme de 
sa vie; il mourut quelques jours après le fameux combat du faubourg 
Saint-Antoine, où le canon de la Bastille tira sur l'armée royale. 

Plusieurs descendants de Nicolas de Bailleul, comme lui seigneurs 
de Soisy et présidents à mortier au parlement de Paris, reposaient dans 
le même tombeau. 

^ Il est de plas qualiGë de chevalier, mar- Les Bailleul portaient parti d'harmines 

quis de GhAteau-Gontier, sur son portrait, et de gueules. Leurs hermines se voient en- 

au musf^e de Versailles (n' ^099). Ge titre core sur quelques belles boiseries de T^lise 

fut créé en sa faveur, en 16/17. de Soisy. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 217 

MCCCCLXXVIII. 

SOISY-SOUS-ÉTIOLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

177/1. 

» LAN 1774 lAY ETE BENITE PAR M"*^^ RENE ANTOINE 
MELLET PRETRE GRADUE EN LUNIVERSITE DE PARIS 
CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE MARIE LOUISE PAR 
TRES HAUT ET TRES PUISSANT SEIGNEUR LOUIS CESAR BARON 
DE CHOISEUL CAPITAINE DE GENDARMERIE BRIGADIER 
DES ARMEES DU ROY AMBASSADEUR DE LA COUR DE FRANCE 
PRES L£ ROY DE SARDAIGNE ET PAR TRES HAUTE ET TRES 
PUISSANTE DAME MARIE SOPHIE ELEONORE DE CHOISEUL 
VEUVE DE TRES HAUT ET TRES PUISSANT SEIGNEUR JEAN 
CHARLES DANDIGNE COMT£ DE VESINS LIEUTENANT 
DE ROY DE SAUMUROIS DAME DE SOISY SUR SEINE 
GERVAIS MERGER MARGUILLIER EN CHARGE LOUIS 
BOUVOT MARGUILLIER PIERRE MASCE MARGUILLIER 
CONTABLE 

LES QUATRE CLOCHES ONT ETE FONDUS LE CINQUE DE JUILLET 
DE LAN 1774 PAR JOSEPH ET NICOLAS ANTOINE PERE ET FILS* 
DE LA PAROISSE DURVILLE EN LORRAINE \ 

Cloche. — Diamèlre, o^.gS. 

Deux écussons, surmontés d'une même couronne de comte, sont 
gravés à la suite de l'inscription, l'un aux armes d'Andigné ; l'autre au 
blason de Ghoiseul, d'azur à la croix d'or cantonnée de vingt billetles 
de mè^ie, posées en sautoir par cinq dans chaque canton *'*. 

* Fondeurs déjà nommes, h la même ' Les billelles des Choiseul ne doivent 

date, pour la fonte de la cloche de Mont* être régulièrement qu'au nombre de dix- 

geron. Voy. ci-dessus n"* mcgcclxxi. huit, dont cinq dans chacun des cantons du 

' Département des Vosges, arrondisse^ chef, et quatre dans chacun des cantons de 

ment de Neufchâteau. la pointe, 

IV. s8 



âl8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

La maison de Ghoiseul tenait le premier rang de la noblesse du 
Bassigny. Le parrain de la cloche de Soisy, Louis-Marie-Gabriel-César, 
baron de Ghoiseul, né en 178/1, fut un des menios du Dauphin, (ils 
de Louis XV; il arriva au grade de maréchal de camp'. La marraine, 
Marie-Sophie-Eléonore de Ghoiseul de Traves, nièce par sa mère du 
maréchal de Villars, avait épousé, en 1721, Gharles-Joseph d'An- 
digne, comte de Vésins; elle mourut en 1786*. 

^ En 177&, il n'était encore que brigadier. Ce grade, supérieur à celui de colonel, 
inférieur a celui de maréchal de camp, fut créé par Louis XIV. — * De la Chesnaye- 
Desbois, Dictionnaire de la noblesse. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 219 

MCCCCLXXIX. 
ÉTIOLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

{tes * ml * i>xamt\mvx 

Uw ♦ îtt ♦ ôrof < ♦ ttttl ♦ trat» ♦ uni ♦ z * 

(ttaw ♦ qm * pay ♦ a ♦) jw««» ♦ jtt^ttj ♦ pwr ♦ k« ♦ tepaawa ♦ feux ♦ b« • 
iltxet ♦ tt » ttoîtw ♦ Hm ♦ U • 6ttt ♦ «wm^ ♦ 

Pierre. — Long. a",54î larg. i",t5. 

Petite église, de la première moitié du xiii* siècle; tour, d'un beau 
style, élevée au-dessus du chœur. La cuve baptismale, ornée de quatre- 
feuilles et de mascarons, datait aussi du xui^ siècle. On Ta remplacée, 
il y a vingt ans, par un bassin en fonte de fer. 

La tombe d'Adam Bazon^ dépasse les dimensions ordinaires; elle se 
voit à la quatrième travée de la nef, devant l'entrée du chœur. L'épi- 
taphe, qui se termine par un quatrain, est en partie détruite; l'abbé 
Lebeuf nous fournit du moins cette fois les éléments d'une restitution. 
L'effigie et ses accessoires ne sont pas mieux conservés. Arcade en 
ogive trilobée; effigie revêtue de mailles de fer avec la cotte en étoffe 
par-dessus; le capuchon de mailles relevé sur la tête; deux ailettes 
carrées au-dessus des épaules; auprès de la tête, traces de deux écus- 
sons; large épée au côté; un lion pour blason sur l'écu, et un autre 

* Vous qui par ci passez 
Priez pour les trespassez 
Diex de gloire et Nostre Dame 
Le heit merci des âmes. 

* Oa Baron (Lebeaf , ap, cit. t. XIII, p« 1 1 7 > 119)* 

a8. 



220 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

couché fioUwS les pieds. Le visage, les mains jointes, Tépée, les ailettes, 
les insignes héraldiques étaient incrustés en marbre; il n'en reste plus 
que la silhouette. 

L'abbé Lebeuf cite un autre Adam Bazon, de Atiolis, qui intervint 
en 1328, comme seigneur suzerain, dans une donation faite à l'abbaye 
d'Hières. Ce personnage était au moins l'aïeul de celui qui mourut 
en i3â/i. 

Dans le collatéral de l'église d'Êtioles, au pied d'un pilier, sur une 
grande dalle, longue de i"^,^^ et large de i",i 1, on distingue quel- 
ques traits de l'effigie d'un défunt, peut-être un bourgeois, en costume 
civil , les mains jointes. De l'épitaphe , en capitale gothique du xm* siècle , 
on lit seulement : 



ATI^IOLB 

LAN • DB <> GllAGG • miL •. . 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEJL. 221 

MCCCCLXXX. — MCCCCLXXXI. 

ÉTIOLES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1679. 

Les sievrs Cvré et Margvjlliers de cette Eeglise et parroisse* 

SONT TENVST* DY FAIRE DIRE A PERPETVITÉ A UlNTENTION DE DEFFVNT 

M".* Iean de Gvenegavd sievr des Brosses Conseiller* dv Roy en ses 

CONSEILS, et MAISTRE ORD".* EN SA CHAMBRE DES COMPTES A PARIS ET DaME 

Marie Gargam sa vevfve et levrs enfans et de deffvnts Monsievr 
ET Madame Gargam père et mère de lad*. Dame, les premiers 

E 

Vendredys de chascvn mois Vne havte Messe de reqviem a nevf hvres* 
dv matin, qvi sera sonnée trois fois, et povr ce fovrniront qvatre 

QERGES SVR L'AVTEL et le SVRPLVS des choses NECESSAIRES, DONNERONT 

AVD*. s^ Cvré trente sols, a chaschvn des devx Chappiers dont le 

M* D'ESCOLE sera le premier, QVINZE sols, et AV MARGVILUER QVI SONNERA 

OV fera SONNER QVINZE SOLS, LE TOVT POVR CHASCVNE MESSE, OVTRE 

QNQ SOLS AVD\ S*Î CVRE » POVR LANNONCER AV PROSNE DV DIMANCHE PRECEDENT 

ET A L'ISSVE DE LAD\ MeSSE DISTRIBVERONT TRENTE SOLS A QVELQVES PAVVRES 

DV LIEV ET A AVCVNS DES ENFANS DE LAD*. ESCOLE QVI APPRENDRONT LE 

MIEVX ET AVRONT ASSISTE A LAD*. MeSSE, SELON QVE LED*. SIEVR CVRE IVGERA 

A PROPOS, OVTRE CE LAD*. DAME A FONDÉ EN CETTE PARROISSE VnE ESCOLE 

POVR UNSTRVCTION DES ENFANS DE L*VN ET L*AVTRE SEXE, LE MAISTRE 

DE LAQVELLE SERA LAIQVE, NOMMÉ ET CHOISY DE BONNE ViE ET MOEVRS 

PAR LAD*. Dame, de son vivant, et après par Messievrs et Dame Meravlx 

ET de BESONS ses GENDRES ET HLLES, ET ENSVITTE PAR LAISNÉ DE LEVRS 
DESCENDANS et a LEVR DEFFAVT PAR LE PLVS PROCHE PARENT DE LAD*. DAME 

DES Brosses de l*agreément dvd*, s" Cvré et de ses svccessevrs, sera tenv 

D* ASSISTER AV SERVICE DIVIN LES FESTES ET DIMANCHES, ET AVX VESPRES DES 

VIGILES DES FESTES SOLEMNELLES, InSTRVIRA LES ENFANS DVD*. LIEV 

GRATVITTEMENT en la FOY et RELIGION CATHOUQVE ET LEVRS» 

MONSTRERA À URE, ESCRIRE, CHANTER A L*EGLISE, ET LES TRAITTERA' 

DOVCEMENT ET HONNESTEMENT, ET SIL EST MARIÉ, AINSY QVE LAD*. DAME 

LE DESIPE, SA FEMME InSTRVIRA LES FILLES, DE PLVS LED*. M". » SONNERA OV FERA 

SONNER TOVS LES lOVRS PAR LESD*. ENFANS LE PARDON • AV MATIN, A MIDY ET 

» Sic. i-4-s-.-7-i Sic. 

* Tenvst; on avait écrit d*abord tenvet. • L'angelus. 



222 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

AV SOIR ET DEVANT OV APRES LE DERNIER PARDON LEVR FERA DIRE VnE ANTIENNE 

AVEC LORAISON DE LA TRES SAINCTE ViERGE, DEVANT LA CHAPELLE QVI LVY 

EST DEDIEE, ET ENCORE APRES LE DECEDS DE LAD\ DAME DES BrOSSE » Vn 

DEPROFVNDIS ET L*ORAISON DES TREPASSEZ LE TOVT A SON INTENTION, 

POVR TOVTTES LESQVELLES CHOSES LAD*. DAME A DONNÉ Et PAYÉ AVXD*. 

MARGVILLIERS la SOMME DE 480O* QV'iLS ONT EMPLOYEE EN LACQVISITION 

DE 300*1 DE RENTE CONSTITVEÉ SVR LES AYDES ET GABELLES A LAD*. EgUSE ET 

FABRIQVE PAR CONTRACT PASSÉ PARDEVANT MeSSIEVRS GALLOIS ET SiMONNET 

CON*"* DV ROY NOTT AIRES A PARIS LE ViNGT SIX IVILLET 1679, ^^ ARRERAGES 

DE LAQVELLE SERONT EMPLOYÉS A l'ACQVITTEMENT DES CHOSES CY DESSVS 

ET OVTRE SVR ICEVX SERA PAYÉ AV M' DE LAD*. ESCOLE POVR SES GAGES LA 

SOMME DE 200*1 PAR CHASCVN AN DE SIX MOIS EN SIX MOIS, ET NE POVRA ' LE 

RACHAPT DE LAD*. RENTE ESTRE RECEV QV*EN PRESENCE DE CELVY QVY 

AVRA DROICT DE NOMMER LED\ M* D'ESCOLE, A CE QVIL SOIT POVRVEV AV 

REMPLOY DES DENIERS D'ICELLE POVR LENTRETENNEMENT ' DE LAD\ 

Fondation, et de plvs lad'. Dame des Brosses a délaissé a lad'. 

FABRIQVE VnE MAISON, COVR ET IARDIN SCIZE DEVANT LE CIMETIERE ET 

QVELQVES Vignes par elle acqvises moyennant la somme de iooo*f 

POVR ESTRE DANS LAD\ MAISON TENVE LAD*. ESCOLE Et LE M^ DICELLE 

LOGÉ Comme II est plvs av long porte par devx avtres Contracts 

PASSES LVN DEVANT LED\ SIMONNET ET l'AVTRE DEVANT LESD'. GALLOIS 
ET SIMONNET LES DIX HVICT IVIN ET DERNIER AOVST 1679. 

Marbre noir. — Haut. i*,5i ; lai^. o*,96. 

1691. 

Par ACTE PASSE DEVANT LESD'. GALLOYS ET SyMONNET No*P LE 2y. MAY 1682. ENTRE 
LAD'. 

Dame des Brosses et lesd*. Sieur Curé et Marg¥* au suiet du rembourcement * 

FAIT AU 

TRESOR Royal de la sôme de quatre mil huigt cens uvres po*. le princifal 
desd'. 

trois cens uvres de rentes, lad'. Dame meue de la même dévotion envers 
Dieu et de 

Charité po"! les anfans ' de la Paroisse dud'. Estiolle a encore dôné a lad', 
fabrique 



I-t-3-4-» 



Sic, 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 223 

PAR AUGMENTATION A LAD'. FONDAON LA SOME » DE DOUZE CENS LIVRES PO"? FAIRE 
AVEC LESD'- 

QUATE* MIL HUICT CENS LIVRES, CELLE DE SIX MIL LIVRES, AFIN DE POUVOIR ACQUERIR 

UNE RENTE DE SEMBLABLES TROIS CENS LIVRES AU DENIER VINGT, SUR ^ESD\ AYDES ET 

Gabelles au proffit* de lad*, fabrique, ce qui a esté ainsy exécuté par 
contract 

PASSÉ DEVANT LESD*. GALLOYS ET SiMONNET No"."* LE 8^ lUIN AUD'. AN 1682. 
SELON QUE 

LE CONTIENT LED*. ACTE, PORTANT PAREILLE DESTINATION DES ARRERAGES DE LAD*. 

RENTE A L*ENTRETENEMENT ET EXECUTION ENTIERE DE LAD*. FONDAON, A LAQ*:^ NE 

SERA RIEN DEROGE NY INNOVÉ, COME AUSSY PAR AUTRE ACTE PASSÉ DEVAT THIBERT 



No*' AUD*. ChLET DE PARIS, EN PRESENCE DE TEMOINS LE I7. AVRIL lÔÇI- LAD* 

Dame a dôné 

A LAD*. FABRIQUE, QUATRE LIVRES DIX SOLS DE RENTE DEUE PAR (ACQUE ToURNIER A 

PRENDRE SUR UNE MAISON SCIZE AUD*. £$TIOLLE, A CONDITION QUE LES ARRERAGES 
SER^ 

EMPLOYEZ AUX REPARATIONS ET ENTRETENEM^ DE LA MAISON DE LAD*. ECOLLE. 

Marbre noir: -~ Haut. o^^Sa ; larg. o"',^ti. 

Les deux inscriptioi)s qui précèdent, et dont ia seconde n'est que 
le complément de la première, sont gravées sur deux plaques de 
marbre, sans ornements, appliquées au quatrième pilier du collatéral 
qui accompagne la nef, vers le sud. 

La donatrice, Marie Gargan, était fille de Pierre Gargan, secrétaire 
du trésor du roi, seigneur d'André, fief de la paroisse d'Etiolés, et de 
Jeanne de Pinterville, qui obtinrent en i643 la permission d'avoir 
dans leur manoir un oratoire domestique^. Son mari, Jean de Guéné- 
gaud, appartenait à une illustre. famille de magistrature parisienne, 
qui a produit un garde des sceaux en la personne de Henri de Gué- 
négaud, mort en 1676. 

La dame des Brosses inaugura, en la paroisse d'Ëtioles, cette in- 
struction laïque et gratuite dont il a été tant parlé de nos jours. 
Elle désirait même que le maître d'école fût marié, afin que la femme 
se chargeât de l'instruction des jeunes filles. Les gages annuels du 



1-.1-3 g^'^ — 4 i^[)eQf, Qp^ Ç|7, i^ xiiï, p. ia4. 



224 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

maître étaient fixés à deux cents livres payables par semestre. Une 
maison, de la valeur d'environ mille livres, était affectée à son loge- 
ment et à la tenue des classes. En donnant aux enfants l'instruction 
nécessaire, il devait les traiter doucement et honnêtement. La dame des 
Brosses avait de plus fondé, pour le premier vendredi de chaque mois, 
une haute messe en mémoire de son mari, de son père et de sa mère. 
Le texte de nos inscriptions abonde en détails curieux sur la constitution 
d'une rente de trois cents livres destinée à l'acquittement des fonda- 
tions, sur les distributions à faire à l'issue des messes, sur les obligations 
de l'instituteur. Rien n'a été oublié par la charité de la bienfaitrice; 
la série de ses dons se termine par celui d'une rente de quatre livres 
dix sous pour l'entretien et la réparation de la maison d'école. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 225 

MCCCCLXXXII. 

ÉTIOLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1733. 



LAN 1733 JAY ETE REFONDUE AUX DEPENS 

ET NOMMEE LQUISE ELISABETH PAR HAUT ET PUISSANT 
SEIGNEUR MGR NICOLAS LOUIS DE BAILLEUL ' CHLER 
SEIGNEUR MARQUIS ET GOUVERNEUR DE LA UILLE DE 
CHATEAUGONTIER MARQUIS DU THILLAY SEIG" DE 
SOISY SUR SEINE ET DE CE LIEU DESTIOLLE GRAVOIS * 
ET AUTRES LIEUX CON" DU ROY EN TOUS SES CONSEILS 
ANCIEN PRESIDENT A MORTIER EN SON PARLEMENT DE 
PARIS ET PAR DAME ELIZABETH DE FRANCINE EPOUSE 
DE m" HENRI GUILLAUME LENORMANT * ECUIER CON"* 
DU ROY TRESORIER GNAL DES MONNOYES DE FRANCE 
JACQUES G DE LA SAUUAGERE CURE DE CETTE PAROISSE 
CETTE CLOCHE NE DOIT ETRE SONNEE QUE LES JOURS 
DE GDES FESTES ET POUR LES SERVICES DES CURES ET 
SEIGRS 

SIXTE DESUIGNES LABOUREUR MARGUILLIER 
JACQUES ET LOUIS GAUDIVEAU MONT FAITE* 

Cloche. 



^ Des paroissiens? mier générai Lenormand de Toarnehem, 

' Mort le 37 octobre 1737, arrière-petit- h Jeaim&-AntoiDette Poisson, née en 1739, 

ûk de Nicolas de Bailleul. Voyez ci-dessus, si célèbre sous le titre de marquise dePom- 

n' MccccLxxyii. padour qui lui fut donné eu 17 AS, lors- 

* Gravm, hameau de la paroisse d*É- qu'elle avait atteint à peine sa vingt-trot- 

tioles. sième année. 

^ Leur fils Chaiies-Guillaume, seigneur * Voyez, ci- dessus, les n"* sicxxaiii et 

dxtioles, fut marié par son oncle, le fer- hcgccxliv. 



I?. 



29 



3S6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXXXIU. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-CORBEIL). — É6USE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

XIII* siècle. 
a : 6ISV : 

nsRz : De t coRBveni i es i 

fnflDJURG : jn 

ffROVGUrB^G : Sfl : FJUttG : P ' 

mes: JUR 

Pierre. — Long. i",9o; ]arg. o",6o. 

La chute du clocher, survenue en 1796, a privé Téglise de Saint- 
Germain du plus beau motif de sa décoration extérieure; mais il lui 
reste encore une porte monumentale, une nef du meilleur style accom- 
pagnée de collatéraux, une rose et plusieurs baies garnies de brillantes 
verrières , et tout cela date de la grande époque qui s'étend du règne 
de Philippe- Auguste à celui de saint Louis. 

La dalle de Madame Marguerite appartient au xni® siècle, peut-être 
même à la première moitié. Point d'effigie, aucune ornementation, 
mais seulement une large bordure occupée par Tépitaphe dont les mots 
sont très-espaces. Les deux derniers mots font retour au-dessous des 
deux premiers. L'usure de la pierre a fait malheureusement disparaître 
en partie le nom du mari défunt. Le titre de Madame donné à la dé- 
funte nous autorise à penser qu'elle était d'un rang élevé. L'inscription 
n'indique ni le millésime, ni même le quantième des décès, ce qui con- 
firmerait au besoin notre opinion sur l'ancienneté de cette sépulture. 
Reléguée dans un coin du chœur, la tombe a échappé à l'attention de 
l'abbé Lebeuf. 

' Priez pour leurs âmes amen. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 827 

. MCCCCLXXXIV. — MCCCCLXXXV. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1378. 

« : ICI : emS i StSRIB : FSHie : PI 

eRRe : fievefsvRieR : prigz i por : sjme i n» s ce ! KXXni : 

Pierre. — Long. a",oo; lai^. i",oo. 

1387. 
ICI*6IS«r*F 

GY • pieRRfi • liB * veiRSYRieR • liB • uieiï. 



e • Deyflnv • iïh • s^ • i^flYRenz • prigz • poyr • un 

iHG • DG • l^YI • 

Pierre. — Long, i^jôo*; lai^. i",io. 

Les deux tombes de Pierre le Teinlurier le Vieux et de Marie, qui 
fut probablement sa femme, sont placées à la dernière travée de la 
nef. La femme mourut la première, en 1278; sa tombe ne porte ab- 
solument qu'une épitaphe, et encore cellerci est-elle réduite à l'expres- 
sion la plus simple ; aussi ne se compose-t-elle que de dix mots gravés 
à la partie supérieure et sur un côté de la bordure. 

La tombe de Pierre le Teinturier, engagée d'un tiers environ sous 
le degré par lequel on monte à la porte du chœur, est probablement 
complète; mais nous ne pouvions songer à la débarrasser de la maçon- 
nerie qui en recouvre la partie inférieure. L'abbé Lebeuf , qui a lu l'ins- 
cription dans son entier, nous apprend que ce défunt trépassa l'an de 
grâce 1287. Les bords de la rivière d'Etampes, qui se perd dans la Seine 

' Longueur de la partie qui se trouve à découvert. 

39' 



3S8 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

à Gorbeil, étaient particulièrement favorables à Tindustrie de la teinture 
à laquelle Pierre devait son nom, peut-être pour l'avoir exercée par 
lui-même. La tombe est intéressante. Golonnettes surmontées de cha- 
piteaux à crochets; arcade en ogive trilobée; pignon bordé de crossettes 
et terminé par un Qeuron; deux anges thuriféraires; effigie imberbe, 
les mains jointes, en costume bourgeois, une première cotte, un par- 
dessus doublé de fourrure, et muni d'un capuchon qui se rabat sur les 
épaules. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 229 

MCCCCLXXXVF. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROftSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1Q87. 



FeSVV : Bf : GfiORGU : 

HRRO : Dm : fSt : CC s OCVVflG : VU : fllfl : 61" : RfiaeSCJUS : 

Pierre*. — Long. a'",&o;larg. i",!©. 

Ce curé du Vieux-Corbeil, qui trépassa en 1287, vers la fête de 
Saint-Georges, c'est-à-dire dans la seconde moitié du mois d'avril, fut 
contemporain de saint Louis et de Philippe le Hardi. Son nom s'est 
effacé avec une partie de Tépitaphe ^et du dessin de la tombe. La tête 
de l'effigie ne se voit plus. La chasuble est relevée sur les bras; un pare- 
ment fleurdelisé décore la partie inférieure de l'aube. D'après la posi- 
tion des mains, on devine qu'elles tenaient un calice. A l'encadrement, 
deux colonnettes à chapiteaux feuillages, une arcade en ogive à trois 
lobes, un pignon et deux anges qui encensent le défunt. 



' Un peu en avant du maître-nutei, du côte de rëvangile. 



230 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXXXVH. 

SAINT-ÛERMAIN (LE VIEUX-GORBEIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

« I)IG • IHGGT • OIHG'ISTGR • IOI>HR 

RIO » • G0m)H0l • GHnoniGUS • SHHGT IRI • IR • 

UIROOIHR^IH ' • HG • GURHBISS • ISTIUS • eOGLGS 

iG • Hnno • T)ooiini • ài • ccc • nono • • 'oig • louis * • m • 

UIG'ILIH • HSSUCIlPGIOrnS • BGJTBG • 0!HRIG • UIRG'IRIS • GUIUS • 
HRIOIH • RGCOSIGSGHT • 10 • PHGG • HOIGR 

Pierre. — Long. a",75; iarg. i'",3o. 

Dalle engagée sous le parquet du banc des chantres. Le dessin en 
est aujourd'hui très-oblitéré. L'effigie représente le curé*chanoine en 
chasuble, tenant un calice entre les mains. Dans Tépitaphe de ce per- 
sonnage, comme dans quelques unes de celles qui précèdent, on a 
omis d'inscrire, en avant de la date, la formule ordinaire qvi obiit, qvi 
très/passa en lan. 

' U ne reste que la fin du nom patrony- ^ L'abbë Lebeuf indique par erreur le 

mique. millésime ae i36o. Il s'est aussi trompé 

' Sancti Quintini in Viromandia, li s agit en assignant les dates de laSo et de i3&A 

ici de l'ancien et célèbre chapitre de Saint- aux deux tombes classées sous les d""* 

Quentin en Vermandois, dont Téglise est un mggcclxxxti et MCCccLxxxvni. 

de nos plus remarquables monuments du MjC 16 août, qui arrivait un jeudi en 

moyen âge. 1809. 



r 



fll'r.AL ;..-.;; A fJV 







GliRMAIN D'J VIEUX CORBEIL 



■ K. MA'TR^: JBAN.CVi-.Fl 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 231 

MCCCGLXXXVm. 

SAINT-GERMAIN (LE \IEt)&-GORBEIL).-r ÉGLISE. PAROISSULB 

DE SAlNÏ-GERMAtN (DE- PARIS). 



• » 



i>ic • iHcer • MH61S !.. : . i. : i 

•rea • ioi>AHHes • ...;....• cvwitvs ♦ istivs •: «ecLesie •: oe • 

VOreRI • CORBOLIO • Z • DQCJWVS 

XPÎHHITHTIS' • aVI.-.OBIIT • 

AHHO • DÎÎI • M • CCC.' dVHDRHCeSIMO «.Die • .'. ..... . 

DHI'ORHTG •'....... ...... 



<• t >/ 



» * 



• » ^ ■ • » ♦ 



Pierrt/— 'Long.- a*,5o;'iai^. H^fé. 



* I I • . 



DaUe placée à peu près aumfliBa du chœur, protégée, par le Uûn 
qui la recouvre en parfie. Orn^enjation pltiip ricjie quç celle 4.68 deux 
autres lombes curiales dont' elle e$t voisine. Arcade en ogive trilobée; 
fines colonnettes; pignon^ ajouré, fleUronné, bordé de çrossettes, ac- 
compagné de clochetons j deux me(]s-droits jadis décorés chacun de 
quatre figurines, dont telles dun diacre en dalmatique/ilniiVre ouvert 
à la main, et d'un clerc ^ restent seides . bien visibles. La ièté et ïes 
mains jointes de Teffigio sont rapportées en marbre 'blanîc.* Deux anges 
nimbés l'encensent Le déCunt est coiffé ''d'une. aùmsisse comme un 
chanoine, bien que sçn.épitaphe ne lùi^eii donne ppsle titre, mais 
peut-être en raison de sa qualité de doyen de xhrétieaté. La chasuble 
relevée sur les bras, Tétole, le manipule, sont rehaussés de galons à 
losanges et autres compartiments. Le parement dé l'èube né se voit 
plus. Les caractères dç rîQscriptioh appstrtiennént ^ la petite capitale 
qui marque la transition entfe l'écribir^r du siècle de saint Louis et 
celle du temps de Charles V: ' ..... 

2 h • > m t 

' Deemws ekmtianitatû, yûy.UlUp.aù'j. ^ ' * - 1: 



232 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCCLXXXIX. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-GORBEIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

XVI* siècle. 

uti vmàki ta nsm Uni im faixt ttire ti t}mUt pU mtn, wm 
tt ttïU tiû p$x tlgân pwxm 3«' ^9 w^« ^ tfttt Î9M mjftUjsxtmi 
miiti s^ tttttf fUmlm» tl tuMUt^m lav^ti iitm^sfxt$ tï mîU 

<èi ptm « fmt a ïiôt» « lai' ^ Hm littrw towwîjô îif 
vtnit pvi» par tïiitt an fw ta waifo» jïrattf Îk (ftatUs berj^emî ti 
^itt U tant ïUi« a wwe afi a ttlUtj * <t fttr x» $xptm ïif fem aCf 
a la littHe aux lierj$^« ^ Jim a ii^ntu a laîi' ^ ^mixt mptm ^ $ê 
aCf attî»' tilUrîî an lie» Ui Jallj * p*» <ftw im ata pmr«* ^ lai' t0t 
ttUftitU vtnit ti ittvt m^ if è* attire <tt a fatrt ttttti<r U« tttattt» 
a lai' <ili îwr qtitttatt« if M ti tu tti ïe pit i<Utttpl<tir pattr 
Ut^mii xtuii <t f<rr< lei' I* attiré aiatlU ttiit^xx* littre? twtrâ 
i^$ttt Umttnn ttttn tftmtvk \iw(tf a tmU ie» qttaïrt 
arp«ttt» i< t<rr< ttUu i' Jtettt U(i' ttirîS ® tittl Uttttj fatr< itrt par 
(j^itt att attx }mn tUvipis att tttarlttolojii ' qttaire ttttrits iatlifs 
if r^tt«ttt pd' Uu Juifm jithxi iit J^ttiart per< itti' $ttvm 
ti attfTt fottt t<ttt« U«i' tôrS !atr( tmU Uvvàct H Jettij 
aifaltt ie r<l<t«« * <î lattw Ui p«i« a xitt pauttrte att ttatit 
i« xtti apaftre»" rf iiîw' a 3«ttlx pattt«r<» 4ôijttt«uaft<at» 

' Ckoriert, choristes. * MarguilUer*. 

* On dit aujourd'hui Tigery, hameau ' Registre des fondations d'obits pour les 

entre Étioles et Saint-Germain. défunts. 

'~' Lieux dits du territoire de Saint- * La cène et le lavement des pieds de 

Germain. — ' Pour itn nommé dans le* l'après-midi du jeudi saint. 

prière* du dimanche. * L'adjonction de saint Paul, à la suite 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBÇIL. S33 

éf iwg» U\s tri et fmt birt tm wïtt Mît le pvtvmtt Jm' 

fOttttetwMe «pre« au betîit jjatqtte» pa'^ et a lintedau îe ïiettife 

muîut îe Jaque» j^bert &it <>ttïrart et mïti trtftrifttter 

ata ôTtrti* ôttïr' fiêê a eiôtt tittô jretit jjafteôtt pj" « taire W 

1 

Pierre. — LoDg. o",-8û ; larg. o'",79. 

Les fondations que Germain Hébert, dit Oudart, fit pour son père 
Jacques, pour sa mère Denise et pour lui-même sont gravées sur 
une table de pierre attachée au mur de la troisième travée du bas côté 
méridional. Au-dessus du texte, sur un tombeau carré, en partie re- 
couvert d'un suaire, le Christ assis, nu comme il le fut sur la croix, 
un roseau entre les mains; à sa droite, Germain Hébert, à genoux, 
mains jointes, en habits longs, assisté de saint Germain vêtu de la 
chape et tenant la crosse; à sa gauche, une femme ^, dans la même 
attitude que le donateur, coiffée d'un bonnet plat, vêtue d'une robe à 
larges manches, patronnée par un saint diacre en dalmatique, portant 
la palme des martyrs, qu'on reconnaît pour saint Vincent au cep 
chargé de grappes figuré derrière lui. Saint Vincent a été le premier 
patron titulaire de l'éghse du Vieux-Gorbeil, lorsque saint Germain, 
évêque de Paris, l'eut fait construire. 

Pour assurer l'exécution de ses volontés, Germain Hébert avait 
donné douze livres tournois de rente à prendre sur des bâtiments d'ex- 
ploitation rurale et s;ir quinze arpents de terre qui en dépendaient, 
plus quatre autres arpents, le tout situé en la paroisse du Vieux-Cor- 
beil, sur le terroir de Tigery. Le seigneur de ce lieu de Tigery, Fran- 
çois de Saint-André', président à mortier au parlement de Paris, vou- 
lant affranchir son fief de la redevance qui le grevait, versa entre les 

de l'élection de saint Maihias, porta, en ' Sans doute la mère de Germain Hé- 

eflfet, à treize le nombre des apôtres. bert, nommée vers la fin de Tinscription. 

^ Une dernière ligne illisible. Le bas de 'De i53o environ à 1871. (LeBeaf, op. 

la pierre est très-fruste. eu. t. XIV, p. 3&i.) 

if. 3o 



S3& INSCRIPTIONS DE LA PRANGB. 

mains des fabriciens et du curé uae somme de trois cent vingt {êeize 
vingts^) livres tournois, applicable pour deux cent quatre-vingts livres 
à Textinction de la rente de douze livres, et pour le surplus à la libé- 
ration des quatre arpents de donation complémentaire. L'inscription 
ne manque pas d'intérêt. Les détails qu'elle contient sur la cène du 
jeudi saint et sur la distribution de petits gâteaux qui devait suivre 
l'obit annuel de la veuve Hébert n'auront pas échappé à l'attention 
de nos lecteurs, si toutefois nous en devons trouver. 



* Oo (lÎBait seize-vèigu aiusi bien que 
qumu-mngti, expression conservée pour 
désigner le grand hôpital des aveugles h 
Paris. 

François de Saint-André usa du droit de 



retrait iéodd que la contome donnait au 
seigneur, en cas d*aliénation, de retirer et 
de retenir le fief mouvant de lui , moyennant 
remboursement de la valeur à Tacquéreur 
ou au donataire. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-CORBEIL. '. 

MCCCCXC. 

SAINT-GERMAIN (LE ÏIEUX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

i5i6. 



€î iMfiMt ioott lojs filltt m ïm muât i' H ml 



336 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

. U tnx' 3»' î>< U^ttttùnt mil »* z Um t (6t 

jJïibU 6ié îKtiitt p«n8 jl^î^w fa ^ï^ ©«i îrp<»n« U 

.' Pxin bttti p*" <ttlx • 

Pierre. — LoDg. a*,fl5 ; larg. i",i i . 

Dalie funéraire d'un beau dessin, à la quatrième travée du bas côté 
méridional. Notre gravure en indique tous les détails. En sa qualité 
d'huissier au parlement, Louis Tillet porte une longue robe fourrée, 
à larges manches; une baguette, qui lui sert d'insigne, est passée sous 
son bras droit. Le costume de Denise Paris est très-simple; un gros 
chapelet, terminé par une croix, s'attache à la ceinture. Huit enfants, 
cinq fils et trois filles, composent la famille agenouillée aux pieds 
des parents. Deux écussons à peu près effacés interrompent l'épitaphe 
sur les deux grands côtés de la dalle. D'après le P. Menestrier, Louis 
Tillet devait avoir un écusson. d'or à la croix pattée et alezée de 
gueules. Ces armoiries n'ont aucun rapport avec celles qu'on a cru re- 
trouver sur la pierre. Un chevron, accompagné en chef de deux crois- 
sants, semble avoir composé le blason de Denise Paris. La descen- 
dance de Louis Tillet s'est illustrée dans les fonctions de la haute 
magistrature et dans l'érudition. 

^ Fief de ]a paroisse de Saint-Germain. nos jours; il ne serait pas facile d'en re- 

Il y avait, à Paris, une rue Cocatrix entre trouver remplacement, 
celles de Saint-Christopbe et des Deux-Her- * La Grange à la prévoté. 

mites, dans la Cite; elle a été supprimée de ' Date non remplie. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 237 

MCCCCXCI. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-GORBEIL). - ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

i566'. 



stmm H ttûtl t^vimH fottf Um t^ixt fnxt tjmkt tl 

ti Ui pmvi» tl m^a tfmv» tl fxtïpnïUi ttot^t tinii 
UlmfvitU ifm tiii m ^mU a fottîKi fn M nimi 2 
Uwxl ttUlmi U pwxm ntûttf^ti tf f Soi «top litwt k 
gtn(t ai^âui nenf ^vixti htt mtttt dn tt»ttr fx UtitU 
tiR ^ti)t»l) o^ti Utt^nl îe tM^Si A t»ttf pUdximtt 
ti tttttf Utottd laok^ I^e(ôiattîia»0 tl tttu otttle jto' 
Us ixtîpuXtti U iottt tj^tti' n ttotU a Mt< Qotx ti 1$^' 
mette « ïiiat w Uviht fmn ti 1 6an(l<« ô h fin ï«ttï«' Imce 
fera Uitit prowtfwtt aUtitow ï««« ptU«r» îe teïiw tt <5Î< 
{(tut U (vm ti Udtt littoHe ttt t^itni(uti U ttertîei lâttra 
tl» ^mm tK vmit titvm* ti mlixti Mîcmi z t^xniBs 
pvifptti (Bi s^ h Utx fx W îttfotertwtt ttûttïiwttt Wâtm 
ttMt fttr h Ut(t ti att Keti ait tti Julgam Utn 0^' log» 
îmïtlUt' [ttûJttetM?] itt wl (oqttattû pm ïc Wîitfî< ntîM 



' Les mots que nous plaçons entre cro- ' Voyez cwlessus n* hccccic. En i5t6, 

cfaets ont été grattés sur la pierre. on disait Louis TUlei; en 1 566 , Louis du 

* Le graveur avait écrit d'abord oterna. Tillet. 



388 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ef «ttton» Ut îctxtt tl taa» tft\k m U (JMqitUe (* ^tetrt ' 
m û» txtitwcml teOt' Ittf&Ksta tl s tnrtntt nttlTs U 
pUnxim k ^tpti^Dxùnt tl tanHtm fxtfttt ptm U 
ttUhteim Ut^U iMi Utmti tl mïits UtV nip» 
hvA fetttt) îvwm tl t^mMUtt U« p\m UeaAx ei Us 

\mt tnikt Imamat tl attitré» tl^U» «t. » vttttUim» 

(6t ftttftttt qttt fSttttttftt? a ffemiUr et «leket: lefi' abrtj 
(itrattt tetttti Util' tttarstttUietB ti»re ttttter f ttettx Itittetléa 
Coûf tes petite» (l^t^îte» et (i la tr$t(terttte {$$$ tatre r^ttttet 
U0 AVttUi (Uclitt ptm UtqtteUe fattitôôi laiitde îttttiUei 
a (0ttrttttte a l(tît' ej^Ute ttittet Uttree î îe j^nte }uir ebitn 
an l^a(î(etattle attx hw» jtoittet; et ottétttett» \it W îtnttllrt 
a la (WHi ^tte le» ttetttetr» btt i$^î(a}tt tetrottt i{Uttt)iloî>e) 
en antre» iSvente» t»nte(fot» et ^nante» qne jSuteîtapt en 
Cera fat(t e» Irë» ^etqneli lumpl»i) lêra totd tnentton 
qne tett îe la t»n^a«n îe loîi' iintttlet atnti» qne le tttnt 
ett aplam («ntenn an tontrœt k u îmt et {UtCte p ^enât 

Joqne» jiattn notaire [r»5al] anïi' 
f «rlinetl le xxntîi* 3»nr îtanrtl 
nttl anq (en» taisante ttx 

ifuqnteltat i$n tiace 

Pierre. — Haut. i",5oî larg. o",6a. 



' Si la tombe de Louis Tillet n'a pas ët^ déplacée , il y aurait eu un autel de Saint- 
Pierre près de l'endroit oii eHe se trouve. 




ANCIEN DOYENNÉ DD VIEUX-GORBEIL. 239 

Catherine du Tillet, femme de maître Jean le Gochete, huissier des 
requêtes du Palais ^ était fille de Louis Tillet, dont nous venons de 
décrire la dalle funéraire. Elle y figure certainement au nombre des 
enfants du défunt qu'on y voit représentés. Le titre de sa fondation 
est fixé sur le pilier le plus voisin de la tombe qui recouvrait les restes 
de son père, de sa mère et de plusieurs de ses frères et sœurs. Au- 
dessous du texte, la fondatrice repose, enveloppée d'un suaire, les che- 
veux épars, les bras allongés, dans un cercueil de pierre bordé de 
moulures. Le haut du corps est nu et déjà entamé par les vers. Deux 
écussons, aujourd'hui effacés, accompagnent les dernières lignes de 
l'inscription. 

* Les deax chambres des requêtes du parlement avaient leurs huissiers spéciaux. 



UO INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXCIL 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROISSLLLE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

iSqo. 

D. O. M. 

Icy gist François Bastonneau viuat 
escuyer S', de la Berauderie & Bel- 
leuille Cappitaine de gens de pied 
soubz le Comandemant de Monsieur 
de JGiury^ qui fut tué a lescalade par 
les espagnolz a la reprise de Corbeil 

Usur Iceux par led. Seig'. | — i 
de Giury le x*. lo' de Noue \y 
bre M. V^ IIII^ X Priez dieu po^sô Ame 

Plaque de cuivre'. — Haut, o'^ag; lai*g[. o",37. 

Le i" avril 1690, de grand matin, le sire de Givry, gouverneur de 
la province, attaqua Corbeil, du côté de la Brie, et s empara des fau- 
bourgs de Saint-Jacques et de Saint-Léonard, tandis que le roi arri- 
vait dans la ville par la rive gauche de la Seine. Peu de temps après, 
Corbeil fut occupé de nouveau par les troupes espagnoles. Le 1 1 no- 
vembre de la même année, avant le jour, le sire de Givry reprit les 
faubourgs et la ville par escalade'. Le capitaine François Bastonneau 
perdit la vie dans cette seconde action , et fut inhumé dans Tég^ise de 
Saint-Germain. Si petite que soit la plaque de cuivre employée à son 
épitaphe, on peut s'étonner que, depuis trois siècles, elle nait tenté la 
cupidité de personne. Deux petits écussons, placés vers la fin du texte, 

* Anne d'Aoglare de Givry, le plus ac- cAté septentrional. — ' Jean de la Barre, 

cooipli cavalier qui Mt à la cour, lue en Antiquités de la tille, comté et châieUenie de 

1 5 9 A , au siëge de Laon. Corbeil, Paris ,16^7. 

' An mur de la troisième travée du bas 




\ 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 241 

ont été découpés dans le métal et enlevés. En compulsant un ancien 
épitaphier de la bibliothèque de TArsenal , nous avons trouvé Tinscrip- 
tion funéraire en français, sur maii)re noir, dun bourgeois de Paris, 
mort le 1 9 décembre 1 6/io et inhumé à Saint-Eustache , nommé Claude 
Bastonneau, qui portait dans ses armes un chevron accompagné de, 
deux quintes-feuilles en chef et d'un lézard en pointe. 

Le peuple attribuait au capitaine Bastonneau la tombe d'un cheva- 
lier du xin*^ siècle, qui se voyait sous la chaire de l'église de Saint-Ger- 
main et qui a disparu ^ . 

^ Lebeaf, op, cit. t XIII, p. i3o. 



1» 3i 



2i2 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXCffl. 

SAINT-6EBMAIN (LE VIEUX-GORBBIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1618. 

Extraict des Arrestz de ia Court 
de Parlement de Paris du huict"* lo'. de Mars mil 
six cens quatorze entre M' Michel Boucher Prestre Curé des église 
S\ Germain & S*. lacques ^ & Docteur en la facqulté de theologye en 
la serbonne de Paris Contre lesS^ eglê Marg?' & parroissies djcelle lesdz 
arrestz donné au proffict desS'" Eglises et parroissiens 
NostrêH Cour par son Jugement & arrest faisant droict sur le tout 
sans sar rester aus7 fins de nom Recepuoir a mis & mect lesct appella- 
tios senteces & ce dont a esté appelle au néant sans amende en emendât 
a codanné & condTne lesï Marguill? payer & continuer par chacun 
an au3 Boucher curé de S\ Germain de Corbueil quatre muis de grain 
les deux thiers fromet & mestail & laultre thiers auoyne tel quil sera 
perceu desî" dixmes & vne queue de vin pour le gros quil a droict de 
prendre sur les dixmes de laH* parroisse de S\ Germain suiuant la 
mesure encienne des dixmes de laH*. eglë qui ne pourra estre main- 
dre que dung huict*. de la mesure ordinaire de nre ville & chastelle- 
nye de corbueil le sur plus desH* dixmes demeurans ausÏÏ" MarguillV* . 
Abbesse de S*. Anthoine ' & Prieur de S*. lehan en lisle ^ & oultre côidenné 
lesdz Marguill? & Consors payer au^ Boucher les3" Arrérages a luy deues 
à\î5 gros pour lannée six cens sept sans aulcune diminution po'. la 
stérilité de lâ3* année déduction faicte de de ce * qui se trouuera 
auoir esté sur ce payé a la charge que lecT Boucher et ses sucesseurs 
Curez serot tenuz suiuat le tiltre de fanée M. III 1^ pduict au pces 

' Saint' Jacques, petite église, ancienne * Le tiers des dîmes delà paroisse appar- 
et intéressante, du faubourg deia me droite tenait à Tabbaye de Saint-Antoine de Paris, 
de la Seine, à Corbeil; quelques ruines en ' Voyez ci-dessus p. 96. Le prieur de 
marquent la place. Construite par les Tem- Saint-Jean avait succédé aux droits des Tem- 
pliers, au xm* siècle, elle devint succursale pliers sur les dîmes du Vieux-Corbeil. 
après ia suppression de cet ordre. * Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-COflBEIL. 24* 

ouitre la Messe parrochialle de chacun dhnâche dire et célébrer 
par chacune sepmaines trois aues Messes compris en Icelie les grande 
Messes des festes y escheantes & ouitre dire & célébrer les vespres 
esd festes & dimanches sabmedb & veilles de festes & les matines & 
heure Canonialles en touttes les festes soUempnelIes & encorre en 
administrer les sacremens de legle & ie inhumer ses parroissiens q'. 
nauront aulcuns moyens gratuitemet & sans predre aucune chose 
sans despes tant de la cause principalle que des causes dappel & de lâH 
Instance 

Aultre arrestz donné de MesHz s*? de la Court entre les par- 

tyes le xxr. lo'. de lanuier Mil six cens dix sept 
NostrêH* Cour exécutant larrest donné allencotre duT curé du 8' Mars 
M. VI^ XIIII. A en loinct aud curé & ces suce^urs curez de dire & célé- 
brer le seruice diuin porté par Icelluy aultremet & a &ulte de celé 
a pmis & ^mect aus^' Marg"." de fe dire & célébrer lêS seruice a laduenir 
aux fraiz & despes du^ curé deffàndeur po' lesqlz recourir se pour- 
uoirot par saisye sur le reuenu teporel de la? cure & a ce fe en loinct au 
subtitud de Nrë pcureur gênerai tenir la main sans que Ie3^defa3eur en 
puisse estre recherché po* le passé & ouitre a maitenu & garde Maictyent 
& garde les?' MargV* & parroissies en pocession de ne payer aucune chose 
pour les celebratios des mariages & administration de lextremontio 
& enterm suyuat lencyen tiltre sauf cy po' les3" Mariages & enterm 
estoit célébrer aultre Messe et seruice extraordinaire & neantmoings 
a pmis & pmect au J curé daxepter se quil luy sera gratuytement & 
liberallemet offert par les?' parroissiens sans quil puisse exiger ne vser 
de contrainte condempné Iê3 Boucher es despen' lesqlz Nostred* Cour 
à licquidez & modérez a la somme de quarente liures parisis donné 
le iour & an que dessus Signé par la Chambre Gallard ^ 

Ces pns Arrestz ont esté mis & possez en ce lieu par M*. Claude 
Cartier pour lors Marguillier de céans en lannee 1618. 

Pierre. — Haut, i^^ûg; larg. o",89. 

Dalle sans ornements, fixée à Tentrée de l'église, sur une des parois 
de la porte principale, à main gauche. Â la suite de quelqu'une de ces 

3i. 



3&& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

contestations, si fréquentes autrefois, mais qui nous scandalisent au- 
jourd'hui, il intervint, en i6i/i et 1617, deux arrêts de la cour de 
pariement pour déterminer les droits et les obligations réciproques des 
marguilliers et du curé. Sur la portion disponible des dîmes de la 
paroisse, les marguilliers devaient au curé quatre muids de grain et 
une queue de vin de la contenance des sept huitièmes au moins de la 
mesure de Gorbeil ^ De son côté, le curé, aux termes d un titre de Tan 
1600 qui fut produit au procès, était tenu de célébrer les offices des 
dimanches et fêtes, plus trois messes par semaine, les fêtes comprises, 
d'administrer gratuitement les sacrements, tels que mariage ou extrême- 
onction, aux pauvres, et de les inhumer de même, sauf toutefois le 
cas de service extraordinaire. Le curé pouvait accepter de leur part ce 
quils lui offriraient de bonne volonté; il ne pouvait rien exiger. F^aute 
par lui de célébrer les messes et offices convenus, les marguilliers étaient 
autorisés à y pourvoir, à ses frais et dépens, au moyen de saisie sur 
le revenu temporel de la cure. L abbé Lebeuf n a fait qu une simple 
mention de cette inscription , qui nous a paru cependant digne d'in- 
térêt. Le marguillier Claude Cartier, en la faisant graver, a voulu con- 
sacrer par un monument durable la victoire de la fabrique. 

' La cour ne ieor 6t pas remise des arrérages de Tannée 1607, T^*^ refàsaient sans 
doute d'acquitter, à cause de ia stérilité dont la paroisse avait été alors affigée. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 3&5 

MCCCCXCIV. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEUX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GERHAIN (DE PARIS). 

D. O. M. 

Par Contrat Passe devant du Ruchanoy 

ET SON Confrère No"." * a Corbeil le io* 

Décembre 1733. ^^^ Sieurs Cure et Marguilliers de 
cette Eglise sont tenus et obligés de Faire 
dire et celebrer a perpetuittée par chacun an a 
l'intention et pour le repos DES Ames de Vincent 
Dupont, Vivant Laboureur, demeurant a Gravois*, 

DANS LETENDUE DE CETTE PaRROISSE, ET DE MARIE 

HouDAN SA Femme, Scavoir un Obit Haut le 15* decemb*.*^ 1733 
Jour du deceds du dit Dupont '^^ et un autre Obit 
haut le 21? mars i741 jour du de ceds de la dite 

HOUDAN '^S ET ENCORE UNE MeSSE BASSE TOUS LES PREMIERS 

MARDIS DE Chacun des douze Mois de L'année les 

QUELS ObITS seront SoNNÉS 

• en la maniere accoustumée et les messes 

Basses tintées avec la grosse Cloche nt* 

ET LE TOUT ANNONCÉS' AU PrOSNE LE DIMANCHE 
PRECEDANT, CHACUN DES DITS DEUX ObITS ET MeSSES 

Basses; Pour la Fondation des quels les d\ Dupont 
ET Houdan sa Femme ont Ceddé et transporté 
A LA Fabrique de cette Eglise Vingt cinq livres 
DE rente Foncière de Bail d'héritage et non 

ABLE a prendre SUR DEUX ARPENS DE 



^ Boyaux, rature. ^ Quatre mots grattés. 

' Fief de la paroisse de Saint-Germain. • Un mot gratté, seulement? 

^"^ Renvois à la dernière ligne de i*ins- ^ Sic, 
criptiou, ACE, etc. 



3A6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

entionnés au contrat susdatté le 

est plus au i-ong explique et 

Charges Clauses et Conditions 

PAR LE DIT Contrat du quel cet extrait 

TIRÉ * ^ ÂGÉ de 68 ANS. >< AGEE DE 78 ANS. 

Requiescant in pace, 
Pierre. — Haut, i^jio; larg. o",8o. 

Le titre de fondation du laboureur Vincent Dupont est fixé à la mu- 
raille du bas côté septentrional, au-dessus de Tépitaphe de François 
Bastonneau. La pierre est arrondie au sommet. Un simple filet encadre 
le texte. 

^ L'angle de la pierre est brise. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 247 

MGCCCXCV. 

SAINT-GERMAIN (LE VIEDX-CORBEIL). — ÉGLISE PAROISSULE 

DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1758. 

JcY Repose Le Corps De 
Nicolas Giroux Maître Maçon 
Entrepreneur De Bâtiments 
Demeurant A paris Rue Des marmouzest * 
Paroisse Sainte Marine* En La Cite 
Decede En sa Maison De Campagne 
Size a Saint Germain Lez Corbeil 

Le Neuf Juillet 
Mil Sept Cent Cinquante Huit 
Age De Cinquante Huit Ans 

Priez Dieu pour le Repos de son ame 
Pierre. — Long, i^.go; larg. ©"^gS. 

Le maître maçon , Nicolas Giroux , devenu riche en sa qualité d'en- 
trepreneur, et propriétaire d'une maison de campagne sur le territoire 
de Saint-Germain, a sa sépulture dans la nef de Téglise. Sa tombe est 
décorée de deux torches en sautoir entre lesquelles pend une clochette, 
de larmes, d'une tète de squelette, et de deux cassolettes où brûle de 
l'encens. Une draperie de deuil enveloppe les insignes de la profession 
du défunt, le compas, la règle et le fil à plomb. 

Dans le bas côté méridional, près de la tombe de Louis Tillet, on 
remarque une daJle' toute préparée, du xvii* siècle environ, qui ne 

' Sic, Petite rue de la Cite, dont il ne core debout; elle servait de magasin. La ré- 
reste plus qn*un tronçon. gularisation des abords de la rue d'Arcole 

* Très-petite église, située un peu en ar- en a fait disparaître les derniers vestiges, 
rièrede celle de Saint-Pierre-aux-Bœufs, au ^ Long. i*,8i; larg. o"',96. 

nord de la cathédrale. Nous Tavons vue en- 



2&8 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

paraît avoir jamais reçu aucune épitaphe. A chacun des quatre angles, 
une tète de mort et deux ossements croisés; à la partie supérieure, 
deux écussons, supportés par deux lions, et surmontés d'un heaume à 
lambrequins, posé de face, l'un à un chevron accompagné dé trois 
aiglettes éployées, l'autre peut-être à trois quintes-feuilles, avec un chef 
chargé de trois étoiles. Le second écusson est en partie effacé. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUÏ-CORBEIL. 249 

MCGCCXCVI. 

LE PËRRAY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

i5ia. 

+ Un : m : H : E : Xtl : fil! : fftt! • CtîU : cUc}ft : yOUt : 

leglife : îre : Ô : j^terte : be : Pexà^ i 
Jifs : manu : 

Cloche. — Diamètre, o",86. 

L'église paroissiale du Perray, qui datait du xiu'' ou du xiv*' siècle, 
a été entièrement démolie. Il n'en est resté que la cloche fondue en 
i5ia, qui remplace à Saint-Germain du Vieux-Gorbeil celle qui fut 
brisée en 1796, dans la chute du clocher. Le nouveau campanile de 
Saint-Germain contient aussi une petite cloche de ia centimètres de 
diamètre, qui provient dune ancienne chapelle supprimée, du titre 
de Saint-Guinefort, dont l'origine remontait aux Templiers. 



IV. 39 



250 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCCXCVII. 

LE PERRAY. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINT-LÉONARD. 

1744. 

*Hh LAN 1744 ^^Y ^^^ BENITE PAR MESSIRE CHARLES 
LOVIS COVSIN LICENTIE EN THEOLOGIE DE LA FACVLTE 
DE PARIS CVRE DE S^ PIERRE DE PERAY ET DE S'^ LEONARD 
ET NOMMEE LOVISE MICHEL PAR M"* ETIENNE MICHEL 
BOVRET ESCVYER SEIGNEVR DE CROIX FONTAINE* 
LIEVTENANT GENERAL AV GOVVERNEMENT DES 
VILLE ET CHATEAV DE CORBEIL ET PAR DAME 
LOVISE ANGELIQVE BOVRET EPOVSE DE M" CLAIR 
LOVIS LANDRY ESCVYER 

JEAN CLEMENT MARGVILLIER EN CHARGE ET 
JEAN LETOVRNEVR MARGVILLIER DES TRESPASSES 
GAVDIVEAV LOVIS* 

Cloche. — Diamètre, o'",7i. 

L'église de Saint-Léonard, qui donne son nom à un faubourg de 
Gorbeil, dépendait autrefois de la paroisse du Perray, à titre de suc- 
cursale; elle na plus rang que de simple chapelle. L'édiBce, construit 
sur la pente dune colline, appartient en majeure partie au xin^ siècle; 
il n'offre d'ailleurs rien de remarquable. L'inscription de la cloche est 
la seule qui s'y trouve aujourd'hui. 

' Fief et châteaa de la paroisse de Saint-Port, entre Gorbeil et Melun, ancien diocèse de 
Sens. — ' Voy. ci-dessns, n* mcggclxxxii. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 251 

MCCCCXGVIII. MCCCCXCIX. 

SAINTRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

xv* Biède. 

> 

( J<? AiU ttoM)t feôntt p«m htvmtl ett Un »mât tUn^tv î\ tu (autlrp k 
(z îe cj^arU» mu fott ftl? leqtiel )^ 

Pierre. — Long. i",83; larg. o",69. 



i538. 



* mtl 5' xxxmit. ^mî tun po' Tw ame 

Pierre. — Long. i'",86; larg. o",87. 

L'église de Sainlry, à laquelle l'abbé Lebeuf assignait la date du 
xm* siècle, n'existe plus; elle est remplacée par un édifice qui ne date 
que des premières années du règne de Louis XVI. On a maintenu dans 
le sanctuaire les fragments de deux tombes des anciens seigneurs, de 
la famille de Bernard qui a possédé la terre du xv*^ siècle au xvn*. Ces 
dalles présentaient chacune deux effigies, le mari et la femme; elles 
ont été sciées par moitié dans le ^ens de leur longueur, et les effigies 
des deux femmes ne se sont plus retrouvées qu'en morceaux complète- 
ment mutilés. 

Pierre Bernard a les mains jointes; il porte l'armure complète en 

* Tanlay, fief désigne depuis sous le nom nous a conserve la première partie de cette 
de l'Archet de CorbeiL Monceaux, autre fief seconde ëpitaphe : 

de la mouvance de Saintry. Cy gtst Bernard escuyer seigneur de 

* L'abbë Lebeuf nous fournit les mots Saintery Plessis Chenay et Moulignons lequel 
places entre crochets, au nombre de dix trepaes 

(t XIII, p. i5&). Le Plessis-Ghenay est un hameau voisin ' 

^ Cest aussi le livre de Fabbë Lebeuf qui d'Essonne. 

39. 




252 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

fer battu et l'épée au côté; sa cotte d'armes, en étoffe, est biasonnée 
de quintes-feuiiles et d'une grande tour crénelée; ses pieds sont posés 
sur une levrette. Un écusson, inscrit au milieu de la bordure, repro- 
duisait les mêmes armoiries; mais ici elles sont à peu près effacées ^ 
Le panetiei* du roi avait pour épouse Agnès Gourtin, damôiselle de 
l'hôtel de la reine, Ghariotte de Savoie. Le roi Louis XI leur octroya, 
en 1/180, la haute justice de Saintry qui relevait de la couronne. 

Jean Bernard, fils de Pierre, (it hommage de sa seigneurie de Saintry 
à François ^^ entre les mains du chancelier Duprat, le 3 décembre 
1 5 1 8 , et devant la chambre des comptes, trois jours après , à charge, 
pour le relief de mutation, d'un lîorin d'or de la valeur de douze sols 
parisis^. G'est à Jean Bernard qu'appartenait la seconde de nos dalles 
funéraires. Elle ne s'est pas aussi bien conservée que la plus ancienne; 
on reconnaît sans peine cependant qu elle lui était à peu près sem- 
blable; même ajustement, même costume, mêmes armoiries. 

* Il ne subsiste qu une moilië environ de rines. — * Lebeuf, op. ciu t. XIII, p. i54- 
i'encadrement , un arceau en ogive polylo- i56. 
bée, et un pied-droit dëcoré de quatre figu- 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



353 



MD. 

SAINTRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1780. 



Du Règne 

DE LoUlS-X VI , CETTE 

Eglise a été bâtIe par 
Monseigneur le M^ Duc de 
Clermont-Tonnerre, PaIr et 
Connétable de France; et benIte 
Le 12 septembre 1780 par ivp jean 
Louis AlNARD de Clermont- 
Tonnerre, Abbé de luxeuIl • 

EN présence de M^ 

SiLVAtN Matthieu Aunîn 

Curé de cette 

Paroisse «^ 



Marbre noir. 



Gaspard de Clermont-ToiineiTe, duc et pair de France, chevalier 
des ordres du roi et de celui de la Toison d'or, né en 1688, entré au 
service en 1708, lieutenant général en 178/1, reçut le bâton de maré- 
chal en 17^7. Il était le doyen des maréchaux à l'époque du sacre de 
Louis XVI, en 177^, et, à ce titre, il représenta le connétable dans 
la cérémonie. Cette circonstance ne l'autorisait pas cependant à prendre 
la qualité de connétable de France. Supprimée par Louis XIII, en 1627, 
après la mort du duc de Lesdiguières , la dignité de connétable n'a ja- 
mais été rétablie. 

Le duc de Clermont-Tonnerre acheta la seigneurie de Saintry, vers 



2iU INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

le milieu du siècle dernier. Le ai octobre 1779 *, il posa la première 
pierre d'une nouvelle église paroissiale, qui, moins d'une année après, 
fut bénite par son second fils , Jean-Louis Ainard , né en 1726, abbé 
comniendataire de Luxeuil^ en 1743. Dans l'espace de quelques mois, 
on na pas eu la prétention de construire un monument La nouvelle 
église n'est qu'un bâtiment des plus modestes, dépourvu de tout carac- 
tère. Une Assomption, peinte en 1780, décore le retable du maître- 
autel; il est de tradition à Saintry que le maréchal fondateur*, l'abbé 
de Luxeuil et le curé de la paroisse y figurent, les deux premiers 
sous le costume de deux apôtres, et le troisième dans un médaillon. 
L'inscription que nous publions est gravée sur un marbre noir, de 
forme circulaire, posé à l'intérieur de la nef, au-dessus de la porte. 
Les titres qu'elle énonce ont été tous plus ou moins raturés; mais on 
les restitue facilement avec le secours d'un procès-verbal conservé dans 
la sacristie. 

^ Almanach deCorbeii, 17 8g, roissiale; bâtiments claustraux convertis en 

* Célèbre abbaye de bénédictins, du dio- séminaire, 

cèse de Besançon , dont la fondation par saint ^ Il est mort plus que nonagénaire en 

Colomban' remonte à la (in du vi" siècle. 1781. 
Intéressante église abbatiale, devenue pa- 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 255 

MDI. 

SAINTRY. — ÉGLISE PAAOISSIALE DE NOTRE-DAME. 

173/i. 

LAN 1734 lAY ETE BENITE PAR M** LOUIS FLEURY 
PRETRE CURE DE CETTE EGLISE ET NOMMEE FRANÇOISE 
PAR MONSIEUR FRANÇOIS ADVENAT AVOCAT EN PARLE 
MENT * SEIGNEUR DE CETTE PAROISSE DE SAINTRY 
ET PAR DAME 



JEAN VIGER ET NICOLAS MURET MARGUILLIERS 

I ET L Gaudiveau mont faite' 

Cloche. — Diamètre, o'",83. 

^ François Advenat, avocat, inteDdant de la maison de Neufviile de Villeroy, fit acquisi- 
tion de la terre de Saintry en 1796. (Lebeuf, op. cit. t. XIII, p. 187.) — * Voy. ci-dessus 
n"" Mccccicvii. 



256 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDII. 

MORSAlhSCB-SEINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

xTii* âéde. 

Cy GIT Dame Charlotte Drevx 
VEyvE de M^ Lovis de Belloy 
chevallier Seignevr de Belloy 

EN FRANCE' L'aMOVR ET LA CRAINTE 

POVR DiEv l'eloignerent des maximes 

DV MONDE ELLE S*ETVDIA AVEC SIMPLI- 
CITE A SVIVRE L*ESPR1T DE SON MARY 
TOVS DEVX DANS VNE PARFAICTE VNION 
S'APPLIQVERENT VNIQVEMENT a SER- 
VIR DiEV ET A PROCVRER DE TOVT 
LEVR POVVOIR QVE CHACVN DANS SON- 
ESTAT PRATIQVA* TOVT LE BIEN POS- 
SIBLE Ils DONNERENT TOVT A M" 

Emery Drevx Prestre Sovchan- 

TRE ET CHANOINE DE PARIS SeIG" 

DE CE LIEV LEVR FrERE, QVl A FONDÉ 

EN CETTE Eglise devx services 

ET DOVZE messes POVR ADORER 
DiEV ET OBTENIR DE SA MISERI- 
CORDE LE REPOS DE LeVRS AmES. 
Aïulier timens dominum 
Ipsa laudabitur^. 

Marbre noir. — Long. o",96; lai^. o*,65. 

Petite et pauvre église; nef sans caractère; chœur et clocher, de la 
seconde moitié du xii* siècle. Une dalle gravée du xiii* siècle est restée 
dans le chœur ^. On y voit, sous un arceau à trois lobes porté par deux 

* Voy. ci-dessus , t. II, p. 466. * Prov. cap. xxxi, v. 3o. 

■ Sic, * Long. i",4o; lai^. o",6o. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 257 

colonnes, TefEgie d'une jeune fille, vêtue d'une longue robe, la tête 
coiffée d'un voile, les mains jointes. L'inscription était tracée, non sur 
la bordure de la tombe, mais sur l'archivolte de l'arcade; l'abbé Le- 
beuf l'avait jugée trop effacée pour être lue; elle n'est pas devenue 
plus lisible pour nos yeux. 

L'épitaphe de dame Charlotte Dreux ^ se lit sur une simple plaque 
de marbre noir fixée au mur de la première travée du chœur, du côté 
de l'épître. Cette inscription énonce en ce beau style que nous aimons, 
du wif siècle, l'éloge des vertus de la défunte et de son marj^, messire 
Louis de Belloy. Faire pratiquer le bien par les autres, ce n'est ni 
moins beau ni moins méritoire que de s'y appliquer soi-même. 

* La dëfiinte apparteDait-elle aux Dreux de Nancrë, famille noble d^Issoudun, qui a 
donne plusieurs chanoines à Notre-Dame de Paris? 



IV. 33 



258 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDIII. 

MORSAN-SUR-SBINE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

t688. 

9 

LAN 1688 lAY ESTE BENITE PAR M"*^ IVLIEN LE CERF PB"^ 
CVRE DE CE LIEV ET NOMMEE GENEVIEFVE PAR M*** SIMON 
DE DREVX CHEV"* SEIG" DE MORSAN * LIBYT**^ DE ROY A 
CAMBRAY ET PAR DAME GENEVIEFVE DES CHAMPS 
EPOVZE DE M"^ IEAN DE DREVX GHEV" SEIG** DE CHEVILLY* 

Cloche. — Diam. o™,58. 

' La seigneurie de Moi'sun appartint à niique devenait d'un usage presque général 

MM. Dreux, ou de Dreux, pendant une dans les familles nobles. Comparer Finscrip- 

partie des xvii* et xviii* siècles. L addition tion ci-dessus avec celle qui précède, 
de la particule en avant du nom patrony- ' Voy. ci-dessus n** mcclv. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 259 

MDIV. 

MOISSY-L'ÉVÉQUE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1700. 

D. O. M. 
Cy gist Ieanne Harly aagéé de 35 ans av iovr 

R 

DE SON DECEDS FEMME DE PlERRE TALLON FERMIE 
DE VIERCY PARROISSE DE MONTREAV SVR LE lARD ' 
ET AUPARAVANT VX* DE LOVIS IaRDIN FERMIER 
DE LA COVR PARR. DE MOISSY LAQ*f* NE POUVANT 
FAIRE EN MOURANT UN PARTAGE DE SES CENDRES 

DE 

ENTRE SES DEVX EPOVK A VOULV DANS LINCERTIT, 

OV REPOSEROIT DANS LA SVITTE CELVY QVELLE 

LAISSOIT VlUANT ATTANDRE LA RESVRECTION 

AVEC CeLVY QVI L*AV0IT PRECEDE A PAR SON 

TESTAMENT ESLEV SA SEPULTVRE DANS CETTE 

EGUSE OV A ESTÉ InHVMÉ LEDIT ÎARDIN ET Y A 

FONDÉ DEVX SERVICES A PERPT* DE ViGILLES A NEVF 

LEÇONS ET TROIS GRANDES MESSES LVN LE lOUR 

DE SON DECEDS ARIVÉ LE P^ MARS 1699. ET L*AV. LE 

IOVR DV DECEDS DVD. IARDIN ARIVÉ LE 2^. 

OCTOBRE 16..* ET POVR TESMOIGNER SON RESPE^ 

E 

POVR LEGUSE DE MONTREAV SA PAROISSE ET CELL • 
DE REAV PARR. DE SES ANCESTRES ETUEV DE SA 

NAISSANCE Elle y a fait plvsieurs fondaôns 

SCAVOIR A MoNTREAV VnE DARGENT A VnE 

FOIS PAYER POVR ACHEPTER DES ORNEMENT 
NECESSAIRES A LADITE EgUSE £ FONDÉ VIII 

' Montereaursur-Mard, village du dëpar- * Date eu partie effacée, 

tement de Seine-et-Marne et de l'arrondis- ^ Paroisse de l'ancien diocèse de Sens, 

sèment de Meinn, autrefois du diocèse de aujourd'hui du département de Seine-el- 

Sens. Marne (arrondissement de Melun). 

33. 



260 INSCRIPT[ONS DE LA FRANCK. 

MESSES BASSES A PERPT^ AVD. MONTREAV ET AVD. 
ReAV a fondé sept MESSES BASSES AVSSY A PERP^* 
COMME IL EST PLVS AMPLEMT PORTÉ PAR LE 
CONTRAT dAbANDONNEMT DESDITS LEGS FAIT 
PAR LÊD. TALLON SON MARY EXECUTEVR DE SÔ". 
TESTAMENT PASSÉ PARDEVANT M^ DeNIS CANET 

No"5 A melvn le XIII. Feburier 1700. 

Priez Dieu pour le repos de leurs âmes 
Pierre. — Long, i^jôô; lar^. t",oo. 

Eglise sans importance, reconstruite aux xv* et xvi* siècles; quelques 
piliers du xiii® siècle reconnaissables à leurs chapiteaux. La dalle de 
Jeanne Harly, placée dans la nef, n'offre d'autre ornement qu'une tête 
de mort dessinée au-dessous du texte. L'épitaphe ne présenterait au- 
cune singularité, si n'était l'incertitude de la pauvre défunte qui, ne 
sachant comment faire une part de ses restes mortels pour chacun de 
ses deux maris, et ne pouvant prévoir où serait un jour inhumé le se- 
cond, prit le parti de choisir sa sépulture auprès du premier, dans 
l'église de Moissy. Quelques mots de l'inscription se sont effacés; l'or- 
thographe en est aussi fort incorrecte. 

Sur une autre dalle, du xvii*^ siècle, recouverte en grande partie par 
les bancs de la nef, on lit seulement les premiers mots de l'épitaphe 
de honeste personne margverite nivellon vivante femme de adrian . • . 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 261 

MDV. 

MOISSY-L'ÉVEQUE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

iS39. 

t Un m ti' xxxtt : ont este fottbn; ces trogs fenrs : 
la grocce nommée mane * antre aune : 
et la petite barbe fans bonbtance : 

Cloche. — Diam. i"',i8. 

Marie a seule survécu à ses deux sœurs Anne et Barbe. Que de 
choses n'aurait-elle pas à nous dire du règne de François I^ à la Répu- 
blique de 1870! Elle en verra bien d'autres, s'il plaît à Dieu. 



26i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDVI. — MDVII. 
LIEUSAINT. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QCINTIBN. 



• GGjms • avi • «RGSPflssfl • Afin • dg • eiuiaG 

QiJi • aaa • kl. . • ug • §sïhkdi • 

flPRGS • HK • SfllltV • DGItlS • PRIGS • 

Pierre. — Loog. i",io; larg. i",07. 

1867. 



luttrCatns qnt treCiiarDi le bttiumc^ 

HfxeB h (axvA ;el^an 

hàutlitixe hn fe grâce mil tcc 

Pierre. — Long, i^tiô; larg. i",oo ^ 

Eglise reconstruite au xvi^ siècle, dans le style le plus vulgaire, et 
couverte d'une voûte en lattes. Il ne reste d'ancien que l'étage inférieur 
du clocher, entre le chœur et la nef; on peut le dater de la fin du 
xif siècle. Les fenêtres de l'abside paraissent avoir été garnies de vi- 
traux du xvi^ siècle, aujourd'hui fort endommagés. La figure la plus 
complète représente une Notre-Dame de Pitié. Un prêtre et des bour- 
geois ont leurs portraits peints sur le verre en qualité de donateurs. 
Les inscriptions qui rappelaient leurs noms sont brisées; on lit encore, 
Maistre Loys^ Méry Courtine sans indication de date ni de profession. 

cr On voit, dans le chœur, dit l'abbé Lebeuf ^, deux tombes qui repré- 
ff sentent deux curés revêtus sacerdotalement avec des plages' à leurs 

^ Les mesures en longueur sont ici celles ' Qp. cil, t. XIII, p. 191. 

des portions de bordure occupées par les ^ Parement de broderie fixé au bas de 

ëpitaphes, l'aube. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 263 

cr aubes; l'un, décédé en iZlik, tient un calice dans les mains; l'autre, 
(rmort en 1867, a seulement les mains jointes; leurs noms sont effa- 
(T ces de vétusté, v 

Les dalles existent; mais à peine y peut-on suivre quelques traits du 
dessin des deux effigies. Elles se trouvent placées sous le lutrin. Les 
inscriptions ne sont plus qu'en partie lisibles; mais elles nous offrent 
l'avantage de déterminer nettement la transition de la capitale à la mi- 
nuscule gothique. Le plus ancien des deux curés mourut le 1 s octobre 
i3/i/i \ et son successeur, le 27 juin 1867. 

L'abbé Lebeuf a fait aussi mention d'une tombe de chevalier, placée 
dans le chœur comme celles des deux curés. Un bouclier, de très-grande 
dimension, ramené en avant de l'effigie, la recouvrait presque tout 
entière. Pas plus que notre devancier, nous n'avons réussi à lire le nom 
du personnage, ni la date de son décès. Nous avons vu seulement 
quelques caractères sans suite en capitale gothique, et le contour d'un 
bouclier, chargé de plusieurs fasces, qui se termine en pointe. 

' Millésime aujourd'hui incomplet dans rinscription. 



264 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDVIII. 

LIELSAINT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QUINTIEN, 

i5Ao. 

$M( rnUti l(tttîe« (t 9m^$x^ a ttmct 

l$vbi ^iâctt tif}i » par (jmtm m a 

toufiatir» €tti atïww U ptttmt Utn tid 
U tmmt} ïe« nmUt lett^s ïe jfeareût» et 
U r«0ttïi U ««tbwtî «ttfmtiit 'Jl Uttttttriâ 
ïe Éetiî (Umni pWû tl sHUlU ta Um 
m» pm tï tmt t\ auffg a mm JnUm$v, 
<H pdtttxe faire Je drîtôtte qwl Toit batUe et 
jw^e f otttant ^ la fabw^ue ïe laïi' ejïltCê 
taittrt qmttftett la fôwe be trente U«re« 
tïmrô j)0ttr titte fbg« pa^er (et oultre 
a la eiarse qve le» warôtuller» ïe laîi' 
ej^Ule (ttoCârtront tttte epttapj^e tatlant 
• imumn ïe W fonïtatwtt eltre mg» 
ett pierre jjratJee ïeîtatt» le otettr ïe 
lab' ejîliCe ta liettCfiinet leqttel epitaple 
certifiera et artera* Us Jt^nxt ttW oWitî 

Uï tuMtt pSôtt ïief eîta le «etiîirebi xxnm' 
Jottr ïe tuas toit t«* lïtiareute ♦ 

Pierre. — Long. o^^ôS; larg. o'^ykk, 
' Choristes, choriers, — * Mot fruste , arre/er« ^ 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 265 

Inscription comprise dans le dallage du chœur; simple pierre, dé- 
pourvue d'ornementation. Le défunt parle à la première personne; on 
croirait l'entendre dicter à un tabellion les articles de son testament. 
La pierre gravée, dont il demandait la pose dans le chœur en témoi- 
gnage de sa fondation, n'a pas changé de place jusqu'à ce jour. Elle 
atteste à la fois sa piété filiale et sa confiance dans les prières qu'il récla- 
mait pour lui-même. Pourquoi, en écrivant ici les prénoms sans abré- 
viation, avoir, au contraire, abrégé le nom patronymique au point de 
le rendre presque méconnaissable? Nous traduirions volontiers pklon 
ou phon par Philippon. La pierre qui nous reste faisait évidemment 
partie d'une inscription plus étendue, comme le prouve le mot Item 
placé en tête de ce dernier article des dispositions du défunt. 



IV. 3/i 



266 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDIX. — MDX. 

LIËUSAINT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QUINTIEN. 

. i66â. 

DO M 

Cy GiST Madelaine de 
DoNON* Vevfve de fev M"* 
Pierre de la Fontaine" 
vivant chevall" seignevr 
DE Bachets Villepescle * 

ET AVTRES LIEVX LAQVELLE 
DECEDA LE l4"* IviLLET 1644 
AaGEE DE LV. ANS. 

Et avssy Gist Messire 
Anthoine de LA Fontaine 
Son Fils Aagee* de xll Ans 

Priez Dieu Pd. Leurs Ames 
Pierre. — Long, i",!! ; iarg. o^iSo. 



16/18. 
D O M 

Cy gist Anne Damovrs 
DAME DE Villepescle 
Femme de M*^ Iehan de 
LA Fontaine chevalier 

SEIGNEVR DE VILLEPESCLE * 
LAQVELLE EST DECEDEE 

LE 19. MAY 1648. Aagee 

DE XXVili ANS 

Priez Dieu pd. Son Ame. 
Pierre. — Long. i^jCo; iarg. i",oo. 



^ Fille de Jean de Donon, seigneur do 
Châtres-en-Brie et de Montgeroait, contrô- 
leur général des bâtiments du roi ; elle fut 
la seconde femme de Pierre de la Fontaine , 
en 1608. Médëric de Donon était également 
seigneur de Châtres et contrôleur des bâti- 
ments royaux en i58o. (De la Ghesnaye- 
Desbois, J9tcftonmitre de la noblesse ; Leheuf , 
op. cit. t. XIV, p. 174.) 



* La Fontfifie-Solare, famille ancienne et 
distinguée, originaire d'Asti. 

^ Seigneurie importante, de la paroisse 
de Lieusaint. 

* Sic. 

^ Jean de la Fontaine épousa, en pre- 
mières noces, Anne d'Us-Damours, et, en 
secondes, Isabelle Briçonnet, ûlle de Jacques 
Briçonnet, seigneur de Maunières. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 267 

Dalles sans ornements, placées dans le chœur. 

La terre de Villepesque, dont le bibliothécaire du roi Charles V, 
Gilles Mallet, avait été un des seigneurs les plus célèbres, appartenait, 
dès les premières années du xvn'' siècle, à Pierre de La Fontaine, com- 
missaire de Tartillerie de France. Son fils Jean, qui lui succéda, devint 
lieutenant-colonel au régiment de Melun (cavalerie) et mourut en 
1662^ Tous deux sont nommés dans les épitaphes de leurs femmes, 
Madelaine de Donon et Anne Damours. Les titres nobiliaires se re- 
trouvent sans peine en dépit des ratures démocratiques. 

' Lebeuf, op, cit. t. XIII, p. 196-] 97. 



U. 



268 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXI. 

LIEUSAINT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-QUINTIEN. 

173]. 

LAN 1721 JAY ETE BENITE PAR M"^ CHARLES FRANÇOIS COLLIN 
PRETRE CVRE DE CETTE PAROISSE DE LIEVSAINT ET NOMMEE 
LOVISE PAR m"* CEZAR MOIGNON ECVIER S^ DE ROV VILLE 
CH*" DE LORDRE MILITAIRE DE S^ LOVIS CAPITAINE DE 
CHEVAVX LEGERS AV REGIMENT ROYAL ROVSSILLON ET 
PAR ISPBLE DAMOISELLE LOVISE FRANÇOISE MACHACT 
DE POMPADOVR ' 

lEAN POTENTIER MARGVILLIER EN CHARGE 

LOVIS GAVDIVEAV FECIT 

JACQVES GAVDIVEAV FECIT ' 

Cloche. 

' Les Machat, ou Maschac de Pompadour, ancienne et noble famille du Limousin. 
^ Les noms des fondeurs sont graves sur deux écussons. Voy. ci-dessus n"* mdi. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



269 



MDXII. 

ÉVRY-LES-CHATEADX'.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

i563-i6o5. 

Cy gist noble Kôme angest * Cheu" S' 

du Mesnil S* George "^ en picardie 

Gentilhome ord de la chambre dv Roy qvi de 

céda le damoiselle Mar 

guérite de la Dame 

de Mardigly * Sauigny les courte 

nay et de Bonneuii sur marne * en ptie 

laqllê deceda le xxi' luillet 1605 • 

Priez Diev povr evix. 
Pierre. — Longueur de la dalle, a^fiB; larg. i",oo. 



L'église, peu intéressante, se compose de constructions renouvelées 
aux XVI* et \Yif siècles. Il y reste cependant deux colonnes de la meil- 
leure époque du xui* siècle, bien reconnaissables aux feuillages de leurs 
chapiteaux. Le château est remarquable; il date de la seconde moitié 
du xvi^ siècle. Quatre tours rondes en occupent les angles; des ara- 
besques, des pilastres, des cartouches autrefois armoriés en décorent 
les façades et les combles. 

La dalle funéraire, placée dans l'église, en avant du degré de la 
chapelle de la Vierge, appartient à Charles de Hangest, gentilhomme 
ordinaire de la chambre du roi Charles IX, mort le 20 décembre 1 563, 



r 

' Ou Evry-ethBrie, 

' Hangest, paroisse du diocèse d'Amiens , 
dëparlement de la Somme, arrondissement 
de Montdidier. La famille, qui lui devait son 
nom , est célèbre dans Thistoire de Picaixlie. 

^ Paroisse du même département, arron- 
dissement de Përonne. D'après Tabbë Le- 



l)euf« le défunt possédait aussi les seigneu- 
ries de Donfront et de Fresnières. 

* Mardilly, écart de la paroisse d'Evry. 
(Lebeuf, op, cit. t. XIII, p. ai 3-3 17.) 

^ Paroisse du diocèse de Paris et du 
doyenné du Vieux -Corbeil. Voy. ci-dessus 

n** HCCCCLXIII. 



270 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

et à sa femme, Marguerite de la Rivière. Deux arcades cintrées, dont 
les archivoltes reposent sur des consoles, encadrent les deux çiBgies 
qui sont tournées Tune vers Tautre; le mari en armure, avec la cotte 
par dessus, et l'épée au côté; à sa droite, un casque à panache, la vi- 
sière fermée; à sa gauche, ses deux gantelets; la femme en longue 
robe, à larges manches, corsage surmonté d'une fraise, coiiïe terminée 
en pointe sur le front. Les époux ont les mains jointes. Le dessin de la 
dalle commence à s'effacer. Une partie de Tépitaphe a déjà disparu; en 
l'absence du texte complet, l'abbé Lebeuf en donne du moins les noms 
et les dates. Deux écussons accompagnaient l'inscription; nous avons 
cru voir, sur celui de Charles de Hangest, un échiquier et une bande 
chargée de trois coquilles ^ Depuis longtemps, on se servait de cette 
tombe comme de clôture pour l'entrée du caveau des seigneurs d'Evry. 
Quelques autres inscriptions seigneuriales existaient autrefois dans 
l'église; elles ont été complètement supprimées. 

A peu de distance d'Evry, on retrouve l'ancien prieuré de Vernelle 
qui dépendait de l'abbaye bénédictine de Chaumes-en-Brie. La cha- 
pelle et son élégante abside du xni^ siècle servent d'écurie, de grange 
et de grenier. 

' Haagest en Picardie porte, d'après le tion de Charles de Hangest, à la date de 

P. Anselme, d'argent à la croix de gueules, i5S6 , avec la qualité d'un des cent gentils* 

chargée de cinq' coquilles d'or. V Histoire hommes de Thôtel du roi (t. VI, p. 737- 

généalogique ne contient qu'une simple men- 7^0). 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



271 



MDXIII. 

ÉVRY-LES-GHÂTEAUX. — ÉGLISE PABOISSIALË DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

1783. 

LAN 1783 lAI ETE BENITE PAR M"* GUILLAUME LE BOURGEOIS 

PRETRE DU DIOCESE DE LISIEUX CURE DE CE UEU ET POURVU 

DE LA CURE DE S^ JEAN DES ESSARTS AU CONTEZ DE TANCABVILLE » 

DIOCESE DE ROUEN lAI EU POUR PAREIN TRES HAUT ET TRES 

PUISSANT SEIGNEUR MESSIRE JOSEPH BRUNET* CHEVALIER 

MARQUIS DEVRY BARON DE CHATEL MONTAGNE' PREMIER 

BARON DU BOURBONNOIS S* DE CHARMEIL MONTMORILLON 

S^ CLEMENT DE MONTAGNE LES BOUCHENNES NANCEL 

ET AUTRES UEUX • MARECHAL DES CAMPS ET ARMEES 

DU ROY CHEVAUER DE LORDRE ROYAL ET MIUTAIRE DE 

S^ LOUIS ET POUR MAREINE TRES HAUTE ET TRES 

PUISSANTE DAME MADAME MARIE ESPERANCE MASSON DE 

PUSSAY SON EPOUSE* 

I. B. ET F. LES ROBERT MONT FAIT* 

VINCENT HUART MARGUILLER EN CHARGE 

M. GERMAIN ALEXANDRE SINDIC PERPETUEL 

Cloche*. 

La famille Brunet, distinguée surtout dan« les fonctions administra- 
tives, a possédé la seigneurie d'Ëvry pendant toute la durée du siècle 
dernier. Ce fut elle qui obtint l'érection de cette terre en marquisat. 
Un pont de cinq arches, construit sur la rivière d'Hière, porte sur sa 
principale clef de voûte le nom de pont brunet avec le millésime de 1 770. 



* Tancarcille, dëparlemeot de ia Seine- 
Inférieure, arrondissement du Havre. 

* Joseph-Moolins Brunet, né à Moulins 
en 17^5, ëlait fils de Gilles Brunet, eon- 
seiUer an pariement de Paris en 1706, in- 
tendant d^Auvergne en 1790, et du Bour- 
bonnais en 1793. (De la Chesnaye-Desbois, 
op. eit.) 

' Châtel-Montagtw, Saint- Clément , pa- 
roisses du diocèse de Moulins , département 



de TAUier, arrondissement de la Palisse. 
ChÂtel-Montagne était la première baronnie 
du Bourbonnais. 

^ Voy. ci -dessus, t. 111, n** mcclxxxi, 
p. 687, Tëpitaphe de deux autres personnes 
de la même famille, peut-être le père et la 
sœur de la marquise d*Évry. 

* Voy. ci-dessus, n' mcccxcix, p. 89. 

* Diam. i",ia. 



272 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDXIV. 

LIMOGES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

1711. 

lAY ESTE NOMMEE^ PAR TRES H'^ & TRES PVISS^ SErC' 

M**^ JEAN ANTOINE DE MESME CH""^ COMTE DAVAVX 

& DE NEVFCHATEL MARQVIS DE S'' ESTIENNE SIRE DE 

CRAMA YEL' SEI^"DAVVILLIERS & AVTRES LIEVX CON" 

DV ROY EN TOVS SES CONSEILS DESTAT & PRIVES 

SECOND PRESIDENT DV PARLEMENT^ CH"" COMANDEVR 

DES ORDRES DE SA MAIESTE &^ * & PAR HAVTE ET PVISSANTE 

DAME MARIE ANNE VOISIN DAME DE LA TERRE & 

SEIG"^^ DE BROV LA VILLENEVVE AVX AVLNES * GALANDRE 

& AVTRES LIEVX V*' DE MESSIRE DENIS FEYDEAV * CH"" 

SEIG" DES DITES TERRES CON" DV ROY EN SES 

CONSEILS MAITRE DES REQ'^" ORD"^ DE SON 

HOTEL & PRESIDENT DV GRAND CONSEIL & MESSIRE 

JEAN GRANDAYS CVRE DE LIMOGES EN I7II 

BERNARD ' . 

DVBOIS .• 

DENIS GAVTIER MARGVILLIER. 

Ctoche^ 



^ Le ijom n est pas indiqué. 

^ Seigneurie et château de la paroisse de 
Moissy-l'Évêque. Voy. ci -dessus n' mdiv, 
p. sSq. 

^ Jean-Antoine de Mesme ëtait premier 
président du parlement de Paris, lorsqu'il 
mourut en lyâS. Son père, Jean-Jacques, 
et son aïeul , Jean-Antoine, furent présidents 
à mortier. 

^ Prévôt et maître des cérémonies des 
ordres du roi , comme avant lui son père et 



son oncle. Il élait aussi membre de F Aca- 
démie française. (Le P. Anselme, Hist. gé- 
néal. t. IX, p. 827.) 

^ Brou, appelé aussi la Viileneuve-aui- 
Anes. Voy. ci-dessus t. III, p. 1 et 5o. 

^ Jean-Antoine de Mesme avait épousé 
en 1695 Marie -Thérèse Feydeau, fille de 
Denis Feydeau et de Marie- Anne Voisin. 
Marie-Thérèse mourut en 1706. 

^ Nom du fondeur? 

* Diam. o'",67. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 273 

L'église de Limoges n offre d'autre intérêt que la présence de quelques 
débris d'un édifice du commencement du xiif siècle, et encore est-ce 
bien peu de chose. Elle avait pour annexe une petite église, du titre 
de Saint-Denis, située au hameau de Fourches, qui a été entièrement 
démolie. 

La seigneurie de Limoges appartenait, comme celle de Fourches, aux 
religieux du prieuré de Saint-Martin-des-Champs de Paris, qui l'alié- 
nèrent dans les dernières années du xvi' siècle. Elle passa depuis en la 
possession de MM. de Mesme qui la réunirent à celle de Gramayel dont 
ils se trouvaient déjà pourvus. 



IV. 35 



27A INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDXV. 

LISST. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTPIERRE. 

1757. 

LAN 1757 lAY ETE BENITE PAR m"*^ HILAIRE FOUCAULT 
PRETRE DOCTEUR EN THEOLOGIE DE LA MAISON ET 
SOCIETE DE NAUARRE ' CURE DE LISSY ET NOMMEE 

MARIE PAR m" PAGEAUT SECRETAIRE DU ROY SEIGNEUR 

DE LISSY ET PAR DAME MARIE MOUGIN EPOUSE DE 

m" CHEVALIER SECRETAIRE DU ROY ET PREMIER 

COMMIS DE LA MARINE. 

CLAUDE BLONDE!. M^ MASON ET ENTREPRENEUR 
DE BASTISMANT ET ADIUDICATAIRE lEROME DENIS 
M" CHIRUGIENS ET COLLECTEUR DE LADIUDICATION. 
DENIS MOREAU MARGUILLER EN CHARGE. 
. LOUIS GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE*. 

• Cloche '. 

Petite église, en partie reconstruite au xvi' siècle, et replâtrée de- 
puis; chœur rectangulaire du xni* siècle. 

L'inscription de la cloche ne nous apporte pas seulement les noms 
du parrain, de la marraine et des fondeurs; elle nous apprend, de 
plus, celui du maître maçon, qui fut chargé sans doute de mettre le 
clocher eu bon état, et celui d'un maître chirurgien à qui les parois- 
siens auront confié le soin de réunir les fonds destinés au payement de 
la fonte et de la pose. 

* Célèbre ëcolede ihéologie à Paris. Voy. ' Voy. ci-dessus n* mdxi, p. a 68. 

ci-dessus t. I, n"* xviii, p. 5i-5s. ^ Diam. o^fâi. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 375 

MDXVI. 

SOULAIRE '. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

iSoo. 

[iQF • eiss • DHiiffioisesAG • sittKGyeKixe • dg mjmaHiGRGs 

FUiHe • DG nOBSG • ItOiltG • ffiOnSGnmGVR • DG mjIROltlGRGS • 
IflDIS • QlhGyfijASIGR • Z • RGZ ' DG • IlOBAG • Dft0G 

FGV • m JDIfliltG • FSflBIflV • DG BOVI • FJUKG • DVDIS • OlhG 

VflimiGR • Z • FflUIG • FGV • 0Y[ISIlflVIIIG • DG SVSGVRG « IJIDIS • 

imavGssG • miGSPflssft • nsn • dg oRJiaG si • aoa • sg smkdi .... 

PRIGZ • POVR • SHiKG] 

Pierre. — Longueur du fragment, o^f/ig ; larg. i^tOo. 

Eglise sans caractère, renouvelée, autant que j'en ai pu juger, vers 
le xvn* siècle; elle possède une statue de la Vierge en pierre, plus grande 
que nature, des premières années du xiv^ siècle. 

Au milieu de la nef, il reste à peu près le quart d'une dalle de la 
dernière année du \\\t siècle, sur laquelle était représentée, entre deux 
colonnes portant une arcade, damoîselle Marguerite de Marchières, 
femme de Guillaume de Soulaire, vêtue d'une longue robe, les pieds 
posés sur deux petits épagneuls. La partie supérieure de la dalle a 
complètement disparu; on y voyait près de la tête, du côté gauche, un 
écusson à une croix ancrée. La défunte avait la tète coiffée d'un voile 
et les mains jointes. C'est à l'abbé Lebeuf que nous devons ces détails; 
nous lui devons aussi la portion aujourd'hui détruite de i'épitaphe et 
la mention d'un acte de 1^77 où Guillaume de Soulaire parait avec la 
qualité Sarmiger^ écuyer'. 

* Ou Soulerre, appelé anciennement Su- la défunte de sa femme Isabeau de Bovi. 
leure. * Lebeuf, op, cit, t. XIII, p. 94o- 

* Née. Le sire de Marchières avait eu a4i. 



35. 



976 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXVn. 
SOULAIRE. — ÉGLISE PAHOISSULE DE SAINT-MARTIN. 

LE 2 OCTOBRE 167$ lAY ESTE NOMMEE MARIE 
PAR IX R. P. D. CHARLES LE BRET PRIEVR DES 
CHARTREVX D2. PARIS* SEIC" DE CETTE PARR* 
DE SOLLERRE ET BENISTE PAR M** PIERRE 
ALEXIS PERCHERON DOCTEVR EN THEOLOGIE 
CVRE DE CE LIEV • 

DEVM LAVDO DEFFVNCTOS PLORO TEMPESTATEM 
FVGO POPVLVM VOCO FESTA DECORO ' 





Cloche*. 



Les Chartreux de Paris, propriétaires de vignes et de bois eu la pa- 
roisse de Soulaire, dès le xiv^ siècle, se rendireot au xvi^ siècle acqué- 
reurs de la seigneurie du lieu. Les anciens bâtiments de leur ferme 
environnent Téglise. Ils ont laissé dans cette même église une statue 
de saint Bruno, leur fondateur, en pien*e peinte, et la copie d'une des 
peintures que Lesueur lavait exécutées dans leur cloître. On a aussi 
conservé sur la place du village une grande croix sculptée en pierre 
qu'ils y avaient érigée au xvii^ siècle. 

La cloche, nommée par le prieur du monastère de Paris, na pas 

* Voy. ci-dessus t. I, p. i83. clerrnn. Defvnetos phro, pesttm fvgo, festa 

* La forme la plus usitée de ce texte est decoro, 

ceiie-ci : Voy. t. I, p. Ag, 5o. 

Lavioievm verom. plebem voeo. amgrego ^ Diani. i",io. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-GORBEIL. 277 

eu de marraine; laustérité de la règle des Chartreux ne pouvait guère 
autoriser l'intervention d'une femme en pareille circonstance*. Nous 
connaissons déjà les deux fondeurs Nicolas Chapelle et Jean Gillot qui 
ont imprimé leurs marques sur le métal, à la suite de l'inscription^. 

' Le révérend prieur ne fui pas en réalité dunlur regulares, Ducange, Giosn, Patrinut. 
le parrain de la cloche; il se contenta de lui Catnpana. 
imposer un nom. Ab ojfkio patrini exclu- * Voy. ci-dessus n* ucccLxxxvni. 



278 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXVflI. 

COUBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

1697. 

* LAN 1697 lAI ETE BENITE PAR M" IACQVE DE LALONDE 
PB^"^ DOCTEVR EN THEOLOGIE & CVRE DE COVBERT NOMMEE 
ANNE LOVISE PAR DAME ANNE LOVISE DARNELLE DE BVSSIERE 



EPOVSE DE M"* lACQZ GILBERT DE N02IERS DIRECTEVR GNAL 

DES ALIENATIONS DES DOMAINES DV ROY ET PAR M*' FRANÇOIS LE 

GALLOIS ADVOCAT EN PARLEMENT GREFFIER EN CHEF DV 

CHATELET DE PARIS ET FONDVE A LA DILIGENCE DE M** 

CHARLES CHEVARD CONSEILLER DV ROY 

SIEVR DE LA VILLETTE MARG" EN CHARGE DE LA FABRIQVE 

DE s" GENEVIEFVE DE COVBERT 

Cloche >. 

La nef de l'église est de nulle valeur; le chœur est, au contraire, 
une élégante construction du temps de saint Louis. Les vitraux et les 
tombes indiqués par labbé Lebeuf n'existent plus. On remarque, 
auprès du maître-autel, une croix processionnelle en cuivre, du 
xv* siècle. Décorée du titre de baronnie, en iSgû, lorsqu'elle apparte- 
nait à la maison de l'Hôpital, la terre de Coubert fut érigée en comté, 
au commencement du xvni^ siècle, en faveur d'un Gnancier célèbre, 
le grand Samuel Bernard^ comme on dit encore dans le pays. L'inscrip- 
tion de la cloche garde un silence absolu à l'égard des seigneurs de la 
paroisse; elle ne relate que des noms honorables, sans doute, mais dé- 
pourvus d'illustration. 

* Diam. ©",70. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-CORBEIL. 27é 

MDXIX. 

6RISY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

166]. 

(Ci gi)st M*.^ Pierre Pinon cheualue'* 

(SEIGÎ) DE ViLLEMAIN» DE GrESY EN PARTYE 

ET AUTRE* UEUX CON'Î M! D*HOSTEL * ORD"* 

DV Roy TRESORIER DE FRANCE GENERA** 

DES FINANCES ET GRAND VOYER EN LA 

GENERALITE DE PARIS V 

A LAISSÉ 30V DE RENTE PO^ ESTRE d7 ET 

CELEBREE A PERPETUITE DAS LA CHAPELLE 

NOSTRE DAME DE V^ILLEMAIN ET DEDANS 

LE CŒUR DE CETTE PAROISSE VNE MESSE 

PAR SEMAINE PO*. LE REPOS DE SON AmE 

ET VNE MESSE HAUTE LE loUR DE SON 

DECEDZ 

COME AUSSY VNE MESSE HAUTE A TPETUI 

TÉ LE 5*. SEPTEMBRE PO". LE ROY LOUIS 

• 

LE Grand 14* dv Nom Roy de fbance* 

A PAREILLEMT laissé 20*t DE RENTE PO*? 
ESTRE DIT TOUS LES DIMANCHES VN 
DE PROFUNDIS A SON INTENTION. 

K 

LED*. SeIG". est DECEDE LE DIXIESM 
NOUEMBRE l66l ^ 

Priez Dieu ' pour le 

repos de Son Ame. 

Pierre. — Long. i",9o; larg. o™,67. 

^ Fief de la paroisse de Grisy. Chftleau ^ A Tâgc de cinquante et un ans. 

moderne et parc. L*ancien château contenait ^ Dans cet intervalle , les armoiries d'azur 

une chapelle du titre de Notre-Dame. au chevron d'or , accompagne de trois 

* Sic, pommes de pin de même; couronne de inar- 

' Nommé en 1689. quis; deux lions en supports. Un peu plus 

^ En i636. bas, une tête de squelette et deux ossements 

^ Né à Saîut-Germain, le 5 septembre croisés en sautoir. 
i638. 



^80 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'étage inférieur de la tour est la partie la plus ancienne de Téglise; 
il m'a paru du xii*' siècle; il se trouve compris entre une nef et un 
chœur, de la structure la plus simple, réédiGés au xvi^ siècle. Le monu- 
ment érigé au-dessus de la sépulture de Pierre Pinon, à Textrémité 
de laile méridionale, se composait d'un buste, de bas-reliefs et d'une 
inscription. Une autre épitaphe était gravée sur une dalle; c'est celle 
que nous rapportons. A l'époque où le texte en a été relevé pour notre 
Recueil , elle se trouvait déposée dans le chantier du maître maçon du 
village, en compagnie d'une sculpture représentant un ange la trom- 
pette à la main, et des attributs scientifiques. Le surplus du tombeau 
a été brisé. 

Pierre Pinon était fils de Jacques Pinon, seigneur d'Onsy et de Vi- 
try, conseiller du roi en tous ses conseils, doyen du parlement de Paris. 
Son successeur en la seigneurie de Villemain représentait la France, 
au traité de Ryswick, en 1697, en qualité de plénipotentiaire. La 
famille des Pinon, originaire du Berry, s'est illustrée dans la magis- 
trature, dans l'ordre de Malte et dans la diplomatie. Elle avait laissé 
son nom à une rue de Paris, voisine de la rue Grange-Batelière; ce 
nom a été supprimé de nos jours et remplacé par celui de Rossini. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 281 

MDXX. 

6RIST. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

i663. 

AD. M. D. G ' 

Cy Gîst Honnorable Personne Françoise le maire 
Viuante Femme de ML* François le long Capp".* du 
chasteau Du Marquisat De la Grange * qui decedda 
le leudy 19'. auril 1663 •* Fut Inhumée le Vandredy 20* 
Dud\ mois Aagéé de dix sept Ans^ En mémoire De laqH' 
A Esté donné a perpétuité par ledict lelong son ma- 
ry a leglise œuure et Fabricque de Céans Sept li- 
ures tz de rante à la Charge par ladicte Ëibrxcq. 
de Faire dire et célébrer pour le repos de son Ame 
Ses parens et amys. Deux Messes haultes et obits 
par chacun an à perpétuité Scauoir Vne le 1 9*. aur 
il lour de Son deceds et lautre le 4* lour docto 
bre Feste de S*. François Son patron auec Vil 
Gilles complettes et Vn libéra a la Fin de chacune 
Diceiles messes^ comme Aussy Vn Autre libéra 
le lour de la commémoration des Morts à lissue 
De la Grande Messe qui seront chantes à len 
droict de Sa Sépulture ; lesquelles deux messes 
Dobits Seront annoncées les dimanches prece 
dens Au prosnes ou ce dira le Deprofbndis 
à son Intention le tout Ainsy quil est plus 
au long Porté par le con tract de ce passé par 
deuant thuilUer no? Royal à brie conte robert 
En datte du 19". Septembre Audict An 1663 Puiez 
Dieu pour Son Ame. 

Requiescant m Pacé Amen 

Pierre. — Loog. o^.gà ; larg. o",5/i. 

' Ad majorem Deighriam, bert, ërigëe en marquisat sous le règne de 

' La Grange-Nevelon, ou la Grange-k^ Louis XIV. Châleau de belle sU-ucture, qui 
Roi, seigneurie relevant de Brie-Gomle-Ro- porte le caractère du temps de Henri IV. 



282 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'épitaphe de la jeune femme du capitaine du château de la Grange 
s'est retrouvée, comme ceile de Pierre Pinon, chez le maçon du vil- 
lage de Grisy ^ 11 pourrait se flaire qu'elle provint de Téglise aujourd'hui 
démolie de la Grange. La pierre est arrondie au sommet. A la première 
ligne, un écusson à une fasce accompagnée de trois étoiles en chef et 
d'une rose en pointe; à la dernière, ossements croisés, larmes, tète de 
mort. Un casque à lambrequins surmonte Técusson. 

* Voy. ci-dessas, p. a8o. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-GORBEIL. 283 

BfDXXI. 

GRISY. — ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-MÉDARD. 

1774. 

CY GlT LE CORPS o'ANNE 
GABRIEL PLUCHET ÉPOUSE 
DE GERMAlN LA ROCHE LA 
BOUREUR D^ A SUtSNES ' DE 
CETTE PAROiSSE DÉCÉ 
DEE LE 30 DECEMBRE 
1774 AGEE DE 31 ENS 
PRtEZ DiEU POUR SON 
AME 

UN DE PROFUNDiS 
Pierre. — Long. o",59; larg. o",65. 

La tombe d'Anne-Gabriel Pluchet fait partie du dallage de la nef de 
Téglise de Grisy. L'épitaphe, négligemment gravée, nest accompagnée 
d'aucun ornement. A côté, on lit sur une simple pierre^ le nom de 
Julie Laroche, décédée à l'âge de seize ans, le 9 janvier 178/1; elle 
était née sans doute du mariage d'Anne Pluchet avec le laboureur Ger- 
main Laroche. 

Quatre dalles funéraires se voient sous le clocher. Deux sont entiè- 
rement oblitérées. La troisième, du lYif siècle, présentait les efBgies 
de deux époux; il reste quelques traces de celle du mari en culottes 
courtes. La quatrième était beaucoup plus ancienne; on y distingue seu- 
lement ces mots en caractères du commencement du xiv^ siècle. 



. . . .OCTOBRIS ARRO DOmiRI IRIfi CGC aiHR 

m PACG AIRGR PATGR ROSTGR 



' Hameau dépendant de Grisy. — ' Long. o"",a6; larg. o",a3. 

36. 



38& 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



^^P5 



MDXXII. 

6RÉG¥. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1778. 



^^SSJ S:^UPHF<it|f^/)Ntt^KiicoN LnTS HS 



JŒÎESPl 



EHSS 






lLuin fni antion anâ' 

>lfclN(JS FTFO<; n 

ffl£5 SE~DUBAi)x margUILû E 



ESEQi 






Cloche ■. 



L'ancienne église, qui datait du xv' siècle, a été démolie; elle ren- 
fernrait plusieurs inscriptions dont Tabbé Lebeuf donne la nomencla- 
ture ; nous n'avons pu savoir ce qu elles sont devenues. Celle qui faisait 
mémoire de la dédicace, célébrée en 1660, le jour de la fête de saint 
Pierre, était rédigée en vers français de dix syllabes, dune facture 
singulière. Les cuisines du château occupent le sol du vieil édifice. 
Une nouvelle église a été construite, en 1 865, sur un emplacement 
voisin. 

La cloche qui existait jadis est conservée. Par une exception que 
je crois unique , elle porte une inscription en langue grecque , que nous 
reproduisons en fac-tmile, afin de laisser à chacun la faculté de l'in- 
terpréter. Le sens général n'est pas douteux; mais les barbarismes 
qu'elle présente en rendraient difficile une traduction littérale. L'au- 
teur de ce texte y a commis plus d'une faute, et le graveur inexpéri- 

' Diam. o'.SS. Un calvaire et ane Vierge & l'enfant sont représenta sur la robe de h 
cloche. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 285 

mente qui Ta transposé en lettres romaines n a fait qu'augmenter ie 
désordre. 

Mal assuré de nos réminiscences classiques, nous nous sommes 
adressé à des hellénistes de profession. Après avoir vainement cherché 
à rectifier quelques mots plus défigurés que les autres, ils ont pensé 
qu on pouvait dire que la cloche, cette œuvre sonore, fut mise en son 
lieu par les soins du pasteur de Grégy, Gombault, et que ce même 
pasteur, sans autre préparation, en fit la bénédiction , au moment même 
de la pose, en Tannée 1778. On a omis Tindication du nom du mois 
et celle du quantième. La mention du marguillier en charge a été 
ajoutée en français. 

Ne serait-ce pas le pasteur (tsroffiu^ii) Gombault, peut-être ancien uni- 
versitaire, qui aura voulu se donner l'innocent plaisir de faire parler 
à sa cloche un langage inconnu du profane vulgaire? L'inscription n'offre 
pas d'ailleurs d'autre intérêt que celte singularité. 

Les lignes qui précèdent étaient déjà livrées à l'impression, lorsque 
la science de M. Lancereau, membre de la Société asiatique, est venue 
au secours de notre insuffisance. Grâce à lui, nous pouvons mettre 
sous les yeux de nos lecteurs une restitution du texte et une traduction 
littérale qui présentent tous les caractères d'une certitude absolue. 

RESTITUTION DO TEXTE. 

Aura rà ypa^ifTtHov reyx[T]àv èv t&) iamov 
r&tfeo èridij èaà toO 'ootfiévoç tov n^[p]ov Gragiaci 
Gombaulto Halepov fiera ràv xyràv Avev 
vrap99xev(UT(iévov éXXà ye tsapà éavrw ^moiiiévos 
eù}.oyYjràv èvcuniov àvaôéazcûs ^C^p^s 

(irnfàs éreo9 1778. 

Etienne Dubaux, marguillier. 



TBADDCTION. 

Celle cloche, fondue h sa place, a ëtë posée par le pasteur de (Saint-) Pierre de Grégy, 
Gombault, après la fonte, sans apparat; mais néanmoins elle a été bénite par le pasteur 
lui-même, an lieu de consécration, ie jour du mois de de Tan 1778. 

Etienne Dubaux, marguillier. 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

HDXXIII. 
VARHNNES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SILPICE. 



C{ gitl itolrlt ïomme ftemm it 

la «ngk ttmn Singwa k tmetat» ei i( fntiinf ' lequel fre^ttCa 

' Voy.ci.8|>rès, mémo doyenné du Vieux^Corbeil, n" HDXixni. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 387 

le XX Jonxtie -èepfmbre Hnn 

mil ♦ c * c . c ♦ c. iii;" eï ionze. J^ten aif lame ît Ing ^meti : 

Pierre. — Long. a",ao; larg, i",io. 

Dans les actes du mois d'août 1969, par lesquels le chapitre de 
Notre-Dame de Paris donne son assentiment à la translation du titre 
paroissial qui appartenait à Téglise de Gercy, en celle de Varennes, 
cette dernière est indiquée comme un édifice récemment commencé 
(m ecclesiam apud Varennes de navo edificari ceptam ^). Ce sont les mêmes 
murs, percés de baies en ogive, qui existent encore aujourd'hui; la 
voûte seule en charpente et plâtre a été renouvelée. Quelques vitraux 
du \\\f siècle se sont conservés, surtout au fond du sanctuaire; on y 
voit le Christ entouré des sept colombes ^ les débris d'un arbre de 
Jessé, le partage du manteau de saint Martin, la chute de Tarbre qui 
écrasa les païens au lieu de tomber sur le saint évéque, quelques 
autres sujets légendaires, des grisailles, des bordures fleurdelisées. 

Fremin de la Sangle, seigneur de Varennes et de Perrigny, avait sa 
tombe dans le chœur, sous le banc des chantres; on Ta reléguée sous 
un confessionnal, au pied de l'escalier d'une tribune. Aux quatre angles 
de la pierre, les emblèmes des évangélistes dans des quatre-feuilles; au 
milieu de chacun des deux grands côtés, un autre quatre-feuille con- 
tenant un écusson à un sautoir chargé de cinq coquilles. Pas d'enca- 
drement d'architecture. Effigie imberbe, mains jointes, la tète appuyée 
sur un coussin; armure de fer; cotte coupée en dalmatique, blasonnée 
par-devant et sur les épaules; à gauche, les gantelets suspendus par 
un cordon à la poignée de l'épée; une dague au côté droit; vers les 
pieds, aussi à droite, un casque à grands panaches, visière fermée; 
sous les pieds, un lévrier. Nous ne connaissons sur Fremin de la Sangle 
d'autre document que son épitaphe. 

* Goérard, Carttdaire de Notre-Dame de ' Signes de la plénitude des dons du Saint- 

Paris, 1. 1, p. 18g. Esprit. 



INSCBIPTIONS DE LA FaiNCE. 

MDXXIV. 

VAREnNES. — ÉGLISE PADOISSIALE DE SAINT-SULPICE. 

i63o. 



€b «m ttofcU îiamlU noW» kotitt ftoniti 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBËIL. . 289 

It^ïU vfysdOA U xn^ Ja' ïe twtttfet mil »' — 

€u J)in mhU ^m M$tt ^ U ranjsU tn fott nmi tUxàtv f ' ^ oarew^s 

i Tfpatla U xxtt' 3'ttr trauril mil • «^ ♦ xxx ♦ jimî feett î^a^ . . 

Pierre. — Long. i",9o; larg. o",95. 

Une même dalle, aujourd'hui rejetée sous l'escalier de la tribune, 
recouvrait la sépulture de la veuve de Fremin de la Sangle et de Jean , 
leur fils, seigneur de Varénnes. Le nom de la mère a disparu; suivant 
Tabbé Lebeuf, un acte de i53/i lui donne celui de Françoise des Feu- 
grue ^ 

Riche dessin; aux angles quatre écussons dont les armoiries se sont 
effacées; deux arceaux polylobés, avec archivoltes en accolade, et re- 
tombée médiane en pendentif; au-dessus de chaque arcade, à Tenta- 
blement, Abraham assis portant l'âme dans son giron, deux anges à ses 
côtés. Le visage de la mère annonce l'âge de la vieillesse; une coiffe 
sur la tète; une longue robe descendant sur les pieds; à la ceinture, 
une grosse chaîne formant deux tours. Le fils est jeune; armure, épée, 
cotte blasonnée, gantelets suspendus au côté gauche, lévrier sous les 
pieds, comme à la tombe de Fremin de la Sangle. Par déférence pour 
la mère, on lui a donné ici la place d'honneur; son effigie tient la 
droite. 

* Op. ctL t. XIII, p. a83. 



1?. 37 




290 INSCRIPTIONS DR LA FRANGE. 

MDXXV. 
VARENNES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPIGE. 

1549. 

ïe ie«6te U fatwU eu 

Pierre. — Long. a*,9 5;iarg. i",io. 

La tombe de iB/ig nous conduit à la troisième génération des La 
Sangle, seigneurs de Varennes. Le fils de Jean de la Sangle et dlsabeaa 
Bernardin se nommait Louis, La postérité de Fremin de la Sangle 
s'éteignit en la personne de Barbe de la Sangle qui porta par mariage 
la seigneurie de Varennes aux sieurs de Fleury et mourut fort âgée en 
1606. Isabeau Bernardin avait succédé comme dame de Bry à Antoine 
Bernardin, mort en i548*. 

Le monument de Louis de la Sangle, retiré du chœur et placé à 
une des entrées de Té^lise, du côté méridional, est disposé pour la 
mère et le fils, comme celui de Jean de la Sangle; mais le dessin en 
appartient au style de la Renaissance. Aux angles, quatre écussons au 
sautoir chargé de cinq coquilles; entablement effacé; enroulements de 
feuillage; pilastres doriques; arcades cintrées. Le costume de la mère 
se compose d'une longue jupe, d'un corsage avec un nœud de rubans 
à la pointe, et de manchettes festoqnées. Le fils porte l'armure et la 
cotte armoriée de ses aïeux; son casque et ses gantelets sont posés à 
ses pieds. 

^ Bry -sur-Marne « paroisse du doyenne * Lebeuf, op. eit, t. XIII, p. a83, q8/i; 

de Lagny. Voy. ci-après n" mdcciii. Les Ber- t. XV, p. 398, 3oo. 
nardin y avaient leurs ton[it)eaux. 



J 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIÊU\-GÔRBEIL. 29i 

MDXXVÏ. 

VARENNES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPïCE. 

1661. 

Cy Gist Dam^ Anne 
LoviSE Drevx Fille 

DE ESMERY LOVIS 

Drevx * Esc?* seig" de 
Varenes et de Dam^ 
Lovise Yvonet ses 
Père et Mère dece 

DEE LE 22* IVIN \66l 

Aagee de 7 Mois 8 lo" 

Marbre noir, — I/>ng. o" 96 ; larg. o",93. 

Simple carreau de marbre compris dans le dallage du chœur. Le 
nom d'Emery-Louis Dreux, mentionné dans Tépitaphe qui précède 
comme seigneur de Varennes, ne figure pas dans les recherches de 
Tabbé Lebeuf sur les familles qui ont possédé cette terre aux xyii^ et 
xYui^ sièeles. C'est probablement une lacune à remplir. 

La cloche de Varennes ne date que de 1781; autant qu'on y peut 
lire quelques mots tracés à la pointe, elle aurait une origine étrangère. 
Mention y est faite d'un curé de Château-Thierry, et d'un sieur Paul 
Dornet, procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts de Crécy-en- 
Brie. 

Nous avons cherché dans le chœur de Varennes la tombe, indiquée 
par l'abbé Lebeuf, d'un curé du xiv^ siècle représenté en habits sacer- 
dotaux. C'est sans doute une des deux grandes dalles de pierre res- 
tées dans l'église dont les inscriptions et le dessin ont également dis- 
paru. 

« 

' Même famille, voy. ci-dessus, n* m du, p. 356. 

37. 



! INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXXVII. 

VARENNE3. - ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE GERCÏ. 

i3a3. 



ICI • eiss • 

masiKe • liVBeRS • ne ' oeKRienr ' avi .■ «nespiisii ' 

lie • SHKDi ■ Devait 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 393 

V • noeii ' • usa • De • eiuiGe • st • oaa • z • m • PRiez • povr - n 

ftAS • De • £1 

Pierre. — I«oDg. ft",3o; larg. i*,o5. 

Jeanne, héritière du comté de Toulouse, femme d'Alphonse, comte 
de Poitiers, frère de saint Louis, fonda en 1 360 l'abbaye de Notre-Dame 
de Gercy pour trente cbanoinesses soumises à la même règle que les 
religieux des monastères de Saint-Victor et de Sainte-Geneviève de 
Paris'. L'église, remarquable par son étendue et par le style de son 
architecture, a été détruite. Les bâtiments claustraux ont eu le même 
sort. La maison abbatiale, de construction moderne, forme une élé- 
gante habitation; Tancien enclos en est devenu le parc. Le tombeau de 
la fondatrice s'élevait au milieu du chœur. Nous avons vu, en 1867, à 
Paris, dans le cabinet d'un amateur, une tète, en pierre, assez bien 
conservée, qui passait, mais à tort, pour avoir fait partie de la statue 
funéraire de la comtesse Jeanne'. Ce débris, sculpté avec beaucoup 
de grâce et de finesse, s'était retrouvé, l'année précédente, dans une 
fouille pratiquée sur l'emplacement de l'église. Les pierres sépulcrales 
étaient nombreuses à Gercy. Nous en publions quelques-unes qui ser- 
vaient, il n'y a pas longtemps, de dallage dans un magasin de farine. 
On en avait employé d'autres au revêtement d'un canal qui conduit 
une prise d'eau à la roue d'un moulin; il fallait guetter un moment 
favorable pour les atteindre, afin de leur donner un jour place dans 
notre supplément. Le Comité des travaux historiques s'est préoccupé 
plus d'une fois du triste sort de ces monuments^. 

La dalle d'Aubert de Cerrigny s'est maintenue à peu près intacte. 

' La fête de Noël arrivait an mercredi , ' Mootfaucon , Monuments de la monarchie 

en i3o3. française, t. II, p. lao. 

* Dans la suite, vers le commencement * Bulletin du Comité de la langue, de 

du xvi' siècle, la règle de Saint-Benoit fut Vhistoire et des arts de la France, t. Il, 

substituée à celle de Saint- Augustin. (Voy. p. 677; t III, p. aS , 63; t. IV, p. 5o, 70. 

Gerciacum, Gallia christ» t. VII, col. 6 s 3- Revue des Sociétés savantes, 5* série, t. VIIL 

63o.) Voy. aussi Du Breul, Théat. des Antiq. p. 5oo. 
de Paris, p. laSg-iaGa. 



294 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Un réseau de mailles de fer enveloppe entièrement le corps du défunt, 
à l'exception de la tète laissée découverte. La cotte d'armes, en étoffe, 
n'a pas de manches; elle est pourvue, à chaque épaule, d'une grande 
ailette oblongue, bordée de franges. Visage imberbe, mains jointes; 
large ceinturon auquel s'attachent à la fois Técu et l'épée; un lévrier 
sous les pieds. L'écu présente pour blason trois losanges posées en fasce. 
A Tencadrenient, deux colonnettes avec chapiteaux de feuilles de trèfle, 
arcade en ogive trilobée, pignon rehaussé de crossettes et d'un fleuron; 
deux anges thuriféraires ^ 

Le tombier aura, nous le pensons, commis une erreur en écrivant 
Ceiripiy au lieu de Perigny. Ce dernier nom est celui d'une paroisse, 
toute voisine de Gercy, dont la seigneurie a sans doute appartenu à 
messire Aubert. Mention en est faite ci-après, n** mdxxxul 

' Voii* au Supplément, è la fin de ce vo- d<^parteuienl de Seine-et-Oise, a rais en 

lunie, d autres détails sur Tabbaye de Gercy sûreté les dalles les plus importantes. Nous 

et la description de quelques autres monu- devons le remercier, dès à présent, de 

nients funéraires. Textréme obligeance avec laquelle il a se- 

M. Vallée, membre du conseil géuéraUu condé nos recherches. 



ANCIEN DOÏENNÉ DU VIBUX-CORBEIL 

MDXXVIII. — MDXWIII ■". 

VABENNES. — ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE GERGl. 

XI»* siède. 



loi-ei 

se ■ Dima ■ ffiSRie ■ cnse • uiniu • DovsKeoeR 



296 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

«fliuuievR • an 

Dflmfl • iiH Rems . ffiflKie ' • vribb • poyr • mut 

e • De • Bi 

Pierre. — LoQg. s",!?!!*»^- l'oo. 



ICI • eis« • bvisflae ■ • fa 

fiie • pev • ifliifln • utoReii • oe • braic • clvi • «Rflspns . . 



• ffiOIS • DflOVT • PRie? • POVR • lOUkB • Dfi • LI • 

Pierre. — Lonjpieurdu fragment. i",86i larg. i",ii. 

' Marie, fille de Henri VI, duc de Bra- i33i, et fut inhuinée dans l'^^ite de« Cor- 
baiit; elle ëpousa le roi de France Phi- déliera de Paris, 
lippe m (le Hardi) eu 137a, moarul en ' Euttacke,Etitlackie,nTan&Aeaiphyé 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 297 

La tombe de dame Marie esl entière. La désignation de l'emploi 
que remplissait l'époux de la défunte, Henri d'Outremer, auprès de 
la reine Marie, vers le commencement du xiv^ siècle, nous inspirait 
quelques doutes; mais il n'est pas possible de lire sur la pierre autre 
chose que^ le mot iatlhem'^. L'encadrement d'architecture est semblable 
à celui de la dalle que nous venons de décrire sous le numéro qui 
précède. L'eflSgie a pour coiffure un voile qui, après avoir recouvert 
la tète et le front, revient en pointe sous le menton; longue robe; 
manteau doublé de vair; deux petits chiens afirontés sous les pieds. 

Eustache, veuve de Jean Morel de Brie, porte le même costume que 
dame Marie. La rupture de l'extrémité inférieure de la pierre nous 
prive des chifires qui nous auraient fourni une date certaine. Le style 
du dessin et les caractères de l'inscription se classent d'ailleurs d'eux- 
mêmes au premier quart du xiv^ siècle. L'ogive trilobée de l'encadre- 
ment repose sur deux pieds-droits, décorés chacun de trois figurines 
de femmes coiffées de voiles et vêtues de longues robes. L'abbesse, 
crosse en main, occupe le premier rang; les cinq autres chanoinesses 
lisent des prières. Les anges, qui encensent l'effigie, occupent leur place 
ordinaire sur les côtés du pignon. 

Fragments plus ou moins considérables de trois ou quatre autres 
dalles de femmes du même temps. Les épitaphes se sont effacées à l'ex- 
ception de celle-ci : 

loi oisT SAmoiseixe issABei se 

vnesunDis BAmme Des. . .si avi TResPASSA uurBe oRAoe . . . 



Bone me 



* Les doesaires et les vieux diclîonDaires tion, il &at la dëterminer; on dit alors 

à 

sont d'aecord pour donner h ce terme le tailleur de pierre, tailleur d'images, etc. 
sens de sartor, faiseur d*habits. Quand il ' Diex batme merci Ufaee. 

s*agit de lui attribuer une autre signifîca- 



iT. 38 



I INSCRlPTIOnS DE U FRANCE; 

MDXXIX. 
TAREHNBS. - ANCIENNE ABBATE DE NOTRE-DAME DE 6ERCY. 

i58i. 



Cy gisl Noble & vénérable persoe M'; Toussainclz Barrin [dil de Vincelies] ConsT 
& aulmon? du Roy & de la [ Royne 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL S99 

& sembiablement chanoine de la saincte Chapelle 

du] palais a pis Abbé des abbayes Si Pierre & S\ paoul de ferres & de S\ io 
q' deceda le 2 May 1581 aagé de bcxv ans ^ 

Pierre. — Long. i'*,9A; laiy. l'iOo. 

La tombe de ffîÇââife TiHissaffît Barrm était placée dans fégiise abba- 
tiale , derrière le maître-autel ; rinscription a subi quelques détériora- 
tions, et les médaillons des angles sont complètement effacés. Le dé- 
funt est représenté avancé en âge, vêtu d'une aube, d'une tunicelle 
garnie de franges, et dune ample chape toute galonnée de rinceaux, 
de rosaces et d'abeilles, coiffé d'une mitre enrichie de pierreries; il a 
les mains jointes, et sa crosse est posée entre le corps et le bras gauche. 
Le portique d'encadrement comprend deux colonnes ioniques canne- 
lées et feuillagées, une arcade en plein cintre, un fronton triangu- 
laire interrompu , qui contient l'écusson à une fasce chargée de trois 
couronnes de laurier et accompagnée de trois abeilles. Les mêmes ar- 
moiries se répètent sur les socles des colonnes. 

Le Gallia christiana donne à Toussaint Barrin le titre de seigneur de 
Vincelles et celui de docteur en droit canon. Ce personnage fut le 
trente-septième abbé de Saint-Lô^ et le soixante-troisième de Fer- 
rières'. Nous lisons dans le même Recueil qu'avant sa nomination à 
l'abbaye de Saint-Lô il avait possédé celle de Saint-Romain de Blaye; 
on ne trouve cependant aucune mention de lui dans la série des abbés 
de ce monastère. 

Nous citerons encore comme appartenant au xvi^ siècle : un frag- 
ment de l'efBgie d'un personnage, peut-être un magistrat, en robe à 
larges manches, et un autre débris d'une effigie de femme coiffée d'un 
voile, placée entre deux pilastres cannelés. 

* Nous avons restitue, d'après le teite t. \I, col. qSS-q&o.) — ^ Ferratiœ, de 
donne par le P. Du Breui, les mots places Tordre de Saint-Benott , au diocèse de Sens, 
entre crochets. Voy. aussi Portefeuilles de {Gall. christ t. XII, col. 1 56-170.) Église 
Gaignières , Itk de France. intéressante devenue paroissiale. Grand mo- 

* Sanetus Loaubu, de l'ordre de Saint-Au- nastère en partie conserve, 
gostin , au diocèse de Contances. {Gali. ehriêt 

' 38. 



I INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXXX. 

VABENNES. - ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE GERCV. 

Vn iSCo. 



Cy gistent hauus a trtt vertuemtt Dames MtuT^ Ame De Itaigaan de y. Gelait 
Abbesse de ce lieu lejpaite de xii me et vn Mtnt tfià deceda te kk'ù 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 301 

Juin M. vF, lu. agee de xxx ans. Et Madame Françoise De lusignan de 

y. Gelais Aussy Abbesse de ce lieu lespasse de xix a\ qui a fait Je cette Tombe et qui 
deceda le xxvii febvrier M.yf, Ixxi. aagee de xlix ans 

Priez pour leurs Ames 
Pierre et marbre. -^ Long. 3*,3o; larg. i",i6. 

Les deux abbesses, Anne et Françoise de Lusignan de Saint-Gelais , 
ont porté la crosse à Gercy, de 16/10 à 1 67 1 . Elles étaient sœurs. Leurs 
noms figurent au quatrième et au cinquième rang parmi ceux des ab* 
besses perpétuelles de Gercy. Le GalUa christiana ne dit rien des actes 
de leur gouvernement qui dura plus de trente ans. Nous y apprenons 
seulement que Françoise de Lusignan, d'abord ursuline à Nevers, en- 
suite abbesse du monastère cistercien de Notre-Dame de Beauvoir, au 
diocèse de Bourges, fut nommée abbesse de Gercy le 8 avril i653, et 
que ce fut elle qui fît disposer une même sépulture pour ssi sœur et 
pour elie-méme, dans le chœur, près des grilles de fer qui en défen- 
daient l'entrée. Les auteurs du Gallia ont remarqué que les effigies, 
gravées sur la dalle funéraire, portaient le costume bénédictin. A 
quelques pas de ce monument, la nièce des deux abbesses, Louise- 
Charlotte du Tillet, religieuse de Gercy, fit placer sur le mur une 
inscription plus développée que leur épitaphe; le te;Lte n'en a pas été 
recueilli. 

La tombe de Mesdames de Lusignan n'a presque rien perdu de la ri- 
chesse de son ornementation. Quelques mots d'explication suffiront pour 
compléter notre gravure. Les armoiries, ajustées dans l'entablement 
du portique, sont celles de l'abbaye; l'écusson, placé sur le sarcophage 
au pied des effigies, reproduisait celles de la famille des deux abbesses. 
Les visages, les mains, les guimpes, les écussonsS les crosses sont rap- 
portés en marbre blanc; les voiles et les robes le* sont en marbre noir. 

* Armoiries ëcarlelëes, aux 1" et 6* quar- et lampassë d'or. ( Voy. ie P. Anselnie, Hi*L 

tiers, d*azar à la croix alëzëe d'argent; aux généal, t. IX, p. 66.) 

9* et 3% bande d'argent et d'azur de dix Voir le dessin de la dalle, Portefeuilles 

pièces, au lion de gueules, couronne, arme de Gaignières, hle de France. 



303 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

La couleur ûoîre avait été substituée à la blaache pour le cosiuoie des 
religieuses de Gercy, dans les premières anaées du ivii^ siècle , par Tab- 
besse Jeanne du Puy, réformatrice du monastère ^ Les abbesses qui 
avaient précédé Mesdames de Lusignan reposaient sous des dalles revê- 
tues d'épitapbes curieuses, en vers latins et français, dont le P. Du 
Breul nous a transmis quelques-unes; les effigies et les inscriptions sor- 
tiront peut-être quelque jour de la prise d'eau du moulin. Quant à 
présent, on ne lit plus sur une pierre, en caractères du xvn*^ siècle, que 
le nom de Sceur AngéUqtw Hussan associée dans cette abbaye rayaUe de 
Gercy. 

' Jeanne du Puy, troisième abbesse perpétuelle, de 1600 à 16/10, fille de Vincent 
du Puy, seigneur de Vatan, et de Louise Robertet. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 303 

MDXXXI. 

G0MB6-LA-VILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-VINCENT. 

i685. 

■ 

LAS 

CY GIST lEANNE ROZE FEMME DE NICO 
LASNIER IVREZ MESVREVR DE GRAINS ET 

FARINES DE LA VILLE ET FAVRBOVR EBAN 

« 

LIEVE DE PARIS DECEDEE SVR LA PAROISSE 

DE S'^ LANDRI* A PARIS LE l6 MARS DE LA*** 1685 

LAQVELLE A LAISSEE A LA FABRIQVE DE 

EK 

CETTE EGLISE PAR SON TESTAMENT PASS 

o 

PAR DEVANT BRV ET BVCHER SON COM 

PAGNON NOTAIRE* LA SOMME DE 47* APREND 

SVR PLVSIEVRS HERITAGES A ELLES APARTE 
s 

NANTE et CONSISTANT EN TERRE ET RENTE 

T 

AINSI QVIL EST PORTÉ PAR SON TESTAMEN 



RI 



A LA CHARGE, PAR LADITE FABRIQVE DE FAI 

o 

DIRE ET CELEBRER PAR CHACVNN AN SAV 

m 

DEVX SERVICES A PERPETVITE POVR LE RÉ 

POS DE SON AME ET DE CEL DE MESIRE LE 

GERE MOINET SON ONCLE LVN LE lOVR 

DE SON DECED* E^ LAVTRE LE 25 IVIN AINSI 

QVE LES MARGVILLIERS SY SONT OBLI 

GES PAR CONTRACT PASSE ENTRE EVX 

ET LEDIT NICOLAS LASNJER LE 6 ''^ NOVEMBRE 

ET QVI A FAICT POZER LE PRESENT EPITAPHE 

Requiescant In pace 

LES DITE SIERVICE DOIVTE ESTRE DE VIGILLE A 3 NOCTVRNE * 

Pierre. — Long. ©",75 ; lai^. o^iôo. 

' SaitU-Landri,fe6ieé^6se delà Ciié de * Quarante-sept iiVre»^ 

Paris , démolie en 1 898. Fragments de scolp- ' Les irrégularité du texte ont été repro- 

ture antique trouvés dans les fondations et duites ici sans corrections; elles sont nom- 

déposés au musée de Ciuny. breuses. 



30/1 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Eglise moitié du xiii^ siècle et moitié du xvi^. Un vitrail, de cette 
dernière époque, représentant le Christ en croix, au fond du sanc- 
tuaire; une Vierge en pierre, du xiv^ siècle, sur une des colonnes de 
la nef. Les anciennes dalles sont complètement usées. L'épitaphe de 
Jeanne Roze s'est seule conservée; on la placée sur le chapiteau d'un 
pilier près de la tour, dans le bas côté septentrional ; filet d'encadre- 
ment; bordure semée de larmes. 






ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 305 

MDXXXn. 

GOMBS-LA-YILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-VINCENT. 

1767. 

LAN 1767 JAY ETE BENITE PAR FRANÇOIS VOYAN CURE 

DE CETTE P*" ET NOMMEE LOUISE EMILIE PAR M" ARMAND 

LOUIS JOSEPH PAR[S DE MONTMARTEL DE BRUNOY MARQUIS 

DE BRUNOY PREMIER MAITRE DHOTEL DV ROY SEIGNEUR 

DE CHATEAU MEILLAND DE SAMPIGNY DE 

COMBS LA VILLE ET AUTRES LIEUX ET DAME FRANÇOISE 

EMILIE DE PERUSSE* DESCARS SON EPOUSE 

JEAN BAPTISTE CHABANNE MARG*" DE LA FABRIQUE 

JEAN MATHIEU BAUDOIN MARG" DES TREPASSES 

LOUIS GAUDIVEAU FONDEUR* 

Cloche. 

Nous aurons à revenir un peu plus loin sur la paroisse de Brunoy 
et sur les Paris de Montmartel qui en ont possédé la seigneurie en même 
temps que celle de Gombs-la-Ville. Le marquis et la marquise de 
Brunoy servirent de parrain et de marraine aux cloches des deux 
églises, en 1767 et en 1769. 

^ Voy. ci-dessas n** hdxy, p. 976. 



ir. 39 



306 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDXXXni. 
PÉRIGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 



1791 



LAN 1721 JAY ETE BENJTE PAR M** THOMAS 

REMY ROZON CVRE DE LA HAROJSSE DE PERRJGNY 

OEPVJS TRENTE NEVF ANS ET NOMMEE HELEJNE ' 

PAR M*" ACHJLLE DE THOMASSJN * PRESTRE DOCTEVR 

DE LA MAJSON DE SORBONNE VJCE GERENT DE LOFFJCJAUTE* 

CONSEILLER DEPVTE DE LA CHAMBRE ECCLESJASTJQVE* PREVOST 

ET CHANOJNE DE LEGLJSE COLLEGJALLE DE S"^ NJCOLAS DV LOVVRE * 

& PAR DAME HELEJNE DE CORBERON VEVVE DE M"* FRANCOJS 

DE THOMASSJN* ECVYER SEJGNEVR DE PERRJGNY MENDRE * & AVTRES 

UEVX 

PJERRE CONSTANT GAVTHJER MARGVJLUER CHARLES HEMET 

LABOVREVR 

JACQYES GAVDJVEAV FECJT ET LOVJS GAVDJVEAV FRE* ' 

Cloche. 



La reconstruction totale de l'église , dans le cours du siècle dernier, 
a causé la suppression des tombes intéressantes et des vitraux indiqués 
par Tabbé Lebeuf^. Le font baptismal en pierre, enrichi de figures et 
de beaux feuillages dans le meilleur style du xvn® siècle, a été mutilé. 
La pierre sacrée du maitre-autel porte la date de 1669. 



^ Fils de François de Thomassin el d'Hé- 
lène de Corberon ci-après nomm^. 

* L officialitë mëtropolitaine de Paris se 
composait d'un officiai, d*un vice-gërant, 
d'un promoteur et d'un vice-promoteur. 

^ Tribunal ecclésiastique de première 
instance du diocèse de Paris, compose de 
cinq députés et d'un syndic, sous la prési- 
dence de l'archevêque. 

^ Ancienne église, située à Paris, entre 
le rouvre et les Tuileries; tombée en ruines 
et démolie en 1789; réunion des chapitres 



de Saint-Nicolas et de Saint- Thomas du 
Louvre en un chapitre nouveau, du titre de 
Saint-Louis, dont Achille de Thomassin dé- 
viât le prévAt. 

' Inhumé à Périgny, dans Tancienoe 
^lise, avec cette épitaphe : Hie Francisevs 
de Thoma$$in hvjvs viUœ damnvi miserieor- 
diam expeeUU. 

' Paroisse du doyenné du Vieux-Corbeil. 
Voy. ci-dessus, p. 180. 

^ Voy. ci-dessus n*^* mdu et mdxxxii. 

" 0^. câ. t. Xin,p. 3oâ-3o8. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 



307 



MDXXXIV. 

BOUSSY-SAINT-ANTOINE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1687. 

GESTE CLOCHE A ESTE REFONDVE AV MOIS DOCTOBRE 1687 
BENITE AV MOIS DE NOVEMBRE' ENSVIVANT PAR M^ NICOLAS BLANZl 
PRESTRE CVRE DE CESTE PAROISSE DE BOVSSY S^ ANTOINE ET NOMMEE 
BARBE PAR M*^ ALBERT lOVVIN CH" SEIG" DE ROCHEFOV TRESORIER 
DE FRANCE A UMOGES' ET PAR DAME BARBE LEROY VEVFVE DE FEV M**^ 
CLAVDE LOVIS HVBERT CH" SEIG" DE SABLONNIERE PORTEMANTEAV 
ORDINAIRE DV ROY* ET VN DES CENT GENT*" DE SA MAI*^* ' 



CLAVDE IVMO MARG" 



Cloche. 



Eglise sans valeur aucune, renouvelée à la fin du v^t siècle. 



' La capitale du Limoasio. 

' On comptait au nombre des officiers de 
la chambre du roi douze porte-manteau, 
servant par quartier. 

^ Les gentilshommes ordinaires de Sa 



Blajesté, dits du Bec-à-Corbin, dont le 
nombre , Gxë h cent par Loub XI , fut doublé 
dans la suite, sans qu on cessât cependant 
de les appeler les Cent-geniUshommes. 



39. 



308 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDXXKV. 

QUINGY. - ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINTE-CROIX. 

i558. 

nmc^ ïw ^imt ' (àttf Um Udxt ^t z ttUhxtv p (JsSai m U 

p^xx \$m tu kf6md< b(Uttois(<(U« knfintmt U Udu ttn îm 
tmtât tteft» tu Un jUtikU j^^m ^ pMijft^ tmikà 0it H 
nm^ m\9xct % ^m\mt tp^ittfsimixtttXtit U» mxi 
mm z tQtadiei tX ï/mt hm \xi tl«t]^ ^ W tM^ U ifm 
^te^t (t U ^mm % \xtyi» fàp t^ttmX W ttude tX 
pxtJXkmX |ttnîiê0 i)tu l(tt ^trtt U^' Ulttra <6t jt^or (t fê laV 

«Uiwwtr : 



'. ûu» mtt ttUttSQtt ll(Gi& 

jâ^bU i»tttt <^* t^kmt 

ttyvMhx ^ jMj} tût («t ttt ût («ttr ^ {(arUittettt 

4tttrt 1)011 dppeiri par U0 ti«s îe » faitU? z )ta(&t« )>at:^ttât 

Iwjâjteâ» i553»U ... 3«'fe » 

Pierre. — l<oog. o**,69; l«rg. o",56 •. 



^ Le village est nommé Qoincy-fiir-âïerre * Cette inscription est la seule dont il 

ou BousSenart, à caose de sa situation entre soit fait mention dans la notice de Tabbé Le- 

la rivière et la forêt ainsi appelées. beuf sur la paroisse de Quincy. (Qp. du 

"^ Le 19 novembre. t. XIII, p. SSo.) Elle y porte, par erreur, 



Voy. ci-dessus , ÉpitMyet Quincy, p. 1 80. la date de 1 555. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. S09 

Petite église, reconstruite dans la première moitié du xvi^ siècle, et 
replâtrée depuis cette époque; quelques vieilles stalles; un beau vitrail 
représentant sainte Hélène , la mèi'e de Constantin , qui porte la vraie 
croix découverte par ses soins au pied du Calvaire. 

L'inscription de Catherine Le Fèvre est fixée au mur septentrional 
de la nef, près de l'entrée de Féglise. Au-dessus du texte, la Vierge, 
voilée et nimbée, assise en avant de la croix, et tenant sur ses genoux 
le corps de son fils; d'un côté, les armoiries de Philippe Maillard, un 
lion accompagné de deux maillets en chef^ de l'autre côté, celles de 
la fondatrice, parties du blason de son mari défunt, et d'une croix 
cantonnée de quatre tètes de lion. Philippe Maillard , notaire et secré- 
taire du roi, possédait sans doute quelque fief sur le territoire de 
Quincy; l'inscription n'en dit rien. Le mauvais état des dernières lignes 
ne nous a permis de lire ni le nom patronymique du conseiller au par- 
lement de Paris dont la maison se trouvait grevée d'une rente au profit 
de Catherine Le Fèvre, ni l'indication du lieu où était situé cet im- 
meuble. 

* Le lion semble toacher on des maillets de sa patte droite. 



310 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDXXXVI. 

QUINCY. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINTE-CROIX. 

i583. 

Cy gist dam ' atherine 

maillard de feu noble 

home Est ... ne de fleury ConV 
du Roy en sa court de pariemTt 
S" de la Tuyniere du val et de 
laborde Qui deœda le .X* Jour 
de Feburier .M. D. LXXXIII 

Pierre*.— Long, i",5o; iar^. o",9o. 

Catherine Maillard était, nous le pensons, fille de Philippe Mail- 
lard et de Catherine Le Fèvre, mentionnés tous deux dans l'inscription 
qui précède celle-ci. A Tépoque de sa mort, trente ans après les fon- 
dations faites par sa mère en faveur de Téglise de Quincy, elle avait 
perdu son mari, Etienne de Fleury, conseiller au parlement de Paris. 

Un encadrement carré, accompagné d'enroulements de feuillage, 
entoure Tépitaphe. Au-dessus, sur un cartouche fleuronné,un écusson 
parti d'une gerbe de blé et du lion qui appartient aux armoiries des 
Maillard. Au-dessous, des ossements noués en aautoir et une tête de 
mort. 

^ Une fracture a emporte quelques lettres des trois premières lignes. — * Dans le chœur, 
du c6të du nord. 



ANCIEN DOyE^NÉ DU VIEUX-CORBEIL. 

MDXXXVIl. — MDXXXVIII. — MDXXXIX. 
QUINCY. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAIME-CROIX. 




Pierre'.— Long. t",63iUrg. o~,8o. 



I vMBEAv (jvE Michel Massunï escvïeh S', ne Qvincy dresse a la Mémoire he 
Pierre 



LE Coix Vivat aiivocat en la c 
A Mr. 



' DE Parlement son Inthime et singvlier 



' Au milieu du dallage du chœur. Les deux mots tubU kot sonl raturés. 



312 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Passant arreste* Et voy leffect d'vn amovr Immortel qve la mort mes me » 

NE PEVLT 

SEPARER, Bien qve Inpitevse Helas! elle M'ayt ravi trop tost le svbiect qvi 
l'animoit 

DONT LE regret M'EST AVSSI CVISANT QVE LA PERTE EST SENSIBLE A CEVX QVI LONT 
AYME. 

' Pierre le Goix repose Icy qvi après plvsievrs accidants qvil a svrmontes par 

SA TOLE- 

RANGE RECOGNOISSANT L'INSTABILITE DES CHOSES HVMAINES AVOIT CHOISI GESTE 
RETRAIGTE 

POVR ACHEVER SON COVRS EN REPOS ET TRANQVIUTE DeSPRTT : OV APRES AVOIR FAICT 
PAROIST^IE 

EN GNAL VnE grande PRVDANCE en TOVTES SES ACTIONS, II FAVLT QVE Ie CONFESSE 
COMBIEN 

EN PARTICVUER II ma este VtILE par SAGES DISGOVRS PAR SES CONSEILS FIDELLES ET 

PAR Vn 

SOING PASSIONÊ QVIL APPORTOIT A CE QVI ESTOIT DE MON BIEN DONT ÏL FAISOIT SON 
PROPRE 

AVSSY NI EVST II IAMAIS RIEN DE SEPARE ENTRE NOVS QVE LA SEVLE PEINE QVIL 
VOVLOIT SVP- 

PORTER TOVT SEVL POVR M*EN SOVLAGER, PreVVE ASSVREE DE SON AMOVR EXTREME 
QVE 

Ie RECOMPANCE DV MIEN ET ENGRAVERAI EN MON GOEVR. AVSSY BIEN QVE EN CE 

Marbre ce 

TESMOIGNAGE QVE 1e DONNE A LA POSTERITE QVE SI LA MORT M'EN OSTE LA PRESENCE 
QVE DV 

MOINGS ÏAVRAI TOVSIOVRS LE SOVVENIR DE SON ZELE ET DE SA VERTV. REÇOIS DONQ 
CHER AMY 

CE GAGE DE MON AFFECTION QVE l'APPENDS A TA MEMOIRE ET CROY QVE MON COEVR 
NE SE 

POVVANT DES VNIR DV TIEN SERA LA GARDE FIDELLE DE CE TVMBEAV OV II SERA 
TOVSIOVRS REME- 
MORANT TES BONS OFFICES CEPANDANT QVE MES LARMES ET MES PRIERES TIRERONT 
DV CIEL 

GESTE GRACE QVE IE LEVR DEMANDE QVE NOVS PVISSIONS ESTRE LA HAVLT AVSSY 

conioingts 

en bon hevr et felicite come novs lavons este icy ba^ en amovr et en 
Affection 

Pruz Duupour Son Ame. 
Marbre noir*. ^ Haut. o'",39; iarg. o",65. 

' Sic, — ' Aa mar méridional du chœur. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 313 

i6i3. 
D. O. M. 

LEDICT Sl£VR DE QviNCY EN CONSIDERATION DE LA- 
MITIÉ QVIL À VOVÉ A LA. MEMOIRE DVd'dEFFVNCT LE 
LE ' GOIX A FONDE VNE MESSE BASSE DE REQVIEM QVI 
SERA DITTE TOVS LES XIIII* DE CHACVN MOYS EN LA 
PRESENTE EGLISE DE QviNCY AVQVEL loVR XIIIl^ II 
DECEDDA ET VNG SERVICE COMPLAIT LE PAREIL lOVR 

qvil a este enterre qvi fvt le xvi^ dv moys 
D'octobre 1612. le tovt a *petvite insi qve plvs 
emplement est porte 9 le contrat de fondation 

DE CE FAICT ET PASSE ^PdEVANT ChARLES RiCHER ET 
HiLAIRE LYBAVLT NoTES GARDENOTTES DV ROY NRE 
SIRE AV ChLET DE PARIS LE XI^ IaNVIER 1613. 

MaIi>renoir^ — HaoL o*,3o; iârg. o*,/iO. 

û 

m 

L'amitié de Michel Massony, sieur de Quincy, a consacré trois ins- 
criptions à la mémoire de Pierre Le Goix , une épitaphe , un éloge et 
un acte de fondation. L'épitaphe, disposée en ovale dans un encadre- 
ment, a pour accessoires un écusson dont les pièces, au nombre de 
trois, ne sont plus visibles, un casque à lambrequins tourné à dextre, 
deux vases enflammés, une tète d'ange, les faux de la mort et les 
pelles du cimetière croisées en sautoir. Les deux autres inscriptions 
sont gravées sur de simples plaques de marbre dépourvues d'ornemen- 
tation. 

L'expression des regrets de Michel Massony nous émeut par sa tou- 
chante sincérité. Non content d'avoir rendu à un ami si chéries devoirs 
suprêmes, et d'avoir inscrit sur le marbre les rares qualités qui lui 
avaient inspiré une si vive affection, il voulut assurer par des prières 
réitérées chaque mois leur réunion dans le monde qui ne doit pas Gnir. 

' Sic, — 'Au mur méridional du chœur. 

IT. ko 



S1& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDXL 

QUINGT. — ÉGLISE SUGGURSALE DE SAINTE-CROIX. 

t693. 

• 

DESSOVBZ GESTE 

TVMBE GIST LE CORPS DE DEF 

FVNCT NOBLE HOME M* MiCHEL 

COLON VIVANT CON" DV RoY ET 

TRESORIER PROVINCIAL DE LEXTRA 

ORDINAIRE DES GVERRES ^ ES PAYS DE LY 

MOSIN HAVLTE ET BASSE MARCHE* MARY 

DE dam" GENEVIEPyE POVSSEMOTHE LE 

QVEL PASSA DE CE SIECLE EN LAVTRE PLVS 

HEVREVX LE VENDREDI VI* lOVR DOCTOBRE 

MIL VI^ XXIII EN SA MAISON DE CE UEV 

DE QVINCY EN LAN LI* DE SON AAGE 

Priez Dieu pour Son Ame 

Pierre*. — Long. i",85; larg. o",76. 

L'encadrement de Tépitaphe décrit un cartouche ovale renfermé 
dans une bordure quadrangulaire. Au milieu d'un fronton, accosté 
d'enroulements et de deux vases enflammés, un écusson à un chevron 
accompagné de trois oiseaux, probablement des colombes, par allusion 
au nom du défunt, et sommé d'un casque à lambrequins tourné à 
dextre. Au-dessous du texte est figuré un cénotaphe portant l'écusson 
de la veuve survivante, entouré de lacs, pairti du blason de Michel 
Colon et d'un vase contenant une tige de fleur entre deux étoiles. La 
dalle est rompue et fort endommagée. 

Le trésorier Colon mourut dans la maison de campagne qu'il possé- 
dait à Quincy; l'épitaphe ne lui donne pas la qualité de seigneur du 
lieu. 

* Officier chargé du règlement des de- basse Marche, formaienl deux provÎDces 
penses concernant le service extraordinaire contiguës, qui avaient chacune son gouver- 
de la guerre. neui*. 

* Le haut et bas Limousin, la baute et ^ Dans la nef, vers le sud. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 315 

MDXU. 

QUINGT. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINTECROIX. 

1788. 

Exegit Afonumentitm 
are perennius^, 

JCY REPOSE* AU MILIEU DE SES CHERS 
ET RESPECTABLES VASSAUX, MeSSIRE 

Michel Pierre Alexandre Le Paige 
chevalier* seigneur de quincy, ancien 
ecuier de main de feue madame la 

DAUPHINE MERE DU RoY REGNANT *. 
DECEDE LE 25 JANVIER 1783 AGE DE 
j6 ANS 10 MOIS ET 19 JOURS. 

Juste et Bi^fmsant 
thonneste homme Va pleuré. 

Dame Charlotte Juue Bénédictine de 
Crémont SON Epouse, et D"^* Alexandrine 
Le Paige sa fille ont consacré ce monument 
à sa mémoire comme un témoignage de leur 
vive tendresse. 

Requkscûi in pact. 
Marbre noir *. — Long, l'too; lai^. o",67. 

L^encadrement de Tépitaphe, dessiné par uu filet, s arrondit au som- 
met. Au-dessus du texte, sur un même cartouche, deux écussons ac- 
colés , surmontés d'une couronne de comte ; à dextre , burelé d'or et 
d'azur de onze pièces, à un lion sur le tout; à sénestre, d'argent à la 



' Q. Horat. Carm. lib. III, od. XXIV. les X; son mariage eut lieu en 1767 et sa 

**"* Sic, mort en 1767. 

* Marie-Josèphe de Saxe, seconde femme * Fixée au mur septentrional du chœur, 

de Louis de France, dauphin, mère des au-dessusde remplacement de l'ancien banc 

trois rois Louis XVI, Louis XVIII et Char- seigneurial 

ko. 



316 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

bande de sinople; pour supports, deui licornes, l'une dressée, l'aulre 

couchée. 

Messire Le Paige était seigneur de Quincy. Son épitaphe contient à 
l'adresse de ses vassaux une formule inusitée. C'était un peu tard, à la 
veille du jour d'abolition des vieilles distinctions féodales. 

Au milieu du chœur, sous le lutrin, on remarque une grande dalle' 



' Long. a'iSOi larg. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 317 

dépourvue d'inscription, mais toute préparée pour en recevoir une. 
Bordures enrichies d'oves et d'entrelacs ; trophées funèbres formés d'os- 
sements, pelles, faux, bêches, flèches, cierges renversés; deux génies 
tenant des torches; deux écussons, l'un effiacé, peut-être à un lion, 
l'autre parti du premier et d'un chevron surmonté d'un croissant et 
accompagné de trois étoiles. Ce dernier, entouré de lacs, appartenait 
à la veuve du défunt (xvn* siècle) ^ 

^ On nous assure que c'est un maire de les parois de i'^ise les inscriptions que 
Quincy, mieux inspiré que la plupart de ses nous puUions, afin de les préserver d'une 
collègues, qui a fait récemment relever sur destruction prochaine. 



1 



318 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXUI. 

QUmCY.. — ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINTEK^ROIX. 

1753. 

LAN T 75 3 LE 14 DU MOI& DE SEPTEMBRE* lAY ETE BENITE 
PAR JEAN BAP" VEYRINE PRETRE DE CETTE PAROISSE 
S^^ CROIX DE QUINCY ET NOMMEE CLAUDE ANGELIQUE 
ELIZABETH PAR MESSIRE CLAUDE BILLARD DU MONCEAUX* 
ECUYER SEIGNEUR DES GRAND ET PETIT QUINCY ' ET 
PAR DAME ANGELIQUE ELIZABETH BONNET SA FEMME 
DAME DE CETTE PAROISSE* 
JEAN BAP" LAHAYE MARGUILLER 
LES SIEURS GAUDIVEAUS PERE <Sc SES FILS MONT FAITE * 

Cloche. 

^ Joar de la fête de rinvention de la * L'abbé Lebeuf n'a fait mention d aucnn 

Sainte Croix. des trois seigneurs de Quincy , dont les noms 

' Lieu dit de la paroisse de Brunoy, à et qualités sont relatés dans les inscriptions 

peu de distance de Quincy. n"" MDXxxni, mdxxzviii, mdxxxix, «dxli, 

' Le territoire de Quincy aurait été divisé mdxlu. 
en deux parties, le grand Quincy et le petit. * Voy. ci-dessus n* mdxxxui. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 319 

MDXLIII. 
BRUNOY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

LAN MIL : VC : XXXIX • 

LE XXIII : ME : DE IVH6* : 
FVT ASSIE LA PREMIERE PIERRE 
PAR HOBLE DAME FRAHGOYSE DE 
ROVY • VEFVE DE DEPFVCT MESIRE 

PI6RRE DE LAVHEY EH SO 

H: vivat: R* DE 

BRVHEY S • IVER EH BRYE" 
Pierre ». — Haut. o",33 ; Jarg. o",68. 

Nef de l'église sans caractère; chœur cl abside du xni^ siècle ; clocher 
du XVI*. La munificence du marquis de Brunoy a revêtu l'intérieur de 
l'édifice de boiseries dorées et de peintures qu'on peut comparer à 
celles des plus beaux hôtels du faubourg Saint-Germain. La richesse 
et la coquetterie de la sculpture du temps de Louis XV forment ici un 
singulier contraste avec la sobriété d'une architecture plus ancienne 
d'environ cinq siècles. Parmi les tableaux enchâssés dans la boiserie , 
on en remarque deux qui portent la signature de Restout le fils. 

Le clocher n'est qu'une construction vulgaire, percée de baies ogi- 
vales et surmontée d'une flèche couverte en ardoises. La voûte en 
pierre de l'étage inférieur de cette tour présente un réseau de nervures 
prismatiques et plusieurs clefs historiées. L'inscription , qui fixe la date 
de la pose de la première pierre au 2 3 juin iSSg» est gravée sur une 

^ Seigneur {^y (Lebeuf, op. ek. t. XIII, p. 33 1 etsoiv.) 

* Brunoy sur Hierre en Brie. On écrivait, ' Texte devenu trè»-fruste; mexactement 

aux XII* et XIII* sièdes, Bruneium, Brunei, transcrit par TabbëLebeuf. 



320 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

tablette ornée d'une tète d'ange, encastrée dans le mur occidental. Sur 
les contre-forts les plus voisins sont sculptées les armoiries de messire 
Pierre de Launey et de noble dame Françoise de Rouy, sa veuve. Le 
blason du mari, sommé dun beaume à lambrequins , se compose de 
huit coquilles en orle et d'un écusson central en abîme; celui de la 
femme, taillé en losange et entouré d'une élégante guirlande, consiste 
en plusieurs rangs de macles. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX.CORBEIL. 3S1 

MDXLIV. 

BRUNOY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

1769. 

LAN 1769 lAY ETE DONNEE ET NOMMEE THEODORE LOUISE FRANÇOISE 
PAR MESStRE AR««AND LOUIS JOSEPH PARIS DE MONTMARTEL 

< 

MARQUIS DE BRUNOY ^ COMTE DE SAMPIGNY * BARON DE DAGONVILLE 
SEIGNEUR DU CHATEAU MEILLANT ET AUTRES UEUX PREMIER MAITRE 
DHOTEL DU ROY ET PAR DAME FRANÇOISE EMIUE DE PERUSSE 
DESCARS SON EPOUSE' BENITE PAR MESSIRE FRANÇOIS ANDRAIN 

UCENQE EN THEOLOGIE DE LA FACULTE DE CURE DUDIT 

BRUNOT 

LOUIS ET JEAN CHARLES GAUDIVEAU MONT FAITE* 
PIERRE FRANÇOIS GILOT MARG^ EN CHARGE 

Cloche'. 

Un financier, à ]a fois riche et bienfaisant, Antoine Paris de Mont- 
martel, acheta, vers h milieu du siècle dernier, la terre de Brunoy. 11 
y fit construire un magnifique château , dont les débris ont peu à peu 
disparu , tandis que le souvenir de sa générosité ne s'est point encore 
complètement efiacé. Son frère Jean lui succéda, et ce fut en faveur 
de celui-ci que le roi Louis XV érigea la seigneurie de Brunoy en mar- 
quisat^. Armand-Louis-Joseph, fils de Jean, a laissé une réputation 
d'extravagante prodigalité. L'église paroissiale en a du moins profité; 
elle lui doit sa cloche principale et la décoration dont nous avons déjà 
dit quelque chose. Nous n'avons découvert aucune trace du tombeau 

' Ne en 17&8, marie en 1767. réchal duc de Berwick. (De ia Giesnaye- 

* Seigneurie et château en Lorraine , dio- Desbois , op. eit. Le P. Ansdme , t» II , p. 9 a 8- 

cèae de Verdun. a35.) 

^ Fille de François-Marie d'Escars, inar- * Voy. d-deseus n* hdxui. 

quiB d^Escars, maréchal de camp, lieute- * Le poids en est ëvalaë à 5,8oo livres. 

nant gënâ>al pour le roi en Limousin, et * Jean Paris mourut en 1766. 

d'Énrilie de Fitz-James, fille du célèbre ma* 



lY. 



h\ 



sas INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

de marbre qu'il voulait consacrer à la mémoire de son père, et qaii 
avait laissé inachevé. 

L'église possède une seconde cloche sur laquelle on s est contenté 
d'inscrire la date de 17&3 et les quatre premiers mots de la salutation 
angélique. 

Après la mort du second marquis de Brunoy, la terre et le château 
devinrent la propriété de Monsieur, depuis Louis XVIII, frère de 
Louis XYI. En examinant les décombres amoncelés sur l'emplacement 
du château , nous n'avons trouvé que des fragments de statues en pierre 
qui avaient servi à la décoration des jardins, et un Uon héraldique 
sculpté sur un écusson , avec cette devise en caractères du xvif siècle : 



AVXIUVM • MEV • A . DNO 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 3â8 

MDXLV. 

HIERtE'. — ÉOLIftE PAROISSIALEîDE'SAINT-RONEST. 

i683. 

« 

MONS^ LE CVRE ET LES MARGVILLIERS Oë 

Cette Eglise ST honest sont obligez de 

FAIRE dire par CHACVN AN A PERPETVITÈ 

Vn Salvt Solemnelle' le Iovr de LA 
Pentecoste a six hevres dv soir a 

LA fin Vn lÀbera ET LE Deprofundis 
PO^ LE FoNDATEVR 

Cinq basse Messe ^ sçavoir 

Vne le Vendredy dans l'octave de 
Pasqves. po^ Magdeleine Gverov. 

■ 

Vne le Mercredy des qvatre Temps de 
LA Pentecoste. po* Germaine le Roy. 

Vne le Six Ivin povr Clavde Cornvet 

Vne le 4! Oct?* po* François Mansel 

Vne le 27*5 Octo^' povr Vincent Mansel 

AlNSY QVIL EST PORTÉ PAR CÔTRACT PASSÉ 

* DEVANT BOVRSAVLT TAB^'' Ord'." AV BAIL^ ET| 

Ch^î* Dyerre* le 17^ Octobre 1(583. 

Priez Dieu jtd- Leurs Atnes 
Pierre *. — Long. o",6A ; lai^. o",5o, 

' AujourcThoi, on écrit plus ordinaire- baronnie. Les châtelleuies se divisaient en 

ment Yhes, deux catégories: les royales, relevant direc- 

^~' Sic. tement du roi ; les seigneuriales , relevant des 

' La seigneurie d*Hierre avait rang de barons ou autres suzerains, 

châtellenie. Ce titre était inférieur à celui de * Au dallage de Tentrée du chœur. 

Al. 



3S& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Un simple filet forme Tencadrement du texte qui précède. La fon- 
dation comprend un salut solennel avec prières pour un fondateur qui 
nest pas nommé, et cinq messes basses pour autant de personnes dont 
les qualités ne sont pas indiquées. 

L'église d'Hierre est spacieuse , accompagnée de plusieurs chapelles , 
mais dépourvue de collatéraux. L'extérieur a été complètement res- 
tauré en style roman; on reconnaît à l'intérieur quelques vestiges des 
xii^ et xui^ siècles. Plusieurs dalles funéraires, disséminées dans l'édi- 
fice, ne présentent plus que les traces du ciseau qui en a supprimé les 
inscriptions. Ainsi disparurent les épitaphes des Budé, anciens sei- 
gneurs châtelains d'Hierre, celle de Jean Thiriot, mort en 1667, in- 
génieur architecte des bâtiments du roi S et l'acte de célébration de la 
dédicace de l'église en i5s6^. Le manoir, construit en briques et en 
pierres par les Budé, vers la fin du xv^ siècle, existe encore et n'a pas 
cessé de servir d'habitation. 

Sur les pierres employées aux marches d'un porche latéral de l'é- 
glise, on lit le nom du fohtainier Dubois, qui refit, en 1 y&a , une fon- 
taine du village. 

^ Le Dictionnaire des Architectes, de feu taphe avait pour accessoires la toise, 1'^- 
Ad. Lance, ne donne que le nom et Tindi- querre et ie compas, 
cation de la sépulture de cet artiste. L*ëpi- * Lebenf, op. cit. (. XIH, p. i-aâ. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 



3S5 



MDXLVI. 

HI1SRRE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HONEST. 

1687. 

EN LAN 1687 JAI ESTE BENISTE PAR MESSIRE 

PIERRE LEGRAND PRESTRE CVRE DE LA PAROISSE 

DE S^ HONESTE DHYERRE NOMMEE CHARLOTTE PAR 

m" LOVIS THIELEMENT* CON" DV ROY ET SON RECEVEVR 

DES CONCENNATIONS DE PARIS* & PAR H™ 6t P" DAME 

madame CHARLOTTE CATHERINE DANGENNES 

DE RAMBOVILLET ABBESSE DE LABAYE ROYALE DE 

NOTRE DAME DHYERRE ' DAME DES DEVX TIERS 

DE LA SEIGNEVRIE DHYERRE* ET PATRONNE DE 

LA CVRE DV DIT LIEV* 



MICHEL NICOLAS MARG' 



Cloche. 



' Les Thielemenl avaient leur sépulture 
h Paris, dans une des chapelles absidales de 
relise de Saint-Germain-rAuxerrois. 

* Receveur des coosignatioDs. 

"^ Voy. à la page 397 ci-après quelques 
détails sur Tabbaye d*Hierre. GbaHotte-Ca- 
therine d'Aogennes de Rambouillet, fille de 
Charles d^Angennes, marquis de Rambouil- 
let, chevalier des ordres, et de Catherioe 
de Vivonue , nommée abbesse d'Hierre par 



le roi, en 166g, après la mort de sa sœur, 
Glaire-Diane, mourut ea i6gi, à 69 ans 
d'âge et 53 ans de profession. 

* Ces deux tiers adjugés à Tabbaye par 
décret du 6 mars 1673. (Lebeuf, op. eiL 
t XIII, p. i3et36.) 

* Droit de nomination, fondé sur la con- 
cession faite à Tabbaye par Etienne de Sen- 
tis, évèque de Paris, vers Tan 1 138. (Le- 
beuf, €f. eiL L XIII, p. 8.) 



INSCRIPTIONS DE LA rilANCE. 

MDXLVII. 

HIERRE. — ANCIENNE ABBAVE DE N0TRE4AME. 

i36o. 



«rot • 4B«t9 • ît • c^attefes. . 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 327 

.rgw^ ♦ fàx ♦ lefpaate.^ îir ^ x « uns « z . out « 

wnB * 

z * txttfàUà * 

lan ♦ mil ♦ ecc ♦ Ix ♦ le ♦ marbi • neiUe ♦ ît ♦ lamai ^ pt»? ♦ 

bien 

Pierre*— Long. a",o5; lai^. i^.oa. 

L'abbaye de Notre-Dame d'Hierre, de l'ordre de Saint-^Benoit, fut 
fondée en ii33» pour des religieuses, par dame Eustache de Cor- 
beil , femme de Jean d'Ëtampes , avec le concours d'Etienne de Senlis , 
évéque de Paris'. Un grand bâtiment du xv^ siècle, orné de quelques 
sculptures , qui contenait le réfectoire et le dortoir, a été converti en 
usine; il formait jadis un des quatre côtés du monastère. Au-dessus 
de la porte d'une avant-cour nous avons lu ce verset en caractères du 
siècle : 

hxc 

porta domini ivsti 

intrabvnt m eanu psalm. I17 

c'est la la porte dv seignevr 

les ivstes entreront en icelle* 

pseavme 117. 

Labbé Lebeuf nous apprend que l'église abbatiale n'était qu'une 
longue chapelle, sans ailes, couverte d'une voûte de plâtre, dont le 
sanctuaire seul datait du moyen âge , et dont la structure n'olTrait rien 
de remarquable; elle a été complètement détruite. Pour mettre cet 

* Agnès de CharlereUei qui gowema,,. ^ La fête de la Madeleine, ûxée au àa 

G*e8l ainsi que Du Breul écrit le nom de juillet, arrivait, en effet, un mercredi en 

cette abbesse. Le GalUa christiana la nomme 1 36o. 

Agnès de la Charterette ou de Cbartreftez. ^ Hedera, Edera, voy. Gallia chrisùana, 

Voy. aussi Portefeuilles de Gaignières, Isle t. VII, col. 6oâ-6i9. Lebeuf, op. cit. 

de France, t. XIII, p. 95-38. 



328 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

édifice à i'abri des inondations de la rivière voisine , on en avait relevé 
le sol de plusieurs pieds. Les anciennes dalles funéraires, débitées et 
retaillées, avaient servi à la confection d'un nouveau pavé, àrexception 
delà tombe de Tabbesse Marguerite de Courtenay, morte en tSiâ, et 
de Tépitaphe de ses père et mère. Ces deux monuments ne se retrou- 
vent plus aujourd'hui. Quelques chapiteaux du xui* siècle, qui pro- 
viennent probablement de Téglise, sont employés comme bornes dans 
]a principale rue du village. 

Ce sont peut-être les fouilles opérées dans l'ancien sol de l'église qui 
auront ramené au jour la tombe de sœur Agnès IV, de Chartretes, dix- 
neuvième abbesse, de iS&g à i36o, inhumée à l'entrée de la nef. Un 
curé de Longpont l'a rachetée pour lui donner place dans le bas côté 
méridional de son église, où elle est maintenant dressée contre le troi- 
sième pilier ^ L'abbesse porte une longue robe, à larges manches, un 
voile, une guimpe. Elle a les mains jointes. Une crosse terminée par 
un enroulement passe entre le corps et le bras gauche. Deux petits 
chiens sont assis sous ses pieds. Arcade en ogive, à trois lobes, reposant 
sur deux colonnettes à chapiteaux de feuillage; à l'entablement, l'âme 
delà défunte au sein d'Abraham et deux anges céroféraires; deux pieds- 
droits rehaussés de clochetons; ^ chacun de ces pilastres, dans une 
arcature, quatre figurines à peine visibles, représentant, suivant l'usage, 
les clercs et les prêtres qui célèbrent les obsèques ^. 

Les religieuses d'Hierre vivaient, dans le principe, avec une telle 
austérité qu'elles n'admirent l'usage des œufs que par exception, vers 
le milieu du xiv* siècle. Agnès de Chartretes laissa de quoi en distri- 
buer le jour de son anniversaire. 



^ Voy. ci-dessus n"" nccciv. On prétend 
à Longpont qa'une autre tombe d*une des 
abbesses d*Hierre a été réduite en morœaux 
par un propriétaire qui refusa obstinément 
de 8*en dessaisir. 

' Aux cAtés de la tête de TeflSgie, on re- 
trouve, non sans peine, sur deux écussons, 
d'une part, en souvenir delà fondatrice, le 



dragon de Gorbeil sur un champ fleurde- 
lisé, de l'autre , les armoiries personnelles 
de Tabbesse composées d'une bande que 
deux coquilles accompagnent. La dalle est 
fruste aujourd'hui. Un dessin de la collec- 
tion de Gaignières nous a aidé à compléter 
notre estampage. 



ANCIEN DOYENNÉ DU ViEUX-CORBEIL. 329 

MDXLVIII. 

HIBRRE. — ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME. 

171a. 

CY GIST 

SOEVR SVZANNE 

D*ESPINAY* DITE 

DE StE PLAaDE* 

PRIEVRE DE 

CETTE ABBAYE QVI 

DECEDA LE l"^ DE 

FEVRIER 17 12 

AGEE DE 63 ANS ET 

DE PROFESSION 

RELIGIEVSE 4^ 

Pries Dieu pour son ame 
Pierre carrée de petite dimension. 

L'épitaphe de la prieure de l'abbaye d'Hierre a été communiquée au 
Comité des travaux historiques^ par M. Salmon, avocat, correspondant 
du Ministère de Finstruction publique, à Sens. Arrachée de l'église ou 
du cloître, elle fut trouvée, en 1887, employée au carrelage de l'ate- 
lier du sieur Guy on, sellier, place de la Jeunesse, à Brunoy. 

Un moulin, qui a conservé le nom de moulin de VaJbhaye^ était encore, 
il y a peu d'années, complètement dallé de pierres sépulcrales. Une 
reconstruction récente en a fait disparaître la majeure partie. Nous n'y 
avons plus rencontré que deux tombes à peu près entières, mais fort 

\ 

' Est-ce ie nom palronymique de soeur des eaux par saint Maur; on a cru quHI fut 

Suzanne, ou Tindication du lieu de son on- martyris^^ en Sicile, avec d'autres religieux, 

gine, Épinay-sous-Senart, à quatre kilo- vi* siècle, 
mètres d*Hierre? ^ Retme des Sociétés savantes, T' série, 

' Saint Placide, moine, disciple de saint t. V, p. 638, annëe i858, â' semestre. 
Benoit, et non sainte Placide. Il fut sauve 

IV. 69 



330 INSCRrPTlOT^S DE LA FRâNGE. 

oblitérées, formant le palier dun perron, l'une représentant Teffigie 
d'une religieuse, l'autre celle d'un prêtre. La seconde est un peu moins 
endommagée que l'autre. Ëacadrement ogival, colonnettes, pignon; 
anges thuriféraires; sur un fond, décoré de six grandes fleurs de lis, 
la figure du défunt en chasuble ronde, avec l'étoie et le manipule ^ 
Le style du dessin et la forme de quelques lettres qui ont résisté à 
l'usure permettraient d'attribuer ces deux dalles à la fin du xm^ siècle. 

Au milieu de la cour du moulin, sur un fragment de dalle du \v' 
siècle, deux très-jeunes filles représentées debout, les mains jointes. 

Il existait, sur le territoire de la paroisse d'Hierre, un couvent de 
Gamaldules, fondé au xvn^ siècle. Des maisons de plaisance se sont 
substituées au monastère et à son église. Nous n'avons rien découvert 
des épitaphes de plusieurs pieux personnages qui avaient voulu être 
inhumés en ce lieu^. 

^ Long. 2™,t5; larg. o",9q. — * Lebeuf, op. ciL L XIII, p. Sg-AS. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-CORBEIL. 



331 



MDXLIX. 

VILLEORBSNE. — ÉGLISE PAKOISSIALE 1>E NOTRE-DAME. 

1649. 



FAITE LAN MVl^ XLIX BENITE PAR M"^ CHARLES 

TERNOIS DOCTEVR EN THEOLOGIE EN LA FACVLTE 

DE PARIS ET NOMMEE HENRIETTE BAR TRES 

HAVLT ET PVIS**^ PRINCE MONSE^" CHARLES DE 

VALOIS DVC DANGOVLESME PAIR DE FRANCE 

COMTE DAVVERGNE ET DE PONTHIEV * ET PAR 

TRES HAVLTE ET ILLVSTRE PRINCESSE MADAME 

HENRIETTE DE LA GVICHE* ESPOVSE DE MONSE'"* LOVIS 

DE VALOIS COMTE DALE* *. 

JEAN ANTOINE CORAT & PIERRE VIRVOVDET 

MARG°« 

Georges sauvage * nos fecrt 

Cloche. 



Nicolas de Hariay, baron de Sancy, vendit, en 1616, la terre de 
Grosbois à Charles de Valois, duc d'Ângouiéme, comte d'Auvergne, 
de Clermont, de Ponthieu, de Lauraguais et d'Alais. Ce prince y 
réunit, peu après, par acquisition, la seigneurie voisine de Villecresne^. 
L'année qui précéda sa mort, il servit de parrain à la cloche de cette 



' Charles de Valois, Gis naturel du roi 
Charles IX et de Marie Touchet, ué en 
1 678 , mort en 1 65o ; il combattait à côté 
de Henri IV, aux journées d'Arqués, dlvry, 
(le Fontaine-Française. (Le P. Ansebne, 
HisL génial, t. I, p. 309-ao^.) 

' Henriette de la Guiche, dame de Chau- 
mont, fille de Philibert de la Guiche, grand 
maître de Partillerie de France, veuve en 
premières noces de Jacques de Matignon , 
comte de Thorigny, morte en 168s. 



^ Louis de Valois, comte de Lauraguais, 
d' Alais et de Ponthieu , baron de Concy et 
de Follembray, colonel général de la cava- 
lerie l^re, né en 1696, mort en i653, 
second fils du duc d'Angoulème et de Char- 
lotte de Montmorency, sa première femme, 
fille du connétable Henri I" de Montmo- 
rency. 

' Nom de fondeur qui se présente pour 
la première fois. 

* Lebeuf, op. dt. t. XIII, p. 66-5 a. 

4a. 



332 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE 

dernière paroisse, dont sa belie-fiUe, Henriette de la Guiche, partagea 
le patronage. 

L'église de Villecresne n'offre point d'intérêt; une partie de la nef 
et le clocher paraissent de la seconde moitié du xn' siècle. Le dallage 
était depuis longtemps détérioré; on a dû le renouveler, et cette opé- 
ration a causé la suppression de deux épitaphes, dont nous avions 
pris note quelque temps auparavant : 

1*" Dalle funéraire de Lôuis-Jean de Bonnaire, officier du roi, mort 
le 16 septembre 1770, en sa maison de campagne à Villecresne, 
âgé de soixante-seize ans; monument de l'affection de sa femme, 
M. A. Picard; 

• s"" Inscription commune à Jean Boliffre, procureur au parlement 
de Paris, mort en i63i; à son fils Gabriel, écuyer, seigneur de Voi- 
sin, prévôt général de la cavalerie légère de France, mort en 1660; 
et à la femme de ce dernier, damoiselle Catherine Massonnet. 

Ces deux dalles étaient placées dans le bas côté méridional de la 
nef. Plusieurs autres dalles des xvu® et xvni^ siècles ne présentaient 
plus que des textes oblitérés. 



ANCIEN DOYENNÉ OU VIEUX-CORBEIL. 333 

MDL. 

SENTENY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-«BRMAIN (D AUXERRE). 

1688. 

LAN 1688 lAY ESTE BENITE POVR LA SECONDE 

FOIS PAR MESSIRE DE ROVRDEILLES DEPVIS 42 * 

ANS PB" ET CVRE DE CETTE PAROISSE ET 

NOMMEE GERMAINE MARGVERITTE PAR M* EDME 

BACHOV MARCHAND BOVRGEOIS DE PARIS ET PAR DAMOISELLi: 

MARGVERITTE COLLIGNON FEMME DE M* 

ESTIENNE NOVETTE SFIG" DES FIEFS DORMOY 

ET DE MONTANCLOS SEIS A SENTENY * CON" DV 

ROY CONT* ■ DV GREFFE DE LA CHAMB* DE* COMP^" 

H. GVILLOT MON HOSTE ' 

G • EDELINE • DVCOVDRAY MA FAIT * 

Cloche. 

L'église appartient presque tout entière à la première moitié du 
xiii^ siècle. Chapiteaux, consoles et clefs de voûte, d'un beau style. 
Quelques vitraux contemporains de la construction, notamment six 
panneaux représentant autant de sujets de la légende de saint Ni- 
colas. 

Les anciennes dalles funéraires sont, les unes brisées, les autres 
oblitérées. Nous en avons examiné, sans pouvoir en tirer aucun profit, 
une, du xv^ siècle environ, ornée de médaillons sur les angles; une 

* Monienehs, ou Mmtaglant, et Onm>y, n'est pas ia seule dont rinscription fasse 
fiebde la paroisse de SeDteny.(Lebeaf,o/7. mention de pareille circonstance. Voy. ci- 
cil. t. XIII, p. 66-67.) dessus n" Mxxxnr, p. ââ8. 

* ConseiUerdu roi, contrôleur, etc. * Gilles - Édeline Ducoudray, fondeur. 
' Mon hotte t probablement ce/tii chez qui Voy. ci-dessus n* mccccu. 

la fonU avait eu lieu. La clocbe de Senteny 



XU INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

• 

seconde, aussi de styie gothique, sur laquelle il reste quelques linéa- 
ments d'une effigie de femme; une troisième, du xvii* siècle, dont 
rinscription a été entièrement détruite à coups de ciseau. 

Une commanderie de Malte, dont labbé de Vertot fut un des der- 
niers titulaires, existait sur le territoire de Senteny; une maison de 
campagne en désigne encore l'emplacement. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 335 

MDLI. — MDLII. 

SERYON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

t39&. 

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l^tirs ttotttAtté ttuu(fat0 1« ars d tu viiàttm tnatTirt ^ 

Imomi U rw «wrjjlw* t? «fU «lift Jtî m» p«m t^uxt 

Pierre. — Haut. o",6 1 ; larg. o",7 1 . 

1607. 

IHS lE FVT FAICT EN LAN DE GRACE 
1607 NOMMEZ COLOMBE 

Cloche. — Diamètre , i "*, i a . 

' Sîr en deux mots. Le graveur avait écrit 1&09. (Gallia chrintiami / i. Vit, coi. i&o- 

d*Bbord de Dieu, idû.) 

* Nom dëfîgurë. Le titre ëpiscopal qui * Sic, pre sence. 

stn rapprocherait le plus serait celui de ' Sic, 

Candie, Candiensis, en Ttle de Crète. "^ Jean Guaingnierie Vieux. 

^ Pierre IV d'Orgemont, quatre- vingt- ^ ViUemenon, seigneurie etchâleati de lu 

quatorzième ëvèque de Paris, de i38& à [laroisse de Servon. 



336 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'église de Servon, quelque incomplète quelle paraisse aujour- 
d'hui, et quelques remaniements qu'elle ait subis, conserve plus d'un 
témoignage de son origine au xni^ siècle, et du projet alors formé 
d'éiever en ce lieu un élégant édifice. Des galeries à colonnettes, une 
rose à compartiments, des chapiteaux à feuillage s'y rencontrent encore 
à côté de constructions sans valeur et sans caractère. 

La dédicace de l'église ne fut célébrée qu'en iSg/i, le jour de la fête 
vraiment nationale de saint Louis. L'inscription qui en fait foi se lit 
sur une simple table de pierre, placée près de la porte principale, 
dans un réduit réservé au font baptismal. La gravure eu a été exé- 
cutée avec beaucoup de soin; mais les incorrections y sont nom- 
breuses. Nous ne savons comment ce petit monument aura échappé à 
l'attention de l'abbé Lebeuf. crLa dédicace de l'église de Servon fut 
rr faite autrefois, dit-il, le s 5 août, sans quon en sache l'année; elle 
crest chômée ce jour-là par le peuple, et Saint-Louis est remis au len- 
cr demain; ce qui désigne que cette dédicace aurait été faite avant 
(d'établissement de la fête de ce saint roi ^ i) Le texte de l'inscription 
renverse l'hypothèse de notre prédécesseur. 

La cloche paroissiale, qui date du règne de Henri I\, a reçu le 
nom de la patronne de l'église, sainte Colombe, vierge et martyre 
particulièrement honorée dans le diocèse de Sens. 

' Op. cit, t. XIII, p. 71. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 337 

MDLIIL 
SERVON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1609-1666. 

Cy repose le 

corps de deffvnct 

Clavde m alier vivant 

seignevr ' de ho vss ay ' et de 

Servon Conseiller sécrétai 

re dv roy ' maison et cov 

ronne de france et de ses 

finances qvi decedda le xv 

AVRIL 1609*. 

Le MOT DE Servon qvi avoict 

ESTÉ BIFFÉ PAR VIOLENCE SVR 

LES TOMBEAVX DE MES*i* DV 

MOVLIN* ET MaLIER A ESTÉ 

RETABLY* PAR ArEST DV 

CoN^*- SA Majesté' prese- 

TE DV 7^ DECËBRE 
1666. 

Pierre. — I»ng. a ",40; larg. i",t5. 

Belle épitaphe gravée sur une dalle, dans la chapelle de la Vierge, 
autrefois seigneuriale, au fond du bas côté méridional du chœur; en- 
cadrement ovale, bordé d'oves; entablement à moulures, sur lequel 
sont assis deux génies nus, dont chacun tient d'une main une torche 
renversée, et de l'autre Técusson du défunt, à peu près effacé, d'argent 
à la fasce de gueules accompagnée de trois roses de même; au-dessus 

' Mots ralarës à Tëpoqae de la suppres- * En sa 8oixante-dix-fieptième année, 

sion de l'ancien régime. * Voy. ci-après n* mdliv. 

' Le Howttay, seigneurie près de Chartres * Les traces de cette opération sont en- 

(De la Chesnaye-Desbois). core bien visibles. 

^ Mot raturé comme ci-dessus. ^ Mot raturé. 

h3 



IV. 




338 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

de l'écusson , un casque tourné à dextre et pdré de ses lambrequins; 
dans les angles supérieurs de la tombe , ossements liés en sautoir, tète 
de mort couronnée de laurier; au-dessous du texte, un autre écusson, 
accompagné de lacs et de palmes, qui paraît divisé en deux parties; 
deux génies semblables aux premiers, qui portent une pelle, une faux 
et des torches allumées. 

Labbé Lebeuf a recueilli une épitaphe latine attachée au mur de 
la même chapelle seigneuriale, en mémoire de Claude Malier, au- 
dessus de la dalle dont nous publions l'inscription. Elle n existe plus; 
elle était plus étendue que Tépitaphe française; on y faisait Téloge de 
la famille et des vertus du défunt. Marguerite de Lyonne, devenue 
veuve après une parfaite union de quarante-sept ans, et ses neveux, 
héritiers de Claude Malier, lui avaient consacré ce monument. 

Elisabeth Malier, veuve de Nicolas de Bailleul, surintendant des 
finances, mort en i653, appartenait à la famille du seigneur de Ser- 
von ^ Claude Malier et Marguerite de Lyonne donnèrent aux habitants 
de leur terre.de Servon une rente de cent écus dor pour payer les 
gages d'un maître d'école , pour vêtir les indigents et pour marier tous 
les ans plusieurs filles pauvres ^. 

La seconde partie de l'inscription française fait allusion à un procès 
intenté par les seigneurs de Villemenon aux héritiers de Claude Malier 
pour contester à leurs auteurs aussi bien qu'à eux-mêmes le titre de 
seigneur de Servon. Les ayants cause de Claude Malier l'emportèrent 
après de longs débats. Un arrêt du Conseil, rendu avec une certaine 
solennité, le roi présent, trancha la question en leur faveur. Les titres, 
supprimés dans les inscriptions de l'église, en vertu d'une première 
sentence du Châtelet de Paris de 1610, furent définitivement rétablis 
après un intervalle de plus d'un demi-siècle *. 

' Voy. ci-dessus n' hcgcclxxvii. — "~^ Lebeuf, op. cit. t. XIII, p. 79, 81, 84. 




ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 889 

MDLIV. 

SERYON. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1697-1701. 

Cy gisent 
Messire Henry deLyonne 
cheS" Seg" comte de Sevon * 
Laboroe Grapin* et autres 

LIEUXS MaRESCHAL DES CAMPS 
ET ARMEES DU ROY Che" DE 

lordre de st louis i.equel 
est decede le 2^- avril 
1697 • age de 67 • ans • 
Et Dame Fraçoise de 

SeLVOIS SON ESPOUSE 
LAQ^^ EST DECEDE^ LE 2* 
JANVIER I70I • AGE^ DE 61 • ANS • 

Priez Dieu pour le repos de leurs âmes. 
Pierre. — Long. a'",37; lerg. t",i5. 

Du consentement de son mari , Claude Maiier, Marguerite de Lyonne 
transporta la propriété du château et de la terre de Servon à Claude 
de Lyonne, son neveu, trésorier du prince de Condé. Le successeur 
de Claude, Henri de Lyonne, autorisé à porter le titre de comte de 
Servon, et parvenu, en iBgS, au grade de maréchal de camp, mou- 

' Cette troisième ligne est tonte raturëe. * La Borde-Grapin, fief de la paroisse de 

La terre de Servon fut érigée en comté par Ferroles, à peu de distance de Servon. (Le- 

lettres patentes enregistrées en parlement benf, op, eit t. XIV, p. 1^7.) 
le 5 mai i683. Le petit-fils de Henri de ^ Sic, pour les fautes de grammaire et 

Lyonne portait le titre de marquis de Ser- pour les lettres placées en interligne, 
von. (Lebeuf, op. cit. t. XIII, p. 8 a.) 

/i3. 



3&0 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

rut en 1697, après avoir utilement servi le roi Louis XIV pendant la 
plus brillante période de son régnée La tombe de ce personnage se 
trouve dans l'église de Servon , à côté de celle de Claude Malier. Ins- 
criptions en caractères de grande dimension; au-dessus du texte, entre 
deux palmes et sous une couronne de comte, deux écussons accolés, 
aujourd'hui mutilés : celui du défunt à une fasce chargée de trois. . . , 
celui de sa femme, à une branche de. . . ^ à la partie inférieure de la 
dalle, deux ossements croisés et une tète de mort couronnée de lau- 
rier, avec des ailes de chauve-souris. 

L'arrêt du 7 décembre 1666 prescrivait le rétablissement du titre 
de seigneur de Servon, non-seulement dans Tépitaphe de Claude 
Malier, mais aussi sur le tombeau de Jacques du Moulin^, mort en 
1571, échanson ordinaire du roi Henri IL Ce tombeau, dont il ne 
reste plus qu'un dessin compris dans la portion des recueils de 6ai- 
gnières que possède maintenant la Bibliothèque Bodléienne, à Oxford ^ 
s'élevait d'un mètre environ dans le chœur de l'église de Servon; il 
était orné de cartouches, d'armoiries, d'inscriptions et de cinq figures 
agenouillées, Jacques du Moulin, Marguerite de Herbert, sa femme, 
et leurs trois fils, Etienne, Pierre et Jacques, l'aîné en costume civil, 
les deux autres nus. L'échanson de Henri II réunissait à la seigneurie 
de Servon celle de Briis, paroisse du doyenné de Châteaufort. Il mou- 
rut en son hôtel, à Paris, et fut inhumé en l'église de Briis \ Après sa 
mort, la seigneurie de Servon passa par échange entre les mains de 
Claude Malier^. 

' Entré au service en 16/19, colonel ' On sait qui! a ëlë fait une copie de ces 

d*un régiment de cavalerie de son nom en dessins par M. Frappaz pour notre Biblio- 

1680. Il perdit son fils à la bataille de thèque nationale. Voy. t. XV, ÉgUies de la 

StaSarde, où il se trouvait lui-même. En fine. 

1693, il repoussa victorieusement les An- * Voy. son épitaphe ci-dessus, t. III, 

glais des côtes de Bretagne, à Gamaret. n"* mclxxviii. 
(Pinard , ChronoL hist, etmilil. t. VI, p. 487.) * Lebeuf, op. du t. XIII, p. 68-86. 

* Voy. le n' mdliii qui précède. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEOX-GORBEIL. Ui 

MDLV. — MDLVI. 
SERVON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1708-1709, 

D. O. M. 

JCY GlST 

Dame Geneviefve le 
Mercier Epouse de 
M'i" Jean Rogier^ Ecuyer 
con* secretaire du 
Roy Maison Couronne 
DE France et de ses 
Finances Decedèe le 
6. OcT'i" 1708. AGEE de 
Quatre vïnz trois 
ans sept mois 
ONZE Jours 

Requiescat in Face. 
Pierre. — Long. i",3o;lapg. o",7/i. 

Tombe comprise dans le dallage du chœur; encadrement ovale; 
au-dessus du texte, deux torches renversées, en sautoir, une tète de 
mort couronnée de laurier, une clochette; au-dessous, deux quinte- 
feuilles. 

Dans la chapelle de Saint-Augustin , autrefois de ^Saint-Roch , une 
simple pierre, à peu près carrée^, ne présente autre chose que le nom 
de M"^ François Gaffin, bourgeois de Paris, la date de son décès, sur- 
venue le 19 août 1709, et la formule ordinaire Requiescat inpa^^e. 

^ La première ieUre de ce nom est usée el douteuse. On pourrait lire Logier. — ^ Lon- 
gueur, o^ïSS; larg. o",45. 



Ui INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDLVII. 

BRIE-GOMTB^ROBERT. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ETIENNE, 

xvi*-xTii*-xYiir siècles. 

^ La petite ville de Brie-Comte-Robert ^ doit son surnom à l^obert II, 
dit le Jeune, comte de Dreux et de Braine, fils de Robert I^, et petit- 
fils du roi Louis VI et de la reine Adélaïde de Savoie*, Robert II, 
mort en 1 s 1 8 , fut le fondateur du cbâteau de Brie et du nouvel édifice 
de Téglise paroissiale. On reconnaît encore Tenceinte du château, mais 
elle est toute délabrée. Comme celle du château de Vincennes, elle 
décrit un grand quadrilatère, flanqué de huit tours, une à chaque 
angle, et une au milieu de chacune des courtines. L'église de Saint- 
Lazare-de-la-Maladrorie , qui datait du xni^ siècle, celle des Minimes, 
fondée en i636 par le maréchal duc de Vttry, et celle des Filles-de- 
la-Croix, également construite au xvn* siècle, ont disparu. L'église pa- 
roissiale seule a traversé une longue suite d'années sans avoir beaucoup 
à souffrir des injures du temps ni du vandalisme des hommes. Les parties 
les plus anciennes de ce remarquable monument remontent au commen- 
cement du xuï* siècle; les trois siècles suivants y ont apporté leur contin- 
gent. Tel qu'il est, cependant, il a gardé dans l'ensemble, sinon dans 
les détails, son caractère primitif de majestueuse unité. Le mur oriental 
est encore paré d'une éclatante rose à compartiments, dont les vitraux, 
à peu près contemporains de ceux de la Sainte-Chapelle de Paris, re- 
présentent le Christ, les apôtres, et les occupations des douze mois de 
l'année. D'autres verrières, placées dans les chapelles latérales, sont 
l'œuvre du xvi*^ siècle. Cette belle église de Brie ne paraît pas avoir été 
jamais riche en -monuments épigraphiques^. L'abbé Lebeuf indique, 

' Lebeuf. op. cit. t. XIV, p. 87-199. abbatiale de Saint-Yred-de-Braine; leurs 

\oy. aum Les Mtmumenta de Seine-^hMame, raonumeuts n existent phie. On en trcmve 

par AufauvreetFichot, in-fol. Paris, i858. une description détaillée dans THistoire du 

* Les comtes de Dreux de cette lignée duchédeValoi8,parCarlier, t. III,p. aa-So. 

avaient leurs sépultures dans la belle é^ise ^ Dallage de la nef renouvelé à une 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIBUX-GORBEIL Ui 

mais sans les transcrire, trois épitaphes de personnages morts au 
xvii^ siècle, et deux dalles funéraires du xni® siècle employée sau mar- 
chepied de Tautel du Sauveur, au fond du bas côté méridional. Les 
épitaphes ont été supprimées. Les tombes sont restées à la même 
place; on ne distingue plus sur Tune que les jambes revêtues de 
mailles, la cotte d'armes et Tépée de l'effigie d'un chevalier; sur l'autre, 
que les plis d'une longue robe de femme. Derrière un panneau de boi- 
serie, il s'est retrouvé récemment ^ à quelques pas du même autel du 
Sauveur, une statue de jeune homme en pierre qui a dû faire partie de 
quelque tombeau du xiv*' siècle. Cette figure, sculptée avec soin, est 
vêtue d'une longue cotte; la tête en est par malheur très-mutilée. - 

A défaut d'inscriptions plus importantes, nous en recueillerons 
quelques-unes, gravées ou peintes sur les parois de l'édifice, sur des 
verrières ou sur des tableaux. 

Premier contrefort et première chapelle^, au nord : 

'545 

PAVL. I. CORI. 3. cap"* 
TEPLVM DEI SANCTV EST QVOD ESTIS VOS 

Du même côté, sur un pilastre, entre la première chapelle et la 
seconde (xvi® siècle) : 

ACT • 13 



NOTV ■ SIT • VOBIS • PRES • QD • AB • DIB • A • QVIB • 
NÔ"- POTVISTIS • PER • LEGEM • MOSIS • IVSTIFICARI • 
I • HOC • OMNIS • QVI • CREDIT • IVSTIFICATVR * 



époque avaneée da siècie dernier. Nos re- inscription latine relatant des réparations 

cherches n'ont abouti qu'à la découverte en 1791 et 1811. 
d'un fragment sans valeiu* de Tépitaphe ^ Pi*emièiie épitre aux Corinthiens, ch. ni, 

d'un bourgeois du xvn* siècle. v. 17. 

> Vers i856. * Actes des Apôtres, ch. xni, v. 38-39 . 

' Au lanternon de cette même chapelle, 



J 



iàh INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

An pignon de la dernière chapelle, au sud (ivi^ siècle) : 

AU • TEMPS 
DE • m"* CIBOUR 
ET • M* PETIT* 

Dans les combles, sur une des poutres transversales posées pour 
arrêter l'écartement des voûtes de la nef : 

M* • ERGNAVLT • m" ' NOVS • A • FAlCT • POSER • TOVS • HViCT • EN • l68j • 

Sur un vitrail représentant la vie et la mort de saint Jean-Baptiste 
(xvi* siècle) : 

PLENITVDO LEGIS DILECTIO ' PREBE DEC LAVdF 

Sur une boiserie de style gothique, du commencement du xvi^ siècle : 

sjfts mea tttva 

Sur un tableau, Martyre de saint Etienne, peiut par Despeigue, à 
la date de lyâS : 

Donné en 1723 par le ChV D'Agoty Escuyer peintre de la Cour 
et de Madame, de l'Académie Royale de Toulouze et de Dijon 

On lit au bas d un Saint-Jean-Baptiste que ce tableau fut donné, en 
177^, à la chapelle du château* par Guillaume Valladon, écuyer, 
seigneur de la Borde '^ et autres lieux, conseiller secrétaire du roi, 
patron de ladite chapelle, à cause de la seigneurie de la Gravelie^ 

Enfin, le peintre Deiamotte a signé un Bon Samaritain^ en i7&a. 

Les trois cloches que possède Téglise n'ont été fondues quen 183/i. 

* Probablement des marguilliers. dans une tour dite de Saint-Jean, — ^ Écart 

' Margoillier. du territoire de Brie. 

^ Ép. de S. Paul aux Rom. ch. un, V. 10. * Nous n'avons rien pu savoir de ce 

^ Chapelle du titre de Saint-Denis , située droit de patronage. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 3A5 

MDLVni. 

BRIE-GOMTE-ROBERT. — ANCIEN CIMETIÈRE PAROISSIAL. 

i4i9, 

€t[ mi kwMVàVU jmi ti 8mi 

pimt $tmm mxtfml ti 
bowjjeoi» ie brai»t ttuU robert qm 

xix^mtdi U» Éttî 

ittitt pwm* u Um 

.. .ëtÛTô UlUV 



Im \k sKUtt M nmixt un» t\ 

U 3owî»ttmoi0 

Hiett fttt Um inVU tï ti 

U^m Utnrs (itm ixttpimts • mm • 

yittxt fttwî $tï«' tl ttwnott 

Pierre. 

Dans une fouille pratiquée au nord de Téglise de Brie, sur l'empla- 
cement du cimetière qui l'entourait autrefois, on découvrit, il y a 
vingt ans, une stèle de pierre plantée debout dans le sol, gravée au 

' Avec ie secours de la seconde inscrip- * Dates non complétées, 

tion, il est possible de reconstituer à peu ' Léonarde? 

près les trois dernières lignes de la première. 



i«. 



AA 



3&6 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

trait, portant une inscription sur chaque face, et jadis surmontée d une 
croix. D'un côté, le père de famille, Pierre Germain, suivi de ses 
quatre fils, tous en prière, à genoux, mains jointes, assistés de saint 
Etienne, le patron de la paroisse, en dalmatique, le manipule au 
bras, une pierre fichée dans la tête eu mémoire de son martyre. Le 
père et les fils vêtus de longues cottes serrées à la taille par une cein- 
ture. Entre les mains du père, une banderole avec ces mots : 

^tm px^pitim tîU in pt(hm'» 

Au-dessus de la banderole, pour indiquer sans doute la profession du 
défunt , un couperet de boucher dont la lame est marquée d'une pe- 
tite croix pattée. 

De l'autre côté de la stèle, Marguerite, la femme de Pierre Ger- 
main , et ses trois filles en prière , vêtues de longues robes et coiffées 
de voilettes. Elles sont patronnées par sainte Catherine , parée comme 
une reine du manteau et de la couronne; près de son épaule gauche, 
la roue qui devait servir d'instrument à son supplice, et qui fut brisée 
par la foudre. Au-dessus de la mère de famille, sur une banderole: 

msiUt Ui mtmnU mi 

Une série de petites arcades abrite les personnages. Les inscriptions 
sont placées au-dessous. La stèle a été déposée dans l'église de Brie. 

C'est au regrettable M. Grésy, membre de la Société des antiquaires 
de France, que le Comité des travaux historiques est redevable de l'es- 
tampage et de la description de ce monument^. 

Les débris de la croix érigée au-dessus de la stèle furent recueillis 
par M. Gilson, architecte à Melun; on y voyait en sculpture le Christ, 
une Notre-Dame de Pitié, un évangéliste et un saint évêque. 

* In precibus. — * Betme des Sociétés savantes, 3* série, t. IV, p. 21 ; 4* série, t III, 

p. 30^. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 3&7 

MDLIX. 

BRIE-GOMTE-ROBERT. — ANCIEN HÔTEL-DIEU. 

1781. 

HOTEL-DiEU 

Fonde pak Robert de France IP Comte 
DE Brie En 1208 Rétabli Le 5 Mars En 1781 

Pierre. 
1557. 

niftts tmix p$x UtpMt 

UvRtmi UtuxA tmt 
pvxti ' «wwot U m'. 
30wt?nwî»^ 1557 . 
pxit Wtx lus ïmt pwi^w 

Pierre. — Haut. o",6o; larg. o",âa. 

On peut fixer l'origine de l'Hôtel-Dieu de Brie aux dernières années 
du xii"" siècle. Le pape Innocent III, par lettres de la dixième année de 
son pontificat, c'est-à-dire de l'an 1207, confirma la fondation de la 
chapelle de cet hospice sous le titre de Satnt-Êloi, par le comte Robert 
le Jeune. Dans la suite , probablement pendant les troubles du xvi^ siècle , 
la maison cessa d'être ouverte aux malades; on se contenta d'employer 
les revenus de l'établissement au soulagement des pauvres. Du temps 
de l'abbé Lebeuf, les bâtiments et la chapelle elle-même servaient à 



348 INSCRIPTIONS DE Lk FRANGE. 

des usages profanes. L'inscription gravée au-dessus de la porte nous 
apprend quen 1781 on les rendit à leur destination première. La 
chapelle n'existe plus; on raconte à Brie qu'un maire la fit détruire 
pour donner de l'occupation à quelques ouvriers. La façade occidentale | 

de l'hospice, longtemps menacée de subir le même sort, sera désor- 
mais conservée; son arcature ogivale et ses chapiteaux à figures la 
classent au nombre des monuments de l'époque de transition du style 
roman à celui du xui^ siècle. 

L'épitaphe de sœur Antoinette du Tertre, qui se fit quarante-deux 
ans la servante des pauvres , provient de l'ancienne chapelle de Saint- 
Eloi; elle est maintenant ajustée sur une des parois de l'escalier de la 
maison. Ce n'est pas, nous dit l'épitaphe, la noble et vertueuse sœur, 
c'est seulement son corps, qui mourut le 19 mai iSBy. Une petite 
figure gravée au-dessous du texte représente la défunte couchée, les 
mains jointes , en costume de religion , avec la coiffe et le chapelet. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



3&9 



MDLX. 

FERROLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT GERMAIN 

(D'AUXERRE). 

i66a. 



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Pierre. — Long. a"/ifr; larg. o^^Sô. 



350 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Petite église sans valeur, dont le chœur et 1 abside conservent cepen- 
dant quelques traces d'une construction de la fin du xu^ siècle, posté- 
rieure d'un siècle environ à la concession de lautel de ce lieu par 
Geoffroi, évèque de Paris ^ aux religieux de 1 abbaye de Saint-Maur 
(logo)^ 

Le curé Jean Verdier repose au milieu du chœur, lin double filet 
en bordure contient la première partie de Tépitaphe qui se continue 
sur le champ de la dalle. Cette inscription vient, à la suite de bien 
d'autres, témoigner de l'importance que le clergé, quoi qu'on en ait pu 
dire, a constamment attachée à l'instruction des enfants et à l'établis- 
sement des écoles. Voici un pauvre curé d'une des moindres églises de 
l'ancien diocèse de Paris qui consacre la meilleure partie de ses éco- 
nomies à venir en aide à ses paroissiens pour le payement des gages 
d'un instituteur. Il confia l'exécution de ses dernières volontés à son 
voisin, le curé de la paroisse, aujourd'hui supprimée, d'Attilly'. Mais 
ce ne fut que bien des années après qu'un de ses successeurs, Jean le 
Gay, mort très-âgé, vers 17/12, fonda définitivement l'école des gar- 
çons^. 

La tombe de Jean Verdier a dû servir de table d'autel; les croix, 
gravées sur la pierre, semblent du moins l'indiquer. 

' Geoffroi de Boulogne, soixante-cin- ^ Voy. p. 180. 

quièroe évêqae, de 1061 à logS. ^ Lebeuf, ut supra. 

- Lebeuf, op. eit, t. XIV, p. ia3-is8. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBËIL. 351 

MDLXT. 
GHEVRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

Cy devant gist Vénérable 
et discrette personne m* 

IeHAN ChoPPART cy DEVANT 

CvRE DE l'Eglise de nostre ^ 

Dame de Villenne près de 

POISSY ■ LEQVEL est DECEDE 

AV Chasteav de Chevry le 
Premier Io" de May 1629* 

AAGÉ de • XXVI ANS. 

Priez Dieu pour Son Ame 
Pierre. — Long. o",85; larg. o",69. 

Ëpitaphe relevée sur la paroi méridionale du chœur, près de Tentrée. 
Au-dessus du texte, en gravure au trait, le Christ sur la croix, et à sa 
gauche, le défunt en aube, surplis et large manteau, à genoux devant 
un prie-Dieu , qui porte un livre. De l'autre côté de la croix , deux os- 
sements liés en sautoir, une tête de squelette et un écusson effacé où 
j'ai cru reconnaître une bande. Au bout de deux siècles et demi, il 
ne serait pas facile de savoir par quelle circonstance le jeune curé de 
VilIennes-sous-Poissy est venu mourir au château de Chevry, à plus 
de douze lieues de la paroisse qu'il administrait. Son petit monument 
est aujourd'hui le seul qui subsiste dans l'église de Chevry. 

* Viflennes-sons-Poissy, ancien diocèse de Chartres, département de Setne-et-Oise. Petite 
église du m* siècle. 



35â INSCRIPTIONS DE Lk FRANCE. 

MDLXn. 

CHEVRY. - ÉGLISE PAROISSULE DE NOTRE-DAME. 

1697. 



AN- 
L'ANNÉ • 1697 • AVX- 
MOlS • DE • FEBVRtER • A 
ESTÉ • DONNÉ • GESTE • BENtST 
1er • A • DtEV • PAR • LOVtS • GROS 
NE • ABtTAN • DE • PARlS • FÎLS • DE 
MARtE • GEVLiN • NATtF • DE • SE 
LtEV • PARROlSSlENS • PRtÉ • 
DtEV* POVR« LEVRS • 
AMES 

Pierre. — Diamètre, o",2a. 

Eglise sans caractère. L'étage inférieur du clocher présente seul 
quelques traces d antiquité; on peut le dater de la fin du wf siècle. 

On aurait bien dû laisser dans Téglise, au lieu de le déposer sur la 
place du village, près de la maison d'école, un vieux bénitier, dont la 
vasque, bordée de moulures, repose sur un pied en forme de badustre. 
L'inscription de donation est gravée sur un disque ménagé dans la 
bordure supérieure; l'orthographe en est fort incorrecte, et quelques 
mots sont à peu près détruits. Le donateur, Louis Crosne, Parisien 
d'habitation, mais né à Ghevry, voulut laisser un pieux souvenir dans 
l'église où il avait reçu le baptême; il comptait pour son salut et pour 
celui de sa mère sur les suffrages des paroissiens qui prendraient l'eau 
sacrée dans le vase par lui donné. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 353 

MDLXIIF. 

CHEVRY, — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1534. 

f latt ««l B* xxmw yt tm ïatcU pattr tiewg 

Cloche ^ 

La seigneurie de Chevry échut à Jean de Villeblanche, écuyer, par 
suite de son mariage avec Marguerite, Glle de Louis de Bescherel, sei- 
gneur de ce même Heu. Une dalle à trois effigies les représentait au- 
trefois dans le chœur de l'église. Jean de Villeblanche, originaire de la 
Touraine, mourut en i5i i, et son fils Antoine lui succéda. C'est celui 
dont le nom fut gravé, en i53/i, sur la grosse cloche de Chevry. Des 
arabesques élégantes suivent le pourtour de l'inscription. L'Annoncia- 
tion figure en relief sur un côté de la robe; une grande croix fleuron- 
née sur l'autre. On y voit aussi les armoiries des Villeblanche, de 
gueules au chevron d'argent chargé d'un autre chevron d'azur et ac- 
compagné de trois quintefeuilles d'or. L'écu porte de plus comme bri- 
sure un lambel à trois pendants. 

' C*est, si je ne me trompe, la seule inscription de cloche que Tabbë Lebeuf ait publiée 
dans son Histoire du diocèse (t. XIV, p. lii). — ' Diamètre, i"\3o. 



IV A5 



35A INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDLXiV. 
C0URQUETELLE8*.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU. 

»779- 

* LAN 1779 lAY ETE BENITE PAR M" LOVIS IOVEN 
LICENTIE EN DROIT CANOMQVE ET CIVIL ET CVRE DE CETTE * 
PAROISSE ET NOMMEE ANNE MARIE DE MON PARRAIN HAVT 
ET PVISSANT SEIGNEVR M** ANNE CLAVDE MARQVIS DE VIGNY 
SEIG" DE COVRQVETAINE' CHARNY ET AVTRES LIEVX SOVS 
LIEVTENANT AV REGIMENT COLONEL GENERAL CAVALERIE 
ET PAR HAVTE ET PVISSANTE DAME GVILLELMINE DE 
GVICHARD MARQVISE DE VIGNY DOVAIRIERE' 

lEAN CLAVDE >î MARGVILLIER 

GAVD1VEAV FECIT * 

Cloche *. 

Petite église très-simple, rebâtie sur un plan cruciforme à la fin du 
xvii^ siècle. En reconstruisant l'édifice , on avait pris soin de consei*ver 
plusieurs tombes anciennes^; nous n'en avons plus trouvé que des frag- 
ments très-mutilés y employés à des marches ou cachés par des autels. 
Aux degrés de lautel majeur, il reste une grande dalle rétrécie vei*s 
les pieds. On a supprimé Técusson incrusté au milieu et gratté l'inscrip- 
tion de la bordure. Le tableau du même autel, représentant le patron de 
la paroisse, fut donné en 17 53 par le curé messire Simonne; le peintre 
C. Noël Ta signé. 

Le parrain de la cloche, Anne-Claude de Vigny, sous-lieutenant de 

^ Oa Gourqiietaines. ^ Les armoiries des deux familles sont 

^ La seigneurie de Gourqaetelles fut gravées sur la cloche. 

ërigée en marquisat en 1 yaS , à la demande ^ Voy. ci-dessus n*' hdxliv. 

de Jacques-Olivier de Vigny, mattre des ' Diamètre, o",65. 

comptes. ^ Lebeuf, op, cit, t. XIV, p. i58-i65. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 355 

cavalerie en 1779 9 descendait d'un illustre guerrier, Jean-Baptiste de 
Vigny, capitaine général des bombardiers de France en 1697, maré- 
chal de camp en 1703, seigneur de Gourquetelles , Yillepayen, Mont- 
gazon et Cervolles S mort le 16 février 1707, à l'âge de soiiante-deux 
ans, après avoir contribué au gain de sept batailles et à la prise de 
quarante-cinq places^. Les habitants de Gourquetelles nont pas res- 
pecté le petit monument qui renfermait le cœur de ce brave militaire; 
une échancrure de la boiserie qui recouvre les parois de l'ancienne 
chapelle seigneuriale indique seule la place qu'il occupait. 

' Fiefe du même tcrriloire. distingué de nos jours, Alfred- Victor, comte 

* Il commandait Tartilierie, sous ies yeux de Vigny, membre de 1* Académie française, 

du roi, au siège de Mons. Il fut blessé à la portait avec honneur le nom de ce glorieux 

bataille de Steinkerque. (Pinard, CkronoL aïeul. 

hitt. et tniUt, t. VI, p. 5 9 5.) Un littérateur 



45. 



356 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDLXV. — MDLXVI. 

LIVERDIS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

i6oa. 



Q)^ qitt "^fban 




iAuiQ/Jivnl) fiu) Dttu iim'uiAueCJllinaC 



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iSiBUiej jjiuii5uj SDO|u% i>^ 



£9 gtCf Jej^ati ' {lonlas tixnatif 

Ôectetiatre orbxtiatre ir k cl^ambre bn ^09 Uqnel ne an ntlUtge ir 
htierbtô 

Janr ir Jannxer O^tl ctnq cens qnnifre ntngfs 

bonze 2 eCï becebbe le xxn' Jonr j^4anrf <^il ni' benx ♦ prie; i^ten ponr 
les frerpaCTe; 

4age ir bix ans tejpf mots ^ 

Pierre. — Long. l'^raT); larg. o*",;!. 



' Fils de poulas, — ' Les mentions d^âge sont gravées au-dessous des arceaux 

d'encadrement. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



357 



. MÊME épDQUE. 

tfggiK filî îtO^effire 

fxàcoxs \fotfM ^ * CôtetUer H âog en Ces câtexl; beCtaf ef jinne; Ton 
âbaCCabent es j^ags t^ CntfTe 

ef gnCotis ^ fetg 

4age ie Cqpf au0 mots 

Pierre. — Long. i",i6; ïarg. o",3o. 

Eglise du xm*^ siècle, renouvelée, agrandie peutrêtre au xvi" siècle; 
rien de remarquable dans sa structure; quelques anciens chapiteaux à 
feuillages. 

La première de nos deux tombes se voit au milieu du chœur. Ar- 
cade cintrée, deux pilastres rehaussés de rinceaux et portant des cha- 
piteaux ioniques; à la clef de Tarcade, un écusson dont les armoiries 
ont disparu; rosaces aux angles de la pierre; effigie du défunt repré- 
senté très-jeune, les mains jointes, vêtu de culottes courtes, bouffantes, 
d'un justaucorps et d'un petit manteau à l'espagnole; sous les pieds, 
une ligne effacée, qui parait avoir été gravée en lettres romaines^. 

La seconde dalle, posée tout à côté de la première, est moins bieu 

^ Nom très-oblitéré, encore lisible ce- Voy. aus8i,n]émefamiHe,notret. il,p. 682. 

pendant. François Hotman, seigneur de ' Let Gmofw, peaple de Tancienne Rhë- 

Morfontaine, de Fonlenay et de Plailly, tré- lie, dans les Alpes, formant jadis, sous le 

sorier de Tëpargne sous Henri III, était fils nom de Ligues, une république distincte 

de Vincent, conseUler au parlement de Paris. de la Suisse, mais son alliée. 

U figure, à la date de 1597, ^^^^ ambas- ' U nous a semblé, mais nous nous gar* 

sadeur en Suisse, dans les listes de diplo- derions de l'affirmer, quon pouvait lire : 

mates publiées par la Société de THistoire de b. Evbshah auglys sgvlpsit : ce serait le nom 

France; il mourut en 1600 à Soleure, où la du tombier, à qui nous attribuerions aussi 

République lui éleva un tombeau. Voy. So- la seconde dalle. Voy. le nom de ce même 

ciété de THistoire de France, Annuaire de artiste au bas d'une épitaphe de 161a, 

18A8, p. 3i9;Moréri, Dictionn. hist,; Delà église d'Andresy, n* dcxlviii, t II, p. 3/^3. 

Chesnaye-Desbois , Dictionn. de la noblesse» Voy. aussi le n* ci-après hdlxix. 




358 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

conservée. Uornementation en était à peu près pareille, autant quou 
en peut juger. Armoiries effacées à la clef de larceau d'encadrement; 
effigie d'un tout jeune enfant ^ mains jointes, vêtue d'une jupe et d'un 
corsage. Le père, François Hotman, avait épousé, en 167/1, J^ucrèce 
Grangier, fille de Jean Grangier, seigneur de Liverdis, qui fut aussi 
ambassadeur au pays des Grisons, et dont Tépitaphe va suivre. L'en- 
fant mourut sans doute au manoir de son aieul maternel. 

A voir ces deux tombes semblables, l'une auprès de l'autre, ou les 
prendrait volontiers pour celfes du frère et de la sœur. La différence 
de noms et de qualités des deux pères ne permet pas de s'arrêter à 
cette supposition. Nous avions compté sur l'abbé Lebeuf pour une ex- 
plication; mais il n'a rien dit des sépultures du chœur de Liverdis. 

^ Faut-il lire^b om fille? Les caractères sont trës-endommagés. Le costame semblerait 
indiquer un enfant du sexe féminin. 



ANCIEN DOÏENNÉ DU VIEUX-COBBEIL. 

MDLXVII. — MDLXVIII. 

UVERDIS. — ÉGL19E PAROISSULE DE SilST-ÉHENNE. 

i6g6. 



Pierre. — Long. i",85î lai^. o'.gô. 



INSGR[PTIONS DE LA FRANCE. 

1608. 




l'icrrc, — ÏAMg. i",R6; larg. o*',<)(i 



Les dalles funéraires des Grangier couvrent la majeure partie du 
sol de la cliapelle de la Vierge, autrefois chapelle seigneuriale, au fond 
du bas côté méridional. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 361 

Une bordure, disposée en ovale, décorée de palmettes et d'entrelacs, 
entoure Tépitaphe de Jean Grangier; rinceaux et branches de laurier 
aux angles de la pierre; à la partie supérieure, un écusson, incrusté 
en marbre, qui présente un chevron accompagné de trois gerbes de 
blé, au chef de vair; casque à lambrequins; au-dessous du texte, une 
tète d'ange, la faux de la mort, la pelle du cimetière, des torches 
renversées. Les gerbes de Técusson font évidemment allusion au nom 
du défunt, dont la racine ne peut être que le mot grange. 

La tombe de dame Louise de'Ruyns est, à bien peu de chose près, 
semblable à celle de Jean Grangier : même forme d'encadrement, 
mêmes emblèmes de notre fin dernière; les lacs rompus du veuvage 
décrivent un cercle autour de Técusson dont les armoiries ne sont plus 
visibles. 

Jean Grangier comparait avec les titres d'écuyer et de seigneur de 
Liverdis, du Rely et de Gagny^ dans le procès-verbal de la coutume 
de Paris, de Tan i58o^. Son nom ne figure pas dans les listes d'am- 
bassadeurs de France en Suisse publiées par la Société de l'histoire 
de France, dans lesquelles nous avons retrouvé celui de François 
Hotman ^. 

^ Gagny, paroisse de l'ancien doyenne de à Jean Grangier, était un fief de la paroisse 

Chelles, voy. ci-dessus, t. III, p. i. Lebeuf, de Liverdis. 
op. cit. t. VI, p. iSq. Monceau, Monceau ou * Lebeuf, op. cit. t. XIV, p. 168. 

Moncel, dont la seigneurie appartenait aussi ^ Voy. le n^ mdlxvii qui précède. 



IV. 46 



INSCRIPTIONS DE l,A FRANCE. 

MOLXIX. 

LIVERDIS. — ÉGLISE PIROISSMLE DE SAIITMtTIENNB. 

itoS. 



Cvc,îI»«lI»D.sc»E^r>t«.o^»I■ 1 


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33a3NIONVH}^3 N&WN ZaTW3131lllftïJ | 



Cy GIST NOBLE & DISCRETE PERSONNE 

. . . BALTAZAR (iRANGlER CON'-" ET AVLMONIER DV RoY AbBE COMMENDATAIRE 

DE SA1NCT 

BaRTHELEMI lez NOYON ' ET CHANOINE 

' Abbaye de chanoines r^ulien de Saint- Noyon , Baudouin 1", en dehuiï de reiieeiute 
Augustin, fondée en loôA par l'évëque de de )a ville; plusieurs fois niinëe et rétablie; 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX^CORBEIL. 363 

DE NR£ Dame de Paris leqvel deceda le dernier Iovr de May 
M . VI . C . VI • 

E. EVESHAM ANCLVS SCVLPSIT. 

Pierre. — I/>ng* î"»?»; larg. o",8o. 

Baltasar Grangier, inhumé dans le chœur de Téglise, du côté de 
l'épitre, près des stalles, est représenté sur sa tombe vêtu d'une longue 
soutane boutonnée et d'un ample manteau qui descend à mi-jambes ; 
ses mains sont jointes; il porte Taumusse de chanoine de Paris sur le 
bras gauche; la crosse abbatiale, garnie de perles et terminée par un 
enroulement de feuillage, passe entre le corps et le même bras. La tète 
est maintenant à peine visible. Pour encadrement, un arc cintré, bordé 
de moulures, et reposant sur deux consoles simples; à la clef, entre 
deux branches de laurier, un écusson semblable à celui de Jean 
Grangier. 

L'Anglais Epiphane Evesham , qui a signé cette tombe comme aussi 
peut-être celle qui précède sous le n? mdlxv, et dont nous avons déjà 
relevé le nom dans l'église d'Andresy^ au bas d'une épitaphe sur 
marbre noir, sans ornements, datée de 1613, avait sans doute un 
atelier à Paris, d'où il expédiait des monuments funéraires pour les 
églises du voisinage. 

Indépendamment des titres que nous lisons sur la tombe de Bal- 
tasar Grangier, le Gallia christiana lui donne celui de legatus regius ad 
Helvetios et Rhœtos. Le même Recueil fait aussi mention d'une seconde 
épitaphe toute différente de la première, et qui nous apporte sur le 
mérite du défunt quelques intéressants détails : In ejus epitaphio dicitur 
ekemosynarius et cansiliarim regum Henrici III et 77, canmicus ecclesiœ 
parisiemis, alumntis musarum, Ultem humanioribiis et omni scientiœ génère 
excultus, linguœ hebraicœ perituSy pietate in Deum^ cantate in egenos^ co- 

Iransférëe dans la ville au xvi* siècle. Elle a iSyS. Le bâtiment principal , date de 1678, 

en pour trentième abbë le grand architecte sert de collège. (Voy. GalUa christ, t. IX, 

delà renaissance, Philibert Delorme. Bal- col. iiiS-iiso.) 

•tasar Grangier a été le trente-deuxième, en * Voy. ci-dessus, t. II, p. 3/i3. 

â6. 



36ii INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

mitate in omîtes et morum anùqua probttate clarus. Le savant abbé publia 
en 1697, à Paris, chez Jean Josselin, La Comédie de Dante de f Enfer, 
du Purgatoire et du Paradis, mise en rime françoise\ et, un peu après, 
une Histoire des îles Atlantides. Ses neveux Nicolas et Baltasar II GraD> 
gier lui succédèrent comme trente-troisième et trente-quatrième abbés 
de Saint-Barthélémy. 

* C'est la première traduction de ce genre, une traduction de ï Histoire des Césars par 
3 vol. in-iâ. La Biographie universelle de Julien et une Vie de cet empereur. Paris, 
Michaud attribue aussi à Baltasar Grangier 1 58o , in-S". 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL 



365 



MDLXX. — MDLXXI. 
LIVERDIS. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 



i68ft. 



i658. 



Cy gist Messire Edouard, 
Grangier, conseiller', dv Roy, 

EN SES CONSEILEZ', ET D0Y\ EN 
DE SON PARLEMENT DE PARIS, 
CHEUALIER SeIG^Î DE LlUERDYS , 

Re Zy*, Monteran, Monpichet, 
Mariaual, et autres lieux 
Jllustre par sa Vertv, par 
sa naissance et par son 
merite decede* le 26^ 
aoust 1682. a âgé de 82. 

ANS. 

Priez Dieu pour Son 
Ame. 

Pierre. — Long. i",85; larg. o^.go. 



Cy GIST Très Noble et très 
Vertueuse Dame Marie Poille, 
Femme de Messire Edouard, 

GrANGIER CONSEILLER DV RoY, 

en ses conseillez*, et doyen 
de son parlement de paris 
Fille et petite Fille de con- 
seillers DV MESME parlement 

Laquelle après auoir vescv 
saintement est decedéé' 
Agée de cinquante et deux 
ans le vingtieme mars mil 
six cent cinquante huit. 

Priez pour le repos de son Ame. 
Pierre. — Long. 1 ",77; larg. o",95. 



Les tombes de messire Edouard Grangier et de dame Marie PoiUe, 
sa femme, font partie du daliagç de l'ancienne chapelle seigneuriale. 
Elles sont très-simples et disposées toutes deux de la même manière. 
Un filet encadre l'épitaphe, un écusson la surmonte. Les armoiries 
d'Edouard Grangier, ajustées sur un grand cartouche qui est accom- 
pagné de deux palmes, ne diffèrent de celles de Jean Grangier que par 
la couronne de marquis substituée au simple casque de chevalier. 

Nous retrouvons sur l'écusson de Marie PoiUe le chevron , les deux 
étoiles et le cœur, que nous avons déjà vus dans l'église de Saint-Gra- 
tien, sur le marbre consacré à la mémoire de son père, Jacques PoiHe, 



1— i-y-i-i 



* SiV. Orthographe très-fautive. — *"' Sic. 



366 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

conseiller au parlement de Paris, mort en i6â3 ^ La couronne est ici 
uniquement composée de trèfles, à l'instar d'une couronne ducale. 

Edouard Grangier était fils de Timoléon Grangier, mort en i6â3, 
président en la troisième chambre des enquêtes du parlement de Paris. 

Un de ses frères, Baltasar II, abbé de Saint-Barthélemi de Noyon, 
comme Baltasar I*'^, occupa le siège épiscopal de Tréguier de 1 646 à 
1679. Marie Poille, fille de Jacques Poille et de Catherine Gobin, était 
sœur de la mère du maréchal de Gatinat. 

' Voy. ci-dessus, t. Il, n" dlxxxvi- dlxxivii, p. aâS-aSi. — * Voy. le n" bidlxix, qui 
précède. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 367 

MDLXXII. 

LIVERDIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

1700. 

Cy Gist 

Messire Maximilien 
Grangier Chevalier 
Seig" de Liverdys prestre 
docteur de la maison 
et société de sorbonne 
Prieur Commendataire du 

E 

PRIEURÉ DE S^ PhILBERT DIOCES 

DE Nantes ' fils de Messire 

n 

Edovard Grangier Seig. 
DE Liverdys doyen du 

PARLEMENT DE PARIS DECEDE LE 
19 'JUILLET 1700 EN SON CHAS- 

TEAu DE Liverdys âgé de 72 

ANS 
Pierre. — Long. i™,95; larg. i",io. 

La sépulture de Maximilien Grangier prend place à côté de celles 
de son père et de sa mère. Double filet d^encadrement; sur un car- 
touche, entre deux palmes, Técusson de la famille, tel que nous lavons 
déjà décrit, mais surmonté cette fois d'une couronne de comte; au- 
dessous du texte, les ossements croisés en sautoir, et la tête de sque- 
lette couronnée de laurier, emblèmes vulgaires de la mort. 

En la pei*sonne de Maximilien Grangier finit la quatrième génération 
des seigneurs de Liverdis de ce nom. Peu d'années après, comme le 
prouve l'inscription qui suit, la seigneurie appartenait à une autre 
famille. 

' S. Phiibert de GrandnLieu, prieuré dépendant de l'abbaye de Saint^Vincent du Mans. 
( Ogier, Dictionnaire de Bretagne. ) 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDLXXIII. 

LIYERDIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

1717. 

Cy gist Messire Jean 
Baptiste de Ribodon 
Seigneur de Liverdy* 
EN partie, du Mousseau * 
Rei,ly^ le Mée* les fonta- 
ines, Grand et petit 
Gagny* et de la Brosse, 
Conseiller du Roy en 
sa Cour de Parlement 
ET Grand chambre 
d'jcelle decede le 15^ 
Avril 17 17. Age* 68 • ans 

Requiescat in pace 
Pierre. — Long. i"\76; larg. o^.SS. 

Dalle placée, comme celles qui précèdent, dans l'ancienne chapelle 
seigneuriale, à peu près semblable à celle d'Edouard Grangier. Armoi- 
ries compliquées d'argent au chevron renversé d'azur, surmonté de 
trois molettes de gueules, deux et une, soutenu d'une fasce de sinople, 
accompagnée d'une rose de gueules en pointe. Le cartouche qui porte 
l'écusson est accosté de deux palmes ; la couronne se compose unique- 
ment de trèfles. Au-dessous du texte, les ossements liés en sautoir et 
la tête de mort ceinte de laurier. 

*"*-' Seigneuries déjà citées, voy. ci- du département de Seine-etrMame et du 

dessus n*" mdlxvu. diocèse de Meaux. 

* Le Mée, village situé près de Melnn, ' Seigneurie déjà citée, 

autrefois du diocèse de Sens, aujourd'hui ^ Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 369 

De toutes les ÎDscripUons que nous a fournies l'élise de Liverdis, 
celle de messire Jean-Baptiste de Bibodon est la seule dont il soit fait 
mention dans l'histoire du diocèse de Pa^is^ L'abbé Lebeuf en a bien 
cité une autre, qui se voyait dans le cbceur, à main droite, mais nous 
ne l'avons pas retrouvée ; quelque boiserie la recouvre peut-être au- 
jourd'hui. C'était l'épitaphe de Damien de Colandiers, nommé curé de 
Liverdis par l'archevêque de Paris, François de HaHay; il décéda le 
a3 août 1733, âgé de quatre-vingt-un ans, laissant beaucoup de ma- 
nuscrits sur les usages et cérémonies ecclésiastiques et sur les antiquités 
de Tournan, sa ville natale. 

Le font baptismal, en pierre, de l'élise de Liverdis, daté de 
l'an HDCcm, ne porte d'ailleurs que des initiales, parmi lesquelles on 
reconnaît celles du curé dont nous venons d'indiquer le nom et les 
travaux. 

' T. XIV, p. 166-169. 



370 



INSCRIPTIONS DE LA FHANCE. 



MDLXXIV. 

LIVERDIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DR SAINT-ÉTIENNB, 

1775. 

4* LAN 1775 JAY ETE BENITE PAR M* EOME CH^ AN^ HOUPlN 

CURE DE CE LIEU ET NOMMEE CLAUDINE FRANÇOISE PAR 

M' CLAUDE DE BEAUREPAIRE CHEVALIER SEIG*" DE LIVERDY * 

ET PAR NOBLE DAME ANNE FR*^ DE BEAUREPAIRE EPOUSE 

DE M^ JACQUES TARRAGON ECUIER DE MON* FRERE DU ROY* 

OFFICIER AU R^ DES CARABINIERS DE MONSIEUR - 

DENIS DERNY MARGUILLIER * 



SIMONNOT NOUS A FAITTES * 



Cloche \ 



' Des Grangier et des Ribodou, la sei- 
gneurie de Liverdis était passée aux Beau- 
repaire, qui la possédaient au milieu du 
siècle dernier, lorsque Tabbé Lebeuf visita 
cette partie du diocèse de Paris. 

• Monsieur frère du roi, comte de Pro- 



vence, et depuis roi lui-ittème sous le nom 
de Louis XVIU. 

' Fondeur. Voy. ci-dessus, la cloche de 
Saint-Sulpice de Favières, n* mgcclxxiii. 

* Diam. o",75. 





ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. * 37! 

MDLXXV. 

CHASTRES-EN-BRIE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANTONIN. 

1789. 

LAN 1782 lAY ETE BENITE ET NOMMEE ANTOINETTE 

Iean Bridoux marguiluer en charge ^ 
cavdiveav ' 

Cioche ». 

Eglise de structure grossière, qu'on peut dater de la fin du xii'' siècle, 
d'après quelques chapiteaux à feuillages et quelques travées de voûtes 
croisées de grosses nervures cylindriques. 

Près de ia porte, deux dalles funéraires très^oblitérées , sur une des- 
quelles on peut seulement relever le millésime de i5&i. La cloche a 
été fondue en 1 7 8 3 ; le bénitier lui est antérieur d'une année , ainsi 
que le constate le chiffre qu'il présente. 

' On n'a pu obtenir qu'une partie ^vi* * Voy. ci-dessus n° noLtiv. 

deinment incomplète de l'inscription. ' Diam. i",o5. 



^17. 



372 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDLXXVI. 

PRESLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i5i8. 





ar atropn atoujet l^matitô limrSe 
t/ ^aiurVonrps aïawtmrrilr 
"^lipxum^ Q^iHitiQ ir (tiarpmtirr 

uauântP tt MtstùxxvMmm 
mxjiSvm (mi aucut) Yr tmanr 

L>iniiur cStiurTultr cr mtôr 
_nitct (?t j^tmtrre' ùAm etr ruer 

(pt^teuaowtir mir laniei aumutsumir 
|l at%a amKftm'ta tour 
^trcfflaftairiei ctocfajS'Rfilrattwtw'^ 
pamomjBfîb^ tifv aifoin' tiudftw 
^owCmitrt^tcttV^tuantit cT^HlTr» 
3^^Vvxh2\(njiti qiutvq^iaflGr) 
(Ft^for amourîKctcieitiraits (atamr 
CBdS^I^ ^^'^P)^ ^ V»:atK;e( (bir lamr 



Pierre. — Haut, i^jio; larg. o",78. 



' Vieux mot : ledatigier, hidanger, lai- 
doyer, ma] dire, blâmer; iedange, blâme, 
injure. On a partage ici le mot eu deux. 



^ Ouvriers, mot ici compté seulement 
pour deux syllabes. 
' Sa lame, sa tombe. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 373 



xviii* siède. 

et gT m7 

q'?** le char 

pentîer a^ c" 

de c" p** decede 

LElSy^IJlSP"^ 

DlEU P" SON 

AME. 



Il • I « 



Pierre. — Octogone de o%s& de c6té. 

Église bien construite, du xni^ siècle en majeure partie; une porte 
et quelques autres restes du xif- siècle; l'édifice complètement voûté 
en pierre; chapiteaux et clefs de voûte d'une bonne exécution. La sa- 
cristie, ce qui ne se rencontre pas fréquemment, est contemporaine du 
chœur, dout elle occupe le côté méridional. 

La tour, élevée par le curé Quentin Le Charpentier au commence- 
ment du xvi* siècle, existe encore à Tangle sud-ouest de la façade de 
Téglise. Elle est soigneusement appareillée, percée de plusieurs rangs 
de baies en ogive et surmontée de quatre pignons. Les cloches que le 
même curé y fit mettre ont disparu depuis longtemps ; la tradition lo- 
cale assure qu'elles étaient au nombre de quatre. La seule cloche que 
possède aujourd'hui la paroisse de Presles est postérieure de plus de 
deux siècles et demi à celles dont l'avait pourvue la générosité de son 
ancien pasteur. 

L'épitaphe de Quentin Le Charpentier, composée de seize vers de 
dix syllabes, a été gravée avec une netteté remarquable sur une table 
de pierre appliquée au mur du chœur, près de l'entrée de la sacristie. 
Au-dessus du texte, une Notre-Dame de Pitié, assise au pied de la 
croix, et enveloppée d'un manteau de deuil, reçoit les supplications du 
défunt agenouillé. Le curé porte l'aube et le surplis; sa tonsure est 
bien apparente; ses mains jointes tiennent une banderole où soutins- 



374 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

crites ces paroles : O «wf bej tttetttettto my Derrière lui, son patron, 
le saint martyr du Verniandois , est assis, nu, sur un siège de torture, 
dans les appuis duquel les mains sont engagées; le sang coule sous les 
pointes de deux énormes clous qui transpercent les épaules. Mainte- 
nant fixée du côté de Tépître, Tépitaphe Tétait autrefois du côté de 
l'évangile. On voyait de plus, un peu en avant de la même paroi du 
chœur, sur une tombe de pierre, l'effigie du curé, représenté cette fois 
en chasuble, un calice entre les mains. 

Ln simple carreau de pierre octogone a été substitué à cette dalle, 
que l'abbé Lebeuf trouva encore en place; on y lit, pour date du dé- 
cès, le millésime de i5i8, et non celui de iBsB indiqué dans l'his- 
toire du diocèse K 

Les autres tombes anciennes, mentionnées au uombra de quatre 
par notice devancier, ont été sciées, grattées, employées à faire des 
marches d'autels. 

* Op. cit. u XIV, p. 178-186. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 



375 



MDLXXVll. 

PRBSLEI&. — EGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1776. 



LAN 1776 JAY ETE BENITE PAR M"* ANDRE DE CLERMETZ 
PRETRE BACHEUER DE SORBONNE CHANOINE HONORAIRE 
DE LA CATHEDRALE DE BEAU VAIS CURE DE CETTE PAROISSE 
ET NOMMEE FRANÇOISE PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT 
SG** LOUIS PIERRE COMTE DE JAUCOURT ^ MARECHAL DES 
CAMPS ET ARMEES DU ROY P" GENTILHOMME DE LA 
CHAMBRE DE S. A. S. MC" LE PRINCE DE CONDE ANCIEN 
ELU GENERAL DE LA NOBLESSE DES ETATS DE BOURGOGNE 
CH" de LORDRE royal et MlUTAIRE DE S^ LOUIS SG" 
DE PRËSLES Et COMBREUX * EN BRIE ET AUTRES UEUX 
ET PAR TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE D'**^ MADAME 
FRANÇOISE AGLAE SILVIE LE TELUER DE LOUVOIS 
REBENAC* EPOUSE DE TRES HAUT ET TRES PUISSANT SG" 
MO* ALEXANDRE LOUIS DE S^ C HAMANS UEUTENANT 
G^*- des ARMEES DU ROY 

JOSEPH ANTOINE ET SES 2 FILS MONT FAITE* 
ANTOINE COTANCE MARGUILUER EN CHARGE ET 
JEAN LOUIS BRUNET MARGUILUER NOËL ARMAND 
BAUCHE MARGUILUER ET SINDIC. 



A FULGURE ET TEMPESTATE UBERA 

NOS DOMINE 

SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS 

Cloche ^ 



^ Ancienne et illustre maison de Cham- 
pagne. Loais-Pierre, seigneur de la baron- 
nie d*Hubans, né en 1736, nomme maré- 
chal de camp en 1769. 

' Seigneurie et chAteau, k peu de dis- 
tance de Presies , en la paroisse de Tournan. 

^ Seconde fille de François-Louis Le Tel- 
Ker, marquis de Souvrë et de Rebenac, che- 
valier des ordres, lieutenant général des 



armées du roi. Elle avait vingt ans lors- 
qu'elle 'épousa, en 17^7^ le marquis de 
Saint-Chamans , alors maréchal de camp. Elle 
était arrière-petile-GlIe du marquis de Lou* 
vois, le célèbre ministre de Louis XiV. 
(Le P. Anselme, 0^. ciL t. VI, p. 578-583.) 

* Voy. ci-dessus, cloche de Soisy-sons- 
Étioles, n"* mcccclxxviil 

* Diam. i",3a. 



1 



376 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

La plupart des anciennes cloches ont été remises en fonte au siècle 
dernier. Le temps les avait usées; le zèle exagéré des sonneurs leur 
avait occasionné des fêlures ou d'autres accidents. Les fondeurs mo- 
dernes ont dû se servir le plus souvent du métal des cloches qu'il 
s'agissait de remplacer; quelquefois, nous en avons cité des exemples, 
cette circonstance se trouve relatée dans les inscriptions. La belle cloche 
de Notre-Dame de Presles aura profité sans doute de la matière em- 
ployée à celles dont le curé Quentin Le Charpentier avait meublé la tour 
de son église. 

Dans le parc du château de Presles, une élégante arcade du xv^ siècle , 
provenant de quelque monument détruit, forme l'entrée d'une gla- 
cière. Trois écussons, sculptés sur l'archivolte, présentent le mono- 
gramme de Jésus, celui de Marie et les trois fleurs de lis de France; on 
y lit aussi en grandes lettres gothiques ce texte, qui nous autoriserait 
à conclure que l'arcade a pu appartenir à quelque chapelle du Saint- 
Sépulcre : 

au 

Uxqpiàx càlcMi Bolns hxcxt Hs ^ 



* baîe, chap. liui, v. 3. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 377 

MDLXXVIIl 

6RETZ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

xui' siècle. 

MO • ifloev • ben 

US' • De • «Ras • . .Las* • ivnioR 

asGHV • m • PHûG • flineii • 

Pierre. — Long. a",o6; lai^. i",oo. 

Église sans caractère bien prononcé, qu'on peut cependant dater du 
xui^ siècle, époque de formation de la paroisse. Elle se compose de 
murailles très-simples, dans lesquelles s ouvrent quelques baies en 
ogive, et d'une voûte en bois qui a été renouvelée au xvi^ siècle. Dans 
la nef, un assez beau vitrail, exécuté en 1670, représente l'Annon- 
ciation. 

La tombe de' Henri de Gretz paraît demeurée à sa place primitive, 
au milieu du chœur, entre le lutrin et la marche du sanctuaire. La forme 
de la pierre, qui se rétrécit vers les pieds, nous détermine à classer le 
monument dans la seconde moitié du xui^ siècle plutôt que dans les 
premières années du siècle suivant. Le surnom de Junior fut donné au 
défunt pour le distinguer sans doute des autres personnages de la même 
famille qui se sont nommés Henri, notamment de celui qui prit part, 
en laSg, à l'établissement du titre paroissial. 

L'épitaphe de Henri le Jeune est en partie effacée; le millésime 
manque complètement. L'effigie s'est un peu mieux conservée, mais 
seulement jusqu'aux genoux. Visage imberbe; cheveux longs, roulés; 
chemise' de mailles complète, recouvrant les bras et même les mains 
jusqu'aux extrémités des doigts; chaperon rabattu sur les épaules; cotte 
d'armes en étoffe, sans manches; large épée attachée à un ceinturon; 

' Henricus, — ' Miles. L*abbë Lebeof a lu proies. Celte lecture me semble plus que dou- 
teuse; le nom du défunt' lui avait paru illisible. (Op. cit. t. XIV, p. 187*19^.) 



% 



378 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

» 

au bras gauche, un grand écu, terminé eu pointe, et portant pour 
blason un lion couronné. Les pieds posaient sur le dos d'un chien, 
dont quelques traits indiquent encore la forme. Arcade en ogive tri- 
lobée; colonnettes à chapiteaux de feuillages; deux anges tenant cha- 
cun Tencensoir d'une main et la navette de l'autre. 

L'église de Gretz a possédé jadis un monument remarquable, dont 
il n'est fait aucune mention ni dans l'histoire du diocèse, ni dans les 
autres ouvrages spéciaux que nous avons pu consulter. Il en reste 
une statue en pierre, comparable aux plus belles figures de guerriers 
de l'abbaye dje Saint-Denis, un dais qui la surmontait, une dalle de 
marbre noir qui lui servait de soubassement et sur les bords de laquelle 
il reste peut-être une inscription. 

Ces trois parties d'un même tombeau sont aujourd'hui dispersées et 
à moitié enfouies dans les deux chapelles latérales de l'église. Nous 
sommes persuadé que cette précieuse statue, armée en guerre, est celle 
de Jean de Gorbeil, dit de Gretz, seigneur de Jalemain, déjà maréchal 
de France en i3o8, mort à la fin de l'année i3i8, fils de Jean de 
Gorbeil, seigneur de Gretz-en-Brie , neveu de Guillaume de Gorbeil, 
dit de Gretz, évêque d'Auxerre, et frère de Pierre de Gorbeil, aussi 
nommé de Gretz, grand' chantre de l'église de Paris. Le maréchal fut 
envoyé en Flandre en i3o8, pour les affaires du roi, et cette même 
année il reçut, comme récompense de ses services, une pension de trois 
cents livres ^ Nous appelons de tous nos vœux la restauration de son 
tombeau, qui s'accomplirait sans difficulté, presque sans dépense. 

* Le P. Anselme, Hiêt.généai, l. VI, p. 65 7. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 379 

MDLXXIX. 

6RETZ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1775. 

ICI REPOSE LE CORPS DE 
M^" JEAN BAPTISTE 
PIERRE GERARD, 

INTENDANT DE S. A. S.' 

M«* LE PRINCE LOUIS DE 
WIRTEMBERG *, décédé 
en sa maison de campagne 
x gres, le 19. octobre 
1775 • Agé de 68 • ans, 

MUNI des SACREMENS 
DE l'église • 

Priez Dieu pour 
le repos de son Atne. 

De profundis. 
Pierre. — Long. i",iû; lai^g. o"*,67. 

Simple dalle dans le chœur, du côté de l'épitre. Il s est écoulé plus 
d'un siècle depuis la mort de l'intendant du prince de Wurtemberg, et 
ses modestes fonctions n'étaient pas de nature à laisser un souvenir 
d aussi longue durée. Aussi, ne nous est-il connu que par son épi- 
taphe. 

* Son AUesse Sérénissime, — * Wirtemberg ou Wurtemberg, duché d'Alleinague. ërigd 
en royaume au commenoement du siècle présent. 



48 



380 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDLXXX. 

6RBTZ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1780. 

• 

LAN 1780 lAI ETE BENITE PAR M"* JEAN BAPTISTE LOUIS 

SORET CURE DE CE LIEU 

HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR M**^ LOUIS P SAUNIER 
CHEVALIER SEIG* DU PARCVIEIL CONSEILLER DETAT ORDINAIRE 
GRAND DOYEN DE MESSIEURS LES MAITRES DES REQUESTES 
ET PAR HAUTE ET PUISSANTE DAME MARIE ANNE HENRIETTE 
BILLARD DE LORIERE V^ DE M*^ ANTOINE BERNARD 
DE MASSOL» MARQUIS DE GARENNE AVOCAT GENERAL 
DE SA MAIESTE EN SA CHAMBRE DES COMPTES DE PARIS 

NICOLAS ROTH DE LANDRES ET P LANDOIS MARGUILLIER 
EN CHARGE E. DELAUNAY * I. B. ROBERT MA FAIT ^ 

Cloche «. 

' Famille Dobie, originaire d'Italie; elle ^ Voy. ci-dessus, cloche de Saint-Maiir, 

a produit des conseillers, des avocats gënë- n** dcccxgi. 
faux, des présidents, des officiers. ^ Diam. o'",65. 

* Margiiilliers, fabriciens. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 381 

MDLXXXr. 

TOURNAN.— EGLISE PRIEURALE DE SAINT-DENIS. 

1539. 

i^ Je fti; ffttcte ftmx legltse sàvxct htn^B ht fonmanf en br^e 
ef (nxs ttonttitee titane ett latt tittl ti' xxxtx. 

Cloche ^ 

La petite ville de Tournan renfermait autrefois deux églises et un 
Hôtel-Dieu. Uéglise paroissiale de la Madeleine, à laquelle Tabbé Lebeuf 
assignait la date du xi^ siècle, a été détruite. L'Hôtel-Dieu, qui existait 
déjà du temps de saint Louis, a eu le même sort. L'église prieurale 
de Saint-Denis, devenue paroissiale, subsiste seule aujourd'hui; elle 
n'a d'autre mérite qu'une abside du temps de Philippe-Auguste , qu'on 
a défigurée en murant les fenêtres et en couvrant les murs de boiseries. 
Contrairement à ses habitudes, l'abbé Lebeuf s'est plu à décrire une 
très-intéressante dalle funéraire du xni' siècle, placée à Saint-Denis 
dans le chœur, sur laquelle on voyait l'effigie de la comtesse Hadvise, 
accompagnée de celles de ses dix enfants^. Ce monument a disparu 
ainsi que les autres tombes ou épitaphes de la même église. Nous 
n'avons découvert que l'inscription de la cloche qui a été fondue en 
1539, et dont le beffroi a été refait, ou du moins réparé en 1682. 

A l'époque de la fabrication de cette cloche, la seigneurie de Tour- 
nan appartenait à François d'Escars, seigpeur de la Vauguion, qui 
l'avait reçue du roi, en i53o, en échange de terres cédées à l'empe- 
reur Charles-Quint. 

* Diani. i'°,io. — * Op. cit. t. XIV, p. igSrQQâ. 



382 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDLXXXII. 

LES CHAPELLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-VINCENT. 

iSaa. 

t 

t làu mtl 9' ei %%xi st : patllâtt hf îte U c^âpjielle 

Cloche ». 

Eglise dépourvue de tout intérêt, reconstruite dans le cours du 
XV® siècle. La cloche, œuvre de la renaissance, présente une élégante 
ornementation, composée de rinceaux, de dauphins, d'arahesques et 
d'armoiries. L'inscription ne contient que la date et le nom du seigneur 
qui possédait, en i5ââ, la terre des Chapelles. Nous avons cru voir sur 
les écussons trois bottes de paille : ce seraient des armoiries parlantes. 
Quelques années après la date gravée sur la cloche, en 1 556, la sei- 
gneurie des Chapelles appartenait à Clérambaud Le Picart, du chef de 
sa pi^mière femme, Etiennetle Paillart^. 

' Diaiïi. o"\85. — * Lebeuf, op, cit. t. XIV, p. 226. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 383 

MDLXKXIII. 

LA HOUSSAYE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

thkà. 



tu Un msA htnUti mivul ïe la ciafUlUtts« ïe tottm 

uni irpatla U • nt Jù' tu ^ttntbtt ♦ n'. x\& ' ptz tkn po' Ittg ' 

Pierre. — Long. i",98; larg. ©",95 . 

Église dédiée, en i536, à la suite d'une reconstruction partielle. 
Les dernières travées du chœur datent des premières années du 
xiv"" siècle. Les fabriciens ont sans doute donné suite depuis longtemps 
à leur projet de supprimer comme surannés quelques vitraux intéres- 
sants et une charmante statuette de la Vierge de cette même époque. 

Au milieu du chœur, une dalle à deux personnages, dont la partie 
supérieure est complètement effacée. Les effigies ne sont conservées 
qu'à partir de leurs bras. Le lieutenant général de la châtelienie de 
Tournan porte le costume civii : houppelande tombant à mi-jambes, 
au-devant de laquelle on voit une petite dague; culottes courtes; bas; 
chaussures larges, arrondies par le bout. La femme est vêtue d'une 
double robe; manchettes tailladées; ceinture nouée, d'où pend une 
grosse chaîne terminée par un gland. Deux écussons, dont un seul vi- 
sible, du côté de la femo^; il est écartelé d'un lion et d'une gerbe 
de blé. 

* Tauman-in-Brie. CeCle petite ville avait quefo» , dans rëcriiure gothique des xv' et 
rang de diâteUenie. xvi' siècles, que la valeur d un 6. 

Voy. ci-dessus n*MDLxxxi. ' La suite de Tëpitaphe, du c6të delà. 

* Cbifire semblable à un 8 , qui n'a quel- femme, n'a pas été gravée. 



38/^ 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDLXXXIV. 

LA HOUSSAYE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

1649. 



+ lE S VIS BENITE AV NOM DE S^ N'i** PAR M"^ IAC^ RICARD 

PRB* CVRE DE LA HOVSSAYE TENVE* PAR M"^ LENORMANT CH^ 



RE 



SEI g" DVD LIEV ET AVE.... FILZ DE H. ET P. SEIG" M 
NICOLAS LE NORMANT CH" SEIG" DE BEAVMONT MA*- 
DE CAMP GOVVERNEVR POVR LE ROY DE LA VILLE ET CHAV ' 
DV PONT DE LARCHE GENTIL HO* ORD** DE LA CHAMBRE 
DV ROY ET PAR DAM** ANNE MARG" HVAVLT FILLE DE 
H. ET P. SpIG* m"* BARTHELEMY HVAVLT CH" SEIG" DE 
CHANROND ET DE BERNAY ETC •* 1649 

Iean Gillot ma faicte* et m"** C. FRESNAY Not"* 
R^ MY A oblige' Iean çhenv n hoste' 

Cloche. 



' Saint Nicolas, patron de la paroisse. 

* Tenue sur ks fonts, expression qui con- 
vient mieux à un enfant qu'à une cloche. 

' Seigneur dudit lieu et autres. 

* Château. 

^ Et cetera. Huaull, ancienne famille de 
Touraine ; branche des seigneurs de Champ- 
rond et de Bemay, plusieurs personnages 
du nom de Barthélémy; Anpe-Marguerite, 



fille de Barthélémy I*', religieuse au monas- 
tère de Collinances, de Tordre de Fonle- 
vrault, morte en 166&. (De La Chesnaye- 
Desbois.) 

* Un des fondeurs du bourdon de Notre- 
Dame de Paiis. Voy. ci-dessus n* dclxv. 

' Maflre C. Fresnay, notaire royal, con- 
tiibna sans doute à la fonte de la docbe 

' MarguUliers on fahridens. 



ANCIEN DOÏENNÉ DU VIEUX-COBBEIF,. 385 

MDLXXXV. 

NEUFMOUTIER- I^GUSE PABOISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GII.I.ES. 

i3oo. 



. snte ■ itcnaiis 



386 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

RBHVV • IHDIS • GVRe • BVnveF « ffiOVSVieR • a* • IREieSPffSSfl • 
liKa • DO • GBJIGe • St'û 

OG • £6 • DliUeilGlte • lOVR • 

De • avHsiiiioBo ' • PRiez • povr • imsib • bg • £i • ave • Diex • 

fiflSSOfiSG' 

Pierre. — Long. a",&9; larg. o^jqS. 

Eglise d'uae construction vulgaire, rebâtie au xvi* siècle'. Quelques 
débris de vitraux de la même époque, notamment les figures des trois 
Pereonnes divines. 

cr On a fait servir de table d'autel la tombe d'un curé du lieu, peut- 
fr être le premier qui y fut établi. Il est représenté revêtu de fa chasuble , 
ff et on peut lire autour : Ici gît . . . , jadis curé de Neuf-Moutier, qui 
(T trépassa Tan mggg , le dimanche . . . Cela est gravé en capitales go- 
crthiques. 1) La tombe indiquée ainsi par Tabbé Lebeuf^ est, sans au- 
cun doute, celle du curé Herchanbaut. Elle formait encore, il y a 
environ trente ans, la table supérieure du maître-autel. Le déplacement 
de cet autel , qu'un des derniers curés de Neufmoutier fit reporter un 
peu plus en avant dans le chœur, occasionna celui de la tombe. Gomme 
elle se trouvait engagée sous la boiserie d'un grand retable érigé au 
fond du sanctuaire, il fallut scier, pour la débarrasser, l'angle qui 
manque aujourd'hui, où étaient gravés le commencement et la fin de 
l'épitaphe. Sans égard pour ce vénérable prédécesseur, on relégua son 
monument sous le porche de l'église; à peine avons-nous pu l'examiner 
alors, retourné qu'il était contre la muraille. Plus tard, on le déposa 
dans le cimetière; c'est là que notre collaborateur en a pris l'eslam- 
page. 

Le dessin de la dalle est assez bien conservé : arcade en ogive tri- 

' Le jy avril i3oo. nale delà nef: jean parvy m' a fait enijâ^, 

* Que Dieu l'absolve. * Op, cil. t. XIV, p. a 36. Il r^uile des 

^ L'ëdifice a été l'objet de quelque rë- recherches de l'abbé Lebeuf que la paroisse 

paration considérable vers le milieu du ne fut constituée que dans le cours du 

siècle dernier. On lit sur la paroi méridio- xui* siècle. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 387 

lobée, reposant sur deux consoles feuillagées; pignon percé d'un trèfle 
et bordé de crossettes, avec un fleuron en amortissement; deux anges 
thuriféraires; effigie imberbe, le haut de la tête rasé; aube, chasuble, 
manipule, ornés de galons, de quintes-feuilles et de franges; étole fleur- 
delisée; entre les mains, un calice simple, à large coupe; un chien 
sous les pieds. Sur un côté de la dalle, Tentaille pratiquée pour ia 
pose de la pierre sacrée, quand on en fit une table d'autel. 



'•9. 




388 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDLXXXVI. 

NEUFMOUTIËR. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

1780. 

A LA Gloire de Dieu 

Et a la mémoire de M"^ Antoine 
Desagneaux Prestre Curé de ce lieu, 

DÉCÉDÉ LE 30 • juin 173O • ÂGÉ DE 69 • ANS 
APRÈS AVOIR GOUVERNÉ CETTE PARROISSE 
AVEC ÉDIFICATION L'eSPACE DE 32 • ANS • SON 

corps a ' été inhumé dans le cimetière 
aux pieds de la croix • 
Damoiselle Marie Charlotte Desag- 
neaux SA SOEUR EN EXECUTION DE SES 
DERNIERES VOLONTEZ A CEDDÉ A l'ÉGLISE 
DE CE LIEU 25*! DE RENTE PERPETUELLE X LA 
CHARGE d'une MESSE HAUTE LE JOUR DE SON 
DÉCEDS SANS OFFRANDE , QUI SERA ANNONCÉE 
AU PRÔNE LE DIMANCHE PRECEDENT AVEC 
SONNERIE LA VEILLE DUDIT ANIVERSAIRE *, ET 
A LA CHARGE D'ETRE RECOMMANDÉ AUX 

RE 

PRIERES TOUS LES DIMANCHES ET LES QUAT 
FETES ANNUELLES* À PERPÉTUITÉ, ET 
ENCORE A LA CHARGE D'uNE MESSE BASSE 
POUR LADITE DAMOISELLE APRÈS SON 
DÉCEDS AINSI QU'lL EST PORTÉ PAR LE 
CONTRAT PASSÉ DEVANT JeAN EtIENNE 
GUYOT NOTAIRE A TOURNAN LE 29 • OCTOBRE 
1730. 

Requiescant in pace 

Pierre*. — Long. o'",97; lai^. o'",67. 



i-J C- 



Sic. arrivent h un jour quelconque de la se- 

' L'Ascension, qui ne peut arriver qu'un inaine, 
jeudi ; Noël, TAssomption , la Toussaint qui ^ Paroi du chœur, côte de Tëvangile. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 389 

Nous avons cru devoir placer à la suite Tune de l'autre les deux 
épitaphes du curé Herchanbaut et de son lointain successeur, Antoine 
Desagneaux S bien qu elles soient séparées par un intervalle de plus de 
quatre siècles. Aucun ornement n'accompagne le texte de la dernière. 
Les fondations qu'elle contient attestent à la fois la piété du défunt et 
la scrupuleuse fidélité de sa sœur survivante. 

' Château et seigneurie des Agneaux ou des Auneaux, sur le territoire d'Ozouer-la- 
Perrière, paroisse voisine. 




390 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDLXXXVn. 

NECFMOUTIER. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

i55â. 

ttenfmûiisfter egreftn ^ ef trossmutsoM ht là mtU c}fà ^ 



clerambatilf le puari tscnxtx setgnettr ht alhllx tn Irtse^ laquelle 
fttsfi»Bà U %mV Jour ht Jmttg mtl cinq cens 

ctuftuittfe htnx. Pntz hwx pont elle 

Pierre. 

Dalle posée au milieu du chœur, engagée par Textrémité inférieure 
sous le degré du sanctuaire. Dessin très-effacé, inscription à peine 
lisible. La défunte a les mains jointes; elle est vêtue d'une longue robe 
à manches pendantes; deux écussons portaient ses armoiries et celles 
de son mari. 

Une autre inscription en français, suivie de quelques vers latins, 
fixée au mur méridional du chœur, énumérait les fondations d'Ëtien- 
nette de Pailhard. L'abbé Lebeuf l'a recueillie ; elle n'existe plus au- 
jourd'hui. 

La donatrice avait pourvu, par ses libéralités, à la célébration 
d'une messe hebdomadaire et à la distribution annuelle aux pauvres 



' Ancienne seigneurie. L'abbë Lebeuf a 
vu, dans Tëglise de Neufnaoutier, sur une 
daUe de Tan i3oo environ, Teffigie et 1 epi- 
taphe d'un personnage nomme Gilleg d'E- 
gresjin. On croit que cette tombe est restée 
sous le parquet qui environne Tautel de la 
Vierge. 

* La Vieille - Chapelle , Chapelle -Roy, 
(Voy. Lebeuf, op, ciu Neufmoutier, t. XIV, 



p. s35-a&o.) La paroisse que nous appe 
Ions les Chapelles se divisait jadis en deux 
parties , la Chapelle- Vieille et la Chapelle- 
Neuve ou Chapelle-Haouis. Voy. d-dessus 

n** MDLXXXII. 

' Femme de 

" Paroisse du doyenné du Vieux-Corbeil. 
Voy. ci-dessus, p. 180. Voy. pour les Le 
Picart, Lebeuf, t. XIV, p. iSB-iS?. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 391 

d'une aumône de vingt sols tournois, le vendredi saint, en son inten- 
tion pour les âmes de ses fère et mère et de maître Jehan de Paillard, son 
grandronchy archidiacre £Auxerre, jadis seigneur de ce lieu de Neuf-- 
Moutier. 

L archidiacre mourut vers i/i5/i, laissant sa seigneurie à un frère 
ou à un neveu de son nom. Sa petite-nièce en hérita plus tard, et la 
transmit par mariage à une autre famille. 



393 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDLXXXVIU. 

NEUPMOUTIEB. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

i693-i65a. 

Cy devant gist Lovis Bernard 
vivant escvier seigneur dv 
Chemin Conseiller Secret- 
TAiRE DV Roy Maison covrone 
DE France et de ses Finances 

LE QVEL MOVRVT EN SA MAISON 

DVDiT Chemin * le Dimanche 
viii^. lovR DV Mois DocYoere lÂI 

DE GRACE M. Vl*^ XXIII. 

GiST AVSSY PRES DE LVY DaMOI- 

selle Marie Hvbavlt son 
espovse laqvelle deceda 

AVDIT LIEV DV ChEMAIN LE XXIII^ 

lovR DV Mois D'Aovst lan de- 

GRACE M. VI*: LU. 

Requiescant In Pacé. 

Marbre noir*. — Haut. o'",79; larg. o",67. 

L'inscription n'a d'autre accessoire qu'un écusson gravé à la partie 
supérieure du marbre, et surmonté d'un casque à lambrequins posé 
de face. Les armoiries sont écartelées, au premier quartier d'une tour 
crénelée et donjonnée; au second, d'un chevron accompagné de trois 
chardons' en chef et d'une hure en pointe; au troisième, d'un chevron 
accompagné de trois quintes-feuilles; au quatrième, d'un chêne arraché. 

L'épitaphe qui suit nous fera connaître la descendance de Louis 
Bernard jusqu'à la troisième génération. 

' Château situe en dehors du village de Neufmoutier, rebâti au xni* siècle , procédé de 
deux tours rondes. — * Paroi du chœur, côte de l'ëpître. 






ANCIEN DOYENNÉ DU VIEDX-GORBEIL. 393 

MDLKXXIX. 

KEUFMODTIER.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

1783. 

D. O. M. . 

ANNOS jETERNOS IN MENTE 
HABVl * 

D^^ Anne Madeleine Bernard 

F'ILLE DE MeSSIRE LOUIS ALEXANDRE 

Bernard vivant Ecuyer S^ du Chemin et 
DU Fief de Uessergents et en Partie de cette 
Paroisse, et de Dame Marie Madelune MAUGER 
SES Pères et Mères*, petitte Fille de Charles 
BERNARE' Ecuier S.G. du Chemin Lessergents, 
Aigrephn, Les trois maisons, le menillet» et 
AUTRES Lieux Conseiller du Roy, en tout* ses 
CoNSHLS et Maître Ordinaire de son Hôtel, 
ARRIERA petitte Fille DE Louis BERNARD Ecuyer 
S.G? DU Chemin Secrétaire du Roy, Maison, Couronne 
DE France, et de ses Finances Voulant Marquer son 
respectueux et Jnviolable Attachement pour la mémoire 
DE SES Susdits Pères et Mères* a Fondé a perpétuité 
Douze Messes basses qui se diront le io^ de chaque mois 
autant que faire se pourra, et pour estre recommandée 
TouTs^ LES Dimanches et Festes Annuelles pour le Repos 
DE SON Ame, pour celuy de ses Pères et Mères Jnhumés 

EN CETTE EgUZE, ET CELUY D'ALEXANDRE JULE 

BERNARD et Françoise Louise BERNARD ses 
Frères et S<eurs* comme II est plus au Long porte 
DANS LE Contrat de Constitution passé au profit 

DE cette EgUZE par DEVANT ETIENNE GUYOT 

Notaire a Tournan le 2î 9^* 1732 • ^ 

Ri^idescoHt m pact 
Pierre*. — Long. o",78; larg. o",5a. 



* Psalm. lxxvi, v. 5. — »-3-4-i-^7-i g^ _ • pj^^^j ^ chœur, oôtë de l*ëpttre. 
IV. 5o 



S9& INSCRIPTIONS DE LA FRANCK. 

Double filet d'encadrement décrivant, au-dessus du texte, un 
demi-cercle où se voit une tète de mort, pourvue d'ailes de chauve- 
souris et' couronnée de laurier. La fondatrice s'est plu à rappeler la 
mémoire de son frère et de sa sœur, de son père, Louis-Alexandre 
Bernard, de sa mère, Marie-Madeleine Mauger, de son aïeul, Charles 
Bernard, et de son bisaïeul Louis. 

Les fiefs énumérés dans l'inscription étaient épars sur le territoire 
de la paroisse de Neufmoutier. Celui qu'on nommait Essergants ou le 
Sergent est connu dès le règne de saint Louis. 



I 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 395 



MDXG. 

NEUFMOUTIER. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAiNT-LEU ET SAINT-GILLES. 

t66i. 

« 

Cy gist Damoiselle Marie le 
Picard, vivâte feme de Gratiî 

CAPRONNIER EsCVYER SlEVR DE 
LA FORTELLE*, L*VN DES GARDES 

Dv CORPS Dv Roy, et Seig" de 

NeVFMONSTIER * EN PARTIE LAQ" 

EST decedeé le x*. Avril m. VI*: 

LXI. AAGEE DE XLII. ANS. 

Priez Dieu -pour Son Aine, 
Marbre noir '. — Haut. o",a/i ; larg. o",/i3. 

Plaque de marbre ajustée dans un encadrement de pierre qui est 
orné de moulures et des initiales P. P. 

Marie Le Picard descendait de Glérembauld Le Picard et d'Etiennette 
de Pailhard ^. Ce fut elle qui apporta en dot à son mari une portion de 
la seigneurie de Neufmoutier. 

' Ancien fiefdu territoire de Neufinouder. ^ Paroi du chosur, côte de Tévangile. 

* On disait autrefois numstier aussi bien ^ Voy. ci-dessus n** mdlxxxvii. 

que moutier. 



5o. 



396 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDXGI. 

NEUFMOUTIER. — ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

1796. 

D O M 

Afisericardias Domini 
* in œtemum cantabo. ps. 88 ^ 

Cy GIST MeS^* JULES DE GrAUEL, EN SON 
UIUANT Che", SEUV"' DE MaALY PRES METZ ET 
EN PARTIE DE CETTE PAROISSE : CoNSEILL? 
DES CONSEILS PRIUÉZ DE SA MAJESTÉ ET CI 
DEUANT SON ENUOIÉ EXTRAORDINAIRE PRES 

DES Cantons Suisses : À Treues a ' Cologne 
EN Brandebourg : et en Pologne • le quel 

est DECEDE À BeLLEÛvË^ LE 15. d'OCTOBRE 
1726. AGE DE SOIXANTE ET ONZE ANS, NEUF 
MOIS ET UINGT CINQ lOURS. 

Jl ÉTOIT FILS DE MeS™* RoBERT DE GrAUEL 
CONSEILLER D'ÉTAT, AMBASSADEUR ixT*f 

EN Suisse mort à Soleure le 29 de juin 
1684. ET DE Dame Henriette de Uilliers 
Cette pierre a ete posée par la pieté 
DE Dame Marie Thérèse Bernard son 

EPOUSE : QUI A FONDÉ POUR LE REPOS DE 
SON AME DEUX MESSES BASSES, QUI SE DIRONT 
DANS CETTE EGLISE L'UNE LE 20. DE 
JANUIER : ET L'AUTRE LE • IJ • d'oCTOBRE, 
DE CHAQUE ANNEE À PERPETUITE. 

Requiescat in pace amen 
Pierre *. — Long. o",95 ; larg. o^.Ôo. 

* Verset 1 . * Sic. Le château de Bellevue était situe 

* Stc. près de Nenfmoutier, mais sur le territoire 
' Les acceotB ne sont pas toujours r%u- du diocèse de Meaux. 

lièrement disposes. ^ Paroi du chœur, côté de Tëvangile. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 397 

Filet d'encadremeut; au-dessus du texte, une petite croix et des 
larmes; au-dessous, entre deux palmes, sur un cartouche, un écusson 
écaii;elé, aux premier et quatrième quartiers, d'une ancre avec un chef 
chargé de trois besans; aux second et troisième*, d'un vol; couronne de 
marquis; casque à panaches, posé de face. 

Jules de Gravel figure avec le titre de marquis de Marly ^ dans les 
listes de diplomates français^, comme envoyé extraordinaire en Suisse 
en 1 68 /i, près l'électeur de Cologne, en 1 68 5, près l'électeur de Bran- 
debourg, en^ i688. Son père Robert, dit le chevalier de Gravel, avait 
exercé les mêmes fonctions dans les cours électorales de l'Empire, eu 
i656, 1667, 166/ï, 1666, 1667, ^^ auprès des cantons suisses, de 
1676 à 168/i. 

Marie-Thérèse Bernard, veuve de Jules de Gravel, appartenait à la 
famille des seigneurs de Neufmoutier, dont nous avons rapporté les 
épitaphes et la filiation. 

^ Ancien dëparlement deia Moselle, arrondissement de Melz. — ' Annuaire de ia So- 
ciété de rfaistoire de France ponr i*année 18A8. 



398 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDXGU. 

NEUPMOUTIER.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES. 

1787. 

* LAN 1787 lAI ETE BENITE PAR M*' FRANÇOIS 
SEMENT CVRE OE CE LIEV ET NOMMEE DENISE 
PAR M*!" DES MINIERES ECVYER SGR DORVAVX ET 
DE S^ DENIS DV LONGESSARD ET PAR NOBLE DEMOISELLE 
DENISE FORESTIER DE S'^'' OPPORTVNNE DAME DES 
MINIERES PIERRE GATINEL TRESORIER 

lEAN CONARE FECIT ' 

Cloche ». 

Rien n'indique dans rinscription que la cloche ait été fondue pour 
l'église de Neufmoutier. Les seigneuries dont elle relate les noms n'ap- 
partiennent pas à cette paroisse ni à la contrée environnante. Le Dic- 
tionnaire des communes de France place Orvaux et les Minières dans le 
département de l'Eure, arrondissement d'Évreux. 

* Fondeur dont nous n^avons pas encore rencontre le nom« — * Diam. o",68. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 399 

MDXGIII. 

FAVIÈRES-EN-BRIE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-MARTIN. 

i63/i. 

Cy gist Pi£rr£ le Maistre vivant 
ëscvyer sievr de la plerre et 
l'vn des gardes dv corps dv roy 
decede le mecredy xv*?* mars m : 
vi*: xxx lui. âgé de soixante et 
trois ans ov environ. leqvel 
plein de pieté et de devotion a 
fondé en leglize de ceans vn obit 
povr le repos de son ame et de 
ses parens et amis trespassez 



Priez Dieu pour luy 
Marbre noir. — Haut o'^SB ; larg. o*,38« 



Deux établissements monastiques, dont Torigine remontait au 
XII* siècle, existaient autrefois sur le territoire de Favières, Tabbaye 

m 

d'Hermières, de l'ordre de Prémontré ^ et le prieuré de Saint-Ouen, 
de l'ordre de Saint-Benoît. Les églises et les cloîtres ont cédé leur place 
à des maisons de plaisance et à des plantations. De l'église abbatiale , 
nous avons encore vu çà et là quelques chapiteaux du xiii* siècle, des 
moulures, des fûts de colonneltes, mais pas le moindre fragment 
d'inscriptions ou de dalles funéraires. L'église paroissiale est un édifice 
de structure commune, dépourvu de caractère. Elle possède un petit 

^ifiermmrF. Détails historiques ;ëpitaphes de l'abbaye, ont été employées à garnir 

d*abbés. Voy. GalUa ehriêt. t. VII, col. 939- le chœur de T^ise d'Ozouer-la-Ferrière , 

9&3. Lebeuf, op. cit. t. XIV, p. a&i-aSS. même doyenné. 
Vingt-deux stalles du xvi* siècle , provenant 



àOO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

reliquaire du xin^ siècle en vermeil, renfermant une parcelle de la 
sainte croix. 

Un carrelage en terre cuite couvre le sol. Les inscriptions conservées 
sont fixées sur les murs. L'épitaphe du garde du corps Pierre Le 
Maistre se trouve dans la chapelle de la Vierge, qui occupe les deux 
dernières travées du bas c6té méridional. Au-dessus du texte,. un écus- 
son à un chevron accompagné de deux étoiles en chef et d'un quadru- 
pède, peut-être une biche, en pointe; casque fermé, tourné à dextre 
et paré de lambrequins; à l'extrémité inférieure, deux os en sautoir et 
une tète de mort couronnée de laurier. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. A01 

MDXCIV. 

FAVIÈRES-EN-BRIE. - ÉGLISE PRIECRALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-MARTIN. 

1768. 
BENEFICENTI>E 

DD, JACOB I MICHEL 
S. ET R. * VICENNARUM CAPELLiE PRiECENTORIS 
EX ABBATIS * COMMENDATARII HERMERIARUM. 

VIRI 
DIVINIS AC LITTERIS DOCTl 

PII PROBI FRUGI 

■ 

QUI 
SEMPER ET ULTRA MORTEM 

ALMUS 

PAUPERES NOSTROS 

CXX Ib REDDITUAL* OLOGRAPHICE REFICIT * 

VI. NONAS JULII MDCCLXVI 

PATRONI PROMERENTISSIMI 

FLEBILITER MEMOR 
HUJUS PASTOR ECCLESIiE 

D. D. D. L. M.» 

M D ce LXVIII KAL' JULII 
Marbre noir. — Haut t",a7; larg. ©"ïSo. 



* Sancîœ et r^aUs... (Voy. ci-dessus qui siëgeait encore eo 1 76 1, et qui fut pro- 

n* DGGCLxxxu. ) bablement ie prëdëcesseur immédiat de 

^ Ex-ahhé, ancien abbé. La liste donnée Jacques Michel, 

dans ie Gallia chrisliana s'arrête au trente- ' Sic, lisez refecit, * 

septième abbé, Charles -Etienne Fresson, * Dot, AnuU, dedicat luhens mérita. 



J 



402 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Inscription ajustée dans la boiserie moderne du chœur, du côté de 
l'évangile, en mémoire de la donation de lâo livres de rente aux 
pauvres de la paroisse de Favières, insérée dans le testament olographe 
de Jean Michel, précenteur de la Sainte-Chapelle de V.incennes, ancien 
abbé d'Hermières^ On a gratté les trois pièces^ de Técusson gravé 
sur un cartouche, entre deux palmes, au-dessus du texte; mais on a 
épargné les accessoires, deux masses, ou peut-être deux falots, une 
mitre, une crosse et une tête d'ange. 

' Voy. le numéro qui précède. — * Les traces qui eo restent semblent indiquer trois 
mufles de lion. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. &03 

MDXCV. 

FAVIÈRES-EN'BRIE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-MARTIN. 

1773. 
BENEFICENTI^ 

D. D. FRANCISCl MARIvC PEIRENC DE MORAS 

QUI 

MARCHIO DE GROSBOIS *, DE S • PRIEST, DE S • ETIENE EN FOREZ & 

EX TOPARCHA DE CHAMPROSE*, DE MANDEGNS *, &C 

REGNI MINISTER 

SEMPER 

RELIGIONE, PERITIA, HUMANITATE 

DECORUS* 
niEM SUPREMUM OBIENS OLOGRAPHICE PAUPERIBUS NOSTRIS 

DUCENTAS LIBRAS REDDITUALES 

EROGAVIT • } • JUNII I771. 

LAUDANTE ET EXULTANTE 



Gratitudinis 

iETERNUM MONUMENTUM 

DANT • DONANT • DEDICANT 

FAVERIANI * 

«773 
Marbre noir. ^- Haut. i*»a7|; larg. o",8o. 

* Voy. ci-dessus n*" moxlix. aDciennc seigneurie de la paroisse de Fa- 

' Ancien château, situe sur la paroisse vières. 

des Chapelles, résidence ordinaire du de- * Un intervalle resté vide; sens incooi- 

funl. plet. 

^ Sic. Lisez Mandegris; c'est le nom d'une ^ Les habitante de Favières. 

5i. 



àOU INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'inscription qui rappelle la libéralité du marquis Peirenc de Moras 
envers les pauvres est placée dans les mêmes conditions que celle de 
Tabbé d'Hermières, et pareillement décorée d'armoiries. Couronne 
composée de fleurons et de perles; pour supports, deux licornes dont 
le corps se termine par des enroulements; écusson de gueules à la 
bande d'or, accompagnée, de chaque côté, de sept petites baies de 
même ^ 

Successivement maître des requêtes, intendant de Riom et du Hai- 
naut, et contrôleur général des finances, François-Marie Peirenc de 
Moras fut nommé ministre secrétaire d'État au département de la ma- 
rine, en 1756; il mourut en 1771, à l'âge de cinquante-trois ans. 

* Peut-être des mûres, armes parlantes? 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. 



405 



MDXCVr. 

FAVIÈRES-EN-BRIE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-MARTIN. 

1789. 



* LAN 1739 lAY ETE BENITE PAR M" lACQVES ARNOVX PRIEVR 

CVRE DE S^ MARTIN DE FAVIERES NOMMEE FRANÇOISE CHARLOTTE 

PAR M"^ FRANÇOIS PEIRENC DE MORAS ^ CHEVALIER CONSEILLER 

DV ROY EN SA COVR DV PARLEMENT MARQVIS DE S^ PRIEST 

SEIGNEVR DE FAVIERES MANDEGRIS CHAMPROSE ' ET AVTRES 

LIEVX ET PVISSANTE DAME CHARLOTTE FRANÇOISE DE 

SCORION EPOVSE DE HAVT ET PVISSANT SC" lEAN BAPTISTE 

GASTON DE FAVCON DE RIS COMTE DE CHARLEVAL SG** DE 

CHAVVRY LA PLANCHETTE ET AVTRES LIEVX 

ANTOINE BOVFFLERT CHARGE PAR PROCVRATION DES AFFAIRES DE LA 

DITE EGLISE 

JEAN BEARDY MARGVILLIER 



LOVIS GAVDIVEAV MA FAIT * 



Goche *. 



' Les généalogies publiées dans les ou- 
vrages spéciaux sont incomplètes à Tégard 
de cette famille; elles ne nous apprennent 
pas quel degré de parenté unissait le con- 
seiller au ministre de la marine. (Voy. le 



numéro qui pi^écède.) — * Voy. pour ces 
seigneuries le n* mdxcv. 

* Voy. ci-dessus n' mdlxxv. 

* Diam. ©"ïQi. 



j 



tM INSCRIPTIONS DE I,A FRANCE. 

MDXCVII. 
UZOUEn-LA-FEnRIÈRE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIBRBE. 

i5oi. 




C(ïîfi3tm(t?frftff^\nigKnotablfp«!i|i 

eptopVimat nur(ft<nt|Smrpl9ira>aii:(iit 

etïlriiHtfiE\)mstansifi)auoif!i)uU^t«^ 

6Diiriô)ôVmù aflïgiCatmotf m^i' $o((rln) 

Sfel)iBjinii)ifn5ptp)aftirîn(P(pef[efîP'Stf 

pifupaijlcsirpuofcJjlpfnlgÇjfîiiunanoi! 

$uz\n^f cpiesijfepjquil a îBn^n) cfûf fef 

ffltfeptijitiefKiKftmâtiaurIlîtSftujrÇipitî 

OuijlBUtalmitilfiDtoKJanrtfmiMEHSaaumun 

ÎButtout j Hgiit jèfff!Jôîçiiatep!f{îtla\iier 

JfitfefVragauîaw-lîDtfEaiEestlH^traât 

5HanrSins'>»n"«iK>fiït 

IbutiitliplaaiiiôciBiJlM 

oulimiritfitâùiltibur 

rpcritf^fînçrjoiw^, 

S-OuçfntPjapuKirffiaui 

IBSllaVEiUfîr^îniaiInas 

fei) foil rinq c^sffVjnaplJaEUjOiiîo îrojai 

iÔpifEi&Mnisu>i>lKlanir|{^aiiim(|laitlBam( 



Cy devînt gist en celle église 
ung très notable homme deglise 



En son vivant cure esiOii 
de ceste place cy adroit 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL 



à07 



Et par lespace de vingt ans 

en avoit joy ledit temps 

De son nom pour venir affin * 

sapeiloit marin gosselin 

de ses biens pour dévote entente 

a fende deux messes de rente 

Pour chacun an les percevoir 

par les marguilliers du manoir 

Sur unze quartiers de terre 

quil a donnez en ceste terre 

Dont sept quartiers très bien tenant 

aux héritiers feu Jehan marchant 

Dun bout aboutissant pour voir * 

au chemin de brye a auzouer ' 

Dautre bout par très grant pensée * 

Joignant les prez de la viee 

Item de terre ung autre arpent 



dont cy après est le tenant 

A loys benoist dune part 

aux hoirs vivien dautre part 

Aux hoirs mectoier dung bout 

de brye a auzouer dautre bout 

Et pour en estre plus asseur 

ou lieu dit fontaine du seur * 

Lesdites messes célébrées 

en ceste église deux Jornees 

Dont lune cest le lendemain 

du grand sainct Jaques* pour certain 

Lautre messe quon faille pas ^ 

la veille de sainct mathias ' 

lan mil cinq cens et ung pour vray 

et dix septiesme Jor de may 

* trespassa fut mis soubz lame *^ 

priez a dieu quil ait son ame 



\ 



Le texte original est tellement embarrassé d'abréviations qu une 
transcription nous a paru nécessaire. Dans la partie supérieure de ia 
pierre, on voit, en gravure au trait, le curé défunt, en surplis à longues 
manches invoquant la Vierge. Saint Pierre, le patron de la paroisse, 
assiste son client et porte une énorme clef sur l'épaule droite. La Vierge, 
assise en une grande chaise à bras et dossier, tient sur ses genoux le 
divin enfant, qui est complètement nu et qui regarde Marin Gosselin 
en portant la main droite vers son cœur. 

L'abbé Lebeuf a vu ce monument et le désigne ainsi '' : a 11 y a dans 
«rla nef, du côté septentrional, proche la chaire à prêcher, l'épitaphe 



* Pour venu' afin. 
' Pour vrai. 

^ De Brie-Comte-Robert à Ozouer. 

* I^es mots de ce vers sont très-lisibles ; 
ils ne me satisfont cependant pas. 

* Fontaine du soir? 

'^ Saint Jacques le Majeur, a 5 juillet. 



^ Qu'on n'y manque pas, 

'^ Saint Mathias, 3& février. 

* A ce vers il manque une syllabe, il 
faudrait soit trespastaa el fui mis sous lame, 
soit trespassa fut mis sous ia lame. 

'** Lame, tombe de pierre ou de métai. 

" Op. cit. t. XIV, p. 369. 



408 ' INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

(rd'un curé, en vers français, gravée en petites lettres gothiques, et 
«qui pourrait être curieuse; mais Thumidité qui règne de ce côté-là 
fT l'a tellement couverte de mousse qu on ne peut presque plus la lire. ^ 
La pierre a été depuis tirée de l'église et employée au dallage du bassin 
de ia fontaine communale. Il fallait peut-être cette circonstance pour 
la nettoyer et pour en rendre Tinscription parfaitement lisible. Nous 
avons cependant insisté pour qu'elle fût réintégrée à la place qui lui 
appartient. 

L'église n'offre aucun intérêt; il y reste seulement quelques traces 
d'une construction du \uf siècle. 



ANCIEN DOYENNE DU VIEUX-GORBEIL 409 

MDXCVUI. 

OZOUER-LA'FERRIÈRE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTPIERRE. 

i645. 

VENERABLE ET DISCRETTE PERSONE M".^ LOVYS 
DE COVRCELLES VÎV. » CVRÉ DE LEGLISE PARRO 
CHIALLE dOzOVER EN BrIE CHATRE ET CHANOINE 
DE NRË DAME dEsTAMPES * ET PbRË CHAPPELAIN DE 

lOratoire dv ROY SE reconoissant redevable 
a la ivstice de diev specialement povr les 
mâqvemens qvil pevt avoir fait en la charge 
Pastorale de la "d. église qve diev lvy avoit 
c'ÔMisE ET p^ Y Satisfaire avcvnement se con 

FIANT A LA MISERICORDE DE DIEV QVIL NE DENIE lAMAIS 
AVX PECHEVRS PENITENS A DONNÉ AV S*! CVRE DICELLE 
EGUSE PRESENT ET A SES SVCCESS^ ONQ!* LIVRES DE 
RENTE PO". DIRE OV FÎ DIRE PAR VN PbÎÏË CAPABLE 
LE CATHECHISME TOVS LES DIMANCHES APRES VESPR' 
AHN DINSTRUIRE LA lEVNESSE DV 5". LIEV ET POVR 
12 MESSES BASSES DE REQVIEM QVI SERONT DITES 
EN LA MESME EGLE TOVS LES PREMIERS LVNDIS 
DE CHACV" MOIS OV AVTRE lO". PLVS PROCHÂT LE 
TOVT A PERPETVITÉ PO". LE REPOS DE LAME DV D. 
DEFFVT PLVS A LAISSÉ A LA FABRIQ. DE LA D EGLE 
LA SOE* DE TROIS CENS LIVRES PO'l VNE FOIS PAIE 
QVI SERA EMPLOIE SEl'Ô QVIL EST PORTÉ PAR SON 
TESTAMT FAIT ET PASSÉ PAR Ol CHARLET ET VAVLTIER 
N"." AV CHLËT DE PARIS LE PREM". IO^ DAOUST 1645. 

Pascite qui in vobis est gregem dei no turpis Luc ri 
gratia sed voluntarie VT cum apparuerit princeps 
pastorum percipiatb imarcessibilem glorise corona. 
I. Pctri 5 ». 

Pierre. 



' Vivant. attribuée au roi Robert, se composait d'un 

^ Remarquable moDument des m* et chantre et de dix chanoines, li faisait partie 

XI n' siècles , conserve comme une des ^ises du diocèse de Sens. 

paroissiales de la ville d*Etampes. Le cha- ^ Première épltre de saint Pierre, eh. v. 

pitre de Notre-Dame, dont la fondation est y. q , &. Le texte est ici légèrement modifié. 

IV. 5» 



H 



410 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Il ne reste plus aucune inscription funéraire dans l'église d'Ozouer. 
Il semble qu'on en ait fait la recherche pour leur assigner un emploi 
profane; elles ont servi à la construction de la fontaine du village. Le 
souvenir de la donation du curé Louis de Gourcelles méritait un 
meilleur sort. L'établissement d'un catéchisme dominical, auquel il 
avait généreusement pourvu, était une œuvre éminemment utile et 
morale. Le style de l'inscription a de la noblesse; il rappelle la facture 
de certaines épitaphes de Port-Royal. 

A côté de l'inscription de Louis de Gourcelles, il s'en trouve une 
autre, aujourd'hui incomplète, qui fut consacrée par dame Geneviève 
Parfait, épouse d'un trésorier receveur général et payeur des renies, 
et par messire Nicolas Parfait, à la mémoire de leur père, Jean Parfait, 
chevalier, gentilhomme de la maison de la reine Marie-Thérèse d'Au- 
triche ^ dont il fut particulièrement estimé. 11 mourut âgé de soixante- 
dix ans, le 39 mai 1708, et fut inhumé auprès de Geneviève Mallet, 
sa femme. On vante sa piété sans affectation, la droiture de son cœur 
et ses manières pleines de franchise. 

Enfin, le peu qui subsiste d'une autre inscription constate une cons-. 
titution de 100 livres de rente assignée sur le domaine de l'arche- 
vêché de Paris à Ozouer^, avec le consentement du cardinal de 
Noailles, en exécution du testament d'un sieur de Laistre, maître de 
la chambre aux deniers, qui avait institué son légataire universel mes- 
sire Antoine Dorsanne, officiai, chantre et chanoine de l'église métro- 
politaine de Notre-Dame ^. 

^ Femme du roi Louis XIV. droits des abbës« à l'époque de la séculari* 

^ La seigneurie d'Ozouer apparlenait an- sation du monastère, 
cieunement-à Tabbaye de Saint-Maur ; elle ^ Voy. ci-dessus , 1. 1 , p. 55 ; t. III , p. 5 7 bi- 
passa aux ëvéques de Paris, substitués aux 576. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. Ail 

MDXCIX. 
OZOCER-LA-FERRIÈRE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

*779- 

LAN 1779 lAl ETE NOMMEE FRANÇOISE AUGUSTINE PAR M"^ 
lACQUES OUVAL DESPREMENIL CHEVALIER ANCIEN AVOCAT 
DU ROY AU CHATELET CONSEILLER AU PARLEMENT & DAME 
FRANÇOISE AUGUSTINE DE SENTUARY EPOUSE DE m"^ 
lACQVES DE THILORIER CHEVALIER C" DU ROY 
EN TOUS SES CONSEILS MAITRE DES REQUESTES 
ORDINAIRE DE SON HOTEL ET BENITE PAR m" F* DU FOUR 
CURE DE CE LIEU 

J B ROBERT * & I P BRUTEL & F ROBERT MONT FAITE 

LOUIS MARGUILLIER EN CHARGE 

P CUVILLIER GREFFIER 

I P COLOMBE SINDIC G C PARVY P" FISCAL 

Cloche». 

Jean-Jacques Duval d'Ëprémesnii , né à Pondichéry en 17&6, ma- 
gistrat distingué par son savoir et par son éloquence, avocat général 
au Châtelet en 1766, conseiller au parlement de Paris en 1775, joua 
un rôle considérable dans la lutte soutenue par le parlement contre 
l'exagération des prérogatives royales. Il paya de Texil son esprit d'in- 
dépendance. Député de la noblesse aux Etats généraux de 1789, ii 
défendit avec un sincère dévouement la cause de la monarchie. Au 
mois d'avril 179&9 le tribunal révolutionnaire l'envoya à l'échafaud. 
Sa seconde femme, Françoise-Augustine de Sanctuary, veuve de mes- 
sire Jacques Thilorier, subit le même sort, peu de temps après ^. 

^ Les Robert, voy. ci<<le88us*n* nduii. Le nom de L P. Brutel ne s'est pas l'enconirë 
jusqa'ici. — * Diam. o",8i. — ^ Michaud, Biogr. «mV. 

5j. 



&12 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDC. 
LÉSION Y. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-TON. 

* 1 

1867. 

CY GtST NOBLE HOME lEHAN DE LORDEAU ESCVYER SlEVR DE LA ROCHE 
EN FOREZ, CAPP*Î* POVR LE ROY 

SVR LES MERS DE PONANT, ET DV LEVANT, LEQVEL DECEDA LE XV. lOVR 
DAOVST M!l V*: LXVII PRÎEZ PO^ LVY * 

Pierre. — Iiong. i",90; larg. o^iga. 

L'église est un élégant édifice, tout voûté en pierre, reconstruit au 
commencement du xvi* siècle; façade décorée de sculptures en style de 
la renaissance; à Tintérieur, boiseries du même temps; quelques restes 
de vitraux. 

Le maréchal d'Ancre el le connétable de Luynes ont successivement 
possédé le château , dont il reste encore une portion considérable , re- 
vêtue de deux rangs de pilastres. 

La tombe de Jean de Lordeau est placée au milieu du chœur de 
l'église, sous le lutrin. L'effigie ne subsiste plus qu'en partie; l'épi- 
taphe a été martelée. Le dessin de ce monument se trouve dans un des 
volumes de la collection de Gaignières, qui sont devenus la propriété 
de la bibliothèque Bodléienne, à Oxford^. C'est là que nous avons 
pu prendre une copie de l'inscription qui nous a permis de suivre sur 
la pierre les traces des caractères, de compter les mots et d'en appré- 
cier la valeur. Arceau en plein cintre, avec deux pilastres doriques 
pour supports; effigie en armure, avec l'épée et la dague, la tête ap- 
puyée sur un coussin, les mains jointes, la barbe en pointe; cotte 

* La reproduction de cette courte épi- i5oo au lieu de 1 567. De Dotre part, ce 

taphe dans le livre de labbé Lebeuf ( t. XIV, n'est pas une critique envieuse * c'est un ap- 

p. 967) ne contient pas moins de trois pel à Tindulgence pour nous-méme. 

inexactitudes : vénérable au lieu de noble, * T. Xv, églises de la Brie. 
Jehan Lordereau pour Jehan de Lordeau, 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORBEIL. 413 

d'armes, taillée en daimatique; un lévrier sous les pieds. Les armoi- 
ries, répétées à l'entablement de Tarchitecture, sur le devant de la 
cotte d'armes et sur les épaules , présentent un chevron chargé de trois 
croisettes, accompagné en chef de trois étoiles, et en pointe, d'une 
main droite fermée. 




AU INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCI. 

LÉSIGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-YON. 

1735. 

t LAN 1735 lAI ETE BENITE PAR DOM PHILIPPES 
OGIER PRESTRE PRIEVR DES CHANOINES REGVLIERS 
DE CETTE ABBAYE ROY ALLE DE NOTRE DAME 
DHYVERNEAVX ET NOMMEE CHARLOTTE PAR- S" 
CHARLES BEAVNEZ M* ECRIVAIN IVRE EXPERT A 
PARIS ET PAR 

lACOBVS ET LVDOVICVS GAVDIVEAV CONFLAVERVNT 

ME^ 

Cloche •. 

La cloche, aujourd'hui posée dans la tour de Téglise de Lésigny, 
provient de Tancienne abbaye d'Hiverneau, fondée au xii^ siècle, sur 
le territoire de la paroisse, pour des chanoines réguliers'. Ce monas- 
tère n'a jamais eu qu'une médiocre importance. Une grande ferme s'est 
installée sur ses ruines. On m'a montré trois ou quatre arceaux en 
ogive, quelques amorces de voûtes et une salle du xiu* siècle qu'une 
file de colonnes partageait en deux nefs. Je n'ai pu me procurer aucun 
renseignement sur les dalles funéraires de l'église, dont plusieurs sont 
énumérées dans l'histoire du diocèse de Paris *. 

A la suite de l'inscription delà cloche, un écusson, accompagné de 
deux palmes, d'une mitre et d'une crosse, présente la figure de la 
Vierge, patronne de l'ancienne église abbatiale, debout sur un crois- 
sant. 

' Voy. ci-dessus n* mdxcvl ^ Gall. chrisL L VU, col. 8&9-85i. 

^ Diam. 0^78. * T. XIV, p. 37/1-398. 



ANCIEN DOYENNÉ OU VIEUX-GORBEIL. &15 

MDCIl. 

SUCY-EN-BRIE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

xn' siède. 

hs vmsSiiitti ' ^ l«mxt z ï$kvc^pt it met! ttt l^t Sirt 
Umz tï tMmz Uiixt ^ixt tUâUt tl ttUlmt m U& tsHist pa' 
U uM ti fl^m^t it hm tu — fHU CêfwmtiiHt it Uvxt 

stpmem Qt» Usit m$»t k tttttke^t Ut îmt ixaUv ^m 

f$i»<èlnU fxmitim Ui» (t IfttmU t^tm (l«(]^ strx 

Uttttttt (El j>o' tt Um ^ tx nmxms t^Uixt tl im 

twm fusant emx IsaM îitnil l^ mts» tl pin an nictm 

ott t^^lm mtxih^ixn «vU tottrû <êl mm it ï$ixt tliîAtv 

% tt\t\yxtx j>«r (iw «tt tttw strttwt fa«q>W 

«ôt ti^tlUs Utt^0 ((mtAtt^e0 % \xiyxi Mt«0 ttuss^e iMt 
Uierd ît«Mt lntut])« ^u €tw^ foortur ^ ^ttU rtetst» «ttr 
Idtttel îtnrii Ut$' tr^» m^st^ a^tttur U« btttx iirdmett» foie 

îtonttmës 2 tt tottU» aiîê (]^»9 qttt ^ sotti ttt(e0»int9 (6i ie 

tmtMtx m btmi ^ tan (Ottratti s ^tl to' %t ntv^xM \ sera 

iy}tttU»t$ ^t» pttt ^Wt XiAtt (ottUi mi{ ^tv» n, 

ewttrô <tt lopë j a j>lti«ttw« ô0«i« «« tm<r^ ^«5' «wg oti 

lttn5'' la jiw« &<« p. . .<tt« t<ttkt bf rnlUtwttfttt a — âî 

' Sic. — ' Territoire, terroir. — * Au tieu dit. 



J 



&16 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

V 

<èl $kn\iml ottx )im\m» (^afdnU ' ef p$x ht» m an ^m\ ^^U 

• ■ 

p iote 05 ^iW ïe p5 x le xxx' tV k Uttwbxt 

Pierre. — Long. ©'"♦SS; iai^. o",6/i. 

Un clocher de la fin du xn^ siècle, un chœur élégamment construit au 
milieu du siècle suivant, et une nef sans caractère, composent Téglise 
de Sucy. 

L'inscription qui devait conserver le souvenir des fondations de 
Marguerite de Livre a été sciée en deux dans le sens de sa longueur. 
Les deux moitiés sont au presbytère, Tune servant d'appui à la fenêtre 
de la cuisine, Tautre de seuil à la porte d'une buanderie. Quelques 
lettres, cinq ou six, manquent au centre de chaque ligne; quelques 
autres, en très-petit nombre, aux extrémités. Nous n'avons restitué que 
celles dont le rétablissement nous paraissait incontestable. Le contrat 
de fondation fut passé le 3o décembre d'une année dont le chiffre a 
disparu. Le style et la forme des caractères indiquent le milieu du 
xvi* siècle. 



' Matparaub. Une demoiseJie de Maspa- verses fonctions, soit à la coar, soit dans b 

rauit possédait , en 1 669 , la terre de Grand- magistrature. {Ibid. p. 877 - 378,) Voyei 

Val, dépendant de Sucy. (Lebeuf, op, eit aussi un Jean-Jacques de Masparault ci- 

t. XIV, p. 3 16.) La seigneurie de Chêne- dessus, t. III, p. i3i. 

vières-sur-Marne appartenait à cette même * ApparaîL 
famille dont les membres exercèrent di- 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-COUBEIL. AI? 

MDCIII. 

SUGY-BN-BRIE. — É6LISB PAROISSIALE DE SAINT-HARTIJN. 

1610. 

Maistre Mathieu Poupart en son viuant grand 
Vicaire* en leglise Nre Dame de Paris & Curé de 
leglë de céans a donné a lad Eglise & Fabrice de 
céans son calice auec les deux t>urette' le tout darget 
doré & la somme de soixante lipres tour"*^' dargent 
pour vne fois payé a ia charge que les Marguilliers 
de lad egle présent & aduenir seront tenus appe 
tuité {e dire & chanter a haulte vois tous les 
dimanches et Testes solenelles de l'année sans aulcun 
ne excepter & mesme le 10' de Pasques Incontinât 
ioflfèrte de la grand Messe vn deptodis auec les oraisos 
deus cui pprium deus qui Inter apostoiicos Se 
fidelium ', & pour estre participant aux prières 
qui se font louroeilement en lâS église & aussy 
seront tenus & obligées lês3 Marguilliers faire 
dire vn seruice tout les ans a perpétuité sauoir 
vigilles a neuf leçons recommendaces & ia Messe 
des trespassez a tel lour que ledict Curé est 
decedé ainsy quil est escript en son testamet 
& en laccord faict par lesdictz Marguilliers auec 
M*, lehan Poupart excecuteur dû3 testament 
le tout pour le salut de lame dudit deffunct 
& de ses parens & amys trespassez lequel est 
decedé le huictiesme lour de luillet mil 
six cens et dix • 

Priez dieu pour son Ame 
Pierre. — Long. o",87; larg. ©"".âo. 

^ Les grands vicaires de Notre-Dame de ' Prières pour les morts dont nous avons 

Paris étaient au nombre de six, à la colJa- dëjà bit mention, 
tion du chapitre. 

i¥. 53 



A18 II<rsCRIPT10NS DE LA FRANCE. 

Simple table de pierre, arrondie au sommet, retirée de Téglise et 
déposée dans l'ancien cimetière. 

Le curé Mathieu Poupart confia lexécution de* son testament à Jean 
Poupart, probablement son neveu, dont la tombe existe à quelques 
lieues de Sucy, dans la petite église de Boissise-la-Beii;rand, près de 
Melun. Jean Poupart faisait partie, comme Mathieu, du clergé de 
Notre-Dame de Paris, mais à un rang inférieur; il était chapelain de 
Saint-Jean et de la Madeleine ; il était aussi pourvu de Ja cure de Bois- 
sise. Un enfant au maillot (un poupard) est gravé sur Técusson qui 
accompagne son épitaphe. 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBËIL. 



M9 



MDCIV. 

SUGY-EN'BRIE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

i63â. 



LAN MIL . SIX . CENS • TRENTE • DEVX • 
LA NEF * DE • GESTE • EGLISE • A • ESTÉ • LAN 
BRIGÉ . DES . BIENFAIGTE • E CHARITEZ 
DE M GABRIEL • TOVRNEVR • MARE- 
GHAL . DES • LOGIS • DE • LA • PETITE 
ESGVRIE . DV • ROY • EMBLEVR • DE • SES 
HAQVENEZ » • ET • GRVYER ' • ET • GARDE 
MAR TEAV * . DE LA . FORESTE • DE • 
LIVRY • BONDIE * • ET • DE • lAGQVELINE 
OLIN . SA . FEMME • PRIEZ DIEV • PO^i EVX 



Le lambris dont Gabriel Tourpeur et sa femme Jacqueline Oliri 
avaient fait les frais se trouve depuis longtemps recouvert d'une voi\te 
de plâtre. L'inscription qui fixe la date de la confection de cette char- 
pente est tracée au pinceau sur le mur occidental de la nef. 



' Dresseui*, conducteur des chevaux de 
cërémonie du roi. Voy. ci-dessus, t. Il, 
p. 35 1. On se servait spécialement du mot 
haquenée pour désigner une cavale de mé- 
diocre taille, facile à monter, qui allait or- 
dinairement 1 amUe. 

La haquenée du gobelet portait, dans 
une valise, du linge, du pain, des conO- 
tores, du fruit, et le couvert du dîner et 
du souper du roi. 

Il y avait deux conducteurs de la haque- 
née du gobelet, à titre d'office, servant par 
quartier. 



' Officier chargé de la répression des dé- 
lits forestiers, qu il jugeait en première ins- 
tance. 

' Officier établi dans chaque maîtrise 
particulière des eaux et forêts , pour garder 
le marteau qui servait à marquer les arbi^ 
destinés à être abattus dans les forêts du 
roi. Il devait vaquer en personne au marte- 
lage, et ne pouvait se dessaisir de son mar- 
teau, à moins d^einpécbement l^itime. 

* Livry^ Bandif, forêts contiguës. (An- 
cien doyenné de Chelles.) 



53. 



MO INSGHIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCV. 

SUCY-EN BRIE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1669. 

Les MaagviLlîers presat et adve- 
nir de GESTE EGLIZE SERÔT TENV 
FAIRE CELLEBRERE PAR CHACVN AN À 
PERPETVITTÉ LE LADEMAIN DES. PES- 
TES DE TOVSSAINS VN SERVICE DE 3. 

MESSE Havlte avec Vigille RECO- 
mâdace et. les oraisô accovtvméé 
po" le salvt de lame de deffvnte 
Honorable famé Lovise de la 
Corne lors de sô deces vefve de 
François Païen Bovrgeois de Paris 
deceddéé en sa maison de svcy le 
Premier Novenbre 1660. qvy a dôné 
A ladT^ Eglize la some de 800. livre* 

A QVOY A ESTÉ SATISFAICT PAR IeAN DE 

»' Dl 8* OUTB ^_^ 

LA Corne Liev^ et Maior dv Regima 

DE CaVALERYE de M" LE CoNTE DE 
GVICHE* PO" LE SERVICE DV ROY EXC- 
CVTEVR DE SÔ TESTAMAT COME CE CÔ- 
TIENT LACTE DE CE FAIT AV BVREAV DE 

CESTE Eglize recëv par le S" Prevos 

DE CE LIEV EN LA PRESACE DES SiEVR* 



' AntoiDe III de Gramont, dac de Gra- son nom à un riment de cavalerie, dool 

inout, ëlevë en 16/11 à ia dignité de mare- ie commandement lui fut conGë en i635. 

cha! de France , s'était d'abord illuslrë sous ( Pinard , Oavnol hiêU et mlii. t II , p. 5 1 7.) 
le titre de comte de Gniche. II avait donné 



ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-GORBEIL. UH 

CvRÉ Procvrevr fiscal et a BlfÂS ' 
LE 15^ lo*î DE Janvier 1662. contenâs 

LES CHARGE ESQVEL2 LES DICT 

Margvilliers sont TENVT' 

Priez Dieu Pour Elle 
Pierre. — Long. i^.So; iai^. o",67. 

Fiiet d'encadrement; au-dessous du texte, une tête de squelette et 
deux ossements liés en sautoir. 

Au milieu de quelques dalles réunies devant l'entrée du chœur, on 
lisait Tépitapfae de Pierre Passavant, écuyer, maréchal des logis du roi 
et prévôt de Sucy, mort à l'âge de soixante-sept ans, le 1 1 mars 1 666 ; 
elle a disparu de Téglise. Ce fut ce Pierre Passavant qui reçut, en sa 
qualité de prévôt, l'acte de fondation de Louise de la Corne. 

La cloche paroissiale, du poids de 3,ooo kilogrammes, date aussi 
du xvii^ siède. L'inscription qu'elle portait a été soigneusement limée 
à l'époque de la suppression des privilèges et titres nobiliaires. On n'a 
épai^né que le millésime de 1 638. 

' Habitants. — * Sic pour cette fa aie de grammaire et pour toutes celles qui pro- 
cèdent. 



«^22 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCVr. 

BOISSY-SAINT-LÉGER. -- ÉGLISE PAROISSIALE D£ SAINT-LÉGER. 

XIII* siècle. 

IGI : GISB : fllHRIOn : aVI : 

PV PILLe : le^H : FLORI : ai : BRGSPASSH : LH : DQ SKROe : 

m 



eonDReoi : HPReS : L 



H SeiB : IG^H : BAV^IBRe ' : PRieS : POR : U G POR «OS6S 

HVTSRGS Hmes 

Pierre. — Loog. l^57 ; iarg, o-,68. 

Uépitaphe de Marion, gravée en beaux caractères de la tin du 
xHi^ siècle, fait le tour de la dalle funéraire entre deux filets pi^rallèles. 
La conservation en serait complète, si la fracture d'un angle n en avait 
par malechance emporté le millésime. Un fleuron marque la fin de 
l'inscription au lieu d'un signe de ponctuation ordinaire. Cinq petites 
croix tracées sur la pierre nous prouvent qu elie a servi de table 
d'autel. Aucune apparence d'effigie ni d'encadrement d'architecture. 

L'église de Boissy a été rebâtie au commencement du xvi*' siècle; sa 
voûte, de forme ogivale, en charpente, repose sur des consoles de bois 
où sont sculptés des marmousets de style grotesque. L'abbé Lebeuf fait 
mention de deux inscriptions du xvi^ siècle , que nous avons inutilement 
cherchées et qui se retrouveront peut-être quelque jour derrière les 
boiseries modernes dont les murs sont revêtus. 



Baptiste. 



ANCIEN DOYENNB DU VIEUX-CORBEIL. kn 

MDCVII. 

BOISSY-SAINT-LÉGER. — ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AWT-LÉ6ER. 

1736. 

ICY 

REPOSE • LE • CORPS 
DE • DAMOrSELLE • MA- 
RGVERiTE • LE • SOVR 
EPOVSE • DV • s" JEAN • 
FRANÇOIS • SUD AN • CAPI- 
TAINE • DU • CHATEAU • DE • 
GROSBOlS • DECEDEE • LE 
2 • SEPTEMBRE' I725 • AGEE 
DE • 37 • ANS • DANS • DES • 
SENTlMENS • DE • CHARITE • 

PRiEZ • DlEU • POUR • ELLE • 
Pierre. — Long. a"i8o; îarg. o",95. 

Encadrement arrondi à ses deux extrémités; larmes, têtes de sque- 
lettes; ossements disposés en sautoir. 

Le château de Grosbois, dont le mari de la défunte était capitaine, 
dépend de la paroisse de Boissy. C'est un édifice considérable , en briques 
et en pierres, construit au xvn* siècle par le duc d'Angoulême, fils na- 
turel de Charles IX ^ Les peintures historiques et les inscriptions sen- 
tencieuses dont ce prince Tavait décoré n'existent plus. 

' Voy. ci-dessns, p. 33 1. 



àià INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCVIII. 
BOISSY-SAINT-LÉGUR. -^ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LÉGER. 

1789. 

D. O. M. 
PAR TESTAMENT ET CODICILE 

DE DEFUNTE DAMOISELLE MARIE 
LE NOIR FILLE MAJEURE A ETE 
FONDÉE UNE MESSE BASSE A 
PERPETUITE DANS L'EGLISE DE 
BOISSY S^ LEGER, LES S^ CHARLE 
CLAUDE 1l>E LAHAY HUISSIER 
PRISEUR AU CHÂTELET DE PARIS 
ET FRANÇOIS MARIE CHAUTARD 
CAISSIER GRAL DE LA REGIE ET 
VENTE DES DOMAINES ET OCTROIS 
DU ROYAUME SES EXECUTEURS 
TESTAMENTAIRES EN ONT" PASSÉ 
l'acte PAR DEVANT M^ PERRET 
NOTAIRE A PARIS LE l6^ JOUR DE 
DECEMBRE 1739. AVEC LES S"* CURÉ 
ET MARGUILLIERS DU d'. BOISSY 
LA D'T"^ MESSE SERA SONNÉE ET 
CELEBREE TOUS LES JOURS DE 
LANNÉE. 

Requiescat in face, 
Pierre. — Long. i'%5o; lai^. ©•,65. 

Simple dalle qui a servi longtemps de recouvrement à un des con- 
tre-forts de l'église. Fondation d'une messe quotidienne. Les exécuteurs 
testamentaires de la donatrice appartenaient à la bourgeoisie de Paris. 
La communauté des huissiers priseurs, dont faisait partie Charles- 
Claude de Lahaye, se composait d'enyiron cent vingt membres; elle 
avait son bureau dans la cour du Grand-Châtelet. La fonction princi- 
pale de ces officiers consistait à faire Tapj^éciation des meubles mis en 
vente publique. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



âS5 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



Le doyenné de Lagny, à TorieHl de Paris, était compris entre ceux 
de Ghelles et du Yieux-Gorbeil. La petite ville à laquelle il devait son 
nom renfermait quelques monuments dignes d'intérêt, entre autres 
une abbaye de Bénédictins. On ne comptait pas plus de trente-sept 
paroisses dans cette circonscription. 



*Champigny - sur - Marne 

(Seine). 
*Cbenevière8 - sur - Marne 

(Seine-et-Oise). 
*Amboiie (û/.). 

La Queue-en-Biie (Seîne-et- 
Mame)^ 
*Combeaux (id,). 

Berchères {id.)*. 
'Ponteaux (id,), 
•Roissy -en-Brie (id.), 
•Pontcarrë (id,). 
*Ëmerainville(û{.). 

Beaubourg (tV/.)\ 

Croissy-en-Brie {id,y. 



* Villeneuve - Saint - Denis 

(Seine-et-Marne). 

* Jossigny {id,). 
•Sarris (id,). 
*Ghanteloup (id.). 
*Che8sy (id.). 

* Monté vrin (id.). 
Samt-Denis-du-Port (id.y. 

•Lagny (id.). 
*Saint-Thibaud-deS' Vignes 

(id.). 

'Gouverne (id.). 

*Conche9.(iirf.). 

* Bussy-Saint-Martin (id.). 

*Bu9sy-Saint-Georges (id.). 



*Guerniante (Seine-et-Marne). 
•Collégien (trf.). 

Saint-Germain-des-Noyers* 
(id.). 
•Torcy(t«.). 

Noisiel (id.)\ 
*Lognes(ftrf.). 

Champs (id.)*. 

* Goumay-sur-Mame ( id, ). 

* Noisy - le • Grand ( Seine - et - 

Oise). 

* Villiers-sur-Marne (id.). 
•Bry-sur-Mame (Seine). 
•Ferrières-en-Brie (Seine-el- 

Mame). 



* Église en partie du xiii' siècle, du titre 
de Saint-Nicolas. Les inscriptions et lombes 
indiquées par fabbë Lebeuf n'existent plus. 
On ne rencontre que des fragments sans 
valeur aucune et en très-petit nombre. 

' Église du titre de Saint-Pierre-ès-iiens , 
reconstruite en 1737, et depuis entièrement 
détruite. 

' Église , dédiée à sainte Marie-Madeleine ; 
il n en reste aucun vestige. 



If. 



" Église placée sous le {latronage de saint 
Marcel (de Châlons) ; reconstruite tout récem- 
ment. 

* Église de Saint-Denis, disparue. 

* L'élise, qui avait pour patron saint 
Germain (de Paris), a été démolie. 

' Église, dédiée à saint Médard, rebâtie 
au xvn* siècle; elle n'existe plus. 

" Église du titre des saints Marcellin et 
Pierre, reconstniite à la fin du xvii* siècle. 



I 



/i36 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCIX. 

CHAMPIGNY-SDR-MARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SATURNIN. 

i5A5. 

Ui CêfnxmWitti te Umxt et Ubvv^ te Uhû te tm Tottt tettu» z 
^Wsti îe faire Wre tjiter et cele5 eu latiê efetë par tftattttt <w « 
tott(iî«ttr0 ppetnelirp^ttr lame te tteftotl ^tn:}i (bnaUter ett («tt 
mttattt Hvixst$i& h pi. & ^ttlte» meOé» a biatre et fonli} btaœ 
Ul^ueltea Cont (j^ttteea lune le ttermer Uxm te paC)ë0 ' tt«e atiltre 
le tiertiter ferier be pûtee^fte * la tierce le xxvf Ja' te Cejrtew&re 
et laotr» la dernière feûe te ticel* et a eiacutte befiw 4 ianlte» 
O^ettie» titre ti^1le$ re(«mautia(e» et U$ oraitïs acottTtttmee» 
(gt auec « faire iire ë ieelle eGîê et a tôfi^w» ppttteUftme ftatle 
mette te reqaiê j^ eiaetm tiétirettij eu tau et por ee faire boutter» 
et ârnir le Itimittaire (aliCes orttemelêi paio ttitt et attÛ t)ii^ïa a (e 
luqiîe* & tttfeffaire» et faire foier a f Jacutte ttefF 4 iaalte* meffes 
le» (l«îje« te laS' efeië a Itrâtle* pour itttiter le? stn» a g nmt et 
tottppeter * Itwe tietF daeie« qtwt ou wnka tiire la? feallë meffe 
te repw le tout O^^geiattt la fome te wf 1 1 ^ae leftr' O^arumllr» 
ottt i^e(eu et ttepai» emploge an pranffttt te Utiicte ettnre 
lequel amplag tte pattrra aueuttemêt eftre iîvem6attrïJe anfîiitfî 
marôttilir» p ettlx ne letirs ftweefCears eetibe aaltrettôt mi« idr» 
ttea main» te l^' ennre ponr qnel^ne otcafian qne (e (oit et on 
ïrefîanlt p le(5' marômllr» on lenr» rneeefïienr» Sretenir le» 4otie tieffnTi' 
ponrôt lelïT Jjeritier» ti^ Mlët <^o4 e&enallier trâformer laîT 



i-i 



La dernière férié de Pâques et de la * Mettre les cloches en branle, en mou- 
Pentecôte, c^est-à-dire le samedi qui suit vement complet. 

chacune de ces deux solennités. ^ Tinter, sonner par coups séparés en 

^ Le jour des Saints-Innocents. agitant le battant seul. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. &37 

mXi qtnl; tterrôt tîHxt ttott U toot r»pâ! la clttt unatttetttat» 

H Ittttbg mu' Jour bf Uhvxitv O^il «tt^ «tt» ^ïtwreuf e cituï 

Àutttt (antttjtrdm et mttnart mUxct» 
U^ntik ^ (kttCe kHi' ttmtjtmlUera 
ont af cejrte po' tttlx tl Itwci 

pour Ifttw bf Ittj, - 

Pierre. — Long. o",90 ; \arg, o",65. 

L'église est un petit édifice assez complet de la première moitié du 
xwf siècle, pourvu de colonnes, de chapiteaux à feuillages, de galeries 
et de voûtes à clefs historiées. 

L'acte de fondation de Roch Chevallier, bourgeois de Paris, se lit 
sur une pierre engagée dans le dallage du bas côté méridional , près 
de rentrée de la sacristie. Pour assurer la célébration de quatre messes 
hautes par an et d'une messe basse par semaine, le fondateur voulut 
que le montant de son legs fût employé de manière à ne pouvoir être 
jamais ni remboursé ni cédé; il chargeait, en cas d'inexécution de cette 
clause, ses héritiers de veiller au remploi qui leur semblerait le plus 
avantageux. 

L'usure de la pierre rend difficile la lecture du texte. L'espace non 
rempli par les sept dernières lignes est occupé, d'un côté, par un saint 
Roch à qui l'ange et le chien tiennent, suivant l'usage, fidèle compa* 
gnie; de l'autre, par un écusson à une tète de licorne, avec un chef 
chargé de trois demi-vols. 




428 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCX. 
CHAMPIGNY-SUR-MARNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SATURNIN. 

1781. 

Dans le Cimetière de cette Paroisse 
repose le corps de d^ m. j. f. duhamel 

ÂGÉE DE 62 ANS DÉCEDEE LE 28 MAY I780. LA 
QUELLE AYANT TOUJOURS ÉDIFIÉ PAR SA PlETÉ 
ET SES BONNES ŒUVRES, ENVERS LES PAUVRE* 

A PAR SON Testament laisse * une somme 
DE 8ooo*î Dont 7000*! Pour les pauvres, 
ET iooo*î Pour la fabrique de cette Paroisse, 
Cette somme a été employée a lacquisi- 

TION de 448^ DE rente POUR LES PAUVRES 

ET 68*î AUSSI DE RENTE POUR LA FABRIQUE PAR 

DEUX CONTRATS PASSÉS DEVANT M^ DOSNE 

No"^ A Paris le 30. 9^"^ 1781. a la charge 

PAR LA FABRIQUE DE FAIRE DIRE A PERPETUITE 

EN CETTE Eglise le 28 May de chacune 
année un service pour le repos de son ame 

Plus elle a donné a l'école des Filles 
DE cette Paroisse, une Rente sur les aydes 

ET gabelles de 63** PAR ANNÉE DONT LES AR- 
rerages seront touchés par les maitresse* 
d'école a la charge de faire dire par 
leurs enfans tous les jours a la fin de 

LA MESSE UN DePROFUNDIS AVEC L'ORAISON POUR 
LE REPOS DE SON AME. PAR LA DELIBERATION DE 

S" Curé et habi*. de cette Par*^ 



Pierre. — Long. o",99 ; lai^. o^.ôS. 



' Omission de Taccenl. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY, âS9 

Simple daile qui se trouve, comme celle qui précède, auprès de la 
sacristie. Il manque quelques lettres au commencement de la dernière 
ligne. Les trois rentes, dont la demoiselle Duhamel avait si judicieu- 
sement réglé la répartition, s élevaient à une somme annuelle de 
579 livres. La donatrice ne réclamait en retour qu'un service à célé- 
brer par an et un de profundis à réciter chaque jour par des enfants. 
Un semblable legs ne présentait rien d'onéreux pour la paroisse. La 
mo'destie des conditions ne faisait que mieux ressortir le prix du bien- 
fait. 

Nous n avons rien pu tirer ^e quelques autres dalles dispersées dans 
l*église, tant elles sont aujourd'hui oblitérées. Nous en avons remar- 
qué une qui parait au moins des premières années du xiv® siècle. Une 
autre, de très-grandes dimensions, vers la porte de la nef, date du 
xvii® siècle; Tinscription a été martelée; un personnage y était figuré, 
vèta d'un justaucorps, d'un petit manteau et de culottes courtes. 

L'abbé Lebeuf a cité Tépitaphe , qui était placée dans le chœur sur 
la sépulture de Bernard de Saint-Jean, baron de Pointis, chef d'escadre 
des armées navales, célèbre par ses exploits et surtout par la prise de 
Carthagène', mort au château de Ghampigny, le 3/1 avril 1707. Ce 
monument a été supprimé. 

' Carthagène, ville du royaume de Grenade, dans rAraërique méridionale, entrepôt des 
richesses du Pérou, bombardée et prise au mois de mai 1697. 



430 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDCXI. 

CHAMPIGNY-SUR-MARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SATURNIN. 

xviii* siècle. 

4« LAN 17.. lAY ETE NOMMEE MARIE EUZABETH 
PAR TRES HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR M^ HENRY 
FRANÇOIS DE PAULE' LE FEVRE DORMESSON CHEVAUER 
CONSEILLER DU ROI EN SES CONSEILS MAITRE DES 
REQUESTES ORDINAIRE DE SON HOSTEL FILS DE HAUT & 
PUISSANT SEIGNEUR MARIE FRANÇOIS DE PAULE LE 
FEVRE DORMESSON CHEVALIER MARQUIS DORMESSON* 



SEIGNEUR DORMESSON ET AUTRES LIEUX CONSEILLER 



• / 



DETAT ORDINAIRE & AUX CONSEILS ROYAUX DES FINANCES 

ET DU COMMERCE INTENDANT DES FINANCES ET CONSEILLER 

DHONNEUR AU PARLEMENT DE PARIS & J3E H & P DAME 

ANNE LOUISE DU TILLET & PAR HAUTE ET PUISSANTE DAME 

MARIE EIJSABETH BOCHART* DAME DE CHAMPIGNY DE NOROY 

ET DE POINCY* VEUVE DE HAUT & PUISSANT S9* CHARLES 

VALENTIN DE LASTRE COMTE DE NEUVIUE DAYETTE BARON 

DE BAUSART 

SIMONNOT NOUS A FAITE» 

SATlti^URNIN NICOLAS CHENET ET NICOLAS LANGLOIS 

MARGUILUER BERNARD PROCUREUR FISCAL 

LOUIS PIGE. . SINDIC 6c ESTIENNE PAQUIER MARC*** 

Cloche. 



' Prénom adopté dans la famille des Le 
Fèvre d'Ormesson, en mémoire du lien de 
parenté qui les unissait à la famille du saint 
fondateur des Minimes. (Voy. ci-après, 
II' MDCxvi.) Henri-François Le Fèvre, né 
en 1761, fut conseiller au parlement de 
Paris, puis intendant des finances. 

' La terre d' Amboiie érigée en marquisat , 
sous le nom d'Ormesson, en faveur de Marie- 
François de Paule Le Fèvre. Ce personnage , 
né en 1710, mort en 1776, appartenait à 
une illustre famille de robe, connue depuis 
le XV* siècle. Il possédait la baronnie de la 
Queue et les seigneuries d'Ormesson, d* A m* 
boile, de Noiseau et de Chenevières. II avait 



épousé, en 17A0, Anne-Louise du Tiilet, 
GUe de Jean-Baptiste-Charles du Tiilet, pré- 
sident en la seconde chambre des enquêtes 
au parlement de Paris. 

' Jean Bochart , maître des requêtes , était 
seigneur de Champigny en 1578. (Lebeuf. 
op, cit, t. XIV, p. 366.) Marie -Elisabeth 
était fille de Charles Bochart, seigneur 
desdits lieux, commandeur de Saint- Louis, 
capitaine de vaisseau , gouverneur de la Mar- 
tinique, mort en 176/1. (De la Chesnaye- 
Desbois. ) 

* Village de farrondissement de Meaux 
(Seine-et-Marne). 

* Vovez ci-dessus, n" mdlxxïv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. &3t 

MDCXJl. 

I 

CHENEVIÈRES-SUR-MARNE. — ÉGLISE PRIEUAALE ET PAROISSIALE 

DE SAIINT-PIERRE. 

Cs gtCf Je^att [ganbart] m[atcMt] ^t Jel^^e 

fa fme le qttel tref|iafCa Han * tttt xxxttt ef lab' 3l^^âîe Xan 
♦ cccc Ixiiij 

fai! faire laî>' tombe (^ 

Charles ganbatt lettr ftl; btett ati lame bettx 4mett * 

Pierre, — Long. i",9o; Jarg. o",9o. 

Dalle que nous avions vue d abord au seuil de la porte de la nef 
et qui a été relevée depuis sur le mur occidental. Elle est maintenant 
fort usée; médaillons aux quatre angles; effigies des deux époux, les 
mains jointes; le mari vêtu d*une longue cotte très-simple. Il n'existe 
pas d'encadrement d'architecture ; mais on remarque , près de la tête 
de Jean Gaubart, à droite, un marteau, à gauche, des tenailles, in- 
signes d'une profession qui pouvait être celle de charpentier. 

L'église de Ghenevières date de la première moitié du xui"^ siècle; 
elle possède des colonnes, des chapiteaux à feuillage, des consoles et 
des clefs de voûtes historiées; nous ne l'avons pas cependant trouvée 
digne des éloges que lui décerne l'abbé Lebeuf^ 

' Tome XIV, p. 871 et suiv. 



432 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

, MDGXIII. 

CHE]\EVIÈRES-SUR-MARNË. - ÉGLISE PRIEDRALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-PIERRE. 

i559. 

Fmt im nuvM» Ut^ am vmt uttl 
Riim Cepttlttw ivxfft^m ^sm ^ tmt 

(Ici est la Bgure, aujourd'hui très-effacée, d'un lion couché.) 

Hil mfti wl «ta» obtrttt t«l Utuh ^i^t 
am kttti obfcttrtts «ott Utm « kt<i>*' 

AttWDm^ i552* 

Pierre. — Long. i",3a; lai^. o",85. 

Dalle autrefois placée à l'entrée du chœur; on Ta relevée, pour la 
conserver, sur la muraille méridionale de l'église. L'épitaphe se divise 
en deux parties , la première , composée de deux lignes , au sommet de 
la pierre: la seconde, à l'autre extrémité. Entre ces deux parties, un 
lion couché, somnolent, inoffensif. Aux deux angles inférieurs, deux 
médaillons qui contiennent chacun une tète d'ange. Les médaillons des 
angles supérieurs ont été rognés. Nous n'avons pas rencontré d'autre 
exemple d une dalle funéraire où la figure d'un animal se trouve ainsi 
substituée à celle du défunt. 

(rll n'y a point de nom dans cette épitaphe, dit l'abbé Lebeuf; mais 
(Ton sait qu'elle est d'un M'* Pierre de Lion, qui possédait beaucoup 
(r d'héritages à Ghenevières. Il existe des titres de ce temps-là conservés 

^ Premas, Tout inoffensif qu*il soit, Tétre; râg€, le temps, ne me feront ni bien 
garde-toi de le molester. ni mal. 

' J'ai vécu obscur; je ne cesse pas de 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. A33 

ffdans le lieu, dans lesquels il ne prend aucune qualité. Il y a grande 
(r apparence qu'il descendait des collatéraux d'un Pierre du^ Lion, prieur 
ff de Gbenevières, qu'on trouve dans le catalogue des seigneurs français 
fcqui allèrent à la guerre au secours du roi Philippe le Bel. Il y a 
cp encore aujourd'hui des habitants de la Queue, village voisin, qui 
cr portent le même nom. v 



Sic, 



IV. .>.> 




à3& 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDCXIV. 

GHENEVIÈRES-SUR-MARNE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-PIERRE. 

1676. 



ttannn W wjou intA fna inod n«tnn»mt 




I U«|<ultwl»tfC>U^ti)« 7ourteliicmhw 



tx (Jnwxittt iixv ttwrtw 



• PrMl. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. &35 

U» 

Pi«rf«. — Long. i",70; larg. o",8o. 

Dalle relevée sur le mur occidental de la nef. Deux arceaux en 
plein cintre qui reposent sur deux consoles , avec une retombée médiane 
en clef pendante; au-dessus, le millésime de 1576, date de la confec- 
tion de la tombe, et trophée mortuaire composé d'une tète de squelette, 
d'une pelle , d'une pioche et autres attributs. Les deux époux se regar- 
dent et semblent faire un mouvement l'un vers l'autre ; ils ont les mains 
jointes; le mari vêtu d'une cotte qui s'arrête un peu au-dessus des 
genoux, et laisse voir des chausses bouffantes; tète nue, visage imberbe, 
manches à poignets plissés, ceinture, petit manteau à col relevé jeté 
sur les épaules, grands bas collants, chaussure en pointe; ia femme en 
longue robe, très-simple, coiffe de veuve, ceinture à laquelle s'ajuste 
un chapelet. Aux pieds du père, à sa gauche, un enfant au maillot, 
sans doute un fils unique; aux pieds de la mère, six jeunes filles à ge- 
noux , vêtues de robes et coiffées de capelines. 

' Date non complétée. 



55. 



â36 



INSCRIPTIONS PE LA FRANCE. 



MDCXV. 

CHEINEVIÈRES-SUR-MARNE. ~ ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-PIERRE. 

1755. 

* LAN 1755 lAY ETE BENITE PAR HAUT & PUISSANT 
SEIGNEUR M^ HENRI FRANÇOIS DE PAULE LE FEVRE 
DORMESSON * CHAN^ DE LEGLISE DE PARIS ABBE 
COMMEND"^ de BOLBONNE* EN PRESENCE DE F*^ 
NICOLAS DIDIER CHAN^ PREMONTRE PRIEUR CURE 
DE CHENEVIERES * ET NOMMEE MARIE CATHERINE 
PAR HAUT & PUISSANT SEIGNEUR MARIE FRANÇOIS 
DE PAULE LE FEVRE DORMESSON SEIGNEUR DE 
CHENEVIERES ET AUTRES LIEUX CONSEILLER DETAT 
INTENDANT DES FINANCES ET PAR HAUTE ET 
PUISSANTE DAME M*'^ CATHERINE DE LA BOURDONNAYE 
EPOUSE DE HAUT ET PUISSANT SEIG" m"^ HENRI 
FRANÇOIS DE PAULE LE FEVRE DORMESSON ' SEIGN* 
DAMBOILLE NOISEAU BARON DE LA QUEUE ET AUTRES 
LIEUX * 

PIERRE CHAPERONET lACQUES CHESNARD MARG"^ 
lEAN GAUDIVEAU MA FAIT*. 

Cloche. 



* Docteur de Sorbonne, 6* fils de Henri- 
François de Paule, baron de la Queue, etc., 
intendant des fînances, qui avait épouse 
en 1705 Catherine de la Bourdonnaye, fiile 
de Yves-Marie de la Bourdonnaye, seigneur 
de Cottyon, maître des requêtes, intendant 
de Guyenne, puis d*Orlëans. H était frère de 
Marie-François et oncle d'un second Henri- 
François , dont il a été ci-dessus fait mention , 
n^HDcxi. Né en 173/î, il mourut en 1776. 

* liolbonne, monastère de Tordre de Gî- 



leaux , diocèse de Mirepoix , fondé vei's 1139. 
{Gall. christ, t. XHl, col. 988-S98.) Henri 
d'Ormesson en fut le 48* abbé, de 1768 h 
1776. 

^ Le prieuré de Gbenevières dé|)endait de 
Tabbaye d*Hivemeau. Voy. ci-dessus , p. ^ 1 6. 

* Père et mère de Tabbé de Bolbonne et 
du conseiller d'État. 

* Noiseau, la Queue, voy. ci-dess. p. 180 
et liùS. 

* Voy. ci-dessus, n** mdci, p. '116. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 437 

MDCXVI. 

AMBOILE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1708. 

PARDEVANT les » Conseillers du Roy Notaires Gardenottes au Chlêt 

DE paris SOUSSIGNEZ FUT PRESENT M*." ANTOINE FRANÇOIS DE PAULE LE 
FEVRE D'ORMESSON SeIG? DtJCHERÉ* ET AUTRES LIEUX CONV* DU ROY EN SES 

Conseils Maître des Requestes ordinaire de son Hôtel Intendant de 

JUSTICE POUCE et HNANCES EN LA GENERALITE DE SOISSONS ETANT A PARIS 
RLE DES BlANMANTEAUX * PAROISSE ST MEDERIC* LEQUEL DESIRANT CONTRIBUER 
A L*EnTRETIEN et LOGEMENT d'UN MAITRE D'ECOLLE DANS LA PAROISSE 
DAMBOILLE 'PO^ aider au SERVICE DIVIN QUI SE DIT ET CELEBRE EN LAD*. 
PAROISSE ET PO*î LINSTRUCTION ET EDUCATION DES PAUVRES JEUNES 
EnFANS de LUN et de LAUTRE sexe de la DITTE PAROISSE ET DESIRANT 
AUSSI CONTRIBUER AU SOULAGEMENT DES PAUVRES DÎCELLE PAROISSE LED\ SeIG* 
D*ORMESSON A PAR CES PRESENTES DONNÉ ET DONNE PAR DONATION FAITE EN- 
TRE VIFS PURE SIMPLE ET IRREVOCABLE EN LA MEILLEURE FORME QUE DON- 
NATION PUISSE VALLOIR A M".^ HeNRY FRANÇOIS DE PAULE LE FeVRE 
D'ORMESSON ChEVAUER SUG" D'AMBOILLE et de NOISEAU • BARON DE LA 
QUEUE* ET AUTRES TERRES CON*" DU ROY EN SES CONSEILS MAITRE 
DES REQUESTES ORDINAIRE DE SON HOTEL DEMEURANT A PARIS SUD\ 
RLE DES BLAN MANTEAUX ET PAROISSE S'K MeDERIC ET A CEUX QUI SERONT 

Apres luy seig^Î dud*. amboille ce acceptans par led\ Seig^ D'ormesson 
EN sad\ quauté de Seig" dud\ amboille tant pour luy que pour ceux 

qui seront APRES LUY SEIG"? DUD\ AMBOILLE A CE PRESENT DEUX CENT 

SOIXANTE ET DOUSE LIVRES QUATORSE SOLS SIX DENIERS de 

RENTE QUI ONT ETE CONSTITUEZ PAR LES REVERENDS PERES PRIEUR 
CHANOINES REGULIER DE SAINTE CrOIX DE LA BrETONNERIE ' 
A PARIS A DEFFUNT M"!" JeAN CHAILLOU PRESTRE DOCTEUR DE SORBONNE 
PAR CONTRACT PASSÉ DEVANT DE St JeAN Et BoBUSSE Not"." A PARTS 
LE VINGT QUATRE NOVEMBRE MlL SIX CENT QUATREVINGT NEUF 

' Dans cette longue inscription, les majas- plus tard Thôtel de Mayenne, qui existe en- 

cules sont quelquefois douteuses. core rue Saint-Antoine, près de l'ancien mo- 

' Il fallait écrire du Cheray, naslère de la Visitation. 

^ Cette rue devait son nom au prieure de * Voy. t. I, p. s 07. 

iNoire-Dame des Blancs-Manteaux. (Voy.t.I, '~* Voy. ci-dessus, pages 180 et ^36. 

p. 38 1.) Les d'Ormesson habitèrent un peu ' Ancien prieuré. (Voy. t. I, p. 896.) 



A38 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MOYENANT LA SOME DE SIX MJL UVRES QUI EST A RAISON DU DENIER VINGT 
DEUX ET QUI APPARTIENNENT AUD*. SUG^. D'ORMESSON INTENDANT DE SOIS- 

soN Comme légataire universel dud\ Sieur abbé Chailloux POUR Etre 

LES ARRERAGES OU REVENUS DE LAD*. RENTE TOUCHEZ ET REÇUS PAR LED\ SeIG' 
D^AMBOILLE ET SES SUSCESSEURS A PERPÉTUITÉ SUR LEURS SIMPLE QUITTAN- 
CES ET Etre par eux employez a lentretien et Logement d'un MAiTRE 
d'Ecolle en lad*, paroisse qui y SERA continué a perpétuité pour 

aider au* service divin de LEGUSE et PO^ UNSTRUCTION et EDUCATION 

des pauvres jeunes enfans de lun et de lautre sexe de la ditte 
paroisse et le surplus employé et distribué annuellement par 

LEDIT SEIG*! D'AMBOILLE ET CEUX QUI SERONT APRES LUY SeIG? DE LA 
DITTE PAROISSE SELON ET AINSY q'UILS LE JUGERONT APROPOS SANS 
QUILS SOIENT TENUS D'EN RENDRE AUCUN COMPTE A QUI QUE CE SOIT 
ET SANS AUSSY QUILS PUISSENT EMPLOYER LESDITS ARRERAGES OU 
REVENUS A AUCUN AUTRE USAGE ET LEQUEL MAITRE D*ECOLLE SERA 
TENU DE DIRE AVEC SES ECOUERS UN Dtprofuwiis AVEC LORAISON 

TOUS LES Dimanches de lânée a usue de la messe paroissialle a un- 

TENTION DUD*. SeIG^ D'ORMESSON DONATEUR A COMMENCER POUR LA 

PREMIERE Fois le Dimanche Sept octobre prochain sera Continué 
DE Dimanche en Dimanche aperpetuité et au cas de remboursemen 

DE LAD\ rente de DEUX CENT SOIXANTE ET DOUZE UVRE QUATOR- 
ZE SOLS SIX DENIERS IL SERA TOUCHÉ PAR LE DIT SeIG^ DAMBOILLE OU 
CEUX QUI EN SERONT APRES LUY SEIG^ ET SUR LEURS QUITTANCES POUR 
ETRE A LlNSTANT EMPLOYE EN AQUISITION DE FON D'HERITACE OU ReN 

ILS 

AINSY QU. LE TROUVERONT APROPOS DONT LES REVENUS OU ARRERAGES SE- 
RONT Employez selon et ainsy quils est cy dessus Expliqué et 

DANS LES quittances DE REMBOURSEMENT QUI SERONT DONNÉE IL 
SERA FAIT MENTION DUDIT EMPLOY ET DANS LES CONTRATS DAC- 
QUISITION QUI SERONT FAITS IL SERA FAIT MENTION QUE LES DENI?* 
PROVIENNENT DE LA PRESENTE DONATION AFFIN DEN PERPETUER 
lExECUTION et sera continué de RACHAPT en RACHAPT ET DE REM- 
PLOY EN REMPLOY A PERPÉTUITÉ FAIT ET PASSÉ A PARIS EN LA DE- 
MEURE DUD*. SeIG^ D*0RMESS0N donateur LAN MtL SEPT CENT HUIT LE 

Seizième jour de septembre avant midy et ont signé la- 
minutte des presentes deumeurée a richard lun des notaires 

SOUSSIGNEZ. v^ 

Requiescat in pace. 

Marbre noir. — Haat. i",a5; iarg. o'^So. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. A39 

Petite église reconstruite sous le règne de Louis XV ; quelques boi- 
series élégamment sculptées lui servent de décoration. La terre d'Ara- 
boile passa par .mariage, du temps de Louis XIII, dans la famille des 
Le Fèvre , seigneurs d'Ormesson , fief de la paroisse d'Epinay-sur-Seine , 
dont le nom s'est substitué peu à peu à celui d'Amboile. C'est aujour- 
d'hui sous le nom d'Ormesson qu'Amboile figure sur les cartes géogra- 
phiques et dans les nomenclatures officielles. Le château, composé de 
cinq pavillons en briques et en pierres, date du règne de Henri. IV. 

La longue inscription * que nous venons de rapporter peut se résu- 
mer en quelques lignes. Jean Chaillou, prêtre et docteur de Sorbonne, 
avait placé en rente chez les chanoines réguliers de Sainte-Croix de la 
Bretonnerie, à Paris, une somme de 6,00 o**, produisant, au denier 
2â, un revenu annuel de 272^i/i'6^, qu'il laissa en mourant à son 
légataire universel, Antoine-François de Paule Le Fèvre d'Ormesson, 
intendant de la généralité de Soissons^. Ce personnage ne crut pas pou- 
voir faire un meilleur usage du montant de la donation que de le trans- 
mettre au seigneur d'Amboile, son neveu, pour qu'elle fût employée 
à l'entretien et au logement d'un maître d'école , chargé d'aider au ser- 
vice divin de l'église paroissiale, et d'instruire les enfants pauvres 
des deux sexes. Encore un témoignage de la sollicitude des anciens sei- 
gneurs pour l'instruction du peuple placé sous leur tutelle; au lieu de 
lui apprendre des droits douteux, on lui enseignait des devoirs certains. 

' Sur la paroi de la nef, à main droite. Rouen et en Auvergne. Il mourut en 17)3, 
Texte sans accessoires. le a 1 février, laissant une juste réputation 

' Il avait exercé les mêmes fonctions à de probité et de charité. 



AAO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

MDCXVU. 

AMBOILE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

173a. 

CY GÎT DANS LA NEF DE CETTE EQLISE D'AMBOILLE, 
LE CORPS DE FEU M^ ClAUDE HIBOUT PROC" FISCAL, ET 
FERMIER DE MONSEIGNEUR D'ORMESSON CON^ D'ETAT 
ET JNTENDANT DES FINANCES, SeIG^ DUD*. AmBOILLE, ET 
AUSTRS*, LIEUX, LEQ": HiBOUT ET NiCOLLE FrANSSEQUIN 
SA FEMME, A PRESENT SA VEUVE, P? l' ATTACHEMENT, ET 
DEVOTION qu'ils ONT EU P^î LAD'. EGLISE, LUY ONT FAIT 
UN LEGT* PAR LEUR TESTAMENT RECEU PAR LE S" 

L£ 

PARAVIS, curé DUD'. AMBOILLE l6^ JANVIER T72I. 
DEPOSE ÉS MAINS DU S'î DE ROSNY No*^ RoYAL AUD*. 
LIEU LE 21. DUD'. MOIS DE LA SOMME DE.8oo^ P" FAIRE 
FONDATION DE 30? DE RENTE COMME IL SE VOIT PAR 
LE CONTRAT PASSÉ DEVANT LED'. DE RoSNY No"^ LE 13^ 
JUILLET AUD*. AN DESQH" 800? A ESTÉ FAIT EMPLOY EN 
FOND ACCEPTÉ PAR LAD'. EgLISE PAR AUTRE CONTRA 
PASSÉ DEVANT LED'. S DE RoSNY No*î* LE 9^ AOUST 
1722. LED*. LEGT FAIT A LA CHARGE PAR LED*. S" CURÉ 
ET MARG^ DE FAIRE DIRE ET CLEBRER * A PERPÉTUITÉ 

DANS CETTE EGLISE UNE MESSE BASSE DU S"^ SACREMENT 

* 

TOUS LES p^ Jeudis de chaque mois plus un salut 
TOUS les p"* dimanches de chaque mois avec ^ 

EXPOSITION DU ST CyBOIRE, ET LES PRIERES SUIVANTES, 

ô salutaris host'ia *; laNTIENNE, 6 sacrum; le 
magnificat Domine non secundum^, et 



l— 1-3 



Sic poar ces inconections et pour ' Domine, non seetmdum, etc.> prière pour 

les autres. implorer miséricorde. 

^ La strophe qui se chante à Télëvation. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. âM 

loraison, lantienne de la Vierge beatam 

tne dicent^, OU LANTIENNE DU TEMS, ET AVANT LA 
BENEDICTION Avi Vtrum * et un deproftmdis, 

a la fin le tout annuellement ainsy qu'il 
S'est pratiqué du Vivant du deffunt 6. ans 
avant son deces arrivé le 17^ de janvier 

172I. 

Priez pour le Repos de son ame 
Marbre noir*. — Haut t",oo; larg. o",6o. 

Au-dessus du texte , ossements croisés en sautoir, tête de mort accom- 
pagnée de bandelettes et couronnée de laurier. 

Claude Hibout était à la (ois procureur 6scal de la seigneurie d'Am- 
boile et fermier de Marie-François de Paule d'Ormesson , intendant des 
finances^. Ses fondations attestent sa dévotion envers le saint sacrement. 
Sa veuve, NicoUe Franssequin , qui partageait les sentiments du défunt 
et qui voulait s'y associer, ajouta, en 1723, au don des 3o^ de rente 
celui d'un font baptismal, sculpté en pierre, qui existe encore et sur 
la base duquel on lit ce qui suit : 

ces fond ont este posee 
par les soins de m" de 
Paravis cure et du 
vivant de lad. veuve 
Hibou. 
1723. 

' Verset 3 du canliqaede la Vierge, Ma- du saint sacrement. — ^ Sur la paroi de la 
gmfieal. nef, à main gauche. 

^ Chant de la première station de Toffice * Voy. ci-dessus, n* mdgivi. 



I?. 



56 



J 



khi INSCBIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDGXVIIL 

AMBOILE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1719. 

# LAN 1712 lAY ESTE BENISTE PAR M^ LOVIS 
DE LA BRVIERE CVRE DAMBOILLE ET lAY 
ESTE NOMMEE ANTHOINETTE CATHERINE 
PAR MESSIRE ANTHOINE DE LA BRVIERE^ 
CHEV" SEIG" DHOMME ET AVTRES LIEVX 
CON"* DESTAT ORD" ET DHONNEVR AV 
PARLEMENT ET PAR MADAME CATHERINE DE 
LA BOVRDONNAYE' ESPOVSE DE MESSIRE 
HENRY FRANÇOIS DE PAVLE LE FEVRE 
DORMESSON SEIG" DORMESSON AMBOILLE 
LA QVEVE NOISEAV ET DES BORDES 
MONTLAVET* CON" DV ROY EN SES CON" 
j^T MAITRE DES REQVESTES ORD" DE SON 
HOSTEL 

MICHEL MEZERE MARGVILUER EN CHARGE 

ALPIN LE GVAY * 

GMw. 



' Une fiGuniile noble de ce nom, origi- à Saint- Nicolas -des -Champs. (Voyez t. I, 

naire de Picardie, portait d^atur au lion p. a38.} 
(Tor accompagné de trois mouchetures d'ker- * Voy. ci-dessus, u** mocxv. 

mines de sabk. Des boiseries, que nous ' La Queue, ^oiseau, dëjà mentionnés; 

ne pouvions songer à déplacer, nous ont lesBorde»'Maula»ées(lAie!oî^op.eit.L\\\, 

empêché de reconnaître si ces armoiries p. 897 ), écart de la paroisse de la Queue, 
étaient aussi celles des La Bruière inhumés ^ Pondeur. ( Voy. ci-dess. t. If , n* dcxcv.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



hhi 



MDGXIX. 

COMBEAUX. — ÉGUSE PAROISSIALE DE SAINT-CÔME ET SAINT-DAMIEN. 

XV* siècle. 



îSmctoif trittmpbmnt^af fe*'\jD(^ tout ()onnnir\ottt-rt grattllriff , 



vsç 







^^j^a^ 



f rndt't anunt (r rauturur û» Immams 
)oS\mtmr)BCùmt|iicrlt rndioirt 
fit trfbabisCirllf a rompufninams 
Vmd^f lli^?ui^» (t (nbumaiitt 
Aiur Afnnans i^ iT Icmitaar 
VrOoubtr) furrnt i bonran i nuins 
pt} a diru qrs nrulsaût Vmh ^tat][(r 



C/ 



'^ 



llrifjr fholr tout tn ^nn ans 
Cv.Tfporant tant qur Ir )cf ^irdia 
JDÛtmiluaQa jfntnrf jLanrima 
^iru atut^plaiit ir iiouf fr (ouvirilsa 




tfhk: 



ii 



Off arnriansjrfnui )«Dv la mor 
P d îni 

7 amnr 



Çintitx fnt) ju giantHnl Moy, 
)rl)anfil> aîmr qurmrftoit (niiat^r 
JTI au niOir mntWiqa mon oulnagr 
{)iru SDÛut q lamr nrn (bit rn îrfiuo^ 






^ 



(ftmoE qui fui^S'daqur» U %xoy 
» n>r dtru qua mon imiirr pnnrt 
p( mrtte lanir m bon rrpo) 
Qimr (r co^pabit mbonpoinrt 



ra 




^ 






^utaqurnlrglifc 
C^tqirdiru 
)rlu£fupptîr 
ftuilnous 






B 

i 









^ 



d9i§rnnansamli[>t!!nf ^^ u> rlamr 
(^aiaquamlNulu bi>ibttiit acquriir^ 

OToitmrinia lanal^laasr I 



[r^^^^ 



56 



kàU INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

J^wt 



Uwti fml9 tl Um €tUt 

tt^m pmt btm ^vâ \m Uvm h sxntt 

Pm mot dUt^oi ^ tm ttdittrd kmct 
luttai (t «t«ri U Uxixixvx h» jimsm 
ttf^ niàlm pSMl p$x ttîl tvk^itl 

lUît^tdiU) durent z ]b(mtt»« ^ ttuttua 

€g ttpshul fftttt ^w U 3i«' twîwd 
®ttan Jnsera 3^ttt8 z «ttmtts 
i^ttn lit Itts tilaCt ta uvi» U Umttnn 

j^« jKttmtw 3t fmj Jaitt la mxt 

P itn 

3 mtxt 

i^tttl ttW 



' VHennitage, fief de la paroisse de la Queues qui appartenait à ia iamille des Gencian, 
dès le règne de Charles VI. (Lebeuf, op. cit. t. XIV, p. 897.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. A&5 

0^((t$ vv^U imtl viSmpa, nuw wxvxm 

Pxtit tiiett ^ ttuw ^wm ptiml 
31 mlU Uwtt tu fw wyw 

|>tti«i qttttt kKU& 

(6t ^ttt ïitttt ; .. 

yt'h^tm^m 

(Qwl tt$tt0 

Cê(m ^mi tt$ttln Ui 2 ktttt' dtqotnr 



Piém. — Long. i',5o ; larg. t'iio. 

La dalle des Gencian s est retrouvée au village de Gombeaux , Grande- 
Rue, dans la maison du sieur Tillier, propriétaire et cultivateur. Il n'est 
pas bien certain qu elle provienne de l'élise de ce lieu. Peut-être fau- 
drait-il l'attribuer à l'église de la Queue, où se voyait la tombe de noble 
homme Jehan Gencian, écuyer, seigneur de l'Hermitage, qui trépassa 
le 16 de septembre i5o8. L'abbé Lebeuf, qui rapporte l'épitaphe de 
ce personnage', ne fait aucune mention du curieux monument que nous 

« 

* Jeude moto sur l'embonpointde Jacques ^ Louange {has) et renommée, 
le Gros. * Pinça, 

* Nommé, chiamato, comme disent les ' Tome XIV, p. 889. 
Italiens. 



&&6 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

avons à décrire, et dont la date nous paratt antérieure de quelques 
années au commencement du m^ siècle. 

La forme de Tinscription et la disposition des figures dessinées sur 
notre dalle ne sont pas ordinaires. Quelques parties du texte et du 
dessin ont malheureusement disparu par l'effet de l'usure; il manque 
aussi un morceau assez considérable à l'extrémité inférieure. Une main 
' droite gravée sur la bordure indique par son geste qu'il faut lire d'abord 
les. huit vers de dix syllabes qui faisaient le tour de la tombe et qui 
sont maintenant incomplets. Le champ de la dalle présente huit com- 
partiments quadrangulaires contenant, le premier une moralité en huit 
vers, les sept autres autant de quatrains dans lesquels un père, une 
mère et leufs cinq enfants prenaient successivement la parole. Le père 
et la mère ne sont pas nommés. Trois fils, dont les inscriptions res- 
tent à peu près entières, portaient les noms de Jean, de Jacques et 
d'Antoine. Le quatrain de la mère et celui d'un fils, qui paraît avoir 
été homme d'église, sont fort oblitérés; le huitième a disparu en to- 
talité. 

Au sommet de la dalle, le jugement dernier; le Christ assis sur 
l'arc-en-ciel , les mains étendues et ouvertes, un manteau jeté sur les 
épaules, laissant à découvert le torse et les bras; gloire dvale décrite 
par une nuée qui est peuplée de têtes d'anges; à la pointe supérieure 
de l'ovale, une tête ailée, plus grosse que les autres, accostée de deux 
banderoles, l'une effacée, l'autre avec ces noms en gothique $t(t^ 2 
$>$iKttli$^fi dont le second pourrait être celui de la mère de famille. 
A droite du Christ, la Vierge; à la gauche, saint Jean l'évangéliste , 
tous deux à genoux et les mains jointes ; en arrière, deux anges embou- 
chant avec vivacité les formidables trompettes, dont ce seul mot exprime 
l'action âtttjttt(. Au-dessus de chacun des sept quatrains qui servent 
d'épitaphes, un défunt était figuré sortant nu de son tombeau. Le père, 
son fils aine, Jean, le conseiller du roi, Jacques dit le Gros, et Antoine, 
celui que la mort frappa sans daigner s'enquérir de son âge, sont encore 
bien visibles. Les trois autres figures sont plus détériorées. La tombe 
des Gencian offre quelques points de ressemblance avec celle du cha- 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. hkl 

iioine Etienne Yver, mort en 1&67, dont nous avons publié ia gravure 
et la description t. 1, p. 33 et suivantes. 

Le cultivateur de Combeaux qui s est reudu acquéreur du monu* 
ment des Gencian possède une autre épitaphe du xyif siècle, donl l'ori- 
gine n'a pu nous être indiquée; celle-ci ne consiste plus qu'en trois 
lignes tracées en beaux caractères : 

Pavlvs Drevet 

HIC RESVRRECTIO 
NEM EXPECTAt 

Pierre. — Long. i",ao; lai^. o",85. 

Au-dessus, un écusson où nous n'avons pu reconnaître qu'une quin- 
tefeuille posée en chef; casque à visière, tourné à dextre, paré de 
grands lambrequins et cime d'une main qui tient une branche de rosier 
chargée de trois fleurs. 

L'église de Combeaux, dépourvue de tout caractère et de tout inté- 
rêt, ne m'a pas semblé antérieure au xvi^ siècle. 



ft*8 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDGXX. 

COMBE AUX.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GÔME ET SAINT-DAMIE!f. 

1733. 



4* LAN 1733 lAI ETE BENITE PAR M* JEAN 
CANTO CVRE DE CE LIEV ET NOMMEE 
ANTOINE DENISE PAR MESSIRE ANTOINE 
lEAN DOS' DE LA GALEZIERES ECVYER 
ET PAR DAME CLAVDE DENISE FRANÇOISE 
DE PAVLE BERTHELIER EPOVSE DE MESSIRE 
GVILLAVME ANTOINE DOE* SEIGNEVR DE 
COMBEAVLT CONSEILLER AV GRAND CONSEIL 
GAVDIVEAU MA FAIT*. 

Cloche. 



i-t 



L abbéLebeuf (t. XIV, p. ko3 et Uok) 
cite plusieurs personnages du nom de Doë, 
l*un siecrëtaire du roi, les autres conseiDers 
au grand conseil, comme ayant possédé la 



seigneurie de Combeaux, depuis la 6n du 
ivu* siècle. 
* Voy. ci-dessus, n* mocxv. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. &&9 

MDCXXI. — MDCXXII. 

PONTEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DB SAINT-DENIS. 

Vers 1617. 

mas ttiil tt' • X ttij p'Iv^tt^ ^ ett ^tt t^' Ut»Q 
te «««www<^ te ^ te^pwitîStt te ^twt^ ptttutàtn mV 
Uttt^ te jfo * <t_« twK_« Idîi' «ïïxx • ^ ^te 6i>tU qtiil ôttoit 
bri>it te px$kt p f Jtttt a U Jo* fî mS» îiitttr^att wUaiijc te 
tfciplditt tut U« J<nt««<s «pïât Ut^ ti \xts ïvx « UUi 
2 pat&w ra«ï»î U« UnvAx te brô2< t«t<J\»&erî * tm^m^ Ua 
wâijlrg te «ôî îwi 2 «â^txwr (Â Un^ jjjetttttUtittî faire 
iiw f U twe otiJ5 wçmre la ttiôilU^z U 3*|_te la ieWcate 
bitdU eiû a la ft bt9 pum; 2 (iecaiitô tt^Q» îxix la Me 
timi U^a Uni m Uu 2 a ta S U pteatdtne îte^!^ attet 
Us arai(«â bett«~^;ttfet apSqtt^» (acet^^U^'^ Jtt^Ktt^ 2 ft 
îielw JU U iâiiettutt te tabë ^àkm (^ W Jceulx t^sler» 
faite ^e p leS' tttre att ttm vicaire tt^Ue a * ii) « (iemtlmes 
2 « ii) * le(Ô0 2 tme medé baffe te iiieqë 2 a_la fin le r^ôT libéra 
2 le0 «raif^ accattCttunees le^ mefT' jac^ bôbitt fpaffa le ta 
webi ♦ %*. 3*^ ïiaefobre • pmt îiiett pô". — 

Pierre '. — Long. o",8o ; l«rg. o",65. 

' Jean Nervet, confesseur de Louis XI, * Sout hsteeauxde Brie-Comte-Bobert. 

ëvâque de M^re. (Voy. ci-dessas, t HI, ' Dauqui mter i^mtoSeo» $aceriotes , tX 

p. 957.) aatres oraisons d^à mentionnées. 

' Etienne V, de Poueher, cent -sixième * Le i o octobre so trouvait un samedi en 

ëvèque de Paris, de i5o3 ^ iSig. Le texte i5t7, en i5â3, en i53â, etc. Le millésime 

donné par l'abbé Lebeuf s'arrête ici. ( T. XIV, est ici devenu illisible, 

p. ^09.) ' Jadis dans le chœur, aujourd'hui sur le 

' La Saint-Martin d'hiver, 1 1 novembre. mur du bas c6té méridional. 



If. 



57 



i 



A50 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Eglise peu importante; nef sans caractère; chœur et abside, envi- 
ron de la 6n du xui^ siècle , voûtés en pierre et décorés de colonnettes. 
La dédicace ne fut célébrée que tardivement, le â mai 1 5 1 7. Le vicaire 
Jacques Bourdin voulut en supporter la dépense. Les frais d une pareille 
cérémonie devaient s'élever à une somme considérable. 11 fallait rece- 
voir convenablement Tévèque consécrateur et sa suite, décorer Téglise, 
fournir le luminaire 'et pourvoir à une infinité de détails accessoires. 
Le généreux vicaire donna de plus une rente de vingt sous parisis pour 
fondations de prières à réciter sur sa sépulture la veille et le jour de 
l'anniversaire de la dédicace, et d'une messe à dire le lendemain. 

L'inscription est rongée par le salpêtre, surtout à la partie inférieure. 
Au-dessus du texte, le Christ en croix; devant lui, le donateur à genoux, 
en robe et surplis, tenant une banderole où se lisent ces mots : vt ttVOr 

umM\» )i(ta ma ^dt. 

La cloche de l'église date du même siècle que la dédicace, mais à 
quarante ans d'intervalle. Elle porte cette inscription : 

i658. 

ttott» fimtul ÙMUt mi V' I tmt 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



«51 



MDCXXni. 

PONTEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

xfi* siècle. 



«^n*n*p>«to 



(entple ÎSiu^ faituf y^tm Jf ymî^dmpr»m\\vkm 
If mf»y» maturin coM et troîiB'iinms vatcm tmodu^ 
àmvmfocm amt'0 atmrnrsTDunr amour tviim 
}( a^boub par bon lieirid pui^ i(^ a m (alballte 
auant (pie /ïie pallfr k pJ^)Br >)nn cpiartier etllnttiliFpre. 
tenit pour y ^uepo a^am^ ijuTm'Dft par rmommer 
m ce uunwr %e^ng wpa»' iç^ eft lèpre *tm cure 
(Suibi m Wmà U^ ^fr W)S (u:Ùan0 ilalioone 
aceujrqleltouIprtmmpirW teute petpetuelleuieut 
enûprma% maut louk^ Irien alTjpcf en lierfte 
mnb tt k coiuueirf enieiîb^e lirr lonwm onraneilenôn^ 
jgwimneMratfe \jttifce lleftVdare ampbintf 
qui (jMTfuee an^ toimneuim. IffouflwwleslecheaWîttm 
;a nourt foïtf kprapjf cdftle b <num« et abouAi» 
lieer enbns illklrthrael enb lihir enftn raenfion 
fett If Ifftrment V bttel J^vte» alôn intention 
»e pppefufllftnfuf p>liou)» plaift bien'ïienoiemft 

foufif Iç itmz fensf^toBoir fbafum1ie\iou}8W orailcm 
jm (ollrt aa# hrfrirf en mimt^vi pffifeftetneif 

Be ay Inen» alfeîBf la^^ mi Ihp plailè Wïaôiemeirf 
Ualhrane a cette eahie lecolloquer enjarâW)^ 
pour Mnmrli^ehimumt en ce lieu im' cff ^ pliâlme 
atme IHon la Jjiuile (e«iec<cf etfou» célw«ai 
pcute pkeg IHonlagmle 

julionquiparliçDaeftifÉté 
uml^l^ uvanir'iif b oueuèenbde 
%ue» par f^ frejef 



KKamu; 



Pierre.. — Long, i^idslu^. o",83. 

Comparaison de i^Eucbaristie avec la maDDe donDëe aax Israélites dans le désert. 
* En un endroit. — * En deux pièces. 67 . 



â52 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Inscription gravée avec 8oin^ Au-dessus du texte, en relief, le défunt 
curé, Mathurin Collet, agenouillé devant une Notre-Dame de Pitié; 
fronton demi-circulaire, contenant une tète d'ange. Le monument ne 
porte point de date ; nous Tattribuerions volontiers à la première moitié 
du xvi^ siècle. L'abbé Lebeuf a publié cette singulière inscription ; mais 
il n'en a pas reproduit l'orthographe, et son texte présente aussi quel- 
ques légères inexactitudes, cr Tous les curieux qui entrent dans l'église 
ne manquent point, dit-il, de lire cette épitaphe, et plusieurs même 
ont voulu la copier, -n 

^ Bas c6ié méridional, près de la porte de la sacristie. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. &53 

MDCXXIV. 

PONTEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i6dQ. 

Cy deuant dans leceour de ceste présente Eglise' fondée en Ihoneur de dieu & 

de S^ Denis gi^t & reposent les corps de uenerables & discrètes personès M"^ Roger 

thieullin pbre y lequel a este Curé & a demeure & administre les sacremens , & 
ceruice 

en ce dit lieu le temps de XX Vil. ans^ & ce uoiant caduque ia résine* : a M'* Marin 

thieullin son frère, de père et de mère' aussi pTrê lequel a Exerce ioffîce de Curé 
& ont 

ùescu en semblement sans druision le temps' de XXXV. ans ledit M"* Roger estant a 

âge de • LXIl • ans' & ledit M'* Marin âge de LVII - ans' lesdictz pbres Curez 
considerans 

Tage sachant qui! nia rien plus certain que la mort & rien plus. incertain que 

Iheure estans sains desprit & de bonne memore* ont Voulu dispossier par la 

grâce de dieu, du repos de leurs âmes & de leurs amis trespassez : les queb 

pbres ont Donné & deiessé, a loeuure &. fabrique S^ Denis de ponthault : leur 

paroisse. Sauoir est' Huict traués : de maison couuertes en chaume 

des quelles il • i a • deulx trauée manables', planchaiée & deux chambres, au 

deux bouitz & quatre autre trauée ceruiables * à usage de grange' à uec les 

lardins deuans les dictz lieux plantée en arbres fruitiers letout assis au moncel 

iouste. tent le dit lieu d'ung coste &. boult le chemin de ponthault aux mouliin à : 

uan & daultre boult a Noble home Tristan Dereilhac ' : sieur de ponthault' &. 
d'aultre 

coste a Thomas papot' ledit lieu demandant de la Seigneurie de ponthault. Chargé en 

uers ladîi Eglise, de XXVII s. VI Den de rente : En uers le Seigneur du cens que 
ledit lieu 

peult deuoir de VI den, pour trauée sans autres redeuances. 

' Réngné, ^ Un autre Tristan de ReHhac était sei- 

* Sic, gneur de Ponteaux en i5io. (Lebenf, op. 
' Habùabkê. cit. t. XIV, p. /iio.) 

* De service. 



àU INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'Esdictz Pbres donateurs dônet Cède & deiesses ledit lieu' à la charge que les 
Marguiliiers de loeuure et fabrique S^ denîs du7t ponthault pns é. auenir Seront 

tenus a perpétuité faire dire Chanter & célébrer par ie Cure ou son Vicare tous 
les Ven- 
dredis de lan se faire ce peult ou le Samedi en suiuant Vne messe & les Vendrediz 
des quFre * 

temps sera dicte la messe haulte di la messe dicte tous les dictz Vendredis sera dict 
Vng libéra tout 

au lonc àVec de plondis & les oressons Inclina deus qui inter apostoiicos & Fidelion * 

ITem sera porté a loflFrande dêscT quatre haultes Messes par les Marguiliiers Vne 
choppine de uin & 

Vng pain à chaque messe des quatre temps de i*an Sera donné au pErë qui célébrera fa 

messe tous les Vendredy de l'an la soë de VIII. solz. laq"* Messe se Comancera In nôë 
lesu & 

non daûê office Item les Marguiliiers Seront tenus le ie par le Cure ou Commis de 

par luy la prière pour le Repos des âmes des3 donatê & de leurs amis trespassez au 

psne de la grande messe prochialle, Scauoîr est le lour de Pasques, & lundy au^ 
psne 

de la prière de Sera Chante Vng Salot aus3 iours a près Vespre 

de â près Sera chanté Vng Libéra , Sur leurs Fosses & diq)ro&indis & oraisons, que 

dessus &. Sera baille au Cure ou Vicaire Trois Sob qui Seront baillées par les 

Marguiliiers 9 ITem Sera &ict leur prière au prosne le lour de PEntecouste: & 

lundy le leur de FEate Dieu, le lour S^ Denis, le lour de Toussiinct & le lour des 

TRrespasseï:. le lour de Noël, le lonr S^ Anthoinne^. & aux Cinq lestes de Nri 
Dame* 

& sera paie par les3 Marguiliiers au? Cure ou Coumis a chacun dês3 Iours pour 
ie la 

prêii ' à son prosne Vng Solz ITem les? Marguiliiers Seront teoas paier les Cens aux 
Seigneur 

& la rente de l'egUse, A La chirge que les? lieux oe soient Vanduz ni engagez & Sy 
les3 sont 



^ Sic. * Conception, Nativité, Annonciation, 

* Sic, Purification, Assomption. 

* Le 17 janvier. • StV; la prière. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. &65 

données é Rente SeuUement pour shc année, ITem lêsS donateurs Donnent par 
augmentaô 

Deux Arpant de terre labourable Seauoir Vng arpant de ûê assis aux Escerty tên 
dune pt 

à lEhan thomas &. d'ung bout aux VSelIes ^ de ponthault ITem trois qtiers de tTi 
iieuT le gros 

merisié * tin dune pt au chemin de Viileneufue & d'un bout a la tTë de la ferme 
du hault pas' 

ITem Vng quartier & demy près ie Moulin àuant têiï dune pt a la tre de iezigny & 
d*ung bout à la 

terre de L'église , ITem iesH donnateurs Donnent Cent Solz de Rente de la natture 
& Condition 

quelle est Sur les Heritaiges de feu Claude lefebure Scitue Au territoire de 
Champigny, 

ITem lesd dounateurs donnent Au Curé de Iâ3 Eglise Vng demy Arpant de tre assis 
â la hayé 

aux luif* teTî dune pt aû3 luif & d'ung bout au chemin qui ua aux bois, A la ÇHarge 
que le Cure 

Sera tenu Dire & Célébrer Deux Haultes Messes la Sepmainne de deuant la 
Pantecouste a Perpétuité 

Le tout Selon & Au désir que ledict Donateur En a &ict A ladicte Eglise par 
Contract passe pBeuat 

Pierre Trehet* Commis Au tabeliiomî De la uille De la queue LE trentiesme lour 
Doctobre. 1622. 

Priez Diev Povr Evlx*. 

Pierre'. — Long. i^SG^targ. i",oo. 



' Usellesr terrains commonauji à Tueage ^ Un des successeur» de GuiDauine Tre- 

de ^ous. bel. ( Voy. cî-desaus, n"* hdcxxii.) 

* Lieu dit le Grot-Merisier. * Texte rempli de butes de grammaire, 
' Ferme située à Ponteaux, appartenant qui en ont rendu la reproduction difficile; 

jadis à la commanderic de Saint-Jacques du corrections faites après coap; majuscules 

Haut-Pas, à Paris, et plus tord unie à ïé- incertaines, etc. 

vêcbë du même diocèse. ' Bas côte méridional, auprès des deux 

* La Haye aux Jutfo, inscriptions qui précèdent. 



I 



I 



[ 



A56 INSCRIPTIONS DE LA FfiANGE. 

Un petit bas-relief, sculpté à la partie supérieure de la pierre, repré- 
sente les deux frères Thieullin, à genoux, en prières, et entre eux sur 
un piédestal , une Notre-Dame de Pitié . qui nous a semblé une réduc- 
tion de la fameuse Pietà de Michel-Ange, à Saint-Pierre au Vatican. Au 
milieu de la dernière ligne, une tête de mort ailée, parée de bande- 
lettes. 

Les deux frères Roger et Marin Thieullin vécurent dans une touchante 
intimité au presbytère de Ponteaux , pendant trente-cinq années. Roger, 
Tainé, atteint par les infirmités de la vieillesse, se démit de ses fonc- 
tions curiales en faveur de son frère. Ils firent ensemble leur testament, 
le 3o octobre lôsâ , et furent inhumés dans un même tombeau. Leur 
épitaphe ne nous apprend pas la date de leur décès; mais elle abonde 
en détails topographiques, intéressants pour l'histoire de la contrée. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. U51 

BIDCXXV. 

ROISSY-EN-BRIE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DAUXERRE). 

Anne Robinot de sô vivat a dôné par 
testamêt a leglise de royssy en brie 

300. LIVRES PO'. FAIRE LES 2. HAVTELZ 

cy pnt. a la charge de dire tovs les 
Ans le 7^ Ivin vne messe havlte 
A son intention. 

Priez DtEV POVR elle. 1642. 
Marbre noir. — Haut, o'fio; iarg. o",96. 

Eglise très-simple , reconstruite vers le commencement du xvi^ siècle , 
dédiée en i5â3; le saint patron sculpté à la clef de voûte du sanc- 
tuaire. 

Le maître-autel et 1 autel de la Vierge, dont Anne Robinot avait fait 
les frais, ont cédé leur place à deux autels en boiserie moderne d'un 
style vulgaire. L'inscription, gravée en mémoire de la donatrice, est 
encastrée dans le mur de la nef, du côté du nord. 



iT. 58 



&68 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXXVI. 

ROISSY-BN-BRIE. — ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-GERMAIN 

(DADXERRE). 

1775. 

+ LAN 1775 ÏA^ ^TE BENIE PAR M^ LEONARD 

FRANÇOIS SEGUY CURE DE ROISSY NATIF DE 

TULLE* ET NOMMEE FRANÇOISE GENEVIEVE PAR 

m' pierre FRANÇOIS LE NOIR ABBE DE S^ SULPICE 

Dt BOURGES' PRIEUR COMMAND*^' DU PRIEURE 

ROYAL DE VAUX ET DE GOURNAY SUR MARNE* 

CONS*" EN LA GRANDE CHAMBRE DU PARLEMENT 

CHEF DU CONSEIL DE S. A. S. M^" LE DUC DE 

PENTHIEVRE* ET PAR DAME FRANÇOISE GENEVIEVE 

QUENEL FEMME DE M^ lOSEPH ROBERT REY 

SECREf^ DES COMMAND" DE S. A. S. M^ LE DUC DE PENTHIEVRE 

FRANÇOIS ROUSSEAU MARG*^ EN CHARGE EDME 

BREOELOT SECOND MARG*^ 

MAURICE SYLVIN FERMIER SINDIC. 

Cloche. 



* En Limousin, évèchë, chef-lieu du de- Le Ga/bacArwliaitas*arréte avant Tépoqae 

parlement de la Corrèze. de nomination de P. F. Lenoir. 

' {Gallia christia$M, tome II, col. ia6- ' Voy. ci-après n" mdgxci. La seigneurie 

1 3o. ) de Roissy et le droit de nominatimi à la cure 

Abbaye de Bénédictins, dans un des fau- appartenaient au prieur de Gouruay. 
bourgs de la ville de Bourges, fondée au * Louis-Jean-Marie de Bourbon, fils du 

vu* siècle par le roi Clotaire IL II n*en reste comte de Toulouse; né en 1798 , mort en 

que des bâtiments modernes. >793, grand amiral de France. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. 



A59 



MDGXXVII. 

PONTCARRÉ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ROCH. 

1696. 



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12 lours Mort de maladie devant 1 


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*uitB uos jnoa ndip zdu j 



Pierre. 



L'établissement de la cure date du xvi^ siècle, et la reconstruction 
de Téglise à. peu près de 1670. L'édifice est dune dimension médiocre 
et d'une extrême simplicité. Antoinette de Vignols, dame de Ponlcarré, 

58. 




&60 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

apporta la seigneurie en dot à son mari Jean Camus , baron de Bagnols 
en Lyonnais. Un de leurs fils a été le célèbre évèque de Belley, lami 
de saint François de Sales, Un autre, Geoffroi Camus, eut en partage 
la terre de Pontcarré; il fut reçu maître des requêtes en 1673, et de- 
vint plus tard conseiller d'Etats Le fils aîné de celui-ci mourut de ma- 
ladie àTâge de vingt-deux ans, le 8 octobre iBqG, au camp devant la 
Fère^; il avait demandé que ses cendres fussent rapportées à Téglise de 
Pontcarré. La tombe, qui présentait son épitaphe et son effigie en 
armure, a été mutilée et sciée en deux morceaux quon a employés 
à la confection d'un perron au nord de Tég^se. L'inscription n'est plus 
qu'en partie lisible et le texte que nous en publions nous laisse quel- 
ques doutes^. Les Camus demeurèrent longtemps en possession de la 
seigneurie du lieu. Une inscription moderne, posée en 1817, rappelle 
la mémoire de dame Marie-Charlotte-Féiicité-Provence des Gallois de la 
Tour, décédée en 178s, qui avait épousé en 1769 messire Camus de 
Pontcarré de Viarmes , conseiller au parlement de Paris et depuis pre- 
mier président du parlement de Rouen. 

Au milieu du chœur, sous le lutrin, il est resté une grande dalle du 
xiv* siècle, usée à tel point qu'on peut à peine suivre les contours prin- 
cipaux du dessin; effigie d'une femme, en robe et manteau; médaillons 
aux quatre angles, contenant les emblèmes des évangélistes. Du temps 
de l'abbé Lebeuf , cette tombe se voyait à la place qu'elle occupe encore. 

^ Lebeiif, op. eit, t. XIV, p. AaG-ASi. ^ Le Dictiomunre de la nobkue ne bit 

* Ville prise par Henri iV, après un siëge aucune mention du jeune homme inhume à 

long et difficile , en cette même année 1896, Pontcarré. 

au mois de mai. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. à6\ 

MDCXXVin. 

PONTGARRÉ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ROGH. 

Vere 1671. 

L'AN 1661 • LE PAPE Alexandre vli * 
Accorda a perpetvIte Indvlgenc 
plenlere a la confrerie de s^ 
RocH ErIgeé EN Cette Eglise 
QVE Le R • F • Clavde Fovrnet 
ViCAiRE General de L'ordre de la 
Très • S • TrînIte enrIchIt l'an • 1668 • 
D • Vne PretIevse RelIqve Dv Même S'- 
RocH *, Xaqvelle M" HardovIn de 
PerefIxe Archeveqve de Paris * VInt 
LvY Même Recevoir et Exposer A 
La Venerâôn Des FIdeles Îl 
Permît Avssl (Ce qve M^ François de 
Harlay Son Svccessevr* A DepvIs 

RATiFtE) QV'ON CELEBRAST • DESORMAIS 

TovT Les Ans ScavoIr le dimanche 
D'Apres La feste de S • Iean Bapt • 
La Mémoire de Cette BIenhevrevse 

• SvsceptIon • 

Pierre '. — Long. o",6i ; iarg. o",69. 

' Fabio Chigi, aSA" pape, de i655 à ' Le iiA'desprëlatsparisiens, de 166/1 

1667. à 1671. 

* Cette reiiqae avait probabiement la ^ Arcbevâque de Paris, de 1671 k 

même origine que celle qui avait éié domiëe 1 698. 

à régiÎBe de ViÛejuif par les religieux trini- * Sans ornements accessoires; encastrée 

laires de la ville d*Arie8. Voy. ci-dessus, dans un mur du porche. 

t. III, n' MCCL. 




A69 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

La confrérie de Saint-Roch a son banc réservé, en boiserie, près de 
la principale porte de l'église. La relique du saint, renfermée dans une 
châsse toute simple, est posée de manière qu'on puisse passer des- 
sous , suivant l'ancien usage. Elle attire à Pontcarré un grand nombre 
de pèlerins. En temps de choléra, on a vu accourir des paroisses entières, 
venues en procession, leurs curés en tète, d'une distance de plusieurs 
lieues. La fête annuelle de la susception de la relique n'a pas cessé 
d'être célébrée au jour fixé par l'archevêque François de Harlay. J'en 
ai entendu faire l'annonce le dimanche précédent, au prône de la grand'- 
messe, avec chant d'une antienne en l'honneur de saint Roch. 



âNClEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



663 



MDCXXIX. 

PONTGARRÉ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ROGH. 

i683. 



LAN 1683 lAY ESTE BENITE PAR M^ 
lACQVES BOVLAY PRESTRE CVRE DE 
CE LIEV ET NOMMEE ANNE PAR M' 
PIERRE CAMVS DE PONTGARRE' 
PRIEVR DE S^ TROIAN * CON" 
AVMONIER ORDIN" DV ROY ET 
DAME ANNE MARCEL VEVVE l>% 
LOVIS LAISNE VIVANT CH" SEIG" 
DE LA MARGVERIE' CONS*" DV ROY 
EN TOVS SES CONSEILS ET DIRECTION 
DE SES FINANCES 
m' NICOLAS HOVSSAIE MARG. 

Cloche. 



* Fiis de Nicolas 11, seigneur de Pont^ 
carre, sous-doyen du parlement de Paris. Il 
mourut en 168/1. 

* S. Trojan,ëvèque de Saintes au vi' siècle. 
^ Et de la Dourvi&e, successivement 

cfaai^ des intendances de Guyenne , de Lan- 
guedoc , de Normandie et de Bretagne, pre- 
mier pr^ident du pariement de Dijon de 



1 65& à 1 667, puis conseiller d'État et direc- 
teur des finances, mort à Paris en 1680. 
Sa femme , Anne Marcel , qui décéda le 1 8 oc> 
tobre 1683, était fille de Claude Marcel, 
seigneur de Villeneuve, roattre des requêtes, 
d'une famille distinguée de robe. (De la Ches- 
naye-Desbois.) 



&6& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCXXX. — MDGXXXI. 

ÉMERAINVILLE '. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉLOI. 

i636-i6&o. 

PovR LA Charité des Pavv^ de la Froisse 

A'LiNSTANCE* DE MAD^ MARIE LE CAMVS ESPOVZE 

DE M" M*i* Michel Particelle con"?* dv Roy en ses 

CONS" ET CONTROL*'^" GNAL. DE SES FINACES DE FRANCE* 
SEIG^Î d'EmERY CoVRCERAIN Et de la MOYTYÉE DE 

Malnovee* par Indivis, a esté institvé la confrairye 

DE LA charité DE l'AVTHORITÉ DE MoNSEIG" L'ARCHEVESQ, 
DE PARIS, EN l'EGLIZE ET PARROISSE D*EmERY l'AN M. 

vi*^ xxxvi •. av mois de ivin. 

Lad*. Dame a obtenv po" lad'. Confrairye Indvlgences 

plenieres a ppetvité avx Io** de la Trâslatîô. de S^ Eloy • 

DE LÊTRÉE EN LAD'. CÔFRAIRYE A L*HEVRE DE LA MORT EN DISAT 
IeSVS, DE COEVR OV DE BOVCHE' ET AVX PREMIERS DIMANCHES 

DE May, Ivin, Septembre et Novembre, 

Lad'. Dame a doné a lad'. Côfrairye vn Coffre garny de 

mevble po" servir avx malades, avec qvelq^ ornemens 

POVR LEVR BAILLER LES SaCREMENS. 

* L'esdî^ Seig" et Dame D'Emery ont faict Constrvire 

VNE MAISÔ. QV^ ont doné ET AFFECTÉ PO" LOGER DEVX 

FILLES DE LA ChARITÉ Q" ONT ESTABLY DAS EmeRY PO'Î 

ASSISTER ET SERVIR LES MALADES DE LA PATr. AYÂT MEVBLÉ 

ET GARNY LAD*. MAIsâ DE TOVTES CHOSES PO^ L'VSAIGE DESD* FILLES 

Pierre. — Longaearde chaque inflcription , o*,5o; larg. o™6o. 

' On disait aussi Émery. * Jean-François de Gondi oocofMdt alors 

* Sic. le siëge de Paris (1693-1 65&). 

' Michel Particelii continua ses fonctions * Le 3i mai; ffite spéciale et patronale 

de contrôleur général, sous le ministère du d'Émerainville. 

cardinal Mazarin. On a donné à son nom _ ^ Condition ordinaire pour l'application 

dans rinscription une terminaison française. de Tindulgence in ardeuh mortk. 

* Voy. ci-après p. A 70. * Sic, 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 465 



L'an Mil vi^ xl. le xxviu* Novembre Mad^ Marie le 
Camvs Espovze de M' Mes"* Michel Particelle • Con^ dv 



Dv * Roy en ses Con" et Con^" gnal des finaces de Frace 
Seig" D'Emery Covrcerain et de la Moytyé de Malnove par 
Indivis A dôné a L'Eglise de Céans Vn* Relicqve de 
S^ Satvrnin Martyr avec le Soleil dv tressa 
Sacrement d'argêt doré, led*. Relicqve ayant 
esté extraict de la chasse dvd*. ST Satvrnin qvi 
EST das la Chappelle desd'. s* et Dame D'Emery 
en L'Eglise des Minimes de la Place Royalle* par 
Monseig" L'archevesq^ de Paris, ainsy qvil appert 
PAR le Certisficat* dvdict* Relicqve. 
Plvs ladT* Dame a donné Vn Ciboyre avec Vn 
Calice D'argent doré moyens povr servir a la- 
DICTE Eglize. 
Ladicte Eglize ne possed' en tovt qve qvatre 

ARPËS DE TERRE PLVS C. V. SOLZ EN FoNDÂÔNS d'OBIITZ 

d"5t la moityé est po" dire V. Messes Scavoir les 

TERRES DE LA FeRME D'EmERY XLV. SOLZ ET LES DEVX 
MAISÔS PLVS PROCHE DE L'EGLE A MAL DROICTE LE RESTE. 

Eglise misérable, rebâtie au xvii* siècle, dépourvue de toute décora- 
tion d'architecture. Le siège du célébrant, près du maître-autel , du côté 
de l'épître, est un grand fauteuil de velours rouge, sur lequel sont 
écrits ces mots : A Madame Elisabeth de France y ijjg''* 

Les inscriptions qui témoignent des bienfaits de la dame d'Emery 
sont gravées sur deux tables de pierre, fixées au mur du chœur, du 

'"* Sic, par le cardinal Mazarin à Michel Particelli. 

' La maison des Minimes de Paris, près *~*~* Sic. 

de la place Royale. Couvent converti en ca- ' Élisabeth-Philippine-Marie- Hélène de 

serne; le cloître en partie conservé; Téglise France, sœur de Louis XVI, juridiquement 

détruite. On y vénérait dans une chapelle le assassinée comme son frère , le i o mai 1796. 

corps dun saint Saturnin, martyr, donné Le meuble dont il s'agit lui aurait appartenu. 

iT. 59 



&66 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

côté de l'évangile, sans autre ornement quune petite croix tracée au 
sommet de chaque pierre. Une épitaphe était placée entre les inscrip- 
tions commémoratives; il n'en reste qu'un encadrement, du iviif' siècle 
environ, surmonté de deux écussons sculptés et coloriés, qu'on a com- 
plètement mutilés. 

Nous avons déjà dit quel était le but des confréries de charité, et 
quels services ces associations pouvaient rendre aux pauvres malades ^ 
La dame d'Ëmery en favorisa l'établissement dans sa paroisse; elle 
y joignit la fondation plus utile encore de deux sœurs de l'admirable 
communauté nouvellement instituée par saint Vincent de Paul. 11 ne 
fallait rien moins que l'intervention d'une aussi généreuse bienfaitrice 
pour venir en aide au dénûment de cette paroisse déshéritée, dont la 
fabrique ne possédait pour tout bien que quatre arpents de terre et 
cent cinq sous de rente. 

' Voy. t. II, p. 381. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. &67 

MDCXXXII. 

ÉMERAINVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAiNT-ÉLOI. 

1688. 

D. O. M. 

ICY REPOSE MeSSIRE DeNIS LE CAMVS 

Chevalier Seig'î" d*Hemery Covrcerain 
ET Malnove con" dv Roy en ses conV^ 
Président en sa Covr des aydes décé- 
dé LE 9. Janvier 1688. aage de 51 ans 
leqvel par son testament reçev par 
Despriés et son compagnon Notaires 
Av Chastelet de Paris le 29 Décembre 

1687 A FONDÉ VN CHAPPELLAIN POVR 
CELEBRER A PERPETVITÉ VNE MESSE 
BASSE QVI SE DIRA LES PESTES ET DIMAN- 
CHES EN CETTE Eglise et les avtres 

lOVRS DANS LA CHAPPELLE DV CHASTEAV * 

DE CE LIEV LE TOVT AVX CONDITIONS PORTÉES * 

PAR l'Acte dv dernier Janvier 1688 

PASSÉ EN EXECVTION DVDIT TESTAMENT 

Entre M" Antoine Tvrgot* Maistre 
DES req'I" Execvtevr d'Icelvy et M^ 
André le Camvs con" av parlement 
DE Mets Son Frère. 

Priés Dieu Pour Son Atne 
Marbre noir. — Long. i",9o; larg. o",87. 

' Ce château a ét^ entièrement détruit. parlement de Paris en 1670, maître des 

^ Sic, requêtes en 1667, intendant à Limoges en 

^ Seigneur de Saint-Clair, chevalier de 1671. (Delà Chesnaye-Desbois.) 
Malte de minorité en i63i, conseiller au 

59. 



&68 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Au milieu du chœur, sous le lutrin. Au-dessus du texte, un écusson 
sur un cartouche; deux griffons pour supports; couronne de marquis; 
armoiries en partie effacées, d argent au pélican avec sa piété ^ de 
gueules, au chef d'azur chargé dune fleur de lis d'or. 

Denis Le Camus et son frère André moururent tous deux sans al- 
liance, le premier en 1688, le second en 1696. Leur père, Antoine, 
seigneur d'Emery, contrôleur général des finances, mort en 1687, ^^^^ 
fils de Nicolas, secrétaire d'État, conseiller d'État, décédé en 16/18. 
Leur tante, Marie Le Camus, épousa Michel Particelli, surintendant 
des finances. (Voy. le n^ HDCXXxm qui suit.) 

' C*e8t-À'dire se déchirant la poitrine pour nourrir ses petits de son sang. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 469 

MDCXXXm. 

ÉMERAINVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉLOI. 

1669. 

^ 1642 GESTE CLOCHE A ESTE FONDVE BENISTE 

& NOMMEE MARIE LOVISE PAR M** LOVIS PHELIPPEAVX ' 

CON" DV ROY EN SES CONSEILS & SECRETAIRE DES 

COMMANOEMENS DE SA MAIESTE SEIGNEVR DE LA 

WRILLIERE & DAME MARIE LE CAMVS EPOVSE DE 

m"* MICHEL PARTICELLE* CON" DV ROY EN SES CON"" 

INTENDANT DES FINANCES DE FRANCE SEIGNEVR 

ÔE EMERY. 

Cloche. 

* SeigDeui* de la Vrillière et do GhAleau- rut en 1681. Meation de son tombeau, 1. 1, 

neuf-sur-Loire, baron d'Hervy, fils de Ray- p. Ag3. — Louis Phélipeanx avait ëpousë, 

mond Phéiipeaux, secrétaire d'État Louis en i635, Marie Particelli, fille de Michel 

fut conseiller d'État , secrétaire d*État après Particelli, seigneur d'Émery et de Tborey, 

son père , commandeur, prévôt et maître et de Marie Le Camus, 
des cérémonies des ordres du roi; il mou- * Voy. ci-dessus, n* mdgxxx. 



&70 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXXXIV. 
ÉMERAINVILLE. — ANCIENNE ABBATE DE NOTRE-DAME DE HALNOUB'. 



Pierre. — Lcng. a",o5ilar([. i",oo. 

Fondée pour des religieuses de l'ordre de Saint-Beuoît, l'abbaye de 
Notre-Dame de Malnoue existait déjà au commencement du xii' siècle ; 

' Malmue, petit village de le paroisse d'Émera in ville. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. Ml 

on ignore d'ailleurs l'époque précise de son originel L'église et le cloître 
ont été démolis; il ne reste plus qu'un bâtiment d'habitation sans impor- 
tance. Quelques dalles funéraires n'ont échappé à la destruction que 
pour être employées dans la. maison du jardinier^. C'est là que nous 
avons trouvé celles dont le détail va suivre, à moitié cachées par des 
cloisons et par des meubles. 

La tombe d'Antoinette de Balsac est intéressante et bien dessinée. 
La gravure que nous publions en fait suffisamment ressortir le mérite. 
Elle était autrefois placée au milieu du chœur de l'église abbatiale. Le 
texte, inscrit à l'entablement, appartient, sauf une légère modification, 
au livre II des Machabées, chapitre xu, verset 45. «r Proche de ce sé- 
pulchre, nous dit le père du Breul^, contre la muraille est scellée une 
lame de cuivre, contenant ce qui ensuit : 

cr Apostrophe des Religieuses de Malenoë à Madame Antoinette de 
(T Balsac, Laquelle après auoir esté 2&. ans Religieuse à Haulte-bruiereS 
fret ko. ans leur Abbesse, décéda le 22. Septembre i58&. aagee de 
«68 ans *. 

Ta prudence, tes mœurs, ta douceur indicible. 

Nous font te regrettant supplier Tinuincible 

Que celles qui seront establies en ta place 

Te veuillent imiter & ensuiure ta trace 

Pour soigner comme toy, & zeler nostre bien. 

Plus ne chault du commun , chacun cherche le sien *. ri 

Avons-nous besoin de dire que la plaque de métal a disparu? 
Antoinette de Ralsac, fille de Pierre de Ralsac, baron d'Entraigues 
et de Saint- Amand\ et d'Anne Malet de Graville, dame de Montaigu, 

* GalKa christ, t. VII, col. 586 à 896. ^ On comptait donc les années de reli- 

* A TexceptioD cependant de celle qui gion de la dëfante, à partir de sa première 
porte ci-après le n** MDcxxxvn et qui 8*est enfance. 

retrouvée dans un village Toisin. * Chacun cherche son intérêt personnel, 

' Le Théat, des antiq, de Paris, p. 1 aS t sans prendre souci de l'intérit commun. 

et laSa; GaU. christ, t. VII, col. 690. ' Capitaine de Gorbeil et de Fontaine- 

^ Voy. ci-dessus, t. II, p. 168. bleau, lieutenant de roi en Auvergne. 



un INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

fut la première abbesse de Malnoue, de nomination royale ^ elle mérita 
le surnom de belle et bonne, speciosa et bona abbatissa. Dévasté en 1 568 
par les calvinistes, le monastère fut restauré par les soins de Tabbesse 
Antoinette. Les armoiries gravées aux angles de la tombe sont, pour 
le côté paternel, d'azur à trois sautoirs d'argent, au chef d'or chargé 
de trois sautoirs dazur, et, pour le côté maternel, de gueules à trois 
fermaux d'argent. 

' La vingt-septième depuis ia fondatioD. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNÏ. 473 

MDCHXV. 
ÉHEBAINVILLE. — ANCIENNE ABBAÏE DE NOTRE-DAME DE HALNOUE. 

t6io. 



CV CIST ReVEREDE et TRES REGRETTÉE DaME CATHERINE ViVIAN RELlGlIiVSE 

PROFESSE DE l'AbBAYE DE MaVBVISÔ ' PrIEVRE 

DE RoSOY' en mil VI*^ VIII et AbBESSE de ce MONASTERE 

' MauhuittoH, voyei. ci-dessas, 1. Il, temcDt de Seine-el-Manic, «rrondiBoeiiienl 
p. 370. de CoulomiDien). 

' Petite ville da diocèse de Me«u(dépar- 



klli INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

EN Avril vi": xxiv. qvi a establi la clostvre, la comvnavté, et 

DÔNÉ l'habit noir 



' llll^ AN DE SON AAGE ET LUI. DE RELIGION 

Priez Dieu pour le repos 
de son Ame 

Pierre. — Long, a^tao; lai^. i*,o5. 

Catherine Vivian remplaça, comme abbesse de Malnoue, Jeanne de 
Neufville, qui avait elle-même succédé à Antoinette de Balsac. Elle 
avait fait ses vœux à Tabbaye de Maubuisson en 1698. La stricte obser- 
vance de la règle s'était affaiblie à Malnoue, comme dans la plupart 
des anciens monastères; Catherine Vivian introduisit une salutaire 
réforme dans les habitudes des religieuses soumises à son gouverne- 
ment. La clôture tombait en oubli: elle la rendit obligatoire. Les sœurs 
conservaient la disposition de leur avoir personnel : à ce d4sordre 
l'abbesse s'efforça, sans y réussir complètement, de substituer le 
régime absolu de la communauté. Jusqu'alors, les dames de Malnoue 
portaient l'habit blanc, de lin, suivant l'usage des premiers siècles: 
elles adoptèrent désormais des vêtements noirs en laine d'un aspect 
plus sévère. Catherine Vivian mourut le 29 janvier i64o, à l'âge de 
soixante-quatre ans, et fut inhumée dans le lieu ordinaire de la sépul- 
ture des abbesses^. 

Tombe très-endomraagée ; deux colonnes ioniques cannelées , enve- 
loppées de rinceaux à leur partie inférieure; deux pilastres doriques; 
arcade cintrée; au milieu de l'entablement, un écusson à un sautoir, 
entouré de lacs; corniche ornée d'oves et de denlicules; effigie debout 
sur un carrelage; mains jointes; crosse feuillagée sous le bras gauche; 
voile; robe à larges manches. 

• 

* Portion de Tëpilaphe complètement eflacée. — * Consueto loco. {Gall, christ.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. /i75 

MDCXXXVI. 
BMERAINVILLE. - ANCIENNE ABBAVË DE NOTRE-DAME DE MALNOUE. 



Pierre. — Long. a~,4o; \»rg. i",oo. 

Marie-Françoise Rouxel de Médavy, fille de Jacques , comte de Gran- 
cey, maréchal de France-, et de Catherine de Monchy, naquit en 1 63o ; 



â76 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

gouverna Tabbaye de Vignats de i655 à 1673^ et ensuite le prieuré 
royal de la Saussaye près de Paris*. De son temps, les religieuses de 
laSaussaye obtinrent leur translation au village deSaint-Mandé, entre 
Paris et le bois de Vincennes, où elles ne séjournèrent que peu dan- 
nées^. L'abbesse Marie-Françoise passa les derniers temps de sa vie 
dans Tabbaye de Malnoue. Elle avait confié, quatre ans avant sa mort, 
à un économe la gestion temporelle de son prieuré. 

Son effigie la représente avec les insignes de la dignité abbatiale. Les 
armoiries, gravées sur le socle, un peu effacées aujourd'hui, sont bien 
celles des Rouxel de Médavy *. 



* Saiote-Margaerite de Vigoats, abbaye * Lebeuf, op. ct(. t. V, p. 4o; t X, 

de bénédictines, au diocèse de Séez; fondée p. 55 à' 69; GaU. eknsU t VU, col. 635 

vers le xir* siècle. Marie-Françoise en fat la à 660. Voy. aussi ci-dessos, t. III, p. 6o5. 

dix-huitième abbesse; elle avait sept sœurs, ' De 1689 à 1700 environ, 

dont cinq portèrent aussi la crosse abba- * D'or à tms coqs de gueules, 
tiale. {GalL christ, t. XI, col. 7A0 à y&a.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 477 

MDCXXXVII. 
ÉMBRAINVILLR, — ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE MALNOUE. 

17 où. 



Dalle provenant de l'église de Malnoue, retrouvée à Groïssy', rue 
d'Enfer, dans la maison du sieur Etienne Bonenfant, manouvrier. La 

' Voy. ci-dessas, p. &71. 



478 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

pierre est fracturée. Bordure semée de larmes; encadrement orné de rin- 
ceaux et de paimettes, arrondi au sommet, surmonté de deux lampes 
allumées, par allusion peut-être aux vierges sages de TËvangile; au-des- 
sus, sur un cartouche, entre deux palmes, un écusson losange, divisé 
en quatre quartiers dont le blason n est plus visible; couronne de comte , 
cimée d'un enroulement de crosse; effigie en manteau de chœur à larges 
manches, la tète un peu endommagée, les mains jointes; sous le bras 
gauche , la crosse , dont la hampe est entourée d'un cordon en spirale 
et qui se termine en feuillage ; Tépitaphe inscrite aux pieds de la défunte, 
sur un cartouche quadrangulaire. 

Catherine Morant, fille de Thomas Morant, maître des requêtes, fit 
profession de la vie religieuse à Sainte-Marie-du-Trésor, en Norman- 
. die. Vingt-neuvième abbesse de GifS en 1 65 1 , démissionnaire en 1 65û, 
elle se retira d'abord à Port-Royal de Paris, puis à Malnoue, sa der- 
nière résidence jusqu'à sa mort arrivée en 1704. 

' Voy. ci-dessus, t. IIF, p. 61 3-4 1 5. — * Gall. christ t. VU, col. 5g6-6o3. 



INCIEN DOVENNÉ DE LAGNV. 179 

MDCXXXVIII. 
ÉHERAINVILLE. — ANCIENNE ABBAVE DE NOTRE-DAME DE MAI.NOtlE. 

1567. 



€s j!i(t uenttaMt 

it (m UiqlU aiant 

ttU yritutt XI) a»6 terpalta U xmj' w' it Jaimut n' lirai) |iriti îiitu 

po' tott ant 

Pierre. — l-eog. 1 ",00 ; lai^. o",75. 



A80 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



Aux angles de la pierre, les quatre emblèmes des évangélistes avec 
des banderoles; deux pieds-droits, ornés de rinceaux; arcade cintrée^ 
bordée de feuillages et depalmettes; au-dessus, deux génies assis, nus, 
tenant des torcbes; au milieu de chaque pied*droit, un écusson à la 
bande chargée de trois étoiles; effigie en costume religieux, très-simple; 
les mains jointes; sur une banderole, autour de la tête : 



' Job, cap. XIV, V. i&. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



Û81 



MDCXXXIX. 

ÉMERAINVILLE. — ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE MALNOUE. 

i58i. 



u iPQQaa giug aaixjqif 




^ y' îr f f uo pLmp ùr\Yrtu$ q^ fn toufioure 



Pierre. — Long. i",oo; larg. o",69. 



Les termes de Tépitaphe nous autorisent à penser que la sœur Louise 
Hesseiin , cinquième de ce nom ' , zélée à la fois pour l'augmentation du 
spirituel et du temporel, aura exercé quelque fonction importante dans 



' Cinquième religieuse de cette même famiile. 



IV. 



61 



H 



liS'2 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

l'abbaye. La formule finale, Detis reddat eiy rappelle le souhait adressé 
par les quêteurs en échange des aumônes qu'on leur octroie. Dieu 
vous le rende. 

Un encadrement ovale, accompagné de branches d olivier, contient 
le cartouche quadrangulaire, surmonté d'une tète d'ange, où se lit le 
texte de l'apôtre saint Jean* sur la résurrection destnorts et sur le juge- 
ment universel. 



' Evaug. aec, Joann, cap. v, v. «28, 99. Le lapicide a écrit tnonumenio ; le texte sacré dit 
mùnumentis. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



683 



xMDCXL. 

ÉMER AIN VILLE. — ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE MALNOLE 

i583. 







Ci 



>i 



Elle dcccda le X m 1^ Mars. Mil V' 
LXXX III. après auoir veftu Religi 
eufèment en celte mailbn LVl ans.Rfl:r 



Soeur Agnes le clerc ha icy les os 




l^ieiTo. — Long. i^ïiS; larg. o^jto. 

L'ornementation de la tombe de sœur Agnès Le Clère difîère de ce 
que nous avons vu jusqu'à présent. Cette sphère céleste, soutenue par 
une main puissante qui sort d'un nuage, ne serait-elle pas Temblème 
de l'immortalité dont l'espoir pénétrait les os de la défunte, après cin- 
quante-six ans passés dans la pratique des vertus claustrales? De cette 
longue vie de religion, nous ne savons plus rien que l'éloge et les re- 
grets dont une épitaphe nous apporte, au bout de trois siècles, la tou- 
chante expression. Le texte, inscrit sur la banderole développée autour 
de la sphère, Auditui meo dabis gaudium et lœtiliam et exuhabuni ossa hur- 
miliala, forme le verset 9 du psaume l, Miserere nm, Deus. 

' Peut-être d'inmotalilé. 



(ils 



A8A INSCRIPTIONS DE LA FBANCB. 

MDCXLI. 
ÉHERAINVILLE. - ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME DE MALNOUE. 

1608 '. 



Riche ornemeiilation ; bordure semée de Jarines; fronton deiui- 
circulaire, formé de deux enroulements; au milieu, un écusson à trois 

' L'âbbaye ^lait a)ors gonTern^ par JeaDDe de NeufviDe, nommée par le roi nprâs la 
mori d'AntoinoKc de Raisnr, e( qui EJ^gea de i585 ji 1696. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 485 

fasces, entouré de lacs et d'un chapelet d'où pend une petite croix; au- 
dessus, torches et cierges allumés, chandeliers, banderole et autres 
emblèmes oblitérés; d'un côté du fronton, un encensoir; de l'autre, 
un bénitier avec son goupillon. La première partie de l'épitaphe, sur 
un cartouche ovale accosté de rinceaux qui sortent de deux petits vases; 
la seconde, sur un tableau quadrangulaire, accompagné de filets, d'en- 
roulements et d'une tête d'ange. 

La prieure Geneviève Le Rouille mérita la reconnaissance de ses 
sœurs par son empressement à consacrer sa fortune personnelle à la 
décoration de l'église abbatiale. 




A66 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDGXLU. 
ÉMERAINVILLE— ANCIENNE ABBAYE DE NOTBB-DAME DE MALIHOLE. 



CV GIST TRES REGRETEE SŒVR BARBE KOVBMER AAGEE 

DE ■ 3 r ■ AN ■ QV( EN A PASSE 

' ELLE EST DECEIH;E EN LOtUtE DE 

CHANTRE LE 24 I-EVRIHR 1(54'' 

PieiTf. — Long. <j"',-}^; \arg, o^Ji-j. 

Les dimensions de la tombe de sœur Barbe Fournier sont au-dessous 
des pi-oportions ordinaires. Deux pilastres d'ordre dorique; ossements 
el KM es de mort à leurs bases; arcade cintrée, accompagnée de branches 
d'olivier; l'efligie debout sur un socle, connue une statue, mains jointes, 
\()ili>. l'uimue, robe à larges manches; les pieds cacliés sous les plis du 
vtMt>nu>nl. 

' Aniilp Ae la jtierre fracturé. <{uiD , i|iialt-ièine obbesse de iioniinatii»] 

Sous le gouvernement de Renée Heimc- lovalc. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. /i87 

On lit eu caractères cui'sifs, sur le socle de l'edigie : 

Vka Breuis 

Sur l'archivolte de l'arcade : 

Vita Perennis Adest 

C'est la première l'ois que nous avons à relever dans une épitaphe 
de religieuse la mention de l'office de chantre. 




^88 L\SCRlPTI03iS DE LA FRANCE. 

MDCUHL 

EHEBAI5V1LLE. — AXC1E^>E ABBAYE DE 3I0TBE-DAMK I» MAL^OCE. 

169A. 



SOVUENiR ' DE 'SA' FÎDELiTB- A • DIEU 
ET • DE • SA • DEVOTION -A LA • ST* UÏERGE; 
LAQVELLE • LUY • OBTINT • LE • 8 ME • 
lANUlER • 1694 - l'HEUREVX • PASAGE • DE 
CETTE • UlE • MORTELLE • A LA • GLOlRE 
ETERNELLE • A • PRES • L*AUOlR ^ 
COURONNÉE- DE • MERITE - ^4 
ANNÉES • QVELLE • A • UECU' ^ 

SUR • LA • TERRE • 



Madame • marIe • de • la - bavme - de 

MONTREUEL • SON • ABBESSE • LVY • 

A • FAIT . FAIRE • CE • MONUMENT • 

Pierre. — Long. ©",67; lai|^. o",90. 

Moitié inférieure d'une tombe qui a été partagée à peu près par le 
milieu , et qui forme maintenant une partie du dallage de la chambre 
à coucher d'un jardinier. Un simple 61et sert d encadrement au texte. 

L'abbesse qui voulut donner à la défunte un dernier témoignage 
d'affection ne gouvernait pas le monastère de Malnoue. Il s'agit proba- 
blement ici de Marie , vingt-septième abbesse de Sairit-Andoche d'Autun 
morte en 1709, 611e de Ferdinand de la Baume, comte de Montrevel, 
et de Marie Olier de NointeP. 

Autre fragment de la dalle funéraire d'une sœur, exemple de vertu et 
ires-zelee pour le service de Dieu. L'inscription occupait un cartouche 

' GalUa christ, t. IV, col. 685. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 489 

bordé d'oves. Au-dessous, entre deux palmes croisées avec des branches 
d'olivier, un écusson, en forme de losange, parti d'un miroir et de trois 
aiglettes éployées ' . 

Débris de l'épitaphe d'une religieuse, morte à l'âge de quarante-six 
ans; une croix pour armoiries. 

Dans une première tournée, nous avions pris noie de l'épitaphe de 
très dévote et regrettée mère sœur Renée Hue de Coursons dite de Sainte- 
Marie, religieuse professe et prieure, décédée en 1678. On y voyait 
les armoiries de la défunte. Il n'a pas été possible de s'en procurer un 
estampage; la pierre était, en dernier lieu, recouverte par le marche- 
pied de l'autel d'un petit oratoire érigé dans l'ancien parc de l'abbaye. 

' Long. o",5o; larg. o"",86. 



11'. On 



490 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDCXLIV. 

VILLENEUVE-SAINT-DENIS. — ÉGLISE PAROISSIALE 

DE SAINTE-CHRISTINE. 

1559-1757. 

SpERAT IVSTVS IN MORT£ SVA • 

PROVERB • 14 • ^ 

Beat! mortvI Qvf In domIno 

MORtVNTVR • APO •14-' 

Fer HOMlNEM MORS ET PER 
HOMlNÊ RESVRECTiO MORTVORV 
ET SiCVT In ADAM OMNES 
MORtVNTVR iTA ET iN CHRlSTO 
OMNES VlVtFlCABVNTVR • COR •15-* 

DONO ET LARGlTAT F • Ï5 • 
MORFAlT HVlVSCE ECCLESlE 
CVRATl CRVX FiXA ET ERECTA 
FVl • I5J9 • MENSE APRlLÏS • * 

DOMtNE DEVS AVDl NVNC 
ORATiONÊ MORTVORV • BARVC • 3 • * 
LABENS ERECTA FVl IVBENTE 
PASTORE P • P • SELLE PRÎdIE 
PALMARVM- 1757 •• 

Pierre. ^- Haateur de chaque panneau, o'tad ; laideur, 0^,69. 

La seigneurie et le patronage de Villeneuve appartenaient à 1 abbaye 
de Saint-Denis. L'église, reconstruite au xvi* siècle, n'offre rien d'inté- 
ressant, ni dans son architecture, ni dans son ameublement. Une seule 



' V. 3a. 
* V. i3. 

' Ep. I, AdConfùh. c. xv,v. ai et aa. 



* Sic. 

* V. i4. 

* La veille du dimanche des Rameaux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. A91 

tombe moderne se voit vers le milieu de la nef; Tinscription n'en est 
plus lisible. 

Dans le cimetière, une croix monumentale, sculptée en pieiTe, 
s'élève sur plusieurs degrés. Piédestal à panneaux; haute colonne dont 
le socle est accompagné d'un bénitier; partie supérieure de la croix, 
datée de 1697, présentant, d'un côté, le Christ expirant; de l'autre, 
la Vierge. Des textes bibliques sont gravés sur les panneaux du pié- 
destal. On y lit aussi, en latin, que le monument, primitivement érigé 
au mois d'avril tSSg par le curé Jean Morfait, a été restauré par un 
autre curé, P. P. Selle, en 1767. 

La cloche paroissiale date seulement de i852. Les fonctions dont 
elle est chargée se trouvent assez complètement exprimées à la suite de 
son acte de baptême : Deo canta; cîero jubila; mortuos plora; divinis voca^ ; 
ora mane; ora meridie; ora sera; lauda dominum; lœtarefestivis. 

^ Latinité peu correcte. 



69 




&92 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXLV. 
J0SSI6NY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

l«tt mû m', iitf " et xio * og utCmt twftU j^aie 3<b$tt îif 3$ttni(8ttt0 tUmt 

tin* Gl ^mfiiklU Jej^ttttt ^ hxmt k Uvxm UtîpiXk U • ix' • }m 
\m sa}} tt( . itif!* mit • ^wx «et ttwtfè îif Uwci nxmt ' awett 

Pierre. — Long. a",3o; larg. i",ào. 

Eglise reconstruite en grande partie auxvi^ siècle; quelques vestiges 
d'un édifice antérieur, qui datait du wif; une Vierge à Tenfant, sculptée 
en pierre, de la première moitié du xiv*. 

Une grande dalle, jadis placée à l'entrée du chœur, aujourd'hui 
dressée sur une des parois du porche , couvrait la sépulture de damoiselle 
Marie La BoulardeS de son fils Jean, et de sa bru, Jeanne de Broyés. 
Marie La Boularde, femme de noble homme Jean de Jaussignisy écuyer, 
qui fut inhumé à Saint-Saintin deMeaux^ mourut le 7 octobre 1393. 
Jean, le fils, et sa femme, trépassèrent, le premier, le 18 juin 1 &i 1, la 
seconde, le 9 mai i388. Architecture d'un riche dessin; trois arcades 
en ogive trilobée; effigie du défunt en armure, entre celles de sa mère 

' Sic. ^ Ancienne ^lise paroissiale et collé- 

* Sans doute le nom de Boulard, mis giale, située au faubourg de Cornillon, k 

au féminin, suivant un usage qui existe Meaux. Il en reste encore quelques ruines 

encore dans les campagnes. (Voy. ci-^près, qui paraissent avoir appartenu à une cons- 

n*' MMiLXxvii et HDCLXxxii.) traction du xv* siècle. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. &93 

et de sa femme. Au-dessous des trois personnages, dix niches cintrées 
abritant un pareil nombre de très-petites figures d'enfants, qui étaient 

désignés par leurs noms; ceux de Jacques et de Jehanne sont les 

seuls qui se lisent encore. La taille en biseau de la bordure a protégé 
l'inscription; mais Tornementation tout entière et les effigies sont tel- 
lement oblitérées que nous avons dû renoncer à publier cette tombe, 
quel qu'en soit le mérite. 

L'entablement présente trois fois le même sujet, Abraham assis entre 
deux anges, recevant dans son sein une des trois âmes. Les armoiries, 
placées auprès des nobles défunts, sont fort endommagées. On dis- 
tingue sur l'écusson de Marie La Boularde un lambel à trois pendants, 
une bordure composée de deux émaux, et sur celui de Jean de Jossigny 
dix biliettes, posées &, 3, â et i. Les deux femmes sont vêtues de 
longues robes. Jean de Jossigny porte sur son armure une cotte bla- 
sonnée de ses biliettes. Un animal, lion ou chien, est couché sous ses 
pieds. Le costume des enfants reproduit pour les filles celui de leur 
mère. Jacques, peut-être l'aîné de la famille, était déjà en âge de vêtir 
le haubert et d'avoir l'épée au côté. 



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ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. WS 

Dans le chœur S sur une dalle ornée de deux écussons avec cas- 
ques à lambrequins , épitaphe, en français, de nobles personnes Denis 
Du Duit, conseiller secrétaire du Roi, seigneur de Fontenelles-en-Brie, 
mort le 1 décembre 1 890 , et damoiselle Hélène de Breda, sa femme, 
décédée le i5 avril 1601, après un second mariage avec Gallois Le Pi- 
card , écuyer, seigneur de la Grange. L'abbé Lebeuf , dans sa notice sur 
Jossigny, fait mention de Fontenelles comme d'une maison bourgeoise , 
entourée d'eau , située entre le village de Jossigny et celui de Chante- 
loup^ 

Les écussons, partagés chacun en deux divisions, présentent les ar- 
moiries de Denis Du Duit, de Gallois Le Picard et d'Hélène de Breda': 
]'' un lion; s^ un chevron; 3^ d'argent à une fasce de gueules chargée 
d'une étoile d'or, accompagnée en chef d'un papegai de sinople et en 
pointe d'un croissant de sable. . 

La gravure des lettres de l'épitaphe a été grossièrement exécutée. 

^ La pierre, redrëe de sa place primi- ' La famille de Breda ëtait originaire du 

tive, ëtait, en dernier lien, relëguëe sous Brabant; elle possëdait les seigneuries de 

le porche de T^lise. Trossy et de Guisbert. (De la Chesnaye- 

' Op. cit. t XV, p. i5'. Desbois.) 



496 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXLVII. 

JOSSLGNY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

i553. 

T lan mil n lut u fett; fatcf pont letgUCe be mabame Catncte 
getteniefiie ht JanCCtgttii ei feu; notnntee margiunfe par 
tnonrietir Camptoii U Cacalame conlteroolent ht Utcn^tit 
hu tos ^ et tnatgnente hànlht ta femme 

Cloche'. 

Inscription gravée par une main habile, en belle écriture de la der- 
nière période gothique. A la suite, un écusson, d'une élégante forme 
de la Renaissance, pr<fsentant un lion, et surmonté d'un heaume ouvert, 
tourné à dextre; autour de l'écu, en lettres romaines, le nom du par- 
rain : ' 

SANSON SACARLARNE • 

' Contrôleur de rëcurie du roi. — * Diam. i",io. 



ANCIEN DOYENNÉ DE ^AGNY. 



497 



MDCXLVIII. — MDCXLIX. — MDCXLIX"^ 

JOSSIGNY.— CHAPELLE DU CHATEAU. 

1649. 



Cy gist et repose le Corps 
DE Dame Madelaine Ladvocat 
Fille de DfFFVNT Messire Lovis 
I-Advocat con** dv Roy en ses con^ 

D'tSTAT ET PRIVÉ, ET DE DAME MARIE 

dvhamel ses pere et mere, en son 
vivant femme de m".^ hierosme de 
Bragelongne con^ dv Roy en ses 

CON*^* ET doyen des CON^" DE SA 
COVR DES AYDES QVl LA TANT AYMÉ 
QVIL A VOVLV QVE SON CŒVR F VST 
INHVMÉ AVPRES DELLE ET APRES 
AVOIR VESCV AVEC TOVTTES LES 
QVAUTEZ DES PLVS IlLVSTRES DE 
SON TEMPS ET DES PLVS ESTIMEES 
ELLE DECEDA EN SA MAISON A lOSSIGNY 
LE 16! OCTOBRE 1649. 

Priez Dieu pour Leurs Ames. 



— I 



1657'. 
CY GJST LE CŒUR DE MESSIRE HIEROSME 

DE Bragelongne, marquis d'hauthefeuille, 

mT?** des comptes, 

ET conseiller OU CONSEIL PRIVÉ DU Roi ; 
DESCENDANT EN LIGNE DIRECTE DE BRAGELONGNE 
COMMANDANT DES ARMEES DE S^ LOUIS *. 



' Inscription renouvelée. — * Le Dictionnaire de la noblesse ne fait remonter la gënëa 
logie des Bragelongne qu'aux premières années du xv' siècle. (De la Cheanaye-Desbois.) 

63 



if. 




a98 



1NSGRU>TI0NS DE LA FRANCE. 



1734. 



0. 



IM. 



CY GIT LE CORPS DE DAME MARIE-ANNE 

DE BRAGELOGNE». épouse de MESSIRE 
AUGUSTIN LE CONTE, con^ du roy en 

SA COUR DES AIDES, LAQUELLE EST DÉCÉDÉE 

en sa maison de campagne scize en ce 

lieu, le 12 • novembre i734 • agee de 67 • ans • 

Son mari qui l'aimoit tendrement, & m¥ 

CLAUDE - FRANÇOIS LE CONTE ch? 

SEIGÎ DU DEMY MUID, CON? AU PARLEMENT 

SON CHER FILS ONT FAIT POSER CE 

MONUMENT DE LEUR SOUVENIR POUR 

CETTE DEFUNTE PLUS ILLUSTRE 

PAR SES VERTUS QUE PAR SA 

NAISSANCE. 

Pritz Dieu pour U repos 

de Son Ame 



Dame Madeleine Ladvocat, femme de Jérôme de B^agelongDe^ che- 
valier, marquis de Hautefeuilie, conseiller du roi et doyen de la cour 
des aides de Paris, décéda le i 6 octobre 1 669 et fut inhumée à Jossi- 
gny. Elle était fille de messire Louis Ladvocat, conseiller au grand con- 
seil, et de Marie Duhamel. Son épitaphe, primitivement placée dans la 
chapelle de la Vierge, au fond du bas côté méridional de Tég^ise parois- 
siale, a été transférée dans la chapelle du château. La même chapelle 
contient une autre inscription, mais toute moderne, indiquant la sépul- 

'Sic. Marie-Anne ëtait petite-Glie de Jërôme de Bragelongne et fille de François, 
lieutenant des gendarmes de Gaston de France, duc d'Orléans. — ' Voy. deux inscriptions 
de la même famille, 1. 1, p. 985 à 389. 



ANCIEN DOYBNNE DE LAGNY. 



499 



ture du cœur de Jérôme de Bragelongne, qui descendait d'un comman- 
dant des armées de saint Louis , et qui mourut en 1657. 

Une épitaphe accompagnée d'armoiries, posée auprès des deux pre- 
mières ^ est consacrée à dame Marie-Anne de Bragelongne, femoie de 
messire Augustin Le Conte, conseiller à la cour des aides, morte le 
19 novembre 178/1, à l'âge de soixante-sept ans. Leur fils, Claude- 
François Le Conte, seigneur du Demi-Muid, conseiller au parlement 
de Paris, voulut donner à sa mère ce dernier témoignage de piété ^. 

D'après les renseignements que nous fournit l'abbé Lebeuf, le corps 
de Madeleine Ladvocat et le cœur de Jérôme de Bragelongne reposaient 
dans l'église de la paroisse. Leur monument consistait peut-être en 
une dalle, que nous avons vue jadis, sur laquelle étaient dessinés un 
wsarcophage, des tètes d'anges, deux écussons, dont un de forme losan- 
gée, et deux cœurs, incrustés en marbi^e, surmontés d'une même cou- 
ronne. 



* Cette ëpilaphe est gravée sar une plaque 
de marbre de forme ovale. Au-dessus du 
texte, deux écussons, couronne de comte, 
levrettes pour supports : x'^Le Conte, dazor 
au chevron d'or, accompagné de trois fleurs 
de trèfle; q"* Bragelongne, de gueules à la 
fasce d'argent, chargée d'une coquille de 
sable, et accompagnée de trois molettes 
d'éperon d'or. 



' Les trois inscriptions sont gravées sur 
des plaques de marbre noir. Les mesures 
sont : 

Pour la première, hauteur, o",65; lar- 
geur, o",55; 

Pour la deuxième, hauteur, o*,â5; lar- 
geur, QT.k^. 

Pour la troisième, hauteur o"',6/i; lar- 
geur, o", 48. 



63. 



-dU 



i-» 4 - 



- ± 



f ^ 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 501 

MDGU. 

SERRIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MICHEL. 

179a. 

* LAN 1792 4** ANNEE DE LA LIBERTE* 
lAY ETE BENITE PAR M" LOUIS NEE CURE 
lAI ETE NOMMEE AUGUSTINE PAR AUGUSTIN 
ELEONORE LE CONTE DES GRAVIERS ET 
ANGELIQUE AUGUSTINE DE LA CHATAIGNERAYE 
MARAINE 
^ GEORGES BOUTILLIER MAIRE 

THEODORE HARDY LOUIS LAMBERT OFFICIERS 
LOUIS BIGOT PROCUREUR DE LA COMMUNE 
M TROTEZ A VOILLEMIN FONDEURS*. 

Cloche. 

La cloche de Serris, datée de 179^9 fut sans doute fondue avant 
le renversement de rautorité royale dans la journée du 10 aoiit. L'ins- 
cription ne contient encore aucune des formules adoptées avec enthou- 
siasme dans la première ferveur républicaine. 

* L'ère de la liberté datait de 1789. — * Martin Trolez, Alexis Voillemin, voy. ci- 
dessus rinscription de la cloche de Savigny-sor-Orge, d* mccccxxvil 



« I * ■ i^* 



~i 



502 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDCUI. 

CHANTELOUP. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-EUTROPE. 

xiu' siècle. 




R'-pe*^ 




SSlosjwmI^S^ 



Cloche '. 



La paroisse de Ghanteloup n'a pour église qu gn très-petit édifice 
reconstruit dans ia seconde moitié du siècle dernier. Il y reste une 
statue remarquable du saint patron, en pierre coloriée, qui peut dater 
du règne de Louis XIL Le saint est revêtu d'un costume épiscopal ga- 
lonné de fleurs de lis. On a aussi conservé l'ancienne cloche, dont la 
courte inscription a quelque chose de singulièrement noble et fier. Les 
caractères en sont d'un beau style. Lie chevalier Pierre de Ghanteloup , 
qui lui donna son nom, ne figure point au nombre des seigneurs du lieu 
mentionnés dans l'Histoire du diocèse de Paris^. Les règles de la paléo- 
graphie ne permettent pas d'ailleurs de reculer d'un siècle la date de 
la cloche et de l'attribuer à un Pierre de Ghanteloup, chevalier, qui 
possédait en commun avec l'évéque de Paris, en 1 163, un moulin du 
nom de Ghanteraine, situé à Gorbeil'. La cloche de Ghanteloup peut 
appartenir au règne de saint Louis. Elle habite seule, depuis près d'un 
siècle, la partie la plus haute du beffroi. Sa compagne Françoise-Rose- 
Andrée, fondue, une première fois, en i648, et refondue en 1786, 
à Paris, dans les ateliers du sieur Héban, rue des Arcis, près Sainl- 
Merry^, a été convertie en monnaie de billon. 



' Diam. o™,6o. 
* T. XV, p. ai-aS. 



' T. XI, p. 237. 

* Extrait des registres paroissiaux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



503 



MDCUII. 

CHESSY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

1707. 



D. 



O. 



M. 



CY gît le R. p. d. PAUL PEZRON, 
DOCTEUR DE SORBONNE , ANCIEN ABBÉ 



DE LA CHARMOYE', VICAIRE GNAL DE 
L*ETROITTE OBSERVANCE DE L'oRDRE 
DE CISTEAUX, RECOMMANDABLE PAR 
SA PIETE, SON ZELE ET SA REGULARITE 
CELEBRE PAR LES SCAVANTS OUVRAGES 
qu'il a DONNE AU PUBLIC. IL MOURUT 
AU CHÂTEAU DE CHESSY* LE lO. OCTOB*. 
1707'. ÂGÉ DE 66. ANS. 

ANIMA EJUS REQUIESCAT IN PACE. 

CE PRESENT MONUMENT À ÉTÉ 
DRESSE A SA MEMOIRE PAR LES 
SOINS DU R. P. D. JACQUES NOUEL 
SON SUCCESSEUR*. 

Marbre noir. — Loog. i*,oo; iai^. o",85. 



' Abbaye d'hommes, de rélroite obser- 
vance de l'ordre de GIleaux, fondée, en 
1167, près d'Épemay, au diocèse de Châ- 
Ions, par Henri I", comte de Champagne. 
{GalL ckrisU t. IX, col. 970-978.) Paul- 
Yves Pezron en fut le trente et unième abbë. 

* Le château de Chessy, remarquable 
par son architecture et par sa riche décora- 
tion , appartenait alors à Nicolas de Fourcy, 
conseiller d*État; il est démoli depuis long- 
temps. 



' L'abbé Lebeuf, par inadvertance sans 
doute, a transposé les chiffines, en donnant 
la date de 1 706 pour celle de la mort, et le 
nombre 67 pour celui des années. Le GalUa 
christiatui indique aussi le millésime de 
1706 et fait mourir le savant docteur, non 
pas au château de Chessy, mais à Paris, au 
collège des Bernardins. L'épitaphe proteste 
contre ces erreurs. 

* Religieux de Prières, abbé de la Char- 
moye. 




50â INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Eglise de la structure la plus simple, rebâtie de 1738 à 17/1/1*. 
L'épitaphe de D. Paul^ Pezron était placée, dans l'ancienne église, sur 
la paroi du chœur, à main droite; on la voit maintenant un peu en 
avant du chœur, au milieu du sol plâtré de la nef. 

Dom Paul Pezron passait pour un des hommes les plus savants et 
pour un des religieux les plus exemplaires de son temps. D abord 
simple moine à l'abbaye de Notre-Dame de Prières, au diocèse de 
Vannes, puis proviseur du collège des Bernardins, à Paris, et visiteur 
de la réforme de son ordre, il fut nommé abbé de la Charmoye en 
1697; il abdiqua en 1702. Il a laissé de nombreux écrits sur In chro^ 
nologie sacrée et sur les origines des nations celtiques. 

* Lebeuf, op. cit., t. XV, p. 96 et 97. — ' It portait aussi le prénom de Yve9. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



505 



MDCUV. 

GHES8Y. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT*NIGOLAS. 

XVII* siècle. 



L 



Les 

commandementz 
DE DIev, Exod. XX^ 
EsGovTB Israël» 
Ie svis LE SeIgnevr ton DiEv 

QVi T'aT TiRi HORS DE LA TERRE 
D*iCCYPTS DE LA MAIsoN DE 
SERViTVDE, ^ 

TV n'avras poInt d'avtres 

DiEVX DEVANT MOT, TV NE 

TE FERAS Idole taIllee 

NE 5BMBLANCE QVELCONQVE 
DES CHOSES QVi SONT LA 
SVS AV dSL, NE C'ABAS EN LA 
TERRE, NE KL EAVX DESSOVBZ 
LA TERREf TV NE LES 
ADORERAS POiNT, ET NE 
LES SERVIRAS, CAR JE SVis 
LE SBÎGNE^'R TON DÎEV. DiEV 
FORT ET lALOVX, VIslTANT 
LiNiQViTi DES PERES SVR 
LES ENFANS EN LA TROislESME 
ET QVATRiESME GENERATION 
DE CEVLX QVi ME HAIsSENT, 
ET FAISANT mISERIgORDE 
EN MiULE A CBVLX QVi 
M'ATMENT et GARDENT MES 
COMMANDEMENTS «^ 
Tv NE PRENDRAS POINT LE 

NOM Dv Seîgnevr ton DIev 
EN vaIn, Car le SeIgnevr 
NE tiendra point Inocent 

CELVY QVi prendra LE 

NOM DV SeIgnevr son dIev 

EN vaIn. ^ 

Ayes sowenance dv Iovr 

DV repos POVR le SANCriFiER 



Six iovRs TV 
travailleras, et 
feras tovtes tes 
oewres, mais le septîesme 
iovr est le repos dv 
SeIgnevr ton DIev. ^ 
tv ne feras avcvn oevtre 

EN KELLVr. TOT. NE TON FILZ. 
NE TA FÎLLE, ton SERVItEVR, 
NE TA SERVANTE, NE TON 
BESTAIl, ne L'ETRANGER QVÎ 
EST DEDANS TES PORTES, CAR 
EN six ioVRS LE SeIgNEVR fIt 
LE CiEL ET LA TERRE ET LA 
MER ET TOVT CE QVl EST EN 
ICEVX, ET SE REPOSA AV SEPT^ 
IOVR. ET POVRTANT LE SeIgNEVR 
A SENT LE IOVR DV REPOS ET 
LA SANCTlFli. ^ 

Honore ton pere et ta mbre 

AFIN QVE tes IOVRS SOIENT 

prolongez SVR LA TERRE 

LAQVELLE LE SeIgNEVR TON 

DiEV TE DONNERA. ^ 

Tv NOOCiRAS POiNT ^ 

Tv NE FERAS POlNT ADVLTERE. 

Tv NE DESROBERAS POINT. ^ 

Tv NE dIras poInt favlx 

TESMOIgNAGE CONTRE TON 
PROCHAIN. ^ . 

Tv NE CONVOITERAS PoINT LA 
MAIsON de ton PROCHAIN, TV 
NE CONVOITERAS POINT LA 
FEMME DiCELVr, NE SON 

servItevr, ne sa servante, ne 
son boevf, ne son a5ne» ne 

AVCVNE CHOSE QVl SoIt A LVT ' 



* Il existe aux deux dernières lignes une 
morceau de même marbre provenant d'une 



IT. 



fracture qu'on a réparée au moyen d'un petit 
inscription de fondation. 

6& 



k_ 



506 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Deux tables de marbre \ arrondies au sommet, comme celles qu'on 
met dans les mains de Moise. Un filet encadre le texte. Ces tables se 
trouvaient comprises, il n'y a pas longtemps, dans le carrelage du 
chœur. On ne pouvait entrer dans celte partie de l'église sans fouler 
aux pieds les commandements divins. Une place plus décente leur a 
été assignée sur une des parois de la nef, auprès des fonts baptismaux. 
Nous serions disposé à soupçonner les tables de Ghessy d'origine hugue- 
note. Le style de la rédaction est ancien, et chacun sait que le Déca- 
logue fait ordinairement partie du sévère ameublement des temples 
calvinistes. 

^ Hauteur de chaque table, i",65; largeur, o*,5b. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 507 

MDCLV. 
MONTÉVRIN*. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

€s gtCt neneraHe et hCctete ftxtmt meCere^ tntcl^el parent pteCtre Jabts 
ntcatre U cl^eans ' 



... mil n^ et xiu) le xti)' be Cêfàts 

Pierre. — Long, i^^ôô; lai^. i*,oo. 



Des retouches maladroites ont modifié le caractère de la petite 
église de Montévrin ; il y reste cependant quelques arceaux et piliers 
du milieu du xi^ siècle, un clocher du xu^, un chœur du luf. Les cha- 
piteaux de la travée qui passe sous le clocher sont d'un heau style ; 
ils présentent des rinceaux, dés animaux fant^istiques et des figures 
. humaines, entre autres des personnages en prières au tombeau de 
saint Rémi. 

La tombe du vicaire Michel Parent se trouve au seuil du chœur. Le 
défunt, debout sur un carrelage, a le visage imberbe, les mains jointes; 
il est vêtu d'une aube et d'une chasuble galonnée de feuillages. Un 
arceau en ogive à trois lobes et deux pieds-droits ornés de clochetons 
encadrent l'efSgie. 

* Voy. ci-après, n" mdclx. — * Sic. — ^ Prononciation picarde. 



6/i. 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MDCLVI. 
MONTÉVRIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAIHT-REHI. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY: 



509 



tf S 0^ i^oMe ba' O^alfamt 4iitte ^ ng ' m ton )nmnt îmmt be 

fiûhU Ifimt nuCgre 

be baiilx KAfiune freCparCft le )nu'. Jo^ )>e /ettner* lan mil V xxy ^e; 
)>tni po*" G ame 

Pierre*. — Long. i",95; larg. i",o5. 



Tombe élégamment dessinée. Arceau surbaissé, trilobé; sur chaque 
pied-droit, trois figures de religieux encapuchonnés; dans Tarcature de 
Tentablement, le patriarche Abraham qui reçoit Tâme dans son giron, 
et deux anges qui portent des chandeliers; aux deux angles supérieurs 
de la dalle, Taigle de saint Jean et l'ange de saint Mathieu. Les em- 
blèmes de saint Marc et de saint Luc, qui ornaient les deux autres 
angles de la pierre, sont complètement oblitérés. L'effigie en riche 
costume; surcot à jupe armoriée, partie de trois aigles éployées et 
d'une croix ancrée; sur les épaules, un corset orné par devant d'une 
bande d'orfrois; corsage à manches serrées; collier bordé de perles, 
ceinture de même; pour coiffure, deux tresses tombant sur les côtés 
du visage, et, ce qui est rare, une couronne rehaussée de pierreries 
et de perles. Deux chiens sont placés sous les pieds. Au milieu de 
chaque pied-droit, un écusson reproduit les deux blasons que nous 
avons indiqués sur la jupe. 

A côté de la tombe que nous venons de décrire,* on en voit une 
autres sur laquelle on ne découvre plus aucune trace d'effigie ni 



^ Nom efface; Dangny, d'après Gai- 
gnières {Nouv. coU. t. XV, Brie). Le copiste 
a-t-il bien lu? Il nous a semblé qu'on pou- 
vait aussi bien lire Decrauy. 

* Louis de Vion, chevalier, seigneur de 
Vaux et autres lieux, capitaine d*nne com- 
pagnie d'arbalétriers, fait chevalier par le 
roi Charles VIII, à la prise de Térouanne; 
il commandait mille hommes de pied à la 



bataille de Fomoue ; sa mort arriva en 1 5 1 o. 
Le Dictionnaire de la noblesse ne fait men- 
tion que de son mariage avec Marie de Mar- 
coussis, décédée en i5o3. (De la Chesnaye- 
Desbois.) Avait-il contracté une seconde 
union? 

' Dallage du chœur. 

* Longueur, i",go; largeur, o",8o. La 
pierre se rétrécit vers les pieds. 



510 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

d ornementation ; l'épitaphe gravée en bordure n'existe plus qu'en 
partie : 



feme * U * tthncl * Clanbe • be 



meanx * ercnger « Âetgnetit * 

be bons ^ * ^ * nnlmn ^ * fille • U • fittiîîê ^ )>e 



Gaignières ' trouva cette dalle dans la nef, à main gauche , près 
du mur. L'effigie était dessinée sous une arcade supportée par deux co- 
lonnes doriques cannelées. La défunte, nommée Nicolle de Boubers, 
avait pour père et mère Guillaume de Boubers et Françoise de Vau- 
celles. Sa mort arriva le i/i novembre i56i. 



^ Douy-la-Ramëe, village du départe^ 
ment de Seine-et-Marne, arrondissement de 
Meaux. 

' Le Multien, subdivision territoriale de 
la Brie, entre Grëpy (Oise) et Grécy (Seme- 
et-Mame). 



* Nitu». cott» t. XV, comme ci-dessns. 
Nous devons avertir le lecteur que les des- 
sinateurs de Gaignières ne s'attachaient pas 
à reproduire exactement les inscriptions et 
que leurs textes ne nous inspirent qa'one 
médiocre confiance. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 511 



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MONTÉVRIMI -^ éeUSB^AROISSULË DE SAifiTrJlBièl: .' 

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(61; attitrés geib tt cl^arilâlblé ^^;^^^ ' ' .' ' 

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Pierre! -^ Lofg* ^r»®? vM^- >**^ôa \, 






v: 



Les inscription? françaises veràifiéea sont màmsTaresulah^ doyeiiné 
de Lagny que dain* ceiix:dont hàus javcJiià j%qu'îoi:pubHé' les.moou- 
ments. On les rencontre, plus nombreuses encore à mesui^e- qu'on 
remonte au nord-estdePiaris, vers. ia Picardie et. vers l'Artois. La plu- 
part des églises dû diocèse d'Amiens en ^fournissaient autrefois des 
exemples, et parfois il s'en trouvait de très^singulières , qu'il faiit aWer 
chercher maintenant dàhsr lés anciens reoueals-'d'épitàphes. . 

L'inscription funéraité de Jeannette Le Rn'ne nous esè.arwvéfe que 
bien incomplète. Dès douze Hgpes dpntCellè se^ cornpp^ 






' L*abbë Lebeuf indioQe aîiisi ce moDÛ-' ' ^ Les.deox deniers mots mt dôur 
meai :T<nnbefn-t effacée de Jeanne Doeherù^ *teux< * " ' * - . 

wrpkeUne{t XV, p. 33), . , / ;_ . * Dallage. du cbœiir:' '\ 



. » 



5i2 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

aujourd'hui plus de la moitié. La date a disparu; mais le style du 
dessin indique suffisamment une époque un peu plus récente que celle 
de la tombe n^ mdglvi. L'ornementation est d'ailleurs à peu près la 
même. Aux angles, les emblèmes des Ëvangélistes ; aux pieds-droits, 
six figurines de prêtres et de clercs; à l'entablement, Abraham accom- 
pagné de deux anges; au milieu de la bordure, sur les deux grands 
côtés, un écusson losange dont les armoiries se sont oblitérées; arcade 
cintrée. L'effigie a la tête appuyée sur un coussin richement brodé; 
double robe, la première à manchettes serrées, ornée de crevés et de 
rubans, la seconde à manches larges et bouffantes; petite coiffure à 
l'italienne; à la ceinture, une très-longue chaîne; autour du cou, une 
autre chaîne terminée par un bijou en forme de losange. 

Un croquis de la tombe de Jeannette Le Fin se trouve dans les por- 
tefeuilles de Gaignières (Ile-de-France, anc. coll.). Nous n'avons pu 
tirer aucun parti de la copie de l'inscription, tant elle nous a paru dé- 
fectueuse. La date du décès, indiquée au i^ janvier i35&, est égale- 
ment erronée; il aurait fallu lire i55& (i555, n. s.). 



i 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 513 

MDCLVni. 

MONTÉVRIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

1718. 

# 

Cy GIST F. PASCHAL 

Meffrey religieux 
de la charité de 
paris ordre de saint 
jean de dieu inhumé 
sous cette tombe 

LE p'i AOUST 1718- 

Requiescat in pace • 
Pierre '. 

Après avoir longtemps porté les armes, saint Jean-de-Dieu, né en 
Portugal, se voua au service des malades; il mourut en i55o. Ses 
disciples formèrent une congrégation hospitalière, que le pape Paul V 
érigea en ordre religieux. La reine Marie de Médicis les appela en 
France, et, sous le titre de Frères de la Charité, ils s'établirent, en 
1607, à Paris, dans le lieu où existe encore Thôpital du même nom, 
rue Jacob, au faubourg Saint-Germain. Frère Paschal Mefi'rey appar- 
tenait à cette maison. La mort le surprit à Montévrin, dans le cours de 
quelque tournée entreprise pour les affaires de son ordre. 

' Dalle de petites dimensions, au «eail de la chapelle de la Vierge, dernière Irnvée du 
bas côté septentrional. 



If. * 65 



51Â INSGRIPTIOiNS DE LA FRANGB. 

MDCLIX. 

M0>TéVR1N. — I^GLISE PAROISSIALE DE SAINT-RBMI. 

1690. 

t LAN DE GRACE MIL VI C XX 
REMYE SVIS nomme' PAR 
TOVS LES H ABIT ANS DE 
MONTEVRIN DV TEMPS DE 
F M HARDOVIN CVRE DV LIEV 
P FATRAS MARG" 

Cloche. 

Fiers d'avoir fait à eux seuls les frais de leur cloche, les habitants 
de Montévrin se sont tous réunis pour lui servir de parrain et pour lui 
donner le glorieux nom du patron de la paroisse. Rien de plus suave, 
de plus charmant que la légende de ce ^aint, rempli de mansuétude 
et de chanté, qui baptisa la France en la personne de Glovis. 



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ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 515 

MDCLX. 
LAGNY». - ANCIENNE EGLISE ABBATIALE DE SAÎNT-PfERBE». 

. : •• . ' . . . • • / 

QVI PERTRANSITIS • SI REM PENSARE UELITIS • 

HIC FACIENDO MOBAS • NON INCVSABITIS HORAS * 

PRVDENS PACmCUS -'QVI PRESBITER • VND^ PVDICUS • 

QVI NUDO VÉSTIS • QVt CONSOLATÎO • MESTIS • 

QUI RISVS FLENTI • FUIT Et ClBVS ESURIENTÏ » 

HIC SITVS EVRINUS < SERVIT MUNQI PEREGRINV.S • 

NVNC INTER CIUES * CELORVM tJIVERE DIUES • 

TERMINVS EST ISTI -5? ACTOR* QUE POSVISTI • 

. , ' • , ». 

QVE SI NITATUR • NON. EST. Qyi TRANSGREDIATUR 



< 



PieiTp. ~. Haul. ©"'jô » i feirjp i",ra. 



»' • i 



Les auteurs du Voyage littéraires D.Marlenne e^t D.DaraBd,Tecttetl«* 
lirent, dans Téglise abbatiale de Xagny, Tépitaphe d'un saint prêtre à 
qui on donne, disent-ils, la qualité de conite/Evrîhj et ^uL mourut en 
1077. Cette préeieuse inscription s'était retrouvée en 1 661, confondue 
avec d'autres pierres dans le daUage de la nef. L'àhbé Lebeuf na pas 
eu sous les yeux le texte original; ii l'a reproduit d^aprèd les Béné* 
dictins, et la copie qu'en avaient faite les savants retigîéux - n!est pas 
exempte d'inexactitudes. L'empreinte, prise par notre collaborateur, ne 
nous laisse aucune incertitude sur les neuf premiers vers de l'inscription. 

* Voyage Utténdre, de D. Harteone et D. * ^ Q y a ici mv h pierre un petit u; c est 
Daraiid,a*partie.p. 7oet7i.6a/(îacArif^* ' prebabJement une etreor 4u Je{ncide. 

t. VII, col. 690-607. Lebeof, op. eiL t. XV, * Les Bënédi^ns sati- la aUer^ ce ^ai 

p. SA, 35, 4o à 76. Guyon dcSardière, D*oflKrait| il me semUevaacna «eo's. Le 

Reateil iimcripu tnanuêcr. Bibliothèque de mot «clar ne me parait d'ailleurs fag dou-* 

r Arsenal , h Paris. leux; on aunait un. sens biea pins 

^ Aujourd'hui paroissiale. sant si FoiÉ poofaiilir6 avctar, 

65. 



516 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

La pierre a été par malheur rognée un peu au-dessous, et nous ne 
distinguons plus que les sommités de quelques caractères de ce qui 
suivait. Le texte se termine ainsi dans le Voyage littéraire : 

HVNC * IULII FLENDAS QUINTO SEXTOQVE KaLENDAS • 
ANNO AB INCARNATIONE DOMINI MCXXVIl* 

Ces deux dernières lignes n en devaient former qu une seule sur le 
monument, ce quon peut facilement admettre au moyen d abréviations 
et d'enclaves. La date finale nous semble encore appréciable, quelque 
mutilée' qu elle soit. Nous croyons pouvoir lire à peu près : 

...s ANNO AB INCARNATIO. . D. MLXXVII. 

Cette lecture aurait le mérite de reconstituer le millésime de 1077, 
époque non contestée de la mort d'Évrin, tandis qu'autrement il 
faudrait supposer, avec Tabbé Lebeuf, que la date de 1137, gi*^^^ 
sur la pierre, serait celle de la pose de Tinscription , un demi-siècle 
plus tard , ce qui nous semble peu probable. 

Labbé Lebeuf^ pense, avec toute apparence de raison, que le lieu 
de Montévrin^ devait son nom [Mans Evrini) au prè4re Evrin, qui en 
fut seigneur et qui en aurait donné la terre à Tabbaye de Lagny. L'an- 
niversaire de ce bienfaiteur fut jadis célébré avec solennité par les 
religieux. Du temps de l'abbé Âmoul, au xii^ siècle, on faisait, à cette 
occasion, une distribution de trois muids de vin. En 1686, les restes 
d'Evrin furent placés auprès de ceux d'Herbert, comte de Champagne 
et de Brie, dans le sanctuaire de l'église abbatiale. 

' Quelle signification donner au mot /u;iM;f droit qui subsiste, Tindication d'un chiiEne 

Je le remplacerais par le mot wh : Terminvs de centaine. 

est isti svb qvinio sextoqv€ kalendas ' Cette mutilation si regrettable n*a é\é 

^lemia^yv/» (ce qui correspond au ai juin). commise qu'en 186s. Des ouvriers, alors 

' A la place de la seconde lettre nu- occupés au reoMuiiement du dallage, sup- 

méraie C, on voit la partie supérieure primèrent un cAté de ia pierre afin de ia 

d'un L. Quel que soit mon respect pour les rendre plus égale, 

opinions des Bénédictins, il ne m'est pas * T. XV, p. 3k et 35. 

possible de reconnattre, dans le jambage * V. ci-dessus, p. Soy. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 517 

L'épitaphe d'Ëvrin ne présente aucune ornementation. On croirait 
assister, en l'examinant, à la substitution progressive de la capitale 
gothique à l'alphabet romain. La plupart des lettres dont elle se com- 
pose sont encore romaines; mais, à côté de la forme antique, le même 
caractère s'y répète en style nouveau. Les lettres C. E, E. 6, D. T>, 
H. CD, V. U, y sont employées simultanément. Les lettres 6*. !>. sont 
gothiques. On y rencontre aussi l'enclave et la ligature d'usage carlo- 
vingien. Une gravure hors texte la reproduit scrupuleusement; nous 
n'en avons donné ci-dessus qu'une copie courante. 

L'Almanach historique de Seine-et-Marne ^ nous a devancé dans la 
publication de l'épitaphe du prêtre Evrin; mais il en devait la com- 
munication au dessinateur de notre Recueil, M. Fichot, à qui revient 
réellement l'honneur de l'avoir découverte, au pied du second pilier 
de l'église, à main gauche. Le maire et le curé de Lagny se montrèrent 
alors disposés à donner à ce monument une place plus décente; nous 
avons lieu de craindre qu'on ne s'en soit plus occupé. 

L'abbaye de Lagny, de l'ordre de Saint-Benoît, fut fondée, en 6&5, 
par saint Fursy, sur un terrain donné par Erchinoald, maire du pa- 
lais du roi Glovis H. L'église, reconstruite une dernière fois vers le 
milieu du xni^ siècle, n'a jamais été terminée. Le chœur et l'abside, 
avec leurs collatéraux et leurs chapelles, n'en forment pas moins un 
grand et bel édiBce, suffisant pour la population de la ville. Le dal- 
lage à nouveau du chœur a fait disparaître les dalles funéraires des 
abbés, ainsi que les monuments des deux bienfaiteurs insignes , les 
comtes de Champagne Herbert et Thibauld le Grand. Les tombes 
conservées n'appartiennent qu'à des personnages d'un rang moins 
illustre. Les bâtiments claustraux, en briques et en pierres, datent seu- 
lement du xvn^ siècle; ils servent d'habitations et d'ateliers. La ville 
renfermait jadis plusieurs autres églises ; il en reste à peine quelques 
vestiges. La nef de celle de Saint-Fursy a été transformée en écurie. 

' Abnanaeh htst. iopog. et statist. du département de Seine-et-Marne et du diocèse de Meaux 
pour i865, p. i5i. 



518 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDGLXI. 

LA6NT. — ANCIENNE ÉGLISE ABBATIALE DE 8AINT-PIBRBE. 

t983-i3i9. 

• iQi eisc DefitoizeLLeR • 0>hr 

iGR • DoiRffRvie • aui • ec • vReoPHceeR • hr • LenoeiiHiR • 

X»S% • • • • • 

on • ROCRen • senenv 

lUX • m • GB II GO • GB • IIII^'' « m • OV • ffiOVeS • D6R • ffiHRS • 

PRIS? . POVR • UBBsae • De • LI 

Pierre *. — Long. 3",oo; lûi^g. i",o8. 

L orthographe de rinscription est bizarre. Nous n'avons pas ren- 
contré d'autre exemple, dans le diocèse de Paris, de ces terminaisons 
réitérées, demaizeUeny marient trepaeeen, notren. Les caractères sont de* 
venus frustes et un peu difficiles à déchiffrer. Le dessin, au contraire, 
vigoureusement tracé, demeure intact. La dalle se rétrécit vers les 
pieds. Grand arceau en ogive, à trois lobes; deux colonnes avec cha- 
piteaux dont le feuillage se courbe en crochet; pignon bordé de cros- 
settes, surmonté dun fleuron et accosté de deux anges thuriféraires 
qui sortent chacun d'un nuage à mi-corps; effigie bien drapée, mains 
jointes, les pieds posés sur un chien; voile tombant sur les épaules; 
longue robe, qui ne laisse à découvert que les extrémités des chaus- 
sures. Si la défunte, que nous nommerons Marie d'Oigny, e&t con- 
tracté mariage, son épitaphe n'aurait pas omis de nous Taj^rendre. 

Autre dalle', un peu moins ancienne que celle qui précède, mais 
fort oblitérée. Arcade trilobée, colonnettes, pignon, anges qui encen- 
sent. Personnage vêtu du haubert de mailles, avec une longue cotte 
sans manches par-dessus; traces de l'écu et de l'épée; visage imberbe; 
cheveux longs enroulés sur les côtés de la face; un lion sous les pieds. 

' ^Annonciation , a 5 mars. ^ Dans le bas côte septentrional. Lon* 

' Dans la première chapelle, au nord. gueur, â*,5o; largeur, i^faa. 



ANCIEN DOYBNNÉ DB LA6NY. 519 

L'inscriplioQ , en capitale gothique, n est plus lisible que pour la moitié 
environ des mots qui la composaient ^ : 

I>ia • IHGGC • nOBl 

us • VIR • DUS • BOCI>IRVS • QHS LI • 



OBUB • Die • meRGVRI 



Le dessinateur de Gaignières donne une copie complète de Tinscrip- 
tion ^ en ces termes : 

HI(#IACET NOBILIS VIR DOMINVS 

BOTHINVS CASINELLI . MILES DOmT REGIS FRANCORVM : OrTvDVS : DE 
LVCCA : DNS 

CAST' cal' ABAMCABVT : OBIIT • 

DIE MERCV : FESTO B' LVCE EVANS AN^ DNI M** CCC° XU :' EIVS ÂïA REQ : 
IN PAGE AMEN 

La lecture de Gaignières ne nous inspire pas une entière confiance. 
Sa copie ne correspond, ni pour les abréviatîom, ni pour la disposition , 
à ce qui reste visible sur la pierre. Le nom de la seigneurie est évidem** 
ment défiguré. On peut croire cependant que le défunt était originaire 
de Lucques, qu il vint en France chercher fortune comme tant d'autres 
Italiens, qu il était chevalier, et qu'il enlra au service du roi Philippe 
le fiel ^. Son éeuason était de vair k une bande transversale. 

' Dans M notice flor Lagny, Pabbé Lebenf ^ Le ift octobre, jour de la Cite de 

ne fait aucone meotkm dea inscriptiona d- saint Loc, était en eflèi an mercredi en 

dessus, ni de celles qui vont suivre. f 3i a. 

' Voir, à la Bibliothèque nationale, Por- * Voy. ci-dessus n* mcocilix et t. III, 

tefentlies de Gai^îères, nonveHe coltection, n* hcxxuv. 



520 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE; 

MDCLXII. 

LA6NY. - ANCIENNE ÉGLISE ABBATIALE DE SAINT-PIEBRE. 

i3i6. 



esovicR • avi • crgsphssh • lhr • oe • eimae • nosmie • 

SGffnovR • m • 

m c • 7 XVI • Le • sepciesme • iovr • oe • iv 

ne • PRies • povr • LHme • oe • lvi • a • ii>v grisc • cor • sh • 
fluseRiGORDG • Li • PHRDOinc • ses . 

• PGai>ie • 

Pierre *. — Long. a",6o; larg. i",3o. 

Inscription soigneusement gravée en beaux caractères. L'encadre- 
ment ne diffère de celui des dalles précédentes que par un peu 
plus de richesse dans les détails. Ogive à trois lobes; colonnettes à 
chapiteaux feuillages; pignon à tympan découpé; clochetons; cros- 
settes, fleuron; anges thuriféraires; tout le fond de la dalle semé de 
quintefeuilies. L'effigie est celle d'un jeune homme imberbe, mains 
jointes, vêtu d'une cotte à chaperon abaissé, les pieds posés sur deux 
chiens. 

On ne peut plus apprécier les armoiries, qui furent gravées sur 
un écusson, de chaque côté du corps. La demande de prières pour le 
défunt se distingue de la formule vulgairement employée. 

Dans la première chapelle au nord, dalle, en partie brisée, de même 
style que celle du jeune écuyer *. Celle-ci présente l'effigie d'un mar- 
chand de Ferrières, bourg voisin de Lagny. Les deux dalles offrent 
dans l'ornementation et même dans le costume tant de points de res- 
semblance, qu'on serait tenté de les croire œuvres du même dessi- 
nateur. Le marchand avait aussi un écusson de chaque côté de son 

' Bas c4të aeptentriooaL — * LoDgaeur^ a^âS; largeur, i",i6. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 521 

effigie; nous avons cru y reconnaître trois fasces danchées. De l'épi- 
taphe en bordure, nous n'avons lu à grand'peine que ces mots : 



LLHvme • De • PHReiRe • mnRa^nimB • oe • blgi^g • 

avi*7Resp 

Le- VI 



jv. 66 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCLXIIl. — HDOXIV. 
UGNT. - ANCIENNE ÉGLISE ARBATIALE DE SAINT-PIBRRE. 

iiv* «ède. 



im ■ eiss ■ son 

Rion • iHDis • FiLLe . ROBens ■ De • ci|HRni - avi - srssphss . 



■ HPRes • LH ■ s. : mflRsin • an • asïe ' • pris; ■ Diev ■ 

POVR- 

son • mue 

Pieire'. — Long, l'.go; iuf. o",78. 
' La Saint-Martin d'tfl^, A juillel. — ' Dans la première chapelle, au nonl 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNT. 533 

01 • Gis's • DHmoiseLLe • 

iHDis • Feme • ne • r • d.* ai>. . . . * • avi • 

CReSPHSH..... 

LH • PCSBG' • PRie5 • POUR • LI • a • DIGX • 

HIC • son • HffiO 

Pierre*. — Long, a", «5; brg. i*,oo. 

Les deux dalles appartiennent à la première moitié du xiv*" siècle. 
Toutes deux sont brisées à leur extrémité inférieure. Même ajustement 
pour chacune : arcade en ogive à trois lobes; pignon fleuronné; deux 
anges avec leurs encensoirs; pieds-droits ornés de figurines. 

.Marion est une gracieuse jeune fille, coiffée d'un petit voile, vêtue 
d'une robe de dessous à manches serrées et d'une robe de dessus à 
manches plus courtes et plus larges. De chaque c6té de la tête, un 
écusson biasonné d'un lion. 

L'effigie de la seconde dalle, aujourd'hui très-effacée, avait la tête 
et les mains rapportées en marbre; voile, robe, manteau; deux écus- 
sons dont les armoiries ne sont plus visibles. 

D'autres fragments de la même époque sont disséminés dans le dal- 
lage. Le plus considérable , dépourvu d'inscription , présente un pignon 
richement orné , un écusson à un sautoir, et la moitié environ de l'ef*- 
figie d'un jeune homme. 

' Le nom effacé pourrait être, comme ci- * La SainiJean-Baptiste, ai jaio. 

dessus : Robert de Chami, Les deux daJies ' Cette dalle, comme la prëoédodte, se 

seraienVelleB de la mère et de la fiHe î trouve dans la première chapdle, au nord. 



66 



INSCniPTIONS DE LA FRANCB. 

MDCLXV. 
LA6NY. — AKCIENNE EGLISE ABBATIALE DE SAINT-PIERRE. 

XIV" siède. 



Ilie ■ iutt ■ tttt • 

ptftiw ■ torii ' te • bnmriii • l/ma ■ 



nt • m ■ ftct ■ rn|nerctt ' jittn lunn • 

au ' maria • 

Pierra'. — Long. i~,oo; lirg. i',oa. 

FragmeDt d'une tombe réduite à l'état de dalle carrée, de lon- 
gueur et de largeur égales. C'est le seul débris d'un monument fiiné- 

* Pramièn chapelte, an Dord. 



ANCIEN DOTEfiNÉ DE LAGNY. 525 

raire d*abbé que nous ayons trouvé dans Téglise. Les anges qui encen- 
saient le défunt sont effacés. L'arcade à trois lobes subsiste avec son 
pignon ajouré; mais il ne reste qu'une partie des colonnettes, des 
pieds-droits et des clochetons. Nous n'avons aussi que la moitié supé- 
rieure de l'effigie : belle tête; costume monacal; mains jointes; pas de 
mitre, mais une crosse posée entre le corps et le bras droit; la hampe 
de cette crosse surmontée d'un chapiteau feuillage; la volute bordée 
de rinceaux et terminée par un fleuron épanoui. 

Le GdUa christiana ne nous donne aucun renseignement satisfaisant 
sur la tombe abbatiale qui nous occupe. Le style du monument ne 
nous permet de l'attribuer ni à l'abbé Pierre I^, qui abdiqua ses fonc- 
tions en ia58« ni à Pierre H, qui vivait encore en i&ii. Pierre II, 
qui avait obtenu du pape Jean XXIII ^ le droit d'user de la mitre et des 
autres insignes épiscopaux, n'aurait d'ailleurs pas été représenté la 
tête nue et en simple costume religieux. Nous devons penser que 
notre abbé Pierre ne gouverna pas le monastère de Lagny, mais qu'il 
y vint terminer son existence \ 

* Éla en i&io, mort en 1&19, après natus de Bray, mori en lAsS^inhainëeii ta 
avoir abdique. chapelle da Rosaire; mais ils De TadmeUent 

* GalL christ t VII, coL 5oi-5oi. Les qu*avec une certaine hésitation et par le seul 
Bénédictins classent sous le n* 3g, comme motif qu ils ont trouvé mention d'un Pierre 
succédant à Pierrell , un Pierre III , cogmmi^ de Bray comme second abbé milré de Lapiy . 



■ »m» Mil f t 



526 INSCRIPTIONS DE LA FRANCK. 

MDCLXVI. 

LAONY. - ANCIENNE éCLISB ABBATULE DIS BAINT-PIBBRE. 

1678. 

Cy deutnt ce pîUier gist hô* 
norable home Jehan morel 
en son uiuant m*, chirurgien 
& bourgeois de ceste uille 
de Laigni chirurgien ordi 
naire de Messieurs les religi 
eux de céans lequel trespas 
sa le Vt* iour de Decêbre «1578 
Priez Dieu pour son ame : « 

Hoc insigne iapideum pietads 
ex ofiîdo hic erigendu curauît 
D. Stephanus morel • memorati de 
funâi diieébis filius • religiofufqz 
huîusce domus • cuius • anima in 
Chrifto quiefcat : ^ 

Pierre. — Haut. i^jOO; iai]g. o",63. 

L'épitaphe du chirurgien Jean Morel se voit dans la nef, du côté 
du nord, près de Tescalier de la chaire. L'encadrement du texte se 
compose de deux colonnes ioniques montées sur des socles, d'un enta- 
blement , et d*un fronton triangulaire. Le fronton contient une croix 
à quatre branches fleurdelisées; trois globes et deux enroulements le 
surmontent. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNT. 



527 



MDCLXVU. 

LA6IfY. -> ANCIENNE ÉGLISE ABBATIALE DE SAINT-PIERRE. 

i583. 




€f 0t({ )ietutaB reltgtaite pUnt hn c^rbs 



le roux en (o )niiai pm rrltgtetix 'k Ubiaiie k Ufitis ef itaHf titcelU 
Mllt grab jpnétt it lu* 

abbase ef ptwxt ^ tmtiiei ' leql fî^aCCii U 29 ^ang 1583 Pttet btea 
)to' Ton ame 

Pierre '. — Long. o*,90 ; laig. o",5o. 



' Voy. ««après, n* ■dcluIv. — * Dans la première chapelle, au nord. 



Il 



628 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Les dimensions de la dalle du grand prieur Charles Le Roux sont 
bien inférieures aux proportions d'usage. Pas d'encadrement d'archi- 
tecture , mais seulement deux palmettes aux ai^es supérieurs. Le dé- 
funt a la tête rase, le visage imberbe, les mains jointes; il porte une 
longue robe de bénédictin, à larges manches, qui laisse voir à peine 
les pointes des chaussures. 

ffll y a, dit l'abbé LebeufS au sud-ouest de l'église paroissiale de 
rr Couches, à quelque distance, un prieuré du titre de Saint-Jean- 
(T Baptiste, avec une ferme adjacente, par laquelle on entre dans la 
fr chapelle. Il est à la nomination de l'abbé de Lagny. On ne le trouve 
(T point au nombre des prieurés dans le catalogue de ceux du diocèse 
«écrit vers l'an i3oo, à la fin du Pouillé de Paris du xni* siècle; 
r mais il est marqué sous le doyenné de Lagny, dans le Pouillé qui fut 
ff écrit vers l'an 1&60, avec vingt*quatre livres de revenu; maintenant, 
(Tannées courantes, il en produit cinq cents. Le premier religieux de 
(T Lagny que j'ai trouvé l'avoir possédé fut Charles Le Roux^ nommé 
(rpar l'abbé avant i556.-» 

* Op, cit. t. XV, p. 87. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 

MDCLXVIll. . 
LAGNY. — ANCIENNE ÉGLISE ABBATIALE DE SAINT-PIERRE. 

)583. 



Cy gifi religieuse perftinne domp Loyi l'Efcuyer en Ion v 



D. LXXXni. Priez dieu pour Ton ame. 

Piem *. — LoDg> i '.80 ; Urg. o',85. 



' Grand prieur de l'abbaye. — ' Première chapelle, an nord. 



530 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

La dalle est fruste ; Tusure a fait disparaître une partie de Tinscrip- 
tion. Arcade cintrée, bordée d'oves et de palmettes; elle repose sur 
deux pilastres doriques enrichis de rinceaux; aunlessus, un écusson 
très-fruste armorié de trois poissons posés en fasce, deux à dextre, 
un à sénestre; accosté de génies et de feuillages, et surmonté d'une 
tète d'ange. Le défunt, représenté à peu près comme son prédécesseur, 
Charles Le Roux, porte sur sa robe un manteau à larges manches; 
il est av^cé en âge ; son capuchon relevé ne laisse à découvert que le 
devant de la tète, dont les cheveux sont rasés en couronne. 

Les deux grands prieurs Charles Le Roux et Louis L'Escuyer exer- 
cèrent leurs fonctions sous le gouvernement de René II Rouillée , con- 
seiller au parlement de Paris, cinquante-quatrième abbé de Lagny, 
de 1678 à 1608. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 531 

MDGLXIX. 

LAGNY. — ANCIENNE ÉGLISE ABBATIALE DE SAINT-PIERRE. 

XVIII* siècle. 

* JAI ETE BENITE & NOMMEE FVRCY 
FRANÇOISE MARGVERITE PAR MESSIRE 
FRANÇOIS FEV DOCTEVR DE SORBONNE 
CVRE DE S^ GERVAIS DE PARIS ^ ET PAR 
DAME MARGVERITE DE MELLIEN DAME 
DEGLIGNY * ET AVTRES LIEVX 
ETANT ABBE HAVT ET PVISSANT SEIG" 
M** LOVIS PAVL VICTOR DE S'^ AIGNAN DE 
BEAVVILLIERS' 

ME RENOVARI IVSSIT DNS LERNAVT 
HVIVS ECCLESIiE PASTOR AN 1682 IN 
MELIVS XTOPHORVS* GILET EIVSDEM 
ECCLESIiE PASTOR* 

A BROCARD C BROCARD F POISSON 
MONT FAIT* 

Grosse cloche. 

La grosse cloche de Saint-Pierre de Lagny provient de 1 ancienne 
église paroissiale de Saint-Fursy, de la même ville. Il ne reste plus de 
cette église qu une petite partie de la nef, entièrement défigurée par 

' Une des principales paroisses de Paris. * Chriitophanu, Chrùiaphe, 

(V. t. I, n" Lxtxvii et suiv.) ^ Cette partie latiae de l'inscription sem- 

* ^S^^lf' paroisse de Tarrondissement Me nn peu confuse. Refondue en 1689, la 

de Provins, département de Seine-et-Marne. cloche laurait été de nouveau dans le siècle 

^ Soixantième abbé de Lagny, nomme en suivant. 
1733, filsdePaul-HippolytedeBeauvillier, " Familles de fondeurs. (Voy. ci-des- 

duc de Saint- Aignan , pair de France, che- sus, t. II, n"" dkxx et DLxxni, et t, III, 

valier des ordres , ambassadeur à Rome , etc. n** dcggcliu et mcxlv. ) 

67. 



533 INSCRIPTIONS DE LA FRANCEw 

des usages profanes, et une élégante façade, dans le style de la der- 
nière période de l'architecture gothique *. 

La paroisse de SaintrFursy avait autrefois deux curés,, qui exer- 
cèrent simultanément leurs fonctions, curad» dextrœ parûanis, cunUus 
alterœ partionis. L'abbé Lebeuf pensait que les deux portions de la cure 
avaient été définitivement réunies vers i63o. La paroisse de Brie- 
Comte-Robert possédait aussi deux curés. Il en était de même à Saint- 
Julien-du-Mans, et dans quelques autres églises. (Voir Histoire du dio^ 
cèse de Parisy t XV, p. 58 et 69.) 

Nous aurions voulu ne publier l'inscription de la cloche de Lagny 
qu'après une dernière vérification. On l'a refondue dernièrement pour 
la faire entrer, sous de moindres proportions, dans la composition 
d'un carillon. 

^ Aufauvre et Fichot, Les monuments de Seine-et-Mame, p. 180 et 181. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 533 

MDCLXX. 

SAINT-THIBAULD-DES^YIGNES. — ÉGLISE PBIECRALE ET PAR0IS8ULE 

DE SAINT-THIBAULD. 

1749. 

4. LAN 1749 'AY ETE BENITE PAR 
m' pierre VINCENT PRESTRE CVRE 
DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE 
MARGVERITE VICTOIRE PAR M"* ANTOINE 
LOVIS LAMBERT PRESTRE DOCTEVR DE 
LA MAISON ET SOCIETE DE SORBONNE 
PRIEVR SEIGNEVR SPIRITVEL ET TEMPOREL 
DE CE LIEV ET DEPENDANCES ET PAR DAME 
MARGVERITE VICTOIRE AVGIER THOME 
EPOVSE DE M** PHILIPPE THOME CONSEILLER 
EN LA GRANDE CHAMBRE DV PARLEMENT 
DE PARIS SEIGNEVR DE RENTILLY ' ET 
AVTRES LIEVX 

M ANTOINE PIERRE GABRIEL CHAVVIGNY 
MARGVILLIER 

Gioche. 

Petite église construite, à la fin du xi^ siècle, par Arnoul, dixième 
abbé de Lagny, qui déposa en ce lieu une partie des reliques de son 
frère, saint Thibauld, mort en Italie, en i o66. Le prélat y établit, en 
même temps, un prieuré, sous la dépendance de son monastère. La 
constitution de la paroisse date seulement du xvi^ siècle. L'église, 
amoindrie et même défigurée, n a cependant pas été rebâtie. Il y reste 

à 

^ Fief du territoire de la paroisse de Bncy-Saint-Martin. 



5â& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

quelques arcs en plein cintre, une abside voûtée eu cul-de-four, et 
plusieurs chapiteaux historiés, représentant le péché originel, la Vierge 
et son fils, le supplice d'un martyr tenaillé par des bourreaux et Ten- 
sevelissement d'un saint personnage. 

L'inscription de la cloche nous prouve qu'il y avait à la fois à Saint- 
Thibauld un prieur et un curé. La nomination à la cure appartenait 
au prieur. 



\ 



ANCIEN DOÏENNÉ DE LAGNÏ. 535 

MDCLXXl. 
GOUVERNES. — lÎGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN {DE PARIS). 

■ 5S9-1555. 



536 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Cy gift le cœur de noble 

home Nicolas Gaudete 

efcuyer S* Degligny * et 

de Dued en brie ' commif- 

faire ordinaire de l'artille- 

rie du Roy ' qui mourut 

au camp deuat Boulongne * 

po' ia Republicque * le XX V* 

lour de May. MDXLIX. 

Et damoifelle Marie du Tdiet fà feme 

dame dud' Dueil • et de Poney ' 

qui deceda le V^ lo' de Mars • M • 

DLV* Pnez dieu pour eulx. 

Pierre •. — Long. «"iSo; lai^. i",«o. 

L'église possède une nef longue de six travées, de la première 
moitié du xui^ siècle, deux rangs de piliers monostyles surmontés de 
chapiteaux à feuillages, et quelques restes intéressants de vitraux du 
XVI® siècle , entre autres la délivrance miraculeuse des prisonniers de 
Paris par saint Germain. 

Nicolas Gaudète mourut au service du roi, devant Boulogne, dans 
l'exercice de ses fonctions de commissaire d artillerie; son cœur seul a 
été rapporté à Gouvernes. La dalle qui présente son épitaphe et celle 
de Marie Du Tillet, sa veuve, décédée six ans après lui, méritait, par la 
richesse de Tornemenlation , une place parmi nos gravures. On a bien 
voulu nous dire que les reproductions de ce genre offraient aux artistes 
un intérêt particulier. Les gracieuses figures qui accompagnent Ten- 

^ Egtigny, paroisse de rarrondissemebt Les Anglais rendirent la ville Taimëe sui- 
de Provins. Voy. ci-dessus, n' mdclxix. vante , i55o. 

' Dueil ou Demi, fief de la paroisse de ' L'État, ree publica. 

Gouvernes. * Fief de la paroisse de Gouvernes. 

' Le mot Roy est biffe. ^ Ce lieu ne nous est pas connu. 

* Siëge de Boidogne-sur-Mer par le roi * Dans le bas eàîé méridional , près de 

Henri II en personne. Tautel de la Viei^. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 537 

cadrement du texte sont tout à fait dans le caractère de la belle 
renaissance du règne de Henri II. Le trophée placé au-dessous se 
compose surtout de canons, d'affûts et d'autres engins d artillerie. Les 
armoiries sont à peu près conservées. Sur les banderoles qui flottent 
autour d'un des écus, on lit ces deux devises : 

In domino gavdete • 
nvl bien sans peine 

' Allusion au nom du défont. {Ep, beoH PauU ad PhiUpp. c. m, v. i ; c. iv, y. â.) 



IT. 



68 



538 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MDCLXXU. — MDGLXXiU. 
GOUVERNES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

l594. 

testt» marte mtl If c xxu par dditbe pottlien» aire 

Clocfae. 



1708. 



CES FONTS ONT 


DES BATIMES 




DE SA MAIESTE 


DE CETTE 


ESTE DONNES 


DV ROY ET 




TOVS TROIS A- 


PAROISSE EN 


PAR MESSIRE 


PAR ROVSSEL > 




RE 

MIS DE MESSI 


MARS MIL 




SCVL^TEVR 


« 


CHRESnEN 


SEPT CENT 




DES 

Fonts 


Hallays CVRE 
baptismaui. 


TROIS 







La cloche paroissiale de Gouvernes, qui date des premières années 
du règne de François I®% présente une inscription partie en latin, 
partie en français, dont il n'a été possible de recueillir qu'un millésime ^ 
et un nom de curé. 

Les fonts baptismaux, sculptés en pierre, n'ont reçu d'autre orne- 
mentation que des moulures. L'inscription est gravée sur les quatre 
côtés du support de la cuve. 



' Nous ne connaissons aucune œuvre de cet artiste. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 539 

MDCLXXIV. 

CONGHES-BNHBRIB. — ÉGLISE PAROISSULE DE NOTRE-DAME. 

i53g. 

Un mtl V et xxxtx le Comme ^ f$xcU 
par les (abtfatts be cotic^e ei nommée 

mane 

Cloche. 

L église a été rebâtie dans le style le plus vulgaire, au siècle dernier. 
De l'édifice antérieur, il reste une chapelle du xin^ siècle , une cloche 
du xvi'' et un débris de vitrail de cette même époque. 

Nous avons fait mention, sous le n^ mdglxvii, d'un prieuré situé au 
territoire de Couches. La chapelle a été démolie. On a seulement con- 
servé, à la façade du corps de logis de la ferme qui en dépendait, une 
figure toute brisée de saint Jean-Baptiste, l'ancien patron du lieu. 

' Locution villageoise. 



G8. 



5^0 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDGLXXV. 

BUCY-SAINT'GEORGBS. — ANCIENNE l^LISE PAROISSIALE 

DE SAINT-GEORGES. 

^779- 

ICI REPOSE LE CORPS 

DE m".* PHILBERT DUCHESNE, . 

PRETRE DU DIOCESE DE STRASBOURG , 

CHAPELAIN DE LA CHAPELLE ST 

LOUIS EN CETTE EGUSE, SA VIE A ETE • 

TRÈS DISTINGUÉE PAR LES VERTUS 

ET LES MŒURES» CONVENABLES 

A SON ETAT. IL A LAISÉ» À CETTE 

EGLISE DES MONUMENTS DE SA PIETÉ 

DE SON ZELE, A SA CHAPELLE UN 

MISSEL ET PLUSIEURS ORNEMENTS. 

IL EST MORT AVEC LE REGRET 

GÉNÉRAL DU PUBUC LE 23 • JANVIER 

1779. ÂGÉ DE 67* ANS* 

CETTE TOMBE FUT POSÉE PAR LES 

SOINS DE M".^ DUCHESNE, SON FRERE 

CONSEILLER DU ROI EN SA COUR 

DES MONOYES, À PAU EN BEARN *, 

ET CEUX DE M^ ANDRÉ NICOLAS 

LEBLANC, CURÉ DE CETTE PAROISSE. 

Requiefcat in pace. 
Pierre*. — Long, i^^qd; lai^. o",8o. 

En tète de la dalle , un écusson blasouné de trois arbres , peut-être 
des chênes, par allusion au nom du chapelain, et un chef chargé de 



I— I 



Sic, chambre des comptes de Béarn, stataait 

^ On battait autrefois monnaie à Pau; aussi sur les questions relatives à la fabri- 

mais il n'existait pas en cette ville de cour cation des espèces, 
spéciale des monnaies. Le parlement de Pau, * Au chœur, devant Tarcade de la châ- 

(]ui réunissait les attributions de Tancienne pelle de la Vierge. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 5&i 

4 

trois étoiles. Les armoiries sont surmontées d'un casque avec sa grille , 
posé de face et paré de lambrequins. 

La chapelle de Saint-Louis, dont Philibert Duchesne était titulaire, 
existe encore sur le côté méridional du chœur. Elle remplace celle 
qui fut fondée au château, en 1638, par Louis Guibert, conseiller 
d'Etat, seigneur de Bucy, avec un revenu de deux cent cinquante livres 
assigné sur les dîmes de la paroisse. Le chapelain devait instruire les 
enfants du village, surtout six des plus pauvres, et les conduire le 
soir à Téglise pour faire la prière. La destruction du vieux château de 
Bucy, vers le commencement du xvni^ siècle, occasionna le déplacement 
de la chapelle ^ 

L'église de Bucy-Saint-Georges, de très*ancienne origine, a été 
réédifiée à une époque avancée du xvi^ siècle; elle n'offre dans sa 
structure aucun intérêt. 

' Ldbeuf, op, cit. t. XIII, p. 9^. 




5iS INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCLXXVI. 

BUGY-SAINT-GEORGES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT«B0R6£S. 

1696. 



+ AVE >r MARIA x GRA PLENA DOM ¥ TECVM x 
MENTEM X SANC x SPONTATT x HONOREM x 
DEO x ET X PATR x LIBERATEM x 
ABBATI8SA x CHERVBINA ' TRENTA x A x D x M OC XXVI x 

Petite doche. 

La première ligne de l'inscription reproduit les paroles par les- 
quelles l'archange Gabriel salua Marie , en lui annonçant qu elle serait 
la mère du Sauveur. Les deux lignes suivantes doivent se lire ainsi, 
sans tenir compte des abréviations : 

MENTEM SANCTAM SPONTANEVM HONOREM 
DEO ET PATRIi^E LIBERATIONEM 

Cette formule se rencontre fréquemment sur les cloches des pro- 
vinces centrales de la France, des xv® et xvi* siècles, dont le Comité 
des travaux historiques possède les inscriptions dans ses archives. Nous 
citerons surtout une des grosses cloches du célèbre prieuré de Souvi- 
gny, près de Moulins, fondue en 1/108. On a cru pouvoir l'interpréter 
comme l'expression d'un vœu pour la cessation de la guerre étrangère 
ou des discordes civiles. La cloche aujourd'hui placée à Bucy-Saint- 
Georges provient peut-être de la région où ce texte était plus en 
usage que dans nos diocèses septentrionaux. 

* Noos avons inutilement compulBë les tables du GalUa chrisliana pour trouver œ nom 
d'abbesse. La cloche pourrait bien être d*origine étrangère. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNV. 



MDCLXXVII. 
BUCÏ-SAINT-MARTIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 



+ ts siCt ntitiU battu witn la banlai^e UAt te {ptn it fai z (ilU it 

(en tttaîttt batillact iiattu it ;trn]' 

qnol ' la (ittlle Intpatta U UmAi ««m" Joitt im tuai» ît 

' Leb«uf. (. XV, p. 100. doone pour ëtymoiogie i cette siogulière 

' Piueco^, fief de la paroîwo de Oillë- déaomiiialioa le mot Pùucoq, qu'il traduit 
gien, Diouvaat de Toray. L'abbé Lebenf par âMM-^ew (t IV, p. s5g et 960). 



5&â INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

» 

UpUmù^ Utt tml ♦ tut z m pwj Wen pm t\k •:• €t jjiR pieUpofe ît 
fa i£m U qtttlU^patïa U ix* îe fejrtâbre ♦ jû . «tt « «i 

Pierre. — Long. «".iB; larg. i",ïo. 

L'église est un édifice du xni* siècle , retouché au xvi'^, d'un styie 
d'ailleurs très-simple. On y conserve un vitrail du xni* siècle, formé de 
deux médaillons représentant, l'un, saint Etienne remplissant ses fonc- 
tions de diacre, et l'autre, saint Etienne lapidé par les Juifs. 

La dalle que nous publions se voit dans le chœur, du côté de l'épître. 
Il y manque seulement les visages et les mains des deux défuntes, qui 
avaient été rapportés en marbre et qui ont disparu. Les costumes 
sont intéressants, les coiffures surtout avec leurs cornes relevées. Les 
effigies ne sont pas représentées debout, mais couchées sur un dallage 
d'une élégante combinaison; des coussins leur soutiennent la tète. Une 
boiserie fixe couvre une portion de l'épitaphe; l'abbé Lebeuf nous 
fournit, une fois encore, de quoi remplir cette lacune. 

Agnès La Boularde et sa fille moururent à quinze jours de dis- 
tance, le même mois de la même année. L'effigie de la fille représente 
un enfant d'environ dix ans. La mère était peut-être la sœur de Marie 
La Boularde, morte en iSgd, femme de Jean de Jossigny, dont nous 
avons classé l'épitaphe ci-dessus, n® mdgxlv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNr. 



MDCLXXVIII. 
BUCÏ-SAINT-MABTIN. — ÉOIISE PAROISSIALE DE SAINT-MAIITIN. 



{; utR Mitt aln'n UcUn i( Cait tiulo tu ittUmt niCTu ut) iacitUtt 

«9 



6A6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ett loî« tvxt te bttCfe (mt vmUu ^ti (i^ittllM te HwT&iare 

pw U (nvt îittîr' littx ïe bwj Celtoui l« Unvix ki \m ïmx (tJ$iUt 
U^nti trefjwffô U lùitUfi Jtm tmSl lan aft tm' im" ifta pj bien 

Pierre '. — Long. «"» t o ; lai^. i ",00. ^ 

Dessin très-riche. Le visage et les mains jointes sont incrustés en 
marbre; le trait s'en est oblitéré. Des fleurs, des rosaces, des rinceaux, 
des franges, décorent les plages de laube, les galons de la chasuble et 
le manipule. Une arcade en ogive obtuse abrite le défunt. Huit apôtres 
garnissent les niches des pieds-droits; on reconnaît la clef de saint 
Pierre, le couteau de saint Barthélémy, Téquerre de saint Thomas, 
Tépée de saint Paul , le chapeau de pèlerin de saint Jacques le Majeur, , 
la croix en sautoir de saint André. A l'arcature de Tentablement , deux 
anges avec leurs trompettes, saint Martin mitre en tête, saint Fiacre 
sa bêche à la main, et peut-être saint Alain, le patron du curé^. 

Les circonstances qui avaienfl amené de Saint-Malo àBucy cet ecclé- 
siastique, pourvu de deux grades universitaires, nous sont absolu- 
ment inconnues. On pourrait supposer cependant qu il était venu à 
Paris pour compléter ses études dans un des collèges bretons de Tréguier 
ou de Gornoaaille, et qu'il ne sera plus retourné dans son pays natal. 

' En bryef ^ Devant le d^pré da sanctuaire, au mi- 

' Saint'Fiaere, paroisse da diocèse de lieu da chamr. 
Meaui, département de Seine-e^Marae; il ^ Saint Alain de Gourlai, confesseur, da • 

s y fait un grand pèlerinage au tombeau du diocèse de Quimper, dont la f%te arrive le 

saint solitaire. 97 décembre. 



ANCIEN DOYENNE DE LAGNt. 5 

HDCLXXIK. 
BDCV-SAINT -MARTIN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 



Cy GIST MeSSIRE ESLOV tE RoY VIVANT PBRE CVRE DE BvSSY SAINCT 

Martin et 

«9. 



5à6 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DE Sainct Iacqves et Sainct 

CHRESTOPHLE OV chemin ' LEQVEL TRESPASSA LE DERNIER lOVR DAVRII. 

Mil Vl^ . XL . 

Priez Diev povr son ame 

lam placida tvmvlo compostvs page qviescit * 
mvtavit tantvm siecvla non obiit 

Pierre'. — Long, s^^ao; larg. i",io. 

Arcade cintrée à trois lobes, bordée doves, avec deux pilastres 
ioniques pour supports; fronton demi-circulaire, accompagné de deux 
clochettes et contenant des attributs funéraires : tête de mort cou- 
ronnée de laurier, faux, torches renversées. Le défunt a la barbe 
ronde et des moustaches courtes, suivant Tusage de son temps; ses 
mains sont jointes; il est vêtu d'une soutane entrouverte par le bas 
et d'un surplis orné de deux longues ailes plissées qui tombent jusqu'à 
terre. Des ossements et des fleurons remj^issent les angles de la dalle. 

* Voy. ci-après Gtiermoiiff^ autrefois nomme * Virg. JEneid. lib. I, v. a&g. 

le Chemin. ^ Devant le lutrin. 



.^ 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 5&9 

MDCLXXX. 

BUCY-SAINT-MARTlIf. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1691. 

D. O. M. 

ICY REPOSE LE CORPS DE M*?"^ GASPARD 
PV BOIS P"." ET CVRÉ DE BVSSY ST MARTIN 

NATIF d'Arles en Prov^ leqvel après 

AVOIR GOVUERNÉ 20. ANS CETTE PARR*5 

ET ij. ANS Celles de Noysiel et de 
Collégien » et avoir remply tovs les 

devoirs DVN VERITABLE PaSTEVR PAR 

DE Solides Instrvc?** et lexemple d'vne 

9 S^.* VIE A laissé a PpETVI^ DES MARQVES ^ 

de sa pieté et de sa uberauté en 
vers cette eglise et fabriqve par 
vne Fonda*?** qv*il a faitte d'vne messe 

, N 

CHAQVE SEMAINE ET dVn SERVICE ACHV. 
DES 4* TEMPS MOYEN. LA SOME DE 155*! 
DE RENTE A PARTAGER EGALEMT ENTRE 
LE S^ CVRÉ DE CETTE EgUSE ET LAD*. 
FABRIQVE CÔE IL EST PORTÉ PAR LE 
CONTRACT DE FONDA?** PASSÉ EN EXE*?** 

DE so. TestamT entre Dam*:* Trophime* 
DV Bois sa soevr et lega".* vrs^' et le 
st Henry Frain exe^ dvd*, testam^ et 

ENTRE LE S" CVRÉ ET MARGI' DE CETTE 

PARR^ Par devT Dvchin Not".^ royal a 

TORCY LE 22. IviLLET 169I. IL EST DECE- 
DE LE 29. Avril avd* an A âgé de 58 • ans 

Priez Dkupo'. son amt. 
Marbre blanc — HaaU o'",57 ; larg. o'",35. 

' Paroisses du même doyenne de Lagny. — * Nom du patron du diocèse et de la ca- 
thédrale d'Arles. — ' Légataire universelie. 



-I 



5S0 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Plaque de marbre encastrée dans le chapiteau de la seconde co- 
lonne du chœur, du côté de l'épttre. Pour lui faire place, il a fallu en- 
tamer un feuîUage du xiif siède. Un petit fronton deminstrculaire sur- 
monte rinscription. Les trois petites paroisses administrées par Gaspard 
Du Bois, sont contiguës. Au xv'^ siècle, Bucy avait un curé breton*; 
deux siècles plus tard, nous trouvons un Provençal exerçant les mêmes 
fonctions. Son épitaphe atteste sa vie édiBante, son zèle à instruire 
le peuple et sa générosité^. 

* Voy. ci-dessns, n' mdglxxtiii. — * Voy. aassi n* hdclxixti. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NT. 551 

MDCLKMI. 

BUGY-SAITflHirABTIN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTSIARTIN. 

1780. 

# LAN 1730 JAY ETE BENITE PAR M^ GILLES 
FRANÇOIS AVBERT CVRE DE BVS8Y S^ MARTIN 
ET DE GVERMANTE^ & NOMMEE GABRIELLE 



PAVLIN 

PIERRE GVILMIN MARGVILLIER 



J B SIMON LEMIARE P" FISCAL 



Cloche. 

L*inscription de la cloche de Bucy n a pu être relevée que d^une 
manière incompiète. Les noms des personnes qui lui ont servi de pa- 
trons nous manquent; nous n avons pu recueillir que ceux du curé qui 
l'a bénite, du marguillier en charge et du procureur fiscal de la sei- 
gneurie. 

' Voy. chaprës , n* moclxxxii. 



552 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCLXXXK. 

6UERMANTE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUES 

ET SAINT-CHRISTOPHE. 

1897. 

[€n iîttl ïm] ttivm feottlarf^ tîtnm qm fretpana le [marit] . . . wnr 
[tfrftfbre Utt be] jirate mtl ♦ «c ♦ tm" • 

Pien^^ — Long, a^.ôo; iarg. i^ïSC. 

En 1707, le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, autorisa la 
reconstruction de l'église, sous la réserve que remplacement n'en se- 
rait pas changé, qu'on en respecterait l'orientation, et qu'on ne tou- 
cherait point aux sépultures. Le nouvel édiûce fut élevé sur les dessins 
de frère Romain, de l'ordre de Saint-Dominique, pour la modique 
somme de neuf mille six cents livres. C'est un bâtiment simple, mais 
convenable. Le village de Guermante s'est longtemps nommé le Che- 
min. La cure était une annexe de celle de Bucy -Saint-Martin*. 

Etienne Boulart, que l'abbé Lebeuf, par erreur sans doute, a 
nommé Boumety repose avec sa femme sous une tombe d'une riche 
ornementation. Les tètes et les mains, rapportées en marbre blanc, 
se sont bien conservées, ce qui se rencontre rarement; le dessin en 
est élégant. Le mari a le visage imberbe; il porte une armure de fer 
plat, avec la cravate de mailles, et une cotte sur laquelle on distingue 
les traces d'un lambel; une levrette est couchée à ses pieds. Celte 
effigie commence à s'oblitérer. La femme est coiffée d'un petit bonnet 

' Voy. ci-dessus, n** mdclxivii. ^ Au milieu du chœur. 

' Les mots entre crochets sont dus k - ^ Voy. ci-dèssus,n" hdclxxix, Tëpitaphe 

Tabbë Lebeuf (t. XV, p. 1 07 ). Il s'est d'ail- d'un curé de Bucy et du Chemin, 
leurs trompé de date en lisant iktti au Voir aussi Lebeuf, ùp. cit. t. XV, p. io5- 

lieu de iSgy. 109. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 553 

carré à deux pointe», et vêtue d'une longue robe à corsage, avec un 
manteau par-dessus; ses pieds reposent sur deux chiens. La bordure 
voisine de cette seconde effigie ne présente aucune apparence d ms- 
cription. A l'encadrement, deux arceaux en ogive à trois lobes; fines 
colonnettes à chapiteaux de feuillages; quatre anges thuriféraires du 
style le plus gracieux; sur les pieds-droits, huit figurines de clercs et 
de prêtres forment le convoi funèbre. 

Etienne Boulart était contemporain, et certainement parent, sans 
que nous sachions à quel degré, de Marie et d'Agnès La Boularde 
dont les tombes existent à Jossigny et à Bùcy-Sainl>-Martin. 

Au seuil de la porte occidentale, un fragment de dalle, avec ins- 
cription de deux lignes de hauteur, en caractères qui pourraient ap- 
partenir à la fin du xui^ siècle. Le mot seiC^RGUR seul est resté lisible. 



IT. 70 




55& INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

# 

MDGLX&XUl. 

GUGBMAIITE — I^LISE PAR0I8SIALE DE SAINT-JACQUES 

ET 6AINT«HilI8TOPHB. 

17Û2. 




Pierre. — Losange de o^t'-iè de c6t^. 

Pierre Viole, président aa parlement de Paris, était seigneur de 
Guermante en 1661. 11 en reconstruisit le château, vaste édifice en 
briques et en pierres, qui na pas été détruit. La femme de ce magis- 
trat fonda deux sœurs de la Charité en faveur des pauvres, des ma- 
lades et des enfants. Une de ces saintes filles, Bénigne Rousseau, est 
inhumée sous une modeste épitaphe, dans la chapelle de Saint-Jacques, 
sur le côté méridional du chœur de l'église. 



à 



ANCIEN 00YENN6 DE LAGNY. 555 

MDCLXXXW. 
COLLÉGIEN. — É6L1SE PAROISSIALE DE SAINT-AEMI. 

Ht^ûm liait jikobtsf k hmxt sf imiter 

Umii «tpml ta UtvtB «IT^ n imim îe Uxt^ ' 

{lattt an nrâb tjitmu k pi» JHh t^ati ^ 
Ut tttôUr» Certt l<tt' ^^ire t^âU * z (ekftm 
a jrefttiU U vmH ks MU ii ptnU(uU 

Uaùit ^(mtv^$tts z A Uîin léttA Uxc 
la fotïe îes pm z mtt btth' îu imm z 
an wtant» tMt^r faln* ttsim ïenant 
Untadt m irante kftni 9»t( ajteri s Ut 

IHS MA • 

l^aCC«0 a folkjîtt U x* Jmnô • 'J36 • 

Pierre '. — Long. o",5i ; Jarg. o",Û7. 

Eglise de très-peu d'importance, rebâtie au xvi* siècle. Elle possède 
un vitrail de cette même époque, représentant un calvaire et les 
apôtres. L'inscription de Nicolas de Lamare, maître gantier à Paris, 
gravée sur une simple pierre carrée, est à peu près contemporaine de 

' Torcy, voy. ci-après. mots, les a ajouta à la fia de Tiiiseription , 

* Sic. en les racoordaot par un renvoi. 

^ MoC surchargé en partie. ' ' Sur la paroi du chœur, du c6të de Té- 

^ Le lapicide, ayant omis ici quelques ptlre. 

70. 



556 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

la reconstruction de l'édifice. La famille du défunt était probablement 
originaire de Collégien; son père et sa mère y avaient leur sépulture. 
Au xvi"^ siècle, comme aujourd'hui, la ganterie de luxe passait pour 
une des branches les plus florissantes de l'industrie parisienne. 

Les maîtres et marchands gantiers-parfumeurs formaient une com- 
munauté importante, dont les premiers statuts, remontant au règne de 
Philippe-Auguste, avaient été successivement confirmés, en iSh'j et 
en 1682, par le roi Jean et par Henri IIP. 

' Dictionnaire eneyehp. des sciences. 



I 



ANCIEN DOYENNE DE LAGNY. 557 

MDCLXXXV. 

« 

COLLÉGIEN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

1701. 

A LA Gloire de dieu. 

M" ANTOINE GUYET CON^ DU ..." M? ORD"' EN SA 

CHAMBRE DES COMPTES, ' DE LA MIRAULT^ 

ET DAME CATHERINE VINCENT SON EPOUSE, ONT 

DÔNÉ A CETTE EGLISE LA SOME DE CENT CINQ* PO" 

l'achat d'une CROIX d'argent, ET PLUSIEURS 

AUTRES BIENS FAITS. POURQUOY M^ LES CURÉ, ET 

MARG^ DE CETTE EGLISE SE SONT OBLIGES, DE FAIRE 

DIRE UN SALUT PAR CHÏÏN JOUR DE l'OCTAVE DU S^ 

SACREMENT AVEC UN DE PROFÛbiS X LA FIN, ET UN 

SALUT LE JO" DE LA CONCEPTION DE LA VIERGE, 

TOUS DEUX FONDES X PERPETUITE, COMME IL EST 

PLUS AU LONG PORTÉ PAR LE CONTRAT PASSÉ 

ENTRE LESD' S" ET DAME ET LESD' S" CURÉ, ET MARG" DE 

CV^ EGLISE PARDT LORIMIER ET LESECQ DE LAUNAI 

NO*." AU CÏÏLET DE PARIS LE IJ. SEPTEMB' 1685. 

Et par autre contrat passe pard^ boucher et 

BOISSEAU no"." au CÎÏLET DE PARIS LE 20 NOV"" lyOI. 
ENTRE LES CURÉ ET MARG" DE C^* EGLISE, ET DAME 
CATHERINE VINCENT yl DE M*.* ANTOINE GUYET D^^ 
DE LA MIRAULT, QUI X DÔNÉ LE GRAND TABLEAU 
DU M* AUTEL DE CETTE EGLISE REPRESENTANT LA 
NATIVITÉ DE NRE SEIGNEUR, LES ARMES DUD*. FEU s" 
GUYET ETANT AU BAS, AVEC SON RIDEAU, ET LA VIERGE 
DE BOIS DORÉ, QUI EST X L'AUTEL DE LA VIERGE DE C^.' 
EGLISE*. POURQUOY LESD'. CURÉ ET MARG? DE CT' PAROISSE 

' Roy, de ferme , aeoompagDë de deux petites tours 

' Seigneur, rondes (xtu' siècle). 
^ La Mirauh, oq Lamyrault, fief de la * A f entrée dn chceor, autels de la Vierge 

paroisse de Coll^en. C'est un vaste corps et de Saint-Remi. 




558 INSCRIPTIONS DE LA FBANCE. 

• SE SONT OBLIGÉS DE FAIRE CELEBRER À PERPÉTUITÉ 

DEUX. MESSES BASSES, L'UNE DANS l'oCTAVE DES 
TRÉPASSEZ, ET L'AUTRE LE 8. MARS DE CHAQUE ANEE, 
FOURNIR PAIN, VIN, LUMIN"" ET ORNEMENS NECESS"" 
X LA CHARGE PAR M* LE CURÉ D*ANNONCER LESD*. 



MESSES LE DIMANCHE PECED^ * ET DE RECOMANDER 
AUX PRIERES LESD'. S" ET DAME ET LEUR FAM^^ COME 
IL EST PLUS AU LONG PORTÉ PAR LED'. CONTRAT EN 

mem"?* de quoy lad', dame à fait poser C^^ EPITAPHE 

REQUIMSCANT IN FACE, 

Marbre blanc. — - Long. i*,oo; iarg. o*,6o. 

L'inscription gravée en mémoire des libéralités de messire Antoine 
Guyet, conseiller maître en la chambre des comptes de Paris, et de 
sa femme, Catherine Vincent, était reléguée sous le clocher, lorsqu'on 
nous en a fait connaître l'existence. La partie supérieure du marbre, 
de forme arrondie, contenait deux écussons accolés, entourés de lacs, 
et surmontés d'une couronne de comte. Le blason en a été mutilé avec 
acharnement. La croix d'argent, le tableau armorié et garni de son 
rideau, la Vierge en bois doré, dont les donateurs avaient enrichi 
l'église , ne se sont pas conservés. 



' Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 559 

« 

MDCLXXXVI. 

COLLÉGIEN. — ÉGLISR PAROISSIALE DE SAINT-REMf . 

1691. 

D. O. M. 

ICY REPOSE LE CoRPS DE M" IeAN 
DV BOIS P"' ET CVRÉ DE COLLEGIEN 
NATIF D*ARLES en PrOV*? LE QVEL APRES 
AVOIR GOVUERNÉ IJ. ANS CETTE PARR" 
AVEC BEAVCOVP DE ZELE ET DEDIFICA?* 
ET 10. ANS CELLE 'de NOYSIEL, A FONDÉ 
A -PPETVITÉ DANS CETTE EGLISE VNE 
MESSE ChAQVE SEMAINE. £T VN SERVICE 

A Chacvn DES .4. Temps AfoYEN^ la 

SÔME DE 155? DE RENTE A PARTAGER 
EGALEMENT ENTRE LE S" CVRÉ ET 
LA FABRIQVE DE LAD*. EGLîSE CÔME 
IL EST PORTÉ PAR LE TESTAMT DE M"*" 

Gaspard dvbois son frère Cvré de 
BvssY s^ Martin depos"*^ de ses volon- 

TÉZ ET PAR LE CONTRACT DE FoNDA*?* 
PASSÉ EN EXECV^** DVD*. TeSTAMT ENTRE 
DaM^ TrOPHIME DVBOIS SA SOEVR ET 

LE s" Henry Frain Exe^ dvd*. TestamT 

ET ENTRE LE S" CVRÉ ET MARGVIL^Î* DE 

Cette Parr**? Pardev^ dvchin Not"' 
royal a torcy le 22. ivillet 1691. 
il est decede le 24^ xv^ 1687. 

AAGÉ de 50. ANS 

Priez Dieu jio\ son ame. 
Marbre blanc '. — Haat. o"'.57; larg. o",35. 

' Paroi méridionale dn chœur, cibié de Tëptlre. 



560 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Le marbre est arrondi au sommet. Aucun ornement n accompagne 
le texte. Jean Du Bois était frère cadet de Gaspard Du Bois, curé de 
Bucy-SainIrMartin , dontnous avons déjà rapporté Tépitaphe ^ Les deux 
inscriptions, posées la même année, sont à peu près conçues dans les 
mêmes termes. En les rapprochant Tune de l'autre, on voit que Gas- 
pard a gouverné l'église de Noisiel de i656 à i66â, celle de Collégien 
de 1669 à 1671, et celle de Bucy-Saint-Martin de 1671 à 1691 : 
Jean a administré la paroisse de Noisiel de i66â à 167a, celle de 
Collégien de 1 672 à 1 687 ; ce qui porte à trente-cinq ans la durée des 
fonctions de Gaspard et à vingt-cinq ans celle des fonctions de Jean. 
Ce sont bien les chiffres indiqués dans les deux épitaphes. 

Nous avons remarqué dans l'église de Collégien, au-dessus de la 
porte de la sacristie, le portrait d'un des prédécesseurs des frères Du 
Bois. C'est une vieille peinture, représentant un curé en surplis, à 
genoux devant une table couverte d'un tapis rouge et portant un livre. 
Sur une banderole qui sort de sa bouche, on lit ces paroles du ver- 
set i/i du chapitre vi de l'épître de saint Paul aux Galates: 

MIHI AVTEM ABSIT GLORIARI NISI IN CRVCE DOMINl NRI lESV XPT : 

GALAT. 6. 14. 

Pas de nom , mais seulement la mention du millésime et de l'âge : 

ANNO 1601. iETATlS SViE jg. 

* Voy. ci-dessus , n" udglxxx. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 561 

MDCLXXXVII. 

COLLÉGIEN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

,1773. 

CI GÎT MESSIRE CLAUDE 
PAROY*, ECUYER GENTILHOMME 
ORD" du roi, seigneur DE 
LA TERRE ET SEIGNEURIE DE 
LAMIRAU* DÉCÉDÉ EN SON 
CHÂTEAU LE I7 OCTOBRE 
1773 ÂGÉ DE 72 ANS. 

VERTUEUX SANS ECLAT, LIBERAL SANS ORGEUIL ' 
BON AMI, TENDRE EPOUX, AIMABLE CITOYEN, 
DE TOUS EXCES IL SUT EVITER LES ECEUILS*. 
LE SORT DU SAGE EST DONC LE SIEN. 

Requiefcat in pace. 
Pierre '. — Long. i",6o; larg. o",75. 

Les inscriptions funéraires de la seconde moitié du xvui^ siècle com- 
posent une catégorie à part. Des formules philosophiques et senten- 
cieuses, dépourvues de tout sentiment religieux, y prennent la place 
des vieilles formules chrétiennes, dont elles n'ont plus la grâce ni la 
naïveté touchante. Le quatrain qui termine l'épitaphe de Claude Paroy 
vient s'ajouter aux exemples déjà cités de ce style prétentieux qui ne 
s'adresse pas au cœur. 

Au sommet de la tombe de Claude Paroy, sur un même cartouche 
et sous une même couronne de marquis, deux écussons accolés; à 
dextre, en champ de gueules, une licorne issante d'un croissant, 
accompagnée de deux étoiles en chef; à sénestre, un fascé de sable et 
d'argent de sept pièces, et neuf croisettes posées eu orle. Au-dessous 
du texte, ossements en sautoir et tête de mort couronnée de laurier. 

' Ce nom a é\é mutile. Les deux pre- ^* Sic. 

mières lettres sont devenues douteuses. * Cette ëpitaphe se voit dans le dallage 

* Voy. ci-dessus, n* hdclxxxv. du cfaœor, vers la gandie. 

I?. 71 



56S INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCLXXXVIII- — MDCLXXXIX. 

TOROY. - ÉOLISE PAROISSIALE DE SAINT-BARTHÉLÉMY. 

1669. 

cy gist messire 
François de la croix 
Seignevr dv Morent 
gentilhomme ordinaire 
de la maison dv roy 
decede le troisiesme 
octobjœ mil six cens 
soixante devx. 

Vos Onvus sicut Hommes 
Alorienûnu psalm, 81, 

Vers, 7. 

Priez Dieu Po\ Son Ame, 

Pierre. * 

L'église, rebâtie aux xyi^ et XYii^^siècies^ n^offrait aucune espèce 
d'intérêt. On l'a démolie, il y a peu d années^^ pour la ren^placer par 
un édifice nouveau. 

Deux dalles, armoriées et décorées d'encadrements, recouvraient, 
dans la chapelle de la Vierge, les sépultures de deux frères, Nicolas 
de la Croix, seigneur du Vivier \ et François de la Croix, seigneur 
du Morent, gentilhomsie ordinaire de la maison du roi, décédés, le 
premier en iGBy, le second en 1662. Leur blason consistait en trois 
croix , posées deux et une* L'épitaphe de François a seule été relevée. 
L'autre était enfouie sous les décombres, à Tépoque de notre dernière 
tournée. La seigneurie de Torcy appartenait, en 1 67^9 à Jean de la 
Croix, maître des comptes, et à Catherine Du Tremblay, sa femme. 

' Fief du territoire de Torcy. (Lebeuf, cp. et), t. XV, p. q33.) 



A'NGIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 563 

*779- 

+ LAN 1779 lAY ETE BENITE PAR M*!' 
JACQUES LE fiLANC CURE DE TORCY 

L B. ROBELET ET I. B. BURTE MONT FAITE ^ 

Cloche. 

11 n'a pas été possible de recueillir plus de trois lignes de Finscrip- 
tion de la cloche paroissiale. Le surplus, gravé au trait, n'était pas 
lisible pour nos yeux. 

' Ces noms de fondeurs ne nous sont pas connus jusqu*iei. 



7» 




56û INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDCXC. 

L06NES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

4776. 



PHlLBERT 

PRETRE CURE DE 
CETTE PAROISSE 

DONT 11 a Été 

PENDANT 36 ANS 
LA LUMIERE ET 
L'EDÎFiCATiON. EN 
VOULANT ETRE 
ENTERRÉ DANS 
LE CtMETiERE 
PUBLiC 11 A LAISSÉ 
A SES PAROiSSlENS 
UNE NOUVELLE 
PREUVE DE SON 
HUMiLiTÉ ET DE 
SA TENDRESSE 

POUR EUX. Il est 



MORT LE 2T x!^ I77J 



PRiES DiEU POUR LE 
REPOS DE SON AME 

Pierre. 



Logues nest plus quun hameau. L'église, réduite à une abside 
sans caractère, atteint à peine les dimensions d'une petite chapelle. La 
tombe du curé Philbert forme le seuil de la porte d'entrée. 

* Les premiers mots de rinscription et le nom patronymique sont effacés. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 565 

MDCXCI. 

GOURNAY-SUR-MARNE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-ARNOUL. 

kjtsm^tli ntkMi toi» ttinif wtstiA l^agal ett la (^Ul 
Uttîtt )» €wxu^ tl Pti^iU %ttit tu fmm Ukt hxnt nva 

aii* >* bttdtttl tt* <rât ' a Uttttt k la îw?«(tfi«i ^ tt liera « 
}0ttr« îe parqttt$ i)' iiimatt(J(( btt tn$s« ^oittt t\ >nr h 
^9ttnait(d« ^e t\ t^ttftr ^ |t¥«lmtbi« Us orai(ï« ^tulina 
^ tttwe fMtim $M( d.î'fittixm k$M UtàiU îvx U9 
{$(1(0 M U$ (vtfi Cmt tvUmt ett »(U t>t(U t$\Xt pvt» 
ti \ftvmi U htmXHkt tl a (pi tetbitt) ywa Cera fimct 
tttdttmve )» ttîU &tMtt att iwoTtte )» labt(t< tjôilë par U 
otre Qtt tti^atre attqttd léra |i$ttr tt putit a tSitt ttt Utli 
}0ttr0 par Uên' tttardtttllûr« battit tmtti Uvm tl a tttU 
fttt pottr Wn(U î$tàm. a tïit par ks («(ttfettr» btt teda 
tttettf bttbid btCtotttt bailb (t belattU a latttdt ejtlite hettti» 
arjttttt h Urre att Urrmtr ttt (^attip l»ttH(t la j^tttlU 
œattdtr ^^ùtttattt Ubid (jmip Uttattt btttte pari a Jtjm 
Ittttatlre ^attire a pmt Imml alt^ttliriattt par ba» att 
tj^tit^n it Umtt <t ^^ b^ttl (i* JUtit ttttd arpettf tt ittxt 
prttt« (tt tttt( pu(( ^ qttalrt arpett» au Itani ^ lias tiers 
6'sttrttas att Urrstur ^ ttoti^ U jiratib Uitattt att j^eHe te 
la \À(U pttt batitre part a b(tti»s alisttitllattt a œottftettr 

' (hUre. — * Le iapicide a omis ici quelques mois. 




56r> INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

œacçtttt tl mtltw mai \mti towô ptmr w» &g» Hittfi 
qttil ajteti pat îm {($(&<« j^arb^ttatti ^it^Ue (itaUoi tabel» 

Utmuv ml ritm «ut fwxattU tl quatarje wr. wr. .r. 
ï<b' mifWt te«^ k xii)' J^^'^ ï>a*tttt 0^1 1>' U«w* 
(éi laîr' las» ^ ^t^xmt mmiit wm m pmù»»i ^ 

Priez Dku pour mlx. 
Pienre *. — Long. o",9a ; lai^f. o",65. 

La fondation du prieuré xemojQte au. commencement du xii"^ siècle ; 
il fut placé, dès 1 origine, sous la dépendance de l'illustre monastère 
de Saint-Martin-des-Ghamps , à Paris. L'habitation du prieur na 
d'autre apparence que celle d'une maison de campagne moderne ; mais 
elle renferme encore une élégante salle capitulaire du temps de saint 
Louis, et les bases des colonnettes du vieux cloître se retrouvent dis- 
persées dans le jardin. Détruite pendant Jes guerres de r^igion, et 
rééditiée en i Bgg , l'église a été renouvelée oae dernière fois en 1 730, 
comme celle de Guermante, sur les dessins de frère Romain, de 
Tordre de Saint-Dominique*, aux dépens de Glaude de Gourt, chef 
descadre, seigneur en partie de Gournay, dont i'épitaphe va suivre 
sous le n^ mdcxgiv. 

Le souvenir des fondations du sergent royal François Miefaault est 
gravé sur une simple dalle, sans ornements. Ges fondations coffrent 
aucun caractère particulier. Les délimitations des pièœs de terre 
données par le sergent et par sa femme occupent la mineure partie 
du texte. 

' Sic. — ' Au bout de la nef, devant Tentrée du chœur. — ^ Voy. ci-dessus, n* hocluxii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 5G7 

MDOXGU. 

GOCRNAY-SUR-MAMEL — ÉGLISfi PRIEDRALE.ET PARÛlSâlALE 

DE SAiNT-AMOUL. 

i63& 

Gy gist M^» Iacqves 

Pylle vivat Con" dv 

Roy en ses CoN'i^Mî ord'î* 

EN SA Chambre des Coptes 

Seig? ChastellaT de Govrnay 

svR Marne deceddé le xviii^ 

lovR d'Aovst Mil vi^ xxxviii. 

FILZ DE DEFFVCTZ IaCQVES PyLLE 

BOVRGEOIS DE PARIS SO PERE 

DECEDDÉ LE VI^ IANVIER MlL 

vi^ IX. Et de Anne Gigon sa 

MERE DECEDDEÉ* LE XXIIII* 

AovsT Mil vi? xix. 
Priez Dieu ptf. Leurs Aines 

Pierre*. — Long. i^.gS; lai^. i",oa. 

Uépitaphe se lit sur un cartouche ovale inscrit dans un encadre- 
ment carré, que surmonte un fronton armorié, de forme demi-circu- 
laire. L'écusson, couronné d*un casque à lambrequins, consiste en 
trois flèehea d'argeoA posée» en iMtode sur diamp de gueules. Ce sont 
des armoiries parlantes par aflusion ao mot latin fntum^ pris comme 
étymologie du nom de pylle. Au-dessous du texte , deux torches allu- 
mées, nouées en sautoir, et, à leur point de jonction, une tète de 
mort entourée d'un chapelet. 

L'abbé Lebeuf a omis de comprendre Jacques Pylle -dans ea no- 
menclature des seigneurs engag»te& de landen domaine royal de 
Gournay. 

' iStc. — * Dans la nef , tin pea en avant de Tentrée du chœur. 



568 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

« 

MDCXCUI. 

AOURNA Y-SUR-MARNE. - ÉGLISE PRIECRALE ET PAROISSIALE 

DE SAINTARNOUL. 

i665. 

Cy gist 

Messire Estienne 

levassor chevalier 

seignevr chastelain 

de ce liev de govrnay 

svr marne conseiller 

secrettaire dv roy mai 

son et covronne de 

france veteran dv 

college antien ^ 

deceddé * le devx 

AVRILLM665 

Priez Dieu pour son 
Ame 

Pierre *. — Long. i^qS; larg. o'^^yS. 

Le nom de messire Etienne Levassor a été passé sous silence par 
l'abbé Lebeuf, comme celui de Jacques Pylle, dont nous venons de 
publier Tépitaphe. 

Un encadrement ovale se dessine autour de Tinscription. Au*dessous 
du texte, on voit un tombeau carré, bordé de moulures, présentant 
un écusson dont les armoiries ont disparu, à l'exception de deux so- 
leils posés en chef, et d'un casque paré de lambrequins. 

' On enteadait par Collège ancien les *'^ Sic, , 

cent vingt secrétaires du roi de la plas an- * Dalle placée à côté de celle qui pré* 

cienne création. cède. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. S69 

MDCXCIV. 

GOURNAY-SUR'MARNE. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-ARÎSOIJL. 

175a. • 

Hîc Jacet 

N. ET. P'. D. D. CLAUDIUS'ELÎSjEUS DE COURT 

Inter SanAi LuDOViCI Torf[uatos Equités 

PRIMUS COMMENDATARIUS *. 
AD PRiEFECTURAM 

t • 

Sumrnae ptoximam eveétus' 

Regias Ciaflës 

Plus exemple rexit, quàm imperio. 

DUX IMPAVIDUS 

Saepè animos addidit fuis, Hoftibus abftulit, 
Dei metuens un tus, 

obfequens Régi, 

Patrûe amantifliniuf. 

Benevoientiâ Pares > Amicos fidei Humanitate cundos 

Devinxit. 

Varia usus fortuna : 

Blandiente non elatus, non fraâus f<eviente> 

Dubium utrâ in forte (e prxftiterit majorem 

in utrâque Maximus. 

VIRTUTES 

Beilicas, Pacifîcas, Chriftianas 

Et amavit ipFe, & amabîles fecit. 

AUREUANORUM DUCI EDUCANDO PRi£POSlTUS S 
Sanâissimo Carus Principi» 

' NolnUê et poteiu. duc de Chartres, qui prit le titra de duc 

* Commandeur de Tordre de Saint- d'Oriéaos après le Hëgent, son père, et qui 

Louis. mom*ut le & février lySa, à Tabbaye de 

^ Vice^imirai de France. Sainte^neviève de Paris, où il s'ëtaît re- 

^ Sous-gouverneur de Louis d'Orléans, tiré en 1780. 

IV. 7a 



570 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Vix avtilfus à laiere ^grotantis, 

Mortuo paucos dies superftes; 

Pienus annisy Benefa<5Hs plenior 

OBIIT * 
MenHs Augufti die 19. Anno Salutis humanae 1752. 

^tatis suae 86. 
Hoc perenne grati animî & venerationis 

MONUMENTUM 
DILECTISSIMO AVUNCULO 

N. & P. D. D. LUDOVICUS-ALEXANDER-CATHARINA 

DUPORT DE MONTPLAISANT, Cornes de loriol, 
In Supremo Burgundîae Senatu Praefes infiilatus Honorarius' 

Pofuit Mœrens. 

Pierre*. — Long. a",oo; larg. i^oa. 

En tète de la dalle, deux écussons, séparés l*un de Tautre, présen- 
tent les armoiries du vice-amiral et de son neveu, le président. Le 
premier écusson, dazur à une fasce chargée de trois mouchetures 
d'hermines, accompagnée en chef d'un lion passant, et en pointe d'un 
croissant, a pour accessoires une couronne tréflée*, deux ancres en 
sautoir, le cordon, la devise et la grande croix de Tordre de Saint- 
Louis. Le président poile contrepalé de six pièces de sable et d'ar- 
gent; les insignes de sa dignité sont le mortier, la robe doublée d'her- 
mines et la couronne ducale. Au-dessous du texte, deux torches 
allumées, renversées, réunies par un long ruban. Glaude-Ëlisée de 
Court fut un des plus brillants officiers de la marine française, au 
temps des Duquesne, des Jean Bart, des Tourville et des Duguay- 
Trouin. 



' Dans la maison qu'il avait à Gournay. * Comme la couronne ducale. 

^ Président à mortier honoraire au par- ^ Avant de quitter Tëgiise de Gournay, 

lement de Dijon. nous rappellerons qu'elle possède une clodie 

^ Dallage de la chapelle de la Vierge, d'origine parisienne, dont nous avons déjà 

sur le cAtë du chœur, à main droite. * paHë. (Voy. 1. 1, p. 4 1 5.) 



ANCIEFJ DOYENNÉ DE LAGNY. 571 

MDCXCV. 

NOISY-LE-GRAND. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME, 

t65o. 

D O M 

PEMBTE FRANCMiN PAWRE 

FEMME DES BiENS DE CE 

MONDE MAiS RlCHE DES BiENS 

DV ClEL REPOSE CY DESSOVS • SA 

CHAVMiERE FVT LE PORT DE 

SALVT A PLVSlEVRS PRINCIPALEMENT 

PENDANT LES l8 ANS DERNÎERS DE SA 

VlE • LES HERETiCQVES DE CE LIEV 

FVRENT CONVERTIS, LES PAVVRES 

REPVS SPlRiTVELLEMENT ET NOVRiS 

PAR CES SOiNS CORPORELLEMENT • ELLE A 

EMPLOIE SES' MEiLLEVRS iOVRS A SOVLAGER 

LES MALADES ET DONNÉ SES PARTICVLIERS 

AFFECTIONS AVX DECORATIONS DE CETTE 

EGLISE QVELLE A PROCVRÉ ' A V DELA DE 4 

LA SOMME DE TROlS MIlI ELLE TRES- 

PASSA A AGEE DE 61 ANS LE yl^ 

lANVlER 1650 

FRiEZ DiEV POVR SON AME 

PAR VN AMY 

A • D 

Pierre*. — Long. o'tSS; larg. ©"^Go. 

A la lecture de celte simple et touchaute oraison funèbre, on serait 
tenté de s'écrier comme un illustre cardinal ', au récit des œuvres d«î 

^ Les erreurs grammaticales importent * De forme ovale, sans aucun ornement, 

peu dans mi pareil texte ; il nous a semblé ^ Prosper Lambertini , depuis pape sous 

hors de propos de les relever. le nom de Benott XIV. 



572 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

saint Vincent de Paul : Eriganlur altaria. La pauvre sainte femme fut 
inhumée dans le bas côté septentrional de la nef, sous une tombe 
comprise dans le dallage. Tout récemment, un curé de Noisy a eu la 
généreuse pensée de faire nettoyer la pierre, de lui donner une place 
honorable sur la muraille voisine, et de recueillir dans une boîte dé- 
cente les restes vénérables de celte bienfaitrice, d'autant plus géné- 
reuse qu'elle était plus détachée des biens de ce monde. 

L'église de Noisy date en majeure partie des xif et xui* siècles. Elle 
possède quelques beaux chapiteaux à feuillages et un clocher remar- 
quable. L'inscription qui constatait la célébration de la dédicace, 
en i484, par l'évêque de Paris, Louis de la Forêt, n'existe plus^ Une 
croix, sculptée en pierre, de la (in du xv* siècle, s'élève dans le cime- 
tière. Noisy est un lieu connu, dès les temps mérovingiens, comme 
faisan C partie du domaine royal. Le jeune Clovis, (ils de Chilpéric 1**, 
y fut assassiné en 58 1, et son corps jeté dans la Marne. 



* Voy. Lebeuf, op. dt, t. XV, p. 977. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 573 

MDCXCVI. 

N0I8T-LE-6RAND. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

17Q7. 

Cy gist 

frere françois 

ducray religieux 

convers du prieuré 

royal de s^ martin 

des champs a paris 

AGE DE z6. ANS. ET DE 

PROFESSl^ RELIGIEUSE 

QUATRE DECEDE LE 

J NOVEMBRE 1727 • 

Pierre*. — Long. o",5o; larg. o",/io. 

La seigneurie de Noisy fut donnée, en 1060, par le roi Henri V^, 
au monastère de Saint-Martin-des-Gharops. Les religieux s'en dessai- 
sirent dans les premières années du xvni*' siècle; mais ils conservèrent 
à Noisy une ferme importante ^. Le frère convers François Ducray 
remplissait sans doute quelque fonction dans l'exploitation de ce do- 
maine. 

' Au pilier d*eDtrée du chœur, du cAtë ' Piganiol de la Force, Dacrga, hisL 

de Tévangile; aucun accessoire. de la ville de Paris, t. IV, p. 1 6 (éd. 1 766 ). 




574 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXCVIL 

N0ISY-LE-6RAN0. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAM R. 

1763. 

CI GIT 

sous LE CRUCIFIX DE 
LENTRÉ' DU CŒUR* LE CORP ' 
DE HAUTE ET PUISSANTE 

DamEi dame barbe CHARLOTE 

' AUGUSTINE DE BERNARD 

CHAMPIGNI, VEUVE DE HAUT 
ET PUISSANT SEIÇNEUR, LOUIS 
ALEXANDRE LAMBERT 
CHEVALIER SEIGNEUR DE 
TORIGNI*, LAPOSTOLLE 
GRANGE LE BOCAGE*, ET AUTRES 
LIEUX. DECEDE* CHEZ SON AMIE 
M^?^ LA COMTESSE DESREAUX ' 
LE 12 X'" 1763 

Requiescat in pace 
Marbre noir*. — Long. o'",7o; larg. o",5o. 

L'épitaphe de la dame de Bernard est encastrée dans le premier 
pilier du chœur, du côté de l'évangile. A l'entrée du même chœur, 
une dalle de pierre, dépourvue d'inscriplion , recouvre la sépulture. 



1—3— a 



Sic, ^ Un village de ce nom se trouve dans 

^ Paroisse du doyenne de Chelles, près le département de F Yonne, arrondissement 

de Lagny. (Voy. ci-dessus, p. 1.) Louis- de Sens. 
Alexandre Labbert appartenait à la famille * Sk. 

du président Lambert de Thorigny, qui fit ^ Ancienne et illustre maison, dont le 

construire par Le Vau le célèbre hôtel chef portait le titre de marquis. 
Lambert, à Paris, à Textrémité orientale de * Simple plaque, sans ornements, arron- 

nie Saint-Louis. die au sommet. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LA6NY. 575 

MDCXCVIir. 
NOISY-LE-GRAND. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1779- 

CORNEILLE SCHILLEMANS 
FLAMAND, MORT LE DEUX 
DECEMBRE 1779. PAR SON 
TESTAMENT DU 23 • MARS 
AU DIT AN, À LÉGUÉ 300**. 
DE RENTE PERPETUELLE 
AU PAUVRES DE CETTE PAROISSE 
EN MEMOIRE DE CE BIENFAIT 
IL SERA DIT TOUS LES ANS 
UN GRAND SERVICE LES 2 • 
DECEMBRE, ET LES DEUX 
DE CHAQUE MOIS UNE MESSE 
POUR DEMANDER A DIEU 
LA RECOMPENSE DE SA 
CHARITÉ • 

r 

Marbre noir^ -— Long. o",9o; lai^. o",5o. 

Nous n avons pu nous procurer aucun renseignement sur le dona- 
teur, ni sur les motifs de sa libéralité envers les pauvres de Noisy. 

' Au premier pilier du ekœur, du cAtë de Tëptlre; peu d'ornementation. 



576 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MDCXCIX. 
VIl.LIERS-aUR-UARNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 

i5oi. 



Bon» ttra (Wt tmiu liiiuiic qttt telb |istt 
«If ttt Wtt« îe (ainl iiapa «i • P. xjrtiffU ' tt Wl 
tctittt U MmatitStt iniint Ui [«lit }t]^!iii lan te 
stact mil ■ »'. ef «us' yat la main bt fttoetatiii 
;ietc en ten ntnntesneni: ltttt(i)ttt !c ;am' ef 
Teta atonltdnro Ca Celte it laWle tiUccate le 
bimencie tenant la tatnt Jejian et «m» 



' La ISle de saint Jacques le Majeur et ' Le 90 juin iSoi. 

celle de saint Christophe se cëlëbrenl le ' Jean V, Simon , cent trvisièiue évjque. 

mAnie jour. a5 jnillel. de lâgaâ i5oa. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 577 

tï ptiti bien pi^xtx f^mas pnûUxi tl yt)i$xm 
h Um Ui^ntU tu Uwci biens tvakvMt «ttt 

Um U0 ltiett0 îaicUtiXi tx tum tl itottr 
Um Ui iwfpftDfeB 4tt«tt Pûitr twfttr hw 
mam )t$nr i«ttU0 Us mts ^ trerpâdeB : 

Pierre. — Haat. o^jSS; kf|f. o^'jSo. 

L'église n'a d'autre mérite que sa régularité. On y a conservé l'acte 
d'une première dédicace célébrée en i5oi; mais l'édifice, tel que 
nous le voyons aujourd'hui, a été certainement reconstruit vers le mi- 
lieu du même siècle. L'abbé Lebeuf relate une seconde dédicace, qui 
eut lieu, en i6go, par les mains del'évèque de Goutances^; il ne fait 
d'ailleurs aucune mention de la première. 

L'inscription que nous rapportons est encastrée dans le pilier qui 
soutient, à l'intérieur de l'église, un des angles du clocher. Thomas 
Paillart et Jeanne, sa femme, qui firent les frais de la dédicace, sont 
représentés au-dessus du texte, comme c'était leur droit, en prière 
aux pieds de la Vierge, couronnée et assise sur un trône. La Vierge 
tient son fils des deux mains. Le dessinateur, peu soucieux des vieilles 
traditions, a déshabillé l'enfant, et n'a pas songé à placer une croix 
dans son nimbe. 

La cloche de l'église porte une inscription latine, très-courte, dis- 
posée en chronogramme; nons n'en avons pu recueillir que le nom de 
Marttna. Cette cloche, sans doute d'origine étrangère, fut acquise 
en i8o3, pour le compte de la commune de Villiers, ainsi qu'on l'a 
gravé alors sur le métal. 

« 

* Charlefl-François de Lomënie de Brienne, soixante-quinzième ëvêque de Coutances^ 
de 1668 h 17S0. 



IT. 



73 




518 INSCBIPTIONS DE Li FRANCE. 

MDCC, 
VILLIERS-SCB-HAIINE. - KULISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 



CS irait jiB ««tttulrU z ittcwlt 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 579 

« 

^ f itt lttî« * et «ttlttt» stuv» f 

Uqî iw<k l(Xtt* J«' ^JtttUtt'W'ïi* xKtttç 
4ttC0t jttH INtwrit&U fèn» ^ettitutt 
bmttttttm tv, Cm iwuutt Cettmte bt 

p^tvxtnx en U (otttt tie parlemetti 
(gf fille ^ ttedÂdlimoirâltle Imm m* 
K$tt2i$ btttnettin tu ïn ^iml lu^itt 
k IftbiU towt et if ifftttwU 4ttt6«?ttettt 
fjttttrt laqtttlU ïeaïift U 9' J^ttr ïitt 
mos$ îmottH mil v (mqttâte z )>t^ 

Pierre'. — Haut, o'",47; ïarg. o"/j3 *. 

La pierre a ét^ entièrement dorée , comme il est encore facile de le 
reconnaître. L'encadrement se compose de deux petits pilastres d'ordre 
ionique et d'un fronton demi-circulaire contenant un bas-relief colo- 
rié qui représente une Notre-Dame de Pitié invoquée par les deux 
défunts. Saint Jacques le Majeur et saint Pierre, caractérisés par leurs 
attributs ordinaires, prêtent leur assistance à Jacques Guillot et à 
Perrine Bonnevin, agenouillés et vêtus de noir. Quatre gracieux en- 



* Chai^ëd'aflhiresà poursuivre en justice. 

* La terre du Lude apparteuail à l'il- 
lustre famille de Daillon; elle fut érigée de 
comté en duché-pairie sous le r^^ne de 
Louis XIV, en faveur de Henri de Daillon, 
grand maître de Tartillerie. Le personnage 
qui eut Jacques Guillot pour solliciteur 
était Jean de Daillon, premier comte du 
Lude, baron dlliers, de Briançon, etc., sé- 



néchal d'Anjou, chevalier de Tordre du roi, 
capitaine de cinquante hommes d*armes, 
gouverneur du Poitou, etc., mort h Bor- 
deaux le ai aoàt iSSy. (Anselme, Hist, 
^néa/. t. VIII, p. 188-199.) 

' Encastrée dans le même pilier que 
rinscription qui précède. 

* Ces mesures ne s'appliquent qu'à la 
partie de la pierre occupée par l'inscription. 

73. 



580 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



fants suivent la défunte. Deux écuseons sculptés et jadis peints sont ap- 
pendus a'ui pilastres. L'inscription a été soigneusement gravée. 

La qualité de vénérable et discrète personne^ attribuée à Jacques Guil- 
lot, n'était guère d'usage que pour les gens d'Eglise. Son costume 
n'indique cependant pas un ecclésiastique; il porte la robe d'un homme 
de palais. Une même épilaphe lui est commune avec Perrine Bonne- 
vin, fille d'un huissier du parlement, épouse d'un procureur. Cette 
honorable femme, qui lui survécut dix-sept ans, exprima sans doute le 
désir de reposer dans le même tombeau. On doit croire que son père 
et son mari partageaient ses sentiments d'amitié pour le solliciteur 
poitevin . 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 581 

MDCCI. 
VILLIERS-SUR-MARNE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 



SoVBZ GESTE 

TOMBE REPOSE PlERRE 

BVDE ESCVIER SEIGNEVB DE 

ViLIERS DE FLEVBY ' ET CHATELAIN 

' Fleury-ht-Meudon, écart de la paroisse de Meudon. JacquelÏDe de Bailly, veuve de Jean 
Bod^, ^itdame de Fleury en i56i. (Lebeut, t^. «t. (. VUI, p. 388.) 



883 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



oiaire* en parti vivant cons" dv roy et 

m*' des eaux et fores et garenne de 

france ville prvvote viconte de paris 

qvi deceda le 1 5*?* octobre • 159z et damois" 

Anne Brachet * sa feme fille de monsievr 

BrACHET SIG^ de NERY en VALOIS et de ViLlERS 

EN BEAVS * CONS" DV ROY EN SA COVRT DE PARLEM**^ 

DE PARIS LAQVELLE DECEDA EN SON CHATEAV 

DE ViLIERS EN DECEMBRE • I580 • FVT RENPLY 

DE PIETE ET CHARITE ENVERS LES PAVVRES 

LEVRS FAISANT ADMINISTRER CE QVI LEVRS 

ESTOIT NESESSAIRE ELLE A FONDE VN SER 

VICE EN CESTE PAROISSE QVI SE DICT 

LE LENDEMAIN DE NOËL COM IL 

CONTIENT AV MARTIROLO*'' * 

Pierre*. — LoDg. i",9o; iai^. i",oo. 

Le monumeat que nous mettons devant les yeux des lecteurs nous 
arrive sous le patronage d*un des noms les plus illustres du xvi* siècle. 
Pierre Budé, maître des eaux et forêts de France, était petit-neveu de 
Guillaume Budé, maître des requêtes, un des promoteurs de la fon- 
dation du Collège royal ^, célèbre entre tous les érudits de son temps. 
La famille des Budé, admise à la noblesse en iSgg, par Charles VU, 
possédait, au xv® siècle, les trois seigneuries voisines de Villiers, de 
Montgeron et d'Hierre '. Plusieurs personnages de ce nom exercèrent 



^ Hierre. Voy. ci dessus, p. Sa 3 et saiv. 
L*anciea chftteau des Budé n*a pas été dë- 
Iniit. 

* Arme Brachet, Le lapicide avait écrit 
Brochet; il 8*est rectifie lui-inèine. Anne 
Brachet descendait de Jean Brachet, inten- 
dant de la maison de Louis de Savoie , pré- 
cepteur de François I*', seigneur de Bouèche 
et de Marolles; armoiries d'azur au chien 
braque assis d'argent. 



' ViUicrê^m-Beauec, 

* La grammaire est ici offensée à peu 
près à chaque ligne. 

* Dans le dallage, en avant de Faolel de 
h Vierge, à la dernière travée du bas cAté 
méridional. 

' Le CoU^ royal de France, fondé par 
le roi François I*', en iSag et i53o. 

^ Lebeuf, op, cit. t. XII, p. yS; t. XIII, 
p. io-i4; t. XV, p. 389-391. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 983 

les fonctions d audiencier de France et de garde du Trésor des chartes. 
Pierre comparut, en i58o, au procès-verbal de rédaction de la cou- 
tume de Paris eomme seigneur de VilliersTSur^Marne et d'Hi^rre en 
partie. De sa femme, Anne Brachet, il laissa deux fils, Pierre et Ni- 
colas. L'ornementation de sa tombe est élégamment dessinée; on y 
voit ses armoiries : d'argent au phevron de gueules, accompagné de 
trois grappes de raisin à'aznv. Le savant Guillaume Budé, mort à 
Paris, en i5/io, dans son hôtel de la rue Saint-Martin, avait déclaré 
dans son testament, en date de i536, qu'il n approuvait pas la cou- 
tume des cérémonies lugubres et ppmpes funèbres; aussi fut-il inhumé 
de nuit, sans appareil, dans une des chapelles de l'église Saint-Nicolas- 
des-Ghamps, sa paroisse, et, pour se conformer scrupuleusement à 
ses volontés, on ne consacra pas même une épitaphe à sa mémoire ^ 

* Dq Breal, Tkéat. des amiq. de Paru, p. 855 et 856. 



SSk INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MDGGII. 

BRY-SDR-HARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DES SAINTS GBRVAIS 

ET PROTAIS. 

1610. 
Geste eglIse 

A este REEDiFlEE 

ET REBASTlE LAN MtL 

StX CENS Dix • A LA DtLt- 

GENCE LA PLVS GRANDE 

PARTIE DES DENIERS DE M^ 

IeHAN TONNELLiER Mî ES 

ARS ET CVRÉ DE LADÎCTE 

EGLlSE NATiF DE GvOR« 

GViLLEROY * PRES MON- 

TARGtS EN GASTÎNOYS 

LAN DE SON AAGE 

Pierre, — Haut. o"',75; larg. o",58. 

L'église, reconstruite avec la plus grande simplicité au commen- 
cement du xvn^ siècle, a été, de nos jours, restaurée de telle manière 
qu'à peine en peut-on discerner le style primitif. Daguerre, qui s'est 
rendu célèbre par l'invention de la photographie, a peint, au fond du 
chœur, une perspective en grisaille d'un assez bel effet ; un petit mo- 
nument est placé sur sa sépulture, dans le cimetière paroissial. 

L'inscription qui détermine la date de la reconstruction est atta- 
chée au mur, auprès d'une des portes latérales. Une guirlande de 
feuilles de laurier enrubannée décrit un ovale autour du texte; de pe- 
tites branches d'olivier remplissent les angles de la pierre. Une seconde 
inscription rappelait la dédicace de l'église et de ses trois autels, célé- 
brée le dimanche 18 juin 1617s par Gaspard Dinet, prédicateur ordi- 
naire du roi, évêque de Mâcon'; elle ne se retrouve plus*. 

' Corquilkroi, paroisse de Tarrondisse- ' Gaspard Dinet, soixante-ireizième ëvè- 

ment et du canton de Montargis (Loiret). que, si^ea de 1600 à 1619. 

^ La veille de la fête patronale. * Lebeuf , i^. du t. XV, p. 996. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 585 

MDGGIII. 

BRY-SIIR-MARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DES SAINTS GERVAIS 

ET PROTAIS. 

i5A8. 



<Êè JJift jhhU b«ntt «ttftoitte iettwWn 



(et MU HmmUiU Otarie ïe Aoltlhi wnïut bttïï 



Pierre. 



On voyait autrefois dans le chœur deux tombes provenant de Tan-- 
cienne église; elles présentaient chacune deux effigies : Tune, celles de 
Bureau Bernardin, mort en i5i8, et de son père, décédé en i5oi ; 
l'autre , celles d'Antoine Bernardin, qui trépassa au mois de mars 1 568, 
et de Marie de Gotellas, sa femme. Elles étaient déjà très-obl itérées, 
il y a un siècle; elles le sont bien davantage aujourd'hui. Le dessin 
des figures n'existe plus, et nous avons pu lire seulement quelques 
mots de l'épitaphe gravée sur la bordure de la seconde tombe. Ce qui 
a dû en accélérer la ruine, c'est qu'on les a reléguées à l'entrée de 
l'église, au pied de la nef. Une couche d'asphalte recouvre le sol du 
chœur et de l'abside. Les Bernardin devinrent seigneurs de Bry dans 
la seconde moitié du xv* siècle. François Bernardin possédait encore 
cette terre en i58o ^ 

' Lebeuf, op, cit. t. XIII, p. a83; t. XV, p. 9g8-3oo. Voy. encore ci-dessus, n* mdxxv, 
la tombe d'Isabeau Bernardin. 



IV. 



7'' 



586 



INSCRIPT'IOÎSS DE LA FBANGE. 



MDCCIV. 

BfiY-SIJK-MARNE.— ÉGLISE PAR0IBSL4LE DES SAINTS ^GEBVAIS 

FF PROTAIS. 

1700. 



D 



O 



M 



SOUBS CETTE TOMBE REPOSE 

Le Corps de Nicolas Paillot- 
ESCUIER ConV» Du Roy, maison et 
couronne de France, le quel a. 

T 

FONDÉ P0I ESTRE DIT PERPETUELLEM. 

en cette Eglise TOUS les Mercredis 

ET Vendredis de chacune Sepmaine 

Vne Messe Basse de /?£Qt//fi>/ et Vne 

Messe Haute du ^T Sacrem^ tous les 

TROIS quatre et CINQUIESME JEUDIS DE 

CHÏÏN MOIS. A tA FIN DES QUELLES MeSSBS 

DOIT ESTRE DIT VN DEPROFUNDIS POUR LA 

QUELLE Fondai** il A laissé a la Fabrique 

DE CETTE Eglise deux mil livres po* les 

Messes basses et snc cent livres pour • les 

Masses du ST îSacremT Vne Fois Payé, il est 

DECEDE LE 15^ MAY I7OO. A LA 76^ ANNÉE 
DE SON AAGÉ^ 

PRiés Dieu Po\ Ls 'Repos De Son Ame. 
Requiescat in Face 



Marbre noir *. — Haut o",65 ; larg. ©"«tto. 



Nicolas Paillot habitait sans doute quelqu'une des nombreuses mai- 
sons de plaisance du territoire de Bry. 



Sic. — ' Allaché au mur du bas côlë mëridionaK 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 587 

La somme de deux mille six cents livres par lui laissée à la fa- 
brique, si nous la supposons placée au denier vingt, produisait un 
honoitiit-è d'une livre environ pour chacune des messes hebdomadaires 
ou mensuelles qu'il avait fondées. Ancun ornement n accompagne le 
texte de l'inscription. 



7/.. 



j 



588 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

I 

MDCCV. 

BRT-SUR-MARNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DES SAINTS 6ERVAIS 

ET PROTAIS. 

»7»9- 

A La Mémoire De 

Sebastien queru avocat en parlement conseiller du rov 
ancien controileur general des monnoyes de france tresorier 
te la chancellerie du palais decede le 22! janvier i719. age 
de 77. ans lequel pour donner des marques de sa piete à fondé 
a perpetuite un vicaire en cette eguse pour deservir cette 
paroi5se de bry sur marne et pour y dire annuellement et journel- 
lement aussy a perpetuite une messe pour le repos de son ame 
laquelle messe fiera dite en ete a six heures du matin et en 
hiver a huit heures les jours ouvriers seulement, a legard 

DES FESTES ET DIMANCHES LED\ SIEUR VICAIRE NE LES POURA DIRE QU*À- 
PRES LA GRANDE MESSE, ET PO^ ENSEIGNER A LIRE, ET ECRIRE, ET 
FAIRE LE CATHECHISME AUX ENFANS DE LAD\ PAROISSE GRATUITEmT 

lequel vicaire sera nomé et choisy par m*. le curé un encien parent 
dud' deffunt portant son nom preferablement aux autres LFS 

MARGUILLIERS ET PROCUREUR SINDIC DE LAD'. PAROISSE ET LES QUATRE 

HABITANS, plus haut a la TAILLE A LA PLURAUTÉ DES VOIX AU 

SON DE LA CLOCtiÎE POUR LAQUELLE FONDATION LED*. DEFFUNT 

s 

A DONNÉ SES MAISON, PREZ TERRES VIGNES ET RENTES FONQERES ET 
MEUBLES QU'IL POSEDOIT ES PAROISSE^. DU d\ BRY, NEULY, NOISY*, ET LIEUX 
CIRCONVOISINS ET LA SOMME DE 12000? POUR ESTRE MISE EN RENTE AU 
DENIER 30*. PLUS A FONDE A PERPETUITE UN LJhera POUR ESTRE 
DIT A LA FIN DE LA MESSE QUE LE SUSD*. VICAIRE EST OBUGE DE DIRE 
LE DERNIER JOUR DE LA SECONDE SEMAINE DE CHAQUE MOIS POUR LE 
REPOS DE SON AMF. ET POUR CE, A ORDONNÉ QUIL SOIT PAYÉ A M*. LE 
VICAIRE 10?, lO*. A CELUY QUI FERA LES REPONS ET QUI CHAWTE LES 
GRANDES MESSE ET VESPRES ORDINAIRE, A LA CHARGE DE CHANTER 
LED'. Lihera, PAREIL DIX SOLS AUX MARGUILLIERS EN CHARGE QUI S*Y 

' Neuill^-sur-Marne , Noiêy-le-Grand, paroisses voisines de Bry. — ' D'un produit de 
quatre cents livres. 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 589 

TROUVERA, POUR FAIRE LA DISTRIBUTION, ET DIX SOLS A CHACUN 
DES DOUZE HABITANS DE LAD\ PAROISSE QUI EN AURONT LE PLUS 
BESOINS ET QUI VOUDRONT BIEN LES RECEVOIR, ET SE TROUVER 
A LAD*. MESSE ET Uhtra, 

Plus 20»! de rente a la fabrique du d'. bry. 

Plus 15I par chacun an aux marguilliers de lad', paroisse 

pour leur frais de recette et depence, a cause de lad*. 

fondation. 

Plus a donné pour deux pauvres filles nées au d\ bry sur 

marne y estantes actuellement, 200*t chacune une fois 

payé qui seront nommee*. par les personnes qui nomment 

M* LE VICAIRE ET PAR LED\ S*? VICAIRE QUAND IL Y EN AURA UN AU 
SON DE LA CLOCHE LE DIMANCHE SUIVANT LE JOUR DE LA 
CHANDELEUR DE CHACUNE ANNEE, ET AUSSY SUCCESSIVEMENT 
d'année en ANNÉE A PERPETUITE POUR ESTRE LESD\ FILLES 
MARIÉES DANS LE CARNAVAL DE LA MESME ANNEE. 
SUIVANT qu'il EST PLUS AU LONG PORTÉ PAR SON TESTAMENT 
ET CODICILLE RECEU PAR MELIN ET SON CONFRERE NOTAIRES 
A PARIS LES 13. ET IJ. JANVIER I719. 

Prîix, Dieu pour Son ame 

Marbre noir*. — Haut. i",i5; larg. o" 70. 

Sébastien Queru fit un noble emploi des économies qu'il avait pu 
réaliser sur les émoluments de ses charges. Non content de pourvoir 
par des prières à ses intérêts spirituels, il assura par ses libéralités 
Tinstruction primaire des enfants, une aumône mensuelle pour douze 
pauvres qui voudraient bien la recevoir, et une dot annuelle pour 
deux filles à marier. Sa donation testamentaire comprenait une somme 
de douze mille livres à placer, deux rentes. Tune de vingt, lautre de 
quinze livres, plus tout ce quil possédait en biens meubles ou im- 
meubles dans les trois paroisses de Bry, de Neuilly, de Noisy et lieux 
circonvoisins. En homme daffaires qu'il était, il avait pris soin d'af^ 
fecter spécialement la rente de quinze livres aux frais de recette et de 

' Fixé au mur du bas c6(é sepienlrional; pas d'ornements acceMoires. 




590 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

dépense de ses fondations. Il avait mis à l'élection le chois du vicaire 
préposé à renseignement et celui des deux filles qui seraient dotées 
on son nom. 

L'abbé Lebeuf^ pense que ce bienfaiteur était natif ou originaire de 
Bry; le nom de Queru se rencontrait fréquemment dans le pays au 
milieu du siècle dernier. 

' Op. cit. t. XV, p. 397. Simple extrait de Finscription. 



I 



\ 



ANCIEN DOYENNÉ DE LAGN^. 591 

MDCCVI. 

BRY-SUR-BfABNE. - ÉGLISE PAR0IS8IAI.E DES SAINTS OERVAIS 

ET PROTAIS. 

1760-1769. 

ICY REPOSE 

LE CORPS DE m" CHARLES CARRÉ DE 
LORAfEj FERMIER DU ROI, ET DIRECTEUR GÉNÉRA 
DE SES FERMES A PARIS, OU IL EST DÉDÉDÉ LE 3 
MARS 1760 ÂGÉ DE 68 ANS 2 MOIS, SON CORPS A- 
PRÈS AVOIR ÉTÉ PRÉSENTE A S^ EUTACHE * SA 
PAROISSE A ÉTÉ TRANSPORTÉ FN CETTE EGLISE 
A LAQUELLE IL A DONNÉ DES PREUVES DE SA 
PIETÉ ET DE SA CHARITÉ POUR LES PAU- 
VRES. DAME MARIE MARGUERITE OPPOR- 

8 

tune, de visme, sa veuve, a fait placer 
cette epitaphe pour perpétuer la m& 
Moire d'un si digne mari, et de leur 

PARFAITE union. 
Priés Dieu pour le repos de son Ame. 

LE 27 NOVEMBRE I769 • LE CORPS DE 

DAME MARIE MARGUERITE OPPORTUNE DE VISMBS 

A ÉTÉ RÉUNI ICI A CELUI DE SON EPOUX 

CHARLES CARRÉ DE LORME, ELLE EST 

MORTE DANS LA 75* ANNÉE DE SON ÂGE 

Pries Dieu pour le repos de son Anie 
Pieric d'ardoise*. — Haut. o",9o; larg. o",68. 

* &ic. *^ ' tteplacée, il y a peu d'années, stlr le premier pilier de la nef, du cMé du 
nord. 



/ 



I 



592 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Au-dessous du texte, deux écussons accolés, surmontés d'une même • 

couronne de comte : celui de Charles de Lorme, d*or à un coq, la patte 
droite levée, accompagné de trots feuilles de trèfle; celui de Marie de 
Visnies, d'azur au chevron d'or, accompagné de deux étoiles d'argent 
en chef et d'une grappe de raisin en pointe; pour accessoires, une 
palme et une branche de laurier. 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 593 

MDGGVII. 

FERRIÈRES-EN-BRIE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTREHI. 

XIV* siècle. 
Pierre. — Loog. t",9o;larg. i*,n. 

Eglise intéressante, d'un style parfaitement homogène, du milieu 
du xni^ siècle environ; colonnes monostyles; chapiteaux d'une belle 
sculpture; triple abside. L'édifice a été habilement restauré par 
M. Millet, architecte des monuments historiques. En avant de la porte 
occidentale, vers le milieu de la nef, dalle d'un chevalier, aujourd'hui 
très-usée. Il nous a été dit qu'elle fut retrouvée, il y a peu d'années, 
enfouie à deux pieds de profondeur; il semble qu elle ait subi l'action 
du feu. On ne lit plus de l'inscription qu'uqe partie de date : 



De • 6*RRce • sn • ccc • 



Le dessin est aussi très-effacé , surtout à la partie supérieure. Cha- 
peron de mailles; jambards de fer plat; longues chausses de mailles, 
et petits éperons; cotte d'armes; épée; sous les pieds, un lévrier avec 
son collier. L'écu, ramené en avant du corps, présente un champ 
gironné, au chef chargé de trois couronnes. La face, et les mains 
jointes de l'eiEgie, rapportées en marbre, sont entièrement oblitérées. 
Les pieds-droits de l'encadrement étaient décorés d'arcatures, de clo- 
chetons et de six figurines de clercs tenant des livres ou des insignes 
religieux. 



1? . 



75 



594 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



i 

MDCCVm. — MDCCVni"*. \ 



FERRIÈRES^EiNrBaiE. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-RBIÙ. 

* Gi • €TSB • LêpeRevR 



LepsRevR • avi • bropassa • lar • m • qqq • xxix • 

Le • LvnDi • iPRes • 

Les • BRÂDons • pe3 • p • evs • 

Pierre'. 

Les Lempereur étaient probablement ies premieré bourgeois de la 
châtellenie de Ferrières; leurs tombes en fourniraient au besoin une 
preuve suffisante. La dalle, sur laquelle nous n avons pu lire qu une 
portion d'épitaphe, recouvrait la sépulture d'un personnage de cette 
famille et de sa femme* Leurs effigies, à peu près disparues, étaient 
semblables à celles d'une autre tombe, en meilleur état, classée sous 
le numéro qui va suivre. La femme, dont nous ignorons le nom, mou- 
rut en iSsg (vieux style), le lundi après les Brandons, c'est-à-dire le 
premier lundi de carême^. Un débris, qui date aussi du commencement 
du xiv^ siècle, de nous apporte plus qu'un nom : 



G^VItEO • LGttPeReVR • B0VR6*0IS 



' Dans la nef, près de la porte principale. — ' Le q6 février i33o. 



ANCIEN DOVENNÉ DE LAGNY. 

MSCCIX. 

FEBRliRES-EN-BRIE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-BEHL 

i33i. 



596 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

G! • 6*IS^ • lei^SR • LHmPeRGVR • BOVRG'OIS • DO • FJfIRieReS • a . 

cResPHSSH • LHïi • ai • GGG • z • xxxiiii • LjmDQmmn • oe • lh • 

flMHOVS^ • PRIS? • 

POVR • LHme • DG • LI 

Pierre*. — Long. fl",57 5 larg. i",ai. 

La tombe de Jean Lempereur n'a pas changé de place. Nous regret- 
tons de n avoir rien à dire sur ce bourgeois ni sur sa famille. De ses 
armoiries, on ne distingue plus que le chef chargé de trois couronnes. 
Nous ne connaissons pas le degré de parenté qui Tunissait aux deux 
autres Lempereur inhumés dans la même église. Quant à sa femme, 
nous n'en savons même pas le nom; la partie de Tépitaphe qui nous 
l'aurait donné n'a jamais été gravée. 

' Dans le chœar, da c6të de Tëpltre. 



\ 



I 

» 
\ 



• 




ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNÏ. 

MDCCX. 
FEBBIËBES-EN-BRIE.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-BEHI. 

1539. 



Cj siafiMt iamMt ligule U piaui 

m lim XtuMt Wti6u ie Mfoiitt jSnlilt iim m' ^iinit nsvat «Cctmt 
f* ctattlUtn ir nCtt titUt 



1 



&98 INSCRIPTIONS DE LA PRANGB. 

Kerre*. — Long. i",85; larg. o"^5. 

L'oubli qui s'étend sur la mémoire des Lempereur a aussi enve- 
loppé celle d'Adapa Aymery, seigneur cfaételani de Ferrières, et de 
sa veuve, Louise Le Picart. L'abbé Lebeuf s'est contenté d'inscrire le 
nom d'Adam Aymery au nombre des seigneurs du lieu. Les deux écus- 
sons placés près de la tète de Louise Le Picart contiennent les armoi- 
ries des nobles défunts. La dalle, bien i|ue mutilée, nous a paru digne 
d'être reproduite. On remarquera aux pieds de l'effigie, du côté droit, 
un petit personnage debout, en armure; du côté gauche, une petite 
figure de femme, vêtue d'une robe à larges manchi^, les mains jointes 
dans l'attitude de la prière. On aura voulu ainsi représenter les enfants 
de la défunte sur la tombe de leur mère. 

^ Chamlle, paroisse du doyenné de Cbâ- t. VU, p. SaS^SSo.) — * Dans le chœor, 

teaufort. (Voy.ci'dessus, n*" Mxxx.) £e Fa/- du côté de Tévangiie. (Voy. Partefemlk 

de-Galie, suite de vallons en partie annexés de Gàignières, nouvelle collection, t. XV, 

au grand parc de Versailles. ( Lebeuf, op. cit. Bije. ) 






AKCIBN DOTENNÉ DE LAOIIT. 

MDCOXI. 

FEnRIÈBES-EN-BBIE. — ÉGLISE PABOISSULE DB SAIKT-BEMI. 

iSSo. 



[Pimr In ait]q U en» cg mi» ' F[tcntt» ■ cUttt ■ 

mCCi fnra Witmiaa ■ Para Inn juHs] tt ftiir Inta >iiti> : 

F«tcf« « tira Uttn fiitm • El ft' Inu cnilx le thrtn» 



600 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Pârtoc]|rmti0 Cetgnetits ei hàvxti ; £f fous mlis 

itiS0 en itères : Âfftti qtxil ait îr Um les âmes « Patcaf m cl^^Cfits 
cnnclis Hns tegtut poloniiti * kvx[tvi * 1550] » 

Pierre. — Long, a^iûo; larg. t*,35. 

La dalle placée 8ur la sépulture commune des curés de Ferrières 
se trouvait autrefois dans le chœur de l'église, du côté de Tévangile. 
Elle en a été retirée et sciée en trois morceaux, qui ont servi à la con- 
fection du degré par lequel on monte au sanctuaire. En rapprochant 
ces débris, on parvient à reconstituer à peu près l'ensemble du mo- 
nument, à l'exception des deux angles supérieurs. C'est une tombe 
impersonnelle, la seule de ce genre que nous ayons rencontrée jusqu'à 
présent. L'effigie principale et les deux figures secondaires ne repré- 
sentent point tel ou tel curé de la paroisse, mais des personnages 
indéterminés. L'épitaphe s'applique également à tous ceux qui ont des- 
servi l'église de Ferrières, qu'ils aient appartenu au clergé séculier ou 
à l'ordre monastique. Antérieurement au xiv^ siècle, la collation de 
la cure revenait de plein droit à Tévèque de Paris; elle passa depuis, 
par échange , à l'abbé d'Hermières \ et l'inscription rimée du xv® siècle 
fait illusion à ce changement. L'abbé Lebeuf pense que le costume 
de l'effigie gravée sur la tombe était l'ancien habit d'hiver des religieux 
prémontrés '. 

' Voy. ci-dessus, n"" HDxciY. avons emprunte les mots des trois pre- 

' L.ebeuf, op. ciL t. XV, p. SoG-Sog. mières lignes de Tëpitaphe mis entre cro- 
C'est au texte de Tabbë Lebeuf que nous- fliets, et la date de la fin. 



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ANCIEN DOYENNE DE LA6NY. 601 

MDCCXII. 

FERRIÈRES-EN-BRIE.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

1600. 

^ MARYE SVIS NOMMEE PAR NOBLE 

HOMME PIERRE LE CLERC CONSEILLER 

DV ROY RECEVEVR GENERAL DES GRENIERS 

A SEL DE LA PROVINCE DE NORMANDIE 1 6oo > 

Cloche. 

Aucun personnage du nom de Le Clerc ne figure dans l'histoire du 
diocèse de Paris au nombre des propriétaires notables de l'ancien ter- 
ritoire de Ferrières. La cloche que l'église de cette paroisse possède 
aujourd'hui provient, nous le pensons, d'une des églises de la pro- 
vince 011 Pierre Le Clerc exerçait ses fonctions de receveur général des 
greniers à sel. 



IT. 76 



TABLE 



DES 



INSCRIPTIONS CONTENUES DANS LE QUATRIÈME VOLUME. 



ANCIENS DOYENNÉS. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. {Suite.) 



ARPAJON. 



Pages. 

MGCCXLVI. Pierre de Châtres, chevalier, i3o6 i 

MGCCXLVII. Pierrot de Châtre», lUg A 

MCGCXLVIII. Sëdille, veuve de Robert MuUet, i3aa 5 

MCCCXLIX. Conte Chase-Conëe, i3i/i 7 

MCCCL. Laurent Sallet, bourgeois, i663 9 

MCCCLI. Louis, marquis d'Arpajon, lieutenant gâiëral, 1736 11 

MCCCLIL Cioche paroissiale, i665 i3 

MCCCLIU. Pierre Bigot, teinturier, i3ào i4 

MCCCLIV. Cloche de THôlei-Dieu, i5i7 th 

MCCCLV. N. . . Fouheart, i3Ai i5 

MCCCÎjVL Damoiselle Jeanne N . . . , 1 355 16 

MCCCLVII. Jean de la Bretonnière, 1 SgS 17 

MCCCLVm. Jean Soufrin, curé, 1619 18 

SAINT-TON. 

MCGCLIX. Philippe, sire de Saint- Yon, 1993 19 

MCCCLX. Robert Destrechy, cure, 1686 ai 

BO!88T-80US-SAiNT-rON. 

HCCCLXI. Jacques-Antoine Pennetti, secrétaire du grand-duc de Toscane, 1736. 99 

76. 



60A TABLE DES INSCRIPTIONS. 

MGGGLXII. Jean Lambert, garde du corps de Henri III , Henri IV et Loois XIU, 

1699 9& 

MGCGLXIII. Glocfae paroissiale, 1767 a6 

MGGGLXIV. Fondations des sires de Maiiloe, i685 37 

SAUrr-SULPICE-DB-PAYliRBS. 

MGGGLXV. Isabelle, dame de la Broce, 1S16 3o 

MGCGLXVI. Ghariotte du Gonldrier, 160& 33 

MGGCLXVIL Gilles du Gouldrier, 1611 : . . 35 

MGGGLXVIII. Marie Hurault, 1676 37 

MGGGLXIX. Marie de Saint-Pol, i684 39 

MGGGLXX. Marc-Antoine de Saint-Pol, chef d'escadre, 1706 ht 

MGGGLXXI. Savinien Sergent, laboureur, 1708 ai 

MGGGLXXII. François Bouvier, curé, 1716 hh 

MCGGLXXIIL Gloche paroissiale, 1778 ,. &6 

CHAMABAXDK. 

MGGGLXXIV. François Reynaud, chanome r^ulier, 1789 ^7 

MGGGLXXV. Gloche paroissiale, 1766 h8 

LARDT. 

MGGGLXXVI. Jean-Sébastien de Ghampremy, i63o 5o 

AVBAINVILtB. 

MGGGLXXVII. Marguerite de la Rue, 1661 Sa 

MCGGLXXVm. Gloche paroissiale, 1760 53 

HGGCLXXIX, Jean Auvray, curé, 1756 53 

VBB-LB-GBAND. 

MGGGLXXX. Gonstrvctiqn d'un portail de T^g^, i6sk>. Si 

MCCCLXXXI. Gloche paroissiale, 1768 55 

VSB-LE-PETIT. 

MCGGLXXXIL Un chapelain de la Reine, xui* siècle >. . . 56 

MCGGLXXXIII. Edme Jacquelot, écuyer, 1590 57 

MCCCLXXXIV. Glande Le Bas de Montaigis, conseiller d'État, 1731 59 

LEUDBVILLB. 

MGGCLXXXV. Inscription de dédicace, xvu* siècle 61 

MCGGLXXXVi. Gonstruction de la sacristie, 1666 63 

MCGGLXXXVII. Gloche paroissiale, 1770 64 



TABLE DES INSCRIPTIONS. 605 

MABOLLBS. 

Pagct. 

MCCaXXXVni. Cloche, 1668 65 

Li ROBTItXB. 

MCCGLXXXIX. Louis Jubin, prêtre, t54o 67 

MCGGXG. Gloche paroissiale, 1607 69 

POHTBIUr-LB-TICOJITS. 

MGGGXGL Adélaïde de la Honville, xni* siècle 70 

MGGGXGIL La famille da Noyer des Touches, 1786 ^3 

MCGGXGUL Gloche paroissiale, t54& 78 

iCHABCOlf. 

MGGGXGIV. Ghristophe Bouguier, oouseilier au parlement de Paris, i53o 76 

MCGGXG V. Jean Bouguier, conseiller au parlement de Paris, xvn* siècle 76 

MCGGXGVL Edouard Bouguier, conseiller au pariement de Paris, i6&3 77 

HBIIRICT. 

MGGCXCVU. Les curés de la paroisse, de 1670 à 1785 79 

VILLAB^. 

MGGCXCVni. Une boui^feoise de Paris, 1678 8t 

BSBOmiBS. 

MCCCXGIX. Gloche paroissiale, 178& 8a 

GOBBBIL (lB HOUVBAU-). 

MGGGG. Hervé N . . . , chapelain de Saint-Spire, xrf siècle 85 

MGGGGL Guillemette Regnauh, i653 88 

HGGGGII. Gloche prindpcde de Saint-Spire, 1 699 go 

MGGGGIII. Jacques de Bourgoin, commandant de Gorbeil, 1661 99 

MGGGGIV. Autre épitaphe du même, 1661 98 

MGGGGV. Isemburge, reine de France; inscription renouvelée en 1786 96 

MGGGG VI. Frère Jean de Ghevry, prieur de France, un* siède 1 00 

MCGGGVII. Artost de Dourche, écuyer de la reine Marguerite, 1987 109 

MGGGGVIII. Enstache de Laitre, prieur de Saint-Jean, 1 &09 10& 

MGGGGIX. Jean Le Roy, prieur de Saint-Jean, 1 489 106 

MGGGGX. Jacques de Harlay de Sancy, prieur de Saint-Jean, 1696 108 

MGGGGXL Guillaume de Meaux Boisboudran, grand prieur de France, 1639. iio 

LICBS. 

MGGGGXII. Jacques Michau de Montaran, 1789 1 13 



606 TABLE DBS INSCRIPTIONS. 

BORDOnrLB. 

Page». 

MCGCCXIII. Cloche paroisaiale, i5â8 nh 

BB^TiOBrr. 

MCCCCXI V. Nicolas de Fresnes, chevalier, xiv* siède 1 15 

MGCGCXV. Anne de Saint-Barthevin, iviii' ûèele 1 16 

LE PLB8SI8-PiT^. 

MGCCCXVI. Cloche paroissiale, lyBû 118 

SAUrT-MICHEL-SUR-OBGB. 

MCCCCXVII, Robert Pallaie, xvii- siècle lao 

PLBUBT-llàlOGiS. 

MCCCCXVm. Cloche paroissiale, 1788 199 

RIS. 

MCCCCXIX. Antoine de la Landre, curé, 1 706 1 a/î 

MCCCCXX. Cloche paroissiale, 1 &70 196 

SAINTB-«B!fBVlàvB-DBS-B0I8. 

MCCCCXXI. Consécration de f^ise, 1679 1B7 

MCCCCXXII. Olivier-Louis Monnerot de Sève, mattre d'hôtel du roi, etc., 1701 . . 199 
MCCCCXXIII. Marguerite-Pëlagie Danican, 176a i3i 

M0B8All*8DB-0BfiB. 

MCCCCXXIV. Pierre Ghanteder, prêtre, i5o6 i33 

MCCCCXXV. Jacques de Vassan, conseiller d'État, i636 i35 

MCCCCXXVi. Cloche paroissiale, 1763 i36 

SAVIGlVr-SUR-ORGE. 

MCCCCXXVII. Cloche paroissiale, 1787 187 

VILLBMOISSON. 

MCCCCXXVni. Cloche paroissiale, i6ftû i38 

VIRY. 

MCCCCXXIX. Qoche paroissiale, i633 189 

ORIGHT. 

MCCCCXXX. Cloche paroissiale, 1661 i&o 



TABLB DBS INSCRIPTIONS. 607 

Pagw. 

MGCGGXXXI. Marie Sooplefc; fondation d'ëeok, 1671 161 

MCGCGXXXII. Claude Hatte de Cheviily, lieutenant général, 1 739 i43 



JUVISY. 



MCCCCXXXUI. Consécration de l'élise, i6a4 i45 

MCCCCXXXIV. Fontaines, 1728 1/17 

ATHIS. 

MGCCCXXXV. Thibaud de la Brousse, lieutenant des Cent-Suisses, 1708 1^9 

MCCCCXXXVI. Eustacfae de Faverolles, contrôleur de la chambre des comptes , 1 7 1 & . 1 5 1 

MCCCCXXXVD. Cloches de réglîse, 1703,1711 iSa 

MCCCCXXXVin. Noël Jourda, comte de Vaux, maréchal de France, 1788 i54 

ABLOll. 

MCCCCXXXIX. Philippe de Douzonville, i458 ,. i55 

VILLENlirVE-LE-ROl. 

MCCCCXL. Jean Benard, laboureur, 1679 i56 

MCCCCXLI. Pierre-Élienne Charlet, 1675 167 

MCCCCXLII. Cloche paroissiale, tjSli i58 

OBLY. 

MCCCCXLIII. Jean, Michelle et Etienne Quignon, i6o5 189 

MCCCCXLIV. Cloche paroisside, 1768 161 

THIAIS. 

MCCCGXLV. Hervé Chartain , seigneur du Bade, et sa femme, 1 5o6-i 589 .... 1 6a 

MCCCCXLVI. Charles Fayet, auditeur à la chambre des comptes, 1788 i63 

MCCCCXLVIl. Cloche paroissiale, i684 166 

GHOISY-LB-ROI.. 

MCCCCXLVlll. Cloche paroissiale, 1699 • i^^ 

VITRY-SUR-SEUIB. 

MCCCCXLIX. Léonarde Belliarl, i584 168 

MCCCCL. Jean de Quilard, commissaire des guerres, 1619 170 

MCCCCLI. Antoine de la Loëre, seigneur de Malay, i63i 171 

MCCCCLII. André BontteviOe, bourgeois de Paris, 1647 173 

MCCCCLIII. Honoré Vaudoyer et autres, xyui* siècle 174 

iVRY-SDR-SEIlIB. 

MCCCCLIV. PhilippedeLoynes,pré8identàmortierauparl0menideMetz,i676. 175 



608 TABLE DES INSCRIPTIONS. 

MGCGGLV. Jean-Baptbte-Jaeqnes Boadier, trésorier général des edoniet d*Amé- ^^ 

rique, 1769 ij^j 

MGGGGLVI. Gloche paroissiale, 1667 178 

ANCIEN DOYENNÉ DU VIEUX-CORfiEIL. 



« 



GRBTBIL. 

MGGGCLVU. Un curé, i4o5 181 

MCGCCLVIII. Pierre de Maigeret, grand audiender, 1689 i83 

MCGGCLIX. François-Louis Gaigne, procureor an GhAtdet, 17&1 i85 

MGCGGLX. Louis Bouché, curé, 1 787 1 87 

MGGGGLXI. Gioche paroissiale, 1607 188 

MGCGGLXIL Glodie de Notre-Dame-des-Mesches, i559 189 

BOIClfBDIL-SUB-KABHB* 

MGGCCLXIII. Gloche, 1677 190 

VALKRTdîf. 

MGGGGLXIV. Marie-Anne-Françoise Petit, 1760 191 

MGGGGLXV. Pierrette Leiarge, 1768 199 

MGGGGLXyi. Gloche paroissiale, i5&7 igS 

VILLBlfBUVB-SAniT-GBORGBS. 

MGGGGLXVII. Jean Bachelier, juge-consul de Paris, 1688 19a 

MGCGGLXVIII. Goche paroissiale, 1791 196 

CBOSNB. 

MGGGGLXIX. Jean-Martial de Jancen, éoiyer, 1 781 197 

MONTGBBOII. 

MGGCGLXX. Quentin de Héricourt, prêtre, i536 199 

MCGGGLXXL Gloches paroissides, xyi* siècle et 1774 900 

DBAVBIL. 

MGGGGLXXn. Léon Bourdon, garde de la forêt de Senart, i55& 909 

MGGGGLXXra. NoâGcrvais, vicaire, 1567 9o4 

SOIST-SODS-iriOLBS. 

MGGGGLXXIV. Gilles Malet, garde des livres du roi, et Nicole de Ghambly, xv" siède. 906 

MGGGGLXXV. Glaude Bdot, abbé d'Évron et de Fontendke, 1619 911 

MGGCGLXXVL Françob Bousseau, curé, i6&3 9i3 



TABLE DES INSCRIPTIONS. 609 

MGCGGLXXVn. Nieolas de BaiHeol, surintendant des finances, i65s ai4 

MCCCGLXXVIII. Cloche paroissiale, 177* 317 

éTIOLBS. 

MGCCCLXXIX. Adam Baion, seigneor d*Étioles, i3s/i 919 

MGCGGLXXXI ( ^'"^^ Gargan, dame des Brosses; fondations, 1679-1691 aa 1 

MGCGGLXXXIl. Cloche paroissiale, 1733 aaS 

SAINT-GBHMilN (lB VIBUX-COBBBIL). 

MCGGGLXXXIII. Un bourgeois de Corbeil et Marguerite, sa femme, un* siècle. . . 996 

MGCCGLXXXIV. Marie, femme de Pierre le Teinturier, 1973 997 

MCGGGLXXXV. Pierre le Teinturier, 1987 997 

MGGGCLXXXVl. Un curé, 1987 999 

MGCGCLXXXVIi. Jean N. . ., curé, chanoine de Saint-Quentin, i3o9 93o 

MGGGGLXXXVIII. Jean N. . ., cur^, 1860 93i 

HGGGCLXXXIX. Germain Hébert; fondation, xvi* siècle 939 

MCGCGXC. Louis Tillet, huissier aupariement, i5i6 935 

MGGGCXCl. Catherine du Tillet, i566 987 

MCCGCXGIl. François Bastonneau, capitaine de gens de pied, 1590 aie 

MCGCCXCm. Arrêts du parlement de Paris, 1618 969 

MCGCCXGIV. Vincent Dupont, laboureur, 17^1 966 

MCCGCXCV. Nicolas Giroux, mettre maçon , 1768 967 

LB PBBBAT. 

MGGGCXCVL Cloche de la paroisse, i5i9 969 

MCGGCXGVII. Cloche de la succursale de Saint-Léonard, 17&6 95o 

SAIHTBT. 

MCCGCXCVIII. Pierre Bernard, pannetier du roi, xv* siècle 95i 

MGCCCXCIX. Jean Bernard, seigneur de Saintry, i538 95i 

MD. Bénédiction de la nouvelle église, 1780 953 

MDL Cloche paroissiale, 173& 955 

HOR8AN-80R-SBI!fB. 

MDII. Ghadotte Dreux, dame de Bdloy, xvu* siècle 956 

MDIII. Cloche paroissiale, 1688 , a58 

H018SY-L><yiQUB. 

MDIV. Jeanne Hariy, fermière, 1700 9S9 

MDV. Cloche paroissiale , i539 a6i 



IV. 



77 



610 TABLE DES INSCRIPTIONS. 

LIBDSÂIXT. 

MDVI. Un curé, i364 Vôa 

MDVU. Un cure, 1867 ,6* 

MDVIIF. Olivier Phîlippon, i5&o 96& 

MDIX. Madelaioe de Donon, i6à4 366 

MDX. Anoe Damour», daine de. Villapesde, i<6&6 966 

MDXI. Cloche paroissiale, 1791 a68 

^vby-lbs-chItbadz. 

MDXII. Charles de Hangest, gentilhomme de la chambre du roi, iô63 969 

MDXIII. Qoche paroissiale, 1783 371 

LIMOOIB. 

MDXIV. Cloche paroissiale, 1711 972 

LISST. 

MDXV. Cloche paroissiale, 1 767 976 

SOULAIRB. 

MDXVI. Mai^erite de Marchières, i3oo 975 

MDXVII. Cloche paroissiale, 1676 976 

CODBBRT. 

MDXVIII. Cloche paroissiale, 1697 978 

GRIST. 

MDXIX. Pierre Pinoa, maître d!h6tel du roi, 1661 979 

MDXX. Françoise Le Maire, i663 981 

MDXXL Anne-Gabriel Pluchet, 177a 983 

oRéor. 
MDXXIL Cloche paroissiale, 1 778 r. 9^6 

VABBNNBS. 

MDXXIII. Fremin de la Sangle, seigneur, 1 ^99 986 

IVIDXXIV. Jean de la Sangle, seigneur, i53o 988 

MDXXV. Louis de la San^e, seigneur, i5&9 990 

MDXXVI. Anne-Louise Dreux, enfant, 1661 991 

ANCIBNNB ABBAÎB' DB< IVOTU^DAIIB DB GBRCY. 

MDXXVII. Aubert de Cerrigny, i3o3 999 

MDXXVIIL Marie, feaune d'Henri d'Outremer, tailleur de la xtone^ xiv* siide. 998 



^ 



TABLE DES INSCRIPTIONS. 611 

MDXXVUP". Eastaehe, femme de Jean Morel de Brie, xnr* siècle 396 

MDXXIX. Toassaint Barria, aumânier da roi, i58i 398 

MDXXX. ÀDoe et Françoise de Lusignan de Saint-GelaÎB, abbesses, 1 659 • 1 67 1 . 3oo 

COMBS-LA-VILLE. 

MDXXXI. Jeanne Roze, i685 3o3 

MDXXXII. Cloche paroissiale, 1767 3o5 

PiBIGNT. 

MDXXXIII. Cloche paroissiale, 1791 3o6 

BOnSST-SAINT-ANTOlNE. 

MDXXXIV. Cloche paroissiale, 1 687 307 

QUINCY. 

MDXXXV. Catherine Le Fèvre; fondation, i553 3o8 

MDXXXVI. Catherine Maillard, i583 3io 

MDXXXVII. 

MDXXXVIII. Pierre Le Goix, avocat, 1619- i6i3 3ii 

MDXXXIX. 

MDXL. Michel Colon , trésorier des guerres, lôsS 3i6 

MDXLI. Michel-Pierre-Alexandre Le Paige, seigneur de Qnincy, 1783 3i5 

MDXLn. Cloche paroissiale, 1753. 3i8 

BBUNOT. 

MDXLIII. Pose de la première pierre du clocher, 1639 319 

MDXLIV. Cloche paroissiide, 1769 3â t 

HIERRE. 

MDXLV. Fondation de prières, i683 323 

MDXLVI. Cloche paroissiale, 1687 .• • 3a5 

MDXLVII. Agnès de Chartretes, abbesse, i36o 396 

MDXLVIIi. Suzanne d'Espinay, prieure, 1719 399 

YILLECRESNE. 

MDXLIX. Cloche paroissiale, 1 6^9 33i 

SEHTENY. 

MDL. Cloche paroissiale, 1688 1 333 

SEBVOir. 

MDr.I. Dédicace de T^e, 139* 336 

MDLII. Cloche paroissiale, 1 607 335 

77- 



612 TABLE DES INSCRIPTIONS. 

Pagtt. 

MDLIII. Glande Malier, seigDeor de ServoD, 1609 3^7 

MDLIV. Henri de Lyonne, eomte de Servon, etc., 1697 339 

MDLV. Geneviève Le M«reier, 1708 3ii 

MDLVI. François Caffin, bourgeois de Paris, 1709 Shi 

BRIB-<:01ITB-B0BERT. 

MDLVII. Inscriptions diverses de Tëglise, xvi*, xvii*, xvui* siècles 3&s 

MDLVIII. Pierre Germain, marchand, 1^19 3&5 

MDLIX. Sœur Antoinette du Tertre, 1 557 Siy 

FEBBOLBS. 

MDLX. Jean Verdier, cnrë, 166a 369 

CHBVBT. 

MDLXI. Jean Chappart, curé de Viliennes-sous-Poissy, 1699 35i 

MDLXIL Bénitier. 1697 , . . . 35s 

MDLXIII. Cloche paroissiale, i534 353 

CODBQDBTBLLBS. 

MDLXIV. Cloche paroissiale, 1 779 354 

LIVBBDIS. 

MDLXV. Jean, fils d'un secrétaire de la chambre du roi, 1609 356 

MDLXVI. Une fille de François Hotman, ambassadeur en Suisse vers 1600 356 

MDLXVIL Jean Grangier, ambassadeur aux Grisons, 1896 369 

MDLXVIII. Louise de Rups, femme de Jean Grangier, 1608 36o 

MDLXIX. Baltasar Grangier, abbé de Saint-Barthélemi de Noyon, 1606 369 

MDLXX. Edouard Grangier, doyen dû parlement de Paris, 1683 365 

MDLXXI. Marie Poille, femme d'Edouard Grangier, i658 365 

MDLXX II. Maximilien Grangier, prieur de Saint-Philbert, 1700 367 

MDLXXIII. Jean-Baptiste de Ribodon, conseiller au pariement de Paris, 1717 ... . 368 

MDLXXIV. Cloche paroissiale, 1776 370 

CHASTRBS-BN-BBIB. 

MDLXXV. Cloche paroissiale, 1789 371 

PBB8LE8. 

MDLXXVI. Quentin le Charpentier, curé, i5i8 379 

MDLXX Vn. Cloche paroissiale, 1 776 376 

OBBTZ. 

MDLXXVIIi. Henri de Gretz, chevalier, xiu' siècle 377 



• 



TABLE DES INSCRIPTIONS. 613 

Page*. 

MDLXXIX. Jean-Baptiste Gérard, 1775 379 

MDLXXX. Cloche paroissiale, 1780 38o 

TOUBRAN. 

MDLXXXL Cloche paroissiale, i539 38i 

LES CHAPELLES. 

MDLXXXII. Cloche paroissiale, iSaa 38s 

LA HODSSAYB. 

MDLXXXIII. Un lieutenant gëaërai de la chAtellenie de Touman, i5&& 383 

MDLXXXIV. Cloche paroissiale, 1649 384 

IfBUFHOlJTlBR. 

MDLXXXV. Archamband, curé, i3oo 385 

MDLXXXVI. Antoine Desagneaux, curé, 1730 388 

MDLXXXVIL Étiennelte de Pailhard, damoiselle de Neufmoulier, iSSs 390 

MDLXXX VIII. Louis Bernard, secrétaire du roi, et sa femme, iGaS- iGSa 399 

MDLXXXIX. Anae-Madeleine Bernard, 1 739 393 

MDXC. Marie Le Picard, 1661 SqB 

MDXCI. Jules de Gravel, envoyé extraordinaire en Suisse, etc., 1796 396 

MDXCIL Cloche paroissiale, 1787 398 

FAVliBBS-BR-BRIE. 

MDXCIII. Pierre Le Maistre, garde du corps du roi, i634 399 

MDXCIV. Jacques Michel, abbé d^Hermières, 1768 4oi 

MDXCV. François-Marie Peirenc de Moras, ministre de la marine, 1773 4o3 

MDXCVI. Cloche paroissiale, 1739 4o5 

OZOUBR-LA-FERBlàRB. 

MDXCVIl. Marin Gosselin, curé, i&oi «... 4o6 

MDXCVIIL Louis de Courcelles, curé, chanoine d'Étampes, i645 409 

MDXCIX. Cloche paroissiale, 1779 4i 1 

MDG. Jean de Lordeau, capitaine sur les mers de Ponant et Levant, 1667. . 4i9 

MDCI. Cloche paroissiale, 1735 4i4 

SUCr-BR-BRlB. 

MDCIl. Marguerite de Livre, boni^geoise de Paris, xvi* siècle 4i5 

MDCIU. Mathieu Poupart, curé, 1610 417 






61& TABLE DBS INSCRIPTIONS. 

MDCIV. Gabriel Tourneur, ambleur des ha^joenëes do roi, lââs htg 

MDCV. Louise de la Corne, 1669 49o 

BOISSY^AIHT-LéGBR. 

MDCVL Marion, fille deJean Flori, xiii' siècle àas 

MDCVIl. Marguerite Le Sour, 1726 &î3 

MDCVIIL Marie Le Noir, 1789 h^k 

ANCIEN DOYENNÉ DE LAGNY. 



CH AMPIGNY-SUR-HÂRN E. 

MDCIX. Roch Chevallier, bourgeois de Paris, i5û5 àaô 

MDCX. Demoiselle Duhamel, bienfaitrioe, 1781 A98 

MDCXL Cloche paroissiale, xviii* siècle 43o 

GH BNEVlàRES-SOB-ll ARNE. 

MDGXIL Jean Ganbart et sa femme, 1 &6/1 USt 

MDCXm. Pierre de Uon, iSSa ÛBs 

MDCXIV. Jean Pelletier, prévôt de Cheuevières, 1676 63& 

MDCXV. Cloche paroissiale, 1 766 436 

AKBOaE. 

MDCXYI. André Le Fèvre d-Ormesson, intendant de Soissons; deoBtion, 1708. ... 487 

MDCXVII. Fondations de Claude Hibout, procureur fiscal, 1711s àho 

MDCXVIII. Cloche paroissiale, 171s hh^ 

COHBBAUX. 

MDCXIX. La famille Gencian , xvi* siècle A W 

MDGXX. Cloche paroissiale, 1 788 tikS 

PONTBAUX. 

MDCXXI. Jacques Bourdin, vers 1617 4^9 

MDCXXIL Cloche paroissiale, i558 .' &5o 

MDCXXIU. Mathurin Collet, curé, xvi* siècle à5i 

MDCXXIV. Roger et Marin Thieullin, curés, i6aa 453 

ROISSr-BN-BBIE. 

MDCXXV. Construction de deux autels, 16/ta 687 

MDCXXVL Cloche paroissiale, 1775 458 




TABLE DBS INSCRiPTIOl^S. 615 

t 

MDCXXVII. Geoffroi Camus, 1696 4^ 

MDCXXVIII. Confrérie de Saint-Roch, vers 1671 /161 

MDCXXIX. Cfoche paroissiale, i683 A63 

iMSRAlNVILLB. 

MDCXXX. Confrérie de la Charité, i636 Ii6h 

MDCXXXI. Relique de saint Saturnin, i64o /k65 

MDCXXXII. Denis Le Camus, plaident en la cour des aides, 1 688 667 

MDCXXXIII. Cloche paroissiale , 1 6Uù 669 

MDCXXXIV. Antoinette de Balsac, abbesse de Malnoue, i58& 670 

MDCXXXV. Catherine Vivian, abbesse de Malnone, 16A0 &73 

MDCXXXVI. Marie-Françoise Rouxel de Médavy, aU[)e66e de la Saussaye, 1693.. . . h'jb 

MDCXXXVIl. Catherine Morant, abbesse de Gif, 170& /177 

MDCXXXVIII. -Une prieure de Malnoue, 1667 ^79 

MDCXXXIX. Louise Hesselin, religieuse de Malnoue, i58i /181 

MDCXL. Agnès Le Clère, religieuse de Malnoue, 1 583 &83 

MDCXLI. Geneviève Le Rouille, prieure de Malnoue, 1608 &8/f 

MDCXLIL Barbe Foumier, chantre de Malnone, 1 66 1 &86 

MDCXLIIl. Une religieuse de la même abbaye, 169& 488 

VILLBNSaVI-SAINT-DBiriB. 

MDCXLIV. Croix du cimetière, iSSq, 1697, 1787 490 

JOSSIOHT» 

MDCXLV. Jean de Josdgny, sa mère et sa femme, lAii 499 

MDCXLVI. Denis Du Duit, secrétaire du roi, 1590*1601 4g4 

MDCXLVII. Qoche paroissiale, i553 496 

MDCXLVin. Madeleine Ladvocat, 16^9 497 

MDCXLIX. Jérôme de Bragelongne, 1 657 497 

MDCXLK^". Marie-Anne de Bragelongne, 1734 498 

SKRRIS. 

MDCL. Deux curés, un charpentier, xviu* siècle 5oo 

MDCLL Cloche paroissiale, 1799 5oi 

CHAIITBLOUP. 

MDCLIl. Cloche paroissiale, xui* siècle 5o j 

CHESST. 

MDCLIII. Paul Pezron, abbé de la Charmoye, 1707 5o3 

MDCLIV. Le décalogue, xvu* siècle 5o5 



616 TABLE DES INSGBIPTIONS. 

ifoirrivBiir. ^ 



MDGLV. Michel Parent, vicaire, i5iâ S07 

MDGLVI. Anne de Crouy (?), i5ai 5o8 

MDCLVII. Jeannette Le Fin, xn* siècle Su 

MDGLVIIL F. Paacai Meflrey, relipeux de la Charité, 1718 ht% 

MDCLIX. Cloche paroissiale, 1690 Si4 

UGinr. 

MDCLX. Évrin, prêtre, 1077 5i5 

MDCLXL Marie d'Oigny, laSS 5i6 

MDCLXII. Un écuyer, i3i6 * Sso 

MDCLXm. Manon, fille de Robert de Charny, xiv* siède. 5st 

MDGLXIV. N. . . , femme de Robert de Charny, xiy* siède 5t3 

MDCLXV. Pierre, abbë, xnr- siècle Sai 

MDCLXVI. Jean Morel, chinir^en, 1678 696 

MDCLXVII. D. Charles Le Roux, grand prieur de Lagny, i583 597 

MDCLX Vni. D. Louis TEscuyer, grand prieur de Lagny, i583 839 

MDGLXIX. Cloche paroissiale, xyiii* siècle 53i 

SAINT-THIBAULD-DES-YIGNBS. 

MDCLXX. Cloche paroissiale, 1749 533 

60DVBBNBS. 

MDCLXXL Nicolas Gandète et sa femme, i5&9-i555 535 

MDCLXXII. Cloche paroissiale, iSaa 538 

MDCLXXIIL Fonts baptismaux, 1708 538 

CONCEBS-BN-BBIB. 

MDCLXXIV. Cloche paroissiale, iSSq .. .^. 539 

BUCr-SAINT-GEOBfiES. 

MDCLXXV. Philbert Duchesne, chapelain, 1779 5&o 

MDCLXXVL Cloche de l'église, 1636 5&9 

BDGT-SAIirr*HABTIIf. 

MDCLXXVIL Agnès La Boularde, lAia 543 

MDCLXXVIIL Alain Lederc, curé, iA8a 545 

- MDCLXXIX. Éloi Le Roy, cui^, i64o 547 

MDCLXXX. Gaspard Du Bois,curé, 1691 549 

MDCLXXXL Cloche paroissiale, 1780 55i 



1 



TABLE DES INSCRIPTIONS. 617 

GCmilARTI. 

MDCLXXXII. Etienne Boulart, ëeayer, 1897 sFa 

MDCLXXXIII. Bénigne Ronssean, fitte de ta Charité, 17&3 55A 

COLLlfelIN. 

MDGLXXXIV. NicoiaB de Lamaie, maître gantier, i536 555 

MDCLXXXV. Antoine Guyet, maître des Comptes, 1701 S57 

MDCLXXXVI. Jean Da Bois, corë, 1691 559 

MDCLXXXVII. Ciande Paroy, seigneur de Lamirauit, 1778 56i 

TORCT. 

MDCLXXXVin. François de la Croix, seigneur da Horent, 1669 56a 

MDCLXXXIX. Qoche paroiasiale, 1779* 563 

LOGIIIS. 

MDGXC. Phflbert N. . .,curé, 1776 56A 

GOUailAY-Sim-IIAllIB. 

MDCXCI. François Hichaidt, sergent royal, i57i 565 

MDCXCII. Jacques Pylie, maître des Comptes, i638 567 

MDCXCIIL Etienne Levassor, cbâtdain de Goomay, i665 568 

MDCXCIV. Clande-ËIisée de Court, vioe-amiral, 1759 569 

MDCXCV. Perrete Franchin, bienfaitrice, i65o 571 

MDCXCVI. François Ducray, frère convers, 1797 573 

MDCXCVn. Barbe-Chariotte-Augnstine de Bernard, 1763 57& 

MDCXCVIIL Corneille SchiUemans, Flamand, 1 779 575 

VILLIKBS-SDft-MARin. 

MDCXCIX. D^cace de r^ise, i5oi 576 

UDCC. Jacques Guillot, soUidtenr au palais à Paris, i55i 578 

MDCCI. Pierre Bddë, mettre des Eaux et forêts, 1599 58i 

BEY-SOft-MAUlK. 

MDCCn. Reconstruction de T^flise, 1610 684 

HDGCIIL Antoine Bernardin, seigneur de Bry, i5&8 585 

MDCCIV. Nicolas Paillot, conseiller du roi, 1700 586 

MDCCV. Sebastien Queru, avocat au pariement, 1719 588 

MDCCVI. Charies Carré deLorme, directeur général des fermes, 1760-1769 . 691 



IT. 



78 






618 TABLE DES INSCRIPTIONS. 

FBRRlkim-SII-niE. 

MDCGVU. Un chevalier, wv* siècle 698 

MDCGVIII*" r *"*"® ^ Lempgreur, xiV siècle SgA 

MDCCIX. Jean Lemperenr, bom^geois, 1 33A SgS 

MDCGX. Louise Le Picart, 1 589 697 

MDGGXI. Tombe des curés, i55o 599 

MDGGXII. Clodie paroissiale, 1600 601 



PLANCHES TIRÉES BORS DU TEXTE 



Eglise paroissiale d'Arpajon. — Dalle funéraire de Pierrot de Chastres h 

Dalle funâmre de Conte Ghase-Gonëe de Sienne. . . 7 
Église paroissiale de Soisy-sous-Étioles. — Retable donne par Gilles Malet, garde 

des livres du roi Charles V, et par Nicole de Chambly, sa femme 1108 

Eglise paroissiale de SaintrGermain du Vieux-Corbeil. — Ddle funéraire de maître 

Jean X***, curé du Vieux-Corbeil a3t 

Église paroissiale de Montévrin.— Dalle funéraire de Jeannette Le Fin 5ii 

Église abbatiale de Saint-Pierre de Lagny. — Épitaphe du prAtre Évrin 5i5 



GRAVURES ET FAC-SIMILE INTERCALES DANS LE TEXTE. 



N» MCGGXLVI, MCGCLXV, MCCGLXVI, MCCGLXVU, MGCGLXXXUI, MGGCXGl, 
MCCGXCIV, MGCGXCV. 

MGGCCV, MCCGGVU, MGGCCIX, MGCGGX, MCGCGLXXIV, MGCCGXC. 

MDXVU, MDXXIl. MDXXin. MDXXIV. MDXXVU, MDXXVUI, MDXXVIIl*", 
MDXXIX, MDXXX, MDXXXVII, MDXU, MDXLVU, MDLXV, MDLXVI, 
MDLXVII, MDLXVUI, MDLXIX, MDLXXVI. MDLXXXV, MDXCVII. 

MDGXIV, MDGXIX, MDGXXIII, MDCXXXIV, MDCXXXV, MDGXXXVI, MDGXXXVU, 
MDCXXXVUI. MDGXXXIX, MDGXL, MDGXLI, MDGXLU. MDGUI, MDCLVI, 
MDGLXIII, MDCLXV, MDGLXVII, MDGLXVIII, MDGLXXI. MDCLXXVII, 
MDGLXXVIII, MDCLXXIX, MDGXCIX. 

MDCC, MDCCI, MDGCIX, MDCCX, BIDGCXl. 



78 



ERRATA. 



P. & , lig. 1 7 : 9uppr, Im tnol* premier da nom. 

P. &, lig. 91 : le manteau, liiez le chaperon. 

P. 1 & , lig. 8 et 9 : n pabih bon Fun tuspassa, etc. Pi. podb bus , t7 faut Urê »ant douié bt prin (/Wnn) 

son FUIS. QUI TRB8PA88A, etC. PBB (/Vms) POUB BU8. 

p. 1&, note 1 : était recoaTerte, U$ei étant recouverte. 

P. 1 6, lig. 3 : i355, ajoutez on i356 (n. ai). 

P. 3i, lig. 9 : HOiiaiieaiTi, Ueez woBsnoNBTB. 

P. Sa, lig. 8 : nne eaearœlle an cM gauche, lûez un livre d^henrea 8oq>eodtt par une petite chaîne au 

bna gauche. 
P. &o , note a : Gampremy, liêêz Camremy. 
P. 6i, av.-dem. ligne : Gothian, Uêez Gothiaus. 
P. 6h , note 6 : hocglxzx, Uêtz hcgcuzxi. 
P. 67, note a : hcocl, ikez hogclt. 
P. 70 , n* HGOGXGi : La date du 1 9 avril 1 3a9 donnée à cette épitaphe ne saurait convenir. La vraie date 

semble être le ao aYril 1989. Voyet au Supfdément, t V, sous ce numéro. 

P. 75, lig. 5 : ImU * Jmz ttarbt* 

p. 88, lig. i5 : caAiiBB, liiez obahdb. 

P. 9a, lig. a6 : FnrviTi, liitz FpBTViri. 

P. 93, lig. 3a : S"* HonaoBAT, Ueez S" Hornobat'. 

P. 93, lig. 33 : DHAaooTa', Utez DHAacova^ 

P. loa , n* HGGocni. La date de cette épitaphe est du a & mars 1 987 on t a88. ( Voy. le Supplément.) 

P. 119, lig. & : Bondou.e, Ueez Bondoufle. 

P. tao, lig. 8 : Iti, liiez Iti. 

P. i3i, note 1 : hocccxu, Ueez Mcocani. 

P. i53, lig. 3 i 5 : euppr, laphraee : L^inscription maison de Damas. 

P. i55, n* MGecGxxxn. Cette inscription est de Tan 1&59 et antérieure au aS mars, date de PAques. 

P. aoa, lig. i& : UttA Ue^ UÛt 

P.ao4,lig. ta: ft^ Um )>$^ 

P. ao5 , lig. 1 8 : i T^ise, Ueez à rH6tel4)ieu de Paris et â r^ise de DraveU. 

P. a6o, lig. i& : si n*était, lisez si ce n*était. 

P. a63 , note 1 : Ueez Le mîDésime est incomplet dans les deux inscriptions. 

P. a87, \\g.i:UXXUeezU XXf. 

P. a89 , lig. 1 a et 1 3 : euppr, la moti : et retombée médiane en pendentif. 

P. 989, lig. 17 : une grosse chaîne formant deux tours, Uiez un gros chapelet. 

P. 393, lig. 5 : i960, Ueez 1969. 

P. 994, note 1 : i la fin de ce volume, Ueez dans le V* vdume. 



eaa ebrata. 

p. 3oo, lig. 3 : vers 1660, UiêZ 1659-1671. 

P. 3o9 , %. 8 : on ne Hk plus sur une pierre en caractères, etc. , Uêêz il ne nous reste plus à mentionner 

quVne pierre sur laquelle on lit, en caractères du zfu* siècle» le nom, etc. 
P. 337, lig. i3 : en caractères du siècle, tissf em earadésea du xvii' siède. 
P. 33o, lig. 1 : représentant, ti««£ présentant 
P. 333, lig.' 10 : sno", Uêez sua". 

P. 333, note 3 : nippr. Uê moto .* Voy. d-deasus n* huut, p. %hS. 
P. 335, lig. a5 : survenue, dm survenu. 
P. 363, lig. a : employée sau, liiez employées au. 

P. 3â&, lig. 7 : IBORAVLT, Uên BMWàfLt. 

P. 356, lig. k : qtuttfrt mwi$ imt ifjMixt ntmiz. 

p. 357, lig. A : ti pais^ umbz e$ UiVit. 

P.357, iig.5 : Cets Uiêt îmimix t îi mml ta, 

p. 357, note 3 m fine : le n" d-après «dlxii , Uên le n** ii»uu ciitifirèi* 

P. 36iv note 3 : a* ii»uym» f»993i n" mmiXIi. 

P. 369 , lig. U : CBAROim, igotUez m. 

P. 363 , lig. 1 : Di îîu DkUM pliiez Liglisb ifâi Dahb. 

P. 363 , lig. 3 : sgvlpsit, Uaêz sgylp. 

P. 363, lig. 7 : et d'un ample manteau, etc. , Uên d'un surplis qui descend è mi^jambes, et dont les 

manches sont remplacées par de longues ailes plissées; par-dessus le surplis, un camail à large 

capuchon. 
P. 373, lig. 99 : Taube, lises la soutane. 

P.374, Ug.i:mai' UiezVXSÂ* 

P. 603 , lig. h : Jean Michel, lUez Jacques Michel. 

P. Û07, lig. 9 : joy, 2tMS joy. 

P. 607, lig. 5 : pour, Uêez par. 

P. Û07, lig. 7 : Pour, liêtz Par. 

P. &07, lig. 11 : quartiers, <ttM quartiés. 

P. &07, lig. 16 : Joignant, lùez joingnant. 

P. A07, lig. 9, 9* col. : Jornées , Uêez journées. 

P. Û07, lig. 1 5, 9* col. : Jor, huz jour. 

P. 607, note 5 : fontaine du soir, tiê9z fontaine , de sdr (c'est-à-dire <*e$t uns cAats air»). 

P. 616, note 9 : apparaît, liiez appert. 

P./t96,lig.7:)lt0 li»ez J^\f. 

P. 696, lig. i3, 91, 93 : p /tm ^« 

P. 63i , lig. 16 : Gaubart, Itm Ganbart. 

P. &35, lig. 10 : pioche, lùêz faux. 

P. 635, lig. i3 : visage imberbe, lûez barbe ronde. 

P. 635, lig. 16 : petit manteau, «iippr. petit. 

P. 666 , lig. 1 : iitntmt u^ jtettciatu. 

P. 666, lig. 3 : tittt) Utez ^tiifXl* 
P. 666, lig. 7 : im\i bin ÎHiSU. 



ERRATA. 6S3 

P. ii&, lig. Il : JltîtÔi bet Jdîlil. 

P. &i5, % 7 : tn (i»t V^t«0 IbM tit 6«t(t(|>«). 

P. &A6, iig. 1 : antërieure de quelques années au commencement du xvi' siècle, Umsi remonter au 

oommenoement du xvi* siède. » 

P. A 66, iig. 7 : ttqtpr. droite. 

P. hkg, iig. 8 et 19 : j^ Kms P» 
P.649, iig.9:]^J^)^t9* 

P. 669, Iig. i5 : 0tt( la (^dje liMs 0ttr Ift («vt. 

p. 455, note 5 : MDcan, li»ez mdcxxiii. 

P. A 86, Iig. 1 3 : robe â laiges manches, li$êz manteau de chœur â larges manches. 

P. 696, Iig. 4 : tml t> Im /»« tml t>* btu 

p. 509, note & : se rétrëcit, tgoutez insensiblement. 

P. 5 18, iig. 5 et 6 LeRD€DRiUR • LA....OR fàn LfiR • DHR • LIROfiBRAQIOR 

P. 598, Iig. 6 et 5 : une longue robe, Uin un ample manteau. 
P. 696, Iig. 3 : i399, U»ez i33o. 



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